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法语 — Epitre au fils du loup.txt
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Source: www.bahai-biblio.org
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Épître au fils du Loup

Révélé par Baha'u'llah

Nota : "L'Épître au fils du Loup" est une lettre révélée par Baha'u'llah adressant une sévère admonestation à Mohammed Taqi, le cruel et sanglant chef religieux d'Isfahan de Perse. Baha'u'llah tire aussi des Écrits du Bab les preuves de l'authenticité de sa mission.


Au nom de Dieu, l'Unique, l'Incomparable, le Tout-Puissant, l'Omniscient, le Très-Sage.

[1]
Louange à Dieu, l'Éternel qui ne périt point, l'Immortel qui ne décline point, l'Absolu qui ne change point. Transcendant en sa souveraineté, il est manifesté par ses signes et caché par ses mystères. Sur son ordre, l'étendard de la Parole la plus exaltée se dresse dans le monde de la création et la bannière de " Il fait tout ce qu'il veut " flotte sur tous les peuples. Il révéla sa cause afin de guider ses créatures, fit descendre ses versets pour manifester sa preuve et son témoignage, et embellit de l'ornement de la parole la préface du Livre de l'homme par ses mots: "Le Dieu de miséricorde a révélé le Coran, a créé l'homme et lui a enseigné le langage articulé. Il n'est pas d'autre Dieu que Lui, l'Unique, l'Incomparable, le Fort, le Puissant, le Bienfaisant".

[2]
Que sur Lui, le Médiateur suprême, la Plume du Très-Haut, dont Dieu a fait l'Orient de ses noms et la source de ses attributs les plus nobles, repose la lumière diffusée depuis le paradis de la munificence et de la bénédiction rayonnant de l'Orient de la volonté de Dieu, le Seigneur du royaume des noms. Par Lui, la lumière de l'unité brille au-dessus de l'horizon du monde et la loi de l'unicité se révèle aux nations qui, la face radieuse, se tournent vers l'horizon suprême et reconnaissent ce que la Langue du verbe a exprimé dans le royaume de sa connaissance: "La terre et le ciel, la gloire et l'autorité appartiennent à Dieu, l'Omnipotent, le Tout-Puissant, le Seigneur de grâce abondante".

[3]
Ô illustre savant, prête l'oreille à la voix de cet opprimé. Sincèrement, il t'exhorte pour l'amour de Dieu et te conseille ce qui te rapprochera de lui en toutes circonstances. Il est vraiment celui qui possède tout, le Suprême. Sache que l'oreille de l'homme fut créée pour écouter la voix divine en ce jour que mentionnent tous les livres, les écritures et les épîtres. Purifie d'abord ton âme aux eaux du renoncement. Puis pare ta tête de la couronne de la crainte de Dieu et ton temple de l'ornement de la confiance en lui. Ensuite, la face tournée vers la plus grande Demeure - le point autour duquel gravite tout ce qui habite sur la terre, comme le décrète le Roi éternel -, lève-toi et récite:

[4]
" Ô Dieu, mon Dieu, mon désir, mon adoré, mon maître, mon soutien, ma plus grande espérance et ma suprême aspiration ! Tu me vois tourné vers Toi, tenant fermement la corde de ta bonté, accroché au pan de ta générosité, reconnaissant la sainteté de ton être et la pureté de ton essence et témoignant de ton unité et de ton unicité. Je témoigne que tu es l'Unique, l'Incomparable, l'Éternel. Tu n'as pris ni partenaire dans ton empire, ni choisi de pair sur terre. Toute chose créée témoigne de ce que la Langue de ta grandeur déclara avant sa création. En vérité, tu es Dieu. Il n'est pas d'autre Dieu que Toi ! De toute éternité, tu es sanctifié de la mention de tes serviteurs et exalté au-delà de toute description de tes créatures. Ô Seigneur, tu vois l'ignorant chercher l'océan de ta connaissance, l'assoiffé, les eaux vives de ta parole, l'humilié, le tabernacle de ta gloire, le pauvre, le trésor de tes richesses, le suppliant, l'orient de ta sagesse, le faible, la source de ta force, l'infortuné, le ciel de ta générosité, le muet, le royaume de ta mention".

[5]
" Ô mon Dieu et mon Roi, je témoigne que tu m'as créé pour me souvenir de toi, te glorifier et servir ta cause. Et cependant, j'ai aidé tes ennemis qui brisèrent ton alliance, rejetèrent ton Livre, ne crurent pas en toi et répudièrent tes signes. Hélas ! Hélas pour mon obstination et ma honte, pour les fautes et les méfaits qui m'ont privé des profondeurs de l'océan de ton unité et m'ont empêché de sonder la mer de ta miséricorde ! Hélas ! Trois fois hélas pour mon caractère méprisable et pour la gravité de mes transgressions ! Ô mon Dieu ! Tu m'as appelé à la vie pour exalter ta parole et manifester ta cause. Pourtant, prisonnier de mon aveuglement, j'en fus empêché au point de me lever pour anéantir tes signes et verser le sang de tes bien-aimés, Orients de tes signes, sources de ta révélation et dépositaires de tes mystères".

[6]
" Ô Seigneur, mon Seigneur ! Ô Seigneur, mon Seigneur ! Et encore, ô Seigneur, mon Seigneur ! Je témoigne que les fruits de l'arbre de ta justice sont tombés en raison de mon iniquité, et que le feu de ma rébellion a consumé les cœurs des créatures proches de toi et fait fondre les âmes sincères parmi tes serviteurs. Ô misérable, misérable que je suis ! Ô cruautés, flagrantes cruautés que j'ai commises ! Malheur à moi, malheur à moi pour mon éloignement, mon obstination, mon ignorance, ma bassesse, mon désaveu et mon opposition à ton égard ! Pendant combien de jours n'as-tu pas ordonné à tes serviteurs et à tes bien-aimés de me protéger, tandis que je leur commandais de te nuire et de nuire à ceux en qui tu avais confiance !
Et combien nombreuses furent les nuits durant lesquelles, par ta grâce, tu te souvins de moi et me montras ton chemin, tandis que je me détournais de toi et de tes signes ! Par ta gloire ! Ô Toi qui es l'espoir de ceux qui ont reconnu ton unité et le désir des cœurs de ceux qui sont détachés de tout sauf de toi ! Je ne trouve nul secours excepté toi, nul roi, nul refuge, nul havre en dehors de toi. Hélas, hélas ! En me détournant de toi, j'ai consumé le voile de mon intégrité et, en te reniant, j'ai déchiré ce qui protégeait mon honneur.
Oh ! Que ne puis-je être au plus profond de la terre afin que mes méfaits demeurent ignorés de tes serviteurs ! Ô mon Seigneur ! Tu vois ce pécheur se tourner vers l'orient de ton indulgence et de ta générosité, et cette montagne d'iniquité chercher le ciel de ta miséricorde et de ton pardon. Hélas, hélas !
La gravité de mes péchés m'a empêché de m'approcher de la cour de ta miséricorde, et l'horreur de mes actes m'a éloigné du sanctuaire de ta présence. En vérité, je suis celui qui a failli à ses devoirs envers toi, qui a brisé ton alliance et ton pacte, et qui a commis ce qui suscita les lamentations des habitants des cités de ta justice et des Aurores de ta grâce en tes royaumes.
Ô mon Dieu ! Je témoigne que j'ai négligé tes commandements pour suivre les injonctions de mes passions, que j'ai rejeté les lois de ton Livre pour saisir le livre de mon propre désir.
Ô douleur, ô douleur ! À mesure que croissaient mes iniquités, ton indulgence à mon égard augmentait, et plus le feu de ma rébellion devenait ardent, plus ton pardon et ta grâce cherchaient à en éteindre les flammes. Par la force de ton pouvoir !
Ô Toi qui es le désir du monde et le bien-aimé des nations ! Ta longanimité m'a gonflé d'orgueil et ta patience m'a enhardi. Ô mon Dieu ! Tu vois les larmes que fait couler ma honte et les soupirs que mon insouciance me fait exhaler. Je le jure par la grandeur de ta majesté ! Je ne puis trouver pour moi-même aucune demeure si ce n'est à l'ombre de la cour de ta générosité, aucun refuge si ce n'est sous le dais de ta miséricorde. Tu me vois plongé dans un océan de découragement et de désespoir, après que tu m'aies fait entendre ces mots: "Ne désespère point " Par ton pouvoir ! Ma cruelle injustice a coupé la corde de mon espoir et ma rébellion a noirci ma face devant le trône de ta justice.
Ô mon Dieu ! Tu vois celui qui gît devant la porte de ta faveur, honteux de chercher dans les eaux vives de ton pardon la main de ta tendre bonté. Tu m'as donné une langue pour t'évoquer et te louer ; pourtant, ce qu'elle profère a fait fondre les âmes des élus proches de toi et se consumer les cœurs des êtres sincères parmi les habitants des demeures de sainteté. Tu m'as donné des yeux pour témoigner de tes signes, lire tes versets et contempler les révélations de ton œuvre ; mais j'ai rejeté ta volonté et j'ai commis ce qui fit gémir tes créatures fidèles et tes serviteurs détachés. Tu m'as donné des oreilles pour entendre ta louange, ta glorification, et ce que tu révélas du ciel de ta bonté et du firmament de ta volonté.
Mais hélas, hélas ! J'ai abandonné ta cause et j'ai ordonné à tes serviteurs de blasphémer contre ceux en qui tu avais confiance et contre tes bien-aimés et j'ai commis, devant le trône de ta justice, des actes qui suscitèrent les douloureuses lamentations de ceux qui ont reconnu ton unité et qui te sont totalement dévoués parmi les habitants de ton royaume. Ô mon Dieu ! Je ne sais lequel de mes méfaits mentionner devant l'océan houleux de ta faveur, ni laquelle de mes offenses déclarer, lorsque je suis face aux splendeurs des soleils de tes dons merveilleux et de tes libéralités".

[7]
" Par les mystères de ton Livre, par ce qui est dissimulé dans ton savoir et par les perles enfouies dans les nacres de l'océan de ta miséricorde, je te supplie, en cet instant, de me compter parmi ceux que tu as mentionnés dans ton Livre et décrits dans tes épîtres. Ô mon Dieu ! As-tu décrété pour moi quelque joie après ces tribulations, quelque soulagement pour succéder à cette affliction, quelque repos après ces malheurs ? Hélas, hélas !
Tu as ordonné que chaque chaire soit réservée à ta mention, à la glorification de ta parole et à la révélation de ta cause, et moi je suis monté pour proclamer la violation de ton alliance, y exprimer, devant tes serviteurs, des paroles telles qu'elles suscitèrent les lamentations des habitants des tabernacles de ta majesté et des résidents des cités de ta sagesse. Combien de fois n'as-tu pas fait descendre la nourriture de ta parole du ciel de ta générosité ? Et moi qui la refusais ! Combien de fois ne m'as-tu pas convié aux douces eaux de ta miséricorde ? Et moi qui choisissais de m'en détourner, pour suivre mon souhait et mon désir !
Par ta gloire ! Je ne sais pour quel péché solliciter ta clémence et implorer ton pardon, ni pour laquelle de mes iniquités me tourner vers la cour de ta générosité et le sanctuaire de ta faveur. Mes offenses et mes péchés sont tels que nul homme ne peut les dénombrer et nulle plume les décrire. Ô Toi qui changes les ténèbres en lumière et dévoiles les mystères du Sinaï de ta révélation ! Je t'implore de m'aider, à tout instant, à placer ma confiance en toi et à m'en remettre à tes soins. Ainsi, ô mon Dieu, permets que je me contente de ce qu'a tracé le doigt de ton décret et écrit la plume de ton commandement. Tu as le pouvoir de faire ce qui te plaît et tu tiens en tes mains les rênes de tout ce qui est dans le ciel et sur la terre. Il n'est pas d'autre Dieu que Toi, l'Omniscient, le Très-Sage".

[8]
Ô Shaykh ! Sache que ni les calomnies des hommes, ni leurs dénégations, ni leurs ergotages ne peuvent nuire à celui qui s'est accroché à la corde de la grâce et qui a saisi le pan de la miséricorde du Seigneur de la création. Par Dieu ! Lui, la Gloire de Dieu, n'a point parlé mû par son désir. Celui qui lui a donné la parole est celui qui a fait parler toutes choses, afin qu'elles puissent le louer et le glorifier. Il n'est pas d'autre Dieu que Lui, le Seul, l'Incomparable, le Seigneur de force, l'Inconditionné.

[9]
Ceux dont la vue est perçante, dont les oreilles sont attentives, dont le cœur est éclairé et la poitrine dilatée, reconnaissent le vrai et le faux, et distinguent l'un de l'autre. Récite cette prière qui émane de la bouche de cet opprimé, et médite-la d'un cœur libéré de tout attachement. L'oreille pure et sanctifiée, sois attentif à sa signification en espérant inhaler le souffle du détachement et avoir pitié de toi-même et des autres:

[10]
Mon Dieu, objet de mon adoration, but de mon désir, Toi le Très-Généreux, le Très-Compatissant ! Toute vie est tienne et tout pouvoir réside dans l'étreinte de ton omnipotence. Celui que tu exaltes est élevé au-dessus des anges et atteint le rang de " En vérité, nous l'avons élevé vers une place sublime " ; et celui que tu abaisses est rendu plus vil que la poussière. Que dis-je ! Il est moins que rien. Ô divine Providence ! Mauvais, coupables et intempérants, nous cherchons malgré tout auprès de toi un " séjour de vérité " et désirons ardemment contempler la face du Roi omnipotent.
Il t'appartient de commander, toute souveraineté est tienne et le royaume de puissance s'incline devant ton ordre. Tout ce que tu fais est pure justice, que dis-je, c'est l'essence même de la grâce. Un seul rayon des splendeurs de ton nom, l'infiniment Miséricordieux, suffit à bannir et à effacer du monde toute trace de culpabilité, et un seul souffle des brises du jour de ta révélation suffit à orner toute l'humanité d'une nouvelle parure.
Ô Tout-Puissant ! Aux impuissants donne la puissance et aux morts accorde la vie: qu'ainsi ils te trouvent, qu'ils soient conduits vers l'océan de ta connaissance et restent fermes dans ta cause. Si l'une des nombreuses langues du monde, de l'Orient ou de l'Occident, diffusait au loin le parfum de ta louange, elle serait vraiment appréciée et grandement chérie. Si, toutefois, ces langues étaient dépourvues de ce parfum, elles seraient, assurément, indignes de toute mention, en parole ou même en pensée. Ô Providence ! Nous te prions de montrer ton chemin à tous les hommes et de les bien guider. Tu es, en vérité, le Fort, le Tout-Puissant, l'Omniscient, Celui qui voit tout.

[11]
Nous supplions Dieu de t'aider à être juste et impartial, et de porter à ta connaissance tout ce qui était caché aux yeux des hommes. En vérité, il est le Fort, l'Indépendant. Nous te prions de réfléchir à ce qui fut révélé, et d'être loyal et juste dans ton discours afin que les splendeurs du soleil de vérité et de sincérité apparaissent, te délivrent des ténèbres de l'ignorance et éclairent le monde par la lumière de la connaissance. Cet opprimé n'a fréquenté aucune école, ni assisté aux controverses des savants. Par ma vie ! Je ne me suis pas révélé par ma volonté, mais Dieu, de son propre choix, m'a manifesté. Dans l'épître adressée à Sa Majesté le Sháh - que l'assiste Dieu, béni et glorifié soit-il- les paroles suivantes se sont déversées de la bouche de cet opprimé:

[12]
Ô roi ! Je n'étais qu'un homme comme les autres, endormi sur ma couche, lorsque les brises du Très-Glorieux soufflèrent sur moi et me donnèrent la connaissance de tout ce qui fut. Ceci n'est pas de moi mais de celui qui est tout-puissant et omniscient. Il m'ordonna d'élever la voix entre ciel et terre et, pour cela, il m'advint ce qui fait couler les larmes de tout homme doué d'entendement. Le savoir courant parmi les hommes, je ne l'ai pas étudié ; leurs écoles, je ne les ai pas fréquentées. Informe-toi dans la ville où j'habitais, afin d'être assuré que je ne suis pas de ceux qui mentent. Je ne suis qu'une feuille agitée par les vents de la volonté de ton Seigneur, le Tout-Puissant, le Magnifié. Peut-elle rester immobile quand soufflent les vents tempétueux ? Non, par le Seigneur de tous les noms et attributs ! Ils la secouent comme ils veulent. L'éphémère n'est que néant face à l'Eternel. J'ai entendu ses admonitions impérieuses ; elles m'ont amené à célébrer sa louange parmi tous les hommes. En vérité, j'étais comme mort lorsque son ordre fut proféré. La main de la volonté de ton Seigneur, le Compatissant, le Miséricordieux, m'a transformé.

[13]
Le moment est venu de te purifier aux eaux du détachement qui coulent de la Plume suprême et de réfléchir, uniquement pour l'amour de Dieu, à ces choses qui furent envoyées ou manifestées à plusieurs reprises. Ensuite par le pouvoir de la sagesse et par la force de ta parole, efforce-toi d'éteindre le feu de l'inimitié et de la haine qui couve dans le cœur des peuples du monde. Les messagers divins ont été envoyés ici-bas et leurs livres ont été révélés dans le but de faire avancer la connaissance de Dieu et de favoriser l'unité et la solidarité parmi les hommes. Mais, à présent, vois comme ils ont fait de la loi de Dieu une cause et un prétexte de perversité et de haine. Comme il est déplorable et regrettable que la plupart des hommes s'attachent à leurs possessions et s'y noient, alors qu'ils sont inconscients de ce que Dieu possède et en sont séparés comme par un voile !

[14]
Dis: Ô Dieu, mon Dieu ! Pare ma tête de la couronne de la justice et mon temple de l'ornement de l'équité. Tu es, en vérité, le Possesseur de tous les dons et de toutes les générosités.

[15]
Justice et équité sont toutes deux des gardiennes qui veillent sur les hommes. Les paroles saintes et claires qu'elles révèlent sont la source du bien-être du monde et la protection des nations.

[16]
Voici les paroles qui ont coulé de la plume de cet opprimé dans l'une de ses épîtres: Le but du seul vrai Dieu, exaltée soit sa gloire, est d'extraire les gemmes mystiques de la mine de l'homme qui est l'orient de sa Cause et le dépositaire des perles de sa connaissance ; car Dieu lui-même, glorifié soit-il, est l'Invisible, l'Unique, caché aux yeux des hommes. Considère ce que le Miséricordieux révéla dans le Coran: "Les regards des hommes ne l'atteignent pas, mais il scrute les regards. Il est le Subtil, il est parfaitement informé".

[17]
Les diverses confessions de la terre et les multiples systèmes de croyances religieuses ne devraient jamais être autorisés à susciter des sentiments d'animosité parmi les hommes: c'est, en ce jour, l'essence même de la foi de Dieu et de sa religion. Ces principes et ces lois, ces systèmes fermement établis et puissants ont émané d'une seule et même source et sont des rayons d'une seule et même lumière. Qu'ils diffèrent les uns des autres doit être attribué aux nécessités changeantes des époques auxquelles ils furent propagés.

[18]
Ceins-toi les reins pour l'effort, ô peuple de Bahá, afin que le tumulte des dissensions et des luttes religieuses qui agitent les peuples de la terre soit apaisé, et que toute trace en soit complètement effacée. Pour l'amour de Dieu et de ceux qui le servent, lève-toi pour aider cette sublime et suprême révélation. Le fanatisme religieux et la haine sont un feu dévorant le monde, dont nul ne peut atténuer la violence. Seule la main du pouvoir divin peut délivrer l'humanité de cette désolante affliction. Songe à la guerre qui opposa les deux nations et à la manière dont les deux adversaires abandonnèrent leurs possessions et leur vie. Combien de villages furent rayés de la carte !

[19]
La parole de Dieu est une lampe dont la lumière brille en ces mots: Vous êtes les fruits d'un même arbre et les feuilles d'une même branche. Dans vos rapports les uns avec les autres, faites preuve d'un amour et d'une harmonie extrêmes, ainsi que d'amitié et de fraternité. Celui qui est l'Astre de vérité m'en porte témoignage ! La lumière de l'unité est si puissante qu'elle peut illuminer la terre entière. Le seul vrai Dieu, celui qui connaît toutes choses, témoigne lui-même de la vérité de ces paroles.

[20]
Efforcez-vous d'atteindre cette condition sublime et transcendante qui peut assurer la protection et la sécurité de toute l'humanité. Ce but surpasse tout autre but et cette aspiration est la reine de toutes les aspirations. Toutefois, aussi longtemps que les nuages épais de l'oppression qui obscurcissent le soleil de la justice ne se seront pas dissipés, il sera difficile à la gloire de cette condition d'être dévoilée aux yeux des hommes. Ces épais nuages ne sont autres que les religieux de Perse, propagateurs de vaines imaginations ; nous avons, parfois, parlé le langage du législateur et, parfois, celui du chercheur de vérité et du mystique ; notre intention suprême, notre souhait le plus élevé a toujours été, cependant, de révéler la gloire et la sublimité de cette condition. En vérité, Dieu est un témoin suffisant !

[21]
Fréquentez tous les hommes, ô peuple de Bahá, dans un esprit d'amitié et de fraternité. Si vous possédez quelque vérité, joyau dont les autres sont privés, partagez-la en des termes d'une bonté et d'une bienveillance extrêmes. Si elle est acceptée et réalise son dessein, votre objectif est atteint. Si quelqu'un la refuse, laissez-le à lui-même et suppliez Dieu de le guider. Gardez-vous de le traiter avec malveillance. Un langage bienveillant est l'aimant naturel du cœur des hommes. C'est le pain de l'esprit qui donne un sens aux mots, c'est la fontaine lumineuse de la sagesse et de la compréhension.

[22]
Par " religieux ", dans le passage cité plus haut, nous entendons ces hommes qui, extérieurement, se parent des habits du savoir mais qui, intérieurement, en sont dépourvus. Citons à cet égard, de l'épître adressée à Sa Majesté le Sháh, certains passages extraits des Paroles cachées qui furent révélées par la Plume d'Abhá sous le nom de Livre de Fátimih - que les bénédictions de Dieu soient sur elle !

[23]
Ô vous qui êtes sots et qui cependant passez pour sages ! Pourquoi prenez-vous l'apparence de bergers, alors qu'en vous-mêmes vous êtes devenus des loups acharnés contre mon troupeau ? Vous êtes comme l'étoile qui se lève avant l'aube et qui, bien qu'elle paraisse lumineuse et radieuse, égare les voyageurs de ma cité et les conduit sur les chemins de perdition.

[24]
De même, il dit: Ô vous qui êtes sains en apparence mais intérieurement corrompus ! Vous êtes comme de l'eau claire mais amère, apparemment pure comme du cristal, mais dont pas une goutte ne sera acceptée après avoir été éprouvée par le divin Examinateur. En vérité, le rayon de soleil éclaire identiquement la poussière et le miroir ; mais leurs images réfléchies sont aussi différentes que l'étoile l'est de la terre; Que dis-je ! Cette différence est incommensurable.

[25]
Et il dit également: Ô essence de désir ! Bien des fois à l'aurore, depuis les royaumes de l'infini, je suis venu vers ta demeure et t'ai trouvé sur la couche de repos occupé avec d'autres que moi. Aussi, tel l'éclair de l'esprit, je suis retourné aux royaumes de gloire céleste et, dans mes retraites d'en haut, je n'en ai soufflé mot aux armées de sainteté.

[26]
Et il dit encore: Ô esclave du monde ! Que de fois, à l'aurore, la brise de mon affectueuse bonté est passée sur toi et t'a trouvé profondément endormi sur la couche de l'insouciance. Alors, pleurant sur ta condition, elle est repartie d'où elle était venue.

[27]
Cependant, les savants qui sont vraiment parés de l'ornement du savoir et de la bonté sont, en vérité, comme une tête pour le corps du monde et comme des yeux pour les nations. Les hommes ont toujours été guidés par des âmes aussi nobles, et le seront toujours. Nous supplions Dieu de daigner les aider à faire sa volonté et à suivre son bon plaisir. En vérité, il est le Seigneur de tous les hommes, le Seigneur de ce monde et de l'autre.

[28]
Ô Shaykh ! Nous avons appris que tu t'es détourné de nous et que tu t'es rebellé contre nous ; tu as commandé au peuple de me maudire et tu as ordonné de verser le sang des serviteurs de Dieu. Que Dieu récompense celui qui a dit: J'obéirai de mon plein gré au juge qui a si étrangement décrété que mon sang soit répandu à Hill et à Haram. En vérité, je le dis ! L'âme chérit et le cœur désire tout ce qui advient sur le chemin de Dieu.
En son sentier, le poison mortel est miel pur et chaque tribulation, gorgée d'eau cristalline. Dans l'épître à Sa Majesté le Sháh, il est écrit: Par celui qui est la vérité ! Je ne redoute aucunes tribulations sur son chemin ni aucune affliction dans mon amour pour lui. En vérité, Dieu a fait de l'adversité une rosée matinale sur son vert pâturage et une mèche pour sa lampe qui éclaire le ciel et la terre.

[29]
Tourne ton cœur vers celui qui est la Kaaba de Dieu, le Secours, l'Absolu, et lève les mains avec une conviction telle qu'elle fera lever les mains de toutes choses créées vers le ciel de la grâce de Dieu, le Seigneur de tous les mondes. Puis tourne ton visage vers lui de telle manière que les visages de tous les êtres se tournent vers son horizon brillant et lumineux, et dis: "Tu me vois, ô mon Seigneur, le visage tourné vers le ciel de ta bonté et l'océan de ta faveur, détaché de tout sauf de Toi.
Par les splendeurs du soleil de ta révélation brillant sur le Sinaï et par le rayonnement de l'astre de ta grâce resplendissant à l'horizon de ton nom, le Magnanime, je te demande de m'accorder ton pardon et d'avoir pitié de moi. De ta plume de gloire, consigne pour moi ce qui, par ton nom, m'élèvera dans le monde de la création. Aide-moi, ô mon Seigneur, à me tourner vers toi et à écouter la voix de tes bien-aimés que les puissances de la terre ne purent affaiblir, que l'emprise des nations ne parvint à éloigner de toi et qui, s'avançant vers toi, dirent: "Dieu est notre Seigneur, le Seigneur de tous ceux qui sont sur la terre et de tous ceux qui sont au ciel".

[30]
Ô Shaykh ! En vérité, je le dis, le sceau du vin de choix a été brisé au nom de l'Absolu ; ne t'en prive point. Cet opprimé ne s'exprime que pour l'amour de Dieu ; toi aussi tu devrais, pour l'amour de Dieu, méditer sur ce qui est envoyé et révélé afin qu'en ce jour béni, prenant ta part des effusions prodigues de celui qui est véritablement le Très-Généreux, tu n'en sois pas privé. Certes, cela ne serait pas difficile pour Dieu: Adam, né de la poussière fut, par la parole de Dieu, élevé au trône céleste ; un simple pêcheur devint le dépositaire de la sagesse divine, et Abú Dhar, le berger, devint un prince des nations !

[31]
Ô Shaykh ! Ce jour n'est pas et n'a jamais été le jour où les arts et les sciences des hommes peuvent être considérés comme une juste norme pour eux, car il est démontré que celui qui en était totalement ignorant a gravi le trône d'or le plus pur et occupé le siège d'honneur au conseil du savoir, alors que leur interprète et dépositaire reconnu en demeurait entièrement privé.
Par " arts et sciences ", nous entendons ici ceux qui commencent et se terminent par des mots. Toutefois, les arts et les sciences qui donnent de bons résultats, qui produisent des fruits et contribuent au bien-être et au confort des hommes, ont été et demeurent acceptables devant Dieu. Si tu prêtais l'oreille à ma voix, tu rejetterais toutes tes possessions et tournerais ton visage vers le point d'où surgit l'océan de sagesse et de parole et d'où soufflent les douces senteurs de la tendre bonté de ton Seigneur, le Compatissant.

[32]
À ce propos, nous jugeons bon de relater brièvement certains événements passés afin qu'ils servent à défendre la cause de l'équité et de la justice. À l'époque où Sa Majesté le Sháh - que Dieu, son Seigneur, le Très-Miséricordieux, l'assiste par sa grâce fortifiante - envisageait un voyage à Isfahán, cet opprimé, ayant obtenu son autorisation, visita les saints et lumineux tombeaux des Imáms - que les bénédictions de Dieu soient sur eux !
À notre retour, nous nous rendîmes à Lavásán en raison de la chaleur excessive qui régnait dans la capitale. C'est après notre départ que survint l'attentat à la vie de Sa Majesté - que l'assiste Dieu, béni et glorifié soit-il ! Ce furent des jours troubles et les feux de la haine brûlèrent violemment.
Nombreuses furent les personnes arrêtées et, parmi elles, cet opprimé. Par la justice de Dieu ! Nous n'étions aucunement mêlé à cet acte infâme et notre innocence fut indiscutablement établie par les tribunaux. Néanmoins, on nous arrêta et de Níyávarán, qui était alors la résidence de Sa Majesté, l'on nous conduisit, à pied, enchaîné, tête et pieds nus, à la prison de Téhéran. Le cavalier brutal qui nous accompagnait arracha notre toque tandis que nous étions entraîné précipitamment par une troupe de bourreaux et de policiers.
Pendant quatre mois, nous fûmes enfermé dans un lieu infect entre tous. Une fosse étroite et sombre eut été préférable au cul de basse-fosse où furent confinés cet opprimé et d'autres comme lui.
À notre arrivée, nous fûmes conduit le long d'un corridor noir comme de l'encre, d'où nous descendîmes trois volées de marches raides pour arriver au lieu de confinement qui nous était assigné. L'endroit était plongé dans une profonde obscurité et le nombre de nos compagnons de prison avoisinait les cent cinquante: voleurs, assassins et brigands.
Bien qu'il fût bondé, il ne comportait pas d'autre issue que le passage par lequel nous étions entré. Aucune plume ne peut dépeindre ce lieu, aucune langue en décrire l'infâme puanteur. La plupart de ces prisonniers n'avaient ni vêtements ni couche sur laquelle reposer. Dieu seul sait ce qui nous advint en ce lieu empesté et lugubre entre tous !

[33]
Nuit et jour, tandis que nous étions confiné dans cette prison, nous méditions sur les actes, la condition et le comportement des bábís, nous demandant ce qui avait pu conduire ce peuple si généreux, si noble et d'une telle intelligence, à perpétrer un acte aussi téméraire et aussi monstrueux contre la personne de Sa Majesté. Alors cet opprimé décida qu'après sa libération, il se lèverait pour entreprendre, avec la plus extrême vigueur, la tâche de régénérer ce peuple.

[34]
Une nuit, en rêve, ces paroles exaltées parvinrent de tous côtés à nos oreilles: "En vérité, nous te rendrons victorieux par toi-même et par ta plume. Ne t'afflige point de ce qui t'est advenu, et ne crains point, car tu es en sécurité. Bientôt, Dieu produira les trésors de la terre: des hommes qui t'assisteront par toi-même et par ton nom grâce auquel Dieu a revivifié les cœurs de ceux qui l'ont reconnu".

[35]
Et lorsque cet opprimé quitta sa prison, conformément à l'ordre de Sa Majesté le Sháh - qu'il soit protégé par Dieu, exalté soit-il - nous voyageâmes vers l'Irak, escorté par des officiers au service des gouvernements estimés et honorés de Perse et de Russie. Après notre arrivée, avec l'aide de Dieu et de sa divine miséricorde, nous révélâmes, telle une pluie abondante, nos versets que nous envoyâmes en diverses parties du monde. Nous exhortâmes tous les hommes et ce peuple en particulier, par nos sages conseils et nos affectueuses admonitions, leur interdisant de prendre part à des séditions, des querelles, des litiges et des conflits. En conséquence, et par la grâce de Dieu, obstination et déraison se transformèrent en piété et compréhension, et les armes devinrent des instruments de paix.

[36]
En ces jours où je gisais retenu dans la prison de Téhéran, alors que le fardeau des chaînes et l'air fétide ne me laissaient que peu de sommeil, il me semblait que, lors de rares instants d'assoupissement, quelque chose coulait du sommet de ma tête sur ma poitrine, comme un puissant torrent qui se précipite sur la terre de la cime d'une haute montagne. Chaque membre de mon corps en était embrasé. À de tels moments, ma langue récitait ce que nul homme ne pourrait supporter d'entendre.

[37]
Nous citerons à présent quelques passages, extraits d'écrits révélés spécialement pour ce peuple, afin que chacun soit assuré que cet opprimé a agi d'une manière acceptable pour les hommes perspicaces, justes et équitables.

[38]
Ô amis de Dieu dans ses cités et bien-aimés de Dieu sur ses terres ! Cet opprimé vous enjoint l'honnêteté et la piété. Bénie soit la cité qui brille de leurs lumières ! Par elles, l'homme est élevé et la porte de la sécurité s'ouvre à toute la création. Heureux l'homme qui s'attache à ces deux vertus et en reconnaît la valeur ! Malheur à celui qui en nie le rang !

[39]
Une autre fois, furent révélées les paroles suivantes: Nous enjoignons aux serviteurs de Dieu et à ses servantes la pureté et la crainte de Dieu, afin qu'ils secouent la torpeur de leurs désirs corrompus et se tournent vers Dieu, le Façonneur des cieux et de la terre. Ainsi en avons-nous ordonné aux fidèles lorsque l'Astre du monde est apparu à l'horizon de l'Irak. Mon emprisonnement ne me nuit point, pas plus que les tribulations endurées ni ce que m'ont affligé mes oppresseurs. Me blesse, la conduite de ceux qui portent mon Nom et provoquent par leurs actes les lamentations de mon cœur et de ma plume. En vérité, nous désavouons ceux qui propagent le désordre dans le pays, s'emparent des biens d'autrui et pénètrent dans une maison sans l'autorisation de son propriétaire, à moins qu'ils ne se repentent et ne retournent à Dieu, le Magnanime, le Très-Miséricordieux.

[40]
Et, en une autre occasion: Ô peuples de la terre ! Empressez-vous d'accomplir le bon plaisir de Die et guerroyez vaillamment, comme il vous incombe de le faire, afin de proclamer sa cause irrésistible et immuable. Nous avons décrété que la guerre sera menée sur le sentier de Dieu avec les armées de la sagesse, de la parole, de la bonté et des actions méritoires. Ainsi en a-t-il été décidé par celui qui est le Fort, le Tout-Puissant. Il n'est pas de gloire pour celui qui sème le désordre sur terre après qu'elle a été si bien faite. Craignez Dieu, ô peuples, et ne soyez pas de ceux qui agissent injustement.

[41]
En une autre occasion encore: Ne vous injuriez pas. En vérité, nous sommes venu pour unir et souder tout ce qui réside sur terre. En porte témoignage ce que l'océan de notre parole a révélé aux hommes et, pourtant, la plupart d'entre eux se sont égarés. Si quelqu'un vous injurie ou que des adversités vous affectent sur le chemin de Dieu, soyez patients et placez votre confiance en celui qui entend et qui voit. En vérité, il observe, perçoit et fait ce qui lui plaît, par le pouvoir de sa souveraineté. Il est vraiment le Seigneur de force et de puissance. Dans le Livre de Dieu, le Puissant, le Grand, il vous a été interdit de vous engager dans des querelles et des conflits. Attachez-vous fermement à tout ce qui vous profitera, à vous et aux peuples du monde. Ainsi vous commande le Roi de l'éternité qui est manifeste en son plus grand Nom. En vérité, il est l'Ordonnateur, le Très-Sage.

[42]
Et encore, en une autre occasion: Prenez garde de ne point verser le sang d'autrui. Tirez l'épée de votre langue du fourreau de la parole, vous pourrez ainsi conquérir les citadelles du cœur des hommes. Nous avons aboli la loi de la guerre sainte. En vérité, la miséricorde de Dieu a embrassé toutes choses créées, si seulement vous pouviez le comprendre !

[43]
Et, à nouveau: Ô peuple ! Ne sème pas le désordre dans le pays, ne verse le sang de personne, n'utilise pas à tort les biens d'autrui, ne suis pas non plus n'importe quel maudit parleur.

[44]
Et, encore: Le soleil de la parole divine ne peut jamais se coucher ni son éclat être terni. En ce jour, ces paroles sublimes ont été entendues depuis l'Arbre divin au-delà duquel nul ne peut passer: "J'appartiens à celui qui m'aime, qui obéit à mes commandements et qui rejette ce qui lui a été interdit dans mon Livre".

[45]
Et en une autre occasion: Le jour est venu de faire mention de Dieu, de célébrer sa louange et de le servir ; ne vous en privez point ! Vous êtes les lettres des mots et les mots du Livre. Vous êtes les jeunes pousses que la main de la tendre bonté a plantées dans le sol de la miséricorde et qui se sont épanouies sous les ondées de la munificence ; il vous a protégés des vents violents de l'incroyance et des tempêtes de l'impiété. Il vous a nourris des mains de sa tendre providence.
À présent, il est temps pour vous de vous couvrir de feuilles et de donner vos fruits. Les fruits de l'homme sont, et ont toujours été, les bonnes actions et un caractère digne de louange. Ne privez point les insouciants de ces fruits. S'ils sont acceptés, votre but est atteint, ainsi que l'objectif de votre vie. S'ils sont refusés, que les disputes continuent à être leur passe-temps. Ô peuple de Dieu ! Luttez pour que les eaux de votre endurance et de votre tendre bonté purifient les cœurs des divers peuples de la terre et les sanctifient de l'animosité et de la haine, afin qu'ils deviennent de dignes et honorables réceptacles des splendeurs du Soleil de vérité.

[46]
Dans la quatrième Splendeur (Ishráq) de l'épître des Splendeurs (Ishráqát), nous avons mentionné: Toute cause a besoin d'aide. Dans cette révélation, les armées capables de la rendre victorieuse sont celles des actes louables et d'un caractère droit. Le commandant en chef de ces armées a toujours été la crainte de Dieu, une crainte qui englobe toutes choses et règne sur toutes choses.

[47]
Dans la troisième Effulgence (Tajallí) du livre des Effulgences (Tajallíyát), nous avons mentionné: Les arts, les métiers et les sciences enrichissent le monde de l'existence et contribuent à son exaltation. La science est comme des ailes pour la vie de l'homme et une échelle pour son ascension. Il incombe à chacun de l'acquérir. Néanmoins, il faudrait acquérir des sciences qui soient profitables aux peuples de la terre, et non celles qui commencent par des mots et finissent par des mots. Grand est le droit des savants et des artisans sur les peuples du monde. De ceci témoigne, de manière évidente, le Livre-Mère.

[48]
Certes, la connaissance est pour l'homme un véritable trésor, une source de gloire, de générosité, de joie, d'exaltation, de réjouissance et d'allégresse. Heureux l'homme qui s'y attache et malheur à l'insouciant !

[49]
En toutes circonstances, il t'incombe d'inviter les hommes à manifester des qualités spirituelles et accomplir de bonnes actions, afin que tous prennent conscience de ce qui les élève et se dirigent, par des efforts intenses, vers le rang sublime et le pinacle de gloire. La crainte de Dieu a toujours été le facteur primordial de l'éducation de ses créatures. Heureux ceux qui y sont parvenus !

[50]
La première parole qu'a révélée la Plume d'Abhá et qu'elle a inscrite sur la première feuille du Paradis est la suivante: En vérité je le dis, la crainte de Dieu a toujours été une défense sûre et une forteresse solide pour tous les peuples du monde. C'est la cause principale de la protection de l'humanité et l'instrument suprême de sa préservation. Il existe en fait chez l'homme une faculté qui le détourne de tout ce qui est méprisable et indécent et l'en préserve: cette faculté, c'est le sentiment de honte. Ce dernier cependant se limite à quelques-uns ; tous ne l'ont pas eu et ne l'ont pas. Il incombe aux rois et aux chefs spirituels du monde de s'attacher fermement à la religion, car c'est elle qui fait apparaître la crainte de Dieu en tout ce qui n'est pas Lui.

[51]
La deuxième parole que nous avons consignée sur la deuxième feuille du Paradis est la suivante: La Plume du Très-Haut exhorte en ce moment les manifestations de l'autorité et les sources du pouvoir, c'est-à-dire les rois et dirigeants de la terre - que Dieu les assiste -, et leur enjoint de soutenir la cause de la religion et d'y adhérer. La religion est en vérité le principal instrument pour l'établissement de l'ordre dans le monde et de la tranquillité parmi ses peuples. L'affaiblissement des piliers de la religion a fortifié les insensés, les a enhardis et rendus plus arrogants. En vérité, je le dis: plus grand est le déclin de la religion, plus affligeante est l'obstination de l'impie. Ceci ne peut mener finalement qu'au chaos et à la confusion. Écoutez-moi, ô hommes d'intuition, et soyez avertis, vous qui êtes dotés de discernement !

[52]
Nous espérons que tu prêteras attention à ce que nous avons mentionné afin que tu parviennes à détourner les hommes de ce qu'ils possèdent pour les amener à se tourner vers ce que possède Dieu. Nous supplions Dieu de délivrer la lumière d'équité et le soleil de justice des épais nuages de la rébellion, et de les faire briller sur les hommes. Aucune lumière ne peut être comparée à la lumière de la justice. C'est d'elle que dépendent l'établissement de l'ordre dans le monde et la tranquillité des nations.

[53]
Dans le Livre de la Parole, ces mots sublimes furent consignés. Dis: Ô amis ! Luttez pour que ne s'avèrent point vaines les tribulations que cet Oprimé et vous-mêmes avez subies dans le chemin de Dieu. Accrochez-vous au pan de la vertu et tenez-vous solidement à la corde de la loyauté et de la piété. Préoccupez-vous de ce qui profitera à l'humanité et non de vos désirs égoïstes et corrompus. Ô disciples de cet opprimé !
Vous êtes les bergers du genre humain ; délivrez vos troupeaux des loups des passions et des désirs funestes, et parez-les de l'ornement de la crainte de Dieu. Ceci est le ferme commandement qui, en cet instant, émane de la plume de celui qui est l'Ancien des jours. Par la justice de Dieu ! L'épée d'un caractère vertueux, d'une conduite probe, est plus tranchante qu'une lame d'acier. La voix de la vraie foi appelle, en cet instant, et dit: Ô peuple ! En vérité, le jour est venu où mon Seigneur m'a fait briller d'une lumière dont la splendeur a éclipsé les Soleils de la parole. Craignez le Miséricordieux et ne soyez pas de ceux qui se sont égarés.

[54]
Voici la troisième parole que nous avons consignée sur la troisième feuille du Paradis: Ô fils de l'homme ! Si tes yeux sont tournés vers la miséricorde, renonce à ce qui te profite et attache-toi à ce qui profitera à l'humanité. Et si tes yeux sont tournés vers la justice, choisis pour ton voisin ce que tu aurais choisi pour toi-même. L'humilité exalte l'homme jusqu'aux cieux de la gloire et de la puissance, alors que l'orgueil l'abaisse vers les profondeurs de la misère et de la déchéance. Grand est ce jour et puissant cet appel ! Dans une de nos épîtres nous avons révélé ces paroles exaltées: "Si le monde de l'esprit devait être complètement transformé en sens de l'ouïe, il pourrait alors prétendre être digne d'écouter cette voix qui appelle de l'horizon suprême ; car sans cela, ces oreilles souillées par des histoires mensongères n'ont jamais été et ne seront jamais aptes à l'entendre". Heureux ceux qui écoutent, et malheur aux obstinés !

[55]
Prions Dieu - exaltée soit sa gloire - dans l'espoir qu'il daigne assister les rois de la terre, manifestations de richesse et de pouvoir, aurores de souveraineté et de gloire, afin qu'ils établissent la moindre paix. Que Dieu les aide par sa grâce fortifiante ! Cette paix est le meilleur moyen pour assurer la tranquillité des nations. Il incombe aux souverains du monde - que Dieu les assiste - de s'y attacher fermement dans l'unité, car elle est le principal instrument de la protection de l'humanité tout entière. Nous espérons qu'ils se lèveront pour réaliser ce qui contribuera au bien-être de l'homme.
Il est de leur devoir de réunir une assemblée mondiale à laquelle ils assisteront en personne ou délégueront leurs ministres, et de mettre en œuvre toutes les mesures nécessaires à l'établissement de l'unité et de la concorde parmi les hommes. Ils doivent rejeter les armes de guerre et se tourner vers les instruments de la reconstruction universelle.
Si un roi se lève contre un autre, tous les autres devront s'unir pour l'en empêcher. Ainsi, leurs armes et leurs armements ne seront utiles que dans la mesure où le nécessitera la sécurité interne de leurs pays respectifs. S'ils parviennent à ce bien suprême, les citoyens de chaque nation poursuivront leurs occupations avec tranquillité et satisfaction, et les gémissements et lamentations de la plupart d'entre eux cesseront.
Nous supplions Dieu de les aider à agir selon sa volonté et son bon plaisir. En vérité, il est le Seigneur du trône d'en-haut et de la terre ici-bas, le Seigneur de ce monde et du monde à venir. Il serait préférable et plus approprié que leurs Altesses, les rois, participent personnellement à une telle assemblée et promulguent leurs édits. Tout roi qui se lève et accomplit cette tâche deviendra, devant Dieu, le point de mire de tous les rois. Qu'il est heureux et que sa félicité est grande !

[56]
Dans cette région, une folle terreur s'empare de la population chaque fois que des hommes sont mobilisés dans l'armée. Les ministres de la guerre de chaque nation, insatiables dans leur désir d'ajouter de nouvelles recrues à leurs bataillons, accroissent leurs forces annuellement. Nous avons été informé que le gouvernement de Perse - que Dieu l'assiste - a également décidé de renforcer son armée. Selon l'opinion de cet opprimé, une force de cent mille hommes parfaitement équipés et bien disciplinés devrait suffire. Nous espérons que, par toi, la lumière de la justice brillera avec plus d'éclat. Par la droiture de Dieu ! La justice est une force puissante. Avant tout, elle conquiert les citadelles des cœurs et des âmes, révèle les secrets du monde de l'existence et porte les étendards de l'amour et de la générosité.

[57]
Dans les trésors de la connaissance de Dieu gît, caché, un savoir qui éliminera en grande partie la peur, lorsqu'il sera appliqué. Toutefois, ce savoir devrait être enseigné dès l'enfance, car il contribuerait grandement à cette élimination. Tout ce qui diminue la peur accroît le courage. Si Dieu le voulait, un long commentaire sur ce qui vient d'être exposé coulerait de la plume du divin Interprète et révélerait ce qui renouvellerait le monde et les nations dans le domaine des arts et des sciences. De même, une parole fut inscrite et consignée par la Plume du Très-Haut dans le Livre vermeil, parole capable de libérer totalement la force qui est cachée en l'homme, voire d'en redoubler la puissance. Nous implorons Dieu - exalté et glorifié soit-il - de daigner aider ses serviteurs à faire ce qui lui plaît et lui est agréable.

[58]
À présent, les ennemis nous encerclent de toute part et attisent le feu de la haine. Ô peuples de la terre ! Par ma vie et par la vôtre ! Cet opprimé n'a jamais désiré et ne désire toujours pas le pouvoir. Mon but a toujours été
- et est encore - de supprimer tout ce qui est source de conflit entre les peuples de la terre et de séparation entre les nations, afin que les hommes soient préservés de tout attachement terrestre et rendus libres de s'occuper de leurs propres intérêts. Nous supplions nos bien-aimés de ne pas souiller le pan de notre vêtement par la poussière de la duplicité. Qu'ils ne se permettent aucune allusion à ce qu'ils ont considéré comme des miracles et des prodiges dans le but de rabaisser notre rang et notre condition, ni ne ternissent la pureté et la sainteté de notre nom !

[59]
Dieu de grâce et de compassion ! Voici venu le jour où les gens avisés devraient solliciter l'avis de cet opprimé et demander à celui qui est la vérité ce qui contribue à la gloire et à la tranquillité des hommes. Et pourtant, ils s'efforcent tous avec ardeur d'éteindre cette glorieuse et brillante lumière, et cherchent diligemment à établir notre culpabilité ou à élever des objections à notre encontre. Ils en sont arrivés à dénaturer grossièrement la conduite de cet opprimé à bien des égards et d'une manière qu'il serait inconvenant de mentionner. L'un de nos amis a relaté qu'il avait eu le regret d'entendre l'un des habitants de la grande cité, affirmer que, chaque année, une somme de cinquante mille túmáns était envoyée de son pays natal à Acre ! Toutefois, il n'a pas été clairement établi qui avait déboursé cette somme ni par quelles mains elle était passée !

[60]
Bref, face à tout ce qui lui advint entre leurs mains et tout ce qui fut dit de lui, cet opprimé souffrit patiemment et garda le silence. Par la tendre sollicitude de Dieu - exaltée soit sa gloire - et par sa miséricorde qui surpasse toutes choses, notre intention est d'éliminer par la force de notre parole, tout conflit, toute guerre et tout bain de sang de la surface de la terre. En toutes circonstances, quoi qu'on ait dit, nous avons souffert avec la patience qui convient et nous nous en sommes remis à Dieu.
Pourtant, à cette accusation particulière, nous avons répondu: "Si son affirmation est vraie, il lui faut être reconnaissant envers le Seigneur de toute existence, le Roi du visible et de l'invisible, d'avoir suscité en Perse un être qui, bien que prisonnier et privé de toute aide et assistance, a réussi à établir son ascendant sur ce pays et à en retirer un revenu annuel. Une telle réalisation devrait être louée plutôt que censurée, s'il est de ceux qui jugent avec équité.
Mais si quelqu'un désire s'informer de la situation de cet opprimé, qu'il sache que ces prisonniers, persécutés par le monde, lésés par les nations, furent, durant des jours et des nuits, entièrement privés des moyens de subsistance les plus élémentaires". Nous répugnons à mentionner de telles choses et n'avons jamais eu - ni n'avons pas davantage à présent - le désir de nous plaindre de notre accusateur. À l'intérieur des murs de cette prison, un homme très respectable fut obligé, pendant quelque temps, de tailler des pierres pour gagner sa vie, alors que d'autres avaient parfois à se nourrir de cette divine nourriture qu'est la faim ! Nous supplions Dieu - qu'il soit exalté et glorifié - d'aider tous les hommes à être justes et équitables, et de leur accorder la grâce de se repentir et de retourner à lui. En vérité, il entend et il est prêt à répondre.

[61]
Glorifié sois-tu, ô Seigneur mon Dieu ! Tu vois ce qui est advenu à cet opprimé livré aux mains de ceux qui l'ont rejeté et qui se sont levés pour lui nuire et l'avilir d'une manière qu'aucune plume ne peut décrire, aucune langue relater, aucun écrit supporter. Tu entends le cri de son cœur, le gémissement de son être le plus profond et tu sais ce que firent endurer aux fidèles de tes cités et aux élus de ton pays ceux qui ont brisé ton alliance et ton pacte.
Ô mon Seigneur, par les soupirs de tes adorateurs à travers le monde, par leurs lamentations pour être éloignés de la cour de ta présence, par le sang versé pour l'amour de toi et par les cœurs brisés sur ton chemin, je te supplie de protéger tes bien-aimés de la cruauté de ceux qui restent ignorants des mystères de ton nom, l'Indépendant. Ô mon Seigneur ! Assiste-les, par ton pouvoir qui prévaut sur toutes choses, et aide-les à être patients et endurants. Tu es le Puissant, le Fort, le Généreux. Il n'est pas d'autre Dieu que Toi, le Munificent, le Seigneur de grâce abondante.

[62]
Loin d'être justes et équitables, certains m'attaquent à présent avec l'épée de la haine et la lance de l'inimitié ; ils oublient qu'il sied à toute personne impartiale de secourir celui que le monde a rejeté et que les nations ont abandonné, et qu'il faut cultiver la piété et la droiture. À ce jour, la plupart des hommes n'ont pu percer le dessein de cet opprimé et n'ont pu comprendre pourquoi il a consenti à endurer tant d'afflictions. En attendant, la voix de son cœur crie ces mots: "Oh ! Si mon peuple savait !" Cet opprimé, détaché de toute chose, profère ces paroles suprêmes: "Des vagues entourent l'arche de Dieu, le Secours, l'Absolu. Ne crains point les vents tempétueux, ô marin ! Celui par qui l'aube se lève est avec toi dans cette obscurité qui sème la terreur dans les cœurs de tous les hommes à l'exception de ceux qu'il plut à Dieu, le Tout-Puissant, l'Indépendant, d'épargner".

[63]
Ô Shaykh ! Je jure par le Soleil de vérité qui se lève et brille au-dessus de l'horizon de cette prison ! Le seul but de cet opprimé est de rendre le monde meilleur. De ceci porte témoignage tout homme de jugement, de discernement, de perspicacité et de compréhension. Bien qu'affligé d'épreuves, il s'attache fermement à la corde de la patience et de la fortitude ; content de son sort aux mains de ses ennemis, il s'écrie: "J'ai renoncé à mon désir pour ton désir, ô mon Dieu, et à ma volonté pour la révélation de ta volonté. Par ta gloire ! Je ne veux être et ne veux vivre que pour servir ta cause, et je n'aime ma personne que pour la sacrifier dans ton chemin.
Ô mon Seigneur ! Tu vois et tu sais que ceux auxquels nous avions demandé d'être justes et équitables se sont, injustement et cruellement, levés contre nous. Publiquement, ils étaient avec moi mais, secrètement, ils aidaient les ennemis qui se sont levés pour me déshonorer. Ô Dieu, mon Dieu ! Je témoigne que tu as créé tes serviteurs pour assister ta cause et exalter ta parole ; et pourtant, ils ont aidé tes ennemis. Par ta cause qui englobe le monde de l'existence et par ton nom qui soumet le visible et l'invisible, je te supplie de parer les peuples de la terre de la lumière de ta justice et d'illuminer leur cœur de l'éclat de ta connaissance.
Ô mon Seigneur ! Je suis ton serviteur et le fils de ton serviteur. Je témoigne de ton unité, de ton unicité, de la sainteté de ton être et de la pureté de ton essence. Ô mon Seigneur ! Tu vois tes fidèles à la merci des perfides et des calomniateurs parmi ton peuple.
Tu sais ce qui nous est advenu aux mains de ceux que tu connais mieux que nous. Leurs actes ont déchiré le voile pour les créatures proches de toi. Je te supplie de les aider à obtenir ce qui leur a échappé à l'aube de ta révélation et à l'orient de ton inspiration. Tu as le pouvoir de faire ce qui te plaît et en tes mains sont les rênes de tout ce qui est au ciel et sur la terre." La voix plaintive de la vraie foi s'est élevée.
Elle s'écrie: "Ô peuple ! Par la justice de Dieu, je suis parvenue auprès de celui qui m'a manifestée et m'a envoyée sur terre. Voici le jour où le Sinaï sourit à celui qui y conversa, le Carmel à celui qui le révéla et le Sadrah à celui qui l'enseigna. Craignez Dieu et ne soyez pas de ceux qui l'ont renié. Ne vous privez pas de ce qui fut révélé par sa grâce. Au nom de votre Seigneur, le Seigneur de tous les noms, prenez les eaux vives de l'immortalité et buvez en souvenir de celui qui est le Puissant, l'Incomparable".

[64]
En toutes circonstances, nous enjoignons aux hommes ce qui est bien et leur interdisons ce qui est mal. Celui qui est le Seigneur de l'existence est témoin que cet opprimé a demandé à Dieu, pour ses créatures, tout ce qui contribue à instaurer l'unité et l'harmonie, l'amitié et la concorde. Par la justice de Dieu ! Cet opprimé est incapable de dissimulation. En vérité, il a révélé ce qu'il désirait. En vérité, il est le Seigneur de force, l'Indépendant.

[65]
Nous nous référons à nouveau à certaines des paroles sublimes révélées dans l'épître à Sa Majesté le Sháh, afin que tu saches avec certitude, que tout ce qui fut mentionné émanait de Dieu: Ô Roi ! Je n'étais qu'un homme comme les autres, endormi sur ma couche, lorsque les brises du Très-Glorieux soufflèrent sur moi et me donnèrent la connaissance de tout ce qui fut. Ceci n'est pas de moi mais de celui qui est tout-puissant et omniscient. Il m'ordonna d'élever la voix entre ciel et terre, et pour cela, il m'advint ce qui fait couler les larmes de tout homme d'entendement.
Le savoir courant parmi les hommes, je ne l'ai pas étudié ; leurs écoles, je ne les ai pas fréquentées. Informe-toi dans la ville où j'habitais, afin d'être assuré que je ne suis pas de ceux qui mentent. Je ne suis qu'une feuille agitée par les vents de la volonté de ton Seigneur, le Tout-Puissant, le Magnifié. Peut-elle rester immobile lorsque soufflent les vents tempétueux ? Non, par le Seigneur de tous les noms et attributs !
Ils la secouent comme ils veulent. L'éphémère n'est que néant face à l'Éternel. J'ai entendu ses admonitions impérieuses ; elles m'ont amené à célébrer sa louange parmi tous les hommes. En vérité, j'étais comme mort lorsque son ordre fut proféré. La main de la volonté de ton Seigneur, le Compatissant, le Miséricordieux, m'a transformé. Quelqu'un pourrait-il, de lui-même, proférer ce qui lui attirera l'hostilité des hommes, petits et grands ? Non - par celui qui enseigna à la Plume les mystères éternels - s'il n'est pas fortifié par la grâce du Tout-Puissant, de l'Omnipotent.

[66]
Ô Roi ! Considère cet opprimé avec justice, et juge impartialement ce qui lui est advenu. Il est vrai que, par sa volonté, Dieu a fait de toi son ombre parmi les hommes et le signe de son pouvoir pour ceux qui vivent sur la terre. Juge entre nous et ceux qui nous ont opprimé sans preuve et sans livre probant. Ceux qui t'entourent t'aiment dans leur propre intérêt, alors que cet Adolescent t'aime pour toi-même. Il n'a d'autre désir que de t'attirer vers le siège de la grâce et de t'amener vers la droite de la justice. Ton Seigneur est témoin de ce que je déclare.

[67]
Ô Roi ! Si tu tendais l'oreille au crissement de la Plume de gloire et au roucoulement de la Colombe d'éternité qui, sur les branches de l'Arbre sacré au-delà duquel il n'est point de passage, chante les louanges de Dieu, l'Auteur de tous les noms et le Créateur de la terre et du ciel, tu atteindrais un rang d'où tu ne verrais, dans le monde créé, que la splendeur de l'Adoré. Alors ta souveraineté t'apparaîtrait comme le plus méprisable de tes biens ; tu l'abandonnerais à celui qui la désire et te tournerais vers l'horizon embrasé par la lumière de sa face. Tu ne voudrais plus jamais supporter le fardeau de la souveraineté, sauf pour soutenir ton Seigneur, le Très-Haut, le Suprême. Alors l'assemblée céleste te bénirait. Ô combien merveilleux serait ce rang sublime, si tu pouvais l'atteindre par la puissance d'une souveraineté que tu reconnaîtrais comme provenant du Nom de Dieu !

[68]
Tu as dit - ou était-ce quelqu'un d'autre ?: "Que la Sourate de Tawhíd soit traduite, afin que tous sachent et soient totalement persuadés que le seul vrai Dieu n'engendre point, et qu'il n'est point engendré. Or, les bábís croient en sa divinité".

[69]
Ô Shaykh ! Cette condition est celle où l'on meurt à soi-même et où l'on vit en Dieu. Toutes les fois que je la mentionne, la divinité indique mon effacement complet et absolu. Dans cette condition, je n'exerce aucun contrôle ni sur mon bonheur, ni sur mon malheur, ni sur ma vie, ni sur ma résurrection.

[70]
Ô Shaykh ! Comment les religieux d'aujourd'hui expliquent-ils la gloire resplendissante que le Sadrah de la parole a répandue sur le fils de 'Imrán au Sinaï de la connaissance divine ? Il écouta la parole qu'avait prononcée le Buisson ardent et l'accepta ; et pourtant, la plupart des hommes sont privés du pouvoir de comprendre cela, car ils sont soucieux de leurs propres affaires et ne sont pas conscients de ce qui appartient à Dieu.
Se référant à ce qui précède, le Siyyid de Findirisk a dit à juste titre: "Ce thème, aucun esprit mortel ne peut le saisir, fût-ce celui d'Abú-Nasr ou d'Abú-'Alí Síná". Quelle explication peuvent-ils donner à ce qu'a dit le Sceau des prophètes - que les âmes de tout autre que lui soient sacrifiées par amour pour lui: "En vérité, vous contemplerez votre Seigneur comme vous contemplez la pleine lune dans la quatorzième nuit" ? Le Commandeur des croyants - que la paix soit sur lui - a dit, d'autre part, dans le Khutbiy-i-Tutunjíyyih: "Préparez-vous à la révélation de celui qui, du buisson ardent sur le mont Sinaï, a conversé avec Moïse." Husayn, le fils de 'Alí, - que la paix soit sur lui - a dit, de même: "Y a-t-il une révélation qui ne t'a pas été accordée et qui le sera à un autre que toi - une révélation dont le révélateur sera celui qui t'a révélé ? Aveugle, l'œil qui ne te voit point !"

[71]
Des paroles similaires émanant des Imáms
- que les bénédictions de Dieu soient sur eux - ont été consignées ; elles sont de notoriété publique et figurent dans des ouvrages dignes de foi. Béni soit celui qui perçoit et qui dit la pure vérité. Bienheureux celui qui, aidé par les eaux vives de la parole du Désir de tous les hommes, s'est purifié des chimères et des imaginations vaines, a déchiré les voiles du doute au nom du Possesseur de toutes choses, le Très-Haut, a renoncé au monde et à tout ce qu'il renferme et s'est dirigé vers la plus grande Prison.

[72]
Ô Shaykh ! Aucune brise ne peut se comparer aux brises de la révélation divine, alors que la parole proférée par Dieu brille et étincelle, tel le soleil, parmi les livres des hommes. Heureux qui la découvre, la reconnaît et dit: "Loué sois-tu, Toi qui es le Désir du monde, et grâce te soit rendue, ô Bien-Aimé des cœurs de ceux qui te sont consacrés !"

[73]
Les hommes n'ont pas su comprendre notre intention dans nos références à la divinité. S'ils devaient la comprendre, ils se lèveraient de leurs sièges et s'écrieraient: "En vérité, nous sollicitons le pardon de Dieu !" Le Sceau des Prophètes
- que soit offerte pour son amour toute âme autre que la sienne - dit: "Multiples sont nos relations avec Dieu. Parfois, nous sommes lui-même et il est nous-même ; et, parfois, il est ce qu'il est et nous sommes ce que nous sommes".

[74]
Par ailleurs, comment se fait-il que tu n'aies pas mentionné ces autres conditions qu'a révélées la Plume d'Abhá ? Maintes et maintes fois, de jour comme de nuit, la langue de cet opprimé a exprimé ces sublimes paroles: "Ô Dieu, mon Dieu ! Je témoigne de ton unité et de ton unicité ; que tu es Dieu et qu'il n'est pas d'autre Dieu que Toi.
Tu es de toute éternité sanctifié par-delà la mention et la louange de tout autre que toi, et tu continueras de toute éternité à être celui que tu es et as toujours été depuis le commencement.
Ô Roi de l'Éternité ! Par le plus grand Nom, par les splendeurs du Soleil de ta révélation sur le Sinaï de la parole et par les flots de l'océan de ta connaissance parmi toutes choses créées, je te supplie de daigner m'assister pour que je me rapproche de toi et me détache de tout ce qui n'est pas toi. Par ta gloire, ô Seigneur de toute existence et désir de toute création, j'aimerais poser mon visage sur chaque point de ta terre afin qu'il soit honoré d'avoir touché un lieu ennobli par les pas de tes bien-aimés !"

[75]
Par la justice de Dieu ! Les vaines imaginations ont éloigné les hommes de l'horizon de la certitude et les ont privés du vin choisi et scellé. En vérité, je dis et je déclare pour l'amour de Dieu: ce serviteur, cet opprimé ose à peine revendiquer pour lui une existence quelle qu'elle soit ; à plus forte raison, des degrés supérieurs d'existence !
Tout homme de discernement marchant sur cette terre se sent décontenancé, car il est pleinement conscient que la source de sa prospérité, de sa richesse, de sa puissance, de sa grandeur, de son avancement et de son pouvoir est le sol même que foulent les pieds de tous les hommes, ainsi que Dieu l'a ordonné. Quiconque connaît cette vérité est sans aucun doute purifié et sanctifié de tout orgueil, arrogance et vanité. Tout ce qui a été dit émane de Dieu. En vérité, il en a porté et en porte à présent témoignage ; il est, en vérité, l'Omniscient, l'Informé.

[76]
Supplie Dieu d'accorder aux hommes une oreille attentive, une vue perçante, un cœur réceptif et empli d'amour afin que ses serviteurs parviennent à celui que leur cœur désire et tournent leur visage vers leur Bien-Aimé. Des malheurs tels que nul œil n'en vit jamais frappèrent cet opprimé. Il n'hésita jamais à proclamer sa cause. En s'adressant aux rois et aux dirigeants de la terre - que Dieu, exalté soit-il, les assiste - il leur transmit ce qui est la source du bien-être, de l'unité, de l'harmonie, de la reconstruction du monde et de la tranquillité des nations.
Parmi eux, Napoléon III aurait fait, semble-t-il, une certaine déclaration qui nous incita à lui envoyer notre épître, alors que nous résidions à Andrinople. Il n'y répondit pas. Après notre arrivée dans la plus grande Prison, nous parvint une lettre de son ministre, dont la première partie était rédigée en persan et la dernière écrite de sa propre main. Dans cette lettre, il écrivait en termes cordiaux: "Sur votre demande, j'ai remis votre lettre et n'ai reçu aucune réponse à ce jour. Néanmoins, nous avons fait les recommandations nécessaires à notre ambassadeur à Constantinople et à nos consuls dans ces régions. Informez-nous de ce que vous désirez et nous le réaliserons."

[77]
Comme ces mots l'indiquent, il comprenait que le but de ce serviteur était de solliciter une aide matérielle. C'est pourquoi nous révélâmes en son nom dans la Súratu'l-Haykal, des versets dont nous citons à présent quelques extraits, afin que tu saches que la cause de cet opprimé fut révélée pour l'amour de Dieu, et qu'elle émanait de lui:

[78]
Ô roi de Paris ! Dis aux prêtres de ne plus faire sonner les cloches. Par Dieu, le Vrai ! L'appel le plus puissant est lancé sous l'aspect de celui qui est le plus grand Nom et les doigts de la volonté de ton Seigneur, le Suprême, le Sublime, le font claironner en son Nom, le Tout-Glorieux, au ciel de l'immortalité.
Ainsi, une fois encore sont descendus sur toi les puissants versets de ton Seigneur, afin que tu te lèves pour mentionner Dieu, le créateur de la terre et du ciel, en ces jours où gémissent toutes les tribus de la terre, où sont secouées les fondations des cités et où la poussière de l'irréligion enveloppe tous les hommes sauf ceux qu'il plait à Dieu, l'Omniscient, le Sage, d'épargner.
Dis: Celui qui est l'Indépendant est venu sur les nuées de lumière pour vivifier toutes choses créées par les brises de son Nom, le Très-Miséricordieux, pour unifier le monde et rassembler tous les hommes autour de cette table descendue du ciel.
Garde-toi de refuser la grâce de Dieu qui t'est envoyée. Elle est meilleure pour toi que tout ce que tu possèdes, car tes biens périront, tandis que ce qui vient de Dieu durera. En vérité, il ordonne ce qui lui plaît. Les brises du pardon soufflent, venant de ton seigneur, le Dieu de miséricorde ; quiconque se tourne vers elles sera purifié de ses péchés, de toute souffrance et de toute maladie. Heureux celui qui se tourne vers elles et malheur à qui s'en écarte !

[79]
Si tu tendais ton oreille intérieure vers toutes les choses créées, tu entendrais: "L'Ancien des jours est apparu dans sa grande gloire !" Tout célèbre la louange de son Seigneur. Certains ont connu Dieu et le mentionnent, d'autres le mentionnent bien qu'ils ne le connaissent pas. Ainsi avons-nous consigné notre décret dans une épître manifeste.

[80]
Ô Souverain ! Écoute la voix venant du feu allumé dans cet arbre verdoyant, sur ce Sinaï élevé au-dessus du lieu consacré et blanc comme neige, dominant la cité éternelle: "Certes, il n'est pas d'autre Dieu que Moi, le Magnanime, le Très-Miséricordieux." En vérité, nous avons envoyé celui que nous avons soutenu par le Saint-Esprit afin qu'il vous annonce cette Lumière qui a brillé de l'horizon de la volonté de votre Seigneur, le Suprême, le Tout-Glorieux, dont les signes se sont manifestés en Occident. Tournez vos visages vers lui en ce jour que Dieu a exalté au-dessus de tous les autres et où l'infiniment Miséricordieux a répandu la splendeur de sa gloire rayonnante sur tous ceux qui sont au ciel et tous ceux qui sont sur terre. Lève-toi pour servir Dieu et soutenir sa cause. Il t'aidera assurément par les armées du visible et de l'invisible, et fera de toi le roi de tout ce qu'éclaire le soleil. En vérité, ton Seigneur est le Tout-Puissant, l'Omnipotent.

[81]
Les brises du Très-Miséricordieux passent sur toutes choses créées ; heureux l'homme qui découvre leur parfum et qui, d'un cœur pur, se dirige vers elles. Orne ton temple de la parure de mon nom, ta parole de mon souvenir et ton cœur de ton amour pour moi, le Tout-Puissant, le Très-Haut. Nous ne désirons pour toi que ce qui surpasse ce que tu possèdes et les trésors de la terre. Ton Seigneur est assurément celui qui sait, l'Informé. Lève-toi en mon Nom, parmi mes serviteurs, et dis: "Ô vous, peuples de la terre ! Tournez-vous vers celui qui s'est tourné vers vous. En vérité, il est la face de Dieu parmi vous ; il est son témoignage et votre guide. Il est venu vers vous avec des signes qu'il est seul à produire." La voix du Buisson ardent retentit au centre du monde et le Saint-Esprit annonce aux nations: "Voyez ! Le Promis est venu avec un pouvoir évident".

[82]
Ô Roi ! Les astres du ciel de la connaissance sont tombés, ceux qui cherchent à établir par leurs propres arguments la vérité de ma cause et qui font mention de Dieu en mon nom. Pourtant, quand je me suis présenté, glorieux, devant eux, ils se sont détournés. Ne sont-ils pas parmi les déchus ? C'est bien ce que l'Esprit de Dieu annonça quand il vint vous proclamer la vérité, lui que les docteurs juifs contestèrent, au point de provoquer les lamentations du Saint-Esprit et faire couler les larmes de ceux qui sont proches de Dieu.

[83]
Dis: Ô assemblée de moines ! Ne vous isolez pas dans vos églises et vos cloîtres. Avec ma permission, quittez-les et consacrez-vous à ce qui profite aux autres et à vous-mêmes. Ainsi vous l'ordonne le Seigneur du jour du jugement. Retirez-vous dans la forteresse de mon amour. C'est la retraite qui vous convient si vous pouviez le savoir ! Est mort celui qui s'isole dans sa demeure. Il incombe aux hommes d'agir pour le bien de l'humanité. Celui qui ne produit aucun fruit est bon à jeter au feu.
Ainsi vous exhorte votre Seigneur. Il est le Tout-Puissant, le Généreux. Mariez-vous afin qu'après vous, un autre se lève à votre suite. Nous vous avons interdit la luxure et non ce qui contribue à la fidélité. Etes-vous esclaves des penchants de votre nature et rejetez-vous les lois de Dieu ! Craignez Dieu et ne soyez pas insensés.
Qui, sinon les hommes, me mentionneront sur terre ! Comment mes attributs et mes noms seront-ils révélés ! Réfléchissez et ne laissez pas un voile vous séparer de lui ni un profond sommeil vous envahir. Celui qui ne s'est pas marié ne trouva pas d'endroit où demeurer ni où poser la tête à cause des agissements des perfides. Sa Sainteté n'était pas ce que vous avez cru et imaginé, mais plutôt ce qui nous appartient. Demandez à comprendre son rang qui est magnifié au-dessus des vaines imaginations des peuples de la terre. Heureux ceux qui comprennent !

[84]
Ô Roi ! Nous avons entendu ta réponse au Tsar de Russie concernant la décision de guerre. Certes, ton Seigneur est informé de tout ; il sait. Tu as dit: "J'étais endormi sur ma couche quand les cris des opprimés qu'on noyait dans la Mer Noire m'ont réveillé." Voilà ce que nous t'avons entendu dire ; en vérité, Dieu m'est témoin ! Nous attestons que tu n'as pas été réveillé par leurs cris, mais par l'impulsion de tes passions. Nous t'avons mis à l'épreuve et nous t'avons pris en défaut.
Comprends le sens de nos propos et sois clairvoyant. Par égard au rang que nous t'avons conféré en ce monde mortel, nous ne souhaitons pas t'adresser des paroles de blâme. Nous préférons la courtoisie, nous en avons fait le signe de ceux qui sont proches de lui. La courtoisie est réellement le vêtement qui sied à tous, jeunes ou vieux. Heureux celui qui en pare son temple et malheur à celui qui est privé de cette munificence.
Si tu avais parlé avec sincérité, tu n'aurais pas rejeté le Livre de Dieu lorsque le Tout-Puissant, le Très-Sage te l'a envoyé. Par lui, nous t'avons éprouvé et ne t'avons pas trouvé tel que tu le prétendais. Lève-toi et fais amende honorable pour ce qui t'a échappé. Bientôt, le monde et tout ce que tu possèdes périront, mais le Royaume appartiendra toujours à Dieu, ton Seigneur et le Seigneur de tes pères. Il ne convient pas que tu gères tes affaires selon les exigences de tes désirs. Redoute les lamentations de cet opprimé et protège-le des traits des fauteurs d'injustice.

[85]
Pour ce que tu as fait, ton royaume sera jeté dans la confusion ; en punition de tes actes, ton empire t'échappera. Tu comprendras alors à quel point tu t'es égaré. Dans ton pays, l'agitation s'emparera du peuple, à moins que tu ne te lèves pour soutenir cette Cause et ne suives dans ce droit chemin celui qui est l'Esprit de Dieu. Ton faste t'a-t-il enorgueilli ? Par ma vie, il ne durera pas ! Et même, il disparaîtra bientôt, à moins que tu ne saisisses fermement cette corde solide. Nous voyons l'humiliation te menacer, et toi, tu restes insouciant. Dès que tu entends sa voix appeler du siège de gloire, il t'appartient d'abandonner tout ce que tu possèdes et de t'écrier: "Me voici, ô Seigneur de tout ce qui est sur la terre comme au ciel !"

[86]
Ô Roi ! Nous étions en Irak quand vint l'heure de la séparation. Sur l'ordre du roi de l'islam, nous nous dirigeâmes vers son pays. Dès notre arrivée, les méchants nous firent subir ce que les livres ne pourront jamais raconter fidèlement. C'est alors que se lamentèrent les habitants du paradis et ceux qui demeurent dans les retraites sacrées. Malgré cela, un voile épais enveloppe toujours les hommes !

[87]
En outre, nous avons dit: De jour en jour, que dis-je, d'heure en heure, notre pénible situation s'aggrava jusqu'au moment où l'on mit fin à notre réclusion pour nous enfermer, avec une injustice flagrante, dans la plus grande Prison. Et lorsque quelqu'un leur demandait: "Pour quel crime sont-ils emprisonnés ?", ils répondaient: "Ils ont cherché à remplacer la Foi par une nouvelle religion." Si vous préférez ce qui est ancien, pourquoi avez-vous renoncé à ce qui fut envoyé dans la Torah et dans l'Évangile ?
Expliquez cela, ô peuples ! Par ma vie ! Pour vous, il n'y a pas d'échappatoire en ce jour. Si c'est cela mon crime, alors Muhammad, l'Apôtre de Dieu, l'a commis avant moi et, avant lui, l'Esprit de Dieu et, précédemment, celui qui conversa avec Dieu. Et si mon péché est d'avoir exalté la parole de Dieu et d'avoir révélé sa cause, alors je suis vraiment le plus grand des pécheurs ! Un tel péché, je ne l'échangerais pas contre les royaumes du ciel et de la terre.

[88]
Ailleurs, nous avons dit: À mesure que mes épreuves se multipliaient, mon amour pour Dieu et pour sa cause grandissait ; aussi, tout ce que m'infligeaient les rebelles ne pouvait me détourner de mon but. Qu'ils m'enfouissent dans les profondeurs de la terre, ils me trouveront voguant au-dessus des nuages, invoquant Dieu, le Seigneur fort et puissant !
J'ai offert ma vie dans le chemin de Dieu et aspire aux épreuves associées à mon amour pour lui et à son bon plaisir. En témoignent les maux qui m'affligent à présent, et qu'aucun autre mortel n'a jamais subis. Chacun de mes cheveux proclame le message qu'a proféré le Buisson ardent sur le Sinaï et chaque veine de mon corps invoque Dieu en ces termes: "Que n'ai-je été déchirée sur ton chemin afin que le monde soit revivifié et tous ses peuples unis !" Ainsi en a décrété l'Omniscient, l'Informé !

[89]
Sache que tes sujets sont un dépôt que Dieu t'a confié. Aussi, veille sur eux comme sur toi-même. Prends garde et ne laisse pas les loups devenir les pasteurs du troupeau. Que ni l'orgueil ni la vanité ne t'empêchent de te soucier des pauvres et des affligés. En mon Nom, lève-toi au-dessus de l'horizon du renoncement, puis tourne-toi vers le Royaume au commandement de ton Seigneur, le Fort et le Puissant."

[90]
Ailleurs, nous avons dit: Pare ton royaume du vêtement de mon nom et lève-toi pour enseigner ma cause. Cela est mieux pour toi que tout ce que tu possèdes. Et Dieu exaltera ton nom parmi tous les rois. Il a le pouvoir sur toutes choses. Marche parmi les hommes au nom de Dieu et de son pouvoir, afin de manifester ses signes aux peuples de la terre.

[91]
Ailleurs, nous avons dit: Comment pouvez-vous vous réclamer du Dieu de miséricorde et commettre ce qu'a commis le Malin ? Non ! Par la beauté du Très-Glorifié ! Si seulement vous le saviez ! Purifiez votre cœur de l'attachement au monde, votre langue de la calomnie et vos membres de tout ce qui vous empêche de vous approcher de Dieu, le Puissant, le Magnifié. Dis: par " monde ", nous entendons ce qui vous détourne de l'Orient de la révélation et vous pousse vers ce qui ne vous profite pas.
En vérité, ce qui vous détourne de Dieu en ce jour, c'est par essence l'attachement aux biens de ce monde. Evitez-le et approchez-vous de la Vision sublime, cet Orient brillant et resplendissant. Ne versez le sang de personne, ô peuple, et ne jugez personne injustement. Ainsi vous l'ordonne l'Omniscient, l'Informé. Ceux qui provoquent des désordres dans un pays où l'ordre règne transgressent les limites fixées dans le Livre. Misérable sera la demeure des transgresseurs !

[92]
Ailleurs, nous avons dit: Traitez avec loyauté les biens de votre prochain. Soyez dignes de confiance ici-bas et ne privez pas les pauvres de ce que la grâce de Dieu vous a donné. En vérité, il vous accordera le double de ce que vous possédez. Il est vraiment le Très-Généreux, le Munificent. Ô peuple de Bahá ! Soumettez la citadelle des cœurs par les épées de la sagesse et de la parole. Un voile évident enveloppe ceux qui se disputent, mus par leurs désirs. Dis: L'épée de la sagesse est plus brûlante que la chaleur de l'été et plus aiguisée que des lames d'acier, si vous pouviez le comprendre !
Tirez-la en mon nom et par mon pouvoir ; avec elle, conquérez la cité du cœur de ceux qui se sont retranchés dans la forteresse de leurs désirs corrompus. Ainsi vous l'ordonne la Plume du Très-Glorieux, tandis qu'elle est menacée par les épées des rebelles. Si vous avez connaissance d'un péché commis par autrui, n'en soufflez mot afin que Dieu cache votre propre péché.
En vérité, il est le Discret, le Seigneur de grâce abondante. Ô vous, les riches de la terre ! Si vous rencontrez un pauvre, ne le traitez pas avec dédain. Réfléchissez: de quoi fûtes-vous créés ? Tous, vous l'avez été d'un misérable germe.

[93]
Ailleurs, nous avons dit: Considérez le monde comme le corps d'un être affligé de maux divers dont la guérison dépend de l'agencement harmonieux de tous ses éléments. Rassemblez-vous autour de ce que nous avons prescrit et ne marchez pas sur les traces des séditieux.
Méditez sur le monde et sur la condition de ses habitants. Celui pour lequel fut créé le monde a été emprisonné dans la plus désolée des cités par suite des actes de ses adversaires acharnés. De l'horizon de cette ville-prison, il appelle l'humanité à l'aurore de Dieu, le Très-Haut, le Suprême. Exultes-tu de posséder des trésors, tout en sachant qu'ils périront ? Te réjouis-tu de régner sur un arpent de terre alors que, pour le peuple de Bahá, le monde entier n'a pas plus de valeur que la pupille d'une fourmi morte ?
Laisse-le à ceux qui l'aiment et tourne-toi vers celui qui est le désir du monde. Que sont devenus les orgueilleux et leurs palais ? Regarde dans leurs tombes et prends exemple sur cette leçon que nous donnons à tous ceux qui observent. Si les brises de la révélation te saisissaient, tu fuirais le monde pour te diriger vers le Royaume et tu dépenserais tout ce que tu possèdes pour te rapprocher de cette Vision sublime.

[94]
Nous chargeâmes un chrétien d'expédier cette épître. Il nous informa qu'il en avait transmis l'original et la traduction. Dieu, le Tout-Puissant, l'Omniscient, a connaissance de toutes choses.

[95]
L'une des parties de la Súratu'l-Haykal est l'épître adressée à Sa Majesté le Tsar de Russie - que Dieu, le Suprême, le Glorifié, lui accorde son aide !

[96]
Ô Tsar de Russie ! Écoute la voix de Dieu, le Roi, le Saint, et tourne-toi vers le paradis où demeure celui qui, dans le concours céleste, porte les titres les plus parfaits et qui, dans le royaume de la création, est appelé par le nom de Dieu, le Resplendissant, le Très-Glorieux. Prends garde que tes désirs ne t'empêchent de tourner ton visage vers ton Seigneur, le Compatissant, le Très-Miséricordieux. Nous avons entendu la supplique que tu as adressée en secret à ton Seigneur.
Aussi, les brises de ma tendre bonté ont soufflé, la mer de ma miséricorde s'est soulevée et nous t'avons répondu en toute sincérité. Ton Seigneur est, en vérité, l'Omniscient, le Très-Sage. Alors que je gisais, chargé de chaînes et de fers, dans la prison de Téhéran, un de tes ministres m'a offert son aide. C'est pourquoi Dieu t'a réservé un rang que nul autre que lui ne peut comprendre. Prends garde de ne pas aliéner cette sublime condition.

[97]
Ailleurs, nous avons dit: Celui qui est le Père est venu, et le Fils s'écrie dans la sainte vallée: "Me voici, me voici, ô Seigneur mon Dieu !", tandis que le Sinaï fait le tour de la demeure et que le Buisson ardent annonce à haute voix: "Le Très-Généreux est venu, chevauchant les nuages. Béni celui qui s'approche de lui et malheur à ceux qui restent éloignés !"

[98]
Lève-toi parmi les hommes au nom de cette cause irrésistible et appelle les nations à Dieu, le Puissant, le Grand. Ne sois pas de ceux qui invoquèrent Dieu par l'un de ses noms pour le renier, s'en détourner et le condamner avec une évidente injustice lorsque parut celui qui est l'objet de tous les noms. Réfléchis et rappelle-toi les jours où vint l'Esprit de Dieu, où Hérode rendit son verdict contre lui. Mais Dieu le secourut par les armées de l'invisible, le protégea en vérité et l'envoya dans un autre pays comme il l'avait promis. En vérité, il ordonne ce qui lui plaît. Certes, ton Seigneur protège qui il veut, tant au cœur de l'océan que dans la gueule du dragon ou sous l'épée de l'oppresseur.

[99]
Ailleurs, nous avons dit: Entends ma voix s'élever de la prison pour t'annoncer ce que ma beauté endura à cause des manifestations de ma gloire et pour te faire savoir combien grande fut ma patience malgré ma puissance et immense ma longanimité malgré mon pouvoir. Par ma vie ! Si tu savais ce que ma plume a révélé, si tu découvrais les trésors de ma cause et les perles des mystères cachés au fond des océans de mes noms ainsi que dans les coupes de mes paroles, tu sacrifierais ta vie sur le chemin de Dieu et languirais d'entrer dans son royaume sublime et glorieux. Bien que mon corps soit sous les épées de mes ennemis et mes membres frappés d'innombrables afflictions, sache que mon esprit est rempli d'une allégresse sans comparaison avec les joies de la terre.

[100]
De même, mentionnons quelques versets de l'épître à Sa Majesté la Reine - que Dieu l'assiste, exalté et glorifié soit-il ! - Nous souhaitons que les brises de la révélation soufflent sur toi et t'incitent, uniquement par amour pour Dieu, à te lever et à servir sa cause ; et que tu transmettes aux rois les épîtres qui pourraient ne pas leur avoir été remises. Cette mission est une grande mission et ce service, un grand service.
Dans ces contrées, nombreux sont les religieux distingués dont ces siyyids célèbres pour leur éminence et leur distinction. Converse avec eux et montre-leur ce qui a coulé de la Plume de gloire afin qu'ils bénéficient de l'aide divine pour améliorer la condition du monde et régénérer le caractère des peuples des différentes nations ; afin que, par les eaux vives des conseils de Dieu, ils éteignent la haine et l'animosité qui couvent cachées dans le cœur des hommes. Nous prions Dieu que tu sois aidée ; en vérité, cela ne lui serait pas difficile.

[101]
Ô Reine de Londres ! Ecoute l'appel de ton Seigneur, le Seigneur de l'humanité, qui, de l'Arbre divin, proclame: "En vérité, il n'est pas d'autre Dieu que Moi, le Tout-Puissant, le Très-Sage !" Renonce à tout ce qui est sur terre et couronne la tête de ton royaume de la mention de ton Seigneur, le Très-Glorieux. Certes, il est venu en ce monde dans sa gloire suprême et tout ce qui est mentionné dans l'Evangile a été accompli. Les pas du Seigneur, le Seigneur de tous les hommes, ont honoré la terre de Syrie, et sa présence a enivré le Nord et le Sud. Béni celui qui respire le parfum du Très-Miséricordieux en cette aube resplendissante et se tourne vers l'Orient de sa beauté. La mosquée El Aqsá frémit sous les brises de son Seigneur, le Très-Glorieux, et Bathá tremble à la voix de Dieu, l'Eminent, le Très-Haut. Chacune de leurs pierres loue le Seigneur par ce grand Nom.

[102]
Ailleurs, nous avons dit: Nous te mentionnons pour l'amour de Dieu et nous désirons que Dieu, le créateur du ciel et de la terre, se souvienne de toi et magnifie ton nom. En vérité, il est témoin de mes paroles. Nous avons appris que tu as interdit le commerce des esclaves, hommes et femmes. En vérité, c'est ce que Dieu recommande dans cette merveilleuse révélation. Pour cela, il t'a certainement réservé une récompense. Il rétribuera en toute équité celui qui fait le bien, homme ou femme ; agis donc selon les exhortations de celui qui est l'Omniscient, l'Informé. Quant à celui qui s'enorgueillit et se détourne du Dispensateur des signes après les avoir clairement reçus, Dieu réduira son œuvre à néant. Certes, il a pouvoir sur toutes choses. Les actes d'un homme ne sont acceptables que s'il a reconnu la Manifestation de Dieu. Quiconque se détourne de celui qui est la Vérité fait partie des créatures les plus voilées. Ainsi en a décrété le Fort, le Tout-Puissant.

[103]
Nous avons également appris que tu as confié les rênes du gouvernement aux représentants du peuple. Tu as certes bien agi ; ainsi, les bases de toutes tes affaires seront renforcées et le cœur de tous tes sujets, petits et grands, sera rassuré. Il convient néanmoins que ces représentants soient dignes de confiance et soient comptés parmi ses serviteurs, qu'ils se considèrent comme les délégués de tous les habitants de la terre. Tel est le conseil que donne, dans cette épître, celui qui est le Souverain, le Très-Sage. Et quand l'un de ces parlementaires entre dans l'assemblée, qu'il tourne son regard vers l'Horizon suprême et dise: "Ô mon Dieu ! Je te demande, par ton nom le plus glorieux, de m'aider à rendre prospères les affaires de tes serviteurs et florissantes tes cités. Tu as, en vérité, pouvoir sur toutes choses !" Béni celui qui, pour l'amour de Dieu, participe à cette assemblée et rend une justice parfaite entre les hommes. En réalité, il fait partie des bienheureux.

[104]
Ô membres du Parlement de ce pays et des assemblées des autres pays ! Délibérez entre vous et, si vous êtes vigilants, préoccupez-vous surtout de ce qui profite à l'humanité et améliore sa condition. Considérez le monde comme un corps humain créé complet et parfait que des causes diverses ont affligé de graves maladies et désordres. Il ne connait aucun jour de répit ! Au contraire, sa maladie s'aggrave sous le traitement de médecins ignorants qui donnent libre cours à leurs désirs personnels et se trompent cruellement. Même si un membre de ce corps était guéri grâce aux soins d'un médecin compétent, le reste n'en demeurait pas moins affecté comme auparavant. Ainsi vous informe l'Omniscient, le Très-Sage. Nous le voyons aujourd'hui à la merci de dirigeants si enivrés d'orgueil qu'ils ne peuvent discerner clairement où réside leur avantage, encore moins reconnaître une révélation si déroutante et pleine de défis.

[105]
Ailleurs, nous avons dit: Ce que Dieu a ordonné comme le souverain remède et l'instrument le plus puissant pour la guérison du monde est l'union de tous ses peuples en une cause universelle, une foi commune. Ceci ne peut être réalisé que par le pouvoir d'un médecin compétent, tout-puissant et inspiré. Par ma vie ! Telle est la vérité, et tout le reste n'est qu'erreur. Chaque fois que vint cet instrument tout puissant, que brilla la lumière de la Source antique, des médecins ignorants lui firent obstacle en s'interposant, tels des nuages, entre le monde et lui. Aussi le monde ne s'est-il pas rétabli et sa maladie a-t-elle persisté jusqu'à ce jour. En vérité, ces médecins ignorants ont été incapables de le protéger ou de prescrire un traitement, et leurs actes ont empêché celui qui est la manifestation du Pouvoir parmi les hommes d'atteindre son but.

[106]
Considère les jours où la Beauté antique est apparue dans le plus grand Nom pour revivifier le monde et unir ses peuples. Pourtant, ils brandirent contre lui leurs épées tranchantes et leurs actes suscitèrent les lamentations de l'Esprit fidèle. Ils finirent par l'emprisonner dans la plus désolée des cités et brisèrent l'étreinte des fidèles accrochés aux pans de son vêtement. Si quelqu'un leur disait: "Le réformateur du monde est venu ", ils répondaient: "Il est prouvé qu'il n'est qu'un séditieux ", alors qu'ils ne l'ont jamais fréquenté et ont admis qu'il n'a jamais cherché à se protéger un seul instant. Il fut continuellement à la merci des méchants. Ils le jetèrent d'abord en prison, puis le bannirent avant de l'exiler d'un pays à l'autre. Ainsi nous ont-ils condamné. Dieu, en vérité, sait ce que je dis.

[107]
Cette accusation de sédition fut jadis portée par les pharaons d'Égypte contre l'Interlocuteur de Dieu. Lis ce que le Très-Miséricordieux a révélé dans le Coran. Béni et glorifié soit-il, lui qui dit: Nous avons envoyé Moïse avec nos signes et un pouvoir incontestable à Pharaon, à Hámán et à Qárún. Ils dirent: "C'est un sorcier, imposteur." Pharaon dit: "Laissez-moi tuer Moïse ! Qu'il invoque donc son Seigneur ! Je crains qu'il n'altère votre religion et qu'il ne sème la corruption sur la terre." Moïse dit: "Je cherche la protection de mon Seigneur et votre Seigneur contre tout orgueilleux qui ne croit pas au Jour du Jugement".

[108]
De tout temps, les hommes ont jugé séditieux chaque réformateur universel et l'ont traité en termes que nous connaissons tous. Chaque fois que le Soleil de la révélation divine répandit son éclat depuis l'horizon de la volonté de Dieu, des hommes en grand nombre le renièrent, d'autres se détournèrent de lui, d'autres encore le calomnièrent. Ils ont ainsi privé les serviteurs de Dieu de la tendre providence du Roi de la création. De même, ceux qui, en ce jour, n'ont point rencontré cet opprimé et ne l'ont pas fréquenté, ne cessent de dire et de répéter ce que tu as entendu et que tu entends encore. Dis: "Ô peuple ! En ce jour, le Soleil de la parole darde ses rayons à l'horizon de la générosité, et l'éclat de la révélation de celui qui parla au Sinaï scintille face à toutes les religions. Purifiez et sanctifiez vos âmes, vos cœurs, vos oreilles et vos yeux par les eaux vives de la parole du Très-Miséricordieux, puis tournez-vous vers lui. Par la justice de Dieu ! Vous entendrez toutes choses proclamer: En vérité, Lui, le Véritable, est venu. Bénis ceux qui jugent avec équité, bénis ceux qui se tournent vers lui !"

[109]
Parmi les choses qu'ils attribuèrent à l'Arbre divin se trouvent de fausses accusations que dénoncent tout savant informé et tout cœur sage et éclairé. Tu as sans doute étudié les versets envoyés ici-bas à propos de l'Interlocuteur de Dieu. Béni et glorifié soit-il, lui qui révèle: Pharaon dit: "Ne t'avons-nous pas élevé chez nous, tout enfant ? N'as-tu pas passé avec nous plusieurs années de ta vie ? Puis tu as commis l'acte que tu as commis et tu es un ingrat." Moïse dit: "Je l'ai commis alors que j'étais au nombre des égarés. Je me suis enfui, parce que j'avais peur de vous. Mon Seigneur m'a accordé la sagesse et m'a placé au nombre des prophètes".
Béni et glorifié soit-il ! Lui qui dit par ailleurs: Moïse entra dans la ville à l'insu de ses habitants. Il y trouva deux hommes qui se battaient: un de ses partisans et un de ses adversaires. Celui qui était de son parti demanda son aide contre celui qui était au nombre de ses ennemis. Moïse lui donna un coup de poing et le tua. Il dit: "Voici une œuvre du Démon: c'est un ennemi qui égare les hommes".
Il dit: "Ô mon Seigneur ! Je me suis fait du tort à moi-même, pardonne-moi." Dieu lui pardonna, il est, en vérité, celui qui pardonne, il est le Miséricordieux. Moïse dit: "Mon Seigneur Grâce aux bienfaits dont tu m'as comblé, je ne serai jamais l'allié des criminels." Il se trouvait dans la ville, le lendemain matin, inquiet et regardant de tous côtés, lorsque celui qui, la veille, lui avait demandé secours l'appela à grands cris. Moïse lui dit: "Tu es manifestement égaré !"
Mais lorsqu'il voulut porter un coup à leur ennemi commun, celui-ci dit: "Ô Moïse ! Veux-tu me tuer comme l'homme que tu as tué hier ? Tu veux n'être qu'un tyran dans la terre, tu ne veux pas être au nombre des réformateurs." Maintenant, il te faut une intelligence et une vue saintes et pures pour t'attacher à la justice et à l'équité. D'autant que Moïse lui-même reconnut son injustice ainsi que son égarement et confessa que la peur s'était emparée de lui, l'incitant à la transgression et à la fuite. Il demanda à Dieu - que sa gloire soit exaltée - de lui pardonner, et il fut pardonné.

[110]
Ô Shaykh !Chaque fois que Dieu, le Véritable - exaltée soit sa gloire - s'est révélé en la personne de sa Manifestation, il est venu parmi les hommes avec l'étendard de: "Il fait ce qu'il veut et ordonne ce qui lui plaît." Nul n'a le droit d'en demander les raisons sauf à se détourner de Dieu, le Seigneur des seigneurs. Au Jour de chaque manifestation, cela se reproduit de manière évidente.
De même, ils ont répandu à propos de cet opprimé des calomnies dont les proches de Dieu et ceux qui lui sont dévoués ont dénoncé et dénoncent toujours la fausseté. Par la justice de Dieu ! Son manteau demeure immaculé en dépit des nombreux détracteurs qui tentent encore de le salir par leurs calomnies inconvenantes.
Dieu sait, eux ne savent pas. Par la puissance et le pouvoir de Dieu, il s'est levé devant les peuples de la terre, appelant les multitudes vers l'Horizon suprême. Ils l'ont rejeté et préférèrent s'attacher à des hommes à jamais cachés derrière des voiles et préoccupés de leur propre protection. Nombreux sont encore ceux qui cherchent à propager mensonges et calomnies, et qui n'ont d'autre but que d'instiller la méfiance dans le cœur et l'âme des hommes.
Dès que quelqu'un quitte la grande cité pour visiter ce pays, ils télégraphient aussitôt qu'il a volé de l'argent et fui vers Acre. Vers la fin de sa vie, un savant distingué et cultivé visita la Terre sainte, cherchant paix et retraite ; ce qu'ils écrivirent à son sujet fit gémir les proches de Dieu et ceux qui lui sont dévoués.

[111]
Feu son Excellence Mírzá Husayn Khán, Mushíru'd-Dawlih - que Dieu lui pardonne - a connu cet opprimé. Il a sans aucun doute fourni aux autorités un rapport circonstancié sur l'arrivée de cet opprimé à la sublime Porte, ainsi que sur ses paroles et ses actes. Le jour de notre arrivée, le représentant du gouvernement chargé de recevoir les visiteurs officiels nous accueillit et nous escorta vers le lieu désigné.
En vérité, le gouvernement fit preuve de la courtoisie et de la considération les plus grandes à l'égard de ces opprimés. Le lendemain, le Prince Shujá'u'd-Dawlih, accompagné de Mírzá Safá, tous deux représentant feu l'ambassadeur Mushíru'd-Dawlih, le Ministre accrédité à la cour impériale, vinrent nous rendre visite. Il en fut de même pour plusieurs ministres du gouvernement impérial, dont feu Kamál Páshá. Entièrement confiant en Dieu et sans jamais exprimer le moindre besoin ni la moindre difficulté, cet opprimé séjourna pendant quatre mois dans cette cité. Tous ont pu voir clairement ses actes ; nul ne saurait les nier, sauf ceux qui le haïssent et ne disent pas la vérité. Celui qui a reconnu Dieu ne reconnaît nul autre que Lui. Nous n'aimons pas faire mention de ces choses.

[112]
Chaque fois que de hauts dignitaires persans arrivaient dans cette cité, ils frappaient à toutes les portes et se donnaient le plus grand mal pour solliciter des allocations et des dons. Si cet opprimé n'a rien fait pour contribuer à la gloire de la Perse, au moins n'a-t-il rien fait pour la déshonorer. Feue Son Excellence - que Dieu exalte sa condition - n'a nullement agi par amitié pour cet opprimé, mais plutôt par sagacité et désir secret de servir son gouvernement. J'atteste que la malhonnêteté, qu'il méprisait souverainement, ne joua aucun rôle dans ses activités, tellement il était fidèle à son gouvernement.
C'est pourtant lui qui fut responsable de la réclusion de ces opprimés dans la plus grande Prison. Toutefois, il mérite nos éloges car il fit preuve de fidélité dans l'accomplissement de sa tâche. Cet opprimé s'est efforcé de servir et de promouvoir en tous temps les intérêts du gouvernement et du peuple, et non d'exalter sa propre condition. Aujourd'hui, des personnes ont constitué un groupe pour diffamer cet opprimé. Lui, néanmoins, supplie Dieu - béni et glorifié soit-il - de les aider à retourner à lui, à racheter leur manque de discernement, et à se repentir au seuil de sa générosité. En vérité, il est le Clément, le Miséricordieux.

[113]
Ô Shaykh ! En vérité, ma plume se lamente sur mon sort et mon épître pleure amèrement sur ce qui m'est advenu par la faute de celui que nous avons protégé pendant des années et qui, jour et nuit, a servi à mes côtés, jusqu'à ce qu'il soit induit en erreur par l'un de mes serviteurs appelé Siyyid Muhammad. En témoignent les pieux serviteurs qui m'ont accompagné en exil de Bagdad jusqu'à cette plus grande Prison. Là, tous deux m'infligèrent ce pour quoi se lamente le savant, gémit le connaisseur et pleure le juste.

[114]
Nous prions Dieu d'aider les égarés à être justes et équitables, et de les rendre conscients de leur négligence. En vérité, il est le Très-Généreux, le Munificent. Ô mon Seigneur ! Ne refuse pas à tes serviteurs la porte de ta grâce et ne les chasse point de la cour de ta présence. Aide-les à dissiper les brumes des vaines imaginations et à déchirer les voiles des chimères et des faux espoirs. Tu es, en vérité, Celui qui possède tout, le Très-Haut. Il n'est pas d'autre Dieu que Toi, le Tout-Puissant, le Miséricordieux !

[115]
Je le jure par le Soleil du divin témoignage qui est apparu à l'horizon de la certitude ! Nuit et jour, cet opprimé s'est attaché à édifier les âmes des hommes, jusqu'à ce que la lumière de la connaissance prévale sur les ténèbres de l'ignorance.

[116]
Ô Shaykh ! Comme je l'ai déclaré à maintes et maintes reprises, je réaffirme que, par la grâce et la volonté irrésistible de Dieu, nous avons accordé pendant près de quarante ans à Sa Majesté le Sháh - que Dieu daigne l'assister - une aide que tout représentant de la justice et de l'équité considérerait comme incontestable et totale.
Nul ne peut le nier, à moins d'être un transgresseur et un pécheur, à moins de nous haïr ou de douter de notre vérité. Comme c'est étrange ! Jusqu'à présent, les ministres de l'État et les représentants du peuple n'ont pas compris la valeur d'un service aussi évident et aussi indéniable ; s'ils en ont eu connaissance, ils ont choisi, pour des raisons personnelles, de sciemment l'ignorer.
Il y a quarante ans régnaient en permanence controverses et conflits qui tourmentaient les serviteurs de Dieu. Mais depuis, aidés par les armées de la sagesse, de la parole, de l'exhortation et de la compréhension, ils se sont accrochés fermement à la corde de la patience et au pan resplendissant de la fortitude. Ainsi, ce peuple maltraité endura avec ténacité tout ce qui lui advint et s'en remit entièrement à Dieu.
Et pourtant, dans le Mázindarán et à Rasht, un grand nombre d'entre eux furent affreusement tourmentés. Parmi ces derniers figurait Hájí Nasír qui était, sans conteste, une brillante lumière à l'horizon de la résignation. Après l'avoir martyrisé, on lui arracha les yeux, on lui coupa le nez, puis on lui infligea de telles indignités que des étrangers pleurèrent et se lamentèrent ; ces derniers collectèrent secrètement des fonds pour soutenir sa femme et ses enfants.

[117]
Ô Shaykh ! Ma plume est atterrée par le récit de ce qui s'est passé. Au pays de Sád, le feu de la tyrannie brûla d'une flamme si ardente que tous les justes gémirent. Par ta vie ! Les cités du savoir et de l'entendement versèrent de telles larmes que les âmes pieuses et craignant Dieu en furent consternées. Hasan et Husayn, ces deux brillantes lumières, offrirent spontanément leur vie dans cette ville. Ni la fortune, ni la richesse, ni la gloire ne purent les en dissuader ! Dieu sait ce qui leur advint et, pourtant, la plupart l'ignorent !

[118]
Avant eux, un nommé Kázim et ses compagnons et, après eux, le très honoré Ashraf, burent tous à la coupe du martyre avec une ferveur et un désir extrêmes ; ils se hâtèrent vers le Compagnon suprême. De même, au temps de Sardár 'Azíz Khán, le pieux Mírzá Mustafá et ses compagnons de martyre furent arrêtés et envoyés vers l'Ami suprême, vers le très-glorieux Horizon. Bref, dans chaque cité, les preuves d'une tyrannie sans égale étaient indubitablement claires et manifestes ; pourtant, nul ne se leva pour se défendre ! Rappelle-toi du glorieux Badí, qui porta l'épître à Sa Majesté le Sháh, et réfléchis à la manière dont il sacrifia sa vie. Ce chevalier qui éperonna son destrier dans l'arène de la renonciation, jeta à terre la précieuse couronne de la vie pour l'amour de l'incomparable Ami.

[119]
Ô Shaykh ! Si l'on nie de telles choses, que jugera-t-on digne de foi ? Fais éclater la vérité pour l'amour de Dieu, et ne sois pas de ceux qui se taisent. On arrêta l'honorable Najaf-'Alí qui, avec ravissement et désir ardent, se hâta vers le champ du martyre en prononçant ces paroles: "Nous avons reçu tout à la fois Bahá et le khún-bahá !" Sur ces mots, il rendit l'âme. Médite sur la splendeur et la gloire répandues par la lumière du détachement qui brille du cœur exalté de Mullá 'Alí-Ján. Il était si enthousiasmé par les brises de la Parole sublime et par le pouvoir de la Plume de gloire qu'à ses yeux, le champ du martyre égalait, que dis-je, surpassait les endroits enchanteurs de la terre. Réfléchis à la conduite de 'Abá-Basír et de Siyyid Ashraf-i-Zanjání. On fit venir la mère d'Ashraf pour qu'elle le dissuade dans sa détermination, mais elle l'encouragea à persévérer et à subir le plus glorieux des martyres.

[120]
Ô Shaykh ! Ce peuple a franchi le détroit des noms et dressé ses tentes sur les rives de la mer du renoncement. Il sacrifierait volontiers des myriades de vies, plutôt que de prononcer le mot attendu par ses ennemis. Il s'est attaché à ce qui plaît à Dieu, entièrement détaché et libéré des choses terrestres. Ces croyants ont préféré avoir la tête tranchée plutôt que proférer une seule parole inconvenante. Médite cela en ton cœur. N'ont-ils pas étanché leur soif à l'océan du détachement ? La vie en ce monde ne les pas empêchés de subir le martyre sur le chemin de Dieu.

[121]
Dans le Mázindarán, on a exterminé un grand nombre de serviteurs de Dieu. Sous la pression des calomniateurs, le gouverneur s'appropria une grande part de leurs biens. Il les accusa notamment d'avoir amassé des armes, alors que l'enquête démontra qu'ils n'avaient rien d'autre qu'un fusil non chargé ! Juste ciel ! Ce peuple n'a que faire d'armes de destruction, puisqu'il s'est mobilisé pour reconstruire le monde. Ses armées sont les nobles actions, ses armes, les bonnes mœurs et son étendard, la crainte de Dieu. Heureux celui qui juge avec équité. Par Dieu ! La patience, le calme, la résignation et le contentement de ces hommes étaient si grands qu'ils devinrent les manifestations de la justice. Telle fut leur résistance qu'ils acceptèrent d'être tués plutôt que de tuer.
Pourtant, ces opprimés de la terre ont enduré des tribulations telles que l'histoire du monde n'en a jamais connues et l'œil des nations jamais vues. Comment ont-ils pu se résigner à ces cruelles épreuves et refuser de tendre la main pour s'en préserver ? Quelle est la cause de tant d'abnégation et de sérénité ? La vraie raison doit se chercher aussi bien dans l'interdit imposé jour et nuit par la Plume de gloire que dans notre possession des rênes du pouvoir octroyées par la force et la puissance du Seigneur de toute l'humanité.

[122]
Souviens-toi du père de Badí'. On arrêta ce malheureux et on lui ordonna de maudire et d'insulter sa foi. Par la grâce de Dieu et la miséricorde de son Seigneur, il choisit et subit le martyre. Si tu voulais compter le nombre des martyrs sur le chemin de Dieu, tu ne le pourrais point. Considère l'honorable Siyyid Ismá'íl - que la paix de Dieu et sa tendre bonté soient sur lu - ; Il avait coutume de balayer avant le lever du jour le seuil de ma demeure avec son propre turban. Finalement, alors qu'il se tenait sur la rive du fleuve, les yeux fixés sur cette maison, il sacrifia sa vie de sa propre main.

[123]
Médite sur l'influence irrésistible de la parole de Dieu. On ordonna à chacune de ces âmes de blasphémer et d'insulter sa foi ; pourtant aucune d'elles ne préféra sa volonté à la volonté de Dieu.

[124]
Ô Shaykh ! Dans le passé, celui qui avait été choisi pour être tué n'était qu'une seule personne, alors qu'aujourd'hui cet opprimé a suscité pour toi ce qui émerveille toute personne sensée. Juge avec impartialité, je t'en adjure, et lève-toi pour servir ton Seigneur ! En vérité, il te réservera une récompense que ne sauraient égaler ni les trésors de la terre, ni toutes les possessions des rois et des dirigeants. Pour toutes tes affaires, place ta confiance en Dieu et remets-les à sa garde !
Il t'accordera une récompense que le Livre veut grande. Au cours des jours éphémères de ta vie, accomplis des actions qui répandront le parfum du bon plaisir de Dieu et seront parées de l'ornement de son acceptation. Les actes de Balál, l'Ethiopien, furent tellement acceptables aux yeux de Dieu que le " sín " de sa langue bégayante surpassa le " shín " prononcé par le monde entier. Voici le jour où tous les peuples doivent répandre la lumière de l'unité et de la concorde. Bref, l'orgueil et la vanité de certaines gens ont fait beaucoup de tort à la vraie compréhension et dévasté la demeure de la justice et de l'équité.

[125]
Ô Shaykh ! Ce qu'a subi cet opprimé est sans pareil, sans égal. Nous avons tout supporté avec la meilleure volonté et la plus grande résignation, afin d'édifier les âmes des hommes et d'exalter la parole de Dieu. Enfermé dans la prison de la terre de Mím, nous fûmes un jour livré aux mains des dignitaires religieux. Tu peux imaginer ce qui nous advint. Si jamais tu devais visiter le cachot souterrain de Sa Majesté le Sháh, demande au directeur, chef des geôliers, de te montrer les deux chaînes connues sous les noms de Qará-Guhar et Salásil. Je jure par le Soleil de la justice que, quatre mois durant, cet opprimé fut tourmenté et entravé par l'une ou l'autre." Mon tourment dépasse tous les maux dont se plaignit Jacob et toutes les afflictions de Job ne sont qu'une part de mes peines !"

[126]
De même, médite sur le martyre de Hájí Muhammad-Ridá dans la cité de l'amour. Les tyrans de la terre ont soumis ce malheureux à de telles épreuves qu'elles suscitèrent les pleurs et les lamentations de nombreux étrangers. Ainsi que rapporté et certifié, son corps béni présentait non moins de trente-deux blessures. Et pourtant, pas un seul des fidèles ne transgressa mon commandement ou ne leva la main en signe de résistance. Quoi qu'il advînt, ils mirent l'ordonnance du Livre au-dessus de leurs inclinations, bien qu'ils aient résidé - et résident encore - en très grand nombre dans cette ville.

[127]
Nous supplions Sa Majesté le Sháh - que l'assiste Dieu, béni et glorifié soit-il - de réfléchir à tout cela et de juger avec équité et justice. Dans la plupart des villes de Perse, de nombreux fidèles ont accepté, ces dernières années, d'être tués plutôt que de tuer. Pourtant, la haine qui couvait en certains cœurs a éclaté plus violente que jamais. Que des victimes d'oppression intercèdent en faveur de leurs ennemis est, aux yeux des dirigeants, un acte princier. D'aucuns ont certainement appris que ces opprimés avaient intercédé auprès du gouverneur de cette ville en faveur des assassins et avaient sollicité l'atténuation de leur sentence. Prenez donc exemple, vous qui êtes perspicaces !

[128]
Ô Shaykh ! Ces versets limpides furent révélés par la Plume d'Abhá dans l'un de ses écrits: Ô serviteur, écoute la voix de cet opprimé ! Il a enduré des vexations et des épreuves cruelles sur le chemin de Dieu, le Seigneur de tous les noms, et fut finalement jeté en prison dans le pays de Tá. Il appela les hommes au paradis sublime et, pourtant, ils se saisirent de lui et le traînèrent à travers villes et campagnes. Pour mes bien-aimés, combien de nuits sans sommeil à cause de leur amour à mon égard !
Pour moi, combien de jours face aux attaques des populations ! Par la justice de Dieu ! Que je sois au sommet de montagnes, que je sois dans les profondeurs de la prison de Tá, sous les chaînes et les carcans, je lui suis reconnaissant, chantant en toutes circonstances ses louanges, occupé à le célébrer, tourné vers lui, satisfait de son bon plaisir, humble et soumis devant lui.
Ainsi s'écoulèrent mes jours jusqu'à ce qu'ils finissent dans cette prison qui fait trembler la terre et soupirer les cieux. Heureux qui a rejeté ses vaines imaginations lorsque celui qui était caché vint avec les étendards de ses signes ! En vérité, nous avons annoncé aux hommes cette très grande révélation et, cependant, ils sont dans un état d'étrange stupeur.

[129]
Sur ce, une voix s'éleva du Hijáz, appelant en ces termes: Grande est ta bénédiction, ô Acre, car Dieu a fait de toi la source de sa voix la plus douce et l'aurore de ses signes les plus puissants ! Heureuse es-tu, car le trône de justice s'est établi en tes murs et le Soleil de la tendre bonté et de la générosité de Dieu s'est levé à ton horizon ! Bienheureuse toute personne qui a jugé avec équité celui qui est le plus grand Souvenir, malheur à qui s'est égaré dans le doute !

[130]
Suite à la mort de quelques martyrs, l'épître de la Preuve descendit du ciel de la révélation, envoyée par celui qui est le Seigneur des religions:

[131]
Il est le Tout-Puissant, l'Omniscient, le Très-Sage ! Les vents de la haine ont encerclé l'arche de Bathá à cause des actes des oppresseurs. Ô toi qui es réputé pour ton savoir ! Tu as rendu un jugement contre ceux sur qui ont pleuré les livres du monde, en faveur de qui ont témoigné les écritures de toutes les religions.
En vérité, toi, l'égaré, tu es enveloppé d'un voile épais. Par Dieu ! Tu as prononcé une sentence contre ceux qui ont illuminé l'horizon de la foi. En témoignent ceux qui sont les Sources de la révélation et les Manifestations de la cause de ton Seigneur, le Très-Miséricordieux, et qui ont sacrifié leur vie et tous leurs biens dans son droit chemin. Partout, la foi de Dieu a pleuré à cause de ta tyrannie, et toi, tu te divertis et tu es de ceux qui exultent. Il n'y a pas de haine dans mon cœur, ni pour toi, ni pour personne.
Tout homme intelligent te voit, toi et tes semblables, sombrer dans une grande déraison. Si tu réalisais ce que tu as fait, tu te jetterais dans le feu, ou tu abandonnerais ta demeure pour t'enfuir dans les montagnes, ou encore tu gémirais jusqu'à ton retour vers le lieu que t'a assigné le Seigneur de force et de puissance.
Ô toi qui n'es rien ! Déchire les voiles des vaines chimères et des futiles imaginations, afin de contempler le Soleil de la connaissance qui brille de cet horizon resplendissant. Tu as mis en pièces des rejetons du Prophète lui-même et tu t'es imaginé que tu avais aidé la foi de Dieu. Telle fut l'incitation de ton âme, tu es vraiment parmi les insouciants. Ton acte a consumé les cœurs de l'assemblée céleste et de ceux qui gravitent autour de la cause de Dieu, le Seigneur des mondes. L'âme de la chaste Fátimih se lamente de ta cruauté et les habitants du paradis pleurent amèrement en ce lieu béni.

[132]
Par Dieu, je t'adjure d'être équitable. Quelle preuve produisirent les docteurs juifs pour condamner l'Esprit de Dieu lorsqu'il vint à eux au nom de la vérité ? Quelle preuve produisirent les pharisiens et les prêtres idolâtres pour renier Muhammad, l'Apôtre de Dieu, lorsqu'il vint à eux avec un Livre qui séparait la vérité de l'erreur avec une pertinence qui éclaira les ténèbres de la terre et captiva les cœurs de ceux qui le connaissaient ? En fait, tu reproduis en ce jour les mêmes preuves que celles qui sont avancées par ces théologiens insensés.
En témoigne le Souverain du royaume de grâce en cette grande Prison. En vérité, tu as marché sur leurs traces - que dis-je ! - Tu les as surpassés en cruauté, pensant que tu aidais la foi et défendais la loi de Dieu, l'Omniscient, le Très-Sage. Par celui qui est le Vrai ! Ton iniquité fait gémir Gabriel et pleurer la loi de Dieu, par laquelle les brises de la justice soufflent sur tous ceux qui sont au ciel et sur terre. Te figurais-tu naïvement tirer profit du jugement que tu as prononcé ? Non, par le Roi de tous les noms ! Témoigne de ta perte celui qui a connaissance de toutes les choses mentionnées dans le Livre préservé.

[133]
Ô toi qui t'es égaré ! Tu ne m'as jamais vu, jamais fréquenté, tu n'as jamais été mon compagnon, ne fût-ce qu'un instant. Comment se fait-il que tu aies ordonné de me maudire ? As-tu suivi en cela tes propres désirs ou as-tu obéi à ton Seigneur ? Produis donc un signe, si tu es de ceux qui sont sincères. Nous attestons que tu as tourné le dos à la loi de Dieu et que tu as donné libre cours aux incitations de tes passions. En vérité, Dieu est l'Incomparable, l'Informé, et rien n'échappe à sa connaissance.
Ô insouciant ! Écoute ce que le Miséricordieux a révélé dans le Coran: "Ne dites pas à celui qui vous offre la paix: Tu n'es pas croyant." Ainsi en a décrété celui qui tient dans sa main les royaumes de la révélation et de la création, si tu es de ceux qui écoutent. Tu as rejeté le commandement de Dieu pour suivre les incitations de ton propre désir. Malheur à toi, ô toi qui doutes ! Si tu me renies, par quelle preuve peux-tu soutenir la vérité que tu revendiques ? Produis-la donc, ô toi qui donnes des partenaires à Dieu et te détournes de sa souveraineté qui embrasse les mondes !

[134]
Sache qu'il est réellement savant, celui qui reconnaît ma révélation, boit à l'océan de ma connaissance, s'élève dans l'atmosphère de mon amour, rejette tout ce qui n'est pas moi et saisit fermement ce qui est envoyé du royaume de ma parole prodigieuse. Il est vraiment comme un œil pour l'humanité, comme l'esprit de vie pour le corps de toute la création. Glorifié soit l'infiniment Miséricordieux qui l'a éclairé et l'a incité à servir sa cause grande et puissante.
L'assemblée céleste et ceux qui demeurent dans le tabernacle de grandeur le bénissent, eux qui, en mon nom, l'Omnipotent, le Tout-Puissant, vident les coupes de mon vin cacheté. Si tu es de ceux qui occupent un rang aussi sublime, produis donc un signe émanant de Dieu, le créateur des cieux. Et si tu reconnais ton impuissance, maîtrise tes passions et retourne vers ton Seigneur ; peut-être te pardonnera-t-il tes péchés par lesquels les feuilles de l'Arbre divin se sont consumées, le Rocher s'est lamenté et les yeux des hommes intelligents ont pleuré.
À cause de toi, le voile de la divinité s'est déchiré, l'arche s'est écroulée, la chamelle eut les jarrets coupés et l'Esprit gémit dans sa sublime retraite. Contestes-tu celui qui est venu vers toi avec les preuves et les témoignages divins que toi et ceux qui vivent sur terre possédez ? Ouvre les yeux afin de contempler cet opprimé qui brille au-dessus de l'horizon de la volonté de Dieu, le Souverain, le Vrai, le Resplendissant.
Puis ouvre l'oreille de ton cœur et écoute le discours de l'Arbre divin qu'a fait croître Dieu, le Tout-Puissant, le Bienfaisant. Malgré ce qui lui est advenu à cause de tes transgressions et de celles de tes semblables, cet Arbre claironne et appelle tous les hommes au Sadratu'l-Muntahá et à l'Horizon suprême. Heureuse l'âme qui contemple le Signe le plus puissant et l'oreille qui écoute sa voix la plus douce. Malheur à celui qui s'en détourne et s'égare.

[135]
Ô toi qui t'es éloigné de Dieu ! Si tu daignais regarder l'Arbre divin avec l'œil de l'équité, tu reconnaîtrais les stigmates de ton épée sur ses rameaux, ses branches et ses feuilles. Et pourtant, Dieu t'a créé pour le reconnaître et le servir. Réfléchis afin d'admettre ton iniquité et d'être compté parmi les repentis. Penses-tu que nous craignions ta cruauté ? Sache avec certitude que, depuis le premier jour où la voix de la Plume suprême s'est élevée entre la terre et le ciel, nous avons offert notre âme, notre corps, nos fils et nos possessions sur le chemin de Dieu, le Suprême, le Grand.
Nous nous en glorifions parmi toutes choses créées et parmi l'assemblée céleste. En témoigne ce qui nous advint sur cet étroit sentier. Par Dieu ! Nos cœurs furent consumés, nos corps crucifiés et notre sang versé, pendant que nos yeux fixaient l'horizon de la tendre bonté de leur Seigneur, celui qui témoigne et voit tout. Plus cruels étaient leurs maux, plus grand était l'amour du peuple de Bahá. De leur sincérité porte témoignage ce que l'infiniment Miséricordieux a révélé dans le Coran.
Il dit: "Souhaitez donc la mort si vous êtes sincères." Qui préférer ? Celui qui s'abrite derrière des voiles ou celui qui s'offre dans le chemin de Dieu ? Juge avec équité, ne sois pas de ceux qui errent, égarés, dans le désert du mensonge. Les eaux vives de l'amour du Très-Miséricordieux les enivrèrent au point que ni les armes du monde ni les épées des nations ne les dissuadèrent de tourner leur visage vers l'océan de la munificence de leur Seigneur, le Dispensateur, le Généreux.

[136]
Par Dieu ! Les difficultés n'ont pu me faire perdre courage et le reniement des religieux n'a pu m'affaiblir. J'ai parlé et parle toujours devant tous: "La porte de la grâce est ouverte et celui qui est l'Aurore de justice est apparu avec des signes clairs et des preuves évidentes envoyés par Dieu, le Seigneur de force et de puissance." Présente-toi devant moi afin d'entendre les mystères qu'entendit le fils de 'Imrán sur le Sinaï de la sagesse. Ainsi te commande, de sa grande Prison, l'Orient de la révélation de ton Seigneur, le Dieu de miséricorde.

[137]
Après quoi, les cris et les lamentations de la vraie foi s'élevèrent de nouveau en ces termes: En vérité, le Sinaï s'écrie: Ô peuple du Bayán ! Craignez le Miséricordieux ! Je suis parvenu auprès de celui qui m'a interpellé. L'extase de ma joie a saisi les pierres et la poussière de la terre. Et le Buisson ardent de s'exclamer: Ô peuple du Bayán ! Jugez avec impartialité ce qui a été vraiment proclamé. En vérité, il est à présent manifesté le Feu que Dieu révéla à celui qui conversait avec lui. De ceci porte témoignage tout homme intelligent et clairvoyant.

[138]
Nous avons mentionné quelques martyrs de cette révélation et, de même, nous avons cité quelques versets descendus à leur sujet du royaume de notre parole. Nous voudrions espérer que, libéré de tout attachement au monde, tu réfléchisses à ce que nous avons mentionné.

[139]
Il t'incombe à présent de considérer le cas de Mírzá Hádí Dawlat-Ábádí et de Sád-i-Isfahání, qui résident au pays de Tá. Apprenant qu'on l'avait traité de bábí, le premier en fut si perturbé qu'il perdit toute assurance et dignité. Il monta en chaire et proféra des paroles indignes. De tout temps, la fange du monde, par son seul amour du pouvoir, a perpétré des actes qui ont égaré les hommes. Mais ne t'imagine pas que tous les fidèles ressemblent à ces deux-là.
Nous t'avons décrit la constance, la fermeté, l'opiniâtreté, la certitude, le sang-froid et la dignité des martyrs de cette révélation afin que tu sois bien informé. En citant les passages des épîtres aux rois et à d'autres personnes, je voulais que tu aies cette certitude: cet opprimé n'a pas dissimulé la cause de Dieu ; ce qu'il avait été chargé d'exposer, il l'a proclamé et transmis à la face du monde dans le plus éloquent des langages.
Toutefois, des êtres timorés, tels que Hádí et consorts, ont falsifié la cause de Dieu ; préoccupés de cette vie éphémère, ils ont dit et fait ce qui fit pleurer l'0eil de la justice et gémir la Plume de gloire ; tout cela en dépit de leur ignorance des principes de cette cause, alors que cet opprimé l'a révélée pour l'amour de Dieu.

[140]
Ô Hádí ! Tu as rendu visite à mon frère. À présent, tourne-toi vers la cour de cet opprimé, afin que les brises de la révélation et les souffles de l'inspiration t'assistent et te permettent d'atteindre ton but. Quiconque, en ce jour, contemple mes signes, distinguera la vérité de l'erreur comme le soleil de l'ombre, et en connaîtra le but. Dieu m'est témoin ! Il sait que tout fut mentionné uniquement par amour pour lui, afin que tu guides les hommes et délivres les peuples du monde des vaines chimères et des futiles imaginations. Dieu de miséricorde ! Jusqu'à maintenant, les dissidents qui m'ont renié n'ont pu reconnaître l'Auteur du message envoyé au Héraut, le Point premier ! La connaissance en appartient à Dieu, le Seigneur des mondes.

[141]
Ô Shaykh, fais des efforts et lève-toi pour servir cette cause. En ce jour, le vin cacheté est descellé aux yeux des hommes. Saisis-le au nom de ton Seigneur, et bois-en à satiété en souvenir du Puissant, de l'Incomparable. Jour et nuit, cet opprimé s'est attaché à unir les cœurs des hommes et édifier leurs âmes. Les événements qui se déroulèrent en Perse dans les premiers temps ont vraiment attristé les êtres nobles et sincères.
Chaque année connaissait un nouveau massacre, un pillage ou un bain de sang. Un jour, à Zanján, les événements suscitèrent la plus grande consternation, une autre fois, ce fut à Nayríz, puis encore à Tabarsí ; finalement, il y eut l'épisode de la terre de Tá. Depuis lors, cet opprimé, aidé du seul vrai Dieu - exaltée soit sa gloire - fait connaître à ce peuple maltraité ce qui lui convient. Tous se sont détachés de leurs possessions et de celles des autres ; ils ont fixé leur regard sur ce qui est à Dieu et s'y sont attachés.

[142]
À présent, il incombe à Sa Majesté le Sháh - que Dieu, l'Exalté, le protège - de se comporter envers ce peuple avec bonté et miséricorde. Devant la divine Kaaba, cet opprimé jure que ce peuple, outre la vérité et la loyauté, ne manifeste rien qui contredise, de quelque manière, les vues édifiantes de Sa Majesté. Chaque nation doit respecter le rang de son souverain ; elle doit lui être soumise, exécuter ses ordres et soutenir fermement son autorité.
Les souverains de la terre ont toujours été les manifestations du pouvoir, de la grandeur et de la majesté de Dieu. Cet opprimé ne s'est jamais comporté avec hypocrisie envers quelqu'un. Tout le monde le sait et en témoigne. Le respect du rang des souverains est un commandement divin, comme l'attestent clairement les paroles des prophètes de Dieu et de ses élus. Comme l'on demandait à l'Esprit - que la paix soit sur lui - : Ô Esprit de Dieu ! Est-il licite de rendre hommage à César ? Il répondit Oui, rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. Et il ne l'interdit point. Selon le jugement d'hommes clairvoyants, ces deux paroles n'en font qu'une, car il aurait interdit ce qui appartenait à César si cela ne venait pas de Dieu.
Et de même, dans le verset sacré: Obéissez à Dieu ! Obéissez au Prophète et à ceux d'entre vous qui détiennent l'autorité. Par " ceux qui détiennent l'autorité ", nous entendons en premier lieu et plus spécialement les Imáms - que les bénédictions divines reposent sur eux ! En vérité, ils sont les manifestations du pouvoir de Dieu, les sources de son autorité, les dépositaires de son savoir et les aurores de ses commandements. En second lieu, ces paroles se réfèrent aux rois et aux dirigeants, tout au moins ceux qui illuminent et font briller les horizons du monde par la lumière de leur justice. Nous voudrions espérer que Sa Majesté le Sháh brille de cette lumière de justice qui enveloppe de son éclat toutes les familles de la terre. Il incombe à chacun de supplier de sa part le seul vrai Dieu afin qu'il lui accorde ce qui sied en ce jour.

[143]
Ô Dieu, mon Dieu, mon maître, mon soutien, mon désir et mon bien-aimé ! Par les mystères cachés en ta connaissance, par les signes répandant le parfum de ta tendre bonté, par les flots de l'océan de ta munificence, par le ciel de ta grâce et de ta générosité, par le sang versé en ton sentier et par les cœurs consumés dans leur amour pour toi, je te demande d'aider Sa Majesté le Sháh de ton pouvoir et de ta souveraineté, afin qu'il manifeste ce qui demeurera éternellement inscrit dans tes livres, tes écritures et tes épîtres. Ô mon Seigneur ! Tiens sa main dans la main de ta toute-puissance, éclaire-le de la lumière de ta connaissance et revêt-le de la parure de tes vertus. Tu as le pouvoir de faire ce qui te plaît et en tes mains sont les rênes de toutes choses créées. Il n'est pas d'autre Dieu que Toi, le Magnanime, le Très-Généreux.

[144]
Dans l'épître aux Romains, Saint Paul a écrit: Que tout homme soit soumis aux autorités qui exercent le pouvoir, car il n'y a d'autorité que par Dieu et celles qui existent sont établies par lui. Ainsi, celui qui s'oppose à l'autorité se rebelle contre l'ordre voulu par Dieu. Et plus loin, Saint Paul a écrit: En punissant, elle est au service de Dieu pour manifester sa colère envers le malfaiteur. Il dit que l'apparence des rois, leur majesté et leur pouvoir viennent de Dieu.

[145]
En outre, les traditions anciennes rapportent des références que les théologiens ont vues et entendues. Ô Shaykh, nous supplions Dieu, le Seigneur des mondes - béni et glorifié soit-il - de t'aider à saisir fermement ce qui est descendu du ciel de sa générosité Les théologiens doivent s'associer à Sa Majesté le Sháh et s'attacher à ce qui garantira la protection, la sécurité, le bien-être et la prospérité des hommes. Un roi juste, plus que quiconque, est proche de Dieu. En témoigne celui qui parle dans sa plus grande Prison. Par Dieu ! Il n'est pas d'autre Dieu que Lui, l'Unique, l'Incomparable, le Tout-Puissant, l'Omniscient, le Très-Sage.

[146]
Pour l'amour de Dieu, médite, ne fût-ce qu'une heure, sur les événements d'hier et d'aujourd'hui. Tu te détournerais alors de ce qui est à toi pour t'attacher à ce qui est à Dieu, et tu contribuerais à exalter sa parole. Depuis la création du monde jusqu'à ce jour, les tribus de la terre n'ont-elles jamais accepté une lumière ou une révélation née de l'aurore de la volonté divine et reconnu sa cause ? Où peut-on la trouver, et quel est son nom ? Le Sceau des Prophètes - que lui soit sacrifié tout ce qui n'est pas lui -, avant lui l'Esprit de Dieu et en remontant dans le temps jusqu'à la première Manifestation, tous ont cruellement souffert lors de leur apparition.
Certains furent tenus pour possédés, d'autres déclarés imposteurs et traités d'une manière que la plume répugne à décrire. Par Dieu ! Toute la création soupire devant ce qui leur advint et pourtant la plupart des gens sont plongés dans une ignorance évidente ! Nous prions Dieu de les aider à retourner à lui et à se repentir au seuil de sa miséricorde. Il a pouvoir sur toutes choses.

[147]
En ce moment, la voix perçante de la Plume suprême s'élève et s'adresse à moi en ces termes: "Exhorte le Shaykh comme tu as exhorté l'une de tes branches afin que les brises de ta parole l'attirent et le rapprochent de Dieu, le Seigneur des mondes".

[148]
Sois généreux dans la prospérité et reconnaissant dans l'adversité. Sois digne de la confiance de ton voisin et regarde-le avec un visage radieux et amical. Sois un trésor pour le pauvre, un avertissement pour le riche, un écho au cri du nécessiteux, et préserve la sainteté de ton engagement. Sois impartial dans tes jugements et réservé dans tes paroles. Ne sois injuste envers personne et sois humble devant tous les hommes. Sois une lampe pour ceux qui marchent dans les ténèbres, une joie pour ceux qui souffrent, une mer pour les assoiffés, un havre pour ceux qui sont dans la détresse, un soutien et un défenseur pour la victime de l'oppression. Que l'intégrité et la droiture caractérisent tous tes actes. Sois un foyer pour l'étranger, un baume pour celui qui souffre, une tour de puissance pour le fugitif.
Sois les yeux de l'aveugle, un phare pour guider les égarés. Sois un ornement pour le visage de la vérité, une couronne au front de la fidélité, un pilier au temple de la rectitude, un souffle de vie au corps de l'humanité, un emblème pour les armées de la justice, un luminaire à l'horizon de la vertu, une goutte de rosée sur le sol du cœur humain, une arche sur l'océan de la connaissance, un soleil au ciel de la générosité, une pierre sur le diadème de la sagesse, une brillante lumière au firmament de ta génération, un fruit sur l'arbre de l'humilité. Nous prions Dieu de te protéger du feu de la jalousie et de la froidure de la haine.
En vérité, il est proche, prêt à répondre. Ainsi ma langue s'adressa-t-elle à l'une de mes branches ; nous l'avons mentionné à nos bien-aimés qui ont rejeté leurs vaines imaginations et se sont accrochés à ce qui leur fut prescrit le jour où s'est levé le Soleil de la certitude à l'horizon de la volonté de Dieu, le Seigneur des mondes. C'est en ce jour que l'oiseau de la parole a chanté sa mélodie sur les branches, au nom de son Seigneur, le Dieu de miséricorde. Heureux qui, sur les ailes du désir, s'élève vers Dieu, le Seigneur du jour du Jugement !

[149]
Le seul vrai Dieu sait sans conteste que cet opprimé fut en tous temps confronté à d'extrêmes périls, ainsi que le confirme la compagnie de ses fidèles. Sans les tribulations qui m'ont frappé sur le chemin de Dieu, la vie n'aurait eu pour moi nulle douceur et mon existence ne m'aurait été d'aucun profit. Pour ceux qui sont doués de discernement et dont le regard est fixé sur la Vision sublime, ce n'est point un secret que j'ai vécu la plus grande partie de ma vie comme un esclave, assis sous une épée suspendue à un fil, ignorant si elle tomberait tôt ou tard. En dépit de tout cela, nous rendons grâce à Dieu, le Seigneur des mondes.
Ma langue intérieure récite cette prière jour et nuit: Gloire à toi, ô mon Dieu ! Sans les tribulations endurées dans ton chemin, comment pourrait-on reconnaître tes vrais amants. Et sans les épreuves subies par amour pour toi, comment le rang de ceux qui te désirent pourrait-il être révélé ? Ta puissance m'en est témoin ! Ceux qui t'adorent ont pour compagnon les pleurs qu'ils versent, ceux qui te cherchent ont pour consolateurs les gémissements qu'ils poussent et ceux qui courent à ta rencontre ont pour nourriture les fragments de leur cœur brisé. Combien douce est à mon palais l'amertume de la mort rencontrée sur ton sentier et combien précieux sont à mes yeux les traits que tes ennemis envoient lorsqu'ils sont reçus pour que ta parole soit exaltée !
Ô mon Dieu et mon Maître ! Laisse-moi savourer chaque gorgée de ce que tu désires pour moi dans ta cause, et envoie-moi tout ce que tu as décrété dans ton amour. Par ta gloire ! Je ne souhaite que ce que tu souhaites, et ne chéris que ce que tu chéris. De tout temps, j'ai placé en toi toute ma foi et ma confiance. Tu es, en vérité, Celui qui possède tout, le Très-Haut.
Ô mon Dieu, je te supplie d'élever au rang de défenseurs de cette révélation ceux qui sont dignes de ton nom et de ta souveraineté, afin qu'ils évoquent mon souvenir parmi tes créatures et hissent les étendards de ta victoire sur ton royaume. Pare-les également de tes vertus et de tes commandements. Tu fais ce qui te plaît. Il n'est pas d'autre Dieu que toi, le Secours, l'Absolu.

[150]
Puis la voix de la vraie foi s'élève et appelle encore et encore en ces termes: "Ô assemblée de la terre ! Par Dieu ! Je suis la vraie foi de Dieu parmi vous. Gardez-vous de me renier. Dieu m'a manifestée par une lumière qui a embrassé tous ceux qui sont sur la terre et dans les cieux. Ô peuple ! Juge équitablement ma manifestation, la révélation de ma gloire et l'éclat de ma lumière, et ne sois point de ceux qui font preuve d'iniquité".

[151]
Ô Shaykh ! Cet opprimé supplie Dieu - béni et glorifié soit-il - de faire de toi celui qui ouvre la porte de la justice et révèle sa cause parmi ses serviteurs. En vérité, il est le Tout-Puissant, l'Omnipotent, le Très-Généreux.

[152]
Ô Shaykh ! Implore le seul vrai Dieu de sanctifier les oreilles, les yeux et les cœurs de l'humanité, et de la protéger des désirs d'une inclination corrompue. En effet, la malveillance est une grave maladie qui empêche l'homme de reconnaître le grand Être et lui interdit les splendeurs du soleil de certitude. Nous prions et espérons que Dieu, dans sa grâce et sa miséricorde, supprimera ce puissant obstacle. En vérité, il est le Puissant, le Conquérant, l'Omnipotent.

[153]
À cet instant, une voix s'élève de la droite du Lieu lumineux: "Par Dieu ! Il n'est pas d'autre Dieu que Lui, l'Ordonnateur, le Très-Sage ! Récite au Shaykh les derniers versets de l'épître de la Preuve afin qu'ils l'attirent vers l'horizon de la révélation de son Seigneur, le Dieu de miséricorde. Peut-être se lèvera-t-il alors pour aider ma cause par des signes clairs et des témoignages exaltés, et proclamera-t-il aux hommes ce qu'a proféré la Langue du témoignage: le Royaume est à Dieu, le Seigneur des mondes !"

[154]
Lis attentivement le Kitáb-i-Iqán et ce que l'infiniment Miséricordieux révéla au roi de Paris, ainsi qu'à ses semblables, afin de te tenir informé des événements du passé et d'être persuadé que nous n'avons pas cherché à propager le désordre dans le pays où l'ordre régnait. Nous exhortons ses serviteurs, uniquement pour l'amour de Dieu. Que celui qui le désire se tourne vers lui et que celui qui le désire s'en détourne. Notre Seigneur, le Miséricordieux, est vraiment celui qui suffit à tout, le Très-Loué.
Ô familles de la terre ! En ce jour, aucune chose ni aucun nom ne peut vous être de quelque profit, hormis ce nom dont Dieu a fait la manifestation de sa cause et l'aurore de ses titres les plus excellents pour les habitants du royaume de la création. Béni celui qui reconnaît la fragrance de l'infiniment Miséricordieux et qui est compté parmi les âmes résolues !
Vos sciences ne vous profiteront point en ce jour, ni vos arts ni vos trésors ni votre gloire. Rejetez-les tous derrière vous et tournez vos visages vers la Parole suprême qui met distinctement en valeur les écritures, les livres et cette épître limpide. Ô peuple, rejette ce qu'a composé la plume de tes vaines chimères et futiles imaginations. Par Dieu ! Le soleil de la connaissance s'est levé à l'horizon de la certitude.

[155]
Ô toi qui t'es égaré ! Si tu as quelque doute concernant notre conduite, sache que nous attestons ce que Dieu lui-même attesta avant la création de la terre et des cieux: il n'est pas d'autre Dieu que Lui, le Tout-Puissant, le Très-Généreux. Nous témoignons qu'il est un dans son essence, un dans ses attributs. Nul ne peut l'égaler dans tout l'univers, ni lui être associé dans toute la création. Il a envoyé ses messagers et révélé ses livres afin d'indiquer le droit chemin à ses créatures.

[156]
Le Sháh fut-il informé de tes actes et choisit-il de fermer les yeux ? Ou bien fut-il effrayé par le hurlement d'une bande de loups qui ont quitté le chemin de Dieu pour te suivre sans livre ni preuve évidente ? Nous avons entendu dire que les provinces de Perse étaient parées de l'ornement de la justice. Toutefois, en les observant attentivement, elles sont à nos yeux les orients de la tyrannie et les aurores de l'injustice.
Nous voyons la justice entre les griffes de la tyrannie. Nous supplions Dieu de la délivrer par le pouvoir de sa puissance et de sa souveraineté. En vérité, il éclipse tout ce qui est sur la terre et dans les cieux. Que personne ne s'arroge le droit de protester contre quiconque au sujet de ce qu'a subi la cause de Dieu ! Il incombe à celui qui a tourné son visage vers l'Horizon sublime de s'accrocher fermement à la corde de la patience et de placer sa confiance en Dieu, le Secours, l'Indépendant. Ô vous, bien-aimés de Dieu ! Buvez longuement à la source de la sagesse, élancez-vous vers le ciel de la sagesse, exprimez-vous avec les mots de la sagesse et de l'éloquence. Ainsi vous commande votre Seigneur, le Tout-Puissant, l'Omniscient.

[157]
Ô insouciant ! Ne compte ni sur ta gloire ni sur ton pouvoir. Tu es semblable au tout dernier rayon du soleil sur la cime des montagnes. Bientôt il disparaîtra comme l'a décrété Dieu, le Possesseur de toutes choses, le Très-Haut. Ta gloire et la gloire de tes semblables vous ont été retirées. En vérité, en ordonna ainsi celui auprès de qui repose le Livre-Mère. Où est-il, celui qui lutta contre Dieu ? Où s'en est-il allé, celui qui renia ses signes et se détourna de sa souveraineté ? Où sont-ils, ceux qui ont tué ses élus et répandu le sang de ses saints, Réfléchis !
Peut-être percevras-tu les relents de tes actes, ô fol incrédule ! À cause de toi, l'Apôtre se lamenta et la chaste Fátimih pleura, les pays furent dévastés et les ténèbres s'abattirent sur toutes les régions de la terre. Ô assemblée de religieux ! À cause de vous, le peuple fut avili, la bannière de l'islam amenée et son puissant trône renversé. Chaque fois qu'un homme clairvoyant s'est évertué à promouvoir ce qui exalterait l'islam, vos clameurs se sont élevées, empêchant cet homme d'atteindre son but et laissant le pays dans un triste délabrement.

[158]
Ô ma Plume suprême ! Souviens-toi du serpent dont la cruauté provoqua les gémissements de la création et fit trembler les membres des saints. Ainsi te l'ordonne de ce rang glorieux le Seigneur de tous les noms. La chaste Fátimih gémit de ton iniquité et toi, tu t'imagines être de la famille de l'Apôtre de Dieu ! Telle est l'incitation de ton âme, ô toi qui t'es détourné de Dieu, le Seigneur de tout ce qui a été et qui sera. Juge équitablement, ô serpent ! Pour quel crime as-tu mordu les enfants de l'Apôtre de Dieu et as-tu pillé leurs biens ? As-tu renié celui qui te créa par son injonction "sois, et cela fut" ? Tu as traité les enfants de l'Apôtre de Dieu comme ne l'ont fait ni 'Ád avec Húd, ni Thamúd avec Sálih, ni les juifs avec l'Esprit de Dieu, le Seigneur de toute existence.
Vas-tu nier les signes de ton Seigneur qui, à peine révélés au ciel de sa cause, firent s'incliner devant eux tous les livres du monde ? Médite afin de prendre conscience de ton acte, ô créature réprouvée et insouciante ! Bientôt les souffles du châtiment se saisiront de toi comme ils se saisirent d'autres avant toi.
Ô toi qui associes des pairs à Dieu, le Seigneur du visible et de l'invisible, prends garde ! Voici le jour que Dieu annonça par la bouche de son Apôtre. Réfléchis afin de comprendre ce que l'infiniment Miséricordieux envoya dans le Coran et dans cette épître gravée. Voici le jour où celui qui est l'Aurore de la révélation vient avec des signes évidents et innombrables. Voici le jour où tout homme doué de perception découvre le parfum de la brise de l'infiniment Miséricordieux dans le monde de la création, où tout homme doué d'intuition se hâte vers les eaux vives de la clémence de son Seigneur, le Roi des rois.
Ô insouciant ! À nouveau, le récit du sacrifice a été relaté: celui qui devait être offert a dirigé ses pas vers le lieu du sacrifice et n'en est point revenu en raison de tes actes, ô créature perverse et haineuse ! Imagines-tu que le martyre puisse affaiblir cette cause ? Non, par celui dont Dieu a fait le dépositaire de sa révélation, si tu es de ceux qui comprennent. Ô toi qui associes des pairs à Dieu ! Malheur à toi et malheur à ceux qui, sans signe évident ni livre probant, t'ont choisi pour chef.
Combien d'oppresseurs avant toi se sont levés pour éteindre la lumière de Dieu, combien d'impies ont tué et pillé jusqu'à ce que les cœurs et les âmes des hommes gémissent de leur cruauté ! Le soleil de justice est obscurci par celui qui incarne la tyrannie sur le trône de la haine, et pourtant, le peuple ne comprend point. Ô insensé ! Tu as tué les enfants de l'Apôtre et pillé leurs possessions. Dis ! Selon toi, étaient-ce eux ou leurs possessions qui renièrent Dieu ? Juge avec équité, ô ignorant qu'un voile sépare de Dieu ! Tu t'accroches à la tyrannie et rejettes la justice ; sur quoi, toutes choses créées se lamentent, et tu fais toujours partie des rebelles.
Tu as mis à mort les vieillards et pillé les biens des jeunes. Crois-tu que tu profiteras de ce que ton iniquité a entassé ? Non, par moi-même ! Ainsi t'informe celui qui connaît toutes choses. Par Dieu ! Tu ne profiteras pas de ce que tu possèdes ni de ce que tu as accumulé par ta cruauté. Ainsi témoigne ton Seigneur, l'Omniscient. Tu t'es levé pour éteindre la lumière de cette cause, mais sous peu, ton propre feu s'éteindra sur son ordre. En vérité, il est le Seigneur de force et de puissance. Ni les transformations et soubresauts du monde, ni les pouvoirs des nations ne peuvent l'arrêter. Il fait ce qui lui plaît et ordonne ce qu'il veut par le pouvoir de sa souveraineté. Considère la chamelle.
Bien qu'elle ne soit qu'un animal, l'infiniment Miséricordieux l'a si bien exaltée que les langues de la terre l'ont mentionnée et ont célébré sa louange. En vérité, il couvre de son ombre tout ce qui est sur la terre et dans les cieux. Il n'est pas d'autre Dieu que Lui, le Tout-Puissant, le Très-Haut. Ainsi, des soleils de nos paroles avons-nous paré le ciel de notre épître. Heureux celui qui est parvenu jusqu'à eux et est éclairé par leur lumière. Malheur à ceux qui se sont détournés, nous ont renié et errent loin de nous ! Louange à Dieu, le Seigneur des mondes !

[159]
Ô Shaykh ! Nous t'avons permis d'entendre les mélodies du Rossignol du paradis et t'avons dévoilé les signes que Dieu, par son irrésistible commandement, a révélés dans la plus grande Prison, afin que ton œil se réjouisse et que ton âme soit sereine. Certes, il est le Dieu de toute bonté, le Généreux. Par le pouvoir de son témoignage, lève-toi pour servir la cause de Dieu, ton Seigneur, le Dieu de miséricorde. Si ta foi est hésitante, prends mon épître et garde-la dans le giron de la confiance.
Lorsque tu atteindras le lieu de résurrection et que Dieu te demandera par quelle preuve tu as cru en cette révélation, produis cette épître et dis: "Par ce livre, sacré, puissant, incomparable." Sur quoi, tous tendront les mains vers toi, se saisiront de l'épître, la presseront sur leurs lèvres et respireront le parfum de la parole de Dieu, le Seigneur des mondes. Si Dieu devait te tourmenter pour avoir cru en ses signes dans cette révélation, pour quelle raison tourmenterait-il ceux qui ont méconnu Muhammad, l'Apôtre de Dieu, et avant lui Jésus, le fils de Marie, et avant lui Moïse, l'Interlocuteur de Dieu, et avant lui Abraham, l'Ami de Dieu, et ainsi de suite jusqu'à la première Manifestation créée par la volonté de ton Seigneur, le Puissant, l'Universel.
Ainsi avons-nous révélé nos versets à un autre avant toi et te les rappelons-nous en ce jour, afin que tu comprennes et ne doutes point. Ô toi qui prétends être la voix de la connaissance ! Cette cause est trop évidente pour être obscurcie, trop manifeste pour être cachée. Elle brille comme le soleil en sa gloire méridienne. Nul ne peut la nier, à moins de haïr ou de douter.

[160]
À présent, il convient de nous tourner vers le Désiré et de nous attacher à ces sublimes paroles: "Ô Dieu, mon Dieu ! Tu as allumé la lampe de ta cause avec l'huile de la sagesse ; protège-la des vents contraires. La lampe est à toi, le verre est à toi et toutes choses sur la terre et dans les cieux sont dans les mains de ton pouvoir. Confère la justice aux dirigeants et aux clercs l'impartialité.
Tu es le Tout-Puissant qui, par le mouvement de sa plume, a aidé sa cause irrésistible et guidé ses bien-aimés sur le droit chemin. Tu es le possesseur du pouvoir et le roi de la puissance. Il n'est pas d'autre Dieu que Toi, le Fort, l'Indépendant." Puis dis: "Ô Dieu, mon Dieu ! Je te rends grâce, car la main généreuse de ton nom, l'Absolu, m'a fait boire de ton vin cacheté. Par les splendeurs de l'Aurore de ta révélation, par la puissance de ton Verbe sublime et par le pouvoir de ta Plume sublime, dont le mouvement enchante les réalités de toutes choses créées, je te supplie d'aider Sa Majesté le Sháh à rendre ta cause victorieuse, à se tourner vers l'horizon de ta révélation et à diriger son visage vers les lumières de ta face.
Ô mon Seigneur ! Aide-le à se rapprocher de toi ; puis, aide-le par les armées de la terre et des cieux. Ô toi qui es le Seigneur de tous les noms et le créateur des cieux ! Par la lumière de ta cause et par le feu de l'arbre divin de ta tendre bonté, je t'implore d'aider Sa Majesté à révéler ta cause parmi tes créatures. Aussi, ouvre devant elle les portes de ta grâce, de ta miséricorde et de ta munificence. Tu as le pouvoir de faire ce qui te plaît par ta parole: Sois, et elle est.

[161]
Ô Shaykh ! Nous avions saisi les rênes de l'autorité par le pouvoir de Dieu et sa divine puissance, comme seul peut le faire celui qui est le Puissant, le Fort. Nul n'avait le pouvoir de provoquer discorde ou sédition. Mais à présent, comme ils n'ont pas su apprécier cette tendre bonté et ces générosités, ils ont été et continueront à être affligés par les châtiments inhérents à leurs actes. Tenant compte des progrès secrets de la Corde offerte, les fonctionnaires de l'État ont, par tous les moyens, poussé et aidé mes adversaires à me nuire. Dans la grande cité, ils ont incité un très grand nombre de personnes à s'opposer à cet opprimé.
Les choses en sont arrivées à un point tel que les autorités de cette ville ont agi en faisant honte au gouvernement et à la population. Un éminent siyyid, considéré par tous comme un marchand très honoré dont l'intégrité notoire, le comportement irréprochable et la réputation en matière commerciale étaient reconnus par la majorité des personnes impartiales, visita un jour Beyrouth. En raison de son amitié pour cet opprimé, les dites autorités informèrent par télégraphe le drogman persan que ce siyyid, accompagné de son serviteur, avait, entre autres, volé une somme d'argent avant de se rendre à Acre.
Leur dessein, dans cette affaire, était de déshonorer cet opprimé. Et pourtant, les habitants de ce pays sont loin de se laisser détourner du droit chemin de la vérité et de la rectitude par ces récits malséants. Bref, ces autorités m'attaquent de toutes parts et soutiennent mes adversaires.
Toutefois, cet opprimé supplie le seul vrai Dieu d'assurer à chacun ce qui convient en ces jours. Jour et nuit, je fixe mon regard sur ces paroles limpides que je prononce: "Ô Dieu, mon Dieu ! Par le soleil de ta grâce, par l'océan de ta connaissance et par le ciel de ta justice, je te supplie d'amener ceux qui t'ont renié à se repentir, ceux qui se sont détournés de toi à revenir vers toi et ceux qui t'ont calomnié à être justes et impartiaux. Ô mon Seigneur ! Aide-les à retourner vers toi et à se repentir au seuil de ta grâce. Tu as le pouvoir de faire ce que tu veux, entre tes mains sont les rênes de tout ce qui est sur la terre et dans les cieux. Louange à Dieu, le Seigneur des mondes !"

[162]
Le temps est proche où ce qui est caché dans l'âme et le cœur des hommes sera dévoilé. C'est le jour dont Luqmán parla à son fils, jour que le Seigneur de gloire annonça et fît connaître par ces paroles à son Ami - exalté soit-il -: Ô mon fils ! En vérité, Dieu dévoilera toutes choses, même grosses comme un grain de moutarde, même cachées dans une roche, sur la terre ou dans les cieux car Dieu est clairvoyant, omniscient... En ce jour, les apparences et tout ce que les hommes dissimulent en leur sein seront dévoilés et mis à nu devant le trône de sa révélation. Rien, absolument rien, ne peut échapper à sa connaissance. Il entend, il voit, car il est en vérité Celui qui entend tout, Celui qui voit tout. Comme il est étrange qu'ils ne distinguent pas le loyal du perfide !

[163]
Si seulement Sa Majesté le Sháh de Perse - que Dieu perpétue sa souveraineté - daignait s'enquérir auprès des consuls de l'honorable gouvernement persan qui séjournèrent dans ce pays, afin d'être informé des activités et du comportement de cet opprimé ! En résumé, ils excitèrent un grand nombre de personnes, comme Akhtar et les autres ; ils s'emploient toujours à propager des calomnies. Il est clair qu'on assaille avec l'épée de la haine et les flèches de l'inimitié celui qu'on sait proscrit parmi les hommes, banni d'un pays à l'autre.
Ce n'est ni la première fois qu'une telle iniquité est perpétrée, ni la première coupe jetée à terre, ni le premier voile coupé en deux sur le chemin de Dieu, le Seigneur des mondes. Cependant, cet opprimé demeurait calme et silencieux dans la plus grande Prison, occupé par ses propres affaires, entièrement détaché de tout ce qui n'est pas Dieu. L'iniquité s'intensifia si cruellement que les plumes du monde sont impuissantes à la décrire.

[164]
À ce sujet, il convient de mentionner un événement afin que les hommes s'accrochent fermement à la corde de la justice et de la loyauté: Hájí Shaykh Muhammad 'Alí - que la gloire de Dieu, l'Éternel, soit sur lui - était un marchand d'excellente renommée, bien connu de la plupart des habitants de la grande Cité. On observa, il n'y a guère, la profonde détresse de cette âme pieuse et sincère alors que l'ambassade de Perse à Constantinople s'évertuait en secret à répandre des calomnies.
Si bien qu'une nuit, il se jeta dans la mer, mais fut sauvé par des passants qui heureusement arrivaient à cet instant. On commenta longuement son acte qu'on interpréta de diverses manières. Une nuit, il se rendit à une mosquée. Selon le gardien, il veilla jusqu'au matin, offrant prières et supplications, plein d'ardeur et les yeux baignés de larmes. Comme le gardien l'entendit interrompre subitement ses dévotions, il alla vers lui et constata qu'il avait rendu l'âme. L'on trouva auprès de lui un flacon vide: il s'était empoisonné. Stupéfait, le gardien transmit en quelques mots la nouvelle à la population. L'on découvrit alors que le défunt avait laissé deux testaments.
Dans le premier, il reconnaissait et confessait l'unicité de Dieu, déclarait que son Être exalté n'a ni pair ni égal et que son essence est glorifiée au-dessus de toutes louange et description. Il témoignait également de la révélation des prophètes et des saints, et reconnaissait ce qui est mentionné dans les livres de Dieu, le Seigneur de tous les hommes.
Sur une autre page, il avait rédigé une prière qu'il concluait par ces mots: "Ce serviteur et les bien-aimés de Dieu sont perplexes. D'une part, la Plume du Très-Haut a interdit à tous les hommes la sédition, la contestation ou les conflits, d'autre part, la même Plume a révélé ces sublimes paroles: Si quelqu'un, en présence de la Manifestation, découvrait une intention maligne chez quiconque, il ne devrait pas s'opposer à lui, mais le laisser entre les mains de Dieu."
Comme ce commandement est clair et fermement établi, que par ailleurs, des calomnies humainement insupportables ont été proférées, ce serviteur a choisi de commettre ce très grave péché. Je tourne mes supplications vers l'océan de la générosité de Dieu et vers le paradis de la miséricorde divine, et j'espère qu'il absoudra, par la plume de sa grâce et de sa munificence, les méfaits de ce serviteur.
Bien que mes péchés soient multiples, mes méfaits innombrables, je m'accroche avec ténacité à la corde de sa bonté et au pan de sa générosité. Dieu m'en est témoin, ceux qui sont proches de son seuil le savent, ce serviteur ne pouvait supporter d'entendre les mensonges proférés par les âmes perfides. Aussi ai-je commis cet acte. Si Dieu me châtie, qu'il soit loué pour ce qu'il fait, et s'il me pardonne, que son commandement soit obéi".

[165]
Ô Shaykh ! Réfléchis maintenant à l'influence de la parole de Dieu, peut-être te tourneras-tu alors de la gauche des vaines imaginations vers la droite de la certitude. Dans la cause de Dieu, cet opprimé n'a jamais agi avec hypocrisie envers qui que ce soit ; il a vigoureusement proclamé la parole de Dieu à la face de ses créatures.
Que celui qui le souhaite se tourne vers elle, et que celui qui le souhaite s'en détourne. Toutefois, si des choses aussi claires, manifestes et indubitables sont niées, quelles sont celles qui peuvent être jugées acceptables et dignes de foi aux yeux des hommes perspicaces ? Nous supplions Dieu - béni et glorifié soit-il - de pardonner à celui que j'ai mentionné plus haut et de changer ses méfaits en bonnes actions. En vérité, il est le Tout-Puissant, le Très-Généreux.

[166]
Il s'est produit de telles choses dans cette révélation que les interprètes de la science et du savoir ou les manifestations de la justice et de l'équité n'ont d'autre choix que de les reconnaître. En ce jour, il t'incombe de te lever, animé d'un pouvoir céleste, et de dissiper, aidé de la connaissance, les doutes des peuples du monde, afin qu'ils soient sanctifiés, qu'ils dirigent leurs pas vers le très grand Océan et qu'ils adhèrent fermement au dessein de Dieu.

[167]
Quiconque s'est détourné de moi s'est attaché à ses vaines paroles et a opposé ses objections à celui qui est la vérité. Dieu de miséricorde ! Les références à la divinité que firent les saints et les élus de Dieu sont cause de reniements et de rejets. L'Imám Sádiq a dit: "La servitude est une substance dont l'essence est la divinité."
Le Commandeur des fidèles répondit à un Arabe qui l'interrogeait au sujet de l'âme: "La troisième est l'âme qui est divine et céleste. C'est une énergie divine, une substance simple et autonome." Et, plus loin, il dit - que la paix soit sur lui -: "Par conséquent, elle est l'essence sublime de Dieu, l'arbre de la béatitude, l'arbre au-delà duquel il n'est point de passage, le jardin du repos."
L'Imám Sádiq a dit: "Lorsque notre Qá'im se lèvera, la terre brillera de la lumière de son Seigneur." De même, on attribue à Abí-'Abdi'lláh - que la paix soit sur lui - une longue tradition dans laquelle on trouve ces paroles sublimes: "Et après cela, celui qui est l'Irrésistible - exalté et glorifié soit-il - descendra des nuages avec les anges." Dans le divin Coran, on peut lire: "Que peuvent-ils attendre, sinon que Dieu descende vers eux entouré de nuages ?"
Et dans la tradition de Mufaddal, il est dit: "Le Qá'im appuiera le dos contre le sanctuaire, il tendra la main, et voici qu'elle sera blanche comme neige mais intacte. Et il dira: "Ceci est la main de Dieu, la main droite de Dieu, qui émane de Dieu, sur l'ordre de Dieu !" Quelle que soit la manière d'interpréter ces traditions, il convient d'interpréter de même les écrits de la Plume suprême. Le Commandeur des croyants a dit: "Je suis celui qui ne peut être ni nommé ni décrit."
De même, il a dit: "Extérieurement, je suis un Imám ; intérieurement, je suis l'Invisible, l'Inconnaissable." Abú-Ja'far-i-Túsí relate: "Je dis à Abí 'Abdi'lláh: Vous êtes la voie mentionnée dans le livre de Dieu, vous êtes le tribut, vous êtes le pèlerinage. Il répondit: Ô homme ! Nous sommes la voie mentionnée dans le livre de Dieu - exalté et glorifié soit-il -, nous sommes le tribut et nous sommes le jeûne, nous sommes le pèlerinage et nous sommes le mois sacré, nous sommes la ville sainte et nous sommes la Kaaba de Dieu, nous sommes la Qiblih de Dieu et nous sommes la face de Dieu".
Jábir rapporte qu'Abú-Ja'far - que la paix soit sur lui - s'adressa à lui en ces termes: "Ô Jábir ! Porte ton attention sur le Bayán et les Ma'ání " Il ajouta - que la paix soit sur lui -: "Quant au Bayán, il consiste en ce que tu reconnaisses en Dieu - glorifié soit-il - celui qui n'a point d'égal, à ce que tu l'adores et refuses de lui associer des pairs.
Quant aux Ma'ání, nous sommes sa signification, son flanc, sa main, sa langue, sa cause, son commandement, son savoir et son droit. Si nous souhaitons quelque chose, c'est Dieu qui le souhaite, et il désire ce que nous désirons." De plus, le Commandeur des croyants - que la paix soit sur lui - a dit: "Comment puis-je adorer un Seigneur que je n'ai pas vu ?" Et ailleurs: "Je n'ai perçu aucune chose si je n'ai pas perçu Dieu avant, Dieu après ou Dieu avec elle".

[168]
Ô Shaykh ! Médite sur ce qui précède. Par le pouvoir du nom de l'Absolu, peut-être boiras-tu du vin cacheté et trouveras-tu ce que nul n'est capable de comprendre. Ceins-toi les reins pour l'effort et dirige-toi vers le royaume sublime afin de percevoir les souffles de la révélation et de l'inspiration tandis qu'ils descendent sur moi. Puisses-tu ainsi en profiter ! En vérité, je le dis: pour la cause de Dieu, il n'y a jamais eu et il n'y aura jamais de pair ni d'égal.
Déchire les voiles des vaines imaginations. En vérité, il te fortifiera et t'assistera en gage de sa grâce. Il est vraiment le Fort, le Conquérant, le Tout-Puissant. L'Arbre sacré lance toujours son appel parmi les hommes, ne souffre point d'en être privé tandis qu'il en est temps encore. Place ta confiance en Dieu, remets-lui tes affaires et entre dans la plus grande Prison, afin d'entendre ce qu'aucune oreille n'a jamais entendu et de voir ce qu'aucun œil n'a jamais vu.
Après un tel exposé, peut-il encore y avoir place pour le doute ? Non, par Dieu qui veille sur sa cause ! En vérité, je le dis: ce jour, ces paroles sacrées " mais il est l'Apôtre de Dieu et le Sceau des prophètes " ont trouvé leur accomplissement dans le verset Le jour où les hommes se tiendront devant le Seigneur des mondes. Rends grâce à Dieu pour cette générosité.

[169]
Ô Shaykh ! Les brises de la révélation ne peuvent jamais être confondues avec d'autres brises. À présent, l'Arbre au-delà duquel il n'est point de passage se tient devant toi, chargé de fruits innombrables ; ne te souille pas de vaines chimères, comme d'autres le font dans le passé. Ces paroles proclament d'elles-mêmes la vraie nature de la foi de Dieu. C'est lui qui témoigne de toutes choses. Pour démontrer la vérité de sa révélation, il ne dépend et n'a jamais dépendu de qui que ce soit. Près d'une centaine de recueils de versets évidents et de paroles limpides ont déjà été envoyés du ciel de la volonté du Révélateur des signes ; ils sont à la disposition de tous. Il t'appartient de te diriger vers le But ultime, la Fin suprême, le Sommet sublime, afin d'entendre et de contempler ce qui a été révélé par Dieu, le Seigneur des mondes.

[170]
Médite un instant sur les versets relatifs à la présence divine, révélés dans le Coran par le Seigneur du royaume des noms ; peut-être découvriras-tu le droit chemin et deviendras-tu un instrument qui guidera ses créatures. Il faut que des gens comme toi se lèvent aujourd'hui pour servir cette cause. L'avilissement de cet opprimé, de même que ta gloire passeront. Efforce-toi d'accomplir une œuvre dont le parfum ne disparaîtra jamais de la terre. À propos de la présence divine, aucun négateur n'a été ni ne sera capable de réfuter ou de rejeter ce qui a été révélé.
Il dit - béni et exalté soit-il - Dieu est celui qui a élevé les cieux sans colonnes visibles. Il s'est ensuite assis en majesté sur le Trône. Il a soumis le soleil et la lune - chacun d'eux poursuit sa course vers un terme fixé -, il dirige toutes choses avec attention et il explique les Signes. Peut-être croire-vous fermement à la rencontre de votre Seigneur ! Il dit aussi: Pour celui qui espère la rencontre de Dieu, le terme fixé par Dieu approche. Dieu est celui qui entend et qui sait.
Il dit encore - exalté soit-il - Ceux qui sont incrédules à l'égard des Signes de Dieu et de sa Rencontre, voilà ceux qui désespèrent de ma miséricorde, voilà ceux qui subiront un châtiment douloureux. De même: Ils disent: "Après que nous aurons disparu dans la terre, redeviendrons-nous une nouvelle création ?" car ils ne croient pas à la Rencontre de leur Seigneur. De même, il dit: Ne doutent-ils pas de la Rencontre de leur Seigneur ? La Science de Dieu n'enveloppe-t-elle pas toute chose ?
Et, encore: Quant à ceux qui n'attendent pas notre rencontre, à ceux qui sont satisfaits de la vie de ce monde, à ceux qui y trouvent la tranquillité et qui restent indifférents à nos Signes: Voilà ceux dont le refuge sera le Feu, pour prix de ce qu'ils ont fait. Également: Ceux qui n'attendent pas notre Rencontre disent, lorsque nos Versets leur sont lus comme autant de preuves évidentes: "Apportez-nous un autre Coran !" ou bien "Change celui-ci !" Dis: "Il ne m'appartient pas de le changer de mon propre chef ; je ne fais que me conformer à ce qui m'est révélé. Oui, je crains, si je désobéis à mon Seigneur, le châtiment d'un Jour terrible".
De même, il dit: Nous avons ensuite donné le Livre à Moïse ; il est parfait pour celui qui l'observe de son mieux ; c'est une explication de toute chose ; une Direction et une Miséricorde. Peut-être croiront-ils à la rencontre de leur Seigneur. Plus loin: Tels sont ceux qui ne croient pas aux Signes de leur Seigneur et à sa rencontre.
Leurs actions sont vaines et nous n'attribuons aucun poids à celle-ci le Jour de la Résurrection. Leur rétribution sera la Géhenne, parce qu'ils n'ont pas cru et qu'ils se sont moqués de mes Signes et de mes envoyés. Il dit également: Est-ce que l'histoire de Moïse t'est parvenue ? Il vit un feu et dit à sa famille: "Restez ici ! J'aperçois un feu ; peut-être vous apporterai-je un tison ou ce feu me fera-t-il trouver une direction ?"
Comme il s'approchait, on l'appela: "Ô Moïse ! Je suis, en vérité, ton Seigneur ! Ôte tes sandales: tu es dans la vallée sainte de Tuwa. Je t'ai choisi ! Écoute ce qui t'est révélé: Moi, en vérité, je suis Dieu ! Il n'y a de Dieu que moi. Adore-moi donc !." De même, il dit: N'ont-ils pas réfléchi en eux-mêmes ? Dieu n'a pas créé les cieux et la terre, et ce qui se trouve entre les deux qu'en toute vérité et pour un temps déterminé Beaucoup d'hommes, cependant, nient la Rencontre de leur Seigneur. Plus loin: Ne pensent-ils pas qu'ils seront ressuscités un Jour terrible, le Jour où les hommes se tiendront debout devant le Seigneur des mondes ?
Et encore: Nous avons donné le Livre à Moïse. Ne doute pas de sa rencontre. Également: Non !... Quand la terre sera réduite en poudre ; quand ton Seigneur viendra ainsi que les Anges, rang par rang. Il dit aussi: Ils voudraient, avec leur bouche, éteindre la lumière de Dieu, alors que Dieu ne veut que parachever sa lumière, en dépit des incrédules. Enfin: Lorsque Moïse voyageait avec sa famille, après avoir accompli le temps fixé, il aperçut un feu du côté du Mont.
Il dit à sa famille: "Demeurez ici ; j'aperçois un feu, peut-être vous en apporterai-je une nouvelle ou bien, un tison ardent ; peut-être vous réchaufferez-vous." Quand il y fut arrivé, on l'appela du côté droit de la vallée dans la contrée bénie et du milieu de l'arbre: "Ô Moïse ! Je suis, en vérité le Seigneur des mondes !"

[171]
Dans tous les livres divins, la promesse de la présence divine est explicitement mentionnée. Et cette présence, c'est la présence de celui qui est l'Aurore des signes, l'Orient des preuves évidentes, la Manifestation des noms excellents et la Source des attributs du vrai Dieu - exaltée soit sa gloire -. Dieu, en son essence et en son être même, a toujours été invisible, inaccessible et inconnaissable. Par présence, il faut comprendre la présence de celui qui est le représentant de Dieu parmi les hommes.
En outre, Dieu n'a jamais eu et n'aura jamais de pair ni de semblable. Car si c'était le cas, comment pourrait-on démontrer que son être est exalté au-dessus de toute comparaison et ressemblance, et que son essence en est sanctifiée ? En résumé, ce qui fut révélé dans le Kitáb-i-Iqán concernant la présence et la révélation de Dieu suffit aux justes.
Nous le supplions - exalté soit-il - d'aider chacun à devenir l'essence de la loyauté et à se rapprocher de lui. En vérité, il est le Seigneur de force et de pouvoir. Il n'est pas d'autre Dieu que Lui, Celui qui entend tout, le Seigneur de la parole, le Tout-Puissant, le Très-Loué.

[172]
Ô toi qui es réputé pour ton savoir ! Ordonne aux hommes de faire ce qui est louable et ne sois pas de ceux qui tardent. Observe d'un regard perçant ! Sur ordre du Seigneur du royaume de la parole le Roi du ciel de la connaissance, le Soleil de vérité luit, resplendissant, au-dessus de l'horizon de la cité-prison d'Acre. Les opposants ne l'ont point voilé et dix mille armées déployées contre lui n'ont pu l'empêcher de briller. Tu n'as plus d'excuse: tu dois soit le reconnaître, soit - Dieu t'en garde - te lever pour renier tous les prophètes !

[173]
Ô Shaykh, songe à la secte chiite. Combien d'édifices n'ont-ils pas bâtis des mains des vaines chimères et des futiles imaginations et combien de cités n'ont-ils pas construites ! Finalement, ces superstitions se transformèrent en balles destinées au Prince du monde. Pas une seule âme parmi les dirigeants de cette secte ne le reconnut au jour de sa révélation !
Chaque fois que son nom béni était mentionné, tous disaient: "Que Dieu hâte la joie qu'apportera sa venue !". Mais au jour de la révélation de ce Soleil de vérité, tous, comme il fut observé, s'exclamèrent: "Que Dieu hâte son châtiment !" Celui qui était l'Essence de l'être et le Seigneur du visible et de l'invisible fut attaché, et ils commirent ce qui fit pleurer la tablette et gémir la plume. Les cris des âmes sincères éclatèrent et les larmes des élus coulèrent.

[174]
Ô Shaykh ! Médite et sois juste dans tes paroles. Avec l'aide de Dieu, les disciples de Shaykh-i-Ahsá'í ont perçu ce qui avait été voilé à la compréhension des autres et ce dont ils furent privés. Bref, en chaque âge, en chaque siècle, des divergences provoquées par des âmes menteuses et impies sont apparues au jour de la manifestation des Aurores de la révélation, des Orients de l'inspiration, des Dépositaires de la connaissance divine. Il n'est pas permis de s'étendre sur ce point. Tu es toi-même le mieux informé et le plus familiarisé avec les vaines chimères des superstitieux et les futiles imaginations de ceux qui doutent.

[175]
En ce jour, cet opprimé te demande, ainsi qu'aux autres religieux qui ont bu à la coupe de la connaissance de Dieu et sont éclairés par les paroles resplendissantes du Soleil de justice, de désigner quelqu'un, sans en parler à personne, et de l'envoyer à Chypre en lui permettant d'y demeurer quelque temps et d'y rencontrer Mírzá Yahyá. Peut-être deviendra-t-il conscient des principes essentiels de cette foi et de la source des lois et des commandements de Dieu.

[176]
Pour peu que tu médites, tu témoigneras de la sagesse, du pouvoir et de la souveraineté de Dieu - exaltée soit sa gloire. Quelques-uns qui ignoraient cette cause et ne nous avaient pas rencontré, ont proféré de telles calomnies que toutes choses, notamment les âmes convaincues, heureuses et agréables à Dieu, ont dû donner un démenti à ces imposteurs. Si tu t'en donnes maintenant la peine, la vérité de cette cause deviendra évidente pour l'humanité et ses peuples seront délivrés de cette obscurité cruelle et oppressante. Qui d'autre que Bahá peut s'exprimer à la face des hommes et qui d'autre que lui a le pouvoir d'annoncer ce que lui ordonna Dieu, le Seigneur des armées ?

[177]
Cet insouciant s'est maintenant attaché à la pratique de Rawdih-Khání. Je le jure par Dieu ! Il est manifestement dans l'erreur. Car ce peuple croit que lors de la révélation du Qá'im, les Imáms - que la paix de Dieu soit sur eux - se sont levés de leurs tombeaux. Telle est la vérité, cela ne fait aucun doute. Nous supplions Dieu d'accorder aux superstitieux une part des eaux vives de la certitude qui jaillissent de la source de la Plume suprême, afin que chacun obtienne ce qui convient à ces jours.

[178]
Ô Shaykh ! Entouré de tribulations, cet opprimé consigne ces paroles. De toutes parts, on aperçoit la flamme de l'oppression et de la tyrannie. Ainsi, la nouvelle nous parvient que nos bien-aimés ont été arrêtés en terre de Tá, bien que le soleil, la lune, la terre et la mer témoignent que ce peuple est paré de l'ornement de la loyauté, qu'il ne s'attache et ne s'attachera à rien d'autre que ce qui garantit la grandeur du gouvernement, le maintien de l'ordre au sein de la nation et la tranquillité des habitants.

[179]
Ô Shaykh ! Combien de fois ne l'avons-nous pas répété: pendant bien des années, nous avons soutenu Sa Majesté le Sháh. Aucun incident fâcheux ne s'est produit en Perse depuis bien longtemps. Le Pouvoir a tenu fermement en ses mains les rênes des agitateurs au sein des diverses sectes. Personne n'a transgressé ses limites. Par Dieu ! Cette communauté n'est pas, et n'a jamais été, encline à commettre des méfaits. Son cœur est illuminé de la lumière de la crainte de Dieu et paré de l'ornement de son amour. Sa préoccupation est, aujourd'hui comme hier, le mieux-être du monde. Son but est d'éliminer les divergences, d'éteindre la flamme de la haine et de l'inimitié, afin que la terre entière soit considérée comme un seul et même pays.

[180]
De même, les officiels de l'ambassade de Perse dans la grande Cité cherchent avec détermination et constance à exterminer ces opprimés. Ils désirent une chose et Dieu en désire une autre. Considère maintenant ce qui advient en chaque pays aux fidèles de Dieu: tantôt ils sont accusés de vol et de larcin, tantôt ils sont calomniés d'une manière sans équivalent dans le monde. Réponds honnêtement: quelles pouvaient être les conséquences à l'étranger, de l'accusation de vol portée par l'ambassade de Perse contre ses propres sujets ?
Cet opprimé en ressentit de la honte, non pas en raison de l'humiliation subie, mais plutôt à cause de la perception par des ambassadeurs étrangers de l'incompétence et de l'incompréhension de personnalités éminentes de l'ambassade de Perse.
Lances-tu tes calomnies à la face de ceux dont le seul vrai Dieu a fait les dépositaires des trésors de son septième ciel ? Bref, au lieu de chercher, comme ils auraient dû le faire, à parvenir aux rangs les plus élevés grâce à celui qui occupe cette condition sublime et à requérir son avis, ils s'efforcent toujours d'éteindre sa lumière.
Toutefois, comme rapporté, Son Excellence l'ambassadeur Mu'ínu'l-Mulk, Mírzá Muhsin Khán - que Dieu l'assiste - était absent de Constantinople à ce moment. Cela s'est produit parce que l'on croyait Sa Majesté le Sháh de Perse - que le Très-Miséricordieux l'assiste - courroucée contre ceux qui ont atteint et côtoient le Sanctuaire de la sagesse. Dieu est témoin et sait que cet opprimé s'est toujours attaché à tout ce qui contribuait à la gloire du gouvernement et de la nation. En vérité, Dieu est un témoin suffisant.

[181]
Décrivant le peuple de Bahá, la Plume suprême a révélé ces paroles: En vérité, ce sont des hommes qui ne s'attardent point lorsqu'ils passent dans des cités d'or pur et se détournent lorsqu'ils rencontrent les femmes les plus belles et les plus gracieuses." Voilà ce qu'a révélé la Plume suprême pour le peuple de Bahá, de la part du Conseiller, de l'Omniscient. Dans les derniers passages de l'épître à Sa Majesté l'Empereur de Paris ont été révélées ces paroles exaltées: Te réjouis-tu des trésors que tu possèdes, sachant qu'ils périraient ? Te réjouis-tu de gouverner un empan de terre quand, pour le peuple de Bahá, le monde entier ne vaut pas plus que la pupille de l'œil d'une fourmi morte ? Abandonne-les à ceux qui s'y attachent et tourne-toi vers le Désir du monde.

[182]
Seul Dieu - exaltée soit sa gloire - connaît ce qui advint à cet opprimé. Chaque jour apporte à l'ambassade de Constantinople un nouveau récit d'incidents dirigés contre nous. Dieu de miséricorde ! L'unique objet de leurs machinations est d'éliminer ce serviteur. Ils oublient, toutefois, que l'humiliation dans le chemin de Dieu est ma gloire véritable. Dans les journaux, on pouvait lire notamment: À propos des agissements frauduleux de certains exilés d'Acre et de leurs exactions contre plusieurs personnes, etc...
Pour les partisans de la justice et les aurores d'équité, l'intention de l'auteur était évidente et explicite son objectif. En résumé, celui-ci m'infligea toutes sortes de cruautés, d'injustices et de tourments. Par Dieu ! Cet opprimé n'échangerait point ce lieu d'exil pour la demeure la plus sublime. Aux yeux de toute personne perspicace, ce qui advient dans le sentier de Dieu est gloire manifeste et rang suprême.
Nous avons dit précédemment: Gloire à toi, ô mon Dieu ! Sans les tribulations endurées dans ton chemin, pourrait-on reconnaître tes vrais amants ; et sans les épreuves subies par amour pour toi, comment le rang de ceux qui te désirent pourrait-il être révélé ?

[183]
Chaque jour, ils répandaient de nouvelles calomnies et telle était notre humiliation. Mais cet opprimé ne se départit pas de la patience qui s'imposait. Si seulement Sa Majesté le Sháh demandait un rapport sur ce qui nous advint à Constantinople afin d'être pleinement informé des faits réels ! Ô Sháh ! Par ton Seigneur, le Dieu de miséricorde ! Je t'adjure d'examiner cette affaire d'un œil impartial. Trouvera-t-on un juste qui, en ce jour, jugera selon ce que Dieu a envoyé dans son Livre ? Où est la personne impartiale qui examinera équitablement ce qui fut perpétré contre nous sans preuve ni témoignage irréfutable ?

[184]
Ô Shaykh ! Médite sur le comportement des hommes. Les habitants des cités de la connaissance et de la sagesse sont perplexes et se demandent pourquoi la secte chiite qui, de tous les peuples du monde, se considère comme la plus savante, la plus honnête et la plus dévote, s'est égarée au jour de sa révélation et a fait preuve d'une cruauté sans précédent. Il t'incombe de réfléchir un instant. Depuis les débuts de cette secte jusqu'à maintenant, combien de religieux dont aucun n'a compris la nature de cette révélation ! Quelle peut être la cause de cette négligence ? Si nous devions la mentionner, leurs membres se briseraient. Qu'ils méditent des milliers d'années durant ! Peut-être obtiendront-ils quelques gouttes de l'océan de la connaissance et découvriront-ils ce qu'ils négligent aujourd'hui.

[185]
Alors que je marchais sur la terre de Ta, l'aurore des signes de ton Seigneur, j'entendis les lamentations des minbars et leurs supplications vers Dieu, béni et glorifié soit-il. Ils s'écriaient: "Ô Dieu du monde et Seigneur des nations ! Tu vois notre condition et ce qui nous est advenu par la cruauté de tes serviteurs. Tu nous créas et tu nous révélas pour te glorifier et te louer. À présent, tu entends ce que les rebelles proclament à notre sujet en tes jours. Par ta puissance ! Notre âme fond et nos membres frissonnent. Hélas, hélas ! Puisses-tu ne nous avoir jamais créés, jamais révélés !"

[186]
À ces paroles, le cœur des proches de Dieu se consume et s'élèvent les cris des serviteurs dévoués. Maintes et maintes fois avons-nous, pour l'amour de Dieu, convoqué des religieux éminents et les avons-nous invités vers l'Horizon sublime afin qu'aux jours de sa révélation ils puissent obtenir leur part de l'océan de la parole du Désir du monde et n'en demeurent pas totalement privés.

[187]
Dans la plupart de nos épîtres, cette exhortation retentissante est descendue du ciel de sa miséricorde qui englobe toutes choses. Nous avons dit notamment: Ô assemblée de dirigeants et de religieux ! Tendez l'oreille vers la voix s'élevant de l'horizon d'Acre. En vérité, elle vous dirige dans le droit chemin, vous rapproche de Lui et vous conduit à la condition dont Dieu a fait la source de sa révélation et l'orient de ses splendeurs. Ô peuples du monde ! Le plus grand Nom est apparu de la part de l'antique Roi. Il a annoncé aux hommes la révélation cachée dans sa connaissance, préservée dans le trésor de sa protection et consignée par la Plume suprême dans les livres de Dieu, le Seigneur des seigneurs. Ô peuple de Shín ! As-tu oublié ma tendre bonté et ma miséricorde surpassant toutes choses créées et procédant de Dieu qui courbe l'échine des hommes ?

[188]
Le Kitáb-i-Aqdas révèle ce qui suit: Dis: Ô chefs religieux ! Ne pesez pas le Livre de Dieu selon les normes et les connaissances qui ont cours parmi vous, car le Livre est lui-même l'infaillible balance établie parmi les hommes. Cette balance parfaite doit peser ce que possèdent tous les peuples et les gens de la terre et ses poids doivent être vérifiés d'après son propre étalon, puissiez-vous le savoir. L'œil de ma tendre bonté pleure douloureusement sur vous, car vous n'avez pas su reconnaître celui que vous appeliez de jour et de nuit, soir et matin.
Ô peuple ! Le visage blanc comme neige et le cœur radieux, avance vers le sanctuaire vermeil et béni où s'écrie l'Arbre au-delà duquel il n'y a pas de passage: " En Vérité, il n'est pas d'autre Dieu que Moi, l'omnipotent Protecteur, l'Absolu !" Ô chefs religieux de Perse ! Qui, parmi vous, peut rivaliser avec moi en perspicacité ou en intuition ? Où est celui qui osera se prétendre mon égal en paroles ou en sagesse ? Non, par mon Seigneur, le Très Miséricordieux ! Tous sur terre passeront ; et voici la Face de votre Seigneur, le Tout-Puissant, le Bien-Aimé.
Ô peuple, nous avons décrété que la fin suprême et dernière de toute étude est la reconnaissance de celui qui est l'objet de tout savoir ; et, pourtant, voyez comme vous avez laissé votre science s'interposer, telle un voile, entre vous et celui qui est l'Aurore de cette lumière, par qui chaque chose cachée fut révélée. Dis: Voici en vérité le ciel où le Livre-Mère est précieusement gardé, si seulement vous pouviez le comprendre.
Il est celui qui a fait crier le Rocher, celui qui a poussé le Buisson ardent à élever la voix sur le mont dominant la Terre sainte et à proclamer: "Le royaume est à Dieu, le souverain Seigneur de tous, le Tout-Puissant, Celui qui aime !" Nous n'avons fréquenté aucune école ni lu aucun de vos commentaires. Prêtez l'oreille aux paroles de celui qui ne possède pas une science acquise, paroles par lesquelles il vous appelle à Dieu, l'Éternel. Cela vaut mieux pour vous que de posséder tous les trésors de la terre, puissiez-vous le comprendre ! Quiconque interprète ce qui est envoyé du ciel de la révélation et en altère le sens évident fait assurément partie de ceux qui ont perverti la sublime parole de Dieu ; il est compté parmi les égarés dans le Livre lumineux.

[189]
Puis nous entendîmes les plaintes de la vraie Foi et nous lui dîmes: "Ô vraie Foi ! Pourquoi t'entends-je crier dans la nuit, gémir pendant le jour et te lamenter à l'aurore ?" Elle répondit: "Ô Prince du monde, manifesté par le plus grand Nom ! Les insouciants ont tailladé les jarrets de ta blanche chamelle, fait sombrer ton arche vermeille, voulu éteindre ta lumière et voiler la face de ta Cause. C'est pourquoi s'élève la voix de mes lamentations, comme se lamentent toutes choses créées. Cependant, la plupart des hommes n'en sont pas conscients". Aujourd'hui, la vraie Foi s'agrippe au pan de notre générosité et gravite autour de notre personne.

[190]
Ô Shaykh ! Entre en ma présence, contemple ce que n'a jamais contemplé l'œil de l'univers et entends ce que n'a jamais entendu l'oreille de la création tout entière. Ainsi pourras-tu te libérer du bourbier des vaines chimères et tourner ton visage vers le rang suprême d'où cet opprimé proclame: "Le royaume est à Dieu, le Tout-Puissant, le Très-Loué !" Nous aimerions que, grâce à tes efforts, les ailes des hommes soient purifiées de la boue de l'ego et du désir, qu'elles soient rendues dignes de s'élever jusqu'au ciel de l'amour divin. Les ailes souillées de fange ne pourront jamais s'envoler. En témoignent les défenseurs de la justice et de l'équité. Pourtant, le peuple est en proie à un doute évident.

[191]
Ô Shaykh ! De tous côtés s'élèvent contre nous des objections telles que notre plume a honte de les rapporter. Néanmoins, en vertu de notre grande miséricorde, nous y avons répondu, en fonction de la compréhension des hommes afin qu'ils soient sauvés du feu de la négation et du refus et soient illuminés par la lumière de la confirmation et de l'acceptation. L'équité est bien rare, et la justice est morte.

[192]
En réponse à certaines personnes, nous avons entre autres révélé, du royaume de la science divine, ces versets limpides: Ô toi qui as tourné ton visage vers les splendeurs de ma face ! De vagues chimères ont circonvenu les habitants de la terre et les ont empêchés de se tourner vers l'horizon de la certitude, vers son éclat, ses manifestations et ses lumières. Les superstitions les séparent de celui qui ne dépend que de lui-même.
Mus par leurs propres fantaisies, ils parlent et ne comprennent point. Ainsi, il y a ceux qui disent: "Les versets furent-ils révélés ?" Dis: "Oui, par le Seigneur des cieux !" "L'heure est-elle venue ?" "Bien plus, elle est passée, par le Dispensateur des signes évidents ! En vérité, l'Inévitable est là, et lui, le Vrai, est apparu avec preuves et témoignages. Le chemin est grand ouvert, l'humanité est cruellement affligée et apeurée. Les peuples, secoués par des tremblements de terre, se lamentent par crainte de Dieu, le Fort, l'Irrésistible."
Dis: "La sonnerie assourdissante de la trompette a retenti et ce jour est le jour de Dieu, l'Unique, l'Indépendant." " La catastrophe est-elle passée ?" Dis: "Oui, par le Seigneur des seigneurs !" " La résurrection est-elle arrivée ?" " Bien plus, l'Indépendant est apparu avec le royaume de ses signes !" " Vois-tu des hommes abattus ?" " Oui, par mon Seigneur, l'Exalté, le Très-Haut !" " Les souches d'arbres furent-elles déracinées ?" " Oui, et plus encore: les montagnes sont réduites en poussière par le Seigneur des attributs !" Ils disent: "Où est le paradis ? Où est l'enfer ?" Dis: "Le premier est réunion avec moi, le second, ton ego, ô toi qui associes des pairs à Dieu, toi qui doutes." Ils disent: "Nous ne voyons pas la balance."
Dis: "Assurément, par mon Seigneur, le Dieu de miséricorde ! Nul ne peut la voir, excepté ceux qui sont clairvoyants." " Les étoiles sont-elles tombées ?" Dis: "Oui, lorsque l'Indépendant résidait au pays du mystère. Soyez avertis, vous qui êtes doués de discernement !" Tous les signes apparurent quand nous sortîmes la main de pouvoir du sein de la majesté et de la puissance. En vérité, le héraut appela à grands cris quand fut venu le temps promis. Ceux qui reconnurent les splendeurs du Sinaï se sont évanouis dans le désert de l'hésitation devant la terrifiante majesté de ton Seigneur, le Seigneur de la création. La trompette interroge: "A-t-on donné du clairon ?"
Dis: "Oui, par le roi de la révélation ! Lorsqu'il gravit le trône de son nom, l'Infiniment Miséricordieux." L'aurore de la clémence de ton Seigneur, source de toute lumière, a chassé les ténèbres. La brise du Très-Miséricordieux a soufflé et a revivifié les âmes dans le tombeau de leurs corps. Ainsi le décret fut accompli par Dieu, le Puissant, le Bienfaiteur. Ceux qui se sont égarés disent: "Quand les cieux furent-ils fendus ?"
Dis: "Pendant que vous gisiez dans les tombes de la rébellion et de l'erreur !" Parmi les négligents, il y a celui qui se frotte les yeux et regarde à droite et à gauche. Dis: "Tu es aveugle ! Il n'est pas de refuge où tu pourrais fuir." Et si parmi eux, un autre dit: "Des hommes furent-ils rassemblés ?" Dis: "Oui, par mon Seigneur ! pendant que tu gisais dans le berceau des chimères."
A celui d'entre eux qui dit: "Le Livre a-t-il été envoyé par le pouvoir de la vraie Foi ?", dis: "La vraie Foi elle-même est stupéfaite. Craignez Dieu, ô vous, les sages !" Il y aussi celui qui dit: "Suis-je associé à d'autres et aveugle ?" Dis: "Oui, par Celui qui chevauche les nuages !" Le paradis est couvert de roses mystiques et l'enfer brûle du feu des impies. Dis: "La lumière a jailli de l'horizon de la révélation et la terre tout entière s'est illuminée dès la venue de celui qui est le Seigneur du jour de l'alliance !" Ont péri ceux qui doutaient et prospéré celui qui s'est tourné vers l'Orient de la certitude, guidé par la lumière de la sécurité.
Béni sois-tu, toi qui as fixé ton regard sur moi, car je t'ai révélé cette épître qui élève l'âme des hommes. Apprends-la par cœur et récite-la. Par ma vie ! C'est la porte de la clémence de ton Seigneur. Bienheureux qui la récite soir et matin. En vérité, nous entendons ton éloge de cette cause qui pulvérise la montagne de la connaissance et fait trébucher les hommes. Que ma gloire soit sur toi et sur qui se tourne vers le Tout-Puissant, le Très-Généreux ! L'épître est terminée, mais le thème est inépuisable. Sois patient, car ton Seigneur est patient.

[193]
Ces versets, nous les avons révélés peu après notre arrivée dans la ville-prison d'Acre et nous te les adressons pour que tu apprennes ce que leurs bouches mensongères ont proféré lorsqu'ils connurent la puissance et la souveraineté de notre cause. Les fondements des vaines chimères ont tremblé, le ciel des futiles imaginations s'est déchiré et, pourtant, les hommes sont dans le doute et en conflit avec Lui.
Ils renient le témoignage de Dieu et sa preuve alors qu'il vint du ciel du pouvoir avec le monde de ses signes. Ils rejettent ce qui est prescrit et commettent ce qui leur est interdit dans le Livre. Ils abandonnent leur Dieu et s'attachent à leurs désirs. Quelle négligence et quelle erreur ! Ils lisent les versets et les renient. Ils contemplent les signes évidents et s'en écartent. Certes, ils sont plongés dans un étrange aveuglement.

[194]
Nous exhortons nos bien-aimés à craindre Dieu car la crainte de Dieu est la source de tous les actes nobles et de toutes les vertus. Elle commande les armées de la justice dans la cité de Bahá. Heureux l'homme qui s'abrite sous son lumineux étendard et s'y attache fermement. En vérité, il est du nombre des compagnons de l'Arche vermeille mentionnée dans le Qayyúm-i-Asmá.

[195]
Dis: "Ô peuple de Dieu ! Ornez vos cœurs de la parure de la loyauté et de la piété, puis aidez votre Seigneur avec les armées des actes nobles et un caractère louable. Dans nos livres, nos écrits, nos manuscrits et nos épîtres, nous vous avons interdit les dissensions et les conflits, ne souhaitant rien d'autre que votre élévation et votre progrès. En témoignent les cieux et leurs étoiles, le soleil et son éclat, les arbres et leurs feuilles, les mers et leurs vagues, la terre et ses trésors. Nous prions Dieu d'assister ses bien-aimés et de leur dispenser ce qui leur convient dans cette bienheureuse, puissante et merveilleuse condition spirituelle".

[196]
Dans une autre épître, nous avons dit: Ô toi qui as fixé ton regard sur ma face ! Exhorte les hommes à craindre Dieu. Par Dieu ! Cette crainte commande de l'armée de ton Seigneur. Des actes nobles et un caractère louable en sont les troupes. De tout temps, elle a conquis la cité du cœur des hommes et levé les étendards de l'autorité et du triomphe au-dessus de tous les autres étendards.

[197]
Nous te citerons à présent la fidélité et son rang aux yeux de Dieu, ton Seigneur, le Seigneur du trône puissant. Un jour, nous nous rendîmes dans notre île verdoyante. À notre arrivée, nous contemplâmes les eaux rapides de sa rivière et ses arbres luxuriants au travers desquels se jouait le soleil. Regardant vers la droite, nous vîmes ce que la plume est impuissante à décrire ; elle est incapable de relater ce que vit l'œil du Seigneur de l'humanité en ce lieu sanctifié et sublime, exalté et béni.
Nous tournant alors vers la gauche, nous contemplâmes l'une des beautés du paradis suprême qui, dressée sur une colonne de lumière, s'écriait avec force: "Ô habitants du ciel et de la terre ! Voyez ma beauté, mon apparence, ma splendeur et mon éclat. Par Dieu, le vrai ! Je suis la Fidélité, sa manifestation et sa beauté.
Je récompenserai quiconque s'attachera à moi, reconnaîtra mon rang et ma condition, et se tiendra fermement au pan de ma robe. Je suis le plus grand ornement du peuple de Bahá et l'habit de gloire pour tous ceux qui sont dans le royaume de la création. Je suis l'instrument suprême de la prospérité du monde et l'horizon de certitude pour tous les êtres." Ainsi t'avons-nous révélé ce qui rapprochera les hommes du Seigneur de la création.

[198]
Cet opprimé a toujours convié les peuples du monde à ce qui les élève et les rapproche de Dieu. De l'horizon suprême est apparu ce qui ne laisse aucune place à l'hésitation, au rejet ou au reniement. Toutefois, les obstinés n'en ont pas profité et n'ont fait qu'aggraver leur perte.

[199]
Ô Shaykh ! Il incombe aux religieux de s'unir à Sa Majesté le Sháh - que Dieu l'assiste - et de s'attacher, nuit et jour, à rehausser l'état du gouvernement et de la nation. Ce peuple s'efforce d'éclairer les âmes des hommes et de réhabiliter leur condition. En témoigne ce que la Plume suprême révèle dans cette épître limpide. Comme les choses sont souvent simples et faciles à accomplir ! Pourtant, la plupart des hommes restent insouciants et se préoccupent de ce qui leur fait perdre leur temps !

[200]
Un jour à Constantinople, Kamál Páshá rendit visite à cet opprimé. Notre conversation porta sur des sujets bénéfiques à l'homme. Il dit qu'il avait appris plusieurs langues. À cela, nous observâmes: "Vous avez perdu votre temps. Il vous appartient, à vous et aux autres membres du gouvernement, de vous réunir pour choisir une des langues et une des écritures existantes, ou bien de créer une langue et une écriture nouvelles, à enseigner aux enfants des écoles du monde entier.
Ainsi ils n'apprendraient que deux langues: leur langue maternelle et la langue dans laquelle s'entretiendraient tous les peuples du monde. Si l'on s'en tient à ce qui vient d'être mentionné, la terre entière sera considérée comme un seul pays, et ses habitants libérés de la nécessité d'apprendre et d'enseigner des langues différentes."
Devant nous, il acquiesça et manifesta même une grande joie et une entière satisfaction. Nous lui demandâmes alors de soumettre la question aux fonctionnaires et aux ministres du gouvernement, afin que ce projet puisse être mis en œuvre dans les différentes provinces. Toutefois, bien qu'il revînt souvent nous voir par la suite, il ne fit jamais plus référence à ce sujet ; pourtant, notre suggestion aurait contribué à la concorde et à l'unité des peuples du monde.

[201]
Nous souhaiterions que le gouvernement persan adopte le projet et en assure la mise en œuvre. Actuellement, une langue et une écriture nouvelles ont été créées. Si tu le désires, nous te les communiquerons. Notre but est que tous les hommes s'emploient à réduire le travail et les efforts inutiles afin que leur vie s'écoule et s'achève utilement. En vérité, Dieu est le Secours, le Savant, l'Ordonnateur, l'Omniscient.

[202]
Si Dieu le veut, la Perse pourra se parer de ce qui lui a manqué jusqu'à présent. Dis: "Ô Sháh ! Efforce-toi d'illuminer tous les peuples du monde par les éclats resplendissants du soleil de ta justice. Cet opprimé ne souhaite que la fidélité, la sincérité, la pureté et tout ce qui profite à l'humanité." Ne le considère point comme un traître. Glorifié es-tu, ô mon Dieu, mon maître et mon soutien ! Aide Sa Majesté le Sháh à exécuter tes lois et tes commandements et à manifester ta justice parmi tes serviteurs. Tu es, en vérité, le Très-Généreux, le Seigneur de grâce abondante, le Tout-Puissant. La cause de Dieu est venue en signe de sa grâce. Heureux ceux qui agissent ; heureux ceux qui comprennent ; heureux celui qui s'est attaché à la vérité, détaché de tout ce qui est sur la terre et dans les cieux !

[203]
Ô Shaykh ! Dirige-toi vers le rivage du très grand océan, puis pénètre dans l'Arche vermeille que Dieu, dans le Qayyúm-i-Asmá, a réservée au peuple de Bahá. En vérité, elle vogue sur terre et mer. Quiconque y pénètre est sauvé ; qui s'en détourne, est perdu. Si tu devais l'atteindre et y entrer, tourne ton visage vers la Kaaba de Dieu, le Secours, l'Absolu, et dis: "Ô mon Dieu ! Je te supplie par ta lumière la plus glorieuse, et en vérité toutes tes lumières sont glorieuses."
Alors les portes du royaume s'ouvriront toutes grandes devant toi, tu contempleras ce que les yeux n'ont jamais contemplé et entendras ce que les oreilles n'ont jamais entendu. Cet opprimé t'exhorte comme il le fit auparavant ; il n'a jamais eu d'autre désir que de te voir pénétrer dans l'océan de l'unité de Dieu, le Seigneur des mondes. Voici le jour où toutes choses créées proclament et donnent aux hommes la bonne nouvelle de cette révélation par laquelle apparaît ce qui était caché et préservé dans la science de Dieu, le Puissant, le Magnifié.

[204]
Ô Shaykh ! Tu as entendu les douces mélodies des colombes de la parole roucoulant sur les branches de l'arbre de la connaissance. Écoute à présent les chants des oiseaux de la sagesse s'élevant dans le paradis suprême. En vérité, ils t'apprendront ce que tu ignorais. Prête l'oreille à ce qu'a proféré la langue de la puissance et du pouvoir dans les livres de Dieu, le Désir des cœurs qui comprennent. En ce moment, une voix s'élève de l'Arbre au-delà duquel il n'est point de passage, au cœur du paradis suprême ; elle m'ordonne de te relater ce qu'ont révélé les livres et les épîtres et ce qu'a proféré mon précurseur qui sacrifia sa vie pour cette grande nouvelle et ce droit chemin.
Il a dit et, assurément, il dit la vérité: Pour le mentionner, j'ai écrit ces mots semblables à des pierres précieuses: "Aucune de mes allusions, aucune mention dans le Bayán, ne peut lui rendre justice."
Plus loin, au sujet de cette puissante révélation et de cette suprême proclamation, il dit - exalté et glorifié soit-il -: Il est élevé et sanctifié au-dessus de toute tentative de le révéler, si ce n'est par lui-même, et au-dessus de toute description par l'une de ses créatures. Moi-même, je ne suis que le premier serviteur à croire en lui et en ses signes, à prendre ma part des doux parfums de ses paroles exhalés par les prémices du paradis de sa connaissance. Oui, par sa gloire !
Il est la vérité. Il n'est pas d'autre Dieu que Lui. Tous se sont levés à son commandement. Telles sont les paroles chantées par la colombe de vérité sur les branches de l'arbre divin. Heureux celui qui a prêté l'oreille à son chant et bu aux océans de la Parole divine que recèle chacun de ces mots. Dans d'autres circonstances, la voix du Bayán s'est fait entendre des plus hautes branches.
Il dit - béni et glorifié soit-il -: En l'an neuf, vous connaîtrez la plénitude. De même, il dit: En l'an neuf, vous atteindrez la présence de Dieu. Ces mélodies, chantées par les oiseaux des cités de la connaissance, sont conformes à ce que le Très-Miséricordieux a révélé dans le Coran. Heureux les perspicaces ; bénis ceux qui comprennent !

[205]
Ô Shaykh ! Je le jure par Dieu ! La rivière de la miséricorde coule, l'océan de la parole se soulève et le soleil de la révélation brille, resplendissant. Le cœur pur et empli de joie, récite avec sincérité les paroles sublimes révélées par mon précurseur, le Point premier. S'adressant à Son Excellence 'Azím, il dit - glorifiée soit sa parole -: C'est en vérité, ce que nous t'avons promis juste avant de répondre à ton appel.
Attends que neuf se soit écoulé à partir du temps du Bayán. Puis exclame-toi: "Béni soit Dieu, le plus excellent des créateurs !" Dis: "En vérité, personne n'a compris cette annonce, excepté Dieu. Et le jour venu, vous l'ignorerez."
La neuvième année, cette révélation suprême apparut, brillant au-dessus de l'horizon de la volonté divine. Nul ne peut la nier, si ce n'est l'insouciant et le sceptique. Nous prions Dieu d'aider ses serviteurs à retourner vers lui et à implorer son pardon pour ce qu'ils ont commis en cette vie stérile. En vérité, il est l'Indulgent, le Très-Miséricordieux.
Par ailleurs, mon précurseur dit: Je suis le premier serviteur à croire en lui et en ses signes. De même, dans le Bayán persan, il dit - béni et glorifié soit-il -: Certes, il est celui qui, en toutes circonstances, proclame: "En vérité, je suis Dieu !..."
Ce que nous entendons par "divinité" a été précisé antérieurement. En vérité, nous avons déchiré les voiles et révélé ce qui rapprochera les hommes de Dieu qui fait ployer l'échine des hommes. Heureux l'homme parvenu à la justice et à l'équité par cette grâce qui a embrassé tout ce qui est sur la terre et dans les cieux, conformément à l'ordre de Dieu, le Seigneur des mondes.

[206]
Ô Shaykh ! Écoute d'une oreille impartiale les mélodies de l'Évangile. Prophétisant les choses à venir, il dit - glorifiée soit sa parole -: Mais ce jour et cette heure, nul ne les connaît, ni les anges des cieux, ni le Fils, personne sinon le Père, et lui seul. Le Père, ici, désigne Dieu
- exaltée soit sa gloire ! En vérité, il est le véritable Educateur et le Maître spirituel.

[207]
Joël dit: Grand est le jour du Seigneur, redoutable à l'extrême: qui peut le supporter ! D'abord, dans la sublime parole contenue dans l'Évangile, il dit que nul ne connaît le moment de la révélation, que nul ne le sait, excepté Dieu, l'Omniscient, le Savant. Ensuite, il expose la grandeur de la révélation. De même, dans le Coran, il est dit: Sur quoi s'interrogent-ils mutuellement ? Sur l'Annonce solennelle." La voici, l'annonce dont la grandeur fut mentionnée dans la plupart des livres anciens et plus récents.
C'est elle, l'annonce qui a fait trembler les membres de l'humanité à l'exception de ceux que Dieu, le Protecteur, le Secours, le Sauveur, a voulu épargner. Le peuple a vu, de ses propres yeux, comment tous les hommes et toutes les choses furent plongés dans la confusion et dans une cruelle perplexité, à l'exception de ceux que Dieu a choisi d'exempter.

[208]
Ô Shaykh ! Grande est la cause et grande l'annonce ! Avec patience et tranquillité, réfléchis aux signes resplendissants, aux paroles sublimes et à tout ce qui est révélé en ces jours. Peut-être comprendras-tu les mystères cachés dans les livres et t'efforceras-tu de guider ses serviteurs. De ton oreille interne, écoute la voix de Jérémie qui dit: Malheur ! Oui, grand est ce jour-là, aucun ne lui ressemble. Si tu observais d'un œil impartial, tu percevrais la grandeur de ce jour. Prête l'oreille à la voix de ce conseiller omniscient et ne souffre point d'être privé de la miséricorde qui surpasse toutes choses créées, visibles et invisibles. Prête l'oreille au chant de David. Il dit: Qui me mènera vers la ville fortifiée ? La ville fortifiée est Acre qui fut surnommée la plus grande Prison et qui possède une forteresse et de puissants remparts.

[209]
Ô Shaykh ! Lis ce dont a parlé Isaïe dans son livre. Il dit: Quant à toi, monte sur une haute montagne, Sion, joyeuse messagère, élève avec énergie ta voix, Jérusalem, joyeuse messagère élève-la, ne crains pas, dis aux villes de Juda: "Voici votre Dieu. Voici le Seigneur Dieu ! Avec vigueur il vient, et son bras lui assurera la souveraineté". En ce jour, tous les signes sont apparus. La grande Cité est descendue du ciel et Sion tremble et exulte à l'annonce de la révélation divine, car elle a entendu la voix de Dieu résonner de toutes parts. En ce jour, Jérusalem est parvenue à un nouvel Évangile, car le cèdre s'élève à la place du sycomore. Jérusalem, lieu de pèlerinage de tous les peuples du monde, a été surnommée la Ville sainte. Avec Sion et la Palestine, elle est située dans ces régions. C'est pourquoi il a été dit: "Béni l'homme qui a migré vers Acre".

[210]
Amos dit: De Sion, le Seigneur rugit et de Jérusalem, il donne de la voix, les pâturages des bergers sont désolés, et la crête du Carmel desséchée. Dans le livre de Dieu, le Carmel est appelé la colline de Dieu et son vignoble. C'est là que, par la grâce du Seigneur de la révélation, se dresse le tabernacle de gloire. Heureux ceux qui y parviennent ; heureux ceux qui se tournent vers lui ! Et, de même, Amos dit: Notre Dieu viendra, et il ne gardera point le silence.

[211]
Ô Shaykh ! Songe aux paroles que le Désir du monde adressa à Amos. Il dit: prépare-toi à rencontrer ton Dieu, Israël: Car voici celui qui façonne les montagnes, qui crée le vent, qui révèle à l'homme quel est son dessein, qui, des ténèbres, produit l'aurore, qui marche sur les hauteurs de la terre, il se nomme le Seigneur, le Dieu des puissances. Il dit que " des ténèbres, il produit l'aurore ", cela signifie que, par la puissance et le pouvoir de Dieu, sera changé en ténèbres celui qui se considère comme le vrai matin à l'époque de la manifestation de l'Interlocuteur du mont Sinaï. En vérité, il est la fausse aurore, bien qu'il se prenne pour la vraie. Malheur à lui et malheur à ceux qui le suivent sans la moindre preuve venant de Dieu, le Seigneur des mondes.

[212]
Isaïe dit: et ce jour-là, le Seigneur seul sera exalté. Concernant la grandeur de la révélation, il dit: Va dans les rochers, cache-toi dans la terre, devant la terreur du Seigneur et l'éclat de sa majesté. Et, ailleurs, il dit: Qu'ils se réjouissent, le désert et la terre aride, que la steppe exulte et fleurisse, qu'elle se couvre de fleurs des champs, qu'elle saute et danse et crie de joie ! La gloire du Liban lui est donnée, la splendeur du Carmel et du Sharôn, et on verra la gloire du Seigneur, la splendeur de notre Dieu.

[213]
Ces passages ne nécessitent aucun commentaire. Ils sont éclatants et manifestes comme le soleil, brillants et lumineux comme la lumière. Toute personne impartiale est conduite vers le jardin de la compréhension par le parfum de ces paroles et reçoit ce dont la plupart des hommes sont séparés et privés. Dis: "Crains Dieu, ô peuple, et ne partage point les doutes de ceux qui parlent fort, ont brisé l'alliance de Dieu et son pacte, ont renié sa miséricorde qui a précédé tout ce qui est sur la terre et dans les cieux".

[214]
Il dit de même: "Dis à ceux qui ont le cœur craintif: soyez forts, ne craignez point, contemplez votre Dieu." Ce verset sacré est une preuve de la grandeur de la révélation et de la grandeur de la Cause, car la sonnerie de trompette doit nécessairement répandre la confusion à travers le monde, la peur et les frissons parmi les hommes. Heureux celui qui est illuminé par la confiance et le détachement. Les tribulations de ce jour-là ne l'arrêteront, ni ne l'inquiéteront.
Ainsi a parlé la Langue d'explication, sur l'ordre de l'infiniment Miséricordieux. En vérité, il est le Fort, le Conquérant, le Tout-Puissant. À présent, il incombe à ceux qui sont dotés d'une oreille et d'un œil attentifs, de méditer ces paroles sublimes qui recèlent chacune des océans de signification et d'explication. Peut-être qu'ainsi, les paroles proférées par celui qui est le Seigneur de la révélation permettront à ses serviteurs d'atteindre avec la joie et le rayonnement les plus intenses le but suprême et le sommet sublime: l'Orient de cette voix.

[215]
Ô Shaykh ! Si tu percevais le souffle de ma parole, ne fût-ce que par le chas d'une aiguille, tu renoncerais au monde et à tout ce qu'il contient, et tu tournerais ton visage vers les lumières de la face du Désiré. Quoi qu'il en soit, des significations innombrables gisent cachées dans les paroles de celui qui est l'Esprit.
Certes, il fit référence à de nombreuses choses, mais comme il ne trouva personne qui possédât une oreille ou un œil attentifs, il choisit d'en dissimuler la plupart. Comme il le dit: J'ai encore bien des choses à vous dire, mais vous ne pouvez les porter maintenant. Cette Aurore de la révélation dit que ce jour-là, le promis révélera les choses qui sont à venir. Ainsi dans le Kitáb-i-Aqdas, les épîtres aux rois, la Lawh-i-Ra'ís et la Lawh-i-Fu'ád, la plupart des choses qui se sont produites sur cette terre furent annoncées et prophétisées par la Plume suprême.

[216]
Dans le Kitáb-i-Aqdas, nous révélâmes: Que rien ne t'attriste, Ô terre de Tá, car Dieu t'a choisie pour être la source de joie de toute l'humanité. Si telle est sa volonté, il bénira ton trône en la personne de celui qui gouvernera avec justice et rassemblera le troupeau de Dieu dispersé par les loups. Un tel souverain se tournera dans la joie et l'allégresse vers le peuple de Bahá et il étendra sur lui ses faveurs. En vérité, il est, aux yeux de Dieu, comme un joyau parmi les hommes.
Sur lui reposent pour toujours la gloire de Dieu et la gloire de tous ceux qui demeurent dans le royaume de sa révélation." En plus de ces versets révélés autrefois, nous avons ensuite révélé: "Ô Dieu, mon Dieu ! Par les lumières de ta face, par les vagues de l'océan de ta révélation et par les splendeurs éclatantes du soleil de ta parole, Bahá te supplie et t'implore d'aider le Sháh à se montrer équitable et impartial.
Si tel est ton désir, bénis à travers lui le trône de l'autorité et de la souveraineté. Tu as le pouvoir de faire ce qui te plaît. Il n'est point d'autre Dieu que Toi, toi qui entends et qui es prêt à répondre." " Que la joie t'inonde, ô terre de Tá, car Dieu, en faisant naître en tes murs la Manifestation de sa gloire, a fait de toi " l'aube de sa lumière." Sois heureuse de ce nom qui t'a été conféré, et par lequel le Soleil de grâce a répandu sa splendeur, a illuminé la terre et le ciel.
Avant longtemps, l'état de tes affaires changera et les rênes du pouvoir passeront aux mains du peuple. En vérité, ton Seigneur est l'Omniscient. Son autorité embrasse toutes choses. Sois assuré de la bienveillante faveur de ton Seigneur. L'œil de sa tendre bonté sera, de toute éternité, fixé sur toi. Le jour approche où ton agitation se transformera en paix et en tranquillité. Ainsi en a-t-il été décrété dans le Livre merveilleux.

[217]
De même, dans la Lawh-i-Fu'ád et dans l'épître au souverain de Paris ainsi que dans d'autres épîtres, nous avons révélé ce qui incitera toute personne impartiale à témoigner du pouvoir, de la majesté et de la sagesse de Dieu - exaltée soit sa gloire. Si les hommes observaient avec l'œil de la justice, ils découvriraient et comprendraient le secret de ce verset béni: Et il n'est point de chose vive ou desséchée qui ne soit notée dans un écrit spécifique.
Toutefois, en ce jour, les hommes rejettent la vérité et ne peuvent comprendre ce qui en vérité a été dispensé par le Révélateur, l'Ancien des jours. Dieu de miséricorde ! De toutes parts apparaissent des signes évidents et, pourtant, la plupart des hommes se privent du bonheur de les examiner et de les comprendre. Nous supplions Dieu d'accorder son aide à tous les hommes pour qu'ils reconnaissent les perles qui gisent cachées dans les nacres du plus grand Océan et s'exclament: "Loué sois-tu, ô Dieu du monde !"

[218]
Ô assemblée d'hommes équitables ! Méditez en contemplant les vagues de l'océan de la parole et de la science de Dieu afin de témoigner, à haute voix et dans votre for intérieur, qu'auprès de lui réside la connaissance de tout ce qui est consigné dans le Livre. Rien n'échappe à sa connaissance. En vérité, il manifesta ce qui était caché lorsqu'à son retour, il gravit le trône du Bayán. Tout ce qui fut révélé s'est réalisé ou se réalisera sur la terre, mot pour mot. Aucune possibilité n'était donc laissée à qui que ce soit de se détourner ou de protester. Néanmoins, comme l'équité est méconnue et voilée, la plupart des hommes parlent, mus par leurs propres chimères.

[219]
Ô Dieu, mon Dieu ! N'empêche pas tes serviteurs de tourner leurs visages vers la lumière de la certitude apparue à l'horizon de ta volonté et ne souffre point, ô mon Dieu, qu'ils soient privés des océans de tes signes. Ils sont, ô mon Seigneur, tes serviteurs en tes cités et tes esclaves en tes régions. Si tu n'es point miséricordieux envers eux, qui donc le sera ? Ô mon Dieu, saisis les mains de ceux qui se noient dans la mer des superstitions et délivre-les par ton pouvoir et ta souveraineté. Sauve-les par les armes de ta puissance. Tu as le pouvoir de faire ce que tu veux, dans ta main droite sont les rênes de tout ce qui est sur la terre et dans les cieux.

[220]
De même, le Point premier dit: Contemplez-le par ses propres yeux. Car si vous le regardez avec les yeux d'un autre, jamais vous ne le reconnaîtrez ni le connaîtrez. Ceci se réfère spécifiquement à cette révélation suprême. Heureux ceux qui jugent avec impartialité. De même, il dit: Le germe qui recèle les potentialités de la révélation à venir est, sur une seule année, doté d'une puissance supérieure aux forces combinées du Bayán tout entier. Ces bonnes nouvelles du Bayán et des Livres des âges écoulés sont mentionnées à maintes reprises sous des noms divers et dans de nombreux livres afin que les hommes puissent juger équitablement ce qui est apparu et ce qui a brillé à l'horizon de la volonté de Dieu, le Seigneur du puissant trône.

[221]
Ô Shaykh ! Dis au peuple du Bayán: "Médite ces paroles bénies où il dit: L'ensemble du Bayán n'est qu'une feuille parmi les feuilles de son paradis. Sois impartial, ô peuple, et ne sois pas compté parmi les égarés dans le livre de Dieu, le Seigneur des mondes." En ce jour, l'Arbre sacré se tient devant toi, chargé de fruits célestes, nouveaux et merveilleux. Contemple-le, détaché de tout sauf de lui. Ainsi a parlé la Langue de la puissance et du pouvoir en ce lieu que Dieu a paré des traces de son plus grand Nom et de sa grande Nouvelle.

[222]
De même, il dit: Tant que neuf ne sera pas écoulé depuis le début de cette cause, la réalité des choses créées ne sera point manifestée. Tout ce que tu as vu jusqu'à présent n'est que germe jusqu'au moment où nous le revêtirons de chair. Sois patient jusqu'à ce que tu contemples une nouvelle création. Dis: "Béni soit Dieu, le meilleur des créateurs !" De même, au sujet du pouvoir de cette révélation, il dit: Celui que Dieu rendra manifeste a le droit de rejeter l'être le plus grand de la terre, car une telle personne n'est qu'une créature entre ses mains et toutes choses l'adorent.
Après Hín, une Cause vous sera donnée, que vous connaîtrez en son temps. Il dit également: Sache, avec une certitude absolue et selon le décret ferme et irrévocable, que Dieu - exaltée soit sa gloire, magnifiée sa puissance, sanctifiée sa sainteté, glorifiée sa grandeur et louées ses voies - fait connaître chaque chose à travers sa propre réalité ; qui donc peut le connaître si ce n'est par lui-même ?
Plus loin, il dit - exalté et glorifié soit-il -: Prends garde, prends garde, de peur qu'aux jours de sa révélation, le Váhid du Bayán ne s'interpose comme un voile entre lui et toi, dans la mesure où ce Váhid n'est à ses yeux qu'une créature. Prends garde, prends garde aussi que les paroles révélées dans le Bayán ne s'interpose comme un voile entre lui et toi. À nouveau, il dit - exalté soit-il -: Ne le regarde point avec un œil autre que le sien.
Car quiconque le regarde avec son œil le reconnaîtra ; sinon, il lui restera caché. Cherche-le et regarde-le si tu veux chercher Dieu et sa présence. De même, il dit ; Il est préférable pour toi de ne réciter qu'un seul des versets de Celui que Dieu rendra manifeste, plutôt que de réciter la totalité du Bayán ; car ce jour-là, cet unique verset peut te sauver, alors que le Bayán tout entier ne peut le faire.

[223]
Dis: Ô peuple du Bayán ! Sois juste, sois juste ! Et de nouveau, sois juste, sois juste ! Ne sois pas de ceux qui, jour et nuit, mentionnèrent la Manifestation de la cause de Dieu et qui, lorsqu'elle apparut par sa grâce et que l'horizon de la révélation fut illuminé, prononcèrent contre elle un jugement qui suscita les lamentations des habitants du royaume de gloire et de ceux qui gravitent autour de la volonté de Dieu, l'Omniscient, le Très-Sage.

[224]
Médite ces paroles sublimes où il dit: En vérité, je crois en lui, en sa foi, en son livre, en ses témoignages, en ses voies et en tout ce qui émane de lui à leur sujet. Je me glorifie de ma relation avec lui et suis fier de ma croyance en lui. De même, il dit: Ô peuple du Bayán et vous tous qui êtes en son sein ! Reconnaissez les limites qui vous sont fixées, car une personne telle que le Point du Bayán lui-même a cru en Celui que Dieu rendra manifeste, avant même la création de toutes choses.
En vérité, je m'en glorifie devant tous ceux qui sont dans le royaume du ciel et de la terre. Par Dieu ! Tous les atomes de l'univers gémissent et se lamentent devant les cruautés perpétrées par les rebelles parmi le peuple du Bayán. Où sont ceux qui sont doués d'entendement et de perception ? Nous supplions Dieu - béni et glorifié soit-il - de les inviter et les exhorter à ce qui leur profitera, de les détourner de ce qui leur nuira. En vérité, il est le Fort, le Conquérant, le Tout-Puissant.

[225]
De même, il dit: Ne souffrez point qu'un voile ne vous sépare de Dieu après qu'il se soit lui-même révélé. Car tout ce qui a été exalté dans le Bayán n'est qu'un anneau dans ma main, et moi-même, je ne suis vraiment qu'un anneau dans la main de Celui que Dieu rendra manifeste - glorifiée soit sa mention ! Il le tourne comme il lui plaît, pour en faire ce qui lui plaît et le glisser là où lui plaît. En vérité, il est le Secours, le Très-Haut.
Pareillement, il dit: S'il faisait un prophète de chacun des habitants de la terre, ils seraient tous, en vérité, considérés comme des prophètes aux yeux de Dieu. Il dit encore: Au jour de la révélation de Celui que Dieu rendra manifeste, tous ceux qui demeurent sur terre seront égaux à ses yeux.
En vérité, celui qu'il ordonne prophète a été prophète depuis le commencement qui n'a point de commencement et le demeurera jusqu'à la fin qui n'a pas de fin, puisque c'est un acte de Dieu. Et celui qu'il nomme vice-roi le sera dans tous les mondes, car c'est un acte de Dieu. La volonté de Dieu ne peut en aucun cas être révélée si ce n'est par la volonté de Celui que Dieu rendra manifeste, ni le désir de Dieu être manifesté si ce n'est par son désir. En vérité, il est le Conquérant, le Tout-Puissant, le Très-Haut.

[226]
En résumé il a décrété ce qui contribue, en toute occasion, à la conversion, au progrès, à l'élévation et à la gouverne des hommes. Toutefois, quelques êtres injustes sont devenus un voile, une barrière infranchissable, empêchant les autres de se tourner vers les lumières de sa face. Nous prions Dieu de les bannir par sa souveraineté et de les saisir par son étreinte. En vérité, il est le Seigneur de Force, le Puissant, l'infiniment Sage.

[227]
De même, il dit: Que sa mention soit glorifiée ! Il ressemble au soleil. Si l'on plaçait face à lui d'innombrables miroirs, chacun d'eux, selon sa capacité, refléterait la splendeur de ce soleil ; si l'on n'en plaçait aucun, il continuerait toujours à se lever et à se coucher, et seuls les miroirs seraient privés de sa lumière. En vérité, je n'ai point failli à mon devoir d'avertir ce peuple et de fournir les moyens pour qu'il se tourne vers Dieu, son Seigneur, qu'il croie en lui, son Créateur.
Si, au jour de sa révélation, tous ceux qui sont sur la terre font acte d'allégeance envers lui, mon être intime se réjouira, puisque tous auront atteint l'apogée de leur existence, auront été amenés face à face avec leur Bien-aimé et auront reconnu, dans toute la mesure possible dans le monde de l'existence, la splendeur de celui qui est le Désir de leurs cœurs. Sinon, mon âme sera très triste. J'ai vraiment éduqué toutes choses dans ce but. Comment, alors, quelqu'un peut-il rester séparé de lui ? C'est pour cela que j'ai invoqué Dieu et continuerai à le faire. En vérité, il est proche, prêt à répondre.

[228]
De même, il dit: Ils refuseront même à cet Arbre qui n'est ni d'Orient ni d'Occident le nom de croyant, car s'ils le nommaient ainsi, ils ne réussiraient pas à l'attrister. Ô monde, ton oreille a-t-elle perçu combien impuissantes ont été ces paroles révélées par la volonté de celui qui est l'Orient de tous les noms ? Il dit: J'ai éduqué tous les hommes afin qu'ils reconnaissent cette révélation et, cependant, le peuple du Bayán refuse d'accorder le nom de croyant à cet Arbre béni qui n'appartient ni à l'Orient ni à l'Occident. Hélas, hélas ! Que de choses me sont arrivées ! Par Dieu ! Ce qui m'est advenu aux mains de celui que j'ai élevé jour et nuit a suscité les lamentations du Saint-Esprit et des habitants du tabernacle de la grandeur de Dieu, le Seigneur de ce jour merveilleux.

[229]
De même, réfutant certains mécréants, il dit: Car nul ne connaît le temps de la révélation, excepté Dieu. À quelque époque qu'il apparaisse, tous doivent reconnaître le Point de vérité et rendre grâce à Dieu. Ceux qui se sont détournés de moi ont parlé comme les disciples de Jean-Baptiste. Eux aussi protestaient en ces termes contre celui qui était l'Esprit: "La mission de Jean n'est pas encore terminée ; pourquoi es-tu venu ?" Il en est de même aujourd'hui ; ceux qui nous ont rejeté ont proféré ce qui fait soupirer et se lamenter tout ce qui existe, sans même nous connaître, ayant, de tout temps, ignoré les principes fondamentaux de cette cause, ne sachant de qui elle procède ou ce qu'elle signifie.
Par ma vie ! Le muet ne pourra jamais affronter celui qui incarne le royaume de la parole. Crains Dieu, ô peuple ! Lis ce qui fut révélé en vérité dans le huitième paragraphe du sixième chapitre du Bayán, et ne sois pas de ceux qui se sont détournés. De même, il a ordonné: Une fois tous les dix-neuf jours, ce paragraphe doit être lu afin que, au temps de la révélation de Celui que Dieu rendra manifeste, ils ne soient pas aveuglés par des considérations étrangères aux versets qui ont été, et demeurent, les plus importants de tous les témoignages et de toutes les preuves.

[230]
Jean, fils de Zacharie, a dit ce que mon précurseur a dit: Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. Certes, je vous baptise avec l'eau du repentir, mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je suis indigne de porter ses chaussures. C'est ainsi que mon précurseur, en signe de soumission et d'humilité, a dit: La totalité du Bayán n'est qu'une feuille parmi les feuilles de son paradis. De même, il dit: Je suis le premier à l'adorer et je suis fier de mon lien avec lui. Et pourtant, ô hommes, le peuple du Bayán a agi de manière telle que même Dhi'l-Jawshan, Ibn-i-Anas et Asbahí ont cherché et cherchent encore refuge auprès de Dieu pour de tels actes. Au vu et au su de toutes les religions, cet opprimé s'est attaché, jour et nuit, à exalter la cause de Dieu, tandis que ces hommes se sont accrochés à ce qui cause humiliation et préjudice.

[231]
Il dit aussi: Reconnaissez-le par ses versets. Car plus vous négligerez de chercher à le connaître et plus vous serez cruellement voilés, cachés par le feu. Ô vous qui, parmi le peuple du Bayán, vous êtes détournés de moi ! Méditez ces dires sublimes qui dispensent la source des paroles du Point de la connaissance.
Et maintenant, écoutez ceci. Il dit: En ce jour, le Soleil de vérité interpellera le peuple du Bayán et récitera cette sourate du Coran: "Dis: Ô vous les incrédules ! Je n'adore pas ce que vous adorez, et vous n'adorez pas ce que j'adore. Moi, je n'adore pas ce que vous adorez, vous, vous n'adorerez pas ce que j'adore. À vous votre religion ; à moi ma Religion ." Dieu de miséricorde ! En dépit de ces déclarations limpides, de ces signes brillants et lumineux, ils sont tous plongés dans leurs chimères qui leur font ignorer le Désiré et le voilent à leurs yeux.
Ô vous les égarés ! Réveillez-vous du sommeil de l'insouciance et prêtez l'oreille aux paroles de mon précurseur. Il dit: Lorsque l'arbre de l'affirmation se détourne de lui, il est considéré comme l'arbre du reniement, et lorsque l'arbre du reniement se tourne vers lui, il est considéré comme l'arbre de l'affirmation. De même, il dit: Si quelqu'un revendique une révélation et ne peut produire de preuve, ne protestez pas et ne l'attristez pas ! Bref, nuit et jour, cet opprimé prononce ces mots: "Dis: ô infidèles !" dans l'espoir d'éveiller le peuple et de le parer de l'ornement de l'équité.

[232]
À présent, médite ces paroles qui exhalent le souffle du désespoir. Dans sa douloureuse invocation à Dieu, le Seigneur des mondes, il dit: Glorifié sois-tu, ô mon Dieu ! Témoigne que par ce Livre, j'ai conclu une alliance avec toutes choses créées concernant la mission de Celui que tu rendras manifeste, avant même que soit établie l'alliance relative à ma propre mission. Toi et ceux qui ont cru en tes signes, vous êtes des témoins suffisants. En vérité, tu me suffis. En toi, j'ai placé ma confiance ! En vérité, tu tiens compte de toutes choses.

[233]
Ailleurs, il dit: Ô miroirs semblables au soleil ! Regardez le Soleil de vérité ! Vraiment, vous dépendez de lui, si seulement vous pouviez le percevoir ! Vous êtes comme des poissons qui se déplacent dans les eaux de la mer sans la voir et se demandent de quoi ils dépendent. De même, il dit: Je porte plainte auprès de toi, ô Miroir de ma générosité, contre tous les autres miroirs. Ils me regardent tous à travers leurs propres couleurs. Ces paroles furent révélées par la Source de la révélation de l'infiniment Généreux et furent adressées à Siyyid Javád, connu sous le nom de Karbilá'í.
Dieu atteste, et le monde en porte témoignage, que ce siyyid est demeuré fidèle à cet opprimé et qu'il a même réfuté en détail les arguments de ceux qui se sont détournés de moi. En outre, deux communications dans lesquelles il témoigne de la révélation du Véritable et dans lesquelles les preuves de son détachement de tout sauf de lui sont claires et manifestes, furent envoyées par nous à Haydar-'Alí. L'écriture de ce siyyid est reconnaissable et connue de tous.
Le but de tout ceci est de permettre que les eaux vives de la reconnaissance baignent ceux qui nous ont renié et que la lumière de la conversion illumine ceux qui se sont détournés. Dieu m'en est témoin, cet opprimé n'a d'autre but que de transmettre la parole de Dieu. Heureux les justes et malheur à ceux qui se détournent ! Ceux-ci ont comploté à maintes reprises et agissent avec duplicité de diverses manières.
C'est ainsi qu'ils se sont procuré un portrait de ce siyyid et l'ont collé avec celui d'autres personnes sur une feuille portant, en tête, un portrait de Mírzá Yahyá. Bref, ils se sont servi de tous les moyens pour rejeter le Véritable. Dis: "Le Véritable est venu, manifeste comme le soleil. Quel malheur qu'il soit venu dans la cité des aveugles !" Le siyyid en question admonesta les négateurs et les somma de reconnaître l'Horizon suprême, mais il ne put empreindre ces pierres que ne peut marquer aucune empreinte. Ils le calomnièrent au point qu'il chercha refuge en Dieu - exaltée soit sa gloire ! Les suppliques qu'il adressa à cette sainte Cour sont en notre possession. Heureux les équitables !

[234]
À présent, rappelle-toi comment le Point premier se plaignit des Miroirs, dans l'espoir de voir les hommes s'éveiller, se tourner de la gauche des vaines chimères et des futiles imaginations vers la droite de la foi et de la certitude et découvrir ce qui leur est voilé. En vérité, c'est dans le but de reconnaître cette très grande Cause qu'ils sont sortis du monde de la non-existence pour entrer dans le monde de l'existence.
De même, il dit: Ô mon Dieu, consacre-lui cet Arbre tout entier, afin qu'en soient révélés tous les fruits que Dieu y a créés en faveur de celui qu'il a choisi pour révéler tout ce qui lui plaît. Par ta gloire ! Que cet Arbre ne porte jamais une branche, une feuille ou un fruit qui ne s'incline devant lui au jour de sa révélation ou qui refuse de te louer par son intermédiaire, comme il sied à la splendeur de sa très glorieuse révélation et à la sublimité de sa retraite suprême.
Ô mon Dieu ! Si tu voyais une branche, une feuille ou un de mes fruits omettre de s'incliner devant lui au jour de sa révélation, retranche-le de cet arbre, ô mon Dieu, car il n'est pas de moi et ne retournera pas à moi.

[235]
Ô peuple du Bayán ! Je le jure par Dieu ! Cet opprimé n'a d'autre intention que de proclamer la cause qu'il est chargé de révéler. Tendez vers lui votre oreille intérieure et vous entendrez chaque membre, chaque veine et même chacun des cheveux de cet opprimé, exprimer ce qui émouvra et ravira le concours céleste et le monde de la création.

[236]
Ô Hádí ! Le fanatisme aveugle des temps passés a détourné du droit chemin les créatures infortunées. Pense à la secte chiite. Douze siècles durant, ils ont tous invoqué: "Ô Qá'im !", pour finir par rendre contre lui une sentence de mort et par lui faire subir le martyre, bien qu'ils croient en Dieu, le Véritable - exaltée soit sa gloire - l'acceptent et le reconnaissent, comme ils acceptent et reconnaissent le Sceau des prophètes et les Elus. À présent, il convient de réfléchir un instant pour découvrir ce qui est advenu entre Dieu et ses créatures, et connaître les actes qui ont provoqué opposition et reniement.

[237]
Ô Hádí ! Ainsi que tous l'attestent, nous avons entendu la plainte des minbars du haut desquels, comme tous l'attestent, les religieux injurièrent le Véritable au moment de sa manifestation. À celui qui est l'Essence de l'Être et à ses compagnons, ils firent ce que l'œil du monde n'avait jamais vu ni son oreille entendu. Tu as exhorté le peuple, et tu l'exhortes toujours, te prétendant son vice-roi et son miroir, alors que tu ignores tout de cette Cause, car tu n'as pas été à mes côtés.

[238]
Chacun, parmi ce peuple, sait bien que Siyyid Muhammad n'était que l'un de nos serviteurs. À l'époque où, sur la demande du gouvernement impérial ottoman, nous nous rendîmes dans la capitale, il nous accompagna. Or, par la suite, il commit - je le jure par Dieu - ce qui fit couler les larmes de la Plume du Très-Haut et gémir son épître. C'est pourquoi nous le chassâmes ; sur quoi il rejoignit Mírzá Yahyá et fit ce que n'a jamais fait aucun tyran. Nous l'abandonnâmes en lui disant: "Hors de ma vue, ô insouciant !" Sur ces mots, il rejoignit l'ordre des Mawlavis et demeura en leur compagnie jusqu'à ce que nous parvint l'ordre de partir.

[239]
Ô Hádí ! N'accepte pas de devenir l'instrument qui propage de nouvelles superstitions ; refuse d'établir, une fois encore, une secte semblable à celle des chiites. Réfléchis à la quantité de sang répandu. Toi avec les autres qui se prétendent savants, et avec les théologiens chiites, vous avez tous, dès les premières années, maudit le Véritable et décrété que son sang sacré devait être versé. Crains Dieu, ô Hádí !
Ne permets pas que les hommes soient à nouveau affligés des superstitions du passé. Crains Dieu et ne sois point de ceux qui se montrent injustes. En ces jours, nous avons appris que tu as tenté de mettre la main sur chaque exemplaire du Bayán pour le détruire. Pour l'amour de Dieu, cet opprimé te prie de renoncer à ton projet. Pas plus hier qu'aujourd'hui ton intelligence et ton jugement ne surpassent l'intelligence et le jugement du Prince du monde.
Dieu atteste et témoigne que cet opprimé n'a pas lu le Bayán et n'a pas été informé de son contenu. On sait toutefois, de manière claire et indubitable qu'il a voulu que le livre du Bayán soit le fondement de ses œuvres. Crains Dieu, et ne t'ingère point dans des affaires qui, de très loin, te dépassent.
Douze siècles durant, les malheureux chiites ont été égarés par ceux qui te ressemblent dans le piège des vaines chimères et des futiles imaginations. Finalement, au jour du jugement, se produisit ce qui incita les oppresseurs de jadis à chercher refuge auprès du Véritable.

[240]
Perçois à présent le cri du Point que ses paroles ont fait jaillir. Si sur cet Arbre - son être béni - apparaissait un fruit, une feuille ou une branche qui ne croie pas en lui, il supplierait Dieu de l'arracher sans hésiter. De même, il dit: Si quelqu'un affirmait quelque chose sans preuve, ne le rejetez pas. Pourtant, bien que confirmé à présent par une centaine de livres, tu l'as rejeté et tu t'en réjouis !

[241]
Une fois de plus, je te supplie d'examiner attentivement ce qui a été dispensé. En cette révélation, les brises de la parole ne sont pas comparables à celles des âges antérieurs. Continuellement affligé, cet opprimé ne trouva aucun lieu sûr pour étudier les écrits du Très-Exalté ou ceux de tout autre. Environ deux mois après notre arrivée en Irak suite à l'ordre de Sa Majesté le Sháh de Perse - que Dieu l'assiste -, Mírzá Yahyá nous rejoignit.
Nous lui dîmes: "Conformément à l'ordre royal, nous avons été envoyé en ce lieu. Mais il est souhaitable que tu demeures en Perse. Nous enverrons notre frère, Mírzá Músá, dans une autre région. Vos noms ne sont pas mentionnés dans le décret royal, vous pouvez donc vous lever et servir." Par la suite, cet opprimé quitta Bagdad et se retira du monde pendant deux ans.
À notre retour, nous constatâmes que Mírzá Yahyá n'était pas parti et différait son départ. Cet opprimé en fut grandement attristé. Dieu atteste et témoigne que nous nous sommes, à tout moment, préoccupé de la propagation de cette cause. Ni les chaînes, ni les carcans, ni les fers, ni l'emprisonnement n'ont pu nous empêcher de révéler notre rang. Dans ce pays, nous interdîmes toute sédition et tout acte déplacé et impie. Jour et nuit, nous diffusâmes nos épîtres dans toutes les directions. Nous n'avions d'autre but que d'amender l'âme des hommes et d'exalter la parole sacrée.

[242]
Nous désignâmes certaines personnes pour rassembler tout particulièrement les écrits du Point premier. Cela fait, nous convoquâmes dans un endroit précis Mírzá Yahyá et Mírzá Vahháb-i-Khurásání, connu sous le nom de Mírzá Javád. Suivant nos instructions, ils menèrent à bien la tâche de transcrire deux exemplaires des œuvres du Point premier. Je le jure par Dieu ! Du fait de ses relations constantes avec tout le monde, cet opprimé n'a point consulté ces livres ni jeté un regard sur ces écrits. Lorsque nous partîmes, ils étaient en la possession de ces deux personnes.
Il fut convenu que Mírzá Yahyá emporterait ces écrits en Perse afin de les diffuser à travers le pays. À la demande des ministres du gouvernement ottoman, cet opprimé se rendit alors à la capitale, Constantinople. Lorsque nous arrivâmes à Mosul, nous constatâmes que Mírzá Yahyá y était arrivé avant nous et qu'il nous y attendait. Bref, les livres et les écrits furent laissés à Bagdad, tandis qu'il se rendait lui-même à Constantinople pour rejoindre ces serviteurs. Dieu m'est témoin !
Que Mírzá Yahyá, ignorant nos efforts assidus, ait abandonné les écrits et rejoint les exilés affecta cet opprimé. Pendant longtemps, celui-ci fut accablé de chagrins infinis jusqu'à ce qu'il pût, en application de mesures dont nul n'est informé, hormis le seul vrai Dieu, expédier les écrits dans un autre pays, car en Irak, tous les documents doivent être examinés chaque mois, de peur qu'ils ne pourrissent et ne disparaissent. Mais Dieu les protégea et les envoya en un lieu qu'il avait antérieurement ordonné. En vérité, il est le Protecteur, le Sauveur.

[243]
Partout où se rendit cet opprimé, Mírzá Yahyá le suivit. Toi-même tu l'as vu et tu sais fort bien que tout cela est la vérité. Cependant, le siyyid d'Isfáhán le dupa sournoisement. Leurs actes provoquèrent la plus grande consternation. Si seulement tu voulais enquêter auprès des officiels du gouvernement sur la conduite de Mírzá Yahyá dans ce pays ! Par Dieu, l'Unique, l'Incomparable, le Fort, le Tout-Puissant ! Je t'adjure d'examiner attentivement les communications adressées en son nom au Point premier, afin de contempler les signes de Celui qui est la vérité aussi claire que le soleil.
De même, il émane des paroles du Point du Bayán - puisse chacun sacrifier son âme par amour pour lui - ce qu'aucun voile ne peut obscurcir ni dissimuler, pas plus ceux de la gloire que ceux qui sont interposés par les égarés. En vérité, les voiles ont été déchirés par le doigt de la volonté de ton Seigneur, le Fort, le Conquérant, le Tout-Puissant. Ah ! ceux qui m'ont calomnié et envié sont dans un état bien désespéré. Il y a peu, on m'apprit que tu attribuais à d'autres le Kitáb-i-Iqán et quelques autres épîtres. Par Dieu ! Quelle cruelle injustice ! Ils sont incapables d'en comprendre le sens, encore moins de les révéler !

[244]
Hasan-i-Mázindarání était porteur de soixante-dix épîtres. Après sa mort, elles ne furent point remises à leurs destinataires, mais confiées à l'une des soeurs de cet opprimé qui, sans raison aucune, s'était détournée de moi. Dieu sait ce qu'il advint de ces épîtres. Cette sœur n'avait jamais vécu avec nous. Par le Soleil de vérité, je jure qu'après ces événements, elle ne vit jamais Mírzá Yahyá et resta ignorante de notre cause, car, en ces jours-là, elle nous était hostile. Elle vivait dans un quartier, et cet opprimé dans un autre.
Toutefois, en signe de notre tendre bonté, de notre affection et de notre miséricorde, nous nous rendîmes auprès d'elle et de sa mère quelques jours avant notre départ afin qu'elle goûte aux eaux vives de la foi et qu'elle parvienne à ce qui la rapprocherait de Dieu en ce jour. Dieu sait et en témoigne, comme elle-même l'atteste, que je n'avais pas d'autre intention.
Finalement - loué soit Dieu - elle y parvint par Sa grâce et fut revêtue de la parure de l'amour. Mais à la suite de notre bannissement d'Irak et de notre départ pour Constantinople, nous cessâmes de recevoir de ses nouvelles. Après notre séparation sur la terre de Tá, nous cessâmes de rencontrer Mírzá Ridá-Qulí, notre frère, et aucune nouvelle particulière la concernant ne nous parvint. Autrefois, nous vivions tous dans la même maison qui fut ensuite vendue aux enchères pour une somme négligeable.
Les deux frères, Farmán-Farmá et Hisámu's-Saltanih, l'achetèrent et se la partagèrent. Après cela, nous nous séparâmes de notre frère. Il établit sa résidence à proximité de l'entrée de la Masjid-i-Sháh, tandis que nous habitions près de la porte de Shimírán. Par la suite, cette sœur adopta à notre égard une attitude hostile sans la moindre raison. Cet opprimé garda le silence en toutes circonstances. Malgré cela, de Núr, elle ramena chez elle la fille de notre défunt frère Mírzá Muhammad-Hasan - que sur lui soit la gloire de Dieu, sa paix et sa miséricorde - qui était fiancée à la plus grande Branche, et l'envoya dans un autre lieu.
Quelques-uns de nos compagnons et amis en divers endroits s'en plaignirent, car il s'agissait d'un acte très grave, désapprouvé par tous les bien-aimés de Dieu. Il est étrange que notre sœur l'ait amenée dans sa propre maison pour, ensuite, l'envoyer ailleurs ! Malgré cela, cet opprimé demeura - et demeure encore - calme et silencieux. Un mot, pourtant, fut dit pour tranquilliser nos bien-aimés. Dieu atteste et témoigne que tout ce qui fut dit est la vérité et fut proféré avec sincérité.
Personne parmi nos bien-aimés, où qu'ils soient, ne pouvait croire notre sœur capable d'un acte aussi contraire aux convenances, à l'affection et à l'amitié. Réalisant qu'à la suite de cet incident, les liens étaient rompus, ils se conduisirent d'une manière que toi et d'autres connaissez fort bien. Est donc évidente l'intensité de la douleur dont cet acte accable cet opprimé. Par la suite, elle prit parti pour Mírzá Yahyá.
Des rapports contradictoires nous parviennent à présent à son sujet et nous ne savons pas vraiment ce qu'elle dit ni ce qu'elle fait. Nous supplions Dieu - béni et glorifié soit-il - de faire en sorte qu'elle se tourne vers lui, et de l'aider à se repentir devant le seuil de sa grâce. Il est vraiment le Puissant, le Clément ; en vérité, il est le Tout-Puissant, le Magnanime.

[245]
De même, dans une autre circonstance, il dit: S'il apparaissait en cet instant même, je serais le premier à l'adorer et le premier à m'incliner devant lui." Sois équitable, ô peuple ! Le Très-Élevé voulait s'assurer que l'imminence de la révélation n'éloigne pas les hommes de la loi divine et éternelle, comme elle avait empêché les compagnons de Jean-Baptiste de reconnaître celui qui est l'Esprit. Combien de fois n'a-t-il pas dit: Ne souffrez pas que le Bayán et tout ce qui est révélé dans cet ouvrage vous séparent de cette essence de l'Être, ce Seigneur du visible et de l'invisible. Si, malgré cette irrévocable injonction, quelqu'un reste assujetti au Bayán, il est en vérité sorti de l'ombre de l'Arbre béni et exalté. Sois équitable, ô peuple, et ne sois pas du nombre des insouciants.

[246]
Il dit aussi: Ne laissez pas les noms s'interposer comme un voile entre vous et celui qui est leur Seigneur ; pas même le nom de prophète, car un tel nom n'est qu'une création de sa parole. Également, dans la septième porte de la deuxième unité, il dit: Ô peuple du Bayán ! N'agis point comme l'a fait le peuple du Coran, car, si tu le fais, les fruits de ta nuit se réduiront à néant. Et, plus loin, il dit - glorifiée soit sa mention -: Si tu parviens à sa révélation et si tu lui obéis, tu auras révélé le fruit du Bayán ; sinon, tu es indigne d'être mentionné devant Dieu. Aie pitié de toi-même !
Si tu n'aides pas celui qui est la Manifestation de la souveraineté de Dieu, au moins ne sois pas pour lui une source de tristesse. Et, plus loin, il dit - magnifié soit son rang -: Si tu ne parviens pas en présence de Dieu, au moins ne tourmente pas le Signe de Dieu. Si tu renonces à ce qui peut lui nuire, tu renonceras à ce dont peuvent bénéficier ceux qui reconnaissent le Bayán. Mais je sais que tu refuseras de le faire.

[247]
Ô Hádí ! Ne serait-ce pas à cause de ces indubitables paroles que tu as décidé de rejeter le Bayán ? Prête l'oreille à la voix de cet opprimé et renonce à cette oppression qui fait trembler les fondements du Bayán. Je n'ai été ni à Chihríq ni à Mákú. À l'heure actuelle circulent parmi tes disciples des déclarations identiques à celles formulées par les chiites qui disent que le Coran est incomplet. Ces gens prétendent également que ce Bayán n'est point l'original. Or, la copie transcrite de la main de Siyyid Husayn est disponible, de même que celle de la main de Mírzá Ahmad.

[248]
Est-il opprimé à tes yeux celui qui n'a jamais reçu un seul coup en ce bas monde et qui vit continuellement entouré de cinq servantes de Dieu ? Quant au Véritable qui, depuis son jeune âge jusqu'à ce jour, est aux mains de ses ennemis, accablé des pires tourments, l'accuseras-tu de ce dont les Juifs n'ont même jamais accusé le Christ ? Écoute la voix de cet opprimé, et ne sois pas de ceux qui sont complètement égarés.

[249]
Et le Báb dit encore: Nombreux sont les feux que Dieu transforme en lumière grâce à Celui que Dieu rendra manifeste ; nombreuses les lumières qu'il transforme en feu ! Je considère son apparition comme le soleil au milieu du ciel et la disparition de toutes choses comme celle des étoiles de la nuit au lever du jour. Ô monde ! As-tu des oreilles pour entendre la voix du Véritable et juger cette révélation avec équité ? Dès que celle-ci apparut, le Sinaï s'exclama: "Celui qui conversa à mon sujet est venu avec des signes évidents et des preuves resplendissantes, en dépit de chaque insouciant qui s'est profondément égaré et de chaque calomniateur qui a souhaité éteindre la lumière de Dieu par ses mensonges et effacer les signes de Dieu par sa malveillance. En vérité, ils sont de ceux qui ont agi injustement dans le Livre de Dieu, le Seigneur des mondes".

[250]
Il dit de même: Le Bayán, du début à la fin, est le dépositaire de tous ses attributs et le gardien de son feu comme de sa lumière. Dieu de grandeur ! L'âme est saisie par le parfum de sa parole, car il proclame ce qu'il voit avec une infinie tristesse. De même, à la " Lettre du Vivant ", Mullá Báqir - que sur lui reposent la gloire de Dieu et sa tendre bonté -, il dit: Peut-être pourras-tu dans huit années, au jour de sa révélation, parvenir en sa présence.

[251]
Sache-le, ô Hádí, et sois de ceux qui écoutent. Juge avec équité. Les compagnons de Dieu et les témoins de celui qui est la vérité ont, pour la plupart, souffert le martyre. Toi, pourtant, tu es encore vivant. Comment se fait-il que tu aies été épargné ? Je le jure par Dieu ! C'est grâce à ton reniement, alors que le martyre de ces âmes bénies est dû à leur déclaration de foi. Tout être juste et impartial en témoigne, car la cause et la motivation de chacune d'elles sont claires et manifestes comme le soleil.

[252]
De même, il s'adresse en ces termes à Dayyán, qui fut maltraité et souffrit le martyre: Tu reconnaîtras ta valeur dans les paroles de Celui que Dieu rendra manifeste. Il l'appelle d'ailleurs la troisième Lettre à croire en Celui que Dieu rendra manifeste en disant: Ô toi qui es la troisième Lettre à croire en Celui que Dieu rendra manifeste.
Et il ajoute: Toutefois, si Dieu le veut, il te fera connaître par les paroles de Celui que Dieu rendra manifeste. Et ce Dayyán qui était, selon les paroles du Point - que les âmes de tous sauf la sienne, soient sacrifiées par amour pour lui -, le dépositaire de la confiance du seul vrai Dieu - exaltée soit sa gloire - et le trésor des perles de sa connaissance, subit un martyre si cruel que le concours céleste pleura et se lamenta.
C'est à lui que le Báb enseigna le savoir caché et préservé, et confia ces paroles: Ô toi qui a reçu le nom de Dayyán ! Voici un savoir caché et préservé. Nous te l'avons apporté et te l'avons confié comme une marque d'honneur émanant de Dieu, car l'œil de ton cœur est pur. Tu en apprécieras la valeur et en chériras l'excellence. En vérité, Dieu a daigné conférer au Point du Bayán un savoir caché et préservé, comme jamais encore il n'en avait envoyé ici-bas avant cette révélation.
Il est plus précieux aux yeux de Dieu - glorifié soit-il - que tout autre savoir. En vérité, il en a fait sa preuve, tout comme il a fait des versets sa preuve. Cet être maltraité, dépositaire du savoir de Dieu, ainsi que Mírzá 'Alí-Akbar, l'un des parents du Point premier - sur lui, la gloire de Dieu et sa miséricorde -, Abu'l-Qásim-i-Káshí et plusieurs autres disciples, subirent le martyre sur ordre de Mírzá Yahyá.

[253]
Ô Hádí ! Son livre, qu'il a intitulé " Mustayqiz ", est en ta possession. Lis-le ! Même si tu l'as déjà parcouru, relis-le ! Peut-être pourras-tu obtenir pour toi-même une situation élevée sous le dais de la Vérité.

[254]
Il en fut de même pour Siyyid Ibráhím, au sujet duquel ces paroles émanèrent de la plume du Point premier - que sa parole soit magnifiée -: Ô toi qui es mentionné comme mon ami dans mes écrits, comme mon souvenir dans mes livres, en sus de mes écrits, et comme mon nom dans le Bayán ! De Mírzá Yahyá, Siyyid Ibráhím et Dayyán reçurent les surnoms de " Père des iniquités " et " Père des calamités." Juge avec équité: combien cruel fut le sort de ces êtres maltraités, alors que l'un ne cherchait qu'à le servir et que l'autre était son invité. Bref, je le jure par Dieu ! Il commit de tels actes que notre plume a honte de les relater.

[255]
Songe un instant au déshonneur infligé au Point premier. Considère ce qui est arrivé. Lorsque, suite à l'intervention de quelques personnes qui l'avaient longtemps cherché dans le désert, cet opprimé retourna à Bagdad après une retraite de deux années durant lesquelles il erra à travers les déserts et les montagnes, Mírzá Muhammad-'Alí de Rasht vint le voir et relata, devant une vaste assemblée, les manœuvres affectant l'honneur du Báb, qui avaient véritablement accablé de chagrin toutes les contrées. Mon Dieu ! Comment ont-ils pu approuver cette très cruelle trahison ? Nous supplions Dieu d'aider l'auteur de cet acte à se repentir et à retourner à lui. En vérité, il est le Secours, le Très-Sage.

[256]
Quant à Dayyán - sur lui, la gloire de Dieu et sa miséricorde -, il parvint en notre présence conformément à ce qui avait été révélé par la plume du Point premier. Nous prions Dieu d'aider les insouciants à se tourner vers lui, ceux qui se sont détournés à se diriger vers lui et ceux qui l'ont renié à reconnaître cette cause à l'apparition de laquelle toutes choses créées proclamèrent: "Il est venu, celui qui était caché dans le réceptacle de la connaissance et inscrit par la Plume du Très-Haut dans ses livres, ses écritures, ses manuscrits et ses épîtres !"

[257]
À cet égard, il nous a semblé nécessaire de mentionner les traditions qui ont été consignées concernant la cité bénie et honorée d'Acre, dans l'espoir que tu cherches, ô Hádí, un chemin vers la vérité et une voie vers Dieu.

[258]
Au nom de Dieu, le Compatissant, le Miséricordieux !

[259]
Il a été consigné ce qui suit concernant les mérites d'Acre, de la mer et de 'Aynu'l-Baqar qui se trouve à Acre:

[260]
'Abdu'l-'Azíz, fils de 'Abdu-Salám, nous a relaté que le prophète - sur lui, les bénédictions de Dieu et son salut - avait dit: Acre est une ville de Syrie que Dieu a particulièrement gratifiée.

[261]
Ibn-i-Mas'úd - puisse Dieu lui être favorable - a déclaré: "Le prophète - sur lui, les bénédictions de Dieu et son salut - a dit: De tous les rivages, le meilleur est celui d'Ashkelon", et Acre, en vérité, est meilleur qu'Ashkelon. La supériorité d'Acre sur Ashkelon et sur tous les autres rivages est comme celle de Muhammad sur tous les autres prophètes. Je vous apporte des nouvelles d'une cité entre deux montagnes en Syrie, au milieu d'un pâturage, qui porte le nom d'Acre.
En vérité, à celui qui y pénètre avec l'ardent désir de la connaître et de la visiter, Dieu pardonnera les péchés passés et à venir. Quant à celui qui sort de cette cité autrement qu'en qualité de pèlerin, son départ ne sera point béni par Dieu. Il y a dans cette cité une source appelée source de la Vache. Dieu remplira de lumière le cœur de quiconque en boit, ne fût-ce qu'une gorgée ; il le protégera de la très grande terreur au jour de la résurrection.

[262]
Anas, fils de Málik - que Dieu soit content de lui - a déclaré: L'Apôtre de Dieu - sur lui, les bénédictions de Dieu et ses salutations - a dit: "Près du rivage de la mer s'élève une cité, suspendue au-dessous du trône, appelée Acre. À celui qui y demeure, ferme et dans l'attente d'une récompense de Dieu - exalté soit-il -, Dieu réservera, jusqu'au jour de la résurrection, la récompense prévue pour ceux qui se sont montrés patients, se sont levés, puis agenouillés et prosternés devant lui".

[263]
Et le prophète - sur lui, les bénédictions de Dieu et son salut - a dit: Je vous parle d'une cité sur le littoral, toute blanche, et dont la blancheur plaît à Dieu - exalté soit-il - Elle porte le nom d'Acre. Celui qui a été piqué par l'une de ses puces est meilleur aux yeux de Dieu que celui qui a été grièvement blessé sur son chemin. Elle s'élèvera jusqu'au paradis, la voix de celui qui lance, dans cette ville, l'appel à la prière ; et celui qui demeure sept jours dans cette cité face à l'ennemi sera uni par Dieu à Khidr - que la paix soit sur lui !. Dieu le protégera de la très grande terreur au jour de la résurrection: "Il y a des rois et des princes au paradis. Or, les pauvres d'Acre sont les rois du paradis et ses princes. Un mois à Acre vaut mieux que mille ans ailleurs".

[264]
L'Apôtre de Dieu - sur lui, les bénédictions de Dieu et son salut - aurait déclaré ce qui suit: Béni l'homme qui a visité Acre, béni celui qui a rendu visite au visiteur d'Acre ! Béni celui qui a bu à la source de la Vache et s'est lavé à son eau, car les jeunes filles aux yeux noirs s'abreuvent au camphre du paradis qui provient de la source de la Vache, de la source de Salván et du puits de Zamzam ! Heureux celui qui a bu à ces sources et s'est lavé dans leurs eaux, car Dieu a interdit au feu de l'enfer de le toucher, lui et son corps, au jour de la résurrection !

[265]
Le prophète - sur lui, les bénédictions de Dieu et son salut - aurait dit: Il y a, dans Acre, des œuvres surérogatoires et des actes bénéfiques que Dieu a spécialement octroyés à qui il lui plaît. Et pour celui qui, à Acre, dit: "Glorifié soit Dieu, louange à Dieu, il n'est d'autre Dieu que Lui, Dieu est le plus Grand, et il n'est de pouvoir et de force qu'en Dieu, le Suprême, le Puissant ", Dieu consignera mille bonnes actions et en effacera mille mauvaises ; il l'élèvera de mille degrés au paradis et lui pardonnera ses péchés. Et de quiconque dit à Acre " je demande pardon à Dieu ", Dieu pardonnera tous les péchés. Et celui qui commémore Dieu à Acre, le matin et le soir, la nuit et à l'aube, est meilleur aux yeux de Dieu que celui qui porte épées, lances et armes sur le chemin de Dieu - exalté soit-il !

[266]
L'Apôtre de Dieu - sur lui, les bénédictions de Dieu et son salut - a dit également: De celui qui, le soir, regarde la mer et dit au coucher du soleil: "Dieu est le plus grand !", Dieu pardonnera les péchés, fussent-ils amoncelés tels des tas de sable. Et de celui qui compte quarante vagues tout en répétant: "Dieu - exalté soit-il - est le plus grand !", Dieu pardonnera les péchés, passés et à venir.

[267]
L'Apôtre de Dieu - sur lui, les bénédictions de Dieu et son salut - a dit: Celui qui regarde la mer pendant toute une nuit est meilleur que celui qui passe deux mois entiers entre le Rukn et le Maqám. Et celui qui a été élevé au bord de la mer est meilleur que celui qui a été élevé ailleurs. Et celui qui est allongé sur le rivage est l'égal de celui qui se tient debout en d'autres lieux.

[268]
Assurément, l'Apôtre de Dieu - que les bénédictions de Dieu, exalté soit-il, et son salut soient sur lui - a dit la vérité.

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Brief an den Sohn des Wolfes á Bahá’u’lláh á Bahá'í Verlag GmbH, Auflage 3.01 (O-2023-02-01)

Brief an den Sohn des Wolfes
Bahá’u’lláh
Im Namen Gottes, des Einen, des Unvergleichlichen, des Allmachtvollen, des Allwissenden, des Allweisen.
Preis sei Gott, dem Ewigen, der nie vergeht, dem Immerwährenden, der niemals schwach wird, dem Selbstbestehenden, der sich niemals wandelt. Er ist es, der alles in Seiner höchsten Herrschaft überragt, der sich durch Seine Zeichen kundgibt und sich durch Seine Geheimnisse verborgen hält. Er ist es, auf dessen Geheiß die Fahne des Erhabensten Wortes in der Welt der Schöpfung aufgerichtet und das Banner des »Er tut, was Er will« inmitten aller Völker aufgepflanzt wurde. Er ist es, der Seinen Glauben zur Führung Seiner Geschöpfe offenbarte und Seine Verse herniedersandte, um Seinen Beweis und Sein Zeugnis darzutun; Er schmückte das Vorwort im Buche des Menschen mit der Zier Seines Ausspruchs: »Der Gott der Barmherzigkeit hat den Qur’án gelehrt; Er hat den Menschen erschaffen und hat ihn die deutliche Sprache gelehrt.« Es ist kein Gott außer Ihm, dem Einen, dem Unvergleichlichen, dem Kraftvollen, dem Mächtigen, dem Wohltätigen.
Das Licht, das vom Himmel der Gaben erstrahlt, und der Segen, der vom Dämmerungsort des Willens Gottes, des Herrn im Reiche der Namen, ausgeht, seien auf Ihm, dem Höchsten Mittler, der Erhabensten Feder, auf Ihm, den Gott zum Aufgangsort Seiner vortrefflichsten Namen und zum Tagesanbruch Seiner erhabensten Attribute gemacht hat. Durch Ihn erstrahlt das Licht der Einheit am Horizont der Welt und durch Ihn wurde das Prinzip der Einzigkeit Gottes allen Völkern offenbart, die sich mit leuchtendem Antlitz dem Höchsten Horizonte zuwenden und anerkennen, was die Zunge der Äußerung im Reiche Seiner Erkenntnis gesprochen hat: »Erde und Himmel, Ruhm und Herrschaft sind Gottes, des Allmächtigen, des Allmachtvollen, des Herrn überströmender Gnade.«
Leihe dein Ohr, o du gefeierter Geistlicher, der Stimme dieses Unterdrückten. Wahrlich, Er rät dir um Gottes willen und ermahnt dich zu dem, was dich in allen Lebenslagen Ihm nahe kommen lässt. Er ist fürwahr der Allbesitzende, der Erhabene. Wisse, dass des Menschen Ohr geschaffen wurde, damit es auf die Göttliche Stimme höre an diesem Tage, der in allen Büchern, Schriften und Tablets erwähnt wurde. So reinige denn deine Seele mit den Wassern der Entsagung und schmücke dein Haupt mit der Krone der Gottesfurcht und deinen Tempel mit der Zier des Vertrauens in Ihn. Alsdann erhebe dich und sprich, dein Angesicht dem Größten Hause zugewandt, dem Orte, den auf Befehl des Ewigen Königs alle Erdenbewohner umkreisen müssen:
»O Gott, mein Gott, mein Verlangen, mein Angebeteter, mein Meister, meine Stütze, meine höchste Hoffnung und meine tiefste Sehnsucht! Du siehst, wie ich mich Dir zuwende, wie ich mich fest an das Seil Deiner Güte halte, mich an den Saum Deiner Großmut klammere, die Heiligkeit Deines Selbstes und die Reinheit Deines Wesens bekenne und Deine Einzigkeit und Deine Einheit bekunde. Ich bezeuge, dass Du der Eine, der Einzige, der Unvergleichliche, der Unvergängliche bist. Du hast Dir in Deinem Reiche keinen Genossen beigesellt, noch hast Du Dir einen Gefährten auf Erden erkoren. Alle erschaffenen Dinge bezeugen, was Du mit der Zunge Deiner Größe schon vor ihrer Erschaffung bekundet hast. Wahrlich, Du bist Gott! Es gibt keinen Gott außer Dir! Seit Ewigkeit warst Du geheiligt über das Lob Deiner Diener und erhaben über die Beschreibung Deiner Geschöpfe. Du siehst, o Herr, wie der Unwissende das Meer Deiner Erkenntnis sucht, der Verdurstende das Lebenswasser Deines Wortes, der Gedemütigte das Zelt Deiner Herrlichkeit, der Arme den Schatz Deiner Reichtümer, der Bittende den Dämmerungsort Deiner Weisheit, der Schwache den Quell Deiner Stärke, der Elende den Himmel Deiner Gaben und der Stumme das Reich Deines Ausdrucks.
Ich bezeuge, o mein Gott und mein König, dass Du mich erschaffen hast, Deiner zu gedenken, Dich zu verherrlichen und Deine Sache zu fördern. Dennoch habe ich Deinen Feinden geholfen, die Deinen Bund brachen, Dein Buch verwarfen, die nicht an Dich glaubten und Deine Zeichen leugneten. Wehe mir, wehe mir ob meines Eigensinns und meiner Schande, meiner Sündhaftigkeit und meines Unrechts, die mich davon abhielten, in das Meer Deiner Einheit zu tauchen und die See Deiner Gnade zu ergründen! Darum wehe mir, wehe mir, und nochmals wehe mir, wehe mir ob meiner Erbärmlichkeit und meiner schrecklichen Vergehen! Du riefst mich ins Leben, o mein Gott, damit ich Dein Wort erhöhe und Deine Sache verkünde. Meine Achtlosigkeit aber hat mich abgehalten und in solcher Weise irregeleitet, dass ich mich aufmachte, Deine Zeichen auszutilgen und das Blut Deiner Geliebten zu vergießen, die die Dämmerungsorte Deiner Zeichen sind, die Morgenröten Deiner Offenbarung und die Schatzkammern Deiner Geheimnisse.
O Herr, mein Herr, und wiederum:

O Herr, mein Herr, und noch einmal:

O Herr, mein Herr!

Ich bezeuge, dass die Früchte des Baumes Deiner Gerechtigkeit ob meiner Bosheit abfielen, dass die Herzen derer unter Deinen Geschöpfen, die sich Deiner Nähe erfreuen, verzehrt wurden und die Seelen der Aufrichtigen unter Deinen Dienern durch das Feuer meiner Widerspenstigkeit zerschmolzen.

Nichtswürdiger Wicht, der ich bin!

Welch grausame Verbrechen habe ich schamlos verübt!

Wehe mir, wehe mir ob meines Fernseins von Dir, ob meines Eigensinns, meiner Dummheit, meiner Niedertracht, ob meiner Auflehnung und meines Widerstands gegen Dich!

Wie viele Tage gab es, an denen Du Deinen Dienern und Deinen Geliebten gebotest, mich zu beschützen, während ich ihnen befahl, Dir und Deinen Vertrauten wehe zu tun!

Und wie zahllos waren die Nächte, in denen Du gnädiglich meiner gedachtest und mir Deinen Pfad wiesest, während ich mich von Dir und Deinen Zeichen abwandte!

Bei Deiner Herrlichkeit, o Du Hoffnung derer, die Deine Einheit anerkennen, und die Herzenssehnsucht jener, die sich von allem außer Dir lösten!

Ich finde keinen Helfer außer Dir, keinen Herrscher, keine Zuflucht oder Freistatt als Dich!

Aber ach, meine Abkehr von Dir hat den Schleier meiner Redlichkeit verbrannt, und meine Absage an Dich hat die Hülle zerrissen, die meine Ehre bedeckte.

O wäre ich doch tief unter der Erde, dass meine Übeltaten vor Deinen Dienern verborgen blieben!

Du siehst den Sünder, o mein Herr, der sich dem Dämmerungsort Deiner Vergebung und Deiner Gnade zuwendet, und erkennst den Berg von Schlechtigkeit, der den Himmel Deiner Barmherzigkeit und Deiner Vergebung sucht.

Ach wehe mir!

Meine großen Sünden haben mich gehindert, dem Hofe Deiner Gnade näherzukommen, und meine gräßlichen Untaten ließen mich weit vom Heiligtum Deiner Gegenwart abirren.

Fürwahr, ich versäumte meine Pflichten vor Dir, ich brach Deinen Bund und Deinen Willen und verübte Taten, die die Bewohner der Städte Deiner Gerechtigkeit und die Dämmerungsorte Deiner Gnade in Deinem Reiche zum Weinen brachten.

O mein Gott, ich bezeuge, dass ich Deine Gebote missachtet und meinen Leidenschaften gefrönt, dass ich die Gesetze Deines Buches verworfen und mich an das Buch meiner eigenen Begierden gehalten habe.

O Jammer über Jammer!

Je größer meine Bosheit wurde, desto mehr nahm Deine Nachsicht mit mir zu, und je wilder das Feuer meiner Widerspenstigkeit wütete, desto stärker suchten Deine Vergebung und Deine Gnade die Flammen zu ersticken.

Bei der Kraft Deiner Allmacht, o Du Verlangen der Welt und wahrer Geliebter aller Völker!

Deine Langmut hat mich hoffärtig und Deine Geduld hat mich dreist gemacht!

O mein Gott, Du siehst die Tränen, die ich ob meiner Schande weine, und hörst die Seufzer, die ich ob meiner Achtlosigkeit ausstoße.

Ich schwöre bei Deiner erhabenen Größe!

Keine Wohnstatt kann ich finden, es sei denn im Schatten des Hofes Deiner Gaben, und keine Zuflucht als unter dem Baldachin Deiner Gnade.

Du siehst mich inmitten eines Meeres hoffnungsloser Verzweiflung, seitdem Du mich Deine Worte hören ließest: ›Verzweifle nicht!‹ Bei Deiner Kraft!

Mein schweres Unrecht hat das Seil meiner Hoffnung zerrissen, und meine Auflehnung hat mein Gesicht vor dem Throne Deiner Gerechtigkeit in Schatten gehüllt.

O mein Gott, Du siehst mich wie tot vor dem Tore Deiner Gunst niederfallen; ich schäme mich, um das Lebenswasser Deiner Vergebung aus der Hand Deiner Güte zu bitten.

Du gabst mir eine Zunge, Deiner zu gedenken und Dich zu preisen; sie aber sprach, was die Seelen Deiner Erwählten, die Dir nahe sind, zerschmelzen ließ und die Herzen der aufrechten Bewohner in den Gemächern der Heiligkeit verzehrte.

Du gabst mir Augen, Deine Zeichen zu erkennen, auf Deine Verse zu schauen und die Offenbarungen des Werkes Deiner Hände zu betrachten; ich aber verwarf Deinen Willen und tat, was die Gläubigen unter Deinen Geschöpfen und die Losgelösten unter Deinen Dienern seufzen ließ.

Du gabst mir Ohren, damit ich auf Deinen Lobpreis lausche, auf Deine Verherrlichung und auf das, was Du vom Himmel Deiner Gaben und von den Höhen Deines Willens herniedersandtest.

Doch wehe mir, wehe mir!

Deiner Sache bin ich abtrünnig geworden, und Deinen Dienern habe ich befohlen, Deine Vertrauten und Deine Geliebten zu schmähen.

Vor dem Throne Deiner Gerechtigkeit habe ich mich in solcher Weise vergangen, dass diejenigen unter den Bewohnern Deines Reiches, die Deine Einheit erkannt haben und Dir ganz ergeben sind, schmerzlich klagten und trauerten.

O mein Gott, ich weiß nicht, welche meiner Übeltaten ich vor der wogenden See Deiner Gunst erwähnen soll und welche meiner Sünden ich bekennen soll, wenn ich den strahlenden Sonnen Deiner herrlichen Gnadengaben gegenübertrete.
Nun flehe ich zu Dir bei den Geheimnissen Deines Buches, bei den Dingen, die in Deiner Erkenntnis verborgen liegen, und bei den Perlen, die in den Muscheln des Weltmeers Deiner Gnade ruhen, zähle mich zu denen, die Du in Deinem Buch erwähntest und in Deinen Tablets beschriebst!

O mein Gott, hast Du mir nach dieser Trübsal noch eine Freude bestimmt, oder eine Hilfe nach diesem Jammer, eine Erleichterung nach dieser Not?

O wehe, wehe mir!

Du hast verfügt, dass jede Kanzel Deiner Verkündigung, der Verherrlichung Deines Wortes und der Offenbarung Deiner Sache geweiht sei; ich aber habe sie bestiegen, um den Bruch Deines Bundes zu predigen, und habe zu Deinen Dienern Worte gesprochen, die die Bewohner der Zelte Deiner Erhabenheit und die Bürger der Städte Deines Wissens zum Weinen brachten.

Wie oft hast Du aus dem Himmel Deiner Gaben die Speise Deiner Worte herniedergesandt, und ich verschmähte sie!

Wie oft hast Du mich zu den stillen Wassern Deiner Gnade gerufen, und ich habe mich abgewandt, weil ich meinen eigenen Lüsten und Begierden folgte!

Bei Deiner Herrlichkeit!

Ich weiß nicht, für welche meiner Sünden ich Dich um Verzeihung bitten und um Vergebung anflehen soll.

Ich weiß nicht, ob welcher meiner Untaten ich mich an den Hof Deiner Großmut, zum Heiligtum Deiner Gunst wenden soll.

So groß sind meine Sünden und Vergehen, dass kein Mensch sie zählen und keine Feder sie schildern kann.

Ich flehe Dich an, o Du, der Du Finsternis in Licht verwandelst, der Du Deine Geheimnisse auf dem Sinai Deiner Offenbarung enthüllst!

Stehe mir allezeit bei, dass ich mein Vertrauen auf Dich setze und mein Tun und Lassen Deiner Führung anbefehle.

Sodann, o mein Gott, lass mich zufrieden sein mit dem, was der Finger Deines Rats gewiesen und die Feder Deines Gebots niedergeschrieben hat.

Mächtig bist Du zu tun, was Dir gefällt, und Deine Hand lenkt alles im Himmel und auf Erden.

Es gibt keinen Gott außer Dir, dem Allwissenden, dem Allweisen.«
O Shaykh! Sei gewiss, dass weder die Verleumdungen der Menschen noch ihre Ablehnung und ihre Spitzfindigkeiten den anfechten können, der sich am Seil der Gunst des Herrn aller Schöpfung und am Saume Seiner Gnade festhält. Bei Gott! Er, die Herrlichkeit Gottes (Bahá), spricht nicht aus eigenem Antrieb. Wer Ihm die Stimme verlieh, ist Er, welcher allen Dingen Stimme gab, auf dass sie Ihn preisen und verherrlichen. Es gibt keinen anderen Gott als Ihn, den Einen, den Unvergleichlichen, den Herrn der Kraft, den Unbedingten.
Die, deren Auge klar, deren Ohr offen, deren Herz erleuchtet und deren Brust geweitet ist, erkennen, was wahr und was falsch ist, und unterscheiden das eine vom andern. Sprich das folgende Gebet, das von der Zunge dieses Unterdrückten floss, und denke darüber nach mit einem Herzen, das frei von aller Bindung ist, und mit reinen und geweihten Ohren gib acht auf seine Bedeutung, auf dass du vielleicht den Hauch der Loslösung atmest und Erbarmen mit dir und anderen empfindest:
»Mein Gott, Du mein Angebeteter, Du Ziel meiner Sehnsucht, Du Allgütiger, Allbarmherziger!

Alles Leben kommt von Dir, und alle Kraft liegt in der Hand Deiner Allmacht.

Wen immer Du erhöhst, der ist über die Engel erhöht und erlangt die Stufe des ›Wahrlich, Wir hoben ihn auf eine hohe Stufe empor‹, und wen immer Du erniedrigst, der wird gemeiner als der Staub, nein, weniger als ein Nichts.

O Göttliche Vorsehung!

Böse, sündig und haltlos wie wir sind, suchen wir dennoch bei Dir den ›Sitz der Wahrheit‹ und sehnen uns danach, das Antlitz des Allmächtigen Königs zu schauen.

Dein ist der Befehl, alle Herrschaft liegt bei Dir, und das Reich der Macht beugt sich auf Dein Geheiß.

Alles, was Du tust, ist reine Gerechtigkeit, ist Gnade in ihrer wahren Gestalt.

Ein Schimmer vom Strahlenglanz Deines Namens ›der Allbarmherzige‹ genügt, um jede Spur von Sündhaftigkeit aus der Welt zu bannen und zu tilgen, und ein einziger Hauch von den Lüften des Tages Deiner Offenbarung reicht aus, die ganze Menschheit mit einem neuen Gewand zu schmücken.

O Du Allmächtiger!

Verleihe Deinen schwachen Geschöpfen Deine Stärke, und belebe die, welche den Toten gleichen, auf dass sie Dich finden, zum Weltmeer Deiner Führung gelangen und standhaft in Deiner Sache bleiben.

Wird der Duft Deines Lobpreises in einer der verschiedenen Sprachen der Welt, des Ostens oder des Westens, verbreitet, dann wird diese Sprache wahrlich lieb und wert gehalten.

Wäre eine Sprache aber dieses Duftes beraubt, dann wäre sie keiner Erwähnung wert, sei es in Worten oder auch nur in Gedanken.

O Vorsehung, wir bitten Dich, zeige allen Menschen Deinen Weg und führe sie den geraden Pfad.

Wahrlich, Du bist der Allmächtige, der Allmachtvolle, der Allwissende, der Allschauende.«
Wir flehen zu Gott, Er möge dir beistehen, gerecht und aufrichtig zu sein, und dich mit den Dingen vertraut machen, die vor den Augen der Menschen verborgen waren. Er ist in Wahrheit der Mächtige, der Unbezwungene. Wir bitten dich, über das nachzudenken, was geoffenbart wurde, und in deiner Rede ehrlich und gerecht zu sein, auf dass vielleicht das Tagesgestirn der Wahrhaftigkeit und der Aufrichtigkeit in seinem Glanz erstrahle, dich aus dem Dunkel der Unwissenheit befreie und die Welt mit dem Licht der Erkenntnis erleuchte. Dieser Unterdrückte hat weder eine Schule besucht noch an dem Wortstreit der Gelehrten teilgenommen. Bei Meinem Leben! Nicht aus eigenem Antrieb habe Ich von Mir gekündet, sondern Gott hat Mich nach Seinem ureigenen Ratschluss geoffenbart. Im Tablet an Seine Majestät den Sháh – möge Gott, gepriesen und verherrlicht sei Er, ihm beistehen – strömten folgende Worte von der Zunge dieses Unterdrückten:
»O König! Ich war nur ein Mensch wie andere und lag schlafend auf Meinem Lager. Siehe, da wehten die Lüfte des Allherrlichen über Mich hin und lehrten Mich die Erkenntnis all dessen, was war. Dies ist nicht von Mir, sondern von Einem, der allmächtig und allwissend ist. Und Er gebot Mir, Meine Stimme zwischen Erde und Himmel zu erheben, und um dessentwillen befiel Mich, was jedes verständigen Menschen Tränen fließen ließ. Die Gelehrsamkeit der Menschen studierte Ich nicht; ihre Schulen betrat Ich nicht. Frage nach in der Stadt, wo Ich wohnte, und sei dessen wohl versichert, dass Ich nicht zu denen gehörte, die falsch reden. Das hier ist nur ein Blatt, das die Winde des Willens deines Herrn, des Allmächtigen, des Allgepriesenen, bewegt haben. Kann es ruhen, wenn der Sturmwind weht? Nein bei Ihm, dem Herrn aller Namen und Eigenschaften! Sie bewegen es nach ihrem Belieben. Das unscheinbare Ding ist wie ein Nichts vor Ihm, dem Ewigen. Sein allbezwingender Ruf hat Mich erreicht und ließ Mich Seinen Lobpreis unter allem Volke verkünden. Fürwahr, Ich war wie tot, als Sein Befehl erging. Die Hand des Willens deines Herrn, des Mitleidsvollen, des Barmherzigen, verwandelte Mich.«
Jetzt ist der Augenblick gekommen, dich mit den Wassern der Loslösung, die aus der Erhabensten Feder flossen, zu reinigen, und über das, was immer wieder herniedergesandt und geoffenbart wurde, nachzudenken. Dann strebe danach, soweit es in deinen Kräften steht, das Feuer der Feindschaft und des Hasses, das in den Herzen der Völker dieser Welt schwelt, mit der Macht der Weisheit und der Kraft deiner Worte auszulöschen. Die Göttlichen Boten wurden herabgesandt und Ihre Bücher wurden geoffenbart, damit die Erkenntnis Gottes vertieft und Einheit und Brüderlichkeit unter den Menschen gefördert werden. Aber siehe, wie sie das Gesetz Gottes zum Grund und Vorwand für Verderbtheit und Hass benützten. Wie bedauerlich, wie jämmerlich ist es, dass die meisten Menschen an den Dingen hängen, die sie besitzen, und sich nur mit diesen beschäftigen, während sie dessen, was Gottes ist, nicht gewahr werden und wie durch einen Schleier davon getrennt sind!
Sprich: »O Gott, mein Gott! Schmücke mein Haupt mit der Krone der Gerechtigkeit und meinen Tempel mit der Zier der Redlichkeit. Du bist wahrlich der Besitzer aller Wohltaten und Gaben.«
Gerechtigkeit und Redlichkeit sind die beiden Wächter, die über die Menschen wachen. Von ihnen gehen deutliche, gesegnete Worte aus, die die Grundlage für das Wohl der Welt und den Schutz ihrer Völker bilden.
Die folgenden Worte flossen aus der Feder dieses Unterdrückten in einem Seiner Tablets: »Die Absicht des einen wahren Gottes – erhaben ist Seine Herrlichkeit – ist es, aus der Tiefe des Menschen die geheimnisvollen Edelsteine ans Licht zu fördern – die Aufgangsorte Seiner Sache und die Speicher der Perlen Seiner Erkenntnis; denn Gott selbst ist der Unsichtbare, der Verborgene, vor den Augen der Menschen verhüllt. Denke über das nach, was der Barmherzige im Qur’án offenbarte: ›Keine Schau kann Ihn umfassen, aber Er umfasst alle Schau; Er ist der Scharfblickende, der Allkennende.‹«
Dass es den verschiedenen Gemeinschaften und den mannigfachen Glaubensrichtungen auf der Erde nie gestattet sein sollte, Gefühle der Feindschaft unter den Menschen zu nähren, gehört an diesem Tage zum Wesen des Glaubens Gottes und zu Seiner Religion. Diese Grundsätze und Gesetze, diese festgefügten und mächtigen Glaubenssysteme gingen alle aus einer Quelle hervor und sind die Strahlen eines Lichtes. Wenn sie sich voneinander unterscheiden, so ist dies den wechselnden Erfordernissen der Zeitalter zuzuschreiben, in denen sie verkündet wurden.
Gürte deine Lenden, o Volk Bahás, und bemühe dich, dass sich vielleicht der Lärm religiösen Haders und Streites, der die Völker der Erde beunruhigt, lege und keine Spur davon mehr übrig bleibe. Um der Liebe zu Gott und Seinen Dienern willen erhebt euch, diese erhabene, folgenreiche Offenbarung zu unterstützen. Religiöser Fanatismus und Hass sind ein weltverzehrendes Feuer, dessen Gewalt niemand zu dämpfen vermag. Nur die Hand Göttlicher Macht kann die Menschheit von dieser verheerenden Plage befreien. Denke an den Krieg, der zwischen den beiden Nationen entbrannt ist! Beide Seiten setzen ihre ganze Habe und ihr Leben aufs Spiel. Wieviele Dörfer wurden völlig ausgelöscht!
Die Äußerung Gottes ist eine Lampe, deren Licht die Worte sind: Ihr seid die Früchte eines Baumes und die Blätter eines Zweiges. Verkehrt miteinander in größter Liebe und Eintracht, in Freundschaft und Brüderlichkeit. Er, die Sonne der Wahrheit, ist Mein Zeuge! So mächtig ist das Licht der Einheit, dass es die ganze Erde erleuchten kann. Der eine wahre Gott, der alle Dinge kennt, bezeugt die Wahrheit dieser Worte.
Bemüht euch, diese erlauchte und erhabene Stufe zu erreichen, eine Stufe, die den Schutz und die Sicherheit der ganzen Menschheit verbürgt. Dieses Ziel übertrifft jedes andere Ziel, und dieses Streben ist der Fürst allen Strebens. Aber noch verdunkeln dichte Wolken der Unterdrückung das Morgenlicht der Gerechtigkeit; solange sie nicht zerstreut sind, fällt es schwer, die Herrlichkeit dieser Stufe vor den Augen der Menschen zu entschleiern. Diese dichten Wolken sind der Ausdruck eitler Vorstellungen und leerer Einbildungen, die die Geistlichen Persiens hegen. Einmal sprachen Wir in der Sprache des Gesetzgebers, ein anderes Mal in der des Wahrheitssuchers und des Mystikers; aber immer war es Unsere höchste Absicht und Unser größter Wunsch, die Herrlichkeit und Erhabenheit dieser Stufe zu enthüllen. Wahrlich, Gott ist ein ausreichender Zeuge!
O Volk Bahás! Verkehre mit allen Menschen im Geiste der Freundschaft und Kameradschaft. Wenn du eine Wahrheit erkannt hast und ein Juwel besitzest, das andere nicht besitzen, dann teile es mit ihnen in Worten größter Freundlichkeit und höchsten Wohlwollens. Wird die Wahrheit angenommen und erfüllt sie ihren Zweck, so ist dein Ziel erreicht. Weist jemand sie zurück, so überlasse ihn sich selbst und flehe zu Gott, dass Er ihn führe. Hüte dich, ihn unfreundlich zu behandeln. Freundlicher Zuspruch ist ein Magnet für die Menschenherzen. Er ist das Brot des Geistes, er verleiht den Worten Bedeutung und ist die Quelle des Lichts der Wahrheit und des Verstehens.
Mit »Geistlichkeit« sind an der zuvor angeführten Stelle jene Menschen gemeint, die sich äußerlich das Gewand der Erkenntnis überwerfen, in ihrem Innern aber deren ermangeln. In diesem Zusammenhang führten Wir im Tablet an Seine Majestät den Sháh verschiedene Textstellen aus den Verborgenen Worten an, die die Feder Abhás unter dem Titel Buch der Fáṭimih – Gottes Segen ruhe auf ihr – offenbarte.
»O ihr Toren, die ihr als weise geltet! Warum verkleidet ihr euch als Hirten, da ihr doch innerlich zu Wölfen wurdet, die nach Meiner Herde trachten? Ihr gleicht dem Morgenstern, der vor der Dämmerung strahlend und hell scheint und der doch die Wanderer zu Meiner Stadt in die Irre und auf den Pfad des Verderbens leitet.«
Desgleichen sagt Er:»O ihr scheinbar Vollkommenen, doch innerlich Unvollkommenen! Ihr seid wie reines, doch bitteres Wasser, das äußerlich kristallklar scheint, von dem aber bei der Probe durch den göttlichen Prüfer nicht ein Tropfen angenommen wird. Ja, der Sonnenstrahl fällt gleicherweise auf den Staub wie den Spiegel, doch in ihrem Widerschein unterscheiden sie sich wie der Stern von der Erde – ja mehr noch, der Unterschied ist unermesslich.«
Und weiterhin spricht Er:»O Wesen der Leidenschaft! Manches Mal kam Ich in der Morgendämmerung aus den Reichen des Unendlichen zu deiner Wohnung und fand dich auf dem Lager der Behaglichkeit mit anderem als Mir beschäftigt. Da kehrte Ich dem Blitzstrahl des Geistes gleich zu den Reichen der himmlischen Herrlichkeit zurück, ohne es in Meiner Zufluchtstätte droben die Heerscharen der Heiligkeit wissen zu lassen.«
Und wiederum spricht Er: »O du Sklave dieser Welt! Zu mancher Morgenstunde wehte der Hauch Meiner liebenden Güte über dich hin und fand dich auf dem Lager der Nachlässigkeit tief schlafend. Deinen bejammernswerten Zustand beklagend, kehrte er zurück, woher er gekommen war.«
Jene Geistlichen aber, die wahrhaft mit der Zier der Erkenntnis und mit einem edlen Charakter geschmückt sind, sind wie das Haupt für den Körper der Welt und wie Augen für die Völker. Zu allen Zeiten hing und hängt die Führung der Menschen von solchen gesegneten Seelen ab. Wir flehen zu Gott, Er möge ihnen gnädig beistehen, nach Seinem Willen und Wohlgefallen zu handeln. Er ist wahrlich der Herr aller Menschen, der Herr dieser Welt und der kommenden.
O Shaykh! Wie Wir erfahren haben, hast du dich von Uns abgewandt und dich in solcher Weise gegen Uns gestellt, dass du den Leuten befahlst, Mich zu verfluchen und das Blut der Diener Gottes zu vergießen. Gott belohne den, der da sagte: »Gerne will ich dem Richter gehorchen, der in so ungewöhnlicher Weise verfügte, dass mein Blut im Ḥill wie im Ḥaram vergossen werde.« Wahrlich, Ich sage: Was sich auch immer auf dem Pfade Gottes zuträgt, es ist das Wohlgefallen der Seele und der Wunsch des Herzens. Tödliches Gift ist auf Seinem Pfade reiner Honig und jede Trübsal ein Trunk kristallklaren Wassers. Im Tablet an Seine Majestät den Sháh steht geschrieben: »Bei Ihm, der die Wahrheit ist! Ich fürchte keinen Kummer auf Seinem Pfad noch irgendeine Prüfung in Meiner Liebe zu Ihm. Wahrlich, Gott machte das Leid zum Morgentau auf Seiner grünen Au und zum Docht für Seine Lampe, die Erde und Himmel erleuchtet.«
Wende dein Herz Ihm zu, der die Ka‘bah Gottes, des Helfers in Gefahr, des Selbstbestehenden, ist, und erhebe deine Hände zur Gnade Gottes, des Herrn aller Welten, in so festem Glauben, dass sich alle erschaffenen Dinge gleichfalls veranlasst sehen, die Hände zu erheben. Alsdann richte dein Angesicht in solcher Weise auf Ihn, dass alles Leben gleich dir zu Seinem strahlend hellen Horizont aufblickt, und sprich: »Du siehst mich, o mein Herr, wie ich mein Antlitz dem Himmel Deiner Gnade und dem Weltmeer Deiner Gunst zuwende, losgelöst von allem außer Dir. Ich bitte Dich, beim Glanz der Sonne Deines Erscheinens auf dem Berge Sinai und bei den Strahlen des Gestirns Deiner Gnade, das vom Himmelskreis Deines Namens ›der Immervergebende‹ herniederstrahlt, gewähre mir Deine Vergebung und lass Deine Barmherzigkeit über mir walten. Sodann schreibe für mich mit Deiner Feder der Herrlichkeit nieder, was mich durch Deinen Namen in der Welt der Schöpfung erhöht. Hilf mir, o mein Herr, mich Dir zuzuwenden und auf die Stimme Deiner Geliebten zu hören, die alle Macht der Erde nicht schwächen konnte und die die Gewalt der Völker nicht von Dir fernzuhalten vermochte. Dir eilen sie entgegen und sprechen: ›Gott ist unser Herr, der Herr aller im Himmel und auf Erden!‹«
O Shaykh! Wahrlich, Ich sage dir: Das Siegel des Erlesenen Weines ist in Seinem Namen ›der Selbstbestehende‹ erbrochen worden; versage ihn dir nicht! Dieser Unterdrückte spricht nur nach Gottes Willen; um Gottes willen solltest auch du über das nachdenken, was herniedergesandt und geoffenbart wurde, damit vielleicht auch du an diesem gesegneten Tage deinen Anteil an den reichlichen Ausgießungen Dessen erhalten mögest, der wahrlich der Wohltäter aller ist, und du nicht leer ausgehen mögest! Dies würde Gott wahrlich nicht schwerfallen. Durch Gottes Wort wurde Adam, aus Staub geschaffen, auf den himmlischen Thron erhoben, ein einfacher Fischer wurde zur Schatzkammer göttlicher Weisheit, und Abú-Dhar, der Schäfer, wurde ein Fürst der Völker!
Dieser Tag, o Shaykh, war und ist niemals der Tag, an dem menschengemachte Künste und Wissenschaften dem Menschen als wahrer Maßstab gelten können, hat doch anerkanntermaßen Er, der in keiner Kunst oder Wissenschaft bewandert war, den Thron aus reinstem Gold bestiegen und den Ehrensitz im Rat der Erkenntnis eingenommen, während der gefeierte Erklärer und Wahrer dieser Künste und Wissenschaften ausgeschlossen blieb. Mit ›Künsten und Wissenschaften‹ ist hier gemeint, was mit Worten anfängt und mit Worten aufhört. Solche Künste und Wissenschaften jedoch, die gute Ergebnisse zeitigen, die Früchte tragen und dem Wohlergehen und dem Frieden der Menschen dienlich sind, waren vor Gott angenehm und werden es bleiben. Würdest du Meiner Stimme Gehör schenken, du würdest alle deine Habe beiseite werfen und deinen Blick auf den Ort heften, an dem das Weltmeer der Weisheit und des Wortes wogt und die Düfte der Güte deines Herrn, des Mitleidsvollen, wehen.
In diesem Zusammenhang erscheint es Uns ratsam, kurz einige vergangene Geschehnisse anzuführen, die vielleicht der Sache der Gerechtigkeit und Rechtlichkeit zur Rechtfertigung dienen können.

Als Seine Majestät der Sháh – möge ihm Gott, sein Herr, der Allbarmherzige, mit Seiner stärkenden Gnade beistehen – eine Reise nach Iṣfahán plante, besuchte dieser Unterdrückte mit seiner Erlaubnis die heiligen und erlauchten Ruhestätten der Imáme – Gottes Segen ruhe auf ihnen.

Als Wir zurückkehrten, begaben Wir Uns wegen der großen Hitze, die in der Hauptstadt herrschte, nach Lavásán.

Kurz nach Unserer Abreise wurde der Anschlag auf das Leben Seiner Majestät verübt – möge Gott, erhaben und verherrlicht sei Er, ihm beistehen.

Es waren unruhige Tage, und die Flammen des Hasses schlugen hoch.

Viele wurden verhaftet, darunter auch dieser Unterdrückte.

Bei der Gerechtigkeit Gottes!

Wir standen in keinerlei Beziehung zu dieser Missetat, und Unsere Unschuld wurde von den Gerichten einwandfrei festgestellt.

Dennoch ergriff man Uns und führte Uns von Níyávarán, dem damaligen Wohnsitz Seiner Majestät, zu Fuß und in Ketten, barhäuptig und mit bloßen Füßen, in den Kerker von Ṭihrán.

Ein roher Kerl, der neben Uns herritt, riss Uns den Hut vom Haupte, während Wir von einem Trupp Henkersknechte und Amtspersonen dahingetrieben wurden.

Vier Monate lang mussten Wir in einem unbeschreiblich schmutzigen Loch verbringen.

Eine enge, finstere Grube wäre dem Kerker vorzuziehen, in den dieser Unterdrückte und andere ähnlich Misshandelte gesperrt wurden.

Bei Unserer Einlieferung wurden Wir zuerst einen pechschwarzen Gang entlanggeführt, von dort stiegen Wir drei steile Treppen zu dem Verließ hinab, das Uns bestimmt war.

Dieser Kerker war in dichtes Dunkel gehüllt; Unsere Mitgefangenen zählten nahezu einhundertfünfzig Menschen:

Diebe, Mörder und Straßenräuber.

Trotz seiner Überfüllung hatte das Verließ keinen anderen Auslass als den Gang, durch den Wir gekommen waren.

Keine Feder kann diesen Ort beschreiben, keine Zunge seinen widerlichen Gestank schildern.

Die meisten dieser Menschen hatten weder Kleider noch Stroh, darauf zu liegen.

Nur Gott weiß, was Wir in diesem übelriechenden, finsteren Raum zu leiden hatten!
Während Wir in diesem Kerker lagen, dachten Wir Tag und Nacht über die Taten, die Geisteshaltung und die Lebensführung der Bábí nach. Wir fragten Uns, was so hochgesinnte, edle und verständige Leute zu solch einem vermessenen, abscheulichen Anschlag gegen das Leben Seiner Majestät veranlasst haben könnte. Hierauf beschloss dieser Unterdrückte, sich nach Seiner Entlassung aus dem Gefängnis aufzumachen und alle Kraft an die Aufgabe der geistigen Neubelebung dieser Menschen zu wenden.
Eines Nachts im Traum waren von allen Seiten diese erhabenen Worte zu hören: »Wahrlich, Wir werden Dich durch Dich selbst und durch Deine Feder siegreich machen. Sei nicht traurig über das, was Dir widerfahren ist, und fürchte Dich nicht, denn Du bist in Sicherheit. Binnen kurzem wird Gott die Schätze der Erde offenkundig machen – Menschen, die Dir beistehen werden durch Dich selbst und durch Deinen Namen, durch welchen Gott die Herzen derer belebt, die Ihn erkannt haben.«
Und als dieser Unterdrückte Sein Gefängnis verließ, reisten Wir nach dem ‘Iráq, dem Befehl Seiner Majestät des Sháhs folgend – möge Gott, gepriesen sei Er, ihm beistehen –, wobei Wir von Beamten im Dienst der geschätzten und geehrten Regierung von Persien und Russland geleitet wurden. Nach Unserer Ankunft offenbarten Wir mit der Hilfe Gottes und Seiner Gnade und Barmherzigkeit einer Regenflut gleich Unsere Verse und sandten diese in verschiedene Teile der Welt. Alle Menschen, besonders aber dieses Volk, ermahnten Wir mit weisem Rat und liebendem Verweis und verboten ihm, sich in Aufruhr, Zank, Wortstreit oder Kampf einzulassen. Durch Gottes Gnade wandelte sich auf diese Weise törichter Eigensinn in fromme Verständigkeit, und aus Waffen wurden Werkzeuge des Friedens.
In den Tagen, da Ich im Kerker in Ṭihrán lag, vergönnten Mir die schweren Ketten, die Mich wundrieben, und die üble Luft nur wenig Schlaf; dennoch hatte Ich in den seltenen Augenblicken des Schlummers ein Gefühl, wie wenn etwas vom Scheitel Meines Hauptes über Meine Brust strömte, einem mächtigen Sturzbach gleich, der sich vom Gipfel eines hohen Berges zu Tal ergießt. Jedes Glied Meines Körpers wurde so in Flammen gesetzt, und Meine Zunge sprach in solchen Augenblicken Worte, die zu hören kein Mensch hätte ertragen können.
Im folgenden wollen Wir einige Stellen aus Tablets anführen, die besonders für dieses Volk geoffenbart wurden, damit sich jeder überzeuge, dass dieser Unterdrückte in einer Weise gehandelt hat, die vor den Einsichtsvollen und vor jenen, welche Gerechtigkeit und Billigkeit verkörpern, wohl bestehen kann:
»O ihr Freunde Gottes in Seinen Städten, ihr Geliebten Gottes in Seinen Landen! Dieser Unterdrückte verpflichtet euch zu Ehrenhaftigkeit und Frömmigkeit. Gesegnet die Stadt, die durch ihr Licht erleuchtet wird! Durch diese Eigenschaften wird der Mensch erhoben und das Tor der Sicherheit vor aller Schöpfung geöffnet. Glücklich der Mensch, der sich fest an sie hält und ihren Wert erkennt, und wehe dem, der ihre Bedeutung leugnet!«
Und in anderem Zusammenhang wurden diese Worte geoffenbart: »Wir machen es den Dienern und Dienerinnen Gottes zur Pflicht, rein zu sein und Gott zu fürchten, auf dass sie den Schlummer ihrer verderbten Begierden abschütteln und sich Gott, dem Schöpfer der Himmel und der Erde, zuwenden. So haben Wir es den Gläubigen befohlen, als das Tagesgestirn der Welt vom Horizont des ‘Iráq erstrahlte. Meine Gefangenschaft grämt Mich nicht, noch bedrücken Mich die Leiden, die Ich erdulde, oder was Mir die Hände Meiner Bedrücker zugefügt haben. Was Mich härmt, ist das Betragen jener, die Meinen Namen tragen, aber Dinge begehen, die Mein Herz und Meine Feder zum Klagen bringen. Jene, die Unordnung im Lande verbreiten, Hand an das Eigentum anderer legen, ein Haus ohne Erlaubnis seines Besitzers betreten – wahrlich, mit diesen haben Wir nichts zu schaffen, bis sie bereuen und zu Gott, dem Immervergebenden, dem Allbarmherzigen, zurückkehren.«
Und wieder an anderer Stelle: »O Völker der Erde! Eilt, nach dem Wohlgefallen Gottes zu handeln, und kämpft tapfer, wie es euch zu kämpfen geziemt, für die Verkündigung Seiner unwiderstehlichen, unerschütterlichen Sache. Wir haben angeordnet, dass auf dem Pfade Gottes der Krieg mit den Heeren der Weisheit und des Wortes geführt werden soll, mit den Waffen eines guten Charakters und lobenswerter Taten. So wurde es von Ihm, dem Allmächtigen, dem Allmachtvollen, bestimmt. Es gibt keinen Ruhm für denjenigen, der Unordnung auf der Erde schafft, nachdem diese so wohl geordnet wurde. Fürchte Gott, o Volk, und zähle nicht zu denen, die Unrecht tun«.
Und nochmals in anderem Zusammenhang: »Redet nicht schlecht voneinander. Wahrlich, Wir sind gekommen, um alle Erdenbewohner zu vereinen und zusammenzuführen. Dies bezeugt das, was das Meer Meines Wortes unter den Menschen offenbarte, und doch ist die Mehrzahl der Menschen in die Irre gegangen. Wenn euch jemand verleumdet, wenn euch Leid auf dem Pfade Gottes befällt, dann seid geduldig und setzt euer Vertrauen auf Ihn, den Hörenden, den Sehenden. Er, wahrlich, ist Augenzeuge; Er sieht alles und tut kraft Seiner höchsten Herrschaft, was Ihm gefällt. Wahrlich, Er ist der Herr der Stärke und der Macht. Im Buche Gottes, des Mächtigen, des Großen, ist euch verboten, euch in Kampf und Streit einzulassen. Haltet euch fest an das, was euch und den Völkern der Welt nützt. So befiehlt es euch der König der Ewigkeit, der in Seinem Größten Namen offenbar ist. Er, wahrlich, ist der Verordner, der Allweise.«
Und wieder ein andermal: »Hütet euch, irgend jemandes Blut zu vergießen! Zieht das Schwert eurer Zunge aus der Scheide der Äußerung, denn damit könnt ihr die Bollwerke der Menschenherzen erobern. Wir haben das Gebot, den Heiligen Krieg gegeneinander zu führen, aufgehoben. Gottes Barmherzigkeit hat wahrlich alle erschaffenen Dinge umfangen – wolltet ihr es doch begreifen!«
Und wiederum an anderer Stelle: »O Volk! Verbreite keine Unordnung im Lande und vergieße nicht irgend jemandes Blut! Missbrauche nicht das Vermögen anderer und folge nicht jedem fluchwürdigen Schwätzer!«
Und in noch anderem Zusammenhang: »Die Sonne des Göttlichen Wortes kann niemals untergehen, ihre Strahlen können nicht ausgelöscht werden. An diesem Tage wurden die folgenden erhabenen Worte von dem Lotosbaum gehört, über den hinaus keiner gehen kann: ›Ich halte zu dem, der Mich liebt, der getreu Meine Gebote befolgt und alles von sich wirft, was ihm in Meinem Buch verboten wurde.‹«
Und wieder ein anderes Mal: »Dies ist der Tag, von Gott zu sprechen, Sein Lob zu verkünden und Ihm zu dienen; beraubt euch dessen nicht. Ihr seid die Buchstaben der Worte, ihr seid die Worte des Buches. Ihr seid die Triebe, die die Hand der Güte in den Boden der Barmherzigkeit pflanzte und die die Schauer der Großmut zum Blühen brachten. Er hat euch vor den Stürmen des Unglaubens und den Unwettern der Gottlosigkeit behütet, und Er hat euch mit den Händen Seiner liebenden Vorsehung großgezogen. Jetzt ist es für euch an der Zeit, Blätter zu treiben und Früchte zu tragen. Die Früchte am Baume des Menschen sind seit eh und je edle Taten und ein lobenswerter Charakter. Vorenthaltet diese Früchte den Achtlosen nicht! Werden sie angenommen, ist euer Ziel erreicht und der Zweck des Lebens erfüllt. Wo nicht, da überlasst jene ihrem Zeitvertreib, leeren Wortstreit zu führen. Strebe danach, o Volk Gottes, die Herzen der verschiedenen Völker auf Erden mit den Wassern deiner Nachsicht und Güte von Hass und Feindseligkeit zu reinigen und zu läutern, auf dass sie würdig und tauglich werden, die Strahlen der Sonne der Wahrheit aufzunehmen.«
Im vierten Ishráq des Ishráqát (des Tablets von der Pracht) führten Wir aus: »Jede Sache braucht einen Helfer. In dieser Sendung sind die Heerscharen, die sie zum Siege führen, lobenswerte Taten und ein aufrechter Charakter. Der Anführer und Befehlshaber dieser Heerscharen ist seit je die Gottesfurcht, die alle Dinge umfasst und beherrscht.«
Im dritten Tajallí des Buches Tajallíyát (des Buches vom Strahlenglanz) schrieben Wir: »Künste, Gewerbe und Wissenschaften erhöhen die Welt des Seins und tragen zu ihrer Vervollkommnung bei. Wissen gleicht den Flügeln im Leben des Menschen, es ist wie eine Leiter für seinen Aufstieg; es ist jedermanns Pflicht, sich Wissen zu erwerben. Jedoch sollten solche Wissenschaften studiert werden, die den Völkern auf Erden nützen, nicht solche, die mit Worten beginnen und mit Worten enden. Die Völker der Welt verdanken in der Tat viel den Wissenschaftlern und Handwerkern. Dies bezeugt das Mutterbuch an solch hervorragender Stelle.«
In der Tat, Wissen ist ein wahrer Schatz für den Menschen, eine Quelle des Ruhmes, der Großmut, der Freude, der Erhabenheit, des Frohsinns und der Heiterkeit. Glücklich der Mensch, der sich daran hält, und wehe dem Achtlosen!
Es ist deine Pflicht, unter allen Umständen die Menschen zu dem anzuhalten, was sie befähigt, geistige Eigenschaften und edle Taten an den Tag zu legen, auf dass sie gewahr werden, was zur Erhöhung des Menschen führt, und mit ganzer Kraft der höchsten Stufe, dem Gipfel des Ruhmes entgegenstreben. Die Gottesfurcht war stets das Wichtigste in der Erziehung Seiner Geschöpfe. Wohl denen, die sie erlangt haben!
Das erste Wort, das die Feder Abhás offenbarte und auf dem ersten Blatt des Paradieses niederschrieb, lautet: »Wahrlich, Ich sage euch: Die Gottesfurcht war von jeher ein sicherer Schutz und eine feste Burg für alle Völker der Welt. Sie ist das vortrefflichste Mittel zum Schutz der Menschheit und die Hauptursache ihrer Erhaltung. Es gibt etwas im Wesen des Menschen, das ihn beschützt und bewahrt vor dem, was unwürdig und unpassend ist. Dieses Etwas wird ›Sittsamkeit‹ genannt. Aber nur wenigen ist diese Tugend beschieden, denn nicht alle sind mit ihr ausgestattet. Es obliegt den Königen und den geistigen Führern der Welt, sich fest an die Religion zu halten, denn durch sie wird allen außer Ihm selbst Gottesfurcht eingeflößt.«
Das zweite Wort, das Wir auf dem zweiten Blatt des Paradieses verzeichneten, ist das folgende: »In diesem Augenblick wendet sich die Feder des Göttlichen Erklärers an die Offenbarungen der Obrigkeit und die Quellen der Macht, nämlich an die Könige und Regenten der Erde – möge Gott ihnen beistehen – und befiehlt ihnen, stets die Anliegen der Religion zu unterstützen und sich fest an sie zu halten. Religion ist wahrlich das vortrefflichste Mittel zur Errichtung der Ordnung in der Welt und für die Ruhe ihrer Völker. Die Schwäche der Pfeiler der Religion hat die Toren gestärkt und sie dreist und anmaßend gemacht. Wahrlich, Ich sage: Je stärker die Religion verfällt, desto widerspenstiger werden die Gottlosen. Dies kann letztlich nur in Chaos und Gesetzlosigkeit enden. Hört auf Mich, o ihr Einsichtsvollen, und seid gewarnt, o ihr, die ihr Unterscheidungsvermögen besitzt!«
Wir hegen die Hoffnung, dass du mit aufmerksamem Ohr auf das hörst, was Wir dir mitgeteilt haben, damit es dir gelingen möge, die Menschen von dem, was sie besitzen, weg- und zu dem, was Gott besitzt, hinzuführen. Wir flehen zu Gott, er möge das Licht der Redlichkeit und die Sonne der Gerechtigkeit von den dichten Wolken der Widerspenstigkeit befreien und auf die Menschen scheinen lassen. Kein Licht kann sich mit dem der Gerechtigkeit vergleichen. Die Begründung der Ordnung in der Welt und die Ruhe der Völker hängen davon ab.
Im Buch der Äußerung wurden die folgenden erhabenen Worte niedergeschrieben und festgehalten: »Sprecht, o Freunde! Strebt danach, dass die Leiden, die dieser Unterdrückte und ihr auf dem Pfade Gottes erduldetet, sich nicht als vergebens erweisen. Klammert euch an den Saum der Tugend und haltet euch fest am Seil der Vertrauenswürdigkeit und Frömmigkeit. Befasst euch mit den Dingen, die der Menschheit nützen, und nicht mit euren verderbten, selbstischen Begierden. O ihr Anhänger dieses Unterdrückten! Ihr seid die Hirten der Menschheit! Befreit eure Herden von den Wölfen übler Lüste und Leidenschaften und schmückt sie mit der Zier der Gottesfurcht. Also lautet der unumstößliche Befehl, der zu dieser Stunde aus der Feder Dessen fließt, der der Altehrwürdige der Tage ist. Bei der Gerechtigkeit Gottes! Das Schwert eines tugendhaften Charakters und aufrechten Verhaltens ist schärfer als Klingen aus Stahl. Die Stimme des wahren Glaubens ruft in diesem Augenblick laut und spricht: O Volk! Wahrlich, der Tag ist gekommen, und Mein Herr ließ Mich durch ein Licht erstrahlen, dessen Glanz die Sonnen der Äußerung in den Schatten stellt. Fürchtet den Barmherzigen und gehört nicht zu denen, die in die Irre gehen!«
Das dritte Wort, das Wir auf dem dritten Blatt des Paradieses aufzeichneten, lautet: »O Sohn des Menschen! Wenn du auf Barmherzigkeit siehst, dann gib auf, was dir Nutzen bringt, und halte dich an das, was der Menschheit nützt. Und wenn du auf Gerechtigkeit siehst, dann wähle für deinen Nächsten, was du für dich selbst wählst. Demut erhebt den Menschen zum Himmel des Ruhms und der Macht, Stolz dagegen erniedrigt ihn zu Schmach und Schande. Groß ist dieser Tag und mächtig der Ruf! In einem Unserer Tablets haben Wir diese erhabenen Worte geoffenbart: ›Wenn die Welt des Geistes ganz auf den Gehörsinn übertragen wäre, könnte dieser beanspruchen, würdig zu sein, auf die Stimme, die vom Höchsten Horizonte aus ruft, zu lauschen; denn anders sind diese Ohren, durch Lügen besudelt, niemals aufnahmefähig.‹ Wohl denen, die hören, und wehe den Achtlosen!«
Wir flehen zu Gott – gepriesen sei Seine Herrlichkeit –, und Wir hegen die Hoffnung, dass Er gnädig den Offenbarungen des Reichtums und der Macht, den Dämmerungsorten der Herrschaft und des Ruhmes, den Königen auf Erden, beistehe – möge Gott ihnen durch Seine stärkende Gnade helfen –, den Geringeren Frieden zu errichten.

Dies ist in der Tat das beste Mittel, die Ruhe der Völker zu sichern.

Es ist die Pflicht der Herrscher der Welt – möge ihnen Gott helfen –, sich vereint und standhaft an diesen Frieden zu halten, er ist das wichtigste Werkzeug für den Schutz der ganzen Menschheit.

Wir hoffen, dass sich die Herrscher erheben werden, um das zu vollbringen, was die Wohlfahrt der Menschen verbürgt.

Sie müssen eine allumfassende Versammlung einberufen, an der entweder sie selbst oder ihre Minister teilnehmen, und Maßnahmen durchsetzen, die erforderlich sind, um Einheit und Eintracht unter den Menschen zu schaffen.

Die Waffen des Krieges müssen sie ablegen und sich den Machtmitteln weltweiten Aufbaus zuwenden.

Sollte sich ein König gegen einen anderen erheben, müssen alle anderen Könige aufstehen, um ihn daran zu hindern.

Dann werden sie Waffen und Kriegsgerät nur noch in dem Maß benötigen, wie es für die innere Sicherheit ihrer Länder unumgänglich ist.

Wenn sich die Herrscher zu dieser allumfassenden Segnung entschließen, werden die Völker aller Staaten in Ruhe und Zufriedenheit ihren Geschäften nachgehen, und die Seufzer und Klagen der meisten Menschen werden verstummen.

Wir flehen zu Gott, Er möge ihnen beistehen, nach Seinem Willen und Wohlgefallen zu handeln.

Er, wahrlich, ist der Herr des Thrones in der Höhe und auf Erden hienieden, der Herr dieser und der kommenden Welt.

Es wäre vorzuziehen und weit besser, wenn die hochgeehrten Könige selbst an jener Versammlung teilnähmen und ihre Beschlüsse verkündeten.

Jeder König, der sich erhebt, um diese Aufgabe zu vollbringen, wird wahrlich vor Gottes Augen zum Leitstern aller Könige werden.

Glücklich ist er, und groß ist sein Segen!
Jedesmal, wenn in diesem Land Männer für das Heer ausgehoben werden, erfasst das Volk große Furcht. Jahr für Jahr verstärkt jede Nation ihre Streitkräfte, denn die Regierungen sind unersättlich in dem Verlangen, ihren Truppen immer neue Rekruten zuzuführen. Wie Wir hörten, hat sich die Regierung Persiens – möge Gott ihr beistehen – in gleicher Weise entschlossen, das Heer zu verstärken. Nach Ansicht dieses Unterdrückten würde eine gut ausgerüstete und geschulte Streitmacht von hunderttausend Mann genügen. Wir hoffen, du wirst dem Licht der Gerechtigkeit zu hellerem Schein verhelfen. Bei der Rechtlichkeit Gottes! Gerechtigkeit ist eine starke Macht. Sie ist es vor allem, die die Bollwerke der Herzen und Seelen der Menschen bezwingt, sie offenbart die Geheimnisse der Welt des Seins und ist die Bannerträgerin der Liebe und Großmut.
In den Schätzen der Erkenntnis Gottes liegt ein Wissen verborgen, das – richtig angewandt –, wenn auch nicht ganz, so doch in hohem Maße, die Furcht vertreibt. Dieses Wissen sollte von Kindheit an gelehrt werden, weil es viel dazu beiträgt, die Furcht zu bannen. Was die Furcht vermindert, steigert den Mut. Wenn der Wille Gottes Uns beisteht, wird vielleicht eine längere Abhandlung über diese Frage aus der Feder des Göttlichen Erklärers fließen, in der auch enthüllt wird, was auf den Gebieten der Künste und Wissenschaften zur Erneuerung der Welt und ihrer Nationen führt. Auch wurde von der Feder des Höchsten in dem Roten Buche ein Wort niedergeschrieben und festgehalten, das imstande ist, die in den Menschen verborgene Kraft voll zu enthüllen, ja ihre Wirksamkeit zu verdoppeln. Wir flehen zu Gott – gepriesen und verherrlicht sei Er –, Seinen Dienern gnädig zu helfen, das zu tun, was Ihm wohlgefällig und angenehm ist.
Heutzutage haben Uns Feinde von allen Seiten umringt, und das Feuer des Hasses ist entzündet. O Völker der Erde! Bei Meinem Leben und dem euren! Nie hatte dieser Unterdrückte den Wunsch nach Führerschaft, noch hege Ich ihn heute. Mein Ziel war und ist zu tilgen, was Streit zwischen den Völkern der Welt und Entfremdung zwischen den Nationen verursacht, auf dass alle Menschen von jeder irdischen Bindung geheiligt und frei werden, sich ihrem wahren Besten zu widmen. Wir bitten Unsere Geliebten flehentlich, den Saum Unseres Gewandes nicht mit dem Staub der Falschheit zu beschmutzen noch Hinweise auf das zu dulden, was sie als Zeichen und Wunder ansehen, und dadurch Unseren Rang und Unsere Stufe zu erniedrigen oder der Reinheit und Heiligkeit Unseres Namens zu schaden.
Gütiger Gott! Dies ist der Tag, an dem der Weise den Rat dieses Unterdrückten suchen und Ihn, der die Wahrheit ist, befragen sollte, was zum Ruhm und zur Befriedigung der Menschen führt. Und doch sind alle emsig bemüht, dieses herrliche, dieses strahlende Licht zu löschen, und trachten eifrig danach, Uns eine Schuld nachzuweisen oder sich mit Protesten entschieden gegen Uns zu wenden. Sie gehen so weit, das Verhalten dieses Unterdrückten auf so schlimme Art verdreht und entstellt wiederzugeben, dass es unschicklich wäre, dies näher auszuführen. Einer Unserer Freunde berichtete, er habe unter den Einwohnern der Großen Stadt (Konstantinopel) jemanden mit großem Bedauern erklären hören, dass jedes Jahr eine Summe von fünfzigtausend Túmán von seinem Heimatland nach ‘Akká geschickt würde. Es wurde aber nicht erklärt, wer diese Summe aufbrachte, noch durch wessen Hände sie ging.
Kurz gesagt:

Dieser Unterdrückte ist angesichts all dessen, was Ihm von ihren Händen zugefügt und was über Ihn geredet wurde, geduldig geblieben und hat Seinen Frieden gewahrt.

Ist es doch Unser Ziel, mit Hilfe der liebenden Vorsehung Gottes – gepriesen sei Seine Herrlichkeit – und Seiner alles überbietenden Gnade durch die Kraft Unserer Worte alle Streitigkeiten, allen Krieg und alles Blutvergießen vom Antlitz der Erde zu tilgen.

Ungeachtet dessen, was sie ausgestreut haben, sind Wir immer und überall in geziemender Geduld verblieben und haben sie Gott überlassen.

Auf diese besondere Anschuldigung aber haben Wir erwidert:

Wenn sie der Wahrheit entspräche, geziemte es sich, Ihm, dem Herrn alles Seins und dem König des Sichtbaren wie des Unsichtbaren, dafür dankbar zu sein, dass Er in Persien Einen erweckte, der es als Gefangener und ohne jede Hilfe und Unterstützung vermochte, einen bestimmenden Einfluss auf dieses Land zu gewinnen und eine jährliche Steuereinnahme daraus zu ziehen.

Solch ein Erfolg wäre eher zu loben als zu tadeln, wenn man nur zu denen gehörte, die gerecht in ihrem Urteil sind.

Sollte jemand in die Lebensverhältnisse dieses Unterdrückten Einsicht nehmen wollen, möge er sich sagen lassen, dass diesen Gefangenen hier, von der Welt verfolgt und von ihren Völkern mit Unbill überhäuft, Tag und Nacht selbst die bescheidensten Mittel zum Leben vorenthalten wurden.

Nur ungern sprechen Wir von solchen Dingen, auch hatten Wir niemals den Wunsch, über Unsere Ankläger Beschwerde zu führen.

In den Mauern dieser Gefängnisstadt musste ein hochgeachteter Mann eine zeitlang Steine brechen, um sein Leben zu fristen; andere zehrten zu Zeiten von der himmlischen Speise, die Hunger heißt.

Wir flehen zu Gott – gepriesen und verherrlicht sei Er –, Er möge allen Menschen helfen, gerecht und ehrlich zu sein, und ihnen gnädig beistehen, dass sie bereuen und sich Ihm wieder zuwenden.

Er, wahrlich, hört und ist bereit zu antworten.
Verherrlicht seist Du, o Herr mein Gott! Du siehst, was diesem Unterdrückten von jenen zugefügt wurde, die sich Mir nicht anschlossen, die sich erhoben haben, Mir solches Leid anzutun, Mich so zu erniedrigen, dass keine Feder es schildern, keine Zunge es erzählen, kein Tablet die Schwere dieser Last ertragen kann. Du hörst den Schrei Meines Herzens und den Seufzer Meines innersten Wesens. Du weißt, was Deinen Vertrauten in Deinen Städten und Deinen Erwählten in Deinem Lande von jenen zugefügt wurde, die Deinen Bund und Dein Testament brachen. Ich flehe Dich an, o mein Herr, bei den Seufzern derer, die Dich überall in der Welt lieben, bei ihrer Klage über ihr Fernsein vom Hofe Deiner Gegenwart, bei dem Blute, das aus Liebe zu Dir vergossen wurde, bei den Herzen, die auf Deinem Pfad dahingeschmolzen sind – beschütze Deine Geliebten vor der Grausamkeit derer, die der Geheimnisse Deines Namens ›der Unbezwungene‹ nicht gewahr wurden. Stehe ihnen bei, o mein Herr, mit Deiner Macht, die über alle Dinge herrscht, und hilf ihnen, geduldig und langmütig zu sein. Du bist der Allgewaltige, der Allmächtige, der Allgütige. Es gibt keinen Gott außer Dir, dem Großmütigen, dem Herrn überströmender Gnade.
Heutzutage gibt es Menschen, die, weit davon entfernt, gerecht und redlich zu sein, Mich mit dem Schwert des Hasses und dem Speer der Feindschaft angreifen, wobei sie vergessen, dass es jedem rechtlich Gesinnten zukommt, Ihm, den die Welt verworfen und den die Völker verlassen haben, nach Kräften beizustehen und Frömmigkeit und Gerechtigkeit walten zu lassen. Den meisten Zeitgenossen ist es bis heute nicht gelungen, die wahre Absicht dieses Unterdrückten zu entdecken, noch haben sie erkannt, aus welchem Grunde Er Seine zahllosen Leiden willig auf sich nahm. Unterdessen klagt die Stimme Meines Herzens: »O dass Mein Volk doch erkennte!« Losgelöst von allen Dingen spricht dieser Unterdrückte die erhabenen Worte: »Wogen umbranden die Arche Gottes, des Helfers in Gefahr, des Selbstbestehenden. Fürchte nicht den grimmen Sturm, o Seefahrer! Er, der die Dämmerung erscheinen lässt, ist wahrlich mit Dir in dieser Finsternis, die die Herzen aller Menschen in Schrecken versetzte, ausgenommen jene, die zu verschonen Gott, dem Allmächtigen, dem Unbezwungenen, beliebte.«
O Shaykh!

Ich schwöre bei der Sonne der Wahrheit, die sich erhob und vom Horizont dieses Gefängnisses erstrahlt!

Die Welt zu bessern ist die einzige Absicht dieses Unterdrückten.

Dies bezeugt jeder Mensch mit Urteilskraft, Unterscheidungsvermögen, Einsicht und Verständnis.

Von Prüfungen heimgesucht, hielt Er fest am Seil geduldiger Tapferkeit, fügte sich zufrieden in das, was Ihm Seine Feinde bereiteten, und rief aus:

»Ich habe Meinem Verlangen entsagt um Deines Verlangens willen, o Mein Gott, und habe Meinen Willen aufgegeben, um Deinen Willen zu offenbaren.

Bei Deiner Herrlichkeit!

Ich wünsche nicht, Mein Selbst und Mein Leben zu bewahren, es sei denn, um Deiner Sache zu dienen, und Ich liebe Mein Sein nur, um es auf Deinem Pfade zu opfern.

Du siehst und weißt, o Mein Herr, dass sie, die Wir baten, gerecht und ehrlich zu sein, sich ungerecht und grausam gegen Uns erhoben.

Nach außen hin hielten sie zu Mir, insgeheim aber halfen sie Meinen Feinden, die sich aufmachten, Mich zu entehren.

O Gott, Mein Gott!

Ich bezeuge, dass Du Deine Diener erschaffen hast, Deine Sache zu fördern und Dein Wort zu verherrlichen, und dennoch haben sie Deinen Feinden geholfen.

Ich flehe Dich an, bei Deiner Sache, die die Welt des Seins umschließt, und bei Deinem Namen, durch den Du alles Sichtbare und Unsichtbare unterwarfst, schmücke die Völker der Erde mit dem Lichte Deiner Gerechtigkeit und erleuchte ihre Herzen mit dem Glanz Deiner Erkenntnis.

O Mein Gott, Ich bin Dein Diener und Deines Dieners Sohn.

Ich bezeuge Deine Einheit und Deine Einzigkeit, die Heiligkeit Deines Seins und die Reinheit Deines Wesens.

Du siehst, o Mein Herr, Deine Vertrauten in der Gewalt der Verräter unter Deinen Geschöpfen und der Verleumder unter Deinem Volke.

Du weißt, was Uns angetan wurde von den Händen jener, die Du besser kennst als Wir.

Sie haben begangen, was den Schleier von jenen unter Deinen Geschöpfen, die Dir nahe sind, herabriss.

Ich flehe Dich an:

Hilf ihnen, das zu gewinnen, was ihnen in den Tagen des Dämmerungsortes Deiner Offenbarung und des Anbruchs Deiner Eingebung entgangen ist.

Mächtig bist Du zu tun, was Dir gefällt, und in Deiner Hand liegt die Herrschaft über alles, was im Himmel und auf Erden ist.« Die klagende Stimme des wahren Glaubens wurde laut und ruft:

»O Volk!

Bei der Gerechtigkeit Gottes!

Ich habe Ihn erreicht, der Mich offenbarte und herniedersandte.

Dies ist der Tag, an dem der Sinai Dem zulächelt, der auf ihm Zwiesprache hielt, an dem der Karmel seinem Offenbarer und der Sadrah Ihm, der ihn lehrte, zujubeln.

Fürchtet Gott und gehört nicht zu denen, die Ihn verleugneten!

Haltet euch nicht von dem fern, was durch Seine Gnade verkündet wurde!

Greift nach dem Lebenswasser der Unsterblichkeit im Namen eures Herrn, des Herrn aller Namen, und trinkt im Gedenken an Ihn, den Mächtigen, den Unvergleichlichen!«
Wir haben in allen Lebenslagen den Menschen anbefohlen, was rechtens ist, und ihnen verboten, was falsch ist. Er, der Herr des Seins, ist Zeuge, dass dieser Unterdrückte von Gott für Seine Geschöpfe erflehte, was Einheit und Eintracht, Gemeinsinn und Einklang fördert. Bei der Gerechtigkeit Gottes! Dieser Unterdrückte ist der Verstellung nicht fähig. Er, wahrlich, offenbarte, was Er wünschte. Er, wahrlich, ist der Herr der Kraft, der Unbezwungene.
Wir führen noch einmal einige der erhabenen Worte an, die im Tablet an Seine Majestät den Sháh geoffenbart wurden, damit du mit Gewissheit innewerdest, dass alles, was darin zur Sprache kam, von Gott ist:»O König!

Ich war nur ein Mensch wie andere und lag schlafend auf Meinem Lager.

Siehe, da wehten die Lüfte des Allherrlichen über Mich hin und lehrten Mich die Kenntnis all dessen, was war.

Dies ist nicht von Mir, sondern von Einem, der allmächtig und allwissend ist.

Und Er gebot Mir, Meine Stimme zwischen Erde und Himmel zu erheben, und um dessentwillen befiel Mich, was jedes verständigen Menschen Tränen fließen ließ.

Die Gelehrsamkeit der Menschen studierte Ich nicht; ihre Schulen betrat Ich nicht.

Frage nach in der Stadt, wo Ich wohnte, und sei dessen wohl versichert, dass Ich nicht zu denen gehöre, die falsch reden.

Das hier ist nur ein Blatt, das die Winde des Willens deines Herrn, des Allmächtigen, des Allgepriesenen, bewegt haben.

Kann es ruhen, wenn der Sturmwind weht?

Nein, bei Ihm, dem Herrn aller Namen und Eigenschaften!

Sie bewegen es nach ihrem Belieben.

Das unscheinbare Ding ist wie ein Nichts vor Ihm, dem Ewigen.

Sein allbezwingender Ruf hat Mich erreicht und ließ Mich Seinen Lobpreis unter allem Volke verkünden.

Fürwahr, Ich war wie tot, als Sein Befehl erging.

Die Hand des Willens deines Herrn, des Mitleidvollen, des Barmherzigen, verwandelte Mich.

Würde irgend jemand aus eigenem Willen etwas aussprechen, weswegen alle Menschen, hoch und niedrig, Einspruch gegen ihn erheben werden?

Nein, bei Ihm, der die Feder die ewigen Geheimnisse lehrte: nur Der, welchen die Gnade des Allmächtigen, des Allgewaltigen, gestärkt hat.
Blicke auf diesen Unterdrückten, o König, mit den Augen der Gerechtigkeit. Urteile sodann aufrichtig über das, was Ihn befallen hat. Wahrlich, Gott hat dich unter den Menschen zu Seinem Schatten und zum Zeichen Seiner Macht für alle, die auf Erden wohnen, gemacht. Urteile du zwischen Uns und denen, die Uns ohne Beweis und ohne ein erleuchtendes Buch Unrecht taten. Die um dich sind, lieben dich um ihres eigenen Vorteils willen, wogegen dieser Jüngling dich um deines Vorteils willen liebt und nie einen anderen Wunsch hatte, als dich dem Sitze der Gnade näherzubringen und dich der rechten Hand der Gerechtigkeit zuzuführen. Dein Herr ist Zeuge dessen, was Ich erkläre.
O König! Würdest du dein Ohr dem durchdringenden Laut der Feder der Herrlichkeit und dem Gurren der Taube der Ewigkeit neigen, die auf den Zweigen des Lotosbaumes, über den hinaus niemand vordringen kann, den Lobpreis Gottes singt, des Urhebers aller Namen und des Schöpfers der Erde und des Himmels, so würdest du zu einer Stufe gelangen, von der aus du in der Welt des Seins nichts als den Glanz des Angebeteten schautest; du würdest deine Herrschaft als das Verächtlichste unter all deinen Besitztümern ansehen und sie jedem überlassen, der sie gerade begehrt, indem du dein Angesicht dem Horizonte zuwendetest, der im Lichte Seines Antlitzes erglüht. Auch wärest du nicht mehr gewillt, die Bürde der Herrschaft anders zu tragen als in der Absicht, deinem Herrn zu helfen, dem Erhabenen, dem Höchsten. Dann würden die Scharen der Höhe dich segnen. O wie herrlich ist diese höchst erhabene Stufe – könntest du doch dahin aufsteigen durch die Macht einer Herrschaft, die sich anerkanntermaßen vom Namen Gottes herleitet!«
Du oder jemand anderes hat gesagt: »Lasst die Súrih Tawḥíd übersetzen, damit alle ganz klar erkennen, dass der eine wahre Gott weder zeugt noch gezeugt wird. Darüber hinaus glauben die Bábí an Seine (Bahá’u’lláhs) Göttlichkeit und Gottheit.«
O Shaykh! Dies ist die Stufe, auf der das Selbst stirbt und man in Gott lebt. Wo immer Ich von Göttlichkeit spreche, bedeutet dies Meine gänzliche, vollständige Selbstauslöschung. Auf dieser Stufe habe Ich keine Gewalt mehr über Mein eigenes Wohl und Wehe, noch über Mein Leben oder Mein Wiedererwachen.
O Shaykh! Wie erklären sich die Geistlichen dieser Zeit die strahlende Herrlichkeit, die der Sadrah des Wortes über den Sohn ‘Imráns (Moses) auf dem Sinai göttlicher Erkenntnis ausgoss? Er (Moses) hörte auf das Wort, das der Brennende Busch sprach, und folgte ihm; und doch fehlt den meisten Menschen die Kraft, dies zu begreifen, weil sie sich mit ihren eigenen Belangen beschäftigen und der Gott zugehörigen Dinge nicht gewahr werden. Hierüber sagte der Siyyid von Findirisk mit Recht: »Diese Frage kann kein sterblicher Geist ergründen, selbst wenn es ein Abú-Naṣr oder Abú-‘Alí Síná (Avicenna) wäre.« Welche Auslegung können die Geistlichen dem Worte des Siegels der Propheten (Muḥammad) geben – mögen die Seelen aller ein Opfer für Ihn sein: »Ihr werdet wahrlich euren Herrn schauen, wie ihr den Vollmond in seiner vierzehnten Nacht schauet …«? Der Gebieter der Gläubigen (Imám ‘Alí) – Friede sei mit ihm – sagt überdies im Khuṭbiy-i-Tuṭunjíyyah: »Erwartet die Offenbarung Dessen, der aus dem Brennenden Busch mit Moses auf dem Sinai sprach.« Auch Ḥusayn, der Sohn ‘Alís, sprach: »Wird irgend jemandem außer Dir eine Offenbarung gewährt, die Dir nicht gewährt wurde – eine Offenbarung, deren Offenbarer Er sein wird, der Dich offenbarte? Blind sei das Auge, das Dich nicht sieht!«
Von den Imámen – Gottes Segnungen seien mit ihnen – wurden ähnliche Aussprüche berichtet; sie sind weithin bekannt und in glaubwürdigen Büchern festgehalten. Gesegnet ist, wer begreift und die reine Wahrheit spricht. Gut steht es um den, der sich mit der Hilfe des Lebenswassers der Worte Dessen, der das Verlangen aller Menschen ist, von eitlen Vorstellungen und leeren Einbildungen gereinigt hat, und der im Namen des Allbesitzenden, des Allhöchsten, die Schleier des Zweifels von sich warf, der Welt und allem in ihr entsagte und sich dem Größten Gefängnis zuwandte.
O Shaykh! Kein Hauch läßt sich mit dem Odem Göttlicher Offenbarung vergleichen, und das Wort, das von Gott gesprochen wurde, leuchtet und strahlt wie die Sonne inmitten der Bücher der Menschen. Glücklich der Mensch, der es entdeckt und erkennt und spricht: »Gepriesen seist Du, Du Verlangen der Welt, und Dank sei Dir, o Du Vielgeliebter der Herzen derer, die Dir ergeben sind!«
Die Menschen konnten nicht begreifen, was Wir in den Aussprüchen über Göttlichkeit und Gottheit sagen wollten. Könnten sie es erfassen, sie würden sich von ihren Plätzen erheben und ausrufen: »Wahrlich, wir bitten Gott um Vergebung!« Das Siegel der Propheten – mögen die Seelen aller außer Ihm ein Opfer für Ihn sein – spricht: »Mannigfaltig sind Unsere Beziehungen zu Gott. Einmal sind Wir Er selbst, und Er ist Wir selbst. Ein andermal ist Er, der Er ist, und Wir sind, die Wir sind.«
Abgesehen davon, warum erwähntest du nicht jene anderen Stufen, die die Feder Abhás enthüllte? Die Zunge dieses Unterdrückten hat so manchen Tag und manche Nacht diese erhabenen Worte geäußert: »O Gott, mein Gott! Ich bezeuge Deine Einheit und Deine Einzigkeit, dass Du Gott bist und dass es keinen Gott gibt außer Dir. Du bist seit Ewigkeit geheiligt über die Erwähnung durch irgend jemanden außer Dir und über den Lobpreis aller außer Dir selbst, und in alle Ewigkeit wirst Du der bleiben, der Du seit Anbeginn warst und immer bist. Ich flehe Dich an, o König der Ewigkeit, bei dem Größten Namen, bei den Strahlen des Tagesgestirns Deiner Offenbarung auf dem Sinai des Wortes und bei den Wogen des Meeres Deiner Erkenntnis unter allem Erschaffenen – stehe mir gnädig bei in dem, was mich näher zu Dir bringt und mich von allem außer Dir loslöst. Bei Deiner Herrlichkeit, o Du Herr allen Seins, Du Verlangen der ganzen Schöpfung! Ich möchte mein Antlitz auf jeden Fleck Deiner Erde legen, damit es vielleicht der Ehre teilhaftig werde, eine Stelle zu berühren, die vom Fuß Deiner Geliebten geadelt wurde!«
Bei der Gerechtigkeit Gottes! Eitle Einbildungen hielten die Menschen vom Himmel der Gewißheit fern, und leere Vorstellungen versperrten ihren Weg zu dem köstlichen Versiegelten Wein. Wahrlich, Ich sage und erkläre um Gottes willen: Dieser Diener, dieser Unterdrückte, schämt sich, für sich selbst irgendeine Existenz zu beanspruchen, geschweige denn jene erhabenen Stufen des Seins! Jeder Mensch mit Urteilsvermögen, der auf Erden wandelt, fühlt sich in der Tat beschämt, weil er sich voll bewußt ist, dass dasjenige, dem er seinen Wohlstand, seinen Reichtum, seine Macht, seine Erhöhung, seinen Fortschritt und all seine Kraft verdankt, nach dem Willen Gottes die nackte Erde ist, die alle Menschen mit Füßen treten. Zweifellos ist jeder, der sich dieser Wahrheit bewusst ist, von allem Stolz, Dünkel und Hochmut geläutert und geheiligt. Was immer hier gesagt wurde, kam von Gott. Wahrlich, Er hat dies bezeugt und bezeugt es noch, und Er ist wahrlich der Allwissende, der Allunterrichtete.
Bitte Gott, Er möge den Menschen hörende Ohren, scharfen Blick, eine geweitete Brust und ein empfängliches Herz schenken, auf dass sich Seiner Diener Herzenswunsch erfülle und sie ihr Angesicht auf ihren Geliebten richten. Dieser Unterdrückte hat Ungemach erfahren, wie es noch kein Auge geschaut hat. Niemals hat Er auf irgendeine Weise gezögert, Seine Sache zu verkünden. Er wandte sich an die Könige und Herrscher der Welt – möge Gott, gepriesen sei Er, ihnen beistehen – und ließ sie wissen, was zu Wohlfahrt, Einheit, Eintracht und Erneuerung der Welt führt und was die Ruhe der Nationen sichert. Unter ihnen war Napoleon III., von dem es hieß, er habe einen bestimmten Ausspruch getan; darauf schickten Wir ihm Unser Tablet, als Wir in Adrianopel waren. Er gab jedoch keine Antwort. Nach Unserer Ankunft im Größten Gefängnis erreichte Uns ein Brief seines Ministers; der erste Teil war in persischer Sprache, der zweite in seiner eigenen Handschrift. Dieser Brief war herzlich gehalten, und er schrieb: »Ich habe, wie Sie es wünschten, Ihren Brief übergeben und bis jetzt keine Antwort erhalten. Wir haben jedoch die nötigen Empfehlungen an unseren Gesandten in Konstantinopel und unsere Konsuln in jenen Gegenden ergehen lassen. Sollten Sie noch einen Wunsch haben, teilen Sie uns diesen bitte mit, und wir werden ihn erfüllen.«
Aus diesen Worten wurde deutlich, dass er der Meinung war, es sei die Absicht dieses Dieners gewesen, um materielle Hilfe zu bitten. Wir offenbarten deshalb um seinetwillen (wegen Napoleon III.) in der Súratu’l-Haykal Verse, von denen Wir einige nun anführen, damit du erkennst, dass die Sache dieses Unterdrückten im Namen Gottes enthüllt wurde und von Ihm gekommen ist:
»O König in Paris!

Sage den Priestern, sie sollen nicht länger die Glocken läuten.

Bei Gott, dem Wahren!

Die Mächtigste Glocke ist erschienen in der Gestalt Dessen, welcher der Größte Name ist, und die Finger des Willens deines Herrn, des Erhabensten, des Höchsten, läuten sie im Himmel der Unsterblichkeit in Seinem Namen ›der Allherrliche‹.

So sind die mächtigen Verse deines Herrn aufs neue zu dir herabgesandt worden, auf dass du dich erheben mögest, Gottes zu gedenken, des Schöpfers von Erde und Himmel, in diesen Tagen, da alle Geschlechter der Erde trauern, da die Grundmauern der Städte erzittern und der Staub des Unglaubens alle Menschen einhüllt, ausgenommen jene, die dein Herr, der Allwissende, der Allweise, zu verschonen beliebte.

Sprich:

Er, der Unbedingte, ist in den Wolken des Lichts gekommen, um alles Erschaffene mit dem Odem Seines Namens ›der Allbarmherzige‹ zu beleben, um die Welt zu vereinen und alle Menschen an dieser Tafel zu versammeln, die vom Himmel herabgesandt wurde.

Hüte dich, die Gunst Gottes von dir zu weisen, nachdem sie zu dir hernieder kam.

Sie ist besser für dich als alles, was du besitzest; denn was dein ist, vergeht, aber was von Gott ist, besteht fort.

Er verfügt in der Tat, was Ihm gefällt.

Wahrlich, der Odem der Vergebung weht von der Stätte deines Herrn, des Gottes der Gnade.

Wer sich Ihm zukehrt, wird von seinen Sünden, von aller Pein und Krankheit gereinigt.

Glücklich der Mensch, der sich diesem Odem zuwendet, und wehe dem, der sich abkehrt!
Würdest du dein inneres Ohr allem Erschaffenen neigen, dann würdest du hören: ›Der Urewige ist in Seiner großen Herrlichkeit gekommen!‹ Alle Dinge feiern das Lob ihres Herrn. Manche Menschen haben Gott erkannt und gedenken Seiner; andere erwähnen Ihn, aber kennen Ihn nicht. Deshalb haben Wir Unser Geheiß in einem deutlichen Tablet niedergelegt.
O König, lausche der Stimme, die aus dem Feuer ruft, das in diesem grünenden Baume brennt, auf dem Sinai, der sich über dem geheiligten, schneeweißen Ort jenseits der Ewigen Stadt erhob: ›Wahrlich, es gibt keinen anderen Gott außer Mir, dem Ewigvergebenden, dem Barmherzigsten!‹ Wahrlich, Wir haben Ihn gesandt, dem Wir mit dem Heiligen Geiste (Jesus Christus) beistanden, damit Er euch dieses Licht ankünde, das ausstrahlt vom Horizont des Willens eures Herrn, des Erhabensten, des Allherrlichen, Ihn, dessen Zeichen im Westen offenbar sind. Richtet nun euer Angesicht auf Ihn (Bahá’u’lláh) an diesem Tag, den Gott über alle anderen Tage erhöht und an dem der Allbarmherzige den Glanz Seiner strahlenden Herrlichkeit auf alle ergossen hat, die im Himmel und auf Erden sind. Erhebe dich, Gott zu dienen und Seiner Sache beizustehen! Er, wahrlich, wird mit den Heerscharen des Sichtbaren und des Unsichtbaren dir zur Seite sein und dich zum König über alles einsetzen, was die Sonne bescheint. Dein Herr ist wahrlich der Allgewaltige, der Allmächtige.
Die Winde des Allbarmherzigen wehen über alles Erschaffene hin; glücklich der Mensch, der ihren Duft entdeckt und reinen Herzens ihnen entgegeneilt. Schmücke deinen Tempel mit der Zier Meines Namens, deine Zunge mit Meinem Gedenken und dein Herz mit der Liebe zu Mir, dem Allmächtigen, dem Höchsten. Wir wünschen nichts für dich als das, was besser für dich ist als dein Besitz und alle Schätze der Erde. Wahrlich, dein Herr ist allwissend, und Er kennt alles. Erhebe dich in Meinem Namen unter Meinen Dienern und sprich: ›O ihr Völker der Erde! Wendet euch Ihm zu, der sich euch zuwandte. Wahrlich, Er ist das Antlitz Gottes unter euch, Sein Zeugnis und Seine Führung für euch. Er kam zu euch mit Zeichen, wie sie keiner sonst aufweisen kann.‹ Mitten im Herzen der Welt erschallt die Stimme des Brennenden Busches, und laut ruft der Heilige Geist vor den Nationen: ›Seht, der Ersehnte ist mit offenbarer Herrschaft gekommen!
O König! Die Sterne am Himmel des Wissens sind herabgefallen, sie, die die Wahrheit Meiner Sendung durch ihren Besitz begründen wollen und die Gott in Meinem Namen anrufen. Dennoch haben sie sich abgewandt, als Ich in Meiner Herrlichkeit zu ihnen kam. In der Tat, sie zählen zu den Gefallenen. Dies ist wahrlich das, was der Geist Gottes (Jesus Christus) ankündigte, als Er mit der Wahrheit zu euch kam, Er, mit dem sich die jüdischen Gelehrten stritten, bis sie schließlich das taten, was den Heiligen Geist klagen und die Tränen jener, die Gott nahe sind, strömen ließ.
Sprich:

O Schar der Mönche!

Schließt euch nicht in euren Kirchen und Klöstern ein.

Kommt heraus mit Meiner Erlaubnis und befasst euch sodann mit dem, was euch und anderen nützt.

Dies gebietet euch der Herr am Tage der Abrechnung.

Schließt euch ab im Bollwerk Meiner Liebe.

Dies ist wahrlich die Abgeschlossenheit, die euch ansteht – könntet ihr es doch erkennen.

Wer sich in seinem Haus einschließt, gleicht in der Tat einem Toten.

Es geziemt dem Menschen, das zu tun, was der Menschheit nützt.

Wer keine Frucht hervorbringt, taugt nur für das Feuer.

So ermahnt euch euer Herr; Er ist wahrlich der Mächtige, der Gabenreiche.

Tretet in den Ehestand, auf dass sich nach euch ein anderer an eurer Statt erhebe.

Wahrlich, Wir haben euch Unzucht verboten, aber nicht das, was die Treue fördert.

Haltet ihr euch an die Eingebungen eurer Natur und werft die Gesetze Gottes von euch?

Fürchtet Gott und gehört nicht zu den Narren!

Wäre nicht der Mensch, der auf Meiner Erde an Mich denkt, wie könnten Meine Namen und Eigenschaften sonst offenbar werden?

Denkt nach und gehört nicht zu denen, die sich wie durch einen Schleier von Ihm trennten und in tiefem Schlaf lagen.

Er, der nicht heiratete (Jesus Christus), fand wegen der Untaten der Verräter keine Stätte, wo Er hätte wohnen und Sein Haupt zur Ruhe legen können.

Seine Heiligkeit liegt nicht in dem, was ihr glaubt und euch einbildet, sondern in den Dingen, die auch Uns zugehören.

Fragt, damit ihr Seine Stufe erkennt, die über die leeren Vorstellungen aller Völker auf Erden erhaben ist.

Gesegnet sind die Verständigen!
O König!

Wir vernahmen die Worte, die du dem Zaren von Russland bezüglich deines Entschlusses zum Krieg (Krimkrieg) zur Antwort gabst.

Wahrlich, dein Herr ist allwissend und kennt alles.

Du sagtest: ›Ich lag schlafend auf meinem Bette, als der Schrei der Unterdrückten, die in das Schwarze Meer gestürzt wurden, mich weckte.‹ Solches hörten Wir dich sprechen, und wahrlich, dein Herr ist Zeuge dessen, was Ich sage.

Wir bezeugen, dass das, was dich weckte, nicht ihr Schrei war, sondern die Einflüsterungen deiner eigenen Leidenschaften.

Denn Wir prüften dich und fanden dich fehlerhaft.

Erfasse die Bedeutung Meiner Worte und gehöre zu den Einsichtsvollen.

Mit Rücksicht auf die Würde, die Wir dir in diesem sterblichen Dasein verliehen, wünschen Wir keineswegs, dich zu verdammen.

Wahrlich, Wir wählten die Höflichkeit und machten sie zum Kennzeichen für solche, die Ihm nahe sind.

Höflichkeit ist in der Tat ein Gewand, das alle Menschen, jung oder alt, kleidet.

Wohl steht es um den, der seinen Tempel mit ihr schmückt, und wehe denen, die dieser großen Gabe verlustig gehen. – Wärest du aufrichtig in deinen Worten gewesen, so hättest du das Buch Gottes nicht beiseite geworfen, als es dir von Ihm, dem Allmächtigen, dem Allweisen, zugesandt wurde.

Wir haben dich damit geprüft und fanden dich anders, als du vorgibst.

Erhebe dich und suche nachzuholen, was du versäumt hast.

Binnen kurzem werden deine Welt und all dein Besitz untergehen, und das Reich wird Gottes bleiben, deines Herrn und des Herrn deiner Väter.

Es geziemt dir nicht, deine Geschäfte nach den Befehlen deiner Leidenschaften zu führen.

Fürchte die Seufzer dieses Unterdrückten und schirme Ihn vor den Speeren derer, die Unrecht tun.
Für das, was du getan hast, soll dein Reich in Verwirrung gestürzt werden; deine Herrschaft soll deinen Händen zur Strafe für das, was du verübtest, entgleiten. Dann wirst du erkennen, wie sehr du dich geirrt hast. Aufruhr wird das ganze Volk des Landes ergreifen, es sei denn, du hilfst dieser Sache und folgst Ihm, dem Geist Gottes (Jesus), auf diesem, dem Geraden Pfad. Hat dich dein Pomp stolz gemacht? Bei Meinem Leben! Er soll nicht von Dauer sein, nein, er soll bald dahinschwinden, es sei denn, du hältst dich standhaft an dieses feste Seil. Wir sehen Erniedrigung dich verfolgen, während du zu den Achtlosen gehörst. Es geziemt dir, wenn du Seine Stimme vom Throne der Herrlichkeit rufen hörst, alles wegzuwerfen, was du besitzest, und laut zu antworten: ›Hier bin ich, o Du Herr all dessen, was im Himmel und auf Erden ist!‹
O König! Wir waren im ‘Iráq, als die Stunde des Abschieds kam. Auf Befehl des Königs des Islám (des Sulṭáns der Türkei) lenkten Wir Unseren Fuß in seiner Richtung. Bei Unserer Ankunft fügten Uns die Böswilligen zu, was die Bücher der Welt niemals angemessen wiedergeben können. Die Bewohner des Paradieses und alle, die an den Stätten der Heiligkeit weilen, klagten laut darüber, und doch sind die Menschen in dichte Schleier gehüllt!«
Weiter sagten Wir: »Unsere Lage wurde von Tag zu Tag, ja von Stunde zu Stunde schlimmer, bis man Uns aus Unserem Gefängnis nahm und Uns – ein schreiendes Unrecht – in das Größte Gefängnis brachte. Und wenn jemand fragte: ›Für welches Verbrechen wurden sie eingekerkert?‹, gab man zur Antwort: ›Sie suchten den Glauben durch eine neue Religion zu ersetzen.‹ Wenn ihr das Alte vorzieht, warum habt ihr dann das missachtet, was in der Torah und im Evangelium aufgeschrieben wurde? Erklärt dies, o Menschen! Bei Meinem Leben! Es gibt keinen Ort, zu dem ihr an diesem Tag fliehen könnt. Wenn dies Mein Verbrechen sein soll, dann hat es Muḥammad, der Gesandte Gottes, vor Mir begangen, und vor Ihm Er, der Geist Gottes (Jesus Christus), und in noch früherer Zeit Er, der mit Gott redete (Moses). Und wenn es Meine Sünde sein soll, dass Ich das Wort Gottes pries und Seine Sache verkündete, dann bin Ich in der Tat der größte Sünder! Eine solche Sünde will Ich nicht gegen die Reiche der Erde und des Himmels tauschen.«
Und weiter sagten Wir: »In dem Maß, wie sich Meine Leiden vervielfachten, wuchs Meine Liebe zu Gott und zu Seiner Sache. Alles, was von der Schar der Verstockten über Mich kam, hatte nicht die Macht, Mich von Meinem Ziel abzubringen. Auch wenn sie Mich in den Tiefen der Erde verborgen hielten, würden sie Mich doch hoch auf den Wolken reiten sehen, wie Ich zu Gott, dem Herrn der Kraft und der Macht, rufe. Ich habe Mich auf dem Pfade Gottes aufgeopfert, und in Meiner Liebe zu Ihm und zu Seinem Wohlgefallen sehne Ich Mich nach Leiden. Dafür zeugt das Leid, das Mich jetzt quält, eine Not, wie sie noch nie ein Mensch zu ertragen hatte. Jedes Haar auf Meinem Haupte ruft, was der Brennende Busch auf dem Berge Sinai sprach, und jede Ader Meines Körpers fleht zu Gott und spricht: ›O würde ich doch auf Deinem Pfade getötet, damit die Welt neu belebt und alle ihre Völker vereinigt werden!‹ So wurde es von Ihm, dem Allwissenden, dem Allkennenden, verfügt.
Sei dir bewusst, dass deine Untertanen Gottes Lehen an dich sind. Beschütze sie darum wie dein eigenes Selbst. Sieh dich vor, dass nicht Wölfe zu Hirten der Herde werden oder dass Stolz und Eitelkeit dich hindern, dich der Armen und Verlassenen anzunehmen. Erhebe dich in Meinem Namen am Horizont der Entsagung und richte sodann dein Angesicht auf das Königreich, wie es dein Herr, der Herr der Stärke und Macht, dir befiehlt.«
Und Wir fuhren fort: »Schmücke den Körper deines Reiches mit dem Gewande Meines Namens; alsdann mache dich auf, Meine Sache zu lehren. Dies ist besser für dich als alles, was du besitzest. Gott wird dadurch deinen Namen unter allen Königen erhöhen. Er ist über alle Dinge mächtig. Wandle unter den Menschen im Namen Gottes und in der Kraft Seiner Macht, damit du Seine Zeichen unter den Völkern auf Erden kundtust.«
Und weiter führten Wir aus: »Steht es euch zu, euch auf Ihn, den Gott der Barmherzigkeit, zu berufen, und doch Dinge zu tun, wie sie der Böse tut? Nein, bei der Schönheit Dessen, der der Allherrliche ist! Könntet ihr es nur begreifen! Reinigt euer Herz von der Liebe zur Welt, eure Zunge von Verleumdung, eure Glieder von allem, was euch abhält, näher zu Gott, dem Mächtigen, dem Allgepriesenen, zu gelangen. Sprich: Unter ›Welt‹ ist zu verstehen, was euch von Ihm, dem Dämmerungsort der Offenbarung, abhält und euch zu den Dingen verleitet, die euch Nachteil bringen. Wahrlich, was euch an diesem Tag von Gott fernhält, ist Weltlichkeit ihrem Wesen nach. Meidet sie und nähert euch dem Erhabensten Anblick, diesem leuchtenden und strahlenden Thron. Vergießt nicht das Blut anderer, o Menschen, und urteilt über niemanden ungerecht. Dies befiehlt euch der Wissende, der über alles unterrichtet ist. Wer Unordnung schafft im Lande, nachdem es wohl geordnet ist, überschreitet wahrlich die Grenzen, die im Buche gezogen sind. Elend ist in der Tat die Wohnstatt der Übertreter!«
Und ferner sagten Wir: »Geht nicht verräterisch mit der Habe eures Nächsten um. Seid auf dieser Erde vertrauenswürdig und enthaltet den Armen nicht vor, was Gott euch in Seiner Gnade gegeben hat. Er wird euch wahrlich das Doppelte dessen schenken, was ihr besitzt. Wahrlich, Er ist der Gütigste, der Freigebigste. O Volk Bahás! Bezwingt die Bollwerke der Menschenherzen mit den Schwertern der Weisheit und der Rede. Wer Wortstreit führt, wie es ihm seine Begierden eingeben, ist in der Tat in einen deutlichen Schleier gehüllt. Sprich: Das Schwert der Weisheit schneidet heißer als des Sommers Hitze, es ist schärfer als Klingen von Stahl – könntet ihr es doch verstehen. Zieht es in Meinem Namen und in der Kraft Meiner Macht, alsdann erobert damit die Städte der Herzen jener, welche sich in der Feste ihrer verderbten Lüste verschanzt halten. Dies befiehlt euch die Feder des Allherrlichen, während die Schwerter der Verstockten über ihr drohen. Bemerkt ihr die Sünde eines andern, verschweigt sie, damit Gott eure eigene Sünde verschweige. Wahrlich, Er ist der Verschwiegene, der Herr überströmender Gnade. O ihr Reichen auf Erden! Wenn ihr einem Armen begegnet, behandelt ihn nicht geringschätzig. Denkt daran, woraus ihr erschaffen wurdet. Aus einem winzigen Samen wurde jeder von euch erschaffen.«
Und weiter sagten Wir: »Betrachtet die Welt wie einen menschlichen Körper, der von verschiedenen Leiden befallen wurde und dessen Genesung davon abhängt, dass alle Elemente, aus denen er sich zusammensetzt, aufeinander abgestimmt werden. Haltet euch an das, was Wir für euch verordneten, und wandelt nicht auf den Wegen jener, die Zwietracht stiften. Sinnt nach über die Welt und den Zustand ihrer Völker. Er, um dessentwillen die Welt ins Sein gerufen wurde, ist in der trostlosesten aller Städte wegen der Untaten der Verstockten eingekerkert. Vom Horizont Seiner Gefängnisstadt (‘Akká) lädt Er die Menschheit zum Anbruch des Tages Gottes, des Erhabenen, des Großen. Frohlockst du über die Schätze, die du besitzest, wo du doch weißt, dass sie vergehen werden? Freust du dich darüber, dass du ein Stückchen Erde beherrschst, während die ganze Welt nach der Schätzung des Volkes Bahás soviel wert ist wie das Schwarze im Auge einer toten Ameise? Überlasse dies denen, die ihre Lust dareinsetzten, und wende dich Ihm, der Sehnsucht der Welt, zu. Wohin sind die Stolzen und ihre Paläste gekommen? Blicke in ihre Gräber, damit du an diesem Beispiel lernst, denn Wir machten dies zur Lehre für jeden Betrachter. Würde der Windhauch der Offenbarung dich erfassen, du würdest die Welt fliehen, würdest dich dem Reiche Gottes zuwenden und alles hingeben, was du besitzest, um dieser erhabenen Schau nahezukommen.«
Wir baten einen Christen, dieses Tablet zu befördern, und er teilte Uns mit, dass er das Original und die Übersetzung zugestellt habe. Gott, der Allmächtige, der Allwissende, hat Kenntnis von allen Dingen.
Einer der Abschnitte der Súratu’l-Haykal ist das Tablet, das an Seine Majestät den Zaren von Russland – möge Gott, gepriesen und verherrlicht sei Er, ihm beistehen – gerichtet wurde:
»O Zar von Russland! Neige dein Ohr der Stimme Gottes, des Königs, des Heiligen, und wende dich dem Paradiese zu, der Stätte, wo Er wohnt, der unter den himmlischen Scharen die erhabensten Titel trägt und im Reiche der Schöpfung mit den Namen Gottes ›der Strahlende‹, ›der Allherrliche‹ angerufen wird. Hüte dich, dass nichts dich hindere, dein Angesicht deinem Herrn, dem Mitleidvollen, dem Barmherzigsten, zuzuwenden. Wir haben vernommen, worum du deinen Herrn in heimlicher Zwiesprache angefleht hast. Darum wehten die Winde Meiner Güte und wogte das Meer Meiner Barmherzigkeit, und Wir antworteten dir in Wahrheit. Dein Herr ist wahrlich der Allwissende, der Allweise. Als Ich gefesselt und angekettet im Kerker von Ṭihrán lag, gewährte Mir einer deiner Minister Beistand. Deshalb hat Gott einen Rang für dich verordnet, welchen keine Erkenntnis begreifen kann, ausgenommen Seine Erkenntnis. Hüte dich, diesen erhabenen Rang zu verschachern.«
Und weiter sagten Wir: »Er, der Vater, ist gekommen, und der Sohn (Jesus Christus) im geheiligten Tal ruft aus: ›Hier bin ich, hier bin ich, o Herr, mein Gott!‹, während der Sinai das Haus umkreist und der Brennende Busch laut ausruft: ›Der Allgütige ist, auf den Wolken thronend, gekommen! Glückselig ist, wer sich Ihm nähert, und wehe denen, die weit in der Ferne sind.‹
Erhebe dich inmitten der Menschen im Namen dieser allbezwingenden Sache, und rufe sodann die Nationen zusammen zu Gott, dem Erhabenen, dem Großen. Gehöre nicht zu denen, die Gott bei einem Seiner Namen angerufen haben, die aber, als Er, der Gegenstand aller Namen, erschien, Ihn verleugneten und sich von Ihm abwandten und schließlich das Urteil gegen Ihn mit offenbarer Ungerechtigkeit fällten. Bedenke dies und rufe dir die Tage ins Gedächtnis zurück, da der Geist Gottes (Jesus Christus) erschien und Herodes das Urteil über Ihn sprach. Gott aber half Ihm mit den unsichtbaren Heerscharen, beschützte Ihn mit der Wahrheit und sandte Ihn nach Seiner Verheißung in ein anderes Land. Wahrlich, Er verordnet, was Ihm gefällt. Dein Herr behütet sicher, wen Er will, und sei er auch in der Mitte der Meere oder im Bauch der Schlange oder unter dem Schwerte des Tyrannen.«
Und Wir fuhren fort: »Wiederum sage Ich: Höre auf Meine Stimme, die aus Meinem Gefängnis ruft, dass sie dir künde, was Meiner Schönheit von der Hand derer widerfahren ist, die die Offenbarungen Meiner Herrlichkeit sind, und damit du verstehst, wie groß Meine Geduld, ungeachtet Meiner Macht, gewesen ist, und wie unermesslich Meine Nachsicht, ungeachtet Meiner Gewalt. Bei Meinem Leben! Könntest du die durch Meine Feder herabgesandten Dinge erkennen, die Reichtümer Meiner Sache entdecken und die Perlen Meiner Geheimnisse sehen, welche in den Meeren Meiner Namen und in den Kelchen Meiner Worte verborgen sind, du würdest aus Sehnsucht nach Seinem herrlichen und erhabenen Reich dein Leben auf dem Pfade Gottes hingeben. Wisse, dass, wenn auch Mein Leib unter den Schwertern Meiner Feinde liegt und Meine Glieder von unermesslichen Leiden befallen sind, Mein Geist doch von einer Freude erfüllt ist, mit der alle Freuden der Erde nimmermehr verglichen werden können.«
Weiter führen Wir auch noch einige Verse aus dem Tablet an Ihre Majestät die Königin (Viktoria) an – möge Gott, gepriesen und verherrlicht sei Er, ihr beistehen. Unsere Absicht ist, der Hauch der Offenbarung möge dich umfangen und bewirken, dass du dich, völlig um Gottes Willen, erhebst, Seiner Sache zu dienen und eines der Tablets an die Könige zu bestellen, das bisher noch nicht befördert wurde. Dies ist eine große Aufgabe und ein großer Dienst. In jenen Landstrichen gibt es zahlreiche hervorragende Geistliche, unter ihnen Siyyids, die für ihren hohen Rang und ihre Würde bekannt sind. Besprich dich mit ihnen und zeige ihnen, was aus der Feder der Herrlichkeit geflossen ist, auf dass ihnen gnädig geholfen werde, den Zustand der Welt zu bessern und den Charakter der Menschen verschiedenartiger Nationen zu veredeln; auf dass sie ferner mit den Lebenswassern der Ratschläge Gottes den Hass und die Feindseligkeit ersticken, die in den Herzen der Menschen verborgen schwelen. Wir beten zu Gott, es möge dir dabei geholfen werden, und dies wäre wahrlich nicht schwer für Ihn.
»O Königin in London! Neige dein Ohr der Stimme deines Herrn, des Herrn des ganzen Menschengeschlechts, die vom Göttlichen Lotosbaum ruft: Wahrlich, es gibt keinen Gott außer Mir, dem Allmächtigen, dem Allweisen! Wirf alles, was auf Erden ist, hinweg und schmücke das Haupt deines Königreichs mit der Krone des Gedenkens deines Herrn, des Glorreichen. Er, wahrlich, kam in Seiner größten Herrlichkeit in die Welt, und alles, was im Evangelium verkündet wurde, hat sich erfüllt. Das Land Syrien wurde durch die Fußspuren seines Herrn, des Herrn aller Menschen, geehrt, und Nord und Süd sind vom Wein Seiner Gegenwart trunken. Gesegnet ist der Mensch, der den Duft des Barmherzigsten einatmet und sich dem Aufgangsort Seiner Schönheit an diesem strahlenden Morgen zuwendet. Die Moschee von Aqṣá schwingt im Lufthauch ihres Herrn, des Allherrlichen, während Baṭḥá. (Mekka) vor der Stimme Gottes, des Erhabenen, des Höchsten, erzittert. So feiert jeder Stein von ihnen den Lobpreis des Herrn durch diesen Großen Namen.«
Und weiter sagten Wir: »Wir erwähnen dich um Gottes willen und wünschen, dass dein Name durch dein Gedenken an Gott, den Schöpfer von Erde und Himmel, erhöht werde. Er, wahrlich, ist Zeuge dessen, was Ich sage. Wir haben erfahren, dass du den Handel mit Sklaven, Männern sowohl wie Frauen, verboten hast. Wahrlich, dies ist, was Gott in dieser wundervollen Offenbarung zur Pflicht gemacht hat. Gott hat dir dafür eine Belohnung bestimmt. Er wird in der Tat dem, der Gutes tut, ganz gleich ob Mann oder Frau, den schuldigen Lohn zahlen – möchtest du doch dem folgen, was dir durch Ihn, den Allwissenden, den alles Durchschauenden, gesandt wurde. Was aber den betrifft, der sich abwendet und sich vor Stolz bläht, nachdem ihm klare Beweise durch den Offenbarer der Zeichen gegeben wurden, dessen Werk wird Gott zunichte machen. Er, wahrlich, hat Gewalt über alle Dinge. Des Menschen Taten können angenommen werden, nachdem er (die Manifestation) anerkannt hat. Wer sich von dem Einen Wahren abwendet, ist in der Tat unter Seinen Geschöpfen am stärksten in Schleier gehüllt. So ist es durch Ihn, den Allmächtigen, den Gewaltigsten, bestimmt worden.
Wir haben auch gehört, dass du die Zügel der Beratung den Händen der Volksvertreter anvertraut hast. Du hast fürwahr gut getan, denn dadurch werden die Grundmauern des Baus deiner Staatsgeschäfte gekräftigt und die Herzen aller, die unter deinem Schatten sind, ob hoch oder niedrig, beruhigt werden. Es geziemt ihnen, vertrauenswürdig unter Seinen Dienern zu sein und sich als die Vertreter aller Menschen auf Erden zu betrachten. Dies rät ihnen mit diesem Tablet der Herrscher, der Allweise. Und jeder von ihnen möge, wenn er sich in die Ratsversammlung begibt, seine Augen auf den Höchsten Horizont richten und sprechen: ›O mein Gott! Ich bitte Dich bei Deinem herrlichsten Namen, hilf mir in dem, was den Angelegenheiten Deiner Diener gutes Gelingen bringt und Deine Städte blühen lässt. Du hast wahrlich Macht über alle Dinge!‹ Gesegnet ist, wer in eine solche Versammlung um Gottes willen geht und mit lauterer Gerechtigkeit zwischen den Menschen entscheidet. Er gehört fürwahr zu den Glückseligen.
O ihr Mitglieder der Volksvertretungen in jenem Land und in anderen Ländern! Beratet miteinander und befasst euch nur mit dem, was der Menschheit nützt und ihre Lage bessert – gehörtet ihr doch zu denen, die sorgfältig prüfen! Betrachtet die Welt wie einen menschlichen Körper, der – obwohl gesund und vollkommen erschaffen – aus vielerlei Gründen von schweren Störungen und Krankheiten befallen wurde. Kein Tag brachte ihm Erleichterung, nein, immer schlimmer wurde seine Krankheit, weil er unwissenden Ärzten in die Hände fiel, die nur ihren eigenen Interessen folgten und sich tief irrten. Und wenn einmal dank der Fürsorge eines befähigten Arztes ein Glied geheilt wurde, blieben doch die Leiden des übrigen Körpers unverändert. Also belehrt euch der Allwissende, der Allweise. An diesem Tag sehen Wir die Menschheit Herrschern ausgeliefert, die so vor Hochmut trunken sind, dass sie nicht einmal ihren eigenen Vorteil klar erkennen, geschweige denn eine Offenbarung, die so umwälzend und herausfordernd ist wie diese.«
Und weiter führten Wir aus: »Was Gott als das beste Heilmittel und mächtigste Werkzeug für die Heilung der Welt verordnet hat, ist die Vereinigung aller ihrer Völker in einer umfassenden Sache, einem gemeinsamen Glauben. Dies kann auf keine andere Weise erreicht werden als durch die Kraft eines geschickten, allmächtigen und inspirierten Arztes. Bei Meinem Leben! Dies ist die Wahrheit, und alles andere ist barer Irrtum. Jedes Mal, wenn dieses Mächtigste Werkzeug erschien, wenn dieses Licht an dem Altehrwürdigen Aufgangsort erstrahlte, wurde es von unwissenden Ärzten behindert, die sich wie Wolken zwischen Ihn und die Welt schoben. Die Welt konnte daher nicht genesen, und ihre Krankheit dauerte fort bis auf den heutigen Tag. Unfähig waren sie in der Tat, die Welt zu schützen oder eine Heilung zu bewirken, während Er, die Offenbarung der Macht unter den Menschen, durch das Tun dieser unwissenden Ärzte gehindert wurde, Seine Absicht zu verwirklichen.
Bedenke diese Tage, da Er, die Altehrwürdige Schönheit, unter dem Größten Namen kam, um die Welt neu zu beleben und ihre Völker zu vereinen. Sie jedoch erhoben sich mit geschärften Schwertern gegen Ihn und verübten, was den Geist des Glaubens klagen ließ, bis sie Ihn schließlich in der trostlosesten aller Städte einkerkerten und den Gläubigen die Hand vom Saum Seines Gewandes fortrissen. Sagte jemand zu ihnen: ›Der Welterneuerer ist gekommen‹, so antworteten sie: ›Fürwahr, es ist bewiesen, dass Er nur Zwietracht stiftet!‹ – und dies, obwohl sie nie mit Ihm verkehrten und wussten, dass Er sich selbst keinen Augenblick lang zu schützen suchte. Zu jeder Stunde war Er der Gnade der Übeltäter ausgeliefert. Einmal warfen sie Ihn ins Gefängnis, ein andermal verbannten sie Ihn, und schließlich trieben sie Ihn von Land zu Land. So haben sie den Stab über Uns gebrochen, und Gott, wahrlich, weiß, was Ich sage.«
Die Anklage, Zwietracht gestiftet zu haben, legten seinerzeit bereits die Pharaonen Ägyptens Dem zur Last, der mit Gott Zwiesprache hielt (Moses). Lies nach, was der Allbarmherzige im Qur’án offenbarte. Er – gesegnet und verherrlicht sei Er – spricht: »Überdies sandten Wir vor Zeiten Moses mit Unseren Zeichen und mit deutlicher Macht zu Pharao, zu Hamán und Qárún. Und sie riefen: ›Zauberer, Betrüger!‹ Und als Er aus Unserer Gegenwart mit der Wahrheit zu ihnen trat, sagten sie: ›Erschlagt die Söhne derer, die wie Er glauben, und lasst nur ihre Frauen und Töchter am Leben!‹ Doch der Plan der Ungläubigen endete in einem Fehlschlag. Pharao sagte: ›Lasst mich allein, auf dass ich Moses töte; lasst Ihn Seinen Herrn anrufen. Ich fürchte, Er ändert eure Religion oder schafft Unordnung im Lande.‹ Und Moses sagte: ›Ich nehme Zuflucht bei Meinem Herrn und eurem Herrn vor jedem Hochmütigen, der nicht an den Tag der Abrechnung glaubt.‹«
Zu allen Zeiten haben die Menschen jeden Welterneuerer als Zwietrachtstifter angesehen und von Ihm in Ausdrücken gesprochen, die jedermann bekannt sind. So oft die Sonne göttlicher Offenbarung ihren Glanz vom Himmel des Willens Gottes erstrahlen ließ, verleugnete Ihn eine große Zahl von Menschen, andere wandten sich von Ihm ab, wieder andere verleumdeten Ihn und hielten dadurch die Diener Gottes vom Strom der liebenden Vorsehung Dessen zurück, der der König der Schöpfung ist. In gleicher Weise redeten und reden an diesem Tage jene, die mit diesem Unterdrückten weder zusammenkamen noch sich Ihm anschlossen, wie du es gehört hast und immer noch hörst. Sprich: »O Volk! Die Sonne des Wortes strahlt an diesem Tage vom Horizont der Großmut, und der Glanz der Offenbarung Dessen, der auf dem Sinai sprach, leuchtet und strahlt allen Religionen voran. Reinigt und heiligt Brust und Herz, Ohr und Auge mit dem Lebenswasser der Worte des Allbarmherzigen und hebt alsdann euer Angesicht zu Ihm auf. Bei der Gerechtigkeit Gottes! Ihr werdet alle Dinge verkünden hören: ›Wahrlich, Er, der Eine Wahre, ist gekommen. Gesegnet sind, die redlich urteilen, und gesegnet, die sich Ihm zuwenden!‹«
Unter den Dingen, die man dem Göttlichen Lotosbaum (Moses) zur Last legte, sind Anklagen, die so unwahr sind, dass dies jeder gebildete Mensch mit Urteilsvermögen, jedes weise und verständnisvolle Herz bezeugen kann.

Sicherlich hast du die Verse gelesen und bedacht, die über Ihn, der mit Gott sprach, herniedergesandt wurden.

Er – gesegnet und verherrlicht sei Er – spricht:

»Er sagte: ›Haben wir Dich nicht unter uns aufgezogen, als Du ein Kind warst?

Und hast Du nicht Jahre Deines Lebens unter uns verbracht?

Und doch, was für eine Tat hast Du vollbracht!

Du bist einer der Undankbaren.‹ Er sagte: ›Es war wirklich so, und Ich war Einer von denen, die irrten.

Und Ich floh vor euch, weil Ich euch fürchtete; aber Mein Herr hat Mir Weisheit gegeben und hat Mich zu einem Seiner Sendboten gemacht.‹« Und an anderer Stelle spricht Er – gesegnet und verherrlicht sei Er:

»Und Er betrat eine Stadt zu einer Zeit, da die Einwohner Seiner nicht achteten, und fand darin zwei Männer, die miteinander kämpften; der eine war aus Seinem eigenen Volk, der andere aus dem Seiner Feinde.

Und der, welcher zu Seinem Volke gehörte, bat Ihn um Hilfe gegen den, welcher von Seinen Feinden war.

Und Moses schlug ihn mit Seiner Faust und tötete ihn.

Da sagte Er: ›Dies ist ein Werk des Teufels; denn er ist ein Feind, ein offenbarer Verführer.‹ Da sagte Er: ›O mein Herr!

Ich habe zu meinem eigenen Schaden gesündigt; vergib mir.‹ Und Gott vergab Ihm, denn Er ist der Vergebende, der Barmherzige.

Er sprach: ›Herr!

Da Du mir diese Gnade erwiesen hast, will ich nie wieder den Gottlosen helfen.‹ Und in der Stadt war Er am Mittag voll Furcht und warf verstohlene Blicke um sich.

Und siehe da, der Mann, dem Er tags zuvor geholfen hatte, rief Ihn nochmals um Hilfe an.

Da sagte Moses zu ihm: ›Du bist offensichtlich ein ganz verkommener Mensch.‹ Und als Er gewaltsam Hand an ihn legen wollte, der ihr gemeinsamer Feind war, sagte der zu Ihm: ›O Moses!

Willst Du mich erschlagen, wie Du gestern einen erschlugst?

Du willst nur ein Tyrann in diesem Lande werden, Du hast nicht den Wunsch, Frieden zu schaffen.‹« Deine Ohren und Augen müssen nun gereinigt und geheiligt werden, damit du imstande bist, redlich und gerecht zu urteilen.

Zu allem hin war es Moses selbst, der Sein Unrecht und Seinen Eigensinn bekannte und bezeugte, dass Ihn Furcht befallen und dass Er übel gehandelt hatte und geflohen war.

Er bat Gott – gepriesen sei Seine Herrlichkeit –, Ihm zu vergeben, und es wurde Ihm vergeben.
O Shaykh!

Sooft sich Gott, der Wahre – gepriesen sei Seine Herrlichkeit – in der Person Seiner Manifestation offenbarte, trat Er unter die Menschen mit dem Banner des »Er tut, was Er will, und Er bestimmt, was Ihm gefällt«.

Niemand hat das Recht, nach dem Warum und Weshalb zu fragen; wer dies tut, hat sich in der Tat von Gott, dem Herrn der Herren, abgewandt.

In den Tagen einer jeden Manifestation treffen diese Dinge ein und sind offenkundig.

Auch über diesen Unterdrückten hat man Dinge gesagt, von denen jene, die Gott nahe und Ihm ergeben sind, heute wie ehedem bezeugen, dass sie falsch sind.

Bei der Gerechtigkeit Gottes!

Der Saum Seines Gewandes ist und bleibt unbefleckt, auch wenn sich heutzutage noch so viele vorgenommen haben, ihn mit ihren lügnerischen und unziemlichen Verleumdungen zu beschmutzen.

Gott aber weiß, und sie wissen nichts.

Er, der sich mit Gottes Macht und Stärke angesichts aller Völker auf Erden erhob und die Massen vor den Erhabensten Horizont lud, wurde von ihnen verworfen; stattdessen haben sie sich an solche Menschen geklammert, die sich ständig hinter Schleiern und Hüllen versteckt hielten und um ihre eigene Sicherheit besorgt waren.

Auch sind jetzt viele emsig dabei, Lügen und Verleumdungen auszustreuen; sie haben keine andere Absicht, als Misstrauen in die Herzen und Seelen der Menschen zu säen.

Sobald jemand die Große Stadt (Konstantinopel) verlässt, um dieses Land zu besuchen, telegraphieren sie schnell und behaupten, er habe Geld gestohlen und sei nach ‘Akká geflohen.

Ein hochgebildeter, gelehrter und vornehmer Mann besuchte an seinem Lebensabend das Heilige Land, um Ruhe und Frieden zu suchen, und über ihn hat man Dinge geschrieben, welche jene, die Gott ergeben und Ihm nahe sind, seufzen ließ.
Seine Exzellenz, der verstorbene Mírzá Ḥusayn Khán, Mushíru’d-Dawlih – möge Gott ihm vergeben –, hatte diesen Unterdrückten gekannt. Zweifelsohne muss er den Behörden einen eingehenden Bericht über die Ankunft dieses Unterdrückten an der Hohen Pforte und von allem, was Er sagte und tat, gegeben haben. Am Tage Unserer Ankunft besuchte Uns der Regierungsbeamte, dessen Amt es war, offizielle Besucher zu empfangen und zu bewirten, und er geleitete Uns an den Ort, an den er Uns befehlsgemäß zu bringen hatte. In der Tat hat die Regierung uns Unterdrückten freundliche Beachtung geschenkt. Am nächsten Tag kam Prinz Shujá‘u’d-Dawlih, um Uns zu besuchen, wobei er von Mírzá Ṣafá begleitet wurde; er kam als Vertreter des verstorbenen Mushíru’d-Dawlih, des (am kaiserlichen Hof akkreditierten) Gesandten. Andere, darunter mehrere Minister der kaiserlichen Regierung und der inzwischen verstorbene Kamál Páshá, sprachen ebenfalls bei Uns vor. Ganz im Vertrauen auf Gott und ohne Hinweis auf irgendein Bedürfnis, das Er hätte haben können, oder auf irgend etwas anderes weilte dieser Unterdrückte vier Monate lang in jener Stadt. Seine Handlungen waren allen bekannt und offenkundig, und niemand kann sie leugnen, ausgenommen jene, die Ihn hassen und nicht die Wahrheit sprechen. Wer Gott anerkannt hat, anerkennt keinen anderen außer Ihm. Wir haben nie gern von solchen Dingen gesprochen und möchten es auch jetzt nicht.
Sooft hohe Würdenträger aus Persien in jene Stadt (Konstantinopel) kamen, bemühten sie sich bis zum äußersten und indem sie an jeder Tür vorsprachen, Gelder und Geschenke zu bekommen, so viele sie nur erhalten konnten.

Selbst wenn dieser Unterdrückte nichts tat, was Persien zum Ruhm gereichte, hat Er doch in einer Weise gehandelt, die Seinem Land keine Schande brachte.

Was die verstorbene Exzellenz (Mushíru’d-Dawlih) tat – möge Gott seine Stufe erhöhen –, entsprang nicht seiner Freundschaft zu diesem Unterdrückten; es hatte seinen Grund vielmehr in seinem eigenen klugen Urteil und in seinem Wunsch, den Dienst zu Ende zu führen, den er insgeheim seiner Regierung zu leisten gedachte.

Ich bezeuge, dass er im Dienst für seine Regierung so gewissenhaft war, dass in seinem Amtsbereich Unehrlichkeit keine Rolle spielte und mit Verachtung gestraft wurde.

Er war für die Ankunft dieser Unterdrückten im Größten Gefängnis (‘Akká) verantwortlich.

Weil er aber in der Erfüllung seiner Pflicht gewissenhaft war, verdient er Unser Lob.

Dieser Unterdrückte war zu allen Zeiten bestrebt und bemüht, die Interessen sowohl der Regierung wie auch des Volkes zu veredeln und zu fördern, nicht aber Seine eigene Stufe zu erhöhen.

Eine Anzahl Menschen hat nunmehr andere um sich geschart, und sie haben sich aufgemacht, diesen Unterdrückten zu entehren.

Dennoch flehe Ich zu Gott – geheiligt und verherrlicht sei Er –, Er möge ihnen helfen, zu Ihm zurückzufinden, und möge ihnen beistehen, das von ihnen Begangene wiedergutzumachen und vor dem Tor Seiner Großmut zu bereuen.

Wahrlich, Er ist der Vergebende, der Barmherzige.
O Shaykh! Wahrlich, Meine Feder klagt um Mein eigenes Selbst, und Mein Tablet weint bitterlich über das, was Mir von den Händen jenes Menschen (Mírzá Yaḥyá) zugefügt wurde, den Wir lange Jahre beschützt haben und der Tag und Nacht in Meiner Gegenwart diente, bis er von einem Meiner Diener namens Siyyid Muḥammad zum Irrtum verführt wurde. Dies bezeugen Meine gläubigen Diener, die Mich auf Meinem Verbannungsweg von Baghdád bis hierher in dieses Größte Gefängnis begleitet haben. Und hier widerfuhr Mir von der Hand dieser beiden, was jeden Verständnisvollen aufschreien, jeden Einsichtsvollen laut jammern und die Tränen der ehrlich Gesinnten fließen ließ.
Wir bitten Gott, Er möge denen gnädig beistehen, die verführt wurden, dass sie gerecht und unparteiisch werden, und möge sie erkennen lassen, worin sie achtlos waren. Wahrlich, Er ist der Allgütige, der Großmütigste. O mein Herr, schließe Deine Diener nicht aus vor dem Tor Deiner Gnade, und vertreibe sie nicht vom Hofe Deiner Gegenwart. Hilf ihnen, die Nebel eitler Wahngebilde zu zerstreuen und die Schleier leerer Einbildungen und Hoffnungen auseinanderzureißen. Du bist wahrlich der Allbesitzende, der Höchste. Es gibt keinen Gott außer Dir, dem Allmächtigen, dem Gnadenvollen.
Ich schwöre bei der Sonne des Zeugnisses Gottes, die vom Horizont der Gewissheit strahlt! Tag und Nacht beschäftigte sich dieser Unterdrückte mit dem, was die Seelen der Menschen bessern kann, bis das Licht der Erkenntnis den Sieg über die Finsternis der Unwissenheit davontrug.
O Shaykh!

Immer wieder habe Ich erklärt und versichere es jetzt erneut, dass Wir vierzig Jahre lang durch die Gnade Gottes und durch Seinen unwiderstehlichen, machtvollen Willen Seiner Majestät dem Sháh – möge Gott ihm beistehen – solche Hilfe angedeihen ließen, dass es alle, die Gerechtigkeit und Billigkeit in sich verkörpern, als unbestreitbare Tatsache ansehen.

Keiner kann dies leugnen, er wäre denn ein Übeltäter und Sünder oder einer, der Uns hasst oder Unsere Wahrheit anzweifelt.

Wie seltsam ist es doch, dass bis heute die Staatsminister und die Volksvertreter gleichermaßen dieses offensichtlichen, unleugbaren Dienstes nicht gewahr wurden; und wenn sie darauf aufmerksam gemacht wurden, haben sie es aus eigennützigen Beweggründen vorgezogen, diesen Dienst zu übersehen.

Vor diesen vierzig Jahren herrschten ständig Streitigkeiten und Auseinandersetzungen, die die Diener Gottes beunruhigten.

Aber seither haben sie sich alle, mit dem Beistand der Heerscharen der Weisheit und des Wortes, der Ermahnungen und des Verständnisses, fest an das starke Seil der Geduld und an den leuchtenden Saum der Seelenstärke gehalten – so sehr, dass diese unterdrückten Menschen standhaft alles ertrugen, was ihnen angetan wurde, und alles Gott anheimstellten, obwohl in Mázindarán und in Rasht eine große Zahl von ihnen auf die grässlichste Weise gequält wurde.

Unter diesen war der ehrenwerte Ḥájí Naṣír, unzweifelhaft ein strahlendes Licht, das am Himmel der Entsagung leuchtete.

Als er den Märtyrertod erlitten hatte, rissen sie ihm die Augen aus, schnitten ihm die Nase ab und fügten ihm solche Schmach zu, dass unbeteiligte Fremde weinten und klagten und im Geheimen Mittel zur Unterstützung seiner Frau und seiner Kinder sammelten.
O Shaykh! Meine Feder schämt sich, das wiederzugeben, was tatsächlich vorgekommen ist. Im Lande Ṣád (Iṣfahán) brannte das Feuer der Tyrannei mit so heißer Flamme, dass jeder redlich Gesinnte laut jammerte. Bei deinem Leben! Die Städte der Erkenntnis und des Verstehens weinten so sehr, dass die Seelen der Frommen und Gottesfürchtigen dahinschmolzen. Die strahlenden Zwillingsleuchten Ḥasan und Ḥusayn (der »König der Märtyrer« und der »Geliebte der Märtyrer«) opferten in jener Stadt aus freien Stücken ihr Leben. Reichtum, Glück und Ruhm konnten sie nicht abhalten. Gott weiß, was ihnen widerfuhr, und doch sind sich dessen die Menschen zum großen Teil nicht bewusst.
Vor ihnen tranken voll Inbrunst und Sehnsucht ein Mann namens Káẓim und seine Gefährten den Kelch des Martyriums, nach ihnen der ehrenwerte Ashraf; sie alle eilten zu ihrem Erhabensten Gefährten. Desgleichen wurden zur Zeit des Sardár ‘Azíz Khán, dieses Gottesfürchtigen, Mírzá Muṣṭafá und jene, die mit ihm gemartert wurden, gefangengesetzt und zu dem Höchsten Freund im Allherrlichen Himmel gesandt. Kurz, in jeder Stadt waren die Beweise einer Tyrannei ohnegleichen unmissverständlich klar und offenbar, und doch griff keiner von ihnen zur Selbstverteidigung. Rufe dir den ehrenwerten Badí‘ ins Gedächtnis, den Überbringer des Tablets an Seine Majestät den Sháh, und denke darüber nach, wie er sein Leben hingab. Dieser Ritter sprengte auf seinem Schlachtross in die Kampfbahn der Entsagung und warf die kostbare Krone des Lebens von sich, Dem zuliebe, der der unvergleichliche Freund ist.
O Shaykh! Wenn Dinge wie diese bestritten werden sollen, was ist dann noch wert, geglaubt zu werden? Gib Gott zuliebe der Wahrheit die Ehre und gehöre nicht zu denen, die schweigen. Man verhaftete den ehrenwerten Najaf-‘Alí, und er eilte mit Entzücken und großer Sehnsucht auf das Feld des Martyriums und sprach: »Wir bewahren uns beides, Bahá und das Khún-Bahá (Blutgeld)!« Mit diesen Worten gab er seinen Geist auf. Denke nach über den herrlichen Glanz, den das Licht der Entsagung aus der Herzenskammer des Mullá ‘Alí-Ján ergoss. Er war vom Hauch des Erhabensten Wortes und von der Macht der Feder der Herrlichkeit so hingerissen, dass für ihn das Feld des Märtyrertodes allen Stätten irdischen Glücks gleichkam, nein, diese bei weitem übertraf. Sinne über das Verhalten von Abá-Baṣír und Siyyid Ashraf-i-Zanjání nach. Man ließ die Mutter Ashrafs holen, damit sie ihn von seinem Vorsatz abbringe. Aber sie spornte ihn noch an, bis er den erhabensten Märtyrertod starb.
O Shaykh! Dieses Volk ließ die Meerenge der Namen hinter sich und schlug seine Zelte an den Ufern der See der Entsagung auf. Eine Myriade Leben hätten sie willig hingegeben, statt das Wort zu sprechen, das ihre Feinde hören wollten. Sie hielten sich fest an das, was Gott gefällt, völlig frei und losgelöst von allem, was den Menschen zugehört. Lieber ließen sie sich das Haupt abschlagen, als dass sie ein unpassendes Wort geäußert hätten. Bewege dies in deinem Herzen. Mich dünkt, sie haben sich aus dem Meer der Entsagung sattgetrunken. Das Leben dieser Welt konnte sie nicht davon abhalten, den Märtyrertod auf dem Pfade Gottes auf sich zu nehmen.
In Mázindarán wurde eine sehr große Zahl von Dienern Gottes umgebracht. Unter dem Einfluss von Verleumdern raubte der Gouverneur einem großen Teil von ihnen alles, was sie besaßen. Unter anderem warf er ihnen vor, sie hätten Waffen angesammelt; aber die Untersuchung ergab, dass sie nur ein ungeladenes Gewehr besaßen. Gnädiger Gott! Dieses Volk braucht keine Vernichtungswaffen, denn es rüstet sich, die Welt neu zu gestalten. Seine Heerscharen sind gute Taten, seine Waffen aufrechtes Betragen, und sein Befehlshaber ist die Gottesfurcht. Gesegnet ist, wer gerecht urteilt. Bei der Gerechtigkeit Gottes! Geduld, Friedfertigkeit, Ergebenheit und Zufriedenheit dieser Menschen waren so groß, dass sie zu Vorbildern der Gerechtigkeit wurden, und ihre Nachsicht war so umfassend, dass sie sich lieber töten ließen als selbst zu töten, und dies, obwohl sie, von aller Welt unterdrückt, Leiden ertragen mussten, wie sie die Geschichte nicht verzeichnete noch die Augen irgendeines Volkes jemals schauten. Was kann sie dazu geführt haben, sich in so schwere Prüfungen zu finden und es abzulehnen, eine Hand zur Abwehr zu erheben? Was kann solche Ergebenheit und Gelassenheit bewirkt haben? Die wahre Ursache liegt in dem Verbot, das die Feder der Herrlichkeit Tag und Nacht aussprach, und darin, dass Wir die Zügel der Autorität ergriffen, vermöge der Kraft und Macht des Herrn der ganzen Menschheit.
Erinnere dich des Vaters von Badí‘. Man kerkerte diesen Unterdrückten ein und befahl ihm, seinen Glauben zu verfluchen und zu schmähen. Er jedoch wählte durch die Gnade Gottes und die Barmherzigkeit seines Herrn den Märtyrertod und erlangte ihn auch. Wolltest du die Märtyrer auf dem Pfade Gottes zusammenrechnen, du könntest sie nicht zählen. Denke an den ehrenwerten Siyyid Ismá‘íl – mit ihm seien der Friede Gottes und Seine Güte –, wie er vor Tagesanbruch mit seinem eigenen Turban die Schwelle Meines Hauses abzustauben pflegte, bis er schließlich, am Ufer des Flusses stehend und seine Augen auf dieses Haus gerichtet, mit eigener Hand sein Leben opferte.
Sinne nach über den durchdringenden Einfluss des Wortes Gottes. Jeder einzelnen dieser Seelen wurde zuerst befohlen, ihren Glauben zu lästern und zu verfluchen, aber keine fand sich, die ihren eigenen Willen dem Willen Gottes vorgezogen hätte.
O Shaykh! In früheren Zeiten war es nur einer, der dazu ausersehen wurde, erschlagen zu werden, nun aber hat dieser Unterdrückte dir vor Augen geführt, was jeden redlich gesinnten Menschen staunen lässt. Urteile gerecht, Ich beschwöre dich, und mache dich auf, deinem Herrn zu dienen. Er, wahrlich, wird dich mit einem Lohn bedenken, den weder die Schätze der Erde noch alle Besitztümer der Könige und Herrscher aufwiegen können. In allen deinen Angelegenheiten setze dein Vertrauen auf Gott und stelle sie Ihm anheim. Er wird dir großen Lohn gewähren, wie es im Buche verordnet ist. Befasse dich während dieser flüchtigen Tage deines Lebens mit solchen Taten, die den Duft göttlichen Wohlgefallens atmen und den Schmuck tragen, von Ihm angenommen zu sein. Die Handlungen des ehrenwerten Balál, des Äthiopiers, waren so angenehm in den Augen Gottes, dass das ›sín‹ seiner stammelnden Zunge mehr war als das ›shín‹, das die ganze Welt sprach. Dies ist der Tag, an dem alle Völker das Licht der Einheit und Eintracht verbreiten sollten. Aber, kurz gesagt, Stolz und Eitelkeit gewisser Völker auf Erden haben das wahre Verständnis zerstört und das Heim der Gerechtigkeit und Billigkeit verwüstet.
O Shaykh! Was über diesen Unterdrückten kam, übersteigt jedes Bild und jeden Vergleich. Alles haben Wir mit äußerster Willigkeit und Ergebenheit ertragen, damit die Seelen der Menschen erbaut und das Wort Gottes verherrlicht werden. Während Wir im Gefängnis des Landes Mím (Mázindarán) eingekerkert waren, wurden Wir eines Tages den Geistlichen ausgeliefert. Du kannst dir gewiss vorstellen, was Uns zustieß. Falls du einmal das Verlies Seiner Majestät des Sháhs besuchst, bitte den Leiter und ersten Aufseher, dir die beiden Ketten zu zeigen, die Qara-Guhar und Salásil heißen. Bei der Sonne der Gerechtigkeit schwöre Ich, dass dieser Unterdrückte vier Monate lang mit der einen oder anderen dieser beiden Ketten gefoltert und gefesselt wurde. »Mein Leid übertraf alle Leiden, denen Jakob ausgesetzt war, und alle Not Hiobs war nur ein Teil Meines Kummers!«
Denke auch nach über das Martyrium des Ḥájí Muḥammad-Riḍá in der Stadt der Liebe (‘Ishqábád). Die Tyrannen auf Erden haben diesen Gepeinigten solchen Leiden unterworfen, dass viele Fremde darüber weinten und klagten; denn wie berichtet und bezeugt wird, wurden seinem gesegneten Körper nicht weniger als zweiunddreißig Wunden beigebracht. Dennoch übertrat keiner der Gläubigen Mein Gebot und erhob die Hand zum Widerstand. Komme, was wolle, sie wehrten ihrer Neigung, das zu übertreten, was im Buche befohlen ist, obwohl eine beträchtliche Zahl dieses Volkes in jener Stadt wohnte und heute noch dort ist.
Wir bitten Seine Majestät den Sháh dringend – möge Gott, geheiligt und verherrlicht sei Er, ihm beistehen –, selbst über diese Dinge nachzudenken und mit Billigkeit und Gerechtigkeit zu urteilen. Obwohl während der letzten Jahre etliche Gläubige in fast allen Städten Persiens lieber den Tod erduldeten, als selbst zu töten, loderte doch der Hass, der in manchen Herzen schwelte, schlimmer auf als zuvor. Wenn sich die Opfer der Unterdrückung für ihre Feinde ins Mittel legen, ist dies in den Augen der Herrscher eine fürstliche Tat. Vielen ist es sicherlich bekannt, dass sich diese unterdrückten Menschen in jener Stadt (‘Ishqábád) beim Gouverneur für ihre Mörder verwandten und ihn um Milderung seines Urteils baten. Merket deshalb wohl auf, o ihr Einsichtsvollen!
O Shaykh! Diese deutlichen Verse wurden in einem der Tablets von der Feder Abhás herniedergesandt: »Höre, o Diener, auf die Stimme dieses Unterdrückten, der auf dem Pfade Gottes, des Herrn aller Namen, schwere Leiden und Qualen erduldete, bis Er einstens im Lande Ṭá (Ṭihrán) ins Gefängnis geworfen wurde. Er rief die Menschen zum erhabensten Paradiese, und doch ergriffen sie Ihn und schleppten Ihn vor aller Augen durch Städte und Länder. Wieviele der Nächte, in denen der Schlaf die Augen Meiner Geliebten floh ob ihrer Liebe zu Mir, und wie zahllos die Tage, an denen Ich dem Angriff der Menschen gegenüberstand! Einmal fand Ich Mich auf Bergeshöhen, ein andermal tief im Gefängnis von Ṭá in Ketten und Banden. Bei der Gerechtigkeit Gottes! Ich war Ihm allezeit dankbar; Sein Lob auf den Lippen und immer Seiner gedenkend, wandte Ich Mich Ihm zu, zufrieden mit Seinem Wohlgefallen, demütig und untertänig vor Ihm. So vergingen Meine Tage, bis sie in diesem Gefängnis (‘Akká), das die Erde erzittern und die Himmel seufzen ließ, ein Ende fanden. Glücklich, wer seine leeren Einbildungen von sich warf, als Er, der verborgen war, mit den Bannern Seiner Zeichen erschien. Wahrlich, Wir haben den Menschen diese Größte Offenbarung verkündet, und doch befinden sie sich in einem Zustand seltsamer Betäubung.«
Daraufhin erhob sich eine Stimme aus dem Ḥijáz, rief laut und sprach: »Groß ist dein Segen, o ‘Akká, dass Gott dich zum Ausgangspunkt Seiner Lieblichsten Stimme und zum Dämmerungsort Seiner mächtigsten Zeichen gemacht hat. Glückselig bist du, dass der Thron der Gerechtigkeit in dir errichtet wurde und das Tagesgestirn der Güte Gottes und Seiner Großmut an deinem Horizont erstrahlte. Wohl steht es mit jedem redlich gesinnten Menschen, der billig urteilt über Ihn, das Größte Gedenken, und wehe dem, der irrt und zweifelt.«
Nach dem Tod einiger Märtyrer wurde das Lawḥ-i-Burhán (Tablet des Beweises) vom Himmel der Offenbarung des Herrn der Religionen herniedergesandt:
»Er ist der Allmächtige, der Allwissende, der Allweise!

Die Winde des Hasses umschlossen die Arche von Baṭḥá (Mekka) wegen der Untaten, die die Hände der Unterdrücker begingen.

O du, der du für deine Gelehrsamkeit bekannt bist!

Du hast diejenigen verurteilt, um derentwillen die Bücher der Welt weinten und die Schriften der Religionen Zeugnis ablegten.

Du bist in der Tat weit vom rechten Wege abgeirrt und in einen dichten Schleier gehüllt.

Bei Gott selbst!

Du hast jene verurteilt, durch die der Horizont des Glaubens erleuchtet wurde.

Dies bezeugen sie alle, die die Dämmerungsorte der Offenbarung und die Manifestationen der Sache deines Herrn, des Barmherzigsten, sind – sie, die ihre Seelen und all ihren Besitz auf Seinem geraden Pfade geopfert haben.

Der Glaube Gottes weint allüberall ob deiner Tyrannei, und doch vergnügst du dich und gehörst zu denen, die frohlocken.

Ich trage keinen Hass gegen dich oder sonst jemanden im Herzen.

Jeder Mensch mit Urteilsvermögen sieht dich und deinesgleichen versunken in offenbarer Torheit.

Hättest du dir klargemacht, was du getan hast, du hättest dich ins Feuer geworfen oder dein Haus verlassen und wärest in die Berge geflüchtet, oder hättest gestöhnt und gejammert, bis du an den Ort zurückgekehrt wärest, der dir von Ihm, dem Herrn der Kraft und Macht, bestimmt ist.

O du, der du so viel wie ein Nichts bist!

Zerreiße die Schleier eitler Vorstellungen und leerer Einbildungen, damit du das Tagesgestirn der Erkenntnis von diesem strahlenden Horizonte scheinen siehst.

Du hast ein Andenken an den Propheten selbst in Stücke gerissen und dir eingebildet, damit dem Gottesglauben zu helfen.

Solches hat dir deine Seele eingegeben, und du bist wahrlich einer der Achtlosen.

Was du tatest, hat den himmlischen Heerscharen und jenen, die die Sache Gottes, des Herrn der Welten, umkreisen, die Herzen gebrochen.

Die Seele der Reinen (Fáṭimih) schmolz wegen deiner Grausamkeit dahin, und die Bewohner des Paradieses weinten bitterlich an ihrem gesegneten Ort.
Ich beschwöre dich bei Gott, urteile gerecht! Welchen Beweis brachten die jüdischen Gelehrten vor, um Ihn, den Geist Gottes (Jesus Christus), zu verdammen, als Er mit der Wahrheit zu ihnen kam? Was konnte der Beweis sein, den die Pharisäer und Götzenpriester ins Feld führten, um sich dafür zu rechtfertigen, dass sie Muḥammad, den Gesandten Gottes, verleugneten, als Er zu ihnen kam mit einem Buch, welches zwischen Wahrheit und Falschheit mit solcher Gerechtigkeit schied, dass sich das Dunkel der Erde in Licht verwandelte und die Herzen jener, die Ihn erkannt hatten, in Entzücken gerieten? Tatsächlich hast du heute dieselben Gründe vorgebracht, deren sich die Gelehrten jener Zeit bedienten. Er, der König des Reiches der Gnade, bezeugt es in diesem großen Gefängnis. Du bist wahrlich ihre Wege gewandelt, nein, du hast sie gar noch in ihrer Grausamkeit übertroffen und hast dir dabei eingebildet, du hülfest dem Glauben und verteidigtest das Gesetz Gottes, des Allwissenden, des Allweisen. Bei Ihm, der die Wahrheit ist! Dein Unrecht ließ Gabriel stöhnen und brachte das Gesetz Gottes, von dem der Windhauch der Gerechtigkeit über alle im Himmel und auf Erden weht, zum Weinen. Hast du dir in deiner Unwissenheit tatsächlich eingebildet, das Urteil, das du sprachst, nütze dir in irgendeiner Weise? Nein, bei Ihm, dem König aller Namen! Dass es dir nur schadet, bezeugt Er, der alles weiß, was in dem verwahrten Tablet verzeichnet ist.
O du, der du in die Irre gingst! Nie hast du Mich gesehen, nie hast du mit Mir verkehrt oder warst auch nur für den Bruchteil eines Augenblicks Mein Gefährte. Wie kommt es dann, dass du den Menschen befiehlst, Mich zu verfluchen? Folgst du darin dem Drang deiner Begierden oder gehorchst du etwa deinem Herrn? Gib ein Zeichen, wenn du zu denen gehörst, die die Wahrheit lieben! Wir bezeugen, dass du das Gesetz Gottes von dir geworfen und dich den Befehlen deiner Leidenschaften gebeugt hast. Wahrlich, nichts entgeht Seinem Wissen; Er ist fürwahr der Unvergleichliche, der Allunterrichtete. O du achtloser Mensch! Beachte, was der Barmherzige im Qur’án offenbarte: ›Sage nicht zu jedem, der dir mit einem Gruß begegnet: »Du bist kein Gläubiger«.‹ Solches hat Er verordnet, in dessen Hand die Reiche der Offenbarung und der Schöpfung liegen – wärest du doch von denen, die hören. Du aber hast das Gebot Gottes beiseite gelegt und dich an den Drang deiner Begierden gehalten. Wehe über dich, o du achtloser Zweifler! Wenn du Mich verleugnest, mit welchem Beweis kannst du dann die Wahrheit dessen verfechten, was du besitzest? Lege ihn vor, o du, der du Gott Gefährten beigesellst und dich abkehrst von Seiner Oberherrschaft, die alle Welten umschließt!
Wisse, dass der in Wahrheit ein Gebildeter ist, der Meine Offenbarung annimmt, vom Weltmeer Meines Wissens trinkt und sich in die Lüfte Meiner Liebe aufschwingt, der alles außer Mir von sich wirft und sich mit festem Griff an das hält, was vom Reiche Meines wunderbaren Wortes herabgesandt wurde.

Er ist fürwahr wie das Auge für die Menschheit und wie der Geist des Lebens für den Körper der ganzen Schöpfung.

Verherrlicht sei der Allbarmherzige, der ihn erleuchtete und ihn sich aufmachen ließ, dieser großen und mächtigen Sache zu dienen.

Wahrlich, solch ein Mensch ist gesegnet von den Scharen der Höhe und den Bewohnern des Tabernakels der Größe, die Meinen versiegelten Wein trinken in Meinem Namen ›der Allmächtige‹, ›der Allmachtvolle‹.

Wenn du zu denen gehörst, die eine solch erhabene Stufe einnehmen, dann erbringe ein Zeichen von Gott, dem Schöpfer der Himmel.

Und wenn du deine Ohnmacht erkennst, zügle deine Leidenschaften und kehre zu deinem Herrn zurück, damit Er dir vielleicht deine Sünden vergebe, Sünden, die dem Göttlichen Lotosbaum die Blätter versengten, den Felsen aufschreien ließen und die Augen der Einsichtsvollen zum Weinen brachten.

Deinetwegen zerriss der Schleier der Göttlichkeit, scheiterte die Arche, lahmte die Kamelstute und stöhnte der Geist (Jesus) an Seinem erhabenen Orte.

Rechtest du mit Ihm, der zu dir kam mit den Zeugnissen Gottes und mit Seinen Zeichen, die du und alle auf Erden besitzen?

Öffne die Augen, damit du diesen Unterdrückten vom Horizont des Willens Gottes, des Herrschers, des Wahren, des Strahlenden, leuchten siehst.

Öffne alsdann das Ohr deines Herzens, damit du die Stimme des göttlichen Lotosbaumes vernimmst, der in Wahrheit von Gott, dem Allmächtigen, dem Wohltätigen, gehegt wurde.

Wahrlich, trotz allem, was Ihm die Grausamkeit und der Ungehorsam von Leuten wie dir zufügten, ruft dieser Baum laut und lädt alle Menschen zum Sadratu’l-Muntahá und zum höchsten Horizonte.

Gesegnet die Seele, die auf das mächtigste Zeichen schaut, und das Ohr, das Seine lieblichste Stimme vernimmt, aber wehe dem, der sich abwendet und gottlos handelt.
O du, der du dich von Gott abkehrtest!

Wolltest du mit ehrlichem Auge auf den Göttlichen Lotosbaum blicken, du würdest an seinen Ästen, Zweigen und Blättern die Male bemerken, die dein Schwert ihm zufügte, obwohl dich Gott erschaffen hat, diesen Baum zu erkennen und ihm zu dienen.

Denke nach, damit du vielleicht deine Frevelhaftigkeit erkennst und zu denen zählst, die in sich gegangen sind.

Meinst du, Wir fürchteten deine Grausamkeit?

Wisse und sei dessen wohl versichert, dass Wir vom ersten Tag an, da die Erhabenste Feder zwischen Erde und Himmel ihre Stimme erhob, Unsere Seelen, Unsere Körper, Unsere Söhne und Unseren Besitz auf dem Pfade Gottes, des Erhabenen, des Großen, aufopferten.

Dies ist unser Ruhm vor allem Erschaffenen und den Scharen der Höhe, und dafür zeugt, was Uns auf diesem geraden Pfad zustieß.

Bei Gott!

Unsere Herzen brachen, Unsere Körper wurden gekreuzigt und Unser Blut vergossen, während Unsere Augen am Horizont der Güte ihres Herrn, des Zeugen, des Allschauenden, hingen.

Je schlimmer seine Leiden, desto flammender wuchs die Liebe des Volks Bahás.

Seine Aufrichtigkeit bezeugte, was der Allbarmherzige im Qur’án herabsandte, wo Er sagt: ›Wünscht euch den Tod, so ihr aufrichtig seid.‹ Wer verdient den Vorzug: einer, der sich hinter Vorhängen verbirgt, oder einer, welcher sich auf dem Pfade Gottes aufopfert?

Urteile gerecht und gehöre nicht zu denen, die verwirrt durch die Wüste der Falschheit schweifen.

So weit wurden jene von den Lebenswassern der Liebe des Barmherzigsten mitgerissen, dass weder die Waffen der Welt noch die Schwerter der Nationen sie davon abhielten, ihr Antlitz auf das Weltmeer der Großmut ihres Herrn, des Gebenden, des Edelmütigen, zu richten.
Bei Gott! Alle Schwierigkeiten konnten Mich nicht entmutigen, und die Nichtanerkennung der Geistlichen vermochte nicht, Mich zu schwächen. Heute wie ehedem spreche Ich vor dem Angesicht der Menschen: ›Das Tor der Gnade ist aufgetan, und Er, der Morgen der Gerechtigkeit, ist gekommen mit deutlichen Zeichen und klaren Beweisen von Gott, dem Herrn der Kraft und der Macht!‹ Zeige dich vor Mir, damit du die Geheimnisse vernimmst, die der Sohn ‘Imráns (Moses) auf dem Sinai der Weisheit hörte. Dies befiehlt dir aus Seinem großen Gefängnis der Aufgangsort der Offenbarung deines Herrn, des Gottes der Barmherzigkeit.«
Erneut erhoben sich hierauf der Schrei und die Klage des Wahren Glaubens mit den Worten: »Wahrlich, Sinai ruft laut und spricht: ›O Volk des Bayán! Fürchte den Barmherzigen. Ich bin in der Tat zu Ihm gelangt, der auf mir Zwiesprache führte, und die Wonnen meiner Freude überkamen die Steine der Erde und ihren Staub.‹ Und der Busch ruft aus: ›O Volk des Bayán! Urteile gerecht über das, was in Wahrheit geoffenbart wurde. Das Feuer, welches Gott Dem vor Augen führte, der mit Ihm sprach, ist jetzt wahrlich offenbar. Dies bezeugt jeder Mensch mit Einsicht und Verständnis.‹«
Wir haben gewisse Märtyrer dieser Offenbarung erwähnt und einige Verse angeführt, die über sie vom Reiche Unseres Wortes herabgesandt wurden. Nun hegen Wir die Hoffnung, dass du, frei von aller Bindung an diese Welt, nachdenkst über das, was Wir äußerten.
Es geziemt dir, nunmehr über die Verfassung des Mírzá Hádíy-i-Dawlat-Ábádí und des Ṣád-i-Iṣfahání (Ṣadru’l-‘Ulamá) nachzusinnen, die im Lande Ṭá (Ṭihrán) wohnen. Kaum hatte der erstere gehört, dass er ein Bábí genannt wurde, da wurde er so verstört, dass er Haltung und Würde verlor. Er bestieg die Kanzel und sprach Worte, die ihm übel anstanden. Seit unvordenklichen Zeiten haben solche weltlichen und törichten Menschen ihrer Herrschsucht zuliebe Taten begangen, welche die Menschen in die Irre leiteten. Du darfst aber nicht denken, alle Gläubigen seien wie diese beiden. Wir haben dir die Festigkeit, Standhaftigkeit, Gewissheit, Gelassenheit und Würde der Märtyrer dieser Offenbarung beschrieben, auf dass du wohl unterrichtet seist. Wenn Ich die Stellen aus den Tablets an die Könige und andere anführte, bezweckte Ich damit, du möchtest mit Gewissheit erkennen, dass dieser Unterdrückte die Sache Gottes nicht verborgen, sondern offen verkündet und in der beredtesten Sprache vor dem Antlitz der Welt dargelegt hat, wie es Seine Aufgabe war. Etliche kleinmütige Seelen jedoch, wie Hádí und andere, haben sich gegen die Sache Gottes gewandt und diesem flüchtigen Leben zuliebe gesagt und getan, was das Auge der Gerechtigkeit weinen und die Feder der Herrlichkeit seufzen ließ, obwohl sie über das Wesen dieser Sache nichts wussten. Dieser Unterdrückte dagegen hat sie nur um Gottes willen geoffenbart.
O Hádí! Du bist zu Meinem Bruder gegangen und hast ihn besucht. Wende nun dein Angesicht zum Hofe dieses Unterdrückten, damit der Hauch der Offenbarung und der Odem der Eingebung dir helfe und dich befähige, dein Ziel zu erreichen. Wer immer an diesem Tage auf Meine Zeichen blickt, wird Wahrheit von Falschheit unterscheiden wie die Sonne vom Schatten, und er wird das Ziel kennenlernen. Gott weiß und bezeugt Mir, dass alles, was erwähnt wurde, um Gottes willen geschah, damit du vielleicht zum Hort der Führung unter den Menschen werdest und die Völker der Welt von eitlen Vorstellungen und leeren Einbildungen befreist. Gütiger Gott! Die sich abwenden und Mich verleugnen, haben bis heute versäumt zu erkennen, wer das herniedersandte, was dem Herold, dem Ersten Punkt, gegeben wurde. Das Wissen darum ist bei Gott, dem Herrn der Welten.
Bemühe dich, o Shaykh, und erhebe dich, dieser Sache zu dienen. Der Versiegelte Wein wurde an diesem Tag vor den Augen der Menschen ans Licht gebracht. Greife zu im Namen deines Herrn und trinke dir Genüge im Gedenken an Ihn, den Mächtigen, den Unvergleichlichen. Tag und Nacht hat dieser Unterdrückte sich mit dem befasst, was die Herzen vereint und die Seelen der Menschen erbaut. Was sich in den ersten Jahren in Persien zutrug, hat die Aufrichtigen und Begünstigten tief betrübt. Jedes Jahr verzeichnete ein neues Gemetzel, Raub, Plünderung und Blutvergießen. Einmal ereignete sich in Zanján, was die größte Bestürzung hervorrief, ein andermal in Nayríz und dann wieder in Ṭabarsí, und schließlich kam es zu dem Geschehnis im Lande Ṭá (Ṭihrán). Seitdem machte dieser Unterdrückte mit der Hilfe des einen wahren Gottes – gepriesen sei Seine Herrlichkeit – dieses bedrängte Volk mit dem vertraut, was ihm anstand. Alle haben sie sich von den Dingen geheiligt, die sie und andere besitzen; sie haben sich an das gehalten und ihre Augen auf das gerichtet, was Gottes ist.
Es obliegt nun Seiner Majestät dem Sháh – möge Gott, gepriesen sei Er, ihn beschützen –, dieses Volk mit Güte und Barmherzigkeit zu behandeln.

Dieser Unterdrückte verbürgt sich vor der göttlichen Ka‘bah, dass dieses Volk nur Wahrhaftigkeit und Treue bezeigen wird, hingegen nichts, was in irgendeiner Weise den weltverbessernden Ideen Seiner Majestät zuwiderliefe.

Jede Nation muss die Stellung ihres Herrschers hoch achten, muss ihm untertan sein, sein Gebot ausführen und seine Befehlsgewalt wahren.

Die Herrscher der Welt waren und sind die Offenbarungen der Macht, Größe und Erhabenheit Gottes.

Dieser Unterdrückte hat niemals hinterlistig gegen irgend jemanden gehandelt.

Jedermann ist dessen gewahr und bezeugt es.

Achtung vor dem Rang der Herrscher ist göttlich verordnet, wie es durch die Worte der Propheten Gottes und Seiner Erwählten klar bekundet wird.

Er, der Geist (Jesus) – möge Friede mit Ihm sein –, wurde gefragt:

»O Geist Gottes!

Ist es rechtens, dem Kaiser Tribut zu zahlen?« Und Er gab zur Antwort:

»Ja, gebt dem Kaiser, was des Kaisers ist, und Gott, was Gottes ist.« Er verbot es nicht.

Diese beiden Aussagen sind in den Augen einsichtsvoller Menschen ein und dasselbe; denn wenn das, was dem Kaiser gehörte, nicht von Gott gekommen wäre, hätte Er es verboten.

Und ebenso der heilige Vers:

»Gehorchet Gott und gehorchet dem Gesandten und denen unter euch, die mit Befehlsgewalt ausgestattet sind.« »Jene, die mit Befehlsgewalt ausgestattet sind,« bezieht sich in erster Linie und in besonderer Hinsicht auf die Imáme – Gottes Segen ruhe auf ihnen!

Sie sind wahrlich die Offenbarungen der Macht Gottes, die Quellen Seiner Befehlsgewalt, die Schatzkammern Seines Wissens und die Aufgangsorte Seiner Gebote.

In zweiter Linie beziehen sich diese Worte auf die Könige und Herrscher – das heißt solche, deren strahlende Gerechtigkeit die Horizonte der Welt mit hellem Glanz erleuchtet.

Wir hegen die Hoffnung, dass Seine Majestät der Sháh im Lichte einer Gerechtigkeit erstrahle, deren Glanz alle Geschlechter auf Erden umfängt.

Es ist jedermanns Pflicht, Gott um des Sháhs willen anzuflehen, Er möge ihm gewähren, was an diesem Tage schicklich und passend ist.
O Gott, mein Gott, Du mein Meister, meine Stütze, meine Sehnsucht und mein Geliebter! Ich bitte Dich bei den Geheimnissen, die in Deiner Erkenntnis verborgen ruhen, bei den Zeichen, die den Duft Deiner Güte verbreiten, bei den Wogen des Weltmeers Deiner Gaben, bei dem Himmel Deiner Gnade und Freigebigkeit, bei dem Blute, das auf Deinem Pfad vergossen wurde, und bei den Herzen, die sich in ihrer Liebe zu Dir verzehrten – stehe Seiner Majestät dem Sháh mit Deiner Macht und höchsten Gewalt bei, auf dass von ihm ausgehe, was ewig in Deinen Büchern, Schriften und Tablets fortbesteht. Halte seine Hand, o mein Herr, mit der Hand Deiner Allmacht, erleuchte ihn mit dem Licht Deiner Erkenntnis und schmücke ihn mit der Zier Deiner Tugenden. Mächtig bist Du zu tun, was Dir gefällt, und in Deiner Hand liegen die Zügel der ganzen Schöpfung. Es gibt keinen Gott außer Dir, dem Immervergebenden, dem Allgütigen.
In seinem Brief an die Römer hat der heilige Paulus geschrieben: »Jedermann soll sich übergeordneten Gewalten unterwerfen; denn es gibt keine Gewalt, es sei denn von Gott, die bestehenden aber sind von Gott angeordnet. Wer sich darum der Gewalt widersetzt, hat sich wider die Anordnung Gottes aufgelehnt.« Und weiter: »Denn sie ist Gottes Dienerin, eine Rächerin zum Zorn an dem, der Böses betreibt.« Er sagt, dass die Erscheinung der Könige, ihre Majestät und Macht von Gott sind.
Auch in den alten Überlieferungen sind Hinweise, welche die Geistlichen sehen und hören. Wir flehen zu Gott – gesegnet und verherrlicht sei Er –, Er möge dir, o Shaykh, helfen, dich fest an das zu halten, was vom Himmel der Gaben Gottes, des Herrn der Welten, herabgesandt wurde. Die Geistlichen müssen sich unbedingt mit Seiner Majestät dem Sháh verbinden und sich an das halten, was für den Schutz, die Sicherheit, die Wohlfahrt und das Gedeihen der Menschen Gewähr bietet. Ein gerechter König erfreut sich näheren Zugangs zu Gott als sonst ein Mensch. Dies bezeugt Er, der in Seinem Größten Gefängnis spricht. Bei Gott! Es gibt keinen Gott außer Ihm, dem Einen, dem Unvergleichlichen, dem Allmächtigen, dem Allwissenden, dem Allweisen.
Würdest du um Gottes willen, und sei es auch nur für eine Stunde, über das nachdenken, was sich früher und neuerdings ereignet hat, du würdest dich hinwegkehren von allem, was du besitzest, hin zu den Dingen, die Gott zugehören, und du würdest zu einem Werkzeug für die Erhöhung Seines Wortes werden. Ist jemals seit der Erschaffung der Welt bis auf den heutigen Tag eine Ausstrahlung oder eine Offenbarung vom Tagesanbruch des Willens Gottes ausgegangen, die von den Geschlechtern auf Erden angenommen, deren Geheiß von ihnen anerkannt wurde? Wo findet man einen solchen Glauben und wie ist sein Name? Vom Siegel der Propheten (Muḥammad) – mögen alle außer Ihm selbst ein Opfer für Ihn sein – über den Geist Gottes (Jesus) bis zurück auf die Erste Manifestation haben alle zur Zeit Ihres Auftretens schweres Leid erduldet. Die einen hielt man für besessen, die anderen für Betrüger, und Sie wurden auf solche Weise behandelt, dass die Feder sich schämt, es zu schildern. Bei Gott! Es kam über Sie, was alle erschaffenen Dinge seufzen ließ, und doch sind die Menschen zum größten Teil in offenkundige Unwissenheit versunken! Wir beten zu Gott, Er möge ihnen helfen, zu Ihm zurückzukehren und Reue vor dem Tor Seiner Gnade zu üben. Mächtig ist Er über alle Dinge.
In diesem Augenblick erhebt sich laut die Stimme der Erhabensten Feder und spricht zu Mir: »Ermahne den Shaykh, wie Du einen Deiner Äste (Söhne) ermahnt hast, auf dass der Hauch Deiner Worte ihn anziehe und Gott, dem Herrn der Welten, näherbringe.«
»Sei freigebig im Glück und dankbar im Unglück.

Sei des Vertrauens deines Nächsten wert und schaue hellen und freundlichen Auges auf ihn.

Sei ein Schatz dem Armen, ein Mahner dem Reichen, eine Antwort auf den Schrei des Bedrückten und halte dein Versprechen heilig.

Sei gerecht in deinem Urteil und behutsam in deiner Rede.

Sei zu keinem Menschen unbillig, sondern erweise allen Sanftmut.

Sei wie eine Lampe für die, so im Dunkeln gehn, eine Freude den Betrübten, ein Meer für die Dürstenden, ein schützender Port für die Bedrängten, Stütze und Verteidiger für das Opfer der Unterdrückung.

Lass Sauberkeit und Redlichkeit all dein Handeln auszeichnen.

Sei eine Heimat dem Fremdling, ein Balsam dem Leidenden, dem Flüchtling ein starker Turm.

Sei dem Blinden Auge und ein Licht der Rechtleitung für den Fuß des Irrenden.

Sei ein Schmuck für das Antlitz der Wahrheit, eine Krone für die Stirn der Treue, ein Pfeiler für den Tempel der Redlichkeit, der Lebenshauch dem Körper der Menschheit, ein Banner für die Heerscharen der Gerechtigkeit, ein Himmelslicht am Horizont der Tugend, Tau für den Urgrund des Menschenherzens, eine Arche auf dem Meer der Erkenntnis, eine Sonne am Himmel der Gnade, ein Stein im Diadem der Weisheit, ein strahlendes Licht am Firmament deiner Zeitgenossen, eine Frucht am Baume der Demut.

Dich vor der Glut der Eifersucht und vor der Kälte des Hasses zu schützen, darum bitten Wir Gott.

Er, wahrlich, ist nahe, bereit zur Antwort.« Dies hat Meine Zunge zu einem Meiner Äste (Söhne) gesprochen, und Wir tun es denen unter Unseren Geliebten kund, die ihre eitlen Einbildungen von sich geworfen haben und sich fest an das halten, was ihnen vorgeschrieben ist an dem Tage, da der Morgenstern der Gewissheit am Horizont des Willens Gottes, des Herrn der Welten, erschien.

Dies ist der Tag, an dem der Vogel des Wortes im Namen seines Herrn, des Gottes der Barmherzigkeit, sein Lied auf den Zweigen singt.

Gesegnet ist der Mensch, der auf den Schwingen der Sehnsucht Gott, dem Herrn am Tag des Gerichts, entgegenschwebt.
Der eine wahre Gott weiß wohl und die ganze Schar Seiner Vertrauten bezeugt, dass dieser Unterdrückte zu allen Zeiten schlimmen Gefahren gegenüberstand.

Aber ohne die Leiden, die Mir auf dem Pfade Gottes zustießen, hätte das Leben für Mich nichts an Süße gehabt, und Mein Dasein wäre Mir nutzlos gewesen.

Wer mit Urteilskraft begabt ist und sein Auge auf den Erhabensten Anblick richtet, für den ist es kein Geheimnis, dass Ich die meisten Tage Meines Lebens wie ein Sklave unter einem Schwert saß, das an einem Faden hing und von dem Ich nicht wusste, ob es nicht früher oder später herabfallen würde.

Dennoch und trotz alledem statten Wir Gott, dem Herrn der Welten, Unseren Dank ab.

Die Zunge Meines Herzens spricht Tag und Nacht dieses Gebet:

»Ruhm sei Dir, o mein Gott!

Wäre es nicht durch die Leiden auf Deinem Pfad, wie könnten die, welche Dich wirklich lieben, erkannt werden?

Und wäre es nicht durch die Prüfungen, die aus Liebe zu Dir erduldet werden, wie anders könnte die Stufe derer, die sich nach Dir sehnen, kundwerden?

Deine Macht ist mein Zeuge!

Tränen sind die Gefährten all derer, die Dich verehren, Seufzer sind der Trost jener, die Dich suchen, und die Teile ihrer gebrochenen Herzen sind die Speise solcher, die zu Dir eilen.

Wie süß schmeckt mir die Bitternis des Todes auf Deinem Pfade, und wie kostbar schätze ich die Pfeile Deiner Feinde, wenn sie bei der Erhöhung Deines Wortes auf mich treffen!

Lass mich in Deiner Sache kosten, o mein Gott und mein Meister, was immer Du wünschst, und sende in Deiner Liebe alles auf mich hernieder, was Du verordnet hast.

Bei Deiner Herrlichkeit!

Ich wünsche nur, was Du wünschst, und schätze nur, was Du schätzest.

In Dich setze ich allezeit mein ganzes Vertrauen und meine Zuversicht.

Du bist wahrlich der Allbesitzende, der Höchste.

Ich flehe Dich an, o mein Gott, lass dieser Offenbarung Helfer erstehen, die Deines Namens und Deiner höchsten Macht würdig sind, auf dass sie Deiner unter Deinen Geschöpfen gedenken; errichte das Banner Deines Sieges in Deinem Land und schmücke alle mit Deinen Tugenden und Deinen Geboten.

Es gibt keinen Gott außer Dir, dem Helfer in Gefahr, dem Selbstbestehenden.«
Hierauf erhob sich die Stimme des wahren Glaubens; wieder und wieder rief sie laut und sprach: »O Scharen der Erde! Bei Gott! Ich bin der wahre Gottesglaube unter euch. Hütet euch, dass ihr Mich nicht verleugnet. Gott hat Mich geoffenbart mit einem Licht, das alle umfängt, die im Himmel und auf Erden sind. Urteilt gerecht, o Menschen, über Meine Offenbarung, die Verkündigung Meiner Herrlichkeit und den Glanz Meines Lichtes, und gehört nicht zu denen, die Unrecht tun.«
O Shaykh! Dieser Unterdrückte fleht zu Gott – gesegnet und verherrlicht sei Er –, Er möge in dir den erwecken, der die Tür zur Gerechtigkeit öffnet, und möge durch dich Seine Sache unter Seinen Dienern verkünden. Er, wahrlich, ist der Allgewaltige, der Allmächtige, der Allgütige.
O Shaykh! Bitte den einen wahren Gott, Ohren, Augen und Herzen der Menschen zu heiligen und sie vor den Begierden einer verderbten Neigung zu schützen. Denn Bosheit ist eine schlimme Krankheit, die den Menschen der Erkenntnis des Großen Seins beraubt und ihn von den Strahlen der Sonne der Gewissheit abhält. Wir beten und hoffen, dass Gott durch Seine Gnade und Barmherzigkeit dieses mächtige Hindernis entferne. Er, wahrlich, ist der Machtvolle, der Allunterwerfende, der Allmächtige.
In diesem Augenblick erhob sich eine Stimme zur Rechten des Strahlenden Ortes: »Gott! Es gibt keinen Gott außer Ihm, dem Verordner, dem Allweisen! Mache den Shaykh mit dem Rest des Lawḥ-i-Burhán (Tablet des Beweises) bekannt, damit es ihn zum Horizont der Offenbarung seines Herrn, des Gottes der Barmherzigkeit, hinziehe und er sich vielleicht erhebe, Meiner Sache mit deutlichen Zeichen und erhabenen Beweisen zu helfen, und unter den Menschen verkünde, was die Zunge des Zeugnisses gesprochen hat: ›Das Reich ist Gottes, des Herrn der Welten!‹«
»Lies das Kitáb-i-Íqán (das Buch der Gewissheit) und was vom Allbarmherzigen dem König in Paris (Napoleon III.) und seinesgleichen gesandt wurde, auf dass dir bewusst werde, was sich in der Vergangenheit ereignete, und du dich überzeugst, dass Wir keineswegs Unordnung im Land verbreiten wollten, nachdem es wohlgeordnet war. Nur um Gottes willen ermahnen Wir Seine Diener. Wer es wünscht, den lasse sich Gott zuwenden, und wer will, möge sich abkehren. Unser Herr, der Barmherzige, ist wahrlich der Allgenügende, der Allgepriesene. O Schar der Geschlechter auf Erden! Dies ist der Tag, da nichts unter allen Dingen und kein Name unter allen Namen euch nützen kann, es sei denn durch diesen Namen, den Gott zur Manifestation Seiner Sache und zum Tagesanbruch Seiner erhabensten Benennungen gemacht hat für alle, die im Reich der Schöpfung sind. Selig ist der Mensch, der den Duft des Allbarmherzigen wahrgenommen hat und zu denen zählt, die standhaft sind. Weder eure Wissenschaften noch eure Künste, eure Schätze oder euer Ruhm werden euch an diesem Tag etwas nützen. Werft sie alle von euch und richtet euer Angesicht auf das Hocherhabene Wort, durch welches die Schriften, die Bücher und dieses erleuchtete Tablet unzweideutig kundgemacht wurden. Werft weg, o ihr Menschen, was ihr mit der Feder eurer eitlen Vorstellungen und leeren Einbildungen zusammengeschrieben habt. Bei Gott! Die Sonne der Erkenntnis strahlt über dem Horizont der Gewissheit.
O du, der du in die Irre gingst! Wenn dir irgendein Zweifel an Unserer Lebensführung kommt, so wisse, dass Wir bezeugen, was Gott selbst vor der Erschaffung der Himmel und der Erde bezeugte: Es ist kein anderer Gott außer Ihm, dem Allmächtigen, dem Allgütigen. Wir bezeugen, dass Er einzig ist in Seinem Wesen, einzig in Seinen Eigenschaften. Er hat nicht Seinesgleichen im ganzen Weltall noch einen Gefährten in der ganzen Schöpfung. Seine Boten und Seine Bücher hat Er herniedergesandt, damit sie Seinen Geschöpfen den Geraden Pfad weisen.
Ist der Sháh über dein Vorgehen unterrichtet worden, und hat er sich entschieden, die Augen davor zu verschließen? Oder hat ihn die Furcht gepackt vor dem Heulen eines Rudels Wölfe, das dem Pfade Gottes den Rücken kehrte und dir auf deinem Wege nachfolgte, ohne klaren Beweis oder ein Buch? Wir hörten, die Provinzen Persiens seien mit der Zier der Gerechtigkeit geschmückt worden. Als Wir aber genau hinschauten, fanden Wir, dass sie Aufgangsorte der Tyrannei und Tagesanbrüche des Unrechts sind. Wir sehen die Gerechtigkeit in den Klauen der Gewaltherrschaft. Wir flehen Gott an, sie durch die Kraft Seiner Macht und Seiner höchsten Herrschaft zu befreien. Er, wahrlich, ist über allem, was in den Himmeln und auf Erden ist. Keinem ist das Recht gegeben, sich irgend jemandem gegenüber zu beschweren über das, was der Sache Gottes zugestoßen ist. Es geziemt jedem, der sein Angesicht auf den Erhabensten Horizont gerichtet hat, sich beharrlich an das Seil der Geduld zu halten und sein Vertrauen auf Gott zu setzen, den Helfer in Gefahr, den Unbezwungenen. O ihr Geliebten Gottes! Trinkt euch satt aus dem Quell der Weisheit, schwingt euch auf in die Sphären der Weisheit und sprecht mit Weisheit und Beredsamkeit. Dies gebietet euch euer Herr, der Allmächtige, der Allwissende.
O du Achtloser! Baue nicht auf deinen Ruhm und deine Macht. Du gleichst der letzten Spur des Sonnenlichts auf der Bergesspitze. Bald wird sie dahinschwinden, wie es Gott, der Allbesitzende, der Höchste, verordnet hat. Weggenommen ist von dir und deinesgleichen aller Ruhm, und dies ist wahrlich, was von Ihm, bei dem das Mutterbuch ist, verfügt wurde. Wo ist der zu finden, der mit Gott rechtete, und wohin ist der entschwunden, der Seinen Zeichen widersprach und sich von Seiner höchsten Herrschaft abwandte? Wo sind sie, die Seine Erwählten erschlugen und das Blut Seiner Heiligen vergossen? Denke nach, auf dass du vielleicht den Geruch deiner Taten wahrnehmest, o du törichter Zweifler! Deinetwegen klagte der Gesandte (Muḥammad), und die Reine (Fáṭimih) schrie laut auf; alle Länder waren verwüstet, und Dunkel fiel über alle Bereiche. O Schar der Geistlichen! Euretwegen gerieten die Menschen in Schande, das Banner des Islám wurde herabgezerrt und sein mächtiger Thron gestürzt. Immer, wenn ein verständiger Mann sich an das zu halten suchte, was den Islám erhöht hätte, stimmtet ihr euer Geschrei an, was ihn hinderte, sein Ziel zu erreichen, während das Land tief im Verfall befangen blieb.
O Meine Erhabene Feder!

Rufe dir die Schlange (den Imám-Jum‘ih von Iṣfahán) in Erinnerung, deren Grausamkeit alles Erschaffene stöhnen und den Heiligen die Glieder erzittern ließ.

So gebietet dir der Herr aller Namen auf dieser erhabenen Stufe.

Laut schrie die Reine (Fáṭimih) ob deiner Ungerechtigkeit auf, und doch bildest du dir ein, zur Familie des Gesandten Gottes [Muḥammads] zu zählen!

Solches hat dir deine Seele eingeflüstert, o du, der du dich abgewandt hast von Gott, dem Herrn all dessen, was war und was sein wird.

Urteile gerecht, du Schlange!

Für welches Verbrechen erstachst du die Kinder des Gesandten Gottes (den ›König der Märtyrer‹ und den ›Geliebten der Märtyrer‹) und plündertest ihre Habe?

Leugnest du Ihn, der dich erschuf durch Seinen Befehl: ›Sei, und es war‹?

Du hast an den Kindern des Gesandten Gottes gehandelt, wie nicht einmal ‘Ád mit Húd verfuhr, noch Thamúd mit Ṣáliḥ, noch die Juden mit dem Geist Gottes (Jesus), dem Herrn allen Seins.

Leugnest du die Zeichen deines Herrn, vor denen sich, kaum dass sie vom Himmel Seiner Sache herabkamen, alle Bücher der Welt verneigten?

Gehe in dich, damit du deiner Tat bewusst werdest, o du achtloser Verworfener!

Binnen kurzem werden die Winde der Züchtigung über dich kommen, wie sie über andere vor dir gekommen sind.

Warte nur, du, der du Gott, dem Herrn des Sichtbaren und des Unsichtbaren, Gefährten beigesellt hast.

Dies ist der Tag, den Gott durch die Zunge Seines Gesandten angekündigt hat.

Sinne nach, damit du begreifst, was der Allbarmherzige im Qur’án und in diesem klaren Tablet herniedersandte.

Dies ist der Tag, da Er, der Morgen der Offenbarung, mit klaren Zeichen, die keiner zählen kann, erschienen ist.

Dies ist der Tag, da jeder Mensch mit Wahrnehmungskraft den Duft der Brise des Allbarmherzigen in der Welt der Schöpfung entdeckt, da jeder Einsichtsvolle dem Lebenswasser der Gnade seines Herrn, des Königs der Könige, entgegeneilt.

O du Achtloser!

Die Geschichte vom Opfer (Ismá‘íl) hat sich wiederholt, und er, das Opfer, ist zu der Opferstätte geschritten, und er kehrte nicht zurück ob dem, was deine Hand verübte, o du verderbter Hasser!

Hast du dir eingebildet, jenes Martyrium würde dieser Sache Schande bereiten?

Nein, bei Ihm, den Gott zur Schatzkammer Seiner Offenbarung machte, gehörtest du doch zu denen, die begreifen.

Wehe dir, der du Gott Gefährten beigesellt hast, und wehe denen, die dich zum Führer nahmen, ohne ein klares Zeichen oder ein eindeutiges Buch!

Wie zahllos waren die Unterdrücker vor dir, die sich aufmachten, das Licht Gottes zu ersticken, und wie viele der Gottlosen, die mordeten und plünderten, bis die Herzen und Seelen der Menschen über ihre Grausamkeit stöhnten!

Die Sonne der Gerechtigkeit verfinsterte sich, denn die Verkörperung der Tyrannei wurde auf den Thron des Hasses gesetzt, und doch sind die Menschen ohne Verständnis.

O du Narr!

Du hast die Kinder des Gesandten erschlagen und ihre Habe geplündert.

Sprich:

Waren es ihre Besitztümer, die nach deiner Meinung Gott leugneten, oder sie selbst?

Urteile gerecht, o du Unwissender, der du wie durch einen Schleier von Gott getrennt bist.

Du hast dich an die Tyrannei gehalten und die Gerechtigkeit verworfen.

Alles Erschaffene klagt darüber, aber noch immer gehörst du zu den Verstockten.

Du hast die Alten getötet und die Jungen ausgeplündert.

Denkst du, du könntest genießen, was deine Unredlichkeit aufgehäuft hat?

Nein, bei Meinem Selbst!

Also unterrichtet dich Er, der alles weiß.

Bei Gott!

Was du besitzest, soll dir nichts nützen, noch das, was du durch deine Grausamkeit zusammengerafft hast.

Dafür zeugt dein Herr, der Allwissende.

Du hast dich erhoben, das Licht dieses Glaubens auszutreten; binnen kurzem wird dein eigenes Feuer auf Seinen Befehl ausgelöscht werden.

Er, wahrlich, ist der Herr der Stärke und der Macht.

Weder Wandel und Wechsel der Welt noch die Macht der Nationen können Seine Pläne durchkreuzen.

Er tut, was Ihm beliebt, und verordnet, was Er will, durch die Macht Seiner höchsten Herrschaft.

Denke an die Kamelstute:

Obwohl nur ein Tier, hat sie der Allbarmherzige auf eine so hohe Stufe erhoben, dass die Zungen der Erde sie erwähnten und priesen.

Wahrlich, Er ist über allem in den Himmeln und auf Erden.

Es gibt keinen Gott außer Ihm, dem Allmächtigen, dem Großen.

Also haben Wir den Himmel Unseres Tablets mit den Sonnen Unserer Worte geschmückt.

Gesegnet der Mensch, der dazu gelangt und von ihnen erleuchtet wird, und wehe denen, die sich abwenden, Ihn verleugnen und fern von Ihm in der Irre schweifen.

Preis sei Gott, dem Herrn der Welten!«
O Shaykh!

Wir haben es dir ermöglicht, dem Lied der Nachtigall des Paradieses zu lauschen, und deinen Augen haben Wir die Zeichen enthüllt, die Gott durch Sein allbezwingendes Gebot in das Größte Gefängnis herniedersandte; dies taten Wir, damit dein Auge sich erfreue und deine Seele Gewissheit erlange.

Er ist wahrlich der Allgütige, der Freigebige.

Erhebe dich durch die Kraft Seines Zeugnisses, der Sache Gottes, deines Herrn, des Gottes der Barmherzigkeit, zu dienen.

So du furchtsam bist in deinem Glauben, ergreife Mein Tablet und verwahre es am Busen der Zuversicht.

Und wenn du die Stätte der Auferstehung betrittst und Gott dich fragt, durch welchen Beweis du an diese Offenbarung geglaubt hast, dann ziehe das Tablet hervor und sprich:

»Durch dieses heilige, mächtige, unvergleichliche Buch.« Alsdann werden alle ihre Hände zu dir erheben und das Tablet ergreifen; an ihre Augen werden sie es pressen und den Duft der Worte Gottes, des Herrn der Welten, atmen.

Sollte Gott dich peinigen, weil du an Seine Zeichen in dieser Offenbarung glaubst, aus welchem Grund könnte Er dann solche peinigen, die nicht an Muḥammad, den Gesandten Gottes, glaubten, und vor diesem nicht an Jesus, den Sohn Marias, und an Ihn, der mit Gott sprach (Moses), und an Ihn, der der Freund Gottes ist (Abraham), und noch weiter zurück bis zu Jenem, der die Erste Manifestation war, erschaffen durch den Willen deines Herrn, des Machtvollen, des Allumfassenden.

So haben Wir Unsere Verse einem anderen vor dir herniedergesandt; dir rufen Wir sie an diesem Tag ins Gedächtnis, damit du verstehst und zu denen gehörst, die Gewissheit haben.

O du, der du dir die Stimme des Wissens anmaßt!

Diese Sache ist zu deutlich, um verdunkelt, zu offenbar, um verheimlicht zu werden.

Sie strahlt wie die Sonne in der Herrlichkeit des Mittags.

Keiner kann sie leugnen, er sei denn ein Hasser und Zweifler.
Nunmehr geziemt es uns, dass wir uns dem Ersehnten zuwenden und uns an diese erhabensten Worte halten:

»O Gott, mein Gott!

Du hast die Lampe Deiner Sache mit dem Öl der Weisheit entzündet.

Schütze sie vor widrigen Winden.

Die Lampe ist Dein, das Glas ist Dein, und alles in den Himmeln und auf Erden ruht in der Hand Deiner Macht.

Verleihe den Herrschern Gerechtigkeitssinn und den Geistlichen Redlichkeit.

Du bist der Allmächtige, und Du hast durch die Bewegung Deiner Feder Deiner unwiderstehlichen Sache geholfen und Deine Geliebten rechtgeleitet.

Du bist der Herr der Kraft und der König der Macht.

Kein Gott ist außer Dir, dem Starken, dem Unbezwungenen.« Sprich weiter:

»O Gott, mein Gott!

Ich sage Dir Dank, denn Du gabst mir Deinen Versiegelten Wein aus der Hand der Freigebigkeit Deines Namens ›der Selbstbestehende‹ zu trinken.

Ich flehe Dich an, bei den Strahlen des Morgens Deiner Offenbarung, bei der Kraft Deines Erhabensten Wortes und bei der Macht Deiner Hehrsten Feder, deren Bewegung das Wesen alles Erschaffenen in Entzücken versetzte, stehe Seiner Majestät dem Sháh bei, Deine Sache siegreich zu machen, sich dem Horizont Deiner Offenbarung zuzuwenden und sein Angesicht auf das Licht Deines Antlitzes zu richten.

Hilf ihm alsdann, näher zu Dir zu gelangen.

Unterstütze ihn mit den Heerscharen der Himmel und der Erde.

Ich bitte Dich flehentlich, o Du Herr aller Namen und Schöpfer der Himmel, bei dem Licht Deiner Sache und bei dem Feuer des Lotosbaumes Deiner Güte, hilf Seiner Majestät, Deine Sache unter Deinen Geschöpfen kundzumachen.

Öffne sodann vor seinem Angesicht die Tore Deiner Gnade, Deiner Barmherzigkeit und Deiner Gabenfülle.

Durch Dein Wort: ›Sei, und es ist‹ bist Du mächtig zu tun, was Dir gefällt.«
O Shaykh!

Wir haben durch die Kraft Gottes und Seine Macht die Zügel der Herrschaft ergriffen, die nur Er ergreifen kann, der der Mächtige, der Starke ist.

Keiner hatte die Macht, Unheil oder Aufruhr zu stiften.

Nun, da sie aber versäumt haben, diese himmlische Güte, diese Gabenfülle richtig zu schätzen, wurden und werden sie von der Vergeltung, die ihre Taten nach sich ziehen, heimgesucht.

Als die Staatsbeamten sahen, welche geheimen Fortschritte dieses Ausgespannte Seil (der Rechtleitung) machte, haben sie Meine Gegner in jeder Hinsicht angespornt und unterstützt.

In der Großen Stadt ( Konstantinopel) haben sie eine beträchtliche Menschenmenge aufgewiegelt, um diesem Unterdrückten entgegenzutreten.

Es kam so weit, dass die Beamten in jener Stadt Taten verübten, die über die Regierung und das Volk Schande brachten.

Einst kam ein angesehener Siyyid nach Beirut; seine allbekannte Untadeligkeit, seine lobenswerte Lebensführung und sein geschäftlicher Ruf wurden von der Mehrzahl edelgesinnter Menschen hoch geachtet, und er wurde als ein überaus ehrenwerter Kaufmann geschätzt.

In Anbetracht seiner Freundschaft zu diesem Unterdrückten telegraphierte man dem persischen Dolmetscher, der Siyyid habe mit Hilfe seines Dieners eine Summe Geldes und andere Dinge gestohlen und sei nach ‘Akká gegangen.

Man verfolgte dabei die Absicht, diesen Unterdrückten zu entehren.

Und doch liegt es dem Volk dieses Landes ferne, sich durch solche schnöden Schauergeschichten vom geraden Pfad der Rechtschaffenheit und Treue ablenken zu lassen.

Kurz, man greift Mich von allen Seiten an und bestärkt Meine Feinde.

Dieser Unterdrückte jedoch fleht zu dem einen wahren Gott, Er möge jedem gnädig beistehen in dem, was in diesen Tagen schicklich ist.

Tag und Nacht richte Ich Meinen Blick auf diese deutlichen Worte und spreche:

»O Gott, mein Gott!

Ich flehe Dich an, bei der Sonne Deiner Gnade, bei dem Meere Deiner Erkenntnis und bei dem Himmel Deiner Gerechtigkeit, hilf denen, die Dich verleugnen, dass sie bekennen, hilf ihnen, die sich von Dir abwenden, dass sie zurückkehren, und hilf jenen, die Dich lästern, dass sie gerecht und redlich in ihrem Urteil sind.

Stehe ihnen bei, o mein Herr, dass sie zu Dir zurückkehren und vor dem Tore Deiner Gnade Reue üben.

Mächtig bist Du zu tun, was Du willst, und in Deiner Hand liegen die Zügel der Herrschaft über alles, was in den Himmeln und auf Erden ist.

Preis sei Gott, dem Herrn der Welten.«
Die Zeit ist nahe, da alles enthüllt wird, was in den Herzen und Seelen der Menschen verborgen liegt. Heute ist der Tag, von dem Luqmán zu seinem Sohne sprach, der Tag, den der Herr der Herrlichkeit ankündete, den Er Ihm, Seinem Freunde ( Muḥammad), durch die folgenden Worte bekanntgab – verherrlicht sei Er: »O mein Sohn! Wahrlich, Gott bringt alles ans Licht, und wäre es auch nur so schwer wie ein Senfkorn und läge verborgen in einem Felsen oder in den Himmeln oder in der Erde; denn Gott ist sinnreich und kennt alles«. An diesem Tag wird aller Augentrug, alles, was der Menschen Brust verbirgt, kundgemacht und vor dem Throne Seiner Offenbarung bloßgelegt. Nichts, was es auch sei, entgeht Seiner Kenntnis. Er hört und sieht, und Er ist wahrlich der Allhörende, der Allsehende. Wie seltsam ist es doch, dass die Menschen nicht zwischen dem Vertrauenswürdigen und dem Trügerischen unterscheiden!
Wollte doch Seine Majestät der Sháh von Persien – möge Gott seine Herrschaft erhalten – die Konsuln der geehrten persischen Regierung befragen, die in diesem Land waren, damit er über Taten und Wandel dieses Unterdrückten unterrichtet würde. Kurz, man hat viele, wie zum Beispiel den Akhtar, aufgestachelt und befleißigt sich, Verleumdungen auszustreuen. Es ist klar und deutlich, dass man immer mit den Schwertern des Hasses und den Speeren der Feindschaft denjenigen umringt, von welchem man weiß, dass er ein Ausgestoßener unter den Menschen ist und von einem Land ins andere verbannt wurde. Dies ist nicht das erstemal, dass solches Unrecht verübt wurde, nicht der erste Kelch, der zu Boden geschmettert, der erste Schleier, der auf dem Pfade Gottes, des Herrn der Welten, entzweigerissen wurde. Aber dieser Unterdrückte blieb still und ruhig in dem Größten Gefängnis und befasste sich mit Seinen eigenen Angelegenheiten, völlig losgelöst von allem außer Gott. Das Unrecht wurde so schwer, dass die Federn der Welt nicht die Kraft haben, es aufzuzeichnen.
In diesem Zusammenhang ist es notwendig, die folgende Begebenheit zu erwähnen, damit sich die Menschen fest an das Seil der Gerechtigkeit und Wahrhaftigkeit halten mögen. Ḥájí Shaykh Muḥammad-‘Alí – auf ihm sei die Herrlichkeit Gottes, des Immerwährenden – war ein hochangesehener Kaufmann, wohlbekannt bei den meisten Einwohnern der Großen Stadt (Konstantinopel).

Als vor kurzem die persische Botschaft in Konstantinopel insgeheim Unheil stiftete, bemerkte man, dass diese gläubige, aufrichtige Seele große Pein litt.

Schließlich warf er sich eines Nachts ins Meer, wurde jedoch von einigen Vorübergehenden gerettet.

Seine Tat wurde überall beredet, und verschiedene Leute legten sie auf unterschiedliche Weise aus.

Wenig später begab er sich des Abends in eine Moschee, verweilte dort, wie der Wächter jener Stätte berichtete, die ganze Nacht und verrichtete bis zum frühen Morgen, inbrünstig und mit Tränen in den Augen, seine Gebete und Bitten.

Als der Wächter bemerkte, dass er mit seiner Andacht plötzlich aufhörte, ging er zu ihm hin und fand, dass er bereits den Geist aufgegeben hatte.

Eine leere Flasche lag ihm zur Seite und zeigte an, dass er sich vergiftet hatte.

Kurz, der Wächter war sehr erschrocken und überbrachte den Leuten die Nachricht.

Man fand heraus, dass er zwei Testamente hinterlassen hatte.

Im ersten anerkannte und bezeugte er die Einheit Gottes, dass Gottes erhabenes Sein weder Gefährten noch Seinesgleichen habe und dass Sein Wesen hoch über allem Lobpreis, aller Verherrlichung und Beschreibung stehe.

Auch legte er Zeugnis ab für die Offenbarung der Propheten und der Heiligen und anerkannte, was in den Büchern Gottes, des Herrn aller Menschen, niedergelegt ist.

Auf einem anderen Blatt, worauf er ein Gebet aufgezeichnet hatte, schrieb er zum Schluss die Worte:

»Dieser Diener und die Geliebten Gottes sind bestürzt.

Einerseits hat die Feder des Höchsten allen Menschen verboten, sich in Aufruhr, Streit und Kampf einzulassen, und andererseits hat diese selbe Feder die erhabenen Worte herniedergesandt: ›So jemand in der Gegenwart der Manifestation bei einer Seele böse Absicht entdeckt, darf er sich ihr nicht widersetzen, sondern muss sie Gott überlassen.‹ In Anbetracht dessen, dass einesteils jener bindende Befehl klar und fest begründet ist und auf der anderen Seite Verleumdungen geäußert wurden, so schwer, dass es über Menschenkraft geht, sie zu ertragen, hat dieser Diener beschlossen, die schlimmste Sünde zu begehen.

Ich wende mich flehentlich zum Meer der Güte Gottes, zum Himmel Seiner Barmherzigkeit und hoffe, dass Er mit der Feder Seiner Gnade und Gunst die Missetaten dieses Dieners austilgt.

Sind meine Übertretungen auch mannigfach und meine Übeltaten unzählig, so klammere ich mich doch beharrlich an das Seil Seiner Gaben und an den Saum Seiner Großmut.

Gott ist Zeuge, und die Seiner Schwelle nahe sind, wissen es wohl, dass dieser Diener es nicht ertragen konnte, die Schauermärchen anzuhören, die von den Verrätern verbreitet wurden.

Deshalb habe ich diese Tat begangen.

Wenn Er mich züchtigt, gebührt Ihm wahrlich Preis für das, was Er tut, und wenn Er mir vergibt, soll Sein Geheiß befolgt werden.«
Sinne nun nach, o Shaykh, über den Einfluss des Wortes Gottes, auf dass du dich von der linken Hand eitler Einbildungen zur Rechten der Gewissheit wendest. In der Sache Gottes ist dieser Unterdrückte niemals heuchlerisch gegen irgend jemanden vorgegangen; laut habe Ich das Wort Gottes vor dem Angesicht Seiner Geschöpfe verkündet. Wer es wünscht, den lasse sich diesem Wort zuwenden, und wer es wünscht, der möge sich abkehren. Wenn aber dies geleugnet wird, was so klar, so offenbar, so unzweifelhaft ist, was kann dann in den Augen einsichtsvoller Menschen noch annehmbar und glaubenswert erscheinen? Wir flehen zu Gott – gepriesen und verherrlicht sei Er –, dem Vorgenannten (Ḥájí Shaykh Muḥammad-‘Alí) zu vergeben und seine üblen Taten in gute zu verwandeln. Er, wahrlich, ist der Allmächtige, der Allmachtvolle, der Allgütige.
Es sind solche Dinge in dieser Offenbarung erschienen, dass es weder für die Größen der Wissenschaft und Gelehrsamkeit noch für die Offenbarungen der Gerechtigkeit und Billigkeit eine andere Möglichkeit gibt, als sie anzuerkennen. Deine Pflicht ist es an diesem Tage, dich mit himmlischer Macht zu erheben und mit der Kraft des Wissens bei den Völkern der Welt alle Zweifel zu zerstreuen, auf dass alle Menschen geheiligt werden, ihre Schritte zum Größten Meere lenken und sich fest an das halten, was Gottes Absicht ist.
Jeder, der sich von Mir wendet, hält sich an seine eigenen eitlen Worte und erhebt damit Einwände gegen Ihn, der die Wahrheit ist.

Gnädiger Gott!

Die Hinweise, die die Heiligen und Erwählten auf Gottheit und Göttlichkeit machten, sind als Gründe der Leugnung und Verwerfung ins Feld geführt worden.

Der Imám Ṣádiq sagte:

»Dienstbarkeit ist etwas, dessen Wesen Gottesbewusstsein ist.« Der Gebieter der Gläubigen (Imám ‘Alí) antwortete einem Araber, der ihn über die Seele befragte, wie folgt:

»Das dritte ist die Seele, welche göttlich und himmlisch ist.

Sie ist göttliche Wirkkraft, eine Wesenheit, einfach und selbstbestehend.« Und weiter sagt er – Friede sei mit ihm:

»Daher ist sie das erhabenste Wesen Gottes, der Baum der Glückseligkeit, der Lotosbaum, über den hinaus keiner gehen kann, der Garten des Friedens.« Der Imám Ṣádiq sprach:

»Wenn sich unser Qá’im erhebt, wird die Erde im Lichte ihres Herrn erstrahlen.« Auch wird Abí-‘Abdi’lláh – Friede sei mit ihm – eine längere Überlieferung zugeschrieben, in der sich folgende erhabenen Worte finden:

»Darauf wird Er, der Allbezwingende – gepriesen und verherrlicht sei Er – von den Wolken herabsteigen mit den Engeln.« Und im machtvollen Qur’án:

»Was könnten solche Menschen anderes erwarten, als dass Gott herniederkommen werde zu ihnen, überschattet von Wolken?« Und in der Überlieferung des Mufaḍḍal steht:

»Der Qá’im wird sich mit dem Rücken gegen das Allerheiligste lehnen und wird die Hand ausstrecken, und siehe, sie wird schneeweiß, aber unverletzt sein.

Und Er wird sprechen: ›Dies ist die Hand Gottes, die rechte Hand Gottes, die von Gott kommt, auf Befehl Gottes!‹« Wie man diese Überlieferungen auch auslegt, in gleicher Weise möge man auslegen, was die Erhabenste Feder niedergeschrieben hat.

Der Gebieter der Gläubigen ( Imám ‘Alí) sagte:

»Ich bin Er, der weder mit Namen genannt noch beschrieben werden kann.« Und weiter sprach Er:

»Nach außen hin bin Ich ein Imám; inwendig bin Ich der Unerschaute, der Unerkennbare.« Abú-Ja‘far-i-Ṭúsí sprach:

»Ich sagte zu Abí-‘Abdi’lláh: ›Du bist der Weg, der im Buche Gottes erwähnt ist, und du bist die Gottessteuer, und du bist die Pilgerfahrt.‹ Er antwortete: ›O Mensch!

Wir sind der Weg, der im Buche Gottes erwähnt ist, und Wir sind die Gottessteuer, und Wir sind die Fasten, und Wir sind die Pilgerfahrt, und Wir sind der Heilige Monat, und Wir sind die Heilige Stadt, und Wir sind die Ka‘bah Gottes, und Wir sind die Qiblih Gottes, und Wir sind das Angesicht Gottes.‹« Jábir berichtet, dass Abú-Ja‘far – Friede sei mit ihm – folgendes zu ihm gesprochen habe:

»O Jábir!

Gib acht auf den Bayán (Auslegung) und auf die Ma‘ání (Bedeutungen).« Er – Friede sei mit ihm – fügte hinzu:

»Was den Bayán anbelangt, so besteht er darin, dass du Gott – verherrlicht sei Er – anerkennst als den Einen, der nicht Seinesgleichen hat, dass du Ihn anbetest und dich weigerst, Ihm Gefährten beizugesellen.

Was die Ma‘ání angeht, so sind Wir ihr Inhalt, ihre Lende, ihre Hand, ihre Zunge, ihre Ursache, ihr Befehl, ihre Erkenntnis und ihr Recht.

Wenn Wir Uns etwas wünschen, ist es Gott, der es wünscht, und Er begehrt, was Wir begehren.« Auch der Gebieter der Gläubigen ( Imám ‘Alí) – Friede sei mit ihm – sagte:

»Wie kann ich einen Herrn anbeten, den ich nicht gesehen habe?« Und in anderem Zusammenhang sprach er:

»Ich nehme nichts wahr, es sei denn, ich nehme Gott zuvor, Gott hernach oder Gott zusammen damit wahr.«
O Shaykh! Denke nach über die Dinge, die angeführt wurden, auf dass du den versiegelten Wein trinkst durch die Kraft des Namens Dessen, der der Selbstbestehende ist, und du das erlangst, was keiner begreifen kann. Gürte die Lenden des Bemühens und wende dich dem Erhabensten Königreich zu, auf dass du den Hauch der Offenbarung und Eingebung, wie er auf Mich herniederkommt, begreifst und ebenfalls dazu gelangst. Wahrlich, Ich sage: Die Sache Gottes hatte nie, noch hat sie heute, etwas Ebenbürtiges. Zerreiße die Schleier eitler Einbildungen. Er wird dich wahrlich bestärken und unterstützen, als ein Zeichen Seiner Gnade. Er ist in Wahrheit der Starke, der Allbezwingende, der Allmächtige. Dulde nicht, dass du leer ausgehst, solange es noch Zeit ist und der gesegnete Lotosbaum seine Stimme noch laut unter den Menschen hören lässt. Setze dein Vertrauen in Gott, stelle Ihm deine Geschäfte anheim; alsdann betrete dieses Größte Gefängnis, auf dass du hörst, was noch kein Ohr gehört, und schaust, was noch kein Auge je erblickt hat. Gibt es nach einer solchen Darlegung noch Raum für Zweifel? Nein, bei Gott, der über Seiner Sache steht! Wahrlich, Ich sage: An diesem Tage finden die gesegneten Worte »Er aber ist der Gesandte Gottes und das Siegel der Propheten« ihre Erfüllung in dem Vers: »Der Tag, da die Menschheit vor dem Herrn der Welten stehen wird«. Statte Gott für eine solch große Gunst deinen Dank ab.
O Shaykh! Der Hauch der Offenbarung lässt sich mit keinem anderen Odem verwechseln. Jetzt steht der Lotosbaum, über den hinaus keiner gehen kann, vor deinen Augen, beladen mit ungezählten Früchten; besudle dich nicht mit eitlen Einbildungen, wie es die Menschen vergangener Zeiten taten. Diese Worte verkünden das wahre Wesen des Gottesglaubens. Er ist für alle Dinge Zeuge. Um die Wahrheit Seiner Offenbarung darzutun, war und ist Er niemals auf irgend jemanden angewiesen. Wohl an die hundert Bände strahlender Verse und deutlicher Worte sind schon vom Himmel des Willens Dessen herabgesandt worden, der der Offenbarer der Zeichen ist, und sie sind allen zugänglich. Es ist an dir, dich dem Letzten Ziel zuzuwenden, dem Höchsten Ende, dem Hehrsten Gipfel, auf dass du hörst und schaust, was von Gott, dem Herrn der Welten, verkündet wurde.
Sinne eine Weile nach über die Verse von der Göttlichen Gegenwart, die Er, der Herr im Königreich der Namen, im Qur’án herniedersandte, damit du vielleicht den Geraden Pfad erkennst und zum Mittel der Führung für Seine Geschöpfe wirst.

Ein Mann wie du muss sich an diesem Tage erheben, Unserer Sache zu dienen.

Die Erniedrigung dieses Unterdrückten wie auch dein Ruhm werden beide vergehen.

Strebe danach, eine Tat zu vollbringen, deren Duft niemals von der Erde verweht.

Über die Göttliche Gegenwart ist herabgesandt worden, was kein Leugner jemals zu verwerfen oder zu widerlegen imstande war oder ist.

Er – gepriesen und verherrlicht sei Er – spricht:

»Es ist Gott, der die Himmel ohne Pfeiler, die du sehen kannst, errichtet hat; dann bestieg Er Seinen Thron und auferlegte Sonne und Mond Gesetze:

Beide wandern zu ihrem bestimmten Ziel.

Er ordnet alle Dinge.

Er macht Seine Zeichen deutlich, damit du festen Glauben hast an die Gegenwart deines Herrn.« Er spricht auch:

»Zu dem, der in die Gegenwart Gottes zu gelangen hofft, wird die festgesetzte Zeit Gottes sicherlich kommen.

Er ist der Hörende, der Wissende.« Und weiter sagt Er – verherrlicht sei Er:

»Was jene angeht, die nicht an die Zeichen Gottes oder daran glauben, dass sie je in Seine Gegenwart gelangen – sie werden an Meiner Barmherzigkeit verzweifeln, und schlimme Züchtigung harrt ihrer.« Desgleichen spricht Er:

»Und sie sagen: ›Wie denn?

Wenn wir in der Erde verborgen lagen, sollen wir da neu erschaffen werden?‹ Wahrhaftig, sie leugnen, dass sie in die Gegenwart ihres Herrn gelangen werden.« Und weiter sagt Er:

»In der Tat, sie bezweifeln die Gegenwart ihres Herrn.

Er, wahrlich, ist über allen Dingen.« Und weiter spricht Er:

»Wahrlich, die hoffen, nicht in Unsere Gegenwart zu gelangen, die in diesem Erdenleben Genüge finden und dabei bleiben, die Unserer Zeichen nicht achten – ihr Aufenthalt ist das Feuer, zur Vergeltung für ihre Taten!« Und ferner spricht Er:

»Aber wenn ihnen Unsere deutlichen Zeichen kundgetan werden, sagen sie, die nicht erwarten, in Unsere Gegenwart zu gelangen: ›Bringe einen Qur’án, der anders ist als dieser hier, oder ändere ihn ab.‹ Sprich:

Es ist nicht an Mir, ihn zu ändern, wie es Mir Meine eigene Seele eingibt.

Ich befolge nur, was Mir geoffenbart ist.

Wahrlich, Ich fürchte, so Ich Mich gegen Meinen Herrn auflehne, die Strafe eines großen Tages.« Und gleicherweise sagt Er:

»Dann gaben Wir das Buch an Moses – vollständig für Ihn, damit Er recht handle, ein Entscheid für alle Fälle, eine Führung, eine Barmherzigkeit, auf dass sie an die Gegenwart ihres Herrn glauben.« Desgleichen sagt Er:

»Das sind jene, die nicht an die Zeichen des Herrn oder daran glauben, dass sie in Seine Gegenwart gelangen werden.

Eitel sind darum ihre Werke, und kein Gewicht werden Wir ihnen am Tage der Auferstehung zumessen.

Die Hölle wird ihr Lohn sein, denn sie waren Ungläubige und taten Meine Zeichen und Meine Gesandten verächtlich ab.« Fernerhin sagt Er:

»Ist dir die Geschichte von Moses bekannt?

Wie Er ein Feuer sah und zu Seiner Familie sagte: ›Wartet hier, denn Ich sehe ein Feuer; vielleicht kann Ich euch davon bringen, oder Ich treffe bei dem Feuer einen Führer.‹ Und als Er hinkam, wurde Er angerufen: ›O Moses!

Wahrlich, Ich bin Dein Herr; ziehe deshalb Deine Schuhe aus, denn Du bist in dem heiligen Tal von Towa.

Und Ich habe Dich auserwählt; höre denn, was verkündet werden soll.

Wahrlich, Ich bin Gott.

Es gibt keinen Gott außer Mir.

Deshalb bete Mich an.‹« Und weiter sagt Er:

»Haben sie nicht bei sich bedacht, dass Gott die Himmel und die Erde und alles, was dazwischen ist, nur für ein bedeutsames Ziel und eine festgesetzte Frist erschaffen hat?

Aber in Wirklichkeit glauben die meisten Menschen nicht, dass sie in die Gegenwart ihres Herrn gelangen werden.« Desgleichen spricht Er:

»Wie!

Denken sie denn nicht daran, dass sie wieder auferstehen werden zum Großen Tag, dem Tag, da die ganze Menschheit vor dem Herrn der Welten stehen wird?« Ebenso sagt Er:

»Vormals gaben Wir Moses das Buch.

Hege keinen Zweifel, dass Er in Unsere Gegenwart gelangt ist.« Und Er spricht:

»Ja!

Aber wenn die Erde zermalmt wird mit Krachen, Krachen, und dein Herr kommen wird und die Engel, Reihe um Reihe.« Und desgleichen sagt Er:

»Gern würden sie das Licht Gottes mit dem Mund ausblasen!

Aber wenn es auch die Ungläubigen hassen, Gott wird Sein Licht vollenden.« Und weiter spricht Er:

»Und als Moses die Zeit erfüllt hatte und mit Seiner Familie reiste, sah Er ein Feuer am Bergeshang.

Er sagte zu Seiner Familie: ›Wartet, denn Ich sehe ein Feuer.

Vielleicht kann Ich euch von dort Kunde bringen, oder einen Teil davon, euch zu wärmen.‹ Und als Er hinkam, rief Ihn eine Stimme aus dem Busch an, von der rechten Seite des Tales am geheiligten Ort: ›O Moses, Ich bin wahrlich Gott, der Herr der Welten!‹«
In allen Heiligen Büchern ist die Verheißung der Göttlichen Gegenwart deutlich aufgezeichnet. Mit dieser Gegenwart ist die Gegenwart Dessen gemeint, der der Tagesanbruch der Zeichen ist, der Dämmerungsort der klaren Beweise, die Manifestation der Herrlichen Namen, die Quelle der Eigenschaften des wahren Gottes – gepriesen sei Seine Herrlichkeit. Gott in Seinem Wesen und Seinem Urselbst ist allezeit unsichtbar, unerreichbar und unerforschlich. Unter Gegenwart ist deshalb die Gegenwart Dessen zu verstehen, der Sein Statthalter unter den Menschen ist. Überdies hatte und hat Er niemals Gefährten oder Seinesgleichen. Denn hätte Er sie, wie könnte dann dargetan werden, dass das Sein Gottes erhaben und Sein Wesen geheiligt sind über jeden Vergleich, jede Ähnlichkeit? Kurz gesagt, im Kitáb-i-Íqán (Buch der Gewissheit) ist über die Gegenwart und die Offenbarung Gottes verkündet worden, was dem redlich Gesinnten genügt. Wir flehen zu Ihm – gepriesen sei Er –, einem jeden beizustehen, das Wesen der Wahrhaftigkeit zu verkörpern und Ihm nahezukommen. Er ist wahrlich der Herr der Kraft und Macht. Es gibt keinen Gott außer Ihm, dem Allhörenden, dem Herrn des Wortes, dem Allmächtigen, dem Allgepriesenen.
O du, der du für deine Gelehrsamkeit bekannt bist! Gebiete den Menschen zu tun, was lobenswert ist, und gehöre nicht zu den Zaudernden. Beobachte mit scharfem Auge. Die Sonne der Wahrheit scheint in Strahlenfülle vom Horizont der Gefängnisstadt ‘Akká, auf Geheiß des Herrn im Königreich des Wortes, des Herrn im Himmel der Erkenntnis. Alles Leugnen hat sie nicht verdunkeln können, und zehntausend Heere, in Schlachtreihen gegen sie aufgestellt, waren ohnmächtig, sie am Scheinen zu hindern. Du kannst dich nicht länger entschuldigen. Entweder musst du sie erkennen, oder – Gott bewahre – dich aufmachen und alle Propheten verleugnen!
Sinne nach, o Shaykh, über die Shí‘iten. Wie groß ist die Zahl der Luftschlösser, die sie mit den Händen eitler Vorstellungen und leerer Einbildungen errichteten, und wie zahlreich die Städte, die sie so bauten! Schließlich wurden diese leeren Einbildungen in Kugeln geschmolzen und auf Ihn, den Prinzen der Welt, geschossen. Nicht eine Seele unter den Führern dieser Sekte anerkannte Ihn am Tage Seiner Offenbarung! Sooft von Seinem gesegneten Namen die Rede war, pflegten sie alle zu sagen: »Möge Gott die Freude beschleunigen, die Sein Kommen bringen wird!« Wie man gesehen hat, riefen sie jedoch am Tage der Offenbarung jener Sonne der Wahrheit: »Möge Gott Seine Pein beschleunigen!« Ihn, das Wesen des Seins und den Herrn des Sichtbaren wie des Unsichtbaren, setzten sie ab, und sie begingen, was das Tablet weinen und die Feder stöhnen machte, was den Aufrichtigen Schreie erpresste und die Tränen der Begünstigten strömen ließ.
Überlege gut, o Shaykh, und sei redlich in dem, was du sagst. Die Anhänger des Shaykhs von Aḥsá (Shaykh Aḥmad) haben mit der Hilfe Gottes begriffen, was dem Verständnis anderer verschleiert war und wovon diese ausgeschlossen blieben. Kurz, in jedem Zeitalter, in jedem Jahrhundert haben sich in den Tagen der Manifestation jener Tagesanbrüche der Offenbarung, jener Aufgangsorte der Eingebung, jener Schatzkammern göttlicher Erkenntnis Streitigkeiten erhoben, die von lügenhaften und gottlosen Seelen verursacht wurden. Es ist nicht statthaft, sich hierüber zu verbreiten. Du selbst bist besser bekannt und vertraut mit den eitlen Vorstellungen der Abergläubischen und den leeren Einbildungen der Zweifler.
An diesem Tage fordert dieser Unterdrückte dich auf, dich und die anderen Geistlichen, die vom Kelch der Erkenntnis Gottes getrunken haben und von den strahlenden Worten des Tagesgestirns der Gerechtigkeit erleuchtet sind, eine Person zu bestimmen, ohne dass jemand davon weiß, ihn in diese Gegend zu entsenden und es ihm zu ermöglichen, eine zeitlang auf der Insel Zypern zu weilen und mit Mírzá Yaḥyá zusammenzutreffen; vielleicht wird jene Person dann über die Grundlagen dieses Glaubens und die Quelle der göttlichen Gesetze und Gebote ins Bild gesetzt.
Wolltest du eine Weile nachdenken, du würdest die Weisheit, Macht und höchste Herrschaft Gottes – gepriesen sei Seine Herrlichkeit – bezeugen. Einige wenige, die nichts von dieser Sache wissen und nicht mit Uns zusammengekommen sind, haben sich in solcher Weise geäußert, dass alle Dinge und solche Seelen, die in Gewissheit leben, die Gott wohlgefällig waren und sind, den Betrug jener Achtlosen [Mírzá Yaḥyá und seine Anhänger] bezeugen. Wolltest du dich nunmehr bemühen, dann würde die Wahrheit dieser Sache vor der Menschheit offengelegt, und das Volk wäre von diesem schrecklichen, drückenden Dunkel befreit. Wer außer Bahá kann so vor dem Angesicht der Menschen sprechen, und wer außer Ihm hat die Macht zu verkünden, was Ihm von Gott, dem Herrn der Heerscharen, befohlen ward?
Jener Achtlose hat sich nun gar an den Brauch des Rawḍih-Khání (die traditionelle Wehklage um den Imám Ḥusayn) geklammert. Ich schwöre bei Gott, er ist in deutlichem Irrtum. Denn es ist der Glaube dieses Volkes, dass sich während der Offenbarung des Qá’im die Imáme – möge der Friede Gottes mit ihnen sein – aus ihren Grabmälern erheben. Dies ist die Wahrheit, und es gibt keinen Zweifel darüber. Wir flehen zu Gott, Er möge den Abergläubischen ein wenig von den Lebenswassern der Gewissheit zuteilen, die aus dem Brunnquell der Erhabensten Feder strömen, damit alle erlangen, was ihnen in diesen Tagen geziemt.
O Shaykh! Umgeben von Drangsal, befasst sich dieser Unterdrückte mit der Niederschrift dieser Worte. Auf allen Seiten sind die Flammen der Bedrückung und der Tyrannei zu sehen. Es erreichten Uns einerseits Nachrichten, dass Unsere Geliebten im Lande Ṭá (Ṭihrán) gefangengesetzt wurden, und dies, obwohl Sonne und Mond, Land und Meer bezeugen, dass diese Menschen den Schmuck der Treue tragen, dass sie sich an nichts hielten und halten werden als an das, was die Gewähr für die Erhöhung der Regierung, die Aufrechterhaltung der Ordnung in der Nation und die Ruhe des Volkes bietet.
O Shaykh! Immer wieder haben Wir erklärt, dass Wir eine Reihe von Jahren Seiner Majestät dem Sháh Unsere Hilfe angedeihen ließen. Jahrelang hat sich in Persien kein widriger Zwischenfall ereignet. Die Zügel der Aufruhrstifter in den verschiedenen Sekten blieben fest in der Hand der Macht. Keiner hat seine Schranken überschritten. Bei Gott! Diese Menschen waren nie geneigt, Unheil zu stiften, und sind es auch heute nicht. Ihr Herz ist mit dem Licht der Gottesfurcht erleuchtet und mit dem Schmuck Seiner Liebe geziert. Ihr Bestreben war und ist die Besserung der Welt. Ihre Absicht ist, Streitigkeiten zu beseitigen und die Flamme des Hasses und der Feindschaft zu ersticken, auf dass die ganze Erde schließlich als ein Land betrachtet wird.
Auf der anderen Seite suchen die Beamten der persischen Gesandtschaft in der Großen Stadt (Konstantinopel) mit aller Kraft und unablässig, diese Unterdrückten hier zu vernichten.

Sie wünschen das eine, und Gott wünscht ein anderes.

Betrachte nun, was über die Vertrauten Gottes in jedem Land gekommen ist.

Einmal wurden sie des Raubes und Diebstahls bezichtigt, ein andermal in einer Weise verleumdet, die ohnegleichen in dieser Welt ist.

Gib du redlich Antwort:

Was können die Ergebnisse und Folgen in fremden Ländern sein, wenn die persische Gesandtschaft gegen eigene Untertanen die Anklage des Diebstahls erhebt?

Wenn sich dieser Unterdrückte schämte, war es nicht ob der Erniedrigung, die es diesem Diener einbrachte, sondern ob der Schande, dass die Gesandten anderer Länder erfuhren, wie unfähig und verständnislos verschiedene hohe Beamte der persischen Gesandtschaft sind.

»Schleuderst du deine Verleumdungen in das Angesicht Derer, die der eine wahre Gott zu Hütern der Schätze Seines siebten Himmels gemacht hat?« Kurz, anstatt zu versuchen, durch Ihn, der diese erhabene Stufe einnimmt, den höchsten Rang zu erlangen und Seinen Rat einzuholen, geben sie sich die äußerste Mühe und tun ihr Möglichstes, um Sein Licht auszulöschen.

Allerdings war, wie berichtet wird, Seine Exzellenz, der Gesandte Mu‘ínu’l-Mulk, Mírzá Muḥsin Khán – möge Gott ihm beistehen –, zu jener Zeit von Konstantinopel abwesend.

Solches geschah, weil man glaubte, Seine Majestät der Sháh von Persien – möge der Allbarmherzige ihm helfen – sei erzürnt über jene, die das Heiligtum der Weisheit erreichten und umkreisten.

Gott weiß und bezeugt, dass sich dieser Unterdrückte allezeit fest an das gehalten hat, was der Regierung und dem Volke zum Ruhm gereicht.

Gott, wahrlich, genügt als Zeuge.
Das Volk Bahás beschreibend, hat die Erhabenste Feder folgende Worte herniedergesandt: »Wahrlich, dies sind Menschen, welche, wenn sie in Städte von reinem Gold kommen, derer nicht achten; und wenn sie der schönsten und anmutigsten aller Frauen begegnen, wenden sie sich ab.« Solches wurde durch die Erhabenste Feder für das Volk Bahás von seiten des Ratgebers, des Allwissenden herabgesandt. Und in den letzten Absätzen des Tablets an Seine Majestät den Kaiser von Paris (Napoleon III.) sind diese erhabenen Worte geoffenbart: »Frohlockst du über die Schätze, die du besitzest, wo du doch weißt, dass sie vergehen werden? Freust du dich darüber, dass du eine Spanne Erde beherrschst, während die ganze Welt in den Augen des Volkes Bahás so viel wert ist wie das Schwarze im Auge einer toten Ameise? Überlasse dies denen, die ihre Lust dareingesetzt haben, und wende dich Ihm, der Sehnsucht der Welt, zu.«
Gott allein – gepriesen sei Seine Herrlichkeit – weiß um die Dinge, die über diesen Unterdrückten gekommen sind. Jeder Tag bringt Uns einen neuen Bericht über Gerüchte, die gegen Uns in der Gesandtschaft in Konstantinopel umlaufen. Gnädiger Gott! Das einzige Ziel ihrer Machenschaften ist, diesen Diener vollends zu vernichten. Sie vergessen jedoch, dass Erniedrigung auf dem Pfade Gottes Mein wahrer Ruhm ist. In den Zeitungen stand: »Was die Betrügereien einiger Verbannter in ‘Akká und ihre Ausschreitungen gegen verschiedene Leute angeht, usw. …« Den Verkörperungen der Gerechtigkeit und den Dämmerungsorten der Redlichkeit sind Meine Absicht und Mein Ziel klar und offenkundig. Kurz, man machte sich auf, Mir mannigfache Drangsal zuzufügen, und behandelte Mich ungerecht und grausam. Bei Gott! Nicht gegen die erhabenste Wohnstatt möchte dieser Unterdrückte dieses Exil eintauschen. In den Augen der Einsichtsvollen ist alles, was dem Menschen auf dem Pfade Gottes widerfährt, offenbarer Ruhm und höchster Gewinn. Früher schon sagten Wir: »Ruhm sei Dir, o mein Gott! Wäre es nicht durch die Leiden auf Deinem Pfad, wie könnten die, welche Dich wirklich lieben, erkannt werden? Und wäre es nicht durch die Prüfungen, die aus Liebe zu Dir erduldet werden, wie anders könnte die Stufe derer, die sich nach Dir sehnen, kund werden?«
Solche Erniedrigung fügte man Uns zu, dass man jeden Tag neue Verleumdungen verbreitete. Dieser Unterdrückte jedoch hält sich an die Ihm geziemende Geduld. Wollte doch Seine Majestät der Sháh einen Bericht darüber anfordern, was Uns in Konstantinopel zustieß, damit er mit dem wirklichen Sachverhalt vertraut werde. O Sháh! Ich beschwöre dich bei deinem Herrn, dem Gott der Barmherzigkeit, prüfe diese Angelegenheit mit unparteiischem Auge. Ist denn kein aufrechter Mensch zu finden, der an diesem Tage nach der Richtschnur dessen, was Gott in Seinem Buch herniedergesandt hat, urteilt? Wo ist der Redliche, der unparteiisch abwägt, was gegen Uns verübt wurde, ohne klares Zeichen oder Beweis?
O Shaykh! Denke über das Verhalten der Menschen nach. In den Städten der Erkenntnis und der Weisheit sind die Bewohner tief bestürzt; sie fragen sich, wie es kommt, dass sich die Shí‘iten, welche sich selbst als die gelehrtesten, redlichsten und frömmsten Menschen auf Erden betrachteten, an diesem Tage von Seiner Offenbarung abwenden und eine nie erlebte Grausamkeit bezeigen. Es ist deine Pflicht, dir dies eine Weile zu überlegen. Wie viele Geistliche sind seit Anbeginn jener Sekte bis auf den heutigen Tag aufgetreten, von denen keiner die wahre Natur dieser Offenbarung erkannt hat. Was kann der Grund für diese Widerspenstigkeit sein? Wollten Wir es sagen, es würde ihnen die Glieder zerreißen. Sie müssen unbedingt darüber nachdenken, tausendmal tausend Jahre lang darüber nachdenken, damit sie vielleicht ein paar Tropfen vom Weltmeer der Erkenntnis erlangen und entdecken, was sie an diesem Tage nicht beachten.
Ich wandelte im Lande Ṭá (Ṭihrán) – dem Aufgangsort der Zeichen deines Herrn; siehe, da hörte Ich das Klagelied der Kanzeln und ihr Bittgebet zu Gott – gepriesen und verherrlicht sei Er. Laut schrien sie und sprachen: »O Gott der Welt und Herr der Völker! Du siehst unseren Zustand und was die Grausamkeit Deiner Diener über uns brachte. Du hast uns erschaffen und geoffenbart zu Deiner Verherrlichung, Deinem Lobpreis. Nun hörst Du, was die Verstockten in Deinen Tagen über uns verkünden. Bei Deiner Macht! Unsere Seelen schmelzen dahin und unsere Glieder erzittern. Wehe, wehe! Hättest Du uns doch nie erschaffen und geoffenbart!«
Diese Worte verzehren die Herzen derer, die sich nahen Zugangs zu Gott erfreuen, und laut erhebt sich die Klage jener, die Ihm ergeben sind. Immer wieder haben Wir um Gottes willen die hochgestellten Geistlichen ermahnt und sie zum Erhabensten Horizont geladen, auf dass sie in den Tagen Seiner Offenbarung vom Meer der Worte Dessen, der die Sehnsucht der Welt ist, ihr Teil erhielten und nicht völlig leer ausgingen.
In den meisten Unserer Tablets wurde diese bedeutsamste Ermahnung vom Himmel Seiner allumfassenden Barmherzigkeit herniedergesandt. Wir sprachen: »O Schar der Herrscher und der Geistlichen! Neigt euer Ohr der Stimme, die vom Horizont ‘Akkás ruft. Wahrlich, sie hilft euch, den rechten Weg zu gehen; sie bringt euch näher zu Ihm und lenkt eure Schritte zu der Stufe, die Gott zum Tagesanbruch Seiner Offenbarung und zum Dämmerungsort Seines Strahlenglanzes gemacht hat. O ihr Völker der Welt! Er, der Größte Name, ist von dem altehrwürdigen König gekommen und hat den Menschen diese Offenbarung verkündet, die in Seiner Erkenntnis, in der Schatzkammer Seines Gewahrsams, verborgen und behütet war und die von der Erhabensten Feder im Buche Gottes, des Herrn der Herren, niedergelegt wurde. O Volk von shín (Shíráz)! Habt ihr Meine Güte und Meine Barmherzigkeit vergessen, die alles Erschaffene überragen und die von Gott, der den Menschen die Nacken beugt, ausgingen?«
Im Kitáb-i-Aqdas (dem Heiligsten Buch) ist folgendes geoffenbart:

»Sprich:

O Führer der Religion!

Wägt nicht das Buch Gottes nach den Maßstäben und Wissenschaften, die bei euch im Schwange sind; denn das Buch selbst ist die untrügliche Waage, die unter den Menschen aufgestellt wurde.

Auf dieser vollkommenen Waage muss alles gewogen werden, was den Völkern und Geschlechtern eigen ist, während die Skala ihres Gewichts nach ihrem eigenen Richtmaß geprüft werden muss – wenn ihr es nur wüsstet.

Bitter weint das Auge Meiner Güte über euch, weil ihr versäumt habt, Ihn zu erkennen, nach dem ihr Tag und Nacht, am Morgen wie am Abend, gerufen habt.

O Volk, schreite mit schneeweißem Gesicht und mit strahlendem Herzen voran zu dem seligen, blutroten Ort, wo der Baum, über den hinaus keiner gehen kann, ruft: ›Wahrlich, es gibt keinen Gott außer Mir, dem allmächtigen Beschützer, dem Selbstbestehenden!‹ O ihr Religionsführer in Persien!

Wer von Euch kommt Mir an geistiger Schau und Scharfblick gleich?

Wer kann es wagen zu behaupten, er sei Meinesgleichen an Wortgewalt und Weisheit?

Nein, bei Meinem Herrn, dem Allbarmherzigen!

Alle auf Erden werden vergehen; und dies ist das Antlitz eures Herrn, des Allmächtigen, des Vielgeliebten.

Wir haben bestimmt, o Menschen, dass das höchste und letzte Ziel aller Bildung die Erkenntnis Dessen ist, der den Gegenstand alles Wissens bildet; und nun seht, wie ihr eurer Gelehrsamkeit gestattet habt, dass sie euch wie durch einen Schleier trennt von Ihm, dem Tagesanbruch dieses Lichtes, durch welchen alles Verborgene offenbar wurde.

Sprich:

Dies ist wahrlich der Himmel, in dem das Mutterbuch verwahrt ist – könntet ihr es doch begreifen.

Er ließ den Felsen rufen und den Brennenden Busch eine Stimme auf dem Berge über dem Heiligen Land erheben und verkünden: ›Das Reich ist Gottes, des unumschränkten Herrn aller, des Allmächtigen, des Liebenden!‹ Wir haben keine Schule besucht noch eine eurer Abhandlungen gelesen.

Neigt euer Ohr den Worten dieses Ungelehrten, mit denen Er euch vor Gott, den Immerbestehenden, ruft.

Besser ist dies für euch als alle Schätze der Erde – könntet ihr es doch begreifen.

Wer auslegt, was vom Himmel der Offenbarung herniedergesandt ward, und dessen klaren Sinn ändert, der gehört wahrlich zu denen, die das erhabene Wort Gottes verdrehen, und zu den Verlorenen im Deutlichen Buche.«
Darauf hörten Wir das Seufzen des wahren Glaubens und sprachen zu ihm: »Warum, o wahrer Glaube, höre Ich dich zur Mitternacht aufschreien und des Tags seufzen und bei Sonnenaufgang klagen?« Er gab zur Antwort: »O Fürst der Welt, der Du im Größten Namen geoffenbart bist! Die Achtlosen haben Deine weiße Kamelstute gelähmt und Deine Rote Arche scheitern lassen. Sie wollten Dein Licht löschen und das Antlitz Deiner Sache verhüllen. Deshalb erhob sich meine Klage und die aller erschaffenen Dinge; und doch ahnen es die Menschen zum größten Teil nicht.« Der wahre Glaube hält sich an diesem Tage fest an den Saum Unserer Großmut und kreist um Unsere Person.
O Shaykh! Tritt in Meine Gegenwart, auf dass du schaust, was das Auge des Weltalls noch niemals schaute, und hörst, was das Ohr der ganzen Schöpfung noch nie vernahm, und du dich vom Kot eitler Einbildungen befreist und dein Angesicht auf die Erhabenste Stufe richtest, von der dieser Unterdrückte mit lauter Stimme ruft: »Das Reich ist Gottes, des Allmächtigen, des Allgepriesenen!« Wir hegen die Hoffnung, dass durch dein Bemühen die Schwingen der Menschen von allem Schmutz der Selbstsucht und Begierde geläutert und würdig werden, sich in die Lüfte der Liebe Gottes zu erheben. Mit Kot beschmutzte Flügel können sich niemals erheben. Dies bezeugen die Vertreter der Gerechtigkeit und Redlichkeit, und doch befinden sich die Menschen in offenbarem Zweifel.
O Shaykh! Widerspruch ist von allen Seiten gegen Uns laut geworden – solcher Widerspruch, dass Unsere Feder um Verzeihung fleht, ihn aufzuzeichnen. Dennoch haben Wir in Unserer großen Barmherzigkeit dem Verständnis der Menschen gemäß darauf geantwortet, auf dass sie vom Feuer des Leugnens und der Verneinung befreit und mit dem Lichte der Bestätigung und der Annahme erleuchtet würden. Redlichkeit ist selten zu finden, und Gerechtigkeit hat aufgehört zu bestehen.
Neben anderen wurden als Antwort an gewisse Personen folgende klare Verse vom Reich der Göttlichen Erkenntnis herniedergesandt:

»O du, der du deine Augen auf die Strahlen Meines Antlitzes gerichtet hast!

Eitle Einbildungen umgeben die Bewohner der Erde und hindern sie, sich dem Horizont der Gewissheit, seiner Klarheit, seinen Offenbarungen und seinem Lichte zuzuwenden.

Leere Vorstellungen halten sie von Ihm, dem Selbstbestehenden, ab.

Sie sprechen, wie es ihnen ihre Launen eingeben, und haben kein Verständnis.

Unter ihnen sind jene, die sagen: ›Sind die Verse geoffenbart worden?‹ Sprich: ›Ja, beim Herrn der Himmel!‹ ›Ist die Stunde gekommen?‹ ›Nein, sie ist sogar schon vorüber, bei Ihm, dem Offenbarer klarer Zeichen!

Wahrlich, die Unvermeidliche ist gekommen, und Er, der Wahre, ist mit Zeugnis und Beweis erschienen.

Das Land liegt offen, und die Menschheit ist in Furcht und Schrecken.

Die Erde bebte, und die Geschlechter wehklagten aus Furcht vor Gott, dem Herrn der Kraft, dem Allbezwingenden.‹ Sprich: ›Betäubend laut erschallte die Posaune, und der Tag ist Gottes, des Einen, des Unbeschränkten.‹ ›Ist die Katastrophe eingetreten?‹ Sprich: ›Ja, bei dem Herrn der Herren!‹ ›Ist die Auferstehung gekommen?‹ ›Nein, mehr noch:

Er, der Selbstbestehende, ist mit dem Königreich Seiner Zeichen erschienen.‹ ›Siehst du die Menschen niedergestürzt?‹ ›Ja, bei meinem Herrn, dem Erhabenen, dem Höchsten!‹ ›Sind die Baumstämme entwurzelt worden?‹ ›Ja, mehr noch:

Selbst die Berge wurden durch Ihn, den Herrn der Eigenschaften, zu Staub zermahlen!‹ Sie sagen: ›Wo ist das Paradies und wo die Hölle?‹ Sprich: ›Das eine ist die Vereinigung mit Mir, das andere dein eigenes Selbst, o du, der du Gott Gefährten zugesellst und zweifelst.‹ Sie sagen: ›Wir sehen die Waage nicht.‹ Sprich: ›Freilich, bei meinem Herrn, dem Gott der Barmherzigkeit.

Keiner kann sie sehen außer den Einsichtsvollen.‹ ›Sind die Sterne vom Himmel gefallen?‹ Sprich: ›Ja, als Er, der Selbstbestehende, im Land des Geheimnisses (Adrianopel) wohnte.

Habt acht, ihr Einsichtigen!‹ Alle Zeichen erschienen, als Wir die Hand der Macht vom Busen der Majestät und Herrschaft hervorzogen.

Wahrlich, der Rufer hat gerufen, als die verheißene Zeit gekommen war, und sie, die den Strahlenglanz des Sinai erkannten, sanken ohnmächtig hin in der Wüste des Zauderns vor der furchtgebietenden Majestät deines Herrn, des Herrn der Schöpfung.

Die Posaune fragt: ›Wurde das Horn geblasen?‹ Sprich: ›Ja, bei dem König der Offenbarung!

Es geschah, als Er den Thron Seines Namens »der Allgütige« bestieg.‹ Die Finsternis wurde vom Morgenlicht der Barmherzigkeit deines Herrn, des Quells allen Lichtes, vertrieben.

Der Odem des Allbarmherzigen wehte, und die Seelen wurden in den Gräbern ihrer Körper erquickt.

So wurde der Ratschluss von Gott, dem Mächtigen, dem Wohltätigen, erfüllt.

Die Irregegangenen fragen: ›Wann wurden die Himmel gespalten?‹ Sprich: ›Während ihr in den Gräbern der Achtlosigkeit und des Irrtums lagt.‹ Einer der Achtlosen reibt sich die Augen und schaut zur Rechten und zur Linken.

Sprich: ›Verblendet bist du.

Keine Zuflucht bleibt dir, wohin du fliehen könntest.‹ Auch ist einer unter ihnen, der sagt: ›Sind die Menschen versammelt worden?‹ Sprich: ›Ja, bei Meinem Herrn, während du in der Wiege eitler Vorstellungen lagst.‹ Und ein anderer unter ihnen sagt: ›Ist das Buch durch die Macht des wahren Glaubens herniedergesandt worden?‹ Sprich: ›Der wahre Glaube selbst ist darüber in Staunen versetzt.

Fürchtet euch, o ihr Menschen mit verstehendem Herzen!‹ Und noch einer von ihnen sagt: ›Bin ich blind mit den anderen versammelt worden?‹ Sprich: ›Ja, bei Ihm, der auf den Wolken reitet!‹ Das Paradies ist mit mystischen Rosen geschmückt, und die Hölle lodert auf durch das Feuer der Gottlosen.

Sprich: ›Das Licht ist am Horizont der Offenbarung erschienen, und die ganze Erde wurde beim Kommen des Herrn am Tage des Bundes erleuchtet.‹ Die Zweifler sind zugrunde gegangen, aber gut bestellt ist es um den, der sich – vom Lichte der Überzeugung geführt – zum Dämmerungsort der Gewissheit wandte.

Gesegnet bist du, der du deinen Blick auf Mich richtest, um dieses Tablets willen, das für dich herniedergesandt wurde – ein Tablet, das den Seelen der Menschen Aufschwung gibt.

Präge es deinem Gedächtnis ein und trage es vor.

Bei Meinem Leben!

Es ist ein Tor zur Gnade deines Herrn.

Wohl dem, der es am Abend und am Morgen liest.

Wahrlich, Wir hörten, wie du diese Sache priesest, durch die der Berg des Wissens zermalmt wurde und die Füße der Menschen strauchelten.

Meine Herrlichkeit sei mit dir und allen, die sich dem Allmächtigen, dem Gabenreichen zugewandt haben.

Das Tablet ist nun beendet, aber das Thema ist noch nicht erschöpft.

Sei geduldig, denn dein Herr ist der Geduldige.«
Dies sind Verse, die Wir früher, kurz nach Unserer Ankunft in der Gefängnisstadt ‘Akká, offenbarten, und Wir senden sie dir, damit du weißt, was die lügnerischen Zungen gewisser Menschen sprachen, als Unsere Sache zu ihnen kam mit Macht und Herrschaft. Die Grundlagen eitler Vorstellungen sind erzittert, und der Himmel leerer Einbildungen wurde gespalten; dennoch sind die Menschen im Zweifel und hadern mit Ihm. Sie leugneten das Zeugnis Gottes und Seinen Beweis, als Er vom Himmel der Macht mit dem Königreich Seiner Zeichen kam. Sie verwarfen, was ihnen im Buche befohlen wurde, und verübten, was ihnen verboten ward. Abgewandt haben sie sich von ihrem Gott und sind ihren Begierden gefolgt. Sie sind wahrlich vom Wege abgekommen und in die Irre gegangen. Sie lesen die Verse und leugnen sie. Sie schauen die klaren Zeichen und kehren sich ab. In der Tat, sie sind in seltsamen Zweifeln verfangen.
Wir ermahnten Unsere Geliebten zur Gottesfurcht, die der Urquell aller guten Taten und Sitten ist. In der Stadt Bahás ist die Gottesfurcht die Führerin der Heerscharen der Gerechtigkeit. Glücklich der Mensch, der unter den Schatten ihres leuchtenden Banners tritt und sich fest daran hält. Er, wahrlich, zählt zu den Gefährten der Roten Arche, von der im Qayyúmu’l-Asmá’ die Rede ist.
Sprich: O Volk Gottes! Schmücke deine Tempel mit der Zier der Vertrauenswürdigkeit und Frömmigkeit. Alsdann hilf deinem Herrn mit den Heerscharen guter Taten und edler Eigenschaften. In Meinen Büchern, Schriften, Sendschreiben und Tablets haben Wir euch Streit und Zwist verboten, und dabei wünschten Wir nichts als eure Erhöhung und euren Fortschritt. Dies bezeugen der Himmel und seine Sterne, die Sonne und ihr Glanz, die Bäume und ihre Blätter, die Meere und ihre Wogen, die Erde und ihre Schätze. Wir bitten Gott, Seinen Geliebten beizustehen und sie in dem zu stärken, was ihrer auf dieser glückseligen, dieser mächtigen und wunderbaren Stufe würdig ist.
Des weiteren sagten Wir in einem anderen Tablet: »O du, der du deinen Blick auf Mein Antlitz richtest! Ermahne die Menschen zur Gottesfurcht. Bei Gott! Die Gottesfurcht ist die Befehlshaberin über die Streitmacht deines Herrn. Ihre Truppen sind edle Charaktereigenschaften und gute Taten. Sie hat durch alle Jahrhunderte und Zeitalter die Städte der Menschenherzen erobert und die Banner der Überlegenheit und des Sieges hoch über allen anderen Bannern gehisst.«
»Wir wollen dich nun an die Vertrauenswürdigkeit und an die Stelle erinnern, die sie vor Gott, deinem Herrn und dem Herrn des Mächtigen Thrones, einnimmt. Eines Tages begaben Wir Uns auf Unsere grüne Insel [Garten Riḍván]. Als Wir sie betraten, sahen Wir fließende Bäche und Bäume in voller Pracht, zwischen deren Blättern die Sonne spielte. Unser Gesicht nach rechts wendend, sahen Wir, was die Feder nicht zu beschreiben vermag; sie kann nicht kundtun, was das Auge des Herrn der Menschheit an diesem Ort wahrnahm, welcher der heiligste, hehrste, gesegnetste und erhabenste Ort ist. Wir wandten Uns darauf zur Linken. Dort sahen Wir eines der herrlichen Wesen des Erhabensten Paradieses auf einer Säule reinen Lichtes stehen und mit lauter Stimme rufen: ›O ihr Bewohner der Erde und des Himmels! Schaut auf Meine Schönheit, Mein Leuchten, Meine Erscheinung, Meinen Glanz! Bei Gott, dem Wahrhaftigen! Ich bin die Vertrauenswürdigkeit, ihre Verkörperung und ihre Schönheit. Ich will jeden belohnen, der sich an Mich hält, Meinen Rang und Meine Stufe erkennt und sich fest an den Saum Meines Gewandes klammert. Ich bin der edelste Schmuck für das Volk Bahás und der Mantel des Ruhmes für alle im Reiche der Schöpfung. Ich bin das erhabenste Werkzeug für die Wohlfahrt der Welt und der Horizont der Sicherheit für alles Leben.‹ Damit sandten Wir dir hernieder, was die Menschen näher zum Herrn der Schöpfung ziehen wird.«
Dieser Unterdrückte hat zu allen Zeiten die Völker der Welt zu dem gerufen, was sie erhöht und Gott näher bringt. Was vom Erhabensten Horizont ausstrahlt, lässt keinem Menschen Raum für Wankelmut, Zurückweisung oder Absage. Die Eigensinnigen aber haben es versäumt, ihren Nutzen daraus zu ziehen; dies wird ihren Verlust nur mehren.
O Shaykh! Die Geistlichen haben die Pflicht, sich mit Seiner Majestät dem Sháh – möge Gott ihm beistehen – zu vereinen und sich an das zu halten, was Regierung und Volk in ihrer Stufe erhöht. Das Volk Bahás ist unablässig bemüht, die Seelen der Menschen zu erleuchten und deren Verfassung wieder zu Ehren zu bringen. Dies bezeugt, was die Erhabenste Feder in diesem leuchtenden Tablet herniedersandte. Wie oft schon waren die Dinge so einfach und leicht zu verwirklichen, und doch waren die meisten achtlos und nur darauf aus, ihre Zeit zu vergeuden.
In Konstantinopel besuchte eines Tages Kamál Páshá diesen Unterdrückten. Unsere Unterredung drehte sich darum, was dem Menschen nützlich wäre. Er sagte, er habe mehrere Sprachen gelernt. Wir erwiderten: »Du hast dein Leben vergeudet. Es geziemt dir und den anderen Beamten der Regierung, eine Versammlung einzuberufen und eine unter den verschiedenen Sprachen sowie eine der bestehenden Schriftarten auszuwählen oder aber eine neue Sprache und eine neue Schrift zu schaffen, die man die Kinder in den Schulen der ganzen Welt lehrt. Auf diese Weise würden sie nur zwei Sprachen lernen, ihre Muttersprache und diejenige, in der sich alle Völker der Welt verständigen. Wenn die Menschen dies fest im Auge behielten, würde die ganze Erde schließlich als ein Land betrachtet werden, und das Volk wäre entlastet und befreit von der Notwendigkeit, verschiedene Sprachen zu lehren und zu lernen.« Solange Kamál Páshá in Unserer Gegenwart weilte, stimmte er zu; er bekundete sogar große Freude und volle Zufriedenheit. Wir sagten ihm, er solle diese Angelegenheit den Beamten und Ministern der Regierung vorlegen, damit sie in all den verschiedenen Ländern bewerkstelligt würde. Aber sooft er Uns später noch besuchte, kam er doch nie mehr auf diesen Gegenstand zu sprechen, obgleich doch das, was Wir vorschlugen, zur Einigkeit und Einheit der Völker dieser Welt beiträgt.
Wir hoffen sehr, dass die persische Regierung diesen Gedanken aufnimmt und ausführt. Vor kurzem sind eine neue Sprache und eine neue Schrift erfunden worden. Wenn du wünschst, werden Wir sie dir mitteilen. Unsere Absicht ist, dass sich alle Menschen an das halten, was unnötige Mühe und Anstrengung vermindert, damit sie ihre Tage in geziemender Weise verbringen und zu Ende führen. Gott ist wahrlich der Helfer, der Unterrichtete, der Verordner, der Allwissende.
So Gott will, wird Persien so weit kommen, dass es sich mit Tugenden schmückt, deren es bisher beraubt war. Sprich: »O Sháh! Bemühe dich, auf dass die Völker der Welt vom Strahlenglanz der Sonne deiner Gerechtigkeit erleuchtet werden. Die Augen dieses Unterdrückten sind nur auf Vertrauenswürdigkeit, Wahrhaftigkeit, Reinheit und alles, was den Menschen nützt, gerichtet.« Sieh Ihn nicht als einen Verräter an. Verherrlicht seist Du, o mein Gott, mein Meister, meine Stütze! Stehe Du Seiner Majestät dem Sháh bei, Deine Gesetze und Deine Gebote auszuführen und Deine Gerechtigkeit unter Deinen Dienern zu vertreten. Du bist wahrlich der Großmütige, der Herr überströmender Gnade, der Allmächtige, der Allgewaltige. Die Sache Gottes ist als ein Zeichen Seiner Gnade erschienen. Glücklich ist, wer danach handelt; glücklich ist, wer versteht; glücklich ist der Mensch, der sich an die Wahrheit hält, losgelöst von allem, was in den Himmeln und auf Erden ist.
O Shaykh! Suche nach der Küste des Größten Meeres und besteige sodann die Rote Arche, die Gott im Qayyúmu’l-Asmá’ für das Volk Bahás verordnet hat. Wahrlich, sie fährt über Land und Meer. Wer sie betritt, ist errettet, und wer sich von ihr wendet, geht zugrunde. Wenn du sie gefunden hast und besteigst, richte dein Angesicht auf die Ka‘bah Gottes, des Helfers in Gefahr, des Selbstbestehenden, und sprich: »O mein Gott! Ich flehe zu Dir bei Deinem herrlichsten Lichte, und alle Deine Lichter sind wahrlich herrlich.« Alsdann werden sich die Tore des Königreichs weit vor deinem Angesicht auftun, und du wirst sehen, was zuvor kein Auge schaute, und hören, was noch kein Ohr vernommen hat. Dieser Unterdrückte ermahnt dich, wie Er dich schon zuvor ermahnte, und Er hatte nie einen anderen Wunsch für dich, als dass du auf dem Meer der Einheit Gottes, des Herrn der Welten, fährst. Dies ist der Tag, an dem alle erschaffenen Dinge laut rufend den Menschen diese Offenbarung verkünden, durch die erschienen ist, was in der Erkenntnis Gottes, des Mächtigen, des Allgepriesenen, bewahrt und verborgen war.
O Shaykh!

Du hast gehört, welch süße Weisen die Tauben des Wortes auf den Zweigen des Lotosbaumes der Erkenntnis gurren.

Lausche nun auf den Gesang, den die Vögel der Weisheit im Erhabensten Paradies anstimmten.

Sie werden dich wahrlich mit bisher nie erahnten Dingen vertraut machen.

Höre, was die Zunge der Macht und Kraft gesprochen hat in den Büchern Gottes, des Verlangens jedes verstehenden Herzens.

In diesem Augenblick erhebt sich eine Stimme aus dem Lotosbaum im Erhabensten Paradiese, über den hinaus keiner schreiten kann, und gebietet Mir, dir zu sagen, was in den Büchern und Tablets herniedergesandt wurde und was Mein Vorläufer sprach, der Sein Leben für diese Große Verkündung, diesen Geraden Pfad opferte.

Er sagte – und Er spricht die Wahrheit:

»Ich habe zu Seiner Erwähnung diese edelsteingleichen Worte niedergeschrieben: ›Keine Andeutung von Mir kann Ihn andeuten, noch kann dies irgend etwas, was im Bayán steht.‹« Und weiter sagt Er – gepriesen und verherrlicht sei Er – über diese mächtigste Offenbarung, diese Große Verkündung:

»Gepriesen und verherrlicht ist Er über die Macht jedes anderen außer Ihm selbst, Ihn zu offenbaren, und über die Beschreibung durch irgendeines Seiner Geschöpfe.

Ich selbst bin nur der erste Diener, der an Ihn und Seine Zeichen glaubt und am süßen Duft Seiner Worte von den Paradiesfrüchten Seines Wissens teilhat.

Ja, bei Seiner Herrlichkeit!

Er ist die Wahrheit.

Es gibt keinen anderen Gott außer Ihm.

Alle sind auf Seinen Befehl hin auferstanden.« Dies sind die Worte, die die Taube der Wahrheit auf den Zweigen des Göttlichen Lotosbaumes gurrte.

Wohl steht es um den, der ihrer Stimme lauschte und vom Meer göttlicher Äußerung, das in jedem dieser Worte verborgen liegt, trank.

Ein andermal rief die Stimme des Bayán laut von den höchsten Zweigen.

Er sagte – gesegnet und verherrlicht sei Er:

»Im Jahre neun werdet ihr zu allem Guten gelangen.« Und wieder bei anderer Gelegenheit:

»Im Jahre neun werdet ihr in die Gegenwart Gottes gelangen.« Diese Weisen der Vögel in den Städten des Wissens stimmen mit dem überein, was der Allbarmherzige im Qur’án herniedersandte.

Gesegnet sind die Einsichtsvollen, gesegnet die, welche zu diesem Ziel gelangen.
O Shaykh!

Ich schwöre bei Gott!

Der Strom der Barmherzigkeit fließt, das Meer des Wortes wogt und die Sonne der Offenbarung strahlt in ihrem Glanze.

Sprich die erhabenen Worte, die Mein Vorläufer, der Erste Punkt, geoffenbart hat, mit reinem Herzen, geweiteter Brust und wahrheitsliebender Zunge.

Er sagte – verherrlicht sei Seine Rede – zu dem ehrwürdigen ‘Aẓím:

»Dies ist wahrlich, was Wir dir verheißen haben, bevor Wir noch deinen Ruf beantworteten.

Warte, bis von der Zeit des Bayán neun verflossen sind.

Alsdann rufe aus: ›Gesegnet sei Gott hierfür, der erhabenste der Schöpfer!‹ Sprich:

Dies ist wahrlich eine Verkündung, die niemand außer Gott begreift.

Ihr aber werdet an jenem Tage nichts bemerken.« Im Jahre neun erhob sich diese Größte Offenbarung und erstrahlte hell am Horizont des Willens Gottes.

Niemand kann es leugnen außer dem Achtlosen und Zweifelnden.

Wir bitten Gott, Seinen Dienern beizustehen, dass sie zu Ihm zurückkehren und um Vergebung flehen für alles, was sie in diesem nichtigen Leben begangen haben.

Er ist wahrlich der Vergebende, der Verzeihende, der Allbarmherzige.

In anderem Zusammenhang spricht Er:

»Ich bin der erste Diener, der an Ihn und Seine Zeichen glaubt.« Gleicherweise sagt Er im Persischen Bayán:

»Er ist wahrlich Der, welcher unter allen Umständen verkündet: ›Ich bin in Wahrheit Gott!‹« – und so fährt Er fort, gesegnet und verherrlicht sei Er.

Was mit Göttlichkeit und Gottheit gemeint ist, wurde früher erklärt.

Wir haben wahrlich die Schleier zerrissen und enthüllt, was die Menschen Gott, der ihnen den Nacken beugt, nahe bringt.

Glücklich der Mensch, der zu Gerechtigkeit und Redlichkeit gelangte durch diese Gnade, die alles in den Himmeln und auf Erden umspannt, wie es Gott, der Herr der Welten, geboten hat.
O Shaykh! Lausche den Weisen des Evangeliums mit dem Ohr der Unparteilichkeit. Er prophezeit – verherrlicht sei Sein Wort – über die kommenden Dinge: »Von dem Tage aber und von der Stunde weiß niemand, auch die Engel nicht im Himmel, auch nicht der Sohn, sondern allein der Vater.«. Mit »Vater« ist in diesem Zusammenhang Gott gemeint – gepriesen sei Seine Herrlichkeit. Er ist der Wahre Erzieher, der Geistige Lehrer.
Joel sagt: »Denn der Tag des Herrn ist groß und überaus schrecklich, und wer kann ihn bestehen?«. Erstens sagt Er in dem erhabenen Wort, das im Evangelium aufgezeichnet ist, dass niemand der Zeit der Offenbarung gewärtig ist außer Gott, dem Allwissenden, der von allen Dingen Kenntnis hat. Zweitens legt Er die Größe dieser Offenbarung dar. Ebenso spricht Er im Qur’án: »Worüber befragen sie einander? Über die Große Verkündung.« Dies ist die Verkündung, über deren Größe in den meisten Büchern aus alter und neuer Zeit gesprochen wird. Dies ist die Verkündung, die die Glieder der Menschen erzittern ließ, ausgenommen jener, die Gott, der Beschützer, der Helfer, der Beistand, verschonen wollte. Die Menschen haben in der Tat mit eigenen Augen gesehen, wie sie selbst und alle Dinge in Verwirrung gestürzt wurden und in ein schlimmes Durcheinander gerieten, außer jenen, die Gott auszunehmen beliebte.
O Shaykh! Groß ist diese Sendung und groß die Verkündung! Denke geduldig und ruhig nach über die leuchtenden Zeichen, die erhabenen Worte und alles, was in diesen Tagen geoffenbart wurde, damit du die Geheimnisse ergründest, die in den Büchern verborgen sind, und dich bemühst, Seine Diener zu führen. Lausche mit deinem geistigen Ohr auf die Stimme Jeremias, der da sagt: »Groß ist jener Tag, und er hat nicht seinesgleichen.«. Würdest du mit dem Auge der Ehrlichkeit schauen, du würdest die Größe dieses Tages wahrnehmen. Neige dein Ohr der Stimme dieses Allwissenden Ratgebers, und lass dich nicht der Barmherzigkeit verlustig gehen, die alles Erschaffene, das Sichtbare wie das Unsichtbare, übertrifft. Höre auf den Gesang Davids. Er spricht: »Wer will mich führen in eine feste Stadt?«. Die »feste Stadt« ist ‘Akká, das den Namen »Größtes Gefängnis« erhielt und eine Festung und mächtige Wälle besitzt.
O Shaykh! Lies, was Jesaja in seinem Buch gesprochen hat. Er sagt: »Steige auf den hohen Berg, o Zion, dass du gute Kunde bringest; erhebe deine Stimme mit Macht, o Jerusalem, dass du gute Kunde bringest. Erhebe sie und fürchte dich nicht; sage den Städten Judas: ›Sehet euren Gott! Sehet, der Herr, euer Gott, wird kommen mit starker Hand, und Sein Arm wird für Ihn herrschen.‹«. An diesem Tag sind alle Zeichen erschienen. Eine große Stadt ist vom Himmel gekommen, und Zion zittert und jubelt vor Freude über die Offenbarung Gottes, denn er hat Gottes Stimme auf allen Seiten gehört. An diesem Tag ist ein neues Evangelium nach Jerusalem gekommen, denn an der Stelle der Sykomore steht die Zeder. Jerusalem ist das Ziel der Pilgerschaft für alle Völker der Welt und wurde heilig genannt, zusammen mit Zion und Palästina; sie sind alle in diesen Bezirken gelegen. Deshalb ist gesagt: »Gesegnet ist der Mensch, der nach ‘Akká wanderte.«
Amos sagt: »Der Herr wird aus Zion brüllen und Seine Stimme aus Jerusalem hören lassen; und die Wohnstätten der Hirten werden trauern, und der Gipfel des Karmel wird verdorren.«. Karmel wurde im Buche Gottes als der Berg Gottes und als Sein Weinberg bezeichnet. Durch die Gnade des Herrn der Offenbarung wurde auf ihm das Zelt der Herrlichkeit errichtet. Glücklich, wer dorthin gelangt; glücklich, wer sein Angesicht ihm zuwendet. Und desgleichen sagt Er: »Unser Gott kommt und schweigt nicht.«.
O Shaykh! Denke nach über diese Worte, die Er, das Verlangen der Welt, an Amos richtete. Er sagt: »Bereite dich, Israel, deinem Herrn zu begegnen; denn siehe, Er ist’s, der die Berge formt und den Wind schafft und dem Menschen zeigt, was dieser im Sinne hat; Er macht die Finsternis am Morgen; Er schreitet einher auf den Höhen der Erde; der Herr, der Gott der Heerscharen, ist Sein Name.«. Er sagt, Er mache die Finsternis am Morgen. Damit ist gemeint: Wenn sich zur Zeit der Offenbarung Dessen, der auf dem Sinai Zwiesprache hielt, irgend jemand als den wahren Morgen betrachten würde, dann würde er durch Gottes Macht und Kraft in Finsternis verwandelt. Er ist wahrlich die falsche Dämmerung, auch wenn er glaubt, er sei die wahre. Wehe ihm und wehe denen, die ihm folgen, ohne ein klares Zeichen von Gott, dem Herrn der Welten.
Jesaja sagt: »Der Herr allein wird erhöhet werden an jenem Tage.«. Über die Größe der Offenbarung sagt Er: »Gehe in den Felsen und verbirg dich im Staube aus Furcht vor dem Herrn und um Seiner herrlichen Majestät willen.«. In anderem Zusammenhang spricht Er: »Die Wüste und die Einöde werden froh sein, und das dürre Land wird jubeln und blühen wie die Rose. Es wird blühen in üppiger Fülle und frohlocken mit Gesang und Freude; denn die Herrlichkeit des Libanon wird ihm gegeben sein, der Glanz des Karmel und des Saron. Sie werden die Herrlichkeit des Herrn sehen und den Glanz unseres Gottes.«.
Diese Stellen bedürfen keiner Erklärung. Sie sind strahlend und offenbar wie die Sonne und glänzen und leuchten wie das Licht selbst. Jeder Mensch mit redlichem Sinn wird durch den Duft dieser Worte in den Garten des Verstehens geführt und gelangt zu dem, was vor den meisten Menschen verschleiert und verschlossen ist. Sprich: Fürchte Gott, o Volk, und folge nicht den Zweifeln jener lauten Schreier, die den Bund Gottes und Sein Testament gebrochen haben und die Seine Barmherzigkeit leugnen, welche allen vorangeht, die in den Himmeln und auf Erden sind.
Und ferner spricht Er: »Saget den verzagten Herzen: Seid getrost, fürchtet euch nicht.«. Dieser gesegnete Vers ist ein Beweis für die Größe der Offenbarung und die Größe der Sendung; denn der Schall der Posaune muss unweigerlich Verwirrung über die ganze Welt verbreiten, und Furcht und Zittern unter allen Menschen. Gut steht es um den, der vom Licht des Vertrauens und der Loslösung erleuchtet ist. Die Drangsal jenes Tages wird ihn nicht behindern oder beunruhigen. Also spricht die Zunge des Wortes auf Geheiß Dessen, der der Allbarmherzige ist. Er ist wahrlich der Starke, der Allgewaltige, der Allunterwerfende, der Allmächtige. Es obliegt nun all denen, die mit einem hörenden Ohr und einem sehenden Auge ausgestattet sind, über diese erhabenen Worte nachzudenken, in deren jedem die Meere innerer Bedeutung und Erklärung verborgen sind, auf dass die Rede, die Er, der Herr der Offenbarung, äußerte, Seine Diener befähige, strahlend und mit größter Freude zum Höchsten Ziel, dem Erhabensten Gipfel – dem Dämmerungsort dieser Stimme – zu gelangen.
O Shaykh! Könntest du auch nur weniger als durch ein Nadelöhr geht von dem Hauch Meines Wortes begreifen, du würdest die Welt und alles, was darinnen ist, verlassen und deinen Blick auf das Licht des ersehnten Antlitzes richten. Kurz, in den Aussprüchen Dessen, der der Geist ist (Jesus), liegen ungezählte Bedeutungen verborgen. Auf viele Dinge kam Er zu sprechen, aber als Er niemanden fand, der ein hörendes Ohr oder ein sehendes Auge besaß, zog Er es vor, die meisten dieser Dinge zu verhüllen, wie Er ja einmal sagte: »Ihr könnt es jetzt noch nicht tragen.« Dieser Aufgangsort der Offenbarung sagte, an jenem Tag werde Er, der Verheißene, die kommenden Dinge enthüllen. Demgemäß wurde im Kitáb-i-Aqdas, in den Tablets an die Könige, im Lawḥ-i-Ra’ís und im Lawḥ-i-Fu’ád das meiste dessen, was sich auf dieser Erde ereignet hat, von der Erhabensten Feder angekündigt und vorausgesagt.
Im Kitáb-i-Aqdas wurde folgendes geoffenbart:

»O Land von Ṭá (Ṭihrán)!

Lass dich durch nichts betrüben, denn Gott hat dich zum Quell der Freude für die ganze Menschheit erwählt.

Er wird, wenn es Sein Wille ist, deinen Thron mit einem Herrscher segnen, der in Gerechtigkeit regieren und die von den Wölfen zerstreute Herde Gottes sammeln wird.

Voll Glück und Freude wird ein solcher Herrscher sein Angesicht dem Volke Bahás zukehren und diesem seine Gunst erwiesen.

Er wird in der Tat vor dem Auge Gottes als ein Juwel unter den Menschen angesehen.

Auf ihm ruhe allezeit der Ruhm Gottes und der Ruhm aller, die im Reiche Seiner Offenbarung weilen.« Diese Verse wurden schon früher verkündet.

Nun aber ist der folgende Vers herniedergesandt worden:

»O Gott, mein Gott!

Bahá bittet Dich und fleht zu Dir bei dem Lichte Deines Antlitzes, bei den Wogen des Meeres Deiner Offenbarung und bei dem Strahlenglanz der Sonne Deines Wortes, stehe dem Sháh bei, gerecht und ehrlich zu sein.

So es Dein Wille ist, segne durch ihn den Thron der Hoheit und Herrschaft.

Mächtig bist Du zu tun, was Dir gefällt.

Es gibt keinen Gott außer Dir, der Du hörst und zur Antwort bereit bist.« »Frohlocke mit großer Freude, o Land von Ṭá (Ṭihrán), denn Gott hat dich zum Tagesanbruch Seines Lichtes gemacht, da in dir die Manifestation Seiner Herrlichkeit geboren wurde.

Freue dich über diesen Namen, der dir verliehen wurde – einen Namen, durch den der Morgenstern der Gnade seinen Glanz erstrahlen ließ und durch den Erde und Himmel erleuchtet wurden.

Binnen kurzem werden deine Verhältnisse gewandelt werden, und die Zügel der Macht werden in die Hand des Volkes übergehen.

Wahrlich, dein Herr ist der Allwissende.

Seine Gewalt umfasst alle Dinge.

Bleibe der gnädigen Gunst deines Herrn versichert.

Das Auge Seiner Güte wird ewig auf dir ruhen.

Es nähert sich der Tag, da deine Erregung in Frieden und ruhevolle Stille verwandelt sein wird.

So wurde es im Wundersamen Buche bestimmt.«
Ebenso wurde im Lawḥ-i-Fu’ád, im Tablet an den König von Paris (Napoleon III.) und in anderen Tablets geoffenbart, was jeden redlich Gesinnten veranlassen wird, die Macht, Hoheit und Weisheit Gottes – gepriesen sei Seine Herrlichkeit – zu bezeugen. Wollten die Menschen mit dem Auge der Gerechtigkeit schauen, sie würden des Geheimnisses dieses gesegneten Verses gewahr werden: »Es gibt kein Ding, sei es grün oder dürr, das nicht in deutlicher Schrift aufgezeichnet wäre«, und sie würden diesen Vers begreifen. Da jedoch die Menschen an diesem Tage die Wahrheit verworfen haben, können sie das, was von Ihm, dem Enthüllenden, dem Altehrwürdigen der Tage, herniedergesandt ward, nicht verstehen. Gnädiger Gott! Überall sind deutliche Zeichen erschienen, und dennoch sind die Menschen zum größten Teil des Vorrechts beraubt, diese wahrzunehmen und zu begreifen. Wir flehen zu Gott, Er möge allen Menschen Seine Hilfe angedeihen lassen, damit sie die Perlen erkennen, die in den Muscheln des Größten Meeres verborgen ruhen, und rufen: »Gepriesen seist Du, o Gott der Welt!«
O Schar der redlich Gesinnten! Schaut auf die Wogen des Wortes und der Erkenntnis Gottes und denkt darüber nach, auf dass ihr mit der Zunge eures Geistes und Mundes bezeugt, dass bei Ihm die Kenntnis all dessen ist, was in dem Buche steht. Nichts entgeht Seiner Kenntnis. Er hat wahrlich geoffenbart, was verborgen war, als Er bei Seiner Wiederkehr den Thron des Bayán bestieg. All dies wurde herniedergesandt und wird, Wort für Wort, auf Erden eintreffen. Keinem bleibt die Möglichkeit, sich abzuwenden oder sich dagegen zu verwahren. Da jedoch rechter Sinn in Ungnade fiel und verborgen blieb, reden die meisten Menschen, wie es ihnen ihre eitlen Vorstellungen eingeben.
O Gott, mein Gott! Verhindere Deine Diener nicht, ihr Angesicht dem Lichte der Gewissheit zuzuwenden, das über dem Horizonte Deines Willens angebrochen ist, und lass sie nicht des Meeres Deiner Zeichen verlustig gehen, o mein Gott. O mein Herr, sie sind Deine Diener in Deinen Städten und Deine Knechte in Deinen Landen. Wenn Du kein Erbarmen mit ihnen hast, wer soll ihnen dann Barmherzigkeit erweisen? Nimm jene bei der Hand, o mein Gott, die in der See eitler Vorstellungen versunken sind, und befreie sie durch Deine Kraft und höchste Herrschaft. Schütze sie sodann mit der Wehr Deiner Macht. Du bist mächtig zu tun, was Du willst, und in Deiner Rechten ruhen die Zügel all dessen, was in den Himmeln und auf Erden ist.
In gleicher Weise sagt der Erste Punkt [der Báb]: »Schaut auf Ihn mit Seinen eigenen Augen. Wenn ihr auf Ihn mit den Augen anderer schautet, würdet ihr Ihn niemals finden und erkennen.« Dies bezieht sich auf nichts anderes als diese Größte Offenbarung. Wohl steht es um die, welche redlich urteilen. Und ebenso sagt Er: »Der einjährige Spross, der in sich die Kräfte der kommenden Offenbarung trägt, ist mit einer Macht ausgestattet, die den vereinten Kräften des ganzen Bayán überlegen ist.« Diese frohen Botschaften des Bayán und der Bücher früherer Zeiten sind wiederholt unter verschiedenen Namen in zahlreichen Büchern erwähnt worden, auf dass die Menschen gerecht urteilen mögen über das, was am Horizont des Willens Gottes, des Herrn des Mächtigen Thrones, erschienen ist und von dort herniederstrahlt.
O Shaykh! Sage dem Volk des Bayán: »Denkt über diese gesegneten Worte nach. Er spricht: ›Der ganze Bayán ist nur ein Blatt unter den Blättern Seines Paradieses.‹ Sei redlich, o Volk, und gehöre nicht zu jenen, die zu den Verlorenen gezählt werden im Buche Gottes, des Herrn der Welten.« Der gesegnete Lotosbaum steht an diesem Tage vor deinem Angesicht, beladen mit himmlischen, neuen und wundersamen Früchten. Schaue auf ihn, losgelöst von allem außer ihm. Also spricht die Zunge der Macht und Kraft an diesem Ort, den Gott mit den Fußspuren Seines Größten Namens und Seiner Mächtigen Verkündung schmückte.
Desgleichen sagt Er:

»Ehe nicht neun [Jahre] vom Beginn dieser Sache an vergangen sind, wird das Wesen alles Erschaffenen nicht geoffenbart werden.

Alles, was du bis jetzt gesehen hast, ist das Wachstum des feuchten Samens bis zu der Zeit, da Wir ihn mit Fleisch umkleideten.

Habe Geduld, bis du eine neue Schöpfung schaust.

Sprich: ›Gesegnet sei darum Gott, der erhabenste der Schöpfer!‹« Und weiterhin sagt Er über die Macht dieser Offenbarung:

»Rechtens ist es für Ihn, den Gott offenbaren wird, den Größten auf Erden zu verwerfen, da ein solcher nur ein Geschöpf in Seiner Hand ist und alle Dinge Ihn anbeten.

Nach Ḥín (68 – 1268 d.

H.) wird euch eine Sache gegeben werden, die ihr dann kennenlernen werdet.« Und ferner sagt Er:

»Wisse mit ganzer Sicherheit und durch den fest begründeten, völlig unwiderruflichen Ratschluss, dass Er – gepriesen sei Seine Herrlichkeit, gelobt sei Seine Macht, geheiligt sei Sein hehres Wesen, verherrlicht sei Seine Größe und gerühmt seien Seine Wege – jedes Ding durch dessen eigenes Selbst erkennbar macht; wer könnte da Ihn durch irgendeinen anderen erkennen als durch Ihn selbst?« Und weiter sagt Er – gepriesen und verherrlicht sei Er:

»Hüte dich, hüte dich, dass dich in den Tagen Seiner Offenbarung das Váḥid des Bayán (die achtzehn Buchstaben des Lebendigen) nicht wie ein Schleier von Ihm trennt, da dieses Váḥid in Seinen Augen nur ein Geschöpf ist.

Und hüte dich, hüte dich, dass dich die Worte, die im Bayán herniedergesandt sind, nicht wie ein Schleier von Ihm trennen.« Und ein andermal sagt Er – gepriesen sei Er:

»Schaue auf Ihn nur mit Seinem eigenen Auge.

Denn wer mit Seinem Auge auf Ihn schaut, wird Ihn erkennen; andernfalls wird Er für ihn verhüllt sein.

So du Gott und Seine Gegenwart suchst, suche Ihn und schaue auf Ihn.« Und wiederum sagt Er:

»Besser ist es für dich, auch nur einen der Verse Dessen zu sprechen, den Gott offenbaren wird, als den ganzen Bayán niederzuschreiben; denn an jenem Tag kann dich dieser eine Vers erlösen, während der ganze Bayán dich nicht erlösen kann.«
Sprich: O Volk des Bayán! Sei redlich, redlich, und hinwiederum: Sei redlich, redlich! Gehöre nicht zu denen, die der Manifestation der Sache Gottes Erwähnung taten des tags und des nachts, und die, als Er durch Seine Gnade erschien und der Horizont der Offenbarung erleuchtet war, ein Urteil über Ihn fällten, das die Bewohner des Königreiches und des Reiches der Herrlichkeit und all jene wehklagen ließ, die den Willen Gottes, des Allwissenden, des Allweisen, umkreisen.
Denke tief nach über diese erhabenen Worte. Er sagt: »Wahrlich, Ich glaube an Ihn und an Seinen Glauben und an Sein Buch und an Seine Beweise und an Seine Wege und an alles, was hierüber von Ihm ausgeht. Ich rühme Mich Meiner Verwandtschaft mit Ihm und bin stolz auf Meinen Glauben an Ihn.« Desgleichen sagt Er: »O Gemeinde des Bayán und ihr alle, die ihr dieser angehört! Erkennt die Grenzen, die euch gesetzt sind; denn ein Wesen wie der Punkt des Bayán selbst hat an Ihn, den Gott offenbaren wird, geglaubt, ehe noch alle Dinge erschaffen wurden. Dessen, wahrlich, rühme Ich Mich vor allen im Reiche des Himmels und der Erde.« Bei Gott! Alle Atome des Weltalls stöhnen und jammern ob der Grausamkeit, die von den Eigensinnigen im Volke des Bayán verübt wurde. Wo sind jene, die mit Einsicht und Gehör begabt sind? Wir flehen zu Gott – gesegnet und verherrlicht sei Er –, Er möge sie versammeln und zu dem ermahnen, was ihnen nützt, und sie fernhalten von dem, was ihnen schadet. Er ist in Wahrheit der Starke, der Allunterwerfende, der Allmächtige.
Und weiter sagt Er: »Lasst es nicht zu, dass ihr wie durch einen Schleier von Gott getrennt seid, nachdem Er sich offenbarte. Denn alles, was im Bayán gepriesen wurde, ist nur wie ein Ring an Meiner Hand, und Ich selbst bin wahrlich nur ein Ring an der Hand Dessen, den Gott offenbaren wird – verherrlicht sei Seine Erwähnung! Er wendet ihn, wie es Ihm gefällt, wozu es Ihm gefällt und wodurch es Ihm gefällt. Er, wahrlich, ist der Helfer in Gefahr, der Höchste.« Desgleichen sagt Er: »Wollte Er einen jeden auf Erden zu einem Propheten machen, würden alle – und dies ist die unbedingte Wahrheit – in den Augen Gottes als Propheten angesehen.« Und ein andermal sagt Er: »Am Tage der Offenbarung Dessen, den Gott offenbaren wird, werden alle Erdbewohner in Seiner Wertschätzung gleich sein. Wen immer Er zum Propheten bestimmt, der ist wahrlich vom Anbeginn an, der keinen Anbeginn hat, ein Prophet gewesen und wird ein solcher bleiben bis zum Ende, das kein Ende hat, da dies eine Tat Gottes ist. Und wer immer von Ihm zum Statthalter gemacht wird, wird in allen Welten ein Statthalter sein, da dies eine Tat Gottes ist. Denn der Wille Gottes kann auf keine andere Weise enthüllt werden als durch Seinen Willen, noch kann Gottes Wunsch anders geoffenbart werden als durch Seinen Wunsch. Er ist wahrlich der Allbezwingende, der Allgewaltige, der Allhöchste.«
Kurz, bei jeder Gelegenheit hat Er dargelegt, was der Bekehrung, dem Fortschritt, der Erhöhung und der Führung der Menschen dienlich ist. Etliche unredliche Seelen sind jedoch zu einem Schleier, einer unüberwindlichen Schranke geworden und haben das Volk gehindert, sich dem Lichte Seines Antlitzes zuzuwenden. Wir bitten Gott, sie durch Seine höchste Herrschaft auszustoßen und sich ihrer durch Seine alles erfassende Kraft zu bemächtigen. Er ist wahrlich der Herr der Stärke, der Mächtige, der Allweise.
An anderer Stelle sagt Er: »Er – verherrlicht sei Seine Erwähnung – gleicht der Sonne. Würden ungezählte Spiegel vor ihr aufgestellt, ein jeder würde nach seiner Fähigkeit den Glanz dieser Sonne widerstrahlen, und wäre kein Spiegel vor ihr, würde sie sich weiterhin erheben und senken, und nur die Spiegel wären von ihrem Licht ausgeschlossen. Ich habe wahrlich Meine Pflicht nicht versäumt, dieses Volk zu ermahnen und auf Mittel und Wege zu sinnen, durch die es sich Gott, seinem Herrn, zuwenden und an Gott, seinen Schöpfer, glauben kann. Wenn Ihm am Tage Seiner Offenbarung alle auf Erden Gefolgschaft leisten, wird Mein innerstes Wesen jubeln, weil dann alle den Gipfel ihres Seins erklimmen, weil sie ihrem Geliebten Auge in Auge gegenüberstehen und in dem höchsten Maße, das in der Welt des Seins erreichbar ist, den Strahlenglanz Dessen erkennen, der die Sehnsucht ihrer Herzen ist. Wenn nicht, wird Meine Seele in der Tat traurig sein. Ich habe in Wahrheit alle Dinge auf dieses Ziel vorbereitet. Wie könnte da irgend jemand durch einen Schleier von Ihm getrennt sein? Hierfür habe Ich zu Gott gerufen und werde weiter zu Ihm rufen. Er, wahrlich, ist nahe, bereit zur Antwort.«
Und desgleichen sagt Er: »Sie werden diesem Baume, der weder vom Osten noch vom Westen stammt, selbst den Namen eines Gläubigen versagen; denn würden sie Ihn so nennen, dann könnten sie Ihm nicht wehtun.« Hat dein Ohr, o Welt, vernommen, mit welcher Hilflosigkeit diese Worte enthüllt wurden vom Tagesanbruch des Willens Dessen, der der Aufgangsort aller Namen ist? Er spricht: »Ich habe alle Menschen erzogen, damit sie diese Offenbarung erkennen, und doch weigert sich das Volk des Bayán, jenem gesegneten Baume, der weder dem Osten noch dem Westen angehört, auch nur den Namen eines Gläubigen zuzugestehen.« Wehe, wehe ob dem, was über Mich gekommen ist! Bei Gott! Von der Hand dessen, den Ich aufgezogen habe ( Mírzá Yaḥyá), wurde Mir Tag und Nacht zugefügt, was den Heiligen Geist und die Bewohner des Tabernakels der Erhabenheit Gottes, des Herrn dieses wundersamen Tages, zum Weinen brachte.
Ferner sagt Er in Widerlegung gewisser Ungläubiger: »Denn niemand weiß die Zeit dieser Offenbarung außer Gott. Wann immer sie erscheint, müssen alle den Punkt der Wahrheit anerkennen und Gott danken.« Die sich von Mir abwandten, redeten genauso, wie die Anhänger Johannis (des Täufers) redeten; denn auch diese verwahrten sich gegen Ihn, der der Geist (Jesus) war, und sagten: »Die Sendung Johannis ist noch nicht beendet; weshalb bist du gekommen?« Nun, auch sie, die Uns verleugneten, obwohl sie Uns niemals kennenlernten und stets in Unkenntnis der Grundlagen dieser Sendung blieben, da sie nicht wissen, von Wem diese ausgeht und was sie bedeutet – auch sie haben geredet, was alles Erschaffene seufzen und wehklagen ließ. Bei Meinem Leben! Ein Stummer kann niemals Dem gegenübertreten, der in sich das Königreich des Wortes verkörpert. Fürchte Gott, o Volk, und lies sodann, was mit Wahrheit herniedergesandt wurde im achten Kapitel des sechsten Váḥid des Bayán, und gehöre nicht zu denen, die sich abwenden. Auch Er hat befohlen: »Einmal alle neunzehn Tage sollten sie dieses Kapitel lesen, damit sie in der Zeit der Offenbarung Dessen, den Gott offenbaren wird, durch keine Schleier von Überlegungen, die diesen Versen fremd sind, von Ihm getrennt werden; denn diese Verse waren und sind die gewichtigsten aller Zeugnisse und Beweise.«
Johannes, der Sohn des Zacharias, sagte, was auch Mein Vorläufer gesagt hat: »Ich sage euch, tut Buße; denn das Himmelreich ist nahe. Wahrlich, ich taufe euch mit Wasser zur Buße, aber Er, der nach mir kommt, ist mächtiger als ich; ich bin nicht wert, Seine Schuhe zu tragen.« Und deshalb hat auch Mein Vorläufer zum Zeichen Seiner Unterwürfigkeit und Demut gesagt: »Der ganze Bayán ist nur ein Blatt unter den Blättern Seines Paradieses.« Und weiter sagt Er: »Ich bin der erste, der Ihn anbetet, und rühme Mich Meiner Verwandtschaft mit Ihm.« Und doch, o Menschen, hat das Volk des Bayán derartige Taten verübt, dass selbst Dhi’l-Jawshan, Ibn-i-Anas und Aṣbaḥí Zuflucht bei Gott davor suchten und noch suchen. Dieser Unterdrückte befasst sich Tag und Nacht vor den Augen aller Bekenntnisse mit den Dingen, die zur Erhöhung der Sache Gottes führen, während jene Menschen dem nachhängen, was schmerzliche Erniedrigung mit sich bringt.
Desgleichen sagt Er:

»Erkennt Ihn an Seinen Versen.

Je nachlässiger ihr in eurem Bemühen seid, Ihn kennenzulernen, desto schlimmer werdet ihr vom Feuer verhüllt sein.« O ihr im Volk des Bayán, die ihr euch von Mir abgewandt habt!

Denkt nach über diese erhabensten Worte, die dem Brunnquell der Äußerung Dessen entströmten, welcher der Punkt des Wissens ist.

Hört nunmehr auf diese Worte.

Er sagt:

»An jenem Tag wird sich die Sonne der Wahrheit an das Volk des Bayán wenden und folgende Súrih des Qur’án vortragen: ›Sprich:

O ihr Ungläubigen!

Ich verehre nicht, was ihr verehret, und ihr verehret nicht, was Ich verehre.

Ich werde nie verehren, was ihr verehret, noch werdet ihr je verehren, was Ich verehre.

Euch sei euer Glaube und Mir Mein Glaube.‹«.

Gnädiger Gott!

Trotz dieser erlauchten Erklärungen, trotz dieser glänzenden und strahlenden Zeichen sind sie alle in ihre leeren Einbildungen verrannt, werden des Ersehnten nicht gewahr und sind durch einen Schleier von Ihm getrennt.

O ihr, die ihr in die Irre gingt!

Erwacht aus dem Schlafe der Achtlosigkeit und hört auf diese Worte Meines Vorläufers.

Er sagt:

»Der Baum der Bestätigung gilt als Baum des Verleugnens, wenn er sich von Ihm wendet, und der Baum des Leugnens gilt als Baum der Bestätigung, wenn er sich Ihm zuwendet.« Ebenso sagt Er:

»Wenn jemand den Anspruch auf eine Offenbarung erhebt, aber keinen Beweis erbringen kann, verwahrt euch nicht und betrübt Ihn nicht.« Kurz, dieser Unterdrückte äußerte Tag und Nacht die Worte:

»Sprich:

O ihr Ungläubigen!«, damit dies vielleicht das Mittel werde, das Volk zu erwecken und es mit der Zier der Redlichkeit zu schmücken.
Und nun sinne nach über diese Worte, die den Hauch der Verzweiflung atmen in Seiner kummervollen Anrufung Gottes, des Herrn der Welten. Er spricht: »Verherrlicht bist Du, o mein Gott! Sei Du mein Zeuge, dass ich durch dieses Buch über die Sendung Dessen, den Du offenbaren wirst, mit allen erschaffenen Dingen einen Bund geschlossen habe, ehe noch der Bund über meine eigene Sendung errichtet wurde. Du genügst als Zeuge, und mit Dir jene, die an Deine Zeichen glauben. Du, wahrlich, schenkst mir Genüge. In Dich habe ich mein Vertrauen gesetzt, und Du, wahrlich, führst über alle Dinge Buch.«
In anderem Zusammenhang sagt Er: »O ihr sonnengleichen Spiegel! Schaut auf die Sonne der Wahrheit. Wahrlich, ihr hängt von dieser ab, könntet ihr es doch begreifen. Ihr seid alle wie Fische, die sich in den Wassern des Meeres tummeln; ihr verbergt euch davor, und doch fragt ihr euch, was es ist, von dem ihr abhängt.« Desgleichen sagt Er: »Ich beklage Mich bei dir, o Spiegel Meiner Großmut, über alle anderen Spiegel. Alle schauen sie auf Mich durch ihre eigenen Farben.« Diese Worte wurden von der Quelle der Offenbarung des Allgütigen herniedergesandt und an Siyyid Javád, bekannt unter dem Namen Karbilá’í, gerichtet.
Gott bezeugt und die Welt bestätigt Mir, dass dieser Siyyid auf Meiner, dieses Unterdrückten, Seite stand und sogar eine ausführliche Erwiderung an jene schrieb, die sich von Mir wandten.

Überdies haben Wir an Ḥaydar-‘Alí zwei Mitteilungen gesandt, in denen er für die Offenbarung des Einen Wahren Zeugnis ablegt und in denen die Beweise seiner Abkehr von allem außer Ihm klar und offenkundig sind.

Die Handschrift des Siyyid ist unzweideutig und jedermann bekannt.

Unsere Absicht bei der Weitergabe dieser Schriftstücke war, dass durch sie vielleicht jene, die Uns verleugneten, zu den Lebenswassern der Anerkennung gelangen und die, welche sich abwandten, vom Licht der Bekehrung erleuchtet würden.

Gott ist Mein Zeuge, dass dieser Unterdrückte nie ein anderes Ziel hatte als die Übermittlung des Wortes Gottes.

Gesegnet sind die redlich Gesinnten, und wehe denen, die sich abwenden.

Sie, die sich von Mir abkehrten, haben schon mancherlei Ränke geschmiedet und sind auf mannigfache Weise hinterlistig vorgegangen.

Einmal haben sie sich ein Bild dieses Siyyid verschafft und es mit anderen auf einen Bogen Papier geklebt, obenan das Porträt von Mírzá Yaḥyá.

Kurz, sie haben jedes Mittel ergriffen, um den Einen Wahren zu verwerfen.

Sprich:

»Der Eine Wahre ist gekommen, offenbar wie die strahlende Sonne; welch ein Jammer, dass Er in die Stadt der Blinden gekommen ist!« Der erwähnte Siyyid ermahnte die Leugner und berief sie zum Erhabensten Horizonte, konnte aber auf diese harten Steine keinen Eindruck machen.

Sie haben über ihn Dinge gesagt, gegen die er Zuflucht suchte bei Gott – gepriesen sei Seine Herrlichkeit.

Die flehentlichen Bitten, die er an diesen heiligen Hof sandte, sind jetzt in Unserem Besitz.

Glücklich sind die redlich Gesinnten.
Denke nun nach über die Klage des Ersten Punktes gegen die »Spiegel«, damit vielleicht die Menschen erweckt werden und sich von der linken Hand eitler Vorstellungen und Einbildungen hin zu der Rechten des Glaubens und der Gewissheit wenden, und damit sie sich bewusst werden, wovor sie verschleiert sind. Sie sind in der Tat nur darum aus der Welt des Nichtseins in die Welt des Seins getreten, dass sie diese Größte Sendung erkennen. Überdies sagt Er: »Weihe, o mein Gott, diesen ganzen Baum Ihm, auf dass alle Früchte, die Du an ihm wachsen lässt, für Ihn geoffenbart werden, den Gott zum Offenbarer all dessen bestimmte, was Ihm gefällt. Bei Deiner Herrlichkeit! Ich hatte nie den Wunsch, dass dieser Baum je einen Zweig, ein Blatt oder eine Frucht trüge, die es versäumten, sich am Tage Seiner Offenbarung vor Ihm zu beugen, oder die sich weigerten, Dich durch Ihn zu preisen, wie es der Herrlichkeit Seiner allherrlichen Offenbarung und der Erhabenheit Seiner erhabensten Verborgenheit angemessen ist. Und solltest Du, o mein Gott, einen Zweig, ein Blatt oder eine Frucht an mir erblicken, die es versäumen, sich am Tage Seiner Offenbarung vor Ihm zu beugen – schneide sie weg von diesem Baume, o mein Gott, denn sie sind nicht von mir noch sollen sie zu mir zurückkehren.«
O Volk des Bayán! Ich schwöre bei Gott! Dieser Unterdrückte hat keine andere Absicht, als die Sache zu offenbaren, die zu enthüllen Er berufen war. Würdet ihr das Ohr eures Herzens Ihm zuneigen, ihr würdet von jedem Teil und Glied, von jeder Ader, ja von jedem einzelnen Haar dieses Unterdrückten hören, was die Scharen der Höhe und die Welt der Schöpfung bewegt und entzückt.
O Hádí! Der blinde Fanatismus vergangener Zeiten hat die unglücklichen Geschöpfe von dem Geraden Pfade ferngehalten. Denke nach über die Shí‘iten. Zwölfhundert Jahre lang haben sie gerufen: »O Qá’im!«, um schließlich Sein Todesurteil zu fällen und Ihm das Märtyrertum aufzuerlegen, trotzdem sie an den Einen Wahren – gepriesen sei Seine Herrlichkeit –, an das Siegel der Propheten und an die Erwählten glauben und diese alle anerkennen. Es ist nun nötig, eine Weile nachzudenken, damit vielleicht entdeckt werde, was zwischen den Einen Wahren und Seine Geschöpfe getreten ist, und damit die Taten, die zu Einspruch und Verleugnung führten, bekanntwerden.
O Hádí! Wir haben das Wehklagen der Kanzeln gehört, welche die Geistlichen, wie von jedermann bezeugt wird, bestiegen, um den Einen Wahren zu verfluchen und die Dinge zu tun, die Ihm, dem Wesen des Seins, und Seinen Gefährten zugestoßen sind und dergleichen weder Ohr noch Auge der Welt zuvor jemals wahrnahmen. Du rufst das Volk zusammen und tust es noch, wobei du beanspruchst, Sein Statthalter und Spiegel zu sein, trotzdem du nichts über diese Sache weißt, zumal du noch nie in Unserer Gegenwart warst.
Ein jeder aus diesem Volke weiß wohl, dass Siyyid Muḥammad nur einer Unserer Diener war. Er begleitete Uns in den Tagen, da Wir Uns auf Geheiß der kaiserlich-türkischen Regierung in deren Hauptstadt begaben. Später beging er, was die Feder des Höchsten – Ich schwöre es bei Gott – weinen und Sein Tablet stöhnen ließ. Wir stießen ihn deshalb aus; daraufhin verband er sich mit Mírzá Yaḥyá und tat, was noch kein Tyrann je getan hat. Wir gaben ihn auf und sagten zu ihm: »Fort mit dir, du achtloser Mensch!« Nachdem diese Worte gefallen waren, trat er in den Orden der Mawlaví ein und verblieb in deren Gesellschaft bis zu der Zeit, da Wir abreisen mussten.
O Hádí!

Dulde nicht, dass du zu einem Werkzeug für die Verbreitung neuen Aberglaubens werdest, und weigere dich, noch einmal eine ähnliche Sekte zu gründen wie die der Shí‘iten.

Denke darüber nach, welche Unmengen Blutes vergossen wurden.

Du und andere, die Erkenntnis besitzen wollen, wie auch die shí‘itischen Geistlichen, einer wie der andere, haben von Anfang an den Einen Wahren verflucht und verfügt, dass Sein heiligstes Blut fließe.

Fürchte Gott, o Hádí!

Lass es nicht zu, dass die Menschen wieder von den leeren Einbildungen früherer Zeiten befallen werden.

Fürchte Gott und gehöre nicht zu denen, die Unrecht tun.

Dieser Tage haben Wir gehört, du seist bestrebt, jede Ausgabe des Bayán an dich zu bringen, um sie zu vernichten.

Dieser Unterdrückte fordert dich um Gottes willen auf, von diesem Vorhaben abzulassen.

Dein Verstand und deine Urteilskraft werden niemals den Verstand und die Urteilskraft Dessen übertreffen, der der Fürst der Welt ist.

Gott bezeugt Mir, dass dieser Unterdrückte den Bayán nicht gelesen noch sich mit seinem Inhalt vertraut gemacht hat.

So viel ist aber bekannt und unzweifelhaft klar, dass Er das Buch des Bayán zur Grundlage Seiner Werke ausersehen hat.

Fürchte Gott und mische dich nicht in Dinge, die hoch über dich hinausragen.

Zwölfhundert Jahre lang haben Leute, die dir gleichen, die unglücklichen Shí‘iten im Abgrund leerer Vorstellungen und eitler Einbildungen gepeinigt.

Endlich traten dann am Tage des Gerichts Dinge auf, vor denen die Unterdrücker vergangener Zeiten Zuflucht bei dem Einen Wahren suchten.
Begreife nunmehr den Ruf, den Er, der Punkt, in Seinen Worten erhob. Er flehte zu Gott, Er möge, falls an diesem Baum – der Sein gesegnetes Selbst ist – eine Frucht, ein Blatt oder ein Zweig auftrete, der nicht an Ihn glaube, diese unverzüglich abhauen. Desgleichen sagt Er: »Wenn jemand eine Erklärung abgibt und es versäumt, sie durch einen Beweis zu untermauern, dann verwerft ihn nicht.« Und doch hast du Ihn jetzt verworfen und freust dich noch dessen, obwohl Er sich auf hundert Bücher stützt!
Zu wiederholtem Male fordere Ich dich auf:

Prüfe genau, was geoffenbart wurde.

Der Windhauch des Wortes in dieser Offenbarung ist nicht zu vergleichen mit dem vergangener Zeiten.

Dieser Unterdrückte wurde ständig verfolgt und fand nie einen sicheren Ort, an dem Er die Schriften des Erhabensten (des Báb) oder die von einem anderen gründlich hätte lesen können.

Etwa zwei Monate, nachdem Wir – getreu dem Befehl Seiner Majestät des Sháhs von Persien, möge Gott ihm beistehen – im ‘Iráq eintrafen, stieß Mírzá Yaḥyá zu Uns.

Wir sprachen zu ihm:

»Dem königlichen Gebot zufolge sind Wir hierher geschickt worden.

Für dich ist es ratsam, in Persien zu bleiben.

Wir werden auch Unseren Bruder Mírzá Músá an einen anderen Ort senden.

Da eure Namen in dem königlichen Erlass nicht erwähnt sind, könnt ihr euch aufmachen und anderswo Dienst tun.« Später verließ dieser Unterdrückte Baghdád und zog sich für zwei Jahre von der Welt zurück.

Nach Unserer Rückkehr fanden Wir, dass er nicht gegangen war und seine Abreise hinausgeschoben hatte.

Dieser Unterdrückte war hierüber sehr betrübt.

Gott bestätigt und bezeugt Uns, dass Wir Uns allezeit mit der Verbreitung dieser Sendung befassten.

Weder Ketten noch Bande, weder der Block noch der Kerker konnten Uns daran hindern, Uns zu offenbaren.

In jenem Lande verboten Wir jede Zwietracht, alle unschicklichen, ruchlosen Taten.

Tag und Nacht richteten Wir Unsere Tablets überallhin.

Wir hatten keine andere Absicht, als die Seelen der Menschen zu erbauen und das gesegnete Wort zu erhöhen.
Wir beauftragten eigens gewisse Gläubige, die Schriften des Ersten Punktes zu sammeln.

Als dies besorgt war, geboten Wir Mírzá Yaḥyá und Mírzá Vahháb-i-Khurásání, bekannt unter dem Namen Mírzá Javád, an einem bestimmten Ort zusammenzukommen.

Unserer Weisung gemäß vollendeten sie die Aufgabe, zwei Abschriften der Werke des Ersten Punktes zu fertigen.

Ich schwöre bei Gott!

Dieser Unterdrückte hat, da Er ständig mit den Menschen umzugehen hatte, niemals in diese Bücher geschaut noch Sein leibliches Auge auf diese Schriften geworfen.

Als Wir abreisten, waren die besagten Schriften im Besitz jener beiden Personen.

Man war übereingekommen, dass sie Mírzá Yaḥyá anvertraut würden, damit er sie nach Persien bringe und im ganzen Land verbreite.

Dieser Unterdrückte begab sich auf Geheiß der Minister der türkischen Regierung in deren Hauptstadt.

Als Wir in Mossul eintrafen, stellten Wir fest, dass Mírzá Yaḥyá vor Uns in diese Stadt gereist war und Uns dort erwartete.

Kurz, die Bücher und Schriften waren in Baghdád zurückgelassen worden, während er selbst sich nach Konstantinopel aufmachte und sich diesen Dienern anschloss.

Gott ist Zeuge dessen, was über diesen Unterdrückten kam; denn nachdem Wir uns so emsig um jene Schriften bemüht hatten, gab er (Mírzá Yaḥyá) sie preis und ging mit den Verbannten.

Lange Zeit war dieser Unterdrückte von unendlichem Leid überwältigt, bis Wir schließlich, durch eine Reihe von Maßnahmen, deren niemand außer dem einen wahren Gott gewahr ist, jene Schriften an einen anderen Ort in einem anderen Land sandten, angesichts der Tatsache, dass im ‘Iráq alle Dokumente jeden Monat sorgfältig geprüft werden müssen, damit sie nicht vermodern und zugrunde gehen.

Gott aber bewahrte sie und brachte sie an einen Ort, den Er schon früher bestimmt hatte.

Er ist wahrlich der Beschützer, der Helfer.
Wohin dieser Unterdrückte sich auch begab, Mírzá Yaḥyá folgte Ihm. Du selbst bist dessen Zeuge und weißt es wohl, dass alles die Wahrheit ist, was hier gesagt wurde. Der Siyyid von Iṣfahán jedoch täuschte ihn im Geheimen. Zusammen begingen sie, was die größte Bestürzung hervorrief. Frage doch bei den Beamten der Regierung über das Benehmen Mírzá Yaḥyás in jenem Land an! Außerdem beschwöre Ich dich bei Gott, dem Einen, dem Unvergleichlichen, dem Herrn der Kraft, dem Mächtigsten, sorgfältig die Mitteilungen zu prüfen, die in seinem [Mírzá Yaḥyás] Namen an den Ersten Punkt gerichtet wurden, damit du klare Beweise von Ihm, der die Wahrheit ist, schaust. Auch aus den Worten des Punktes des Bayán – mögen alle Seelen außer Ihm um Seinetwillen geopfert werden – ging hervor, was kein Schleier verdunkeln und verbergen kann, weder die Schleier der Herrlichkeit noch die, welche die Irregegangenen zugezogen haben. Wahrlich, die Schleier sind zerrissen durch den Finger des Willens deines Herrn, des Starken, des Allunterwerfenden, des Allmächtigen. Ja, verzweifelt ist die Lage derer, die Mich verleumdet und beneidet haben. Vor kurzem wurde behauptet, du hättest die Urheberschaft am Kitáb-i-Íqán und gewissen Tablets anderen Leuten zugeschrieben. Ich schwöre bei Gott! Dies ist ein großes Unrecht. Andere sind nicht in der Lage, die Bedeutung dieser Bücher zu begreifen, geschweige denn, diese zu offenbaren!
Ḥasan-i-Mázindarání war der Überbringer von siebzig Tablets.

Bei seinem Tode wurden diese Briefe nicht denen ausgehändigt, für die sie bestimmt waren, sondern einer Meiner Schwestern anvertraut, die sich ohne jeden Grund von Mir abgewandt hatte.

Gott weiß, was mit seinen Tablets geschah.

Diese Schwester hat nie bei Uns gelebt.

Ich schwöre bei der Sonne der Wahrheit, dass sie Mírzá Yaḥyá nie mehr sah, nachdem sich dies zutrug, und von Unserer Sendung nichts wusste; denn bereits früher war sie Uns entfremdet worden.

Sie lebte in einem Stadtteil und dieser Unterdrückte in einem anderen.

Zum Zeichen Unserer Güte, Zuneigung und Barmherzigkeit jedoch besuchten Wir sie und ihre Mutter etliche Tage vor Unserer Abreise, damit sie von den Lebenswassern des Glaubens tränken und zu dem gelangten, was sie an diesem Tag Gott näher bringt.

Gott weiß wohl und bezeugt Mir, und sie selbst bestätigt es, dass Ich keinen anderen Gedanken hatte als diesen.

Schließlich kam sie – gepriesen sei Gott – durch Seine Gnade zu diesem Ziel und wurde mit der Zier der Liebe geschmückt.

Nachdem Wir jedoch weiter verbannt worden und vom ‘Iráq nach Konstantinopel abgereist waren, erreichten Uns keinerlei Nachrichten mehr von ihr.

Nach Unserer Trennung im Lande Ṭá (Ṭihrán) kamen Wir nie mehr mit Mírzá Riḍá-Qulí, Unserem Bruder, zusammen und erhielten keine besonderen Mitteilungen über sie.

In früheren Tagen hatten wir alle zusammen in einem Haus gelebt, das später durch Versteigerung gegen eine geringfügige Summe verkauft wurde.

Die beiden Brüder Farmán-Farmá und Ḥisámu’s-Salṭanih kauften es und teilten es unter sich.

Danach trennten Wir Uns von Unserem Bruder.

Er nahm Wohnung in der Nähe des Eingangs zur Masjid-i-Sháh, während Wir beim Shimírán-Tor wohnten.

Seither trug diese Schwester ohne allen Grund eine feindselige Haltung gegen Uns zur Schau.

Dieser Unterdrückte wahrte unter allen Umständen Frieden.

Aber Meine Schwester nahm die dem Größten Ast (‘Abdu’l-Bahá) anverlobte Tochter Unseres verstorbenen Bruders Mírzá Muḥammad-Ḥasan aus Núr – mit ihm seien die Herrlichkeit Gottes, Sein Friede und Seine Barmherzigkeit – zu sich in ihr Haus und schickte sie dann an einen anderen Ort.

Einige Unserer Gefährten und Freunde an verschiedenen Plätzen beklagten sich darüber, denn es war eine kränkende Übeltat, die von allen Geliebten Gottes missbilligt wurde.

Wie seltsam, dass Unsere Schwester jene in ihr Haus nahm, um dann dafür zu sorgen, dass sie anderswohin verbracht wird!

Trotz alledem blieb dieser Unterdrückte still und ruhig und bleibt es noch.

Ein Wort aber fiel, um Unsere Geliebten zu beunruhigen.

Gott bezeugt und bestätigt Mir, dass das Gesagte die Wahrheit und aufrichtig gemeint war.

Keiner Unserer Geliebten, ob in dieser Gegend hier oder in jenem Land, hätte Unsere Schwester einer Handlung für fähig halten können, die dem Anstand, der Zuneigung und der Freundschaft derart zuwiderläuft.

Nachdem es jedoch geschehen war und sie erkannten, dass der Weg versperrt war, verfuhren sie in einer Weise, die dir und anderen wohlbekannt ist.

Es muss daher offenkundig sein, wie tief der Schmerz war, den jene Tat diesem Unterdrückten zufügte.

Später tat sie sich mit Mírzá Yaḥyá zusammen.

Widersprüchliche Berichte über sie kommen zu Uns, und es ist nicht klar, was sie sagt oder tut.

Wir flehen zu Gott – gelobt und verherrlicht sei Er –, Er möge sie zu sich zurückführen und ihr helfen, Reue vor dem Tore Seiner Gnade zu üben.

Er ist wahrlich der Mächtige, der Vergebende, und Er ist in Wahrheit der Allmachtvolle, der Verzeihende.
In einem anderen Zusammenhang sagt Er: »Würde Er in diesem Augenblick erscheinen, Ich wäre der erste, Ihn anzubeten und Mich vor Ihm zu verneigen.« Sei redlich, o Volk! Die Absicht des Erhabensten (des Báb) war, sicherzustellen, dass die unmittelbare Nähe dieser Offenbarung die Menschen nicht von dem ewigen göttlichen Gesetz abhalte, wie die Gefährten Johannis (des Täufers) verhindert waren, Ihn, den Geist (Jesus), anzuerkennen. Immer wieder sagte Er: »Lasst es nicht zu, dass euch der Bayán und alles, was darin geoffenbart wurde, von jenem Wesen des Seins, jenem Herrn des Sichtbaren wie des Unsichtbaren fernhält.« Wenn sich jemand angesichts dieses bindenden Gebotes an den Bayán klammert, hat er wahrlich den Schatten des gesegneten und erhabenen Baumes verlassen. Sei redlich, o Volk, und gehöre nicht zu den Achtlosen.
Desgleichen sagt Er: »Lasst euch nicht durch Namen wie durch einen Schleier trennen von Ihm, dem Herrn aller Namen, nicht einmal durch den Namen Prophet, denn auch dieser ist nur ein Geschöpf Seines Wortes.« Und ferner spricht Er im siebten Kapitel des zweiten Váḥid: »O Volk des Bayán! Handle nicht, wie das Volk des Qur’án gehandelt hat; denn wenn du so handelst, werden die Früchte deiner Nacht zunichte werden.« Weiter sagt Er – verherrlicht sei Seine Erwähnung: »Wenn du zu Seiner Offenbarung findest und Ihm gehorchst, hast du die Frucht des Bayán hervorgebracht; wo nicht, bist du unwürdig, vor Gott erwähnt zu werden. Habe Mitleid mit dir selbst. Wenn du Ihm, der Offenbarung der Herrschaft Gottes, nicht hilfst, sei wenigstens keine Ursache des Kummers für Ihn.« Ein andermal sagt Er – verherrlicht sei Seine Stufe: »Wenn du nicht in die Gegenwart Gottes gelangst, betrübe wenigstens nicht das Zeichen Gottes. Auf den Vorteil, den Ihm die Gläubigen des Bayán bringen könnten, verzichtet Er, wenn ihr auf das verzichtet, was Ihm schaden kann. Ich weiß jedoch, dass ihr euch weigern werdet, so zu tun.«
O Hádí! Mir scheint, du hast dich gerade wegen dieser unzweifelhaften Worte entschlossen, den Bayán auszutilgen. Höre auf die Stimme dieses Unterdrückten und lass ab von der Verfolgung, die die Säulen des Bayán erzittern ließ. Ich bin weder in Chihríq noch in Máh-Kú gewesen. Gegenwärtig gehen unter deinen Anhängern die gleichen Behauptungen um wie bei den Shí‘iten, welche sagen, der Qur’án sei unvollendet. Diese Leute behaupten auch, dieser Bayán sei nicht der ursprüngliche. Die Fassung in der Handschrift des Siyyid Ḥusayn ist noch vorhanden, desgleichen diejenige von der Hand Mírzá Aḥmads.
Siehst du den als einen Unterdrückten an, der in dieser Welt nie einen einzigen Streich empfing und ständig von fünf Mägden Gottes umgeben war? Und legst du dem Einen Wahren, der von frühester Jugend bis auf den heutigen Tag in den Händen Seiner Feinde war und das schlimmste Leid der Welt erduldete, Vorwürfe zur Last, wie sie nicht einmal die Juden Christus nachsagten? Höre auf die Stimme dieses Unterdrückten und zähle nicht zu denen, die alles verlieren.
Und weiterhin sagt Er: »Wieviele der Feuer, die Gott durch Ihn, den Er offenbaren wird, in Licht wandelt, und wie zahlreich die Lichter, die durch Ihn zu Feuer werden! Ich schaue Seine Erscheinung wie die Sonne hoch am Himmel und das Verschwinden aller wie das der nächtlichen Sterne am Tage.« Hast du Ohren, o Welt, auf die Stimme des Einen Wahren zu hören und redlich über diese Offenbarung zu urteilen, bei deren Erscheinen Sinai rief: »Er, der auf mir Zwiesprache hielt, ist mit deutlichen Zeichen und leuchtenden Beweisen gekommen, trotz dem Achtlosen, der fernab in der Irre schweift, und trotz jedem lügenreichen Verleumder, der das Licht Gottes mit seinen üblen Reden ersticken will und die Zeichen Gottes mit seiner Bosheit austilgen möchte. Sie beide gehören wahrlich zu denen, die im Buche Gottes, des Herrn der Welten, Unrecht tun.«
Desgleichen sagt Er: »Der Bayán ist vom Anfang bis zum Ende der Aufbewahrungsort aller Seiner Eigenschaften und die Schatzkammer Seines Feuers wie auch Seines Lichtes.« Großer Gott! Die Seele wird hingerissen vom Duft dieser Worte, denn mit grenzenloser Traurigkeit erklärt Er hier, was Er wahrnimmt. Er sagt weiter zu dem Buchstaben des Lebendigen, Mullá Báqir – mit ihm seien die Herrlichkeit Gottes und Seine Güte –: »Vielleicht kannst du in acht Jahren, am Tage Seiner Offenbarung, in Seine Gegenwart gelangen.«
Wisse dies, o Hádí, und sei unter denen, die hören. Urteile gerecht. Die Gefährten Gottes und die Zeugen Dessen, der die Wahrheit ist, haben zum größten Teil das Märtyrertum erlitten. Du jedoch bist noch am Leben. Wie kommt es, dass du verschont bliebst? Ich schwöre bei Gott! Es geschah, weil du [den Glauben] verleugnet hast, während jene gesegneten Seelen den Märtyrertod starben, weil sie bekannten. Jeder gerechte und redlich gesinnte Mensch wird dies bezeugen; denn Antrieb und Beweggrund beider sind klar und deutlich wie die Sonne.
Und weiter wendet Er sich an Dayyán, der Unrecht litt und das Märtyrertum erduldete, und spricht:

»Du wirst deinen Wert erkennen durch die Worte Dessen, den Gott offenbaren wird.« Er hat Dayyán auch mit den folgenden Worten verkündet, er sei der dritte Buchstabe im Glauben an Ihn, den Gott offenbaren werde:

»O du, der du der dritte Buchstabe bist, welcher an Ihn glaubt, den Gott offenbaren wird!« Ferner sagt Er:

»So aber Gott es will, wird Er dich berühmt machen durch die Worte Dessen, den Gott offenbaren wird.« Dayyán, der nach Seinen, des Punktes, Worten – mögen die Seelen aller außer Ihm um Seinetwillen geopfert werden – der Aufbewahrungsort des Glaubens an den einen wahren Gott – gepriesen sei Seine Herrlichkeit – und die Schatzkammer der Perlen Seiner Erkenntnis ist, musste ein so grausames Märtyrertum von ihnen erleiden, dass die Scharen der Höhe weinten und klagten.

Ihn lehrte Er (der Báb) die verborgene und bewahrte Erkenntnis, indem Er sie ihm mit den Worten anvertraute:

»O du, der du Dayyán genannt wirst!

Dies ist ein verborgenes und bewahrtes Wissen.

Wir haben es dir anvertraut und als Zeichen der Ehre von Gott gebracht, weil das Auge deines Herzens rein ist.

Du wirst seinen Wert zu schätzen wissen und wirst es in seiner Erhabenheit hegen und pflegen.

Gott hat es wahrlich gefallen, dem Punkt des Bayán ein verborgenes und bewahrtes Wissen zu schenken, desgleichen Gott noch niemals vor dieser Offenbarung herniedergesandt hat.

Kostbarer ist es in der Wertschätzung Gottes – verherrlicht sei Er – als irgendein anderes Wissen.

Er hat es wahrlich zu Seinem Zeugnis gemacht, wie Er auch die Verse zu Seinem Zeugnis machte.« Dieser unterdrückte Dayyán, der die Schatzkammer der Erkenntnis Gottes war, erlitt zusammen mit Mírzá ‘Alí-Akbar, einem der Verwandten des Ersten Punktes – die Herrlichkeit Gottes und Seine Barmherzigkeit seien mit Ihm –, Abu’l-Qásim-i-Káshí und mehreren anderen den Märtyrertod auf Anstiften Mírzá Yaḥyás.
O Hádí! Sein Buch, dem er den Titel Mustayqiẓ gab, ist in deinem Besitz. Lies es. Auch wenn du das Buch schon gesehen hast, lies es noch einmal, damit du dir vielleicht einen erhabenen Sitz unter dem Baldachin der Wahrheit verschaffst.
Über Siyyid Ibráhím strömten aus der Feder des Ersten Punktes – verherrlicht sei Seine Äußerung – folgende Worte: »O du, der du in Meinen Schriften Mein Freund und in Meinen Büchern, nächst Meinen Schriften, Mein Gedenken und im Bayán Mein Name genannt bist!« Dieser Siyyid Ibráhím wurde von ihm (Mírzá Yaḥyá), ebenso wie Dayyán, mit den Schimpfnamen ›Vater der Schlechtigkeit‹ und ›Vater des Unheils‹ belegt. Urteile redlich, wie schlimm die Lage dieser Unterdrückten gewesen ist, und dies, obwohl der eine von ihnen damit befasst war, jenem zu dienen, während der andere sein Gast war. Kurz, Ich schwöre bei Gott: Die Taten, die jener beging, waren dergestalt, dass Unsere Feder sich schämt, sie aufzuzählen.
Denke eine Weile nach über die Schande, die dem Ersten Punkt bereitet wurde. Überlege, was geschah. Als dieser Unterdrückte, nachdem Er sich zwei Jahre zurückgezogen hatte und durch Wüsten und Berge gewandert war, auf Betreiben einiger Gläubiger, die Ihn lange in der Wildnis gesucht hatten, nach Baghdád zurückkehrte, suchte Ihn ein gewisser Mírzá Muḥammad-‘Alí aus Rasht auf und berichtete vor einer großen Versammlung, was zum Schaden der Ehre des Báb verübt worden war und in Wahrheit alle Lande von Schmerz überwältigte. Großer Gott! Wie konnte man diesen schlimmen Verrat hingehen lassen? Kurz, Wir flehen zu Gott, diesem Frevler zu helfen, dass er bereut und zu Ihm zurückkehrt. Er, wahrlich, ist der Helfer, der Allweise.
Was Dayyán angeht – mit ihm seien die Herrlichkeit Gottes und Seine Barmherzigkeit –, so gelangte er in Unsere Gegenwart, wie es vom Ersten Punkt geoffenbart worden war. Wir beten zu Gott, Er möge den Achtlosen beistehen, sich Ihm zuzuwenden, und möge denen helfen, die sich abgewandt haben, zu Ihm zurückzukehren, und jenen, die Ihn leugnen, Seine Sache anzuerkennen, bei deren Erscheinen alles Erschaffene verkündete: »Er, der in der Schatzkammer des Wissens verborgen war, der von der Feder des Höchsten in Seinen Büchern, Seinen Schriften, Seinen Briefen und Seinen Tablets verzeichnet ist – Er ist gekommen!«
In diesem Zusammenhang wurde es für nötig erachtet, Überlieferungen zu erwähnen, die über die gesegnete und geehrte Stadt ‘Akká aufgezeichnet sind, auf dass du, o Hádí, eine Straße zur Wahrheit und einen Pfad zu Gott suchen mögest.
Im Namen Gottes, des Allerbarmers, des Allbarmherzigen!
Folgendes ist über die Vortrefflichkeit ‘Akkás, über das Meer und über ‘Aynu’l-Baqár (den Brunnen der Kuh), der in ‘Akká liegt, berichtet:
‘Abdu’l-‘Azíz, der Sohn des ‘Abdu’s-Salám, hat uns erzählt, dass der Prophet – mögen der Segen Gottes und Sein Gruß mit Ihm sein – gesagt hat: »‘Akká ist eine Stadt in Syrien, der Gott Seine besondere Barmherzigkeit erwiesen hat.«
Ibn-i-Mas‘úd – möge Gott Wohlgefallen an ihm haben – erklärte: »Der Prophet – mögen der Segen Gottes und Sein Gruß mit Ihm sein – sagte: ›Aller Küsten beste ist die von Askalon, und ‘Akká ist wahrlich besser als Askalon, und die Vortrefflichkeit ‘Akkás ist über die von Askalon und alle anderen Küsten erhaben, wie die Vortrefflichkeit Muḥammads über die aller anderen Propheten erhaben ist. Ich bringe euch Kunde von einer Stadt zwischen zwei Bergen in Syrien, mitten in einer Aue, ‘Akká mit Namen. Wahrlich, wer sie voll Sehnsucht betritt und voll des Eifers, sie zu besuchen, dem wird Gott seine Sünden vergeben, die vergangenen wie die künftigen. Und wer sie verlässt, dessen Abreise wird Gott nicht segnen, er sei denn ein Pilger. In ihr liegt ein Brunnen, genannt der Brunnen der Kuh. Wer einen Schluck davon trinkt, dem wird Gott das Herz mit Licht füllen und wird ihn beschützen vor dem größten Schrecken am Tage der Auferstehung.‹«
Anas, der Sohn des Málik – möge Gott Wohlgefallen an ihm haben – berichtete: »Der Gesandte Gottes – mögen der Segen Gottes und Sein Gruß mit Ihm sein – sagte: ›An der Küste des Meeres ist eine Stadt, hangend unter dem Throne, mit Namen ‘Akká. Wer darin wohnt, standhaft und in Erwartung einer Belohnung von Gott – gepriesen sei Er –, für den wird Gott bis zum Tage der Auferstehung den Lohn derer verzeichnen, die geduldig waren, die aufstanden und sich hinknieten und sich vor Ihm zu Boden warfen.‹
Und Er selbst – der Segen Gottes und Sein Gruß seien mit Ihm – sagte: »Ich künde euch von einer weißen Stadt am Ufer des Meeres, deren Weiße Gott – gepriesen sei Er – wohlgefällt. Sie heißt ‘Akká. Wer von einem ihrer Flöhe gebissen wird, wird von Gott mehr geschätzt als einer, der auf dem Pfad Gottes einen schweren Schlag erleidet. Und wer darin den Ruf zum Gebet erhebt, dessen Stimme wird bis ins Paradies emporgetragen. Und wer darin sieben Tage verweilt im Angesicht des Feindes, den wird Gott mit Khiḍr – Friede sei mit Ihm – zusammenbringen und wird ihn am Tage der Auferstehung vor dem größten Schrecken bewahren.« Und weiter sagte Er – mögen der Segen Gottes, gepriesen sei Er, und Sein Gruß mit Ihm sein –: »Es gibt Könige und Fürsten im Paradiese. Die Armen von ‘Akká sind die Könige des Paradieses und seine Fürsten. Ein Monat in ‘Akká ist besser als tausend Jahre anderswo.«
Der Gesandte Gottes – mögen Gottes Segen und Sein Gruß mit Ihm sein – soll ferner gesagt haben: »Gesegnet ist der Mensch, der ‘Akká besucht hat, und gesegnet der, der den Besucher von ‘Akká besucht hat. Gesegnet ist, wer aus dem Brunnen der Kuh trinkt und sich mit seinen Wassern wäscht; denn die schwarzäugigen Jungfrauen des Paradieses trinken den Kampfer, der aus dem Brunnen der Kuh, der Quelle von Salván (Siloam) und dem Brunnen Zamzam kommt. Wohl steht es um den, der von diesen Brunnen getrunken und sich in ihren Wassern gewaschen hat; denn Gott hat dem Feuer der Hölle verboten, ihn und seinen Körper am Tage der Auferstehung zu berühren.«
Der Prophet – mögen der Segen Gottes und Sein Gruß mit Ihm sein – soll weiterhin gesagt haben: »In ‘Akká gibt es Werke, die über Gebühr angerechnet werden, und Taten, die Wohltaten sind; sie gewährt Gott eigens demjenigen, der Ihm gefällt. Und wer in ‘Akká spricht: ›Verherrlicht sei Gott, und gepriesen sei Gott, und es gibt keinen anderen Gott außer Gott, und überaus groß ist Gott, und es gibt keine Macht oder Kraft außer in Gott, dem Erhabenen, dem Mächtigen‹, für den wird Gott tausend gute Taten aufschreiben und wird tausend Übeltaten von ihm tilgen, und Er wird ihn im Paradies um tausend Stufen erhöhen, und Er wird ihm seine Vergehen vergeben. Und wer in ‘Akká spricht: ›Ich erbitte von Gott Vergebung‹, dem wird Gott alle seine Fehltritte verzeihen. Und wer in ‘Akká des Morgens und des Abends, des Nachts und in der Dämmerung Gottes gedenkt, ist in den Augen Gottes besser, als wer auf dem Pfade Gottes – verherrlicht sei Er – Schwerter, Speere und Waffen trägt.«
Der Gesandte Gottes – mögen Gottes Segen und Sein Gruß mit Ihm sein – hat ferner gesagt: »Wer auf das Meer zur Abendzeit und bei Sonnenuntergang hinausschaut und spricht: ›Gott ist der Größte!‹, dem wird Gott seine Sünden vergeben, auch wenn sie sich türmen wie Dünen von Sand. Und wer vierzig Wogen zählt und dabei immer wieder spricht: ›Gott ist der Größte!‹ – verherrlicht sei Er –, dem wird Gott seine Sünden vergeben, die vergangenen wie die künftigen.«
Der Gesandte Gottes – mögen Gottes Segen und Sein Gruß mit Ihm sein – sprach weiterhin: »Wer eine ganze Nacht auf das Meer hinausschaut, ist besser, als wer zwei volle Monate zwischen Rukn und Maqám hin und her wandelt. Und wer an den Ufern des Meeres aufgewachsen ist, ist besser daran, als wer anderswo großgezogen wurde. Und wenn jemand am Meeresufer liegt, ist es, wie wenn er anderswo steht.«
Wahrlich, der Gesandte Gottes – mögen Gottes Segen, gepriesen sei Er, und Sein Gruß mit Ihm sein – hat die Wahrheit gesprochen.

Quellenangaben

Anmerkungen