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Source : www.bahai-biblio.org
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Traduction de courtoisie
MAISON UNIVERSELLE DE JUSTICE
Centre mondial bahá'í, Haïfa, Israël
Ridván 123 / 1966
Aux bahá'ís du monde
Amis chèrement aimés,
Le cinquantième anniversaire de la révélation par 'Abdu'l-Bahá, en mars et en avril 1916, des premières Tab1ettes du Plan divin, a été marquée par la réalisation d'un exploit des pionniers sans égal dans les annales de la Cause. Il y a un an, un appel a été lancé pour que 461 pionniers quittent leurs demeures dans les douze mois suivants et se dispersent à travers la planète pour élargir et renforcer les fondements de la communauté mondiale de Bahá'u'lláh. Il y a tout espoir qu'à l'époque du Ridván, tous les buts des pionniers soient atteints ou que leur établissement soit assuré par des engagements fermes, à l'exception de trente-quatre postes dont l'établissement dépend de circonstances favorables. La gratitude et l'admiration du monde bahá'í entier vont à cette noble troupe de croyants consacrés, qui ont répondu si glorieusement à l'appel. Ces pionniers, qui se sont levés pour ces buts prévus au plan, ont été renforcés par quarante-cinq autres croyants qui se sont installés dans 1es territoires-buts, tandis que soixante-neuf autres ont quitté leurs demeures pour aller habiter dans vingt-six autres pays déjà ouverts à la Foi. Autrement dit, au cours de cette année cinq cent cinq bahá'ís se sont levés pour se rendre comme pionniers au-delà de leur patrie, le nombre le plus élevé de pionniers en une année, dans toute l'histoire de la Cause.
Voilà une victoire retentissante ; et à la lumière de cette déclaration du Maître dans la première Tablette du Plan divin - " Il est souvent arrivé qu'une âme bénie soit devenue la source de direction d'une nation " - cet exploit laisse bien présager de l'avenir. Ses conséquences immédiates sont l'ouverture de vingt-quatre nouveaux territoires à la Foi, la réouverture de quatre autres et la consolidation de quatre-vingt-treize de plus. Les territoires qui viennent d'être ouverts à la Foi sont les suivants : le Tchad et le Niger, en Afrique ; la Péninsule de l'Alaska, l'I1e de la Barbade, les Iles Caïman, l'Ile Chiloé, l'Ile de la Providence, le Territoire de Quintana Roo, Saba, l'Ile de St. André, St. Eustache, St. Christophe et Nevis, l'Ile de St. Laurent, la Terre de Feu, et les Iles Turks & Caiscos, dans les Amériques ; les Iles Laccadive et Marmara, en Asie ; l'Ile Niue, en Australasie ; ainsi que Bornholm, Capri, l'Ile d'Elbe, le Gotland, les Hébrides intérieures et Ischia, en Europe.
Les territoires qui ont été rouverts à la Foi sont : l'Ile de Corisco et la Guinée espagnole, en Afrique ; et les Iles Maldive et Nicobar, en Asie.
Annoncée au dernier Ridván, la première Convention des bahá'ís du Brunei aura lieu cette année, à la fin de la seconde semaine de la période du Ridván, et la première Assemblée Spirituelle Nationale des bahá'ís du Brunei sera alors élue. La Main de la Cause, M. Collis Featherstone, représentera le Centre mondial de la foi à cette manifestation historique.
Une autre conséquence des confirmations qui ont récompensé l'immense effort d'enseignement de ces deux dernières années est l'appel lancé maintenant par la Maison de Justice pour la formation, au Ridván 1967, des Assemblées Spirituelles Nationales (A.S.N.) suivantes : en Afrique - l'Assemblée Spirituelle Nationale d'Algérie et de Tunisie, avec son siège à Alger ; l'Assemblée Spirituelle Nationale de la République du Cameroun, qui aura son siège à Victoria, et qui comprendra la Guinée espagnole, le Fernando Po, les Iles de Corisco, de Sao Tomé et de Principe ; l'Assemblée Spirituelle Nationale du Swaziland, du Mozambique et du Basoutoland, avec son siège à Mbabane ; l'Assemblée Spirituelle Nationale de Zambie, avec son siège à Lusaka. Dans les Amériques - l'Assemblée Spirituelle Nationale des Iles du Vent (Leeward & Windward) et des Iles Vierges, avec son siège à Charlotte Amalie. En Asie - l'Assemblée Spirituelle Nationale du Cambodge, avec son siège à Phnom Penh ; l'Assemblée Spirituelle Nationale du Sud-Est arabe, avec son siège à Bahreïn ; l'Assemblée Spirituelle Nationale de Taiwan, avec son siège à T'ai-pei. En Australasie - l'Assemblée Spirituelle Nationale des Iles Gilbert et Ellice, avec son siège à Tarawa. Ces neuf Assemblées Spirituelles Nationales constitueront, avec l'Assemblée Spirituelle Nationale du Brunei, dix piliers supplémentaires de la Maison Universelle de Justice, et porteront le nombre des Assemblées Nationales participant à l'élection de cette institution, lors de la deuxième Convention internationale, au Ridván 1968, à soixante-dix-neuf.
Cette année capitale ne peut se terminer sans mentionner les services inlassables et dévoués des bien-aimées Mains de la Cause, les Porte-bannières du Plan de neuf ans, ainsi que le soutien capable que leur ont donné leurs Membres auxiliaires. Les missions spéciales dont elles se sont chargées pour le compte de la Maison Universelle de Justice, les tournées d'enseignement qu'elles ont entreprises, les conférences qu'elles ont organisées, leur labeur continu au Centre mondial et, par-dessus tout, l'encouragement constant qu'elles ont prodigué aux amis, et la vigilance quant au bien-être de la Cause de Dieu dont elles ont fait preuve, ont caractérisé par la distinction et la conduite effective les travaux de la communauté entière. La perte cruelle qu'elles ont subie par le décès de la Main de la Cause, M. Leroy Ioas, est ressentie par tout le monde bahá'í.
Les splendides réalisations dans les domaines de l'enseignement et des pionniers, ainsi que l'attention enthousiaste qui a été accordée à la préparation de plans pour la digne célébration du centenaire de la proclamation du Message de Bahá'u'lláh aux rois et chefs d'état du monde, ont conclu avec succès la première phase du Plan de neuf ans. Elles ont ouvert le chemin de la deuxième, une phase pendant laquelle le monde bahá'í doit se préparer et s'armer pour la troisième phase, qui commencera en octobre 1967, lorsque les six conférences intercontinentales feront retentir les " notes d'ouverture " d'une période de proclamation de la Cause de Dieu, s'étendant aux dernières années du Plan de neuf ans; jusqu'au centenaire, en 1973, de la révélation du Kitáb-i-Aqdas. Le triple objet de ces conférences sera de commémorer le centenaire du début de la proclamation, par Bahá'u'lláh, de sa propre Mission, de proclamer le Message divin, et de délibérer sur les taches des dernières années du Plan de neuf ans.
Le monde bahá'í est confronté avec cinq tâches particulières, au moment où il aborde cette deuxième phase du Plan :
La première tache est de terminer l'installation des pionniers et d'en envoyer d'autres partout où le besoin se fait sentir.
La deuxième est la préparation intensive de la troisième phase, par l'étude et l'adoption de nouvelles mesures dans l'enseignement et l'extension des différents fonds bahá'ís, à l'échelon international, national et local.
La troisième est l'accélération de l'approvisionnement en littérature bahá'íe, particulièrement dans le domaine de la traduction et de la publication dans les langues qui n'ont, pas encore fait l'objet, pour le moment, de publications bahá'íes, ou dans celles pour lesquelles la diffusion est insuffisante.
La quatrième consiste à acquérir les Hazíratu'l-Quds nationaux qui restent, ainsi que les terrains pour les temples, les dotations nationales et les instituts d'enseignement prévus au Plan, avant que l'inflation qui s'amplifie et qui affecte aujourd'hui presque la totalité du monde, n'accroisse les charges financières d'achat de telles propriétés.
La cinquième est le développement du Fonds du temple du Panama. La Maison Universelle de Justice commence ce fonds en contribuant une somme de $ 25000 et lance un appel aux croyants et aux communautés bahá'íes pour contribuer généreusement et continuellement, jusqu'à ce que les fonds nécessaires à la réalisation de cet édifice historique soient réunis. Ces contributions devraient être envoyées directement à l'Assemblée Spirituelle Nationale du Panama. Plus de cinquante projets ont été reçus, et la Maison de Justice étudie maintenant les recommandations de l'Assemblée nationale. Le choix sera annoncé et les amis seront tenus au courant de ce projet hautement important et inspirant.
Chaque adepte de Bahá'u'lláh, individuellement, ainsi que les institutions de la Foi, à l'échelon local, national, continental et mondial, doivent maintenant répondre à l'appel qui consiste à augmenter l'intensité de l'enseignement à un niveau jamais atteint auparavant, de sorte à réaliser ce vaste accroissement prévu au Plan. Pour les croyants vivant dans des pays où ils sont libres d'enseigner leur Foi, cet appel est rendu d'autant plus aigu par les mesures oppressives imposées à la Foi ailleurs. En Iran, les croyants sont privés de leurs droits élémentaires et la Foi est encore largement proscrite. En Irak, l'Hazíratu'l-Quds national et un autre local ont été saisis et les activités des amis ont été sévèrement restreintes. En Egypte, les propriétés de bahá'ís sont encore confisquées et, récemment, plusieurs croyants ont été emprisonnés pendant un certain temps ; ils attendent maintenant de passer en jugement. Une nouvelle oppression a surgi en Indonésie, où l'Hazíratu'l-Quds national a été saisi et où les activités organisées des amis ont été interdites. Dans d'autres pays, enfin, les croyants sont sujets à des restrictions et à la surveillance. Les amis, dans tous ces cas, sont fidèles et confiants, et ils regardent en avant vers leur émancipation et le triomphe définitif de la Cause.
L'appel aux institutions locales et nationales de la Foi est adressé dans le but d'organiser et de faire avancer le travail d'enseignement au moyen de plans systématiques, comprenant non seulement les rencontres privées régulières au sein des demeures des croyants, les réunions publiques, les réceptions et les conférences, les écoles de fin de semaine, d'été et d'hiver, les conférences et les activités de jeunesse, qui doivent toutes être vigoureusement poursuivies à l'heure actuelle, mais, en plus, pour alimenter un courant constant d'enseignants qui visitent chaque localité. Les forces libérées par ce processus ont été exaltées par Bahá'u'lláh dans les termes suivants : " Le mouvement même qui consiste à aller d'endroit en endroit, lorsqu'il est entrepris au nom de Dieu, a toujours produit, et peut produire maintenant son influence sur le monde. Dans les Livres du passé, le rang de ceux qui voyagèrent au près et au loin pour guider les serviteurs de Dieu a été expliqué et mentionné. " 'Abdu'l-Bahá, à son tour, dans les Tablettes du Plan divin, dit : Des enseignants doivent continuellement voyager dans toutes les régions du continent, ou plutôt dans toutes les parties du globe... " De tels plans doivent être commencés et mis au point maintenant, pendant cette période de préparatifs, afin qu'ils puissent produire leur effet au début de la période de proclamation, moment dès lequel ils devront être poursuivis sans relâche jusqu'à la fin du Plan.
La Maison Universelle de Justice attache une telle importance à ce principe d'enseignement itinérant qu'elle a décidée de le développer à l'échelle internationale, et elle fait maintenant appel aux volontaires pour qu'ils offrent leurs services dans ce domaine. Par leurs visites dans des pays autres que le leur, ces amis stimuleront énormément la proclamation et l'enseignement de la Cause dans tous les continents. Il faut espérer que de tels projets se suffiront à eux-mêmes, car le Fonds international de substitution (en anglais : International Deputization Fund) devra toujours couvrir les besoins des pionniers. Toutefois, lorsqu'une proposition qui remplit l'intérêt de la Foi ne peut être financée par la personne en question ou les Assemblées nationales jouant le rôle d'hôtes, la Maison de Justice examinera une demande de soutien en provenance du Fonds de substitution. Les offres, s'étendant à n'importe quelle période, doivent être faites à sa propre Assemblée Spirituelle Nationale ou aux Comités continentaux des pionniers, qui ont reçu la tâche supplémentaire d'aider les Assemblées nationales à réaliser et coordonner cette nouvelle activité. Que ceux qui répondent à l'appel se souviennent de l'exhortation du Maître de " voyager tel 'Abdu'l-Bahá... sanctifiés et libres de toute attache et dans le détachement le plus complet. "
Simultané et égal à ce vaste effort d'enseignement ordonné et croissant, le travail de consolidation doit marcher de pair. Ces deux processus doivent en fait être considérés comme des éléments inséparables de l'expansion de la Foi. Tandis que le travail d'enseignement inévitablement vient en premier, le poursuivre, seul, sans consolidation, laisserait la communauté sans préparation pour recevoir les masses qui, tôt ou tard, doivent répondre au message rédempteur de la Cause. La conduite de notre bien-aimé Gardien dans ce domaine vital, comme toujours, est claire et sans ambiguïté : " Chaque progrès dans un nouveau domaine, chaque multiplication des institutions bahá'íes, doivent " être suivis, en même temps, par une poussée plus profonde des racines qui soutiennent la vie spirituelle de la communauté et qui garantissent sa saine croissance. L'attention ne devrait jamais être éloignée de ce besoin vital et constant ; elle ne doit pas non plus être relâchée, dans aucune circonstance, ni être subordonnée à la tâche aussi vitale et urgente qui consiste à assurer l'expansion extérieure des institutions administratives bahá'íes. " Dès maintenant, la juste mesure entre ces deux aspects essentiels de son développement, doit être observée par la communauté bahá'íe, au moment où nous pénétrons dans l'ère des conversions sur une grande échelle. La consolidation doit englober non seulement l'établissement des institutions administratives bahá'íes, mais aussi un véritable approfondissement dans les vérités fondamentales de la Cause et dans ses principes spirituels, la compréhension de son objet principal dans l'établissement de l'unité du genre humain, l'instruction de ses règles de comportement pour tous les aspects de la vie publique et privée, la pratique particulière de la vie bahá'íe pour des questions telles que les prières quotidiennes, l'éducation des enfants, l'observance des lois du mariage bahá'í, l'abstention dans la politique, l'obligation de contribuer aux Fonds, l'importance des Fête des Dix-Neuf Jours et l'occasion d'acquérir une bonne connaissance de la pratique actuelle de l'administration bahá'íe.
La marche de l'avant de la Foi exige, et elle en dépend, un grand accroissement des contributions aux divers fonds. Tous les buts confiés au Centre mondial de la Foi, et notamment ceux ayant trait à la mise en valeur et à l'embellissement des propriétés entourant les Sépulcres sacrés et l'extension des jardins sur le Mont Carmel entraînent de lourdes dépenses. La construction des deux Temples prévus au Plan exigera d'autres sommes importantes, et le processus mondial d'enseignement et de consolidation, qui va être intensifié, doit être soutenu par un courant bien plus fort et ininterrompu de contributions. Le Fonds international de substitution doit être maintenu et étendu, non seulement à d'autres besoins en pionniers, mais dans le but d'assister et de mettre au point le programme d'enseignants itinérants qui vient d'être lancé. Comme seuls ceux qui ont publiquement proclamé leur reconnaissance de Bahá'u'lláh peuvent contribuer financièrement à l'établissement de son ordre mondial, il apparaît que plus, beaucoup plus est demandé des quelques-uns qui ont ce privilège. Nos responsabilités dans ce domaine sont très grandes, vraiment proportionnées à la grâce d'être les porteurs du Nom de Dieu en ce jour.
L'appel adressé à chaque bahá'í, individuellement, dans chaque champ d'activité, mais par-dessus tout pour l'enseignement de la Cause de Dieu, est perpétuel. A chaque nouveau tourment infligé à 1'humanité, notre devoir irrésistible devient plus clair, et nous ne devrions pas oublier que si nous négligeons de remplir ce devoir, " d'autres ", selon Shoghi Effendi, " seront appelés à reprendre notre tâche pour répondre aux besoins terribles de ce monde tourmenté ". Il semble que ce soit maintenant que nous pénétrions dans une ère d'expansion tant attendue de notre Foi bien-aimée. La soif croissante de vérité spirituelle qu'éprouve l'humanité, représente notre chance. Alors que nous tendons la main pour la saisir, il sera bon de s'arrêter aux paroles suivantes de Bahá'u'lláh : " Votre conduite envers votre voisin devrait atteindre le niveau auquel les signes du seul vrai Dieu sont clairement manifestés, car vous êtes les premiers parmi les hommes à être recréés par son Esprit, les premiers à adorer et à courber le genou devant Lui, les premiers à vous rendre autour de son trône de gloire. "
Au moment où l'humanité plonge plus profondément vers la condition dont Bahá'u'lláh écrit que " la révéler maintenant ne serait pas convenable ni bienséant ", les croyants doivent pour autant, de plus en plus, se distinguer comme des êtres fondamentalement heureux, pleins d'assurance et orientés, et se conformer à une règle de conduite qui, contrastant vivement avec les attitudes ignobles et amorales de la société moderne, est la source de leur honneur, de leur force et de leur maturité. C'est le contraste marqué entre la vigueur, l'unité et la discipline de la communauté bahá'íe d'une part, et la confusion croissante, le désespoir et le rythme fiévreux d'une société condamnée de l'autre, qui attirera, pendant les années turbulentes à venir, le regard de 1'humanité vers le refuge de la Foi universellement rédemptrice de Bahá'u'lláh.
Le progrès constant de la Cause de Dieu est une source de joie pour nous tous et un stimulant pour plus d'action. Mais pas des actions ordinaires. L'appel est lancé pour des actes héroïques que seules des âmes détachées et divinement soutenues peuvent accomplir. 'Abdu'l-Bahá, le Commandant des armées du Seigneur, dans une de ses Tablettes du Plan divin, s 'écria : " Oh ! Que ne puis-je voyager, même à pied et dans la pauvreté la plus complète, vers ces régions et, élevant l'appel de Yá Bahá'u'l-Abhá dans les villes, les villages, les montagnes, les déserts et sur les océans, répandre les enseignements divins ! Hélas ! Je ne le puis. Combien je le déplore intensément ! " Et Il conclut avec cet appel qui bouleverse le cœur : " Ô Dieu, faites que Vous l'accomplissiez ! "
LA MAISON UNIVERSELLE DE JUSTICE.
Source : www.bahai-biblio.org
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Traduction de courtoisie
MAISON UNIVERSELLE DE JUSTICE
Centre mondial bahá'í, Haïfa, Israël
Ridván 123 / 1966
Aux bahá'ís du monde
Amis chèrement aimés,
Le cinquantième anniversaire de la révélation par 'Abdu'l-Bahá, en mars et en avril 1916, des premières Tab1ettes du Plan divin, a été marquée par la réalisation d'un exploit des pionniers sans égal dans les annales de la Cause. Il y a un an, un appel a été lancé pour que 461 pionniers quittent leurs demeures dans les douze mois suivants et se dispersent à travers la planète pour élargir et renforcer les fondements de la communauté mondiale de Bahá'u'lláh. Il y a tout espoir qu'à l'époque du Ridván, tous les buts des pionniers soient atteints ou que leur établissement soit assuré par des engagements fermes, à l'exception de trente-quatre postes dont l'établissement dépend de circonstances favorables. La gratitude et l'admiration du monde bahá'í entier vont à cette noble troupe de croyants consacrés, qui ont répondu si glorieusement à l'appel. Ces pionniers, qui se sont levés pour ces buts prévus au plan, ont été renforcés par quarante-cinq autres croyants qui se sont installés dans 1es territoires-buts, tandis que soixante-neuf autres ont quitté leurs demeures pour aller habiter dans vingt-six autres pays déjà ouverts à la Foi. Autrement dit, au cours de cette année cinq cent cinq bahá'ís se sont levés pour se rendre comme pionniers au-delà de leur patrie, le nombre le plus élevé de pionniers en une année, dans toute l'histoire de la Cause.
Voilà une victoire retentissante ; et à la lumière de cette déclaration du Maître dans la première Tablette du Plan divin - " Il est souvent arrivé qu'une âme bénie soit devenue la source de direction d'une nation " - cet exploit laisse bien présager de l'avenir. Ses conséquences immédiates sont l'ouverture de vingt-quatre nouveaux territoires à la Foi, la réouverture de quatre autres et la consolidation de quatre-vingt-treize de plus. Les territoires qui viennent d'être ouverts à la Foi sont les suivants : le Tchad et le Niger, en Afrique ; la Péninsule de l'Alaska, l'I1e de la Barbade, les Iles Caïman, l'Ile Chiloé, l'Ile de la Providence, le Territoire de Quintana Roo, Saba, l'Ile de St. André, St. Eustache, St. Christophe et Nevis, l'Ile de St. Laurent, la Terre de Feu, et les Iles Turks & Caiscos, dans les Amériques ; les Iles Laccadive et Marmara, en Asie ; l'Ile Niue, en Australasie ; ainsi que Bornholm, Capri, l'Ile d'Elbe, le Gotland, les Hébrides intérieures et Ischia, en Europe.
Les territoires qui ont été rouverts à la Foi sont : l'Ile de Corisco et la Guinée espagnole, en Afrique ; et les Iles Maldive et Nicobar, en Asie.
Annoncée au dernier Ridván, la première Convention des bahá'ís du Brunei aura lieu cette année, à la fin de la seconde semaine de la période du Ridván, et la première Assemblée Spirituelle Nationale des bahá'ís du Brunei sera alors élue. La Main de la Cause, M. Collis Featherstone, représentera le Centre mondial de la foi à cette manifestation historique.
Une autre conséquence des confirmations qui ont récompensé l'immense effort d'enseignement de ces deux dernières années est l'appel lancé maintenant par la Maison de Justice pour la formation, au Ridván 1967, des Assemblées Spirituelles Nationales (A.S.N.) suivantes : en Afrique - l'Assemblée Spirituelle Nationale d'Algérie et de Tunisie, avec son siège à Alger ; l'Assemblée Spirituelle Nationale de la République du Cameroun, qui aura son siège à Victoria, et qui comprendra la Guinée espagnole, le Fernando Po, les Iles de Corisco, de Sao Tomé et de Principe ; l'Assemblée Spirituelle Nationale du Swaziland, du Mozambique et du Basoutoland, avec son siège à Mbabane ; l'Assemblée Spirituelle Nationale de Zambie, avec son siège à Lusaka. Dans les Amériques - l'Assemblée Spirituelle Nationale des Iles du Vent (Leeward & Windward) et des Iles Vierges, avec son siège à Charlotte Amalie. En Asie - l'Assemblée Spirituelle Nationale du Cambodge, avec son siège à Phnom Penh ; l'Assemblée Spirituelle Nationale du Sud-Est arabe, avec son siège à Bahreïn ; l'Assemblée Spirituelle Nationale de Taiwan, avec son siège à T'ai-pei. En Australasie - l'Assemblée Spirituelle Nationale des Iles Gilbert et Ellice, avec son siège à Tarawa. Ces neuf Assemblées Spirituelles Nationales constitueront, avec l'Assemblée Spirituelle Nationale du Brunei, dix piliers supplémentaires de la Maison Universelle de Justice, et porteront le nombre des Assemblées Nationales participant à l'élection de cette institution, lors de la deuxième Convention internationale, au Ridván 1968, à soixante-dix-neuf.
Cette année capitale ne peut se terminer sans mentionner les services inlassables et dévoués des bien-aimées Mains de la Cause, les Porte-bannières du Plan de neuf ans, ainsi que le soutien capable que leur ont donné leurs Membres auxiliaires. Les missions spéciales dont elles se sont chargées pour le compte de la Maison Universelle de Justice, les tournées d'enseignement qu'elles ont entreprises, les conférences qu'elles ont organisées, leur labeur continu au Centre mondial et, par-dessus tout, l'encouragement constant qu'elles ont prodigué aux amis, et la vigilance quant au bien-être de la Cause de Dieu dont elles ont fait preuve, ont caractérisé par la distinction et la conduite effective les travaux de la communauté entière. La perte cruelle qu'elles ont subie par le décès de la Main de la Cause, M. Leroy Ioas, est ressentie par tout le monde bahá'í.
Les splendides réalisations dans les domaines de l'enseignement et des pionniers, ainsi que l'attention enthousiaste qui a été accordée à la préparation de plans pour la digne célébration du centenaire de la proclamation du Message de Bahá'u'lláh aux rois et chefs d'état du monde, ont conclu avec succès la première phase du Plan de neuf ans. Elles ont ouvert le chemin de la deuxième, une phase pendant laquelle le monde bahá'í doit se préparer et s'armer pour la troisième phase, qui commencera en octobre 1967, lorsque les six conférences intercontinentales feront retentir les " notes d'ouverture " d'une période de proclamation de la Cause de Dieu, s'étendant aux dernières années du Plan de neuf ans; jusqu'au centenaire, en 1973, de la révélation du Kitáb-i-Aqdas. Le triple objet de ces conférences sera de commémorer le centenaire du début de la proclamation, par Bahá'u'lláh, de sa propre Mission, de proclamer le Message divin, et de délibérer sur les taches des dernières années du Plan de neuf ans.
Le monde bahá'í est confronté avec cinq tâches particulières, au moment où il aborde cette deuxième phase du Plan :
La première tache est de terminer l'installation des pionniers et d'en envoyer d'autres partout où le besoin se fait sentir.
La deuxième est la préparation intensive de la troisième phase, par l'étude et l'adoption de nouvelles mesures dans l'enseignement et l'extension des différents fonds bahá'ís, à l'échelon international, national et local.
La troisième est l'accélération de l'approvisionnement en littérature bahá'íe, particulièrement dans le domaine de la traduction et de la publication dans les langues qui n'ont, pas encore fait l'objet, pour le moment, de publications bahá'íes, ou dans celles pour lesquelles la diffusion est insuffisante.
La quatrième consiste à acquérir les Hazíratu'l-Quds nationaux qui restent, ainsi que les terrains pour les temples, les dotations nationales et les instituts d'enseignement prévus au Plan, avant que l'inflation qui s'amplifie et qui affecte aujourd'hui presque la totalité du monde, n'accroisse les charges financières d'achat de telles propriétés.
La cinquième est le développement du Fonds du temple du Panama. La Maison Universelle de Justice commence ce fonds en contribuant une somme de $ 25000 et lance un appel aux croyants et aux communautés bahá'íes pour contribuer généreusement et continuellement, jusqu'à ce que les fonds nécessaires à la réalisation de cet édifice historique soient réunis. Ces contributions devraient être envoyées directement à l'Assemblée Spirituelle Nationale du Panama. Plus de cinquante projets ont été reçus, et la Maison de Justice étudie maintenant les recommandations de l'Assemblée nationale. Le choix sera annoncé et les amis seront tenus au courant de ce projet hautement important et inspirant.
Chaque adepte de Bahá'u'lláh, individuellement, ainsi que les institutions de la Foi, à l'échelon local, national, continental et mondial, doivent maintenant répondre à l'appel qui consiste à augmenter l'intensité de l'enseignement à un niveau jamais atteint auparavant, de sorte à réaliser ce vaste accroissement prévu au Plan. Pour les croyants vivant dans des pays où ils sont libres d'enseigner leur Foi, cet appel est rendu d'autant plus aigu par les mesures oppressives imposées à la Foi ailleurs. En Iran, les croyants sont privés de leurs droits élémentaires et la Foi est encore largement proscrite. En Irak, l'Hazíratu'l-Quds national et un autre local ont été saisis et les activités des amis ont été sévèrement restreintes. En Egypte, les propriétés de bahá'ís sont encore confisquées et, récemment, plusieurs croyants ont été emprisonnés pendant un certain temps ; ils attendent maintenant de passer en jugement. Une nouvelle oppression a surgi en Indonésie, où l'Hazíratu'l-Quds national a été saisi et où les activités organisées des amis ont été interdites. Dans d'autres pays, enfin, les croyants sont sujets à des restrictions et à la surveillance. Les amis, dans tous ces cas, sont fidèles et confiants, et ils regardent en avant vers leur émancipation et le triomphe définitif de la Cause.
L'appel aux institutions locales et nationales de la Foi est adressé dans le but d'organiser et de faire avancer le travail d'enseignement au moyen de plans systématiques, comprenant non seulement les rencontres privées régulières au sein des demeures des croyants, les réunions publiques, les réceptions et les conférences, les écoles de fin de semaine, d'été et d'hiver, les conférences et les activités de jeunesse, qui doivent toutes être vigoureusement poursuivies à l'heure actuelle, mais, en plus, pour alimenter un courant constant d'enseignants qui visitent chaque localité. Les forces libérées par ce processus ont été exaltées par Bahá'u'lláh dans les termes suivants : " Le mouvement même qui consiste à aller d'endroit en endroit, lorsqu'il est entrepris au nom de Dieu, a toujours produit, et peut produire maintenant son influence sur le monde. Dans les Livres du passé, le rang de ceux qui voyagèrent au près et au loin pour guider les serviteurs de Dieu a été expliqué et mentionné. " 'Abdu'l-Bahá, à son tour, dans les Tablettes du Plan divin, dit : Des enseignants doivent continuellement voyager dans toutes les régions du continent, ou plutôt dans toutes les parties du globe... " De tels plans doivent être commencés et mis au point maintenant, pendant cette période de préparatifs, afin qu'ils puissent produire leur effet au début de la période de proclamation, moment dès lequel ils devront être poursuivis sans relâche jusqu'à la fin du Plan.
La Maison Universelle de Justice attache une telle importance à ce principe d'enseignement itinérant qu'elle a décidée de le développer à l'échelle internationale, et elle fait maintenant appel aux volontaires pour qu'ils offrent leurs services dans ce domaine. Par leurs visites dans des pays autres que le leur, ces amis stimuleront énormément la proclamation et l'enseignement de la Cause dans tous les continents. Il faut espérer que de tels projets se suffiront à eux-mêmes, car le Fonds international de substitution (en anglais : International Deputization Fund) devra toujours couvrir les besoins des pionniers. Toutefois, lorsqu'une proposition qui remplit l'intérêt de la Foi ne peut être financée par la personne en question ou les Assemblées nationales jouant le rôle d'hôtes, la Maison de Justice examinera une demande de soutien en provenance du Fonds de substitution. Les offres, s'étendant à n'importe quelle période, doivent être faites à sa propre Assemblée Spirituelle Nationale ou aux Comités continentaux des pionniers, qui ont reçu la tâche supplémentaire d'aider les Assemblées nationales à réaliser et coordonner cette nouvelle activité. Que ceux qui répondent à l'appel se souviennent de l'exhortation du Maître de " voyager tel 'Abdu'l-Bahá... sanctifiés et libres de toute attache et dans le détachement le plus complet. "
Simultané et égal à ce vaste effort d'enseignement ordonné et croissant, le travail de consolidation doit marcher de pair. Ces deux processus doivent en fait être considérés comme des éléments inséparables de l'expansion de la Foi. Tandis que le travail d'enseignement inévitablement vient en premier, le poursuivre, seul, sans consolidation, laisserait la communauté sans préparation pour recevoir les masses qui, tôt ou tard, doivent répondre au message rédempteur de la Cause. La conduite de notre bien-aimé Gardien dans ce domaine vital, comme toujours, est claire et sans ambiguïté : " Chaque progrès dans un nouveau domaine, chaque multiplication des institutions bahá'íes, doivent " être suivis, en même temps, par une poussée plus profonde des racines qui soutiennent la vie spirituelle de la communauté et qui garantissent sa saine croissance. L'attention ne devrait jamais être éloignée de ce besoin vital et constant ; elle ne doit pas non plus être relâchée, dans aucune circonstance, ni être subordonnée à la tâche aussi vitale et urgente qui consiste à assurer l'expansion extérieure des institutions administratives bahá'íes. " Dès maintenant, la juste mesure entre ces deux aspects essentiels de son développement, doit être observée par la communauté bahá'íe, au moment où nous pénétrons dans l'ère des conversions sur une grande échelle. La consolidation doit englober non seulement l'établissement des institutions administratives bahá'íes, mais aussi un véritable approfondissement dans les vérités fondamentales de la Cause et dans ses principes spirituels, la compréhension de son objet principal dans l'établissement de l'unité du genre humain, l'instruction de ses règles de comportement pour tous les aspects de la vie publique et privée, la pratique particulière de la vie bahá'íe pour des questions telles que les prières quotidiennes, l'éducation des enfants, l'observance des lois du mariage bahá'í, l'abstention dans la politique, l'obligation de contribuer aux Fonds, l'importance des Fête des Dix-Neuf Jours et l'occasion d'acquérir une bonne connaissance de la pratique actuelle de l'administration bahá'íe.
La marche de l'avant de la Foi exige, et elle en dépend, un grand accroissement des contributions aux divers fonds. Tous les buts confiés au Centre mondial de la Foi, et notamment ceux ayant trait à la mise en valeur et à l'embellissement des propriétés entourant les Sépulcres sacrés et l'extension des jardins sur le Mont Carmel entraînent de lourdes dépenses. La construction des deux Temples prévus au Plan exigera d'autres sommes importantes, et le processus mondial d'enseignement et de consolidation, qui va être intensifié, doit être soutenu par un courant bien plus fort et ininterrompu de contributions. Le Fonds international de substitution doit être maintenu et étendu, non seulement à d'autres besoins en pionniers, mais dans le but d'assister et de mettre au point le programme d'enseignants itinérants qui vient d'être lancé. Comme seuls ceux qui ont publiquement proclamé leur reconnaissance de Bahá'u'lláh peuvent contribuer financièrement à l'établissement de son ordre mondial, il apparaît que plus, beaucoup plus est demandé des quelques-uns qui ont ce privilège. Nos responsabilités dans ce domaine sont très grandes, vraiment proportionnées à la grâce d'être les porteurs du Nom de Dieu en ce jour.
L'appel adressé à chaque bahá'í, individuellement, dans chaque champ d'activité, mais par-dessus tout pour l'enseignement de la Cause de Dieu, est perpétuel. A chaque nouveau tourment infligé à 1'humanité, notre devoir irrésistible devient plus clair, et nous ne devrions pas oublier que si nous négligeons de remplir ce devoir, " d'autres ", selon Shoghi Effendi, " seront appelés à reprendre notre tâche pour répondre aux besoins terribles de ce monde tourmenté ". Il semble que ce soit maintenant que nous pénétrions dans une ère d'expansion tant attendue de notre Foi bien-aimée. La soif croissante de vérité spirituelle qu'éprouve l'humanité, représente notre chance. Alors que nous tendons la main pour la saisir, il sera bon de s'arrêter aux paroles suivantes de Bahá'u'lláh : " Votre conduite envers votre voisin devrait atteindre le niveau auquel les signes du seul vrai Dieu sont clairement manifestés, car vous êtes les premiers parmi les hommes à être recréés par son Esprit, les premiers à adorer et à courber le genou devant Lui, les premiers à vous rendre autour de son trône de gloire. "
Au moment où l'humanité plonge plus profondément vers la condition dont Bahá'u'lláh écrit que " la révéler maintenant ne serait pas convenable ni bienséant ", les croyants doivent pour autant, de plus en plus, se distinguer comme des êtres fondamentalement heureux, pleins d'assurance et orientés, et se conformer à une règle de conduite qui, contrastant vivement avec les attitudes ignobles et amorales de la société moderne, est la source de leur honneur, de leur force et de leur maturité. C'est le contraste marqué entre la vigueur, l'unité et la discipline de la communauté bahá'íe d'une part, et la confusion croissante, le désespoir et le rythme fiévreux d'une société condamnée de l'autre, qui attirera, pendant les années turbulentes à venir, le regard de 1'humanité vers le refuge de la Foi universellement rédemptrice de Bahá'u'lláh.
Le progrès constant de la Cause de Dieu est une source de joie pour nous tous et un stimulant pour plus d'action. Mais pas des actions ordinaires. L'appel est lancé pour des actes héroïques que seules des âmes détachées et divinement soutenues peuvent accomplir. 'Abdu'l-Bahá, le Commandant des armées du Seigneur, dans une de ses Tablettes du Plan divin, s 'écria : " Oh ! Que ne puis-je voyager, même à pied et dans la pauvreté la plus complète, vers ces régions et, élevant l'appel de Yá Bahá'u'l-Abhá dans les villes, les villages, les montagnes, les déserts et sur les océans, répandre les enseignements divins ! Hélas ! Je ne le puis. Combien je le déplore intensément ! " Et Il conclut avec cet appel qui bouleverse le cœur : " Ô Dieu, faites que Vous l'accomplissiez ! "
LA MAISON UNIVERSELLE DE JUSTICE.
Riḍván-Botschaft 1966 á Das Universale Haus der Gerechtigkeit á Bahá'í Verlag GmbH, Auflage 1.01-Online (1966)
Ridvan-Botschaft 1966
Der fünfzigste Jahrestag der Offenbarung der ersten Sendschreiben zum Göttlichen Plan durch
`Abdu'l-Bahá im März und April 1916 ist Zeuge des Abschlusses einer Pionierleistung, die in den
Annalen der Sache ohne Beispiel dasteht. Vor einem Jahr wurde der Ruf nach
vierhunderteinundsechzig Pionieren erhoben, die innerhalb von zwölf Monaten ihr Heim verlassen
und sich auf dem ganzen Erdball verstreuen sollten, um die Grundlagen der Weltgemeinde
Bahá'u'lláhs zu verbreitern und zu stärken. Es besteht berechtigte Hoffnung, daß mit Ausnahme von
vierunddreißig Posten, deren Besetzung von der Gunst der Umstände abhängig ist, alle Pionierziele an
Ridván erfüllt sein werden oder ihre Besetzung durch feste Zusagen gesichert ist. Die Dankbarkeit und
Bewunderung der ganzen Bahá'í-Welt wendet sich dieser edlen Schar von hingebungsvollen
Gläubigen zu, die den Aufruf so herrlich beantwortet haben. Diese Pioniere, die zu den festgesetzten
Zielen aufgebrochen sind, wurden durch weitere fünfundvierzig Gläubige verstärkt, die sich in den
Zielgebieten niedergelassen haben; neunundsechzig zusätzliche Freunde haben ihre Heimat verlassen,
um in sechsundzwanzig weiteren, dem Glauben bereits erschlossenen Ländern ihren Wohnsitz zu
nehmen. Alles zusammengefaßt haben sich im Verlaufe eines Jahres fünfhundertundfünf Bahá'í
erhoben, um außerhalb ihres Heimatlandes zu pionieren: die größte Anzahl, die dies jemals in der
ganzen Geschichte des Glaubens in einem einzigen Jahr vollbracht hat.
Dies ist ein weithin hallender Sieg, und im Lichte der Aussage des Meisters im ersten Sendschreiben
zum Göttlichen Plan - »Es ist oft vorgekommen, daß eine begnadete Seele die Quelle der Führung
einer Nation wurde« - ist es auch ein wundervolles Vorzeichen für die Zukunft. Das unmittelbare
Ergebnis ist die Erschließung von vierundzwanzig neuen und die Wiederbesiedelung von vier anderen
Gebieten für den Glauben sowie die Festigung dreiundneunzig weiterer Gebiete. Die neuerschlossenen
Gebiete sind: Tschad und Niger in Afrika; die Halbinsel Alaska, Barbuda, die Cayman-Inseln, die
Chiloe-Insel, die Providencia-Insel, das Quintana-Roo-Gebiet, Saba, die San-Andres-Insel, St.
Eustatius, St. Kitts-Nevis, die St. Lawrence-Insel, Feuerland, sowie die Turks- und Caicos-Inseln in
Nord- und Südamerika; die Lakkadiven-Inseln und die Marmara-Insel in Asien; die Niue-Insel in
Australasien; sowie Bornholm, Capri, Elba, Gotland, Innere Hebriden und Ischia in Europa.
Die wiederbesiedelten Gebiete sind: die Corisco-Insel und Spanisch-Guinea in Afrika sowie die
Malediven und die Nikobaren in Asien.
Wie zum letzten Ridván-Fest angekündigt, wird dieses Jahr die erste Nationaltagung der Bahá'í von
Brunei während des zweiten Wochenendes der Ridván-Zeit abgehalten, wobei der erste Nationale
Geistige Rat der Bahá'í von Brunei gewählt wird. Die Hand der Sache Collis Featherstone wird das
Weltzentrum des Glaubens bei diesem historischen Ereignis vertreten.
Neun neue Nationale Geistige Räte zu Ridván 1967:
Ein weiteres Ergebnis der Bestätigungen, mit denen die gewaltigen Lehranstrengungen der letzten
zwei Jahre belohnt wurden, ist der nun vom Universalen Haus ausgehende Aufruf zur Bildung der
folgenden neun Nationalen Geistigen Räte an Ridván 1967: In Afrika: der Nationale Geistige Rat von
Algerien und Tunesien mit Sitz in Algier; der Nationale Geistige Rat der Republik Kamerun mit Sitz
in Victoria, dem auch Spanisch-Guinea, Fernando Poo, Corisco sowie So Tomé und die Principe-
Inseln zugeordnet sind; der Nationale Geistige Rat von Swasiland, Mosambik und Basutoland mit Sitz
in Mbabane; der Nationale Geistige Rat von Sambia mit Sitz in Lusaka. In Amerika: der Nationale
Geistige Rat der Inseln über und unter dem Winde (Leeward- und Windward-Inseln) und der
Jungferninseln mit Sitz in Charlotte-Amalie. In Asien: der Nationale Geistige Rat von Kambodscha
mit Sitz in Phnom Penh; der Nationale Geistige Rat von Ost- und Südarabien mit Sitz in Bahrein; der
Nationale Geistige Rat von Taiwan mit Sitz in Taipeh. In Australasien: der Nationale Geistige Rat der
Gilbert- und Ellice-Inseln mit Sitz in Tarawa. Diese neun Nationalen Geistigen Räte, die zusammen
mit dem neuen Nationalen Geistigen Rat von Brunei zehn zusätzliche Pfeiler des Universalen Hauses
der Gerechtigkeit bilden, lassen die Zahl der Nationalen Geistigen Räte, die an Ridván 1968 der
zweiten Internationalen Tagung für die Wahl dieser Institution beiwohnen werden, auf neunundsiebzig
anwachsen.
Dieses bedeutungsvolle Jahr darf nicht vorübergehen, ohne daß die unermüdlichen und
hingebungsvollen Dienste der geliebten Hände der Sache, der Bannerträger des Neunjahresplanes,
erwähnt werden sowie die fähige Unterstützung, die ihnen durch ihre Hilfsämter zuteil wurde. Die
Sonderaufgaben, die sie im Auftrag des Universalen Hauses der Gerechtigkeit durchgeführt haben, die
von ihnen unternommenen Lehrreisen, die von ihnen organisierten Konferenzen, ihre ständige Arbeit
am Weltzentrum und vor allem ihre unermüdliche Ermutigung der Freunde und ihre Wachsamkeit über
das Wohlergehen der Sache Gottes waren eine Auszeichnung für die Arbeit der gesamten Gemeinde
und gaben ihr wirksame Leitung. Der Schmerz um den Verlust, den sie durch das Hinscheiden der
Hand der Sache Leroy Ioas erlitten, wird von der ganzen Bahá'í-Welt geteilt.
Dreifache Zielsetzung der internationalen Konferenzen:
Die glänzenden Leistungen auf dem Gebiet des Pionierens und Lehrens und die begeisterte
Aufmerksamkeit, mit der die Pläne für eine würdevolle Gestaltung der Einhundertjahrfeier der
Verkündigung von Bahá'u'lláhs Botschaft an die Könige und Herrscher der Welt entwickelt werden,
haben den ersten Abschnitt des Neunjahresplanes mit Erfolg gekrönt und den Weg für den zweiten
Abschnitt geebnet, der eine Phase der Vorbereitung und Rüstung der Bahá'í-Welt für den dritten
Abschnitt darstellen muß. Der dritte Abschnitt beginnt im Oktober 1967 mit den sechs
Interkontinentalen Konferenzen, die den »Auftakt« bilden zu einer Phase der Verkündigung der Sache
Gottes, die sich über die restlichen Jahre des Neunjahresplanes bis zur Jahrhundertfeier der
Offenbarung des Kitáb-i-Aqdas im Jahre 1973 erstrecken wird. Diese Konferenzen haben eine
dreifache Zielsetzung: den hundertsten Jahrestag des Beginns von Bahá'u'lláhs eigener Verkündigung
Seiner Botschaft zu feiern, die göttliche Botschaft zu verkündigen und die Aufgaben der restlichen
Jahre des Neunjahresplanes beratend zu erörtern.
Die Aufgaben des zweiten Abschnitts des Neunjahresplanes:
Jetzt, da die Bahá'í-Welt den zweiten Abschnitt des Planes beginnt, hat sie fünf klar umrissene
Aufgaben vor sich:
Erstens: die restlichen Pioniere auf ihre Posten zu bringen und weitere dorthin zu entsenden, wo sie
benötigt werden.
Zweitens: Eingehende Vorbereitung auf den dritten Abschnitt des Planes durch die Entwicklung neuer
Lehrprojekte und -methoden und den Ausbau der verschiedenen Bahá'í-Fonds auf internationaler,
nationaler und lokaler Ebene.
Drittens: Die beschleunigte Herausgabe von Bahá'í-Literatur, besonders die Übersetzung und
Veröffentlichung in Sprachen, in denen bis jetzt nichts vorliegt oder der Bestand ungenügend ist.
Viertens: Erwerb der restlichen nationalen .Ha.zíratu'l-Quds, Tempelgelände, nationalen Stiftungen
und Lehrinstitute, die der Plan verlangt, bevor die fortschreitende Inflation, von der jetzt fast die ganze
Welt erfaßt ist, den Ankauf dieser Besitztümer finanziell allzu stark belastet.
Fünftens: Ausbau des Tempelfonds von Panama. Das Universale Haus der Gerechtigkeit eröffnet
diesen Fonds mit einer Spende von $ 25 000,- und ruft nun die Gläubigen und Bahá'í-Gemeinden auf,
ihn freigebig und fortlaufend zu speisen, bis die Mittel für die Fertigstellung dieses historischen
Gebäudes gesichert sind. Die Spenden sollen direkt an den Nationalen Geistigen Rat von Panama
geschickt werden. Über fünfzig Bauentwürfe sind eingegangen, und das Haus der Gerechtigkeit prüft
derzeit die Empfehlungen des Nationalen Rates. Die getroffene Wahl wird bekanntgegeben werden,
und die Freunde werden über den Fortschritt dieses höchst bedeutungsvollen und begeisternden
Vorhabens ständig auf dem laufenden gehalten.
Eine Herausforderung für jeden Gläubigen und jede Institution:
Jeder einzelne Anhänger Bahá'u'lláhs wie auch die Institutionen des Glaubens auf örtlicher, nationaler,
kontinentaler und Weltebene müssen sich jetzt der Herausforderung stellen, die Intensität der
Lehrarbeit in noch nie gekanntem Ausmaß zu steigern, um die im Plan geforderte gewaltige
Ausdehnung zu verwirklichen. Für alle Gläubigen, die in Ländern leben, wo sie ihren Glauben
ungehindert lehren können, wiegt diese Herausforderung noch schwerer angesichts der
Unterdrückungen, denen der Glaube an anderen Orten ausgesetzt ist. In Persien werden den Gläubigen
ihre Grundrechte verweigert, und der Glaube ist noch weitgehend verboten. Im `Iráq wurden das
nationale und ein örtliches .Ha.zíratu'l-Quds beschlagnahmt, und die Tätigkeit der Freunde wurde stark
eingeschränkt. In Ägypten sind die Bahá'í-Besitztümer noch immer beschlagnahmt, und erst kürzlich
kamen mehrere Freunde für einige Zeit ins Gefängnis; jetzt warten sie auf ihren Prozeß. Eine neue
Unterdrückungswelle ist in Indonesien ausgebrochen, wo das nationale .Ha.zíratu'l-Quds
beschlagnahmt und die planmäßige Arbeit der Gläubigen verboten wurde. Andernorts wiederum haben
die Gläubigen unter Beschränkungen und Überwachung zu leiden. Doch in allen Fällen sind die
Freunde standhaft und erwarten zuversichtlich ihre rechtliche Gleichstellung und den schließlichen
Sieg der Sache.
Für die örtlichen und nationalen Verwaltungsinstitutionen des Glaubens besteht die Herausforderung
darin, die Lehrarbeit durch systematische Pläne zu organisieren und voranzutreiben. Zusätzlich zu den
regelmäßigen Heimkreisen bei den Freunden, zu den öffentlichen Veranstaltungen, Empfängen und
Konferenzen, Wochenend-, Sommer- und Winterschulen, Jugendkonferenzen und Jugendprogrammen
- die derzeit allesamt so tatkräftig verfolgt werden - sollte ein ununterbrochener Strom von
Reiselehrern einsetzen, die jeden Ort besuchen. Die durch ein solches Verfahren entfesselten Kräfte
hat Bahá'u'lláh mit folgenden Worten verherrlicht:
»Schon allein das Reisen von Ort zu Ort, wenn es um der Sache Gottes willen geschieht, hat von jeher
seinen Einfluß auf die Welt ausgeübt und kann dies auch jetzt tun. In den Büchern der Vergangenheit
ist die Rangstufe derjenigen verzeichnet und niedergeschrieben, die in die Ferne oder in die nähere
Umgebung gereist sind, um den Dienern Gottes Führung zu geben.«
Und `Abdu'l-Bahá sagt in den Sendschreiben zum Göttlichen Plan:
»Ständig müssen Lehrer in alle Teile des Kontinents reisen, nein, vielmehr in alle Teile der Welt ...«
Hierzu müssen jetzt, während der Vorbereitungsphase, Pläne aufgestellt und entwickelt werden, so daß
sie zu Beginn des Abschnittes der Verkündigung voll einsetzbar sind; von da ab müssen sie dann bis
zum Ende des Planes unnachgiebig verfolgt werden.
Ruf nach Reiselehrern:
Das Universale Haus der Gerechtigkeit mißt dem Grundsatz des Reiselehrens eine solche Wichtigkeit
bei, daß es beschlossen hat, ihn auch international anzuwenden, und nun nach Gläubigen ruft, die in
diesem Bereich ihre Dienste zur Verfügung stellen. Durch ihre Besuche in anderen Ländern werden
diese Freunde der Verkündigung und dem Lehren des Glaubens in allen Erdteilen mächtigen Auftrieb
geben. Es steht zu hoffen, daß solche Projekte selbst finanziert werden können, da der Internationale
Beistandsfonds noch weiter für die Pionierarbeit benötigt wird. Trotzdem wird das Haus der
Gerechtigkeit Anträge auf Unterstützung aus dem Beistandsfonds prüfen, wenn einem Projekt
besonderer Wert für den Glauben beigemessen wird und der betreffende Gläubige oder die Nationalen
Räte, denen das Projekt zugute kommt, nicht dafür aufkommen können. Angebote für eine
Reiselehrtätigkeit von beliebiger Dauer sind an den eigenen Nationalen Geistigen Rat oder an die
Kontinentalen Pionierausschüsse zu richten, denen die zusätzliche Aufgabe übertragen wurde, die
Nationalen Räte bei der Durchführung und gegenseitigen Abstimmung dieses neuen Unternehmens zu
unterstützen. Mögen diejenigen, die sich erheben, an des Meisters Gebot denken: »reisen wie `Abdu'l-
Bahá, ... geheiligt und frei von jeder Bindung und in äußerster Loslösung.«
Ausdehnung und Festigung müssen Hand in Hand gehen:
Mit dieser umfassenden, geordneten, ständig wachsenden Lehranstrengung muß die Festigungsarbeit
als gleichrangig Hand in Hand gehen. Diese beiden Tätigkeiten sind tatsächlich als untrennbare
Bestandteile der Ausbreitung des Glaubens zu betrachten. Natürlich kommt die Lehrarbeit zuerst;
würde sie jedoch alleine betrieben, ohne Festigung oder Vertiefung, so bliebe die Gemeinde
unvorbereitet zur Aufnahme der Massen, die früher oder später für die lebenspendende Botschaft der
Sache empfänglich sein werden. Die Anleitung unseres geliebten Hüters in dieser lebenswichtigen
Angelegenheit ist wie immer klar und unmißverständlich: »Jeder Vorstoß in neue Gebiete, jede
Vermehrung der Bahá'í-Institutionen muß von einem tieferen Eintreiben der Wurzeln begleitet sein,
die das geistige Leben der Gemeinde erhalten und ihre gesunde Entwicklung gewährleisten. Diese
lebenswichtige, ständig vor uns stehende Notwendigkeit darf zu keiner Zeit außer acht gelassen, sie
darf unter keinen Umständen vernachlässigt oder der nicht minder lebenswichtigen und dringenden
Aufgabe, die äußere Ausdehnung der Bahá'í-Verwaltungsinstitutionen sicherzustellen, untergeordnet
werden.« Von jetzt ab muß die Bahá'í-Gemeinde das richtige Gleichgewicht zwischen diesen zwei
wesentlichen Seiten ihrer Entwicklung halten, da wir in das Zeitalter der Massengewinnung eintreten.
Die Festigung darf sich nicht nur auf die Errichtung von Bahá'í-Verwaltungsinstitutionen erstrecken;
sie umfaßt ebenso eine wirkliche Vertiefung in den grundlegenden Wahrheiten der Sache und ihren
geistigen Grundsätzen, ein Verständnis ihrer Hauptabsicht der Errichtung der Einheit der Menschheit,
eine Unterweisung in ihren Verhaltensnormen in allen Bereichen des privaten und öffentlichen Lebens
sowie in der speziellen Führung des Bahá'í-Lebens bei Dingen wie tägliches Gebet, Kindererziehung,
Einhaltung der Gesetze zur Bahá'í-Eheschließung, Enthaltung von Politik, Pflicht zum Spenden für
den Fonds, Bedeutung des Neunzehntagefestes sowie die Gelegenheit, sich eine fundierte Kenntnis der
Bahá'í-Administration, wie sie derzeit gehandhabt wird, zu verschaffen.
Die dringende Notwendigkeit eines verstärkten Spendenstromes:
Der Vormarsch des Glaubens verlangt einen großen Zuwachs an Spenden für die verschiedenen Fonds,
ja er ist davon abhängig. Alle dem Weltzentrum des Glaubens zugeteilten Ziele, besonders aber
diejenigen, welche die Erschließung und Verschönerung des die Heiligen Schreine umgebenden
Besitzes und die Ausdehnung der Gärten auf dem Berg Karmel betreffen, sind mit hohen Ausgaben
verbunden. Weitere Summen erfordert der Bau der beiden im Plan vorgesehenen Tempel, und der
weltweite Feldzug des Lehrens und der Festigung, der jetzt noch verstärkt werden soll, muß von einem
stark angewachsenen, ununterbrochenen Zufluß von Geldmitteln getragen werden. Der Internationale
Beistandsfonds muß aufrechterhalten und vergrößert werden, nicht nur für den weiteren Pionierbedarf,
sondern auch um das Reiselehrerprogramm zu unterstützen und zu entwickeln, zu dem nun aufgerufen
wurde. Nachdem es nur denjenigen, die ihre Anerkennung Bahá'u'lláhs öffentlich erklärt haben,
erlaubt ist, finanziell zur Errichtung Seiner Weltordnung beizutragen, versteht es sich von selbst, daß
mehr, viel mehr von den wenigen verlangt wird, die heute dieses Vorrecht besitzen. Unsere
Verantwortung auf diesem Gebiet ist sehr groß: sie ist der Gnade ebenbürtig, Träger des Namens
Gottes an diesem Tage zu sein.
Die Herausforderung an den einzelnen Bahá'í auf jedem Gebiet des Dienstes, doch vor allem beim
Lehren der Sache Gottes, hört nie auf. Mit jeder neuen Trübsal, die die Menschheit heimsucht, tritt
unsere unausweichliche Pflicht deutlicher in Erscheinung; auch sollten wir nie vergessen, daß, wenn
wir diese Pflicht vernachlässigen, - in den Worten Shoghi Effendis - »andere aufgerufen werden,
unsere Aufgabe zu erfüllen, sich der schreienden Not dieser gequälten Welt anzunehmen.« Es hat
durchaus den Anschein, daß wir jetzt in einen Zeitabschnitt der lange ersehnten Ausdehnung unseres
geliebten Glaubens eintreten. Der Menschheit wachsender Hunger nach geistiger Wahrheit ist unsere
Gelegenheit. Während wir die Hand nach dieser Gelegenheit ausstrecken, sollten wir über die
folgenden Worte Bahá'u'lláhs nachdenken:
»Euer Verhalten eurem Nachbarn gegenüber sollte so sein, daß es klar die Zeichen des einen wahren
Gottes offenbart, denn ihr seid die ersten unter den Menschen, die durch Seinen Geist
wiedererschaffen wurden, die ersten, die Ihn anbeten und das Knie vor Ihm beugen, die ersten, die
Seinen Thron der Herrlichkeit umkreisen.«
Je tiefer die Menschheit in den Zustand hineintreibt, von dem Bahá'u'lláh schrieb, daß es »nicht
ziemlich und passend wäre, ihn jetzt zu enthüllen«, desto mehr müssen die Gläubigen als
zuversichtliche, klar bestimmte und von Grund auf glückliche Wesen hervortreten, die einer Norm
folgen, welche in direktem Gegensatz zu der niedrigen und amoralischen Verhaltensweise der
modernen Gesellschaft steht und damit die Quelle ihrer Ehre, Stärke und Reife ist. Gerade dieser
ausgeprägte Unterschied zwischen der Stärke, Einheit und Disziplin der Bahá'í-Gemeinde einerseits
und der wachsenden Verwirrung, Verzweiflung und dem fieberhaften Tempo einer dem Untergang
geweihten Gesellschaft andererseits wird in den vor uns liegenden stürmischen Jahren die Augen der
Menschheit auf das Heiligtum des welterlösenden Glaubens Bahá'u'lláhs lenken.
Der beständige Fortschritt der Sache Gottes ist eine Quelle der Freude für uns alle und ein Anstoß zu
weiterem Handeln. Aber nicht zu gewöhnlichem Handeln! Zu heroischen Taten ist nun aufgerufen, wie
sie nur von göttlich gestützten, losgelösten Seelen vollbracht werden können. `Abdu'l-Bahá, der
Gebieter der Heerscharen des Herrn, hat in einem der Sendschreiben zum Göttlichen Plan diesen Ruf
ausgestoßen: »O, wie sehne ich mich danach, diese Gegenden zu durchreisen, wenn nötig, sogar zu
Fuß und in tiefster Armut die Städte, die Dörfer, die Berge, die Wüsten und die Meere zu durchqueren,
mit höchster Stimme den Ruf `Yá Bahá'u'l-Abhá' zu erheben und die göttlichen Lehren zu verbreiten.
Dies aber kann ich nicht tun. Wie tief beklage ich dies.« Und er schloß mit diesem herzbewegenden
Ausruf: »Wenn es Gott gefällt, werdet ihr es vielleicht vollbringen.«
Ridvan-Botschaft 1966
Der fünfzigste Jahrestag der Offenbarung der ersten Sendschreiben zum Göttlichen Plan durch
`Abdu'l-Bahá im März und April 1916 ist Zeuge des Abschlusses einer Pionierleistung, die in den
Annalen der Sache ohne Beispiel dasteht. Vor einem Jahr wurde der Ruf nach
vierhunderteinundsechzig Pionieren erhoben, die innerhalb von zwölf Monaten ihr Heim verlassen
und sich auf dem ganzen Erdball verstreuen sollten, um die Grundlagen der Weltgemeinde
Bahá'u'lláhs zu verbreitern und zu stärken. Es besteht berechtigte Hoffnung, daß mit Ausnahme von
vierunddreißig Posten, deren Besetzung von der Gunst der Umstände abhängig ist, alle Pionierziele an
Ridván erfüllt sein werden oder ihre Besetzung durch feste Zusagen gesichert ist. Die Dankbarkeit und
Bewunderung der ganzen Bahá'í-Welt wendet sich dieser edlen Schar von hingebungsvollen
Gläubigen zu, die den Aufruf so herrlich beantwortet haben. Diese Pioniere, die zu den festgesetzten
Zielen aufgebrochen sind, wurden durch weitere fünfundvierzig Gläubige verstärkt, die sich in den
Zielgebieten niedergelassen haben; neunundsechzig zusätzliche Freunde haben ihre Heimat verlassen,
um in sechsundzwanzig weiteren, dem Glauben bereits erschlossenen Ländern ihren Wohnsitz zu
nehmen. Alles zusammengefaßt haben sich im Verlaufe eines Jahres fünfhundertundfünf Bahá'í
erhoben, um außerhalb ihres Heimatlandes zu pionieren: die größte Anzahl, die dies jemals in der
ganzen Geschichte des Glaubens in einem einzigen Jahr vollbracht hat.
Dies ist ein weithin hallender Sieg, und im Lichte der Aussage des Meisters im ersten Sendschreiben
zum Göttlichen Plan - »Es ist oft vorgekommen, daß eine begnadete Seele die Quelle der Führung
einer Nation wurde« - ist es auch ein wundervolles Vorzeichen für die Zukunft. Das unmittelbare
Ergebnis ist die Erschließung von vierundzwanzig neuen und die Wiederbesiedelung von vier anderen
Gebieten für den Glauben sowie die Festigung dreiundneunzig weiterer Gebiete. Die neuerschlossenen
Gebiete sind: Tschad und Niger in Afrika; die Halbinsel Alaska, Barbuda, die Cayman-Inseln, die
Chiloe-Insel, die Providencia-Insel, das Quintana-Roo-Gebiet, Saba, die San-Andres-Insel, St.
Eustatius, St. Kitts-Nevis, die St. Lawrence-Insel, Feuerland, sowie die Turks- und Caicos-Inseln in
Nord- und Südamerika; die Lakkadiven-Inseln und die Marmara-Insel in Asien; die Niue-Insel in
Australasien; sowie Bornholm, Capri, Elba, Gotland, Innere Hebriden und Ischia in Europa.
Die wiederbesiedelten Gebiete sind: die Corisco-Insel und Spanisch-Guinea in Afrika sowie die
Malediven und die Nikobaren in Asien.
Wie zum letzten Ridván-Fest angekündigt, wird dieses Jahr die erste Nationaltagung der Bahá'í von
Brunei während des zweiten Wochenendes der Ridván-Zeit abgehalten, wobei der erste Nationale
Geistige Rat der Bahá'í von Brunei gewählt wird. Die Hand der Sache Collis Featherstone wird das
Weltzentrum des Glaubens bei diesem historischen Ereignis vertreten.
Neun neue Nationale Geistige Räte zu Ridván 1967:
Ein weiteres Ergebnis der Bestätigungen, mit denen die gewaltigen Lehranstrengungen der letzten
zwei Jahre belohnt wurden, ist der nun vom Universalen Haus ausgehende Aufruf zur Bildung der
folgenden neun Nationalen Geistigen Räte an Ridván 1967: In Afrika: der Nationale Geistige Rat von
Algerien und Tunesien mit Sitz in Algier; der Nationale Geistige Rat der Republik Kamerun mit Sitz
in Victoria, dem auch Spanisch-Guinea, Fernando Poo, Corisco sowie So Tomé und die Principe-
Inseln zugeordnet sind; der Nationale Geistige Rat von Swasiland, Mosambik und Basutoland mit Sitz
in Mbabane; der Nationale Geistige Rat von Sambia mit Sitz in Lusaka. In Amerika: der Nationale
Geistige Rat der Inseln über und unter dem Winde (Leeward- und Windward-Inseln) und der
Jungferninseln mit Sitz in Charlotte-Amalie. In Asien: der Nationale Geistige Rat von Kambodscha
mit Sitz in Phnom Penh; der Nationale Geistige Rat von Ost- und Südarabien mit Sitz in Bahrein; der
Nationale Geistige Rat von Taiwan mit Sitz in Taipeh. In Australasien: der Nationale Geistige Rat der
Gilbert- und Ellice-Inseln mit Sitz in Tarawa. Diese neun Nationalen Geistigen Räte, die zusammen
mit dem neuen Nationalen Geistigen Rat von Brunei zehn zusätzliche Pfeiler des Universalen Hauses
der Gerechtigkeit bilden, lassen die Zahl der Nationalen Geistigen Räte, die an Ridván 1968 der
zweiten Internationalen Tagung für die Wahl dieser Institution beiwohnen werden, auf neunundsiebzig
anwachsen.
Dieses bedeutungsvolle Jahr darf nicht vorübergehen, ohne daß die unermüdlichen und
hingebungsvollen Dienste der geliebten Hände der Sache, der Bannerträger des Neunjahresplanes,
erwähnt werden sowie die fähige Unterstützung, die ihnen durch ihre Hilfsämter zuteil wurde. Die
Sonderaufgaben, die sie im Auftrag des Universalen Hauses der Gerechtigkeit durchgeführt haben, die
von ihnen unternommenen Lehrreisen, die von ihnen organisierten Konferenzen, ihre ständige Arbeit
am Weltzentrum und vor allem ihre unermüdliche Ermutigung der Freunde und ihre Wachsamkeit über
das Wohlergehen der Sache Gottes waren eine Auszeichnung für die Arbeit der gesamten Gemeinde
und gaben ihr wirksame Leitung. Der Schmerz um den Verlust, den sie durch das Hinscheiden der
Hand der Sache Leroy Ioas erlitten, wird von der ganzen Bahá'í-Welt geteilt.
Dreifache Zielsetzung der internationalen Konferenzen:
Die glänzenden Leistungen auf dem Gebiet des Pionierens und Lehrens und die begeisterte
Aufmerksamkeit, mit der die Pläne für eine würdevolle Gestaltung der Einhundertjahrfeier der
Verkündigung von Bahá'u'lláhs Botschaft an die Könige und Herrscher der Welt entwickelt werden,
haben den ersten Abschnitt des Neunjahresplanes mit Erfolg gekrönt und den Weg für den zweiten
Abschnitt geebnet, der eine Phase der Vorbereitung und Rüstung der Bahá'í-Welt für den dritten
Abschnitt darstellen muß. Der dritte Abschnitt beginnt im Oktober 1967 mit den sechs
Interkontinentalen Konferenzen, die den »Auftakt« bilden zu einer Phase der Verkündigung der Sache
Gottes, die sich über die restlichen Jahre des Neunjahresplanes bis zur Jahrhundertfeier der
Offenbarung des Kitáb-i-Aqdas im Jahre 1973 erstrecken wird. Diese Konferenzen haben eine
dreifache Zielsetzung: den hundertsten Jahrestag des Beginns von Bahá'u'lláhs eigener Verkündigung
Seiner Botschaft zu feiern, die göttliche Botschaft zu verkündigen und die Aufgaben der restlichen
Jahre des Neunjahresplanes beratend zu erörtern.
Die Aufgaben des zweiten Abschnitts des Neunjahresplanes:
Jetzt, da die Bahá'í-Welt den zweiten Abschnitt des Planes beginnt, hat sie fünf klar umrissene
Aufgaben vor sich:
Erstens: die restlichen Pioniere auf ihre Posten zu bringen und weitere dorthin zu entsenden, wo sie
benötigt werden.
Zweitens: Eingehende Vorbereitung auf den dritten Abschnitt des Planes durch die Entwicklung neuer
Lehrprojekte und -methoden und den Ausbau der verschiedenen Bahá'í-Fonds auf internationaler,
nationaler und lokaler Ebene.
Drittens: Die beschleunigte Herausgabe von Bahá'í-Literatur, besonders die Übersetzung und
Veröffentlichung in Sprachen, in denen bis jetzt nichts vorliegt oder der Bestand ungenügend ist.
Viertens: Erwerb der restlichen nationalen .Ha.zíratu'l-Quds, Tempelgelände, nationalen Stiftungen
und Lehrinstitute, die der Plan verlangt, bevor die fortschreitende Inflation, von der jetzt fast die ganze
Welt erfaßt ist, den Ankauf dieser Besitztümer finanziell allzu stark belastet.
Fünftens: Ausbau des Tempelfonds von Panama. Das Universale Haus der Gerechtigkeit eröffnet
diesen Fonds mit einer Spende von $ 25 000,- und ruft nun die Gläubigen und Bahá'í-Gemeinden auf,
ihn freigebig und fortlaufend zu speisen, bis die Mittel für die Fertigstellung dieses historischen
Gebäudes gesichert sind. Die Spenden sollen direkt an den Nationalen Geistigen Rat von Panama
geschickt werden. Über fünfzig Bauentwürfe sind eingegangen, und das Haus der Gerechtigkeit prüft
derzeit die Empfehlungen des Nationalen Rates. Die getroffene Wahl wird bekanntgegeben werden,
und die Freunde werden über den Fortschritt dieses höchst bedeutungsvollen und begeisternden
Vorhabens ständig auf dem laufenden gehalten.
Eine Herausforderung für jeden Gläubigen und jede Institution:
Jeder einzelne Anhänger Bahá'u'lláhs wie auch die Institutionen des Glaubens auf örtlicher, nationaler,
kontinentaler und Weltebene müssen sich jetzt der Herausforderung stellen, die Intensität der
Lehrarbeit in noch nie gekanntem Ausmaß zu steigern, um die im Plan geforderte gewaltige
Ausdehnung zu verwirklichen. Für alle Gläubigen, die in Ländern leben, wo sie ihren Glauben
ungehindert lehren können, wiegt diese Herausforderung noch schwerer angesichts der
Unterdrückungen, denen der Glaube an anderen Orten ausgesetzt ist. In Persien werden den Gläubigen
ihre Grundrechte verweigert, und der Glaube ist noch weitgehend verboten. Im `Iráq wurden das
nationale und ein örtliches .Ha.zíratu'l-Quds beschlagnahmt, und die Tätigkeit der Freunde wurde stark
eingeschränkt. In Ägypten sind die Bahá'í-Besitztümer noch immer beschlagnahmt, und erst kürzlich
kamen mehrere Freunde für einige Zeit ins Gefängnis; jetzt warten sie auf ihren Prozeß. Eine neue
Unterdrückungswelle ist in Indonesien ausgebrochen, wo das nationale .Ha.zíratu'l-Quds
beschlagnahmt und die planmäßige Arbeit der Gläubigen verboten wurde. Andernorts wiederum haben
die Gläubigen unter Beschränkungen und Überwachung zu leiden. Doch in allen Fällen sind die
Freunde standhaft und erwarten zuversichtlich ihre rechtliche Gleichstellung und den schließlichen
Sieg der Sache.
Für die örtlichen und nationalen Verwaltungsinstitutionen des Glaubens besteht die Herausforderung
darin, die Lehrarbeit durch systematische Pläne zu organisieren und voranzutreiben. Zusätzlich zu den
regelmäßigen Heimkreisen bei den Freunden, zu den öffentlichen Veranstaltungen, Empfängen und
Konferenzen, Wochenend-, Sommer- und Winterschulen, Jugendkonferenzen und Jugendprogrammen
- die derzeit allesamt so tatkräftig verfolgt werden - sollte ein ununterbrochener Strom von
Reiselehrern einsetzen, die jeden Ort besuchen. Die durch ein solches Verfahren entfesselten Kräfte
hat Bahá'u'lláh mit folgenden Worten verherrlicht:
»Schon allein das Reisen von Ort zu Ort, wenn es um der Sache Gottes willen geschieht, hat von jeher
seinen Einfluß auf die Welt ausgeübt und kann dies auch jetzt tun. In den Büchern der Vergangenheit
ist die Rangstufe derjenigen verzeichnet und niedergeschrieben, die in die Ferne oder in die nähere
Umgebung gereist sind, um den Dienern Gottes Führung zu geben.«
Und `Abdu'l-Bahá sagt in den Sendschreiben zum Göttlichen Plan:
»Ständig müssen Lehrer in alle Teile des Kontinents reisen, nein, vielmehr in alle Teile der Welt ...«
Hierzu müssen jetzt, während der Vorbereitungsphase, Pläne aufgestellt und entwickelt werden, so daß
sie zu Beginn des Abschnittes der Verkündigung voll einsetzbar sind; von da ab müssen sie dann bis
zum Ende des Planes unnachgiebig verfolgt werden.
Ruf nach Reiselehrern:
Das Universale Haus der Gerechtigkeit mißt dem Grundsatz des Reiselehrens eine solche Wichtigkeit
bei, daß es beschlossen hat, ihn auch international anzuwenden, und nun nach Gläubigen ruft, die in
diesem Bereich ihre Dienste zur Verfügung stellen. Durch ihre Besuche in anderen Ländern werden
diese Freunde der Verkündigung und dem Lehren des Glaubens in allen Erdteilen mächtigen Auftrieb
geben. Es steht zu hoffen, daß solche Projekte selbst finanziert werden können, da der Internationale
Beistandsfonds noch weiter für die Pionierarbeit benötigt wird. Trotzdem wird das Haus der
Gerechtigkeit Anträge auf Unterstützung aus dem Beistandsfonds prüfen, wenn einem Projekt
besonderer Wert für den Glauben beigemessen wird und der betreffende Gläubige oder die Nationalen
Räte, denen das Projekt zugute kommt, nicht dafür aufkommen können. Angebote für eine
Reiselehrtätigkeit von beliebiger Dauer sind an den eigenen Nationalen Geistigen Rat oder an die
Kontinentalen Pionierausschüsse zu richten, denen die zusätzliche Aufgabe übertragen wurde, die
Nationalen Räte bei der Durchführung und gegenseitigen Abstimmung dieses neuen Unternehmens zu
unterstützen. Mögen diejenigen, die sich erheben, an des Meisters Gebot denken: »reisen wie `Abdu'l-
Bahá, ... geheiligt und frei von jeder Bindung und in äußerster Loslösung.«
Ausdehnung und Festigung müssen Hand in Hand gehen:
Mit dieser umfassenden, geordneten, ständig wachsenden Lehranstrengung muß die Festigungsarbeit
als gleichrangig Hand in Hand gehen. Diese beiden Tätigkeiten sind tatsächlich als untrennbare
Bestandteile der Ausbreitung des Glaubens zu betrachten. Natürlich kommt die Lehrarbeit zuerst;
würde sie jedoch alleine betrieben, ohne Festigung oder Vertiefung, so bliebe die Gemeinde
unvorbereitet zur Aufnahme der Massen, die früher oder später für die lebenspendende Botschaft der
Sache empfänglich sein werden. Die Anleitung unseres geliebten Hüters in dieser lebenswichtigen
Angelegenheit ist wie immer klar und unmißverständlich: »Jeder Vorstoß in neue Gebiete, jede
Vermehrung der Bahá'í-Institutionen muß von einem tieferen Eintreiben der Wurzeln begleitet sein,
die das geistige Leben der Gemeinde erhalten und ihre gesunde Entwicklung gewährleisten. Diese
lebenswichtige, ständig vor uns stehende Notwendigkeit darf zu keiner Zeit außer acht gelassen, sie
darf unter keinen Umständen vernachlässigt oder der nicht minder lebenswichtigen und dringenden
Aufgabe, die äußere Ausdehnung der Bahá'í-Verwaltungsinstitutionen sicherzustellen, untergeordnet
werden.« Von jetzt ab muß die Bahá'í-Gemeinde das richtige Gleichgewicht zwischen diesen zwei
wesentlichen Seiten ihrer Entwicklung halten, da wir in das Zeitalter der Massengewinnung eintreten.
Die Festigung darf sich nicht nur auf die Errichtung von Bahá'í-Verwaltungsinstitutionen erstrecken;
sie umfaßt ebenso eine wirkliche Vertiefung in den grundlegenden Wahrheiten der Sache und ihren
geistigen Grundsätzen, ein Verständnis ihrer Hauptabsicht der Errichtung der Einheit der Menschheit,
eine Unterweisung in ihren Verhaltensnormen in allen Bereichen des privaten und öffentlichen Lebens
sowie in der speziellen Führung des Bahá'í-Lebens bei Dingen wie tägliches Gebet, Kindererziehung,
Einhaltung der Gesetze zur Bahá'í-Eheschließung, Enthaltung von Politik, Pflicht zum Spenden für
den Fonds, Bedeutung des Neunzehntagefestes sowie die Gelegenheit, sich eine fundierte Kenntnis der
Bahá'í-Administration, wie sie derzeit gehandhabt wird, zu verschaffen.
Die dringende Notwendigkeit eines verstärkten Spendenstromes:
Der Vormarsch des Glaubens verlangt einen großen Zuwachs an Spenden für die verschiedenen Fonds,
ja er ist davon abhängig. Alle dem Weltzentrum des Glaubens zugeteilten Ziele, besonders aber
diejenigen, welche die Erschließung und Verschönerung des die Heiligen Schreine umgebenden
Besitzes und die Ausdehnung der Gärten auf dem Berg Karmel betreffen, sind mit hohen Ausgaben
verbunden. Weitere Summen erfordert der Bau der beiden im Plan vorgesehenen Tempel, und der
weltweite Feldzug des Lehrens und der Festigung, der jetzt noch verstärkt werden soll, muß von einem
stark angewachsenen, ununterbrochenen Zufluß von Geldmitteln getragen werden. Der Internationale
Beistandsfonds muß aufrechterhalten und vergrößert werden, nicht nur für den weiteren Pionierbedarf,
sondern auch um das Reiselehrerprogramm zu unterstützen und zu entwickeln, zu dem nun aufgerufen
wurde. Nachdem es nur denjenigen, die ihre Anerkennung Bahá'u'lláhs öffentlich erklärt haben,
erlaubt ist, finanziell zur Errichtung Seiner Weltordnung beizutragen, versteht es sich von selbst, daß
mehr, viel mehr von den wenigen verlangt wird, die heute dieses Vorrecht besitzen. Unsere
Verantwortung auf diesem Gebiet ist sehr groß: sie ist der Gnade ebenbürtig, Träger des Namens
Gottes an diesem Tage zu sein.
Die Herausforderung an den einzelnen Bahá'í auf jedem Gebiet des Dienstes, doch vor allem beim
Lehren der Sache Gottes, hört nie auf. Mit jeder neuen Trübsal, die die Menschheit heimsucht, tritt
unsere unausweichliche Pflicht deutlicher in Erscheinung; auch sollten wir nie vergessen, daß, wenn
wir diese Pflicht vernachlässigen, - in den Worten Shoghi Effendis - »andere aufgerufen werden,
unsere Aufgabe zu erfüllen, sich der schreienden Not dieser gequälten Welt anzunehmen.« Es hat
durchaus den Anschein, daß wir jetzt in einen Zeitabschnitt der lange ersehnten Ausdehnung unseres
geliebten Glaubens eintreten. Der Menschheit wachsender Hunger nach geistiger Wahrheit ist unsere
Gelegenheit. Während wir die Hand nach dieser Gelegenheit ausstrecken, sollten wir über die
folgenden Worte Bahá'u'lláhs nachdenken:
»Euer Verhalten eurem Nachbarn gegenüber sollte so sein, daß es klar die Zeichen des einen wahren
Gottes offenbart, denn ihr seid die ersten unter den Menschen, die durch Seinen Geist
wiedererschaffen wurden, die ersten, die Ihn anbeten und das Knie vor Ihm beugen, die ersten, die
Seinen Thron der Herrlichkeit umkreisen.«
Je tiefer die Menschheit in den Zustand hineintreibt, von dem Bahá'u'lláh schrieb, daß es »nicht
ziemlich und passend wäre, ihn jetzt zu enthüllen«, desto mehr müssen die Gläubigen als
zuversichtliche, klar bestimmte und von Grund auf glückliche Wesen hervortreten, die einer Norm
folgen, welche in direktem Gegensatz zu der niedrigen und amoralischen Verhaltensweise der
modernen Gesellschaft steht und damit die Quelle ihrer Ehre, Stärke und Reife ist. Gerade dieser
ausgeprägte Unterschied zwischen der Stärke, Einheit und Disziplin der Bahá'í-Gemeinde einerseits
und der wachsenden Verwirrung, Verzweiflung und dem fieberhaften Tempo einer dem Untergang
geweihten Gesellschaft andererseits wird in den vor uns liegenden stürmischen Jahren die Augen der
Menschheit auf das Heiligtum des welterlösenden Glaubens Bahá'u'lláhs lenken.
Der beständige Fortschritt der Sache Gottes ist eine Quelle der Freude für uns alle und ein Anstoß zu
weiterem Handeln. Aber nicht zu gewöhnlichem Handeln! Zu heroischen Taten ist nun aufgerufen, wie
sie nur von göttlich gestützten, losgelösten Seelen vollbracht werden können. `Abdu'l-Bahá, der
Gebieter der Heerscharen des Herrn, hat in einem der Sendschreiben zum Göttlichen Plan diesen Ruf
ausgestoßen: »O, wie sehne ich mich danach, diese Gegenden zu durchreisen, wenn nötig, sogar zu
Fuß und in tiefster Armut die Städte, die Dörfer, die Berge, die Wüsten und die Meere zu durchqueren,
mit höchster Stimme den Ruf `Yá Bahá'u'l-Abhá' zu erheben und die göttlichen Lehren zu verbreiten.
Dies aber kann ich nicht tun. Wie tief beklage ich dies.« Und er schloß mit diesem herzbewegenden
Ausruf: »Wenn es Gott gefällt, werdet ihr es vielleicht vollbringen.«
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