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французский — Livre de la certitude.txt
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# Source: WWW.RELIGARE.ORG
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Religion: baha'ie
Livre: Livre de la certitude
Edition: PUF, 5ième édition 1987, ISBN 2-13040-173-2


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Chapitre: Première partie

Au nom de notre Seigneur, l'Exalté, le Très-Haut Nul ne peut atteindre les rives de l'océan de la vraie compréhension s'il n'est détaché de tout ce qui existe au ciel et sur la terre.
Sanctifiez vos âmes, ô peuples de la terre, afin qu'il vous soit possible d'atteindre la place que Dieu vous a destinée et d'entrer dans le tabernacle qui s'est élevé, selon les décrets de la Providence, dans le firmament du Bayan.
Ces paroles signifient que ceux qui marchent dans le chemin de la foi, ceux qui ont soif du vin de la certitude, doivent se laver de tout ce qui est terrestre, c'est-à-dire détourner leurs oreilles des paroles oiseuses, leurs pensées des imaginations vaines, leurs coeurs des attachements terrestres et leurs yeux de la vue des choses périssables.
Ils doivent mettre leur confiance en Dieu et, lui restant fidèle, suivre son sentier. C'est alors qu'ils deviendront dignes des gloires resplendissantes du soleil de la connaissance et du savoir divins et bénéficieront d'une grâce invisible et infinie.
Car aussi longtemps que l'homme ne cesse pas de considérer les paroles et les actes des mortels comme la mesure de la vraie compréhension et de la reconnaissance de Dieu et de ses prophètes, il ne peut espérer atteindre à la connaissance du Très-Glorieux ni entrer dans le séjour d'immortalité, ni prendre sa part de la coupe de l'approche et de la faveur.

Considère le passé : combien de gens de toutes conditions attendaient toujours la Manifestation de Dieu dans les saintes personnes de ceux qu'Il choisit, espérant sans cesse sa venue, priant sans répit que le souffle de la miséricorde divine s'élevât et que la beauté promise, sortant des voiles de la retraite, soit révélée au monde entier.
Et lorsque la porte de la grâce fut ouverte, que des nuages de la générosité divine il plut sur l'humanité et que le soleil de l'invisible apparut au-dessus de l'horizon du pouvoir céleste, tous le renièrent et se détournèrent de sa face - la face de Dieu lui-même.
Pour preuve de cette vérité, référez-vous à ce qui fut mentionné dans tous les livres sacrés.
Réfléchis un instant; pourquoi ceux qui le cherchaient et l'attendaient en vinrent-ils à le renier d'une façon telle que la plume et la parole sont impuissantes à expliquer la férocité de leur attaque ?
Aucune des Manifestations de sainteté ne put apparaître sans être affligée par les hommes qui la renièrent, la rejetèrent et s'opposèrent à elle violemment.
Ainsi fut-il révélé : "Que mes serviteurs sont malheureux ! Aucun apôtre n'est venu vers eux qu'ils ne l'aient pris pour l'objet de leurs railleries."
"Chaque peuple tramait des machinations contre ses prophètes et voulait s'en saisir par la force. On combattait avec le mensonge pour étouffer la vérité."
Et les paroles semblables jaillies de la source du pouvoir et tombées du ciel de gloire sont innombrables et dépassent la compréhension normale. Pour les hommes d'intelligence et de perception, la sourate de Húd suffit sans doute.
Médite en ton coeur et, dans un complet détachement, tâche de comprendre le sens de ces saintes paroles.
Vérifie la conduite merveilleuse des prophètes et souviens-toi des diffamations et des démentis répandus par les fils de la négation et du mensonge.
Peut-être alors que grâce à toi l'oiseau du coeur humain s'envolera des séjours du doute et de la négligence pour se réfugier dans le nid de la foi et de la certitude, y boire à grands traits aux eaux pures de l'antique sagesse et prendre sa part du fruit de l'arbre de la connaissance divine.

Telle est la portion du pain descendu des royaumes de l'éternité et de la sainteté réservée à ceux qui ont le coeur pur.
Lorsque tu connaîtras les tourments qu'ont eu à subir les prophètes de Dieu et les vraies raisons des objections soulevées par leurs oppresseurs, tu auras certainement compris l'importance de leur situation.
Et plus tu observeras avec attention les démentis de ceux qui s'opposent aux Manifestations des attributs divins plus ta foi dans la Cause de Dieu sera fortifiée.
Aussi raconterons-nous brièvement dans cette tablette l'histoire de quelques prophètes de Dieu afin de prouver qu'en chaque siècle et en chaque ère les Manifestations de pouvoir et de gloire ont subi des cruautés si atroces que la plume n'ose les décrire.
Peut-être ces récits éviteront-ils à quelques-uns d'être troublés par les cris et les protestations des savants et des ignorants du siècle, et fortifieront-ils leur certitude et leur confiance.
Un des prophètes fut Noé. Pendant neuf cent cinquante ans, il exhorta pieusement son peuple à se tourner vers le havre de paix et de sécurité; personne ne l'écouta.
Chaque jour on infligeait à sa sainte personne tant de douleurs et de souffrances que nul ne pouvait croire qu'il survivrait.
On le renia si souvent, on insinua contre lui des soupçons si malveillants qu'il est dit : "Chaque fois que les chefs de son peuple passaient près de lui, ils le raillaient. Ne me raillez pas, dit Noé; je vous raillerai à mon tour comme vous me raillez, et vous apprendrez."
Plus tard, il promit plusieurs fois la victoire à ses compagnons en en fixant l'heure. Mais lorsque cette heure arriva la promesse divine ne se réalisa pas.
Quelques-uns, parmi le petit nombre de ses disciples se détournèrent de lui, ainsi qu'il est écrit dans les livres les plus illustres que tu as certainement déjà lus ou que tu liras un jour; si bien qu'à la fin, suivant les livres et les traditions, Noé ne conserva que quarante, ou soixante-douze disciples et qu'il s'écria du plus profond de lui-même : "Seigneur, ne laisse pas subsister un seul d'entre les infidèles !"

Considère l'égarement de ce peuple. Quelle était donc la raison qui le fit renier son prophète et s'en éloigner, et qui le poussa à refuser de quitter les vêtements du reniement pour se parer de ceux de l'acceptation ?
Et aussi, pourquoi les promesses de Dieu ne se réalisèrent-elles pas, causant ainsi de nombreuses défections parmi les croyants ?
Réfléchis profondément afin que le secret des choses invisibles te soit révélé, que tu puisses respirer les douceurs d'un impérissable parfum spirituel et affirmer cette vérité que le Tout-Puissant, depuis les temps immémoriaux et pour l'éternité, a toujours voulu et voudra toujours éprouver ses serviteurs, afin de distinguer la lumière de l'obscurité, le vrai du faux, le bien du mal, le bon conseil du mauvais, le bonheur de la misère, la rose des épines.
C'est ainsi qu'Il a révélé : "Les hommes s'imaginent-ils qu'on les laissera tranquilles pour peu qu'ils disent : nous croyons, et qu'on ne les mettra pas à l'épreuve ?"
Après Noé, la lumière du visage de Húd s'éleva de l'horizon de la création, et pendant plus de sept cents ans suivant ce qu'on raconte, il exhorta les hommes à s'approcher du Ridvan de la présence divine.
Combien de calamités tombèrent comme la pluie sur lui, jusqu'au moment où ses adjurations et ses efforts assidus provoquèrent une attitude de plus en plus rebelle et un aveuglement obstiné de son peuple.
"Quiconque ne croira pas portera la charge de son incrédulité ."
Après lui, la sainte personne de Salih s'avança du Ridvan de l'Eternel, l'Invisible. De nouveau, il appela les hommes à la rivière de la vie éternelle et, pendant plus de cent ans, il les engagea à suivre fermement les commandements de Dieu et d'éviter ce qui est défendu.

Pourtant ses conseils ne furent pas entendus et ses encouragements ne servirent à rien. Plusieurs fois, il dut s'enfuir et vivre caché.
Cette éternelle beauté n'appelait pourtant les hommes qu'à la cité de Dieu, ainsi qu'il est dit : "Nous envoyâmes vers les Themoudites leur frère Salih qui leur dit : O mon peuple, adorez Dieu, n'ayez point d'autre dieu que Lui..."
Ils lui répondirent : "O Salih, tu étais l'objet de nos espérances. Nous défendras-tu maintenant d'adorer ce que nos pères adoraient ? Nous avons de grands doutes sur le culte auquel tu nous appelles."
Mais tout ceci fut inutile et à la fin, dans un grand cri, ils furent tous perdus.
Plus tard, la beauté du visage de l'Ami de Dieu fut dévoilée et le drapeau de la direction divine fut de nouveau hissé.
Il appela les habitants du monde à la lumière de la vertu.
Plus il mettait de passion à les exhorter, plus leur jalousie et leur obstination devenaient violentes, excepté chez ceux qui, entièrement détachés de tout ce qui n'est pas Dieu, s'étaient envolés sur les ailes de certitude au rang que Dieu a exalté hors des limites de la compréhension humaine.
C'est un fait bien connu que la foule de ses ennemis l'assaillit jusqu'à ce que les feux de la jalousie et de la rébellion se fussent allumés contre lui.
Après l'épisode du feu, ils chassèrent de la ville cette lampe de Dieu, ainsi qu'il est rapporté dans tous les livres.
Son temps finit alors, et vint celui de Moïse. Armé de la baguette du pouvoir céleste et orné de la main blanche du savoir divin, brandissant le serpent du pouvoir et de la majesté souveraine, provenant du mont Paran de l'amour de Dieu, il brilla, du Sinaï de lumière, sur le monde.
Il appela tous les peuples de la terre au royaume éternel et les invita à prendre leur part des fruits de l'arbre de fidélité.
Tu sais combien Pharaon et son peuple s'opposèrent violemment à lui, et combien de pierres de vaines imaginations furent jetées par les infidèles sur cet arbre béni. A tel point que Pharaon et son peuple s'efforcèrent finalement d'éteindre le feu de cet arbre sacré par l'eau du mensonge et de la contradiction. Ils oubliaient que le feu de la sagesse divine ne peut être éteint par aucune eau terrestre et que la lampe du pouvoir éternel ne peut être éteinte par aucun souffle mortel.

Au contraire, une telle eau ne peut qu'aviver la flamme et de tels souffles entretenir la lampe. Tu le comprendras si tu regardes avec discernement et si tu marches dans le chemin de la sainte volonté et du bon plaisir de Dieu.
Ainsi que l'a si bien observé un croyant de la famille de Pharaon, dont l'histoire est contée par le Très-Glorieux dans le livre qu'il a révélé à son bien-aimé : "Tuerez-vous un homme parce qu'il dit : J'adore Dieu qui est mon maître et qui vient, accompagné de signes évidents ? S'il est menteur son mensonge retombera sur lui; s'il dit vrai, il fera tomber sur vous un de ces malheurs dont il vous menace. Car Dieu ne dirige pas les transgresseurs ni les menteurs."
Mais leur iniquité était si grande que ce même croyant fut mis à mort honteusement. "Que la malédiction de Dieu soit sur les tyrans."
Réfléchis à ces événements : Pourquoi tant de contestations et de conflits, tant de luttes et de tumulte, tant de tyrannie et de bouleversements se produisent-ils à l'avènement de chaque Manifestation de Dieu ?
Et ce, bien que tous les prophètes de Dieu, lors de leur manifestation aux peuples du monde ont invariablement prédit la venue d'un autre Prophète après eux, indiquant les signes qui annonceraient l'avènement de la future loi, ainsi qu'en témoignent toutes les Ecritures.
Bien qu'on recherchât et qu'on attendît les manifestations de sainteté, et en dépit des signes inscrits dans les livres saints, pourquoi en chaque âge, tous les prophètes et les élus de Dieu eurent-ils à subir de tels actes de violence, d'oppression et de cruauté ?
Ainsi qu'il est dit : "Toutes les fois qu'un envoyé vous a apporté une révélation qui ne flattait pas vos passions, vous vous êtes enflés d'orgueil; vous avez traité les uns de menteurs et vous en avez assassiné d'autres."

Quelle fut donc la raison pour de tels actes ? Pourquoi une telle attitude envers les révélateurs de la beauté du Très-Glorieux ?
Réfléchis, car les causes du reniement et de l'opposition de ces gens-là sont les mêmes qui gardent les hommes d'aujourd'hui obstinément dans l'erreur.
Prétendre que le témoignage de la Providence fut incomplet, causant ainsi l'incrédulité des hommes, est un blasphème évident, car rien ne serait plus éloigné de la grâce du Très-Généreux, de son affectueuse providence et de ses tendres faveurs, que de choisir l'un d'entre les hommes pour guider ses créatures, de ne pas lui donner dans sa plénitude le témoignage divin et, ensuite, de punir les hommes de s'être détournés de son élu !
Au contraire, les multiples bontés du Seigneur de tous les êtres ont toujours baigné la terre et tout ce qui y vit par l'intermédiaire des Manifestations de son essence divine.
Il n'a jamais retenu sa grâce, même pour un instant, et les ondées de son affectueuse bonté n'ont jamais cessé de se répandre sur les hommes.
Aussi, une telle attitude doit être attribuée à l'étroitesse d'esprit de ceux qui marchent dans la vallée de l'arrogance et de l'orgueil et qui sont perdus dans le désert de l'éloignement.
Ils foulent les chemins de leur vaine imagination et suivent les conseils de leurs prêtres. Leur seul désir est d'ignorer la vérité.
Il est évident à tout observateur éclairé qu'à chaque époque des Manifestations du Soleil de Vérité, si les hommes avaient purifié leurs yeux, leurs oreilles et leurs coeurs de ce qu'ils avaient vu, entendu et ressenti, ils n'auraient sûrement pas été privés de contempler la beauté de Dieu pour s'égarer loin des habitations de gloire.
Parce qu'ils ont pesé les preuves de Dieu avec les poids de leur savoir, tirés des enseignements de leurs prêtres, et qu'ils les ont trouvé en désaccord avec leur compréhension limitée, ils ont perpétré des actes aussi regrettables.
De tout temps les chefs religieux ont tenu les peuples sous leur joug et les ont détournés des rivages du salut éternel, les uns par amour du pouvoir, les autres par ignorance.

C'est à cause d'eux que tous les prophètes de Dieu ont bu la coupe du sacrifice et se sont envolés au plus haut horizon de gloire.
Combien de cruautés indicibles les gouvernants et les prêtres de chaque âge ont-ils fait subir à ces rois du monde, ces gemmes de vertu divine !
Ils ont été détournés des possessions immortelles par leurs biens terrestres et périssables, ils se sont voilé les yeux à la lumière du Bien-Aimé et ils se sont bouché les oreilles au chant merveilleux de l'oiseau du désir.
C'est pour cette raison que les livres sacrés mentionnent les prêtres de tous les temps. Il est dit : "O vous qui avez reçu les Ecritures, pourquoi ne croyez-vous pas aux signes du Seigneur quand vous en avez été les témoins ?"
Et aussi : "O vous qui avez reçu les Ecritures, pourquoi revêtez-vous la vérité de la robe du mensonge ? Pourquoi la cachez-vous, vous qui la connaissez ?"
Et ailleurs : "O vous qui avez reçu les Ecritures, pourquoi repoussez-vous les croyants du sentier de Dieu ?"
Il est évident que ceux qui avaient reçu les Ecritures et qui détournèrent les hommes du droit chemin de Dieu sont les prêtres de l'époque dont les noms et le caractère ont été révélés dans les livres sacrés et auxquels les versets et les traditions conservés dans ces livres font allusion, si vous les étudiez avec l'oeil de Dieu.
Contemplez d'un regard ferme, né de l'oeil infaillible de Dieu, l'horizon de la connaissance divine et méditez les paroles parfaites qu'a révélées l'Eternel, afin que peut-être les mystères de la sagesse divine jusque-là cachés sous le voile de gloire et précieusement gardés dans le tabernacle de sa grâce, te soient rendus évidents.
L'opposition des chefs religieux et leurs protestations n'ont généralement tenu qu'à leur ignorance et à leur incompréhension.
Comme ils n'ont jamais compris le sens des paroles prononcées par les révélateurs de la beauté du seul vrai Dieu exposant les signes qui devaient annoncer l'avènement de la Manifestation suivante, ils élevèrent l'étendard de la révolte, suscitant la discorde et la sédition.

Il est évident que l'explication des chants des colombes de l'éternité n'est révélée qu'à ceux qui manifestent l'Etre éternel et que les mélodies du rossignol de sainteté ne peuvent être entendues que par les habitants du royaume perpétuel.
L'égyptien tyrannique ne boira jamais à la coupe touchée par les lèvres des justes, et le Pharaon de l'incroyance ne peut espérer jamais reconnaître la main du Moïse de la vérité.
C'est ainsi qu'il dit : "Il n'y a que Dieu qui en connaisse l'interprétation, et les hommes d'une science solide."
Cependant ils allèrent chercher l'interprétation du Livre chez ceux qui sont étouffés sous les voiles et refusèrent de chercher la lumière à la source du savoir.
Et lorsque le temps de Moïse fut passé, et que l'éclat de Jésus, de l'aurore de l'Esprit, brilla sur le monde, tout le peuple d'Israël le renia, disant que celui que la Bible avait promis devait venir pour promouvoir et accomplir les lois de Moïse, tandis que ce jeune Nazaréen, qui prétendait au rang de messie divin, avait rompu la loi du divorce et le sabbat, les deux lois les plus importantes.
De plus, les signes de la Manifestation n'avaient pas encore paru. Et le peuple d'Israël attend encore aujourd'hui la manifestation promise par la Bible.
Combien de Manifestations de sainteté, combien de révélateurs de la lumière éternelle sont apparus depuis Moïse et cependant, Israël, enveloppé des voiles les plus épais de l'imagination satanique et des vaines chimères, attend toujours que l'idole qu'elle a créée apparaisse avec les signes qu'elle a imaginés !
Ainsi Dieu les a punis de leurs péchés, a éteint chez eux l'esprit de la foi et les a tourmentés par le feu de l'enfer, pour la seule raison qu'Israël refusa de comprendre le sens des paroles révélées dans la Bible concernant les signes de la révélation à venir.
Parce qu'elle n'a jamais saisi la signification véritable de ces signes et que, en apparence, ils ne s'accomplirent pas, elle fut empêchée de reconnaître la beauté de Jésus et de contempler la face de Dieu. Et ils l'attendent toujours ! Depuis les temps immémoriaux tous les peuples de la Terre adhérèrent à des pensées aussi vaines et inconvenantes, se privant ainsi eux-mêmes des eaux claires jaillissant des sources de pureté et de sainteté.

Pour exposer ces mystères, nous avons, dans des tablettes adressées à un ami dans la langue merveilleuse de l'Hijaz, cité quelques-uns des versets révélés aux prophètes d'antan.
Nous allons maintenant, selon tes désirs, les citer à nouveau en persan en espérant que les assoiffés des déserts de l'éloignement puissent atteindre l'océan de la divine présence et que ceux qui se languissent dans les solitudes de la séparation soient conduits au foyer de réunion éternelle.
Ainsi les brumes de l'erreur pourront être dispersées pour que resplendisse à l'horizon des coeurs humains la lumière de la direction divine.
Que Dieu soit mon guide et je le supplie de m'aider pour que de ma plume puisse couler ce qui vivifiera le coeur des hommes, afin qu'ils se lèvent de leurs couches de négligence et prêtent l'oreille au bruissement des feuilles du paradis, sur l'arbre que, par la permission de Dieu, la main de la puissance divine a planté dans le Ridvan du Très-Glorieux.
Ceux qui sont doués de compréhension savent qu'après que la flamme d'amour de Jésus eut consumé les voiles des limitations judaïques et que son autorité fut évidente et partiellement établie, lui, le révélateur de la Beauté invisible, parla de sa disparition prochaine à ses disciples, allumant dans leurs coeurs le feu de la séparation.
"Je m'en vais et je reviendrai", leur dit-il. Puis une autre fois; "Je m'en vais; un autre viendra qui vous dira ce que je n'ai pas dit et accomplira mes paroles." Ces deux phrases sont identiques si, avec l'intelligence divine, tu réfléchis aux Manifestations de l'Unité.

Un observateur éclairé admettra que dans la dispensation du Qur'an le livre et la cause de Jésus furent confirmés. Quant aux noms, Muhammad lui-même déclara : "Je suis Jésus." Il reconnut la vérité des signes, des prophéties et des paroles de Jésus, témoignant qu'elles venaient de Dieu.
En ce sens, ni la personne de Jésus ni ses Ecrits ne diffèrent de ceux de Muhammad et de son livre saint, tous deux soutenant la cause de Dieu, exaltant sa louange et révélant ses commandements. C'est pourquoi Jésus lui-même déclara : "Je m'en vais et je reviendrai."
Vois le soleil. S'il affirmait maintenant, "je suis le soleil d'hier", il dirait la vérité. Et s'il affirmait, gardant à l'esprit le déroulement du temps, qu'il est un autre que ce soleil, il dirait toujours la vérité.
De même, il est correct de dire que tous les jours sont les mêmes en affirmant qu'en considération de leurs noms particuliers, ils sont différents; car, tout en étant les mêmes, on reconnaît chacun par une désignation séparée, un attribut spécifique, un caractère particulier.
Conçois de la même façon les distinctions, les différences et l'unité qui caractérisent les différentes Manifestations de sainteté afin de comprendre les allusions du Créateur de tous les noms et attributs en ce qui touche au mystère de la différence et de l'unité, découvrant ainsi la réponse à ta question concernant les raisons pour lesquelles la Beauté éternelle s'est de nombreuses fois appelée de différents noms et titres.
Les disciples du Christ lui demandèrent ensuite quels étaient les signes du retour de sa Manifestation, et dans quel temps il aurait lieu. Ils le questionnèrent plusieurs fois et, à chaque fois, cette beauté incomparable répondit en leur indiquant un signe spécial qui annoncerait l'avènement de la dispensation promise, ainsi qu'il est écrit dans les quatre Evangiles.
Celui qu'on traite injustement va te citer une de ses réponses et, pour l'amour de Dieu, je vais donner aux hommes les bienfaits encore dissimulés dans le trésor de l'arbre sacré et caché, afin que les mortels ne restent pas privés de leur part du fruit immortel.

Peut-être ainsi, et sans que j'en attende la moindre récompense, obtiendront-ils quelques gouttes des eaux de la vie éternelle qui sont offertes à l'humanité depuis le "séjour de paix" de Baghdad.
"Nous vous donnons cette nourriture pour être agréable à Dieu, et nous ne vous en demanderons ni récompense ni actions due grâces."
C'est cette nourriture qui donne au coeur pur et à l'esprit éclairé la vie éternelle. C'est le pain dont il est dit : "Seigneur, fais-nous descendre ton pain du ciel."
Ce pain ne manquera jamais à ceux qui en sont dignes; il ne sera jamais épuisé, car il pousse à tous moments sur l'arbre de grâce et descend en toutes saisons du ciel de justice et de miséricorde :
"La bonne parole, c'est un bon arbre; ses racines tiennent fermement au sol et ses branches s'élèvent jusqu'au ciel. Il donne des fruits dans chaque saison."
Quel dommage que l'homme soit privé de ce délicieux présent, cette faveur éternelle, cette vie immortelle.
ll lui appartient d'apprécier cette nourriture qui vient du ciel afin de ressusciter les morts par les merveilleuses faveurs du Soleil de Vérité, et de rendre aux âmes affaiblies l'esprit infini.
O mon frère, pendant qu'il en est encore temps, efforçons-nous de boire cette gorgée immortelle car la brise de la vie ne soufflera pas toujours de la ville du Bien-Aimé, la rivière de la sainte parole devra cesser de couler et les portes du Ridvan ne pourront rester toujours ouvertes.
Le temps viendra où le rossignol du paradis s'envolera de son séjour terrestre vers son nid céleste. Et tu n'entendras plus son chant, tu ne verras plus la beauté de la rose.
Aussi, avant que la gloire du divin printemps ne se ternisse, que la mélodie de l'oiseau d'éternité ne cesse, saisis l'occasion : que ton oreille ne soit pas sourde à son appel. C'est le conseil que je te donne, ainsi qu'aux bien-aimés de Dieu.
Que celui qui le désire l'accepte, et que celui qui ne le veut pas le repousse. Dieu est, en vérité, indépendant de lui et de toutes choses visibles.

Et voici la mélodie, chantée avec puissance et majesté, par Jésus, fils de Marie, dans le Ridvan de l'Evangile, révélant les signes qui doivent annoncer l'avènement de la manifestation qui le suit.
Dans le premier Evangile de saint Matthieu on peut lire : Et lorsqu'ils questionnèrent Jésus sur les signes de son retour il leur dit : "Et aussitôt après l'affliction de ces jours-là, le soleil s'obscurcira, la lune ne donnera pas sa lumière, les étoiles tomberont du ciel, et les puissances seront ébranlées.
Alors le signe du Fils de l'homme paraîtra dans le ciel; alors aussi toutes les tribus due la terre se lamenteront en se frappant la poitrine, et elles verront le Fils de l'homme venir sur les nuées du ciel avec une grande puissance et une grande gloire. Il enverra ses anges avec un grand son de trompette"
(saint Matthieu, XXIV, 29-31 ). Voici le sens de ces paroles en persan : Lorsque l'oppression et les afflictions qui doivent toucher l'humanité seront passées, alors le soleil ne brillera plus, ni la lune; les étoiles du ciel tomberont sur la terre et les piliers de la terre seront ébranlés.
Alors, les signes du Fils de l'homme apparaîtront dans les cieux, c'est-à-dire que la beauté promise, la substance de vie, apparaîtra lorsque ces signes seront apparus et passera du monde invisible dans le monde visible.
Et il dit : alors tous les peuples de la terre gémiront, se lamenteront et verront cette beauté divine venant du ciel, portée par les nuages avec puissance, grandeur et magnificence. Elle enverra ses anges avec un grand son de trompette.
Dans les autres Evangiles de saint Luc, saint Marc et saint Jean, les mêmes paroles se retrouvent. Comme nous en avons longuement parlé dans nos tablettes révélées en arabe, nous nous contenterons de cette citation.
Comme les prêtres chrétiens n'ont pas compris le sens de ces paroles ni leur dessein spécial, et qu'ils s'en sont tenus à leur sens littéral, ils ont été privés de la grâce jaillissante de la révélation de Muhammad et de ses rafraîchissantes bontés.

Et les ignorants, suivant l'exemple des chefs de leur foi, ne purent voir non plus la beauté du Roi de Gloire; car les signes qui devaient accompagner l'aube du soleil de la dispensation musulmane ne se produisirent pas.
Ainsi, bien des siècles se sont écoulés, et cet Esprit très pur est retourné à sa demeure de souveraineté ancienne.
Une fois de plus, l'Esprit éternel a soufflé dans la trompette mystique, faisant passer les morts de leurs sépulcres d'insouciance et d'erreur au pays de la direction et de la bonté.
Pourtant, cette communauté demande toujours : quand ces choses viendront-elles ? Quand donc le Promis, objet de notre attente, se manifestera-t-il, que nous nous levions pour le triomphe de sa cause, sacrifiant notre vie et notre âme dans son chemin ?
Des doutes analogues ont privé d'autres communautés du Kawthar de la bonté infinie de Dieu, les laissant occupées à leurs pensées futiles.
Dans un autre passage des Evangiles, Jésus dit encore : "Le ciel et la Terre passeront mais mes paroles ne passeront pas." C'est ce qui fait que les disciples de Jésus maintiennent que les commandements de l'Evangile ne seront jamais annulés et que, à quelque heure que ce soit, lorsque le Promis se manifestera tous les signes étant révélés, il devra confirmer la loi proclamée dans l'Evangile, afin qu'elle soit répandue à l'exclusion de toute autre sur la Terre.
C'est pour eux une conviction absolue, De sorte que si quelqu'un leur était envoyé avec tous les signes promis et établissait des commandements contraires à la lettre de la loi de l'Evangile, ils ne lui obéiraient certainement pas, refuseraient de se soumettre à sa loi, le traiteraient d'infidèle et le tourneraient en dérision. Nous en voulons pour preuve ce qui s'est passé lorsque se leva le soleil de la révélation de Muhammad.
Et cependant, s'ils avaient demandé avec humilité à chaque Manifestation de Dieu le sens réel des paroles révélées dans les livres sacrés - paroles dont l'incompréhension priva les hommes de reconnaître le Sadratu'l-Muntaha, le but suprême - ils auraient certainement trouvé la lumière du Soleil de Vérité et découvert les mystères de la sagesse et de la science divines.

Ce serviteur va maintenant recueillir pour toi quelques gouttes de l'océan insondable des vérités enchâssées dans ces mots sacrés, afin que les coeurs éclairés puissent comprendre les allusions et les implications des paroles des Manifestations de sainteté.
Ainsi, la majesté écrasante du verbe de Dieu ne les empêchera pas d'atteindre l'océan de ses noms et attributs et ne les privera pas de reconnaître la lampe de Dieu, siège de la révélation de sa glorieuse essence.
Les paroles de Jésus "après l'affliction de ces jours-là" s'appliquent au temps où les hommes seront assaillis par les difficultés et les malheurs, lorsque les traces du Soleil de Vérité auront disparu, que les fruits de l'arbre de la science et de la sagesse seront épuisés et que les hommes seront conduits par les ignorants.
Alors, les portes de l'unité et de la compréhension divine, but essentiel de la création, seront closes, la science sera changée en doute et l'honnêteté en corruption. C'est ce qui se voit de nos jours.
Les peuples ne sont-ils pas conduits par des ignorants qui les mènent suivant leurs caprices ? Dans leur bouche, la mention de Dieu est-elle autre chose qu'un mot vide, et sa sainte parole lettre morte ?
Le souffle de leurs désirs est tel qu'il a éteint dans leurs coeurs le flambeau de la conscience et d e la raison.
Et pourtant, les doigts de la puissance divine ont ouvert les portes de la connaissance de Dieu, et la lumière du divin savoir et de la grâce céleste a illuminé et inspiré l'essence de toute chose créée de telle sorte qu'en chaque chose une porte de la connaissance est ouverte et qu'en chaque atome se voient des traces du soleil.

Malgré les multiples révélations du savoir divin qui ont passé sur le monde, ils pensent encore que la porte du savoir est close et que les pluies de miséricorde ont cessé.
Ils se tiennent éloignés de "Urvatu'l-Vuthqa" de la connaissance en s'attachant aux superstitions.
Leurs coeurs ne semblent pas intéressés par la source de la connaissance et ils en oublient les manifestations depuis que leur imagination leur a fait découvrir la source des richesses terrestres; car dans la manifestation du révélateur de la connaissance, on ne trouve que l'appel au sacrifice.
Aussi ont-ils renoncé à la vraie science pour suivre les superstitions. Bien que reconnaissant dans leur coeur l'unité de la loi de Dieu, ils ont tout de même proclamé dans tous les sens de nouveaux ordres et, à chaque saison, de nouveaux décrets.
On n'en peut trouver deux qui soient d'accord sur une même loi car ils ne cherchent d'autre Dieu que leur propre désir et ne suivent d'autre voie que la mauvaise.
Ces hommes considèrent le pouvoir comme le but suprême de leurs efforts, et l'orgueil et l'arrogance comme leurs qualités préférées.
Ils opposent à la volonté divine leurs machinations sordides. Ayant renoncé à se résigner à la volonté de Dieu, ils n'ont que calculs égoïstes et manières hypocrites.
Ils s'efforcent de tout leur possible de protéger leurs occupations insignifiantes de peur que leur autorité soit discréditée ou que l'étalage de leur magnificence soit terni.
Si le voile qui recouvre les yeux était enlevé à l'aide du collyre du savoir de Dieu, on découvrirait qu'un grand nombre de bêtes voraces rongent le cadavre des âmes des hommes.
Quelles "afflictions" plus grandes que celles-ci ? Un homme qui veut connaître la vérité et atteindre à la connaissance de Dieu ne sait où aller ni qui interroger, tant les idées et les voies sont nombreuses et contradictoires.
Cette "affliction" est la caractéristique essentielle de chaque révélation. Autrement, il n'y aurait pas de raison pour que le Soleil de Vérité apparût.

En effet, l'apparition du matin de la direction divine doit nécessairement suivre la nuit de l'erreur.
C'est ce qu'on trouve dans toutes les chroniques et traditions, à savoir que l'iniquité régnera sur la Terre et que l'obscurité l'enveloppera.
Tout cela est si connu que je n'éprouve pas le besoin de le répéter.
L'affliction des jours n'a donc pas d'autre signification; toute interprétation différente ne peut être conforme à la réalité;
et les hommes, s'il en était autrement, seraient fondés à dire que cette condition n'est pas remplie, comme ils l'ont d'ailleurs dit et répété.
L'affliction est celle qui résulte du manque de capacité à acquérir la connaissance spirituelle et à comprendre la parole de Dieu.
Elle a lieu à la suite de la disparition de l'étoile de vérité et des miroirs qui réfléchissent sa lumière, lorsque l'humanité affligée ne sait plus où se tourner.
Telles sont les explications des traditions et des mystères de la sagesse divine que nous te livrons afin que tu en comprennes le sens et sois ainsi de ceux qui ont bu à la coupe de la connaissance et de la compréhension divine.
Dans la phrase de Jésus, le soleil s'obscurcira, la lune ne donnera pas sa lumière, et les étoiles tomberont du ciel, les mots soleil et lune ne s'appliquent pas seulement aux soleil et lune visibles, mais ils ont de nombreuses significations particulières aux cas où ils sont employés.
Ainsi "soleil" signifie en un sens les soleils de vérité qui se lèvent de l'horizon de l'ancienne gloire et répandent sur le monde une effusion de grâce céleste. Ces soleils de vérité sont les Manifestations universelles de Dieu dans les mondes de ses noms et attributs.
Et de même que le soleil visible, ainsi que l'a décidé Dieu le Vrai, l'Adoré, aide au développement de toutes choses terrestres : aux arbres, aux fruits avec leurs diverses couleurs, aux minéraux et à tout ce qui existe dans la création; de même, les arbres de l'unité divine, les fruits de son unicité, les feuilles du détachement, les fleurs de la connaissance et de la certitude, la myrte de la sagesse et de l'explication apparaissent par les soins attentifs et l'influence éducative de ces astres divins qui rénovent le monde à chacune de leurs apparitions;

ils font couler les flots de la vie éternelle, surgir les vagues de la mer de générosité, apparaître les nuages de faveur et souffler les brises de miséricorde sur tous les êtres existants.
C'est grâce à la chaleur de ces soleils divins et aux feux éternels qu'ils allument que la flamme de l'amour de Dieu brûle avec ardeur dans le coeur des hommes.
C'est par la grâce abondante de ces symboles du détachement que l'esprit de vie éternelle est insufflé dans le corps des mortels.
Le soleil visible n'est évidemment qu'une image de la splendeur de l'astre de vérité, ce soleil incomparable, sans égal ni rival.
Par lui tout vit, se meut, existe. Par sa grâce toute chose vient, puis vers lui retourne. De lui tout jaillit et vers les trésors de sa révélation tout s'en va. De lui procède toutes les choses créées et vers les dépôts de sa loi elles reviennent.
Et quand on dit que ces soleils sont différenciés par leurs noms et leurs attributs ce n'est vrai que pour certains esprits à la compréhension limitée et imparfaite; mais en réalité ils ont toujours été et seront toujours exaltés au-dessus de toute louange et attribut.
L'essence des noms ne peut espérer accéder à leur cour de sainteté, et les attributs les plus purs et les plus élevés ne peuvent approcher leur glorieux royaume.
Les prophètes de Dieu sont immensément loin au-dessus de la compréhension des hommes. Ils ne peuvent être connus que par eux-mêmes.
Qu'il serait éloigné de sa gloire que de glorifier ceux qu'Il choisit par autre chose que leur propre personne !
Ils sont plus glorieux que les hommes ne le peuvent dire ou savoir.

Dans le langage des "âmes immaculées" le nom de soleil est souvent donné aux apôtres de Dieu, ces lumineux emblèmes du détachement.
Ainsi, dans la "prière de Nud-bih", on lit : "Où sont les soleils resplendissants ? où est l'éclat des lunes, où sont les étoiles brillantes ?"
Soleil, lune, étoiles signifient donc premièrement les prophètes, les saints et leurs disciples. Ce sont eux qui, par la lumière de leur connaissance, font briller le monde visible et invisible.
D'autre part, ces termes s'appliquent aux prêtres de la dispensation précédente, qui vivent au temps de la suivante et tiennent fermement en mains les rênes de la religion.
Si ces prêtres sont éclairés par la lumière de la révélation suivante, ils seront agréables à Dieu et resplendiront d'une éternelle lumière. S'il en est autrement, on pourra dire qu'ils sont plongés dans l'obscurité, bien que, selon toute apparence, ils soient les guides des hommes, car la foi et l'incroyance, la direction et l'erreur, la félicité et la misère, la lumière et l'obscurité dépendent toutes des décrets de celui qui est l'étoile du matin de la vérité.
Quiconque, parmi les prêtres de chaque âge, reçoit de la source de la connaissance, aux jours de la reddition de comptes, le témoignage de la foi, celui-là reçoit en vérité la science, la faveur divine et la lumière de la véritable intelligence. Autrement il est marqué du signe de la folie, du reniement, du blasphème et de l'oppression.
Si le terme "soleil" a été appliqué aux chefs de la religion, c'est en raison de leur situation éminente, de leur réputation et de leur renom; tel est le cas des docteurs de tous les âges qui parlent avec autorité et dont la renommée est fermement établie.
S'ils ressemblent au soleil de vérité, ils seront certainement comptés parmi les plus brillants des luminaires; s'il en est autrement, on devra les considérer comme des foyers du feu de l'enfer. Ainsi qu'Il l'a dit : "En vérité; le soleil et la lune sont condamnés au feu de l'enfer." Vous êtes sans doute familiarisés avec les interprétations des termes "soleil" et "lune" mentionnés dans ce verset, il n'y a pas lieu de s'y attarder.

Quiconque a en soi des éléments de ce "soleil" et de cette "lune", c'est-à-dire quiconque suit l'exemple de ces chefs en tournant sa face vers le mensonge, celui-là, indubitablement, est sorti du feu de l'enfer et il y retourne.
Donc, ô chercheur, attachons-nous au plus fort soutien, afin de retourner de la nuit d'aberration vers la lumière de la direction, de quitter l'ombre du reniement pour celle de la fidélité; et, nous affranchissant du feu de l'enfer, soyons illuminés par la beauté du Bien-faisant. Et que la paix soit avec toi !
Tels sont les fruits de l'arbre de la science divine que nous te donnons, afin que tu te réjouisses dans le paradis de la sagesse de Dieu.
On emploie en troisième lieu les mots soleil, lune, étoiles pour désigner les lois et les commandements qui sont proclamés dans chaque religion.
Ainsi dans l'Islam, après la mort de Muhammad, la prière et le jeûne furent les commandements principaux, ainsi que les Traditions et les livres nous l'enseignent; et c'est un fait assez connu pour qu'il soit inutile d'en parler longuement.
Dans toutes les religions d'ailleurs la prière fut spécialement ordonnée et appliquée par tous.
Les traditions attribuées à ces lumières émanées de l'étoile de vérité, l'essence du prophète Muhammad, l'attestent toutes.
Ces traditions établissent le fait que dans chaque religion la loi de la prière constitue un élément fondamental de la révélation de tous les prophètes de Dieu; et cette loi est mise en accord dans sa forme et sa manière avec les exigences de chaque époque.
C'est parce que dans chaque révélation les manières, les habitudes et les enseignements clairement, fermement et spécifiquement établis par la religion précédente sont abolis que les termes de "soleil" et "lune" les symbolisent. "Pour voir qui de vous agira bien."

Les Traditions contiennent également les noms de soleil et lune dans le sens de jeûne et de prière : le jeûne est clarté et la prière est lumière.
Un jour, un des plus renommés parmi les théologiens vint me trouver. Au bout de quelque temps de conversation, il cita cette parole et l'expliqua, disant : "Le jeûne réchauffe le tempérament, c'est pourquoi on le compare à la clarté du soleil; et la prière du soir qui rafraîchit est comparée à la lumière de la lune." Je vis que ce pauvre homme n'avait pas obtenu une seule goutte de l'océan de la vraie compréhension et restait éloigné du buisson ardent de la sagesse divine.
Après un moment, je lui fis poliment observer : "Votre Honneur, votre explication est celle qui a cours dans le public, mais je crois qu'il y en a une autre : Muhammad, le Sceau des prophètes, et le plus distingué des élus de Dieu, a comparé au ciel la religion du Qur'an, à cause de son élévation, de sa majesté, de son incomparable influence et de sa grandeur, et parce qu'elle contient toutes les autres religions.
Et comme dans le ciel visible, il y a deux astres principaux, les deux lumières, le soleil et la lune, ainsi, dans le ciel de la religion sont établies deux lumières, le jeûne et la prière. L'Islam est le ciel, le jeûne, le soleil et la prière, la lune."
C'est ainsi que les Manifestations de Dieu se servent du langage symbolique.
En conséquence, le texte des versets sacrés et des traditions a démontré et justifié l'utilisation des termes "soleil" et "lune". L'obscurcissement du soleil et de la lune et la chute des étoiles ont donc trait à l'obscurcissement des lois fermement établies par la révélation divine, tout ceci ayant été prédit en langage symbolique par la Manifestation de Dieu.
Personne ne peut boire à cette coupe hormis les justes et les pieux. "Les justes boiront des coupes remplies à la fontaine de camphre."
On sait qu'à chaque nouvelle Manifestation, le soleil des commandements et des défenses, qui avait brillé dans la précédente dispensation, perd son éclat et les peuples qui avaient vécu à l'ombre de ces enseignements sont privés de son influence.

Songe que si les peuples de l'Evangile avaient compris le sens symbolique des mots "soleil" et "lune", ou si, au contraire des obstinés et des pervers, ils en avaient cherché la compréhension auprès de celui qui est le révélateur du savoir divin, ils auraient certainement compris l'objet de ces termes, et n'auraient pas été affligés par la noirceur de leurs désirs égoïstes.
Comme ils n'ont pas été prendre le savoir à sa source, ils ont été décimés dans la terrible vallée d'infidélité et d'aberration
: ils n'ont pas encore vu que tous les signes sont apparus, que le soleil promis brille de l'horizon de la Manifestation, et que les soleils et les lunes des enseignements et des lois de la révélation précédente sont aujourd'hui obscurcis et couchés.
Maintenant, le regard ferme et l'aile vigoureuse, prends la direction de la certitude et de la vérité. "Dis-leur, c'est Dieu; et puis laisse-les se divertir par leurs frivoles discours." Soyez de ceux qui disent : "Notre Seigneur est Dieu et qui s'acheminant vers lui reçoivent la visite des anges." Tu verras alors tous ces mystères de tes propres yeux.
O mon frère, pour franchir d'un seul coup les vallées profondes de l'éloignement et de la séparation, entrer dans le paradis de la réunion éternelle, et en une fois communier avec les esprits célestes, prends les ailes de l'esprit, car ces distances sont infranchissables pour l'être matériel, et le but ne peut être atteint.
Paix à celui qui est guidé vers la vérité par la lumière de la vérité et qui, au nom de Dieu, se tient dans le sentier de la cause, aux rives de la vraie compréhension.
Vous comprenez maintenant la signification de ce verset sacré : "Je jure par le Seigneur des différents orients et occidents", puisque tous ces soleils dont nous venons de parler ont chacun une place particulière pour leurs levers et pour leurs couchers;

et comme les savants commentateurs du Qur'an n'ont pas compris la signification symbolique de ces "soleils", ils ont cherché à expliquer le verset en disant que le pluriel est ici employé parce que chaque jour le soleil se lève et se couche en un lieu différent; ou bien, que cela s'applique aux quatre saisons où le soleil se lève et se couche en un autre endroit.
Telle est la profondeur de leur compréhension ! Ils persistent néanmoins à accuser d'erreur et de folie les perles du savoir, ces symboles purs et irréprochables de la sagesse.
Grâce à ce rapide exposé, vous pouvez saisir également la signification du "ciel qui doit se fendre à l'heure de la résurrection". C'est le ciel de la révélation divine qui se découvre au temps de chaque Manifestation, et qui, à l'arrivée de la Manifestation suivante, se fend, c'est-à-dire devient inutile et s'effondre.
Par Dieu ! je jure que, si nous réfléchissons, nous verrons que c'est une oeuvre bien plus grande de faire passer le ciel d'une religion que de détruire le ciel qui est au-dessus de nos têtes.
Une religion est établie depuis longtemps, à son ombre les peuples ont été élevés et les hommes suivent ses commandements: si bien que, depuis des générations entières, pénétrés par son envahissante influence, les peuples ont toujours obéi à ses lois majestueuses.
Et voici qu'un homme muni du pouvoir divin vient tout détruire, tout abolir. N'est-ce pas plus extraordinaire que le miracle que les esprits bornés attendent : l'ouverture effective des cieux ?
Considère les difficultés et les troubles que les révélateurs de la beauté divine ont eu à endurer. Vois comment, solitaires et sans aide, ils promulguent à la face du monde et de tous ses peuples, la loi de Dieu pendant que des calamités de toutes sortes tombent sur leur personne bénie; mais malgré leur pouvoir, ils restent patients et supportent sans révolte leurs souffrances.
Voici maintenant ce que veut dire "la terre passera". Lorsque du ciel de la révélation divine, les nuages miséricordieux versent la pluie bienfaisante sur les coeurs, la terre aride de ces coeurs est changée en terre de savoir et de science.

Combien de fleurs de l'unité poussent alors dans le jardin des coeurs, combien d'anémones de sagesse y fleurissent aussitôt !
Si la terre de ces coeurs n'avait pas été renouvelée, comment des hommes qui n'avaient aucune instruction, qui n'avaient fréquenté aucun maître ni aucune école, auraient-ils pu parler avec une science et une autorité que nul n'a pu surpasser ?
C'est à croire qu'ils étaient faits de la poussière même du savoir éternel, et pétris avec l'eau de la sagesse divine ! Le savoir est une lumière que Dieu met dans le coeur de qui Il veut.
C'est cette sorte de savoir qui est et sera toujours digne d'éloges, et non le savoir limité issu de ces esprits obscurs et voilés qui se l'empruntent en cachette les uns aux autres et qui s'en enorgueillissent vainement.
Plût à Dieu que les coeurs fussent affranchis de tous les préceptes obscurs et des limitations qu'on leur impose ! Ils seraient alors éclairés par les rayons du soleil du vrai savoir et ils comprendraient les mystères de la sagesse divine.
Si les terres stériles et desséchées des coeurs n'avaient pas été renouvelées, comment auraient-ils pu bénéficier de la révélation des mystères de Dieu et révéler l'essence divine ? C'est ainsi qu'll dit : "Le jour viendra où la terre et les cieux seront changés."
Si tu médites en ton coeur sur les mystères de la révélation divine, tu verras que par le souffle miséricordieux du Roi de la création, même la terre physique a été changée.
Comprends donc la signification de ce verset : "Toute la terre ne sera qu'une poignée de poussière entre ses mains, et les cieux seront ployés comme un rouleau dans sa droite." S'il ne signifiait que ce que l'on pense communément, à quoi cela servirait-il ?
On sait que le Très-Haut n'a pas de mains; il n'y a que les infidèles et les menteurs qui puissent lui en attribuer.
Si vous dites que la droite de Dieu se rapporte à ses Manifestations qui, au jour de la résurrection, détiennent son pouvoir, cela n'empêchera pas qu'il serait tout à fait inutile de les voir saisir toute la terre dans leur droite.

La terre ici est la terre de compréhension et de savoir, le ciel est le ciel de la révélation.
Vois comment Dieu, de sa main puissante, a réduit la terre de savoir et d'instruction à une poignée de poussière, tandis qu'll a répandu une terre nouvelle dans le coeur des hommes où il a fait pousser de jeunes fleurs merveilleuses et des arbres puissants et élevés !
Vois aussi comment le ciel des anciennes religions s'est trouvé ployé par sa droite puissante, et le ciel de la révélation divine, élevé par l'ordre de Dieu et orné du soleil, de la lune et des étoiles de ces commandements merveilleux.
C'est ainsi que t'apparaît le mystère des Paroles divines, lorsque tes yeux ne sont pas fermés à l'aurore spirituelle, et lorsque par le pouvoir de la fidélité et du détachement tu éteins les lumières du doute, des imaginations et de l'incertitude, pour allumer, dans le chandelier de ton coeur, le nouveau flambeau de la connaissance et de la certitude.
Et toutes ces paroles symboliques et énigmatiques qui sont descendues de l'Origine des causes sont destinées à éprouver les peuples, afin de reconnaître les coeurs dont la terre est féconde et ceux dont la terre est stérile; et c'est une des coutumes de Dieu avec ses peuples, ainsi qu'on le voit dans les Ecritures.
Par exemple, lis les versets sur le Qiblih; même après l'Hégire de Muhammad, de La Mecque à Médine, on avait coutume, pour la prière, de se tourner vers Jérusalem; jusqu'au jour où les juifs commencèrent à parler du Prophète en des termes qu'il ne convient pas de rapporter ici, et qu'il serait trop long de dire.
Il en fut vivement attristé; et, levant les yeux au ciel, il se demandait ce qu'il convenait de faire, lorsque Gabriel descendit et dit : "Nous t'avons vu tourner ton visage de tous les côtés du ciel; nous voulons que tu te tournes dorénavant vers une région (qiblih) dans laquelle tu te complairas."

Et un jour que Muhammad et quelques-uns de ses disciples étaient en train de faire la prière obligatoire du milieu du jour, et avaient déjà fait deux prosternations, Gabriel leur apparut et dit : "Tournez-vous vers la plage de l'oratoire sacré."
Et, au milieu de la prière, Muhammad se tourna de Jérusalem vers La Mecque. Alors la crainte et l'effroi s'emparèrent de ses disciples, et beaucoup d'entre eux abandonnèrent la prière et vinrent grossir le nombre des infidèles. Ce trouble n'avait d'autre but que d'éprouver ses serviteurs. Autrement, Dieu, le Roi idéal, aurait très bien pu ne pas changer la Qiblih et Jérusalem serait restée le point d'adoration de sa religion, n'ôtant pas ainsi de cette ville sainte la distinction qui lui avait été conférée.
Depuis Moïse, aucun des nombreux prophètes envoyés comme messagers du verbe de Dieu, tels que David, Jésus et d'autres parmi les plus exaltés de ceux qui sont apparus entre la révélation de Moïse et celle de Muhammad, n'ont altéré la loi de la Qiblih et, par leur entremise, Dieu avait toujours ordonné aux peuples de se tourner en priant vers Jérusalem.
Pour Dieu, tous les endroits du monde se valent, sauf cet endroit qui, dans les jours de ses Manifestations, est désigné dans un but particulier.
"L'Orient et l'Occident appartiennent au Seigneur; de quelque côté que vous vous tourniez vous rencontrerez sa face."
Pourquoi alors changer la Qiblih, répandre ainsi le trouble et la crainte, et déchaîner la discorde entre les hommes ?
Oui, ces choses qui sèment le trouble sont pour Dieu la pierre de touche par laquelle Il distingue et sépare le sincère du menteur.
C'est en ce sens qu'il dit : "Nous n'avons établi la précédente qiblih que pour distinguer celui d'entre vous qui aura suivi le Prophète de celui qui se sera détourné de lui."
Si tu médites sur ces paroles tu verras s'ouvrir devant toi les Portes de la compréhension et tu pourras en contempler le mystères et toute la connaissance.

Ces choses arrivent afin que les âmes puissent se développer en se déchirant à la cage des désirs égoïstes.
Car Dieu, le Roi idéal, a toujours été dans son essence, indépendant de la compréhension de tous et, dans son être, il sera toujours au-dessus de l'adoration des hommes.
Une seule brise de sa puissance suffit à pourvoir d'abondance toute l'humanité; une goutte de la mer de sa bonté donne à tous la gloire de la vie éternelle.
Mais comme Il veut distinguer le juste du méchant, et le soleil de l'ombre, de tout temps Il a fait descendre les épreuves sur les hommes, comme la pluie du ciel.
Si les hommes voulaient méditer sur la vie des anciens prophètes, tout deviendrait clair et rien de ce qui dans leurs actes ou leurs paroles leur paraîtrait opposé à leurs affections et à leur préférence ne les détournerait plus de leur sentier.
Ils consumeraient alors tous les voiles par le feu du buisson du savoir divin et s'assoiraient sur le trône de la paix et de la certitude.
Considère Moïse, fils d'Imran, qui fut l'un des plus grands prophètes et révéla un livre inspiré de Dieu.
Avant d'avoir reçu la mission divine, il rencontra sur la place publique deux hommes qui se disputaient. L'un d'eux lui demanda de lui venir en aide. Moïse le secourut et tua l'autre, ainsi que le rapportent les Ecritures;
les détails de cet incident allongeraient notre récit.
Cet événement s'ébruita dans la ville et Moïse prit peur, comme nous le savons; car quelqu'un un jour lui dit "que les grands délibéraient pour le faire mourir".
Il quitta la région et s'enfuit au pays de Madian; là, il demeura au service de Jéthro, puis il retourna dans la vallée sacrée qui se trouve dans le désert du Sinaï.
C'est là que, dans un buisson qui n'était ni à l'Orient ni à l'Occident, il vit apparaître le Roi de Gloire; et dans le feu divin qui le consumait, il entendit la voix spirituelle qui donne la vie, qui lui commanda de prendre la direction des peuples de Pharaon, de les faire sortir des déserts des plaisirs égoïstes, de les conduire aux plaines des plaisirs célestes et de la direction, afin de les affranchir de l'angoisse de l'éloignement et de les mener à la cité paisible de l'approche où ils pourraient boire l'eau de la fontaine du détachement.

Lorsqu'il arriva devant le Pharaon, et que, sur l'ordre de Dieu, il lui eut fait connaître sa mission, ce dernier, dans un discours outrageant, lui dit : "N'es-tu pas celui qui a tué un homme et est devenu un infidèle ?" ainsi que le Seigneur de majesté l'a écrit dans le Qur'an.
"Tu as commis l'action que tu sais; tu es un ingrat.- Oui, répondit Moïse, j'ai commis cette action, mais alors j'étais dans l'égarement. J'ai fui du milieu de vous par crainte; ensuite Dieu m'a investi du pouvoir et m'a constitué son Envoyé."
Pense donc un peu aux épreuves auxquelles Dieu nous soumet ! Un homme connu pour être un assassin, qui avoue son crime, ainsi qu'il est écrit, qui avait été élevé aux yeux de tous pendant environ trente ans dans le palais du Pharaon, c'est cet homme que Dieu choisit pour lui donner le suprême pouvoir !
Et Il l'a laissé devenir, au vu et au su de tous, un assassin, causant ainsi étonnement et réprobation parmi les gens.
Vois aussi Marie : Cette femme admirable, sous le poids de circonstances prodigieuses, se désolait d'avoir vu le jour, ainsi qu'on peut le comprendre par la lecture des livres saints.
Après la naissance de Jésus, elle laissa exhaler sa douleur, disant : "Plût à Dieu que je fusse morte avant, et que je fusse oubliée d'un oubli éternel !"
Je jure par Dieu que ces paroles sont faites pour consumer les coeurs de pitié ! Sa crainte et sa douleur étaient causées par la malignité des infidèles et des méchants.
Que pouvait-elle répondre au peuple ? Comment lui dire que cet enfant d'un père inconnu lui était venu par l'oeuvre du Saint-Esprit ?
Chaste, elle prit son enfant et retourna à la maison. Dès que les gens la virent ils lui dirent : "O soeur d'Aaron, ton père n'était pourtant pas un homme méchant ni ta mère une femme dissolue !"

Quelle terrible épreuve ! Néanmoins Dieu fit un prophète de cet enfant de l'Esprit qu'on savait n'avoir pas de père légitime, et fit de lui sa preuve envers tous les peuples du ciel et de la terre.
Combien les voies des Manifestations de Dieu, obéissant au Roi de la création, sont différentes de nos préférences et de nos goûts !
Quand tu commenceras à comprendre l'essence de ces divins mystères, tu comprendras le dessein de Dieu, le Charmeur divin, le Bien-Aimé.
Tu considéreras que ses paroles et que ses actes concordent exactement, de telle sorte que tu verras dans ses actions ce qu'll dit et que tu y reconnaîtras ce que tu lis dans ses écrits.
Ainsi, si ces actes et ces paroles sont le feu de la vengeance pour le méchant, intérieurement ce sont les eaux de la miséricorde pour le juste.
Regarde avec les yeux du coeur, et tu verras que les Paroles qui sont descendues du ciel du vouloir de Dieu ont été confirmées par les actions issues du royaume du pouvoir divin.
O mon frère, si à notre époque de pareils événements survenaient, que se passerait-il ? Je jure par le vrai éducateur des hommes et le révélateur de la parole de Dieu que, sans aucune hésitation, on traiterait d'infidèle un homme comme Jésus et qu'on le mettrait aussitôt à mort.
Le laisserait-on dire qu'il est le souffle du Saint-Esprit ?
Croirait-on aujourd'hui que Moïse tenait son pouvoir du commandement irrésistible ?
Cent mille voix auraient beau l'affirmer, personne ne croirait que le fils d'un père inconnu puisse être un envoyé, ou qu'un assassin ait pu entendre dans un buisson ardent la voix de Dieu.
En ouvrant les yeux à la justice, tu verras, à la lumière de ce qui a été dit, que celui qui est la cause et la fin suprême de toutes choses s'est manifesté en ce jour.
Bien que des choses semblables ne se soient pas produites dans cette dispensation, les hommes continuent à suivre les vaines imaginations des réprouvés.
Que de calomnies n'a-t-on pas déversées sur lui, et que de persécutions ne lui a-t-on pas fait subir ! Jamais jusqu'ici on avait vu pareille chose.

Dieu est grand ! Comme ces paroles étaient prononcées, voici ce que nous vîmes : l'aurore de la révélation répandait les douces saveurs de Dieu et la brise matinale soufflait de la Saba de l'Eternel, réjouissant le coeur par la bonne nouvelle et donnant à l'âme un immense bonheur.
Elle avait renouvelé toutes choses et apporté d'innombrables présents de valeur de la part de l'Ami inconnu dont la robe des louanges humaines ne peut vêtir la stature et dont le manteau de la parole ne peut cacher la forme étincelante.
Sans le secours des mots il dévoile les mystères intérieurs et révèle les secrets des paroles divines.
Il apprend aux rossignols qui chantent sur la branche de l'éloignement et de la solitude à gémir et à se lamenter; il les instruit dans l'art des voies de l'amour et leur montre le secret de l'abandon du coeur.
Aux fleurs du Ridvan de la réunion céleste il révèle les caresses de l'amant passionné et dévoile les charmes de la belle.
Il offre aux anémones du jardin de l'amour les mystères de la vérité et dépose dans le sein des amants les symboles des mystères les plus intimes.
En cette heure, une telle grâce est répandue dans le monde que le Saint-Esprit en est jaloux !
Une goutte d'eau a le pouvoir des vagues de la mer; un grain de poussière a l'éclat du soleil;
sa bonté est si grande que le bousier recherche le grain de musc, et la chauve-souris le soleil ! Les morts sont ressuscités dans leurs corps par les brises de vie; les ignorants s'assoient sur le trône du savoir; les oppresseurs trouvent leur place sur les hauteurs de la justice !
L'univers est en état de gestation à cause de toute cette bonté, et bientôt le résultat en sera visible à tous, dans ce monde de poussière.
Alors celui qui meurt de soif parviendra au Kawthar du Bien-Aimé; celui qui est perdu dans les déserts de l'éloignement et de la non-existence arrivera aux tentes de la vie et de la présence de l'Amant.
Dans quel coeur ces semences sacrées germeront-elles ? Dans quelle âme fleuriront les réalités invisibles ?

En vérité je te le dis, les flammes du buisson de l'amour, brûlant dans le Sinaï du coeur, sont si violentes que les flots de la parole divine ne pourront les éteindre.
La soif ardente de ce Léviathan ne peut être étanchée par des océans entiers, et le Phénix du feu éternel ne pourra demeurer que dans l'incandescence de la face de l'Ami.
Donc, ô mon frère, allume la flamme de l'esprit dans la lampe des coeurs, brûlant l'huile de la sagesse, à l'abri du globe de l'intelligence, afin que le vent de l'infidélité ne puisse l'éteindre ni en diminuer sa brillance.
Ainsi avons-nous éclairé le ciel de la parole par les splendeurs du soleil de la sagesse et de la compréhension divine, afin que ton coeur trouve la paix et que tu sois de ceux qui s'envolent sur les ailes de certitude dans l'atmosphère d'amour de leur Seigneur, le Miséricordieux.
"Alors le signe du Fils due l'homme paraîtra dans le ciel." C'est-à-dire que, après l'éclipse du soleil d'instruction divine, la chute des étoiles des commandements, l'obscurcissement de la lune du savoir, éducatrice des peuples, après que les drapeaux de la direction et de la prospérité auront été amenés, que le jour de vérité et de justice se sera assombri, alors le signe du Fils de l'homme apparaîtra au ciel.
Ici le ciel veut dire le firmament. En effet, à l'approche de l'apparition d'un de ces astres lumineux dans le ciel de justice, et d'une de ces arches de direction sur la mer glorieuse, une étoile, symbolisant pour les hommes cette sublime lumière, doit apparaître dans le firmament, en même temps que, dans le ciel spirituel, une étoile apparaît pour diriger les hommes vers la glorieuse aurore.
Ces deux signes, l'un dans le firmament et l'autre dans le ciel spirituel, se sont vérifiés avant chaque manifestation prophétique, ainsi qu'on le croit communément. L'une des Manifestations fut l'Ami de Dieu (Abraham).

Avant son apparition, Nemrod eut un rêve au sujet duquel il convoqua tous les devins. Ceux-ci lui annoncèrent l'apparition d'une étoile au ciel, en même temps qu'un homme était accouru apportant au peuple la bonne nouvelle de la venue d'Abraham.
Après lui vint l'Interlocuteur de Dieu (Moïse).
Les astrologues de son temps avaient dit à Pharaon qu'une étoile venait d'apparaître au ciel, signe de la conception d'un homme qui tiendrait en sa main son sort et celui de son peuple.
En même temps, ainsi que les livres nous l'enseignent, un vieillard apportait la Bonne Nouvelle consolatrice au peuple d'Israël.
Et si je rapportais tous ces faits en détail il faudrait des volumes entiers; de plus, je ne tiens pas à revenir sur ces antiques événements.
Dieu m'est témoin que ces explications me sont dictées par l'amour que je te porte, afin que, si possible, les pauvres puissent aborder aux plages de la richesse, que les ignorants arrivent aux mers de la sagesse, que les assoiffés de science goûtent au Salsabil du savoir.
Autrement nous considérons l'étude de ces récits comme une faute grave et un lourd péché.
De même, à l'apparition de Jésus, les Mages découvrirent son étoile dans le ciel, et la suivirent jusqu'à la capitale du royaume d'Hérode dont la souveraineté s'étendait alors sur la totalité du pays.
Ils dirent : "Où est le roi des juifs qui est né ? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus l'adorer."
Ils découvrirent que cet enfant était né à Bethléem de Juda. C'était le signe dans le firmament.
Dans le ciel spirituel apparut Jean, fils de Zacharie : "Dieu t'annonce la naissance de Yahya qui confirmera la vérité du Verbe de Dieu; il sera grand et chaste."
Le Verbe ici est Jésus dont Jean prêcha l'apparition.
Dans l'Evangile également on trouve : "En ce temps-là, Jean-Baptiste vint prêchant dans le désert de Judée, disant : Amendez-vous, car le royaume des cieux est proche (saint Matthieu, III, 1, 2)."Jean, c'était Yahya.

Avant l'apparition de la beauté de Muhammad, des signes dans le ciel apparurent.
Et dans le ciel spirituel, donnant au peuple la bonne nouvelle de l'apparition de ce soleil d'unité, quatre personnes se succédèrent annonçant sa venue.
Rúz-bih (appelé plus tard Salman) fut leur serviteur à tous les quatre, chacun d'eux, au moment de mourir, l'ayant envoyé servir l'autre.
Quand le quatrième fut sur le point de mourir, il dit : "Oh Rúz-bih, quand tu m'auras enseveli, va en Hijaz où apparaîtra le soleil de Muhammad, et sois heureux de le rencontrer."
Nous arrivons maintenant à cette cause merveilleuse et très exaltée.
La plupart des astronomes ont parlé de l'apparition des étoiles dans le ciel, et sur terre nous avons constaté la venue des deux brillantes lumières, Ahmad et Kazim. Que Dieu sanctifie leur poussière !
ll est donc prouvé qu'avant l'apparition de chaque miroir d'unité, ses signes apparurent dans le firmament et dans le ciel spirituel, où brillent le soleil du savoir, la lune de la sagesse, et les étoiles de l'explication;
et ces signes ne sont autres que la venue d'un être parfait, qui a pour mission de préparer les hommes à rencontrer ces soleils d'identité et ces lunes d'unité.
"Alors toutes les tribus de la terre se lamenteront et elles verront le Fils de l'homme venir sur les nuées du ciel avec un grand pouvoir et une grande gloire."
Ce symbole veut dire qu'alors les peuples gémiront d'être privés du soleil de la beauté divine, de la lune du savoir et des étoiles de la sagesse révélée; et qu'ensuite cette apparition promise de la Beauté adorée descendra du ciel, chevauchant sur les nuages.
En d'autres termes, que cette beauté divine, du ciel de la volonté de Dieu apparaîtra dans la forme humaine; le mot ciel se rapporte à la grandeur et à l'élévation dans lesquelles apparaissent ces saintes aurores et ces éternels Orients.

Si ces êtres éternels semblent venir du sein d'une mère, en réalité ils descendent du ciel des causes, et s'ils habitent sur terre, ils reposent sur le siège spirituel.
Lorsqu'ils marchent parmi les hommes, ils volent dans l'atmosphère de la présence divine; ils circulent sur la terre de l'esprit sans mouvoir leurs pieds; ils atteignent les hauteurs de l'unité sans le secours des ailes, ils parcourent en un instant l'immensité de l'espace et traversent instantanément le monde visible et le royaume invisible.
Sur leurs trônes il est écrit : "Aucun obstacle au monde ne les empêche d'agir" et sur leurs sièges sont inscrits ces mots : "En vérité, leurs voies diffèrent chaque jour."
Ils sont les envoyés des hauteurs du pouvoir du Roi des anciens, et du puissant vouloir de celui à qui toutes les choses appartiennent. C'est en ce sens qu'on dit qu'ils descendent du ciel.
Dans le langage des Manifestations le mot "ciel" a de nombreuses significations : le "ciel du commandement", le "ciel du pouvoir", le "ciel du désir divin", le "ciel de la connaissance divine", le "ciel de certitude", le "ciel de la parole", le "ciel de la révélation": le "ciel de disparition", etc.,
et chaque fois que le mot est employé il a une signification spéciale, que seuls peuvent comprendre ceux qui connaissent les mystères divins et qui ont bu à la coupe de la vie éternelle.
Ainsi, ll dit : "Le ciel a de la nourriture pour vous, il renferme ce qui vous a été promis." Et cependant la nourriture ne vient que sur terre.
Et également : "Tous les noms descendent du ciel." Et ce sont cependant les hommes qui les prononcent.
Si tu purifies le miroir de ton coeur de la poussière de tes préférences injustes, tu comprendras tous les symboles révélés par le Verbe de Dieu manifesté dans chaque religion, et tu sauras les mystères de la sagesse.
Mais tant que tu ne consommeras pas par les flammes du détachement absolu les voiles du prétendu savoir humain, tu n'atteindras pas l'aurore éclatante du vrai savoir.

Saches en vérité qu'il y a deux sortes de savoir : le divin et le satanique.
L'un coule de la fontaine de l'inspiration divine et l'autre n'est que le reflet de pensées vaines et obscures.
La source du premier est Dieu lui-même; la motivation du second sont les murmures des désirs égoïstes.
L'un est guidé par le principe : "crains Dieu, il t'instruira", l'autre est une confirmation de cette vérité que "le savoir est le plus grand voile qui nous sépare de Dieu".
Les fruits du premier sont la patience, le désir ardent, la vraie compréhension et l'amour; ceux du second l'arrogance, la vanité et la suffisance.
Et dans les explications données par les Envoyés, nul ne risque de respirer les parfums de ce sombre savoir dont l'obscurité étouffe la terre, qui ne produit que rébellion et iniquité et dont les résultats sont la rancune et la haine : ce sont des poisons mortels, et l'ombre des arbres de ce savoir n'est qu'un feu dévorant.
Combien est juste ce qu'a dit le poète : "tiens ferme le bord de la robe d'amour, et n'en rougis pas; quitte les chemins suivis par ceux qui ont réussi dans ce monde, quelque grand que soit leur réputation."
Le coeur doit donc être purifié de tout ce qu'il entend et se détacher de toute affection terrestre afin qu'il puisse découvrir le sens caché de l'inspiration divine et devienne le trésor des mystères de la connaissance divine.
Ainsi qu'il est dit : "Celui qui voyage sur le blanc chemin vers le sanglant réconfort ne peut atteindre sa demeure, si sa main n'est pas entièrement vide de tous les biens de ce monde." Telle est la condition première requise du voyageur. Réfléchis et comprends la vérité de ces paroles.
Mais nous voici entraînés loin de notre sujet, bien que tout cela en soit l'explication.
Je jure par Dieu que, malgré mon désir d'être bref, ma plume échappe au contrôle de ma main.
Et combien de perles restent encore dans la nacre de mon coeur qui ne seront jamais serties ! Combien de merveilleuses jouvencelles demeurent enfermées dans les hautes salles de la sagesse, sans que nul ne puisse les toucher ! "Celles que n'a jamais touchées ni homme ni génie."

ll me semble cependant que je n'ai pas expliqué une seule des choses désirées ni un seul des symboles demandés.
Quand trouverai-je le chercheur en qui on peut avoir confiance, qui endossera le vêtement du pèlerin pour entrer dans le Lieu-Saint et atteindre la Ka'bih désirée, où, sans qu'il interroge et sans qu'on lui réponde, il apprendra le mystère des explications ?
Quoi qu'il en soit, tu peux maintenant comprendre le sens du mot ciel dans les Ecritures, ainsi que de la venue sur les nuages (ceux-ci représentant les choses contraires aux coutumes et aux préférences des hommes); ainsi qu'il est révélé : "Toutes les fois qu'un Envoyé vous a apporté une révélation qui ne flattait pas vos passions, vous vous êtes enflés d'orgueil; vous avez traité les uns de menteurs, et vous en avez assassiné d'autres."
Ainsi, les "nuages" obscurcissent le ciel lorsque les commandements sont modifiés, la religion changée, quand les coutumes, les lois sont détruites et que le plus humble des croyants passe avant les docteurs et les prêtres infidèles.
De plus, l'apparition de la Beauté éternelle dans une forme humaine, buvant, mangeant, sujette à la pauvreté ou à la richesse, à la gloire ou à l'humiliation, dormant, veillant, etc., toutes ces choses constituent autant de nuages qui mènent les gens au doute et à la perdition. Et ce sont ces "nuages" qui, dans le ciel d'instruction et de savoir, doivent être dissipés pour tous : "Le jour où le ciel se fendra par nuages."
Et de même que les nuages empêchent les hommes de voir le soleil, de même ces choses dont nous venons de parler empêchent les hommes de comprendre les soleils de réalité.
C'est ainsi que les incroyants disaient, comme en témoigne le livre sacré : "Qu'est-ce donc que cet apôtre ? Il mange, il se promène dans les marchés ! Si un ange ne descend pas avec lui pour participer à son enseignement, nous ne croirons pas en sa parole."

Comme tu as pu le constater pour les prophètes, la pauvreté, les calamités, les soucis matériels, la faim, la maladie, les contretemps, toutes ces souffrances qui sont les leurs laissent les hommes dans les déserts du doute et de la suspicion, des suppositions et des imaginations.
Ils se demandent comment il peut se faire qu'un homme venant de Dieu prétende exercer un pouvoir souverain sur le monde entier, et rapporter toute chose créée à lui-même (car il est dit : Si ce n'était pour toi, je n'aurais pas créé le firmament);
comment se fait-il qu'un tel homme soit soumis à ces mesquines misères, ainsi que l'ont été chaque prophète et ses disciples.
Non seulement ils ont eu à subir la misère, les maladies, le mépris, mais leurs disciples souvent ont eu la tête coupée qu'on envoyait ensuite comme un présent dans des villes éloignées !
On en empêchait d'autres de répandre leur foi : Tous ont eu à supporter l'attaque des ennemis de la religion, sans pouvoir leur résister.
Et à chaque changement dans la religion, de semblables nuages ont empêché les peuples de connaître le divin soleil qui était apparu de l'aurore de l'Essence divine.
Alors que depuis des années les hommes avaient coutume de suivre leurs ancêtres et d'être élevés dans les rites de leur religion, tout d'un coup, un des leurs qui, pour tout ce qui concernait les limitations de la condition humaine avait été leur égal, vient abroger le culte ancestral qui jusqu'alors n'était négligé que par les infidèles et les libertins !
Voilà des voiles et des nuages pour ceux dont le coeur n'a pas goûté le Salsabil du détachement ni bu le Kawthar du savoir de Dieu !
Aussitôt qu'ils aperçoivent les changements qu'apporte le prophète, ils ne peuvent plus comprendre ce soleil, et sans faire aucune enquête, ils déclarent infidèle et condamnent à mort cette Manifestation de Dieu.
C'est ce qui est arrivé dans l'Antiquité et ce qu'on a également déploré de nos jours.

Nous devons donc faire tous nos efforts pour qu'avec l'aide invisible de Dieu ces voiles sombres, ces nuages d'épreuves célestes ne nous empêchent pas de contempler la beauté de sa face resplendissante, et que nous puissions ne la reconnaître que par elle-même.
Si nous lui demandons de prouver sa vérité, une seule preuve devrait nous suffire, atteignant ainsi celui qui est la fontaine de grâce infinie et dans la présence de qui, toute l'abondance du monde n'est que néant, cessant d'ergoter avec lui chaque jour et en abandonnant nos propres idées fausses.
Gloire à Dieu ! Bien qu'autrefois les événements dont nous avons parlé aient été merveilleusement prophétisés dans des symboles magnifiques et de subtiles paraboles, afin que les hommes ne soient pas privés des bienfaits de l'océan suprême. Ils se sont reproduits de nouveau !
Ainsi qu'il est dit : "Les hommes attendent-ils que Dieu vienne à eux dans les ténèbres des nuages ?" Un certain nombre de théologiens, interprétant littéralement les paroles de Dieu, ont vu dans ce verset un des signes de la Résurrection, telle qu'ils l'avaient imaginée, tandis que c'est une chose qui se retrouve dans la plupart des livres sacrés et qui n'est qu'un signe de la Manifestation suivante, ainsi que nous l'avons vu.
"Le jour où le ciel fera surgir une fumée visible à tous, qui enveloppera tous les hommes, ce sera le châtiment douloureux."
Toutes ces choses que ne comprennent pas les âmes impures sont la pierre de touche de Dieu, la balance dans laquelle ll éprouve ses serviteurs et distingue l'infidèle du croyant, le bienheureux du méchant.
Dans ces versets, par le symbole de la fumée, il est fait allusion à de graves dissensions amenées par l'abandon des obligations religieuses, par l'abrogation des lois et la ruine totale de ceux qui en étaient les rigoureux interprètes.
Quelle fumée plus grande que celle-ci, qui a enveloppé tous les hommes, et leur a causé tant de troubles qu'ils ont en vain essayé de s'en défaire, étant à chaque moment soumis à de nouveaux supplices par le feu de leurs passions ?

En apprenant que cette cause merveilleuse et ces commandements éternels sont apparus sur toute la terre et se développent chaque jour, le feu de leurs coeurs brûle plus fort.
En voyant de quelle force indomptable, de quelle sublime renonciation, de quelle constance sans faille sont dotés les saints compagnons de Dieu qui, grâce à l'aide divine, deviennent chaque jour plus nobles et plus glorieux, la consternation ravage leurs âmes.
Grâce à Dieu, aujourd'hui, l'influence divine est si grande qu'ils n'osent parler, et s'ils rencontrent un de ces disciples qui donneraient mille fois leur vie dans le chemin du Bien-Aimé, ils sont contraints de montrer leur respect.
Mais livrés à eux-mêmes, ils le renient et le maudissent : "Lorsqu'ils vous rencontrent, ils disent; nous avons cru; mais à peine vous ont-ils quittés, qu'enflammés de colère; ils se mordent les doigts.- Dis-leur : mourez dans votre colère; Dieu connaît le fond de vos coeurs."
Bientôt tu verras hisser par tout le monde les drapeaux du divin pouvoir, et les signes de sa domination et de sa souveraineté se retrouveront dans chaque ville.
La plupart des docteurs ne comprenant pas la signification des versets sacrés ne savaient ce qu'il fallait entendre par le jour de la résurrection; et, sans la moindre réflexion, ils donnaient l'explication que leur suggérait leur imagination.
Dieu qui est un, est témoin que s'ils avaient un tant soit peu réfléchi aux symboles cachés dans ces versets ils auraient compris tout ce que nous avons voulu proposer et auraient trouvé, par la bonté du Miséricordieux, la brillante aurore de certitude.
Ainsi chante pour toi la colombe éternelle sur les rameaux de l'arbre de Baha, afin que, par la permission de Dieu, tu chemines dans les sentiers du savoir et de la sagesse.
Examinons maintenant les paroles Il enverra ses anges..., etc. Les anges sont des hommes qui ont détruit tout ce qui était humain en eux, par le pouvoir spirituel du feu de l'amour de Dieu, et qui se sont parés des attributs des chérubins, ainsi que le dit l'Imam Sadiq : "Ce sont ceux de nos shiites qui se tiennent derrière le trône de Dieu." Combien nombreuses sont les interprétations de ces paroles : qui se tiennent derrière le trône de Dieu ! Cela ne revient-il pas à dire qu'en réalité il n'y a pas de véritables shiites ?

Ailleurs, le même Imam dit : "Le fidèle est comme la pierre philosophale. L'as-tu jamais vue ?" Souviens-toi de cette sentence qui est plus éloquente qu'elle ne paraît : elle prouve qu'il n'y a pas de véritable fidèle ! -
Les hommes ne savent pas reconnaître les parfums de la fidélité, et ils taxent d'infidèles ceux dont les discours prouvent au contraire la fidélité.
Mais ces saints hommes sont indifférents aux conditions terrestres, et montrent ainsi leur spiritualité et leur caractère céleste; on leur donne le nom d'anges.
Telle est la signification de ces versets dont chaque mot a été expliqué à l'aide des textes les plus lucides, des arguments les plus convaincants et des évidences les plus claires.
Et comme les peuples de Jésus ne comprirent pas cette signification, et qu'ils ne virent pas apparaître les signes auxquels eux et leurs prêtres s'attendaient, ils n'ont pas cru jusqu'à ce jour aux saintes Manifestations, apparues depuis les jours de Jésus et ils ont été privés des bienfaits suprêmes et des merveilles des paroles divines.
Tel est encore leur état en ce jour de la résurrection.
Ils n'ont pas réfléchi que si, dans chaque ère, les signes d'une Manifestation devaient apparaître en ce monde, juste comme il est écrit, il n'y aurait pas de contradicteurs; et comment alors distinguer les bons des méchants, les pécheurs des justes ?
Si ces paroles qui sont écrites dans l'Evangile se réalisaient matériellement, et si les anges venaient avec Jésus, fils de Marie, sur les nuages du ciel, qui aurait la force de nier et de s'enorgueillir ?
Tous les hommes seraient pris d'une telle peur que, loin de vouloir renier ou accepter, ils ne pourraient prononcer une seule parole. C'est parce que de nombreux prêtres chrétiens ne l'ont pas compris qu'ils ont renié Muhammad, disant : si vous êtes le promis, pourquoi n'êtes-vous pas accompagné de ces anges qui, d'après nos livres, doivent aider la beauté promise à promulguer sa cause et être un avertissement pour les peuples ? ainsi que l'a dit le Seigneur glorieux : "A moins qu'un ange ne descende et ne prêche avec lui."

Ainsi, dans chaque ère, le désaccord et la contradiction se glissent entre les peuples qui passent leur temps à discuter, disant : tels signes ne sont pas venus, tels autres non plus, etc.
Ces erreurs ont été les leurs parce qu'ils s'en sont rapportés à leurs prêtres, reniant ces joyaux uniques, ces êtres divins.
Quant aux prêtres, enfermés dans leurs basses ambitions et leur avidité sordide, ils ne voyaient dans ces éternels soleils que des adversaires de leur savoir et de leur intelligence, et des obstacles à leurs efforts.
Ils expliquaient les paroles divines, celles des Traditions et des Lettres d'Unité, dans leur sens matériel. Et ils s'éloignaient sans recours, aussi bien eux que leurs peuples, des ondes de bonté et de merci de Dieu.
Et cependant les prêtres portent témoignage de la vérité de ces Traditions : "Notre parole est difficile et dure à comprendre", ou bien "Notre cause est pénible et dure; nul ne peut la soutenir qu'un ange de l'approche, un Envoyé, ou un serviteur dont Dieu a éprouvé la fidélité du coeur."
Ils savent pourtant qu'ils ne remplissent aucune de ces trois conditions : pour les deux premières, cela va de soi; quant à la troisième, ils ne sont pas sortis victorieux des épreuves de Dieu, et la divine pierre de touche n'a montré en eux qu'un métal grossier.
Dieu tout-puissant ! Tout en reconnaissant la vérité de ces paroles, comment ces prêtres qui n'ont pas compris et qui discutent encore des obscurités théologiques de leur foi, peuvent-ils prétendre être les interprètes des subtilités de la loi de Dieu et des mystères essentiels de son Verbe saint ?

Ils affirment : "Cette Tradition qui prophétise la venue du Qa'im ne s'est pas encore réalisée", alors qu'ils n'ont pas respiré les parfums de la signification de ces saintes paroles ?
Ils ne se sont pas aperçu qu'au contraire tous ces signes sont déjà arrivés, et que le sentier de la cause est tellement aplani que les fidèles y cheminent avec la rapidité de l'éclair, pendant que ces prêtres stupides attendent de voir les signes prédits.
O peuples ignorants ! vous attendez comme ceux qui vous ont précédés ont attendu !
Vous qui prétendez que pas un seul des signes de la venue des nouveaux prophètes, annoncés par les livres anciens, n'est encore arrivé, comme on l'a autrefois prétendu pour Muhammad, comment osez-vous traiter les chrétiens et les autres d'infidèles ?
Vous avez beau dire que leurs livres sont altérés et apocryphes, et qu'ils ne viennent pas de Dieu, les paroles mêmes des Evangiles témoignent de leur origine divine; elles se retrouvent d'ailleurs dans le Qur'an.
En vérité, je vous le dis, les hommes n'ont jamais compris ce qu'il fallait entendre par l'altération des Ecritures.
Oui, dans les paroles et les écrits des Imams, on parle de l'altération que les grands et les vaniteux font subir aux Ecritures. Mais cela a été dit dans des conditions spéciales.
Ainsi, l'un des cas où il en est parlé est l'histoire du fils de Súriya.
Alors que les gens de Khaybar demandaient à Muhammad quelle était la punition de l'homme ou de la femme adultère, il leur dit : "Dieu a ordonné qu'on les lapidât."
Ils répondirent que dans la Bible ne se trouvait pas un tel commandement. Il leur demanda alors : "Auquel de vos prêtres obéissez-vous ?" Ils obéissaient au fils de Súriya.

Il l'appela et dit : "Je t'adjure, par Dieu qui pour toi a entrouvert la mer, a fait descendre la manne céleste, t'a mis à l'ombre des nuages, t'a délivré de Pharaon et de son peuple, et a fait des tiens son peuple préféré; dis-nous quelle est la punition ordonnée par Moïse pour l'adultère ?"
ll répondit : "O ! Muhammad, c'est la lapidation. - Alors pourquoi, parmi vous autres juifs, cette loi est-elle abrogée ? -
Après la destruction de Jérusalem par Nebucadnetsar, lorsqu'il eut passé presque tous les juifs au fil de l'épée, très peu d'entre eux survécurent.
Comme ils étaient en très petit nombre en face des puissants Amaléchites, les prêtres tinrent conseil et dirent : si nous appliquons la loi de la Bible, les survivants d'entre nous seront tués par la loi. Et ils supprimèrent la peine de mort." C'est à ce propos que Gabriel, inspirant le coeur du Prophète, dit : "Parmi les juifs, il y en a qui altèrent les paroles de leurs Ecritures."
Voilà une des altérations dont il s'agit et cela ne signifie pas, comme le croient ces faibles esprits, que les prêtres juifs et chrétiens ont supprimé du Livre les versets qui louaient et glorifiaient Muhammad, en y mettant des versets qui disent le contraire.
Cette prétention serait aussi fausse que ridicule : un homme qui croit dans un Livre révélé, peut-il l'altérer ?
La Bible surtout qui était répandue dans le monde entier et non à Médine et à La Mecque seulement.
Les véritables altérateurs sont bien plutôt les prêtres du Qur'an qui, de nos jours, interprètent le Livre selon leur goût ou leur bon plaisir.
Comme les Juifs du temps de Muhammad avaient expliqué selon leurs idées les versets de la Bible annonçant sa venue, et comme ils ne se contentèrent pas des véritables explications, Dieu en fit des altérateurs;
et aujourd'hui les gens du Qur'an continuent à donner des signes de la prochaine Manifestation leur interprétation fantaisiste !
Ailleurs, il est dit : "Un certain nombre d'entre eux obéissaient à la parole due Dieu, mais par la suite ils l'altérèrent après l'avoir comprise, et ils le savaient bien."

Dans ces versets, il s'agit de changer la signification de la parole, et non de la supprimer, ainsi que peuvent le comprendre ceux qui ont un entendement droit.
Ailleurs encore : "Malheur à ceux qui, écrivant le livre de leurs mains corruptrices, disent : Voilà ce qui vient d Dieu, pour en retirer un bénéfice infime..., etc.."
Cette imprécation concerne les prêtres et les docteurs juifs qui ont écrit de nombreux ouvrages pour renier Muhammad, afin de faire plaisir aux riches et de gagner des honneurs terrestres, faisant ainsi acte d'infidélité.
Ils ont mis en avant certaines preuves dont je ne veux pas parler, prétendant les justifier par la Bible.
Et de nos jours, que n'a-t-il pas été écrit contre cette cause par les prêtres ignorants de notre temps !
Ils croient que ces actes d'hostilité sont conformes aux paroles des Livres et répondent aux instructions des hommes de discernement. Mais grande est leur erreur !
Le but de mes discours est de te démontrer qu'on aurait tort de prétendre que ces preuves que nous avons tirées des Evangiles sont altérées et de les renier, en prétextant s'en tenir au Qur'an et aux Traditions : Ce serait faire acte d'infidélité.
Oui, nous avons vu qu'il y a des altérations dans la Bible, ainsi que nous l'avons expliqué de sorte que tous ceux qui sont doués d'un entendement sain comprennent que la maîtrise du savoir humain appartient à quelques hommes sains et sans éducation;
peut-être ainsi les malveillants cesseront-ils d'affirmer que certains versets prouvent l'altération des textes, insinuant que nous en avons parlé par manque de connaissance;
d'ailleurs, Muhammad n'en a parlé qu'en ce qui concernait les juifs, comme vous pouvez vous en assurer en voyageant à travers les îles du savoir du Qur'an.
Les ignorants de la terre disent que les chrétiens ne possèdent plus les divins Evangiles qui seraient remontés au ciel, ne s'apercevant pas qu'ils taxent ainsi Dieu d'injustice et de tyrannie.

Car, après la disparition de la beauté de Jésus, lorsqu'il fut monté au quatrième ciel, comment le Livre de Dieu, qui était sa plus grande preuve pour les hommes, aurait-il pu disparaître, puisque de Jésus à Muhammad les hommes n'avaient pas d'autres règles ni d'autres lois à observer ?
Et comment alors le vengeur omnipotent aurait-il pu venir parmi eux, et en vertu de quoi auraient-ils été censurés et punis par le roi spirituel ?
De plus, il faudrait croire à l'interruption de la bonté miséricordieuse et à la fermeture des portes de la merci du roi de l'existence.
Cherchons un refuge loin de cette horrible pensée, car ll est plus glorieux que les hommes ne le supposent !
O mon ami, en ce matin éternel où les lumières de Dieu, lumière des cieux et de la terre ont enveloppé le monde, où les tentes de protection et de préservation de Dieu qui ne veut que répandre sa lumière sont dressées, où la main puissante de celui dans les mains de qui sont toutes choses est tendue, endosse le vêtement des efforts diligents pour entrer, par la bonté et la générosité de Dieu, dans la ville sainte du Nous venons de Dieu et habiter dans les lieux glorieux du Nous retournons à Lui.
Avec la permission de Dieu, il t'incombe de purifier ton coeur des choses du monde afin de pouvoir réaliser l'infinité du savoir divin et de voir si clairement la vérité que tu ne voudras plus de preuves pour prouver sa réalité et son témoignage.
O questionneur affectueux, si tu t'envoles dans les hauteurs de l'esprit, tu verras que Dieu est à ce point exalté au-dessus de toutes choses, que tu ne trouveras nul autre que lui. Dieu existait avant toute chose.
La sainteté de l'état que tu atteindras alors n'a pas besoin d'être discutée ni prouvée.
Si tu voyages dans les saints royaumes de réalité, tu trouveras que l'on ne connaît les choses que par Dieu, et c'est par lui seul qu'il peut être connu.
Et si enfin tu te reposes sur la terre de la preuve, alors contente-toi de ce que Dieu lui-même a dit : "Ne leur suffit-il pas que nous t'ayons envoyé le Livre ?"

Voilà la preuve qu'il a établie, et il n'y en aura jamais de plus grande. Sa parole est sa preuve, et son existence est son meilleur argument.
Aujourd'hui, nous demandons au peuple du Bayan, aux instructeurs, aux docteurs, aux lettrés et aux témoins du Bayan, de ne pas oublier les recommandations que Dieu leur a faites dans leurs livres et de s'en tenir aux éléments essentiels de leur cause, de peur que, lorsque celui qui est la quintessence de la vérité, la réalité interne de toutes choses et la source de lumière apparaîtra, ils ne se laissent arrêter par quelques phrases du Livre, et qu'ils ne renouvellent à son sujet les injustices des peuples du Qur'an.
Car ce roi de puissance divine a, en vérité, le pouvoir de faire disparaître, d'un seul mot, tout souffle de vie dans le Bayan et son peuple, et, d'un autre mot, il peut leur donner à tous la vie éternelle, en les ressuscitant des tombes des plaisirs et des désirs.
Soyez attentifs et veillez, car la fin suprême des hommes doit être de croire en lui, d'arriver à sa rencontre et de voir sa présence divine.
"La piété ne consiste pas à se tourner vers l'Orient ou l'Occident mais à croire en Dieu et au dernier jour."
O peuple du Bayan, écoutez la vérité à laquelle nous vous avons appelé, afin que vous reposiez dans l'ombre qui sera répandue sur tous dans les jours du Seigneur !

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Chapitre: Deuxième partie

En vérité, celui qui est l'étoile du matin de la vérité et le révélateur de l'Etre suprême possède une souveraineté incontestée sur tout ce qui existe au ciel et sur la terre, bien qu'il ne se trouve personne qui lui obéisse.
Il est indépendant de toute puissance terrestre, bien qu'il soit dépourvu de tout bien.
Ainsi, Nous te révélons les mystères de la Cause divine afin que tu puisses t'envoler sur les ailes du détachement dans les régions invisibles aux hommes.
Le but essentiel de ces lignes est de prouver d'une façon évidente à ceux qui sont doués d'un entendement pur, aux âmes claires, que les soleils de réalité et les miroirs d'unité qui, dans les différentes époques, arrivent des tentes invisibles jusqu'à ce monde matériel pour éduquer les peuples et répandre la grâce sur tout ce qui existe, apparaissent toujours avec une puissance éclatante et une souveraineté invincible.
Ces joyaux précieux, ces trésors secrets sont l'apparition de la réalité de ces paroles sacrées : Dieu fait ce qu'il veut et ordonne ce qui lui convient.
Pour les hommes instruits, au coeur éclairé, il est évident que l'Essence inconnaissable, l'Etre divin, est, à un degré incommensurable, exalté au-dessus de tout attribut humain.

Il n'a pas à vivre dans un corps, à monter ni à descendre, à entrer ni à sortir; il est plus grand que les qualifications de chacun ne peuvent l'exprimer et plus mystérieux que le coeur humain ne peut le saisir.
A jamais il a été et sera invisible dans son identité. A jamais Il sera voilé dans son essence éternelle et sera éternellement caché aux yeux des hommes dans sa réalité.
"Les regards ne sauraient l'atteindre; lui, il atteint tous les regards."
Car entre lui et les hommes il n'y a pas de commune mesure ni aucun terme de comparaison;
on ne peut dire qu'il est loin ni qu'il est près; rien n'indique sa présence ou son absence.
Car tout ce qui est dans les cieux et sur terre n'existe que par son Verbe, et c'est par son désir, qui est la Volonté primordiale, que les êtres, de la non-existence, passent dans le monde de l'existence.
Dieu puissant ! Entre son Verbe et les hommes qu'il a créés, comment pourrait-il y avoir de rapports et de termes de comparaison ?
Les versets : "Dieu vous avertit de le craindre; car c'est auprès de lui que vous retournerez", et "Dieu était, alors que rien n'existait encore" viennent à l'appui de mes paroles et sont des preuves de leur vérité.
Les prophètes, les docteurs, les prêtres, les philosophes et les sages de chaque génération reconnaissent tous qu'ils ne peuvent arriver à connaître cette quintessence de la vérité, et qu'ils sont impuissants à comprendre cette réalité des réalités.
- Comme les portes sont fermées par lesquelles cette identité réelle serait accessible aux hommes, par la miséricorde infinie de celui dont "la miséricorde englobe tous les êtres" et dont.< la merci dépasse toutes choses", les joyaux brillants du monde de l'esprit sont apparus sur cette terre dans le corps noble de l'homme et se sont manifestés à lui, afin qu'il puisse à son tour faire connaître au monde les mystères de cette Identité éternelle et de cette impérissable Essence.
Ces saints miroirs, lieux d'apparition de l'ancienne gloire, sont tous, et chacun, les interprètes sur terre de celui qui est l'astre central de l'univers, son essence et son but ultime.
Leur savoir est son savoir, leur pouvoir son pouvoir, leur puissance sa puissance, leur beauté sa beauté, leur Révélation un signe de sa gloire immortelle;

ils sont les trésors de la connaissance et les dépositaires de la sagesse suprême, l'apparition de la bonté infinie, et les aurores du Soleil éternel, ainsi qu'il est dit : "Il n'y a pas de différence entre toi et eux, si ce n'est qu'ils sont tes serviteurs et tes créatures." C'est ce que veut également dire : "Je suis lui, et il est moi", qu'on trouve dans les Traditions.
Je pourrais te citer ainsi de nombreux textes analogues.
Tout ce qui est dans les cieux et sur terre n'est donc qu'une manifestation des attributs et des noms de Dieu, si bien que dans chaque atome sont enfouis les signes du Soleil de réalité.
Sans la puissance de cette manifestation rien n'existerait. Combien de soleils de savoir sont cachés dans le moindre atome ! Combien de mers de sagesse sont contenues dans une goutte d'eau !
Que dire alors de l'homme qui a reçu de tels dons et qui est mis au premier rang des êtres existants ?
Toutes les qualifications et les noms que l'homme attribue à Dieu se retrouvent potentiellement en lui d'une façon plus parfaite que chez n'importe quel autre être vivant, et en fait, tous ces noms ne qualifient que lui-même.
C'est ce que signifient ces paroles : "L'homme est mon mystère et Je suis son mystère", et d'autres analogues aussi subtiles, qu'on rencontre dans les Livres sacrés : "Nous ferons éclater nos signes sur les différentes contrées de la terre et sur eux-mêmes."
Et ailleurs : "Il y a sur la terre des signes, pour ceux qui croient. Il y en a en vous-mêmes: ne le voyez-vous pas ?", encore : "Ne soyez pas comme ceux qui ont oublié Dieu et que Dieu a conduits à l'oubli d'eux-mêmes." Dans le même ordre d'idée, celui qui est le Roi éternel (que l'âme de ceux qui siègent dans le tabernacle mystique soit un sacrifice pour Lui), a dit : "Celui qui s'est connu lui-même a connu Dieu."
O mon ami, je jure par Dieu que si tu réfléchis à ce que nous venons de dire, tu verras devant toi s'ouvrir les portes du divin savoir et de la sagesse infinie.

De ce qui précède, il est évident que toutes les choses, dans leur réalité profonde, nous révèlent, selon leur capacité, les qualités et les attributs de Dieu. Si bien que l'apparition des qualifications divines est universelle.
Les Traditions disent : "Y a-t-il quelqu'un qui possède une qualité que tu ne possèdes pas, et qui soit ta créature ? Aveugle est celui qui ne te reconnaît pas !" Et encore : "Je n'ai jamais rien vu sans que Dieu y fût, y ait été, ou dût y être."
Dans les Traditions de Kumeyl, on trouve : "Une lumière a brillé du matin éternel, dont les ondes ont pénétré au plus intime de l'âme humaine."
L'homme, qui est la plus digne et la plus parfaite des créatures, est plus capable que n'importe quel autre être de représenter et de réunir les qualités divines.
Ceux d'entre les hommes qui sont les plus parfaits, les meilleurs, sont les Manifestations du Soleil de vérité et l'on peut dire que les autres n'existent que par leur vouloir, n'agissent que par leur bonté. "Si ce n'était pour toi, Je n'eusse pas créé les cieux."
En leur sainte présence rien n'existe plus, rien n'a plus de valeur.
La langue ne peut convenablement chanter leurs louanges ni la parole dévoiler leurs mystères.
Ces tabernacles de sainteté, ces miroirs qui réfléchissent une lumière glorieuse et éternelle, ne sont que les expressions de celui qui est l'Invisible des invisibles, avec tous ses noms et attributs : savoir, pouvoir, souveraineté, grandeur, miséricorde, sagesse, gloire, bonté et générosité.
Et ces qualités appartiennent à toutes les Manifestations divines, à tous les grands Prophètes, à tous les Elus bien que quelques-uns semblent posséder ces qualités à un plus haut degré que les autres.
Ils ne diffèrent que par l'intensité de leur révélation et la puissance comparée de leur lumière : "Nous élevâmes les prophètes les uns au-dessus des autres."
Tu sais donc d'une façon certaine que les Prophètes et les Elus de Dieu sont les lieux éclatants de l'apparition de toutes les qualifications élevées et de tous les noms infinis.

Quand bien même il te semblerait que l'une ou l'autre des qualités divines fit défaut à ces êtres supérieurs, tu n'as pas le droit de dire que les Prophètes en sont privés : toutes les qualités de Dieu, puissance, grandeur, etc., sont leur lot, même si elles ne sont pas apparentes pour tous, dans le monde matériel. C'est ce dont on ne peut douter.
Comme les hommes n'ont pas pris, aux claires sources du divin savoir, l'explication des paroles sacrées, ils sont assoiffés et languissent dans la vallée du doute et de l'indifférence; ils se tiennent éloignés de la douce et fraîche fontaine, et sont retenus aux rivières d'amertume.
Ainsi que l'a dit la colombe d'éternité : "Ils verront le sentier droit; et ne le prendront pas pour leur route mais, apercevant le chemin de l'égarement, ils le prendront pour leur route. Il en sera ainsi parce qu'ils ont traité mes signes de mensonge et n'y prêtaient aucune attention." C'est ce que nous avons vu se passer pour cette cause merveilleuse.
Des milliers et des milliers de paroles divines ont été révélées du ciel du pouvoir et de la bonté, et cependant les hommes se sont tenus éloignés et ont écouté ceux qui n'en comprenaient pas le premier mot.
Aussi ont-ils réussi à rendre douteuses des questions évidentes, et ils se sont privés du paradis du savoir divin et du jardin de la sagesse céleste !
Retournons à l'objet de ta question. Tu dis que la puissance du Qa'im est annoncée dans toutes les traditions et les Imams, et que cependant personne n'a encore pu la constater, puisque ses disciples ont été et sont encore l'objet de multiples persécutions, et qu'ils ont été réduits au dernier degré d'humiliation et d'impuissance.
Certes, la puissance dont les Livres parlent au sujet du Qa'im est vraie, et l'on ne peut en douter. Mais ce n'est pas la puissance que le monde a imaginée.
D'abord, tous les anciens Prophètes qui ont annoncé aux peuples la bonne nouvelle de la prochaine apparition, toutes ces anciennes Manifestations ont parlé dans leur Livre de la puissance de la Manifestation suivante.

Et il n'y a là rien de spécial au Qa'im.
Si nous considérons ces anciennes Manifestations, nous pouvons sans hésitation leur attribuer la force et la puissance et toutes les qualifications divines, et cela uniquement parce qu'elles sont les manifestations des qualifications invisibles et les aurores des divins mystères.
De plus, la puissance exercée sur le monde entier par le Qa'im, qu'il soit ou non revêtu du pouvoir matériel, dépend uniquement de sa volonté propre.
Tu n'ignores pas que, si les Livres anciens parlent de puissance, de richesse, de vie, de mort, de résurrection, ce n'est pas dans le sens qu'on donne communément à ces mots aujourd'hui.
La puissance est ce pouvoir qui apparaît dans chaque Soleil de réalité, qui est en lui-même, et qui ne sert qu'à lui. C'est cette autorité interne qui agit surtout ce qui existe, et qui est rendue sensible suivant la réceptivité spirituelle des hommes.
Aujourd'hui, la puissance de Muhammad est visible pour tous; mais au début, tu te souviens de ce qu'il en était !
Combien les méchants et les infidèles parmi les prêtres d'alors et leurs disciples ont fait subir de peines à cette Essence spirituelle, cet être pur et saint !
Ils allaient jusqu'à jeter des épines et des ronces sur son chemin; on sait que par leurs machinations impures et diaboliques, ils ne cherchèrent que son tourment, croyant ainsi trouver leur bonheur éternel !
Tous les prêtres d'alors, Abdu'llah-i-Ubayy, Abú-'Amir l'ermite, Ka'b-Ibn-i-Ashraf, Nadr-Ibn-i-Harith, le traitèrent de menteur, d'imbécile et d'autres termes pires encore que, prenant refuge en Dieu, je ne veux répéter : mon encre se tarirait, ma plume s'arrêterait, et ce papier se refuserait à les enregistrer.
Oui, ces calomnies déchaînèrent la haine du peuple, et les tourments qu'on lui fit subir ne firent que s'accroître;
car il est évident que lorsque les prêtres d'une époque se détournent d'un homme, et le traitent d'infidèle auprès de leurs disciples, le rejettent et le traitent de mécréant, il lui arrive ce qui m'est arrivé à moi-même, ce dont tous ont pu se rendre compte.

C'est pour cela que Muhammad a dit : "Aucun prophète n'a souffert autant que moi." Combien de peines lui fit-on endurer qui nous sont relatées dans le Qur'an ! Reportez-vous-y, afin de comprendre les événements de sa révélation.
L'animosité dont il était l'objet crût à un tel point que tous cessèrent d'avoir des relations avec lui et ses compagnons; car chaque fois qu'il allait visiter un disciple, sa venue était pour ce dernier une cause de persécutions.
Je te citerai ici ce verset, qui, si tu en saisissais le sens, te ferait gémir tout le reste de ta vie sur ses persécutions; il a été révélé à Muhammad au milieu des pires tristesses et des pires tourments, lorsque tout le monde était contre lui.
Gabriel, du Sadratu'l-Muntaha lui dit : "L'éloignement des infidèles pour la vérité te pèse; certes, si tu le pouvais, tu désirerais pratiquer un trou dans la terre, ou tu prendrais une échelle pour monter au ciel !" Autrement dit, il n'y avait pas moyen pour Muhammad, à moins de se cacher sous terre ou de s'envoler au ciel, d'échapper aux tourments causés par les infidèles !
Mais aujourd'hui, vois combien de rois se réclament de lui, combien de villes et de peuples s'abritent sous son égide, et s'enorgueillissent de lui être soumis : du haut des chaires, on répète son nom béni avec le plus grand éclat ! Et du haut des minarets on appelle le peuple à l'adorer.
Quant à ceux des rois de la terre qui ne croient pas encore en lui, et qui n'ont pas dépouillé le vêtement de l'infidélité, ils confessent et reconnaissent pourtant la grandeur et l'élévation de ce Soleil de bonté.
Telle est la suprématie terrestre qui, tu le voies lui appartient aujourd'hui. Il en est ainsi pour tous les Prophètes, soit durant leur vie, soit lorsqu'ils sont remontés à leur demeure réelle. Ce dont tu es témoin aujourd'hui confirme cette vérité.
La puissance spirituelle, que Dieu leur a de tout temps destinée, les entoure aussi constamment, et ne les quitte jamais; elle rayonne pour toujours sur tout ce qui existe.

Ne sais-tu pas comment, par sa seule parole, Muhammad distinguait la lumière de l'obscurité, la joie du malheur, la foi de l'infidélité ?
Tous les présages et les indications concernant le dernier jour, la Résurrection, le Livre, le Jugement, etc., sont contenus dans la révélation de sa seule parole.
Cette parole c'était la miséricorde pour les justes, pour ceux qui, entendant, disaient : "O Dieu, nous entendons et nous obéissons." C'était le châtiment pour les hommes pervers, qui après l'avoir entendue disaient : "Nous entendons, mais nous n'obéissons pas." C'était l'épée de Dieu, qui sépare les fidèles des méchants, et le père du fils.
Ceux qui le reconnaissaient et ceux qui le niaient devenaient alors ennemis et cherchaient à se dépouiller mutuellement de leurs biens.
Combien de pères se détournèrent de leur fils, combien d'amants haïrent leur maîtresse: Cette épée était tellement acérée et tranchante qu'elle séparait tous les parents !
Mais aussi, combien de gens sut-elle rapprocher en qui, depuis de longues années, le démon de l'égoïsme avait planté des germes de haine les uns contre les autres !
Ayant embrassé cette Cause supérieure, une telle affection les réunit qu'ils semblaient descendus d'un même père.
La puissance du Verbe de Dieu est telle qu'elle unit les coeurs de ceux qui ont renoncé à tout sauf à lui, qui ont cru en ses signes et ont bu au Kawthar de la sainte gloire de Dieu que leur offraient les mains glorieuses.
En outre, que de gens de diverses croyances et de tempéraments opposés ont revêtu les nouvelles robes d'union, et ont bu à la coupe d'unité dans la grâce du glorieux paradis et du céleste printemps embaumé ! - C'est ce que veut dire la fameuse Tradition : "L'agneau et le loup boiront à la même source."
Considérez combien sont ignorants ceux qui, à l'exemple des anciens, s'attendent à voir ces animaux se réunir réellement pour un repas en commun !
Telle est la condition des hommes : on dirait qu'ils n'ont jamais bu à la coupe d'intelligence ni fait un pas sur la route du discernement ! Quel bien résulterait pour le monde de la réalisation effective de ces choses ? Et comme ce verset s'applique bien à eux : "Les hommes ont des coeurs avec lesquels ils ne comprennent rien, des yeux avec lesquels ils ne voient rien !" Chacun n'est-il pas jugé, rien que par ce verset descendu du ciel de la volonté de Dieu ?

Ceux qui ont reconnu et accepté sa vérité ont vu tous leurs péchés pardonnés; et c'est ce qu'on veut dire lorsqu'on dit que Dieu juge rapidement les hommes, et change les péchés en bonnes actions;
si tu réfléchis attentivement, et si avec sagesse tu considères l'horizon du savoir, tout cela te paraîtra clair.
Quiconque vit selon la loi d'amour reçoit de la mer de bonté suprême et des nuages de miséricorde infinie la vie de la foi éternelle.
Quiconque n'accepte pas la loi est soumis au contraire à la mort éternelle.
La mort et la vie sont ici celles de la foi. Et c'est parce que les hommes n'ont pas compris cela qu'ils se sont révoltés contre chaque Manifestation, qu'ils ne se sont pas laissé conduire par le Soleil de direction, et qu'ils n'ont pas suivi la Beauté éternelle. Quand la lumière de la révélation coranique s'alluma dans le coeur de Muhammad il annonça aux gens le verdict du Dernier Jour, le verdict de la Résurrection, du Jugement, de la vie et de la mort.
Cela suffit pour faire hisser les drapeaux de la révolte et ouvrir les portes des railleries, ainsi que l'a expliqué l'Esprit de Dieu : "Quand tu leur dis : Vous serez ressuscités après votre mort les infidèles répondent : C'est de la magie pure."
Ailleurs : "Se peut-il qu'étant changés en poussière, nous devenions ensuite une création nouvelle ?" Et dans un mouvement de colère, Il dit : "Sommes-nous donc fatigués par la première création pour qu'ils doutent de la création nouvelle de la résurrection ?"
Les lettrés et les érudits, attachés à la lettre des paroles coraniques, n'en comprirent pas le sens profond et voulurent appliquer ici les règles de la grammaire, disant : Lorsque le terme "idha" (signifiant "si" ou "quand") précède un verbe au passé, le verset doit être compris au futur.

Mais ils ne purent expliquer les versets du Livre dans lesquels ce terme ne se trouve pas. Ainsi : "On sonne la trompette : voici le jour promis. Toute âme s'y achemine, et avec elle un conducteur qui la pousse et un témoin."
En expliquant ces versets et d'autres semblables, ils supposent que le terme "idha" est implicite, ou bien, ne pouvant dire que cela s'applique au futur, ils disent que comme le jour de la Résurrection est absolument certain, Gabriel parle au présent, le considérant comme déjà arrivé.
Combien ils sont stupides et sans discernement ! Ils n'ont pu comprendre la trompette de Muhammad pourtant si claire; ils se sont privés de ce divin appel, et ils attendent toujours la trompette du Séraphin de Dieu qui n'est qu'un de ses serviteurs.
Ce Séraphin lui-même, l'ange du jour du Jugement, ainsi que ses semblables, ont-ils d'autre existence que par le Verbe de Muhammad ?
Dis : quoi ! échangerez-vous ce qui est bon pour ce qui vous fait du mal ? Pitoyable est ce que vous avez échangé ! Vous êtes vraiment des gens mauvais qui ont subi une grande perte.
La trompette dont il s'agit dans le Qur'an est celle de la révélation de Muhammad qui a résonné pour tout le monde; et le jour de la Résurrection est arrivé lorsqu'il s'est levé pour proclamer la cause de Dieu.
Les négligents, enfermés dans leur corps comme dans la tombe, reçurent de lui le nouveau manteau de la foi. Il les fit vivre de la nouvelle et merveilleuse vie.
C'est en voulant parler des mystères de la Résurrection, du Jugement, du Paradis et de l'Enfer que cette unique beauté, sous l'inspiration de Gabriel, révéla se verset : "Ils secoueront la tête et te demanderont : quand cela aura-t-il lieu ? Dis : il se peut que ce soit prochainement."
N'est-ce pas suffisant pour quiconque réfléchit ? Dieu tout-puissant ! Combien ces gens étaient encore égarés lorsque Muhammad arriva, et avec lui le jour du Jugement, lorsque ses signes éclatants brillèrent sur le monde !

Ils se moquaient de lui alors et continuaient à adorer les idoles que leurs prêtres avaient créées dans leurs pensées stériles et vaines, ne prêtant aucune attention au soleil de la bonté divine ni à la rosée de la merci de Dieu !
Hélas ! Le scarabée ne pourra jamais sentir le parfum de sainteté éthérée du vrai savoir et la chauve-souris fuira toujours le soleil !
Et les mêmes faits se sont reproduits lors de l'apparition de chaque Manifestation.
Comme l'a dit Jésus : "Vous devrez renaître à nouveau", et ailleurs : "Celui qui n'est pas né de l'eau et de l'esprit n'entrera pas dans le Royaume de Dieu, car celui qui est né de la chair est chair, et celui qui est né de l'esprit est esprit".
Autrement dit, quiconque est né du souffle de l'esprit des saintes Manifestations lors de leurs apparitions est vivant, ressuscité; il entre dans le divin paradis d'amitié; sinon, la mort, la privation, le feu de l'infidélité, la colère de Dieu l'attendent.
Dans toutes les Ecritures sacrées, nous voyons que ceux qui n'avaient pas bu aux coupes éthérées du vrai savoir, et dont le coeur n'avait pas reçu les grâces du Saint-Esprit au temps des Manifestations, ont été considérés comme morts, livrés à la géhenne, privés de vue, de coeur, d'entendement.
Nous vous rappelons ce verset déjà cité : "Les hommes ont des coeurs avec lesquels ils ne comprennent rien."
Dans les Evangiles, il est écrit qu'un jour un des disciples du Christ, qui avait perdu son père, vint lui demander la permission d'aller l'enterrer et de revenir ensuite. Cette essence du détachement dit : "Laissez les morts enterrer les morts" (saint Luc, IX, 60).
On raconte aussi que deux habitants de Kúfih vinrent trouver 'Ali, Commandeur des croyants; l'un voulait vendre sa maison à l'autre qui désirait l'acheter; ils avaient décidé de s'en remettre à lui pour la rédaction et l'exécution du contrat.

'Ali, l'interprète de la loi de Dieu, dicta au scribe : "Un mort a acheté d'un autre mort une maison dont les quatre côtés sont : le premier le cercueil, le second le tombeau, le troisième le pont, le quatrième le paradis ou l'enfer."
Si ces deux hommes s'étaient éveillés à la trompette vivifiante d'Ali, et s'ils avaient été ressuscités des tombes de négligence par l'amour de la Manifestation, ils n'auraient pas été traités de morts.
Et à chaque âge, les Prophètes de Dieu n'ont eu d'autre but que d'affirmer la signification spirituelle des mots : "Vie", "Résurrection" et "Jugement".
Si les hommes méditaient un peu dans leur coeur sur ces paroles d'Ali, ils découvriraient certainement tous les mystères cachés dans ces termes : "cercueil", "tombe", "pont" et "enfer".
Hélas ! tous les hommes sont enfouis dans la tombe de leur être propre et dans le cercueil de leurs désirs terrestres !
Mais si vous buvez quelques gouttes de l'eau claire de la connaissance divine, vous saurez que la vraie vie est celle de l'esprit, non celle du corps.
Car la vie de la chair est commune aux hommes et aux animaux, et seuls vivent véritablement les possesseurs d'un coeur éclairé qui boivent à la mer de la foi et cueillent les fruits de la certitude.
Cette vie-là ne comporte pas de mort: cette immortalité est éternelle; "le Croyant est vivant dans ce monde et dans l'autre", dit la Tradition.
Si cela se rapportait à la vie corporelle, cela n'aurait pas de sens, car il est certain que le croyant doit un jour mourir.
- D'autres paroles, également dans les Ecritures, ont trait au même sujet. Tels, par exemple, ces versets sacrés au sujet de Hamzih, le Prince des Martyrs, et d'Abu-Jahl (oncles de Muhammad) : "Celui qui était mort et à qui nous avons donné la vie, à qui nous avons donné la lumière pour marcher au milieu des hommes, sera-t-il semblable à celui qui marche dans les ténèbres et qui n'en sortira point ?"

On sait que Hamzih avait revêtu la robe bénie de la fidélité, tandis qu'Abú-Jahl s'était maintenu dans l'infidélité et la contradiction.
De la source de l'omnipotence et de la sainteté éternelle est descendue pour Hamzih l'immortalité, et Abú-Jahl a été jugé mort.
Alors s'accrut l'infidélité des infidèles, et les brises de l'éloignement continuèrent à souffler.
Ils s'écrièrent : "Quand donc Hamzih a-t-il été mort, et quand est-il né à nouveau ? A quel moment cette vie lui a-t-elle été donnée ?"
Et ne comprenant pas ces saintes paroles, et ne s'en tenant pas aux discours des interprètes de la Cause pour obtenir quelques gouttes du Kawthar de l'explication, ils remplirent le monde de troubles.
Tu as pu le constater également de nos jours; les hommes qui avaient auprès d'eux le Soleil spirituel ont préféré, grands aussi bien que petits, suivre les ignorants et les méprisables manifestations de Satan, à qui ils continuèrent de poser leurs questions embarrassantes;
ceux-ci, dans leur ignorance, s'efforçaient uniquement de ne pas leur dire des choses susceptibles de nuire à leurs intérêts.
Il est clair que le moucheron ne recherche pas les souffles embaumés du musc éternel, et ne s'envole pas au jardin des fleurs divines.
Comment pourrait-il alors respirer les essences parfumées et les faire ensuite respirer aux autres ? Tels ils sont et tels ils resteront.
Nul n'atteindra à la connaissance du Verbe de Dieu s'il n'a cru en lui et s'il ne s'est détourné des manifestations de Satan.
Ainsi, par la plume de gloire, sur les tablettes cachées dans les tentes majestueuses, Dieu a réaffirmé les lois du jour de sa révélation.

Si tu considères les sens exotérique et ésotérique de ces explications, toutes les questions difficiles qui empêchent en ce jour les hommes de comprendre la signification du jour du jugement, te paraîtront claires.
Et tu n'auras plus rien à demander. Dieu fasse qu'il en soit ainsi ! Je souhaite que tu ne retournes jamais, des rives de la mer divine, assoiffé et pauvre, et que tu ne reviennes jamais de la terre sacrée éternellement désirée sans en rapporter des richesses innombrables; nous verrons ensuite ce dont tes efforts et ton intelligence seront capables !
Quoi qu'il en soit, l'objet de ce discours était de te montrer ce qu'il faut entendre par la puissance du Roi des rois.
Cette puissance qui, par une seule parole, une seule lettre, peut disposer de tout, vaincre et dominer toutes choses, n'est-elle pas plus grande que la puissance des rois de la terre qui, en dépit de leur sollicitude pour leurs sujets et de leur assistance à ceux qui sont dans le besoin, arrivent tout juste à se faire obéir mais ne sont au fond jamais aimés ni respectés ?
La vraie puissance, au contraire, avec une seule parole, a soumis le monde entier et a conféré l'existence à tous les êtres. "Quelle différence il y a entre la poussière terrestre et le Roi des rois !" En effet, comment les comparer ? Rien ne peut être mis en parallèle avec le saint royaume, dont les plus humbles serviteurs sont les véritables rois de l'univers.
Nous t'avons donné cette explication de la puissance, selon ce que les hommes sont aptes à en connaître.
Quant à la Cause première de tous les êtres, à l'aspect merveilleux, bien d'autres puissances lui appartiennent, que cet opprimé ne peut pas révéler encore, car les hommes n'en sont pas dignes.
Gloire soit à lui qui est plus puissant qu'on ne sait et plus glorieux qu'on ne peut dire !
Je te ferai simplement observer que s'il s'agissait d'une puissance et d'une domination purement terrestres, qui soumettraient tout le monde, et qui feraient que les croyants recevraient mille honneurs et vivraient dans la paix tandis que les infidèles seraient abandonnés à leurs misères, une pareille puissance ne saurait être celle du Dieu de gloire, dont chacun cependant reconnaît la grandeur.

Ne vois-tu pas en effet combien de territoires appartiennent encore aux incroyants qui agissent tous contre ses désirs et se détournent de lui, négligeant ses instructions et faisant ce qu'il a défendu ?
Et ses amis n'ont-ils pas été les victimes de la tyrannie de ses ennemis ?
Tout cela est aussi évident que le jour. Sache donc, ô chercheur de la vérité, que Dieu et ses élus ne tiennent en aucune façon à cette puissance terrestre, et n'y tiendront jamais.
De plus, s'il s'agissait d'une conquête et d'une suprématie terrestres, alors comment expliquerais-tu qu'il soit écrit : "Nos armées leur procurent la victoire", et ailleurs : "Ils veulent éteindre la lumière de Dieu avec leur bouche; mais Dieu ne veut que rendre sa lumière plus parfaite, dussent les infidèles en concevoir du dépit." Et ailleurs : "Il a la victoire sur toutes choses." Presque tout le Qur'an est conçu en ces termes.
S'il fallait accepter l'interprétation des ignorants et des pervers, nous en viendrions à renier toutes ces paroles sacrées et ces signes éternels.
Car il n'y a pas eu de guerrier plus près de Dieu que Husayn, fils d'Ali, et sur terre il n'eut pas son semblable. Et vous savez ce qui lui est arrivé ! "Que la malédiction de Dieu soit sur les infidèles !"
Si vous expliquez ces paroles matériellement, elles ne s'appliquent pas le moins du monde aux élus et à leurs armées, car Husayn dont l'héroïsme était aussi évident que le soleil, au dernier degré de l'oppression et de la misère, fut martyrisé dans le pays de Taf (Karbila).
Reportons-nous encore aux passages du Qur'an que nous venons de citer.
Si nous traduisons ces passages matériellement, comment les comprendre, car dans le monde matériel, la lumière de Dieu a souvent été obscurcie, et les lampes éternelles ont été éteintes bien des fois.
Où trouver alors la victoire de Dieu et que signifie : Dieu ne veut que rendre sa lumière plus parfaite ?
Ainsi que nous l'avons vu, l'inimitié des infidèles était si grande qu'aucun de ces astres divins n'a pu trouver le repos ni boire à la coupe de la tranquillité.

L'oppression de ces essences de l'Etre était si grande que n'importe qui les faisait souffrir selon son bon vouloir. Tout le monde en a témoigné.
Comment donc de telles personnes peuvent comprendre et expliquer ces paroles de Dieu, ces versets éternellement glorieux ?
Mais le sens de ces versets n'est pas celui qu'ils ont imaginé : victoire, puissance, domination ont trait à tout autre chose que ce qu'ils pensent.
Vois par exemple quelle a été la victoire remportée par les gouttes du sang de Husayn, coulant sur la terre ! et comment, ensuite, la poussière même du sol acquit la victoire et l'influence sur le corps et l'esprit des hommes !
Cette poussière guérissait les malades; le croyant qui en rapportait un peu chez lui voyait en elle une protection pour tous ses biens, tant était grande l'influence qu'on lui attribuait !
Et si je t'expliquais tous les mystères de cette influence, tu dirais que je lui donne la puissance du Très-Haut, et que je suis maintenant du nombre des infidèles !
Vois aussi : bien qu'on l'ait martyrisé avec la plus grande cruauté, que personne ne se soit trouvé là pour venir à son secours ni pour lui rendre les derniers honneurs et l'ensevelir, de tous les points du monde les gens accourent aujourd'hui en foule en pèlerinage appuyer leur tête sur le seuil de sa dernière demeure ! N'est-ce pas encore ici la victoire et le pouvoir célestes, la grandeur et la force divines ?
Et ne va pas dire que tout cela ne survint qu'après sa mort, et qu'il n'en retira aucun profit, car, au contraire, il vit toujours de la vie divine, il siège au divan inaccessible de l'approche, à l'ombre des arbres élevés de la rencontre !
Les joyaux de l'existence sont tous prêts à sacrifier leur vie, leurs biens, leur âme, dans le chemin du Bien-Aimé; et aucune condition n'a pour eux plus d'attrait que celle-là.
L'amant ne désire que le plaisir de l'amante, et ne recherche que sa rencontre !

Si je voulais t'expliquer tant soit peu les mystères du martyre de Husayn et ses fruits, il est certain que ces lignes ne sauraient y suffire.
Je souhaite que Dieu fasse souffler les brises de sa merci, et que le printemps divin pare l'arbre de l'existence de la robe d'une vie nouvelle : nous pourrons alors comprendre les secrets de la sagesse divine et, grâce à sa bonté nous saurons nous passer de tout enseignement.
Jusqu'ici nous n'avons découvert que quelques êtres sans aucun renom qui ont atteint cette condition. Plus tard nous verrons ce qui arrivera, selon les jugements divins, et ce qui s'élèvera de la tente des commandements !
Ainsi, nous t'expliquons les merveilles de la cause de Dieu, et nous t'apportons les chants du Paradis, afin que tu atteignes la parfaite connaissance, et que tu en reçoive les fruits.
Saches donc d'une façon certaine que si ces soleils élevés semblent assis dans la poussière, ils résident sur le trône glorieux; s'ils paraissent être dans la plus grande pauvreté, ils s'envolent aux seuils de la richesse; quand ils sont affligés aux mains des ennemis, ils reposent dans la puissance et la victoire; lorsqu'ils sont dans la pire humiliation, ils règnent dans les palais de la gloire éternelle; et lorsqu'ils semblent réduits à la plus grande incapacité, ils reçoivent les attributs d'une souveraineté invincible.
C'est ainsi que Jésus, fils de Marie, s'asseyant un jour au milieu de ses disciples leur dit, sous l'inspiration du Saint-Esprit : "O peuple, ma nourriture consiste uniquement dans les plantes sauvages avec lesquelles j'apaise ma faim; mon lit est le sol de la terre; ma lampe, la nuit, est la lumière de la lune; je n'ai pas d'autre monture que mes pieds; et pourtant qui sur terre est plus riche que moi ?"
Je jure par Dieu que cent mille trésors enveloppent une telle pauvreté, et cent mille royaumes de gloire attendent cette humiliation.
Et si tu obtenais seulement une parcelle de la signification de ce discours, tu renoncerais à ce monde de possessions et, comme le phénix, tu donnerais ta vie pour qu'elle soit consumée dans le feu immortel.

On raconte de même qu'un jour Sadiq (un des douze Imams) répondit à un de ses disciples qui se plaignait à lui de sa pauvreté : "Tu es riche, et tu as bu du vin de la fortune."
Le pauvre homme se demandait ce que voulait dire cet esprit éclairé. "Comment ! je suis riche, et je n'ai pas la moindre monnaie ! - N'as-tu pas mon amour ? - Oui, ô descendant du Prophète ! - L'échangerais-tu pour mille dinars ? - Pour tout le monde et son contenu je ne le donnerais pas ! - Celui qui possède une telle richesse peut-il se dire pauvre ?"
La pauvreté, la richesse, l'humiliation, la gloire, la puissance et tout ce à quoi les ignorants attachent de l'importance deviennent pur néant dans cette cour. Car il est dit : "O hommes, vous êtes des indigents ayant besoin de Dieu, et Dieu est riche."
La richesse consiste donc à être détaché de tout ce qui n'est pas Dieu; la pauvreté est au contraire la privation des bienfaits de Dieu.
Un jour, comme les juifs avaient demandé à Jésus, fils de Marie, d'avouer qu'il était le Messie et le Prophète, afin de pouvoir le condamner comme infidèle à la peine de mort, lui qui était l'astre de la révélation divine, ils l'amenèrent devant Pilate et devant Caïphe, le grand prêtre d'alors, assemblés avec les plus éminents docteurs.
Un nombreux public assistait à la séance, raillant et maudissant Jésus. Aux questions réitérées de ses juges, il garda le silence.
Enfin, un maudit d'entre les hommes vint en face de lui et dit : "N'as-tu pas dit; Je suis le Messie, le Roi des rois, ma parole est le Verbe de Dieu, le destructeur du Sabbat ?"
Alors Jésus releva la tête et dit : "Ne voyez-vous pas le Fils de l'homme assis à la droite du pouvoir et de la toute puissance ?" Et cependant, en apparence, il n'avait d'autre pouvoir que le pouvoir intérieur venant de Dieu, qui se trouve dans tout ce qui est au ciel et sur la terre !
Tu sais ce qu'on fit de lui et comment on le traita après qu'on eut entendu sa réponse. On finit par le martyriser et le tuer, et il est ainsi monté au quatrième ciel.

De même, dans l'évangile de saint Luc, il est écrit qu'un jour Jésus, visitant un juif paralytique étendu sur son lit, fut immédiatement reconnu par ce dernier qui lui demanda de le guérir. Jésus répondit : "O homme, tes péchés ont été pardonnés."
Ceux qui avaient assisté à l'entretien se révoltèrent : "Qui d'autre que Dieu a le pouvoir de pardonner les péchés ?" Jésus se retourna et dit : "Qu'est-ce qu'il est plus difficile de dire : lève-toi et emporte ton lit, ou bien, tes péchés te sont pardonnés ?"
Et afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a sur la terre l'autorité de pardonner les péchés, "lève-toi, dit-il au juif, et emporte ton lit"; et en même temps il emporta son lit. Tels sont la réelle puissance et le pouvoir des élus de Dieu.
En te donnant ces différents exemples, je veux te faire comprendre la signification des symboles employés par les élus de Dieu, afin que tu te sentes rassuré, que l'inquiétude ne saisisse pas ton coeur.
Ainsi d'un pas ferme nous pourrons avancer sur le chemin de la certitude afin que la brise de la satisfaction de Dieu souffle du jardin de l'acceptation, et que les hommes atteignent le royaume de la gloire éternelle. Alors tu comprendras ce que veut dire royaume dans les Saintes Ecritures.
Et tu verras comment, de même que les juifs et les chrétiens, s'en tenant à l'interprétation erronée de leurs Livres, se sont élevés contre Muhammad, de même et pour les mêmes raisons les hommes de nos jours qui suivent le Qur'an se révoltent contre le Point du Bayan (Que tous les habitants du royaume des révélations divines soient sacrifiés pour lui !)
Quels ignorants ! ils répètent aujourd'hui, sans le savoir, les mêmes choses que les juifs autrefois !
Ces paroles de Dieu à leur égard ne sont-elles pas admirables ? "Laisse-les se divertir par leurs frivoles discours." "Par ta vie, ó Muhammad, ils sont comme étourdis dans leur ivresse."

Quand l'Eternel invisible, l'Identité immortelle a fait surgir le soleil de Muhammad de l'horizon du savoir, une des raisons dont les prêtres juifs se servaient pour le contredire était qu'après Moïse aucun Prophète ne devait plus venir :
"ll est écrit dans le Livre, disaient-ils, qu'une Manifestation doit se produire, mais uniquement pour promouvoir le peuple de Dieu, Moïse et sa Loi, jusqu'à ce que la religion de la Bible devienne universelle. Telle est la parole divine."
Le Roi de Gloire éternelle a rapporté ainsi dans son livre les paroles erronées de ces égarés : "Les juifs disent : La main de Dieu est enchaînée. Que leurs mains soient enchaînées à leur cou; qu'ils soient maudits pour prix de leurs blasphèmes ! Loin de là, les deux mains de Dieu sont ouvertes", et aussi : "La main de Dieu est posée sur leurs mains."
Les commentateurs les plus érudits ne sont pas d'accord sur les circonstances de la révélation de ces versets.
Mais considérez-en l'esprit : Ce n'est pas, ainsi que les juifs l'ont cru, qu'après avoir créé Moïse et en avoir fait un Prophète, Dieu ait fermé sa main et se soit interdit d'en envoyer un autre après lui.
Quelle interprétation insignifiante ! comme elle est loin du chemin de la sagesse et de l'intelligence !
Aujourd'hui, cependant, tout le monde raisonne ainsi sur ces paroles imagées qu'on lit depuis plus de mille ans.
Et depuis plus de mille ans qu'on critique les juifs, on dit en public et en particulier les mêmes choses qu'eux.
De même qu'ils disaient : Toutes les Manifestations sont terminées, les portes de la miséricorde sont closes, aucun soleil n'apparaîtra plus de l'aurore spirituelle, aucune vague ne surgira plus de la mer éternelle, aucune Manifestation ne sortira plus des tentes invisibles de Dieu..., de même les ignorants parlent aujourd'hui.
Tel est le degré de compréhension de ces petits esprits méprisables. Ils ont imaginé que le flot de la bonté et de la miséricorde universelles, dont la cessation est inimaginable, s'est tari.
Endossant la robe de la tyrannie ils essaient de toutes parts d'éteindre le feu du Buisson ardent avec l'eau amère de leurs vaines imaginations, oubliant que le globe du pouvoir protège de son abri la lampe de Dieu.

Ils se complaisent dans leur basse condition qui les prive de la reconnaissance du but essentiel et qui les éloigne de la compréhension du mystère et de la substance de Dieu.
Le plus grand bien réservé aux hommes est de "parvenir à la présence de Dieu" et de le reconnaître, bien auquel chacun peut prétendre; et c'est la meilleure récompense de Dieu, et sa suprême bonté à l'égard de ses créatures.
Nul de ces ignorants n'a obtenu ces bienfaits, nul n'en a reçu l'honneur.
Alors que tant de passages dans les Ecritures viennent démontrer la vérité de ce que nous avons dit, ils continuent à le nier et à maintenir leurs explications personnelles.
"Ceux qui ne croient pas aux paroles de Dieu et à la comparution devant lui désespèrent de sa miséricorde. Un supplice douloureux leur est réservé." "Ils pensent qu'un jour ils reverront leur Seigneur et qu'ils retourneront auprès de lui."
"Ceux qui crurent qu'au jour dernier ils verraient la face de Dieu dirent alors : O ! combien de fois par la permission de Dieu une troupe nombreuse fut vaincue par une petite troupe !"
"Quiconque espère paraître un jour devant son Seigneur, qu'il pratique le bien et qu'il n'associe aucune autre créature dans l'adoration due au Seigneur."
"Il manie les affaires de l'Univers et fait voir distinctement ses signes. Peut-être finirez-vous par croire avec certitude qu'un jour vous serez en présence de votre Seigneur." Toutes ces paroles qui témoignent indiscutablement de "l'accès à la divine présence" ont été plus ou moins reniées par ces gens, alors qu'il n'y en a pas de plus énergiquement affirmées dans toutes les Ecritures.
C'est ainsi qu'ils se sont privés d'un état glorieux et d'un rang élevé.
Quelques-uns ont contesté que, par "accès à la divine présence", on doive entendre la "Révélation" de Dieu au jour de la "Résurrection".

S'ils affirmaient que la "Révélation" de Dieu signifie une "Révélation universelle", il est clair qu'une telle révélation existe en toutes choses créées, en ce sens, comme nous l'avons démontré, que toute chose reçoit et révèle les splendeurs du Roi de réalité et que les signes de la révélation de ce soleil, qui est la source de toute splendeur, existent et se manifestent dans le miroir des êtres.
Oui, si guidé par un discernement divin, l'homme contemplait toutes choses, il reconnaîtrait aisément que rien n'existe qui ne révèle la splendeur de Dieu, le Roi suprême.
Considère avec quelle éloquence tous les êtres créés attestent la révélation de cette lumière cachée au plus intime d'eux-mêmes.
Les portes du paradis ne sont-elles pas ouvertes partout, dans les villes de l'instruction et de la sagesse, à l'accès des chercheurs, de ceux qui sont arrivés aux jardins du savoir et du pouvoir, où les attend l'épouse spirituelle parée des plus beaux ornements ?
Presque tous les versets du Qur'an sont remplis d'images analogues. "Y a-t-il une seule chose qui ne glorifie pas le Seigneur ?" Ce verset témoigne de mes paroles. Comme aussi celui-ci où Il dit : "Nous avons compté et inscrit toutes choses."
Donc si, par "accès à la présence de Dieu", il faut entendre accès à la connaissance d'une telle révélation, alors chacun de nous a déjà comparu devant la Face éternelle du Roi sans pareil; et elle n'a rien de spécial au jour de la Résurrection.
Si, au contraire, il s'agit d'une "Révélation spécifique de Dieu, "dans son essence même, dans la majesté éternelle de son savoir, ainsi que le croient certains súfis qui appellent cette Manifestation celle de "la Plus-Sainte Effusion", admettons-le pour un instant.
Alors la comparution n'aurait jamais lieu pour les hommes, car cette manifestation n'existe que dans l'identité invisible à laquelle nul ne peut accéder.
"Le chemin est fermé et la question est interdite", disent les Traditions.

Les coeurs des hommes les plus purs ne peuvent s'envoler jusque-là; comment les coeurs obscurcis des hommes inférieurs le pourraient-ils ?
Mais si, par "présence divine", il faut entendre une "Révélation secondaire" de Dieu, que les súfis appellent celle de la Sainte Effusion, on peut admettre qu'elle se passe dans le monde créé, c'est-à-dire dans le royaume de la Manifestation originelle de Dieu.
Cette manifestation est réservée aux Prophètes et aux élus de Dieu, car il n'y a rien de plus grand qu'eux dans le monde, ainsi que chacun le reconnaît; ils sont les dépositaires des noms et attributs divins dont ils sont l'expression sensible; ils sont les miroirs parfaits qui réfléchissent avec fidélité la lumière divine.
Tout ce qui s'applique à eux est en réalité applicable à Dieu qui est à la fois le visible et l'invisible.
On ne peut comprendre et atteindre celui qui est à l'origine des causes sans comprendre ces êtres lumineux qui procèdent du Soleil de vérité.
Alors la comparution devant ces saints personnages est la comparution devant Dieu, leur savoir est le savoir divin, leur face, la face de Dieu; tout, en ces essences du détachement, tend à démontrer que Dieu est "le premier et le dernier, le visible et le caché".
Par conséquent, tous ceux qui ont reçu les brillantes lumières de ces soleils resplendissants, chaque fois qu'ils sont apparus, ont été en "présence de Dieu", et sont entrés déjà dans la ville de la vie éternelle.
Arriver en cette présence n'est possible qu'au jour de la résurrection, qui est ce jour où Dieu lui-même apparaît dans sa révélation universelle. C'est le sens de l'expression "le Jour de la Résurrection" dont parlent toutes les Ecritures saintes et annoncé à tous.
Peut-on imaginer un jour plus précieux, plus grand et plus glorieux que ce jour de la grande manifestation ?
Pourtant, les hommes ne s'en soucient pas et se privent des bienfaits que la miséricorde divine verse sur nous comme une ondée printanière !

Alors qu'il a été prouvé de toutes les façons possibles que ce jour sera le plus grand, et cette cause la plus importante, comment l'homme désespère-t-il en se laissant gagner par le doute des sceptiques ?
En dehors de ces arguments irréfutables pour ceux qui réfléchissent, ne connais-tu pas la fameuse Tradition : "La résurrection aura lieu à l'arrivée du Qa'im" ?
Les Imams qui sont la lumière de direction ont expliqué également, en l'attribuant à l'apparition du Qa'im, ce verset du Qur'an : "Les hommes attendent-ils que Dieu vienne à eux dans les ténèbres des nuages ?", lequel, de l'avis général, s'applique à ce qui se passera au jour de la résurrection, c'est-à-dire au Qa'im et à sa manifestation.
O mon frère, pénètre-toi donc du sens de la résurrection et débarrasse-toi des explications que donnent les renégats.
Si tu te détachais tant soit peu des choses de ce monde, tu verrais qu'on ne peut imaginer un jour plus important ni une résurrection plus impressionnante.
En ce jour, une seule bonne action vaut toutes celles qui ont été accomplies en des milliers de siècles. Et Dieu me pardonne ma définition, car il est impossible d'estimer la valeur d'une bonne action en ce jour !
Les malheureux ignorants qui n'ont pu comprendre le sens de la "résurrection" et de la "divine présence" se sont pour toujours privés des bienfaits divins.
Alors que le but de toute étude et recherche consiste précisément à connaître cette condition élevée, ils demeurent confinés dans les connaissances matérielles qui ne leur donnent aucun répit, et ils renoncent à l'essence des connaissances, à celui qui est l'objet de toutes leurs quêtes.
On dirait qu'ils n'ont pas même bu une gorgée de la mer des connaissances divines, et qu'ils n'ont pas reçu une seule goutte des nuages de la miséricorde céleste.
Si quelqu'un, au jour de la Manifestation de Dieu, n'arrive pas à recevoir la bénédiction de sa rencontre et les bienfaits de son instruction, peut-on dire de cette personne que c'est un homme instruit, quand bien même il aurait passé mille années dans les écoles, et y aurait acquis toutes les connaissances possibles ? Non, bien entendu.

Si, au contraire, un homme qui n'a fréquenté aucune école obtient cet honneur insigne, il acquerra par cela même une érudition divine, car il aura reçu le summum du savoir :
c'est là précisément l'un des signes caractéristiques du jour de la révélation car il est dit : "Il élève les humbles, et il abaisse les grands." Et ailleurs : "Nous avons voulu combler de nos faveurs les habitants opprimés du pays; nous avons voulu les choisir pour chefs spirituels et les établir héritiers du pays."
Aujourd'hui, combien d'ecclésiastiques qui se sont détournés de Dieu ont été réduits à la plus extrême ignorance et leurs noms ont été effacés à jamais de la liste des érudits !
Et combien d'ignorants, en acceptant la vérité, sont montés au suprême savoir : Leurs noms ont été inscrits par la plume du pouvoir sur les tables de la sagesse ! "Dieu abroge ou confirme ce qu'il veut, car il possède la source de la Révélation."
C'est ainsi qu'il est dit : "La preuve ne devient-elle pas inutile une fois qu'elle est faite, et a-t-on besoin de rechercher l'instruction quand on l'a obtenue ?"
Ecoutez, ô peuples de la terre, un Adolescent embrasé du feu divin a parcouru les déserts de l'Esprit pour vous annoncer la venue de la lampe de Dieu, et pour attirer votre attention sur sa cause qui, bien que cachée sous les voiles de l'ancienne splendeur, brille en Iraq à l'horizon de l'éternelle sainteté.
O mon ami, si tu t'élèves dans le ciel de la révélation du Qur'an et si tu étudies la divine instruction qui y est répandue, combien de portes du savoir s'ouvriront alors pour toi !
Tu verras, à n'en plus douter, que ce qui de nos jours a privé les hommes des rivages de la mer éternelle a également, au temps du Qur'an, privé les peuples de reconnaître et de suivre Muhammad, et tu comprendras les mystères de la résurrection et des Prophètes.

Tu séjourneras ainsi dans les palais sublimes de la certitude et de la tranquillité.
Au temps du Qur'an, il arriva que la foule des renégats de la beauté incomparable, à jamais exclus du temple éternel, dit en plaisantant : "Dieu nous a promis que nous ne serons tenus de croire à un prophète que lorsque ce prophète présentera une offrande que le feu du ciel consumera aussitôt."
Ces ignorants prétendaient que nous ne devons croire que dans les prophètes qui accomplissent les miracles de Caïn et Abel. Muhammad répondit : "Il vous est venu des prophètes qui ont fait des miracles, et même celui dont vous parlez; pourquoi donc les avez-vous tués ? dites-le, si vous êtes véridiques."
Songes-y, ces hommes du temps du Qur'an n'avaient pu connaître ce qui s'était passé des milliers d'années auparavant, au temps d'Adam; pourquoi leur attribuer alors le meurtre des prophètes ?
Ou bien Muhammad était injuste et futile, ou bien cela signifie que les misérables assassins des prophètes ont été les mêmes de tout temps.
Réfléchis un peu, et les souffles embaumés de la connaissance divine te parviendront de la terre de miséricorde, et ton esprit atteindra le jardin de la compréhension à l'aide des douces explications du Bien-Aimé.
Comme les hommes négligents n'ont jamais compris la valeur de ces hautes paroles, et n'ont pas trouvé que la réponse était satisfaisante, ils taxèrent ces Essences du savoir et de la compréhension d'ignorance et de stupidité.
C'est ainsi que Muhammad protesta contre les gens de son époque : "Auparavant, ils priaient Dieu de leur accorder la victoire sur les infidèles.
Et quand vint vers eux celui qu'ils connaissaient, ils ont refusé de le suivre. Que la malédiction de Dieu atteigne les infidèles !" Les hommes du temps de Muhammad n'étaient-ils pas semblables à ceux des temps anciens qui, pour prêcher la cause de Dieu, ne trouvaient pas de meilleur moyen que de se battre et se disputer ? Et cependant ce n'était plus ceux du temps de Jésus.

De plus, celui qu'ils connaissaient était Moïse, le révélateur de la Bible, ou Jésus, le révélateur des Evangiles; pourquoi dire alors qu'ils connaissaient Muhammad, et qu'ils ont refusé de le suivre, puisqu'il portait un autre nom, venait d'une autre ville, parlait une autre langue, proclamait une autre loi ? Que veulent dire ces versets ?
Comprends donc maintenant ce qu'est le "retour" : combien sa signification apparaît clairement dans le Qur'an lui-même, bien que jusqu'ici personne ne l'ait comprise !
Ne trouves-tu pas que Muhammad était le "retour" des Prophètes antérieurs, et ses disciples, les anciens disciples revenus ? Si tu le nies, tu renies le Livre qui est la plus grande preuve.
De même, comprends le sens des mots "retour", "révélation" et "résurrection" tel qu'en témoignent les jours des Manifestations de l'essence divine, afin que tu puisses contempler de tes propres yeux le "retour" des âmes saintes dans des corps sanctifiés.
Alors avec l'eau miséricordieuse du savoir tu purifieras de la poussière d'ignorance l'âme qui en est obscurcie, et par le pouvoir céleste de la lumière divine tu distingueras le chemin qui conduit à l'aurore de la direction, de celui qui mène à la nuit de l'erreur.
De plus, il est évident pour toi que les confidents de Dieu se présentent aux hommes comme les révélateurs d'une cause nouvelle et les porteurs d'un message nouveau.
Puisque ces oiseaux du trône céleste viennent tous du ciel de la volonté de Dieu et ne s'élèvent que pour proclamer sa foi irrésistible, on les considère comme une seule et même personne. Car ils boivent tous à la coupe de l'amour de Dieu et prennent leur part du fruit de l'arbre de l'unité.
ll y a deux façons de considérer les Manifestations de Dieu : la première consiste à envisager leur condition abstraite, pure et sans mélange, la condition de l'unité incomparable; dans cette condition, on peut appeler les Prophètes d'un seul nom et les qualifier tous d'une seule manière.

Il est dit : "Nous ne faisons aucune distinction entre les prophètes de Dieu." Car tous attirent les hommes à l'unité de Dieu, et leur donnent les bonnes nouvelles de la miséricorde infinie; tous ils ont endossé la robe glorieuse du prophétisme.
C'est ce qu'a dit Muhammad : "Je suis tous les prophètes", et aussi : "Je suis Adam, Noé, Moïse, Jésus." Les mêmes paroles soulignant l'identité essentielle de ces Messagers de l'Unité ont été prononcées par toutes les sources des paroles éternelles, et par tous les trésors de perles de la connaissance divine, et elles sont contenues dans les Ecritures.
Ces êtres sont les bénéficiaires des commandements divins et les aurores de sa révélation. Cette révélation est exaltée au-dessus des voiles de la pluralité et de l'exigence des nombres.
"Notre cause est une", dit-il. Et de même que la Cause est une, les Manifestations qui en sont les interprètes sont unes et identiques.
Les Imams ont dit : "Notre commencement, notre milieu, notre fin, tout est Muhammad."
Tu sais donc, à n'en pas douter, que les différents Prophètes sont les temples de la cause de Dieu, apparus sous des aspects différents.
Et si tu y fais attention tu verras qu'ils habitent tous dans le même tabernacle, planent dans les mêmes hauteurs, sont assis sur le même trône, parlent le même langage, proclament les mêmes lois.
Telle est l'unité de ces essences de l'existence et de ces soleils incommensurables. Si l'une de ces saintes Manifestations dit : je suis le retour de tous les Prophètes, Elle dit vrai, et il est certain que chaque apparition est le retour de la précédente.
Et si, selon les Ecritures, le retour des Prophètes est certain, il en est d e même de celui des élus; cela se passe de commentaire.
Ainsi, quand Dieu, par exemple, envoya Noé sur la terre, et qu'il apparut de l'horizon divin, investi du don de prophétie et inspiré par l'esprit de Dieu pour proclamer sa Cause, tous ceux qui crurent en lui reçurent une vie nouvelle, merveilleuse et toute spirituelle.

Auparavant, ils étaient retenus par les soins de ce monde, par leurs femmes, leurs enfants, leurs besoins matériels, etc., au point qu'ils étaient uniquement préoccupés d'acquérir les biens mortels.
De plus, avant de pénétrer dans les profondeurs de la mer de la foi, ils étaient tellement ancrés dans les usages de leurs ancêtres dont ils suivaient les coutumes superstitieuses et les lois, que la menace de la mort ne les leur aurait pas fait abandonner. Chacun répétait : "Nous avons trouvé nos pères suivant ce culte et nous marchons sur leurs pas."
Cependant, malgré tous les différents voiles qui les enveloppaient et tous les préjugés dont nous avons parlé, aussitôt qu'ils eurent bu le vin de la foi à la coupe de certitude que leur tendait la Manifestation de Dieu, ils changèrent à un tel point leurs habitudes qu'ils auraient pu, pour lui plaire, renoncer à leurs femmes, à leurs enfants, à leurs biens, à leurs vies, à leurs croyances même, enfin à tout ce qui n'est pas Dieu;
ils connurent l'attraction des joies éternelles, ne considérant le monde et son contenu que comme un fétu de paille. N'étaient-ils pas alors créés à nouveau ?
Considère également qu'avant d'obtenir les bienfaits de la nouvelle et merveilleuse providence divine, ces hommes cherchaient par tous les moyens à protéger leurs vies.
Ils gémissaient pour une piqûre de ronce et s'enfuyaient devant un renard ! Mais après avoir reçu le plus grand bienfait de la Providence, ils eussent avec joie sacrifié mille fois leur vie.
Leurs âmes languissaient dans la prison de leurs corps, et leur courage permettait à un seul d'entre eux de lutter contre une tribu entière.
- Il faut vraiment que ces gens aient été changés du tout au tout pour accomplir des actes aussi contraires à leur ancienne condition et à leur instinct naturel.
Il est évident que, sans l'oeuvre de Dieu, jamais un pareil changement de caractère n'aurait pu être constaté chez les mêmes individus.

Par l'effet de l'élixir divin qui, en un instant, métamorphose l'âme humaine, leur inquiétude fut changée en repos, leur doute en certitude, leur crainte en courage.
Certains croient que le cuivre n'est que de l'or qui, se solidifiant trop rapidement, n'est pas arrivé à son entier perfectionnement et que, si la matière qui forme le cuivre pouvait être mise, pendant soixante-dix ans, à l'abri de la solidification, elle deviendrait de l'or.
Quoi qu'il en soit, l'élixir idéal changerait instantanément le cuivre en or, sans qu'il soit besoin de soixante-dix années. Pourrions-nous dire, après cette transformation, que l'or est toujours du cuivre, alors que la pierre de touche nous prouverait le contraire ?
De même ces hommes, par l'élixir divin, sont instantanément passés du monde de poussière dans celui de la sainteté, et d'un seul coup d'aile, de la contingence ils se sont envolés dans l'infini.
Mais il faut de nombreux efforts pour obtenir cet élixir qui transporte subitement de l'occident de l'ignorance à l'orient du savoir, transforme la nuit obscure en jour lumineux, conduit aux sources de l'approche et de la certitude celui qui est égaré dans les déserts de l'éloignement, et fait entrer les mortels aux jardins de l'immortalité !
Si on croit que le cuivre est de l'or, on peut aussi penser que ces gens sont les mêmes avant et après avoir reçu la foi.
O mon frère, les mystères de la Renaissance, du Retour et de la Résurrection, tu les vois maintenant sans aucun voile à travers ces différentes explications, complètes, suffisantes et inattaquables.
Que Dieu, par son invisible confirmation, te fasse dépouiller l'ancien vêtement, et t'accorde la nouvelle et immortelle parure !
Ceux qui, à chaque nouvelle manifestation, ont acquis sur tous les autres la supériorité de la foi, qui ont bu l'eau pure de l'instruction de la beauté divine, et sont parvenus au plus haut degré de foi et de certitude, ceux-là nous pouvons dire qu'ils sont les mêmes que ceux qui, lors des manifestations antérieures, ont été dans les mêmes conditions par leurs noms, leurs paroles, leurs actes et leur rang.

Ainsi, par exemple, qu'une rose fleurisse en Orient ou en Occident, c'est toujours une rose. Ce qui importe, ce n'est pas la forme extérieure de la fleur mais bien plutôt le parfum qu'elle exhale.
Ecarte donc de tes yeux tous les voiles terrestres afin que ces hommes t'apparaissent comme les soutiens d'un même nom, les diffuseurs d'une même cause, les manifestations du même Etre, et les révélateurs d'une même vérité, ce qui te permettra de comprendre le "retour" mystique des Verbes de Dieu.
Vois comment les disciples de Muhammad sous son influence sont devenus purs et saints, détachés de toutes les vanités humaines, de tous les désirs égoïstes de l'âme et de tout ce qui n'est pas Dieu, et comment, avant tout autre peuple de la terre, ils ont obtenu sa rencontre qui équivaut à celle de Dieu.
Ils se sont fait remarquer parmi toutes les nations par l'entrain avec lequel, pour lui, ils ont sacrifié leur vie.
Aujourd'hui, la même attitude inébranlable et le même détachement se retrouvent chez les disciples du Premier Point du Bayan (le Bab). Par la merveilleuse bonté du Seigneur, ils ont arboré le drapeau du détachement sur les cimes inaccessibles !
Toutes ces différentes lumières sont émanées de la même lampe, tous ces fruits viennent du même arbre; aucune différence n'existe entre eux. Ce sont les résultats de la bonté du Seigneur envers ses créatures.
Avec l'aide de Dieu nous garderons des terres du reniement, et nous nous dirigerons vers les mers de l'aveu, et d'un regard écartant les discordances, nous saurons reconnaître les mondes de l'unité et de la diversité, de la variation et de l'unicité, de la limitation et du détachement; nous nous envolerons alors vers le plus haut sanctuaire de la signification interne du Verbe de Dieu.

Donc, si une Manifestation apparaît à la "fin qui ne connaît pas de fin >: et proclame une cause qui fut proclamée par une autre Manifestation au "commencement qui n'a pas de commencement", nous pourrons dire que la première et la dernière ne sont qu'une seule et même Manifestation car elles soutiennent une seule et même cause.
C'est ainsi que le Bab (que mon âme lui soit sacrifiée !) a tiré sa comparaison du soleil, en disant que du commencement infini à la fin également infinie, c'est toujours le même soleil qui se lève. Nous pouvons alors dire que ce soleil est le même qu'autrefois, ou également que c'est le retour de celui d'autrefois.
Et de même, dès le début, les Manifestations ont pu s'appeler du nom de "dernier des Prophètes". C'est pour la même cause que le dernier est apparu et qu'est venu le premier.
Et combien tout cela est clair pour ceux qui sont doués d'entendement ! Combien de gens pourtant, ne le comprenant pas, se sont trouvés privés de tous les bienfaits, à cause du nom de "Sceau des Prophètes".
N'a-t-il pas dit lui-même, ainsi que nous l'avons vu : "Je suis tous les Prophètes, je suis Adam, Noé, Moïse et Jésus." De même qu'il a dit : je suis le premier Adam, il a pu dire : je suis le dernier Adam. Car s'il se regarde lui-même comme le "Premier des Prophètes" - c'est-à-dire Adam - il peut aussi se donner le titre de "Sceau des Prophètes". Il est bien évident qu'étant le "Premier des Prophètes" il en est de même le "sceau".
Dans cette Révélation, le mystère de ce thème a été une épreuve pour toute l'humanité. Nombreux sont ceux qui, s'attachant à ces paroles, n'ont pas cru en celui qui les leur a vraiment révélées.
C'est pour une chose aussi simple que, de nos jours, tous les peuples de la terre sont mis à l'épreuve, et nombreux sont ceux que cette phrase empêche de croire à la nouvelle Manifestation !

Et comment comprennent-ils le commencement et la fin par rapport à Dieu ? (Gloire soit à son Nom !) Si c'est un commencement et une fin matériels, le monde n'est pas encore arrivé à cette fin. Mais ici, le commencement et la fin sont les mêmes.
Et de même que dès le commencement infini, Dieu, le Maître des choses visibles et invisibles, pouvait s'appeler le dernier, comme il pouvait s'appeler aussi le premier, de même ses Manifestations peuvent s'appeler premières, alors qu'elles arrivent à la fin.
Des esprits intuitifs comprendraient que les révélations du commencement ou de la fin, du visible et de l'invisible, du premier ou du sceau, sont ces êtres saints, ces âmes divines, essence du détachement.
Si tu t'envoles dans les hauteurs du "Dieu était avant toute chose" tu verras que tous ces noms n'ont aucune importance pour lui, et tu ne t'arrêteras plus à de tels obstacles.
Quelle sublime condition tu atteindras alors ! Gabriel lui-même n'y parviendrait pas sans guide; et le Saint-Esprit ne pourrait pas s'y envoler sans aide !
Maintenant tu peux comprendre les paroles de 'Ali, Commandeur des Croyants, lorsqu'il parla de "soulever sans le secours d'aucun signe les plus grands voiles".
Parmi les plus grands voiles qui empêchent les hommes de voir, il faut compter les prêtres et les docteurs du temps de la Manifestation de Dieu qui, manquant de compréhension, et tout à leur amour du pouvoir matériel, ne se rendent pas à la Cause de Dieu.
Non seulement ils n'entendent pas la voix divine, mais "ils se bouchent les oreilles". Et les hommes, les prenant pour guides, au lieu de Dieu, attendent d'être repoussés ou acceptés par ces bonzes entêtés; ils n'ont ni oreilles, ni yeux, ni coeur pour reconnaître le vrai du faux !
Tandis que tous les Prophètes, les élus et les maîtres nous recommandent, sur l'ordre de Dieu, de voir avec nos propres yeux et d'entendre avec nos propres oreilles, les hommes ne s'en soucient nullement et ils continuent à suivre leurs prêtres.

Qu'un homme d'une humble condition, sans instruction, vienne leur dire : "O mes concitoyens, croyez à ces Envoyés", ils répondent, ne comprenant pas comment un pauvre misérable aurait plus de savoir que tous les puissants docteurs réunis : "Tant de prêtres et de docteurs, munis de tant de diplômes et richement vêtus, n'ont pu distinguer le vrai du faux, et vous, vous le reconnaîtriez ?"
Si le nombre et les décorations extérieures étaient un signe de savoir et d'autorité, alors ils auraient raison. Mais on sait que de tout temps, lors des Manifestations, les prêtres ont retenu les peuples loin du chemin de Dieu : toutes les Ecritures en font foi.
Aucun Prophète n'a été envoyé qui n'ait eu à subir la haine, le reniement, la désobéissance des prêtres. Que Dieu les punisse pour ce qu'ils ont fait dans l'Antiquité et depuis !
Quel voile plus grand que ces êtres d'aberration ? Je jure par Dieu que rien n'est plus difficile ni plus méritoire que de découvrir ce voile ou de le déchirer.
Que Dieu vous aide, ô peuples de l'Esprit, à accomplir cette oeuvre dans le temps voulu, afin que vous ne soyez pas privés de comparaître devant lui, en ces jours !
Ainsi, le nom de Sceau des Prophètes, toutes ces choses que nous avons vues, sont de grands voiles qu'il s'agit de soulever devant les ignorants, car ce sont de pareilles subtilités qui ont toujours impressionné les hommes.
N'as-tu pas entendu l'oiseau d'unité, l'Imam 'Ali, dire : "J'ai épousé mille Fatimas qui étaient toutes les filles de Muhammad fils de Abdu'llah, le Sceau des Prophètes" ?
Combien mystérieuses sont les tentes du savoir divin ! Combien de perles de sagesse demeurent encore enfouies dans ses trésors inviolables !
Si tu médites sur ces choses, tu comprendras que la création n'a ni commencement ni fin, que les secrets de Dieu sont insondables et que les voies de la Providence échappent à l'esprit de l'homme.
La création a toujours existé et existera indéfiniment, Les manifestations de la beauté divine ont existé de toute éternité et dureront jusqu'à la fin infinie.

Les hommes judicieux comprennent le sens du verset que nous citons plus haut, ainsi que le chant suave de l'éternelle beauté, Husayn fils d'Ali, qui disait à Salman : "Je fus avec mille Adams qui se sont succédé chacun à cinquante mille ans d'intervalle, et, à chacun d'eux, j'ai annoncé l'autorité de mon père."
Puis après quelques explications, il ajoutait : "J'ai fait mille guerres saintes dans les sentiers de Dieu, dont la moindre était aussi terrible que la bataille de Khaybar dirigée par mon père."
Tu commences à voir à travers ces deux Traditions ce qu'il faut entendre par fin, retour et commandement infinis.
O mon ami, la parole de la Divinité ne peut être limitée par la compréhension de l'humanité; comment l'humble fourmi pourrait-elle arriver à la présence du Très-Glorieux ?
Les ignorants et les incapables, ne comprenant pas, se bornent à nier, et traitent d'apocryphes ces Traditions. Seuls, les possesseurs d'intelligence en saisissent le sens.
Dites : "Il est la fin qui n'a pas de fin et qui n'a pas d'origine. Voyez, ô peuples de la terre, les splendeurs de la fin, révélées dans les manifestations du commencement !"
N'est-il pas étrange que les hommes, lorsque leur opinion est conforme aux paroles révélées du Qur'an, acceptent ces dernières, ainsi que les Traditions des possesseurs de la certitude sans la moindre hésitation, tandis qu'ils rejettent entièrement tout ce qui leur est contraire ? "Pouvez-vous croire à certains passages du Livre, et rejeter les autres ?" Comment pouvez-vous juger ce que vous ne comprenez pas ?
Le Seigneur des créatures, dans le Livre indiscutable, après avoir parlé de la fin, disant : "Muhammad est l'Envoyé de Dieu et le Sceau des prophètes", a promis à tous les peuples la comparution finale, dans de nombreux versets dont quelques-uns ont déjà été mentionnés.
Dieu l'Unique est témoin que rien n'est plus sublime ni plus incontestable dans tout le Qur'an que tout ce qui a trait à la comparution. Heureux ceux qui l'ont obtenue dans les jours où, comme tu le vois, presque tout le monde s'en détourne !

Et dire que c'est par une des paroles de Dieu que les hommes sont privés de comprendre sa parole même !
La comparution est cependant prédite dans le Livre, pour les derniers jours, et nous avons vu que la résurrection a lieu lors de la nouvelle Manifestation de la cause de Dieu.
La comparution doit donc consister dans la rencontre de la Beauté divine sous la forme de la Manifestation. Nul ne peut la voir autrement, tandis que Dieu voit chacun de nous.
Et les hommes inconscients, s'en tenant au mot "sceau", se sont privés du Créateur du "sceau" au jour de sa Rencontre.
"Si Dieu voulait châtier les hommes de leur perversité, Il ne laisserait aucune créature vivante sur la terre; mais il leur accorde un délai jusqu'au terme marqué."
Il est certain que si les hommes avaient bu les douces eaux du "Dieu fait et ordonne ce qu'il veut", ils ne commettraient pas d'action perverse vis-à-vis des Manifestations, dont les commandements, les discours et les actes sont dans la main puissante de Dieu.
"Tout ce qui existe est emprisonné dans ses mains. Et en vérité cela lui est facile." Il fait ce qu'il veut et accomplit ce qu'il désire; quiconque en doute commet un blasphème.
Et si les hommes étaient tant soit peu conscients, ils mourraient plutôt que d'agir comme ils le font, ou d'eux-mêmes ils se précipiteraient dans le feu, leur demeure naturelle.
"On ne lui demandera point compte de ses actions." Après de telles paroles, comment peut-on s'occuper de discussions futiles ? Hélas ! l'ignorance des hommes est si grande qu'ils ont accepté leurs propres pensées et les désirs des prêtres, et se sont détournés de la volonté et du désir de Dieu. (Gloire à lui) !
Mais sois juste : si ces hommes se laissaient convaincre par les éclatantes paroles et les signes sacrés, de façon à être persuadés que "Dieu fait ce qu'il veut", resteraient-ils attachés à ces absurdités flagrantes ? Ou n'obéiraient-ils pas au contraire de tout coeur aux commandements ?

Je jure par Dieu que, si ce n'était le fait de la divine prédestination et de l'éternelle sagesse, la terre elle-même détruirait de tels hommes. Mais Dieu remet cela au jour marqué.
Quoi qu'il en soit, 1280 années se sont écoulées depuis l'apparition du Point du Qur'an (Muhammad), et ces ignorants qui lisent le Qur'an tous les matins n'en ont pas encore compris une seule ligne. Ils lisent des versets qui prouvent la réalité des saintes et glorieuses Manifestations; pourtant, ils ne les comprennent pas.
Ils ne sont même pas persuadés que la seule raison de lire et de relire les Ecritures est d'arriver à en comprendre les mystères, et qu'autrement cette lecture devient inutile.
Un jour que je m'entretenais avec un ami avide de recevoir mon enseignement, la conversation vint à tomber sur les signes des derniers jours, de la résurrection, de l'assemblée et du jugement; il me demandait avec insistance comment il se faisait que, dans cette nouvelle Manifestation, le jour du jugement fût venu sans que nul ne s'en fût aperçu.
Quand je lui eus expliqué, selon ses capacités intellectuelles, certaines vérités de la science et de la sagesse ancienne, je lui demandai : "N'avez-vous jamais lu le Qur'an, et n'y avez-vous jamais trouvé ces versets : "Ce jour-là on n'interrogera plus les hommes et les esprits sur leurs péchés" ? Et n'avez-vous pas compris que cela voulait dire que Dieu ne poserait pas de question, et qu'on n'aurait pas à lui répondre ?"
- Après ce verset, Dieu dit : "Les criminels seront reconnus par leurs marques : on les saisira par les chevelures et par les pieds." C'est-à-dire que les hommes seront jugés par leur attitude; et leur fidélité, leur incroyance et leur iniquité seront ainsi connues.
Aujourd'hui, c'est aussi par ces signes qu'on reconnaît ceux qui sont dans l'erreur de ceux qui suivent la direction divine.

Et si les hommes, désirant sincèrement le bon plaisir de Dieu, lisaient attentivement les Ecritures, ils y trouveraient tout ce qu'ils y cherchent, et ils y verraient, dépouillées de leurs voiles, toutes les questions, générales ou spéciales, qui ont trait à cette Manifestation.
Même l'envoi en exil des Manifestations des noms et attributs de Dieu, la révolte des peuples et des rois, la résidence de l'universelle Manifestation en un pays spécialement désigné à l'avance, tout est écrit dans les Livres ! Mais seul, le possesseur d'entendement sait l'y trouver !
Nous terminerons ces lignes en parlant de ce qui est arrivé autrefois à Muhammad, et par ces versets aux senteurs de musc, je te conduirai aux jardins sublimes de la lumière.
"Dieu appelle au Séjour de paix et dirige celui qu'Il veut vers le sentier droit." "Une demeure de paix leur est réservée près de Dieu; Il sera leur protecteur en récompense de leurs oeuvres." Que la bonté divine parvienne à toutes les créatures, et louange à Dieu, Maître de l'univers !
Nous avons développé notre discours de façon que chacun, grand ou petit, selon ses capacités, puisse en prendre sa part et trouver dans une explication ce qu'il n'a pas compris dans l'autre, "afin que chaque homme connaisse le lieu où il doit se désaltérer".
Par Dieu ! cet oiseau céleste, vivant maintenant dans la poussière, peut chanter des milliers d'autres chants que ces mélodies et dévoiler encore d'innombrables mystères dont le moindre détail est encore plus sublime que tout ce qui est jamais venu sous notre plume !
Mais nous les réservons pour le temps où la volonté divine fera sortir les épouses spirituelles des palais mystiques, et les fera entrer sans voiles sur la terre de l'existence !
Car tout dépend de sa permission, tout est soumis à sa puissance, et il n'y a pas d'autre Dieu que Lui : Les créatures et les causes lui appartiennent, et par ses commandements chaque chose révèle les mystères de l'Esprit !

Nous avons vu plus haut qu'il y a deux façons différentes de considérer les soleils qui surgissent des divins horizons : l'une, avons-nous dit, consiste à voir en eux l'unité incomparable. "Nous ne faisons aucune distinction entre les prophètes de Dieu." L'autre a trait au contraire à leur diversité.
Dans ce second cas, nous considérons les Prophètes comme limités par leur création, comme enfermés dans les frontières de l'humanité;
chaque Manifestation possède une individualité propre, a une mission spéciale, une Révélation prédestinée, et des limites fixées.
Ainsi chacune porte un nom qui la qualifie personnellement, accomplit une mission précise et apporte une révélation particulière.
"Nous élevâmes les prophètes les uns au-dessus des autres. Les plus élevés sont ceux à qui Dieu a parlé. Nous avons envoyé Jésus, fils de Marie, accompagné de signes évidents et nous l'avons fortifié par le Saint-Esprit."
Selon leurs différents degrés d'élévation et leur mission, les paroles qui coulent de ces sources de savoir divin semblent plus ou moins différer. Seuls ceux qui savent les mystères des questions divines comprennent que toutes ces Manifestations ont une seule origine.
Mais la plupart des gens, étonnés par leurs divergences et incapables de reconnaître dans les Manifestations, identiques par leur essence, leurs divers degrés d'élévation, sont plongés dans la perplexité.
Nous savons cependant que la différence de leurs paroles tient à la différence de leur élévation; mais, dans l'unité et dans les hauteurs de l'abstraction, ces perles de l'existence s'appellent Autorité, Divinité, Unité et Identité sans mélange; car toutes siègent sur le trône de la révélation de Dieu, et toutes se tiennent sur les hauteurs divines de l'Invisible.
C'est-à-dire que Dieu apparaît par leur apparition; Sa beauté brille dans leur beauté. C'est ainsi que la parole de Dieu Lui-même est sortie des lèvres de ces Etres d'Unité.
Envisagées sous le rapport de leur diversité, de leur limitation et de leurs caractéristiques, les Manifestations font preuve d'une servitude, d'un dévouement et d'une renonciation sans égaux : "Je suis le serviteur de Dieu, et je ne suis qu'un être humain comme vous."

Telle est la réponse à tes questions, et je souhaite que tu t'affermisses dans la religion de Dieu, de façon à ne pas te laisser troubler par les différences que tu constateras dans les paroles des Prophètes et des Elus.
Si une des Manifestations universelles dit : "Je suis Dieu", c'est exact; car nous avons démontré qu'avec leurs révélations, les noms et qualités de Dieu deviennent visibles sur terre.
Ainsi il est dit : "Quand tu lances un trait, ce n'est pas toi qui le lances, c'est Dieu, et aussi : "Ceux qui, en se donnant la main, te prêtent serment de fidélité, le prêtent à Dieu; la main de Dieu est posée sur leurs mains."
Si au contraire la Manifestation dit : "Je suis le Prophète de Dieu", c'est également juste et hors de doute : "Muhammad n'est le père d'aucun homme parmi vous, il est le prophète de Dieu."
Et toutes ces Manifestations viennent de la présence du Roi de Réalité et de l'Identité éternelle.
Quand bien même chacune dirait : "Je suis le Sceau des Prophètes", cela est également incontestable, car elles n'ont toutes qu'une identité, une âme, un esprit, un être, une révélation; et elles sont toutes l'apparition de l'origine et de la fin, de l'alpha et de l'oméga, du visible et de l'invisible, de l'Esprit de tous les esprits, et de l'Essence des essences éternelles.
Si le Prophète dit au contraire : "Je suis le serviteur de Dieu", ceci n'est pas moins exact, car extérieurement, il apparaît au dernier degré de servitude, et nul ne peut être aussi humble que cette perle de l'existence enfouie dans les mers de sainteté éternelle, élevée dans l'essence spirituelle du Roi de Vérité, dont chaque parole est une parole d'autorité, l'appel de Dieu Lui-même.
Avec un peu d'attention, tu comprendras que, vis-à-vis de l'Etre absolu, les Manifestations de Dieu sont pour ainsi dire dans le dernier degré de mortalité et d'annihilation, au point qu'elles se considèrent presque comme inexistantes en face de celui qui pénètre toutes choses : l'Incorruptible.

Elles vont même jusqu'à regarder comme un acte d'infidélité la simple mention de leur propre nom devant Dieu, car ce serait alors se considérer comme existant, et commettre un grave péché.
Si telle est leur condition, quelle devrait être alors celle des autres hommes dont le coeur, l'âme, l'esprit sont uniquement absorbés par les choses terrestres, dont les yeux voient d'autres beautés, les oreilles entendent d'autres chants que la beauté et les chants divins, et dont les pieds avancent dans des sentiers autres que ceux de Dieu !
En ce jour, les brises divines ont soufflé, et l'Esprit de Dieu enveloppe le monde; la plume s'arrête et la langue est silencieuse.
Cette condition permet aux Prophètes de se présenter comme étant la voix de la Divinité, alors que leur condition d'Envoyés en fait les Messagers de Dieu.
A chaque fois leur langage était conforme aux exigences de la situation, et toutes leurs déclarations, allant du monde de la Révélation au monde de la création, du domaine de la Divinité à celui de l'existence terrestre, s'appliquaient à eux-mêmes. Lorsqu'ils prononcent les mots de Divinité, d'Autorité, de Prophétie, de Messager, d'Apôtre, de Maître, de Protecteur, de Servitude, ils doivent être crus, et leurs paroles ne peuvent être mises en doute.
Tire de tout cela les conséquences qu'il convient, et ne te laisse plus troubler par les différents termes dont se sont servies les Manifestations de la Sainteté invisible.
Il faut savoir comprendre les paroles des soleils de réalité; sinon, il faut interroger ceux qui possèdent les trésors du savoir et qui sont chargés de résoudre les difficultés, et ne pas chercher à résoudre soi-même ce qu'on est incapable de saisir.
Lorsque l'explication ne satisfait pas tes idées, il ne faut pas te mettre à renier et à contredire. C'est ce que font tous les prêtres et les érudits d'aujourd'hui, assis dans les chaires du savoir et de l'intelligence, et qui au fond ne sont que des ignorants et des méchants.

S'ils interrogent les soleils de réalité sur les conceptions qu'ils se font des Ecritures, et qu'ils ne les trouvent pas conformes à la vérité, ils se mettent à renier la sagesse de la mine du savoir et de la source de la science. Tout cela s'est reproduit à chaque Manifestation.
Quand Muhammad, interrogé sur les phases de la lune, par l'ordre de Dieu répondait : "Ce sont les époques fixées pour l'utilité de tous les hommes", ceux qui le questionnaient nièrent son savoir. De même quand il dit à propos de l'Esprit : "C'est le commandement de mon Seigneur", ils se mirent à crier : "Hélas, hélas ! l'ignorant, qui ne sait même pas ce qu'est l'Esprit, veut nous faire croire qu'il a la science infuse !"
Les gens d'aujourd'hui acceptent ces réponses parce qu'ils s'honorent du nom de Muhammad et suivent leurs ancêtres qui lui obéissaient déjà. Mais si aujourd'hui ils entendaient une pareille réponse, sûrement ils en renieraient l'auteur et agiraient exactement comme au temps de Muhammad. C'est d'ailleurs ce qu'ils ont fait.
Mais ces Essences de l'existence sont au-dessus de ces fantaisies et de ces bavardages; elles sont trop sublimes pour être comprises par les intelligences des hommes dont le faible savoir devient erreur en face de leur savoir, et la raison sottise.
Le vrai savoir n'émane que de ces mines de la sagesse divine et de ces trésors de science éternelle.
Tout ce que nous disons confirme les fameuses Traditions : "Le savoir n'était qu'un point; les ignorants en ont fait une montagne", et aussi : "Le savoir est une lumière que Dieu a mise dans le coeur de ceux qu'Il veut."
Comme les hommes n'ont pas compris ce qu'était le savoir, et qu'ils ont appelé science les stupidités forgées par leur intelligence, ils ont renié le Créateur du savoir.
A ce propos, je te dirai qu'ayant entendu parler du livre d'un de ces savants docteurs, des plus célèbres parmi son peuple, qui rejetait toutes les doctrines des dépositaires du vrai savoir, et dont la renommée était venue jusqu'à moi, le désir me vint de connaître quelques-uns de ses écrits.

Et, bien que je ne tienne pas à critiquer les oeuvres d'autrui, comme certaines personnes m'avaient interrogé à son égard, je dus prendre connaissance de ses livres pour pouvoir répondre avec certitude aux questions qu'on me posait.
Personne ne put se procurer ses ouvrages en arabe, lorsqu'un jour on trouva dans ce pays un livre intitulé Guide pour les gens ignorants, titre qui sentait l'orgueil et la vanité, l'auteur traitant les hommes d'ignorants, et se considérant sans doute comme fort supérieur; véritablement, il devait marcher dans le chemin des plaisirs et des désirs personnels, et résider dans les déserts d'ignorance et d'aveuglement !
Il avait sans doute oublié la fameuse Tradition : "La science est l'ensemble de toutes les connaissances; et le pouvoir et la gloire ne sont le monopole de personne."
Je demandai le livre qu'on m'apporta un certain jour. J'en lus peut-être deux pages et, par hasard, je tombai sur un passage où l'auteur traitait de l'ascension de Muhammad. Je vis qu'il disait que, pour comprendre cette Ascension, il fallait posséder à tout prix une vingtaine de sciences au moins, de sorte que celui qui ne saurait pas à fond la philosophie, l'alchimie, la magie et toutes ces sciences réprouvées, ne pourrait comprendre le saint et immortel mystère !
Grand Dieu ! Avec sa théorie, combien suspects il rend les possesseurs du savoir divin et infini ! "Vous soupçonnez ceux que Dieu a faits les dépositaires des trésors de son septième ciel." Et dire qu'aucun philosophe, aucun savant n'a relevé de pareilles hérésies, alors que tout le monde sait que ces sciences ont toujours été interdites par Dieu !
Comment de telles choses peuvent-elles être nécessaires pour comprendre les mystères de l'ascension, alors que Muhammad lui-même ne s'en est jamais préoccupé, et que son coeur brillant a toujours été exempt de pareilles impuretés ?
Combien sont belles les paroles du poète : "Les savants sont montés sur un âne boiteux, mais Dieu chevauche sur les vents, et file aussi rapide que la flèche !".

Celui qui voudrait comprendre les mystères de l'ascension aurait beau posséder toutes ces connaissances, je jure que, si le miroir de son coeur est recouvert de cette vaine poussière, il sera obligé de s'en purifier entièrement avant de voir le moindre rayon de ces mystères se réfléchir en lui.
De nos jours, ceux qui ont bu aux coupes du savoir éternel et qui sont chargés de guider les gens interdisent de pareilles études, et, Dieu merci, leur coeur est affranchi de semblables suggestions et est au-dessus de pareils voiles.
Ces sciences, pour lesquelles il est dit : "La science est le plus grand voile", nous les avons détruites par le feu de l'amour du Bien-Aimé, et nous avons dressé une autre tente.
Nous nous glorifions en rendant grâces à Dieu d'avoir consumé le plus grand voile par le feu de la beauté du Bien-Aimé, et de n'avoir laissé aucune place dans les coeurs pour ce qui n'est pas le désir du Bien-Aimé !
Nous ne tenons qu'à un seul savoir : le sien; à une seule connaissance : l'apparition de sa lumière.
Pour en revenir à notre livre, je ne trouvai dans ces lignes que le désir de l'auteur de faire comprendre à ses lecteurs que lui-même possédait toutes ces connaissances. Et cependant je prends Dieu à témoin qu'il n'a jamais perçu le moindre souffle du divin savoir, et qu'il n'a jamais compris la première lettre des mystères de la sagesse. Au point que, si nous lui apprenions la signification du savoir, il perdrait tout repos, et son être en serait mortellement ébranlé ! Jamais je n'ai vu tant de prétention accompagner une oeuvre aussi vide et aussi insignifiante.
Grand Dieu ! Comment les hommes ont-ils pu écouter et suivre un pareil individu, se détournant du Seigneur des seigneurs pour se contenter de la poussière, se satisfaisant du croassement du corbeau et du bavardage de la pie, et négligeant la mélodie du rossignol et la beauté de la rose ?

Les résultats d'un pareil livre n'ont pas tardé à se faire sentir; la plume a honte de les raconter, et ils ne méritent pas qu'on s'y arrête. Mais si la pierre de touche était connue, les hommes sauraient distinguer la vérité de l'erreur, le jour de la nuit, le soleil de l'ombre.
Une des sciences que cet homme prétendait connaître est l'alchimie. Je voudrais qu'un roi ou un homme suffisamment autorisé lui demandât de prouver ses affirmations autrement que par des paroles, par des actes;
et moi, pauvre ignorant qui ne prétends pas à un tel savoir, et qui ne juge pas la science d'un homme sur de pareilles connaissances, j'entreprendrais la même épreuve et l'on verrait de quel côté se trouve la vérité.
Mais à quoi bon ? Je n'ai jamais reçu de mes contemporains que des coups de lance, et ils ne m'ont abreuvé que de poisons mortels : la marque de la chaîne est toujours sur mon cou, et les cruautés dont j'ai été victime sont visibles sur tout mon corps !...
Dans le Livre où tout est écrit, on peut trouver ce que sont le savoir ou l'ignorance, l'instruction, l'assurance d'un tel homme. "L'arbre de Zaqqoum sera la nourriture du coupable."
Plus loin, il est écrit : "Goûte ceci, tu es le Puissant, l'Illustre !" Ces versets ne s'appliquent-ils pas admirablement à cet homme qui, pour faire preuve d'humilité, avait signé son livre : "Un coupable serviteur" ? Coupable dans le Livre de Dieu, puissant parmi les ignorants, il s'appelait "Illustre".
Lis les versets bénis jusqu'à ce que tu comprennes qu'"il n'y a pas un brin vert ou desséché qui ne soit inscrit dans le Livre évident". Malgré tout, un grand nombre de gens, croyant en cet homme, se détournèrent du Moïse de savoir et de justice, pour suivre le Samiri de l'ignorance, et, sans la moindre hésitation, renoncèrent au Soleil spirituel qui brille dans les cieux éternels.

O mon frère, les perles du divin savoir ne se trouvent qu'au fond de la mer divine, l'arôme de la fleur mystique ne parfume que les jardins célestes de la réalité; les lis de l'ancienne sagesse ne s'épanouissent que dans la ville d'un coeur sans tache. "Dans un bon sol, les plantes germent abondamment avec la permission de Dieu; dans un mauvais, elles poussent clairsemées."
Puisqu'il a été clairement démontré que seuls ceux qui sont initiés aux mystères divins peuvent comprendre les mélodies chantées par l'oiseau céleste, il incombe à tous et à chacun de rechercher des éclaircissements auprès de ceux dont le coeur est éclairé et auprès des trésors des mystères divins en ce qui concerne les points difficiles de la foi de Dieu.
Alors la confirmation et la miséricorde divine résoudront les problèmes, et non le savoir acquis. "Demandez-le aux hommes qui possèdent les Ecritures, si vous ne le savez pas."
Mais, mon frère, le chercheur qui veut s'engager dans les chemins qui conduisent à la connaissance de l'Eternel, doit purifier son coeur de la noire poussière de la science humaine et des insinuations sataniques; car c'est dans son coeur que les divins et invisibles mystères apparaissent.
Il doit le purifier de toute souillure, car c'est le sanctuaire de l'amour éternel du Bien-Aimé; il lui faut affranchir son âme de tout ce qui est l'eau et la boue des choses sans réalité, des ombres vaines, afin de ne conserver en lui aucune trace d'amour ou de haine : Car l'amour risque de le conduire dans le mauvais chemin, et la haine de l'empêcher de suivre la bonne voie.

De nos jours, n'est-ce pas l'amour ou la haine qui ont privé bien des gens de la face éternelle de la majesté divine, et qui les retiennent sans pasteur dans les déserts de perdition et d'oubli ?
Le chercheur doit aussi s'en remettre à chaque instant de sa vie à Dieu, se détourner des hommes, se séparer du monde de poussière pour s'unir au Seigneur des seigneurs, ne se préférer à nul autre, effacer de son coeur l'orgueil et la fierté, s'armer de patience et d'endurance, et suivre la loi du silence pour se garder de vaines paroles.
Car la langue est un feu qui couve, et l'abus des paroles est un poison mortel; et tandis que le feu naturel consume les corps, le feu de la langue consume les esprits et les coeurs. Celui-là ne laisse aucune trace après une heure, tandis que celui-ci dure des siècles !
Le chercheur doit savoir que la médisance est une grave erreur, et s'en garder à jamais; car elle éteindrait la lampe brillante de son coeur, et détruirait la vie de l'âme.
Il doit se contenter de peu, et ne jamais demander plus qu'il n'a.
Il doit chercher à s'allier à ceux qui sont détachés des choses de ce monde et éviter les vaniteux.
Il doit prier dès l'aurore, s'efforcer de tout son pouvoir de trouver le Bien-Aimé, et lutter contre sa négligence à l'aide du feu de l'amour et de la prière. Il doit passer, aussi rapide que l'éclair, loin de tout ce qui n'est pas Lui, et donner tous ses soins aux malheureux afin de leur faire partager les bénédictions qu'il possède. Il doit être bon pour les animaux, encore meilleur pour son semblable, l'homme, qui a le don de la parole.
Pour l'amour du Bien-Aimé, il ne doit pas tenir à la vie, et les critiques des gens ne doivent pas le détourner de la vérité.
Il ne doit pas faire à autrui ce qu'il n'aime pas qu'on lui fasse.
Il ne doit pas promettre ce qu'il ne pourra tenir.
Il doit éviter de se lier avec les pécheurs et implorer pour eux le pardon de Dieu.
Il ne doit pas mépriser les méchants, car nul ne sait qui sera jugé bon.
Combien de méchants avant de mourir recevront l'essence de la foi, goûteront le vin immortel et s'envoleront au royaume suprême ! Et combien de fidèles qui, au moment de l'ascension de leur esprit, auront changé d'attitude et résideront dans les derniers degrés de la géhenne !

Le but de toutes ces explications et de ces claires paroles est de faire savoir au chercheur que tout ce qui n'est pas Dieu est mortel, et que rien n'existe que l'Adoré.
Celui-là seul qui se conforme à ces règles de conduite sera un homme d'une haute spiritualité. Nous les avons déjà mentionnés à propos des exigences que doit remplir celui qui avance sur le chemin de la connaissance positive.
Lorsque le voyageur, sincère et détaché, réunit ces qualités, qui sont implicites dans le verset : "Quiconque fait un effort pour nous", il jouira de la bénédiction conférée par ces mots : "En vérité nous le guideront dans nos chemins."
Car s'il allume dans son coeur la lampe de la recherche, des efforts, de l'amour, de la passion et de l'extase et si la brise de la miséricorde divine souffle sur lui, la nuit de l'erreur, du doute et de la crainte ne tardera pas à disparaître pour faire place à la lumière du savoir et de la certitude.
Alors le Messager spirituel de la cité divine se lèvera comme l'aurore, avec son cortège de bonnes nouvelles, et réveillera par la trompette d'instruction l'âme, le coeur et l'esprit, endormis sur les couches de négligence !
C'est ainsi que la bonté et le secours invisible de L'éternel Saint-Esprit donnent une vie nouvelle; au point que le chercheur se découvrira de nouveaux yeux, un nouvel entendement, un nouveau coeur et une âme nouvelle, avec lesquels il verra les signes évidents du monde et les obscurs secrets de l'âme, et il comprendra que dans le moindre atome se trouve une porte par laquelle on entre dans le domaine de l'évidence, de la certitude et de la conviction.
Dans chaque chose, il verra le mystère de la révélation divine et l'évidence d'une manifestation éternelle.
Je jure que si celui qui marche dans le sentier de direction et qui cherche à escalader les hauteurs de la droiture arrive à cette condition sublime, il reconnaîtra les parfums de Dieu des lieux les plus éloignés; il verra le superbe matin de direction dans toutes les aurores, le moindre atome le conduira au Bien-Aimé !

Il saura distinguer le bien du mal comme le soleil de l'ombre. Si les brises divines soufflent de l'Orient, il les reconnaîtra même de l'Occident.
Il saura trouver les signes de Dieu dans ses paroles merveilleuses, ses oeuvres puissantes, ses actes inimitables, et il les distinguera des paroles et des actes des hommes, comme le lapidaire distingue la pierre précieuse de la roche, et comme l'homme distingue le printemps de l'automne, la chaleur du froid.
Lorsque son esprit sera affranchi des choses humaines, alors il entrera dans la terre sainte où se trouve la cité de certitude merveilleuse de la majesté divine.
Là, les arbres, par le mouvement de leurs feuilles, lui révéleront les sciences cachées; et il entendra la poussière de cette ville chanter des hymnes de glorification à Dieu; il verra avec les yeux de l'esprit les mystères de la résurrection.
Comment décrire les impressions, les signes, les apparitions, que la volonté du Roi des noms et attributs a réservés pour cette cité merveilleuse ?
Dans cette cité, il n'aura nul besoin d'eau pour apaiser sa soif, ni de flamme pour attiser le feu de son amour.
Là dans chaque plante se trouvent cachés les secrets de la sagesse suprême; sur les branches de chaque rosier des milliers de rossignols chantent la séduction et la joie; dans ses merveilleuses anémones apparaît le mystère du Buisson ardent; dans ses brises embaumées se retrouve le souffle de l'Esprit messianique.
La richesse n'y est pas mesurée par de l'or, et la mort n'y est pas la condition de l'immortalité !
Dans chaque feuille est caché un paradis, et dans chaque chambre sont conservés les trésors de mille sagesses.
Les chercheurs de Dieu qui se sont détachés des choses de la terre connaissent si bien cette cité qu'ils ne la quittent Pas une seconde, et qu'ils reçoivent la preuve décisive des parfums embaumés de l'iris.

Pour eux, la beauté de la rose et le chant du rossignol sont l'argument péremptoire, dans cette cité qui se renouvelle et s'embellit tous les mille ans environ.
O mon ami, efforce-toi de l'atteindre, cette cité, et par la merci et la générosité divines, écarte les grands voiles !
Alors, d'un coeur assuré, tu sacrifieras ta vie languissante dans les chemins du nouveau Bien-Aimé, et tu feras cent mille prières pour obtenir cette bénédiction !
Cette cité n'est autre que le Verbe de Dieu : la Bible au temps de Moïse; l'Evangile au temps de Jésus; sous Muhammad le Prophète de Dieu, le Qur'an; de nos jours le Bayan, et au temps de "Celui que Dieu manifestera", son Livre qui sera le complément de tous les autres qu'il dominera de toute sa supériorité !
Dans cette cité on trouve en abondance de la nourriture spirituelle et des plaisirs incorruptibles. Cette nourriture est le pain céleste et l'esprit qu'elle accorde est un don impérissable.
Aux hommes détachés elle donne les bienfaits de l'unité, les bénédictions à ceux qui sont privés des biens de la terre, et la coupe de savoir à ceux qui errent dans les déserts de l'ignorance.
La direction, la bonté, la science, la foi, la certitude de tout ce qui est sous la coupe des cieux et de la terre sont précieusement gardées dans ses murs.
Ainsi pour les peuples de Muhammad, le Qur'an était le plus solide rempart, à l'abri duquel ceux qui l'avaient franchi se trouvaient préservés des traits sataniques, des doutes dévorants et des insinuations perfides de l'ennemi, et derrière lequel ils se nourrissaient des fruits de sagesse de l'arbre divin, buvaient les eaux embaumées de l'instruction et les vins du mystère de l'unité divine. En un mot, tous les besoins des peuples, dans l'ordre des commandements divins, ont été prévus dans ce jardin merveilleux.
Ce livre est la preuve immortelle qui a subsisté pour les peuples après le départ de Muhammad; car tout ce qui y est écrit doit arriver.

Aussi chacun a-t-il reçu l'ordre de lui obéir jusqu'à l'avènement de la merveilleuse Manifestation de Dieu qui devait survenir en l'an 60.
Dans cette cité (le Qur'an), le chercheur atteint le jardin de la rencontre et les tentes de l'approche. C'est la preuve forte et l'argument sublime.
A côté de cette preuve, les relations de la vie des Prophètes, de tous les livres et les Traditions pâlissent, car n'est-ce pas des Ecritures sacrées que les Traditions et les autres écrits tirent leur autorité ? De plus, les Traditions diffèrent souvent beaucoup entre elles et sont parfois obscures.
Comme l'a dit le Point du Qur'an sur la fin de ses jours : "Je vous laisse deux grandes choses, le Livre de Dieu et mes descendants." Alors que déjà de nombreuses Traditions avaient été révélées, Muhammad ne parle ici que du Livre qu'il a toujours considéré comme la chose la plus élevée et la plus grande preuve pour le chercheur, la direction pour les hommes jusqu'aux jours de la Résurrection.
Considère le Qur'an que tous, grands ou petits, reconnaissent; et avec équité, d'un coeur et d'une âme purifiés, dis-moi si ce n'est pas le guide le plus sûr que Dieu ait fixé pour nous ?
Ne devons-nous pas tous nous en rapporter au Livre pour distinguer le bien du mal, et connaître la direction ? Il n'y a que deux choses dont parle Muhammad : le Livre et les descendants. Eh bien ! que reste-t-il aujourd'hui des descendants ? Seul le Livre subsiste au début duquel il est écrit : "A. L. M. ('Alif, Lam, Mim.) Voici le livre sur lequel il n'y a point de doute; c'est la direction de ceux qui craignent le Seigneur."
Dans les différentes lettres séparées qui se trouvent dans le Qur'an est celé le mystère de l'identité, et dans cette nacre sont gardées les perles de l'unité que nous n'avons pas ici le temps d'expliquer.
En apparence, ces lettres se rapportent à Muhammad lui-même, et Dieu a dit : "O Muhammad, ce Livre qui est descendu du ciel de l'unité ne contient aucune chose douteuse ni troublante. C'est une direction pour les justes."

Ainsi Dieu a fait du Qur'an le guide de tous les peuples de la terre, et cette invisible unité témoigne elle-même de sa valeur jusqu'au dernier jour.
Peut-on, après cela, mettre formellement en doute, ainsi que le font les infidèles, ce que le Seigneur lui-même a certifié d'une façon absolue ? Peut-on se détourner de ce qui doit faire atteindre aux hommes l'essence de l'instruction, et rechercher autre chose ?
Peut-on mettre tout en question par des paroles vaines et dire : "Tel homme a dit autrement"... ou : "Cela n'est pas encore arrivé... ?"
S'il existait pour la conduite des hommes un guide aussi sûr que les Livres divins, le verset que nous avons cité le mentionnerait certainement.
Nous ne devons pas non plus chercher à fuir le commandement véritable de Dieu ni à éviter la destinée contenue dans les versets, en refusant de croire aux Livres, car en les rejetant nous rejetons le Qur'an. C'est ainsi que celui qui ne croit pas au Qur'an ne croit pas non plus aux Livres qui l'ont précédé.
Cela se lit entre les lignes de ce verset; et si je t'expliquais son sens ésotérique, en vérité je n'en finirais pas, cela ne suffirait pas à en épuiser le sens et nul être au monde ne saurait le comprendre. Mais Dieu est témoin de mes paroles.
Dans un autre passage, on trouve : "Si vous avez des doutes sur le Livre que nous avons envoyé à notre serviteur, produisez un chapitre au moins pareil à ceux qu'il renferme, et appelez, si vous êtes sincères, vos témoins, ceux que vous invoquez à côté de Dieu."
Combien alors les paroles de Dieu sont élevées, et combien grande est leur valeur, puisque l'argument suprême, le pouvoir tout-puissant, la volonté accomplie et la preuve parfaite y sont contenus !
Et le Roi de l'unité qui a révélé cette preuve n'en a pas créé de seconde, car aux autres arguments et preuves, la parole divine est ce que le soleil est aux étoiles; c'est pour les peuples la preuve irréfutable de l'Essence suprême.

Son excellence est sans égale et rien ne la dépasse; c'est le trésor des perles divines et la réserve des mystères de l'unité. C'est le fil solide, la corde incassable, le manche inébranlable et la lumière inextinguible. Les flots de l'instruction divine en découlent, et la sagesse éternelle y réside. C'est une flamme qui, à la fois, réchauffe le fidèle du feu de l'amour et glace l'ennemi dans sa négligence.
O mon ami, ne négligeons pas les commandements de Dieu, contentons-nous de sa preuve et obéissons; car cette preuve est plus forte que dans ma faiblesse je ne saurais dire.
"Et Dieu dit vrai : C'est lui qui nous conduit vers le chemin, Il est le Maître de l'univers, Il est Tout-Puissant et Miséricordieux." On trouve également dans le Qur'an : "Ce sont les paroles de Dieu, nous te les récitons en toute vérité; à quoi donc croiront les infidèles s'ils rejettent Dieu et ses signes ?"
Si tu comprenais la signification de ces versets, tu saurais qu'il n'y a jamais eu et qu'il n'y aura jamais aucune Manifestation plus grande que les Prophètes ni aucun argument plus sublime que les paroles révélées, à moins que Dieu n'en décide autrement.
Plus loin, Il dit : "Malheur à tout menteur criminel qui entend la lecture des enseignements de Dieu, et persévère néanmoins dans l'orgueil, comme s'il ne les entendait pas ! Annonce donc à celui-là un châtiment cruel."
Ces versets suffiraient si les hommes les lisaient attentivement. Mais tu vois qu'aujourd'hui, lorsqu'on lit à haute voix les paroles sacrées, nul n'écoute, comme s'il s'agissait d'une chose méprisable; tandis qu'il n'y a et n'y aura jamais rien de plus sublime.
Dis : O négligents, vous faites comme vos pères : S'ils ont reçu les fruits de l'arbre d'aberration, vous les recevrez également, et bientôt vous vous retrouverez avec eux dans la géhenne. "Le feu est leur demeure, et quelle horrible demeure est réservée aux méchants !"

Ailleurs, ll dit : "Et s'ils apprennent quelques-uns de ces enseignements, ils les tournent en dérision. Ces hommes-là auront le supplice ignominieux pour partage."
Une des railleries des infidèles consistait à s'écrier : "Faites-nous un autre miracle, et apportez-nous une autre preuve." Ou encore : "Fais donc tomber sur nos têtes une portion du ciel", ou aussi : "Si le Qur'an est la vérité, fais pleuvoir du ciel les pierres sur nos têtes."
De même les Juifs, au temps de Moïse, renoncèrent au souper céleste pour de vulgaires repas terrestres; ils voulaient, à l'aide de leurs pensées impures, changer les paroles révélées.
Aujourd'hui, nous voyons que le souper spirituel est descendu du ciel de la miséricorde divine et des nuages de bonté de Dieu, que les mers fécondes roulent leurs vagues aux rives du paradis du coeur sur l'ordre du Créateur; et cependant, comme des chiens, les hommes se réunissent autour d'une charogne et se contentent de la coupe amère d'eau saumâtre.
Grand Dieu ! Comment les hommes peuvent-ils demander une preuve, alors qu'est hissé le drapeau de "Celui qui est prouvé", et tenir à leur vaine science après l'apparition de la Manifestation ?
Autant demander au soleil la preuve de sa lumière, ou bien demander aux pluies d'avril si elles sont bienfaisantes !
La preuve du soleil est précisément sa lumière qui rayonne sur le monde entier, et les pluies d'avril se reconnaissent précisément à ce que leur influence bienfaisante revêt la terre d'une nouvelle parure.
Il est vrai que l'aveugle ne perçoit du soleil que les brûlures, et que la roche inféconde ne ressent aucun bienfait des pluies d'avril.
"Il n'y a rien d'étonnant à ce qu'ils ne connaissent du Qur'an que la couverture : L'aveugle reçoit-il du soleil autre chose que la chaleur ?" Dans le Qur'an on trouve : "Lorsqu'on leur récite nos versets évidents, que disent-ils ? Ils disent : Faites donc revenir à la vie nos pères, si vous dites la vérité."
Quels piteux arguments ils opposaient à ces êtres miséricordieux, en se moquant des paroles divines dont pourtant une seule lettre est aussi sublime que toute la création et suffit à rappeler à la vie, par l'esprit de la foi, les hommes morts dans les plaisirs et la recherche de leur satisfaction !

Ils disaient : "Ressuscitez nos pères !" tant étaient grands leur aberration et leur orgueil !
Chacun de ces versets est une preuve solide et suffisante pour tous les peuples du monde. C'est là que sont enfouis les perles des mystères et le remède à toutes les maladies.
Ne prête nulle attention aux discours de ceux qui disent : "Le Livre de Dieu ne peut être compris par les gens d'une condition modeste"; alors que, au contraire, le Qur'an est destiné au monde entier, de l'Orient à l'Occident.
Comment Dieu l'aurait-il destiné à chacun si tous ne pouvaient le comprendre ? A en croire les ignorants, il deviendrait impossible de croire en Dieu, car c'est là chose encore plus difficile que de comprendre le Livre.
Ce ne sont que discours futiles et méprisables qui dénotent l'orgueil et la vanité de ceux qui veulent éloigner les peuples du jardin du bon plaisir de Dieu pour assurer leur propre autorité.
Au contraire, les hommes de modeste condition sont bien plus chers à Dieu que leurs chefs qui les détournent de lui.
Pour saisir les paroles divines et comprendre les explications des colombes spirituelles, point n'est besoin d'être un érudit. Il suffit d'avoir un coeur pur, une âme chaste et un esprit libre de préjugés; la preuve en est aujourd'hui les gens qui n'ont jamais rien appris de science humaine et qui reposent sur les divans du savoir.
Les nuages de la divine bonté ont fait pousser dans leur coeur les roses de la sagesse et les anémones de la compréhension. Bénis sont les purs et les sincères pour la part qu'ils ont de la lumière du plus grand jour !
"Ceux qui ne croient point aux Verbes de Dieu et à la comparution devant lui désespèrent de sa miséricorde. Un supplice douloureux leur est réservé." - "Ils disaient : Abandonnerons-nous nos dieux pour un fou de poète ?"

Ces versets se passent de commentaires. Pense un peu aux paroles des hommes après la révélation du Livre ! Ils traitaient Muhammad de poète et raillaient ses discours en disant : ce sont de vieilles fictions qu'il reprend et attribue à Dieu !
Aujourd'hui, les hommes, à propos de notre cause, ne disent-ils pas aussi que nos écrits sont des pastiches ou des mystifications ? En vérité ce sont là de bien graves paroles prononcées par des gens bien insignifiants !
En plus de ces arguties, ils disent qu'après Moïse et Jésus, il ne doit pas venir un Prophète qui changera la loi; mais que, d'après le Livre, le Prophète attendu doit au contraire confirmer la religion actuelle.
Ils oublient ces versets bénis qui prouvent que la bonté de Dieu ne tarira jamais : "Joseph était déjà venu au milieu de vous, accompagné de signes évidents, mais vous n'avez cessé de douter de leur vérité jusqu'au moment où il mourut. Vous disiez alors : Dieu ne suscitera plus de prophètes après sa mort. C'est ainsi qu'Il égare les transgresseurs et ceux qui doutent."
Sois donc assuré que, de tout temps, les peuples, s'en tenant à un verset du Livre, ont déclaré qu'après leur Prophète aucune Manifestation ne devait plus venir.
De même les prêtres chrétiens, s'en tenant aux Evangiles, disent qu'ils ne doivent jamais être remplacés, et que la Manifestation qui viendra les répandra sur toute la terre.
La plupart des peuples souffrent d'une semblable maladie spirituelle. Les Musulmans, eux, sont arrêtés par le nom de Sceau des Prophètes, tandis qu'ils devraient reconnaître que "il n'y a que Dieu qui en connaisse l'interprétation, et les hommes d'une science solide".
Quand l'explication donnée par "celui qui possède la science", qui en est la "mère", l'"âme", l'"essence", leur déplaît tant soit peu, vois ce que disent les hommes, et ce qu'ils font !
Tout cela est le résultat de l'oeuvre des prêtres qui prennent leurs désirs pour leur dieu, et qui n'ont d'autre religion que celle de l'or.
Ils sont sortis du chemin, par l'aberration de la science, ainsi qu'il est dit clairement : "Voyez-vous celui qui fait son dieu de ses passions et que Dieu a égaré au milieu de la science, sur l'ouïe et le coeur duquel il a mis un sceau, et dont il a couvert la vue avec un bandeau ? Qui pourrait diriger un tel homme après que Dieu l'a égaré ? N'y réfléchirez-vous pas ?"

Comprends la signification de : Dieu l'a égaré au milieu de la science ! Cela ne s'applique-t-il pas aux prêtres d'aujourd'hui qui se sont détournés de la Beauté de Dieu, et s'accrochent à leur science qui ne sert que leurs désirs et leurs passions, pour contredire le message de Dieu et sa cause ?
"Le message est un message grave, et vous dédaignez de l'entendre." Ailleurs, il est dit : "Lorsqu'on leur récite nos enseignements, ils disent : Cet homme ne veut que nous détourner des divinités qu'adoraient nos pères."
Entends la voix divine et la merveilleuse mélodie; quel avertissement et quelle semonce pour ceux qui nient les paroles sacrées de Dieu !
Comme ils sont loin du Kawthar de l'approche ceux qui contredisent et s'enorgueillissent en face de la sainte beauté !
Tandis que Muhammad, cette Essence de bonté et de générosité, conduisait les êtres immortels aux jardins de l'Ancien et les pauvres aux saintes rives de la richesse, on le traitait de blasphémateur, et l'on disait qu'il détournait les gens de la rivière de la religion et de la foi; d'autres l'appelaient fou, ou l'accablaient d'injures, ainsi que tu l'as vu ! De même aujourd'hui, quelles erreurs et quelles fautes n'a-t-on pas attribuées à cette perle d'immortalité !
Quelles immondices indicibles n'a-t-on pas jetées sur celui qui est la source de pureté !
Pourtant, à chaque page de son Livre, Dieu menace les hommes qui le traitent de menteur et qui se détournent de la révélation, et donne au contraire de bonnes nouvelles aux croyants.
Malgré cela, vois combien de chicaneries ils ont opposées aux versets envoyés du nouveau ciel de l'éternelle sainteté de Dieu !
L'univers cependant n'a jamais vu ni éprouvé une bonté comparable à celle qui émane aujourd'hui des Paroles divines, comme les pluies d'avril des nuages du Miséricordieux;

car les plus grands Prophètes, dont le caractère divin et la gloire brillent comme le soleil, n'ont apporté qu'un seul Livre dont les versets sont connus de tous. Tandis que, de ce nuage de la miséricorde divine, il a été révélé tellement d'ouvrages que nul ne peut les compter.
On n'en connaît jusqu'ici qu'une vingtaine de volumes, mais combien y en a-t-il qui ne nous sont pas parvenus, ou qui sont tombés entre les mains des ennemis qui en ont fait ce que personne ne sait !
O mon frère ! réfléchis et demande protection aux Manifestations divines, afin de tenir compte du clair avertissement du Livre, de t'éveiller aux avis contenus dans les Tablettes sacrées, de ne pas contredire le récepteur des paroles divines, d'accepter la cause de tout ton coeur, et d'obéir aux commandements avec toute ton âme, afin d'entrer dans l'atmosphère de la miséricorde et de résider sur les rives de la bonté.
Car, en vérité, Il est le pardon et la miséricorde de ses serviteurs. "Dis à ceux qui ont reçu l'Ecriture : Allez-vous nous désavouer parce que nous croyons en Dieu, à ce qui nous a été donné d'en haut, et à ce qui a été envoyé antérieurement, et parce que la plupart d'entre vous sont impies ?"
Ces versets sont bien explicites, et prouvent la valeur de ce qui est descendu d'en haut.
Ils ont été révélés alors que les infidèles accusaient les disciples de Muhammad d'être des négateurs de Dieu et les partisans d'un magicien imposteur; c'était au début de l'Islam, avant que la cause ne se fût fortifiée, et alors que partout les musulmans étaient l'objet de persécutions multiples.
Ainsi les fidèles répondaient aux idolâtres, et affirmaient n'être coupables que de croire dans la nouvelle et merveilleuse révélation de Muhammad comme dans celles des anciens Prophètes, de croire que toutes venaient de Dieu, et de leur obéir. Ainsi Dieu fortifiait ses serviteurs !
Est-il alors permis de se détourner de la nouvelle révélation qui a enveloppé l'Orient et l'Occident, et de continuer à se dire fidèle ?

Et peut-on au contraire refuser de compter au nombre des fidèles, malgré la parole de Dieu lui-même, ceux qui ont cru dans le nouveau Prophète ?
Comme ce serait mal connaître la volonté de Dieu que de se figurer qu'il chasse de sa merci ceux qui croient dans les paroles d'unité, ou qu'il intimide ceux qui ont pris en main l'argument solide !
Car, en vérité, ce sont ses paroles qui établissent la vérité et ses signes qui prouvent la cause. Et vraiment il est le Tout-Puissant !
"Quand même nous ferions descendre du ciel le Livre écrit tout entier sur un rouleau, quand même les infidèles le toucheraient de leurs mains, ils diraient encore : C'est de la magie pure !"
La plupart des versets du Qur'an abondent dans le même sens, mais je me contente d'indiquer celui-là.
Dans le Livre entier les paroles divines ne sont-elles pas considérées comme la preuve unique qui doit nous faire connaître et accepter la beauté d'une Manifestation ?
Toujours les renégats et les railleurs ont été menacés de la géhenne, ainsi que tu le sais.
Et si aujourd'hui un homme arrive avec des millions de versets, de tablettes et de prières, qui prouvent une érudition qu'il n'a pourtant reçue d'aucun maître, quelle raison a-t-on de le contredire, et de se détourner de son immense bonté ?
Quand leur esprit aura quitté leur corps obscurci, que répondront-ils à Dieu, les renégats ?
Diront-ils qu'ils s'en tenaient aux Traditions, mais qu'ils n'ont pas compris leur signification réelle, et qu'ils ont ainsi contredit la Manifestation de la cause et se sont éloignés de la religion de Dieu ?
Ne sais-tu pas que ce qui rend les Prophètes irréfutables, c'est précisément la révélation d'un Livre ?
Comment alors le premier ignorant venu qui réunit quelques discours sceptiques peut-il contredire le possesseur du Livre, insuffler le doute dans les coeurs, tromper et perdre les hommes, devenir le Satan de son siècle ? Comment peut-on suivre un tel individu et se priver du soleil de la bonté divine ?

Bien plus, si l'on se détourne d'aussi saintes et divines âmes, vers qui se tournera-t-on ?
Oui, "chacun a une région du ciel vers laquelle Dieu le tourne". Mais en vérité nous t'avons montré les deux chemins; c'est à toi de choisir celui où tu marcheras. Telle est la parole de Dieu en dehors de laquelle il n'y a qu'aberration.
Ce qui prouve encore en faveur de cette cause, c'est que, en général, chaque fois que l'Identité invisible est apparue dans un corps humain, certains hommes humbles et sans réputation ont obtenu la rencontre de Dieu.
Ils ont reçu l'éclat de la lumière du soleil prophétique, et ont été conduits par la lune de direction.
Les prêtres au contraire, ou les puissants, les tournaient en dérision, ainsi qu'il est dit à propos de Noé : "Les chefs du peuple, incrédules, lui dirent : Tu n'es qu'un homme comme nous, et nous ne voyons que la vile populace qui t'ait suivi sans réflexion. Vous ne possédez aucun mérite qui vous rende supérieur à nous. Bien plus, nous vous regardons comme un imposteur."
Ils disaient à la sainte Manifestation qu'elle n'était suivie que par les gens du commun, et que les prêtres et les grands ne croyaient pas en elle. Ils croyaient ainsi prouver l'imposture de ce juste !
- Aujourd'hui, au contraire, dans cette sublime Manifestation, un grand nombre de prêtres élevés, de docteurs accomplis, d'érudits incontestés ont bu à la coupe de l'approche et de la rencontre, et ont reçu le plus haut bienfait.
Dans le chemin du Bien-Aimé, ils ont sacrifié leur vie et leurs biens. Certains de leurs noms que tu connais encourageront les indécis et tranquilliseront ceux dont l'âme est inquiète.
L'un d'eux, Mulla Husayn, reçut l'éclat de la Manifestation : "Sans lui, Dieu ne se serait pas assis sur le siège de sa miséricorde, trône de sa gloire éternelle."

Siyyid Yahya fut incomparable et unique dans son temps.
Vous citerai-je aussi Mulla Muhammad Aliy-i'Zanjani, Mulla-'Aliy-i-Bastami, Mulla Sa'id-i-Barfurúshi, Mulla Ni'matu'llah-i-Mazindarani, Mulla Yúsuf-i-Ardibili, Mulla Mihdiy-i-Khu'i, Siyyid Husayn-i-Turshizi, Mulla Mihdiy-i-Kandi et son frère Mulla Baqir, Mulla Abdu'l-Khaliq-i-Yazdi, Mulla Aliy-i-Baraqani et tant d'autres, près de 400, dont les noms sont écrits dans les Tablettes préservées de Dieu ?
Ils ont tous été attirés par ce Soleil divin et lui ont obéi au point d'abandonner biens et familles pour obéir aux désirs du Très-Glorieux : Leurs coeurs se sont levés pour le Bien-Aimé.
Ils ont sacrifié tout ce qu'ils possédaient; leur sein est devenu une cible pour les flèches des ennemis et leur tête un ornement pour les lances des idolâtres; au point qu'il n'y a pas un coin de terre qui n'ait bu le sang de ces êtres sublimes, pas une épée qui n'ait été essuyée sur leur cou. Pour prouver la justesse de leurs paroles, leurs actes ont suffi.
Le témoignage de ces âmes bénies, qui à l'admiration du monde entier ont sacrifié leur vie dans le chemin du Bien-Aimé, ne peut-il être opposé au souvenir de ceux qui ont renié leur foi pour un denier, préférant la vie à l'immortalité, l'eau amère au Kawthar de l'approche, et qui, uniquement attirés par les séductions terrestres, à jamais éloignés de l'Eternel, n'ont songé qu'à dépouiller leurs semblables ?
Peuvent-ils nous convaincre ceux qui ont conformé leurs actes à leurs paroles, qui n'ont eu qu'une seule règle de conduite, séduisant les peuples par leurs actions, émerveillant les âmes par leur endurance et leur patience ?
Ou bien feras-tu plutôt créance aux renégats qui ne respirent que l'égoïsme, qui sont toujours emprisonnés dans le doute et l'erreur, qui ne se lèvent le matin que pour lutter pour les biens de ce monde, et qui, le soir, ne songent qu'à comploter de la façon la plus grossière; qui ne pensent qu'à eux-mêmes, négligeant la divine destinée; qui, le jour, ne cherchent qu'à vivre comme des animaux et la nuit qu'à satisfaire leurs passions luxurieuses ?

Y a-t-il une loi qui justifierait le peuple de se laisser guider par de tels gens, négligeant l'exemple de ceux qui ont sacrifié leur vie, leurs biens, leur nom, leurs honneurs, dans le chemin du bon plaisir de Dieu ?
Autrefois ne disait-on pas que nul n'était plus grand que le Prince des Martyrs, qu'aucune Manifestation ne pouvait lui être comparée pour la fermeté de son attitude ? Et cependant son martyre n'a duré qu'une journée, tandis que depuis dix-huit ans les calamités tombent comme la pluie sur quelques-uns de ces êtres glorieux !
Avec quel amour, quelle affection, quel éclat, quelle joie, ils ont donné leur vie dans le chemin du Seigneur !
Cela n'est-il donc rien ? Y a-t-il jamais eu à travers l'histoire des événements aussi considérables ?
Si ces disciples ne sont pas les véritables croyants, qui alors sera croyant ? Ont-ils recherché la gloire, le pouvoir, la fortune ? Avaient-ils d'autre ambition que la satisfaction de Dieu ?
Si, malgré toutes leurs actions admirables, et leur conduite éclatante, ils ont eu tort, qui donc aura raison ? Je prends Dieu à témoin que leur attitude serait une preuve suffisante et un argument irrésistible pour tous les peuples de la Terre, si seulement ils réfléchissaient aux mystères de la Cause.
"Ceux qui attaquent les premiers apprendront un jour quel sort leur est réservé."
Le Livre permet d'ailleurs de reconnaître le bien du mal; et c'est à cette pierre de touche divine qu'il faut éprouver les prétentions de chacun, afin de distinguer le juste de l'imposteur "Désirez la mort si vous dites la vérité", dit le Qur'an.

Considère maintenant tous ces augustes témoins qui, s'appuyant sur le Livre, ont sacrifié vie, fortune, femme, enfants et tout ce qu'ils possédaient pour monter au plus haut paradis; ces âmes détachées, ces hommes sublimes ne prouvent-ils pas en faveur de cette Révélation glorieuse ?
Peut-on au contraire croire à ceux qui ont renié la lumière resplendissante pour de l'argent, qui, afin de conserver leurs honneurs, ont répudié celui qui est le plus honoré ?
On les connaissait bien, et l'on savait qu'ils ne renonceraient à aucune de leurs puissances terrestres dans le sentier de la religion de Dieu, bien loin de sacrifier leur vie ou leurs biens !
Comme la divine pierre de touche du Livre les stigmatise bien ! Les hommes ne l'ont tout de même pas compris, et continuent à dormir dans leur négligence, désireux des biens de ce monde et du pouvoir terrestre !
"O fils de l'homme ! que de jours ont passé pendant lesquels tu t'es occupé à satiété de superstitions et d'imagination ! Combien de temps resteras-tu encore endormi sur ce lit de mensonge ? Réveille-toi, car le soleil qui s'est levé brille au zénith, et va t'inonder des rayons de sa beauté !"
Il est juste de dire que ces prêtres et ces savants dont nous avons parlé et qui ont suivi le Bayan ne faisaient pas tous partie du haut clergé, car on verra rarement des hommes puissants et célèbres dans leur temps, assis sur le trône du commandement et sur les divans de l'ordre, suivre la voie de Dieu, à moins qu'il n'en ordonne autrement.
"Qu'il y a peu d'hommes reconnaissants parmi mes serviteurs !" Les prêtres qui occupaient une haute situation n'ont donc pas accepté la cause, et, de toute la force de leur haine, ils ont tenté au contraire de la détruire à l'aide de procédés dont on n'avait jamais entendu parler jusque-là, et que personne n'avait encore vus.

Le Seigneur suprême, le Bab (que l'âme de chacun lui soit sacrifiée !) avait pourtant écrit en particulier aux grands prêtres de chaque ville, expliquant clairement à chacun d'entre eux les raisons qui les faisaient se détourner de Dieu ! "Profitez de cet exemple, hommes doués d'intelligence."
Que ceci serve de leçon au peuple du Bayan, afin que, lorsque apparaîtra "Celui que Dieu manifestera", dans la prochaine résurrection, s'il n'est pas suivi par les prêtres, il ne soit pas contredit par ceux qui évoqueraient le souvenir des prêtres du temps du Bab !
Pour le reste, nous prenons refuge en Dieu, si volontairement les hommes se privent de sa beauté.
- Oui, parmi les fidèles, se trouvaient quelques modestes prêtres qui tous, par la miséricorde divine, étaient détachés des biens de ce monde. "Dans sa bonté, il donne à qui il veut."
Il y a une autre preuve, brillante parmi les preuves; j'entends parler de la fermeté qu'a montrée, dans la cause de Dieu, cette Beauté éternelle, le Bab, alors qu'il n'était qu'un adolescent, et que sa Manifestation se heurtait contre tout ce qui existait, contre les idées de chacun, des humbles, des nobles, des riches, des pauvres, des puissants, des méprisés, des rois comme de leurs sujets.
Nul ne lui fit peur, à nul il ne prêta attention ! De telles choses peuvent-elles se passer sans le commandement de Dieu et le divin vouloir ? Je jure qu'il y a là de quoi faire réfléchir !
Même avec le courage du monde entier, qui oserait se risquer à pareille aventure, s'il n'en avait la permission de Dieu, et s'il ne sentait dans son coeur la miséricorde et dans son âme la bonté divines ?
Comment expliquer cette fermeté ? Dira-t-on que c'était un fou, comme on l'a dit des anciens Prophètes ? Ou bien était-ce un ambitieux, désireux d'acquérir les biens de ce monde ?
Grand Dieu ! Au début de son livre intitulé Quayyúm-mu'l-Asma, qui est, en même temps que le premier, son plus grand ouvrage, il a prophétisé son martyre, et textuellement il dit : "O toi, Manifestation de Dieu, je me sacrifie entièrement pour toi, et j'accepte les injures dans ton chemin. Je désire uniquement être tué pour ton amour. Dieu Tout-Puissant, le Protecteur Eternel, me suffit !"

Dans son livre intitulé L'explication de Ha, il affirme désirer le martyre : "J'entends au tréfonds de moi-même une voix qui m'appelle, disant; sacrifie ce que tu as de plus cher dans le chemin de Dieu, comme Husayn (que sur lui soient les bienfaits de Dieu !) s'est sacrifié pour moi.
Et si tout mon esprit n'était pas tourné vers ce sacrifice mystérieux qui existe déjà virtuellement, par l'Unique qui tient mon âme dans ses mains, tous les rois de la terre ne pourraient m'atteindre, à plus forte raison leurs indignes sujets qui sont réprouvés de tous."
Puis il ajoute : "Et ainsi chacun connaîtra l'état de ma patience, de ma résignation, de mon désir de me sacrifier dans le chemin de Dieu."
Peut-on dire que celui qui exprimait de telles pensées ne marchait pas dans le chemin, et recherchait autre chose que le plaisir de Dieu ?
Ces lignes sont tellement imprégnées par les brises du détachement qu'elles devraient faire désirer la mort à tous ceux qui les lisent.
Combien les hommes sont avilis et ingrats envers Dieu, de se détourner de cette gloire pour suivre les corps sans vie de ceux qui font gémir sous leur domination tous les fidèles, et d'abreuver au contraire de calomnies ces Aurores de Sainteté !
Telles sont les actions des infidèles qui se sont détournés de la rencontre de Dieu au jour de la résurrection. Dieu les a punis par le feu de leur propre incroyance, et il a préparé pour eux dans l'autre monde une punition qui brûlera leur corps et leur esprit; car ils ont osé dire que Dieu était impuissant et que sa main était fermée à la bonté !
La fermeté dans la cause est donc un solide argument et une preuve sublime;
Muhammad n'a-t-il pas dit que ce qui l'avait fait vieillir avant l'âge, c'était son inébranlable fermeté ? "Persévère, suivant l'ordre de Dieu."
Considère maintenant cet arbre de la cause de Dieu, ce tout jeune homme, le Bab qui s'est levé pour la proclamer; de quelle fermeté il fit preuve !

Des peuples entiers s'efforcèrent en vain de le faire reculer ! Plus ils amoncelaient les calamités sur cet arbre de sainteté (arbre du Paradis), plus son ardeur augmentait, plus le feu de son amour se développait, ainsi que chacun a pu le voir. A la fin, il donna sa vie et son âme s'envola dans l'au-delà.
Et parmi les preuves de la vérité de sa manifestation on peut citer l'autorité, le pouvoir transcendant et la suprématie que lui, qui est le révélateur et la Manifestation de l'Adoré, a révélés, seul et sans aide, au monde entier.
La Beauté Eternelle apparut à Shiraz en l'an 60 où elle déchira les voiles.
En peu de temps, dans tout le pays, les marques de la victoire, du pouvoir et de l'autorité de cette Essence des essences et de cette Mer des mers étaient manifestées; partout la cause recrutait des adhérents à ce soleil d'identité.
Combien de nobles et purs coeurs prirent exemple sur lui, et combien de gouttes de savoir se répandirent sur tout l'univers, de cette mer de sagesse divine !
Dans chaque ville pourtant, les prêtres et les nobles s'efforçaient de le combattre par la haine, l'injustice et la jalousie !
Combien d'hommes saints, essences de justice, furent mis à mort comme des criminels; combien d'êtres purs, conformant leurs actes à leur doctrine, furent tués dans les plus affreux tourments ! Ce qui ne les empêcha pas jusqu'à la fin d'évoquer le souvenir de Dieu, et de s'envoler dans les hauteurs de la résignation et du consentement.
Ces hommes étaient à ce point transformés qu'ils ne s'occupaient que de la volonté du Bab et n'acceptaient d'autres ordres que les siens. Se soumettant à son bon plaisir, leurs âmes étaient unies à son souvenir.

Un tel pouvoir a-t-il appartenu à qui que ce soit sur terre ? Qui aurait pu ainsi faire se hâter vers la mort ces âmes saintes et ces esprits élevés ?
Jamais une parole de reproche ne sortit de leur bouche qui ne proférait que des actions de grâce; et, dans les pires tourments, malgré la haine et les cruautés dont ils étaient victimes, ils ne voyaient que la volonté divine.
Dire que les infidèles croyaient que leur meurtre était agréable à Dieu, et pensaient mériter la prospérité et le bonheur !
Depuis Adam jusqu'à nos jours, de semblables clameurs ont-elles été poussées ?
Malgré toutes les tortures et les afflictions qu'ils subirent, ils devinrent l'objet de l'opprobre universel.
Il semble que leur courage ait révélé ce qu'est la patience et que de leurs actes soit née la fidélité.
Je souhaite que tu puisses voir à travers toutes ces luttes et ces calamités la grandeur et le caractère sublime de cette révélation.
Alors, par la bonté du Miséricordieux, l'esprit de la foi s'insufflera en ton être et tu te reposeras sur le trône de certitude.
Dieu Un est témoin que si tu réfléchis tant soit peu, tu comprendras qu'en dehors de toutes les preuves dont nous avons parlé, rien n'établit mieux la justice de la cause de ces héros de la résignation et du détachement, que les mauvais traitements et les oppositions auxquels ils furent en butte de la part de tous les peuples de la Terre.
Et chaque fois que tu constateras les contradictions émanant des prêtres, des savants ou des ignorants, cela ne fera que raffermir ta foi dans cette cause; car tout ce qui est arrivé avait été prédit par la source de l'intuition et par le lieu des commandements éternels.
Je ne veux pas ici rappeler toutes les Traditions; mais quelques-unes se rapportent plus spécialement à cette condition. Et bien qu'il soit maintenant presque inutile de les citer, puisque tout ce que nous vous avons dit est une preuve suffisante, et que le mystère de tous les Livres est expliqué dans ce livre, j'en dirai néanmoins quelques-unes.

Car si tu voulais réfléchir, c'est dans nos propres paroles que tu trouverais l'explication des mystères des Verbes de Dieu et de ce qui est arrivé à ce Roi de réalité.
Pour ceux qu'elles n'auraient pas convaincus, voici les paroles sacrées qui raffermiront leur âme troublée, tranquilliseront leur esprit inquiet, et compléteront l'argument divin pour tous les peuples de la terre.
Il est dit : "Quand l'étendard de Dieu sera levé, les peuples de l'Est et de l'Ouest le maudiront." Bois un peu du vin du détachement, et réside dans les palais de l'abstinence, sache "qu'une heure de réflexion vaut mieux que soixante-dix années de prières", et tu verras alors l'explication de ces affreux événements; tu sauras pourquoi des hommes qui, autrefois, cherchaient Dieu et qui montraient leur dévotion jusqu'au jour où il est apparu se sont mis alors à maudire son peuple. Les Traditions nous l'expliquent. La suppression des lois, des institutions et des coutumes par une nouvelle Manifestation est la cause de l'égarement des peuples.
Pourquoi faut-il que si la Manifestation ne suit pas les errements habituels, et ne donne pas aux occupations du peuple une entière approbation, de pareils troubles prennent naissance ?
Ce verset du Qur'an nous le fait entendre, "Le jour où l'ange chargé d'appeler les hommes les appellera à quelque chose de terrible..."
Comme le Héraut céleste appelle les hommes au détachement de tous leurs biens, et que cet appel divin est contraire à leurs aspirations, ces terribles épreuves et ces violentes agitations sont le lot des peuples.
Vois quelle est leur condition : songent-ils aux Traditions bien établies qui toutes ont été vérifiées ? Ils s'en tiennent plutôt à des textes douteux, et ils se demandent pourquoi ils n'ont pas été accomplis.
Cependant, ils ont pu voir ce qui est arrivé, que le signe de vérité brille comme un soleil au milieu du ciel, et malgré cela ils continuent à voyager dans les déserts de l'ignorance et de la non-compréhension, à attendre la Manifestation promise qui leur confirmera les lois de Muhammad !

Combien de versets du Qur'an, combien de Traditions reconnues indiquent clairement une nouvelle religion, une nouvelle loi et une nouvelle révélation ! Et les juifs et les chrétiens continuent à raisonner de même.
Parmi les Traditions prophétisant la nouvelle cause se trouve la prière de Nudbih : "Où est le Promis qui renouvellera les préceptes et les lois, et où est celui qui a l'autorité pour transformer la religion et ses disciples ?" Dans la prière Ziyarat, on trouve : "Paix à la nouvelle vérité !"
On raconte également que Abú-Abdu'llah qu'on interrogeait sur ce que ferait l'Imam Mihdi répondit : "Il fera comme le Sceau des Prophètes; il détruira ce qui existait avant lui, comme Muhammad a détruit les façons de ceux qui l'ont précédé."
Avec toutes ces Traditions, comment les hommes peuvent-ils croire à la pérennité des commandements, alors que le but de chaque Manifestation est précisément la transformation et le perfectionnement de l'humanité, changement qui doit affecter sa vie intérieure et ses conditions extérieures.
Car si le caractère de l'humanité n'était pas transformé il serait inutile que les Manifestations apparussent.
Dans le 'Avalim, livre respecté entre tous, il est écrit : "Des Bani-Hashim (les descendants de Muhammad) naîtra un enfant, qui révélera un nouveau Livre et une nouvelle Loi, et ses plus grands ennemis seront les prêtres."
Ailleurs, on trouve ces paroles de Sadiq fils de Muhammad, l'un des Imams : "En vérité; un enfant des Bani-Hashim apparaîtra et ordonnera au peuple de lui prêter serment de fidélité, Il est le possesseur du nouveau Livre qui le fera suivre par les peuples, et formelle est sa révélation pour les Arabes. Si vous entendez parler de lui, courez vite à sa rencontre."

Comme les peuples ont bien suivi les commandements des Imams de la religion et des lampes de certitude ! Ils ont taxé le descendant de Bani-Hashim d'infidélité, et ils ont osé dire que ce Seigneur de l'univers était un renégat ! Ils ne se sont hâtés vers cette lumière que l'épée hors du fourreau et le coeur plein de haine !
Tout cela est prédit dans le Livre, et malgré les claires Traditions dont les prophéties se sont trouvées accomplies les hommes demeurent privés de l'essence pure du savoir et de l'explication, et ils ont accepté l'aberration et l'erreur grossière.
Ils ont continué à affirmer ce qui leur convenait, et ils ont taxé d'infidèle cette Essence de vérité disant : "C'est contraire aux Imams et aux Lumières infaillibles, tout cela n'est pas dans la religion."
Voyez maintenant comment tout avait été prophétisé ! Dans l'Arba'in, il est écrit : "Il naîtra des Bani-Hashim un enfant qui appellera les hommes aux nouveaux commandements. Nul ne lui répondra. Ses ennemis sont les prêtres qui refuseront de lui obéir, disant : C'est contraire à ce que nous tenons des Imams de la religion..., etc."
N'est-ce pas ce qui se dit aujourd'hui, sans que l'on ait compris qu'il est assis sur le trône de "Il fait ce qu'il veut", et repose sur le siège de "ll ordonne ce qui lui plaît" ?
Aucune intelligence ne peut saisir la nature de sa révélation, aucune instruction ne suffit à faire connaître sa cause en entier.
Tout ce qu'il dit est la vérité, tout ce qui existe a besoin de lui. Tout ce qui n'est pas lui n'existe que par son ordre. Il est la Manifestation du mystère de Dieu, l'exégète de la sagesse éternelle et invisible.
L'on trouve dans le Biharu'l-Anvar, dans l'Avalim, et le Yanbú, que Sadiq fils de Muhammad a dit : "La science est composée de vingt-sept lettres, et tout ce que les Prophètes ont apporté se résume à deux seules lettres qui composent jusqu'à aujourd'hui la somme des connaissances. Ce n'est que lorsque le Qa'im arrivera qu'il révélera les vingt-cinq autres."

Si les Prophètes, depuis Adam jusqu'au "Sceau", n'ont révélé que deux lettres sur les vingt-sept dont se compose la science, et si c'est le Qa'im qui doit nous apporter les autres, tu peux par là juger l'importance de son rang qui est supérieur à celui de tous les Prophètes et au-dessus de la compréhension de tous leurs élus.
Les ignorants, avec leur faible intelligence, voudraient contrôler ce que les Prophètes, les maîtres, les élus n'ont pas su, ou ce que, soumis à la volonté divine, ils n'ont pas révélé !
Si ces choses ne leur paraissent pas conformes à leur jugement, ils se contentent de les nier ! "Crois-tu que la plupart d'entre eux entendent ou comprennent ? Ils sont comme des brutes, et même pires que des brutes, éloignés du droit chemin."
Et comment expliquent-ils ces Traditions que nous avons vues, lesquelles indiquent si clairement la venue, aux jours de Sa Majesté, du nouvel ordre de choses qui doit causer des divergences si profondes parmi les peuples, que les prêtres et les érudits ordonneront la mise à mort de la Manifestation et de ses disciples ? N'y est-il pas dit que tous les peuples se révolteront ?
Dans le Kafi, dans la Tablette de Fatimih, Jabir dit à propos du Qa'im : "Il aura la perfection de Moïse, la gloire de Jésus, la patience de Job. Ses disciples seront méprisés durant sa vie; et leurs têtes seront envoyées à titre de présents, ainsi qu'on envoie aujourd'hui les têtes des Turcs et des Daylamites. Ils seront massacrés et brûlés. Ils seront épouvantés, terrorisés; la terre sera rougie de leur sang; les lamentations et les gémissements seront le lot de leurs femmes. En vérité ils sont mes élus." Y a-t-il une seule lettre de cette Tradition qui n'ait pas été confirmée par les événements ?
En combien d'endroits le noble sang des disciples a-t-il été répandu ? Quelle est la ville qui ne les a pas tenus prisonniers ? Quel est celui qui n'a pas brûlé quelques-uns d'entre eux ?
Et pourtant nul n'a songé que, si le Promis, le Qa'im, avait dû être envoyé dans la sphère d'une ancienne religion et d'une ancienne loi, les Traditions n'auraient pas prophétisé tant de calamités. Y aurait-il eu de telles divergences entre les peuples, qui en sont venus à invoquer le devoir pour s'entre-tuer, et qui ont fini par croire que la torture de ces esprits sublimes était pour eux le moyen d'atteindre les hauteurs de l'approche ?

Dans le Rawdiy-i-Kafi, il est également écrit, à propos de Zawra : "Mu'aviyih fils de Vahhab raconte que Abú Abdu'llah lui demandait un jour s'il connaissait Zawra. Il répondit : que je sois votre sacrifice, on prétend que c'est Baghdad. - Non, dit-il.
Etes-vous allé à Rayy ? - Oui. - Etes-vous allé au marché aux bestiaux ? - Oui. - Avez-vous vu la montagne noire à droite de la rue ? C'est Zawra. Quatre-vingts fils y seront tués, et chacun d'eux pourtant serait digne d'avoir le Califat. - Qui les tuera ? - Les fils de la Perse." Peut-il y avoir allusion plus claire aux terribles événements des dernières années en Perse, et aux martyrs que tout le monde connaît maintenant ?
Comment ces êtres, rebut de l'humanité, n'ont-ils pas compris ces Traditions qui étaient pourtant aussi claires que le soleil en plein midi, et ne se sont-ils pas soumis à la vérité ?
S'en détournant, au contraire, et invoquant d'autres Traditions qu'ils ne comprenaient pas davantage, ils n'ont pas reconnu la Révélation de Dieu et sa beauté. Ils ont choisi la géhenne pour demeure.
Tout cela est dû aux prêtres et aux savants. C'est ce qui faisait dire à Sadiq fils de Muhammad : "Les savants de ce temps-là étaient les pires individus de la terre et ce furent eux qui suscitèrent tous les troubles."
Je demande aux prêtres et aux savants du Bayan de ne pas suivre leurs traces, et de ne pas faire à l'Essence divine, à l'Eternité pure, à la Manifestation parfaite, au temps où elle viendra, ce qu'on a fait de nos jours; de ne pas résister à cette Essence du savoir et de la sagesse, en s'en tenant à leur propre intelligence et à leurs idées préconçues.

Malgré tous ces avertissements, je sais qu'un chef à l'oeil borgne se lèvera pour faire la guerre la plus violente; et que dans chaque ville on ne songera qu'à supprimer la Beauté bénie.
Les disciples de ce Roi de l'existence et de cette Essence désirée en seront réduits à fuir au fond des montagnes et des déserts, pour se soustraire aux mains des infidèles. Quelques-uns, s'en remettant à Dieu, d'un esprit détaché, sacrifieront leur vie.
Et déjà je vois qu'un homme célèbre par sa dévotion et son honorabilité, au point que tout le monde considérera comme un devoir de lui obéir, et comme une nécessité de se soumettre à son commandement, se lèvera pour déraciner l'arbre divin; de toutes ses forces il dirigera contre lui la troupe des contradicteurs !
Espérons que le peuple du Bayan fera preuve d'intelligence et s'envolera pour résider dans l'atmosphère de l'esprit, qu'il saura distinguer la vérité de l'erreur, et démasquer les imposteurs.
En ces jours le vent de jalousie et d'envie est en train de souffler, et je jure, par l'Educateur de tout ce qui existe, que depuis le commencement du monde qui n'a jamais commencé, jusqu'à nos jours, il n'y a jamais eu jalousie pareille à celle qu'on voit en ce moment.
Des hommes qui n'ont jamais respiré le parfum de la justice ont brandi contre nous le drapeau de la révolte; de tous côtés les épées sont tirées, les flèches sont lancées.
Je ne me suis jamais mis en avant ni au-dessus de qui que ce soit, je me suis au contraire toujours considéré comme le compagnon et le très humble et fidèle ami de chacun.
Avec un pauvre j'ai toujours été comme un pauvre, avec les savants et les nobles je me suis toujours tenu sur la réserve.
Et malgré tout, je jure par Dieu qui est Un, que tout ce que j'ai eu à subir des ennemis et des docteurs n'est rien à côté de ce que j'ai eu à supporter de la part de ceux qui se disent mes amis: si je le racontais, pas un de ceux qui ont l'esprit équitable ne pourrait le supporter !

Et c'est parce que je savais ce qui allait se passer qu'en arrivant ici il y a quelques années, je résolus de me confiner dans la solitude; je demeurai ainsi deux ans tout seul, dans les déserts abandonnés.
Les larmes d'anxiété coulaient de mes yeux, et dans mon coeur saignant s'agitait l'océan d'une douleur mortelle : combien de nuits ai-je passées à jeun, et combien de journées sans repos !
Malgré toutes ces calamités et ces afflictions continuelles, je jure par celui qui tient mon âme entre ses mains que je n'ai jamais été plus heureux.
J'ai connu le vrai bonheur et la joie parfaite, car je n'avais pas le spectacle des joies et des malheurs, de la santé et des maladies de chacun.
Réfugié en moi-même, oublieux du monde et de tout ce qu'il contient, je ne savais pas que les mailles de la destinée divine sont plus serrées que ne le pensent les mortels, et que les flèches de la prédestination ne peuvent être évitées.
L'homme ne peut s'affranchir de la volonté de Dieu, et il n'a que la ressource de se soumettre.
En ce temps, je t'assure que je n'avais nul désir de revenir, et que je ne songeais pas à terminer mes pérégrinations; je ne désirais qu'une seule chose, ne pas être l'objet des discussions des croyants, la cause de la révolte des disciples et la raison des souffrances ou des tristesses de qui que ce fût. C'était là mon unique pensée, malgré tout ce qu'on avait pu dire ou croire.
Mais de la source mystique me vint l'ordre de revenir, et, soumis, je revins ici.
Ma plume est impuissante a dire ce que je vis alors; et voici maintenant plus de deux ans que mes ennemis emploient tous leurs efforts à essayer de me faire périr, ainsi que chacun le sait, sans qu'aucun ami ne se soit levé pour m'aider ou seulement me montrer de la sympathie !
Au contraire, comme la pluie du ciel, les déceptions causées par les paroles et les actions de tous tombent sur moi les unes après les autres.

Avec la plus entière soumission, j'ai placé ma vie dans ma main, afin que, par la miséricorde divine, cette lettre manifeste et révélée soit sacrifiée dans le chemin du Premier Point et du Verbe sublime ! Si tel n'était pas mon voeu, par celui qui manifeste l'Esprit, je ne resterais pas une seconde de plus dans cette ville ! Et le témoignage divin me suffit.
Il n'y a pas de pouvoir ou de puissance qui n'émane de Dieu; nous venons de lui et nous retournons à lui !
Les hommes intelligents qui ont bu le vin de l'amour, et qui ne nourrissent aucun espoir égoïste dans leur coeur, comprendront comment tous les arguments et toutes les preuves concordent en faveur de cette cause merveilleuse et de cette sublime Manifestation divine, plus claire que le soleil dans les cieux.
Malgré cela, les peuples se détournent de la beauté de Dieu, et recherchent leurs propres plaisirs;
en dépit de tous les versets et de toutes les preuves qui sont le plus précieux dépôt de Dieu parmi les êtres humains, et des Traditions qui se passent d'explications, ils ne prêtent nulle attention à ces choses, préférant arguer de la signification incomprise de certaines paroles. A jamais ils sont privés de la source du vin du Très-Glorieux et de l'eau éternelle de la Beauté suprême !
L'année de l'apparition de cette quintessence de lumière a d'ailleurs été également signalée, ce qui n'a pas arrêté un seul instant les hommes sur la pente de leurs plaisirs.
Ainsi, dans la Tradition de Mufaddal, ce dernier demande à Sadiq : "O mon Seigneur, quand viendra la Manifestation." En l'an 60, sa cause apparaîtra et sa révélation sera répandue."
C'est un perpétuel sujet d'étonnement que malgré tout cela les hommes continuent à se détourner de la vérité.
Tout ce qui devait arriver à cet être sublime a été écrit; dans le Bihar on trouve : "En vérité notre Qa'im aura les signes de quatre Prophètes, Moïse, Joseph, Jésus et Muhammad. Comme Moïse il sera dans l'inquiétude. Comme Joseph il sera emprisonné. Comme Jésus il sera persécuté. Comme Muhammad il laissera un livre semblable au Qur'an."

Cette Tradition, qui prédit tout ce qui devait se passer, n'a rendu personne attentif; aura-t-elle ce résultat plus tard ?
Tout dépend de la volonté de Dieu. En vérité, ll fera entendre ceux qu'il voudra, et je ne puis faire entendre les morts !
Tu sais donc que les colombes éternelles et les oiseaux célestes parlent deux langages. L'un exotérique, sans aucun symbole et sans obscurité, sert à guider les hommes et à les attirer vers les hauteurs sublimes et les lieux de la rencontre, ce sont les claires Traditions et les versets évidents que nous avons cités.
L'autre langage est voilé; il sert à éprouver les méchants et à les faire connaître tels qu'ils sont. C'est ainsi que Sadiq fils de Muhammad dit : "Je jure par Dieu que vous serez tentés et jugés."
C'est la balance divine et la pierre de touche éternelle, avec laquelle les serviteurs sont éprouvés; et nul ne comprend ce langage, hormis ceux dont le coeur détaché est en repos, dont l'âme est satisfaite et dont l'esprit est détaché de tout sauf de lui. Ce dernier langage ne doit pas être interprété à la lettre.
"Pour chaque science il y a soixante-dix chemins et les hommes n'en connaissent qu'un; le Qa'im montrera les autres." On dit également : "Nous parlons un langage qui exprime soixante-dix significations." De sorte que si l'une des significations d'une Tradition ne te paraît pas s'être vérifiée, n'en sois pas troublé, pense que tu n'as pas compris; car nul ne peut savoir quelle était l'intention des Imams de la religion.
Il appartient aux fidèles de ne pas se priver de la bonté divine par de telles questions dont les réponses doivent venir des serviteurs de Dieu.
Mais y a-t-il vraiment sur terre un seul chercheur sincère qui, dans ses perplexités, se confie à la Manifestation divine ?

Chacun habite au pays de l'oubli, et suit les infidèles et les tyrans !
Dieu traitera tout le monde suivant son mérite, et, de même que les uns ont négligé sa rencontre en ses jours, de même Il saura oublier les ingrats. Ainsi en a-t-il été décidé pour les infidèles, et il en sera ainsi pour tous ceux qui désavouent les signes !
Je termine ces lignes par les Paroles de Dieu; "Celui qui se détournera de mes avertissements mènera une vie misérable." "Celui qui cherchera à se soustraire aux exhortations du Très-Haut, nous lui attacherons Satan avec une chaîne; il sera son compagnon inséparable."
Telles sont les paroles qui sont descendues autrefois de Dieu; si vous êtes de ceux qui comprennent !
révélé par le "ba" et le "ha" et paix à tous ceux qui écoutent les mélodies de la divine colombe sur le Sadratu'l-muntaha gloire à notre Seigneur le Très-Haut !

==== FIN DU TEXTE ====
Livre de la certitude
Introduction à l'édition de 1986
Traduire un texte en rendant le sens exact et le style originel est une tâche ardue et, pour tout dire, impossible. C'est encore plus vrai si le texte est religieux, considéré comme révélé. Alors, la précision du sens est considérée comme capitale, la beauté du texte passant parfois au second plan.
La traduction entreprise, au début du siècle, par Hippolyte Dreyfus est à tout point de vue une réussite. Aucun traducteur n'a su, depuis, rendre comme lui, en un français élégant et harmonieux, poétique parfois, les écrits de Bahá'u'lláh.
Pourtant il lui manquait, pour traduire certains passages rendus difficiles par la différence des langues persane, arabe et française, les directives de Shoghi Effendi. Celui-ci, en sa qualité de Gardien de la Foi bahá'íe, avait l'autorité pour trancher entre diverses traductions possibles, autorité soutenue par sa profonde connaissance du persan, de l'arabe et de l'anglais.
C'est pourquoi l'Assemblée spirituelle nationale des Bahá'ís de France a Jugé bon de faire réviser la traduction d'Hippolyte Dreyfus sur la base du texte anglais de Shoghi Effendi qui fait autorité.
Cette révision s'est faite dans l'esprit suivant : le texte d'Hippolyte Dreyfus a été conservé dans toute la mesure du possible pour la qualité et l'élégance de l'écriture. Dans la mesure où le sens n'en était pas affecté du tout, plusieurs passages différents de l'anglais furent laissés tels quels; ce sont surtout des expressions poétiques difficiles à reproduire en français. Enfin, les phrases et les mois trop éloignés de la traduction de Shoghi Effendi furent corrigés, aux dépens quelques fois de la beauté du style. Lorsqu'il fallut choisir, c'est toujours le sens qui fut préféré. Les nombreux extraits du Qur'an contenus dans l'ouvrage sont indiqués par un astérisque.
Ainsi rapprochée du texte original de Bahá'u'lláh cette présente édition peut toujours être légitimement signée par Hippolyte Dreyfus. Elle permettra aux Bahá'ís, aux étudiants et aux chercheurs d'appréhender la richesse, la profondeur, la clarté, la précision et, quelque peu, la poésie des écrits révélés par Bahá'u'lláh.
Pierre Spierckel
Préface de la première édition de 1904 (extraits)
Mirza Husayn'Ali Núri, révéré maintenant sous le nom de Bahá'u'lláh, la Gloire de Dieu, naquît à Tihran (Téhéran) le deuxième jour du mois Muharram 1233 (novembre 1817). D'une haute famille de Núr qui, pendant de longues années, avait fourni des hommes d'Etat à la dynastie régnante, il était âgé d'environ 27 ans lorsque le Bab déclara sa mission à Shiraz; et quoique ne s'étant jamais rencontré avec le jeune réformateur, il fut un des premiers à embrasser la Cause. Sa parole éloquente, la science des Ecritures dont il faisait preuve dans les discussions avec les docteurs, valurent à la Foi babie de nombreux adhérents. Emprisonné à Tihran après la tentative d'assassinat contre le Shah, bien qu'aucune charge de complicité n'ait pu être relevée contre lui, il dut la vie à l'intercession de l'ambassadeur de Russie, et fut, avec les siens, exilé à Baghdad. Son esprit élevé, la noblesse de son âme, comme aussi sa piété, firent de lui en peu de temps le véritable chef de la communauté. Et lorsque, plus tard, il déclara ouvertement être Celui qu'on attendait, la grande Manifestation de Dieu promise dans les Livres pour les derniers jours, il n'eut même pas à convaincre des disciples qui déjà croyaient en lui, et il négligea de lutter contre une infime minorité de dissidents de jour en jour moins nombreux, que l'affection ou l'intérêt retenaient autour de Subh-i-Azal, jusque-là considéré comme le successeur du Bab.
Effrayé des progrès que faisait la nouvelle religion, dans cette province périodiquement fréquentée par des milliers de musulmans se rendant en pèlerinage aux sanctuaires de Karbila, ou traversant Baghdad pour aller à La Mecque, le Sultan décida d'envoyer les Persans à Constantinople où du moins il pourrait surveiller de plus près les effets de leur propagande. Mais cette mesure n'ayant pas réussi à entraver les progrès de la Foi bahá'íe, il les exila d'abord à Andrinople, puis finalement dans la ville forte de Saint-Jean-d'Acre, où ils arrivèrent à la fin d'août 1868.
C'est là que Bahá'u'lláh mourut le 29 mai 1892, après avoir établi les bases de la nouvelle religion dans de nombreux ouvrages et dans des lettres pieusement conservées par leurs destinataires, et après avoir vu sa Cause non seulement s'implanter définitivement en Perse où aujourd'hui les bahá'ís se rencontrent partout, mais encore franchir les limites du monde musulman, et recruter des adeptes dans toutes les parties du monde.
Le Kitab-i-Iqan, dont nous publions aujourd'hui la traduction, est une des premières oeuvres de Bahá'u'lláh. Plusieurs passages du Livre indiquent qu'il le composa à Baghdad vers 1862, alors qu'il n'avait encore déclaré sa Mission qu'à quelques intimes, sa déclaration publique n'ayant eu lieu qu'en 1866 à Andrinople. Un membre de la famille du Bab, un de ses oncles, ayant demandé à Mirza Husayn'Ali comment un homme pouvait se dire prophète, et comment son propre neveu avait pu prétendre être le Qa'im, l'Imam Mahdi, dont le retour prédit par les Tradition devait précéder la venue du jour du Jugement et de la Manifestation de Dieu, il lui répondit par l'épître connue sous le nom de Kitab-i-Iqan, dans laquelle, examinant l'oeuvre de Moïse, de Muhammad et de Jésus, analysant certains passages des Ecritures, il explique la nature de la mission d'un Prophète, et montre l'unité qui relie entre elles toutes les Manifestations divines. L'ouvrage, sous les dehors d'un symbolisme mystique particulier aux formes de la pensée musulmane, est conçu dans un style poétique et énergique, où perce parfois la violence d'un anticléricalisme qu'on croirait né sous d'autres cieux.
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Das Buch der Gewissheit á Bahá’u’lláh á Bahá'í Verlag GmbH, Auflage 5.01 (O-2021-05-22)

Das Buch der Gewissheit
Bahá’u’lláh

Vorwort

Dies ist ein weiterer Versuch – wenn auch in unzulänglicher Sprache – der westlichen Welt ein Buch vorzustellen, das unter den Schriften des Autors der Bahá’í-Offenbarung einen beispiellosen Rang einnimmt. Damit verbunden ist die Hoffnung, dass es anderen hilft, sich dem Ziel anzunähern, das für alle Zeit als unerreichbar anzusehen ist: eine angemessene Übersetzung der unvergleichlichen Äußerungen Bahá’u‘lláhs.
– Shoghi

Erster Teil

Im Namen Unseres Herrn, des Erhabenen, des Höchsten.
Niemand vermag die Küsten des Meeres wahrer Erkenntnis zu erreichen, ehe er sich nicht freimacht von allem im Himmel und auf Erden. Heiligt eure Seelen, o Völker der Welt, auf dass ihr die Stufe erlangt, die Gott euch bestimmt hat, und in das HeiligtumA1 eintretet, das nach dem Walten der Vorsehung am Himmel des Bayán errichtet ward.
Das ist der Sinn dieser Worte: Wer auf dem Pfade des Glaubens wandelt, wer nach dem Weine der Gewissheit schmachtet, muss sich läutern von allem, was irdisch ist – sein Ohr von leerem Geschwätz, sein Gemüt von eitlem Trug, sein Herz von der Liebe zur Welt, sein Auge von allem Vergänglichen. Auf Gott muss er bauen, an Ihn sich halten und auf Seinem Wege wandeln. Dann wird er würdig sein, dass ihm in ihrer Glorie die Sonne göttlicher Erkenntnis und Einsicht strahle und er zum Gefäße werde für nie geschaute, unendliche Gnaden. Denn nie darf ein Mensch hoffen, zur Erkenntnis des Allherrlichen zu gelangen, nie kann er vom Strome göttlicher Erkenntnis und Weisheit trinken, nie kann er in den Wohnsitz der Unsterblichkeit eingehen noch teilhaben am Kelche göttlicher Nähe und Gunst – es sei denn, er lasse davon ab, die Worte und Werke sterblicher Menschen zum Maßstab wahren Erfassens und Erkennens Gottes und Seiner Propheten zu nehmen.
Schaut in die Vergangenheit! Wie viele, hoch und niedrig, haben zu allen Zeiten sehnlich auf das Erscheinen der Manifestationen Gottes in den geheiligten Gestalten Seiner Erwählten gewartet. Wie oft haben sie Seiner Ankunft geharrt, wie haben sie immer wieder darum gefleht, der Hauch göttlichen Erbarmens möge wehen, die verheißene Schönheit hinter dem Schleier der Verborgenheit hervortreten und aller Welt offenbar werden. Doch wann immer die Tore der Gnade sich öffneten, die Wolken göttlicher Freigebigkeit sich auf die Menschheit ergossen und das Licht des Ungeschauten am Horizont himmlischer Macht aufleuchtete, haben Ihn alle verleugnet und sich von Seinem Antlitz, Gottes eigenem Antlitz, abgewandt. Schlagt nach, um die Wahrheit dieser Worte zu belegen, wie sie in allen heiligen Büchern verzeichnet steht.
Und nun denket eine Weile darüber nach, was wohl der Grund war, dass sie, die Ihn doch voll Sehnsucht und Eifer suchten, Ihn derart abwiesen? Ihre Angriffe waren heftiger als Feder oder Zunge schildern können. Nicht eine Manifestation der Heiligkeit ist erschienen, die nicht von den Menschen abgelehnt, verleugnet und heftig angefeindet worden wäre. So ist offenbart: »O welch ein Elend unter den Menschen! Kein Bote kommt zu ihnen, den sie nicht verspotteten.«Q1 – Und wiederum spricht Er: »Ein jedes Volk verschwor sich finster gegen seinen Boten, um Ihn zu greifen, und stritt mit eitlen Worten, die Wahrheit zu entkräften.«Q2
Und ähnliche Worte, die sich dem gewöhnlichen Begreifen der Menschen entziehen, sind ohne Zahl dem Quell der Macht entströmt und vom Himmel der Herrlichkeit herabgekommen. Denen, die von wahrem Verstehen und Erkennen ergriffen sind, wird die Súrih HúdA2 sicherlich genügen. Lasst ihre heiligen Worte eine Weile in eurem Herzen wirken und sucht in äußerster Loslösung ihren Sinn zu erfassen. Prüfet die wundervolle Haltung der Propheten und ruft euch die Schmähungen und Verleugnungen der Kinder der Verneinung und des Irrtums ins Gedächtnis, vielleicht, dass ihr dann den Vogel des Menschenherzens sich aufschwingen lasst von den Stätten der Achtlosigkeit und des Zweifels zum Neste des Glaubens und der Gewissheit, auf dass er tief aus den Wassern altehrwürdiger Weisheit trinke und von der Frucht des Baumes göttlicher Erkenntnis koste. Dies ist der Anteil der im Herzen Reinen an dem Brote, das aus den Reichen der Ewigkeit und Heiligkeit herabgekommen ist.
Wenn ihr einmal all die Schmach kennenlernt, die auf die Propheten Gottes geladen wurde, wenn ihr die wahren Gründe all der Einwände begreift, die ihre Unterdrücker gegen sie vorbrachten, dann werdet ihr wahrlich die Bedeutung ihrer Lage richtig würdigen. Und je genauer ihr die Ablehnung derer untersucht, die sich den Offenbarern göttlicher Attribute widersetzt haben, desto fester wird euer Glaube an die Sache Gottes werden. Darum soll in dieser Schrift kurz auf die verschiedenen Berichte über die Propheten Gottes eingegangen werden, damit sie Zeugnis ablegen für die Wahrheit, dass die Offenbarer der Macht und Herrlichkeit zu allen Zeiten so schändlichen Grausamkeiten unterworfen waren, dass keine Feder dies zu schildern wagt. Vielleicht, dass dadurch manch einer fähig werde, sich nicht mehr vom Geschrei und Protest der Geistlichen und Toren unserer Tage verwirren zu lassen, sondern zu erstarken an Zuversicht und Gewissheit.
Einer der Propheten war Noah. Neunhundertfünfzig Jahre lang ermahnte Er inständig Sein Volk und rief es herbei zum Hafen der Geborgenheit und des Friedens, doch keiner achtete Seines Rufes. Tag um Tag brachten sie so viel Schmerz und Leid über diesen heiligen Mann, dass keiner dachte, Er könne dies überleben. Wie oft wiesen sie Ihn zurück, wie böswillig gaben sie ihren Argwohn gegen Ihn zu erkennen! So ist offenbart: »Und sooft eine Schar Seines Volkes an Ihm vorüberging, verlachten sie Ihn. Er aber sprach zu ihnen: ›Spottet ihr Uns, so werden Wir über euch spotten, so, wie ihr jetzt spottet. Und wahrlich, dann werdet ihr wissen.‹«Q3 Lange danach verhieß Er mehrfach Seinen Gefährten den Sieg und nannte auch die Stunde. Doch als die Stunde schlug, ging die göttliche Verheißung nicht in Erfüllung. Deshalb wurden einige Seiner wenigen Jünger abtrünnig, wie es die Berichte wohlbekannter Bücher bezeugen, die ihr sicherlich gelesen habt oder noch lesen werdet. Schließlich, so berichten uns die Bücher und Überlieferungen, blieben nur noch vierzig oder zweiundsiebzig Jünger bei Ihm. Da brach Er aus den Tiefen Seines Herzens in den Schrei aus: »Mein Herr, lasse keinen der Ungläubigen auf Erden!«Q4
Nun seht den Eigensinn dieses Volkes und denkt eine Weile darüber nach! Was hat sie wohl veranlasst, Ihn zu verwerfen und zu meiden? Was ließ sie sich sträuben, das Gewand der Leugnung abzuwerfen und sich mit dem Kleide der Annahme zu schmücken? Was war überdies der Grund, dass sich die göttliche Verheißung nicht erfüllt hatte, so dass die Suchenden wieder verwarfen, was sie bereits angenommen hatten? Meditiert darüber, damit das Geheimnis unsichtbarer Dinge euch enthüllt werde und ihr die Süße geistiger Düfte atmet und die Wahrheit erkennet, dass der Allmächtige seit unvordenklichen Zeiten und bis in alle Ewigkeit Seine Diener prüft, auf dass sich Licht von Finsternis scheide, Wahrheit von Trug, Recht von Unrecht, Führung von Irrtum, Glück von Elend und Rosen von Dornen. Denn also hat Er offenbart: »Wähnen die Menschen denn, sie würden in Ruhe gelassen, nur weil sie sagen: Wir glauben – und sie würden nicht auf die Probe gestellt?«Q5
Nach Noah erstrahlte die Sonne Húds über dem Horizonte der Schöpfung. Wohl an die siebenhundert Jahre, so sagt man, ermahnte Er das Volk, aufzublicken und sich dem Riḍván der göttlichen Gegenwart zu nähern. Wie viele Trübsale ergossen sich auf Ihn wie Regenschauer, Seine Beschwörungen führten am Ende zu einer noch heftigeren Empörung, so dass die Frucht Seines ausdauernden Bemühens nur die eigensinnige Verblendung Seines Volkes war. »Und der Unglaube der Ungläubigen vermehrt nur ihr Verderben.«Q6
Nach Ihm erschien aus dem Riḍván des Ewigen, des Unsichtbaren, die heilige Gestalt des ṢáliḥA3, der wiederum das Volk zum Strom unvergänglichen Lebens rief. Mehr als hundert Jahre mahnte Er, sich fest an Gottes Gebote zu halten und zu unterlassen, was verboten ist. Doch Seine Ermahnungen blieben fruchtlos, Seine inständigen Warnungen ohne Erfolg. Mehrmals zog Er sich in die Einsamkeit zurück. Und doch hat diese Ewige Schönheit das Volk zu nichts anderem gerufen als zur Stadt Gottes. So ist offenbart: »Und dem Stamme Thamúd sandten Wir ihren Bruder Ṣáliḥ. ›O mein Volk‹, sprach Er, ›bete Gott an, denn du hast keinen Gott außer Ihm …‹ Sie entgegneten: ›O Ṣáliḥ, du warst einst das Ziel unserer Hoffnungen. Willst du uns nun verbieten, das anzubeten, was unsere Väter angebetet haben? Wahrlich, gar bedenkliche Zweifel hegen wir gegen das, wozu du uns rufst.‹«Q7 Alles war umsonst. Am Ende aber erhob sich großes Wehgeschrei, und alle gingen zugrunde.
Später trat die Schönheit des GottesfreundesA4 hinter dem Schleier hervor, und ein neues Banner göttlicher Führung ward aufgepflanzt. Er rief das Volk der Erde zum Lichte der Gerechtigkeit. Je inständiger Er die Menschen ermahnte, desto grimmiger wurden ihr Neid und Eigensinn – ausgenommen jene, die, von allem außer Gott losgelöst, sich auf den Schwingen der Gewissheit zu der Stufe erhoben, die Gott über alles menschliche Begreifen erhöht hat. Wohlbekannt ist, welche Schar von Feinden Ihn bedrängte, bis schließlich das Feuer des Neids und des Aufruhrs gegen Ihn aufflammte. Und nachdem sich die Geschichte vom Feuer zugetragen hatte, da ward Er, das Licht Gottes unter den Menschen, aus Seiner Stadt vertrieben, wie in allen Büchern und Berichten verzeichnet ist.
Als Sein Tag zu Ende ging, kam die Zeit des Mose.

Ausgerüstet mit dem Stab himmlischer Herrschaft, geschmückt mit der weißen Hand göttlicher Erkenntnis, kam Er vom Párán der Liebe Gottes hernieder.

Wie ein Zepter die Schlange der Macht und ewigen Hoheit tragend, strahlte Er vom Sinai des Lichtes herab auf die Welt.

Er rief alle Völker und Geschlechter der Erde zum Reiche der Ewigkeit und lud sie ein, die Frucht vom Baume der Treue zu kosten.

Du weißt wohl, wie bitterfeind der Pharao und sein Volk Ihm begegneten und wie die Hände der Heiden Steine eitlen Trugs gegen diesen gesegneten Baum schleuderten.

Schließlich erhob sich der Pharao mit seinem Volk und mühte sich aufs äußerste, das Feuer des heiligen Baumes mit den Wassern der Falschheit und Verleugnung zu löschen, denn sie achteten nicht der Wahrheit, dass irdisches Wasser die Flamme göttlicher Weisheit nicht ersticken und sterbliche Winde die Lampe ewiger Herrschaft nicht ausblasen können.

Nein, solches Wasser kann die Flamme nur noch mehr entfachen, und solche Windstöße können den Schutz der Lampe nur noch festigen, würdet ihr doch mit dem Auge der Einsicht schauen und auf dem Pfade von Gottes heiligem Willen und Wohlgefallen wandeln.

Wie gut hat das ein Gläubiger aus dem Hause des Pharao beobachtet, dessen Geschichte von dem Allherrlichen in Seinem Buch erzählt wird, das Er Seinem Geliebten offenbart hat:

»Und ein Mann aus der Familie des Pharao, ein Gläubiger, der seinen Glauben verbarg, sprach: ›Wollt ihr einen Mann erschlagen, nur weil er spricht:

Mein Herr ist Gott – einen Mann, der doch zu euch gekommen ist mit Zeichen von eurem Herrn?

Ist er ein Lügner, so wird seine Lüge auf ihn zurückfallen, spricht er aber wahr, so wird ein Teil seiner Drohungen über euch kommen.

Denn wahrlich, Gott ist nicht mit den Missetätern und Lügnern!‹«Q8 Doch ihre Ungerechtigkeit war zuletzt so groß, dass sie eben diesem Gläubigen einen qualvollen Tod bereiteten.

»Der Fluch Gottes sei auf dem Volke der Unterdrücker!«Q9
Denkt nun über diese Geschehnisse nach! Was war wohl die Ursache dieses Streites? Warum musste das Erscheinen einer jeden Manifestation Gottes von so viel Kampf und Lärm, von so viel Gewalt und Aufruhr begleitet sein? Und dabei haben doch alle Propheten Gottes, wann immer sie sich den Menschen dieser Welt offenbarten, einen weiteren Propheten nach ihnen vorausgesagt und die Zeichen festgesetzt, welche den Beginn einer neuen Sendung verkünden sollten. Dies bezeugen die Berichte aller heiligen Bücher. Warum kam es, obwohl die Menschen die Manifestation der Heiligkeit erwarteten und suchten, obwohl deren Zeichen in den heiligen Schriften vermerkt waren, in allen Zeitaltern und Zyklen zu solchen Gewalttaten, zu einer so grausamen Unterdrückung der Propheten und Erwählten Gottes? So hat Er offenbart: »Sooft ein Bote zu euch kommt mit dem, was euren Seelen zuwider ist, seid ihr in Hoffart aufgebläht; die einen habt ihr des Betrugs geziehen, die anderen gar erschlagen.«Q10
Überlegt:

Was mögen ihre Motive gewesen sein, was konnte sie zu einem solchen Verhalten gegenüber den Offenbarern der Schönheit des Allherrlichen bewogen haben?

Führt doch alles, was in vergangenen Tagen die Ablehnung und den Widerstand der Menschen verursachte, auch zur Verstocktheit der Menschen von heute.

Zu behaupten, das Zeugnis der Vorsehung sei unvollständig und dies habe zur Ablehnung geführt, wäre offene Gotteslästerung.

Wie fern liegt es der Gnade des Allgütigen, wie fern Seiner liebevollen Vorsehung und Seiner milden Barmherzigkeit, unter allen Menschen eine Seele zur Führung Seiner Geschöpfe zu erwählen, ihr einerseits das volle Maß Seines göttlichen Zeugnisses zu versagen, andererseits über Sein Menschenvolk schwere Vergeltung zu verhängen, weil es sich von Seinem Erwählten abwendet!

Nein, die vielfachen Gnadengaben des Herrn aller Geschöpfe haben allezeit durch die Manifestationen Seines göttlichen Wesens die Erde und alle, die auf ihr wohnen, umfangen.

Nicht einen Augenblick hat sich Seine Gnade versagt, noch haben die Schauer Seiner Güte aufgehört, auf die Menschheit niederzuregnen.

Folglich ist ein solches Verhalten nichts anderem zuzuschreiben als der Kleingeistigkeit der Seelen, die durch das Tal der Anmaßung und der Hoffart schreiten, in der Wildnis der Gottferne umherirren, auf den Wegen ihres eitlen Wahns wandeln und den Befehlen ihrer Geistlichen folgen.

Es geht ihnen vor allem um Widerspruch, und ihr einziges Begehren ist, der Wahrheit nicht ins Auge sehen zu müssen.

Jedem Einsichtigen ist es offenbar:

Hätten diese Menschen in den Tagen früherer Manifestationen der Sonne der Wahrheit ihre Augen, Ohren und Herzen von allem, was sie zuvor sahen, hörten und fühlten, geheiligt, so wären sie sicherlich weder des Anblicks der Schönheit Gottes beraubt worden noch so weit von den Stätten der Herrlichkeit abgeirrt.

Doch weil sie dem Zeugnis Gottes das Maß ihres eigenen Wissens anlegten, das sie aus den Lehren ihrer Geistlichkeit aufgelesen hatten, und fanden, dass es ihrem beschränkten Verständnis widersprach, ließen sie sich zu solchen Untaten hinreißen.
Zu allen Zeiten hat die Geistlichkeit ihr Volk daran gehindert, die Küsten des Meeres ewigen Heils zu erreichen, denn sie hält die Zügel der Autorität über die Menschen in ihrem mächtigen Griff.

Einige wurden aus Verlangen nach Führerschaft, andere aus Mangel an Erkenntnis und Verständnis zur Ursache der Unmündigkeit des Volkes.

Mit ihrer Zustimmung und unter ihrer Amtsgewalt mussten alle Propheten Gottes vom Kelche des Opfers trinken und ihren Flug zu den Höhen der Herrlichkeit nehmen.

Wie schlimm sind die Grausamkeiten, mit denen jene, die auf den Stühlen der Autorität und Gelehrsamkeit saßen, die wahren Könige der Welt, die Edelsteine göttlicher Tugend, heimgesucht haben!

Mit vergänglicher Herrschaft zufrieden, haben sie sich der ewigen Herrschaft beraubt.

So haben ihre Augen nicht das Licht vom Antlitz des Vielgeliebten geschaut, noch ihre Ohren den süßen Weisen der Nachtigall der Sehnsucht gelauscht.

Darum sprechen alle heiligen Schriften von den Geistlichen der jeweiligen Zeit.

So spricht Er:

»O Volk des Buches!

Warum glaubt ihr nicht den Zeichen Gottes, deren ihr doch selbst Zeuge wart?«Q11 Und wiederum spricht Er:

»O Volk des Buches!

Warum kleidet ihr die Wahrheit in Lüge und verbergt die Wahrheit wider besseres Wissen?«Q12 Und abermals spricht Er:

»Sprecht, o Volk des Buches, warum treibt ihr die Gläubigen vom Pfade Gottes?«Q13 Es ist offenbar, dass mit dem »Volk des Buches«, das seine Zeitgenossen von Gottes geradem Pfad zurückgetrieben hat, niemand anderes als die Geistlichkeit jener Zeit gemeint ist, deren Namen und Wesensart in den heiligen Büchern enthüllt sind; auf sie wird in den darin verzeichneten Versen und Überlieferungen angespielt – o würdet ihr doch mit dem Auge Gottes schauen!
So prüfet denn mit festem, standhaftem, dem unbeirrbaren Auge Gottes entsprungenem Blick den Horizont göttlichen Wissens und sinnet über diese vollkommenen Worte nach, die der Ewige offenbart hat, damit euch die Geheimnisse göttlicher Weisheit, die bis heute hinter dem Schleier der Herrlichkeit verborgen und im HeiligtumA5 Seiner Gnade verschlossen sind, offenbar werden.

Die Geistlichen haben die neue Offenbarung hauptsächlich deshalb abgelehnt und sich ihr entgegengestellt, weil es ihnen an Erkenntnis und Verständnis gebrach.

Sie haben jene Worte aus dem Munde der Offenbarer der Schönheit des einen wahren Gottes, welche die Zeichen der künftigen Manifestation nannten, weder verstanden noch zu ergründen versucht.

Darum erhoben sie das Banner der Empörung und entfachten Unheil und Aufruhr.

Es leuchtet ein, dass die wahre Bedeutung dessen, was die Tauben der Ewigkeit kündeten, allen verhüllt bleibt, außer denen, die das ewige Wesen offenbaren, und dass die Melodien der Nachtigall der Heiligkeit kein anderes Ohr erreichen als das der Bewohner des unvergänglichen Reiches.

Der gewalttätige Kopte kann niemals von dem Kelche trinken, den die Lippen des gerechten Juden berührt haben, und der Pharao des Unglaubens kann niemals hoffen, die Hand des Mose der Wahrheit zu erkennen.

So spricht Er:

»Niemand kennt seine Bedeutung außer Gott und jenen, welche im Wissen fest gegründet sind.«Q14 Aber dennoch haben sie die Auslegung des Buches bei denen gesucht, die in Schleiern verhüllt sind, und es verschmäht, die Belehrung beim Urquell des Wissens zu finden.
Als die Tage Mose zu Ende gingen und das Licht Jesu, aus der Morgendämmerung des Geistes aufleuchtend, die Welt umfing, stand das ganze Volk Israel wider Ihn auf.

Sie schrien, dass der, den die Bibel verheißt, das Gesetz Mose verbreiten und erfüllen müsse, während dieser junge Nazarener, der sich die Stufe des göttlichen Messias anmaße, die Gesetze der Ehescheidung und des Sabbats, die wichtigsten Gesetze Mose, abgeschafft habe.

Wie stehe es außerdem um die Zeichen der Manifestation, die noch erscheinen soll?

Das Volk Israel harrt bis auf den heutigen Tag der in der Bibel verheißenen Manifestation.

Wie viele Manifestationen der Heiligkeit, wie viele Offenbarer des ewigen Lichtes sind seit Mose Zeiten schon erschienen, und doch erwartet Israel, in dichteste Schleier satanischen Trugs und eitlen Wahns gehüllt, dass das Idol, das es selbst geschaffen, mit Zeichen erscheine, die es selbst ersonnen.

So hat Gott um ihrer Sünden willen Hand an die Juden gelegt, so hat Er den Geist des Glaubens in ihnen ausgelöscht und sie mit den Flammen der Höllentiefe gepeinigt, weil sie den Sinn der Verse nicht verstehen wollten, die über die Zeichen der künftigen Offenbarung in der Bibel enthüllt sind.

Da sie deren wahre Bedeutung nicht erfassten und jene Ereignisse, äußerlich gesehen, nie eingetroffen sind, blieb es ihnen versagt, die Schönheit Jesu zu erkennen und das Antlitz Gottes zu schauen.

Noch immer harren sie Seines Erscheinens!

Seit unvordenklicher Zeit bis zum heutigen Tag haben die Völker auf Erden solchen wunderlichen, unziemlichen Gedanken nachgehangen und sich damit selbst der klaren Wasser beraubt, die den Quellen der Reinheit und Heiligkeit entströmen.
Diese Geheimnisse enthüllend, haben Wir in Unseren früheren, an einen Freund in der wohlklingenden Sprache des Ḥijáz gerichteten Schriften einige Verse der alten Propheten angeführt. Nun wollen Wir, deiner Bitte entsprechend, auf diesen Seiten nochmals die gleichen Verse anführen, diesmal in der wundervollen Sprache des ‘IráqA6, dass so die Schmachtenden aus der Wildnis der Gottferne zum Meere der göttlichen Gegenwart gelangen und die in den Wüsten der Trennung Darbenden zu der Heimstatt ewiger Wiedervereinigung geleitet werden. So mögen die Nebel des Irrtums zerstreut werden und das alles erhellende Licht göttlicher Führung über dem Horizonte der Menschenherzen aufdämmern. Auf Gott setzen Wir Unser Vertrauen, Ihn rufen Wir um Hilfe an, dass vielleicht dieser Feder entströme, was die Menschenseelen belebt, auf dass sie sich alle von den Lagern der Achtlosigkeit erheben und dem Blättersäuseln des Paradieses lauschen, in dem Baume, den die Hand göttlicher Macht mit Gottes Erlaubnis im Riḍván des Allherrlichen gepflanzt hat.
Wem Einsicht gegeben, der weiß, dass zu der Zeit, da das Feuer der Liebe Jesu die Schleier jüdischer Enge verzehrt hatte und Seine Machtvollkommenheit sichtbar und allmählich anerkannt wurde, Er, der Offenbarer der unsichtbaren Schönheit, an Seine Jünger gewandt, auf Sein Scheiden hinwies, in ihren Herzen das Feuer der Verwaisung entfachte und sprach: »Ich gehe von hinnen und komme wieder zu euch.«Q15 Und an anderer Stelle sprach Er: »Ich gehe hin und ein anderer wird kommen, der wird euch alles lehren, was Ich euch nicht gesagt habe, und alles erfüllen, was Ich euch gesagt habe.«Q16 Diese beiden Verse haben nur eine Bedeutung, wolltet ihr doch mit göttlicher Einsicht über die Manifestationen der Einheit Gottes nachdenken!
Wer dies mit Verständnis betrachtet, wird erkennen, dass in der Sendung des Qur’án sowohl das Buch als auch die heilige Sache Jesu bestätigt wurden.

Was die Namen anbelangt, so erklärt Muḥammad selbst:

»Ich bin Jesus.« Er anerkannte die Wahrheit der Zeichen, Prophezeiungen und Worte Jesu und bezeugte, dass sie alle von Gott sind.

In diesem Sinne haben sich weder die Gestalt Jesu noch Seine Schrift von der Muḥammads und Seinem heiligen Buche unterschieden, denn beide sind für die Sache Gottes eingetreten, haben Sein Lob verkündet und Seine Gebote offenbart.

Darum hat Jesus gesprochen:

»Ich gehe hin und komme wieder zu euch.«Q17 Betrachtet die Sonne!

Wenn sie sagte:

»Ich bin die Sonne von gestern«, so spräche sie die Wahrheit.

Und sollte sie im Hinblick auf den Zeitablauf behaupten, sie sei eine andere als jene Sonne, so spräche sie gleichwohl die Wahrheit.

Ebenso wahr ist es, wenn gesagt wird, alle Tage seien ein und derselbe.

Und wenn im Hinblick auf ihre besonderen Namen und Bezeichnungen gesagt wird, sie seien verschieden, so ist dies wiederum wahr, denn wenn sie auch die gleichen sind, so lässt sich doch an jedem eine andere Bezeichnung, eine besondere Eigenschaft, ein eigener Wesenszug erkennen.

Begreife nun dementsprechend die Individualität, die Verschiedenheit und die Einheit der Manifestationen der Heiligkeit, damit du die Andeutungen verstehst, die der Schöpfer aller Namen und Attribute über diese Mysterien der Verschiedenheit und Einheit machte, und entdecke die Antwort auf deine Frage, warum jene ewige Schönheit sich zu verschiedenen Zeiten mit verschiedenen Namen und Titeln bezeichnet hat.
Später fragten die Gefährten und Jünger Jesu nach den Zeichen, welche die Wiederkunft Seiner Manifestation ankündigen würden. Wann, so forschten sie, werden diese Dinge geschehen? Mehrmals fragten sie diese unvergleichliche Schönheit, und jedes Mal, wenn Er antwortete, wies Er auf ein besonderes Zeichen hin, welches den Anbruch der verheißenen Sendung ankündigen sollte. Dies bezeugen die Berichte der vier Evangelien.
Dieser Unterdrückte will nur eine dieser Stellen anführen und damit der Menschheit aus Liebe zu Gott Gnadengaben vermitteln, die noch bei den Schätzen des verborgenen und geheiligten Baumes verwahrt sind, auf dass die Sterblichen nicht ihres Anteils an der unsterblichen Frucht beraubt bleiben, sondern einen Tautropfen von den Wassern ewigen Lebens erlangen, die sich von Baghdád, der »Stätte des Friedens«A7, über die Menschheit ergießen. Wir verlangen weder Preis noch Lohn dafür: »Wir nähren eure Seelen um Gottes willen. Wir suchen weder Lohn noch Dank von euch.«Q18 Dies ist die Speise, die den im Herzen Reinen und im Geist Erleuchteten ewiges Leben bringt. Dies ist das Manna, von dem gesagt ist: »Herr, sende Dein Brot vom Himmel auf uns herab.«Q19 Dieses Brot wird denen, die es verdient haben, niemals vorenthalten, noch kann es jemals aufgezehrt werden. Es wächst ewiglich am Baume der Gnade. Es kommt zu allen Zeiten aus den Himmeln der Gerechtigkeit und Barmherzigkeit. So spricht Er: »Siehest du nicht, womit Gott ein gutes Wort verglichen hat? Mit einem guten Baum, dessen Wurzeln fest gewachsen sind, dessen Zweige zum Himmel reichen, der Früchte bringt zu allen Zeiten.«Q20
Wie schade, wenn der Mensch sich selbst dieser schönen Gnade beraubt, dieses unvergänglichen Gnadengeschenkes, des ewigen Lebens. Er sollte diese Himmelsspeise hoch achten, damit vielleicht durch die wundersame Gunst der Sonne der Wahrheit die Toten ins Leben gerufen und die erschöpften Seelen durch den unendlichen Geist erquickt werden. Beeile dich, o mein Bruder, auf dass unsere Lippen, solange es noch Zeit ist, den unsterblichen Trank kosten; denn nicht ewig wird der Hauch des Lebens aus der Stadt des Vielgeliebten wehen, nicht ewig fließen die Ströme der heiligen Sprache, und nicht ewig werden die Tore des Riḍváns offenstehen. Einst wird kommen der Tag, da die Nachtigall des Paradieses ihren Flug von ihrer Wohnstatt hienieden zum göttlichen Neste nehmen wird. Dann wird ihr Gesang nicht mehr vernommen werden, und die Schönheit der Rose wird nicht mehr leuchten. Darum nütze die Stunde, solange der göttliche Frühling noch seine Pracht verschwendet und die Taube der Unsterblichkeit ihre Melodien jubelt, damit dein inneres Ohr nicht vom Lauschen auf ihren Ruf abgehalten werde. Dies ist Mein Rat für dich und die Geliebten Gottes. Wer will, der mag sich ihm zuwenden; wer will, der mag sich abwenden. Gott wahrlich, ist unabhängig von ihm und allem, was er sehen und bezeugen mag.
Dies sind die Weisen, die Jesus, der Sohn Marias, in majestätisch kraftvollen Klängen im Riḍván des Evangeliums anstimmte, die Zeichen enthüllend, welche die Manifestation nach Ihm ankündigen.

Im Evangelium des Matthäus steht geschrieben:

Als sie Jesus nach den Zeichen Seiner Wiederkunft fragten, sprach Er zu ihnen:

»Bald aber nach der TrübsalA8 derselben Zeit werden Sonne und Mond den Schein verlieren, und die Sterne werden vom Himmel fallen, und die Kräfte der Himmel werden sich bewegen.

Und alsdann wird erscheinen das Zeichen des Menschensohnes am Himmel.

Und alsdann werden heulen alle Geschlechter auf Erden und werden sehen kommen des Menschen Sohn in den Wolken des Himmels mit großer Kraft und Herrlichkeit.

Und Er wird senden Seine Engel mit hellen Posaunen.«Q21 Ins Persische übertragenA9 ist der Sinn dieser Worte folgender:

Wenn die Drangsal und Trübsal, die der Menschheit widerfahren müssen, eintreffen, dann werden sich der Glanz der Sonne und das Licht des Mondes verfinstern, und die Sterne des Himmels werden auf die Erde fallen, und die Grundpfeiler der Erde werden erbeben.

Zu jener Zeit werden die Zeichen des Menschensohnes am Himmel offenbar werden, das heißt, die verheißene Schönheit, der Wesenskern allen Lebens, wird nach dem Erscheinen dieser Zeichen aus dem Reiche des Unsichtbaren in die Welt des Sichtbaren treten.

Und Er spricht:

Alsdann werden alle Völker und Geschlechter, die auf Erden wohnen, wehklagen und jammern, und sie werden die göttliche Schönheit vom Himmel kommen sehen, auf den Wolken schwebend mit Macht, Größe und Herrlichkeit, und Er wird Seine Engel senden mit starkem Posaunenschall.

Ähnliche Hinweise finden sich in den Evangelien von Lukas, Markus und Johannes.

Da Wir ausführlich darauf in Unseren arabisch offenbarten Schriften eingegangen sind, haben Wir sie auf diesen Seiten nicht besonders erwähnt und Uns auf ein Zitat beschränkt.
Weil die christlichen Geistlichen die Bedeutung dieser Worte nicht erfassten und ihren Zweck nicht erkannten, sich vielmehr an eine buchstäbliche Auslegung der Worte Jesu hielten, wurden sie des Gnadenstromes der Offenbarung Muḥammads und der Regenschauer ihrer Gnade beraubt. Damit war auch den Unwissenden in der christlichen Gemeinde, die ihren Geistlichen folgten, der Anblick der Schönheit des Königs der Herrlichkeit versagt, da jene Zeichen, die das Aufdämmern der Sonne der Sendung Muḥammads begleiten sollten, tatsächlich nicht eintrafen. So sind wiederum Jahrhunderte vergangen, und jener reinste Geist hat sich in die Stätten Seiner altehrwürdigen Herrschaft zurückgezogen. Aufs Neue hat nun der ewige Geist in die göttliche Posaune gestoßen und die Toten aus ihren Gräbern der Achtlosigkeit und des Irrtums hervoreilen lassen zum Reiche der Führung und Gnade. Doch immer noch ruft die wartende Gemeinde: Wann werden diese Zeichen geschehen? Wann wird die Gestalt des Verheißenen, das Ziel unseres Harrens, offenbar werden, damit wir uns für den Triumph Seiner heiligen Sache erheben, damit wir unser Hab und Gut für Ihn opfern, damit wir unser Leben auf Seinem Pfade hingeben können? Falsche Vorstellungen wie diese ließen auch andere Gemeinden vom Kawthar der unendlich barmherzigen Vorsehung abirren und sich in müßigen Gedanken verlieren.
Neben dieser Stelle gibt es im Evangelium noch einen Vers, wo Er sagt: »Himmel und Erde werden vergehen, aber Meine Worte werden nicht vergehen.«Q22 Darum verfechten die Christen die Auffassung, das Gesetz des Evangeliums werde niemals aufgehoben, und wenn die verheißene Schönheit mit allen Zeichen offenbar werde, müsse Er auch das im Evangelium verkündete Gesetz bestätigen, so dass es in der Welt keinen Glauben mehr gebe als den Seinen. Dies ist ihre unumstößliche Meinung. Sie sind zutiefst davon überzeugt, dass, wenn ein Mensch erschiene mit allen verheißenen Zeichen und verkündete, was dem Buchstaben des Gesetzes im Evangelium entgegenstünde, sie ihn sicherlich abwiesen, sich seinem Gesetz nicht unterwürfen, ihn für ungläubig erklärten und verspotteten. Dies bestätigen die Geschehnisse der Zeit, da die Sonne der Offenbarung Muḥammads sich enthüllte. Hätten sie in den vergangenen Sendungen bei den Manifestationen Gottes demütigen Sinnes nach dem wahren Sinn der in den heiligen Büchern offenbarten Verse gesucht – Worte, deren Missverständnis den Menschen das Erkennen des Sadratu’l-Muntahá, des letzten Zieles, verschloss – so wären sie sicherlich zum Lichte der Sonne der Wahrheit geleitet worden und hätten die Mysterien göttlicher Erkenntnis und Weisheit entdeckt.
Dieser Diener will dir nun einen Tropfen aus dem unermesslichen Meer der Wahrheiten vermitteln, die in diesen heiligen Worten verwahrt sind. Vielleicht, dass einsichtsvolle Herzen alle Andeutungen und den tieferen Sinn der Verse der Manifestationen der Heiligkeit erfassen, so dass die überwältigende Majestät des Wortes Gottes sie nicht abhalte, das Meer Seiner Namen und Zeichen zu erreichen, noch sie der Erkenntnis des Lichtes Gottes beraube, das der Sitz der Offenbarung Seines verherrlichten Wesens ist.
Was nun die Worte betrifft:

»Bald aber nach der Trübsal derselben Zeit«Q23 – so beziehen sie sich auf die Zeit, da die Menschen bedrängt und gepeinigt werden, die Zeit, da die letzten Spuren der Sonne der Wahrheit und die Früchte des Baumes der Erkenntnis und Weisheit aus der Mitte der Menschen entschwunden und die Zügel der Menschheit in die Hände von Narren und Unwissenden geraten sein werden, da die Tore zur göttlichen Einheit und Erkenntnis – der Schöpfung wesentlichstes und höchstes Ziel – verschlossen sind, das klare Wissen von eitlem Wahn verdrängt ist und Verderbtheit sich den Platz der Rechtschaffenheit angemaßt hat.

Ein solcher Zustand ist heute zu erkennen, da in allen Gemeinden die Zügel in die Hände törichter Führer geraten sind, die nach ihren Launen und Wünschen führen.

Auf ihrer Zunge ist das Gedenken Gottes ein leerer Name geworden, in ihrer Mitte Sein heiliges Wort ein toter Buchstabe.

So heftig rast der Sturm ihrer Begierden, dass die Lampe des Gewissens und der Vernunft in ihren Herzen verlöscht ist.

Dabei haben die Finger göttlicher Macht die Tore der Erkenntnis Gottes aufgetan.

Das Licht göttlicher Erkenntnis und himmlischer Gnade hat alles Erschaffene so in seinem Wesenskern erleuchtet und erweckt, dass in jedem Ding sich ein Tor der Erkenntnis auftat und in jedem Atom Zeichen der Sonne sichtbar wurden.

Und doch, ungeachtet all der mannigfachen Offenbarungen göttlicher Erkenntnis, die die Welt umfangen, leben sie immer noch im eitlen Wahn, die Pforte der Erkenntnis sei verschlossen und die Regenschauer der Barmherzigkeit seien versiegt.

Sie hängen sich an leeren Trug und sind weit abgeirrt vom ‘Urvatu’l-VuthqáA10 göttlicher Erkenntnis.

Es scheint, dass ihre Herzen sich weder nach dem Tor der Erkenntnis sehnen noch an ihre Offenbarungen denken, da sie in leerem Wahn das Tor gefunden haben, das zu irdischem Reichtum führt, wogegen sie in dem Erscheinen des Offenbarers des Wissens nichts fanden als den Ruf zur Selbstaufopferung.

Darum sind sie vor dem einen geflohen und haben sich, ihrer Natur folgend, an das andere gehalten.

Obgleich sie im Innersten wissen, dass Gottes Gesetz seinem Wesen nach unveränderlich ist, hört man sie alle Tage aus allen Ecken neue Gesetze erlassen.

Nicht zwei von ihnen sind zu finden, die sich über ein und dasselbe Gesetz einig wären, denn sie suchen keinen Gott außer ihrem eigenen Begehren und wandeln auf keinem Pfad als auf dem Pfade des Irrtums.

Führer zu sein ist das letzte Ziel ihres Strebens, und in Stolz und Hochmut sehen sie die höchste Erfüllung ihres Herzenswunsches.

Ihre schmutzigen Ränke haben sie über den göttlichen Ratschluss gestellt und die Ergebung in Gottes Willen aufgekündigt.

Selbstsüchtigen Plänen gewidmet, sind sie den Weg des Heuchlers gegangen.

Mit aller Macht sind sie bestrebt, sich durch ihre kleinlichen Schliche abzusichern, ängstlich darauf bedacht, dass nicht das geringste Misstrauen ihre Autorität untergrabe oder ihr großartiges Gehabe störe.

Wäre das Auge mit dem Balsam der Gotteserkenntnis gesalbt und erleuchtet, so würde es sicherlich entdecken, dass sich ein Rudel gefräßiger Bestien zusammengeschart hat, um sich am Aas der Menschenseelen zu laben.
Welche »Trübsal« ist größer als die geschilderte? Welche »Trübsal« ist schmerzlicher als die, dass eine nach Wahrheit suchende, sich nach Gotteserkenntnis sehnende Seele nicht weiß, wohin sie sich wenden und wo sie suchen soll? Denn die Meinungen sind weit auseinandergegangen, und die Wege zu Gott hin haben sich vervielfacht. Diese »Trübsal« ist der eigentliche Wesenszug jeder Offenbarung; denn ohne sie würde die Sonne der Wahrheit nicht offenbar werden. Die Morgendämmerung göttlicher Führung muss der finsteren Nacht des Irrtums folgen. Darum finden sich in allen Chroniken und Überlieferungen Hinweise darauf, dass Unrecht das Antlitz der Erde bedecken und Finsternis die Menschheit umfangen werde. Diese Überlieferungen sind wohlbekannt. Da dieser Diener sich kurz fassen will, sieht Er davon ab, aus dem Text dieser Traditionen zu zitieren.
Wollte man diese »Trübsal« (die wörtlich ›Druck‹ bedeutet) so auslegen, dass die Erde sich zusammenziehen wird, oder wollten eitle Hirngespinste ähnliches Unheil für die Menschheit ausmalen, so ist demgegenüber offenkundig, dass solche Dinge sich niemals ereignen können. Sicherlich wird man entgegenhalten, dass diese Vorbedingung göttlicher Offenbarung noch nicht eingetreten ist. Das waren und sind heute noch ihre Argumente. Doch ist mit »Trübsal« die Unfähigkeit gemeint, geistige Erkenntnis zu erlangen und das Wort Gottes zu begreifen. Dies bedeutet: Wenn die Sonne der Wahrheit untergegangen ist und die Spiegel, die Sein Licht widerstrahlen, verschwunden sind, werden »Trübsal« und Ungemach über die Menschen kommen, weil sie nicht mehr wissen werden, wohin sie sich um Führung wenden sollen. Also lehren Wir dich die Auslegung der Überlieferungen und vermitteln dir die Geheimnisse göttlicher Weisheit, auf dass du ihre Bedeutung erfassest und zu denen gehörst, die vom Kelche göttlichen Wissens und Verstehens getrunken haben.
Und nun, was Seine Worte betrifft »… werden Sonne und Mond den Schein verlieren, und die Sterne werden vom Himmel fallen«Q24.

Die Worte »Sonne« und »Mond« aus dem Munde der Propheten bedeuten nicht nur Sonne und Mond der sichtbaren Welt.

Nein, vielerlei Sinn haben sie diesen Begriffen zugrunde gelegt; jedem haben sie eine besondere Bedeutung zugewiesen.

So sind mit »Sonne« in einer Hinsicht jene Sonnen der Wahrheit gemeint, die vom Morgen altehrwürdiger Herrlichkeit aufsteigen und die ganze Welt mit weithin strömender Gnade aus der Höhe erfüllen.

Diese Sonnen der Wahrheit sind die alles umfassenden Manifestationen Gottes in den Welten Seiner Zeichen und Namen.

Wie die sichtbare Sonne, die nach dem Ratschluss Gottes, des Wahren, des Angebeteten, der Entwicklung alles Irdischen dient: den Bäumen, ihren Früchten und Farben, den Gesteinen auf der Erde und all dem, was in der Welt der Schöpfung sich zeigt – ebenso rufen die göttlichen Sonnen durch ihre liebende Fürsorge und ihren erzieherischen Einfluss die Bäume göttlicher Einheit, die Früchte Seiner Einzigkeit, die Blätter der Loslösung, die Blüten der Erkenntnis und der Gewissheit und die Myrten der Weisheit und der Rede ins Dasein und machen sie offenbar.

So geschieht es, dass durch den Aufgang dieser göttlichen Sonnen die Welt erneuert wird, die Wasser ewigen Lebens strömen, die Wogen göttlicher Gnade steigen, die Wolken der Barmherzigkeit sich sammeln und der Windhauch der Gnade über alle erschaffenen Dinge weht.

Die Wärme, die diese Sonnen Gottes ausstrahlen, und die unauslöschlichen Feuer, die sie entfachen, lassen das Licht der Gottesliebe in den Herzen der Menschen mächtig entbrennen.

Durch die Gnadenfülle dieser Urbilder der Loslösung wird der Geist ewigen Lebens in die Leiber der Toten gehaucht.

Wahrlich, die sichtbare Sonne ist nur ein Zeichen des Glanzes jenes Tagesgestirns der Wahrheit, jener Sonne, für die nie ein Ebenbürtiger, ein Abbild oder einer, der sich mit ihr messen könnte, zu finden ist.

Durch Ihn leben alle Dinge, durch Ihn werden sie bewegt und haben sie ihr Sein.

Durch Seine Gnade sind sie offenbar gemacht, und zu Ihm kehren sie alle zurück.

Ihm sind alle Dinge entsprungen, und alle haben sie in den Schatzkammern Seiner Offenbarung Zuflucht gefunden.

Aus Ihm gingen alle erschaffenen Dinge hervor, und in die Verwahrungsorte Seines Gesetzes kehrten sie zurück.
Dass diese göttlichen Sonnen, wie ihr seht, gelegentlich auf besondere Bezeichnungen und Merkmale begrenzt erscheinen, ist einzig dem unvollkommenen, beschränkten Verständnis gewisser Geister zuzuschreiben. Im Gegenteil, sie waren zu allen Zeiten erhaben über alle Namen, mit denen man sie preist, und geheiligt über alle Attribute, die man ihnen zuschreibt, und werden dies in Ewigkeit sein. Die Quintessenz aller Namen darf niemals auf Zutritt zu ihrem Hof der Heiligkeit hoffen, und die höchsten und reinsten aller Attribute können sich nie ihrem Reiche der Herrlichkeit nähern. Unermesslich hoch erhaben stehen die Propheten Gottes über der Fassungskraft des Menschen, der sie nicht anders erkennen kann als durch sie selbst. Weit entfernt wäre es von Gottes Herrlichkeit, dass Seine Erwählten durch einen anderen erhöht werden sollten als durch ihre eigene Person. Verherrlicht sind sie über allen Lobpreis der Menschen. Erhaben sind sie über alles menschliche Begreifen.
In den Schriften der »unbefleckten Seelen« wurde das Wort »Sonnen« oftmals auf die Propheten Gottes, jene leuchtenden Sinnbilder der Loslösung, angewandt. Zu diesen Schriften gehört das Nudbih-GebetA11, in dem die folgenden Worte stehen: »Wohin sind die strahlenden Sonnen gegangen? Wohin sind jene leuchtenden Monde, jene funkelnden Sterne entschwunden?« Daher ist es offenkundig, dass die Worte »Sonne«, »Mond« und »Sterne« in erster Linie die Propheten Gottes bedeuten, die Heiligen und ihre Gefährten, jene Leuchten, die den Glanz ihrer Erkenntnis auf die Welt des Sichtbaren und des Unsichtbaren ergossen haben.
In einem anderen Sinne sind mit diesen Worten die Geistlichen früherer Sendungen gemeint, die in den Tagen der neuen Offenbarung leben und die Zügel der Religion des Volkes in Händen halten. Wenn diese Geistlichen durch das Licht der neuen Offenbarung erleuchtet sind, werden sie bei Gott gnädige Annahme finden und in ewigem Lichte leuchten. Andernfalls aber werden sie zu den Verfinsterten gerechnet, auch wenn sie äußerlich als Führer der Menschen erscheinen, da Glaube und Unglaube, Führung und Irrtum, Glück und Elend, Licht und Finsternis allesamt von der Billigung Dessen abhängen, der die Sonne der Wahrheit ist. Wem immer unter den Geistlichen eines Zeitalters am Tage des Gerichts die Bestätigung des Glaubens aus dem Quell wahrer Erkenntnis zuteilwird, der wird wahrlich zum Empfänger des Wissens, der göttlichen Gunst und des Lichtes wahren Begreifens. Andernfalls ist er gebrandmarkt durch Torheit, Verleugnung, Gotteslästerung und Unterdrückung.
Es leuchtet jedem scharfsinnigen Betrachter ein, dass so, wie das Sternenlicht vor dem Strahlenglanz der Sonne verblasst, auch die Leuchten irdischen Wissens, der Weisheit und der Erkenntnis zu nichts dahinschwinden, wenn sie Auge in Auge der Sonne der Wahrheit, dem Tagesgestirn göttlicher Erleuchtung, in seiner ganzen Herrlichkeit gegenübergestellt werden.
Dass der Begriff »Sonne« auf die Geistlichkeit angewandt wird, ist ihrem erhabenen Rang zuzuschreiben, ihrem Ruhm und Ansehen. Es sind überall und zu allen Zeiten die anerkannten Geistlichen, die, mit der Würde ihres Amtes bekleidet, mit Autorität sprechen und sich eines fest begründeten Rufes erfreuen. So sie Ebenbilder der Sonne der Wahrheit sind, werden sie wahrlich zu den erhabensten aller Leuchten gezählt, andernfalls sieht man in ihnen die Brennpunkte des Höllenfeuers. So spricht Er: »Wahrlich, Sonne und Mond sind beide zur Qual des Höllenfeuers verdammt.«Q25 Ich bin sicher, ihr versteht die Worte »Sonne« und »Mond« in diesem Vers, weshalb es nicht nötig ist, dabei zu verweilen. Und wer immer dieser »Sonne« und diesem »Mond« gleicht, das heißt, wer dem Beispiel dieser Führer folgt, wer sein Angesicht der Falschheit zuwendet und sich von der Wahrheit abkehrt, der ist gewisslich der höllischen Finsternis entstiegen und kehrt dahin zurück.
Wir sollten uns nun, o Sucher, fest an den ‘Urvatu’l-VuthqáA12 halten, so dass wir vielleicht die dunkle Nacht des Irrtums hinter uns lassen und uns dem Morgenlicht göttlicher Führung zuwenden. Sollten wir nicht die Fratze der Verneinung fliehen und im Schatten der Gewissheit Schutz suchen? Sollten wir uns nicht vom Schrecken der Höllennacht befreien und zum aufsteigenden Licht der himmlischen Schönheit eilen? Also schenken Wir dir Früchte vom Baume göttlicher Erkenntnis, auf dass du freudevoll beglückt im Riḍván göttlicher Weisheit wohnest.
In anderem Sinne sind mit den Begriffen »Sonne«, »Mond« und »Sterne« Gesetze und Lehren gemeint, wie sie in allen Sendungen eingeführt und verkündet wurden: so die Gesetze über Gebet und Fasten. Nachdem die Schönheit des Propheten Muḥammad hinter dem Schleier entschwunden war, wurden sie nach dem Gesetz des Qur’án als das fundamentale, unumstößliche Gesetz Seiner Sendung angesehen. Dies bezeugen die Texte der Traditionen und Chroniken, die allgemein bekannt sind und darum nicht angeführt zu werden brauchen. In jeder Sendung wird das Gesetz über das Gebet betont und allgemein zur Geltung gebracht. Dies bezeugen die aufgezeichneten Traditionen, die den Lichtstrahlen zugeschrieben werden, welche aus der Sonne der Wahrheit, dem Wesen des Propheten Muḥammad, hervorstrahlten.
Die Traditionen bestätigen demnach, dass in allen Sendungen das Gesetz des Gebetes ein Grundelement der Offenbarung der Propheten Gottes ist, ein Gesetz, dessen Form und Art jedoch den unterschiedlichen Erfordernissen der jeweiligen Zeit angepasst ist. Da nun jede neue Offenbarung die Sitten, Gebräuche und Lehren, die klar, fest umrissen und festgefügt in der früheren Sendung niedergelegt waren, aufgehoben hat, so ist dies sinnbildlich durch die Worte »Sonne« und »Mond« zum Ausdruck gebracht. »Dass Er euch prüfen möge, wer von euch durch seine Werke hervorrage.«Q26
Überdies werden in den Traditionen die Worte »Sonne« und »Mond« auf Fasten und Beten angewandt, wie ja gesagt ist: »Fasten ist Erleuchtung, Beten ist Licht.« Eines Tages besuchte Uns ein bekannter Geistlicher. Im Laufe des Gespräches erwähnte er diese Überlieferung. Er sagte: »Weil das Fasten die Wärme des Leibes steigert, wird es mit dem Lichte der Sonne verglichen; und weil das Beten zur Nachtzeit den Menschen erfrischt, wird es mit dem Glanz des Mondes verglichen.« Wir erkannten daraus, dass der arme Mensch mit keinem einzigen Tropfen aus dem Meere wahrer Einsicht begnadet und weit von dem Feuerbusch göttlicher Weisheit abgeirrt war. So bemerkten Wir höflich: »Die Auslegung, die Euer Ehrwürden dieser Überlieferung gegeben haben, ist die im Volke übliche. Könnte es nicht noch eine ganz andere geben?« Er fragte: »Welche sollte dies sein?« Wir erwiderten: »Muḥammad, das Siegel der Propheten und der Vorzüglichste unter Gottes Erwählten, hat die Sendung des Qur’án wegen ihrer Erhabenheit, ihres überragenden Einflusses, ihrer Majestät und der Tatsache, dass sie alle Religionen umfasst, mit dem Himmel verglichen. Und da Sonne und Mond die hellsten Leuchten am Himmel sind, so wurden auch für den Himmel der Religion gleichsam zwei Leuchten verordnet: Fasten und Beten. ›Der Islám ist der Himmel, das Fasten seine Sonne, das Beten sein Mond.‹«
Dies ist der den symbolischen Worten der Manifestationen Gottes zugrundeliegende Sinn. Die Anwendung der Begriffe »Sonne« und »Mond« auf die schon erwähnten Gegenstände wird somit durch den Text der heiligen Verse und aufgezeichneten Überlieferungen bewiesen. Es leuchtet deshalb ein, dass durch die Worte: »…werden Sonne und Mond den Schein verlieren, und die Sterne werden vom Himmel fallen«Q27 die Verstocktheit der Geistlichen und die Aufhebung der durch die Offenbarung festbegründeten Gesetze bezeichnet werden soll. Dies alles ist in symbolischer Sprache von der Manifestation Gottes vorausgesagt. Nur die Gerechten sollen von diesem Kelche genießen, nur die Gottesfürchtigen können an ihm teilhaben. »Die Gerechten sollen von einem Kelche trinken, der an der Kampferquelle bereitet ward.«Q28
Ohne Frage haben jeweils in den aufeinanderfolgenden Offenbarungen »Sonne« und »Mond« der Lehren, Gesetze, Gebote und Verbote, die in der vorangegangenen Sendung galten und das Volk jener Zeit beschirmten, ihren Schein verloren, das heißt, sie haben sich erschöpft und ihre prägende Kraft allmählich verloren. Bedenke nun: Hätte das Volk des Evangeliums die Bedeutung der symbolischen Begriffe »Sonne« und »Mond« erkannt, hätte es, statt eigensinnig und verstockt zu sein, die Erleuchtung von Ihm, dem Offenbarer göttlicher Erkenntnis, gesucht, dann hätte es sicherlich den Sinn dieser Worte verstanden und wäre nicht von der Finsternis eigensüchtiger Wünsche befallen und verdunkelt worden. Fürwahr, weil sie säumten, dieses wahre Wissen aus seiner ursprünglichen Quelle zu erwerben, sind sie im gefahrvollen Tale des Eigensinns und des Unglaubens gescheitert. Noch heute sind sie nicht zu der Erkenntnis erwacht, dass alle geweissagten Zeichen offenbar geworden sind, dass die verheißene Sonne über den Horizont göttlicher Offenbarung aufgestiegen ist und dass die »Sonne« und der »Mond« der Lehren, der Gesetze und der Gelehrsamkeit einer früheren Sendung sich verfinstert haben und untergegangen sind.
Nun mache dich mit festem Blick und starken Flügeln auf den Weg der Gewissheit und der Wahrheit. »Sprich: Dies ist Gott. Alsdann überlasse sie ihren Spitzfindigkeiten.«Q29 So wirst du zu jenen Gefährten zählen, von denen Er spricht: »Auf solche, welche sagen ›unser Herr ist Gott‹ und standhaft auf Seinem Pfade verharren, werden wahrlich die Engel herabsteigen.«Q30 Dann wirst du alle diese Mysterien mit eigenen Augen erkennen.
O mein Bruder! Schreite aus mit dem Schritt des Geistes, dann vermagst du in einem Augenblick durch die Wildnis der Gottferne und Verlassenheit dahinzueilen, den Riḍván ewiger Vereinigung zu erreichen und in einem Atemzug in Gemeinschaft mit den himmlischen Wesen zu sein. Denn mit menschlichen Füßen kannst du niemals hoffen, diese unermesslichen Wegstrecken zu überwinden oder dein Ziel zu erreichen. Friede sei mit dem, den das Licht der Wahrheit in alle Wahrheit leitet und der im Namen Gottes auf dem Pfade Seiner Sache steht, am Ufer wahren Verstehens.
Dies ist die Bedeutung des heiligen Verses: »Nein, fürwahr! Ich schwöre bei dem Herrn der Osten und der Westen«Q31, dass eine jede dieser »Sonnen«, von denen Wir gesprochen haben, ihren besonderen Ort des Aufgangs und des Untergangs hat. Da die Kommentatoren des Qur’án den symbolischen Sinn dieser »Sonne« nicht erfassten, hatten sie große Mühe bei der Auslegung des genannten Verses. Einige von ihnen vertraten die Auffassung, die Worte »Osten« und »Westen« seien in die Mehrzahl gesetzt worden, weil die Sonne täglich an einem anderen Punkt aufgeht. Andere wieder schrieben, mit diesem Vers seien die vier Jahreszeiten gemeint, da ja die Aufgangs- und Untergangsorte der Sonne mit dem Wechsel der Jahreszeiten sich verändern. So flach ist ihr Verständnis! Gleichwohl unterstellen sie jenen Edelsteinen des Wissens, jenen feinsten und reinsten Sinnbildern der Weisheit, hartnäckig Irrtum und Torheit.
Nun bemühe dich ebenso, aus diesen klaren, kraftvollen, schlüssigen und unzweideutigen Erklärungen die Bedeutung der »Spaltung des Himmels« zu erfassen – eines der Zeichen, welche das Kommen der letzten Stunde, den Tag der Auferstehung ankündigen werden. So hat Er gesprochen: »Wenn der Himmel sich spaltet.«Q32 »Himmel« ist hier der Himmel der göttlichen Offenbarung, welcher mit jeder Manifestation aufgerichtet und mit jeder folgenden wieder gespalten wird. »Gespalten« bedeutet, dass die vorangegangene Sendung nunmehr abgelöst ist. Ich schwöre bei Gott! Das Spalten dieses Himmels ist für den Verständigen eine größere Tat als das Spalten des sichtbaren Himmelsgewölbes. Denke eine Weile darüber nach: Eine göttliche Offenbarung, welche seit langem sicher begründet war, in deren Schatten die Gläubigen aufwuchsen und erzogen wurden, deren erleuchtete Gesetze Generationen in Zucht hielten, deren erhabenes Wort sie von ihren Vätern vernommen hatten, so dass das menschliche Auge nichts als das alles durchdringende Wirken ihrer Gnade geschaut und das sterbliche Ohr nichts als den erhabenen Widerhall ihrer Gebote gehört hatte – welches Geschehen ist gewaltiger, als wenn durch Gottes Macht eine solche Offenbarung mit dem Erscheinen einer einzigen Seele »gespalten« und aufgehoben wird? Bedenke, ist dies nicht ein gewaltigeres Geschehen als das, was diese elenden Toren sich unter der »Spaltung des Himmels« vorstellen?
Sieh außerdem die Trübsal und Bitternis im Leben dieser Offenbarer göttlicher Schönheit. Bedenke, wie sie so ganz allein der Welt und ihren Völkern gegenüberstanden, wenn sie Gottes Gesetz verkündeten! Wie hart auch die Verfolgungen waren, von denen diese heiligen, edlen und feinfühligen Seelen heimgesucht wurden, so blieben sie trotz der Fülle ihrer Macht geduldig; bei all ihrer Überlegenheit litten sie und harrten aus.
Versuche ebenso, den Sinn der »Wandlung der Erde« zu erfassen. Wisse, dass die Erde all der Herzen, auf welche die Güte freigebiger Regenschauer der Barmherzigkeit vom »Himmel« göttlicher Offenbarung niedergeht, sich wahrlich in die Erde göttlicher Erkenntnis und Weisheit verwandelt. Welche Myrten der Einheit hat der Blumengarten dieser Herzen sprießen lassen! Welche Blüten wahrer Erkenntnis und Weisheit hat ihr erleuchtetes Herz uns geschenkt! Wäre die Erde ihres Herzens nicht verwandelt worden, wie hätten dann solche Seelen, denen nicht ein Buchstabe gelehrt worden war, die keinen Lehrer gesehen hatten und in keine Schule gegangen waren, solche Worte verkünden und solche Erkenntnis an den Tag legen können, die niemand begreifen kann? Mich dünkt, sie sind aus dem Ton unendlichen Wissens gestaltet und mit dem Wasser göttlicher Weisheit geformt worden. Darum ist gesagt: »Wissen ist ein Licht, das Gott ins Herz wirft, wem Er will.« Diese Art Erkenntnis ist seit je zu rühmen, nicht aber das beschränkte Wissen, das einem verschleierten, umwölkten Denken entspringt; dieses beschränkte Wissen haben sie sogar heimlich voneinander geborgt, und vergebens brüsten sie sich damit.
Ach, dass doch die Menschenherzen von diesen allzu menschlichen Beschränkungen und dunklen Gedanken geläutert würden, die auf ihnen lasten! Vielleicht werden sie, vom Licht der Sonne wahrer Erkenntnis erleuchtet, die Mysterien göttlicher Weisheit erfassen! Überlege: Bliebe die dürre, unfruchtbare Erde dieser Herzen unverwandelt, wie könnten sie je zu Empfängern der Offenbarung der Gottesgeheimnisse werden, zu Offenbarern des göttlichen Wesens? Darum sprach Er: »Am Tage, da die Erde in eine andere Erde verwandelt wird …«Q33
Der Windhauch der Großmut des Königs der Schöpfung hat sogar die sichtbare Erde verwandelt – o würdet ihr doch über die Mysterien göttlicher Offenbarung in euren Herzen nachsinnen!
Und nun begreife den Sinn dieses Verses: »Die ganze Erde wird Ihm nur eine Handvoll sein am Tag der Auferstehung, und die Himmel werden zusammengerollt sein in Seiner Rechten. Preis sei Ihm! Und erhaben ist Er ob dem, was sie Ihm beigesellen.«Q34 Urteile gerecht: Hätten diese Verse den Sinn, den die Menschen ihnen beimessen, von welchem Nutzen, so muss man fragen, könnte dies für den Menschen sein? Überdies ist es offensichtlich, dass keine Hand, die Menschenaugen schauen können, so etwas vollbringen könnte, geschweige denn, dass dies der erhabenen Wesenheit des einen wahren Gottes zugeschrieben werden kann. Nein, dies anzunehmen, wäre reine Gotteslästerung und die völlige Entstellung der Wahrheit. Wenn du sagst, mit diesem Vers seien die Manifestationen Gottes gemeint, die am Tage des Gerichts aufgerufen würden, ein solches Werk zu vollbringen, so ist auch dies weit entfernt von der Wahrheit und wahrlich ohne Nutzen. Hingegen ist mit dem Worte »Erde« die Erde der Einsicht und Erkenntnis gemeint und mit »Himmel« die Himmel göttlicher Offenbarung. Bedenke sodann, wie die einstens ausgebreitete Erde der Erkenntnis und Einsicht im mächtigen Griff Seiner einen Hand zu einer Handvoll wurde und wie Er mit der anderen Hand in den Menschenherzen eine neue, hoch erhabene Erde ausgebreitet hat und damit die frischesten, lieblichsten Blumen und die mächtigsten, hochragenden Bäume aus der erleuchteten Brust des Menschen aufsprießen lässt.
Ebenso sinne darüber nach, wie die erhabenen Himmel der Religionen der Vergangenheit in der Rechten Seiner Macht aufgerollt wurden und wie die Himmel göttlicher Offenbarung auf Gottes Befehl erhöht und durch die Sonne, den Mond und die Sterne Seiner neuen, wundervollen Gebote geschmückt wurden. Das sind die Mysterien der Worte Gottes, die enthüllt und offenbar sind, damit du das Morgenlicht göttlicher Führung erkennst und die Lampe eitlen Wahns und leeren Trugs, des Zauderns und Zweifels mit der Kraft des Vertrauens und der Entsagung löschst, so dass in der innersten Kammer deines Herzens das neugeborene Licht göttlicher Erkenntnis und Gewissheit entzündet wird.
Wisse wahrlich, dass die auf die Offenbarer der heiligen Gottessache zurückgehenden symbolischen Begriffe und dunklen Andeutungen die Völker der Welt prüfen sollen, so dass so die Erde der reinen, erleuchteten Herzen geschieden werde vom vergänglichen, öden Boden. Seit unvordenklicher Zeit war dies der Weg Gottes inmitten Seiner Geschöpfe, wie dies die Berichte der heiligen Bücher bezeugen.
Denke auch über den Vers nach, der über die ›Qiblih‹A13 offenbart wurde.

Als Muḥammad, die Sonne der Prophetenschaft, aus der Morgendämmerung BaṭḥásA14 nach YathribA15 geflohen war, hatte Er beim Gebet Sein Antlitz zunächst weiterhin der heiligen Stadt Jerusalem zugewandt, bis die Juden begannen, über Ihn unziemliche Reden zu führen – Reden, deren Erwähnung diesen Seiten schlecht anstünde und die den Leser ermüdeten.

Muḥammad nahm diese Reden übel auf.

Während Er in Andacht und Verzückung versunken Seinen Blick zum Himmel hob, hörte Er die gütige Stimme Gabriels:

»Wir schauen auf Dich aus der Höhe, wie Du Dein Antlitz dem Himmel zuwendest.

Wir wollen aber, dass Du Dich einer Qiblih zuwendest, die Dir gefällt.«Q35 Später, als der Prophet zusammen mit Seinen Gefährten das Mittagsgebet verrichtete und schon zwei der vorgeschriebenen Raka‘atA16 vollbracht hatte, war wiederum die Stimme Gabriels zu hören:

»Wende Dein Antlitz der heiligen MoscheeA17 zu.«Q36 Mitten im Gebet wandte darum Muḥammad Sein Antlitz von Jerusalem ab und der Ka‘bah zu.

Tiefe Bestürzung überfiel da die Gefährten des Propheten, deren Glaube ernstlich erschüttert wurde.

So groß war ihr Schrecken, dass viele ihr Gebet abbrachen und vom Glauben abfielen.

Wahrlich, Gott hat diesen Aufruhr nur deshalb bewirkt, um Seine Diener zu prüfen.

Sonst hätte Er, der höchste König, die Qiblih nicht geändert, und Jerusalem wäre der ›Punkt der Anbetung‹ in Seiner Sendung geblieben.

So wäre der heiligen Stadt nicht eine Gunst entzogen worden, die ihr einst verliehen worden war.
Keiner der vielen Propheten, die seit der Offenbarung Mose als Boten des Wortes Gottes herabgesandt wurden, wie David, Jesus und andere der größeren Propheten aus dem Zeitraum zwischen den Offenbarungen Mose und Muḥammads, hat jemals das Gesetz der Qiblih geändert. Diese Boten des Herrn der Schöpfung haben allesamt ihre Völker die gleiche Gebetsrichtung einhalten lassen. In den Augen Gottes, des vollkommenen Königs, sind alle Orte der Erde einander gleich außer dem Ort, den Er in den Tagen Seiner Offenbarung zu einem besonderen Zweck erwählt – wie Er gesagt hat: »Gottes ist der Osten und der Westen. Darum, wohin ihr euch auch wendet, da ist Gottes Antlitz.«Q37 Warum sollte also, ungeachtet dieser Wahrheit, die Qiblih geändert und dadurch solche Bestürzung unter dem Volk erregt werden, dass die Gefährten des Propheten schwankend wurden und große Verwirrung in ihrer Mitte entstand? Wahrlich, was so die Menschenherzen mit Bestürzung erfüllt, geschieht nur, um jede Seele am Prüfstein Gottes zu prüfen, damit so die Echten erkannt und von den Falschen unterschieden werden. Darum hat Er nach dem Bruch im Volke offenbart: »Wir haben die Qiblih, die Du wünschtest, nur bestimmt, um den zu erkennen, der dem Gottgesandten folgt, und den, der von Ihm wegläuft.«Q38 »Erschrockene Esel, die vor einem Löwen fliehen.«Q39
Wolltet ihr diese Verse auch nur ein wenig beherzigen, so würdet ihr sicherlich die Tore der Erkenntnis vor eurer inneren Schau geöffnet finden und alles Wissen und dessen Mysterien unverhüllt vor Augen sehen. Dies geschieht nur zur Entwicklung der Menschenseelen, zu ihrer Errettung aus dem Käfig des Selbstes und der Begierde. Denn der wahre König ist in aller Ewigkeit in Seinem Wesen unabhängig vom Erkenntnisvermögen aller, und Er wird ewig in Seinem Sein hoch erhaben über der Anbetung aller Seelen stehen. Ein einziger Hauch aus Seiner Fülle genügt, um die ganze Menschheit mit dem Gewande des Reichtums zu schmücken, und ein Tropfen aus dem Meere Seiner freigebigen Gnade reicht aus, um allen Wesen den Glanz ewigen Lebens zu verleihen. Aber da der göttliche Ratschluss bestimmt hat, dass die Echten von den Falschen unterschieden werden sollen so wie die Sonne vom Schatten, hat Er zu allen Zeiten aus Seinem Reiche der Herrlichkeit die Regenschauer der Prüfung auf die Menschheit herabgesandt.
Würden die Menschen über das Leben der Propheten alter Zeiten meditieren, so verstünden sie viel leichter deren Wege, und ihr Blick bliebe nicht länger verhüllt vor Taten und Worten, die im Widerspruch zu ihrem weltlichen Begehren stehen.

Sie ließen alle aufkommenden Schleier von dem Feuer verzehren, das aus dem Busche göttlicher Erkenntnis lodert, und wohnten sicher auf dem Throne des Friedens und der Gewissheit.

Seht zum Beispiel Mose, den Sohn ‘ImránsA18, einen der erhabenen Propheten und Urheber eines göttlich offenbarten Buches.

Als Er in Seinen früheren Tagen, ehe Seine Berufung verkündet ward, über den Markt ging, sah Er zwei Männer im Streite miteinander.

Einer der beiden bat Mose um Hilfe gegen seinen Widersacher.

Da trat Er dazwischen und erschlug den Angreifer.

Dies bezeugt die Heilige Schrift.

Wollten Wir Einzelheiten anführen, so würde dies zu weit führen und die Argumentation unterbrechen.

Die Kunde von diesem Vorfall verbreitete sich in der Stadt, und Mose ward von Furcht erfüllt, wie im Buche bezeugt ist.A19 Und als die Warnung zu Seinem Ohr drang:

»O Moses, wahrlich, die Obersten beraten, dass sie Dich töten!«Q40, eilte Er aus der Stadt und hielt sich in Midian auf im Dienste des Shu‘ayb.

Bei Seiner Rückkehr betrat Er das heilige Tal der Wildnis des Sinai und hatte dort ein Gesicht des Königs der Einzigkeit in dem »Baume, der weder zum Osten noch zum Westen gehört«Q41.

Dort hörte Er die seelenerschütternde Stimme des Geistes aus dem flammenden Feuer sprechen.

Dieser befahl Ihm, auf die Seelen des Pharao das Licht göttlicher Führung zu gießen, damit Er sie aus dem Schatten im Tale des Selbstes und der Begierde befreie und befähige, zu den Auen himmlischen Entzückens aufzusteigen, dass Er sie alle durch den Salsabíl der Entsagung aus der Verwirrung der Gottferne erlöse und sie in die friedvolle Stadt der göttlichen Gegenwart eintreten lasse.

Als Mose vor den Pharao trat und ihm die von Gott aufgetragene Botschaft brachte, sprach der Pharao anmaßend:

»Bist du nicht der, der einen totschlug und dann ein Ungläubiger wurde?«A20 So hat der Herr der Erhabenheit berichtet, dass der Pharao zu Mose gesagt habe:

»Was für eine Tat hast du begangen!

Du bist ein Undankbarer …!« Und dieser sprach:

Fürwahr, Ich habe es getan.

Ich war einer derer, die sich irrten.

Und da Ich dich fürchtete, floh Ich vor dir.

Aber Mein Herr hat Mir Weisheit verliehen und hat Mich zu einem Seiner Boten gemacht.«A21
Und nun denke im Herzen über die Erschütterung nach, die Gott hervorgerufen hat. Sinne über die seltsamen, mannigfachen Heimsuchungen nach, mit denen Er Seine Diener prüft. Beachte, wen Er plötzlich unter Seinen Dienern erwählt und wem Er den erhabenen Auftrag göttlicher Führung verliehen hat: Einem, der des Totschlags schuldig war, der selbst Seine Grausamkeit zugegeben hatte, der nahezu dreißig Jahre lang vor den Augen der Welt im Hause des Pharao erzogen ward und an seiner Tafel gespeist hatte. War denn Gott, der allmächtige König, nicht fähig, des Mose Hand vom Totschlag zurückzuhalten, so dass Ihm diese Tat, die doch nur Verwirrung und Abscheu unter den Menschen hervorrufen konnte, nicht hätte angelastet werden können?
Ebenso denke auch über die Lage Marias nach.A22 So tief war die Bestürzung dieser edlen Gestalt, so schlimm ihre Lage, dass sie bitterlich beklagte, jemals geboren zu sein. Dies bezeugt der Text des heiligen Verses, worin berichtet wird, wie Maria nach der Geburt Jesu ihr Los beklagte und ausrief: »Ach, wäre ich doch zuvor gestorben und wäre ganz und gar vergessen!«Q42 Ich schwöre bei Gott! Solche Klage verzehrt das Herz und erschüttert die Seele. Nur der Tadel der Feinde und der spitzfindige Spott der Ungläubigen und Verderbten konnte zu solcher Bestürzung und Verzweiflung führen. Bedenke, was konnte Maria den Leuten zur Antwort geben? Wie konnte sie behaupten, dass ein Kind, dessen Vater unbekannt war, vom Heiligen Geist empfangen sei? So nahm Maria, diese tugendsam verhüllte, unsterbliche Gestalt, ihr Kind und kehrte nach Hause zurück. Kaum waren die Augen der Leute auf sie gefallen, als sie schon ihre Stimme erhoben: »O Schwester Aarons! Dein Vater war doch kein schlechter Kerl und deine Mutter keine Dirne!«Q43
Und nun meditiere über diese größte Erschütterung, über diese schmerzliche Prüfung. All diesen Geschehnissen zum Trotz verlieh Gott diesem Wesen des Geistes, Ihm, der bei den Leuten als vaterlos bekannt war, die Herrlichkeit des Prophetentums und machte Ihn zu Seinem Zeugnis für alle, die im Himmel und auf Erden sind.
Beachte, wie sehr die Wege der Manifestationen Gottes so, wie sie der König der Schöpfung vorzeichnet, den Wegen und Wünschen der Menschen zuwider sind! Wenn du das Wesen dieser göttlichen Mysterien verstehen willst, wirst du auch die Absicht Gottes, des Bezaubernden, des Vielgeliebten, begreifen. Du wirst sehen, dass Worte und Werke dieses allmächtigen Herrschers ein und dieselben sind. So kommt es, dass du alles, was du in Seinen Werken siehst, auch in Seinen Worten findest, und alles, was du in Seinen Worten liest, auch in Seinen Werken erkennst. Und wenn auch äußerlich solche Werke und Worte als Feuer der Rache an den Gottlosen erscheinen, so sind sie doch in Wirklichkeit nur Barmherzigkeit für die Gerechten. Wäre das Auge des Herzens geöffnet, so würde es sicherlich erkennen, dass die vom Himmel des Willens Gottes offenbarten Worte mit den Werken, die vom Reiche göttlicher Macht ausstrahlen, in Einklang stehen und ihnen gleich sind.
Und nun, mein Bruder, habe acht: Was würden die Menschen tun, wenn sich heute, in dieser Sendung, Ähnliches ereignete? Ich schwöre bei Ihm, dem wahren Erzieher der Menschenwelt und Offenbarer des Wortes Gottes, dass das Volk Ihn sofort, ohne nachzuforschen, einen Ungläubigen hieße und Ihn zum Tode verurteilte. Wie weit sind sie davon entfernt, der Stimme zu lauschen, die verkündet: Seht, ein Jesus ist aus dem Hauch des Heiligen Geistes hervorgegangen, und ein Mose ist zu einem von Gott bestimmten Auftrag berufen! Wollten sich zehntausend Stimmen erheben, kein Ohr würde darauf hören, wenn Wir sagten, dass einem vaterlosen Kinde die Sendung des Prophetentums verliehen ward oder dass einem Totschläger aus den Flammen des Feuerbusches die Botschaft entgegenscholl: »Wahrlich, wahrlich, Ich bin Gott!«
Wäre das Auge der Gerechtigkeit geöffnet, so würde es im Lichte dieser Ausführungen alsbald erkennen, dass Er, die Ursache und das letzte Ziel aller Dinge, am heutigen Tage offenbar geworden ist. Obwohl sich Ähnliches in dieser Sendung nicht begeben hat, klammert sich das Volk dennoch an leeren Trug, wie ihn die Verworfenen schätzen. Wie schlimm sind die Vorwürfe, die sie gegen Ihn erhoben, wie hart die Verfolgungen, die sie auf Ihn luden, Anschuldigungen und Verfolgungen, wie sie die Menschen noch nicht gesehen und gehört haben!
Großer Gott!

Als der Strom der Äußerung dieses Stadium erreichte, schauten Wir auf, und siehe, vom Morgen der Offenbarung wehte der liebliche Duft Gottes herbei und dem Ṣabá des Ewigen entströmte ein frischer Morgenwind.

Ihre frohe Botschaft erfreute aufs Neue das Herz und spendete der Seele unermessliche Wonne.

Diese Offenbarung machte alles neu und brachte ungezählte, unschätzbare Gaben von dem unerkennbaren Freunde.

Das Kleid menschlichen Lobpreises ist ihrer edlen Gestalt niemals angemessen, und der Mantel der Rede kann ihrer leuchtenden Erscheinung niemals genügen.

Ohne Worte entfaltet sie die inneren Mysterien, und ohne Sprache enthüllt sie die Geheimnisse göttlicher Rede.

Sie lehrt die Nachtigallen auf dem Zweig der Gottferne und der Trennung das Jammern und Wehklagen, unterweist sie in der Kunst, die Wege der Liebe zu finden, und zeigt ihnen das Geheimnis der Herzenshingabe.

Den Blumen des Riḍváns himmlischer Vereinigung offenbart sie die Liebkosungen des entflammten Liebenden und enthüllt ihnen die Anmut des Makellosen.

Den Anemonen im Garten der Liebe schenkt sie die Mysterien der Wahrheit, und der Brust der Liebenden vertraut sie Sinnbilder subtilster geistiger Bedeutungen an.

In dieser Stunde ergießt sich ihre Gnade so freigebig, dass selbst der Heilige Geist sie beneidet.

Dem Tropfen gab sie die Macht der Meereswoge, dem Stäubchen verlieh sie den Glanz der Sonne.

So weithin strömt ihre Güte, dass der übelriechende Käfer den Wohlgeruch des Moschus und die Fledermaus das Licht der Sonne sucht.

Sie hat die Toten mit dem Hauch des Lebens erquickt und lässt sie aus den Gräbern ihrer sterblichen Leiber hervoreilen.

Sie hat die Unwissenden auf den Thron der Gelehrsamkeit gesetzt und die Tyrannen auf den Hochsitz der Gerechtigkeit erhoben.
Das Weltall ist schwanger mit all dieser Gnadenfülle und harret der Stunde, da das Wirken ihrer unsichtbaren Gaben auf dieser Erde offenbar werde, da die Schmachtenden, vom Durst Geplagten zum reinen Kawthar ihres Vielgeliebten gelangen und der in der Wildnis der Gottferne und des Nichtseins verlorene, irrende Wanderer in das Tabernakel des Lebens eingehen und sich mit seinem Vielgeliebten vereinigen wird. In wessen Herzensgrund werden diese heiligen Saaten reifen? In wessen Seelengarten werden die Blumen der unsichtbaren Wirklichkeiten sprießen? Wahrlich, Ich sage, so heftig ist die Macht des Feuers aus dem Busch der Liebe, der im Sinai des Herzens brennt, dass die Ströme der heiligen Verkündigung nimmer seine Flamme sättigen können. Selbst Weltmeere vermögen nimmermehr den brennenden Durst dieses Leviathans zu stillen, und dieser Phönix des unsterblichen Feuers kann nirgends Ruhe finden außer in der Glut des Antlitzes des Vielgeliebten. Darum, o Bruder, entzünde mit dem Öl der Weisheit die Lampe des Geistes in der innersten Kammer deines Herzens und beschirme sie mit dem Schutze des Verstehens, damit der Hauch der Ungläubigen ihre Flamme nicht lösche und ihren Glanz nicht trübe. Also haben Wir die Himmel der Verkündigung durch die Strahlen der Sonne göttlicher Weisheit und Erkenntnis erhellt, auf dass dein Herz Frieden finde und du zu jenen zählest, die sich auf den Schwingen der Gewissheit in die Lüfte der Liebe ihres Herrn, des Allbarmherzigen, erheben.
Und nun Seine Worte: »Und alsdann wird erscheinen das Zeichen des Menschensohnes am Himmel.«Q44 Damit ist gemeint: Wenn sich die Sonne der himmlischen Lehren verfinstert, die Sterne der gottbegründeten Gesetze herabfallen und der Mond wahren Wissens, der Erzieher der Menschheit, sich verdunkelt, wenn die Banner der Führung und der Glückseligkeit stürzen und der Morgen der Wahrheit und Gerechtigkeit in Nacht versinkt, dann wird das Zeichen des Menschensohnes am Himmel erscheinen. »Himmel« bedeutet hier den sichtbaren Himmel; denn sobald die Stunde naht, da die Sonne am Himmel der Gerechtigkeit offenbart wird und die Arche göttlicher Führung das Meer der Herrlichkeit befährt, erscheint ein Stern am Himmel, der seinem Volk jenes größte Licht ankündigt. Ebenso wird am unsichtbaren Himmel ein Stern offenbar werden, der den Völkern der Erde den Anbruch jenes wahren, erhabenen Morgens vermelden wird. Diese zwiefachen Zeichen, am sichtbaren und am unsichtbaren Himmel, haben die Offenbarung eines jeden Propheten Gottes angekündigt, wie allgemein geglaubt wird.
Einer der Propheten war Abraham, der Freund GottesA23. Ehe Er sich offenbarte, hatte Nimrod einen Traum. Daraufhin versammelte er die Wahrsager, die ihm vom Aufgang eines Sternes am Himmel berichteten. Es erschien auch ein Herold, der im ganzen Lande das Erscheinen Abrahams verkündete.
Nach Ihm kam Mose, der mit Gott Zwiesprache hielt. Die Wahrsager jener Zeit warnten den Pharao mit folgenden Worten: »Ein Stern ist am Himmel aufgegangen. Siehe, er kündigt die Empfängnis eines Kindes an, das dein und deines Volkes Geschick in der Hand hält.« Ebenso erschien ein Weiser, der dem Volke Israel in finsterer Nacht eine frohe Botschaft brachte, die den Seelen Trost und den Herzen Gewissheit verhieß. Dies bezeugen die Berichte der heiligen Bücher. Wollten Wir ins Einzelne gehen, so würde diese Schrift zu einem Buch anschwellen. Zudem ist es nicht Unser Wunsch, Geschichten aus vergangenen Zeiten zu erzählen. Gott ist Unser Zeuge: Auch was Wir jetzt erwähnen, geschieht nur aus Unserer zärtlichen Liebe zu dir, damit vielleicht manche Armen auf Erden die Meeresküsten des Reichtums erreichen, die Unwissenden zum Meer des Wissens geleitet und die nach Erkenntnis Dürstenden des Salsabíls göttlicher Weisheit teilhaftig werden. Sonst würde dieser Diener die Betrachtung solcher Berichte als schweren Irrtum und schlimme Übertretung ansehen.
Ebenso wurden, als die Stunde der Offenbarung Jesu nahte, einige Magier dessen gewahr, dass der Stern Jesu am Himmel aufgegangen war. Sie suchten ihn und folgten ihm, bis sie zu der Stadt kamen, die der Königssitz des Herodes war, dessen Herrschaftsgebiet sich in jenen Tagen über das ganze Land erstreckte.
Diese Magier sprachen: »Wo ist der neugeborene König der Juden? Wir haben Seinen Stern gesehen im Morgenland und sind gekommen, Ihn anzubeten.«Q45 Als sie nun nachforschten, fanden sie heraus, dass das Kind in Bethlehem im Lande Judäa geboren war. Dies war das am sichtbaren Himmel offenbarte Zeichen. Was nun das Zeichen am unsichtbaren Himmel betrifft, dem Himmel göttlicher Erkenntnis und Einsicht, so war es JohannesA24, der Sohn des Zacharias, der dem Volke die frohe Botschaft der Manifestation Jesu gab. So hat Er offenbart: »Gott kündigt dir Yaḥyá an, welcher zeugen wird vom Worte Gottes, ein Großer und Reiner.«Q46 Mit dem »Wort« ist Jesus gemeint, dessen Ankunft Yaḥyá voraussagte. Zudem steht in den himmlischen Schriften geschrieben: »Johannes der Täufer predigte in der Wildnis Judäas und sprach: ›Kehret um, denn das Himmelreich ist nahe herbeigekommen.‹«Q47 Johannes ist Yaḥyá.
Desgleichen wurden, ehe die Schönheit Muḥammads enthüllt ward, die Zeichen am sichtbaren Himmel offenbart. Was die Zeichen am unsichtbaren Himmel betrifft, so traten vier Männer auf, die nacheinander dem Volke die frohe Botschaft vom Aufgang dieser göttlichen Sonne ankündigten. Rúzbih, später Salmán genannt, hatte die Ehre, ihnen dienen zu dürfen. Jedes Mal, wenn einer der vier sein Ende vor sich sah, sandte er Rúzbih zum anderen, bis schließlich auch der Vierte seinen Tod nahen fühlte und also zu Rúzbih sprach: »O Rúzbih, begib dich, wenn du meinen Leib zu Grabe getragen, nach dem Ḥijáz, denn dort wird die Sonne Muḥammads aufsteigen. Glücklich bist du, denn du wirst Sein Antlitz schauen.«
Nun zu dieser wunderbaren, höchst erhabenen Sache. Wisse wahrlich, dass viele Astronomen das Erscheinen ihres Sterns am sichtbaren Himmel angekündigt haben; und auch hier erschienen auf Erden Aḥmad und KáẓimA25, diese beiden strahlenden Zwillingslichter – möge Gott ihre Ruhestätten heiligen!
Unsere bisherigen Ausführungen zeigen klar, dass vor der Offenbarung dieser Spiegel göttlichen Wesens die ihre Ankunft ankündigenden Zeichen am sichtbaren Himmel enthüllt werden mussten, aber auch am unsichtbaren Himmel, wo die Sonne des geistigen Wissens, der Mond der Weisheit und die Sterne der Erkenntnis und der Rede ihren Sitz haben. Das Zeichen am unsichtbaren Himmel muss sich in der Gestalt jenes vollkommenen Menschen offenbaren, der vor einer jeden Manifestation erscheint, die Menschen erzieht und auf die göttliche Sonne, das Licht der Einheit Gottes unter den Menschen, vorbereitet.
Nun kommen Wir zu Seinen Worten:

»Und alsdann werden heulen alle Geschlechter auf Erden, und werden sehen kommen des Menschen Sohn in den Wolken des Himmels mit großer Kraft und Herrlichkeit.«Q48 Diese Worte bedeuten, dass in diesen Tagen die Menschen über den Verlust der Sonne göttlicher Schönheit, des Mondes der Erkenntnis und der Sterne göttlicher Weisheit wehklagen werden.

Alsdann aber werden sie das Antlitz des Verheißenen, die angebetete Schönheit, vom Himmel auf den Wolken herabfahren sehen.

Das heißt, dass sich die göttliche Schönheit vom Himmel des Willens Gottes offenbaren und in der des menschlichen Tempels erscheinen wird.

Der Begriff »Himmel« bezeichnet hier Hehrheit und Erhabenheit, da er der Sitz der Offenbarung dieser Manifestationen der Heiligkeit, der Morgenröten altehrwürdiger Herrlichkeit ist.

Diese altehrwürdigen Wesen sind, wenn auch aus dem Mutterleib geboren, in Wirklichkeit vom Himmel des Willens Gottes herabgekommen.

Auch wenn sie auf Erden wohnen, sind ihre wahren Wohnstätten die Ruhesitze der Herrlichkeit in den Reichen der Höhe.

Während sie unter Sterblichen wandeln, sind sie doch in den Himmel der göttlichen Gegenwart erhoben.

Ohne Füße schreiten sie auf dem Pfade des Geistes, ohne Schwingen fliegen sie empor zu den erhabenen Höhen göttlicher Einheit.

Mit jedem Atemzug durcheilen sie die Unendlichkeit des Raumes, in jedem Augenblick durchwandern sie die Reiche des Sichtbaren und des Unsichtbaren.

Auf ihren Thronen steht geschrieben:

»Nichts kann Ihn hindern, sich mit etwas anderem zu befassen«A26, und ihre Sitze tragen die Inschrift:

»Wahrlich, Seine Wege sind alle Tage andere.«Q49 Sie sind entsandt durch die alles überragende Macht des Urewigen der Tage, und sind erhöht durch den erhabenen Willen Gottes, des mächtigsten Königs.

Dies ist mit den Worten gemeint:

»… kommend auf den Wolken des Himmels«.
Das Wort »Himmel« wurde in den Reden der göttlichen Sonnen in vielerlei Weise gebraucht; zum Beispiel der »Himmel des Gebotes«, der »Himmel des Willens«, der »Himmel der göttlichen Absicht«, der »Himmel der göttlichen Erkenntnis«, der »Himmel der Gewissheit«, der »Himmel der Verkündigung«, der »Himmel der Offenbarung«, der »Himmel der Verborgenheit« und dergleichen. In jedem Falle hat Er dem Worte »Himmel« einen besonderen Sinn verliehen, dessen Bedeutung nur denen enthüllt ist, die in die göttlichen Mysterien eingeweiht sind und aus dem Kelche ewigen Lebens getrunken haben. So spricht Er zum Beispiel: »Doch im Himmel ist eure Versorgung und das euch Verheißene«Q50, während es doch eigentlich die Erde ist, die der Versorgung dient. Ähnlich wurde gesagt: »Die Namen kommen vom Himmel herab«, während sie doch aus dem Munde der Menschen hervorgehen. Solltest du den Spiegel deines Herzens vom Staube der Bosheit reinigen, so würdest du den Sinn der symbolischen Begriffe des allumfassenden Gotteswortes in allen Offenbarungen begreifen und die Mysterien göttlichen Wissens entdecken. Doch nicht eher kannst du den strahlenden Morgen wahren Wissens schauen, als bis du mit der Flamme völliger Loslösung die Schleier eitler Gelehrsamkeit, wie sie bei den Menschen im Schwange ist, verbrannt hast.
Merke wohl: Wissen ist von zweierlei Art, göttlich und satanisch. Das eine entspringt dem Born göttlicher Eingebung, das andere ist nur ein Spiegelbild eitler, dunkler Gedanken. Der Quell des einen ist Gott selbst, die Triebkraft des anderen sind die Einflüsterungen selbstsüchtiger Wünsche. Das eine ist geleitet von dem Spruch: »Fürchtet Gott; Gott wird euch lehren«Q51, das andere bestätigt die Wahrheit: »Wissen ist der größte Schleier zwischen dem Menschen und seinem Schöpfer.«A27 Die Früchte des einen sind Geduld, Sehnsucht, wahre Erkenntnis und Liebe, die des anderen nur Anmaßung, Hoffart und Dünkel. In den Worten jener Meister heiliger Rede, welche den Sinn wahren Wissens erläutert haben, ist der Geruch dieser dunklen Lehren, welche die Welt verfinstern, nirgends zu finden. Der Baum solcher Lehren kann nur Laster und Aufruhr zeitigen, er trägt keine andere Frucht als Hass und Neid. Seine Frucht ist tödliches Gift, sein Schatten verzehrendes Feuer. Wie schön ist doch gesagt: »Halte dich an das Gewand deiner Herzenssehnsucht und lasse alle Scheu fahren; die Weltklugen aber lasse gehen, wie berühmt ihr Name auch sei.«A28
Das Herz muss darum geläutert werden von eitlem Menschengeschwätz und geheiligt von allen irdischen Neigungen, so dass es die verborgene Bedeutung göttlicher Eingebung zu entdecken vermag und zur Schatzkammer der Mysterien göttlichen Wissens werde. So wurde gesagt: »Wer auf dem schneeweißen Pfad wandelt und den Spuren der hochroten Säule nachgeht, wird nie zu Seiner Wohnstatt gelangen, es sei denn mit Händen, die rein sind von weltlichem Tand, wie Menschen ihn lieben.« Dies tut vor allem dem not, der diesen Pfad beschreitet. Denke darüber nach, auf dass du mit entschleiertem Auge die Wahrheit dieser Worte erfassest.
Wir sind vom Thema abgewichen, doch alles, was Wir angeführt haben, dient dem Zweck dieser Ausführungen. Bei Gott! So groß auch Unser Wunsch ist, Uns kurz zu fassen, so sehen Wir doch, dass Wir die Feder nicht zügeln können! Wie zahllos sind aber, bei allem schon Gesagten, die Perlen, die aus der Muschel Unseres Herzens noch nicht herausgeschält sind! Wie viele ḤúríA29 der inneren Bedeutung sind noch in den Kammern göttlicher Weisheit verborgen! Keiner hat sich ihnen je genähert, diesen Ḥúrí, »die kein Mensch noch Geist zuvor berührt hat«Q52. Obwohl all dies gesagt wurde, scheint es, als wäre noch kein Buchstabe dieser Ausführungen ausgesprochen, noch kein einziges Zeichen Unseres Zieles enthüllt. Wann wird ein ergebener Sucher zu finden sein, der das Pilgergewand anlegt, zur Ka‘bah seiner Herzenssehnsucht gelangt und ohne Ohr und Zunge die Mysterien göttlicher Sprache entdeckt?
Durch diese klaren, schlüssigen Darlegungen ist also der Sinn des Wortes »Himmel« in dem erwähnten Vers klar und verständlich geworden. Und nun zu Seinen Worten, dass der Menschensohn kommen werde »in den Wolken des Himmels«Q53. Der Begriff »Wolken« bedeutet, was den Wegen und Wünschen der Menschen zuwider ist. So hat Er in dem angeführten Vers offenbart: »Sooft ein Bote zu euch kommt mit dem, was euren Seelen zuwider ist, seid ihr in Hoffart aufgebläht; die einen habt ihr des Betrugs geziehen, die anderen gar erschlagen.«Q54 Diese »Wolken« bedeuten in einem Sinne die Aufhebung der Gesetze, die Ablösung der früheren Sendungen, die Abschaffung von Riten und Bräuchen, die bei den Menschen im Schwange sind, den Vorrang des ungelehrten Gläubigen vor dem gelehrten Gegner des Glaubens. In einem anderen Sinne bedeuten sie das Erscheinen der unsterblichen Schönheit in der Gestalt eines sterblichen Menschen mit menschlichen Beschränkungen wie Essen und Trinken, Armut und Reichtum, Ruhm und Erniedrigung, Schlafen, Wachen und anderem mehr, was bei den Menschengeistern Zweifel erregen und sie abspenstig machen kann. Alle diese Schleier werden sinnbildlich als »Wolken« bezeichnet.
Dies sind die »Wolken«, durch welche die Himmel der Erkenntnis und des Verstehens aller, die auf Erden wohnen, gespalten werden.

So hat Er offenbart:

»An jenem Tage soll der Himmel durch die Wolken gespalten werden.«Q55 So wie die Wolken das Menschenauge daran hindern, die Sonne zu schauen, hindert dieses Geschehen die Menschenseelen, das Licht der göttlichen Sonne zu erkennen.

Das bezeugt die Rede der Ungläubigen, wie im Heiligen Buch offenbart ist:

»Sie sprechen:

Doch was ist’s mit diesem Gottgesandten?

Er isset Speis’ und wandelt in den Gassen?

Ja, wär’ ihm nur herabgesandt ein Engel, der mit ihm wär’, ein Mahner!«Q56 Auch andere Propheten litten unter Armut, Trübsal, Hunger, Leid und den Wechselfällen dieser Welt.

Da diese geheiligten Gestalten solchen Nöten und Bedürfnissen unterworfen sind, war auch das Volk in der Wildnis der Sorgen und Zweifel verloren und von Verwirrung und Bestürzung ergriffen.

Wie konnte, so fragten sie sich, ein solcher Mensch von Gott herabgesandt sein, seine Überlegenheit über alle Menschen und Geschlechter hienieden behaupten und den Anspruch erheben, selbst das Ziel aller Schöpfung zu sein – wie Er gesprochen hat:

»Ich hätte nicht all dies im Himmel und auf Erden erschaffen, wenn nicht für Dich«Q57 –, der doch so trivialen Dingen unterworfen ist?

Du bist doch zweifellos unterrichtet über die Trübsale, die Armut, die Übel und die Erniedrigung, die über alle Propheten Gottes und ihre Gefährten kamen.

Du hast doch gehört, wie die Häupter ihrer Jünger als Geschenke in einige Städte gesandt wurden und wie schrecklich sie gehindert wurden zu tun, was ihnen befohlen ward.

Sie fielen allesamt in die Hände der Feinde Seiner Sache und hatten zu erdulden, was immer jene bestimmten.
Es ist offenbar, dass der Umbruch, zu dem es in jeder Sendung kommt, die finsteren Wolken bildet, welche sich zwischen das Auge menschlichen Begreifens und die göttliche Sonne schieben, die aus dem Aufgangsort des göttlichen Wesens hervorstrahlt. Sieh, wie die Menschen über Generationen blindlings dem Beispiel ihrer Väter folgten und nach den Vorschriften ihres Glaubens erzogen wurden. Müssten diese Menschen plötzlich sehen, dass einer aus ihrer Mitte, der alle menschlichen Begrenzungen mit ihnen teilt, sich erhebt, um alle festgefügten Grundsätze, die ihnen ihr Glaube auferlegte, abzuschaffen, Grundsätze, durch die sie über Jahrhunderte in Zucht gehalten wurden und deren Gegner und Leugner sie als ungläubig, ruchlos und gottlos anzusehen pflegten, so wären sie sicherlich in Schleier gehüllt und unfähig, Seine Wahrheit anzuerkennen. Solche Geschehnisse sind wie »Wolken«A30, welche die Augen derer verschleiern, deren Wesen weder vom Salsabíl der Loslösung gekostet noch vom Kawthar der Erkenntnis Gottes getrunken hat. Solche Menschen werden, wenn sie in diese Lage kommen, so verschleiert, dass sie, ohne im geringsten zu fragen, die Manifestation Gottes einen Ungläubigen nennen und über sie das Todesurteil fällen. Du musst von den Vorgängen gehört haben, wie sie zu allen Zeiten geschahen und auch heute zu beobachten sind.
Wir sollten uns darum mit Gottes unsichtbarem Beistand aufs äußerste bemühen, dass diese dunklen Schleier, diese Wolken vom Himmel gesandter Prüfungen uns nicht daran hindern, die Schönheit Seines leuchtenden Antlitzes zu schauen, und dass wir Ihn nur durch Sein eigenes Selbst erkennen. Und sollten wir nach einem Zeugnis Seiner Wahrheit fragen, so sollten wir uns mit einem einzigen zufriedengeben und nur mit diesem allein, auf dass wir dadurch zu Ihm gelangen, dem Urquell unendlicher Gnade, in dessen Gegenwart aller Überfluss der Welt zu einem Nichts dahinschwindet, und wir Ihn nicht mehr Tag um Tag bekritteln und nicht mehr unserem eitlen Wahn folgen.
Gnädiger Gott! Trotz der Warnung, die in wundervoll symbolischer Sprache mit zarten Andeutungen in vergangenen Zeiten ausgesprochen ward und die die Völker der Welt aufrütteln und sie davor bewahren sollte, ihres Anteils an dem wogenden Meer der Gnade Gottes beraubt zu werden, sind doch die Geschehnisse, wie schon bezeugt, eingetreten! Auch im Qur’án ist davon die Rede, wovon folgender Vers zeugt: »Was können sie erwarten, als dass Gott zu ihnen herabkomme im Schatten der Wolken?«Q58 Einige Geistliche, die sich fest an den Buchstaben des Wortes Gottes hielten, haben diesen Vers als eines der Zeichen der Auferstehung gedeutet, wie sie sie erwarteten, eine Auferstehung, die nur aus ihrem eitlen Wahn geboren ist. Und dies ungeachtet der Tatsache, dass in den meisten himmlischen Büchern ähnliche Hinweise gegeben wurden und sich überall finden, wo von den Zeichen der künftigen Manifestation die Rede ist.
Desgleichen spricht Er:

»Am Tage, da die Himmel einen sichtbaren Rauch hervorbringen, der die Menschheit umhüllt, da wird schmerzliche Trübsal sein.«Q59 Der Allherrliche hat gerade das, was den Wünschen der Gottlosen so zuwider ist, zum Prüfstein und Maßstab bestimmt, womit Er Seine Diener prüft, auf dass die Gerechten von den Gottlosen und die Gläubigen von den Ungläubigen geschieden werden.

Der symbolische Begriff »Rauch« bezeichnet schwerwiegenden Dissens, den Verlust anerkannter Maßstäbe und den völligen Untergang ihrer engstirnigen Vertreter.

Welcher Rauch wäre dichter und erstickender als derjenige, der heutzutage alle Völker der Welt einhüllt, der ihnen zur Qual geworden ist und dem sie, so sehr sie sich auch mühen, nicht entrinnen können.

So wild ist dieses Feuer des Selbstes, das in ihnen brennt, dass sie jeden Augenblick, so scheint es, von neuen Qualen befallen werden.

Je mehr ihnen verkündet wird, dass diese wundersame Sache Gottes, diese Offenbarung vom Allerhöchsten, der ganzen Menschheit kundgemacht wurde und jeden Tag an Größe und Kraft zunimmt, desto wilder lodert in ihren Herzen die Feuersglut.

Je mehr sie der unbezähmbaren Kraft, der hehren Entsagung, der unerschütterlichen Standhaftigkeit an Gottes heiligen Gefährten gewahr werden, die mit Gottes Hilfe Tag um Tag edler und ruhmreicher werden, desto tiefer wütet in ihren Seelen die Verzweiflung.

In diesen Tagen hat – Preis sei Gott! – die Macht Seines Wortes eine solche Überlegenheit über die Menschen erlangt, dass sie kein Wort mehr zu sagen wagen.

Würden sie einem der Gefährten Gottes begegnen, der, so er könnte, freiwillig und freudig zehntausend Leben als Opfer für seinen Geliebten darbrächte, so wäre ihre Furcht so groß, dass sie nach außen hin ihren Glauben an Ihn bekennten, während sie insgeheim Seinen Namen schmähten und verfluchten!

So hat Er offenbart:

»Und wenn sie euch begegnen, sagen sie ›wir glauben‹, doch wenn sie abseits sind, beißen sie sich auf die Fingerspitzen aus Wut über euch.

Sprich: ›Sterbt in eurer Wut!‹ Gott, wahrlich, kennt alle Winkel in eurer Brust.«Q60
Binnen kurzem werden deine Augen die Banner göttlicher Souveränität in allen Regionen entrollt sehen und die Zeichen Seiner triumphierenden Macht und Herrschaft offenbar in allen Landen. Da die meisten Geistlichen den Sinn dieser Verse nicht erfasst und auch die Bedeutung des Tages der Auferstehung nicht begriffen haben, haben sie diese Verse töricht nach ihrem eitlen, unzulänglichen Verständnis ausgelegt. Der eine wahre Gott ist Mein Zeuge! Schon wenig Fassungskraft würde genügen, dass sie aus der symbolischen Sprache dieser Verse all das herausläsen, was der Zweck Unserer Darlegungen ist, und dass sie durch die Gnade des Allerbarmers zum strahlenden Morgen der Gewissheit gelangten. Dies sind die Akkorde der himmlischen Melodie, die der unsterbliche Himmelsvogel, der auf dem Sadrih Bahás trillert, über dich ergießt, auf dass du mit Gottes Erlaubnis den Pfad göttlicher Erkenntnis und Weisheit beschreitest.
Und nun, was Seine Worte betrifft: »Und Er wird senden Seine Engel …«Q61 »Engel« sind jene, die, durch die Kraft des Geistes gestärkt, mit dem Feuer der Liebe Gottes alle menschlichen Züge und Begrenzungen getilgt und sich mit den Zeichen der erhabensten Wesen und der Cherubim bekleidet haben. Ṣádiq, jener HeiligeA31, sagt in seiner Lobrede auf die Cherubim: »Da steht eine Schar unserer shí‘itischen Gefährten hinter dem Thron.« Verschieden und mannigfach sind die Deutungen der Worte »hinter dem Thron«. In einem Sinne sagen sie, dass es keine wahren Shí‘iten gibt. So hat er an einer anderen Stelle gesagt: »Ein wahrer Gläubiger gleicht dem Stein der Weisen.« Sich sodann an seinen Zuhörer wendend, spricht er: »Hast du jemals den Stein der Weisen gesehen?« Bedenke, wie diese symbolische Sprache, die beredsamer ist als jede noch so direkte Rede, bezeugt, dass es keinen wahren Gläubigen gibt. Dies ist das Zeugnis Ṣádiqs. Seht nun, wie viele es sind, die – selbst unfähig, den Duft des Glaubens einzuatmen – in ihrer Ungerechtigkeit gerade diejenigen als Ungläubige verdammen, durch deren Wort der Glaube erkannt und gestiftet wird.
So wurden diese heiligen Wesen, die über alle menschlichen Begrenzungen erhaben, mit den Zeichen des Geistes versehen und den edlen Zügen des Heiligen geschmückt sind, »Engel« genannt. Das ist die Bedeutung dieser Verse, von denen jedes Wort mit Hilfe der lichtvollsten Texte, der überzeugendsten Gründe und der bestgeführten Beweise gedeutet wurde.
Da die Christen den verborgenen Sinn dieser Worte nie erfassten, da die von ihnen und ihren Führern erwarteten Zeichen nicht erschienen, lehnen sie es bis heute ab, die Wahrheit der Manifestationen der Heiligkeit anzuerkennen, die seit den Tagen Jesu erschienen sind.

So haben sie sich selbst der Ausgießung von Gottes heiliger Gnade und der Wunder Seiner göttlichen Rede beraubt.

So tief sind sie gesunken, heute, am Tage der Auferstehung!

Sie haben nicht begriffen, dass niemand die Zeichen der Manifestationen Gottes – wenn sie jeweils dem Text anerkannter Überlieferungen entsprächen und im sichtbaren Reich erschienen – ablehnen oder sich von ihnen abwenden könnte, dass sich der Gesegnete dann nicht von dem Elenden unterschiede, der Übertreter nicht von dem Gottesfürchtigen.

Urteile gerecht:

Sollten sich die Prophezeiungen der Evangelien buchstäblich erfüllen, sollte Jesus, der Sohn der Maria, von Engeln begleitet aus dem sichtbaren Himmel auf Wolken herabkommen – wer wagte es da, nicht zu glauben?

Wer wagte es, die Wahrheit hochmütig zu verwerfen?

Nein, solche Bestürzung ergriffe alle Bewohner der Erde, dass sich keine Seele fähig fühlte, auch nur ein Wort zu äußern, wie viel weniger denn die Wahrheit zu verwerfen oder anzunehmen.

Viele christliche Geistliche haben sich Muḥammad widersetzt, weil sie diese Wahrheiten falsch verstanden, und ihren Protest in solche Worte gekleidet:

»Wenn Du wirklich der verheißene Prophet bist, warum bist Du dann nicht, wie in unserer heiligen Schrift verheißen, von Engeln begleitet, die mit der verheißenen Schönheit herabkommen sollen, um Ihm bei Seiner Offenbarung beizustehen und Ihm als Warner für Sein Volk zu dienen?« So hat der Allherrliche ihren Einwand verzeichnet:

»Ja, wär’ ihm nur herabgesandt ein Engel, der mit ihm wär’, ein Mahner!«Q62
Solchen Protest und solchen Meinungsstreit gab es zu allen Zeiten.

Die Menschen, stets geübt in blendendem Wortgefecht, haben töricht eingewandt:

»Warum ist nicht dieses oder jenes Zeichen erschienen?« Solches Unheil kam nur deshalb über sie, weil sie blindlings den Geistlichen ihrer Zeit folgten, wenn sie diese Verkörperungen der Loslösung, diese heiligen, göttlichen Wesen annahmen oder ablehnten.

In ihre selbstsüchtigen Wünsche verstrickt, nach vergänglichen, nichtigen Zielen trachtend, fanden diese Führer, dass die göttlichen Sonnen nicht dem Maßstab ihres Wissens und Verständnisses entsprachen und im Widerspruch standen zu ihrer Denkweise und ihrem Urteil.

Da sie Gottes Wort und die Sprüche und Traditionen der Buchstaben der Einheit nur wörtlich interpretierten und gemäß ihrem mangelhaften Verständnis erklärten, haben sie sich selbst und ihr Volk der mildtätigen Schauer der Gnade und Barmherzigkeit Gottes beraubt.

Und doch dienen sie dieser wohlbekannten Tradition zum Zeugnis:

»Wahrlich, Unser Wort ist dunkel, verwirrend dunkel.«Q63 An anderer Stelle ist gesagt:

»Unsere Sache ist schmerzlich prüfend und höchst verwirrend.

Niemand kann sie ertragen, er sei denn vom Himmel begünstigt oder ein erleuchteter Prophet oder einer, dessen Glauben Gott geprüft hat.«Q64 Jene Geistlichen räumen ein, dass keine dieser drei Bedingungen auf sie zutrifft.

Die ersten beiden Bedingungen sind ganz offensichtlich jenseits ihrer Einflusssphäre, und was die dritte betrifft, so liegt es offen zutage, dass sie zu keiner Zeit sich in solchen von Gott gesandten Prüfungen bewährt haben, und dass sie, wenn der göttliche Prüfstein erschien, sich nur als Abschaum erwiesen.
Großer Gott! Die Geistlichen erkennen die Wahrheit dieser Tradition an. Gleichwohl erheben sie, die selbst noch über dunkle Fragen der Theologie im Zweifel sind und darüber im Streit liegen, den Anspruch, die Subtilitäten des Gottesgesetzes zu erläutern und die innersten Geheimnisse Seines heiligen Wortes zu erklären. Dreist behaupten sie, die Traditionen über den erwarteten Qá’im seien noch nicht erfüllt, während sie selbst außerstande sind, den Duft der Bedeutung dieser Überlieferungen zu atmen. Diese törichten Geistlichen sind sich noch immer nicht der Tatsache bewusst, dass alle geweissagten Zeichen eingetroffen sind, dass der Weg der heiligen Gottessache enthüllt ist und die Schar der Gläubigen mit Blitzesschnelle eben jetzt auf diesem Wege dahineilt, während sie selbst noch immer darauf warten, Zeugen verheißener Zeichen zu sein. Sprich: O ihr Toren! So wartet denn wie jene, die vor euch gewartet haben!
Fragte man sie nach den Zeichen, die die Offenbarung und den Aufstieg der Sendung Muḥammads ankündigen müssen und auf die Wir schon hingewiesen haben, deren sich aber keines im buchstäblichen Sinn erfüllt hat, und spräche man zu ihnen: »Warum habt ihr die Ansprüche verworfen, die die Christen und die Völker anderer Religionen gestellt haben, und warum betrachtet ihr sie als Ungläubige?«, so erwiderten sie, um die Antwort verlegen: »Diese Bücher wurden verfälscht; sie sind nicht von Gott und waren es nie gewesen.« Überlege: Der Wortlaut der Verse selbst ist schon beredter Zeuge der Wahrheit, dass sie von Gott sind. Ein ähnlicher Vers ist auch im Qur’án offenbart – o würdet ihr es doch begreifen! Wahrlich, Ich sage: In dieser ganzen Zeit haben sie niemals begriffen, was mit dem Verfälschen des Textes gemeint ist.
Ja, in den Schriften und Reden der Spiegel, die die Sonne der Sendung Muḥammads widerstrahlen, ist von einer »Änderung durch die erhabenen Wesen« und von einer »Änderung durch die Hochmütigen« die Rede.

Solche Stellen beziehen sich jedoch nur auf Sonderfälle.

Unter ihnen ist auch die Geschichte von Ibn-i-Ṣúríyá.

Als die Leute von KhaybarA32 den Brennpunkt der islámischen Offenbarung über die gesetzliche Strafe für den Ehebruch eines verheirateten Mannes mit einer verheirateten Frau befragten, antwortete Muḥammad und sprach:

»Das Gesetz Gottes ist Tod durch Steinigung.« Daraufhin protestierten sie und sagten:

»Ein solches Gesetz ist im Pentateuch nicht offenbart.« Muḥammad antwortete und sprach:

»Welchen eurer Rabbinen betrachtet ihr als anerkannte Autorität, als zuverlässigen Kenner der Wahrheit?« Da einigten sie sich auf Ibn-i-Ṣúríyá.

Muḥammad ließ ihn kommen und sprach:

»Ich beschwöre dich bei Gott, der das Meer für euch zerteilte, der Manna auf euch regnen ließ und die Wolke sandte, euch zu beschatten, der euch vom Pharao und seinem Volke befreite und euch über alle menschlichen Wesen erhob, uns zu sagen, was Mose bestimmt hat bei Ehebruch zwischen einem verheirateten Mann und einer verheirateten Frau.« Er gab zur Antwort:

»O Muḥammad!

Tod durch Steinigung sagt das Gesetz.« Muḥammad bemerkte:

»Wie kam es dann, dass dieses Gesetz aufgehoben wurde und unter den Juden nicht mehr in Kraft ist?« Er antwortete und sprach:

»Als Nebukadnezar Jerusalem den Flammen übergab und die Juden tötete, überlebten dies nur wenige.

Angesichts der höchst geringen Zahl der Juden und der großen Menge Amalekiter berieten die Geistlichen jener Zeit miteinander und kamen zu dem Schluss, dass, wenn sie das Gesetz des Pentateuch anwendeten, jeder Überlebende, der aus der Hand Nebukadnezars freigekommen war, nach dem Befehl des Buches hätte zum Tode verurteilt werden müssen.

Aufgrund solcher Überlegungen haben sie die Todesstrafe abgeschafft.« Unterdessen gab Gabriel Muḥammads erleuchtetem Herzen diese Worte ein:

»Sie verfälschen den Text des Wortes Gottes.«Q65
Dies ist eines der Beispiele, auf das hingewiesen wurde. Wahrlich, »Verfälschen« des Textes bedeutet nicht das, was diese törichten, erbärmlichen Seelen wähnen. So behaupten manche, jüdische und christliche Geistliche hätten aus dem Buche die Verse entfernt, die die Gestalt Muḥammads erhöhen und verherrlichen, und hätten dafür das Gegenteil eingefügt. Wie dumm und irreführend sind doch diese Reden! Kann ein Mensch, der an ein Buch glaubt und es für von Gott eingegeben hält, dieses verstümmeln? Übrigens war der Pentateuch über den ganzen Erdkreis und nicht nur in Mekka und Medina verbreitet, so dass man dort insgeheim seinen Text hätte verfälschen und verdrehen können. Nein, mit der Verfälschung des Textes ist das gemeint, was heute alle islámischen Geistlichen tun, nämlich Gottes heiliges Buch auslegen, wie es ihrem eitlen Wahn und ihren nichtigen Wünschen entspricht. Als die Juden zur Zeit Muḥammads die Verse des Pentateuch, die sich auf Seine Manifestation bezogen, nach ihren eigenen Vorstellungen auslegten und sich mit Seinen heiligen Worten nicht zufrieden gaben, wurden sie der »Verfälschung« des Textes bezichtigt. Ebenso ist offensichtlich, dass das Volk des Qur’án heute, soweit es die Zeichen der erwarteten Manifestation anbelangt, den Text des heiligen Buches verfälscht, indem es ihn nach seinen Neigungen und Wünschen interpretiert.
In einem anderen Fall spricht Er: »Ein Teil von ihnen hörte Gottes Wort, und als sie es verstanden, verdrehten sie es und wussten dabei, was sie getan.«Q66 Auch dieser Vers zeigt, dass der Sinn des Wortes Gottes verfälscht wurde, nicht aber, dass die betreffenden Worte getilgt worden sind. Wer gesunden Menschenverstand hat, wird diese Wahrheit bezeugen.
Bei anderer Gelegenheit spricht Er: »Wehe denen, die mit eigener Hand das Buch verfälschend abschreiben und dann sagen: ›Dies ist von Gott‹, damit sie es zu einem geringen Preis verkaufen.«Q67 Dieser Vers wurde unter Hinweis auf die Geistlichen und Führer des jüdischen Glaubens offenbart. Diese Geistlichen schrieben, um den Reichen zu gefallen, um weltlicher Nebeneinkünfte wegen und um ihrem Neid und Unglauben freien Lauf zu lassen, einige Abhandlungen, in denen sie die Ansprüche Muḥammads zurückwiesen und ihre Darlegungen mit solchen Argumenten versahen, dass es unschicklich wäre, sie zu erwähnen. Dabei behaupteten sie, dass diese Argumente aus dem Texte des Pentateuch abgeleitet seien.
Das gleiche erleben wir heutzutage. Bedenke die Fülle von Anschuldigungen, welche die törichten Geistlichen dieser Zeit in ihren Schriften gegen diese wundervolle Sache erhoben. Wie nichtig ist ihr Wahn, diese Verleumdungen seien im Einklang mit den Versen in Gottes heiliger Schrift und dem Urteil von Menschen mit Einsicht!
Wenn Wir auf diese Geschehnisse hinweisen, so ist Unsere Absicht, dich zu warnen: Sollten sie behaupten, die Verse des Evangeliums mit den angegebenen Zeichen seien verfälscht worden, sollten sie sie verwerfen und sich stattdessen an andere Verse und Überlieferungen halten, so solltest du wissen, dass ihre Worte unwahr und bare Verleumdung sind. Ja, die »Verfälschung« des Textes in dem von Uns erläuterten Sinne hat es tatsächlich in verschiedenen Fällen gegeben. Einige davon haben Wir erwähnt, damit jeder, der scharfen Sinnes ist, sehe, dass einigen Ungelehrten unter den Heiligen die Meisterschaft der Gelehrsamkeit verliehen wurde, damit böswillige Widersacher nicht länger behaupten, ein bestimmter Vers zeige eine »Verfälschung« des Textes an, und andeuten, dass Wir aus Mangel an Erkenntnis auf solche Dinge zu sprechen kamen. Schließlich wurden die meisten Verse, die eine »Verfälschung« des Textes anzeigen, im Hinblick auf das jüdische Volk offenbart – o würdet ihr doch die Inseln der qur’ánischen Offenbarung erforschen!
Auch hörten Wir die Behauptung einiger Toren, der ursprüngliche Text der himmlischen Evangelien sei bei den Christen nicht mehr vorhanden und zum Himmel aufgestiegen. Wie schlimm haben sie sich geirrt! Wie wenig bedachten sie dabei, dass solch eine Behauptung einer gnädigen, liebevollen Vorsehung schwerste Ungerechtigkeit und Tyrannei unterstellt! Wie könnte Gott, nachdem die Sonne der Schönheit Jesu den Augen Seines Volkes entschwunden und zum vierten Himmel aufgestiegen war, Sein heiliges Buch, Sein größtes Zeugnis unter Seinen Geschöpfen, ebenfalls verschwinden lassen? Was wäre diesem Volke geblieben, woran es sich vom Untergang der Sonne Jesu bis zum Aufstieg der Sonne der Sendung Muḥammads hätte halten können? Welches Gesetz sollte ihr Anker und ihr Führer sein? Warum sollten solche Menschen zum Opfer des rächenden Zornes Gottes, des allmächtigen Rächers, gemacht werden, warum sollten sie von der Geißel der Züchtigung durch den himmlischen König getroffen werden? Und vor allem: Warum sollte der Gnadenstrom des Allgütigen ins Stocken geraten? Wie könnte das Meer Seiner sanften Barmherzigkeit zur Ruhe kommen? Wir nehmen Zuflucht bei Gott vor dem, was sich Seine Geschöpfe über Ihn ausgedacht haben. Erhaben ist Er über ihr Begreifen.
Lieber Freund! Nun, da das Licht von Gottes unvergänglichem Morgen anbricht, da der Glanz Seiner heiligen Worte: »Gott ist das Licht der Himmel und der Erde«Q68 die ganze Menschheit erleuchtet, da die Unverletzlichkeit Seines Tabernakels durch Seinen geheiligten Spruch: »Gott war gewillt, Sein Licht vollkommen zu machen«Q69 verkündet wird und da die Hand der Allmacht, die Sein Zeugnis: »In Seinem Griff hält Er das Reich aller Dinge«Q70 trägt, über alle Völker und Geschlechter auf Erden ausgestreckt ist, ziemt es uns, uns zu rüsten. Dann mag es geschehen, dass wir durch Gottes Gnade und Gunst in die himmlische Stadt »Wahrlich, wir sind Gottes« eingehen und in der erhabenen Wohnstätte »Und zu Ihm kehren wir zurück«Q71 weilen. Es ist deine Pflicht, mit Gottes Erlaubnis das Auge deines Herzens von den Dingen dieser Welt zu läutern, damit du der Unendlichkeit göttlicher Erkenntnis gewahr werdest und so klar die Wahrheit schauest, dass du keines Beweises ihrer Wirklichkeit mehr bedarfst, noch irgendeines Zeichens, das ihr Zeugnis bestätigt.
O du eifriger Sucher! Solltest du dich in das heilige Reich des Geistes erheben, so würdest du Gott so offenbar und erhaben über alle Dinge erkennen, dass deine Augen nichts sähen außer Ihm. »Gott war allein, niemand war da neben Ihm.«Q72 So hehr ist diese Stufe, dass kein Zeugnis davon künden kann und kein Beweis Seiner Wahrheit gerecht wird. Würdest du den geheiligten Bereich der Wahrheit erforschen, so fändest du, dass alle Dinge nur durch das Licht Seiner Erkenntnis erkannt werden, dass Er seit jeher nur durch Ihn selbst erkannt worden ist und dass dies immerdar so sein wird. Wenn du im Lande des Zeugnisses wohnst, dann sei zufrieden mit dem, was Er offenbart hat: »Ist es nicht genug für sie, dass Wir auf Dich das Buch herabgesandt haben?«Q73 Dies ist das Zeugnis, das Er selbst bestimmt hat. Einen größeren Beweis als diesen gibt es nicht und wird es niemals geben: »Dieser Beweis ist Sein Wort, Sein eigenes Selbst, das Zeugnis Seiner Wahrheit.«
Und nun bitten Wir das Volk des Bayán, alle die Gelehrten, die Weisen, Geistlichen und Zeugen unter ihnen, nicht die Wünsche und Ermahnungen zu vergessen, die in ihrem Buche offenbart sind. Lasst sie allezeit ihren Blick auf das Wesentliche ihrer Sache heften, damit sie dann, wenn Er, die Quintessenz der Wahrheit, die innerste Wirklichkeit aller Dinge, die Quelle allen Lichtes, sich offenbart, sich nicht an bestimmte Stellen des Buches halten und Ihm zufügen, was in der Sendung des Qur’án geschehen ist. Denn Er, der König göttlicher Macht, ist wahrlich imstande, mit einem Buchstaben Seiner wundersamen Worte den Lebensodem des ganzen Bayán und seines Volkes auszutilgen, mit einem Buchstaben ihnen ein neues, unsterbliches Leben zu verleihen, so dass sie sich erheben und hervoreilen aus den Gräbern ihrer eitlen, selbstischen Wünsche. Habt Acht, seid wachsam und bedenket, dass alle Dinge im Glauben an Ihn ihre Vollendung finden, im Erreichen Seines Tages und in der Erkenntnis Seiner göttlichen Gegenwart. »Frömmigkeit besteht nicht darin, dass ihr euer Gesicht nach Osten oder nach Westen wendet, sondern fromm ist, wer an Gott glaubt und an den Jüngsten Tag.«Q74 O Volk des Bayán! Höre auf die Wahrheit, zu der Wir dich ermahnen, damit du vielleicht unter dem Schatten Schutz suchest, der am Tage Gottes über der ganzen Menschheit ausgebreitet sein wird.

Zweiter Teil

Wahrlich, Er, die Sonne der Wahrheit, der Offenbarer des höchsten Wesens, hat allezeit die unbestrittene Souveränität über alles im Himmel und auf Erden, selbst wenn kein Mensch auf Erden zu finden wäre, der Ihm gehorchte. Er, wahrlich, ist unabhängig von aller irdischen Herrschaft, sollte Er auch jeder Macht bar sein. So offenbaren Wir dir die Mysterien der Sache Gottes und verleihen dir die Edelsteine göttlicher Weisheit, damit du dich vielleicht auf den Schwingen der Entsagung zu jenen Höhen erhebest, die vor den Augen der Menschen verschleiert sind.
Es ist Sinn und Zweck dieser Ausführungen, denen, die reinen Herzens und geheiligten Geistes sind, zu enthüllen und aufzuzeigen, dass die Sonnen der Wahrheit und die Spiegel des Lichtes göttlicher Einheit unwandelbar mit allbezwingender Macht versehen und mit unbesiegbarer Souveränität bekleidet sind, in welchem Zeitalter und Zyklus sie auch aus den unsichtbaren Wohnstätten altehrwürdiger Herrlichkeit in diese Welt herabgesandt wurden, um die Menschenseelen zu erziehen und allen erschaffenen Dingen Gnade zu erweisen. Denn diese verborgenen Edelsteine, diese versteckten, unsichtbaren Schatzkammern sind in sich selbst offenbar und rechtfertigen die Wirklichkeit der heiligen Worte: »Wahrlich, Gott tut, was immer Er will, und befiehlt, was immer Ihm gefällt.«A33
Jedem verständigen, erleuchteten Herzen ist offenbar, dass Gott, die unerforschliche Wesenheit, das göttliche Sein, unermesslich erhaben ist über alle menschlichen Merkmale wie leibliche Existenz, Aufstieg und Abstieg, Ausgang und Rückkehr. Fern sei es Seiner Herrlichkeit, dass des Menschen Zunge angemessen Sein Lob künden oder des Menschen Herz Sein unergründliches Mysterium erfassen könnte. Er ist und war von jeher in der altehrwürdigen Ewigkeit Seines Wesens verhüllt und wird in Seiner Wirklichkeit dem Schauen der Menschen ewiglich verborgen bleiben. »Keine Schau erfasst Ihn, Er aber erfasst alle Schau; Er ist der Scharfsinnige, der Allsehende.«Q75 Kein Band unmittelbaren Verkehrs kann Ihn an Seine Geschöpfe binden. Hoch erhaben steht Er über aller Trennung und Verbindung, Nähe und Ferne. Kein Zeichen kann Seine Gegenwart oder Abwesenheit künden, denn durch ein Wort Seines Befehles wurden alle im Himmel und auf Erden ins Dasein gerufen, und durch Seinen Wunsch, den Urwillen selbst, sind alle aus gänzlichem Nichtsein in das Reich des Seins, in die Welt des Sichtbaren, getreten.
Gnädiger Gott! Wie könnte eine Verwandtschaft oder nur mögliche Verbindung gedacht werden zwischen Seinem Wort und denen, die daraus erschaffen sind? Der Vers: »Gott warnt euch vor sich selbst«Q76 zeugt klar für die Richtigkeit Unserer Argumentation, und das Wort: »Gott war allein, niemand war da neben Ihm«Q77 ist ein sicheres Zeugnis seiner Wahrheit. Zu allen Zeiten haben die Propheten Gottes und ihre Erwählten, die Geistlichen, Wissenden und Weisen einmütig ihr Unvermögen erkannt, dieses reinste Wesen aller Wahrheit zu begreifen, und ihre Unfähigkeit eingestanden, Ihn, die innerste Wirklichkeit aller Dinge, zu erfassen.
Das Tor der Erkenntnis des Altehrwürdigen der Tage ist so vor dem Antlitz aller Wesen verschlossen. Darum hat der Quell unendlicher Gnade nach Seinem Vers: »Seine Gnade ist größer denn alle Dinge; Meine Gnade hat sie alle umfangen«A34 jene leuchtenden Edelsteine der Heiligkeit aus dem Reiche des Geistes in der edlen Gestalt des menschlichen Tempels erscheinen und allen Menschen offenbar werden lassen, auf dass sie der Welt die Mysterien des unveränderlichen Seins schenken und ihr von Seinem reinen, unsterblichen Wesen künden. Diese geheiligten Spiegel, diese Aufgangsorte altehrwürdiger Herrlichkeit sind allesamt auf Erden die Vertreter Dessen, der die Sonne der Welt, ihr Wesen und ihr letztes Ziel ist. Von Ihm geht ihre Erkenntnis und Macht aus, von Ihm leitet sich ihre Souveränität ab. Die Schönheit ihres Antlitzes ist nur eine Widerspiegelung Seines Bildes, ihre Offenbarung ein Zeichen Seiner unsterblichen Herrlichkeit. Sie sind die Schatzkammern göttlicher Erkenntnis, die Verwahrungsorte himmlischer Weisheit. Durch sie wird eine Gnade vermittelt, die unendlich ist, und durch sie wird das Licht enthüllt, das nimmer verlöschen kann. So hat Er gesprochen: »Kein Unterschied ist zwischen Dir und ihnen, außer, dass sie Deine Diener und von Dir erschaffen sind.«A35 Dies ist die Bedeutung der Überlieferung: »Ich bin Er, Er selbst, und Er ist Ich, Ich selbst.«
Die Traditionen und Sprüche, die sich auf Unseren Gegenstand beziehen, sind verschieden und mannigfach.

Wir haben es Uns um der Kürze willen versagt, sie alle anzuführen.

Nein fürwahr, alles in den Himmeln und auf Erden ist ein unmittelbarer Beweis dafür, dass sich darin Gottes Attribute und Namen offenbaren, da jedes Atom die Zeichen verwahrt, welche für die Offenbarung des größten Lichtes beredtes Zeugnis ablegen.

Mich dünkt, ohne die Wirkkraft dieser Offenbarung könnte kein Wesen je bestehen.

Wie hell strahlen die Sonnen der Erkenntnis in einem Atom, wie weit hin wogen die Meere der Weisheit in einem Tropfen!

In höchstem Grade gilt dies für den Menschen, der von allem Erschaffenen mit dem Gewande solcher Gaben bekleidet und für die Herrlichkeit einer solchen Auszeichnung auserkoren wurde!

Denn in ihm sind alle Namen und Attribute Gottes potentiell in einem Maße offenbart, das von keinem erschaffenen Wesen übertroffen wird.

Alle diese Namen und Eigenschaften treffen auf ihn zu.

So hat Er gesagt:

»Der Mensch ist Mein Geheimnis, und Ich bin sein Geheimnis.«Q78 Mannigfaltig sind die Verse, die in allen himmlischen Büchern und heiligen Schriften wiederholt zu diesem schwierigsten, erhabensten Thema offenbart worden sind.

So hat Er offenbart:

»Wir werden ihnen sicherlich Unsere Zeichen zeigen in der Welt und in ihnen selbst.«Q79 Weiter spricht Er:

»Und auch in euch selbst, wollt ihr da nicht die Zeichen Gottes schauen?«Q80 Und wiederum offenbart Er:

»Und seid nicht wie jene, die Gott vergessen und die Er darum ihr eigenes Selbst vergessen ließ.«Q81 In diesem Zusammenhang hat Er, der ewige König – mögen die Seelen aller, die im mystischen Tabernakel wohnen, ein Opfer für Ihn sein – gesprochen:

»Wer sich selbst erkannt hat, hat Gott erkannt.«Q82
Ich schwöre bei Gott, o du geschätzter und geehrter Freund! Solltest du diese Worte in deinem Herzen erwägen, du würdest sicherlich die Tore göttlicher Weisheit und unendlicher Erkenntnis vor deinem Antlitz weit geöffnet finden.
Aus dem Gesagten wird deutlich, dass alle Dinge in ihrem innersten Wesenskern die Offenbarung der Namen und Attribute Gottes bezeugen.

Jedes ist, je nach seiner Fähigkeit, ein Zeichen und Ausdruck der Erkenntnis Gottes.

So mächtig und umfassend ist diese Offenbarung, dass sie alles Sichtbare und Unsichtbare umfängt.

So hat er offenbart:

»Hat irgendetwas außer Dir eine Kraft der Offenbarung, die Dir fehlt, so dass es Dich hätte sichtbar machen können?

Blind ist das Auge, das Dich nicht wahrnimmt.«Q83 Ebenso hat der ewige König gesprochen:

»Kein Ding habe ich geschaut, ich hätte denn Gott in ihm, Gott vor ihm oder Gott hinter ihm geschaut.«Q84 Auch heißt es in der Traditionensammlung des KumaylA36:

»Siehe, ein Licht strahlt auf aus dem Morgen der Ewigkeit, und siehe, seine Wellen sind in die innerste Wirklichkeit aller Menschen eingedrungen.« Der Mensch, das edelste und vollkommenste aller erschaffenen Wesen, übertrifft sie alle an Stärke dieser Offenbarung und ist ein umfassender Ausdruck ihrer Herrlichkeit.

Von allen Menschen sind die vollendetsten, die ausgezeichnetsten und vollkommensten die Manifestationen der Sonne der Wahrheit.

Ja, alle außer ihnen leben durch das Wirken ihres Willens; sie bewegen sich und verdanken ihr Sein ihrem Gnadenstrom.

»Wenn nicht für Dich, hätte Ich die Sphären nicht erschaffen.«Q85 Nein, alle schwinden in ihrer heiligen Gegenwart zu äußerstem Nichts, zu einem vergessenen Wesen dahin.

Die menschliche Zunge kann niemals angemessen ihren Lobpreis singen, menschliche Rede nie ihr Mysterium enthüllen.

Diese Brennpunkte der Heiligkeit, diese Ersten Spiegel, die das Licht unvergänglicher Herrlichkeit widerstrahlen, sind nur ein Ausdruck von Ihm, dem Unsichtbaren der Unsichtbaren.

Durch die Offenbarung dieser Edelsteine göttlicher Tugend sind alle Namen und Attribute Gottes wie Erkenntnis und Kraft, Souveränität und Herrschaft, Barmherzigkeit und Weisheit, Herrlichkeit, Freigebigkeit und Gnade enthüllt.
Diese Attribute Gottes waren niemals bestimmten Propheten verliehen und anderen vorenthalten. Nein, alle Propheten Gottes, Seine wohlbegnadeten, Seine heiligen und erwählten Boten sind ohne Ausnahme die Träger Seiner Namen und die Verkörperungen Seiner Attribute. Sie unterscheiden sich nur in der Stärke ihrer Offenbarung und in der Wirkkraft ihres Lichtes. So hat Er offenbart: »Einige Sendboten haben Wir die anderen überragen lassen.«Q86 Es leuchtet daher ein, dass sich in den Gestalten dieser Propheten und Erwählten Gottes das Licht Seiner unendlichen Namen und erhabenen Attribute spiegelt, auch wenn das Licht einiger dieser Attribute durch diese leuchtenden Tempel den Augen der Menschen äußerlich nicht enthüllt wurde. Dass eine bestimmte Eigenschaft Gottes durch diese Wesen der Loslösung nach außen hin nicht offenbart wurde, besagt keineswegs, dass sie, die Morgenröten der Attribute Gottes und Schatzkammern Seiner heiligen Namen, diese nicht wirklich besessen hätten. Darum sind diese erleuchteten Seelen, diese schönen Antlitze, allesamt mit allen Attributen Gottes wie Souveränität, Herrschaft und dergleichen ausgestattet, mögen sie auch dem äußeren Anschein nach aller irdischen Majestät beraubt sein. Dies ist jedem einsichtigen Auge offenbar und bedarf keines Beweises.
Fürwahr, die Völker der Welt sind nun ermattet und niedergeschlagen; sie schmachten vor Durst im Tale eitlen Wahns und des Eigensinns, weil sie versäumten, bei den leuchtenden, kristallklaren Quellen göttlicher Erkenntnis die innere Bedeutung der heiligen Gottesworte zu suchen. Sie sind weit abgeirrt von den frischen, durststillenden Wassern und versammeln sich um einen Salztümpel, der bitter schmeckt. Von ihnen sprach die Taube der Ewigkeit: »Und wenn sie den Pfad der Rechtschaffenheit sehen, so wollen sie ihn nicht als ihren Pfad annehmen; sehen sie aber den Pfad des Irrtums, so nehmen sie ihn als ihren Weg. Dies, weil sie Unsere Zeichen als Lüge behandelten und ihrer nicht achteten.«Q87
Dies legt davon Zeugnis ab, was in dieser wunderbaren, erhabenen Sendung geschehen ist. Myriaden heiliger Verse sind aus dem Himmel der Macht und der Gnade herabgekommen, doch niemand hat sich ihnen zugewandt; alle haben sich an die Worte von Menschen gehalten, die keinen Buchstaben verstehen von dem, was sie reden. Aus diesem Grunde hat das Volk unbestreitbare Wahrheiten wie diese bezweifelt und ist so des Riḍváns göttlicher Erkenntnis und der ewigen Auen himmlischer Weisheit verlustig gegangen.
Und nun, um in Unserer Beweisführung fortzufahren: Warum trat die Souveränität des Qá’im, die durch die Texte der überlieferten Traditionen bestätigt und durch die leuchtenden Sterne der islámischen Sendung der Nachwelt vermittelt wurde, nicht im geringsten zutage? Sogar das Gegenteil ist geschehen: Wurden Seine Gefährten und Jünger nicht von den Menschen gepeinigt, sind sie nicht immer noch Opfer des grimmigen Widerstandes ihrer Feinde? Führen sie nicht heute noch das Leben erniedrigter, hilfloser Sterblicher? Wahrlich, die dem Qá’im zugeschriebene Souveränität, von der in den Schriften die Rede ist, ist eine Realität, deren Wahrheit niemand bezweifeln kann. Diese Souveränität ist jedoch nicht die Herrschaft, die sich die Menschen fälschlicherweise vorstellen. Überdies haben die alten Propheten allesamt, wenn sie dem Volke ihrer Zeit die nächste Offenbarung ankündigten, stets nachdrücklich auf die Souveränität hingewiesen, mit der die verheißene Manifestation gewisslich bekleidet sein müsse. Dies bezeugen die Berichte in den Schriften der Vergangenheit. Souveränität wird nicht allein dem Qá’im beigemessen, dieses Attribut und alle anderen Namen und Attribute Gottes sind allen Manifestationen Gottes vor und nach Ihm verliehen, denn sie sind, wie schon ausgeführt, die Verkörperungen der Attribute Gottes, des Unsichtbaren, und die Offenbarer der göttlichen Mysterien.
Überdies bedeutet Souveränität die dem Qá’im innewohnende, alles umfassende, alles durchdringende Macht, die Ihm wesenseigen ist, ob Er nun in der Welt mit der Majestät irdischer Herrschaft bekleidet erscheint oder nicht.

Dies hängt einzig vom Willen und Gefallen des Qá’im selbst ab.

Du wirst alsbald erkennen, dass die Begriffe Souveränität, Reichtum, Leben, Tod, Gericht und Auferstehung, von denen in den Schriften der Vergangenheit die Rede ist, nicht das bedeuten, was dieses Geschlecht wähnt.

Souveränität ist vielmehr jene höchste Herrschaft, die in allen Sendungen der Manifestation, der Sonne der Wahrheit, innewohnt und von ihr ausgeht.

Diese Souveränität ist die geistige Überlegenheit über alles im Himmel und auf Erden, die Er im höchsten Maße innehat, eine Herrschaft, die sich, wenn die Zeit erfüllt ist, der Welt im genauen Verhältnis zu ihrer Fassungskraft und geistigen Aufnahmebereitschaft enthüllt, so wie die Souveränität Muḥammads, des Gesandten Gottes, heute unter dem Volke offenbar ist.

Du bist dir aber dessen bewusst, was Seinem Glauben in den frühen Tagen Seiner Sendung widerfahren ist.

Mit welch schmerzlichem Leid hat die Hand der Ungläubigen und Irrenden, der Geistlichen jener Zeit und ihrer Genossen, dieses geistige Wesen, dieses reinste, heiligste Sein heimgesucht!

Wie viele Dornen und Disteln haben sie auf Seinen Pfad gestreut!

In seinem gottlosen, satanischen Wahn sah dieses nichtswürdige Geschlecht offenbar in jedem Unrecht, das diesem unsterblichen Wesen angetan wurde, ein Mittel, ewige Glückseligkeit zu erlangen, denn die anerkannten Geistlichen jener Zeit, wie ‘Abdu’lláh Ubayy, Abú-‘Ámir – der Eremit, Ka‘b Ibn-i-Ashraf und Naḍr Ibn-i-Ḥárith, behandelten Ihn alle als Betrüger und nannten Ihn einen Irren und Verleumder.

So schlimme Anklagen erhoben sie gegen Ihn, dass, wollte Ich sie aufzählen, Gott der Tinte verbieten würde zu fließen, Unserer Feder, sich zu bewegen, oder dem Blatt, sie zu ertragen.

Diese böswilligen Vorwürfe wiegelten das Volk auf, sich gegen Ihn zu erheben und Ihn zu peinigen.

Wie bitter ist eine solche Qual, wenn die Geistlichen der Zeit ihre Hauptanstifter sind, wenn sie Ihn vor ihrem Gefolge öffentlich brandmarken, Ihn aus ihrer Mitte verstoßen und Ihn einen Schurken nennen!

Ist solches nicht auch diesem Diener widerfahren, wie alle bezeugen?
Aus diesem Grunde rief Muḥammad: »Kein Prophet Gottes hat solches Unrecht erlitten, wie Ich es erlitt.« Im Qur’án sind alle Verleumdungen und Vorwürfe verzeichnet, die gegen Ihn vorgebracht wurden, wie auch die Trübsale, die Er erlitt. Seht dort nach, damit ihr unterrichtet seid, wie es Seiner Offenbarung erging. So schmerzlich war Seine Lage, dass eine Zeitlang niemand mehr mit Ihm und Seinen Gefährten verkehrte. Wer immer sich zu Ihm gesellte, fiel der unerbittlichen Grausamkeit Seiner Feinde zum Opfer.
Wir werden in diesem Zusammenhang nur einen Vers aus diesem Buch anführen. Wenn du ihn mit einsichtsvollen Augen betrachtest, wirst du während der verbleibenden Tage deines Lebens die Unbill Muḥammads, dieses ungerecht behandelten, unterdrückten Gottesboten, beklagen. Dieser Vers wurde zu einer Zeit offenbart, da Muḥammad erschöpft und bekümmert unter der Wucht der Feindschaft des Volkes und seiner unaufhörlichen Quälereien schmachtete. Inmitten Seiner Pein hörte Er die Stimme Gabriels, die vom Sadratu’l-Muntahá her rief: »Wenn Dir ihr Widerstand schmerzlich ist – dann suche doch, wenn Du kannst, ein Loch in der Erde oder eine Leiter in den Himmel.«Q88 Der Sinn dieses Verses ist, dass es in Seinem Fall keine Hilfe gab und dass sie nicht von Ihm ablassen würden, es sei denn, Er verbärge sich in den Tiefen der Erde oder nähme Seinen Flug zum Himmel.
Bedenke, wie sehr sich alles gewandelt hat! Sieh, wie viele Herrscher das Knie vor Seinem Namen beugen! Wie zahlreich sind die Völker und Reiche, die in Seinem Schatten Schutz suchen, Seinem Glauben huldigen und sich dessen rühmen! Von den Kanzeln steigen heute Worte des Lobpreises auf, die in äußerster Demut Seinen gesegneten Namen verherrlichen, von den Spitzen der Minarette tönt der Ruf, der die Schar Seines Volkes versammelt, Ihn anzubeten. Selbst die Könige der Erde, die es abgelehnt haben, Seinen Glauben anzunehmen und das Gewand des Unglaubens abzulegen, bestätigen doch die Größe und überwältigende Erhabenheit dieser Sonne göttlicher Gnade. So steht es um Seine irdische Souveränität, deren Beweise du überall schauen kannst. Diese Souveränität muss sich noch zu Lebzeiten einer jeden Manifestation Gottes oder aber nach ihrem Aufstieg zu ihrer wahren Wohnstätte in den Reichen der Höhe offenbaren und festigen. Was du heute erlebst, ist nur eine Bestätigung dieser Wahrheit. Diese geistige Überlegenheit jedoch, die von allem Anfang an gewollt war, wohnt ihnen inne und umkreist sie von Ewigkeit zu Ewigkeit. Sie kann nicht einen Augenblick von ihnen geschieden sein. Ihre Herrschaft umfasst alles im Himmel und auf Erden.
Auch das Folgende ist ein Beweis der Souveränität Muḥammads, der Sonne der Wahrheit:

Hast du nicht gehört, wie Er mit einem einzigen Vers Licht von Finsternis, die Gerechten von den Frevlern und die Gläubigen von den Ungläubigen geschieden hat?

Alle Zeichen und Anspielungen auf den Tag des Gerichts, von denen du gehört hast – wie die Auferstehung der Toten, der Tag der Abrechnung, das Jüngste Gericht und anderes –, sind durch die Offenbarung dieses Verses klar enthüllt worden.

Die offenbarten Worte waren ein Segen für die Gerechten, die sie vernahmen und ausriefen:

»O Gott, unser Herr, wir hören und gehorchen.«A37 Sie gereichten dem Volke des Unrechts zum Fluche, das sie auch vernahm und sagte:

»Wir hören und wir lehnen uns auf.«Q89 Diese Worte, scharf wie Gottes Schwert, haben die Gläubigen von den Ungläubigen und den Vater vom Sohn geschieden.

Du hast sicherlich auch erfahren, wie die, die sich zu Seinem Glauben bekannten, und die, die ihn verwarfen, gegeneinander gekämpft und um ihren Besitz gestritten haben.

Wie viele Väter haben sich von ihren Söhnen abgewandt, wie viele Liebende haben ihre Geliebten gemieden!

So erbarmungslos scharf hat dieses wundersame Schwert Gottes geschnitten, dass es alle verwandtschaftlichen Bande trennte!

Betrachte andererseits die allesverschmelzende Kraft Seines Wortes.

Sieh, wie Menschen, unter die der Satan des Selbstes über Jahre die Saaten der Bosheit und des Hasses gesät hatte, durch ihre Ergebenheit gegenüber dieser wundersamen, übernatürlichen Offenbarung so miteinander verschmolzen wurden, dass man meinen könnte, sie seien den gleichen Lenden entsprungen.

So stark ist die bindende Kraft des Gotteswortes, das die Herzen derer eint, die auf alles außer Ihn verzichten, an Seine Zeichen glauben und aus der Hand der Herrlichkeit den Kawthar von Gottes heiliger Gnade trinken.

Und schließlich:

Wie viele Völker verschiedenen Glaubens, sich streitender Bekenntnisse und gegensätzlicher Mentalität haben vom neu belebenden Duft der göttlichen Frühlingszeit im Riḍván Gottes Atem geschöpft, sich in das neue Gewand göttlicher Einheit gekleidet und aus dem Kelch Seiner Einzigkeit getrunken!
Dies ist die Bedeutung des wohlbekannten Wortes: »Wolf und Lamm sollen weiden zugleich.«Q90 Seht die Unwissenheit und Torheit derer, die den alten Völkern gleich immer noch harren, Zeugen der Zeit zu werden, da diese Tiere gemeinsam auf einer Aue weiden. Wie tief sind sie gesunken. Mich dünkt, ihre Lippen haben nie den Kelch der Erkenntnis berührt, ihre Füße nie den Pfad der Gerechtigkeit betreten. Von welchem Nutzen wäre es überdies für die Welt, wenn so etwas geschähe? Wie treffend hat Er über sie gesagt: »Herzen haben sie, mit denen sie nicht verstehen, und Augen haben sie, mit denen sie nicht sehen.«Q91
Sieh, wie mit diesem einen Vers aus dem Himmel des göttlichen Willens die Welt und alles darinnen von Ihm zur Rechenschaft gezogen wurde. Wer Seine Wahrheit anerkannte und sich Ihm zuwandte, dessen gute Werke wogen seine Missetaten auf, und alle seine Sünden wurden ihm vergeben. Dadurch ist die Wahrheit folgender Worte über Ihn bestätigt: »Schnell ist Er im Abrechnen.«Q92 So wandelt Gott Ungerechtigkeit in Rechtschaffenheit – o würdet ihr doch die Reiche göttlicher Erkenntnis erforschen und die Geheimnisse Seiner Weisheit ergründen! Ebenso erlangte jeder, der am Kelch der Liebe teilhatte, seinen Teil am Weltmeer ewiger Gnade und an den Regenschauern unvergänglicher Barmherzigkeit; er ging in das Leben des Glaubens ein, in das himmlische, das ewige Leben. Doch wer sich von jenem Kelch abwandte, der ward zu ewigem Tode verdammt. Die Worte »Leben« und »Tod« bedeuten in den heiligen Schriften das Leben des Glaubens und den Tod des Unglaubens. Die meisten haben, weil sie die Bedeutung dieser Worte nicht zu fassen vermochten, die Gestalt der Manifestation verworfen und verschmäht; sie haben sich des Lichtes Seiner göttlichen Führung beraubt und es abgelehnt, dem Beispiel dieser unsterblichen Schönheit zu folgen.
Als das Offenbarungslicht des Qur’án im heiligen Herzen Muḥammads entflammt war, gab Er dem Volke Sein Urteil über den Jüngsten Tag, über die Auferstehung, das Gericht, das Leben und den Tod. Daraufhin wurden die Banner des Aufruhrs gehisst und die Türen des Spottes aufgestoßen. So hat Er, der Geist Gottes, berichtet, was von den Ungläubigen gesprochen wurde: »Und sagst du: ›Nach dem Tode werdet ihr sicherlich auferweckt‹, so rufen die Ungläubigen ganz gewiss: ›Das ist ja nichts als offenbare Zauberei.‹«Q93 Und ein andermal spricht Er: »Wenn du dich wunderst, wunderlich ist wahrlich ihr Gerede: ›Was! Wenn wir Staub geworden sind, sollen wir hernach zu einer neuen Schöpfung werden?‹«Q94 Darum ruft Er an einer anderen Stelle voll Zorn: »Sind Wir denn durch die erste Schöpfung ermattet? Und dennoch bezweifeln sie eine neue Schöpfung!«Q95
Da die Kommentatoren des Qur’án und die Buchstabengläubigen die innere Bedeutung der Gottesworte nicht verstanden und deren eigentlichen Zweck nicht zu fassen vermochten, suchten sie nach den Regeln der Grammatik zu beweisen, dass das Wort ›idhá‹A38, wenn es der Vergangenheitsform vorangeht, sich immer auf die Zukunft beziehe.

Später aber waren sie bei dem Versuch, die Verse des Buches, in denen dieser Begriff nicht vorkommt, zu erklären, peinlich verwirrt.

So hat Er offenbart:

»Und es ertönte die Posaune, und sieh, der angedrohte Tag ist da!

Und jede Seele wird zur Rechenschaft gerufen, und mit ihr gehen ein Treiber und ein Zeuge.«Q96 Bei der Auslegung dieser und ähnlicher Verse haben sie manchmal argumentiert, das Wort ›idhá‹ sei inbegriffen.

In anderen Fällen haben sie sinnlos darüber gestritten, dass der Tag des Gerichts, weil er unvermeidlich sei, als ein Geschehnis nicht der Zukunft, sondern der Vergangenheit erscheine.

Wie hohl ist ihre Sophisterei, wie schmerzlich ihre Blindheit!

Sie weigern sich, den Posaunenstoß anzuerkennen, der in der Offenbarung Muḥammads eine so deutliche Sprache spricht.

Sie berauben sich selbst des neu belebenden Gottesgeistes, von dessen Hauch sie erfüllt ist, und warten töricht darauf, den Posaunenton des Seraph Gottes zu hören, der doch nur einer Seiner Diener ist!

Wurden nicht der Seraph, der Engel des Gerichtstages, und seinesgleichen durch das Wort Muḥammads eingesetzt?

Sprich:

Was!

Wollt ihr das, was gut für euch ist, hingeben für das, was schlecht ist?

Nichtswürdig ist, was ihr euch da fälschlich eingetauscht habt!

Wahrlich, ihr seid ein übles Volk in schmerzlichem Verlust.
Nein, mit »Posaune« ist der Posaunenruf der Offenbarung Muḥammads gemeint, der im Herzen des Weltalls erscholl, und die »Auferstehung« ist Seine öffentliche Verkündigung der Gottessache. Er hieß die Irrenden und Widerspenstigen, sich zu erheben und aus den Gräbern ihrer Leiber zu eilen, schmückte sie mit dem Prachtgewand des Glaubens und erquickte sie mit dem Hauch eines neuen, wunderbaren Lebens. Darum ließ sich zu der Stunde, da Muḥammad, diese göttliche Schönheit, sich entschloss, eines der in den Sinnbildern »Auferstehung«, »Gericht«, »Paradies« und »Hölle« verborgenen Mysterien zu enthüllen, Gabriel – die Stimme der Eingebung – vernehmen: »Binnen kurzem werden sie den Kopf über Dich schütteln und sagen: ›Wann soll dies geschehen?‹ Sprich: ›Dies kann in Bälde geschehen.‹«Q97 Der tiefere Sinn dieses Verses allein genügt schon den Völkern der Welt – o würden sie es doch in ihrem Herzen bedenken!
Gnädiger Gott! Wie weit ist dieses Volk vom Wege Gottes abgeirrt! Obgleich der Tag der Auferstehung durch die Offenbarung Muḥammads angekündigt wurde, obwohl Sein Licht und Seine Zeichen die Erde und alles darinnen umfangen hatten, verhöhnten sie Ihn und gaben sich Trugbildern hin, welche die Geistlichen seinerzeit in ihrem leeren, eitlen Wahn ersonnen hatten. So haben sie sich des Lichtes himmlischer Gnade und der Regenschauer göttlicher Barmherzigkeit beraubt. Fürwahr, der gemeine Käfer kann niemals den Duft der Heiligkeit verspüren, und die Fledermaus der Finsternis kann nie den Glanz der Sonne ertragen.
Ähnliches begab sich in den Tagen aller Manifestationen Gottes. Jesus sprach: »Ihr müsset von neuem geboren werden.«Q98 Und wiederum sagte Er: »Es sei denn, dass jemand geboren werde aus Wasser und Geist, so kann er nicht in das Reich Gottes kommen. Was vom Fleisch geboren wird, das ist Fleisch; und was vom Geist geboren wird, das ist Geist.«Q99 Der Sinn dieser Worte ist: Wer immer in einer Sendung aus dem Geist geboren und durch den Hauch der Manifestation der Heiligkeit beseelt ist, gehört wahrlich zu denen, die zum »Leben« und zur »Auferstehung« gelangt und in das »Paradies« der Liebe Gottes eingegangen sind. Und wer nicht zu ihnen gehört, ist zum »Tod« und zur »Gottferne«, zum »Feuer« des Unglaubens und zum »Zorn« Gottes verurteilt. In allen Schriften, in den Büchern und Chroniken lautet das Urteil über die, deren Lippen nicht vom lieblich reinen Kelche wahrer Erkenntnis gekostet haben und deren Herzen der Gnade des Heiligen Geistes an ihrem Tage beraubt waren, auf Tod, Feuer, Blindheit, Mangel an Verständnis und Gehör. So wie schon früher vermerkt wurde: »Herzen haben sie, mit denen sie nicht verstehen.«Q100
An anderer Stelle des Evangeliums wird berichtet, wie eines Tages der Vater eines Jüngers Jesu gestorben war und wie der Jünger den Tod seines Vaters Jesus mitteilte und Ihn bat: »Herr, erlaube mir, dass ich zuvor hingehe und meinen Vater begrabe«Q101, worauf Jesus, dieses Wesen der Loslösung, antwortete und sprach: »Lasse die Toten ihre Toten begraben.«Q102
Ähnliches geschah, als zwei Leute aus Kúfih zu ‘Alí, dem Gebieter der Gläubigen, kamen. Der eine besaß ein Haus und wollte es verkaufen; der andere sollte der Käufer sein. Sie hatten vereinbart, dass dieses Rechtsgeschäft mit Wissen ‘Alís abgeschlossen werden sollte. Er aber, der Vertreter des Gottesgesetzes, wandte sich an den Schreiber und sprach: »Schreibe: ›Ein Toter hat von einem Toten ein Haus gekauft. Dieses Haus hat vier Grenzen: Die eine reicht an die Gruft, die andere an das Grabgewölbe, die dritte an den Ṣiráṭ, die vierte an das Paradies oder an die Hölle.‹« Bedenke, wären diese beiden Seelen vom Posaunenruf ‘Alís belebt worden und hätten sie sich durch die Macht seiner Liebe aus dem Grabe des Irrtums erhoben, so wäre das Urteil des Todes sicherlich nicht über sie gesprochen worden.
Zu allen Zeiten hatten die Propheten Gottes und ihre Erwählten nur das eine Ziel, die geistige Bedeutung der Begriffe »Leben«, »Auferstehung« und »Gericht« einzuschärfen. Wer nun ein wenig über diesen Ausspruch ‘Alís in seinem Herzen nachdenkt, der wird sicherlich alle in den Worten »Grab«, »Gruft«, »Ṣiráṭ«, »Paradies« und »Hölle« verborgenen Geheimnisse entdecken. Aber sieh, wie seltsam und jämmerlich das Volk eingekerkert ist im Grab des Selbstes, wie es in den tiefsten Tiefen der Begierde begraben liegt. Würdest du nur einen Tautropfen der kristallklaren Wasser göttlicher Erkenntnis erlangen, so verstündest du alsbald, dass wahres Leben nicht das Leben des Fleisches, sondern das Leben des Geistes ist. Denn das Leben des Fleisches ist Mensch und Tier gemein, während das Leben des Geistes nur denen eigen ist, die reinen Herzens sind, die aus dem Meere des Glaubens getrunken und von der Frucht der Gewissheit ihren Teil erlangt haben. Ein solches Leben kennt keinen Tod, eine solche Existenz ist von Unsterblichkeit gekrönt. So wurde gesagt: »Ein wahrer Gläubiger ist, wer sowohl in dieser Welt als auch in der künftigen lebt.« Wäre mit »Leben« dieses irdische Leben gemeint, so müsste es der Tod unzweifelhaft hinwegraffen.
Ähnlich bezeugen die Berichte aller Schriften diese hehre Wahrheit, dieses höchst erhabene Wort. So ist auch folgender Vers des Qur’án, der über Ḥamzih, den ›Fürsten der Märtyrer‹A39, und Abú-Jahl offenbart worden ist, ein klarer Beweis und ein sicheres Zeugnis der Wahrheit Unserer Aussage: »Ist wohl, wer tot war und Wir machten ihn lebendig, und gaben ihm ein Licht, darin zu wandeln vor den Menschen, ist er wie der im Finstern geht, und kommet nie heraus?«Q103 Dieser Vers kam vom Himmel des Urwillens herab zu einer Zeit, da Ḥamzih schon mit dem heiligen Mantel des Glaubens bekleidet und Abú-Jahl bereits zunehmend in unversöhnliche Feindschaft und Unglauben geraten war. Aus dem Born der Allmacht und dem Quell ewiger Heiligkeit kam das Urteil, das Ḥamzih ewiges Leben verlieh und Abú-Jahl zu ewiger Verdammnis verurteilte. Dies war das Signal, das in den Herzen der Gottlosen die Feuer des Unglaubens mit heißester Flamme entfachte und sie offen herausforderte, Seine Wahrheit zurückzuweisen. Sie schrien laut: »Wann starb Ḥamzih? Wann ist er auferstanden? Zu welcher Stunde ward ihm solches Leben verliehen?« Da sie den Sinn dieses hehren Spruches nicht verstanden und keine Erleuchtung bei den anerkannten Interpreten des Glaubens suchten, auf dass diese ihnen ein paar Tropfen vom Kawthar göttlicher Erkenntnis übermittelten, entbrannten solche Feuer des Unheils unter ihnen.
Du selbst bist heute Zeuge, wie das Volk, ob hoch oder niedrig, trotz des Strahlenglanzes der Sonne göttlicher Erkenntnis diesen verworfenen Ausgeburten des Fürsten der Finsternis folgt und sie immerfort um Hilfe angeht, wenn komplizierte Fragen der Theologie zu klären sind.

Doch da es ihnen an Erkenntnis gebricht, geben sie Antworten, die ihren Ruf und ihr Ansehen nicht gefährden.

Es ist offenbar, dass diese Seelen, gemein und erbärmlich wie der Aaskäfer, an den Moschusdüften der Ewigkeit keinen Anteil haben und niemals in den Riḍván himmlischen Entzückens eingegangen sind.

Wie sollten sie da anderen den unvergänglichen Wohlgeruch der Heiligkeit übermitteln können?

So sind ihre Wege, und so werden sie immer sein.

Nur die werden zur Erkenntnis des Gotteswortes gelangen, die sich Ihm zuwenden und die Verkörperungen Satans zurückweisen.

So hat Gott wiederum das Gesetz des Tages Seiner Offenbarung bestätigt und mit der Feder der Macht auf die mystische, hinter dem Schleier himmlischer Herrlichkeit verborgene Tafel geschrieben.

So du diese Worte hörst und über ihre äußere und innere Bedeutung in deinem Herzen nachdenkst, wirst du den Sinn all der verworrenen Fragen begreifen, welche heutzutage zu unüberwindlichen Schranken zwischen den Menschen und der Erkenntnis des Tages des Gerichts geworden sind.

Dann wird es für dich keine Fragen mehr geben, die dich verwirren.

Gebe Gott, dass du nie leer und mit dürstenden Lippen von den Küsten des Weltmeeres göttlicher Barmherzigkeit heimkehrest, ohne Anteil aus dem unvergänglichen Heiligtum deiner Herzenssehnsucht.

So zeige denn, was dein Suchen und Mühen vollbringen wird.
Wir fassen zusammen: Wir wollen mit der Darlegung dieser Wahrheiten die Souveränität Dessen beweisen, der der König der Könige ist. Sei gerecht: Ist die Souveränität die höhere, die durch den Ausspruch eines Wortes einen so durchdringenden Einfluss, eine solche Überlegenheit und ehrfurchtgebietende Majestät offenbart, oder ist es die weltliche Herrschaft der Könige auf Erden, die trotz ihrer Sorge um ihre Untertanen und ihrer Hilfe für die Armen nur einer äußerlichen, flüchtigen Ergebenheit sicher sein können, während die Menschen im Herzen weder Zuneigung noch Respekt aufbringen? Hat nicht jene Souveränität durch die Macht eines Wortes die ganze Welt unterworfen, erquickt und neubelebt? Wie kann der niedere Staub sich mit Ihm, dem Herrn der Herren, vergleichen? Welche Zunge könnte sich unterfangen, den unermesslichen Unterschied zwischen beiden zu beschreiben? Nein, fürwahr, kein Vergleich reicht an das geweihte Heiligtum Seiner Souveränität heran. Dächte der Mensch tief darüber nach, so bemerkte er wohl, dass selbst der Diener an Seiner Schwelle über alles Erschaffene herrscht! Dies wurde schon bezeugt und wird sich in Zukunft bestätigen.
Dies ist nur eine der Bedeutungen der geistigen Souveränität, welche Wir gemäß der menschlichen Fassungskraft dargelegt haben. Denn Er, der Urheber aller Wesen, dieses verherrlichte Antlitz, ist der Quell solcher Wirkkräfte, wie sie weder dieser Unterdrückte enthüllen noch dieses unwürdige Volk begreifen kann. Unermesslich erhaben ist Er über den Lobpreis Seiner Herrschaft durch Menschenzungen. Verherrlicht ist Er über all das, was sie Ihm andichten.
Nun denke nach in deinem Herzen: Wäre Souveränität irdische Herrschaft und weltliche Macht, bestünde sie in Unterwerfung und äußerlicher Gefolgschaft aller Völker und Geschlechter auf Erden – wobei also Seine Geliebten hoch geehrt und in Frieden gelassen, Seine Feinde dagegen erniedrigt und gepeinigt würden –, so wäre eine solche Souveränität Gott, dem Quell aller Herrschaft, unangemessen, Ihm, dessen Majestät und Macht alle Dinge bezeugen. Denn kannst du nicht bestätigen, dass die Menschheit größtenteils von Seinen Feinden beherrscht wird? Haben sich die Menschen nicht allesamt vom Pfade Seines Wohlgefallens abgewandt? Haben sie nicht getan, was Er verboten hat, und unterlassen, nein sogar verschmäht und bekämpft, was Er befohlen hat? Waren Seine Freunde nicht immer die Opfer der Tyrannei Seiner Feinde? All dies ist offenbarer als der Glanz der Mittagssonne.
Darum wisse, der du fragst und suchst, dass in den Augen Gottes und Seiner Erwählten irdische Herrschaft noch nie einen Wert hatte. Wenn man zudem Überlegenheit und Herrschaft als irdische Überlegenheit und weltliche Macht deutet, so wirst du außerstande sein, folgende Verse zu erklären: »Und wahrlich, Unsere Heerscharen werden siegen.«Q104 Und: »Gerne wohl würden sie Gottes Licht mit dem Munde ausblasen. Aber Gott ist gewillt, Sein Licht noch vollkommener strahlen zu lassen, mag es auch den Ungläubigen zuwider sein.«Q105 Und: »Er ist der Herr über alle Dinge.«Q106 Das meiste im Qur’án bezeugt diese Wahrheit.
Wären die eitlen Behauptungen dieser verächtlichen Toren wahr, so hätten sie keine andere Wahl, als alle diese heiligen Verse und himmlischen Andeutungen zu verwerfen. Kein Kriegsheld war auf Erden so erhaben und Gott so nahe wie Ḥusayn, ‘Alís Sohn; unübertrefflich und unvergleichlich war er. »Keiner war auf der Welt, der ihm gleich oder ebenbürtig war.« Doch musst du ja gehört haben, wie es ihm ergangen ist. »Gottes Fluch über das Volk der Tyrannei!«Q107
Wäre der Vers: »Und wahrlich, Unsere Heerscharen werden siegen«Q108 wörtlich auszulegen, so leuchtet es ein, dass er keinesfalls auf die Erwählten Gottes und auf Seine Heerscharen passt, denn Ḥusayn, dessen Heldentum wie die Sonne leuchtet, wurde unterworfen und zerschmettert und musste zuletzt in Karbilá, im Lande Ṭaff, den Kelch des Martyriums trinken. Ähnlich der heilige Vers: »Gerne wohl würden sie Gottes Licht mit dem Munde ausblasen. Aber Gott ist gewillt, Sein Licht noch vollkommener strahlen zu lassen, mag es auch den Ungläubigen zuwider sein.«Q109 Wäre er wörtlich auszulegen, so entspräche er niemals der Wahrheit, denn äußerlich gesehen haben die Völker der Erde zu allen Zeiten das Licht Gottes erstickt und Seine Lampen gelöscht. Wie sollte da die überlegene Souveränität dieser Lampen zu erklären sein? Was könnte die Macht des göttlichen Willens, »Sein Licht noch vollkommener strahlen zu lassen«, bedeuten? Wie schon dargelegt, war die Feindschaft der Ungläubigen so groß, dass keine dieser göttlichen Sonnen je eine Zuflucht gefunden oder den Kelch der Ruhe gekostet hat. So schwer war ihre Bedrängnis, dass der geringste unter den Menschen diesen Inbegriffen des Seins antun konnte, wonach es ihm gerade gelüstete. Die Leute wussten von diesem Leid und ließen es zu. Wie soll ein solches Volk fähig sein, Gottes Wort, diese Verse ewiger Herrlichkeit, zu verstehen und zu erklären?
Doch bedeuten diese Verse nicht, was sie sich vorstellen. Der tiefere Sinn der Begriffe »Überlegenheit«, »Macht« und »Einfluss« eröffnet eine ganz andere Bedeutungsebene. Betrachte einmal die durchdringende Kraft jener Blutstropfen Ḥusayns, welche die Erde benetzten. Welch überlegenen Einfluss auf Leib und Seele der Menschen hatte selbst der Staub durch die Heiligkeit und Macht dieses Blutes in einem Maße, dass, wer Heilung von seinen Krankheiten suchte, geheilt wurde, wenn er den Staub jenes heiligen Bodens berührte. Und wer sein Eigentum schützen wollte, verwahrte in völligem Glauben ein wenig vom heiligen Staub in seinem Hause und beschirmte so seinen Besitz. Dies sind die äußeren Zeugnisse seiner Wirkkraft. Wollten Wir seine verborgenen Kräfte aufzählen, so sagte man sicherlich über Uns: »Er hat fürwahr den Staub als Herrn der Herren angesehen und den Glauben Gottes verlassen.«
Denke überdies an die beschämenden Umstände, unter denen das Martyrium Ḥusayns geschah, an seine Verlassenheit, wie augenscheinlich keiner zu finden war, der ihm half, keiner, der seinen Leib gewaschen und begraben hätte. Und nun sieh die große Zahl derer, die heute in den fernsten Winkeln der Erde das Pilgergewand anlegen und die Stätte seines Martyriums aufsuchen, um dort ihr Haupt auf die Schwelle seines Schreines zu legen! So überwältigend und machtvoll ist Gott, so groß die Herrlichkeit Seiner Majestät!
Denke nicht, dieser Ruhm habe Ḥusayn nichts mehr genützt, weil dies alles erst nach seinem Märtyrertod geschehen ist. Diese heilige Seele ist unsterblich, lebt das Leben Gottes und weilt in den Ruhestätten himmlischer Herrlichkeit auf dem Sadrih erhabener Vereinigung. Diese reinsten Wesen des Seins sind die leuchtenden Vorbilder des Opfers. Sie haben alles, ihr Leben, ihren Besitz, ihre Seele, ihren Geist, auf dem Pfade des Vielgeliebten dargebracht und werden es weiterhin tun. Keine Stufe, wie hoch sie auch sei, konnte ihnen teurer sein. Denn Liebende haben keine andere Sehnsucht als das Wohlgefallen ihres Geliebten, kein anderes Ziel als die Vereinigung mit Ihm.
Wollten Wir dir einen Schimmer der Geheimnisse von Ḥusayns Martyrium vermitteln und dir dessen Früchte enthüllen, so würden diese Seiten nicht genügen, um seine Bedeutung auszuschöpfen.

Unsere Hoffnung ist, dass – so Gott will – der Hauch der Barmherzigkeit wehe und der göttliche Lenz den Baum des Seins mit neuem Leben bekleide, so dass wir die Mysterien göttlicher Weisheit entdecken und dank Seiner Vorsehung unabhängig von der Erkenntnis aller Dinge werden.

Wir haben bis jetzt nur eine kleine Schar von Seelen erspäht, die, bar jeden Ruhmes, diese Stufe erreichten.

Die Zukunft mag enthüllen, was Gottes Urteil befehlen und Sein heiliger Ratschluss offenbaren wird.

Also berichten Wir dir von den Wundern der Gottessache und lassen deine Ohren die Klänge himmlischer Melodien vernehmen, auf dass du die Stufe wahrer Erkenntnis erlangest und ihre Früchte genießest.

So wisse denn wahrlich, dass diese Sonnen himmlischer Erhabenheit, möge ihre Wohnstatt auch im Staube sein, ihren wahren Ruhesitz auf dem Throne der Herrlichkeit in den Reichen der Höhe haben.

Mögen sie auch allen irdischen Besitzes beraubt sein, so schwingen sie sich doch empor in die Sphären unermesslichen Reichtums.

Während sie im Griff des Feindes schmerzlich geprüft werden, sitzen sie zur Rechten der Macht und himmlischen Herrschaft.

Inmitten der Finsternis ihrer irdischen Erniedrigung scheint auf sie das Licht unvergänglicher Herrlichkeit, und über ihre Hilflosigkeit ergießen sich die Zeichen unbesiegbarer Souveränität.
Jesus, der Sohn Marias, saß eines Tages da und sprach folgende Worte aus dem Heiligen Geist: »O Menschen! Die Speise, mit der Ich Meinen Hunger stille, ist das Gras des Feldes. Mein Bett ist der Staub der Erde, Meine Lampe in der Nacht ist der Mondenschein, und Mein Ross sind Meine Füße. Doch sehet, wer auf Erden ist reicher als Ich?« Bei der Gerechtigkeit Gottes! Tausende von Schätzen umwandeln diese Armut, und Myriaden von Reichen der Herrlichkeit sehnen sich nach solcher Niedrigkeit! Solltest du nur einen einzigen Tropfen aus dem Meer der inneren Bedeutung dieser Worte erlangen, so würdest du wahrlich der Welt und allem darinnen entsagen und dich, dem Phönix gleich, in den Flammen des unvergänglichen Feuers verzehren.
So wird auch berichtet, dass eines Tages einer der Gefährten ṢádiqsA40 sich bei diesem über seine Armut beklagte, worauf Ṣádiq, diese unsterbliche Schönheit, ihm zur Antwort gab: »Wahrlich, reich bist du, denn du hast einen Trunk vom Weine des Reichtums getan.« Diese von Armut heimgesuchte Seele wurde bei diesen Worten des Erleuchteten ganz verwirrt und sagte: »Wo ist denn mein Reichtum, besitze ich doch kaum eine Münze?« Doch Ṣádiq bemerkte dazu: »Hast du nicht unsere Liebe?« Darauf er: »Gewiss, ich habe sie, o du Spross des Propheten Gottes!« Und Ṣádiq fragte ihn weiter: »Möchtest du diese Liebe für tausend Dinare tauschen?« Er antwortete: »Nein, niemals will ich sie eintauschen, und gäbe man mir gleich die Welt und alles, was darinnen ist!« Da sprach Ṣádiq: »Wie kann einer, der solchen Schatz besitzt, arm genannt werden?«
Diese Armut und dieser Reichtum, diese Niedrigkeit und Herrlichkeit, diese Herrschaft und Macht, alles, worauf Augen und Herzen der hohlen, törichten Seelen gerichtet sind – alles schwindet zu völligem Nichts dahin in diesem heiligen Hofe. So ist gesagt worden: »O Menschen! Ihr seid nur arm, weil ihr Gottes bedürft. Gott aber ist der Reiche, der Selbstgenügende.«Q110 »Reichtum« bedeutet also die Unabhängigkeit von allem außer Gott, »Armut« den Mangel an allem, was Gottes ist.
Erinnere dich auch des Tages, da die Juden Jesus, den Sohn Marias, umringten und Ihn drängten, Er solle Seinen Anspruch, der Messias und Prophet Gottes zu sein, bekennen; denn sie wollten Ihn zum Ungläubigen erklären und zum Tode verurteilen. Sie führten Ihn, die Sonne des Himmels göttlicher Offenbarung, zu Pilatus und zu Kaiphas, dem obersten Priester jener Zeit. Die hohen Geistlichen waren im Palast versammelt, auch eine Menge Volkes war zusammengeströmt, um Seine Leiden zu begaffen, um Ihn zu verhöhnen und zu beleidigen. Obwohl sie Ihn mehrfach fragten – denn sie hofften, Er werde Seinen Anspruch bekennen –, verharrte Jesus stumm und sagte nichts. Schließlich stand ein von Gott Verworfener auf, trat zu Jesus und beschwor Ihn: »Hast du nicht behauptet, du seiest der göttliche Messias? Sagtest du nicht: ›Ich bin der König der Könige, Mein Wort ist Gottes Wort, und Ich breche den Sabbat‹?« Da hob Jesus Sein heiliges Haupt und sprach: »Siehest du nicht den Menschensohn sitzen zur Rechten der Kraft und Macht?«A41 Dies waren Seine Worte. Und nun beachte: Er, dem es dem Anschein nach an aller Macht gebrach, besaß jene innere göttliche Macht, die alles im Himmel und auf Erden umfängt. Wie kann Ich alles berichten, was über Ihn kam, als Er diese Worte gesprochen hatte? Wie soll Ich die Gemeinheit beschreiben, mit der sie Ihn behandelten? Zuletzt häuften sie solch tödliches Leid auf Seine gesegnete Gestalt, dass Er Seine Zuflucht in den vierten Himmel nahm.
Das Lukasevangelium berichtet, dass Jesus eines Tages an einem Juden vorüberging, der gelähmt auf seinem Bette lag. Als der Jude Ihn erblickte, erkannte er Ihn und jammerte um Seine Hilfe. Jesus sprach zu ihm: »Erhebe dich von deinem Bett, deine Sünden sind dir vergeben.« Einige Juden, die dabeistanden, murrten und sprachen: »Wer kann Sünden vergeben außer Gott allein?« Er aber durchschaute sofort ihre Gedanken, Er antwortete ihnen und sprach: »Was ist leichter, zu dem Lahmen zu sagen: ›Stehe auf, nimm dein Bett und wandle‹, oder: ›Dir sind deine Sünden vergeben‹? Ihr sollt aber wissen, dass der Menschensohn auf Erden Macht hat, die Sünden zu vergeben.«A42 Dies ist die wahre Souveränität, dies ist die Macht der Auserwählten Gottes! Unsere Ausführungen und Zeugnisse aus verschiedenen Quellen sollen dir nur dazu verhelfen, den tieferen Sinn des Gotteswortes zu erfassen, wie es von Seinen Auserwählten geäußert wurde, damit nicht einige dieser Aussprüche deinen Fuß straucheln lassen und dein Herz verstören.
So lasst uns mit festem Schritt auf dem Pfade der Gewissheit wandeln, damit uns der Windhauch von den Gefilden des Wohlgefallens Gottes die süßen Düfte göttlicher Annahme spende und uns, die vergänglichen Sterblichen, zum Königreich ewiger Herrlichkeit gelangen lasse. Dann wirst du den tieferen Sinn der Souveränität und all dessen, was Traditionen und Schriften sagen, begreifen. Außerdem ist offenbar und dir bekannt, dass das, woran Juden und Christen sich geklammert hatten, und die unentwegten Nörgeleien, mit denen sie der Schönheit Muḥammads begegneten, an diesem Tage auch vom Volke des Qur’án vorgebracht werden, was ihre Anklagen gegen den »Punkt des Bayán« beweisen – mögen die Seelen aller, die im Reiche göttlicher Offenbarung wohnen, ein Opfer für Ihn sein! Sieh ihre Narrheit: Sie sprechen die gleichen Worte wie die Juden in alten Zeiten, und sind dessen nicht gewahr. Wie treffend und wahr ist Sein Urteil über sie: »Lasse sie sich mit ihren Spitzfindigkeiten abgeben!«Q111 »Bei Deinem Leben, o Muḥammad! Sie sind ganz besessen von ihrem eitlen Wahn.«Q112
Als der Unsichtbare, der Ewige, das göttliche Wesen, die Sonne Muḥammads über dem Horizont der Erkenntnis aufsteigen ließ, erhoben die jüdischen Geistlichen gegen Ihn ausgeklügelte Einwände, darunter den, dass Gott nach Mose keinen Prophet mehr senden werde. Ja, in ihrer Schrift ist von einer Seele die Rede, die sich offenbaren müsse, um den Glauben des Mose zu verbreiten und die Interessen Seines Volkes zu fördern, so dass das Gesetz des Mose schließlich den ganzen Erdkreis umfasse. Darum sprach der König ewiger Herrlichkeit in Seinem Buch, auf die Worte dieser Wanderer im Tale der Gottferne und des Irrtums verweisend: »›Gottes Hand‹, so sagen die Juden, ›ist gefesselt.‹ Gefesselt seien ihre eigenen Hände, verflucht seien sie für das, was sie da sprechen. Nein, ausgestreckt sind Seine Hände!«Q113 »Gottes Hand ist über ihren Händen.«Q114
Auch wenn die Kommentatoren des Qur’án die Umstände, die zur Offenbarung dieses Verses führten, verschieden schildern, solltest du dich doch bemühen, seinen Sinn zu begreifen.

Er sagt:

Wie falsch ist das, was sich die Juden vorstellen!

Wie kann die Hand Dessen, der in Wahrheit der König ist, der das Antlitz des Mose offenbar werden ließ und Ihm das Gewand der Prophetenschaft verlieh – wie kann eines solchen Hand gefesselt sein?

Wie kann man wähnen, dass Er die Macht nicht habe, nach Mose einen Boten erstehen zu lassen?

Erkenne, wie abwegig ihr Gerede, wie weit sie vom Pfade der Erkenntnis und Einsicht abgeirrt sind!

Beachte, wie auch heute all dieses Volk zu solchen Torheiten und Abwegigkeiten neigt.

Über ein Jahrtausend lang haben sie diesen Vers rezitiert und ohne Einsicht ihr Urteil über die Juden gesprochen, ohne im geringsten zu merken, wie sie damit selbst, offen und insgeheim, die Gefühle und den Glauben des jüdischen Volkes zum Ausdruck brachten!

Du bist dir sicher ihrer eitlen Behauptung bewusst, dass alle Offenbarung beendet und die Tore göttlicher Barmherzigkeit geschlossen seien, dass sich keine Sonne mehr vom Morgen ewiger Heiligkeit erheben werde, dass das Meer ewiger Gnadenfülle für immer ruhe und aus dem Heiligtum urewiger Herrlichkeit keine Gottesboten mehr offenbart würden.

Dies ist das Verständnis dieser kleingeistigen, verächtlichen Menschen!

Sie wähnen, der Strom von Gottes allumfassender Gnade und überfließender, reicher Barmherzigkeit, dessen Versiegen unvorstellbar ist, sei zum Stillstand gekommen.

Von allen Seiten haben sie sich zur Tyrannei erhoben und die größten Anstrengungen unternommen, mit den bitteren Wassern ihres leeren Wahns die Flamme aus Gottes Brennendem Busch zu löschen; blind dafür, dass das Glas der Macht, einem Bollwerk gleich, die Lampe Gottes beschirmt.

Diesem Volk genügt wohl seine völlige Erniedrigung, denn es ist der Erkenntnis des eigentlichen Zwecks der Gottessache beraubt, und ihr Geheimnis und ihr Wesenskern sind ihm verhüllt, ist doch die höchste, alles übertreffende dem Menschen gewährte Gnade, »in Gottes Gegenwart zu gelangen«Q115 und Ihn zu erkennen, wie es allem Volke verheißen ist.

Dies ist die höchste Gnade des Altehrwürdigen, des Gnadenvollen, für den Menschen, die Fülle Seiner grenzenlosen Güte für Seine Geschöpfe.

An dieser Gnade und Güte hat niemand aus diesem Volke teil, und keiner wurde mit solch höchst erhabener Würde beehrt.

Wie viele offenbarte Verse bezeugen ausdrücklich diese gewichtige Wahrheit und dieses höchst erhabene Thema!

Und doch haben sie sie verworfen und ihren Sinn nach ihren eigenen Wünschen umgedeutet.

So hat Er offenbart:

»Jene aber, die nicht an Gottes Zeichen glauben, noch daran, dass sie Ihm je begegnen werden, werden an Meiner Barmherzigkeit verzweifeln, denn ihrer harrt eine schmerzliche Züchtigung.«Q116 Auch sagt Er:

»Die damit rechnen, dass sie ihrem Herrn begegnen und zu Ihm zurückkehren werden.«Q117 An einer anderen Stelle spricht Er:

»Jene, die es für gewiss hielten, Gott zu begegnen, sagten: ›Wie oft hat durch Gottes Willen eine kleine Schar eine große Schar besiegt!‹«Q118 Und ein andermal offenbart Er:

»So lasset ihn denn, da er in die Gegenwart seines Herrn zu gelangen hofft, ein rechtschaffenes Werk tun.«Q119 Und wiederum spricht Er:

»Er ordnet alle Dinge.

Er lässt uns Seine Zeichen deutlich schauen, auf dass ihr festen Glauben habet, in die Gegenwart eures Herrn zu gelangen.«Q120
Dieses Volk hat die Verse, die unzweideutig die Wirklichkeit des »Gelangens in die Göttliche Gegenwart« bezeugen, verworfen.

Kein Thema wurde in den heiligen Schriften nachdrücklicher behandelt.

Gleichwohl haben sie sich selbst dieses hohen, dieses erhabensten Ranges beraubt, dieser vornehmsten, herrlichen Stufe.

Einige haben behauptet, das »Gelangen in die Göttliche Gegenwart« bedeute die »Offenbarung« Gottes am Tage der Auferstehung.

Sollten sie behaupten, »Offenbarung« Gottes sei im Sinne einer »allumfassenden Offenbarung« zu verstehen, so ist doch offenkundig, dass eine solche Offenbarung bereits in allen Dingen vorhanden ist.

Diese Wahrheit haben Wir schon begründet, denn Wir haben ausgeführt, dass alle Dinge Empfänger und Offenbarer der Strahlen jenes wahren Königs sind und dass die Zeichen der Offenbarung jener Sonne, des Quells allen Strahlenglanzes, in den Dingen gespiegelt, vorhanden und sichtbar sind.

Fürwahr, schaute der Mensch mit dem Auge geistiger und göttlicher Unterscheidung, so würde er gar bald erkennen, dass nichts bestehen kann ohne die Offenbarung der Strahlen Gottes, des wahren Königs.

Sieh, wie beredt alles Erschaffene die Offenbarung dieses inneren Lichtes in ihnen bezeugt.

Sieh, wie in allen Dingen die Tore zum Riḍván Gottes geöffnet sind, so dass die Sucher zu den Städten der Erkenntnis und Weisheit gelangen und eingehen in die Gärten des Wissens und der Macht.

Jeder Garten lässt sie die mystische Braut der inneren Bedeutung in den Kammern der Rede in all ihrer Lieblichkeit und im schönsten Schmucke erblicken.

Die meisten Verse des Qur’án verkünden und bezeugen dieses geistige Thema.

Der Vers:

»Und nichts gibt es dort, das nicht Sein Lob anstimmt«Q121 ist ein beredter Beweis dafür, und:

»Wir bemerkten alle Dinge und schrieben sie nieder«Q122 ist ein glaubwürdiger Zeuge.

Wenn nun das »Gelangen in die Gegenwart Gottes« die Erkenntnis einer solchen Offenbarung bedeuten sollte, so ist es offenbar, dass alle Menschen schon die Gegenwart des ewigen Antlitzes jenes unwandelbaren Königs erlangt haben.

Warum sollte man dann eine solche Offenbarung auf den Tag der Auferstehung beschränken?
Und sollten sie behaupten, mit der »göttlichen Gegenwart« sei die »besondere Offenbarung Gottes« gemeint, die manche Ṣúfí als die »Heiligste Ausgießung« bezeichnen, so leuchtet ein, dass sie, falls in dem Höchsten Wesen selbst geschehen, ewig in der göttlichen Erkenntnis ruht. Geht man von der Richtigkeit dieser Hypothese aus, so ist ein »Gelangen in die göttliche Gegenwart« in diesem Sinne offensichtlich niemandem möglich, denn diese Offenbarung wäre nur auf das innerste Wesen beschränkt, zu dem kein Mensch Zutritt hat. »Der Weg ist versperrt, und alles Suchen wird abgewiesen.«Q123 Die mit Vernunft begnadeten Seelen des Himmels vermögen, so hoch sie sich auch emporschwingen, niemals zu dieser Stufe zu gelangen, um wie viel weniger das Verständnis von Menschen mit getrübter und beschränkter Erkenntnisfähigkeit.
Und sollten sie behaupten, die »göttliche Gegenwart« bedeute eine »Gottesoffenbarung zweiten Ranges«, die als die »Heilige Ausgießung« ausgelegt wird, so ist eine solche, wie anerkannt, in der Welt der Schöpfung möglich, und zwar in dem Reich erster und ursprünglicher Offenbarung Gottes.

Eine solche Offenbarung ist auf Seine Propheten und Auserkorenen beschränkt, da kein Mächtigerer als sie in die Welt des Seins getreten ist.

Alle anerkennen und bezeugen diese Wahrheit.

Diese Propheten und Auserkorenen sind die Empfänger und Offenbarer all der ewigen Attribute und Namen Gottes.

Sie sind die Spiegel, die Gottes Licht unverfälscht widerstrahlen.

Was für sie gilt, gilt in Wirklichkeit für Gott selbst, der der Sichtbare und der Unsichtbare ist.

Niemand kann Ihn, den Ursprung aller Dinge, erkennen und in Seine Gegenwart gelangen, solange er nicht diese leuchtenden Wesen, die aus der Sonne der Wahrheit hervorgehen, erkennt und in ihre Gegenwart gelangt.

Wer darum zur Gegenwart dieser heiligen, überirdischen Leuchten gelangt, der ist in die »Gegenwart Gottes« gelangt, und durch ihre Erkenntnis ist ihm die Erkenntnis Gottes enthüllt, durch das Licht ihres Antlitzes das strahlende Antlitz Gottes offenbar.

Die mannigfachen Eigenschaften dieser Wesen der Loslösung, die die Ersten wie die Letzten, die Sichtbaren wie die Verborgenen sind, verdeutlichen, dass Er, die Sonne der Wahrheit, »der Erste und der Letzte, der Sichtbare und der Verborgene«Q124 ist.

Ebenso steht es auch um die anderen hohen Namen und erhabenen Attribute Gottes.

Wer es auch sei und in welcher Sendung er auch lebe:

Wer die Gegenwart dieser herrlichen, strahlenden, höchst erhabenen Leuchten erkannt und erreicht hat, ist wahrlich in die »Gegenwart Gottes« gelangt und in die Stadt des ewigen, unsterblichen Lebens eingegangen.

In diese Gegenwart kann der Mensch nur am Tage der Auferstehung gelangen, dem Tag, da Gott selbst aufersteht durch Seine allumfassende Offenbarung.
Dies ist die Bedeutung des »Tages der Auferstehung«, von dem in allen heiligen Schriften die Rede ist und der allem Volke verkündet ward. Bedenke: Lässt sich ein mächtigerer, herrlicherer Tag vorstellen, dass der Mensch bereitwillig auf solche Gnade verzichten und sich selbst der Gnadenfülle berauben sollte, einer Gnade, die wie Frühlingsregen vom Himmel der Barmherzigkeit auf die ganze Menschheit niederströmt? Nachdem Wir so schlüssig dargetan haben, dass kein Tag größer ist als dieser Tag und keine Offenbarung herrlicher als diese Offenbarung, und nachdem Wir alle gewichtigen, untrüglichen Beweise vorgebracht haben, die kein Mensch mit Einsicht in Frage stellen und kein Gelehrter übersehen kann – wer möchte da, um der eitlen Streitsucht des Volkes des Zweifels und der Launen willen, sich eine so große Gnade entgehen lassen? Haben sie nicht die wohlbekannte Tradition vernommen: »Wenn der Qá’im sich erhebt, dann ist der Tag der Auferstehung«? So haben die Imáme, diese unauslöschlichen Leuchten göttlicher Führung, auch den Vers ausgelegt: »Was können sie erwarten, als dass Gott zu ihnen herabkomme im Schatten der Wolken?«Q125 – ein Zeichen, das sich auf den Qá’im und Seine Offenbarung bezieht und das sie unbestreitbar als eines der Geschehnisse am Tage der Auferstehung betrachten.
Darum strebe danach, o mein Bruder, den Sinn der »Auferstehung« zu erfassen, und reinige dein Ohr von dem eitlen Geschwätz dieser Verworfenen. Solltest du in das Reich völliger Loslösung eintreten, so wirst du alsbald bezeugen, dass kein Tag mächtiger ist als dieser und dass keine Auferstehung gewaltiger gedacht werden kann als diese. Ein gutes Werk an diesem Tage kommt den guten Werken gleich, die die Menschen in Myriaden von Jahrhunderten vollbracht haben – nein, Wir bitten Gott um Vergebung für solchen Vergleich! Denn wahrlich, die Belohnung eines Werkes an diesem Tage steht weit über dem Urteil der Menschen. Da aber jene stumpfen, elenden Seelen die wahre Bedeutung der »Auferstehung« und des »Gelangens in die Gegenwart Gottes« nicht begreifen, gehen sie deren Gnade gänzlich verlustig. Obwohl das einzige, fundamentale Ziel allen Lernens und aller Mühe ist, diese Stufe zu erreichen und zu erkennen, bleiben sie doch tief in ihr weltliches Sinnen und Trachten verstrickt und sind darin völlig gefangen. Sie wissen nichts von Ihm, dem Wesen allen Wissens, dem letzten Ziele ihres Suchens! Mich dünkt, sie haben nicht einen Tropfen aus den Regenschauern himmlischer Gnade erlangt, ihre Lippen haben nie den Kelch göttlichen Wissens berührt.
Bedenke: Wie kann man einen Menschen, der am Tage der Gottesoffenbarung versäumt, die Gnade der »Göttlichen Gegenwart« zu erlangen und Seine Manifestation zu erkennen, gerechterweise gelehrt nennen, und hätte er auch tausend Jahre studiert und all das beschränkte, irdische Wissen der Menschen erworben? Es ist wahrlich augenfällig, dass er keineswegs als einer gelten kann, der wahre Erkenntnis hat, wogegen der ungelehrteste Mensch, wenn er mit diesem höchsten Unterscheidungsvermögen geadelt ist, wahrlich zu den Gottesgelehrten gerechnet wird, deren Wissen von Gott ist, denn solch ein Mensch hat das Ziel aller Erkenntnis und den höchsten Gipfel des Wissens erreicht.
Auch diese Stufe ist eines der Zeichen am Tage der Auferstehung; denn es ist gesagt:

»Die Erhöhten unter euch wird Er erniedrigen; und die Erniedrigten wird Er erhöhen.«Q126 Ebenso hat Er im Qur’án offenbart:

»Und Wir wollen denen, die im Lande erniedrigt wurden, Unsere Gunst erweisen und sie zu geistigen Führern unter den Menschen und zu Unseren Erben machen.«Q127 Es hat sich an diesem Tage wieder erwiesen, wie viele Geistliche, weil sie die Wahrheit verwarfen, in die äußersten Tiefen der Unwissenheit gefallen sind und dort verweilen, und wie ihre Namen aus der Reihe der Hochangesehenen und Gelehrten getilgt wurden, während viele Unwissende, weil sie den Glauben annahmen, sich zum hohen Gipfel des Wissens emporschwangen, wie deren Namen durch die Feder der Macht auf die Tafeln göttlichen Wissens geschrieben wurden.

Darum:

»Gott tilgt oder bestätigt, was Er will, denn bei Ihm ist die Quelle der Offenbarung.«Q128 So wird gesagt:

»Nach einem Beweis zu suchen, wenn der Beweis schon erbracht ist, ist unziemlich, und nach Wegen zur Erkenntnis zu suchen, wenn der Gegenstand allen Wissens schon da ist, das ist wahrlich tadelnswert.« Sprich:

O Volk der Erde!

Schau auf diesen Jüngling, der flammengleich durch die grenzenlosen Weiten des Geistes dahineilt und dir die Botschaft verkündet:

»Siehe, die Lampe Gottes leuchtet«, der dich aufruft, auf Seine heilige Sache zu achten, die, wenngleich noch hinter den Schleiern altehrwürdigen Glanzes verborgen, im Lande ‘Iráq über dem Horizont ewiger Herrlichkeit erstrahlt.
O mein Freund! Erforschte der Vogel deines Geistes die Himmel der Offenbarung des Qur’án und betrachtete er das darin ausgebreitete Reich göttlicher Erkenntnis, so fändest du sicherlich unzählige Tore des Wissens vor dir geöffnet. Du erkenntest gewiss, dass alles, was am heutigen Tage dieses Volk hindert, die Küsten des Weltmeeres ewiger Gnade zu erreichen, auch in der Sendung Muḥammads dem Volk jener Zeit verwehrte, Sein göttliches Licht zu erkennen und für ihre Wahrheit Zeuge zu sein. Du wirst auch die Mysterien der »Wiederkunft« und »Offenbarung« erfassen und wohlgeborgen in der erhabensten Kammer der Gewissheit verweilen.
Und es begab sich, dass eines Tages einige Gegner jener unvergleichlichen Schönheit, die von Gottes unvergänglichem Heiligtum weit abgeirrt waren, spöttisch diese Worte zu Muḥammad sprachen:

»Wahrlich, Gott hat einen Bund mit uns geschlossen, dass wir keinem Boten glauben sollen, solange er uns nicht ein Opfer bringt, welches vom Feuer des Himmels verzehrt wird.«Q129 Der Sinn dieses Verses ist, dass Gott mit ihnen übereingekommen war, dass sie keinem Boten glauben sollten, wenn er nicht das Wunder von Abel und Kain vollbringe, das heißt, ein Opfer darbiete, welches vom Feuer des Himmels verzehrt werde, wie sie es aus der Geschichte von Abel gehört hatten, über die die heiligen Schriften berichten.

Darauf antwortete Muḥammad und sprach:

»Schon vor Mir sind Boten zu euch gekommen mit sicheren Beweisen und auch mit dem, wovon ihr sprecht.

Warum erschlugt ihr sie?

Sagt es Mir, wenn ihr wahrhaftige Menschen seid.«Q130 Und nun, urteile gerecht:

Wie konnten diese Zeitgenossen Muḥammads schon Jahrtausende vorher gelebt haben, zu der Zeit Adams oder anderer Propheten?

Warum sollte Muḥammad, dieses Wesen der Wahrhaftigkeit, den Menschen Seines Tages den Mord an Abel oder anderen Propheten zur Last legen?

Du hast keine andere Wahl:

Entweder siehst du in Muḥammad einen Betrüger oder Narren – was Gott verhüte! –, oder du pflichtest der Ansicht bei, dass jene Gottlosen eben dasselbe Volk waren, das zu allen Zeiten den Propheten und Boten Gottes mit Spitzfindigkeiten entgegentrat und sie schließlich alle den Märtyrertod erleiden ließ.
Sinne darüber nach in deinem Herzen, auf dass die lieblichen Winde göttlicher Erkenntnis aus den Gefilden der Barmherzigkeit den Duft der Verse des Geliebten über dir verbreiten und deine Seele zum Riḍván der Erkenntnis leiten. Da die Eigensinnigen zu allen Zeiten verfehlt haben, den tieferen Gehalt dieser gewichtigen, bedeutungsvollen Worte zu ergründen, und wähnten, die Antworten der Propheten Gottes auf ihre Fragen seien belanglos, haben sie jenen Verkörperungen des Wissens und der Einsicht Unwissenheit und Torheit unterstellt.
Auch in einem anderen Vers hat sich Muḥammad gegen das Volk Seiner Zeit gewandt. Er sagt: »Obwohl sie zuvor um den Sieg über die Ungläubigen gebetet hatten, haben sie, als Er, von dem sie Kenntnis hatten, zu ihnen kam, nicht an Ihn geglaubt. Der Fluch Gottes über die Ungläubigen!«Q131 Denke darüber nach: Dieser Vers besagt, dass das Volk zur Zeit Muḥammads das gleiche Volk war, das auch in den Tagen der alten Propheten eiferte und stritt, um den Glauben voranzutragen und die Sache Gottes zu lehren. Und doch, wie könnte man die Geschlechter zur Zeit Jesu und Mose und jene aus den Tagen Muḥammads als ein und dasselbe Volk ansehen? Waren nicht jene, die sie einstens kannten, Mose, der den Pentateuch offenbarte, und Jesus, der das Evangelium hinterließ? Wie konnte Muḥammad da sagen: »Als Er, von dem sie Kenntnis hatten, zu ihnen kam« – also Jesus oder Mose –, »da glaubten sie Ihm nicht«Q132? Hatte Muḥammad nicht offenkundig einen anderen Namen? Kam Er nicht aus einer anderen Stadt? Sprach Er nicht eine andere Sprache, und offenbarte Er nicht ein anderes Gesetz? Wie also lässt sich die Wahrheit dieses Verses begründen, wie seine Bedeutung erhellen?
Darum strebe danach, den Sinn der »Wiederkunft« zu erfassen, wie er so klar im Qur’án offenbart ist, den aber bislang noch niemand versteht. Was meinst du dazu? Wenn du sagst, dass, wie dieser Vers bezeugt, Muḥammad die »Wiederkunft« der alten Propheten war, so müssen Seine Gefährten auch die »Wiederkunft« der einstigen Gefährten gewesen sein, da die »Wiederkunft« des früheren Volkes durch den Wortlaut der genannten Verse klar bestätigt wird. Wenn du dies bestreitest, so hast du gewisslich die Wahrheit des Qur’án, das zuverlässigste Zeugnis Gottes für die Menschen, von dir gewiesen. Ebenso versuche, die Bedeutung von »Wiederkunft«, »Offenbarung« und »Auferstehung« in den Tagen der Manifestationen der göttlichen Wesenheit zu erfassen, damit du mit eigenen Augen der heiligen Seelen »Wiederkunft« in geheiligten, erleuchteten Gestalten schauest, den Staub der Unwissenheit hinwegwischest und das getrübte Selbst mit den Wassern der Barmherzigkeit aus dem Quell göttlicher Erkenntnis läuterst. So vermagst du vielleicht durch Gottes Kraft und Seiner Führung Licht den Morgen ewigwährenden Glanzes von der Nacht des Irrtums zu unterscheiden.
Auch wirst du verstehen, dass Gottes Treuhänder bei den Völkern der Erde als Vertreter einer neuen Sache und Träger einer neuen Botschaft erscheinen.

Da diese Vögel des himmlischen Thrones alle aus dem Himmel des Willens Gottes herabgesandt sind, da sie alle sich erheben, Seinen unwiderstehlichen Glauben zu verkünden, sind sie wie eine Seele und ein Wesen anzusehen.

Denn sie alle trinken aus demselben Kelch der Liebe Gottes, und alle haben sie teil an der Frucht desselben Baumes der Einheit.

Alle Manifestationen Gottes haben eine zweifache Stufe.

Die eine ist die Stufe reiner Geistigkeit und Wesenseinheit.

In dieser Hinsicht bist du, wenn du sie alle mit einem Namen benennst und ihnen dieselben Eigenschaften zuschreibst, nicht von der Wahrheit abgeirrt.

So hat Er offenbart:

»Keinen Unterschied machen Wir zwischen Seinen Boten.«Q133 Denn sie alle rufen die Menschen dieser Erde auf, die Einheit Gottes anzuerkennen, und verkünden ihnen den Kawthar unendlicher Gnade und Güte.

Sie alle sind mit dem Gewande der Prophetenschaft bekleidet und mit dem Mantel der Herrlichkeit beehrt.

Darum hat Muḥammad, der Punkt des Qur’án, offenbart:

»Ich bin alle Propheten.« Ebenso spricht Er:

»Ich bin der erste Adam, Noah, Mose und Jesus.« Ähnliches sagte auch ‘Alí.

Worte, welche die Wesenseinheit dieser Vertreter der Einheit verkünden, gehen aus von den Brunnquellen der unsterblichen Gottesworte und den Schatzkammern der Perlen göttlicher Erkenntnis; sie sind in den heiligen Schriften verzeichnet.

Diese Gestalten sind die Empfänger des göttlichen Befehls und die Morgenröten Seiner Offenbarung, die erhaben ist über die Schleier der Vielheit und über die Begrenzungen der Zahl.

So spricht Er:

»Unsere Sache ist nur eine.«Q134 Da die Sache eine und dieselbe ist, kann auch ihr jeweiliger Träger nur einer und derselbe sein.

Ebenso haben die Imáme des muslimischen Glaubens, diese Leuchten der Gewissheit, gesagt:

»Muḥammad ist unser Erster, Muḥammad ist unser Letzter, Muḥammad ist unser alles.«
So leuchtet dir ein, dass alle Propheten Tempel der Sache Gottes sind, die in verschiedenem Gewand erscheinen.

Wenn du mit scharfem Auge hinsiehst, wirst du erkennen, dass sie alle im selben Heiligtum wohnen, sich zum selben Himmel aufschwingen, auf demselben Throne sitzen, dieselbe Sprache sprechen und denselben Glauben verkünden.

Dies ist die Einheit dieser Inbegriffe des Seins, dieser Sonnen unendlichen, unermesslichen Glanzes!

Sollte darum eine dieser Manifestationen der Heiligkeit verkünden:

»Ich bin die Wiederkunft aller Propheten«, so spräche sie gewisslich die Wahrheit.

So ist in jeder neuen Offenbarung die Wiederkunft der früheren Offenbarung eine festbegründete Wahrheit.

Nachdem nun die Wiederkunft der Propheten Gottes, wie sie in den Versen und Traditionen Gottes bestätigt wird, schlüssig dargelegt ist, ist damit auch die Wiederkunft ihrer Erwählten eindeutig erwiesen.

Diese Wiederkunft ist zu offenkundig, als dass sie noch eines weiteren Beweises bedürfte.

Betrachte unter den Propheten zum Beispiel Noah:

Als Er mit dem Mantel des Prophetentums bekleidet, vom Geiste Gottes getrieben, sich erhob, Seine heilige Sache zu verkünden, wurde jeder, der an Ihn glaubte und diesen Glauben bekannte, mit der Gnade eines neuen Lebens beschenkt.

Von einem solchen Menschen konnte wahrlich gesagt werden, dass er wiedergeboren und wiederbelebt war, denn vor seinem Glauben an Gott und vor dem Bekenntnis zu Seiner Manifestation hatte er sein Herz an die Dinge der Welt gehängt, an irdischen Besitz, an Weib und Kind, Speise und Trank und dergleichen, so dass all sein Sinnen und Trachten Tag und Nacht nur darauf gerichtet war, Reichtum anzuhäufen und sich die Mittel für Genuss und Vergnügen zu verschaffen.

Überdies war er, ehe ihm die belebenden Wasser des Glaubens zuteilwurden, so eng an die Traditionen seiner Vorväter gebunden und so eifrig darauf bedacht, ihre Gebräuche und Gesetze einzuhalten, dass er wohl lieber den Tod erlitten hätte, als auch nur einen Buchstaben dieser abergläubischen Formen und Gebräuche zu verletzen, die in seinem Volke im Schwange waren.

Hat doch das ganze Volk ausgerufen:

»Wahrlich, wir fanden einen Glauben bei unseren Vätern, und wahrlich, wir wollen ihren Fußstapfen folgen.«Q135
Dieselben Menschen, die in alle diese Schleier der Beschränkung verstrickt waren und unter den Zwängen solcher Vorschriften standen, wurden, kaum hatten sie den unsterblichen Trank des Glaubens aus dem Kelche der Gewissheit von der Hand der Manifestation des Allherrlichen gekostet, so verwandelt, dass sie bereit waren, um Seiner heiligen Sache willen ihre Sippe, ihr Vermögen, ihr Leben, ihren alten Glauben, ja alles aufzugeben außer Gott!

So überwältigend war ihr Verlangen nach Gott, so hinreißend die Wonne ihrer Verzückung, dass die Welt und alles darinnen vor ihrem Auge zu nichts dahinschwand.

Haben sie nicht die Mysterien der »Wiedergeburt« und »Wiederkunft« beispielhaft vorgelebt?

Wird nicht bezeugt, dass diese Menschen, ehe sie mit der neuen, wundersamen Gnade Gottes beschenkt waren, durch vielerlei Kunstgriffe ihr Leben gegen Unheil zu schützen suchten?

Konnte sie nicht ein Dorn in Schrecken versetzen, der Anblick eines Fuchses in die Flucht jagen?

Doch mit Gottes höchster Auszeichnung geehrt und Seiner freigebigen Gnade teilhaftig, hätten sie, wären sie dazu in der Lage gewesen, ohne Lohn tausendmal ihr Leben auf Seinem Pfade geopfert.

Fürwahr, ihre gesegneten Seelen waren des Käfigs ihres Leibes überdrüssig und sehnten sich nach Erlösung.

Ein einzelner Krieger dieser Schar konnte gegen eine ganze Menge kämpfen.

Und wodurch, wenn nicht durch die Wandlung, die ihr Leben ergriffen hatte, sind sie imstande gewesen, Taten zu vollbringen, die dem üblichen Verhalten der Menschen nicht entsprechen und ihren weltlichen Wünschen zuwiderlaufen!
Es ist offenbar, dass nichts Geringeres als diese mystische Wandlung einen solchen Geist und eine solche Haltung, die sich von ihrem früheren Verhalten völlig unterschied, verursachen und in der Welt des Seins in Erscheinung treten lassen konnte. Ward doch ihre Unruhe in Frieden verwandelt, ihr Zweifel in Gewissheit, ihre Furcht in Mut. Das ist die Macht des göttlichen Elixiers, das in einem Augenblick die Menschenseelen verwandelt.
Betrachte zum Beispiel die Substanz des Kupfers. Wäre es in seiner Gesteinsader vor dem Hartwerden bewahrt, so würde es binnen siebzig Jahren zu Gold. Andere freilich behaupten, Kupfer sei Gold, das nur durch die Verhärtung in einem mangelhaften Zustand sei und dadurch nicht seinen eigentlichen Zustand erreicht habe.
Sei dem, wie es wolle – das wirkliche Elixier wird in einem Augenblick die Substanz des Kupfers in Gold verwandeln und in einem Augenblick die Entwicklungsstadien der siebzig Jahre durcheilen. Könnte man dieses Gold noch Kupfer nennen? Könnte man sagen, es habe nicht den Zustand des Goldes erreicht, während doch der Prüfstein zur Hand ist, um es zu prüfen und vom Kupfer zu unterscheiden?
Ebenso durcheilen diese Seelen durch die Kraft des göttlichen Elixiers in einem Augenblick die Welt des Staubes, dringen zum Reiche der Heiligkeit vor, mit einem Schritt durchqueren sie die Erde der Begrenzung und erreichen die göttliche Region des Raumlosen. Du solltest dein Äußerstes tun, dieses Elixier zu erlangen, das mit einem Atemzug den Westen des Unwissens zum Osten der Erkenntnis gelangen lässt, die Finsternis der Nacht mit dem Glanze des Morgens erhellt, den verirrten Wanderer aus der Wildnis des Zweifels zum Springquell der Göttlichen Gegenwart und zum Born der Gewissheit leitet und den sterblichen Seelen die Ehre der Aufnahme in den Riḍván der Unsterblichkeit schenkt. Könnte man sich nun jenes Gold als Kupfer vorstellen, dann müsste man diese Menschen für die gleichen halten, die sie waren, als ihnen dieser Glaube noch nicht verliehen war.
Sieh, o Bruder, wie alle inneren Geheimnisse der »Wiedergeburt«, »Wiederkunft« und »Auferstehung« durch diese allgenügenden, unwiderleglichen und schlüssigen Zeugnisse vor deinen Augen enthüllt und enträtselt sind. Gebe Gott, dass du durch Seinen gnädigen, unsichtbaren Beistand Leib und Seele des alten Gewandes entkleidest und mit der neuen, unvergänglichen Zier schmückest.
So können also die Menschen, welche bei der neuen Sendung dem übrigen Teil der Menschheit in der Annahme des Gottesglaubens vorangingen, die klaren Wasser der Erkenntnis aus der Hand der göttlichen Schönheit kosteten und die erhabensten Höhen des Glaubens, der Gewissheit und der Loslösung erreichten, dem Namen nach und in Wirklichkeit, nach Taten, Worten und Rang, als die »Wiederkunft« jener betrachtet werden, die in einer früheren Sendung eine ähnliche Auszeichnung erreicht hatten. Denn was immer im Volke einer früheren Sendung sich gezeigt hatte, das wurde auch im Volke des späteren Geschlechtes offenbar. Betrachte die Rose: Ob sie im Osten oder im Westen blüht, sie ist doch immer eine Rose, denn was für sie gilt, ist nicht so sehr ihre äußere Gestalt und Form, als vielmehr ihr betörender Duft.
Darum läutere deinen Blick von allen irdischen Begrenzungen, auf dass du sie alle als die Träger eines Namens, die Vertreter einer heiligen Sache, die Offenbarungen eines Selbstes und die Enthüller einer Wahrheit schauest und die mystische »Wiederkunft« der Worte Gottes erfassest, wie sie durch diese Ausführungen erklärt sind.

Sinne auch über die Haltung der Gefährten in der Sendung Muḥammads nach.

Sieh, wie sie durch Seinen belebenden Hauch von allem Makel irdischer Nichtigkeiten gereinigt, von selbstsüchtigen Wünschen befreit und von allem außer Ihm losgelöst wurden.

Sieh, wie sie, allen Völkern auf Erden voran, in Seine heilige Gegenwart, die Gegenwart Gottes selbst, gelangten, wie sie auf die Welt und alles darinnen verzichteten und freiwillig und freudig ihr Leben dieser Manifestation des Allherrlichen zu Füßen legten.

Und nun richte dein Augenmerk auf die »Wiederkunft« eben dieser Entschlossenheit, Standhaftigkeit und Entsagung, welche die Gefährten des Punktes des BayánA43 bewiesen.

Du warst selbst Zeuge, wie diese Gefährten durch die Wunder der Gnade des Herrn der Herren die Banner höchster Entsagung auf den unerreichbaren Gipfeln der Herrlichkeit hissten.

Diese Sonnen sind einer Quelle entsprungen, diese Früchte sind die Früchte eines Baumes.

Du kannst sie nicht nach Art oder Rang unterscheiden.

All dies geschah durch Gottes Gnade.

Er schenkt Seine Gnade, wem Er will.

Gebe Gott, dass wir das Land der Verleugnung meiden und auf das Weltmeer der Annahme des Glaubens hinausfahren, so dass wir mit einem Auge, das von allem Gegensätzlichen geläutert ist, die Welten der Einheit und Vielheit, der Gleichheit und Veränderung, der Begrenzung und Loslösung erschauen und unseren Flug zum höchsten, innersten Heiligtum der wahren Bedeutung des Gotteswortes nehmen.
Aus diesen Darlegungen geht klar hervor: Sollte eine Seele sich am »Ende, das kein Ende kennt«, offenbaren und sich erheben, eine heilige Sache zu verkünden, für die sich an einem »Anfang, der keinen Anfang hat«, eine andere Seele erhoben hatte, so kann in Wahrheit von Ihm, dem Ersten, wie auch von Ihm, dem Letzten, erklärt werden, dass sie eine und dieselbe sind; denn beide sind die Vertreter einer und derselben heiligen Sache. Aus diesem Grunde vergleicht der Punkt des Bayán – möge das Leben aller außer Ihm ein Opfer für Ihn sein! – die Manifestationen Gottes mit der Sonne, die, mag sie auch vom »Anfang, der keinen Anfang hat«, bis zum »Ende, das kein Ende kennt«Q136, aufsteigen, doch immer dieselbe Sonne ist. Solltest du nun sagen: Diese Sonne ist die frühere Sonne – so sprächest du die Wahrheit; und sagtest du: Diese Sonne ist die »Wiederkunft« jener Sonne – so sprächest du ebenfalls die Wahrheit. So wird aus diesen Ausführungen deutlich, dass der Begriff »letzter« auf »erster« angewandt werden kann und der Begriff »erster« auf »letzter«; denn sowohl der »Erste« als auch der »Letzte« haben sich erhoben, um einen und denselben Glauben zu verkünden.
In den Augen derer, die vom Weine der Erkenntnis und Gewissheit getrunken haben, ist dieser Gegenstand klar. Doch wie viele sind es, die sich durch die Bezeichnung »Siegel der Propheten«Q137 den Blick trüben ließen, weil sie ihre Bedeutung nicht verstanden. So wurden sie der Gnade all Seiner mannigfachen Gaben beraubt. Hat nicht Muḥammad erklärt: »Ich bin alle Propheten«? Hat Er nicht, wie schon erwähnt, gesagt: »Ich bin Adam, Noah, Mose und Jesus«? Warum sollte Muḥammad, diese unsterbliche Schönheit, der gesprochen hat: »Ich bin der erste Adam«, nicht auch imstande sein zu sagen: »Ich bin der letzte Adam«? Denn so wie Er sich als den »ersten der Propheten«, das ist Adam, sah, so ist auch das »Siegel der Propheten« auf diese göttliche Schönheit anwendbar. So ist es einleuchtend, dass Er beides ist, »der erste der Propheten« und ihr »Siegel«.
Das Geheimnis dieses Themas ist gerade in dieser Sendung eine schmerzliche Prüfung für die ganze Menschheit. Sieh, wie viele es sind, die an diesen Worten kleben und deshalb nicht an Ihn glauben, der ihr Offenbarer ist. Was, so fragen Wir, konnten diese Menschen begriffen haben von den Begriffen »erster« und »letzter«, die sich auf Gott beziehen – gepriesen sei Sein Name! Wenn sie behaupten, diese Worte bezögen sich auf dieses stoffliche Weltall – wie wäre dies möglich, da doch die sichtbare Ordnung der Dinge offensichtlich fortbesteht? Nein fürwahr, in diesem Fall ist mit »erster« kein anderer gemeint als »der Letzte« und mit »letzter« kein anderer als »der Erste«.
So wie am »Anfang, der keinen Anfang hat«, der Begriff »letzter« mit Recht auf Ihn, den Erzieher des Sichtbaren und des Unsichtbaren, anwendbar ist, so sind auch die Worte »erster« und »letzter« auf Seine Manifestationen anwendbar. Diese sind zugleich Vertreter des »Ersten« wie auch des »Letzten«. Während sie sich auf dem Herrschersitz des »Ersten« niedergelassen haben, nehmen sie zugleich auch den Thron des »Letzten« ein. Könnte man ein klar unterscheidendes Auge finden, so bemerkte es alsbald, dass die Vertreter des »Ersten« und des »Letzten«, des »Offenbaren« und des »Verborgenen«, des »Anfangs« und des »Siegels« keine anderen sind als diese heiligen Wesen, diese Urbilder der Loslösung, diese göttlichen Seelen. Solltest du dich in das heilige Reich des »Gott war allein, niemand war da neben Ihm«Q138 aufschwingen, du würdest alle diese Namen an jenem heiligen Hof gar nicht vorhanden und völlig unerwähnt finden. Dann wäre dein Auge nicht länger durch diese Schleier der Begriffe und Anspielungen getrübt. Wie himmlisch rein und erhaben ist diese Stufe, zu der selbst Gabriel ungeleitet den Weg nicht finden kann und die der Vogel der Heiligkeit ohne göttlichen Beistand nie zu erreichen vermag!
Nun versuche, den Sinn des Spruches von ‘Alí, dem Gebieter der Gläubigen, zu erfassen: »Ohne Hilfe die Schleier der Herrlichkeit durchbohrend.«Q139 Unter diesen »Schleiern der Herrlichkeit« sind die Geistlichen und Gelehrten in den Tagen der Manifestation Gottes, die durch ihren Mangel an Einsicht und durch ihr Streben nach weltlicher Führerschaft versäumt haben, sich der Sache Gottes zu unterwerfen, ja sich sogar geweigert haben, ihr Ohr der göttlichen Melodie zu öffnen. »Wahrlich, sie haben die Finger in ihre Ohren gesteckt.«Q140 Auch das Volk, das, Gottes nicht achtend, sie zu seinen Meistern nahm, hat sich vorbehaltlos unter die Autorität dieser prahlerischen, heuchlerischen Führer gebeugt, denn es hat kein Gesicht, kein Gehör, kein Herz zu eigen, um Wahrheit von Falschheit zu unterscheiden.
Obwohl die göttlich inspirierten Propheten, Heiligen und Auserwählten den Menschen geboten haben, mit eigenen Augen zu sehen und mit eigenen Ohren zu hören, haben sie ihren Rat hochmütig verworfen; sie sind blind den Führern ihres Glaubens gefolgt und werden ihnen auch weiterhin folgen. Spräche ein armer, unbekannter Mensch ohne den Mantel der Gelehrsamkeit sie an: »O Menschen, folget den Boten Gottes«Q141, so antworteten sie, höchst erstaunt ob solcher Rede: »Was? Meinst du denn, alle diese Geistlichen, diese Vertreter der Gelehrsamkeit mit all ihrer Autorität, ihrem Pomp und Prunk, hätten sich alle geirrt und könnten Wahrheit nicht von Falschheit unterscheiden? Und du und deinesgleichen wollt begriffen haben, was sie nicht verstanden?« Wenn die große Zahl und die Pracht des Gewandes als Kriterium des Wissens und der Wahrheit angesehen werden, dann müssten die Völker vergangener Zeiten, die an Zahl, Pracht und Macht bis heute unübertroffen sind, sicherlich als überlegen und achtbarer gelten.
Es ist offenbar, dass, wann immer die Manifestationen der Heiligkeit sich offenbarten, die Geistlichen ihrer Zeit die Menschen daran hinderten, zum Weg der Wahrheit zu gelangen. Dies bezeugen die Berichte aller heiligen Schriften und himmlischen Bücher. Nicht ein Prophet Gottes ward herabgesandt, der nicht dem unbarmherzigen Hass zum Opfer gefallen wäre, der öffentlichen Verdammung, der Verleugnung und Verfluchung durch die Geistlichen Seines Tages! Wehe ihnen ob der Missetaten, die ihre Hände einst begangen haben! Wehe ihnen wegen dem, was sie heute tun! Welche Schleier der Herrlichkeit sind schlimmer als diese Verkörperungen des Irrtums? Bei der Gerechtigkeit Gottes, solche Schleier zu durchdringen, ist die größte aller Taten, und sie zu zerreißen, das verdienstvollste aller Werke! Möge Gott Uns und euch helfen, o Schar des Geistes, auf dass ihr in der Zeit Seiner Manifestation durch gnädigen Beistand solche Taten vollbringt und in Seinen Tagen in die Gegenwart Gottes gelangt!
Zu den »Schleiern der Herrlichkeit«Q142 gehören auch Begriffe wie »das Siegel der Propheten«Q143 und dergleichen, in deren Auslegung diese erbärmlich irrenden Seelen eine Großtat sehen. Alle wurden durch diese geheimnisvollen Worte, diese schlimmen »Schleier der Herrlichkeit«, daran gehindert, das Licht der Wahrheit zu schauen. Haben sie nicht die Melodie des HimmelsvogelsA44 dies Geheimnis singen hören: »Tausend Fáṭimihs habe ich mir vermählt, die alle die Töchter Muḥammads waren, des Sohnes ‘Abdu’lláhs, des ›Siegels der Propheten‹!« Sieh, wie viele Geheimnisse noch ungelöst im TempelA45 der Erkenntnis Gottes liegen, und wie zahlreiche Juwelen Seines Wissens noch verschlossen in Seinen versiegelten Schatzkammern ruhen! So du in deinem Herzen darüber nachdenkst, wirst du dessen inne, dass Seiner Hände Werk weder Anfang noch Ende kennt. Der Bereich Seines Ratschlusses ist zu weit, als dass die Zunge der Sterblichen ihn beschreiben oder der Vogel des Menschengeistes ihn durchfliegen könnte, und das Walten Seiner Vorsehung ist zu geheimnisvoll, als dass der Menschengeist es erfassen könnte. Seine Schöpfung hat kein Ende und hat von jeher bestanden, seit dem »Anfang, der keinen Anfang hat«. Und die Manifestationen Seiner Schönheit haben keinen Anfang geschaut, und sie bestehen bis zum »Ende, das kein Ende kennt«. Bedenke diese Worte in deinem Herzen und sinne darüber nach, wie sie auf alle heiligen Seelen zutreffen.
Versuche auch, die Melodie der ewigen Schönheit, Ḥusayns, des Sohnes ‘Alís, in ihrer ganzen Bedeutung zu begreifen, wenn er zu Salmán Worte wie diese sprach: »Ich war mit tausend Adamen zusammen, und die Zeit zwischen einem und dem nächsten Adam war jeweils fünfzigtausend Jahre; und ihnen allen erklärte ich die Nachfolgeschaft, die meinem Vater verliehen war.« Er berichtet dann noch gewisse Details und sagt schließlich: »In tausend Schlachten habe ich auf dem Pfade Gottes gekämpft, von denen die am wenigsten bedeutsame die Schlacht von Khaybar war, in der mein Vater gegen die Ungläubigen kämpfte.« Versuche nun, in diesen beiden Überlieferungen die Geheimnisse des »Endes«, der »Wiederkunft« und der »Schöpfung ohne Anfang und Ende« zu verstehen.
O mein Geliebter! Hochheilig ist die himmlische Melodie, weit über dem Bemühen des Menschenohres, ihr Geheimnis zu vernehmen, oder des Menschengeistes, ihre Mysterien zu erfassen. Wie könnte die hilflose Ameise in den Hof des Allherrlichen gelangen! Und doch verwerfen schwache Seelen aus Mangel an Einsicht diese dunklen Aussprüche und stellen die Wahrheit dieser Traditionen in Frage. Fürwahr, niemand kann sie begreifen außer denen, die einsichtsvollen Herzens sind. Sprich: Er ist das Ende, Er, für den kein Ende im ganzen Weltall vorstellbar ist und für den kein Anfang in der Welt der Schöpfung gedacht werden kann. So schaue denn, o Schar der Erde, den Glanz des Endes in den Manifestationen des Anfangs offenbart!
Wie seltsam! Diese Menschen halten einerseits an den Versen des Qur’án fest und an den Traditionen des Volkes der Gewissheit, soweit diese mit ihren Neigungen und ihren Interessen übereinstimmen, andererseits aber verwerfen sie jene, die ihren selbstsüchtigen Wünschen zuwider sind. »Glaubt ihr denn an einen Teil des Buches und verleugnet den anderen?«Q144 Wie könnt ihr beurteilen, was ihr nicht versteht! So hat der Herr des Seins in Seinem unfehlbaren Buch vom »Siegel« gesprochen in dem erhabenen Vers: »Muḥammad ist der Bote Gottes und das Siegel der Propheten«Q145, dann aber allem Volk die Verheißung vom »Gelangen in die Gegenwart Gottes« offenbart. Das »Gelangen in die Gegenwart des unsterblichen Königs« bezeugen die Verse des Buches, von denen Wir schon einige erwähnt haben. Der eine wahre Gott ist Mein Zeuge! Im Qur’án wurde nichts Erhabeneres und Deutlicheres offenbart als das »Gelangen in die Gegenwart Gottes«. Wohl dem, der dahin gelangt ist an dem Tage, da die meisten Menschen, wie ihr seht, sich davon abwenden.
Und doch haben sie sich durch das Geheimnis des vorigen Verses von der im letzteren Verse verheißenen Gnade abbringen lassen, obwohl doch das »Gelangen in die Gegenwart Gottes« am »Tage der Auferstehung« ausdrücklich im Buche offenbart ist.

Es wurde dargetan und durch klare Beweise eindeutig begründet, dass »Auferstehung« das Erscheinen der Manifestation Gottes und Seiner Sache bedeutet und »Gelangen in die göttliche Gegenwart« das Gelangen in die Gegenwart Seiner Schönheit in der Gestalt Seiner Manifestation.

Denn wahrlich:

»Keine Schau erfasst Ihn, Er aber erfasst alle Schau.«Q146 Trotz all dieser unerschütterlichen Wahrheiten und einleuchtenden Erklärungen haben sie sich in ihrer Torheit an den Begriff »Siegel« geklammert und sich so selbst der Erkenntnis Dessen, welcher der Offenbarer des Siegels wie auch des Anfangs ist, am Tage Seiner Gegenwart beraubt.

»Wenn Gott die Menschen für ihre Frevel strafen wollte, so ließe Er keinen auf Erden leben, doch Er gewährt ihnen Aufschub bis zu einer festgesetzten Zeit.«Q147 Davon abgesehen – hätten diese Menschen auch nur einen Tropfen getrunken aus den kristallklaren Wassern, die aus den Worten strömen:

»Gott tut, was immer Er will, und befiehlt, was immer Ihm gefällt«A46, so hätten sie gegen den Mittelpunkt Seiner Offenbarung nicht so unziemliche Einwände vorgebracht.

Die Sache Gottes, alle Taten und Worte ruhen in der Hand Seiner Kraft.

»Alle Dinge sind gefangen in der Höhlung Seiner mächtigen Hand; alles ist leicht und möglich für Ihn.« Er vollendet, was immer Er will, und tut, was Er wünscht.

»Wer nach dem ›Warum‹ oder ›Wofür‹ fragt, der hat eine Lästerung ausgesprochen!« Würden diese Menschen den Schlummer der Nachlässigkeit abschütteln und einsehen, was ihre Hände begangen, so gingen sie daran zugrunde und würfen sich aus freien Stücken ins Feuer – ihr Ende und ihr verdienter Aufenthalt.

Haben sie nicht gehört, dass Er offenbart hat:

»Er soll nicht befragt werden über Sein Tun«Q148?

Wie kann ein Mensch – im Lichte dieser Verse – sich erdreisten, Ihn zur Rede zu stellen und eitel zu schwätzen?
Gnädiger Gott! So töricht und eigensinnig sind diese Menschen, dass sie nur ihren eigenen Gedanken und Wünschen folgen, dem Wissen und dem Willen Gottes – geheiligt und verherrlicht sei Sein Name! – den Rücken kehrend.
Sei gerecht! Hätten diese Menschen die Wahrheit jener leuchtenden Worte und heiligen Andeutungen erkannt, hätten sie Gott als den, der »tut, was immer Er will«Q149, anerkannt, wie könnten sie dann weiterhin an diesem Unsinn festhalten? Fürwahr, mit ganzer Seele nähmen sie an und unterwürfen sich dem, was immer Er spricht. Ich schwöre bei Gott: Wäre es nicht gegen den göttlichen Ratschluss und gegen die unerforschlichen Bestimmungen der Vorsehung, so hätte die Erde dieses Volk völlig vernichtet. »Er wird ihnen jedoch Aufschub gewähren bis zur festgesetzten Zeit eines bekannten Tages.«A47
Zwölfhundertundachtzig Jahre sind vergangen seit dem Dämmern der Sendung des Islám, und jeden Morgen rezitieren diese blinden, nichtswürdigen Menschen ihren Qur’án und verfehlen es dennoch, auch nur einen Buchstaben dieses Buches zu erfassen! Immer wieder lesen sie die Verse, die klar die Wirklichkeit dieser heiligen Themen erweisen und die Wahrheit der Manifestationen ewiger Herrlichkeit bezeugen, und noch immer haben sie deren Sinn nicht begriffen. Sie haben nie verstanden, dass zu allen Zeiten die heiligen Schriften und Bücher nur gelesen werden sollten, damit der Leser zum Verständnis ihrer Bedeutung gelangt und ihre tiefsten Mysterien zu enträtseln vermag. Doch lesen ohne zu verstehen ist für den Menschen letzten Endes ohne Nutzen.
Eines Tages begab es sich, dass ein armer Mann diese Seele besuchte, denn er trug Verlangen nach dem Meere Seiner Erkenntnis. Während Wir mit ihm sprachen, kam die Rede auf die Zeichen des Tages des Gerichts, der Auferstehung, der Erweckung und der Abrechnung. Er bat Uns dringend um eine Erklärung, wie in dieser wunderbaren Sendung die Völker der Welt zur Rechenschaft gezogen würden, wenn kein Mensch sich dessen bewusst sei. Daraufhin vermittelten Wir ihm einige Wahrheiten aus der Wissenschaft und alten Weisheit nach dem Maße seiner Fassungskraft und Einsicht. Dann fragten Wir ihn: »Hast du nicht all die Zeit über den Qur’án gelesen? Bist du dir dieses gesegneten Verses nicht bewusst: ›An jenem Tag wird weder Mensch noch Geist nach seinen Sünden gefragt werden‹?Q150 Erkennst du nicht, dass mit ›fragen‹ nicht das Fragen mit der Zunge und Rede gemeint ist, wie ja der Vers selbst es dartut und erweist? Denn anschließend wird gesagt: ›An ihrem Angesicht werden die Sünder erkannt, und sie werden an Stirnlocken und Füßen gepackt werden.‹Q151«
So wird also mit den Völkern der Welt nach ihrem Angesicht abgerechnet werden. Durch dieses werden ihr Unglaube, ihr Glaube und ihre Ungerechtigkeit offenbar. So ist es an diesem Tage offensichtlich, wie das Volk des Irrtums durch sein Aussehen erkannt und unterschieden wird von denen, die der göttlichen Führung folgen. Würden diese Menschen nur um Gottes willen und mit keinem anderen Wunsch als nach Seinem Wohlgefallen im Herzen tief über die Verse des Buches nachdenken, so fänden sie gewisslich, was sie suchen. In Seinen Versen fänden sie alle Dinge, groß oder klein, die sich in dieser Sendung ereignet haben, enthüllt. Sie fänden darin sogar Hinweise auf den Auszug der Manifestationen der Namen und Attribute Gottes aus ihrem Heimatland, auf die Gegnerschaft und hochmütige Anmaßung der Obrigkeit und des Volkes und auf den Aufenthalt und die Ansiedlung der Universalen Manifestation in einem dafür vorgesehenen Land. Doch niemand kann dies verstehen, es sei denn, er habe ein einsichtsvolles Herz.
Wir schließen und versiegeln unser Thema mit dem, was einst Muḥammad offenbart ward, auf dass dieses Siegel den Duft jenes heiligen Moschus verbreite, der die Menschen zum Riḍván unvergänglichen Glanzes leitet. Er sprach, und Sein Wort ist die Wahrheit: »Und Gott ruft zur Wohnstatt des FriedensA48, und Er führt, wen Er will, auf den rechten Weg«Q152. »Ihrer harrt eine Wohnstatt des Friedens bei ihrem Herrn, und Er wird ihr Beschirmer sein um ihrer Werke willen.«Q153 Dies hat Er offenbart, auf dass Seine Gnade die Welt umschließe. Preis sei Gott, dem Herrn allen Seins!
Wir haben auf mancherlei Art und immer wieder die Bedeutung eines jeden Themas klargelegt, damit, wenn möglich, jede Seele, ob hoch oder niedrig, nach ihrem Maß und ihrer Fähigkeit ihr Anrecht und ihren Teil daran erlange. Sollte sie nicht fähig sein, ein bestimmtes Argument zu verstehen, so mag sie durch den Hinweis auf ein anderes ihr Ziel erreichen, »auf dass Menschen aller Art wissen, wo sie ihren Durst stillen können«Q154.
Bei Gott! Diese Taube des Himmels, die jetzt im Staube wohnt, kann außer solchen Melodien noch Myriaden von Weisen erschallen lassen und außer solchen Versen noch unzählige Mysterien enthüllen. Jeder einzelne Ton ihrer nicht gesungenen Lieder ist unermesslich erhaben über alles, was schon offenbart wurde, und weit herrlicher als alles, was dieser Feder entströmte. Lass die Zukunft die Stunde enthüllen, da die Bräute der inneren Bedeutung, wie durch den Willen Gottes beschlossen, unverschleiert aus ihren mystischen Wohnstätten eilen und sich im altehrwürdigen Reich des Seins offenbaren. Nichts ist möglich ohne Seine Erlaubnis, keine Macht kann bestehen ohne Seine Macht, und kein Gott ist außer Ihm. Sein ist die Welt der Schöpfung, und Sein ist die Sache Gottes. Alle verkünden Seine Offenbarung, und alle enthüllen die Mysterien Seines Geistes.
Wir haben schon auf den vorangegangenen Seiten einer jeden der Sonnen, die sich von den Aufgangsorten ewiger Herrlichkeit erheben, zwei Stufen zugeschrieben. Die eine dieser Stufen, die Stufe der Wesenseinheit, haben Wir bereits erläutert. »Wir machen keinen Unterschied zwischen ihnen.«Q155 Die andere Stufe ist die der Unterscheidung, sie gehört zur Welt der Schöpfung und ihren Begrenzungen. In dieser Hinsicht hat jede Manifestation Gottes eine ausgeprägte Individualität, eine genau vorgezeichnete Mission, eine vorherbestimmte Offenbarung und besonders bestimmte Begrenzungen. Eine jede von ihnen ist unter einem anderen Namen bekannt, durch ein anderes Attribut gekennzeichnet, mit einem bestimmten Auftrag und einer besonderen Offenbarung betraut. So wie Er spricht: »Einige Sendboten haben Wir die anderen überragen lassen. Zu einigen hat Gott gesprochen, einige hat Er erhoben und erhöht. Und Jesus, dem Sohn Marias, verliehen Wir offenbare Zeichen und stärkten Ihn mit dem Heiligen Geist.«Q156
Durch diese Verschiedenheit ihrer Stufe und ihrer Mission kommt es, dass die aus diesen Quellen göttlicher Erkenntnis strömenden Worte scheinbar voneinander abweichen. Dagegen ist in den Augen derer, die in die Mysterien göttlicher Weisheit eingeweiht sind, alles, was sie sagen, in Wirklichkeit nur Ausdruck einer Wahrheit. Da die meisten Menschen diese Stufen, auf die Wir hingewiesen haben, nicht richtig einzuschätzen vermögen, sind sie bestürzt und verwirrt angesichts der unterschiedlichen Aussagen der Manifestationen, die doch in ihrem Wesen eine und dieselbe sind.
Es war seit jeher offenkundig, dass diese Unterschiede in der Redeweise den Unterschieden in der Stufe zuzuschreiben sind. Vom Standpunkt ihrer Einheit und erhabenen Loslösung aus betrachtet, waren seit je die Attribute Gottheit, Göttlichkeit, höchste Einzigkeit und innerstes Sein auf diese Inbegriffe des Seins anwendbar, da sie alle auf dem Throne göttlicher Offenbarung ruhen und den Sitz göttlicher Verborgenheit einnehmen. Mit ihnen tritt Gottes Offenbarung in Erscheinung, durch ihr Antlitz wird die Schönheit Gottes enthüllt. So wird die Sprache Gottes selbst aus dem Munde dieser Manifestationen des göttlichen Seins vernommen.
Im Lichte ihrer zweiten Stufe betrachtet, der Stufe der Auszeichnung, der Unterscheidung, der zeitlichen Begrenzungen, der Kennzeichen und Maßstäbe, legen sie unbedingte Dienstbarkeit, äußerste Armut und völlige Selbstauslöschung an den Tag. So hat Er gesprochen: »Ich bin der Diener Gottes.A49 Ich bin nur ein Mensch wie ihr.«Q157
Versuche nun anhand dieser unwiderlegbaren, ausführlichen Erklärungen den Sinn der von dir gestellten Fragen zu begreifen, damit du im Glauben Gottes standhaft wirst und dich nicht von den Abweichungen in den Reden Seiner Propheten und Auserwählten erschüttern lässt.
Sollte eine der allumfassenden Manifestationen Gottes erklären:

»Ich bin Gott!«, so spräche sie gewisslich die Wahrheit, und es gäbe daran keinen Zweifel.

Denn wiederholt wurde dargetan, dass durch ihre Offenbarung, ihre Attribute und Namen die Offenbarung Gottes, Seine Namen und Seine Attribute in der Welt offenkundig gemacht sind.

So hat Er enthüllt:

»Jene Pfeile waren von Gott, nicht von Dir!«Q158 Und ebenso spricht Er:

»Wahrlich, die Dir Treue gelobten, gelobten sie in Wirklichkeit Gott.«Q159 Würde einer von ihnen sagen:

»Ich bin der Gesandte Gottes«Q160, so spräche Er gleichfalls die Wahrheit, die unzweifelhafte Wahrheit.

So spricht Er:

»Muḥammad ist nicht der Vater irgendeines Menschen, sondern Er ist der Gesandte Gottes.«Q161 In diesem Lichte gesehen, sind sie alle nur Gesandte dieses vollkommenen Königs, dieser unwandelbaren Wesenheit.

Würden sie alle verkünden:

»Ich bin das Siegel der Propheten«A50, so sprächen sie gewiss nichts als die Wahrheit, erhaben über den leisesten Schatten eines Zweifels.

Denn sie alle sind nur eine Person, eine Seele, ein Geist, ein Wesen, eine Offenbarung.

Sie alle sind die Manifestationen des »Anfangs« und des »Endes«, des »Ersten« und des »Letzten«, des »Sichtbaren« und des »Verborgenen«Q162 – all dies kommt Ihm zu, Ihm, dem Inbegriff allen Geistes und dem ewigen Wesen allen Wesens.

Und würden sie sagen:

»Wir sind Gottes Diener«A51, so wäre auch dies eine offenkundige, unbestreitbare Wahrheit.

Denn sie haben sich im äußersten Zustand des Dienens offenbart, eines Dienens, wie es kein Mensch je erreichen kann.

Darum haben diese Inbegriffe des Seins in Augenblicken, da sie tief in die Meere altehrwürdiger, ewigwährender Heiligkeit eintauchten, oder wenn sie zu den erhabensten Höhen göttlicher Mysterien emporstiegen, den Anspruch erhoben, dass ihre Sprache die Stimme der Gottheit, der Ruf Gottes selbst sei.

Wäre das Auge der Einsicht geöffnet, so würde es erkennen, dass sie sich in diesem Zustand als völlig ausgelöscht und nicht existent betrachten vor dem Antlitz Dessen, der der Alldurchdringende, der Unbestechliche ist.

Mich dünkt, sie haben sich ganz als ein Nichts angesehen und ihre Erwähnung an jenem heiligen Hof als einen Akt der Gotteslästerung erachtet.

Denn die leisesten Einflüsterungen des Selbstes sind an einem solchen Hof ein Beweis für Geltungsbedürfnis und unabhängiges Sein.

In den Augen derer, die an diesen Hof gelangen, ist eine solche Regung schon ein schweres Vergehen.

Wie viel schwerer wäre es, würde in dieser Gegenwart etwas anderes erwähnt, wären des Menschen Herz, Zunge, Gemüt oder Seele von etwas anderem eingenommen als von dem Vielgeliebten, betrachteten seine Augen ein anderes Antlitz als Seine Schönheit, neigte sich sein Ohr einer anderen Melodie als Seiner Stimme und gingen des Menschen Füße einen anderen Pfad als Seinen Pfad.
An diesem Tage weht Gottes Hauch, und Sein Geist hat alle Dinge durchdrungen. So mächtig ist die Ausgießung Seiner Gnade, dass die Feder ruht und die Zunge schweigt.
Kraft dieser Stufe erheben sie etwa den Anspruch, die Stimme der Gottheit zu sein, während sie kraft ihrer Stufe der Gesandtschaft sich als die Boten Gottes erklären. In jedem Fall sprechen sie, wie es den Gegebenheiten des Augenblicks entspricht, und beziehen alle diese Aussagen auf sich selbst, Aussagen, die sich vom Reich göttlicher Offenbarung bis zum Reich der Schöpfung erstrecken und vom Bereich der Göttlichkeit bis zum Reich irdischen Seins. Damit ist, was immer sie sagen, ob es sich denn auf den Bereich der Gottheit, der Herrschaft des Herrn, des Prophetentums, des Hütertums, des Apostolats oder des Dienens bezieht, ohne den Schatten eines Zweifels wahr. So müssen diese Verse, die Wir für Unseren Beweis angeführt haben, aufmerksam bedacht werden, damit die voneinander abweichenden Aussagen der Manifestationen des Unsichtbaren und Morgenröten der Heiligkeit nicht länger die Seele erregen und den Geist verwirren.
Die von den Sonnen der Wahrheit gesprochenen Worte müssen sorgfältig bedacht werden, und wenn man ihre Bedeutung nicht versteht, sollte Aufklärung bei den Treuhändern der Schatzkammern des Wissens gesucht werden, so dass diese den Sinn der Worte erklären und ihr Geheimnis enträtseln. Denn niemand steht es an, das heilige Wort nach seinem unzulänglichen Verständnis auszulegen, oder es gar zu verwerfen und seine Wahrheit zurückzuweisen, sofern er findet, dass es seinen Neigungen und Wünschen zuwider ist. So verhalten sich heutzutage die Geistlichen und Gelehrten, die auf den Stühlen der Erkenntnis und Gelehrsamkeit sitzen und Unwissen Erkenntnis, Tyrannei Gerechtigkeit nennen. Befragten sie das Licht der Wahrheit über die Gebilde ihrer eitlen Phantasie, und fänden sie dann Seine Antwort unvereinbar mit ihren eigenen Vorstellungen und ihrem Schriftverständnis, so verleumdeten sie Ihn, den Hort und Urquell allen Wissens, gewisslich als die Verneinung des Wissens. So ist dies zu allen Zeiten geschehen.
Als Muḥammad, der Herr des Seins, einst über die neuen Monde befragt wurde, gab Er auf Gottes Geheiß zur Antwort: »Das sind Zeiträume, die den Menschen bestimmt sind.«Q163 Daraufhin brandmarkten Ihn Seine Zuhörer öffentlich als Ignoranten.
So sagt Er auch in dem Vers über den »Geist«:

»Und sie werden Dich über den Geist befragen.

Sprich: ›Der Geist geht aus Meines Herrn Befehl hervor.‹«Q164 Kaum hatte Muḥammad diese Antwort gegeben, so widersprachen sie lärmend:

»Seht!

Ein Tor, der nicht weiß, was der Geist ist, nennt sich selbst den Offenbarer göttlichen Wissens!« Nun sieh die Geistlichen unserer Tage:

Weil sie durch Seinen Namen geehrt wurden und fanden, dass ihre Väter einst Seine Offenbarung anerkannt hatten, unterwerfen sie sich blindlings Seiner Wahrheit.

Bedenke, erhielten sie heute solche Antworten auf ihre Fragen, so würden sie sie ohne Zaudern zurückweisen und öffentlich brandmarken – ja sie nähmen sogar wieder zu denselben Spitzfindigkeiten Zuflucht, wie dies tatsächlich geschehen ist – ungeachtet dessen, dass diese Inbegriffe des Seins über so seltsame Trugbilder unendlich erhaben sind und in ihrer unermesslichen Herrlichkeit hoch über diesen leeren Formeln stehen, und selbst über dem Begreifen jedes einsichtsvollen Herzens.

Ihre sogenannte Gelehrsamkeit ist, im Vergleich zu jener Erkenntnis, bloßer Irrtum und all ihre Einsicht nichts als bare Unwissenheit.

Nein, was immer aus den Minen göttlicher Weisheit, den Schatzkammern ewigen Wissens hervorgeht, ist Wahrheit und nichts als Wahrheit.

Der Spruch: >»Wissen ist ein Punkt, den die Toren vervielfacht haben«Q165, ist die Bestätigung für Unser Argument, und die Tradition:

»Wissen ist ein Licht, das Gott ins Herz wirft, wem Er will«Q166, erweist die Richtigkeit Unserer Darlegung.
Weil sie nicht verstehen, was wahres Wissen bedeutet, und damit die Bilder bezeichnen, die ihnen ihre Phantasie vorgaukelt und deren Urheber die Verkörperungen der Unwissenheit sind, haben sie dem Urquell des Wissens das angetan, was du gehört und gesehen hast.
So hat zum Beispiel ein MannA52, der für seine Gelehrsamkeit berühmt war und sich selbst für einen der hervorragendsten Führer seines Volkes hielt, in seinem Buch alle Vertreter wahrer Gelehrsamkeit angeklagt und geschmäht, wie dies seine eindeutigen Aussagen, aber auch seine Andeutungen überall in seinem Buch hinlänglich beweisen.

Da Wir öfters von ihm gehört hatten, entschlossen Wir Uns, einige seiner Werke zu lesen.

Wir sind sonst nicht geneigt, anderer Menschen Schriften zu lesen, doch nun, da Uns einige über ihn befragten, fanden Wir es angezeigt, seine Bücher durchzusehen, um auf diese Fragen mit angemessenem Wissen und Verständnis zu antworten.

Seine Werke in arabischer Sprache waren Uns jedoch nicht zugänglich, bis Uns eines Tages jemand mitteilte, dass eine seiner Schriften, Irshádu’l-‘AvámA53 betitelt, in dieser Stadt zu haben sei.

Aus diesem Titel verspürten Wir den Geruch des Dünkels und der Eitelkeit; denn er hält sich selbst für einen Gelehrten und den Rest der Menschheit für ›Unwissende‹.

Seinen tatsächlichen Wert lässt er gerade durch den Titel erkennen, den er für sein Buch gewählt hat.

Es wurde offenbar, dass der Verfasser dem Pfade des Selbstes und des Begehrens folgte und in der Wildnis des Unwissens und der Blindheit verlorengegangen war.

Mich dünkt, er hat die wohlbekannte Tradition vergessen, welche sagt:

»Wissen umfasst alles, was erkennbar ist; Macht und Gewalt sind Schöpfung.« Dennoch sandten Wir nach dem Buch und behielten es einige Tage.

Wir nahmen es wohl zweimal zur Hand.

Das zweite Mal stießen Wir zufällig auf die Geschichte des ›Mi‘ráj‹A54 Muḥammads, über den gesagt worden ist:

»Wenn nicht für Dich, hätte Ich die Sphären nicht erschaffen.«Q167 Wir stellten fest, dass der Verfasser etwa zwanzig oder mehr Wissenschaften aufzählte, deren Kenntnis er als wesentlich betrachtete, um das Mysterium des ›Mi‘ráj‹ zu verstehen.

Seinen Ausführungen entnahmen Wir, dass, wer nicht in diese Wissenschaften eingedrungen sei, niemals zum richtigen Verständnis dieses überragenden, erhabenen Gegenstandes gelangen könne.

Unter den aufgeführten Wissenschaften waren Metaphysik, Alchemie und Naturmagie.

Nutzlose, abgestandene Gelehrsamkeit hält dieser Mensch für unerlässlich, wenn man die ewigen, geheiligten Mysterien göttlicher Erkenntnis verstehen will!
Gnädiger Gott! So weit reicht sein Verständnis! Sieh, welch ausgeklügelte Einwände und Verleumdungen er gegen jene Verkörperungen des unendlichen göttlichen Wissens vorbrachte! Wie gut und treffend ist doch gesagt: »Schleuderst du deine Verleumdungen denen ins Gesicht, die der eine wahre Gott zu Treuhändern der Schatzkammern Seines siebenten Himmels gemacht hat?«A55 Kein verstehendes Herz und Gemüt, keiner der Weisen und Gelehrten beachtet diese absurden Behauptungen. Und wie klar und einleuchtend ist es doch für jedes einsichtige Herz, dass eine solche Gelehrsamkeit zu allen Zeiten von dem einen wahren Gott zurückgewiesen wird. Wie könnte die Kenntnis von Wissenschaften, die in den Augen der wahrhaft Gelehrten nichts gelten, notwendig sein, um die Mysterien des ›Mi‘ráj‹ zu begreifen, während der Herr des ›Mi‘ráj‹ selbst niemals mit auch nur einem Buchstaben dieser beschränkten, obskuren Wissenschaften belastet war und Sein strahlendes Herz nie mit einem dieser wunderlichen Wahngebilde befleckte? Wie wahr hat er gesprochen: »Alles menschliche Begreifen reitet auf einem lahmen Esel, während die Wahrheit wie ein Pfeil auf dem Winde dahinfliegt.«A56 Bei der Gerechtigkeit Gottes! Wer das Geheimnis des ›Mi‘ráj‹ zu ergründen und einen Tropfen aus der Erkenntnis dieses Meeres zu trinken begehrt, der muss den Spiegel seines Herzens, so er noch durch den Staub dieser Wissenschaften getrübt ist, wahrlich reinigen und läutern, ehe das Licht dieses Mysteriums darin widerstrahlen kann.
An diesem Tag verbieten die, welche in das Meer urehrwürdiger Erkenntnis eingetaucht sind und in der Arche göttlicher Weisheit wohnen, dem Volke solche eitlen Studien. Ihre leuchtenden Herzen sind, Gott sei gepriesen, geheiligt von jeder Spur solcher Gelehrsamkeit und erhaben über so schlimme Schleier. Wir haben den dichtesten aller Schleier mit dem Liebesfeuer des Geliebten verbrannt – den Schleier, auf den sich der Spruch bezieht: »Der schlimmste aller Schleier ist der Schleier des Wissens.« Auf seiner Asche haben Wir den SchreinA57 göttlicher Erkenntnis errichtet. Wir haben, Preis sei Gott, die »Schleier der Herrlichkeit«A58 mit dem Feuer der Schönheit des Heißgeliebten verbrannt. Wir haben aus dem menschlichen Herzen alles vertrieben außer Ihm, der Sehnsucht der Welt, und freuen Uns dessen. Wir hängen an keinem Wissen als an dem Wissen, das von Ihm kommt, und richten unser Herz nur auf den Strahlenglanz Seines Lichtes.
So waren Wir sehr überrascht, als Wir erkannten, dass die einzige Absicht dieses Mannes war, die Menschen glauben zu machen, dass er sich auf alle diese Wissenschaften verstand. Und doch schwöre Ich bei Gott, dass nicht ein Hauch aus den Gefilden göttlichen Wissens jemals über seine Seele geweht, dass er nicht ein einziges Geheimnis alter Weisheit enträtselt hat. Fürwahr, würde ihm der Sinn des Wissens jemals erklärt, so erfüllte Bestürzung sein Herz und sein ganzes Wesen wäre von Grund auf erschüttert. Sieh, welche Gipfel der Überspanntheit seine Ansprüche trotz seiner haltlosen, unsinnigen Aussagen erreichen!
Gnädiger Gott! Wie groß ist Unser Erstaunen darüber, dass sich um ihn die Leute scharen und seiner Person Gefolgschaft geloben! Mit vergänglichem Staube zufrieden, richten die Menschen ihren Blick nur auf ihn und kehren dem Herrn der Herren den Rücken. Zufrieden mit dem Gekrächze der Krähe und vernarrt in das Gesicht des Raben, verzichten sie auf der Nachtigall süßen Gesang und auf den Liebreiz der Rose. Welch unsagbare Trugschlüsse hat die Durchsicht dieses anmaßenden Buches zutage gebracht! Sie sind nicht wert, dass eine Feder sie beschriebe, und zu dürftig, dass man dabei einen Augenblick verweilte. Wäre indes ein Prüfstein gefunden, so schiede er augenblicklich Wahrheit von Falschheit, Licht von Finsternis und Sonne von Schatten.
Eine der Wissenschaften, die dieser Scharlatan nennt, ist die Kunst der Alchemie. Wir hegen die Hoffnung, dass ein König oder ein Mann von überragender Macht ihn auffordere, diese Wissenschaft aus dem Reich der Einbildung in die Welt der Tatsachen und von der Ebene bloßer Behauptungen auf die der realen Wirklichkeit zu bringen. Dass doch dieser ungelehrte, demütige Diener, der weder auf solche Dinge Anspruch erhob noch sie jemals als Kriterium wahrer Erkenntnis betrachtete, diese Aufgabe übernähme, auf dass so die Wahrheit erkannt und vom Irrtum geschieden werde. Doch welchen Nutzen hätte dies! Alles, was dieses Geschlecht Uns anbieten konnte, waren die Wunden seiner Speere, und der einzige Kelch, den es Unseren Lippen reichte, war der Kelch seines Giftes. Auf Unserem Nacken tragen Wir noch die Narben von Ketten, und Unser Leib ist gezeichnet von den Wundmalen erbarmungsloser Grausamkeit.
Und was dieses Menschen Fähigkeiten anbelangt, seine Unwissenheit, sein Verständnis und seinen Glauben, so sieh, was das Buch, das alle Dinge enthält, offenbart hat: »Wahrlich, der Baum ZaqqúmA59 wird die Speise der ÁthimA60 sein.«Q168 Und dann lies einige Verse weiter bis dahin, wo Er spricht: »Koste nun davon, denn du bist fürwahr der mächtige KarímA61!«Q169 Sieh, wie klar und deutlich er in Gottes unvergänglichem Buche beschrieben ist! Dieser Mann, der Demut heuchelt, hat zudem in seinem Buch auf sich selbst verwiesen als auf den »Áthim-Diener«A62: »Áthim« im Buche Gottes, mächtig inmitten der allgemeinen Herde – »Karím« dem Namen nach!
Denke über den gesegneten Vers nach: »Es ist nichts Grünes oder Dürres, das nicht im unfehlbaren Buche verzeichnet wäre«Q170, damit sich die Bedeutung seiner Worte auf der Tafel deines Herzens einpräge. Dennoch schwört eine große Menge diesem Manne Gefolgschaft. Sie verwerfen den Mose des Wissens und der Gerechtigkeit und folgen dem SámiríA63 des Unwissens. Sie wenden ihren Blick von der Sonne der Wahrheit, die am göttlichen, ewig währenden Himmel leuchtet, und schenken ihrem Glanz keine Beachtung.
O mein Bruder! Nur aus einer göttlichen Gesteinsader können die Edelsteine göttlichen Wissens hervorgebracht werden, der Duft der mystischen Myrte ist nur im wahren Garten zu atmen, und die Lilien altehrwürdiger Weisheit können nirgends erblühen außer in der Stadt eines unbefleckten Herzens. »Der guten Erde entsprießen die Pflanzen in Fülle durch die Erlaubnis seines Herrn, doch einem schlechten Boden entsprießen sie nur kärglich.«Q171
Nun ist klar aufgezeigt, dass nur die, welche in die göttlichen Mysterien eingeweiht sind, die Gesänge des Himmelsvogels verstehen können. Darum ist es jedermanns Pflicht, angesichts der Kompliziertheit des Gottesglaubens und der dunklen Andeutungen in den Versen der Morgenröten der Heiligkeit, bei den im Herzen Erleuchteten und bei den Schatzkammern göttlicher Mysterien Erleuchtung zu suchen. Diese Mysterien werden nicht mit Hilfe erworbenen Wissens enträtselt, sondern einzig durch Gottes Beistand und die Ausgießungen Seiner Gnade. »Fraget daher bei denen, welche die Schriften hüten, wenn ihr es selbst nicht wisst.«Q172
O mein Bruder!

Wenn ein wahrer Sucher sich entschließt, mit forschendem Schritt den Pfad zu betreten, der zur Erkenntnis des Altehrwürdigen der Tage führt, muss er vor allem sein Herz, den Sitz der Offenbarung der inneren Mysterien Gottes, vom trübenden Staub allen erworbenen Wissens und von den Andeutungen der Verkörperungen satanischer Wahngebilde reinigen.

Er muss seine Brust, das Heiligtum der immerwährenden Liebe des Geliebten, von jeder Befleckung läutern und seine Seele von allem heiligen, was dem Wasser und dem Lehm zugehört, von allen schattenhaften, flüchtigen Verhaftungen.

Er muss sein Herz so läutern, dass kein Rest von Liebe oder Hass darin verbleibt, damit weder Liebe ihn blind zum Irrtum leite noch Hass ihn von der Wahrheit scheuche.

Denn wie du an diesem Tage siehst, sind die meisten Menschen solcher Liebe und solchen Hasses wegen des unsterblichen Antlitzes beraubt, sind von den Verkörperungen der göttlichen Mysterien weit abgeirrt und streifen hirtenlos durch die Wildnis des Vergessens und des Irrtums.

Der Sucher soll allezeit sein Vertrauen in Gott setzen und sich von den Erdenmenschen abkehren.

Er soll sich von der Welt des Staubes lösen und Ihm, dem Herrn der Herren, anhangen.

Nie darf er sich über einen anderen erheben wollen, jede Spur von Stolz und Dünkel soll er von der Tafel seines Herzens waschen.

Er soll in Geduld und Ergebung harren, Schweigen üben und sich eitler Rede enthalten.

Denn die Zunge ist ein schwelend Feuer, und zu viel der Rede ein tödlich Gift.

Natürliches Feuer verbrennt den Körper, das Feuer der Zunge aber verzehrt Herz und Seele.

Die Kraft des einen währt nur eine Weile, aber die Wirkung des anderen dauert ein Jahrhundert lang.
Auch soll der Sucher üble Nachrede als schweres Vergehen betrachten und sich von ihrem Einfluss fernhalten, denn sie verlöscht das Licht des Herzens und erstickt das Leben der Seele.

Er soll sich mit wenigem begnügen und frei sein von allen zügellosen Wünschen.

Er soll die Gesellschaft derer schätzen, die der Welt entsagt haben, und es als wertvollen Gewinn betrachten, prahlerische, weltlich gesinnte Menschen zu meiden.

In der Morgenfrühe eines jeden Tages soll er sich Gott zuwenden und mit ganzer Seele bei der Suche nach seinem Geliebten verweilen.

Er soll jeden eigenwilligen Gedanken mit der Flamme Seines liebevollen Gedenkens verbrennen und mit Blitzesschnelle an allem außer Ihm vorübereilen.

Er soll dem Vertriebenen beistehen und dem Notleidenden niemals seine Gunst versagen.

Er soll gütig sein zu den Tieren, wie viel mehr zu seinem Nächsten, der mit der Macht der Sprache begabt ist.

Er soll nicht zögern, sein Leben für seinen Geliebten hinzugeben, und sich nicht durch das Urteil der Menschen von der Wahrheit abbringen lassen.

Für andere soll er nicht wünschen, was er für sich selbst nicht wünscht, und nicht versprechen, was er nicht hält.

Aus ganzem Herzen soll er die Gesellschaft der Frevler meiden und um Vergebung ihrer Sünden beten.

Er soll dem Sünder verzeihen und niemals dessen niedrigen Zustand verachten, denn niemand weiß, wie sein eigenes Ende sein wird.

Wie oft hat ein Sünder in der Todesstunde zum Wesenskern des Glaubens gefunden und, den unsterblichen Trank in Fülle trinkend, seinen Flug zur himmlischen Versammlung genommen!

Und wie oft hat sich ein ergebener Gläubiger zur Stunde des Aufstiegs seiner Seele so gewandelt, dass er in das unterste Feuer fiel!

Wir wollen mit der Offenbarung dieser überzeugenden, gewichtigen Worte dem Sucher tief einprägen, dass er alles außer Gott als vergänglich ansehen und alles außer Ihm, dem Ziel aller Anbetung, als äußerstes Nichtsein erachten soll.
Dies sind einige Eigenschaften der Hochstehenden und Kennzeichen der Geistiggesinnten. Sie wurden schon bei den Erfordernissen für die Wanderer erwähnt, die auf dem Pfade wirklicher Erkenntnis wandeln. Wenn der losgelöste Wanderer, der aufrichtige Sucher diese Grundbedingungen erfüllt, dann und nur dann kann er ein wahrer Sucher genannt werden. Wann immer er die Bedingungen erfüllt, die in dem Verse liegen: »Wer nach Uns strebt …«Q173, wird er sich der Segnungen erfreuen, die aus den Worten strömen: »… den werden Wir sicherlich auf Unseren Wegen geleiten.«Q174
Erst wenn die Lampe des Suchens, des ernsten Strebens, des sehnlichen Verlangens, der leidenschaftlichen Ergebung, der glühenden Liebe, der Verzückung und Ekstase im Herzen des Suchers entzündet ist und der Hauch der Gnade Gottes über seine Seele weht, wird das Dunkel des Irrtums vertrieben, werden die Nebel des Zweifels und der Ängste zerstreut, bis die Lichter der Erkenntnis und Gewissheit sein Wesen einhüllen. Zu dieser Stunde wird der mystische Herold mit der Freudenbotschaft des Geistes strahlend wie der Morgen aus der Stadt Gottes aufleuchten und mit dem Posaunenstoß der Erkenntnis Herz, Seele und Geist aus dem Schlummer der Achtlosigkeit erwecken. Dann werden die mannigfachen Gunstbeweise und die Gnadenströme des heiligen, ewigen Geistes dem Sucher solch neues Leben verleihen, dass er sich mit einem neuen Auge, einem neuen Ohr, einem neuen Herzen und einem neuen Geist beschenkt sieht. Er wird über die offenbaren Zeichen des Weltalls nachsinnen und die verborgenen Geheimnisse der Seele durchdringen. Er wird mit dem Auge Gottes schauen und in jedem Atom ein Tor erblicken, das ihn zu den Stufen völliger Gewissheit führt. In allen Dingen wird er die Mysterien göttlicher Offenbarung und die Beweise ewiger Verkündung entdecken.
Ich schwöre bei Gott!

Wer den Pfad der Führung beschreitet, die Höhen der Rechtschaffenheit zu erklimmen sucht und diese hehre, erhabene Stufe erreicht, wird tausend Meilen weit den Duft Gottes verspüren und erleben, wie sich der strahlende Tagesanbruch göttlicher Führung über dem Morgen aller Dinge erhebt.

Jedes Ding, und sei es noch so klein, wird ihm eine Offenbarung, die ihn zu seinem Geliebten führt, dem Ziel seines Suchens.

So scharf wird des Suchers Urteilskraft werden, dass er Wahres von Falschem zu unterscheiden vermag wie die Sonne vom Schatten.

Wenn in den fernsten Winkeln des Ostens Gottes liebliche Düfte wehen, so wird er sie sicherlich erkennen und einatmen, weilte er auch am äußersten Ende des Westens.

Desgleichen wird er alle Zeichen Gottes – Seine wundersamen Worte, Seine großen Werke und mächtigen Taten – so klar von den Werken, Worten und Wegen der Menschen unterscheiden, wie der Goldschmied den Edelstein vom Kiesel und jeder Mensch den Frühling vom Herbst, Hitze von Kälte unterscheidet.

Wenn die menschliche Seele gleich einem Kanal von allen weltlichen, hemmenden Verhaftungen gereinigt ist, wird sie unfehlbar den Odem des Geliebten über unermessliche Entfernungen hin verspüren und, von seinem Duft geführt, die Stadt der Gewissheit erreichen und betreten.

Dort wird der Sucher Gottes Wunder altehrwürdiger Weisheit erfahren und alle verborgenen Lehren aus dem Blätterrauschen des Baumes vernehmen, der in dieser Stadt blüht.

Mit seinem inneren und dem äußeren Ohr wird er aus deren Staub die Hymnen der Verherrlichung und des Lobpreises hören, die zum Herrn der Herren emporsteigen, und mit seinem inneren Auge wird er die Geheimnisse der »Wiederkunft« und der »Erweckung« entdecken.

Wie unaussprechlich herrlich sind die Zeichen, die Beweise, die Offenbarungen und die Pracht, die Er, der König der Namen und Eigenschaften, für diese Stadt bestimmt hat.

Der Eintritt in diese Stadt löscht den Durst ohne Wasser und entzündet die Gottesliebe ohne Feuer.

In jedem Grashalm sind die Mysterien unergründlicher Weisheit verwahrt, und in jedem Rosenbusch singen Nachtigallen ohne Zahl in seligem Entzücken ihr Lied.

Wundersame Tulpen enthüllen das Mysterium des unverlöschlichen Feuers im Brennenden Busch, und liebliche Wohlgerüche der Heiligkeit verströmen den Duft des messianischen Geistes.

Diese Stadt schenkt Reichtum ohne Gold und verleiht Unsterblichkeit ohne Tod.

In jedem Blatt sind unaussprechliche Wonnen verwahrt, und in jedem Gemach liegen unzählige Geheimnisse verborgen.
Die sich tapfer auf der Suche nach Gott mühen, werden, sobald sie allem außer Ihm entsagt haben, so mit dieser Stadt verbunden und vermählt sein, dass sie sich nicht mehr vorstellen können, auch nur einen Augenblick von ihr getrennt zu leben. Sie werden auf unfehlbare Beweise von der Hyazinthe jener Gemeinschaft lauschen und die sichersten Zeugnisse von der Schönheit ihrer Rose und dem Lied ihrer Nachtigall empfangen. Etwa alle tausend Jahre einmal wird diese Stadt erneuert und aufs Neue geschmückt.
Darum, o mein Freund, sollten wir mit heißestem Bemühen danach streben, jene Stadt zu erreichen und durch Gottes Gnade und Güte die »Schleier der Herrlichkeit«Q175 zu zerreißen, so dass wir mit unbeugsamer Festigkeit unsere schmachtenden Seelen auf dem Pfade des neuen Geliebten opfern. Wir sollten mit Tränen in den Augen Ihn immer wieder inbrünstig anflehen, uns die Gunst dieser Gnade zu gewähren. Diese Stadt ist nichts anderes als das Wort Gottes, das in jedem Zeitalter und in jeder Sendung offenbart wird. In den Tagen Mose war sie der Pentateuch, in den Tagen Jesu das Evangelium, in den Tagen Muḥammads, des Gesandten Gottes, der Qur’án, an diesem Tage ist sie der Bayán, und in der Sendung Dessen, den Gott offenbaren wird, wird sie Sein Buch sein – das Buch, auf das alle Bücher der vorangegangenen Sendungen notwendig bezogen werden müssen, das Buch, das überragend und erhaben in ihrer Mitte steht. In diesen Städten ist geistige Nahrung in Fülle bereitet, unvergängliche Wonnen sind darin bestimmt. Die Speise, die sie gewähren, ist das Brot des Himmels, und der Geist, den sie schenken, ist Gottes unvergänglicher Segen. Losgelösten Seelen verleihen sie die Gabe der Einheit; sie machen den Armen reich und bieten den Kelch der Erkenntnis denen, die in der Wildnis des Unwissens wandern. Alle Führung, aller Segen, alles Wissen, alles Erkennen, aller Glaube und alle Gewissheit, die allem im Himmel und auf Erden verliehen wurden, sind in diesen Städten verborgen und verwahrt.
So war der Qur’án für das Volk Muḥammads eine uneinnehmbare Feste. In Seinen Tagen war jeder, der sie betrat, vor teuflischen Anschlägen, drohenden Pfeilen, seelenverzehrenden Zweifeln und gotteslästerlichen Einflüsterungen des Feindes geschützt. Auch war ihm ein Anteil an den göttlichen, guten Früchten verliehen, den Früchten der Weisheit vom göttlichen Baum, und ihm ward ein Trank gereicht von den nie verderbenden Wassern aus dem Strom der Erkenntnis und ein Schluck vom Weine der Geheimnisse göttlicher Einheit.
Alles, was die Menschen über Muḥammads Offenbarung und Sein Gesetz wissen mussten, war in diesem Riḍván strahlender Herrlichkeit enthüllt. Dieses Buch ist ein bleibendes Zeugnis für das Volk nach Muḥammad, denn Seine Gesetze sind unanfechtbar und Seine Verheißungen unverbrüchlich. Allen war befohlen, den Vorschriften dieses Buches bis zum »Jahre sechzig«A64 zu folgen, dem Jahre des Erscheinens der wundersamen Manifestation Gottes. Dieses Buch ist das Buch, das den Sucher unfehlbar zum Riḍván der göttlichen Gegenwart leitet, welches den, der sein Land verlässt und auf dem Pfade des Suchers wandelt, eintreten lässt in das heilige ZeltA65 ewiger Vereinigung. Seine Führung kann niemals irren, kein Zeugnis kann sein Zeugnis übertreffen. Alle Traditionen, alle anderen Bücher und Berichte entbehren einer solchen Auszeichnung, denn die Traditionen und deren Überlieferer erhalten einzig vom Wortlaut dieses Buches ihre Bestätigung. Zudem weisen die Traditionen schmerzliche Unterschiede und eine Fülle von Unklarheiten auf.
Als sich Muḥammads Sendung ihrem Ende neigte, sprach Er folgende Worte: »Wahrlich, Ich hinterlasse euch Meine zwei wichtigsten Zeugnisse: Gottes Buch und Meine Familie.«Q176 Dieser Quell des Prophetentums, diese Goldader göttlicher Führung, hatte viele der überlieferten Aussprüche offenbart, und doch nannte Er nur dieses Buch, das Er so zum mächtigsten Werkzeug, zum sichersten Zeugnis für die Sucher gemacht hat, zu einem Führer für das Volk bis zum Tage der Auferstehung.
Betrachte aufmerksam, mit unbeirrbarer Schau, mit reinem Herzen und geheiligtem Geist, was Gott Seinem Volk als Zeugnis der Führung bestimmt hat in Seinem Buch, das von hoch und niedrig als authentisch anerkannt wird. An dieses Zeugnis müssen wir beide uns ebenso halten wie die Völker der Welt, auf dass wir durch sein Licht zur Erkenntnis gelangen und Wahrheit von Falschheit, Führung von Irrtum unterscheiden. Da Muḥammad Sein Zeugnis auf Sein Buch und Seine Familie beschränkt hat, die letztere aber dahingegangen ist, bleibt nur Sein Buch als Sein einziges Zeugnis unter Seinem Volk.
Am Anfang Seines Buches spricht Er:

»Alif, Lám, Mím.

Kein Zweifel besteht über dieses Buch:

Es ist eine Führung für die Gottesfürchtigen.«Q177 In diesen zusammenhanglosen Buchstaben des Qur’án liegen die Mysterien des göttlichen Seins verschlossen, in ihren Muscheln ruhen die Perlen Seiner Einheit verwahrt.

Aus Mangel an Raum wollen Wir jetzt nicht dabei verweilen.

Äußerlich betrachtet bedeuten sie Muḥammad selbst, den Gott mit den Worten anspricht:

»O Muḥammad, es gibt weder Zweifel noch Ungewissheit an diesem Buche, das vom Himmel göttlicher Einheit herabgesandt ist.

In ihm ist Führung für die Gottesfürchtigen.«Q178 Bedenke, wie Er dieses Buch, den Qur’án, zur Führung für alle im Himmel und auf Erden bestimmt hat.

Er selbst, das göttliche Sein und das unerkennbare Wesen, bezeugt, dass dieses Buch, das hoch erhaben über allen Zweifeln und aller Ungewissheit steht, der Führer der ganzen Menschheit sein soll bis zum Tage der Auferstehung.

Nun fragen Wir:

Ist es recht, dass das Volk mit Zweifel und Besorgnis auf dieses gewichtigste Zeugnis schaut, dessen göttlichen Ursprung Gott selbst verkündet und zur Verkörperung der Wahrheit erklärt hat?

Ist es recht, dass es sich abwendet von dem, was Er zum höchsten Mittel der Führung auf die erhabensten Gipfel der Erkenntnis bestimmt hat, und nach anderem sucht als diesem Buch?

Wie können die Menschen es zulassen, dass ihnen ungereimte, dumme Reden die Saaten des Misstrauens ins Herz säen?

Wie können sie sich noch länger töricht darauf berufen, jemand habe dieses oder jenes gesagt oder irgendetwas sei nicht eingetroffen?

Wenn neben dem Buch Gottes ein tauglicheres Mittel und ein verlässlicherer Führer der Menschheit vorstellbar gewesen wäre, hätte Er dies nicht in jenem Vers enthüllt?
So dürfen wir nicht abweichen von Gottes unwiderstehlichem Befehl und Seinem festgelegten Ratschluss, wie sie in dem genannten Vers enthüllt sind. Wir sollten die wundersamen heiligen Schriften anerkennen, sonst werden wir auch die Wahrheit dieses gesegneten Verses nicht anerkennen. Denn es leuchtet ein, dass wer die Wahrheit des Qur’án leugnet, in Wirklichkeit auch die Wahrheit der vorangegangenen heiligen Schriften leugnet. Dies ist offensichtlich der tiefere Sinn dieses Verses. Wollten Wir seine innere Bedeutung darlegen und seine verborgenen Mysterien enthüllen, so reichte die Ewigkeit nicht aus, ihre Tragweite zu erschöpfen, und das Weltall wäre außerstande, sie zu ertragen. Gott wahrlich ist Zeuge, dass Wir die Wahrheit sprechen!
Ebenso sagt Er an anderer Stelle: »Und wenn ihr in Zweifel seid über das, was Wir auf Unsere Diener herabgesandt haben, dann bringt doch eine Súrah wie diese hervor und ruft eure Zeugen außer Gott zusammen, wenn es euch um die Wahrheit geht.«Q179 Sieh, wie erhaben ist doch die Stufe dieser Verse, wie groß ihre Wirkkraft, wenn Er sie als Sein sicherstes Zeugnis bezeichnet, als Seinen untrüglichen Beweis, als Ausdruck Seiner alles unterwerfenden Macht und als Offenbarung der gestaltenden Macht Seines Willens. Er, der göttliche König, verkündet die unbestreitbare Überlegenheit der Verse Seines Buches über alle Dinge, die Seine Wahrheit bezeugen. Denn, verglichen mit allen anderen Beweisen und Zeichen, leuchten die göttlich offenbarten Verse wie die Sonne, alles andere aber nur wie Sterne. Den Völkern der Welt sind sie ein bleibendes Zeugnis, ein unanfechtbarer Beweis, das strahlende Licht des wahren Königs. Ihr Vorrang und ihre Wirkkraft werden von nichts übertroffen. Sie sind die Schatzkammer göttlicher Perlen, der Verwahrungsort göttlicher Mysterien. Sie bilden das unlösliche Band, das feste Seil, den ‘Urvatu’l-Vuthqá, das unauslöschliche Licht. Sie durchflutet der Strom göttlicher Erkenntnis, sie durchglüht das Feuer Seiner altehrwürdigen, vollendeten Weisheit. Dies ist das Feuer, das im selben Augenblick die Flamme der Liebe in den Herzen der Gläubigen entzündet und den Frost der Achtlosigkeit in die Herzen der Feinde legt.
O mein Freund! Wir dürfen Gottes Befehl nicht unbeachtet lassen; wir müssen uns fügen und dem unterwerfen, was Er als Sein göttliches Zeugnis geboten hat. Dieser Vers ist für diese betrübte Seele zu gewichtig und bedeutungsvoll, als dass er hier erklärt werden könnte. Gott spricht die Wahrheit und führt den Weg. Er, wahrlich, ist hoch erhaben über all Sein Volk. Er ist der Mächtige, der Wohltäter.
Ebenso spricht Er: »Dies sind Gottes Verse, die Wir in voller Wahrheit sprechen. Doch an welche Offenbarung wollen sie denn glauben, wenn sie Gott und Seine Verse verwerfen?«Q180 Wenn du den tieferen Sinn dieses Verses erfassest, so wirst du auch die Wahrheit erkennen, dass niemals eine größere Offenbarung enthüllt wurde als durch die Propheten Gottes und dass kein mächtigeres Zeugnis jemals auf Erden erschienen ist als ihre offenbarten Verse. Nein fürwahr, dieses Zeugnis wird durch kein anderes je übertroffen außer durch das, was der Herr, dein Gott, will.
An einer anderen Stelle spricht Er: »Wehe jedem lügenhaften Sünder, der die Verse Gottes hört, die ihm vorgetragen werden, und alsdann in Hoffart verharrt, als ob er sie nicht hörte. Verkünde ihm eine schmerzliche Strafe.«Q181 Was in diesem Vers liegt, genügt allen im Himmel und auf Erden – o würden die Menschen doch nachsinnen über die Verse ihres Herrn! Denn du hörst, wie an diesem Tage das Volk die göttlich offenbarten Verse schmählich missachtet, als wären sie die geringsten aller Dinge. Und doch ist nie etwas Größeres als diese Verse erschienen, und nie wird in der Welt Größeres offenbar werden. Sprich zu ihnen: »O achtloses Volk! Ihr bringt aufs neue all das vor, was schon eure Väter in vergangenen Zeiten gesagt haben. Alle Früchte, die sie vom Baume ihres Unglaubens gesammelt, werdet ihr wiederum sammeln. Binnen kurzem werdet ihr zu euren Vätern abberufen und mit ihnen im Höllenfeuer wohnen. Ein schlimmer Ort – der Wohnort des Volkes der Tyrannei!«
Wieder an anderer Stelle spricht Er:

»Und wenn er mit einem Unserer Verse bekannt wird, dann treibt er seinen Spott mit ihm.

Eine schmachvolle Strafe harrt ihrer!«Q182 Das Volk spottete:

»Schaffe uns ein anderes Wunder und bringe uns einen anderen Beweis!« Einer sagte sogar:

»Lass jetzt einen Teil des Himmels auf uns niederfallen.«Q183 Und ein anderer:

»Wenn dies Deine ganze Wahrheit ist, dann mögen Steine vom Himmel auf uns regnen.«Q184 So wie das Volk Israel zu Mose Zeiten das Brot des Himmels für ein gemeines Zwiebel- und Knoblauchgericht verschacherte, so suchten auch diese Menschen die göttlich offenbarten Verse gegen ihre unredlichen, verderbten Wünsche einzutauschen.

Das Gleiche siehst du auch heutzutage.

Wiewohl aus den Wolken Seiner Güte geistige Speise vom Himmel göttlicher Barmherzigkeit herabregnet und die Meere des Lebens auf Geheiß des Schöpfers allen Seins im Riḍván des Herzens wogen, hat sich dieses Volk gierig wie Hunde um ein Aas gerottet und sich mit dem schalen Wasser eines Salztümpels begnügt.

Gnädiger Gott!

Wie seltsam ist der Weg dieser Menschen!

Sie schreien nach Führung, obwohl die Banner Dessen, der alle Dinge führt, schon gehisst sind.

Sie widmen sich obskuren, verzwickten Fragen der Erkenntnis, während Er, das Ziel aller Erkenntnis, wie die Sonne strahlt.

Sie sehen die Sonne mit eigenen Augen, und dennoch fordern sie von diesem leuchtenden Gestirn den Beweis seines Lichts.

Sie sehen Frühlingsschauer auf sich niederregnen, und doch suchen sie nach einem Beweis für diese freigebige Güte.

Der Beweis der Sonne ist ihr Licht, das leuchtet und alle Dinge umfängt, der Beweis des Regens seine milde Gabe, welche die Welt erneuert und mit dem Mantel des Lebens bekleidet.

Fürwahr, die Blinden können nichts von der Sonne verspüren außer ihrer Wärme, und der dürre Boden hat keinen Anteil an den Regenschauern der Barmherzigkeit.

»Wundere dich nicht, wenn der Ungläubige im Qur’án nichts wahrnimmt als eine Reihe toter Buchstaben; erlebt doch der Blinde die Sonne nur als Hitze.«A66
An anderer Stelle spricht Er: »Und wenn ihnen Unsere klaren Verse vorgetragen werden, dann haben sie nichts anderes zu entgegnen, als dass sie sagen: ›Bringe unsere Väter wieder, wenn du die Wahrheit redest!‹«Q185 Sieh, welch törichte Zeichen sie forderten von den Verkörperungen einer allumfassenden Barmherzigkeit! Sie spotteten der Verse, in denen ein Buchstabe, der die Toten im Tale des Selbstes und der Begierde mit dem Geiste des Glaubens belebt, größer ist als die Schöpfung der Himmel und der Erde, und schrien: »Mache, dass unsere Väter aus ihren Gräbern eilen.«Q186 So groß war die Verderbtheit und Hoffart dieses Volkes. Ein jeder dieser Verse ist den Völkern der Welt ein untrügliches Zeugnis, ein herrlicher Beweis Seiner Wahrheit. Ein jeder von ihnen genügt fürwahr der ganzen Menschheit – o würdest du doch über die Verse Gottes meditieren. In dem vorerwähnten Vers allein liegen Perlen von Mysterien verborgen. Was immer das Leiden sein mag, das Heilmittel, das er bietet, kann nie versagen.
Achte nicht der eitlen Behauptung derer, die vorbringen, das Buch und seine Verse seien niemals ein Zeugnis für das gewöhnliche Volk, da dieses weder ihren Sinn erfassen noch ihren Wert schätzen könne, denn das einzige untrügliche Zeugnis Gottes für den Osten wie den Westen ist der Qur’án. Ginge er über die Fassungskraft der Menschen, wie hätte er dann als allumfassendes Zeugnis allen Menschen verkündet werden können? Wäre ihre Behauptung wahr, so bedürfte man seiner nicht; das Volk brauchte Gott nicht zu erkennen, weil die Erkenntnis des göttlichen Seins die Erkenntnis Seines Buches übersteigt und das gewöhnliche Volk nicht die Fähigkeit hätte, es zu begreifen.
Solcher Streit ist irreführend und unzulässig, er entspringt nur der Anmaßung und dem Hochmut. Sein Beweggrund ist, die Menschen vom Riḍván göttlichen Wohlgefallens abzulenken und dafür die Zügel der Macht über das Volk umso fester zu halten. Doch in den Augen Gottes ist das einfache Volk unendlich höher und erhabener als seine Geistlichen, die von dem einen wahren Gott abgeirrt sind. Um Sein Wort zu verstehen, um die Verse der Himmelstauben zu begreifen, bedarf es keiner Gelehrsamkeit, sondern nur der Reinheit des Herzens, der Keuschheit der Seele und der Freiheit des Geistes. Dies beweisen jene, die heutzutage ohne einen einzigen Buchstaben der anerkannten Kriterien der Gelehrsamkeit auf den erhabensten Sitzen der Erkenntnis weilen, deren Herzensgarten durch die Regenschauer göttlicher Gnade mit den Rosen der Weisheit und den Tulpen der Einsicht geziert ist. Wohl den aufrichtigen Herzen, denn sie haben teil am Licht eines mächtigen Tages!
Und ebenso spricht Er: »Was jene betrifft, die nicht an Gottes Verse glauben, noch daran, dass sie Ihm jemals begegnen, so werden sie an Meiner Barmherzigkeit verzweifeln. Ihrer harrt eine schmerzliche Strafe.«Q187 Des Weiteren: »Und sie sagen: ›Sollen wir denn unsere Götter verlassen um eines närrischen Dichters willen?‹«Q188 Die Bedeutung dieses Verses ist offensichtlich. Siehe, was sie sagten, als die Verse offenbart wurden. Sie nannten Ihn einen Dichter, spotteten über die Verse Gottes und riefen aus: »Diese Worte sind nur Fabeln der Alten!«Q189 Damit wollten sie sagen, dass Muḥammad solche Worte, die einstmals in der Menschen Mund waren, zusammengestellt und als Wort Gottes ausgegeben habe.
So auch an diesem Tage: Du hast gehört, wie das Volk gegen diese Offenbarung Ähnliches vorbringt, indem sie sagen: »Er hat diese Worte aus Sprüchen der Alten zusammengestellt« oder: »Diese Worte sind nachgeahmt.« Eitel und hoffärtig ist ihre Rede, niedrig ihr Zustand und ihre Stufe.
Nachdem sie Ihn, wie schon dargetan, abgelehnt und öffentlich verdammt hatten, sprachen sie: »Unseren heiligen Schriften zufolge wird nach Mose und Jesus kein unabhängiger Prophet mehr erstehen, der das offenbarte Gesetz aufhebt. Er, der sich offenbaren wird, muss das Gesetz erfüllen.« Daraufhin wurde dieser Vers offenbart, der auf alle göttlichen Themen hinweist und die Wahrheit bezeugt, dass der Gnadenstrom des Allbarmherzigen nimmer enden wird: »Und Josef kam vordem zu euch mit klaren Zeichen. Ihr aber verharrtet im Zweifel an der Botschaft, mit der Er zu euch kam, bis ihr dann, als Er starb, sprachet: ›Gott wird nach Ihm nimmermehr einen Boten erstehen lassen.‹ So lässt Gott den Frevler, den Zweifler in die Irre gehen.«Q190 So erkenne denn aus diesem Vers und sei gewiss, dass die Menschen zu allen Zeiten solche eitlen, absurden Reden geführt haben. Sie klammerten sich an einen Vers des Buches und behaupteten, der Welt werde sich in Zukunft kein Prophet mehr offenbaren. So auch die christlichen Geistlichen, die den erwähnten Vers des Evangeliums als Beweis dafür anführten, dass das Gebot des Evangeliums niemals aufgehoben und kein unabhängiger Prophet mehr gesandt werde, Er bestätige denn das Gesetz des Evangeliums. Von dieser geistigen Krankheit sind die meisten Menschen befallen.
Ebenso bist du Zeuge, wie das Volk des Qur’án, den Völkern alter Zeiten gleich, sich durch das Wort »Siegel der Propheten«Q191 die Augen verschleiern ließ. Und doch erkennen sie selbst diesen Vers an: »Niemand kennt seine Bedeutung als Gott und diejenigen, welche im Wissen fest gegründet sind.«Q192 Wenn Er, der wohlbegründet ist in allem Wissen, Er, die Mutter, die Seele, das Geheimnis und das Wesen des Wissens, etwas offenbart, was ihren Wünschen auch nur im geringsten zuwider ist, so leisten sie erbitterten Widerstand und verleugnen Ihn schamlos. Dies hast du schon gehört und bezeugt. All dies war nur das Werk der Geistlichen, derer, die keinen Gott anbeten als ihre Begierde, die nichts und niemandem huldigen als dem Gold, die in die dichtesten Schleier der Gelehrsamkeit verstrickt und von deren Verworrenheit umnebelt, sich in der Wildnis des Irrtums verloren haben. So hat der Herr des Seins ausdrücklich erklärt: »Was meinst du wohl? Wer seine Leidenschaften zu seinem Götzen gemacht, wen Gott durch sein Wissen in die Irre gehen ließ, wessen Ohren und Herz Er versiegelt, wessen Blick Er mit einem Schleier bedeckt hat – wer könnte einen solchen, den Gott so verlassen hat, noch führen? Wollt ihr euch also nicht warnen lassen?«Q193
Obwohl der äußere Sinn des Wortes: »Wen Gott durch sein Wissen in die Irre gehen ließ«Q194 schon enthüllt ist, so bedeutet es doch für Uns diejenigen Geistlichen der heutigen Zeit, die sich an ihre Gelehrsamkeit halten, das Erzeugnis ihrer Phantasie und ihrer Wünsche, und die sich von Gottes Schönheit abgewandt und Seine Botschaft und Offenbarung öffentlich verdammt haben. »Sprich: Es ist eine gewichtige Botschaft, von der ihr euch abwendet.«Q195 Ebenso sagt Er: »Und wenn Unsere klaren Verse ihnen vorgetragen werden, so sagen sie: ›Dies ist nur ein Mensch, der euch gerne von eurer Väter Glauben abspenstig machen will.‹ Und sie sagen: ›Dies ist nichts als ein ausgeheckter Schwindel.‹«Q196
Schenke dein Ohr Gottes heiliger Stimme und achte wohl auf Seine süße, unsterbliche Melodie. Sieh, wie feierlich Er die warnt, welche Gottes Verse verschmähen, und wie Er die verwirft, die Sein heiliges Wort verleugnen. Sieh, wie weit das Volk vom Kawthar göttlicher Gegenwart abgeirrt ist! Wie schmerzlich sind der Unglaube und die Anmaßung derer, die bar des Geistes sind, vor dem Antlitz dieser geheiligten Schönheit. Dieses reinste Wesen der Güte und Großmut hat die vergänglichen Geschöpfe in das Reich der Unsterblichkeit eintreten lassen und die hilflosen Seelen an den heiligen Strom des Reichtums geführt. Und dennoch haben Ihn einige als »Verleumder Gottes, des Herrn aller Geschöpfe«, angeprangert, andere Ihn bezichtigt, einer zu sein, »der das Volk vom Pfade der Gläubigkeit und des wahren Glaubens abhält«, während wieder andere Ihn für »geistesgestört« erklärten und dergleichen mehr.
Und ebenso bemerkst du an diesem Tag, mit welch gemeinen Vorwürfen sie diesen Edelstein der Unsterblichkeit bedacht und mit welch unaussprechlichen Schandtaten sie Ihm, dem Quell der Reinheit, begegnet sind. Gott hat sie in Seinem Buch und auf Seiner heiligen, unsterblichen Tafel davor gewarnt, die offenbarten Verse zu leugnen; Er hat die Gnadenbotschaft denen verkündet, die sie annehmen – doch höre die zahllosen Schmähungen, die sie gegen die vom neuen Himmel göttlicher, ewiger Heiligkeit herabgesandten Verse ausstoßen! Hat doch nie ein erschaffenes Auge eine so große Ausgießung der Großmut geschaut, nie ein Ohr eine solche Offenbarung der Güte vernommen. Eine solche Großmut, eine solche Offenbarung tritt in Erscheinung, damit die enthüllten Verse als Frühlingsregen aus den Wolken der Barmherzigkeit des Allgütigen erscheinen. Die Propheten, die »mit Beständigkeit versehen« sind, deren Erhabenheit und Herrlichkeit klar wie die Sonne leuchten, wurden alle mit einem Buch ausgezeichnet, das alle gesehen haben und dessen Verse gesichert sind. Die Verse aber, die aus dieser Wolke göttlicher Gnade geströmt sind, waren so überreich, dass noch niemand imstande war, ihre Zahl zu schätzen. Wohl zwanzig Bände sind jetzt zur Hand. Doch wie viele bleiben uns noch unerreichbar! Wie viele sind geraubt worden und in die Hände des Feindes gefallen, und niemand kennt ihr Schicksal.
O mein Bruder, wir sollten unsere Augen öffnen, über Sein Wort meditieren und im Schatten der Manifestation Gottes Zuflucht suchen, auf dass wir, durch die untrüglichen Ratschläge des Buches gewarnt, die Ermahnungen, die auf den heiligen Tafeln verzeichnet sind, sorgfältig beachten und den Offenbarer der Verse nicht bekritteln, dass wir uns selbst völlig Seiner Sache weihen und uns mit ganzem Herzen Seinem Gesetz unterstellen. So werden wir vielleicht in den Hof Seiner Barmherzigkeit eintreten und an der Küste Seiner Gnade Wohnung finden. Er, wahrlich, ist der Barmherzige und der Vergebende gegenüber Seinen Dienern.
Ebenso sagt Er:

»Sprich, o Volk des Buches!

Verwerft ihr Uns nur darum, weil Wir an Gott glauben und an das, was Er Uns herabgesandt hat, und an das, was Er vor alter Zeit herabgesandt hat, und weil die meisten von euch Frevler sind?«Q197 Wie klar enthüllt dieser Vers Unser Vorhaben, wie deutlich beweist er die Wahrheit der Verse Gottes!

Dieser Vers wurde offenbart zu einer Zeit, da die Ungläubigen den Islám angriffen und seine Jüngerschaft des Irrglaubens beschuldigten, zu einer Zeit, da sie die Gefährten Muḥammads als Gottesleugner und als Gefolgsleute eines Lügners und Zauberers brandmarkten.

In den frühen Tagen, als der Islám dem äußeren Anschein nach noch ohne Autorität und Macht war, wurden die Freunde des Propheten, die ihr Angesicht Gott zugewandt hatten, wohin sie auch gingen, gequält, verfolgt, gesteinigt und geschmäht.

Zu dieser Zeit ward der gesegnete Vers vom Himmel göttlicher Offenbarung herabgesandt.

Er enthüllte ein unwiderlegliches Zeugnis und brachte das Licht untrüglicher Führung.

Er lehrte die Gefährten Muḥammads, den Ungläubigen und Götzendienern folgendes zu erwidern:

»Ihr unterdrückt und verfolgt uns, doch was haben wir anderes getan, als dass wir an Gott glauben und an die Verse, die uns durch die Zunge Muḥammads herabgesandt wurden, und an jene, die auf die Propheten alter Zeiten herabkamen?« Das heißt, dass ihre einzige Schuld war, erkannt zu haben, dass die neuen, wundersamen Verse Gottes, welche auf Muḥammad herabgekommen waren, allesamt von Gott waren, ebenso wie jene, die die Propheten vordem offenbart hatten, dass sie deren Wahrheit erkannt und angenommen hatten.

Dies ist das Zeugnis, welches der göttliche König Seine Diener lehrt.
Ist es, so betrachtet, gerecht, wenn dieses Volk die neu offenbarten Verse, welche den Osten und den Westen umfangen, zurückweist und sich selbst als die Stützen des wahren Glaubens betrachtet? Sollten sie nicht vielmehr an Den glauben, der diese Verse offenbart hat? Und wenn man das Zeugnis bedenkt, das Er selbst abgelegt hat – warum sollte Er nicht in denen treue Gläubige sehen, die die Wahrheit dieses Zeugnisses bekennen? Fern sei es Ihm, dass Er von den Toren Seiner Barmherzigkeit den vertriebe, der sich Ihm zuwendet und die Wahrheit der göttlichen Verse annimmt, oder dass Er denen drohe, die sich an Sein sicheres Zeugnis halten! Wahrlich, Er begründet die Wahrheit durch Seine Verse, und Er bekräftigt Seine Offenbarung durch Seine Worte. Wahrlich, Er ist der Machtvolle, der Helfer in Gefahr, der Allmächtige!
Auch spricht Er: »Und hätten Wir dir ein Buch, auf Pergament geschrieben, herabgesandt und hätten die Ungläubigen es mit eigener Hand berührt, so hätten sie doch sicherlich gesagt: ›Dies ist nichts als offenkundige Zauberei.‹«Q198 Die meisten Verse des Qur’án weisen auf dieses Thema hin, doch haben Wir um der Kürze willen nur diese Verse angeführt. Bedenke: Ist im ganzen Buch außer den Versen sonst noch ein Maßstab gegeben, anhand dessen die Manifestationen Seiner Schönheit erkannt werden könnten, so dass das Volk sich daran halten und die Manifestationen Gottes verwerfen könnte? Nein, bei jeder Gelegenheit hat Er, wie schon gezeigt, mit Feuer bedroht, wer diese Verse verschmäht und verspottet.
So darum jemand aufstünde und Myriaden von Versen, Reden, Sendschreiben und Gebeten hervorbrächte, von denen keines der Gelehrsamkeit entspringt – welche Entschuldigung könnte jene rechtfertigen, die diese Verse verwerfen und sich damit der Kraft ihrer Gnade berauben?

Welche Antwort können sie geben, wenn ihre Seele dereinst emporgestiegen ist aus ihrem düsteren Tempel?

Könnten sie sich damit rechtfertigen, dass sie sagen:

»Wir haben uns an eine bestimmte Tradition gehalten, und weil wir sie nicht buchstäblich erfüllt sahen, fanden wir an den Verkörperungen göttlicher Offenbarung so viel auszusetzen und hielten uns von den Gesetzen Gottes fern«?

Hast du nicht gehört, dass einer der Gründe, warum gewisse Propheten als »mit Beständigkeit versehen« bezeichnet wurden, der ist, dass sie mit der Offenbarung eines Buches betraut waren?

Und was rechtfertigte dieses Volk, das den Offenbarer und Urheber so vieler Bände von Versen verwarf und den Reden dessen folgte, der töricht die Saaten des Zweifels den Menschen in die Herzen säte und sich, Satan gleich, erhob, das Volk auf den Pfad des Verderbens und des Irrtums zu führen?

Wie konnten sie zulassen, dass solches Geschehen sie des Sonnenlichtes göttlicher Freigebigkeit beraubt?

Abgesehen davon:

Wenn diese Menschen eine so göttliche Seele, einen so heiligen Odem meiden und verwerfen, an wen, so fragen Wir, könnten sie sich dann halten, zu wessen Antlitz sich wenden, wenn nicht zu Seinem?

Fürwahr, »alle haben einen Bereich der Himmel, dem sie sich zuwenden«Q199.

Wir haben dir diese beiden Wege gezeigt, gehe nun den Weg, den du dir erwählst.

Dies, wahrlich, ist die Wahrheit, und außer der Wahrheit bleibt nichts als Irrtum.
Einer der Beweise für die Wahrheit dieser Offenbarung ist, dass in allen Zeitaltern und allen Sendungen, wann immer sich das unsichtbare Wesen in der Gestalt Seiner Manifestation offenbarte, einige unbekannte, von allen weltlichen Bindungen losgelöste Seelen bei der Sonne des Prophetentums und dem Monde göttlicher Führung Erleuchtung suchen und zur göttlichen Gegenwart gelangen. Darum pflegen die Geistlichen und die Reichen dieser Zeit solche Menschen zu schmähen und zu verspotten. So hat Er über diese Irrenden offenbart: »Da sprachen die Oberen Seines Volkes, die nicht glaubten: ›Wir sehen in Dir nur einen Menschen gleich uns, und wir sehen Dir nur die Niedrigsten folgen mit voreiligem Urteil; wir sehen in euch auch keinen Vorzug über uns. Nein, wir halten euch für Lügner.‹«Q200 Sie schmähten die heiligen Manifestationen und redeten wider sie: »Keiner ist euch gefolgt außer dem Gesindel, das keiner Beachtung wert ist.« Damit wollten sie hervorheben, dass keiner von den Gelehrten, den Reichen und Angesehenen an sie glaubte. So und mit ähnlichen Gründen versuchten sie, die Falschheit Dessen zu beweisen, der nur die Wahrheit spricht.
In dieser strahlendsten Sendung jedoch, unter dieser mächtigsten Souveränität sind eine Reihe erleuchteter Geistlicher, Männer von umfassender Bildung, Doktoren von vollendeter Weisheit, an Seinen Hof gelangt. Sie haben aus dem Kelch Seiner göttlichen Gegenwart getrunken und die Ehre Seiner alles überragenden Gunst empfangen. Um des Geliebten willen haben sie der Welt und allem darinnen entsagt. Wir wollen die Namen einiger von ihnen erwähnen, auf dass es die Kleingläubigen stärke und die Verzagten ermutige.
Unter ihnen war Mullá Ḥusayn, welcher zum Empfänger der Strahlenglorie der Sonne göttlicher Offenbarung werden durfte. Nur für ihn hat Gott den Sitz Seiner Barmherzigkeit errichtet und sich auf den Thron ewiger Herrlichkeit gesetzt. Unter ihnen war auch Siyyid Yaḥyá, jene einzigartige, unerreichte Gestalt seiner Zeit,
Mullá Muḥammad ‘Alíy-i-ZanjáníMullá ‘Alíy-i-BastámíMullá Sa‘íd-i-BárfurúshíMullá Ni‘matu’lláh-i-MázindaráníMullá Yúsuf-i-ArdibílíMullá Mihdíy-i-Khu’íSiyyid Ḥusayn-i-TurshízíMullá Mihdíy-i-KandíMullá BáqirMullá ‘Abdu’l-Kháliq-i-YazdíMullá ‘Alíy-i-Baraqání und andere, annähernd vierhundert, deren Namen auf Gottes »Verwahrter Tafel« verzeichnet sind.
Sie alle wurden vom Lichte der Sonne göttlicher Offenbarung geführt, sie haben Seine Wahrheit bekannt und anerkannt. So stark war ihr Glaube, dass die meisten um des Allherrlichen Wohlgefallens willen Heim und Habe aufgaben. Sie weihten ihr Leben dem Vielgeliebten und gaben alles hin auf Seinem Pfade. Ihre Brust ward den Pfeilen des Feindes zur Zielscheibe, ihre Häupter schmückten die Speere der Ungläubigen. Kein Land, das nicht das Blut dieser Verkörperungen der Loslösung getrunken, kein Schwert, das nicht ihren Nacken geschlagen hätte. Allein ihre Taten beweisen die Wahrheit ihrer Worte. Genügt dem Volke dieses Tages das Zeugnis dieser heiligen Seelen nicht, die sich erhoben, das Leben für ihren Geliebten zu opfern, so ruhmvoll, dass alle Welt darob ins Staunen geriet? Ist dies kein genügendes Zeugnis für die Treulosigkeit derer, die ihren Glauben um ein Linsengericht verraten, die Unsterblichkeit um Vergängliches verschachert, den Kawthar göttlicher Gegenwart für Salzquellen aufgegeben haben und deren einziges Lebensziel es ist, sich des Eigentums anderer zu bemächtigen? Du hast ja selbst gesehen, wie sie sich alle mit den Eitelkeiten der Welt abgegeben haben und wie weit sie von Ihm, dem Herrn, dem Höchsten, abgeirrt sind.
Sei gerecht: Kann man auf das Zeugnis derer bauen, deren Taten mit ihren Worten übereinstimmen und deren äußeres Verhalten ihrem inneren Leben entspricht? Der Geist ist bestürzt über das, was sie vollbrachten, die Seele ergriffen von ihrer Tapferkeit und dem Schmerz, den sie ertrugen. Oder soll man dem Zeugnis jener ungläubigen Seelen folgen, die nichts als den Hauch ihrer selbstsüchtigen Wünsche atmen und im Käfig ihres eitlen Wahns gefangen sind? Wie die Fledermäuse der Finsternis heben sie ihr Haupt vom Lager nur, um den flüchtigen Dingen der Welt nachzujagen, und finden keine Ruhe bei Nacht, es sei denn im Trachten nach ihren schmutzigen Lebenszielen. In ihre selbstsüchtigen Pläne versunken, vergessen sie den göttlichen Befehl. Bei Tag streben sie mit ganzer Seele nach weltlichem Gewinn, und bei Nacht widmen sie sich nur der Befriedigung ihrer Sinneslust. Welches Gesetz, welche Norm könnte die Menschen rechtfertigen, wenn sie, der Ablehnung dieser kleingeistigen Seelen folgend, den Glauben derer verwerfen, die um Gottes Wohlgefallen willen auf Leib und Gut, Ruhm und Namen, Ansehen und Ehre verzichtet haben?
Wurde nicht, was sich im Leben des ›Fürsten der Märtyrer‹A67 ereignete, als das größte Geschehen angesehen, als erhabenster Beweis seiner Wahrheit?

Hat nicht das Volk von ehedem dieses Geschehen als beispiellos bezeichnet?

Haben sie nicht gesagt, keine Demonstration der Wahrheit habe je solche Beständigkeit, eine so sichtbare Glorie an den Tag gelegt?

Und doch war diese Episode seines Lebens, die am Morgen begann, schon am Mittag desselben Tages beendet, indes diese heiligen Leuchten achtzehn Jahre lang heldenhaft den Trübsalen standhielten, die von allen Seiten auf sie herabhagelten.

Mit welcher Liebe, welcher Ergebenheit, welchem Jubel und heiligem Entzücken haben sie ihr Leben auf dem Pfade des Allherrlichen geopfert!

Diese Wahrheit bezeugen alle.

Wie kann man diese Offenbarung dennoch herabsetzen?

War je ein Zeitalter Zeuge eines Geschehens von so großer Tragweite?

Wenn diese Gefährten nicht wahre Gottsucher waren, wer sollte dann so genannt werden?

Haben sie Macht oder Ruhm gesucht?

Haben sie je nach Reichtum getrachtet?

Haben sie jemals einen Wunsch gehegt außer dem, Gott zu gefallen?

Wenn diese Gefährten mit all ihren erstaunlichen Zeugnissen und wunderbaren Werken Lügner waren, wer wäre dann würdig, einen Wahrheitsanspruch zu erheben?

Ich schwöre bei Gott!

Allein schon ihre Taten sind ein ausreichendes Zeugnis, ein unwiderlegbarer Beweis für alle Völker der Erde, würden die Menschen doch im Herzen über die Mysterien göttlicher Offenbarung nachdenken!

»Und die Frevler werden bald erkennen, welches Los ihrer harrt!«Q201
Des Weiteren ist im Buche das Kriterium für Wahrheit und Irrtum aufgestellt. Mit diesem göttlichen Prüfstein müssen die Ansprüche aller Menschen bewertet werden, so dass der Wahrhaftige erkannt und vom Betrüger unterschieden wird. Dieser Prüfstein ist kein anderer als folgender Vers: »Wünscht euch den Tod, wenn ihr Menschen der Wahrheit seid.«Q202 Denke nach über diese Märtyrer von unzweifelhafter Aufrichtigkeit, deren Wahrhaftigkeit der klare Text des Buches bezeugt. Sie haben, wie du erlebt hast, alles geopfert, ihr Leben, ihr Vermögen, ihre Frauen und ihre Kinder, und sind zu den erhabensten Gemächern des Paradieses aufgestiegen. Ist es gerecht, das Zeugnis dieser losgelösten, erhabenen Wesen für die Wahrheit dieser alles überragenden, herrlichen Offenbarung zu verwerfen und dem Verdammungsurteil zu folgen, das dieses strahlende Licht von jenem treulosen Volk erfahren hat, das des Goldes wegen seinen Glauben aufgegeben und im Streben nach Führerschaft Ihn, den ersten Führer der ganzen Menschheit, verworfen hat? Ihr wahrer Charakter ist jetzt vor allen offenbar: Sie wurden als Menschen erkannt, die für Gottes heiligen Glauben nicht einmal auf ein Jota, auf einen Deut ihrer irdischen Herrschaft verzichten, geschweige denn auf ihr Leben, Vermögen und dergleichen.
Sieh, wie der göttliche Prüfstein nach dem ausdrücklichen Wortlaut des Buches die Wahren von den Falschen geschieden hat! Doch sind sie sich dieser Wahrheit noch immer nicht bewusst. Im Schlafe der Achtlosigkeit trachten sie nach den Eitelkeiten dieser Welt, besessen von Gedanken an nutzlose, irdische Führerschaft.
»O Sohn des Menschen! Viele deiner Tage sind dahingegangen, und es galt dir nur das eigene Verlangen voll Wunsch und Wahn. Wie lange noch willst du auf deinem Lager schlafen? – Wache auf! Denn hoch am Mittag steht die Sonne und will auch dir mit dem Licht der Schönheit scheinen.« Q203
Sei dir dessen bewusst, dass keiner der Doktoren und Geistlichen, die Wir angeführt haben, mit dem Rang und der Würde weltlicher Führerschaft bekleidet war. Denn wohlbekannte, einflussreiche Geistliche, die auf den Stühlen der Autorität sitzen und leitende Funktionen innehaben, können dem Offenbarer der Wahrheit keine Treue geloben – außer denen, die dein Herr will. Doch ist dies, bis auf wenige Fälle, nie geschehen. »Und nur wenige Meiner Diener sind dankbar.«Q204 So hat auch in dieser Sendung nicht einer der berühmten Geistlichen, in deren Amtsgewalt die Zügel des Volkes lagen, den Glauben angenommen. Nein fürwahr, sie haben ihn mit solcher Feindseligkeit und Entschiedenheit bekämpft, wie es noch kein Ohr gehört und kein Auge gesehen hat.
Der Báb, der Herr, der Erhabenste – möge das Leben aller ein Opfer für Ihn sein – hat ein besonderes Sendschreiben an die Geistlichen in allen Städten offenbart, worin Er das Wesen ihrer Verleugnung und Ablehnung ausführlich darstellt. »Darum habt acht, ihr Menschen von Einsicht!«Q205 So auf ihren Widerstand hinweisend, wollte Er den Einwänden, die das Volk des Bayán am Tage der Offenbarung des ›Mustagháth‹A68, dem Tage der späteren Auferstehung, machen könnte, begegnen, indem Er betonte, dass in dieser späteren Offenbarung keiner der Geistlichen Seinen Anspruch erkennen werde, während in der Sendung des Bayán eine ganze Reihe von ihnen den Glauben angenommen hat. Er wollte das Volk warnen, damit es nicht, was Gott verhüte, so törichten Gedanken folge und sich selbst der göttlichen Schönheit beraube. Ja, die Geistlichen, auf die Wir Uns bezogen, waren meist unbekannt; sie waren durch Gottes Gnade von irdischen Nichtigkeiten geläutert und frei vom Joch der Führerschaft. »So groß ist Gottes Großmut. Er schenkt sie, wem Er will.«Q206
Ein weiteres Zeugnis der Wahrheit dieser Offenbarung, das unter allen anderen Beweisen wie die Sonne leuchtet, ist die Unerschütterlichkeit, mit der die Ewige Schönheit den Gottesglauben verkündete. Obgleich Er selbst jung und empfindsam und die heilige Sache, die Er offenbarte, allen Völkern der Erde zuwider war – seien sie hoch oder niedrig, reich oder arm, erhaben oder gering, König oder Untertan –, so stand Er doch auf und verkündete sie mit Standhaftigkeit. Alle haben dies erkannt und gehört. Er fürchtete niemanden und achtete nicht der Folgen. Wäre das möglich gewesen ohne die Kraft einer göttlichen Offenbarung, ohne das Walten von Gottes unbesiegbarem Willen? Bei der Gerechtigkeit Gottes! Sollte jemand in seinem Herzen den Anspruch auf eine so große Offenbarung hegen, so würde ihn allein der Gedanke daran alsbald mit Bestürzung erfüllen! Selbst wenn sich die Herzen aller Menschen in seinem Herzen vereinten, würde er vor einem so ehrfurchtgebietenden Unterfangen zurückschrecken. Nur mit Gottes Erlaubnis könnte er es vollbringen, und nur, wenn das Gefäß seines Herzens mit dem Quell göttlicher Gnade verbunden, seine Seele des unfehlbaren Beistandes des Allmächtigen versichert wäre. Wem, so fragen Wir staunend, schreiben sie ein so großes Wagnis zu? Klagen sie Ihn der Narrheit an, wie sie es mit den Propheten von ehedem taten? Oder behaupten sie, Sein Motiv sei einzig das Trachten nach Führerschaft und der Erwerb irdischen Reichtums?
Gnädiger Gott! In Seinem Buch, das Er Qayyúmu’l-Asmá’ nannte, dem ersten, größten, mächtigsten aller Bücher, hat Er Sein eigenes Martyrium geweissagt. Dort finden wir folgende Stelle: »O Du Spur Gottes! Dir habe ich mich gänzlich geopfert; um Deinetwillen ertrage ich die Flüche, und auf dem Pfad Deiner Liebe sehne ich mich nach dem Martyrium. Gott, der Erhabene, der Beschützer, der Altehrwürdige der Tage, genügt mir als Zeuge!«Q207
Auch in Seiner Auslegung des Buchstabens ›Há‹ flehte Er um das Martyrium. Er sprach: »Mich deucht, Ich hörte eine Stimme in Meinem Innersten rufen: ›Opferst Du das, was Du am meisten liebst, auf dem Pfade Gottes, wie Ḥusayn – Friede sei auf ihm – sein Leben dargebracht hat um Meinetwillen?‹ Und würde Ich nicht auf dieses unentrinnbare Mysterium achten – Ich schwöre bei Ihm, in dessen Händen Mein Leben ist: Selbst wenn sich alle Könige der Erde verbündeten, wären sie machtlos, einen Buchstaben von Mir zu nehmen, wie viel weniger können es diese Diener, die keine Beachtung verdienen und wahrlich der Abschaum sind … O dass doch alle den Grad Meiner Geduld, Ergebenheit und Selbstaufopferung auf dem Pfade Gottes erkennten!«
Kann man glauben, der Offenbarer eines solchen Verses wandle auf anderen Wegen als auf dem Pfade Gottes und sehne sich nach anderem als nach Seinem Wohlgefallen? In diesem Vers liegt ein Hauch der Loslösung verborgen, der, wenn er weithin über die Welt wehte, alle Wesen dazu brächte, auf ihr Leben zu verzichten und ihre Seelen als Opfer darzubringen. Sinne nach über das schändliche Gebaren dieses Geschlechtes und sei Zeuge seiner erschütternden Undankbarkeit. Sieh, wie sie ihre Augen vor dieser Herrlichkeit verschließen und unterwürfig jenen verwesenden Leichnamen folgen, aus deren Bauch noch der Aufschrei vom Hab und Gut der Gläubigen zu vernehmen ist, das sie sich einverleibt haben. Welche unerhörten Verleumdungen haben sie gegen jene Morgenröten der Heiligkeit ausgestoßen! So zählen Wir dir auf, was die Hände der Ungläubigen vollbrachten, die am Tage der Auferstehung ihr Gesicht von der göttlichen Gegenwart abgewandt haben. Gott aber quält sie mit dem Feuer ihres Irrglaubens und hält in der künftigen Welt eine Strafe für sie bereit, welche ihnen Leib und Seele verzehren wird. Denn sie haben gesagt: »Gott ist machtlos, und die Hand Seiner Gnade ist gefesselt.«A69
Standhaftigkeit im Glauben ist ein sicheres Zeugnis, ein herrlicher Beweis der Wahrheit. Das »Siegel der Propheten«Q208 hat gesprochen: »Zwei Verse haben Mich alt gemacht.«Q209 Beide Verse künden von der Standhaftigkeit in der Gottessache. So hat Er gesprochen: »Sei standhaft, wie dir befohlen ward.«Q210
Sieh, wie dieser Sadrih des Riḍváns Gottes sich in der Blüte der Jugend erhob, Gottes Sache zu verkünden, und welche Standhaftigkeit diese Schönheit Gottes dabei an den Tag gelegt hat. Die ganze Welt stellte sich Ihm in den Weg und ist damit völlig gescheitert. Je schwerer die Verfolgungen waren, mit denen sie diesen Sadrih der Seligkeit heimsuchten, desto mehr wuchs Sein Eifer, umso strahlender brannte die Flamme Seiner Liebe. All dies ist offensichtlich, und niemand bestreitet diese Wahrheit. Am Ende gab Er Sein Leben hin und nahm Seinen Flug zu den Reichen der Höhe.
Unter den Wahrheitsbeweisen Seiner Offenbarung war auch die Überlegenheit, die überragende Macht und höchste Gewalt, die Er, der Offenbarer des Seins, die Manifestation des Angebeteten, allein und ohne Beistand in aller Welt enthüllt hat.

Kaum hatte sich diese ewige Schönheit in Shíráz im Jahre sechzig offenbart und den Schleier der Verborgenheit zerrissen, als schon die Zeichen der überlegenen Macht, der Souveränität und Kraft aus diesem Inbegriff allen Seins, diesem Meer der Meere hervorstrahlten und in allen Landen offenkundig wurden – in einem Maße, dass in allen Städten die Zeichen, Beweise, Merkmale und Zeugnisse dieser göttlichen Sonne zutage traten.

Wie viele reine, gütige Herzen spiegelten gläubig das Licht dieser ewigen Sonne, und wie mannigfaltig waren die Erkenntnisse, die sich aus diesem Weltmeer göttlicher Weisheit auf alle Wesen ergossen!

In allen Städten erhoben sich die Geistlichen und Würdenträger, um sich ihnen in den Weg zu stellen und ihnen Einhalt zu gebieten; sie rüsteten sich mit Bosheit, Neid und Tyrannei zu ihrer Unterdrückung.

Wie groß war die Zahl der heiligen Seelen, der reinen Wesen der Gerechtigkeit, die, der Gewaltherrschaft bezichtigt, getötet wurden.

Und wie viele Verkörperungen der Reinheit, die nichts als wahres Wissen und makellose Taten zeigten, haben einen qualvollen Tod erlitten!

Und dennoch hauchte ein jedes dieser heiligen Wesen bis zum letzten Atemzug den Namen Gottes und erhob sich in das Reich der Ergebung und Entsagung.

So groß war die Wirkkraft und Sein verwandelnder Einfluss auf sie, dass sie keinen Wunsch mehr hegten als Seinen Willen, und ihre Seele Seinem Gedenken vermählten.
Denke nach: Wer in dieser Welt ist imstande, eine so überlegene Macht, einen so durchdringenden Einfluss an den Tag zu legen? Alle diese makellosen Herzen und geheiligten Seelen haben in völliger Entsagung dem Ruf Seines Ratschlusses geantwortet. Statt zu klagen, dankten sie Gott, und inmitten der Finsternis ihrer Qual zeigten sie nur strahlende Ergebung in Seinen Willen. Es ist offenkundig, wie unbarmherzig der Hass, wie bitter die Bosheit und Feindschaft waren, die alle Völker auf Erden gegen diese Gefährten hegten. Was man diesen heiligen, geistigen Wesen an Verfolgung und Pein antat, betrachteten sie selbst als einen Weg zu Erlösung, Wohlergehen und ewigem Glück. Hat die Welt seit Adams Tagen je solchen Aufruhr, solch heftige Erregung gesehen? Zu all der Folter, die sie ertrugen, der vielerlei Trübsal, die sie erduldeten, wurden sie überall geschmäht und verflucht. Mich dünkt, Geduld ward nur durch ihre Seelenstärke offenbart, Glaubenstreue nur durch ihre Taten bezeugt.
Denke in deinem Herzen tief nach über dieses gewaltige Geschehen, auf dass du die Größe dieser Offenbarung erfassest und ihre überwältigende Herrlichkeit verstehst. Dann wird der Geist des Glaubens durch die Gnade des Barmherzigen deinem Wesen eingehaucht, dann wirst du auf den Sitz der Gewissheit erhoben und dort wohnen. Gott ist Mein Zeuge! Würdest du eine Weile nachsinnen, so sähest du, dass, abgesehen von all diesen feststehenden Wahrheiten und angeführten Beweisen, die Verwerfungsurteile des Volkes der Erde, seine Verwünschungen und Verfluchungen an sich schon der mächtigste Beweis und das sicherste Zeugnis der Wahrheit dieser Helden auf dem Felde der Entsagung und Loslösung sind. Je mehr du über die spitzfindige Kritik des Volkes nachdenkst, sei sie von Gelehrten, Geistlichen oder Ungelehrten, desto fester und standhafter wirst du im Glauben werden. Denn alles, was geschah, ward von jenen geweissagt, welche die Verwahrungsorte göttlichen Wissens und die Empfänger des ewigen Gottesgesetzes sind.
Wir hatten nicht vor, auf die Überlieferungen vergangener Zeiten einzugehen, doch wollen Wir in Unserer Liebe zu dir einige davon anführen, die sich zu Unserem Beweise fügen. Für nötig halten Wir sie nicht, da das schon Erwähnte der Welt und allem darinnen genügt. Tatsächlich sind in diesem kurzen Bericht alle heiligen Schriften und ihre Mysterien verdichtet – so vollständig, dass ein Mensch, der dies eine Weile in seinem Herzen bedächte, in allem Gesagten die Mysterien des Wortes Gottes entdecken und den Sinn all dessen, was dieser vollendete König offenbart hat, begreifen würde. Da die Menschen nach ihrem Verständnis und ihrer Stufe verschieden sind, wollen Wir einige Überlieferungen nennen, damit sie der schwankenden Seele Standhaftigkeit und dem verstörten Gemüte Ruhe einflößen. Dadurch wird Gottes Zeugnis für die Menschen, hoch und gering, vollendet werden.
Eine der Traditionen lautet: »Und wenn das Banner der Wahrheit offenbart ist, dann verfluchen es die Menschen im Osten wie im Westen.« Der Wein der Entsagung muss getrunken werden, die erhabenen Höhen der Loslösung müssen erreicht werden, und tief muss man über die Worte nachsinnen: »Eine Stunde Nachdenkens ist mehr wert als siebzig Jahre frommer Andacht.« So möge das Geheimnis entdeckt werden, warum sich die Menschen so erbärmlich verhalten und, obwohl sie sich zu Liebe und Wahrheitsstreben bekennen, die, welche der göttlichen Wahrheit folgen, verfluchen, sobald Er sich offenbart hat. Die genannte Tradition bezeugt diese Wahrheit. Es leuchtet ein, dass der Grund für dieses Verhalten kein anderer ist als die Abschaffung der Lebensregeln, Sitten, Gebräuche und Zeremonien, denen sie unterstanden. Hätte dagegen die Schönheit des Allbarmherzigen diese Regeln und Sitten, die im Volke Geltung hatten, übernommen und deren Einhaltung bestätigt, so wäre es nicht zu solchem Konflikt und Unheil in der Welt gekommen. Diese erhabene Tradition wird bestätigt durch das Wort, das Er offenbart hat: »Der Tag, da der Bote des Gerichts zu ernstem Werke laden wird.«Q211
Der göttliche Ruf des himmlischen Heroldes hinter den Schleiern der Herrlichkeit fordert die Menschen auf, allem völlig zu entsagen, woran sie hängen; doch damit steht er in Widerspruch zu ihren Wünschen. Darin liegt die Ursache für die bitteren Prüfungen und heftigen Erschütterungen, zu denen es gekommen ist. Sieh, welchen Weg das Volk nimmt: Den wohlbegründeten Traditionen, die sich allesamt erfüllt haben, schenken sie keine Beachtung, dafür klammern sie sich an solche von zweifelhafter Verbürgtheit und fragen, warum sich diese nicht erfüllt haben. Und doch wurde enthüllt, was ihnen unbegreiflich ist. Die Zeichen und Merkmale der Wahrheit scheinen wie die Mittagssonne, und dennoch wandert das Volk ziellos und verwirrt in der Wildnis der Unwissenheit und der Narrheit. Ungeachtet der Verse des Qur’án und der anerkannten Traditionen, die allesamt von einem neuen Glauben, einem neuen Gesetz und einer neuen Offenbarung sprechen, wartet dieses Geschlecht noch immer darauf, den Verheißenen zu schauen, der das Gesetz der islámischen Sendung aufrichten soll. Die Juden und die Christen vertreten denselben Standpunkt.
Unter den Worten, welche ein neues Gesetz und eine neue Offenbarung vorausahnen lassen, sind die Stellen im Nudbih-Gebet› A70: »Wo ist Er, der vorgesehen ist, die Gebote und Gesetze zu erneuern? Wo ist Er, der die Vollmacht hat, den Glauben und die, die ihm folgen, zu verwandeln?« Ähnliches hat er in der ZíyáratA71 offenbart: »Friede sei auf der neugeschaffenen Wahrheit.« Abú-‘Abdi’lláh antwortete auf die Frage nach den Wesenszügen des Mihdí: »Er wird vollbringen, was Muḥammad, der Bote Gottes, vollbracht hat, und Er wird alles zerstören, was vor Ihm war, so wie der Bote Gottes die Wege derer zerstört hat, die vor Ihm waren.«
Siehe, wie sie trotz dieser und ähnlicher Traditionen töricht behaupten, das früher offenbarte Gesetz dürfe auf keinen Fall verändert werden.

Ist es nicht das Ziel jeder Offenbarung, eine Wandlung und Änderung in der ganzen Wesensart der Menschheit zu bewirken, eine Wandlung, die sich äußerlich wie innerlich erweisen und das innere Leben wie die äußeren Verhältnisse gestalten soll?

Denn würde der Charakter der Menschen nicht gewandelt, so wären Gottes allumfassende Manifestationen offensichtlich ohne Nutzen.

Im ‘AválimA72, einem maßgeblichen, wohlbekannten Buch, ist verzeichnet:

»Ein junger Mann aus den Baní-HáshimA73 wird sich offenbaren, Er wird ein neues Buch enthüllen und ein neues Gesetz verkünden.« Dann folgen die Worte:

»Die meisten Seiner Feinde werden Geistliche sein.« An einer anderen Stelle wird von ṢádiqA74, dem Sohne Muḥammads, berichtet, dass er sprach:

»Es wird ein Jüngling aus den Baní-Háshim erscheinen, Er wird das Volk auffordern, Ihm Treue zu geloben.

Sein Buch wird ein neues Buch sein, zu dem Er die Menschen aufrufen wird, ihren Glauben zu bekennen.

Streng ist Seine Offenbarung für die Araber.

Wenn ihr von Ihm höret, so eilet Ihm entgegen.« Wie gut haben sie die Anweisungen der Imáme des Glaubens, der Lampen der Gewissheit, befolgt!

Obwohl klar gesagt ist:

»Wenn ihr höret, dass ein Jüngling aus den Baní-Háshim erschienen ist, der das Volk zu einem neuen göttlichen Buche und zu neuen göttlichen Gesetzen ruft, so eilet Ihm entgegen«, haben sie doch allesamt diesen Herrn des Seins zum Ungläubigen erklärt und Ihn als Ketzer verdammt.

Sie eilten nicht zu diesem háshimitischen Lichte, zu dieser göttlichen Manifestation, es sei denn mit gezogenen Schwertern und mit Herzen voll Bosheit.

Beachte überdies, wie in den Büchern die Feindschaft der Geistlichen ausdrücklich erwähnt ist.

Trotz all dieser klaren, bedeutsamen Traditionen, ungeachtet all der unverkennbaren, unbestreitbaren Anspielungen haben die Menschen den reinen Inbegriff des Wissens und der heiligen Sprache verworfen und sich den Ausgeburten des Aufruhrs und des Irrtums zugewandt.

Ungeachtet dieser verbürgten Traditionen und offenbarten Aussprüche reden sie nur, was ihnen ihre selbstsüchtigen Wünsche eingeben.

Sollte der Inbegriff der Wahrheit offenbaren, was ihren Neigungen und Wünschen zuwider ist, so werden sie Ihn alsbald einen Ungläubigen nennen und also gegen Ihn sprechen:

»Dies widerspricht den Aussprüchen der Imáme des Glaubens und der strahlenden Lichter.

In unserem unverletzlichen Gesetz ist so etwas nicht vorgesehen.« Auch am heutigen Tag haben armselige Sterbliche solche haltlosen Argumente vorgebracht.
Und nun sieh, wie in der anderen Tradition alle diese Geschehnisse vorausgesagt sind. Im Arba‘ínA75 steht geschrieben: »Aus den Baní-Háshim wird ein Jüngling erscheinen, der ein neues Gesetz offenbaren wird. Er wird das Volk zu sich laden, doch niemand wird auf Seinen Ruf achten. Die meisten Seiner Feinde werden Geistliche sein. Seinem Befehl werden sie nicht gehorchen, sondern Ihm also widersprechen: ›Dies widerspricht dem, was uns von den Imámen des Glaubens überliefert ist.‹« Heute wiederholen sie diese Worte und sind sich dessen gar nicht bewusst, dass Er den Thron des »Er tut, was immer Er will«Q212 einnimmt und auf dem Sitze des »Er befiehlt, was immer Ihm gefällt«Q213 weilt.
Kein Verstand kann das Wesen Seiner Offenbarung begreifen, keine Erkenntnis das volle Maß Seines Glaubens fassen.

Alle Worte hängen ab von Seiner Bestätigung, und alles ist Seiner heiligen Sache bedürftig.

Alles außer Ihm ist durch Seinen Befehl geschaffen, alles bewegt sich und hat Dasein durch Sein Gesetz.

Er ist der Offenbarer göttlicher Geheimnisse, der Erklärer der verborgenen, altehrwürdigen Weisheit.

So heißt es im Biḥáru’l-AnvárA76, im ‘Aválim und im Yanbú‘A77 von Ṣádiq, dem Sohn Muḥammads, dass er folgende Worte gesprochen habe:

»Wissen ist siebenundzwanzig Buchstaben.

Alle Propheten haben zwei Buchstaben davon offenbart.

Kein Mensch hat bis heute mehr als diese zwei Buchstaben gewusst.

Doch wenn der Qá’im sich erheben wird, dann wird Er die übrigen fünfundzwanzig Buchstaben offenbar machen.« Bedenke:

Er hat dargelegt, dass das Wissen aus siebenundzwanzig Buchstaben besteht und dass alle Propheten von Adam bis zum »Siegel« nur zwei Buchstaben davon zu erklären hatten und mit diesen beiden Buchstaben herabgesandt wurden, und dass der Qá’im alle übrigen fünfundzwanzig Buchstaben enthüllen werde.

Dieser Ausspruch zeugt von der erhabenen Größe Seiner Stufe.

Sein Rang übertrifft den aller Propheten, und Seine Offenbarung übersteigt die Erkenntnis und das Verständnis aller ihrer Auserwählten.

Eine Offenbarung, von der die Propheten Gottes, Seine Heiligen und Auserwählten entweder nicht unterrichtet worden sind oder die sie nach Gottes unerforschlichem Ratschluss nicht enthüllt haben – eine solche Offenbarung suchen diese erbärmlichen, verworfenen Menschen mit ihrem schwachen Verstand, mit ihrem unzulänglichen Wissen und Verständnis zu messen.

Wenn sie nicht mit ihrem Maßstab übereinstimmt, dann verwerfen sie sie auf der Stelle.

»Meinst du, dass die meisten von ihnen hören oder verstehen?

Sie sind wie das Vieh.

Nein, weit ärger noch sind sie abgeirrt vom Pfad!«Q214
Wie nun, so fragen Wir Uns, legen sie die obengenannte Tradition aus, eine Überlieferung, die in unmissverständlichen Begriffen die Offenbarung unerforschlicher Dinge, das Eintreffen neuer, wundersamer Ereignisse an Seinem Tage vorausschaut?

Diese erstaunlichen Geschehnisse entfachen einen so heftigen Streit im Volke, dass alle Geistlichen Ihn und Seine Gefährten zum Tode verurteilen und alle Völker der Erde sich erheben, Ihn zu bekämpfen.

So steht im KáfíA78, in einer Tradition des JábirA79, in der Tafel der Fáṭimih über die Merkmale des Qá’im geschrieben:

»Er wird die Vollkommenheit Mose, den Glanz Jesu und die Geduld Hiobs offenbaren.

Seine Auserwählten werden an Seinem Tage erniedrigt werden.

Ihre Häupter werden als Geschenke dargeboten werden wie die Häupter der Türken und der Daylamiten.

Sie werden erschlagen und verbrannt werden.

Furcht wird sie ergreifen, Verwirrung und Bestürzung werden ihre Herzen mit Schrecken erfüllen.

Die Erde wird mit Blut gerötet sein.

Ihre Frauen werden trauern und wehklagen.

Wahrlich, dies sind meine Freunde!«Q215 Bedenke, dass nicht ein Buchstabe dieser Tradition unerfüllt geblieben ist.

In den meisten Orten wurde ihr gesegnetes Blut vergossen, in allen Städten wurden sie gefangengesetzt, in den Provinzen wurden sie zur Schau gestellt, und manche von ihnen wurden verbrannt.

Doch keiner hat sich besonnen und darüber nachgedacht, warum, wenn der verheißene Qá’im das Gesetz und die Gebote einer früheren Sendung hätte offenbaren sollen, solche Traditionen überliefert wurden, warum so viel Streit und Konflikt entstanden ist, dass das Volk es als seine Pflicht ansah, diese Gefährten zu erschlagen, und warum es glaubt, durch die Verfolgung dieser heiligen Seelen höchste Gunst zu erlangen.
Sieh ferner, wie diese Geschehnisse und Untaten schon alle in früheren Traditionen erwähnt sind. So ist dies im Rawḍiy-i-Káfí über ›Zawrá’‹ verzeichnet. Im Rawḍiy-i-Káfí wird von Mu‘ávíyih, dem Sohn des Vahháb, berichtet, dass Abú-‘Abdi’lláh zu ihm gesagt habe: »Kennst du Zawrá’?« Ich sprach: »Möge mein Leben ein Opfer für dich sein! Sie sagen, es sei Baghdád.« »Nein«, antwortete er und fügte dann hinzu: »Bist du in die Stadt RayyA80 gekommen?«, worauf ich erwiderte: »Ja, ich bin dort gewesen.« Daraufhin fragte er: »Hast du den Viehmarkt besucht?« »Ja«, gab ich zur Antwort. Er sprach: »Hast du den schwarzen Berg gesehen zur Rechten der Straße? Eben dieser ist Zawrá’. Dort werden achtzig Männer aus einem gewissen Geschlecht erschlagen werden, die alle wert sind, Khalífen genannt zu werden.« »Wer wird sie erschlagen?« fragte ich. Er gab zur Antwort: »Die Kinder Persiens.«
Dies ist der Zustand und das Schicksal Seiner Gefährten, wie sie in früheren Tagen vorausgesagt wurden. Nun beachte, wie nach dieser Überlieferung Zawrá’ nichts anderes als das Land Rayy ist. Dort sind Seine Gefährten unter großen Leiden getötet worden; alle diese heiligen Wesen mussten ihr Martyrium aus den Händen der Perser erdulden, wie es in der Tradition verzeichnet ist. Dies hast du gehört, alle sind dessen Zeuge. Doch warum halten diese Erdenwürmer nicht inne, um über diese Traditionen nachzudenken, die doch alle so klar sind wie die Sonne in ihrer Mittagsherrlichkeit? Aus welchem Grund weigern sie sich, die Wahrheit anzunehmen, warum lassen sie sich von gewissen Traditionen, deren Bedeutung sie nicht erfasst haben, von der Erkenntnis der Offenbarung Gottes und Seiner Schönheit abhalten, so dass nun ihre Wohnstatt der Höllenschlund ist? Dies haben sie nur dem Unglauben der Geistlichen und Gelehrten dieser Zeit zuzuschreiben, von denen Ṣádiq, der Sohn Muḥammads, sagt: »Die Theologen jener Zeit werden die verruchtesten unter dem Schatten des Himmels sein. Von ihnen ist das Unheil ausgegangen, und auf sie wird es wieder zurückfallen.«Q216
Wir beschwören die Gelehrten des Bayán, nicht auf solche Wege zu geraten und, wenn die Zeit des MustagháthA81 kommt, Ihm, dem göttlichen Wesen, dem himmlischen Licht, der absoluten Ewigkeit, dem Anfang und dem Ende der Manifestationen des Unsichtbaren, nicht anzutun, was an diesem Tage geschehen ist. Wir bitten sie, sich nicht auf ihren Verstand, ihre Fassungskraft und ihre Gelehrsamkeit zu verlassen und nicht mit dem Offenbarer himmlischen, unendlichen Wissens zu streiten. Doch bemerken Wir, dass trotz all dieser Ermahnungen ein Einäugiger als Führer des Volkes sich mit äußerster Bosheit gegen Uns erhebt. Wir sehen voraus, wie in allen Städten sich Menschen erheben, um die Gesegnete Schönheit zu unterdrücken, wie die Gefährten dieses Herrn des Seins, dieser letzten Sehnsucht aller Menschen, vor dem Angesicht des Unterdrückers fliehen und in der Wildnis Schutz vor ihm suchen, während andere sich darein ergeben und in vollkommener Loslösung ihr Leben auf Seinem Pfade opfern. Mich dünkt, Wir können einen erkennen, der im Ruf solcher Ergebenheit und Frömmigkeit steht, dass die Menschen es als ihre Pflicht ansehen, ihm zu gehorchen und sich seinem Befehl zu fügen, und der sich dennoch erheben wird, um die Axt an die Wurzel des göttlichen Baumes zu legen, der sich mit allen Kräften bemühen wird, Ihm zu widerstehen und sich Ihm zu widersetzen. So sind die Menschen!
Wir hegen die Hoffnung, dass das Volk des Bayán erleuchtet wird, dass es sich in das Reich des Geistes aufschwingt und dort Wohnung nimmt, dass es die Wahrheit erkennt und sie mit dem Auge der Einsicht von heuchlerischer Falschheit unterscheidet. In diesen Tagen jedoch sind solche Gerüche der Eifersucht verbreitet, dass – Ich schwöre bei dem Erzieher aller Wesen, der sichtbaren und unsichtbaren – seit dem Anfang und der Erschaffung der Welt – wenngleich sie keinen Anfang hat – bis auf den heutigen Tag solche Bosheit, solcher Hass und Neid noch nie erschienen sind und auch in Zukunft nie mehr bezeugt werden. Denn einige Menschen, die nie den Duft der Gerechtigkeit einatmeten, haben das Banner des Aufruhrs gehisst und sich gegen Uns verbündet. Auf allen Seiten erkennen Wir ihre drohenden Speere, nach allen Richtungen sehen Wir ihre Pfeile fliegen, obwohl Wir Uns nie einer Sache gerühmt oder danach getrachtet haben, vor jemandem bevorzugt zu werden. Jedem waren Wir ein gütiger Gefährte, ein verzeihender, liebevoller Freund. Bei den Armen suchten Wir Gemeinschaft, bei den Gelehrten und Hochgestellten waren Wir ergeben und gelassen. Ich schwöre bei Gott, dem Wahren! So schmerzlich die Pein und die Leiden waren, welche die Hand des Feindes und das Volk des Buches Uns angetan, so schwinden sie doch völlig zu nichts dahin, verglichen mit dem, was Uns aus der Hand derer widerfuhr, die vorgeben, Unsere Freunde zu sein.
Was sollen Wir noch weiter sagen?

Das Weltall, könnte es mit dem Auge der Gerechtigkeit schauen, wäre unfähig, das Gewicht dieser Rede zu tragen!

Als Wir in den ersten Tagen Unserer Ankunft hierzulande die Zeichen kommender Dinge erkannten, beschlossen Wir, Uns zurückzuziehen, ehe sie geschehen würden.

Wir begaben Uns in die Wildnis und führten dort abgeschlossen und allein zwei Jahre lang ein Leben in völliger Einsamkeit.

Aus Unseren Augen rannen Tränen der Qual, und in Unserem blutenden Herzen wogte ein Meer von quälender Pein.

Wie oft blieben Wir abends hungrig, und wie viele Tage fanden Wir keine Ruhe!

Bei Ihm, in dessen Hand Mein Sein ist!

Ungeachtet dieser Fülle von Leiden und nie endender Schicksalsschläge ward Unsere Seele von wonnevoller Freude erfasst, strahlte Unser ganzes Wesen unaussprechliche Fröhlichkeit aus.

Denn in Unserer Einsamkeit waren Wir entrückt vom Schaden oder Nutzen, Wohl oder Wehe irgendeiner Seele.

Ganz allein verkehrten Wir mit Unserem Geist und vergaßen die Welt und alles darinnen.

Wir wussten jedoch nicht, dass die Maschen der göttlichen Vorsehung feiner geknüpft sind als die Vorstellungen der Sterblichen und der Pfeil Seines Ratschlusses die kühnsten menschlichen Pläne ereilt.

Niemand kann Seinen Schlingen entrinnen, keine Seele Erlösung finden außer in der Unterwerfung unter Seinen Willen.

Bei der Gerechtigkeit Gottes!

Zurückgezogen dachten Wir an keine Rückkehr, in Unserer Trennung lag keine Hoffnung auf Wiedervereinigung.

Nur darum lebten Wir in der Einsamkeit, weil Wir nicht wollten, dass Unserethalben unter den Gläubigen und den Gefährten Zwietracht und Unruhe aufkomme, oder dass eine Seele gekränkt oder ein Herz bekümmert werde.

Eine andere Absicht hatten Wir nicht.

Doch jeder plant nach eigenen Wünschen und folgt dabei seinen eitlen Gedanken – bis zu der Stunde, da aus dem mystischen Quell der Ruf an Uns erging, der Uns befahl zurückzukehren, woher Wir gekommen.

Wir ergaben Unseren Willen dem Seinigen und unterwarfen Uns Seinem Geheiß.
Welche Feder kann beschreiben, was Wir bei Unserer Rückkehr gewahrten! Zwei Jahre waren vergangen, in denen Unsere Feinde unaufhörlich und hartnäckig darauf sannen, Uns zu vernichten. Dies wird von allen bezeugt. Und dennoch stand von den Gläubigen niemand auf, Uns beizustehen; niemand fühlte sich bewogen, Uns nur im Geringsten zu helfen. Sie ließen vielmehr durch Worte und Taten Schauer immer neuer Kümmernisse auf Unsere Seele regnen! Mitten in alledem stehen Wir, bereit, das Leben zu opfern, Seinem Willen völlig ergeben. Möge durch Gottes Güte und Gnade dieser offenbarte Buchstabe Sein Leben als Opfer auf dem Pfade des Ersten Punktes, des Erhabensten Wortes, darbringen. Bei Ihm, auf dessen Geheiß der Geist gesprochen hat: Wäre es nicht aus dieser Sehnsucht Unserer Seele gewesen, Wir hätten keinen Augenblick länger in dieser Stadt verweilt. »Gott genügt Uns als Zeuge.«Q217 Wir schließen Unsere Ausführungen mit den Worten: »Es gibt keine Macht noch Kraft als in Gott allein.« »Wir sind Gottes, und zu Ihm werden Wir zurückkehren.«Q218
Wer ein verstehendes Herz hat, wer getrunken hat vom Weine der Liebe, wer nie auch nur für einen Augenblick seinen selbstsüchtigen Wünschen gefällig war, der wird, strahlend wie die Sonne in ihrer Mittagspracht, diese Zeichen, Zeugnisse und Beweise schauen, welche die Wahrheit dieser wundersamen Offenbarung, dieses überragenden, göttlichen Glaubens bestätigen. Doch seht, wie die Menschen Gottes Schönheit verwerfen und sich ihrer Habgier hingeben. Trotz dieser vollendeten Verse und der unverkennbaren Andeutungen, die in dieser »höchst gewichtigen Offenbarung«, dem Treuhänder Gottes unter den Menschen, enthüllt wurden, und ungeachtet dieser klaren Traditionen, offenkundiger als die meisten ausführlichen Äußerungen, haben die Menschen deren Wahrheit zurückgewiesen und sich an den Buchstaben gewisser Traditionen gehalten, die so, wie sie sie verstanden, mit ihren Erwartungen nicht übereinstimmten und deren Bedeutung sie nicht zu erfassen vermochten. So haben sie jede Hoffnung zunichte gemacht und sich des reinen Weines des Allherrlichen und der klaren, unverderblichen Wasser der unsterblichen Schönheit beraubt.
Bedenke, dass sogar das Jahr, in dem diese Quintessenz des Lichtes sich offenbaren sollte, ausdrücklich in den Traditionen verzeichnet ist – und doch achten sie ihrer nicht und lassen nicht einen Augenblick ab von ihren selbstsüchtigen Wünschen. Nach der Überlieferung fragte Mufaḍḍal den Ṣádiq: »Was ist das Zeichen Seiner Offenbarung, o Meister?« Jener gab zur Antwort: »Im Jahre sechzig wird Seine Sache offenbart und Sein Name verkündet werden.«Q219
Wie seltsam ist dies! Diesen ausdrücklichen, klaren Hinweisen zum Trotz hat dieses Volk die Wahrheit gemieden. So sind zum Beispiel die Kümmernisse, die Gefangenschaft und die Trübsale, die diesem Inbegriff göttlicher Tugend zugefügt wurden, in früheren Traditionen genannt. Im Biḥár steht geschrieben: »In unserem Qá’im werden vier Zeichen von vier Propheten zu sehen sein, von Mose, Jesus, Josef und Muḥammad. Das Zeichen von Mose ist Furcht und Erwartung, von Jesus, was über Ihn gesprochen wurde, von Josef, dass Er eingekerkert und totgeschwiegen wurde, von Muḥammad die Offenbarung eines Buches, ähnlich dem Qur’án.« Trotz dieser so beweiskräftigen Überlieferung, die in unverkennbarer Sprache die Geschehnisse dieses Tages vorausgeschaut hat, wurde niemand gefunden, der diese Prophezeiung beachtete, und Mich dünkt, auch in Zukunft wird niemand gefunden werden, außer dem, den dein Herr will. »Gott, wahrlich, macht hörend, wen Er will. Doch Wir werden nicht hörend machen, die in ihren Gräbern sind.«Q220
Es leuchtet dir ein, dass die Vögel des Himmels, die Tauben der Ewigkeit in zweierlei Sprache reden. Die eine Sprache, die äußerliche, ist ohne Anspielungen, unverhohlen und unverschleiert, auf dass sie eine führende Lampe sei, ein Leuchtfeuer, das den Pilger zu den Höhen der Heiligkeit, den Sucher in das Reich ewiger Vereinigung gelangen lässt. So sind die genannten unverhüllten Traditionen und die klaren Verse. Die andere Sprache ist verschleiert und verhüllt, auf dass alles, was im Herzen der Übelgesinnten verborgen liegt, offenbar und ihr innerstes Wesen aufgedeckt werde. Darum hat Ṣádiq, der Sohn MuḥammadsA82, gesprochen: »Gott, wahrlich, wird sie prüfen und sieben.«Q221 Dies ist das göttliche Maß, dies ist Gottes Prüfstein, mit dem Er Seine Diener prüft. Niemand begreift die Bedeutung dieser Worte außer denen, deren Herzen überzeugt sind, deren Seelen Gnade vor Gott gefunden haben und deren Geist von allem gelöst ist außer von Ihm. Bei solchen Worten ist die wörtliche Bedeutung, wie sie allgemein von den Menschen verstanden wird, nicht der gemeinte Sinn. Darum steht geschrieben: »Alles Wissen hat siebzig Bedeutungen, von denen nur eine den Menschen bekannt ist. Und wenn der Qá’im erstehen wird, dann wird Er den Menschen all das enthüllen, was übrigbleibt.«Q222 Er spricht auch: »Wir sprechen ein Wort und meinen damit einundsiebzig Bedeutungen; eine jede derselben können Wir erklären.«Q223
Wir zitieren dies nur, damit die Menschen nicht an gewissen Traditionen und Aussprüchen verzweifeln, die sich nicht wörtlich erfüllt haben, sondern ihre Verwirrung ihrem mangelnden Verständnis zuschreiben und nicht meinen, die Verheißungen der Traditionen seien noch unerfüllt. Denn wie aus diesen Traditionen selbst hervorgeht, ist die Bedeutung, welche die Imáme des Glaubens in sie gelegt haben, diesem Volke nicht bekannt. Das Volk sollte sich darum durch solche Reden nicht der göttlichen Gnadenfülle berauben lassen, sondern Aufklärung bei den anerkannten Auslegern suchen, so dass die verborgenen Mysterien enträtselt und deutlich offenbar werden.
Doch gewahren Wir niemanden unter dem Volk, den es aufrichtig nach der Wahrheit verlangte und der in den dunklen Fragen des Glaubens die Führung der göttlichen Manifestationen suchte. Alle wohnen im Lande des Vergessens, alle gehören zum Volk der Bosheit und des Aufruhrs. Wahrlich, Gott wird ihnen antun, was sie selbst getan, und wird sie vergessen, so wie sie Seine Gegenwart an Seinem Tage vergessen haben. Dies ist Sein Ratschluss für die, welche Ihn leugnen, und so wird es denen gehen, die Seine Zeichen verwerfen.
Wir schließen Unsere Beweisführung mit Seinen Worten – erhaben ist Er –: »Und wer sich von dem Gedenken des Barmherzigen zurückzieht, dem werden Wir einen Satan anketten, der soll sein Gefährte sein.«Q224 »Und wer sich von Meinem Gedenken abwendet, wahrlich, dem wird ein Leben im Elend bestimmt sein.«Q225
Also ist es in alten Zeiten offenbart worden – o würdet ihr es doch begreifen!
Offenbart durch das ›Bá‹ und das ›Há‹.A83
Friede sei mit dem, der sein Ohr der Melodie des mystischen Vogels zuneigt, der vom Sadratu’l-Muntahá aus ruft!
Gepriesen sei unser Herr, der Höchste!

Quellenangaben

Q1 Qur’án, 36:30.
Q2 Qur’án, 40:5.
Q3 Qur’án, 11:38.
Q4 Qur’án, 71:26.
Q5 Qur’án, 29:2.
Q6 Qur’án, 35:39.
Q7 Qur’án, 11:61–62.
Q8 Qur’án, 40:28.
Q9 Qur’án, 11:18, [7:44].
Q10 Qur’án, 2:87.
Q11 Qur’án, 3:70.
Q12 Qur’án, 3:71.
Q13 Qur’án 3:99.
Q14 Qur’án 3:7.
Q15 Joh. 14:28 – Anm. d. Hrsg.
Q16 vgl. Joh. 14:26, 16:13 – Anm. d. Hrsg.
Q17 vgl. Joh. 14:28 – Anm. d. Hrsg.
Q18 Qur’án 76:9.
Q19 Qur’án 5:117; [vgl. auch Joh. 6:32–35, 41, 50, 58 – Anm. d. Hrsg.].
Q20 Qur’án 14:24–25.
Q21 Mt. 24:29–31.
Q22 Lk. 21:33; [Bahá’u’lláh schließt an diesen arabisch zitierten Text noch die wörtliche Übersetzung in das Persische an. Dies wird in der deutschen wie in der englischen Übersetzung weggelassen – Anm. d. Hrsg.].
Q23 Mt. 24:29 – Anm. d. Hrsg.
Q24 Mt. 24:29 – Anm. d. Hrsg.
Q25 vgl. Qur’án 55:5. [Der Vers wird unterschiedlich übersetzt, z.B.: »Sonne und Mond laufen nach Berechnung«; →Ḥusbán (›Rechnen‹, ›Berechnen‹) kann auch ›Pein‹, ›Strafe‹ bedeuten – Anm. d. Hrsg.].
Q26 Qur’án 67:2.
Q27 Mt. 24:29 – Anm. d. Hrsg.
Q28 Qur’án 76:5.
Q29 Qur’án 6:91.
Q30 Qur’án 41:30.
Q31 Qur’án 70:40.
Q32 Qur’án 82:1.
Q33 Qur’án 14:48.
Q34 Qur’án 39:67; [vgl. Abs. 24, Anm. 38].
Q35 Qur’án 2:144.
Q36 Qur’án 2:149.
Q37 Qur’án 2:115.
Q38 Qur’án 2:143.
Q39 Qur’án 74:50.
Q40 Qur’án 28:20; [vgl. Ex. 2:15].
Q41 Qur’án 24:35.
Q42 Qur’án 19:22; [vgl. Abs. 24, Anm. 38].
Q43 Qur’án 19:28.
Q44 Mt. 24:30 – Anm. d. Hrsg.
Q45 Mt. 2:2.
Q46 Qur’án 3:39.
Q47 Mt. 3:1–2.
Q48 Mt. 24:30 – Anm. d. Hrsg.
Q49 Qur’án 55:29; [die einschlägigen Übersetzungen des Verses werden seinem Sinn nicht gerecht, zumal über seine Bedeutung verschiedene Meinungen bestanden. Quellennachweis →Qur’án – Anm. d. Hrsg.].
Q50 Qur’án 51:22.
Q51 Qur’án 2:282.
Q52 Qur’án 55:56.
Q53 Mt. 24:30 – Anm. d. Hrsg.
Q54 Qur’án 2:87.
Q55 Qur’án 25:25.
Q56 Qur’án 25:7; nach der Übertragung durch Friedrich Rückert.
Q57 Ḥadíth-i-Qudsí, ›heilige Tradition‹; Eine Anspielung auf den Ḥadíth laut dem Gott den Propheten Muḥammad mit den Worten angesprochen haben soll: »Wenn nicht für Dich, Ich hätte die Sphären nicht erschaffen.« – Anm. in: Call of the Divine Beloved.
Q58 Qur’án 2:210.
Q59 Qur’án 44:10.
Q60 Qur’án 3:119.
Q61 Mt. 24:31 – Anm. d. Hrsg.
Q62 Qur’án 25:7, [nach der Übertragung durch Friedrich Rückert].
Q63 Ḥadíth, dem 6. Imám Ja‘far aṣ-Ṣádiq zugeschrieben – Anm. d. Hrsg.
Q64 Ḥadíth, dem 6. Imám Ja‘far aṣ-Ṣádiq zugeschrieben – Anm. d. Hrsg.
Q65 Qur’án 4:46; [vgl. auch 5:13, 5:41 – Anm. d. Hrsg.].
Q66 Qur’án 2:75.
Q67 Qur’án 2:79.
Q68 Qur’án 24:35.
Q69 Qur’án 9:32.
Q70 vgl. Qur’án 23:88; 36:83 – Anm. d. Hrsg.
Q71 Qur’án 2:156 – Anm. d. Hrsg.
Q72 Ḥadíth – Anm. in: Call of the Divine Beloved.
Q73 Qur’án 29:51.
Q74 Qur’án 2:176.
Q75 Qur’án 6:103.
Q76 Qur’án 3:30.
Q77 Ḥadíth – Anm. in: Call of the Divine Beloved.
Q78 Ḥadíth-i-Qudsí, ›heilige Tradition‹, – Anm. d. Hrsg.
Q79 Qur’án 41:53.
Q80 Qur’án 51:21.
Q81 Qur’án 59:19.
Q82 Ḥadíth des Imám ‘Alí – Anm. d. Hrsg.
Q83 Gebet für den Tag ‘Arafah, offenbart von Imám Ḥusayn – Anm. d. Hrsg.
Q84 Ḥadíth des Imám ‘Alí – Anm. d. Hrsg.
Q85 Ḥadíth-i-Qudsí, ›heilige Tradition‹ – Anm. in: Call of the Divine Beloved.
Q86 Qur’án 2:253.
Q87 Qur’án 7:146.
Q88 Qur’án 6:35.
Q89 Qur’án 2:93 – Anm. d. Hrsg.
Q90 Jes. 65:25.
Q91 Qur’án 7:179.
Q92 vgl. Qur’án 2:202; 3:19; 3:199; 5:4; 6:62; 13:41; 24:39 – Anm. d. Hrsg.
Q93 Qur’án 11:7; [vgl. Abs. 24, Anm. 38]].
Q94 Qur’án 13:5; [vgl. Abs. 24, Anm. 38].
Q95 Qur’án 50:15; [vgl. Abs. 24, Anm. 38].
Q96 Qur’án 50:20–21.
Q97 Qur’án 17:51.
Q98 Joh. 3:7.
Q99 Joh. 3:5–6
Q100 Qur’án 7:178.
Q101 Lk. 9:59 – Anm. d. Hrsg.
Q102 Lk. 9:60.
Q103 Qur’án 6:122, nach der Übertragung durch Friedrich Rückert.
Q104 Qur’án 37:173.
Q105 Qur’án 9:32.
Q106 vgl. Qur’án 41:39, 57:2, 64:1 u. a. – Anm. d. Hrsg.
Q107 Qur’án 11:18.
Q108 Qur’án 37:173 – Anm. d. Hrsg.
Q109 Qur’án 9:32 – Anm. d. Hrsg.
Q110 Qur’án 35:15.
Q111 Qur’án 6:91.
Q112 Qur’án 15:72.
Q113 Qur’án 5:64.
Q114 Qur’án 48:10.
Q115 vgl. Qur’án 8:4, 68:34 – Anm. d. Hrsg.
Q116 Qur’án 29:23.
Q117 Qur’án 2:46.
Q118 Qur’án 2:249.
Q119 Qur’án 18:110.
Q120 Qur’án 13:2.
Q121 Qur’án 17:44.
Q122 Qur’án 78:29.
Q123 Ḥadíth, dem Imám ‘Alí zugeschrieben – Anm. in: Sieben Täler.
Q124 Qur’án 57:3.
Q125 Qur’án 2:210.
Q126 vgl. Hes. 21:31; Mt. 23:12; Lk. 18:14 – Anm. d. Hrsg.
Q127 Qur’án 28:5.
Q128 Qur’án 13:39.
Q129 Qur’án 3:183.
Q130 Qur’án 3:183.
Q131 Qur’án 2:89.
Q132 vgl. Qur’án 7:103, 34:34, 40:22, 64:6 – Anm. d. Hrsg.
Q133 Qur’án 2:285,
Q134 Qur’án 54:50.
Q135 Qur’án 43:22.
Q136 Báb, Dalá’il-i-Sab‘ih, in: Eine Auswahl aus Seinen Schriften 4:10:4 – Anm. d. Hrsg.
Q137 Qur’án 33:40 – Anm. d. Hrsg.
Q138 Ḥadíth – Anm. in: Call of the Divine Beloved.
Q139 Ḥadíth, überliefert von Kumayl Ibn Zíyád an-Nakhá’í – Anm. d. Hrsg.
Q140 Qur’án 2:19.
Q141 Qur’án 36:20.
Q142 Ḥadíth, vgl. Abs. 175, Anm. 244 – Anm. d. Hrsg.
Q143 Qur’án 33:40 – Anm. d. Hrsg.
Q144 Qur’án 2:85.
Q145 Qur’án 33:40.
Q146 Qur’án 6:103.
Q147 Qur’án 16:61.
Q148 Qur’án 21:23.
Q149 vgl. Qur’án 22:18 – Anm. d. Hrsg.
Q150 Qur’án 55:39.
Q151 Qur’án 55:41.
Q152 Qur’án 10:25.
Q153 Qur’án 6:127.
Q154 vgl. Qur’án 2:60 – Anm. d. Hrsg.
Q155 Qur’án 2:136.
Q156 Qur’án 2:253.
Q157 vgl. Qur’án 18:110; 41:6.
Q158 Qur’án 8:17.
Q159 Qur’án 48:10.
Q160 Qur’án 7:158 – Anm. d. Hrsg.
Q161 Qur’án 33:40.
Q162 Qur’án 57:3 – Anm. d. Hrsg.
Q163 Qur’án 2:189.
Q164 Qur’án 17:85.
Q165 Ḥadíth – Anm. in: Call of the Divine Beloved.
Q166 Ḥadíth – Anm. in: Call of the Divine Beloved.
Q167 Ḥadíth-i-Qudsí, ›heilige Tradition‹ – Anm. in: Call of the Divine Beloved.
Q168 Qur’án 44:43–44.
Q169 Qur’án 44:49.
Q170 Qur’án 6:59.
Q171 Qur’án 7:58.
Q172 Qur’án 16:43.
Q173 Qur’án 29:69.
Q174 Qur’án 29:69.
Q175 Ḥadíth – Anm. d. Hrsg.
Q176 Ḥadíth – Anm. d. Hrsg.
Q177 Qur’án 2:1–2.
Q178 vgl. Qur’án 2:2 – Anm. d. Hrsg.
Q179 Qur’án 2:23.
Q180 Qur’án 45:6.
Q181 Qur’án 45:7–8.
Q182 Qur’án 45:9.
Q183 Qur’án 26:187.
Q184 Qur’án 8:32.
Q185 Qur’án 45:25
Q186 vgl. Qur’án 45:25 – Anm. d. Hrsg.
Q187 Qur’án 29:23.
Q188 Qur’án 37:36.
Q189 vgl. Qur’án 6:25, 8:31, 23:83, 25:5, 27:68, 46:17 u. a. – Anm. d. Hrsg.
Q190 Qur’án 40:34
Q191 Qur’án 33:40 – Anm. d. Hrsg.
Q192 Qur’án 3:7.
Q193 Qur’án 45:23.
Q194 Qur’án 45:23 – Anm. d. Hrsg.
Q195 Qur’án 38:67.
Q196 Qur’án 34:43.
Q197 Qur’án 5:59.
Q198 Qur’án 6:7.
Q199 Qur’án 2:148.
Q200 Qur’án 11:27.
Q201 Qur’án 26:227.
Q202 Qur’án 2:94, 62:6Englisch zusätzlich 62:6.
Q203 vgl. Verborgene Worte, arab. 62 – Anm. d. Hrsg.
Q204 Qur’án 34:13.
Q205 Qur’án 59:2.
Q206 Qur’án 57:21; vgl. 62:4 – Anm. d. Hrsg.
Q207 Qayyúmu’l-Asmá’, Kap. 58; vgl. Der Báb, Eine Auswahl aus Seinen Schriften 2:29:1 – Anm. d. Hrsg.
Q208 Qur’án 33:40 – Anm. d. Hrsg.
Q209 Ḥadíth, in welchem der Prophet sagt, daß die Suren Húd (11) und al-Wáqi‘a (56) Ihn ergrauen ließen – Anm. d. Hrsg.
Q210 Qur’án 11:112; [42:15 – Anm. d. Hrsg.].
Q211 Qur’án 54:6.
Q212 vgl. Qur’án 2:253; 14:27; 22:14, 22:18 – Anm. d. Hrsg.
Q213 vgl. Qur’án 5:1 – Anm. d. Hrsg.
Q214 Qur’án 25:44.
Q215 Ḥadíth – Anm. d. Hrsg.
Q216 Ḥadíth des Imám Ja‘far aṣ-Ṣádiq – Anm. d. Hrsg.
Q217 vgl. Qur’án 10:29; 13:43; 17:96 – Anm. d. Hrsg.
Q218 Qur’án 2:156 – Anm. d. Hrsg.
Q219 Ḥadíth des Imám Ja‘far aṣ-Ṣádiq – Anm. d. Hrsg.
Q220 Qur’án 35:22 – Anm. d. Hrsg.
Q221 Ḥadíth des Imám Ja‘far aṣ-Ṣádiq – Anm. d. Hrsg.
Q222 Ḥadíth– Anm. d. Hrsg.
Q223 Ḥadíth– Anm. d. Hrsg.
Q224 Qur’án 43:36.
Q225 Qur’án 20:124.

Anmerkungen

A1 Surádiq.
A2 Qur’án, Súrah 11 – Anm. d. Hrsg.
A3 vgl. Qur’án, 11:64f – Anm. d. Hrsg.
A4 Abraham
A5 Surádiq – Anm. d. Hrsg.
A6 gemeint ist hier Persisch – Anm. d. Hrsg.
A7 vgl. Qur’án 6:127, 10:25 – Anm. d. Hrsg..
A8 das griechische Wort (Thlipsis) hat zwei Bedeutungen: ›Druck‹ und ›Bedrängnis‹.
A9 die Stelle wird von Bahá’u’lláh in Arabisch zitiert und auf Persisch erklärt.
A10 ›der sichere Griff‹, vgl. Qur’án 2:257; 31:22 – Anm. d. Hrsg.
A11 , dem Zwölften Imám zugeschrieben.
A12 siehe Abs. 28, Anm. 40.
A13 die Richtung, in die das Gesicht beim Gebet gewandt wird.
A14 Mekka.
A15 Medina.
A16 Niederwerfungen.
A17 in Mekka.
A18 vgl. Ex. 6:20: Amram – Anm. d. Hrsg.
A19 vgl. Ex. 2:11f – Anm. d. Hrsg.
A20 vgl. Qur’án 26:18–19 – Anm. d. Hrsg.
A21 Qur’án 26:19–21, [siehe auch 28:15f].
A22 vgl. Qur’án 19:17–29 – Anm. d. Hrsg.
A23 siehe Abs. 11 – Anm. d. Hrsg.
A24 arab. Yaḥyá; vgl. Mt. 3 – Anm. d. Hrsg.
A25 Shaykh Aḥmad al-Aḥsá’í und Siyyid Káẓim-i-Rashtí.
A26 Ein bekanntes, in vielen islámischen Quellen zitiertes Sprichwort – Anm. in: Call of the Divine Beloved.
A27 Ṣúfí-Spruch – Anm. d. Hrsg.
A28 ein von Ṣúfí oft zitierter Vers des arabischen Mystikers Ibn al-Fáriḍ (1181–1234 n. Chr.) – Anm. d. Hrsg.
A29 die schwarzäugigen Jungfrauen des Paradieses, vgl. Qur’án 44:54; 52:20; 55:72; 56:22 – Anm. d. Hrsg.
A30 Qur’án 25:26 und Mt. 24:30 – Anm. d. Hrsg.
A31 Der 6. Imám der Shí‘iten.
A32 im Norden Medinas gelegene Oasenstadt – Anm. d. Hrsg.
A33 vgl. Qur’án 2:253; 14:27; 22:14, 22:18 und Qur’án 5:1 – Anm. d. Hrsg.
A34 vgl. Qur’án 7:156 – Anm. d. Hrsg.
A35 aus dem ›Gebet des Monats Rajab‹ des Ḥujjatu’lláh, des 12. Imáms, übermittelt durch das Tor Muḥammad Ibn-i-‘Uthmán – Anm. d. Hrsg.
A36 Kumayl Ibn Zíyád an-Nakhá’í, einer der engsten Vertrauten des Imám ‘Alí – Anm. d. Hrsg.
A37 vgl. Qur’án 2:285, 24:51 – Anm. d. Hrsg.
A38 bedeutet ›wenn‹ oder ›wann‹ – Anm. d. Hrsg.
A39 Titel des Onkels von Muḥammad.
A40 Ja‘far aṣ-Ṣádiq, der sechste Imám der Shí‘iten – Anm. d. Hrsg.
A41 vgl. Mt. 26:64, Mk. 14:60 – Anm. d. Hrsg.
A42 vgl. Lk. 5:18–26.
A43 DerBáb.
A44 Imám ‘Alí.
A45 Surádiq – Anm. d. Hrsg.
A46 vgl. Qur’án 2:253; 14:27; 22:14, 22:18 und Qur’án 5:1 – Anm. d. Hrsg.
A47 vgl. Qur’án 16:61, 35:45 – Anm. d. Hrsg.
A48 Baghdád.
A49 Qur’án 19:30.
A50 vgl. Qur’án 33:40 – Anm. d. Hrsg.
A51 vgl. Qur’án 19:30 – Anm. d. Hrsg.
A52 Ḥájí Mírzá Karím Khán
A53 Führung für die Unwissenden.
A54 Himmelfahrt.
A55 Vers eines persischen Dichters – Anm. d. Hrsg.
A56 Vers eines persischen Dichters – Anm. d. Hrsg.
A57 Surádiq – Anm. d. Hrsg.
A58 Ḥadíth
A59 az-Zaqqúm: ein Baum, der inmitten der Hölle wächst; [vgl. Qur’án 17:60; 37:62; 37:64; 44:43; 56:52 – Anm. d. Hrsg.].
A60 Sünder.
A61 Karím‹ bedeutet ›ehrwürdig‹.
A62 ›Dieser sündige Diener‹ – Anm. d. Hrsg.
A63 Ein Magier aus der Zeit von Moses
A64 Das Jahr 1260 d.H., das Jahr der Verkündigung des Báb.
A65 Surádiq
A66 Vers eines persischen Dichters – Anm. d. Hrsg.
A67 Imám Ḥusayn.
A68 ›Er, der angerufen wird‹.
A69 vgl. Qur’án 5:64 – Anm. d. Hrsg.
A70 Klagelied‹ des Imám ‘Alí – Anm. d. Hrsg.
A71 Besuchsgebet, von Imám ‘Alí offenbart.
A72 shí‘itische Traditionensammlung – Anm. d. Hrsg.
A73 Familie, der Muḥammad entstammte – Anm. d. Hrsg.
A74 Ja‘far aṣ-Ṣádiq, der sechste Imám der Shí‘iten – Anm. d. Hrsg.
A75 Traditionensammlung – Anm. d. Hrsg.
A76 ›Meer der Lichter‹, umfangreiche shí‘itische Sammlung von Ḥadíthen und Aussprüchen der Imáme aus dem 17. Jahrhundert – Anm. d. Hrsg.
A77 Traditionensammlungen – Anm. d. Hrsg.
A78 ›das Genügende‹, Sammlung aller bekannten Dikta der Imáme. Sein Verfasser war der Íráner al-Kulayní – Anm. d. Hrsg.
A79 Zeitgenosse des 5. Imáms, Muḥammad al-Báqir – Anm. d. Hrsg.
A80 Alte Stadt, in deren Nähe Ṭihrán erbaut wurde.
A81 ›Er, der angerufen wird‹; der Begriff bezieht sich auf das vom Báb angekündigte Erscheinen Bahá’u’lláhs – Anm. d. Hrsg.
A82 Ja‘far aṣ-Ṣádiq, der sechste Imám der Shí‘iten – Anm. d. Hrsg.
A83 die Buchstaben B und H bedeuten Bahá.