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French — Tablettes de Baha'u'llah.txt
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# Source: WWW.RELIGARE.ORG
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Religion: baha'ie
Livre: Les Tablettes de Bahá'u'lláh
Edition: MEB, ISBN 2-87203-032-8
Note: "EXT" correspond dans les titres de chapitre à "EXTRAITS D'AUTRES TABLETTES"

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Chapitre: LAWH-I-KARMIL (Tablette du Carmel)

Toute gloire soit à ce jour, jour où les fragrances de la miséricorde ont été répandues sur toutes choses créées, jour tant béni que les âges et les siècles passés ne pourront jamais espérer égaler, jour où la face de l'Ancien des jours s'est tournée vers son siège sacré.
Alors, on entendit les voix de toutes les créatures et, au-delà, celles du concours céleste proclamer: Hâte-toi, ô Carmel, car voici que la lumière de la face de Dieu, le Souverain du royaume des noms et le Façonneur des cieux, s'est levée sur toi.
Saisi de transports de joie et élevant haut la voix, il s'exclama: Puisse ma vie t'être offerte en sacrifice puisque tu as fixé ton regard sur moi, tu m'as comblé de ta bonté et tu as dirigé tes pas vers moi.
Ma séparation d'avec toi, ô toi, Source de vie éternelle, m'a presque consumé, et mon éloignement de ta présence a réduit mon âme en cendres.
Loué sois-tu pour m'avoir permis d'entendre ton appel, pour m'avoir honoré de tes pas et pour avoir ranimé mon âme par la fragrance vivifiante de ton jour et la voix stridente de ta Plume, voix que tu décrétas être le vibrant appel de ta trompette parmi ton peuple.
Et lorsque sonna l'heure qui devait rendre ton irrésistible foi manifeste, tu insufflas à ta Plume un souffle de ton Esprit, et ainsi la création tout entière fut ébranlée jusque dans ses fondements mêmes, dévoilant à l'humanité des mystères recelés dans les trésors de celui qui possède toutes les choses créées.
Aussitôt que sa voix eut atteint le lieu le plus exalté, nous répondîmes: Rends grâce à ton Seigneur, ô Carmel. Le feu de ta séparation d'avec moi te consumait rapidement lorsque l'océan de ma présence surgit devant ton visage, encourageant tes yeux et ceux de toute la création, remplissant d'allégresse toutes choses visibles et invisibles.
Réjouis-toi, car Dieu en ce jour a établi son trône sur toi, a fait de toi l'aurore de ses signes et la source des témoignages de sa révélation.
Heureux celui qui gravite autour de toi, qui proclame la révélation de ta gloire et relate combien la bonté du Seigneur ton Dieu t'a comblé.
Saisis le calice de l'immortalité au nom de ton Seigneur, le Très-Glorieux, et rends-Lui grâce, puisqu'Il a, en gage de sa miséricorde à ton égard, transformé ta peine en allégresse, ton chagrin en joie sereine.
En vérité, Il chérit ce lieu qui est devenu le siège de son trône, que ses pas ont marqué, qui a été honoré de sa présence, d'où Il éleva son appel et sur lequel Il répandit ses larmes.
Appelle Sion, ô Carmel, et annonce la joyeuse nouvelle: Celui qui était caché aux yeux des mortels est venu ! Sa souveraineté conquérante est manifeste; son universelle splendeur est révélée.
Prends garde d'hésiter ou de t'arrêter. Hâte-toi et fais le tour de la cité de Dieu qui est descendue du ciel, la céleste Kaaba, qu'ont entourée en adoration les élus de Dieu, les coeurs purs et l'assemblée des anges les plus exaltés.
Oh, combien j'ai hâte d'annoncer en chaque lieu de la terre et d'apporter à chacune de ses villes la bonne nouvelle de sa révélation - révélation qui a attiré le coeur du Sinaï et au nom de laquelle le Buisson ardent proclame: "C'est à Dieu, le Seigneur des seigneurs, qu'appartiennent les royaumes des cieux et de la terre."
En vérité, voici le jour où la terre et la mer se réjouissent de cette annonce, le jour pour lequel ont été accumulées ces choses que Dieu, dans sa bonté inconcevable à l'esprit ou au coeur du mortel, a réservées pour être révélées.
Bientôt Dieu conduira son arche vers toi et rendra manifeste le peuple de Bahá, mentionné dans le Livre des Noms.
Sanctifié soit le Seigneur de toute l'humanité; tous les atomes de la terre ont été façonnés pour vibrer à la mention de son nom, et la Langue de grandeur s'est animée pour révéler ce qui avait été enfoui dans sa connaissance et dissimulé dans le trésor de sa puissance.
Par la force de son nom, le Tout-Puissant, le Très-Haut, Il est, en vérité, le Souverain de tout ce qui existe dans les cieux et sur la terre.

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Chapitre: LAWH-I-AQDAS (La Très Sainte Tablette)

Voici La Très Sainte Tablette envoyée du royaume sacré à celui qui a tourné son visage vers l'objet de l'adoration du monde, lui qui est venu des cieux de l'éternité investi d'une gloire transcendante.
Au nom du Seigneur, le Seigneur de grande gloire. Cette épître émanant de notre présence est destinée à celui que les voiles des noms n'ont pas réussi à éloigner de Dieu, le Créateur de la terre et du ciel, afin que ses yeux puissent se réjouir face à son Seigneur, le Secours dans le péril, Celui qui subsiste par Lui-même.
Dis: O disciples du Fils ! Vous êtes-vous fermés à moi à cause de mon nom ? Pourquoi ne méditez-vous pas en vos coeurs ?
Jour et nuit vous avez appelé votre Seigneur, le Tout-Puissant, mais lorsqu'il vint des cieux de l'éternité dans sa grande gloire, vous vous êtes détournés de lui et êtes restés plongés dans l'insouciance.
Considérez ceux qui rejetèrent l'Esprit lorsqu'il vint à eux avec une autorité manifeste. O combien nombreux furent les pharisiens qui se retirèrent en son nom dans les synagogues, se lamentant d'être séparés de lui et, cependant, lorsque les portails de la réunion furent grands ouverts et que la lumière divine resplendit de la source du jour de beauté, ils refusèrent de croire en Dieu, le Suprême, le Puissant.
Ils ne purent atteindre sa présence, bien que la promesse de son avènement leur ait été faite dans le livre d'Isaïe ainsi que dans les livres des prophètes et des messagers.
Aucun d'entre eux ne tourna son visage vers l'aurore de la divine bonté hormis ceux qui étaient dépourvus de tout pouvoir parmi les hommes. Et cependant, aujourd'hui, chaque homme doté de pouvoir et investi de souveraineté s'enorgueillit de son nom.
De plus, rappelez-vous celui qui condamna Jésus à mort. Il était le plus instruit de son temps et de son pays, alors que celui qui n'était que pêcheur crut en lui. Prenez garde et soyez de ceux qui entendent l'avertissement.
De même, songez à ces moines, combien nombreux, qui à cette époque se sont enfermés dans leurs églises en invoquant l'Esprit, mais qui, lorsqu'il apparut à travers la puissance de la vérité, ne réussirent pas à s'approcher de lui et se retrouvèrent parmi les égarés. Heureux ceux qui les ont abandonnés et ont tourné leur visage vers lui, le Désir de tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre.
Ils lisent l'Evangile et cependant refusent de reconnaître le Seigneur très glorieux, bien qu'il soit venu par le pouvoir de son autorité exaltée, puissante et bienveillante. En vérité, nous sommes venu pour l'amour de vous et nous avons subi les infortunes du monde pour votre salut. Fuirez-vous celui qui a sacrifié sa vie pour que vous puissiez être ranimés ?
Craignez Dieu, ô disciples de l'Esprit, et ne marchez pas sur les traces de tous les théologiens qui se sont dangereusement égarés.
Croyez-vous qu'il recherche ses propres intérêts, alors qu'il a été de tout temps menacé par le glaive de ses ennemis; ou qu'il recherche les vanités de ce monde, alors qu'il a été emprisonné dans la plus désolée des villes ? Jugez équitablement et ne suivez pas les traces des injustes.
Ouvrez la porte de votre coeur. Celui qui est l'Esprit, en vérité, se trouve sur son seuil. Pourquoi alors restez-vous loin de lui dont le dessein est de vous entraîner vers un lieu resplendissant ?
Dis: En vérité, nous avons ouvert pour vous le portail du royaume. Nous fermerez-vous au visage les portes de vos maisons ? Ceci ne serait rien d'autre qu'une grave erreur.
En vérité, il est de nouveau descendu des cieux, comme il l'avait fait la première fois. Prenez garde de contester ce qu'il proclame, comme d'autres l'ont fait avant vous. Ainsi vous informe le Véridique, puissiez-vous seulement le percevoir.
Le Jourdain est relié au très grand océan, et le Fils, dans la vallée sacrée, s'écrie: Me voici, me voici, ô Seigneur, mon Dieu ! tandis que le Sinaï fait le tour de sa demeure et que le Buisson ardent proclame: Celui qui est le Désiré est venu dans sa majesté transcendante.
Dis: Voici ! Le Père est venu, et ce qui vous avait été promis dans le royaume s'est réalisé ! Ceci est la parole que le Fils taisait lorsqu'à ceux qui l'entouraient il dit: Vous ne pouvez la supporter maintenant.
Et lorsque le temps convenu se fut écoulé et que l'heure sonna, la parole resplendit à l'horizon de la volonté de Dieu. Prenez garde de l'ignorer, ô disciples du Fils. Tenez-vous y fermement. Elle est meilleure pour vous que tout ce que vous possédez. En vérité, il est proche de ceux qui font le bien. L'heure que Nous avions cachée aux peuples de la terre et aux anges élus est arrivée.
Dis: En vérité, il a témoigné pour moi et je témoigne pour lui. De fait, il n'avait en vue aucun autre que moi. De cela, chaque esprit juste et compréhensif rend témoignage.
Bien qu'assaillis d'afflictions innombrables, nous appelons les hommes à Dieu, le Seigneur des noms. Dis: Efforcez-vous d'atteindre ce qui vous a été promis dans les livres de Dieu et ne marchez pas sur le chemin de l'ignorant.
Mon corps a enduré l'emprisonnement pour que vous puissiez être libérés de votre propre esclavage. Tournez donc vos visages vers sa face et ne suivez pas les traces des oppresseurs hostiles.
Il a, en vérité, consenti à être cruellement humilié pour que vous puissiez atteindre la gloire, et cependant vous folâtrez dans la vallée de l'insouciance.
En vérité, pour votre salut, il vit dans la plus sinistre des demeures, alors que vous habitez dans vos palais.
Dis: N'aviez-vous pas prêté l'oreille à la voix du Crieur appelant à grands cris dans le désert du Bayán, vous apportant la bonne nouvelle de la venue de votre Seigneur, le Très-Miséricordieux ?
Voyez ! Il est venu à l'ombre protectrice du témoignage, porteur de preuves et de signes décisifs, et ceux qui croient réellement en lui considèrent sa présence comme l'incarnation du royaume de Dieu. Béni est l'homme qui se tourne vers lui, et malheur à celui qui le renie ou qui doute de lui.
Annonce aux prêtres: Voyez ! Celui qui est le souverain est arrivé. Sortez de derrière le voile au nom de votre Seigneur, Lui qui fait se courber l'échine de tous les hommes. Proclamez donc à l'humanité la bonne nouvelle de cette puissante et glorieuse révélation.
En vérité, celui qui est l'Esprit de vérité est venu vous guider vers toute la vérité. Il parle non pas de son propre chef, mais sur l'ordre de celui qui est l'Omniscient, le Très-Sage.
Dis: Voici celui qui a glorifié le Fils et exalté sa cause. O peuples de la terre, éloignez-vous de ce que vous possédez et prenez ce que lui, qui est le dépositaire de la confiance de Dieu, le Tout-Puissant, vous ordonne de prendre.
Purifiez vos oreilles et tournez votre coeur vers lui, pour que vous puissiez entendre l'appel le plus merveilleux qui se soit élevé du Sinaï, la demeure de votre Seigneur, le Très-Glorieux. Cela, en vérité, vous conduira vers le lieu d'où vous pourrez percevoir la splendeur de la lumière de sa face brillant au-dessus de ce lumineux horizon.
O rassemblement de prêtres ! Quittez vos clochers et sortez donc de vos églises. Il vous appartient en ce jour de proclamer bien haut, parmi les nations, le plus Grand Nom. Préférez-vous être silencieux alors que chaque pierre et chaque arbre s'écrie: Le Seigneur est venu dans sa grande gloire !
Heureux celui qui se hâte vers lui. En vérité, il est compté parmi ceux dont les noms seront inscrits pour l'éternité et qui seront cités par l'assemblée céleste. Ainsi en a décidé l'Esprit dans cette Tablette merveilleuse.
En vérité, il est de moi celui qui appelle les hommes en mon nom, et il manifestera ce qui est au-delà de la puissance de tout ce qui est sur la terre.
Suivez la voie du Seigneur et ne marchez pas sur les traces de ceux qui sont plongés dans l'insouciance.
Heureux celui qui, sommeillant, est ranimé par la brise de Dieu et se lève parmi les morts, dirigeant ses pas vers la voie du Seigneur. En vérité, un tel homme est considéré par Dieu, le Vrai, comme un joyau parmi les hommes et est du nombre des bienheureux.
Dis: A l'Est, la lumière de sa révélation a point; à l'Ouest les signes de son autorité suprême sont apparus. Méditez cela en vos coeurs, ô peuples, et ne soyez pas de ceux qui ont péniblement erré lorsque, sur l'ordre du Tout-Puissant, du Très-Loué, mon Souvenir est venu vers eux.
Laissez la brise de Dieu vous réveiller. Elle a en vérité soufflé sur le monde. Heureux celui qui en a découvert le parfum et qui est compté parmi ceux qui sont confiants.
O congrégation d'évêques ! Vous êtes les étoiles des cieux de ma connaissance. Ma miséricorde ne désire pas que vous retombiez sur terre. Cependant ma justice affirme: Ceci est ce que le Fils a annoncé. Et rien de ce qui est sorti de sa bouche irréprochable, véridique et digne de confiance ne peut être altéré.
En vérité, les cloches carillonnent mon nom et se lamentent sur moi, mais mon esprit est réjoui d'une évidente allégresse.
Le corps de l'Aimé se languit de la croix, et sa tête est avide d'épines sur la voie du Très-Miséricordieux. Le joug de l'oppresseur ne peut en aucune manière le détourner de son dessein.
Nous avons ordonné à toutes choses créées d'atteindre à la présence de ton Seigneur, le Roi de tous les noms. Béni soit l'homme qui a tourné son visage vers Dieu, le Seigneur du jour de l'expiation.
O assemblée de moines ! Si vous choisissez de me suivre, je vous ferai héritiers de mon royaume; et si vous agissez contre moi, dans ma longanimité, je l'endurerai patiemment, car je suis en vérité l'Indulgent, le Très-Miséricordieux.
O terre de Syrie ! Qu'est devenue ta droiture ? En vérité, tu as été ennoblie par les pas de ton Seigneur. As-tu perçu les doux parfums de la réunion céleste ou dois-tu être comptée parmi les insouciants ?
Bethléem est ranimée par la brise de Dieu. Nous entendons sa voix Nous dire: O très généreux Seigneur ! Où s'est établie ta grande gloire ? Les douces saveurs de ta présence m'ont vivifiée alors que, séparée de toi, je me languissais. Sois loué, car tu as dissipé les voiles et tu es venu revêtu de puissance dans une gloire évidente.
De derrière le tabernacle de majesté et de grandeur Nous Nous sommes adressés à elle: O Bethléem ! Cette lumière s'est levée à l'Est et s'est dirigée vers l'Ouest, jusqu'à ce qu'elle t'atteigne au crépuscule de sa vie.
Dis-moi donc: les fils reconnaissent-ils le Père et lui sont-ils reconnaissants, ou le renient-ils tout comme les hommes d'autrefois l'ont renié (Jésus) ? Ce à quoi elle répondit en criant: Tu es en vérité l'Omniscient, le Mieux-Informé.
En vérité, Nous regardons toutes les choses créées venir Nous porter témoignage. Certaines Nous connaissent et témoignent, alors que la plupart portent témoignage et cependant ne Nous connaissent pas.
Le mont Sinaï est réveillé par la joie de pouvoir contempler Notre face. Sa voix captivante s'est fait entendre pour glorifier son Seigneur, disant: O Seigneur ! Je perçois le parfum de ton vêtement. Il me semble que tu es tout proche, investi des signes de Dieu. Tu as ennobli ces régions de la trace de tes pas.
Grande est la béatitude de ton peuple, puisse-t-il seulement te connaître et respirer tes douces effluves; et malheur à ceux qui dorment d'un sommeil profond.
Heureux es-tu, toi qui as tourné ton visage vers ma face, car tu as déchiré les voiles, tu as brisé les idoles et reconnu ton Seigneur éternel.
Les peuples du Qur'án se sont levés contre Nous sans aucune preuve ou justification réelle, nous harcelant à chaque instant d'un tourment nouveau.
Ils croient à tort que ces tribulations peuvent faire échouer Notre dessein. Vain en réalité est ce qu'ils ont imaginé. En vérité, ton Seigneur est celui qui ordonne tout ce qu'il Lui plaît d'ordonner.
Je ne suis jamais passé à côté d'un arbre sans que mon coeur ne lui dise: O, puisses-tu être coupé en mon nom et puisse mon corps être crucifié sur toi !
Nous révélâmes ce passage dans une épître au Sháh, en guise d'avertissement aux disciples des religions. En vérité, ton Seigneur est l'Omniscient, le Très-Sage.
Que ce qu'ils ont fait ne t'afflige pas. Ils sont vraiment plus morts que vivants. Laisse-les parmi les morts et tourne ton visage vers celui qui donne vie au monde.
Prends garde que les paroles des insouciants ne t'affligent. Sois inébranlable dans la cause et enseigne aux hommes avec grande sagesse. C'est ce que t'enjoint le Souverain de la terre et des cieux. Il est en vérité le Tout-Puissant, le Très-Généreux.
Bientôt Dieu exaltera ton souvenir et de la plume de gloire inscrira ce que tu as prononcé par amour pour Lui. Il est en vérité le Protecteur de ceux qui font le bien.
Rappelle-moi au souvenir de celui qui s'appelle Murád et dis-lui: Béni sois-tu, ô Murád, car tu t'es détourné de ton propre désir et tu as suivi celui qui est le Désir de l'humanité tout entière.
Dis: Béni le dormeur qui est réveillé par ma brise. Béni l'inanimé qui est revivifié par mon souffle de vie. Béni l'oeil qui est consolé en contemplant ma beauté.
Béni le voyageur qui dirige ses pas vers le tabernacle de ma gloire et de ma majesté.
Béni celui qui est dans la détresse et qui cherche refuge sous l'ombre de mon dais. Béni celui qui, assoiffé, se dirige vers les eaux douces et limpides de ma tendre bonté.
Bénie l'âme insatiable qui rejette ses désirs égoïstes pour l'amour de moi et prend place à la table du banquet que j'ai envoyé des cieux de ma divine bonté à l'intention de mes élus.
Béni l'humilié qui se saisit de la corde de ma gloire, et le pauvre qui entre dans l'ombre du tabernacle de ma richesse.
Béni l'ignorant qui cherche la source de ma connaissance, et l'insouciant qui reste fidèle à mon souvenir.
Bénie l'âme qui, par mon souffle vivifiant, s'est animée et a trouvé l'entrée de mon royaume céleste. Béni l'homme que les douces saveurs de la réunion avec moi ont ému et rapproché de la Source de ma révélation.
Bénie l'oreille qui a entendu, la langue qui a témoigné; béni l'oeil qui a vu et reconnu le Seigneur Lui-même, dans sa grande gloire et sa grande majesté, investi de grandeur et d'autorité. Bénis ceux qui ont atteint à sa présence.
Béni l'homme qui a cherché la lumière qui émane de l'étoile du jour de ma parole.
Béni celui qui a paré sa tête du diadème de mon amour. Béni soit celui qui a entendu ma plainte et qui s'est levé pour m'aider parmi mon peuple. Béni soit celui qui a sacrifié sa vie dans mon sentier et qui a supporté de multiples épreuves pour l'amour de mon nom.
Béni soit l'homme qui, confiant en ma parole, s'est levé parmi les morts pour célébrer ma louange.
Béni soit celui que mes merveilleuses mélodies ont ravi et qui, par la puissance de mon autorité, a déchiré les voiles.
Béni soit celui qui est demeuré fidèle à mon alliance et que les choses du monde n'ont pas empêché d'atteindre ma cour de sainteté.
Béni soit l'homme qui s'est détaché de tout sauf de moi, qui a pris son essor dans l'atmosphère de mon amour, qui a été admis dans mon royaume, a contemplé mes domaines de gloire, a bu à longs traits aux eaux vivifiantes de ma bonté, s'est désaltéré à la rivière céleste de mon aimante providence, a pris connaissance de ma cause, a perçu ce que je cachais dans le trésor de mes paroles et a rayonné de l'horizon de la divine connaissance pour célébrer ma louange et ma gloire. En vérité, il est de moi. Que ma miséricorde, ma générosité empreinte d'amour, ma bonté et ma gloire reposent sur lui.

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Chapitre: BISHARAT (Les Bonnes Nouvelles)

Voici l'appel du Très-Glorieux lancé de l'horizon suprême de la prison d'Akká. Il est l'Interprète, l'Omniscient, le Bien-Informé.
Dieu, le Vrai, atteste, et les révélateurs de ses noms et de ses attributs témoignent que notre seule intention en lançant l'appel et en proclamant sa sublime parole est de purifier l'oreille de la création tout entière des on-dit mensongers grâce aux eaux vivifiantes de la parole divine, et de lui permettre d'être en parfaite harmonie avec la sainte, la glorieuse, la sublime parole qui a jailli du dépositaire de la connaissance du Créateur des cieux, du Créateur des noms. Heureux ceux qui jugent avec équité.
O peuples de la terre ! La première bonne nouvelle que le Livre Mère a, dans sa très grande révélation, annoncée à tous les peuples du monde est que la loi sur la guerre sainte a été effacée du Livre.
Glorifié soit le Miséricordieux, le Seigneur d'abondantes grâces, par qui la porte de la bonté céleste a été grande ouverte à tous ceux qui sont au ciel et sur la terre.
La deuxième bonne nouvelle: Il est permis aux peuples et aux familles du monde de s'associer dans la joie et l'allégresse.
O peuples ! Rencontrez les disciples de toutes les religions dans un esprit d'amitié et de fraternité.
C'est ainsi qu'est apparu l'astre du jour de sa sanction et de son autorité au-dessus de l'horizon du décret de Dieu, le Seigneur des mondes.
La troisième bonne nouvelle concerne l'étude des langues. Ce décret a coulé autrefois de la plume du Très-Haut: Il appartient aux souverains du monde - puisse Dieu les assister - ou aux ministres de la terre de se consulter et d'adopter une des langues existantes ou une nouvelle qui serait enseignée aux enfants dans les écoles du monde entier; il en serait de même pour l'écriture. Ainsi la terre entière pourra être considérée comme un seul pays.
Heureux soit celui qui entend son appel et observe ce que Dieu, le Seigneur du trône puissant, lui ordonne.
La quatrième bonne nouvelle: Si l'un des rois, quel qu'il soit - puisse Dieu les aider -, se lève pour protéger et aider ce peuple opprimé; tous doivent rivaliser d'amour et de dévouement à son égard. Ceci incombe à chacun. Heureux soient ceux qui agissent dans ce sens.
La cinquième bonne nouvelle: Dans chaque pays où ils résident, les membres de ce peuple doivent se comporter envers le gouvernement de ce pays avec loyauté, honnêteté et fidélité. C'est ce qui a été révélé sur l'ordre de celui qui est l'Ordonnateur, l'Ancien des jours.
Il appartient et incombe à tous les peuples du monde, sans exception, d'apporter leur aide à cette cause importante venue des cieux de la volonté du Dieu éternel afin que, par bonheur, les eaux vivifiantes de la sagesse divine et les conseils et les exhortations célestes puissent étouffer les feux de l'animosité qui brûlent dans le coeur de certains peuples de la terre, et que la lumière de l'unité et de la concorde puisse briller et rayonner sur le monde.
Nous caressons l'espoir que, grâce aux efforts soutenus de ceux qui sont les messagers de la puissance de Dieu - exaltée soit sa gloire -, les armes de guerre à travers le monde puissent être converties en instruments de reconstruction, et que les luttes et les conflits puissent être rayés de la vie des hommes.
La sixième bonne nouvelle est l'établissement de la moindre paix dont les détails furent jadis révélés par notre Plume très exaltée. Grande est la béatitude de celui qui la défend et qui observe ce qui a été ordonné par Dieu, l'Omniscient, le Sage.
La septième bonne nouvelle: Le choix des vêtements, de la coupe de la barbe et de la toilette est laissé à la discrétion des hommes. Mais prenez garde, ô peuples, de ne pas devenir le jouet de l'ignorant.
La huitième bonne nouvelle: Les actes pieux des moines et des prêtres parmi les disciples de l'Esprit - que la paix de Dieu soit sur eux - sont rappelés en sa présence. En ce jour cependant, qu'ils abandonnent leur vie de solitude et dirigent leurs pas vers le monde ouvert, qu'ils oeuvrent pour leur profit et celui des autres.
Nous leur avons donné la permission de se marier afin qu'ils puissent mettre au monde un enfant qui fera mention de Dieu, le Seigneur des choses visibles et invisibles, le Seigneur du trône élevé.
La neuvième bonne nouvelle: Lorsque le pécheur se trouve être totalement détaché et libéré de tout excepté de Dieu, il devrait implorer son pardon et son absolution.
La confession publique des péchés et des transgressions n'est pas acceptable, car elle n'a jamais conduit et ne conduira jamais au pardon divin. En outre, une telle confession publique engendre l'humiliation et l'abaissement de la personne, et Dieu - exaltée soit sa gloire - ne souhaite pas l'humiliation de ses serviteurs. Il est en vérité le Compatissant, le Miséricordieux.
Le pécheur devrait, seul face à Dieu, implorer la grâce de l'Océan de miséricorde, demander le pardon des Cieux de la générosité et dire: O Dieu, mon Dieu ! Je t'implore par le sang de tes vrais adorateurs, tant ravis par ta douce parole qu'ils se sont hâtés vers le pinacle de la gloire, lieu du très glorieux martyre, et je te supplie, par les mystères qui sont enchâssés dans ta connaissance et par les perles précieusement gardées dans l'océan de ta bonté, de m'accorder ton pardon, ainsi qu'à mon père et à ma mère.
De ceux qui font preuve de miséricorde, tu es en vérité le plus miséricordieux. Il n'est point d'autre Dieu que toi, Celui qui toujours pardonne, le Très-Généreux.
O Seigneur ! Tu vois cette essence du péché se tourner vers l'océan de tes faveurs, le faible rechercher le royaume de ta divine puissance et le pauvre se tourner vers l'étoile du jour de ta richesse. Par ta miséricorde et par ta grâce, ne le désappointe pas ô Seigneur et ne l'exclus pas des révélations de ta bonté en tes jours, ne lui ferme pas la porte que tu as grande ouverte à tous ceux qui vivent dans tes cieux et sur ta terre.
Hélas ! hélas ! Mes péchés m'ont empêché d'approcher la cour de ta sainteté, et mes offenses m'ont obligé à errer loin du tabernacle de ta majesté. J'ai commis ce que tu m'avais interdit de faire et j'ai ignoré ce que tu m'avais ordonné d'observer.
Je te prie, par celui qui est le Seigneur souverain des noms, de consigner pour moi, par la plume de ta bonté, ce qui me permettra de m'approcher de toi et me lavera de mes péchés qui se dressent entre ton pardon, ton absolution et moi.
Tu es en vérité le Puissant, le Généreux. Il n'existe nul autre Dieu que toi, le Fort, le Gracieux.
La dixième bonne nouvelle: Comme un signe de la grâce de Dieu, le Révélateur de cette très grande nouvelle, Nous avons retiré des saintes Ecritures et des tablettes la loi prescrivant la destruction des livres.
La onzième bonne nouvelle Il est permis d'étudier les arts et les sciences pour autant que ces sciences soient utiles et contribuent au progrès et à l'évolution des peuples. Ainsi en a-t-il été décrété par celui qui est l'Ordonnateur, le Sage.
La douzième bonne nouvelle: Il est enjoint à chacun d'entre vous d'exercer une activité telle que l'artisanat, le commerce ou toute autre occupation similaire.
Nous avons gracieusement élevé votre engagement dans un tel travail au rang de culte rendu à Dieu, le Vrai.
Méditez en vos coeurs la bienveillance et la bonté de Dieu, et rendez-Lui grâce à l'aube et au crépuscule.
Ne dissipez pas votre temps dans l'oisiveté et l'indolence. Occupez-vous de ce qui sera profitable pour vous et pour les autres. Ainsi en a-t-il été décidé dans cette Tablette à l'horizon de laquelle apparaît, resplendissante, l'étoile du jour de la sagesse et de la parole.
Les plus méprisables des hommes pour Dieu sont ceux qui vivent dans l'oisiveté et qui mendient. Saisissez-vous de la corde des ressources matérielles, tout en mettant votre entière confiance en Dieu, le Dispensateur de toutes ressources.
L'artisanat ou le commerce en soi sont considérés par Dieu comme des actes d'adoration de la part de ceux qui les exercent; et ceci n'est rien d'autre qu'un signe de son infinie et universelle bonté.
La treizième bonne nouvelle: Les hommes de la Maison de justice de Dieu ont été chargés des affaires des peuples. Ils sont en vérité les mandataires de Dieu parmi ses serviteurs et les aubes de son autorité dans ses pays.
O peuple de Dieu ! Ce qui éduque le monde, c'est la justice, car elle est soutenue par deux piliers, la récompense et la punition. Ces deux piliers sont les sources de la vie de ce monde.
Puisque chaque jour voit surgir un nouveau problème et que chaque problème appelle une solution adéquate, de telles affaires devraient être remises entre les mains des ministres de la Maison de justice afin qu'ils puissent agir selon les besoins et les nécessités de l'époque. Ceux qui, pour l'amour de Dieu, se lèvent pour servir sa cause reçoivent l'inspiration divine du royaume invisible. Il appartient à chacun de leur obéir.
Toutes les affaires de l'Etat devraient être soumises à la Maison de justice, mais les actes de culte doivent être observés d'après ce que Dieu a révélé dans son Livre.
O peuple de Bahá ! Vous êtes le berceau de l'amour de Dieu, l'aube de sa bonté aimante. Ne souillez pas vos langues en blasphémant et en couvrant une âme d'injures, et gardez vos yeux de ce qui est indécent.
Montrez ce que vous possédez. Si cela est reçu favorablement, vous avez atteint votre but; si ce n'est pas le cas, il serait vain de protester.
Laissez cette âme à elle-même et tournez-vous vers le Seigneur, le Protecteur, Celui qui subsiste par Lui-même. Ne soyez pas cause de griefs, encore moins de discordes et de conflits.
Je chéris l'espoir que vous puissiez obtenir une vraie éducation à l'ombre de l'arbre de sa tendre miséricorde et que vous agissiez conformément à ce que Dieu désire. Vous êtes tous les feuilles d'un seul arbre, les gouttelettes d'un seul océan.
La quatorzième bonne nouvelle: Il n'est pas nécessaire d'entreprendre des voyages particuliers pour visiter les tombeaux des morts. Si des personnes riches et fortunées offrent le coût de tels voyages à la Maison de justice, cela sera agréable et bienvenu en la présence de Dieu. Heureux ceux qui observent ses préceptes.
La quinzième bonne nouvelle: Bien qu'une forme républicaine de gouvernement soit avantageuse pour tous les peuples du monde, la majesté de la royauté est un des signes de Dieu. Nous ne désirons pas que les pays du monde en restent dépourvus. Si les gens avisés combinent ces deux formes en une, grande sera leur récompense en la présence de Dieu.
Dans les religions précédentes, des décrets tels que la guerre sainte, la destruction des livres, l'interdiction de s'associer ou de sympathiser avec d'autres peuples ou de lire certains livres ont été promulgués et soutenus conformément aux exigences de l'époque;
cependant, dans cette puissante révélation, dans cette annonce capitale, les multiples dons et faveurs de Dieu ont couvert tous les hommes d'une ombre protectrice et, de l'horizon de la volonté du Seigneur éternel, son décret infaillible a prescrit tout ce que Nous avons énoncé dans les bonnes nouvelles.
Nous rendons grâce à Dieu - que son nom soit sanctifié et glorifié - pour tout ce qu'Il a gracieusement révélé en ce jour béni, glorieux et incomparable.
En effet, si chacun sur terre possédait une infinité de langues et devait continuellement rendre grâce à Dieu et magnifier son nom jusqu'à la fin de ce qui ne connaît pas de fin, ces actions de grâces ne seraient même pas suffisantes pour répondre valablement à une seule des faveurs que Nous avons mentionnées dans cette Tablette. De ceci atteste chaque homme de sagesse et de discernement, de compréhension et de connaissance.
Nous implorons instamment Dieu - exaltée soit sa gloire - d'aider les dirigeants et les souverains, qui sont les interprètes du pouvoir et les sources de la gloire, à mettre en vigueur ses lois et ses décrets. Il est en vérité l'Omnipotent, le Tout-Puissant, Celui qui a coutume de répondre à l'appel des hommes.

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Chapitre: TARAZAT (Ornements)

En mon nom qui est bien au-dessus de tous les noms. Louange et gloire au Seigneur des noms et au Créateur des cieux Lui dont les flots de l'océan de la révélation ont déferlé devant les yeux des peuples du monde.
L'Astre du jour de sa cause brille à travers chaque voile et ce qu'Il affirme se situe au-delà de la négation. Ni le pouvoir de l'oppresseur ni la tyrannie du méchant n'ont pu contrarier son dessein. O combien glorieuse est sa souveraineté combien élevée son autorité !
Seigneur ! Bien que ses signes aient enveloppé le monde et que ses preuves et ses témoignages rayonnent aussi évidents que la lumière les ignorants semblent insouciants voire même rebelles. Si seulement ils s'étaient contentés de s'opposer. Mais de tout temps ils complotent pour abattre l'Arbre sacré.
Depuis l'aube de cette révélation les incarnations de l'égoïsme ont tenté en recourant à la cruauté et à l'oppression d'éteindre la lumière de la manifestation divine. Mais Dieu retenant leurs mains révéla sa lumière par son autorité souveraine et la protégea par le pouvoir de sa puissance jusqu'à ce que la terre et les cieux fussent illuminés de son éclat et de sa splendeur. Louange à Lui en toutes circonstances.
Gloire à toi ô Seigneur du monde et Désir des nations ô toi qui t'es manifesté dans le plus Grand Nom grâce auquel les perles de la sagesse et de la parole sont sorties des écrins de la grande mer de ta connaissance et les cieux de la divine révélation ont été rehaussés à l'apparition de la lumière du soleil de ta face.
Je te demande par cette parole par laquelle ta preuve a été rendue parfaite parmi tes créatures et ton témoignage a été complété parmi tes serviteurs de renforcer ton peuple dans ce qui fera rayonner la face de la cause en ton royaume, brandir l'étendard de ta puissance parmi tes serviteurs, et hisser la bannière de ta direction à travers tes territoires.
O mon Seigneur ! Tu les vois s'accrocher à la corde de ta grâce et saisir l'ourlet du manteau de ta bienfaisance. Ordonne pour eux ce qui pourra les rapprocher de toi et ce qui les détournera de tous sauf de toi.
Je te supplie ô toi Roi de l'existence et Protecteur des choses visibles et invisibles de faire de celui qui se lève pour servir ta cause une mer ondulant à ton désir une torche brûlant du feu de ta volonté.
En vérité tu es le Puissant que ni le pouvoir du monde ni la force des nations ne peuvent affaiblir. Il n'y a pas d'autre Dieu que toi l'Unique l'Incomparable le Protecteur Celui qui subsiste par Lui-même.
O toi qui as bu à longs traits le vin de ma parole au calice de ma connaissance ! Ces mots sublimes furent entendus aujourd'hui dans le bruissement de l'Arbre divin que le Seigneur des noms a planté de la main du pouvoir céleste dans le paradis suprême:
Le premier Taráz et la première effulgence apparue à l'horizon du Livre Mère est que l'homme devrait connaître son propre moi et reconnaître ce qui mène à la grandeur ou à la bassesse à la gloire ou à l'humiliation à la richesse ou à la pauvreté.
Dès qu'il a atteint son niveau de réalisation et de maturité l'homme a besoin de ressources et les richesses qu'il acquiert par son art ou par sa profession sont louables et méritoires aux yeux des hommes de sagesse particulièrement pour les serviteurs qui se consacrent à l'éducation du monde et à l'instruction de ses peuples.
Ils sont en vérité des échansons de l'eau vivifiante de la connaissance et des guides vers la route idéale. Ils dirigent les peuples du monde vers le droit chemin et les instruisent sur ce qui mène à la grandeur et à l'exaltation humaines.
Le droit chemin est celui qui guide l'homme vers l'aurore de la perception vers le levant de la vraie compréhension et qui l'emmène vers ce qui rejaillira en gloire en honneur et en grandeur.
Nous nourrissons l'espoir que la tendre bonté du Très-Sage de l'Omniscient puisse balayer la poussière aveuglante et renforcer le pouvoir de perception afin que les hommes puissent découvrir le dessein pour lequel ils ont été appelés à l'existence.
En ce jour tout ce qui permet de réduire la cécité et d'accroître la vision est digne de considération. Cette vision agit comme cause et guide vers la vraie connaissance. En réalité aux yeux des hommes de sagesse la finesse de la compréhension dépend de l'acuité de la vision.
Le peuple de Bahá doit se conformer en toutes circonstances à ce qui est convenable et honnête et encourager les hommes à faire de même.
Le deuxième Taráz est de rencontrer les disciples de toutes les religions dans un esprit d'amitié et de fraternité de proclamer ce que le porte-parole du Sinaï a proclamé et d'être équitable en toutes choses.
Ceux qui sont imprégnés de sincérité et de loyauté devraient s'associer à tous les peuples et à toutes les familles de la terre dans la joie et l'allégresse puisque cette association contribue et continuera de contribuer à l'unité et à l'harmonie ce qui à son tour mène au maintien de l'ordre dans le monde et à la régénération des nations.
Bénis soient ceux qui saisissent la corde de la gentillesse et de la compassion et sont exempts d'animosité et de haine.
Cet Opprimé exhorte les peuples de la terre à observer la tolérance et la justice qui sont deux lumières dans l'obscurité du monde et deux éducateurs pour l'édification de l'humanité. Heureux soient ceux qui y sont parvenus et malheur à l'insouciant.
Le troisième Taráz concerne le bon caractère. Un bon caractère est en vérité le meilleur manteau offert par Dieu aux hommes. Il en pare les temples de ses aimés.
Par ma vie ! La lumière qui émane d'un bon caractère surpasse la lumière qui émane du soleil et son éclat même. Celui qui y parvient est considéré comme un joyau parmi les hommes. La gloire et l'élévation du monde doivent nécessairement en dépendre.
Un bon caractère est un moyen par lequel les hommes sont guidés vers le droit chemin et menés à la grande nouvelle. Heureux soit celui qui est paré des saints attributs et du saint caractère du concours céleste.
Il vous appartient de fixer votre regard en toutes circonstances sur la justice et l'équité. Dans Les Paroles cachées ces mots sublimes ont été révélés par notre très auguste plume: O fils de l'esprit ! A mes yeux ce que j'aime par-dessus tout est la justice; ne t'en écarte pas si c'est moi que tu désires et ne la néglige pas afin que je puisse me fier à toi. Par elle tu pourras voir par tes propres yeux et non par ceux des autres et tu pourras comprendre par ton propre savoir et non par celui du prochain.
Pèse bien ceci: comment dois-tu être ? En vérité la justice est le don que je te fais le signe de ma tendre bonté. Fixe donc ton regard sur elle.
Ceux qui sont justes et équitables dans leur jugement occupent une position sublime et un rang élevé. La lumière de la piété et de la droiture émane resplendissante de leur âme. Nous espérons ardemment que les peuples de tous les pays du monde ne seront pas dépourvus des splendeurs de ces deux luminaires.
Le quatrième Taráz se rapporte à la loyauté. En vérité elle est la porte menant à la sécurité pour tous ceux qui vivent sur terre et un signe de gloire de la part du Très-Miséricordieux. Celui qui s'en approche a en fait partagé les trésors de la fortune et de la prospérité.
La loyauté est le plus grand portail menant à la quiétude et à la sécurité des peuples. En vérité c'est d'elle qu'a dépendu et que dépend la stabilité de chaque chose. Tous les domaines du pouvoir de la grandeur et de la richesse sont illuminés de sa lumière.
Il n'y a guère, ces paroles sublimes furent révélées par la Plume du Très-Haut: Nous te parlerons à présent de la loyauté et de sa place aux yeux de Dieu ton Seigneur le Seigneur du trône puissant.
Un jour parmi les jours nous nous rendîmes sur notre île verdoyante. A notre arrivée nous aperçûmes ses rivières ruisselantes ses arbres luxuriants et la lumière du soleil qui jouait parmi eux.
En tournant la tête à droite nous vîmes ce que la plume est impuissante à décrire pas plus qu'elle ne peut rendre compte de ce que l'oeil du Seigneur de l'humanité a vu en ce lieu très sanctifié ce lieu si sublime ce lieu béni et tant exalté.
Nous tournant ensuite vers la gauche nous contemplâmes une des beautés du paradis suprême dressée sur une colonne de lumière et proclamant: "O habitants de la terre et des cieux ! Voyez ma beauté mon éclat ma révélation mon rayonnement. Par Dieu le Vrai ! Je suis la Loyauté sa révélation et sa beauté.
Je récompenserai celui qui me sera fidèle qui reconnaîtra mon rang et ma position et se saisira de mon étendard.
Je suis le plus grand ornement du peuple de Bahá et le vêtement de gloire de tous ceux qui demeurent dans le royaume de la création. Je suis l'instrument suprême de la prospérité du monde et l'horizon de la certitude pour tous les êtres."
Ainsi t'avons-nous envoyé ce qui rapprochera les hommes du Seigneur de la création.
O peuple de Bahá ! La loyauté est en vérité la meilleure des parures pour vos temples et la plus glorieuse couronne pour vos têtes. Saisissez-la sur son ordre à Lui l'Ordonnateur le Bien-Informé.
Le cinquième Taráz concerne la protection et le maintien du rang des serviteurs de Dieu. Il ne faudrait point ignorer la vérité de toute chose mais plutôt faire ressortir ce qui est juste et vrai.
Le peuple de Bahá ne devrait refuser à aucune âme la récompense qui lui est due il devrait traiter les artisans avec déférence et contrairement aux peuples de jadis ne point souiller sa langue d'injures.
En ce jour le soleil du savoir-faire brille au-dessus de l'horizon de l'Occident et la rivière des arts coule vers la mer de cette contrée. Il faut parler avec équité et apprécier une telle faveur.
Par la vie de Dieu ! Le mot "équité" brille lumineux et resplendissant comme le soleil. Nous prions Dieu d'étendre avec grâce son rayonnement à chacun.
Il a en vérité le pouvoir sur toutes choses Lui qui a coutume de répondre aux prières de tous les hommes.
En ces jours la vérité et la sincérité sont les proies cruellement affligées du mensonge et la justice est tourmentée par le fléau de l'injustice.
Le brouillard de la corruption a enveloppé le monde entier à un point tel que dans quelque direction que ce soit nul ne peut rien voir si ce n'est des régiments de soldats rien entendre dans quelque pays que ce soit si ce n'est le choc des épées.
Nous supplions Dieu le Vrai de soutenir les défenseurs de son pouvoir dans leurs efforts pour réhabiliter le monde et apporter la tranquillité aux nations.
Le sixième Taráz: La connaissance est un des dons merveilleux de Dieu. Il incombe à chacun de l'acquérir.
Certains arts et moyens matériels aujourd'hui manifestes ont été acquis grâce à sa connaissance et à sa sagesse révélées dans des épîtres et des tablettes par sa Plume très exaltée - Plume qui recèle un trésor d'où les perles précieuses de la sagesse et de la parole ainsi que les arts et les métiers du monde sont amenés à la lumière. En ce jour les secrets de la terre sont dévoilés aux yeux des hommes.
Les pages des journaux qui paraissent sans interruption sont en fait le miroir du monde. Elles reflètent les actes et les occupations de tribus et de peuples divers. Elles les reflètent et les font aussi connaître. Elles sont un miroir doté de l'ouïe de la vue et de la parole. Ceci est un phénomène stupéfiant et puissant.
Il incombe cependant aux auteurs de ces pages de se garder des impulsions guidées par des passions et des désirs sataniques et de se parer du vêtement de la justice et de l'équité. Ils devraient autant que possible s'enquérir des situations et vérifier les faits pour ensuite les coucher sur le papier.
En ce qui concerne cet Opprimé la plupart des choses relatées dans les journaux sont dénuées de vérité.
L'honnêteté du discours et la loyauté en raison de leur rang et de leur position élevée sont considérées comme un soleil brillant au-dessus de l'horizon de la connaissance. Les vagues s'élevant de cet océan sont visibles aux yeux des peuples du monde et les effusions de la Plume de la sagesse et de la parole sont partout manifestes.
On dit dans la presse que ce serviteur s'est enfui du pays de Tá (Tihrán) et s'est rendu en Iráq. Par Dieu ! Cet Opprimé ne s'est jamais caché ne serait-ce qu'un seul instant. Au contraire en tout temps il est resté inébranlable et visible aux yeux de tous les hommes. Nous n'avons jamais battu en retraite et jamais nous ne chercherons à fuir.
En vérité ce sont les insensés qui fuient notre présence.
Nous avons quitté notre patrie accompagné de deux escortes montées représentant les deux gouvernements honorés de Perse et de Russie jusqu'à ce que nous arrivions en Iráq dans la plénitude de la gloire et de la puissance.
Louange à Dieu ! La cause dont cet Opprimé est le porte-parole est aussi élevée que les cieux, aussi resplendissante que le soleil. A ce stade il n'y a aucune place pour la dissimulation de même qu'il n'y a aucune raison d'être craintif ou silencieux.
Les mystères de la résurrection et les événements de la dernière heure sont tout à fait évidents mais les hommes sont enlisés dans l'insouciance et se sont laissés envelopper de voiles. Et lorsque les mers entreront en ébullition... Et que seront déroulées les Ecritures saintes.
Par la rectitude de Dieu ! L'aube s'est levée en vérité la lumière est apparue et la nuit s'est éloignée. Heureux ceux qui comprennent. Heureux ceux qui y atteignent.
Glorifié soit Dieu ! La Plume se demande ce qu'il convient d'écrire et la Langue ce qu'il convient de dire. Malgré des privations inouïes et après avoir enduré des années d'emprisonnement de captivité et d'épreuves douloureuses nous voyons maintenant que se sont interposés des voiles plus épais encore que ceux que nous avons déjà déchirés; ils obstruent la vision et obscurcissent la lumière de la compréhension.
Nous observons en outre que les nouvelles calomnies qui circulent à présent sont bien plus malveillantes que celles du passé.
O peuple du Bayán ! Craignez le Seigneur miséricordieux. Songez aux peuples de jadis. Que furent leurs actes et quel fruit en retirèrent-ils ? Tout ce qu'ils dirent ne fut qu'imposture et tout ce qu'ils entreprirent s'est avéré vain si ce n'est pour ceux que Dieu a gracieusement protégés de sa puissance.
Je le jure par la vie de celui qui est le Désir du monde ! Dût un homme méditer en son coeur qu'il se hâterait libre de tout attachement au monde vers la très grande Lumière, qu'il se laverait et se purifierait de la poussière des chimères et de la fumée d'une imagination vaine.
Qu'est-ce qui a pu inciter les peuples des temps passés à s'égarer et par qui ont-ils pu être fourvoyés ? Ils rejettent encore la vérité et se sont tournés vers leurs propres désirs égoïstes.
C'est par amour pour Dieu que la voix de cet Opprimé s'élève. Quiconque le désire laissez-le s'en approcher; et quiconque le désire s'en détourner. En vérité Dieu peut très bien se permettre de se dispenser de toutes choses que ce soit du passé ou du futur.
O peuple du Bayán ! Ce sont des hommes comme Hádí Dawlat-Abádí avec leur turban et leur bourdon qui ont été source d'opposition et d'entraves et qui ont chargé les hommes d'un si lourd fardeau de superstitions qu'aujourd'hui encore ils attendent l'apparition d'un personnage venu d'un endroit imaginaire. Soyez avertis ô hommes de compréhension.
O Hádí ! Prête l'oreille à la voix de ce loyal conseiller: dirige tes pas de la gauche vers la droite; en d'autres termes détourne-toi de l'imagination vaine pour te diriger vers la certitude. Ne fourvoie pas les hommes.
La lumière divine luit, sa cause est manifeste et ses signes universels. Tourne ton visage vers Dieu le Secours dans le péril Celui qui subsiste par Lui-même.
Renonce à ton autorité pour l'amour de Dieu et laisse les hommes à eux-mêmes. Tu ignores la vérité essentielle, tu n'en es pas informé.
O Hádí ! N'aie qu'un seul visage dans le sentier de Dieu. En compagnie des infidèles tu es infidèle et avec les pieux tu es pieux.
Pense à ces âmes qui ont offert leur vie et leurs biens en ce pays afin que peut-être tu puisses être prévenu et tiré de ta torpeur. Réfléchis: qui doit être préféré ? celui qui protège son corps sa vie ses biens ou celui qui abandonne tout cela sur le chemin de Dieu ? Juge avec équité et ne sois pas parmi les injustes.
Tiens-toi fermement à la justice et observe l'équité afin que par bonheur tu ne puisses pas pour des raisons égoïstes utiliser la religion comme un piège ni ignorer la vérité pour l'amour de l'or.
En effet ton injustice et l'injustice de ceux qui te ressemblent sont devenues tellement graves que la Plume de gloire s'est sentie poussée à faire de telles remarques. Crains Dieu.
Celui qui a annoncé sa révélation a déclaré: Il proclamera en toutes circonstances: "En vérité en vérité je suis Dieu il n'existe nul autre Dieu que moi le Secours dans le péril Celui qui subsiste par Lui-même."
O peuple du Bayán ! On vous a interdit de rencontrer les aimés de Dieu. Pourquoi cette interdiction a-t-elle été imposée et dans quel but ? Soyez justes je vous en conjure par Dieu et ne soyez pas parmi les insouciants. Pour ceux qui sont dotés d'intuition et devant la plus Grande Beauté, la raison de cette interdiction est connue et évidente; c'est pour que personne ne puisse connaître ses secrets et ses actes (ceux de Hádí).
O Hádí ! Tu n'as pas été en notre compagnie tu es dès lors ignorant de la cause.
N'agis pas selon tes idées vaines. Loin de celles-ci examine minutieusement les Ecritures de tes propres yeux et médite sur ce qui s'est passé. Aie pitié de toi-même et des serviteurs de Dieu et ne sois pas cause d'obstination comme le fut le peuple de jadis.
Le chemin est clair et la preuve est évidente. Change l'injustice en justice et l'iniquité en équité.
Nous nourrissons l'espoir que le souffle de l'inspiration divine puisse te rendre plus fort et que ton oreille spirituelle puisse entendre les mots bénis: Dis: Il est Dieu; alors laisse-les s'amuser à ergoter.
Tu as été là-bas (Chypre) et tu l'as vu (Mírzá Yahyá). Maintenant parle avec franchise. Ne falsifie pas les faits ni pour toi ni pour le peuple. Tu es à la fois ignorant et mal informé.
Prête l'oreille à la voix de cet Opprimé et hâte-toi vers l'océan de la connaissance divine afin qu'éventuellement tu puisses être paré de l'ornement de la compréhension et que tu puisses renoncer à tout sauf à Dieu.
Ecoute la voix de ce conseiller bienveillant qui lance son appel dévoilé et manifeste à la face des rois et de leurs sujets, et convoque chacun des peuples du monde devant celui qui est le Seigneur de l'éternité. Ceci est la parole à l'horizon de laquelle l'étoile du jour de la grâce infaillible brille resplendissante.
O Hádí ! Cet Opprimé libre de toute attache au monde a tenté de toutes ses forces d'éteindre le feu de l'animosité et de la haine qui dévore les coeurs des peuples de la terre.
Il appartient à chaque personne juste et honnête de remercier Dieu - exaltée soit sa gloire - et de se lever pour soutenir cette cause remarquable afin que le feu puisse se changer en lumière et la haine laisser place à la fraternité et à l'amour. Je le jure par la droiture de Dieu ! Ceci est le seul but de cet Opprimé.
Effectivement en proclamant cette cause capitale et en démontrant sa véracité nous avons enduré des souffrances des épreuves et des tribulations multiples.
Toi-même tu pourrais témoigner de ce que nous avons mentionné si seulement tu parlais avec équité. En vérité Dieu dit la vérité et montre la voie. Il est le Puissant le Gracieux.
Puisse Notre gloire reposer sur le peuple de Bahá que ni la tyrannie de l'oppresseur ni l'autorité de l'agresseur n'ont pu écarter de Dieu le Seigneur des mondes.

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Chapitre: TAJALLIYAT (Effulgences)

Voici l'Epître de Dieu, le Secours dans le péril, Celui qui subsiste par Lui-même. Il est celui qui entend de son royaume de gloire.
Dieu témoigne qu'il n'y a pas d'autre Dieu que Lui et que celui qui est apparu est le mystère caché, le symbole précieux, le plus grand livre pour tous les peuples, le ciel de bonté pour le monde entier. Il est le signe le plus puissant parmi les hommes et l'aube des plus augustes attributs dans le royaume de la création.
A travers lui est apparu ce qui avait été caché depuis des temps immémoriaux et voilé aux yeux des hommes. Il est celui dont la manifestation fut annoncée par les Ecrits célestes, en des temps anciens et plus récents.
Quiconque reconnaît croire en lui, en ses signes et en ses témoignages a en vérité reconnu ce que la Langue de grandeur annonçait avant la création de la terre et du ciel et la révélation du royaume des noms.
Par lui, l'océan de la connaissance a surgi parmi les hommes, et la rivière de la sagesse divine a jailli sur l'ordre de Dieu, le Seigneur des jours.
Heureux l'homme de discernement qui a reconnu et perçu la vérité, et celui doté d'une ouïe fine qui a entendu sa douce voix, et la main qui a reçu son Livre avec une résolution telle qu'elle est née de Dieu, le Seigneur de ce monde et du monde à venir, et le voyageur sincère qui s'est hâté vers son glorieux horizon, et l'homme rempli d'une force telle que ni la puissance écrasante des souverains ni le tumulte soulevé par les dirigeants religieux n'ont réussi à ébranler.
Et malheur à celui qui a rejeté la grâce de Dieu et sa bonté, qui a refusé sa tendre miséricorde et son autorité; un tel homme est, en vérité, compté parmi ceux qui, à travers l'éternité, ont répudié le témoignage de Dieu et sa preuve.
Grande en ce jour est la bénédiction de celui qui a rejeté les choses qui ont cours parmi les hommes et qui s'est accroché à ce que Dieu, le Seigneur des noms et le Façonneur de toutes choses créées, a ordonné, Lui qui est venu des cieux de l'éternité à travers le pouvoir du plus Grand Nom, investi d'une autorité si invincible que toutes les puissances de la terre ne peuvent Lui résister. De cela témoigne le Livre Mère appelant de son rang le plus sublime.
O Alí Akbar ! Nous avons à maintes reprises entendu ta voix, et les louanges de l'humanité tout entière ne pourront jamais rivaliser avec ce que nous t'avons répondu; ce qui permet aux sincères de goûter aux douces saveurs des mots du Très-Miséricordieux, et à ses vrais adorateurs de percevoir le doux parfum de la réunion céleste, aux assoiffés de découvrir le murmure de l'eau qui est en fait la Vie.
Béni l'homme qui y a atteint et qui a reconnu tout ce que diffuse en ce moment la Plume de Dieu, le Secours dans le péril, le Tout-Puissant, le Bienfaisant.
Nous attestons que tu as tourné ton visage vers Dieu et voyagé loin jusqu'à ce que tu parviennes en sa présence, et que tu prêtes l'oreille à la voix de cet Opprimé qui a été jeté en prison à cause des méfaits de ceux qui n'ont pas cru aux signes et aux témoignages de Dieu et qui ont nié cette grâce céleste par laquelle le monde entier a pu briller.
Bénis soient ton visage, car il s'est tourné vers lui, et ton oreille, car elle a entendu sa voix, et ta langue, car elle a célébré la louange de Dieu, le Seigneur des seigneurs.
Nous prions Dieu de t'aider, par sa grâce, à devenir un étendard pour la promotion de sa cause et de te permettre de t'approcher de Lui en tout temps et en toutes circonstances.
Nous nous souvenons des élus de Dieu et de ses aimés en ce pays, et nous leur donnons la joyeuse nouvelle de ce qui a été envoyé en leur honneur depuis le royaume de la parole de leur Seigneur, le Souverain suprême du jour du Jugement dernier. Mentionne-moi auprès d'eux et illumine-les de la gloire éclatante de ma parole. En vérité, ton Seigneur est le Gracieux, le Bienfaisant.
O toi qui magnifies ma louange ! Prête l'oreille à ce que les peuples de la tyrannie m'attribuent en mes jours. Certains disent: Il prétend à la divinité; d'autres disent: Il a inventé un mensonge contre Dieu; d'autres encore disent: Il est venu pour fomenter la sédition. Qu'ils sont vils et pitoyables. Voyez ! Ils sont en vérité esclaves de leurs vaines chimères.
Nous allons maintenant cesser d'utiliser la langue de l'éloquence. En vérité, ton Seigneur est le Puissant, l'Indépendant. Nous parlerons plutôt le persan afin que, par bonheur, le peuple de Perse dans sa totalité puisse prendre conscience des paroles du Seigneur miséricordieux et s'avancer pour découvrir la vérité.
La première Tajallí qui est descendue du Soleil de Vérité est la connaissance de Dieu - exaltée soit sa gloire. Et la connaissance du Roi des jours éternels ne peut en aucune façon être atteinte si ce n'est en reconnaissant celui qui est le porteur du plus Grand Nom.
Il est en vérité l'orateur sur le Sinaï qui, maintenant, est assis sur le trône de la révélation. Il est le mystère caché et le symbole précieux. Tous les livres de Dieu, anciens et plus récents, sont ornés de sa louange et de l'exaltation de sa gloire.
Par lui, l'étendard de la connaissance a été planté sur le monde, et le drapeau de l'unicité de Dieu a été déployé parmi tous les peuples. Atteindre à la divine Présence ne peut être réalisé qu'en accédant à sa présence.
Par sa puissance, tout ce qui a été voilé et caché depuis des temps immémoriaux est maintenant révélé. Il s'est manifesté par le pouvoir de la vérité, et il a prononcé une parole qui a frappé de stupeur tous ceux qui sont aux cieux et sur terre, hormis ceux que le Tout-Puissant fut heureux de dispenser.
La vraie croyance en Dieu et sa reconnaissance ne peuvent être complètes si ce n'est en acceptant ce qu'il a révélé et en observant tout ce qu'il a décrété et inscrit dans le Livre par la plume de gloire.
Ceux qui s'immergent dans l'océan de ses paroles devraient en tout temps avoir la plus grande considération pour les décrets et les interdits divinement révélés. En effet, ses ordonnances constituent la plus puissante des forteresses pour la protection du monde et la sauvegarde de ses peuples - une lumière pour ceux qui reconnaissent la vérité, et un feu pour ceux qui s'en détournent et la refusent.
La deuxième Tajallí est de rester inébranlable dans la cause de Dieu - exaltée soit sa gloire - et d'être ferme dans son amour. Et ceci ne s'obtient que par une pleine reconnaissance de Lui; et la reconnaissance complète ne peut être obtenue que par la foi en ces mots bénis: Il fait tout ce qu'Il veut.
Celui qui s'attache avec ténacité à ces mots sublimes et boit à longs traits aux eaux vivifiantes des paroles qu'ils contiennent sera imprégné d'une telle constance que tous les livres du monde ne pourront le détourner du Livre Mère. O combien glorieux est ce rang sublime, ce rang exalté, ce but ultime !
O Alí Akbar ! Vois comme la situation des incroyants est abjecte. Ils disent tous: En vérité, Il doit être loué dans ses actes et obéi dans ses commandements. Cependant si nous révélons quoi que ce soit qui, même dans une infime mesure, contrecarre leurs voies et leurs désirs égoïstes, ils le rejetteront avec dédain.
Dis: Personne ne peut jamais sonder les multiples exigences de la sagesse accomplie de Dieu. En vérité, dût-Il décréter que la terre est le ciel, nul n'aurait le droit de mettre en doute son autorité. C'est de cela qu'a témoigné le Point du Bayán dans tout ce qui lui fut envoyé, avec vérité, sur l'ordre de Dieu, Lui qui a provoqué l'apparition de l'Aurore.
La troisième Tajallí concerne les arts, les métiers et les sciences. La connaissance est comme des ailes pour la vie de l'homme et une échelle pour son ascension. Il incombe à chacun de l'acquérir.
Néanmoins, il faudrait acquérir la connaissance des sciences qui sont profitables aux peuples de la terre, mais non de celles qui commencent par des mots et finissent par des mots.
Grand en effet est le droit des hommes de science et des artisans sur les peuples du monde. Le Livre Mère en témoigne au jour de son retour. Heureux ceux qui possèdent une oreille attentive.
En vérité, la connaissance est un véritable trésor pour l'homme et une source de gloire, de bonté, de joie, d'exaltation, de courage et de bonheur pour lui. Ainsi a parlé la Langue de grandeur dans cette très grande prison.
La quatrième Tajallí concerne la Divinité, Dieu et ce qui s'y rapporte. Un homme d'intuition dût-il diriger son regard vers l'Arbre sacré, le béni, le manifeste, et vers ses fruits, qu'il en serait enrichi au point d'être indépendant de quiconque et de reconnaître sa foi en ce que le porte-parole du Sinaï a proclamé du trône de la révélation.
O Alí Akbar ! Informe les hommes des saints versets de ton Seigneur et fais-leur connaître son droit chemin, sa puissante annonce.
Dis: O peuples, si vous jugez avec justice et équité, vous témoignerez de la véracité de tout ce qui a pu couler de la Plume très exaltée.
Si vous appartenez au peuple du Bayán, le Bayán persan vous guidera correctement et vous apportera une preuve suffisante; et si vous appartenez au peuple du Qur'án, méditez sur la révélation du Sinaï et sur la voix du Buisson qui est parvenue au fils d'Imrán (Moïse).
Dieu bienveillant ! Il était prévu qu'au moment de la manifestation du seul vrai Dieu, la faculté de le reconnaître aurait été développée, mûrie et aurait atteint son sommet. Cependant, il apparaît clairement maintenant que, chez les incroyants, cette faculté est restée sous-développée et a, en fait, dégénéré.
O Alí ! Ce qu'ils acceptèrent du Buisson, ils refusent à présent de l'accepter de lui qui est l'Arbre du monde de l'existence.
Dis: O peuple du Bayán, ne parle pas d'après les voix de la passion et du désir égoïste. La plupart des peuples de la terre attestent la vérité de la parole bénie sortie du Buisson.
Par la droiture de Dieu ! Si ce n'était pour l'hymne de louanges entonné par celui qui annonça la divine révélation, cet Opprimé n'aurait jamais émis une parole qui eût pu semer la terreur dans le coeur des ignorants et les faire périr.
Insistant sur la glorification de celui que Dieu rendra manifeste - exaltée soit sa manifestation - le Báb au début du Bayán dit: Il est celui qui proclamera en toutes circonstances: "En vérité, en vérité, je suis Dieu, il n'y a pas d'autre Dieu que moi, le Seigneur de toutes choses créées. En vérité, tous sauf moi sont mes créatures. O mes créatures ! C'est moi seul que vous adorez."
De même, à une autre occasion, il dit, magnifiant le nom de celui qui allait être rendu manifeste: Je voudrais être le premier à l'adorer.
Il appartient maintenant à chacun de réfléchir sur la signification de "adorateur" et "adoré" pour que par bonheur les peuples de la terre puissent partager une goutte de l'océan de la connaissance divine et puissent être rendus capables de percevoir la grandeur de cette révélation.
En vérité, il est apparu et s'est délié la langue pour proclamer la vérité. Heureux celui qui reconnaît la vérité et malheur au rebelle et à l'obstiné.
O familles de la terre ! Prêtez l'oreille à la voix venue de l'Arbre divin qui couvre le monde de son ombre et ne soyez pas parmi les peuples de la tyrannie sur la terre - ces hommes qui ont rejeté la manifestation de Dieu et son autorité invincible, et qui ont renoncé à ses faveurs -, ils sont en vérité comptés parmi les peuples méprisables dans le livre de Dieu, le Seigneur de toute l'humanité.
La gloire qui s'est levée au-dessus de l'horizon de ma tendre miséricorde repose sur toi et sur tous ceux qui sont avec toi et qui prêtent l'oreille à tes paroles relatives à la cause de Dieu, le Tout-Puissant, le Très-Loué.

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Chapitre: KALIMAT-I-FIRDAWSIYYIH (Paroles du Paradis)

Il est celui qui parle à travers la puissance de la vérité dans le royaume de la Parole. O vous incarnations de la justice et de l'équité et manifestations de l'intégrité et des bontés célestes ! En pleurs et en lamentations, cet Opprimé appelle et dit: O Dieu mon Dieu ! Pare la tête de tes aimés de la couronne du détachement et orne leur temple du vêtement de la droiture.
Il appartient au peuple de Bahá de rendre le Seigneur victorieux par le pouvoir de sa parole et d'encourager les hommes par la beauté de ses actes et de son caractère, puisque les actes ont plus d'influence que les mots.
O Haydar Alí ! Que la louange de Dieu et sa gloire soient sur toi.
Dis: L'honnêteté, la vertu, la sagesse et un saint caractère contribuent à l'exaltation de l'homme, alors que la malhonnêteté, l'imposture, l'ignorance et l'hypocrisie mènent à son humiliation.
Par ma vie ! La distinction de l'homme ne dépend pas de ses parures et de sa richesse, mais bien de son comportement vertueux et de sa véritable compréhension.
La plupart des gens en Perse sont plongés dans l'erreur et l'imagination vaine. Combien grande est la différence entre la condition de ces personnes et la situation des âmes vaillantes qui sont allées au-delà de la mer des noms et ont planté leurs tentes sur les rives de l'océan du détachement. En effet, seules quelques-unes de la génération actuelle ont déjà mérité d'écouter le roucoulement des colombes du paradis suprême. Peu de mes serviteurs sont réellement reconnaissants.
Les gens, pour la plupart, se complaisent dans la superstition. Ils considèrent qu'une seule goutte de la mer de l'illusion est préférable à un océan de certitude. En s'attachant à des noms, ils se privent de la réalité intérieure, et en s'accrochant à de vaines chimères, ils ne peuvent assister à l'aurore des signes célestes.
Dieu veuille que vous puissiez être gracieusement aidés, en toutes circonstances, pour briser les idoles de la superstition et déchirer les voiles de l'imagination des hommes. L'autorité est dans la main de Dieu, la Source de la révélation et de l'inspiration et le Seigneur du jour de la résurrection.
Nous avons entendu ce que la personne dont il est question a dit au sujet de certains enseignants de la foi. En fait, elle a dit la vérité.
Certaines personnes insouciantes sillonnent les pays au nom de Dieu, s'engageant activement à ruiner sa cause, et elles appellent cela promouvoir et enseigner la parole de Dieu, et cela, bien que les qualités des enseignants de la foi luisent comme des étoiles brillantes dans les cieux des divines tablettes.
Toute personne équitable témoigne et chaque homme d'intuition est bien conscient que le seul vrai Dieu - exaltée soit sa gloire - a sans cesse énoncé et expliqué ce qui élèvera la position et exaltera le rang des enfants des hommes.
Le peuple de Bahá, tel un cierge, brille de tout son éclat parmi les rassemblements, il s'attache à ce que Dieu a décidé. Ce rang dépasse tous les autres rangs.
Heureux celui qui se détourne des choses que possèdent les peuples du monde, se languissant de ce qui touche à Dieu, le souverain Seigneur de l'éternité.
Dis: O Dieu, mon Dieu ! Tu me vois décrivant des cercles autour de ta volonté, les yeux tournés vers l'horizon de ta bonté, attendant ardemment la révélation des splendeurs éclatantes du soleil de tes faveurs.
Je te supplie, ô Aimé de tout coeur compréhensif et Désir de ceux qui te sont proches, de faire en sorte que tes aimés puissent se détacher complètement de leurs propres inclinations, s'accrochant fermement à ce qui te plaît. Revêts-les, ô Seigneur, de la robe de l'équité et illumine-les des splendeurs de la lumière du détachement. Appelle alors à leur aide les armées de la sagesse et de la parole afin qu'ils puissent exalter ta parole parmi tes créatures et proclamer ta cause parmi tes serviteurs.
En vérité, tu as le pouvoir de faire ce que tu veux, et c'est entre tes mains que reposent les rênes de toutes choses. Il n'y a pas d'autre Dieu que toi, le Puissant, Celui qui toujours pardonne.
O toi qui as tourné ton regard vers ma face ! En ces jours eut lieu ce qui m'a plongé dans une profonde tristesse. Certains fauteurs de troubles qui professent l'allégeance à la cause de Dieu ont commis des actes tels que les membres de la sincérité, de l'honnêteté, de la justice et de l'équité ont tremblé.
Un individu connu, qui avait bénéficié de la bonté et de la faveur suprêmes, a perpétré des actes tels que Dieu en eut les larmes aux yeux. D'abord nous l'avertîmes et eûmes des paroles prémonitoires; ensuite, pendant un certain nombre d'années, nous gardâmes la chose secrète, pour qu'il pût, par chance, prendre conscience et se repentir. Mais tout cela en vain.
A la fin, il rassembla ses énergies pour vilipender la cause de Dieu aux yeux de tous les hommes. Il mit en pièces le voile de l'équité et n'eut aucune sympathie ni pour lui-même ni pour la cause de Dieu. Aujourd'hui cependant, les actes de certains individus ont entraîné des souffrances bien plus grandes que celles engendrées par les actes de leurs prédécesseurs.
Implore Dieu, le Vrai, pour qu'Il puisse, par sa grâce, permettre à l'inconscient de se rétracter et de se repentir. En vérité, Il est le Clément, le Bienfaisant, le Très-Généreux.
En ces jours, il incombe à chacun d'adhérer avec ténacité à l'unité et à la concorde et d'oeuvrer avec diligence à la promotion de la cause de Dieu, pour que, par bonheur, les âmes égarées puissent atteindre ce qui les mènera à une prospérité durable.
En résumé, les dissensions entre diverses sectes ont ouvert la voie à la faiblesse. Chaque secte a choisi une voie pour elle seule, et elle s'accroche à une certaine corde. En dépit d'un aveuglement et d'une ignorance manifestes, elles se targuent de posséder intuition et connaissance.
Parmi elles se trouvent des mystiques qui ont prêté allégeance à la foi de l'islám, dont certains s'adonnent à ce qui mène à l'oisiveté et à l'isolement. Je le jure par Dieu ! Ces pratiques abaissent le rang de l'homme et le font se gonfler d'orgueil.
L'homme doit porter des fruits. Selon les paroles de l'Esprit , un homme qui ne porte pas de fruits est comme un arbre stérile, et un arbre stérile n'est bon qu'à faire du feu.
Ce que ces personnes ont mentionné au sujet des rangs de l'Unité divine conduira, et non dans une moindre mesure, à l'oisiveté et aux vaines chimères.
Ces mortels ont de toute évidence rejeté les différences de rang et en sont venus à se considérer eux-mêmes comme Dieu, alors que Dieu est incommensurablement élevé au-dessus de toutes choses. Cependant, chaque être créé révèle les signes de Dieu, qui ne constituent que des émanations de Lui et non sa propre Entité.
Tous ces signes sont reflétés et peuvent être vus dans le livre de l'existence, et les manuscrits qui décrivent la forme et le dessin de l'univers sont en fait un très grand livre. Dans celui-ci, tout homme perspicace peut percevoir ce qui pourrait le mener au droit chemin et le rendrait capable d'atteindre la grande Annonce.
Considère les rayons du soleil dont la lumière a enveloppé le monde. Les rayons émanent du soleil et révèlent sa nature, mais ils ne sont pas le soleil lui-même. Tout ce qui peut être discerné sur la terre démontre largement le pouvoir de Dieu, sa connaissance et les effusions de sa bonté, alors que Lui est incommensurablement élevé au-dessus de toutes les créatures.
Le Christ dit: Tu as donné aux enfants ce dont l'érudit et le sage sont dépourvus. Le sage de Sabzivár a dit: Hélas ! Les oreilles attentives manquent, sinon les murmures du buisson du Sinaï pourraient être entendus de chaque arbre.
Dans une tablette destinée à un sage qui avait investigué le sens de la Réalité élémentaire, nous nous sommes adressé à lui en ces termes: Si cette parole est véritablement tienne, comment se fait-il que tu n'aies pas réussi à entendre l'appel lancé par l'Arbre de l'Homme des hauteurs les plus élevées du monde ?
Si tu as vraiment entendu l'appel mais que cependant, par crainte ou par désir de préserver ta vie, tu lui es resté insensible, tu es quelqu'un qui n'a jamais valu la peine d'être mentionné et qui ne la vaut toujours pas; si tu n'as pas entendu cet appel, alors tu es privé du sens de l'ouïe.
En bref, de tels hommes sont ceux dont les paroles constituent la fierté du monde, et les actes la honte des nations.
En vérité, nous avons fait sonner la trompette qui n'est autre que ma plume de gloire; et voilà que l'humanité s'est évanouie devant elle, hormis ceux qu'il a plu à Dieu de délivrer en signe de sa grâce. Il est le Seigneur de bonté, l'Ancien des jours.
Dis: O rassemblement de théologiens ! Censurerez-vous cette Plume que le royaume de la parole s'est préparé à écouter dès qu'elle a élevé sa voix stridente et dont le thème puissant et glorieux a rendu tout autre thème insignifiant ? Craignez Dieu et ne suivez pas vos vaines chimères et vos imaginations corrompues, mais suivez-le plutôt, lui qui est venu à vous investi d'une connaissance indéniable et d'une certitude inébranlable.
Glorifié soit Dieu ! Le trésor de l'homme est sa parole, et pourtant cet Opprimé a retenu sa langue, car les incrédules sont à l'affût; cependant, sa protection est accordée par Dieu, le Seigneur de tous les mondes.
En vérité, c'est en Lui que nous avons mis notre confiance et c'est à Lui que nous avons remis toutes choses. Pour nous et pour toutes les créatures, Il est celui qui suffit à tout. Il est celui qui, par sa permission et la puissance de son ordre, a fait resplendir l'astre du jour de la puissance souveraine au-dessus de l'horizon du monde. Heureux celui qui perçoit et reconnaît la vérité, et malheur au rebelle et à l'infidèle.
Cet Opprimé a invariablement fait preuve d'affection envers les sages. Par "les sages" il faut entendre les hommes dont la connaissance ne se limite pas à de simples mots et dont la vie a été fructueuse et a donné des résultats durables. Il incombe à chacun d'honorer ces âmes bénies.
Heureux sont ceux qui observent les préceptes de Dieu; heureux sont ceux qui ont reconnu la vérité; heureux sont ceux qui jugent équitablement en toutes choses et qui saisissent la corde de mon inviolable justice.
Le peuple de Perse s'est détourné de Lui, le Protecteur et le Secours. Il s'accroche aux vaines chimères de l'insensé et s'y empêtre. Il est si fermement attaché aux superstitions que nul ne peut l'en détacher, si ce n'est le bras puissant de Dieu - exaltée soit sa gloire.
Implore le Tout-Puissant afin qu'Il écarte des doigts de la puissance divine les voiles qui ont aveuglé les peuples et les ethnies diverses, afin qu'ils puissent atteindre à ce qui mène à la sécurité, au progrès et à l'évolution et qu'ils puissent se précipiter vers l'Ami incomparable.
La parole de Dieu que la Plume d'Abhá a révélée et inscrite sur la première feuille du Paradis le plus exalté est la suivante: En vérité je le dis, la crainte de Dieu a toujours été une défense sûre et une forteresse solide pour tous les peuples du monde. C'est la cause principale de la protection de l'humanité et l'instrument suprême de sa préservation.
Il existe en fait chez l'homme une faculté qui le détourne de tout ce qui est méprisable et indécent et l'en préserve; et cette faculté, c'est le sentiment de honte. Celui-ci cependant se limite à quelques-uns; tous ne l'ont pas possédé et ne le possèdent pas.
La parole de Dieu que la Plume suprême a rapportée sur la deuxième feuille du Paradis le plus exalté est la suivante: La Plume du Très-Haut exhorte en ce moment les manifestations de l'autorité et les sources de pouvoir, c'est-à-dire les rois, les souverains, les présidents, les dirigeants, les théologiens et les sages, elle leur enjoint de soutenir la cause de la religion et d'y adhérer.
La religion est en vérité le principal instrument pour l'établissement de l'ordre dans le monde et de la tranquillité parmi ses peuples. L'affaiblissement des piliers de la religion a fortifié les insensés, les a enhardis et rendus plus arrogants. En vérité je le dis: Plus grand est le déclin de la religion, plus affligeante est l'obstination de l'impie. Ceci ne peut mener finalement qu'au chaos et à la confusion.
Ecoutez-moi, ô hommes d'intuition, et soyez prévenus, vous qui êtes dotés de discernement !
La parole de Dieu que la Plume suprême a rapportée sur la troisième feuille du Paradis le plus exalté est la suivante: O fils de l'homme ! Si tes yeux sont tournés vers la miséricorde, abandonne les choses qui te profitent et attache-toi à ce qui profitera à l'humanité.
Et si tes yeux sont tournés vers la justice, choisis pour ton voisin ce que tu aurais choisi pour toi-même.
L'humilité exalte l'homme jusqu'aux cieux de la gloire et de la puissance, alors que l'orgueil l'abaisse jusqu'aux profondeurs de la misère et de la dégradation.
O peuple de Dieu ! Grand est le jour et puissant est l'appel ! Dans une de nos tablettes Nous avons révélé ces paroles exaltées: Si le monde de l'esprit devait être complètement transformé en sens de l'ouïe, il pourrait alors prétendre être digne d'écouter la voix qui appelle de l'horizon suprême; car sans cela, ces oreilles souillées par des histoires mensongères n'ont jamais été et ne sont toujours pas aptes à l'entendre. Heureux ceux qui écoutent, et malheur au rebelle.
La parole de Dieu que la Plume suprême a rapportée dans la quatrième feuille du Paradis le plus exalté est la suivante: O peuple de Dieu ! Implore le Vrai - glorifié soit son nom - pour qu'Il puisse, par sa grâce, soustraire les manifestations de l'autorité et du pouvoir à l'influence de leur ego et de leurs désirs, et répandre sur elles la lumière de la justice et de la direction divine.
Sa Majesté Muhammad Sháh, malgré l'excellence de son rang, commit deux actes odieux. L'un fut d'ordonner le bannissement du seigneur des royaumes de grâce et de bonté, le Premier Point; et l'autre, le meurtre du prince de la cité de l'accomplissement politique et littéraire.
Les fautes des rois, comme leurs faveurs, peuvent être grandes. Un roi que la vaine gloire du pouvoir et de l'autorité ne détourne pas de la justice, que la luxure, les richesses, la gloire ou le commandement d'armées et de légions ne privent pas des splendeurs de l'astre du jour de l'équité, occupera un rang élevé et une position sublime dans le concours céleste. Il incombe à chacun de porter secours et de manifester de la bonté envers une âme si noble.
Heureux le roi qui tient fermement en mains les rênes de ses passions, maîtrise son courroux et préfère la justice et l'équité à l'injustice et à la tyrannie.
La parole de Dieu que la Plume suprême a rapportée sur la cinquième feuille du Paradis le plus exalté est celle-ci: Par dessus tout, le plus grand des dons et la plus merveilleuse des grâces a toujours été et continuera d'être la sagesse. C'est la protectrice infaillible de l'homme. Elle l'aide et le fortifie.
La sagesse est l'émissaire de Dieu et le révélateur de son nom, l'Omniscient. Par elle, l'élévation de la position de l'homme devient manifeste et évidente.
Elle est l'omniscience et le premier maître à l'école de la vie. Elle est le guide et est investie d'une grande distinction. Grâce à son influence dans l'éducation, les êtres terrestres ont été imprégnés d'un esprit semblable à un diamant qui surpasse les cieux en éclat.
Dans la cité de la justice, elle est l'orateur sans pareil qui, en la neuvième année, illumina le monde de la joyeuse nouvelle de sa révélation.
Et ce fut cette source incomparable de sagesse qui, au début de la création du monde, gravit les marches du sens profond et, une fois intronisée par l'opération de la volonté divine sur la chaire de la parole, proclama deux mots. Le premier annonçait la promesse d'une récompense, tandis que le second formulait la lourde menace d'une punition.
La promesse fit se lever l'espoir, et la menace fit naître la peur. Ainsi fut fermement établie la base de l'ordre mondial sur ces deux principes géminés. Exalté soit le Seigneur de sagesse, le Possesseur d'une grande bonté.
La parole de Dieu que la Plume suprême a rapportée dans la sixième feuille du Paradis le plus exalté est la suivante: La lumière des hommes est la justice. Ne laissez pas les vents contraires de l'oppression et de la tyrannie l'éteindre.
Le but de la justice est l'apparition de l'unité parmi les hommes. L'océan de la sagesse divine surgit dans cette parole exaltée alors que les livres du monde ne peuvent contenir sa signification profonde.
L'humanité serait-elle vêtue de cette parure qu'elle apercevrait l'astre du jour de la parole. Ce jour-là Dieu comblera chacun de son abondance , brillant avec éclat au-dessus de l'horizon du monde.
Appréciez la valeur de cette parole; c'est un noble fruit que l'arbre de la Plume de gloire a produit. Heureux l'homme qui y prête l'oreille et observe ces préceptes.
En vérité je le dis, tout ce qui est envoyé des cieux de la volonté de Dieu est un moyen pour établir l'ordre dans le monde et un instrument pour promouvoir l'unité et la fraternité parmi ses peuples. Ainsi a parlé, de sa plus grande prison, la langue de cet Opprimé.
La parole de Dieu que la Plume suprême a rapportée dans la septième feuille du Paradis le plus exalté est celle-ci: O vous hommes de sagesse parmi les nations ! Fermez les yeux à l'aliénation, puis fixez votre regard sur l'unité. Adhérez avec ténacité à ce qui mènera au bien-être et à la tranquillité de toute l'humanité.
Cette étendue de terre n'est qu'une seule patrie et une seule demeure.
Il vous appartient d'abandonner toute vaine gloire, source d'aliénation, et de tourner vos coeurs vers tout ce qui garantit l'harmonie.
Aux yeux du peuple de Bahá, la gloire de l'homme se trouve dans son savoir, dans sa conduite intègre, dans son caractère louable, dans sa sagesse, et non dans sa nationalité ou son rang.
O peuples de la terre ! Appréciez la valeur de cette parole céleste. En vérité, elle peut être comparée à un bateau sur l'océan de la connaissance et à un luminaire rayonnant dans le royaume de la perception.
La parole de Dieu que la Plume suprême a rapportée sur la huitième feuille du Paradis le plus exalté est la suivante: La première tâche des écoles est de former les enfants aux principes de la religion, afin que la promesse et la menace contenues dans les livres de Dieu puissent les détourner des choses interdites et les vêtir du manteau des commandements; mais ceci doit être fait dans une mesure telle qu'elle ne puisse pas nuire aux enfants en les menant à un fanatisme ignorant et au sectarisme.
Il incombe aux administrateurs de la Maison de justice de délibérer sur les choses qui n'ont pas été ouvertement révélées dans le Livre et de faire respecter ce qu'ils ont convenu. Dieu, en vérité, leur donnera l'inspiration de ce qu'Il veut et Il est, en vérité, le Pourvoyeur, l'Omniscient.
Nous avons autrefois ordonné que les gens ne parlent qu'en deux langues, mais il faudrait s'efforcer de réduire ce nombre à une seule langue, de même en ce qui concerne l'écriture, afin que les hommes ne se dissipent pas et ne perdent pas de temps à apprendre plusieurs langues. Ainsi la terre tout entière pourrait être considérée comme une seule cité et comme un seul pays.
La parole de Dieu que la Plume suprême a rapportée dans la neuvième feuille du Paradis le plus exalté est celle-ci: La modération est souhaitable dans toutes les matières. Si une chose est portée à l'excès, elle s'avérera source de mal.
Voyez comme la civilisation occidentale a agité et alarmé les peuples du monde. Elle a mis au point une machine infernale qui s'est avérée être une arme de destruction si cruelle, que jamais auparavant personne n'avait vu ou entendu parler d'une chose semblable.
Se purifier de corruptions si profondément enracinées et écrasantes ne peut se réaliser que si les peuples du monde s'unissent pour poursuivre un objectif commun et embrassent une foi universelle. Prêtez l'oreille à l'appel de cet Opprimé et soyez de fermes partisans de la moindre paix.
Des choses étranges et étonnantes existent sur la terre, mais elles sont cachées à l'esprit et à la compréhension des hommes. Ces choses sont capables de changer toute l'atmosphère terrestre et leur contamination pourrait s'avérer mortelle.
Seigneur ! Nous avons observé une chose étonnante. La lumière ou une force semblable à elle est contrôlée par un opérateur et se déplace sur son ordre.
Incommensurablement exalté est le Seigneur du Pouvoir qui a mis à nu ce dont Il avait le dessein à travers la puissance de son invincible et grave commandement.
O peuple de Bahá ! Chacune des ordonnances que Nous avons révélées est une puissante forteresse pour la préservation du monde de l'existence. En vérité, cet Opprimé ne désire rien d'autre que votre sécurité et votre élévation.
Nous exhortons les hommes de la Maison de justice et Nous leur ordonnons de veiller à la protection et à la sauvegarde des hommes, des femmes et des enfants. Il leur incombe d'avoir la plus grande considération pour les intérêts des peuples en tout temps et en toutes circonstances.
Béni soit le dirigeant qui secourt le captif, le riche qui prend soin du pauvre, le juste qui garantit les droits de l'opprimé face à l'injustice, et heureux l'administrateur qui observe ce que l'Ordonnateur, l'Ancien des jours lui a ordonné.
O Haydar Alí ! Que ma gloire et ma louange soient sur toi. Mes conseils et mes avertissements ont fait le tour du monde. Mais au lieu d'apporter la joie et le bonheur, ils ont provoqué la douleur parce que certains de ceux qui disent m'aimer sont devenus arrogants et m'ont accablé de tribulations telles que ni les disciples des religions précédentes ni les théologiens de Perse ne m'en ont jamais infligées de semblables.
Nous avons dit: Mon emprisonnement ne me fait aucun mal, pas plus que ce qui m'est arrivé aux mains de mes ennemis. Ce qui m'afflige, c'est la conduite de mes aimés qui, bien qu'ils portent mon nom, commettent cependant ce qui fait se lamenter mon coeur et ma plume.
De telles paroles ont été révélées à maintes reprises, mais les insouciants n'ont pas réussi à en profiter puisqu'ils sont prisonniers de leurs propres passions néfastes et de leurs désirs corrompus.
Implore le seul vrai Dieu afin qu'Il permette à chacun de se repentir et de revenir à Lui. Aussi longtemps que la nature d'une personne l'entraînera vers des passions néfastes, le crime et le péché prévaudront.
Nous chérissons l'espoir que la main du pouvoir divin et l'effusion des bénédictions célestes puissent soutenir tous les hommes, les parant du vêtement du pardon et de la bonté et les gardant de ce qui pourrait nuire à sa cause parmi ses serviteurs. Il est en vérité le Puissant, le Tout-Puissant, Il est le Clément, le Miséricordieux.
La parole de Dieu que la Plume suprême a rapportée dans la dixième feuille du Paradis le plus exalté est la suivante: O peuples de la terre ! Vivre retiré du monde ou pratiquer l'ascétisme n'est pas acceptable en la présence de Dieu.
Il appartient à ceux qui sont dotés d'intuition et de compréhension d'observer ce qui sera cause de joie et de rayonnement.
De telles pratiques sorties du sein des chimères ou issues du ventre de la superstition conviennent mal aux hommes de savoir. Jadis et récemment encore, certains ont habité les grottes des montagnes alors que d'autres ont, la nuit, rejoint les cimetières.
Dis: Prêtez l'oreille aux conseils de cet Opprimé. Abandonnez les choses qui ont cours parmi vous et adoptez ce que le fidèle conseiller vous a ordonné. Ne vous privez pas des bienfaits qui ont été créés par amour pour vous.
La charité est agréable et louable aux yeux de Dieu, elle est considérée comme une reine parmi les bonnes actions.
Considérez et rappelez-vous ce que le Très-Miséricordieux a révélé dans le Qur'án : A eux-mêmes, ils les préféreront, même si la pénurie existe chez eux. Ceux qui se préservent de la ladrerie de leur âme, ceux-là seront les bienheureux. Vue sous cette lumière, la sainte parole rapportée ci-dessus est, en vérité, l'astre du jour des paroles.
Béni est celui qui préfère son frère à lui-même. En vérité, un tel homme est mentionné, par la vertu de la volonté de Dieu, l'Omniscient, le Très-Sage, avec le peuple de Bahá qui demeure dans l'arche pourpre.
La parole de Dieu que la Plume suprême a rapportée dans la onzième feuille du paradis le plus exalté est celle-ci: Nous enjoignons à ceux qui sont les emblèmes de ses noms et de ses attributs d'adhérer désormais fermement à ce qui a été formulé dans cette plus grande révélation, de s'interdire d'être la cause de différends et, jusqu'à la fin qui ne connaît pas de fin, de garder les yeux dirigés vers l'aurore des paroles resplendissantes rapportées dans cette Tablette.
Le différend mène à l'effusion de sang et sème l'agitation parmi les peuples. Ecoutez la voix de cet Opprimé et ne vous en détournez pas.
Quiconque pèserait en son coeur ce qui, dans cette révélation, a jailli de la Plume de gloire serait convaincu que, dans tout ce que cet Opprimé a affirmé, il n'y avait nulle intention de sa part de s'attribuer un rang ou une position quelconques.
Le dessein était, pour être plus précis, d'attirer les âmes par le caractère sublime de ses paroles vers le sommet de la gloire transcendante et de les doter de la capacité de percevoir ce qui lavera et purifiera les peuples du monde de la lutte et de la dissension que les différences de religions provoquent. De cela, mon coeur, ma plume, mon être tout entier en sont témoins.
Dieu fasse que tous les hommes se tournent vers les trésors cachés dans leur être propre.
O peuple de Bahá ! La source des métiers, des sciences et des arts est la faculté de réflexion. Consens tout effort pour que, de cette mine idéale, jaillissent de telles perles de sagesse et d'éloquence qu'elles pourront promouvoir le bien-être et l'harmonie parmi tous les peuples de la terre.
En toutes circonstances, que ce soit dans l'adversité ou dans l'aisance, honoré ou tourmenté, cet Opprimé a ordonné aux hommes de faire preuve d'amour, d'affection, de compassion et d'harmonie.
Et cependant, dès que le moindre signe de progrès et d'évolution apparaît, ceux qui sont dissimulés derrière les voiles se montrent et lancent des calomnies plus blessantes que l'épée. Ils s'accrochent à des paroles erronées et répréhensibles et souffrent eux-mêmes d'être privés de l'océan des versets révélés par Dieu.
Sans ces voiles qui l'aveuglent, la Perse aurait été en deux années subjuguée par la puissance de la parole, la situation du gouvernement et du peuple aurait été améliorée, et le but suprême, dévoilé et révélé, serait apparu dans la plénitude de la gloire.
En résumé, parfois en termes explicites, parfois par allusion, Nous avions dit ce qui devait être dit.
Dès lors, une fois la Perse réhabilitée, les douces saveurs de la parole de Dieu se seraient répandues sur tous les pays, puisque ce qui a coulé de la Plume très exaltée conduit à la gloire, au progrès et à l'éducation de tous les peuples et de toutes les familles de la terre.
C'est en effet le remède souverain pour tous les maux, puissent-ils seulement le comprendre et le percevoir.
Récemment, les Afnán et Amín - que ma gloire et ma tendre bonté soient sur eux - accédèrent à notre présence et contemplèrent notre face; de même, Nabíl, le fils de Nabíl et le fils de Samandar - que la gloire de Dieu et sa tendre bonté reposent sur eux - furent présents et burent à la coupe de la réunion. Nous implorons Dieu qu'Il puisse, par sa grâce, leur destiner le bien de ce monde et de l'autre, et que l'effusion de ses bénédictions et de sa grâce puisse descendre sur eux des cieux de sa générosité et des nuages de sa tendre compassion.
En vérité, de ceux qui font preuve de miséricorde, Il est le plus miséricordieux, Il est le Gracieux, le Bienfaisant.
O Haydar Alí ! L'autre lettre que tu as envoyée par l'entremise de celui qui porte le titre de Júd (Bonté) est parvenue à notre cour sacrée. Que Dieu soit loué ! Elle était ornée de la lumière de l'unité divine et du détachement, et resplendissait du feu de l'amour et de l'affection.
Prie Dieu pour qu'Il puisse doter les yeux d'acuité et les illuminer d'une lumière nouvelle, afin que, par bonheur, ils soient capables de percevoir ce qui n'a pas de pair ni d'égal.
En ce jour, les versets du Livre Mère sont resplendissants et clairs comme le soleil. Ils ne peuvent en aucune manière être confondus avec aucune parole passée ou plus récente.
En vérité, cet Opprimé ne désire pas établir la vérité de sa propre cause avec des preuves fournies par d'autres. Il est celui qui embrasse toutes choses alors que tout autre que lui est circonscrit. O peuples, considérez ce qui a cours parmi vous et Nous considérerons ce qui Nous est propre.
Je le jure par Dieu ! Ni les louanges des peuples du monde, ni les possessions des familles de la terre ne valent la peine d'être mentionnées face au souvenir de son nom. En témoigne celui qui en toutes circonstances proclame: En vérité, Il est Dieu, le Souverain suprême du jour du Jugement dernier et le Seigneur du trône puissant.
Glorifié soit Dieu ! On se demande sur quelle preuve ou pour quelle raison les incrédules parmi le peuple du Bayán se sont détournés du Seigneur de l'existence. En vérité, le rang de cette révélation transcende le rang de tout ce qui a été manifesté par le passé ou sera rendu manifeste dans l'avenir.
Si le Point du Bayán était présent en ce jour et hésitait, Dieu l'en préserve, à reconnaître cette cause, alors, les très saintes paroles sorties de la source intarissable de son propre Bayán s'appliqueraient aussi à lui.
Il dit, et sa parole est vérité: Il est légitime pour celui que Dieu rendra manifeste de renier celui qui est le plus grand sur terre.
Dis: O vous qui êtes privés de compréhension ! Aujourd'hui, cet être très exalté proclame: En vérité, en vérité, je suis le premier à l'adorer. O combien superficielle est la capacité de connaissance des hommes, et faible leur faculté de perception. Notre Plume de gloire témoigne de leur pitoyable pauvreté et de la richesse de Dieu, le Seigneur de tous les mondes.
Loué et glorifié soit celui qui a appelé la création à l'existence. Il est la Vérité souveraine, Celui qui connaît les choses invisibles.
Le Livre Mère est révélé, et le Seigneur de bonté est établi sur le très saint siège de gloire.
L'Aurore est apparue et cependant les gens ne le comprennent pas. Les signes ont été annoncés alors que celui qui les a révélés est accablé de souffrances manifestes. J'ai de fait enduré ce qui a fait se lamenter le monde de l'existence.
Dis: O Yahyá (Azal), produis un seul verset si tu jouis vraiment d'une connaissance divinement inspirée. Ces paroles furent jadis prononcées par mon héraut qui, à cette heure, proclame: En vérité, en vérité, je suis le premier à l'adorer.
Sois juste, ô mon frère. Es-tu capable de t'exprimer lorsque tu es face à l'océan ondoyant de ma parole ? Peux-tu délier ta langue lorsque tu es confronté à la voix crissante de ma Plume ? As-tu un quelconque pouvoir face aux révélations de mon omnipotence ?
Juge équitablement, je t'en conjure par Dieu, et souviens-toi du temps où tu étais en présence de cet Opprimé et où nous te dictions les versets de Dieu, le Secours dans le péril, Celui qui subsiste par Lui-même. Prends garde que la source de mensonges ne te détourne de la vérité manifeste.
O toi qui as fixé ton regard sur ma face ! Dis: O vous, insouciants ! Pour une gouttelette, vous vous êtes privés de l'océan des versets célestes, et pour l'amour d'un atome insignifiant, vous vous êtes fermés aux splendeurs de l'Astre du jour de vérité. Qui d'autre que Bahá a le pouvoir de parler face à l'humanité ? Jugez avec équité et ne soyez pas parmi les injustes.
Grâce à lui, les océans ont déferlé, les mystères ont été divulgués, les Arbres ont élevé leur voix s'exclamant: Les royaumes de la terre et des cieux sont à Dieu, le Révélateur des signes, la Source des témoignages clairs.
Lisez attentivement le Bayán persan révélé par celui qui annonçait cette révélation et examinez-le d'un oeil juste. En vérité, il vous guidera directement vers son chemin. En ce moment, il proclame ce que sa langue a jadis énoncé lorsqu'il était assis sur le trône de son nom très exalté.
Tu as mentionné les aimés dans ces régions. Que Dieu soit loué, chacun d'entre eux a eu l'honneur d'être rappelé au souvenir du Véritable - exaltée soit sa gloire -, et le nom de chacun coula de la Langue de grandeur dans le royaume de la parole.
Grands, en fait, sont leur béatitude et leur bonheur, car ils ont bu le vin choisi de la révélation et de l'inspiration de la main de leur Seigneur, le Compatissant, le Clément. Nous implorons Dieu de les aider à manifester une constance inflexible et à demander l'appui des légions de la sagesse et de la parole. Il est en vérité le Puissant, l'Omnipotent.
Transmets-leur mes salutations et apporte-leur la joyeuse nouvelle que l'Astre du jour de la reconnaissance s'est levé et a répandu ses rayons de l'horizon des faveurs bienfaisantes de leur Seigneur, le Toujours-Indulgent, le Très-Miséricordieux.
Tu as mentionné Husayn. Nous avons vêtu son temple de la robe de l'indulgence et orné son front de la couronne du pardon. Il lui appartient de se glorifier lui-même parmi les hommes de ce bienfait resplendissant, rayonnant et manifeste.
Dis: Ne sois pas découragé. Après la révélation de ce verset sacré, c'est comme si tu renaissais du sein de ta mère.
Dis: Tu es libéré du péché et de l'erreur. De sa très grande prison, par l'eau vivifiante de sa parole, en vérité, Dieu t'a purifié.
Nous le prions - qu'Il soit béni et exalté - de gracieusement te confirmer dans ta mission de louange et d'exaltation de sa gloire et de te soutenir par la puissance de son armée invisible. En vérité Il est le Tout-Puissant, l'Omnipotent.
Tu as mentionné le peuple de Tár. Nous avons tourné notre face vers les serviteurs de Dieu et leur avons conseillé avant toute chose de considérer ce que le Point du Bayán a déclaré au sujet de cette révélation - révélation qui a fait trembler tous les noms et tous les titres, s'écrouler les idoles des vaines chimères et qui, du royaume de gloire, a fait proclamer à la Langue de grandeur: Par les mérites de Dieu ! Le trésor caché, le mystère impénétrable, a été dévoilé aux yeux des hommes, amenant toutes choses à se réjouir, qu'elles soient du passé ou du futur.
Il a dit, et sa parole est vérité: De tous les hommages que j'ai rendus à celui qui doit venir après moi, en voici le plus grand: mon aveu écrit qu'aucune de mes paroles ne peut le décrire adéquatement, et qu'aucune référence à lui dans mon livre, le Bayán, ne peut rendre justice à sa cause.
En outre, Nous leur conseillons d'agir avec justice, équité, honnêteté, piété et d'observer tout ce qui exaltera parmi les hommes tant la parole de Dieu que leur propre rang.
En vérité, je suis celui qui exhorte avec justice. En porte témoignage celui dont la plume a fait surgir des rivières de miséricorde, et dont la parole a fait jaillir des sources d'eau vivifiante pour toutes les choses créées. Incommensurablement exaltée est cette grâce bienfaisante; immensément bénie est cette faveur resplendissante.
O peuple de Tár ! Prêtez l'oreille à l'appel de celui qui fait tout ce qu'il veut. En vérité, il vous rappelle ce qui vous rapprochera de Dieu, le Seigneur des mondes.
De sa prison d'Akká, il a tourné son visage vers vous et a révélé, pour l'amour de vous, ce qui immortalisera votre souvenir et votre nom dans le livre qui ne peut être effacé et qui ne peut être affecté par les doutes du rebelle. Rejetez les choses qui ont cours parmi les hommes et saisissez-vous de ce qui vous est ordonné par la volonté de l'Ordonnateur, l'Ancien des jours.
Voici le jour où l'Arbre divin s'exclame: O peuples ! Voyez mes fruits et mes feuilles, et tendez ensuite l'oreille à mon bruissement. Prenez garde que les doutes des hommes ne vous privent de la lumière de la certitude.
L'Océan de la parole s'exclame et dit: O vous, habitants de la terre ! Voyez mes eaux houleuses et les perles de sagesse et de parole que j'en ai fait sortir. Craignez Dieu et ne soyez pas parmi les insouciants.
En ce jour, une grande fête se déroule dans le royaume des cieux; car tout ce qui était promis dans les saintes Ecritures s'est accompli. Voici le jour de grande réjouissance. Il incombe à chacun de se hâter vers le parvis de sa proximité avec une joie, un bonheur, une exultation et un plaisir extrêmes et de se libérer du feu de l'éloignement.
O peuple de Tár ! Par le pouvoir tonifiant de mon nom, saisissez le calice de la connaissance, buvez alors tout votre soûl en dépit des personnes qui ont enfreint l'alliance de Dieu et son testament, rejeté ses preuves et ses témoignages manifestes, et mis en doute ses signes qui ont animé tout ce qui est dans les cieux et sur la terre.
Les incroyants parmi le peuple du Bayán sont semblables aux disciples de la secte shiite et marchent sur leurs traces. Laissez-les à leurs chimères et à leurs vaines imaginations. Ils sont, en vérité, comptés parmi les égarés dans le livre de Dieu, l'Omniscient, le Très-Sage.
En ces jours, de leur tribune, tous les théologiens shiites se sont mis à insulter et à dénoncer le Véridique. Dieu miséricordieux ! Dawlat-Abádí aussi les a suivis. Il est monté à la tribune et a exprimé des choses qui ont fait pleurer de douleur la Tablette et se lamenter la Plume. Méditez sur cette conduite et sur la conduite d'Ashraf - que ma gloire et ma tendre miséricorde soient sur lui - et considérez aussi ces aimés qui se hâtèrent vers leur martyre en mon nom et offrirent leur vie pour celui qui est le Désir du monde.
La cause est manifeste, elle rayonne aussi resplendissante que le soleil, mais les gens sont devenus des voiles pour eux-mêmes. Nous implorons Dieu de les aider par sa grâce à revenir à Lui. Il est en vérité le Clément, le Miséricordieux.
O peuple de Tár ! De ce lieu nous vous envoyons nos salutations, et nous supplions Dieu - qu'Il soit béni et exalté - de vous donner à boire le vin choisi de la constance des mains de sa faveur. En vérité, Il est le Seigneur de bonté, le Gracieux, le Loué.
Abandonnez à eux-mêmes les immatures du monde - ils sont mus par des désirs égoïstes et s'accrochent à ceux qui expriment de vaines chimères. En vérité, Il est votre Secours et votre Sauveur. Il est en vérité capable de faire tout ce qu'Il veut. Il n'y a pas d'autre Dieu que Lui, l'Unique, l'Incomparable, le Puissant, le plus Grand.
Puisse la gloire de notre présence descendre sur ceux qui ont tourné leur visage vers l'Aurore de sa révélation et ont reconnu et accepté ce que la Langue de la parole a prononcé dans le royaume de la connaissance en ce jour béni, ce jour glorieux et incomparable.

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Chapitre: LAWH-I-DUNYA (Tablette du monde)

En mon nom, appelant à haute voix du royaume de la parole. Louanges et grâces soient rendues au Seigneur de l'autorité manifeste qui a orné cette puissante prison par la présence de Leurs Excellences Alí Akbar et Amín , et l'a éclairée de la lumière de la certitude, de la constance et de l'assurance. Que la gloire de Dieu et la gloire de tous ceux qui sont aux cieux et sur terre soient sur eux.
Lumière et gloire, salut et louange aux Mains de sa cause par qui a resplendi la lumière de la fermeté, par qui a été établie la vérité que l'autorité de choisir appartient à Dieu, le Puissant, le Fort, l'Indépendant, par qui a surgi l'océan de bonté et a été diffusé le parfum des faveurs gracieuses de Dieu, le Seigneur de l'humanité.
Nous l'implorons - qu'Il soit exalté - de les défendre par la puissance de son armée, de les protéger par le pouvoir de son autorité et de les aider par sa force indomptable qui domine toutes créatures. La souveraineté appartient à Dieu, le Créateur des cieux et le Seigneur du royaume des noms.
La Grande Nouvelle proclame: O peuple de Perse ! Vous fûtes autrefois le symbole de la miséricorde et l'incarnation de l'affection et de la bonté. Les régions du monde étaient illuminées et embellies par le rayonnement de votre savoir et l'éclat de votre érudition. Comment se fait-il que vous vous soyez levés pour vous détruire et détruire vos amis de vos propres mains ?
O Afnán, ô toi qui es issu de mon ancienne souche ! Ma gloire et ma tendre bonté reposent sur toi.
Combien vaste est le tabernacle de la cause de Dieu ! Il recouvre tous les peuples et toutes les familles de la terre et rassemblera d'ici peu l'humanité tout entière sous son aile.
Le jour de ton service est à présent arrivé. D'innombrables tablettes témoignent des bienfaits qui t'ont été consentis. Lève-toi pour le triomphe de ma cause et, par le pouvoir de ta parole, soumets le coeur des hommes.
Tu dois proclamer ce qui assurera la paix et le bien-être du misérable et de l'opprimé. Mobilise toutes tes forces afin que par bonheur tu puisses libérer le prisonnier de ses chaînes et que tu lui permettes d'atteindre la vraie liberté.
Aujourd'hui la Justice se lamente sur son état, et l'Equité gémit sous le joug de l'oppression. Les épais nuages de la tyrannie ont assombri la face de la terre et enveloppé ses peuples.
Par le mouvement de notre plume de gloire Nous avons, sur l'ordre de l'Ordonnateur omnipotent, insufflé une vie nouvelle dans chaque corps humain et instillé dans chaque mot un pouvoir nouveau. Toutes les choses créées proclament les signes de cette régénération mondiale. Ceci est la plus grande, la plus réjouissante des nouvelles apportées à l'humanité par la plume de cet Opprimé.
Pourquoi avez-vous peur, ô mes bien-aimés ? Qui donc pourrait vous épouvanter ? Un peu d'humidité suffit pour dissoudre l'argile durcie dans laquelle cette génération pervertie est moulée. Le seul fait de vous rassembler est suffisant pour disperser les forces de ces gens creux et sans mérite.
La lutte et le conflit conviennent aux bêtes sauvages. Ce fut par la grâce de Dieu et à l'aide de paroles bienséantes et d'actions louables que les épées dégainées de la communauté bábíe furent remises au fourreau.
C'est, en effet, grâce au pouvoir des bonnes paroles que le vertueux a toujours réussi à s'assurer la maîtrise des prairies du coeur des hommes.
Dis: O vous, aimés ! Ne renoncez pas à la prudence. Inclinez votre coeur vers les conseils donnés par la Plume très exaltée et prenez garde que vos mains ou votre langue ne blessent quiconque parmi le genre humain.
Nous référant au pays de Tá (Tihrán), Nous avons révélé dans le Kitáb-i-Aqdas ce qui avertira l'humanité.
Ceux qui usent de la tyrannie dans le monde ont usurpé les droits des hommes et des familles de la terre et suivent avec empressement leurs inclinations égoïstes.
Le tyran du pays de Yá (Yazd) a commis ce qui fit verser des larmes de sang au concours céleste.
O toi qui as bu à longs traits le vin de ma parole et qui as fixé ton regard sur l'horizon de ma révélation ! Comme il est étrange que les Perses, qui n'avaient pas leur rival dans les sciences et les arts, se soient subitement retrouvés au plus bas niveau de la dégradation parmi les familles du monde.
O peuples ! En ce jour béni et glorieux, ne vous privez pas des effusions généreuses de bonté que le Seigneur de grâce infinie vous a prodiguées. En ce jour, des ondées de sagesse et de paroles tombent à verse des nuages de la divine miséricorde. Heureux sont ceux qui jugent sa cause avec équité, et malheur aux injustes.
Tout homme éclairé reconnaîtra volontiers que les conseils révélés par la plume de cet Opprimé constituent la puissance animatrice suprême pour l'évolution du monde et l'élévation de ses peuples.
Levez-vous, ô peuples, et, par le pouvoir de la puissance de Dieu, prenez la résolution d'être victorieux sur votre ego, afin qu'un jour peut-être la terre entière soit sanctifiée et libérée de sa servitude envers les dieux de ses vaines chimères - dieux qui ont infligé de telles pertes à leurs malheureux disciples et qui sont responsables de leur misère. Ces idoles constituent un obstacle qui freine l'homme dans ses efforts pour avancer dans la voie de la perfection.
Nous caressons l'espoir que la Main de la puissance divine vienne en aide à l'humanité et la délivre de son état de profonde humiliation.
Dans une des tablettes ces mots ont été révélés: O peuple de Dieu ! Ne vous occupez pas de vos propres soucis; que vos pensées soient fixées sur ce qui réhabilitera le destin de l'humanité et sanctifiera le coeur et l'âme des hommes. La meilleure façon d'y parvenir est de poser des actes purs et saints, de mener une vie vertueuse et d'avoir un comportement noble.
Des actes valeureux assureront le triomphe de cette cause, et un saint caractère renforcera sa puissance.
Attachez-vous à la droiture, ô peuple de Bahá ! Ceci, en vérité, est le commandement que cet Opprimé vous a donné et le choix premier de sa volonté incoercible pour chacun d'entre vous.
O amis ! Il vous appartient de rafraîchir et de raviver vos âmes par les gracieuses faveurs qui pleuvent sur vous en cet émouvant printemps divin.
L'Etoile du jour de sa grande gloire a posé ses rayons sur vous et les nuages de sa grâce sans limite vous couvrent de leur ombre. Combien élevée est la récompense de celui qui ne s'est pas privé d'une si grande bonté, et qui n'a pas manqué de reconnaître, en sa nouvelle parure, la beauté de son Bien-Aimé !
Veillez sur vous-mêmes, car le Malin est là, qui attend, prêt à vous prendre au piège. Prémunissez-vous contre ses artifices méchants et, guidés par la lumière du nom de Dieu, Celui qui voit tout, échappez-vous de l'obscurité qui vous entoure.
Laissez votre vision devenir universelle plutôt que confinée à votre propre ego.
Le Malin est celui qui empêche l'élévation et entrave le progrès spirituel des enfants des hommes.
Il incombe à chaque homme, en ce jour, de s'en tenir fermement à tout ce qui pourra promouvoir les intérêts et exalter le rang de toutes les nations et de tous les gouvernements équitables.
C'est par chacun des versets révélés par la Plume du Très-Haut que les portes de l'amour et de l'unité ont été déverrouillées et ouvertes toutes grandes à la face des hommes.
Nous avons naguère déclaré - et Notre parole est la vérité -: Fréquentez les disciples de toutes les religions dans un esprit d'amitié et de fraternité. La révélation de ces mots a annulé et aboli tout ce qui a pu mener les enfants des hommes à se fuir mutuellement et tout ce qui a causé des dissensions et des divisions parmi eux.
L'instrument le plus efficace pour l'éducation de la race humaine tout entière a été envoyé du ciel de la volonté de Dieu, afin d'ennoblir le monde de l'être et d'élever l'esprit et l'âme des hommes.
L'essence la plus élevée et l'expression la plus parfaite de tout ce que les peuples anciens ont, soit écrit, soit dit ont été envoyées, à travers cette très puissante révélation, du ciel de la volonté du Dieu éternel, du Possesseur de toutes choses.
Il a jadis révélé: L'amour de la patrie est un élément de la foi en Dieu. La Langue de grandeur a cependant proclamé au jour de sa manifestation: La gloire n'appartient pas à celui qui aime son pays, mais bien à celui qui aime le monde.
Par la puissance libérée par ces paroles exaltées, il a donné un nouvel élan et tracé une nouvelle voie à l'oiseau du coeur des hommes, et il a effacé du livre saint de Dieu toute trace de restriction et de limitation.
Cet Opprimé a interdit au peuple de Dieu de s'engager dans la voie de la discorde ou du conflit et les a exhortés à agir équitablement et à posséder un caractère louable.
Aujourd'hui, l'armée capable d'assurer la victoire de sa cause est composée de ceux qui ont une bonne conduite et un saint caractère. Bénis sont ceux qui les suivent fermement et malheur à ceux qui s'en détournent.
O peuple de Dieu ! Je vous exhorte à la courtoisie, car elle est par-dessus tout la reine des vertus. Heureux celui qui est illuminé par la lumière de la courtoisie et vêtu de la robe de l'intégrité.
Quiconque fait preuve de courtoisie a en réalité atteint un rang sublime. Il faut espérer que cet Opprimé et toute autre personne puissent être rendus capables de l'acquérir, de s'y tenir fermement, de la respecter et de nous la faire contempler. Ceci est un commandement irrévocable qui a coulé de la plume du plus Grand Nom.
Voici le jour où devraient être rendus manifestes les joyaux de la constance qui gisent cachés au plus profond de l'homme. O peuple de justice ! Soyez aussi brillants que la lumière et aussi étincelants que le feu qui brûla dans le buisson ardent.
L'éclat du feu de votre amour ne peut que réunir et unifier les peuples et les familles de la terre qui s'affrontent, alors que la fureur de la flamme de l'inimitié et de la haine ne peut qu'entraîner conflit et ruine. Nous implorons Dieu de protéger ses créatures des mauvais desseins de leurs ennemis. Il a en vérité pouvoir sur toutes choses.
Toute louange soit au seul vrai Dieu - exaltée soit sa gloire - puisqu'Il a, par la Plume du Très-Haut, déverrouillé la porte du coeur des hommes. Chaque verset révélé par cette Plume est un portail brillant et étincelant qui laisse percevoir les gloires d'une vie sainte et pieuse, d'actes purs et irréprochables.
Les appels et le message que Nous avons délivrés ne furent jamais destinés à atteindre ou à bénéficier à un seul pays ou à un seul peuple. L'humanité entière doit fermement adhérer à ce qui lui a été révélé et accordé. C'est alors, et alors seulement, qu'elle atteindra la vraie liberté.
La terre entière est illuminée de la gloire resplendissante de la révélation de Dieu.
En l'an soixante, celui qui fut le héraut de la lumière de la direction divine - puisse toute la création lui être offerte en sacrifice - se leva pour annoncer une nouvelle révélation de l'Esprit divin et fut suivi, vingt ans plus tard, par celui dont la venue fit du monde le bénéficiaire de cette gloire promise, de cette faveur merveilleuse.
Voyez comme la plupart des hommes ont reçu la faculté d'entendre la parole très exaltée de Dieu - parole dont doit dépendre la réunion et la résurrection spirituelle de tous les hommes.
Alors que nous étions dans la prison d'Akká, nous révélâmes dans le Livre pourpre ce qui conduit à l'évolution de l'humanité et à la reconstruction du monde.
Les paroles écrites dans ce Livre par la Plume du Seigneur de la création comprennent ce qui suit et qui constitue les principes fondamentaux devant régir l'administration des affaires des hommes:
Premièrement: il incombe aux ministres de la Maison de justice de promouvoir la moindre paix afin que les peuples de la terre puissent être délivrés du fardeau des dépenses exorbitantes. Ce principe est impératif et absolument essentiel, car les hostilités et les conflits sont les racines de l'affliction et du malheur.
Deuxièmement: les langues devraient être réduites à une seule langue commune, qui serait enseignée dans toutes les écoles du monde.
Troisièmement: il appartient à l'homme d'adhérer avec ténacité à ce qui favorisera la fraternité, la bonté et l'unité.
Quatrièmement: chacun, homme ou femme, devrait remettre à une personne de confiance une partie de ce qu'il ou elle gagne par son activité commerciale, agricole ou autre, pour la formation et l'éducation des enfants, à dépenser à cette fin au su des administrateurs de la Maison de justice.
Cinquièmement: une attention spéciale doit être accordée à l'agriculture. Bien qu'elle soit mentionnée en cinquième lieu, il ne fait aucun doute que cette parole précède les autres.
L'agriculture est fortement développée dans les pays étrangers mais, en Perse, elle a été jusqu'à présent gravement négligée. Il est à espérer que Sa Majesté le Sháh - puisse Dieu l'aider par sa grâce - dirigera son attention vers ce domaine vital et important.
Si les hommes observaient ce que la Plume du Très-Haut a révélé dans le Livre pourpre, ils pourraient alors fort bien se passer des règlements qui prévalent dans le monde.
Certaines exhortations ont coulé à maintes reprises de la Plume du Très-Haut afin que, par bonheur, les manifestations du pouvoir et les aurores de la puissance reçoivent, un jour ou l'autre, la capacité de les mettre en vigueur.
En fait, si l'on trouvait des chercheurs sincères, chaque émanation de la volonté persuasive et irrésistible de Dieu serait, au nom de son amour, révélée. Mais où trouver des chercheurs sérieux et des esprits curieux ? Où sont passés les équitables et les justes ?
Alors qu'il ne s'est pas passé un jour sans que le feu d'une nouvelle tyrannie ne flambe impétueusement ou sans que l'épée d'une nouvelle agression ne soit dégainée.
Dieu de grâce ! Les grands et les nobles en Perse se glorifient d'actes d'une telle sauvagerie que l'on est stupéfait d'en entendre le récit.
Jour et nuit cet Opprimé remercie et loue le Seigneur des hommes, car Nous constatons que les paroles de conseil et d'exhortation que Nous avons prononcées se sont avérées efficaces et que ce peuple a fait preuve d'un caractère et d'une conduite qui sont acceptables à Nos yeux.
Ceci est affirmé par l'événement qui a véritablement réjoui l'oeil du monde et qui n'est autre que l'intercession des amis auprès des hautes autorités en faveur de leurs ennemis.
En effet, c'est par ses bonnes actions que l'on prouve la vérité de ses paroles. Nous caressons l'espoir que les hommes pieux pourront illuminer le monde par la lumière rayonnante de leur conduite, et Nous implorons le Tout-Puissant - qu'Il soit glorifié et exalté - de permettre que chacun puisse en ce jour rester inébranlable dans son amour et ferme dans sa cause. Il est en effet le Protecteur de ceux qui Lui sont tout dévoués et qui observent ses préceptes.
O peuple de Dieu ! Innombrables sont les royaumes que notre Plume de gloire a révélés et multiples les yeux auxquels elle a apporté la vraie lumière.
Et pourtant, la plupart des gens en Perse continuent à être privés des bénéfices de ces conseils profitables et demeurent grandement dépourvus dans le domaine des sciences utiles et des arts.
Jadis, ces mots sublimes furent spécialement révélés par la Plume de gloire en l'honneur de l'un des fidèles, afin que par bonheur ceux qui se sont égarés embrassent la vérité et en viennent à connaître les subtilités de la loi de Dieu.
Les incroyants et les infidèles ont fixé leur esprit sur quatre choses: premièrement, répandre le sang; deuxièmement, brûler les livres; troisièmement, fuir les disciples d'autres religions; quatrièmement, exterminer les autres communautés et les autres groupes. Aujourd'hui cependant, par le renforcement de la grâce et de la puissance de la parole de Dieu, ces quatre barrières ont été détruites, ces injonctions précises ont été effacées de la Tablette et les dispositions brutales ont été changées en qualités spirituelles. Son dessein est exalté, son pouvoir glorifié, son autorité magnifiée !
Maintenant implorons Dieu - louée soit sa gloire - de bien guider, par sa grâce, les disciples de la secte shiite et de les purifier d'une conduite inconvenante. Des lèvres des adeptes de cette secte sortent sans cesse des imprécations immondes lorsqu'ils invoquent le mot "Mal'ún" (maudit), prononcé avec un "ayn" guttural, comme une délectation quotidienne.
O Dieu, mon Dieu ! Tu entends les soupirs de celui qui est ta lumière (Bahá), jour et nuit tu prêtes l'oreille à ses lamentations et tu sais qu'il ne désire rien pour lui mais qu'il cherche plutôt à sanctifier les âmes de tes serviteurs et à les délivrer du feu qui les assaille sans cesse.
O Seigneur ! Les mains de tes serviteurs élus sont levées vers les cieux de ta bonté, et celles de tes adorateurs fidèles vers les hauteurs sublimes de ta générosité. Ne les déçois pas, je t'en conjure, dans ce qu'ils attendent de l'océan de ta faveur, des cieux de ta grâce et de l'étoile du jour de ta bonté. Aide-les, ô Seigneur, à acquérir des vertus capables d'élever leur rang parmi les peuples du monde. En vérité tu es le Puissant, le Fort, le Très-Généreux.
O peuple de Dieu ! Prêtez l'oreille à ce qui, une fois respecté, assurera la liberté, le bien-être, la tranquillité, l'élévation et le progrès de tous les hommes.
Certaines lois et certains principes sont nécessaires et indispensables pour la Perse. Cependant il convient que ces mesures soient adoptées en conformité avec les opinions motivées de Sa Majesté - puisse Dieu l'aider par sa grâce -, des théologiens érudits et des dirigeants de haut rang.
Un lieu, soumis à leur approbation, devrait être fixé pour qu'ils puissent s'y rencontrer. Là, ils devraient saisir fermement la corde de la consultation et adopter, puis appliquer, ce qui mène à la sécurité, à la prospérité, à la richesse et à la tranquillité des peuples. En effet, si l'on adoptait toute autre mesure que celles-là, elle ne pourrait que produire chaos et confusion.
Selon les lois fondamentales que Nous avons jadis révélées dans le Kitáb-i-Aqdas et dans d'autres tablettes, toutes les affaires sont confiées aux soins de rois et de présidents équitables et à ceux des administrateurs de la Maison de justice.
Après avoir médité sur ce que Nous avons énoncé, chaque homme juste et éclairé percevra aisément, de tout son être, les splendeurs du soleil de justice qui en émanent.
Le système de gouvernement adopté par le peuple Britannique à Londres semble bon, car il est orné de la lumière de la royauté et de celle de la consultation populaire.
Dans la formulation des lois et des principes, une partie de celle-ci a été consacrée aux sanctions qui constituent un instrument efficace pour la sécurité et la protection des hommes.
Cependant, la peur des sanctions fait que les hommes ne renoncent qu'en apparence à commettre des actes vils et méprisables, alors que ce qui garde et retient l'homme extérieurement et intérieurement a été et est toujours la crainte de Dieu. C'est la vraie protectrice de l'homme, sa gardienne spirituelle. Il appartient à l'homme de s'accrocher fermement à ce qui mènera à l'apparition de cette suprême bonté.
Heureux celui qui prête l'oreille à ce que ma Plume de gloire a proclamé et observe ce qui lui est commandé par l'Ordonnateur, l'Ancien des jours. Ouvrez vos coeurs, ô peuple de Dieu, aux conseils de votre véritable, votre incomparable Ami.
La parole de Dieu peut être comparée à un jeune arbre dont les racines ont été plantées dans le coeur des hommes. Il vous appartient de favoriser sa croissance par les eaux vivifiantes de la sagesse, par des paroles saintes et sanctifiées, afin que ses racines puissent s'ancrer fermement et ses branches se déployer aussi haut que le ciel, et au-delà.
O vous qui vivez sur la terre ! Le trait distinctif qui marque le caractère prééminent de cette révélation suprême c'est que Nous avons, d'un côté, effacé des pages du livre saint de Dieu ce qui fut la cause de conflits, de malveillances et de troubles parmi les enfants des hommes et, d'un autre côté, que Nous avons formulé les conditions fondamentales pour atteindre l'harmonie, la compréhension, l'unité complète et durable. Heureux ceux qui observent mes ordonnances.
A maintes reprises, Nous avons admonesté nos aimés afin qu'ils évitent, et même qu'ils fuient, tout ce qui pouvait avoir des relents de discorde.
Le monde est en grande agitation et l'esprit de ses peuples est dans un état de confusion totale. Nous implorons le Tout-Puissant pour qu'Il puisse, par sa grâce, les illuminer de la gloire de sa justice et leur permettre de découvrir ce qui leur profitera en tout temps et en toutes circonstances. Il est en vérité le Possesseur de toutes choses, le Très-Haut.
Nous avons auparavant prononcé ces paroles sublimes: Que ceux qui prêtent allégeance à cet Opprimé soient comme un nuage de pluie dans les moments de charité et de bonté, et comme un feu dévorant lorsqu'ils jugulent leur vile et avide nature.
Dieu de grâce ! Une chose s'est récemment produite qui a provoqué un grand étonnement. On dit qu'une certaine personne se rendit au siège du trône impérial en Perse et réussit à gagner les bonnes grâces de certains nobles par une attitude doucereuse. Que cela est triste en fait, que cela est déplorable ! On se demande pourquoi ceux qui ont été les symboles de la gloire la plus haute doivent à présent s'abaisser à une honte infinie. Qu'est devenue leur grande résolution ? Où s'en est allé leur sens de la dignité et de l'honneur ?
Le soleil de la gloire et de la sagesse a brillé sans cesse au-dessus de l'horizon de la Perse, mais, de nos jours, il a plongé à un niveau si bas que certains dignitaires se sont laissé traiter comme des jouets entre les mains d'un fou.
La personne mentionnée ci-dessus a écrit de telles choses sur ces gens dans la presse égyptienne et dans l'Encyclopédie de Beyrouth que les personnes bien informées et les savants en furent étonnés. Il se rendit alors à Paris où il publia un journal appelé Urvatu'l-Vuthqá (Le Bras infaillible) et en envoya des exemplaires dans toutes les parties du monde. Il en envoya aussi un exemplaire à la prison d'Akká et, ce faisant, il voulut faire preuve d'affection et s'amender de ses actions passées. En bref, cet Opprimé garda le silence à son égard. Nous implorons Dieu, le Vrai, de le protéger et de répandre sur lui la lumière de la justice et de l'équité.
Il lui appartient de dire: O Dieu, mon Dieu ! Tu me vois debout devant la porte de ta clémence et de ta bonté, tournant mon regard vers l'horizon de tes faveurs bienfaisantes et de tes grâces multiples. Je te supplie, par tes doux accents et par la voix stridente de ta Plume, ô Seigneur de toute l'humanité, d'aider par ta grâce tes serviteurs, comme il sied à tes jours et à la gloire de ta manifestation et de ta majesté.
En vérité tu as le pouvoir de faire tout ce que tu veux. Tous ceux qui vivent dans les cieux et sur la terre témoignent de ton pouvoir et de ta puissance, de ta gloire et de ta bonté. Louange à toi ô Seigneur des mondes et Bien-Aimé du coeur de chaque homme doué de compréhension !
Tu vois, ô mon Dieu, l'essence de la pauvreté rechercher l'océan de ta richesse, et la substance de l'iniquité se languir des eaux de ton pardon et de ta tendre miséricorde. Tu accordes, ô mon Dieu, ce qui sied à ta grande gloire et à la sublimité de ta grâce infinie. Tu es en vérité le Bienfaisant, le Seigneur de la grâce abondante, l'Ordonnateur, le Très-Sage. Il n'y a pas d'autre Dieu que toi, le Tout-Puissant, l'Irrésistible, l'Omnipotent.
O peuple de Dieu ! En ce jour, chacun devrait fixer les yeux sur l'horizon de ces mots sacrés: Seul et sans aide, Il fait tout ce qui Lui plaît. Quiconque atteint ce rang a en vérité atteint la lumière de l'unité fondamentale de Dieu et en est illuminé, alors que tous les autres sont comptés dans le livre de Dieu parmi les disciples de chimères et d'idées creuses.
Tendez l'oreille à la voix de cet Opprimé et préservez l'intégrité de votre position. Il est hautement nécessaire et impératif que chacun observe ceci.
Dévoilé et à découvert, cet Opprimé a, de tout temps, proclamé à la face de tous les peuples du monde ce qui servira de clef pour ouvrir les portes des sciences, des arts, de la connaissance, du bien-être, de la prospérité et de la richesse.
Les injustices infligées par les oppresseurs n'ont pas réussi à faire taire la voix stridente de la Plume très exaltée, et les doutes du pervers ou de l'insoumis n'ont pu l'empêcher de révéler la parole très sublime.
Je prie instamment Dieu de protéger et de purifier le peuple de Bahá des chimères et des imaginations corrompues des disciples de la foi qui l'a précédée.
O peuple de Dieu ! Les hommes de savoir justes qui se consacrent à guider les autres et qui sont libérés et protégés des impulsions d'une nature vile et cupide sont, aux yeux de celui qui est le Désir du monde, les étoiles du firmament de la vraie connaissance. Il est essentiel de les traiter avec déférence. Ils sont en fait les sources d'eau vive, les étoiles brillantes, les fruits de l'Arbre sacré, les interprètes du pouvoir des cieux et les océans de la sagesse céleste. Heureux celui qui les suit. En vérité, une telle âme est comptée dans le livre de Dieu, le Seigneur du trône puissant, parmi celles pour lesquelles tout sera bien.
La gloire qui émane de Dieu, le Seigneur du trône céleste et de la terre, repose sur vous, ô peuple de Bahá, ô vous compagnons de l'arche pourpre, et sur ceux qui ont tendu l'oreille à vos douces voix et observé ce qui leur est ordonné dans cette puissante et merveilleuse Tablette.

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Chapitre: ISHRAQAT (Splendeurs)

Voici l'Epître de Dieu, le Secours dans le péril, Celui qui subsiste par Lui-même. Il est Dieu - exalté soit-Il - le Seigneur de sagesse et de parole. Louange à Dieu dont la majesté, le pouvoir et la beauté sont incomparables, dont la gloire, la puissance et la grandeur sont sans pareilles; Il est trop élevé pour que l'imagination humaine puisse le comprendre, ou pour qu'un pair ou un égal puisse Lui être assigné.
Il a clairement exposé son droit chemin avec des mots et des paroles de la plus grande éloquence. Il est en vérité le Possesseur de tout, le Suprême.
Lorsqu'Il envisagea d'appeler à l'existence la nouvelle création, Il envoya, de l'horizon de sa volonté, le Point manifeste et lumineux; ce Point traversa tous les signes et se manifesta sous toutes les formes jusqu'à atteindre le zénith, comme Dieu, le Seigneur de tous les hommes, l'avait ordonné.
Ce Point est le centre focal du cercle des Noms, il marque le point culminant des manifestations des Lettres dans le monde de la création. C'est à travers lui que sont apparus des signes du Mystère impénétrable, du Symbole orné, de celui qui est révélé dans le plus Grand Nom - un nom qui est mentionné dans la Tablette lumineuse et inscrit dans le saint, le sacré, l'immaculé Manuscrit.
Et lorsque le Point fut lié à la deuxième lettre qui apparaît au début du Mathání , il traversa les cieux de l'interprétation et de la parole. Alors la Lumière de Dieu rayonna, s'enflamma au coeur même du firmament du témoignage et produisit deux luminaires.
Glorifié soit le Miséricordieux auquel nulle allusion ne peut être faite, qu'aucune expression ne peut définir, qu'aucune affirmation ne peut révéler, qu'aucune évidence ne peut décrire. Il est en vérité l'Ordonnateur, le Très-Bon, tant au commencement qu'à la fin. Et Il leur fournit des protecteurs et des défenseurs parmi les armées du pouvoir et de la puissance. Il est en vérité le Secours dans le péril, le Puissant, le Libre.
Le préambule de cette Epître est maintenant révélé une seconde fois, tout comme le Mathání le fut.
Louange à Dieu qui a manifesté le Point et a dévoilé dès cet instant la connaissance de toutes choses, que ce soit du passé ou de l'avenir - un Point qu'Il a choisi pour être le héraut de son Nom et l'annonciateur de sa grande révélation qui a fait trembler les membres de l'humanité tout entière et rayonner la splendeur de sa lumière au-dessus de l'horizon du monde.
En vérité, voici le Point que Dieu a désigné pour être un océan de lumière pour les sincères parmi ses serviteurs et une flamme incandescente pour les rebelles et les impies parmi son peuple - ceux-là qui troquèrent le don de Dieu contre l'incrédulité, et la nourriture céleste contre l'hypocrisie et qui menèrent leurs associés en une misérable demeure. Ce sont eux qui se révoltèrent à travers le monde et qui violèrent son alliance le jour où l'Etre immortel monta sur son trône et où le Crieur éleva la voix du refuge de sécurité et de paix en la sainte vallée.
O disciples du Bayán ! Craignez le Très-clément. Voici celui qui a été glorifié par Muhammad, l'Apôtre de Dieu, et avant lui par l'Esprit , et encore avant lui par celui qui avait conversé avec Dieu.
Il est le Point du Bayán appelant devant le trône et disant: Par la justice de Dieu ! Vous avez été créés pour glorifier cette très grande nouvelle, cette voie parfaite qui gît enfouie dans l'âme des prophètes, qui fut gardée comme un trésor dans le coeur des élus de Dieu et inscrite par la Plume glorieuse de votre Seigneur, le Possesseur des noms.
Dis: Périssez en votre colère, ô esprits malins ! En vérité, celui à la connaissance de qui rien n'échappe est apparu. Celui qui a fait rayonner de joie la face de la connaissance divine est venu. Par lui, le royaume de la parole est embelli, tous les esprits réceptifs ont tourné leur visage vers le Seigneur des révélations, tous ceux qui étaient à genoux se sont levés et tous les indolents se sont précipités pour atteindre le Sinaï de la certitude.
Ceci est le jour dont Dieu a voulu qu'il soit une bénédiction pour les vertueux, un châtiment pour les méchants, un bienfait pour les fidèles et un déchaînement de son courroux pour les infidèles et les rebelles.
En vérité, il a été rendu manifeste, investi par Dieu d'une souveraineté invincible. Il a révélé ce qui ne peut être comparé à rien sur la terre ni dans les cieux.
Craignez le Très-Miséricordieux, ô peuple du Bayán, et ne commettez pas ce que les disciples du Qur'án ont commis - eux qui, jour et nuit, professaient leur croyance dans la foi de Dieu, et pourtant, lorsque le Seigneur de tous les hommes apparut, ils se détournèrent de lui et prononcèrent des phrases si cruelles contre lui que, le jour du retour, lui qui est le Livre Mère se lamenta amèrement sur son sort.
Souvenez-vous et méditez sur leurs actes et sur leurs paroles, sur leur rang et leurs mérites et sur les choses qu'ils ont provoquées lorsque celui qui conversait sur le Sinaï se délia la langue, lorsqu'une sonnerie de trompette retentit et fit se pâmer tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre à l'exception de ceux qui sont comptés parmi les lettres de l'affirmation.
O peuple du Bayán ! Abandonnez vos chimères et vos vaines imaginations, puis, avec les yeux de l'équité, regardez l'Aurore de sa révélation et considérez les choses qu'il a manifestées, les paroles qu'il a divinement révélées et les souffrances qu'il a endurées aux mains de ses ennemis.
Il est celui qui a volontairement accepté toutes les formes de tribulations pour proclamer sa cause et exalter sa parole. A une époque, il fut emprisonné au pays de Tá (Tihrán), à un autre moment, au pays de Mím (Mázindarán), puis de nouveau au pays de Tá, pour l'amour de la cause de Dieu, le Façonneur des cieux. Pour son amour de la cause de Dieu, le Tout-Puissant, le Bienfaisant, il y fut soumis aux chaînes et aux fers.
O peuple du Bayán ! Avez-vous oublié mes exhortations, révélées par ma plume et prononcées par ma langue ? Avez-vous troqué ma certitude contre vos chimères et ma voie contre vos désirs égoïstes ? Avez-vous rejeté les préceptes de Dieu et son Souvenir, et avez-vous renié ses lois et ses ordonnances ?
Craignez Dieu et abandonnez les vaines imaginations à leurs auteurs, laissez les superstitions à leurs inventeurs et les doutes à leurs créateurs. Avancez alors le visage rayonnant et le coeur pur vers l'horizon au-dessus duquel luit, resplendissant, l'astre du jour de la Certitude, sur l'ordre de Dieu, le Seigneur des révélations.
Louange à Dieu qui a fait de la très Grande Infaillibilité le bouclier du temple de sa cause dans le royaume de la création, et n'a assigné à aucune autre personne une part de ce rang élevé et sublime - un rang qui constitue un vêtement que les doigts du pouvoir transcendant ont tissé pour son auguste personne. Il ne sied à nul autre qu'à celui qui siège sur le trône puissant de "Celui qui fait ce qui Lui plaît".
Quiconque accepte et reconnaît ce qui est écrit en ce moment par la Plume de gloire est en fait considéré dans le Livre de Dieu, le Seigneur du début et de la fin, parmi les représentants de l'unité divine, ceux qui soutiennent le concept de l'unicité de Dieu.
Lorsque le flot des paroles parvint à ce point, les douces saveurs de la vraie connaissance se répandirent à l'étranger et le soleil de l'unité divine resplendit à l'horizon de sa sainte parole.
Béni soit celui que son appel a attiré vers le sommet de la gloire, qui s'est approché du but ultime, et qui a reconnu à travers la voix stridente de ma Plume de gloire ce que le Seigneur de ce monde et du prochain a voulu.
Quiconque ne réussit pas à boire à longs traits le vin choisi que Nous avons décacheté par la puissance de Notre nom, l'Irrésistible, sera incapable de discerner les splendeurs de la lumière de l'unité divine et de saisir le dessein fondamental qui sous-tend les Ecritures de Dieu, le Seigneur du ciel et de la terre, le Dirigeant souverain de ce monde et du monde à venir. Un tel homme sera compté parmi les infidèles dans le livre de Dieu, l'Omniscient, le Bien-Informé.
O toi honoré chercheur ! Nous témoignons que tu fis réellement preuve d'une inaltérable patience à l'époque où l'on empêchait la Plume de se mouvoir et où la Langue hésitait à expliquer le signe merveilleux, la très Grande Infaillibilité.
Tu as demandé à cet Opprimé de la dévoiler et de la découvrir pour toi, d'élucider son mystère et son caractère, son état et son rang, son excellence, sa sublimité et son exaltation.
Par la vie de Dieu ! Si Nous dévoilions les perles du Témoignage qui gisent enfouies dans les coquillages de l'océan de la connaissance et de l'assurance, ou si Nous laissions sortir de leur demeure les beautés du divin mystère, cachées dans les chambres de la Parole au paradis de la vraie compréhension, des troubles violents surgiraient de tous côtés parmi les dirigeants religieux et tu verrais le peuple de Dieu pris entre les crocs de loups pareils à ceux qui ont renié Dieu tant au commencement qu'à la fin.
C'est pourquoi Nous avons retenu Notre plume pendant un moment considérable, suivant en cela la sagesse divine, afin de protéger les fidèles de ceux qui ont échangé les grâces célestes contre l'incrédulité et qui ont choisi pour leur peuple la demeure de perdition.
O toi chercheur doué d'une intuition aiguë. Je le jure par celui qui a attiré le concours céleste par la puissance de sa parole la plus sublime ! En vérité, les oiseaux vivant dans les domaines de mon royaume et les colombes demeurant dans la roseraie de ma sagesse murmurent des mélodies et des chants tels que seul Dieu, le Seigneur des royaumes de la terre et du ciel, en perçoit le sens; et si ces mélodies devaient être révélées même dans une mesure plus petite que le chas d'une aiguille, les peuples de la tyrannie proféreraient des calomnies telles que personne parmi les générations précédentes n'en prononça jamais, et ils commettraient des actes tels que personne dans les âges et les siècles passés n'en commit jamais.
Ils ont rejeté la bonté de Dieu et ses preuves, ils ont répudié le témoignage de Dieu et ses signes. Ils se sont égarés et ont induit le peuple en erreur, et cependant ils ne le perçoivent pas.
Ils idolâtrent des chimères, mais ne le savent pas. Ils ont pris de vaines imaginations pour leurs seigneurs et ont négligé Dieu, et cependant ne le comprennent pas.
Ils ont abandonné le très grand Océan et se précipitent vers une mare, mais ne le réalisent pas. Ils suivent leurs propres chimères tout en s'éloignant de Dieu, le Secours dans le péril, Celui qui subsiste par Lui-même.
Dis: Par la justice de Dieu ! Le Très-Miséricordieux est venu, investi de pouvoir et de souveraineté. Sa puissance a ébranlé les fondements des religions et suscité le chant mélodieux du Rossignol de la parole perché sur la plus haute branche de la vraie compréhension.
En vérité, celui qui était caché dans la connaissance de Dieu et qui est mentionné dans les saintes Ecritures est apparu.
Dis: Voici le jour où l'orateur du Sinaï est monté sur le trône de la révélation et où les hommes se sont trouvés devant le Seigneur des mondes.
Voici le jour où la terre a proclamé ses nouvelles et dévoilé ses trésors; où les océans ont produit leurs perles et l'Arbre divin ses fruits; où le soleil a rayonné et les lunes ont diffusé leur lumière; où les cieux ont révélé leurs étoiles, où l'heure a révélé ses signes et la résurrection sa terrible majesté; où les plumes se sont remises à écrire et où les esprits ont dévoilé leurs mystères.
Béni est l'homme qui le reconnaît et qui parvient à sa présence, et malheur à ceux qui le renient et s'en détournent. J'implore Dieu d'aider ses serviteurs à revenir à Lui. En vérité, Il est Celui qui pardonne, l'Indulgent, le Miséricordieux.
O toi qui as tourné ton visage vers le royaume des cieux et qui as bu mon vin scellé des mains de la générosité ! Sache que le terme "infaillibilité" a de nombreuses significations et divers degrés. Dans un sens, il s'applique à celui que Dieu a préservé de l'erreur. De même, il s'applique à chaque âme que Dieu a préservée du péché, de la transgression, de la rébellion, de l'impiété, de l'incrédulité et des choses semblables.
Cependant, la très grande infaillibilité se limite à celui dont le rang est incommensurablement exalté au-delà des ordonnances et des interdits, et qui est sanctifié des erreurs et des omissions.
En vérité, il est une lumière qui n'est pas suivie par l'obscurité, une vérité qui n'est pas gagnée par l'erreur.
Décréterait-il que l'eau est du vin, que le ciel est la terre ou que la lumière est le feu, il dirait la vérité et nul doute n'existerait à ce sujet; et personne n'a le droit de mettre en cause son autorité ni de demander pourquoi et dans quel but. Quiconque élève des objections sera compté parmi les rebelles dans le livre de Dieu, le Seigneur des mondes.
Il ne Lui est pas demandé compte de ce qu'Il fait alors qu'il leur est demandé compte de ce qu'ils font. Il est venu des cieux invisibles, portant la bannière "Il fait tout ce qu'il veut", escorté par les armées du pouvoir et de l'autorité, alors qu'il est du devoir de chacun, excepté lui, d'observer strictement toutes les lois et toutes les ordonnances qui leur sont imposées; et quiconque en dévierait, ne fût-ce que de l'épaisseur d'un cheveu, verrait son travail réduit à néant.
Considère et rappelle-toi l'époque où Muhammad est apparu. Il dit, et sa parole est vérité: Le pèlerinage à la Maison est un service que l'on doit à Dieu. Et il en est de même pour la prière quotidienne, le jeûne, et les lois qui resplendirent à l'horizon du livre de Dieu, le Seigneur du monde et le véritable Educateur des peuples et des familles de la terre.
Il incombe à chacun de lui obéir en tout ce que Dieu a ordonné; et quiconque le renie n'a pas cru en Dieu, en ses versets, en ses messagers et en ses livres.
S'il venait à déclarer que le bien est le mal ou que le reniement est la croyance, il dirait la vérité comme Dieu le lui a ordonné. C'est un rang où les péchés et les transgressions n'existent pas ni ne sont mentionnés.
Considère le verset sacré, divinement révélé, où le pèlerinage à la Maison est enjoint à chacun. Il revient à ceux qui sont investis de l'autorité après lui d'observer tout ce qui leur a été prescrit dans le Livre. Le droit de s'écarter des lois et des décrets de Dieu n'est donné à personne. Quiconque s'en écarte est compté parmi les transgresseurs dans le livre de Dieu, le Seigneur du trône puissant.
O toi qui as fixé ton regard sur l'Aurore de la cause de Dieu ! Sache avec certitude que la volonté de Dieu n'est pas limitée par les normes des peuples, et que Dieu ne foule pas leurs chemins.
Il incombe plutôt à chacun de se tenir avec fermeté sur le droit sentier de Dieu. S'Il affirmait que la droite est la gauche ou que le Sud est le Nord, Il dirait la vérité, et il n'y a aucun doute à ce sujet. En vérité, Il doit être loué dans ses actes et obéi dans ses ordres. Il n'a aucun associé dans son jugement ni aucune aide dans sa souveraineté. Il fait tout ce qu'Il veut et ordonne tout ce qui Lui plaît.
Sache en outre que tous hormis Lui ont été créés par la puissance d'un mot émanant de sa présence, alors que d'eux-mêmes ils n'ont ni mouvement ni repos, si ce n'est sur son ordre et avec sa permission.
O toi qui t'élèves dans l'atmosphère d'amour et de fraternité et qui as fixé ton regard sur la lumière de la face de ton Seigneur, le Roi de la création ! Remercie Dieu, car Il a élucidé pour toi ce qui était caché et enchâssé dans sa connaissance, afin que chacun puisse se rendre compte que, dans son royaume d'infaillibilité suprême, Il n'a pris pour Lui-même ni partenaire ni conseiller.
Il est en vérité l'Aurore des préceptes et des commandements divins et la Source de la connaissance et de la sagesse, alors que tous en dehors de Lui ne sont que ses sujets soumis à son autorité, et Lui est le Souverain suprême, l'Ordonnateur, l'Omniscient, le Bien-Informé.
Quant à toi, chaque fois que tu es enchanté par les souffles vivifiants des versets révélés et que tu es transporté par les eaux pures et régénératrices offertes par la main de la grâce de ton Seigneur, le Souverain suprême du jour de la résurrection, élève la voix et dis:
O mon Dieu ! ô mon Dieu ! Je te remercie de m'avoir dirigé vers toi, de m'avoir guidé vers ton horizon, de m'avoir clairement montré ton chemin, de m'avoir révélé ton témoignage et de m'avoir permis de tourner mon visage vers toi, alors que la plupart des docteurs et des théologiens parmi tes serviteurs, ainsi que ceux qui les suivent, se sont détournés de toi, sans la moindre preuve ni le moindre signe venant de toi.
Béni sois-tu, ô Dieu des noms, et gloire à toi, ô Créateur des cieux car, par le pouvoir de ton nom, Celui qui subsiste par Lui-même, tu m'as donné à boire ton vin scellé, tu m'as conduit vers toi et tu m'as permis de reconnaître l'aurore de ta parole, la manifestation de tes signes, la source de tes lois et de tes commandements, de ta sagesse et de tes dons.
Béni est le pays ennobli par tes pas, où le trône de ta souveraineté est établi, où le parfum de ton vêtement se répand.
Par ta gloire et ta majesté, par ta puissance et ton pouvoir, je ne désire la vue que pour contempler ta beauté, et l'ouïe que pour écouter ton appel et tes versets.
O mon Dieu ! ô mon Dieu ! Ne prive pas les yeux de ce pour quoi tu les as créés ni n'empêche les visages de se tourner vers ton horizon, ou de rendre hommage aux portes de ta majesté, ou d'apparaître devant ton trône, ou de s'incliner devant les splendeurs de l'Astre du jour de ta bonté.
Je suis celui, ô Seigneur, dont le coeur et l'âme, dont les membres, dont les voix intérieure et extérieure témoignent de ton unité et de ton unicité, et attestent que tu es Dieu et qu'il n'y a pas d'autre Dieu que toi.
C'est toi qui as appelé l'humanité à l'existence pour te connaître et servir ta cause, afin que son rang puisse être élevé sur ta terre et que les âmes puissent être exaltées en vertu de ce que tu as révélé dans tes Ecritures, tes Livres et tes Tablettes. Et cependant, tu t'étais à peine manifesté et avais à peine révélé tes signes qu'ils se détournèrent de toi, te répudièrent et rejetèrent ce que tu dévoilais à leurs yeux par la puissance de ton pouvoir et de ta force.
Ils se levèrent pour te nuire, pour éteindre ta lumière et étouffer la flamme qui brûle dans ton buisson ardent.
Leur injustice devint si sévère qu'ils conspirèrent pour répandre ton sang et violer ton honneur. Et il en fit de même, lui que tu avais nourri des mains de ta tendre bonté, protégé de la vilenie des rebelles parmi tes créatures et des impies parmi tes serviteurs, et à qui tu avais confié la mission d'écrire tes versets sacrés devant ton trône.
Hélas ! hélas ! pour les choses qu'il perpétra en tes jours, à un point tel qu'il viola ton alliance et ton testament, rejeta tes Ecritures saintes, se rebella et commit ce qui fit se lamenter les hôtes de ton royaume.
Alors, dès qu'il vit ses espoirs se briser et perçut l'odeur de l'échec total, il éleva la voix et proclama ce qui désorienta tes élus qui sont près de toi et les habitants du pavillon de gloire.
Tu me vois, ô Seigneur, me tordre d'angoisse dans la poussière, comme un poisson. Délivre-moi, aie pitié de moi, ô toi dont tous les hommes implorent le secours, ô toi qui détiens les rênes du pouvoir sur tous les hommes et sur toutes les femmes.
Chaque fois que je pense à mes graves péchés et à mes sévères offenses, le désespoir m'assaille de toutes parts, et chaque fois que je m'arrête pour méditer sur l'océan de ta bonté, le ciel de ta grâce et l'astre du jour de ta tendre compassion, je respire le parfum de l'espoir diffusé de droite et de gauche, du Nord et du Sud, comme si chaque créature me communiquait la joyeuse nouvelle que les nuages des cieux de ta miséricorde vont déverser leur pluie sur moi.
Par ta puissance, ô toi qui es le Soutien des sincères et le Désir de ceux qui sont gratifiés de ta proximité ! Tes faveurs et tes bénédictions multiples, les révélations de ta grâce et de ta tendre bonté m'ont réellement enhardi.
De quelle autre manière un pur néant pourrait-il magnifier le nom de celui qui, d'un seul mot, a donné vie à la création, et comment une créature éphémère pourrait-elle chanter les louanges de celui qui a démontré qu'aucune description ne peut jamais exprimer ce qu'Il est, ni aucun mot de louange magnifier sa gloire ?
Il fut, de toute éternité, incommensurablement exalté au-dessus de la compréhension de ses créatures et sanctifié au-delà des conceptions de ses serviteurs.
O Seigneur ! Tu vois cet être inanimé devant ta face; par ta générosité et ta grâce bienfaisante, ne souffre pas qu'il soit privé du calice de la vie immortelle. Et tu vois cet être affligé debout devant ton trône; ne l'écarte pas de l'océan de ta guérison.
Je te supplie de me permettre, à chaque instant et en toutes circonstances, de me souvenir de toi, de magnifier ton nom et de servir ta cause, bien que je sois tout à fait conscient que tout ce qui provient d'un serviteur ne peut transcender les limites de son âme, ni convenir à ta suzeraineté, ni être digne de la cour de ta gloire et de ta majesté.
Ta puissance me l'atteste ! Si ce n'était pour célébrer ta louange, ma bouche ne me serait d'aucune utilité, et si ce n'était pour les besoins de ton service, ma vie ne me servirait à rien. Si ce n'était pour le plaisir de contempler les splendeurs de ton royaume de gloire, pourquoi chérirais-je la vue ? Et si ce n'était pour le plaisir de prêter l'oreille à ta voix la plus douce, quelle serait l'utilité de l'ouïe ?
Hélas ! hélas ! Je ne sais pas, ô mon Dieu, mon Soutien, Désir de mon coeur, si tu as prévu pour moi ce qui consolera mes yeux, ravira ma poitrine et mon coeur, ou si ton irrévocable décret m'interdira de me présenter devant ton trône, ô Roi de l'éternité et Seigneur souverain de toutes les nations.
Je jure par ta gloire et par ta majesté, par ton autorité et ton pouvoir, que les affres de mon éloignement de toi m'a détruit.
Qu'est-il advenu de la lumière de ta proximité, ô Désir de chaque coeur doué de compréhension ? L'agonie torturante de ma séparation d'avec toi m'a consumé. Où est la lumière éclatante de ta réunion, ô Bien-Aimé de ceux qui te sont complètement dévoués ?
Tu vois, ô mon Dieu, ce qui m'est advenu dans ton sentier aux mains de ceux qui ont nié ta vérité, violé ton alliance, ergoté sur tes signes, rejeté les grâces que tu leur accordais, refusé de croire aux versets que tu leur envoyais et rejeté le témoignage que tu leur apportais.
O Seigneur ! La langue de ma langue, le coeur de mon coeur, l'esprit de mon esprit, mon corps et mon âme témoignent de ton unité et de ton unicité, de ton pouvoir et de ton omnipotence, de ta grandeur et de ta souveraineté, et ils attestent de ta gloire, de ta sublimité et de ton autorité.
J'affirme que tu es Dieu et qu'il n'y a pas d'autre Dieu que toi. Tu fus, de toute éternité, un trésor caché à la vue et à l'esprit des hommes et tu continueras à le rester à jamais.
Les pouvoirs de la terre ne pourront jamais te contrecarrer, ni la puissance des nations t'alarmer. Tu es celui qui a ouvert la porte de la connaissance devant tes serviteurs afin qu'ils puissent reconnaître celui qui est l'astre du jour de ta révélation, l'aurore de tes signes, le firmament de ta manifestation et le soleil de ta divine beauté.
Dans tes Livres saints, dans tes Ecrits et tes Manuscrits, tu as promis aux peuples du monde d'apparaître toi-même et d'écarter de ton visage les voiles de la gloire, comme tu l'annonças dans tes paroles à ton ami par lequel l'astre du jour de la révélation étincela au-dessus de l'horizon de Hijáz, et par qui la lumière naissante de la vérité divine rayonna parmi tous les hommes, proclamant: Le jour où les hommes seront debout devant le Seigneur des mondes.
Et, avant Muhammad, tu fis part de cette bonne nouvelle à celui qui conversait avec toi , et tu lui dis: Fais sortir ton peuple des ténèbres vers la lumière et rappelle-lui les jours de Dieu.
En outre, tu proclamas cette vérité à l'Esprit , à tes prophètes et à tes messagers d'un passé éloigné ou plus récent.
Si tout ce que tu as envoyé pour glorifier ce plus Grand Souvenir, cette Grande Nouvelle, devait jaillir de la source de ta très auguste Plume, les habitants des cités de la connaissance et de la compréhension seraient abasourdis, à l'exception de ceux que tu délivrerais par la puissance de ton pouvoir et que tu protégerais en témoignage de ta faveur bienfaisante et de ta grâce.
J'atteste que tu as en vérité rempli ton engagement et rendu manifeste celui dont la venue était annoncée par tes prophètes, par tes élus et par ceux qui te servent. Il est venu du ciel de gloire et de puissance, brandissant les bannières de tes signes et les étendards de tes témoignages.
Par la puissance de ton pouvoir et de ta force invincibles, il se leva devant tous les hommes et appela toute l'humanité vers le sommet de gloire transcendante et vers l'horizon le plus haut, de telle sorte que ni l'oppression des ecclésiastiques ni les assauts des dirigeants ne purent le décourager.
Il se leva avec une résolution inflexible et, se déliant la langue, il proclama d'une voix vibrante: Celui qui est le Très-Bienfaisant est venu, chevauchant les nuages. Avancez, ô peuples de la terre, avec un visage illuminé et un coeur radieux !
Grande, en vérité, est la béatitude de celui qui atteint à ta présence, boit le vin de la réunion versé de la main de ta munificence, respire le doux parfum de tes signes, délie sa langue pour célébrer ta louange, s'élève haut dans tes cieux, est transporté par la douceur de ta voix, est admis dans le paradis le plus exalté et atteint au rang de la révélation et de la vision devant le trône de ta majesté.
Je te prie, par la très Grande Infaillibilité que tu as choisie pour être la source de ta révélation, par ton Verbe le plus sublime par la puissance duquel tu as appelé à l'existence la création et révélé ta cause, et par ce nom qui a fait gémir tous les autres noms et trembler les membres des sages, je te supplie de me rendre détaché de tout sauf de toi, afin que je ne puisse me mouvoir que conformément au seul bon plaisir de ta volonté, parler uniquement pour exécuter ton dessein, et n'entendre que les mots te louant et te glorifiant.
Je magnifie ton nom, ô mon Dieu, et je te rends grâce, ô mon Désir, car tu m'as permis de percevoir clairement ton droit chemin, tu as dévoilé à mes yeux ta Grande Nouvelle et tu m'as aidé à tourner mon visage vers l'Aurore de ta révélation et la Source de ta cause, alors que tes serviteurs et ton peuple se détournaient de toi.
Je te conjure, ô Seigneur du royaume d'éternité, par la voix stridente de la Plume de gloire, par le feu ardent qui appelle à haute voix de l'arbre verdoyant, par l'arche que tu as spécialement choisie pour le peuple de Bahá, de permettre que je reste inébranlable dans mon amour pour toi, que je me réjouisse de tout ce que tu as prescrit pour moi dans ton Livre et que je reste ferme dans ton service et dans celui de tes aimés.
Par ta grâce, aide alors tes serviteurs, ô mon Dieu, à faire ce qui servira à exalter ta cause et ce qui leur permettra d'observer tout ce que tu as révélé dans ton Livre.
En vérité, tu es le Seigneur de force, tu as le pouvoir d'ordonner tout ce que tu veux et tu tiens entre tes mains les rênes de toutes les créatures. Il n'y a pas d'autre Dieu que toi, le Tout-Puissant, l'Omniscient, le Très-Sage.
O Jalíl ! Nous avons dévoilé à tes yeux la mer et ses vagues, le soleil et ses rayons, le firmament et ses étoiles, les coquillages et leurs perles. Rends grâce à Dieu d'une si grande bonté, d'une si gracieuse faveur qui s'est répandue sur le monde entier.
O toi qui as tourné ton visage vers les splendeurs de ma face ! De vagues chimères ont enveloppé les habitants de la terre et les ont empêchés de se tourner vers l'horizon de la certitude, vers son éclat, vers ses manifestations et ses lumières. De vaines imaginations les ont retenus loin de lui, Celui qui subsiste par Lui-même.
Ils parlent comme poussés par leurs propres caprices et ne comprennent pas. Parmi eux se trouvent ceux qui ont dit: Les versets ont-ils été envoyés ? Dis: Oui, par celui qui est le Seigneur des cieux ! L'heure est-elle venue ? Oui, mais de plus, elle est passée, par celui qui est le Révélateur de signes évidents ! En vérité, l'Inévitable est arrivé et Lui, le Véritable, est apparu avec des preuves et des témoignages.
La plaine est découverte, et l'humanité est profondément choquée et effrayée. Il y eut un déchaînement de séismes, et les tribus se sont lamentées par crainte de Dieu, le Seigneur de force, l'Irrésistible.
Dis: La sonnerie de trompette étourdissante a sonné avec fracas et le Jour est à Dieu, l'Unique, l'Absolu. Et ils disent: La catastrophe est-elle arrivée ? Dis: Oui, par le Seigneur des seigneurs ! La résurrection est-elle venue ? Bien plus encore; Celui qui subsiste par Lui-même est apparu avec le royaume de ses signes.
Vois-tu des hommes terrassés ? Oui, par mon Seigneur, le Plus-Haut, le Très-Glorieux ! Les souches d'arbres ont-elles été déracinées ? Oui, et plus encore; les montagnes ont été réduites en poussière, par Lui, le Seigneur des symboles !
Ils disent: Où est le paradis et où est l'enfer ? Dis: Le premier est la réunion avec moi; le second est ton propre ego, ô toi qui associes un partenaire à Dieu et qui doutes.
Ils disent: Nous ne voyons pas la balance. Dis: Assurément, par mon Seigneur, le Dieu de miséricorde ! Personne ne peut la voir sauf ceux doués d'intuition.
Ils disent: Les étoiles sont-elles tombées ? Dis: Oui, lorsque lui, qui est Celui qui subsiste par Lui-même, vivait dans le pays du Mystère.
Prenez garde, vous qui êtes doués de discernement ! Tous les signes apparurent quand Nous fîmes sortir la Main du pouvoir du sein de la majesté et de la puissance. En vérité, le Crieur a lancé son appel lorsque le temps promis est venu, et ceux qui ont reconnu les splendeurs du Sinaï se sont évanouis dans le désert de l'hésitation devant la terrifiante majesté de ton Seigneur, le Seigneur de la création.
La trompette demande: Le clairon a-t-il été sonné ? Dis: Oui, par le Roi de la révélation, lorsqu'il monta sur le trône de son Nom, le Très-Miséricordieux.
L'obscurité a été chassée par la lumière naissante de la miséricorde de ton Seigneur, la Source de toute lumière. La brise du Très-Miséricordieux a soufflé et les âmes ont été ranimées dans le tombeau de leur corps. Ainsi le décret a-t-il été accompli par Dieu, le Puissant, le Bienfaisant.
Ceux qui rejettent la vérité ont dit: Quand le ciel s'est-il ouvert ? Dis: Quand vous gisiez dans les tombes de l'oisiveté et de l'erreur.
Parmi les impies, il y a celui qui se frotte les yeux et qui regarde à droite et à gauche. Dis: Aveugle que tu es. Tu n'as aucun refuge vers lequel fuir.
Et parmi eux se trouve celui qui dit: Les hommes ont-ils été rassemblés ? Dis: Oui, par mon Seigneur ! Pendant que tu étais couché dans le berceau des vaines chimères.
Et parmi eux il y a celui qui dit: Le Livre a-t-il été envoyé par le pouvoir de la vraie foi ? Dis: La vraie foi elle-même est frappée de stupeur. Prenez garde, ô vous, hommes au coeur doué de compréhension !
Et parmi eux se trouve celui qui dit: Ai-je été, aveugle que je suis, rassemblé avec les autres ? Dis: Oui, par celui qui chevauche les nuages ! Le paradis est orné de roses mystiques et l'enfer est destiné à brûler du feu des impies.
Dis: La lumière a surgi à l'horizon de la révélation, et la terre entière a été illuminée par la venue de celui qui est le Seigneur du jour de l'alliance ! Les incrédules ont péri, alors que celui qui s'est tourné, guidé par la lumière de l'assurance, vers la Source de la certitude a prospéré.
Béni es-tu, toi qui as fixé ton regard sur moi pour cette Tablette qui t'as été adressée - une Tablette qui fait s'élever l'âme des hommes. Fixe-la dans ta mémoire et récite-la. Par ma vie ! C'est une porte vers la miséricorde de ton Seigneur. Heureux celui qui la récite matin et soir.
En vérité, nous t'avons entendu louer cette cause qui écrasa la montagne de la connaissance et qui fit courir les pieds des hommes. Que ma gloire soit sur toi et sur quiconque s'est tourné vers le Tout-Puissant, le Très-Bienfaisant.
La Tablette est terminée, mais le thème n'est pas épuisé. Sois patient, car ton Seigneur est patient.
Ce sont des versets que nous avons envoyés précédemment, et nous te les avons adressés afin que tu puisses être informé de ce que leur langue mensongère a dit lorsque Dieu vint à eux avec puissance et souveraineté.
Les fondements des vaines chimères ont tremblé, et le ciel des imaginations futiles s'est déchiré, et pourtant les gens doutent et contestent encore Dieu. Ils ont nié le témoignage de Dieu et sa preuve, après qu'Il soit venu des cieux du pouvoir accompagné du royaume de ses signes.
Ils ont rejeté ce qui avait été prescrit, et perpétré ce qui leur avait été interdit dans le Livre. Ils ont abandonné leur Dieu et se sont accrochés à leurs désirs. Ils se sont vraiment égarés et sont dans l'erreur.
Ils lisent les versets et les nient. Ils voient les vrais signes et s'en détournent. Ils sont vraiment perdus dans un doute étrange.
Nous avons conseillé à nos aimés de craindre Dieu, une crainte qui est la source de toutes les bonnes actions et de toutes les vertus. C'est elle qui dirige les armées de la justice dans la cité de Bahá.
Heureux l'homme qui a pénétré sous l'ombre de son étendard lumineux et qui s'y est fermement accroché. En vérité, il est un des compagnons de l'arche pourpre qui a été mentionnée dans le Qayyúm-i-Asmá.
Dis: O peuple de Dieu ! Ornez vos temples de la parure de la loyauté et de la piété. Aidez alors votre Seigneur par les armées que constituent les bonnes actions et un caractère louable.
Nous vous avons interdit la dissension et le conflit dans nos Livres, nos Ecrits, nos Manuscrits et nos Tablettes, et Nous n'avons voulu par là rien d'autre que votre élévation et votre progrès. De cela témoignent les cieux et leurs étoiles, le soleil et son rayonnement, les arbres et leurs feuilles, les mers et leurs vagues, la terre et ses trésors.
Nous prions Dieu d'assister ses aimés et de les aider en ce qui leur convient en ce rang béni, puissant et merveilleux. Nous l'implorons en outre, par sa grâce, de permettre à ceux qui Nous entourent d'observer ce que Notre Plume de gloire leur a enjoint de faire.
O Jalíl ! Que ma gloire et ma tendre providence soient sur toi. En vérité, Nous avons enjoint aux hommes de faire ce qui est convenable et séant et, cependant, ils ont commis des choses telles qu'elles ont fait se lamenter mon coeur et ma Plume. Prête l'oreille à ce qui est envoyé des cieux de ma volonté et du royaume de mon bon plaisir.
Je ne pleure pas sur ma captivité ni sur les choses qui me sont arrivées aux mains de mes ennemis. Non, ma tristesse est due à ceux qui affirment être apparentés à moi et cependant commettent ce qui fait s'élever la voix de mes lamentations et couler mes larmes.
Nous les avons continuellement exhortés dans diverses tablettes et nous avons supplié Dieu de les aider par sa grâce, de les rendre capables de s'approcher de Lui et de les confirmer dans ce qui apporterait la paix aux coeurs et la tranquillité aux âmes et empêcherait leurs mains d'accomplir tout ce qui sied mal à ses jours.
Dis: O mes aimés dans mes territoires ! Prêtez l'oreille aux conseils de celui qui vous admoneste pour l'amour de Dieu. Il vous a en vérité créé, Il a révélé devant vos yeux ce qui vous élève et favorise vos intérêts. Il vous a fait connaître son droit chemin et vous a fait part de sa grande nouvelle.
O Jalíl ! Encourage les hommes à craindre Dieu. Par Dieu ! Cette crainte est le principal chef de l'armée de ton Seigneur. Ses troupes sont faites de bonnes actions et d'un caractère louable. C'est grâce à elles que les cités des coeurs des hommes ont été ouvertes à travers les âges et les siècles, et que les étendards de l'ascendant et du triomphe ont été hissés au-dessus de tous les autres étendards.
Nous te parlerons maintenant de la loyauté et du rang qu'elle occupe aux yeux de Dieu, ton Seigneur, le Seigneur du trône puissant. Un jour, Nous Nous rendîmes sur notre île verdoyante. A Notre arrivée, Nous contemplâmes ses rivières ruisselantes, ses arbres luxuriants et la lumière du soleil qui y jouait.
Tournant le visage à droite, Nous vîmes ce que la plume ne peut décrire; de même qu'elle ne peut dépeindre ce que l'oeil du Seigneur de l'humanité vit en ce lieu très sanctifié, très sublime, béni et très exalté. Nous tournant alors vers la gauche, Nous contemplâmes une des beautés du paradis suprême, debout sur un pilier de lumière, clamant: O habitants de la terre et du ciel ! Regardez ma beauté, mon rayonnement, ma révélation et ma splendeur. Par Dieu, le Véritable ! Je suis la Loyauté, sa révélation et sa beauté.
Je récompenserai quiconque me sera fidèle, reconnaîtra mon rang et ma position et s'accrochera à mon vêtement. Je suis le plus grand ornement du peuple de Bahá et l'habit de gloire pour tous ceux qui sont dans le royaume de la création.
Je suis l'instrument suprême de la prospérité du monde et l'horizon de la certitude pour tous les êtres. Ainsi t'avons-Nous envoyé ce qui rapprochera les hommes du Seigneur de la création.
La Plume du Très-Haut abandonne maintenant la langue de l'éloquence pour la langue de la lumière afin que toi, ô Jalíl, tu puisses apprécier la tendre miséricorde de ton Seigneur, l'Incomparable, et que tu puisses être de ceux qui sont réellement reconnaissants.
O toi qui as fixé ton regard sur l'horizon tout glorieux ! L'appel est lancé, mais les oreilles qui écoutent sont rares, voire inexistantes.
Cet Opprimé se trouve dans la gueule du serpent et cependant il n'hésite pas à parler des aimés de Dieu. Nos souffrances à cette époque furent si cruelles qu'elles firent pleurer et se lamenter le concours céleste.
Ni les adversités du monde ni le mal infligé par ses nations ne purent empêcher celui qui est le Roi de l'éternité de lancer son appel ni ne purent contrecarrer son dessein.
Lorsque ceux qui s'étaient cachés pendant des années derrière les voiles virent que l'horizon de la cause resplendissait et que la parole de Dieu se répandait, ils se précipitèrent et provoquèrent avec leurs épées malveillantes des blessures telles qu'aucune plume ne peut les dépeindre ni aucune langue les décrire.
Ceux qui jugent avec équité témoignent que, dès les premiers jours de la cause, cet Opprimé s'est dressé, dévoilé et resplendissant, à la face des rois et des roturiers, à la face des dirigeants et des théologiens, et qu'il a appelé tous les hommes d'une voix vibrante vers le droit chemin. Il n'a eu aucune aide si ce n'est sa plume, aucun soutien si ce n'est lui-même.
Ceux qui ignorent ou négligent le dessein qui anime la cause de Dieu se sont rebellés contre Lui. De tels hommes sont les prophètes de l'enfer dont Dieu a parlé dans ses Livres et ses Tablettes et contre l'influence, la clameur, la déception desquels il a mis en garde son peuple.
Heureux ceux qui, en présence du souvenir du Seigneur de l'éternité, considèrent les peuples du monde comme pur néant, comme une chose oubliée, et s'accrochent au bras ferme de Dieu, de telle sorte que ni les doutes, ni les insinuations, ni les épées, ni le canon ne puissent les retenir ou les priver de sa présence.
Bénis sont ceux qui sont fermes; bénis sont ceux qui restent inébranlables dans sa foi.
En réponse à ta demande, la Plume de gloire a, par sa grâce, décrit la position et le rang de la très Grande Infaillibilité. Le but est que tous sachent avec certitude que le Sceau des prophètes - puisse l'âme de tout autre que lui être donnée en offrande pour son amour - reste sans pareil, pair, ou associé dans son propre rang.
Les saints personnages - puissent les bénédictions de Dieu reposer sur eux - furent créés par la puissance de sa parole; ils furent après lui les plus érudits et les plus remarquables des hommes, et ils demeurent au rang le plus élevé de la servitude.
Il est clairement établi et évident pour toi que l'essence divine est exaltée au-dessus de toute comparaison et ressemblance, et que sa réalité la plus profonde est sanctifiée de tout pair ou associé. C'est là le rang de la vraie unité et de la véritable unicité. Les disciples de la dispensation précédente ne purent en aucune manière acquérir de ce rang une compréhension adéquate.
Le Premier Point - puisse la vie de tout autre que lui être offerte pour l'amour de lui - dit: Si le Sceau des prophètes n'avait pas prononcé le mot "succession", un tel rang n'aurait pas été créé.
Les peuples de jadis attribuaient des associés à Dieu tout en professant leur foi en son unité; et, bien qu'ils fussent les plus ignorants des hommes, ils se considéraient comme les plus accomplis. Mais, comme un signe du châtiment divin pour ces insouciants, leurs croyances et leurs visées erronées, en ce jour du Jugement, sont apparues clairement à tout homme doué de discernement et de compréhension.
Implore Dieu, le Véritable, afin qu'Il puisse protéger, par sa grâce, les disciples de cette révélation des vaines chimères et des imaginations corrompues, semblables à celles qui appartiennent à la foi antérieure, et qu'Il ne les prive pas des splendeurs éclatantes de l'étoile du jour de la vraie unité.
O Jalíl ! Celui que le monde a opprimé proclame maintenant: La lumière de la justice est affaiblie et le soleil de l'équité est voilé à la vue. Le voleur occupe le siège du protecteur et du gardien, et la place du fidèle est saisie par le traître.
Il y a un an, un oppresseur régnait sur cette ville et causait à chaque instant de nouveaux malheurs. Par la justice du Seigneur ! Il fut l'artisan de ce qui sème la terreur dans le coeur des hommes.
Mais pour la Plume de gloire, la tyrannie du monde n'a jamais été et ne sera jamais un obstacle.
Dans l'abondance de Notre grâce et de Notre tendre bonté, Nous avons révélé spécialement pour les dirigeants et les ministres du monde ce qui conduit à la sécurité et à la protection, à la tranquillité et à la paix; ainsi peut-être les enfants des hommes pourront-ils être protégés des démons de l'oppression. En vérité, Il est le Protecteur, le Secours, Celui qui donne la victoire.
Il incombe aux hommes de la Maison de justice de Dieu de fixer leur regard jour et nuit sur ce qui a rayonné de la Plume de gloire afin d'instruire les peuples, de développer les nations, de protéger l'homme et de sauvegarder son honneur.
La première Ishráq: Lorsque l'Astre du jour de la sagesse se leva au-dessus de l'horizon de la sainte dispensation de Dieu, il lança cette parole de gloire: Ceux qui possèdent la richesse et sont investis de l'autorité et du pouvoir doivent faire preuve du plus profond respect envers la religion.
En vérité, la religion est une lumière éclatante et une forteresse imprenable qui assure la protection et le bien-être des peuples du monde, car la crainte de Dieu pousse l'homme à s'en tenir fermement à ce qui est bien et à fuir tout mal.
La lampe de la religion devrait-elle être obscurcie que le chaos et la confusion en résulteraient et que les lumières de l'équité et de la justice, de la tranquillité et de la paix cesseraient de briller. Chaque homme de vraie compréhension en témoignera.
La deuxième Ishráq: Nous avons enjoint à l'humanité tout entière d'établir la moindre paix - le plus sûr de tous les moyens de protection pour l'humanité. Les souverains du monde devraient, d'un commun accord, y adhérer fermement, car elle est l'instrument suprême qui peut assurer la sécurité et le bien-être de tous les peuples et de toutes les nations.
Ils sont, en vérité, les manifestations du pouvoir de Dieu et les sources de son autorité. Nous implorons le Tout-Puissant de les aider, par sa grâce, à réaliser tout ce qui conduit au bien-être de leurs sujets. Une explication complète à ce sujet a déjà été produite par la Plume de gloire; heureux ceux qui s'y conforment.
La troisième Ishráq: Il incombe à chacun d'observer les saints commandements de Dieu puisqu'ils sont source de vie pour le monde.
Le firmament de la sagesse divine est éclairé par les deux luminaires que sont la consultation et la compassion, et le dais de l'ordre mondial est dressé sur les deux piliers que sont la récompense et la punition.
La quatrième Ishráq: Dans cette révélation, les armées capables de la rendre victorieuse sont les armées des actes louables et d'un caractère droit. Le chef et le commandant de ces armées a toujours été la crainte de Dieu, une crainte qui englobe toutes choses et règne sur toutes choses.
La cinquième Ishráq: Les gouvernements devraient parfaitement s'informer des conditions de ceux qu'ils gouvernent et leur attribuer des situations en fonction de leurs mérites et de leur valeur. Il est enjoint à chaque dirigeant et à chaque souverain de considérer cela avec le plus grand soin afin que le traître ne puisse usurper le rang du fidèle et que le spoliateur ne puisse diriger à la place du loyal.
Parmi les fonctionnaires qui ont autrefois dirigé cette très grande prison, certains étaient, Dieu soit loué, parés de l'ornement de la justice; mais pour les autres, nous nous en remettons à Dieu.
Nous implorons le seul vrai Dieu de les guider tous afin que, par bonheur, ils ne soient pas privés du fruit de la foi et de la loyauté, ni écartés de la lumière de l'équité et de la justice.
La sixième Ishráq est l'union et l'harmonie entre les enfants des hommes. Depuis le début des temps, la lumière de l'unité a répandu son rayonnement divin sur le monde, et le meilleur moyen de promouvoir cette unité est, pour les peuples du monde, de comprendre leurs écrits et leurs discours mutuels.
Dans de précédentes épîtres, Nous avons enjoint aux administrateurs de la Maison de justice soit de choisir une langue parmi celles qui existent déjà, soit d'en adopter une nouvelle et, de la même façon, de sélectionner une écriture commune, qui seraient toutes deux enseignées dans toutes les écoles du monde. Ainsi la terre sera considérée comme un seul pays et une seule patrie.
Le fruit le plus glorieux de l'arbre de la connaissance est cette parole exaltée: D'un seul arbre vous êtes tous les fruits, et d'une seule branche les feuilles.
Que l'homme ne se fasse pas gloire d'aimer son pays, mais qu'il se glorifie plutôt d'aimer ses semblables.
A ce sujet, Nous avons révélé précédemment ce qui constitue la voie de la reconstruction du monde et de l'unité des nations. Bénis sont ceux qui y parviennent. Bénis sont ceux qui agissent en conséquence.
La septième Ishráq: La Plume de gloire fait des recommandations à chacun concernant l'instruction et l'éducation des enfants. Considérez ce que la volonté de Dieu a révélé à notre arrivée dans la ville prison et a inscrit dans le très saint Livre.
Il a été ordonné à chaque père d'enseigner à son fils et à sa fille l'art de la lecture et de l'écriture, et tout ce qui se trouve dans la sainte Tablette. Quant à celui qui néglige ce qui lui a été ordonné, les mandataires peuvent alors exiger de lui, s'il est riche, ce qui est nécessaire pour l'instruction des enfants et, s'il ne l'est pas, le cas incombe à la Maison de justice. Nous en avons fait, en vérité, un abri pour les pauvres et les nécessiteux.
Celui qui élève son fils ou le fils d'un autre, c'est comme s'il avait élevé mon propre fils; sur lui reposent ma gloire, ma tendre bonté, ma miséricorde qui ont enveloppé le monde.
La huitième Ishráq: Ce passage, écrit maintenant par la Plume de gloire, est considéré comme faisant partie du très saint Livre: Les hommes de la Maison de justice de Dieu ont été chargés des affaires des peuples. Ils sont, en vérité, les mandataires de Dieu parmi ses serviteurs et les sources de l'autorité dans ses pays.
O peuple de Dieu ! Ce qui éduque le monde, c'est la justice, car elle est soutenue par deux piliers, la récompense et la punition. Ces deux piliers sont les sources de vie pour le monde.
Puisque chaque jour un problème nouveau apparaît et qu'il existe pour chaque problème une solution convenable, de telles affaires devraient être soumises à la Maison de justice afin que ses membres agissent selon les besoins et les nécessités du moment.
Ceux qui, par amour pour Dieu, se lèvent pour servir sa cause sont les bénéficiaires de l'inspiration divine venant du royaume invisible.
Il incombe à tous de leur obéir. Toutes les affaires d'Etat devraient être référées à la Maison de justice, mais les actes du culte doivent être observés selon ce que Dieu a révélé dans son Livre.
O peuple de Bahá ! Vous êtes les aurores de l'amour de Dieu et les aubes de sa tendre bonté.
Ne souillez pas vos langues en maudissant ou en injuriant une âme, quelle qu'elle soit, et préservez vos yeux de ce qui n'est pas convenable.
Présentez ce que vous possédez. Si cela est accueilli favorablement, votre but est atteint; sinon, protester serait vain. Laissez cette âme à elle-même et tournez-vous vers le Seigneur, le Protecteur, Celui qui subsiste par Lui-même.
Ne soyez pas cause de chagrin et encore moins de discorde et de conflit. Nous caressons l'espoir que vous obteniez la vraie éducation à l'ombre de l'arbre de sa tendre miséricorde et que vous agissiez conformément à ce que Dieu désire. Vous êtes tous les feuilles d'un seul arbre et les gouttes d'un seul océan.
La neuvième Ishráq: Le but de la religion, ainsi qu'il a été révélé des cieux de la sainte volonté de Dieu, est d'établir l'unité et la concorde parmi les peuples du monde; n'en faites pas la cause de dissensions et de luttes. La religion de Dieu et sa loi divine sont les instruments les plus puissants et le plus sûr des moyens pour que la lumière de l'unité se lève parmi les hommes.
Le progrès du monde, le développement des nations, la tranquillité des peuples et la paix de tous ceux qui vivent sur la terre constituent quelques-uns des principes et des ordonnances de Dieu.
La religion octroie à l'homme le plus précieux des présents, elle lui offre la coupe de la prospérité, elle lui accorde la vie éternelle et dispense des avantages impérissables à l'humanité.
Il appartient aux chefs et aux dirigeants du monde, et en particulier aux mandataires de la Maison de justice de Dieu, de tenter de tout leur pouvoir de sauvegarder son rang, de promouvoir ses intérêts et d'exalter sa position aux yeux du monde.
De même, il leur incombe de s'enquérir des conditions de vie de leurs sujets et de s'informer sur les affaires et les activités menées par les diverses communautés sous leur autorité.
Nous appelons les manifestations du pouvoir de Dieu - les souverains et les dirigeants sur terre - à mettre tout en oeuvre et à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour parvenir, s'il se peut, à bannir la discorde de ce monde et à l'illuminer de la lumière de l'harmonie.
Il incombe à chacun d'adhérer fermement à ce qui a coulé de Notre Plume très exaltée et de l'observer. Dieu, le Véritable, m'est témoin, et chaque atome de l'existence est là pour attester que Nous avons clairement établi les moyens propres à favoriser l'élévation, le progrès, l'éducation, la protection et la régénération des peuples de la terre, et que ces moyens sont révélés par la Plume de gloire dans les saints Livres et les saintes Tablettes.
Nous prions Dieu d'aider miséricordieusement ses serviteurs. Ce que cet Opprimé attend de tous, c'est la justice et l'équité.
Que personne ne se contente d'écouter; il appartient plutôt à chacun de méditer sur ce que cet Opprimé a révélé.
Je jure, par l'Astre du jour de la parole qui luit au-dessus de l'horizon du royaume du Très-Miséricordieux, y aurait-il eu quelqu'interprète ou orateur discernable, que nous ne nous serions pas fait l'objet de la censure, de la moquerie et de la calomnie des hommes.
A notre arrivée en Iráq, nous trouvâmes la cause de Dieu plongée dans une profonde torpeur et la brise de la révélation divine, silencieuse. La plupart des croyants étaient affaiblis et découragés, voire complètement perdus et morts.
Alors, il y eut une deuxième sonnerie de trompette, après quoi la Langue de grandeur prononça ces paroles bénies: Nous avons fait résonner la trompette pour la seconde fois. Ainsi, le monde entier fut ranimé par les souffles vivifiants de la révélation et de l'inspiration divines.
De derrière les voiles, certaines âmes sont maintenant apparues et se proposent d'infliger des souffrances à cet Opprimé. Elles ont entravé et renié les effusions de cette bonté sans prix.
O vous qui jugez avec équité ! Si cette cause doit être reniée, quelle autre cause en ce monde peut alors être défendue ou jugée susceptible d'être acceptée ?
Ceux qui se sont détournés de la cause de Dieu cherchent avec diligence à rassembler les Ecritures saintes de cette révélation; et ils ont déjà réussi, par des gestes d'amitié, à obtenir de leurs possesseurs certains de ces Ecrits. En outre, lorsqu'ils rencontrent les disciples de n'importe quelle autre religion, ils s'en prétendent croyants.
Dis: Mourez en votre colère ! En vérité, il est apparu avec une si grande autorité qu'aucun homme doté de vue, d'ouïe, d'intuition, de justice ou d'équité ne pourra jamais le renier. De cela témoigne en cette heure éclatante la Plume de celui qui est l'Ancien des jours.
O Jalíl ! Que ma gloire soit sur toi. Nous exhortons les aimés de Dieu à accomplir de bonnes actions pour que, par bonheur, ils puissent être aidés et qu'ils puissent saisir ce qui a été envoyé des cieux de sa révélation.
Les avantages découlant de cette parole divine reviendront à ceux qui observent ses préceptes. Nous prions Dieu de les rendre capables de faire ce qui est, pour Lui, agréable et acceptable, de permettre qu'ils puissent agir équitablement et faire preuve de justice dans cette cause irrésistible, de leur faire connaître ses saintes Ecritures et de diriger leurs pas vers son droit chemin.
Notre Héraut exalté - puisse la vie de tout autre que lui être offerte par amour pour lui - a révélé certaines lois. Cependant, dans le royaume de sa révélation, ces lois furent soumises à Notre consentement et, par conséquent, cet Opprimé a mis certaines d'entre elles en vigueur en les incorporant dans le Kitáb-i-Adqas, en différentes paroles. Nous en avons laissé d'autres à l'écart. Il tient l'autorité dans sa main. Il fait ce qu'Il veut et ordonne ce qui Lui plaît. Il est le Tout-Puissant, le Très-Loué.
Il y a aussi des ordonnances récemment révélées. Bénis ceux qui y accèdent. Bénis ceux qui observent ses préceptes.
Le peuple de Dieu devrait faire l'impossible pour que, par bonheur, le feu de la haine et de la malveillance qui couve dans le coeur des tribus et des peuples puisse être étouffé par les eaux vivifiantes de la parole et les exhortations de celui qui est le Désir du monde, et pour que les arbres de l'existence humaine puissent s'orner de fruits merveilleux et excellents. Il est, en vérité, Celui qui conseille, le Compatissant, le Bienfaisant.
Que l'éclat de sa gloire, resplendissant au-dessus de l'horizon de bonté, repose sur vous, ô peuple de Bahá, sur tous ceux qui restent fermes et inébranlables et sur ceux qui sont solidement enracinés dans la foi et qui sont doués de vraie compréhension.
En ce qui concerne ta question sur l'intérêt et le bénéfice tirés de l'or et de l'argent: il y a quelques années, le passage suivant fut révélé des cieux du Très-Miséricordieux en l'honneur de celui qui porte le nom de Dieu, le nommé Zaynu'l-Muqarrabín - que la gloire du Très-Glorieux soit sur lui.
Il a dit - que sa parole soit exaltée -: Beaucoup de gens en ont besoin. Car s'il n'y avait aucune perspective de s'assurer un intérêt, les affaires des hommes s'écrouleraient ou se démantèleraient.
On peut difficilement trouver une personne qui ferait preuve d'une telle considération vis-à-vis de son semblable, de son compatriote ou de son propre frère et montrerait une telle sollicitude qu'elle serait prête à lui avancer de l'argent gratuitement. Dès lors, comme une faveur accordée aux hommes, Nous avons prescrit que l'intérêt que rapporte l'argent devait être traité comme toute autre transaction commerciale habituelle parmi les hommes.
Voici: maintenant que ce commandement réaliste est descendu des cieux de la volonté de Dieu, il est légal et convenable de prélever un intérêt sur l'argent, afin que les peuples du monde puissent, dans un esprit d'amitié et de fraternité, avec joie et bonheur, s'engager avec dévouement à magnifier le nom de celui qui est le Bien-Aimé de toute l'humanité.
En vérité, Il ordonne selon son propre choix. Il a maintenant décrété légal le fait de prélever un intérêt sur l'argent, tout comme Il avait décrété cela illégal dans le passé. Il tient dans ses mains le royaume de l'autorité. Il agit et ordonne. Il est en vérité l'Ordonnateur, l'Omniscient.
Remercie ton Seigneur, ô Zaynu'l-Muqarrabín, pour cette bonté manifeste. De nombreux ecclésiastiques en Perse ont, pour de multiples raisons et par des moyens innombrables, vécu de gains illicites en pratiquant l'usure. Ils ont conçu des moyens pour donner à l'aspect extérieur de cette activité un semblant de légalité. Ils se jouent des lois et des ordonnances de Dieu, mais ils ne le comprennent pas.
Cependant, c'est une activité qui devrait être pratiquée avec modération et honnêteté. Notre Plume de gloire a, en gage de sa sagesse et pour la facilité des peuples, renoncé à fixer sa limite.
Nous exhortons néanmoins les aimés de Dieu à être justes et honnêtes et à ne faire que ce qui pourrait inciter les amis de Dieu à faire preuve de tendre miséricorde et de compassion les uns vis-à-vis des autres. Il est en vérité le Conseiller, le Compatissant, le Très-Bienfaisant.
Dieu fasse que tous les hommes puissent être gracieusement aidés à respecter ce que la Langue du seul vrai Dieu a prononcé. Et s'ils mettent en pratique ce que Nous avons énoncé, Dieu - que sa gloire soit exaltée - doublera assurément leur part à travers le firmament de sa bonté. En vérité Il est le Généreux, le Clément, le Compatissant. Louange à Dieu, le Suprême, le Plus-Grand.
Quoi qu'il en soit, la conduite de ces affaires a été confiée aux hommes de la Maison de justice pour qu'ils puissent les mettre en vigueur, conformément aux nécessités de l'époque et aux exigences de la sagesse.
Une fois encore, Nous exhortons tous les croyants à observer la justice et l'honnêteté, et à faire preuve d'amour et de contentement. Ils sont en fait le peuple de Bahá, les compagnons de l'arche pourpre. Sur eux soit la paix de Dieu, le Seigneur de tous les noms, le Créateur des cieux.

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Chapitre: LAWH-I-HIKMAT (Tablette de la Sagesse)

Voici une épître que le Très-Miséricordieux a envoyée du royaume de la parole. C'est véritablement un souffle de vie pour ceux qui vivent dans le royaume de la création. Que le Seigneur de tous les mondes soit glorifié !
Dans cette épître, il est fait mention de celui qui magnifie le nom de Dieu, son Seigneur, et qui reçut le nom de Nabíl dans une importante tablette.
O Muhammad ! Ecoute la voix qui procède du royaume de gloire, qui appelle de l'Arbre céleste qui s'est élevé sur cette terre de Za'farán : En vérité, il n'y a pas d'autre Dieu que moi, l'Omniscient, le Sage.
Sois pour les arbres du royaume de l'existence semblable aux brises du Très-Miséricordieux, et favorise leur croissance par la puissance du nom de ton Seigneur, le Juste, le Bien-Informé.
Nous désirons t'apprendre ce qui servira de rappel pour les peuples afin qu'ils s'écartent des choses qui ont cours parmi eux et qu'ils tournent leur visage vers Dieu, le Seigneur des sincères.
Nous exhortons l'humanité en ces jours où la face de la justice est souillée de poussière, où les flammes de l'incroyance s'élèvent et l'habit de la sagesse se déchire, où la tranquillité et la loyauté régressent, et les peines et les épreuves s'alourdissent, où les alliances et les liens sont rompus, où personne ne sait comment discerner la lumière de l'obscurité ou distinguer la bonne voie de l'erreur.
O peuples du monde ! Renoncez au mal, accrochez-vous à ce qui est bien. Efforcez-vous d'être des exemples éclatants pour l'humanité entière et de vrais témoins des vertus de Dieu parmi les hommes.
Celui qui s'est levé pour servir ma cause devrait rendre ma sagesse manifeste et s'appliquer de toutes ses forces à bannir l'ignorance de la terre.
Soyez unis en consultation, soyez un en pensée.
Que chaque matin soit meilleur que la veille et chaque lendemain plus riche que le jour précédent.
Le mérite de l'homme repose sur le service et la vertu, et non sur le déploiement des biens et des richesses.
Prenez soin de purifier vos paroles des chimères et des désirs terrestres et de laver vos actes de la ruse et de la suspicion. Ne gaspillez pas la richesse de votre précieuse vie à poursuivre un attachement mauvais et corrompu, et que vos efforts ne soient pas consacrés à promouvoir votre intérêt personnel.
Soyez généreux en vos jours d'abondance et patients à l'heure des privations. L'adversité est suivie de la réussite et les réjouissances succèdent au malheur.
Gardez-vous de l'oisiveté et de la paresse, et accrochez-vous à ce qui profite à l'humanité, que vous soyez jeunes ou vieux, nobles ou humbles.
Prenez garde de semer l'ivraie de la discorde parmi les hommes ou de planter les épines du doute dans les coeurs purs et radieux.
O vous, aimés de Dieu ! Ne commettez pas ce qui souille le cours limpide de l'amour ou détruit le doux parfum de l'amitié. Par la justice du Seigneur ! Vous avez été créés pour montrer de l'amour les uns envers les autres et non de la perversité ou de la rancoeur.
Soyez fiers, non de votre amour pour vous-mêmes, mais de votre amour pour vos semblables. Ne vous glorifiez pas de votre amour pour votre patrie, mais bien de votre amour pour l'humanité entière.
Que vos yeux soient chastes, votre main honnête, votre langue sincère et votre coeur éclairé.
Ne ravalez pas le rang des érudits en Bahá et ne dépréciez pas celui de ces dirigeants qui rendent la justice parmi vous.
Placez votre confiance dans l'armée de la justice, portez l'armure de la sagesse, que votre parure soit le pardon, la pitié et ce qui réjouit le coeur des favorisés de Dieu.
Par ma vie ! Tes récriminations m'ont plongé dans la tristesse. Ne regarde pas les enfants du monde et tous leurs actes, mais fixe les yeux sur Dieu et sur son autorité qui jamais ne cessera. En vérité, Il rappelle à ta mémoire ce qui est source de bonheur pour toute l'humanité.
Bois au calice de la parole l'eau vivifiante de la joie sereine qui coule de la Source de la révélation divine - lui qui a fait mention de toi dans cette puissante forteresse.
Efforce-toi, autant qu'il est en ton pouvoir, d'établir la parole de vérité avec éloquence et sagesse et de rayer le mensonge de la surface de la terre. C'est ainsi que, de cet horizon lumineux, te guide l'Aurore de la connaissance divine.
O toi qui parles en mon nom ! Considère les gens et ce qu'ils ont perpétré durant mes jours. Nous révélâmes à l'un des dirigeants qui tient en son pouvoir tous les habitants de la terre et lui demandâmes de nous mettre face à face avec les savants de cet âge afin de lui exposer le témoignage de Dieu, ses preuves, sa gloire et sa majesté, et nous n'avions d'autre intention en cela que faire le plus grand bien.
Il commit cependant ce qui provoqua les lamentations des habitants des cités de justice et d'équité. Un jugement fut donc rendu entre lui et moi. En vérité, ton Seigneur est l'Ordonnateur, le Bien-Informé.
Dans des circonstances telles que tu les vois, comment l'Oiseau céleste peut-il s'élever dans le ciel des mystères divins alors que les pierres des vaines chimères et de l'amère animosité ont criblé ses ailes et qu'il est enfermé dans une prison construite en pierres inébranlables ? Par la droiture de Dieu ! Les hommes ont commis une terrible injustice.
En ce qui concerne tes affirmations au sujet de l'origine de la création, c'est un domaine où les conceptions varient en raison des divergences existant dans les pensées et dans les opinions des hommes.
Affirmerais-tu qu'elle a toujours existé et qu'elle continuera d'exister, ce serait vrai; ou soutiendrais-tu la même idée que l'on trouve dans les Ecritures saintes, il n'y aurait aucun doute à ce sujet, car cela a été révélé par Dieu, le Seigneur des mondes. En fait, Il était un trésor caché. C'est un rang que l'on ne peut jamais décrire ni même évoquer.
Quant au rang: "Je voulais réellement me faire connaître", Dieu était, et sa création a toujours existé sous son aile protectrice depuis le commencement qui n'a pas de commencement, si ce n'est qu'elle fut précédée d'un Principe qui ne peut être considéré comme premier et qui provient d'une Cause impénétrable, même aux hommes de savoir.
Ce qui a existé avait déjà existé auparavant, mais pas sous la forme que tu vois aujourd'hui. Le monde de l'existence fut appelé à la vie par la chaleur engendrée par l'interaction entre la force active et ce qui est son récepteur. Ces deux choses sont les mêmes et sont pourtant différentes. Ainsi t'informe la Grande Nouvelle à propos de cette glorieuse structure.
Ce qui communique l'influence génératrice et ce qui reçoit son impact sont en fait créés par le Verbe irrésistible de Dieu qui est la cause de la création tout entière, alors que toutes choses en dehors de son Verbe n'en sont que les créatures et les effets. En vérité, ton Seigneur est le Commentateur, le Très-Sage.
Sache en outre que le Verbe de Dieu - exaltée soit sa gloire - est plus élevé et de loin supérieur à ce que les sens peuvent percevoir, car Il est sanctifié de toute propriété ou substance. Il transcende les limitations des éléments connus et est placé bien au-dessus de toutes les substances essentielles et reconnues.
Il devint manifeste sans aucune syllabe ni son, et n'est rien d'autre que le Commandement de Dieu qui anime toutes choses créées.
Il n'a jamais été refusé au monde de l'existence. C'est la Grâce toute pénétrante de Dieu, dont toute grâce émane. C'est une Entité bien au-dessus de tout ce qui a été et sera.
Nous hésitons à en dire plus sur ce sujet, car les incroyants ont tendu l'oreille vers Nous afin d'entendre ce qui pourrait leur permettre de critiquer Dieu, le Secours dans le péril, Celui qui subsiste par Lui-même.
Et puisqu'ils sont incapables d'atteindre aux mystères de la connaissance et de la sagesse à partir de ce qui a été dévoilé par la Source de divine splendeur, ils s'élèvent en protestation et se mettent à pousser des cris.
Mais il est vrai de dire qu'ils s'opposent à ce qu'ils conçoivent, et non à ce que l'Interprète a exposé, ou aux vérités dévoilées par le seul vrai Dieu, Celui qui connaît les choses invisibles.
Leurs objections, toutes sans exception, se retournent contre eux, et je jure sur ta vie qu'ils sont dépourvus de compréhension.
Chaque chose doit nécessairement avoir une origine et chaque construction un constructeur. En vérité, le Verbe de Dieu est la cause qui a précédé le monde contingent - monde orné des splendeurs de l'Ancien des jours, mais qui est cependant continuellement renouvelé et régénéré. Incommensurablement exalté est le Dieu de sagesse qui a édifié cette structure sublime.
Regarde le monde et médite un moment sur lui. Il ouvre devant tes yeux le livre qui lui est propre et révèle ce que la Plume de ton Seigneur, le Façonneur, le Bien-Informé, y a inscrit. Il t'informera de ce qui se trouve en lui et à sa surface, et il te fournira des explications si claires qu'elles te rendront indépendant de tout interprète éloquent.
Dis: La nature dans son essence est l'incarnation de mon Nom, le Façonneur, le Créateur. Ses manifestations sont diversifiées pour différentes raisons et, dans cette diversité, les hommes éclairés peuvent voir des signes.
La nature est la volonté de Dieu, elle est son expression dans et à travers le monde contingent. C'est une loi de la Providence promulguée par l'Ordonnateur, le Très-Sage.
Quiconque affirmerait que c'est la volonté de Dieu manifestée dans le monde de l'existence, que personne ne douterait de cette affirmation.
Elle est dotée d'une puissance dont les érudits ne parviennent pas à saisir la réalité. En fait, un homme d'intuition ne peut rien y percevoir d'autre que la splendeur éclatante de Notre Nom, le Créateur.
Dis: Voici une existence qui ne connaît pas la décadence, et la nature elle-même est frappée de stupéfaction devant ses révélations, ses preuves irrésistibles et sa gloire resplendissante qui ont enveloppé l'univers.
Il serait mal venu que tu tournes ton regard vers des temps passés ou plus récents. Fais mention de ce jour et magnifie ce qui y est apparu. Cela sera en vérité suffisant pour toute l'humanité.
En fait, les exposés et les discours tentant d'expliquer de telles choses glacent les esprits. Il t'appartient de parler d'une façon telle que tu enflammeras le coeur des vrais croyants et que tu ennobliras leur corps.
Celui qui croit aujourd'hui en la renaissance de l'homme et qui est pleinement conscient que Dieu, le Suprême, exerce une ascendance suprême et une autorité absolue sur cette nouvelle création, un tel homme est, en vérité, compté parmi ceux qui sont dotés d'intuition dans cette très grande révélation. Chaque croyant éclairé en témoigne.
Marche au-dessus du monde de l'existence par la puissance du plus Grand Nom, afin de devenir conscient des mystères immémoriaux et de prendre connaissance de ce dont personne n'est informé. En vérité ton Seigneur est le Secours, l'Omniscient, le Bien-Informé.
Sois comme une artère palpitante qui bat dans le corps de la création tout entière, pour qu'à travers la chaleur dégagée par ce mouvement apparaisse ce qui ranimera le coeur de ceux qui hésitent.
A l'époque où Nous étions caché derrière des voiles innombrables de lumière, tu conversas avec Nous et tu pus voir les lumières du firmament de Notre sagesse et les flots de l'océan de Notre parole.
En vérité, ton Seigneur est le Loyal, le Fidèle. Grande est la bénédiction de celui qui est parvenu aux effusions prodigues de cet océan pendant les jours de son Seigneur, le Très-Bon, le Très-Sage.
Pendant notre séjour en Iráq, lorsque Nous étions à la maison du dénommé Majíd, Nous t'avons clairement expliqué les mystères de la création, son origine, son apogée et sa cause. Cependant, depuis Notre départ Nous Nous sommes limité à cette affirmation: En vérité, il n'y a nul autre Dieu que moi, le Très-Miséricordieux, le Bon.
Enseigne la cause de Dieu avec des mots qui enflammeront les buissons et feront s'en élever l'appel: En vérité, il n'y a pas d'autre Dieu que moi, le Tout-Puissant, l'Inconditionné.
Dis: La parole humaine est une essence qui aspire à exercer son influence et doit être modérée. Quant à son influence, elle est conditionnée par le raffinement qui, à son tour, dépend du détachement et de la pureté du coeur. Quant à sa modération, elle doit être combinée avec le tact et la sagesse comme il a été prescrit dans les Ecritures et les tablettes saintes.
Médite sur ce qui a coulé du ciel de la volonté de ton Seigneur, celui qui est la Source de toute grâce, afin de saisir le sens voulu enfoui dans les profondeurs sacrées des Ecrits saints.
Ceux qui ont rejeté Dieu et qui s'attachent à la nature telle qu'elle est intrinsèquement sont en vérité dénués de savoir et de sagesse. Ils font réellement partie de ceux qui se sont égarés. Ils n'ont pas réussi à atteindre le sommet élevé et ont manqué le but ultime; dès lors, leurs yeux furent clos et leurs pensées divergèrent, alors que les dirigeants parmi eux crurent en Dieu et en son invincible souveraineté. Ton Seigneur, le Secours dans le péril, Celui qui subsiste par Lui-même, en témoigne.
Dès que les yeux des peuples de l'Orient furent attirés par les arts et les merveilles de l'Occident, ils errèrent à l'aventure dans le désert des causes matérielles, oublieux de celui qui est la Cause des causes et leur Soutien, alors que ces hommes, qui furent des sources et des puits de sagesse, ne nièrent jamais l'impulsion génératrice de ces causes, pas plus que le Créateur et l'Origine de tout cela. Ton Seigneur sait et, par contre, la plupart des gens ne savent pas.
Maintenant, par amour pour Dieu, le Seigneur des noms, Nous Nous sommes assigné la tâche de mentionner dans cette Tablette certains récits des sages afin que les yeux des gens s'ouvrent et qu'ils soient entièrement assurés qu'Il est en vérité le Façonneur, l'Omnipotent, le Créateur, l'Initiateur, l'Omniscient, le Très-Sage.
Bien que l'on reconnaisse aux savants contemporains une grande connaissance en philosophie, dans les arts et les métiers, cependant, en considérant cela d'un oeil critique, on comprendra rapidement que la plus grande part de ces connaissances a été acquise auprès des sages d'antan, car ce sont eux qui ont jeté les bases de la philosophie, développé sa structure et étayé ses piliers. C'est ce que t'apprend ton Seigneur, l'Ancien des jours.
Jadis, les sages puisaient leurs connaissances chez les prophètes, car ces derniers étaient les interprètes de la philosophie divine et les révélateurs des mystères célestes. Des hommes se désaltéraient aux eaux cristallines et vivifiantes de leurs paroles, alors que d'autres se satisfaisaient de la lie.
Chacun reçoit sa part selon ses mérites. Il est l'Equitable, le Sage.
Empédocle, qui s'est distingué comme philosophe, était un contemporain de David, alors que Pythagore vivait au temps de Salomon, fils de David, et acquit la sagesse grâce aux trésors légués par les prophètes. C'est lui qui affirma avoir entendu le murmure des cieux et être parvenu au rang des anges. En vérité, ton Seigneur expliquera clairement toutes choses si cela Lui plaît. En vérité, Il est le Sage, Celui qui pénètre toutes choses.
L'essence et les fondements de la philosophie sont venus des prophètes. La différence d'opinion qui existe entre les hommes quant à son sens profond et à ses mystères provient de leurs divergences de vue et d'esprit.
Nous te rapportons volontiers ce qui suit: Un jour, un des prophètes communiquait à son peuple ce que le Seigneur omnipotent lui avait inspiré - En vérité, ton Seigneur est l'Inspirateur, le Miséricordieux, le Suprême. Lorsque la fontaine de la sagesse et de l'éloquence jaillit de la source de sa parole et que le vin de la connaissance divine grisa ceux qui avaient cherché son seuil, il s'exclama: Voilà ! Tous sont remplis de l'Esprit.
Il y avait parmi eux un homme qui s'attacha à cette déclaration et, animé de ses propres chimères, conçut l'idée selon laquelle l'esprit pénètre ou entre littéralement dans le corps et, exposant longuement ce concept, il avança des preuves le soutenant, et des groupes de gens suivirent ses traces.
Faire mention de leur nom ici ou te donner un rapport détaillé mènerait à la prolixité et nous écarterait du thème principal. En vérité, ton Seigneur est le Très-Sage, l'Omniscient.
Il y avait aussi celui qui partagea le vin choisi dont la cire fut ôtée avec la clef de la Langue de celui qui est le Révélateur des versets de ton Seigneur, le Clément, le Très-Généreux.
En vérité, les philosophes n'ont pas renié l'Ancien des jours. La plupart d'entre eux s'éteignirent en regrettant de n'avoir pu pénétrer son mystère, ainsi que certains d'entre eux l'ont même déclaré. En vérité, ton Seigneur est le Conseiller, le Bien-Informé.
Regarde Hippocrate, le médecin. Il fut l'un des éminents philosophes qui crurent en Dieu et qui reconnurent sa souveraineté.
Après lui vint Socrate qui était vraiment sage, talentueux et vertueux. Il pratiqua l'autodérision, réprima ses appétits pour les désirs égoïstes et se détourna des plaisirs matériels. Il se retira dans les montagnes où il vécut dans une grotte. Il dissuada les hommes d'adorer des idoles et leur enseigna la voie de Dieu, le Seigneur de miséricorde, jusqu'à ce que les ignorants se dressassent contre lui. Ils l'arrêtèrent et le mirent à mort en prison. Ainsi te l'apprend cette Plume véloce.
Quelle vision pénétrante de la philosophie eut cet homme éminent ! C'est le plus distingué de tous les philosophes et il fut fort instruit en sagesse. Nous affirmons qu'il est un des héros dans ce domaine et en est un champion exceptionnel.
Il eut une profonde connaissance des sciences répandues parmi les hommes, mais aussi de celles cachées à leur esprit. Lorsque le très grand Océan répandit ses eaux miroitantes et vivifiantes, il me semble qu'il en but une gorgée.
C'est lui qui perçut dans l'essence des choses une unicité, une modération et une clairvoyance présentant la plus grande ressemblance avec l'esprit humain, et il découvrit que cette essence était distincte de la substance des choses dans leur forme affinée. Il tint un discours particulier sur ce thème important. Si tu interrogeais les sages de cette génération sur ce discours, tu verrais leur incapacité à le comprendre. En vérité ton Seigneur dit la vérité, mais la plupart des gens ne le comprennent pas.
Après Socrate vint le divin Platon qui fut un de ses élèves et lui succéda à la chaire de philosophie. Il affirma sa croyance en Dieu et en ses signes qui pénètrent tout ce qui a été et tout ce qui sera. Ensuite vint Aristote, le savant bien connu. C'est lui qui découvrit le pouvoir de la matière gazeuse.
Ces hommes, qui se détachent comme guides des autres hommes et sont remarquables parmi eux, ont tous affirmé croire en l'Etre immortel qui tient dans ses mains les rênes de toutes les sciences.
Je te parlerai aussi de l'invocation lancée par Balínús qui connaissait bien les théories avancées par le père de la philosophie au sujet des mystères de la création telles qu'il les a développées dans ses tablettes de chrysolithe, afin que chacun soit totalement convaincu des choses que Nous avons élucidées pour toi dans cette Tablette manifeste, qui, si elle est pressée entre les mains de l'équité et de la connaissance, produira l'esprit de vie capable de ranimer toutes les choses créées.
Grande est la bénédiction de celui qui nage dans cet océan et célèbre la louange de son Seigneur, le Miséricordieux, le Bien-Aimé. En fait, les versets de ton Seigneur diffusent les brises de la révélation divine de façon telle que nul ne peut contester sa véracité, excepté ceux qui sont privés de l'ouïe, de la vue, de la compréhension et de toute faculté humaine. En vérité, ton Seigneur témoigne de cela, mais les gens ne le comprennent pas.
Cet homme disait: Je suis Balínús, le sage, le faiseur de prodiges, le producteur de talismans. Il surpassa tous les autres dans les domaines des arts et des sciences et s'éleva vers les plus hauts sommets de l'humilité et de la supplique.
Ecoute ce qu'il a dit, en implorant celui qui possède tout, le Suprême: Je me tiens en présence de mon Seigneur, exaltant ses dons et ses bontés et le glorifiant par ce dont Il glorifie son Etre propre, afin que je devienne une source de bénédictions et de conseils pour les hommes qui reconnaissent mes paroles.
Et ensuite, il ajoute: O Seigneur ! Tu es Dieu et il n'y a pas d'autre Dieu que toi. Tu es le Créateur et il n'y a pas d'autre Créateur que toi. Aide-moi par ta grâce et fortifie-moi. Mon coeur est pris d'angoisse, mes membres tremblent, j'ai perdu la raison, et l'esprit m'a fait défaut. Accorde-moi la force et permets à ma langue de parler avec sagesse. Et plus loin encore: Tu es en vérité Celui qui sait, le Sage, le Puissant, le Compatissant.
Cet homme de sagesse devint informé des mystères de la création et perçut les subtilités enfouies dans les écrits hermétiques.
Nous ne souhaitons pas en dire davantage, mais Nous dirons ce que l'Esprit a fait pénétrer en Notre coeur. En vérité, il n'y a pas d'autre Dieu que Lui, Celui qui sait, le Puissant, le Secours dans le péril, le Très-Excellent, le Loué. Par ma vie ! En ce jour, l'Arbre céleste ne veut proclamer au monde que cette affirmation: En vérité, il n'y a pas d'autre Dieu que moi, l'Incomparable, le Bien-Informé.
Si ce n'était pour l'amour que je te porte, je n'aurais pas prononcé un seul mot de ce qui a été mentionné. Apprécie la valeur de ce rang, préserve-le comme tu le ferais de ton oeil et sois parmi ceux qui sont vraiment reconnaissants.
Tu sais très bien que nous n'avons pas pris connaissance des livres que les hommes possèdent et que nous n'avons pas reçu l'éducation ayant cours parmi eux et pourtant, chaque fois que nous désirons citer les paroles de l'érudit et du sage , tout ce qui est apparu dans le monde et qui a été révélé dans les Ecritures et les livres saints apparaît bientôt en face de ton Seigneur sous forme d'une tablette. Alors nous consignons par écrit ce que notre oeil perçoit. En vérité sa connaissance embrasse la terre et les cieux.
Ceci est une Tablette dans laquelle la Plume de l'Invisible a inscrit la connaissance de tout ce qui a été et de tout ce qui sera - une connaissance que nul autre que ma langue merveilleuse ne peut interpréter. En effet, mon coeur, tel qu'il est en son essence, a été débarrassé par Dieu des concepts de l'érudit et il est sanctifié des paroles du sage. En vérité, il n'est le reflet que des révélations de Dieu. La langue de grandeur en témoigne dans son Livre explicite.
Dis: O peuples de la terre ! Prenez garde qu'aucune référence à la sagesse ne vous prive de sa Source ni ne vous éloigne de son Aurore. Fixez votre coeur sur votre Seigneur, l'Educateur, le Très-Sage.
Pour chaque pays, Nous avons prévu un destin, pour chaque occasion une part déterminée, pour chaque déclaration un temps opportun et pour chaque situation une remarque appropriée.
Considérez la Grèce. Nous en fîmes le siège de la sagesse pendant une longue période. Cependant, lorsque l'heure fut venue, son trône fut renversé, sa langue cessa de parler, sa lumière s'affaiblit et son étendard fut baissé. Ainsi, Nous accordons et Nous retirons. En vérité ton Seigneur est celui qui donne et qui retire, le Fort, le Puissant.
Dans chaque pays Nous avons installé un luminaire de la connaissance, et lorsque le moment déterminé arrive, il brille, resplendissant au-dessus de son horizon, ainsi qu'il fut décrété par Dieu, l'Omniscient, le Très-Sage.
Si telle était Notre volonté, Nous pourrions parfaitement t'expliquer tout ce qui existe dans chaque contrée ou tout ce qui s'y est passé. De fait, la connaissance de ton Seigneur embrasse les cieux et la terre.
Sache d'ailleurs que les peuples d'autrefois ont produit des choses que les savants d'aujourd'hui n'ont pu produire.
Nous te rappelons Martos qui fut un des savants d'autrefois. Il inventa un appareil qui transmettait le son à une distance de soixante miles. D'autres que lui ont aussi découvert des choses que personne en cet âge-ci n'a pu voir.
En vérité, ton Seigneur révèle à chaque époque ce qui Lui plaît en signe de sagesse de sa part. Il est en vérité l'Ordonnateur suprême, le Très-Sage.
Un vrai philosophe ne renierait jamais Dieu ou ses preuves, il reconnaîtrait plutôt sa gloire et sa puissante majesté qui dominent toutes les choses créées. En vérité, Nous aimons ces savants qui ont amené à la lumière ces choses qui font progresser les meilleurs intérêts de l'humanité, et Nous les avons aidés par la puissance de Notre commandement, car Nous sommes bien à même de réaliser Notre dessein.
Prenez garde, ô mes aimés, de ne point dédaigner les mérites de mes serviteurs savants que Dieu a choisis dans sa grâce pour être les interprètes, parmi la race humaine, de son nom, "le Façonneur". Efforcez-vous de développer des métiers et des entreprises dont chacun, jeune ou vieux, puisse tirer profit.
Nous sommes libéré de ces ignorants qui imaginent vainement que la sagesse est de donner libre cours à leurs propres chimères et de répudier Dieu, le Seigneur de tous les hommes, même si Nous entendons certains de ces insouciants avancer de telles affirmations aujourd'hui.
Dis: Le début de la sagesse et son origine sont de reconnaître tout ce que Dieu a clairement exposé, car c'est la force de ces paroles qui a permis d'établir fermement les bases de l'art de gouverner qui est un bouclier pour la préservation du corps de l'humanité.
Réfléchissez un instant afin de comprendre ce que ma Plume très exaltée a proclamé dans cette Tablette merveilleuse.
Dis: Chaque thème de discussion que vous soulevez se rapportant aux affaires de l'Etat tombe sous l'ombre d'une des paroles envoyées du ciel de sa parole glorieuse et exaltée. Nous t'avons donc rapporté ce qui vivifiera ton coeur, soulagera tes yeux et te permettra de te lever pour promouvoir sa cause parmi tous les peuples.
O mon Nabíl ! Ne te laisse affliger par rien, réjouis-toi plutôt d'un bonheur extrême, car j'ai mentionné ton nom, j'ai tourné mon coeur et mon visage vers toi, et j'ai conversé avec toi dans cet exposé irréfutable et important.
Médite en ton coeur sur les tribulations que j'ai subies, l'emprisonnement et la captivité que j'ai endurés, les souffrances qui m'ont assailli et les accusations que les gens ont portées contre moi. Vois, ils sont vraiment entourés d'un triste voile.
Lorsque le discours atteignit ce stade, l'aurore des mystères divins apparut et la lumière de la parole s'éteignit. Puisse sa gloire reposer sur les sages, comme l'a ordonné celui qui est le Tout-Puissant, le Très-Loué.
Dis: Que ton nom soit magnifié, ô Seigneur mon Dieu ! Je te supplie, par ton nom par lequel la splendeur de la lumière de la sagesse apparut resplendissante lorsque les cieux de la divine parole furent mis en mouvement parmi les hommes, de m'assister par la grâce de tes confirmations célestes et de me permettre d'exalter ton nom parmi tes serviteurs.
O Seigneur ! J'ai tourné mon visage vers toi, détaché de tous sauf de toi, m'agrippant à l'ourlet de la robe de tes multiples bénédictions. Délie ma langue afin qu'elle proclame ce qui captivera la raison des hommes et réjouira leur âme et leur esprit. Affermis-moi alors dans ta cause, afin que je ne puisse être freiné par l'ascendant exercé par les oppresseurs parmi tes créatures, ni retenu par les attaques des incroyants parmi ceux qui vivent en ton royaume.
Rends-moi semblable à une lampe, brillant à travers tes territoires, afin que ceux dont le coeur rayonne de la lumière de ta connaissance et se languit du désir ardent de ton amour puissent être guidés par son éclat.
En vérité, tu as le pouvoir de faire tout ce que tu veux, et tu tiens entre tes mains le royaume de la création. Il n'y a pas d'autre Dieu que toi, le Très-Puissant, le Très-Sage.

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Chapitre: ASL-I-KULLU'L-KHAYR (Paroles de sagesse)

Au nom de Dieu, le Suprême, le Très-Haut. La source de tout bien est la confiance en Dieu, la soumission à ses ordres, et la satisfaction de sa sainte volonté et de son bon plaisir.
L'essence de la sagesse est la crainte de Dieu, la terreur inspirée par son châtiment et sa punition, et l'appréhension de sa justice et de son décret.
L'essence de la religion est de témoigner de ce que le Seigneur a révélé et de suivre ce qu'Il a ordonné dans son Livre puissant.
La source de toute gloire est d'accepter tout ce que le Seigneur a accordé et de se satisfaire de ce que Dieu a ordonné.
L'essence de l'amour est pour l'homme de tourner son coeur vers l'Aimé, de se séparer de tout autre sauf de Lui, et de ne désirer rien d'autre que ce qui est le désir de son Seigneur.
Le vrai souvenir est de mentionner le Seigneur, le Très-Loué, et d'oublier tout autre que Lui.
La vraie confiance est pour le serviteur de continuer à exercer sa profession et de suivre sa vocation dans ce monde, de s'accrocher fermement au Seigneur, de ne rechercher que sa grâce, car c'est en ses mains que se trouve la destinée de tous ses serviteurs.
L'essence du détachement est pour l'homme de tourner son visage vers le parvis du Seigneur, d'entrer en sa présence, de contempler sa face et de se présenter en témoin devant Lui.
L'essence de la compréhension est d'attester de sa pauvreté et de se soumettre à la volonté du Seigneur, le Souverain, le Miséricordieux, le Tout-Puissant.
La source du courage et de la puissance est la promotion de la parole de Dieu et la fermeté dans son amour.
L'essence de la charité pour le serviteur est de relater les bienfaits de son Seigneur, et de Lui rendre grâce en tout temps et en toutes circonstances.
L'essence de la foi est la rareté des mots et l'abondance des actes; celui dont les mots dépassent les actes, qu'il sache en vérité que sa mort est préférable à sa vie.
L'essence de la vraie sécurité est d'observer le silence, de considérer la fin des choses et de renoncer au monde.
Le commencement de la magnanimité est pour un homme de consacrer ses richesses à lui-même, à sa famille et aux pauvres parmi ses frères dans sa foi.
L'essence de la richesse est l'amour pour moi; quiconque m'aime possède tout, tandis que celui qui ne m'aime pas fait, en vérité, partie des pauvres et des nécessiteux. C'est ce que le Doigt de gloire et de splendeur a révélé.
La source de tout mal est pour l'homme de se détourner de son Seigneur et de fixer son coeur sur des choses impies.
Le feu le plus dévastateur est de mettre en doute les signes de Dieu, de contester sans raison ce qu'Il a révélé, de le renier et de se tenir orgueilleusement devant Lui.
La source de tout savoir est la connaissance de Dieu - que sa gloire soit exaltée - et ceci ne peut être réalisé que par la connaissance de sa divine manifestation.
L'essence de l'abaissement est de quitter l'ombre protectrice du Miséricordieux pour chercher refuge auprès du Malin.
La source de l'erreur consiste à renier le seul vrai Dieu, à mettre sa confiance en tout autre que Lui et à fuir son décret.
La vraie perte est pour celui dont les jours se sont passés dans l'ignorance complète de lui-même.
L'essence de tout ce que Nous avons révélé pour toi est la justice, elle consiste pour l'homme à se libérer des vaines chimères et des imitations, à considérer sous l'angle de l'unicité son oeuvre glorieuse et à examiner toutes choses d'un oeil attentif.
C'est ainsi que Nous t'avons instruit, que Nous t'avons révélé des paroles de sagesse afin que tu puisses être reconnaissant envers le Seigneur, ton Dieu, et l'en glorifier parmi tous les peuples.

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Chapitre: LAWH-I-MAQSUD (Tablette de Maqsúd)

Il est Dieu - exalté soit-Il - le Seigneur de majesté et de pouvoir. Seule une louange qui va bien au-delà de toute évocation ou de toute description convient à l'Adoré, le Possesseur de toutes choses visibles et invisibles, celui qui a permis au Premier Point de révéler d'innombrables livres et épîtres et qui, par la puissance de sa parole sublime, a appelé à l'existence la création tout entière, que ce soient les générations passées ou plus récentes.
Il a en outre, à chaque époque et à chaque cycle, conformément à sa sagesse transcendante, envoyé un messager divin pour ranimer, par les eaux vivifiantes de sa parole, les âmes découragées et abattues; un messager qui est en fait le commentateur, le véritable interprète, dans la mesure où l'homme est incapable de comprendre ce qui a surgi de la Plume de gloire et qui est rapporté dans ses livres célestes.
Les hommes, de tout temps et en toutes circonstances, ont toujours eu besoin de quelqu'un pour les exhorter, les guider, les instruire et les former. C'est pourquoi Il a envoyé ses messagers, ses prophètes et ses élus afin qu'ils les informent du dessein divin sous-tendant la révélation contenue dans les livres et l'envoi de messagers, et pour que chacun puisse prendre conscience du legs de Dieu, qui est latent dans la réalité de chaque âme.
L'homme est le talisman suprême. Un manque d'éducation adéquate l'a cependant privé de ce qu'il possède par nature.
D'un mot sorti de la bouche de Dieu, il fut appelé à l'existence; d'un mot de plus, il fut amené à reconnaître la Source de son éducation; d'un autre mot encore, son rang et sa destinée ont été assurés.
Le Grand Etre dit: Considérez l'homme comme une mine riche en pierres précieuses d'une valeur inestimable. L'éducation peut à elle seule l'amener à lui faire livrer ses trésors et permettre à l'humanité d'en profiter.
Quiconque méditerait sur ce qu'ont révélé les Ecritures envoyées du ciel de la volonté sacrée de Dieu reconnaîtrait facilement qu'elles ont pour but de considérer tous les hommes comme une seule âme, pour que le sceau gravé des mots "Le royaume sera à Dieu" soit imprimé sur chaque coeur et que la lumière de la bonté, de la grâce et de la miséricorde divines enveloppe l'humanité entière.
Le seul vrai Dieu - exaltée soit sa gloire - n'a rien désiré pour Lui-même. L'allégeance des hommes ne Lui est d'aucun profit, et leur perversité ne Lui fait aucun tort.
L'Oiseau du royaume de la parole lance continuellement cet appel: Toutes choses, je les ai voulues pour toi, et toi aussi, par amour pour toi.
Si les savants et les sages de cette époque avaient permis aux hommes de respirer le doux parfum de l'amitié et de l'amour, chaque coeur compréhensif percevrait la signification de la vraie liberté et découvrirait le secret d'une paix continue et d'un calme absolu. Si la terre avait atteint ce niveau et était illuminée de sa lumière, on pourrait vraiment dire d'elle: Tu n'y verras ni ondulation ni dépression.
Que la louange et la paix soient sur lui dont la venue a fait rayonner le visage de Bathá et dont le vêtement a répandu la fragrance de ses douces saveurs sur l'humanité tout entière - lui qui est venu pour protéger les hommes de ce qui leur nuirait dans le monde d'ici-bas. Exalté, immensément exalté est son rang au-delà de la glorification de tous les êtres et sanctifié de la louange de la création tout entière.
Par sa venue, le tabernacle de la stabilité et de l'ordre fut dressé à travers le monde et l'étendard de la connaissance fut hissé parmi les nations.
Que les bénédictions reposent sur sa famille et sur ses compagnons, grâce à qui l'étendard de l'unité et de l'unicité de Dieu fut brandi et les bannières du triomphe céleste furent déployées. Grâce à eux, la religion de Dieu fut fermement établie parmi ses créatures et son nom fut magnifié parmi ses serviteurs.
Je le conjure - qu'Il soit exalté - de préserver sa foi de la méchanceté de ses ennemis qui arrachèrent les voiles, les écartèrent et finalement renversèrent la bannière de l'islám parmi tous les peuples.
Ta lettre dont on pouvait respirer le doux parfum de la réunion fut reçue. Loué soit Dieu, car la brise du rapprochement et de la communion a soufflé après le ferme décret de la séparation, et les eaux de la joie et du bonheur ont rafraîchi les coeurs.
Nous rendons grâce à Dieu en toutes circonstances et nous nourrissons l'espoir qu'Il puisse - exaltée soit sa gloire - par sa gracieuse providence, guider tous ceux qui vivent sur la terre vers ce qui Lui est acceptable et agréable.
Vois les désordres dont la terre a été affligée durant de nombreuses années et l'inquiétude qui s'est emparée de ses peuples. Elle a été soit ravagée par la guerre, soit éprouvée par des calamités soudaines et imprévisibles.
Bien que le monde soit envahi par la misère et la détresse, personne n'a pris le temps de réfléchir à ce qui pourrait en être la cause ou la source. Chaque fois que le véritable conseiller prononçait un mot de remontrance, ils l'accusaient tous d'être un instigateur du mal et rejetaient sa revendication. Combien étonnante, combien confondante est cette attitude !
Il n'est pas deux hommes qui puissent se dire extérieurement et intérieurement unis. Les preuves de la discorde et de la malveillance apparaissent de tous côtés alors que nous étions tous faits pour l'harmonie et l'union.
Le Grand Etre dit: O bien-aimés ! Le tabernacle de l'unité est dressé; ne vous considérez pas comme des étrangers. Vous êtes les fruits d'un seul arbre, les feuilles d'une seule branche.
Nous caressons l'espoir que la lumière de la justice descende sur le monde et le purifie de la tyrannie. Si les dirigeants et les rois de la terre, les symboles du pouvoir de Dieu - exaltée soit sa gloire - se lèvent et décident de se consacrer à tout ce qui favorisera les plus grands intérêts de l'humanité tout entière, le règne de la justice sera assurément établi parmi les enfants des hommes et l'éclat de sa lumière inondera la terre entière.
Le Grand Etre dit: L'édifice de la stabilité et de l'ordre mondial repose et continuera de reposer sur les piliers jumeaux que sont la récompense et la punition.
Et, par ailleurs, il a prononcé les paroles suivantes, dans la langue de l'éloquence : La justice a une force puissante sous son ordre. Ce n'est rien d'autre que la récompense et la punition des actes des hommes. Grâce au pouvoir de cette force, le tabernacle de l'ordre est établi à travers le monde, contraignant les méchants à refréner leur nature par crainte d'être punis.
Dans un autre passage, il a écrit: Prenez garde, ô rassemblement des dirigeants du monde ! Il n'est aucune force sur terre pour égaler dans son pouvoir conquérant la force de la justice et de la sagesse.
En vérité, j'affirme qu'il n'existe pas et qu'il n'a jamais existé d'armée plus puissante que celle de la justice et de la sagesse.
Béni soit le roi qui avance avec l'étendard de la sagesse déroulé devant lui et les bataillons de la justice regroupés derrière lui. Il est en vérité la parure qui orne le front de la paix et le visage de la sécurité.
Il est certain que si le soleil de la justice, obscurci par les nuages de la tyrannie, devait rayonner sur les hommes, la face de la terre en serait complètement transformée.
Le Grand Etre, désireux de révéler les conditions nécessaires à la paix et à la tranquillité du monde ainsi qu'au progrès de ses peuples, a écrit: Le temps doit venir où la nécessité impérieuse d'une vaste assemblée qui embrasse tous les hommes sera universellement reconnue. Les rois et les dirigeants de la terre devront impérativement y assister et, en prenant part à ses délibérations, ils devront considérer les voies et les moyens de poser les fondements de la grande paix du monde parmi les hommes.
Une telle paix nécessitera de la part des grandes puissances la résolution de se réconcilier complètement, au nom de la tranquillité des peuples de la terre.
Et si un roi prend les armes contre un autre, tous conjointement devraient se lever et l'en empêcher. Si cela se faisait, les nations du monde n'auraient plus besoin d'autres armements que ceux qui sont nécessaires pour préserver la sécurité de leurs royaumes et maintenir l'ordre intérieur sur leurs territoires. Ceci assurera la paix et la quiétude de tout peuple, gouvernement et nation.
Nous caressons l'espoir que les rois et les dirigeants de la terre, miroirs du gracieux et tout-puissant nom de Dieu, parviennent à ce rang et protègent l'humanité des assauts de la tyrannie.
De même il dit: Parmi les choses qui mènent à l'unité et à la concorde et qui feront que la terre entière sera considérée comme un seul pays, il y a la réduction des diverses langues à une seule et, de la même façon, la limitation des alphabets utilisés dans le monde à un seul.
Il incombe à toutes les nations de nommer des hommes doués de compréhension et d'érudition pour convoquer une assemblée et, par une consultation commune, de choisir une langue parmi les diverses langues existantes ou d'en créer une nouvelle qui serait enseignée aux enfants dans toutes les écoles du monde.
Le jour approche où tous les peuples du monde auront adopté une seule langue universelle et un seul alphabet commun. Lorsque cela sera réalisé, quelle que soit la ville où un homme se rendra, ce sera comme s'il pénétrait dans sa propre demeure. Ces choses sont obligatoires et absolument essentielles.
Il incombe à chaque homme d'intuition et de compréhension de s'efforcer de traduire en réalité et en actes ce qui a été écrit.
En ces jours, le tabernacle de la justice est tombé dans les serres de la tyrannie et de l'oppression. Implorez le seul vrai Dieu - exaltée soit sa gloire - de ne pas priver l'humanité de l'océan de la vraie compréhension, car si les hommes y prêtaient seulement attention, ils pourraient rapidement se rendre compte que tout ce qui a coulé de la Plume de gloire et qui est consigné par elle est semblable au soleil pour le monde entier et que là se trouvent le bien-être, la sécurité et le véritable intérêt de tous les hommes; sinon, la terre sera tourmentée chaque jour d'une nouvelle calamité et des troubles sans précédents éclateront.
Dieu veuille que les peuples du monde soient aidés par sa grâce à préserver la lumière de ses conseils, empreints d'amour, sous le globe de la sagesse. Nous caressons l'espoir que chacun soit revêtu de la robe de la vraie sagesse, fondement du gouvernement du monde.
Le Grand Etre dit: Le ciel de l'art de gouverner s'est éclairé et a rayonné de l'éclat de ces mots sacrés apparus à l'aurore de la volonté de Dieu: Il appartient à chaque dirigeant de peser chaque jour sa propre personne sur la balance de l'équité et de la justice, de rendre ensuite la justice parmi les hommes et de leur conseiller de faire ce qui dirigera leurs pas dans le chemin de la sagesse et de la compréhension. Ceci est la pierre angulaire de l'art de gouverner et son essence même.
Chaque homme éclairé et rempli de sagesse percevra dans ces paroles ce qui favorisera des objectifs tels que le bien-être, la sécurité et la protection de l'humanité, le salut des vies humaines.
Les hommes perspicaces devraient-ils boire tout leur soûl de l'océan des sens profonds qui gisent enchâssés dans ces paroles et s'en pénétrer, qu'ils témoigneraient du caractère sublime et parfait qu'elles possèdent. Cet humble personne énoncerait-elle ce qu'elle perçoit, que tous attesteraient de la sagesse accomplie de Dieu.
Les secrets de l'art de gouverner et de ce dont les hommes ont besoin sont enfouis dans ces paroles.
Cet humble serviteur prie instamment le seul vrai Dieu - exaltée soit sa gloire - d'éclairer de la splendeur de la lumière de sagesse les yeux des gens dans le monde afin qu'ils reconnaissent tous ce qui est indispensable en cette époque.
Est en fait un homme celui qui, aujourd'hui, se consacre au service de la race humaine tout entière. Le Grand Etre dit: Béni et heureux l'homme qui se lève pour promouvoir les meilleurs intérêts des peuples et des familles de la terre.
Dans un autre passage, il a proclamé: Il n'appartient pas à celui qui aime sa patrie de s'enorgueillir, mais plutôt à celui qui aime le monde entier. La terre n'est qu'un seul pays et tous les hommes en sont les citoyens.
Des exhortations à l'union et à l'harmonie semblables à celles que la Plume du Très-Haut a consignées dans les livres des prophètes font référence à des affaires spécifiques; il ne s'agit pas d'une union qui mènerait à la désunion ni d'une concorde qui créerait la discorde. C'est le stade où tout est mesuré, où chaque âme de mérite recevra son dû.
Heureux ceux qui apprécient la signification et saisissent l'intention de ces paroles, et malheur aux insouciants. De cela témoignent amplement, dans leur essence même, tous les signes de la nature.
Chaque homme judicieux et sage connaît bien ce que Nous avons mentionné, contrairement à ceux qui se sont écartés de la source vivifiante de l'impartialité et qui errent éperdument dans le désert de l'ignorance et du fanatisme aveugle.
Le Grand Etre dit: O vous, enfants des hommes ! Le dessein fondamental qui anime la foi de Dieu et sa religion est de sauvegarder les intérêts et de promouvoir l'unité de la race humaine, de stimuler l'esprit d'amour et de fraternité parmi les hommes. N'acceptez pas qu'il devienne une source de dissension et de discorde, de haine et d'inimitié. Voilà le droit chemin, la base fixe et inamovible.
Les changements et les fortunes du monde ne pourront jamais altérer la résistance de ce qui est bâti sur cette fondation, pas plus que le passage de siècles innombrables ne pourra en miner la structure.
Notre espoir est que les chefs religieux du monde et ses dirigeants se lèveront conjointement pour réformer cette époque et restaurer son destin. Après avoir médité sur les besoins du moment, qu'ils se consultent et, après avoir consciencieusement et longuement délibéré, qu'ils administrent à un monde malade et gravement affligé le remède qu'il requiert.
Le Grand Etre dit: Le ciel de la sagesse divine est illuminé par deux luminaires qui sont la consultation et la compassion. Consultez-vous en toutes matières, car la consultation est comme un phare qui montre le chemin et qui dispense la compréhension.
Au début de chaque effort, il importe de veiller à ce que sera son but. De tous les arts et de toutes les sciences, faites étudier aux enfants ceux et celles qui résulteront en avantages pour l'homme, assureront son progrès et élèveront son rang.
Ainsi les odeurs fétides du désordre seront dispersées et ainsi, grâce aux efforts importants des dirigeants de la nation, tous vivront bercés, en sécurité et en paix.
Le Grand Etre dit: Les savants de cette époque doivent inciter les gens à acquérir ces branches de la connaissance qui sont utiles et dont ils peuvent, ainsi que la plupart des hommes, tirer bénéfice. Les recherches académiques qui commencent et finissent seulement par des mots n'ont jamais eu de valeur et ne vaudront jamais rien.
La plupart des docteurs érudits de Perse consacrent leur vie entière à l'étude d'une philosophie qui ne produit finalement rien que des mots.
Il incombe à ceux qui détiennent l'autorité d'être modérés en toutes choses. Tout ce qui dépasse les limites de la modération cessera d'exercer une influence bénéfique.
Considérez par exemple des choses telles que la liberté, la civilisation et leurs équivalents. Quelle que soit l'attention favorable que leur portent des hommes doués de compréhension, portées à l'excès elles auront une influence pernicieuse sur les hommes.
Si ce point devait être développé, une explication élaborée serait nécessaire qui, c'est à craindre, pourrait s'avérer fastidieuse.
L'espoir ardent de cet homme humble est que Dieu - exaltée soit sa gloire - puisse accorder à tous les hommes ce qui est moralement droit. Car celui qui est doté de cette qualité possède toutes choses.
Le Grand Etre dit: La langue de sagesse proclame: Celui qui ne me possède pas est privé de toutes choses. Détournez-vous de tout ce qui est sur terre et ne cherchez rien d'autre que moi. Je suis le soleil de la sagesse et l'océan de la connaissance.
Je réconforte les affaiblis et je ressuscite les morts. Je suis le phare qui éclaire la voie. Je suis le faucon royal sur le bras du Tout-Puissant. Je déplie les ailes tombantes de chaque oiseau blessé et le remets en vol.
Et de même, il dit: Le ciel de la vraie compréhension resplendit de l'éclat de deux luminaires: la tolérance et la droiture.
O mon ami ! De vastes océans gisent enfouis dans ce bref discours. Bénis ceux qui en apprécient la valeur, s'en désaltèrent et en saisissent la signification, et malheur à l'insouciant.
Cette humble personne conjure les peuples du monde d'observer l'équité pour que leur tendre, délicate et précieuse oreille, qui fut créée pour écouter les paroles de sagesse, soit libérée des obstacles et de ces allusions, chimères et vaines imaginations qui ne peuvent ni rassasier, ni apaiser la faim, et qu'ainsi le véritable conseiller soit dans sa grâce porté à développer ce qui est source de bénédiction pour l'humanité et de plus grand bien pour toutes les nations.
A l'heure actuelle, la lumière de la réconciliation est très faible dans la plupart des pays et son éclat est terni, alors que le feu du conflit et du désordre a été allumé et brûle avec violence. Deux grandes puissances, qui se considèrent comme les fondateurs et les maîtres de la civilisation et les auteurs des constitutions, se sont élevées contre les disciples de la foi associés à celui qui conversa avec Dieu.
Soyez avertis, ô hommes de compréhension. Il est indigne du rang de l'homme d'exercer la tyrannie; il lui appartient plutôt d'observer l'équité et de se vêtir de l'habit de justice en toutes circonstances.
Suppliez le seul vrai Dieu de laver et de purifier, par le pouvoir de la main de la tendre bonté et de l'éducation spirituelle, certaines âmes des souillures des passions mauvaises et des désirs corrompus, afin qu'elles s'élèvent et délient leur langue pour l'amour de Dieu et que, par bonheur, les injustices manifestes soient effacées et que la splendeur de la lumière de la justice répande ses rayons sur le monde entier.
Les gens sont ignorants, ils ont besoin de ceux qui leur exposeront la vérité.
Le Grand Etre dit: L'homme de grande érudition et le sage doté d'une sagesse pénétrante sont les deux yeux du corps de l'humanité. Si Dieu le veut, la terre ne sera jamais privée de ces deux plus grands dons.
Ce qui a été énoncé et ce qui sera révélé dans l'avenir ne sont qu'un signe du désir ardent de ce serviteur de se consacrer au service de toutes les familles de la terre.
O mon ami ! En toutes circonstances, il faut utiliser tous les moyens qui favoriseront la sécurité et la tranquillité parmi les peuples du monde. Le Grand Etre dit: En ce jour glorieux, tout ce qui vous lavera de la corruption et vous mènera à la paix et à la quiétude est en fait le droit chemin.
Si Dieu le veut, les grands efforts fournis par les dirigeants, les sages et les savants parmi les hommes peuvent les amener à savoir où se trouvent leurs plus grands intérêts. Pendant combien de temps l'humanité persistera-t-elle dans son obstination ?
Pendant combien de temps l'injustice se perpétuera-t-elle ? Pendant combien de temps encore la confusion et le chaos régneront-ils parmi les hommes ? Pendant combien de temps encore la discorde agitera-t-elle la face de la société ?
Cet humble serviteur est rempli d'étonnement, car bien que tous les hommes aient reçu la capacité de voir et d'entendre, nous les voyons pourtant dépourvus du privilège d'utiliser ces facultés.
Ce serviteur s'est senti poussé à rédiger ces lignes en vertu du tendre amour qu'il te porte. Les vents du désespoir, hélas, soufflent de tous côtés, et les différends qui divisent et affligent la race humaine s'aggravent de jour en jour.
Les signes des bouleversements et du chaos imminents peuvent à présent être discernés, d'autant que l'ordre qui règne actuellement s'avère lamentablement défectueux.
Je supplie Dieu - exaltée soit sa gloire - de réveiller par sa grâce les peuples du monde, de veiller à ce que le but de leur conduite leur soit profitable et de les aider à accomplir ce qui convient à leur rang.
Si l'homme appréciait l'élévation de son rang et la sublimité de sa destinée, il ferait preuve de bon caractère, d'actes purs et de conduite bienséante et louable.
Si les savants et les sages de bonne volonté conseillaient les peuples, la terre entière serait considérée comme un seul pays. En vérité, ceci est la vérité indubitable.
Ce serviteur appelle chaque âme diligente et entreprenante à se lever et à faire l'impossible pour rétablir la situation dans toutes les régions et ranimer les morts par les eaux vivifiantes de la sagesse et de la parole, en vertu de l'amour qu'il porte à Dieu, l'Unique, l'Incomparable, le Tout-Puissant, le Bienfaisant.
Aucun homme de sagesse ne peut faire preuve de sa connaissance si ce n'est par des mots. Ceci montre l'importance du verbe, comme cela est affirmé dans les Ecritures, qu'elles soient anciennes ou plus récentes. Car c'est par son pouvoir et son esprit animateur que les peuples du monde ont atteint un rang si élevé.
En outre, les paroles et les mots devraient être à la fois émouvants et pénétrants. Aucun mot cependant ne sera imprégné de ces deux qualités s'il n'est prononcé entièrement par amour pour Dieu et en tenant compte des exigences du moment et des gens.
Le Grand Etre dit: La parole humaine est une essence qui aspire à exercer son influence et qui requiert la modération. Son influence dépend de sa subtilité, qui à son tour dépend d'un coeur pur et détaché. Quant à sa modération, elle doit se combiner au tact et à la sagesse ainsi que cela a été prescrit dans les tablettes et les Ecritures saintes.
Chaque mot est doté d'un esprit et, par conséquent, l'orateur ou le conférencier doit prononcer ses paroles avec prudence, en temps et lieu opportuns, car l'impression laissée par chaque mot est clairement évidente et perceptible.
Le Grand Etre dit: Un mot peut être pareil au feu, un autre à la lumière, et l'influence que tous deux exercent dans le monde est manifeste. Par conséquent, un sage averti devrait d'abord utiliser des mots doux comme le lait afin qu'ils puissent nourrir et élever les enfants des hommes et les faire parvenir au but ultime de l'existence humaine, à savoir au stade de la compréhension et de la noblesse réelles.
De même il dit: Un mot est semblable au printemps qui rend verdoyantes et florissantes les jeunes pousses des rosiers de la connaissance, alors qu'un autre est comme un poison mortel.
Il appartient à l'homme sage et prudent de parler avec une indulgence et une tolérance extrêmes afin que la douceur de ses paroles puisse inciter chacun à atteindre ce qui convient au rang de l'homme.
O mon ami ! Le Verbe de Dieu est le roi des verbes et son influence persuasive est incalculable. Il a toujours dominé et continuera de dominer le royaume de l'existence.
Le Grand Etre dit: Le Verbe est la clef suprême pour le monde entier car, par sa puissance, les portes des coeurs des hommes, qui sont en réalité les portes du ciel, sont ouvertes.
A peine un rayon de sa splendeur éclatante est-il tombé sur le miroir de l'amour, que la parole sacrée "Je suis le Bien-Aimé" s'y réfléchit.
C'est un océan de richesses inépuisable, englobant toutes choses. Tout ce qui peut être perçu n'en est qu'une émanation.
Elevé, incommensurablement élevé est ce rang suprême à l'ombre duquel se déplace l'essence de la sublimité et de la splendeur, entourée de louanges et d'adoration.
Il me semble que la fièvre de la négligence et de la folie a hélas gravement altéré la faculté de perception des hommes, car on les trouve tout à fait inconscients et privés de la douceur de sa parole.
Combien il est regrettable que l'homme se prive des fruits de l'arbre de la sagesse alors que les jours et les heures s'écoulent rapidement.
Plaise à Dieu que la main du pouvoir divin protège l'humanité entière et guide ses pas vers l'horizon de la vraie compréhension. En vérité, notre Seigneur de miséricorde est le Secours, Celui qui sait, le Sage.
J'aimerais ajouter que ta seconde lettre envoyée de Jérusalem a bien été reçue et que ce que tu y as écrit et exposé a été lu attentivement en sa présence. Il m'invita à écrire ce qui suit:
O Maqsúd ! Nous avons entendu ta voix et perçu tes plaintes et tes lamentations dans ton attente et ton impatience. Loué soit Dieu ! Les douces senteurs de l'amour pouvaient être inhalées de chacun de ces mots. Plaise à Dieu que cette bénédiction dure à jamais. Le Serviteur toujours présent récita les versets que tu as composés. Ton nom est souvent mentionné en la présence de cet Opprimé et les regards de notre tendre bonté et de notre tendre compassion sont dirigés vers toi.
Grand est le rang de l'homme. Grands doivent aussi être ses efforts pour la réhabilitation du monde et le bien-être des nations. J'implore le seul vrai Dieu de te rendre ferme, par sa miséricorde, dans ce qui sied au rang de l'homme.
Sois guidé par la sagesse en toutes circonstances, puisque les personnes qui abritent de mauvaises intentions ont été et sont encore régulièrement impliquées dans des machinations.
Par Dieu ! Ils ont porté de telles accusations contre cet être incommensurablement exalté, qui ne cherche qu'à répandre un esprit d'amour et de fraternité parmi les hommes, à ranimer le monde et à ennoblir sa vie, que la langue et la plume éprouvent de la honte à les rapporter.
Nous nous sommes souvenu de toi et t'avons mentionné en ce moment. Nous l'implorons - exaltée soit sa gloire - de te protéger par les mains de la puissance et du pouvoir et de te permettre de reconnaître ce qui servira tes meilleurs intérêts en ce monde et dans l'autre. Il est le Seigneur de l'humanité, le Possesseur du trône céleste et du monde d'en bas. Il n'y a pas d'autre Dieu que Lui, l'Omnipotent, le Puissant.
Que Dieu accorde à cet Opprimé d'observer la fidélité. Il ne t'a pas oublié et ne t'oubliera jamais.
Tu as parlé de ton intention de rester à Damas jusqu'au printemps, puis de te rendre à Mossoul si tu en trouves les moyens. Cet humble serviteur implore Dieu - exaltée soit sa gloire - de te fournir les moyens nécessaires et de t'aider. Il est le Puissant.
Bien que tous les habitants de cette région aient été traités avec une extrême gentillesse, il n'y a cependant aucun signe de solidarité discernable parmi eux. Tu devrais faire preuve de beaucoup de tact et de sagesse, car ils recherchent constamment matière à critiquer et à renier la cause. Puisse le seul vrai Dieu leur accorder l'équité.
Quant à tes propres affaires, si tu te contentais de tout ce qui peut advenir, cela serait louable.
Il est tout à fait recommandable d'avoir une profession, car s'il est occupé par un travail, l'homme est moins enclin à s'appesantir sur les aspects déplaisants de la vie.
Si Dieu le veut, tu connaîtras la joie et le rayonnement, le bonheur et l'exultation dans toute ville ou dans tout pays où tu pourrais séjourner.
Cet humble serviteur n'oubliera jamais cet ami bon et remarquable. Il se souvient de toi et continuera de se souvenir de toi.
Le décret se trouve auprès de Dieu, le Seigneur de tous les mondes. Je serais trop heureux d'espérer qu'Il t'accorde sa divine assistance et t'apporte la confirmation de ce qui Lui plaît et Lui est agréable.
Chaque mot de ta poésie est en fait comme un miroir où se reflètent les preuves de la dévotion et de l'amour que tu portes à Dieu et à ses élus.
Heureux sois-tu, toi qui as bu le nectar de la parole et qui as goûté au doux flot de la rivière de la vraie connaissance. Bienheureux soit celui qui s'est désaltéré et est parvenu à Lui, et malheur aux insouciants.
La lecture de ton poème a fait grande impression, car il suggérait à la fois la lumière de la réunion et le feu de la séparation.
Loin de nous de désespérer à quelque moment que ce soit des incalculables faveurs de Dieu car, si tel était son désir, Il pourrait transformer un simple atome en soleil et une seule goutte d'eau en océan. Il ouvre des milliers de portes alors que l'homme est incapable d'en imaginer ne serait-ce qu'une seule.
Si insouciant est ce serviteur qu'avec de semblables paroles il cherche à revendiquer le pouvoir suprême de Dieu - exaltée soit sa gloire. Je demande pardon à Dieu, le Très-Grand, pour ces assertions, et j'affirme que ce serviteur reconnaît en tout temps ses graves offenses et ses délits.
Il implore la rémission de ses péchés de l'océan du pardon de son Seigneur, le Suprême, et supplie que lui soit accordé ce qui le rendra entièrement dévoué à Dieu et lui permettra de le louer, de se tourner vers Lui et de placer toute sa confiance en Lui. En vérité Il est le Puissant, le Miséricordieux. Louange à Dieu, le Tout-Puissant, l'Omniscient.
Cette humble personne a lu les descriptions du dialogue que tu as eu avec le voyageur et que tu as rapportées dans ta lettre à mon seigneur - puisse ma vie être offerte pour lui. Les explications avancées font sortir les hommes du sommeil de l'insouciance.
De fait, les actes de l'homme engendrent une profusion de pouvoirs sataniques. Toutefois, si les hommes restaient fidèles et respectaient les enseignements divins, toute trace de mal serait bannie de la surface de la terre.
Cependant, les différences largement répandues qui existent au sein de l'humanité et la prédominance de la sédition, de la discorde, du conflit et d'autres choses semblables sont les premiers facteurs responsables de l'émergence de l'esprit satanique. Et pourtant l'Esprit saint a toujours proscrit pareils agissements. Un monde où l'on ne voit que luttes, querelles et corruption est voué à devenir le siège du trône de Satan, sa métropole même.
Grand est le nombre des aimés et des élus de Dieu qui se sont lamentés et ont pleuré jour et nuit afin que, par bonheur, une brise douce et parfumée se lève de la cour de son bon plaisir et dissipe en un instant les odeurs délétères et nauséabondes du monde. Cependant, ce but ultime ne put être atteint et les hommes en furent privés à cause de leurs méfaits, qui amenèrent sur eux le châtiment de Dieu, en vertu des principes fondamentaux de sa règle divine. Notre devoir en de telles circonstances est de rester patients jusqu'à ce qu'ils soient soulagés par Dieu, le Miséricordieux, le Bienfaisant.
Magnifié soit ton nom, ô Seigneur de tous les êtres et Désir de toutes choses créées ! Je te supplie, par le Verbe qui a fait s'exclamer le buisson ardent et s'écrier le rocher, par lequel les favorisés se sont hâtés d'atteindre à la cour de ta présence et les coeurs purs à l'aube de la lumière de ta face, je te supplie par les soupirs de tes adorateurs sincères qui sont séparés de tes élus, et par les lamentations de ceux qui se languissent d'apercevoir ta face devant la splendeur naissante de la lumière de ta révélation, je te supplie de permettre à tes serviteurs de reconnaître ce que tu as ordonné pour eux par ta bonté et par ta grâce.
Prescris alors pour eux de ta Plume de gloire ce qui dirigera leurs pas vers l'océan de ta générosité et les mènera aux eaux vivifiantes de ta céleste réunion.
O Seigneur ! Ne considère pas les choses qu'ils ont faites, mais considère plutôt la sublimité de ta bonté céleste qui a précédé toutes choses créées, visibles et invisibles.
O Seigneur ! Illumine leur coeur de la lumière éclatante de ta connaissance et ouvre leurs yeux aux splendeurs rayonnantes de l'astre du jour de tes faveurs.
Je te conjure, ô Seigneur des noms et Créateur des cieux, par le sang versé sur ton chemin et par les têtes portées sur des lances au nom de ton amour, par les âmes qui se sont consumées dans leur séparation d'avec tes aimés, par les coeurs brisés pour l'exaltation de ton Verbe, je te conjure de veiller à ce que les habitants de ton royaume puissent s'unir dans leur allégeance à ton Verbe incomparable afin qu'ils puissent tous reconnaître ton unité et ton unicité. Il n'y a pas d'autre Dieu que toi, l'Omnipotent, le Suprême, Celui qui sait, le Sage.
Je serais trop heureux d'espérer que Celui qui suffit à tout, l'Inaccessible, écoute les sollicitations de cet humble serviteur, revête les gens sur terre de l'habit des bonnes actions et les purifie des mauvaises inclinations. Il est le Puissant, le Fort, le Très-Sage, Celui qui perçoit tout. Il entend et voit; Il est Celui qui voit tout et entend tout.

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Chapitre: SURIY-I-VAFA (Tablette à Vafá)

Il est l'Omniscient. Vafá ! Remercie ton Seigneur de t'avoir aidé à embrasser sa cause, de t'avoir permis de reconnaître la manifestation de sa propre personne et de t'avoir élevé pour le magnifier, Lui qui est le très grand Souvenir dans cette glorieuse nouvelle.
Béni sois-tu ô Vafá, car tu as été fidèle à l'alliance de Dieu et à son testament à une époque où tous les hommes les ont violés et ont renié celui en qui ils avaient cru, et cela bien qu'il fût apparu investi de tous les témoignages et se fût levé à l'horizon de la révélation vêtu d'une souveraineté incontestable.
Il t'appartient cependant de faire tout ton possible pour parvenir à l'essence même de la fidélité. Cela implique que tu sois convaincu en ton coeur et que tu témoignes par ta bouche de ce dont Dieu a témoigné pour Lui-même, en proclamant: En vérité, je suis Celui qui subsiste par Lui-même dans le royaume de gloire.
Quiconque est habilité en ces jours à affirmer solennellement cette vérité a accédé au bien suprême, et l'Esprit céleste descendra sur lui jour et nuit, l'aidera par sa grâce à glorifier le nom de son Seigneur, lui déliera la langue pour qu'il soutienne de ses paroles la cause de son Seigneur, le Miséricordieux, le Compatissant.
Et nul ne peut y parvenir si ce n'est celui qui a purifié son coeur de tout ce qui est créé entre le ciel et la terre et qui s'est complètement détaché de tout sauf de Dieu, le Seigneur souverain, le Tout-Puissant, le Miséricordieux.
Lève-toi pour servir la cause et dis: Je le jure par la justice de Dieu ! En vérité, voici le Premier Point revêtu de sa nouvelle parure et manifesté en son nom glorieux. A présent, il contemple tout de cet horizon. Il est en fait élevé au-dessus de toutes choses.
Parmi le concours céleste, il est connu comme la très Grande Nouvelle, dans les royaumes de l'éternité comme l'Ancienne Beauté et, devant le trône, il est connu sous ce nom qui a fait se dérober les pas de ceux qui sont dotés de compréhension.
Dis: Je le jure par Dieu ! En cette révélation, tous les habitants du ciel et de la terre avaient déjà reçu le témoignage suprême de Dieu, avant même qu'un seul verset ne soit envoyé du royaume de sainteté et de sublimité;
en outre, Nous avons révélé l'équivalent de tout ce qui fut envoyé dans la dispensation du Bayán.
Craignez Dieu et ne permettez pas que vos actes demeurent vains, ne soyez pas de ceux qui ont sombré dans l'insouciance. Ouvrez les yeux afin d'apercevoir l'Ancienne Beauté émanant de ce rang lumineux et rayonnant.
Dis: Dieu est mon témoin ! Le Promis lui-même est descendu des cieux, assis sur le nuage pourpre, l'armée de la révélation à sa droite, les anges de l'inspiration à sa gauche, et le décret s'est réalisé, sur l'ordre de Dieu, l'Omnipotent, le Tout-Puissant.
Sur quoi les pas de tous se sont fourvoyés sauf les pas de ceux que Dieu a protégés dans sa tendre miséricorde et qu'Il a repris parmi ceux qui l'ont reconnu en son Etre propre et qui se sont détachés de tout ce qui appartient au monde.
Ecoute les paroles de ton Seigneur et purifie ton coeur de toute illusion pour que la lumière resplendissante du souvenir de ton Seigneur puisse y rayonner et qu'il parvienne à la certitude.
Sache en outre que ta lettre est arrivée en notre présence et que nous avons pris connaissance de son contenu. Nous avons pris note des questions que tu as posées et nous y répondrons volontiers.
Il appartient à chacun en ce jour de demander à Dieu ce qu'il désire, et ton Seigneur accédera à sa demande au moyen de versets merveilleux et incontestables.
Tu as posé des questions concernant le retour. Sache que la fin est semblable au commencement. Considère la fin de la même manière que tu considères le commencement et sois parmi ceux qui le perçoivent réellement. Ou plutôt, considère le commencement comme la fin elle-même et réciproquement, afin d'acquérir une perception claire.
Sache, en outre, que toute chose créée naît et repart sans cesse, sur l'ordre de ton Seigneur, le Dieu de pouvoir et de puissance.
Quant au retour, ainsi que Dieu l'a exposé dans ses tablettes sacrées et exaltées dans lesquelles Il a fait connaître ce thème à ses serviteurs, on entend par là le retour de toutes choses créées le jour de la résurrection, et cela représente en fait l'essence du retour tel que tu l'as constaté pendant les jours mêmes de Dieu, et tu es de ceux qui attestent cette vérité.
En vérité, Dieu est tout à fait capable de faire apparaître tous les noms en un seul, et toutes les âmes en une seule. Il est assurément puissant et fort.
Et ce retour a lieu sur son ordre et sous la forme qu'Il veut. Il est en fait celui qui façonne et ordonne toutes choses.
D'ailleurs, tu ne devrais percevoir l'accomplissement du retour et de la résurrection que dans la parole de ton Seigneur, le Tout-Puissant, l'Omniscient. Par exemple, s'Il prenait une poignée de terre et déclarait qu'elle est celui que vous avez suivi dans le passé, cela serait indubitablement vrai et juste, autant que l'est sa personne réelle, et nul n'a le droit de mettre en doute son autorité. Il fait ce qu'Il veut et ordonne ce qui Lui plaît.
En outre, à ce niveau, prends garde de tourner ton regard vers les limites et les allusions, mais plutôt vers le moyen par lequel la révélation elle-même a été accomplie, et sois parmi ceux qui sont doués de discernement.
Ainsi t'avons-nous exposé ces choses, dans un langage clair et explicite, afin que tu comprennes ce que tu demandais à ton ancien Seigneur.
Considère le jour de la résurrection. Si Dieu désignait la plus humble des créatures parmi les croyants pour être le premier à croire au Bayán, tu ne devrais pas en douter et tu devrais être de ceux qui croient vraiment.
A ce rang, ne considère pas les limites humaines ni les noms, mais plutôt ce qui justifie le rang du premier à croire, c'est-à-dire la foi en Dieu, la reconnaissance de son Etre et la certitude de l'accomplissement de son commandement irrésistible et irrévocable.
Considère la révélation du Point du Bayán - exaltée soit sa gloire. Il déclara que le premier à croire en Lui était Muhammad, le messager de Dieu. Est-il convenable qu'un homme se querelle avec lui, affirmant que cet homme vient de Perse, alors que l'autre vient d'Arabie, ou que l'un s'appelait Husayn, alors que l'autre portait le nom de Muhammad ? Non, je le jure sur l'Etre sacré de Dieu, le Suprême, le Très-Grand.
Aucun homme intelligent et perspicace ne ferait assurément attention aux limitations et aux noms, mais bien à ce dont Muhammad était investi, qui n'est rien d'autre que la cause de Dieu. Un tel homme perspicace considérerait de même Husayn et le rang qu'il occupait dans la cause de Dieu, l'Omnipotent, le Suprême, Celui qui sait, le Sage.
Et puisque le premier à croire en Dieu dans la dispensation du Bayán était investi de la même autorité que Muhammad, le Messager de Dieu, alors le Báb déclara qu'il était ce dernier, à savoir son retour et sa résurrection.
Ce rang est sanctifié au-delà de toute limitation ou de tout nom, et l'on ne peut rien y voir si ce n'est Dieu, l'Unique, l'Incomparable, l'Omniscient.
Sache en outre que s'Il devait déclarer au jour de la révélation qu'une des feuilles est la manifestation de tous ses titres excellents, personne n'aurait le droit de demander pourquoi et dans quel but; et si quelqu'un le faisait, il serait considéré comme un incroyant et serait compté parmi ceux qui ont rejeté sa vérité.
Prends garde, prends garde de te conduire comme le peuple du Bayán. Car, en réalité, ils se sont gravement trompés, ils ont induit les gens en erreur, ils ont ignoré l'alliance de Dieu et son testament et Lui ont adjoint des partenaires à Lui, l'Unique, l'Incomparable, l'Omniscient.
En vérité, ils n'ont pas réussi à reconnaître le Point du Bayán car, s'ils l'avaient fait, ils n'auraient pas rejeté sa manifestation révélée en cet être lumineux et resplendissant.
Et puisqu'ils fixaient leurs regards sur des noms, leurs yeux se brouillèrent lorsqu'il remplaça son nom "le Suprême" par "le Très-Glorieux".
Ils n'ont pas réussi à le reconnaître en ces jours et sont du nombre de ceux qui périssent. Effectivement, s'ils l'avaient reconnu au travers de son être même ou en vertu de ce qu'il a révélé, ils ne l'auraient pas répudié lorsqu'il apparut sous ce nom glorieux et incomparable, que Dieu a désigné comme l'Epée de sa révélation entre le ciel et la terre, et par lequel la vérité est séparée de l'erreur dès à présent et jusqu'au jour où l'humanité se tiendra devant le Seigneur des mondes.
Sache de plus qu'au jour de sa manifestation, toutes choses créées, hormis Dieu, seront appelées et placées à égalité, sans tenir compte de leur rang supérieur ou inférieur.
Aucun homme ne peut discerner le jour du retour tant que la révélation divine ne s'est pas accomplie. Il est, en vérité, celui qui ordonne tout ce qu'Il veut.
Lorsque la parole de Dieu est révélée à toutes choses créées, celui qui alors y prête l'oreille et qui tient compte de son appel est en fait du nombre des âmes les plus distinguées, même s'il est porteur de cendres. Et celui qui s'en détourne est tenu pour le plus modeste de ses serviteurs, même s'il était souverain parmi les hommes et s'il possédait tous les livres qui existent au ciel et sur la terre.
Il t'appartient de regarder avec une perspicacité divine les choses que Nous t'avons révélées et envoyées, et non les gens et ce qui a cours parmi eux.
Ils sont semblables aujourd'hui à l'aveugle qui, se tournant vers la lumière, demande: Où est le soleil ? Brille-t-il ? Il renierait et mettrait en cause la vérité et ne serait pas de ceux qui perçoivent. Jamais il ne sera capable de distinguer le soleil ni de comprendre ce qui s'est interposé entre lui et ce dernier. Il objecterait intérieurement, protesterait et serait parmi les rebelles.
Telle est la situation de ces gens. Laisse-les à eux-mêmes en disant: Ayez ce que vous désirez et nous, ce que nous désirons. Le sort des impies est en réalité pitoyable.
Sache aussi que la Manifestation précédente affirmait que le retour et l'élévation des âmes auraient lieu le jour de la résurrection, alors qu'en vérité il existe un retour et une résurrection pour chaque chose créée. Nous ne désirons cependant rien mentionner d'autre qui ne figure déjà dans le Bayán, de peur que les malveillants ne soulèvent un grand tollé.
O, puisse ce qui s'interpose entre les enfants des hommes et leur Créateur se dissiper ! pour qu'il leur soit permis de contempler la souveraineté et l'autorité invincibles de Dieu, de boire à la source de sa rivière céleste, d'être arrosés par les effusions de l'océan de la vraie compréhension et d'être lavés des profanations de l'impie et du suspicieux.
En ce qui concerne ta question relative aux mondes de Dieu, sois assuré que les mondes de Dieu sont innombrables et infinis. Nul ne peut les compter ni les embrasser si ce n'est Dieu, l'Omniscient, le Très-Sage.
Considère ton état lorsque tu dors. En vérité, je dis que ce phénomène est le plus mystérieux des signes de Dieu parmi les hommes, si seulement ils l'appréhendaient dans leur coeur. Vois comme ce que tu as vu en rêve se réalise complètement après un laps de temps considérable.
Si le monde dans lequel tu t'es trouvé dans ton rêve était identique au monde dans lequel tu vis, il aurait fallu que l'événement se déroulant dans ce rêve eût lieu nécessairement dans ce monde au même moment. S'il en était ainsi, tu en aurais été toi-même le témoin. Mais cela n'étant pas le cas, il s'ensuit nécessairement que le monde dans lequel tu vis est différent et distinct de celui que tu as connu dans ton rêve. Ce dernier n'a ni commencement ni fin.
Ce serait vrai si tu soutenais que ce même monde est, comme décrété par le Dieu très glorieux et tout-puissant, à l'intérieur de ton être intime, enfoui en toi. Il serait également vrai d'affirmer que ton esprit, ayant dépassé les limites du sommeil et s'étant libéré de toute attache terrestre, a pu, par l'action de Dieu, traverser un royaume qui gît caché dans la réalité la plus profonde de ce monde.
En vérité, je dis que la création de Dieu embrasse des mondes autres que celui-ci et des créatures autres que celles-ci. Dans chacun de ces mondes, Il a ordonné des choses que personne ne peut sonder si ce n'est Lui, le Scrutateur de tout, le Très-Sage.
Médite sur ce que Nous t'avons révélé afin de pouvoir découvrir le dessein de Dieu, ton Seigneur et le Seigneur de tous les mondes. Les mystères de la sagesse divine ont été précieusement enfouis dans ces paroles.
Nous n'avons pas voulu Nous étendre sur ce thème en raison de la tristesse qui s'est emparée de Nous, à cause des actes de ceux qui ont été créés par nos paroles, si vous étiez de ceux qui veulent écouter Notre voix.
Où est celui qui peut m'aider et me protéger des glaives de ces âmes infidèles ? Où est l'homme éclairé qui découvrira les paroles de Dieu de ses propres yeux et se débarrassera des opinions et des idées reçues des peuples de la terre ?
O serviteur ! Avertis les serviteurs de Dieu de ne pas rejeter ce qu'ils ne comprennent pas. Dis: Implorez Dieu d'ouvrir à votre coeur le portail de la vraie compréhension afin que vous puissiez être informés de ce dont personne n'est informé. Il est en vérité le Donateur, le Clément, le Compatissant.
Tu m'as également questionné sur les ordonnances de Dieu. Sois assuré que tout ce qui a été prescrit dans le Livre est réellement la vérité, cela ne fait aucun doute, et il incombe à chacun d'observer ce qui a été envoyé par celui qui est le Révélateur, l'Omniscient.
Si un homme s'en détournait sciemment, Dieu l'écarterait véritablement et Nous également, car ses ordonnances constituent les fruits de l'Arbre divin, et seuls l'insouciant et le rebelle en dévieront.
Quant au Paradis: C'est une réalité et il n'y a aucun doute à ce sujet; à présent, dans ce monde, il se réalise en m'aimant et en accomplissant mon bon plaisir. Quiconque y parvient, Dieu l'aidera en ce bas monde, et après sa mort Il lui permettra d'accéder au paradis, lequel est aussi vaste que la terre et les cieux. Là, les servantes de gloire et de sainteté s'occuperont de lui jour et nuit alors que l'astre du jour de la beauté immortelle de son Seigneur répandra en tout temps ses rayons sur lui et brillera d'un tel éclat que nul ne pourra supporter de le contempler. Telle est la dispensation de la Providence, et cependant les gens ont la vue obscurcie par un voile lamentable.
De même, crains le feu de l'enfer et sois de ceux qui croient vraiment. Pour chaque acte accompli, il y aura une récompense évaluée par Dieu; les ordonnances et les interdits dictés par le Tout-Puissant en témoignent amplement. Car il est certain que si les actes n'étaient pas récompensés et ne portaient pas de fruits, alors la cause de Dieu - qu'Il soit exalté - s'avérerait futile. Il est incommensurablement élevé au-dessus de tels blasphèmes !
Cependant, pour ceux qui sont libérés de toute attache, en vérité, un acte est, en soi, sa propre récompense. Si Nous voulions Nous étendre sur ce sujet, il Nous faudrait écrire de nombreuses tablettes.
Je jure par la justice du seul vrai Dieu ! La Plume est incapable de se mouvoir à cause de ce qu'il est advenu à son Seigneur, et elle se consume de chagrin, et j'en pleure aussi tout comme pleurent les yeux de celui qui est l'Essence de grandeur, assis sur le trône de son glorieux nom, derrière le tabernacle des noms.
Purifie ton coeur afin que Nous puissions en faire jaillir les sources de la sagesse et de la parole en te permettant ainsi d'élever la voix parmi les hommes.
Délie ta langue et proclame la vérité pour soutenir le Souvenir de ton Seigneur miséricordieux. N'aie peur de personne, place toute ta confiance en Dieu, le Tout-Puissant, l'Omniscient.
Dis: O peuple, accomplissez tout ce que vous comprenez du Bayán persan, et tout ce que vous ne comprenez pas, demandez à ce Souvenir infaillible de vous exposer clairement quelle était l'intention de Dieu dans son Livre, car il sait en vérité ce qui est enchâssé dans le Bayán par la volonté de celui qui est l'Omnipotent, le Puissant.
Tu t'es informé au sujet de l'avertissement que Nous avons lancé aux hommes lors de Notre départ d'Iráq à savoir que, lorsque le Soleil disparaîtra de leur vue, les oiseaux de nuit se mettront en mouvement et les étendards de Sámírí se déploieront haut dans le ciel. Je le jure par Dieu ! Ces oiseaux se sont agités en ces jours et Sámírí a fait entendre sa clameur.
Heureux celui qui sait discerner et se trouve parmi les hommes dotés de compréhension.
Nous les avons également mis en garde contre l'apparition du veau. Dieu m'est témoin ! Tous nos avertissements se sont réalisés comme Nous l'avions prévu, car ils provenaient des doigts de la gloire et de la puissance.
Implore Dieu de te protéger de la malice de ces hommes et de te purifier des insinuations du rebelle. Raffermis tes reins pour promouvoir la cause de Dieu et ne prête pas attention aux paroles prononcées par le peuple du Bayán, car ils sont réellement incapables de comprendre et ils n'ont pas pu saisir l'essence de la cause telle qu'elle a été révélée dans cette auguste, cette très grande nouvelle.
C'est ainsi que Nous t'avons inspiré et que Nous avons insufflé en ton coeur ce qui te rendra indépendant des allusions de l'humanité.
Que la gloire de Dieu soit sur toi et sur ceux qui tendent l'oreille aux paroles que tu prononces pour l'amour de Dieu, ton Seigneur, et qui demeurent fidèles à sa cause. Toutes louanges soient à Dieu, le Seigneur des mondes.

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Chapitre: LAWH-I-SIYYID-I-MIHDIY-I-DAHAJI (Tablette à Siyyid Mihdíy-i-Dahají)

Il est le Très-Saint, le Très-Grand, le Suprême, le Très-Haut. O mon Nom ! Rends grâce à Dieu d'avoir daigné te choisir pour être comme une ondée de bonté pour ce que Nous avons semé dans le sol pur et sacré, et de t'avoir permis d'être comme un printemps de tendre miséricorde pour les arbres sublimes et merveilleux que Nous avons plantés.
Cette faveur est en réalité si grande que, de toutes les choses créées dans le monde de l'existence, nulle ne peut espérer rivaliser avec elle.
Nous t'avons en outre donné à boire, au calice des dons célestes de ton Seigneur miséricordieux, le vin choisi de la parole qui n'est rien d'autre que cette Langue de sainteté - une Langue qui, dès qu'elle fut déliée, fit s'animer la création tout entière, se mettre en mouvement tous les êtres et fit ruisseler les mélodies du Rossignol. Voici la fontaine d'eau vivifiante pour tous ceux qui vivent dans le royaume de l'existence.
De cette Branche qui se meut au-dessus de la Tablette de ton Seigneur, le Puissant, l'Inconditionné, Nous avons maintes fois répandu sur toi les douces saveurs du Très-Miséricordieux.
Par la justice du seul vrai Dieu ! Si toutes les créatures visibles et invisibles devaient se diriger vers Lui, tu les verrais prendre leur envol vers le but suprême, l'endroit d'où l'Arbre sacré s'exclama: En vérité, il n'y a pas d'autre Dieu que moi, le Tout-Puissant, le Bienfaisant.
Grande est ta bénédiction, car tu as voyagé à travers les terres de Dieu, tu as été l'incarnation de la joie et de la certitude pour le peuple de Bahá qui a renoncé à tout sauf à Lui et qui a tourné son coeur vers cette cour qui rayonne sur tous les royaumes, et tu as versé sur eux les eaux vives de cet océan dont tu as été toi-même arrosé - un océan qui a enveloppé toutes les créatures.
Tu as en réalité compris ce que signifiait assister Dieu, et tu t'es levé pour l'accomplir par le pouvoir de la sagesse et de la parole.
Dis: M'assister, c'est enseigner ma cause. Voilà un thème qui se retrouve dans toutes les tablettes. Voilà le commandement immuable de Dieu, éternel dans le passé, éternel dans le futur.
Comprenez bien ceci, ô vous, hommes éclairés. Ceux qui ont outrepassé les limites de la sagesse ne peuvent comprendre ce que signifie assister Dieu, tel qu'il a été énoncé dans le Livre.
Dis: Craignez Dieu et ne semez pas les graines de la discorde parmi les hommes. Observez ce qui a été ordonné pour vous par votre Seigneur, le Tout-Puissant, l'Omniscient.
Il connaît la réalité de la victoire et vous l'a enseignée avec des mots que les chimères de ceux qui s'égarent dans le désert du doute ne pourront jamais corrompre.
O mon Nom ! Permets à toutes les créatures de boire une fois encore à ce calice qui a fait se lever les mers. Attise alors dans les coeurs le feu ardent que cet Arbre pourpre a allumé, afin qu'ils se lèvent pour louer et magnifier son nom parmi les fidèles de toutes les croyances.
De nombreuses lettres venant de toi ont été présentées devant Notre trône. Nous les avons lues attentivement, en signe de grâce de Notre part et, pour chaque nom que tu y mentionnais, Nous avons révélé ce qui émeut l'esprit des hommes et fera s'élever les âmes.
Nous t'avons permis à plusieurs reprises d'écouter le roucoulement des oiseaux du ciel et de prêter l'oreille aux rossignols répandant leurs mélodies sur les branches. La Plume de Dieu s'est alors mise en mouvement dans ton souvenir afin que tu puisses admonester les hommes par le pouvoir de cette parole qui est divinement destinée à être la révélatrice des signes de sa gloire.
Béni soit le lieu d'où s'élève l'hymne à sa louange, et bénie soit l'oreille qui écoute ce qui a été envoyé du firmament de la tendre bonté de ton Seigneur, le Très-Miséricordieux.
Exhorte les serviteurs de Dieu à faire ce à quoi Nous t'avons exhorté afin qu'ils s'abstiennent de tout ce qui leur est interdit dans le Livre Mère.
Ceux qui commettent des actes qui peuvent entraîner le désordre parmi les hommes sont en vérité loin d'aider Dieu et sa cause, et sont comptés parmi les promoteurs de la discorde dans la Tablette que Dieu a désignée pour être l'aurore de toutes les tablettes.
Dis: Si cela était Notre plaisir, Nous rendrions la cause victorieuse par le pouvoir d'un simple mot émanant de Notre présence. Il est en vérité l'Omnipotent, le Contraignant.
Si telle était l'intention de Dieu, le lion de la force indomptable sortirait des forêts de la puissance céleste avec un rugissement semblable au grondement du tonnerre résonnant dans les montagnes.
Cependant, comme Notre tendre providence surpasse toutes choses, Nous avons ordonné que la victoire complète se réalise grâce au discours et à la parole afin que nos serviteurs partout sur la terre puissent ainsi devenir les réceptacles du bien divin. Ceci n'est qu'un signe de la bonté de Dieu qui leur est accordée. Ton Seigneur est en vérité Celui qui suffit à tout, le Suprême.
Dis: Craignez Dieu et ne commettez pas d'actes qui feraient se lamenter mes aimés sur la terre. C'est ce que vous ordonne cette Plume qui a fait se mouvoir la Plume de gloire dans le champ de la sagesse et de la vraie compréhension.
Remets mes salutations à ceux dont le visage reflète l'éclat de Bahá, puis parle-leur de cette parole qui réjouit les yeux du juste. La gloire de Dieu repose sur toi et sur ceux qui ont saisi fermement la corde de Dieu, le Révélateur des versets...
Défends aux habitants de ces régions les actes de provocation, les luttes, les dissensions ou tout ce qui entraînerait des troubles. Ce qui est louable en ces jours, c'est de promouvoir la cause.
Par exemple, si ceux qui poursuivent certains buts se consacraient à l'enseignement de la cause, tous les habitants de ces régions seraient depuis longtemps revêtus du manteau de la foi.
Quiconque percevrait la douceur du passage suivant, tiré de la Tablette révélée en l'honneur de Nabíl de Qá'in , comprendrait facilement la signification du terme "assistance":
la parole humaine est une essence qui aspire à exercer son influence et qui a besoin d'être modérée. Pour ce qui est de son influence, elle dépend du raffinement qui, à son tour, dépend des coeurs détachés et purs. Quant à sa modération, elle doit s'allier au tact et à la sagesse ainsi que cela est prescrit dans les saintes Ecritures et les tablettes sacrées.
O mon Nom ! La parole doit nécessairement posséder un pouvoir pénétrant. Car, dépourvue de cette qualité, elle ne réussirait pas à exercer son influence. Et cette influence pénétrante dépend de la pureté de l'esprit et de la netteté du coeur. De même, elle a besoin de modération, sans quoi l'auditeur ne pourrait la supporter et s'y opposerait dès les premiers mots.
Et le discours sera modéré si l'on y mêle les signes de la sagesse divine consignés dans les tablettes et les livres sacrés. Ainsi, lorsque l'essence même de la parole d'une personne remplira ces deux conditions, elle s'avérera très efficace et constituera le principal facteur de transformation de l'âme des hommes.
Voilà le rang de la victoire suprême et de l'autorité céleste. Quiconque y parvient est investi du pouvoir d'enseigner la cause de Dieu et de régner sur le coeur et l'esprit des hommes.
O mon Nom ! L'étoile du jour de la parole, qui rayonne avec éclat de la source de la révélation divine, a tant illuminé les rouleaux et les tablettes que le royaume de la parole et l'empire suprême de la compréhension vibrent de joie et d'extase et brillent de la splendeur de sa lumière, et pourtant la plupart des hommes ne le comprennent pas.
Si le thème de l'aide et de l'assistance a souvent coulé et coulera encore de la Plume de la Providence, c'est pour déconseiller aux amis de Dieu de s'engager dans des activités qui pourraient entraîner conflit et désordre.
Il incombe à tous de chercher avec soin les moyens d'aider la cause de Dieu de façon compatible avec ce que Nous avons exposé. Ceci n'est qu'un signe de sa grâce accordée spécialement à ses aimés afin que chacun d'eux parvienne au rang qui se caractérise par ces mots: Quiconque vivifie une âme a en vérité vivifié l'humanité entière.
L'influence temporelle a été et restera à l'ombre de ce rang. Son heure est préordonnée dans le livre de Dieu. Il en est parfaitement instruit et cela se manifestera par la puissance de son pouvoir. Il est en vérité le Puissant, Celui qui soumet tout, l'Omnipotent, l'Omniscient, le Très-Sage.
Les âmes sanctifiées devraient réfléchir et méditer en leur coeur au sujet des méthodes d'enseignement. Elles devraient mémoriser des phrases et des passages, illustrant diverses situations, tirés de textes issus des Ecritures merveilleuses et célestes, pour pouvoir ainsi réciter dans leurs discours des versets divins chaque fois que l'occasion le requiert, car ces versets sacrés sont l'élixir le plus efficace, le talisman le plus grand et le plus puissant. Leur influence est telle que l'auditeur n'aura aucune raison d'hésiter. Je le jure par ma vie !
Cette révélation est empreinte d'un tel pouvoir qu'elle agira comme un aimant sur les nations et les tribus de la terre. Si quelqu'un prenait le temps de s'arrêter pour méditer consciencieusement, il reconnaîtrait qu'il n'est point d'endroit où s'enfuir, et qu'il ne peut y en avoir.
Le Kitáb-i-Aqdas a été révélé de façon telle qu'il attire et embrasse toutes les dispensations divinement désignées. Bénis ceux qui le lisent attentivement. Bénis ceux qui le comprennent. Bénis soient ceux qui le méditent. Bénis soient ceux qui réfléchissent à sa signification.
Son champ est si vaste qu'il a enveloppé tous les hommes avant même qu'ils ne le reconnaissent. Bientôt son pouvoir souverain, son influence pénétrante et la grandeur de sa puissance se manifesteront sur la terre. En vérité, ton Dieu est l'Omniscient, le Bien-Informé.
O mon Nom ! Tends l'oreille à ma voix provenant de la direction de mon trône. Il désire mentionner ton nom en tout temps, car tu as démontré ta fidélité à louer ses vertus parmi les hommes. En vérité, ton Seigneur aime la fidélité telle qu'on la trouve dans le royaume de la création, et Il l'a placée au-dessus de la plupart des qualités louables. En vérité, Il est puissant et fort.
De plus, sache que Nous avons entendu ta louange exprimée lors de ta communion avec Dieu, ton Seigneur, le Suprême, le Miséricordieux. Grande en vérité est la bénédiction qui t'attend, car tu as réduit tes propres affaires en faveur de cette cause inviolable, puissante et rayonnante.
Nous implorons Dieu de faire de ton appel un aimant qui attirera les incarnations des noms dans le monde de l'existence afin que tous les êtres, spontanément, s'empressent de suivre cet appel. Il n'y a pas d'autre Dieu que Lui, le Suprême, le Prééminent, Celui qui est béni à jamais, le Sublime, le Très-Auguste, le Très-Glorieux, le Bienfaisant, le Bien-Informé, l'Omniscient.

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Chapitre: LAWH-I-BURHAN (Tablette de la preuve)

Il est le Tout-Puissant, l'Omniscient, le Très-Sage. Les vents de la haine ont entouré l'Arche de Bathá en raison de ce que les mains des oppresseurs ont forgé.
O Báqir ! Tu as prononcé une sentence contre ceux pour qui les livres du monde ont pleuré et en faveur desquels les Ecritures de toutes les religions ont témoigné. Toi qui t'es égaré, tu es en réalité entouré d'un voile épais.
Par Dieu Lui-même ! Tu as prononcé un jugement contre ceux par qui l'horizon de la foi a été illuminé. En portent témoignage ceux qui sont les aurores de la révélation et les manifestations de la cause de ton Seigneur, le Très-Miséricordieux, ceux qui ont sacrifié leur vie et tout ce qu'ils possédaient sur son droit chemin.
Partout la foi de Dieu a pleuré à cause de ta tyrannie, et pourtant tu te divertis et tu es de ceux qui se réjouissent. Mon coeur n'éprouve aucune haine envers toi ni envers quiconque. Tout homme de savoir vous voit, toi et tes semblables, sombrant dans une évidente folie.
Si tu réalisais ce que tu as fait, tu te jetterais au feu, ou tu abandonnerais ton foyer et t'enfuirais dans les montagnes, ou tu gémirais jusqu'à ce que tu sois revenu à la place que celui qui est le Seigneur de force et de puissance t'avait destinée.
O toi qui n'es rien ! Déchire les voiles des vaines chimères et des futiles imaginations afin de pouvoir contempler le soleil de la connaissance brillant au-dessus de cet horizon resplendissant.
Tu as mis en pièces un vestige du Prophète lui-même et tu as imaginé que tu avais aidé la foi de Dieu. Ainsi t'a suggéré ton âme, tu es vraiment parmi les insouciants. Ton acte a fait se consumer les coeurs du concours céleste et de ceux qui tournent autour de la cause de Dieu, le Seigneur des mondes. Par ta cruauté, l'âme de la Chaste s'est évanouie, et les habitants du paradis pleurèrent de chagrin en ce lieu béni.
Juge équitablement, je t'en conjure par Dieu. Quelle preuve les docteurs juifs ont-ils avancée pour condamner celui qui était l'Esprit de Dieu lorsqu'il vint à eux avec véracité ?
Quelle eût pu être la preuve produite par les pharisiens et les prêtres idolâtres pour justifier leur reniement de Muhammad, l'Apôtre de Dieu, lorsqu'il vint à eux avec un livre qui distinguait le vrai du faux avec une justice qui changea en lumière l'obscurité de la terre et enchanta le coeur de ceux qui l'ont connu ? En réalité tu as produit en ce jour les mêmes preuves que celles qui étaient avancées par les théologiens insensés de cette époque.
Celui qui est le roi du royaume de grâce en témoigne dans cette grande prison. Tu as de fait marché fidèlement sur leurs traces ou, plutôt, tu as surpassé leur cruauté et tu as jugé que tu aidais la foi et que tu défendais la loi de Dieu, l'Omniscient, le Très-Sage.
Par celui qui est la Vérité ! Ton injustice a fait gémir Gabriel, a tiré des larmes de la loi de Dieu par laquelle les brises de la justice ont soufflé sur tous ceux qui sont sur la terre et dans les cieux.
Te figurais-tu naïvement que le jugement que tu as prononcé eût pu te profiter ? Non, par celui qui est le Roi de tous les noms ! De ta perte témoigne celui qui a la connaissance de toutes choses, comme cela est mentionné dans la Tablette préservée. Lorsque tu consignas ton jugement, tu fus accusé par ta propre plume. La Plume de Dieu, le Très-Haut, de son rang inaccessible, en témoigne.
O toi qui t'es égaré ! Tu ne m'as jamais vu, tu ne t'es jamais associé à moi et tu n'as jamais été mon compagnon pendant le moindre instant. Comment se fait-il alors que tu aies ordonné aux hommes de me maudire ? As-tu suivi en cela les incitations de tes propres désirs ou bien as-tu obéi à ton Seigneur ? Produis un signe, si tu es de ceux qui disent la vérité. Nous attestons que tu as tourné le dos à la loi de Dieu et que tu t'es laissé saisir par la voix de tes passions. Rien en vérité n'échappe à sa connaissance; Il est en vérité l'Incomparable, le Bien-Informé.
O insouciant ! Prête l'oreille à ce que le Miséricordieux a révélé dans le Qur'án: Ne dites pas à tous ceux qui vous saluent "Tu n'es pas un croyant". Ainsi a-t-Il décrété dans quelles mains se trouvent les royaumes de la révélation et de la création, si tu es de ceux qui écoutent.
Tu as rejeté le commandement de Dieu et tu t'es attaché à suivre les suggestions de ton propre désir. Alors, malheur à toi, ô insouciant qui doute ! Si tu me renies, par quelle preuve pourras-tu soutenir la vérité de ce que tu possèdes effectivement ? Produis-la donc, ô toi qui as associé des partenaires à Dieu et qui t'es détourné de sa souveraineté qui embrasse les mondes !
O insensé ! Sache qu'il est réellement instruit celui qui a reconnu ma révélation et s'est désaltéré à l'océan de ma connaissance, qui a pris son essor dans l'atmosphère de mon amour, a rejeté tout autre que moi et s'est saisi fermement de ce qui est descendu du royaume de ma parole merveilleuse. Il est, en vérité, semblable à un oeil pour l'humanité et semblable à l'esprit de vie pour le corps de toute la création. Glorifié soit le Très-Miséricordieux qui l'a éclairé et l'a fait se lever et servir sa grande et puissante cause.
En vérité, un tel homme est béni par le concours céleste et par ceux qui résident dans le tabernacle de grandeur, et qui ont bu à longs traits mon vin scellé, en mon nom, le Tout-Puissant, l'Omnipotent.
O Báqir ! Si tu es de ceux qui occupent un rang aussi sublime, produis alors un signe venant de Dieu, le Créateur des cieux. Et si tu venais à reconnaître ton impuissance, bride tes passions et retourne à ton Seigneur, peut-être te pardonnera-t-Il tes péchés qui ont fait se dessécher les feuilles de l'Arbre divin, se lamenter le Rocher et pleurer les yeux des hommes de compréhension.
A cause de toi le voile de la Divinité a été mis en pièces, l'Arche s'est effondrée, la Chamelle a eu les jarrets coupés, et l'Esprit a pleuré dans sa sublime retraite.
Contestes-tu celui qui est venu à toi avec les témoignages de Dieu et ses signes - que tu possèdes aussi et que possèdent tous ceux qui vivent sur terre ? Ouvre les yeux afin que tu puisses voir cet Opprimé briller au-dessus de l'horizon de la volonté de Dieu, le Souverain, le Vrai, le Resplendissant. Ouvre ensuite l'oreille de ton coeur pour que tu puisses entendre le discours de l'Arbre divin qui a été suscité par Dieu, le Tout-Puissant, le Bienfaisant.
Cet Arbre, en vérité, malgré ce qui lui est advenu en raison de ta cruauté et des transgressions commises par ceux qui sont semblables à toi, appelle et rassemble tous les hommes vers le Sadratu'l-Muntahá et l'horizon suprême.
Bénie est l'âme qui a contemplé le signe très puissant et l'oreille qui a entendu sa voix la plus douce, et malheur à quiconque s'est détourné et a agi avec méchanceté.
O toi qui t'es détourné de Dieu ! Si tu regardais l'Arbre divin avec l'oeil de la justice, tu découvrirais les marques de ton glaive sur ses branches, sur ses rameaux et sur ses feuilles, alors que Dieu te créa pour le reconnaître et le servir.
Réfléchis afin que, par bonheur, tu puisses reconnaître ton injustice et être compté parmi ceux qui se sont repentis. Penses-tu que nous craignons ta cruauté ? Sache et sois convaincu que, dès le premier jour où la voix de la Plume très sublime s'est élevée entre le ciel et la terre, nous avons offert nos âmes, nos corps, nos fils et nos possessions sur le chemin de Dieu, le Suprême, le Grand, et nous nous en glorifions parmi toutes les choses créées et le concours céleste. De cela témoigne tout ce qui nous est advenu sur ce droit chemin.
Par Dieu ! Nos coeurs ont été consumés, nos corps crucifiés, notre sang répandu, alors que nos yeux restaient fixés sur l'horizon de la tendre bonté de leur Seigneur, le Témoin, Celui qui voit tout. Plus leurs malheurs étaient grands, plus l'amour du peuple de Bahá croissait.
Ce que le Très-Miséricordieux a envoyé dans le Qur'án est un témoignage de leur sincérité. Il dit: Désirez donc la mort si vous êtes sincères. Qui faut-il préférer ? Celui qui s'est protégé derrière des rideaux ou celui qui s'est offert sur le chemin de Dieu ? Juge équitablement, et ne sois pas de ceux qui s'égarent dans le désert du mensonge.
Ils ont été à ce point transportés par les eaux vivifiantes de l'amour du Très-Miséricordieux que ni les bras du monde ni les épées des nations ne les ont empêchés de tourner leur visage vers l'océan de bonté de leur Seigneur, le Donateur, le Généreux.
Par Dieu ! Les ennuis n'ont pas réussi à me décourager et le désaveu des prêtres n'a pu m'affaiblir. J'ai parlé et je m'adresse encore à la face des hommes: La porte de la grâce a été déverrouillée et celui qui est l'aurore de la justice est venu avec des signes évidents et des témoignages clairs de la part de Dieu, le Seigneur de force et de puissance !
Présente-toi devant moi pour que tu puisses entendre les mystères qu'a entendus le fils d'Imrán sur le Sinaï de la sagesse. Ainsi te commande, de sa très grande prison, celui qui est l'aurore de la révélation de ton Seigneur, le Dieu de miséricorde.
Le fait de diriger t'a-t-il rendu orgueilleux ? Lis attentivement ce que Dieu a révélé au souverain gouvernant, le sultán de Turquie, qui m'a incarcéré dans cette citadelle fortifiée; ainsi pourrais-tu être informé de la condition de cet Opprimé, telle qu'elle fut ordonnée par Dieu, l'Unique, le Seul, le Bien-Informé.
Es-tu heureux d'avoir pour disciples des gens abjects et misérables ? Ils te soutiennent, comme un autre peuple le fit avant eux, ceux qui suivirent Anne et qui, sans preuve claire ni témoignage, prononcèrent un jugement contre l'Esprit.
Lis attentivement le Kitáb-i-Iqán et ce que le Très-Miséricordieux a envoyé au roi de Paris et à ses semblables et tu pourras prendre conscience des choses qui se sont produites dans le passé, et tu pourras être persuadé que nous n'avons pas cherché à répandre le désordre dans le pays après qu'il eût été bien organisé.
C'est uniquement par amour pour Dieu que nous exhortons ses serviteurs. Que celui qui le désire se tourne vers Lui et que celui qui le désire s'en détourne. Notre Seigneur, le Miséricordieux, est en vérité Celui qui suffit à tout, le Très-Loué.
O assemblée de théologiens ! Voici le jour où rien parmi toutes choses, ni aucun nom parmi tous les noms, ne peut vous être d'aucun profit, si ce n'est ce nom dont Dieu a voulu qu'il manifestât sa cause et la source de ses titres les plus excellents pour tous ceux qui résident dans le royaume de la création.
Béni est cet homme qui a reconnu le doux parfum du Très-Miséricordieux et qui a été compté parmi ceux qui sont dotés de constance.
Vos sciences ne vous sont d'aucun profit en ce jour, ni vos arts, ni vos trésors ni votre gloire. Rejetez-les tous derrière vous et tournez votre visage vers la parole la plus sublime par laquelle les Ecritures, les livres et cette Tablette lumineuse ont été clairement exposés.
Rejetez, ô assemblée de théologiens, ces choses que vous avez composées avec les plumes de vos vaines chimères et de vos futiles imaginations. Par Dieu ! Le soleil de la connaissance a brillé à l'horizon de la certitude.
O Báqir ! Lis et rappelle-toi ce qu'a dit autrefois un croyant de la même souche que toi: Tuerez-vous un homme parce qu'il dit que mon Seigneur est Dieu, alors qu'il est déjà venu à vous avec des signes de votre Seigneur ? S'il ment, son mensonge pèsera sur lui, mais s'il est un homme de vérité, une partie de ses menaces tombera sur vous. En vérité, Dieu ne guide pas celui qui est un transgresseur, un menteur.
O toi qui t'es égaré ! Si tu as un doute quelconque concernant notre conduite, sache que nous attestons ce que Dieu Lui-même a attesté dès la création des cieux et de la terre: il n'y a pas d'autre Dieu que Lui, le Tout-Puissant, le Très-Bienfaisant.
Nous attestons qu'Il est Un dans son essence, Un dans ses attributs. Il n'a pas d'égal dans l'univers entier ni de partenaire dans toute la création. Il a envoyé ses messagers et ses livres afin qu'ils annoncent le droit chemin à ses créatures.
Le Sháh a-t-il été informé, et a-t-il choisi de fermer les yeux sur tes actes ? Ou a-t-il eu peur en entendant le hurlement d'une meute de loups qui ont tourné le dos au chemin de Dieu et ont suivi ta voie sans aucune preuve ni aucun livre évidents ?
Nous avons entendu dire que les provinces de Perse ont été revêtues de la parure de la justice. Cependant, lorsque nous les observons de plus près, nous découvrons qu'elles étaient les aubes de la tyrannie et les aurores de l'injustice. Nous voyons la justice dans les griffes de la tyrannie. Nous implorons Dieu de la libérer par le pouvoir de sa puissance et de sa souveraineté. En vérité, il surpasse en éclat tout ce qui est dans les cieux et sur la terre.
Il n'a été donné à personne le droit de protester contre quelqu'un d'autre à propos de ce qu'il est advenu de la cause de Dieu. Il appartient à quiconque a tourné son visage vers l'horizon le plus sublime de s'accrocher obstinément à la corde de la patience et de mettre sa confiance en Dieu, le Secours dans le péril, l'Illimité.
O vous, aimés de Dieu ! Désaltérez-vous à la source de la sagesse, promenez-vous dans le jardin de la sagesse, élevez-vous dans le firmament de la sagesse, et exprimez-vous avec sagesse et éloquence. C'est ce que vous ordonne votre Seigneur, le Tout-Puissant, l'Omniscient.
O Báqir ! Ne te repose pas sur ta gloire ni sur ton pouvoir. Tu es comme le dernier rayon de soleil sur le sommet de la montagne. Bientôt il disparaîtra, ainsi que l'a ordonné Dieu, le Possesseur de toutes choses, le Très-Haut.
Ta gloire et la gloire de ceux qui te ressemblent vous ont été retirées, et ceci, en vérité, a été ordonné par celui qui est accompagné de la Tablette Mère.
Où peut-on trouver celui qui a lutté contre Dieu, et où est allé celui qui a contredit ses signes et s'est détourné de sa souveraineté ? Où sont ceux qui ont tué ses élus et répandu le sang de ses saints ? Réfléchis, afin que, peut-être, tu puisses percevoir l'haleine de tes actes, ô sceptique irresponsable !
A cause de vous, l'Apôtre se lamenta, la Chaste fondit en larmes, les terres furent dévastées, et l'obscurité tomba sur toutes les régions. O assemblée de théologiens ! A cause de vous les hommes furent avilis, la bannière de l'islám fut baissée et son trône puissant fut renversé. Chaque fois qu'un homme éclairé a cherché à s'accrocher à ce qui aurait exalté l'islám, vous avez élevé une clameur, et de cette façon il a été empêché d'atteindre son but, pendant que le pays restait déchu dans une ruine évidente.
Considère le Sultán de Turquie ! Il ne voulait pas la guerre, mais des gens comme vous la désiraient. Lorsque ses feux furent allumés et que ses flammes s'élevèrent haut dans le ciel, le gouvernement et le peuple en furent affaiblis. Tout homme équitable et doué de perception peut en témoigner. Ses calamités devinrent si grandes que la fumée entoura le Pays du Mystère et ses environs, et ce qui avait été révélé dans la Tablette du Sultán fut rendu manifeste. Ainsi en a-t-il été décrété dans le Livre, sur l'ordre de Dieu, le Secours dans le péril, Celui qui subsiste par Lui-même.
O ma Plume suprême ! Cesse de mentionner le Loup et rappelle à la mémoire le Serpent Femelle dont la cruauté fit gémir toutes choses créées et trembler les membres des saints. Ainsi te l'ordonne le Seigneur de tous les noms, dans ce rang glorieux.
La Chaste a fondu en larmes à cause de ton iniquité et pourtant tu t'imagines être de la famille de l'Apôtre de Dieu ! Voilà où ton âme t'a entraîné, ô toi qui t'es détaché de Dieu, le Seigneur de tout ce qui a été et de tout ce qui sera.
Juge équitablement, ô Serpent Femelle ! Pour quel crime as-tu mordu les enfants de l'Apôtre de Dieu et as-tu pillé leurs possessions ? As-tu renié celui qui te créa par son commandement sois, et cela fut ? Tu as agi envers les enfants de l'Apôtre de Dieu comme jamais Ad n'avait agi envers Húd, ni Thamúd envers Sálih, ni les juifs envers l'Esprit de Dieu , le Seigneur de toute existence.
Contredirais-tu les signes de ton Seigneur qui, dès qu'ils furent envoyés du firmament de sa cause, firent s'incliner tous les livres du monde devant eux ?
Médite sur ceci afin de prendre conscience de ton acte, ô paria insouciant ! Bientôt les souffles du châtiment te saisiront, comme ils en ont saisi d'autres avant toi.
Attends, ô toi qui as associé des partenaires à Dieu, le Seigneur du visible et de l'invisible. Voici le jour que Dieu a annoncé par la langue de son Apôtre. Réfléchis, afin de pouvoir appréhender ce que le Très-Miséricordieux a fait descendre dans le Qur'án et dans cette Tablette gravée.
Voici le jour où celui qui est l'aurore de la révélation est venu avec des signes évidents que personne ne peut compter. Voici le jour où tout homme doué de perception a découvert le doux parfum de la brise du Très-Miséricordieux dans le monde de la création, et où chaque homme perspicace s'est hâté vers les eaux vives de la miséricorde de son Seigneur, le Roi des rois.
O insouciant ! L'histoire du sacrifice a été répétée et celui qui devait être immolé a dirigé ses pas vers le lieu du sacrifice, et il n'est pas revenu, à cause de l'oeuvre de tes mains.
O haineux pervers ! Imaginais-tu que le martyre pouvait abaisser cette cause ? Non, par celui dont Dieu a fait le dépositaire de sa révélation, si tu es de ceux qui comprennent.
Malheur à toi, ô toi qui as associé des partenaires à Dieu et malheur à ceux qui t'ont choisi comme chef, sans un témoignage clair ou un livre évident.
Combien nombreux sont les oppresseurs qui, avant toi, se sont levés pour éteindre la lumière de Dieu, et les impies qui ont assassiné et pillé jusqu'à ce que le coeur et l'âme de l'homme gémissent de leur cruauté ! Le soleil de la justice a été obscurci, puisque l'incarnation de la tyrannie a été installée sur le trône de la haine, et pourtant les gens ne comprennent pas.
Les enfants de l'Apôtre ont été massacrés et leurs possessions pillées. Dis: D'après toi, étaient-ce leurs possessions ou eux-mêmes qui reniaient Dieu ? Juge avec équité, ô ignorant qui a été séparé de Dieu comme par un voile.
Tu t'es attaché à la tyrannie et tu as rejeté la justice; sur ce, toutes choses créées se sont lamentées, et pourtant tu es encore parmi les égarés. Tu as mis à mort les aînés et dépouillé les jeunes. Penses-tu que tu consommeras ce que ton iniquité a amassé ? Non, par moi-même ! Ainsi t'informe celui qui est instruit de tout.
Par Dieu ! Les choses que tu possèdes ne te seront d'aucun profit, ni ce que tu as accumulé par ta cruauté. Ton Seigneur, l'Omniscient, en atteste. Tu t'es levé pour éteindre la lumière de cette cause; bientôt ton propre feu sera étouffé, sur son ordre.
Il est, en vérité, le Seigneur de force et de puissance. Les changements, les hasards du monde et les pouvoirs des nations ne peuvent le frustrer. Il fait ce qui Lui plaît, et ordonne ce qu'Il veut par le pouvoir de sa souveraineté.
Considère la Chamelle. Bien qu'elle ne soit qu'une bête, le Très-Clément l'a cependant élevée à un rang si haut que les langues de la terre l'ont mentionnée et ont célébré sa louange. Il surpasse, en vérité, tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Il n'y a pas d'autre Dieu que Lui, le Tout-Puissant, le Grand.
Ainsi avons-Nous paré le firmament de Notre Tablette des soleils de nos paroles. Béni l'homme qui y a atteint et qui a été illuminé de leur lumière, et malheur à ceux qui s'en sont détournés, l'ont renié, et se sont égarés loin de Lui. Loué soit Dieu, le Seigneur des mondes !

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Chapitre: KITAB-I-AHD (Livre de l'alliance)

Bien qu'il n'existe aucune des vanités du monde dans le royaume de gloire, Nous avons cependant légué à nos héritiers, parmi les trésors de la confiance et de la résignation, un héritage parfait et inestimable. Nous n'avons pas transmis de trésors terrestres ni ajouté les soins qu'ils entraînent.
Par Dieu ! Dans les trésors terrestres, la peur se cache et le danger se dissimule. Considérez et rappelez-vous ce que le Très-Miséricordieux a révélé dans le Qur'án: Malheur au calomniateur acerbe qui a amassé une fortune et l'a comptée et recomptée.
Fugaces sont les richesses du monde; tout ce qui périt et change n'est pas et n'a jamais été digne d'attention, si ce n'est dans une mesure reconnue.
Le dessein de cet Opprimé en supportant les malheurs et les tribulations, en révélant les versets sacrés et en fournissant des preuves, n'a été que d'éteindre la flamme de la haine et de l'inimitié afin que l'horizon du coeur des hommes soit illuminé par la lumière de la concorde et atteigne une paix et une quiétude réelles.
Du point d'aurore de la Tablette divine, le soleil de cette parole luit, resplendissant, et il appartient à chacun d'y fixer son regard: Nous vous exhortons, ô peuples du monde, à observer ce qui élèvera votre rang. Accrochez-vous solidement à la crainte de Dieu et adhérez fermement à ce qui est bien.
En vérité je le dis, la langue est faite pour mentionner ce qui est bien, ne la salissez pas de paroles inconvenantes. Dieu a pardonné ce qui est passé. Désormais, chacun devrait exprimer ce qui est bien et convenable, et devrait se garder des calomnies, des insultes et de tout ce qui provoque la tristesse chez l'homme.
Sublime est le rang de l'homme ! Il y a peu, cette parole exaltée a ruisselé du trésor de notre Plume de gloire: Grand et béni est ce jour - jour où tout ce qui est latent chez l'homme a été et sera rendu manifeste.
Sublime est le rang de l'homme s'il s'accroche solidement à l'honnêteté et à la vérité et s'il reste ferme et stable dans la cause.
Aux yeux du Très-Miséricordieux, un homme vrai est semblable au firmament; le soleil et la lune sont sa vue et son ouïe, et les étoiles, son caractère brillant et resplendissant. Son rang est le plus élevé et son influence éduque le monde de l'existence.
Chaque âme réceptive qui a en ce jour inhalé le doux parfum de son vêtement et a, avec un coeur pur, tourné son visage vers l'horizon très glorieux est comptée parmi le peuple de Bahá dans le Livre pourpre. Saisissez en mon nom le calice de ma tendre bonté, puis désaltérez-vous dans mon glorieux et merveilleux souvenir.
O vous qui vivez sur terre ! La religion de Dieu fut conçue pour l'amour et l'unité; n'en faites pas une raison d'inimitié et de dissensions.
Aux yeux des hommes perspicaces et des témoins de la vision très sublime, tout ce qui représente un moyen efficace pour sauvegarder et promouvoir le bonheur et le bien-être des enfants des hommes a déjà été révélé par la Plume de gloire.
Mais les insensés sur la terre, nourris de passions et de désirs néfastes, ne se sont pas souciés de la sagesse accomplie de celui qui est en vérité le Très-Sage, alors que leurs paroles et leurs actes sont mus par de vaines chimères et de futiles imaginations.
O vous les aimés et les mandataires de Dieu ! Les rois sont les manifestations du pouvoir et les sources de la puissance et de la richesse de Dieu. Priez à leur intention. Il les a investis de l'autorité sur la terre et s'est réservé comme son domaine propre le coeur des hommes.
Le conflit et la lutte sont catégoriquement interdits dans ce Livre. Ceci est un décret de Dieu dans cette très grande révélation. Elle est divinement préservée de l'annulation et investie par Lui de la splendeur de sa confirmation. Il est, en vérité, l'Omniscient, le Très-Sage.
Il incombe à chacun d'aider ces aurores de l'autorité et ces sources de commandement qui sont parées de l'ornement de la justice et de l'équité.
Bénis sont les dirigeants et les érudits parmi le peuple de Bahá. Ils sont mes administrateurs parmi mes serviteurs et les manifestations de mon commandement parmi mon peuple. Sur eux reposent ma gloire, mes bénédictions et ma grâce qui ont pénétré le monde de l'existence. A ce propos, les paroles révélées dans le Kitáb-i-Aqdas sont telles que, de l'horizon de leurs mots, la lumière de la grâce divine rayonne, lumineuse et resplendissante.
O vous mes branches ! Une force puissante, un pouvoir consommé gît caché dans le monde de l'existence. Fixez votre regard sur lui et sur son influence unificatrice, et non sur les différences qui en ressortent.
La volonté du Testateur divin est la suivante: Il incombe aux Aghsán, aux Afnán et à ma parenté de tourner, tous sans exception, leur visage vers la plus Grande Branche.
Considérez ce que Nous avons révélé dans Notre Livre le plus sacré: Quand l'océan de ma présence aura reflué et que le livre de ma révélation sera achevé, tournez vos visages vers celui qui est le dessein de Dieu, celui qui est la Branche issue de cette Antique Racine. L'objet de ce verset sacré n'est autre que la plus Grande Branche (Abdu'l-Bahá). Nous vous avons ainsi miséricordieusement révélé notre puissante volonté, et je suis, en vérité, le Clément, l'Omnipotent.
En vérité, Dieu a voulu que le rang de la très grande Branche (Muhammad-Alí) soit en-dessous de celui de la plus Grande Branche (Abdu'l-Bahá). Il est, en vérité, l'Ordonnateur, le Très-Sage. Et Nous avons choisi "la très grande" après "la plus Grande", ainsi qu'il a été ordonné par celui qui est l'Omniscient, le Bien-Informé.
Il est enjoint à chacun de faire preuve d'amour envers les Aghsán, mais Dieu ne leur a octroyé aucun droit sur la propriété des autres.
O vous mes Aghsán, mes Afnán et ma parenté ! Nous vous exhortons à craindre Dieu, à accomplir des actes louables et à faire ce qui est digne et convenable et ce qui contribue à élever votre rang.
En vérité, je le dis, la crainte de Dieu est le plus grand chef des commandeurs qui puisse rendre la cause de Dieu victorieuse, et les armées qui conviennent le mieux à ce chef ont toujours été et demeurent un caractère droit et des actes purs et bons.
Dis: O serviteurs ! Ne laissez pas les voies de la justice être cause de confusion, ni l'instrument de l'union être une occasion de discorde. Nous serions trop heureux d'espérer que le peuple de Bahá soit guidé par les paroles bénies:
Dis: Toutes choses sont de Dieu. Cette parole exaltée est comme l'eau capable d'éteindre le feu de la haine et de l'inimitié qui couve dans le coeur et la poitrine des hommes. Par cette simple parole, les peuples et les tribus en lutte parviendront à la lumière de la vraie unité. En vérité, Il dit la vérité et montre la voie. Il est le Tout-Puissant, le Suprême, le Miséricordieux.
Il incombe à chacun de faire preuve de courtoisie et de marquer de la considération envers les Aghsán, afin que la cause de Dieu en soit glorifiée et sa parole exaltée. Cette injonction a été à maintes reprises mentionnée et consignée dans le texte sacré. Heureux celui à qui il est donné d'accomplir ce que l'Ordonnateur, l'Ancien des jours a prescrit pour lui. Vous êtes également tenus de respecter les membres de la sainte Maison, les Afnán et la parenté.
De plus, Nous vous exhortons à servir toutes les nations et à vous efforcer d'améliorer le monde.
Ce qui mène à la régénération du monde et au salut des peuples et des tribus de la terre a été envoyé du ciel de la parole de celui qui est le Désir du monde. Prêtez une oreille attentive aux conseils donnés par la Plume de gloire. Ceci vaut mieux pour vous que tout ce qui est sur terre. De cela témoigne mon Livre glorieux et merveilleux.

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Chapitre: LAWH-I-ARD-I-BA (Tablette du pays de Bá)

Louange à Lui qui a honoré la terre de Bá par la présence de celui autour de qui tous les noms gravitent. Tous les atomes de la terre ont annoncé à toutes choses créées que, de derrière la porte de la ville prison est apparu l'orbe de la beauté de la puissante, de la plus Grande Branche de Dieu - son mystère antique et immuable -, qu'au-dessus de son horizon il a brillé, alors qu'il cheminait vers un autre pays.
L'affliction, ainsi, a enveloppé cette ville prison tandis qu'une autre terre se réjouissait. Exalté, incommensurablement exalté est notre Seigneur, le Façonneur des cieux et le Créateur de toutes choses, Lui dont la souveraineté a fait s'ouvrir les portes de la prison, amenant ainsi à la réalité ce qui fut jadis promis dans les tablettes. Il a, en vérité, le pouvoir sur tout ce qu'Il veut, et son emprise domine la création tout entière. Il est le Tout-Puissant, l'Omniscient, le Très-Sage.
Béni, doublement béni est le sol que ses pas ont foulé, l'oeil que la beauté de son visage a réjoui, l'oreille qui a eu l'honneur d'entendre son appel, le coeur qui a goûté à la douceur de son amour, la poitrine qui s'est dilatée à son souvenir, la plume qui a célébré sa louange, le parchemin qui a porté le témoignage de ses écrits.
Nous implorons Dieu - qu'Il soit béni et exalté - qu'il nous fasse l'honneur d'une rencontre prochaine. Il est en vérité Celui qui entend tout, le Tout-Puissant, Celui qui est prêt à répondre.

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Chapitre: EXT 1. "Dieu atteste qu'il n'y a pas d'autre Dieu que Lui..."

Dieu atteste qu'il n'y a pas d'autre Dieu que Lui et que celui qui est venu du firmament de la révélation divine est le secret caché, le mystère impénétrable, dont la venue fut annoncée dans le livre de Dieu et proclamée par ses prophètes et par ses messagers. Par lui, les mystères furent éclaircis, les voiles déchirés, et les preuves et les signes furent découverts.
Voilà maintenant qu'il a été rendu manifeste. Il met en lumière tout ce qu'il désire, et foule les hauts lieux de la terre, investi d'une majesté et d'un pouvoir transcendants.
Béni le fort qui brisera les dieux des vaines chimères par la puissance du nom de son Seigneur, Lui qui gouverne tous les hommes.
O mon Afnán ! Nous aimerions mentionner ton nom en signe de miséricorde de Notre part, afin que les douces saveurs de Notre souvenir t'attirent dans Notre royaume et t'entraînent près du tabernacle de Notre majesté, dressé par le pouvoir de ce Nom - Nom qui fit trembler toutes les fondations.
Dis: O peuples de la terre ! Par la justice de Dieu ! Tout ce qui vous fut promis dans les livres de votre Seigneur, le Souverain du jour du retour, est apparu et est rendu manifeste.
Prenez garde que les changements et les hasards du monde ne vous retiennent loin de celui qui est la Vérité souveraine. Bientôt tout ce qui est visible périra, et seul restera ce qui a été révélé par Dieu, le Seigneur des seigneurs.
Dis: Voici le jour des actes méritoires, puissiez-vous le savoir. Voici le jour de la glorification de Dieu et de l'exposé de sa parole, puissiez-vous le percevoir. Abandonnez les choses qui ont cours parmi les hommes et accrochez-vous à ce que Dieu, le Secours dans le péril, Celui qui subsiste par Lui-même, vous a ordonné.
Le jour où tous les trésors de la terre ne vous seront plus d'aucun profit approche à grands pas. De cela témoigne le Seigneur des noms, celui qui proclame: En vérité, il n'est d'autre Dieu que Lui, la Vérité souveraine, Celui qui connaît les choses invisibles.
Heureux es-tu, ô mon Afnán, car tu as eu l'honneur de recevoir mes versets sacrés, tu as respiré les douces effluves de ma révélation et répondu à mon appel, à une époque où mes serviteurs et mes créatures me reniaient, tournant le dos au Livre Mère et s'attachant aux ordres des représentants des vaines chimères et des imaginations futiles. Ainsi a parlé la Langue de grandeur dans le royaume de la parole sur l'ordre de Dieu, le Seigneur de la création.
Persévère consciencieusement dans le service de la cause et, par le pouvoir du nom de ton Seigneur, le Possesseur de toutes choses visibles et invisibles, préserve le rang qui t'a été conféré.
Je le jure par la justice de Dieu ! Si quelqu'un venait à apprendre ce qui est voilé aux yeux des hommes, il deviendrait à ce point ravi qu'il s'envolerait vers Dieu, le Seigneur de tout ce qui a été et de tout ce qui sera.
Puisse sa gloire reposer sur toi et sur ceux qui se sont approchés de Lui et qui ont saisi le sens de ce que la Plume élevée de Dieu, le Tout-Puissant, le Très-Aimant, a rapporté dans cette Tablette.

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Chapitre: EXT 2. "Toute gloire à toi, ô mon Dieu, car tu as orné le monde..."

Toute gloire à toi, ô mon Dieu, car tu as orné le monde de l'éclat de l'aurore qui suivit la nuit où naquit celui qui annonça la manifestation de ta souveraineté transcendante, l'aube de ton essence divine et la révélation de ta suzeraineté suprême.
Je te supplie, ô Créateur des cieux et Façonneur des noms, d'aider par ta grâce ceux qui se sont abrités à l'ombre de ton abondante miséricorde et qui ont élevé leur voix parmi les peuples du monde pour glorifier ton nom.
O mon Dieu ! Tu vois le seigneur de toute l'humanité enfermé dans sa très grande prison, appelant ton nom à haute voix, contemplant ta face, proclamant ce qui a enchanté les habitants de tes royaumes de la révélation et de la création.
O mon Dieu ! Je me vois prisonnier aux mains de tes serviteurs, et pourtant sur mon visage resplendit la lumière de ta souveraineté et les révélations de ton invincible pouvoir, permettant à tous d'obtenir la certitude que tu es Dieu, et qu'il n'est pas d'autre Dieu que toi.
Le pouvoir des puissants ne peut te résister ni l'influence des dirigeants te dominer. Tu fais tout ce que tu veux en vertu de ta souveraineté qui englobe toutes choses créées, et tu ordonnes ce qui te plaît par le pouvoir de ton autorité qui domine la création tout entière.
Je t'implore, par la gloire de ta manifestation et par le pouvoir de ta puissance, de ta souveraineté et de ton élévation, de rendre victorieux ceux qui se sont levés pour te servir, qui ont aidé ta cause et se sont tenus humblement devant la splendeur de la lumière de ta face.
O mon Dieu, rends-les alors triomphants face à tes ennemis et inébranlables dans ton service, pour qu'à travers eux les preuves de ton ascendance soient établies dans tes royaumes et que les signes de ton indomptable pouvoir soient révélés dans tes territoires. En vérité, par ta puissance tu fais ce que tu veux; il n'y a pas d'autre Dieu que toi, le Secours dans le péril, Celui qui subsiste par Lui-même.
Cette glorieuse Tablette a été révélée le jour anniversaire de la naissance (du Báb) afin que tu la récites dans un esprit d'humilité et de supplication, et que tu rendes grâce à ton Seigneur, l'Omniscient, le Bien-Informé. Efforce-toi de tout ton coeur de servir Dieu pour que de toi émane ce qui immortalisera ta mémoire dans son ciel glorieux et exalté.
Dis: Glorifié sois-tu, ô mon Dieu ! Je t'implore, par le Point d'aurore de tes signes et par le Révélateur de tes marques évidentes, de veiller à ce que je puisse en toutes circonstances m'accrocher à la corde de ta bienveillante providence et saisir fermement le pan de ta générosité.
Compte-moi alors parmi ceux que les changements et les hasards du monde n'ont pas réussi à décourager de te servir et de t'obéir, ceux que les assauts des peuples n'ont pu empêcher de magnifier ton nom et de célébrer ta louange.
Aide-moi par ta grâce, ô mon Seigneur, à faire tout ce que tu aimes et tout ce que tu désires. Puis permets-moi de réaliser ce qui exaltera ton nom et attisera le feu de ton amour. Tu es, en vérité, l'Indulgent, le Bienfaisant.

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Chapitre: EXT 3. "O Husayn ! Dieu veuille que tu sois toujours brillant..."

O Husayn ! Dieu veuille que tu sois toujours brillant et resplendissant, rayonnant de la lumière du soleil de vérité et que tu puisses délier ta langue en magnifiant le nom de Dieu, ce qui est le plus louable de tous les actes.
Considère la multitude d'âmes qui paraissaient intensément impatientes et assoiffées, et qui, pourtant, lorsque l'Océan des eaux vivifiantes jaillit dans le monde de l'existence, en sont restées privées tout comme elles ne purent abandonner les vaines chimères et prendre conscience de la venue de celui qui est l'Objet de tout savoir. Cet échec est la conséquence des actes que leurs mains ont jadis perpétrés.
Remercie le Bien-Aimé du monde de t'avoir aidé par sa grâce à atteindre la confirmation dans cette cause glorieuse. Implore-le en outre de permettre à ses aimés d'y être fidèles, car les écrits incendiaires des fauteurs de troubles se répandent et la clameur des prophètes de malheur s'élève.
Heureux ceux qui ont tout rejeté sauf Dieu et se sont accrochés fermement à ce que le Seigneur de force et de pouvoir leur a ordonné. Que sa gloire soit sur toi et sur ceux qui ont été capables de reconnaître et d'embrasser sa puissante cause.

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Chapitre: EXT 4. "Voici une Tablette que le Seigneur de tous les êtres a envoyée..."

Voici une Tablette que le Seigneur de tous les êtres a envoyée de son rang glorieux en l'honneur de celui qui a cru en Dieu, le Tout-Puissant, le Très-Aimant.
Heureux le voyageur qui a reconnu le Désiré, le chercheur qui a entendu l'appel de celui qui est le Dessein de toute l'humanité, et l'érudit qui a cru en Dieu, le Secours dans le péril, Celui qui subsiste par Lui-même.
O combien nombreux furent les savants qui se sont détournés du chemin de Dieu, et innombrables les hommes dépourvus de science qui ont saisi la vérité et se sont hâtés vers Lui en disant: Loué sois-tu, ô Seigneur de toutes choses, visibles et invisibles.
Par la justice de Dieu ! L'horizon du monde resplendit de la lumière du très grand Luminaire, et pourtant la plupart des hommes ne la perçoivent pas.
En vérité, celui qui est la Vérité souveraine se déplace à la vue de tous les hommes. De cela témoigne celui qui proclame au centre même du monde: En vérité, il n'est pas d'autre Dieu que moi, qui ai pouvoir absolu sur toutes choses, qu'elles soient du passé ou de l'avenir.
Grande est la bénédiction du croyant qui s'est dirigé vers Lui et qui a pu entrer en sa présence, et malheur à tout incroyant qui s'est détourné de Dieu et a suivi l'égaré et le paria.

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Chapitre: EXT 5. "O ami ! Dans le Bayán, Nous avons enjoint à chacun..."

O ami ! Dans le Bayán, Nous avons enjoint à chacun dans cette très grande révélation de voir de ses propres yeux et d'entendre de ses propres oreilles. Cependant, lorsque l'horizon du monde fut éclairé de la lumière resplendissante de cette révélation, beaucoup de gens oublièrent ce commandement divin, perdirent de vue cette exhortation céleste et s'immergèrent dans les vaines chimères que leur esprit avait imaginées.
En fait, la face du Soleil de justice et d'équité est cachée derrière les nuages des imaginations creuses que les insensés ont conçues. Il ne faut dès lors pas s'étonner que ce soient les mouvements des oiseaux de nuit qui attirent l'attention.
Par la puissance du nom du Bien-Aimé, invite les âmes réceptives à la sainte cour de Dieu afin que, par bonheur, elles ne restent pas privées de la fontaine céleste des eaux vives. Il est, en vérité, le Miséricordieux, le Clément.
Le regard de la tendre bonté de Dieu - qu'Il soit exalté et glorifié - s'est à jamais dirigé vers ses amis bien-aimés; en vérité, Il est celui qui sait et qui se souvient.

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Chapitre: EXT 6. "O Javád ! La grandeur de ce jour est telle que l'heure..."

O Javád ! La grandeur de ce jour est telle que l'heure elle-même en est perturbée, et toutes les Ecritures célestes témoignent de sa majesté toute-puissante.
En ce jour, le Livre atteste solennellement sa gloire et la Balance se sent poussée à élever la voix. Voici le jour où le Sirát proclame: Je suis le droit chemin, et le mont Sinaï s'exclame: En vérité, le Seigneur de la révélation est arrivé.
Vaincus par l'ivresse de penchants corrompus, les gens sur terre se trouvent frappés de stupeur. Ils sont alors privés des signes merveilleux de Dieu, ne peuvent atteindre le but ultime et sont exclus des effusions généreuses de la grâce divine.
Il appartient au peuple de Dieu d'être patient. Ils devraient transmettre la parole de Dieu selon le degré de compréhension et les capacités de chaque auditeur, afin que, par bonheur, les enfants des hommes soient tirés de l'insouciance et tournent leur visage vers cet Horizon qui est incommensurablement élevé au-dessus de tout horizon.
O Javád ! Les multiples bontés de Dieu ont toujours été déversées sur toi et continueront de l'être. Loué soit Dieu ! Tu as été protégé de la terreur la plus grande et tu as réussi à t'approcher de la très grande Bonté à une époque où tous les hommes ne pouvaient reconnaître le Roi éternel à cause de l'écran constitué par les voiles de la gloire extérieure, à savoir les théologiens d'aujourd'hui.
Chéris autant que ta propre vie ce témoignage prononcé par la Plume toute glorieuse, et lutte de toutes tes forces pour le préserver, par la puissance du nom de celui qui est le Bien-Aimé de la création tout entière, afin que cet honneur sublime soit à l'abri des yeux et des mains des voleurs. En vérité, ton Seigneur est Celui qui explique, l'Omniscient.
Transmets les salutations de cet Opprimé à tous les amis bien-aimés de cette région et rappelle à leur esprit nos souvenirs merveilleux et exaltés, afin qu'ils abandonnent les choses qui ont cours parmi les hommes, qu'ils fixent leur coeur sur ce qui est propre à Dieu et qu'ils restent purs d'actions ou de visées inconvenantes. Que la gloire du Tout-Puissant, du Très-Sage, soit sur toi et sur ceux qui te sont alliés.

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Chapitre: EXT 7. "Nous rappelons le nom de celui qui a été attiré par Notre appel..."

Nous rappelons le nom de celui qui a été attiré par Notre appel lorsqu'il fut lancé du sommet de la gloire transcendante et qui a tourné son visage vers Dieu, le Seigneur de la création. Il est compté parmi ceux qui ont entendu et répondu à l'appel de leur Seigneur à une époque où les peuples du monde étaient entourés de voiles palpables. Il atteste ce que Dieu a affirmé et reconnaît sa croyance en ce que la Langue de grandeur a prononcé. De ceci témoigne le Seigneur des noms dans cette Tablette merveilleuse.
O ma Plume exaltée ! Apporte-lui, sur mon ordre, les bonnes nouvelles relatives aux choses que Dieu, le Puissant, l'Omnipotent, lui a réservées. De multiples chagrins l'ont en fait assailli la plupart du temps et, en vérité, son Seigneur miséricordieux est celui qui voit et qui sait toutes choses. Réjouis-toi d'un bonheur immense, car cet Opprimé a tourné son visage vers toi, a mentionné ton nom jadis et le mentionne encore en ce moment précis.
A mes amis bien-aimés, remets mon souvenir et apporte-leur la nouvelle des gracieuses bontés de leur Seigneur, le Donateur, le Très-Généreux. De cette situation exaltée, nous envoyons nos salutations aux croyants qui ont saisi fermement le bras fiable et qui ont bu le vin choisi de la constance de la main de faveur de leur Seigneur, le Tout-Puissant, le Très-Loué.
En ce jour, l'ouïe s'exclame: Voici mon jour, jour où j'écoute la voix merveilleuse provenant de l'enceinte de la prison de mon Seigneur, le Visible, Celui qui entend.
Et la vue s'écrie: En vérité, voici mon jour, car j'aperçois l'Aube de la gloire qui brille resplendissante sur l'ordre de celui qui est l'Ordonnateur, le Tout-Puissant.
Bénie l'oreille qui a entendu l'appel "Regardez, et vous me verrez" et heureux l'oeil qui a contemplé le signe le plus merveilleux qui point à l'horizon lumineux.
Dis: O rassemblement de dirigeants, de savants et de sages ! Le jour promis est arrivé et le Seigneur des armées est apparu. Réjouissez-vous dans l'allégresse pour ce bonheur suprême. Aidez-le donc par le pouvoir de la sagesse et de la parole. Ainsi vous l'ordonne celui qui a toujours proclamé: En vérité, il n'y a pas d'autre Dieu que moi, l'Omniscient, le Très-Sage.
Puisse sa gloire reposer sur toi, sur ceux qui sont avec toi, ainsi que sur ceux qui te chérissent et prêtent l'oreille aux paroles que tu prononces pour glorifier cette puissante et transcendante révélation.

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Chapitre: EXT 8. "O toi qui porte mon nom, Júd (Bonté) !..."

O toi qui porte mon nom, Júd (Bonté) ! Que ma gloire soit sur toi. Prête l'oreille à ce que tu entendis naguère lorsque le Soleil du témoignage brilla, rayonnant au-dessus de l'horizon de l'Iráq, lorsque Baghdád fut le siège du trône de ton Seigneur, le Suprême, le Tout-Puissant.
J'atteste que tu as écouté la mélodie de Dieu et sa douce voix, que tu as tendu l'oreille au roucoulement de la colombe de la révélation divine et que tu as entendu le rossignol de la fidélité lançant ses notes, de la branche de gloire: En vérité, il n'est pas d'autre Dieu que moi, l'Incomparable, le Bien-Informé.
O toi qui portes mon nom ! Les regards de la tendre bonté de Dieu ont été et sont toujours tournés vers toi. Quand tu étais en sa présence, tu as entendu la voix du seul vrai Dieu - exaltée soit sa gloire - et tu as aperçu la splendeur dévoilée de la lumière de la connaissance divine.
Médite un instant ! O combien sublime est la parole de celui qui est la Vérité souveraine et combien abjectes sont les vaines discordes des hommes ! Les amoncellements de chimères ont obstrué leurs oreilles et les ont empêchés d'entendre la voix de Dieu.
Quant aux voiles de la connaissance humaine et des fausses imaginations, ils n'ont pas permis à leurs yeux d'apercevoir la splendeur de la lumière de sa face.
Du bras de la puissance et du pouvoir, Nous avons sauvé un certain nombre d'âmes du bourbier de l'extinction imminente et Nous leur avons permis d'atteindre l'aube de la gloire.
Nous avons en outre dévoilé les mystères divins et Nous avons prédit, dans un langage très explicite, les événements futurs, afin que ni les doutes de l'impie, ni le reniement du rebelle, ni les murmures de l'insouciant n'écartent les chercheurs de vérité de la source de la lumière du seul vrai Dieu.
Cependant, certains semblent avoir souffert d'épilepsie, d'autres sont déracinés comme des souches d'arbres creuses. Ils abandonnent Dieu, le Suprême - celui dont la révélation d'un simple verset fait s'évanouir dans l'humilité et l'insignifiance toutes les Ecritures du passé et de temps plus récents -, ils donnent leur coeur à des histoires mensongères et suivent des paroles creuses.
Tu t'es sûrement désaltéré à l'océan de ma parole et tu as vu la splendeur resplendissante de l'astre de ma sagesse. Tu as également entendu les paroles des infidèles qui ne connaissent pas les principes de la foi et qui n'ont pas goûté au vin choisi descellé par le pouvoir de mon nom, le Secours dans le péril, Celui qui subsiste par Lui-même.
Implore Dieu de rendre les croyants, dotés de vraie compréhension, miséricordieusement capables d'accomplir ce qui Lui plaît.
Comme c'est étrange, malgré cet appel retentissant, malgré l'apparition de cette très merveilleuse révélation, Nous remarquons que la plupart des hommes ont fixé leur coeur sur les vanités du monde et qu'ils sont profondément ébranlés et troublés par des doutes qui circulent et par des suggestions mauvaises.
Dis: Voici le jour de Dieu Lui-même; craignez Dieu et ne soyez pas de ceux qui l'ont renié. Rejetez derrière vous les histoires sans fondement et contemplez ma révélation au travers de mes yeux. Les Ecritures et les livres sacrés, les manuscrits et les tablettes vous y ont exhortés.
Lève-toi pour servir la cause de ton Seigneur; apporte ensuite aux hommes la bonne nouvelle de cette lumière resplendissante dont la révélation avait été annoncée par Dieu par l'entremise de ses prophètes et de ses messagers.
Exhorte aussi chacun à observer la prudence comme Il l'a ordonné et, au nom de Dieu, conseille-les par ces paroles: En ce jour de Dieu, il incombe à chacun de se consacrer à l'enseignement de la cause avec la plus grande prudence et la plus grande constance. Et s'il devait découvrir un sol pur, qu'il y sème la graine de la parole de Dieu; autrement, il serait préférable de garder le silence.
Il y a peu, cette parole très sublime fut révélée dans le Livre pourpre par la Plume toute glorieuse: Le firmament de la sagesse divine est illuminé par deux luminaires: la consultation et la compassion. Plaise à Dieu que chacun reçoive la capacité d'observer cette parole importante et bénie.
Certaines personnes semblent tout à fait dépourvues de compréhension. En s'accrochant à la corde des caprices futiles, elles se sont privées du bras fiable. Je le jure sur ma vie ! Si ces personnes réfléchissaient un instant avec équité à ce que le Très-Miséricordieux a envoyé, elles prononceraient toutes, spontanément, ces mots: Vraiment, tu es la Vérité, la Vérité manifeste.
Il t'appartient de tourner ton regard, en toutes circonstances, vers le seul vrai Dieu, et de chercher avec diligence à servir sa cause.
Rappelle-toi quand tu étais en ma compagnie dans le tabernacle de gloire, et que tu entendais de mes lèvres ce que celui qui conversa avec Dieu (Moïse) entendit sur le Sinaï de la connaissance divine.
Nous t'avons ainsi aidé gracieusement, Nous t'avons permis de reconnaître la vérité et Nous t'avons mis en garde afin que tu rendes grâce à ton Seigneur bienfaisant. Tu devrais sauvegarder ce rang sublime par la puissance de mon nom, l'Omnipotent, le Fidèle.
Remets mes salutations à mes aimés et fais-leur entendre ma douce voix. Ainsi l'ordonne celui qui autrefois te l'a ordonné; je suis en vérité l'Ordonnateur, le Bien-Informé.
Gloire à toi et à ceux qui prêtent l'oreille à tes paroles se rapportant à cette cause capitale et qui t'aiment par amour pour Dieu, le Seigneur des mondes.

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Chapitre: EXT 9. "O Haydar ! Cet Opprimé t'a entendu élever la voix au service de la cause..."

O Haydar ! Cet Opprimé t'a entendu élever la voix au service de la cause de Dieu, et il est tout à fait conscient du sentiment de joie que ton amour pour lui a soulevé dans ton coeur et de l'angoisse qui t'étreint face à ce qui est arrivé à ses aimés.
Je le jure par le Seigneur de miséricorde ! Le monde entier est écrasé de douleur alors que les hommes, dans le doute et les dissensions, ne savent que penser.
Le peuple de Dieu, le Seigneur des noms, est si cruellement assailli par des ennemis que le paradis suprême s'est lamenté et que les habitants des cieux les plus hauts et ceux qui, jour et nuit, entourent le Trône ont gémi de douleur.
O Alí ! Les afflictions et les tourments ne peuvent freiner ton Seigneur, le Très-Miséricordieux. Il s'est en vérité levé pour faire triompher la cause de Dieu de telle manière que ni la puissance écrasante du monde ni la tyrannie des nations ne pourront jamais l'alarmer. Il clame, entre terre et ciel: Le jour promis est arrivé. Le Seigneur de la création proclame: En vérité, il n'est pas d'autre Dieu que moi, le Tout-Puissant, le Très-Bienfaisant.
O Alí ! Les hommes immatures souhaitent éteindre la lumière de Dieu de leur bouche et étouffer la flamme du buisson ardent par leurs actes. Dis: Votre attitude est vraiment pitoyable, ô vous, incarnations de l'erreur. Craignez Dieu et ne rejetez pas la grâce divine qui a répandu son éclat sur toutes les régions.
Dis: Celui qui est l'interprète du Nom caché est apparu, sachez-le donc. Celui dont la venue avait été annoncée dans les Ecritures célestes est arrivé, puissiez-vous seulement le comprendre. L'horizon du monde est illuminé par les splendeurs de cette très grande révélation. Hâtez-vous, le coeur radieux, et ne soyez pas de ceux qui restent privés de compréhension. L'heure convenue a sonné et l'humanité est terrassée. Les serviteurs honorés de Dieu en témoignent.
O Haydar Alí ! Je le jure par la justice de Dieu ! La Sonnerie retentissante est sortie de la Trompette du Bayán, comme l'a décrété le Seigneur, le Clément; et tous, dans les cieux et sur la terre, sont tombés en pâmoison à l'exception de ceux qui se sont détachés du monde, s'accrochant fermement à la corde de Dieu, le Seigneur de l'humanité.
Ceci est le jour où la terre brille de la lumière éclatante de ton Seigneur, mais les gens se sont égarés dans l'erreur et ils ont été isolés, comme par un voile.
Nous désirons régénérer le monde, et eux sont résolus à mettre un terme à notre vie. Ainsi les a incités leur coeur en ce jour - jour que la lumière radieuse de la face de son Seigneur, l'Omnipotent, le Tout-Puissant, le Libre a rendu lumineux.
Le Livre Mère a élevé sa voix, mais les hommes sont privés d'ouïe. La Tablette préservée a été révélée avec véracité, et pourtant la majorité de l'humanité ne la lit pas. Ils ont rejeté la gracieuse faveur de Dieu après qu'elle leur eût été envoyée et ils se sont détournés de Dieu, Celui qui connaît les choses invisibles. Ils s'accrochent fermement au pan de leurs vaines chimères, tournant le dos au nom caché du Tout-Puissant.
Dis: O assemblée de théologiens ! Soyez de bonne foi dans votre jugement, je vous en conjure par Dieu. Fournissez en ce cas toutes les preuves et tous les témoignages que vous possédez si vous voulez être mentionnés parmi les habitants de cette glorieuse demeure.
Tournez votre coeur vers l'Aurore de la révélation divine afin que Nous puissions dévoiler devant vos yeux l'équivalent de tous ces versets et preuves, de tous ces témoignages et toutes ces affirmations, de tous ces signes que vous et les autres tribus de la terre possédez. Craignez Dieu et ne soyez pas de ceux qui méritent amplement le châtiment de Dieu, le Seigneur de la création.
Voici le jour où l'Océan de la connaissance a élevé la voix et livré ses perles. Si seulement vous le saviez !
En vérité, sur l'ordre de Dieu, le Secours dans le péril, Celui qui subsiste par Lui-même, le ciel du Bayán a été suscité. Je le jure par Dieu !
L'Essence de la connaissance s'exclame et dit: Voyez ! Celui qui est l'objet de toute connaissance est venu, et les livres sacrés de Dieu, le Miséricordieux, l'Aimant, ont été enluminés par sa venue. Chaque révélation de grâce, chaque preuve de dons bénéfiques émane de Lui et c'est à Lui qu'elles retournent.
Craignez Dieu, ô assemblée d'insensés, et n'infligez pas d'épreuves à ceux qui n'ont rien voulu d'autre que ce que Dieu a voulu.
En outre, si vous prêtez attention à mon appel, ne suivez pas vos désirs égoïstes. Le jour approche où tout ce qui est maintenant visible se sera évanoui, et vous pleurerez de ne pas avoir accompli votre devoir envers Dieu. De cela témoigne cette Tablette gravée.
Réjouis-toi de tout coeur que Nous Nous soyons souvenu de toi tant maintenant que dans le passé. En réalité, les douces saveurs de ce souvenir dureront et ne s'altéreront pas à travers l'éternité des noms de Dieu, le Seigneur de l'humanité.
Nous avons gracieusement accepté tes dévotions, ta louange, ton travail d'enseignement et les services que tu as rendus par amour pour cette puissante nouvelle.
Nous avons également prêté l'oreille à ce que ta langue a prononcé lors de réunions et de rassemblements. En vérité, ton Seigneur entend et observe toutes choses.
Nous t'avons revêtu de l'habit de Notre bon plaisir dans Notre royaume céleste, et, de l'Arbre divin qui s'élève en bordure de la vallée de la sécurité et de la paix, dans le lieu lumineux qui se trouve au-delà de la cité glorieuse, Nous t'avons appelé à haute voix en te disant: En vérité, il n'y a pas d'autre Dieu que Nous, l'Omniscient, le Très-Sage.
Nous t'avons appelé à l'existence pour Nous servir, pour glorifier Notre parole et pour proclamer Notre cause. Concentre tes énergies sur ce pour quoi tu as été créé par la volonté de l'Ordonnateur suprême, l'Ancien des jours.
En ce moment, Nous Nous rappelons de nos aimés et Nous leur apportons la bonne nouvelle de la grâce infaillible de Dieu et des choses préparées pour eux dans Notre Livre lumineux.
Vous avez supporté la censure des ennemis par amour pour Nous, et vous avez sans reculer subi sur Notre chemin les pénibles cruautés que les impies vous ont infligées. J'en témoigne en personne, et je suis celui qui sait tout.
Nombreux sont les lieux ennoblis de votre sang par amour pour Dieu. Innombrables sont les villes d'où se sont élevées la voix de vos lamentations et la complainte de votre angoisse. Nombreuses furent les prisons où vous avez été jetés par les armées de la tyrannie.
Soyez certains qu'Il vous rendra victorieux, qu'Il vous élèvera parmi les peuples du monde et qu'Il fera la preuve de la grandeur de votre rang aux yeux de toutes les nations. Certes, Il ne permettra certainement pas que la récompense de ses favoris se perde.
Prenez garde que les actes commis par les incarnations de vaines chimères ne vous affligent ou que les actions perpétrées par tous les oppresseurs rebelles ne vous blessent.
Saisissez le calice de la constance par le pouvoir de son nom, et buvez-y en vertu de la souveraineté de Dieu, le Puissant, l'Omnipotent.
Ainsi a brillé au-dessus de l'horizon de cette Tablette l'astre du jour de ma tendre compassion et de ma tendre bonté, afin que vous puissiez rendre grâce à votre Seigneur, le Tout-Puissant, le Très-Bienfaisant.
La gloire qui s'est levée, resplendissante, au ciel de ma parole repose sur toi et sur ceux qui se sont dirigés vers toi et qui ont prêté l'oreille aux paroles sorties de ta bouche concernant cette glorieuse, cette auguste révélation.

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Chapitre: EXT 10. "Par la justice de Dieu ! Le Livre Mère est rendu manifeste..."

Par la justice de Dieu ! Le Livre Mère est rendu manifeste, appelant les hommes à Dieu, le Seigneur des mondes, alors que les mers proclament: Le très grand Océan est apparu et, de ses vagues, on peut entendre le cri retentissant: En vérité, il n'y a pas d'autre Dieu que moi, l'Incomparable, Celui qui sait tout.
Et les arbres, élevant la voix, s'exclament: O peuples du monde ! La voix de l'Arbre divin résonne clairement; et le cri strident de la Plume de gloire retentit: Prêtez l'oreille et ne soyez pas parmi les insouciants.
Le Soleil appelle: O assemblée de théologiens ! Le ciel des religions est partagé et la lune tiraillée, et les peuples de la terre sont rassemblés dans une nouvelle résurrection. Craignez Dieu et ne suivez pas les impulsions de vos passions, suivez plutôt celui dont ont témoigné les Ecritures de Dieu, l'Omniscient, le Très-Sage.
L'épisode du Sinaï a été reproduit dans cette révélation, et celui qui conversa sur le Mont s'écrie: En vérité, le Désiré est venu, assis sur le trône de la certitude, puissiez-vous seulement le percevoir. Il a averti tous les hommes d'observer ce qui conduit à l'élévation de la cause de Dieu et ce qui guidera l'humanité vers son droit chemin.
Grand est le nombre des opprimés ravis par l'appel de Dieu ! Nombreux aussi les puissants dressés pour commettre des actes d'agression, actes qui ont fait se lamenter les habitants du paradis le plus élevé et gémir de douleur les occupants de cette glorieuse demeure !
Innombrables encore sont les pauvres qui se sont désaltérés du vin choisi de la révélation divine, et nombreux sont les riches qui se sont détournés, qui ont répudié la vérité et clamé leur non-croyance en Dieu, le Seigneur de ce jour béni et merveilleux !
Dis: Craignez Dieu, soyez ensuite équitables dans votre façon de juger cette Grande Nouvelle devant laquelle, dès son apparition, toutes les nouvelles importantes s'inclinèrent en signe d'adoration.
Dis: O assemblée d'insensés ! Si vous le rejetez, quelle preuve pouvez-vous avancer pour justifier votre allégeance aux précédents messagers de Dieu ou revendiquer votre croyance en ce qu'Il a envoyé de son royaume puissant et exalté ?
Quel bénéfice tirez-vous de vos possessions ? Quelle protection peuvent vous assurer vos trésors ? Aucune, je le jure par l'Esprit de Dieu qui pénètre tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre.
Rejetez ce que vous avez construit avec les mains des vaines chimères et des imaginations stériles, et saisissez fermement le livre de Dieu qui a été envoyé en vertu de son autorité irrésistible et inviolable.
Ta lettre fut présentée à cet Opprimé, et c'est en ton honneur que Nous avons révélé cette Tablette qui diffuse le parfum de la gracieuse faveur de ton Seigneur, le Compatissant, le Bienfaisant.
Nous implorons Dieu de te rendre semblable à une bannière hissée dans la cité de son souvenir et d'exalter ton rang dans cette cause - une cause à l'ombre de laquelle les sincères de Dieu verront les peuples et les tribus de la terre chercher refuge. En vérité, ton Seigneur sait et informe.
Nous l'implorons en outre de te nourrir du meilleur de ce qui a été précieusement gardé dans son Livre. Il est, en vérité, celui qui entend et qui répond à l'appel.
Continue à aider sa cause par le pouvoir fortifiant des armées de la sagesse et de la parole. Ainsi en a-t-il été décrété par Dieu, le Gracieux, le Très-Loué.
Béni le croyant qui a, en ce jour, embrassé la vérité, et béni l'homme fermement résolu que les armées de la tyrannie n'ont pas réussi à intimider.
Que la gloire apparue au-dessus de l'horizon de la parole soit sur toi et sur les croyants qui ont saisi, par le pouvoir de son nom, Celui qui subsiste par Lui-même, le calice de son vin scellé et qui s'y sont désaltérés abondamment malgré ceux qui ont rejeté celui en qui ils croyaient naguère - ceux-là même qui ont contesté la vérité de cette grande nouvelle que Dieu a confirmée dans son ancien et précieux Livre.

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Chapitre: EXT 11. "O Muhammad Husayn ! Prépare-toi à recevoir les effusions..."

O Muhammad Husayn ! Prépare-toi à recevoir les effusions de la tendre bonté de Dieu, le Seigneur des mondes. Le Très-Miséricordieux a daigné répandre sur toi les perles de la connaissance provenant de l'océan de la grâce de Dieu, le Tout-Puissant, le Suprême.
Où est l'homme éclairé qui reconnaîtra et percevra la vérité ? Où peut-on trouver l'homme attentif qui écoutera ma voix merveilleuse appelant du royaume de gloire ?
Où se trouve l'âme qui tournera son visage vers l'Arbre divin, de telle manière que ni la puissance écrasante des rois ni les actions violentes de leurs sujets ne puissent la détourner, et qui, élevant sa voix parmi la création tout entière par le pouvoir de la sagesse et de la parole, attestera ce que Dieu a affirmé: qu'il n'y a pas d'autre Dieu que Lui, le Puissant, l'Invincible, l'Omnipotent, Celui qui sait, le Sage.
O Husayn ! Ton nom a été mentionné dans la très grande prison devant cet Opprimé, et Nous t'avons révélé ce qui ne peut être comparé à aucun livre du monde. De cela témoigne le Roi d'éternité; et pourtant la majorité de l'humanité est comptée parmi les insouciants.
De l'aube du témoignage, Nous avons lancé l'appel à tous ceux qui vivent dans le royaume de la création. Parmi les hommes, il en est qui furent grisés par le parfum de la parole de leur Seigneur, de façon telle qu'ils ont abandonné tout ce qui est propre à l'homme dans leur impatience à atteindre la cour de la présence de Dieu, le Seigneur du trône puissant. Il en est aussi qui furent perplexes et hésitants.
D'autres se sont empressés, ont volé pour répondre à l'appel de leur Seigneur, l'Ancien des jours. D'autres encore se sont détournés, ont rejeté la vérité et ont fini par ne plus croire en Dieu, le Tout-Puissant, le Très-Loué. Et plus encore, d'autres l'ont jugé avec une telle cruauté que toute âme sage et éclairée en fut poussée à se lamenter.
Nous les avons gracieusement conviés à la rivière qui est en réalité la Vie, alors qu'ils décidaient, avec une injustice manifeste, de répandre mon sang. Ainsi s'est levée l'Etoile du jour de la sagesse au-dessus de l'horizon de la parole de ton Seigneur, le Très-Miséricordieux.
Viendrais-tu à rejoindre sa lumière qu'il te faudrait magnifier la louange de ton Seigneur et dire: Je te rends grâce, ô Dieu des mondes.
Béni sois-tu et bénis soient ceux que le monde et ses vanités n'ont pas réussi à détourner de cet horizon lumineux.
Transmets nos salutations à nos aimés. Nous les exhortons à observer la sagesse, ainsi qu'il est ordonné dans notre Livre merveilleux.

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Chapitre: EXT 12. "O ma servante et ma Feuille ! Réjouis-toi d'une grande joie..."

O ma servante et ma Feuille ! Réjouis-toi d'une grande joie, car ton appel est monté vers l'Arbre divin et il reçoit sa réponse de l'Horizon très glorieux. En vérité, il n'y a pas d'autre Dieu que moi, l'Opprimé, l'Exilé.
Nous Nous sommes révélé aux hommes, Nous avons dévoilé la cause, Nous avons guidé toute l'humanité vers le droit chemin de Dieu, Nous avons promulgué les lois et Nous avons prescrit à chacun ce qui lui profitera réellement à la fois en ce monde et dans l'autre; cependant, ils ont décidé de répandre Notre sang, ce qui a fait sangloter la servante des cieux, se lamenter le Sinaï et gémir de douleur l'Esprit fidèle.
En ces jours, les hommes se sont privés des effusions de la grâce divine en suivant les traces de tout ignorant qui s'est égaré. Ils ont tourné le dos à l'Océan de la connaissance divine et ont fixé leur regard sur des hommes à ce point insensés qu'ils affirment être très érudits, sans aucune preuve venant de Dieu, le Seigneur de l'humanité.
Heureux sois-tu, car tu as abandonné les vaines imaginations et tu as saisi la corde de Dieu qu'aucun homme ne peut rompre. Considère les gracieuses faveurs de Dieu - exaltée soit sa gloire.
Comme ils sont nombreux sur terre les rois et les reines qui, en dépit de leur désir ardent et de leur attente, se sont privés de celui qui est le Désir du monde, alors que toi, tu y as atteint.
S'il plaît à Dieu, tu pourras accomplir un acte dont le parfum suave durera aussi longtemps que dureront les noms de Dieu - exaltée soit sa gloire.
Par la justice de Dieu ! Le titre "O ma servante" surpasse de loin tout autre titre que l'on peut trouver dans le monde.
Bientôt les yeux des hommes seront illuminés et se réjouiront en reconnaissant ce que Notre Plume de gloire a révélé.
Bénie sois-tu et bénie la mère qui t'a élevée. Apprécie la valeur de ce rang et lève-toi pour servir sa cause de telle façon que les vaines chimères et les insinuations de ceux qui doutent ne te détournent pas de cette grande résolution.
Le soleil de la certitude brille de tout son éclat, mais les peuples du monde s'attachent à de vaines imaginations. L'océan de la connaissance divine s'est soulevé, alors que les enfants des hommes restent accrochés aux vêtements des insensés. Et, à l'exception de la grâce infaillible de Dieu - exaltée soit sa gloire -, il n'existe aucun remède capable de guérir ces maladies chroniques.
Remets mes salutations aux servantes de Dieu en cette région et donne-leur la bonne nouvelle que sa tendre miséricorde et sa grâce leur sont acquises. Elevé en réalité est le rang que Nous t'avons réservé. Il t'appartient de rendre grâce à ton Seigneur, le Bienfaisant, le Très-Généreux. Glorifié soit Dieu, le Suprême, le Grand.

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Chapitre: EXT 13. "Autrefois, on entendit cette parole sublime..."

Autrefois, on entendit cette parole sublime prononcée par la langue de celui qui est le Possesseur de tout être et le Seigneur du trône d'en haut et d'ici-bas:
La piété et le détachement sont comme deux grandes sources de lumière dans le ciel de l'enseignement. Béni celui qui est parvenu à ce rang suprême, à cette demeure de sublimité et de sainteté transcendante.

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Chapitre: EXT 14. "Voici une Tablette envoyée du royaume de la parole..."

Voici une Tablette envoyée du royaume de la parole, par le Clément, pour tous ceux qui vivent sur la terre. Heureux l'homme qui l'écoute et qui en tient compte, et malheur à celui qui s'en écarte et qui doute.
Voici le jour qui fut illuminé par la lumière rayonnante de la face de Dieu - le jour où la Langue de grandeur proclame: Le royaume est à Dieu, le Seigneur du jour de la résurrection.
Ton nom a été mentionné en Notre présence et Nous avons daigné révéler pour toi ce que la langue de nul homme parmi les peuples du monde ne peut raconter. Réjouis-toi d'une joie extrême puisque Nous Nous sommes souvenu de toi dans la très grande prison et que la face de l'Ancien des jours s'est tournée vers toi depuis cette demeure exaltée.
Nous avons, en vérité, révélé les signes, produit les témoignages irréfutables et Nous avons conduit tous les hommes vers le droit chemin.
Parmi les gens, il en est qui se sont détournés et qui ont désavoué la vérité, d'autres qui ont prononcé un jugement contre Nous sans aucune preuve ou évidence.
Les premiers à s'être détournés de Nous ont été les chefs spirituels de cette époque - eux qui Nous appellent jour et nuit et mentionnent Notre nom tout en se reposant sur leur trône élevé. Cependant, lorsque Nous Nous sommes révélé aux hommes, ils se sont dressés contre Nous de façon telle que même les pierres ont gémi et se sont amèrement lamentées.
Grande est ta bénédiction, puisque tu as écouté sa voix, tu as tourné ton visage vers Lui et tu as entendu l'appel de ton Seigneur lorsqu'Il est venu investi d'un pouvoir et d'une souveraineté invincibles.

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Chapitre: EXT 15. "O ma servante, ô ma Feuille ! Rends grâce au Bien-Aimé du monde..."

O ma servante, ô ma Feuille ! Rends grâce au Bien-Aimé du monde pour avoir atteint cette grâce infinie à une époque où les hommes les plus savants et les plus remarquables du monde en étaient restés privés.
Nous t'avons désignée Feuille pour que tu puisses, semblable à une feuille, être bercée par la brise légère de la volonté de Dieu - exaltée soit sa gloire -, tout comme les feuilles des arbres s'agitent au souffle du vent. Rends grâce à ton Seigneur par la vertu de cette parole étincelante.
Si tu percevais la douceur du titre "O ma servante", tu te sentirais détachée de toute l'humanité, pieusement engagée, jour et nuit, à communier avec celui qui est le seul Désir du monde.
Nous avons parlé avec justesse, en des termes d'une incomparable beauté, de ces feuilles et de ces servantes qui ont étanché leur soif aux eaux vivifiantes de la grâce divine et qui ont gardé leur regard dirigé vers Dieu. Heureuses et bénies sont-elles en réalité.
Sous peu Dieu révélera leur rang dont aucun mot ne peut décrire l'élévation, élévation qu'aucune description ne peut dépeindre adéquatement.
Nous t'exhortons à faire ce qui servira à promouvoir les intérêts de la cause de Dieu parmi les hommes et les femmes. Il entend vraiment l'appel des amis et Il voit leurs actions. En vérité, Il est Celui qui entend et Celui qui voit. Sur toi et sur eux soit la gloire de Dieu, le Puissant, l'Omniscient, le Très-Sage.

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Chapitre: EXT 16. "O servante de Dieu ! Ecoute la voix du Seigneur des noms..."

O servante de Dieu ! Ecoute la voix du Seigneur des noms qui, de sa prison, a dirigé son regard vers toi et a fait mention de toi. Il a apporté son aide à tout voyageur, il a répondu avec grâce à tout solliciteur et a permis à tout chercheur de vérité d'y avoir accès.
En ce jour, le droit chemin est rendu manifeste, la balance de la justice divine est établie et la lumière du soleil de sa bonté resplendit; pourtant les ténèbres oppressantes du peuple de la tyrannie se sont interposées, telles des nuages, et ont créé un déplorable obstacle entre l'Astre du jour de la grâce céleste et les habitants du monde.
Béni celui qui a déchiré les voiles qui s'étaient interposés et qui est illuminé par la lumière rayonnante de la révélation divine.
Vois comme ils étaient nombreux ceux qui se considéraient parmi les sages et les érudits, et qui pourtant, au jour de Dieu, furent privés des effusions des bontés divines.
O ma Feuille, ô ma servante ! Apprécie la valeur de cette bénédiction et de cette tendre miséricorde qui t'a enveloppée et qui a mené tes pas vers l'aurore de gloire.
Remets les salutations de cet Opprimé aux servantes qui adorent Dieu, et réjouis leur coeur en leur apportant la certitude de sa tendre providence.

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Chapitre: EXT 17. "Fixez votre regard sur la sagesse en toutes choses..."

Fixez votre regard sur la sagesse en toutes choses, car c'est un antidote infaillible. Combien de fois n'a-t-elle pas transformé un incroyant en croyant et un ennemi en ami ? L'observer est tout à fait essentiel, car ce thème a été développé dans de nombreuses tablettes révélées de l'empyrée de la volonté de celui qui est la manifestation de la lumière de l'unité divine. Heureux ceux qui agissent en conséquence.
Concentrez sans cesse votre attention sur ce qui exaltera la parole de Dieu. Dans cette très grande révélation, des actes vertueux et un caractère louable sont considérés comme les armées de Dieu, au même titre que sa sainte et divine parole. Ces armées sont comme l'aimant naturel des coeurs des hommes et le moyen efficace pour ouvrir les portes. De toutes les armes du monde, elle est la plus acérée.
Implore Dieu d'aider gracieusement tous les hommes à observer ce que sa Plume très glorieuse a inscrit dans les livres et les tablettes sacrées.

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Chapitre: EXT 18. "Cet Opprimé mentionne celui qui a tourné son visage..."

Cet Opprimé mentionne celui qui a tourné son visage vers l'Incomparable, l'Omniscient, celui qui atteste de son unité comme en a attesté la Plume très glorieuse quand elle s'est déplacée dans l'arène de la parole. Bénie l'âme qui a reconnu son Seigneur, et malheur à celui qui s'est lamentablement égaré et qui a douté.
L'homme est semblable à un arbre. S'il est orné de fruits, il a été et sera toujours l'objet de louanges et d'éloges. Autrement, un arbre sans fruits n'est bon qu'à mettre au feu.
Les fruits de l'arbre humain sont exquis, hautement désirés et tendrement choyés. Parmi eux se trouvent un caractère droit, des actes vertueux et une bonne parole.
Le printemps des arbres terrestres revient une fois par an, alors que celui des arbres humains arrive pendant les jours de Dieu - exaltée soit sa gloire.
Si les arbres des vies humaines s'ornaient en ce divin printemps des fruits qui viennent d'être mentionnés, l'éclat de la lumière de la justice illuminerait, sans aucun doute, tous les habitants de la terre, et chacun d'eux vivrait dans la tranquillité et le contentement à l'ombre protectrice de celui qui est la raison d'être de toute l'humanité.
L'eau pour ces arbres est l'eau vivifiante des paroles sacrées prononcées par le Bien-Aimé du monde. De tels arbres sont plantés en un instant, et l'instant suivant, leurs branches atteignent le ciel grâce aux ondées de la miséricorde divine. Un arbre desséché, par contre, n'a jamais été et ne sera jamais digne d'être mentionné.
Heureux le fidèle qui est revêtu de l'habit de l'effort soutenu et qui s'est levé pour servir cette cause. Une telle âme a en vérité atteint le but désiré et appréhendé la raison pour laquelle elle a été créée.
Mais, des myriades de fois hélas pour les entêtés qui sont comme des feuilles desséchées tombées dans la poussière ! Bientôt des rafales mortelles les emporteront vers le lieu qui leur est réservé.
Ignorants ils arrivèrent, ignorants ils perdirent leur temps, et ignorants ils se retirèrent dans leurs demeures.
Le monde proclame sans cesse ces mots: Attention ! je suis éphémère, ainsi que toutes mes apparences et mes couleurs extérieures. Prenez garde aux changements et aux hasards combinés en moi, et soyez tirés de votre torpeur. Il n'y a cependant aucun oeil pénétrant pour voir, aucune oreille attentive pour entendre.
En ce jour, l'oreille spirituelle s'exclame et dit: En réalité, tout est bien pour moi, aujourd'hui est mon jour, puisque la voix de Dieu appelle à voix haute. Et l'essence de la vision s'exclame: Je suis bénie, voici mon jour, car la Beauté antique luit, resplendissante, au-dessus de l'horizon très exalté.
Il appartient au peuple de Bahá d'invoquer et de supplier le Seigneur des noms afin que, par bonheur, les peuples du monde ne puissent être privés des effusions de grâce pendant ses jours.
Naguère, les théologiens sont restés perplexes au sujet de la question suivante, question que celui qui est la Vérité souveraine leur a entendu poser à maintes reprises pendant les premières années de sa vie: Quelle est cette parole que prononcera le Qá'im et qui mettra en fuite les chefs religieux ? Dis: Cette parole est maintenant rendue manifeste et vous vous êtes enfuis avant de l'entendre, quoique vous ne la perceviez pas encore.
Et cette parole bénie, cachée, dissimulée et précieuse est la suivante: "IL" est à présent apparu sous l'habit du "JE". Celui qui était caché aux yeux des mortels s'exclame: Voyez ! Je suis le Très-Manifeste. Voici la parole qui a fait trembler les membres des incroyants.
Que Dieu soit glorifié ! Toutes les Ecritures célestes du passé attestent la grandeur de ce jour, la grandeur de cette Manifestation, la grandeur de ses signes, la grandeur de sa parole, la grandeur de sa constance, la grandeur de son rang prééminent. Et pourtant, malgré tout cela, les gens sont restés insouciants et ils s'en sont séparés comme par un voile.
En réalité, tous les prophètes ont aspiré à ce jour. David dit: Qui m'amènera à la ville forte ? Par ville forte, on entend Akká. Ses fortifications sont très solides et cet Opprimé est retenu prisonnier entre ses murs. De même, il est révélé dans le Qur'án: Amène ton peuple de l'obscurité à la lumière et annonce-lui les jours de Dieu.
La plupart des Ecritures et des livres célestes ont fait clairement mention de la gloire dont ce jour est investi. Cependant les théologiens de l'époque ont privé les hommes de ce rang transcendant et les ont retenus loin de ce Pinacle de gloire, de ce But suprême.
Béni sois-tu, car l'obscurité des vaines imaginations n'a pu te priver de la lumière de la certitude, et les attaques des hommes n'ont pas réussi à te détourner du Seigneur de l'humanité. Apprécie la valeur de ce rang élevé et implore Dieu - exaltée soit sa gloire - de te permettre par sa grâce de le sauvegarder.
Une souveraineté impérissable a toujours été le domaine exclusif du seul vrai Dieu et de ses aimés, et elle continuera de leur appartenir à tout jamais.
Que la gloire apparue à l'horizon de l'éternité repose sur toi et sur ceux qui ont fermement saisi la corde de Dieu que nul ne peut rompre.

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Chapitre: EXT 19. "Celui qui conduit à la vraie victoire est arrivé..."

Celui qui conduit à la vraie victoire est arrivé. Par la justice de Dieu ! Il est tout à fait capable de révolutionner le monde par le pouvoir d'un simple mot. Ayant recommandé la sagesse à tous les hommes, il a lui-même fait preuve de patience et de résignation.
Les mottes d'argile du monde se sont mises en route pour rendre visite à l'admirable, la lumineuse cité pourpre de Dieu, tandis que certains émissaires de Perse fomentent secrètement le mal, bien que, en apparence, ils prétendent être doux et soumis.
Par Dieu ! Quand cette sournoiserie qui afflige le monde sera-t-elle transformée en sincérité ? Les exhortations de Dieu, le Vrai, ont conquis le monde, mais, jusqu'à présent, leur influence n'a pas encore été dévoilée.
Les actes inconvenants des hommes les ont retenus loin de Lui. Nous implorons Dieu - qu'Il soit exalté et glorifié - de faire tomber des nuages de la grâce divine la pluie abondante de sa bonté sur tous ses serviteurs. En vérité, Il a pouvoir sur toutes choses.
O Alí Haydar ! O toi qui t'es levé pour servir ma cause et qui t'es engagé à magnifier la louange de Dieu, le Seigneur du trône puissant !
Il est tout à fait clair et évident aux symboles de la justice et aux interprètes de l'équité que cet Opprimé, fort du pouvoir transcendant du royaume, cherche à supprimer du sein des peuples et des tribus de la terre toute trace de désordre, de discorde, de dissension, de différends ou de divisions; et ce n'est pour nulle autre raison que pour cette grande, cette importante mission qu'il a été à de multiples reprises jeté en prison et que pendant bien des jours et des nuits il a été soumis aux chaînes et aux fers.
Bénis ceux qui jugent cette cause invincible, cette glorieuse nouvelle avec équité et droiture.

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Chapitre: EXT 20. "Voici une Tablette envoyée par le Seigneur de miséricorde..."

Voici une Tablette envoyée par le Seigneur de miséricorde pour permettre aux peuples du monde de s'approcher de cet Océan qui a surgi par le pouvoir de son auguste Nom.
Parmi les hommes, il y a ceux qui se sont détournés de Lui et qui ont nié ses preuves, alors que d'autres, à la gloire de son Nom qui anime toutes choses créées, se sont désaltérés du vin de la certitude.
Ils ont beaucoup perdu, en réalité, ceux qui ont prêté l'oreille au croassement du corbeau, et qui ont refusé d'écouter le doux roucoulement de l'Oiseau du paradis chantant sur les rameaux de l'arbre d'éternité: En vérité, il n'y a pas d'autre Dieu que moi, l'Omniscient, le Très-Sage.
Voici le jour que les splendeurs de la lumière de notre face ont illuminé - jour autour duquel tous les jours et toutes les nuits gravitent en adoration. Béni est l'homme éclairé qui l'a perçu et l'assoiffé qui s'est désaltéré à cette source lumineuse.
Béni l'homme qui reconnaît la vérité, s'efforçant de tout coeur de servir la cause de son Seigneur, le Puissant.
O serviteur qui as fixé ton regard sur Notre visage ! Ecoute la voix de ton Seigneur, le Très-Glorieux, qui, de l'aurore de grandeur et de majesté, appelle à haute voix.
En vérité, son appel te rapprochera du royaume de gloire et te fera chanter sa louange de manière telle que chaque chose créée en sera extasiée et que sa gloire en sera magnifiée de façon à influencer la création tout entière. Ton Seigneur est vraiment le Protecteur, le Miséricordieux, le Bien-Informé.
Rassemble les amis de Dieu en ce pays et fais-leur connaître Notre souvenir incomparable. Nous avons révélé pour eux une Tablette d'où le parfum du Très-Miséricordieux s'est répandu sur le royaume de l'existence, afin qu'ils se réjouissent d'une joie extrême et demeurent fermes dans cette cause merveilleuse.
En prison, Nous avons révélé un Livre que Nous avons intitulé Le Livre le plus saint. Nous y avons décrété des lois et Nous l'avons orné des commandements de ton Seigneur qui a autorité sur tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre.
Dis: Saisissez-le, ô peuples, et observez ce qui y a été envoyé parmi les préceptes remarquables de votre Seigneur, le Clément, le Bienfaisant.
Ceci vous profitera en vérité dans ce monde et dans l'autre, et vous purifiera de tout ce qui ne vous convient pas. Il est, en fait, l'Ordonnateur, l'Interprète, Celui qui donne, le Généreux, le Très-Loué, le Gracieux.
Grande est ta bénédiction, car tu as été fidèle à l'alliance de Dieu et à son testament, et tu as été honoré par cette Tablette grâce à laquelle ton nom est inscrit dans Notre Tablette soigneusement conservée.
Consacre-toi au service de la cause de ton Seigneur, chéris son souvenir dans ton coeur et célèbre sa louange afin que tous les rebelles et tous les insouciants puissent être tirés de leur sommeil.
Ainsi avons-Nous daigné t'accorder un signe de faveur émanant de Notre présence; et je suis, en vérité, le Clément, le Très-Miséricordieux.

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Chapitre: EXT 21. "Nous désirons parler de celui qui a tourné son visage vers Nous..."

Nous désirons parler de celui qui a tourné son visage vers Nous et le laisser une nouvelle fois boire à longs traits les eaux vivifiantes de Notre gracieuse providence afin qu'il puisse s'approcher de Notre horizon, être vêtu de nos attributs, s'élever dans Notre atmosphère, être confirmé dans ce qui rendra manifeste la sainteté de Notre cause parmi Notre peuple, et célébrer Notre louange d'une manière qui fera se hâter toute âme hésitante, s'envoler toute créature immobile, se consumer toute carcasse mortelle, qui fera reprendre vie à tout coeur glacé et revigorera tout esprit découragé. C'est ce qui incombe à celui qui a tourné son visage vers le Nôtre, qui a pénétré à l'ombre de Notre tendre bonté et reçu nos versets qui se sont répandus dans le monde entier.
O Alí ! Celui qui est l'Aurore de la révélation divine t'appelle par l'entremise de cette parole merveilleuse. Par la justice de Dieu ! Si tu étais là devant Notre trône et que tu écoutais la Langue de puissance et de grandeur, tu frémirais sous le charme de sa voix et tu sacrifierais ton corps, ton âme, ton être tout entier par amour pour Dieu, le Souverain, le Protecteur, l'Omniscient, le Très-Sage, à tel point qu'aucune plume ne pourrait rendre compte de ton rang et que tout orateur éloquent échouerait dans ses tentatives pour le décrire.
Médite un instant sur cette révélation et sur sa souveraineté invincible; aide-la ensuite, comme il convient à ton Seigneur, le Gracieux, le Très-Bienfaisant. Dirige les hommes vers l'Aurore de gloire.
En vérité, Il est celui qui est établi sur son trône puissant. Grâce à Lui, l'horizon de cette prison est devenu resplendissant et tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre ont été illuminés par Lui.
Nous avons daigné mentionner ton nom par le passé ainsi que dans cette gracieuse Tablette afin que tu puisses une fois encore inhaler le doux parfum du Très-Miséricordieux. Ceci n'est rien d'autre qu'un signe de Notre faveur pour toi. Rends grâce à ton Seigneur, le Très-Bienfaisant, Celui qui voit tout.
Ne t'afflige pas si les hommes n'arrivent pas à saisir la vérité. Bientôt tu les verras se tourner vers Dieu, le Seigneur de l'humanité. Nous avons en réalité, par la puissance de la parole très sublime, enveloppé le monde entier, et le moment approche où Dieu aura soumis les coeurs de tous ceux qui vivent sur terre. Il est, en vérité, l'Omnipotent, le Tout-Puissant.
De ce pays, nous nous souvenons aussi de ton frère afin qu'il se réjouisse d'avoir été mentionné et qu'il soit parmi ceux qui réfléchissent.
O ami ! Le Bien-Aimé t'appelle de sa très grande prison et t'exhorte à respecter ce que Notre Plume exaltée a révélé dans Notre Livre le plus saint afin que tu puisses t'y accrocher avec une résolution et un pouvoir tels qu'ils émanent de moi; et en vérité, je suis l'Ordonnateur, le Très-Sage.
Grande est en fait votre bénédiction, car sa grâce infaillible vous a été accordée et vous avez reçu son aide pour reconnaître cette cause - une cause dont la puissance a fait se replier les cieux et tomber en poussière toute montagne élevée et majestueuse.
En outre, dans notre grâce illimitée, nous mentionnons également votre mère qui a eu le privilège de reconnaître Dieu. De ce glorieux rang, nous lui envoyons nos salutations.
Nous nous souvenons de chacun d'entre vous, hommes et femmes, et, depuis ce lieu - scène de gloire incomparable -, nous vous considérons comme une seule âme et nous vous envoyons la bonne nouvelle des bénédictions divines qui ont précédé toute chose créée et de notre souvenir qui s'étend à chacun, jeune ou vieux.
La gloire de Dieu repose sur vous, ô peuple de Bahá. Réjouissez-vous d'une joie intense par Notre souvenir, car il est en réalité en tout temps avec vous.

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Chapitre: EXT 22. "Prête l'oreille à ce que l'Esprit t'a annoncé pendant les jours de Dieu..."

Prête l'oreille à ce que l'Esprit t'a annoncé pendant les jours de Dieu, le Secours dans le péril, Celui qui subsiste par Lui-même, afin que son appel puisse t'attirer vers le sommet de la gloire transcendante et te rapprocher du rang où tu verras ton être tout entier s'embraser du feu de l'amour de Dieu d'une manière telle que ni l'ascendance des dirigeants ni les murmures de leurs vassaux ne pourront l'éteindre, et que tu te lèveras parmi les peuples du monde pour célébrer la louange de ton Seigneur, le Possesseur des noms. Voici ce qui te convient en ce jour.
Nous te raconterons ce qui s'est passé autrefois afin que tu puisses percevoir la douceur de cette parole et prendre conscience d'événements survenus dans le passé. En vérité, ton Seigneur est Celui qui admoneste, le Gracieux, le Bien-Aimé.
Rappelle-toi les jours où celui qui conversa avec Dieu soignait, dans le désert, les moutons de Jethro, son beau-père. Il entendit la voix du Seigneur de l'humanité sortir du buisson ardent qui s'était élevé au-dessus de la Terre sainte, s'exclamant: O Moïse ! En vérité, je suis Dieu, ton Seigneur et le Seigneur de tes ancêtres, Abraham, Isaac et Jacob. Il fut tellement transporté par la mélodie captivante de cette voix qu'il se détacha du monde et prit la route vers le pharaon et son peuple, investi du pouvoir de ton Seigneur qui exerce sa souveraineté sur tout ce qui a été et sera.
Les peuples du monde entendent maintenant ce que Moïse entendit, mais ils ne comprennent pas.
Dis: Je le jure par la justice de Dieu ! Bientôt le faste des ministres d'Etat et le pouvoir des dirigeants s'évanouiront, les palais des monarques seront déserts et les imposantes constructions des empereurs réduites en poussière, mais, ce qui durera, c'est ce que Nous avons prévu pour vous dans le royaume.
Il vous appartient, ô peuples, de consentir les plus grands efforts pour que vos noms soient mentionnés devant le trône et pour que vous puissiez produire ce qui immortalisera votre souvenir à travers l'éternité de Dieu, le Seigneur de tous les êtres.
Rappelle-moi au bon souvenir des aimés de ce pays, transmets-leur mes salutations et réjouis leur coeur par la nouvelle de ce qui a été révélé pour eux depuis ce rang glorieux.
Dis: Prenez garde que la puissance écrasante des oppresseurs ne vous effraie. Le jour approche où chaque emblème de vaine gloire aura été réduit à néant; alors vous contemplerez la souveraineté invincible de votre Seigneur régnant sur toutes choses, visibles et invisibles.
Prenez garde que les voiles ne vous privent des effusions de sa bonté en ce jour. Rejetez les choses qui vous retiennent loin de Dieu et persévérez sur ce chemin qui s'étend au loin. Nous ne désirons rien d'autre pour vous que ce qui vous sera bénéfique, comme l'indique sa Tablette préservée.
Nous pensons souvent à nos aimés; Nous les avons cependant trouvés dépourvus de ce dont ils sont dignes à la cour de la faveur de leur Seigneur, le Gracieux, le Clément, hormis ceux que Dieu désire préserver. En vérité, Il a le pouvoir de faire ce qu'Il veut. Il donne et reprend. Il est en réalité la Vérité éternelle, Celui qui connaît les choses invisibles.
O bien-aimés du Très-Miséricordieux, saisissez le calice de la vie éternelle tendu par la main des bienfaisantes faveurs de votre Seigneur, le Possesseur de la création tout entière, et puis buvez-y à longs traits.
Je le jure par Dieu, cela vous ravira tant que vous vous lèverez pour magnifier son nom et proclamer sa parole parmi les peuples de la terre et que vous conquerrez les cités des coeurs des hommes au nom de votre Seigneur, le Tout-Puissant, le Très-Loué.
Nous annonçons en outre à tous la bonne nouvelle se rapportant à ce que Nous avons révélé dans Notre Livre le plus saint - Livre à l'horizon duquel le soleil de nos commandements brille sur chaque observateur et sur chaque personne observée. Saisissez-le fermement et accomplissez ce qui y a été révélé. En réalité, ceci est meilleur pour vous que tout ce qui a été créé dans le monde, si seulement vous le saviez.
Prenez garde que les choses éphémères de la vie vous empêchent de vous tourner vers Dieu, le Vrai. Méditez en votre coeur sur le monde, ses conflits et ses changements, afin que vous puissiez discerner ses valeurs et le rang de ceux qui ont fixé leur coeur sur lui et qui se sont détournés de ce qui a été envoyé dans Notre Tablette préservée.
Ainsi avons-Nous révélé ces versets sacrés et te les avons-Nous envoyés afin que tu te lèves pour glorifier le nom de Dieu, le Secours dans le péril, Celui qui subsiste par Lui-même. Que la gloire de Dieu soit sur toi et sur ceux qui ont partagé ce vin choisi et scellé.

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Chapitre: EXT 23. "Cet Opprimé a lu attentivement ta lettre dans la très grande prison..."

Cet Opprimé a lu attentivement ta lettre dans la très grande prison et est informé de ta recherche au sujet des commandements de Dieu concernant la résurrection et les moyens d'existence. Tu as bien fait de poser ces questions, car le bénéfice en sera acquis par toi aussi bien que par d'autres serviteurs de Dieu, de façon à la fois apparente et intime. En vérité, ton Seigneur connaît toutes choses et répond avec plaisir à l'appel.
La raison suprême pour laquelle le monde et tout ce qui s'y trouve a été créé est que l'homme connaisse Dieu.
En ce jour, quiconque est guidé par le parfum du vêtement de sa miséricorde - afin d'être admis dans la demeure antique, qui est le rang de la reconnaissance de la Source des commandements divins et l'Aurore de sa révélation - a touché à jamais au bien souverain.
Etant arrivé à ce rang élevé, une double obligation repose sur chaque âme. L'une est d'être inébranlable dans la cause avec une telle fermeté que si tous les peuples du monde devaient essayer de l'empêcher de se tourner vers la Source de la révélation, ils seraient impuissants à le faire. L'autre est d'observer les ordonnances divines qui ont coulé de la Source de sa Plume, par le ciel animée.
Car la connaissance que l'homme a de Dieu ne peut se développer de façon complète et convenable que s'il observe tout ce qu'Il a ordonné et tout ce qui est exposé dans son Livre céleste.
Il y a un an, le Livre le plus saint fut envoyé du firmament de la bonté du Seigneur des noms. Si Dieu le veut, tu pourras, par sa grâce, accomplir ce qui y a été révélé.
En ce qui concerne les moyens d'existence, tu devrais t'engager dans une activité, tout en gardant ton entière confiance en Dieu. Il fera descendre assurément sur toi, du ciel de sa faveur, ce qui t'est destiné. Il est, en vérité, le Dieu de puissance et de pouvoir.
Rends grâce à Dieu de ce que ta lettre ait atteint la présence de ce prisonnier et que, du siège de l'autorité divine, la réponse ait été révélée et qu'elle te soit envoyée. C'est là une bénédiction accordée par Dieu. Bien que cela ne soit pas évident pour l'instant, cela le deviendra bientôt.
Il t'appartient de dire: Magnifié soit ton nom, ô Seigneur mon Dieu ! Je suis celui qui a tourné son visage vers toi, qui a placé toute sa confiance en toi.
Je t'implore, par ton nom qui a fait déferler l'océan de ta parole et souffler les brises de ta connaissance, de permettre que je sois gracieusement assisté pour servir ta cause et inspiré pour célébrer ton souvenir et ta louange. Envoie alors sur moi, du ciel de ta générosité, ce qui me protégera de tous sauf de toi et me profitera dans tous tes mondes. En vérité, tu es le Puissant, l'Inaccessible, le Suprême, Celui qui sait, le Sage.

==== FIN DU TEXTE ====
Les Tablettes de Bahá'u'lláh
Préface
Alors que sa mission touchait à sa fin, et après avoir formulé dans son Kitáb-i-Aqdas les lois fondamentales de sa dispensation, Bahá'u'lláh ajouta l'énoncé de certains préceptes et de certains principes qui sont au coeur même de sa foi, la réaffirmation de vérités qu'il avait précédemment proclamées, l'élaboration et l'explication de certaines lois qu'il avait déjà formulées, la révélation d'autres prophéties et de mises en garde ainsi que l'établissement d'ordonnances complémentaires visant à parfaire les dispositions de son très saint Livre. Tous ces éléments complémentaires étaient inscrits dans d'innombrables tablettes qu'il continua de révéler jusqu'aux derniers jours de sa vie... Ces tablettes - productions considérables et définitives de sa plume infatigable - se trouvent parmi les fruits de choix que son esprit a produits et marquent l'achèvement de son ministère qui dura quarante ans. Six des tablettes mentionnées ci-dessus et incluses dans ce volume furent, sur les instructions d'Abdu'l-Bahá, traduites en anglais et publiées en par la société de publication bahá'íe de Chicago (Bahá'í Publishing Society, Chicago). Ce volume est depuis longtemps épuisé, et son contenu n'est maintenant connu de la plupart des bahá'ís que par des extraits imprimés dans des compilations ou cités dans d'autres écrits. En outre, comme la traduction de Shoghi Effendi du texte sacré coulait de plus en plus facilement de sa plume, il devint évident que les traductions antérieures pouvaient très bien être améliorées tant au niveau de la précision que du style. La Maison Universelle de Justice a dès lors commandé ce volume qu'elle décrit comme une tentative supplémentaire de rendre, dans les termes anglais adéquats, la parole incomparable de Bahá'u'lláh. Chaque fois qu'une partie du texte a déjà été traduite par le Gardien, cette traduction est utilisée.
Références au Qur'án Dans les notes de bas de pages relatives au Qur'án, les súrihs ont été numérotées d'après l'original, alors que la numérotation des versets est celle qu'utilise Rodwell dans sa traduction et qui diffère parfois de la numérotation arabe.
GUIDE DE TRANSLITERATION ET DE PRONONCIATION DES NOMS ARABES OU PERSANS
La transcription des noms arabes ou persans que nous avons employée est celle recommandée par Shoghi Effendi pour les langues utilisant l'alphabet latin, afin d'assurer l'uniformité de l'orthographe des mots. L'adaptation de cette transcription à la prononciation française demande l'établissement préalable de quelques conventions faciles mentionnées ci-dessous: . Les lettres qui se prononcent de la même manière qu'en français: b, p, t, j, h,.h, d, r, z,.z, s,.s, t,.t, f, q, k, l, m, n, v. Certaines lettres en persan, bien que produisant le même son, s'orthographient de deux manières; afin de les identifier, on souligne l'une d'elles d'un point. . Les lettres dont le son est court : a Les lettres dont le son est long : á âme í île . Les lettres ou groupes de lettres qui produisent un son différent: th s de saint ch tch de tchèque kh entre g et r roulé: ghetto dh z de zéro zh je sh che .d z de zéro gh gd de Bagdad (non translitéré) g gué u o ú ou y ya ' équivalent du h aspiré ' petit silence séparant les syllabes Nous espérons qu'en raison de cet avantage le lecteur francophone fera volontiers l'effort de s'accoutumer à l'aspect nouveau de certains termes connus généralement sous une autre orthographe, notamment: Muhammad pour Mahomet, Qur'án pour Coran, Mihdí pour Mahdi, Haïfa pour Caïffa, Akká pour Saint-Jean-d'Acre, Tihrán pour Téhéran, Shaykh pour Cheikh, etc.
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Botschaften aus ‘Akká
Bahá’u’lláh

Lawḥ-i-Karmil (Das Tablet vom Karmel)

Alle Herrlichkeit sei auf diesem Tage, dem Tag, da die Düfte der Barmherzigkeit über alles Erschaffene wehten, einem Tag, so reich gesegnet, daß vergangene Zeitalter und Jahrhunderte niemals hoffen können, ihm gleichzukommen, einem Tag, da der Altehrwürdige der Tage das Antlitz Seinem heiligen Throne zugewandt hat. Daraufhin waren die Stimmen alles Erschaffenen und darüber hinaus die Stimmen der himmlischen Heerscharen zu hören mit lautem Ruf: »Eile, o Karmel, denn siehe, das Licht des Angesichts Gottes, des Herrschers im Reiche der Namen und Schöpfers der Himmel, ist auf dich gerichtet.«
Außer sich vor Freude, rief er mit lauter Stimme: »Möge mein Leben ein Opfer für Dich sein, da Du Deinen Blick auf mich geworfen, Deine Großmut über mich ergossen und Deine Schritte zu mir gelenkt hast. Die Trennung von Dir, o Du Quell ewigen Lebens, hat mich fast verzehrt, und das Fernsein von Deiner Gegenwart hat meine Seele verbrannt. Aller Lobpreis sei Dir, daß Du mich fähig machtest, Deinem Ruf zu lauschen, daß Du mich durch Deinen Schritt beehrt und meine Seele erquickt hast durch den belebenden Duft Deines Tages und die erregende Stimme Deiner Feder, eine Stimme, die Du als Deinen Posaunenruf unter Deinem Volke verordnet hast. Und als die Stunde schlug, zu der Dein unwiderstehlicher Glaube offenbart werden sollte, bliesest Du einen Hauch von Deinem Geist in Deine Feder, und siehe, die gesamte Schöpfung erbebte in ihren Grundfesten und enthüllte dem Menschengeschlecht Geheimnisse, wie sie in den Schatzkammern Dessen verborgen liegen, der der Besitzer alles Erschaffenen ist.«
Kaum hatte seine Stimme jenen erhabensten Ort erreicht, da antworteten Wir: »Danke deinem Herrn, o Karmel! Das Feuer deiner Trennung von Mir hatte dich fast verzehrt, als das Meer Meiner Gegenwart vor deinem Angesicht wogte, deine und der ganzen Schöpfung Augen erfreute und alles Sichtbare und Unsichtbare mit Entzücken erfüllte. Frohlocke, denn Gott hat an diesem Tage Seinen Thron auf dir errichtet, hat dich zum Aufgangsort Seiner Zeichen und zum Tagesanbruch der Beweise Seiner Offenbarung gemacht. Wohl dem, der dich umschreitet, der die Offenbarung deiner Herrlichkeit verkündet und berichtet, was die Großmut des Herrn, deines Gottes, über dich ergossen hat. Ergreife den Kelch der Unsterblichkeit im Namen deines Herrn, der Allherrliche, und bringe Ihm Dank dar, weil Er als Zeichen Seines Erbarmens für dich dein Leid in Freude, deinen Kummer in selige Wonne verwandelt hat. Wahrlich, Er liebt die Stätte, die zum Sitze Seines Thrones wurde, die Seine Füße betraten, die Seine Gegenwart beehrte, von der aus Er Seinen Ruf erhob und über die Er Seine Tränen vergoß.
Rufe aus gen Zion, o Karmel, und künde die frohe Botschaft: Er, der den sterblichen Augen verborgen war, ist gekommen! Seine allbezwingende Herrschaft ist offenbar, Seine allumfassende Herrlichkeit ist enthüllt worden. Hüte dich, daß du nicht zögerst oder schwankst. Eile und umschreite die Stadt Gottes, die vom Himmel herabgekommen ist, die himmlische Ka‘bah, in Anbetung umkreist von den Begünstigten Gottes, den Reinen im Herzen und der Schar der erhabensten Engel. O wie sehne Ich Mich, jedem Ort des Erdkreises die frohe Botschaft dieser Offenbarung zu verkünden und sie in jede seiner Städte zu tragen, einer Offenbarung, zu der das Herz des Sinai hingezogen wurde und in deren Namen der Brennende Busch ruft: ›Gottes, des Herrn der Herren, sind die Reiche der Erde und des Himmels!‹A1 Wahrlich, dies ist der Tag, da Land und Meer frohlocken über diese Verkündigung, der Tag, für den aufbewahrt wurde, was Gott aus einer Großmut, die jenseits der Fassungskraft des sterblichen Verstandes oder Herzens liegt, zu offenbaren bestimmte. Bald wird Gott Seine Arche auf dich zusteuern und das Volk Bahás offenbaren, das im Buche der Namen erwähnt ist.«
Geheiligt sei der Herr der ganzen Menschheit! Alle Atome der Erde wurden bei der Erwähnung Seines Namens in Schwingung versetzt, und die Zunge der Größe wurde bewegt, das zu eröffnen, was in Seinem Wissen verhüllt und in der Schatzkammer Seiner Macht verborgen lag. Er, wahrlich, ist kraft Seines Namens der Mächtige, der Allgewaltige, der Höchste, Herrscher über alles, was in den Himmeln und auf Erden ist.

Lawḥ-i-Aqdas (Die heiligste Tafel)A2

Dies ist das heiligste Sendschreiben, das aus dem heiligen Reiche an den herniedergesandt ist, der sein Angesicht dem Ziel der Anbetung aller Welt zuwandte – Ihm, der vom Himmel der Ewigkeit kam, belehnt mit überragender Herrlichkeit.
Im Namen des Herrn, des Herrn großer Herrlichkeit.
Dies ist ein Brief aus Unserer Gegenwart für den, welchen die Schleier der Namen nicht Gott, dem Schöpfer von Himmel und Erde, entfremden konnten, auf daß seine Augen erfreut werden in den Tagen seines Herrn, des Helfers in Gefahr, des Selbstbestehenden.
Sprich: O ihr, die ihr dem SohneA3 folgt! Ist es wegen Meines Namens, daß ihr euch gegen Mich sperrt? Warum sinnt ihr nicht nach in eurem Herzen? Tag und Nacht habt ihr euren Herrn, den Allmächtigen, angerufen, doch als Er vom Himmel der Ewigkeit in Seiner großen Herrlichkeit herniederkam, da habt ihr euch von Ihm abgekehrt und bleibt in Achtlosigkeit versunken.
Betrachte die, welche den GeistA4 verwarfen, als Er mit offenbarer Herrschaft zu ihnen kam. Wie zahlreich waren die Pharisäer, die sich in Seinem Namen in die Synagogen einschlossen und über ihre Trennung von Ihm klagten; als aber die Tore der Wiedervereinigung aufgestoßen wurden, als strahlend das Licht Gottes am Morgen der Schönheit aufzog, da leugneten sie Gott, den Erhabenen, den Mächtigen. Sie säumten, in Seine Gegenwart zu treten, obwohl ihnen Sein Kommen im Buche Jesajas wie auch in den Büchern der Propheten und Gottesboten verheißen war. Keiner von ihnen wandte das Angesicht dem Morgen göttlicher Großmut zu, die ausgenommen, welche aller Macht unter den Menschen ermangelten. Und doch brüstet sich heutzutage jeder, der mit Macht belehnt und mit Herrschaft bekleidet ist, Seines Namens. Rufe dir auch den ins Gedächtnis, der Jesus zum Tode verurteilte. Er war der Gelehrteste in Seinem Land zu Seiner Zeit, während der, welcher nur ein Fischer war, an Ihn glaubte. Nimm dich wohl in acht und gehöre zu denen, die die Warnung befolgen.
Bedenke desgleichen, wie viele Mönche sich heute in ihre Kirchen einschließen und den Geist anrufen; aber als Er durch die Macht der Wahrheit erschien, säumten sie, Ihm zu nahen, und so werden sie zu denen gezählt, die irregehen. Glücklich, wer sie aufgibt und sein Angesicht auf Ihn, die Sehnsucht aller in den Himmeln und auf Erden, richtet!
Sie lesen das Evangelium, und dennoch weigern sie sich, den allherrlichen Herrn anzuerkennen, obwohl Er durch die Gewalt Seiner erhabenen, Seiner machtvollen und gnädigen Herrschaft erschienen ist. Wahrlich, Wir sind um euretwillen gekommen, und zu eurem Heil tragen Wir die Trübsal der Welt. Flieht ihr Den, der Sein Leben hingibt, auf daß ihr belebt werdet? Fürchtet Gott, o ihr Anhänger des Geistes, und wandelt nicht in den Fußstapfen eines jeden Geistlichen, der weit in die Irre geht. Wähnt ihr, Er suche Seinen eigenen Nutzen, wo Er doch allezeit von Feindes Schwert bedroht ist? Glaubt ihr, Er trachte nach dem Schein dieser Welt, wo Er doch in der trostlosesten aller Städte gefangen sitzt? Seid gerecht in eurem Urteil, und folgt nicht den Spuren der Falschen.
Öffnet die Tür eures Herzens! Er, der Geist, steht wahrlich davor. Warum haltet ihr euch fern von Dem, der euch zu einer strahlenden Stätte führen will? Sprich: Wir haben in Wahrheit die Tore des Königreichs vor euch aufgetan. Wollt ihr vor Meinem Antlitz euer Haus versperren? Das ist fürwahr nur ein schwerer Irrtum. Wahrlich, Er ist vom Himmel gekommen, wie Er das erste Mal von dort herniedergekommen ist. Hütet euch, daß ihr nicht bestreitet, was Er verkündet, so, wie die Menschen vor euch Seine Worte bestritten. So unterweist euch Er, der Wahre, könntet ihr es doch erkennen!
Der Jordanfluß ist dem Größten Meere verbunden, und der Sohn ruft laut im heiligen Tal: »Hier bin ich, hier bin ich, o Herr, mein Gott!«A5, während Sinai das Haus umkreist und der Brennende Busch verkündet: »Er, der Ersehnte, ist in Seiner überragenden Majestät gekommen.« Sprich: Sehet! Der Vater ist gekommen, und was euch im Königreich verheißen ward, das ist erfüllt! Dies ist das Wort, das der Sohn verbarg, als Er zu denen, die mit Ihm waren, sagte: »Ihr könnt es noch nicht tragen.«Q1 Und als die Zeit erfüllt war und die Stunde geschlagen hatte, da erstrahlte das Wort über dem Horizont des Willens Gottes. Hütet euch, o Anhänger des Sohnes, dieses Wort achtlos beiseite zu werfen! Haltet euch fest daran! Das ist besser für euch als alles, was ihr besitzet. Wahrlich, Er ist denen nahe, die Gutes tun. Die Stunde, die Wir vor den Völkern der Erde und den begünstigten Engeln geheimgehalten, ist nun da. Sprich: Wahrlich, Er hat für Mich gezeugt, und Ich zeuge für Ihn. Wahrlich, Er hat keinen anderen gemeint als Mich. Dies bezeugt jede ehrliche, verständnisvolle Seele.
Von tausend Heimsuchungen bedrängt, laden Wir dennoch das Volk vor Gott, den Herrn der Namen. Sprich: Strebet das zu erlangen, was euch in den Büchern Gottes verheißen ist, und wandelt nicht die Wege der Unwissenden! Mein Leib erduldet Gefangenschaft, damit ihr aus den Banden des Ichs erlöst werdet. Richtet euer Angesicht auf das Seinige und folgt nicht den Spuren jedes feindseligen Bedrückers! Wahrlich, Er hat sich in tiefste Erniedrigung gefügt, damit ihr zur Herrlichkeit gelangt, und doch ergötzet ihr euch im Tal der Achtlosigkeit. Um euretwillen haust Er in der trostlosesten Behausung, während ihr in Palästen wohnt.
Sprich: Hörtet ihr es nicht, wie der Rufer in der Wüste des Bayán laut rief, um euch die frohe Botschaft vom Kommen eures Herrn, des Allbarmherzigen, zu bringen? Sehet! Er ist gekommen unter dem schützenden Schatten des Zeugnisses, bekleidet mit schlüssigen Beweisen und klaren Zeichen. Die an Ihn glauben, sehen in Seiner Gegenwart die Verkörperung des Gottesreiches. Selig der Mensch, der sich Ihm zukehrt, und wehe denen, die Ihn leugnen und an Ihm zweifeln!
Künde den Priestern: Sehet! Er, der Herrscher, ist da. Tritt hinter dem Schleier hervor im Namen deines Herrn, der allen Menschen den Nacken beugt. Künde sodann der ganzen Menschheit die frohen Botschaften dieser machtvollen, dieser ruhmreichen Offenbarung. Wahrlich, Er, der Geist der Wahrheit, ist gekommen, euch in alle Wahrheit zu leiten. Er spricht nicht, wie es Ihm Sein eigenes Ich eingibt, sondern wie es Ihm der Allwissende, der Allweise, gebietet.
Sprich: Dies ist Der, welcher den Sohn verherrlicht und Seine Sache erhöht. Werfet von euch, o Völker der Erde, was ihr besitzet, und haltet euch fest an das, was euch geboten ward von dem Allmachtvollen, der Träger der Wahrheit Gottes ist. Reinigt eure Ohren und richtet eure Herzen auf Ihn, damit ihr den wundersamen Ruf höret, der vom Sinai, der Wohnstatt eures Herrn, des Herrlichsten, erhoben wird. Das wird euch wahrlich der Stätte nahebringen, wo ihr den Glanz vom Lichte Seines Antlitzes über diesem leuchtenden Horizont strahlen seht.
O Schar der Priester! Laßt die Glocken und kommt heraus aus euren Kirchen. An diesem Tag ziemt es euch, den Größten Namen laut unter den Völkern zu verkünden. Wollt ihr stumm bleiben, wenn jeder Stein, jeder Baum laut aufjauchzt: »Der Herr ist in Seiner großen Herrlichkeit gekommen!«A6? Gut steht es um den, der Ihm entgegeneilt. Er wird wahrlich zu denen gezählt, deren Namen auf ewig verzeichnet sind und von den himmlischen Heerscharen erwähnt werden. So ist es vom Geiste verordnet in diesem wundersamen Sendschreiben. Wer die Menschen in Meinem Namen versammelt, ist wahrlich von Mir und wird dartun, was die Macht aller Menschen auf Erden übersteigt. Wandelt auf dem Pfade des Herrn und folgt nicht den Fußstapfen derer, die in Achtlosigkeit versunken sind. Gut steht es um den Schläfer, den der Odem Gottes anrührt und von den Toten erstehen läßt, damit er seine Schritte auf den Pfad des Herrn lenkt. Wahrlich, ein solcher Mensch gilt in den Augen Gottes, des Wahren, als ein Juwel unter den Menschen und zählt zu den Seligen.
Sprich: Im Osten ist das Licht Seiner Offenbarung angebrochen, im Westen erscheinen die Zeichen Seiner Herrschaft. Sinnt darüber nach in euren Herzen, o Menschen, und gehöret nicht zu denen, die schmählich irrten, als Mein Gedenken zu ihnen kam auf Geheiß des Allmächtigen, des Allgepriesenen. Laßt den Odem Gottes euch erwecken. Wahrlich, er weht über die Welt. Wohl dem, der seinen Duft entdeckt und zu den Glaubensgewissen gezählt wird!
O Schar der Bischöfe! Ihr seid die Sterne am Himmel Meiner Erkenntnis. Meine Barmherzigkeit wünscht nicht, daß ihr auf die Erde fallt. Meine Gerechtigkeit aber erklärt: »Dies ist, was der Sohn bestimmt hat.«A7 Und was immer aus Seinem makellosen, die Wahrheit sprechenden, glaubwürdigen Munde kam, kann nie geändert werden. Wahrlich, die Glocken läuten Meinen Namen und klagen über Mich, aber Mein Geist jubelt in offenkundiger Freude. Der Leib des Geliebten sehnt sich nach dem Kreuz, Sein Haupt begehrt den Speer auf dem Pfade des Allbarmherzigen. Des Unterdrückers Gewalt kann Ihn keineswegs von Seinem Ziel abhalten. Wir haben alles Erschaffene in die Gegenwart deines Herrn, des Herrn aller Namen, berufen. Selig der Mensch, der sein Angesicht auf Gott richtet, den Herrn am Tage der Abrechnung!
O Schar der Mönche! Wenn ihr Mir folgen möget, werde Ich euch zu Erben Meines Königreiches machen; und wenn ihr gegen Mich fehlt, werde Ich es in Meiner Langmut geduldig tragen. Ich bin wahrlich der Ewigvergebende, der Allbarmherzige.
O Land Syrien! Was ist aus deiner Rechtschaffenheit geworden? Du bist in Wahrheit von den Spuren deines Herrn geadelt. Spürst du den Hauch himmlischer Wiedervereinigung, oder muß man dich zu den Achtlosen zählen?
Bethlehem ist bewegt vom Odem Gottes. Wir hören seine Stimme sprechen: »O Du großmütigster Herr! Wo ist Deine große Herrlichkeit aufgerichtet? Die süßen Düfte Deiner Gegenwart erquicken mich, nachdem ich in meiner Trennung von Dir verschmachtet war. Gepriesen seiest Du, daß Du die Schleier gelüftet hast und mit Macht in offenbarer Herrlichkeit gekommen bist.« Wir riefen ihm zu aus dem Heiligtum der Majestät und Größe: »O Bethlehem! Dieses Licht ist im Osten aufgegangen und gen Westen gezogen, bis es dich am Abend seines Lebens erreicht hat. Sage Mir denn: Erkennen die Söhne den Vater? Anerkennen sie Ihn oder leugnen sie Ihn, wie Ihn70 ehedem das Volk leugnete?« Da schrie Bethlehem auf und sprach: »Du bist in Wahrheit der Allwissende, der Bestunterrichtete.« Wahrlich, Wir sehen alles Erschaffene bewegt, Zeugnis für Uns abzulegen. Manche erkennen Uns und legen Zeugnis ab, die meisten aber legen Zeugnis ab und kennen Uns nicht.
Der Berg Sinai ist bewegt vor Freude, Unser Antlitz zu schauen. Laut hebt er seine zauberhafte Stimme im Lobpreis seines Herrn und spricht: »O Herr! Ich spüre den Duft Deines Gewandes. Mich dünkt, Du bist nahe, bekleidet mit den Zeichen Gottes. Du hast diese Gefilde mit Deinen Fußstapfen geadelt. Groß ist der Segen Deines Volkes, könnten sie Dich nur erkennen und Deinen Wohlgeruch atmen; und wehe denen, die fest schlafen.«
Glücklich bist du, der du dein Angesicht Meinem Antlitz zuwendest, da du die Schleier zerrissen, die Götzen zertrümmert und deinen ewigen Herrn erkannt hast. Das Volk des Qur’án hat sich gegen Uns erhoben, ohne klares Zeichen oder Beweis, und quält Uns jeden Augenblick mit einer neuen Qual. Sie wähnen, Leiden könnten Unseren Vorsatz vereiteln. Trug ist fürwahr, was sie sich einbilden. Wahrlich, dein Herr ist es, der bestimmt, was Ihm gefällt.
Nie ging Ich an einem Baum vorbei, ohne daß Mein Herz ihn anredete und sprach: »O würdest du doch in Meinem Namen gefällt und Mein Leib an dir gekreuzigt!« Wir offenbarten diesen Satz im Brief an den Sháh, damit er den Anhängern der Religionen zur Mahnung diene. Wahrlich, dein Herr ist der Allwissende, der Allweise.
Laß dich nicht von dem betrüben, was sie begangen haben. Sie sind wahrlich wie tot und leben nicht. Überlasse sie den Toten, dann richte dein Angesicht auf Ihn, den Lebenspender der Welt. Hüte dich, daß dich das Geschwätz der Achtlosen nicht traurigA8 macht. Sei du standhaft in der Sache Gottes und lehre das Volk mit vollendeter Weisheit. So rät es dir der Herrscher von Erde und Himmel. Er ist in Wahrheit der Allmächtige, der Großmütigste. Binnen kurzem wird Gott dein Gedenken in den Himmel heben und wird mit der Feder der Herrlichkeit aufzeichnen, was du um Seiner Liebe willen geäußert hast. Er ist in Wahrheit der Beschützer, der Wohltäter.
Grüße ihn, der Murád heißt, von Mir und sprich: »Selig bist du, o Murád, weil du die Eingebungen deiner eigenen Wünsche von dir geworfen hast und Dem gefolgt bist, der die Sehnsucht der ganzen Menschheit ist.«
Sprich:

Selig ist der Träumer, den Mein Odem erweckt.

Selig der Leblose, den Mein belebender Hauch erquickt.

Selig das Auge, das der Blick auf Meine Schönheit tröstet.

Selig der Wanderer, der seine Schritte zum Heiligtum Meiner Herrlichkeit und Majestät lenkt.

Selig der Elende, der Zuflucht sucht im Schatten Meines Baldachins.

Selig der Dürstende, der zu den stillen Strömen Meiner Gnade eilt.

Selig die unersättliche Seele, die ihre selbstischen Lüste aus Liebe zu Mir verwirft und ihren Platz an der Festtafel einnimmt, die Ich vom Himmel göttlicher Großmut für Meine Erwählten herniedergesandt habe.

Selig der Erniedrigte, der sich fest an das Seil Meiner Herrlichkeit hält, und der Bedürftige, der in den heiligen Schatten Meines Reichtums tritt.

Selig der Unwissende, der den Springquell Meines Wissens sucht, und der Achtlose, der sich an das Tau des Meingedenkens klammert.

Selig die Seele, die Mein erquickender Odem zum Leben erweckt und die Einlaß in Mein himmlisches Reich erlangt.

Selig der Mensch, den der Duft der Wiedervereinigung mit Mir bewegt und treibt, dem Morgen Meiner Offenbarung nahezukommen.

Selig das Ohr, das hört, und die Zunge, die zeugt, und das Auge, das sieht und den Herrn erkennt in Seiner großen Herrlichkeit und Majestät, bekleidet mit Pracht und Herrschaft.

Selig, wer in Seine Gegenwart gelangt.

Selig, wer Erleuchtung von der Sonne Meines Wortes sucht.

Selig, wer sein Haupt mit dem Perlenband Meiner Liebe krönt.

Selig, wer Meinen Schmerz vernimmt und sich aufmacht, Mir beizustehen unter Meinem Volke.

Selig, wer sein Leben hingibt auf Meinem Pfad und mannigfache Mühsal Meines Namens wegen duldet.

Selig, wer, von Meinem Wort bestärkt, sich von den Toten erhebt, Mein Lob zu feiern.

Selig, wer sich von Meinen wundersamen Weisen entzücken läßt und mit Meiner starken Macht die Schleier zerreißt.

Selig, wer Meinem Bund die Treue hält und wen die Dinge der Welt nicht hindern, Meinen heiligen Hof zu erreichen.

Selig der Mensch, der sich löst von allem außer Mir, sich aufschwingt in die Höhen Meiner Liebe, der Einlaß findet in Mein Reich, Meine Gefilde der Herrlichkeit schaut, die Lebenswasser Meiner Gaben leert, sich am himmlischen Strom Meiner liebenden Vorsehung satt trinkt, mit Meiner Sache vertraut wird, begreift, was Ich in den Schatzkammern Meiner Worte verborgen habe, und, Meinen Ruhm und Preis kündend, vom Himmel göttlicher Erkenntnis strahlt.

Wahrlich, er ist von Mir.

Mit ihm seien Meine Barmherzigkeit, Meine Gnade, Meine Wohltat und Meine Herrlichkeit.

Bishárát (Die frohen Botschaften)

Dies ist der Ruf des Allherrlichen, verkündet vom Höchsten Horizont im Kerker von ‘Akká.
Er ist der Erklärer, der Allwissende, der Allkundige.
Gott, der Wahre, bestätigt und die Offenbarer Seiner Namen und Eigenschaften bezeugen, daß es, wenn Wir den Ruf erheben und Sein hehres Wort verkünden, Unser einziges Ziel ist, mit den Lebenswassern göttlicher Äußerung das Ohr der ganzen Schöpfung von Lügengeschichten zu reinigen und es auf das heilige, das ruhmreiche und erhabene Wort einzustimmen, das der Gestalter der Himmel und Schöpfer der Namen aus der Schatzkammer der Erkenntnis hervorgehen ließ. Glücklich ist, wer gerecht urteilt.
O Volk der Erde!

Die erste frohe Botschaft,

die das Mutterbuch in dieser Größten Offenbarung allen Völkern der Welt überbringt, ist, daß das Gesetz des heiligen Krieges aus dem Buche getilgt ist. Verherrlicht sei der Allbarmherzige, der Herr überströmender Gnade, durch den das Tor himmlischer Gaben vor dem Angesicht aller im Himmel und auf Erden weit aufgetan ist.

Die zweite frohe Botschaft

Es ist gestattet, daß die Völker und Geschlechter der Welt sich in strahlender Freude miteinander verbinden. O Volk! Verkehre mit den Anhängern aller Religionen im Geist des Wohlwollens und der Verbundenheit. So erstrahlt die Sonne Seiner heiligenden Amtsgewalt vom Horizont des Ratschlusses Gottes, des Herrn der Welten.

Die dritte frohe Botschaft

betrifft das Erlernen verschiedener Sprachen. Dieses Gebot ist schon früher der Feder des Höchsten entströmt: Es obliegt den Herrschern der Welt – möge Gott ihnen beistehen – oder den Ministern der Erde, miteinander zu beraten und eine der bestehenden Sprachen oder eine neue Sprache auszuwählen, die den Kindern in allen Schulen der Welt gelehrt werden soll, und ebenso eine Schrift. So wird die ganze Erde schließlich als ein einziges Land betrachtet werden. Gut steht es um den, der auf Seinen Ruf hört und befolgt, was Gott, der Herr des mächtigen Thrones, ihm gebietet.

Die vierte frohe Botschaft

Wenn einer der Könige – möge Gott ihnen beistehen – sich aufmacht, dieses unterdrückte Volk zu beschützen und zu unterstützen, so müssen alle miteinander darin wetteifern, ihn zu lieben und ihm zu dienen. Dies ist eines jeden Pflicht. Wohl denen, welche danach handeln.

Die fünfte frohe Botschaft

Die Angehörigen dieses Volkes müssen sich, wo immer sie wohnen, der Regierung des Landes als treu, ehrbar und wahrhaftig erweisen. Dies ist, was auf Geheiß des Gebieters, des Altehrwürdigen der Tage, offenbart worden ist.A9
Es ist Pflicht und Schuldigkeit aller Völker der Welt, diese bedeutsame Sache, die vom Himmel des Willens Gottes, des Urewigen, herniederkam, zu unterstützen, damit das Feuer der Feindseligkeit, das manchen Völkern in den Herzen lodert, mit den Lebenswassern göttlicher Weisheit sowie durch himmlische Ratschläge und Ermahnungen gelöscht werde und das Licht der Einheit und Eintracht aufleuchte, um seinen Strahlenglanz über die Welt zu ergießen.
Wir hegen die Hoffnung, daß die Träger der Macht Gottes – gepriesen sei Seine Herrlichkeit – mit aufrichtigen Bemühungen auf der ganzen Welt Kriegswaffen in Werkzeuge des Aufbaus verwandeln und daß Kampf und Streit aus der Menschen Mitte vertrieben werden.

Die sechste frohe Botschaft

ist die Begründung des Geringeren Friedens, dessen Einzelheiten bereits früher von Unserer Erhabensten Feder offenbart wurden. Groß ist der Segen dessen, der den Geringeren Frieden verteidigt und beachtet, was Gott, der Allwissende, der Allweise, bestimmt hat.

Die siebente frohe Botschaft

Die Wahl der Kleidung sowie Schnitt und Form des Bartes bleiben den Menschen zur Entscheidung überlassen. Aber hütet euch, o Menschen, daß ihr euch nicht selbst zum Spielzeug der Unwissenden machet!

Die achte frohe Botschaft

Der frommen Taten der Mönche und Priester unter den Anhängern des GeistesA10 – Gottes Friede sei mit Ihm – wird in Seiner Gegenwart gedacht. An diesem Tage sollten sie jedoch ihr abgeschiedenes Leben aufgeben, ihre Schritte in die offene Welt lenken und sich mit dem befassen, was ihnen selbst und anderen nützt. Wir erlauben ihnen, in den Ehestand zu treten, auf daß sie einen hervorbringen, der Gott erwähnt, den Herrn des Sichtbaren wie des Unsichtbaren, den Herrn des Erhabenen Thrones.A11

Die neunte frohe Botschaft

Wenn sich der Sünder völlig gelöst und befreit von allem außer Gott weiß, sollte er Ihn um Vergebung und Verzeihung bitten. Sünden und Übertretungen vor menschlichen Wesen zu beichten, ist nicht erlaubt, da es noch nie zu Gottes Vergebung geführt hat oder je dazu führen wird. Im übrigen bewirkt solche Beichte vor den Leuten, daß ein Mensch gedemütigt und erniedrigt wird, und Gott – erhaben sei Seine Herrlichkeit – wünscht nicht die Demütigung Seiner Diener. Wahrlich, Er ist der Mitleidvolle, der Barmherzige. Allein mit Gott, sollte der Sünder um Erbarmen aus dem Meer des Erbarmens, um Vergebung aus dem Himmel der Großmut flehen und sprechen:A12
O Gott, mein Gott! Ich flehe zu Dir beim Blute derer, die Dich wahrhaft liebten, die so hingerissen waren von Deinen lieblichen Worten, daß sie zum Gipfel der Herrlichkeit, zur Stätte des ruhmreichsten Martyriums eilten, und bitte dich bei den Geheimnissen, die Dein Wissen verwahrt, und bei den Perlen, die das Meer Deiner Großmut birgt, vergib mir, meinem Vater und meiner Mutter! Von allen, die Barmherzigkeit bezeigen, bist Du in Wahrheit der Barmherzigste. Es gibt keinen Gott außer Dir, dem Ewig-Vergebenden, dem Allgütigen.
O Herr! Du siehst, wie sich diese Verkörperung der Sündhaftigkeit dem Meer Deiner Gunst zuwendet, wie dieser Schwache das Reich Deiner göttlichen Macht sucht, wie diese arme Kreatur sich nach der Sonne Deines Reichtums streckt. Bei Deiner Barmherzigkeit und Deiner Gnade, enttäusche ihn nicht, o Herr, schließe ihn nicht aus von den Offenbarungen Deiner Großmut in Deinen Tagen, noch weise ihn hinweg von Deiner Tür, die Du allen Bewohnern Deines Himmels und Deiner Erde weit geöffnet hast.
Ach, meine Sünden haben mich gehindert, dem Hofe Deiner Heiligkeit zu nahen, und meine Vergehen ließen mich fern dem Thronzelt Deiner Majestät schweifen. Ich habe begangen, was Du mir verboten hast, und habe von mir gewiesen, was Du mir zu beachten gebotest.
Ich bitte Dich bei Ihm, dem unumschränkten Herrn der Namen, schreibe nieder für mich mit der Feder Deiner Großmut, was mich befähigt, Dir nahezukommen, und was mich reinigt von meinen Vergehen, die zwischen mich und Deine Vergebung und Verzeihung getreten sind.
Wahrlich, Du bist der Kraftvolle, der Gütige. Kein Gott ist außer Dir, dem Mächtigen, dem Gnadenreichen.

Die zehnte frohe Botschaft

Zum Beweis der Gunst Gottes, des Offenbarers dieser Größten VerkündigungA13, haben Wir aus den heiligen Schriften und Sendschreiben das Gesetz, welches die Vernichtung von Büchern vorschreibt, getilgt.A14

Die elfte frohe Botschaft

Es ist erlaubt, Künste und Wissenschaften zu studieren, aber solche Wissenschaften, die von Nutzen sind und dem Volke Fortschritt und Entwicklung bringen. So bestimmt es Er, der Verordner, der Allweise.

Die zwölfte frohe Botschaft

Jedem von euch ist es zur Pflicht gemacht, sich in einem Beruf – einem Handwerk, Gewerbe und dergleichen – zu betätigen. Wir haben eure Tätigkeit bei solcher Arbeit gnädiglich zum Rang des Dienstes an Gott, dem Wahren, erhoben. Denkt in euren Herzen über die Gnade und den Segen Gottes nach und sagt Ihm Dank des Abends und des Morgens. Vergeudet eure Zeit nicht mit Faulheit und Müßiggang. Beschäftigt euch mit dem, was euch und anderen nützt. So ist es verordnet in diesem Sendschreiben, von dessen Horizont die Sonne der Weisheit und des Wortes widerstrahlt.
Die verächtlichsten Menschen in den Augen Gottes sind die, welche faul dasitzen und betteln. Haltet euch fest an das Seil der weltlichen Mittel, im vollen Vertrauen auf Gott, der euch mit allen Gütern versorgt. Wer sich in einem Handwerk oder Gewerbe betätigt, dessen Tätigkeit wird von Gott als Gottesdienst gewertet; und dies ist nur ein Zeichen Seiner unendlichen, alles durchdringenden Großmut.A15

Die dreizehnte frohe Botschaft

Die Mitglieder von Gottes Haus der Gerechtigkeit sind mit den Angelegenheiten des Volkes betraut. Sie sind wahrlich die Treuhänder Gottes unter Seinen Dienern, die Morgenröten der Amtsgewalt in Seinen Landen.
O Volk Gottes! Was die Welt erzieht, ist die Gerechtigkeit, denn sie wird von zwei Säulen getragen: Lohn und Strafe. Diese beiden Säulen sind die Lebensquellen der Welt. Insofern es für jeden Tag ein neues Problem und für jedes Problem eine zweckmäßige Lösung gibt, sind solche Angelegenheiten den Geschäftsträgern des Hauses der Gerechtigkeit vorzulegen, damit sie nach den Nöten und Erfordernissen der Zeit handeln. Die sich für Gott erheben, Seiner Sache zu dienen, sind Empfänger göttlicher Eingebung aus dem unsichtbaren Reich. Alle haben die Pflicht, ihnen zu gehorchen. Alle Staatsgeschäfte sind dem Haus der Gerechtigkeit vorzulegen; aber Gottesdienste müssen so gehalten werden, wie es Gott in Seinem Buch offenbart hat.
O Volk Bahás! Ihr seid die Dämmerorte der Liebe Gottes, die Morgenröten Seiner Gnade. Besudelt eure Zungen nicht mit Flüchen und Schmähreden auf irgendeine Seele und hütet eure Augen gegen Unschickliches. Tut dar, was ihr besitzet. Wird es günstig aufgenommen, ist euer Zweck erreicht; wo nicht, ist Widerspruch fruchtlos. Überlaßt diese Seele sich selbst und kehrt euch zum Herrn, dem Beschützer, dem Selbstbestehenden. Verursacht keinen Kummer, geschweige denn Zwietracht und Streit. Es ist zu hoffen, daß ihr im Schatten des Baumes Seines sanften Erbarmens wahre Erziehung erlangt und nach Gottes Wunsch handelt. Ihr seid alle die Blätter eines Baumes und die Tropfen eines Meeres.

Die vierzehnte frohe Botschaft

Es ist nicht nötig, besondere Reisen zu unternehmen, um die Gräber der Verstorbenen zu besuchen. Wenn vermögende Leute die Kosten solcher Reisen dem Haus der Gerechtigkeit spenden, wird dies in der Gegenwart Gottes wohlgefällig und annehmbar sein. Glücklich ist, wer Seine Vorschriften befolgt.

Die fünfzehnte frohe Botschaft

Obwohl die republikanische Regierungsform allen Völkern der Welt nützt, ist die Majestät des Königtums eines der Zeichen Gottes. Wir wünschen nicht, daß die Länder der Welt ihrer beraubt bleiben. Wenn die Weisen beide Formen miteinander verbinden, erwartet sie in der Gegenwart Gottes großer Lohn.
In früheren Religionen sind Gebote wie der heilige Krieg, die Vernichtung von Büchern, Verbote der Verbindung und des Umgangs mit anderen Völkern und des Lesens bestimmter Bücher nach den Erfordernissen der Zeit niedergelegt und bestätigt worden. In dieser mächtigen Offenbarung, dieser epochalen Verkündigung jedoch haben die mannigfachen Segnungen und Gunstbeweise Gottes alle Menschen überschattet, und vom Horizont des Willens des ewig gleichen Herrn hat Sein unfehlbarer Ratschluß verordnet, was Wir soeben dargelegt haben.
Wir preisen Gott – geheiligt und verherrlicht sei Er – für alles, was Er an diesem seligen, diesem ruhmreichen, unvergleichlichen Tag gnädiglich offenbart. Fürwahr, würden allen Erdenbewohnern Myriaden Zungen verliehen und würden sie fortgesetzt, Gott preisend, Seinen Namen verherrlichen, bis zu dem Ende, das kein Ende kennt, so würde sich ihr Dank für auch nur eine der Gnadengaben, die Wir in diesem Sendbrief aufführen, als unzulänglich erweisen. Dies bezeugt jeder, der mit Weisheit und Urteilskraft, Verständnis und Wissen ausgestattet ist.
Aufrichtig bitten Wir Gott – gepriesen sei Seine Herrlichkeit –, Er möge den Regenten und Herrschern, den Trägern der Macht und Morgenröten des Ruhmes, beistehen, Seine Gesetze und Gebote zu vollziehen. Er ist wahrlich der Allvermögende, der Allmachtvolle; Er gibt Antwort auf den Ruf der Menschen.

Ṭarázát (Der Schmuck)

In Meinem Namen, der hoch über allen Namen steht.
Preis und Ruhm gebührt dem Herrn der Namen und Schöpfer der Himmel. Die Wellen des Meeres Seiner Offenbarung wogen vor den Augen der Völker der Welt. Die Sonne Seiner Sache strahlt durch jeden Schleier, und Sein Wort der Bejahung steht unerreichbar hoch über der Verneinung. Weder die Überlegenheit des Unterdrückers noch die Tyrannei der Gottlosen können Seinen Plan durchkreuzen. Wie herrlich ist Seine unumschränkte Macht, wie erhaben ist Seine Herrschaft!
Großer Gott! Seine Zeichen haben die Welt umfangen, Seine Beweise und Zeugnisse sind strahlend offenbar wie das Licht, und doch zeigen sich die Unwissenden achtlos, ja widerspenstig. Wären sie nur mit Widerspruch zufrieden! Aber allezeit sind sie darauf verschworen, diesen heiligen Lotosbaum zu fällen. Seit dem Anbruch dieser Sendung waren die Verkörperungen der Selbstsucht bemüht, mit grausamer Unterdrückung das Licht göttlicher Offenbarung zu löschen. Gott indes fiel ihnen in den Arm, offenbarte dieses Licht durch Seine unumschränkte Gewalt und schützte es mit Seiner Kraft und Macht, bis Erde und Himmel von seinem Strahlenglanz erleuchtet waren. Preis sei Ihm in jeder Lage!
Ruhm sei Dir, o Herr der Welt, Du Sehnsucht der Völker, der Du offenbar geworden bist im Größten Namen, wodurch das Meer Deines Wissens die Perlen der Weisheit und des Wortes aus ihren Muscheln treten ließ und die Sonne Deines Antlitzes bei ihrem Aufgang die Himmel göttlicher Offenbarung mit ihrem Lichte schmückte.
Ich bitte Dich, bei dem Wort, das Deinen Beweis unter Deinen Geschöpfen vollendete und Dein Zeugnis unter Deinen Dienern erfüllte, gib Deinem Volk die Kraft zu allem, was das Angesicht Deiner Sache in Deinem Herrschaftsgebiet strahlen läßt, was die Banner Deiner Macht unter Deinen Dienern hißt und die Fahnen Deiner Führung durch alle Deine Reiche trägt.
O mein Herr! Du siehst, wie sie sich an das Seil Deiner Gnade klammern, wie sie sich fest an den Saum des Gewandes Deiner Wohltätigkeit halten. Verordne für sie, was sie Dir näher bringt, und halte sie fern von allem außer Dir. Ich bitte Dich, Du König des Seins, Du Beschützer des Sichtbaren wie des Unsichtbaren, jeden, der sich erhebt, Deiner Sache zu dienen, zu einem Meere werden, das nach Deinem Wunsche wogt, und entflamme ihn mit dem Feuer Deines heiligen Baumes, das vom Horizont Deines Willens strahlt. Wahrlich, Du bist der Mächtige, den weder die Macht der ganzen Welt noch das Ungestüm der Völker schwächen können. Es gibt keinen Gott außer Dir, dem Einen, dem Unvergleichlichen, dem Beschützer, dem Selbstbestehenden.
O Du, der du den Wein Meiner Äußerung aus dem Kelch Meiner Erkenntnis getrunken hast! Heute waren im Rauschen des göttlichen Lotosbaumes, den der Herr der Namen mit der Hand himmlischer Macht im allerhöchsten Paradiese gepflanzt hat, folgende erhabene Worte zu hören:

Das erste Ṭaráz

und der erste Lichtstrahl, der am Horizont des Mutterbuches anbricht, ist, daß der Mensch sich selbst erkennen und unterscheiden soll, was zu Erhöhung und Erniedrigung, zu Ruhm und Schande, zu Reichtum und Armut führt. Wenn der Mensch die Stufe der Erfüllung und seine Reife erlangt hat, bedarf er des Wohlstands. Wohlstand, den er durch Handwerk und Beruf erwirbt, ist nach Ansicht der Weisen und vor allem in den Augen von Dienern, die sich ganz der Erziehung der Welt und der Belehrung ihrer Völker widmen, lobens- und empfehlenswert. Solche Diener sind wahrlich Mundschenken für die Lebenswasser der Erkenntnis, Führer auf dem Weg zur Vollendung. Sie leiten die Völker der Welt auf den geraden Pfad und unterweisen sie in allem, was Fortschritt und Erhöhung der Menschen fördert. Der gerade Pfad ist derjenige, welcher den Menschen zum Morgen der Wahrnehmung, zum Dämmerort wahren Verstehens führt und ihn zu dem bringt, was ihm zu Ruhm, Ehre und Größe gereicht.
Wir hoffen, daß durch die Gnade des Allweisen, des Allwissenden, trübender Staub beseitigt und die Wahrnehmungskräfte gestärkt werden, damit das Volk den Zweck erkenne, für den es ins Leben gerufen wurde. An diesem Tag ist alles erwägenswert, was die Blindheit mindert und die Sehkraft stärkt. Solche Sehkraft ist der Träger wahren Wissens und sein Führer. In der Tat beruht nach Ansicht der Weisen Urteilskraft auf scharfer Sehkraft. Das Volk Bahás muß in jeder Lage befolgen, was passend und ziemlich ist, und muß die Menschen dazu anhalten.

Das zweite Ṭaráz

ist, mit den Anhängern aller Religionen in Freude und Eintracht zu verkehren, das zu verkünden, was der Sprecher am Sinai dargelegt hat, und in allen Angelegenheiten Gerechtigkeit walten zu lassen.
Wer aufrichtig und getreu ist, sollte sich in strahlender Freude mit allen Völkern und Geschlechtern der Erde verbinden, da der Verkehr mit anderen Menschen Einheit und Eintracht schafft, was wiederum zur Aufrechterhaltung der Ordnung in der Welt und zur Neugeburt der Nationen führt. Selig ist, wer sich fest an das Seil der Freundlichkeit und des zarten Erbarmens hält, frei von Haß und Feindseligkeit.
Dieser Unterdrückte ermahnt die Völker der Welt, Duldsamkeit und Rechtschaffenheit zu üben; dies sind zwei Lichter im Dunkel der Welt, zwei Erzieher für die Bildung der Menschheit. Glücklich sind, die dazu gelangen, und wehe den Achtlosen!

Das dritte Ṭaráz

handelt vom guten Charakter. Ein guter Charakter ist wahrlich der beste Mantel Gottes für die Menschen. Gott schmückt damit Seine Geliebten. Bei Meinem Leben! Das Licht eines guten Charakters überstrahlt die Sonne und ihren Glanz. Wer ihn erlangt, gilt als Juwel unter den Menschen. Ruhm und Aufschwung der Welt hängen völlig davon ab. Ein guter Charakter ist das Mittel, die Menschen auf den Geraden Pfad zu leiten und zur Großen Verkündigung zu führen. Wohl dem, der mit den heiligen Merkmalen und dem Charakter der himmlischen Heerscharen geschmückt ist.
Es geziemt euch, den Blick in allen Lebenslagen auf Gerechtigkeit und Redlichkeit zu richten. In den Verborgenen Worten hat Unsere Erhabenste Feder feierlich diese Äußerung offenbart:
»O Sohn des Geistes! Von allem das Meistgeliebte ist Mir die Gerechtigkeit; wende dich nicht von ihr ab, wenn du nach Mir verlangst, und mißachte sie nicht, damit Ich dir vertrauen kann. Durch ihre Hilfe wirst du mit deinen eigenen Augen und nicht mit denen anderer sehen und durch die eigene Erkenntnis und nicht durch die deines Nächsten Wissen erlangen. Erwäge in deinem Herzen, wie du sein solltest. Wahrlich, Gerechtigkeit ist Meine Gabe an dich und das Zeichen Meiner Gnade. Halte sie dir immer vor Augen.« Q2
Wer gerecht und redlich in seinem Urteil ist, steht auf einer hohen Stufe und hält einen erhabenen Rang. Das Licht der Frömmigkeit und der Aufrichtigkeit leuchtet strahlend aus seiner Seele. Wir hoffen sehr, daß die Völker und Länder der Welt des Strahlenglanzes dieser beiden Leuchten nicht beraubt bleiben.

Das vierte Ṭaráz

betrifft die Vertrauenswürdigkeit. Wahrlich, sie ist die Pforte zur Sicherheit für alle Erdenbewohner und ein Zeichen der Herrlichkeit von seiten des Allbarmherzigen. Wer daran teilhat, besitzt in der Tat die Schätze des Wohlstandes und des Glücks. Vertrauenswürdigkeit ist das weite, breite Tor zur Ruhe und Sicherheit des Volkes. In Wahrheit ist ohne sie, heute wie eh und je, nichts von Bestand. Alle Bereiche der Macht, Größe und Wohlfahrt leuchten in ihrem Licht.
Vor kurzem hat die Feder des Höchsten diese erhabenen Worte offenbart:
»Wir wollen dir nun von der Vertrauenswürdigkeit und von der Stelle künden, die sie vor Gott, deinem Herrn, dem Herrn des Mächtigen Thrones, einnimmt. Eines Tages begaben Wir Uns auf Unsere grüne Insel.A16 Als Wir sie betraten, sahen Wir fließende Bäche und Bäume in voller Pracht, zwischen denen das Sonnenlicht spielte. Unser Gesicht nach rechts wendend, sahen Wir, was die Feder nicht zu beschreiben vermag; sie kann nicht kundtun, was das Auge des Herrn der Menschheit an diesem heiligsten, hehrsten, gesegnetsten, erhabensten Orte wahrnahm. Wir wandten Uns darauf zur Linken. Dort sahen Wir eine der Schönen des erhabensten Paradieses auf einer Säule reinen Lichtes stehen und mit lauter Stimme rufen: ›O ihr Bewohner der Erde und des Himmels! Schauet Meine Schönheit, Meine Strahlung, Meine Offenbarung, Meinen Glanz! Bei Gott, dem Wahren! Ich bin die Vertrauenswürdigkeit, ihre Offenbarung und ihre Schönheit. Ich will jeden belohnen, der sich an Mich hält, Meinen Rang und Meine Stufe erkennt und sich fest an Meinen Saum klammert. Ich bin der edelste Schmuck für das Volk Bahás, die Robe des Ruhmes für alle im Reiche der Schöpfung. Ich bin das erhabenste Werkzeug für die Wohlfahrt der Welt, der Horizont der Sicherheit für alle Wesen.‹ So haben Wir dir herniedergesandt, was die Menschen dem Herrn der Schöpfung nahebringen wird.« Q3
O Volk Bahás! Vertrauenswürdigkeit ist wahrlich das beste Gewand für eure Tempel und die ruhmreichste Krone für eure Häupter. Haltet euch fest an sie auf Befehl Dessen, der der Gebieter, der Allunterrichtete ist.

Das fünfte Ṭaráz

handelt davon, wie die Stufe der Diener Gottes geschützt und gewahrt wird. Man darf die Wahrheit einer Sache nicht unbeachtet lassen, sollte vielmehr zum Ausdruck bringen, was recht und wahr ist. Das Volk Bahás sollte keiner Seele den schuldigen Lohn versagen, sollte Fachleuten Ehre zollen und, anders als frühere Völker, die eigene Zunge nicht mit Schmähreden besudeln.
An diesem Tag strahlt die Sonne fachlichen Könnens über dem Horizont des Westens. Ein Strom technischer Fertigkeiten fließt aus dem Meer jener Weltgegend. Man muß gerecht reden und solche Segnungen schätzen. Beim Leben Gottes! Das Wort ›Gerechtigkeit‹ leuchtet und strahlt wie die Sonne. Wir bitten Gott, Er möge den Strahlenglanz dieses Wortes über jeden ergießen. Er ist wahrlich machtvoll über alle Dinge, und Er pflegt auf die Gebete aller Menschen zu antworten.
Heutzutage werden Wahrhaftigkeit und Aufrichtigkeit in den Klauen der Falschheit übel zugerichtet, und Gerechtigkeit wird von der Geißel der Ungerechtigkeit gepeinigt. Der Rauch der Verderbtheit hat die ganze Welt so umhüllt, daß man in allen Himmelsrichtungen nur noch Soldatenheere sehen kann und nichts anderes mehr hört als Schwertgeklirr. Wir flehen zu Gott, dem Wahren, Er möge die Träger Seiner Macht in dem stärken, was die Welt wieder gesunden läßt und den Völkern Ruhe bringt.

Das sechste Ṭaráz

Wissen ist eine der wundersamen Gaben Gottes. Es ist jedermanns Pflicht, Wissen zu erwerben. Die Künste und Hilfsmittel, die heute zur Hand sind, wurden kraft Seines Wissens und Seiner Weisheit erworben, offenbart in Briefen und Sendschreiben durch Seine Erhabenste Feder – eine Feder, aus deren Schatzkammer Perlen der Weisheit und des Wortes sowie die Künste und Fertigkeiten dieser Welt ans Licht treten.
An diesem Tag liegen die Geheimnisse der Erde offen vor den Augen der Menschen da. Die Seiten der rasch erscheinenden Zeitungen sind in der Tat Spiegel der Welt. Sie spiegeln die Taten und Bestrebungen der verschiedenen Völker und Geschlechter. Das alles spiegeln sie und machen es bekannt. Sie sind wie Spiegel mit Augen, Mund und Ohren, eine erstaunliche, machtvolle Erscheinung. Den Verfassern dieser Zeitungen obliegt es jedoch, sich von den Einflüsterungen übler Begierden und Leidenschaften zu reinigen und sich mit dem Gewand der Gerechtigkeit und der Unparteilichkeit anzutun. Sie sollten die Umstände möglichst gründlich untersuchen, die Tatsachen feststellen und sie dann schriftlich niederlegen.
Was die Zeitungen über diesen Unterdrückten berichten, entbehrt der Wahrheit fast völlig. Ehrliche Rede und Wahrhaftigkeit gelten ihres hohen Ranges wegen für eine Sonne am Himmelszelt des Wissens. Die Wogen dieses Meeres sind sichtbar vor den Augen der Völker dieser Welt, und was aus der Feder der Weisheit und Äußerung strömt, ist überall offenbar.
In der Presse wurde berichtet, dieser Diener sei aus dem Lande ṬáA17 geflohen und in den ‘Iráq gegangen. Gnädiger Gott! Keinen einzigen Augenblick lang hat sich dieser Unterdrückte je verborgen; vielmehr blieb Er allezeit standhaft und allen Augen sichtbar. Niemals sind Wir geflohen noch werden Wir je die Flucht ergreifen. In Wahrheit ist es das törichte Volk, das Unsere Gegenwart flieht. Wir verließen Unsere Heimat, geleitet von zwei Abteilungen berittener Wachmannschaften, welche die beiden ehrenwerten Regierungen von Persien und Rußland vertraten, bis wir voll des Ruhmes und der Kraft im ‘Iráq ankamen. Preis sei Gott! Die Sache, deren Träger dieser Unterdrückte ist, steht himmelhoch und strahlt sonnenklar. Verheimlichung hat keinen Zutritt zu dieser Stufe, für Furcht und Schweigen gibt es keine Gelegenheit.
Die Geheimnisse der Auferstehung und die Geschehnisse der letzten Stunde sind klar und offenbar; aber die Menschen, in Achtlosigkeit versunken, ließen sich in Schleier hüllen. »Und wenn die Meere brodeln… Und wenn die Schriftrollen ausgebreitet werden…«Q4 Bei der Gerechtigkeit Gottes! Der Morgen ist wahrlich angebrochen,A18 das Licht erstrahlt,A19 die Nacht ist gewichen. A20 Glücklich, wer es begreift. Glücklich, wer dahin gelangt!
Verherrlicht sei Gott! Die Feder fragt verwirrt, was sie schreiben soll, und die Zunge wundert sich über das, was sie zu äußern hat. Trotz beispielloser Mühsale stellen wir jetzt nach Jahren der Kerkerhaft, der Gefangenschaft, des Leides und der Prüfungen fest, daß noch dichtere Schleier als die, welche Wir bereits zerrissen haben, zwischen die Menschen und Uns getreten sind, den Blick versperren und das Licht des Verstehens verdunkeln. Auch bemerken Wir, daß die neuen Verleumdungen, die heutzutage umlaufen, weit boshafter sind als die der Vergangenheit.
O Volk des Bayán! Fürchtet den barmherzigen Herrn. Betrachtet die Menschen früherer Zeiten. Welche Taten haben sie vollbracht, welche Früchte geerntet? Was sie auch redeten, es war nur Schwindel, und was sie auch taten, erwies sich als wertlos, ausgenommen die, welche Gott durch Seine Macht gnädig schützte.
Ich schwöre beim Leben Dessen, der die Sehnsucht der Welt ist! Wollte ein Mensch nur in seinem Herzen nachsinnen, er würde, frei von aller Bindung an die Welt, hin zum Größten Lichte eilen und sich vom Staub eitlen Wahns, vom Rauch leeren Trugs läutern und reinigen. Was verleitete die Ewig-Gestrigen zum Irrtum, wer hat sie verführt? Noch immer verwerfen sie die Wahrheit und bleiben ihren selbstischen Begierden verhaftet. Laut ruft dieser Unterdrückte, nur Gott zuliebe. Wer will, der wende sich herzu, und wer es nicht wünscht, der kehre sich hinweg. Wahrlich, Gott kann aller Dinge leicht entbehren, seien sie vergangen oder künftig.
O Volk des Bayán! Es waren Leute wie Hádí Dawlat-ÁbádíA21, die mit Turban und StabA22 Widerspruch und Widerstand bewirkten und das Volk so mit Aberglauben überhäuften, daß es heute noch das Kommen einer erdichteten Person von einem erdichteten Ort erwartet. Seid gewarnt, o ihr Verständnisvollen.
O Hádí! Höre auf die Stimme dieses vertrauenswürdigen Ratgebers: Lenke deine Schritte von links nach rechts, das heißt, kehre dich ab von leerem Trug zur Gewißheit hin. Führe das Volk nicht in den Irrtum. Das Licht Gottes scheint, Seine Sache ist offenbar, Seine Zeichen sind allumfassend. Richte dein Angesicht auf Gott, den Helfer in Gefahr, den Selbstbestehenden. Gib es um Gottes willen auf, Führer zu sein, und überlasse das Volk sich selbst. Du bist des Kerns der Wahrheit unkundig, du bist nicht vertraut damit.
O Hádí! Sei du unzweideutig auf dem Pfade Gottes. In Gesellschaft der Ungläubigen bist du ein Ungläubiger und bei den Frommen bist du ein Frömmler. Denke über diejenigen Seelen nach, die dortzulande Leben, Hab und Gut geopfert haben, auf daß du ermahnt seiest und aus deinem Schlaf erwachest. Erwäge: Wer verdient den Vorzug, der, welcher Leib, Leben, Hab und Gut wahrt, oder der, welcher alles auf dem Pfade Gottes hingibt? Urteile gerecht und gehöre nicht zu den Ungerechten. Halte dich fest an die Gerechtigkeit und klammere dich an die Unparteilichkeit, damit du nicht aus selbstischen Beweggründen die Religion wie eine Falle handhabst und die Wahrheit nicht dem Golde zuliebe mißachtest. Deine Ungerechtigkeit und die von deinesgleichen ist in der Tat so schlimm geworden, daß die Feder der Herrlichkeit bewegt wurde, solche Feststellungen zu treffen. Fürchte Gott. Er, der diese Offenbarung ankündigte, erklärte: »Er wird in jeder Lebenslage verkünden: ›Wahrlich, wahrlich, Ich bin Gott, es gibt keinen Gott außer Mir, dem Helfer in Gefahr, dem Selbstbestehenden.‹«
O Volk des Bayán! Euch wurde verboten, mit den Geliebten Gottes zu verkehren. Warum ist dieses Verbot verfügt worden und zu welchem Zweck? Seid redlich, Ich beschwöre Euch bei Gott, und gehört nicht zu den Achtlosen. Allen, die mit Einsicht begabt sind, und der Größten Schönheit selbst ist das Ziel dieses Bannes klar und augenscheinlich; keiner soll seiner A23 Geheimnisse und Taten gewahr werden.
O Hádí! Du bist nicht in Unserer Gesellschaft gewesen, du bist deshalb der Sache Gottes unkundig. Handle nicht nach deinem eitlen Wahn, vielmehr durchforsche die Schriften mit eigenen Augen und sinne nach über die Geschehnisse. Habe Mitleid mit dir selbst und mit den Dienern Gottes und bewirke keinen Widerstreit wie die Menschen früherer Zeiten. Der Pfad ist unverkennbar, der Beweis ist offenkundig. Wandle Ungerechtigkeit in Gerechtigkeit, Parteilichkeit in Unparteilichkeit. Wir hegen die Hoffnung, daß dich der Odem göttlicher Eingebung stärke und dein inneres Ohr befähigt werde, das selige Wort zu hören: »Sprich: Es ist Gott, dann laß sie mit Spitzfindigkeiten ihr Spiel treiben.«Q5 Du warst dortA24 und hast ihnA25 gesehen. Nun stehe auf und rede redlich. Stelle die Sache nicht falsch dar, weder dir selbst noch dem Volke. Du hast weder Wissen noch Kenntnis. Höre auf die Stimme dieses Unterdrückten und eile zum Meer göttlicher Erkenntnis, damit du mit dem Schmuck des Begreifens geziert werdest und alles aufgebest außer Gott. Lausche der Stimme dieses guten Ratgebers, der laut und unverschleiert Königen und Untertanen offen ins Angesicht ruft und das Volk der Welt samt und sonders vor Ihn, den Herrn der Ewigkeit, lädt. Dies ist ein Wort, von dessen Himmelszelt die Sonne unversieglicher Gunst strahlend scheint.
O Hádí! Losgelöst von jeder Bindung an die Welt, bemüht sich dieser Unterdrückte, das Feuer der Feindseligkeit und des Hasses, das den Völkern der Erde flammend im Herzen lodert, zu löschen. Jedem gerecht und redlich gesinnten Menschen obliegt es, Gott – verherrlicht sei Sein Ruhm – Dank zu sagen und sich aufzumachen, diese überlegene Sache zu fördern, damit sich Feuer in Licht verwandle und Haß der Liebe und Freundschaft weiche. Ich schwöre bei der Gerechtigkeit Gottes! Das ist dieses Unterdrückten einziges Ziel. Für die Verkündigung dieser bedeutungsschweren Sache und für die Darstellung ihrer Wahrheit haben Wir in der Tat mannigfache Leiden, Härten und Trübsale erduldet. Du selbst würdest Zeugnis ablegen für das, was Wir ausführten, könntest du nur unvoreingenommen reden. Wahrlich, Gott spricht die Wahrheit und führt den Weg. Er ist der Kraftvolle, der Mächtige, der Gnädige.
Unsere Herrlichkeit ruhe auf dem Volk Bahás, das weder die Tyrannei des Unterdrückers noch die Überlegenheit des Angreifers von Gott, dem Herrn der Welten, abhalten können.

Tajallíyát (Der Strahlenglanz)

Dies ist der Sendbrief Gottes, des Helfers in Gefahr, des Selbstbestehenden.
Er ist es, der aus Seinem Reiche der Herrlichkeit hört.
Gott bezeugt, daß es keinen Gott außer Ihm gibt und daß Er, der erschienen ist, das Verborgene Geheimnis, das Verwahrte Sinnbild, das Größte Buch für alle Völker und der Himmel der Großmut für die ganze Welt ist. Er ist das Mächtigste Zeichen unter den Menschen, das Morgenlicht der erhabensten Eigenschaften im Reiche der Schöpfung. Durch Ihn ist erschienen, was seit unvordenklicher Zeit verborgen und vor den Augen der Menschen verhüllt war. Er ist es, dessen Manifestation die himmlischen Schriften in alter und jüngerer Zeit ankündigten. Wer den Glauben an Ihn, Seine Zeichen und Seine Zeugnisse bekennt, anerkennt wahrlich, was die Zunge der Größe vor der Schöpfung von Erde und Himmel und vor der Offenbarung des Reiches der Namen sprach. Durch Ihn wogte das Meer der Erkenntnis inmitten der Menschheit, und der Strom göttlicher Weisheit quoll hervor auf das Geheiß Gottes, des Herrn aller Tage.
Wohl dem Scharfsichtigen, der die Wahrheit erkennt und wahrnimmt, und dem Feinhörigen, der auf Seine süße Stimme lauscht, und der Hand, die Sein Buch entgegennimmt mit einer Entschlossenheit, die aus Gott, dem Herrn dieser und der nächsten Welt, geboren ist, und dem unermüdlichen Wanderer, der zu Seinem herrlichen Horizont eilt, und dem Starken, den weder die Übermacht der Herrscher noch das Geschrei der Glaubensführer erschüttern können. Und wehe dem, der die Gnade und Großmut Gottes zurückweist, der Sein zartes Erbarmen und Seine Vollmacht leugnet. Solch ein Mensch wird fürwahr zu denen gerechnet, die seit aller Ewigkeit das Zeugnis Gottes und Seinen Beweis verwarfen.
Groß ist der Segen dessen, der an diesem Tage von sich wirft, was unter den Menschen im Schwange ist, und sich an das hält, was Gott verordnet hat, der Herr der Namen und Gestalter alles Erschaffenen, Er, der durch die Macht des Größten Namens vom Himmel der Ewigkeit gekommen ist, umgürtet mit so unbesiegbarer Allgewalt, daß keine Macht der Erde Ihm widerstehen kann. Dies bezeugt das Mutterbuch, das von der Höchsten Stufe her ruft.
O ‘Alí-Akbar!A26 Wiederholt haben Wir deine Stimme gehört und dir geantwortet mit dem, was die ganze Menschheit mit all ihrem Lob nie erreichen kann, was die Aufrichtigen den süßen Duft der Worte des Allerbarmers atmen, Seine wahren Liebenden den Hauch himmlischer Wiedervereinigung spüren und die Verschmachtenden das Murmeln der Lebenswasser hören läßt. Selig, wer dahin gelangt und erkennt, was zu dieser Stunde die Feder Gottes, des Helfers in Gefahr, des Allmächtigen, des Allschenkenden, verbreitet.
Wir bezeugen, daß du dein Angesicht auf Gott gerichtet hast und weit gereist bist, bis du Seine Gegenwart erreichtest und der Stimme dieses Unterdrückten lauschtest, den die Missetaten der Zweifler an Gottes Zeichen und Zeugnis und der Leugner dieser himmlischen, alle Welt erleuchtenden Gnade in den Kerker brachten. Selig ist dein Angesicht, denn es hat sich Ihm zugewandt, selig dein Ohr, denn es hat Seine Stimme vernommen, und deine Zunge, denn sie hat Gott, den Herrn der Herren, gepriesen und verherrlicht. Wir bitten Gott, dir gnädig beizustehen, ein Banner für die Förderung Seiner Sache zu werden, und dich zu befähigen, Ihm allezeit und in jeder Lage nahe zu kommen.
Wir gedenken der Erwählten und Geliebten Gottes dortzulande und künden ihnen als frohe Botschaft, was ihnen zu Ehren vom Reiche des Wortes ihres Herrn, des Alleinherrschers am Tage der Abrechnung, herniedergesandt worden ist. Grüße sie von Mir und erleuchte sie mit der strahlenden Herrlichkeit Meiner Worte. Wahrlich, dein Herr ist der Gnädige, reich an Gaben.
O du, der du Meinen Lobpreis verkündest! Höre, was das Volk der Tyrannei Mir in Meinen Tagen nachsagt. Manche von ihnen sagen: »Er beansprucht Göttlichkeit«, andere: »Er ersinnt eine Lüge gegen Gott«, wieder andere: »Er ist gekommen, Aufruhr zu entfachen.« Scheitern und verderben sollen sie! Siehe, sie sind fürwahr an eitlen Wahn gekettet.
Wir wollen jetzt nicht länger die beredte SpracheA27 gebrauchen. Wahrlich, dein Herr ist der Machtvolle, der Ungezwungene. Gern sprechen Wir in persischer Zunge, damit das Volk Persiens samt und sonders der Worte des barmherzigen Herrn bewußt werde und hervortrete, die Wahrheit zu entdecken.

Das erste Tajallí,

das im Morgenlicht der Sonne der Wahrheit erstrahlt, ist die Erkenntnis Gottes – erhaben sei Seine Herrlichkeit. Und die Erkenntnis des Königs urewiger Tage kann nur erlangt werden durch die Anerkennung Dessen, der Träger des Größten Namens ist. Er ist wahrlich der Sprecher vom Sinai, heute hoch auf dem Thron der Offenbarung sitzend. Er ist das Verborgene Geheimnis, das Verwahrte Sinnbild. Alle frühen und neueren Bücher Gottes sind mit Seinem Lobpreis geschmückt und verherrlichen Seinen Ruhm. Durch Ihn ist das Banner der Erkenntnis in der Welt aufgepflanzt und die Fahne der Einheit Gottes inmitten aller Völker entfaltet. Die Göttliche Gegenwart kann nur erlangen, wer Seine Gegenwart erreicht. Seine Macht enthüllt nunmehr alles, was seit unvordenklichen Zeiten verschleiert und verborgen war. Er ist offenbar in der Macht der Wahrheit und hat ein Wort gesprochen, durch das alle in den Himmeln und auf Erden vom Donner gerührt sind, ausgenommen die, welche der Allmächtige zu verschonen beliebte. Der wahre Glaube an Gott und Seine Anerkennung sind unvollständig ohne Annahme dessen, was Er offenbart, und ohne Befolgung dessen, was Er verordnet und was die Feder der Herrlichkeit im Buche niedergelegt hat.
Wer sich in das Meer Seiner Äußerungen versenkt, sollte allzeit den Geboten und Verboten, die Gott offenbart hat, volle Beachtung schenken. Fürwahr, Seine Gebote stellen die festeste Burg für den Schutz der Welt und die Sicherheit ihrer Völker dar – ein Licht für die, welche die Wahrheit erkennen und anerkennen, ein Feuer für jene, die sich abkehren und leugnen.

Das zweite Tajallí

ist, standhaft in der Sache Gottes – gepriesen sei Seine Herrlichkeit – und unwandelbar in Seiner Liebe zu bleiben. Dies kann nur durch Seine volle Anerkennung erlangt werden; und volle Anerkennung ist nur möglich durch den Glauben an die Gesegneten Worte: »Er tut, was Er will.«Q6 Wer sich treu an dieses erhabene Wort hält und tief trinkt vom Lebenswasser der Äußerung, das darinnen ruht, der wird mit solcher Standhaftigkeit erfüllt, daß alle Bücher der Welt außerstande sind, ihn vom Mutterbuche abzulenken. O, wie ruhmreich ist diese hehre Stufe, dieser erhabene Rang, dieses letzte Ziel!
O ‘Alí-Akbar! Schau, wie elend der Zustand der Zweifler ist. Alle führen sie die Worte an: »Wahrlich, Er ist zu preisen für Seine Taten, und Ihm ist zu gehorchen in Seinem Geheiß.«Q7 Wenn Wir aber etwas offenbaren, das auch nur um die Breite eines Nadelöhrs an ihren selbstsüchtigen Begierden vorbeiläuft, weisen sie es hochmütig zurück. Sprich: Keiner kann die mannigfachen Entscheidungsgrundlagen von Gottes vollendeter Weisheit ausloten. Fürwahr, sollte Er für die Erde bestimmen, was für den Himmel gilt, so hätte keiner das Recht, Seine Vollmacht anzuzweifeln. Dies hat der Punkt des Bayán in all dem bezeugt, was in Wahrheit auf Ihn herniederkam auf Geheiß Gottes, der das Morgenlicht anbrechen ließ.

Das dritte Tajallí

betrifft Künste, Gewerbe und Wissenschaften. Wissen gleicht den Flügeln für des Menschen Leben, einer Leiter für seinen Aufstieg. Es ist jedermanns Pflicht, sich Wissen zu erwerben. Jedoch sollten solche Wissenschaften studiert werden, die den Völkern auf Erden nützen, nicht solche, die mit Worten beginnen und mit Worten enden. Viel verdanken fürwahr die Völker der Welt den Wissenschaftlern und den Handwerkern. Dies bezeugt das Mutterbuch am Tage Seiner Wiederkehr. Glücklich ist, wer hörende Ohren besitzt. In der Tat, Wissen ist ein wahrer Schatz für den Menschen, eine Quelle des Ruhmes, der Großmut, der Freude, der Erhabenheit, des Frohsinns und der Heiterkeit. Also spricht die Zunge der Größe in diesem Größten Gefängnis.

Das vierte Tajallí

bezieht sich auf Gottheit, Göttlichkeit und dergleichen. Wollte ein Mensch von Einsicht seinen Blick auf den gesegneten, offenbaren Lotosbaum und seine Früchte lenken, so würde er dadurch so bereichert, daß er von allem anderen unabhängig wäre und seinen Glauben an alles bekennte, was der Sprecher des Sinai auf dem Thron der Offenbarung geäußert hat.
O ‘Alí-Akbar! Mache das Volk mit den heiligen Versen deines Herrn vertraut und gib ihnen Seinen geraden Pfad, Seine mächtige Verkündigung bekannt.
Sprich: O Volk, wenn ihr redlich und gerecht urteilt, werdet ihr die Wahrheit all dessen bezeugen, was aus der Erhabensten Feder geströmt ist. So ihr zum Volk des Bayán gehört, wird euch der Persische Bayán rechtleiten und sich euch als genügendes Zeugnis erweisen, und so ihr vom Volke des Qur’án seid, denket nach über die Offenbarung vom Sinai und über die Stimme aus dem Busch, die zum Sohne ‘ImránsA28 kam.
Gütiger Gott! Es war beabsichtigt, daß zur Zeit der Offenbarung des einen wahren Gottes die Fähigkeit, Ihn zu erkennen, entwickelt und gereift sei, ja, daß sie ihren Höhepunkt erreiche. Nunmehr ist jedoch klar erwiesen, daß bei den Zweiflern diese Fähigkeit unentwickelt blieb und fürwahr verkümmert ist.
O ‘Alí! Was sie vom Busch annahmen, das weigern sie sich jetzt, von Ihm anzunehmen, der der Weltenbaum des Daseins ist. Sprich: O Volk des Bayán, redet nicht, was euch Leidenschaft und selbstische Begierde zu reden eingeben. Die meisten Völker der Welt bezeugen die Wahrheit des gesegneten Wortes, das aus dem Busch gekommen ist.
Bei der Gerechtigkeit Gottes! Wäre es nicht um der Hymne des Lobpreises willen, die der Herold göttlicher Offenbarung angestimmt hat, dieser Unterdrückte hätte nie ein Wort geäußert, das den Unwissenden Schrecken ins Herz jagt und sie verderben läßt. Am Anfang des BayánA29 verweilt der Báb ausführlich bei der Verherrlichung Dessen, den Gott offenbaren wird – erhaben ist Seine Manifestation – und spricht: »Er ist Der, welcher in jeder Lage verkünden wird: ›Wahrlich, wahrlich, Ich bin Gott, es gibt keinen Gott außer Mir, dem Herrn über alles Erschaffene. Alle anderen außer Mir sind fürwahr Meine Geschöpfe. O Meine Geschöpfe! Mich allein betet ihr an.‹« Desgleichen preist Er bei anderer Gelegenheit den Namen Dessen, der offenbart werden wird, und sagt: »Ich wäre der erste, der Ihn anbetet.« Nun sollte man über die Bedeutung des ›Anbetenden‹ und des ›Angebeteten‹ nachsinnen, damit das Volk der Erde eines Tautropfens aus dem Meere göttlichen Wissens teilhaftig und befähigt werde, die Größe dieser Offenbarung wahrzunehmen. Wahrlich, Er ist erschienen und hat Seine Zunge gelöst, die Wahrheit zu verkünden. Wohl dem, der die Wahrheit erkennt und anerkennt, und wehe dem, der eigensinnig trotzt.
O ihr Geschlechter der Erde! Neigt euer Ohr der Stimme aus dem göttlichen Lotosbaum, der die Welt überschattet, und zählt nicht zum Volk der Tyrannei auf Erden, zu den Menschen, welche die Manifestation Gottes und Seine unüberwindliche Allgewalt verwerfen und Seine Gunstbeweise von sich weisen. Sie rechnen fürwahr zu den Verworfenen im Buche Gottes, des Herrn der ganzen Menschheit.
Die Herrlichkeit, welche am Horizont Meiner Gunst und Gnade angebrochen ist, sei mit dir und allen, die bei dir sind und deinen Worten über die Sache Gottes, des Allmächtigen, des Allgepriesenen, Gehör schenken.

Kalimát-i-Firdawsíyyih (Worte des Paradieses)

Er ist es, der durch die Macht der Wahrheit im Reiche der Äußerung spricht.
O ihr Verkörperungen der Gerechtigkeit und Unparteilichkeit, ihr Offenbarungen der Aufrichtigkeit und der himmlischen Gaben! Unter Tränen klagend, ruft dieser Unterdrückte laut und spricht: O Gott, mein Gott! Schmücke die Häupter Deiner Geliebten mit der Krone der Loslösung und kleide ihre Tempel mit dem Gewande der Rechtschaffenheit.
Es geziemt dem Volke Bahás, durch die Macht seiner Rede dem Herrn zum Siege zu verhelfen und die Menschen durch edle Taten und guten Charakter zu ermahnen, zumal Taten größeren Einfluß üben als Worte.
O Ḥaydar-‘Alí!A30 Mit dir seien der Lobpreis Gottes und Seine Herrlichkeit. Sprich: Ehrlichkeit, Tugend, Weisheit und ein heiliger Charakter gereichen dem Menschen zur Ehre, während ihn Unredlichkeit, Schwindel, Unwissenheit und Heuchelei in Erniedrigung stürzen. Bei Meinem Leben! Nicht im Schmuck und Reichtum liegt des Menschen Adel, sondern in tugendsamem Verhalten und wahrem Verständnis. Das Volk Persiens ist zumeist in Trug und leeren Wahn verstrickt. Wie unermeßlich ist der Unterschied zwischen dem Zustand dieser Menschen und der Stufe jener tapferen Seelen, die das Meer der Namen überquert und ihre Zelte an den Seegestaden der Loslösung aufgeschlagen haben. Fürwahr, nur wenige Zeitgenossen haben den Vorzug erworben, auf das Gurren der Tauben des allhöchsten Paradieses zu lauschen. »Nur wenige Meiner Diener sind wahrhaft dankbar.«Q8 Die meisten Menschen finden Gefallen an ihrem Aberglauben. Einen einzigen Tropfen aus der See des Wahns halten sie für köstlicher als ein Meer an Gewißheit. Sie halten sich krampfhaft an Namen und berauben sich dadurch der inneren Wirklichkeit; sie klammern sich an leeren Trug und bleiben so dem Morgenlicht himmlischer Zeichen fern. Gebe Gott, daß dir in jeder Lage gnädiglich geholfen werde, die Götzen des Aberglaubens zu zerschlagen und die Schleier menschlichen Wahns zu zerreißen. Alle Gewalt liegt in der Hand Gottes, des Urquells der Offenbarung und Eingebung, des Herrn am Tage der Auferstehung.
Wir hörten, was die fragliche Person über gewisse Glaubenslehrer äußerte. In der Tat hat sie wahr gesprochen. Manche achtlosen Seelen ziehen im Namen Gottes durch die Lande, emsig bemüht, Seine Sache zugrunde zu richten, und nennen das Förderung und Lehre des Wortes Gottes, obwohl die Erfordernisse für die Lehrer des Glaubens strahlend wie Sterne von den Himmeln der göttlichen Sendschreiben herniederscheinen. Jeder Redlichgesinnte bezeugt und jeder Einsichtige weiß, daß der eine wahre Gott – gepriesen sei Seine Herrlichkeit – ohne Unterlaß das darlegt und entwickelt, was die Menschenkinder in ihrem Rang erhöht und in ihrer Stufe hebt.
Das Volk Bahás brennt hell wie eine Kerze inmitten der Versammlungen und hält sich an das, was Gott zum Ziel gesetzt hat. Hoch erhebt sich diese Stufe über alle anderen Stufen. Wohl dem, der von sich wirft, was die Weltmenschen besitzen, aus Sehnsucht nach dem, was Gottes ist, des einzigen Herrn der Ewigkeit.
Sprich: O Gott, mein Gott! Du siehst, wie ich Deinen Willen umkreise, die Augen auf den Morgenhimmel Deiner Großmut gerichtet, im heftigen Verlangen nach dem Strahlenglanz der Sonne Deiner Gunst und Gnade. Ich bitte Dich, o Du Geliebter jedes verstehenden Herzens, Du Sehnsucht derer, die nahen Zugang zu Dir haben, gewähre, daß sich Deine Geliebten völlig loslösen von ihren eigenen Neigungen und sich fest an das halten, was Dir wohlgefällt. Kleide sie, o Herr, in das Gewand der Rechtschaffenheit und erleuchte sie mit dem strahlenden Lichte der Loslösung. Rufe sodann die Heerscharen weiser Rede zu ihrer Hilfe, auf daß sie Dein Wort unter Deinen Geschöpfen erhöhen und Deine Sache vor Deinen Dienern verkünden. Wahrlich, Du bist mächtig zu tun, was Du willst, und in Deinem Griff liegen die Zügel allen Geschehens. Kein Gott ist außer Dir, dem Mächtigen, dem Ewigvergebenden.
O du, der du den Blick auf Mein Antlitz richtest! In diesen Tagen ist eingetreten, was Mich in tiefen Gram gestürzt hat. Missetäter, die der Sache Gottes Treue bekunden, haben begangen, was der Aufrichtigkeit, der Ehrlichkeit, der Gerechtigkeit und der Billigkeit die Glieder zittern ließ. Eine bekannte Person, der höchste Freundlichkeit und Gunst bezeigt worden war, hat Taten verübt, die selbst Gott Tränen in die Augen trieben. Ehedem äußerten Wir Worte der Warnung und der Vorahnung; dann hielten Wir die Sache eine Reihe von Jahren geheim, damit er sich in acht nehme und bereue. Aber alles war vergeblich. Schließlich sammelte er seine ganze Kraft, um die Sache Gottes vor den Augen aller Menschen herabzusetzen. Er zerriß die Schleier der Redlichkeit und empfand Mitleid weder mit sich selbst noch mit dem Glauben Gottes. Jetzt aber haben die Taten gewisser Menschen weit schwereres Leid gebracht, als die Taten dieses einen je bewirkt hatten. Flehe du zu Gott, dem Wahren, Er möge die Achtlosen gnädiglich zum Widerruf und zur Reue befähigen. Wahrlich, Er ist der Vergebende, der Gabenreiche, der Großmütige.
Heutzutage hat jeder die Pflicht, beharrlich Einheit und Eintracht zu wahren und fleißig für die Förderung der Sache Gottes zu wirken, damit die eigensinnigen Seelen erreichen, was ihnen dauerhafte Wohlfahrt bringt.
Kurz, Meinungsverschiedenheiten zwischen Sekten führen zu Schwäche. Jede Sekte hat sich einen eigenen Weg ausgesucht und hält sich an ein bestimmtes Seil. Trotz offenkundiger Blindheit und Unwissenheit brüsten sie sich mit ihrer Einsicht und Erkenntnis. Unter ihnen sind Mystiker, die sich zum Glauben des Islám bekennen, von denen aber manche sich herausnehmen, was zu Müßiggang und Absonderung führt. Ich schwöre bei Gott! Dies erniedrigt die Stufe des Menschen und bläht ihn mit Stolz auf. Der Mensch muß Frucht tragen. Wer keine Frucht bringt, gleicht nach den Worten des GeistesA31 einem unfruchtbaren Baum, und ein unfruchtbarer Baum taugt nur für das Feuer.A32
Was die vorerwähnten Personen über die Stufen der göttlichen Einheit behaupten, wird in erheblichem Umfang zu Müßiggang und leerem Wahn führen. Diese sterblichen Menschen schieben offensichtlich die Stufenunterschiede beiseite und betrachten sich selbst als Gott, wo doch Gott unermeßlich erhaben über alle Dinge ist. Jedes erschaffene Wesen offenbart zwar Gottes Zeichen; diese sind indessen nur von Ihm, nicht Er selbst. Alle Zeichen spiegeln sich im Buche des Seins und sind dort sichtbar. Die Schriftrollen, welche den Bauplan des Alls aufzeichnen, sind fürwahr ein machtvolles Buch. Jeder Einsichtige kann daraus entnehmen, was ihn auf den Geraden Pfad führt und ihn befähigt, zur Großen Verkündigung zu gelangen. Betrachte die Strahlen der Sonne, deren Licht die Welt umfängt. Diese Strahlen gehen von der Sonne aus und offenbaren deren Wesen, aber sie sind nicht die Sonne selbst. Alles, was auf Erden wahrgenommen werden kann, beweist zur Genüge die Macht Gottes, Sein Wissen und die Ausgießungen Seiner Großmut, während Er selbst unermeßlich erhaben über alle Geschöpfe ist.
Christus sagt: »Den Kindern hast Du gewährt, was den Gelehrten und Weisen versagt ist.«A33 Der Weise von SabzivárA34 sagte: »Ach! Es fehlt an offenen Ohren; sonst wäre das Rascheln des Busches vom Sinai aus jedem Baum zu hören.« In einem Sendbrief an einen Gelehrten, der über die Bedeutung der Ersten Wirklichkeit anfragte, wandten Wir Uns an jenen berühmten Weisen mit den Worten: »Wenn dieser Ausspruch wirklich von dir stammt, wie kommt es dann, daß du versäumtest, auf den Ruf zu hören, den der Baum des Menschen auf den höchsten Höhen der Welt erhoben hat? So du den Ruf gehört hast, aber die Furcht und das Verlangen, dein Leben zu bewahren, dich antrieben, seiner nicht zu achten, gehörst du zu denen, die nie der Erwähnung wert waren, und wenn du den Ruf nicht gehört hast, bist du des Gehörsinns beraubt.« Kurz gesagt, dies sind Menschen, deren Worte der Stolz aller Welt und deren Taten die Schmach der Völker sind.
Wahrlich, wir haben in die Posaune gestoßen, die nichts anderes als Meine Feder der Herrlichkeit ist, und siehe, die Menschheit ist vor ihr in Ohnmacht gesunken, ausgenommen die, welche Gott zu erlösen geruht als Zeichen Seiner Gnade. Er ist der Herr der Großmut, der Altehrwürdige der Tage.
Sprich: O Schar der Geistlichen! Fällt ihr euer Urteil gegen diese Feder, bei deren erstem Strich das Reich der Rede sich zu lauschen anschickte, vor deren mächtiger, allherrlicher Aussage jede andere Aussage zur Bedeutungslosigkeit verblaßte? Fürchtet Gott und folgt nicht euren eitlen Trugbildern und verderbten Einbildungen; folgt vielmehr Ihm, der zu euch gekommen ist, belehnt mit unbestreitbarer Erkenntnis und unerschütterlicher Gewißheit.
Verherrlicht sei Gott! Des Menschen Schatz ist seine Rede; doch dieser Unterdrückte hat Seine Zunge gehütet, weil die Zweifler auf der Lauer liegen. Aber Schutz wird gewährt von Gott, dem Herrn aller Welten. Wahrlich, auf Ihn setzen Wir Unser Vertrauen, und Ihm befehlen Wir alle Angelegenheiten an. Allgenügend ist Er für Uns und für alles Erschaffene. Mit Seiner Erlaubnis und durch die Macht Seines Befehls leuchtet die Sonne der Allmacht strahlend vom Horizont der Welt. Wohl dem, der die Wahrheit erkennt und anerkennt, und wehe dem trotzigen Zweifler!
Dieser Unterdrückte hat allzeit die Weisen mit Zuneigung behandelt. Mit den Weisen sind Menschen gemeint, deren Erkenntnis nicht auf bloße Worte beschränkt ist, die in ihrem Leben Früchte tragen und bleibende Ergebnisse zeitigen. Es ist jedermanns Pflicht, solche gesegneten Seelen zu ehren. Glücklich ist, wer Gottes Gebote hält; glücklich, wer die Wahrheit erkennt; glücklich, wer in allen Dingen redlich urteilt und sich fest an das Seil Meiner unverbrüchlichen Gerechtigkeit klammert.
Das Volk Persiens hat sich von Ihm, dem Helfer und Beschützer, abgekehrt. Sie klammern sich an der Toren leeren Wahn und haben sich darin verstrickt. So fest krallen sie sich an Aberglauben, daß nur der starke Arm Gottes – erhaben ist Seine Herrlichkeit – sie davon trennen kann. Flehe du zum Allmächtigen, Er möge mit den Fingern göttlicher Macht die Schleier entfernen, welche die verschiedenen Völker und Geschlechter von Ihm ausschließen, damit sie erlangen, was Sicherheit, Fortschritt und Entwicklung bewirkt, und zu ihrem unvergleichlichen Freunde hineilen.
Das Wort Gottes, das die Feder Abhá offenbarte und auf dem

ersten Blatt

des Erhabensten Paradieses niederschrieb, ist: Wahrlich, Ich sage: Die Gottesfurcht war von jeher ein sicherer Schutz und eine feste Burg für alle Völker der Welt. Sie ist die Hauptursache für den Schutz der Menschheit und das vortrefflichste Mittel ihrer Erhaltung. Es gibt eine Kraft im Menschen, die ihn beschützt und bewahrt vor dem, was unwürdig und unpassend ist; sie ist bekannt als sein Schamgefühl. Aber nur wenigen ist es beschieden; keineswegs besaßen oder besitzen es alle.
Das Wort Gottes, das die Erhabenste Feder auf dem

zweiten Blatt

des Höchsten Paradieses verzeichnete, ist: Die Feder des Höchsten ermahnt in diesem Augenblick die Offenbarungen der Obrigkeit und die Quellen der Macht, nämlich die Könige, die Fürsten, die Staatsoberhäupter, die Herrscher, die Geistlichen und die Gelehrten, und befiehlt ihnen, die Sache der Religion zu verfechten und ihr anzuhangen. Religion ist wahrlich das vortrefflichste Mittel zur Errichtung der Ordnung in der Welt und für die Ruhe ihrer Völker. Die Schwäche der Pfeiler der Religion hat die Toren gestärkt und sie dreist und noch anmaßender gemacht. Wahrlich, Ich sage: Je schlimmer die Religion verfällt, desto widerspenstiger werden die Gottlosen. Dies kann letztlich nur in Chaos und Gesetzlosigkeit enden. Hört auf Mich, o ihr Einsichtsvollen, und seid gewarnt, o ihr, die ihr Unterscheidungsvermögen besitzet!
Das Wort Gottes, das die Erhabenste Feder auf dem

dritten Blatt

des Höchsten Paradieses verzeichnete, lautet: O Sohn des Menschen! Wenn du auf Barmherzigkeit siehst, dann gib auf, was dir Nutzen bringt, und halte dich an das, was der Menschheit nützt. Und wenn du auf Gerechtigkeit siehst, dann wähle für deinen Nächsten, was du für dich selbst wählst. Demut erhebt den Menschen zum Himmel des Ruhmes und der Macht, Stolz dagegen erniedrigt ihn zu Schmach und Schande.
O Volk Gottes! Groß ist dieser Tag und mächtig der Ruf! In einem Unserer Sendschreiben haben Wir diese erhabenen Worte offenbart: »Wenn die Welt des Geistes ganz auf den Gehörsinn übertragen wäre, könnte dieser beanspruchen, würdig zu sein, auf die Stimme, die vom Höchsten Horizonte aus ruft, zu lauschen; denn anders sind diese Ohren, durch Lügen besudelt, niemals aufnahmefähig.« Wohl denen, die hören, und wehe den Achtlosen!
Das Wort Gottes, das die Erhabenste Feder auf dem

vierten Blatt

des Höchsten Paradieses verzeichnete, ist das folgende: O Volk Gottes! Flehet zu Gott, dem Wahren – verherrlicht sei Sein Name –, daß Er die Offenbarungen der Macht und Herrschaft gnädig vor den Einflüsterungen selbstischer Begierden beschirme und den Strahlenglanz der Gerechtigkeit und der Führung auf sie ergieße.
Trotz seines hohen Ranges verübte Seine Majestät Muḥammad Sháh zwei abscheuliche Taten. Die eine war der Befehl, den Herrn im Reiche der Gnade und Großmut, den Ersten Punkt, zu verbannen; die andere der Mord am Fürsten über die Stadt der Staatskunst und der literarischen Vollendung.A35
Groß wie der Könige Vorzüge können ihre Fehler sein. Ein König, den die Hoffart der Macht und Gewalt nicht davon ablenkt, Gerechtigkeit zu wahren, und der sich nicht durch Luxus, Schätze, Ruhm oder das Gepränge von Heerscharen des Sonnenglanzes der Redlichkeit beraubt, wird einen hohen Rang und eine erhabene Stufe unter den himmlischen Heerscharen einnehmen. Jeder hat die Pflicht, einer derart edlen Seele Hilfe angedeihen zu lassen und ihr Freundlichkeit zu bezeigen. Wohl dem König, der seine Leidenschaft am kurzen Zügel hält, seinen Zorn bezähmt und gerechtem Augenmaß den Vorzug gibt vor Unrecht und Tyrannei.
Das Wort Gottes, das die Erhabenste Feder auf dem

fünften Blatt

des Höchsten Paradieses verzeichnete, besagt: Vor allem anderen ist die größte Gabe und der wunderbarste Segen seit jeher und in aller Zukunft die Weisheit. Sie ist des Menschen unfehlbare Beschützerin. Sie hilft ihm und stärkt ihn. Die Weisheit ist Gottes Botin; sie enthüllt Seinen Namen, der Allwissende. Durch sie wird des Menschen Stufe in ihrer Erhabenheit offenbar und augenscheinlich. Sie ist allwissend und die vornehmste Lehrerin in der Schule des Seins. Die Führerin ist sie, mit hehrer Würde bekleidet. Ihr erzieherischer Einfluß hat irdische Wesen mit perlengleichem Geist erfüllt, der alle Himmel überstrahlt. In der Stadt der Gerechtigkeit ist sie unangefochten die Sprecherin, die im Jahre neunA36 die Welt mit der frohen Botschaft dieser Offenbarung erleuchtete. Und es war diese unvergleichliche Quelle der Weisheit, die zu Anbeginn der Welt die Stufen innerer Bedeutung erklomm, und als sie auf der Kanzel der Rede thronte, sprach sie durch das Wirken des göttlichen Willens zwei Worte. Das erste kündete die Verheißung des Lohnes, das zweite grollte unheilvoll die Warnung vor Strafe. Die Verheißung brachte Hoffnung hervor, die Warnung zeugte Furcht. So ward der Weltordnung auf diesen beiden Sätzen ein fester Grund gelegt. Erhaben ist der Herr der Weisheit, der Besitzer großer Gabenfülle.
Das Wort Gottes, das die Erhabenste Feder auf dem

sechsten Blatt

des Höchsten Paradieses verzeichnete, ist dieses: Der Menschen Licht ist die Gerechtigkeit. Löscht es nicht durch die Stürme der Unterdrückung und der Tyrannei. Der Zweck der Gerechtigkeit ist das Zustandekommen von Einheit unter den Menschen. Das Meer göttlicher Weisheit wogt in diesem erhabenen Wort, und alle Bücher der Welt können seine innere Bedeutung nicht fassen. Würde die Menschheit mit diesem Gewande geschmückt, sie würde die Sonne des Spruches »An jenem Tage wird Gott alle aus Seiner Fülle befriedigen«Q9 hell am Horizont der Welt strahlen sehen. Schätzet den Wert dieses Spruches; er ist eine edle Frucht, die der Baum der Allherrlichen Feder gezeitigt hat. Glücklich der Mensch, der ihm sein Ohr leiht und sein Gebot befolgt. Wahrlich, Ich sage: Alles, was vom Himmel des göttlichen Willens herniederkommt, ist Mittel für Errichtung von Ordnung in der Welt und fördert Einheit und Freundschaft zwischen ihren Völkern. So spricht die Zunge dieses Unterdrückten aus Seinem Größten Gefängnis.
Das Wort Gottes, das die Erhabenste Feder auf dem

siebenten Blatt

des Höchsten Paradieses verzeichnete, ist: O ihr Weisen unter den Nationen! Schließt eure Augen vor Entfremdung; sodann richtet euren Blick auf die Einheit. Haltet euch beharrlich an das, was der ganzen Menschheit Wohlfahrt und Ruhe bringt. Diese Handbreit Erde ist nur eine Heimat und eine Wohnstatt. Euch geziemt es, alle Hoffart aufzugeben, weil sie Entfremdung schafft, und eure Herzen auf das zu richten, was Eintracht stiftet. Nach dem Urteil des Volkes Bahás liegt des Menschen Ruhm in seiner Erkenntnis, seinem aufrechten Verhalten, seinem lobenswerten Charakter und seiner Weisheit, nicht in Rang und Volkszugehörigkeit. O Volk auf Erden! Achtet den Wert dieses himmlischen Wortes. Fürwahr, es gleicht einem Schiff für das Meer der Erkenntnis, einem strahlenden Licht für das Reich der Wahrnehmung.
Das Wort Gottes, das die Erhabenste Feder auf dem

achten Blatt

des Höchsten Paradieses verzeichnete, lautet: Schulen müssen die Kinder zuerst in den Grundsätzen der Religion erziehen, so daß Verheißung und Drohung, wie sie in den Büchern Gottes geschrieben stehen, die Kinder von Verbotenem abhalten und mit dem Mantel der Gebote schmücken; aber dies muß in solchem Maß geschehen, daß es die Kinder nicht durch Abgleiten in eifernde, bigotte Unwissenheit schädigt.
Die Vertrauensleute des Hauses der Gerechtigkeit haben über jene Dinge zu beraten, die nicht ausdrücklich im Buche offenbart sind, und zu vollziehen, was sie für gut halten. Gott wird ihnen wahrlich eingeben, was Er will, und Er ist, wahrlich, der Versorger, der Allwissende.
Wir bestimmten bereits, daß die Menschen sich in zwei Sprachen verständigen sollten; aber es müssen Anstrengungen unternommen werden, sie auf eine zu beschränken, ebenso die Schriftarten der Welt, damit die Menschen nicht mit dem Erlernen verschiedener Sprachen ihr Leben verschwenden und vergeuden. So wird schließlich die ganze Erde als eine Stadt und ein Land betrachtet.
Das Wort Gottes, das die Erhabenste Feder auf dem

neunten Blatt

des Höchsten Paradieses verzeichnete, ist: In allen Dingen ist Mäßigung wünschenswert. Wird etwas übertrieben, so erweist es sich als Quell des Unheils. Seht auf die Zivilisation des Westens, wie sie die Völker der Welt aufwühlt und beunruhigt. Eine Höllenmaschine wurde ausgeheckt und erweist sich als Waffe der Zerstörung, so grausam, wie man es nie zuvor gesehen oder gehört hat. Reinigung von dieser tiefverwurzelten, alles überflutenden Verderbnis ist nur möglich, wenn sich die Völker der Welt im Verfolg eines gemeinsamen Zieles vereinen und einen allumfassenden Glauben annehmen. Neigt euer Ohr dem Ruf dieses Unterdrückten und haltet euch fest an den Geringeren Frieden!
Seltsame, verblüffende Dinge gibt es in der Erde; aber sie sind dem Geist und Verständnis der Menschen verborgen. Diese Dinge sind imstande, die ganze Erdatmosphäre zu verwandeln, und eine Verseuchung mit ihnen wäre tödlich. Großer Gott! Wir haben etwas Wunderbares gesehen. Der Blitz oder eine ähnliche Kraft wird von einem Menschen, der eine Maschine bedient, gesteuert und bewegt sich nach seinem Befehl. Unermeßlich erhaben ist der Herr der Macht, der offenlegt, was Er durch die Kraft Seines gewichtigen, Seines unüberwindlichen Geheißes beabsichtigt.
O Volk Bahás! Jedes einzelne Gebot, das Wir offenbarten, ist eine feste Burg für die Welt des Daseins und ihren Schutz. Wahrlich, dieser Unterdrückte wünscht nur eure Sicherheit und eure Würde.
Wir ermahnen die Mitglieder des Hauses der Gerechtigkeit und befehlen ihnen, für Schutz und Sicherheit der Männer, Frauen und Kinder zu sorgen. Es ist ihre Pflicht, allzeit und in jeder Lage den Interessen des Volkes höchste Beachtung zu schenken. Selig ist der Herrscher, der dem Gefangenen beisteht, und der Reiche, der für den Armen sorgt, und der Gerechte, der vor dem Frevler die Rechte der Unterdrückten wahrt, und glücklich ist der Treuhänder, der befolgt, was ihm der Gesetzgeber, der Altehrwürdige der Tage, vorgeschrieben hat.
O Ḥaydar-‘Alí! Meine Herrlichkeit und Mein Lobpreis seien mit dir. Meine Ratschläge und Ermahnungen haben die Welt umfangen. Aber anstatt Frohsinn und Freude zu vermitteln, bewirken sie Schmerzen, weil manche unter denen, die Liebe zu Mir bekunden, hochmütig geworden sind und Mir Leiden zufügen, wie sie weder die Anhänger früherer Religionen noch die Geistlichen Persiens Mir je zugefügt haben.
Wir haben gesagt: »Meine Gefangenschaft grämt Mich nicht, noch bedrückt Mich, was Mir die Hände Meiner Feinde zufügen. Was Mich härmt, ist das Verhalten Meiner Geliebten, die zwar Meinen Namen tragen, aber Taten begehen, die Mein Herz und Meine Feder zum Klagen bringen.« Solche Worte wurden immer wieder offenbart, doch die Achtlosen versäumten, daraus Nutzen zu ziehen, denn sie sind in ihren üblen Leidenschaften und verderbten Begierden gefangen. Flehe du zum einen wahren Gott, Er möge sie befähigen, Reue zu üben und zu Ihm zurückzukehren. Solange sich der Mensch seinen Trieben und Leidenschaften hingibt, werden Sünden und Verbrechen vorherrschen. Wir hegen die Hoffnung, daß die Hand göttlicher Macht und die Ströme himmlischer Gnadengaben alle Menschen stärken, sie mit dem Gewande des Verzeihens und der Großmut schmücken und sie vor allem bewahren, was Seiner Sache unter Seinen Dienern schadet. Er ist in Wahrheit der Kraftvolle, der Allmächtige, und Er ist der Immervergebende, der Barmherzige.
Das Wort Gottes, das die Erhabenste Feder auf dem

zehnten Blatt

des Höchsten Paradieses verzeichnete, ist: O Volk der Erde! Einsiedelei und Askese sind in Gottes Gegenwart nicht annehmbar. Den Einsichtigen und Verständigen frommt die Beobachtung dessen, was strahlende Freude bewirkt. Bräuche, aus eitlem Wahn gezeugt oder aus dem Schoß des Aberglaubens geboren, stehen dem Wissenden übel an. Früher und in neuerer Zeit hausten manche Menschen in Bergeshöhlen, andere zogen sich des Nachts auf Friedhöfe zurück. Sprich: Höret auf den Rat dieses Unterdrückten. Laßt, was unter euch im Schwange ist, und übernehmt, was euch der getreue Ratgeber gebietet. Beraubt euch nicht selbst der Wohltaten, die um euretwillen erschaffen sind.
Barmherzige Werke sind in den Augen Gottes wohlgefällig und des Lobes würdig; sie sind als ein Fürst aller edlen Taten anzusehen. Bedenket und erinnert euch, was der Allbarmherzige im Qur’án offenbart hat: »Sie ziehen jene sich selber vor, auch wenn Armut ihr eigenes Schicksal ist. Gut wird es um die bestellt sein, die vor ihrer eigenen Habsucht bewahrt sind.«Q10 In diesem Lichte betrachtet, ist das obenstehende gesegnete Wort fürwahr die Sonne aller Worte. Selig ist, wer seinen Bruder sich selbst vorzieht. Wahrlich, ein solcher Mensch wird kraft des Willens Gottes, des Allwissenden, des Allweisen, zum Volke Bahás gezählt, das in der Roten Arche wohnt.
Das Wort Gottes, das die Erhabenste Feder auf dem

elften Blatt

des Höchsten Paradieses verzeichnete, lautet: Wir gebieten den Wahrzeichen Seiner Namen und Eigenschaften, hinfort fest bei dem zu bleiben, was in dieser Größten Offenbarung dargelegt ist, keinen Streit zu verursachen und bis zum Ende, das kein Ende kennt, ihre Augen auf das Morgenlicht der in diesem Sendbrief verzeichneten strahlenden Worte gerichtet zu halten. Streit führt zu Blutvergießen und schafft Aufruhr im Volke. Hört auf die Stimme dieses Unterdrückten und geht nicht davon ab.
Wollte jemand im Herzen darüber nachdenken, was in dieser Offenbarung aus der Feder der Herrlichkeit strömt, er wäre versichert, daß dieser Unterdrückte mit allem, was Er erklärte und bestätigte, sich niemals selbst Rang und Namen verschaffen wollte. Sein Ziel ist vielmehr, durch hehre Worte die Seelen zum Gipfel überragender Herrlichkeit hinzuziehen und ihren Blick für das zu schärfen, was die Völker der Welt vom Hader und Zwist um religiöse Unterschiede läutert und reinigt. Dies bezeugen Mein Herz, Meine Feder, Mein inneres und äußeres Wesen. Gebe Gott, daß sich alle Menschen den Schätzen zuwenden, die in ihrem eigenen Wesen verborgen ruhen.
O Volk Bahás! Die Quelle für Handwerk, Kunst und Wissenschaft ist die Macht des Gedankens. Gebt euch alle Mühe, daß aus dem Bergwerk eures Geistes solche Edelsteine der Weisheit und der Rede aufleuchten, die bei allen Geschlechtern auf Erden Wohlfahrt und Eintracht fördern.
In jeder Lage, in Glück und Not, ob geehrt oder leidgeprüft, befiehlt dieser Unterdrückte allen Menschen, einander Liebe, Zuneigung, Mitleid und Eintracht zu bezeigen. Doch wann immer das geringste Zeichen des Fortschritts und der Entwicklung sichtbar ward, stürzten die hinter den Schleiern Verborgenen hervor und äußerten Verleumdungen, die schlimmere Wunden schlugen als das Schwert. Sie halten sich an irreführende, verwerfliche Worte und bleiben des Weltmeeres der göttlich offenbarten Verse beraubt.
Ohne diese undurchlässigen Schleier wäre Persien innerhalb von etwa zwei Jahren durch die Macht der Rede unterworfen worden, Regierung und Volk wären erhöht, das Höchste Ziel wäre unverhüllt und unverschleiert in der Fülle seiner Herrlichkeit erschienen. Kurz, Wir haben alles gesagt, was zu sagen war – manchmal in deutlicher Sprache, manchmal in Andeutungen. Wäre Persien erst wieder erweckt, so wehten die süßen Düfte des Wortes Gottes über alle Länder dahin, führt doch das, was der Erhabensten Feder entströmt, bei allen Völkern und Geschlechtern auf Erden zu ruhmreicher Entwicklung und Erziehung. Es ist fürwahr das wirksamste Heilmittel für jede Krankheit, könnten sie es nur begreifen und verstehen.
Kürzlich gelangten die Afnán und Amín – mit ihnen seien Meine Herrlichkeit und Meine Gnade – in Unsere Gegenwart, und sie schauten Unser Antlitz; desgleichen sind Nabíl, der Sohn Nabíls und der Sohn Samandars – mit ihnen seien die Herrlichkeit Gottes und Seine Gnade – anwesend und haben den Kelch der Wiedervereinigung geleert. Wir flehen zu Gott, daß Er das Gute dieser und der nächsten Welt gnädiglich für sie verordne und daß die Ausgießungen Seiner Segnungen und Gnadengaben aus dem Himmel Seiner Großmut und aus den Wolken Seines sanften Erbarmens auf sie herniederkommen. Wahrlich, von allen, die Barmherzigkeit zeigen, ist Er der Barmherzigste, und Er ist der Gnädige, der Wohltätige.
O Ḥaydar-‘Alí! Dein anderer Brief, den du durch ihn sandtest, der den Titel JúdA37 trägt, hat Unseren heiligen Hof erreicht. Gepriesen sei Gott! Er war geschmückt mit dem Lichte göttlicher Einheit und Loslösung, entflammt vom Feuer der Liebe und Zuneigung. Bete zu Gott, Er möge den Augen scharfe Sicht verleihen und sie mit neuem Licht erleuchten, damit sie erkennen, was einzig und unvergleichlich ist.
Heute strahlen die Verse des Mutterbuches unverkennbar wie die Sonne. Keineswegs können sie mit Reden aus vergangener oder neuerer Zeit verwechselt werden. Fürwahr, dieser Unterdrückte wünscht nicht, Seine eigene Sache mit Beweisen darzustellen, die andere erbringen. Er ist es, der alles andere umfaßt, während alles andere außer Ihm umgrenzt ist. Sprich: O Volk, leset, was euch geläufig ist, und Wir werden lesen, was Uns zugehört. Ich schwöre bei Gott! Weder die Völker der Welt mit ihrem Lobpreis noch die Geschlechter der Erde mit allem, was sie besitzen, sind der Erwähnung wert vor dem Gedenken Seines Namens. Dies bezeugt Er, der in jeder Lage verkündet: »Wahrlich, Er ist Gott, der unumschränkte Gebieter am Tage der Abrechnung, der Herr des mächtigen Thrones.«
Verherrlicht sei Gott! Man staunt, mit welchem Grund und Vorwand sich die Ungläubigen im Volk des Bayán vom Herrn allen Seins abkehren. In Wirklichkeit überragt die Stufe dieser Offenbarung den Rang all dessen, was in der Vergangenheit offenbart wurde oder in der Zukunft offenbart werden wird.
Wäre der Punkt des Bayán heute zugegen und zögerte Er – Gott bewahre! –, diese Sache anzuerkennen, dann träfen Ihn die höchst gesegneten Worte Seines eigenen Bayán. Er sprach, und Sein Wort ist die Wahrheit: »Rechtmäßig ist es für Ihn, den Gott offenbaren wird, selbst den Größten auf Erden zu verwerfen.« Sprich: O ihr Verständnislosen! Heute verkündet jenes Erhabenste Wesen: »Wahrlich, wahrlich, ich bin der erste, der Ihn anbetet.« Wie seicht ist der Wissensschatz der Menschen, wie schwach ihre Wahrnehmungskraft. Unsere Feder der Herrlichkeit bezeugt ihre elende Armut und den Reichtum Gottes, des Herrn aller Welten.
Gepriesen und verherrlicht ist Er, der die Schöpfung ins Leben rief. Er ist die allüberragende Wahrheit und weiß um das Unsichtbare. Das Mutterbuch ist offenbart, und der Herr der Großmut hat den gesegneten Thron der Herrlichkeit eingenommen. Der Morgen bricht an, doch das Volk versteht es nicht. Die Zeichen sind angekündigt, während Er, der sie enthüllt, von offenbarem Leid übermannt wird. Fürwahr, Ich habe erduldet, was die Welt des Seins zum Weinen bringt.
Sprich: O YaḥyáA38, bringe einen einzigen Vers hervor, so du von Gott eingegebenes Wissen besitzest! Diese Worte sprach ehedem Mein Vorläufer, der zur jetzigen Stunde verkündet: »Wahrlich, wahrlich, ich bin der erste, der Ihn anbetet.« Sei redlich, o Mein Bruder! Kannst du dich äußern, wenn du Auge in Auge dem wogenden Meer Meiner Rede gegenüberstehst? Kannst du deine Zunge lösen, wenn dir Meine Feder mit schriller Stimme zu Ohren kommt? Hast du Macht vor den Offenbarungen Meiner Allmacht? Urteile gerecht, Ich beschwöre dich bei Gott, und rufe dir ins Gedächtnis, wie du vor diesem Unterdrückten standest und Wir dir die Verse Gottes, des Helfers in Gefahr, des Selbstbestehenden, diktierten. Hab acht, daß der Quell der Falschheit dich nicht von der offenbaren Wahrheit abhalte.
O du, der du den Blick auf Mein Antlitz richtest! Sprich: O ihr Achtlosen! Einem Tropfen zuliebe habt ihr euch des Meeres himmlischer Verse beraubt, und um eines bedeutungslosen Atoms willen habt ihr euch vom Strahlenglanz der Sonne der Wahrheit ausgeschlossen. Wer außer Bahá hat die Kraft, laut vor der Menschheit Angesicht zu künden? Urteilt redlich und gehört nicht zu den Ungerechten! Durch Ihn wogen die Meere, die Geheimnisse sind enthüllt, und die Bäume erheben die Stimme und rufen: Die Reiche von Erde und Himmel sind Gottes, des Offenbarers der Zeichen, des Springquells klarer Beweise. Durchforschet den Persischen Bayán, wie ihn Er, der Vorbote dieser Offenbarung, enthüllte, und schaut darauf mit dem Auge der Redlichkeit. Wahrlich, Er wird euch geradewegs auf Seinen Pfad führen. In diesem Augenblick verkündet Er, was Er vormals äußerte, als Er auf dem Throne Seines erhabensten Namens saß.
Du hast die Geliebten in jenen Landen erwähnt. Gepriesen sei Gott, von ihnen hat jeder die Ehre erlangt, daß der Wahrhaftige – erhaben ist Seine Herrlichkeit – ihrer gedachte, und ihre Namen flossen alle von der Zunge der Größe im Reiche der Rede. Groß ist fürwahr ihr Segen und ihr Glück, denn sie haben den erlesenen Wein der Offenbarung und Eingebung aus der Hand ihres Herrn, des Mitleidvollen, des Barmherzigen, getrunken. Wir flehen zu Gott, Er möge sie so stärken, daß sie unbeugsame Treue wahren, und möge die Heerscharen der Weisheit und der Rede zu ihrer Hilfe senden. Er ist wahrlich der Mächtige, der Allgewaltige. Übermittle ihnen Meine Grüße und künde ihnen die frohe Botschaft, daß die Sonne des Gedenkens aufgegangen ist und vom Horizont der Gunst und Gnade ihres Herrn, des Immervergebenden, des Allbarmherzigen, strahlt.
Du sprachst von Ḥusayn. Wir haben seinen Tempel mit dem Gewande der Vergebung geschmückt und seinem Haupt die Krone des Verzeihens aufgesetzt. Vor allen Menschen sollte er stolz sein auf diese leuchtende, diese strahlende, offenkundige Gnadengabe. Sprich: Sei unverzagt! Nach der Offenbarung dieses gesegneten Verses ist es so, als wärest du neu aus deiner Mutter Schoß geboren. Sprich: Du bist frei von Sünde und Irrtum. Wahrlich, Gott hat dich gereinigt mit dem Lebenswasser Seiner Rede in Seinem Größten Gefängnis. Wir flehen zu Ihm – gesegnet und erhaben ist Er –, dich in Seinem Lobpreis und in der Verherrlichung Seines Ruhmes zu bestätigen und dich zu stärken durch die Macht Seiner unsichtbaren Heerscharen. Wahrlich, Er ist der Allmächtige, der Allgewaltige.
Du erwähntest das Volk von Tár.A39 Wir richten Unser Angesicht auf die Diener Gottes daselbst und raten ihnen, zuerst zu erwägen, was der Punkt des Bayán über diese Offenbarung enthüllte, durch welche alle Namen und Ehrentitel erschüttert sind, die Götzen leeren Wahns zu Staub zerfielen und die Zunge der Größe aus dem Reich der Herrlichkeit verkündete: Bei der Gerechtigkeit Gottes! Der Verborgene Schatz, das Undurchdringliche Geheimnis, liegt vor der Menschen Augen offen und läßt alle Dinge, vergangen oder künftig, frohlocken. Er sprach, und Sein Wort ist die Wahrheit: »Von allen Ehrungen, die Ich Ihm, der nach Mir kommen wird, gezollt habe, ist die größte Mein schriftliches Bekenntnis, daß keines Meiner Worte Ihn angemessen beschreiben kann, noch irgendeinem Hinweise auf Ihn in Meinem Buche, dem Bayán, vergönnt ist, Seiner Sache gerecht zu werden.«
Im übrigen raten wir ihnen, Gerechtigkeit, Billigkeit, Ehrbarkeit, Frömmigkeit und all das zu wahren, was das Wort Gottes, aber auch ihre eigene Stufe unter den Menschen erhöht. Wahrlich, Ich bin Der, welcher mit Gerechtigkeit ermahnt. Dies bezeugt Er, von dessen Feder Ströme des Erbarmens fließen und aus dessen Rede Lebenswasser für alles Erschaffene quellen. Unermeßlich erhaben ist diese grenzenlose Gnade; unendlich gesegnet ist diese strahlende Gunst.
O Volk von Tár! Hört auf den Ruf Dessen, der tut, was Er will.A40 Wahrlich, Er erinnert euch an das, was euch Gott, dem Herrn der Welten, nahe bringt. Euch kehrt Er Sein Angesicht aus dem Kerker von ‘Akká zu und offenbart um euretwillen, was euer Andenken und eure Namen unsterblich macht in dem Buche, das nicht getilgt werden kann und unberührt bleibt von den Zweifeln der Widerspenstigen. Werft von euch, was unter den Menschen im Schwange ist, und erfasset mit festem Griff, was euch durch den Willen des Verordners, des Altehrwürdigen der Tage, geboten ist. Heute ist der Tag, da der göttliche Lotosbaum laut ruft und spricht: »O Volk! Seht Meine Früchte und Meine Blätter, neigt euer Ohr Meinem Rauschen. Habt acht, daß euch nicht die Zweifel der Menschen vom Licht der Gewißheit abhalten.« Das Meer der Rede kündet und spricht: »O ihr Erdenbewohner! Schaut Meine wogenden Wasser und die Perlen der Weisheit und der Rede, die Ich von Mir gebe. Fürchtet Gott und gehört nicht zu den Achtlosen.«
An diesem Tag feiert das Reich der Höhe ein großes Fest; denn was verheißen war in den heiligen Schriften, ist nun erfüllt. Heute ist der Tag großen Frohlockens. Jeder sollte, voller Freude und Frohsinn, in Lust und Wonne zum Hofe Seiner Nähe eilen und sich vom Feuer der Ferne befreien.
O Volk von Tár! Ergreift mit der Kraft und Macht Meines Namens den Kelch der Erkenntnis und trinkt euch satt, ungeachtet des Volkes der Welt, das Gottes Bund und Testament bricht, Seine Beweise und klaren Merkmale verwirft und an Seinen Zeichen krittelt, die alles im Himmel und auf Erden durchdringen.
Die Zweifler im Volk des Bayán gleichen den Anhängern der Shí‘ah und wandeln in deren Fußstapfen. Überlasse sie ihrem eitlen Trug und leeren Wahn. Sie werden fürwahr zu den Verlorenen gezählt im Buche Gottes, des Allwissenden, des Allweisen. Die Shí‘ah-Geistlichen sind nun allesamt emsig dabei, den Einen Wahren von den Kanzeln herab zu schmähen und anzuklagen. Gnädiger Gott! Auch Dawlat-ÁbádíA41 folgt ihren Wegen. Er stieg auf die Kanzel und äußerte, was Gottes Tafel vor Qual aufschreien und Seine Feder klagen ließ. Sinne nach über sein Verhalten und das des AshrafA42 – mit ihm seien Meine Herrlichkeit und Mein zartes Erbarmen. So erwäge auch diejenigen Geliebten, welche in Meinem Namen zur Stätte des Martyriums eilten und ihr Leben hingaben auf dem Pfade Dessen, der die Sehnsucht der Welt ist.
Die Sache Gottes ist offenbar; sie strahlt hell wie die Sonne, aber die Menschen sind sich selbst zum Schleier geworden. Wir flehen zu Gott, Er möge ihnen gnädig helfen, zu Ihm zurückzukehren. Er ist wahrlich der Vergebende, der Barmherzige.
O Volk von Tár! Wir senden euch Grüße von diesem Ort und bitten Gott – gesegnet und erhaben ist Er –, euch mit der Hand Seiner Gunst den erlesenen Wein der Treue zu reichen. Wahrlich, Er ist der Herr der Großmut, der Gnädige, der Allgepriesene. Überlaßt die Unreifen dieser Welt sich selbst – sie, die sich von selbstischen Begierden leiten lassen und den Trägern eitlen Trugs anhangen. Wahrlich, Er ist euer Helfer und Beistand. Er ist fürwahr mächtig zu tun, was Er will. Kein Gott ist außer Ihm, dem Einen, dem Unvergleichlichen, dem Machtvollen, dem Größten.
Ruhm aus Unserer Gegenwart sei mit denen, die ihr Angesicht auf den Morgen Seiner Offenbarung richten, die erkennen und anerkennen, was die Zunge des Wortes spricht im Reiche des Wissens an diesem seligen, diesem herrlichen, unübertrefflichen Tag!

Lawḥ-i-Dunyá (Das Sendschreiben über die Welt)

In Meinem Namen, der laut im Reiche der Rede ruft.
Preis und Dank gebühren dem Herrn offenbarer Herrschaft, der das mächtige Gefängnis mit der Gegenwart der ehrenwerten ‘Alí-Akbar und Amín geschmückt und es mit dem Lichte der Gewißheit, Standhaftigkeit und Sicherheit erleuchtet hat.A43 Die Herrlichkeit Gottes und die Herrlichkeit aller in den Himmeln und auf Erden seien mit ihnen.
Licht und Herrlichkeit, Gruß und Preis seien mit den Händen Seiner Sache, durch die das Licht des Mutes strahlt und die Wahrheit erwiesen wird, daß alle Entscheidung bei Gott liegt, dem Kraftvollen, dem Mächtigen, dem Ungezwungenen, durch die das Meer der Gaben wogt und der Duft der gnädigen Gunst Gottes, des Herrn der Menschheit, sich verbreitet. Wir flehen zu Gott – erhaben ist Er –, sie mit der Macht Seiner Heerscharen zu beschirmen, mit der Gewalt Seiner Herrschaft sie zu schützen und ihnen beizustehen mit Seiner unüberwindlichen Kraft, die alles Erschaffene bezwingt. Die höchste Herrschaft ist bei Gott, dem Schöpfer der Himmel und dem Herrn im Reiche der Namen.
Die große Verkündigung ruft: O Volk Persiens! Ehedem wart ihr die Sinnbilder der Barmherzigkeit, die Verkörperungen der Zuneigung und Güte. Alle Bereiche der Welt waren erleuchtet und geschmückt mit dem hellen Lichte eurer Erkenntnis und dem Glanz eurer Gelehrsamkeit. Wie kommt es, daß ihr euch aufmacht, euch selbst und eure Freunde mit eigenen Händen zu vernichten?
O Afnán, o du, der du Meinem altehrwürdigen Stamm entsprossen bist! Meine Herrlichkeit und Meine Gnade ruhen auf dir. Wie mächtig ist das Heiligtum der Sache Gottes! Es überschattet alle Völker und Geschlechter der Erde und wird bald die ganze Menschheit in seinem Schutze versammeln. Dein Tag des Dienstes ist nun gekommen. Zahllose Tafeln legen Zeugnis ab von den Gaben, die dir gewährt wurden. Erhebe dich für den Triumph Meiner Sache und besiege die Herzen der Menschen durch die Macht deiner Rede. Du mußt verkünden, was den Unglücklichen und Getretenen Frieden und Wohlfahrt sichern wird. Gürte deine Lenden mit deinem Bemühen, damit du den Gefangenen von seinen Ketten befreiest und ihn befähigst, wahre Freiheit zu erlangen.
Gerechtigkeit beklagt an diesem Tage ihren schweren Stand, und Billigkeit stöhnt unter dem Joch der Unterdrückung. Dichte Wolken der Gewalt haben das Antlitz der Erde verfinstert und ihre Völker umhüllt. Durch die Bewegung Unserer Feder der Herrlichkeit haben Wir auf Befehl des allmächtigen Gesetzgebers neues Leben in jede menschliche Hülle gehaucht und frische Kraft in jedes Wort geflößt. Alles Erschaffene verkündet die Beweise dieser weltweiten Erneuerung. Dies ist die größte, die froheste Botschaft, die der Menschheit durch die Feder dieses Unterdrückten übermittelt wurde. Warum fürchtet ihr euch denn, o Meine innig Geliebten? Wer könnte euch erschrecken? Ein Hauch von Feuchtigkeit genügt, um den verhärteten Lehm zu lösen, aus dem dieses verderbte Geschlecht gebildet ist. Die bloße Tat eures Beisammenseins genügt, um die Kräfte dieses eingebildeten, wertlosen Volkes zu zerstreuen.
Streit und Hader passen zu den wilden Tieren. Durch die Gnade Gottes, mit der Hilfe schicklicher Worte und rühmlicher Taten wurden die blanken Schwerter der Bábí-Gemeinde wieder in die Scheide gesteckt. Fürwahr, durch die Macht guter Worte haben die Rechtschaffenen allezeit mit Erfolg die Befehlsgewalt über die grünen Auen der Menschenherzen übernommen. Sprich: O ihr Geliebten! Laßt nicht ab von der Klugheit. Neigt euer Herz den Ratschlägen, die euch die Erhabenste Feder gibt, und hütet euch, daß eure Hand oder eure Zunge nicht irgend jemanden unter der ganzen Menschheit verletze.
Über das Land ṬáA44 haben Wir im Kitáb-i-Aqdas offenbart, was der Menschheit zur Mahnung dienen wird. Wer in der Welt Gewaltherrschaft übt, hat die Rechte der Völker und Geschlechter auf Erden an sich gerissen und folgt emsig seinen selbstischen Neigungen. Der Tyrann des Landes YáA45 beging, was die himmlischen Heerscharen blutige Tränen vergießen ließ.
O du, der du vom Weine Meiner Worte trinkst und dein Angesicht auf den Horizont Meiner Offenbarung richtest! Wie seltsam, daß das Volk Persiens, einst ohnegleichen in Künsten und Wissenschaften, auf die unterste Stufe der Erniedrigung unter den Geschlechtern auf Erden abgesunken ist. O Volk! Beraubt euch nicht an diesem seligen, diesem herrlichen Tage der großzügigen Gabenfülle, die der Herr überströmender Gnade euch verliehen hat. Regenschauer der Weisheit und der Rede fluten heute aus den Wolken göttlicher Barmherzigkeit. Wohl denen, die über Seine Sache redlich urteilen, und wehe den Ungerechten!
Jeder Einsichtige wird an diesem Tage bereitwillig zugeben, daß die Ratschläge, die die Feder dieses Unterdrückten offenbarte, die höchste Triebkraft für den Fortschritt der Welt und die Erhöhung ihrer Völker enthalten. Erhebt euch, o Menschen, und entschließt euch durch die Kraft der göttlichen Macht, den Sieg über euer Selbst zu erringen, damit die ganze Welt aus ihrer Hörigkeit vor den Götzen ihrer leeren Einbildungen erlöst werde – Götzen, die ihren erbärmlichen Anbetern so viel Schaden zugefügt haben und für ihr Elend verantwortlich sind. Diese Trugbilder sind das Hindernis, das den Menschen in seinem Bemühen hemmt, auf dem Pfade der Vervollkommnung voranzuschreiten. Wir hegen die Hoffnung, daß die Hand göttlicher Macht der Menschheit ihre Hilfe gewähre und sie aus ihrem Zustand schmerzlicher Erniedrigung befreie.
Auf einer der Tafeln sind diese Worte offenbart: O Volk Gottes! Seid nicht beschäftigt mit euren eigenen Belangen! Laßt euere Gedanken fest auf das gerichtet sein, was das Glück der Menschheit wiederherstellen und der Menschen Herzen und Seelen heiligen wird. Am besten kann dies durch reine und heilige Taten, durch ein Leben der Tugend und durch edles Betragen vollbracht werden. Mutiges Handeln wird den Sieg dieser Sache sichern, und eine geheiligte Wesensart wird ihre Macht stärken. Halte dich an die Rechtschaffenheit, o Volk Bahás! Dies, wahrlich, ist das Gebot, das euch dieser Unterdrückte gegeben hat, und die erlesene Wahl Seines unumschränkten Willens für jeden von euch.
O Freunde! Es geziemt euch, eure Seele zu erquicken und wiederzubeleben durch die gnädigen Gunstbeweise, die in dieser göttlichen, dieser herzerquickenden Frühlingszeit auf euch herabströmen. Die Sonne Seiner großen Herrlichkeit verbreitet ihren Glanz über euch und die Wolken Seiner grenzenlosen Gnade beschatten euch. Wie erhaben ist der Lohn dessen, der sich einer so großen Wohltat nicht beraubt noch versäumt, die Schönheit seines Meistgeliebten in diesem Seinem neuen Gewande zu erkennen. Wacht über euch, denn der Böse liegt auf der Lauer, bereit, euch zu überlisten. Rüstet euch gegen seine verruchten Anschläge, und, geführt vom Lichte des Namens des Allsehenden Gottes, entflieht der Dunkelheit, die euch umgibt. Laßt eueren Blick weltumfassend sein, anstatt ihn auf euer Selbst zu beschränken. Der Böse ist es, der den Aufstieg hemmt und den geistigen Fortschritt der Menschenkinder aufhält.
Es ist in dieser Zeit eines jeden Menschen Pflicht, sich fest an das zu halten, was das Wohl aller Völker und gerechten Regierungen fördert und ihre Stufe erhöht.

Durch jeden einzelnen Vers, den die Feder des Höchsten offenbarte, sind die Tore der Liebe und Einigkeit erschlossen und weit vor den Augen der Menschheit aufgetan.

Wir haben zuvor erklärt – und Unser Wort ist die Wahrheit –:

»Verkehret mit den Anhängern aller Religionen im Geiste des Wohlwollens und der Brüderlichkeit.«Q11 Was immer die Menschenkinder einander meiden ließ, was Zwietracht und Spaltung unter ihnen hervorrief, ist nun durch die Offenbarung dieser Worte ungültig und abgeschafft.

Aus dem Himmel des göttlichen Willens wurde mit dem Ziel, die Welt des Seins zu veredeln und die Menschen an Geist und Seele emporzuheben, herabgesandt, was das wirksamste Mittel zur Erziehung des ganzen Menschengeschlechts ist.

Der tiefste Sinn und der vollkommenste Ausdruck dessen, was die Völker früherer Zeiten gesagt und geschrieben haben, ist durch diese mächtigste Offenbarung aus dem Himmel des Willens des Allbesitzenden, des Immerwährenden Gottes herabgesandt.

Einst wurde offenbart:

»Die Liebe zum Vaterland ist ein Bestandteil des Gottesglaubens.« Die Zunge der Größe jedoch verkündet am Tage Seiner Offenbarung:

»Es rühme sich nicht, wer sein Vaterland liebt, sondern wer die ganze Welt liebt.« Durch die von diesem erhabenen Wort entfesselte Kraft verleiht Er den Vögeln der Menschenherzen frischen Schwung, weist ihnen eine neue Richtung und tilgt jede Spur von Beschränkung und Begrenzung aus Gottes heiligem Buch.
Dieser Unterdrückte hat dem Volke Gottes verboten, sich in Streit und Hader einzulassen, und hat es zu rechtschaffenen Taten und edlen Charaktereigenschaften ermahnt. Die Heerscharen, die heutzutage den Sieg der Sache Gottes sichern, sind gute Taten und ein angenehmes Wesen. Selig ist, wer diesen standhaft anhangt, und wehe dem, der sich davon abkehrt.
O Volk Gottes! Ich ermahne dich, höflich zu sein, denn Höflichkeit ist vor allem anderen die Fürstin der Tugenden. Gut steht es mit dem, der vom Lichte der Höflichkeit erleuchtet und mit dem Gewande der Aufrichtigkeit bekleidet ist. Der mit Höflichkeit Begabte hat in der Tat eine erhabene Stufe erreicht. Es ist zu hoffen, daß dieser Unterdrückte und alle anderen befähigt werden, Höflichkeit zu erlangen, sicher zu wahren, anzuwenden und unseren Blick auf sie zu heften. Das ist ein bindendes Gebot, das aus der Feder des Größten Namens geströmt ist.
Dies ist der Tag, da die Edelsteine der Beständigkeit aus dem Schatzberg des tiefsten Menschenherzens ans Licht gefördert werden müssen. O Volk der Gerechtigkeit! Sei so strahlend wie das Licht und so leuchtend wie das Feuer, das im Brennenden Busche lodert. Der Glanz des Feuers eurer Liebe wird zweifellos die widerstreitenden Völker und Geschlechter der Erde einen und verschmelzen, wogegen die wilde Flamme der Feindschaft und des Hasses nur zu Streit und Untergang führen kann. Wir flehen zu Gott, daß Er Seine Geschöpfe vor den üblen Ränken Seiner Feinde behüte. Wahrlich, Er hat Macht über alle Dinge.
Aller Ruhm sei dem einen, wahren Gott – gepriesen sei Seine Herrlichkeit –, da Er durch die Feder des Höchsten die Tore der Menschenherzen geöffnet hat. Jeder Vers, den diese Feder offenbarte, ist ein strahlendes, leuchtendes Tor, das die Herrlichkeit eines heiligen, gottesfürchtigen Lebens und reiner, makelloser Taten erschließt. Der Aufruf und die Botschaft, die Wir gaben, sollten niemals nur ein Land oder ein Volk erreichen oder nur diesem zugute kommen. Die Menschheit als Ganzes muß entschlossen dem folgen, was ihr offenbart und gewährt ist. Dann, nur dann wird sie zu wahrer Freiheit gelangen. Die ganze Erde leuchtet in der strahlenden Herrlichkeit der Offenbarung Gottes. Im Jahre sechzig erhob sich Er, der Vorbote des Lichtes göttlicher Führung – möge die ganze Schöpfung ein Opfer für Ihn sein –, um eine neue Offenbarung des göttlichen Geistes anzukündigen. Zwanzig Jahre später folgte Ihm Er, durch Dessen Kommen die Welt zur Empfängerin dieser verheißenen Herrlichkeit, dieser wundersamen Gunst wurde. Sieh, wie die Menschheit allgemein mit der Fähigkeit ausgestattet ist, auf Gottes erhabenstes Wort zu hören – das Wort, von dem die Vorladung und die geistige Auferstehung aller Menschen abhängen muß.
Als Wir im Gefängnis von ‘Akká waren, offenbarten Wir im Roten Buche, was den Fortschritt der Menschheit und den Aufbau der Welt bewirkt. Was der Herr der Schöpfung mit Seiner Feder dort äußerte, enthält unter anderem die folgenden Grundsätze zur Ordnung des gesellschaftlichen Lebens:
Erstens: Die Amtsträger des Hauses der Gerechtigkeit haben die Pflicht, den Geringeren Frieden zu fördern, damit das Erdenvolk der Bürde maßloser Staatsausgaben ledig werde. Diese Aufgabe ist zwingend und absolut wesentlich, zumal Streit und Feindseligkeiten die wahren Ursachen von Leid und Elend sind.
Zweitens: Die Sprachen müssen auf eine gemeinsame Sprache, die in allen Schulen der Welt gelehrt wird, beschränkt werden.
Drittens: Dem Menschen obliegt es, sich beharrlich an das zu halten, was Gemeinschaft, Wohlwollen und Einheit fördert.
Viertens: Jeder, Mann oder Frau, muß einer Vertrauensperson ein Teil seines Ertrages aus Gewerbe, Landwirtschaft oder anderweitiger Beschäftigung für die Ausbildung und Erziehung der Kinder übergeben, damit es für diesen Zweck mit Kenntnis der Vertrauensleute des Hauses der Gerechtigkeit verwendet wird.
Fünftens: Besondere Beachtung muß der Landwirtschaft geschenkt werden. Obwohl sie hier an fünfter Stelle erwähnt wird, hat sie ohne Zweifel den Vorrang. In fremden Ländern ist die Landwirtschaft hoch entwickelt, in Persien jedoch bisher schlimm vernachlässigt worden. Es steht zu hoffen, daß Seine Majestät der Sháh – möge Gott ihm in Seiner Gnade beistehen – dieser wichtigen, lebensnotwendigen Angelegenheit seine Aufmerksamkeit zuwendet.
Hielten sich die Menschen genau an das, was die Feder des Höchsten im Roten Buche offenbart hat, so könnten sie alle Regelungen entbehren, die heute in der Welt wuchern. Gewisse Ermahnungen sind wiederholt aus der Feder des Höchsten geströmt, damit die Offenbarungen der Staatsgewalt und die Dämmerorte der Macht eines Tages befähigt werden, sie zu vollziehen. Fürwahr, wären nur aufrichtige Sucher zu finden, so würde ihnen jede Fügung des alldurchdringenden, unwiderstehlichen Willens Gottes um Seiner Liebe willen entschleiert. Aber wo gibt es ernste Sucher, wo wißbegierige Geister? Wohin sind die Gerechten und die Redlichgesinnten entschwunden? Gegenwärtig vergeht kein Tag ohne daß frisch das Feuer einer Tyrannei auflodert oder neu das Schwert einer Gewalttat aus der Scheide fährt. Gnädiger Gott! Die Mächtigen und der Adel Persiens brüsten sich mit Taten von solcher Barbarei, daß man sich bei den Berichten darüber nur wundern kann.
Tag und Nacht bringt dieser Unterdrückte dem Herrn der Menschen Lob und Dank dar, denn es erweist sich, daß die Worte des Rates und der Mahnung, die Wir äußern, ihre Wirkung tun, und daß dieses Volk eine Charakterstärke und ein Verhalten an den Tag legt, wie sie in Unserer Sicht annehmbar sind. Dies bestätigt ein Ereignis, welches das Auge der Welt wahrhaft erfreut: Die Freunde haben bei den hohen Behörden Fürbitte für ihre Feinde eingelegt. Wahrlich, die guten Taten eines Menschen bezeugen die Wahrheit seiner Worte. Wir hegen die Hoffnung, daß gottesfürchtige Menschen die Welt mit dem strahlenden Licht ihrer Taten erleuchten, und wir flehen zu dem Allmächtigen – verherrlicht und gepriesen ist Er –, Er möge jeden an diesem Tage fest in Seiner Liebe und standhaft in Seiner Sache bleiben lassen. Er ist fürwahr der Beschützer derer, die Ihm ganz ergeben sind und Seiner Richtschnur folgen.
O Volk Gottes! Zahllos sind die Welten, die Unsere Feder der Herrlichkeit entschleiert, und mannigfach die Augen, denen sie wahre Aufklärung verleiht. Doch die Mehrheit des persischen Volkes ist nach wie vor der Wohltaten vorteilhafter Ratschläge beraubt und leidet weiterhin Mangel an nützlichen Künsten und Wissenschaften. Ehedem offenbarte die Feder der Herrlichkeit die folgenden erhabenen Worte zu Ehren eines Getreuen, damit die Verirrten die Wahrheit annehmen und sich mit den Feinheiten des Gesetzes Gottes vertraut machen.
Die Zweifler und die Ungläubigen richten den Sinn auf viererlei: erstens das Blutvergießen, zweitens die Bücherverbrennung, drittens das Meiden der Anhänger anderer Religionen, viertens die Ausrottung anderer Gemeinschaften und Gruppen. Aber nunmehr sind durch die kraftvolle Gnade und Allgewalt des Wortes Gottes diese vier Schranken beseitigt, diese ausdrücklichen Befehle aus Gottes Tafel getilgt und tierische Anlagen in geistige Eigenschaften verwandelt worden. Erhaben ist Sein Ziel, verherrlicht wird Seine Macht, gelobt Seine Herrschaft! Laßt uns nun zu Gott flehen – gepriesen sei Seine Herrlichkeit –, Er möge die Shí‘iten rechtleiten und sie von ungehörigen Verhaltensweisen läutern. Pausenlos träufeln Verwünschungen von ihren Lippen, und das Wort ›Mal‘ún‹A46 mit einem besonders tief aus dem Rachen kommenden ‘Ayn-Laut auszusprechen, ist ihnen täglich ein Genuß.
O Gott, mein Gott! Du hörst die Seufzer Dessen, Der Dein LichtA47 ist. Du lauschest Seinen Klagen bei Tag und bei Nacht und weißt, daß Er nichts für sich selber wünscht, sondern die Seelen Deiner Diener zu heiligen sucht und sie von dem Feuer befreien will, das sie von allen Seiten bedrängt. O Herr! Deine begünstigten Diener erheben die Hände zum Himmel Deiner Großmut, und die Dich aufrichtig lieben, flehen zu den erhabenen Höhen Deiner Freigebigkeit. Ich bitte Dich, enttäusche sie nicht in dem, was sie aus dem Meere Deiner Gunst, vom Himmel Deiner Gnade und von der Sonne Deiner Großmut erhoffen. Hilf ihnen, o Herr, Tugenden zu erwerben, die ihren Rang unter den Völkern der Welt erhöhen. Wahrlich, Du bist der Kraftvolle, der Mächtige, der Großmütigste.
O Volk Gottes! Höret auf das, was Freiheit, Wohlfahrt, Ruhe, Erhabenheit und Fortschritt aller Menschen sichert, wenn es beachtet wird. Gewisse Gesetze und Grundsätze sind für Persien notwendig, ja unabdingbar. Aber es ist angebracht, daß solche Maßnahmen in Übereinstimmung mit den wohlerwogenen Ansichten Seiner Majestät – möge Gott ihm durch Seine Gnade beistehen – sowie der gelehrten Geistlichen und der Stammesfürsten von hohem Rang getroffen werden. Mit ihrem Einverständnis sollte ein Ort bestimmt werden, an dem sie sich treffen. Dort sollten sie sich fest an das Seil der Beratung halten; sie sollten beschließen und vollziehen, was Sicherheit, Wohlfahrt, Wohlstand und Ruhe des Volkes bewirkt. Denn würden andere als solche Maßnahmen ergriffen, so könnten sie nur zu Chaos und Aufruhr führen.
Nach den Grundgesetzen, die Wir bereits früher im Kitáb-i-Aqdas und in anderen Sendbriefen offenbart haben, ist das Gemeinwohl gerechten Königen und Präsidenten sowie den Treuhändern des Hauses der Gerechtigkeit anvertraut. Wer gerecht denkt und urteilt, wird, wenn er über Unsere Verkündigung nachsinnt, mit seinem inneren wie mit seinem äußeren Auge die Sonne der Gerechtigkeit wahrnehmen, wie sie mit ihrem Strahlenglanz daraus hervorleuchtet.
Das Herrschaftssystem, welches das britische Volk in London angenommen hat, scheint gut zu sein; denn es ist sowohl mit dem Lichte des Königtums als auch mit dem der Beratung des Volkes geschmückt.
Bei der Formulierung der Grundsätze und Gesetze ist ein Abschnitt den Strafen gewidmet, die ein wirksames Mittel für die Sicherheit und den Schutz der Menschen darstellen. Strafandrohungen lassen die Menschen jedoch nur äußerlich davon absehen, gemeine, niederträchtige Taten zu begehen. Was den Menschen äußerlich wie innerlich bewahrt und ihn von Untaten abhält, war und ist die Gottesfurcht. Sie ist des Menschen wahrer Schutz, sein geistiger Hüter. Es geziemt ihm, sich beharrlich an das zu halten, was diese höchste Gnadengabe in Erscheinung treten läßt. Wohl dem, der hört, was Meine Feder der Herrlichkeit verkündet, und beachtet, was ihm der Verordner, der Altehrwürdige der Tage, gebietet.
O Volk Gottes, neige dein Herz den Ratschlägen deines wahren, deines unvergleichlichen Freundes! Das Wort Gottes mag mit einem jungen Sämling verglichen werden, dessen Wurzeln in die Herzen der Menschen gepflanzt wurden. Es ist eure Pflicht, sein Wachstum durch die lebendigen Wasser der Weisheit, durch lautere, heilige Worte zu fördern, damit seine Wurzeln festwachsen und seine Zweige sich bis in die Himmel und noch höher ausbreiten.
O ihr, die ihr auf Erden wohnt! Das Unterscheidungsmerkmal für die Einzigartigkeit dieser höchsten Offenbarung besteht darin, daß Wir einerseits aus Gottes Heiligem Buche gelöscht haben, was die Ursache von Streit, Bosheit und Unrecht unter den Menschenkindern gewesen ist, andererseits die wesentlichen Vorbedingungen für Eintracht, Verständigung und völlige, dauernde Einheit niedergelegt haben. Wohl dem, der Meine Gesetze hält.
Immer wieder haben Wir Unsere Geliebten ermahnt, alles zu meiden, ja zu fliehen, was auch nur den Geruch eines Unrechts an sich hat. Die Welt ist in großem Aufruhr und der Geist ihrer Bewohner im Zustand völliger Verwirrung. Wir flehen zum Allmächtigen, daß Er sie gnädig erleuchte durch die Pracht Seiner Gerechtigkeit und sie befähige, dessen gewahr zu werden, was ihnen zu allen Zeiten und unter allen Umständen zum Vorteil gereicht. Er, wahrlich, ist der Allbesitzende, der Höchste.
Bereits früher haben Wir folgende erhabenen Worte geäußert: Wer diesem Unterdrückten treu ergeben ist, der sei befruchtend wie eine Regenwolke zu Zeiten der Nächstenliebe und der Wohltätigkeit, aber wie eine Feuerlohe, wenn es um die Zähmung seines niedrigen, begehrlichen Wesens geht.
Gnädiger Gott! Kürzlich geschah etwas, das große Verwunderung hervorrief. Wie berichtet wurde, begab sich eine gewisse PersonA48 vor den kaiserlichen Thron Persiens, und es gelang ihr, durch ihre Schmeicheleien die Gunst verschiedener Adliger zu erlangen. Wie erbärmlich fürwahr, wie beklagenswert! Man ist erstaunt, wie Menschen, die Sinnbilder der höchsten Herrlichkeit waren, sich nun zu grenzenloser Schande erniedrigen. Was ist aus ihren hohen Vorsätzen geworden? Wohin sind ihre Würde und ihr Ehrgefühl entschwunden? Einst strahlte die Sonne der Herrlichkeit und Weisheit unaufhörlich am Himmel Persiens, aber heutzutage ist sie so tief gesunken, daß sich gewisse Würdenträger von Narren wie Spielzeug behandeln lassen. Die besagte Person hat über dieses Volk in der ägyptischen Presse und in der Beiruter Enzyklopädie Dinge geschrieben, daß die Wohlunterrichteten und Gebildeten bestürzt waren. Sodann begab er sich nach Paris, wo er eine Zeitung mit dem Namen ‘Urvatu’l-VuthqáA49 herausgab und sie in alle Teile der Welt sandte. Er sandte auch eine Ausgabe in das Gefängnis von ‘Akká; damit wollte er Zuneigung bekunden und seine früheren Taten wieder gutmachen. Kurz, dieser Unterdrückte hat über ihn geschwiegen. Wir flehen zu dem einen wahren Gott, Er möge ihn schützen und das Licht des gerechten Augenmaßes auf ihn ergießen. Ihm geziemt zu sprechen:
O Gott, mein Gott! Du siehst mich, wie ich vor der Tür Deiner Güte und Vergebung stehe, wie ich meinen Blick auf den Himmelssaum Deiner großmütigen Gunst und Deines mannigfachen Segens richte. Ich bitte dich bei Deiner süßen Stimme und bei dem schrillen Laut Deiner Feder, o Du Herr der ganzen Menschheit, hilf gnädig Deinen Dienern, wie es Deinen Tagen entspricht und der Herrlichkeit Deiner Manifestation und Deiner Majestät ansteht. Wahrlich, Du bist mächtig zu tun, was Du willst. Alle Bewohner der Himmel und der Erde bezeugen Deine Kraft und Deine Macht, Deine Herrlichkeit und Deine Freigebigkeit. Preis sei Dir, Du Herr der Welten, Du Einziggeliebter für das Herz jedes Einsichtsvollen!
Du siehst, o mein Gott, wie das Wesen der Armut das Meer Deines Reichtums sucht, wie sich der Inbegriff der Bosheit nach den Wassern Deiner Vergebung und Deiner sanften Gnade sehnt. Gewähre, o mein Gott, was Deiner großen Herrlichkeit entspricht und der Erhabenheit Deiner grenzenlosen Gnade entspringt. Du bist in Wahrheit der alles Gewährende, der Herr überströmender Gnade, der Gesetzgeber, der Allweise. Kein Gott ist außer Dir, dem Mächtigsten, dem Allbezwingenden, dem Allmachtvollen.
O Volk Gottes! Heute sollte jeder die Augen auf den Horizont der folgenden gesegneten Worte richten: »Allein und ohne Hilfe tut Er, was Ihm gefällt.« Wer diese Stufe erreicht, hat wahrlich das Licht der Wesenseinheit Gottes erlangt und wird davon erleuchtet, während alle anderen im Buche Gottes zum Anhang eitlen Wahns und leeren Trugs gerechnet werden. Neigt euer Ohr der Stimme dieses Unterdrückten und sichert euch eure wahre Stufe. Es ist eine zwingende Notwendigkeit und ein Befehl, daß jeder dies beachte.
Unverhüllt und offen hat dieser Unterdrückte allzeit vor dem Angesicht aller Völker der Welt verkündet, was als Schlüssel zu den Toren der Wissenschaften, der Künste, der geistigen Erkenntnis, des Wohlbefindens, der Wohlfahrt und des Wohlstandes dienen wird. Weder konnte das Unrecht der Unterdrücker den durchdringenden Ton der Erhabenen Feder zum Schweigen bringen, noch vermochten Ihn die Eigensinnigen und die Aufrührer mit ihren Zweifeln daran zu hindern, das Höchste Wort zu offenbaren. Von ganzem Herzen flehe Ich zu Gott, Er möge das Volk Bahás schützen und reinigen von dem eitlen Trug und verderbten Wahn, der die Anhänger des früheren Glaubens beherrscht.
O Volk Gottes! Rechtschaffene, gebildete Menschen, die sich der Führung anderer widmen, die von einer niederen, begehrlichen Wesensart befreit sind und dagegen geschützt bleiben, sind in den Augen Dessen, Der die Sehnsucht der Welt ist, Sterne am Himmel wahrer Erkenntnis. Es ist wichtig, ihnen mit Hochachtung zu begegnen. Sie sind fürwahr Springquellen sanftströmenden Wassers, hell strahlende Sterne, Früchte des seligen Baumes, Träger himmlischer Macht, Meere voll himmlischer Weisheit. Glücklich ist, wer ihnen folgt. Wahrlich, eine solche Seele wird im Buche Gottes, des Herrn des mächtigen Thrones, zu denen gezählt, um die es gut stehen soll.
Die Herrlichkeit, welche aus Gott kommt, dem Herrn des Thrones der Höhe und auf Erden hienieden, sei mit euch, dem Volke Bahás, den Gefährten der Roten Arche, und mit allen, die eurer sanften Stimme ihr Ohr neigen und befolgen, was ihnen in diesem machtvollen, diesem wundersamen Sendbrief geboten ist.

Ishráqát (Die Pracht)

Dies ist der Sendbrief Gottes, des Helfers in Gefahr, des Selbstbestehenden.
Er ist Gott, erhaben ist Er, der Herr der Weisheit und der Rede.
Preis sei Gott, der einzigartig ist in Seiner Majestät, Kraft und Schönheit, unvergleichlich in Seiner Herrlichkeit, Macht und Hoheit. Zu hoch ist Er, als daß menschliche Vorstellungskraft Ihn begreifen oder Ihm irgend jemanden Seinesgleichen als Gefährten beigesellen könnte. Klar hat Er Seinen geraden Pfad in Worten und Äußerungen von höchster Beredsamkeit aufgezeigt. Wahrlich, Er ist der Allbesitzende, der Erhabenste. Als Er beschloß, die neue Schöpfung ins Sein zu rufen, da sandte Er den offenbaren, leuchtenden Punkt vom Horizonte Seines Willens aus; er ging durch alle Zeichen und offenbarte sich in jeder Form, bis er schließlich den Zenit erreichte, wie es Gott, der Herr aller Menschen, gebot.
Dieser Punkt ist der Brennpunkt im Kreise der Namen, der Gipfelpunkt für die Offenbarungen von Buchstaben in der Welt der Schöpfung. Durch ihn erschienen Hinweise auf das undurchdringliche Geheimnis, das reichgeschmückte Sinnbild, Ihn, der im Größten Namen enthüllt ward; einem Namen, der auf der leuchtenden Tafel niedergelegt und in der heiligen, der gesegneten, der schneeweißen Schriftrolle verzeichnet ist. Und als der Punkt vereint wurde mit dem zweiten BuchstabenA50, der zu Beginn der MatháníA51 erscheint, da durchmaß er die Himmel der Rede und der Auslegung. Dann verströmte das ewige Licht Gottes seinen Strahlenglanz; es flammte auf im Herzen des Firmaments des Zeugnisses Gottes, und es brachte zwei Lichtkörper hervor. Verherrlicht sei der Barmherzige, den kein Ausdruck umschreiben, keine Aussage enthüllen, kein Zeichen bezeugen kann. Er ist fürwahr der Verordner, der Allgütige, im Anfang wie im Ende. Und Er schaffte ihnen Beschützer und Verteidiger aus den Heerscharen der Kraft und Macht. Wahrlich, Er ist der Helfer in Gefahr, der Mächtige, der Unbezwungene.
Die Vorrede zu diesem Sendbrief wird wie einst die MatháníA52 zweimal offenbart.
Preis sei Gott, der den Punkt offenbarte und aus ihm die Kenntnis aller Dinge, der vergangenen wie der künftigen, entfaltete – einen Punkt, den Er zum Herold Seines Namens erkor und zum Vorboten Seiner Großen Offenbarung, welche der ganzen Menschheit die Glieder erbeben und Sein Licht in vollem Glanz über dem Horizont der Welt erstrahlen ließ. Wahrlich, dies ist der Punkt, den Gott zu einem Lichtmeer für die Aufrichtigen unter Seinen Dienern bestimmte und zugleich zu einer Feuerflamme für die Eigensinnigen unter Seinen Geschöpfen sowie die Gottlosen in Seinem Volke, sie, welche die Gabe Gottes gegen den Unglauben verschacherten, das himmlische Mahl gegen Heuchelei, und ihren Anhang zu einer elenden Wohnstatt führten. Sie sind die Leute, welche in der ganzen Welt Aufruhr entfachen und Sein Bündnis brechen an dem Tage, da das Unsterbliche Wesen Seinen Thron bestieg und der Rufer mit lauter Stimme rief in der Freistatt der Sicherheit und des Friedens, tief im heiligen Tale.
O ihr Anhänger des Bayán! Fürchtet den Allbarmherzigen. Dies ist Der, welchen Muḥammad, der Gesandte Gottes, verherrlicht hat, und vor Ihm der GeistA53, und vor Diesem Der, welcher mit Gott Zwiesprache hielt.A54 Dies ist der Punkt des Bayán, der laut vor dem Throne ausruft: »Bei der Gerechtigkeit Gottes, ihr seid erschaffen, um diese Größte Verkündigung, diesen Vollkommenen Pfad zu verherrlichen. Er lag verborgen in den Seelen der Propheten; er war wie ein Schatz verwahrt in den Herzen der Erwählten Gottes und wurde niedergeschrieben von der ruhmreichen Feder eures Herrn, des Besitzers der Namen.«
Sprich: Sterbt in eurem Zorn, o ihr Böswilligen! Wahrlich, Er, Dessen Wissen nichts entgeht, ist gekommen. Er, Der das Antlitz der göttlichen Erkenntnis vor Freude strahlen ließ, ist da. Durch Ihn ist das Reich der Rede geschmückt, jede empfängliche Seele richtet ihr Angesicht auf den Herrn der Offenbarungen, jeder Kniefällige erhebt sich, und jeder Träge eilt, zum Sinai der Gewißheit zu gelangen. Dies ist der Tag, den Gott zu einem Segen für die Rechtschaffenen bestimmte, zu einem Strafgericht über die Gottlosen, zur Wohltat für die Glaubenden und zum Ausbruch Seines Zornes für die Ungläubigen und Eigensinnigen. Wahrlich, Er ist offenbart worden, von Gott bekleidet mit unüberwindlicher Souveränität. Er hat verkündet, was weder auf Erden noch in den Himmeln seinesgleichen hat.
Fürchtet den Allbarmherzigen, o Volk des Bayán, und begehet nicht, was die Anhänger des Qur’án begingen – sie, die Tag und Nacht ihren Glauben an die Religion Gottes bekundeten; als aber der Herr aller Menschen erschien, wandten sie sich von Ihm ab und sprachen ein so grausames Urteil gegen Ihn, daß am Tage der Wiederkehr das Mutterbuch in tiefem Schmerz Sein Geschick beklagte. Erinnert euch ihrer Taten und ihrer Worte und denket darüber nach, auch über ihren Rang und ihren Wert sowie alles, was sie verübten, als Er, der am Sinai Zwiesprache gehalten hatte, Seine Zunge löste, als die Posaune erscholl und alle im Himmel und auf Erden in Ohnmacht fielen, ausgenommen jene, die zu den Buchstaben der Bestätigung gerechnet sind.
O Volk des Bayán! Laßt euren eitlen Wahn und leeren Trug, alsdann schauet mit rechtem Augenmaß auf den Morgen Seiner Verkündigung und betrachtet, was Er offenbart, die Worte, die Er von Gott verkündet, und die Leiden, die Ihm die Hände Seiner Feinde angetan. Er ist Der, welcher jedwede Heimsuchung willig auf sich nahm, um Seine Sache zu verkünden und Sein Wort zu verherrlichen. Einmal duldete Er Kerkerhaft im Lande ṬáA55, ein andermal im Lande MímA56, dann noch einmal im erstgenannten Land – alles für die Sache Gottes, des Schöpfers der Himmel. Für Seine Liebe zur Sache Gottes, des Allmächtigen, des Allbarmherzigen, wurde Er dort in Ketten und Bande gelegt.
O Volk des Bayán! Habt ihr die Ermahnungen vergessen, die Meine Feder offenbarte und Meine Zunge sprach? Habt ihr Meine Gewißheit verschachert gegen euren eitlen Wahn und Meinen Pfad gegen eure selbstischen Begierden? Habt ihr die Gebote Gottes und Sein Gedenken weggeworfen, Seine Gesetze und Vorschriften aufgegeben? Fürchtet Gott, überlaßt den leeren Trug seinen Erzeugern, den Aberglauben seinen Erfindern und die Zweifel denen, die sie ausbrüten. Mit strahlendem Angesicht und mit makellosem Herzen schreitet sodann voran zu dem Himmelssaum, über dem hell die Sonne der Gewißheit scheint auf Geheiß Gottes, des Herrn der Offenbarungen.
Preis sei Gott, der die Größte Unfehlbarkeit zum Panzer für den Tempel Seiner Sache im Reiche der Schöpfung machte und keinem einen Anteil an dieser hehren, erhabenen Stufe zuwies. Diese Stufe ist ein Gewand, das die Finger allüberragender Macht für Sein erlauchtes Selbst gewoben haben. Es kleidet keinen außer Demjenigen, Der auf dem mächtigen Throne des »Er tut, was Ihm gefällt«Q12 sitzt. Wer anerkennt und bekennt, was die Feder der Herrlichkeit in diesem Augenblick niederschreibt, wird wahrlich im Buche Gottes, des Herrn des Anfangs und des Endes, zu den Trägern göttlicher Einheit gezählt, zu denen, die den Begriff der Einheit Gottes stützen.
Als der Fluß der Worte diesen Stand erreichte, verströmten weit und breit die süßen Düfte wahrer Erkenntnis, und die Sonne göttlicher Einheit erstrahlte am Horizont Seiner heiligen Rede. Selig ist, wen Sein Ruf zum Gipfel der Herrlichkeit hinzieht, wer dem letzten Ziele nahekommt und im durchdringenden Ton Meiner Feder der Herrlichkeit erkennt, was der Herr dieser und der kommenden Welt will. Wer indessen versäumt, den erlesenen Wein zu trinken, den Wir durch die Kraft Unseres Namens, der Allbezwingende, entsiegelt haben, der wird außerstande sein, das Licht göttlicher Einheit an seinen Strahlen zu erkennen oder den Sinn und Zweck zu begreifen, der den Schriften Gottes, des Herrn von Himmel und Erde, des Alleinherrschers in dieser und der kommenden Welt, zugrundeliegt. Ein solcher Mensch wird im Buche Gottes, des Allwissenden, des Allunterrichteten, zu den Ungläubigen gerechnet.
O du verehrter Frager!A57 Wir bezeugen, daß du treu die gebotene Geduld übtest in den Tagen, da die Feder an ihrer Bewegung gehindert war und die Zunge zögerte, eine Erläuterung des wundersamen Zeichens, der Größten Unfehlbarkeit, darzutun. Du hast diesen Unterdrückten gebeten, ihre Schleier für dich zu entfernen, dir ihr Geheimnis und ihr Wesen, ihren Rang, ihre Stufe, ihre Vortrefflichkeit, Hoheit und Erhabenheit zu erhellen. Beim Leben Gottes! Würden Wir die Zeugnisse enthüllen, die wie Perlen in den Muscheln des Meeres der Erkenntnis und der Sicherheit verborgen ruhen, oder wollten Wir die Schönheiten des göttlichen Geheimnisses, die in den Gemächern der Rede im Paradiese wahren Verstehens behütet wohnen, aus ihrer Wohnstatt hervortreten lassen, dann würde unter den Religionsführern allerorts heftiger Aufruhr entstehen, und du würdest das Volk Gottes in den Klauen und Zähnen solcher Wölfe sehen, die Gott am Anfang und am Ende verleugnet haben. So zügelten Wir die Feder aus göttlicher Weisheit geraume Zeit, um die Gläubigen vor denen zu schützen, die himmlischen Segen gegen Zweifel verschachern und für ihr Volk die Stätte der Verdammnis wählen.A58
O du Gottsucher, begabt mit klarer Einsicht! Ich schwöre bei Dem, Der die Scharen der Höhe durch die Kraft des erhabensten Wortes anzog! Wahrlich, die Vögel in den Gefilden Meines Reiches und die Tauben im Rosengarten Meiner Weisheit singen und gurren Lieder, die unergründlich sind für alle außer Gott, dem Herrn der Reiche im Himmel und auf Erden, und würden diese Lieder um weniger als ein Nadelöhr enthüllt, so würde das Volk der Tyrannei Verleumdungen äußern, wie sie keines der früheren Geschlechter je geäußert hat, und würde Taten begehen, wie sie noch keiner in früheren Zeiten verübt hat. Sie verwerfen die Gaben Gottes und Seine Beweise, sie leugnen das Zeugnis Gottes und Seine Zeichen. Sie gehen in die Irre, führen das Volk in die Irre und merken es dennoch nicht. Leeren Wahn beten sie an und wissen es nicht. Eitlen Trug wählen sie sich zum Herrn, Gottes vergessend, und doch verstehen sie es nicht. Das größte Meer lassen sie hinter sich und hasten einem Tümpel zu, aber sie begreifen es nicht. Sie folgen ihrem eigenen eitlen Trug und kehren sich ab von Gott, dem Helfer in Gefahr, dem Selbstbestehenden.
Sprich: Bei der Gerechtigkeit Gottes! Der Allerbarmer ist gekommen, bekleidet mit Macht und Souveränität. Durch Seine Macht erzittern die Grundmauern der Religionen, und die Nachtigall des Wortes schlägt auf dem höchsten Zweige wahren Verstehens. Er, der im Wissen Gottes verborgen und in den Heiligen Schriften erwähnt war, ist wahrlich gekommen. Sprich: Heute ist der Tag, da der Sprecher am Sinai den Thron der Offenbarung einnimmt und das Volk vor dem Herrn der Welten steht.A59 Heute ist der Tag, da die Erde ihre Botschaft verkündetA60 und ihre Schätze offenlegt, da die Meere ihre Perlen ans Licht bringen und der göttliche Lotosbaum seine Früchte zeitigt, da die Sonne ihren Strahlenglanz verströmt und die Monde ihr Licht verstreuen, da die Himmel ihre Sterne, die Stunde ihre Zeichen und die Auferstehung ihre furchtbare Majestät offenbaren, da die Federn ihre Kunde von sich geben und alle Geister ihre Geheimnisse offenlegen. Selig der Mensch, der Ihn anerkennt und in Seine Gegenwart gelangt, und wehe denen, die Ihn verleugnen und sich von Ihm wenden! Ich flehe zu Gott, Er möge Seinen Dienern helfen, zu Ihm zurückzukehren. Wahrlich, Er ist der Vergebende, der Nachsichtige, der Barmherzige.
O du, der du dein Angesicht auf das Reich der Höhe richtest und aus der Hand der Gabenfülle Meinen versiegelten Wein nimmst und trinkst! Wisse, daß der Begriff ›Unfehlbarkeit‹ zahlreiche Bedeutungen und verschiedene Rangstufen hat. Zunächst ist dieser Begriff auf Den anwendbar, Den Gott gegen Irrtum gefeit hat. Desgleichen wird er auf jede Seele bezogen, die Gott vor Sünde, Übertretung, Empörung, Mangel an Ehrfurcht, Unglauben und dergleichen bewahrt. Die Größte Unfehlbarkeit jedoch ist auf Denjenigen beschränkt, Dessen Stufe unermeßlich erhaben ist über Gebote oder Verbote, geheiligt über Irrtümer und Versäumnisse. Er ist fürwahr ein Licht, auf welches kein Dunkel folgt, eine Wahrheit, die kein Irrtum ereilt. Würde Er erklären, Wasser sei Wein, Himmel sei Erde oder Licht sei Feuer, so spräche Er die Wahrheit, und es gäbe keinen Zweifel daran; keiner hätte das Recht, Seine Vollmacht anzuzweifeln oder warum und wofür zu fragen. Wer Einwände erhebt, wird im Buche Gottes, des Herrn der Welten, zu den Eigensinnigen gezählt. »Wahrlich, Er wird um Sein Tun nicht befragt, sie aber werden um ihr Tun befragt.«Q13 Er ist aus dem unsichtbaren Himmel gekommen, das Banner »Er tut, was Er will«Q14 in den Händen, begleitet von den Heerscharen der Macht und Herrschaft, während alle außer Ihm die Pflicht haben, die Gesetze und Gebote genau zu befolgen, die ihnen auferlegt sind. Wenn jemand auch nur um Haaresbreite davon abwiche, würden seine Werke zunichte.
Bedenke die Zeit, da Muḥammad erschien, und rufe sie dir vor Augen. Er sprach, und Sein Wort ist die Wahrheit: »Die Pilgerfahrt zum HauseA61 ist ein Dienst vor Gott.«Q15 Und das gleiche sind das tägliche Gebet, die Fasten sowie die Gesetze, die am Horizont des Buches Gottes, des Herrn der Welt und des wahren Erziehers der Völker und Geschlechter auf Erden, erschienen. Jeder hat die Pflicht, Ihm zu gehorchen in allem, was Gott verordnet hat, und wer Ihn verleugnet, glaubt nicht an Gott, Seine Verse, Seine Sendboten und Seine Bücher. Würde Er erklären, Rechtes sei falsch oder Leugnung sei Glaube, so spräche Er die Wahrheit, wie Gott es befiehlt. Dies ist eine Stufe, auf der Sünden und Übertretungen weder bestehen noch erwähnt werden. Erwäge den seligen, den göttlich offenbarten Vers, in dem die Pilgerfahrt zu dem Hause jedermann auferlegt worden ist. Es oblag denen, die nach IhmA62 mit Amtsgewalt bekleidet waren, alles zu befolgen, was ihnen im Buche vorgeschrieben war. Keinem ist das Recht gegeben, von den Gesetzen und Geboten Gottes abzuweichen. Wer davon abweicht, wird im Buche Gottes, des Herrn des Mächtigen Thrones, zu den Sündern gezählt.
O du, der du den Blick auf den Morgen der Sache Gottes richtest! Wisse mit Gewißheit, daß der Wille Gottes nicht von den Maßstäben des Volkes begrenzt wird und daß Gott nicht in ihren Wegen wandelt. Vielmehr hat jeder die Pflicht, sich fest an Gottes geraden Pfad zu halten. Würde Er verkünden, rechts sei links oder Süd sei Nord, so spräche Er die Wahrheit, und es gäbe keinen Zweifel daran. Wahrlich, Ihm gebührt Lob für Seine Beschlüsse und Gehorsam gegenüber Seinem Geheiß. Er hat keinen Gefährten in Seinem Urteil und keinen Helfer in Seiner Souveränität. Er tut, was Er will, und verordnet, was Ihm beliebt. Wisse ferner, daß alle außer Ihm durch die Kraft eines Wortes aus Seiner Gegenwart erschaffen sind, während keiner aus sich selbst heraus Bewegung oder Ruhe findet, es sei denn durch Sein Gebot und mit Seiner Erlaubnis.
O du, der du dich in die Höhenluft der Liebe und der Freundschaft aufschwingst und deinen Blick auf das lichte Antlitz deines Herrn, des Königs der Schöpfung, richtest! Sage Gott Dank dafür, daß Er dir entwickelt, was in Seinem Wissen verborgen und verwahrt gewesen, auf daß jedermann gewahr werde, daß Er sich im Reiche Seiner höchsten Unfehlbarkeit keinen Gefährten oder Ratgeber erkoren hat. Er ist fürwahr der Morgen göttlicher Regeln und Gebote, der Springquell der Erkenntnis und Weisheit, während alle außer Ihm nur Seine Untertanen sind und unter Seiner Herrschaft stehen. Er ist der höchste Herrscher, der Verordner, der Allwissende, der Allunterrichtete.
Was dich selbst anbelangt: Wann immer dich der Lebensodem der offenbarten Verse entzückt, wann immer dich die reinen, lebenspendenden Wasser, dargereicht von der großmütigen Hand deines Herrn, des unumschränkten Herrschers am Tage der Auferstehung, mit sich forttragen, erhebe du deine Stimme und sprich:
O mein Gott! O mein Gott! Ich danke Dir, daß Du mich hin zu Dir lenkst, daß Du mich zu Deinem Horizonte hinführst, mir Deinen Pfad zeigst, mir Dein Zeugnis enthüllst und mich befähigst, mein Angesicht auf Dich zu richten, während die meisten Gelehrten und Geistlichen unter Deinen Dienern samt allen, die ihnen nachfolgen, ohne den geringsten Beweis und ohne jedes Zeugnis von Dir sich abkehren. Preis sei Dir, o Herr der Namen, und Ruhm sei Dir, o Schöpfer der Himmel, daß Du mir durch die Macht Deines Namens, der Selbstbestehende, von Deinem versiegelten Weine zu trinken gibst, mich Dir nahe kommen läßt und mich befähigst, den Morgen Deines Wortes, die Manifestation Deiner Zeichen, den Springquell Deiner Gesetze und Gebote, den Urgrund Deiner Weisheit und Deiner Gnadengaben zu erkennen. Selig ist das Land, das Deine Fußstapfen adeln, darauf der Thron Deiner Allgewalt steht und darin der Duft Deines Gewandes sich verbreitet. Bei Deiner Herrlichkeit und Majestät, Deiner Macht und Kraft, ich wünsche mir mein Sehvermögen nur, um Deine Schönheit zu schauen, und mein Gehör allein, um Deinen Ruf und Deine Verse zu vernehmen.
O mein Gott! O mein Gott! Halte die Augen nicht fern von den Dingen, für die Du sie erschaffen hast, noch verwehre den Angesichtern, sich Deinem Lichthimmel zuzuwenden, an den Toren Deiner Majestät zu huldigen, vor Deinem Throne zu erscheinen oder sich vor der strahlenden Sonne Deiner Gabenfülle zu verneigen.
Ich bin der, o Herr, welcher mit Herz und Seele, mit allen Gliedern, mit seiner inneren wie mit seiner äußeren Zunge Deine Einheit und Deine Einzigkeit bekundet und bezeugt, daß Du Gott bist und daß es außer Dir keinen Gott gibt. Du hast die Menschheit ins Leben gerufen, damit sie Dich erkenne und Deiner Sache diene, auf daß solchermaßen ihre Stufe auf Deiner Erde erhöht werde und die Seelen der Menschen erbaut werden vermöge all dessen, was Du in Deinen Schriften, Deinen Büchern und Deinen Tafeln offenbart hast. Aber kaum hattest Du Dich offenbart und Deine Zeichen enthüllt, da wandten sie sich von Dir ab, leugneten Dich und verwarfen, was Du kraft Deiner Macht und Stärke vor ihren Augen entschleiertest. Sie erhoben sich, Dir Leid zuzufügen, Dein Licht zu löschen und die Flamme zu ersticken, die in Deinem Brennenden Busche lodert. So schlimm schwoll ihr Frevel, daß sie sich verschworen, Dein Blut zu vergießen und Deine Ehre zu verletzen. Solches tat auch erA63, den Du mit der Hand Deiner Gnade großgezogen hattest, den Du vor dem Unheil der Aufrührer unter Deinen Geschöpfen und der Eigensinnigen unter Deinen Dienern beschützt hattest, er, dem Du aufgegeben hattest, Deine heiligen Verse vor Deinem Throne niederzuschreiben.
Wehe, wehe ob der Taten, die er in Deinen Tagen verübte, bis daß er Deinen Bund und Dein Testament brach, Deine heilige Schrift verwarf, aufrührerisch sich erhob und beging, was die Bewohner Deines Reiches zum Weinen brachte. Kaum hatte er sodann bemerkt, daß seine Hoffnungen zunichte wurden, kaum hatte er den Dunst völligen Versagens verspürt, da erhob er seine Stimme und äußerte, was Deine Erwählten, die Dir nahe sind, und alle im Festzelt der Herrlichkeit verblüffte.
Du siehst mich, o mein Gott, wie ich mich vor Qual im Staube winde gleich einem Fisch. Erlöse mich, hab Mitleid mit mir, o Du, dessen Hilfe von allen Menschen erfleht wird, o Du, in dessen Hand die Zügel der Macht über alle Männer und Frauen liegen. Sooft ich meiner schweren Fehler und meiner schlimmen Vergehen gedenke, packt mich Verzweiflung von allen Seiten, und sooft ich innehalte, um über das Meer Deiner Großmut, den Himmel Deiner Gnade und die Sonne Deines zarten Erbarmens nachzusinnen, atme ich den Duft der Hoffnung, der von rechts und links, von Nord und Süd her strömt, als ob alles Erschaffene mir die frohe Botschaft brächte, daß die Wolken am Himmel Deiner Barmherzigkeit ihren Regen auf mich ergießen werden. Bei Deiner Macht, o Du Stütze und Stab der Aufrichtigen, Du Sehnsucht aller, die sich nahen Zugangs zu Dir erfreuen! Deine mannigfachen Gaben und Gunstbeweise, die Offenbarungen Deiner Güte und Gnade, haben mich wahrhaft ermutigt. Wie sonst könnte das nackte Nichts den Namen Dessen erhöhen, Der durch ein Wort die Schöpfung zum Sein erweckte, wie könnte ein winziges Geschöpf Den preisen, Der zur Genüge dartut, daß keine Beschreibung Ihn je zum Ausdruck bringen, kein Wort des Lobpreises Seinen Ruhm verherrlichen kann? Er steht seit Ewigkeit unermeßlich hoch erhaben über dem Verstehen Seiner Geschöpfe und ist geheiligt von den Vorstellungen Seiner Diener.
O Herr! Du siehst diesen Leblosen vor Deinem Antlitz; laß es in Deiner Freigebigkeit und großzügigen Gunst nicht zu, daß er vom Kelche ewigen Lebens ausgeschlossen bleibt. Du siehst diesen Niedergeschlagenen vor Deinem Throne stehen; weise ihn nicht hinweg vom Meere Deiner Heilung. Ich flehe zu Dir, befähige mich, Deiner zu allen Zeiten und in jeder Lage zu gedenken, Deinen Namen zu erhöhen und Deiner Sache zu dienen, auch wenn ich wohl weiß, daß nichts, was von einem Diener ausgeht, die Begrenzungen seiner Seele überschreiten, nichts Deiner Herrschaft angemessen oder des Hofes Deiner Herrlichkeit und Majestät würdig sein kann.
Deine Macht ist mein Zeuge! Nur für Deinen Lobpreis ist mir meine Zunge von Nutzen, und nur für den Dienst vor Dir ist mir mein Dasein von Gewinn. Wofür außer für den strahlenden Anblick Deines Reiches der Herrlichkeit sollte ich mein Augenlicht schätzen? Und wozu, wenn nicht für die Freude, auf Deine süße Stimme zu lauschen, dient mir mein Gehör?
Wehe mir! Ich weiß nicht, o mein Gott, meine Stütze, Du Sehnsucht meines Herzens, ob Du für mich verordnet hast, was meinen Augen Trost bringt, was mir freudig die Brust bewegt und mein Herz frohlocken läßt, oder ob Dein unwiderruflicher Ratschluß, o Du König der Ewigkeit und unumschränkter Herr über alle Völker, mich hindern wird, vor Deinen Thron zu treten. Ich schwöre bei Deiner Herrlichkeit und Majestät, bei Deiner Macht und Herrschaft, das Dunkel meiner Ferne von Dir hat mich vernichtet. Was ist aus dem Licht Deiner Nähe geworden, o Du Verlangen jedes verständigen Herzens? Die Todesqual der Trennung von Dir hat mich verzehrt. Wo ist das strahlende Licht der Wiedervereinigung mit Dir, Du Heißgeliebter all derer, die Dir ganz ergeben sind?
Du siehst, o mein Gott, was mir auf Deinem Pfade die Hände derer zufügten, die Deine Wahrheit leugnen, Dein Bündnis brechen, Deine Zeichen schmähen, all den Segen, den Du ihnen gewährst, verwerfen, den Versen, die Du herniedersandtest, nicht glauben und sich weigern, das Zeugnis anzuerkennen, das Du erfüllt hast.
O Herr!

Die Zunge meiner Zunge, das Herz meines Herzens, der Geist meines Geistes, mein äußeres wie mein inneres Sein, alle sind Zeugen Deiner Einheit und Einzigkeit, Deiner Macht und Allgewalt, Deiner Hoheit und Herrschaft; sie alle bezeugen Deinen Ruhm, Deine Erhabenheit und Allmacht.

Ich bezeuge, daß Du Gott bist und daß es neben Dir keinen anderen Gott gibt.

Seit Ewigkeit warst Du ein vor dem Anblick und dem Verstand der Menschen verborgener Schatz, und Du wirst bis in alle Ewigkeit so bleiben.

Keine Macht der Erde kann Dich hindern, keine Gewalt der Völker kann Dich schrecken.

Du bist Der, welcher das Tor der Erkenntnis vor dem Angesicht Deiner Diener aufgetan hat, damit sie Den anerkennen, Der der Morgenstern Deiner Offenbarung, der Aufgangsort Deiner Zeichen, der Himmel Deiner Manifestation und die Sonne Deiner göttlichen Schönheit ist.

In Deinen heiligen Büchern, in Deinen Sendbriefen und Schriftrollen hast Du allen Völkern der Welt verheißen, daß Du selbst erscheinen und die Schleier der Herrlichkeit vor Deinem Antlitz hinwegziehen wirst, wie Du es in Deinen Worten an Deinen FreundA64 ankündigtest, durch den die Sonne der Offenbarung hell am Horizont des Ḥijáz erstrahlte und das Morgenlicht göttlicher Wahrheit seinen Glanz über alle Menschen ergoß, als Du verkündetest:

»Der Tag, da die Menschheit vor dem Herrn der Welten stehen wird.«Q16 Und vor Muḥammad gabst Du diese frohe Botschaft Dem, der mit Dir Zwiesprache hielt,A65 und sprachest zu Ihm:

»Führe dein Volk hervor aus dem Dunkel in das Licht und gemahne es an die Tage Gottes.«Q17 Des weiteren verkündetest Du diese Wahrheit dem GeisteA66 und Deinen Propheten und Deinen Boten aus früher und jüngerer Zeit.

Strömte alles, was Du zur Verherrlichung dieses Größten Gedenkens, dieser Größten Verkündigung herniedersandtest, aus dem Brunnquell Deiner Erhabensten Feder hervor, die Bewohner in den Städten der Erkenntnis wären starr vor Staunen, ausgenommen solche, die Du kraft Deiner Macht vom Banne löstest und zum Zeichen Deiner freigebigen Gunst und Gnade beschütztest.

Ich bezeuge, daß Du fürwahr Dein Pfand eingelöst und Den offenbart hast, Dessen Kommen von Deinen Propheten, Deinen Erwählten und Deinen Dienern verheißen ward.

Er ist gekommen vom Horizont der Macht und Herrlichkeit, die Banner Deiner Zeichen und die Standarten Deiner Zeugnisse in Händen.

Durch die Kraft Deiner unbezwinglichen Macht und Stärke erhob Er sich vor allen Menschen und rief die ganze Menschheit zum Gipfel überragender Herrlichkeit, hin zum höchsten Horizont, solchermaßen, daß weder der Widerstand der Geistlichen noch der Angriff der Herrscher Ihn hindern konnten.

Er stand auf mit unbeugsamem Entschluß, löste Seine Zunge und kündete in klingenden Tönen:

»Er, der Allgütige, ist erschienen, hoch auf den Wolken reitend.

Tritt herzu, o Volk der Erde, mit leuchtendem Antlitz und strahlendem Herzen!«
Groß ist wahrlich der Segen dessen, der Deine Gegenwart erlangt, den Wein der Wiedervereinigung aus der Hand Deiner Großmut nimmt und trinkt, der den Duft Deiner Zeichen atmet, der seine Zunge löst, Deinen Lobpreis zu feiern, hoch sich in Deine Himmel schwingt, von Deiner süßen Stimme entrückt wird, Zutritt in das erhabenste Paradies erlangt und die Stufe unverschleierter innerer Schau vor dem Throne Deiner Majestät erreicht.
Ich bitte Dich bei der Größten Unfehlbarkeit, die Du zum Tagesanbruch Deiner Offenbarung erwähltest, und bei Deinem erhabensten Worte, durch dessen Wirkkraft Du die Schöpfung ins Leben riefest und Deine Sache enthülltest, und bei diesem Namen, der alle anderen Namen stöhnen und den Weltweisen die Glieder erzittern ließ, ich bitte Dich, mache mich frei von allem außer Dir, solchermaßen, daß ich mich nur mit Deinem Willen und Wohlgefallen bewege, daß ich nur nach Deinem Befehl und Deiner Absicht spreche und nur die Worte Deines Lobpreises und Deiner Verherrlichung höre.
Ich verherrliche Deinen Namen, o mein Gott, und sage Dir Dank, o meine Sehnsucht, daß Du mich befähigt hast, Deinen geraden Pfad klar zu erkennen, daß Du Deine Große Verkündigung vor meinen Augen enthülltest und mir halfest, mein Angesicht auf den Morgen Deiner Offenbarung und auf den Springquell Deiner Sache zu richten, während Deine Diener und Dein Volk sich von Dir abkehrten. Ich flehe zu Dir, o Herr im Reiche der Ewigkeit, bei dem durchdringenden Ton der Allherrlichen Feder, bei dem Brennenden Feuer, das laut aus dem grünenden Baume ruft, und bei der Arche, die Du eigens dem Volke Bahás bereitetest, gewähre, daß ich standhaft bleibe in meiner Liebe zu Dir, zufrieden mit allem, was Du mir in Deinem Buche verordnet hast, fest in Deinem Dienst und im Dienst an Deinen Geliebten. Stehe sodann Deinen Dienern gnädig bei, o mein Gott, zu tun, was Deine Sache erhöhen hilft und was sie befähigt, alles zu befolgen, was Du in Deinem Buch offenbart hast.
Wahrlich, Du bist der Herr der Kraft, Du bist mächtig zu bestimmen, was Du willst, und in Deinem Griff hältst Du die Zügel alles Erschaffenen. Es gibt keinen Gott außer Dir, dem Allmächtigen, dem Allwissenden, dem Allweisen.
O Jalíl! Wir enthüllten deinen Augen das Meer und seine Wogen, die Sonne und ihren Glanz, die Himmel und ihre Sterne, die Muscheln und ihre Perlen. Danke Gott für diese große Gabe, diese gnädige Gunst, die alle Welt durchdringt.
O du, der du deine Augen auf die Strahlen Meines Antlitzes richtest!

Eitler Wahn umgibt die Erdenbewohner und hindert sie, sich dem Horizonte der Gewißheit, seiner Klarheit, seinen Offenbarungen und seinem Lichte zuzuwenden.

Leerer Trug hält sie von Ihm, dem Selbstbestehenden, ab.

Sie reden, was ihnen ihre Launen eingeben, und haben kein Verständnis.

Unter ihnen sind jene, die sagen:

»Sind die Verse offenbart worden?« Sprich:

»Ja, beim Herrn der Himmel!« »Ist die StundeA67 gekommen?« »Nein, sie ist sogar schon vorüber, bei Ihm, dem Offenbarer klarer Zeichen!

Wahrlich, die UnvermeidlicheA68 ist gekommen, und Er, der Wahre, ist mit Zeugnis und Beweis erschienen.

Das LandA69 liegt offen, und die Menschheit ist in Furcht und Schrecken.

Die Erde bebtA70, die Geschlechter wehklagen aus Furcht vor Gott, dem Herrn der Kraft, dem Allbezwingenden.« Sprich:

»Betäubend laut erschallt die Posaune, und der Tag ist Gottes, des Einen, des Unbeschränkten.« Und sie fragen:

»Ist die KatastropheA71 eingetreten?« Sprich:

»Ja, bei dem Herrn der Herren!« »Ist die Auferstehung geschehen?« »Nein, mehr noch:

Er, der SelbstbestehendeA72, ist mit dem Königreich Seiner Zeichen erschienen.« »Siehst du die Menschen niedergestürzt?«A73 »Ja, bei meinem Herrn, dem Höchsten, dem Herrlichsten!« »Sind die Baumstämme entwurzelt worden?«A74 »Ja, mehr noch:

Selbst die Berge wurden durch Ihn, den Herrn der Eigenschaften, zu Staub zermahlen!«A75 Sie fragen:

»Wo ist das Paradies und wo die Hölle?« Sprich:

»Das eine ist die Vereinigung mit Mir, das andere dein eigenes Selbst, o du, der du Gott einen Gefährten zugesellst und zweifelst.« Sie sagen:

»Wir sehen die Waage nicht.« Sprich:

»Freilich, bei meinem Herrn, dem Gott des Erbarmens!

Keiner kann sie sehen außer den Einsichtsvollen.« Sie fragen:

»Sind die Sterne gefallen?« Sprich:

»Ja, als Er, der Selbstbestehende, im Land des Geheimnisses A76 wohnte.

Habt acht, o ihr scharf Unterscheidenden!« Alle Zeichen erschienen, als Wir die Hand der Macht aus dem Busen der Majestät und Herrschaft zogen.

Wahrlich, der Rufer hat gerufen, als die verheißene Zeit gekommen war, und die den Strahlenglanz des Sinai erkannten, sanken in der Wüste des Zauderns ohnmächtig hin vor der ehrfurchtgebietenden Majestät deines Herrn, des Herrn der Schöpfung.

Die Posaune fragt:

»Wurde das Horn geblasen?« A77 Sprich:

»Ja, bei dem König der Offenbarung!

Es geschah, als Er den Thron Seines Namens, der Allgütige, bestieg.« Die Finsternis wurde vom Morgenlicht der Gnade deines Herrn, des Quells allen Lichtes, vertrieben.

Der Odem des Allbarmherzigen weht, und die Seelen sind erquickt in den Gräbern ihrer Körper.

So ist der Ratschluß erfüllt von Gott, dem Mächtigen, dem Wohltätigen.

Die die Wahrheit zurückweisen, fragen:

»Wann wurden die Himmel gespalten?« Sprich:

»Während ihr in den Gräbern der Achtlosigkeit und des Irrtums laget.« Einer der Ungläubigen reibt sich die Augen und schaut zur Rechten und zur Linken.

Sprich:

»Verblendet bist du.A78 Keine Zuflucht bleibt dir, dahin du fliehen könntest.« Auch ist einer unter ihnen, der fragt:

»Sind die Menschen versammelt worden?«A79 Sprich:

»Ja, bei Meinem Herrn!

Während du in der Wiege eitlen Wahn lagst.« Und ein anderer unter ihnen fragt:

»Ist das Buch durch die Macht des wahren Glaubens herniedergesandt worden?« Sprich:

»Der wahre Glaube selbst ist darüber in Staunen versetzt.

Fürchtet euch, o ihr Menschen mit verstehendem Herzen!« Und noch einer von ihnen fragt:

»Bin ich blind mit den anderen versammelt worden?«A80 Sprich:

»Ja, bei Ihm, Der auf den Wolken reitet!« Das Paradies ist mit mystischen Rosen geschmückt, und die Hölle lodert auf durch das Feuer der Gottlosen.

Sprich:

»Das Licht ist am Horizont der Offenbarung erschienen, und die ganze Erde wurde beim Kommen des Herrn am Tage des Bündnisses erleuchtet!« Die Zweifler sind zugrunde gegangen, aber gut bestellt ist es um den, der sich, vom Lichte der Überzeugung geführt, zum Morgen der Gewißheit wendet.

Selig bist du, der du deinen Blick auf Mich richtest, um dieses Sendbriefes willen, der für dich herabgesandt ist – ein Sendbrief, der den Seelen der Menschen Aufschwung gibt.

Präge ihn deinem Gedächtnis ein und trage ihn vor.

Bei Meinem Leben!

Er ist ein Tor zur Gnade deines Herrn.

Wohl dem, der ihn am Abend und am Morgen liest.

Wahrlich, Wir hörten, wie du diese Sache priesest, durch die der Berg des Wissens zermalmt ward und die Füße der Menschen strauchelten.

Meine Herrlichkeit sei mit dir und allen, die sich dem Allmächtigen, dem Gabenreichen, zugewandt haben.

Das Sendschreiben ist nun beendet, aber das Thema ist noch nicht erschöpft.

Sei geduldig, denn dein Herr ist der Geduldige.A81
Dies sind Verse, die Wir früher herniedersandten. Wir übermitteln sie dir, damit du erfährst, was ihre Lügenzungen sprechen, nachdem Gott mit Macht und Herrschaft zu ihnen kam. Die Grundlagen eitlen Wahns zittern und der Himmel leeren Truges ist gespalten; dennoch sind die Menschen im Zweifel und hadern mit Ihm. Sie leugnen Gottes Zeugnis und Seinen Beweis, nachdem Er vom Himmel der Macht mit dem Königreich Seiner Zeichen kam. Sie verwerfen, was ihnen im Buche befohlen ist, und verüben, was ihnen darin verboten ward. Abgewandt haben sie sich von ihrem Gott und sind ihren Begierden gefolgt. Sie sind fürwahr vom Wege abgekommen und gehen in die Irre. Sie lesen die Verse und leugnen sie. Sie schauen die klaren Zeichen und kehren sich ab. Wahrlich, sie sind in seltsamen Zweifeln verfangen.
Wir ermahnen Unsere Geliebten zur Gottesfurcht, die der Urquell aller guten Taten und Sitten ist. In der Stadt Bahás ist sie Gebieterin über die Heerscharen des Rechts. Glücklich der Mensch, der in den Schatten ihres leuchtenden Banners tritt und sich fest daran hält. Er, wahrlich, zählt zu den Gefährten der Roten Arche, von der im Qayyúmu’l-Asmá’ die Rede ist.A82
Sprich: O Volk Gottes! Schmückt eure Tempel mit der Zier der Vertrauenswürdigkeit und Frömmigkeit. Alsdann helft eurem Herrn mit den Heerscharen guter Taten und edler Eigenschaften. In Meinen Büchern, Abhandlungen, Schriftrollen und Sendbriefen haben Wir euch Streit und Zwist verboten, und dabei wünschten Wir nur eure Erhöhung und euren Fortschritt. Dies bezeugen die Himmel und ihre Sterne, die Sonne und ihr Glanz, die Bäume und ihre Blätter, die Meere und ihre Wogen, die Erde und ihre Schätze. Wir bitten Gott, Seinen Geliebten beizustehen und sie in dem zu stärken, was auf dieser glückseligen, dieser mächtigen, wunderbaren Stufe ihrer würdig ist. Desgleichen flehen wir zu Ihm, Er möge alle in Meiner Umgebung befähigen zu tun, was ihnen Meine Feder der Herrlichkeit geboten hat.
O Jalíl! Mit dir seien Meine Herrlichkeit und Meine liebevolle Vorsehung. Wahrlich, Wir haben dem Volk zu tun geboten, was angemessen und schicklich ist, und dennoch haben sie begangen, was Mein Herz und Meine Feder wehklagen ließ. Neige dein Ohr dem, was vom Himmel Meines Willens, aus dem Reiche Meines Wohlgefallens herniedergesandt ist. Ich gräme Mich nicht über Meine Gefangenschaft noch über das, was Mir die Hand Meiner Feinde zufügte. Nein, Meine Schmerzen sind von denen verursacht, die behaupten, Mir verbunden zu sein, und doch verüben, was Meine Stimme sich klagend erheben und Meine Tränen fließen läßt. In verschiedenen Sendschreiben haben Wir sie ausführlich ermahnt und zu Gott gefleht, Er möge ihnen gnädig helfen und sie befähigen, Ihm nahezukommen, und möge sie in allem bestätigen, was den Herzen Frieden, den Seelen Ruhe bringt und ihre Hände abhält von Taten, die Seinen Tagen übel anstehen.
Sprich: O Meine Geliebten in Meinen Landen! Höret auf den Rat Dessen, Der euch um Gottes willen ermahnt. Er hat euch wahrlich erschaffen. Er hat vor euren Augen enthüllt, was euch erhöht und eure Belange fördert. Er hat euch Seinen geraden Pfad gewiesen und euch Seine Große Verkündigung angezeigt.
O Jalíl! Ermahne die Menschen zur Gottesfurcht. Bei Gott! Die Gottesfurcht ist die Oberbefehlshaberin über die Streitmacht deines Herrn. Ihre Truppen sind hehre Tugenden und gute Taten. So hat sie durch alle Jahrhunderte und Zeitalter die Städte der Menschenherzen erobert und die Banner der Überlegenheit und des Sieges hoch über allen anderen Bannern gehißt.
Wir wollen dich nun an die Vertrauenswürdigkeit und an die Stufe erinnern, die sie vor Gott, deinem Herrn, dem Herrn des Mächtigen Thrones, einnimmt. Eines Tages begaben Wir uns auf Unsere Grüne InselA83. Als Wir sie betraten, sahen Wir fließende Bäche und Bäume in voller Pracht, zwischen deren Blättern die Sonne spielte. Unser Gesicht nach rechts wendend, sahen Wir, was die Feder nicht zu beschreiben vermag; sie kann nicht kundtun, was das Auge des Herrn der Menschheit an diesem heiligsten, hehrsten, seligsten, erhabensten Orte wahrnahm. Wir wandten Uns darauf zur Linken. Dort sahen Wir eine der Schönen des Erhabensten Paradieses auf einer Säule reinen Lichts stehen und mit lauter Stimme rufen: »O ihr Bewohner von Erde und Himmel! Schauet Meine Schönheit, Mein Leuchten, Meine Erscheinung, Meinen Glanz! Bei Gott, dem Wahren! Ich bin die Vertrauenswürdigkeit, ihre Offenbarung und ihre Schönheit. Ich will jeden belohnen, der sich an Mich hält, Meinen Rang und Meine Stufe erkennt und sich fest an den Saum Meines Gewandes klammert. Ich bin der edelste Schmuck für das Volk Bahás, der Mantel des Ruhmes für alle im Reiche der Schöpfung. Ich bin das erhabenste Werkzeug für die Wohlfahrt der Welt, der Horizont der Sicherheit für alles Leben.« Damit senden Wir dir hernieder, was die Menschen näher zum Herrn der Schöpfung ziehen wird.
Die Feder des Höchsten wendet sich jetzt von der beredten Sprache A84 zur glanzvollen SpracheA85, damit du, o Jalíl, das zarte Erbarmen deines Herrn, des Unvergleichlichen, schätzest und zu den wahrhaft Dankbaren gehörest.
O du, der du den Blick auf den allherrlichen Horizont richtest! Der Ruf ist erhoben, aber der hörenden Ohren sind wenige oder gar keine. Dieser Unterdrückte sieht sich im Schlunde der Schlange; dennoch säumt Er nicht, der Geliebten Gottes zu gedenken. So schlimm waren in diesen Tagen Unsere Leiden, daß die himmlischen Heerscharen zu Tränen gerührt sind und laut klagen. Aber weder alle Not der Welt noch alles Unrecht ihrer Völker können Ihn, den König der Ewigkeit, hindern, die Menschen vorzuladen, noch können sie Seine Absicht vereiteln. Als diejenigen, die sich jahrelang hinter Schleiern verborgen hielten, sahen, wie hell der Horizont der Sache Gottes leuchtet und wie Sein Wort alles durchdrang, da stürmten sie mit Schwertern der Bosheit auf uns ein und fügten uns Leid zu, das keine Feder beschreiben und keine Zunge schildern kann.
Wer gerecht urteilt, der bezeugt, daß seit den frühen Tagen der Sache dieser Unterdrückte sich unverhüllt und strahlend im Angesicht von Königen und Gemeinen, von Herrschern und Geistlichen erhebt und alle Menschen in klingenden Tönen auf den geraden Pfad ruft. Er kennt keine Hilfe denn Seine Feder und keinen Beistand als sich selbst.
Die Sinn und Zweck der Sache Gottes nicht kennen oder nicht beachten, stehen gegen Ihn auf. Solche Menschen sind die Vorboten des Bösen, die Gott in Seinem Buch und auf Seinen Tafeln erwähnt und gegen deren Einfluß, Lärm und List Er Sein Volk gewarnt hat. Wohl denen, die, das Gedenken des Herrn der Ewigkeit vor Augen, die Völker der Welt als bloßes Nichts, als eine vergessene Sache betrachten und sich so fest an den Sicheren GriffA86 Gottes klammern, daß weder Zweifel noch Gewisper, weder Schwerter noch Kanonen sie Seiner Gegenwart fernhalten oder berauben können. Selig sind die Standhaften; selig sind, die fest in Seinem Glauben sind.
Als Antwort auf deine Bitte hat die Feder der Herrlichkeit die Größte Unfehlbarkeit mit ihren Stufen und Graden gnädiglich beschrieben. Dies hatte den Zweck, alle mit Gewißheit erkennen zu lassen, daß das Siegel der ProphetenA87 – mögen die Seelen aller außer Ihm für Ihn geopfert werden – auf Seiner Ihm eigenen Stufe ohne Seinesgleichen, Ebenbürtigen oder Gefährten ist. Die HeiligenA88 – möge der Segen Gottes auf ihnen ruhen – sind durch die Kraft Seines Wortes erschaffen; nach Ihm waren sie die Gebildetsten und Edelsten im Volke, und sie stehen auf der höchsten Stufe der Dienstbarkeit. Das göttliche Wesen, geheiligt über jeden Vergleich und alle Ähnlichkeit, hat Seinen Sitz im Propheten, und Gottes innerste Wirklichkeit, erhaben über jeden Ebenbürtigen oder Gefährten, ist in Ihm offenbar. Dies ist die Stufe wahrer Einheit und wirklicher Einzigkeit. Die Anhänger der früheren Offenbarung haben es schmerzlich versäumt, ein angemessenes Verständnis dieser Stufe zu erwerben. Der Erste PunktA89 – möge das Leben aller außer Ihm um Seinetwillen geopfert werden – spricht: »Hätte das Siegel der Propheten nicht das Wort ›Nachfolge‹ geäußert, so wäre diese Stufe nicht erschaffen.«
Das Volk gesellte ehedem Gott Gefährten bei, auch wenn es sich zum Glauben an Seine Einheit bekannte. Obwohl sie die Unwissendsten unter den Menschen waren, hielten sie sich für höchst gebildet. Aber als ein Zeichen göttlicher Vergeltung für diese Achtlosen wurden heute, am Tag des Gerichts, ihre falschen Glaubenssätze und Studienziele für jeden urteilsfähigen, verständnisvollen Menschen klar und offenkundig bloßgelegt.
Flehe zu Gott, dem Wahren, er möge die Anhänger dieser Offenbarung gnädiglich vor dem eitlen Wahn und verderbten Trug derer beschützen, die dem früheren Glauben angehören, und sie nicht der Sonne wahrer Einheit und ihres Strahlenglanzes berauben.
O Jalíl! Dieser Unterdrückte der Welt verkündet nun: Das Licht der Gerechtigkeit ist getrübt und die Sonne des rechten Maßes dem Blick verschleiert. Der Räuber thront auf dem Sitze des Hüters und Beschützers, und der Stellung des Getreuen hat sich der Verräter bemächtigt. Vor einem Jahr herrschte ein Unterdrücker über diese Stadt und bewirkte jeden Augenblick neues Leid. Bei der Gerechtigkeit Gottes! Er verübte, was die Herzen der Menschen in Schrecken versetzte. Aber für die Feder der Herrlichkeit war die Tyrannei auf Erden noch nie ein Hindernis und wird es niemals sein. In der Fülle Unserer Gunst und Gnade haben Wir eigens für die Herrscher und Amtsträger der Welt offenbart, was Schutz und Sicherheit, Ruhe und Frieden bewirkt; hoffentlich bleiben die Menschenkinder von den Übeln der Unterdrückung bewahrt. Er ist fürwahr der Beschützer, der Helfer, der den Sieg verleiht. Die Mitglieder von Gottes Haus der Gerechtigkeit haben die Pflicht, ihr Augenmerk bei Tag und bei Nacht auf das zu richten, was die Feder der Herrlichkeit für die Erziehung der Völker, den Aufbau der Nationen, den Schutz des Menschen und die Sicherung seiner Ehre aufleuchten ließ.

Das erste Ishráq

Als die Sonne der Weisheit am Horizont der heiligen Sendung Gottes aufging, tat sie diese allherrliche Äußerung: Wer Wohlstand besitzt und mit Macht und Amtsgewalt belehnt ist, muß der Religion die höchste Achtung schenken. Die Religion ist wahrlich ein strahlendes Licht und eine uneinnehmbare Feste für den Schutz und die Wohlfahrt aller Völker der Welt; denn die Gottesfurcht treibt den Menschen, sich fest an alles Gute zu halten und alles Böse zu meiden. Würde die Lampe der Religion verdunkelt, so wären Chaos und Verwirrung die Folge, und die Lichter der Redlichkeit und Gerechtigkeit, der Ruhe und des Friedens würden nicht länger scheinen. Dies wird jeder wahrhaft Verständige bezeugen.

Das zweite Ishráq

Wir haben der ganzen Menschheit befohlen, den Geringeren Frieden zu begründen – das sicherste aller Mittel für den Schutz der Menschenwelt. Die Herrscher der Welt sollten sich einmütig daran halten; denn dies ist das vortrefflichste Werkzeug, das Gewähr für Sicherheit und Wohlfahrt aller Völker und Nationen bieten kann. Sie sind wahrlich die Offenbarungen der Macht Gottes und die Morgenröten Seiner Allgewalt. Wir flehen zum Allmächtigen, Er möge ihnen gnädig helfen in dem, was dem Wohlergehen ihrer Untertanen förderlich ist. Eine vollständige Darlegung dieser Angelegenheit hat die Feder der Herrlichkeit schon früher verfaßt. Wohl denen, die danach handeln.

Das dritte Ishráq

Jeder hat die Pflicht, Gottes heilige Gebote zu halten, da sie der Lebensquell der Welt sind. Der Himmel göttlicher Weisheit wird von zwei Leuchten erhellt: Beratung und Barmherzigkeit, und das Königszelt der Weltordnung ist auf zwei Pfeilern errichtet: Lohn und Strafe.

Das vierte Ishráq

In dieser Offenbarung sind die Heerscharen, die sie zum Siege führen können, rühmliche Taten und ein aufrechter Charakter. Anführer und Befehlshaber dieser Heerscharen ist seit je die Gottesfurcht, die alle Dinge umfaßt und beherrscht.

Das fünfte Ishráq

Die Regierungen sollten sich völlig mit den Lebensverhältnissen ihrer Untertanen vertraut machen und ihnen nach Verdienst und Wert Ämter verleihen. Jeder Regent und Herrscher hat die Pflicht, diese Angelegenheit mit größter Sorgfalt zu verfolgen, damit nicht der Verräter das Amt des Getreuen an sich reiße, noch der Plünderer den Platz des Vertrauenswürdigen versehe. Unter den Beamten, die in der Vergangenheit dieses Größte Gefängnis verwalteten, waren manche – Gott sei gelobt – mit Gerechtigkeit geschmückt; aber was die anderen angeht, nehmen Wir Unsere Zuflucht zu Gott. Wir bitten den einen wahren Gott, sie alle zu führen, damit sie der Frucht des Glaubens und der Vertrauenswürdigkeit nicht verlustig gehen noch vom Lichte der Unparteilichkeit und der Gerechtigkeit ferngehalten bleiben.

Das sechste Ishráq

ist Einheit und Eintracht unter den Menschenkindern. Seit Anbeginn der Zeit ergießt das Licht der Einheit seinen göttlichen Strahlenglanz auf die Welt, und das wichtigste Mittel für die Förderung dieser Einheit ist, daß die Völker der Welt sich gegenseitig in Wort und Schrift verstehen. In früheren Sendschreiben haben Wir den Treuhändern des Hauses der Gerechtigkeit befohlen, entweder eine unter den heute bestehenden Sprachen auszuwählen oder eine neue einzuführen und ebenso eine allgemeine Schrift zu bestimmen; beide sollten in allen Schulen der Welt gelehrt werden. So wird die Erde als ein Land und eine Heimat betrachtet. Die herrlichste Frucht vom Baum der Erkenntnis ist dieses erhabene Wort: Ihr seid alle die Früchte eines Baumes und die Blätter eines Zweiges. Es rühme sich keiner, daß er sein Land liebt, weit eher, daß er das Menschengeschlecht liebt. In dieser Hinsicht haben Wir schon früher offenbart, was zum Wiederaufbau der Welt und zur Einheit der Nationen führt. Selig, wer dahin gelangt. Selig, wer danach handelt!

Das siebente Ishráq

Die Feder der Herrlichkeit gibt jedermann Ratschläge zur Unterweisung und Erziehung der Kinder. Seht, was der Wille Gottes bei Unserer Ankunft in der Gefängnisstadt offenbart und im Heiligsten Buche A90 aufgezeichnet hat. Jedem Vater ist die Unterweisung seines Sohnes und seiner Tochter in der Kunst des Lesens und Schreibens sowie allem, was im Heiligen Sendschreiben niedergelegt ist, zur Pflicht gemacht. Wer beiseite schiebt, was ihm geboten ist, dem müssen die Treuhänder abverlangen, was für die Unterweisung der Kinder erforderlich ist, sofern er Vermögen hat; wo nicht, fällt die Sache dem Haus der Gerechtigkeit anheim. Wahrlich, Wir haben es zu einer Zuflucht für die Armen und Bedürftigen gemacht. So jemand seinen Sohn oder den Sohn eines anderen aufzieht, ist es, als erziehe er einen Meiner Söhne. Mit ihm seien Meine Herrlichkeit, Meine Gnade, Meine Barmherzigkeit, die die Welt umfassen.

Das achte Ishráq

Der Abschnitt, den die Feder der Herrlichkeit nunmehr schreibt, gilt als Teil des Heiligsten Buches: Die Mitglieder von Gottes Haus der Gerechtigkeit sind mit den Angelegenheiten des Volkes betraut. Sie sind wahrlich die Treuhänder Gottes unter Seinen Dienern und die Morgenröten der Amtsgewalt in Seinen Landen.
O Volk Gottes! Was die Welt erzieht, ist die Gerechtigkeit, denn sie wird von zwei Säulen getragen: Lohn und Strafe. Diese beiden Säulen sind die Lebensquellen der Welt. Insofern es für jeden Tag ein neues Problem und für jedes Problem eine zweckmäßige Lösung gibt, sind solche Angelegenheiten dem Haus der Gerechtigkeit vorzulegen, damit dessen Mitglieder nach den Nöten und Erfordernissen der Zeit handeln. Die sich für Gott erheben, Seiner Sache zu dienen, sind Empfänger göttlicher Eingebung aus dem unsichtbaren Reich. Alle haben die Pflicht, ihnen zu gehorchen. Alle Staatsgeschäfte sind dem Haus der Gerechtigkeit vorzulegen; aber Gottesdienste müssen so gehalten werden, wie es Gott in Seinem Buch offenbart hat.
O Volk Bahás! Ihr seid die Dämmerorte der Liebe Gottes, die Morgenröten Seiner Gnade. Besudelt eure Zungen nicht mit Flüchen und Schmähreden auf irgendeine Seele und hütet eure Augen vor Unschicklichem. Tut dar, was ihr besitzet. Wird es günstig aufgenommen, ist euer Zweck erreicht; wo nicht, ist Widerspruch fruchtlos. Überlaßt diese Seele sich selbst und kehrt euch zum Herrn, dem Beschützer, dem Selbstbestehenden. Verursacht keinen Kummer, geschweige denn Zwietracht und Streit. Es ist zu hoffen, daß ihr im Schatten des Baumes Seines sanften Erbarmens wahre Erziehung erlangt und nach Gottes Wunsch handelt. Ihr seid alle die Blätter eines Baumes und die Tropfen eines Meeres.

Das neunte Ishráq

Das Ziel der Religion, wie sie vom Himmel des heiligen Willens Gottes offenbart ist, besteht darin, Einheit und Eintracht unter den Völkern der Welt zu stiften; macht sie nicht zur Ursache für Zwist und Streit. Die Religion Gottes und Sein göttliches Gesetz sind die machtvollsten Werkzeuge und die sichersten Mittel dafür, daß das Licht der Einheit zwischen den Menschen anbricht. Der Fortschritt der Welt, die Entwicklung der Nationen, die Ruhe der Völker und der Frieden aller Erdenbewohner gehören zu den Grundsätzen und Geboten Gottes. Die Religion schenkt dem Menschen die wertvollste aller Gaben, reicht ihm den Kelch des Wohlstands, verleiht ihm ewiges Leben und läßt unzerstörbare Wohltaten auf die Menschheit herniedergehen. Es geziemt den Oberhäuptern und Herrschern der Welt, besonders den Treuhändern von Gottes Haus der Gerechtigkeit, sich bis an die Grenzen ihrer Kraft zu mühen, um die Stellung der Religion zu sichern, ihre Interessen zu fördern und ihre Stufe in den Augen der Welt zu erhöhen. Desgleichen ist es ihre Pflicht, die Lebensverhältnisse ihrer Untertanen zu erforschen und sich mit den Belangen und Tätigkeiten der verschiedenen Gemeinschaften in ihren Herrschaftsbereichen vertraut zu machen. Wir rufen die Offenbarungen der Allmacht Gottes – die Herrscher und Regenten auf Erden – auf, sich zu regen und alles, was in ihrer Kraft steht, zu tun, um die Zwietracht zu bannen und die Welt mit dem Licht der Einheit zu erleuchten.
Jeder hat die Pflicht zu befolgen, was aus Unserer Erhabensten Feder floß, und sich fest daran zu halten. Gott, der Wahre, ist Mein Zeuge und jedes vorhandene Atom ist bewegt zu bekunden, daß die Mittel, die die Erhöhung, den Fortschritt, die Erziehung, den Schutz und die Wiederbelebung der Völker auf Erden bewirken, von Uns klar dargelegt und von der Feder der Herrlichkeit in den Heiligen Büchern und Sendbriefen offenbart worden sind.
Wir bitten Gott, Seinen Dienern gnädig beizustehen. Was dieser Unterdrückte von jedem erwartet, ist Gerechtigkeit und Redlichkeit. Keiner darf sich mit bloßem Zuhören begnügen; vielmehr sollte jeder darüber nachdenken, was dieser Unterdrückte offenbart hat. Ich schwöre bei der Sonne des Wortes, die hoch am Horizont über dem Reiche des Allerbarmers scheint: Wäre ein Ausleger oder Sprecher zu erkennen gewesen, hätten Wir Uns nicht der Kritik, dem Gespött und der Verleumdung des Volkes ausgesetzt.
Bei Unserer Ankunft im ‘Iráq fanden Wir die Sache Gottes im Todesschlaf versunken; kein Hauch göttlicher Offenbarung wehte. Die meisten Gläubigen waren schwach und entmutigt, ja völlig verloren und tot. Da geschah der zweite Posaunenstoß, worauf die Zunge der Größe die gesegneten Worte sprach: »Wir haben die Posaune zum zweiten Mal geblasen.«A91 So wurde die ganze Welt mit dem belebenden Hauch göttlicher Offenbarung und Eingebung erquickt.
Nun sind gewisse Seelen hinter den Schleiern hervorgestürzt in der Absicht, diesem Unterdrückten Leid zuzufügen. Sie haben die Ausgießung dieser unschätzbaren Gnadengaben behindert und geleugnet.
O ihr, die ihr rechtschaffen urteilt! Wenn diese Sache geleugnet werden kann, welche andere Sache in der Welt läßt sich dann vertreten oder der Annahme für würdig befinden?
Die der Sache Gottes den Rücken kehren, suchen fleißig die Heiligen Schriften dieser Offenbarung zu sammeln; durch Gebärden der Freundschaft haben sie bereits einige dieser Schriften von denen, die sie besaßen, an sich gebracht. Übrigens geben sie sich, wenn sie Anhängern einer anderen Religion begegnen, als deren Mitgläubige aus. Sprich: Sterbt in eurem Zorn! Wahrlich, Er ist mit solcher Allmacht erschienen, daß kein Mensch mit Sehvermögen und Gehör, mit Einsicht, Rechtsempfinden oder Redlichkeit Ihn jemals leugnen kann. Dies bezeugt zu dieser strahlenden Stunde die Feder Dessen, Der der Altehrwürdige der Tage ist.
O Jalíl! Mit dir sei Meine Herrlichkeit. Wir ermahnen die Geliebten Gottes, gute Taten zu vollbringen, auf daß ihnen gnädig geholfen werde und sie sich unerschütterlich an das halten, was vom Himmel Seiner Offenbarung herniedergesandt ist. Der Segen aus diesem göttlichen Wort fällt denen zu, die Seine Gebote halten. Wir bitten Gott, sie zu solchen Taten zu befähigen, die vor Ihm annehmbar und wohlgefällig sind; ihnen zu gewähren, daß sie unparteiisch handeln und Gerechtigkeit üben in dieser allbezwingenden Sache, sie mit Seinen Heiligen Schriften vertraut zu machen und ihre Schritte auf Seinen geraden Pfad zu lenken.
Unser Erhabener Vorläufer – möge das Leben aller außer Ihm um Seinetwillen geopfert werden – hat gewisse Gesetze offenbart; doch wurden im Reiche Seiner Offenbarung diese Gesetze von Unserer Billigung abhängig gemacht. Demzufolge hat dieser Unterdrückte einige dieser Gesetze in Kraft gesetzt, indem Er sie mit veränderten Worten in den Kitáb-i-Aqdas eingliederte. Andere hoben Wir auf. Er hält die Vollmacht in Händen. Er tut, was Er will, und verordnet, was Ihm gefällt. Er ist der Allmächtige, der Allgepriesene. Es gibt auch neu offenbarte Gesetze. Selig sind, die dazu gelangen. Selig sind, die Seine Gebote befolgen.
Das Volk Gottes sollte sich aufs äußerste mühen, daß das Feuer des Hasses und der Bosheit, das den Völkern und Geschlechtern in der Brust schwelt, durch die Lebenswasser weiser Rede und die Ermahnungen Dessen, Der die Sehnsucht der Welt ist, gelöscht und die Bäume menschlichen Seins mit wundersamen, köstlichen Früchten geschmückt werden. Er ist in Wahrheit der Ermahner, der Erbarmer, der Gabenreichste.
Seine Herrlichkeit, die mit ihrem Glanz am Himmelszelt der Großmut strahlt, ruhe auf euch, o Volk Bahás, auf jedem, der fest und standhaft ist, auf allen, die im Glauben sicher gegründet und mit wahrem Verständnis bekleidet sind.
Zu deiner Frage bezüglich des Zinses und Gewinns aus Gold und Silber: Vor einigen Jahren wurde aus dem Himmel des Allbarmherzigen zu Ehren dessen, der den Namen Gottes, den Würdentitel Zaynu’l-MuqarrabínA92, trägt – mit ihm sei die Herrlichkeit des Allherrlichen – der folgende Abschnitt offenbart. Er – gepriesen sei Sein Wort – spricht: Viele Menschen sind darauf angewiesen. Wenn es keine Aussicht auf Zinsertrag gäbe, würden deshalb die Geschäfte der Menschen zusammenbrechen oder durcheinander geraten. Nur selten findet man jemanden, der so viel Rücksicht für seinen Mitmenschen, seinen Landsmann oder selbst seinen Bruder, an den Tag legt und ihn derart zart umsorgt, daß er ihm bereitwillig ein zinsloses Darlehen zur Unterstützung gewährt.A93 Deshalb haben Wir zum Zeichen der Gunst für die Menschen verordnet, daß Schuldzinsen wie andere unter den Menschen übliche Geschäfte zu behandeln sind. Nachdem diese klare Verfügung nunmehr vom Himmel des Willens Gottes herniederkam, ist die Zinsnahme rechtens und angebracht, damit das Erdenvolk sich im Geiste der Freundschaft und Brüderlichkeit mit Freude und Frohsinn hingebungsvoll der Verherrlichung Seines Namens, der Meistgeliebte der ganzen Menschheit, widme. Wahrlich, Er verordnet nach Seiner Wahl. Er hat nunmehr Schuldzinsen rechtmäßig gemacht, wie Er sie in der Vergangenheit unrechtmäßig gemacht hatte.A94 In Seiner Hand hält Er das Reich der Allmacht. Er handelt und verordnet. Er ist fürwahr der Gebieter, der Allwissende.
Danke deinem Herrn, o Zaynu’l-Muqarrabín, für diese offenbare Gnadengabe.
Viele Geistliche in Persien ernähren sich von rechtswidrigen Gewinnen, die sie durch Wucher mit zahllosen Kniffen und Schlichen erlangen. Sie haben Mittel und Wege ersonnen, wie sie alledem den äußeren Anschein der Rechtmäßigkeit geben. Aus den Gesetzen und Geboten Gottes machen sie ein Spielzeug, und doch verstehen sie es nicht.
Diese Sache muß jedoch maßvoll und gerecht behandelt werden. Unsere Feder der Herrlichkeit verzichtet zum Zeichen der Weisheit und zum Vorteil des Volkes darauf, die Grenze festzulegen. Nichtsdestoweniger ermahnen Wir die Geliebten Gottes, gerecht und billig zu verfahren und zu tun, was die Freunde Gottes ermutigt, einander zartes Erbarmen und Mitleid zu bekunden. Er ist fürwahr der Ratgeber, der Mitleidvolle, der Gabenreichste. Gebe Gott, daß allen Menschen gnädig geholfen werde zu befolgen, was die Zunge des einen wahren Gottes sprach. Und wenn sie verwirklichen, was Wir darlegen, wird Gott – gepriesen sei Seine Herrlichkeit – ihren Anteil aus dem Himmel Seiner Großmut sicherlich verdoppeln. Wahrlich, Er ist der Großzügige, der Vergebende, der Mitleidvolle. Preis sei Gott, dem Erhabensten, dem Größten.
Trotz allem ist die Regelung dieser Angelegenheiten den Mitgliedern des Hauses der Gerechtigkeit anvertraut, damit sie nach den Erfordernissen der Zeit und den Eingebungen der Weisheit verfahren.
Noch einmal ermahnen wir alle Gläubigen, Gerechtigkeit und Redlichkeit walten zu lassen, aber auch Liebe und Zufriedenheit zu bekunden. Sie sind fürwahr das Volk Bahás, die Gefährten der Roten Arche. Mit ihnen sei der Friede Gottes, des Herrn aller Namen, des Schöpfers der Himmel.

Lawḥ-i-Ḥikmat (Das Tablet der Weisheit)

Dieses Sendschreiben war gerichtet an Áqá Muḥammad, einen bedeutenden Gläubigen aus der Stadt Qá’in, der den Ehrennamen Nabíl-i-Akbar erhielt (vgl. ‘Abdu’l-Bahá, Vorbilder der Treue, Kap. 1: »Nabíl-i-Akbar«). Ein anderer bedeutender Bahá’í aus Qá’in, Mullá Muḥammad-‘Alí, war als Nabíl-i-Qá’iní bekannt (vgl. ‘Abdu’l-Bahá, Vorbilder der Treue, Kap. 17: » Nabíl von Qá’in«).
Dies ist ein Lehrbrief, den der Allerbarmer aus dem Reich des Wortes herniedersendet. Er ist fürwahr ein Lebenshauch für die, so im Reiche der Schöpfung wohnen. Verherrlicht sei der Herr aller Welten! In diesem Lehrbrief wird des Mannes gedacht, der den Namen Gottes, seines Herrn, erhöht und in einem gewichtigen Sendschreiben Nabíl genannt ist.
O Muḥammad!A95 Höre auf die Stimme, die vom Reiche der Herrlichkeit ausgeht und laut aus dem himmlischen Baum hoch über dem Lande Za‘faránA96 ruft: »Wahrlich, es gibt keinen Gott außer Mir, dem Allwissenden, dem Weisen.« Sei du wie der Odem des Allbarmherzigen für die Bäume im Reiche des Seins: Fördere ihr Wachstum durch die Kraft des Namens deines Herrn, der Gerechte, der Allunterrichtete. Unser Wunsch ist es, dich mit allem vertraut zu machen, was dem Volke zur Mahnung dient, damit die Menschen ablegen, was unter ihnen im Schwange ist, und ihr Angesicht Gott, dem Herrn der Aufrichtigen, zukehren.
Wir ermahnen die Menschheit in diesen Tagen, da das Antlitz der Gerechtigkeit in Staub gehüllt ist, da hoch die Flammen des Unglaubens lodern und das Gewand der Weisheit zerrissen ist, da Ruhe und Treue verebben, Prüfungen und Drangsale aber heftig angeschwollen sind, da Bünde gebrochen und Bande zertrennt werden, da kein Mensch mehr weiß, wie er das Licht von der Finsternis, die Führung vom Irrtum unterscheiden soll.
O Völker der Welt! Gebt alles Böse auf und haltet fest, was gut ist. Strebt danach, der ganzen Menschheit leuchtende Beispiele zu bieten und Wahrzeichen der göttlichen Tugenden unter den Menschen zu sein. Wer sich aufmacht, Meiner Sache zu dienen, sollte Meine Weisheit offenbaren und alle Mühe darauf wenden, die Unwissenheit von der Erde zu verbannen. Seid einig in der Beratung, seid eins im Denken. Laßt jeden Morgen besser sein als den Abend davor und jeden neuen Tag reicher werden als den gestrigen. Des Menschen Vorzug liegt im Dienst und in der Tugend, nicht im Prunk des Wohllebens und des Reichtums. Habt acht, daß eure Worte rein sind von eitlem Wahn und weltlichen Lüsten und eure Taten von List und Argwohn. Vergeudet nicht den Reichtum eures kostbaren Lebens im Verfolg böser, verderbter Neigung, noch laßt eure Mühe völlig in der Förderung eurer eigenen Interessen aufgehen. Seid großzügig in Tagen der Fülle und geduldig in der Stunde des Verlustes. Auf Not kommt Erfolg, und Jubel folgt dem Wehe. Nehmt euch in acht vor Faulheit und Müßiggang, haltet euch an das, was der Menschheit, ob jung oder alt, hoch oder niedrig, Nutzen bringt. Hütet euch, das Unkraut des Zwistes unter die Menschen zu säen oder die Dornen des Zweifels in reine, strahlende Herzen zu pflanzen.
O ihr Geliebten des Herrn! Begeht nichts, was den klaren Fluß der Liebe verschmutzt oder den süßen Duft der Freundschaft tilgt. Bei der Gerechtigkeit des Herrn! Ihr seid erschaffen, einander Liebe zu bezeigen, nicht Eigensinn und Groll. Seid nicht stolz auf eure Eigenliebe, sondern auf die Liebe zu euren Mitgeschöpfen. Rühmt euch nicht der Liebe zu eurem Vaterland, sondern der Liebe zur ganzen Menschheit. Laßt euer Auge keusch, eure Hand getreu, eure Zunge wahr und euer Herz licht sein. Setzt nicht die Stufe der Gelehrten in Bahá herab und schmälert nicht den Rang solcher Herrscher, die Gerechtigkeit zwischen euch üben. Vertraut auf die Heerschar der Gerechtigkeit, legt den Harnisch der Weisheit an, schmückt euch mit Vergebung und Barmherzigkeit sowie mit allem, was den Begünstigten Gottes das Herz erfreut.
Bei Meinem Leben! Die Betrübnisse, die du erwähnst, haben Mich traurig gemacht. Achte nicht der Kinder dieser Welt und all ihrer Taten, sondern hefte deinen Blick auf Gott und seine immerwährende Herrschaft. Wahrlich, Er ruft dir in Erinnerung, was der Quell des Ergötzens für die ganze Menschheit ist. Trinke das lebenspendende Wasser seliger Freude aus dem Kelch des Wortes, den der Urquell göttlicher Offenbarung reicht – Er, der deiner in dieser mächtigen Feste gedenkt. Mühe dich bis an die Grenzen deiner Kräfte, weise und beredt dem Wort der Wahrheit Geltung zu verschaffen und die Falschheit vom Antlitz der Erde zu bannen. So befiehlt dir der Morgen göttlicher Erkenntnis an diesem leuchtenden Horizont.
O du, der du in Meinem Namen sprichst! Sieh das Volk und was es in Meinen Tagen angerichtet hat. Einem der Herrscher haben Wir offenbart, was alle Erdenbewohner überwältigt; Wir haben ihn aufgefordert, Uns den Gelehrten dieser Zeit gegenüberzustellen, damit Wir vor ihm selbst das Zeugnis Gottes, Seine Beweise, Seine Herrlichkeit und Majestät darlegen könnten; und damit hatten Wir nur das Allerbeste im Sinn. Aber er beging, was in den Städten der Gerechtigkeit und Billigkeit alle Einwohner wehklagen ließ. So ward das Urteil gefällt zwischen Mir und ihm. Wahrlich, dein Herr ist der Gesetzgeber, der Allunterrichtete. Wie kann sich unter den Umständen, die du siehst, der Himmelsvogel in die Lüfte göttlicher Geheimnisse emporschwingen, wenn seine Flügel mit den Steinen eitlen Wahns und grimmen Hasses zerschmettert werden, wenn er in einen Kerker aus hartem Fels geworfen ist? Bei der Gerechtigkeit Gottes! Das Volk hat ein schlimmes Unrecht verübt.
Was deine Bemerkung über den Anbeginn der Schöpfung anbelangt, so ist dies ein Gegenstand, über den die Auffassungen wegen der Verschiedenheiten der Gedanken und Blickpunkte auseinandergehen. Wolltest du behaupten, die Schöpfung habe immer bestanden und werde allzeit weiterbestehen, so wäre dies wahr; würdest du hingegen diejenige Vorstellung vertreten, die in den heiligen Schriften erwähnt ist, so gäbe es daran keinen Zweifel, denn sie ist von Gott, dem Herrn der Welten, offenbart. Er war fürwahr ein verborgener Schatz. Dies ist eine Stufe, die niemals beschrieben werden oder auch nur angedeutet werden kann. Und auf der Stufe des »Ich wünschte, Mich bekannt zu machen« war Gott; Seine Schöpfung bestand immer unter Seinem Schutz, vom Anfang an, der keinen Anfang hat, abgesehen davon, daß ihr ein VorseinA97 voranging, das nicht als Vorsein betrachtet werden kann und von einer Ursache begründet ist, die selbst für alle Gelehrten unerforschlich bleibt.
Was besteht, bestand zuvor, aber nicht in der Gestalt, in der du es heute wahrnimmst.A98 Die Welt des Seins entstand durch die WärmeA99, welche die VermischungA100 zwischen dem WirkendenA101 und dem Wirkung EmpfangendenA102 hervorrief. Beide sind gleich und doch verschieden. So unterrichtete dich die Große Verkündigung über dieses allherrliche Gefüge. Was wirkt und was die Wirkung empfängt, ist fürwahr beides durch das unwiderstehliche Wort Gottes erschaffen, das die Ursache der ganzen Schöpfung ist, während alles außer Seinem Wort erschaffen und bedingt ist. Wahrlich, dein Herr ist der Erklärer, der Allweise.
Wisse ferner, daß das Wort Gottes – gepriesen sei Seine Herrlichkeit – hoch und weit überlegen über allem steht, was die Sinne wahrnehmen können; denn es ist geheiligt über NaturA103 oder SubstanzA104. Es übersteigt die Grenzen der bekannten ElementeA105 und ist erhaben über alle wesentlichen, anerkannten SubstanzenA106. Es wurde offenbar ohne eine Silbe oder einen Laut und ist nichts anderes als der BefehlA107 Gottes, der alles Erschaffene durchdringt. Niemals war es der Welt des Seins vorenthalten. Es ist Gottes alldurchdringende Gnade, von der jedwede Gnade ausgeht, eine Wesenheit, die hoch über allem steht, was war und sein wird.
Nur ungern verbreiten Wir uns über diesen Gegenstand, da die Ungläubigen die Ohren auf uns richten, um Worte zu hören, die sie in die Lage versetzen, an Gott, dem Helfer in Gefahr, dem Selbstbestehenden, herumzunörgeln. Außerstande, die Geheimnisse der Erkenntnis und Weisheit zu erlangen, wie sie der Urquell göttlichen Glanzes enträtselt, erheben sie ihren Protest und machen großes Geschrei. Allerdings wenden sie sich gegen das, was sie begreifen, nicht gegen die Darlegungen des göttlichen Erklärers oder gegen die Wahrheiten, die der eine wahre Gott, der Kenner des Unsichtbaren, vermittelt. Alle ihre Einwände fallen auf sie zurück, und Ich schwöre bei deinem Leben, sie sind jeden Verständnisses bar.
Jedes Ding muß zwangsläufig einen Ursprung haben, jedes Bauwerk einen Baumeister. Wahrlich, das Wort Gottes ist die Ursache, die der Welt des SeinsA108 vorangeht – einer Welt, die mit dem Strahlenglanz des Altehrwürdigen der Tage geschmückt ist, aber zu allen Zeiten erneuert wird und neu ersteht. Unermeßlich erhaben ist der Gott der Weisheit, der dieses hehre Gefüge errichtet hat.
Betrachte die Welt und denke eine Weile darüber nach. Sie entschleiert das Buch ihres eigenen Selbstes vor deinen Augen und offenbart, was die Feder deines Herrn, des Gestalters, des Allwissenden, hineingeschrieben hat. Sie will dich mit allem vertraut machen, was in ihr und auf ihr ist, und dir klare Darlegungen geben, um dich von noch so beredten Auslegern unabhängig zu machen.
Sprich: Die Natur ist in ihrem Wesen die Verkörperung Meines Namens, der Gestalter, der Schöpfer. A109 Ihre Offenbarungen sind verschiedenartig durch verschiedene Ursachen, und in dieser Verschiedenartigkeit sind Zeichen für urteilsfähige Menschen. Die Natur ist Gottes Wille, dessen Ausdruck in der bedingten WeltA110 und durch diese. Sie ist Teil des Waltens der Vorsehung, verordnet von dem Verordner, dem Allweisen. Wollte jemand erklären, sie sei Gottes Wille, wie er sich in der Welt des Seins offenbart, so könnte keiner diese Behauptung anzweifeln. Sie ist mit einer Kraft begabt, deren Wirklichkeit die Gelehrten nicht begreifen können. Der Einsichtsvolle kann fürwahr nichts in ihr wahrnehmen als den Strahlenglanz Unseres Namens, der Schöpfer. Sprich: Dies ist ein Dasein, das keinen Niedergang kennt, und die Natur selbst ist erstaunt ob seiner Offenbarungen, seiner zwingenden, augenfälligen Beweise und seines Strahlenglanzes, wie sie das Weltall umschließen.
Es steht dir schlecht an, wenn du den Blick auf frühe oder jüngere Zeiten zurückwendest. Erwähne diesen Tag Gottes und verherrliche, was an ihm erschienen ist. Es wird fürwahr der ganzen Menschheit genügen. In der Tat lassen Darlegungen und Vorträge zur Erläuterung solcher Dinge die Gemüter erkalten. Es geziemt dir, so zu reden, daß die Herzen der wahrhaft Gläubigen entflammt werden und ihre Leiber sich aufschwingen.
Wer heute fest an die Wiedergeburt des Menschen glaubt und sich voll bewußt ist, daß Gott, der Erhabenste, höchste Überlegenheit und absolute Allmacht über diese neue Schöpfung übt, wahrlich, ein solcher Mensch wird zu denen gezählt, die mit Einsicht in diese größte Offenbarung begabt sind. Dies bezeugt jeder urteilsfähige Gläubige.
Wandle hoch über der Welt durch die Macht des Größten Namens, auf daß du der uralten Geheimnisse gewahr werdest und kennenlernst, was noch keiner kennt. Wahrlich, dein Herr ist der Helfer, der Allkennende, der Allunterrichtete. Sei wie eine Schlagader, die durch den Leib der ganzen Schöpfung pulsiert, damit durch die Wärme, die solche Bewegung schafft, erscheine, was die Herzen der Zauderer belebt.
Zu der Zeit, da Wir hinter tausend Lichtschleiern verborgen waren, warst du vertraut mit Mir; du schautest die Himmelsleuchten Meiner Weisheit und hörtest die Meereswellen Meiner Rede wogen. Wahrlich, dein Herr ist der Wahrhaftige, der Getreue. Groß ist fürwahr der Segen dessen, der zu den freizügigen Ausgießungen dieses Meeres gelangt ist in den Tagen seines Herrn, des Großmütigsten, des Allweisen.
Während Unseres Aufenthaltes im ‘Iráq weilten Wir im Hause eines Mannes namens Majíd. Dort legten Wir dir die Geheimnisse der Schöpfung, ihren Ursprung, ihren Gipfelpunkt und ihre Ursache dar. Seit Unserer Abreise haben Wir Uns jedoch auf die Versicherung beschränkt: »Wahrlich, es gibt keinen Gott außer Mir, dem Ewigvergebenden, dem Großmütigen.«
Lehre die Sache Gottes mit solcher Rede, daß die Büsche entflammt werden und der Ruf »Wahrlich, kein Gott ist außer Mir, dem Allmächtigen, dem Unumschränkten« aus ihnen erschallt. Sprich: Menschliche Rede will ihrem Wesen nach Einfluß üben und bedarf deshalb der Mäßigung. Ihr Einfluß ist durch Feinheit bedingt, die wiederum von losgelösten, reinen Herzen abhängt. Ihre Mäßigung muß mit Takt und Weisheit gepaart sein, wie es in den Heiligen Büchern und Sendbriefen vorgeschrieben ist. A111 Sinne nach über das, was herniedergeströmt ist vom Himmel des Willens deines Herrn, des Quells aller Gnade, damit du die gewollte Bedeutung begreifest, die in den geweihten Tiefen der Heiligen Schriften verwahrt ist.
Die Gott leugnen und sich fest an die Natur als solche klammern, sind wahrlich der Erkenntnis und der Weisheit bar. Sie gehören zu denen, die weitab in der Irre schweifen. Sie haben den hohen Gipfel nicht erreicht und das letzte Ziel verfehlt; deshalb wurden ihnen die Augen geschlossen, und ihre Gedanken liefen auseinander, während ihre Führer ehedem an Gott und an Seine unüberwindliche Souveränität glaubten. Dies bezeugt dein Herr, der Helfer in Gefahr, der Selbstbestehende.
Als im Osten die Augen des Volkes von den Künsten und Wundern des Westens gefangengenommen wurden, da schweiften sie irregeworden in der Wildnis stofflicher Ursachen, des Einen vergessend, der der Verursacher der Ursachen und ihr Erhalter ist. Solche Menschen aber, die Quell und Born der Weisheit waren, leugneten niemals den bewegenden Antrieb hinter diesen Ursachen, deren Schöpfer oder Ursprung. Dein Herr weiß es, aber die meisten Menschen wissen es nicht.
Und nun haben Wir Uns um Gottes, des Herrn der Namen, willen zur Aufgabe gemacht, in diesem Sendbrief einige Berichte über die WeisenA112 zu erwähnen, damit dem Volke die Augen geöffnet werden und alle ganz gewiß seien, daß Er fürwahr der Gestalter, der Allmächtige, der Schöpfer, der Begründer, der Allwissende, der Allweise ist.
Anerkanntermaßen sind die zeitgenössischen Gelehrten sehr befähigt in Philosophie, Künsten und Gewerben; aber wollte jemand mit scharfem Auge beobachten, würde er leicht begreifen, daß diese Erkenntnis zumeist von den Weisen der Vergangenheit erworben ist, denn diese haben die Grundlagen der Philosophie gelegt, ihr Gebäude errichtet und mit starken Säulen untermauert. So unterrichtet dich dein Herr, der Altehrwürdige der Tage. Die Weisen erwarben ehedem ihre Erkenntnis von den Propheten, da diese die Ausleger göttlicher Philosophie und die Offenbarer himmlischer Geheimnisse waren. Die Menschen tranken die kristallenen Lebenswasser ihrer Rede, während andere sich mit dem Bodensatz befriedigten. Jedermann erhält einen Anteil nach seinem Maß. Wahrlich, Er ist der Ausgleichende, der Weise.
Empedokles, der sich in der Philosophie hervortat, war ein Zeitgenosse Davids, während Pythagoras in den Tagen Salomons, des Sohnes Davids, lebte und Weisheit aus dem Schatz des Prophetentums erwarb. Er behauptete, das Raunen der Himmel gehört und die Stufe der Engel erreicht zu haben. In Wahrheit wird dein Herr alles klar darlegen, wenn es Ihm gefällt. Wahrlich, Er ist der Weise, der Alldurchdringende.
Das Wesen und die Grundlagen der Philosophie stammen von den Propheten. Daß die Menschen sich im Hinblick auf die inneren Bedeutungen und Geheimnisse der Philosophie voneinander unterscheiden, ist der Verschiedenartigkeit ihrer Ansichten und ihres jeweiligen Verstandes zuzuschreiben. Wir möchten dir folgendes erzählen: Einmal gab einer der Propheten Seinem Volk weiter, was der Allmächtige Herr Ihm eingegeben hatte. Wahrlich, dein Herr ist der Eingeber, der Gnädige, der Erhabene. Als der Springquell weiser Beredsamkeit aus dem Born Seiner Worte strömte und der Wein göttlichen Wissens alle berauschte, die Seine Schwelle gesucht hatten, da rief Er: »Siehe da! Alle sind vom Geist erfüllt.« Im Volk aber war einer, der sich an diese Feststellung klammerte und, von seinem eigenen Wahn getrieben, die Idee ersann, daß der Geist buchstäblich in den Leib eindringt oder hineinfährt. In langen Abhandlungen brachte er Beweise vor, diese Vorstellung zu untermauern, und Gruppen des Volkes folgten seinen Fußstapfen. Ihre Namen hier zu erwähnen oder dir einen umfassenden Bericht zu geben, wäre weitschweifig und brächte uns vom Hauptthema ab. Wahrlich, dein Herr ist der Allweise, der Allkennende. Aber es gab auch denjenigen, der an dem erlesenen Wein teilhatte, erschlossen und entsiegelt von der Zunge Dessen, Der der Enthüller ist der Verse deines Herrn, des Gnädigen, des Großzügigsten.
Wahrlich, die Philosophen haben den Altehrwürdigen der Tage nicht geleugnet. Die meisten von ihnen beklagten bei ihrem Hinscheiden ihr Unvermögen, Sein Geheimnis auszuloten, wie manche dies bezeugt haben. Wahrlich, dein Herr ist der Berater, der Allunterrichtete.
Denke an Hippokrates, den Arzt.

Er war einer der hervorragenden Philosophen, die an Gott glaubten und Seine Herrschaft anerkannten.

Nach ihm kam Sokrates, der fürwahr weise, gebildet und rechtschaffen war.

Er übte Selbstverleugnung, zügelte seine Lust auf selbstische Wünsche und kehrte sich ab von irdischen Vergnügungen.

Er zog sich in die Berge zurück, wo er in einer Höhle hauste.

Er brachte die Menschen davon ab, Götzen anzubeten, und lehrte sie den Pfad Gottes, des Herrn der Barmherzigkeit, bis sich die Unwissenden gegen ihn erhoben.

Sie nahmen ihn fest und brachten ihn im Gefängnis zu Tode.

So berichtet dir diese dahinfliegende Feder.

Welch durchdringende Schau der Philosophie hatte dieser vortreffliche Mann!

Er ist von allen Philosophen der Hervorragendste und ein großer Weiser.

Wir bezeugen, daß er ein Held auf diesem Felde ist, ein hervorragender, der Weisheit ergebener Kämpe.

Er hatte gründliche Kenntnis der Wissenschaften, die unter den Menschen geläufig waren, wie auch derjenigen, die vor ihrem Geist verschleiert waren.

Mich dünkt, er trank einen vollen Zug, als das Größte Meer mit schimmernden Lebenswassern brandete.

Er hatte Kenntnis von der besonderen, der ausgewogenen und der bezwingenden Natur, die wahrlich dem menschlichen Geiste am meisten ähnelt.

Er hat sie aus der SubstanzA113 heraus entwickelt.

Es gibt eine besondere Erklärung zu diesem bedeutsamen Thema.

Würdest du die Weltweisen dieser Generation über seine Darlegung befragen, müßtest du bezeugen, daß sie unfähig sind, diese zu begreifen.

Wahrlich, dein Herr spricht die Wahrheit, aber die meisten Menschen verstehen nicht.
Nach Sokrates kam der göttliche Plato, der sein Schüler war und als sein Nachfolger den Thron der Philosophie einnahm. Er bezeugte seinen Glauben an Gott und an Seine Zeichen, die alles durchdringen, was war und sein wird. Dann kam Aristoteles, der berühmte Mann der Wissenschaft. Er entdeckte die Kraft gasförmiger Stoffe. Diese Männer, die als Führer des Volkes hervorragen und berühmt sind, bekundeten alle ihren Glauben an das unsterbliche Wesen, das die Zügel aller Wissenschaften in Seinem Griff hält.
Ich werde auch das Bittgebet für dich anführen, das Balínús sprach, der vertraut war mit den Theorien des Vaters der Philosophie über die Geheimnisse der Schöpfung, dargelegt auf seinen smaragdenen Tafeln, auf daß jedermann volle Gewißheit in allem erlange, was Wir dir erläutern in diesem offenbaren Sendbrief, der, mit der Hand des rechten Maßes und des Wissens gehalten, den Geist des Lebens zur Erfrischung alles Erschaffenen verströmen wird. Groß ist der Segen dessen, der in diesem Meere schwimmt und den Lobpreis seines Herrn, des Gnädigen, des Meistgeliebten, feiert. Fürwahr, der Hauch göttlicher Offenbarung strömt so aus den Versen deines Herrn, daß keiner ihre Wahrheit bestreiten kann, jene ausgenommen, welche des Gehörs, der Schau, des Verständnisses und jeder menschlichen Fähigkeit ermangeln. Wahrlich, dein Herr bezeugt dies, und doch versteht es das Volk nicht.
Dieser Mann sprach: »Ich bin Balínús, der Weise, der Wundertäter, der Hersteller von Talismanen.« Er übertraf jeden anderen in der Verbreitung von Künsten und Wissenschaften und schwang sich auf zu den höchsten Höhen der Bescheidenheit und des demütigen Bittens. Höre, was er sagte, zu dem Allbesitzenden, dem Erhabensten flehend: »Ich stehe in der Gegenwart meines Herrn, lobpreise Seine Segnungen und Gnadengaben und huldige Ihm mit der Huldigung, die Er Seinem eigenen Selbst erweist, auf daß ich ein Quell der Gnade und der Führung werde für die Menschen, die meine Worte anerkennen.« Und weiter spricht er: »O Herr! Du bist Gott, und es gibt keinen Gott außer Dir. Du bist der Schöpfer, und es ist kein Schöpfer neben Dir. Hilf mir mit Deiner Gnade und stärke mich. Mein Herz ist in Angst geraten, meine Glieder zittern, ich habe den Verstand verloren, und der Geist hat mich verlassen. Verleihe mir Stärke und befähige meine Zunge, mit Weisheit zu reden.« Und schließlich sagt er: »Du bist in Wahrheit der Wissende, der Weise, der Machtvolle, der Barmherzige.« Dieser Weise wurde über die Geheimnisse der Schöpfung unterrichtet; er kam dem tiefen Sinn auf den Grund, der in den hermetischen Schriften verborgen liegt.A114
Weiter möchten Wir nichts dazu sagen, sondern nur wiedergeben, was der Geist Meinem Herzen einflößt. Wahrlich, es gibt keinen Gott außer Ihm, dem Wissenden, dem Mächtigen, dem Helfer in Gefahr, dem Erhabensten, dem Allgepriesenen. Bei Meinem Leben! An diesem Tag ist es der himmlische Baum leid, der Welt anderes zu verkünden als die Versicherung: »Wahrlich, es gibt keinen Gott außer Mir, dem Unvergleichlichen, dem Allunterrichteten.«
Hegte Ich nicht so große Liebe zu dir, Ich hätte kein einziges Wort von dem zuvor Erwähnten geäußert. So schätze denn den Wert dieser Stufe und bewahre ihn, wie du dein Augenlicht bewahrst, und gehöre zu den wahrhaft Dankbaren.
Du weißt sehr wohl, daß Wir die Bücher nicht lasen, welche die Menschen besitzen, und die Gelehrsamkeit nicht erwarben, die unter ihnen geläufig ist. Und doch: Wann immer Wir die Aussprüche der Gebildeten und der WeisenA115 anzuführen wünschen, erscheint augenblicks vor dem Antlitz deines Herrn in der Gestalt einer Tafel all das, was in der Welt erschienen und in den Heiligen Büchern und Schriften offenbart ist. So senden Wir in Schriftform hernieder, was das Auge wahrnimmt. Wahrlich, Sein Wissen umschließt die Erde und die Himmel.
Dies ist ein Sendbrief, darin die Feder des Unsichtbaren die Kenntnis all dessen verzeichnet, was war und was sein wird – eine Kenntnis, die nur Meine wundersame Zunge auslegen kann. Fürwahr, Mein Herz, wie es in sich besteht, ist durch Gott gereinigt von den Begriffen der Gelehrten und geheiligt über die Worte der Weltweisen. Wahrlich, es spiegelt nichts als die Offenbarungen Gottes. Dies bezeugt die Zunge der Größe in diesem deutlichen Buche.
Sprich: O Volk der Erde! Habet acht, daß euch nicht die Beschäftigung mit der Weisheit von deren Urquell ausschließe oder euch von ihrem Aufgangsort fernhalte. Richtet eure Herzen auf euren Herrn, den Erzieher, den Allweisen.
Jedem Lande haben Wir einen Anteil verschrieben, jedem Anlaß einen angemessenen Beitrag, jeder Verkündigung die rechte Zeit und jeder Lebenslage den passenden Ausspruch. Denke an Griechenland. Wir machten es zum Thron der Weisheit für eine lange Zeit. Als aber die festgesetzte Stunde schlug, da wurde sein Thron gestürzt, seine Zunge verstummte, sein Licht verdämmerte und sein Banner wurde eingeholt. So geben und so nehmen Wir. Wahrlich, dein Herr ist Der, welcher verleiht und entzieht, der Mächtige, der Kraftvolle.
In jedem Land haben Wir eine Leuchte der Erkenntnis aufgerichtet, und wenn die vorherbestimmte Zeit naht, wird sie hell strahlen an seinem Horizont, wie es Gott befiehlt, der Allwissende, der Allweise. Wäre es Unser Wille, könnten Wir dir beschreiben, was es in jedem Lande gibt und was dort geschehen ist. Fürwahr, das Wissen deines Herrn durchdringt die Himmel und die Erde.
Alsdann wisse, daß die Menschen ehedem Dinge schufen, welche die Gelehrten heutzutage nicht zu schaffen vermögen. Wir erinnern dich an Martos, der einer der Gelehrten war. Er erfand einen Apparat, der den Schall auf eine Entfernung von sechzig Meilen übermittelte. Neben ihm gab es andere, die Dinge entdeckten, wie sie niemand in diesem Zeitalter gesehen hat. Wahrlich, dein Herr offenbart in jeder Epoche, was Ihm gefällt, als ein Zeichen Seiner Weisheit. Er ist fürwahr der höchste Verordner, der Allweise.
Niemals wird ein wahrer Philosoph Gott oder Seine augenfälligen Beweise leugnen; vielmehr wird er Gottes Herrlichkeit und Seine allbezwingende Majestät, die alles Erschaffene überschatten, anerkennen. Wahrlich, Wir lieben diejenigen Gelehrten, die ans Licht bringen, was das Wohl der Menschheit fördert, und Wir helfen ihnen mit der Kraft Unseres Geheißes; denn Wir sind durchaus imstande, Unser Ziel zu erreichen.
Hütet euch, o Meine Geliebten, die Verdienste Meiner gelehrten Diener gering zu achten, derer, die Gott gnädig erwählt hat, Träger Seines Namens, ›der Gestalter‹, inmitten der Menschheit zu sein. Mühet euch aufs äußerste, Fertigkeiten und Unternehmungen zu entwickeln, von denen jedermann, jung oder alt, Nutzen zieht. Nichts haben Wir mit den Unwissenden zu tun, die sich einbilden, es bedeute Weisheit, seinem eitlen Wahn freien Lauf zu lassen und Gott, den Herrn aller Menschen, zu leugnen, wie Wir es von manchen Achtlosen heutzutage hören.
Sprich: Der Anbeginn der Weisheit und ihr Ursprung ist anzuerkennen, was Gott deutlich darlegt, weil dessen Kraft die Staatskunst, Schutz und Schirm für den Leib der Menschheit, auf eine feste Grundlage stellt. Denke eine Weile nach, damit du wahrnimmst, was Meine erhabenste Feder in diesem wundersamen Sendbrief verkündet. Sprich: Alles PolitischeA116, was ihr erörtert, fällt unter den Schatten eines der Worte, die vom Himmel Seiner ruhmreichen, Seiner erhabenen Rede herniedergesandt sind. So haben Wir dir berichtet, was dein Herz erhellt, deine Augen tröstet und dich befähigt aufzustehen, um Seine Sache inmitten aller Völker zu fördern.
O Mein Nabíl! Laß dich durch nichts betrüben, sondern frohlocke in überschäumender Freude, da Ich deines Namens gedachte, Mein Herz und Mein Angesicht dir zuwandte und mit dir Zwiesprache hielt durch diese unwiderlegliche, diese gewichtige Abhandlung. Sinne nach in deinem Herzen über die Trübsale, die Ich erdulde, die Haft und Gefangenschaft, die Ich ertrage, die Leiden, die Mich befallen, und die Anschuldigungen, die das Volk gegen Mich erhebt. Siehe, sie sind fürwahr in einen dichten Schleier gehüllt.
Als der Redestrom diesen Stand erreichte, brach der Morgen göttlicher Geheimnisse an, und das Licht der Äußerung wurde gelöscht. Möge Seine Herrlichkeit auf dem Volk der Weisheit ruhen, wie es Er, der Allmächtige, der Allgepriesene, geboten hat.
Sprich: verherrlicht sei Dein Name, o Herr, mein Gott! Ich flehe zu Dir bei Deinem Namen, durch den der Glanz des Lichtes der Weisheit hell erstrahlte, als die Himmel göttlicher Rede inmitten der Menschheit bewegt wurden, hilf mir gnädig mit Deinen himmlischen Bestätigungen und befähige mich, Deinen Namen unter Deinen Dienern zu preisen.
O Herr! Ich wende mein Angesicht Dir zu, trenne mich von allem außer Dir und halte mich fest an den Saum des Gewandes Deiner mannigfachen Segnungen. So löse denn meine Zunge, daß ich verkünde, was die Gemüter der Menschen in Bann schlägt, was ihnen Herz und Geist frohlocken läßt. Stärke mich so sehr in Deiner Sache, daß mich die Übermacht der Unterdrücker unter Deinen Geschöpfen nicht behindert und der Angriff der Ungläubigen unter den Bewohnern Deines Reiches nicht abhält. Mache mich zu einer Leuchte, die durch Deine Lande strahlt, auf daß alle, in deren Herzen das Licht Deiner Erkenntnis und die Sehnsucht nach Deiner Liebe glimmen, von ihrem Glanze geführt werden.
Wahrlich, Du bist mächtig zu tun, was Du willst, und in Deinem Griff hältst Du das Reich der Schöpfung. Es gibt keinen Gott außer Dir, dem Allmächtigen, dem Allweisen.

Aṣl-i-Kullu’l-Khayr (Worte der Weisheit)A117

Im Namen Gottes, des Erhabensten, des Höchsten!
Die Quelle alles Guten ist Vertrauen in Gott, Unterwerfung unter Sein Gebot und Zufriedenheit mit Seinem heiligen Willen und Wohlgefallen.
Das Wesen der Weisheit ist die Gottesfurcht, die Angst vor Seiner Rute und Strafe, die rasche Wahrnehmung Seiner Gerechtigkeit und Seines Geheißes.
Das Wesen der Religion ist zu bezeugen, was der Herr offenbarte, und zu befolgen, was Er in Seinem mächtigen Buch verordnete.
Die Quelle allen Ruhmes ist anzunehmen, was der Herr verleiht, und zufrieden zu sein mit dem, was Gott verfügt.
Das Wesen der Liebe ist für den Menschen, sein Herz dem Geliebten zuzukehren, sich von allem außer Ihm zu lösen und nichts anderes als sein Herr zu wünschen.
Wahres Gedenken ist, den Herrn, den Allgepriesenen, zu erwähnen und alles außer Ihm zu vergessen.
Wahre Zuversicht ist für den Diener, seinen beruflichen Pflichten in dieser Welt nachzugehen, sich fest an den Herrn zu halten und nur Seine Gnade zu suchen; denn in Seinen Händen liegen die Geschicke aller Seiner Diener.
Das Wesen der Loslösung ist für den Menschen, das Angesicht dem Hofe des Herrn zuzuwenden, in Seine Gegenwart zu treten, Sein Antlitz zu schauen und als Zeuge vor Ihm zu stehen.
Das Wesen der Vernunft ist, die eigene Armut zu bezeugen und sich in den Willen des Herrn, des unabhängigen Herrschers, des Gnädigen, des Allmachtvollen, zu fügen.
Die Quelle des Mutes und der Macht ist die Verbreitung des Wortes Gottes und die Standhaftigkeit in Seiner Liebe.
Das Wesen der Nächstenliebe ist für den Diener, von den Segnungen seines Herrn zu berichten und Ihm allezeit und in jeder Lage Dank zu sagen.
Das Wesen des Glaubens ist, wenig Worte zu machen und eine Fülle von Taten aufzuweisen. Wisse fürwahr, daß für den, der mehr redet, als er tut, der Tod besser ist als sein Leben.
Das Wesen wahrer Sicherheit ist, Schweigen zu wahren, auf das Ende der Dinge zu sehen und der Welt zu entsagen.
Der Anbeginn der Großmut ist, daß der Mensch seinen Reichtum für sich, seine Familie und die Armen unter seinen Glaubensbrüdern ausgibt.
Das Wesen des Wohlstandes ist die Liebe zu Mir. Wer Mich liebt, besitzt alles, und wer Mich nicht liebt, gehört fürwahr zu den Armen und Bedürftigen. Dies ist, was der Finger der Herrlichkeit und des Glanzes offenbart.
Die Quelle alles Bösen ist für den Menschen, sich von Seinem Herrn abzuwenden und sein Herz an Gottloses zu hängen.
Das am heftigsten brennende Feuer ist, die Zeichen Gottes in Frage zu stellen, was Er offenbarte, eitel in Zweifel zu ziehen, Ihn zu leugnen und sich stolz vor Ihm zu brüsten.
Die Quelle aller Bildung ist die Erkenntnis Gottes, erhaben sei Seine Herrlichkeit! Diese Erkenntnis kann nur durch die Erkenntnis Seiner göttlichen Manifestation erlangt werden.
Das Wesen der Erniedrigung ist, den Schatten des Barmherzigen zu verlassen und seine Zuflucht beim Bösen zu suchen.
Die Quelle des Irrtums ist, nicht an den einen wahren Gott zu glauben, sich auf anderes als Ihn zu verlassen und Sein Gebot zu fliehen.
Wahren Verlust erleidet, wer seine Tage in völliger Unkenntnis über sein wahres Selbst verbringt.
Das Wesen all dessen, was Wir für dich offenbarten, ist die Gerechtigkeit. Sie bedeutet für den Menschen, daß er sich von eitlem Wahn und Nachahmung frei mache, mit dem Auge der Einheit das herrliche Werk Seiner Hände schaue und mit forschendem Blick in alles eindringe.
Also haben Wir dich unterwiesen und dir Worte der Weisheit offenbart, auf daß du dem Herrn, deinem Gott, dankbar seiest und dich damit unter allen Völkern rühmest.

Lawḥ-i-Maqṣúd (Das Sendschreiben an Maqṣúd)

Aus Ehrfurcht pflegten die Bahá’í, statt sich an Bahá’u’lláh unmittelbar zu wenden, an Seinen Sekretär, Mírzá Áqá Ján mit den Beinamen ›Diener Gottes‹ und ›Kammerdiener‹ zu schreiben. Die Antwort hatte dann die Form eines Briefes von Mírzá Áqá Ján mit Zitaten von Bahá’u’lláh. Tatsächlich war sie aber völlig von Bahá’u’lláh diktiert. Somit sind alle Teile des Sendschreibens, selbst die angeblichen Worte des Mírzá Áqá Ján, von Bahá’u’lláh offenbarte Heilige Schrift. Das Sendschreiben an Maqṣúd hat diese Form. Es war gerichtet an Mírzá Maqṣúd, einen frühen Gläubigen, der in Damaskus und Jerusalem lebte.
Er ist Gott, erhaben ist Er, der Herr der Majestät und Allmacht.
Ein Lobpreis, der hoch über jeder Erwähnung oder Beschreibung steht, kommt dem Angebeteten zu, dem Besitzer alles Sichtbaren und alles Unsichtbaren, der den Ersten Punkt befähigt hat, unzählige Bücher und Lehrbriefe zu offenbaren, und der durch die Kraft Seines erhabenen Wortes die ganze Schöpfung, die frühe wie die jüngst geschaffene, ins Dasein rief. Auch sendet Er in jedem Zeitalter und Zyklus nach Seiner alles überragenden Weisheit einen göttlichen Boten, die verzagten, entmutigten Seelen mit dem Lebenswasser Seiner Rede neu zu beleben. Er ist fürwahr der Erklärer, der wahre Ausleger; denn der Mensch ist unfähig zu begreifen, was der Feder der Herrlichkeit entströmt und in Seinen himmlischen Büchern verzeichnet ist. Zu allen Zeiten und in jeder Lebenslage brauchen die Menschen jemanden, der sie ermahnt, führt, lehrt und erzieht. Deshalb sendet Er Seine Boten, Seine Propheten und Erwählten, auf daß sie das Volk mit der göttlichen Absicht vertraut machen, die der Offenbarung von Büchern und der Berufung von Boten zugrundeliegt, und jedermann sich bewußt werde, was in jedweder menschlichen Seele als Treugut Gottes verborgen ruht.
Der Mensch ist der höchste Talisman.

Der Mangel an geeigneter Erziehung hat ihn jedoch dessen beraubt, was er seinem Wesen nach besitzt.

Durch ein Wort, das aus dem Munde Gottes hervorging, wurde er ins Dasein gerufen.

Durch ein weiteres Wort ward er dazu geführt, den Quell seiner Erziehung zu erkennen.

Durch wieder ein anderes Wort wurden seine Stufe und seine Bestimmung sichergestellt.

Das Erhabenste Wesen spricht:

Betrachte den Menschen als ein Bergwerk, reich an Edelsteinen von unschätzbarem Wert.

Nur die Erziehung kann bewirken, daß es seine Schätze enthüllt und die Menschheit daraus Nutzen zu ziehen vermag.

Jeder Mensch, der darüber nachsinnt, was die aus dem Himmel des heiligen Willens Gottes herabgesandten Schriften offenbart haben, wird leicht erkennen, wie es ihr Ziel ist, daß alle Menschen als eine Seele betrachtet werden sollen, damit das Siegel mit den Worten »Das Reich wird Gottes sein«Q18 jedem Herzen aufgeprägt werde, und das Licht göttlicher Großmut, Gnade und Barmherzigkeit die ganze Menschheit umhülle.

Der eine wahre Gott – gepriesen sei Seine Herrlichkeit – wünscht nichts für sich selbst.

Ihm nützt weder die Untertanentreue der Menschheit noch schadet Ihm ihre Verderbtheit.

Der Vogel aus dem Reiche der Äußerung erhebt unaufhörlich diesen Ruf:

»Alle Dinge habe Ich für dich gewollt, und auch dich um deiner selbst willen.« Wenn die Gelehrten und Weltweisen dieser Zeit der Menschheit gestatteten, den Duft der Verbundenheit und Liebe einzuatmen, würde jedes verständige Herz die Bedeutung wahrer Freiheit begreifen und das Geheimnis ungetrübten Friedens und vollkommener Seelenruhe entdecken.

Würde die Erde diesen Stand der Dinge erreichen und von seinem Lichte erleuchtet, dann könnte man wahrlich von ihr sagen:

»Du wirst auf ihr weder Tiefen noch Höhen sehen.«Q19
Segen und Frieden seien mit IhmA118, durch Dessen Kommen Baṭḥá’A119 lieblich lächelte, der mit dem süßen Duft Seines Gewandes die ganze Menschheit umfing – Er, Der kam, die Menschen zu schützen vor allem, was ihnen in der Welt hienieden schadet. Erhaben, unermeßlich erhaben ist Seine Stufe über die Verherrlichung aller Wesen, geheiligt über den Lobpreis der gesamten Schöpfung. Durch Sein Kommen wurde das Königszelt der Beständigkeit und Ordnung über der ganzen Welt aufgerichtet und das Banner der Erkenntnis inmitten der Völker gehißt. Segnungen ruhen auch auf Seinen Nachkommen und Seinen Gefährten, durch welche die Standarte der Einheit Gottes und Seiner Einzigkeit aufgepflanzt, die Fahnen himmlischen Triumphes entfaltet worden sind.
Dein Brief, aus dem der Duft der Wiedervereinigung zu atmen war, ist eingegangen. Preis sei Gott! Nach dem schweren Schicksalsschlag der Trennung wurde der Windhauch der Nähe und Verbindung bewegt, der Urgrund des Herzens wurde mit den Wassern der Freude und des Frohsinns erfrischt. Wir sagen Gott Dank in allen Lebenslagen und hegen die Hoffnung, daß Er – gepriesen sei Seine Herrlichkeit – durch Seine gnädige Vorsehung alle Erdenbewohner zu dem führe, was vor Ihm annehmbar und wohlgefällig ist.
Sieh den Aufruhr, der die Welt seit vielen langen Jahren heimsucht, und die Verwirrung, die ihre Völker ergriffen hat.

Entweder ist sie durch Krieg verwüstet oder von plötzlichem, unerwartetem Unheil gepeinigt worden.

Obwohl Not und Elend die Welt umhüllen, hat doch kein Mensch innegehalten und darüber nachgedacht, was der Grund und Ursprung sei.

Wann immer der Wahre Ratgeber ein Mahnwort sprach, siehe, da beschuldigten Ihn alle, Er sei ein Unheilstifter, und wiesen Seinen Anspruch zurück.

Wie bestürzend, wie verwirrend ist ihr Verhalten!

Keine zwei Menschen sind zu finden, von denen man sagen könnte, daß sie äußerlich und innerlich einig seien.

Überall sind die Zeichen des Zwiespaltes und der Bosheit sichtbar, obwohl alle zu Harmonie und Einigkeit erschaffen wurden.

Das Erhabenste Wesen spricht:

O ihr Vielgeliebten!

Das Heiligtum der Einheit ist errichtet; betrachtet einander nicht als Fremde.

Ihr seid die Früchte eines Baumes, die Blätter eines Zweiges.

Wir hegen die Hoffnung, daß das Licht der Gerechtigkeit über die Welt scheine und sie von aller Tyrannei heilige.

Wenn die Herrscher und Könige der Erde, die Sinnbilder der Macht Gottes – gepriesen sei Seine Herrlichkeit – sich erheben und beschließen, sich dem zu weihen, was das höchste Wohl der ganzen Menschheit fördert, dann wird die Herrschaft der Gerechtigkeit sicherlich unter den Menschenkindern errichtet, und ihre Lichtstrahlen werden die ganze Erde umhüllen.

Das Erhabenste Wesen spricht:

Das Bauwerk der Beständigkeit und Ordnung dieser Welt ist auf den beiden Pfeilern von Lohn und Strafe errichtet und wird weiterhin von ihnen getragen werden.

Und in anderem Zusammenhang spricht Er in beredter SpracheA120:

Der Gerechtigkeit steht eine starke Streitmacht zu Gebote.

Sie ist nichts anderes als Lohn und Strafe für der Menschen Taten.

Durch diese Streitmacht ist das Königszelt der Ordnung über der ganzen Welt errichtet; sie läßt die Bösen ihre Triebnatur bezähmen aus Furcht vor Strafe.
An anderer Stelle hat Er geschrieben: Hüte dich, o Schar der Herrscher in der Welt! Es gibt keine Macht auf Erden, die an sieghafter Gewalt der Macht der Gerechtigkeit und Weisheit gleichkäme. Fürwahr, Ich bestätige, daß es nie eine mächtigere Heerschar gab als die Gerechtigkeit und Weisheit. Selig der König, der das Banner der Weisheit vor sich entfaltet und voranschreitet, die Heere der Gerechtigkeit hinter sich scharend. Er ist wahrlich der Schmuck, der die Stirn des Friedens und das Antlitz der Sicherheit ziert. Zweifellos würde das Antlitz der Erde völlig verwandelt, wenn die von den Wolken der Tyrannei verdunkelte Sonne der Gerechtigkeit ihr Licht über die Menschen ergösse.
In dem Wunsche, die Voraussetzungen für Frieden und Ruhe in der Welt und für den Fortschritt ihrer Völker zu offenbaren, hat das Erhabenste Wesen geschrieben: Die Zeit muß kommen, da die gebieterische Notwendigkeit für die Abhaltung einer ausgedehnten, allumfassenden Versammlung der Menschen weltweit erkannt wird. Die Herrscher und Könige der Erde müssen ihr unbedingt beiwohnen, an ihren Beratungen teilnehmen und solche Mittel und Wege erörtern, die den Grund zum Größten Weltfrieden unter den Menschen legen. Ein solcher Friede erfordert es, daß die Großmächte sich um der Ruhe der Völker der Erde willen zu völliger Aussöhnung untereinander entschließen. Sollte ein König die Waffen gegen einen anderen ergreifen, so müssen sich alle vereint erheben und ihn daran hindern. Wenn dies geschieht, werden die Nationen der Welt außer für die Wahrung der Sicherheit ihrer Reiche und die Aufrechterhaltung der inneren Ordnung in ihrem Staatsgebiet keine Waffen mehr brauchen. Dies wird jedem Volk, jeder Regierung und Nation Frieden und Ruhe sichern. Wir möchten gerne hoffen, daß die Könige und Herrscher der Erde, die Spiegel des barmherzigen und allmächtigen Namens Gottes, diese Stufe erreichen und die Menschheit vor dem Angriff der Tyrannei beschirmen werden.
Desgleichen spricht Er: Zu den Mitteln, die Einheit und Eintracht befördern und bewirken, daß die ganze Erde als ein Land betrachtet wird, gehört, daß die Zahl der Sprachen auf eine und die auf der Welt verwandten Schriften auf eine einzige beschränkt werden. Es ist aller Nationen Pflicht, einige sachverständige Gelehrte zu benennen, die eine Versammlung einzuberufen haben. Nach gemeinsamer Beratung sollen sie eine Sprache unter den vorhandenen auswählen oder eine neue Sprache schaffen, die sodann den Kindern in allen Schulen der Welt gelehrt werden muß.
Der Tag naht, da alle Völker der Welt eine universale Sprache und eine einheitliche Schrift annehmen werden. Wenn dies erreicht ist, wird es für jeden Menschen, in welche Stadt er auch reisen mag, sein, als betrete er sein eigenes Heim. All dies ist verbindlich und durchaus wesentlich. Es ist die Pflicht eines jeden Menschen mit Einsicht und Verständnis, danach zu streben, das hier Niedergeschriebene in die Wirklichkeit und die Tat umzusetzen.
Heutzutage ist das Königszelt des Rechts in die Klauen der Tyrannei und der Unterdrückung geraten. Flehet zu dem einen wahren Gott – gepriesen sei Seine Herrlichkeit –, daß Er der Menschheit das Meer wahren Verständnisses nicht vorenthalte; denn wären die Menschen nur achtsam, könnten sie leicht einsehen, daß alles, was aus der Feder der Herrlichkeit strömt und von ihr herniedergesandt wird, für die ganze Welt wie die Sonne ist, und daß Wohlfahrt, Sicherheit und die wahren Belange aller Menschen darin verwahrt sind. Ansonsten wird die Erde tagtäglich von neuem Unheil gequält werden, und Aufruhr ohnegleichen wird ausbrechen. Gebe Gott, daß dem Volk der Welt gnädig geholfen werde, das Licht Seiner liebevollen Ratschläge in der Lampe der Weisheit zu wahren. Wir hegen die Hoffnung, daß jedermann mit dem Gewande wahrer Weisheit, der Grundlage für die Regierung der Welt, geschmückt werde.
Das Erhabenste Wesen spricht: Der Himmel der Staatskunst leuchtet hell und strahlend im Lichterglanz der folgenden seligen Worte, die im Morgenrot des Willens Gottes aufgingen: Jedem Herrscher geziemt, jeden Tag sein ganzes Wesen auf der Waage unparteiischer Gerechtigkeit zu wägen, um sodann zwischen den Menschen zu entscheiden und ihnen zu raten, das zu vollbringen, was ihre Schritte auf den Pfad der Weisheit und Einsicht lenkt. Dies ist der Eckstein der Staatskunst und ihr innerster Kern. Jeder Aufgeklärte und Weise wird diesen Worten leicht entnehmen, was solche Ziele wie Wohlfahrt, Sicherheit und Schutz für die Menschheit sowie die Bewahrung menschlichen Lebens fördert. Wollten einsichtsvolle Menschen sich satt trinken aus dem Meer an inneren Bedeutungen, wie sie in diesen Worten verwahrt sind, und würden sie völlig damit vertraut, so würden sie die Erhabenheit dieser Äußerung bezeugen. Wollte dieser bescheidene Diener darlegen, was er schaut, so würden alle Gottes vollendete Weisheit bezeugen. Das Geheimnis der Staatskunst und das wahre Bedürfnis des Volkes liegen in diesen Worten beschlossen. Dieser demütige Diener fleht aufrichtig zu dem einen wahren Gott – gepriesen sei Seine Herrlichkeit –, die Augen des Volkes der Welt mit dem strahlenden Lichte der Weisheit zu erleuchten, damit alle erkennen, was heutzutage unumgänglich ist.
Der ist wirklich ein Mensch, der sich heute dem Dienst am ganzen Menschengeschlecht hingibt. Das Erhabenste Wesen spricht: Selig und glücklich ist, wer sich erhebt, dem Wohle aller Völker und Geschlechter der Erde zu dienen. An anderer Stelle hat Er verkündet: Es rühme sich nicht, wer sein Vaterland liebt, sondern wer die ganze Welt liebt. Die Erde ist nur ein Land, und alle Menschen sind seine Bürger.
Ermahnungen zu Einheit und Eintracht, wie sie in den Büchern der Propheten von der Feder des Allhöchsten geschrieben stehen, beziehen sich auf bestimmte Angelegenheiten; es geht nicht um Einheit, die zu Uneinigkeit führt, oder um Eintracht, die Zwietracht schafft. Dies ist die Stufe, auf der an alles Maßstäbe angelegt werden, eine Stufe, auf der jede verdienstvolle Seele ihren Teil erhält. Wohl denen, welche die Bedeutung dieser Worte richtig einschätzen und deren Absicht begreifen, und wehe den Achtlosen! Dies bezeugen zur Genüge alle Naturerscheinungen in ihrem wahren Wesensgehalt. Jeder urteilsfähige, weise Mensch ist mit dem hier Gesagten eng vertraut; nicht jedoch solche, die weit vom Lebensquell der Ehrlichkeit abgeirrt sind und wahnsinnig in der Wüste der Unwissenheit und des blinden Fanatismus schweifen.
Das Erhabenste Wesen spricht: O ihr Menschenkinder! Der Hauptzweck, der den Glauben Gottes und Seine Religion beseelt, ist, das Wohl des Menschengeschlechts zu sichern, seine Einheit zu fördern und den Geist der Liebe und Verbundenheit unter den Menschen zu pflegen. Laßt sie nicht zur Quelle der Uneinigkeit und der Zwietracht, des Hasses und der Feindschaft werden. Dies ist der gerade Pfad, die feste, unverrückbare Grundlage. Was immer auf dieser Grundlage errichtet ist, dessen Stärke können Wandel und Wechsel der Welt nie beeinträchtigen, noch wird der Ablauf zahlloser Jahrhunderte seinen Bau untergraben. Unsere Hoffnung ist, daß sich die religiösen Führer der Welt und ihre Herrscher vereint für die Neugestaltung dieses Zeitalters und die Wiederherstellung seiner Wohlfahrt erheben werden. Laßt sie, nachdem sie über seine Nöte nachgedacht haben, zusammen beraten und nach sorgsamer, reiflicher Überlegung einer kranken, schwer leidenden Welt das Heilmittel darreichen, dessen sie bedarf.
Das Erhabenste Wesen spricht: Der Himmel göttlicher Weisheit wird von zwei Leuchten erhellt: Beratung und Erbarmen. Haltet Rat miteinander in allen Angelegenheiten; denn Beratung ist die Lampe der Führung, die den Weg weist, und die Quelle des Verstehens.
Am Anfang jeder Bemühung hat man die Pflicht, auf das Ende zu sehen. Von allen Künsten und Wissenschaften sollten die Kinder diejenigen erlernen, welche dem Menschen Vorteil bringen, seinen Fortschritt sichern und seinen Rang erhöhen. So wird der widerliche Gestank der Gesetzlosigkeit vertrieben, und durch die edlen Bemühungen der Staatsführer werden alle geborgen, sicher und in Frieden leben.
Das Erhabenste Wesen spricht: Die Gebildeten dieser Zeit müssen das Volk anleiten, solches Wissen zu erwerben, das sowohl den Gebildeten selbst als auch der ganzen Menschheit von Nutzen ist. Akademische Studien, die mit Worten anfangen und mit Worten aufhören, waren nie von Wert und werden es niemals sein. Die meisten Gelehrten Persiens wenden ihr ganzes Leben an das Studium einer Philosophie, deren Ertrag letztlich nur Worte sind.
Die an der Macht sind, haben die Pflicht, Mäßigung in allen Dingen zu üben. Was die Grenzen der Mäßigung überschreitet, hört auf, wohltätigen Einfluß auszuüben. Betrachtet zum Beispiel Gegenstände wie Freiheit, Zivilisation und dergleichen. Wie wohlgefällig verständige Menschen sie auch immer betrachten mögen, ins Übermaß gesteigert, werden sie verderblichen Einfluß auf die Menschen haben.
Falls dies näher erläutert werden sollte, wäre eine ausführliche Erklärung vonnöten, die, so ist zu befürchten, ermüden könnte. Es ist die glühende Hoffnung dieses bescheidenen Dieners, daß Gott – gepriesen sei Seine Herrlichkeit – allen Menschen das Gute gewähre; denn wer damit begnadet ist, besitzt alles. Das Erhabenste Wesen spricht: Die Zunge der Weisheit verkündet: Wer Mich nicht hat, ist aller Dinge verlustig. Wendet euch ab von allem, was auf Erden ist, und suchet nur Mich. Ich bin die Sonne der Weisheit, das Meer der Erkenntnis. Ich ermutige die Schwachen und belebe die Toten. Ich bin das Licht der Führung, das den Weg erhellt. Ich bin der königliche Falke auf dem Arm des Allmächtigen. Ich entfalte die matten Flügel jedes verzagten Vogels und helfe ihm, sich aufzuschwingen.
Und desgleichen spricht Er: Der Himmel wahren Verstehens scheint hell im Lichte zweier Leuchten: Duldsamkeit und Redlichkeit.
O mein Freund! Weite Meere ruhen in diesem kurzen Ausspruch. Selig sind, die seinen Wert erkennen, tief daraus trinken und seine Bedeutung erfassen, aber wehe den Achtlosen. Dieser niedrige Diener bittet das Volk der Welt flehentlich, Gerechtigkeit zu üben, damit das zarte, feine, kostbare Gehör der Menschen, erschaffen, den Worten der Weisheit zu lauschen, befreit werde von Hindernissen und von solchen Anspielungen, eitlem Trug und leerem Wahn, die »weder nähren noch den Hunger stillen«Q20 können, auf daß der wahre Ratgeber gnädiglich geneigt sei darzulegen, was Quell des Segens für die Menschheit und höchstes Gut für alle Völker ist.
Gegenwärtig glimmt das Licht der Versöhnung nur düster in den meisten Ländern; seine Leuchtkraft ist dahin, während das Feuer des Streites und der Unordnung entfacht wurde und wild lodert. Zwei starke Mächte, die sich für die Begründer und Führer der Zivilisation, die Väter geschriebener Verfassungen halten, sind gegen die Anhänger des Glaubens angetreten, der verbunden ist mit Dem, Der mit Gott Zwiesprache hieltA121. Seid gewarnt, o ihr Verständnisvollen! Es steht der Stufe des Menschen schlecht an, Tyrannei zu üben; vielmehr ziemt es ihm, rechtes Augenmaß zu wahren und sich in allen Lebenslagen mit dem Gewande der Gerechtigkeit zu kleiden. Flehet zu dem einen wahren Gott, er möge mit der machtvollen Hand der Gnade und der geistigen Erziehung gewisse Seelen läutern und reinigen vom Schmutz übler Leidenschaften und verderbter Wünsche, so daß sie sich aufmachen und ihre Zunge lösen um Gottes willen, damit die Makel des Unrechts getilgt werden und das Licht der Gerechtigkeit seinen Glanz über die ganze Welt ergießt. Die Menschen sind unwissend und derer bedürftig, welche die Wahrheit erläutern.
Das Erhabenste Wesen spricht: Der Gelehrte mit umfassendem Wissen und der Weise mit durchdringender Weisheit sind die beiden Augen am Leibe der Menschheit. So Gott will, wird die Erde nie dieser beiden größten Gaben beraubt sein. Was dargelegt wurde und was in der Zukunft offenbart wird, ist nur ein Zeichen für die glühende Sehnsucht dieses Dieners, sich dem Dienst an allen Geschlechtern auf Erden zu weihen.
O mein Freund! In allen Lebenslagen sollte man jedes Mittel ergreifen, das Sicherheit und Ruhe zwischen den Völkern der Welt fördert. Das Erhabenste Wesen spricht: Alles, was euch an diesem herrlichen Tage von Verderbtheit läutert und was euch zu Frieden und Gelassenheit führt, ist fürwahr der Gerade Pfad.
So Gott will, werden die Völker der Welt als Ergebnis der hohen Bestrebungen ihrer Herrscher sowie der Weisen und Gelehrten unter den Menschen dahin geführt werden, ihr wahres Wohl zu erkennen. Wie lange wird die Menschheit in ihrem Eigensinn verharren? Wie lange wird das Unrecht fortbestehen? Wie lange sollen Chaos und Verwirrung unter den Menschen herrschen? Wie lange wird Zwietracht das Antlitz der Gesellschaft zerwühlen?
Dieser demütige Diener wundert sich sehr, daß alle Menschen zwar mit der Fähigkeit des Sehens und Hörens begabt sind, dennoch aber des Vorrechts verlustig gehen, diese Begabungen zu gebrauchen. Die zarte Liebe, die er für dich hegt, hat diesen Diener veranlaßt, die vorliegenden Zeilen zu Papier zu bringen. Ach, die Winde der Verzweiflung wehen aus jeder Richtung, und der Hader, der das Menschengeschlecht spaltet und peinigt, nimmt täglich zu. Die Zeichen drohender Erschütterungen und des Chaos sind jetzt deutlich zu sehen, zumal die bestehende Ordnung erbärmlich mangelhaft erscheint. Ich flehe zu Gott, gepriesen sei Seine Herrlichkeit, Er möge die Völker der Erde gnädig erwecken, möge ihnen gewähren, daß das Ergebnis ihres Verhaltens nutzbringend für sie sei, und ihnen helfen, das zu vollbringen, was ihrer Stufe würdig ist.
Wollte der Mensch nur die Herrlichkeit seiner Stufe und die Erhabenheit seiner Bestimmung würdigen, er würde stets einen edlen Charakter, reine Taten und ein schickliches, rühmliches Verhalten an den Tag legen. Wollten die Gebildeten und die Weisen, die guten Willens sind, dem Volke Führung angedeihen lassen, dann würde die ganze Erde als ein einziges Land betrachtet. Wahrlich, dies ist die unbezweifelbare Wahrheit. Dieser Diener bittet und drängt jede gewissenhafte, wagemutige Seele, sich bis zum äußersten anzustrengen und sich aufzumachen, in allen Bereichen die Lebensverhältnisse wieder in Ordnung zu bringen und die Toten mit den Lebenswassern weiser Rede neu zu beleben, kraft ihrer Liebe zu Gott, dem Einen, dem Unvergleichlichen, dem Allmächtigen, dem Wohltätigen.
Der Weise kann sein Wissen nur durch Worte zeigen. So erweist sich die Bedeutung des Wortes, wie alle heiligen Schriften aus alter und neuer Zeit bestätigen. Durch die Wirkkraft des Wortes und durch seinen Lebensgeist haben die Menschen auf dieser Welt ihre hohe Stufe erreicht. Wort und Rede sollten eindrucksvoll und eindringlich sein. Beide Eigenschaften erfüllen ein Wort indessen nur dann, wenn es allein um Gottes willen und mit gehöriger Rücksicht auf die Erfordernisse des Anlasses und des Volkes fällt.
Das Erhabenste Wesen spricht: Des Menschen Wort ist eine Wirklichkeit, die Einfluß auszuüben sucht und des rechten Maßes bedarf. Sein Einfluß ist durch seine Feinheit bedingt, die ihrerseits von losgelösten, reinen Herzen abhängt. Sein rechtes Maß muß mit Takt und Weisheit gebildet werden, wie es die heiligen Schriften und Sendschreiben verordnen.A122
Jedes Wort ist mit einem Geist versehen. Deshalb sollte der Redner oder Erklärer seine Worte zur rechten Zeit am rechten Ort äußern; denn der Eindruck, den jedes Wort hinterläßt, liegt klar und spürbar zutage. Das Erhabenste Wesen spricht: Ein bestimmtes Wort mag dem Feuer zu vergleichen sein, ein anderes dem Lichte, und der Einfluß, den beide üben, ist in der Welt offenbar. Darum sollte ein aufgeklärter, weiser Mensch vornehmlich in Worten reden, die sanft wie Milch sind, damit seine Worte die Menschenkinder nähren und erbauen, so daß sie das höchste Ziel menschlichen Daseins erreichen: die Stufe wahren Verstehens und geistigen Adels. Desgleichen spricht Er: Ein bestimmtes Wort ist wie der Frühling, der die zarten Schößlinge im Rosengarten der Erkenntnis grünen und blühen läßt, während ein anderes Wort wie tödliches Gift ist. Ein umsichtiger, weiser Mensch sollte deshalb voll Milde und Geduld reden, damit die Süße seiner Worte einen jeden erlangen läßt, was der Stufe des Menschen angemessen ist.
O mein Freund! Das Wort Gottes ist der König der Worte; sein durchdringender Einfluß ist unermeßlich. Es hat allzeit das Reich des Seins beherrscht und wird es immerdar beherrschen. Das Erhabenste Wesen spricht: Das Wort ist der Hauptschlüssel für die ganze Welt; denn durch seine Gewalt werden die Tore der Menschenherzen, die in Wirklichkeit die Himmelstore sind, erschlossen. Kaum gelangte ein Schimmer seines Strahlenglanzes auf den Spiegel der Liebe, da wurde das selige Wort »Ich bin der Meistgeliebte« darin widergespiegelt. Das Wort ist ein unerschöpflich reiches Meer, das alles umfängt. Alles, was wahrgenommen werden kann, ist nur Ausfluß des Wortes. Hoch, unermeßlich hoch ist diese hehre Stufe, in deren Schatten sich das Wesen strahlender Erhabenheit bewegt, verhüllt in Lobpreis und in Anbetung.
Mich dünkt, der Geschmack der Menschen ist sehr mitgenommen vom Fieber der Achtlosigkeit und der Torheit; denn sie sind der Süße Seiner Rede völlig unbewußt und gehen ihrer verlustig. Wie jämmerlich fürwahr, daß sich der Mensch die Früchte vom Baume der Weisheit versagt, wo doch seine Tage und Stunden so schnell dahinschwinden. So Gott will, möge die Hand göttlicher Macht die ganze Menschheit beschützen und ihre Schritte zum Horizont wahren Verständnisses lenken.
Wahrlich, unser Herr des Erbarmens ist der Helfer, der Wissende, der Weise.
Ich möchte hinzufügen, daß dein zweiter, in Jerusalem abgesandter Brief eingetroffen ist. Was du darin schriebst und darlegtest, wurde in Seiner Gegenwart vorgelesen. Er gebot mir, wie folgt zu schreiben:
O Maqṣúd! Wir hören deine Stimme und vernehmen die Seufzer und Wehklagen, die du in deinem sehnsüchtigen Verlangen ausstießest. Die süßen Düfte der Liebe sind aus jedem Wort zu atmen. So Gott will, wird diese Gnadengabe ewig währen. Der Kammerdiener las die Verse vor, die du gedichtet hast. Oft wird dein Name in der Gegenwart dieses Unterdrückten genannt, und die Lichtstrahlen Unserer Gnade und Unseres Erbarmens sind auf dich gerichtet.
Hoch ist die Stufe des Menschen. Hochgemut muß auch sein Bemühen um den Wiederaufbau der Welt und die Wohlfahrt der Völker sein. Ich flehe zu dem einen wahren Gott, daß Er dich gnädiglich in alledem bestätige, was der Stufe des Menschen würdig ist.
Laß dich in jeder Lage von Weisheit leiten; denn Leute mit bösen Beweggründen waren und sind fleißig im Ränkeschmieden. Gnädiger Gott! Dem unermeßlich erhabenen Wesen, das nur den Geist der Liebe und Freundschaft unter den Menschen zu nähren, die Welt zu erwecken und ihr Leben zu adeln sucht, schleudern sie Anklagen entgegen, die zu beschreiben Zunge und Feder sich weigern.
Wir gedachten dein schon früher und erwähnen dich zur Stunde. Flehentlich bitten Wir Ihn – erhaben ist Seine Herrlichkeit –, dich mit den Händen der Macht und Kraft zu schützen und dich zur Erkenntnis dessen zu befähigen, was deinen Belangen in dieser und der nächsten Welt am besten dient. Er ist der Herr der Menschheit, der Besitzer des Thrones in der Höhe und auf der Welt hienieden. Kein Gott ist außer Ihm, dem Allmächtigen, dem Machtvollen. Gott gebe, daß dieser Unterdrückte Treue wahre. Er hat deiner nicht vergessen, noch wird er es jemals tun.
Du hast deine Absicht bekundet, bis zum Frühling in Damaskus zu bleiben, um sodann nach Mosul zu reisen, wenn sich die Mittel dafür finden. Dieser demütige Diener fleht zu Gott – erhaben ist Seine Herrlichkeit –, Er möge die geeigneten Mittel bereitstellen und dir helfen. Er ist kraftvoll und mächtig.
Obwohl alle Bewohner dieses Gebiets überaus freundlich behandelt werden, läßt sich kein Zeichen der Freundschaft bei ihnen ausmachen. Du solltest mit viel Feingefühl und Weisheit vorgehen; denn allezeit versuchen sie, an der Sache Gottes zu kritteln und sie zu leugnen. Der eine wahre Gott gebe ihnen das rechte Augenmaß.
Was deine eigenen Angelegenheiten angeht, so wäre es lobenswert, wenn du dich mit allem abfändest, was der Himmel schickt. Einen Beruf auszuüben, ist sehr empfehlenswert; denn wenn man arbeitet, ist man weniger geneigt, sich bei den unangenehmen Seiten des Lebens aufzuhalten. So Gott will, wirst du in jeder Stadt und jedem Land, wo du auch weilst, strahlende Freude, Frohsinn und Frohlocken erfahren. Dieser demütige Diener wird seinen edlen, gütigen Freund nie vergessen. Er hat deiner gedacht und wird es weiterhin tun. Der Ratschluß ist Gottes, des Herrn aller Welten. Von Herzen hoffe ich, daß Er dir göttlichen Beistand gewährt und dich in allem bestätigt, was vor Ihm wohlgefällig und annehmbar ist.
Jedes deiner Dichterworte ist fürwahr wie ein Spiegel, der die Zeichen deiner Ergebenheit und Liebe für Gott und Seine Erwählten wiedergibt. Wohl dir, der du den erlesenen Wein der Rede getrunken hast und des sanften Stromes wahren Wissens teilhaftig wurdest. Glücklich, wer sich satt trinkt und zu Ihm gelangt, aber wehe den Achtlosen! Deine Gedichte zu lesen, war wirklich sehr eindrucksvoll, denn aus ihnen spricht sowohl das Licht der Vereinigung wie das Feuer der Trennung.
Fern sei es uns, jemals den Glauben an die unermeßlichen Gunstbeweise Gottes zu verlieren; denn wenn es Sein Wunsch wäre, könnte Er ein bloßes Atom in eine Sonne und einen einzigen Tropfen in ein Meer verwandeln. Tausend Türen tut Er auf, wo der Mensch außerstande ist, sich auch nur eine vorzustellen.
So achtlos ist dieser Diener, daß er mit Worten wie diesen die Allmacht Gottes – gepriesen sei Seine Herrlichkeit – zu verteidigen sucht. Ich flehe zu Gott, dem Größten, um Verzeihung für diese Behauptungen und bekräftige, daß dieser Diener allezeit seiner schweren Übertretungen und Missetaten eingedenk ist. Er bittet um Vergebung seiner Sünden aus dem Meer der Verzeihung seines Herrn, des Erhabensten, und wünscht für sich, was ihn Gott ganz ergeben macht und ihn befähigt, Seinen Lobpreis zu künden, sich Ihm zuzuwenden und sein ganzes Vertrauen auf Ihn zu setzen. Wahrlich, Er ist der Machtvolle, der Vergebende, der Barmherzige. Preis sei Gott, dem Allmächtigen, dem Allwissenden.
Dieser bescheidene Diener hat die Schilderungen der Zwiegespräche mit einem Reisenden gelesen, die du in deinem Brief an meinen Herrn – möge mein Leben ein Opfer für Ihn sein – aufgezeichnet hast. Die dort gegebenen Erläuterungen erwecken das Volk vom Schlaf der Achtlosigkeit. Fürwahr, die Taten des Menschen bringen teuflische Kraft die Fülle hervor. Wollten die Menschen sich mit den göttlichen Lehren zufriedengeben und sich daran halten, so wäre jede Spur des Bösen vom Antlitz der Erde getilgt. Aber die weitverbreitete Uneinigkeit unter der Menschheit, das Überhandnehmen von Aufruhr, Zank, Streit und dergleichen sind die vorherrschenden Bestimmungsgründe für das Auftreten des satanischen Geistes. Der Heilige Geist hat sich von solchen Dingen immer ferngehalten. Eine Welt, in der nur Kampf, Hader und Verderbnis auszumachen sind, ist auf dem besten Weg, Sitz und Thron, ja die Metropole Satans zu werden.
Wie unermeßlich groß ist die Zahl der Geliebten und Erwählten Gottes, die bei Tag und bei Nacht wehklagen und flehen, ein Dufthauch möge vom Hofe Seines Wohlgefallens her wehen und den widerlichen, faulen Gestank aus der Welt vertreiben. Aber dieses Endziel konnte noch nicht erreicht werden. Die Menschen gehen seiner verlustig wegen ihrer Missetaten, mit denen sie die Strafe Gottes gemäß den Grundsätzen Seiner göttlichen Herrschaft auf sich ziehen. Uns bleibt die Pflicht, in diesen Lebenslagen geduldig zu sein, bis uns Hilfe kommt von Gott, dem Vergebenden, dem Wohltätigen.
Verherrlicht sei Dein Name, o Herr aller Wesen, Du Sehnsucht alles Erschaffenen! Ich bitte Dich flehentlich bei dem Worte, das den Brennenden Busch seine Stimme erheben und den Felsen rufen ließ, woraufhin die Begünstigten zum Hofe Deiner Gegenwart und die Reinen im Herzen zum Morgenlicht Deines Antlitzes eilten, und bei den Seufzern der Dich wahrhaft Liebenden in ihrer Trennung von Deinen Erwählten und bei der Wehklage derer, die vor dem Dämmerglanz des Lichtes Deiner Offenbarung Dein Angesicht zu schauen verlangen, gib Deinen Dienern gnädiglich die Fähigkeit zu erkennen, was Du in Deiner Gnadenfülle für sie verordnet hast. Verschreibe ihnen mit Deiner Feder der Herrlichkeit, was ihre Schritte zum Meere Deiner Großmut lenkt und sie zu den Lebenswassern himmlischer Wiedervereinigung mit Dir führt.
O Herr! Schaue nicht auf das, was sie tun, sondern schau auf die Erhabenheit Deiner himmlischen Gnadengaben, die allem Erschaffenen, sichtbar oder unsichtbar, vorangehen. O Herr! Erleuchte ihre Herzen mit dem strahlenden Lichte Deiner Erkenntnis und erhelle ihre Augen mit dem Glanz der Sonne Deiner Gunstbeweise.
Ich flehe zu Dir, o Herr der Namen und Schöpfer der Himmel, bei dem Blute, das auf Deinem Pfad vergossen ward, und bei den Häuptern, die um Deiner Liebe willen hoch auf Speeren getragen wurden, und bei den Seelen, die in ihrer Trennung von Deinen Geliebten dahinschmolzen, und bei den Herzen, die für die Erhöhung Deines Wortes brachen, gewähre, daß sich die Bewohner Deines Reiches vereinigen in ihrer Lehenstreue zu Deinem unvergleichlichen Wort, so daß sie alle Deine Einheit und Deine Einzigkeit anerkennen. Es gibt keinen Gott außer Dir, dem Allmächtigen, dem Erhabensten, dem Wissenden, dem Weisen.
Ich hege die Hoffnung, daß Er, der Allgenügende, der Unzugängliche, der Bitte dieses demütigen Dieners achte, das Volk der Welt mit dem Gewande edler Taten bekleide und es von bösen Neigungen reinige. Er ist der Mächtige, der Machtvolle, der Allweise, der Allschauende. Er hört und sieht; Er ist der Allhörende, der Allsehende.

Súriy-i-Vafá (Das Sendschreiben an Vafá)A123

Er ist der Allwissende.
O Vafá! Danke deinem Herrn, daß Er dir half, dich Seiner Sache zuzuwenden, daß Er dich befähigte, die Manifestation Seines Selbstes anzuerkennen, und dich antrieb, Ihn zu verherrlichen, der das Größte Gedenken ist in dieser herrlichen Verkündigung.
Selig bist du, o Vafá, weil du dem Bunde Gottes und Seinem Testament die Treue wahrst zu einer Zeit, da alle Menschen diesen Bund verletzen und Den leugnen, an den sie geglaubt haben, obwohl Er erschien, mit jedwedem Zeugnis angetan, und am Horizont der Offenbarung aufging, gekleidet in unzweifelhafte Herrschaft.
Es geziemt dir, dich bis zum äußersten zu mühen, um das wahre Wesen der Treue zu erlangen. Das bedeutet, daß du ganz sicher bist in deinem Herzen und mit deiner Zunge bezeugst, was Gott für Sein erhabenes Selbst bezeugt, wenn Er kündet: »Wahrlich, selbstbestehend bin Ich im Reiche der Herrlichkeit.« Wer heutzutage befähigt ist, diese Wahrheit feierlich zu bestätigen, der hat alles Gute erlangt, und der himmlische Geist wird auf ihn niedersteigen am Tage und zur Nachtzeit, ihm gnädiglich zu helfen, den Namen seines Herrn zu verherrlichen. Er wird ihm die Zunge lösen, und mit seinen Worten wird er die Sache seines Herrn, des Erbarmers, des Barmherzigen, stützen. Keiner kann dies erreichen, er hätte denn sein Herz gereinigt von allem, was zwischen Himmel und Erde erschaffen ist, und sich völlig gelöst von allem außer Gott, dem unumschränkten Herrn, dem Allmächtigen, dem Gnädigen.
Erhebe dich, der Sache Gottes zu dienen, und sprich: Ich schwöre bei der Gerechtigkeit Gottes! Wahrlich, dies ist der Erste Punkt, gekleidet in Sein neues Gewand und offenbart in Seinem herrlichen Namen. Jetzt schaut Er herab von diesem Horizont und sieht alles. Fürwahr, Er ist erhaben über alles. Unter den Himmlischen Heerscharen ist er bekannt als die Größte Verkündigung, im Reiche der Ewigkeit als die Altehrwürdige Schönheit und vor dem Throne durch diesen NamenA124, der die Einsichtigen straucheln ließ.
Sprich: Ich schwöre bei Gott! Bevor in dieser Offenbarung ein einziger Vers vom Reiche der Heiligkeit und Erhabenheit herniedergesandt ward, war bereits das hehrste Zeugnis Gottes für alle Bewohner des Himmels und der Erde erfüllt; überdies haben Wir so viel offenbart, wie in der Sendung des Bayán herniedergesandt ist. Fürchtet Gott, laßt eure Taten nicht zuschanden werden und zählt nicht zu denen, die in Achtlosigkeit versunken sind. Öffnet die Augen, damit ihr auf dieser hell leuchtenden Stufe die Altehrwürdige Schönheit schauet.
Sprich: Gott ist mein Zeuge! Der Verheißene selbst ist vom Himmel gekommen, sitzend auf der roten Wolke, die Scharen der Offenbarung zu Seiner Rechten, die Engel der Eingebung zu Seiner Linken, und der Ratschluß ist erfüllt auf Geheiß Gottes, des Allmächtigen, des Allmachtvollen. Daraufhin sind alle gestrauchelt, ausgenommen die, welche Gott schützte durch Seine zarte Barmherzigkeit und zu denen zählte, die Ihn durch Sein Selbst erkennen und sich von allem lösen, was der Welt zugehört.
Höre die Worte deines Herrn und reinige dein Herz von allem Trug, damit das Gedenken Deines Herrn mit hellem Licht darauf strahle und dein Herz die Stufe der Gewißheit erlange.
Wisse überdies, daß dein Brief in Unsere Gegenwart gelangte; Wir haben seinen Inhalt vernommen und gelesen. Die Fragen, die du stelltest, haben Wir zur Kenntnis genommen, und gern werden Wir dir antworten. An diesem Tage ziemt es sich für jeden, alles, was er wünscht, Gott zu fragen, und dein Herr wird seiner Bitte achten mit wundersamen, unleugbaren Versen.
Du hast über das Thema der Wiederkehr gefragt. Wisse, daß das Ende dem Anfang gleicht. Sieh das Ende, gleich wie du den Anfang schaust, und gehöre zu den wahrhaft Verständigen. Nein, sieh vielmehr den Anfang als das Ende selbst und umgekehrt, auf daß du eine klare Schau erlangest. Wisse überdies, daß alles Erschaffene beständig hervortritt und wiederkehrt auf Geheiß deines Herrn, des Gottes der Kraft und der Macht.
Was die Wiederkehr angeht, die Gott in Seinen heiligen, erhabenen Sendschreiben meint, mit denen Er diesen Gegenstand Seinen Dienern bekannt gibt, so bedeutet sie die Wiederkehr alles Erschaffenen am Tage der Auferstehung. Dies ist fürwahr das Wesen der Wiederkehr, wie du sie in Gottes eigenen Tagen erlebst; und du zählst wahrlich zu denen, die diese Wahrheit bezeugen.
Wahrlich, Gott hat die Macht, alle Namen in einem einzigen Namen erscheinen zu lassen, und alle Seelen in einer einzigen Seele. Gewiß ist Er kraftvoll und mächtig. Und diese Wiederkehr geschieht auf Sein Geheiß in jedweder Gestalt, die Er will. Fürwahr, Er ist Der, welcher alles tut und bestimmt. Im übrigen solltest du die Erfüllung der Wiederkehr und der Auferstehung nur im Worte deines Herrn, des Allmächtigen, des Allwissenden, wahrnehmen. Griffe Er zum Beispiel eine Handvoll Staub und erklärte, dies sei Derjenige, dem ihr früher gefolgt seid, so wäre dies so recht und so wahr wie Sein wirkliches Selbst. Keinem ist das Recht verliehen, Seine Vollmacht in Frage zu stellen. Er tut, was Er will, und bestimmt, was Ihm gefällt. Nimm dich auf dieser Stufe auch in acht, daß du deinen Blick nicht auf Grenzen und Andeutungen richtest, sondern auf das, wodurch die Offenbarung erfüllt ist, und gehöre zu den Erkennenden. Solches erklären Wir dir in leuchtend klarer Sprache, damit du begreifest, was du bei deinem urewigen Herrn suchtest.
Schau auf den Tag der Auferstehung. Wollte Gott verkünden, das niederste Geschöpf unter den Gläubigen sei der erste, der an den Bayán glaubte, so dürftest du keine Zweifel haben, sondern müßtest zu denen gehören, die wahrhaft glauben. Sieh auf dieser Stufe keine menschlichen Grenzen und Namen, vielmehr schau auf das, was den Rang des ersten Gläubigen rechtfertigt: den Glauben an Gott, die Anerkennung Seines Seins, das Vertrauen in die Erfüllung Seines unwiderstehlichen, Seines bindenden Befehls.
Denke an den Punkt des Bayán – erhaben ist Seine Herrlichkeit – und an Seine Offenbarung. Er verkündete, der ersteA125, der an Ihn glaubte, sei Muḥammad, der Gesandte Gottes. Steht es jemandem zu, mit Ihm zu streiten und zu sagen, jener erste sei aus Persien, dieser aus Arabien, jener heiße Ḥusayn, während dieser den Namen Muḥammad trug? Nein, Ich schwöre es bei Gottes heiligem Wesen, dem Erhabenen, dem Größten. Gewiß wird kein verständiger Mensch hier auf Grenzen und Namen achten, sondern das im Auge haben, womit Muḥammad ausgestattet war, und das war nichts anderes als die Sache Gottes. Ein Mensch mit dieser Einsicht würde sodann Ḥusayn und die Stellung betrachten, die er in der Sache Gottes, des Allmächtigen, des Erhabenen, des Wissenden, des Weisen, bekleidet. Und da der erste, welcher in der Sendung des Bayán an Gott glaubte, mit Befehlsgewalt ausgestattet war, ähnlich derjenigen, die Muḥammad, der Gesandte Gottes, innehatte, erklärte der Báb, Ḥusayn sei Muḥammad, nämlich Dessen Wiederkehr und Auferstehung. Diese Stufe ist geheiligt über alle Grenzen und Namen, und nichts ist darin zu sehen außer Gott, dem Einen, dem Unvergleichlichen, dem Allwissenden.
Wisse ferner: Wollte Er am Tage der Offenbarung verkünden, ein kleines Blatt sei die Manifestation aller Seiner erhabenen Ehrennamen, so wäre keinem das Recht gegeben, nach dem Warum und Wofür zu fragen; und fragte jemand dennoch, so würde er als Ungläubiger betrachtet und zu denen gezählt, die Gottes Wahrheit zurückweisen.
Hüte dich, hüte dich, daß du nicht tust, was das Volk des Bayán getan. Sie haben in der Tat schlimm geirrt, das Volk verführt, den Bund Gottes und Sein Testament verworfen und Ihm, dem Einen, dem Unvergleichlichen, dem Allwissenden, Gefährten beigesellt. Den Punkt des Bayán haben sie wahrlich nicht anerkannt; denn hätten sie Ihn anerkannt, so hätten sie Seine Manifestation in diesem hell strahlenden Wesen nicht verworfen. Da sie aber ihre Augen auf Namen hefteten, wurden sie ihnen trübe, als Er Seinen Namen ›der Erhabenste‹A126 durch Seinen Namen ›der Allherrliche‹A127 ersetzte. So verfehlen sie, Ihn heutzutage anzuerkennen, und so gehören sie zu denen, die zugrunde gehen. Fürwahr, hätten sie Ihn durch Sein eigenes Selbst erkannt oder aber kraft dessen, was Er offenbart, so hätten sie Ihn nicht geleugnet, als Er erschien in diesem herrlichen, diesem unvergleichlichen Namen, den Gott zum Schwerte Seiner Offenbarung zwischen Himmel und Erde bestimmt hat, Wahrheit vom Irrtum zu trennen, von nun an bis zu dem Tage, da die Menschheit vor dem Herrn der Welten stehen wird.
Wisse fernerhin: Am Tage Seiner Manifestation kehrt alles außer Gott wieder, ob hoch oder niedrig, versammelt an einem Ort. Unerforschlich ist die Wiederkehr für alle Menschen, bis daß die göttliche Offenbarung erfüllt ist. Er ist in Wahrheit Der, welcher bestimmt, was Er will. Wenn das Wort Gottes allem Erschaffenen offenbart ist, dann wird jeder, der den Ruf hört und beachtet, zu den edelsten Seelen gezählt, auch wenn er nicht mehr ist als ein Aschenträger. Und wer sich abwendet, zählt zu den niedersten unter Seinen Dienern, übte er auch Herrschaft über die Menschen und besäße er auch alle Bücher in den Himmeln und auf Erden.
Dir ziemt es, mit göttlicher Einsicht auf das zu blicken, was Wir dir offenbart und gesandt haben, nicht auf das Volk und was bei ihm im Schwange ist. Sie gleichen heutzutage einem Blinden, der im Sonnenschein herumtappt und fragt: Wo ist die Sonne? Scheint sie? Er leugnet und bestreitet die Wahrheit, er gehört nicht zu den Wahrnehmenden. Niemals wird er die Sonne schauen oder begreifen, was zwischen ihn und sie getreten ist. Er ist voll des Vorwurfs, schimpft und zählt zu den Aufsässigen. So ist auch der Zustand dieses Volkes. Überlasse sie sich selbst und sprich: Euch werde zuteil, was ihr wünschet, und uns, was wir wünschen. Elend ist fürwahr der Zustand der Gottlosen.
Wisse des weiteren: Die frühere Manifestation bekräftigte, am Tage der Auferstehung werde die Wiederkehr und die Erhebung der Geister eintreten; in Wahrheit gibt es eine Wiederkehr und Auferstehung für alles Erschaffene. Wir möchten jedoch nichts erwähnen, was nicht im Bayán dargelegt ist; sonst erhebt das Volk der Bosheit ein großes Geschrei. O würde doch vertrieben, was zwischen die Menschenkinder und ihren Schöpfer tritt, auf daß sie befähigt seien, Gottes unüberwindliche Herrschaft und Souveränität zu schauen, vom Brunnquell Seiner himmlischen Wasser zu trinken, sich mit den Ausgießungen aus dem Meere wahren Verstehens zu netzen und sich von den Schandflecken der Gottlosen und der Argwöhnischen zu läutern.
Nun zu deiner Frage über die Welten Gottes.

Wisse wahrlich, daß die Welten Gottes zahllos und unendlich weit sind.

Keiner kann sie zählen oder erfassen außer Gott, dem Allwissenden, dem Allweisen.

Denke an deinen Zustand im Schlafe.

Wahrlich, Ich sage, diese Erscheinung ist das geheimnisvollste der Zeichen Gottes unter den Menschen, wollten sie doch im Herzen darüber nachsinnen.

Siehe, wie das, was du im Traume geschaut hast, nach langer Zeit voll verwirklicht wird.

Wäre die Welt, wo du dich im Traum befunden hast, dieselbe wie die Welt, in der du lebst, dann hätte die Begebenheit jenes Traumes im Augenblick ihres Geschehens zwangsläufig in dieser Welt bekannt werden müssen.

Wäre es so, dann wärest du selbst dessen Zeuge.

Da dies jedoch nicht der Fall ist, muß notwendigerweise daraus folgen, daß die Welt, in der du lebst, von jener, die du im Traum erlebt hast, verschieden und gesondert ist.

Diese letztere Welt hat weder Anfang noch Ende.

Es wäre wahr, wenn du behaupten wolltest, daß diese Traumwelt nach dem Ratschluß des allherrlichen und allmächtigen Gottes in deinem eigenen Selbst liegt und ganz in dir aufgeht.

Es wäre ebenso wahr zu sagen, daß dein Geist, wenn er die Grenzen des Schlafes überschritten und sich von allen irdischen Bindungen befreit hat, durch Gottes Ratschluß ein Reich durchwandert, das in der innersten Wirklichkeit dieser Welt verborgen liegt.

Wahrlich, Ich sage, die Schöpfung Gottes umfaßt Welten neben dieser Welt und Geschöpfe außer diesen Geschöpfen.

In jeder dieser Welten hat Er Dinge verordnet, die niemand erforschen kann außer Ihm, dem Allerforschenden, dem Allweisen.

Denke darüber nach, was Wir dir enthüllt haben, damit du die Absicht Gottes, deines Herrn und des Herrn aller Welten, erkennest.

In diesen Worten sind die Geheimnisse göttlicher Weisheit verwahrt.

Wir wollen nicht bei diesem Thema verweilen, weil der Kummer über die Taten derer, die durch Unsere Worte erschaffen worden sind, Uns umgibt, wäret ihr doch unter denen, die auf Unsere Stimme hören.
Wo ist der, der Mir helfen und Mich vor den Schwertern dieser treulosen Seelen beschirmen kann? Wo ist der Einsichtsvolle, der die Worte Gottes mit eigenen Augen sieht und sich von den Völkern der Welt, ihren Meinungen und Vorstellungen frei macht?
O Diener! Warne die Diener Gottes davor, das von sich zu weisen, was sie nicht verstehen. Sprich: Flehet zu Gott, Er möge vor euren Herzen die Tore wahren Verstehens öffnen, auf daß euch kund wird, was keiner kennt. Wahrlich, Er ist der Gebende, der Vergebende, der Mitleidvolle.
Du hast Mich auch über die Gebote Gottes befragt. Wisse fürwahr: Alles, was im Buche vorgeschrieben ist, ist die Wahrheit; es gibt keinen Zweifel daran, und jeder hat die Pflicht zu befolgen, was Er, der Offenbarer, der Allwissende, herniedergesandt hat. Wer die Gebote beiseite schöbe, obwohl er davon Kenntnis hat, mit dem hätte Gott fürwahr nichts zu schaffen, und auch Wir hätten nichts mit ihm zu schaffen; denn Gottes Gebote stellen die Früchte des göttlichen Baumes dar, und nur die Achtlosen und die Eigensinnigen weichen von ihnen ab.
Was das Paradies anbelangt, so ist es eine Wirklichkeit, an der es keinen Zweifel geben kann. Hier und heute in dieser Welt ist es in der Liebe zu Mir und in Meinem Wohlgefallen verwirklicht. Wer das erreicht, dem wird Gott in dieser Welt hienieden helfen, und nach dem Tode wird Er ihn befähigen, Zutritt in das Paradies zu erlangen, das so weit ist wie Himmel und Erde. Dort werden ihm die Jungfrauen der Herrlichkeit und der Heiligkeit aufwarten des Tages und zur Nachtzeit, während die Sonne der unvergänglichen Schönheit seines Herrn allezeit ihren Glanz über ihn ergießt und er so hell erstrahlt, daß keiner seinen Anblick ertragen kann. So fügt es die Vorsehung, und doch ist das Volk ausgeschlossen durch einen schweren Schleier. Begreife gleichermaßen das Wesen des Höllenfeuers und gehöre zu denen, die wahrhaft glauben. Für jede Tat gibt es eine Vergeltung nach dem Urteil Gottes; dafür sind die Gebote und Verbote, wie sie der Allmächtige verschrieben hat, Zeugnis zur Genüge. Denn gewiß würde sich, wenn die Taten nicht belohnt würden und keine Früchte zeitigten, die Sache Gottes – erhaben ist Er – als nichtig erweisen. Unermeßlich erhaben ist Er über solche Gotteslästerungen! Denen jedoch, die frei sind von allen Bindungen, ist eine Tat ihr eigener Lohn. Wollten Wir uns über diesen Gegenstand verbreiten, so müßten zahlreiche Sendschreiben aufgezeichnet werden.
Ich schwöre bei der Gerechtigkeit des einen wahren Gottes! Die Feder ist außerstande, sich zu bewegen, ob alledem, was ihren Herrn befallen hat. Sie weint bitterlich; bitter weine auch Ich, und bitter weint das Auge Dessen, Der das Wesen der Hoheit hinter dem Königszelte der Namen ist, sitzend auf dem Throne Seines ruhmreichen Namens.
Reinige dein Herz, auf daß Wir Springbrunnen der Weisheit und der freien Rede daraus hervorquellen lassen und dich befähigen, deine Stimme inmitten der Menschheit zu erheben. Löse deine Zunge, und um des Gedenkens an deinen barmherzigen Herrn willen verkünde die Wahrheit. Fürchte dich vor niemandem, setze dein ganzes Vertrauen in Gott, den Allmächtigen, den Allwissenden. Sprich: O Volk, erfüllet, was ihr im Persischen Bayán versteht, und was ihr nicht versteht, das fraget Ihn, Sein unfehlbares Gedenken, damit Er euch klar vor Augen führe, was Gott in Seinem Buche beabsichtigt hat; denn fürwahr, Er weiß, was im Bayán verwahrt ist, kraft Seines, des Allmächtigen, des Allmachtvollen, Willens.
Du hast über Unsere Warnung an das Volk zur Zeit Unserer Abreise aus dem ‘Iráq gefragt, wonach dann, wenn die Sonne dem Blick entschwindet, Vögel der Finsternis sich bewegen und die Banner des SámiríA128 aufgepflanzt werden. Ich schwöre bei Gott! Diese Vögel rühren sich heutzutage, und Sámirí erhebt sein Geschrei. Wohl dem, der versteht und zu den Einsichtigen zählt! Wir haben sie auch vor der Erscheinung des Kalbes gewarnt. Gott ist Mein Zeuge! Alle Unsere Vorhersagen sind eingetreten, wie es ihnen bestimmt war, da sie ja von den Fingern der Herrlichkeit und der Macht ausgingen. Flehe zu Gott, Er möge dich vor dem Unheil dieser Menschen schützen und dich läutern von den Anspielungen der Widerspenstigen. Wappne dich für die Verkündigung der Sache Gottes und achte nicht der Worte, die das Volk des Bayán äußert; denn fürwahr, sie sind des Verständnisses bar und haben das Wesen der Sache, wie es in dieser hehren, dieser Größten Verkündigung enthüllt ist, nicht begriffen. Solches geben Wir deinem Geiste ein, und Wir flößen dir ins Herz, was dich unabhängig macht von den Anspielungen der Menschheit.
Die Herrlichkeit Gottes sei mit dir und denen, welche die Worte hören, die du äußerst aus Liebe zu Gott, deinem Herrn, und welche standhaft in Seiner Sache bleiben. Aller Lobpreis sei Gott, dem Herrn der Welten.

Lawḥ-i-Siyyid-i-Mihdíy-i-Dahají (Das Sendschreiben an Siyyid Mihdíy-i-Dahají)

Er ist der Heiligste, der Größte, der Erhabenste, der Höchste
O Mein Name!A129 Lobpreise Gott, daß Er dich gnädig erwählte, ein Regenschauer göttlicher Gaben zu sein für alles, was Wir in den reinen, gesegneten Boden säten, und daß Er dich befähigte, den wundersam hehren Bäumen, die Wir pflanzten, als Frühling sanften Erbarmens zu dienen. Fürwahr, so groß ist diese Gunst, daß unter allem Erschaffenen in der Welt des Seins nichts damit wetteifern kann. Des weiteren haben Wir dir den erlesenen Wein der Rede aus dem Kelche himmlischer Gaben deines barmherzigen Herrn zu trinken gegeben: diese Zunge der Heiligkeit, die, kaum gelöst, alle Schöpfung belebte, alle Wesen in Bewegung brachte und die Nachtigall ihre Weisen schlagen ließ. Dies ist der Springquell lebendigen Wassers für alle, die im Reiche des Seins wohnen.
Oftmals haben Wir auf dich die süßen Düfte des Allerbarmers gehaucht aus diesem Zweig, der sich über dem Sendbrief deines Herrn, des Mächtigen, des Ungezwungenen, bewegt. Bei der Gerechtigkeit des einen wahren Gottes! Wendeten sich alle erschaffenen Dinge, die sichtbaren wie die unsichtbaren, zu Ihm, so sähest du, wie sie sich aufschwängen zum Höchsten Ziel, dem Ort, da der göttliche Lotosbaum ruft und kündet: Wahrlich, kein Gott ist außer Mir, dem Allmächtigen, dem Allgütigen.
Groß ist dein Segen, da du durch die Lande Gottes reistest, verkörperte Freude und Sicherheit für das Volk Bahás – sie, die allem entsagen außer Ihm und ihre Herzen ausrichten auf diesen Königshof, der seinen Strahlenglanz über alle Reiche ergießt und sie netzt mit den wogenden Wassern dieses Meeres, das dich selbst genetzt hat – ein Meer, das alles Erschaffene umschließt.
Du hast fürwahr die Bedeutung der Hilfe für Gott verstanden, du hast dich erhoben, diese Hilfe durch die Macht der Weisheit und der Rede zu leisten. Sprich: Mir helfen heißt Meine Sache lehren. Dies ist ein Gegenstand, der ganze Sendbriefe ausfüllt. Dies ist der unverrückbare Befehl Gottes, ewig in der Vergangenheit, ewig in der Zukunft. Begreifet es, o ihr Einsichtsvollen. Wer die Schranken der Weisheit überschreitet, versteht die im Buche dargelegte Bedeutung der Hilfe für Gott nicht. Sprich: Fürchtet Gott und sät nicht die Saaten der Zwietracht unter die Menschen. Befolget, was euch aufgetragen von eurem Herrn, dem Allmächtigen, dem Allwissenden. Er weiß, was wirklich der Sieg ist, und lehrt es euch mit einer Rede, die kein leerer Wahn derer, welche in der Wildnis des Zweifels schweifen, je verderben kann.
O Mein Name! Gib allem Erschaffenen erneut zu trinken von diesem Kelche, der die Meere aufbranden ließ. Entfache sodann in den Herzen die Feuerlohe, die dieser Rote Baum entzündet hat, damit sich alle erheben, Seinen Namen unter den Anhängern aller Glaubensrichtungen zu preisen und zu verherrlichen.
Zahlreiche Briefe von dir wurden vor Unserem Thron überreicht. Wir haben sie gelesen zum Zeichen der Gnade, und für jeden Namen, den du erwähntest, haben Wir offenbart, was die Menschengeister aufrüttelt und die Seelen sich aufschwingen läßt. Im übrigen haben Wir dich wiederholt befähigt, den Trillern der Himmelsvögel zu lauschen und dein Ohr dem Sang der Nachtigallen zu neigen, wenn sie auf den Zweigen ihre Lieder schlagen. So ward die Feder Gottes zu deinem Gedenken bewegt, auf daß du die Menschen ermahnest durch die Macht dieser Rede, die von Gott bestimmt ist, die Zeichen Seiner Herrlichkeit zu offenbaren.
Selig ist der Ort, da der Hymnus Seines Lobpreises erschallt, und selig das Ohr, welches hört, was vom Himmel der Gnade deines Herrn, des Allerbarmers, herniedergesandt ward.
Ermahne die Diener Gottes zu dem, wozu Wir dich ermahnten, damit sie ablassen von allem, was ihnen in dem Mutterbuche verboten ist. Wer Taten begeht, die Aufruhr schaffen im Volk, der ist fürwahr weit abgeirrt von der Hilfe für Gott und Seine Sache; auf der Tafel, die Gott zum Dämmerort aller Tafeln ausersehen hat, wird er zu den Unheilstiftern gezählt.
Sprich: Wenn es Uns gut dünkt, werden Wir die Sache Gottes durch die Macht eines einzigen Wortes aus Unserer Gegenwart zum Siege führen. Er ist wahrlich der Allmächtige, der Allbezwingende. So es Gottes Absicht ist, wird aus den Wäldern himmlischer Macht der Löwe unüberwindlicher Kraft hervortreten, und sein Gebrüll ist wie des Donners Grollen, das in den Bergen widerhallt. Da Unsere liebevolle Vorsehung jedoch alle Dinge überragt, haben Wir verordnet, daß der Endsieg durch Wort und Rede erreicht werde, damit Unsere Diener auf der ganzen Erde dergestalt zu Empfängern göttlichen Segens werden. Das ist ein Zeichen für die Gottesgaben, die ihnen gewährt sind. Wahrlich, dein Herr ist der Allgenügende, der Erhabenste.
Sprich: Fürchtet Gott und begeht keine Taten, die Meine Geliebten auf Erden wehklagen lassen. So gebietet euch diese Feder, die auf der Kampfbahn der Weisheit und des wahren Verstehens die Feder der Herrlichkeit in Bewegung brachte.
Überbringe Meine Grüße all denen, deren Angesichter den Strahlenglanz Bahás widerspiegeln. Sodann rede zu ihnen mit dieser Rede, welche die Augen der Gerechten erhellt. Die Herrlichkeit Gottes sei mit dir und allen, die sich festhalten an dem Seile Gottes, des Offenbarers der Verse…
Halte die Bewohner dortzulande ab von herausfordernden Handlungen, von Hader, Streit und allem, was sonst Unruhe stiftet. Rühmlich ist heutzutage die Verbreitung der Sache Gottes. Wollten sich zum Beispiel diejenigen Leute, die gewisse Ziele verfolgen, dem Lehren der Sache Gottes hingeben, so wären alle, die dortzulande wohnen, binnen kurzem mit dem Mantel des Glaubens bekleidet.
So jemand die folgende Stelle aus dem zu Ehren des Nabíl von Qá’inA130 offenbarten Sendschreiben mit all ihrer Süße kostet, wird er sogleich die Bedeutung der Hilfe für Gott verstehen: Menschliche Rede will ihrem Wesen nach Einfluß üben und bedarf deshalb der Mäßigung. Ihr Einfluß ist durch Feinheit bedingt, die wiederum von losgelösten, reinen Herzen abhängt. Ihre Mäßigung muß mit Takt und Weisheit gepaart sein, wie es in den Heiligen Büchern und Sendbriefen vorgeschrieben ist.
O Mein Name! Die Rede muß die Kraft der Eindringlichkeit besitzen. Ist sie dieser Eigenschaft beraubt, übt sie keinen Einfluß aus. Und dieser durchdringende Einfluß hängt davon ab, daß der Geist rein und das Herz makellos ist. Desgleichen bedarf die Rede der Mäßigung; ohne sie ist der Hörer außerstande, die Rede zu ertragen, vielmehr bekundet er von Anfang an Widerspruch. Und die Mäßigung wird dadurch erlangt, daß man die Rede mit den Zeichen göttlicher Weisheit mischt, wie sie in den heiligen Büchern und Sendbriefen verzeichnet sind. Wenn eines Menschen Rede dergestalt in ihrer Wesenheit mit diesen beiden Grunderfordernissen ausgestattet ist, wird sie sich als ungemein wirksam erweisen und das beste Mittel für die Wandlung der Menschenseelen sein. Das ist die Stufe höchsten Sieges und himmlischer Herrschaft. Wer sie erreicht, ist mit der Macht belehnt, die Sache Gottes zu lehren und der Menschen Herzen und Gemüter zu besiegen.
O Mein Name! Die Sonne der Rede strahlt hell vom Dämmerort göttlicher Offenbarung. Sie erleuchtet die Schriftrollen und Tafeln in solchem Maße, daß das Reich der Rede und das erhabene Herrschaftsgebiet des Verstehens vor Freude und Frohlocken beben; sie scheinen im Glanz Seines Lichtes, und doch begreift es die Masse der Menschen nicht.
Der Grund, warum das Thema des Beistands und der Hilfe für Gott immer wieder der Feder der Vorsehung entströmte und weiterhin entströmen wird, ist die Warnung an die Freunde Gottes vor Tätigkeiten, die Streit und Aufruhr bewirken könnten. Alle haben sie die Pflicht, sorgfältig zu forschen, wie sie der Sache Gottes in der von Uns dargelegten Weise helfen können. Dies ist nur ein Zeichen Seiner Gnade, die Er Seinen Geliebten besonders gewährt, auf daß jeder von ihnen die Stufe erlange, die durch das Wort gekennzeichnet ist: »Wer eine Seele erweckt, der erweckt fürwahr die ganze Menschheit.«A131
Weltliche Macht stand immer im Schatten dieser Stufe und wird weiterhin dort stehen. Ihre festgesetzte Stunde ist im Buche Gottes vorherbestimmt. Er wahrlich kennt sie, und kraft Seiner Macht wird sie offenbar werden. Wahrlich, Er ist der Machtvolle, der Allunterwerfende, der Allmächtige, der Allwissende, der Allweise.
Die geheiligten Seelen sollten in ihren Herzen über die Lehrmethoden nachdenken und nachsinnen. Aus den Texten dieser wundersamen, himmlischen Schriften sollten sie Sätze und Abschnitte auswendig lernen, die sich auf verschiedene Gegebenheiten beziehen, damit sie im Verlauf ihrer Ansprachen göttliche Verse wiedergeben können, sooft es die Gelegenheit erfordert, da diese heiligen Verse ja das kraftvollste Elixier, der größte, mächtigste Talisman sind. So machtvoll ist ihr Einfluß, daß dem Hörer kein Grund zum Wankelmut bleibt. Ich schwöre bei Meinem Leben! Dieser Offenbarung ist solche Macht eigen, daß sie als Magnet auf alle Völker und Geschlechter der Erde wirkt. Wer innehält, um mit Bedacht nachzusinnen, wird erkennen, daß es für keinen einen Ort gibt oder geben kann, dahin er fliehen könnte.
Der Kitáb-i-Aqdas wurde so offenbart, daß er alle göttlich bestimmten Sendungen anzieht und umfängt. Selig ist, wer ihn liest, selig, wer ihn begreift, selig, wer darüber nachdenkt, selig, wer seine Bedeutung erwägt. So umfassend ist er, daß er alle Menschen umschließt, ehe sie seiner gewahr sind. Binnen kurzem werden seine unumschränkte Macht, sein durchdringender Einfluß und die Größe seiner Kraft auf Erden offenbar.
O Mein Name! Höre auf Meine Stimme, die aus der Richtung Meines Thrones kommt. Dein Herr will deinen Namen allzeit erwähnen, da du dich standhaft erweisest im Ruhme Seiner Tugenden unter den Menschen. Fürwahr, Er liebt die Treue, die sich im Reiche der Schöpfung findet, und gibt ihr Vorrang vor den meisten Tugenden. Wahrlich, Er ist der Gewaltige, der Machtvolle.
Wisse fernerhin, daß Wir den Lobpreis hörten, den du äußertest in deiner Zwiesprache mit Gott, deinem Herrn, dem Erhabenen, dem Gnädigen. Groß ist fürwahr der Segen, der deiner wartet, da du deine eigenen Belange zugunsten dieser unverletzlichen, dieser mächtigen und erleuchteten Sache eingeschränkt hast. Wir flehen zu Gott, Er möge deinen Ruf zu einem Magneten machen, der die Verkörperungen der Namen in der Welt des Seins anzieht, so daß alle Wesen aus freiem Antrieb seiner achten. Es gibt keinen Gott außer Ihm, dem Erhabenen, dem Überlegenen, dem Ewig-Gesegneten, dem Hehren, dem Allhöchsten, dem Allherrlichen, dem Großmütigsten, dem Allwissenden, dem Allkennenden.

Lawḥ-i-Burhán (Das Sendschreiben vom Beweis)

Dieses Sendschreiben wurde nach dem Opfertod Siyyid Muḥammad-Ḥasans, Sulṭánu’sh-Shuhadá’ ›der König der Märtyrer‹ und Siyyid Muḥammad-Ḥusayns, Maḥbúbu’sh-Shuhadá’ ›der Geliebte der Märtyrer‹ offenbart; vgl. Shoghi Effendi, Gott geht vorüber 356 und an Shaykh Muḥammad-Báqir, den Bahá’u’lláh mit dem Beinamen ›der Wolf‹ brandmarkte, gerichtet. Bahá’u’lláh erwähnt in diesem Sendschreiben Mír Muḥammad-Ḥusayn, den Imám-Jum‘ih von Iṣfahán mit dem Beinamen ›die Schlange‹; er war bei der Verfolgung der Bahá’í der Komplize von Shaykh Muḥammad-Báqir (vgl. Shoghi Effendi, Gott geht vorüber 350, 356, 405). Der Brief an den Sohn des Wolfes ist an Shaykh Muḥammad-Taqí-yi-Najafí, den Sohn von Shaykh Muḥammad-Báqir, gerichtet.
Er ist der Allmächtige, der Allwissende, der Allweise!

Die Winde des Hasses umfingen die Arche von BaṭḥáA132 wegen der Untaten, die die Hände der Unterdrücker begingen.

O Báqir!

Du hast diejenigen verurteilt, um derentwillen die Bücher der Welt weinten und die Schriften der Religionen Zeugnis ablegten.

Du bist wahrlich weit vom rechten Wege abgeirrt und in einen dichten Schleier gehüllt.

Bei Gott selbst!

Du hast jene verurteilt, durch die der Horizont des Glaubens erleuchtet wurde.

Dies bezeugen sie alle, die die Dämmerorte der Offenbarung und die Manifestationen der Sache deines Herrn, des Barmherzigsten, sind – sie, die ihre Seelen und all ihren Besitz auf Seinem geraden Pfade geopfert haben.

Der Glaube Gottes weint allüberall ob deiner Tyrannei, und doch vergnügst du dich und gehörst zu denen, die frohlocken.

Ich trage keinen Haß gegen dich oder sonst jemanden im Herzen.

Jeder Gebildete sieht dich und deinesgleichen versunken in offenbarer Torheit.

Hättest du begriffen, was du getan, du hättest dich ins Feuer geworfen oder dein Haus verlassen und die Flucht in die Berge ergriffen, oder hättest gestöhnt und gejammert, bis du an den Ort zurückgekehrt wärest, der dir von Ihm, dem Herrn der Kraft und Macht, bestimmt ist.

O du, der du so viel bist wie ein Nichts!

Zerreiße die Schleier eitlen Wahns und leeren Trugs, damit du die Sonne der Erkenntnis von diesem strahlenden Horizonte scheinen siehst.

Du hast einen Sproß des Propheten selbst in Stücke gerissen und dir eingebildet, damit dem Gottesglauben zu helfen.

Solches hat dir deine Seele eingegeben, und du bist wahrlich einer der Achtlosen.

Was du tatest, hat den himmlischen Heerscharen und jenen, die die Sache Gottes, des Herrn der Welten, umkreisen, die Herzen gebrochen.

Die Seele der ReinenA133 schmolz wegen deiner Grausamkeit dahin, und die Bewohner des Paradieses weinten bitterlich an ihrem gesegneten Ort.
Ich beschwöre dich bei Gott, urteile gerecht!

Welchen Beweis brachten die jüdischen Gelehrten vor, um Ihn, den Geist GottesA134, zu verdammen, als Er mit der Wahrheit zu ihnen kam?

Was konnten die Pharisäer und Götzenpriester ins Feld führen, um sich dafür zu rechtfertigen, daß sie Muḥammad, den Gesandten Gottes, verleugneten, als Er zu ihnen kam mit einem Buch, welches zwischen Wahrheit und Falschheit mit solcher Gerechtigkeit schied, daß sich das Dunkel der Erde in Licht verwandelte und die Herzen derer, die Ihn erkannten, in Entzücken gerieten?

Wahrlich, du hast heute dieselben Gründe vorgebracht, deren sich die törichten Gelehrten jener Zeit bedienten.

Er, der König des Reiches der Gnade, bezeugt es in diesem großen Gefängnis.

Du bist wahrlich ihre Wege gewandelt, nein, du hast sie gar noch in ihrer Grausamkeit übertroffen und dir dabei eingebildet, du hülfest dem Glauben und verteidigtest das Gesetz Gottes, des Allwissenden, des Allweisen.

Bei Ihm, der die Wahrheit ist!

Dein Unrecht ließ Gabriel stöhnen und brachte das Gesetz Gottes, von dem der Windhauch der Gerechtigkeit über alle im Himmel und auf Erden weht, zum Weinen.

Wähnst du in deiner Unwissenheit wirklich, das Urteil, das du sprachst, sei dir nütze?

Nein, bei Ihm, dem König aller Namen!

Daß es dir nur schadet, bezeugt Er, der alles weiß, was in dem verwahrten Tablet verzeichnet ist.

Als du dein Urteil niederschriebst, da klagte deine eigene Feder dich an.

Solches bezeugt die Feder Gottes, des Höchsten, auf Seiner unerreichbaren Stufe.
O du, der du in die Irre gingst! Nie hast du Mich gesehen, nie hast du mit Mir verkehrt oder warst auch nur für den Bruchteil eines Augenblicks Mein Gefährte. Wie kommt es dann, daß du den Menschen befiehlst, Mich zu verfluchen? Folgst du darin dem Drang deiner Begierden oder gehorchst du etwa deinem Herrn? Gib ein Zeichen, so du zu denen gehörst, die die Wahrheit lieben! Wir bezeugen, daß du das Gesetz Gottes von dir geworfen und dich dem Drang deiner Leidenschaften gebeugt hast. Wahrlich, nichts entgeht Seinem Wissen; Er ist fürwahr der Unvergleichliche, der Allunterrichtete. O du achtloser Mensch! Beachte, was der Barmherzige im Qur’án offenbarte: »Sage nicht zu jedem, der dir mit einem Gruß begegnet: ›Du bist kein Gläubiger.‹«Q21 Solches hat Er verordnet, in dessen Hand die Reiche der Offenbarung und der Schöpfung liegen – wärest du doch von denen, die hören. Du aber hast das Gebot Gottes beiseite gelegt und dich an den Drang deiner Begierden gehalten. Wehe über dich, o du achtloser Zweifler! Wenn du Mich verleugnest, mit welchem Beweis kannst du dann die Wahrheit dessen verfechten, was du besitzest? Lege ihn vor, o du, der du Gott Gefährten beigesellst und dich abkehrst von Seiner Oberherrschaft, die alle Welten umschließt!
Wisse, du Tor, daß der in Wahrheit ein Gebildeter ist, der Meine Offenbarung annimmt, vom Weltmeer Meines Wissens trinkt und sich in die Lüfte Meiner Liebe aufschwingt, der alles außer Mir von sich wirft und sich mit festem Griff an das hält, was vom Reiche Meines wunderbaren Wortes herabgesandt ist.

Er ist fürwahr wie das Auge für die Menschheit und wie der Geist des Lebens für den Körper der ganzen Schöpfung.

Verherrlicht sei der Allbarmherzige, der ihn erleuchtete und ihn sich aufmachen ließ, dieser großen, mächtigen Sache zu dienen.

Wahrlich, solch ein Mensch ist gesegnet von den Scharen der Höhe und den Bewohnern des Tabernakels der Größe, die Meinen versiegelten Wein trinken in Meinem Namen, der Allmächtige, der Allmachtvolle.

O Báqir!

Wenn du zu denen gehörst, die eine so erhabene Stufe einnehmen, dann erbringe ein Zeichen von Gott, dem Schöpfer der Himmel.

Und wenn du deine Ohnmacht erkennst, zügle deine Leidenschaften und kehre zu deinem Herrn zurück, damit Er dir deine Sünden vergebe, Sünden, die dem Göttlichen Lotosbaum die Blätter versengten, den Felsen aufschreien ließen und die Augen der Einsichtsvollen zum Weinen brachten.

Deinetwegen zerriß der Schleier der Göttlichkeit, scheiterte die Arche, lahmte die Kamelstute und stöhnte der GeistA135 an Seinem erhabenen Orte.

Rechtest du mit Ihm, Der zu dir kam mit den Zeugnissen Gottes und mit Seinen Zeichen, die du und alle auf Erden besitzen?

Öffne die Augen, damit du diesen Unterdrückten vom Horizont des Willens Gottes, des Herrschers, des Wahren, des Strahlenden, leuchten siehst.

Öffne alsdann das Ohr deines Herzens, damit du die Stimme des göttlichen Lotosbaumes vernimmst, der in Wahrheit von Gott, dem Allmächtigen, dem Wohltätigen, gehegt wurde.

Wahrlich, trotz allem, was ihm Leute deinesgleichen voll Grausamkeit und Ungehorsam zufügten, ruft dieser Baum laut und lädt alle Menschen zum Sadratu’l-MuntaháA136 und zum höchsten Horizonte.

Gesegnet die Seele, die auf das mächtigste Zeichen schaut, und das Ohr, das Seine lieblichste Stimme vernimmt, aber wehe dem, der sich abwendet und gottlos handelt.
O du, der du dich von Gott abkehrtest!

Wolltest du mit ehrlichem Auge auf den Göttlichen Lotosbaum blicken, du würdest an seinen Ästen, Zweigen und Blättern die Male wahrnehmen, die dein Schwert ihm schlug, obwohl dich Gott erschaffen hat, diesen Baum zu erkennen und ihm zu dienen.

Denke nach, damit du deinen Frevel einsiehst und zu denen zählst, die in sich gegangen sind.

Meinst du, Wir fürchteten deine Grausamkeit?

Wisse und sei dessen wohl versichert, daß Wir vom ersten Tag an, da die Erhabenste Feder zwischen Erde und Himmel ihre Stimme erhob, Unsere Seelen, Unsere Körper, Unsere Söhne und Unseren Besitz auf dem Pfade Gottes, des Erhabenen, des Großen, aufopferten.

Dies ist Unser Ruhm vor allem Erschaffenen und den Scharen der Höhe, und dafür zeugt, was Uns auf diesem geraden Pfad zustieß.

Bei Gott!

Unsere Herzen brachen, Unsere Leiber wurden gekreuzigt und Unser Blut vergossen, während Unsere Augen am Horizont der Gnade ihres Herrn, des Zeugen, des Allschauenden, hingen.

Je schlimmer seine Leiden, desto flammender wuchs die Liebe des Volkes Bahás.

Seine Aufrichtigkeit bezeugt, was der Allbarmherzige im Qur’án herabsandte, wo Er sagt:

»Wünscht euch den Tod, so ihr aufrichtig seid.«Q22 Wer verdient den Vorzug: einer, der sich hinter Vorhängen verbirgt, oder einer, welcher sich auf dem Pfade Gottes aufopfert?

Urteile gerecht und gehöre nicht zu denen, die verwirrt durch die Wüste der Falschheit schweifen.

So weit wurden jene von den Lebenswassern der Liebe des Barmherzigsten mitgerissen, daß weder die Waffen der Welt noch die Schwerter der Nationen sie davon abhielten, ihr Antlitz auf das Weltmeer der Großmut ihres Herrn, des Gebenden, des Edelmütigen, zu richten.
Bei Gott! Alle Schwierigkeiten konnten Mich nicht entmutigen, und das Verwerfungsurteil der Geistlichen vermochte nicht, Mich zu schwächen. Heute wie ehedem spreche Ich vor dem Angesicht der Menschen: »Das Tor der Gnade ist aufgetan, und Er, der Morgen der Gerechtigkeit, ist gekommen mit deutlichen Zeichen und klaren Beweisen von Gott, dem Herrn der Kraft und der Macht!« Zeige dich vor Mir, damit du die Geheimnisse vernimmst, die der Sohn ‘ImránsA137 auf dem Sinai der Weisheit hörte. Dies befiehlt dir der Aufgangsort der Offenbarung deines Herrn, des Gottes der Barmherzigkeit, aus Seinem großen Gefängnis.
Hat deine Führerschaft dich stolz gemacht? Lies, was Gott einem Alleinherrscher, dem Sulṭán der Türkei, offenbart hat, ihm, der Mich in dieser Trutzburg einkerkerte. So magst du dich ins Bild setzen über den Zustand dieses Unterdrückten, wie ihn Gott, der Eine, der Einzige, der Allunterrichtete, verfügt hat. Macht es dich glücklich, elende Taugenichtse als deine Anhänger zu sehen? Sie unterstützen dich, wie es die Leute vor ihnen taten, die Anhänger von Hannas, die ohne Zeugnis oder klaren Beweis das Urteil sprachen gegen den GeistA138.
Lies den Kitáb-i-Íqán, lies, was vom Allbarmherzigen dem König in ParisA139 und seinesgleichen gesandt wurde, auf daß dir bewußt werde, was sich in der Vergangenheit ereignete, und du dich überzeugst, daß Wir keineswegs Unordnung im Land verbreiten wollten, nachdem es wohlgeordnet war. Nur um Gottes willen ermahnen Wir Seine Diener. Wer es wünscht, den lasse sich Gott zuwenden, und wer will, möge sich abkehren. Unser Herr, der Barmherzige, ist wahrlich der Allgenügende, der Allgepriesene. O Schar der Geistlichen! Dies ist der Tag, da nichts von allen Dingen und kein Name von allen Namen euch nützen kann, es sei denn durch diesen Namen, den Gott zur Manifestation Seiner Sache und zum Tagesanbruch Seiner erhabensten Benennungen gemacht hat für alle, die im Reich der Schöpfung sind. Selig ist der Mensch, der den Duft des Allbarmherzigen wahrnimmt und zu denen zählt, die standhaft sind. Weder eure Wissenschaften noch eure Künste, eure Schätze oder euer Ruhm werden euch an diesem Tag etwas nützen. Werft sie alle von euch und richtet euer Angesicht auf das Hocherhabene Wort, durch welches die Schriften, die Bücher und diese erleuchtete Tafel unzweideutig kundgemacht wurden. Werft weg, o ihr Geistlichen alle, was ihr mit den Federn eures eitlen Wahns und leeren Trugs zusammengeschrieben habt. Bei Gott! Die Sonne der Erkenntnis strahlt über dem Horizont der Gewißheit.
O Báqir! Lies und rufe dir ins Bewußtsein, was einstmals ein Gläubiger unter deinen Vorfahren sagte: »Wollt ihr einen Mann erschlagen, nur weil er sagt: Mein Herr ist Gott, wo Er doch bereits mit Zeichen von eurem Herrn unter euch ist? Ist er ein Lügner, so wird seine Lüge auf ihn zurückfallen; ist er aber ein Mann der Wahrheit, so wird mindestens ein Teil von dem, was er androht, über euch kommen. Fürwahr, Gott führt nicht den, der maßlos und ein Lügner ist.«Q23
O du, der du in die Irre gingst! Wenn dir irgendein Zweifel an Unserer Lebensführung kommt, so wisse, daß Wir bezeugen, was Gott selbst vor der Erschaffung der Himmel und der Erde bezeugte: Es ist kein anderer Gott außer Ihm, dem Allmächtigen, dem Allgütigen. Wir bezeugen, daß Er einzig ist in Seinem Wesen, einzig in Seinen Eigenschaften. Er hat nicht Seinesgleichen im ganzen Weltall noch einen Gefährten in der ganzen Schöpfung. Seine Boten und Seine Bücher hat Er herniedergesandt, damit sie Seinen Geschöpfen den Geraden Pfad weisen.
Ist der Sháh über dein Vorgehen unterrichtet worden, und hat er sich entschieden, die Augen davor zu verschließen? Oder hat ihn die Furcht gepackt vor dem Heulen eines Rudels Wölfe, das dem Pfade Gottes den Rücken kehrte und dir auf deinem Wege nachfolgte, ohne klaren Beweis oder ein Buch? Wir hörten, die Provinzen Persiens seien mit der Zier der Gerechtigkeit geschmückt worden. Als Wir aber genau hinschauten, fanden Wir, daß sie Aufgangsorte der Willkür und Tagesanbrüche des Unrechts sind. Wir sehen die Gerechtigkeit in den Klauen der Tyrannei. Gott flehen wir an, sie durch die Kraft Seiner Macht und Seiner höchsten Herrschaft zu befreien. Er, wahrlich, beschirmt alles, was in den Himmeln und auf Erden ist. Keinem ist das Recht gegeben, sich bei irgendeinem darüber zu beschweren, was der Sache Gottes widerfahren ist. Es geziemt jedem, der sein Angesicht auf den Erhabensten Horizont richtet, sich beharrlich an das Seil der Geduld zu halten und sein Vertrauen auf Gott zu setzen, den Helfer in Gefahr, den Unbezwungenen. O ihr Geliebten Gottes! Trinkt aus dem Quell der Weisheit die Fülle, ergeht euch im Garten der Weisheit, schwingt euch auf in die Sphären der Weisheit und sprecht mit Weisheit und Beredsamkeit. Dies gebietet euch euer Herr, der Allmächtige, der Allwissende.
O Báqir! Baue nicht auf deinen Ruhm und deine Macht. Du gleichst der letzten Spur des Sonnenlichts auf der Bergesspitze. Bald wird sie dahinschwinden, wie es Gott, der Allbesitzende, der Höchste, verordnet hat. Weggenommen ist von dir und deinesgleichen aller Ruhm, und dies ist wahrlich, was von Ihm, bei dem das Mutterbuch ist, verfügt wurde. Wo ist der zu finden, der mit Gott rechtete, und wohin ist der entschwunden, der Seinen Zeichen widersprach und sich von Seiner höchsten Herrschaft abwandte? Wo sind sie, die Seine Erwählten erschlugen und das Blut Seiner Heiligen vergossen? Denke nach, auf daß du vielleicht den Geruch deiner Taten wahrnehmest, o du törichter Zweifler! Deinetwegen klagte der GesandteA140, und die ReineA141 schrie laut auf; alle Länder wurden verwüstet, und Dunkel fiel über alle Bereiche. O Schar der Geistlichen! Euretwegen geriet das Volk in Schande, wurde das Banner des Isláms herabgezerrt und sein mächtiger Thron gestürzt. Immer, wenn ein verständiger Mann sich an das zu halten suchte, was den Islám erhöht hätte, stimmtet ihr euer Geschrei an, was ihn hinderte, sein Ziel zu erreichen, während das Land tief im Verfall befangen blieb.
Denke an den Sulṭán der Türkei! Er wollte den Krieg nicht, aber Leute deinesgleichen wollten ihn. Als das Feuer des Krieges entzündet war und hoch seine Flammen loderten, da wurden Regierung und Volk geschwächt. Dies bezeugt jeder gerechte, urteilsfähige Mensch. Das Elend schwoll so an, daß sein Rauch das Land des GeheimnissesA142 und seine Umgebung umwölkte. Was in dem Sendbrief über den Sulṭán offenbart stand, das wurde offenkundig. So ist es im Buche entschieden auf Geheiß Gottes, des Helfers in Gefahr, des Selbstbestehenden.
O Meine Höchste Feder!

Laß ab vom Gedenken an den Wolf und rufe die SchlangeA143 in Erinnerung, deren Grausamkeit alles Erschaffene stöhnen und den Heiligen die Glieder erzittern ließ.

So gebietet dir der Herr aller Namen auf dieser erhabenen Stufe.

Laut schrie die ReineA144 ob deiner Ungerechtigkeit auf, und doch bildest du dir ein, zur Familie des Gesandten Gottes zu zählen!

Solches hat dir deine Seele eingeflüstert, o du, der du dich abgewandt hast von Gott, dem Herrn all dessen, was war und was sein wird.

Urteile gerecht, du Schlange!

Für welches Verbrechen erstachst du die Kinder des Gesandten GottesA145 und plündertest ihre Habe?

Leugnest du Ihn, Der dich erschuf durch Seinen Befehl:

»Sei, und es war«A146?

Du hast die Kinder des Gesandten Gottes behandelt, wie nicht einmal ‘Ád mit Húd verfuhr, noch Thamúd mit Ṣáliḥ, noch die Juden mit dem Geist GottesA147, dem Herrn allen Seins.

Leugnest du die Zeichen deines Herrn, vor denen, kaum daß sie vom Himmel Seiner Sache herabkamen, alle Bücher der Welt sich verneigten?

Gehe in dich, damit du deiner Tat bewußt werdest, o du achtloser Verworfener!

Binnen kurzem werden die Winde der Züchtigung über dich kommen, wie sie über andere vor dir gekommen sind.

Warte nur, du, der du Gott, dem Herrn des Sichtbaren und des Unsichtbaren, Gefährten beigesellt hast.

Dies ist der Tag, den Gott durch die Zunge Seines Gesandten angekündigt hat.

Sinne nach, damit du begreifst, was der Allbarmherzige im Qur’án und auf dieser klaren Tafel herniedersandte.

Dies ist der Tag, da Er, der Morgen der Offenbarung, mit klaren Zeichen, die keiner zählen kann, erschienen ist.

Dies ist der Tag, da jeder Mensch mit Wahrnehmungskraft den Duft der Brise des Allbarmherzigen in der Welt der Schöpfung entdeckt, da jeder Einsichtsvolle dem Lebenswasser der Gnade seines Herrn, des Königs der Könige, entgegeneilt.

O du Achtloser!

Die Geschichte vom OpferA148 hat sich wiederholt, und er, das Opfer, ist zu der Opferstätte geschritten, und er kehrte nicht zurück ob dem, was deine Hand verübte, o du verderbter Hasser!

Wähnst du, jenes Martyrium gereiche dieser Sache zur Schande?

Nein, bei Ihm, den Gott zur Schatzkammer Seiner Offenbarung machte, gehörtest du doch zu denen, die begreifen.

Wehe dir, der du Gott Gefährten beigesellst, und wehe denen, die dich zum Führer nehmen, ohne ein klares Zeichen oder ein eindeutiges Buch!

Wie zahllos waren die Unterdrücker vor dir, die sich aufmachten, das Licht Gottes zu ersticken, und wie viele der Gottlosen, die mordeten und plünderten, bis die Herzen und Seelen der Menschen ob ihrer Grausamkeit stöhnten!

Die Sonne der Gerechtigkeit verfinsterte sich, denn die Verkörperung der Tyrannei wurde auf den Thron des Hasses gesetzt, und doch sind die Menschen ohne Verständnis.

Die Kinder des Gesandten wurden erschlagen, ihre Habe geplündert.

Sprich:

Waren es ihre Besitztümer, die nach deiner Meinung Gott leugneten, oder sie selbst?

Urteile gerecht, o du Unwissender, der du wie durch einen Schleier von Gott getrennt bist.

Du hast dich an die Tyrannei gehalten und die Gerechtigkeit verworfen.

Alles Erschaffene klagt darüber, aber noch immer gehörst du zu den Verstockten.

Du hast die Alten getötet und die Jungen ausgeplündert.

Denkst du, du könntest genießen, was deine Unredlichkeit aufgehäuft hat?

Nein, bei Meinem Selbst!

Also unterrichtet dich Er, der alles weiß.

Bei Gott!

Was du besitzest, was du durch deine Grausamkeit zusammengerafft hast, all dies soll dir nichts nützen.

Dafür zeugt dein Herr, der Allwissende.

Du hast dich erhoben, das Licht dieses Glaubens auszutreten; binnen kurzem wird dein eigenes Feuer auf Seinen Befehl ausgelöscht werden.

Er, wahrlich, ist der Herr der Stärke und der Macht.

Weder Wandel und Wechsel der Welt noch die Macht der Nationen können Seine Pläne durchkreuzen.

Er tut, was Ihm beliebt, und verordnet, was Er will, durch die Macht Seiner höchsten Herrschaft.

Denke an die Kamelstute:

Obwohl nur ein Tier, hat sie der Allbarmherzige auf eine so hohe Stufe erhoben, daß die Zungen der Erde sie erwähnten und priesen.

Wahrlich, Er ist über allem in den Himmeln und auf Erden.

Es gibt keinen Gott außer Ihm, dem Allmächtigen, dem Großen.

Also haben Wir den Himmel Unserer Tafel mit den Sonnen Unserer Worte geschmückt.

Gesegnet der Mensch, der dazu gelangt und von ihnen erleuchtet wird, und wehe denen, die sich abwenden, Ihn verleugnen und fern von Ihm in der Irre schweifen.

Preis sei Gott, dem Herrn der Welten!

Kitáb-i-‘Ahd (Das Buch des Bundes)

Wenngleich das Reich der Herrlichkeit über die Nichtigkeiten der Welt erhaben ist, hinterlassen Wir in der Schatzkammer der Treue und der Entsagung Unseren Erben ein vortreffliches, ein kostbares Vermächtnis. Irdische Schätze vererben Wir nicht, noch mehren Wir die Sorgen, die solche Schätze mit sich bringen. Bei Gott! In irdischen Gütern liegt Furcht verborgen und Gefahr versteckt. Denket darüber nach und erinnert euch dessen, was der Allerbarmer im Qur’án offenbart: »Wehe dem lästernden Verleumder, der Reichtum rafft und zählt von Mal zu Mal.«Q24 Flüchtig sind die Güter dieser Welt. Was vergeht und sich verändert, ist seit je nur in festgesetztem Maße der Beachtung wert.
Das Ziel dieses Unterdrückten bei allen Leiden und Trübsalen, die Er ertragen, bei allen Versen, die Er offenbart, und bei den Beweisen, die Er dargebracht hat, war einzig und allein, die Flamme des Hasses und der Feindschaft zu löschen, damit der Horizont der Menschenherzen vom Lichte der Eintracht erleuchtet werde, daß er wahren Frieden und wirkliche Ruhe finde.

Vom Morgen der göttlichen Tafel strahlt hell die Sonne des folgenden Wortes, und es geziemt jedem, darauf den Blick zu heften:

Wir gemahnen euch, o Völker der Welt, alles zu befolgen, was eure Stufe erhöht.

Klammert euch an die Gottesfurcht und haltet euch fest an das Recht.

Wahrlich, Ich sage:

Die Zunge ist dazu da, vom Guten zu sprechen; befleckt sie nicht mit übler Rede.

Gott hat vergeben, was vergangen ist.

Von nun an äußere jeder, was sich schickt; jeder enthalte sich der üblen Nachrede, der Schmähung und all dessen, was andere Menschen traurig macht.

Erhaben ist die Stufe des Menschen!

Vor kurzem strömten diese hehren Worte aus dem Schatzberg Unserer Feder der Herrlichkeit:

Groß und segensreich ist dieser Tag – der Tag, da alles, was im Menschen verborgen war, offengelegt ist und weiter offengelegt wird.

Erhaben ist die Stufe des Menschen, wenn er sich, fest in der Sache Gottes gegründet, an Recht und Wahrheit hält.

Vor dem Antlitz des Allerbarmers ist der wahre Mensch dem Himmelszelte gleich:

Sein Sehen und Hören sind wie Sonne und Mond, hell strahlen seine Tugenden wie die Sterne.

Ihm ist die erhabenste Stufe eigen, und sein Einfluß erzieht die Welt des Seins.
Jede aufnahmefähige Seele, welche an diesem Tage den Duft des göttlichen Gewandes atmet und reinen Herzens den Blick zum allherrlichen Horizont erhebt, wird in dem Roten Buche zum Volke Bahás gezählt. Ergreifet in Meinem Namen den Kelch Meiner Gnade und trinket euch satt zu Meinem allherrlichen, wundersamen Gedenken.
O ihr Erdenbewohner! Die Religion Gottes ist für Liebe und Einheit da; macht sie nicht zum Grund für Streit und Feindschaft. In den Augen der Einsichtigen und derer, welche der höchsten Schau teilhaftig sind, hat die Feder der Herrlichkeit alles enthüllt, was Glück und Wohlfahrt der Menschenkinder wirksam schützt und fördert. Aber die Toren auf Erden, in Lastern und Begierden groß geworden, achten nicht der vollendeten Weisheit Dessen, Der fürwahr der Allweise ist; eitler Wahn und leerer Trug geben ihnen ein, was sie sagen und tun.
O ihr Geliebten und Vertrauten Gottes! Könige sind die Offenbarungen der Macht Gottes, die Morgenröten Seiner Gewalt und Seines Reichtums. Betet für sie. Gott hat ihnen die Herrschaft auf Erden übertragen; nur die Menschenherzen hat Er sich als Seinen eigenen Machtbereich auserwählt.
Kampf und Streit sind ein für allemal verboten in Seinem Buche. So lautet der Ratschluß Gottes in dieser Größten Offenbarung. Er ist von Gott davor bewahrt, jemals aufgehoben zu werden, und ist von Ihm mit dem Glanze Seiner Bestätigung umkränzt worden. Wahrlich, Er ist der Allwissende, der Allweise.
Alle haben die Pflicht, diejenigen Morgenröten der Amtsgewalt und Quellen des Befehls zu unterstützen, die mit der Zier rechten Sinns und rechten Tuns geschmückt sind. Selig sind die Herrschenden und die Gelehrten im Volke Bahás. Sie sind Meine Vertrauten unter Meinen Dienern, die Offenbarungen Meiner Befehle inmitten Meines Volkes. Auf ihnen ruhen Meine Herrlichkeit, Mein Segen und Meine Gnade, welche die Welt des Seins durchdringen. In diesem Zusammenhang sind die im Kitáb-i-Aqdas offenbarten Verse dergestalt, daß vom Horizont ihrer Worte hell das Licht göttlicher Gnade strahlt.
O Meine Äste! Eine mächtige Kraft, eine vollendete Macht liegt in der Welt des Seins verborgen. Heftet euren Blick auf sie und auf ihre einigende Wirkung, nicht auf die Unterschiede, die an ihr erscheinen.
Dies ist der Letzte Wille des göttlichen Erblassers: Es ist den Aghṣán, den Afnán und Meiner Verwandtschaft zur Pflicht gemacht, daß sie allesamt ihr Antlitz dem Mächtigsten Ast zuwenden. Beachtet, was Wir in Unserem Heiligsten Buche offenbart haben: »Wenn das Meer Meiner Gegenwart verebbt und das Buch Meiner Offenbarung abgeschlossen ist, so wendet euer Angesicht zu Ihm, den Gott bestimmt hat, der aus dieser Urewigen Wurzel kam.«Q25 Mit diesem heiligen Vers ist kein anderer gemeint als der Mächtigste AstA149. So haben Wir euch gnädig Unseren machtvollen Willen offenbart, und wahrlich, Ich bin der Gnadenvolle, der Allmächtige. Wahrlich, Gott hat verordnet, daß die Stufe des Größeren AstesA150 unter derjenigen des Größten AstesA151 ist. Er ist fürwahr der Verordner, der Allweise. Wir haben »den Größeren« nach »dem Größten« erwählt, wie es der Allwissende, der Allkennende befiehlt.
Alle haben die Pflicht, den Aghṣán Liebe zu erweisen, aber Gott hat diesen kein Anrecht auf das Eigentum anderer gewährt.
O Meine Aghṣán, Meine Afnán und Meine Verwandten! Wir ermahnen euch, Gott zu fürchten, edle Taten zu vollbringen und euch so zu verhalten, wie es euch ansteht und zur Erhöhung eurer Stufe beiträgt. Wahrlich, Ich sage: Die Gottesfurcht ist der mächtigste Gebieter, der die Sache Gottes zum Siege führt, und die dieses Gebieters würdige Heeresmacht sind zu allen Zeiten ein aufrechter Charakter und reine, edle Taten.
Sprich: O Diener! Laßt es nicht zu, daß das Mittel der Ordnung zur Quelle der Unordnung gemacht wird, das Werkzeug der Einheit zum Anlaß für Zwietracht. Wir hegen die Hoffnung, daß das Volk Bahás sich von den seligen Worten führen läßt: »Sprich: Alle Dinge sind von Gott.« Dieser erhabene Vers ist wie Wasser, das Feuer des Hasses und der Feindseligkeit zu löschen, welches in der Menschen Herz und Brust schwelt. Durch diesen einen Vers werden streitende Völker und Geschlechter zum Lichte wahrer Einheit gelangen. Wahrlich, Er spricht die Wahrheit und führt den Weg. Er ist der Allmächtige, der Erhabene, der Gnädige.
Alle haben die Pflicht, zu den Aghṣán höflich zu sein und Rücksicht auf sie zu nehmen, damit dergestalt die Sache Gottes verherrlicht und Sein Wort erhöht werde. Dieses Gebot ist immer wieder in den Heiligen Schriften erwähnt und verzeichnet worden. Wohl dem, der zu erlangen vermag, was der Verordner, der Altehrwürdige der Tage, ihm vorschreibt. Des weiteren ist euch geboten, die Angehörigen des Heiligen Haushalts, die Afnán und die Verwandten zu achten. Und schließlich ermahnen Wir euch, allen Völkern zu dienen und euch um die Verbesserung der Welt zu mühen.
Was die Welt neu belebt, was die Völker und Geschlechter der Erde erlöst, ist aus dem Himmel Dessen, Der die Sehnsucht der Welt ist, herniedergesandt worden. Höret auf die Feder der Herrlichkeit und ihren Rat. Dies ist besser für euch als alles auf Erden. Solches bezeugt Mein allherrliches, Mein wundersames Buch.

Lawḥ-i-Arḍ-i-Bá (Das Sendschreiben über das Land Bá)A152

Gepriesen sei Er, der das Land Bá mit der Anwesenheit Dessen ehrte, den alle Namen umkreisen. Sämtliche Atome der Erde haben allem Erschaffenen kundgetan, daß von den Toren der Gefängnisstadt her der Stern der Schönheit des großen, des Mächtigsten Astes Gottes – Sein urewiges, unwandelbares Geheimnis – aufgegangen ist und, über ihrem Horizonte leuchtend, nun in ein anderes Land zieht. Kummer hat diese Gefängnisstadt darum erfüllt, dieweil ein anderes Land jubelt. Erhaben, unermeßlich erhaben ist unser Herr, der Gestalter der Himmel und Schöpfer aller Dinge, Er, durch Dessen höchste Herrschaft die Tore des Gefängnisses sich öffneten und so in Erfüllung gehen ließen, was vorzeiten auf den Tafeln verheißen ward. Er hat wahrlich Gewalt über alles, was Er will, und in Seinem Griff ist die Herrschaft über die ganze Schöpfung. Er ist der Allmächtige, der Allwissende, der Allweise.
Gesegnet, zweifach gesegnet ist der Boden, den Seine Füße treten, das Auge, das von der Schönheit Seines Antlitzes entzückt ward, das Ohr, welchem die Ehre widerfahren, Seinem Ruf zu lauschen, das Herz, das Seiner Liebe Süße kostet, die Brust, die im Gedenken an Ihn weit wird, die Feder, die Seinen Lobpreis kündet, das Pergament, welches das Zeugnis Seiner Schrift trägt. Wir flehen zu Gott – gepriesen und verherrlicht sei Er – Er möge uns bald mit Seiner Begegnung ehren. Er ist in Wahrheit der Allhörende, der Allmachtvolle, bereit zur Antwort.

Aus anderen Sendschreiben

1

Gott bezeugt, daß es keinen Gott gibt außer Ihm und daß Er, der vom Himmel göttlicher Offenbarung kam, das verborgene Geheimnis ist, das Undurchdringliche Mysterium, dessen Kommen im Buche Gottes verheißen ist und von Seinen Propheten und Boten angekündigt wurde. Durch Ihn sind die Geheimnisse enträtselt, die Schleier zerrissen, die Zeichen und Beweise entdeckt. Siehe! Er ist nun offenbar. Er bringt ans Licht, was Er will, und schreitet hoheitsvoll über die Gipfel der Erde, bekleidet mit überragender Macht und Majestät.
Selig ist der Starke, der die Götzen leeren Trugs zerschmettert mit der Kraft des Namens seines Herrn, der über alle Menschen herrscht.
O Mein Afnán! Gern erwähnen Wir deinen Namen zum Zeichen Unserer Gnade, damit dich die süßen Düfte Meines Gedenkens in Mein Königreich leiten und dich dem Thronzelt Meiner Majestät nahebringen, dem Zelte, das durch die Macht dieses Namens, der alle Grundmauern erzittern ließ, aufgerichtet worden ist.
Sprich: O Völker der Erde! Bei Gottes Gerechtigkeit! Was in den Büchern eures Herrn, des Herrschers am Tage der Wiederkehr, verheißen ward, das ist erschienen und offenbar gemacht. Habet acht, daß euch nicht Wandel und Wechsel der Welt fernhalten von Ihm, Der die Allbeherrschende Wahrheit ist. Über kurze Zeit wird alles Sichtbare vergehen, und nur was Gott, der Herr der Herren, offenbart, das wird bestehen.
Sprich: Dies ist der Tag für Ruhmestaten, wenn ihr es nur wüßtet. Dies ist der Tag, Gott zu verherrlichen und Sein Wort darzulegen, könntet ihr es nur hören und sehen. Gebt auf, was unter den Menschen im Schwange ist, und haltet euch an das, was euch Gott, der Helfer in Gefahr, der Selbstbestehende, als Seinen Willen kündet. Schnell naht der Tag, da euch alle Schätze der Welt nichts nützen. Dies bezeugt der Herr der Namen, wenn Er verkündet: Wahrlich, es gibt keinen Gott außer Ihm, der Allbeherrschenden Wahrheit, Ihm, Der um das Ungeschaute weiß.
Wohl dir, o Mein Afnán, daß du mit Meinen heiligen Versen beehrt wurdest, den süßen Duft Meiner Offenbarung einsogst und Meinem Rufe antwortetest zu einer Zeit, da Meine Diener und Meine Geschöpfe das Mutterbuch beiseite werfen, sich an die Träger eitlen Wahns und leeren Trugs und deren Befehle halten und Mich offen anklagen. Solches spricht die Zunge der Größe im Reiche der Rede auf Geheiß Gottes, des Herrn der Schöpfung.
Sei beständig und gewissenhaft im Dienste dieser Sache und wahre kraft des Namens deines Herrn, der Besitzer alles Sichtbaren und Unsichtbaren, den dir verliehenen Rang. Ich schwöre bei der Gerechtigkeit Gottes! Würde jemand vertraut gemacht mit dem, was vor der Menschen Augen verschleiert ist, so wäre er derart entzückt, daß er seinen Flug zu Gott, dem Herrn über alles Vergangene und Künftige, nähme.
Seine Herrlichkeit ruhe auf Dir und allen, die Ihm nahe sind und die Bedeutung dessen begreifen, was die erhabene Feder Gottes, des Allmächtigen, des Alliebenden, in diesem Sendbrief verzeichnet hat.

2

Aller Lobpreis sei Dir, o mein Gott, da Du die Welt mit dem Glanze des Morgens schmückest, der auf die Nacht folgt, in welcher Er geboren ward, der die Manifestation Deiner überragenden, allumfassenden Gewalt, den Tagesanbruch Deines göttlichen Seins und die Offenbarung Deiner höchsten Herrschaft ankündete. Ich flehe zu Dir, o Du Schöpfer der Himmel, Du Gestalter der Namen, stehe gnädig denen bei, die sich im schützenden Schatten Deiner reichen Gnade scharen und inmitten aller Völker der Welt die Stimme erheben, Deinen Namen zu verherrlichen.
O mein Gott! Du siehst den Herrn der ganzen Menschheit, wie Er, in Sein Größtes Gefängnis eingekerkert, laut Deinen Namen ruft, auf Dein Antlitz schaut und verkündet, was die Bewohner Deiner Reiche der Offenbarung und der Schöpfung entzückt. O mein Gott! Mein Selbst sehe Ich gefangen in den Händen Deiner Diener, aber strahlend leuchten das Licht Deiner Allgewalt und die Offenbarungen Deiner unüberwindlichen Macht von Seinem Antlitz; so können alle mit Gewißheit erkennen, daß Du Gott bist und daß es außer Dir keinen Gott gibt. Dich kann weder die Macht der Mächtigen behindern noch können die Herrscher mit ihrer Machtfülle gegen Dich bestehen. Du tust, was Du willst, kraft Deiner Allgewalt, die alles Erschaffene umfängt, und gebietest, was Dir gefällt, durch die Macht Deines Geheißes, das die ganze Schöpfung durchdringt.
Ich flehe Dich an, bei der Herrlichkeit Deiner Manifestation und bei der Macht Deiner Herrschaft, Deiner Allgewalt und Deiner Überlegenheit, mache alle siegreich, die Deiner Sache helfen und sich vor dem Glanz Deines strahlenden Antlitzes demütigen. Sodann lasse sie, o mein Gott, triumphieren über Deine Feinde und standhaft bleiben in Deinem Dienste, damit durch sie in allen Deinen Reichen die Zeichen Deiner Herrschaft fest verankert und in Deinen Landen die Beweise Deiner unbezwinglichen Macht offenbar werden. Wahrlich, Du bist mächtig zu tun, was Du willst. Es gibt keinen Gott außer Dir, dem Helfer in Gefahr, dem Selbstbestehenden.
Dieser ruhmreiche Sendbrief ist am Jahrestag der GeburtA153 offenbart, damit du ihn im Geiste demütigen Flehens vortragest und deinem Herrn, dem Allwissenden, dem Allkennenden, dankest. Gib dir alle Mühe, Gott dienstbar zu sein, auf daß von dir hervorgehe, was dein Gedächtnis in Seinem erhabenen, allherrlichen Himmel unsterblich macht.
Sprich: Verherrlicht bist Du, o mein Gott! Ich flehe Dich an, bei dem Dämmerorte Deiner Zeichen und bei dem Offenbarer Deiner schlüssigen Beweise, gib, daß ich mich in jeder Lage fest an das Seil Deiner liebenden Vorsehung halte und an den Saum Deiner Großmut klammere. Zähle mich alsdann zu denen, die der Wandel und Wechsel der Welt nicht davon abbringen kann, Dir zu dienen und Dir die Treue zu wahren, und die der Angriff des Volkes nicht zu hindern vermag, Deinen Namen zu verherrlichen und Deinen Lobpreis zu künden. Stehe mir gnädig bei, o Herr, zu tun, was Du liebst und wünschest. Befähige mich sodann zu vollbringen, was Deinen Namen erhöht und das Feuer Deiner Liebe entfacht.
Du bist fürwahr der Vergebende, der Freigebige.

3

O Ḥusayn! Gebe Gott, daß du allezeit leuchtest und strahlst, hell im Sonnenlicht der Wahrheit glänzend, und daß du deine Zunge lösest, den Namen Gottes zu verherrlichen; denn dies ist unter allen Taten die löblichste.
Schau, wieviele Seelen heftigen Hunger und Durst zu leiden schienen; als aber das Meer der Lebenswasser gegen die Welt des Seins brandete, da blieben sie seiner beraubt, weil sie es versäumten, leeren Trug aufzugeben und Ihn, den Gegenstand aller Erkenntnis, bewußt wahrzunehmen. Solches Versäumnis ist die Vergeltung für die Taten, welche ihre Hände zuvor verübt hatten.
Danke dem Geliebten der Welt, daß Er dir gnädig half, in dieser ruhmreichen Sache bestätigt zu werden. Sodann bitte Ihn, Seine Geliebten in dieser Sache zu festigen; denn die Hetzschriften der Unheilstifter sind weit verbreitet, und schrill ertönt das Geschrei der Unglücksboten. Glücklich, wer alles außer Gott von sich wirft und sich fest an das hält, was ihm der Herr der Kraft und Macht gebietet.
Seine Herrlichkeit sei mit dir und allen, welche befähigt wurden, diese machtvolle Sache zu erkennen und anzunehmen.

4

Dies ist eine Tafel, die der Herr allen Seins von Seiner herrlichen Stufe herniedersendet, dem zu Ehren, der an Gott, den Allmächtigen, den Alliebenden, glaubt.
Selig ist der Pilger, der den Ersehnten erkennt, und der Sucher, der Ihn, das höchste Ziel der ganzen Menschheit, rufen hört, und der Gelehrte, der an Gott, den Helfer in Gefahr, den Selbstbestehenden, glaubt.
Wie groß ist die Zahl der Gelehrten, die sich vom Pfade Gottes abkehren, und wie zahlreich sind die Ungebildeten, welche die Wahrheit begreifen und zu Ihm eilen mit den Worten: »Gepriesen seiest Du, o Herr aller Dinge, der sichtbaren wie der unsichtbaren!«
Bei der Gerechtigkeit Gottes! Hell strahlt der Horizont der Welt im Lichte dieser Größten Sonne, und doch bemerkt es die Masse der Menschen nicht. Wahrlich, Er, die Allbeherrschende Wahrheit, schreitet vor den Augen aller Menschen einher. Solches bezeugt Der, welcher mitten im Herzen der Welt verkündet: »Fürwahr, es gibt keinen Gott außer Mir, allmächtig über alle Dinge, vergangene wie künftige.«
Groß ist der Segen des Gläubigen, der sich Ihm zuwendet und Zutritt in Seine Gegenwart erlangt, aber wehe jedem Ungläubigen, der sich von Gott abkehrt, um den Eigensinnigen und den Abtrünnigen zu folgen.

5

O Freund! Im Bayán befahlen Wir jedermann, innerhalb dieser Größten Offenbarung mit eigenen Augen zu sehen und mit eigenen Ohren zu hören. Als jedoch der Horizont der Welt im hellen Lichte dieser Offenbarung erstrahlte, da vergaßen viele jenen göttlichen Befehl; sie verloren die himmlische Mahnung aus den Augen und versenkten sich in leeren Trug, den ihre Gehirne ersonnen. So verbirgt die Sonne der Gerechtigkeit und Redlichkeit ihr Angesicht hinter den Wolken eitlen Wahns, welche die Toren ausdünsten. So ist es auch nicht verwunderlich, daß die Vögel der Finsternis sich regen und Aufmerksamkeit auf sich ziehen. Kraft des Namens des Meistgeliebten lade du die empfänglichen Seelen an Gottes heiligen Hof, damit sie den himmlischen Springquell voll des Lebenswassers nicht entbehren. Er ist in Wahrheit der Barmherzige, der Vergebende.
Der gnadenvolle Blick Gottes – gepriesen und verherrlicht ist Er – ist allezeit auf Seine geliebten Freunde gerichtet. Wahrlich, Er ist der Kennende, der Gedenkende.

6

O Javád! So groß ist dieser Tag, daß die verheißene Stunde selbst völlig verwirrt ist und alle himmlischen Schriften für seine überwältigende Majestät Zeugnis ablegen. An diesem Tage bekundet das Buch feierlich die Herrlichkeit des Herrn, und die Waage ist bewegt, ihre Stimme zu erheben. Dies ist der Tag, da Ṣiráṭ laut ausruft: »Ich bin der gerade Pfad«A154, und Sinai jubelnd verkündet: »Wahrlich, der Herr der Offenbarung ist gekommen.«A155
Überwältigt von der Trunkenheit seiner verderbten Triebe, verharrt das Erdenvolk in dumpfer Starrheit. So ist es von den wundersamen Zeichen Gottes ausgeschlossen, der Weg zum höchsten Ziel ist ihm verwehrt, und der freigebigen Ausgießungen göttlicher Gnade geht es verlustig.
Dem Volke Gottes geziemt es, nachsichtig zu sein. Die Gläubigen sollten das Wort Gottes nach der jeweiligen Aufnahmebereitschaft und Fassungskraft des Hörers mitteilen, damit die Menschenkinder aus ihrer Achtlosigkeit erweckt werden und ihre Angesichter auf diesen Horizont richten, der unermeßlich erhaben ist über jeden anderen Himmel.
O Javád! Die mannigfachen Segnungen Gottes wurden dir allezeit gewährt und werden dir fürderhin gewährt werden. Preis sei Gott! Vor dem schlimmsten Schrecken bliebest du bewahrt, und du vermochtest dem Größten Segen nahezukommen zu einer Zeit, da die Schleier oberflächlichen Ruhmes, nämlich die Geistlichen unserer Zeit, alle Menschen daran hinderten, den ewigen König zu erkennen. Wahre dieses Zeugnis, das die Allherrliche Feder kündet, so sorgsam, wie du dein Leben wahrst, und mühe dich mit all deiner Kraft, es zu erhalten durch die Macht des Namens Dessen, welcher der ganzen Schöpfung Geliebter ist, auf daß dieses hehre Vorrecht gegen Augen und Hände der Räuber gefeit sei. Wahrlich, dein Herr ist der Erklärer, der Allwissende.
Übermittle die Grüße dieses Unterdrückten allen geliebten Freunden in jenen Landen und rufe ihnen Unser wundersames, Unser erhabenes Gedenken in Erinnerung, damit sie aufgeben, was bei ihnen im Schwange ist, ihre Herzen an das hängen, was Gottes ist, und rein von unziemlichem Tun und Trachten bleiben.
Die Herrlichkeit des Allmächtigen, des Allweisen, sei mit dir und denen, die dir verbunden sind.

7

Wir gedenken dessen, der angezogen ward von Unserem Rufe, als dieser vom Gipfel überragender Herrlichkeit erscholl, und der sein Angesicht auf Gott, den Herrn der Schöpfung, richtete. Er wird zu denen gezählt, die auf die Vorladung ihres Herrn hörten und antworteten zu einer Zeit, da die Völker der Welt in handgreifliche Schleier gehüllt sind. Er bezeugt, was Gott bezeugt, und bekundet seinen Glauben an das, was die Zunge der Größe kündet. Solches bestätigt der Herr der Namen auf dieser wundersamen Tafel.
O Meine erhabene Feder! Bringe ihm in Meinem Namen die frohe Botschaft dessen, was Gott, der Machtvolle, der Allmächtige, für ihn bereitet hat. Die meiste Zeit fürwahr ist er von mannigfachen Leiden umzingelt, und wahrlich, sein barmherziger Herr ist Der, welcher alles sieht und weiß. Frohlocke in höchster Freude, denn dieser Unterdrückte hat dir Sein Antlitz zugewandt. Er hat deinen Namen schon früher erwähnt und erwähnt ihn zu dieser Stunde.
Meinen geliebten Freunden übermittle Grüße in Meinem Namen sowie die Botschaft vom gnadenreichen Segen ihres Herrn, des Gebenden, des Großzügigsten. Von dieser erhabenen Stufe aus senden Wir Unsere Grüße an solche Gläubige, die den Sicheren GriffA156 fest umfassen und den erlesenen Wein der Beständigkeit aus der gnädigen Hand ihres Herrn, des Allmächtigen, des Allgepriesenen, entgegennehmen und trinken.
Das Gehör ruft an diesem Tage: »Mein ist dieser Tag, da ich auf die wundersame Stimme lausche, die über die Mauern des Gefängnisses meines Herrn, des Deutlichen, des Zuhörenden, dringt.« Und das Sehvermögen kündet laut: »Wahrlich, mein ist dieser Tag; denn ich sehe das Morgenlicht der Herrlichkeit leuchten und strahlen auf Geheiß Dessen, Der der Gesetzgeber, der Allmächtige ist.« Selig ist das Ohr, das den Ruf vernimmt: »Schau, und du wirst Mich sehen«Q27, und glücklich das Auge, welches auf das wundersamste Zeichen blickt, das an diesem lichtvollen Horizont dämmert.
Sprich: O ihr Herrscher und ihr Gebildeten und ihr Weisen alle! Der verheißene Tag ist da, und der Herr der Heerscharen ist erschienen. Frohlocket in großer Freude ob dieses höchsten Glücks! Steht Ihm bei mit der Macht der Weisheit und des Wortes. So gebietet euch Er, der seit Ewigkeit verkündet: »Wahrlich, es gibt keinen Gott außer Mir, dem Allwissenden, dem Allweisen.«
Möge Seine Herrlichkeit mit dir und mit denen sein, die bei dir sind, und mit allen, die dich schätzen und auf die Worte hören, die du zur Verherrlichung dieser mächtigen, dieser alles überragenden Offenbarung äußerst.

8

O du, der du Meinen Namen JúdA157 trägst! Mit dir sei Meine Herrlichkeit. Höre, was du schon früher hörtest, da die Sonne des Zeugnisses am Horizont des ‘Iráq leuchtete und strahlte, da Baghdád deinem Herrn, dem Erhabenen, dem Mächtigen, als Thronsitz diente.
Ich bezeuge, daß du das Lied Gottes und Seinen süßen Sang hörest, daß du dein Ohr dem Gurren der Taube göttlicher Offenbarung neigest und den Weisen lauschest, welche auf dem Zweige der Herrlichkeit die Nachtigall der Treue schlägt: Wahrlich, es gibt keinen Gott außer Mir, dem Unvergleichlichen, dem Allunterrichteten.
O du, der du Meinen Namen trägst!

Gottes Blick ruhte bisher voll Gnade auf dir und wird weiter auf dich gerichtet bleiben.

Solange du in Seiner Gegenwart weiltest, hörtest du die Stimme des einen wahren Gottes – gepriesen sei Seine Herrlichkeit – und schautest unverschleiert den Strahlenglanz göttlicher Erkenntnis.

Denke eine Weile nach!

Wie licht und fein ist die Rede Dessen, Der die Allbeherrschende Wahrheit ist, und wie verworfen ist der leere Wortstreit des Volkes!

Die Sammler nichtigen Wahns verstopfen den Menschen die Ohren und hindern sie, Gottes Stimme zu hören.

Schleier menschlicher Bildung und falschen Trugs halten ihre Augen davon ab, das strahlende Licht Seines Antlitzes zu schauen.

Mit kraftvollem, mächtigem Arm haben Wir eine Anzahl Seelen ergriffen, aus dem Sumpfe langsamen Verlöschens gerettet und sie befähigt, zum Morgenlicht der Herrlichkeit zu gelangen.

Des weiteren haben Wir die göttlichen Geheimnisse aufgedeckt und in deutlichster Sprache künftige Geschehnisse vorausgesagt, damit die Zweifel der Ungläubigen, der Widerspruch der Eigensinnigen und das Gemunkel der Achtlosen keinen Wahrheitssucher von des einen wahren Gottes Lichtquell fernhalten.

Trotz alledem benehmen sich manche, als hätten sie die Fallsucht; andere sind zuinnerst zerrissen wie hohle Baumstümpfe.

Sie leugnen Gott, den Erhabensten – Ihn, vor Dessen Offenbarung eines einzigen Verses alle Schriften der Vergangenheit und Gegenwart in demütige Bedeutungslosigkeit zurücksinken.

Stattdessen hängen sie ihr Herz an Lügengeschichten und folgen leeren Worten.
Gewißlich hast du aus dem Meere Meiner Rede getrunken und die Sonne Meiner Weisheit in ihrem Strahlenglanz geschaut. Auch hast du gehört, was die Ungläubigen sagen, die weder mit den Grundbegriffen des Glaubens vertraut sind noch diesen erlesenen Wein gekostet haben, dessen Siegel durch die Macht Meines Namens, der Helfer in Gefahr, der Selbstbestehende, erbrochen ward. Flehe zu Gott, daß die mit wahrem Verständnis begabten Gläubigen gnädig befähigt werden zu tun, was Ihm gefällt.
Wie seltsam ist es doch: obwohl dieser Ruf laut widerhallt, obwohl diese wundersamste Offenbarung vor aller Augen steht, müssen Wir feststellen, daß die Menschen zum größten Teil ihre Herzen an die Eitelkeiten der Erdenwelt geheftet haben; von weit verbreiteten Zweifeln und bösen Einfällen lassen sie sich ängstigen und quälen. Sprich: Heute ist Gottes eigener Tag; fürchtet Gott und zählt nicht zu den Ungläubigen. Werft die unsinnigen Geschichten von euch und schaut Meine Offenbarung mit Meinen Augen. So wurdet ihr gemahnt in den himmlischen Büchern und Schriften, in den Rollen und auf den Tafeln.
Erhebe dich, der Sache deines Herrn zu dienen; sodann gib den Menschen die frohe Botschaft dieses strahlenden Lichtes, dessen Offenbarung Gott durch Seine Propheten und Boten verheißen hat. Ermahne einen jeden, Klugheit walten zu lassen, wie Er es verordnet hat, und im Namen Gottes rate ihnen mit den Worten: Es obliegt an diesem Tage Gottes jedermann, sich mit äußerster Klugheit und Standhaftigkeit dem Lehren der Sache Gottes zu widmen. Wo er reinen Pflanzgrund entdeckt, da mag er die Saat des Gotteswortes ausstreuen; wo nicht, da ist es besser, Schweigen zu wahren.
Vor kurzem hat die Allherrliche Feder im Roten Buche das folgende höchsterhabene Wort offenbart: »Der Himmel göttlicher Weisheit wird von zwei Sonnen erhellt: Beratung und Erbarmen.«A158 So Gott will, wird ein jeder befähigt, dieses gewichtige, selige Wort zu befolgen.
Manche scheinen jeglichen Verständnisses bar zu sein. Sie klammern sich an das Seil eitlen Wahns und versagen sich damit diesen Sicheren GriffA159. Ich schwöre bei Meinem Leben! Dächten sie nur einen Augenblick lang unvoreingenommen darüber nach, was der Allbarmherzige herniedergesandt hat, sie äußerten wie ein Mann die Worte: »Wahrlich, Du bist die Wahrheit, die offenbare Wahrheit.«
Dir geziemt es, in jeder Lage deinen Blick auf den einen wahren Gott zu richten und gewissenhaft Seiner Sache zu dienen. Erinnere dich, wie du in Meiner Gegenwart im Thronzelt der Herrlichkeit weiltest und von Mir hörtest, was Er, der mit Gott Zwiesprache hielt,A160 auf dem Sinai göttlicher Erkenntnis hörte. So halfen Wir dir gnädiglich, befähigten dich, die Wahrheit zu erkennen, und mahnten dich, deinem großmütigen Herrn dankbar zu sein. Diese hehre Stufe solltest du bewahren durch die Kraft Meines Namens, der Allmächtige, der Getreue.
Übermittle in Meinem Namen Meinen Geliebten Grüße und lasse sie Meiner süßen Stimme lauschen. Solches gebietet dir Der, welcher dir in vergangenen Tagen Gebote gab; Ich bin fürwahr der Verordner, der Allunterrichtete. Ruhm sei dir und denen, die auf deine Worte über diese bedeutsame Sache hören und die dich um Gottes, des Herrn der Welten, willen lieben.

9

O Ḥaydar!A161 Dieser Unterdrückte hört deine Stimme, wie du sie im Dienste der Sache Gottes erhebst; Er ist des Glücksgefühls wohl bewußt, das Seine Liebe dir im Herzen erregt, wie auch deiner Seelenpein ob alledem, was über Seine Geliebten gekommen ist. Ich schwöre bei dem Herrn des Erbarmens! Die ganze Welt ist vom Leid überflutet, derweilen die Menschheit von Zweifeln und Zwietracht genarrt wird. So schlimm setzt der Feind dem Volke Gottes, des Herrn der Namen, zu, daß das höchste Paradies wehklagt und laut die Bewohner des hehrsten Himmels stöhnen, im Verein mit denen, welche Tag und Nacht den Thron umkreisen.
O ‘Alí! Leid und Schmerz sind machtlos, Deinen Herrn, den Allbarmherzigen, aufzuhalten. Fürwahr, Er hat sich aufgemacht, für Gottes Sache so zu kämpfen, daß Ihn weder die Übermacht der Welt noch die Gewaltherrschaft ihrer Völker schrecken können. Laut ruft Er zwischen Erde und Himmel: Der verheißene Tag ist gekommen. Der Herr der Schöpfung verkündet: Wahrlich, es gibt keinen Gott außer Mir, dem Allmächtigen, dem Gabenreichsten.
O ‘Alí! Mit ihren Mündern möchten die Unreifen das Licht Gottes ausblasen; mit ihren Taten wollen sie die Flamme im Brennenden Busche löschen. Sprich: Elend ist fürwahr eure Lage, o ihr Wahngebilde. Fürchtet Gott und weist die himmlische Gnade nicht zurück, die ihren Glanz auf alle Lande ergießt. Sprich: Er, der Träger verborgener Namen, ist erschienen, wenn ihr es nur wüßtet. Er, Dessen Ankunft in den himmlischen Schriften angekündigt war, ist da, könntet ihr es doch verstehen. Der Horizont der Welt ist erleuchtet vom Glanze dieser Größten Offenbarung. Eilet strahlenden Herzens und gehört nicht zu denen, die jedes Verständnisses bar sind. Die vorherbestimmte Stunde hat geschlagen, und die Menschheit ist zu Boden gestreckt. Solches bezeugen die ehrsamen Diener Gottes.
O Ḥaydar-‘Alí! Ich schwöre bei der Gerechtigkeit Gottes! Die Posaune ward geblasen, die Posaune des Bayán, auf Geheiß Gottes, des Barmherzigen, und alle in den Himmeln und auf Erden sind in Ohnmacht gefallen, ausgenommen jene, die sich von der Welt lösen und sich fest an das Seil Gottes, des Herrn der Menschheit, klammern. Heute ist der Tag, da die Erde strahlt im hellen Lichte deines Herrn, aber das Volk ist im Irrtum verloren und wie durch einen Schleier abgesondert. Unser Wunsch ist es, die Welt neu zu beleben, und doch sind sie gewillt, Meinem Leben ein Ende zu setzen. Dazu verleitet sie ihr Herz an diesem Tage – an einem Tag, hell leuchtend im Lichtglanz des Antlitzes seines Herrn, des Allmächtigen, des Allmachtvollen, des Ungezwungenen. Laut erhebt das Mutterbuch seine Stimme, aber das Volk ist des Hörsinns beraubt. Die Verwahrte Tafel ist in Wahrheit enthüllt, aber die Masse der Menschen liest sie nicht. Sie leugnen die Gnadengaben Gottes, nachdem sie zu ihnen herniedergesandt sind, und wenden sich ab von Gott, dem Wissenden um das Ungeschaute. Mit starren Fingern klammern sie sich an den Saum eitlen Wahns, dem verborgenen Namen des Allmächtigen den Rücken kehrend.
Sprich: O Schar der Geistlichen! Seid gerecht in eurem Urteil, ich beschwöre euch bei Gott! Sodann tragt die Beweise und Zeugnisse vor, die ihr besitzet, so ihr zu den Bewohnern dieser ruhmreichen Wohnstatt zu rechnen seid. Richtet euer Herz auf den Morgen göttlicher Offenbarung, damit Wir vor euren Augen enthüllen, was all den Versen, Beweisen, Zeugnissen, Bestätigungen und Zeichen gleichkommt, die ihr wie andere Geschlechter auf Erden besitzet. Fürchtet Gott und gehört nicht zu denen, welche die Züchtigung Gottes, des Herrn der Schöpfung, verdienen.
Heute ist der Tag, da das Meer der Erkenntnis seine Stimme erhebt und seine Perlen an Land spült, wenn ihr es nur wüßtet! Fürwahr, der Himmel des Bayán ward aufgespannt auf Geheiß Gottes, des Helfers in Gefahr, des Selbstbestehenden. Ich schwöre bei Gott! Das Wesen der Erkenntnis kündet laut und spricht: Siehe! Er, das Ziel aller Erkenntnis, ist da, und durch Sein Kommen sind die heiligen Bücher Gottes, des Gnädigen, des Liebenden, geschmückt. Jedwede Offenbarung der Gnade, jedwedes Zeichen edler Gaben geht von Ihm aus und kehrt zu Ihm zurück.
Fürchtet Gott, o Schar der Toren, und bringet nicht Trübsal über die, welche nur wollen, was Gott will. Und wenn ihr auf meinen Ruf achtet, dann laßt ab von euren selbstischen Begierden. Es naht der Tag, da alles verschwunden sein wird, was heute wahrzunehmen ist; dann werdet ihr Tränen vergießen, weil ihr in eurer Pflicht vor Gott versagt habt. Das bezeugt diese unauslöschliche Tafel.
Frohlocke in großer Freude, daß Wir deiner heute wie ehedem gedenken. Der süße Duft dieses Gedenkens wird wahrlich währen und sich nicht wandeln durch alle Ewigkeit, die Gottes Namen als Herr der Menschheit dauern. Deine Andachten, deinen Lobpreis, deine Lehrarbeit und alle Dienste, die du für diese mächtige Verkündigung erbringst, sind gnädig von Uns angenommen. Auch haben Wir gehört, was deine Zunge in den Versammlungen und Zusammenkünften äußerte. Wahrlich, dein Herr hört alles und sieht alles. Wir haben dich in Meinem himmlischen Reiche bekleidet mit dem Gewande Meines Wohlgefallens, und aus dem Göttlichen Lotosbaum, gepflanzt und gewachsen auf der Grenze zum Tale sicheren Friedens, gelegen am leuchtenden Orte jenseits der ruhmreichen Stadt, rufen Wir laut dir zu: Wahrlich, es gibt keinen Gott außer Mir, dem Allwissenden, dem Allweisen. Wir haben dich ins Leben gerufen, damit du Mir dienest, Mein Wort verherrlichest und Meine Sache verkündest. Lenke deine Kräfte ganz auf das, wozu du erschaffen bist durch den Willen des Höchsten Gebieters, des Altehrwürdigen der Tage.
In diesem Augenblick rufen Wir Unsere Geliebten ins Gedächtnis und bringen ihnen die frohe Botschaft der unverbrüchlichen Gnade Gottes sowie all dessen, was ihnen in Meinem leuchtenden Buche bestimmt ist. Um Meiner Liebe willen habt ihr den Tadel der Feinde erduldet, auf Meinem Pfade habt ihr standhaft die grausamen Greuel ertragen, die euch die Gottlosen zufügten. Das bezeuge Ich Selbst, und Ich bin der Allwissende. Wie zahlreich sind die Orte, die euer Blut um Gottes willen adelte. Wie viele sind der Städte, wo ihr die Stimme eurer Wehklage erhobet und den Jammer eurer Pein zum Himmel sandtet. Wie groß ist die Zahl der Kerker, in die euch die Scharen der Tyrannei geworfen. Wisset und seid gewiß, daß Er euch zum Siege führen wird; Er wird euch vor den Völkern der Welt erhöhen und eure hohe Stufe vor den Augen aller Nationen kundtun. Gewiß wird Er es nicht dulden, daß Seine Begünstigten des Lohnes verlustig sind.
Nehmt euch in acht, daß euch die Verkörperungen eitlen Wahns mit ihren Missetaten nicht traurigA162 stimmen oder daß euch die Handlungen unberechenbarer Unterdrücker keinen Schmerz bereiten. Ergreifet den Kelch der Beständigkeit mit der Macht Seines Namens, alsdann trinket daraus kraft der höchsten Herrschaft Gottes, des Machtvollen, des Allmächtigen. So strahlt die Sonne Meines zarten Mitleids und Meiner sanften Gnade am Horizonte dieses Sendbriefes, damit ihr eurem Herrn, dem Allmächtigen, dem Allgütigen, dankbar seid.
Die Herrlichkeit, die sich leuchtend am Himmel Meiner Rede erhoben hat, sei mit dir und denen, die sich dir zuwenden und ihr Ohr den Worten deines Mundes über diese herrliche, diese erhabene Offenbarung neigen.

10

Bei der Gerechtigkeit Gottes! Das Mutterbuch ist offenbart und lädt die Menschheit vor Gott, den Herrn der Welten, indes die Meere verkünden: Das Größte Meer ist erschienen, und aus seinen Wogen dringt mit Donnerhall der Ruf: »Wahrlich, es gibt keinen Gott außer Mir, dem Unvergleichlichen, dem Allwissenden.« Und die Bäume erheben ihre Stimme und rufen: O Volk der Welt! Hell erschallt die Stimme des Göttlichen Lotosbaumes, und mit durchdringendem Laut ertönt die Feder der Herrlichkeit: Horchet auf und gehört nicht zu den Achtlosen! Die Sonne tönt: O Schar der Geistlichen! Gespalten ist der Himmel der Religionen, der Mond klafft auseinander, und die Völker der Erde sind versammelt zu erneuter Auferstehung. Fürchtet Gott und folgt nicht dem Drang eurer Leidenschaften, vielmehr folgt Ihm, für Den die Schriften Gottes, des Allwissenden, des Allweisen, Zeugnis ablegen.
Die Geschehnisse am Sinai haben sich in dieser Offenbarung wiederholt, und Er, Der auf dem Berge Zwiesprache hielt, kündet laut: Wahrlich, der Ersehnte ist gekommen, sitzend auf dem Throne der Gewißheit, könntet ihr es doch erkennen. Er gemahnt alle Menschen, das zu befolgen, was die Sache Gottes erhöht und die Menschheit auf Seinen Geraden Pfad führt.
Wie zahlreich sind die Unterdrückten, die der Ruf Gottes mit sich reißt! Wie viele Potentaten erheben sich zu Gewalttaten, welche die Engel des höchsten Paradieses zum Weinen bringen und die Bewohner dieser ruhmreichen Wohnstatt schmerzlich wehklagen lassen! Wie groß ist die Schar der Armen, die den erlesenen Wein göttlicher Offenbarung in großen Zügen trinken, und wie viele sind der Reichen, welche sich abkehren, die Wahrheit verwerfen und ihrem Unglauben an Gott, den Herrn dieses seligen, wundersamen Tages, lebhaften Ausdruck geben!
Sprich: Fürchtet Gott; sodann seid redlich in eurem Urteil über diese Große Verkündigung, vor der, als sie strahlend erschien, jede bedeutsame Verkündigung anbetend niederfiel. Sprich: O Schar der Toren! Wenn ihr Ihn verwerft, mit welchem Zeichen könnt ihr dann eure Treue zu früheren Gesandten Gottes beweisen oder euren Glauben an das vertreten, was Er aus Seinem mächtigen, erhabenen Königreich herniedergesandt hat? Welchen Nutzen verschafft euch euer Besitz? Welchen Schutz gewähren euch eure Schätze? Keinen, Ich schwöre es beim Geiste Gottes, der alles in den Himmeln und auf Erden durchdringt. Werfet weg, was ihr mit den Händen eitlen Wahns und leeren Trugs zusammengetragen habt, und haltet euch fest am Buche Gottes, das euch kraft Seiner allbezwingenden, Seiner unverletzlichen Amtsgewalt herniedergesandt worden ist.
Dein Brief wurde vor diesem Unterdrückten überreicht, und dir zu Ehren haben Wir dieses Sendschreiben offenbart, das duftend die Gunst und Gnade deines Herrn, des Mitleidsvollen, des Gabenreichen, verbreitet. Wir flehen zu Gott, daß Er dich zu einem Banner mache, gehißt in der Stadt Seines Gedenkens, und deine Stufe in dieser Sache erhöhe – einer Sache, in deren Schatten die Gottergebenen sehen werden, wie die Völker und Geschlechter der Erde nach Schutz suchen. Wahrlich, dein Herr weiß alles und gibt davon Kenntnis. Auch bitten Wir Gott, dich zu nähren mit dem Besten aus den Schätzen, die in Seinem Buche verwahrt sind. Er ist fürwahr Der, welcher den Ruf hört und darauf antwortet.
Fahre fort, Seiner Sache beizustehen mit den machtvollen Heerscharen der Weisheit und der Rede. So ist es geboten von Gott, dem Gnädigen, dem Allgepriesenen. Selig ist der Gläubige, der an diesem Tage die Wahrheit annimmt, und selig der fest Entschlossene, den die Scharen der Tyrannei nicht schrecken können.
Die Herrlichkeit, welche vom Horizont der Rede scheint, sei mit dir und allen Gläubigen, die den Kelch mit Seinem versiegelten Wein durch die Macht Seines Namens, der Selbstbestehende, ergreifen und in vollen Zügen daraus trinken, allen Widersachern zum Trotz, welche Den verwarfen, an Den sie früher geglaubt hatten, und welche die Wahrheit dieser Großen Verkündigung bestreiten, obwohl sie Gott selbst bezeugt in Seinem kostbaren, Seinem altehrwürdigen Buche.

11

O Muḥammad-Ḥusayn! Sei bereit, die Ausgießungen der Gnade Gottes, des Herrn der Welten, zu empfangen. Der Allerbarmer geruht, dir Perlen der Erkenntnis aus dem Meere der Gunst Gottes, des Allmächtigen, des Erhabensten, zu schenken.
Wo ist der Einsichtige, der die Wahrheit erkennt und wahrnimmt? Wo ist der Hörende zu finden, der Meiner wundersamen Stimme lauscht, wie sie aus dem Reiche der Herrlichkeit ruft? Wo bleibt die Seele, die ihr Angesicht solchermaßen auf den Göttlichen Lotosbaum richtet, daß sie weder die Könige mit ihrer Übermacht noch deren Untertanen mit ihrer aufrührerischen Gewalt daran hindern können, inmitten der ganzen Schöpfung durch die Macht weiser Rede die Stimme zu erheben und zu bezeugen, was Gott bezeugt: daß es keinen Gott gibt außer Ihm, dem Machtvollen, dem Unbesiegbaren, dem Allmächtigen, dem Wissenden, dem Weisen.
O Ḥusayn! Dein Name wurde im Größten Gefängnis vor diesem Unterdrückten erwähnt, und Wir haben für dich offenbart, was in den Büchern der Welt nicht seinesgleichen hat. Dies bezeugt der König der Ewigkeit; aber die Masse der Menschen zählt zu den Achtlosen. Aus dem Morgenlicht des Zeugnisses haben Wir den Ruf an alle gerichtet, die im Reiche der Schöpfung wohnen. Unter den Menschen gibt es solche, die der Duft der Rede ihres Herrn so beflügelt, daß sie alles aufgeben, was den Menschen zugehört, nur um an den Hof der Gegenwart Gottes, des Herrn auf mächtigem Throne, zu gelangen. Auch gibt es solche, die völlig verwirrt sind und schwanken. Andere sputen sich und nehmen ihren Flug zu ihrem Herrn, dem Altehrwürdigen der Tage, um Seinem Ruf zu antworten. Wieder andere kehren sich ab, verwerfen die Wahrheit und leugnen am Ende Gott, den Allmächtigen, den Allgepriesenen. Und schließlich gibt es die, welche über Ihn das Urteil sprechen mit solcher Grausamkeit, daß jeder Weise und Scharfsinnige zum Weinen gerührt ist. Wir haben sie gnädig geladen zu dem Wasserstrom, der in Wahrheit Leben ist, sie aber haben mit offenbarer Ungerechtigkeit beschlossen, Mein Blut zu vergießen. So strahlt die Sonne der Weisheit vom Horizont der Rede deines Herrn, des Allerbarmers. Wenn du in ihr Licht gelangst, geziemt es dir, den Lobpreis deines Herrn zu feiern mit den Worten: Ich sage Dir Dank, o Gott der Welten.
Selig bist du, und selig sind die, welche die Welt mit ihren Nichtigkeiten von diesem strahlenden Horizont nicht abzuhalten vermag.
Überbringe in Meinem Namen Meinen Geliebten Grüße. Wir gemahnen sie, Weisheit walten zu lassen, wie es in Meinem wundersamen Buche verordnet ist.

12

O Meine Dienerin, Mein Blatt! Frohlocke in großer Freude, denn dein Ruf ist zum Göttlichen Lotosbaum aufgestiegen und erfährt Antwort von dem allherrlichen Horizont. Wahrlich, es gibt keinen Gott außer Mir, dem Unterdrückten, dem Verbannten.
Wir haben Uns den Menschen offenbart, haben die Sache Gottes enthüllt, alle Menschen auf Gottes Geraden Pfad geführt, die Gesetze verkündet und jedem auferlegt, was allen in dieser und der nächsten Welt wahren Nutzen bringt; sie aber haben das Urteil über Mich gefällt, Mein Blut zu vergießen, und darüber weint die Himmlische Maid, Sinai jammert und klagt, und der Geist des Glaubens seufzt vor Schmerz.
Heutzutage schließen sich die Menschen selbst von den Ausgießungen der göttlichen Gunst aus, indem sie jedem in die Irre gegangenen Toren auf dem Fuße folgen. Das Meer göttlicher Erkenntnis lassen sie achtlos hinter sich und heften die Augen auf Narren, die Bildung vorgeben, ohne von Gott, dem Herrn der Menschheit, durch ein Zeichen bestätigt zu sein.
Gut steht es um dich, denn du hast den eitlen Wahn aufgegeben und hältst dich fest an das Seil Gottes, das keiner zertrennen kann. Schau auf die Gunst und Gnade Gottes – gepriesen sei Seine Herrlichkeit. Wie zahlreich sind die Könige und Königinnen auf Erden, die trotz aller Sehnsucht, Hoffnung und Erwartung von Ihm, dem Verlangen der Welt, ausgeschlossen sind, während du es erreicht hast. So Gott will, wirst du eine Tat vollbringen, deren Wohlgeruch anhält, solange die Namen Gottes – gepriesen sei Seine Herrlichkeit – währen. Bei der Gerechtigkeit Gottes! Die Anrede ›O Meine Dienerin‹ übertrifft alles, was in der Welt zu sehen ist. Binnen kurzem werden die Augen der Menschheit erleuchtet und dadurch erhellt, daß sie erkennen, was Unsere Feder der Herrlichkeit offenbart hat.
Selig bist du und selig ist die Mutter, die dich nährte. Schätze den Wert dieser Stufe und erhebe dich, der Sache Gottes solchermaßen zu dienen, daß der eitle Wahn und die Anspielungen der Zweifler dich nicht von deinem hehren Vorsatz abhalten. Hell strahlt die Sonne der Gewißheit, aber das Volk der Welt hält sich krampfhaft an leeren Trug. Hoch wogt das Meer göttlicher Erkenntnis, doch die Menschenkinder klammern sich den Narren an den Rocksaum. Kein Gegengift außer der unerschöpflichen Gunst Gottes – gepriesen sei Seine Herrlichkeit – kann je diese chronischen Krankheiten heilen.
Übermittle den Dienerinnen Gottes in jenen Landen Meine Grüße und künde ihnen die frohe Botschaft, daß ihnen Seine Gunst und Gnade gewährt sind. Hoch ist fürwahr die Stufe, die Wir dir bestimmt haben. Dir ziemt es, deinem Herrn, dem Gabenreichen, dem Großzügigsten, Preis und Dank zu sagen. Verherrlicht sei Gott, der Erhabene, der Große.

13

Einstmals war dieses hehre Wort von der Zunge Dessen zu vernehmen, Der der Besitzer allen Seins und der Herr des Thrones in der Höhe und hienieden auf Erden ist – erhaben ist die Herrlichkeit Seiner Rede –: Frömmigkeit und Loslösung sind die beiden größten Leuchten am Himmel des Lehrens. Selig, wer diese höchste Stufe, diese Wohnstatt überragender Heiligkeit und Feinsinnigkeit, erlangt!

14

Dies ist ein Sendbrief, den der Allerbarmer aus dem Reiche der Rede allen Erdenbewohnern zuleitet. Glücklich ist, wer zuhört und achtgibt, aber wehe dem, der irrt und zweifelt. Heute ist der Tag, den das Antlitz Gottes mit strahlendem Lichte erhellt, der Tag, da laut die Zunge der Größe ruft: Das Reich ist Gottes, des Herrn am Tage der Auferstehung!
Dein Name ward in Unserer Gegenwart genannt, und so geruhen Wir, für dich zu offenbaren, was keines Menschen Zunge unter allen Völkern der Welt wiedergeben kann. Frohlocke in größter Freude, daß deiner im Größten Gefängnis gedacht wurde und daß in dieser erhabenen Wohnstatt der Altehrwürdige der Tage Sein Antlitz dir zuwandte.
Fürwahr, Wir haben die Zeichen offenbart, die unwiderleglichen Zeugnisse dargetan und alle Menschen auf den Geraden Pfad gerufen. Unter dem Volk sind solche, die sich abkehren und die Wahrheit verwerfen; andere fällen ohne schlüssigen Beweis ihr Urteil über Uns. Die ersten, die sich von Uns wandten, waren die geistlichen Führer der Welt in diesem Zeitalter, dieselben, welche Uns am Tage und zur Nachtzeit anrufen und Meinen Namen im Munde führen, während sie auf ihren hohen Thronen sitzen. Als Ich Mich jedoch unter den Menschen offenbarte, da erhoben sie sich so gegen Mich, daß selbst die Steine seufzten und bitterlich weinten.
Groß ist dein Segen; denn du hast auf Seine Stimme gehört, hast dein Angesicht auf Ihn gerichtet und den Ruf deines Herrn beachtet, als Er kam, bekleidet mit unüberwindlicher Macht und höchster Herrschaft.

15

O Meine Dienerin, o Mein Blatt! Danke dem Meistgeliebten der Welt, daß du diese grenzenlose Gunst erlangtest zu einer Zeit, da die Gelehrten und die erlauchtesten Männer der Welt dieser Gunst beraubt sind. Wir haben dich zum »Blatt« ernannt, damit du wie das Laub bewegt werdest von dem sanften Wind des Willens Gottes – gepriesen sei Seine Herrlichkeit –, wie die Blätter an den Bäumen von den heranbrausenden Winden bewegt werden. Sage deinem Herrn Dank kraft dieser glanzvollen Rede. Nähmest du die Anrede ›O Meine Dienerin‹ in all ihrer Süße wahr, du fändest dich losgelöst von der ganzen Menschheit, Tag und Nacht voll Ergebung in Anspruch genommen von der Zwiesprache mit Ihm, dem einzigen Verlangen der Welt.
In Worten von unvergleichlicher Schönheit haben Wir solche Blätter und Dienerinnen erwähnt, die von den Lebenswassern himmlischer Gnade trinken und ihre Augen auf Gott gerichtet halten. Glücklich und selig sind sie fürwahr. Binnen kurzem wird Gott ihre Stufe offenbaren – eine Stufe, deren Erhabenheit kein Wort zutreffend ausdrücken, keine Beschreibung angemessen schildern kann.
Wir gemahnen dich zu tun, was unter Männern wie Frauen die Belange der Sache Gottes fördern hilft. Er hört den Ruf der Freunde und schaut ihre Taten. Wahrlich, Er ist der Hörende und der Sehende.
Mit dir und mit ihnen sei die Herrlichkeit Gottes, des Machtvollen, des Allwissenden, des Allweisen.

16

O Dienerin Gottes! Höre auf die Stimme des Herrn der Namen, der aus Seinem Gefängnis den Blick auf dich richtet und dich beim Namen nennt.
Er steht jedem Wanderer bei, Er antwortet gnädig jedem Bittsteller, Er gewährt jedem Wahrheitssucher Zutritt. Am heutigen Tag ist der Gerade Pfad offenbart, aufgestellt ist die Waage göttlicher Gerechtigkeit, und hell strahlt das Sonnenlicht Seiner Gabenfülle, aber schwarzen Wolken gleich tritt mit drückendem Dunkel das Volk der Tyrannei dazwischen und errichtet ein gewaltiges Hindernis zwischen der Sonne himmlischer Gnade und dem Volk der Welt. Selig ist, wer die trennenden Schleier zerreißt und vom strahlenden Licht göttlicher Offenbarung erleuchtet wird. Bedenke, wie groß an Zahl diejenigen waren, die sich selbst zu den Weisen und Gebildeten rechneten, am Tage Gottes aber der Ausgießungen himmlischer Gnadengaben beraubt blieben.
O Mein Blatt, Meine Dienerin! Schätze den Wert des Segens und der sanften Barmherzigkeit, die dich umfangen und deine Schritte zum Morgen der Herrlichkeit lenken.
Übermittle im Namen dieses Unterdrückten Grüße an solche Dienerinnen, die Gott anbeten, und ermutige ihre Herzen mit der Versicherung Seiner liebevollen Vorsehung.

17

Richtet euer Augenmerk in allen Angelegenheiten auf die Weisheit; denn sie ist ein unfehlbares Heilmittel. Wie oft schon hat sie einen Ungläubigen in einen Gläubigen, einen Feind in einen Freund verwandelt! Sie zu beachten ist besonders wesentlich, da dieser Gegenstand in zahlreichen Sendbriefen aus dem Himmel des Willens Dessen, Der die Manifestation des Lichtes göttlicher Einheit ist, dargelegt wurde. Wohl denen, welche sich danach verhalten!
Lenkt eure Aufmerksamkeit ohne Unterlaß auf das, was das Wort Gottes erhöht. In dieser Größten Offenbarung gelten edle Werke und rühmliche Eigenschaften als die Heerscharen Gottes, desgleichen Sein seliges, Sein heiliges Wort. Diese Heerscharen sind ein Magnet für die Menschenherzen, ein Schlüssel für alle Türen. Von allen Rüstungen in der Welt ist dies die wirksamste.
Bitte Gott, Er möge allen Menschen gnädig beistehen, das zu befolgen, was Seine allherrliche Feder in den heiligen Büchern und Sendschreiben verzeichnet hat.

18

Dieser Unterdrückte nennt den beim Namen, der sein Angesicht auf den Unvergleichlichen, den Allwissenden, gerichtet hat und Gottes Einheit solcherart bezeugt, wie sie die Allherrliche Feder auf dem Kampfplatz der Wortgewalt mit rascher Bewegung bezeugt. Selig ist die Seele, die ihren Herrn erkennt, aber wehe dem, der schmählich irrt und zweifelt.
Der Mensch ist wie ein Baum. Wenn ihn Früchte schmücken, war und ist er allezeit des Lobes und des Preises würdig. Ein unfruchtbarer Baum taugt nur für das Feuer. Die Früchte vom menschlichen Baume sind köstlich, hoch erwünscht und heiß begehrt. Dazu gehören ein aufrechtes Wesen, Taten der Tugend und anmutige Rede. Zu den irdischen Bäumen kommt der Frühling einmal im Jahr; der Frühling für menschliche Bäume indessen erscheint am Tage Gottes – gepriesen sei Seine Herrlichkeit. Würden die Bäume des menschlichen Lebens jetzt in der göttlichen Frühlingszeit mit den bereits erwähnten Früchten geschmückt, so würde das Himmelslicht der Gerechtigkeit ganz gewiß mit seinem Strahlenglanz alle Erdenbewohner erleuchten, und jeder würde ruhig und zufrieden im Schatten Dessen, Der das Ziel der ganzen Menschheit ist, verweilen. Das Wasser für diese Bäume ist das Lebenswasser der heiligen Worte, welche die Geliebten der Welt äußern. Kaum sind solche Bäume gepflanzt, da recken sie bereits unter den Regenschauern göttlicher Gnade ihre Äste hoch in den Himmel. Ein dürrer Baum jedoch war und ist keiner Erwähnung wert.
Glücklich der Gläubige, der sich mit dem Gewand edlen Bemühens kleidet und sich aufmacht, dieser Sache zu dienen! Eine solche Seele hat fürwahr das ersehnte Ziel erreicht und begriffen, zu welchem Zweck sie erschaffen wurde. Aber tausendmal wehe um die Irregegangenen, die wie dürres Laub in den Staub sinken. Bald wird der Sturm des Todes sie forttragen an den Ort, der ihnen bestimmt ist. Unwissend sind sie gekommen, unwissend dämmern sie dahin, unwissend kehren sie zu ihrer Stätte zurück.
Unaufhörlich verkündet die Welt diese Worte: Habt acht, ich bin vergänglich, und vergänglich sind alle meine äußerlichen Erscheinungen und Farben. Hütet euch vor dem Wandel und Wechsel, der in mich hineingelegt ist, und wacht auf aus eurem Schlummer. Und doch gibt es kein scharfes Auge, das sieht, und kein feines Ohr, das lauscht.
Am heutigen Tage ruft das geistige Ohr und spricht: Fürwahr, es steht gut um mich; denn Gottes Stimme kündet laut. Und die wesenhafte Schau ruft aus: Selig bin ich, heute ist mein Tag; denn die Altehrwürdige Schönheit strahlt hell vom erhabensten Horizont.
Dem Volke Bahás steht es an, zum Herrn der Namen zu rufen und Ihn anzuflehen, daß das Volk der Welt an Seinem Tage der Ausgießungen Seiner Gnade nicht beraubt sei.
In der Vergangenheit waren die Geistlichen bestürzt über eine Frage, welche Er, der die Allbeherrschende Wahrheit ist, sie in den frühen Jahren Seines Lebens selbst öfters fragen hörte: »Welches ist das Wort, das der Qá’im aussprechen und damit die Religionsführer in die Flucht schlagen wird?« Sprich: Dieses Wort ist nun offenbart, und ihr seid geflohen, ehe ihr es hörtet, doch seid ihr des nicht gewahr. Und dieses selige, dieses verborgene, gehegte und verwahrte Wort lautet: »›Er‹ ist nun erschienen im Gewande des ›Ich‹. Der vor sterblichen Augen verborgen war, ruft und kündet: Sehet her! Ich bin der Alleroffenbarste.« Dies ist das Wort, das den Ungläubigen die Glieder erbeben ließ. Verherrlicht sei Gott! Alle himmlischen Schriften der Vergangenheit bezeugen die Größe des heutigen Tages, die Größe dieser Manifestation, die Größe Seiner Zeichen, die Größe Seines Wortes, die Größe Seiner Beständigkeit, die Größe Seiner allüberragenden Stufe. Und doch, alledem zum Trotz bleibt das Volk achtlos und wie durch einen Schleier ausgeschlossen. Fürwahr, alle Propheten haben sich gesehnt, diesen Tag zu erleben. David spricht: »Wer bringt mich in die feste Stadt?«Q28 Mit der festen Stadt ist ‘Akká gemeint. ‘Akkás Festungsanlagen sind sehr stark, und dieser Unterdrückte ist in ‘Akkás Mauern eingekerkert. Desgleichen ist im Qur’án offenbart: »Bringe dein Volk heraus aus dem Dunkel in das Licht und gemahne es der Tage Gottes.«Q29
Die Herrlichkeit, die den heutigen Tag umfängt, ist in den meisten himmlischen Büchern und Schriften ausdrücklich erwähnt und klar dargestellt. Dennoch sperren die Geistlichen der Gegenwart die Menschen von dieser überragenden Stufe aus und halten sie zurück vom Gipfel der Herrlichkeit, dem erhabensten Ziel.
Selig bist du, da der leere Trug mit seinem Dunkel dich nicht vom Lichte der Gewißheit abbringen kann und das Volk mit seinen Angriffen dich nicht vom Herrn der Menschheit fernzuhalten vermag. Würdige den Wert dieser hohen Stufe und bitte Gott – erhaben ist Seine Herrlichkeit –, daß Er dich gnädiglich befähige, diese Stufe zu wahren. Unvergängliche Herrschaft liegt nur bei dem einen wahren Gott und Seinen Geliebten, und so wird es allezeit bleiben.
Die Herrlichkeit, die vom Horizonte der Ewigkeit strahlt, ruhe auf dir und allen, welche das Leitseil Gottes, das kein Mensch zertrennen kann, fest in die Hand nehmen.

19

Der zum wahren Siege führt, ist gekommen. Bei der Gerechtigkeit Gottes! Er ist durchaus fähig, durch die Macht eines einzigen Wortes die Welt umzustürzen. Da Er jedoch allen Menschen auferlegt hat, Weisheit zu üben, hält Er sich selbst an das Seil der Geduld und des Verzichtes.
Die Lehmklumpen dieser Welt haben sich aufgemacht, die geschmückte, die leuchtende, die purpurne Stadt Gottes zu besuchen, und gewisse Abgesandte aus Persien stiften insgeheim Unheil, auch wenn sie sich den Anschein geben, sie seien sanft und fromm. Gütiger Gott! Wann endlich wird sich diese weltverzehrende Verschlagenheit in Aufrichtigkeit verwandeln? Die Ermahnungen Gottes, des Wahren, umspannen die ganze Erde, aber ihr Einfluß ist bis heute noch nicht enthüllt. Unziemliche Taten halten die Menschen davon ab, zu Ihm zu gelangen. Wir flehen zu Gott – gepriesen und verherrlicht ist Er –, daß Er aus den Wolken göttlicher Gnade den strömenden Regen Seiner Gabenfülle auf alle Seine Diener ergieße. Wahrlich, mächtig ist Er über alle Dinge.
O ‘Alí-Ḥaydar! O du, der du dich erhoben hast, Meiner Sache zu dienen, der du unablässig den Lobpreis Gottes, des Herrn auf mächtigem Throne, verherrlichst! Den Wahrzeichen der Gerechtigkeit, den Bannerträgern der Unparteilichkeit, ist unzweifelhaft klar und offenkundig, daß dieser Unterdrückte, gestärkt durch Gottes Reich und Seine überragende Macht, unter den Völkern und Geschlechtern der Erde jedes Anzeichen der Unordnung, der Zwietracht, des Zwistes, des Haders und der Teilung zu tilgen sucht. Aus keinem andern Grund als um dieses großen, dieses unvergleichlich wichtigen Zieles willen ist Er immer wieder ins Gefängnis geworfen, ist Er so manchen Tag und so manche Nacht in Ketten und Bande gelegt worden. Selig ist, wer diese unüberwindliche Sache, diese herrliche Verkündigung unparteiisch und gerecht beurteilt.

20

Dies ist ein Sendbrief, herniedergesandt vom Herrn des Erbarmens, damit das Volk der Welt befähigt sei, dem durch die Kraft Seines hehren Namens wogenden Meere nahezukommen. Unter den Menschen sind solche, die sich von Ihm abkehren und Sein Zeugnis leugnen, indes andere den Wein der Bestätigung trinken in der Herrlichkeit Seines Namens, die alles Erschaffene durchdringt. Schlimmen Verlust leidet fürwahr, wer sein Ohr dem Gekrächz der Raben neigt und sich weigert, dem süßen Schlag der Himmlischen Nachtigall zu lauschen, die auf den Zweigen des Baumes der Ewigkeit singt: Wahrlich, es gibt keinen Gott außer Mir, dem Allwissenden, dem Allweisen. Heute ist der Tag, den das strahlende Licht Unseres Antlitzes erleuchtet, der Tag, den alle Tage und Nächte anbetend umkreisen. Selig ist der Einsichtsvolle, welcher schaut, und der Dürstende, der aus diesem leuchtenden Springquell trinkt. Selig der Mensch, der die Wahrheit anerkennt und mit Eifer der Sache seines Herrn, des Machtvollen, des Allmächtigen, zu dienen strebt.
O Diener, der du den Blick auf Mein Antlitz richtest! Höre auf die Stimme deines Herrn, des Allherrlichen, wie sie laut vom Morgen der Majestät und Größe ruft. Wahrlich, Sein Ruf wird dich dem Reiche der Herrlichkeit nahebringen, wird dich Seinen Lobpreis so erheben lassen, daß alles Erschaffene hingerissen wird, und du wirst Seiner Herrlichkeit solcherart lobsingen, daß die ganze Schöpfung den Einfluß spürt. Wahrlich, dein Herr ist der Beschützer, der Gnädige, der Allunterrichtete.
Sammle die Freunde Gottes dortzulande und mache sie vertraut mit Meinem unvergleichlichen Gedenken. Wir haben für sie einen Sendbrief offenbart, von dem der Duft des Allerbarmers über das Reich des Seins dahinweht, auf daß sie frohlocken in höchster Freude und standhaft bleiben in dieser wundersamen Sache.
Als Wir im Gefängnis waren, haben Wir ein Buch offenbart, das Wir ›Das Heiligste Buch‹ benannten. Darin haben Wir Gesetze gegeben und es geschmückt mit den Geboten deines Herrn, der die Amtsgewalt übt über alle in den Himmeln und auf Erden. Sprich: Ergreifet es, o Menschen, und beachtet, was darin herniedergesandt ist aus den wundersamen Geboten eures Herrn, des Vergebenden, des Gabenreichen. Fürwahr, es wird euch in dieser wie der nächsten Welt nützen und wird euch reinigen von allem, was euch übel ansteht. Er ist wahrlich der Verordner, der Ausleger, der Geber, der Großmütige, der Gnädige, der Allgepriesene.
Groß ist dein Segen, denn du bist dem Bunde Gottes und Seinem Zeugnis treu, und du wirst geehrt durch diesen Sendbrief, durch welchen dein Name aufgezeichnet ist auf Meiner verwahrten Tafel. Weihe dich deinem Herrn und dem Dienst an Seiner Sache, hüte Sein Gedenken in deinem Herzen und feiere Seinen Lobpreis so, daß jede irrende, achtlose Seele dadurch aus dem Schlaf erwacht.
So haben Wir dir eine Gunstbezeigung aus Unserer Gegenwart zu verleihen geruht; und Ich bin wahrlich der Vergebende, der Allbarmherzige.

21

Wir wünschen, den zu erwähnen, der sein Angesicht auf Uns richtet, und ihn noch einmal tief aus den Lebenswassern Unserer gnädigen Vorsehung trinken zu lassen, auf daß er befähigt werde, Meinem Horizonte nahezukommen, auf daß er geschmückt sei mit Meinen Wahrzeichen, sich in Meine Lüfte erhebe, sich bestätigt finde in alledem, was Meine Sache in ihrer Heiligkeit unter Meinem Volke offenbar macht, und so Meinen Lobpreis anstimme, daß alle Zauderer sich beeilen, alle reglosen Geschöpfe sich aufschwingen, alle sterblichen Gestalten sich verzehren, alle starren Herzen von neuem Leben durchflutet werden und jeder niedergeschlagene Geist in Lust und Wonne wogt. Solches ziemt sich für den, der sein Angesicht dem Meinen zuwendet, in den Schatten Meiner Gnade tritt und Meine Verse empfängt, welche die ganze Welt durchdringen.
O ‘Alí! Er, der Morgen göttlicher Offenbarung, ruft dich durch diese höchst wundersame Rede. Bei der Gerechtigkeit Gottes! Stündest du vor Meinem Thron, lauschtest du Meiner Zunge der Macht und Größe, du opfertest deinen Leib, deine Seele, dein ganzes Sein zum Zeichen deiner Liebe zu Gott, dem höchsten Herrscher, dem Beschützer, dem Allwissenden, dem Allweisen. Du wärest so ergriffen vom Zauber Seiner Stimme, daß keine Feder die Macht hätte, deine Stufe zu beschreiben, und der gewandteste Redner zunichte würde bei dem Versuch, sie zu schildern. Denke eine Zeitlang nach über diese Offenbarung und deren unüberwindliche, alles überwindende Herrschaft; sodann unterstütze sie, wie es deinem Herrn, dem Gnädigen, dem Gabenreichsten, angemessen ist. Führe das Volk zum Morgenlicht der Herrlichkeit. Es ist wahrlich Er selbst, Der sich auf Seinem mächtigen Throne niedergelassen hat. Durch Ihn erstrahlt der Himmelssaum dieses Gefängnisses, und Er erleuchtet alle in den Himmeln und auf Erden.
Wir haben deinen Namen in der Vergangenheit und in diesem gnädigen Sendbrief zu erwähnen geruht, damit du noch einmal den süßen Duft des Allerbarmers atmest. Dies ist nur eines der Zeichen Meiner Gunst für dich. Danke deinem Herrn, dem Gabenreichsten, dem Allsehenden.
Gräme dich nicht über der Menschen Unvermögen, die Wahrheit zu begreifen. Binnen kurzem wirst du erleben, wie sie sich Gott, dem Herrn der ganzen Menschheit, zuwenden. Durch die Kraft des Erhabensten Wortes umfangen Wir fürwahr die gesamte Welt, und es naht die Zeit, da Gott die Herzen aller Erdenbewohner unterworfen haben wird. Er ist wahrlich der Allmächtige, der Allmachtvolle.
Wir gedenken hierzulande auch deines Bruders, damit er sich freue, wenn Ich ihn erwähne, und zu denen gehöre, die nachdenken.
O Freund! Der Meistgeliebte ruft dich aus Seinem Größten Gefängnis und ermahnt dich zu befolgen, was Meine Erhabene Feder in Meinem Heiligsten Buche offenbart hat, damit du dich daran haltest mit einer Macht und Entschlossenheit, wie sie aus Mir geboren ist; und Ich bin wahrlich der Verordner, der Allweise.
Groß ist fürwahr dein Segen, denn Seine unfehlbare Gnade ward dir gewährt, und du fandest Beistand bei der Erkenntnis dieser Sache – einer Sache, deren Gewalt die Himmel aufrollt und jeden stolz ragenden Berg, zu Staub zermahlen, in alle Winde verstreut.
Durch Unsere grenzenlose Gnade gedenken Wir fernerhin deiner Mutter, welche das Vorrecht hat, Gott zu erkennen. Wir senden ihr Unsere Grüße von dieser allherrlichen Stufe hernieder. Wir erinnern Uns an euch alle, Männer wie Frauen, und an diesem Orte, der Stätte unvergleichlicher Herrlichkeit, betrachten Wir euch alle als eine Seele; Wir senden euch die frohe Botschaft eines göttlichen Segens, der allem Erschaffenen voranging, und Meines Gedenkens, das alle Menschen, alte wie junge, durchdringt. Die Herrlichkeit Gottes sei mit euch, dem Volk Bahás. Frohlocket in höchster Freude durch Mein Gedenken; denn Er ist fürwahr mit euch zu jeder Zeit.

22

Höre auf das, was der Geist dir vermittelt in den Tagen Gottes, des Helfers in Gefahr, des Selbstbestehenden, auf daß Sein Ruf dich hinaufziehe zum Gipfel überragender Herrlichkeit und dich der Stufe nahebringe, wo du dein ganzes Wesen im Feuer der Liebe Gottes dergestalt lodern siehst, daß es weder die Übermacht der Herren noch das Getuschel ihrer Knechte löschen können, und auf daß du dich inmitten der Völker dieser Welt erhebest, den Lobpreis deines Herrn, des Besitzers aller Namen, zu feiern. Das ist es, was dir am heutigen Tage frommt.
Wir wollen dir berichten, was in der Vergangenheit geschah, damit du die Süße dieser Rede kostest und der Ereignisse gewahr werdest, die schon früher bekannt wurden. Wahrlich, dein Herr ist der Ermahner, der Gnädige, der Meistgeliebte.
Rufe dir die Tage vor Augen, da Er, der mit Gott Zwiesprache hielt, in der Wildnis die Schafe Seines Schwiegervaters Jethro hütete. Er hörte die Stimme des Herrn der Menschheit, wie sie aus dem Brennenden Busche kündete: »O Moses! Wahrlich, Ich bin Gott, dein Herr und der Herr deiner Vorfahren Abraham, Isaak und Jakob.« So hingerissen war Er von der Stimme und ihrem bezaubernden Klang, daß Er sich von der Welt löste und sich zu Pharao und seinem Volk aufmachte, bekleidet mit der Macht deines Herrn, der höchste Herrschaft ausübt über alles, was ist und sein wird. Heute hört das Volk der Welt, was damals Moses hörte, aber sie verstehen es nicht.
Sprich: Ich schwöre bei der Gerechtigkeit Gottes! Binnen kurzem werden die Minister mit ihrem Pomp und die Herrscher in ihrer Machtfülle vergehen; die Paläste der Potentaten werden verwüstet, zu Staub verfallen die Prunkschlösser der Kaiser, aber fortbestehen wird, was Wir im Reiche Gottes für euch verordnet haben. Euch ziemt, o Volk, der höchste Eifer, damit eure Namen vor Seinem Thron erwähnt werden und ihr dartut, was euer Gedenken unsterblich machen wird in aller Ewigkeit Gottes, des Herrn allen Seins.
Erinnere dich in Meinem Auftrag der Geliebten dortzulande, übermittle ihnen Meine Grüße und erfreue ihr Herz mit der Botschaft dessen, was dir von dieser herrlichen Stufe her offenbart ward.
Sprich: Habet acht, daß euch die Übermacht der Unterdrücker nicht fürchten macht. Es naht der Tag, da alle Wahrzeichen der Hoffart zunichte werden; dann werdet ihr schauen, wie die unüberwindliche Souveränität eures Herrn alles Sichtbare und alles Unsichtbare lenkt und führt.
Habet acht, daß euch nicht die Schleier abhalten von den Ausgießungen Seiner Gnadengaben am heutigen Tage. Werfet von euch, was euch Gott entfremdet, und bleibet auf diesem weitreichenden Pfade. Wir wünschen euch nur, was euch nützt, wie es auf Seiner verwahrten Tafel verzeichnet ist. Oft gedenken Wir Unserer Geliebten. Nur finden wir, daß ihnen gebricht, was ihnen am Hofe der Gunst ihres Herrn, des Gnädigen, des Vergebenden, ansteht, außer denen, die Gott auszunehmen wünschte. Wahrlich, machtvoll ist Er zu tun, was Er will. Er gibt und Er versagt. Er ist fürwahr die Ewige Wahrheit, der Kenner des Unsichtbaren.
Ergreifet, o ihr Geliebten des Allerbarmers, den Kelch ewigen Lebens, den euch euer Herr, der Besitzer der ganzen Schöpfung, mit der Hand freigebiger Gunst darreicht; sodann trinket tief daraus. Ich schwöre bei Gott, er wird euch so entzücken, daß ihr euch erhebt, Seinen Namen zu verherrlichen und Sein Wort inmitten aller Völker auf Erden zu künden, und daß ihr die Städte der Menschenherzen erobert im Namen eures Herrn, der Allmächtige, der Allgepriesene.
Des weiteren tun Wir jedermann die frohe Botschaft dessen kund, was Wir in Unserem Heiligsten Buch offenbart haben – ein Buch, von dessen Horizont die Sonne Meiner Gebote auf jeden Beobachter und auf jeden Beobachteten herniederscheint. Haltet euch fest daran und vollbringet, was darin offenbart ist. Das ist fürwahr besser für euch als alles, was in der Welt erschaffen ist, wenn ihr es nur wüßtet. Hütet euch, daß euch nicht die Vergänglichkeiten dieses Lebens davon abhalten, euch Gott, dem Wahren, zuzuwenden. Denket in euren Herzen nach über die Welt mit ihrem Hader und ihren Wechselfällen, damit ihr den Wert der Welt und die Stufe derer erkennt, die ihr Herz an sie hängen und verwerfen, was auf Unserer Verwahrten Tafel herniedergesandt ist.
So haben Wir diese heiligen Verse offenbart und dir zugeleitet, damit du dich aufmachest, den Namen Gottes, der Helfer in Gefahr, der Selbstbestehende, zu verherrlichen. Die Herrlichkeit Gottes sei mit dir und allen, die dieses erlesenen, versiegelten Weines teilhaftig sind.

23

Deinen Brief hat dieser Unterdrückte im Größten Gefängnis gelesen, deiner Fragen über die Gebote Gottes zum Gegenstand der Auferstehung und des Lebensunterhaltes ist Er gewahr. Du hast gut daran getan, diese Fragen zu stellen; denn du selbst und andere Diener Gottes werden äußerlich wie innerlich daraus Nutzen ziehen. Wahrlich, dein Herr weiß alles und antwortet bereitwillig auf den Ruf.
Der höchste Grund für die Erschaffung der Welt und aller Dinge in ihr ist, daß der Mensch Gott erkenne. Wer am heutigen Tage, vom Duft aus dem Gewande Seines Erbarmens geleitet, Einlaß in diese lichte Wohnstatt – die Stufe der Erkenntnis des Urquells göttlicher Gebote und des Morgens Seiner Offenbarung – erlangt, der hat auf ewig alles Gute erreicht. Jeder Seele, die diese hehre Stufe erlangt, verbleibt eine zweifache Pflicht. Zum einen muß sie so standhaft in der Sache Gottes sein, daß alle Völker der Welt machtlos wären, wenn sie versuchten, sie von dem Urquell der Offenbarung fernzuhalten. Das zweite ist die Befolgung der göttlichen Gebote, die dem Brunnquell Seiner vom Himmel geführten Feder entströmen. Denn des Menschen Gotteserkenntnis kann sich nur dann voll angemessen entfalten, wenn der Mensch befolgt, was Er verordnet und in Seinem himmlischen Buche dargelegt hat.
Vor einem Jahr ist das Heiligste Buch aus dem freigebigen Himmel des Herrn aller Namen herniedergesandt worden. So Gott will, wirst du gnädig befähigt zu vollbringen, was darin offenbart ist.
Was den Lebensunterhalt angeht, solltest du dein ganzes Vertrauen auf Gott setzen und dich in einem Beruf betätigen. Er wird sicherlich aus dem Himmel Seiner Gunst auf dich herniedersenden, was dir bestimmt ist. Er ist fürwahr der Gott der Macht und Stärke.
Sage Gott Dank, daß dein Brief in die Gegenwart dieses Gefangenen gelangt ist, daß am Sitze göttlicher Amtsgewalt die Antwort offenbart ist und dir zugesandt wird. Dies ist ein unschätzbarer Segen, den dir Gott gewährt. Auch wenn dies gegenwärtig noch nicht offenkundig ist, wird es sich bald herausstellen. Dir geziemt zu sprechen:
Verherrlicht sei Dein Name, o Herr mein Gott! Ich habe Dir mein Angesicht zugekehrt und mein ganzes Vertrauen auf Dich gesetzt. Bei Deinem Namen, durch den das Meer Deiner Rede wogt und die Winde Deiner Erkenntnis wehen, flehe ich zu Dir, gewähre, daß mir gnädig geholfen wird, Deiner Sache zu dienen, und daß ich begeistert werde, Deiner zu gedenken und Dich zu preisen. Sende sodann aus dem Himmel Deiner Großmut auf mich hernieder, was mich vor jedem außer Dir bewahrt und mir in allen Deinen Welten nützt.
Wahrlich, Du bist der Machtvolle, der Unzugängliche, der Höchste, der Wissende, der Weise.

Hinweis zu den von Shoghi Effendi übersetzten Texten

Soweit möglich, wurden für dieses Buch englische Übersetzungen von Shoghi Effendi verwendet. In vielen Fällen wurden seine Fassungen einzelner Sätze eingearbeitet. Diese Stellen sind so zahlreich, daß sie hier nicht aufgeführt werden können. Nachstehend sind zwei Arten von Übersetzungen vom Urtext ins Englische verzeichnet. Das erste sind unmittelbare Übersetzungen des betreffenden Sendschreibens oder Abschnitts. Die zweite Art ist geringfügig mittelbarer: In einigen späteren Schriften pflegte Bahá’u’lláh aus Seinen eigenen Sendschreiben zu zitieren; aber dabei veränderte Er häufig die zitierte Textstelle. Wenn also Shoghi Effendis Übersetzung einer solchen zitierten Textstelle – zum Beispiel aus dem Brief an den Sohn des Wolfes – herangezogen wurde, mußte sie dem hier wiedergegebenen Originaltext Bahá’u’lláhs angepaßt werden. Solche Anpassungen sind geringfügig und wurden nicht besonders vermerkt; wer im Englischen die entsprechenden Stellen dieses Buches mit den von Shoghi Effendi übersetzten Büchern vergleicht, wird sie leicht erkennen.
1:1–5 Lawḥ-i-Karmil vollständig (Bahá’u’lláh,Ährenlese. Eine Auswahl aus den Schriften Bahá’u’lláhs 11:1–5)
2:5 »Wahrlich, Wir sind… in die Irre geht.« (Shoghi Effendi, Der verheißene Tag ist gekommen 260, S. 162)
2:6 »Öffnet die Tür eures Herzens… schwerer Irrtum.« (Shoghi Effendi, Der verheißene Tag ist gekommen 260, S. 162)
2:12 »O Schar der Priester… Herrlichkeit gekommen!« (Shoghi Effendi, Der verheißene Tag ist gekommen 254, S. 156)
2:12 »Wer die Menschen in Meinem Namen versammelt… auf Erden übersteigt.« (Shoghi Effendi, Der verheißene Tag ist gekommen 254, S. 156)
2:13 »Laßt den Odem… gezählt wird!« (Shoghi Effendi, Der verheißene Tag ist gekommen 254, S. 156)
2:14 »O Schar der Bischöfe… Ziel abhalten.« (Shoghi Effendi, Der verheißene Tag ist gekommen 253, S. 155)
2:15 »O Schar der Mönche… der Allbarmherzige.« (Shoghi Effendi, Der verheißene Tag ist gekommen 255, S. 157)
2:17 »Bethlehem ist bewegt… der Bestunterrichtete.« (Shoghi Effendi, Der verheißene Tag ist gekommen 255, S. 157f)
2:20 »Nie ging Ich… an dir gekreuzigt.« (Shoghi Effendi, Der verheißene Tag ist gekommen 101, S. 74)
3:6 »der Regierung des Landes… wahrhaftig erweisen.« (Shoghi Effendi, Gott geht vorüber 404, S. 250)
3:23 »O Volk Gottes… Lebensquellen der Welt.« (Shoghi Effendi, Das Kommen göttlicher Gerechtigkeit 42, S. 47)
4:12 »Ein guter Charakter… und ihren Glanz.« (Shoghi Effendi, Das Kommen göttlicher Gerechtigkeit 39, S. 41)
4:14 »O Sohn des Geistes… vor Augen.« (Bahá’u’lláh, Die verborgenen Worte arab. 2)
4:18 »Wir wollen dir nun… nahebringen wird.« (Bahá’u’lláh, Brief an den Sohn des Wolfes 197, S. 121)
4:24 »der rasch erscheinenden Zeitungen«, »Spiegel der Welt« und »eine erstaunliche, machtvolle Erscheinung« (Shoghi Effendi, Gott geht vorüber 403, S. 249)
5:13 »Wissen gleicht den Flügeln… Dies bezeugt das Mutterbuch« (Bahá’u’lláh, Brief an den Sohn des Wolfes 47, S. 38f)
5:13 »In der Tat, Wissen ist… der Heiterkeit.« (Bahá’u’lláh, Brief an den Sohn des Wolfes 48, S. 39)
6:17 »Wahrlich, Ich sage… besitzen es alle.« (Bahá’u’lláh, Brief an den Sohn des Wolfes 50, S. 39)
6:18 »Die Feder des Höchsten… Unterscheidungsvermögen besitzet!« (Bahá’u’lláh, Brief an den Sohn des Wolfes 51, S. 39f)
6:19–20 »O Sohn des Menschen… wehe den Achtlosen!« (Bahá’u’lláh, Brief an den Sohn des Wolfes 54, S. 41)
6:25 »Der Menschen Licht… Einheit unter den Menschen.« (Shoghi Effendi, Das Kommen göttlicher Gerechtigkeit 42, S. 46)
6:28 »Die Vertrauensleute… der Allwissende.« (Shoghi Effendi, Die Weltordnung Bahá’u’lláhs 2:19, S. 43)
6:35 »Meine Gefangenschaft… zum Klagen bringen.« (Bahá’u’lláh, Brief an den Sohn des Wolfes 39, S. 36)
6:53 »Von allen Ehrungen… gerecht zu werden.« (Shoghi Effendi, Die Weltordnung Bahá’u’lláhs 4:32, 6:9, S. 152)
7:4–5 »O Afnán… Volkes zu zerstreuen.« (Bahá’u’lláh,Ährenlese. Eine Auswahl aus den Schriften Bahá’u’lláhs 43:1–2)
7:9–12 »Jeder Einsichtige… Gottes heiligem Buch.« (Bahá’u’lláh,Ährenlese. Eine Auswahl aus den Schriften Bahá’u’lláhs 43:3–6)
7:15–16 »O Volk der Gerechtigkeit… abhängen muß.« (Bahá’u’lláh,Ährenlese. Eine Auswahl aus den Schriften Bahá’u’lláhs 43:7–8)
7:32–34 »O Volk Gottes… der Höchste.« (Bahá’u’lláh,Ährenlese. Eine Auswahl aus den Schriften Bahá’u’lláhs 43:9–11)
8:35–38 »O du, der du deine Augen… Stufe ihrer würdig ist« (Bahá’u’lláh, Brief an den Sohn des Wolfes 192–195, S. 117–120)
8:41–42 »Ermahne die Menschen… ziehen wird.« (Bahá’u’lláh, Brief an den Sohn des Wolfes 196–197, S. 120f)
8:54 »In dieser Offenbarung… umfaßt und beherrscht.« (Bahá’u’lláh, Brief an den Sohn des Wolfes 46, S. 38)
8:59 »O Volk Gottes… Lebensquellen der Welt.« (Shoghi Effendi, Das Kommen göttlicher Gerechtigkeit 42, S. 47)
9:5 »Laßt euer Auge keusch… euer Herz licht sein.« (Shoghi Effendi, Das Kommen göttlicher Gerechtigkeit 39, S. 42f)
10:1–24 alle Worte der Weisheit, mit Ausnahme von 10:14 und 10:15 (Star of the West Bd. 14, Nr. 4, S. 99)
11:2 »Der Mensch… noch Höhen sehen.« (Bahá’u’lláh,Ährenlese. Eine Auswahl aus den Schriften Bahá’u’lláhs 122:1)
11:5 »Sieh den Aufruhr… von ihnen getragen werden.« (Bahá’u’lláh,Ährenlese. Eine Auswahl aus den Schriften Bahá’u’lláhs 112:1)
11:6 »An anderer Stelle… Weisheit gleichkäme.« (Bahá’u’lláh,Ährenlese. Eine Auswahl aus den Schriften Bahá’u’lláhs 112:1)
11:6 »Selig der König… Menschen ergösse.« (Bahá’u’lláh,Ährenlese. Eine Auswahl aus den Schriften Bahá’u’lláhs 112:1)
11:7 »In dem Wunsche… Tyrannei beschirmen werden.« (Bahá’u’lláh,Ährenlese. Eine Auswahl aus den Schriften Bahá’u’lláhs 117:1)
11:9 »Der Tag naht… Tat umzusetzen.« (Bahá’u’lláh,Ährenlese. Eine Auswahl aus den Schriften Bahá’u’lláhs 117:1)
11:12 »Der ist wirklich… sind seine Bürger.« (Bahá’u’lláh,Ährenlese. Eine Auswahl aus den Schriften Bahá’u’lláhs 117:1)
11:14 »Das Erhabenste Wesen spricht… dessen sie bedarf.« (Bahá’u’lláh,Ährenlese. Eine Auswahl aus den Schriften Bahá’u’lláhs 110:1)
11:18 »Die an der Macht sind… Menschen haben.« (Bahá’u’lláh,Ährenlese. Eine Auswahl aus den Schriften Bahá’u’lláhs 110:1)
11:25 »So Gott will… Gesellschaft zerwühlen?« (Bahá’u’lláh,Ährenlese. Eine Auswahl aus den Schriften Bahá’u’lláhs 110:1)
11:26 »Ach, die Winde… Stufe würdig ist.« (Bahá’u’lláh,Ährenlese. Eine Auswahl aus den Schriften Bahá’u’lláhs 110:1)
12:19 »Nun zu deiner Frage… Stimme hören.« (Bahá’u’lláh,Ährenlese. Eine Auswahl aus den Schriften Bahá’u’lláhs 79:1)
14:1–2 »Er ist der Allmächtige… Tablet verzeichnet ist.« (Bahá’u’lláh, Brief an den Sohn des Wolfes 131–132, S. 79f)
14:3–6 »O du, der du in die Irre gingst… aus Seinem großen Gefängnis.« (Bahá’u’lláh, Brief an den Sohn des Wolfes 133–136, S. 80–83)
14:8 »Lies den Kitáb-i-Íqán… Horizont der Gewißheit.« (Bahá’u’lláh, Brief an den Sohn des Wolfes 154, S. 92f)
14:10–12 »O du, der du in die Irre gingst… Verfall befangen blieb.« (Bahá’u’lláh, Brief an den Sohn des Wolfes 155–157, S. 93f)
14:14 »O Meine Höchste Feder… dem Herrn der Welten!« (Bahá’u’lláh, Brief an den Sohn des Wolfes 158, S. 94–96)
15:9 »Es ist den Aghṣán… der Allmächtige.« (Shoghi Effendi, Die Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:77, S. 196)
16:1 »Gepriesen sei Er… ein anderes Land jubelt.« (Shoghi Effendi, Die Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:81, S. 198)
16:2 »Gesegnet, zweifach gesegnet… Seiner Schrift trägt.« (Shoghi Effendi, Die Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:81, S. 198)

Quellenangaben

Q1 vgl. Joh. 16:12 – Anm. d. Hrsg.
Q2 vgl. Verborgene Worte arab. 2 – Anm. d. Hrsg.
Q3 Siehe 8:42 – Anm. d. Hrsg.
Q4 Qur’án 81:6 … 81:10.
Q5 Qur’án 6:91.
Q6 vgl. Qur’án 2:253; 14:27; 22:14; 22:18 – Anm. d. Hrsg.
Q7 Worte des Báb in Bezug auf »Den, den Gott offenbaren wird« – Anm. d. Hrsg.
Q8 Qur’án 34:13.
Q9 vgl. Qur’án 4:130.
Q10 Qur’án 59:9.
Q11 Siehe 3:3, 4:9 – Anm. d. Hrsg.
Q12 vgl. Qur’án 3:40, 14:27, 22:14, 22:18 – Anm. d. Hrsg.
Q13 vgl. Qur’án 21:23.
Q14 vgl. Qur’án 2:253, 22:14, 22:18 – Anm. d. Hrsg.
Q15 Qur’án 3:97.
Q16 Qur’án 83:6.
Q17 Qur’án 14:5.
Q18 Qur’án 22:56 – Anm. d. Hrsg.
Q19 Qur’án 20:107.
Q20 Qur’án 88:7 – Anm. d. Hrsg.
Q21 Qur’án 4:94.
Q22 Qur’án 2:94.
Q23 Qur’án 40:28.
Q24 Qur’án 104:1–2.
Q25 Bahá’u’lláh, Kitáb-i-Aqdas 1:121 – Anm. d. Hrsg.
Q26 Shoghi Effendi, Die Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:81).
Q27 Qur’án 7:143.
Q28 Ps. 108:11.
Q29 Qur’án 14:5.

Anmerkungen

A1 vgl. Qur’án 24:42, u. a. – Anm. d. Hrsg.
A2 Gelegentlich auch Sendbrief an die Christen genannt.
A3 Jesus.
A4 Jesus.
A5 vgl. Gen. 22:1, 22:11, 31:11, 46:2, Ex. 3:4, 1 Kön. 3:4, Jes. 6:8, Báb, in: Eine Auswahl aus Seinen Schriften 7:34:3 – Anm. d. Hrsg.
A6 vgl. Matt 16:26 – Anm. d. Hrsg.
A7 vgl. Matt 24:29 – Anm. d. Hrsg.
A8 siehe auch: 17:9:10 – Anm. d. Hrsg.
A9 vgl. Kitáb-i-Aqdas 2:4.4.1.13, Synopsis and Codification D.1.m, p. 46 – Anm. d. Hrsg.
A10 Jesus.
A11 vgl. Brief an den Sohn des Wolfes 83, S. 55 ff – Anm. d. Hrsg.
A12 vgl. Kitáb-i-Aqdas 4:2:4.4.1.25.9, Synopsis and Codification D.1.y.IX, p. 47 – Anm. d. Hrsg.
A13 vgl. Qur’án 78:2; 38:67 – Anm. d. Hrsg.
A14 vgl. Kitáb-i-Aqdas 4:2:4.4.2.1, Synopsis and Codification D.2.a, p. 48 – Anm. d. Hrsg.
A15 vgl. auch Ährenlese 100:5; Verborgene Worte pers. 80–82 – Anm. d. Hrsg.
A16 Garten Na‘mayn in ‘Akká, von Bahá’u’lláh mit der Benennung Riḍván geehrt, nicht zu verwechseln mit dem Garten Riḍván in Baghdád (vgl. Shoghi Effendi, Gott geht vorüber 338, S. 219) – Anm. d. Hrsg.
A17 Ṭihrán.
A18 vgl. Qur’án 81:18; 74:34 – Anm. d. Hrsg.
A19 vgl. Qur’án 39:69 – Anm. d. Hrsg.
A20 vgl. Qur’án 81:17; 74:33 – Anm. d. Hrsg.
A21 Mírzá Hádí Dawlat-Ábádí, ein Geistlicher aus Iṣfahán, wurde Anhänger des Báb und unterstützte später Mírzá Yaḥyá, der ihn zu seinem Vertreter im Írán und zu seinem Nachfolger ernannte. Als die Bábí verfolgt wurden, widerrief er seinen Glauben. (Siehe auch Kalimát-i-Firdawsíyyih 6:58 – Anm. d. Hrsg.).
A22 Die Insignien eines Mullá.
A23 des Hádí.
A24 auf Zypern.
A25 Mírzá Yaḥyá.
A26 Ustád ‘Alí-Akbar, einer der treuen Gläubigen in Yazd. Er entwarf den Mashriqu’l-Adhkár von ‘Ishqábád; ‘Abdu’l-Bahá hieß seinen Entwurf gut. Ustád ‘Alí-Akbar gab 1903 in Yazd sein Leben als Märtyrer hin.
A27 arabisch.
A28 Moses.
A29 Bayán-i-Fársí 1:1 – Anm. d. Hrsg.
A30 Ḥájí Mírzá Ḥaydar-‘Alí war ein hervorragender persischer Bahá’í-Lehrer und -Schriftsteller. Er verbrachte neun Jahre in Khárṭúm als Gefangener und Verbannter, machte ausgedehnte Reisen durch den Írán und starb 1920 im Heiligen Land. Abendländische Pilger kennen ihn als den Engel vom Berg Karmel. [Seine Autobiographie (Bihjatu’ṣ-Ṣudúr, Bombay 1913) wurde von A. Q. Faizi gekürzt in englischer Sprache herausgegeben unter dem Titel: Stories from the Delight of Hearts, Los Angeles 1980. Die deutsche Übersetzung trägt den Titel Die Freude der Herzen, Hofheim, 2015. – Anm. d. Hrsg.].
A31 Jesus.
A32 vgl. Mt. 7:19–23 – Anm. d. Hrsg.
A33 vgl. Mt. 11:25 – Anm. d. Hrsg.
A34 Ḥájí Mullá Hádí-yi-Sabzivárí, ein bekannter persischer Philosoph und Dichter, Zeitgenosse Bahá’u’lláhs. Er starb 1873.
A35 Mírzá Abu’l-Qásim-i-Faráhání Qá’im-Maqám, ein geachteter Dichter und Gelehrter in der Regierungszeit von Fatḥ-‘Alí Sháh, war ein Freund von Mírzá Buzurg, dem Vater Bahá’u’lláhs. Qá’im-Maqám wurde 1821 persischer Ministerpräsident; aber 1835 ließ ihn Muḥammad Sháh auf Betreiben von Ḥájí Mírzá Áqásí töten.
A36 1852/3 n. Chr – Anm. d. Hrsg.
A37 Muḥammad-Javád-i-Qazvíní, dem Bahá’u’lláh den Ehrennamen Ismu’lláhi’l-Júd (der Name Gottes, Großmut) beilegte, schrieb während Bahá’u’lláhs Amtszeit viele Sendschreiben von Ihm ab, brach aber später das Bündnis (siehe Shoghi Effendi, Gott geht vorüber 459).
A38 Azal, (Mírzá Yaḥyá, der ungetreue Halbbruder Bahá’u’lláhs.
A39 Ein Dorf bei Iṣfahán.
A40 vgl. Qur’án 2:253, 22:14, 22:18 – Anm. d. Hrsg.
A41 Mírzá Hádí Dawlat-Ábádí, ein Geistlicher aus Iṣfahán, wurde Anhänger des Báb und unterstützte später Mírzá Yaḥyá, der ihn zu seinem Vertreter im Írán und zu seinem Nachfolger ernannte. Als die Bábís verfolgt wurden, widerrief er seinen Glauben. [Siehe auch Ṭarázát 4:31 – Anm. d. Hrsg.].
A42 Mírzá Ashraf, der in der Stadt Iṣfahán den Märtyrertod starb. Siehe Shoghi Effendi, Gott geht vorüber 357.
A43 Die beiden Hände der Sache Gottes, Ḥájí Mullá ‘Alí-Akbar-i-Shahmírzádí und Ḥájí Abu’l-Ḥasan-i-Ardakání Amín-i-Iláhí (Treuhänder der Ḥuqúqu’lláh) wurden 1891 in Qazvín gefangengesetzt, später in das Gefängnis von Ṭihrán verlegt.
A44 Ṭihrán
A45 Prinz Maḥmúd Mírzá Jalálu’d-Dawlih, Gouverneur von Yazd.
A46 ›verflucht‹.
A47 Bahá’.
A48 Jamáli’d-Dín-i-Afghání. Vgl. Shoghi Effendi, Gott geht vorüber 551.
A49 ›Die sichere Handhabe‹.
A50 der Buchstabe ›B‹, der zweite im Alphabet.
A51 Mathání = ›doppelt‹, die Eröffnungssure des Qur’án, die mit dem Buchstaben ›B‹ beginnt: Bismi’lláhu’r-Raḥmánu’r-Raḥím (Im Namen Gottes, des Erbarmers, des Gnädigen). Diese Súrah wurde zweimal, in Mekka und in Medina, offenbart.
A52 Mathání = ›doppelt‹, die Eröffnungssure des Qur’án, die mit dem Buchstaben ›B‹ beginnt: Bismi’lláhu’r-Raḥmánu’r-Raḥím (Im Namen Gottes, des Erbarmers, des Gnädigen). Diese Súrah wurde zweimal, in Mekka und in Medina, offenbart.
A53 Jesus.
A54 Moses.
A55 Ṭihrán.
A56 Mázindarán.
A57 Das Sendschreiben war gerichtet an Jalíl-i-Khu’í, einen der frühen Gläubigen in Ádhirbáyján. Nach dem Hinscheiden Bahá’u’lláhs brach er Dessen Bündnis.
A58 vgl. Qur’án 14:28.
A59 vgl. Qur’án 83:6 – Anm. d. Hrsg.
A60 vgl. Qur’án 99:4 – Anm. d. Hrsg.
A61 Mekka.
A62 Muḥammad.
A63 Mírzá Yaḥyá.
A64 Muḥammad.
A65 Moses.
A66 Jesus.
A67 Qur’án-Stellen, die auf die ›Stunde‹ verweisen, sind sehr häufig, etwa 30:12, 79:42; vgl. auch Mt. 24:36, 24:44, 24:50; Lk. 12:40; Joh. 5:25, 5:28; Offb. 3:3 – Anm. d. Hrsg.
A68 vgl. Qur’án 69:1–3 – Anm. d. Hrsg.
A69 Sáhirah, vgl. Qur’án 79:14 – Anm. d. Hrsg.
A70 vgl. Qur’án 99 (az-Zilzilah), 22:1 – Anm. d. Hrsg.
A71 vgl. Qur’án 101 (al-Qári‘ah), 79:34 – Anm. d. Hrsg.
A72 vgl. Qur’án 20:111 – Anm. d. Hrsg.
A73 vgl. Qur’án 69:7 – Anm. d. Hrsg.
A74 vgl. Qur’án 54:20, 69:7 – Anm. d. Hrsg.
A75 vgl. Qur’án 20:105, 77:10 – Anm. d. Hrsg.
A76 Adrianopel.
A77 vgl. Qur’án 6:73, 18:99, 20:102, 23:101, 27:87, 36:51, 39:68, 50:20, 69:13, 78:18 – Anm. d. Hrsg.
A78 vgl. Qur’án 27:66 – Anm. d. Hrsg.
A79 vgl. Qur’án 2:203, 3:12, 3:25, 3:158, 4:87, 4:172, 5:109, 6:12, 6:22, 10:28, 10:45, 15:25, 17:97, 18:99, 19:85, 20:102, 25:17, 34:40, 37:22, 42:7, 42:29, 45:26, 64:9, 77:38 – Anm. d. Hrsg.
A80 vgl. Qur’án 20:125 – Anm. d. Hrsg.
A81 Bahá’u’lláh hat den ganzen Abschnitt 8:35 mindestens dreimal offenbart, nämlich hier, dann im Brief an den Sohn des Wolfes 192 (S. 117–119), und – wie aus der nächsten Zeile hervorgeht – früher schon einmal – Anm. d. Hrsg.
A82 Qayyúmu’l-Asmá’, Kap. 57, Selections from the Writings of the Báb 2:27:3, (S. 58); vgl. auch Shoghi Effendi, Gott geht vorüber 247 – Anm. d. Hrsg.
A83 Garten Na‘mayn in ‘Akká, von Bahá’u’lláh mit der Benennung Riḍván geehrt, nicht zu verwechseln mit dem Garten Riḍván in Baghdád (vgl. Shoghi Effendi, Gott geht vorüber 338) – Anm. d. Hrsg.
A84 Arabisch.
A85 Persisch.
A86 Siehe auch: 17:7:3, 17:8:8 – Anm. d. Hrsg.
A87 Muḥammad [Qur’án 33:40 – Anm. d. Hrsg.].
A88 die Imáme.
A89 der Báb.
A90 Kitáb-i-Aqdas.
A91 vgl. Qur’án 39:68 – Anm. d. Hrsg.
A92 arab. ›Zier der Gott Nahen‹, einer der frühen Gläubigen, der den Freunden durch seine zuverlässigen Abschriften der Sendschreiben Bahá’u’lláhs vertraut ist (vgl. ‘Abdu’l-Bahá, Vorbilder der Treue, Kap. 58: »Zaynu’l-Muqarrabín«).
A93 Solche Darlehnen werfen keine Zinsen ab und sie können zurückgezahlt warden, wann immer es dem Schuldner genehm ist.
A94 vgl. dazu Ex2. 22:24, Lev. 25:36–37, Dtn5. 23:20–21, Ps. 15:5, Hes. 18:8, 18:13, 18:17, 22:12, Qur’án 2:275–276, 2:278–279, 3:130, 30:39 – Anm. d. Hrsg.
A95 Nach dem Abjad-System hat der Name ›Muḥammad‹ denselben Zahlenwert wie ›Nabíl‹.
A96 In einem Sendschreiben erklärt Bahá’u’lláh: »Der Heilige Baum [Sadrat] ist in einem bestimmten Sinn die Manifestation des einen wahren Gottes, gepriesen sei Er. Der Gesegnete Baum im Lande Za‘farán bezieht sich auf das blühende, selige, heilige, duftende Land, wo dieser Baum gepflanzt worden ist.«.
A97 Awwalíyyah – Anm. d. Hrsg.
A98 siehe dazu die Erklärung ‘Abdu’l-Bahás in Má’idiy-i-Ásamání, Bd. 2 (Sammlung von Ishráq-Khávarí), p. 140–143, dt. in: Bahá’í-Briefe, 1962, S. 187–189 – Anm. d. Hrsg.
A99 Ḥarárah – Anm. d. Hrsg.
A100 Imtizáj – Anm. d. Hrsg.
A101 Fá‘il – Anm. d. Hrsg.
A102 Munfa’il – Anm. d. Hrsg.
A103 Ṭabí‘ah – Anm. d. Hrsg.
A104 Jawhar – Anm. d. Hrsg.
A105 ‘Anáṣir – Anm. d. Hrsg.
A106 Usṭuqussát – Anm. d. Hrsg.
A107 Amr – Anm. d. Hrsg.
A108 Kawn – Anm. d. Hrsg.
A109 vgl. ‘Abdu’l-Bahá, Bahá’í-Briefe 1962, S. 187–189 – Anm. d. Hrsg.
A110 Imkán – Anm. d. Hrsg.
A111 siehe auch: 11:29, 13:13 – Anm. d. Hrsg.
A112 In vielen der folgenden Abschnitte über die griechischen Philosophen zitiert Bahá’u’lláh wörtlich die Werke von muslimischen Geschichtsschreibern wie Abu’l-Fatḥ-i-Shahristání (1076–1153 n. Chr.) und ‘Imádu’d-Dín Abu’l-Fidá (1273–1331 n.Chr.).
A113 al-Jasad al-Juwwání – Anm. d. Hrsg.
A114 In einem Seiner Sendschreiben erklärt Bahá’u’lláh: »Der erste, der sich der Philosophie widmete, war Idrís. Das war sein Name. Manche nennen ihn auch Hermes. In jeder Sprache hat er einen besonderen Namen. Er hat in jedem Zweig der Philosophie gründliche, überzeugende Feststellungen getroffen. Nach ihm leitete Balínús seine Erkenntnisse und Wissenschaften von den Tafeln des Hermes her; die meisten späteren Philosophen machten ihre philosophischen und wissenschaftlichen Entdeckungen in seinen Worten und Erklärungen…« Im Qur’án 19:56–57 steht: »Und gedenke des Idrís in dem Buche; denn er war ein Mann der Wahrheit, ein Prophet. Und wir hoben ihn zu einem Platz hoch droben empor.«.
A115 In vielen der folgenden Abschnitte über die griechischen Philosophen zitiert Bahá’u’lláh wörtlich die Werke von muslimischen Geschichtsschreibern wie Abu’l-Fatḥ-i-Shahristání (1076–1153 n. Chr.) und ‘Imádu’d-Dín Abu’l-Fidá (1273–1331 n.Chr.).
A116 Siyásí – Anm. d. Hrsg.
A117 Obgleich Nachforschungen inzwischen ergeben haben, daß diese Tafel schon vor dem Kitáb-i-Aqdas offenbart wurde, wird sie bis auf Weiteres in dieser Textsammlung veröffentlicht.
A118 Muḥammad.
A119 Mekka.
A120 Arabisch.
A121 Moses.
A122 Siehe auch: 9:20, 13:13 – Anm. d. Hrsg.
A123 Muḥammad-Ḥusayn, einer der frühen Gläubigen aus Shíráz, dem Bahá’u’lláh den Ehrennamen Vafá (Treue) gab.
A124 der Größte Name.
A125 Mullá Ḥusayn-i-Bushrú’í.
A126 al-A‘lá – Anm. d. Hrsg.
A127 al-Abhá – Anm. d. Hrsg.
A128 der Hersteller des Goldenen Kalbes; vgl. Qur’án 20:85–98.
A129 Siyyid Mihdíy-i-Dahají, an den dieses Sendschreiben gerichtet war, hatte von Bahá’u’lláh den Titel Ismu’lláhu’l-Mihdí (Der Name Gottes Mihdí) erhalten. Er brach später das Bündnis (siehe Shoghi Effendi, Gott geht vorüber 600). [Siehe auch: Tahezadeh, The Revelation of Bahá’u’lláh, Bd. II, p. 154, p. 329f, p. 349 – Anm. d. Hrsg.].
A130 Nabíl-i-Akbar. Vgl. 9:0, Lawḥ-i-Ḥikmat, einleitende Fußnote.
A131 vgl. Qur’án 5:32 – Anm. d. Hrsg.
A132 Mekka.
A133 Fáṭimah, die Tochter Muḥammads.
A134 Jesus.
A135 Jesus.
A136 Der Heilige Lotosbaum, the Baum über den hinaus niemand gehen kann (siehe Qur’án 53:8–18). Ein Symbol für den Offenbarer Gottes. (Siehe Gott geht vorüber 132).
A137 Moses.
A138 Jesus.
A139 Napoleon III.
A140 Muḥammad.
A141 Fáṭimah, die Tochter Muḥammads.
A142 Adrianopel.
A143 Der Imám-Jum‘ih von Iṣfahán, vgl. 14:0, Lawḥ-i-Burhán, einleitende Fußnote.
A144 Fáṭimah.
A145 Der König der Märtyrer und der Geliebte der Märtyrer.
A146 vgl. Qur’án 3:59 – Anm. d. Hrsg.
A147 Jesus.
A148 Ismael.
A149 ‘Abdu’l-Bahá.
A150 Muḥammad-‘Alí.
A151 ‘Abdu’l-Bahá.
A152 Beirut. Dieses Tablet ist »ein von Bahá’u’lláh diktiertes und durch Seinen Schreiber Mírzá Áqá Ján mit Anschrift versehenes Schreiben an ‘Abdu’l-Bahá, der zu der Zeit auf Besuch in Beirut weilte«Q26
A153 des Báb.
A154 vgl. Qur’án 1:6, 2:113, 3:101, 6:161, 22:54, 81:28, u. a. – Anm. d. Hrsg.
A155 vgl. Qur’án 11:28, 11:63, 32:2, 56:80, u. a. – Anm. d. Hrsg.
A156 Siehe auch: 8:46, 17:8:8 – Anm. d. Hrsg.
A157 Muḥammad-Javád-i-Qazvíní, dem Bahá’u’lláh den Ehrennamen Ismu’lláhi’l-Júd (der Name Gottes, Großmut) beilegte, schrieb während Bahá’u’lláhs Amtszeit viele Sendschreiben von Ihm ab, brach aber später das Bündnis (siehe Shoghi Effendi, Gott geht vorüber 459).
A158 Siehe auch: 8:53, 11:15 – Anm. d. Hrsg.
A159 Siehe auch: 8:46, 17:7:3 – Anm. d. Hrsg.
A160 Mose.
A161 Ḥájí Mírzá Ḥaydar-‘Alí war ein hervorragender persischer Bahá’í-Lehrer und -Schriftsteller. Er verbrachte neun Jahre in Khárṭúm als Gefangener und Verbannter, machte ausgedehnte Reisen durch den Írán und starb 1920 im Heiligen Land. Abendländische Pilger kennen ihn als den Engel vom Berg Karmel. [Seine Autobiographie (Bihjatu’ṣ-Ṣudúr, Bombay 1913) wurde von A. Q. Faizi gekürzt in englischer Sprache herausgegeben unter dem Titel: Stories from the Delight of Hearts, Los Angeles 1980. Die deutsche Übersetzung trägt den Titel Die Freude der Herzen, Hofheim, 2015. – Anm. d. Hrsg.].
A162 Siehe auch: 2:21 – Anm. d. Hrsg.