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French — 1993 - Ridvan 150.txt
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Source : www.bahai-biblio.org
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Traduction de courtoisie

MAISON UNIVERSELLE DE JUSTICE
Centre mondial bahá'í, Haïfa, Israël
Ridván 150 / 1993


Aux bahá'ís du monde

Amis chèrement aimés,

Nous voici parvenus au roi des festivals sous le rayonnement non moins intense des bénédictions merveilleuses de l'Année Sainte que nous venons de traverser, confirmés, renouvelés et revigorés dans nos occupations sacrées. Car ce fut une période où la Beauté d'Abhá a déversé sur Sa communauté mondiale la splendeur de Sa grâce dans une fulgurance telle que les efforts de Ses disciples pour observer un double anniversaire aussi significatif que le centenaire de Son Ascension et de l'inauguration de Son Alliance se sont vus investis d'un étonnant succès. Ce fut la pause mémoriale qui produisit une proclamation du Plus Grand Nom résonnant sur la terre entière comme jamais auparavant ; mais ce qui était si clairement un phénomène extérieur, fut très manifestement le reflet d'une acquisition intime d'une compréhension de notre relation avec Bahá'u'lláh plus profonde que nous ne l'avons eue jusqu'à présent. L'appréciation accrue en nous-mêmes de l'universalité de la communauté, de son incarnation du premier principe et voûte supérieure de Sa Foi, nous a laissé au cœur une nouvelle et irrésistible empreinte ; les effets de cette réalisation se sont manifestés d'une manière frappante à la commémoration en Terre Sainte en mai dernier et plus amplement au Congrès Mondial en novembre dernier, comme pour confirmer notre conviction en ces temps désespérément agités que le monde de l'humanité se meut inexorablement vers sa destinée encore élusive d'unité et de paix. En effet, au cours de l'Année Sainte, nous avons été portés sur les ailes de l'esprit vers un sommet d'où nous avons vu s'approcher à grands pas la gloire de la promesse immémoriale du Seigneur qu'un jour toute l'humanité sera unie.

Les détails exaltants des événements tout au cours de l'année sont trop nombreux pour en faire ici la description, car les agissements de l'Esprit Saint ont été universellement ressentis, imprégnant les activités des amis d'une force mystérieuse. Qu'il suffise dès lors de rappeler les événements marquants tels que le rassemblement en mai dernier du plus grand nombre de bahá'ís à participer à un événement en Terre Sainte ; la procession autour du Mausolée de Bahá'u'lláh par les représentants de pratiquement toutes les nations ; la présence de la majorité encore en vie des Chevaliers de Bahá'u'lláh lors du dépôt du Parchemin d'Honneur à l'entrée du Plus Saint Mausolée ; la dimension sans précédent du Congrès Mondial et l'immense variété de ses participants, y compris un vaste ensemble de jeunes engagés dans leur propre programme subsidiaire ; le défilé des représentants des races et nations du monde à cette occasion spectaculaire ; la diffusion par satellite qui a relié le Congrès et le Centre Mondial avec tous les continents. Voilà des expériences d'une rare catégorie, et elles ont immortalisé la renommée des commémorations du centenaire.

Les innombrables efforts imaginatifs entrepris par les amis de par le monde, des villages les plus reculés aux grandes villes, pour marquer ces anniversaires importants, ont de nouveau illustré le profond degré de consolidation atteint par la Foi de Bahá'u'lláh, et ils ont généré le travail d'enseignement dans bien des endroits, avec des résultats surprenants et inhabituels. La publicité sans précédent donnée aux buts et aux activités de l'Année Sainte par les moyens de diffusion des grands et des petits pays, l'attention accordée au Centenaire par les corps législatifs et les autorités officielles, les gestes de reconnaissance et d'appréciation de la Foi par les agences gouvernementales, l'implication des représentants de la Communauté Bahá'íe Internationale dans les événements globaux importants, y compris la conférence des Nations-Unies sur l'environnement et le développement, tenue à Rio de Janeiro en juin dernier, dans le cadre de laquelle un monument public portant une inscription des Ecrits de Bahá'u'lláh et une immense empreinte du Plus Grand Nom a été inauguré -- de tels développements ont indiqué clairement que l'image de la communauté a été rehaussée aux yeux du public.

A l'écart de tous ces événements et développements remarquables, mais d'une magnitude encore plus grande dans ses implications aux portées lointaines pour la race humaine tout entière, fut la sortie à Naw-Rúz de la traduction annotée en anglais du Kitáb-i-Aqdas, le Livre le Plus Saint. Nous nous approchons ainsi une étape plus près du moment envisagé par 'Abdu'l-Bahá : " Lorsque les commandements du Livre Très-Saint seront en vigueur " dit le Maître, " ... la paix universelle plantera sa tente au centre du monde, et le saint arbre de vie poussera et croîtra, à tel point qu'il étendra son ombre sur l'Orient et l'Occident ".

L'année du centenaire a également été une période au cours de laquelle la situation dans l'ensemble du monde est devenue plus confuse et paradoxale : il y a eu des signes simultanés d'ordre et de chaos, de promesse et de frustration. Parmi les circonvolutions de l'état des affaires du monde actuel mais avec ces sentiments d'émerveillement et de joie, de courage et de foi que l'Année Sainte a insufflés en nos cœurs, nous sommes, en ce Ridván, en cette cent cinquantième année de notre Foi, embarqués dans un Plan de Trois Ans. Sa brièveté s'impose à cause des cours rapidement changeants de ces temps. Mais l'objectif primordial du Plan est indispensable à l'avenir de la Cause et de l'humanité. C'est 1'étape suivante du déroulement de la charte divine de l'enseignement écrite de la plume du Centre de l'Alliance. Le Plan sera l'étalon de notre détermination à répondre aux immenses opportunités en cette période critique de l'évolution sociale de la planète. Par la poursuite résolue de ses objectifs énoncés et la pleine réalisation de ses buts, en accord avec les circonstances de chaque communauté nationale, le chemin s'éclaircira pour une juste représentation du rôle de la Foi par rapport aux défis inévitables confrontant toute l'humanité pour cette fin de vingtième siècle fugace et chargée de destin.

Une énorme expansion de la communauté bahá'íe doit s'accomplir bien au-delà des records du passé. La tâche de répandre le Message à la généralité de l'humanité dans les villages, les villes et les métropoles doit rapidement s'accroître. Le besoin en ce domaine est critique, car sans cela les agences laborieusement érigées de l'Ordre Administratif ne fourniront pas la mesure capable de développer et de démontrer suffisamment leur capacité inhérente à pourvoir aux besoins pressants de l'humanité en son heure de désespoir grandissant. A cet égard, il faut comprendre à fond et mettre amplement l'accent sur la complémentarité de l'enseignement et de l'administration, car l'un renforce l'autre. Les problèmes de société qui affectent notre communauté et ces problèmes qui apparaissent naturellement au sein de la communauté elle-même, qu'ils soient sociaux, spirituels, économiques ou administratifs, seront résolus lorsque nos nombres et nos ressources se multiplieront, et lorsque à tous les niveaux de la communauté, les amis développeront la capacité la volonté, le courage et la détermination à obéir aux lois, à appliquer les principes et à administrer les affaires de la Foi en accord avec les préceptes divins. Le nouveau Plan tourne autour d'un thème triple : rehausser la vitalité de la foi des croyants individuels, développer considérablement les ressources humaines de la Cause, et stimuler le fonctionnement adéquat des institutions bahá'íes locales et nationales. Ceci pour faire converger les conditions de succès alors que se poursuivent les multiples buts du Plan en cette époque turbulente.

A l'encontre des signes manifestes de décadence morale qui quotidiennement corrodent les fondements de la vie civilisée, ces paroles descriptives de Bahá'u'lláh revêtent une urgence aiguë : " La croyance en Dieu se meurt dans tous les pays ; rien de moins que son bienfaisant remède ne la peut rétablir. Une impiété corrosive ronge les forces vitales de la société : quoi d'autre que l'élixir de cette puissante révélation pourrait la purifier et lui rendre la vie ? " De telles paroles ont des implications particulières pour les actions de quiconque a reconnu le Seigneur de l'Age. Une conséquence cruciale de cette reconnaissance est une croyance qui force à accepter Ses commandements. La profondeur de la croyance s'affirme par la transformation intime, cette acquisition salutaire d'un caractère spirituel et moral, qui est le résultat de l'obéissance aux lois et aux principes divins. A cette fin, la sortie du Kitáb-i-Aqdas annoté en anglais et sa publication prévue prochaine en d'autres langues majeures, fournit une puissante infusion de conseil divin pour réaliser la vitalité de la foi qui est si essentielle au bien-être et bonheur spirituels des individus et au renforcement de la structure de la communauté. Pas moins essentiel pour nourrir cette vitalité est la culture d'un sens de la spiritualité, ce sentiment mystique qui unit l'individu à Dieu et qui s'acquiert par la méditation et la prière.

La formation des amis et les efforts qu'ils font, par l'étude individuelle sérieuse, pour acquérir la connaissance de la Foi, pour en appliquer les principes et en administrer les affaires, sont indispensables au développement des ressources humaines nécessaires au progrès de la Cause. Mais la connaissance seule ne suffit pas ; il est essentiel que la formation soit fait de manière à inspirer l'amour et la dévotion, à susciter la fermeté envers l'Alliance, à inciter l'individu à participer activement au travail de la Cause et à prendre de sages initiatives pour la promotion de ses intérêts. Des efforts particuliers pour attirer les personnes de talent à la Foi feront aussi beaucoup pour contribuer aux ressources humaines tellement nécessaires en ce moment. De plus, ces efforts stimuleront et renforceront la capacité des Assemblées Spirituelles à s'acquitter de leurs lourdes responsabilités.

Le fonctionnement adéquat de ces institutions dépend surtout des efforts de leurs membres à se familiariser avec leurs tâches et à adhérer scrupuleusement au principe dans leur comportement personnel et dans la conduite de leurs responsabilités officielles. D'une importance pertinente également sont leur détermination à effacer toutes traces de désunion et de tendances sectaires entre eux, leur capacité à gagner 1'affection et le soutien des amis dont ils ont la charge et à impliquer le plus d'individus possible dans le travail de la Cause. En visant constamment à améliorer leur rendement les communautés qu'elles conduisent refléteront un mode de vie qui fera honneur à la Foi et qui par heureuse conséquence, ranimera l'espoir parmi les membres de plus en plus désillusionnés de la société. Alors que les Assemblées Spirituelles Nationales, avec le soutien toujours prêt des Conseillers continentaux, dessinent le cours à suivre pendant cette courte période, le Centre mondial va s'occuper de coordonner de très diverses activités à travers la planète, donnant des directives supplémentaires aux affaires extérieures de la Foi alors que la Communauté Bahá'íe Internationale se voit de plus en plus amenée à s'occuper des problèmes du monde. Il le fera tout en poursuivant avec une rapidité intentionnelle les projets de construction gigantesques sur la Sainte Montagne de Dieu, qui font partie d'un processus clairement perçu par Shoghi Effendi en synchronisation avec deux non moins considérables développements : l'établissement de la Moindre Paix et l'évolution des institutions bahá'íes nationales et locales. D'ici la fin du Plan, toutes les phases de constructions restantes des projets du Mont Carmel auront été mises en route ; l'ossature de construction du Centre International d'Enseignement, du Centre de l'Etude des Textes et de l'extension du Bâtiment des Archives Internationales aura été dressée ; et sept terrasses en dessous du Tombeau du Báb auront été achevées.

L'expansion spectaculaire du travail de la Cause ces dernières années et les développements attendus au cours de ce nouveau Plan exigent des ressources matérielles qui n'ont pas été suffisantes depuis un certain temps, en dépit des augmentations substantielles qui ont été faites en contributions aux fonds bahá'ís. Les crises économiques si largement signalées semblent destinées à encore s'aggraver, mais ni les problèmes économiques, ni les autres problèmes pressants qui confrontent l'humanité ne seront à la finale résolus à moins que la Cause de Bahá'u'lláh ne reçoive l'attention qui se doit des nations et des peuples et l'aide matérielle adéquate de ceux qui se déclarent ses adeptes. Puissent les amis partout considérer, avec leurs institutions bahá'íes et individuellement, sans se laisser démonter par les incertitudes, les périls et l'austérité financière affligeant les nations, ce qui est maintenant à faire par tous et chacun pour s'acquitter de cette responsabilité inéluctable et sacrée qui repose sur eux.

L'appel que nous lançons pour une action immédiate, redoublée et soutenue dans tous les aspects du Plan s'adresse en premier lieu au croyant individuel de toute localité qui possède en lui-même ou en elle-même les degrés d'initiative qui assurent le succès de toute entreprise bahá'íe globale et " sur qui, en dernier ressort, " comme l'a clairement déclaré notre bien-aimé Gardien, " dépend le destin de la communauté tout entière ". Les buts du Plan de Trois Ans ne seront pas facilement gagnés, mais ils sont à réussir avec magnificence, quel que soit le sacrifice. Dès lors, il ne devrait y avoir ni hésitation, ni retard à s'y mettre de la part des individus ou des Assemblées Nationales, sous crainte de voir s'accumuler sans contrôle les problèmes de l'humanité ou apparaître des crises internes qui nous ralentissent. Qu'il soit toujours présent à l'esprit que nous gagnons nos victoires par les épreuves et les difficultés ; nous transformons la crise pour le compte du progrès en saisissant l'opportunité qu'elle procure de démontrer la viabilité et la force de réussite de nos principes. Dans la vague croissante de la Cause de Dieu, crises et victoires ont toujours alterné et ont de tous temps été la matière première du progrès. Alors que nous savourons les triomphes de 1'Année Sainte, n'oublions pas la réalité de cette expérience répétitive. N'oublions pas également que nos bénédictions sont à la mesure de nos défis, comme l'a continuellement démontré notre histoire glorieuse.

Amis bien-aimés : ne soyez pas consternés ou dissuadés. Prenez courage sous la protection de la loi et des décrets de Dieu. Ce sont les heures les plus sombres avant le point du jour. La paix, comme promis, viendra au bout de la nuit. Avancez résolument à la rencontre de l'aube.


LA MAISON UNIVERSELLE DE JUSTICE

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Riḍván-Botschaft 1993 á Das Universale Haus der Gerechtigkeit á Bahá'í Verlag GmbH, Auflage 1.01-Online (1993)

Ridván 150 ‐ Der verheißene Friede wird kommen, wenn die Nacht vorüber ist

An die Baháʹí der Welt
Innig geliebte Freunde,
in der unverminderten Glut der wundersamen Segnungen des soeben zu Ende gebrachten
Heiligen Jahres sind wir beim König der Feste angelangt, neu bestätigt und aufgeladen mit
neuer Kraft für unsere heiligen Bestrebungen. War es doch eine Zeit, in der Er, die Schönheit
Abhá, Seine weltweite Gemeinde in reicher Fülle mit dem Glanz Seiner Gnade übergoß, als
Er die Bemühungen Seiner Anhänger, die bedeutsame zweifache Jahrhundertfeier Seines
Hinscheidens und der Einsetzung Seines Bundes würdig zu begehen, mit erstaunlichen
Erfolgen krönte. Als Gedenkpause geplant, brachte dieses Jahr eine Proklamation des
Größten Namens zuwege, die wie nie zuvor auf der ganzen Erde widerhallte; aber was so
klare äußere Zeichen setzte, war ganz ausgeprägt der Widerschein einer inneren
Errungenschaft: eines bislang unerreicht tiefen Verständnisses für unsere Beziehung zu
Baháʹuʹlláh. In uns selbst sind wir der weltumspannenden Wirklichkeit unserer Gemeinde
noch klarer bewußt geworden und haben erlebt, wie sie den ersten, alles überragenden
Grundsatz Seines Glaubens verkörpert. Das hat unseren Herzen einen neuen,
vorwärtstreibenden Eindruck aufgeprägt. Die Wirkungen dieses klareren Bewußtseins haben
die Gedächtnisfeier im Mai des vergangenen Jahres im Heiligen Land und noch breiter
angelegt der Weltkongreß im November eindrucksvoll hervorgekehrt, als sollte damit in
dieser verzweiflungsvoll unruhigen Zeit unsere Zuversicht bekräftigt werden, daß die
Menschenwelt unerbittlich ihrem immer noch schwer faßbaren Schicksal der Einheit und des
Friedens entgegengeht. Die Flügel des Geistes haben uns fürwahr während des Heiligen
Jahres auf einen Gipfel getragen, der uns eine Schau ermöglichte auf die volle Herrlichkeit
der rasch nahenden, seit unvordenklichen Zeiten gültigen Verheißung des Herrn, eines
Tages werde die ganze Menschheit vereinigt werden.
Zu zahlreich sind die begeisternden Einzelheiten bei den Veranstaltungen dieses Jahres, als
daß sie hier beschrieben werden könnten. Allgemein wurde empfunden, wie der Heilige
Geist wirkte und die Tätigkeiten der Freunde mit geheimnisvoller Kraft durchtränkte. So
möge es genügen, an gewisse Glanzpunkte zu erinnern: im Mai 1992 die Versammlung der
größten jemals zu einer Veranstaltung im Heiligen Land zusammengekommenen Anzahl
von Baháʹí, die Vertreter ausnahmslos jeder Nation auf Erden, wie sie den Schrein
Baháʹuʹlláhs umschritten, die Anwesenheit der meisten lebenden Ritter Baháʹuʹlláhs bei der
Niederlegung der Ehrenrolle unter der Schwelle zum Hochheiligen Schrein, der noch nie
dagewesene Umfang des Weltkongresses und die bunte Vielfalt seiner Teilnehmer
einschließlich einer großen Zahl von Jugendlichen mit ihren eigenen Nebenprogrammen, der
Vorbeimarsch der Vertreter aller Rassen und Nationen der Welt bei dieser spektakulären
Gelegenheit, die Satellitenübertragung, die den Kongreß und das Weltzentrum mit allen
Erdteilen verband. All dies waren Erlebnisse von höchst seltener Art; sie haben das
Gedenken an die Jahrhundert‐Feierlichkeiten unsterblich gemacht.
Die unzähligen phantasiereichen Bemühungen der Freunde rund um die Welt, von den
entlegensten Dörfern bis in die großen Städte, zur Feier dieser bedeutsamen Jahrestage
zeigen erneut, wie gründlich der Glaube Baháʹuʹlláhs gefestigt worden ist. In vielen Gebieten
entfaltete sich dadurch die Lehrarbeit mit außergewöhnlichen, ja überraschenden
Ergebnissen. In den Massenmedien kleiner wie großer Länder fand das Heilige Jahr eine
noch nie dagewesene Aufmerksamkeit; gesetzgebende Körperschaften und politische
Amtsträger nahmen das Jubiläum wahr, Regierungsstellen brachten ihre Anerkennung und
Wertschätzung des Glaubens zum Ausdruck, die Baháʹí‐Weltgemeinschaft wurde in große
Veranstaltungen auf Weltebene einbezogen, darunter die Konferenz der Vereinten Nationen
für Umwelt und Entwicklung vergangenen Juni in Rio de Janeiro, in deren Zusammenhang
an öffentlicher Stelle ein Denkmal mit einem Text aus Baháʹuʹlláhs Schriften und einem
großen Abbild des Größten Namens eingeweiht wurde ‐ diese Entwicklungen zeigten, daß
die Gemeinde sich in den Augen der Öffentlichkeit deutlich stärker profiliert hat.
Abgesehen von all diesen herausragenden Ereignissen und Entwicklungen, aber von noch
größerer Bedeutung wegen der weitreichenden Folgen für das ganze Menschengeschlecht,
war zum Naw‐Rúz‐Fest die Herausgabe der mit Anmerkungen versehenen englischen
Übersetzung des Kitáb‐i‐Aqdas, des Hochheiligen Buches. Wir kommen damit der Zeit einen
Schritt näher, von der Abduʹl‐Bahá voraussagt: ʺWenn die Gesetze des Hochheiligen Buches
in Kraft getreten sind,... wird der Weltfriede sein Zelt inmitten dieser Erde aufpflanzen; der
gesegnete Baum des Lebens wird so wachsen und sich ausbreiten, daß er den Osten wie den
Westen überschattet.ʺ¹
Das Heilige Jahr war auch eine Zeit, in der die große Weltlage noch wirrer und
widersprüchlicher wurde. Zur gleichen Zeit gab es Zeichen der Ordnung und des Chaos, der
Verheißung und der Entmutigung. Mitten in dieser wirren gegenwärtigen Weltlage, aber mit
den vom Heiligen Jahr entflammten Gefühlen des Staunens und der Freude, des Mutes und
des Glaubens im Herzen, beginnen wir mit diesem Ridván‐Fest im hundertfünfzigsten Jahr
unseres Glaubens einen Dreijahresplan. Seine Kürze wird uns von den rasch wechselnden
Gezeiten unserer Tage aufgenötigt; aber sein Hauptzweck ist unabdingbar für die Zukunft
der Sache Gottes und der ganzen Menschheit. Er ist die nächste Stufe in der Entfaltung der
göttlichen Charta der Lehrarbeit, wie sie der Mittelpunkt des Bundes mit Seiner Feder
aufgezeichnet hat. Der Plan wird das Richtmaß unserer Entschlossenheit sein, auf die
unermeßlichen Möglichkeiten dieses kritischen Augenblicks in der gesellschaftlichen
Evolution des Planeten unsere Antwort zu geben. Die entschlossene Verfolgung und die
volle Verwirklichung der festgeschriebenen Planziele, die den Umständen jeder nationalen
Gemeinde angepaßt sind, werden den Weg freimachen für einen angemessenen Vorrang der
Rolle unseres Glaubens angesichts der unausweichlichen Herausforderungen, denen die
ganze Menschheit gegen Ende des rasch entfliehenden, schicksalsschweren zwanzigsten
Jahrhunderts gegenübersteht.
Weit über alle bisherigen Zahlen hinaus muß eine massive Ausdehnung der Baháʹí‐
Gemeinde erreicht werden. Die Botschaft muß unter der Menschheit im allgemeinen, in
Dörfern, Marktflecken und Städten rasch und verstärkt verbreitet werden. Das ist für den
Fortgang entscheidend; denn ohne diese Expansion fehlt den mühsam aufgebauten
Werkzeugen der Verwaltungs‐ und Gesellschaftsordnung das Wirkungsfeld, in dem sie ihre
eigenständige Fähigkeit, den himmelschreienden Nöten der Menschheit in der Stunde ihrer
tiefsten Verzweiflung abzuhelfen, entwickeln und angemessen unter Beweis stellen können.
Dazu muß die Wechselwirkung zwischen Lehr‐ und Verwaltungsarbeit voll verstanden und
stark betont werden, denn beides verstärkt sich gegenseitig. Die Probleme der Gesellschaft,
von denen unsere Gemeinde mitbetroffen ist, und die Probleme, die innerhalb der Gemeinde
naturgegeben entstehen, seien sie gesellschaftlicher, geistiger, wirtschaftlicher oder
verwaltungstechnischer Art, werden in dem Maße lösbar sein, wie sich unsere Zahlen und
Hilfsmittel vervielfachen und die Freunde auf allen Ebenen der Gemeinde ihre Fähigkeit und
Willigkeit, ihren Mut und ihre Entschlossenheit entwickeln, den Gesetzen zu gehorchen, die
Grundsätze anzuwenden und die Angelegenheiten des Glaubens nach den göttlichen
Geboten zu regeln.
Der neue Plan dreht sich um ein dreifaches Thema: die Lebenskraft des Glaubens des
einzelnen Gläubigen zu stärken, das in der Gemeinde vorhandene Potential stark zu
entwickeln, die korrekte Arbeitsweise der örtlichen und nationalen Baháʹí‐Institutionen zu
fördern. Damit treten, während die mannigfachen Ziele dieses Planes inmitten unserer
wirren Zeitläufte verfolgt werden, die Vorbedingungen bleibenden Erfolges in den
Mittelpunkt.
Vor dem Hintergrund der deutlichen Zeichen eines Sittenverfalls, der Tag für Tag die
Grundlagen zivilisierten Lebens zernagt, gewinnen Baháʹuʹlláhs bildhafte Worte höchste
Dringlichkeit: ʺDie Lebenskraft des Glaubens der Menschen an Gott stirbt aus in allen
Landen. Nur Seine heilende Arznei kann sie jemals wiederherstellen. Der Rost der
Gottlosigkeit frißt sich in das Triebwerk der menschlichen Gesellschaft. Was außer dem
Heiltrank Seiner machtvollen Offenbarung kann sie reinigen und neu beleben?ʺ2 Derartige
Worte bringen für das Handeln eines jeden, der den Herrn des Zeitalters anerkannt hat,
besondere Weiterungen mit sich. Eine entscheidende Folge aus dieser Anerkennung ist eine
Gläubigkeit, die zur Entgegennahme Seiner Befehle drängt. Die nötige Glaubenstiefe beruht
auf der inneren Verwandlung, dem heilsamen Erwerb eines geistig‐sittlichen Charakters, der
sich aus dem Gehorsam gegen die göttlichen Gesetze und Grundsätze ergibt. Zu diesem
Zweck bringt die englische Veröffentlichung des mit Anmerkungen versehenen Kitáb‐i‐
Aqdas, der bald Ausgaben in anderen wichtigen Sprachen folgen werden, eine machtvolle
Einflößung göttlicher Führung zur Verwirklichung eines lebendigen Glaubens, wie er für die
geistige Wohlfahrt und Glückseligkeit der einzelnen Baháʹí und für das gestärkte Netzwerk
der Gemeinde notwendig ist. Ebenso notwendig für die Aufrechterhaltung dieser
Lebendigkeit ist es, einen Sinn für Geistigkeit zu kultivieren, jenes mystische Gefühl, das den
Menschen mit Gott vereint und durch Meditation und Gebet erlangt wird.
Zur Entwicklung des für den Fortschritt der Sache Gottes erforderlichen menschlichen
Potentials ist es unabdingbar, die Freunde und deren Bemühen durch ernsthafte persönliche
Studien, durch den Erwerb von Wissen über den Glauben, durch die Anwendung seiner
Grundsätze und die Verwaltung seiner Angelegenheiten auszubilden. Wissen allein reicht
nicht aus; unabdingbar muß die Ausbildung vermittelt werden in einer Weise, die zu Liebe
und Hingabe begeistert, Festigkeit im Gottesbund bewirkt und den einzelnen Baháʹí dazu
bewegt, aktiv an der Arbeit für die Sache Gottes teilzunehmen und brauchbare Initiativen
zur Förderung ihrer Interessen zu entfalten. Besondere Bemühungen, befähigte Menschen
für den Glauben zu gewinnen, laufen ebenfalls in die Richtung der Beschaffung des in dieser
Zeit so dringend benötigten menschlichen Potentials. Überdies werden solche Bemühungen
bei den Geistigen Räten die Fähigkeit anregen und verstärken, ihre gewichtige
Verantwortung zu übernehmen.10 Die korrekte Arbeitsweise der Institutionen hängt
weitgehend davon ab, daß sich ihre Mitglieder bemühen, mit ihren Pflichten vertraut zu
werden und sich sowohl in ihrem persönlichen Verhalten als auch bei ihren Amtspflichten
gewissenhaft an die Grundsätze zu halten. Von erheblicher Bedeutung sind auch ihre
Entschlossenheit, alle Spuren von Entfremdung und Sektierertum aus ihrer Mitte zu tilgen,
sowie ihre Fähigkeit, die Zuneigung und Unterstützung der Freunde unter ihrer Obhut zu
gewinnen und so viele Menschen wie möglich in die Arbeit für die Sache Gottes
einzubeziehen. Wenn sie beständig das Ziel vor Augen haben, ihre Leistungen zu
verbessern, wird die von ihnen geführte Gemeinde einen Lebensstil widerspiegeln, der dem
Glauben Ansehen einträgt, und wird als eine willkommene Konsequenz unter den immer
tiefer entmutigten Zeitgenossen neue Hoffnung entzünden.
Während die Nationalen Geistigen Räte mit der prompten Hilfe der Kontinentalen Berater
den in dieser kurzen Zeitspanne einzuschlagenden Kurs festlegen, befaßt sich das
Weltzentrum mit der Abstimmung vielschichtiger Tätigkeiten auf dem ganzen Planeten und
gibt, nachdem die Baháʹí‐Weltgemeinschaft immer tiefer in den Umgang mit Weltproblemen
einbezogen wird, weitere Anweisungen zu den auswärtigen Angelegenheiten des Glaubens.
Gleichzeitig werden die riesenhaften Bauvorhaben an Gottes heiligem Berg ohne Hast
fortgeführt, sind sie doch Teil eines Prozesses, den Shoghi Effendi mit zwei ebenso wichtigen
Entwicklungen zusammenfallen sah: mit der Errichtung des Geringeren Friedens und der
Entwicklung der nationalen und örtlichen Baháʹí‐Institutionen. Zum Ende des Planes
werden alle verbleibenden Bauphasen der Berg‐Karmel‐Projekte in Angriff genommen sein;
die Rohbauten des Internationalen Lehrzentrums, des Zentrums für das Studium der
heiligen Texte und der Erweiterung des Internationalen Archivs werden ausgeführt sein;
sieben Terrassen unterhalb des Schreins des Báb sind dann fertiggestellt.
Der dramatisch ausgeweitete Arbeitsumfang der Sache Gottes und die während dieses
neuen Planes erwarteten Entwicklungen erfordern materielle Mittel. Eine Zeitlang waren sie
unzureichend, obwohl erheblich größere Beiträge zu den Baháʹí‐Fonds geleistet wurden. Die
aus vielen Weltteilen berichtete Wirtschaftskrise scheint sich zu verschlimmern, aber letztlich
kann die Menschheit weder ihre wirtschaftlichen noch ihre anderen drängenden Probleme
lösen, ehe die Nationen und Völker der Sache Baháʹuʹlláhs die nötige Beachtung schenken
und ehe diese Sache von ihren überzeugten Anhängern die angemessene materielle
Unterstützung erfährt. Mögen die Freunde überall, gemeinsam mit ihren Baháʹí‐Institutionen
und einzeln für sich, unbeirrt von den die Nationen heimsuchenden Ungewißheiten,
Gefahren und finanziellen Engpässen, abwägen, was jeder einzelne und alle zusammen zu
tun haben, um ihrer unausweichlichen, geheiligten Pflicht nachzukommen.
Unser Appell um sofortige, verdoppelte und nachhaltige Tätigkeit unter allen Aspekten des
Planes richtet sich in erster Linie an den einzelnen Gläubigen an jedem Ort, tragen doch jeder
und jede in sich selbst das rechte Maß an derjenigen Initiative, die für den Erfolg jedes
weltumspannenden Baháʹí‐Vorhabens die Gewähr bietet. Von ihm und von ihr hängt, wie
unser geliebter Hüter klar zum Ausdruck bringt, ʺletztenendes das Schicksal der ganzen
Gemeinde abʺ.3 Leicht werden die Ziele des Dreijahresplanes nicht zu gewinnen sein, aber
sie müssen großartig erreicht werden, welches Opfer auch immer vonnöten sei. Die
einzelnen Baháʹí und die Geistigen Räte sollten sich deshalb unverzüglich diesen Planzielen
zuwenden, damit die Probleme der Menschheit nicht ungezügelt in den Himmel wachsen
oder eine interne Krise aufkommt und uns bremst. Lassen Sie uns immer bewußt sein, daß
wir unsere Siege durch Leid und Prüfungen erringen. Wir verwandeln eine Krise in einen
Fortschritt, wenn wir die sich bietende Gelegenheit beim Schopf packen, indem wir die
Anwendbarkeit und die gewinnende Kraft unserer Grundsätze unter Beweis stellen. Auf der
Woge des Fortschritts der Sache Gottes haben sich Krise und Sieg immer abgelöst und als die
Haupterzeugnisse dieses Fortschritts erwiesen. Während wir die Triumphe des Heiligen
Jahres auskosten, wollen wir nicht vergessen, wie real diese immer wiederkehrende
Erfahrung ist. Wir wollen uns auch bewußt sein, daß unsere Segnungen unseren
Herausforderungen entsprechen, wie es unsere ruhmreiche Geschichte wiederholt gezeigt
hat.
Liebe Freunde, seien Sie nicht verzweifelt oder verschreckt! Schöpfen Sie Mut aus der
Sicherheit von Gottes Gesetz und Gebot! Jetzt sind die dunkelsten Stunden vor dem
Morgengrauen. Der verheißene Friede wird kommen, wenn die Nacht vorüber ist. Drängen
Sie voran, dem Dämmerlicht entgegen!
Das Universale Haus der Gerechtigkeit

[1] BF 12/4
[2] ÄL Kap.99
3Brief vom 28. Juli 1954, in Citadel of Faith. Messages to America 1947‐1957, Wilmette 1980,
p.130