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Source : www.bahai-biblio.org
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L'IMPORTANCE DES ARTS POUR PROMOUVOIR LA FOI
Traduction de courtoisie
EXTRAITS DES ECRITS DE BAHA'U'LLAH
[1] Le Soleil de Vérité est le Verbe de Dieu dont dépend l'éducation de ceux qui sont dotés du pouvoir de la compréhension et de la parole. C'est l'esprit véritable et l'eau céleste, qui par son aide et sa généreuse providence anime et animera toutes choses. Son apparition dans chaque miroir est déterminée par la couleur de ce miroir. Lorsque, par exemple, sa lumière se projette sur le miroir du cœur des sages, il fait apparaître la sagesse. De la même manière, lorsqu'il se manifeste dans le miroir du cœur des artistes, il fait naître des arts nouveaux et uniques, et lorsqu'il se reflète dans le cœur de ceux qui perçoivent la vérité, il révèle des signes merveilleux de savoir véritable et dévoile les vérités de la parole de Dieu.
(Traduit du persan)
[2] Nous avons rendu licite l'écoute de la musique et du chant. Prenez garde, cependant, que cette écoute ne vous fasse dépasser les limites de la convenance et de la dignité. Que votre joie soit cette joie née de mon Plus Grand Nom, un Nom qui ravit le cœur et remplit d'extase les esprits de tous ceux qui se sont approchés de Dieu. En vérité, nous avons fait de la musique une échelle pour vos âmes, qui pourront ainsi s'élever jusqu'au royaume d'en haut; n'en faites donc point des ailes pour l'égoïsme et la passion. Vraiment, nous répugnons à vous voir comptés au nombre des sots.
(Kitáb-i-Aqdas, paragraphe 51)
[3] Ceux qui récitent les versets de l'Infiniment Miséricordieux dans les tons les plus mélodieux y percevront ce à quoi ne peut jamais se comparer la souveraineté de la terre et du ciel. Dans ces versets, ils humeront la divine fragrance de mes mondes--mondes qu'aujourd'hui nul ne peut entrevoir à l'exception de ceux qui furent dotés d'une vue pénétrante grâce à cette belle, cette sublime révélation. Dis: Ces versets attirent les cœurs purs vers ces mondes spirituels qu'on ne peut ni exprimer en mots ni suggérer par allusions. Bénis soient ceux qui prêtent l'oreille.
(Kitáb-i-Aqdas, paragraphe 116)
[4] Toute parole qui sort de la bouche de Dieu est douée d'une telle puissance qu'elle peut insuffler en tout être humain une vie nouvelle, si vous êtes de ceux qui comprennent cette vérité. Tous les ouvrages merveilleux que vous contemplez en ce monde sont dus à sa souveraine et sublime volonté et à l'exécution de son inflexible et prodigieux dessein. De la seule révélation du mot "Modeleur", proclamant devant l'humanité son pouvoir de façonner, une puissance telle se dégage, qu'elle est capable d'engendrer, dans le cours des âges, tous les arts que la main de l'homme peut produire. Cela est d'une vérité certaine. Ce mot resplendissant n'a pas plutôt été prononcé que les énergies qui l'animent, entrant en action au sein de toutes choses créées, fournissent les moyens et les instruments par lesquels ces arts peuvent être mis au jour et portés à leur perfection. Toutes les merveilleuses réalisation humaines dont vous êtes témoins sont la conséquence directe de la révélation de ce Nom.
(Publié dans "Extraits des Écrits de Bahá'u'lláh" (Maison d'Éditions Bahá'íes, 1990), LXXIV, p. 94)
[5] L'âme qui est restée fidèle à la cause de Dieu, qui s'est tenue fermement dans son chemin sans en dévier jamais, possédera, après son ascension, un tel pouvoir que tous les mondes créés par le Tout-Puissant en bénéficieront. Une telle âme fournit, par ordre du Roi de perfection, le divin Éducateur, le pur levain qui fait lever le monde de l'être, et crée la puissance par laquelle se produisent tous les arts et toutes les merveilles du monde.
("Extraits", LXXXII, p. 106-07)
[6] Chaque mot de ta poésie est en fait comme un miroir ou se reflètent les preuves de la dévotion et de l'amour que tu portes à Dieu et à ses élus. Heureux sois-tu, toi qui as bu le nectar de la parole et qui as goûté au doux flot de la rivière de la vraie connaissance. Bienheureux soit celui qui s'est désaltéré et est parvenu à Lui, et malheur aux insouciants. La lecture de ton poème a fait grande impression, car il suggérait à la fois la lumière de la réunion et le feu de la séparation.
(Lawh-i-Maqsúd, publié dans "Les Tablettes de Bahá'u'lláh" (Maison d'Éditions Bahá'íes, 1994), p. 185)
EXTRAITS DES ECRITS DE 'ABDU'L-BAHA
[7] Ô musicien de Dieu! ... Les chantres de l'amitié demeurant dans les jardins de sainteté doivent faire jaillir en ce jour une explosion de chants si triomphante que les oiseaux des champs prennent leur envol dans un transport de joie; et dans cette fête divine, ce banquet céleste, ils doivent jouer du luth et de la harpe, de la viole et de la lyre, de telle façon que les peuples de l'Est et de l'Ouest soient remplis d'une joie et d'une allégresse immenses, et transportés d'exultation et de bonheur. Il t'incombe maintenant de produire la mélodie de cette lyre céleste et de jouer de ce luth divin, pour ainsi redonner la vie à Barbud (1), consoler Rudaki (2), rendre Farabi (3) impatient et guider Ibn-i-Sina (4) jusqu'au Sinaï de Dieu. Salutations et louanges à toi.
(Traduit du persan)
[8] J'espère ardemment que vous mémoriserez tous les poèmes persans révélés par la Beauté bénie et les chanterez avec une voix d'une douceur incomparable dans les réunions et rassemblements bahá'ís. Le jour est proche où l'Occident mettra ces poèmes en musique et où les doux accents de ces chants s'élèveront vers le Royaume d'Abhá dans une joie et une allégresse extrêmes.
(Traduit du persan)
[9] L'art de la musique doit atteindre le stade de développement le plus élevé, car c'est l'un des arts les plus magnifiques et, en cet âge glorieux du Seigneur de l'Unité, il est très important d'en acquérir la maîtrise. Toutefois, on doit s'efforcer d'atteindre la perfection artistique et ne pas être de ceux qui ne vont pas jusqu'au bout des choses.
(Traduit du persan)
[10] Ô rossignol de la roseraie de Dieu! Le chant des mélodies apportera la vie et le bonheur au monde de l'humanité, ceux qui les entendront seront ravis et joyeux et seront touchés au plus profond de leur être. Mais cette joie, cette émotion sont transitoires et s'oublieront rapidement. Cependant, Dieu soit loué, vous avez imprégné votre musique des mélodies du Royaume, vous apporterez le réconfort au monde de l'esprit et susciterez sans cesse des sentiments spirituels. Cela durera toujours et résistera au passage des époques et des siècles.
(Traduit du persan)
[11] Ô serviteur de Bahá! La musique est considérée au seuil du Tout-Puissant comme une science digne d'éloges, de sorte que vous pouvez dans les grandes assemblées et les grands rassemblements, chanter des versets sur une exquise mélodie et entonner dans le Mashriqu'l-Adhkár des hymnes de louange à ravir le Concours céleste. Considérez par conséquent à quel point l'art musical est admiré et loué. Essayez, si vous le pouvez, d'utiliser des mélodies, des chants et des airs spirituels, et d'harmoniser la musique terrestre avec la mélodie céleste. Vous remarquerez alors combien l'influence de la musique est grande et quelles joie et vie célestes elle confère. Mettez-vous à jouer une mélodie et un air qui remplissent de joie et d'extase les rossignols des mystères divins.
(Traduit du persan)
[12] Je me réjouis d'apprendre que vous vous donnez beaucoup de mal dans votre art, car en ce nouvel âge merveilleux, l'art est adoration. Plus vous vous efforcerez de le perfectionner, plus vous vous approcherez de Dieu. Quelle faveur plus grande existe-t-il que celle de voir la pratique de son art égaler l'acte d'adoration du Seigneur? Cela signifie que, lorsque vos doigts saisissent le pinceau, c'est comme si vous étiez en prière au Temple.
(Traduit du persan)
[13] De tous les services importants, l'éducation des enfants et la promotion des diverses sciences, métiers et arts sont parmi les plus importants. Loué soit Dieu, vous faites des efforts acharnés dans ce but. Plus vous persévèrerez dans cette tâche primordiale, plus vous serez témoins des confirmations de Dieu, à tel point que vous en serez vous-mêmes étonnés.
(Traduit du persan)
[14] Ô oiseau dont le doux chant célèbre la Beauté d'Abhá! En cette nouvelle et merveilleuse Dispensation, les voiles de la superstition ont été déchirés et les préjugés des peuples de l'Orient sont condamnés. Certaines nations orientales considéraient la musique comme répréhensible, mais, en cet âge nouveau, la Lumière manifeste a proclamé, dans ses tablettes sacrées, que la musique, qu'elle soit chantée ou jouée, est, pour l'âme et le cœur, une nourriture spirituelle.
L'art du musicien est un art des plus digne de louange, car il remue les cœurs de tous les êtres affligés. C'est pourquoi, ô Shahnaz (5), joue et chante donc les saintes paroles de Dieu dans les réunions d'amis, afin que celui qui écoute soit libéré des chaînes du souci et de l'affliction, que son âme bondisse de joie et s'humilie en prière au royaume de gloire.
(Publié dans "Sélections des Écrits de 'Abdu'l-Bahá" (Maison d'Éditions Bahá'íes, 1983), paragraphe 74.1-74.2)
[15] C'est pourquoi, ô bien-aimés de Dieu! Faites un immense effort afin que vous soyez, vous-mêmes les signes de ce progrès et de toutes les confirmations, et que vous deveniez des foyers de bénédictions de Dieu, des sources de la lumière de Son unicité, des promoteurs des bienfaits et des grâces de la vie civilisée. Soyez, dans ce pays, les pionniers des perfections humaines; propagez les diverses branches du savoir, soyez actifs et progressistes dans le domaine des inventions et des arts. Efforcez-vous de rectifier la conduite de vos semblables et cherchez à surpasser le monde entier sur le plan du caractère et de la morale. Alors que les enfants sont encore dans leur plus jeune âge, nourrissez-les à la mamelle de la grâce céleste, élevez-les dans le berceau de toutes les excellences, dans le sein de toutes les générosités. Accordez-leur l'avantage de connaître toute sorte de savoir utile. Qu'ils prennent part à la création de chaque art nouveau, rare et prodigieux.
("Sélections des Écrits de 'Abdu'l-Bahá" (Maison d'Éditions Bahá'íes, 1983), paragraphe 102.3)
[16] Ô vous bénéficiaires des faveurs de Dieu! Le fondement inébranlable, en cet âge nouveau et prodigieux, est l'enseignement des sciences et des arts. Chaque enfant doit être instruit dans les arts et métiers, conformément à des textes sacrés explicites, et cela jusqu'au niveau souhaité. C'est la raison pour laquelle, dans chaque cité et dans chaque village, doivent être créés des établissements scolaires, et chaque enfant de cette cité ou de ce village doit entreprendre des études jusqu'au niveau nécessaire.
("Sélections des Écrits de 'Abdu'l-Bahá" (Maison d'Éditions Bahá'íes, 1983), paragraphe 109.1)
[17] Ô toi, fils du Royaume! Toute chose est profitable si elle s'accompagne de l'amour de Dieu et, sans son amour, toute chose est nuisible et agit comme un voile entre l'homme et le Seigneur du Royaume. Lorsque son amour est présent, chaque amertume se fait douceur et chaque générosité procure un plaisir bénéfique. Une mélodie douce à l'oreille, par exemple, apporte l'esprit même de la vie au cœur amoureux de Dieu, mais souille de luxure une âme absorbée par les désirs des sens.
("Sélections des Écrits de 'Abdu'l-Bahá" (Maison d'Éditions Bahá'íes, 1983), paragraphe 154.3)
[18] Ô toi, oiseau dont le chant est si plaisant! Nous avons lu ton petit recueil de très jolis poèmes. Ce fut une source de joie, car c'est un hymne spirituel et une mélodie de l'amour de Dieu.
Continue aussi longtemps que tu peux à chanter cette mélodie dans les assemblées des bien-aimés; puissent ainsi les esprits trouver repos et joie et se mettre à l'unisson de l'amour de Dieu. Lorsque l'éloquence de l'expression, la beauté du sens et la douceur de la composition s'unissent à de nouvelles mélodies, l'effet est vraiment grand, surtout s'il s'agit de l'hymne des versets sur l'unité et des chants à la louange du Seigneur de Gloire.
Fais de ton mieux pour composer de beaux poèmes qui soient chantés sur une musique céleste; puisse alors leur beauté toucher les esprits et laisser leur empreinte dans le cœur de ceux qui écoutent.
(Publié dans "Tablets of 'Abdu'l-Bahá Abbás", (New York: Bahá'í Publishing Committee, 1930), vol. I, p. 59)
[19] Ô toi l'honorable! Remercie Dieu d'avoir appris la musique et la mélodie, de chanter d'une voix plaisante la glorification et la louange de l'Éternel, du Vivant. Je prie Dieu que tu puisses appliquer ce talent à la prière et à la supplication, afin d'éveiller les âmes, d'attirer les cœurs et que tous s'embrasent du feu de l'amour de Dieu!
("Tablets of 'Abdu'l-Bahá Abbás", vol. III, p. 512)
[20] Au premier rang dans la perception du monde de la nature est la perception de l'âme douée de raison; par cette perception et cette faculté, tous les hommes sont égaux, qu'ils soient négligents, attentifs, croyants ou mécréants.
Dans l'œuvre de Dieu, cette âme douée de raison embrasse et dépasse les autres créatures. Comme elle est plus noble et plus élevée, elle englobe les choses. Le pouvoir de l'âme douée de raison peut découvrir la réalité des choses, comprendre les particularités des créatures et pénétrer les mystères des existences. Toutes ces sciences, ces connaissances, ces arts, ces merveilles, ces institutions, ces découvertes, ces entreprises proviennent des facultés de l'âme douée de raison.
(Publié dans "Les leçons de Saint-Jean-d'Acre" (Presses Universitaires de France, 1954), chapitre LVIII, p. 223)
EXTRAITS DE DISCOURS DE 'ABDU'L-BAHA
[21] Quelle merveilleuse assemblée que voilà! Ce sont là les enfants du Royaume. La mélodie et les paroles du chant que nous venons d'entendre étaient très belles. L'art musical est divin et efficace. C'est la nourriture de l'âme et de l'esprit. Le pouvoir et le charme de la musique élèvent l'esprit de l'homme. Elle a une emprise et un effet merveilleux sur le cœur des enfants, car ils ont le cœur pur, et les mélodies ont sur eux une grande influence. Les talents cachés dont sont dotés les cœurs de ces enfants trouveront leur expression à travers la musique. Il faut donc vous efforcer de les rendre compétents; apprenez-leur à chanter avec excellence et avec de l'effet. Il incombe à chaque enfant d'avoir quelques connaissances en musique, car si on ne connaît rien de cet art, on ne peut pas vraiment apprécier les mélodies instrumentales et vocales. Il est de même nécessaire de l'enseigner dans les écoles pour qu'elle vivifie et grise le cœur et l'âme des élèves, et illumine leur vie de joie.
(Publié dans "The Promulgation of Universal Peace: Talks Delivered by 'Abdu'l-Bahá during his visit to the United States and Canada in 1912", rev. ed. (Wilmette: Bahá'í Publishing Trust, 1982), p. 52)
[22] Un acteur mentionnait l'art dramatique et son influence. "L'art dramatique est de la plus grande importance" dit 'Abdu'l-Bahá. "Il a eu un grand pouvoir éducatif dans le passé; il l'aura encore." Il raconta que, lorsqu'il était enfant, il assista au Mystère de la trahison et de la passion de 'Alí, et cela l'affecta tellement qu'il pleura et ne put dormir pendant de nombreuses nuits.
(Publié dans "'Abdu'l-Bahá in London: Addresses and Notes of Conversations" (Oakham: Bahá'í Publishing Trust, 1987), p. 93)
[23] 'Abdu'l-Bahá dit... : "Tout art est un don de l'Esprit saint. Lorsque cette lumière traverse l'esprit d'un musicien, elle se manifeste par de merveilleuses harmonies. De même, quand elle brille à travers l'esprit d'un poète, elle se traduit en poésie et prose poétique admirables. Lorsque la Lumière du Soleil de Vérité inspire l'esprit d'un peintre, il produit de merveilleuses peintures. Ces dons remplissent leur plus haute fonction, lorsqu'ils glorifient Dieu."
(Lady Bloomfield, "The Chosen Highway", (Wilmette: Bahá'í Publishing Trust, 1954), p. 167)
[24] Il est naturel que le cœur et l'esprit éprouvent du plaisir et de la joie pour tout ce qui présente symétrie, harmonie et perfection. Par exemple: une belle maison, un jardin bien dessiné, une ligne symétrique, un mouvement gracieux, un livre bien écrit, des vêtements agréables--en fait, tout ce qui est imprégné de grâce ou de beauté réjouit le cœur et l'esprit--par conséquent, il n'y a aucun doute qu'une belle voix procure un immense plaisir.
(Paroles de 'Abdu'l-Bahá a Mme Mary L. Lucas, citées dans "A Brief Account of My Visit to Acca" (Chicago: Bahá'í Publishing Society, 1905), pp. 11-14)
EXTRAITS DES ECRITS DE SHOGHI EFFENDI
[25] Une telle vie chaste et sainte, avec ses implications de modestie, de pureté, de sobriété, de décence et de pureté de pensée n'implique rien de moins que l'exercice de la modération dans tout ce qui se rapporte aux habits, aux distractions, au langage et à toute occupation artistique et littéraire. Elle demande une vigilance journalière dans le contrôle des désirs sensuels et des inclinations corrompues. Elle réclame l'abandon d'une conduite frivole avec son attachement excessif aux plaisirs futiles et souvent mal dirigés. Elle demande une abstinence totale des boissons alcoolisées, de l'opium et de pareilles drogues entraînant l'accoutumance. Elle condamne la prostitution de l'art et de la littérature (6), les pratiques du nudisme et du concubinage, l'infidélité dans les rapports conjugaux et toutes sortes de promiscuité, de familiarités faciles et de vices sexuels. Elle ne peut consentir aucun compromis envers les théories, les normes, les habitudes et les excès d'un âge décadent. Non, elle cherche plutôt à démontrer, par la force dynamique de son exemple, le caractère pernicieux de telles théories, la fausseté de telles normes, le manque de sincérité de telles revendications, la perversité de telles habitudes et le sacrilège de tels excès.
(Publié dans "L'Avènement de la justice divine" (Maison d'Éditions Bahá'íes, 1973), pp. 43-44)
EXTRAITS DE LETTRES ECRITES AU NOM DE SHOGHI EFFENDI
[26] Shoghi Effendi souhaite que j'accuse réception de votre lettre datée du 27 octobre 1931, ainsi que de la composition musicale "L'Étranger solitaire" envoyée par l'intermédiaire de... Il espère sincèrement qu'à mesure que la Cause se développera et que des personnes de talent se rangeront sous sa bannière, celles-ci commenceront à incarner dans l'art l'esprit divin qui anime leur âme. Chaque religion a fait naître une certaine forme d'art--attendons de voir quelles merveilles cette Cause va engendrer. Un esprit aussi glorieux devrait également donner naissance à un art glorieux. Le Temple, dans toute sa beauté, n'est que le premier rayon d'une aube naissante; l'avenir verra des réalisations encore plus merveilleuses.
(11 décembre 1931, à un individu)
[27] Il souhaite lancer une nouvelle section dans "The Bahá'í World" consacrée entièrement aux poèmes écrits par des bahá'ís. Même s'il s'agit d'un modeste début, cela inaugure de grandes réalisations futures. Shoghi Effendi souhaite par là encourager ceux qui ont du talent à exprimer le merveilleux esprit qui les anime. Nous avons besoin de poètes et d'écrivains pour la Cause et c'est là certainement un bon moyen de les encourager. Certains de ces poèmes sont écrits par de très jeunes gens et pourtant ils sonnent si justes et expriment des pensées telles qu'on ne peut que s'arrêter et admirer. En Perse, la Cause a engendré des poètes dont même des non-bahá'ís reconnaissent la grandeur. Nous espérons que d'ici peu de telles personnes se lèveront aussi en Occident.
(2 janvier 1932, à un individu)
[28] Il est certain que la diffusion de l'esprit de Bahá'u'lláh inaugurera une ère nouvelle dans l'art et la littérature. Alors qu'auparavant la forme était parfaite mais sans esprit, on trouvera maintenant un esprit glorieux incarné dans une forme infiniment améliorée par le génie revivifié du monde.
(3 avril 1932, à un individu)
[29] Shoghi Effendi souhaite que j'accuse réception de votre lettre du 18 mai 1932. Il est très content de savoir que vous avez aimé "La Chronique de Nabil", car sa plus grande récompense est de voir que cet ouvrage, qui lui a coûté beaucoup de labeur et de souci, aide les amis à comprendre, mieux et plus profondément, l'esprit qui anime ce Mouvement, ainsi que la vie exemplaire de ces âmes héroïques qui l'ont introduit dans le monde.
Le Gardien espère sincèrement que la lecture de ce livre incitera les amis à être plus actifs et à faire davantage de sacrifices, qu'ils auront une compréhension plus profonde de cette Cause dont l'expansion et la victoire finale sont confiées à leurs soins. Comme l'ont fait remarquer certains qui ont lu le livre, on ne peut pas se familiariser avec ces vies et ne pas être inspiré à suivre leur chemin.
Il est certainement vrai que l'esprit de ces âmes héroïques poussera de nombreux artistes à donner ce qu'ils ont de meilleur. Ce sont de telles vies qui ont, par le passé, inspiré les poètes et guidé le pinceau des artistes.
(20 juin 1932, à un individu)
[30] La nouvelle du succès de "Pageant of the Nations"
[Le Défilé des Nations] , dont vous êtes le producteur, a beaucoup intéressé Shoghi Effendi. Il espère sincèrement que tous les spectateurs ont été inspirés par le même esprit qui vous a animé lorsque vous avez monté ce spectacle.
C'est par de telles représentations que nous pouvons amener le plus grand nombre de gens à s'intéresser à l'esprit de la Cause. Le jour viendra où son esprit et son enseignement étant présentés sur scène, sous forme d'œuvres artistiques et littéraires, la Cause se répandra comme un feu de foret. En effet, pour la majorité, l'art a une plus grande capacité d'éveiller les sentiments nobles que la froide rationalisation.
Il nous suffit d'attendre quelques années pour voir comment l'esprit insufflé par Bahá'u'lláh trouvera son expression dans l'œuvre des artistes. Ce que vous et certains autres bahá'ís essayez de réaliser ne sont que de faibles lueurs qui précèdent la resplendissante lumière d'un matin glorieux. Nous ne pouvons pas encore évaluer le rôle que la Cause est destinée à jouer dans la vie de la société. Il faut lui donner du temps. La matière que cet esprit doit modeler est trop grossière et indigne, mais elle finira par céder et la Cause de Bahá'u'lláh se révélera dans toute sa splendeur.
(10 octobre 1932, à un individu)
[31] Le Gardien apprécie les hymnes que vous composez avec tant de beauté. Ils contiennent certainement les réalités de la Foi et vous aideront sûrement la transmettre le message aux jeunes. C'est la musique qui nous aide à toucher l'esprit humain; c'est un outil important qui nous aide à communiquer avec l'âme. Le Gardien espère que, par ce moyen, vous transmettrez le message aux autres et attirerez leurs cœurs.
(15 novembre 1932, à un individu)
[32] Lorsque Bahá'u'lláh parlait des "sciences qui commencent et finissent par des mots", il faisait référence essentiellement aux traités et commentaires théologiques qui encombrent l'esprit humain plutôt qu'ils ne l'aident à atteindre la vérité. Les étudiants consacraient leur vie à étudier mais cela ne les menait à rien. Bahá'u'lláh n'a certainement jamais eu l'intention d'inclure dans cette catégorie l'art d'écrire des histoires; et la dactylographie aussi bien que la sténographie sont deux talents très utiles et fort nécessaires dans notre vie sociale et économique actuelle.
Ce que vous pourriez, et devriez faire, c'est utiliser vos histoires de sorte qu'elles deviennent une source d'inspiration et de conseil pour ceux qui les lisent. Avec un tel moyen à votre disposition, vous pouvez diffuser l'esprit et les enseignements de la Cause; vous pouvez mettre en évidence les maux qui existent dans la société, ainsi que la manière d'y remédier. Si vous possédez un réel talent pour l'écriture, vous devez le considérer comme un don de Dieu et vous efforcer de l'utiliser pour améliorer la société.
(30 novembre 1932, à un individu)
[33] Votre poème dédié à Nabil m'a profondément touché... Je serais également heureux de recevoir d'autres poèmes écrits par votre plume talentueuse sur n'importe quelle phase ou épisode retracé dans le récit immortel de Nabil. Vous rendez à la Cause des services uniques et remarquables. Soyez heureux et persévérez dans vos nobles efforts.
(6 août 1933, écrit par Shoghi Effendi lui-même, ajouté à une lettre écrite en son nom à un individu)
[34] Quant à la question principale que vous avez soulevée concernant le chant d'hymnes dans les réunions bahá'íes: il me demande de vous assurer qu'il n'y voit absolument aucune objection. La musique est sans aucun doute une importante composante de toutes les rencontres bahá'íes. Le Maître lui-même a souligné son importance. Mais en cela comme en toute chose, les amis ne devraient pas dépasser les limites de la modération, et faire très attention de préserver le caractère strictement spirituel de toutes leurs rencontres. La musique doit conduire à la spiritualité, et dans la mesure où elle crée une telle atmosphère, on ne peut aucunement s'y opposer.
Cependant, il est extrêmement important de faire clairement la distinction entre le chant d'hymnes composés par les croyants et celui des Paroles sacrées.
(17 mars 1935, à un individu)
[35] Quant à votre question de savoir s'il est approprié d'adapter pour la scène des épisodes de l'histoire bahá'íe: le Gardien approuverait certainement et il encouragerait même les amis à entreprendre de telles activités littéraires qui, sans aucun doute, peuvent être extrêmement précieuses pour l'enseignement. Ce qu'il souhaite que les croyants évitent, c'est de mettre en scène les personnes du Báb, de Bahá'u'lláh et de 'Abdu'l-Bahá, c'est-à-dire d'en faire des figures théâtrales, des personnages de scène. Comme déjà indiqué, il pense que cela serait tout à fait irrespectueux. Le simple fait de les représenter sur scène constitue un manque de respect qui ne peut être en aucun cas compatible avec le rang hautement exalté qui est le leur. Il serait préférable de mettre en scène leurs disciples pour transmettre et rapporter leur message ou leurs propres paroles.
(25 juillet 1935, à un individu)
[36] Le Gardien fut également très heureux d'apprendre que vous vous intéressez beaucoup a la musique et que vous souhaitez servir la Foi par ce moyen. Bien que nous ne soyons maintenant qu'au tout début de l'art bahá'í, les amis qui s'estiment doués dans ces domaines devraient néanmoins s'efforcer de développer et de cultiver leurs talents et, à travers leurs œuvres, refléter, même de manière inadéquate, l'Esprit divin que Bahá'u'lláh a insufflé dans le monde.
(4 novembre 1937, à un individu)
[37] ...vous soulevez la question de savoir quelle sera la source d'inspiration des musiciens et compositeurs bahá'ís: la musique du passé ou le Verbe? Alors que la culture bahá'íe n'est qu'à ses débuts, il ne nous est pas possible de prévoir quelles formes et caractéristiques prendront les arts du futur sous l'inspiration de cette nouvelle et puissante Révélation. Tout ce dont nous pouvons être surs c'est qu'ils seront merveilleux; comme chaque religion a donné naissance à une culture qui a fleuri sous différentes formes, on peut s'attendre à ce qu'il en soit de même pour notre Foi bien-aimée. Il est pour le moment prématuré d'essayer d'appréhender ce que seront ces arts.
(23 décembre 1942, à un individu)
[38] La musique, un art parmi d'autres, est un développement naturel dans toute culture, et le Gardien ne pense pas qu'il faille cultiver une "musique bahá'íe" pas plus que nous essayons de développer une école de peinture ou d'écriture bahá'íe. Les croyants sont libres de peindre, d'écrire et de composer en fonction de leurs talents. Si quelqu'un compose une musique en y incorporant les Écrits sacrés, les amis sont libres de s'en servir, mais il ne faudrait jamais considérer que c'est une obligation d'avoir une telle musique dans les réunions bahá'íes. Plus les amis s'écarteront de toutes formes établies, mieux ce sera, car ils doivent réaliser que la Cause est absolument universelle, et ce qui pourrait sembler être un ajout superbe à leur façon de célébrer une Fête des dix-neuf jours, etc., pourrait peut-être sonner désagréablement aux oreilles de personnes d'un autre pays et vice versa. Tant qu'on fait de la musique pour la musique, c'est très bien, mais on ne devrait pas la considérer comme de la musique bahá'íe.
(20 juillet 1946, à une Assemblée Spirituelle Nationale)
[39] ...Il désire attirer l'attention de votre Assemblée sur un sujet très important, celui du Plus Grand Nom. Pour les Occidentaux, dont l'œil n'est pas formé à l'art de la calligraphie (l'art le plus développé en Orient), pratiquement chaque Plus Grand Nom, s'il incorpore les éléments saillants, est le Plus Grand Nom. Mais un Oriental peut le considérer comme une monstruosité... Ce qui doit être respecté ce sont les proportions exactes. On ne doit pas agrandir le Plus Grand Nom ni en longueur ni en largeur pour l'insérer dans un espace oblong ou circulaire.
(22 décembre 1948, à une Assemblée Spirituelle Nationale)
[40] Ce fut un Canadien, de souche française, qui, par sa vision et son talent, contribua à concevoir le premier Mashriqu'l-Adhkár de l'Occident et à en dessiner les détails, constituant ainsi la première tentative, aussi rudimentaire soit-elle, d'exprimer la beauté que l'art bahá'í, dans sa plénitude, dévoilera aux yeux du monde.
(1er mars 1951, post-scriptum de Shoghi Effendi sur une lettre écrite en son nom a une Assemblée Spirituelle Nationale)
[41] La musique est un art parmi d'autres, et les Prophètes de Dieu n'enseignent pas les arts; mais l'immense impulsion culturelle que la religion donne à la société fait naître peu à peu de nouvelles et merveilleuses formes d'art. On peut le voir dans les différents styles d'architecture et de peinture associés aux civilisations chrétienne, musulmane, bouddhiste et autres. La musique, elle aussi, s'est développée en tant qu'expression populaire.
Nous croyons qu'à l'avenir, lorsque l'esprit bahá'í aura pénétré le monde et profondément changé la société, il aura une influence sur la musique; mais il n'existe pas de musique bahá'íe en tant que telle. Tout ce que nous disent les Écrits sur la musique c'est qu'elle peut influencer très profondément le cœur et l'âme de l'homme, et l'ennoblir au plus haut point.
(3 février 1952, à un individu)
[42] En ce qui concerne les sujets que vous soulevez dans votre lettre, il n'y a rien dans les enseignements qui s'oppose à la danse, mais les amis devraient se rappeler que la norme établie par Bahá'u'lláh est la modestie et la chasteté. L'ambiance des discothèques modernes, ou les gens fument et boivent tant et sont dans une telle promiscuité, est très mauvaise, mais les danses décentes ne comportent en elles-mêmes rien de mal. Il n'y a certainement aucun mal à pratiquer la danse classique ou à apprendre la danse à l'école. Il n'y a aucun mal non plus à jouer dans des pièces de théâtre, ou dans des films de cinéma. Ce qui est néfaste de nos jours, ce n'est pas l'art en lui-même mais la corruption qui malheureusement accompagne souvent ces arts. En tant que bahá'ís, nous n'avons à éviter aucun de ces arts, mais ce sont les actes et l'ambiance qui vont parfois de pair avec ces professions qu'il nous faut éviter.
(30 juin 1952, à un individu)
EXTRAITS DE LETTRES ECRITES PAR ET AU NOM DE LA MAISON UNIVERSELLE DE JUSTICE
[43] La publicité devrait elle-même être bien conçue, digne et révérencieuse. Une approche tapageuse peut réussir au départ à attirer beaucoup d'attention à la Cause mais produire finalement une certaine aversion qui exigerait d'énormes efforts pour la vaincre. Le critère de dignité et de révérence établi par le bien-aimé Gardien devrait toujours être observé, surtout dans les domaines de la musique et du théâtre; et il ne faudrait pas utiliser inconsidérément des photographies du Maître. Cela ne veut pas dire que les activités des jeunes, par exemple, devraient être restreintes; il est possible d'être exubérant sans pour cela manquer de respect ou porter atteinte à la dignité de la Cause.
(2 juillet 1967, par la Maison Universelle de Justice à toutes les Assemblées Spirituelles Nationales)
[44] ...nous pensons qu'il vous sera utile de savoir que des chants qui ont pour paroles les Écrits fondamentaux du Báb, de Bahá'u'lláh ou de 'Abdu'l-Bahá conviennent tout à fait pour la partie spirituelle de la Fête. Les chants persans, issus d'une tradition différente, entrent bien dans cette catégorie; c'est une façon de mettre en musique la Parole sacrée, et chaque personne qui chante le fait d'une manière qui reflète son sentiment et sa compréhension des paroles qu'elle prononce. Quant aux chansons dont les paroles sont poétiques et composées par des personnes autres que les Figures de la Foi, elles peuvent être souhaitables mais à leur juste place...
Étant donné que l'esprit de nos réunions est tellement influencé par le ton et la qualité de nos prières, par notre perception et notre compréhension de la Parole de Dieu pour ce jour, nous souhaiterions que vous encouragiez dans vos communautés l'expression de l'esprit humain la plus belle possible, à travers la musique parmi d'autres modes d'expression.
(22 février 1971, par la Maison Universelle de Justice à une Assemblée Spirituelle Nationale)
[45] Vous avez raison de penser qu'il est interdit de représenter le Báb et Bahá'u'lláh dans des œuvres d'art. Le Gardien a clairement dit que cette interdiction s'applique à toutes les Manifestations de Dieu; on peut utiliser des photographies ou des reproductions de portraits du Maître dans des livres, mais on ne doit pas essayer de le représenter dans des œuvres théâtrales ou autres, ou il serait l'un des personnages. Toutefois, rien n'empêche que de telles Figures saintes soient représentées de façon symbolique, pourvu que cela ne devienne pas un rituel et que le symbole utilisé ne soit pas irrévérencieux.
(3 décembre 1972, par la Maison Universelle de Justice à un individu)
[46] Il est tout à fait vrai que certains artistes tels que Mark Tobey et d'autres ont sans aucun doute été inspirés et influencés par leur amour pour la Révélation de Bahá'u'lláh, mais il est bien trop tôt dans la Dispensation bahá'íe pour parler de l'influence de la Foi sur les arts en général. En effet, le bien-aimé Gardien lui-même a indiqué qu'il n'existe pas encore d'art bahá'í en tant que tel, bien qu'il ne fasse aucun doute, d'après certains écrits, que l'on peut s'attendre à voir à l'avenir une merveilleuse floraison d'arts nouveaux et magnifiques.
(17 janvier 1973, par la Maison Universelle de Justice à une Assemblée Spirituelle Nationale)
[47] Le bien-aimé gardien a clairement dit que la floraison des arts qui résulte d'une révélation divine ne se produit qu'au bout d'un certain nombre de siècles. La Foi bahá'íe propose au monde la reconstruction complète de la société humaine, une reconstruction d'une telle portée que toutes les révélations du passé l'ont attendue avec impatience et qu'elle a été décrite comme étant l'établissement du Royaume de Dieu sur terre. La nouvelle architecture à laquelle cette révélation donnera naissance ne s'épanouira pas d'ici de nombreuses générations. Nous ne sommes maintenant qu'au début de ce grand processus.
Nous traversons actuellement une période de troubles et de bouleversements. L'architecture, comme tous les arts et toutes les sciences, connaît un développement très rapide; il suffit de considérer les changements qui ont eu lieu au cours de ces dernières décennies pour avoir une idée de ce qui va probablement se passer dans les toutes prochaines années. Certains édifices modernes ont, sans aucun doute, des qualités de grandeur et ils dureront, mais beaucoup de ce qui se construit actuellement peut, d'ici quelques générations, devenir démodé et paraître laid. L'architecture moderne, autrement dit, peut être considérée comme un nouveau développement dans sa phase primitive.
(18 juillet 1974, par la Maison Universelle de Justice à un individu)
[48] La Maison de Justice pense qu'au stade actuel du développement de la Foi, sa responsabilité première est de préparer et de poursuivre des plans d'enseignement destinés à réaliser les objectifs établis dans les Tablettes du Plan divin de 'Abdu'l-Bahá, et que les théories sur les arts et les sciences devraient être élaborées sous les auspices de ceux qui sont versés et experts dans ces domaines.
(25 janvier 1977, au nom de la Maison Universelle de Justice à un individu)
[49] L'interdiction de représenter la Manifestation de Dieu en peinture, en dessin ou au théâtre s'applique à toutes les Manifestations de Dieu. Les dispensations du passé nous ont, bien entendu, laissé de grandes et merveilleuses œuvres d'art, dont beaucoup ont représenté les Manifestations de Dieu dans un esprit de respect et d'amour. Dans cette Dispensation cependant, la maturité plus grande de l'humanité et la conscience plus aiguë de la relation entre la Manifestation suprême et ses serviteurs nous permettent de comprendre l'impossibilité de représenter la Personne de la Manifestation de Dieu, sous quelque forme humaine que ce soit, qu'il s'agisse de représentation picturale ou théâtrale, ou de sculpture. C'est en énonçant cette interdiction bahá'íe, que le bien-aimé Gardien a précisé cette impossibilité.
(9 mars 1977, au nom de la Maison Universelle de Justice à un individu)
[50] Les mêmes forces destructrices perturbent également l'équilibre politique, économique, scientifique, littéraire et moral du monde et détruisent les plus beaux fruits de la civilisation actuelle... Même la musique, l'art et la littérature, qui sont censés représenter et inspirer les sentiments les plus nobles et les aspirations les plus hautes, et qui devraient être une source de réconfort et de tranquillité pour les âmes troublées, se sont écartés du droit chemin et se font maintenant le miroir des cœurs souillés de cet âge désorienté, sans principes ni ordre.
(10 février 1980, par la Maison Universelle de Justice aux bahá'ís iraniens dans le monde; publié dans "Messages from the Universal House of Justice 1963-1986" (Wilmette: Bahá'í Publishing Trust, 1996), p. 435)
[51] D'une manière générale, des œuvres de fiction dont les auteurs espèrent qu'elles aideront à promouvoir la connaissance de la Cause de Dieu, rempliront mieux cet objectif si elles ont pour toile de fond des événements spécifiques ou des processus en développement au sein de la Cause de Dieu, et si elles ne servent pas à représenter en tant que tels les événements historiques eux-mêmes et les personnages qui y ont pris part. Les événements réels et les personnages réels sont tellement plus convaincants que n'importe quel récit fictif. A cet égard, le secrétaire du Gardien a écrit en son nom (7) :
Il ne recommanderait pas d'avoir recours à la fiction comme moyen d'enseignement; la situation du monde est trop critique pour se permettre de tarder à leur donner tels quels les enseignements associés au nom de Bahá'u'lláh. Mais tout moyen approprié de présenter la Foi pour attirer tel ou tel groupe est certainement digne d'effort, vu que nous désirons enseigner la Cause à tous les hommes, de toutes conditions sociales, de toutes mentalités.
(23 septembre 1980 au nom de la Maison Universelle de Justice à un individu)
[52] La Maison Universelle de Justice a bien reçu votre lettre... concernant l'art, et nous a demandé de vous féliciter d'avoir comme projet d'utiliser vos talents artistiques pour exprimer l'esprit des enseignements de Bahá'u'lláh. Elle vous encourage vivement dans cette entreprise...
Pour répondre à votre demande de conseils sur les meilleures façons d'aborder les artistes pour leur enseigner la Foi, on peut dire qu'en plus de ces méthodes qui attirent généralement les gens, les artistes seront sensibles à l'art. Lorsque les enseignements sublimes de la Foi se reflèteront dans des œuvres d'art, le cœur des gens, y compris celui des artistes, sera touché. Une citation des Écrits sacrés ou une description de l'œuvre d'art dans sa relation avec les Écrits peut faire comprendre au spectateur la source de cette attraction spirituelle et l'amener à étudier davantage la Foi.
(21 juillet 1982, au nom de la Maison Universelle de Justice à un individu)
[53] Comme la société bahá'íe évolue et se compose de gens de nombreuses origines culturelles et de goûts divers, chacun avec sa conception de ce qui est esthétiquement acceptable et plaisant, les bahá'ís doués pour la musique, le théâtre et les arts plastiques sont libres d'exercer leurs talents d'une façon qui servira la Cause de Dieu. Ils ne devraient pas se laisser troubler par le manque d'appréciation de divers croyants. Au contraire, sachant combien les Écrits de la Foi mettent l'accent sur la musique et l'expression artistique... ils devraient poursuivre leurs efforts artistiques en rendant grâce à Dieu d'avoir fait des arts de puissants instruments au service de la Cause, des arts qui, avec le temps, porteront leurs fruits.
(9 août 1983, au nom de la Maison Universelle de Justice à un individu)
[54] Nous avons bien reçu votre lettre... demandant des conseils à propos de la représentation visuelle des personnages lies à l'âge héroïque de la Foi. La Maison Universelle de Justice souhaite que vous sachiez que rien dans les instructions du Gardien ou celles de la Maison de Justice,... n'interdit aux artistes... de représenter graphiquement des Lettres du Vivant dans des cadres historiquement exacts ou participant à des événements qui le sont aussi. Bien entendu, en plus de l'exactitude, il est important de préserver la dignité des personnages représentés.
(5 octobre 1983, au nom de la Maison Universelle de Justice à une Assemblée Spirituelle Nationale)
[55] L'architecture, comme tous les aspects de notre civilisation, traverse actuellement une période de développement rapide, les goûts changeant d'une décennie à l'autre. Personne ne peut savoir de façon certaine si un édifice bâti aujourd'hui dans un style moderne paraîtra encore beau aux yeux des gens dans cinquante ans. Pour le Centre administratif mondial de la Foi, le Bien-Aimé Gardien a donc choisi le style d'architecture grec classique. C'est un style mûr, très beau, qui dure depuis quelque 2000 ans. Il ne serait pourtant pas correct d'en déduire que l'architecture bahá'íe se caractérise par les styles grecs classiques.
(3 septembre 1984, au nom de la Maison Universelle de Justice à un individu)
[56] Rejetant les perspectives avilissantes de la médiocrité, qu'ils gravissent les hauteurs de l'excellence dans tout ce à quoi ils aspirent. Puissent-ils se résoudre à rehausser l'atmosphère même dans laquelle ils évoluent, que ce soit dans les salles de classe ou les amphithéâtres, dans leur travail, leurs loisirs, leurs activités bahá'íes ou leurs services sociaux.
En effet, qu'ils accueillent avec confiance les défis qui les attendent. Imprégnés de cette excellence et avec une humilité correspondante, avec ténacité et un sens du service rendu avec amour, les jeunes d'aujourd'hui doivent s'efforcer d'atteindre les premiers rangs des professions, des métiers, des arts et des artisanats qui sont indispensables pour faire avancer l'humanité--ceci afin d'assurer que l'esprit de la Cause illumine tous ces importants domaines de l'activité humaine. De plus, tout en cherchant à maîtriser les concepts unificateurs et les technologies qui, dans cette ère de communications, ne cessent d'évoluer, ils peuvent, ils doivent en fait, s'assurer également de transmettre aux futures générations ces techniques qui sauvegarderont les réalisations merveilleuses et indispensables du passé. La transformation qui doit se faire dans le fonctionnement de la société dépendra certainement dans une grande mesure de l'efficacité avec laquelle les jeunes se prépareront pour le monde qu'ils hériteront.
(8 mai 1985, par la Maison Universelle de Justice a la jeunesse bahá'íe du monde)
[57] La Maison de Justice souhaite vous encourager à écrire votre livre, mais vous rappelle que le Gardien a clairement indiqué qu'en ce tout début de la Dispensation, il n'existe pas d'art, de musique, d'architecture ou de culture qui soient bahá'ís. Sans aucun doute ils apparaîtront a l'avenir comme le résultat naturel d'une civilisation bahá'íe. Les prédilections du Gardien dans ces domaines ne devraient jamais être considérées comme la base de ces futurs développements. Comme l'indiqua clairement son rejet du plan proposé pour le Temple de Kampala... il ne pensait pas que la tendance moderne qui prévalait en architecture à son époque convenait pour une Maison d'adoration bahá'íe, mais cela ne veut en aucun cas dire qu'il instituait un style qui lui était propre. Son choix du style classique pour les édifices sur le Mont Carmel tenait, selon Amatu'l-Bahá Rúhíyyih Khánum, à sa beauté, au fait qu'il convenait aux lieux et qu'il avait résisté à l'épreuve du temps. Vous devriez donc prendre soin de ne pas indiquer ou laisser supposer que le Gardien a établi les bases des formes artistiques bahá'íes. Il a créé des jardins et des bâtiments magnifiques en utilisant ce qui était disponible et, dans le cas de la superstructure du Mausolée du Báb, il engagea des experts capables de concevoir, sous sa direction, des plans appropriés.
(23 juin 1985, au nom de la Maison Universelle de Justice à un individu)
[58] S'agissant de la musique et des beaux-arts, vous êtes, bien entendu, libres de les inclure dans le programme d'étude des écoles bahá'íes. De nombreuses autres Assemblées nationales, connaissant bien les Écrits bahá'ís concernant la musique et les arts, incorporent les méthodes et le matériel qu'ils trouvent disponibles à ce stade du développement de la communauté bahá'íe. Beaucoup de travail reste encore à faire par des enseignants dévoués et talentueux pour encourager, recueillir et publier la musique de valeur qui émerge actuellement dans le monde bahá'í, et l'utiliser systématiquement dans les écoles...
D'après nos enseignements, il faut encourager la musique et les arts qui ajoutent infiniment à la vitalité et à l'esprit de la communauté. La Maison de Justice apprécie les idées et les efforts de votre Assemblée et ne vous oublie pas dans ses prières.
(20 août 1985, au nom de la Maison Universelle de Justice à une Assemblée Spirituelle Nationale)
[59] En ce qui concerne l'usage du symbolisme dans l'art, les extraits suivants de lettres écrites par la Maison Universelle de Justice à deux personnes vous fourniront peut-être la réponse que vous recherchez:
Nous ne voyons aucune objection à ce que des phénomènes naturels soient utilisés comme symboles pour illustrer l'importance des trois Figures centrales de la Foi, des lois bahá'íes, et de l'administration bahá'íe; et nous comprenons également que l'utilisation de symboles visuels convient pour exprimer des concepts abstraits.
(29 juillet 1971)
Vous avez raison de penser qu'il est interdit de représenter le Báb et Bahá'u'lláh dans des œuvres d'art. Le Gardien a clairement dit que cette interdiction s'applique à toutes les Manifestations de Dieu; on peut utiliser des photographies ou des reproductions de portraits du Maître dans des livres, mais on ne doit pas essayer de le représenter dans des œuvres théâtrales ou autres, où il serait l'un des personnages. Toutefois, rien n'empêche que de telles Figures saintes soient représentées de façon symbolique, pourvu que cela ne devienne pas un rituel et que le symbole utilisé ne soit pas irrévérencieux.
(3 décembre 1972)
Vous donnez parfois une description écrite détaillée des symboles que vous utilisez dans vos peintures. Une telle pratique inaugurerait un mode d'interprétation excessif des concepts bahá'ís et finirait par déprécier vos efforts artistiques au lieu de les mettre en valeur. Le symbolisme est la matière même de l'art, mais les artistes interprètent rarement les symboles qu'ils utilisent, laissant ceux qui regardent leurs œuvres tirer leurs propres conclusions, parfois sans d'autres allusions que celles qui sont données dans le titre de ces œuvres.
L'artiste a la prérogative d'intituler son œuvre comme il le désire; la seule objection serait l'utilisation d'un titre irrévérencieux pour une œuvre voulant représenter un sujet bahá'í.
Quant a votre question concernant la réalisation par un artiste "d'un tableau qui est une enluminure contemporaine d'un passage des Écrits sacres", la Maison de Justice pense que les artistes qui veulent créer des calligraphies variées des Écrits sacrés ou du Plus Grand Nom ne devraient pas être inhibés par les institutions bahá'íes. Toutefois, de tels efforts devraient être de bon goût et ne pas donner lieu à des formes qui prêteraient au ridicule. Concernant le symbole utilisé couramment pour le Plus Grand Nom, la Maison de Justice conseille de faire très attention de représenter avec exactitude la calligraphie persane, car tout écart de la représentation admise peut perturber les croyants iraniens.
(23 février 1987, au nom de la Maison Universelle de Justice à un individu)
[60] La règle formulée par la Maison de Justice dans le but de décourager la reproduction de photographies de tableaux du Maître à des fins de diffusion n'implique aucun jugement sur la qualité d'un tableau. Les portraits du Maître présentent des qualités artistiques très diverses et la Maison de Justice ne souhaite pas montrer de préférence pour l'un ou pour l'autre. Elle a plutôt choisi d'adopter cette règle générale afin d'assurer que les représentations de 'Abdu'l-Bahá soient traitées avec le respect qui se doit, et que des reproductions photographiques de peintures de mauvaise qualité ne soient pas distribuées.
Il existe une distinction importante entre la publication de photographies de peintures dans des livres et des magazines, qui n'est pas interdite car soumise à un certain jugement de la part de l'éditeur, et leur publication comme articles indépendants, qui n'est pas encouragée par la Maison de Justice.
Plus généralement, la Maison de Justice pense que l'un des grands défis pour les bahá'ís du monde entier, est de faire que les peuples du monde reprennent conscience de la réalité spirituelle. Notre conception du monde est fort différente de celle de la majorité des gens, dans la mesure où nous percevons la création comme englobant des entités spirituelles aussi bien que matérielles, et nous considérons que le monde où nous nous trouvons a pour but de servir d'instrument à notre progrès spirituel.
Cette conception a des implications importantes dans le comportement des bahá'ís et donne lieu à des pratiques tout à fait contraires à l'attitude qui prévaut dans la société dans son ensemble. L'une des vertus caractéristiques soulignées dans les Écrits bahá'ís est le respect de ce qui est sacré. Un tel comportement n'a pas de sens pour ceux qui ont une conception purement matérialiste du monde, tandis que de nombreux disciples des religions établies l'ont réduit a une série de rituels dépourvus de véritable sens spirituel.
Dans certains cas, les Écrits bahá'ís contiennent des indications précises sur la manière de montrer du respect pour des objets ou des endroits sacrés, par exemple: les restrictions concernant l'usage du Plus Grand Nom sur des objets, ou l'utilisation sans discernement de l'enregistrement de la voix du Maître. Dans d'autres cas, il est demandé aux croyants de s'efforcer d'acquérir une compréhension plus profonde du concept du sacré dans les enseignements bahá'ís, et de déterminer ainsi leur propre façon de se conduire par laquelle révérence et respect doivent être exprimés.
L'importance d'un tel comportement dérive du principe exprimé dans les Écrits bahá'ís, selon lequel l'extérieur a une influence sur l'intérieur. Parlant du "peuple de Dieu", Bahá'u'lláh déclare:
Leur conduite extérieure n'est qu'un reflet de leur vie intérieure, et leur vie intérieure un miroir de leur conduite extérieure.
C'est dans ce contexte que la Maison Universelle de Justice souhaite que vous considériez les préoccupations exprimées ces dernières années. Les bahá'ís dotés de talent artistique sont dans la position unique, lorsqu'ils traitent de thèmes bahá'ís, d'utiliser leurs capacités de telle façon à dévoiler au genre humain l'évidence du renouveau spirituel que la Foi bahá'íe a apporté à l'humanité grâce à sa revitalisation du concept de révérence.
Les questions de liberté artistique n'entrent pas dans les considérations soulevées ici. Les artistes bahá'ís sont libres d'exercer leurs talents sur n'importe quel sujet qui les intéresse. Toutefois, il faut espérer qu'ils donneront l'exemple en redonnant à une société matérialiste le sens du respect comme élément vital pour parvenir à la vraie liberté et au bonheur éternel.
(24 septembre 1987, au nom de la Maison Universelle de Justice à un individu)
[61] La Maison de Justice est heureuse d'apprendre que vous réussissez dans votre profession. Elle vous conseille de considérer cette activité professionnelle dans le contexte du service à la Foi et la promotion du travail de proclamation et d'enseignement. Votre réussite dans la musique vous permettra de toucher un large éventail de personnes et finalement leur transmettre le message de Bahá'u'lláh en exprimant ses valeurs dans votre musique. A mesure que vos affaires se développeront, vous pourrez également établir des liens d'amitié précieux pour la Foi parmi les gens influents que vous rencontrerez. Ces considérations vous guideront dans la décision que vous devez prendre maintenant concernant la région où vous établir. Les artistes bahá'ís qui acquièrent éminence et renommée dans leur domaine, et qui continuent à se consacrer à la promotion de la Foi, peuvent rendre un service unique à la Cause maintenant que la curiosité du public pour les enseignements bahá'ís s'éveille graduellement.
(30 juin 1988, au nom de la Maison Universelle de Justice à deux individus)
[62] Il est permis d'utiliser des passages des Écrits sacrés comme textes destinés à être accompagnés de composition musicale ainsi que de répéter des versets ou des mots. Les citations suivantes donnent des précisions supplémentaires sur ces questions.
Par conséquent... mettez en musique les versets et les paroles divines afin qu'ils soient chantés dans les Assemblées et les réunions sur une mélodie très émouvante, et que le cœur des auditeurs vibre et s'élève vers le Royaume d'Abhá en supplication et en prière.
('Abdu'l-Bahá, "Bahá'í World Faith", p. 378) (8)
Sans aucun doute des prières et des passages des Tablettes, des "Paroles cachées", etc., seront appropriées, mais il ne pense pas qu'il convienne d'en abréger quelque portion que ce soit, autrement dit, de laisser de côté certains passages d'un paragraphe ou d'une méditation et ainsi les raccourcir.
(D'une lettre datée du 3 juillet 1949 écrite de la part de Shoghi Effendi a un croyant)
En réponse a une question d'un croyant concernant des changements mineurs de mots par souci d'accent correct ou l'ajout d'un mot par souci de rime parfaite, le bien-aimé Gardien a déclaré ce qui suit:
Il est permis d'apporter de légers changements au texte des prières et je vous conseillerais de donner une forme musicale à la parole révélée elle-même, ce qui sera, je crois, extrêmement efficace. Je prierai pour que le Bien-Aimé vous inspire dans la réalisation de ce grand service pour sa Cause.
(Écrit par Shoghi Effendi lui-même dans une lettre datée du 8 avril 1931 écrite en son nom à un croyant)
Quant à la question d'accompagner les versets des Écrits bahá'ís de mélodies d'œuvres musicales existantes, en supposant que cela n'implique pas de restrictions légales ou de droits d'auteur, il faut garder à l'esprit qu'une telle musique peut conserver des associations avec le morceau original, que ce soit dans le texte ou dans l'esprit, et peut ne pas satisfaire l'exigence de traiter les Textes sacrés avec dignité et révérence.
(6 décembre 1989, au nom de la Maison Universelle de Justice à un individu)
[63] Il n'y a aucune objection à ce qu'une prière soit interprétée sous forme de mouvement ou de danse si cela est fait dans l'esprit de révérence qui se doit, mais il serait préférable de ne pas lire le texte.
(4 janvier 1990, au nom de la Maison Universelle de Justice à un individu)
[64] La Maison Universelle de Justice est heureuse d'apprendre vos activités d'enseignement et votre dévotion constante pour la Cause de Dieu en dépit des difficultés que vous rencontrez en tant que musicien. Concernant vos questions: les enseignements bahá'ís n'approuvent évidemment pas que les musiciens ou autres artistes soient maltraités, et les artistes ne sont pas non plus censés sacrifier leur libre-arbitre aux caprices ou même aux opinions bien arrêtées d'autres bahá'ís. Quant aux tensions et difficultés que vous rencontrez pour enseigner la Foi à travers la musique et en même temps satisfaire votre besoin d'indépendance financière, il est suggéré que ce sera à vous d'établir vos propres limites dans ce domaine. Nous trouvons, par exemple, les conseils suivants dans une lettre du 26 février 1933 écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant:
Les conseils que Shoghi Effendi vous a donnés concernant le partage de votre temps entre servir la Cause et vous occuper de vos autres obligations fut également donnés à bien d'autres amis à la fois par Bahá'u'lláh et par le Maître. Il s'agit d'un compromis entre les deux versets de "l'Aqdas", l'un stipulant qu'il incombe à chaque bahá'í de contribuer à la promotion de la Foi et l'autre que chaque âme doit s'adonner à une forme d'occupation qui profite à la société. Dans l'une de ses tablettes, Bahá'u'lláh dit que la forme de détachement la plus élevée en ce jour est d'avoir une profession et d'être financièrement autonome. Un bon bahá'í, par conséquent, est celui qui organise sa vie de telle sorte qu'il consacre son temps à la fois à ses besoins matériels et au service de la Cause.
(15 février 1990, au nom de la Maison Universelle de Justice à un individu)
[65] Votre sincère désir d'utiliser le théâtre comme moyen de diffuser les principes de la Foi parmi les gens est louable; la Maison de Justice espère que vos efforts dévoués dans ce domaine seront pour vous une source de satisfaction et profiteront à la communauté. Toutefois, comme vous l'avez vous-même indiqué, vous êtes conscients des difficultés et des embûches éventuelles qu'impliquent les activités théâtrales bahá'íes en ce moment et dans le contexte d'intolérance qui règne dans votre pays. Pour ces raisons, il est primordial de ne pas produire de pièces de théâtre qui puissent susciter l'antipathie du public ou l'indignation d'extrémistes religieux.
(9 avril 1990, au nom de la Maison Universelle de Justice à une Assemblée Spirituelle Nationale)
[66] ...les danses traditionnelles associées à l'expression d'une culture sont permises dans les centres bahá'ís. Toutefois, il faut garder à l'esprit que de telles danses traditionnelles ont généralement un thème sous-jacent ou évoquent une histoire. Il faut prendre soin de s'assurer que les thèmes de ces danses sont en harmonie avec les règles éthiques élevées de la Cause et ne figurent rien qui puisse éveiller de bas instincts et d'indignes passions...
Quant aux danses chorégraphiées dont le but est de renforcer et proclamer les principes bahá'ís, si elles peuvent être exécutées d'une manière qui reflète la noblesse de ces principes et suscite les attitudes appropriées de respect ou de révérence, on ne peut faire objection aux danses qui visent à interpréter des passages des Écrits; cependant, il est préférable que les mouvements d'une danse ne soient pas accompagnés par la lecture des textes.
Le principe qui doit guider les amis dans leurs réflexions sur cette question est celui de l'observance de la "modération dans tout ce qui touche à l'habillement, au langage, aux divertissements, et à toutes activités artistiques et littéraires."
(20 juin 1991, au nom de la Maison Universelle de Justice à une Assemblée Spirituelle Nationale)
[67] Il n'y a, bien sûr, aucune objection à faire usage de l'expression "artiste bahá'í" mais, à ce stade de la Dispensation bahá'íe, nous ne devons pas utiliser les termes "art bahá'í", "musique bahá'íe", ou "architecture bahá'íe".
(12 mars 1992, au nom de la Maison Universelle de Justice à deux individus)
[68] Le roman est un moyen d'expression qui offre a un auteur une grande latitude pour développer des idées et domaines de pensée jusqu'alors inexplorés. Vous devriez cependant faire attention de ne pas... donner des interprétations qui peuvent ne pas être correctes, si la Foi et ses enseignements doivent être explicitement mentionnés dans le roman. Si, par contre, le roman n'a pas de lien évident avec la Foi, vous êtes libre de vous servir de votre imagination pour explorer toute idée dont la source est dans les principes de la Foi.
(15 février 1994, au nom de la Maison Universelle de Justice à un individu)
[69] Dans tous leurs efforts pour atteindre le but du Plan de quatre ans, les amis sont appelés à faire une plus grande place à l'utilisation des arts, non seulement a des fins de proclamation mais aussi en matière d'expansion et de consolidation. Les arts graphiques, scéniques et la littérature ont joué, et peuvent jouer, un rôle important dans l'accroissement de l'influence de la Cause. L'art folklorique quant à lui peut être exploité partout dans le monde, que ce soit dans les villages, les villes petites et grandes. Shoghi Effendi fondait de grands espoirs dans l'expression artistique pour attirer l'attention sur les Enseignements. Voici ce qu'il exprime à ce propos dans une lettre écrite de sa part a un individu: "Le jour viendra où la Cause se répandra comme un feu de forêt lorsque son esprit et ses enseignements seront présentés sur scène, ou dans l'art et la littérature dans son ensemble. L'art a une plus grande capacité d'éveiller les sentiments nobles que la froide intellectualisation, spécialement parmi la masse populaire"
(21 avril 1996, par la Maison Universelle de Justice aux Bahá'ís du monde)
[70] Dans une grande partie de la région, on a négligé l'éducation des enfants. Il faudrait entreprendre des programmes de plus grande envergure dans ces pays où le besoin existe, pour assurer que les enfants bahá'ís soient élevés, encouragés à acquérir des esprits formés, éclairés par une saine connaissance des Enseignements divins, et bien équipés pour participer au travail de la Cause à tous les niveaux et contribuer aux arts, métiers et sciences nécessaires au progrès de la civilisation. De tels programmes, lorsqu'ils sont ouverts à tous les enfants, bahá'ís ou non, offrent un puissant moyen d'étendre les influences bénéfiques du message de Bahá'u'lláh à la société dans son ensemble.
(21 avril 1996, par la Maison Universelle de Justice aux disciples de Bahá'u'lláh en Australasie)
NOTES
1. Musicien persan sans égal: chanteur, instrumentiste et inventeur de nombreux instruments de musique anciens, qui vécut à la cour de Khosrow-Parviz de la dynastie Sasani, aux environs de 600 A.D.
2. "Père de la poésie persane" (d. 940 A.D.).
3. Érudit musulman de renom; auteur d'un traité sur la musique (ca. 870-950 A.D.).
4. Médecin/scientifique/philosophe connu en Occident sous le nom d'Avicenne, dont l'une des œuvres majeures consacre une section à la théorie musicale (ca. A.D. 980-1027).
5. Shahnaz, le nom donné au destinataire de cette tablette, est aussi le thème d'un mode musical.
6. La Maison Universelle de Justice, dans une lettre du 15 mars 1972 écrite en son nom, a clarifié cette expression du Gardien de la manière suivante: "En ce qui concerne la question de la prostitution de l'art et de la littérature nous entendons par là, l'utilisation de l'art et de la littérature à des fins avilissantes."
7. Le 23 mars 1945, à un individu.
8. Une traduction autorisée plus récente de ce passage se trouve dans "Sélections des Écrits de 'Abdu'l-Bahá" (Maison d'Éditions Bahá'íes, 1983), paragraphe 74.2 (voir numéro [14] de cette compilation).
Dans son message de Ridván 1996 aux bahá'ís du monde, la Maison Universelle de Justice attirait l'attention sur l'importance des arts, surtout les arts graphiques et scéniques, ainsi que la littérature, pour la proclamation, l'expansion et la consolidation de la Foi bahá'íe. Cette compilation vise à développer ce concept. Bien qu'il y ait de nombreuses références aux "arts" dans les traductions anglaises des Écrits de Bahá'u'lláh et de 'Abdu'l-Bahá, la mention du terme "arts" dans nombre de ces passages peut être trompeuse car le sens du mot à l'origine alors inclut souvent un large éventail d'activités telles que les travaux et les métiers industriels. Les extraits contenus dans cette compilation ont été choisis parce qu'ils portent essentiellement sur les arts graphiques et scéniques ainsi que la littérature.
(c) Maison d'éditions Bahá'íes - 205 rue du Trône, Bruxelles
D/1547/1998/4 - ISBN 2-87203-045-X
Source : www.bahai-biblio.org
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L'IMPORTANCE DES ARTS POUR PROMOUVOIR LA FOI
Traduction de courtoisie
EXTRAITS DES ECRITS DE BAHA'U'LLAH
[1] Le Soleil de Vérité est le Verbe de Dieu dont dépend l'éducation de ceux qui sont dotés du pouvoir de la compréhension et de la parole. C'est l'esprit véritable et l'eau céleste, qui par son aide et sa généreuse providence anime et animera toutes choses. Son apparition dans chaque miroir est déterminée par la couleur de ce miroir. Lorsque, par exemple, sa lumière se projette sur le miroir du cœur des sages, il fait apparaître la sagesse. De la même manière, lorsqu'il se manifeste dans le miroir du cœur des artistes, il fait naître des arts nouveaux et uniques, et lorsqu'il se reflète dans le cœur de ceux qui perçoivent la vérité, il révèle des signes merveilleux de savoir véritable et dévoile les vérités de la parole de Dieu.
(Traduit du persan)
[2] Nous avons rendu licite l'écoute de la musique et du chant. Prenez garde, cependant, que cette écoute ne vous fasse dépasser les limites de la convenance et de la dignité. Que votre joie soit cette joie née de mon Plus Grand Nom, un Nom qui ravit le cœur et remplit d'extase les esprits de tous ceux qui se sont approchés de Dieu. En vérité, nous avons fait de la musique une échelle pour vos âmes, qui pourront ainsi s'élever jusqu'au royaume d'en haut; n'en faites donc point des ailes pour l'égoïsme et la passion. Vraiment, nous répugnons à vous voir comptés au nombre des sots.
(Kitáb-i-Aqdas, paragraphe 51)
[3] Ceux qui récitent les versets de l'Infiniment Miséricordieux dans les tons les plus mélodieux y percevront ce à quoi ne peut jamais se comparer la souveraineté de la terre et du ciel. Dans ces versets, ils humeront la divine fragrance de mes mondes--mondes qu'aujourd'hui nul ne peut entrevoir à l'exception de ceux qui furent dotés d'une vue pénétrante grâce à cette belle, cette sublime révélation. Dis: Ces versets attirent les cœurs purs vers ces mondes spirituels qu'on ne peut ni exprimer en mots ni suggérer par allusions. Bénis soient ceux qui prêtent l'oreille.
(Kitáb-i-Aqdas, paragraphe 116)
[4] Toute parole qui sort de la bouche de Dieu est douée d'une telle puissance qu'elle peut insuffler en tout être humain une vie nouvelle, si vous êtes de ceux qui comprennent cette vérité. Tous les ouvrages merveilleux que vous contemplez en ce monde sont dus à sa souveraine et sublime volonté et à l'exécution de son inflexible et prodigieux dessein. De la seule révélation du mot "Modeleur", proclamant devant l'humanité son pouvoir de façonner, une puissance telle se dégage, qu'elle est capable d'engendrer, dans le cours des âges, tous les arts que la main de l'homme peut produire. Cela est d'une vérité certaine. Ce mot resplendissant n'a pas plutôt été prononcé que les énergies qui l'animent, entrant en action au sein de toutes choses créées, fournissent les moyens et les instruments par lesquels ces arts peuvent être mis au jour et portés à leur perfection. Toutes les merveilleuses réalisation humaines dont vous êtes témoins sont la conséquence directe de la révélation de ce Nom.
(Publié dans "Extraits des Écrits de Bahá'u'lláh" (Maison d'Éditions Bahá'íes, 1990), LXXIV, p. 94)
[5] L'âme qui est restée fidèle à la cause de Dieu, qui s'est tenue fermement dans son chemin sans en dévier jamais, possédera, après son ascension, un tel pouvoir que tous les mondes créés par le Tout-Puissant en bénéficieront. Une telle âme fournit, par ordre du Roi de perfection, le divin Éducateur, le pur levain qui fait lever le monde de l'être, et crée la puissance par laquelle se produisent tous les arts et toutes les merveilles du monde.
("Extraits", LXXXII, p. 106-07)
[6] Chaque mot de ta poésie est en fait comme un miroir ou se reflètent les preuves de la dévotion et de l'amour que tu portes à Dieu et à ses élus. Heureux sois-tu, toi qui as bu le nectar de la parole et qui as goûté au doux flot de la rivière de la vraie connaissance. Bienheureux soit celui qui s'est désaltéré et est parvenu à Lui, et malheur aux insouciants. La lecture de ton poème a fait grande impression, car il suggérait à la fois la lumière de la réunion et le feu de la séparation.
(Lawh-i-Maqsúd, publié dans "Les Tablettes de Bahá'u'lláh" (Maison d'Éditions Bahá'íes, 1994), p. 185)
EXTRAITS DES ECRITS DE 'ABDU'L-BAHA
[7] Ô musicien de Dieu! ... Les chantres de l'amitié demeurant dans les jardins de sainteté doivent faire jaillir en ce jour une explosion de chants si triomphante que les oiseaux des champs prennent leur envol dans un transport de joie; et dans cette fête divine, ce banquet céleste, ils doivent jouer du luth et de la harpe, de la viole et de la lyre, de telle façon que les peuples de l'Est et de l'Ouest soient remplis d'une joie et d'une allégresse immenses, et transportés d'exultation et de bonheur. Il t'incombe maintenant de produire la mélodie de cette lyre céleste et de jouer de ce luth divin, pour ainsi redonner la vie à Barbud (1), consoler Rudaki (2), rendre Farabi (3) impatient et guider Ibn-i-Sina (4) jusqu'au Sinaï de Dieu. Salutations et louanges à toi.
(Traduit du persan)
[8] J'espère ardemment que vous mémoriserez tous les poèmes persans révélés par la Beauté bénie et les chanterez avec une voix d'une douceur incomparable dans les réunions et rassemblements bahá'ís. Le jour est proche où l'Occident mettra ces poèmes en musique et où les doux accents de ces chants s'élèveront vers le Royaume d'Abhá dans une joie et une allégresse extrêmes.
(Traduit du persan)
[9] L'art de la musique doit atteindre le stade de développement le plus élevé, car c'est l'un des arts les plus magnifiques et, en cet âge glorieux du Seigneur de l'Unité, il est très important d'en acquérir la maîtrise. Toutefois, on doit s'efforcer d'atteindre la perfection artistique et ne pas être de ceux qui ne vont pas jusqu'au bout des choses.
(Traduit du persan)
[10] Ô rossignol de la roseraie de Dieu! Le chant des mélodies apportera la vie et le bonheur au monde de l'humanité, ceux qui les entendront seront ravis et joyeux et seront touchés au plus profond de leur être. Mais cette joie, cette émotion sont transitoires et s'oublieront rapidement. Cependant, Dieu soit loué, vous avez imprégné votre musique des mélodies du Royaume, vous apporterez le réconfort au monde de l'esprit et susciterez sans cesse des sentiments spirituels. Cela durera toujours et résistera au passage des époques et des siècles.
(Traduit du persan)
[11] Ô serviteur de Bahá! La musique est considérée au seuil du Tout-Puissant comme une science digne d'éloges, de sorte que vous pouvez dans les grandes assemblées et les grands rassemblements, chanter des versets sur une exquise mélodie et entonner dans le Mashriqu'l-Adhkár des hymnes de louange à ravir le Concours céleste. Considérez par conséquent à quel point l'art musical est admiré et loué. Essayez, si vous le pouvez, d'utiliser des mélodies, des chants et des airs spirituels, et d'harmoniser la musique terrestre avec la mélodie céleste. Vous remarquerez alors combien l'influence de la musique est grande et quelles joie et vie célestes elle confère. Mettez-vous à jouer une mélodie et un air qui remplissent de joie et d'extase les rossignols des mystères divins.
(Traduit du persan)
[12] Je me réjouis d'apprendre que vous vous donnez beaucoup de mal dans votre art, car en ce nouvel âge merveilleux, l'art est adoration. Plus vous vous efforcerez de le perfectionner, plus vous vous approcherez de Dieu. Quelle faveur plus grande existe-t-il que celle de voir la pratique de son art égaler l'acte d'adoration du Seigneur? Cela signifie que, lorsque vos doigts saisissent le pinceau, c'est comme si vous étiez en prière au Temple.
(Traduit du persan)
[13] De tous les services importants, l'éducation des enfants et la promotion des diverses sciences, métiers et arts sont parmi les plus importants. Loué soit Dieu, vous faites des efforts acharnés dans ce but. Plus vous persévèrerez dans cette tâche primordiale, plus vous serez témoins des confirmations de Dieu, à tel point que vous en serez vous-mêmes étonnés.
(Traduit du persan)
[14] Ô oiseau dont le doux chant célèbre la Beauté d'Abhá! En cette nouvelle et merveilleuse Dispensation, les voiles de la superstition ont été déchirés et les préjugés des peuples de l'Orient sont condamnés. Certaines nations orientales considéraient la musique comme répréhensible, mais, en cet âge nouveau, la Lumière manifeste a proclamé, dans ses tablettes sacrées, que la musique, qu'elle soit chantée ou jouée, est, pour l'âme et le cœur, une nourriture spirituelle.
L'art du musicien est un art des plus digne de louange, car il remue les cœurs de tous les êtres affligés. C'est pourquoi, ô Shahnaz (5), joue et chante donc les saintes paroles de Dieu dans les réunions d'amis, afin que celui qui écoute soit libéré des chaînes du souci et de l'affliction, que son âme bondisse de joie et s'humilie en prière au royaume de gloire.
(Publié dans "Sélections des Écrits de 'Abdu'l-Bahá" (Maison d'Éditions Bahá'íes, 1983), paragraphe 74.1-74.2)
[15] C'est pourquoi, ô bien-aimés de Dieu! Faites un immense effort afin que vous soyez, vous-mêmes les signes de ce progrès et de toutes les confirmations, et que vous deveniez des foyers de bénédictions de Dieu, des sources de la lumière de Son unicité, des promoteurs des bienfaits et des grâces de la vie civilisée. Soyez, dans ce pays, les pionniers des perfections humaines; propagez les diverses branches du savoir, soyez actifs et progressistes dans le domaine des inventions et des arts. Efforcez-vous de rectifier la conduite de vos semblables et cherchez à surpasser le monde entier sur le plan du caractère et de la morale. Alors que les enfants sont encore dans leur plus jeune âge, nourrissez-les à la mamelle de la grâce céleste, élevez-les dans le berceau de toutes les excellences, dans le sein de toutes les générosités. Accordez-leur l'avantage de connaître toute sorte de savoir utile. Qu'ils prennent part à la création de chaque art nouveau, rare et prodigieux.
("Sélections des Écrits de 'Abdu'l-Bahá" (Maison d'Éditions Bahá'íes, 1983), paragraphe 102.3)
[16] Ô vous bénéficiaires des faveurs de Dieu! Le fondement inébranlable, en cet âge nouveau et prodigieux, est l'enseignement des sciences et des arts. Chaque enfant doit être instruit dans les arts et métiers, conformément à des textes sacrés explicites, et cela jusqu'au niveau souhaité. C'est la raison pour laquelle, dans chaque cité et dans chaque village, doivent être créés des établissements scolaires, et chaque enfant de cette cité ou de ce village doit entreprendre des études jusqu'au niveau nécessaire.
("Sélections des Écrits de 'Abdu'l-Bahá" (Maison d'Éditions Bahá'íes, 1983), paragraphe 109.1)
[17] Ô toi, fils du Royaume! Toute chose est profitable si elle s'accompagne de l'amour de Dieu et, sans son amour, toute chose est nuisible et agit comme un voile entre l'homme et le Seigneur du Royaume. Lorsque son amour est présent, chaque amertume se fait douceur et chaque générosité procure un plaisir bénéfique. Une mélodie douce à l'oreille, par exemple, apporte l'esprit même de la vie au cœur amoureux de Dieu, mais souille de luxure une âme absorbée par les désirs des sens.
("Sélections des Écrits de 'Abdu'l-Bahá" (Maison d'Éditions Bahá'íes, 1983), paragraphe 154.3)
[18] Ô toi, oiseau dont le chant est si plaisant! Nous avons lu ton petit recueil de très jolis poèmes. Ce fut une source de joie, car c'est un hymne spirituel et une mélodie de l'amour de Dieu.
Continue aussi longtemps que tu peux à chanter cette mélodie dans les assemblées des bien-aimés; puissent ainsi les esprits trouver repos et joie et se mettre à l'unisson de l'amour de Dieu. Lorsque l'éloquence de l'expression, la beauté du sens et la douceur de la composition s'unissent à de nouvelles mélodies, l'effet est vraiment grand, surtout s'il s'agit de l'hymne des versets sur l'unité et des chants à la louange du Seigneur de Gloire.
Fais de ton mieux pour composer de beaux poèmes qui soient chantés sur une musique céleste; puisse alors leur beauté toucher les esprits et laisser leur empreinte dans le cœur de ceux qui écoutent.
(Publié dans "Tablets of 'Abdu'l-Bahá Abbás", (New York: Bahá'í Publishing Committee, 1930), vol. I, p. 59)
[19] Ô toi l'honorable! Remercie Dieu d'avoir appris la musique et la mélodie, de chanter d'une voix plaisante la glorification et la louange de l'Éternel, du Vivant. Je prie Dieu que tu puisses appliquer ce talent à la prière et à la supplication, afin d'éveiller les âmes, d'attirer les cœurs et que tous s'embrasent du feu de l'amour de Dieu!
("Tablets of 'Abdu'l-Bahá Abbás", vol. III, p. 512)
[20] Au premier rang dans la perception du monde de la nature est la perception de l'âme douée de raison; par cette perception et cette faculté, tous les hommes sont égaux, qu'ils soient négligents, attentifs, croyants ou mécréants.
Dans l'œuvre de Dieu, cette âme douée de raison embrasse et dépasse les autres créatures. Comme elle est plus noble et plus élevée, elle englobe les choses. Le pouvoir de l'âme douée de raison peut découvrir la réalité des choses, comprendre les particularités des créatures et pénétrer les mystères des existences. Toutes ces sciences, ces connaissances, ces arts, ces merveilles, ces institutions, ces découvertes, ces entreprises proviennent des facultés de l'âme douée de raison.
(Publié dans "Les leçons de Saint-Jean-d'Acre" (Presses Universitaires de France, 1954), chapitre LVIII, p. 223)
EXTRAITS DE DISCOURS DE 'ABDU'L-BAHA
[21] Quelle merveilleuse assemblée que voilà! Ce sont là les enfants du Royaume. La mélodie et les paroles du chant que nous venons d'entendre étaient très belles. L'art musical est divin et efficace. C'est la nourriture de l'âme et de l'esprit. Le pouvoir et le charme de la musique élèvent l'esprit de l'homme. Elle a une emprise et un effet merveilleux sur le cœur des enfants, car ils ont le cœur pur, et les mélodies ont sur eux une grande influence. Les talents cachés dont sont dotés les cœurs de ces enfants trouveront leur expression à travers la musique. Il faut donc vous efforcer de les rendre compétents; apprenez-leur à chanter avec excellence et avec de l'effet. Il incombe à chaque enfant d'avoir quelques connaissances en musique, car si on ne connaît rien de cet art, on ne peut pas vraiment apprécier les mélodies instrumentales et vocales. Il est de même nécessaire de l'enseigner dans les écoles pour qu'elle vivifie et grise le cœur et l'âme des élèves, et illumine leur vie de joie.
(Publié dans "The Promulgation of Universal Peace: Talks Delivered by 'Abdu'l-Bahá during his visit to the United States and Canada in 1912", rev. ed. (Wilmette: Bahá'í Publishing Trust, 1982), p. 52)
[22] Un acteur mentionnait l'art dramatique et son influence. "L'art dramatique est de la plus grande importance" dit 'Abdu'l-Bahá. "Il a eu un grand pouvoir éducatif dans le passé; il l'aura encore." Il raconta que, lorsqu'il était enfant, il assista au Mystère de la trahison et de la passion de 'Alí, et cela l'affecta tellement qu'il pleura et ne put dormir pendant de nombreuses nuits.
(Publié dans "'Abdu'l-Bahá in London: Addresses and Notes of Conversations" (Oakham: Bahá'í Publishing Trust, 1987), p. 93)
[23] 'Abdu'l-Bahá dit... : "Tout art est un don de l'Esprit saint. Lorsque cette lumière traverse l'esprit d'un musicien, elle se manifeste par de merveilleuses harmonies. De même, quand elle brille à travers l'esprit d'un poète, elle se traduit en poésie et prose poétique admirables. Lorsque la Lumière du Soleil de Vérité inspire l'esprit d'un peintre, il produit de merveilleuses peintures. Ces dons remplissent leur plus haute fonction, lorsqu'ils glorifient Dieu."
(Lady Bloomfield, "The Chosen Highway", (Wilmette: Bahá'í Publishing Trust, 1954), p. 167)
[24] Il est naturel que le cœur et l'esprit éprouvent du plaisir et de la joie pour tout ce qui présente symétrie, harmonie et perfection. Par exemple: une belle maison, un jardin bien dessiné, une ligne symétrique, un mouvement gracieux, un livre bien écrit, des vêtements agréables--en fait, tout ce qui est imprégné de grâce ou de beauté réjouit le cœur et l'esprit--par conséquent, il n'y a aucun doute qu'une belle voix procure un immense plaisir.
(Paroles de 'Abdu'l-Bahá a Mme Mary L. Lucas, citées dans "A Brief Account of My Visit to Acca" (Chicago: Bahá'í Publishing Society, 1905), pp. 11-14)
EXTRAITS DES ECRITS DE SHOGHI EFFENDI
[25] Une telle vie chaste et sainte, avec ses implications de modestie, de pureté, de sobriété, de décence et de pureté de pensée n'implique rien de moins que l'exercice de la modération dans tout ce qui se rapporte aux habits, aux distractions, au langage et à toute occupation artistique et littéraire. Elle demande une vigilance journalière dans le contrôle des désirs sensuels et des inclinations corrompues. Elle réclame l'abandon d'une conduite frivole avec son attachement excessif aux plaisirs futiles et souvent mal dirigés. Elle demande une abstinence totale des boissons alcoolisées, de l'opium et de pareilles drogues entraînant l'accoutumance. Elle condamne la prostitution de l'art et de la littérature (6), les pratiques du nudisme et du concubinage, l'infidélité dans les rapports conjugaux et toutes sortes de promiscuité, de familiarités faciles et de vices sexuels. Elle ne peut consentir aucun compromis envers les théories, les normes, les habitudes et les excès d'un âge décadent. Non, elle cherche plutôt à démontrer, par la force dynamique de son exemple, le caractère pernicieux de telles théories, la fausseté de telles normes, le manque de sincérité de telles revendications, la perversité de telles habitudes et le sacrilège de tels excès.
(Publié dans "L'Avènement de la justice divine" (Maison d'Éditions Bahá'íes, 1973), pp. 43-44)
EXTRAITS DE LETTRES ECRITES AU NOM DE SHOGHI EFFENDI
[26] Shoghi Effendi souhaite que j'accuse réception de votre lettre datée du 27 octobre 1931, ainsi que de la composition musicale "L'Étranger solitaire" envoyée par l'intermédiaire de... Il espère sincèrement qu'à mesure que la Cause se développera et que des personnes de talent se rangeront sous sa bannière, celles-ci commenceront à incarner dans l'art l'esprit divin qui anime leur âme. Chaque religion a fait naître une certaine forme d'art--attendons de voir quelles merveilles cette Cause va engendrer. Un esprit aussi glorieux devrait également donner naissance à un art glorieux. Le Temple, dans toute sa beauté, n'est que le premier rayon d'une aube naissante; l'avenir verra des réalisations encore plus merveilleuses.
(11 décembre 1931, à un individu)
[27] Il souhaite lancer une nouvelle section dans "The Bahá'í World" consacrée entièrement aux poèmes écrits par des bahá'ís. Même s'il s'agit d'un modeste début, cela inaugure de grandes réalisations futures. Shoghi Effendi souhaite par là encourager ceux qui ont du talent à exprimer le merveilleux esprit qui les anime. Nous avons besoin de poètes et d'écrivains pour la Cause et c'est là certainement un bon moyen de les encourager. Certains de ces poèmes sont écrits par de très jeunes gens et pourtant ils sonnent si justes et expriment des pensées telles qu'on ne peut que s'arrêter et admirer. En Perse, la Cause a engendré des poètes dont même des non-bahá'ís reconnaissent la grandeur. Nous espérons que d'ici peu de telles personnes se lèveront aussi en Occident.
(2 janvier 1932, à un individu)
[28] Il est certain que la diffusion de l'esprit de Bahá'u'lláh inaugurera une ère nouvelle dans l'art et la littérature. Alors qu'auparavant la forme était parfaite mais sans esprit, on trouvera maintenant un esprit glorieux incarné dans une forme infiniment améliorée par le génie revivifié du monde.
(3 avril 1932, à un individu)
[29] Shoghi Effendi souhaite que j'accuse réception de votre lettre du 18 mai 1932. Il est très content de savoir que vous avez aimé "La Chronique de Nabil", car sa plus grande récompense est de voir que cet ouvrage, qui lui a coûté beaucoup de labeur et de souci, aide les amis à comprendre, mieux et plus profondément, l'esprit qui anime ce Mouvement, ainsi que la vie exemplaire de ces âmes héroïques qui l'ont introduit dans le monde.
Le Gardien espère sincèrement que la lecture de ce livre incitera les amis à être plus actifs et à faire davantage de sacrifices, qu'ils auront une compréhension plus profonde de cette Cause dont l'expansion et la victoire finale sont confiées à leurs soins. Comme l'ont fait remarquer certains qui ont lu le livre, on ne peut pas se familiariser avec ces vies et ne pas être inspiré à suivre leur chemin.
Il est certainement vrai que l'esprit de ces âmes héroïques poussera de nombreux artistes à donner ce qu'ils ont de meilleur. Ce sont de telles vies qui ont, par le passé, inspiré les poètes et guidé le pinceau des artistes.
(20 juin 1932, à un individu)
[30] La nouvelle du succès de "Pageant of the Nations"
[Le Défilé des Nations] , dont vous êtes le producteur, a beaucoup intéressé Shoghi Effendi. Il espère sincèrement que tous les spectateurs ont été inspirés par le même esprit qui vous a animé lorsque vous avez monté ce spectacle.
C'est par de telles représentations que nous pouvons amener le plus grand nombre de gens à s'intéresser à l'esprit de la Cause. Le jour viendra où son esprit et son enseignement étant présentés sur scène, sous forme d'œuvres artistiques et littéraires, la Cause se répandra comme un feu de foret. En effet, pour la majorité, l'art a une plus grande capacité d'éveiller les sentiments nobles que la froide rationalisation.
Il nous suffit d'attendre quelques années pour voir comment l'esprit insufflé par Bahá'u'lláh trouvera son expression dans l'œuvre des artistes. Ce que vous et certains autres bahá'ís essayez de réaliser ne sont que de faibles lueurs qui précèdent la resplendissante lumière d'un matin glorieux. Nous ne pouvons pas encore évaluer le rôle que la Cause est destinée à jouer dans la vie de la société. Il faut lui donner du temps. La matière que cet esprit doit modeler est trop grossière et indigne, mais elle finira par céder et la Cause de Bahá'u'lláh se révélera dans toute sa splendeur.
(10 octobre 1932, à un individu)
[31] Le Gardien apprécie les hymnes que vous composez avec tant de beauté. Ils contiennent certainement les réalités de la Foi et vous aideront sûrement la transmettre le message aux jeunes. C'est la musique qui nous aide à toucher l'esprit humain; c'est un outil important qui nous aide à communiquer avec l'âme. Le Gardien espère que, par ce moyen, vous transmettrez le message aux autres et attirerez leurs cœurs.
(15 novembre 1932, à un individu)
[32] Lorsque Bahá'u'lláh parlait des "sciences qui commencent et finissent par des mots", il faisait référence essentiellement aux traités et commentaires théologiques qui encombrent l'esprit humain plutôt qu'ils ne l'aident à atteindre la vérité. Les étudiants consacraient leur vie à étudier mais cela ne les menait à rien. Bahá'u'lláh n'a certainement jamais eu l'intention d'inclure dans cette catégorie l'art d'écrire des histoires; et la dactylographie aussi bien que la sténographie sont deux talents très utiles et fort nécessaires dans notre vie sociale et économique actuelle.
Ce que vous pourriez, et devriez faire, c'est utiliser vos histoires de sorte qu'elles deviennent une source d'inspiration et de conseil pour ceux qui les lisent. Avec un tel moyen à votre disposition, vous pouvez diffuser l'esprit et les enseignements de la Cause; vous pouvez mettre en évidence les maux qui existent dans la société, ainsi que la manière d'y remédier. Si vous possédez un réel talent pour l'écriture, vous devez le considérer comme un don de Dieu et vous efforcer de l'utiliser pour améliorer la société.
(30 novembre 1932, à un individu)
[33] Votre poème dédié à Nabil m'a profondément touché... Je serais également heureux de recevoir d'autres poèmes écrits par votre plume talentueuse sur n'importe quelle phase ou épisode retracé dans le récit immortel de Nabil. Vous rendez à la Cause des services uniques et remarquables. Soyez heureux et persévérez dans vos nobles efforts.
(6 août 1933, écrit par Shoghi Effendi lui-même, ajouté à une lettre écrite en son nom à un individu)
[34] Quant à la question principale que vous avez soulevée concernant le chant d'hymnes dans les réunions bahá'íes: il me demande de vous assurer qu'il n'y voit absolument aucune objection. La musique est sans aucun doute une importante composante de toutes les rencontres bahá'íes. Le Maître lui-même a souligné son importance. Mais en cela comme en toute chose, les amis ne devraient pas dépasser les limites de la modération, et faire très attention de préserver le caractère strictement spirituel de toutes leurs rencontres. La musique doit conduire à la spiritualité, et dans la mesure où elle crée une telle atmosphère, on ne peut aucunement s'y opposer.
Cependant, il est extrêmement important de faire clairement la distinction entre le chant d'hymnes composés par les croyants et celui des Paroles sacrées.
(17 mars 1935, à un individu)
[35] Quant à votre question de savoir s'il est approprié d'adapter pour la scène des épisodes de l'histoire bahá'íe: le Gardien approuverait certainement et il encouragerait même les amis à entreprendre de telles activités littéraires qui, sans aucun doute, peuvent être extrêmement précieuses pour l'enseignement. Ce qu'il souhaite que les croyants évitent, c'est de mettre en scène les personnes du Báb, de Bahá'u'lláh et de 'Abdu'l-Bahá, c'est-à-dire d'en faire des figures théâtrales, des personnages de scène. Comme déjà indiqué, il pense que cela serait tout à fait irrespectueux. Le simple fait de les représenter sur scène constitue un manque de respect qui ne peut être en aucun cas compatible avec le rang hautement exalté qui est le leur. Il serait préférable de mettre en scène leurs disciples pour transmettre et rapporter leur message ou leurs propres paroles.
(25 juillet 1935, à un individu)
[36] Le Gardien fut également très heureux d'apprendre que vous vous intéressez beaucoup a la musique et que vous souhaitez servir la Foi par ce moyen. Bien que nous ne soyons maintenant qu'au tout début de l'art bahá'í, les amis qui s'estiment doués dans ces domaines devraient néanmoins s'efforcer de développer et de cultiver leurs talents et, à travers leurs œuvres, refléter, même de manière inadéquate, l'Esprit divin que Bahá'u'lláh a insufflé dans le monde.
(4 novembre 1937, à un individu)
[37] ...vous soulevez la question de savoir quelle sera la source d'inspiration des musiciens et compositeurs bahá'ís: la musique du passé ou le Verbe? Alors que la culture bahá'íe n'est qu'à ses débuts, il ne nous est pas possible de prévoir quelles formes et caractéristiques prendront les arts du futur sous l'inspiration de cette nouvelle et puissante Révélation. Tout ce dont nous pouvons être surs c'est qu'ils seront merveilleux; comme chaque religion a donné naissance à une culture qui a fleuri sous différentes formes, on peut s'attendre à ce qu'il en soit de même pour notre Foi bien-aimée. Il est pour le moment prématuré d'essayer d'appréhender ce que seront ces arts.
(23 décembre 1942, à un individu)
[38] La musique, un art parmi d'autres, est un développement naturel dans toute culture, et le Gardien ne pense pas qu'il faille cultiver une "musique bahá'íe" pas plus que nous essayons de développer une école de peinture ou d'écriture bahá'íe. Les croyants sont libres de peindre, d'écrire et de composer en fonction de leurs talents. Si quelqu'un compose une musique en y incorporant les Écrits sacrés, les amis sont libres de s'en servir, mais il ne faudrait jamais considérer que c'est une obligation d'avoir une telle musique dans les réunions bahá'íes. Plus les amis s'écarteront de toutes formes établies, mieux ce sera, car ils doivent réaliser que la Cause est absolument universelle, et ce qui pourrait sembler être un ajout superbe à leur façon de célébrer une Fête des dix-neuf jours, etc., pourrait peut-être sonner désagréablement aux oreilles de personnes d'un autre pays et vice versa. Tant qu'on fait de la musique pour la musique, c'est très bien, mais on ne devrait pas la considérer comme de la musique bahá'íe.
(20 juillet 1946, à une Assemblée Spirituelle Nationale)
[39] ...Il désire attirer l'attention de votre Assemblée sur un sujet très important, celui du Plus Grand Nom. Pour les Occidentaux, dont l'œil n'est pas formé à l'art de la calligraphie (l'art le plus développé en Orient), pratiquement chaque Plus Grand Nom, s'il incorpore les éléments saillants, est le Plus Grand Nom. Mais un Oriental peut le considérer comme une monstruosité... Ce qui doit être respecté ce sont les proportions exactes. On ne doit pas agrandir le Plus Grand Nom ni en longueur ni en largeur pour l'insérer dans un espace oblong ou circulaire.
(22 décembre 1948, à une Assemblée Spirituelle Nationale)
[40] Ce fut un Canadien, de souche française, qui, par sa vision et son talent, contribua à concevoir le premier Mashriqu'l-Adhkár de l'Occident et à en dessiner les détails, constituant ainsi la première tentative, aussi rudimentaire soit-elle, d'exprimer la beauté que l'art bahá'í, dans sa plénitude, dévoilera aux yeux du monde.
(1er mars 1951, post-scriptum de Shoghi Effendi sur une lettre écrite en son nom a une Assemblée Spirituelle Nationale)
[41] La musique est un art parmi d'autres, et les Prophètes de Dieu n'enseignent pas les arts; mais l'immense impulsion culturelle que la religion donne à la société fait naître peu à peu de nouvelles et merveilleuses formes d'art. On peut le voir dans les différents styles d'architecture et de peinture associés aux civilisations chrétienne, musulmane, bouddhiste et autres. La musique, elle aussi, s'est développée en tant qu'expression populaire.
Nous croyons qu'à l'avenir, lorsque l'esprit bahá'í aura pénétré le monde et profondément changé la société, il aura une influence sur la musique; mais il n'existe pas de musique bahá'íe en tant que telle. Tout ce que nous disent les Écrits sur la musique c'est qu'elle peut influencer très profondément le cœur et l'âme de l'homme, et l'ennoblir au plus haut point.
(3 février 1952, à un individu)
[42] En ce qui concerne les sujets que vous soulevez dans votre lettre, il n'y a rien dans les enseignements qui s'oppose à la danse, mais les amis devraient se rappeler que la norme établie par Bahá'u'lláh est la modestie et la chasteté. L'ambiance des discothèques modernes, ou les gens fument et boivent tant et sont dans une telle promiscuité, est très mauvaise, mais les danses décentes ne comportent en elles-mêmes rien de mal. Il n'y a certainement aucun mal à pratiquer la danse classique ou à apprendre la danse à l'école. Il n'y a aucun mal non plus à jouer dans des pièces de théâtre, ou dans des films de cinéma. Ce qui est néfaste de nos jours, ce n'est pas l'art en lui-même mais la corruption qui malheureusement accompagne souvent ces arts. En tant que bahá'ís, nous n'avons à éviter aucun de ces arts, mais ce sont les actes et l'ambiance qui vont parfois de pair avec ces professions qu'il nous faut éviter.
(30 juin 1952, à un individu)
EXTRAITS DE LETTRES ECRITES PAR ET AU NOM DE LA MAISON UNIVERSELLE DE JUSTICE
[43] La publicité devrait elle-même être bien conçue, digne et révérencieuse. Une approche tapageuse peut réussir au départ à attirer beaucoup d'attention à la Cause mais produire finalement une certaine aversion qui exigerait d'énormes efforts pour la vaincre. Le critère de dignité et de révérence établi par le bien-aimé Gardien devrait toujours être observé, surtout dans les domaines de la musique et du théâtre; et il ne faudrait pas utiliser inconsidérément des photographies du Maître. Cela ne veut pas dire que les activités des jeunes, par exemple, devraient être restreintes; il est possible d'être exubérant sans pour cela manquer de respect ou porter atteinte à la dignité de la Cause.
(2 juillet 1967, par la Maison Universelle de Justice à toutes les Assemblées Spirituelles Nationales)
[44] ...nous pensons qu'il vous sera utile de savoir que des chants qui ont pour paroles les Écrits fondamentaux du Báb, de Bahá'u'lláh ou de 'Abdu'l-Bahá conviennent tout à fait pour la partie spirituelle de la Fête. Les chants persans, issus d'une tradition différente, entrent bien dans cette catégorie; c'est une façon de mettre en musique la Parole sacrée, et chaque personne qui chante le fait d'une manière qui reflète son sentiment et sa compréhension des paroles qu'elle prononce. Quant aux chansons dont les paroles sont poétiques et composées par des personnes autres que les Figures de la Foi, elles peuvent être souhaitables mais à leur juste place...
Étant donné que l'esprit de nos réunions est tellement influencé par le ton et la qualité de nos prières, par notre perception et notre compréhension de la Parole de Dieu pour ce jour, nous souhaiterions que vous encouragiez dans vos communautés l'expression de l'esprit humain la plus belle possible, à travers la musique parmi d'autres modes d'expression.
(22 février 1971, par la Maison Universelle de Justice à une Assemblée Spirituelle Nationale)
[45] Vous avez raison de penser qu'il est interdit de représenter le Báb et Bahá'u'lláh dans des œuvres d'art. Le Gardien a clairement dit que cette interdiction s'applique à toutes les Manifestations de Dieu; on peut utiliser des photographies ou des reproductions de portraits du Maître dans des livres, mais on ne doit pas essayer de le représenter dans des œuvres théâtrales ou autres, ou il serait l'un des personnages. Toutefois, rien n'empêche que de telles Figures saintes soient représentées de façon symbolique, pourvu que cela ne devienne pas un rituel et que le symbole utilisé ne soit pas irrévérencieux.
(3 décembre 1972, par la Maison Universelle de Justice à un individu)
[46] Il est tout à fait vrai que certains artistes tels que Mark Tobey et d'autres ont sans aucun doute été inspirés et influencés par leur amour pour la Révélation de Bahá'u'lláh, mais il est bien trop tôt dans la Dispensation bahá'íe pour parler de l'influence de la Foi sur les arts en général. En effet, le bien-aimé Gardien lui-même a indiqué qu'il n'existe pas encore d'art bahá'í en tant que tel, bien qu'il ne fasse aucun doute, d'après certains écrits, que l'on peut s'attendre à voir à l'avenir une merveilleuse floraison d'arts nouveaux et magnifiques.
(17 janvier 1973, par la Maison Universelle de Justice à une Assemblée Spirituelle Nationale)
[47] Le bien-aimé gardien a clairement dit que la floraison des arts qui résulte d'une révélation divine ne se produit qu'au bout d'un certain nombre de siècles. La Foi bahá'íe propose au monde la reconstruction complète de la société humaine, une reconstruction d'une telle portée que toutes les révélations du passé l'ont attendue avec impatience et qu'elle a été décrite comme étant l'établissement du Royaume de Dieu sur terre. La nouvelle architecture à laquelle cette révélation donnera naissance ne s'épanouira pas d'ici de nombreuses générations. Nous ne sommes maintenant qu'au début de ce grand processus.
Nous traversons actuellement une période de troubles et de bouleversements. L'architecture, comme tous les arts et toutes les sciences, connaît un développement très rapide; il suffit de considérer les changements qui ont eu lieu au cours de ces dernières décennies pour avoir une idée de ce qui va probablement se passer dans les toutes prochaines années. Certains édifices modernes ont, sans aucun doute, des qualités de grandeur et ils dureront, mais beaucoup de ce qui se construit actuellement peut, d'ici quelques générations, devenir démodé et paraître laid. L'architecture moderne, autrement dit, peut être considérée comme un nouveau développement dans sa phase primitive.
(18 juillet 1974, par la Maison Universelle de Justice à un individu)
[48] La Maison de Justice pense qu'au stade actuel du développement de la Foi, sa responsabilité première est de préparer et de poursuivre des plans d'enseignement destinés à réaliser les objectifs établis dans les Tablettes du Plan divin de 'Abdu'l-Bahá, et que les théories sur les arts et les sciences devraient être élaborées sous les auspices de ceux qui sont versés et experts dans ces domaines.
(25 janvier 1977, au nom de la Maison Universelle de Justice à un individu)
[49] L'interdiction de représenter la Manifestation de Dieu en peinture, en dessin ou au théâtre s'applique à toutes les Manifestations de Dieu. Les dispensations du passé nous ont, bien entendu, laissé de grandes et merveilleuses œuvres d'art, dont beaucoup ont représenté les Manifestations de Dieu dans un esprit de respect et d'amour. Dans cette Dispensation cependant, la maturité plus grande de l'humanité et la conscience plus aiguë de la relation entre la Manifestation suprême et ses serviteurs nous permettent de comprendre l'impossibilité de représenter la Personne de la Manifestation de Dieu, sous quelque forme humaine que ce soit, qu'il s'agisse de représentation picturale ou théâtrale, ou de sculpture. C'est en énonçant cette interdiction bahá'íe, que le bien-aimé Gardien a précisé cette impossibilité.
(9 mars 1977, au nom de la Maison Universelle de Justice à un individu)
[50] Les mêmes forces destructrices perturbent également l'équilibre politique, économique, scientifique, littéraire et moral du monde et détruisent les plus beaux fruits de la civilisation actuelle... Même la musique, l'art et la littérature, qui sont censés représenter et inspirer les sentiments les plus nobles et les aspirations les plus hautes, et qui devraient être une source de réconfort et de tranquillité pour les âmes troublées, se sont écartés du droit chemin et se font maintenant le miroir des cœurs souillés de cet âge désorienté, sans principes ni ordre.
(10 février 1980, par la Maison Universelle de Justice aux bahá'ís iraniens dans le monde; publié dans "Messages from the Universal House of Justice 1963-1986" (Wilmette: Bahá'í Publishing Trust, 1996), p. 435)
[51] D'une manière générale, des œuvres de fiction dont les auteurs espèrent qu'elles aideront à promouvoir la connaissance de la Cause de Dieu, rempliront mieux cet objectif si elles ont pour toile de fond des événements spécifiques ou des processus en développement au sein de la Cause de Dieu, et si elles ne servent pas à représenter en tant que tels les événements historiques eux-mêmes et les personnages qui y ont pris part. Les événements réels et les personnages réels sont tellement plus convaincants que n'importe quel récit fictif. A cet égard, le secrétaire du Gardien a écrit en son nom (7) :
Il ne recommanderait pas d'avoir recours à la fiction comme moyen d'enseignement; la situation du monde est trop critique pour se permettre de tarder à leur donner tels quels les enseignements associés au nom de Bahá'u'lláh. Mais tout moyen approprié de présenter la Foi pour attirer tel ou tel groupe est certainement digne d'effort, vu que nous désirons enseigner la Cause à tous les hommes, de toutes conditions sociales, de toutes mentalités.
(23 septembre 1980 au nom de la Maison Universelle de Justice à un individu)
[52] La Maison Universelle de Justice a bien reçu votre lettre... concernant l'art, et nous a demandé de vous féliciter d'avoir comme projet d'utiliser vos talents artistiques pour exprimer l'esprit des enseignements de Bahá'u'lláh. Elle vous encourage vivement dans cette entreprise...
Pour répondre à votre demande de conseils sur les meilleures façons d'aborder les artistes pour leur enseigner la Foi, on peut dire qu'en plus de ces méthodes qui attirent généralement les gens, les artistes seront sensibles à l'art. Lorsque les enseignements sublimes de la Foi se reflèteront dans des œuvres d'art, le cœur des gens, y compris celui des artistes, sera touché. Une citation des Écrits sacrés ou une description de l'œuvre d'art dans sa relation avec les Écrits peut faire comprendre au spectateur la source de cette attraction spirituelle et l'amener à étudier davantage la Foi.
(21 juillet 1982, au nom de la Maison Universelle de Justice à un individu)
[53] Comme la société bahá'íe évolue et se compose de gens de nombreuses origines culturelles et de goûts divers, chacun avec sa conception de ce qui est esthétiquement acceptable et plaisant, les bahá'ís doués pour la musique, le théâtre et les arts plastiques sont libres d'exercer leurs talents d'une façon qui servira la Cause de Dieu. Ils ne devraient pas se laisser troubler par le manque d'appréciation de divers croyants. Au contraire, sachant combien les Écrits de la Foi mettent l'accent sur la musique et l'expression artistique... ils devraient poursuivre leurs efforts artistiques en rendant grâce à Dieu d'avoir fait des arts de puissants instruments au service de la Cause, des arts qui, avec le temps, porteront leurs fruits.
(9 août 1983, au nom de la Maison Universelle de Justice à un individu)
[54] Nous avons bien reçu votre lettre... demandant des conseils à propos de la représentation visuelle des personnages lies à l'âge héroïque de la Foi. La Maison Universelle de Justice souhaite que vous sachiez que rien dans les instructions du Gardien ou celles de la Maison de Justice,... n'interdit aux artistes... de représenter graphiquement des Lettres du Vivant dans des cadres historiquement exacts ou participant à des événements qui le sont aussi. Bien entendu, en plus de l'exactitude, il est important de préserver la dignité des personnages représentés.
(5 octobre 1983, au nom de la Maison Universelle de Justice à une Assemblée Spirituelle Nationale)
[55] L'architecture, comme tous les aspects de notre civilisation, traverse actuellement une période de développement rapide, les goûts changeant d'une décennie à l'autre. Personne ne peut savoir de façon certaine si un édifice bâti aujourd'hui dans un style moderne paraîtra encore beau aux yeux des gens dans cinquante ans. Pour le Centre administratif mondial de la Foi, le Bien-Aimé Gardien a donc choisi le style d'architecture grec classique. C'est un style mûr, très beau, qui dure depuis quelque 2000 ans. Il ne serait pourtant pas correct d'en déduire que l'architecture bahá'íe se caractérise par les styles grecs classiques.
(3 septembre 1984, au nom de la Maison Universelle de Justice à un individu)
[56] Rejetant les perspectives avilissantes de la médiocrité, qu'ils gravissent les hauteurs de l'excellence dans tout ce à quoi ils aspirent. Puissent-ils se résoudre à rehausser l'atmosphère même dans laquelle ils évoluent, que ce soit dans les salles de classe ou les amphithéâtres, dans leur travail, leurs loisirs, leurs activités bahá'íes ou leurs services sociaux.
En effet, qu'ils accueillent avec confiance les défis qui les attendent. Imprégnés de cette excellence et avec une humilité correspondante, avec ténacité et un sens du service rendu avec amour, les jeunes d'aujourd'hui doivent s'efforcer d'atteindre les premiers rangs des professions, des métiers, des arts et des artisanats qui sont indispensables pour faire avancer l'humanité--ceci afin d'assurer que l'esprit de la Cause illumine tous ces importants domaines de l'activité humaine. De plus, tout en cherchant à maîtriser les concepts unificateurs et les technologies qui, dans cette ère de communications, ne cessent d'évoluer, ils peuvent, ils doivent en fait, s'assurer également de transmettre aux futures générations ces techniques qui sauvegarderont les réalisations merveilleuses et indispensables du passé. La transformation qui doit se faire dans le fonctionnement de la société dépendra certainement dans une grande mesure de l'efficacité avec laquelle les jeunes se prépareront pour le monde qu'ils hériteront.
(8 mai 1985, par la Maison Universelle de Justice a la jeunesse bahá'íe du monde)
[57] La Maison de Justice souhaite vous encourager à écrire votre livre, mais vous rappelle que le Gardien a clairement indiqué qu'en ce tout début de la Dispensation, il n'existe pas d'art, de musique, d'architecture ou de culture qui soient bahá'ís. Sans aucun doute ils apparaîtront a l'avenir comme le résultat naturel d'une civilisation bahá'íe. Les prédilections du Gardien dans ces domaines ne devraient jamais être considérées comme la base de ces futurs développements. Comme l'indiqua clairement son rejet du plan proposé pour le Temple de Kampala... il ne pensait pas que la tendance moderne qui prévalait en architecture à son époque convenait pour une Maison d'adoration bahá'íe, mais cela ne veut en aucun cas dire qu'il instituait un style qui lui était propre. Son choix du style classique pour les édifices sur le Mont Carmel tenait, selon Amatu'l-Bahá Rúhíyyih Khánum, à sa beauté, au fait qu'il convenait aux lieux et qu'il avait résisté à l'épreuve du temps. Vous devriez donc prendre soin de ne pas indiquer ou laisser supposer que le Gardien a établi les bases des formes artistiques bahá'íes. Il a créé des jardins et des bâtiments magnifiques en utilisant ce qui était disponible et, dans le cas de la superstructure du Mausolée du Báb, il engagea des experts capables de concevoir, sous sa direction, des plans appropriés.
(23 juin 1985, au nom de la Maison Universelle de Justice à un individu)
[58] S'agissant de la musique et des beaux-arts, vous êtes, bien entendu, libres de les inclure dans le programme d'étude des écoles bahá'íes. De nombreuses autres Assemblées nationales, connaissant bien les Écrits bahá'ís concernant la musique et les arts, incorporent les méthodes et le matériel qu'ils trouvent disponibles à ce stade du développement de la communauté bahá'íe. Beaucoup de travail reste encore à faire par des enseignants dévoués et talentueux pour encourager, recueillir et publier la musique de valeur qui émerge actuellement dans le monde bahá'í, et l'utiliser systématiquement dans les écoles...
D'après nos enseignements, il faut encourager la musique et les arts qui ajoutent infiniment à la vitalité et à l'esprit de la communauté. La Maison de Justice apprécie les idées et les efforts de votre Assemblée et ne vous oublie pas dans ses prières.
(20 août 1985, au nom de la Maison Universelle de Justice à une Assemblée Spirituelle Nationale)
[59] En ce qui concerne l'usage du symbolisme dans l'art, les extraits suivants de lettres écrites par la Maison Universelle de Justice à deux personnes vous fourniront peut-être la réponse que vous recherchez:
Nous ne voyons aucune objection à ce que des phénomènes naturels soient utilisés comme symboles pour illustrer l'importance des trois Figures centrales de la Foi, des lois bahá'íes, et de l'administration bahá'íe; et nous comprenons également que l'utilisation de symboles visuels convient pour exprimer des concepts abstraits.
(29 juillet 1971)
Vous avez raison de penser qu'il est interdit de représenter le Báb et Bahá'u'lláh dans des œuvres d'art. Le Gardien a clairement dit que cette interdiction s'applique à toutes les Manifestations de Dieu; on peut utiliser des photographies ou des reproductions de portraits du Maître dans des livres, mais on ne doit pas essayer de le représenter dans des œuvres théâtrales ou autres, où il serait l'un des personnages. Toutefois, rien n'empêche que de telles Figures saintes soient représentées de façon symbolique, pourvu que cela ne devienne pas un rituel et que le symbole utilisé ne soit pas irrévérencieux.
(3 décembre 1972)
Vous donnez parfois une description écrite détaillée des symboles que vous utilisez dans vos peintures. Une telle pratique inaugurerait un mode d'interprétation excessif des concepts bahá'ís et finirait par déprécier vos efforts artistiques au lieu de les mettre en valeur. Le symbolisme est la matière même de l'art, mais les artistes interprètent rarement les symboles qu'ils utilisent, laissant ceux qui regardent leurs œuvres tirer leurs propres conclusions, parfois sans d'autres allusions que celles qui sont données dans le titre de ces œuvres.
L'artiste a la prérogative d'intituler son œuvre comme il le désire; la seule objection serait l'utilisation d'un titre irrévérencieux pour une œuvre voulant représenter un sujet bahá'í.
Quant a votre question concernant la réalisation par un artiste "d'un tableau qui est une enluminure contemporaine d'un passage des Écrits sacres", la Maison de Justice pense que les artistes qui veulent créer des calligraphies variées des Écrits sacrés ou du Plus Grand Nom ne devraient pas être inhibés par les institutions bahá'íes. Toutefois, de tels efforts devraient être de bon goût et ne pas donner lieu à des formes qui prêteraient au ridicule. Concernant le symbole utilisé couramment pour le Plus Grand Nom, la Maison de Justice conseille de faire très attention de représenter avec exactitude la calligraphie persane, car tout écart de la représentation admise peut perturber les croyants iraniens.
(23 février 1987, au nom de la Maison Universelle de Justice à un individu)
[60] La règle formulée par la Maison de Justice dans le but de décourager la reproduction de photographies de tableaux du Maître à des fins de diffusion n'implique aucun jugement sur la qualité d'un tableau. Les portraits du Maître présentent des qualités artistiques très diverses et la Maison de Justice ne souhaite pas montrer de préférence pour l'un ou pour l'autre. Elle a plutôt choisi d'adopter cette règle générale afin d'assurer que les représentations de 'Abdu'l-Bahá soient traitées avec le respect qui se doit, et que des reproductions photographiques de peintures de mauvaise qualité ne soient pas distribuées.
Il existe une distinction importante entre la publication de photographies de peintures dans des livres et des magazines, qui n'est pas interdite car soumise à un certain jugement de la part de l'éditeur, et leur publication comme articles indépendants, qui n'est pas encouragée par la Maison de Justice.
Plus généralement, la Maison de Justice pense que l'un des grands défis pour les bahá'ís du monde entier, est de faire que les peuples du monde reprennent conscience de la réalité spirituelle. Notre conception du monde est fort différente de celle de la majorité des gens, dans la mesure où nous percevons la création comme englobant des entités spirituelles aussi bien que matérielles, et nous considérons que le monde où nous nous trouvons a pour but de servir d'instrument à notre progrès spirituel.
Cette conception a des implications importantes dans le comportement des bahá'ís et donne lieu à des pratiques tout à fait contraires à l'attitude qui prévaut dans la société dans son ensemble. L'une des vertus caractéristiques soulignées dans les Écrits bahá'ís est le respect de ce qui est sacré. Un tel comportement n'a pas de sens pour ceux qui ont une conception purement matérialiste du monde, tandis que de nombreux disciples des religions établies l'ont réduit a une série de rituels dépourvus de véritable sens spirituel.
Dans certains cas, les Écrits bahá'ís contiennent des indications précises sur la manière de montrer du respect pour des objets ou des endroits sacrés, par exemple: les restrictions concernant l'usage du Plus Grand Nom sur des objets, ou l'utilisation sans discernement de l'enregistrement de la voix du Maître. Dans d'autres cas, il est demandé aux croyants de s'efforcer d'acquérir une compréhension plus profonde du concept du sacré dans les enseignements bahá'ís, et de déterminer ainsi leur propre façon de se conduire par laquelle révérence et respect doivent être exprimés.
L'importance d'un tel comportement dérive du principe exprimé dans les Écrits bahá'ís, selon lequel l'extérieur a une influence sur l'intérieur. Parlant du "peuple de Dieu", Bahá'u'lláh déclare:
Leur conduite extérieure n'est qu'un reflet de leur vie intérieure, et leur vie intérieure un miroir de leur conduite extérieure.
C'est dans ce contexte que la Maison Universelle de Justice souhaite que vous considériez les préoccupations exprimées ces dernières années. Les bahá'ís dotés de talent artistique sont dans la position unique, lorsqu'ils traitent de thèmes bahá'ís, d'utiliser leurs capacités de telle façon à dévoiler au genre humain l'évidence du renouveau spirituel que la Foi bahá'íe a apporté à l'humanité grâce à sa revitalisation du concept de révérence.
Les questions de liberté artistique n'entrent pas dans les considérations soulevées ici. Les artistes bahá'ís sont libres d'exercer leurs talents sur n'importe quel sujet qui les intéresse. Toutefois, il faut espérer qu'ils donneront l'exemple en redonnant à une société matérialiste le sens du respect comme élément vital pour parvenir à la vraie liberté et au bonheur éternel.
(24 septembre 1987, au nom de la Maison Universelle de Justice à un individu)
[61] La Maison de Justice est heureuse d'apprendre que vous réussissez dans votre profession. Elle vous conseille de considérer cette activité professionnelle dans le contexte du service à la Foi et la promotion du travail de proclamation et d'enseignement. Votre réussite dans la musique vous permettra de toucher un large éventail de personnes et finalement leur transmettre le message de Bahá'u'lláh en exprimant ses valeurs dans votre musique. A mesure que vos affaires se développeront, vous pourrez également établir des liens d'amitié précieux pour la Foi parmi les gens influents que vous rencontrerez. Ces considérations vous guideront dans la décision que vous devez prendre maintenant concernant la région où vous établir. Les artistes bahá'ís qui acquièrent éminence et renommée dans leur domaine, et qui continuent à se consacrer à la promotion de la Foi, peuvent rendre un service unique à la Cause maintenant que la curiosité du public pour les enseignements bahá'ís s'éveille graduellement.
(30 juin 1988, au nom de la Maison Universelle de Justice à deux individus)
[62] Il est permis d'utiliser des passages des Écrits sacrés comme textes destinés à être accompagnés de composition musicale ainsi que de répéter des versets ou des mots. Les citations suivantes donnent des précisions supplémentaires sur ces questions.
Par conséquent... mettez en musique les versets et les paroles divines afin qu'ils soient chantés dans les Assemblées et les réunions sur une mélodie très émouvante, et que le cœur des auditeurs vibre et s'élève vers le Royaume d'Abhá en supplication et en prière.
('Abdu'l-Bahá, "Bahá'í World Faith", p. 378) (8)
Sans aucun doute des prières et des passages des Tablettes, des "Paroles cachées", etc., seront appropriées, mais il ne pense pas qu'il convienne d'en abréger quelque portion que ce soit, autrement dit, de laisser de côté certains passages d'un paragraphe ou d'une méditation et ainsi les raccourcir.
(D'une lettre datée du 3 juillet 1949 écrite de la part de Shoghi Effendi a un croyant)
En réponse a une question d'un croyant concernant des changements mineurs de mots par souci d'accent correct ou l'ajout d'un mot par souci de rime parfaite, le bien-aimé Gardien a déclaré ce qui suit:
Il est permis d'apporter de légers changements au texte des prières et je vous conseillerais de donner une forme musicale à la parole révélée elle-même, ce qui sera, je crois, extrêmement efficace. Je prierai pour que le Bien-Aimé vous inspire dans la réalisation de ce grand service pour sa Cause.
(Écrit par Shoghi Effendi lui-même dans une lettre datée du 8 avril 1931 écrite en son nom à un croyant)
Quant à la question d'accompagner les versets des Écrits bahá'ís de mélodies d'œuvres musicales existantes, en supposant que cela n'implique pas de restrictions légales ou de droits d'auteur, il faut garder à l'esprit qu'une telle musique peut conserver des associations avec le morceau original, que ce soit dans le texte ou dans l'esprit, et peut ne pas satisfaire l'exigence de traiter les Textes sacrés avec dignité et révérence.
(6 décembre 1989, au nom de la Maison Universelle de Justice à un individu)
[63] Il n'y a aucune objection à ce qu'une prière soit interprétée sous forme de mouvement ou de danse si cela est fait dans l'esprit de révérence qui se doit, mais il serait préférable de ne pas lire le texte.
(4 janvier 1990, au nom de la Maison Universelle de Justice à un individu)
[64] La Maison Universelle de Justice est heureuse d'apprendre vos activités d'enseignement et votre dévotion constante pour la Cause de Dieu en dépit des difficultés que vous rencontrez en tant que musicien. Concernant vos questions: les enseignements bahá'ís n'approuvent évidemment pas que les musiciens ou autres artistes soient maltraités, et les artistes ne sont pas non plus censés sacrifier leur libre-arbitre aux caprices ou même aux opinions bien arrêtées d'autres bahá'ís. Quant aux tensions et difficultés que vous rencontrez pour enseigner la Foi à travers la musique et en même temps satisfaire votre besoin d'indépendance financière, il est suggéré que ce sera à vous d'établir vos propres limites dans ce domaine. Nous trouvons, par exemple, les conseils suivants dans une lettre du 26 février 1933 écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant:
Les conseils que Shoghi Effendi vous a donnés concernant le partage de votre temps entre servir la Cause et vous occuper de vos autres obligations fut également donnés à bien d'autres amis à la fois par Bahá'u'lláh et par le Maître. Il s'agit d'un compromis entre les deux versets de "l'Aqdas", l'un stipulant qu'il incombe à chaque bahá'í de contribuer à la promotion de la Foi et l'autre que chaque âme doit s'adonner à une forme d'occupation qui profite à la société. Dans l'une de ses tablettes, Bahá'u'lláh dit que la forme de détachement la plus élevée en ce jour est d'avoir une profession et d'être financièrement autonome. Un bon bahá'í, par conséquent, est celui qui organise sa vie de telle sorte qu'il consacre son temps à la fois à ses besoins matériels et au service de la Cause.
(15 février 1990, au nom de la Maison Universelle de Justice à un individu)
[65] Votre sincère désir d'utiliser le théâtre comme moyen de diffuser les principes de la Foi parmi les gens est louable; la Maison de Justice espère que vos efforts dévoués dans ce domaine seront pour vous une source de satisfaction et profiteront à la communauté. Toutefois, comme vous l'avez vous-même indiqué, vous êtes conscients des difficultés et des embûches éventuelles qu'impliquent les activités théâtrales bahá'íes en ce moment et dans le contexte d'intolérance qui règne dans votre pays. Pour ces raisons, il est primordial de ne pas produire de pièces de théâtre qui puissent susciter l'antipathie du public ou l'indignation d'extrémistes religieux.
(9 avril 1990, au nom de la Maison Universelle de Justice à une Assemblée Spirituelle Nationale)
[66] ...les danses traditionnelles associées à l'expression d'une culture sont permises dans les centres bahá'ís. Toutefois, il faut garder à l'esprit que de telles danses traditionnelles ont généralement un thème sous-jacent ou évoquent une histoire. Il faut prendre soin de s'assurer que les thèmes de ces danses sont en harmonie avec les règles éthiques élevées de la Cause et ne figurent rien qui puisse éveiller de bas instincts et d'indignes passions...
Quant aux danses chorégraphiées dont le but est de renforcer et proclamer les principes bahá'ís, si elles peuvent être exécutées d'une manière qui reflète la noblesse de ces principes et suscite les attitudes appropriées de respect ou de révérence, on ne peut faire objection aux danses qui visent à interpréter des passages des Écrits; cependant, il est préférable que les mouvements d'une danse ne soient pas accompagnés par la lecture des textes.
Le principe qui doit guider les amis dans leurs réflexions sur cette question est celui de l'observance de la "modération dans tout ce qui touche à l'habillement, au langage, aux divertissements, et à toutes activités artistiques et littéraires."
(20 juin 1991, au nom de la Maison Universelle de Justice à une Assemblée Spirituelle Nationale)
[67] Il n'y a, bien sûr, aucune objection à faire usage de l'expression "artiste bahá'í" mais, à ce stade de la Dispensation bahá'íe, nous ne devons pas utiliser les termes "art bahá'í", "musique bahá'íe", ou "architecture bahá'íe".
(12 mars 1992, au nom de la Maison Universelle de Justice à deux individus)
[68] Le roman est un moyen d'expression qui offre a un auteur une grande latitude pour développer des idées et domaines de pensée jusqu'alors inexplorés. Vous devriez cependant faire attention de ne pas... donner des interprétations qui peuvent ne pas être correctes, si la Foi et ses enseignements doivent être explicitement mentionnés dans le roman. Si, par contre, le roman n'a pas de lien évident avec la Foi, vous êtes libre de vous servir de votre imagination pour explorer toute idée dont la source est dans les principes de la Foi.
(15 février 1994, au nom de la Maison Universelle de Justice à un individu)
[69] Dans tous leurs efforts pour atteindre le but du Plan de quatre ans, les amis sont appelés à faire une plus grande place à l'utilisation des arts, non seulement a des fins de proclamation mais aussi en matière d'expansion et de consolidation. Les arts graphiques, scéniques et la littérature ont joué, et peuvent jouer, un rôle important dans l'accroissement de l'influence de la Cause. L'art folklorique quant à lui peut être exploité partout dans le monde, que ce soit dans les villages, les villes petites et grandes. Shoghi Effendi fondait de grands espoirs dans l'expression artistique pour attirer l'attention sur les Enseignements. Voici ce qu'il exprime à ce propos dans une lettre écrite de sa part a un individu: "Le jour viendra où la Cause se répandra comme un feu de forêt lorsque son esprit et ses enseignements seront présentés sur scène, ou dans l'art et la littérature dans son ensemble. L'art a une plus grande capacité d'éveiller les sentiments nobles que la froide intellectualisation, spécialement parmi la masse populaire"
(21 avril 1996, par la Maison Universelle de Justice aux Bahá'ís du monde)
[70] Dans une grande partie de la région, on a négligé l'éducation des enfants. Il faudrait entreprendre des programmes de plus grande envergure dans ces pays où le besoin existe, pour assurer que les enfants bahá'ís soient élevés, encouragés à acquérir des esprits formés, éclairés par une saine connaissance des Enseignements divins, et bien équipés pour participer au travail de la Cause à tous les niveaux et contribuer aux arts, métiers et sciences nécessaires au progrès de la civilisation. De tels programmes, lorsqu'ils sont ouverts à tous les enfants, bahá'ís ou non, offrent un puissant moyen d'étendre les influences bénéfiques du message de Bahá'u'lláh à la société dans son ensemble.
(21 avril 1996, par la Maison Universelle de Justice aux disciples de Bahá'u'lláh en Australasie)
NOTES
1. Musicien persan sans égal: chanteur, instrumentiste et inventeur de nombreux instruments de musique anciens, qui vécut à la cour de Khosrow-Parviz de la dynastie Sasani, aux environs de 600 A.D.
2. "Père de la poésie persane" (d. 940 A.D.).
3. Érudit musulman de renom; auteur d'un traité sur la musique (ca. 870-950 A.D.).
4. Médecin/scientifique/philosophe connu en Occident sous le nom d'Avicenne, dont l'une des œuvres majeures consacre une section à la théorie musicale (ca. A.D. 980-1027).
5. Shahnaz, le nom donné au destinataire de cette tablette, est aussi le thème d'un mode musical.
6. La Maison Universelle de Justice, dans une lettre du 15 mars 1972 écrite en son nom, a clarifié cette expression du Gardien de la manière suivante: "En ce qui concerne la question de la prostitution de l'art et de la littérature nous entendons par là, l'utilisation de l'art et de la littérature à des fins avilissantes."
7. Le 23 mars 1945, à un individu.
8. Une traduction autorisée plus récente de ce passage se trouve dans "Sélections des Écrits de 'Abdu'l-Bahá" (Maison d'Éditions Bahá'íes, 1983), paragraphe 74.2 (voir numéro [14] de cette compilation).
Dans son message de Ridván 1996 aux bahá'ís du monde, la Maison Universelle de Justice attirait l'attention sur l'importance des arts, surtout les arts graphiques et scéniques, ainsi que la littérature, pour la proclamation, l'expansion et la consolidation de la Foi bahá'íe. Cette compilation vise à développer ce concept. Bien qu'il y ait de nombreuses références aux "arts" dans les traductions anglaises des Écrits de Bahá'u'lláh et de 'Abdu'l-Bahá, la mention du terme "arts" dans nombre de ces passages peut être trompeuse car le sens du mot à l'origine alors inclut souvent un large éventail d'activités telles que les travaux et les métiers industriels. Les extraits contenus dans cette compilation ont été choisis parce qu'ils portent essentiellement sur les arts graphiques et scéniques ainsi que la littérature.
(c) Maison d'éditions Bahá'íes - 205 rue du Trône, Bruxelles
D/1547/1998/4 - ISBN 2-87203-045-X
Die Bedeutung der Künste á Textzusammenstellung á Bahá'í Verlag GmbH, Auflage 1.01 (O-2024-04-01)
Die Bedeutung der Künste
Textzusammenstellung
Die Botschaft des Universalen Hauses der Gerechtigkeit zu Riḍván 1996 an die Bahá’í der Welt lenkte unsere Aufmerksamkeit auf die Bedeutung der Kunst, insbesondere der bildenden und darstellenden Künste und der Literatur bei der Proklamation, der Ausbreitung und der Festigung des Bahá’í-Glaubens. In dieser Zusammenstellung soll ausführlich darauf eingegangen werden. Während in den englischen Übersetzungen der Schriften Bahá’u’lláhs und ‘Abdu’l-Bahás oft auf „die Künste“ Bezug genommen wird, kann doch der Gebrauch des Begriffes „Künste“ in vielen dieser Textstellen irreführend sein, da die ursprüngliche Bedeutung des Wortes oftmals ein weites Feld von Aktivitäten wie gewerbliche Berufe und Handwerke beinhaltet. Die Textauszüge in dieser Zusammenstellung wurden ausgewählt, weil sie sich hauptsächlich auf die bildenden und darstellenden Künste und die Literatur beziehen.
Aus den Schriften Bahá’u’lláhs
1
Die Sonne der Wahrheit ist das Wort Gottes, von dem die Erziehung derer abhängt, die mit der Kraft des Verstehens und der Rede begabt sind. Sie ist der wahre Geist und das himmlische Wasser, durch deren Hilfe und barmherzige Vorsehung alle Dinge belebt wurden und werden. In allen Spiegeln wird ihre Erscheinung durch die Farbe des Spiegels bestimmt. Wenn ihr Licht zum Beispiel auf die Spiegel der Herzen der Weisen geworfen wird, bringt es Weisheit hervor. In gleicher Weise entfaltet es, wenn es sich in den Spiegeln der Herzen von Künstlern offenbart, neue und einzigartige Künste. Und spiegelt es sich in den Herzen derer wider, die die Wahrheit erkennen, enthüllt es wundervolle Zeichen wahren Wissens und bringt die Wahrheit der Gottesworte ans Licht.A1
2
Wir haben euch Musik und Gesang erlaubt, doch seht euch vor, dass dies euch nicht verleite, des Anstands und der Würde Grenzen zu überschreiten. Eure Freude entspringe Meinem Größten Namen, einem Namen, der das Herz frohlocken lässt und allen Gott Nahen den Geist mit Verzückung erfüllt. Wir haben wahrlich die Musik zu einer Leiter für eure Seelen gemacht, zu einem Mittel für ihren Aufschwung in das Reich der Höhe. So macht sie nicht zu einem Flügelpaar des Selbstes und der Leidenschaft. Wir wollen euch wahrlich nicht den Narren zugesellt sehen.A2
3
Wer die Verse des Allbarmherzigen in den melodischsten Tönen vorträgt, wird durch sie zu einer Erkenntnis gelangen, mit der sich die Souveränität über Erde und Himmel nicht vergleichen lässt. Aus ihnen werden die Menschen den Duft Meiner Welten verspüren – Welten, die an diesem Tage keiner erkennen kann außer denen, die durch diese hehre, diese strahlend schöne Offenbarung mit Scharfblick ausgestattet sind. Sprich: Diese Verse ziehen Herzen, die rein sind, hin zu jenen geistigen Welten, die weder beschrieben noch angedeutet werden können. Selig sind die Hörenden.A3
4
Ein jegliches Wort, das aus dem Munde Gottes hervorgeht, ist mit solcher Kraft versehen, dass es jeder menschlichen Gestalt neues Leben einflößen kann – gehörtet ihr doch zu denen, die diese Wahrheit begreifen! Alle wunderbaren Werke, die ihr in dieser Welt seht, sind durch das Wirken Seines höchsten, erhabensten Willens, Seines wunderbaren, unerschütterlichen Planes offenbart. Durch die bloße Offenbarung des Wortes ›Gestalter‹, das aus Seinem Munde hervorgeht und der Menschheit Seine Eigenschaft verkündet, hat Er eine Kraft entfesselt, die über die Zeitalter hindurch all die mannigfaltigen Künste erzeugt, derer des Menschen Hände fähig sind. Dies ist wahrlich eine unumstößliche Wahrheit. Kaum wird dieses strahlende Wort geäußert, da bringen seine belebenden, in allem Erschaffenen wirkenden Kräfte die Mittel hervor, die solche Künste schaffen und zur Vollendung bringen. Alle wundersamen Errungenschaften, die ihr jetzt seht, sind die direkte Folge der Offenbarung dieses Namens.A4
5
Die Seele, die der Sache Gottes treu bleibt und unbeirrbar Seinem Pfade folgt, wird nach ihrem Aufstieg solche Kraft besitzen, dass alle Welten, die der Allmächtige erschaffen hat, durch sie gefördert werden können. Eine solche Seele sorgt auf Geheiß des wahren Königs und göttlichen Erziehers für den reinen Sauerteig, der die Welt des Seins durchdringt und jene Kraft spendet, durch welche die Künste und Wunderwerke der Welt offenbar werden.A5
6
Jedes deiner Dichterworte ist fürwahr wie ein Spiegel, der die Zeichen deiner Ergebenheit und Liebe für Gott und Seine Erwählten wiedergibt. Wohl dir, der du den erlesenen Wein der Rede getrunken hast und des sanften Stromes wahren Wissens teilhaftig wurdest. Glücklich, wer sich satt trinkt und zu Ihm gelangt, aber wehe den Achtlosen! Deine Gedichte zu lesen, war wirklich sehr eindrucksvoll, denn aus ihnen spricht sowohl das Licht der Vereinigung wie das Feuer der Trennung.A6
Aus den Schriften ‘Abdu’l-Bahás
7
O Musiker Gottes! Die Gemeinschaft der Sänger, die in den Gärten der Heiligkeit verweilen, müssen in diesem Zeitalter einen so jubelnden Ausbruch an Liedern hervorströmen lassen, dass die Vögel auf dem Feld in heftigem Entzücken auffliegen; und an diesem göttlichen Festtag, an dieser himmlischen Tafel sollten sie die Laute und die Harfe, die Viola und die Lyra auf solche Art spielen, dass die Menschen des Ostens und des Westens mit äußerster Freude und Fröhlichkeit erfüllt und von Jubel und Glück mitgerissen werden. Nun geziemt es dir, die Melodie dieser göttlichen Lyra anzustimmen und auf dieser himmlischen Laute zu spielen, auf dass dadurch BárbudA7 ins Leben zurückgerufen und RúdakíA8 getröstet und FárábíA9 ruhelos und Ibn-i-SínáA10 zum Sinai Gottes geleitet werden. Auf dir seien Gruß und Preis.A11
8
Ich hoffe aufrichtig, dass du all die persischen Gedichte, die die Gesegnete Schönheit offenbarte, auswendig lernen und sie mit einer Stimme von unvergleichlicher Lieblichkeit auf Bahá’í-Treffen und -Versammlungen singen wirst. Der Tag ist nicht mehr fern, da diese Gedichte in westlicher Musik vertont werden, und der süße Klang dieser Lieder das Abhá-Königreich mit äußerster Freude und Fröhlichkeit erreichen wird.A12
9
Die Kunst der Musik muss auf die höchste Entwicklungsstufe gehoben werden, denn sie ist eine der wunderbarsten Künste, und in diesem herrlichen Zeitalter des Herrn der Einheit ist es höchst wichtig, sie vollkommen zu beherrschen. Man muss indessen bemüht sein, den Grad künstlerischer Vollkommenheit zu erlangen und nicht wie solche sein, die etwas unvollendet lassen.A13
10
O Nachtigall des Rosengartens Gottes! Das Singen von Melodien wird die Menschenwelt beleben und beglücken, die Hörer werden entzückt und erfreut und ihre tiefsten Gefühle werden erregt. Aber diese Freude, diese Gefühlsregung ist vergänglich und wird binnen kurzem vergessen sein. Du jedoch, Preis sei Gott, hast deine Hymnen mit den Melodien des Königreiches verbunden, du wirst der Welt des Geistes Trost geben und wirst immerwährend geistige Gefühle hervorrufen. Dies wird ewig währen und die Umwälzungen von Zeitaltern und Jahrhunderten überdauern.A14
11
O Diener Bahás! Musik wird an der Schwelle des Allmächtigen als lobenswerte Wissenschaft betrachtet, mögest du in großen Zusammenkünften und Versammlungen die Verse mit wunderbaren Weisen singen und solche Hymnen des Lobpreises im Mashriqu’l-Adhkár anstimmen, dass die Himmlischen Heerscharen entzückt werden. Bedenke kraft dessen, wie sehr die Kunst der Musik hoch geschätzt und gepriesen wird. Versuche, wenn du vermagst, geistige Melodien, Lieder und Weisen zu verwenden und die irdische Musik in Einklang mit der himmlischen Melodie zu bringen. Dann wirst du feststellen, welch großen Einfluss Musik ausübt und welch himmlische Freude und Leben sie verleiht. Stimme solche Lieder und Weisen an, auf dass die Nachtigallen des göttlichen Geheimnisses mit Freude und Verzückung erfüllt werden.A15
12
Ich freue mich zu hören, dass du dir mit deiner Kunst Mühe gibst, denn in diesem wundervollen neuen Zeitalter ist Kunst Gottesdienst. Je mehr du dich bemühst, sie zu vervollkommnen, desto näher wirst du Gott kommen. Welches Geschenk könnte größer sein als dieses, dass die Kunst eines Menschen gleichbedeutend sei mit der Anbetung des Herrn? Das bedeutet, dass, wenn deine Finger den Pinsel ergreifen, es ist, als ob du im Tempel beten würdest.A16
13
Zu den größten aller großen Dienste gehört die Kindererziehung und die Förderung der verschiedenen Wissenschaften, Handwerke und Künste. Gelobt sei Gott, ihr unternehmt nun eifrige Anstrengungen zu diesem Ziel. Je beharrlicher ihr diese höchst wichtige Aufgabe verfolgt, desto mehr werdet ihr Zeugen der Bestätigungen Gottes sein, bis zu einem solchen Grade, dass ihr selbst erstaunt sein werdet.A17
14
O du Vöglein, das so lieblich die Schönheit Abhá besingt! In dieser neuen, wunderbaren Sendung wurden die Schleier des Aberglaubens zerrissen und die Vorurteile der östlichen Völker missbilligt. Die Musik wurde bei einigen östlichen Völkern als verwerflich angesehen, aber in diesem neuen Zeitalter hat das Licht der Offenbarung in Seinen heiligen Sendbriefen besonders dargelegt, dass Musik, gesungen oder gespielt, geistige Nahrung für Herz und Seele ist.
Die Musik gehört zu den Künsten, die höchstes Lob verdienen. Sie bewegt alle Herzen, die traurig sind. O ShahnázA18, spiele und singe darum die heiligen Worte Gottes in den Versammlungen der Freunde mit herrlichen Tönen, so dass die Ketten des Kummers und der Sorge von den Hörern abfallen, ihre Seelen sich vor Freude erheben und sich demütig im Gebet dem Reiche der Herrlichkeit zuwenden.A19
15
So strengt euch denn mächtig an, ihr Geliebten Gottes, damit ihr diesen Fortschritt und alle diese Bestätigungen an euch selber zeigt und Brennpunkte für Gottes Gnadengaben, Aufgangsorte Seiner lichtvollen Einheit, Förderer aller Segnungen und Gunstbeweise kultivierten Lebens werdet! Werdet dortzulande zur Vorhut menschlicher Vollkommenheit, tragt die verschiedenen Wissenszweige voran, seid aktiv und fortschrittlich auf dem Gebiet der Erfindungen und Künste. Bemüht euch, das menschliche Verhalten zu verbessern, und trachtet danach, die ganze Welt sittlich zu übertreffen. Solange die Kinder noch klein sind, nährt sie an der Brust himmlischer Gnade, hegt sie in der Wiege aller Vollkommenheiten, zieht sie groß in den Armen der Gabenfülle. Gönnt ihnen den Vorzug alles brauchbaren Wissens. Lasst sie teilhaben an jedem neuen, trefflichen, wundersamen Handwerk und Kunstgewerbe. Erzieht sie zu Arbeit und Einsatz, gewöhnt sie an Mühsal.A20
16
O ihr, die ihr Gottes Gunst empfanget! Die unerschütterliche Grundlage dieses neuen, wunderbaren Zeitalters ist das Lehren der Wissenschaften und Künste. Nach den ausdrücklichen Heiligen Worten muss jedes Kind in ausreichendem Maß in Kunst und Handwerk unterwiesen werden. Deshalb müssen in jeder Stadt und jedem Dorf Schulen errichtet werden, und jedes Kind dieser Stadt oder dieses Dorfes muss im nötigen Umfang lernen.A21
17
O du Sohn des Königreiches! Alles mit der Liebe Gottes Verbundene ist nützlich; ohne Seine Liebe sind alle Dinge schädlich und treten als Schleier zwischen den Menschen und den Herrn des Königreiches. Wo Seine Liebe ist, wird jede Bitternis süß und jede Gnadengabe bringt wohltuende Freude. So bringt zum Beispiel eine dem Ohr süße Melodie dem in Gott verliebten Herzen den wahren Geist des Lebens, die in sinnlichem Verlangen versunkene Seele jedoch besudelt sie mit Begierde.A22
18
O du Vogel der erquickenden Klänge! Dein kleines Buch mit Gedichten, die sehr lieblich sind, wurde gelesen. Es war eine Quelle der Freude, denn es war eine geistige Hymne und eine Melodie der Liebe Gottes.
Erhalte diesen Wohlklang, so lange du kannst in den Versammlungen der Geliebten; so mögen die Gemüter Ruhe und Freude finden und sich auf die Liebe Gottes einstimmen. Wenn ausdrucksvolle Rede, Schönheit der Bedeutung und Liebreiz der Komposition sich mit neuen Melodien vereinigen, ist die Wirkung immer groß, besonders, wenn es sich um die Hymnen der Verse der Einheit und die Lieder des Lobpreises des Herrn der Herrlichkeit handelt.
Bemühe dich auf das Äußerste, schöne Gedichte zu verfassen, dazu bestimmt, mit himmlischer Musik gesungen zu werden; auf dass ihre Schönheit die Gemüter bewegen und die Herzen der Hörer beeindrucken möge.A23
19
O du Rechtschaffener! Danke Gott, dass du in Musik und Melodie geschult bist und mit angenehmer Stimme die Verherrlichung und den Lobpreis des Ewigen, des Lebendigen, singst. Ich bete zu Gott, dass du diese Gabe bei Gebet und Andacht einsetzen mögest, damit die Seelen belebt, die Herzen angezogen und alle vom Feuer der Liebe zu Gott entflammt werden mögen.A24
20
Den höchsten Grad an Begriffsvermögen in der Welt der Natur besitzt die vernunftbegabte Seele. Diese Kraft und dieses Begriffsvermögen haben alle Menschen gemein, ob sie nun achtlos oder aufmerksam sind, ob sie vom Weg abgekommen oder treu sind. In der Schöpfung Gottes umfasst die vernunftbegabte Seele des Menschen alle anderen erschaffenen Dinge und zeichnet sich ihnen gegenüber aus: Da sie edler und vornehmer ist, umfasst sie alle. Durch die Kraft der vernunftbegabten Seele kann der Mensch die Wirklichkeit der Dinge entdecken, ihre Merkmale begreifen und die Geheimnisse des Daseins durchdringen. Alle Wissenschaften, Wissensgebiete, Künste, Erfindungen, Einrichtungen, Unternehmungen und Entdeckungen entspringen dem Begriffsvermögen der vernunftbegabten Seele.A25
Aus mündlichen Äußerungen ‘Abdu’l-Bahás
21
Was ist das für eine wunderbare Versammlung! Dies sind die Kinder des Königreichs. Das Lied, das wir gerade hörten, war sehr schön – sowohl die Melodie, als auch die Worte. Musik ist eine göttliche Kunst mit großer Wirkung. Sie ist Nahrung für Seele und Geist. Durch den Zauber und die Macht der Musik wird der Geist des Menschen erhoben. Sie besitzt eine wunderbar bewegende Wirkung auf die Herzen der Kinder, denn ihre Herzen sind rein, und Melodien haben großen Einfluss auf sie. Die Musik bringt die verborgenen Talente, mit denen die Herzen dieser Kinder begabt sind, zum Ausdruck. Darum müsst ihr alles tun, um ihre Kunstfertigkeit zu fördern. Lehrt sie, vortrefflich und eindrucksvoll zu singen. Jedes Kind sollte etwas von Musik verstehen, denn ohne Kenntnis dieser Kunst kann man sich an Instrumentalmusik und Gesang nicht richtig erfreuen. Genauso wichtig ist es, dass an Schulen Musik unterrichtet wird, damit die Herzen und Seelen der Schüler belebt und beflügelt werden und Freude ihr Leben erhellt.A26
22
Ein Schauspieler erwähnte das Schauspiel und dessen Einfluss. »Das dramatische Schauspiel ist höchst bedeutsam«, sagte ‘Abdu’l-Bahá. »Früher hatte es große erzieherische Kraft, und diese wird es wieder erlangen.« Er schilderte, wie Er als kleiner Junge das Mysterienspiel vom Verrat an ‘Alí und dessen Leidensweg gesehen habe und Ihn dieses Spiel so tief ergriffen habe, dass Er weinte und nächtelang nicht schlafen konnte.A27
23
‘Abdu’l-Bahá sagte: »Jede Kunst ist eine Gabe des Heiligen Geistes. Wenn dieses Licht durch den Geist eines Musikers scheint, manifestiert es sich in wunderschönen Harmonien. Und scheint es durch den Geist eines Dichters, wird es durch feine Poesie und poetische Prosa sichtbar. Wenn das Licht der Sonne der Wahrheit den Geist eines Malers inspiriert, bringt er wunderbare Bilder hervor. Diese Gaben erfüllen ihren höchsten Zweck, wenn sie den Lobpreis Gottes kundtun.«Q1
24
Es ist für Herz und Geist natürlich, dass sie Freude und Vergnügen für alles empfinden, was Symmetrie, Harmonie und Vollkommenheit ausdrückt. Zum Beispiel ein schönes Haus, ein wohlgestalteter Garten, eine symmetrische Linie, eine anmutige Bewegung, ein schön geschriebenes Buch, gefällige Kleidung – ja eigentlich alles, was Anmut oder Schönheit in sich trägt, wirkt wohltuend auf Herz und Geist – daher ist es ganz sicher, dass eine reine Stimme Freude hervorruft.A28
Aus den Schriften Shoghi Effendis
25
Solch ein keusches und heiliges Leben mit seinen Kennzeichen der Bescheidenheit, Reinheit, Enthaltsamkeit, Anständigkeit und inneren Sauberkeit bedingt nichts weniger als Mäßigung in allem, was zu Kleidung, Sprache, Vergnügen sowie allen künstlerischen und literarischen Zerstreuungen gehört. Es verlangt tägliche Wachsamkeit in der Beherrschung der fleischlichen Wünsche und verderbten Neigungen. Es fordert die Aufgabe leichtfertigen Verhaltens mit seiner übertriebenen Verhaftung an nichtssagende und oft missgeleitete Freuden. Es verlangt völlige Enthaltung von allen alkoholischen Getränken, von Opium und ähnlichen Drogen, die zur Gewohnheit werden können. Es verurteilt die erniedrigende Verwendung von Kunst und Literatur, Nacktkultur und Kameradschaftsehe, eheliche Untreue und alle Arten des zwanglosen geschlechtlichen Verkehrs, leichtfertige Vertraulichkeit und geschlechtliche Laster. Es kann keinen Kompromiss dulden mit den Lehren, Maßstäben, Gewohnheiten und Übertreibungen eines verfallenden Zeitalters. Nein, es sucht vielmehr durch die anfeuernde Kraft seines Beispiels den schädlichen Charakter solcher Lehren, die Falschheit solcher Maßstäbe, die Hohlheit solcher Ansprüche, die Entartung solcher Gewohnheiten und die Schändlichkeit solcher Übertreibungen zu beweisen.A29
Aus Briefen im Auftrag Shoghi Effendis
26
Shoghi Effendi bittet mich, den Eingang Ihres Briefes vom 27. Oktober 1931 zu bestätigen, der zusammen mit der Begleitmusik zu The Lonely Stranger von … gesandt wurde. Er hofft aufrichtig, dass, wenn die Sache Gottes wächst und begabte Menschen unter ihr Banner treten, sie damit beginnen werden, in der Kunst den Geist, der ihre Seelen belebt, zu symbolisieren. Jede Religion hat eine Form der Kunst mit sich gebracht – lasst uns schauen, welche Wunder diese Sache mit sich bringen wird. Solch ein herrlicher Geist sollte auch einer herrlichen Kunst Raum geben. Der Tempel in all seiner Schönheit ist nur der erste Strahl einer frühen Dämmerung; noch wundervollere Dinge werden in Zukunft vollbracht werden.A30
27
Er möchte in The Bahá’í World einen neuen Abschnitt einführen, der ganz den von Bahá’í verfassten Gedichten gewidmet ist. Obgleich es ein bescheidener Beginn ist, so mag es doch der Anfang großer zukünftiger Beiträge sein. Shoghi Effendi möchte damit die Begabten dazu ermutigen, dem sie erfüllenden wunderbaren Geist Ausdruck zu verleihen. Wir brauchen in der Sache Gottes Dichter und Schriftsteller, und dies ist zweifellos eine gute Möglichkeit, sie anzuspornen. Einige der Gedichte wurden von sehr jungen Menschen geschrieben, doch klingen sie so echt und drücken solche Gedanken aus, dass man nur innehalten und staunen kann. In Persien hat der Glaube Gottes Dichter hervorgebracht, die sogar Nicht-Bahá’í als groß erachten. Wir hoffen, dass es nicht lange dauern wird, bis sich auch im Westen solche Wesen erheben.A31
28
Gewiss wird mit der Ausbreitung des Geistes Bahá’u’lláhs eine neue Epoche in Kunst und Literatur anbrechen. Während zuvor die Form perfekt war, es aber an Geist fehlte, wird sich nun in einer unermesslich verbesserten Form ein herrlicher Geist durch die neubelebte Schöpferkraft in der Welt verkörpern.A32
29
Shoghi Effendi bittet mich, den Eingang Ihres Briefes vom 18. Mai 1932 zu bestätigen. Er ist sehr erfreut zu erfahren, dass Ihnen Nabils Bericht gefallen hat, denn seine größte Belohnung besteht darin zu sehen, dass sein Werk, das ihn so viel Arbeit und Mühe gekostet hat, den Freunden hilft, den Geist, der diese Bewegung belebt und das beispielhafte Leben der heroischen Seelen, die ihn in die Welt hineingetragen haben, besser und umfassender zu verstehen.
Der Hüter hofft aufrichtig, dass die Freunde durch das Lesen dieses Buches zu größerer Aktivität und einem höheren Grad des Opfers angeregt werden, dass sie eine tiefere Vergegenwärtigung dieser Sache erreichen, dessen Ausbreitung und letztendlicher Sieg ihrer Obhut anvertraut ist. Wie einige, die das Buch gelesen haben bemerkten, kann sich niemand mit diesen Lebensläufen vertraut machen, ohne dazu inspiriert zu werden, ihnen auf ihrem Weg zu folgen.
Es ist sicherlich wahr, dass der Geist dieser heroischen Seelen viele Künstler bewegen wird, ihr Bestes zu geben. Es sind solche Lebensläufe, die in der Vergangenheit Dichter inspiriert und die Pinsel von Malern in Bewegung gesetzt haben.A33
30
Shoghi Effendi war sehr interessiert, vom Erfolg des Festzugs der Nationen zu erfahren, den Sie veranstalteten. Er hofft aufrichtig, dass alle Anwesenden durch denselben Geist inspiriert wurden, der auch Sie bei der Vorbereitung erfüllte.
Gerade durch solche Darbietungen können wir das Interesse einer großen Schar von Menschen am Geist der Sache Gottes wecken. Es wird die Zeit kommen, da der Glaube sich wie ein Lauffeuer verbreiten wird, wenn sein Geist und seine Lehren auf der Bühne oder in Kunst und Literatur als Ganzes dargestellt werden. Kunst kann solch edle Gefühle besser erwecken als kalte, rationale Erläuterungen, besonders unter der Masse der Bevölkerung.
Wir brauchen nur noch ein paar Jahre zu warten, um zu sehen, wie der von Bahá’u’lláh eingehauchte Geist in den Arbeiten von Künstlern seinen Ausdruck findet. Was sie und einige andere Bahá’í gerade versuchen, ist nur ein schwacher Schimmer, der dem strahlenden Licht eines herrlichen Morgens vorangeht. Wir können noch nicht abschätzen, welchen Anteil die Sache im Leben der Gesellschaft zu spielen bestimmt ist. Wir müssen ihr Zeit lassen. Das Material, das dieser Geist formen muss, ist zu roh und unwürdig, aber es wird am Ende nachgeben, und die Sache Bahá’u’lláhs wird sich in ihrem vollen Glanze offenbaren.A34
31
Der Hüter schätzt die Hymnen, die sie so herrlich komponieren. In ihnen sind ganz sicher die Wirklichkeiten des Glaubens enthalten; sie werden ihnen helfen, die Botschaft den Jugendlichen zu übermitteln. Es ist die Musik, die uns hilft, den menschlichen Geist anzuregen. Sie ist ein wichtiges Mittel, das uns hilft, mit der Seele zu kommunizieren. Der Hüter hofft, dass sie mit Hilfe der Musik den Menschen die Botschaft bringen und ihre Herzen anziehen werden.A35
32
Was Bahá’u’lláh mit »Wissenschaften, die mit Worten beginnen und enden« in erster Linie meint, sind theologische Abhandlungen und Kommentare, die den menschlichen Verstand nur belasten, statt ihm zu helfen die Wahrheit zu finden. Die Studenten pflegen ihr Leben solchen Studien zu widmen, aber erreichen nichts. Bahá’u’lláh hat gewiss niemals beabsichtigt, das Schreiben von Geschichten in diese Kategorie einzuordnen; auch sind Kurzschrift und Maschineschreiben äußerst nützliche Fähigkeiten, die im gegenwärtigen gesellschaftlichen und wirtschaftlichen Leben sehr benötigt werden.
Sie könnten aber – und sollten – ihre Geschichten dazu nutzen, dass sie den Lesern zur Quelle der Inspiration und Führung werden. Mit einer solchen Fähigkeit können sie den Geist und die Lehren der Sache Gottes verbreiten; sie können auf die Übel in der Gesellschaft hinweisen und auch, auf welche Art sie behoben werden können. Wenn sie ein echtes Talent zum Schreiben besitzen, dann sollten sie es als eine Gabe Gottes ansehen und sich darum bemühen, es zur Besserung der Gesellschaft einzusetzen.A36
33
Ihr Nabil gewidmetes Gedicht hat mich tief berührt… Ich würde auch jedes weitere Gedicht aus Ihrer begabten Feder freudig begrüßen, das irgendeine Phase oder Episode behandelt, die in Nabils unsterblichem Bericht erzählt wird. Sie leisten der Sache Gottes einzigartige und bemerkenswerte Dienste. Seien Sie glücklich und fahren Sie unbeirrt in Ihren edlen Bemühungen fort.A37
34
In Bezug auf die Hauptfrage, die Sie im Zusammenhang mit dem Singen von Liedern bei Bahá’í-Versammlungen gestellt haben, bittet er (der Hüter) mich, Ihnen zu versichern, dass er keinerlei Einwände dagegen hat. Das Element Musik ist zweifellos bei allen Bahá’í-Zusammenkünften ein wichtiger Faktor. Der Meister selbst hat ihre Bedeutung betont. Die Freunde sollten jedoch in dieser Beziehung, wie auch in allen anderen Fällen, nicht die Grenzen der Mäßigung überschreiten und dafür Sorge tragen, den streng geistigen Charakter all ihrer Versammlungen zu wahren. Musik sollte zu Geistigkeit führen, vorausgesetzt, sie schafft eine solche Atmosphäre, kann es keine Einwände geben.
Ein Unterschied von entscheidender Bedeutung muss jedoch klar herausgestellt sein zwischen dem Singen von Liedern, die von den Freunden vertont wurden und dem Intonieren der Heiligen Texte.A38
35
Nun zu Ihrer Frage, ob es ratsam ist, Episoden aus der Bahá’í-Geschichte in Dramen darzustellen. Der Hüter erachtet es für gut und ermutigt sogar die Freunde, sich mit solchen literarischen Aufgaben zu befassen, die zweifellos von immensem Wert bei der Lehrarbeit sein können. Allerdings wünscht er, dass die Freunde es vermeiden, die Gestalten von Báb, Bahá’u’lláh und ‘Abdu’l-Bahá als agierende Personen auf der Bühne darzustellen. Dies wäre, wie er schon früher erwähnte, sehr respektlos. Allein die Tatsache, dass sie auf der Bühne erscheinen, stellt einen Akt der Unhöflichkeit dar, der in keiner Weise mit ihrer höchst erhabenen Stellung in Einklang gebracht werden kann. Vorzugsweise sollten ihre Botschaft oder ihre tatsächlichen Worte wiedergegeben und von ihren Anhängern, die auf der Bühne erscheinen, berichtet werden.A39
36
Der Hüter war auch erfreut, von Ihrem starken Interesse an Musik zu erfahren und von Ihrem Wunsch, dem Glauben in dieser Richtung zu dienen. Obgleich wir jetzt erst am Anfang der Bahá’í-Kunst stehen, sollten die Freunde, die das Gefühl haben, in dieser Hinsicht begabt zu sein, sich um die Entwicklung und Kultivierung dieser Gaben bemühen und in Ihrer Arbeit – wie unzulänglich auch immer – den göttlichen Geist widerspiegeln, den Bahá’u’lláh in die Welt gehaucht hat.A40
37
… Sie erheben die Frage, wie für Bahá’í-Musiker und -Komponisten die Quelle der Inspiration sein wird: Die Musik der Vergangenheit oder das Wort? Wir, die wir erst an der Schwelle der Bahá’í-Kultur stehen, können unmöglich vorhersehen, welche Form und welche Eigenschaften die Kunst der Zukunft haben wird, die von dieser machtvollen neuen Offenbarung inspiriert wird. Wir können nur dessen sicher sein, dass sie wunderbar sein wird; da jede Religion eine Kultur hervorbrachte, die in vielfältigen Formen erblühte, so können wir auch von unserem geliebten Glauben annehmen, dass er das Gleiche bewirken wird. Es ist jetzt verfrüht, verstehen zu wollen, wie das sein wird.A41
38
Musik ist eine der Künste, die eine natürliche kulturelle Entwicklung durchmacht. Der Hüter ist nicht der Ansicht, dass man so etwas wie eine ›Bahá’í-Musik‹ kultivieren sollte, da wir ja auch nicht versuchen, eine Bahá’í-Schule der Malerei oder der Schriftstellerei zu entwickeln. Den Gläubigen steht es frei, zu malen, zu schreiben und zu komponieren, wie ihre Begabung es ihnen eingibt. Wenn beim Komponieren von Musik die heiligen Schriften mit einbezogen sind, steht es den Freunden frei, sie zu benutzen, aber es sollte nie als Erfordernis angesehen werden, eine solche Musik bei Bahá’í-Versammlungen zu spielen. Je weiter die Freunde sich von festen Formen entfernt halten desto besser, denn sie müssen sich dessen bewusst sein, dass der Glaube ganz universal ist; und was ihnen als ein schönes Beiwerk bei der Feier eines Festes etc. erscheinen mag, könnte für die Ohren von Menschen eines anderen Landes vielleicht als unangenehmes Geräusch erscheinen und umgekehrt. So lange sie Musik um der Musik willen machen, ist es in Ordnung, sie sollten sie aber nicht als Bahá’í-Musik betrachten.A42
39
… er möchte die Aufmerksamkeit Ihres Rates auf etwas sehr Wichtiges lenken, und das ist der Größte Name. Für ein westliches Auge, das in der Kunst der Kalligraphie – der am höchsten entwickelten Kunst im Osten – nicht geübt ist, erscheint fast jeder Größte Name, wenn er die entscheidenden Punkte beinhaltet, als der Größte Name. Für einen Orientalen kann es aber etwas Ungeheuerliches sein. Die exakten Proportionen müssen eingehalten werden. Der Größte Name darf nicht in die Breite – oder Höhe – gezogen werden, um einen länglichen Raum oder einen Kreis zu füllen.A43
40
Es war ein Kanadier französischer Abstammung, der durch seine Vision und sein Können wesentlich am Entwurf und der Ausgestaltung der Charakteristika des ersten Mashriqu’l-Adhkár des Westens beteiligt war. Dies war der erste Versuch, wie elementar auch immer, die Schönheit auszudrücken, die die Bahá’í-Kunst, wenn sie in ihrer Fülle entwickelt ist, den Augen der Welt unterbreiten wird.A44
Aus Briefen des Universalen Hauses der Gerechtigkeit und solchen, die in seinem Auftrag geschrieben wurden
41
Musik ist eine der Künste, und die Propheten Gottes lehren nicht die ›Künste‹, aber der gewaltige kulturelle Auftrieb, den Religion der Gesellschaft gibt, erzeugt nach und nach neue und wunderbare Formen der Kunst. Wir sehen dies in den verschiedenen Stilen von Architektur und Malerei, die mit der christlichen, der mohammedanischen, der buddhistischen und mit anderen Kulturen verbunden sind. Ebenso hat sich Musik auch als Ausdrucksweise der Völker entwickelt.
Wir glauben, dass in der Zukunft, wenn der Bahá’í-Geist die Welt durchdrungen und die Gesellschaft tiefgreifend verändert hat, die Musik dadurch beeinflusst werden wird, aber es gibt keine Bahá’í-Musik als solche. Alles, was über Musik in den Lehren steht, ist, dass sie das Herz und die Seele des Menschen sehr tief beeinflussen und eine äußerst erhebende Wirkung haben kann.A45
42
Bezüglich der Themen, die Sie in Ihrem Brief zur Sprache bringen, steht in den Lehren nichts gegen das Tanzen, aber die Freunde sollten bedenken, dass der Maßstab von Bahá’u’lláh Anstand und Keuschheit ist. Die Atmosphäre in modernen Tanzsälen, wo so viel Rauchen und Trinken und sexuelle Zügellosigkeit vor sich geht, ist sehr schlecht, aber anständige Tänze an sich sind nicht schädlich. Klassischer Tanz oder in der Schule das Tanzen zu lernen wird sicher nicht schaden. Es schadet auch nicht, in Dramen mitzuwirken oder als Schauspieler im Film. Das Schädliche ist heutzutage nicht die Kunst selbst, sondern die bedauerliche Korruption, die oft diese Künste umgibt. Als Bahá’í brauchen wir keine dieser Künste zu meiden, aber die Taten und die Atmosphäre, die manchmal mit diesen Berufen einhergehen, sollten wir meiden.A46
43
Werbung sollte wohl durchdacht, würdig und ehrfurchtsvoll sein. Ein Aufsehen erregendes Vorgehen, das anfänglich erfolgreich und viel Aufmerksamkeit auf die Sache Gottes lenkt, mag schließlich Abneigung erzeugen, die zu überwinden eine große Anstrengung kosten würde. Der durch den geliebten Hüter errichtete Maßstab von Würde und Ehrfurcht sollte immer aufrecht erhalten bleiben, besonders auf den Gebieten von Musik und Theater; Fotografien des Meisters sollten nicht willkürlich verwendet werden. Das heißt nicht, dass zum Beispiel die Aktivitäten der Jugendlichen gehemmt werden sollten; man kann ausgelassen sein, ohne respektlos zu sein und ohne die Würde der Gottessache zu untergraben.A47
44
… wir meinen, dass es für Sie hilfreich sein wird, zu wissen dass alle Lieder, deren Worte die primären Schriften von Báb, Bahá’u’lláh und ‘Abdu’l-Bahá beinhalten, für den Andachtsteil des Festes durchaus angemessen sind. Tatsächlich sind die persischen Gesänge solche Lieder aus einer anderen Tradition; sie sind ein Weg, dem heiligen Wort Musik zu verleihen, und jeder der sie singt, tut es in einer Art, die sein Gefühl und den Ausdruck der Worte widerspiegelt, die er äußert. Lieder, deren Worte poetisch sind und von einem anderen Verfasser als den Gestalten des Glaubens stammen, mögen wünschenswert sein, aber nur an der ihnen zustehenden Stelle. …
Da der Geist unserer Zusammenkünfte so sehr durch den Ton und die Qualität unserer Andacht, unseres Gefühles und unserer Würdigung des Wortes Gottes für den heutigen Tag beeinflusst wird, hoffen wir, dass Sie Ihre Gemeinde zum schönstmöglichen Ausdruck des menschlichen Geistes durch Musik und andere Ausdrucksformen des Gefühls ermutigen werden.A48
45
Sie verstehen richtig, dass die Darstellung von Báb und Bahá’u’lláh in Kunstwerken verboten ist. Der Hüter stellte klar, dass dieses Verbot sich auf alle Manifestationen Gottes bezieht; Fotografien oder Reproduktionen von Portraits des Meisters dürfen in Büchern verwendet werden, aber kein Versuch sollte unternommen werden, ihn in Theaterstücken oder anderen Werken darzustellen, wo er eine der agierenden Personen wäre. Es kann jedoch keinen Einwand zu einer symbolischen Wiedergabe von solchen Heiligen Gestalten geben, vorausgesetzt es wird nicht zu einem Ritual und das verwendete Symbol ist nicht respektlos.A49
46
Obwohl es richtig ist, dass einzelne Künstler wie Mark Tobey und andere ohne Zweifel durch ihre Liebe zur Offenbarung Bahá’u’lláhs inspiriert und beeinflusst waren, ist es doch noch viel zu früh in der Bahá’í-Sendung, um über den Einfluss des Glaubens auf die Künste im Allgemeinen zu sprechen. Der geliebte Hüter hat sogar selbst darauf aufmerksam gemacht, dass es bis jetzt noch keine Bahá’í-Kunst als solche gibt, obwohl es nach Aussagen in den Schriften keinen Zweifel gibt, dass in der Zukunft ein wunderbares Erblühen von neuen und schönen Künsten erwartet werden kann.A50
47
Der geliebte Hüter sagte deutlich, dass das Erblühen der Künste als Ergebnis einer göttlichen Offenbarung erst nach etlichen Jahrhunderten erfolgt. Der Bahá’í-Glaube bietet der Welt die vollständige Wiederherstellung der menschlichen Gesellschaft – eine Wiederherstellung von solch weitreichender Wirkung, dass ihr in allen Offenbarungen der Vergangenheit erwartungsvoll entgegen gesehen und sie die Errichtung des Königreiches Gottes auf Erden genannt wurde. Die neue, durch diese Offenbarung entstehende Architektur wird fortan durch viele Generationen hindurch blühen. Wir sind jetzt erst am Anfang dieses großartigen Prozesses.
Die gegenwärtige Zeit ist eine Periode des Aufruhrs und der Veränderung. Architektur, wie alle Künste und Wissenschaften, macht eine sehr schnelle Entwicklung durch; man muss nur die Veränderungen bedenken, die im Laufe der wenigen letzten Jahrzehnte stattgefunden haben, um eine Ahnung davon zu bekommen, was möglicherweise während der unmittelbar bevorstehenden Jahre geschehen wird. Einige der modernen Gebäude haben ohne Zweifel die Qualitäten von Größe und werden überdauern, aber sehr viel von dem, was jetzt gebaut wird, mag in nur ein paar Generationen überlebt sein und hässlich erscheinen. Moderne Architektur kann sozusagen als eine neue Entwicklung in ihrem Anfangsstadium angesehen werden.A51
48
Das Haus der Gerechtigkeit meint, dass zu diesem Zeitpunkt in der Entwicklung des Glaubens seine Hauptverantwortung in der Vorbereitung und Durchführung von Lehrplänen liegt, die dazu geschaffen sind, die in ‘Abdu’l-Bahás Sendschreiben zum Göttlichen Plan dargelegten Ziele zu erreichen, und dass Theorien in den Künsten und Wissenschaften unter der Schirmherrschaft von jenen entwickelt werden sollten, die darin gut bewandert und die in diesen Bereichen Experten sind.A52
49
Das Verbot, die Manifestation Gottes in Bildern und Zeichnungen oder in Theaterstücken darzustellen, bezieht sich auf alle Manifestationen Gottes. Es gibt natürlich große und wunderbare Kunstwerke aus vergangenen Offenbarungen, von denen viele die Manifestationen Gottes in einem Geist der Ehrfurcht und Liebe darstellen. In dieser Offenbarung jedoch ermöglichen es uns die größere Reife der Menschheit und das größere Bewusstsein der Beziehung zwischen der Höchsten Manifestation und Seinen Dienern, dessen bewusst zu werden, dass es unmöglich ist, die Person der Manifestation Gottes in irgendeiner menschlichen Form darzustellen, ob bildlich, als Skulptur oder in dramatischer Aufführung. Mit dem Bahá’í-Verbot wies der geliebte Hüter auf diese Unmöglichkeit hin.A53
50
Die gleichen zerstörerischen Kräfte bringen auch das politische, wirtschaftliche, wissenschaftliche, literarische und moralische Gleichgewicht der Welt durcheinander und zerstören die besten Früchte der gegenwärtigen Kultur. … Sogar Musik, Kunst und Literatur, die dazu da sind, die edelsten Gefühle und die höchsten Bestrebungen darzustellen und zu inspirieren, und die eine Quelle des Trostes und der Ruhe für geplagte Seelen sein sollten, sind vom geraden Weg abgekommen und sind nun die Spiegel der besudelten Herzen dieses verwirrten, gewissenlosen und ungeordneten Zeitalters.A54
51
Allgemein gesprochen erfüllt Romanliteratur, von der die Autoren hoffen, dass sie mithilft, Wissen über die Gottessache zu fördern, ihren Zweck besser, wenn sie die Hintergründe von einzelnen Ereignissen oder sich entwickelnden Prozessen in der Gottessache darstellen. Die Autoren sollten nicht versuchen, die tatsächlichen historischen Ereignisse und die Gestalten, die daran teilnehmen, selbst zu porträtieren. Die Wirklichkeit der konkreten Ereignisse und der tatsächlichen Persönlichkeiten ist weitaus überzeugender als irgend eine erfundene Geschichte. In diesem Zusammenhang hat der Sekretär des Hüters in seinem Auftrag am 23. März 1945 an einen Gläubigen geschrieben:
»Er würde Romane als Mittel zum Lehren nicht empfehlen; der Zustand der Welt ist zu kritisch, um einen Aufschub zuzulassen, den Menschen die genauen Lehren, die mit dem Namen Bahá’u’lláhs verbundenen sind, zu vermitteln. Aber jeder geeignete Zugang zum Glauben, der diese oder jene Gruppe anspricht, ist sicher jede Anstrengung wert, da wir die Sache Gottes allen Menschen, aus allen Schichten und Berufen und aller Mentalitäten bringen wollen.« Q2
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Ihr Brief … bezüglich Kunst ist eingegangen und das Universale Haus der Gerechtigkeit hat uns angewiesen, Sie für Ihren Plan zu loben, dass Sie Ihre artistischen Talente zu benützen, dem Geist der Lehren Bahá’u’lláhs Ausdruck zu verleihen. Es ermutigt sie wärmstens zu diesem Unterfangen…
In Beantwortung Ihrer Bitte um Führung, wie man am besten Künstler beim Lehren des Glaubens anspricht, kann gesagt werden, dass zusätzlich zu den Methoden, die die Leute allgemein anziehen, Künstler auf Kunst ansprechen werden. Wenn die erhabenen Lehren des Glaubens ihren Niederschlag in künstlerischen Werken gefunden haben, werden die Herzen der Menschen, einschließlich Künstlern, berührt. Ein Zitat aus den Heiligen Schriften oder die Beschreibung des Kunstwerkes, wie es sich auf die Schriften bezieht, kann dem Betrachter vielleicht ein Verständnis der Quelle dieser geistigen Anziehungskraft vermitteln und ihn dazu führen, den Glauben weiter zu erforschen.A55
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Mit der Entwicklung der Bahá’í-Gesellschaft, die sich aus Menschen vieler kultureller Wurzeln und verschiedenartiger Neigungen zusammensetzt, jeder mit seiner Vorstellung, was ästhetisch akzeptabel und angenehm ist, steht es jenen Bahá’í, die in der Musik, dem Theater und in visuellen Künsten begabt sind, frei, von ihren Talenten so Gebrauch zu machen, wie sie dem Glauben Gottes am besten dienen. Sie sollten nicht über den Mangel an Anerkennung durch verschiedene Gläubige bekümmert sein. Viel eher sollten sie im Wissen um die stichhaltigen Schriften des Glaubens über Musik und künstlerischen Ausdruck … Ihre künstlerischen Bemühungen in gebetserfüllter Erkenntnis weiterführen, dass die Künste machtvolle Mittel sind, dem Glauben zu dienen – Künste, die mit der Zeit ihre Bahá’í-Erfüllung erlangen werden.A56
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Ihr Schreiben, in dem Sie um Rat baten, wie Personen, die im Heroischen Zeitalter des Glaubens wirkten, in einem Theaterstück darzustellen seien, haben wir erhalten. Das Universale Haus der Gerechtigkeit lässt sie wissen, dass weder in den Anweisungen des Hüters, noch des Hauses der Gerechtigkeit … etwas zu finden ist, das Künstlern verbietet, die Buchstaben des Lebendigen in einer Umgebung zu zeichnen oder bei Anlässen darzustellen, die historisch zuverlässig sind. Selbstverständlich ist es wichtig, dass zusätzlich zur Richtigkeit der Darstellung auch die Würde der dargestellten Personen gewahrt bleibt.A57
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Heutzutage durchläuft die Architektur, wie auch andere Bereiche unserer Kultur, eine Zeit rasanter Entwicklung, in der sich der Geschmack von Jahrzehnt zu Jahrzehnt ändert. Keiner kann mit Gewissheit sagen, ob ein Gebäude, das heute in einem zeitgemäßen Stil errichtet ist, in den Augen des Betrachters in fünfzig Jahren auch noch schön erscheinen wird. Aus diesem Grund hat der geliebte Hüter für das administrative Weltzentrum des Glaubens den klassischen Stil griechischer Architektur gewählt. Hierbei handelt es sich um einen ausgereiften Stil, der sehr schön ist und schon mehr als 2000 Jahre überdauert hat. Es wäre jedoch nicht richtig, aus dieser Tatsache zu schließen, dass die klassischen griechischen Stile ausgesprochene Bahá’í-Architektur sind.A58
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Lasst sie die Niederungen der Mittelmäßigkeit verlassen und sich bei allem, was sie tun, in die Höhen der Vortrefflichkeit erheben. Mögen sie die Umgebung beflügeln, in der sie sich aufhalten, sei es in der Schule oder in der weiteren Ausbildung, ihrer Arbeit, ihrer Freizeit, den Bahá’í-Aktivitäten oder ihrem gemeinnützigen Dienst.
Lasst sie in der Tat vertrauensvoll die Herausforderungen, die sie erwarten, willkommen heißen. Erfüllt mit einer solchen Vortrefflichkeit und einer entsprechenden Bescheidenheit, mit Beharrlichkeit und einer liebevollen Dienstbarkeit müssen die heutigen Jugendlichen sich hocharbeiten in die höchsten Ränge der Berufe, in Handel, Künsten und Handwerk, die für den Fortschritt der Menschheit nötig sind – dies muss geschehen, damit der Geist der Sache Gottes seinen Glanz auf all diese wichtigen Bereiche menschlichen Strebens wirft.
Darüber hinaus können sie – nein, müssen sie – sicherstellen, dass auch die herausragenden und unentbehrlichen Errungenschaften der Vergangenheit der Zukunft übergeben werden, und gleichzeitig müssen sie danach streben, die vereinenden Ideen und die schnell fortschreitenden Technologien der Kommunikation zu meistern. Der Wandel, der sich innerhalb der Gesellschaft abspielen wird, hängt mit Sicherheit zu einem großen Ausmaß davon ab, wie wirkungsvoll die Jugend sich auf die Welt vorbereitet, die sie erben wird.A59
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Das Haus der Gerechtigkeit möchte Sie zu Ihrem Vorhaben, ein Buch zu schreiben, ermutigen, erinnert Sie jedoch an die Äußerung des Hüters, dass es zu diesem frühen Zeitpunkt in der Bahá’í-Geschichte noch keine Bahá’í-Kunst, -Musik, -Architektur oder -Kultur gibt. Diese werden sich zweifelsohne in der Zukunft ganz natürlich als Folge einer Bahá’í-Kultur entwickeln. Die persönlichen Vorlieben des Hüters auf diesen Bereichen sollten niemals als das Fundament für derartige Entwicklungen angesehen werden. Als er den ihm vorgelegten Entwurf für den Tempel in Kampala ablehnte, … war dies ein deutlicher Hinweis, dass er nicht glaubte, dass der allgemeine moderne Architekturstil seiner Zeit für ein Bahá’í-Haus der Andacht passend wäre; dies bedeutet jedoch in keiner Weise, dass er statt dessen einen eigenen Stil einführte. Der Grund, weshalb er sich bei den Gebäuden auf dem Berg Karmel für den klassischen Architekturstil entschied, lag nach Aussagen von Amatu’l-Bahá Rúḥíyyih Khánum darin, dass es ein schöner Stil war, der sich in die Umgebung einfügte und den Prüfungen der Zeit schon standgehalten hatte. Deshalb sollten Sie Andeutungen vermeiden und keine Möglichkeit für den Schluss zulassen, der Hüter habe schon die frühen Anfänge der Bahá’í-Kunst festgelegt. Er errichtete wundervolle Gärten und Gebäude, in dem er das verwendete, was verfügbar war, und wie beim Überbau des Schreins des Báb, nahm er Fachleute in Anspruch, die unter seiner Anleitung angemessene Entwürfe herstellten.A60
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Es steht Ihnen natürlich frei, auch Musik und die schönen Künste als Unterrichtsthemen in Bahá’í-Schulen zu verwenden. Nationale Geistige Räte, denen die Aussagen aus den Bahá’í-Schriften über Musik und Kunst gut bekannt waren, haben diese in den Unterricht mit einbezogen, sofern sie es zum gegebenen Zeitpunkt für die Entwicklung der Bahá’í-Gemeinde für geeignet hielten. Es bedarf großer Mühen seitens ergebener und talentierter Lehrer, die derzeit in der Bahá’í-Welt entstehende Musik zu fördern, zu sammeln und zu veröffentlichen, um sie systematisch in den Schulen zu verwenden.
Gemäß unserer Lehren müssen Musik und die Künste gefördert werden, da sie von unschätzbarem Wert für die Lebenskraft und den Geist der Gemeinde sind. Die Pläne und Bemühungen Ihres Rates werden daher sehr geschätzt und das Haus der Gerechtigkeit gedenkt Ihres Rates in seinen Gebeten.A61
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Hinsichtlich der Verwendung von Symbolen in der Kunst, können Ihnen die folgenden Auszüge aus Briefen, die im Auftrag des Hauses der Gerechtigkeit an zwei Personen gerichtet wurden, die gewünschte Antwort geben:
»Es spricht nichts dagegen, Naturerscheinungen als Symbole für die Bedeutung der drei Zentralgestalten, der Bahá’í-Gesetze und der Bahá’í-Gesellschaftsordnung zu verwenden und diese darzustellen; wir halten auch den Gebrauch visueller Symbole für geeignet, um abstrakte Begriffe auszudrücken.« Q3
»Ihre Auffassung ist richtig, dass die Darstellung von Báb und Bahá’u’lláh in Kunstwerken verboten ist. Der Hüter stellte klar, dass dieses Verbot sich auf alle Manifestationen Gottes bezieht. Photographien oder Reproduktionen von Portraits des Meisters können in Büchern verwendet werden, aber kein Versuch sollte unternommen werden, ihn in Dramen oder anderen Werken darzustellen, wo er eine der agierenden Personen wäre. Es kann jedoch keinen Einwand zu einer symbolischen Wiedergabe von solch Heiligen Gestalten geben, vorausgesetzt, es wird nicht zu einem Ritual und das verwendete Symbol ist nicht respektlos.« Q4
Sie versehen Ihre Bilder manchmal mit detaillierten Beschreibungen der Symbole, die Sie verwenden. Oft angewandt, könnte dies zu einer Sichtweise führen, mit der in unzulässiger Weise Bahá’í-Ideen interpretiert werden und würde letztlich eher von Ihrem künstlerischen Streben ablenken, anstatt es zu unterstützen. Symbolik ist Rohstoff für die Kunst, aber Künstler interpretieren die verwendeten Symbole selten; sie überlassen es dem Betrachter ihrer Werke, eigene Schlüsse zu ziehen, höchstens, dass sie durch die Titel ihrer Werke Andeutungen machen.
Die Benennung eines Kunstwerks ist das Vorrecht des Künstlers; Einspruch zu erheben wäre einzig gegen den Gebrauch eines respektlosen Titels für ein Werk, das ein Bahá’í-Thema darstellen soll.
Zu ihrer Frage, ob ein Künstler ein »Gemälde als zeitgenössische Illustration einer Textstelle der Heiligen Schriften« ausführen darf, meint das Haus der Gerechtigkeit, dass Künstler nicht von Bahá’í–Institutionen daran gehindert werden sollten, eine Vielzahl kalligraphischer Interpretationen der Heiligen Schriften oder des Größten Namens zu schaffen. Doch sollten solche Versuche von gutem Geschmack sein und nicht Formen annehmen, die sie der Lächerlichkeit preisgeben. Was das allgemein benutzte Symbol des Größten Namens angeht, rät das Haus der Gerechtigkeit zu großer Sorgfalt bei der genauen Wiedergabe der persischen Kalligraphie, da jede Abweichung von einer allgemein übernommenen Darstellung für die iranischen Gläubigen schmerzlich sein kann.A62
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Die Richtlinien, die das Haus der Gerechtigkeit aufgestellt hat, um von der photografischen Reproduktion von Gemälden des Meisters zu Vertriebszwecken abzuraten, sind kein Qualitätsurteil über ein Gemälde. Die Gemälde, die den Meister abbilden, sind von sehr unterschiedlicher künstlerischer Qualität. Das Haus der Gerechtigkeit möchte keinem Gemälde den Vorzug vor anderen geben; es wünscht mit diesen allgemeinen Richtlinien lediglich sicherzustellen, dass den Darstellungen ‘Abdu’l-Bahás angemessener Respekt entgegengebracht wird, und dass keine Photoreproduktionen minderwertiger Gemälde verteilt werden.
Es wird ein deutlicher Unterschied gemacht zwischen der Veröffentlichung von Photographien von Gemälden in Büchern und Zeitschriften, was nicht verboten ist, da sie bis zu einem gewissen Grade der Beurteilung des Verlegers unterliegt und ihrer Publikation als Sonderdrucke, was vom Haus der Gerechtigkeit missbilligt wird.
Generell meint das Haus der Gerechtigkeit, dass eine der großen Herausforderungen, denen sich die Bahá’í überall gegenübergestellt sehen, darin besteht, den Völkern der Welt wieder ein Bewusstsein von geistiger Wirklichkeit zu vermitteln. Unser Weltbild unterscheidet sich deutlich von dem der Masse der Menschheit darin, dass für uns die Schöpfung die geistige wie die physische Welt umfasst, und wir den Zweck der Welt, in der wir uns befinden, als Mittel für unseren geistigen Fortschritt begreifen.
Diese Sicht hat wichtige Konsequenzen für das Verhalten der Bahá’í, und sie führt zu Verhaltensweisen, die ganz im Gegensatz zum vorherrschenden Verhalten der breiten Gesellschaft stehen. Eine der charakteristischen Tugenden, die in den Bahá’í-Schriften betont wird, ist die Hochachtung vor dem, was heilig ist. Ein solches Verhalten ist ohne Bedeutung für jene, die die Welt durch und durch materialistisch sehen, während viele Anhänger der etablierten Religionen sie zu einer Reihe von Ritualen ohne wahre geistige Empfindung verkommen ließen.
In manchen Fällen enthalten die Bahá’í-Schriften genaue Anleitung, wie die Ehrfurcht für heilige Gegenstände oder Orte zum Ausdruck gebracht werden sollte, zum Beispiel gibt es Einschränkungen bei der Verwendung des Größten Namens auf Gegenständen oder für den wahllosen Gebrauch der aufgezeichneten Stimme des Meisters. In anderen Fällen werden die Gläubigen aufgefordert, sich um ein tieferes Verständnis des Begriffes Heiligkeit in den Bahá’í-Lehren zu bemühen, wovon sie ihre eigenen Verhaltensformen ableiten können, durch die ihre Ehrfurcht und ihr Respekt auszudrücken sind.
Die Bedeutung solchen Verhaltens leitet sich aus dem in den Bahá’í-Schriften zum Ausdruck kommenden Prinzip ab, dass das Äußere Einfluss auf das Innere hat. Bahá’u’lláh spricht vom »Volk Gottes« und sagt:
»Ihr äußeres Verhalten ist nur eine Widerspiegelung ihres inneren Lebens, und ihr inneres Leben ein Spiegel ihres äußeren Verhaltens.«
Das Universale Haus der Gerechtigkeit möchte, dass sie die in den letzten Jahren zum Ausdruck gebrachten Sorgen in diesem Lichte sehen. Künstlerisch begabte Bahá’í sind in der einzigartigen Lage, bei der Behandlung von Bahá’í-Themen ihre Fähigkeiten so zu gebrauchen, dass der Menschheit vor Augen geführt wird, wie sie durch die Wiederbelebung des Konzepts der Ehrfurcht durch den Bahá’í-Glauben eine geistige Erneuerung erfährt.
Fragen der künstlerischen Freiheit sind bei der hier vorgebrachten Angelegenheit nicht von Belang. Bahá’í-Künstlern steht es frei, ihre Talente auf jedes sie interessierende Thema anzuwenden. Wie dem auch sei, es ist zu hoffen, dass sie eine führende Rolle darin übernehmen werden, einer materialistischen Gesellschaft wieder zur Wertschätzung der Ehrfurcht als einem wesentlichen Element wahrer Freiheit und dauernden Glücks zu verhelfen.A63
61
Das Haus der Gerechtigkeit ist erfreut, über Ihre Erfolge im Beruf zu hören. Es rät Ihnen, diese berufliche Tätigkeit im Zusammenhang mit dem Dienst am Glauben und der Förderung der Proklamations- und Lehrtätigkeit zu sehen. Ihre musikalischen Leistungen werden es Ihnen ermöglichen, eine weite Bandbreite von Menschen zu erreichen und Ihnen letztlich die Botschaft Bahá’u’lláhs zu verkünden, indem Sie die Werte dieser Botschaft in Ihrer Musik zum Ausdruck bringen. Auch können Sie, wenn sich Ihre Tätigkeit weiter entwickelt, mit einflussreichen Leuten, die Sie treffen, wertvolle Freundschaften für den Glauben schließen. Bei Ihrer bevorstehenden Entscheidung über das Gebiet, in dem Sie sich niederlassen wollen, mögen diese Erwägungen Sie führen. In der heutigen Zeit können Bahá’í-Künstler, die zu Ansehen gelangen und auf ihrem Gebiet bekannt sind und die weiterhin bestrebt bleiben, der Ausbreitung des Glaubens zu dienen, von einzigartiger Hilfe für die Sache sein, da die öffentliche Wissbegier über die Bahá’í-Lehren allmählich geweckt wird.A64
62
Es ist gestattet, Auszüge aus den Heiligen Schriften für Lyrik zu verwenden und sie mit Musik zu begleiten, auch dürfen einzelne Sätze oder Worte wiederholt werden. Die nachfolgenden Auszüge erläutern dies noch näher:
»… spiele und singe darum die heiligen Worte Gottes in den Versammlungen der Freunde mit herrlichen Tönen, so dass die Ketten des Kummers und der Sorge von den Hörern abfallen, ihre Seelen sich vor Freude erheben und sich demütig im Gebet dem Reiche der Herrlichkeit zuwenden.« Q5
»Zweifelsohne sind Gebete und Teile aus den Sendschreiben, den Verborgenen Worten etc., geeignet, aber er hält es nicht für ratsam, Worte aus einem Abschnitt oder einer Meditation auszulassen, um sie perspektivisch zu kürzen.« Q6
Als Anwort auf die Frage eines Gläubigen inwieweit es zulässig sei, kleinere Veränderungen an Worten um der Betonung willen vorzunehmen oder um den perfekten Rhythmus zu erhalten, Worte hinzuzufügen, äußerte der geliebte Hüter Folgendes:
»Kleine Änderungen von Gebetstexten sind erlaubt, und ich würde Ihnen raten, dem offenbarten Wort an sich eine musikalische Fassung zu geben, was meines Erachtens überaus wirkungsvoll sein wird. Ich werde beten, dass der Geliebte Sie inspirieren möge, Seiner Sache diesen großen Dienst zu erweisen.« Q7
Bei der Frage der Vertonung von Versen aus den Bahá’í-Schriften mit Melodien aus bestehenden Musikstücken ist zu bedenken, dass ein solches Musikstück, auch wenn keine urheberrechtlichen oder gesetzlichen Beschränkungen bestehen, Assoziationen zum Text oder zur Stimmung des ursprünglichen Stückes wecken kann und möglicherweise nicht der Anforderung genügt, die Heiligen Texte mit Würde und Ehrerbietung zu behandeln.A65
63
Es spricht nichts dagegen, ein Gebet durch die Form der Bewegung oder des Tanzes zu interpretieren, sofern es in einem ehrfürchtigen Geist getan wird; aber es sollte möglichst nicht vom Lesen der Worte begleitet werden.A66
64
Das Haus der Gerechtigkeit ist erfreut, über Ihre Lehraktivitäten und Ihre unermüdliche Hingabe an die Sache Gottes zu hören, trotz der Schwierigkeiten, die Sie als Musiker erleben. In Beantwortung Ihrer Frage: Die Bahá’í-Lehren sehen in keiner Weise stillschweigend über die schlechte Behandlung von Musikern oder anderen Künstlern hinweg, noch wird von den Künstlern erwartet, dass sie ihre Entscheidungsfreiheit den Launen oder selbst den entschiedenen Ansichten anderer Bahá’í opfern. Hinsichtlich der von Ihnen angesprochenen Schwierigkeiten und dem Zwiespalt zwischen Ihrem Wunsch, durch Musik die Sache zu lehren und dem gleichzeitigen Erfordernis, Ihren Lebensunterhalt zu verdienen, wird Ihnen geraten, sich selbst Ihre Grenzen zu setzen. In einem im Auftrag Shoghi Effendis verfassten Brief, vom 23. Februar1933, finden wir beispielsweise folgenden Rat an einen Gläubigen:
»Der Rat, den Ihnen Shoghi Effendi gab in Bezug auf die Aufteilung Ihrer Zeit zwischen dem Dienst an der Sache Gottes und Ihren anderen Aufgaben, wurde auch von Bahá’u’lláh und dem Meister schon vielen anderen Freunden gegeben. Es ist ein Kompromiss zwischen den zwei Versen des Aqdas; der eine macht es jedem Bahá’í zur Pflicht, dem Fortschritt der Sache zu dienen, und der andere besagt, dass jede Seele einer Tätigkeit nachgehen sollte, die der Gesellschaft nützt. In einem Seiner Sendschreiben sagt Bahá’u’lláh, dass die höchste Form der Loslösung an diesem Tage die ist, dass man einer Tätigkeit nachgeht und sich selbst versorgt. Ein guter Bahá’í ist folglich derjenige, der sein Leben in der Weise ordnet, dass er sich sowohl seinen materiellen Bedürfnissen widmet wie auch dem Dienst an der Sache Gottes.« Q8
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Ihr aufrichtiger Wunsch, das Theater als ein Mittel zur Verbreitung der Grundsätze des Glaubens unter den Menschen zu nützen, ist lobenswert und das Haus der Gerechtigkeit hofft, dass Ihre Bemühungen bei diesem Vorhaben sowohl für Sie persönlich Erfüllung als auch für die Gemeinde Nutzen bringen mögen. Wie Sie selbst erwähnten, sind Sie sich der Schwierigkeiten und möglichen Fallstricke bei Bahá’í-Theaterstücken bewusst. In der derzeitigen Atmosphäre von Intoleranz in Ihrem Land ist es wichtig, keine Stücke zu schreiben, welche die Abneigung der Öffentlichkeit oder die Entrüstung religiöser Fundamentalisten wecken könnten.A67
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… traditionelle Tänze als Ausdruck einer Kultur sind in Bahá’í-Zentren erlaubt. Es sollte jedoch berücksichtigt werden, dass die traditionellen Tänze meist bestimmte Themen oder eine Geschichte darstellen. Insofern muss sichergestellt werden, dass die Themen dieser Tänze mit den hohen ethischen Maßstäben der Sache in Einklang stehen und keine Assoziationen wecken, die niedere Instinkte und unziemliche Leidenschaften hervorrufen. …
Wenn die Choreographie eines Tanzes darauf ausgerichtet ist, die Bahá’í-Lehren zu unterstützen und zu verbreiten, und dies in einer Weise getan werden kann, die den Adel dieser Prinzipien widerspiegelt und angemessene Gefühle hinsichtlich Respekt und Ehrerbietung hervorrufen, steht einer Umsetzung von Textpassagen aus den Schriften in die Form eines Tanzes nichts entgegen. Hierbei wäre es jedoch vorzuziehen, wenn der Tanz nicht vom Lesen der Worte begleitet würde.
Der Grundsatz, der die Freunde bei ihren Überlegungen hinsichtlich dieser Frage leiten soll, ist die Beachtung von »Mäßigung in allem, was Kleidung, Sprache und Unterhaltung und alle künstlerischen und literarischen Betätigungen« angeht.A68
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Es gibt natürlich keinen Einwand, den Begriff ›Bahá’í-Künstler‹ zu verwenden, aber zu diesem Zeitpunkt der Bahá’í-Sendung sollten wir die Begriffe ›Bahá’í-Kunst‹, ›Bahá’í-Musik‹ oder ›Bahá’í-Architektur‹ nicht verwenden.A69
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Ein Roman als Medium bietet dem Autor große Freiheit, Ideen und Gedankengänge auszuarbeiten, die bis dahin unerforscht waren. Sofern der Glaube und Seine Lehren ausdrücklich in der Geschichte erwähnt werden, müssen Sie jedoch Sorgfalt walten lassen, um Interpretationen, die nicht korrekt sein könnten, keinen Raum zu geben. Wenn es jedoch in dem Roman keinen eindeutigen Bezug zum Glauben gibt, steht es Ihnen frei, Ihre Phantasie spielen zu lassen, um Ideen auszuleuchten, die ihren Ursprung in den Prinzipien des Glaubens haben.A70
69
Bei all ihren Bemühungen, das Ziel des Vierjahresplanes zu erreichen, bitten wir die Freunde auch, dem Einsatz der Künste stärkere Aufmerksamkeit zu schenken und dies nicht nur im Rahmen der Proklamation, sondern auch bei der Verbreitung und Festigung. Die grafischen und darstellenden Künste und die Literatur haben bei der Ausweitung des Einflusses des Glaubens eine wichtige Rolle gespielt und können es auch weiterhin tun. Auf der Ebene der Volkskunst kann dieser Möglichkeit in allen Teilen der Welt, ob in Dörfern oder Städten, nachgegangen werden. Shoghi Effendi setzte hohe Erwartungen in die Künste als ein Mittel, Aufmerksamkeit auf die Lehren zu ziehen. Ein in seinem Auftrag an einen einzelnen Gläubigen geschriebener Brief vermittelt die Ansicht des Hüters: „Es wird die Zeit kommen, da der Glaube sich wie ein Lauffeuer verbreiten wird, da sein Geist und seine Lehren auf der Bühne oder in der Kunst und Literatur als Ganzes dargestellt werden wird. Kunst kann besser solch edle Gefühle wecken als kalte, rationale Erläuterungen, besonders unter der Masse der Bevölkerung.A71
70
In vielen Teilen der Region wurde der Erziehung der Kinder nur unzureichende Aufmerksamkeit geschenkt. Weit umfangreichere Programme sollten in den Ländern, in denen hierfür ein Bedürfnis besteht, initiiert werden, um sicherzustellen, dass die Bahá’í-Kinder gefördert und ermutigt werden, einen wachen Verstand zu entwickeln sowie ein tiefes Verständnis für die göttlichen Lehren zu erhalten; sie sollen gut ausgerüstet sein, um in allen Bereichen des Glaubens mitarbeiten und in den Bereichen der Kunst, des Handwerks und der Wissenschaften für den Fortschritt der Gesellschaft ihren Beitrag leisten zu können. Derartige Programme, wenn sie sowohl Bahá’í- als auch Nicht-Bahá’í Kindern offenstehen, bieten eine wirkungsvolle Möglichkeit, den Segen bringenden Einfluss der Botschaft Bahá’u’lláhs einer breiten Gesellschaft zugänglich zu machen.A72
Bibliografie
Bahá’u’lláh
Kitáb-i-Aqdas, Auflage 6.02-Online (2020-08-08)
Ährenlese aus den Schriften Bahá’u’lláhs, Auflage 10.01-Online (2023-11-07)
Botschaften aus ‘Akká, Auflage 3.04-Online (2023-09-12)
‘Abdu’l-Bahá
Briefe und Botschaften, Auflage 4.01-Online (2021-09-29)
Tablets of ‘Abdu’l-Bahá Abbas, Volume III, Published by Bahá’í Publishing Society, Chicago, U.S.A.
Beantwortete Fragen, Auflage 13.01-Online (2022-01-25)
Promulgation of Universal Peace, Wilmette: Bahá’í Publishing Trust, 1982
‘Abdu’l-Bahá in London, Auflage 1.04-Online (2021-06-12)
Shoghi Effendi
Das Kommen Göttlicher Gerechtigkeit, Auflage 4.02-Online (2021-06-12)
Lady Blomfield, The Chosen Highway, Wilmette: Bahá’í Publishing Trust, 1954
Lucas, Mary L., A Brief Account to My Visit to Acca, (classic reprint) Forgotten Books 2017
Quellenangaben
Q1 Lady Blomfield, The Chosen Highway, S. 167
Q2 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 23. September 1980, An einen Gläubigen
Q3 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 29. Juli 1971, An einen Gläubigen
Q4 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 3. Dezember 1972 An einen Gläubigen
Q5 ‘Abdu’l-Bahá, Briefe und Botschaften 74:2, Auflage 4.01-Online (2021-09-29)
Q6 Shoghi Effendis, Brief in seinem Auftrag vom 3. Juli 1949, An einen Gläubigen
Q7 Shoghi Effendi, handschriftlicher Nachtrag zu einem Brief in seinem Auftrag vom 8. April 1931, An einen Gläubigen
Q8 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 15. Februar 1990, An einen Gläubigen
Anmerkungen
A1 Übersetzung aus dem Persischen
A2 Bahá’u’lláh, Kitáb-i-Aqdas 4:51
A3 Bahá’u’lláh, Kitáb-i-Aqdas 4:116
A4 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese aus den Schriften Bahá’u’lláhs 74:1
A5 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese aus den Schriften Bahá’u’lláhs 82:7
A6 Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 11:42
A7 Einzigartiger persischer Musiker: Sänger, Instrumentalist und Erfinder vieler alter persischer Musikinstrumente, der um 600 A.D. am Hofe des Khosrow-Parviz aus der Sassaniden-Dynastie lebte.
A8 ›Vater der persischen Poesie‹ gest. 940 A.D.
A9 Namhafter muslimischer Gelehrter; Autor einer Abhandlung über Musik (ca. 870-950 A.D.)
A10 Arzt/Wissenschaftler/Philosoph, im Westen als Avicenna bekannt, der in einem seiner Hauptwerke einen Abschnitt der Musiktheorie widmete (ca. 980-1027 A.D.)
A11 Übersetzung aus dem Persischen
A12 Übersetzung aus dem Persischen
A13 Übersetzung aus dem Persischen
A14 Übersetzung aus dem Persischen
A15 Übersetzung aus dem Persischen
A16 Übersetzung aus dem Persischen
A17 Übersetzung aus dem Persischen
A18 Shahnáz, der Name der Empfängerin dieses Sendbriefes, ist auch die Bezeichnung einer musikalischen Tonart
A19 ‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 74:1–2
A20 ‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 102:3
A21 ‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 109:1
A22 ‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 154:3
A23 ‘Abdu’l-Bahá, in: Tablets of ‘Abdu’l-Bahá Abbas, Volume III, S. 59
A24 ‘Abdu’l-Bahá, in: Tablets of ‘Abdu’l-Bahá Abbas, Volume III, S. 512
A25 ‘Abdu’l-Bahá, in: Beantwortete Fragen 58:3
A26 ‘Abdu’l-Bahá, in: Promulgation of Universal Peace, 24. April 1912, Talk at Children’s Reception Studio Hall, 1219 Connecticut Avenue, Washington, D.C.
A27 ‘Abdu’l-Bahá, in: ‘Abdu’l-Bahá in London 5:37
A28 zit. in Mary L.Lucas, A Brief Account to My Visit to Acca, S.11-14
A29 Shoghi Effendi, in: Das Kommen Göttlicher Gerechtigkeit 47
A30 Shoghi Effendi, Brief vom 11. Dezember 1931, An einen Gläubigen
A31 Shoghi Effendi, Brief vom 2. Januar 1932, An einen Gläubigen
A32 Shoghi Effendi, Brief vom 3. April 1932, An einen Gläubigen
A33 Shoghi Effendi, Brief vom 20. Juni 1932, An einen Gläubigen
A34 Shoghi Effendi, Brief vom 10. Oktober 1932, An einen Gläubigen
A35 Shoghi Effendi, Brief vom 15. November 1932, An einen Gläubigen
A36 Shoghi Effendi, Brief vom 30. November 1932, An einen Gläubigen
A37 Shoghi Effendi, handschriftlicher Nachtrag eines Briefes in seinem Auftrag vom 6. August 1933 an einen Gläubigen
A38 Shoghi Effendi, Brief vom 17. März 1935, An einen Gläubigen
A39 Shoghi Effendi, Brief vom 25. Juli 1936, An einen Gläubigen
A40 Shoghi Effendi, Brief vom 4. November 1937, An einen Gläubigen
A41 Shoghi Effendi, Brief vom 23. Dezember 1942, An einen Gläubigen
A42 Shoghi Effendi, Brief vom 20. Juli 1946, An einen Nationalen Geistigen Rat
A43 Shoghi Effendi, Brief vom 22. Dezember 1948, An einen Nationalen Geistigen Rat
A44 Shoghi Effendi, Nachtrag eines Briefes in seinem Auftrag geschriebenen vom 1. März 1951, An einen Nationalen Geistigen Rat
A45 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 3. Februar 1952, An einen Gläubigen
A46 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 30. Juni 1952, An einen Nationalen Geistigen Rat
A47 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 2. Juli 1967, An alle Nationalen Geistigen Räte
A48 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 22. Februar 1971, An einen Nationalen Geistigen Rat
A49 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 3. Dezember 1972, An einen Gläubigen
A50 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 17. Januar 1973, An einen Nationalen Geistigen Rat
A51 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 18. Juli 1974, An einen Gläubigen
A52 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 25. Januar 1977, An einen Gläubigen
A53 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 9. März 1977, An einen Gläubigen
A54 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 10. Februar 1980, An die iranischen Bahá’í in der ganzen Welt
A55 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 21. Juli 1982, An einen Gläubigen
A56 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 9. August 1983, An einen Gläubigen
A57 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 5. Oktober 1983, An einen Nationalen Geistigen Rat
A58 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 3. September 1984, An einen Gläubigen
A59 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 8. Mai 1985, An die Bahá’í-Jugend der Welt
A60 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 23. Juni 1985, An einen Gläubigen
A61 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 20. August 1985, An einen Nationalen Geistigen Rat
A62 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 23. Februar 1987, An einen Gläubigen
A63 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 24. September 1987, An einen Gläubigen
A64 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 30. Juni 1988, An einen Gläubigen
A65 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in seinem Auftrag vom 6. Dezember 1989, An eine Einzelperson
A66 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 4. Januar 1990, An einen Gläubigen
A67 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 9. April 1990, An einen Nationalen Geistigen Rat
A68 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 20. Juni 1991, An einen Nationalen Geistigen Rat
A69 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 12. März 1992, An zwei Gläubige
A70 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 15. Februar 1994, An einen Gläubigen
A71 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 21. April 1996, An die Bahá’í der Welt
A72 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 21. April 1996, An die Bahá’í in Australien
Die Bedeutung der Künste
Textzusammenstellung
Die Botschaft des Universalen Hauses der Gerechtigkeit zu Riḍván 1996 an die Bahá’í der Welt lenkte unsere Aufmerksamkeit auf die Bedeutung der Kunst, insbesondere der bildenden und darstellenden Künste und der Literatur bei der Proklamation, der Ausbreitung und der Festigung des Bahá’í-Glaubens. In dieser Zusammenstellung soll ausführlich darauf eingegangen werden. Während in den englischen Übersetzungen der Schriften Bahá’u’lláhs und ‘Abdu’l-Bahás oft auf „die Künste“ Bezug genommen wird, kann doch der Gebrauch des Begriffes „Künste“ in vielen dieser Textstellen irreführend sein, da die ursprüngliche Bedeutung des Wortes oftmals ein weites Feld von Aktivitäten wie gewerbliche Berufe und Handwerke beinhaltet. Die Textauszüge in dieser Zusammenstellung wurden ausgewählt, weil sie sich hauptsächlich auf die bildenden und darstellenden Künste und die Literatur beziehen.
Aus den Schriften Bahá’u’lláhs
1
Die Sonne der Wahrheit ist das Wort Gottes, von dem die Erziehung derer abhängt, die mit der Kraft des Verstehens und der Rede begabt sind. Sie ist der wahre Geist und das himmlische Wasser, durch deren Hilfe und barmherzige Vorsehung alle Dinge belebt wurden und werden. In allen Spiegeln wird ihre Erscheinung durch die Farbe des Spiegels bestimmt. Wenn ihr Licht zum Beispiel auf die Spiegel der Herzen der Weisen geworfen wird, bringt es Weisheit hervor. In gleicher Weise entfaltet es, wenn es sich in den Spiegeln der Herzen von Künstlern offenbart, neue und einzigartige Künste. Und spiegelt es sich in den Herzen derer wider, die die Wahrheit erkennen, enthüllt es wundervolle Zeichen wahren Wissens und bringt die Wahrheit der Gottesworte ans Licht.A1
2
Wir haben euch Musik und Gesang erlaubt, doch seht euch vor, dass dies euch nicht verleite, des Anstands und der Würde Grenzen zu überschreiten. Eure Freude entspringe Meinem Größten Namen, einem Namen, der das Herz frohlocken lässt und allen Gott Nahen den Geist mit Verzückung erfüllt. Wir haben wahrlich die Musik zu einer Leiter für eure Seelen gemacht, zu einem Mittel für ihren Aufschwung in das Reich der Höhe. So macht sie nicht zu einem Flügelpaar des Selbstes und der Leidenschaft. Wir wollen euch wahrlich nicht den Narren zugesellt sehen.A2
3
Wer die Verse des Allbarmherzigen in den melodischsten Tönen vorträgt, wird durch sie zu einer Erkenntnis gelangen, mit der sich die Souveränität über Erde und Himmel nicht vergleichen lässt. Aus ihnen werden die Menschen den Duft Meiner Welten verspüren – Welten, die an diesem Tage keiner erkennen kann außer denen, die durch diese hehre, diese strahlend schöne Offenbarung mit Scharfblick ausgestattet sind. Sprich: Diese Verse ziehen Herzen, die rein sind, hin zu jenen geistigen Welten, die weder beschrieben noch angedeutet werden können. Selig sind die Hörenden.A3
4
Ein jegliches Wort, das aus dem Munde Gottes hervorgeht, ist mit solcher Kraft versehen, dass es jeder menschlichen Gestalt neues Leben einflößen kann – gehörtet ihr doch zu denen, die diese Wahrheit begreifen! Alle wunderbaren Werke, die ihr in dieser Welt seht, sind durch das Wirken Seines höchsten, erhabensten Willens, Seines wunderbaren, unerschütterlichen Planes offenbart. Durch die bloße Offenbarung des Wortes ›Gestalter‹, das aus Seinem Munde hervorgeht und der Menschheit Seine Eigenschaft verkündet, hat Er eine Kraft entfesselt, die über die Zeitalter hindurch all die mannigfaltigen Künste erzeugt, derer des Menschen Hände fähig sind. Dies ist wahrlich eine unumstößliche Wahrheit. Kaum wird dieses strahlende Wort geäußert, da bringen seine belebenden, in allem Erschaffenen wirkenden Kräfte die Mittel hervor, die solche Künste schaffen und zur Vollendung bringen. Alle wundersamen Errungenschaften, die ihr jetzt seht, sind die direkte Folge der Offenbarung dieses Namens.A4
5
Die Seele, die der Sache Gottes treu bleibt und unbeirrbar Seinem Pfade folgt, wird nach ihrem Aufstieg solche Kraft besitzen, dass alle Welten, die der Allmächtige erschaffen hat, durch sie gefördert werden können. Eine solche Seele sorgt auf Geheiß des wahren Königs und göttlichen Erziehers für den reinen Sauerteig, der die Welt des Seins durchdringt und jene Kraft spendet, durch welche die Künste und Wunderwerke der Welt offenbar werden.A5
6
Jedes deiner Dichterworte ist fürwahr wie ein Spiegel, der die Zeichen deiner Ergebenheit und Liebe für Gott und Seine Erwählten wiedergibt. Wohl dir, der du den erlesenen Wein der Rede getrunken hast und des sanften Stromes wahren Wissens teilhaftig wurdest. Glücklich, wer sich satt trinkt und zu Ihm gelangt, aber wehe den Achtlosen! Deine Gedichte zu lesen, war wirklich sehr eindrucksvoll, denn aus ihnen spricht sowohl das Licht der Vereinigung wie das Feuer der Trennung.A6
Aus den Schriften ‘Abdu’l-Bahás
7
O Musiker Gottes! Die Gemeinschaft der Sänger, die in den Gärten der Heiligkeit verweilen, müssen in diesem Zeitalter einen so jubelnden Ausbruch an Liedern hervorströmen lassen, dass die Vögel auf dem Feld in heftigem Entzücken auffliegen; und an diesem göttlichen Festtag, an dieser himmlischen Tafel sollten sie die Laute und die Harfe, die Viola und die Lyra auf solche Art spielen, dass die Menschen des Ostens und des Westens mit äußerster Freude und Fröhlichkeit erfüllt und von Jubel und Glück mitgerissen werden. Nun geziemt es dir, die Melodie dieser göttlichen Lyra anzustimmen und auf dieser himmlischen Laute zu spielen, auf dass dadurch BárbudA7 ins Leben zurückgerufen und RúdakíA8 getröstet und FárábíA9 ruhelos und Ibn-i-SínáA10 zum Sinai Gottes geleitet werden. Auf dir seien Gruß und Preis.A11
8
Ich hoffe aufrichtig, dass du all die persischen Gedichte, die die Gesegnete Schönheit offenbarte, auswendig lernen und sie mit einer Stimme von unvergleichlicher Lieblichkeit auf Bahá’í-Treffen und -Versammlungen singen wirst. Der Tag ist nicht mehr fern, da diese Gedichte in westlicher Musik vertont werden, und der süße Klang dieser Lieder das Abhá-Königreich mit äußerster Freude und Fröhlichkeit erreichen wird.A12
9
Die Kunst der Musik muss auf die höchste Entwicklungsstufe gehoben werden, denn sie ist eine der wunderbarsten Künste, und in diesem herrlichen Zeitalter des Herrn der Einheit ist es höchst wichtig, sie vollkommen zu beherrschen. Man muss indessen bemüht sein, den Grad künstlerischer Vollkommenheit zu erlangen und nicht wie solche sein, die etwas unvollendet lassen.A13
10
O Nachtigall des Rosengartens Gottes! Das Singen von Melodien wird die Menschenwelt beleben und beglücken, die Hörer werden entzückt und erfreut und ihre tiefsten Gefühle werden erregt. Aber diese Freude, diese Gefühlsregung ist vergänglich und wird binnen kurzem vergessen sein. Du jedoch, Preis sei Gott, hast deine Hymnen mit den Melodien des Königreiches verbunden, du wirst der Welt des Geistes Trost geben und wirst immerwährend geistige Gefühle hervorrufen. Dies wird ewig währen und die Umwälzungen von Zeitaltern und Jahrhunderten überdauern.A14
11
O Diener Bahás! Musik wird an der Schwelle des Allmächtigen als lobenswerte Wissenschaft betrachtet, mögest du in großen Zusammenkünften und Versammlungen die Verse mit wunderbaren Weisen singen und solche Hymnen des Lobpreises im Mashriqu’l-Adhkár anstimmen, dass die Himmlischen Heerscharen entzückt werden. Bedenke kraft dessen, wie sehr die Kunst der Musik hoch geschätzt und gepriesen wird. Versuche, wenn du vermagst, geistige Melodien, Lieder und Weisen zu verwenden und die irdische Musik in Einklang mit der himmlischen Melodie zu bringen. Dann wirst du feststellen, welch großen Einfluss Musik ausübt und welch himmlische Freude und Leben sie verleiht. Stimme solche Lieder und Weisen an, auf dass die Nachtigallen des göttlichen Geheimnisses mit Freude und Verzückung erfüllt werden.A15
12
Ich freue mich zu hören, dass du dir mit deiner Kunst Mühe gibst, denn in diesem wundervollen neuen Zeitalter ist Kunst Gottesdienst. Je mehr du dich bemühst, sie zu vervollkommnen, desto näher wirst du Gott kommen. Welches Geschenk könnte größer sein als dieses, dass die Kunst eines Menschen gleichbedeutend sei mit der Anbetung des Herrn? Das bedeutet, dass, wenn deine Finger den Pinsel ergreifen, es ist, als ob du im Tempel beten würdest.A16
13
Zu den größten aller großen Dienste gehört die Kindererziehung und die Förderung der verschiedenen Wissenschaften, Handwerke und Künste. Gelobt sei Gott, ihr unternehmt nun eifrige Anstrengungen zu diesem Ziel. Je beharrlicher ihr diese höchst wichtige Aufgabe verfolgt, desto mehr werdet ihr Zeugen der Bestätigungen Gottes sein, bis zu einem solchen Grade, dass ihr selbst erstaunt sein werdet.A17
14
O du Vöglein, das so lieblich die Schönheit Abhá besingt! In dieser neuen, wunderbaren Sendung wurden die Schleier des Aberglaubens zerrissen und die Vorurteile der östlichen Völker missbilligt. Die Musik wurde bei einigen östlichen Völkern als verwerflich angesehen, aber in diesem neuen Zeitalter hat das Licht der Offenbarung in Seinen heiligen Sendbriefen besonders dargelegt, dass Musik, gesungen oder gespielt, geistige Nahrung für Herz und Seele ist.
Die Musik gehört zu den Künsten, die höchstes Lob verdienen. Sie bewegt alle Herzen, die traurig sind. O ShahnázA18, spiele und singe darum die heiligen Worte Gottes in den Versammlungen der Freunde mit herrlichen Tönen, so dass die Ketten des Kummers und der Sorge von den Hörern abfallen, ihre Seelen sich vor Freude erheben und sich demütig im Gebet dem Reiche der Herrlichkeit zuwenden.A19
15
So strengt euch denn mächtig an, ihr Geliebten Gottes, damit ihr diesen Fortschritt und alle diese Bestätigungen an euch selber zeigt und Brennpunkte für Gottes Gnadengaben, Aufgangsorte Seiner lichtvollen Einheit, Förderer aller Segnungen und Gunstbeweise kultivierten Lebens werdet! Werdet dortzulande zur Vorhut menschlicher Vollkommenheit, tragt die verschiedenen Wissenszweige voran, seid aktiv und fortschrittlich auf dem Gebiet der Erfindungen und Künste. Bemüht euch, das menschliche Verhalten zu verbessern, und trachtet danach, die ganze Welt sittlich zu übertreffen. Solange die Kinder noch klein sind, nährt sie an der Brust himmlischer Gnade, hegt sie in der Wiege aller Vollkommenheiten, zieht sie groß in den Armen der Gabenfülle. Gönnt ihnen den Vorzug alles brauchbaren Wissens. Lasst sie teilhaben an jedem neuen, trefflichen, wundersamen Handwerk und Kunstgewerbe. Erzieht sie zu Arbeit und Einsatz, gewöhnt sie an Mühsal.A20
16
O ihr, die ihr Gottes Gunst empfanget! Die unerschütterliche Grundlage dieses neuen, wunderbaren Zeitalters ist das Lehren der Wissenschaften und Künste. Nach den ausdrücklichen Heiligen Worten muss jedes Kind in ausreichendem Maß in Kunst und Handwerk unterwiesen werden. Deshalb müssen in jeder Stadt und jedem Dorf Schulen errichtet werden, und jedes Kind dieser Stadt oder dieses Dorfes muss im nötigen Umfang lernen.A21
17
O du Sohn des Königreiches! Alles mit der Liebe Gottes Verbundene ist nützlich; ohne Seine Liebe sind alle Dinge schädlich und treten als Schleier zwischen den Menschen und den Herrn des Königreiches. Wo Seine Liebe ist, wird jede Bitternis süß und jede Gnadengabe bringt wohltuende Freude. So bringt zum Beispiel eine dem Ohr süße Melodie dem in Gott verliebten Herzen den wahren Geist des Lebens, die in sinnlichem Verlangen versunkene Seele jedoch besudelt sie mit Begierde.A22
18
O du Vogel der erquickenden Klänge! Dein kleines Buch mit Gedichten, die sehr lieblich sind, wurde gelesen. Es war eine Quelle der Freude, denn es war eine geistige Hymne und eine Melodie der Liebe Gottes.
Erhalte diesen Wohlklang, so lange du kannst in den Versammlungen der Geliebten; so mögen die Gemüter Ruhe und Freude finden und sich auf die Liebe Gottes einstimmen. Wenn ausdrucksvolle Rede, Schönheit der Bedeutung und Liebreiz der Komposition sich mit neuen Melodien vereinigen, ist die Wirkung immer groß, besonders, wenn es sich um die Hymnen der Verse der Einheit und die Lieder des Lobpreises des Herrn der Herrlichkeit handelt.
Bemühe dich auf das Äußerste, schöne Gedichte zu verfassen, dazu bestimmt, mit himmlischer Musik gesungen zu werden; auf dass ihre Schönheit die Gemüter bewegen und die Herzen der Hörer beeindrucken möge.A23
19
O du Rechtschaffener! Danke Gott, dass du in Musik und Melodie geschult bist und mit angenehmer Stimme die Verherrlichung und den Lobpreis des Ewigen, des Lebendigen, singst. Ich bete zu Gott, dass du diese Gabe bei Gebet und Andacht einsetzen mögest, damit die Seelen belebt, die Herzen angezogen und alle vom Feuer der Liebe zu Gott entflammt werden mögen.A24
20
Den höchsten Grad an Begriffsvermögen in der Welt der Natur besitzt die vernunftbegabte Seele. Diese Kraft und dieses Begriffsvermögen haben alle Menschen gemein, ob sie nun achtlos oder aufmerksam sind, ob sie vom Weg abgekommen oder treu sind. In der Schöpfung Gottes umfasst die vernunftbegabte Seele des Menschen alle anderen erschaffenen Dinge und zeichnet sich ihnen gegenüber aus: Da sie edler und vornehmer ist, umfasst sie alle. Durch die Kraft der vernunftbegabten Seele kann der Mensch die Wirklichkeit der Dinge entdecken, ihre Merkmale begreifen und die Geheimnisse des Daseins durchdringen. Alle Wissenschaften, Wissensgebiete, Künste, Erfindungen, Einrichtungen, Unternehmungen und Entdeckungen entspringen dem Begriffsvermögen der vernunftbegabten Seele.A25
Aus mündlichen Äußerungen ‘Abdu’l-Bahás
21
Was ist das für eine wunderbare Versammlung! Dies sind die Kinder des Königreichs. Das Lied, das wir gerade hörten, war sehr schön – sowohl die Melodie, als auch die Worte. Musik ist eine göttliche Kunst mit großer Wirkung. Sie ist Nahrung für Seele und Geist. Durch den Zauber und die Macht der Musik wird der Geist des Menschen erhoben. Sie besitzt eine wunderbar bewegende Wirkung auf die Herzen der Kinder, denn ihre Herzen sind rein, und Melodien haben großen Einfluss auf sie. Die Musik bringt die verborgenen Talente, mit denen die Herzen dieser Kinder begabt sind, zum Ausdruck. Darum müsst ihr alles tun, um ihre Kunstfertigkeit zu fördern. Lehrt sie, vortrefflich und eindrucksvoll zu singen. Jedes Kind sollte etwas von Musik verstehen, denn ohne Kenntnis dieser Kunst kann man sich an Instrumentalmusik und Gesang nicht richtig erfreuen. Genauso wichtig ist es, dass an Schulen Musik unterrichtet wird, damit die Herzen und Seelen der Schüler belebt und beflügelt werden und Freude ihr Leben erhellt.A26
22
Ein Schauspieler erwähnte das Schauspiel und dessen Einfluss. »Das dramatische Schauspiel ist höchst bedeutsam«, sagte ‘Abdu’l-Bahá. »Früher hatte es große erzieherische Kraft, und diese wird es wieder erlangen.« Er schilderte, wie Er als kleiner Junge das Mysterienspiel vom Verrat an ‘Alí und dessen Leidensweg gesehen habe und Ihn dieses Spiel so tief ergriffen habe, dass Er weinte und nächtelang nicht schlafen konnte.A27
23
‘Abdu’l-Bahá sagte: »Jede Kunst ist eine Gabe des Heiligen Geistes. Wenn dieses Licht durch den Geist eines Musikers scheint, manifestiert es sich in wunderschönen Harmonien. Und scheint es durch den Geist eines Dichters, wird es durch feine Poesie und poetische Prosa sichtbar. Wenn das Licht der Sonne der Wahrheit den Geist eines Malers inspiriert, bringt er wunderbare Bilder hervor. Diese Gaben erfüllen ihren höchsten Zweck, wenn sie den Lobpreis Gottes kundtun.«Q1
24
Es ist für Herz und Geist natürlich, dass sie Freude und Vergnügen für alles empfinden, was Symmetrie, Harmonie und Vollkommenheit ausdrückt. Zum Beispiel ein schönes Haus, ein wohlgestalteter Garten, eine symmetrische Linie, eine anmutige Bewegung, ein schön geschriebenes Buch, gefällige Kleidung – ja eigentlich alles, was Anmut oder Schönheit in sich trägt, wirkt wohltuend auf Herz und Geist – daher ist es ganz sicher, dass eine reine Stimme Freude hervorruft.A28
Aus den Schriften Shoghi Effendis
25
Solch ein keusches und heiliges Leben mit seinen Kennzeichen der Bescheidenheit, Reinheit, Enthaltsamkeit, Anständigkeit und inneren Sauberkeit bedingt nichts weniger als Mäßigung in allem, was zu Kleidung, Sprache, Vergnügen sowie allen künstlerischen und literarischen Zerstreuungen gehört. Es verlangt tägliche Wachsamkeit in der Beherrschung der fleischlichen Wünsche und verderbten Neigungen. Es fordert die Aufgabe leichtfertigen Verhaltens mit seiner übertriebenen Verhaftung an nichtssagende und oft missgeleitete Freuden. Es verlangt völlige Enthaltung von allen alkoholischen Getränken, von Opium und ähnlichen Drogen, die zur Gewohnheit werden können. Es verurteilt die erniedrigende Verwendung von Kunst und Literatur, Nacktkultur und Kameradschaftsehe, eheliche Untreue und alle Arten des zwanglosen geschlechtlichen Verkehrs, leichtfertige Vertraulichkeit und geschlechtliche Laster. Es kann keinen Kompromiss dulden mit den Lehren, Maßstäben, Gewohnheiten und Übertreibungen eines verfallenden Zeitalters. Nein, es sucht vielmehr durch die anfeuernde Kraft seines Beispiels den schädlichen Charakter solcher Lehren, die Falschheit solcher Maßstäbe, die Hohlheit solcher Ansprüche, die Entartung solcher Gewohnheiten und die Schändlichkeit solcher Übertreibungen zu beweisen.A29
Aus Briefen im Auftrag Shoghi Effendis
26
Shoghi Effendi bittet mich, den Eingang Ihres Briefes vom 27. Oktober 1931 zu bestätigen, der zusammen mit der Begleitmusik zu The Lonely Stranger von … gesandt wurde. Er hofft aufrichtig, dass, wenn die Sache Gottes wächst und begabte Menschen unter ihr Banner treten, sie damit beginnen werden, in der Kunst den Geist, der ihre Seelen belebt, zu symbolisieren. Jede Religion hat eine Form der Kunst mit sich gebracht – lasst uns schauen, welche Wunder diese Sache mit sich bringen wird. Solch ein herrlicher Geist sollte auch einer herrlichen Kunst Raum geben. Der Tempel in all seiner Schönheit ist nur der erste Strahl einer frühen Dämmerung; noch wundervollere Dinge werden in Zukunft vollbracht werden.A30
27
Er möchte in The Bahá’í World einen neuen Abschnitt einführen, der ganz den von Bahá’í verfassten Gedichten gewidmet ist. Obgleich es ein bescheidener Beginn ist, so mag es doch der Anfang großer zukünftiger Beiträge sein. Shoghi Effendi möchte damit die Begabten dazu ermutigen, dem sie erfüllenden wunderbaren Geist Ausdruck zu verleihen. Wir brauchen in der Sache Gottes Dichter und Schriftsteller, und dies ist zweifellos eine gute Möglichkeit, sie anzuspornen. Einige der Gedichte wurden von sehr jungen Menschen geschrieben, doch klingen sie so echt und drücken solche Gedanken aus, dass man nur innehalten und staunen kann. In Persien hat der Glaube Gottes Dichter hervorgebracht, die sogar Nicht-Bahá’í als groß erachten. Wir hoffen, dass es nicht lange dauern wird, bis sich auch im Westen solche Wesen erheben.A31
28
Gewiss wird mit der Ausbreitung des Geistes Bahá’u’lláhs eine neue Epoche in Kunst und Literatur anbrechen. Während zuvor die Form perfekt war, es aber an Geist fehlte, wird sich nun in einer unermesslich verbesserten Form ein herrlicher Geist durch die neubelebte Schöpferkraft in der Welt verkörpern.A32
29
Shoghi Effendi bittet mich, den Eingang Ihres Briefes vom 18. Mai 1932 zu bestätigen. Er ist sehr erfreut zu erfahren, dass Ihnen Nabils Bericht gefallen hat, denn seine größte Belohnung besteht darin zu sehen, dass sein Werk, das ihn so viel Arbeit und Mühe gekostet hat, den Freunden hilft, den Geist, der diese Bewegung belebt und das beispielhafte Leben der heroischen Seelen, die ihn in die Welt hineingetragen haben, besser und umfassender zu verstehen.
Der Hüter hofft aufrichtig, dass die Freunde durch das Lesen dieses Buches zu größerer Aktivität und einem höheren Grad des Opfers angeregt werden, dass sie eine tiefere Vergegenwärtigung dieser Sache erreichen, dessen Ausbreitung und letztendlicher Sieg ihrer Obhut anvertraut ist. Wie einige, die das Buch gelesen haben bemerkten, kann sich niemand mit diesen Lebensläufen vertraut machen, ohne dazu inspiriert zu werden, ihnen auf ihrem Weg zu folgen.
Es ist sicherlich wahr, dass der Geist dieser heroischen Seelen viele Künstler bewegen wird, ihr Bestes zu geben. Es sind solche Lebensläufe, die in der Vergangenheit Dichter inspiriert und die Pinsel von Malern in Bewegung gesetzt haben.A33
30
Shoghi Effendi war sehr interessiert, vom Erfolg des Festzugs der Nationen zu erfahren, den Sie veranstalteten. Er hofft aufrichtig, dass alle Anwesenden durch denselben Geist inspiriert wurden, der auch Sie bei der Vorbereitung erfüllte.
Gerade durch solche Darbietungen können wir das Interesse einer großen Schar von Menschen am Geist der Sache Gottes wecken. Es wird die Zeit kommen, da der Glaube sich wie ein Lauffeuer verbreiten wird, wenn sein Geist und seine Lehren auf der Bühne oder in Kunst und Literatur als Ganzes dargestellt werden. Kunst kann solch edle Gefühle besser erwecken als kalte, rationale Erläuterungen, besonders unter der Masse der Bevölkerung.
Wir brauchen nur noch ein paar Jahre zu warten, um zu sehen, wie der von Bahá’u’lláh eingehauchte Geist in den Arbeiten von Künstlern seinen Ausdruck findet. Was sie und einige andere Bahá’í gerade versuchen, ist nur ein schwacher Schimmer, der dem strahlenden Licht eines herrlichen Morgens vorangeht. Wir können noch nicht abschätzen, welchen Anteil die Sache im Leben der Gesellschaft zu spielen bestimmt ist. Wir müssen ihr Zeit lassen. Das Material, das dieser Geist formen muss, ist zu roh und unwürdig, aber es wird am Ende nachgeben, und die Sache Bahá’u’lláhs wird sich in ihrem vollen Glanze offenbaren.A34
31
Der Hüter schätzt die Hymnen, die sie so herrlich komponieren. In ihnen sind ganz sicher die Wirklichkeiten des Glaubens enthalten; sie werden ihnen helfen, die Botschaft den Jugendlichen zu übermitteln. Es ist die Musik, die uns hilft, den menschlichen Geist anzuregen. Sie ist ein wichtiges Mittel, das uns hilft, mit der Seele zu kommunizieren. Der Hüter hofft, dass sie mit Hilfe der Musik den Menschen die Botschaft bringen und ihre Herzen anziehen werden.A35
32
Was Bahá’u’lláh mit »Wissenschaften, die mit Worten beginnen und enden« in erster Linie meint, sind theologische Abhandlungen und Kommentare, die den menschlichen Verstand nur belasten, statt ihm zu helfen die Wahrheit zu finden. Die Studenten pflegen ihr Leben solchen Studien zu widmen, aber erreichen nichts. Bahá’u’lláh hat gewiss niemals beabsichtigt, das Schreiben von Geschichten in diese Kategorie einzuordnen; auch sind Kurzschrift und Maschineschreiben äußerst nützliche Fähigkeiten, die im gegenwärtigen gesellschaftlichen und wirtschaftlichen Leben sehr benötigt werden.
Sie könnten aber – und sollten – ihre Geschichten dazu nutzen, dass sie den Lesern zur Quelle der Inspiration und Führung werden. Mit einer solchen Fähigkeit können sie den Geist und die Lehren der Sache Gottes verbreiten; sie können auf die Übel in der Gesellschaft hinweisen und auch, auf welche Art sie behoben werden können. Wenn sie ein echtes Talent zum Schreiben besitzen, dann sollten sie es als eine Gabe Gottes ansehen und sich darum bemühen, es zur Besserung der Gesellschaft einzusetzen.A36
33
Ihr Nabil gewidmetes Gedicht hat mich tief berührt… Ich würde auch jedes weitere Gedicht aus Ihrer begabten Feder freudig begrüßen, das irgendeine Phase oder Episode behandelt, die in Nabils unsterblichem Bericht erzählt wird. Sie leisten der Sache Gottes einzigartige und bemerkenswerte Dienste. Seien Sie glücklich und fahren Sie unbeirrt in Ihren edlen Bemühungen fort.A37
34
In Bezug auf die Hauptfrage, die Sie im Zusammenhang mit dem Singen von Liedern bei Bahá’í-Versammlungen gestellt haben, bittet er (der Hüter) mich, Ihnen zu versichern, dass er keinerlei Einwände dagegen hat. Das Element Musik ist zweifellos bei allen Bahá’í-Zusammenkünften ein wichtiger Faktor. Der Meister selbst hat ihre Bedeutung betont. Die Freunde sollten jedoch in dieser Beziehung, wie auch in allen anderen Fällen, nicht die Grenzen der Mäßigung überschreiten und dafür Sorge tragen, den streng geistigen Charakter all ihrer Versammlungen zu wahren. Musik sollte zu Geistigkeit führen, vorausgesetzt, sie schafft eine solche Atmosphäre, kann es keine Einwände geben.
Ein Unterschied von entscheidender Bedeutung muss jedoch klar herausgestellt sein zwischen dem Singen von Liedern, die von den Freunden vertont wurden und dem Intonieren der Heiligen Texte.A38
35
Nun zu Ihrer Frage, ob es ratsam ist, Episoden aus der Bahá’í-Geschichte in Dramen darzustellen. Der Hüter erachtet es für gut und ermutigt sogar die Freunde, sich mit solchen literarischen Aufgaben zu befassen, die zweifellos von immensem Wert bei der Lehrarbeit sein können. Allerdings wünscht er, dass die Freunde es vermeiden, die Gestalten von Báb, Bahá’u’lláh und ‘Abdu’l-Bahá als agierende Personen auf der Bühne darzustellen. Dies wäre, wie er schon früher erwähnte, sehr respektlos. Allein die Tatsache, dass sie auf der Bühne erscheinen, stellt einen Akt der Unhöflichkeit dar, der in keiner Weise mit ihrer höchst erhabenen Stellung in Einklang gebracht werden kann. Vorzugsweise sollten ihre Botschaft oder ihre tatsächlichen Worte wiedergegeben und von ihren Anhängern, die auf der Bühne erscheinen, berichtet werden.A39
36
Der Hüter war auch erfreut, von Ihrem starken Interesse an Musik zu erfahren und von Ihrem Wunsch, dem Glauben in dieser Richtung zu dienen. Obgleich wir jetzt erst am Anfang der Bahá’í-Kunst stehen, sollten die Freunde, die das Gefühl haben, in dieser Hinsicht begabt zu sein, sich um die Entwicklung und Kultivierung dieser Gaben bemühen und in Ihrer Arbeit – wie unzulänglich auch immer – den göttlichen Geist widerspiegeln, den Bahá’u’lláh in die Welt gehaucht hat.A40
37
… Sie erheben die Frage, wie für Bahá’í-Musiker und -Komponisten die Quelle der Inspiration sein wird: Die Musik der Vergangenheit oder das Wort? Wir, die wir erst an der Schwelle der Bahá’í-Kultur stehen, können unmöglich vorhersehen, welche Form und welche Eigenschaften die Kunst der Zukunft haben wird, die von dieser machtvollen neuen Offenbarung inspiriert wird. Wir können nur dessen sicher sein, dass sie wunderbar sein wird; da jede Religion eine Kultur hervorbrachte, die in vielfältigen Formen erblühte, so können wir auch von unserem geliebten Glauben annehmen, dass er das Gleiche bewirken wird. Es ist jetzt verfrüht, verstehen zu wollen, wie das sein wird.A41
38
Musik ist eine der Künste, die eine natürliche kulturelle Entwicklung durchmacht. Der Hüter ist nicht der Ansicht, dass man so etwas wie eine ›Bahá’í-Musik‹ kultivieren sollte, da wir ja auch nicht versuchen, eine Bahá’í-Schule der Malerei oder der Schriftstellerei zu entwickeln. Den Gläubigen steht es frei, zu malen, zu schreiben und zu komponieren, wie ihre Begabung es ihnen eingibt. Wenn beim Komponieren von Musik die heiligen Schriften mit einbezogen sind, steht es den Freunden frei, sie zu benutzen, aber es sollte nie als Erfordernis angesehen werden, eine solche Musik bei Bahá’í-Versammlungen zu spielen. Je weiter die Freunde sich von festen Formen entfernt halten desto besser, denn sie müssen sich dessen bewusst sein, dass der Glaube ganz universal ist; und was ihnen als ein schönes Beiwerk bei der Feier eines Festes etc. erscheinen mag, könnte für die Ohren von Menschen eines anderen Landes vielleicht als unangenehmes Geräusch erscheinen und umgekehrt. So lange sie Musik um der Musik willen machen, ist es in Ordnung, sie sollten sie aber nicht als Bahá’í-Musik betrachten.A42
39
… er möchte die Aufmerksamkeit Ihres Rates auf etwas sehr Wichtiges lenken, und das ist der Größte Name. Für ein westliches Auge, das in der Kunst der Kalligraphie – der am höchsten entwickelten Kunst im Osten – nicht geübt ist, erscheint fast jeder Größte Name, wenn er die entscheidenden Punkte beinhaltet, als der Größte Name. Für einen Orientalen kann es aber etwas Ungeheuerliches sein. Die exakten Proportionen müssen eingehalten werden. Der Größte Name darf nicht in die Breite – oder Höhe – gezogen werden, um einen länglichen Raum oder einen Kreis zu füllen.A43
40
Es war ein Kanadier französischer Abstammung, der durch seine Vision und sein Können wesentlich am Entwurf und der Ausgestaltung der Charakteristika des ersten Mashriqu’l-Adhkár des Westens beteiligt war. Dies war der erste Versuch, wie elementar auch immer, die Schönheit auszudrücken, die die Bahá’í-Kunst, wenn sie in ihrer Fülle entwickelt ist, den Augen der Welt unterbreiten wird.A44
Aus Briefen des Universalen Hauses der Gerechtigkeit und solchen, die in seinem Auftrag geschrieben wurden
41
Musik ist eine der Künste, und die Propheten Gottes lehren nicht die ›Künste‹, aber der gewaltige kulturelle Auftrieb, den Religion der Gesellschaft gibt, erzeugt nach und nach neue und wunderbare Formen der Kunst. Wir sehen dies in den verschiedenen Stilen von Architektur und Malerei, die mit der christlichen, der mohammedanischen, der buddhistischen und mit anderen Kulturen verbunden sind. Ebenso hat sich Musik auch als Ausdrucksweise der Völker entwickelt.
Wir glauben, dass in der Zukunft, wenn der Bahá’í-Geist die Welt durchdrungen und die Gesellschaft tiefgreifend verändert hat, die Musik dadurch beeinflusst werden wird, aber es gibt keine Bahá’í-Musik als solche. Alles, was über Musik in den Lehren steht, ist, dass sie das Herz und die Seele des Menschen sehr tief beeinflussen und eine äußerst erhebende Wirkung haben kann.A45
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Bezüglich der Themen, die Sie in Ihrem Brief zur Sprache bringen, steht in den Lehren nichts gegen das Tanzen, aber die Freunde sollten bedenken, dass der Maßstab von Bahá’u’lláh Anstand und Keuschheit ist. Die Atmosphäre in modernen Tanzsälen, wo so viel Rauchen und Trinken und sexuelle Zügellosigkeit vor sich geht, ist sehr schlecht, aber anständige Tänze an sich sind nicht schädlich. Klassischer Tanz oder in der Schule das Tanzen zu lernen wird sicher nicht schaden. Es schadet auch nicht, in Dramen mitzuwirken oder als Schauspieler im Film. Das Schädliche ist heutzutage nicht die Kunst selbst, sondern die bedauerliche Korruption, die oft diese Künste umgibt. Als Bahá’í brauchen wir keine dieser Künste zu meiden, aber die Taten und die Atmosphäre, die manchmal mit diesen Berufen einhergehen, sollten wir meiden.A46
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Werbung sollte wohl durchdacht, würdig und ehrfurchtsvoll sein. Ein Aufsehen erregendes Vorgehen, das anfänglich erfolgreich und viel Aufmerksamkeit auf die Sache Gottes lenkt, mag schließlich Abneigung erzeugen, die zu überwinden eine große Anstrengung kosten würde. Der durch den geliebten Hüter errichtete Maßstab von Würde und Ehrfurcht sollte immer aufrecht erhalten bleiben, besonders auf den Gebieten von Musik und Theater; Fotografien des Meisters sollten nicht willkürlich verwendet werden. Das heißt nicht, dass zum Beispiel die Aktivitäten der Jugendlichen gehemmt werden sollten; man kann ausgelassen sein, ohne respektlos zu sein und ohne die Würde der Gottessache zu untergraben.A47
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… wir meinen, dass es für Sie hilfreich sein wird, zu wissen dass alle Lieder, deren Worte die primären Schriften von Báb, Bahá’u’lláh und ‘Abdu’l-Bahá beinhalten, für den Andachtsteil des Festes durchaus angemessen sind. Tatsächlich sind die persischen Gesänge solche Lieder aus einer anderen Tradition; sie sind ein Weg, dem heiligen Wort Musik zu verleihen, und jeder der sie singt, tut es in einer Art, die sein Gefühl und den Ausdruck der Worte widerspiegelt, die er äußert. Lieder, deren Worte poetisch sind und von einem anderen Verfasser als den Gestalten des Glaubens stammen, mögen wünschenswert sein, aber nur an der ihnen zustehenden Stelle. …
Da der Geist unserer Zusammenkünfte so sehr durch den Ton und die Qualität unserer Andacht, unseres Gefühles und unserer Würdigung des Wortes Gottes für den heutigen Tag beeinflusst wird, hoffen wir, dass Sie Ihre Gemeinde zum schönstmöglichen Ausdruck des menschlichen Geistes durch Musik und andere Ausdrucksformen des Gefühls ermutigen werden.A48
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Sie verstehen richtig, dass die Darstellung von Báb und Bahá’u’lláh in Kunstwerken verboten ist. Der Hüter stellte klar, dass dieses Verbot sich auf alle Manifestationen Gottes bezieht; Fotografien oder Reproduktionen von Portraits des Meisters dürfen in Büchern verwendet werden, aber kein Versuch sollte unternommen werden, ihn in Theaterstücken oder anderen Werken darzustellen, wo er eine der agierenden Personen wäre. Es kann jedoch keinen Einwand zu einer symbolischen Wiedergabe von solchen Heiligen Gestalten geben, vorausgesetzt es wird nicht zu einem Ritual und das verwendete Symbol ist nicht respektlos.A49
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Obwohl es richtig ist, dass einzelne Künstler wie Mark Tobey und andere ohne Zweifel durch ihre Liebe zur Offenbarung Bahá’u’lláhs inspiriert und beeinflusst waren, ist es doch noch viel zu früh in der Bahá’í-Sendung, um über den Einfluss des Glaubens auf die Künste im Allgemeinen zu sprechen. Der geliebte Hüter hat sogar selbst darauf aufmerksam gemacht, dass es bis jetzt noch keine Bahá’í-Kunst als solche gibt, obwohl es nach Aussagen in den Schriften keinen Zweifel gibt, dass in der Zukunft ein wunderbares Erblühen von neuen und schönen Künsten erwartet werden kann.A50
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Der geliebte Hüter sagte deutlich, dass das Erblühen der Künste als Ergebnis einer göttlichen Offenbarung erst nach etlichen Jahrhunderten erfolgt. Der Bahá’í-Glaube bietet der Welt die vollständige Wiederherstellung der menschlichen Gesellschaft – eine Wiederherstellung von solch weitreichender Wirkung, dass ihr in allen Offenbarungen der Vergangenheit erwartungsvoll entgegen gesehen und sie die Errichtung des Königreiches Gottes auf Erden genannt wurde. Die neue, durch diese Offenbarung entstehende Architektur wird fortan durch viele Generationen hindurch blühen. Wir sind jetzt erst am Anfang dieses großartigen Prozesses.
Die gegenwärtige Zeit ist eine Periode des Aufruhrs und der Veränderung. Architektur, wie alle Künste und Wissenschaften, macht eine sehr schnelle Entwicklung durch; man muss nur die Veränderungen bedenken, die im Laufe der wenigen letzten Jahrzehnte stattgefunden haben, um eine Ahnung davon zu bekommen, was möglicherweise während der unmittelbar bevorstehenden Jahre geschehen wird. Einige der modernen Gebäude haben ohne Zweifel die Qualitäten von Größe und werden überdauern, aber sehr viel von dem, was jetzt gebaut wird, mag in nur ein paar Generationen überlebt sein und hässlich erscheinen. Moderne Architektur kann sozusagen als eine neue Entwicklung in ihrem Anfangsstadium angesehen werden.A51
48
Das Haus der Gerechtigkeit meint, dass zu diesem Zeitpunkt in der Entwicklung des Glaubens seine Hauptverantwortung in der Vorbereitung und Durchführung von Lehrplänen liegt, die dazu geschaffen sind, die in ‘Abdu’l-Bahás Sendschreiben zum Göttlichen Plan dargelegten Ziele zu erreichen, und dass Theorien in den Künsten und Wissenschaften unter der Schirmherrschaft von jenen entwickelt werden sollten, die darin gut bewandert und die in diesen Bereichen Experten sind.A52
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Das Verbot, die Manifestation Gottes in Bildern und Zeichnungen oder in Theaterstücken darzustellen, bezieht sich auf alle Manifestationen Gottes. Es gibt natürlich große und wunderbare Kunstwerke aus vergangenen Offenbarungen, von denen viele die Manifestationen Gottes in einem Geist der Ehrfurcht und Liebe darstellen. In dieser Offenbarung jedoch ermöglichen es uns die größere Reife der Menschheit und das größere Bewusstsein der Beziehung zwischen der Höchsten Manifestation und Seinen Dienern, dessen bewusst zu werden, dass es unmöglich ist, die Person der Manifestation Gottes in irgendeiner menschlichen Form darzustellen, ob bildlich, als Skulptur oder in dramatischer Aufführung. Mit dem Bahá’í-Verbot wies der geliebte Hüter auf diese Unmöglichkeit hin.A53
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Die gleichen zerstörerischen Kräfte bringen auch das politische, wirtschaftliche, wissenschaftliche, literarische und moralische Gleichgewicht der Welt durcheinander und zerstören die besten Früchte der gegenwärtigen Kultur. … Sogar Musik, Kunst und Literatur, die dazu da sind, die edelsten Gefühle und die höchsten Bestrebungen darzustellen und zu inspirieren, und die eine Quelle des Trostes und der Ruhe für geplagte Seelen sein sollten, sind vom geraden Weg abgekommen und sind nun die Spiegel der besudelten Herzen dieses verwirrten, gewissenlosen und ungeordneten Zeitalters.A54
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Allgemein gesprochen erfüllt Romanliteratur, von der die Autoren hoffen, dass sie mithilft, Wissen über die Gottessache zu fördern, ihren Zweck besser, wenn sie die Hintergründe von einzelnen Ereignissen oder sich entwickelnden Prozessen in der Gottessache darstellen. Die Autoren sollten nicht versuchen, die tatsächlichen historischen Ereignisse und die Gestalten, die daran teilnehmen, selbst zu porträtieren. Die Wirklichkeit der konkreten Ereignisse und der tatsächlichen Persönlichkeiten ist weitaus überzeugender als irgend eine erfundene Geschichte. In diesem Zusammenhang hat der Sekretär des Hüters in seinem Auftrag am 23. März 1945 an einen Gläubigen geschrieben:
»Er würde Romane als Mittel zum Lehren nicht empfehlen; der Zustand der Welt ist zu kritisch, um einen Aufschub zuzulassen, den Menschen die genauen Lehren, die mit dem Namen Bahá’u’lláhs verbundenen sind, zu vermitteln. Aber jeder geeignete Zugang zum Glauben, der diese oder jene Gruppe anspricht, ist sicher jede Anstrengung wert, da wir die Sache Gottes allen Menschen, aus allen Schichten und Berufen und aller Mentalitäten bringen wollen.« Q2
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Ihr Brief … bezüglich Kunst ist eingegangen und das Universale Haus der Gerechtigkeit hat uns angewiesen, Sie für Ihren Plan zu loben, dass Sie Ihre artistischen Talente zu benützen, dem Geist der Lehren Bahá’u’lláhs Ausdruck zu verleihen. Es ermutigt sie wärmstens zu diesem Unterfangen…
In Beantwortung Ihrer Bitte um Führung, wie man am besten Künstler beim Lehren des Glaubens anspricht, kann gesagt werden, dass zusätzlich zu den Methoden, die die Leute allgemein anziehen, Künstler auf Kunst ansprechen werden. Wenn die erhabenen Lehren des Glaubens ihren Niederschlag in künstlerischen Werken gefunden haben, werden die Herzen der Menschen, einschließlich Künstlern, berührt. Ein Zitat aus den Heiligen Schriften oder die Beschreibung des Kunstwerkes, wie es sich auf die Schriften bezieht, kann dem Betrachter vielleicht ein Verständnis der Quelle dieser geistigen Anziehungskraft vermitteln und ihn dazu führen, den Glauben weiter zu erforschen.A55
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Mit der Entwicklung der Bahá’í-Gesellschaft, die sich aus Menschen vieler kultureller Wurzeln und verschiedenartiger Neigungen zusammensetzt, jeder mit seiner Vorstellung, was ästhetisch akzeptabel und angenehm ist, steht es jenen Bahá’í, die in der Musik, dem Theater und in visuellen Künsten begabt sind, frei, von ihren Talenten so Gebrauch zu machen, wie sie dem Glauben Gottes am besten dienen. Sie sollten nicht über den Mangel an Anerkennung durch verschiedene Gläubige bekümmert sein. Viel eher sollten sie im Wissen um die stichhaltigen Schriften des Glaubens über Musik und künstlerischen Ausdruck … Ihre künstlerischen Bemühungen in gebetserfüllter Erkenntnis weiterführen, dass die Künste machtvolle Mittel sind, dem Glauben zu dienen – Künste, die mit der Zeit ihre Bahá’í-Erfüllung erlangen werden.A56
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Ihr Schreiben, in dem Sie um Rat baten, wie Personen, die im Heroischen Zeitalter des Glaubens wirkten, in einem Theaterstück darzustellen seien, haben wir erhalten. Das Universale Haus der Gerechtigkeit lässt sie wissen, dass weder in den Anweisungen des Hüters, noch des Hauses der Gerechtigkeit … etwas zu finden ist, das Künstlern verbietet, die Buchstaben des Lebendigen in einer Umgebung zu zeichnen oder bei Anlässen darzustellen, die historisch zuverlässig sind. Selbstverständlich ist es wichtig, dass zusätzlich zur Richtigkeit der Darstellung auch die Würde der dargestellten Personen gewahrt bleibt.A57
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Heutzutage durchläuft die Architektur, wie auch andere Bereiche unserer Kultur, eine Zeit rasanter Entwicklung, in der sich der Geschmack von Jahrzehnt zu Jahrzehnt ändert. Keiner kann mit Gewissheit sagen, ob ein Gebäude, das heute in einem zeitgemäßen Stil errichtet ist, in den Augen des Betrachters in fünfzig Jahren auch noch schön erscheinen wird. Aus diesem Grund hat der geliebte Hüter für das administrative Weltzentrum des Glaubens den klassischen Stil griechischer Architektur gewählt. Hierbei handelt es sich um einen ausgereiften Stil, der sehr schön ist und schon mehr als 2000 Jahre überdauert hat. Es wäre jedoch nicht richtig, aus dieser Tatsache zu schließen, dass die klassischen griechischen Stile ausgesprochene Bahá’í-Architektur sind.A58
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Lasst sie die Niederungen der Mittelmäßigkeit verlassen und sich bei allem, was sie tun, in die Höhen der Vortrefflichkeit erheben. Mögen sie die Umgebung beflügeln, in der sie sich aufhalten, sei es in der Schule oder in der weiteren Ausbildung, ihrer Arbeit, ihrer Freizeit, den Bahá’í-Aktivitäten oder ihrem gemeinnützigen Dienst.
Lasst sie in der Tat vertrauensvoll die Herausforderungen, die sie erwarten, willkommen heißen. Erfüllt mit einer solchen Vortrefflichkeit und einer entsprechenden Bescheidenheit, mit Beharrlichkeit und einer liebevollen Dienstbarkeit müssen die heutigen Jugendlichen sich hocharbeiten in die höchsten Ränge der Berufe, in Handel, Künsten und Handwerk, die für den Fortschritt der Menschheit nötig sind – dies muss geschehen, damit der Geist der Sache Gottes seinen Glanz auf all diese wichtigen Bereiche menschlichen Strebens wirft.
Darüber hinaus können sie – nein, müssen sie – sicherstellen, dass auch die herausragenden und unentbehrlichen Errungenschaften der Vergangenheit der Zukunft übergeben werden, und gleichzeitig müssen sie danach streben, die vereinenden Ideen und die schnell fortschreitenden Technologien der Kommunikation zu meistern. Der Wandel, der sich innerhalb der Gesellschaft abspielen wird, hängt mit Sicherheit zu einem großen Ausmaß davon ab, wie wirkungsvoll die Jugend sich auf die Welt vorbereitet, die sie erben wird.A59
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Das Haus der Gerechtigkeit möchte Sie zu Ihrem Vorhaben, ein Buch zu schreiben, ermutigen, erinnert Sie jedoch an die Äußerung des Hüters, dass es zu diesem frühen Zeitpunkt in der Bahá’í-Geschichte noch keine Bahá’í-Kunst, -Musik, -Architektur oder -Kultur gibt. Diese werden sich zweifelsohne in der Zukunft ganz natürlich als Folge einer Bahá’í-Kultur entwickeln. Die persönlichen Vorlieben des Hüters auf diesen Bereichen sollten niemals als das Fundament für derartige Entwicklungen angesehen werden. Als er den ihm vorgelegten Entwurf für den Tempel in Kampala ablehnte, … war dies ein deutlicher Hinweis, dass er nicht glaubte, dass der allgemeine moderne Architekturstil seiner Zeit für ein Bahá’í-Haus der Andacht passend wäre; dies bedeutet jedoch in keiner Weise, dass er statt dessen einen eigenen Stil einführte. Der Grund, weshalb er sich bei den Gebäuden auf dem Berg Karmel für den klassischen Architekturstil entschied, lag nach Aussagen von Amatu’l-Bahá Rúḥíyyih Khánum darin, dass es ein schöner Stil war, der sich in die Umgebung einfügte und den Prüfungen der Zeit schon standgehalten hatte. Deshalb sollten Sie Andeutungen vermeiden und keine Möglichkeit für den Schluss zulassen, der Hüter habe schon die frühen Anfänge der Bahá’í-Kunst festgelegt. Er errichtete wundervolle Gärten und Gebäude, in dem er das verwendete, was verfügbar war, und wie beim Überbau des Schreins des Báb, nahm er Fachleute in Anspruch, die unter seiner Anleitung angemessene Entwürfe herstellten.A60
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Es steht Ihnen natürlich frei, auch Musik und die schönen Künste als Unterrichtsthemen in Bahá’í-Schulen zu verwenden. Nationale Geistige Räte, denen die Aussagen aus den Bahá’í-Schriften über Musik und Kunst gut bekannt waren, haben diese in den Unterricht mit einbezogen, sofern sie es zum gegebenen Zeitpunkt für die Entwicklung der Bahá’í-Gemeinde für geeignet hielten. Es bedarf großer Mühen seitens ergebener und talentierter Lehrer, die derzeit in der Bahá’í-Welt entstehende Musik zu fördern, zu sammeln und zu veröffentlichen, um sie systematisch in den Schulen zu verwenden.
Gemäß unserer Lehren müssen Musik und die Künste gefördert werden, da sie von unschätzbarem Wert für die Lebenskraft und den Geist der Gemeinde sind. Die Pläne und Bemühungen Ihres Rates werden daher sehr geschätzt und das Haus der Gerechtigkeit gedenkt Ihres Rates in seinen Gebeten.A61
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Hinsichtlich der Verwendung von Symbolen in der Kunst, können Ihnen die folgenden Auszüge aus Briefen, die im Auftrag des Hauses der Gerechtigkeit an zwei Personen gerichtet wurden, die gewünschte Antwort geben:
»Es spricht nichts dagegen, Naturerscheinungen als Symbole für die Bedeutung der drei Zentralgestalten, der Bahá’í-Gesetze und der Bahá’í-Gesellschaftsordnung zu verwenden und diese darzustellen; wir halten auch den Gebrauch visueller Symbole für geeignet, um abstrakte Begriffe auszudrücken.« Q3
»Ihre Auffassung ist richtig, dass die Darstellung von Báb und Bahá’u’lláh in Kunstwerken verboten ist. Der Hüter stellte klar, dass dieses Verbot sich auf alle Manifestationen Gottes bezieht. Photographien oder Reproduktionen von Portraits des Meisters können in Büchern verwendet werden, aber kein Versuch sollte unternommen werden, ihn in Dramen oder anderen Werken darzustellen, wo er eine der agierenden Personen wäre. Es kann jedoch keinen Einwand zu einer symbolischen Wiedergabe von solch Heiligen Gestalten geben, vorausgesetzt, es wird nicht zu einem Ritual und das verwendete Symbol ist nicht respektlos.« Q4
Sie versehen Ihre Bilder manchmal mit detaillierten Beschreibungen der Symbole, die Sie verwenden. Oft angewandt, könnte dies zu einer Sichtweise führen, mit der in unzulässiger Weise Bahá’í-Ideen interpretiert werden und würde letztlich eher von Ihrem künstlerischen Streben ablenken, anstatt es zu unterstützen. Symbolik ist Rohstoff für die Kunst, aber Künstler interpretieren die verwendeten Symbole selten; sie überlassen es dem Betrachter ihrer Werke, eigene Schlüsse zu ziehen, höchstens, dass sie durch die Titel ihrer Werke Andeutungen machen.
Die Benennung eines Kunstwerks ist das Vorrecht des Künstlers; Einspruch zu erheben wäre einzig gegen den Gebrauch eines respektlosen Titels für ein Werk, das ein Bahá’í-Thema darstellen soll.
Zu ihrer Frage, ob ein Künstler ein »Gemälde als zeitgenössische Illustration einer Textstelle der Heiligen Schriften« ausführen darf, meint das Haus der Gerechtigkeit, dass Künstler nicht von Bahá’í–Institutionen daran gehindert werden sollten, eine Vielzahl kalligraphischer Interpretationen der Heiligen Schriften oder des Größten Namens zu schaffen. Doch sollten solche Versuche von gutem Geschmack sein und nicht Formen annehmen, die sie der Lächerlichkeit preisgeben. Was das allgemein benutzte Symbol des Größten Namens angeht, rät das Haus der Gerechtigkeit zu großer Sorgfalt bei der genauen Wiedergabe der persischen Kalligraphie, da jede Abweichung von einer allgemein übernommenen Darstellung für die iranischen Gläubigen schmerzlich sein kann.A62
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Die Richtlinien, die das Haus der Gerechtigkeit aufgestellt hat, um von der photografischen Reproduktion von Gemälden des Meisters zu Vertriebszwecken abzuraten, sind kein Qualitätsurteil über ein Gemälde. Die Gemälde, die den Meister abbilden, sind von sehr unterschiedlicher künstlerischer Qualität. Das Haus der Gerechtigkeit möchte keinem Gemälde den Vorzug vor anderen geben; es wünscht mit diesen allgemeinen Richtlinien lediglich sicherzustellen, dass den Darstellungen ‘Abdu’l-Bahás angemessener Respekt entgegengebracht wird, und dass keine Photoreproduktionen minderwertiger Gemälde verteilt werden.
Es wird ein deutlicher Unterschied gemacht zwischen der Veröffentlichung von Photographien von Gemälden in Büchern und Zeitschriften, was nicht verboten ist, da sie bis zu einem gewissen Grade der Beurteilung des Verlegers unterliegt und ihrer Publikation als Sonderdrucke, was vom Haus der Gerechtigkeit missbilligt wird.
Generell meint das Haus der Gerechtigkeit, dass eine der großen Herausforderungen, denen sich die Bahá’í überall gegenübergestellt sehen, darin besteht, den Völkern der Welt wieder ein Bewusstsein von geistiger Wirklichkeit zu vermitteln. Unser Weltbild unterscheidet sich deutlich von dem der Masse der Menschheit darin, dass für uns die Schöpfung die geistige wie die physische Welt umfasst, und wir den Zweck der Welt, in der wir uns befinden, als Mittel für unseren geistigen Fortschritt begreifen.
Diese Sicht hat wichtige Konsequenzen für das Verhalten der Bahá’í, und sie führt zu Verhaltensweisen, die ganz im Gegensatz zum vorherrschenden Verhalten der breiten Gesellschaft stehen. Eine der charakteristischen Tugenden, die in den Bahá’í-Schriften betont wird, ist die Hochachtung vor dem, was heilig ist. Ein solches Verhalten ist ohne Bedeutung für jene, die die Welt durch und durch materialistisch sehen, während viele Anhänger der etablierten Religionen sie zu einer Reihe von Ritualen ohne wahre geistige Empfindung verkommen ließen.
In manchen Fällen enthalten die Bahá’í-Schriften genaue Anleitung, wie die Ehrfurcht für heilige Gegenstände oder Orte zum Ausdruck gebracht werden sollte, zum Beispiel gibt es Einschränkungen bei der Verwendung des Größten Namens auf Gegenständen oder für den wahllosen Gebrauch der aufgezeichneten Stimme des Meisters. In anderen Fällen werden die Gläubigen aufgefordert, sich um ein tieferes Verständnis des Begriffes Heiligkeit in den Bahá’í-Lehren zu bemühen, wovon sie ihre eigenen Verhaltensformen ableiten können, durch die ihre Ehrfurcht und ihr Respekt auszudrücken sind.
Die Bedeutung solchen Verhaltens leitet sich aus dem in den Bahá’í-Schriften zum Ausdruck kommenden Prinzip ab, dass das Äußere Einfluss auf das Innere hat. Bahá’u’lláh spricht vom »Volk Gottes« und sagt:
»Ihr äußeres Verhalten ist nur eine Widerspiegelung ihres inneren Lebens, und ihr inneres Leben ein Spiegel ihres äußeren Verhaltens.«
Das Universale Haus der Gerechtigkeit möchte, dass sie die in den letzten Jahren zum Ausdruck gebrachten Sorgen in diesem Lichte sehen. Künstlerisch begabte Bahá’í sind in der einzigartigen Lage, bei der Behandlung von Bahá’í-Themen ihre Fähigkeiten so zu gebrauchen, dass der Menschheit vor Augen geführt wird, wie sie durch die Wiederbelebung des Konzepts der Ehrfurcht durch den Bahá’í-Glauben eine geistige Erneuerung erfährt.
Fragen der künstlerischen Freiheit sind bei der hier vorgebrachten Angelegenheit nicht von Belang. Bahá’í-Künstlern steht es frei, ihre Talente auf jedes sie interessierende Thema anzuwenden. Wie dem auch sei, es ist zu hoffen, dass sie eine führende Rolle darin übernehmen werden, einer materialistischen Gesellschaft wieder zur Wertschätzung der Ehrfurcht als einem wesentlichen Element wahrer Freiheit und dauernden Glücks zu verhelfen.A63
61
Das Haus der Gerechtigkeit ist erfreut, über Ihre Erfolge im Beruf zu hören. Es rät Ihnen, diese berufliche Tätigkeit im Zusammenhang mit dem Dienst am Glauben und der Förderung der Proklamations- und Lehrtätigkeit zu sehen. Ihre musikalischen Leistungen werden es Ihnen ermöglichen, eine weite Bandbreite von Menschen zu erreichen und Ihnen letztlich die Botschaft Bahá’u’lláhs zu verkünden, indem Sie die Werte dieser Botschaft in Ihrer Musik zum Ausdruck bringen. Auch können Sie, wenn sich Ihre Tätigkeit weiter entwickelt, mit einflussreichen Leuten, die Sie treffen, wertvolle Freundschaften für den Glauben schließen. Bei Ihrer bevorstehenden Entscheidung über das Gebiet, in dem Sie sich niederlassen wollen, mögen diese Erwägungen Sie führen. In der heutigen Zeit können Bahá’í-Künstler, die zu Ansehen gelangen und auf ihrem Gebiet bekannt sind und die weiterhin bestrebt bleiben, der Ausbreitung des Glaubens zu dienen, von einzigartiger Hilfe für die Sache sein, da die öffentliche Wissbegier über die Bahá’í-Lehren allmählich geweckt wird.A64
62
Es ist gestattet, Auszüge aus den Heiligen Schriften für Lyrik zu verwenden und sie mit Musik zu begleiten, auch dürfen einzelne Sätze oder Worte wiederholt werden. Die nachfolgenden Auszüge erläutern dies noch näher:
»… spiele und singe darum die heiligen Worte Gottes in den Versammlungen der Freunde mit herrlichen Tönen, so dass die Ketten des Kummers und der Sorge von den Hörern abfallen, ihre Seelen sich vor Freude erheben und sich demütig im Gebet dem Reiche der Herrlichkeit zuwenden.« Q5
»Zweifelsohne sind Gebete und Teile aus den Sendschreiben, den Verborgenen Worten etc., geeignet, aber er hält es nicht für ratsam, Worte aus einem Abschnitt oder einer Meditation auszulassen, um sie perspektivisch zu kürzen.« Q6
Als Anwort auf die Frage eines Gläubigen inwieweit es zulässig sei, kleinere Veränderungen an Worten um der Betonung willen vorzunehmen oder um den perfekten Rhythmus zu erhalten, Worte hinzuzufügen, äußerte der geliebte Hüter Folgendes:
»Kleine Änderungen von Gebetstexten sind erlaubt, und ich würde Ihnen raten, dem offenbarten Wort an sich eine musikalische Fassung zu geben, was meines Erachtens überaus wirkungsvoll sein wird. Ich werde beten, dass der Geliebte Sie inspirieren möge, Seiner Sache diesen großen Dienst zu erweisen.« Q7
Bei der Frage der Vertonung von Versen aus den Bahá’í-Schriften mit Melodien aus bestehenden Musikstücken ist zu bedenken, dass ein solches Musikstück, auch wenn keine urheberrechtlichen oder gesetzlichen Beschränkungen bestehen, Assoziationen zum Text oder zur Stimmung des ursprünglichen Stückes wecken kann und möglicherweise nicht der Anforderung genügt, die Heiligen Texte mit Würde und Ehrerbietung zu behandeln.A65
63
Es spricht nichts dagegen, ein Gebet durch die Form der Bewegung oder des Tanzes zu interpretieren, sofern es in einem ehrfürchtigen Geist getan wird; aber es sollte möglichst nicht vom Lesen der Worte begleitet werden.A66
64
Das Haus der Gerechtigkeit ist erfreut, über Ihre Lehraktivitäten und Ihre unermüdliche Hingabe an die Sache Gottes zu hören, trotz der Schwierigkeiten, die Sie als Musiker erleben. In Beantwortung Ihrer Frage: Die Bahá’í-Lehren sehen in keiner Weise stillschweigend über die schlechte Behandlung von Musikern oder anderen Künstlern hinweg, noch wird von den Künstlern erwartet, dass sie ihre Entscheidungsfreiheit den Launen oder selbst den entschiedenen Ansichten anderer Bahá’í opfern. Hinsichtlich der von Ihnen angesprochenen Schwierigkeiten und dem Zwiespalt zwischen Ihrem Wunsch, durch Musik die Sache zu lehren und dem gleichzeitigen Erfordernis, Ihren Lebensunterhalt zu verdienen, wird Ihnen geraten, sich selbst Ihre Grenzen zu setzen. In einem im Auftrag Shoghi Effendis verfassten Brief, vom 23. Februar1933, finden wir beispielsweise folgenden Rat an einen Gläubigen:
»Der Rat, den Ihnen Shoghi Effendi gab in Bezug auf die Aufteilung Ihrer Zeit zwischen dem Dienst an der Sache Gottes und Ihren anderen Aufgaben, wurde auch von Bahá’u’lláh und dem Meister schon vielen anderen Freunden gegeben. Es ist ein Kompromiss zwischen den zwei Versen des Aqdas; der eine macht es jedem Bahá’í zur Pflicht, dem Fortschritt der Sache zu dienen, und der andere besagt, dass jede Seele einer Tätigkeit nachgehen sollte, die der Gesellschaft nützt. In einem Seiner Sendschreiben sagt Bahá’u’lláh, dass die höchste Form der Loslösung an diesem Tage die ist, dass man einer Tätigkeit nachgeht und sich selbst versorgt. Ein guter Bahá’í ist folglich derjenige, der sein Leben in der Weise ordnet, dass er sich sowohl seinen materiellen Bedürfnissen widmet wie auch dem Dienst an der Sache Gottes.« Q8
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Ihr aufrichtiger Wunsch, das Theater als ein Mittel zur Verbreitung der Grundsätze des Glaubens unter den Menschen zu nützen, ist lobenswert und das Haus der Gerechtigkeit hofft, dass Ihre Bemühungen bei diesem Vorhaben sowohl für Sie persönlich Erfüllung als auch für die Gemeinde Nutzen bringen mögen. Wie Sie selbst erwähnten, sind Sie sich der Schwierigkeiten und möglichen Fallstricke bei Bahá’í-Theaterstücken bewusst. In der derzeitigen Atmosphäre von Intoleranz in Ihrem Land ist es wichtig, keine Stücke zu schreiben, welche die Abneigung der Öffentlichkeit oder die Entrüstung religiöser Fundamentalisten wecken könnten.A67
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… traditionelle Tänze als Ausdruck einer Kultur sind in Bahá’í-Zentren erlaubt. Es sollte jedoch berücksichtigt werden, dass die traditionellen Tänze meist bestimmte Themen oder eine Geschichte darstellen. Insofern muss sichergestellt werden, dass die Themen dieser Tänze mit den hohen ethischen Maßstäben der Sache in Einklang stehen und keine Assoziationen wecken, die niedere Instinkte und unziemliche Leidenschaften hervorrufen. …
Wenn die Choreographie eines Tanzes darauf ausgerichtet ist, die Bahá’í-Lehren zu unterstützen und zu verbreiten, und dies in einer Weise getan werden kann, die den Adel dieser Prinzipien widerspiegelt und angemessene Gefühle hinsichtlich Respekt und Ehrerbietung hervorrufen, steht einer Umsetzung von Textpassagen aus den Schriften in die Form eines Tanzes nichts entgegen. Hierbei wäre es jedoch vorzuziehen, wenn der Tanz nicht vom Lesen der Worte begleitet würde.
Der Grundsatz, der die Freunde bei ihren Überlegungen hinsichtlich dieser Frage leiten soll, ist die Beachtung von »Mäßigung in allem, was Kleidung, Sprache und Unterhaltung und alle künstlerischen und literarischen Betätigungen« angeht.A68
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Es gibt natürlich keinen Einwand, den Begriff ›Bahá’í-Künstler‹ zu verwenden, aber zu diesem Zeitpunkt der Bahá’í-Sendung sollten wir die Begriffe ›Bahá’í-Kunst‹, ›Bahá’í-Musik‹ oder ›Bahá’í-Architektur‹ nicht verwenden.A69
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Ein Roman als Medium bietet dem Autor große Freiheit, Ideen und Gedankengänge auszuarbeiten, die bis dahin unerforscht waren. Sofern der Glaube und Seine Lehren ausdrücklich in der Geschichte erwähnt werden, müssen Sie jedoch Sorgfalt walten lassen, um Interpretationen, die nicht korrekt sein könnten, keinen Raum zu geben. Wenn es jedoch in dem Roman keinen eindeutigen Bezug zum Glauben gibt, steht es Ihnen frei, Ihre Phantasie spielen zu lassen, um Ideen auszuleuchten, die ihren Ursprung in den Prinzipien des Glaubens haben.A70
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Bei all ihren Bemühungen, das Ziel des Vierjahresplanes zu erreichen, bitten wir die Freunde auch, dem Einsatz der Künste stärkere Aufmerksamkeit zu schenken und dies nicht nur im Rahmen der Proklamation, sondern auch bei der Verbreitung und Festigung. Die grafischen und darstellenden Künste und die Literatur haben bei der Ausweitung des Einflusses des Glaubens eine wichtige Rolle gespielt und können es auch weiterhin tun. Auf der Ebene der Volkskunst kann dieser Möglichkeit in allen Teilen der Welt, ob in Dörfern oder Städten, nachgegangen werden. Shoghi Effendi setzte hohe Erwartungen in die Künste als ein Mittel, Aufmerksamkeit auf die Lehren zu ziehen. Ein in seinem Auftrag an einen einzelnen Gläubigen geschriebener Brief vermittelt die Ansicht des Hüters: „Es wird die Zeit kommen, da der Glaube sich wie ein Lauffeuer verbreiten wird, da sein Geist und seine Lehren auf der Bühne oder in der Kunst und Literatur als Ganzes dargestellt werden wird. Kunst kann besser solch edle Gefühle wecken als kalte, rationale Erläuterungen, besonders unter der Masse der Bevölkerung.A71
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In vielen Teilen der Region wurde der Erziehung der Kinder nur unzureichende Aufmerksamkeit geschenkt. Weit umfangreichere Programme sollten in den Ländern, in denen hierfür ein Bedürfnis besteht, initiiert werden, um sicherzustellen, dass die Bahá’í-Kinder gefördert und ermutigt werden, einen wachen Verstand zu entwickeln sowie ein tiefes Verständnis für die göttlichen Lehren zu erhalten; sie sollen gut ausgerüstet sein, um in allen Bereichen des Glaubens mitarbeiten und in den Bereichen der Kunst, des Handwerks und der Wissenschaften für den Fortschritt der Gesellschaft ihren Beitrag leisten zu können. Derartige Programme, wenn sie sowohl Bahá’í- als auch Nicht-Bahá’í Kindern offenstehen, bieten eine wirkungsvolle Möglichkeit, den Segen bringenden Einfluss der Botschaft Bahá’u’lláhs einer breiten Gesellschaft zugänglich zu machen.A72
Bibliografie
Bahá’u’lláh
Kitáb-i-Aqdas, Auflage 6.02-Online (2020-08-08)
Ährenlese aus den Schriften Bahá’u’lláhs, Auflage 10.01-Online (2023-11-07)
Botschaften aus ‘Akká, Auflage 3.04-Online (2023-09-12)
‘Abdu’l-Bahá
Briefe und Botschaften, Auflage 4.01-Online (2021-09-29)
Tablets of ‘Abdu’l-Bahá Abbas, Volume III, Published by Bahá’í Publishing Society, Chicago, U.S.A.
Beantwortete Fragen, Auflage 13.01-Online (2022-01-25)
Promulgation of Universal Peace, Wilmette: Bahá’í Publishing Trust, 1982
‘Abdu’l-Bahá in London, Auflage 1.04-Online (2021-06-12)
Shoghi Effendi
Das Kommen Göttlicher Gerechtigkeit, Auflage 4.02-Online (2021-06-12)
Lady Blomfield, The Chosen Highway, Wilmette: Bahá’í Publishing Trust, 1954
Lucas, Mary L., A Brief Account to My Visit to Acca, (classic reprint) Forgotten Books 2017
Quellenangaben
Q1 Lady Blomfield, The Chosen Highway, S. 167
Q2 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 23. September 1980, An einen Gläubigen
Q3 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 29. Juli 1971, An einen Gläubigen
Q4 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 3. Dezember 1972 An einen Gläubigen
Q5 ‘Abdu’l-Bahá, Briefe und Botschaften 74:2, Auflage 4.01-Online (2021-09-29)
Q6 Shoghi Effendis, Brief in seinem Auftrag vom 3. Juli 1949, An einen Gläubigen
Q7 Shoghi Effendi, handschriftlicher Nachtrag zu einem Brief in seinem Auftrag vom 8. April 1931, An einen Gläubigen
Q8 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 15. Februar 1990, An einen Gläubigen
Anmerkungen
A1 Übersetzung aus dem Persischen
A2 Bahá’u’lláh, Kitáb-i-Aqdas 4:51
A3 Bahá’u’lláh, Kitáb-i-Aqdas 4:116
A4 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese aus den Schriften Bahá’u’lláhs 74:1
A5 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese aus den Schriften Bahá’u’lláhs 82:7
A6 Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 11:42
A7 Einzigartiger persischer Musiker: Sänger, Instrumentalist und Erfinder vieler alter persischer Musikinstrumente, der um 600 A.D. am Hofe des Khosrow-Parviz aus der Sassaniden-Dynastie lebte.
A8 ›Vater der persischen Poesie‹ gest. 940 A.D.
A9 Namhafter muslimischer Gelehrter; Autor einer Abhandlung über Musik (ca. 870-950 A.D.)
A10 Arzt/Wissenschaftler/Philosoph, im Westen als Avicenna bekannt, der in einem seiner Hauptwerke einen Abschnitt der Musiktheorie widmete (ca. 980-1027 A.D.)
A11 Übersetzung aus dem Persischen
A12 Übersetzung aus dem Persischen
A13 Übersetzung aus dem Persischen
A14 Übersetzung aus dem Persischen
A15 Übersetzung aus dem Persischen
A16 Übersetzung aus dem Persischen
A17 Übersetzung aus dem Persischen
A18 Shahnáz, der Name der Empfängerin dieses Sendbriefes, ist auch die Bezeichnung einer musikalischen Tonart
A19 ‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 74:1–2
A20 ‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 102:3
A21 ‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 109:1
A22 ‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 154:3
A23 ‘Abdu’l-Bahá, in: Tablets of ‘Abdu’l-Bahá Abbas, Volume III, S. 59
A24 ‘Abdu’l-Bahá, in: Tablets of ‘Abdu’l-Bahá Abbas, Volume III, S. 512
A25 ‘Abdu’l-Bahá, in: Beantwortete Fragen 58:3
A26 ‘Abdu’l-Bahá, in: Promulgation of Universal Peace, 24. April 1912, Talk at Children’s Reception Studio Hall, 1219 Connecticut Avenue, Washington, D.C.
A27 ‘Abdu’l-Bahá, in: ‘Abdu’l-Bahá in London 5:37
A28 zit. in Mary L.Lucas, A Brief Account to My Visit to Acca, S.11-14
A29 Shoghi Effendi, in: Das Kommen Göttlicher Gerechtigkeit 47
A30 Shoghi Effendi, Brief vom 11. Dezember 1931, An einen Gläubigen
A31 Shoghi Effendi, Brief vom 2. Januar 1932, An einen Gläubigen
A32 Shoghi Effendi, Brief vom 3. April 1932, An einen Gläubigen
A33 Shoghi Effendi, Brief vom 20. Juni 1932, An einen Gläubigen
A34 Shoghi Effendi, Brief vom 10. Oktober 1932, An einen Gläubigen
A35 Shoghi Effendi, Brief vom 15. November 1932, An einen Gläubigen
A36 Shoghi Effendi, Brief vom 30. November 1932, An einen Gläubigen
A37 Shoghi Effendi, handschriftlicher Nachtrag eines Briefes in seinem Auftrag vom 6. August 1933 an einen Gläubigen
A38 Shoghi Effendi, Brief vom 17. März 1935, An einen Gläubigen
A39 Shoghi Effendi, Brief vom 25. Juli 1936, An einen Gläubigen
A40 Shoghi Effendi, Brief vom 4. November 1937, An einen Gläubigen
A41 Shoghi Effendi, Brief vom 23. Dezember 1942, An einen Gläubigen
A42 Shoghi Effendi, Brief vom 20. Juli 1946, An einen Nationalen Geistigen Rat
A43 Shoghi Effendi, Brief vom 22. Dezember 1948, An einen Nationalen Geistigen Rat
A44 Shoghi Effendi, Nachtrag eines Briefes in seinem Auftrag geschriebenen vom 1. März 1951, An einen Nationalen Geistigen Rat
A45 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 3. Februar 1952, An einen Gläubigen
A46 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 30. Juni 1952, An einen Nationalen Geistigen Rat
A47 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 2. Juli 1967, An alle Nationalen Geistigen Räte
A48 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 22. Februar 1971, An einen Nationalen Geistigen Rat
A49 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 3. Dezember 1972, An einen Gläubigen
A50 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 17. Januar 1973, An einen Nationalen Geistigen Rat
A51 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 18. Juli 1974, An einen Gläubigen
A52 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 25. Januar 1977, An einen Gläubigen
A53 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 9. März 1977, An einen Gläubigen
A54 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 10. Februar 1980, An die iranischen Bahá’í in der ganzen Welt
A55 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 21. Juli 1982, An einen Gläubigen
A56 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 9. August 1983, An einen Gläubigen
A57 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 5. Oktober 1983, An einen Nationalen Geistigen Rat
A58 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 3. September 1984, An einen Gläubigen
A59 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 8. Mai 1985, An die Bahá’í-Jugend der Welt
A60 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 23. Juni 1985, An einen Gläubigen
A61 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 20. August 1985, An einen Nationalen Geistigen Rat
A62 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 23. Februar 1987, An einen Gläubigen
A63 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 24. September 1987, An einen Gläubigen
A64 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 30. Juni 1988, An einen Gläubigen
A65 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in seinem Auftrag vom 6. Dezember 1989, An eine Einzelperson
A66 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 4. Januar 1990, An einen Gläubigen
A67 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 9. April 1990, An einen Nationalen Geistigen Rat
A68 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 20. Juni 1991, An einen Nationalen Geistigen Rat
A69 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 12. März 1992, An zwei Gläubige
A70 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 15. Februar 1994, An einen Gläubigen
A71 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 21. April 1996, An die Bahá’í der Welt
A72 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 21. April 1996, An die Bahá’í in Australien
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