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Source : www.bahai-biblio.org
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Traduction de courtoisie
MAISON UNIVERSELLE DE JUSTICE
Centre mondial bahá'í, Haïfa, Israël
Ridván 148 / 1991.
Aux bahá'ís du monde,
Amis chèrement aimés,
Aucune voix terrestre ne peut exprimer la gratitude que nous ressentons pour l'extraordinaire grâce divine octroyée par la Beauté Bénie à Sa communauté mondiale ainsi qu'au Centre mondial de Sa Foi au cours de l'année qui vient juste de se terminer. Nous inclinons nos têtes avec humilité devant les preuves frappantes de Sa grâce fortifiante et Son plus irrésistible pouvoir.
Le danger accablant, résultat de l'agitation au Moyen-Orient, qui a enveloppé la Terre Sainte au cours de la dernière partie de l'année s'est éloigné sans arrêter ou même sérieusement gêner le fonctionnement de l'administration bahá'íe. La situation a été un rappel poignant du contraste entre l'aspect non-ostentatoire du Système de Bahá'u'lláh d'une part, évoluant progressivement et possédant une distinction de nature unificatrice, et d'autre part, le caractère bouillonnant de l'Age de Transition, " dont les tribulations ", déclare Shoghi Effendi, " sont les précurseurs de cette Ere de félicité divine qui doit incarner le but ultime de Dieu pour tous les hommes ". C'était un autre des signes solennels proclamant simultanément les agonies d'une civilisation se désintégrant et les douleurs d'enfantement de cet Ordre Mondial -- cet Arc de salut humain -- qui doit nécessairement s'élever sur ses ruines
Les forces qui ont uni les réactions afin de trouver un remède de la part de tant de nations lors de la crise soudaine dans cette région, ont démontré, au-delà de toute incertitude, la nécessité du principe de sécurité collective prescrite par Bahá'u'lláh il y a plus d'un siècle comme un moyen de résoudre les conflits. Alors que Sa vision d'une organisation mondiale permettant l'application complète de ce principe est loin d'avoir été adoptée par les gouvernants de l'humanité, un grand pas en direction de l'attitude énoncée pour les nations par le Seigneur de l'Age a été ainsi franchi. Eclairants sont les mots de Bahá'u'lláh annonçant les réorientations des nations : " Soyez unis, ô concours des souverains de la terre, car de la sorte la tempête de la discorde s'apaisera parmi vous et vos peuples trouveront le repos. Si l'un de vous prenait les armes contre un autre, levez-vous tous contre lui, car ce ne sera là que justice manifeste. "
En effet, quelles que soient les directions vers lesquelles nous posons notre regard, le pouvoir de la Révélation de Bahá'u'lláh est visiblement à l'œuvre dans le monde. Dans l'appel pour un nouvel ordre mondial, publié tel un refrain des déclarations des dirigeants politiques et des grands penseurs, alors qu'eux-mêmes étaient incapables d'en définir le vrai sens, il est possible de distinguer le lent réveil de l'humanité au principal but de Sa Révélation. Qu'un tel appel soit venu avec insistance depuis la tête de cette république, destinée, selon les mots d' 'Abdu'l-Bahá, à être " la première nation à établir la fondation d'un accord international " et à " mener toutes les nations spirituellement ", est une indication de l'efficacité et l'accélération de deux processus simultanés, l'un fonctionnant à l'extérieur et l'autre à l'intérieur de la Cause, ce que Shoghi Effendi nous dit sont destinés à culminer " vers une seule et même glorieuse apogée ".
Au sein de la Cause, les signes des accomplissements irrésistibles du Plan de Six Ans, bien que nécessairement pas comme prévus au commencement, sont abondants. Des exemples frappants sont la preuve évidente du réveil des changements phénoménaux qui se sont déroulés en Union Soviétique et dans ses anciens états satellites. Tout juste un an après le rétablissement de l'Assemblée Spirituelle Locale de Moscou, une Assemblée Spirituelle Nationale pour l'Union Soviétique va être formée. De la même façon, un peu plus d'un an après les changements politiques révolutionnaires en Roumanie, le gouvernement a reconnu la communauté bahá'íe en tant qu'association religieuse ayant le droit de répandre les enseignements de Bahá'u'lláh ; là, également, une Assemblée Spirituelle Nationale doit être formée au cours de ce Ridván. Un développement rapide de la Foi en Tchécoslovaquie a imposé la décision, prise il y a seulement quelques semaines, d'établir également une Assemblée Spirituelle Nationale dans ce pays. En même temps, dans la région des Caraïbes, l'Assemblée Spirituelle Nationale des îles Sous-le-Vent Occidentales sera formée à la suite de la division du groupe des îles Sous-le-Vent en deux unités régionales administratives. Avec ses quatre formations des plus réjouissantes, le nombre des Assemblées Spirituelles Nationales s'élève à 155.
Nous sommes heureux d'annoncer que les trois Mains de la Cause de Dieu vont représenter la Maison Universelle de Justice au cours de ces événements historiques : Amatu'l-Bahá Rúhíyyih Khánum en Roumanie, M. 'Alí Akbar Furútan en Union Soviétique et Dr 'Alí-Muhammad Varqá en Tchécoslovaquie. Le Conseiller Ruth Pringle sera le représentant aux îles Sous-le-Vent Occidentales.
Une autre illustration de l'autorité grandissante de la Cause de Bahá'u'lláh dans l'esprit du public émerge d'Allemagne où la Cour constitutionnelle fédérale, l'autorité judiciaire suprême de ce pays, a rendu une décision d'une importance capitale pour la reconnaissance de la Foi. Une suite de tribunaux avait refusé d'enregistrer les statuts d'une Assemblée Spirituelle Locale au motif que l'autorité de l'Assemblée Spirituelle Nationale, accordée par ce document était une violation au principe légal qui exige l'autonomie de toute association légalement incorporée. Les problèmes que cela implique sont très complexes et ne peuvent être ici élaborés. Nous nous contenterons de dire que la Cour constitutionnelle fédérale a confirmé l'appel de l'Assemblée Spirituelle Locale dans une décision longue et minutieusement fondée dans laquelle, en plus d'autres choses, est affirmé le droit de la communauté bahá'íe de posséder un pouvoir légal ayant exactement la même forme qu'il en est ordonné dans les Ecrits de la Foi bahá'íe. Cette décision déclare que sa nature en tant que religion reconnue, a indiscutablement été confirmée par son caractère inhérent, connu du public, et par le témoignage d'érudits en religion comparée. Ce verdict a été tellement significatif selon la cour elle-même, qu'elle a pris la rare décision de publier une déclaration à la presse expliquant son jugement. Cet acte significatif aura des implications pour la communauté bahá'íe au-delà des frontières d'une Allemagne unifiée.
Un autre exemple de l'appréciation grandissante du public pour les visions pénétrantes de la Cause implique la République d'Afrique du Sud, où l'Assemblée Spirituelle Nationale, prenant l'avantage des initiatives du gouvernement pour la résolution du problème de l'apartheid vieux d'une décennie, a décidé de soumettre son point de vue pour la rédaction d'une nouvelle constitution du pays. Le Président de la Commission légale sud-africaine, juge agissant au nom du gouvernement, qui a reçu la proposition de l'Assemblée Spirituelle Nationale d'une délégation qu'elle avait nommée, a commenté en disant que les bahá'ís étaient le seul groupe dont les idées, jusque-là, avaient fourni une fondation spirituelle et morale pour une constitution.
Quelques soient les effets individuels de ces développements ci-dessus mentionnés -- et d'autres, comme la présence d'un représentant de la Communauté internationale bahá'íe, seul orateur non-bouddhiste invité à parler au cours d'une réunion publique qui s'est tenue lors de la Conférence bouddhiste asiatique pour la Paix en Mongolie ; la mention spécifique des bahá'ís par le Pape Jean-Paul II à une réception lors de son récent voyage au Burundi ; l'inscription officielle de la Foi bahá'íe comme l'une des religions communes à Tuvalu ; l'exposition internationale pour l'éducation à la Paix organisée par l'Assemblée Spirituelle Nationale brésilienne avec la participation de 23 Ambassades et institutions éducatives -- une chose est particulièrement claire : l'impact cumulatif à travers le globe affirme l'émergence de la Foi de l'obscurité. De telles marques grandissantes de la reconnaissance du public à l'égard du vrai caractère et des riches potentialités de la communauté bahá'íe sont un signe distinctif de l'avancement de la Foi dans la quatrième époque de l'Age Formatif.
A l'étude de tels signes et présages merveilleux, nous ne pouvons résister à l'envie d'exprimer tout notre amour et notre appréciation profonde aux Conseillers continentaux, et à leurs Corps auxiliaires, qui stimulent et soutiennent les efforts, rendant possible les accomplissements de tels développements prodigieux comme précédemment cités et, plus particulièrement, dont les services impulsent la lancée dynamique du travail de l'enseignement, fondamental à tout succès de la communauté. Nous sommes heureux et encouragés au-delà de toute mesure par les débuts pleins de vigueur des Corps des Conseillers exprimés dès leur entrée dans leur nouveau mandat de services indispensables et grandement appréciés à l'égard du monde bahá'í. Les initiatives neuves auxquelles, avec l'encouragement de tout cœur et le soutien fantastique du Centre International d'Enseignement ils tendent désormais leur énergie, est de bon augure pour l'accomplissement gratifiant du Plan de Six Ans. Que leurs efforts soient grandement soutenus par l'augmentation, le jour de l'Alliance cette année, par un nombre de membres du Corps auxiliaire s'élevant à 846 -- 90 de plus que ce qui existe pour l'instant. La communauté mondiale va certainement bien accueillir la force que cette action va procurer à l'étendue et à la qualité des devoirs spirituels donnés aux membres des Corps auxiliaires et leurs assistants, dont le fonctionnement à la base est une garantie de l'expansion continue et de la consolidation de notre glorieuse Foi.
Le progrès somptueux du Plan de Six Ans illumine nos esprits et exalte nos espoirs. Toutes les années sauf une de ce Plan sont passées et une avance puissante vers l'accomplissement de ses sept objectifs majeurs s'est faite. Notre communauté a énormément changé par rapport à ce qu'elle était au début du Plan en 1986. Elle s'est beaucoup étendue et développée. Elle est plus diverse, plus dynamique, plus remarquable et plus particulière. Alors que nous entrons dans l'année clôturant le Plan de Six Ans, un horizon de perspectives palpitantes s'étend devant nous tous :
La préparation de la traduction annotée en anglais tant attendue du Kitáb-i-Aqdas, le Livre des Lois, le Très Saint Livre, le Livre Mère de la Révélation de Bahá'u'lláh, sera terminée -- un accomplissement monumental qui à lui seul, annoncera une nouvelle étape de l'évolution du monde bahá'í et ainsi, couronnera les accomplissements du Plan de Six Ans.
Les ouvrages de terre sur les terrasses inférieures du Tombeau du Báb et les travaux de creusement pour le Centre d'Etude des Textes et l'Annexe du bâtiment des Archives Internationales vont commencer, débutant une nouvelle phase sur la Sainte Montagne de Dieu de ces entreprises puissantes et dont la signification ne peut être mesurée.
La fin du Plan va marquer le début de l'Année Sainte, 1992-1993, une pause délibérée d'une année afin de permettre à Ses croyants de témoigner leur respect d'une façon digne au Centenaire de l'Ascension de Bahá'u'lláh et pour l'inauguration de Son Alliance qui unifie le monde. Comme il a été déjà annoncé, des célébrations importantes sont prévues afin de refléter le caractère distinctif et la vibrante importance pour monde de ces deux occasions.
L'une : le rassemblement des représentants du monde bahá'í, avec les Chevaliers de Bahá'u'lláh, à Bahjí dans l'enceinte du Manoir, d'où l'Esprit libéré de Bahá'u'lláh s'est rendu vers le trône de Sa souveraineté céleste, et aux alentours du Tombeau Très Saint, où le Parchemin d'Honneur des Chevaliers de Bahá'u'lláh sera déposé comme un geste témoignant de la réponse de Ses amants à Son appel pour propager Ses enseignements sur toute la terre. Là, à Bahjí, ce rassemblement débutera par un acte solennel d'adoration dont les lectures sacrées vont bientôt être partagées avec les communautés bahá'íes partout dans le monde pour être utilisées lors de leur propre commémoration, afin d'unifier l'expérience dévotionnelle du monde bahá'í dans son ensemble au cours de cette célébration de la centième année.
L'autre : le Congrès mondial qui doit se dérouler du 23 au 26 novembre 1992 dans la ville de New York où le Maître bien-aimé, nommé le Centre de l'Alliance de Bahá'u'lláh, révéla les implications de Sa station et qu'Il désigna comme la Ville de l'Alliance. A travers le monde, les communautés bahá'íes organiseront des événements supplémentaires appropriés afin de magnifier le but du Congrès, qui est de célébrer le centenaire de l'inauguration de l'Alliance de Bahá'u'lláh et pour proclamer ses buts et son pouvoir unifiant. Un corollaire à ces activités sera la large distribution d'un article de présentation sur Bahá'u'lláh préparée à notre demande par le Bureau d'Information Publique, qui servira tant comme une source d'étude et d'inspiration pour les bahá'ís eux-mêmes que comme une publication informative à être présentée au public. D'une façon ou d'une autre, la communauté au Plus Grand Nom s'efforcera de proclamer le Nom de Bahá'u'lláh à travers le globe, afin de le rendre éminemment connu dans la conscience des peuples partout dans le monde.
Une telle confluence exceptionnelle d'accomplissements imminents -- la publication du Kitáb-i-Aqdas, les progrès de la construction des projets sur le Mont Carmel, l'achèvement du Plan de Six Ans, le commencement de l'Année Sainte -- anime les attentes du monde bahá'í, marque l'étape vers de plus puissants efforts que ceux déjà tentés, et nous dirige tous vers l'ouverture d'une nouvelle phase de l'histoire. Il semble convenir dès lors que la loi sacrée qui permet à chacun d'exprimer son sens personnel de sa dévotion à Dieu dans un profond acte conscient privé, qui encourage la bonté commune, qui relie directement le croyant individuel à l'Institution Centrale de la Foi, et qui, au-delà de toute autre chose, assure à celui qui est obéissant et sincère, la grâce ineffable et les bénédictions abondantes de la Providence, devrait, en cette période favorable, être embrassée par tous ceux qui professent leur croyance à l'égard de la Suprême Manifestation de Dieu. C'est avec humilité devant notre Seigneur souverain, que nous annonçons maintenant qu'à partir de Ridván 1992, début de l'Année Sainte, la Loi du Huqúqu'lláh, le Droit de Dieu, deviendra universellement applicable. Tous sont amicalement appelés à 1'observer.
Nos très chers frères et sœurs : soyez les témoins de la façon dont le Bien-Aimé a répondu à nos supplications. Voyez comment Il a enrichi nos vies de nouveaux frères et sœurs et de nouvelles institutions dans des terres jusque-là closes à Sa Parole bienfaitrice. Considérez avec quelle puissance Ses prescriptions divines sont affirmées comme des règles pour le comportement des nations, petites ou grandes. De telles abondantes bénédictions vous ont sûrement revêtu d'un invincible courage et d'une confiance pour faire face à un futur, certes plein de défis, mais brillant. Vous êtes en effet embarqués dans une année favorable, lancés vers le triomphe ultime du Plan de Six Ans.
Puissiez-vous continuer, par la pureté d'intention de vos actes dans Son service, à être bénis par le trésor inépuisable de Son amour et de sa tendre attention.
LA MAISON UNIVERSELLE DE JUSTICE
Source : www.bahai-biblio.org
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Traduction de courtoisie
MAISON UNIVERSELLE DE JUSTICE
Centre mondial bahá'í, Haïfa, Israël
Ridván 148 / 1991.
Aux bahá'ís du monde,
Amis chèrement aimés,
Aucune voix terrestre ne peut exprimer la gratitude que nous ressentons pour l'extraordinaire grâce divine octroyée par la Beauté Bénie à Sa communauté mondiale ainsi qu'au Centre mondial de Sa Foi au cours de l'année qui vient juste de se terminer. Nous inclinons nos têtes avec humilité devant les preuves frappantes de Sa grâce fortifiante et Son plus irrésistible pouvoir.
Le danger accablant, résultat de l'agitation au Moyen-Orient, qui a enveloppé la Terre Sainte au cours de la dernière partie de l'année s'est éloigné sans arrêter ou même sérieusement gêner le fonctionnement de l'administration bahá'íe. La situation a été un rappel poignant du contraste entre l'aspect non-ostentatoire du Système de Bahá'u'lláh d'une part, évoluant progressivement et possédant une distinction de nature unificatrice, et d'autre part, le caractère bouillonnant de l'Age de Transition, " dont les tribulations ", déclare Shoghi Effendi, " sont les précurseurs de cette Ere de félicité divine qui doit incarner le but ultime de Dieu pour tous les hommes ". C'était un autre des signes solennels proclamant simultanément les agonies d'une civilisation se désintégrant et les douleurs d'enfantement de cet Ordre Mondial -- cet Arc de salut humain -- qui doit nécessairement s'élever sur ses ruines
Les forces qui ont uni les réactions afin de trouver un remède de la part de tant de nations lors de la crise soudaine dans cette région, ont démontré, au-delà de toute incertitude, la nécessité du principe de sécurité collective prescrite par Bahá'u'lláh il y a plus d'un siècle comme un moyen de résoudre les conflits. Alors que Sa vision d'une organisation mondiale permettant l'application complète de ce principe est loin d'avoir été adoptée par les gouvernants de l'humanité, un grand pas en direction de l'attitude énoncée pour les nations par le Seigneur de l'Age a été ainsi franchi. Eclairants sont les mots de Bahá'u'lláh annonçant les réorientations des nations : " Soyez unis, ô concours des souverains de la terre, car de la sorte la tempête de la discorde s'apaisera parmi vous et vos peuples trouveront le repos. Si l'un de vous prenait les armes contre un autre, levez-vous tous contre lui, car ce ne sera là que justice manifeste. "
En effet, quelles que soient les directions vers lesquelles nous posons notre regard, le pouvoir de la Révélation de Bahá'u'lláh est visiblement à l'œuvre dans le monde. Dans l'appel pour un nouvel ordre mondial, publié tel un refrain des déclarations des dirigeants politiques et des grands penseurs, alors qu'eux-mêmes étaient incapables d'en définir le vrai sens, il est possible de distinguer le lent réveil de l'humanité au principal but de Sa Révélation. Qu'un tel appel soit venu avec insistance depuis la tête de cette république, destinée, selon les mots d' 'Abdu'l-Bahá, à être " la première nation à établir la fondation d'un accord international " et à " mener toutes les nations spirituellement ", est une indication de l'efficacité et l'accélération de deux processus simultanés, l'un fonctionnant à l'extérieur et l'autre à l'intérieur de la Cause, ce que Shoghi Effendi nous dit sont destinés à culminer " vers une seule et même glorieuse apogée ".
Au sein de la Cause, les signes des accomplissements irrésistibles du Plan de Six Ans, bien que nécessairement pas comme prévus au commencement, sont abondants. Des exemples frappants sont la preuve évidente du réveil des changements phénoménaux qui se sont déroulés en Union Soviétique et dans ses anciens états satellites. Tout juste un an après le rétablissement de l'Assemblée Spirituelle Locale de Moscou, une Assemblée Spirituelle Nationale pour l'Union Soviétique va être formée. De la même façon, un peu plus d'un an après les changements politiques révolutionnaires en Roumanie, le gouvernement a reconnu la communauté bahá'íe en tant qu'association religieuse ayant le droit de répandre les enseignements de Bahá'u'lláh ; là, également, une Assemblée Spirituelle Nationale doit être formée au cours de ce Ridván. Un développement rapide de la Foi en Tchécoslovaquie a imposé la décision, prise il y a seulement quelques semaines, d'établir également une Assemblée Spirituelle Nationale dans ce pays. En même temps, dans la région des Caraïbes, l'Assemblée Spirituelle Nationale des îles Sous-le-Vent Occidentales sera formée à la suite de la division du groupe des îles Sous-le-Vent en deux unités régionales administratives. Avec ses quatre formations des plus réjouissantes, le nombre des Assemblées Spirituelles Nationales s'élève à 155.
Nous sommes heureux d'annoncer que les trois Mains de la Cause de Dieu vont représenter la Maison Universelle de Justice au cours de ces événements historiques : Amatu'l-Bahá Rúhíyyih Khánum en Roumanie, M. 'Alí Akbar Furútan en Union Soviétique et Dr 'Alí-Muhammad Varqá en Tchécoslovaquie. Le Conseiller Ruth Pringle sera le représentant aux îles Sous-le-Vent Occidentales.
Une autre illustration de l'autorité grandissante de la Cause de Bahá'u'lláh dans l'esprit du public émerge d'Allemagne où la Cour constitutionnelle fédérale, l'autorité judiciaire suprême de ce pays, a rendu une décision d'une importance capitale pour la reconnaissance de la Foi. Une suite de tribunaux avait refusé d'enregistrer les statuts d'une Assemblée Spirituelle Locale au motif que l'autorité de l'Assemblée Spirituelle Nationale, accordée par ce document était une violation au principe légal qui exige l'autonomie de toute association légalement incorporée. Les problèmes que cela implique sont très complexes et ne peuvent être ici élaborés. Nous nous contenterons de dire que la Cour constitutionnelle fédérale a confirmé l'appel de l'Assemblée Spirituelle Locale dans une décision longue et minutieusement fondée dans laquelle, en plus d'autres choses, est affirmé le droit de la communauté bahá'íe de posséder un pouvoir légal ayant exactement la même forme qu'il en est ordonné dans les Ecrits de la Foi bahá'íe. Cette décision déclare que sa nature en tant que religion reconnue, a indiscutablement été confirmée par son caractère inhérent, connu du public, et par le témoignage d'érudits en religion comparée. Ce verdict a été tellement significatif selon la cour elle-même, qu'elle a pris la rare décision de publier une déclaration à la presse expliquant son jugement. Cet acte significatif aura des implications pour la communauté bahá'íe au-delà des frontières d'une Allemagne unifiée.
Un autre exemple de l'appréciation grandissante du public pour les visions pénétrantes de la Cause implique la République d'Afrique du Sud, où l'Assemblée Spirituelle Nationale, prenant l'avantage des initiatives du gouvernement pour la résolution du problème de l'apartheid vieux d'une décennie, a décidé de soumettre son point de vue pour la rédaction d'une nouvelle constitution du pays. Le Président de la Commission légale sud-africaine, juge agissant au nom du gouvernement, qui a reçu la proposition de l'Assemblée Spirituelle Nationale d'une délégation qu'elle avait nommée, a commenté en disant que les bahá'ís étaient le seul groupe dont les idées, jusque-là, avaient fourni une fondation spirituelle et morale pour une constitution.
Quelques soient les effets individuels de ces développements ci-dessus mentionnés -- et d'autres, comme la présence d'un représentant de la Communauté internationale bahá'íe, seul orateur non-bouddhiste invité à parler au cours d'une réunion publique qui s'est tenue lors de la Conférence bouddhiste asiatique pour la Paix en Mongolie ; la mention spécifique des bahá'ís par le Pape Jean-Paul II à une réception lors de son récent voyage au Burundi ; l'inscription officielle de la Foi bahá'íe comme l'une des religions communes à Tuvalu ; l'exposition internationale pour l'éducation à la Paix organisée par l'Assemblée Spirituelle Nationale brésilienne avec la participation de 23 Ambassades et institutions éducatives -- une chose est particulièrement claire : l'impact cumulatif à travers le globe affirme l'émergence de la Foi de l'obscurité. De telles marques grandissantes de la reconnaissance du public à l'égard du vrai caractère et des riches potentialités de la communauté bahá'íe sont un signe distinctif de l'avancement de la Foi dans la quatrième époque de l'Age Formatif.
A l'étude de tels signes et présages merveilleux, nous ne pouvons résister à l'envie d'exprimer tout notre amour et notre appréciation profonde aux Conseillers continentaux, et à leurs Corps auxiliaires, qui stimulent et soutiennent les efforts, rendant possible les accomplissements de tels développements prodigieux comme précédemment cités et, plus particulièrement, dont les services impulsent la lancée dynamique du travail de l'enseignement, fondamental à tout succès de la communauté. Nous sommes heureux et encouragés au-delà de toute mesure par les débuts pleins de vigueur des Corps des Conseillers exprimés dès leur entrée dans leur nouveau mandat de services indispensables et grandement appréciés à l'égard du monde bahá'í. Les initiatives neuves auxquelles, avec l'encouragement de tout cœur et le soutien fantastique du Centre International d'Enseignement ils tendent désormais leur énergie, est de bon augure pour l'accomplissement gratifiant du Plan de Six Ans. Que leurs efforts soient grandement soutenus par l'augmentation, le jour de l'Alliance cette année, par un nombre de membres du Corps auxiliaire s'élevant à 846 -- 90 de plus que ce qui existe pour l'instant. La communauté mondiale va certainement bien accueillir la force que cette action va procurer à l'étendue et à la qualité des devoirs spirituels donnés aux membres des Corps auxiliaires et leurs assistants, dont le fonctionnement à la base est une garantie de l'expansion continue et de la consolidation de notre glorieuse Foi.
Le progrès somptueux du Plan de Six Ans illumine nos esprits et exalte nos espoirs. Toutes les années sauf une de ce Plan sont passées et une avance puissante vers l'accomplissement de ses sept objectifs majeurs s'est faite. Notre communauté a énormément changé par rapport à ce qu'elle était au début du Plan en 1986. Elle s'est beaucoup étendue et développée. Elle est plus diverse, plus dynamique, plus remarquable et plus particulière. Alors que nous entrons dans l'année clôturant le Plan de Six Ans, un horizon de perspectives palpitantes s'étend devant nous tous :
La préparation de la traduction annotée en anglais tant attendue du Kitáb-i-Aqdas, le Livre des Lois, le Très Saint Livre, le Livre Mère de la Révélation de Bahá'u'lláh, sera terminée -- un accomplissement monumental qui à lui seul, annoncera une nouvelle étape de l'évolution du monde bahá'í et ainsi, couronnera les accomplissements du Plan de Six Ans.
Les ouvrages de terre sur les terrasses inférieures du Tombeau du Báb et les travaux de creusement pour le Centre d'Etude des Textes et l'Annexe du bâtiment des Archives Internationales vont commencer, débutant une nouvelle phase sur la Sainte Montagne de Dieu de ces entreprises puissantes et dont la signification ne peut être mesurée.
La fin du Plan va marquer le début de l'Année Sainte, 1992-1993, une pause délibérée d'une année afin de permettre à Ses croyants de témoigner leur respect d'une façon digne au Centenaire de l'Ascension de Bahá'u'lláh et pour l'inauguration de Son Alliance qui unifie le monde. Comme il a été déjà annoncé, des célébrations importantes sont prévues afin de refléter le caractère distinctif et la vibrante importance pour monde de ces deux occasions.
L'une : le rassemblement des représentants du monde bahá'í, avec les Chevaliers de Bahá'u'lláh, à Bahjí dans l'enceinte du Manoir, d'où l'Esprit libéré de Bahá'u'lláh s'est rendu vers le trône de Sa souveraineté céleste, et aux alentours du Tombeau Très Saint, où le Parchemin d'Honneur des Chevaliers de Bahá'u'lláh sera déposé comme un geste témoignant de la réponse de Ses amants à Son appel pour propager Ses enseignements sur toute la terre. Là, à Bahjí, ce rassemblement débutera par un acte solennel d'adoration dont les lectures sacrées vont bientôt être partagées avec les communautés bahá'íes partout dans le monde pour être utilisées lors de leur propre commémoration, afin d'unifier l'expérience dévotionnelle du monde bahá'í dans son ensemble au cours de cette célébration de la centième année.
L'autre : le Congrès mondial qui doit se dérouler du 23 au 26 novembre 1992 dans la ville de New York où le Maître bien-aimé, nommé le Centre de l'Alliance de Bahá'u'lláh, révéla les implications de Sa station et qu'Il désigna comme la Ville de l'Alliance. A travers le monde, les communautés bahá'íes organiseront des événements supplémentaires appropriés afin de magnifier le but du Congrès, qui est de célébrer le centenaire de l'inauguration de l'Alliance de Bahá'u'lláh et pour proclamer ses buts et son pouvoir unifiant. Un corollaire à ces activités sera la large distribution d'un article de présentation sur Bahá'u'lláh préparée à notre demande par le Bureau d'Information Publique, qui servira tant comme une source d'étude et d'inspiration pour les bahá'ís eux-mêmes que comme une publication informative à être présentée au public. D'une façon ou d'une autre, la communauté au Plus Grand Nom s'efforcera de proclamer le Nom de Bahá'u'lláh à travers le globe, afin de le rendre éminemment connu dans la conscience des peuples partout dans le monde.
Une telle confluence exceptionnelle d'accomplissements imminents -- la publication du Kitáb-i-Aqdas, les progrès de la construction des projets sur le Mont Carmel, l'achèvement du Plan de Six Ans, le commencement de l'Année Sainte -- anime les attentes du monde bahá'í, marque l'étape vers de plus puissants efforts que ceux déjà tentés, et nous dirige tous vers l'ouverture d'une nouvelle phase de l'histoire. Il semble convenir dès lors que la loi sacrée qui permet à chacun d'exprimer son sens personnel de sa dévotion à Dieu dans un profond acte conscient privé, qui encourage la bonté commune, qui relie directement le croyant individuel à l'Institution Centrale de la Foi, et qui, au-delà de toute autre chose, assure à celui qui est obéissant et sincère, la grâce ineffable et les bénédictions abondantes de la Providence, devrait, en cette période favorable, être embrassée par tous ceux qui professent leur croyance à l'égard de la Suprême Manifestation de Dieu. C'est avec humilité devant notre Seigneur souverain, que nous annonçons maintenant qu'à partir de Ridván 1992, début de l'Année Sainte, la Loi du Huqúqu'lláh, le Droit de Dieu, deviendra universellement applicable. Tous sont amicalement appelés à 1'observer.
Nos très chers frères et sœurs : soyez les témoins de la façon dont le Bien-Aimé a répondu à nos supplications. Voyez comment Il a enrichi nos vies de nouveaux frères et sœurs et de nouvelles institutions dans des terres jusque-là closes à Sa Parole bienfaitrice. Considérez avec quelle puissance Ses prescriptions divines sont affirmées comme des règles pour le comportement des nations, petites ou grandes. De telles abondantes bénédictions vous ont sûrement revêtu d'un invincible courage et d'une confiance pour faire face à un futur, certes plein de défis, mais brillant. Vous êtes en effet embarqués dans une année favorable, lancés vers le triomphe ultime du Plan de Six Ans.
Puissiez-vous continuer, par la pureté d'intention de vos actes dans Son service, à être bénis par le trésor inépuisable de Son amour et de sa tendre attention.
LA MAISON UNIVERSELLE DE JUSTICE
Riḍván-Botschaft 1991 á Das Universale Haus der Gerechtigkeit á Bahá'í Verlag GmbH, Auflage 1.01-Online (1991)
DAS UNIVERSALE HAUS DER GERECHTIGKEIT
Riḍván 1991
An die Bahá’í der Welt
Innig geliebte Freunde,
keine irdische Zunge kann unseren Dank ausdrücken für die außerordentlichen Segnungen, wel‐
che Er, die Gesegnete Schönheit, Seiner weltweiten Gemeinde und dem Weltzentrum Seines
Glaubens während des soeben beendeten Jahres gewährt hat. In Demut neigen wir das Haupt
vor den schlagenden Beweisen Seiner stützenden Gnade und Seiner allbezwingenden Macht.
Die überwältigende Gefahr aus dem Aufruhr im Mittleren Osten umklammerte das Heilige Land
gegen Ende des Jahres; aber sie wich wieder, ohne die Arbeit der Bahá’í‐Administration zum
Stillstand gebracht oder auch nur ernsthaft behindert zu haben. Grell führte diese Lage den Kon‐
trast zwischen dem unaufdringlichen, stetig sich entwickelnden, ausgeprägt vereinigenden Sys‐
tem Bahá’u’lláhs und dem wirren Charakter unserer Zeit des Übergangs vor Augen, „deren Trüb‐
sale“, wie Shoghi Effendi versichert, „Vorboten sind für jene Ära der Wonne und der Glückselig‐
keit, die Gottes letztes Ziel für die ganze Menschheit verkörpert“.1 Es war ein weiteres der „vor‐
bedeutungsvollen Zeichen,... die zugleich die Todesqualen einer in Auflösung begriffenen Zivili‐
sation und die Geburtswehen jener Weltordnung, jener Arche menschlichen Heils, verkünden,
die sich notwendigerweise auf ihren Trümmern erheben muss.“2
Dass so viele Nationen auf die plötzliche Krise in dieser Weltgegend mit vereinten Kräften einen
heilsamen Gegenschlag führten, zeigte unbezweifelbar die Notwendigkeit des Prinzips der kol‐
lektiven Sicherheit, wie es Bahá’u’lláh schon vor über hundert Jahren als Mittel der Konfliktlösung
verordnet hat. Wenngleich die Herrscher der Menschheit noch weit davon entfernt sind, das von
Bahá’u’lláh für die volle Anwendung dieses Prinzips vorausgeschaute internationale Überein‐
kommen zu treffen, ist doch ein großer Schritt in Richtung auf diejenigen Verhaltensweisen getan,
die der Herr des Zeitalters für die Nationen umrissen hat. Wie bildhaft sind doch die Worte, mit
denen Bahá’u’lláh die künftige Neuausrichtung der Nationen erahnen lässt, wenn Er schreibt:
„Seid einig, o Schar der Herrscher dieser Welt, denn dadurch wird der Sturm des Haders unter
euch gestillt, und eure Völker finden Ruhe. Sollte einer von euch gegen einen anderen die Waffen
ergreifen, so erbebt euch alle gegen ihn, denn dies ist nichts als offenbare Gerechtigkeit.“3
Und in der Tat: Aus welchem Blickwinkel wir auch schauen, überall in der Welt ist die Macht der
Offenbarung Bahá’u’lláhs sichtbar am Werk. In dem Ruf nach einer neuen Weltordnung, den po‐
litische Führer und einflussreiche Vordenker wie einen Kehrreim in ihren Erklärungen wiederho‐
len – selbst wenn sie außerstande sind zu umreißen, was sie selbst darunter verstehen –, ist das
langsame Erwachen der Menschheit für den Hauptzweck Seiner Offenbarung zu erkennen. Dass
dieser Ruf so beharrlich vom Oberhaupt derjenigen Republik ausgeht, die nach ‘Abdu’l‐Bahá
dazu bestimmt ist, als „erste Nation die Grundlage internationaler Übereinkunft zu legen“ und
„alle Nationen geistig zu führen“,4 ist ein Hinweis darauf, wie die Zwillingsprozesse innerhalb
und außerhalb der Sache Gottes wirken und sich beschleunigen – die beiden Prozesse, die Shoghi
Effendi zufolge „in einer einzigen hochherrlichen Vollendung gipfeln“ sollen.5
Innerhalb der Sache Gottes gibt es eine Fülle von Zeichen für überwältigende Errungenschaften
im Sechsjahresplan, wenngleich nicht unbedingt so, wie zu Planbeginn vorgesehen. Eindrucks‐
volle Beispiele zeigen sich im Gefolge der erstaunlichen Veränderungen in der Sowjetunion und
ihren früheren Satellitenstaaten. Nur ein Jahr nach der Wiedererrichtung des örtlichen Geistigen
Rates von Moskau wird jetzt ein Nationaler Geistiger Rat der Sowjetunion gebildet. Ähnlich hat in
Rumänien die Regierung kaum mehr als ein Jahr nach dem revolutionären politischen Wandel die
Bahá’í‐Gemeinde als Religionsgemeinschaft anerkannt mit dem Recht, die Lehren Bahá’u’lláhs zu
verbreiten; auch hier wird zu diesem Riḍván‐Fest ein Nationaler Geistiger Rat gebildet. Die rasche
Ausdehnung des Glaubens in der Tschechoslowakei zwang zu der erst vor wenigen Wochen ge‐
troffenen Entscheidung, auch dort einen Nationalen Geistigen Rat zu errichten. Gleichzeitig wird
in der Karibik die Gruppe der Inseln über dem Wind in zwei regionale Verwaltungseinheiten ge‐
teilt und der Nationale Geistige Rat der Westlichen Inseln über dem Wind gebildet. Mit diesen
vier hochwillkommenen Ratsbildungen steigt die Zahl der Nationalen Geistigen Räte auf 155.
Wir sind glücklich mitzuteilen, dass drei Hände der Sache Gottes das Universale Haus der Ge‐
rechtigkeit bei diesen historischen Ereignissen vertreten werden: Amatu’l‐Bahá Rúḥ íyyih
Khánum in Rumänien, ‘Alí Akbar Furútan in der Sowjetunion und Dr. ‘Alí‐Muḥ ammad Varqá in
der Tschechoslowakei. Beraterin Ruth Pringle wird die Vertreterin für die Westlichen Inseln über
dem Wind sein.
Eine weitere Veranschaulichung der wachsenden Autorität der Sache Bahá’u’lláhs im öffentlichen
Bewusstsein geht von Deutschland aus, wo das Bundesverfassungsgericht als oberste Rechtsin‐
stanz des Landes eine Entscheidung von höchster Bedeutung für die Anerkennung des Glaubens
getroffen hat. Eine Reihe von unteren Gerichtsinstanzen hatte sich geweigert, die Satzung eines
örtlichen Geistigen Rates einzutragen, und zwar mit der Begründung, die in dieser Urkunde dem
Nationalen Geistigen Rat eingeräumte Amtsgewalt verletze das Rechtsprinzip der Autonomie al‐
ler gesetzlich eingetragenen Vereine. Die damit berührten Rechtsfragen sind komplex und kön‐
nen hier nicht ausführlich behandelt werden. Kurz, das Bundesverfassungsgericht gab in einem
langen, eingehend begründeten Urteil der Berufung des örtlichen Geistigen Rates statt; unter an‐
derem bekräftigte es das Recht der Bahá’í‐Gemeinde, in genau der von den Schriften des Bahá’í‐
Glaubens vorgezeichneten Form Rechtsfähigkeit zu erlangen, und erklärte, ihr Wesen als aner‐
kannte Religionsgemeinschaft sei nach ihrem eigenen Charakter, allgemeinem Verständnis sowie
durch Zeugnisse von Gelehrten der vergleichenden Religionswissenschaft eindeutig bestätigt. So
bedeutsam war das Urteil in der eigenen Einschätzung des Gerichts, dass es seine Entscheidung
in einer Presseerklärung erläuterte, was es sonst nur selten tut. Dieser herausragende Entscheid
wird weit über die Grenzen des wiedervereinigten Deutschlands hinaus Auswirkungen auf die
Bahá’í‐Gemeinde haben.
Ein weiteres Beispiel der wachsenden öffentlichen Anerkennung für die bahnbrechenden Per‐
spektiven der Sache Gottes liefert die Republik Südafrika, wo der Nationale Geistige Rat be‐
schloss, die Initiativen der Regierung zur Lösung des jahrzehntelangen Problems der Apartheid
zu nutzen, um zum Entwurf einer neuen Landesverfassung seine Ansichten zu unterbreiten. Als
der Präsident der Südafrikanischen Rechtskommission, ein im Auftrag der Regierung handelnder
Richter, die Vorlage des Nationalen Geistigen Rates von dessen Delegation entgegennahm, be‐
merkte er, die Bahá’í seien bislang die einzige Gruppe, deren Ideen geistige und moralische
Grundlagen für eine Verfassung bieten.
Wie sich jede einzelne der genannten Entwicklungen auch auswirken mag – neben anderen Ent‐
wicklungen wie dem Auftritt eines Vertreters der Bahá’í‐Weltgemeinschaft als einzigem gelade‐
nen nichtbuddhistischen Redner in einer öffentlichen Versammlung aus Anlass der Asiatisch‐
buddhistischen Friedenskonferenz in der Mongolei, der besonderen Erwähnung der Bahá’í durch
Papst Johannes Paul II. unlängst bei einem Empfang während seines Besuches in Burundi, der
offiziellen Auflistung des Bahá’í‐Glaubens als eine der vertretenen Religionen in Tuvalu, der In‐
ternationalen Ausstellung über Friedenserziehung unter der Schirmherrschaft des brasilianischen
Nationalen Geistigen Rates sowie unter Mitwirkung von 23 Botschaften und Erziehungseinrich‐
tungen – eines ist unzweifelhaft klar: Die sich steigernde weltweite Wirkung bestätigt, dass der
Bahá’í‐Glaube aus der Verborgenheit hervortritt. Solche Kennzeichen einer wachsenden öffentli‐
chen Anerkennung der Bahá’í‐Gemeinde in ihrem wahren Charakter und ihren reichen Möglich‐
keiten sind ein herausragender Wesenszug des Fortschritts des Glaubens in der vierten Epoche
des Gestaltenden Zeitalters.
Wenn wir über diese wundersamen, vorbedeutungsvollen Zeichen nachdenken, können wir dem
Impuls nicht widerstehen, unsere tiefe Liebe und Wertschätzung für die Kontinentalen Berater
und ihre Hilfsämter zum Ausdruck zu bringen. Sie treiben und stützen die Bemühungen, die sol‐
che erstaunlichen Entwicklungen wie die aufgezeigten möglich machen. Ihr betreuender Dienst im
Besonderen bringt den dynamischen Schub der Lehrarbeit, die ihrerseits den Grund für alle Er‐
folge der Gemeinde legt. Über alle Maßen erfreut und ermutigt uns der tatkräftige Neubeginn der
Beraterämter beim Einstieg in die neue Amtszeit ihres unabdingbaren, hochgeschätzten Dienstes
für die Bahá’í‐Welt. Der frische Unternehmungsgeist, zu dem sie jetzt mit der aufrichtigen Ermuti‐
gung und der großartigen Unterstützung des Internationalen Lehrzentrums ihre Kräfte bündeln,
lässt eine erfreuliche Vollendung des Sechsjahresplanes vorausahnen. Möge die Anhebung der
Zahl der Hilfsamtsmitglieder auf 846 – 90 mehr als gegenwärtig – am diesjährigen Tag des Bünd‐
nisses ihre Anstrengungen kraftvoll unterstützen. Sicherlich wird es die weltweite Gemeinde be‐
grüßen, wenn mit dieser Aktion Umfang und Qualität der geistigen Pflichten der Hilfsamtsmit‐
glieder und ihrer Assistenten gestärkt werden, bietet doch deren Tätigkeit an den Graswurzeln die
Gewähr für die fortgesetzte Ausweitung und Festigung unseres ruhmreichen Glaubens.
Der großartige Fortschritt des Sechsjahresplanes erhellt unsere Lebensgeister und hebt unsere
Hoffnungen empor. Nur ein Jahr verbleibt von diesem Plan, auf die sieben Hauptziele hin ist ein
machtvoller Vormarsch erfolgt. Unsere Gemeinde hat sich gegenüber ihrem Zustand bei Planbe‐
ginn 1986 dramatisch verändert. Sie hat sich mächtig ausgebreitet und entwickelt. Sie ist jetzt
vielfältiger, dynamischer, ausgeprägter. Wenn wir nun in das letzte Jahr des Sechsjahresplanes
eintreten, steht vor uns allen ein Himmelsbogen an begeisternden Ausblicken:
Die Vorbereitung der langerwarteten, mit Anmerkungen versehenen englischen Überset‐
zung des Kitáb‐i‐Aqdas, des Buches der Gesetze, des Heiligsten Buches und Mutterbuches
der Offenbarung Bahá’u’lláhs wird abgeschlossen – eine gewaltige Errungenschaft, die an
und für sich schon eine neue Entwicklungsstufe der Bahá’í‐Welt einleiten und somit die
Leistungen des Sechsjahresplanes krönen wird.
Die Erdarbeiten an den unteren Terrassen beim Schrein des Bab und die Ausschachtungen
für das Zentrum zum Studium der heiligen Texte sowie für den Anbau zum Internationa‐
len Archivgebäude werden in Angriff genommen; sie leiten bei den mächtigen, unschätzbar
bedeutsamen Vorhaben an Gottes heiligem Berg einen neuen Abschnitt ein.
Das Planende markiert den Beginn des Heiligen Jahres 1992–1993, ein bewusst ganzjähri‐
ges Innehalten, das die Anhänger Bahá’u’lláhs in die Lage versetzen soll, die hundertjährige
Wiederkehr Seines Aufstiegs und der Einsetzung Seines weltvereinenden Bündnisses ange‐
messen zu würdigen. Wie bereits angekündigt, sind größere Feierlichkeiten vorgesehen,
welche den einzigartigen Charakter und die weltbewegende Bedeutung dieser beiden An‐
lässe widerspiegeln:
Als erstes die Versammlung von Vertretern der Bahá’í‐Welt mit den Rittern Bahá’u’lláhs in
der Umgebung des Landhauses von Bahjí, von wo Bahá’u’lláhs befreiter Geist auf den Thron
Seiner himmlischen Souveränität zurückkehrte, unmittelbar beim allerheiligsten Schrein, in
dem die Ehrenrolle der Ritter Bahá’u’lláhs niedergelegt werden wird, als Geste einer Ant‐
wort der Ihn Liebenden auf Seinen Aufruf, Seine Lehren auf der ganzen Erde zu verbreiten.
Dort in Bahjí wird diese Versammlung eine feierliche Andacht abhalten; die dabei zu lesen‐
den heiligen Schriften werden den Bahá’í‐Gemeinden allüberall bald mitgeteilt, damit diese
sie bei ihren eigenen Gedenkandachten verwenden und so das hingebungsvolle Erlebnis der
ganzen Bahá’í‐Welt während dieser Jahrhundertfeiern zusammenführen können.
Als weiteres der Weltkongress, der von 23. bis 26. November 1992 in New York stattfindet.
In dieser Stadt offenbarte der geliebte Meister den tieferen Sinn Seiner Stufe als ernannter
Mittelpunkt des Bündnisses Bahá’u’lláhs, und diese Stadt bestimmte Er zur Stadt des
Bündnisses. In der ganzen Welt werden die Bahá’í‐Gemeinden geeignete Ergänzungstref‐
fen abhalten, um den Zweck des Kongresses zu vertiefen, nämlich den hundertsten Jahres‐
tag der Einsetzung des Bündnisses Bahá’u’lláhs zu feiern sowie dessen Ziele und verei‐
nende Kraft zu verkünden. Zusätzlich zu diesen Tätigkeiten wird eine Erklärung über
Bahá’u’lláh breitgestreut verteilt, die das Büro für öffentliche Information auf unser Ersu‐
chen hin vorbereitet; sie wird den Bahá’í als Quelle des Studiums und der Inspiration so‐
wie als informative Veröffentlichung zur Präsentation in der Öffentlichkeit dienen. Auf
diese und andere Weise wird die Gemeinde des Größten Namens sich mühen, den Namen
Bahá’u’lláhs auf dem ganzen Erdball zu rühmen, um ihm im Bewusstsein der Völker all‐
überall höchstes Ansehen zu verschaffen.
Solch ein einzigartiger Zusammenfluss bevorstehender Errungenschaften – die Veröffentlichung
des Kitáb‐iAqdas, der Fortschritt der Bauvorhaben am Berg Karmel, der Abschluss des Sechsjah‐
resplanes, die Eröffnung des Heiligen Jahres – beseelt die Erwartungen der Bahá’í‐Welt, schlägt
die Bühne auf für noch machtvollere Bemühungen als die bereits in Angriff genommenen und
zeigt uns allen den Beginn eines neuen Abschnitts der Geschichte. Somit scheint es angebracht,
dass das heilige Gesetz, das jeden befähigt, sein oder ihr persönliches Gefühl der Hingabe an Gott
in einem zutiefst vertraulichen, das Gemeinwohl fördernden, den einzelnen Gläubigen unmittel‐
bar mit der zentralen Institution des Glaubens verbindenden Gewissensakt auszudrücken – in
einem Gewissensakt, der überdies den Gehorsamen und Aufrichtigen der unbeschreiblichen
Gnade und des überreichen Segens der Vorsehung versichert – dass dieses heilige Gesetz in die‐
sem günstigen Augenblick von allen angenommen wird, die ihren Glauben an die Höchste Mani‐
festation Gottes bekennen. In Demut vor unserem souveränen Herrn kündigen wir an, dass ab
Riḍ ván 1992, dem Beginn des Heiligen Jahres, das Gesetz des Ḥ uqúqu’lláh, des Rechtes Gottes,
weltweit anwendbar wird. Alle sind in Liebe aufgefordert, es zu beachten.
Innig geliebte Brüder und Schwestern! Seien Sie Zeuge, wie der Geliebte unsere flehenden Bitten
beantwortet. Sehen Sie, wie er unser Leben mit neuen Brüdern und mit neuen Institutionen berei‐
chert in Ländern, die bislang Seinem heilenden Wort verschlossen waren. Bedenken Sie, mit wel‐
cher Wirkkraft sich Seine göttlichen Verordnungen als Leitlinien für das Verhalten großer und
kleiner Nationen bestätigen. Sicherlich durchtränkt Sie die Fülle dieses Segens mit dem unbe‐
zähmbaren Mut und der Zuversicht, einer herausfordernden, aber strahlenden Zukunft ins Auge
zu blicken. So gehen Sie fürwahr an Bord dieses vielverheißenden Jahres, Kurs auf den schließli‐
chen Triumph des Sechsjahresplanes.
Mögen Sie durch Ihre selbstlosen Werke in Seinem Dienst weiterhin Segen aus den unerschöpfli‐
chen Schatzkammern Seiner Liebe und Fürsorge empfangen.
gez. Das Universale Haus der Gerechtigkeit
1 Shoghi Effendi, Die Weltordnung Bahá’u’lláhs, 1977‐134, S. 245
2 ebenda, S. 224
3 zitiert ebenda, S. 278f
4 zitiert in: Shoghi Effendi, Citadel of Faith, S. 35
5 ebenda, S. 32
DAS UNIVERSALE HAUS DER GERECHTIGKEIT
Riḍván 1991
An die Bahá’í der Welt
Innig geliebte Freunde,
keine irdische Zunge kann unseren Dank ausdrücken für die außerordentlichen Segnungen, wel‐
che Er, die Gesegnete Schönheit, Seiner weltweiten Gemeinde und dem Weltzentrum Seines
Glaubens während des soeben beendeten Jahres gewährt hat. In Demut neigen wir das Haupt
vor den schlagenden Beweisen Seiner stützenden Gnade und Seiner allbezwingenden Macht.
Die überwältigende Gefahr aus dem Aufruhr im Mittleren Osten umklammerte das Heilige Land
gegen Ende des Jahres; aber sie wich wieder, ohne die Arbeit der Bahá’í‐Administration zum
Stillstand gebracht oder auch nur ernsthaft behindert zu haben. Grell führte diese Lage den Kon‐
trast zwischen dem unaufdringlichen, stetig sich entwickelnden, ausgeprägt vereinigenden Sys‐
tem Bahá’u’lláhs und dem wirren Charakter unserer Zeit des Übergangs vor Augen, „deren Trüb‐
sale“, wie Shoghi Effendi versichert, „Vorboten sind für jene Ära der Wonne und der Glückselig‐
keit, die Gottes letztes Ziel für die ganze Menschheit verkörpert“.1 Es war ein weiteres der „vor‐
bedeutungsvollen Zeichen,... die zugleich die Todesqualen einer in Auflösung begriffenen Zivili‐
sation und die Geburtswehen jener Weltordnung, jener Arche menschlichen Heils, verkünden,
die sich notwendigerweise auf ihren Trümmern erheben muss.“2
Dass so viele Nationen auf die plötzliche Krise in dieser Weltgegend mit vereinten Kräften einen
heilsamen Gegenschlag führten, zeigte unbezweifelbar die Notwendigkeit des Prinzips der kol‐
lektiven Sicherheit, wie es Bahá’u’lláh schon vor über hundert Jahren als Mittel der Konfliktlösung
verordnet hat. Wenngleich die Herrscher der Menschheit noch weit davon entfernt sind, das von
Bahá’u’lláh für die volle Anwendung dieses Prinzips vorausgeschaute internationale Überein‐
kommen zu treffen, ist doch ein großer Schritt in Richtung auf diejenigen Verhaltensweisen getan,
die der Herr des Zeitalters für die Nationen umrissen hat. Wie bildhaft sind doch die Worte, mit
denen Bahá’u’lláh die künftige Neuausrichtung der Nationen erahnen lässt, wenn Er schreibt:
„Seid einig, o Schar der Herrscher dieser Welt, denn dadurch wird der Sturm des Haders unter
euch gestillt, und eure Völker finden Ruhe. Sollte einer von euch gegen einen anderen die Waffen
ergreifen, so erbebt euch alle gegen ihn, denn dies ist nichts als offenbare Gerechtigkeit.“3
Und in der Tat: Aus welchem Blickwinkel wir auch schauen, überall in der Welt ist die Macht der
Offenbarung Bahá’u’lláhs sichtbar am Werk. In dem Ruf nach einer neuen Weltordnung, den po‐
litische Führer und einflussreiche Vordenker wie einen Kehrreim in ihren Erklärungen wiederho‐
len – selbst wenn sie außerstande sind zu umreißen, was sie selbst darunter verstehen –, ist das
langsame Erwachen der Menschheit für den Hauptzweck Seiner Offenbarung zu erkennen. Dass
dieser Ruf so beharrlich vom Oberhaupt derjenigen Republik ausgeht, die nach ‘Abdu’l‐Bahá
dazu bestimmt ist, als „erste Nation die Grundlage internationaler Übereinkunft zu legen“ und
„alle Nationen geistig zu führen“,4 ist ein Hinweis darauf, wie die Zwillingsprozesse innerhalb
und außerhalb der Sache Gottes wirken und sich beschleunigen – die beiden Prozesse, die Shoghi
Effendi zufolge „in einer einzigen hochherrlichen Vollendung gipfeln“ sollen.5
Innerhalb der Sache Gottes gibt es eine Fülle von Zeichen für überwältigende Errungenschaften
im Sechsjahresplan, wenngleich nicht unbedingt so, wie zu Planbeginn vorgesehen. Eindrucks‐
volle Beispiele zeigen sich im Gefolge der erstaunlichen Veränderungen in der Sowjetunion und
ihren früheren Satellitenstaaten. Nur ein Jahr nach der Wiedererrichtung des örtlichen Geistigen
Rates von Moskau wird jetzt ein Nationaler Geistiger Rat der Sowjetunion gebildet. Ähnlich hat in
Rumänien die Regierung kaum mehr als ein Jahr nach dem revolutionären politischen Wandel die
Bahá’í‐Gemeinde als Religionsgemeinschaft anerkannt mit dem Recht, die Lehren Bahá’u’lláhs zu
verbreiten; auch hier wird zu diesem Riḍván‐Fest ein Nationaler Geistiger Rat gebildet. Die rasche
Ausdehnung des Glaubens in der Tschechoslowakei zwang zu der erst vor wenigen Wochen ge‐
troffenen Entscheidung, auch dort einen Nationalen Geistigen Rat zu errichten. Gleichzeitig wird
in der Karibik die Gruppe der Inseln über dem Wind in zwei regionale Verwaltungseinheiten ge‐
teilt und der Nationale Geistige Rat der Westlichen Inseln über dem Wind gebildet. Mit diesen
vier hochwillkommenen Ratsbildungen steigt die Zahl der Nationalen Geistigen Räte auf 155.
Wir sind glücklich mitzuteilen, dass drei Hände der Sache Gottes das Universale Haus der Ge‐
rechtigkeit bei diesen historischen Ereignissen vertreten werden: Amatu’l‐Bahá Rúḥ íyyih
Khánum in Rumänien, ‘Alí Akbar Furútan in der Sowjetunion und Dr. ‘Alí‐Muḥ ammad Varqá in
der Tschechoslowakei. Beraterin Ruth Pringle wird die Vertreterin für die Westlichen Inseln über
dem Wind sein.
Eine weitere Veranschaulichung der wachsenden Autorität der Sache Bahá’u’lláhs im öffentlichen
Bewusstsein geht von Deutschland aus, wo das Bundesverfassungsgericht als oberste Rechtsin‐
stanz des Landes eine Entscheidung von höchster Bedeutung für die Anerkennung des Glaubens
getroffen hat. Eine Reihe von unteren Gerichtsinstanzen hatte sich geweigert, die Satzung eines
örtlichen Geistigen Rates einzutragen, und zwar mit der Begründung, die in dieser Urkunde dem
Nationalen Geistigen Rat eingeräumte Amtsgewalt verletze das Rechtsprinzip der Autonomie al‐
ler gesetzlich eingetragenen Vereine. Die damit berührten Rechtsfragen sind komplex und kön‐
nen hier nicht ausführlich behandelt werden. Kurz, das Bundesverfassungsgericht gab in einem
langen, eingehend begründeten Urteil der Berufung des örtlichen Geistigen Rates statt; unter an‐
derem bekräftigte es das Recht der Bahá’í‐Gemeinde, in genau der von den Schriften des Bahá’í‐
Glaubens vorgezeichneten Form Rechtsfähigkeit zu erlangen, und erklärte, ihr Wesen als aner‐
kannte Religionsgemeinschaft sei nach ihrem eigenen Charakter, allgemeinem Verständnis sowie
durch Zeugnisse von Gelehrten der vergleichenden Religionswissenschaft eindeutig bestätigt. So
bedeutsam war das Urteil in der eigenen Einschätzung des Gerichts, dass es seine Entscheidung
in einer Presseerklärung erläuterte, was es sonst nur selten tut. Dieser herausragende Entscheid
wird weit über die Grenzen des wiedervereinigten Deutschlands hinaus Auswirkungen auf die
Bahá’í‐Gemeinde haben.
Ein weiteres Beispiel der wachsenden öffentlichen Anerkennung für die bahnbrechenden Per‐
spektiven der Sache Gottes liefert die Republik Südafrika, wo der Nationale Geistige Rat be‐
schloss, die Initiativen der Regierung zur Lösung des jahrzehntelangen Problems der Apartheid
zu nutzen, um zum Entwurf einer neuen Landesverfassung seine Ansichten zu unterbreiten. Als
der Präsident der Südafrikanischen Rechtskommission, ein im Auftrag der Regierung handelnder
Richter, die Vorlage des Nationalen Geistigen Rates von dessen Delegation entgegennahm, be‐
merkte er, die Bahá’í seien bislang die einzige Gruppe, deren Ideen geistige und moralische
Grundlagen für eine Verfassung bieten.
Wie sich jede einzelne der genannten Entwicklungen auch auswirken mag – neben anderen Ent‐
wicklungen wie dem Auftritt eines Vertreters der Bahá’í‐Weltgemeinschaft als einzigem gelade‐
nen nichtbuddhistischen Redner in einer öffentlichen Versammlung aus Anlass der Asiatisch‐
buddhistischen Friedenskonferenz in der Mongolei, der besonderen Erwähnung der Bahá’í durch
Papst Johannes Paul II. unlängst bei einem Empfang während seines Besuches in Burundi, der
offiziellen Auflistung des Bahá’í‐Glaubens als eine der vertretenen Religionen in Tuvalu, der In‐
ternationalen Ausstellung über Friedenserziehung unter der Schirmherrschaft des brasilianischen
Nationalen Geistigen Rates sowie unter Mitwirkung von 23 Botschaften und Erziehungseinrich‐
tungen – eines ist unzweifelhaft klar: Die sich steigernde weltweite Wirkung bestätigt, dass der
Bahá’í‐Glaube aus der Verborgenheit hervortritt. Solche Kennzeichen einer wachsenden öffentli‐
chen Anerkennung der Bahá’í‐Gemeinde in ihrem wahren Charakter und ihren reichen Möglich‐
keiten sind ein herausragender Wesenszug des Fortschritts des Glaubens in der vierten Epoche
des Gestaltenden Zeitalters.
Wenn wir über diese wundersamen, vorbedeutungsvollen Zeichen nachdenken, können wir dem
Impuls nicht widerstehen, unsere tiefe Liebe und Wertschätzung für die Kontinentalen Berater
und ihre Hilfsämter zum Ausdruck zu bringen. Sie treiben und stützen die Bemühungen, die sol‐
che erstaunlichen Entwicklungen wie die aufgezeigten möglich machen. Ihr betreuender Dienst im
Besonderen bringt den dynamischen Schub der Lehrarbeit, die ihrerseits den Grund für alle Er‐
folge der Gemeinde legt. Über alle Maßen erfreut und ermutigt uns der tatkräftige Neubeginn der
Beraterämter beim Einstieg in die neue Amtszeit ihres unabdingbaren, hochgeschätzten Dienstes
für die Bahá’í‐Welt. Der frische Unternehmungsgeist, zu dem sie jetzt mit der aufrichtigen Ermuti‐
gung und der großartigen Unterstützung des Internationalen Lehrzentrums ihre Kräfte bündeln,
lässt eine erfreuliche Vollendung des Sechsjahresplanes vorausahnen. Möge die Anhebung der
Zahl der Hilfsamtsmitglieder auf 846 – 90 mehr als gegenwärtig – am diesjährigen Tag des Bünd‐
nisses ihre Anstrengungen kraftvoll unterstützen. Sicherlich wird es die weltweite Gemeinde be‐
grüßen, wenn mit dieser Aktion Umfang und Qualität der geistigen Pflichten der Hilfsamtsmit‐
glieder und ihrer Assistenten gestärkt werden, bietet doch deren Tätigkeit an den Graswurzeln die
Gewähr für die fortgesetzte Ausweitung und Festigung unseres ruhmreichen Glaubens.
Der großartige Fortschritt des Sechsjahresplanes erhellt unsere Lebensgeister und hebt unsere
Hoffnungen empor. Nur ein Jahr verbleibt von diesem Plan, auf die sieben Hauptziele hin ist ein
machtvoller Vormarsch erfolgt. Unsere Gemeinde hat sich gegenüber ihrem Zustand bei Planbe‐
ginn 1986 dramatisch verändert. Sie hat sich mächtig ausgebreitet und entwickelt. Sie ist jetzt
vielfältiger, dynamischer, ausgeprägter. Wenn wir nun in das letzte Jahr des Sechsjahresplanes
eintreten, steht vor uns allen ein Himmelsbogen an begeisternden Ausblicken:
Die Vorbereitung der langerwarteten, mit Anmerkungen versehenen englischen Überset‐
zung des Kitáb‐i‐Aqdas, des Buches der Gesetze, des Heiligsten Buches und Mutterbuches
der Offenbarung Bahá’u’lláhs wird abgeschlossen – eine gewaltige Errungenschaft, die an
und für sich schon eine neue Entwicklungsstufe der Bahá’í‐Welt einleiten und somit die
Leistungen des Sechsjahresplanes krönen wird.
Die Erdarbeiten an den unteren Terrassen beim Schrein des Bab und die Ausschachtungen
für das Zentrum zum Studium der heiligen Texte sowie für den Anbau zum Internationa‐
len Archivgebäude werden in Angriff genommen; sie leiten bei den mächtigen, unschätzbar
bedeutsamen Vorhaben an Gottes heiligem Berg einen neuen Abschnitt ein.
Das Planende markiert den Beginn des Heiligen Jahres 1992–1993, ein bewusst ganzjähri‐
ges Innehalten, das die Anhänger Bahá’u’lláhs in die Lage versetzen soll, die hundertjährige
Wiederkehr Seines Aufstiegs und der Einsetzung Seines weltvereinenden Bündnisses ange‐
messen zu würdigen. Wie bereits angekündigt, sind größere Feierlichkeiten vorgesehen,
welche den einzigartigen Charakter und die weltbewegende Bedeutung dieser beiden An‐
lässe widerspiegeln:
Als erstes die Versammlung von Vertretern der Bahá’í‐Welt mit den Rittern Bahá’u’lláhs in
der Umgebung des Landhauses von Bahjí, von wo Bahá’u’lláhs befreiter Geist auf den Thron
Seiner himmlischen Souveränität zurückkehrte, unmittelbar beim allerheiligsten Schrein, in
dem die Ehrenrolle der Ritter Bahá’u’lláhs niedergelegt werden wird, als Geste einer Ant‐
wort der Ihn Liebenden auf Seinen Aufruf, Seine Lehren auf der ganzen Erde zu verbreiten.
Dort in Bahjí wird diese Versammlung eine feierliche Andacht abhalten; die dabei zu lesen‐
den heiligen Schriften werden den Bahá’í‐Gemeinden allüberall bald mitgeteilt, damit diese
sie bei ihren eigenen Gedenkandachten verwenden und so das hingebungsvolle Erlebnis der
ganzen Bahá’í‐Welt während dieser Jahrhundertfeiern zusammenführen können.
Als weiteres der Weltkongress, der von 23. bis 26. November 1992 in New York stattfindet.
In dieser Stadt offenbarte der geliebte Meister den tieferen Sinn Seiner Stufe als ernannter
Mittelpunkt des Bündnisses Bahá’u’lláhs, und diese Stadt bestimmte Er zur Stadt des
Bündnisses. In der ganzen Welt werden die Bahá’í‐Gemeinden geeignete Ergänzungstref‐
fen abhalten, um den Zweck des Kongresses zu vertiefen, nämlich den hundertsten Jahres‐
tag der Einsetzung des Bündnisses Bahá’u’lláhs zu feiern sowie dessen Ziele und verei‐
nende Kraft zu verkünden. Zusätzlich zu diesen Tätigkeiten wird eine Erklärung über
Bahá’u’lláh breitgestreut verteilt, die das Büro für öffentliche Information auf unser Ersu‐
chen hin vorbereitet; sie wird den Bahá’í als Quelle des Studiums und der Inspiration so‐
wie als informative Veröffentlichung zur Präsentation in der Öffentlichkeit dienen. Auf
diese und andere Weise wird die Gemeinde des Größten Namens sich mühen, den Namen
Bahá’u’lláhs auf dem ganzen Erdball zu rühmen, um ihm im Bewusstsein der Völker all‐
überall höchstes Ansehen zu verschaffen.
Solch ein einzigartiger Zusammenfluss bevorstehender Errungenschaften – die Veröffentlichung
des Kitáb‐iAqdas, der Fortschritt der Bauvorhaben am Berg Karmel, der Abschluss des Sechsjah‐
resplanes, die Eröffnung des Heiligen Jahres – beseelt die Erwartungen der Bahá’í‐Welt, schlägt
die Bühne auf für noch machtvollere Bemühungen als die bereits in Angriff genommenen und
zeigt uns allen den Beginn eines neuen Abschnitts der Geschichte. Somit scheint es angebracht,
dass das heilige Gesetz, das jeden befähigt, sein oder ihr persönliches Gefühl der Hingabe an Gott
in einem zutiefst vertraulichen, das Gemeinwohl fördernden, den einzelnen Gläubigen unmittel‐
bar mit der zentralen Institution des Glaubens verbindenden Gewissensakt auszudrücken – in
einem Gewissensakt, der überdies den Gehorsamen und Aufrichtigen der unbeschreiblichen
Gnade und des überreichen Segens der Vorsehung versichert – dass dieses heilige Gesetz in die‐
sem günstigen Augenblick von allen angenommen wird, die ihren Glauben an die Höchste Mani‐
festation Gottes bekennen. In Demut vor unserem souveränen Herrn kündigen wir an, dass ab
Riḍ ván 1992, dem Beginn des Heiligen Jahres, das Gesetz des Ḥ uqúqu’lláh, des Rechtes Gottes,
weltweit anwendbar wird. Alle sind in Liebe aufgefordert, es zu beachten.
Innig geliebte Brüder und Schwestern! Seien Sie Zeuge, wie der Geliebte unsere flehenden Bitten
beantwortet. Sehen Sie, wie er unser Leben mit neuen Brüdern und mit neuen Institutionen berei‐
chert in Ländern, die bislang Seinem heilenden Wort verschlossen waren. Bedenken Sie, mit wel‐
cher Wirkkraft sich Seine göttlichen Verordnungen als Leitlinien für das Verhalten großer und
kleiner Nationen bestätigen. Sicherlich durchtränkt Sie die Fülle dieses Segens mit dem unbe‐
zähmbaren Mut und der Zuversicht, einer herausfordernden, aber strahlenden Zukunft ins Auge
zu blicken. So gehen Sie fürwahr an Bord dieses vielverheißenden Jahres, Kurs auf den schließli‐
chen Triumph des Sechsjahresplanes.
Mögen Sie durch Ihre selbstlosen Werke in Seinem Dienst weiterhin Segen aus den unerschöpfli‐
chen Schatzkammern Seiner Liebe und Fürsorge empfangen.
gez. Das Universale Haus der Gerechtigkeit
1 Shoghi Effendi, Die Weltordnung Bahá’u’lláhs, 1977‐134, S. 245
2 ebenda, S. 224
3 zitiert ebenda, S. 278f
4 zitiert in: Shoghi Effendi, Citadel of Faith, S. 35
5 ebenda, S. 32
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