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Source : www.bahai-biblio.org
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Traduction de courtoisie
MAISON UNIVERSELLE DE JUSTICE
Centre mondial bahá'í, Haïfa, Israël
Ridván 153 / 1996
Aux bahá'ís du monde
Amis chèrement aimés,
C'est le cœur débordant de gratitude envers la Beauté bénie, que nous saluons les abondantes manifestations de sa grâce au cours du Plan de trois ans, lequel arrive à son terme avec ces festivités de Ridván. L'esprit vivifiant de l'Année sainte, qui a donné l'impulsion au lancement du Plan à Ridván 1993, a imprégné cette période d'effort concentré, rendant notre communauté mondiale plus ferme, plus résistante, plus mûre et plus confiante qu'auparavant. Parallèlement, le prestige de la communauté a atteint de nouveaux sommets. Ce Plan ne s'est pas terminé sur une note d'expansion numérique spectaculaire même si un accroissement significatif d'adhésions s'est produit dans différents pays. Il a néanmoins donné naissance à une communauté qualitativement enrichie, prête à exploiter les perspectives immédiates pour l'avancement de la Foi.
Parmi les accomplissements mesurables de cette période, les magnifiques progrès des projets sur le Mont Carmel demeurent essentiels. En effet, malgré de nombreuses difficultés, l'étape de réalisation, anticipée dans notre message de lancement du Plan de trois ans, a de toute évidence été franchie. Toutes les phases de la construction ont été engagées. Le cadre structurel du Centre pour l'étude des Textes et de l'extension du bâtiment des Archives internationales a été posé et les travaux de finition intérieurs et extérieurs de ces édifices vont être entrepris. L'érection du site permanent du Centre international d'Enseignement, troisième structure actuellement en construction sur l'Arc, progresse rapidement. Sept terrasses en dessous du tombeau du Báb, sont maintenant achevées, dévoilant de la base jusqu'au sommet, la splendeur de la sainte montagne de Dieu. L'œil attentif ne peut qu'être saisi par le spectacle de ce tapis de beauté déroulé sur le flanc de la montagne.
Les merveilleux progrès visibles enregistrés jusqu'ici témoignent d'une réalisation encore plus profonde, à savoir, l'unité d'intention avec laquelle l'ensemble de notre communauté mondiale a mis en œuvre cette gigantesque et collective entreprise. L'intérêt et le soutien intenses suscités se sont manifestés par un flot de contributions sans précédent, signe d'un niveau de sacrifice qui témoigne de la qualité de foi et de la générosité de cœur des amoureux de Bahá'u'lláh sur la planète tout entière. Que les contributions aux projets du Mont Carmel aient atteint le but des soixante-quatorze millions de dollars fixé par le Plan de trois ans, marque encore un autre accomplissement exceptionnel mesurable qui nous donne confiance de voir l'aide financière nécessaire à ces projets continuer jusqu'à leur achèvement, d'ici la fin de ce siècle.
Ces trois dernières années, dans des domaines divers et variés, les signes de progrès ont été évidents. Les efforts remarquables déployés pour agrandir et consolider la communauté, l'augmentation des projets en faveur du développement économique et social, et l'essor sans précédent du travail des affaires extérieures contribuent conjointement à dépeindre une communauté dotée de nouvelles potentialités.
Sur le terrain de l'enseignement, une augmentation générale de l'activité a été observée, comme en témoignent la formation de douze nouvelles Assemblées Spirituelles Nationales au cours du Plan et le mouvement des pionniers et des enseignants itinérants. Dans de nombreux pays, les croyants se sont trouvés galvanisés par la nouvelle approche suggérée dans l'appel aux pionniers délivré au cours du Plan. Nombreux ont été les pionniers qui se sont déplacés d'un pays à l'autre, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, et il y a eu un véritable flot d'enseignants itinérants. Dans un certain nombre de pays, l'approche systématique adoptée pour mettre en œuvre activités collectives d'enseignement et projets d'enseignement à long terme ciblés a porté ses fruits et a été plus manifeste que jamais.
L'énergie et la créativité qui ont caractérisé les différentes actions d'expansion et de consolidation doivent beaucoup à l'esprit d'entreprise du Centre international d'Enseignement. Diriger et encourager constamment le Corps Continental des Conseillers ; recommander de nouvelles méthodes pour le déploiement des pionniers, méthodes entérinées par la Maison Universelle de Justice dans l'appel aux pionniers dès les premiers mois du Plan, et aider régulièrement les Comités continentaux des pionniers placés sous sa responsabilité ; être inlassablement attentif aux besoins éducatifs de la communauté tels qu'ils ressortent de ses échanges avec les Conseillers portant sur l'inclusion, dans les projets d'enseignements, de programmes d'approfondissement pour les nouveaux croyants, concevoir des cours et ateliers pour la formation pluridisciplinaire, organiser la formation de maîtres pour enfants, et la multiplication des classes pour enfants ; stimuler les efforts pour implanter des instituts de formation dans différentes parties du monde - toutes ces actions ont produit des résultats retentissants. Il faut aussi reconnaître au Centre international d'Enseignement le mérite d'avoir su faire adopter, au travers des Conseillers, des programmes de littérature de base dans des pays de plus en plus nombreux. Ce type de programmes a permis de sélectionner quelques ouvrages essentiels à la propagation de la Foi et à l'approfondissement des croyants, à les imprimer en grandes quantités et à les offrir à prix réduits. Les progrès remarquables de cette institution vitale du Centre mondial ont pu être mesurés lors de la préparation et de l'organisation de la Conférence des Conseillers en décembre dernier, qui a décidé de l'orientation à donner, dans un futur immédiat, au travail de ces administrateurs distingués de la Foi.
Un développement significatif fut l'augmentation considérable de la prise de responsabilité, par les croyants autochtones, du travail d'enseignement et de consolidation dans leur propre pays. Dans des régions aussi troublées que l'Angola, le Cambodge, le Libéria, la Sierra Leone, les amis ont remporté d'importantes victoires, soit en menant des activités d'enseignement avec pour résultat un nombre important d'adhésions, soit en instaurant et en réactivant des Assemblées bahá'íes, soit en initiant et soutenant des projets de développement. Dans des endroits pourvus d'Assemblées Spirituelles Nationales récemment formées, comme les pays de l'ancien Bloc de l'Est, les amis ont montré une admirable aptitude à administrer les affaires de la Cause. Cette période a été marquée, entre autres, par un regain de vigueur, de courage et de créativité au sein des communautés bahá'íes des îles à travers le monde. Les activités ont couvert une vaste gamme de domaines, parmi lesquels la mobilisation d'enseignants locaux, la formation et l'envoi de contingents d'enseignants itinérants dans les îles voisines, l'inauguration d'écoles primaires, les occasions multiples de proclamer la Foi, et l'organisation d'événements auxquels assistaient des dignitaires et des personnalités. Le fait que, ces dernières années, un certain nombre de dirigeants de nations insulaires, aient visité le Centre mondial bahá'í est une marque de la vitalité des activités de ces croyants dans ces petits territoires éparpillés sur tous les océans. Pris dans leur ensemble, tous les exemples déjà cités de comportement et d'efforts des amis dans différentes circonstances démontrent un degré élevé d'engagement dans le travail d'enseignement, de maturité et de fermeté grandissantes, signe de la profondeur de la foi qui anime les bahá'ís de toute origine.
Dans le même ordre d'idées, il faut noter la contribution remarquable de la jeunesse à la croissance et à la consolidation. Leurs activités ont pris plus d'envergure lors de cette période de trois ans. Animés par des conférences de jeunes et autres rassemblements autour de leurs centres d'intérêt, les jeunes à travers le monde ont consacré temps, énergie et zèle en quantité pour le travail d'enseignement en tant qu'enseignants itinérants à l'intérieur et à l'extérieur de leurs pays et sous forme d'équipes dans des projets d'enseignement collectifs, pour ainsi aboutir à des centaines d'adhésions et à la formation de nombreuses Assemblées Spirituelles Locales ; l'implication de la jeunesse dans la musique et les arts, moyens de proclamation et d'enseignement de la Cause, a distingué leurs efforts en maints endroits ; la généralisation d'ateliers de danse et de théâtre a particulièrement été efficace ; la participation des jeunes dans les relations extérieures a ouvert, dans ce domaine, de nouvelles possibilités à la Foi ; l'engagement pour l'année de service a été plus largement répandu ; dans le même temps on a assisté à une augmentation notable du nombre de jeunes ayant acquis une formation classique et qui excellent dans leurs études et leur profession - tout ceci indique que la jeunesse fait davantage pour servir directement la Foi, tout en contribuant au développement général de la société.
On a pu également discerner des signes de consolidation de la communauté, au travers d'une plus grande participation des amis au développement économique et social, particulièrement dans le domaine de l'éducation. Dans un cas remarquable, à la demande d'un gouvernement, les bahá'ís ont pris la responsabilité de gérer sept écoles publiques, avec l'appui du Bureau du Développement économique et social du Centre mondial. Il faut souligner qu'en Afrique, les communautés bahá'íes en exil du fait de l'agitation politique régnant dans leur pays natal, ont continué à développer l'agriculture et d'autres projets qui ont beaucoup contribué à leur autosuffisance. Les efforts pour améliorer le statut de la femme ont gagné du terrain dans de nombreux pays ou, en plus de la participation bahá'íe dans des projets parrainés par d'autres organisations, les institutions bahá'íes ont établi des comités et des bureaux pour s'occuper des intérêts des femmes. Le bureau de la Communauté internationale bahá'íe pour la promotion de la condition féminine a été le symbole de cet essor.
En outre dans de nombreux pays, les bahá'ís ont largement participé à des programmes gouvernementaux pour améliorer la santé. Ailleurs, ce sont les bahá'ís qui ont été les instigateurs de programmes de ce genre et qui les ont menés à bien. Le travail dans le domaine du développement économique et social fut également marqué par la consolidation de plusieurs projets et organisations d'importance majeure. Trois projets pilotes d'alphabétisation ont vu le jour, premier pas de la campagne d'alphabétisation que le Bureau du Développement économique et social entend étendre au monde entier. L'initiative et l'implication bahá'íes dans les projets de développement ont aussi eu pour effet de proclamer la Foi, en faisant participer le public et en soulevant l'intérêt des médias.
Une poussée d'activités dans le domaine des affaires extérieures dépassant tous les records précédents pour des périodes similaires a donné un élan considérable à la proclamation de la Cause. Des efforts prodigieux dans toutes les parties du monde ont contribué à une bien plus grande visibilité de la Foi qu'auparavant, et à rehausser en conséquence le prestige de la Communauté internationale bahá'íe. La facilité avec laquelle les communautés bahá'íes, petites et grandes, ont organisé ou participé à des manifestations publiques ; leur émergence en tant que force de la société reconnue par les organisations gouvernementales et non-gouvernementales et par de nombreuses personnalités ; la plus grande ouverture auprès des médias, tout cela montre les directions des progrès enregistrés. En fait, la large couverture accordée aux événements et intérêts bahá'ís par les médias écrits et électroniques a dépassé toutes les prévisions.
Dans l'éventail des activités organisées à travers le monde, on peut relever certains faits saillants : la fréquence avec laquelle les bahá'ís ont été invités par des hautes personnalités à participer ou à soutenir événements et projets ; le succès avec lequel ils ont influencé l'action des gouvernements ; l'élaboration de programmes de niveaux académiques et de cours bahá'ís pour collèges et universités, et l'adoption de matériel pédagogique pour écoles publiques ; l'utilisation des arts par les institutions bahá'íes, groupes et individus au service des activités de proclamation.
En 1995, deux événements majeurs des Nations Unies, relevèrent l'élan grandissant d'une unité de pensée émergente dans les entreprises mondiales et engagèrent l'attention et la participation actives de la communauté bahá'íe. Premièrement, lors du Sommet mondial pour le développement social à Copenhague au mois de mars, 250 amis de plus de 40 pays fournirent un effort impressionnant pour faire connaître les enseignements bahá'ís aux participants du sommet et du Forum des ONG associé à cet événement. C'est à cette occasion que la déclaration du Bureau d'information publique de la Communauté internationale bahá'íe " Vers une Humanité Prospère ", fut pour la première fois distribuée et étudiée. Les activités à travers le monde, suite à ce sommet, ont inclus des conférences et des séminaires, ainsi que la diffusion du document " Vers une Humanité Prospère ". Deuxièmement, la quatrième Conférence mondiale des Femmes et le Forum parallèle des ONG qui eut lieu en septembre à Beijing attira la participation de plus de 500 bahá'ís du monde entier, en plus de la délégation officielle de la Communauté internationale bahá'íe. Au cours de cette même année, un troisième événement, le cinquantenaire des Nations Unies, incita le bureau de la Communauté internationale bahá'íe auprès des Nations Unies à élaborer et à diffuser une déclaration intitulée " Tournant Pour Les Nations ", formulant des propositions pour le développement; de cette organisation mondiale.
Par ailleurs, dans le domaine des affaires extérieures, Amatu'l-Bahá Rúhíyyih Khánum a tenu un rôle prééminent lors de deux événements d'envergure. Au printemps dernier, elle a conduit une délégation de quatre représentants officiels bahá'ís lors du Sommet de l'Alliance entre Religions et Conservation se tenant au Château de Windsor sous le patronage de Son Altesse Royale, le Prince Philip. Au mois d'octobre, Rúhíyyih Khánum prononça le discours liminaire au quatrième Dialogue international sur la transition vers une société planétaire tenu sous les auspices de l'UNESCO et organisé par la Chaire bahá'íe pour la paix mondiale et le Département d'histoire à l'Université de Maryland.
Nous ne pouvons négliger de mentionner certains autres événements significatifs de la période passée considérée. Une édition du Kitáb-i-Aqdas dans la version arabe d'origine a été publiée, avec pour la première fois des notes en persan, en supplément du texte, comme dans l'édition anglaise. La loi du Huqúqu'lláh s'est plus profondément enracinée dans les cœurs des croyants à travers le monde, et durant l'année finale du Plan, le Dépositaire du Huqúqu'lláh, la Main de la Cause, 'Alí-Muhammad Varqá, s'est installé en Terre sainte. Cette étape significative indique également que les trois Mains de la Cause de Dieu, Amatu'l-Bahá Rúhíyyih Khánum, M. 'Alí-Akbar Furútan et Dr Varqá résident maintenant au Centre mondial, inspirant les pèlerins et les visiteurs ainsi que les amis qui servent au Centre mondial.
C'est dans un tel contexte de développements encourageants que nous entamons ce Ridván un Plan de quatre ans qui nous mènera jusqu'à Ridván 2000. Nous appelons avec ardeur et amour nos frères et sœurs de chaque pays à se joindre à nous et à se mobiliser pour assurer un héritage abondant et durable aux générations de ce vingt et unième siècle, si proche.
Le Plan de quatre ans vise une réalisation majeure : faire avancer de manière significative le processus d'entrée en troupes. Comme nous l'avons déjà déclaré ultérieurement, une telle avancée doit passer par des progrès marquants dans l'activité et le développement du croyant individuel, des institutions et de la communauté locale.
L'expression " avancée dans le processus d'entrée en troupes " implique le concept selon lequel les circonstances actuelles exigent, et les opportunités existantes permettent, une croissance soutenue de la communauté mondiale bahá'íe à grande échelle ; que cette poussée est nécessaire au vu de la conjoncture mondiale ; que les trois éléments constitutifs dans l'édification de l'Ordre de Bahá'u'lláh - l'individu, les institutions et la communauté - peuvent favoriser une telle croissance dans un premier temps en acceptant spirituellement et intellectuellement la possibilité de cette réalisation, et ensuite en se préparant à accepter les masses de nouveaux croyants, mettant en place des moyens pour les former et permettre leur développement spirituel et administratif, multipliant ainsi le nombre d'enseignants et d'administrateurs, instruits et actifs, dont l'implication dans le travail de la Cause assurera un influx constant de nouveaux adhérents, une évolution ininterrompue des Assemblées bahá'íes et une consolidation constante de la communauté.
De plus, faire avancer le processus suppose que celui-ci est déjà en marche et que les communauté locales et nationales en ont atteint différents stades. Il est maintenant demandé à toutes les communautés de prendre des mesures et de soutenir les efforts pour atteindre un niveau d'expansion et de consolidation à la mesure de leurs possibilités. L'individu et les institutions, bien qu'opérant dans des sphères différentes, sont appelés à se lever pour répondre aux exigences de ce moment crucial dans la vie de notre communauté et dans le destin de l'humanité tout entière.
Le rôle de l'individu est d'une importance unique dans le travail de la Cause. C'est lui qui exprime la vitalité de la Foi dont dépendent le succès du travail d'enseignement et le développement de la communauté. Le commandement de Bahá'u'lláh, selon lequel chaque croyant doit enseigner sa Foi, confère une responsabilité incontournable qui ne peut être ni transférée ni assumée par aucune institution de la Cause. L'individu seul peut exercer ces aptitudes qui comprennent la capacité de prendre des initiatives, de saisir les opportunités, de forger des amitiés, d'agir personnellement avec d'autres, d'établir des relations, de coopérer avec les autres dans le service commun de la Foi et de la société et de traduire en action les décisions prises par les corps consultatifs. C'est le devoir de l'individu "...qu'il considère soigneusement chaque voie d'approche qu'il pourrait utiliser dans ses tentatives personnelles à capter l'attention, à maintenir l'intérêt et à approfondir la foi de ceux qu'il cherche à amener au sein de la Foi ".
Pour optimiser l'utilisation de ces facultés, l'individu doit faire appel à son amour pour Bahá'u'lláh, au pouvoir de l'Alliance, à la dynamique de la prière, à l'inspiration et à l'éducation qui découlent de la lecture et de l'étude régulière des Textes sacrés, et à la force transformatrice qui agit sur son âme lorsqu'il s'efforce de se conduire en accord avec les lois et les principes divins. A ceci s'ajoute le fait que l'individu, s'étant vu donner le devoir d'enseigner la Cause, se trouve investi de la capacité d'attirer les bénédictions particulières promises par Bahá'u'lláh. " Quiconque, en ce jour, ouvre les lèvres, " affirme la Beauté bénie, " pour prononcer le nom de son Seigneur, les armées de l'inspiration divine descendront sur lui du ciel de mon nom, l'Omniscient, le très Sage. Sur lui descendra aussi toute l'Assemblée céleste, chacun de ses membres portant haut un calice de pure lumière ".
Shoghi Effendi soulignait la nécessité absolue pour les individus d'avoir l'esprit d'initiative et d'action. Il expliquait que sans le soutien, " à la fois sans réserve, continu et généreux " de l'individu, toutes mesures et tout plan de son Assemblée Spirituelle Nationale sont " voués à l'échec ", et le but du Plan divin du Maître est " entravé ". De plus, la force nourrissante de Bahá'u'lláh Lui-même qui soutient " sera retirée de tout individu qui manque à la longue de se lever pour jouer son rôle. " Ainsi, au cœur même de tout progrès à réaliser, se trouve le croyant, qui possède un pouvoir d'exécution que lui seul peut exercer de sa propre initiative et par une action soutenue. En ce qui concerne le sentiment d'imperfection qui parfois entrave l'initiative individuelle, voici ce que conseille le Gardien dans une lettre écrite de sa part : " par-dessus tout, vous mentionnez le manque de courage et d'initiative de la part des croyants, et un sentiment d'infériorité qui les empêche de s'adresser au public. Ce sont précisément ces faiblesses qu'il souhaite voir les amis surmonter, car celles-ci ne paralysent pas seulement leurs efforts, mais, de fait, contribuent à éteindre la flamme de la foi dans leurs cœurs. Tant que tous les amis ne parviendront pas à prendre conscience que chacun d'eux est capable, à sa propre mesure, de délivrer le Message, ils ne pourront jamais espérer atteindre le but qui leur a été fixé par un Maître sage et affectueux... . Chacun est un enseignant potentiel. Il n'a qu'à utiliser ce que Dieu lui a donné et prouver par-là qu'il est fidèle à sa confiance."
Quant aux institutions, l'entrée en troupes agira sur elles autant que les institutions agiront sur l'entrée en troupes. L'évolution des Assemblées bahá'íes locales et nationales demande actuellement un nouvel état d'esprit, tant de la part de leurs membres que de la part de ceux qui les élisent, car la communauté bahá'íe se trouve engagée dans un immense processus historique qui entre dans une phase charnière. Bahá'u'lláh a donné au monde des institutions qui fonctionnent dans un Ordre appelé à canaliser les forces d'une nouvelle civilisation. Les progrès accomplis vers ce glorieux objectif exige une vaste et continuelle expansion de la communauté bahá'íe afin de fournir des moyens adéquats à la maturation de ces institutions. C'est là une question d'une importance pressante pour les disciples déclarés de Bahá'u'lláh dans tous les pays.
Pour encourager et adapter cette expansion, les Assemblées Spirituelles devront s'élever à un niveau supérieur dans l'exercice de leurs responsabilités en tant que canaux de la direction divine, planificateurs du travail d'enseignement, révélateurs des ressources humaines, bâtisseurs de communautés, bergers aimants des multitudes. Pour atteindre ces objectifs il leur faudra augmenter l'aptitude de leurs membres à se consulter suivant les principes de la Foi ; à rechercher les avis des amis sous leur juridiction ; à promouvoir l'esprit de service ; à collaborer spontanément avec les Conseillers continentaux et leurs auxiliaires ; à cultiver leurs relations extérieures. Le développement de ces institutions doit en particulier se manifester par la multiplication de localités où le fonctionnement d'une Assemblée Spirituelle permet d'améliorer la capacité des croyants à servir la Cause et promouvoir l'unité dans l'action. En résumé, la maturité de l'Assemblée Spirituelle doit se mesurer non seulement à la régularité de ses réunions et l'efficacité de son fonctionnement, mais aussi à l'aune de la croissance continue du nombre de bahá'ís, à l'efficacité de l'interaction entre l'Assemblée et les membres de sa communauté, à la qualité de la vie spirituelle et sociale qui anime celle-ci et au sentiment général de vitalité d'une communauté engagée dans un processus de développement dynamique et croissant.
La communauté, contrairement à l'individu et aux institutions, acquiert un caractère et une identité propre, au fur et à mesure que sa taille augmente. C'est une évolution nécessaire à laquelle il faut prêter beaucoup d'attention, à la fois dans les lieux où les adhésions se font sur une grande échelle mais aussi en prévision d'occasions plus nombreuses d'entrées en troupes. Il est évident qu'une communauté est plus que la somme de ses membres : c'est une unité complète de la civilisation, formée d'individus, de familles et d'institutions qui sont à l'origine ou qui soutiennent des systèmes, des services et des organisations, travaillant ensemble à un but commun pour le bien-être des hommes, à la fois à l'intérieur et à l'extérieur de ses propres limites. C'est aussi un ensemble de participants divers, interactifs, qui tendent vers l'unité dans une inlassable quête de progrès spirituel et social. Partout, les Bahá'ís, n'en sont qu'au tout début de la construction communautaire et doivent donc consacrer d'énormes efforts aux tâches qui les attendent.
Comme nous le disions dans un précédent message, l'épanouissement de la communauté, surtout au niveau local, exige que l'on valorise considérablement les modes de comportement par lesquels l'expression collective des vertus des individus et le fonctionnement des Assemblées Spirituelles se manifestent autant dans l'unité et l'amitié de la communauté que dans le dynamisme de ses activités et de sa croissance. Pour cela, il faut que tous les composants de la communauté, adultes, jeunes et enfants, s'intègrent dans les activités, qu'elles soient spirituelles, sociales, éducatives ou administratives, et s'appliquent dans les plans d'enseignement et de développement locaux. Il faut aussi une volonté collective et un sens de mission pour perpétuer l'Assemblée Spirituelle en participant aux élections annuelles, sans oublier la pratique collective de la prière. Il est donc essentiel pour la vie spirituelle de la communauté que les amis organisent des réunions de prières régulières, dans les centres bahá'ís locaux lorsqu'ils existent, ou ailleurs, notamment chez les croyants.
Pour saisir les occasions d'expansion et de consolidation qu'implique l'entrée en troupes, il faut s'efforcer partout dans le monde et avec détermination de développer les ressources humaines. Les efforts des individus qui s'occupent de classes d'études chez eux, les cours d'instruction occasionnels parrainés par les institutions et les activités informelles de la communauté, aussi importants soient-ils, ne conviennent pas à l'éducation et à la formation d'une communauté en croissance rapide. Il est donc d'une importance vitale de rechercher systématiquement des méthodes pour éduquer de grands nombres de croyants dans les vérités fondamentales de la Foi, et pour les former et les aider à servir la Cause dans la mesure des talents dont Dieu les a dotés. Il convient de créer, sans plus tarder, des instituts permanents qui dispenseraient régulièrement des programmes de formation bien organisés et formels. Que l'institut dispose de facilités matérielles est évidemment nécessaire, sans pour autant avoir systématiquement besoin d'un bâtiment spécifique à cet effet.
Cette question exige que la collaboration entre les Conseillers continentaux et les Assemblées Spirituelles Nationales s'intensifie. En effet, le fonctionnement réussi de ces instituts de formation dépendra, dans une large mesure, de l'implication active des Conseillers continentaux et des membres du Corps auxiliaire. Ces derniers, en particulier, devront travailler étroitement avec les instituts et, naturellement, avec les Assemblées Spirituelles Locales dont les communautés bénéficieront des programmes de l'institut. Ces instituts doivent être considérés comme des centres d'étude et leur vocation devra s'harmoniser avec les responsabilités éducatives des membres du Corps auxiliaire tout en leur donnant la possibilité d'exercer les dites responsabilités. En conséquence, ces représentants de la Foi, dont les fonctions évoluent, doivent s'impliquer complètement dans le fonctionnement des instituts. Pour le bon déroulement de leurs programmes, il sera également vital de se servir des talents et des capacités d'un nombre grandissant de croyants.
Le terme " institut " ayant déjà été utilisé de diverses manières dans la communauté bahá'íe, il est nécessaire de clarifier son sens. Les quatre prochaines années seront une période extraordinaire, une étape qui marquera l'histoire de notre Foi. Ce qui est aujourd'hui demandé aux amis du monde entier c'est de consacrer leur personne, leurs ressources matérielles, leurs capacités et leur temps au développement d'un réseau d'instituts de formation sur une échelle jamais tentée auparavant. Ces centres d'études bahá'íes auront un but très pratique : former un grand nombre de croyants à promouvoir et à faciliter le processus de l'entrée en troupes avec efficacité et amour.
" Concentrez vos énergies sur la propagation de la Foi de Dieu " enjoint Bahá'u'lláh à ses serviteurs, en ajoutant, " Quiconque est digne de répondre à un si noble appel, qu'il se lève pour le répandre. Quant à celui qui ne peut le faire, il est de son devoir de nommer quelqu'un qui proclamera cette révélation à sa place..." Ainsi, de même qu'on peut déléguer un pionnier ou un enseignant itinérant pour enseigner à sa place en couvrant leurs dépenses, on peut aussi charger un enseignant servant dans un institut d'enseigner les futurs enseignants. Pour ce faire, on peut contribuer au Fond continental des Pionniers ou aux fonds locaux, nationaux ou internationaux, en indiquant la destination désirée.
Dans tous leurs efforts pour atteindre le but du Plan de quatre ans, les amis sont appelés à faire une plus grande place à l'utilisation des arts, non seulement à des fins de proclamation mais aussi en matière d'expansion et de consolidation. Les arts graphiques, scéniques et la littérature ont joué, et peuvent jouer, un rôle important dans l'accroissement de l'influence de la Cause. L'art folklorique, quant à lui peut être exploité partout, que ce soit dans les villages ou les villes petites et grandes. Shoghi Effendi fondait de grands espoirs dans l'expression artistique pour attirer l'attention sur les Enseignements. Voici ce qu'il exprime à ce propos dans une lettre écrite de sa part à un individu : " Le jour viendra où son esprit et son enseignement étant présentés sur scène, sous forme d'œuvres artistiques et littéraires, la Cause se répandra comme un feu de forêt. En effet, pour la majorité, l'art a une plus grande capacité d'éveiller les sentiments nobles que la froide intellectualisation. "
Tandis que les amis et les institutions du monde entier consacreront leurs énergies à appliquer les exigences du Plan, les travaux sur le Mont Carmel se poursuivront jusqu'à leur terme prévu à la fin du siècle. A la fin du Plan, soit à Ridván 2000, les bâtiments pour le Centre d'étude des Textes et le bâtiment des Archives agrandi seront opérationnels ; la construction du bâtiment du Centre international d'Enseignement entrera dans son étape finale. Le tronçon de voie publique qui interrompt aujourd'hui le tracé des terrasses au-dessus du mausolée du Báb aura été abaissé et recouvert d'un large pont tapissé de jardins ; cinq des terrasses supérieures seront, elles aussi, terminées. Les quatre terrasses restantes et les deux situées au bas de la montagne en seront à un stade avancé. Le Centre mondial aura aussi des efforts particuliers à faire dans d'autres directions. Il se penchera notamment sur : l'application universelle de lois additionnelles au Kitáb-i-Aqdas ; la préparation d'un autre volume en anglais d'une sélection d'écrits de Bahá'u'lláh ; le développement continu des fonctions du Centre international d'Enseignement et l'élaboration de mesures destinées à accroître le nombre de pèlerins et de visiteurs au Centre mondial.
La Communauté mondiale bahá'íe devra étendre ses activités en matière de développement économique et social et de relations extérieures, continuant ainsi à collaborer directement avec les forces qui conduisent à l'établissement de l'ordre dans le monde. En améliorant ses capacités de coordination, le Bureau du Développement économique et social aidera à consolider, selon les ressources disponibles et les possibilités, les progrès déjà accomplis dans les centaines de projets de développement de par le monde. Dans le domaine des relations extérieures, les efforts viseront à influencer les processus en cours vers l'établissement de la paix mondiale, en particulier en engageant la communauté à promouvoir les droits de l'homme, la condition féminine, la prospérité mondiale et le développement moral. C'est en agissant dans ces différents domaines que le bureau de la Communauté internationale bahá'íe auprès des Nations Unies œuvrera au renforcement des liens entre les bahá'ís et l'O.N.U. De même, le Bureau d'information publique aidera les institutions bahá'íes à utiliser ces thèmes pour une plus grande proclamation de la Foi. La défense des droits des bahá'ís d'Iran, le surplus d'efforts entrepris pour émanciper la Foi dans ce pays comme dans tous ceux où elle est proscrite, constitueront un des éléments fondamentaux de nos interventions auprès des gouvernements et des organisations non-gouvernementales. Sur toutes ces questions, les amis et les institutions bahá'íes sont priés de rester vigilants, de ne pas perdre de vue l'importance des activités dans le domaine des affaires extérieures et de leur consacrer une attention renouvelée.
La formation, ce Ridván, de deux Assemblées Spirituelles Nationales est un bon départ pour le Plan de quatre ans. Nous sommes heureux de vous annoncer que nos représentants aux deux conventions nationales inaugurales sont la Main de la Cause de Dieu Amatu'l-Bahá Rúhíyyih Khánum, pour la Moldavie ; M. Fred Schechter, Conseiller et membre du Centre international d'enseignement pour Sao Tomé et Principe. Malheureusement, des circonstances indépendantes de leur volonté empêchent les Assemblées Spirituelles Nationales du Burundi et du Rwanda d'être réélues cette année. En conséquence, le nombre de ces institutions dans le monde demeurera à 174.
Le Plan de quatre ans se terminera à Ridván 2000, plusieurs mois avant la fin du vingtième siècle. C'est alors que le monde bahá'í pourra se retourner pour apprécier le chemin extraordinaire parcouru et les éblouissantes réalisations qui auront marqué les annales de la Cause de Bahá'u'lláh au cours de cette période riche en événements que 'Abdu'l-Bahá appelait le " siècle de lumière ". Parmi les œuvres accomplies alors, et pas la moindre, il y aura l'achèvement des projets en cours aujourd'hui sur le Mont Carmel, qui, avec la construction des autres édifices sur cette montagne sacrée montreront d'ici là les progrès que l'Ordre administratif aura réalisé à cet instant de l'Age de Formation. Si Dieu le veut, ces réalisations seront marquées par un événement d'une importance majeure : la célébration au Centre mondial de l'achèvement des travaux des bâtiments de l'Arc et l'ouverture au public des terrasses du mausolée du Báb.
Chers amis, ce plan commence au milieu des turbulences d'une période de transition accélérée. Les deux processus mis en branle sous l'influence de la Révélation de Bahá'u'lláh s'accélèrent au point de " porter à leur paroxysme ", comme l'affirme Shoghi Effendi, " les forces qui sont en train de changer la face de la planète ". L'un d'eux est un mouvement d'intégration l'autre de désintégration. C'est de leur " fermentation universelle " que la paix émergera par étapes successives en manifestant les effets unificateurs d'une conscience grandissante de la citoyenneté mondiale.
Dans cette optique, les événements mondiaux récents ont été paradoxalement à la fois bouleversants et rassurants. D'une part, la confusion régnant dans les affaires humaines produit son lot quotidien d'événements à glacer d'horreur ; d'autre part, les dirigeants du monde s'engagent dans des actions collectives qui, pour un observateur bahá'í, indiquent que les nations ont choisi de tendre vers une approche commune pour résoudre les problèmes mondiaux. Remarquez la fréquence inhabituelle avec laquelle, depuis l'Année sainte, il y a quatre ans, ils se sont réunis au niveau mondial. Ce fut le cas, par exemple, de la célébration du Cinquantenaire des Nations Unies au cours de laquelle les chefs d'Etat et de gouvernement présents ont affirmé leur attachement à l'établissement de la paix mondiale. Tout aussi remarquables ont été la promptitude et la spontanéité avec lesquelles ces mêmes chefs d'Etat ont répondu à diverses crises dans différentes parties du monde. Ces évolutions coïncident avec les appels de plus en plus nombreux lancés par des groupes de personnes éclairées pour que soit minutieusement examinée la possibilité de parvenir à une certaine forme de gouvernance globale. Ne pourrait-on voir dans ces épisodes qui se succèdent si rapidement, l'œuvre de la Providence, voire même le signe précurseur de l'événement majeur considérable prédit dans nos Ecritures ?
Il est vrai que l'établissement de la moindre Paix ne dépend d'aucun plan, ni d'aucune action bahá'ís et qu'elle n'est pas le but ultime que l'humanité est destinée à connaître dans son âge d'or. Néanmoins, notre communauté a la responsabilité de donner une impulsion spirituelle aux processus qui conduiront à cette moindre Paix. Il nous faut, à cet instant précis, intensifier à tel point nos efforts pour instaurer le système bahá'í que nous attirerons les confirmations de Bahá'u'lláh, et créerons ainsi une atmosphère spirituelle propice à l'accélération de ces mouvements. Il nous faut relever deux défis importants : d'une part, organiser une campagne d'enseignement dans laquelle l'ensemble de notre communauté s'engagera systématiquement avec enthousiasme et à titre personnel, et qui mettra en œuvre un vaste programme de formation destiné à assurer un développement massif des ressources humaines ; d'autre part terminer les constructions sur le Mont Carmel, et consentir tous les sacrifices pour assurer un flot général de ressources matérielles. Si ces deux défis son résolument relevés, ils permettront de libérer des forces jusque-là contenues qui provoqueront une transformation dans la direction des affaires humaines sur toute la planète.
Aussi court que soit le chemin vers la paix, il sera tortueux ; aussi prometteur que puisse être l'événement qui y conduira, cette paix, devra mûrir et passer par une longue période d'évolution, avec ses inévitables épreuves, ses reculs et ses conflits, avant d'émerger, sous l'influence directe de la Foi de Dieu, comme la Plus Grande Paix. Entre-temps, partout, les gens seront plongés dans le désespoir et la perplexité avant de pouvoir saisir la nature de la transition en cours. Nous qui sommes illuminés par la nouvelle Révélation, nous avons les Textes sacrés pour nous convaincre, un Plan divin pour nous guider et tout un passé valeureux pour nous encourager. Alors, puisons notre courage non seulement dans le Verbe que nous chérissons, mais aussi dans les actes d'héroïsme et de sacrifice qui, aujourd'hui encore, brillent resplendissants dans le pays où notre Cause est née.
Voilà près de dix-sept ans que nos frères et sœurs persécutés d'Iran, ont montré une constance dans leur foi et un courage tels qu'ils ont permis de proclamer la Cause à grande échelle, la faisant ainsi émerger de l'obscurité. Ainsi, sous nos yeux, apparaissent à l'évidence les forces de crise et de victoire. S'il plaît à Dieu, nos frères et sœurs iraniens seront sous peu libérés du joug qu'i1s supportent encore et connaîtront alors les gloires et les merveilles d'une victoire que seule la Beauté bénie peut octroyer. Leur expérience est un signe et un exemple pour nous tous, où que nous vivions ; car, un jour ou l'autre, le Maître nous l'a dit, l'opposition se dressera sur tous les continents. Il se peut qu'elle diffère suivant les lieux, mais elle sera féroce, sans aucun doute. Néanmoins, par la grâce fortifiante de Bahá'u'lláh et l'exemple de fermeté de ces nobles amis, nous saurons comment résister sans crainte aux flèches de l'ennemi. En vérité, le Seigneur des Armées a promis d'offrir à son peuple un triomphe décisif et écrasant.
Alors que l'humanité tourmentée est secouée par les ravages que lui inflige une civilisation incontrôlable, gardons nos esprits et nos cœurs fixés sur la tâche divine qui nous attend. Car, au milieu du tumulte, abondantes seront les possibilités à exploiter " en vue de diffuser de long en large la connaissance du pouvoir rédempteur de la Foi de Bahá'u'lláh et afin d'enrôler de nouvelles recrues dans l'armée toujours croissante de ses adhérents. " Le Plan auquel nous allons maintenant nous consacrer est établi à l'un des moments les plus critiques de la vie de la planète. Il a pour but de préparer notre communauté à affronter les transformations toujours plus rapides qui affectent le monde autour de nous et à placer la communauté dans une position qui lui permettra, à la fois, de soutenir le poids des épreuves et des défis inévitables et de mettre en évidence un mode de fonctionnement vers lequel, à la suite d'une transition tumultueuse, le monde pourra se tourner, pour chercher de l'aide et un modèle. Ce Plan acquiert donc une place particulière dans l'histoire bahá'íe et dans celle du monde. Ceux d'entre nous qui avons cette vision de la Foi sommes particulièrement privilégiés d'avoir conscience des efforts engagés pour stimuler, et finalement accélérer ces processus.
Puissiez-vous tous vous lever et entreprendre les tâches qu'exige cette période cruciale. Que chacun et chacune inscrive sa marque sur ce court laps de temps si riche en potentialités et porteur de tant d'espoirs pour l'ensemble de l'humanité. Pour ne pas vous laisser préoccuper, ni détourner par les événements rigoureux de cet âge de transition, gardez toujours présent à l'esprit le conseil de notre guide infaillible, Shoghi Effendi : " Ce n'est pas à nous, chétifs mortels que nous sommes, de tenter, à un stade aussi critique de la longue et si diverse histoire de l'Humanité, de parvenir à une compréhension précise et satisfaisante des démarches successives qui doivent conduire, de son calvaire à son ultime résurrection, une humanité blessée, misérablement oublieuse de son Dieu et insouciante de Bahá'u'lláh... . C'est plutôt notre tâche, si confuse que soit la scène, si sombres que soient les perspectives, et si limitées les ressources dont nous disposons, de travailler sans relâche, dans la sérénité et la confiance pour coopérer, de quelque manière que les circonstances puissent nous le permettre, à faire sortir l'Humanité de la vallée de la misère et de la honte, pour la conduire aux cimes les plus hautes de la puissance et de la gloire. "
LA MAISON UNIVERSELLE DE JUSTICE
Source : www.bahai-biblio.org
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Traduction de courtoisie
MAISON UNIVERSELLE DE JUSTICE
Centre mondial bahá'í, Haïfa, Israël
Ridván 153 / 1996
Aux bahá'ís du monde
Amis chèrement aimés,
C'est le cœur débordant de gratitude envers la Beauté bénie, que nous saluons les abondantes manifestations de sa grâce au cours du Plan de trois ans, lequel arrive à son terme avec ces festivités de Ridván. L'esprit vivifiant de l'Année sainte, qui a donné l'impulsion au lancement du Plan à Ridván 1993, a imprégné cette période d'effort concentré, rendant notre communauté mondiale plus ferme, plus résistante, plus mûre et plus confiante qu'auparavant. Parallèlement, le prestige de la communauté a atteint de nouveaux sommets. Ce Plan ne s'est pas terminé sur une note d'expansion numérique spectaculaire même si un accroissement significatif d'adhésions s'est produit dans différents pays. Il a néanmoins donné naissance à une communauté qualitativement enrichie, prête à exploiter les perspectives immédiates pour l'avancement de la Foi.
Parmi les accomplissements mesurables de cette période, les magnifiques progrès des projets sur le Mont Carmel demeurent essentiels. En effet, malgré de nombreuses difficultés, l'étape de réalisation, anticipée dans notre message de lancement du Plan de trois ans, a de toute évidence été franchie. Toutes les phases de la construction ont été engagées. Le cadre structurel du Centre pour l'étude des Textes et de l'extension du bâtiment des Archives internationales a été posé et les travaux de finition intérieurs et extérieurs de ces édifices vont être entrepris. L'érection du site permanent du Centre international d'Enseignement, troisième structure actuellement en construction sur l'Arc, progresse rapidement. Sept terrasses en dessous du tombeau du Báb, sont maintenant achevées, dévoilant de la base jusqu'au sommet, la splendeur de la sainte montagne de Dieu. L'œil attentif ne peut qu'être saisi par le spectacle de ce tapis de beauté déroulé sur le flanc de la montagne.
Les merveilleux progrès visibles enregistrés jusqu'ici témoignent d'une réalisation encore plus profonde, à savoir, l'unité d'intention avec laquelle l'ensemble de notre communauté mondiale a mis en œuvre cette gigantesque et collective entreprise. L'intérêt et le soutien intenses suscités se sont manifestés par un flot de contributions sans précédent, signe d'un niveau de sacrifice qui témoigne de la qualité de foi et de la générosité de cœur des amoureux de Bahá'u'lláh sur la planète tout entière. Que les contributions aux projets du Mont Carmel aient atteint le but des soixante-quatorze millions de dollars fixé par le Plan de trois ans, marque encore un autre accomplissement exceptionnel mesurable qui nous donne confiance de voir l'aide financière nécessaire à ces projets continuer jusqu'à leur achèvement, d'ici la fin de ce siècle.
Ces trois dernières années, dans des domaines divers et variés, les signes de progrès ont été évidents. Les efforts remarquables déployés pour agrandir et consolider la communauté, l'augmentation des projets en faveur du développement économique et social, et l'essor sans précédent du travail des affaires extérieures contribuent conjointement à dépeindre une communauté dotée de nouvelles potentialités.
Sur le terrain de l'enseignement, une augmentation générale de l'activité a été observée, comme en témoignent la formation de douze nouvelles Assemblées Spirituelles Nationales au cours du Plan et le mouvement des pionniers et des enseignants itinérants. Dans de nombreux pays, les croyants se sont trouvés galvanisés par la nouvelle approche suggérée dans l'appel aux pionniers délivré au cours du Plan. Nombreux ont été les pionniers qui se sont déplacés d'un pays à l'autre, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, et il y a eu un véritable flot d'enseignants itinérants. Dans un certain nombre de pays, l'approche systématique adoptée pour mettre en œuvre activités collectives d'enseignement et projets d'enseignement à long terme ciblés a porté ses fruits et a été plus manifeste que jamais.
L'énergie et la créativité qui ont caractérisé les différentes actions d'expansion et de consolidation doivent beaucoup à l'esprit d'entreprise du Centre international d'Enseignement. Diriger et encourager constamment le Corps Continental des Conseillers ; recommander de nouvelles méthodes pour le déploiement des pionniers, méthodes entérinées par la Maison Universelle de Justice dans l'appel aux pionniers dès les premiers mois du Plan, et aider régulièrement les Comités continentaux des pionniers placés sous sa responsabilité ; être inlassablement attentif aux besoins éducatifs de la communauté tels qu'ils ressortent de ses échanges avec les Conseillers portant sur l'inclusion, dans les projets d'enseignements, de programmes d'approfondissement pour les nouveaux croyants, concevoir des cours et ateliers pour la formation pluridisciplinaire, organiser la formation de maîtres pour enfants, et la multiplication des classes pour enfants ; stimuler les efforts pour implanter des instituts de formation dans différentes parties du monde - toutes ces actions ont produit des résultats retentissants. Il faut aussi reconnaître au Centre international d'Enseignement le mérite d'avoir su faire adopter, au travers des Conseillers, des programmes de littérature de base dans des pays de plus en plus nombreux. Ce type de programmes a permis de sélectionner quelques ouvrages essentiels à la propagation de la Foi et à l'approfondissement des croyants, à les imprimer en grandes quantités et à les offrir à prix réduits. Les progrès remarquables de cette institution vitale du Centre mondial ont pu être mesurés lors de la préparation et de l'organisation de la Conférence des Conseillers en décembre dernier, qui a décidé de l'orientation à donner, dans un futur immédiat, au travail de ces administrateurs distingués de la Foi.
Un développement significatif fut l'augmentation considérable de la prise de responsabilité, par les croyants autochtones, du travail d'enseignement et de consolidation dans leur propre pays. Dans des régions aussi troublées que l'Angola, le Cambodge, le Libéria, la Sierra Leone, les amis ont remporté d'importantes victoires, soit en menant des activités d'enseignement avec pour résultat un nombre important d'adhésions, soit en instaurant et en réactivant des Assemblées bahá'íes, soit en initiant et soutenant des projets de développement. Dans des endroits pourvus d'Assemblées Spirituelles Nationales récemment formées, comme les pays de l'ancien Bloc de l'Est, les amis ont montré une admirable aptitude à administrer les affaires de la Cause. Cette période a été marquée, entre autres, par un regain de vigueur, de courage et de créativité au sein des communautés bahá'íes des îles à travers le monde. Les activités ont couvert une vaste gamme de domaines, parmi lesquels la mobilisation d'enseignants locaux, la formation et l'envoi de contingents d'enseignants itinérants dans les îles voisines, l'inauguration d'écoles primaires, les occasions multiples de proclamer la Foi, et l'organisation d'événements auxquels assistaient des dignitaires et des personnalités. Le fait que, ces dernières années, un certain nombre de dirigeants de nations insulaires, aient visité le Centre mondial bahá'í est une marque de la vitalité des activités de ces croyants dans ces petits territoires éparpillés sur tous les océans. Pris dans leur ensemble, tous les exemples déjà cités de comportement et d'efforts des amis dans différentes circonstances démontrent un degré élevé d'engagement dans le travail d'enseignement, de maturité et de fermeté grandissantes, signe de la profondeur de la foi qui anime les bahá'ís de toute origine.
Dans le même ordre d'idées, il faut noter la contribution remarquable de la jeunesse à la croissance et à la consolidation. Leurs activités ont pris plus d'envergure lors de cette période de trois ans. Animés par des conférences de jeunes et autres rassemblements autour de leurs centres d'intérêt, les jeunes à travers le monde ont consacré temps, énergie et zèle en quantité pour le travail d'enseignement en tant qu'enseignants itinérants à l'intérieur et à l'extérieur de leurs pays et sous forme d'équipes dans des projets d'enseignement collectifs, pour ainsi aboutir à des centaines d'adhésions et à la formation de nombreuses Assemblées Spirituelles Locales ; l'implication de la jeunesse dans la musique et les arts, moyens de proclamation et d'enseignement de la Cause, a distingué leurs efforts en maints endroits ; la généralisation d'ateliers de danse et de théâtre a particulièrement été efficace ; la participation des jeunes dans les relations extérieures a ouvert, dans ce domaine, de nouvelles possibilités à la Foi ; l'engagement pour l'année de service a été plus largement répandu ; dans le même temps on a assisté à une augmentation notable du nombre de jeunes ayant acquis une formation classique et qui excellent dans leurs études et leur profession - tout ceci indique que la jeunesse fait davantage pour servir directement la Foi, tout en contribuant au développement général de la société.
On a pu également discerner des signes de consolidation de la communauté, au travers d'une plus grande participation des amis au développement économique et social, particulièrement dans le domaine de l'éducation. Dans un cas remarquable, à la demande d'un gouvernement, les bahá'ís ont pris la responsabilité de gérer sept écoles publiques, avec l'appui du Bureau du Développement économique et social du Centre mondial. Il faut souligner qu'en Afrique, les communautés bahá'íes en exil du fait de l'agitation politique régnant dans leur pays natal, ont continué à développer l'agriculture et d'autres projets qui ont beaucoup contribué à leur autosuffisance. Les efforts pour améliorer le statut de la femme ont gagné du terrain dans de nombreux pays ou, en plus de la participation bahá'íe dans des projets parrainés par d'autres organisations, les institutions bahá'íes ont établi des comités et des bureaux pour s'occuper des intérêts des femmes. Le bureau de la Communauté internationale bahá'íe pour la promotion de la condition féminine a été le symbole de cet essor.
En outre dans de nombreux pays, les bahá'ís ont largement participé à des programmes gouvernementaux pour améliorer la santé. Ailleurs, ce sont les bahá'ís qui ont été les instigateurs de programmes de ce genre et qui les ont menés à bien. Le travail dans le domaine du développement économique et social fut également marqué par la consolidation de plusieurs projets et organisations d'importance majeure. Trois projets pilotes d'alphabétisation ont vu le jour, premier pas de la campagne d'alphabétisation que le Bureau du Développement économique et social entend étendre au monde entier. L'initiative et l'implication bahá'íes dans les projets de développement ont aussi eu pour effet de proclamer la Foi, en faisant participer le public et en soulevant l'intérêt des médias.
Une poussée d'activités dans le domaine des affaires extérieures dépassant tous les records précédents pour des périodes similaires a donné un élan considérable à la proclamation de la Cause. Des efforts prodigieux dans toutes les parties du monde ont contribué à une bien plus grande visibilité de la Foi qu'auparavant, et à rehausser en conséquence le prestige de la Communauté internationale bahá'íe. La facilité avec laquelle les communautés bahá'íes, petites et grandes, ont organisé ou participé à des manifestations publiques ; leur émergence en tant que force de la société reconnue par les organisations gouvernementales et non-gouvernementales et par de nombreuses personnalités ; la plus grande ouverture auprès des médias, tout cela montre les directions des progrès enregistrés. En fait, la large couverture accordée aux événements et intérêts bahá'ís par les médias écrits et électroniques a dépassé toutes les prévisions.
Dans l'éventail des activités organisées à travers le monde, on peut relever certains faits saillants : la fréquence avec laquelle les bahá'ís ont été invités par des hautes personnalités à participer ou à soutenir événements et projets ; le succès avec lequel ils ont influencé l'action des gouvernements ; l'élaboration de programmes de niveaux académiques et de cours bahá'ís pour collèges et universités, et l'adoption de matériel pédagogique pour écoles publiques ; l'utilisation des arts par les institutions bahá'íes, groupes et individus au service des activités de proclamation.
En 1995, deux événements majeurs des Nations Unies, relevèrent l'élan grandissant d'une unité de pensée émergente dans les entreprises mondiales et engagèrent l'attention et la participation actives de la communauté bahá'íe. Premièrement, lors du Sommet mondial pour le développement social à Copenhague au mois de mars, 250 amis de plus de 40 pays fournirent un effort impressionnant pour faire connaître les enseignements bahá'ís aux participants du sommet et du Forum des ONG associé à cet événement. C'est à cette occasion que la déclaration du Bureau d'information publique de la Communauté internationale bahá'íe " Vers une Humanité Prospère ", fut pour la première fois distribuée et étudiée. Les activités à travers le monde, suite à ce sommet, ont inclus des conférences et des séminaires, ainsi que la diffusion du document " Vers une Humanité Prospère ". Deuxièmement, la quatrième Conférence mondiale des Femmes et le Forum parallèle des ONG qui eut lieu en septembre à Beijing attira la participation de plus de 500 bahá'ís du monde entier, en plus de la délégation officielle de la Communauté internationale bahá'íe. Au cours de cette même année, un troisième événement, le cinquantenaire des Nations Unies, incita le bureau de la Communauté internationale bahá'íe auprès des Nations Unies à élaborer et à diffuser une déclaration intitulée " Tournant Pour Les Nations ", formulant des propositions pour le développement; de cette organisation mondiale.
Par ailleurs, dans le domaine des affaires extérieures, Amatu'l-Bahá Rúhíyyih Khánum a tenu un rôle prééminent lors de deux événements d'envergure. Au printemps dernier, elle a conduit une délégation de quatre représentants officiels bahá'ís lors du Sommet de l'Alliance entre Religions et Conservation se tenant au Château de Windsor sous le patronage de Son Altesse Royale, le Prince Philip. Au mois d'octobre, Rúhíyyih Khánum prononça le discours liminaire au quatrième Dialogue international sur la transition vers une société planétaire tenu sous les auspices de l'UNESCO et organisé par la Chaire bahá'íe pour la paix mondiale et le Département d'histoire à l'Université de Maryland.
Nous ne pouvons négliger de mentionner certains autres événements significatifs de la période passée considérée. Une édition du Kitáb-i-Aqdas dans la version arabe d'origine a été publiée, avec pour la première fois des notes en persan, en supplément du texte, comme dans l'édition anglaise. La loi du Huqúqu'lláh s'est plus profondément enracinée dans les cœurs des croyants à travers le monde, et durant l'année finale du Plan, le Dépositaire du Huqúqu'lláh, la Main de la Cause, 'Alí-Muhammad Varqá, s'est installé en Terre sainte. Cette étape significative indique également que les trois Mains de la Cause de Dieu, Amatu'l-Bahá Rúhíyyih Khánum, M. 'Alí-Akbar Furútan et Dr Varqá résident maintenant au Centre mondial, inspirant les pèlerins et les visiteurs ainsi que les amis qui servent au Centre mondial.
C'est dans un tel contexte de développements encourageants que nous entamons ce Ridván un Plan de quatre ans qui nous mènera jusqu'à Ridván 2000. Nous appelons avec ardeur et amour nos frères et sœurs de chaque pays à se joindre à nous et à se mobiliser pour assurer un héritage abondant et durable aux générations de ce vingt et unième siècle, si proche.
Le Plan de quatre ans vise une réalisation majeure : faire avancer de manière significative le processus d'entrée en troupes. Comme nous l'avons déjà déclaré ultérieurement, une telle avancée doit passer par des progrès marquants dans l'activité et le développement du croyant individuel, des institutions et de la communauté locale.
L'expression " avancée dans le processus d'entrée en troupes " implique le concept selon lequel les circonstances actuelles exigent, et les opportunités existantes permettent, une croissance soutenue de la communauté mondiale bahá'íe à grande échelle ; que cette poussée est nécessaire au vu de la conjoncture mondiale ; que les trois éléments constitutifs dans l'édification de l'Ordre de Bahá'u'lláh - l'individu, les institutions et la communauté - peuvent favoriser une telle croissance dans un premier temps en acceptant spirituellement et intellectuellement la possibilité de cette réalisation, et ensuite en se préparant à accepter les masses de nouveaux croyants, mettant en place des moyens pour les former et permettre leur développement spirituel et administratif, multipliant ainsi le nombre d'enseignants et d'administrateurs, instruits et actifs, dont l'implication dans le travail de la Cause assurera un influx constant de nouveaux adhérents, une évolution ininterrompue des Assemblées bahá'íes et une consolidation constante de la communauté.
De plus, faire avancer le processus suppose que celui-ci est déjà en marche et que les communauté locales et nationales en ont atteint différents stades. Il est maintenant demandé à toutes les communautés de prendre des mesures et de soutenir les efforts pour atteindre un niveau d'expansion et de consolidation à la mesure de leurs possibilités. L'individu et les institutions, bien qu'opérant dans des sphères différentes, sont appelés à se lever pour répondre aux exigences de ce moment crucial dans la vie de notre communauté et dans le destin de l'humanité tout entière.
Le rôle de l'individu est d'une importance unique dans le travail de la Cause. C'est lui qui exprime la vitalité de la Foi dont dépendent le succès du travail d'enseignement et le développement de la communauté. Le commandement de Bahá'u'lláh, selon lequel chaque croyant doit enseigner sa Foi, confère une responsabilité incontournable qui ne peut être ni transférée ni assumée par aucune institution de la Cause. L'individu seul peut exercer ces aptitudes qui comprennent la capacité de prendre des initiatives, de saisir les opportunités, de forger des amitiés, d'agir personnellement avec d'autres, d'établir des relations, de coopérer avec les autres dans le service commun de la Foi et de la société et de traduire en action les décisions prises par les corps consultatifs. C'est le devoir de l'individu "...qu'il considère soigneusement chaque voie d'approche qu'il pourrait utiliser dans ses tentatives personnelles à capter l'attention, à maintenir l'intérêt et à approfondir la foi de ceux qu'il cherche à amener au sein de la Foi ".
Pour optimiser l'utilisation de ces facultés, l'individu doit faire appel à son amour pour Bahá'u'lláh, au pouvoir de l'Alliance, à la dynamique de la prière, à l'inspiration et à l'éducation qui découlent de la lecture et de l'étude régulière des Textes sacrés, et à la force transformatrice qui agit sur son âme lorsqu'il s'efforce de se conduire en accord avec les lois et les principes divins. A ceci s'ajoute le fait que l'individu, s'étant vu donner le devoir d'enseigner la Cause, se trouve investi de la capacité d'attirer les bénédictions particulières promises par Bahá'u'lláh. " Quiconque, en ce jour, ouvre les lèvres, " affirme la Beauté bénie, " pour prononcer le nom de son Seigneur, les armées de l'inspiration divine descendront sur lui du ciel de mon nom, l'Omniscient, le très Sage. Sur lui descendra aussi toute l'Assemblée céleste, chacun de ses membres portant haut un calice de pure lumière ".
Shoghi Effendi soulignait la nécessité absolue pour les individus d'avoir l'esprit d'initiative et d'action. Il expliquait que sans le soutien, " à la fois sans réserve, continu et généreux " de l'individu, toutes mesures et tout plan de son Assemblée Spirituelle Nationale sont " voués à l'échec ", et le but du Plan divin du Maître est " entravé ". De plus, la force nourrissante de Bahá'u'lláh Lui-même qui soutient " sera retirée de tout individu qui manque à la longue de se lever pour jouer son rôle. " Ainsi, au cœur même de tout progrès à réaliser, se trouve le croyant, qui possède un pouvoir d'exécution que lui seul peut exercer de sa propre initiative et par une action soutenue. En ce qui concerne le sentiment d'imperfection qui parfois entrave l'initiative individuelle, voici ce que conseille le Gardien dans une lettre écrite de sa part : " par-dessus tout, vous mentionnez le manque de courage et d'initiative de la part des croyants, et un sentiment d'infériorité qui les empêche de s'adresser au public. Ce sont précisément ces faiblesses qu'il souhaite voir les amis surmonter, car celles-ci ne paralysent pas seulement leurs efforts, mais, de fait, contribuent à éteindre la flamme de la foi dans leurs cœurs. Tant que tous les amis ne parviendront pas à prendre conscience que chacun d'eux est capable, à sa propre mesure, de délivrer le Message, ils ne pourront jamais espérer atteindre le but qui leur a été fixé par un Maître sage et affectueux... . Chacun est un enseignant potentiel. Il n'a qu'à utiliser ce que Dieu lui a donné et prouver par-là qu'il est fidèle à sa confiance."
Quant aux institutions, l'entrée en troupes agira sur elles autant que les institutions agiront sur l'entrée en troupes. L'évolution des Assemblées bahá'íes locales et nationales demande actuellement un nouvel état d'esprit, tant de la part de leurs membres que de la part de ceux qui les élisent, car la communauté bahá'íe se trouve engagée dans un immense processus historique qui entre dans une phase charnière. Bahá'u'lláh a donné au monde des institutions qui fonctionnent dans un Ordre appelé à canaliser les forces d'une nouvelle civilisation. Les progrès accomplis vers ce glorieux objectif exige une vaste et continuelle expansion de la communauté bahá'íe afin de fournir des moyens adéquats à la maturation de ces institutions. C'est là une question d'une importance pressante pour les disciples déclarés de Bahá'u'lláh dans tous les pays.
Pour encourager et adapter cette expansion, les Assemblées Spirituelles devront s'élever à un niveau supérieur dans l'exercice de leurs responsabilités en tant que canaux de la direction divine, planificateurs du travail d'enseignement, révélateurs des ressources humaines, bâtisseurs de communautés, bergers aimants des multitudes. Pour atteindre ces objectifs il leur faudra augmenter l'aptitude de leurs membres à se consulter suivant les principes de la Foi ; à rechercher les avis des amis sous leur juridiction ; à promouvoir l'esprit de service ; à collaborer spontanément avec les Conseillers continentaux et leurs auxiliaires ; à cultiver leurs relations extérieures. Le développement de ces institutions doit en particulier se manifester par la multiplication de localités où le fonctionnement d'une Assemblée Spirituelle permet d'améliorer la capacité des croyants à servir la Cause et promouvoir l'unité dans l'action. En résumé, la maturité de l'Assemblée Spirituelle doit se mesurer non seulement à la régularité de ses réunions et l'efficacité de son fonctionnement, mais aussi à l'aune de la croissance continue du nombre de bahá'ís, à l'efficacité de l'interaction entre l'Assemblée et les membres de sa communauté, à la qualité de la vie spirituelle et sociale qui anime celle-ci et au sentiment général de vitalité d'une communauté engagée dans un processus de développement dynamique et croissant.
La communauté, contrairement à l'individu et aux institutions, acquiert un caractère et une identité propre, au fur et à mesure que sa taille augmente. C'est une évolution nécessaire à laquelle il faut prêter beaucoup d'attention, à la fois dans les lieux où les adhésions se font sur une grande échelle mais aussi en prévision d'occasions plus nombreuses d'entrées en troupes. Il est évident qu'une communauté est plus que la somme de ses membres : c'est une unité complète de la civilisation, formée d'individus, de familles et d'institutions qui sont à l'origine ou qui soutiennent des systèmes, des services et des organisations, travaillant ensemble à un but commun pour le bien-être des hommes, à la fois à l'intérieur et à l'extérieur de ses propres limites. C'est aussi un ensemble de participants divers, interactifs, qui tendent vers l'unité dans une inlassable quête de progrès spirituel et social. Partout, les Bahá'ís, n'en sont qu'au tout début de la construction communautaire et doivent donc consacrer d'énormes efforts aux tâches qui les attendent.
Comme nous le disions dans un précédent message, l'épanouissement de la communauté, surtout au niveau local, exige que l'on valorise considérablement les modes de comportement par lesquels l'expression collective des vertus des individus et le fonctionnement des Assemblées Spirituelles se manifestent autant dans l'unité et l'amitié de la communauté que dans le dynamisme de ses activités et de sa croissance. Pour cela, il faut que tous les composants de la communauté, adultes, jeunes et enfants, s'intègrent dans les activités, qu'elles soient spirituelles, sociales, éducatives ou administratives, et s'appliquent dans les plans d'enseignement et de développement locaux. Il faut aussi une volonté collective et un sens de mission pour perpétuer l'Assemblée Spirituelle en participant aux élections annuelles, sans oublier la pratique collective de la prière. Il est donc essentiel pour la vie spirituelle de la communauté que les amis organisent des réunions de prières régulières, dans les centres bahá'ís locaux lorsqu'ils existent, ou ailleurs, notamment chez les croyants.
Pour saisir les occasions d'expansion et de consolidation qu'implique l'entrée en troupes, il faut s'efforcer partout dans le monde et avec détermination de développer les ressources humaines. Les efforts des individus qui s'occupent de classes d'études chez eux, les cours d'instruction occasionnels parrainés par les institutions et les activités informelles de la communauté, aussi importants soient-ils, ne conviennent pas à l'éducation et à la formation d'une communauté en croissance rapide. Il est donc d'une importance vitale de rechercher systématiquement des méthodes pour éduquer de grands nombres de croyants dans les vérités fondamentales de la Foi, et pour les former et les aider à servir la Cause dans la mesure des talents dont Dieu les a dotés. Il convient de créer, sans plus tarder, des instituts permanents qui dispenseraient régulièrement des programmes de formation bien organisés et formels. Que l'institut dispose de facilités matérielles est évidemment nécessaire, sans pour autant avoir systématiquement besoin d'un bâtiment spécifique à cet effet.
Cette question exige que la collaboration entre les Conseillers continentaux et les Assemblées Spirituelles Nationales s'intensifie. En effet, le fonctionnement réussi de ces instituts de formation dépendra, dans une large mesure, de l'implication active des Conseillers continentaux et des membres du Corps auxiliaire. Ces derniers, en particulier, devront travailler étroitement avec les instituts et, naturellement, avec les Assemblées Spirituelles Locales dont les communautés bénéficieront des programmes de l'institut. Ces instituts doivent être considérés comme des centres d'étude et leur vocation devra s'harmoniser avec les responsabilités éducatives des membres du Corps auxiliaire tout en leur donnant la possibilité d'exercer les dites responsabilités. En conséquence, ces représentants de la Foi, dont les fonctions évoluent, doivent s'impliquer complètement dans le fonctionnement des instituts. Pour le bon déroulement de leurs programmes, il sera également vital de se servir des talents et des capacités d'un nombre grandissant de croyants.
Le terme " institut " ayant déjà été utilisé de diverses manières dans la communauté bahá'íe, il est nécessaire de clarifier son sens. Les quatre prochaines années seront une période extraordinaire, une étape qui marquera l'histoire de notre Foi. Ce qui est aujourd'hui demandé aux amis du monde entier c'est de consacrer leur personne, leurs ressources matérielles, leurs capacités et leur temps au développement d'un réseau d'instituts de formation sur une échelle jamais tentée auparavant. Ces centres d'études bahá'íes auront un but très pratique : former un grand nombre de croyants à promouvoir et à faciliter le processus de l'entrée en troupes avec efficacité et amour.
" Concentrez vos énergies sur la propagation de la Foi de Dieu " enjoint Bahá'u'lláh à ses serviteurs, en ajoutant, " Quiconque est digne de répondre à un si noble appel, qu'il se lève pour le répandre. Quant à celui qui ne peut le faire, il est de son devoir de nommer quelqu'un qui proclamera cette révélation à sa place..." Ainsi, de même qu'on peut déléguer un pionnier ou un enseignant itinérant pour enseigner à sa place en couvrant leurs dépenses, on peut aussi charger un enseignant servant dans un institut d'enseigner les futurs enseignants. Pour ce faire, on peut contribuer au Fond continental des Pionniers ou aux fonds locaux, nationaux ou internationaux, en indiquant la destination désirée.
Dans tous leurs efforts pour atteindre le but du Plan de quatre ans, les amis sont appelés à faire une plus grande place à l'utilisation des arts, non seulement à des fins de proclamation mais aussi en matière d'expansion et de consolidation. Les arts graphiques, scéniques et la littérature ont joué, et peuvent jouer, un rôle important dans l'accroissement de l'influence de la Cause. L'art folklorique, quant à lui peut être exploité partout, que ce soit dans les villages ou les villes petites et grandes. Shoghi Effendi fondait de grands espoirs dans l'expression artistique pour attirer l'attention sur les Enseignements. Voici ce qu'il exprime à ce propos dans une lettre écrite de sa part à un individu : " Le jour viendra où son esprit et son enseignement étant présentés sur scène, sous forme d'œuvres artistiques et littéraires, la Cause se répandra comme un feu de forêt. En effet, pour la majorité, l'art a une plus grande capacité d'éveiller les sentiments nobles que la froide intellectualisation. "
Tandis que les amis et les institutions du monde entier consacreront leurs énergies à appliquer les exigences du Plan, les travaux sur le Mont Carmel se poursuivront jusqu'à leur terme prévu à la fin du siècle. A la fin du Plan, soit à Ridván 2000, les bâtiments pour le Centre d'étude des Textes et le bâtiment des Archives agrandi seront opérationnels ; la construction du bâtiment du Centre international d'Enseignement entrera dans son étape finale. Le tronçon de voie publique qui interrompt aujourd'hui le tracé des terrasses au-dessus du mausolée du Báb aura été abaissé et recouvert d'un large pont tapissé de jardins ; cinq des terrasses supérieures seront, elles aussi, terminées. Les quatre terrasses restantes et les deux situées au bas de la montagne en seront à un stade avancé. Le Centre mondial aura aussi des efforts particuliers à faire dans d'autres directions. Il se penchera notamment sur : l'application universelle de lois additionnelles au Kitáb-i-Aqdas ; la préparation d'un autre volume en anglais d'une sélection d'écrits de Bahá'u'lláh ; le développement continu des fonctions du Centre international d'Enseignement et l'élaboration de mesures destinées à accroître le nombre de pèlerins et de visiteurs au Centre mondial.
La Communauté mondiale bahá'íe devra étendre ses activités en matière de développement économique et social et de relations extérieures, continuant ainsi à collaborer directement avec les forces qui conduisent à l'établissement de l'ordre dans le monde. En améliorant ses capacités de coordination, le Bureau du Développement économique et social aidera à consolider, selon les ressources disponibles et les possibilités, les progrès déjà accomplis dans les centaines de projets de développement de par le monde. Dans le domaine des relations extérieures, les efforts viseront à influencer les processus en cours vers l'établissement de la paix mondiale, en particulier en engageant la communauté à promouvoir les droits de l'homme, la condition féminine, la prospérité mondiale et le développement moral. C'est en agissant dans ces différents domaines que le bureau de la Communauté internationale bahá'íe auprès des Nations Unies œuvrera au renforcement des liens entre les bahá'ís et l'O.N.U. De même, le Bureau d'information publique aidera les institutions bahá'íes à utiliser ces thèmes pour une plus grande proclamation de la Foi. La défense des droits des bahá'ís d'Iran, le surplus d'efforts entrepris pour émanciper la Foi dans ce pays comme dans tous ceux où elle est proscrite, constitueront un des éléments fondamentaux de nos interventions auprès des gouvernements et des organisations non-gouvernementales. Sur toutes ces questions, les amis et les institutions bahá'íes sont priés de rester vigilants, de ne pas perdre de vue l'importance des activités dans le domaine des affaires extérieures et de leur consacrer une attention renouvelée.
La formation, ce Ridván, de deux Assemblées Spirituelles Nationales est un bon départ pour le Plan de quatre ans. Nous sommes heureux de vous annoncer que nos représentants aux deux conventions nationales inaugurales sont la Main de la Cause de Dieu Amatu'l-Bahá Rúhíyyih Khánum, pour la Moldavie ; M. Fred Schechter, Conseiller et membre du Centre international d'enseignement pour Sao Tomé et Principe. Malheureusement, des circonstances indépendantes de leur volonté empêchent les Assemblées Spirituelles Nationales du Burundi et du Rwanda d'être réélues cette année. En conséquence, le nombre de ces institutions dans le monde demeurera à 174.
Le Plan de quatre ans se terminera à Ridván 2000, plusieurs mois avant la fin du vingtième siècle. C'est alors que le monde bahá'í pourra se retourner pour apprécier le chemin extraordinaire parcouru et les éblouissantes réalisations qui auront marqué les annales de la Cause de Bahá'u'lláh au cours de cette période riche en événements que 'Abdu'l-Bahá appelait le " siècle de lumière ". Parmi les œuvres accomplies alors, et pas la moindre, il y aura l'achèvement des projets en cours aujourd'hui sur le Mont Carmel, qui, avec la construction des autres édifices sur cette montagne sacrée montreront d'ici là les progrès que l'Ordre administratif aura réalisé à cet instant de l'Age de Formation. Si Dieu le veut, ces réalisations seront marquées par un événement d'une importance majeure : la célébration au Centre mondial de l'achèvement des travaux des bâtiments de l'Arc et l'ouverture au public des terrasses du mausolée du Báb.
Chers amis, ce plan commence au milieu des turbulences d'une période de transition accélérée. Les deux processus mis en branle sous l'influence de la Révélation de Bahá'u'lláh s'accélèrent au point de " porter à leur paroxysme ", comme l'affirme Shoghi Effendi, " les forces qui sont en train de changer la face de la planète ". L'un d'eux est un mouvement d'intégration l'autre de désintégration. C'est de leur " fermentation universelle " que la paix émergera par étapes successives en manifestant les effets unificateurs d'une conscience grandissante de la citoyenneté mondiale.
Dans cette optique, les événements mondiaux récents ont été paradoxalement à la fois bouleversants et rassurants. D'une part, la confusion régnant dans les affaires humaines produit son lot quotidien d'événements à glacer d'horreur ; d'autre part, les dirigeants du monde s'engagent dans des actions collectives qui, pour un observateur bahá'í, indiquent que les nations ont choisi de tendre vers une approche commune pour résoudre les problèmes mondiaux. Remarquez la fréquence inhabituelle avec laquelle, depuis l'Année sainte, il y a quatre ans, ils se sont réunis au niveau mondial. Ce fut le cas, par exemple, de la célébration du Cinquantenaire des Nations Unies au cours de laquelle les chefs d'Etat et de gouvernement présents ont affirmé leur attachement à l'établissement de la paix mondiale. Tout aussi remarquables ont été la promptitude et la spontanéité avec lesquelles ces mêmes chefs d'Etat ont répondu à diverses crises dans différentes parties du monde. Ces évolutions coïncident avec les appels de plus en plus nombreux lancés par des groupes de personnes éclairées pour que soit minutieusement examinée la possibilité de parvenir à une certaine forme de gouvernance globale. Ne pourrait-on voir dans ces épisodes qui se succèdent si rapidement, l'œuvre de la Providence, voire même le signe précurseur de l'événement majeur considérable prédit dans nos Ecritures ?
Il est vrai que l'établissement de la moindre Paix ne dépend d'aucun plan, ni d'aucune action bahá'ís et qu'elle n'est pas le but ultime que l'humanité est destinée à connaître dans son âge d'or. Néanmoins, notre communauté a la responsabilité de donner une impulsion spirituelle aux processus qui conduiront à cette moindre Paix. Il nous faut, à cet instant précis, intensifier à tel point nos efforts pour instaurer le système bahá'í que nous attirerons les confirmations de Bahá'u'lláh, et créerons ainsi une atmosphère spirituelle propice à l'accélération de ces mouvements. Il nous faut relever deux défis importants : d'une part, organiser une campagne d'enseignement dans laquelle l'ensemble de notre communauté s'engagera systématiquement avec enthousiasme et à titre personnel, et qui mettra en œuvre un vaste programme de formation destiné à assurer un développement massif des ressources humaines ; d'autre part terminer les constructions sur le Mont Carmel, et consentir tous les sacrifices pour assurer un flot général de ressources matérielles. Si ces deux défis son résolument relevés, ils permettront de libérer des forces jusque-là contenues qui provoqueront une transformation dans la direction des affaires humaines sur toute la planète.
Aussi court que soit le chemin vers la paix, il sera tortueux ; aussi prometteur que puisse être l'événement qui y conduira, cette paix, devra mûrir et passer par une longue période d'évolution, avec ses inévitables épreuves, ses reculs et ses conflits, avant d'émerger, sous l'influence directe de la Foi de Dieu, comme la Plus Grande Paix. Entre-temps, partout, les gens seront plongés dans le désespoir et la perplexité avant de pouvoir saisir la nature de la transition en cours. Nous qui sommes illuminés par la nouvelle Révélation, nous avons les Textes sacrés pour nous convaincre, un Plan divin pour nous guider et tout un passé valeureux pour nous encourager. Alors, puisons notre courage non seulement dans le Verbe que nous chérissons, mais aussi dans les actes d'héroïsme et de sacrifice qui, aujourd'hui encore, brillent resplendissants dans le pays où notre Cause est née.
Voilà près de dix-sept ans que nos frères et sœurs persécutés d'Iran, ont montré une constance dans leur foi et un courage tels qu'ils ont permis de proclamer la Cause à grande échelle, la faisant ainsi émerger de l'obscurité. Ainsi, sous nos yeux, apparaissent à l'évidence les forces de crise et de victoire. S'il plaît à Dieu, nos frères et sœurs iraniens seront sous peu libérés du joug qu'i1s supportent encore et connaîtront alors les gloires et les merveilles d'une victoire que seule la Beauté bénie peut octroyer. Leur expérience est un signe et un exemple pour nous tous, où que nous vivions ; car, un jour ou l'autre, le Maître nous l'a dit, l'opposition se dressera sur tous les continents. Il se peut qu'elle diffère suivant les lieux, mais elle sera féroce, sans aucun doute. Néanmoins, par la grâce fortifiante de Bahá'u'lláh et l'exemple de fermeté de ces nobles amis, nous saurons comment résister sans crainte aux flèches de l'ennemi. En vérité, le Seigneur des Armées a promis d'offrir à son peuple un triomphe décisif et écrasant.
Alors que l'humanité tourmentée est secouée par les ravages que lui inflige une civilisation incontrôlable, gardons nos esprits et nos cœurs fixés sur la tâche divine qui nous attend. Car, au milieu du tumulte, abondantes seront les possibilités à exploiter " en vue de diffuser de long en large la connaissance du pouvoir rédempteur de la Foi de Bahá'u'lláh et afin d'enrôler de nouvelles recrues dans l'armée toujours croissante de ses adhérents. " Le Plan auquel nous allons maintenant nous consacrer est établi à l'un des moments les plus critiques de la vie de la planète. Il a pour but de préparer notre communauté à affronter les transformations toujours plus rapides qui affectent le monde autour de nous et à placer la communauté dans une position qui lui permettra, à la fois, de soutenir le poids des épreuves et des défis inévitables et de mettre en évidence un mode de fonctionnement vers lequel, à la suite d'une transition tumultueuse, le monde pourra se tourner, pour chercher de l'aide et un modèle. Ce Plan acquiert donc une place particulière dans l'histoire bahá'íe et dans celle du monde. Ceux d'entre nous qui avons cette vision de la Foi sommes particulièrement privilégiés d'avoir conscience des efforts engagés pour stimuler, et finalement accélérer ces processus.
Puissiez-vous tous vous lever et entreprendre les tâches qu'exige cette période cruciale. Que chacun et chacune inscrive sa marque sur ce court laps de temps si riche en potentialités et porteur de tant d'espoirs pour l'ensemble de l'humanité. Pour ne pas vous laisser préoccuper, ni détourner par les événements rigoureux de cet âge de transition, gardez toujours présent à l'esprit le conseil de notre guide infaillible, Shoghi Effendi : " Ce n'est pas à nous, chétifs mortels que nous sommes, de tenter, à un stade aussi critique de la longue et si diverse histoire de l'Humanité, de parvenir à une compréhension précise et satisfaisante des démarches successives qui doivent conduire, de son calvaire à son ultime résurrection, une humanité blessée, misérablement oublieuse de son Dieu et insouciante de Bahá'u'lláh... . C'est plutôt notre tâche, si confuse que soit la scène, si sombres que soient les perspectives, et si limitées les ressources dont nous disposons, de travailler sans relâche, dans la sérénité et la confiance pour coopérer, de quelque manière que les circonstances puissent nous le permettre, à faire sortir l'Humanité de la vallée de la misère et de la honte, pour la conduire aux cimes les plus hautes de la puissance et de la gloire. "
LA MAISON UNIVERSELLE DE JUSTICE
Riḍván-Botschaft 1996 á Das Universale Haus der Gerechtigkeit á Bahá'í Verlag GmbH, Auflage 1.01-Online (1996)
Das Universale Haus der Gerechtigkeit
Ridvan 1996
An die Bahá’í der Welt
Innig geliebte Freunde,
Mit vor Dankbarkeit zur Gesegneten Schönheit überfließenden Herzen erkennen wir die
überreichen Zeichen Seiner Gnade während des Drei‐Jahres‐Planes, der mit dem diesjähri‐
gen Ridván‐Fest zu Ende geht. Der belebende Geist des Heiligen Jahres, der dem Beginn des
Planes zu Ridván 1993 den Schwung gab, durchzog diese Zeit der konzentrierten Anstren‐
gungen und verlieh unserer Weltgemeinde größere Festigkeit, Spannkraft, Reife und Zuver‐
sicht als je zuvor. Gleichzeitig ist das Ansehen der Gemeinde stark gestiegen. Wenn dieser
Plan auch nicht mit einer dramatischen zahlenmäßigen Ausbreitung endet, gleichwohl es in
einigen Ländern eine beachtliche Zunahme an Mitgliedern gab, so ist das Ergebnis doch eine
mit neuen Qualitäten bereicherte Gemeinde, eine Gemeinde, die darauf vorbereitet ist, die
unmittelbar vor uns liegenden Aussichten auf den Fortschritt des Glaubens voll auszuschöp‐
fen.
Die großartige Entwicklung der Projekte am Berge Karmel fallen unter den meßbaren Leis‐
tungen dieser Zeit besonders ins Auge. Trotz zahlreicher Schwierigkeiten wurden die in un‐
serer Botschaft zum Drei‐Jahres‐Plan vorhergesehenen Errungenschaften gänzlich erreicht.
Alle Phasen des Baus sind eingeleitet. Der Rohbau des Zentrums zum Studium der Texte
und der Erweiterung des Internationalen Archivgebäudes wurde errichtet, die Arbeiten an
diesen Gebäuden sind bis zur Inangriffnahme des Innenausbaus und der Fassadenarbeiten
fortgeschritten. Die Errichtung des ständigen Sitzes des Internationalen Lehrzentrums, dem
dritten im Bau befindlichen Gebäude am Bogen, macht schnelle Fortschritte. Sieben Terras‐
sen unterhalb des Schreines des Báb sind vollendet und lassen schon den sich abzeichnenden
Strahlenglanz vom Fuß bis zum Gipfel von Gottes Heiligem Berg erkennen. Eine aufmerk‐
same Öffentlichkeit ist beeindruckt von der Schönheit, die sich wie ein Teppich über den
Hang des Berges ausbreitet.
Die greifbare Realität des Fortschritts, der bisher so wunderbar verwirklicht wurde, ist Be‐
weis einer noch größeren Errungenschaft, nämlich die vereinte Zielrichtung, die in der ge‐
samten globalen Gemeinde bei der Verfolgung dieser gigantischen gemeinsamen Unterneh‐
mung erreicht wurde. Das Ausmaß des hervorgerufenen Interesses und der Unterstützung
hat seinen Ausdruck in einem nie dagewesenen Zustrom von Beiträgen gefunden, die einen
Grad an Opferbereitschaft widerspiegeln, der wiederum von der Beschaffenheit des Glau‐
bens sowie der Großzügigkeit des Herzens der Liebenden Bahá’u’lláhs auf dem ganzen Erd‐
ball Zeugnis ablegt. Daß die Beiträge für die Projekte am Berg Karmel das Drei‐Jahres‐Ziel
von 74 Millionen US‐Dollar erreicht haben, ist eine zweite meßbare und außergewöhnliche
Leistung, die zuversichtlich macht, daß die notwendige finanzielle Unterstützung für diese
Projekte bis zu deren Fertigstellung am Ende des Jahrhunderts andauern wird.
Die Zeichen des Fortschritts waren in den vergangenen drei Jahren in weiten und vielfälti‐
gen Bereichen offenkundig. Die bemerkenswerten Bemühungen um die Ausbreitung und
Festigung der Gemeinde, die vermehrten Unternehmungen im Bereich der sozialen und
wirtschaftlichen Entwicklung und ein beispielloser Vorstoß auf dem Gebiet der Öffentlich‐
keitsarbeit und Außenbeziehungen ergeben das Bild einer Gemeinde, die mit neuen Fähig‐
keiten begabt ist.
Neue Lehrmethoden
Auf dem Feld des Lehrens gab es eine allgemeine Zunahme der Aktivitäten, was sich in der
Bildung zwölf neuer Nationaler Geistiger Räte im Verlauf des Planes und im Anstieg der
Pionier‐ und Reiselehrertätigkeit zeigte. In vielen Ländern waren die Gläubigen entflammt
von der neuen Herangehensweise, die in dem während des Planes veröffentlichten Pio‐
nieraufruf vorgeschlagen wurde. Die Zahl der Pioniere aus und in verschiedene Länder war
hoch, und es gab eine wahre Flut von Reiselehrern, die sowohl im Heimatland wie auch im
Ausland tätig waren. Systematische Ansätze zu gemeinsamen Lehraktivitäten und gezielt
konzipierten langfristigen Lehrprojekten zeigten Früchte und ließen sich deutlicher als je
zuvor in vielen Ländern erkennen. Die Energie und Kreativität, die die verschiedenen Ent‐
wicklungen in der Ausbreitung und Festigung begleiteten, ist in hohem Maße auf den vom
Internationalen Lehrzentrum bewiesenen Unternehmungsgeist zurückzuführen. Seine stän‐
dige Anleitung und Ermutigung der Kontinentalen Beraterämter; seine Empfehlung neuer
Methoden für die Aussendung von Pionieren, wie sie vom Universalen Haus der Gerechtig‐
keit in seinem in den ersten Monaten des Planes veröffentlichten Pionieraufruf bestätigt
wurden, und seine re‐gelmäßige Unterstützung der ihrer Obhut unterstellten Kontinentalen
Pionierausschüsse; seine unermüdliche Aufmerksamkeit auf den Bedarf an Erziehung und
Vertiefung in der Gemeinde, die in seinem Austausch und seiner Arbeit mit Beratern zum
Ausdruck kam, wenn es darum ging, in Lehrprojekte auch Vertiefungsprogramme für neu‐
erklärte Gläubige einzufügen, Kurse und Arbeitsgruppen für die Heranbildung verschiede‐
ner Fähigkeiten zu entwickeln, Lehrer für Kinder auszubilden und die Zahl der Kinderklas‐
sen zu erhöhen; seine Ermutigung von Bemühungen, Fortbildungs‐Institute in verschiede‐
nen Teilen der Welt zu errichten ‐ all das hat widerhallende Ergebnisse gezeitigt. Besondere
Anerkennung muß dem Lehrzentrum auch für den Einfluß gezollt werden, den es über die
Berater auf die Einführung von Basis‐Literaturprogrammen in immer mehr Ländern ausüb‐
te. Durch solche Programme wurden einige für die Verbreitung des Glaubens und die Ver‐
tiefung der Gläubigen wesentliche Titel ausgewählt, in großer Zahl gedruckt und zu ermä‐
ßigten Preisen verfügbar gemacht. Der außergewöhnliche Fortschritt in der Entwicklung
dieser so wichtigen, am Weltzentrum wirkenden Institution war deutlich spürbar bei der
Beraterkonferenz im vergangenen Dezember, die den Kurs für die Arbeit dieser hochrangi‐
gen Amtsträger des Glaubens in den unmittelbar vor uns liegenden Jahren absteckte. Eine
bedeutsame Entwicklung ist darin zu sehen, daß die einheimischen Gläubigen in verstärk‐
tem Maße die Verantwortung für die Lehr‐ und Vertiefungsarbeit in ihren Ländern über‐
nahmen. In sehr unruhigen Gebieten wie Angola, Kambodscha, Liberia und Sierra Leone
errangen die Freunde wichtige Siege, entweder bei den Lehraktivitäten, die zu etlichen Er‐
klärungen führten, oder bei der Errichtung und Wiedererrichtung von Bahá’í‐ Räten sowie
beim Aufbau und der Weiterführung von Entwicklungsprojekten. In Gegenden, wo Nationa‐
le Geistige Räte erst kürzlich gebildet wurden, wie in den Ländern des ehemaligen Ost‐
blocks, haben die Freunde ein bewundernswertes Vermögen bewiesen, die Angelegenheiten
des Glaubens zu verwalten. Ein Glanzpunkt dieser Zeit war die plötzliche Steigerung der
Tatkraft, des Muts und der Kreativität der Bahá’í‐Gemeinden auf Inseln in der ganzen Welt.
Die Tätigkeitsbereiche waren weit gefächert und umfaßten das Heranziehen von ortsansäs‐
sigen Lehrern, die Ausbildung und Aussendung von mehreren Dutzend Reiselehrern zu
benachbarten Inseln, die Eröffnung von Grundschulen, die vielfältigen Gelegenheiten für die
Proklamation des Glaubens wie auch die Trägerschaft von Veranstaltungen, an denen hoch‐
rangige Beamte und einflußreiche Persönlichkeiten teilnahmen. Daß in den vergangenen
Jahren Staats‐ und Regierungsoberhäupter von Inselstaaten das Bahá’í‐Weltzentrum besucht
haben, ist ein Anzeichen für die lebhaften Aktivitäten der Gläubigen in diesen kleinen, über
die sieben Meere verstreuten Ländern. Betrachtet man die genannten Beispiele für die Ein‐
stellung und Bemühungen der Freunde in unterschiedlichen Umfeldern, dann bezeugen sie
alle eine verstärkte Hingabe an die Lehrarbeit, eine wachsende Reife und flexible Beständig‐
keit. Das spiegelt die Glaubenstiefe wider, die Bahá’í aus verschiedstenen Volksgruppen
bewegt.
Der Beitrag der Jugend
Im Einklang mit diesen Beobachtungen stehen die hervorragenden Beiträge der Jugend zur
Verbreitung und Festigung. Ihre Aktivitäten haben in der Drei‐Jahres‐Periode neue Dimen‐
sionen erreicht. Von Jugendkonferenzen und anderen, ihre Interessen berücksichtigenden
Zusammenkünften angetrieben, hat die Jugend in der ganzen Welt ungeheure Mengen an
Zeit, Energie und Eifer für die Lehrarbeit als Reiselehrer innerhalb und außerhalb ihrer Län‐
der und als Teams in gemeinsamen Lehrprojekten eingesetzt, wodurch sie hunderte von
Neuerklärungen und die Bildung von vielen örtlichen Geistigen Räten bewirkte. Mit Hilfe
der Musik und der Künste die Sache zu proklamieren und zu lehren zeichnete ihre Anstren‐
gungen in vielen Orten aus. Die Ausbreitung von Tanz‐ und Theaterworkshops war beson‐
ders wirkungsvoll. Die Beteiligung der Jugend bei den Außenbeziehungen und Verbindun‐
gen zu anderen Gruppen hat dem Glauben auf diesem Gebiet neue Möglichkeiten eröffnet.
Die Verpflichtung zu einem Jahr des Dienstes hat sich weiter verbreitet. Gleichzeitig hat die
Zahl der Jugendlichen merklich zugenommen, die eine berufliche Ausbildung abschlossen
und akademische, fachliche und berufliche Auszeichnung erlangten. All das sind Anzeichen
dafür, daß die Jugend im direktem Dienst am Glauben mehr tut, während sie gleichzeitig
ihren Teil zur allgemeinen Entwicklung der Gesellschaft beiträgt. Zeichen für die Konsoli‐
dierung der Gemeinde ließen sich auch darin erkennen, daß die Freunde sich stärker an so‐
zialen und wirtschaftlichen Entwicklungen beteiligten, besonders auf dem Gebiet der Erzie‐
hung. In einem herausragenden Fall hat eine Regierung die Bahá’í gebeten, die Verantwor‐
tung für die Leitung von sieben Grundschulen zu übernehmen. Sie taten das auch mit der
Unterstützung des Büros für soziale und wirtschaftliche Entwicklung am Weltzentrum. Be‐
achtenswert ist auch, daß in Afrika Bahá’í‐ Gemeinden, die wegen politischer Unruhen in
ihrem Heimatland im Exil leben, weiterhin landwirtschaftliche und andere Projekte entwi‐
ckeln, die ihnen weitgehende wirtschaftliche Unabhängigkeit sichern. Bemühungen, die Stel‐
lung der Frauen zu verbessern, gewinnen in einer Reihe von Ländern an Schwung, wo die
Bahá’í‐Institutionen, zusätzlich zu der Beteiligung von Bahá’í an Projekten, die von anderen
Organisationen gefördert werden, eigene Ausschüsse und Büros einrichteten, um die Inte‐
ressen der Frauen wahrzunehmen. Als Symbol dieses Aufschwungs ist das Büro für die För‐
derung der Frauen der Internationalen Bahá’í‐Gemeinde eingerichtet worden. In einigen
Ländern gab es auch eine beachtliche Beteiligung der Bahá’í an offiziell geförderten Pro‐
grammen zur Hebung des Gesundheitszustands. In anderen Fällen haben Bahá’í selbst sol‐
che Programme angeregt und durchgeführt. Die Arbeit im Bereich der sozialen und wirt‐
schaftlichen Entwicklung ermöglichte auch die dauerhafte Errichtung und Konsolidierung
von größeren Projekte und Organisationen. Drei Pilotprojekte setzten den ersten Schritt in
einer Alphabetisierungskampagne, die das Büro für soziale und wirtschaftliche Entwicklung
über die ganze Welt auszudehnen beabsichtigt. Die Gründung und das Betreiben von Ent‐
wicklungsprojekten durch Bahá’í führten auch zu einer Proklamation des Glaubens, indem
sie die Beteiligung der Bevölkerung und das Interesse der Massenmedien erweckten. Ein
Vorstoß in der Öffentlichkeitsarbeit und bei den Außenbeziehungen, der alle zuvor ver‐
zeichneten Erfolge in einem vergleichbaren Zeitabschnitt übertrifft, hat der Proklamation des
Glaubens großen Auftrieb gegeben. Gewaltige Anstrengungen überall in der Welt führten
dazu, daß der Glaube viel stärker ins Blickfeld trat als je zuvor und verhalfen der Internatio‐
nalen Bahá’í‐Gemeinde zu einem entsprechend höheren Ansehen. In großen Zügen kann
man den Fortschritt daran erkennen, daß große und kleine Bahá’í‐Gemeinden wie selbstver‐
ständlich öffentliche Veranstaltungen unterstützten oder an ihnen teilnahmen, daß die Bahá’í
als eine gesellschaftliche Kraft von Regierungsstellen und Nicht‐Regierungs‐Organisationen
sowie von prominenten Persönlichkeiten anerkannt wurden und leichten Zugang zu den
Medien hatten. Die Berichterstattung über Bahá’í‐ Veranstaltungen und ‐Interessen in der
Presse und den elektronischen Kommunikationsmedien übertraf bei weitem alle Erwartun‐
gen. Unter den Aktivitäten in der ganzen Welt ragen einige besondere Entwicklungen her‐
aus: die Häufigkeit, mit der hohe Beamte Bahá’í zur Teilnahme an Veranstaltungen und Pro‐
jekten einluden oder sie um Hilfe baten; die erfolgreichen Initiativen von Bahá’í bei der Be‐
einflussung von Regierungsmaßnahmen; die Einrichtung von Bahá’í‐Studienprogrammen
und ‐Kursen an Bildungseinrichtungen und Universitäten und die Einführung von Unter‐
richtsmaterial durch öffentliche Schulen; der Einsatz der Künste durch Bahá’í‐ Institutionen,
Gruppen und einzelne bei Proklamationsveranstaltungen. Im Laufe des Jahres 1995 verdeut‐
lichten zwei bedeutende UN‐Ereignisse das sich beschleunigende Aufkeimen der Einheit im
Denken bei Weltunternehmungen, was wiederum die Aufmerksamkeit und Beteiligung der
Bahá’í‐Gemeinde beanspruchte. Zuerst waren am Weltgipfel für Sozialentwicklung im März
in Kopenhagen 250 Freunde aus mehr als 40 Ländern beteiligt, die beeindruckende Anstren‐
gungen unternahmen, um die Teilnehmer des Gipfels und des dazugehörigen Forums mit
den Lehren bekanntzumachen. Bei dieser Gelegenheit wurde das vom Büro für Öffentlich‐
keitsarbeit der Internationalen Bahá’í‐Gemeinde erarbeitete Statement „Entwicklungsper‐
spektiven für die Menschheit“ zum ersten Mal verteilt und diskutiert. Folge‐Aktivitäten
überall in der Welt waren Konferenzen und Seminare sowie die Verteilung des Statements.
Sodann zogen die Vierte Weltfrauenkonferenz in Beijing im September und das parallel ver‐
laufende NRO‐Forum zusätzlich zur offiziellen Delegation der Internationalen Bahá’í‐
Gemeinde über 500 Bahá’í aus aller Welt an. Im selben Jahr veranlaßte der 50. Jahrestag der
Gründung der Vereinten Nationen das Büro der Internationalen Bahá’í‐Gemeinde bei den
UN, eine Stellungnahme „Wendezeit für die Nationen“ herauszugeben und zu verteilen, die
Vorschläge für die Weiterentwicklung der Weltorganisation enthält.
Mehr Öffentlichkeitsarbeit
Zwei Ereignisse sind besonders hervorzuheben, bei denen `Amatuʹl‐Bahá Rúhíyyih Khánum
in herausragender Weise beteiligt war. Im vergangenen Herbst leitete sie eine Delegation
von vier offiziellen Bahá’í‐Vertretern beim Gipfeltreffen der „Alliance between Religions and
Conservation“, die unter der Schirmherrschaft Seiner Königlichen Hoheit Prinz Philip stand
und auf Schloß Windsor stattfand. Im Oktober trat Rúhíyyih Khánum als Hauptrednerin
beim Vierten Internationalen Dialog zum Übergang zur Weltgesellschaft auf, der unter der
Schirmherrschaft der UNESCO (der Internationalen Organisation für Erziehung, Wissen‐
schaft und Kultur der Vereinten Nationen) vom Bahá’í‐Lehrstuhl für Weltfrieden und dem
Fachbereich Geschichte der Universität von Maryland veranstaltet wurde. Nicht unerwähnt
bleiben sollten manch andere bedeutsame Kennzeichen des besprochenen Zeitraums. So
wurde eine Ausgabe des Kitáb‐i‐Aqdas in der Originalsprache Arabisch veröffentlicht, erst‐
mals mit Anmerkungen in Persisch, die den Text wie in der englischen Ausgabe ergänzen.
Das Gesetz der Huqúquʹlláh ist tiefer in den Herzen der Gläubigen in der ganzen Welt ver‐
wurzelt. Während des letzten Jahres des Planes hat der Treuhänder der Huqúquʹlláh, die
Hand der Sache Gottes `Alí‐Muhammad Varqá, seinen Wohnsitz in das Heilige Land verlegt.
Dieser wichtige Schritt bedeutet auch, daß alle drei Hände der Sache Gottes ‐ `Amatuʹl‐Bahá
Rúhíyyih Khánum, `Alí‐Akbar Furútan und Dr. Varqá ‐ nun am Weltzentrum wohnen und
Pilgern, Besuchern und den in Haifa dienenden Freunden Inspiration vermitteln. Vor diesem
Hintergrund ermutigender Entwicklungen begeben wir uns nun zum diesjährigen Ridván in
einen Vier‐Jahres‐Plan, der uns bis Ridván 2000 begleiten wird. Ernsthaft und liebevoll rufen
wir unsere Brüder und Schwestern in allen Ländern auf, mit uns gemeinsam Anstrengungen
in Gang zu setzen, die den Generationen des nahenden 21. Jahrhunderts eine überreiche und
dauerhafte Erbschaft sichern. Der Vier‐Jahres‐Plan hat ein Hauptziel: einen bedeutenden
Fortschritt beim Prozeß des Beitritts in Scharen. Wie wir schon bei anderer Gelegenheit fest‐
stellten, soll solch ein Fortschritt durch eine deutliche Steigerung bei den Aktivitäten und der
Entwicklung des einzelnen Gläubigen, der Institutionen und der örtlichen Gemeinde erreicht
werden.
Die Gemeinde muß größer werden
Die Ausdrucksweise „Fortschritt beim Prozeß des Beitritts in Scharen“ enthält die Vorstel‐
lung, daß die gegenwärtigen Umstände es erfordern und die bestehenden Gelegenheiten es
auch zulassen, daß die Bahá’í‐Weltgemeinde sich in bedeutendem Maße nachhaltig vergrö‐
ßert; daß dieser Aufschwung angesichts der Weltsituation nötig ist; daß die drei beim Auf‐
bau der Ordnung Baháʹuʹlláhs Beteiligten ‐ der einzelne, die Institutionen und die Gemeinde
‐ ein solches Wachstum fördern können, indem sie zunächst geistig und innerlich eine solche
Möglichkeit akzeptieren und dann darauf hinarbeiten, eine große Anzahl neuer Gläubiger
aufzunehmen und dabei die Mittel für die Sicherstellung ihrer geistigen und administrativen
Schulung und Entwicklung in die Wege zu leiten. Dadurch wird die Zahl der kenntnisrei‐
chen, aktiven Gläubigen ‐ sowohl im Bereich des Lehrens als auch in der Administration ‐
vervielfacht, deren engagierte Teilnahme an der Arbeit des Glaubens wieder den ständigen
Zustrom neuer Anhänger, eine ununterbrochene Entfaltung von Bahá’í‐Räten und eine stete
Festigung der Gemeinde gewährleisten wird. Darüber hinaus bedeutet das Bewirken des
Fortschritts des Prozesses, daß jener Prozeß bereits im Gange ist und daß örtliche und natio‐
nale Gemeinden sich dabei in unter‐schiedlichen Phasen befinden. Alle Gemeinden stehen
nun vor der Aufgabe, Schritte zu unternehmen und sich nachhaltig zu bemühen, um ein
Ausmaß an Ausbreitung und Festigung zu erreichen, das ihren Möglichkeiten entspricht.
Der einzelne und die Institutionen, obgleich sie in unterschiedlichen Bereichen tätig sind,
werden aufgerufen, sich zu erheben und den Erfordernissen dieser kritischen Zeit im Leben
unserer Gemeinde und in den Geschicken der Menschheit gerecht zu werden. Die Rolle des
einzelnen ist bei der Arbeit des Glaubens von einzigartiger Wichtigkeit. Es ist der einzelne,
der die Lebendigkeit des Glaubens zum Ausdruck bringt, von der wiederum der Erfolg bei
der Lehrarbeit und die Entwicklung der Gemeinde abhängen. Baháʹuʹlláhs Gebot an jeden
Gläubigen, Seine Sache zu lehren, erlegt eine unausweichliche Verantwortung auf, die nicht
auf irgendeine Institution des Glaubens übertragen oder von dieser übernommen werden
kann. Nur der einzelne kann das Potential hierfür freisetzen wie etwa die Fähigkeit, Initiati‐
ve zu ergreifen, Gelegenheiten wahrzunehmen, Freundschaften zu schließen, persönlich mit
anderen in Kontakt zu treten, Beziehungen aufzubauen, die Zusammenarbeit anderer im
gemeinsamen Dienst am Glauben und an der Gesellschaft zu gewinnen und die von den
beratenden Körperschaften getroffenen Entscheidungen in die Tat umzusetzen. Es ist die
Pflicht des einzelnen, „sorgfältig jeden Weg der Annäherung in Betracht zu ziehen, den er
bei seinen persönlichen Versuchen nutzen möchte, um bei jenen, die er in die schützende
Obhut seines Glaubens einreihen möchte, Aufmerksamkeit zu erwecken, das Interesse
wachzuhalten und ihren Glauben zu vertiefen.“ Um diese Fähigkeiten voll zu nutzen, be‐
zieht der einzelne Kraft aus seiner Liebe zu Baháʹuʹlláh, aus der Macht des Bundes, aus der
Dynamik des Gebets, der aus dem regelmäßigen Lesen und Studieren der Heiligen Texte
abgeleiteten Inspiration und Erziehung und der auf seine Seele einwirkenden verändernden
Kräfte bei seinem Bemühen, sich gemäß den göttlichen Gesetzen und Prinzipien zu verhal‐
ten. Da er mit der Pflicht betraut ist, die Sache zu lehren, wird er darüber hinaus mit der Fä‐
higkeit begabt, die von Baháʹuʹlláh verheißenen besonderen Segnungen anzuziehen. „Wer an
diesem Tage seine Lippen öffnet und den Namen seines Herrn erwähnt, auf den werden die
Scharen göttlicher Eingebung aus dem Himmel Meines Namens, der Allwissende, der All‐
weise, herabkommen. Zu ihm wird auch die Versammlung der Höhe herabsteigen, und je‐
der aus ihr wird einen Kelch reinen Lichtes vorantragen.“
Individuelle Initiativen nötig
Shoghi Effendi hat die absolute Notwendigkeit individueller Initiative und Tat unterstrichen.
Er erklärte, daß ohne die Unterstützung durch den einzelnen, die „gleichzeitig aus ganzem
Herzen, ausdauernd und großzügig“ sein soll, jede Maßnahme und jeder Plan des Nationa‐
len Geistigen Rates „zum Scheitern verurteilt“, die Absicht des Göttlichen Planes des Meis‐
ters „behindert“ seien. Überdies wird die „stützende Kraft Baháʹuʹlláhs Selbst jedem einzel‐
nen vorenthalten werden, wenn er auf lange Sicht versäumt, sich zu erheben und seine Rolle
zu spielen.“ Daher ist der Kernpunkt jedes zu erzielenden Fortschritts der einzelne Gläubige,
der über die Macht des Handelns verfügt, die auch nur er durch seine eigene Initiative und
ausdauernde Tat freisetzen kann. Was nun das Gefühl der Unzulänglichkeit betrifft, die
manchmal die individuelle Initiative hemmt, so vermittelt ein in seinem Auftrag geschriebe‐
ner Brief den Rat des Hüters: „Sie erwähnen besonders den Mangel an Mut und Initiative
seitens der Gläubigen und ein Gefühl der Minderwertigkeit, was sie am öffentlichen Reden
hindert. Es sind genau diese Schwächen, von denen er wünscht, daß die Freunde sie über‐
winden, denn sie lähmen nicht nur ihre Anstrengungen, sondern bewirken sogar, daß die
Flamme des Glaubens in ihren Herzen erstickt wird. Nicht ehe die Freunde sich dessen be‐
wußt werden, daß jeder von ihnen fähig ist, die Botschaft seinem eigenen Maß entsprechend
zu überbringen, können sie je hoffen, die ihnen von einem liebenden und weisen Meister
gesteckten Ziele zu erreichen. ... Jeder ist ein potentieller Lehrer. Man muß nur von dem Ge‐
brauch machen, was Gott einem gegeben hat, und sich so Seines Vertrauens würdig erwei‐
sen.“ Was die Institutionen anbelangt, so wird der Beitritt in Scharen auf sie ebenso Auswir‐
kungen haben wie sie umgekehrt auf ihn. Die Entfaltung der örtlichen und Nationalen
Bahá’í‐Räte erfordert jetzt eine neue Geisteshaltung seitens ihrer Mitglieder wie auch seitens
derer, die sie wählen, denn die Bahá’í‐Gemeinde befindet sich in einem enormen histori‐
schen Prozeß, der jetzt in eine entscheidende Phase tritt. Baháʹuʹlláh hat der Welt Institutio‐
nen gegeben, die in einer neuen Ordnung tätig sein sollen, die dazu bestimmt ist, die Kräfte
einer neuen Kultur zu kanalisieren. Fortschritte in Richtung auf die Verwirklichung dieses
großartigen Zieles erfordern eine bedeutende und fortlaufende Ausdehnung der Bahá’í‐
Gemeinde, so daß ein angemessener Entwicklungsraum für den Reifeprozeß dieser Instituti‐
onen zur Verfügung steht. Diese Angelegenheit ist von unmittelbarer Wichtigkeit für die
erklärten Anhänger Baháʹuʹlláhs in allen Ländern. Damit eine solche Ausdehnung angeregt
und dann auch verkraftet wird, müssen sich Geistige Räte auf ein neues Niveau erheben, um
ihre Verantwortung als Kanäle der göttlichen Führung, Planer der Lehrarbeit, Entwickler der
menschlichen Fähigkeiten, Erbauer von Gemeinden und liebevolle Hirten der Menschen
wahrzunehmen. Sie können diese Möglichkeiten dadurch verwirklichen, daß sie die Fähig‐
keit ihrer Mitglieder verbessern, gemeinsam gemäß den Prinzipien ihres Glaubens Rat zu
halten und mit den Freunden in ihrem Amtsbereich zu beraten, daß sie den Geist des Diens‐
tes fördern, daß sie spontan mit den Kontinentalen Beratern und ihren Hilfsämtern zusam‐
menarbeiten, und daß sie ihre Außenbeziehungen pflegen. Der Fortschritt in der Entfaltung
der Institutionen muß sich vor allem darin zeigen, daß sich die Zahl der Orte vervielfacht, in
denen die Funktionsweise der Geistigen Räte die Fähigkeit des einzelnen Gläubigen, dem
Glauben zu dienen, erhöht und einmütiges Handeln fördert. Mit einem Wort, der Reifegrad
des Geistigen Rates sollte nicht nur daran gemessen werden, wie regelmäßig er zu Sitzungen
zusammenkommt und wie effizient er funktioniert, sondern auch an der beständig wach‐
senden Bahá’í‐Mitgliederzahl, der Effektivität der Wechselbeziehung zwischen dem Rat und
den Mitgliedern seiner Gemeinde, der Qualität des geistigen und sozialen Lebens der Ge‐
meinde und der allgemeinen Lebendigkeit der Gemeinde beim Prozeß einer dynamischen,
ständig fortschreitenden Entwicklung.
Identität der Gemeinde
Die Gemeinde ihrerseits gewinnt ‐ gesondert vom einzelnen und den Institutionen betrachtet
‐ einen eigenen Charakter und eine eigene Identität, während sie an Größe zu‐nimmt. Dies
ist eine notwendige Entwicklung, die besondere Aufmerksamkeit verlangt, sowohl im Hin‐
blick auf Gegenden, wo Neuerklärungen in großem Maße stattgefunden haben, wie auch in
Erwartung und Vorbereitung auf sich zahlreicher ereignende Fälle von Beitritt in Scharen.
Eine Gemeinde ist natürlich mehr als nur die Summe ihrer Mitglieder; sie ist eine umfassen‐
de Einheit der menschlichen Gesellschaft, die sich aus einzelnen, Familien und Institutionen
zusammensetzt, die mit einer gemeinsamen Absicht zum Wohl der Menschen innerhalb und
außerhalb ihrer eigenen Grenzen zusammenarbeiten; sie besteht aus einer Vielfalt von inter‐
agierenden Teilnehmern, die in einer ständigen Suche nach geistigem und sozialem Fort‐
schritt eine Einheit herstellen. Da die Bahá’í überall erst am Beginn des Prozesses der Ge‐
meindebildung stehen, müssen auf diese vordringliche Aufgabe enorme Anstrengungen
verwendet werden. In einer früheren Botschaft haben wir schon darauf hingewiesen, daß das
Aufblühen der Gemeinde vor allem auf örtlicher Ebene eine entscheidende Verbesserung der
Verhaltensweisen erfordert: jener Verhaltensweisen, durch die der kollektive Ausdruck der
Tugenden der einzelnen Mitglieder und die Funktionsweise der Geistigen Räte sich in der
Einheit und Freundschaft innerhalb der Gemeinde und in der Dynamik ihrer Akti‐vitäten
und ihres Wachstums zeigen. Das erfordert die Integration der sie bildenden Elemente ‐ Er‐
wachsene, Jugendliche, Kinder ‐ in geistige, soziale, erzieherische und administrative Aktivi‐
täten und ihre Beteiligung an örtlichen Lehr‐ und Entwicklungsplänen. Dazu gehören ein
kollektiver Wille und die Ausrichtung auf das Ziel, den Geistigen Rat durch jährliche Wah‐
len fortbestehen zu lassen. Es schließt die Ausübung gemeinsamer Andachten ein. Daher ist
es für das geistige Leben der Gemeinde wesentlich, daß die Freunde regelmäßige Andachts‐
versammlungen abhalten, in örtlichen Bahá’í‐Zentren ‐ dort, wo sie zur Verfügung stehen ‐
oder anderswo, die Wohnungen der Freunde inbegriffen.
Gründung von Instituten
Um die Möglichkeiten der Ausbreitung und Festigung umzusetzen, die der Beitritt in Scha‐
ren mit sich bringt, muß eine entschlossene weltweite Anstrengung zur Entwicklung von
menschlichen Fähigkeiten unternommen werden. Das Bemühen einzelner, in ihren Häusern
Studienkreise zu leiten, gelegentliche Vertiefungskurse durch die Institutionen sowie die
informellen Aktivitäten der Gemeinde sind, obgleich wichtig, nicht ausreichend für die Er‐
ziehung und Schulung einer sich rasch ausbreitenden Gemeinde. Daher ist es höchst wichtig,
systematisch neue Methoden zu entwickeln, eine große Zahl von Gläubigen in den Grund‐
wahrheiten des Glaubens zu unterrichten und sie auszubilden und ihnen zu helfen, dem
Glauben mit den ihnen von Gott verliehenen Fähigkeiten zu dienen. Es sollten daher ohne
Verzug ständige Institute mit dem Ziel errichtet werden, nach einem regelmäßigen Zeitplan
gut organisierte, streng methodisch geführte Ausbildungsprogramme anzubieten. Das Insti‐
tut muß natürlich über Räumlichkeiten verfügen können, ohne jedoch unbedingt ein eigenes
Gebäude zu haben. Diese Angelegenheit erfordert eine Intensivierung der Zusammenarbeit
zwischen den Kontinentalen Beratern und den Nationalen Geistigen Räten. Der Erfolg dieser
Fortbildungs‐Institute wird nämlich in einem sehr großen Maße von der aktiven Beteiligung
der Kontinentalen Berater und der Hilfsamtsmitglieder. Es wird nötig sein, daß die Hilfs‐
amtsmitglieder in einer engen Arbeitsbeziehung zu den Instituten und natürlich zu den ört‐
lichen Geistigen Räten stehen, deren Gemeinden Nutzen aus den Programmen ziehen wer‐
den. Da die Institute als Studienzentren zu betrachten sind und da sie ihrem Wesen nach mit
der Verantwortung der Hilfsamtsmitglieder auf dem Gebiet der Bildung und Erziehung
übereinstimmen und diesen den Wirkungskreis für die Ausübung ihrer Verantwortung bie‐
ten, sollte die enge Beteiligung dieser Amtsträger des Glaubens an der Arbeit der Institute
ein Teil ihrer sich ausweitenden Funktionen werden. Für die Entwicklung und Umsetzung
der Instituts‐Programme wird es auch entscheidend sein, auf die Talente und Fähigkeiten
von immer mehr Freunden zurückzugreifen. Da der Ausdruck „Institut“ in der Bahá’í‐
Gemeinde in verschiedener Weise gebraucht wird, bedarf es einer Klarstellung. Die nächsten
vier Jahre stellen eine außergewöhnliche Zeitspanne in der Geschichte des Glaubens dar,
einen Wendepunkt epochalen Ausmaßes. Was die Freunde in der ganzen Welt jetzt tun soll‐
ten, ist, sich selbst, ihre materiellen Mit‐tel, ihre Fähigkeiten und ihre Zeit für die Entwick‐
lung eines Netzwerkes an Fortbildungs‐ Instituten einzubringen. Diese Zentren der Bahá’í‐
Studien werden auf ein sehr praktisches Ergebnis zielen, nämlich das Heranziehen einer
großen Zahl von Gläubigen, die darin ausgebildet sind, den Prozeß des Beitritts in Scharen
wirksam und liebevoll zu fördern und zu erleichtern. „Sammelt euere Kräfte für die Verbrei‐
tung des Glaubens Gottes,“ hat Baháʹuʹlláh Seine Diener angewiesen und hinzugefügt, „Wer
immer einer so hohen Berufung würdig ist, der mache sich auf, den Glauben zu fördern. Wer
dies nicht vermag, hat die Pflicht, jemanden zu bestimmen, der statt seiner diese Offenba‐
rung verkündet...“ Ebenso wie man jemanden bestimmen kann, an der eigenen Stelle zu leh‐
ren, indem man die Ausgaben eines Pioniers oder Reiselehrers deckt, so kann man auch ei‐
nen Lehrer an ein Institut abordnen, der dann natürlich ein Lehrer von Lehrern ist. Dazu
kann man zweckbestimmte Beiträge an den Kontinentalen Bahá’í‐Fonds ebenso wie an die
örtlichen, nationalen und internationalen Fonds leisten.
Die Rolle der Künste
Bei all ihren Bemühungen, das Ziel des Vier‐Jahres‐Planes zu erreichen, bitten wir die
Freunde auch, dem Einsatz der Künste stärkere Aufmerksamkeit zu schenken, nicht nur im
Rahmen der Proklamation, sondern auch bei der Verbreitung und Festigung. Die graphi‐
schen und darstellenden Künste und die Literatur haben bei der Ausweitung des Einflusses
des Glaubens eine wichtige Rolle gespielt und können es auch weiterhin tun. Auf der Ebene
der Volkskunst kann dieser Möglichkeit in allen Teilen der Welt, ob in Dörfern oder Städten,
nachgegangen werden. Shoghi Effendi setzte hohe Erwartungen in die Künste als ein Mittel,
Aufmerksamkeit auf die Lehren zu ziehen. Ein in seinem Auftrag an einen einzelnen Gläu‐
bigen geschriebener Brief vermittelt die Ansicht des Hüters: „Es wird die Zeit kommen, da
der Glaube sich wie ein Lauffeuer verbreiten wird, da sein Geist und seine Lehren auf der
Bühne oder in der Kunst und Literatur als ganzes dargestellt werden wird. Die Kunst kann
besser solche edlen Gefühle wecken als kalte, rationale Erklärungen, besonders unter der
Masse der Bevölkerung.“ Während die Freunde und die Institutionen ihre Anstrengungen
überall darauf richten, den Erfordernissen des Planes zu entsprechen, wird die Arbeit an den
großen Projekten am Berge Karmel fortgeführt bis zu ihrer am Ende des Jahrhunderts erhoff‐
ten Vollendung. Mit dem Ende des Planes zu Ridván 2000 werden das Zentrum zum Studi‐
um der Texte und die Erweiterung des Archivs funktionsfähig sein; das Gebäude des Inter‐
nationalen Lehrzentrums wird bis zur Abschlußphase vorangeschritten sein. Der Abschnitt
der öffentlichen Straße, die den Verlauf der Terrassen oberhalb des Schreines des Báb unter‐
bricht, wird abgesenkt und eine breite Verbindungsbrücke mit ihren eigenen Gärten gebaut
worden sein; fünf der oberen Terrassen werden ebenfalls vollendet sein. Die verbleibenden
vier oberen Terrassen und die zwei am Fuße des Berges werden sich in einem fortgeschritte‐
nen Bauzustand befinden. Ebenso werden andere besondere Bemühungen am Weltzentrum
fortgesetzt. Aufmerksamkeit wird dabei solchen Angelegenheiten geschenkt wie der allge‐
meinen Anwendung weiterer Gesetze des Kitáb‐i‐Aqdas, der Vorbereitung eines neuen Ban‐
des von ausgewählten Schriften Baháʹuʹlláhs in Englisch, der weiteren Entwicklung der Auf‐
gaben des Internationalen Lehrzentrums und der Erkundung von Maßnahmen, wie man die
Zahl der Pilger und Besucher am Weltzentrum erhöhen kann. Die Bahá’í‐Weltgemeinschaft
wird ihre Bemühungen sowohl im Bereich der sozialen und wirtschaftlichen Entwicklung als
auch der Öffentlichkeitsarbeit und Außenbeziehungen ausdehnen und die direkte Zusam‐
menarbeit mit jenen Kräften fortsetzen, die zur Errichtung von Ordnung in der Welt führen.
Das Büro für wirtschaftliche und soziale Entwicklung wird durch Verbesserung seiner Ko‐
ordinationsfähigkeiten und im Rahmen seiner Mittel und Möglichkeiten dabei mithelfen, auf
dem in hunderten von Entwicklungsprojekten in aller Welt erreichten Fortschritt aufzubau‐
en. Auf der Bühne der Öffentlichkeitsarbeit und Außenbeziehungen werden sich die An‐
strengungen darauf richten, die Prozesse in Richtung Weltfrieden zu beeinflussen, insbeson‐
dere durch die Beteiligung der Gemeinde an der Förderung der Menschenrechte, der Stel‐
lung der Frauen, des welt‐weiten Wohlstands und der moralischen Entwicklung. Indem es
diese Themen verfolgt, wird das Büro der Internationalen Bahá’í‐Gemeinde bei den Verein‐
ten Nationen nach Wegen suchen, um die Bande zwischen den Bahá’í und den Vereinten
Nationen zu festigen. Ebenso wird das Büro für Öffentlichkeitsarbeit die Bahá’í‐Institutionen
dabei unterstützen, diese Themen für eine umfassendere Proklamation des Glaubens zu nut‐
zen. Die Verteidigung der Rechte der Bahá’í im Iran und zunehmende Anstrengungen zur
Befreiung des Glaubens in jenem Land und anderen Ländern, in denen er verboten ist, wer‐
den einen wesentlichen Teil unserer Beziehungen mit Regierungen und Nicht‐
Regierungsorganisationen ausmachen. In all diesen Aspekten sind die Bahá’í‐Freunde und
Institutionen dringend aufgefordert, sich der Wichtigkeit von Aktivitäten im Bereich der
Öffentlichkeitsarbeit und der Außenbeziehungen klar bewußt zu sein und ihnen erneut
Aufmerksamkeit zu widmen. Die Bildung von zwei Nationalen Geistigen Räten zu diesem
Ridván verleiht dem Vier‐Jahres‐Plan einen günstigen Anfang. Wir sind hocherfreut anzu‐
kündigen, daß unsere beiden Vertreter bei den ersten Nationaltagungen die Hand der Sache
Gottes `Amatuʹl Bahá Rúhíyyih Khánum in Moldavien und Fred Schechter, Berater am In‐
ternationalen Lehrzentrum, in Sao Tomé und Principe sein werden. Bedauerlicherweise
können die Nationalen Geistigen Räte von Burundi und Ruanda aufgrund von Umständen,
die sich ihrer Kontrolle völlig entziehen, dieses Jahr nicht wieder gewählt werden. Die An‐
zahl dieser Institutionen wird demzufolge weltweit weiterhin 174 betragen.
Ausblick auf das neue Jahrtausend
Ridván 2000, der Zeitpunkt, an dem der Vier‐Jahres‐Plan beendet wird, befindet sich Monate
vor dem Ende des zwanzigsten Jahrhunderts. In jenem Augenblick wird die Bahá’í‐Welt in
dankbarer Anerkennung auf die außerordentlichen Entwicklungen und die erstaunlichen
Errungenschaften zurückblicken, welche die Annalen der Sache Baháʹuʹlláhs während dieses
ereignisreichen Zeitraums ausgezeichnet haben werden ‐ eines Zeitraums, der von `Abduʹl‐
Bahá als „Jahrhundert des Lichtes“ bezeichnet wurde. Eine der bedeutendsten Leistungen,
die dann bewundert werden müssen, wird die Vollendung der Projekte am Berg Karmel
sein, die zusammen mit den anderen Gebäuden auf jenem heiligen Berg als ein Denkmal für
den Fortschritt stehen werden, den die administrative Ordnung zu jenem Zeitpunkt im Ge‐
staltenden Zeitalter erlangt haben wird. Der Höhepunkt einer solchen Würdigung wird, so
Gott will, eine Großveranstaltung am Welt‐zentrum sein, mit der die Vollendung der Ge‐
bäude des Bogens und die Eröffnung der Terrassen des Schreines des Báb für die Öffentlich‐
keit begangen werden sollen. Geliebte Freunde, wir beginnen diesen Plan inmitten der Un‐
ruhe einer Zeit des sich beschleunigenden Übergangs. Der durch die Wucht der Offenbarung
Baháʹuʹlláhs hervorgerufene Zwillingsprozeß schreitet rasch voran, wobei er eine Dynamik
annimmt, die, in den Worten Shoghi Effendis, „jene Mächte, die das Antlitz unseres Planeten
umgestalten, zu einem Höhepunkt führen (wird)“. Der eine ist ein Prozeß der Integration,
der andere ist zerrüttend. Aus der „umfassenden Gärung“, die durch diese Prozesse verur‐
sacht wird, geht der Frieden schrittweise hervor, wodurch die einigenden Auswirkungen
eines wachsenden Bewußtseins von Weltbürgertum offenkundig werden. Im Hinblick auf
dieses Ziel waren die jüngsten Entwicklungen in der Welt paradoxerweise zugleich scho‐
ckierend und beruhigend. Einerseits erzeugt die Unordnung in den menschlichen Angele‐
genheiten ein tägliches Maß des Schreckens, welches die Sinne betäubt, andererseits unter‐
nehmen die Führer der Welt oft gemeinsame Aktionen, die dem Bahá’í‐Beobachter eine Ten‐
denz hin zu einer gemeinsamen Annäherung der Nationen an eine Lösung für die Probleme
der Welt anzeigen. Bedenken Sie zum Beispiel die ungewöhnliche Häufung von weltweiten
Anlässen, zu denen sich diese Führer seit dem Heiligen Jahr vor vier Jahren versammelt ha‐
ben, wie zur Feier des fünfzigsten Jahrestages der Vereinten Nationen, auf der die teilneh‐
menden Staatsoberhäupter und Regierungschefs ihre Verpflichtung zum Weltfrieden erklärt
haben. Erwähnenswert sind auch die Bereitwilligkeit und die Spontaneität, mit der diese
Regierungschefs als Antwort auf eine Reihe von Krisen in verschiedenen Teilen der Welt
gemeinsam gehandelt haben. Solche Tendenzen fallen mit dem aus aufgeklärten Kreisen
stärker werdenden Ruf zusammen, der Möglichkeit, zu einer Art globalen Regierungsform
zu finden, Beachtung zu schenken. Dürfen wir nicht in diesen sich rasch entwickelnden Er‐
eignissen das Walten der Hand der Vorsehung sehen, ja, den eigentlichen Vorboten für das
in unseren Schriften vorhergesagte gewaltige Ereignis? Obgleich die Errichtung des Geringe‐
ren Friedens nicht von irgendeinem Plan oder einer Aktion der Bahá’í abhängig ist und nicht
das letzte Ziel darstellt, das der Menschheit im Goldenen Zeitalter zu erreichen bestimmt ist,
liegt auf unserer Gemeinde doch die Verantwortung, den Prozessen in Richtung auf jenen
Frieden den geistigen Impuls zu verleihen. Genau jetzt ist es nötig, daß wir unsere Bemü‐
hungen beim Aufbau des Bahá’í‐Systems so intensivieren, daß wir die Bestätigungen
Baháʹuʹlláhs anziehen und somit eine geistige Atmosphäre schaffen, die zu einer Beschleuni‐
gung dieser Prozesse führen wird. Vor uns liegen zwei entscheidende Herausforderungen:
Die eine besteht darin, eine Lehrkampagne in Gang zu setzen, an der die ganze Gemeinde
begeistert, systematisch und persönlich teilnimmt und bei der die Aktivierung eines umfas‐
senden Fortbildungsprogramms sicherstellt, daß menschliches Potential in reichem Maße
entwickelt wird. Die zweite ist die Fertigstellung der Bauprojekte am Berge Karmel, für die
jedes nur erdenkliche Opfer gebracht werden muß, um einen freigebigen Fluß materieller
Mittel bereitzustellen. Wenn wir diese zwei Brennpunkte entschlossen anpeilen, werden Be‐
dingungen geschaffen, die dazu führen, daß sich aufgestaute Kräfte freisetzen, die einen
Wandel in der Ausrichtung der menschlichen Angelegenheiten auf dem ganzen Planeten
herbeiführen werden.
Die Oppositon wird kommen
Wie kurz der Weg zum Frieden auch sein mag, er wird verschlungen sein. Wie verheißungs‐
voll das erwartete Ereignis auch sein mag, das seinen Kurs bestimmen wird, er muß in einer
langen Entwicklungszeit reifen, und dazu gehören Prüfungen, Rückschläge und Konflikte
bis zu dem Augenblick, da er unter dem direkten Einfluß des göttlichen Glaubens als der
Größte Friede in Erscheinung tritt. Inzwischen werden die Menschen überall sich der Ver‐
zweiflung und Verwirrung gegenübersehen, ehe es ihnen gelingt, den stattfindenden Über‐
gang zu würdigen. Wir, die wir von der neuen Offenbarung erleuchtet sind, haben das Hei‐
lige Wort, das uns Zuversicht gibt, einen Göttlichen Plan zu unserer Führung, eine Geschich‐
te voller Heldenmut zu unserer Ermutigung. Wir wollen daher Mut fassen, nicht nur aus
dem Wort, das wir hochhalten, sondern auch aus den Heldentaten und Opfern, die auch
heute noch hell aus jenem Lande leuchten, in dem unsere Religion geboren wurde. Siebzehn
Jahre lang haben unsere verfolgten Glaubensbrüder und ‐schwestern im Iran eine Glaubens‐
treue und einen Mut gezeigt, die eine unermeßliche Proklamation des Glaubens bewirkten
und ihn aus der Verborgenheit zwangen. Hierin liegt in unseren eigenen Tagen der lebendi‐
ge Beweis für die gewaltigen Kräfte von Krise und Sieg. So Gott will, wird es nicht zu lange
dauern, bis unsere iranischen Mitgläubigen von dem Joch erlöst werden, das sie tragen, und
dann zu einem ruhmreichen, wunderbaren Sieg geführt werden, wie nur die Gesegnete
Schönheit ihn verleihen kann. Ihre Erfahrung ist ein Zeichen und ein Beispiel für uns alle, wo
immer wir auch leben; denn schließlich, so hat es uns der Meister gesagt, wird die Oppositi‐
on ihr Haupt auf allen Kontinenten erheben. Zwar mag sie von Ort zu Ort unterschiedlich
sein, intensiv wird sie jedoch gewiß sein. Aber dank der stärkenden Gnade Baháʹuʹlláhs und
der demonstrierten Standhaftigkeit jener edlen Freunde werden wir wissen, wie man den
Speeren des Feindes ohne Furcht standhält. Der Herr der Heerscharen hat wahrlich verspro‐
chen, Sein Volk zu einem überwältigenden und entscheidenden Triumph zu führen. Da die
Menschheit von den verheerenden Auswirkungen einer außer Kontrolle geratenen Zivilisa‐
tion geschüttelt und gequält wird, laßt uns unseren Verstand und unsere Herzen auf die vor
uns liegenden göttlichen Aufgaben richten. Denn inmitten dieses Aufruhrs wird es über‐
reichlich Gelegenheiten geben, die ausgeschöpft werden müssen, „um das Wissen um die
erlösende Macht des Glaubens Baháʹuʹlláhs nah und fern zu verbreiten und frische Streitkräf‐
te für das ständig wachsende Heer Seiner Gefolgschaft zu gewinnen.“ Dieser Plan, dem wir
uns jetzt verschrieben haben, ist zu einem der kritischsten Momente im Leben des Planeten
aufgestellt worden. Er soll unsere Gemeinde darauf vorbereiten, die sich beschleunigenden
Veränderungen zu meistern, die sich in der Welt um uns vollziehen, und die Gemeinde in
die Lage versetzen, sowohl der Wucht der damit verbundenen Prüfungen und Herausforde‐
rungen zu widerstehen als auch ein funktionierendes Modell deutlicher sichtbar zu machen,
dem sich die Welt um Hilfe suchend und als Beispiel in den Nachwehen eines tumultartigen
Übergangs zuwenden kann. Auf diese Weise nimmt dieser Plan eine besondere Stelle im
Zeitplan der Bahá’í‐ und der Weltgeschichte ein. Jene unter uns, die für die Vision des Glau‐
bens empfänglich sind, genießen das besondere Vorrecht, bewußt an Bemühungen beteiligt
zu sein, die dazu bestimmt sind, solche Prozesse anzuregen und schließlich voranzutreiben.
Mögen Sie alle sich erheben und die Aufgaben dieses entscheidenden Augenblickes in An‐
griff nehmen. Möge jeder von Ihnen einer kurzen Zeitspanne, die voller Möglichkeiten und
Hoffnungen für die Menschheit steckt, sein oder ihr Siegel aufdrücken. Rufen Sie sich stets
den Ratschlag Shoghi Effendis, der uns unfehlbar leitet, ins Gedächtnis, auf daß Sie nicht von
den drastischen Ereignissen dieser Übergangszeit abgelenkt und übermäßig beunruhigt
werden: „Es ist nicht an uns, die wir winzige Sterbliche sind, in einem so kritischen Ab‐
schnitt der langen, buntbewegten Menschheitsgeschichte zu versuchen, zu einem genauen
und befriedigenden Verständnis der Schritte zu gelangen, welche eine blutende Menschheit,
die ihren Gott erbärmlich vergessen und Baháʹuʹlláh nicht beachtet hat, nach und nach von
ihrem Golgatha zu ihrer endlichen Auferstehung führen. ...Wie verwirrt der Schauplatz, wie
trübe der gegenwärtige Ausblick, wie engbegrenzt die uns verfügbaren Hilfsmittel auch sei‐
en, unser ist die Pflicht, heiter, vertrauensvoll und unaufhörlich zu arbeiten und, auf welche
Weise auch immer die Umstände uns dazu befähigen mögen, unseren Anteil zu geben für
das Wirken der Kräfte, die, von Baháʹuʹlláh geleitet und gelenkt, die Menschheit aus dem Tal
des Elends und der Schmach auf die erhabensten Höhen der Macht und Herrlichkeit füh‐
ren.“
Das Universale Haus der Gerechtigkeit
Das Universale Haus der Gerechtigkeit
Ridvan 1996
An die Bahá’í der Welt
Innig geliebte Freunde,
Mit vor Dankbarkeit zur Gesegneten Schönheit überfließenden Herzen erkennen wir die
überreichen Zeichen Seiner Gnade während des Drei‐Jahres‐Planes, der mit dem diesjähri‐
gen Ridván‐Fest zu Ende geht. Der belebende Geist des Heiligen Jahres, der dem Beginn des
Planes zu Ridván 1993 den Schwung gab, durchzog diese Zeit der konzentrierten Anstren‐
gungen und verlieh unserer Weltgemeinde größere Festigkeit, Spannkraft, Reife und Zuver‐
sicht als je zuvor. Gleichzeitig ist das Ansehen der Gemeinde stark gestiegen. Wenn dieser
Plan auch nicht mit einer dramatischen zahlenmäßigen Ausbreitung endet, gleichwohl es in
einigen Ländern eine beachtliche Zunahme an Mitgliedern gab, so ist das Ergebnis doch eine
mit neuen Qualitäten bereicherte Gemeinde, eine Gemeinde, die darauf vorbereitet ist, die
unmittelbar vor uns liegenden Aussichten auf den Fortschritt des Glaubens voll auszuschöp‐
fen.
Die großartige Entwicklung der Projekte am Berge Karmel fallen unter den meßbaren Leis‐
tungen dieser Zeit besonders ins Auge. Trotz zahlreicher Schwierigkeiten wurden die in un‐
serer Botschaft zum Drei‐Jahres‐Plan vorhergesehenen Errungenschaften gänzlich erreicht.
Alle Phasen des Baus sind eingeleitet. Der Rohbau des Zentrums zum Studium der Texte
und der Erweiterung des Internationalen Archivgebäudes wurde errichtet, die Arbeiten an
diesen Gebäuden sind bis zur Inangriffnahme des Innenausbaus und der Fassadenarbeiten
fortgeschritten. Die Errichtung des ständigen Sitzes des Internationalen Lehrzentrums, dem
dritten im Bau befindlichen Gebäude am Bogen, macht schnelle Fortschritte. Sieben Terras‐
sen unterhalb des Schreines des Báb sind vollendet und lassen schon den sich abzeichnenden
Strahlenglanz vom Fuß bis zum Gipfel von Gottes Heiligem Berg erkennen. Eine aufmerk‐
same Öffentlichkeit ist beeindruckt von der Schönheit, die sich wie ein Teppich über den
Hang des Berges ausbreitet.
Die greifbare Realität des Fortschritts, der bisher so wunderbar verwirklicht wurde, ist Be‐
weis einer noch größeren Errungenschaft, nämlich die vereinte Zielrichtung, die in der ge‐
samten globalen Gemeinde bei der Verfolgung dieser gigantischen gemeinsamen Unterneh‐
mung erreicht wurde. Das Ausmaß des hervorgerufenen Interesses und der Unterstützung
hat seinen Ausdruck in einem nie dagewesenen Zustrom von Beiträgen gefunden, die einen
Grad an Opferbereitschaft widerspiegeln, der wiederum von der Beschaffenheit des Glau‐
bens sowie der Großzügigkeit des Herzens der Liebenden Bahá’u’lláhs auf dem ganzen Erd‐
ball Zeugnis ablegt. Daß die Beiträge für die Projekte am Berg Karmel das Drei‐Jahres‐Ziel
von 74 Millionen US‐Dollar erreicht haben, ist eine zweite meßbare und außergewöhnliche
Leistung, die zuversichtlich macht, daß die notwendige finanzielle Unterstützung für diese
Projekte bis zu deren Fertigstellung am Ende des Jahrhunderts andauern wird.
Die Zeichen des Fortschritts waren in den vergangenen drei Jahren in weiten und vielfälti‐
gen Bereichen offenkundig. Die bemerkenswerten Bemühungen um die Ausbreitung und
Festigung der Gemeinde, die vermehrten Unternehmungen im Bereich der sozialen und
wirtschaftlichen Entwicklung und ein beispielloser Vorstoß auf dem Gebiet der Öffentlich‐
keitsarbeit und Außenbeziehungen ergeben das Bild einer Gemeinde, die mit neuen Fähig‐
keiten begabt ist.
Neue Lehrmethoden
Auf dem Feld des Lehrens gab es eine allgemeine Zunahme der Aktivitäten, was sich in der
Bildung zwölf neuer Nationaler Geistiger Räte im Verlauf des Planes und im Anstieg der
Pionier‐ und Reiselehrertätigkeit zeigte. In vielen Ländern waren die Gläubigen entflammt
von der neuen Herangehensweise, die in dem während des Planes veröffentlichten Pio‐
nieraufruf vorgeschlagen wurde. Die Zahl der Pioniere aus und in verschiedene Länder war
hoch, und es gab eine wahre Flut von Reiselehrern, die sowohl im Heimatland wie auch im
Ausland tätig waren. Systematische Ansätze zu gemeinsamen Lehraktivitäten und gezielt
konzipierten langfristigen Lehrprojekten zeigten Früchte und ließen sich deutlicher als je
zuvor in vielen Ländern erkennen. Die Energie und Kreativität, die die verschiedenen Ent‐
wicklungen in der Ausbreitung und Festigung begleiteten, ist in hohem Maße auf den vom
Internationalen Lehrzentrum bewiesenen Unternehmungsgeist zurückzuführen. Seine stän‐
dige Anleitung und Ermutigung der Kontinentalen Beraterämter; seine Empfehlung neuer
Methoden für die Aussendung von Pionieren, wie sie vom Universalen Haus der Gerechtig‐
keit in seinem in den ersten Monaten des Planes veröffentlichten Pionieraufruf bestätigt
wurden, und seine re‐gelmäßige Unterstützung der ihrer Obhut unterstellten Kontinentalen
Pionierausschüsse; seine unermüdliche Aufmerksamkeit auf den Bedarf an Erziehung und
Vertiefung in der Gemeinde, die in seinem Austausch und seiner Arbeit mit Beratern zum
Ausdruck kam, wenn es darum ging, in Lehrprojekte auch Vertiefungsprogramme für neu‐
erklärte Gläubige einzufügen, Kurse und Arbeitsgruppen für die Heranbildung verschiede‐
ner Fähigkeiten zu entwickeln, Lehrer für Kinder auszubilden und die Zahl der Kinderklas‐
sen zu erhöhen; seine Ermutigung von Bemühungen, Fortbildungs‐Institute in verschiede‐
nen Teilen der Welt zu errichten ‐ all das hat widerhallende Ergebnisse gezeitigt. Besondere
Anerkennung muß dem Lehrzentrum auch für den Einfluß gezollt werden, den es über die
Berater auf die Einführung von Basis‐Literaturprogrammen in immer mehr Ländern ausüb‐
te. Durch solche Programme wurden einige für die Verbreitung des Glaubens und die Ver‐
tiefung der Gläubigen wesentliche Titel ausgewählt, in großer Zahl gedruckt und zu ermä‐
ßigten Preisen verfügbar gemacht. Der außergewöhnliche Fortschritt in der Entwicklung
dieser so wichtigen, am Weltzentrum wirkenden Institution war deutlich spürbar bei der
Beraterkonferenz im vergangenen Dezember, die den Kurs für die Arbeit dieser hochrangi‐
gen Amtsträger des Glaubens in den unmittelbar vor uns liegenden Jahren absteckte. Eine
bedeutsame Entwicklung ist darin zu sehen, daß die einheimischen Gläubigen in verstärk‐
tem Maße die Verantwortung für die Lehr‐ und Vertiefungsarbeit in ihren Ländern über‐
nahmen. In sehr unruhigen Gebieten wie Angola, Kambodscha, Liberia und Sierra Leone
errangen die Freunde wichtige Siege, entweder bei den Lehraktivitäten, die zu etlichen Er‐
klärungen führten, oder bei der Errichtung und Wiedererrichtung von Bahá’í‐ Räten sowie
beim Aufbau und der Weiterführung von Entwicklungsprojekten. In Gegenden, wo Nationa‐
le Geistige Räte erst kürzlich gebildet wurden, wie in den Ländern des ehemaligen Ost‐
blocks, haben die Freunde ein bewundernswertes Vermögen bewiesen, die Angelegenheiten
des Glaubens zu verwalten. Ein Glanzpunkt dieser Zeit war die plötzliche Steigerung der
Tatkraft, des Muts und der Kreativität der Bahá’í‐Gemeinden auf Inseln in der ganzen Welt.
Die Tätigkeitsbereiche waren weit gefächert und umfaßten das Heranziehen von ortsansäs‐
sigen Lehrern, die Ausbildung und Aussendung von mehreren Dutzend Reiselehrern zu
benachbarten Inseln, die Eröffnung von Grundschulen, die vielfältigen Gelegenheiten für die
Proklamation des Glaubens wie auch die Trägerschaft von Veranstaltungen, an denen hoch‐
rangige Beamte und einflußreiche Persönlichkeiten teilnahmen. Daß in den vergangenen
Jahren Staats‐ und Regierungsoberhäupter von Inselstaaten das Bahá’í‐Weltzentrum besucht
haben, ist ein Anzeichen für die lebhaften Aktivitäten der Gläubigen in diesen kleinen, über
die sieben Meere verstreuten Ländern. Betrachtet man die genannten Beispiele für die Ein‐
stellung und Bemühungen der Freunde in unterschiedlichen Umfeldern, dann bezeugen sie
alle eine verstärkte Hingabe an die Lehrarbeit, eine wachsende Reife und flexible Beständig‐
keit. Das spiegelt die Glaubenstiefe wider, die Bahá’í aus verschiedstenen Volksgruppen
bewegt.
Der Beitrag der Jugend
Im Einklang mit diesen Beobachtungen stehen die hervorragenden Beiträge der Jugend zur
Verbreitung und Festigung. Ihre Aktivitäten haben in der Drei‐Jahres‐Periode neue Dimen‐
sionen erreicht. Von Jugendkonferenzen und anderen, ihre Interessen berücksichtigenden
Zusammenkünften angetrieben, hat die Jugend in der ganzen Welt ungeheure Mengen an
Zeit, Energie und Eifer für die Lehrarbeit als Reiselehrer innerhalb und außerhalb ihrer Län‐
der und als Teams in gemeinsamen Lehrprojekten eingesetzt, wodurch sie hunderte von
Neuerklärungen und die Bildung von vielen örtlichen Geistigen Räten bewirkte. Mit Hilfe
der Musik und der Künste die Sache zu proklamieren und zu lehren zeichnete ihre Anstren‐
gungen in vielen Orten aus. Die Ausbreitung von Tanz‐ und Theaterworkshops war beson‐
ders wirkungsvoll. Die Beteiligung der Jugend bei den Außenbeziehungen und Verbindun‐
gen zu anderen Gruppen hat dem Glauben auf diesem Gebiet neue Möglichkeiten eröffnet.
Die Verpflichtung zu einem Jahr des Dienstes hat sich weiter verbreitet. Gleichzeitig hat die
Zahl der Jugendlichen merklich zugenommen, die eine berufliche Ausbildung abschlossen
und akademische, fachliche und berufliche Auszeichnung erlangten. All das sind Anzeichen
dafür, daß die Jugend im direktem Dienst am Glauben mehr tut, während sie gleichzeitig
ihren Teil zur allgemeinen Entwicklung der Gesellschaft beiträgt. Zeichen für die Konsoli‐
dierung der Gemeinde ließen sich auch darin erkennen, daß die Freunde sich stärker an so‐
zialen und wirtschaftlichen Entwicklungen beteiligten, besonders auf dem Gebiet der Erzie‐
hung. In einem herausragenden Fall hat eine Regierung die Bahá’í gebeten, die Verantwor‐
tung für die Leitung von sieben Grundschulen zu übernehmen. Sie taten das auch mit der
Unterstützung des Büros für soziale und wirtschaftliche Entwicklung am Weltzentrum. Be‐
achtenswert ist auch, daß in Afrika Bahá’í‐ Gemeinden, die wegen politischer Unruhen in
ihrem Heimatland im Exil leben, weiterhin landwirtschaftliche und andere Projekte entwi‐
ckeln, die ihnen weitgehende wirtschaftliche Unabhängigkeit sichern. Bemühungen, die Stel‐
lung der Frauen zu verbessern, gewinnen in einer Reihe von Ländern an Schwung, wo die
Bahá’í‐Institutionen, zusätzlich zu der Beteiligung von Bahá’í an Projekten, die von anderen
Organisationen gefördert werden, eigene Ausschüsse und Büros einrichteten, um die Inte‐
ressen der Frauen wahrzunehmen. Als Symbol dieses Aufschwungs ist das Büro für die För‐
derung der Frauen der Internationalen Bahá’í‐Gemeinde eingerichtet worden. In einigen
Ländern gab es auch eine beachtliche Beteiligung der Bahá’í an offiziell geförderten Pro‐
grammen zur Hebung des Gesundheitszustands. In anderen Fällen haben Bahá’í selbst sol‐
che Programme angeregt und durchgeführt. Die Arbeit im Bereich der sozialen und wirt‐
schaftlichen Entwicklung ermöglichte auch die dauerhafte Errichtung und Konsolidierung
von größeren Projekte und Organisationen. Drei Pilotprojekte setzten den ersten Schritt in
einer Alphabetisierungskampagne, die das Büro für soziale und wirtschaftliche Entwicklung
über die ganze Welt auszudehnen beabsichtigt. Die Gründung und das Betreiben von Ent‐
wicklungsprojekten durch Bahá’í führten auch zu einer Proklamation des Glaubens, indem
sie die Beteiligung der Bevölkerung und das Interesse der Massenmedien erweckten. Ein
Vorstoß in der Öffentlichkeitsarbeit und bei den Außenbeziehungen, der alle zuvor ver‐
zeichneten Erfolge in einem vergleichbaren Zeitabschnitt übertrifft, hat der Proklamation des
Glaubens großen Auftrieb gegeben. Gewaltige Anstrengungen überall in der Welt führten
dazu, daß der Glaube viel stärker ins Blickfeld trat als je zuvor und verhalfen der Internatio‐
nalen Bahá’í‐Gemeinde zu einem entsprechend höheren Ansehen. In großen Zügen kann
man den Fortschritt daran erkennen, daß große und kleine Bahá’í‐Gemeinden wie selbstver‐
ständlich öffentliche Veranstaltungen unterstützten oder an ihnen teilnahmen, daß die Bahá’í
als eine gesellschaftliche Kraft von Regierungsstellen und Nicht‐Regierungs‐Organisationen
sowie von prominenten Persönlichkeiten anerkannt wurden und leichten Zugang zu den
Medien hatten. Die Berichterstattung über Bahá’í‐ Veranstaltungen und ‐Interessen in der
Presse und den elektronischen Kommunikationsmedien übertraf bei weitem alle Erwartun‐
gen. Unter den Aktivitäten in der ganzen Welt ragen einige besondere Entwicklungen her‐
aus: die Häufigkeit, mit der hohe Beamte Bahá’í zur Teilnahme an Veranstaltungen und Pro‐
jekten einluden oder sie um Hilfe baten; die erfolgreichen Initiativen von Bahá’í bei der Be‐
einflussung von Regierungsmaßnahmen; die Einrichtung von Bahá’í‐Studienprogrammen
und ‐Kursen an Bildungseinrichtungen und Universitäten und die Einführung von Unter‐
richtsmaterial durch öffentliche Schulen; der Einsatz der Künste durch Bahá’í‐ Institutionen,
Gruppen und einzelne bei Proklamationsveranstaltungen. Im Laufe des Jahres 1995 verdeut‐
lichten zwei bedeutende UN‐Ereignisse das sich beschleunigende Aufkeimen der Einheit im
Denken bei Weltunternehmungen, was wiederum die Aufmerksamkeit und Beteiligung der
Bahá’í‐Gemeinde beanspruchte. Zuerst waren am Weltgipfel für Sozialentwicklung im März
in Kopenhagen 250 Freunde aus mehr als 40 Ländern beteiligt, die beeindruckende Anstren‐
gungen unternahmen, um die Teilnehmer des Gipfels und des dazugehörigen Forums mit
den Lehren bekanntzumachen. Bei dieser Gelegenheit wurde das vom Büro für Öffentlich‐
keitsarbeit der Internationalen Bahá’í‐Gemeinde erarbeitete Statement „Entwicklungsper‐
spektiven für die Menschheit“ zum ersten Mal verteilt und diskutiert. Folge‐Aktivitäten
überall in der Welt waren Konferenzen und Seminare sowie die Verteilung des Statements.
Sodann zogen die Vierte Weltfrauenkonferenz in Beijing im September und das parallel ver‐
laufende NRO‐Forum zusätzlich zur offiziellen Delegation der Internationalen Bahá’í‐
Gemeinde über 500 Bahá’í aus aller Welt an. Im selben Jahr veranlaßte der 50. Jahrestag der
Gründung der Vereinten Nationen das Büro der Internationalen Bahá’í‐Gemeinde bei den
UN, eine Stellungnahme „Wendezeit für die Nationen“ herauszugeben und zu verteilen, die
Vorschläge für die Weiterentwicklung der Weltorganisation enthält.
Mehr Öffentlichkeitsarbeit
Zwei Ereignisse sind besonders hervorzuheben, bei denen `Amatuʹl‐Bahá Rúhíyyih Khánum
in herausragender Weise beteiligt war. Im vergangenen Herbst leitete sie eine Delegation
von vier offiziellen Bahá’í‐Vertretern beim Gipfeltreffen der „Alliance between Religions and
Conservation“, die unter der Schirmherrschaft Seiner Königlichen Hoheit Prinz Philip stand
und auf Schloß Windsor stattfand. Im Oktober trat Rúhíyyih Khánum als Hauptrednerin
beim Vierten Internationalen Dialog zum Übergang zur Weltgesellschaft auf, der unter der
Schirmherrschaft der UNESCO (der Internationalen Organisation für Erziehung, Wissen‐
schaft und Kultur der Vereinten Nationen) vom Bahá’í‐Lehrstuhl für Weltfrieden und dem
Fachbereich Geschichte der Universität von Maryland veranstaltet wurde. Nicht unerwähnt
bleiben sollten manch andere bedeutsame Kennzeichen des besprochenen Zeitraums. So
wurde eine Ausgabe des Kitáb‐i‐Aqdas in der Originalsprache Arabisch veröffentlicht, erst‐
mals mit Anmerkungen in Persisch, die den Text wie in der englischen Ausgabe ergänzen.
Das Gesetz der Huqúquʹlláh ist tiefer in den Herzen der Gläubigen in der ganzen Welt ver‐
wurzelt. Während des letzten Jahres des Planes hat der Treuhänder der Huqúquʹlláh, die
Hand der Sache Gottes `Alí‐Muhammad Varqá, seinen Wohnsitz in das Heilige Land verlegt.
Dieser wichtige Schritt bedeutet auch, daß alle drei Hände der Sache Gottes ‐ `Amatuʹl‐Bahá
Rúhíyyih Khánum, `Alí‐Akbar Furútan und Dr. Varqá ‐ nun am Weltzentrum wohnen und
Pilgern, Besuchern und den in Haifa dienenden Freunden Inspiration vermitteln. Vor diesem
Hintergrund ermutigender Entwicklungen begeben wir uns nun zum diesjährigen Ridván in
einen Vier‐Jahres‐Plan, der uns bis Ridván 2000 begleiten wird. Ernsthaft und liebevoll rufen
wir unsere Brüder und Schwestern in allen Ländern auf, mit uns gemeinsam Anstrengungen
in Gang zu setzen, die den Generationen des nahenden 21. Jahrhunderts eine überreiche und
dauerhafte Erbschaft sichern. Der Vier‐Jahres‐Plan hat ein Hauptziel: einen bedeutenden
Fortschritt beim Prozeß des Beitritts in Scharen. Wie wir schon bei anderer Gelegenheit fest‐
stellten, soll solch ein Fortschritt durch eine deutliche Steigerung bei den Aktivitäten und der
Entwicklung des einzelnen Gläubigen, der Institutionen und der örtlichen Gemeinde erreicht
werden.
Die Gemeinde muß größer werden
Die Ausdrucksweise „Fortschritt beim Prozeß des Beitritts in Scharen“ enthält die Vorstel‐
lung, daß die gegenwärtigen Umstände es erfordern und die bestehenden Gelegenheiten es
auch zulassen, daß die Bahá’í‐Weltgemeinde sich in bedeutendem Maße nachhaltig vergrö‐
ßert; daß dieser Aufschwung angesichts der Weltsituation nötig ist; daß die drei beim Auf‐
bau der Ordnung Baháʹuʹlláhs Beteiligten ‐ der einzelne, die Institutionen und die Gemeinde
‐ ein solches Wachstum fördern können, indem sie zunächst geistig und innerlich eine solche
Möglichkeit akzeptieren und dann darauf hinarbeiten, eine große Anzahl neuer Gläubiger
aufzunehmen und dabei die Mittel für die Sicherstellung ihrer geistigen und administrativen
Schulung und Entwicklung in die Wege zu leiten. Dadurch wird die Zahl der kenntnisrei‐
chen, aktiven Gläubigen ‐ sowohl im Bereich des Lehrens als auch in der Administration ‐
vervielfacht, deren engagierte Teilnahme an der Arbeit des Glaubens wieder den ständigen
Zustrom neuer Anhänger, eine ununterbrochene Entfaltung von Bahá’í‐Räten und eine stete
Festigung der Gemeinde gewährleisten wird. Darüber hinaus bedeutet das Bewirken des
Fortschritts des Prozesses, daß jener Prozeß bereits im Gange ist und daß örtliche und natio‐
nale Gemeinden sich dabei in unter‐schiedlichen Phasen befinden. Alle Gemeinden stehen
nun vor der Aufgabe, Schritte zu unternehmen und sich nachhaltig zu bemühen, um ein
Ausmaß an Ausbreitung und Festigung zu erreichen, das ihren Möglichkeiten entspricht.
Der einzelne und die Institutionen, obgleich sie in unterschiedlichen Bereichen tätig sind,
werden aufgerufen, sich zu erheben und den Erfordernissen dieser kritischen Zeit im Leben
unserer Gemeinde und in den Geschicken der Menschheit gerecht zu werden. Die Rolle des
einzelnen ist bei der Arbeit des Glaubens von einzigartiger Wichtigkeit. Es ist der einzelne,
der die Lebendigkeit des Glaubens zum Ausdruck bringt, von der wiederum der Erfolg bei
der Lehrarbeit und die Entwicklung der Gemeinde abhängen. Baháʹuʹlláhs Gebot an jeden
Gläubigen, Seine Sache zu lehren, erlegt eine unausweichliche Verantwortung auf, die nicht
auf irgendeine Institution des Glaubens übertragen oder von dieser übernommen werden
kann. Nur der einzelne kann das Potential hierfür freisetzen wie etwa die Fähigkeit, Initiati‐
ve zu ergreifen, Gelegenheiten wahrzunehmen, Freundschaften zu schließen, persönlich mit
anderen in Kontakt zu treten, Beziehungen aufzubauen, die Zusammenarbeit anderer im
gemeinsamen Dienst am Glauben und an der Gesellschaft zu gewinnen und die von den
beratenden Körperschaften getroffenen Entscheidungen in die Tat umzusetzen. Es ist die
Pflicht des einzelnen, „sorgfältig jeden Weg der Annäherung in Betracht zu ziehen, den er
bei seinen persönlichen Versuchen nutzen möchte, um bei jenen, die er in die schützende
Obhut seines Glaubens einreihen möchte, Aufmerksamkeit zu erwecken, das Interesse
wachzuhalten und ihren Glauben zu vertiefen.“ Um diese Fähigkeiten voll zu nutzen, be‐
zieht der einzelne Kraft aus seiner Liebe zu Baháʹuʹlláh, aus der Macht des Bundes, aus der
Dynamik des Gebets, der aus dem regelmäßigen Lesen und Studieren der Heiligen Texte
abgeleiteten Inspiration und Erziehung und der auf seine Seele einwirkenden verändernden
Kräfte bei seinem Bemühen, sich gemäß den göttlichen Gesetzen und Prinzipien zu verhal‐
ten. Da er mit der Pflicht betraut ist, die Sache zu lehren, wird er darüber hinaus mit der Fä‐
higkeit begabt, die von Baháʹuʹlláh verheißenen besonderen Segnungen anzuziehen. „Wer an
diesem Tage seine Lippen öffnet und den Namen seines Herrn erwähnt, auf den werden die
Scharen göttlicher Eingebung aus dem Himmel Meines Namens, der Allwissende, der All‐
weise, herabkommen. Zu ihm wird auch die Versammlung der Höhe herabsteigen, und je‐
der aus ihr wird einen Kelch reinen Lichtes vorantragen.“
Individuelle Initiativen nötig
Shoghi Effendi hat die absolute Notwendigkeit individueller Initiative und Tat unterstrichen.
Er erklärte, daß ohne die Unterstützung durch den einzelnen, die „gleichzeitig aus ganzem
Herzen, ausdauernd und großzügig“ sein soll, jede Maßnahme und jeder Plan des Nationa‐
len Geistigen Rates „zum Scheitern verurteilt“, die Absicht des Göttlichen Planes des Meis‐
ters „behindert“ seien. Überdies wird die „stützende Kraft Baháʹuʹlláhs Selbst jedem einzel‐
nen vorenthalten werden, wenn er auf lange Sicht versäumt, sich zu erheben und seine Rolle
zu spielen.“ Daher ist der Kernpunkt jedes zu erzielenden Fortschritts der einzelne Gläubige,
der über die Macht des Handelns verfügt, die auch nur er durch seine eigene Initiative und
ausdauernde Tat freisetzen kann. Was nun das Gefühl der Unzulänglichkeit betrifft, die
manchmal die individuelle Initiative hemmt, so vermittelt ein in seinem Auftrag geschriebe‐
ner Brief den Rat des Hüters: „Sie erwähnen besonders den Mangel an Mut und Initiative
seitens der Gläubigen und ein Gefühl der Minderwertigkeit, was sie am öffentlichen Reden
hindert. Es sind genau diese Schwächen, von denen er wünscht, daß die Freunde sie über‐
winden, denn sie lähmen nicht nur ihre Anstrengungen, sondern bewirken sogar, daß die
Flamme des Glaubens in ihren Herzen erstickt wird. Nicht ehe die Freunde sich dessen be‐
wußt werden, daß jeder von ihnen fähig ist, die Botschaft seinem eigenen Maß entsprechend
zu überbringen, können sie je hoffen, die ihnen von einem liebenden und weisen Meister
gesteckten Ziele zu erreichen. ... Jeder ist ein potentieller Lehrer. Man muß nur von dem Ge‐
brauch machen, was Gott einem gegeben hat, und sich so Seines Vertrauens würdig erwei‐
sen.“ Was die Institutionen anbelangt, so wird der Beitritt in Scharen auf sie ebenso Auswir‐
kungen haben wie sie umgekehrt auf ihn. Die Entfaltung der örtlichen und Nationalen
Bahá’í‐Räte erfordert jetzt eine neue Geisteshaltung seitens ihrer Mitglieder wie auch seitens
derer, die sie wählen, denn die Bahá’í‐Gemeinde befindet sich in einem enormen histori‐
schen Prozeß, der jetzt in eine entscheidende Phase tritt. Baháʹuʹlláh hat der Welt Institutio‐
nen gegeben, die in einer neuen Ordnung tätig sein sollen, die dazu bestimmt ist, die Kräfte
einer neuen Kultur zu kanalisieren. Fortschritte in Richtung auf die Verwirklichung dieses
großartigen Zieles erfordern eine bedeutende und fortlaufende Ausdehnung der Bahá’í‐
Gemeinde, so daß ein angemessener Entwicklungsraum für den Reifeprozeß dieser Instituti‐
onen zur Verfügung steht. Diese Angelegenheit ist von unmittelbarer Wichtigkeit für die
erklärten Anhänger Baháʹuʹlláhs in allen Ländern. Damit eine solche Ausdehnung angeregt
und dann auch verkraftet wird, müssen sich Geistige Räte auf ein neues Niveau erheben, um
ihre Verantwortung als Kanäle der göttlichen Führung, Planer der Lehrarbeit, Entwickler der
menschlichen Fähigkeiten, Erbauer von Gemeinden und liebevolle Hirten der Menschen
wahrzunehmen. Sie können diese Möglichkeiten dadurch verwirklichen, daß sie die Fähig‐
keit ihrer Mitglieder verbessern, gemeinsam gemäß den Prinzipien ihres Glaubens Rat zu
halten und mit den Freunden in ihrem Amtsbereich zu beraten, daß sie den Geist des Diens‐
tes fördern, daß sie spontan mit den Kontinentalen Beratern und ihren Hilfsämtern zusam‐
menarbeiten, und daß sie ihre Außenbeziehungen pflegen. Der Fortschritt in der Entfaltung
der Institutionen muß sich vor allem darin zeigen, daß sich die Zahl der Orte vervielfacht, in
denen die Funktionsweise der Geistigen Räte die Fähigkeit des einzelnen Gläubigen, dem
Glauben zu dienen, erhöht und einmütiges Handeln fördert. Mit einem Wort, der Reifegrad
des Geistigen Rates sollte nicht nur daran gemessen werden, wie regelmäßig er zu Sitzungen
zusammenkommt und wie effizient er funktioniert, sondern auch an der beständig wach‐
senden Bahá’í‐Mitgliederzahl, der Effektivität der Wechselbeziehung zwischen dem Rat und
den Mitgliedern seiner Gemeinde, der Qualität des geistigen und sozialen Lebens der Ge‐
meinde und der allgemeinen Lebendigkeit der Gemeinde beim Prozeß einer dynamischen,
ständig fortschreitenden Entwicklung.
Identität der Gemeinde
Die Gemeinde ihrerseits gewinnt ‐ gesondert vom einzelnen und den Institutionen betrachtet
‐ einen eigenen Charakter und eine eigene Identität, während sie an Größe zu‐nimmt. Dies
ist eine notwendige Entwicklung, die besondere Aufmerksamkeit verlangt, sowohl im Hin‐
blick auf Gegenden, wo Neuerklärungen in großem Maße stattgefunden haben, wie auch in
Erwartung und Vorbereitung auf sich zahlreicher ereignende Fälle von Beitritt in Scharen.
Eine Gemeinde ist natürlich mehr als nur die Summe ihrer Mitglieder; sie ist eine umfassen‐
de Einheit der menschlichen Gesellschaft, die sich aus einzelnen, Familien und Institutionen
zusammensetzt, die mit einer gemeinsamen Absicht zum Wohl der Menschen innerhalb und
außerhalb ihrer eigenen Grenzen zusammenarbeiten; sie besteht aus einer Vielfalt von inter‐
agierenden Teilnehmern, die in einer ständigen Suche nach geistigem und sozialem Fort‐
schritt eine Einheit herstellen. Da die Bahá’í überall erst am Beginn des Prozesses der Ge‐
meindebildung stehen, müssen auf diese vordringliche Aufgabe enorme Anstrengungen
verwendet werden. In einer früheren Botschaft haben wir schon darauf hingewiesen, daß das
Aufblühen der Gemeinde vor allem auf örtlicher Ebene eine entscheidende Verbesserung der
Verhaltensweisen erfordert: jener Verhaltensweisen, durch die der kollektive Ausdruck der
Tugenden der einzelnen Mitglieder und die Funktionsweise der Geistigen Räte sich in der
Einheit und Freundschaft innerhalb der Gemeinde und in der Dynamik ihrer Akti‐vitäten
und ihres Wachstums zeigen. Das erfordert die Integration der sie bildenden Elemente ‐ Er‐
wachsene, Jugendliche, Kinder ‐ in geistige, soziale, erzieherische und administrative Aktivi‐
täten und ihre Beteiligung an örtlichen Lehr‐ und Entwicklungsplänen. Dazu gehören ein
kollektiver Wille und die Ausrichtung auf das Ziel, den Geistigen Rat durch jährliche Wah‐
len fortbestehen zu lassen. Es schließt die Ausübung gemeinsamer Andachten ein. Daher ist
es für das geistige Leben der Gemeinde wesentlich, daß die Freunde regelmäßige Andachts‐
versammlungen abhalten, in örtlichen Bahá’í‐Zentren ‐ dort, wo sie zur Verfügung stehen ‐
oder anderswo, die Wohnungen der Freunde inbegriffen.
Gründung von Instituten
Um die Möglichkeiten der Ausbreitung und Festigung umzusetzen, die der Beitritt in Scha‐
ren mit sich bringt, muß eine entschlossene weltweite Anstrengung zur Entwicklung von
menschlichen Fähigkeiten unternommen werden. Das Bemühen einzelner, in ihren Häusern
Studienkreise zu leiten, gelegentliche Vertiefungskurse durch die Institutionen sowie die
informellen Aktivitäten der Gemeinde sind, obgleich wichtig, nicht ausreichend für die Er‐
ziehung und Schulung einer sich rasch ausbreitenden Gemeinde. Daher ist es höchst wichtig,
systematisch neue Methoden zu entwickeln, eine große Zahl von Gläubigen in den Grund‐
wahrheiten des Glaubens zu unterrichten und sie auszubilden und ihnen zu helfen, dem
Glauben mit den ihnen von Gott verliehenen Fähigkeiten zu dienen. Es sollten daher ohne
Verzug ständige Institute mit dem Ziel errichtet werden, nach einem regelmäßigen Zeitplan
gut organisierte, streng methodisch geführte Ausbildungsprogramme anzubieten. Das Insti‐
tut muß natürlich über Räumlichkeiten verfügen können, ohne jedoch unbedingt ein eigenes
Gebäude zu haben. Diese Angelegenheit erfordert eine Intensivierung der Zusammenarbeit
zwischen den Kontinentalen Beratern und den Nationalen Geistigen Räten. Der Erfolg dieser
Fortbildungs‐Institute wird nämlich in einem sehr großen Maße von der aktiven Beteiligung
der Kontinentalen Berater und der Hilfsamtsmitglieder. Es wird nötig sein, daß die Hilfs‐
amtsmitglieder in einer engen Arbeitsbeziehung zu den Instituten und natürlich zu den ört‐
lichen Geistigen Räten stehen, deren Gemeinden Nutzen aus den Programmen ziehen wer‐
den. Da die Institute als Studienzentren zu betrachten sind und da sie ihrem Wesen nach mit
der Verantwortung der Hilfsamtsmitglieder auf dem Gebiet der Bildung und Erziehung
übereinstimmen und diesen den Wirkungskreis für die Ausübung ihrer Verantwortung bie‐
ten, sollte die enge Beteiligung dieser Amtsträger des Glaubens an der Arbeit der Institute
ein Teil ihrer sich ausweitenden Funktionen werden. Für die Entwicklung und Umsetzung
der Instituts‐Programme wird es auch entscheidend sein, auf die Talente und Fähigkeiten
von immer mehr Freunden zurückzugreifen. Da der Ausdruck „Institut“ in der Bahá’í‐
Gemeinde in verschiedener Weise gebraucht wird, bedarf es einer Klarstellung. Die nächsten
vier Jahre stellen eine außergewöhnliche Zeitspanne in der Geschichte des Glaubens dar,
einen Wendepunkt epochalen Ausmaßes. Was die Freunde in der ganzen Welt jetzt tun soll‐
ten, ist, sich selbst, ihre materiellen Mit‐tel, ihre Fähigkeiten und ihre Zeit für die Entwick‐
lung eines Netzwerkes an Fortbildungs‐ Instituten einzubringen. Diese Zentren der Bahá’í‐
Studien werden auf ein sehr praktisches Ergebnis zielen, nämlich das Heranziehen einer
großen Zahl von Gläubigen, die darin ausgebildet sind, den Prozeß des Beitritts in Scharen
wirksam und liebevoll zu fördern und zu erleichtern. „Sammelt euere Kräfte für die Verbrei‐
tung des Glaubens Gottes,“ hat Baháʹuʹlláh Seine Diener angewiesen und hinzugefügt, „Wer
immer einer so hohen Berufung würdig ist, der mache sich auf, den Glauben zu fördern. Wer
dies nicht vermag, hat die Pflicht, jemanden zu bestimmen, der statt seiner diese Offenba‐
rung verkündet...“ Ebenso wie man jemanden bestimmen kann, an der eigenen Stelle zu leh‐
ren, indem man die Ausgaben eines Pioniers oder Reiselehrers deckt, so kann man auch ei‐
nen Lehrer an ein Institut abordnen, der dann natürlich ein Lehrer von Lehrern ist. Dazu
kann man zweckbestimmte Beiträge an den Kontinentalen Bahá’í‐Fonds ebenso wie an die
örtlichen, nationalen und internationalen Fonds leisten.
Die Rolle der Künste
Bei all ihren Bemühungen, das Ziel des Vier‐Jahres‐Planes zu erreichen, bitten wir die
Freunde auch, dem Einsatz der Künste stärkere Aufmerksamkeit zu schenken, nicht nur im
Rahmen der Proklamation, sondern auch bei der Verbreitung und Festigung. Die graphi‐
schen und darstellenden Künste und die Literatur haben bei der Ausweitung des Einflusses
des Glaubens eine wichtige Rolle gespielt und können es auch weiterhin tun. Auf der Ebene
der Volkskunst kann dieser Möglichkeit in allen Teilen der Welt, ob in Dörfern oder Städten,
nachgegangen werden. Shoghi Effendi setzte hohe Erwartungen in die Künste als ein Mittel,
Aufmerksamkeit auf die Lehren zu ziehen. Ein in seinem Auftrag an einen einzelnen Gläu‐
bigen geschriebener Brief vermittelt die Ansicht des Hüters: „Es wird die Zeit kommen, da
der Glaube sich wie ein Lauffeuer verbreiten wird, da sein Geist und seine Lehren auf der
Bühne oder in der Kunst und Literatur als ganzes dargestellt werden wird. Die Kunst kann
besser solche edlen Gefühle wecken als kalte, rationale Erklärungen, besonders unter der
Masse der Bevölkerung.“ Während die Freunde und die Institutionen ihre Anstrengungen
überall darauf richten, den Erfordernissen des Planes zu entsprechen, wird die Arbeit an den
großen Projekten am Berge Karmel fortgeführt bis zu ihrer am Ende des Jahrhunderts erhoff‐
ten Vollendung. Mit dem Ende des Planes zu Ridván 2000 werden das Zentrum zum Studi‐
um der Texte und die Erweiterung des Archivs funktionsfähig sein; das Gebäude des Inter‐
nationalen Lehrzentrums wird bis zur Abschlußphase vorangeschritten sein. Der Abschnitt
der öffentlichen Straße, die den Verlauf der Terrassen oberhalb des Schreines des Báb unter‐
bricht, wird abgesenkt und eine breite Verbindungsbrücke mit ihren eigenen Gärten gebaut
worden sein; fünf der oberen Terrassen werden ebenfalls vollendet sein. Die verbleibenden
vier oberen Terrassen und die zwei am Fuße des Berges werden sich in einem fortgeschritte‐
nen Bauzustand befinden. Ebenso werden andere besondere Bemühungen am Weltzentrum
fortgesetzt. Aufmerksamkeit wird dabei solchen Angelegenheiten geschenkt wie der allge‐
meinen Anwendung weiterer Gesetze des Kitáb‐i‐Aqdas, der Vorbereitung eines neuen Ban‐
des von ausgewählten Schriften Baháʹuʹlláhs in Englisch, der weiteren Entwicklung der Auf‐
gaben des Internationalen Lehrzentrums und der Erkundung von Maßnahmen, wie man die
Zahl der Pilger und Besucher am Weltzentrum erhöhen kann. Die Bahá’í‐Weltgemeinschaft
wird ihre Bemühungen sowohl im Bereich der sozialen und wirtschaftlichen Entwicklung als
auch der Öffentlichkeitsarbeit und Außenbeziehungen ausdehnen und die direkte Zusam‐
menarbeit mit jenen Kräften fortsetzen, die zur Errichtung von Ordnung in der Welt führen.
Das Büro für wirtschaftliche und soziale Entwicklung wird durch Verbesserung seiner Ko‐
ordinationsfähigkeiten und im Rahmen seiner Mittel und Möglichkeiten dabei mithelfen, auf
dem in hunderten von Entwicklungsprojekten in aller Welt erreichten Fortschritt aufzubau‐
en. Auf der Bühne der Öffentlichkeitsarbeit und Außenbeziehungen werden sich die An‐
strengungen darauf richten, die Prozesse in Richtung Weltfrieden zu beeinflussen, insbeson‐
dere durch die Beteiligung der Gemeinde an der Förderung der Menschenrechte, der Stel‐
lung der Frauen, des welt‐weiten Wohlstands und der moralischen Entwicklung. Indem es
diese Themen verfolgt, wird das Büro der Internationalen Bahá’í‐Gemeinde bei den Verein‐
ten Nationen nach Wegen suchen, um die Bande zwischen den Bahá’í und den Vereinten
Nationen zu festigen. Ebenso wird das Büro für Öffentlichkeitsarbeit die Bahá’í‐Institutionen
dabei unterstützen, diese Themen für eine umfassendere Proklamation des Glaubens zu nut‐
zen. Die Verteidigung der Rechte der Bahá’í im Iran und zunehmende Anstrengungen zur
Befreiung des Glaubens in jenem Land und anderen Ländern, in denen er verboten ist, wer‐
den einen wesentlichen Teil unserer Beziehungen mit Regierungen und Nicht‐
Regierungsorganisationen ausmachen. In all diesen Aspekten sind die Bahá’í‐Freunde und
Institutionen dringend aufgefordert, sich der Wichtigkeit von Aktivitäten im Bereich der
Öffentlichkeitsarbeit und der Außenbeziehungen klar bewußt zu sein und ihnen erneut
Aufmerksamkeit zu widmen. Die Bildung von zwei Nationalen Geistigen Räten zu diesem
Ridván verleiht dem Vier‐Jahres‐Plan einen günstigen Anfang. Wir sind hocherfreut anzu‐
kündigen, daß unsere beiden Vertreter bei den ersten Nationaltagungen die Hand der Sache
Gottes `Amatuʹl Bahá Rúhíyyih Khánum in Moldavien und Fred Schechter, Berater am In‐
ternationalen Lehrzentrum, in Sao Tomé und Principe sein werden. Bedauerlicherweise
können die Nationalen Geistigen Räte von Burundi und Ruanda aufgrund von Umständen,
die sich ihrer Kontrolle völlig entziehen, dieses Jahr nicht wieder gewählt werden. Die An‐
zahl dieser Institutionen wird demzufolge weltweit weiterhin 174 betragen.
Ausblick auf das neue Jahrtausend
Ridván 2000, der Zeitpunkt, an dem der Vier‐Jahres‐Plan beendet wird, befindet sich Monate
vor dem Ende des zwanzigsten Jahrhunderts. In jenem Augenblick wird die Bahá’í‐Welt in
dankbarer Anerkennung auf die außerordentlichen Entwicklungen und die erstaunlichen
Errungenschaften zurückblicken, welche die Annalen der Sache Baháʹuʹlláhs während dieses
ereignisreichen Zeitraums ausgezeichnet haben werden ‐ eines Zeitraums, der von `Abduʹl‐
Bahá als „Jahrhundert des Lichtes“ bezeichnet wurde. Eine der bedeutendsten Leistungen,
die dann bewundert werden müssen, wird die Vollendung der Projekte am Berg Karmel
sein, die zusammen mit den anderen Gebäuden auf jenem heiligen Berg als ein Denkmal für
den Fortschritt stehen werden, den die administrative Ordnung zu jenem Zeitpunkt im Ge‐
staltenden Zeitalter erlangt haben wird. Der Höhepunkt einer solchen Würdigung wird, so
Gott will, eine Großveranstaltung am Welt‐zentrum sein, mit der die Vollendung der Ge‐
bäude des Bogens und die Eröffnung der Terrassen des Schreines des Báb für die Öffentlich‐
keit begangen werden sollen. Geliebte Freunde, wir beginnen diesen Plan inmitten der Un‐
ruhe einer Zeit des sich beschleunigenden Übergangs. Der durch die Wucht der Offenbarung
Baháʹuʹlláhs hervorgerufene Zwillingsprozeß schreitet rasch voran, wobei er eine Dynamik
annimmt, die, in den Worten Shoghi Effendis, „jene Mächte, die das Antlitz unseres Planeten
umgestalten, zu einem Höhepunkt führen (wird)“. Der eine ist ein Prozeß der Integration,
der andere ist zerrüttend. Aus der „umfassenden Gärung“, die durch diese Prozesse verur‐
sacht wird, geht der Frieden schrittweise hervor, wodurch die einigenden Auswirkungen
eines wachsenden Bewußtseins von Weltbürgertum offenkundig werden. Im Hinblick auf
dieses Ziel waren die jüngsten Entwicklungen in der Welt paradoxerweise zugleich scho‐
ckierend und beruhigend. Einerseits erzeugt die Unordnung in den menschlichen Angele‐
genheiten ein tägliches Maß des Schreckens, welches die Sinne betäubt, andererseits unter‐
nehmen die Führer der Welt oft gemeinsame Aktionen, die dem Bahá’í‐Beobachter eine Ten‐
denz hin zu einer gemeinsamen Annäherung der Nationen an eine Lösung für die Probleme
der Welt anzeigen. Bedenken Sie zum Beispiel die ungewöhnliche Häufung von weltweiten
Anlässen, zu denen sich diese Führer seit dem Heiligen Jahr vor vier Jahren versammelt ha‐
ben, wie zur Feier des fünfzigsten Jahrestages der Vereinten Nationen, auf der die teilneh‐
menden Staatsoberhäupter und Regierungschefs ihre Verpflichtung zum Weltfrieden erklärt
haben. Erwähnenswert sind auch die Bereitwilligkeit und die Spontaneität, mit der diese
Regierungschefs als Antwort auf eine Reihe von Krisen in verschiedenen Teilen der Welt
gemeinsam gehandelt haben. Solche Tendenzen fallen mit dem aus aufgeklärten Kreisen
stärker werdenden Ruf zusammen, der Möglichkeit, zu einer Art globalen Regierungsform
zu finden, Beachtung zu schenken. Dürfen wir nicht in diesen sich rasch entwickelnden Er‐
eignissen das Walten der Hand der Vorsehung sehen, ja, den eigentlichen Vorboten für das
in unseren Schriften vorhergesagte gewaltige Ereignis? Obgleich die Errichtung des Geringe‐
ren Friedens nicht von irgendeinem Plan oder einer Aktion der Bahá’í abhängig ist und nicht
das letzte Ziel darstellt, das der Menschheit im Goldenen Zeitalter zu erreichen bestimmt ist,
liegt auf unserer Gemeinde doch die Verantwortung, den Prozessen in Richtung auf jenen
Frieden den geistigen Impuls zu verleihen. Genau jetzt ist es nötig, daß wir unsere Bemü‐
hungen beim Aufbau des Bahá’í‐Systems so intensivieren, daß wir die Bestätigungen
Baháʹuʹlláhs anziehen und somit eine geistige Atmosphäre schaffen, die zu einer Beschleuni‐
gung dieser Prozesse führen wird. Vor uns liegen zwei entscheidende Herausforderungen:
Die eine besteht darin, eine Lehrkampagne in Gang zu setzen, an der die ganze Gemeinde
begeistert, systematisch und persönlich teilnimmt und bei der die Aktivierung eines umfas‐
senden Fortbildungsprogramms sicherstellt, daß menschliches Potential in reichem Maße
entwickelt wird. Die zweite ist die Fertigstellung der Bauprojekte am Berge Karmel, für die
jedes nur erdenkliche Opfer gebracht werden muß, um einen freigebigen Fluß materieller
Mittel bereitzustellen. Wenn wir diese zwei Brennpunkte entschlossen anpeilen, werden Be‐
dingungen geschaffen, die dazu führen, daß sich aufgestaute Kräfte freisetzen, die einen
Wandel in der Ausrichtung der menschlichen Angelegenheiten auf dem ganzen Planeten
herbeiführen werden.
Die Oppositon wird kommen
Wie kurz der Weg zum Frieden auch sein mag, er wird verschlungen sein. Wie verheißungs‐
voll das erwartete Ereignis auch sein mag, das seinen Kurs bestimmen wird, er muß in einer
langen Entwicklungszeit reifen, und dazu gehören Prüfungen, Rückschläge und Konflikte
bis zu dem Augenblick, da er unter dem direkten Einfluß des göttlichen Glaubens als der
Größte Friede in Erscheinung tritt. Inzwischen werden die Menschen überall sich der Ver‐
zweiflung und Verwirrung gegenübersehen, ehe es ihnen gelingt, den stattfindenden Über‐
gang zu würdigen. Wir, die wir von der neuen Offenbarung erleuchtet sind, haben das Hei‐
lige Wort, das uns Zuversicht gibt, einen Göttlichen Plan zu unserer Führung, eine Geschich‐
te voller Heldenmut zu unserer Ermutigung. Wir wollen daher Mut fassen, nicht nur aus
dem Wort, das wir hochhalten, sondern auch aus den Heldentaten und Opfern, die auch
heute noch hell aus jenem Lande leuchten, in dem unsere Religion geboren wurde. Siebzehn
Jahre lang haben unsere verfolgten Glaubensbrüder und ‐schwestern im Iran eine Glaubens‐
treue und einen Mut gezeigt, die eine unermeßliche Proklamation des Glaubens bewirkten
und ihn aus der Verborgenheit zwangen. Hierin liegt in unseren eigenen Tagen der lebendi‐
ge Beweis für die gewaltigen Kräfte von Krise und Sieg. So Gott will, wird es nicht zu lange
dauern, bis unsere iranischen Mitgläubigen von dem Joch erlöst werden, das sie tragen, und
dann zu einem ruhmreichen, wunderbaren Sieg geführt werden, wie nur die Gesegnete
Schönheit ihn verleihen kann. Ihre Erfahrung ist ein Zeichen und ein Beispiel für uns alle, wo
immer wir auch leben; denn schließlich, so hat es uns der Meister gesagt, wird die Oppositi‐
on ihr Haupt auf allen Kontinenten erheben. Zwar mag sie von Ort zu Ort unterschiedlich
sein, intensiv wird sie jedoch gewiß sein. Aber dank der stärkenden Gnade Baháʹuʹlláhs und
der demonstrierten Standhaftigkeit jener edlen Freunde werden wir wissen, wie man den
Speeren des Feindes ohne Furcht standhält. Der Herr der Heerscharen hat wahrlich verspro‐
chen, Sein Volk zu einem überwältigenden und entscheidenden Triumph zu führen. Da die
Menschheit von den verheerenden Auswirkungen einer außer Kontrolle geratenen Zivilisa‐
tion geschüttelt und gequält wird, laßt uns unseren Verstand und unsere Herzen auf die vor
uns liegenden göttlichen Aufgaben richten. Denn inmitten dieses Aufruhrs wird es über‐
reichlich Gelegenheiten geben, die ausgeschöpft werden müssen, „um das Wissen um die
erlösende Macht des Glaubens Baháʹuʹlláhs nah und fern zu verbreiten und frische Streitkräf‐
te für das ständig wachsende Heer Seiner Gefolgschaft zu gewinnen.“ Dieser Plan, dem wir
uns jetzt verschrieben haben, ist zu einem der kritischsten Momente im Leben des Planeten
aufgestellt worden. Er soll unsere Gemeinde darauf vorbereiten, die sich beschleunigenden
Veränderungen zu meistern, die sich in der Welt um uns vollziehen, und die Gemeinde in
die Lage versetzen, sowohl der Wucht der damit verbundenen Prüfungen und Herausforde‐
rungen zu widerstehen als auch ein funktionierendes Modell deutlicher sichtbar zu machen,
dem sich die Welt um Hilfe suchend und als Beispiel in den Nachwehen eines tumultartigen
Übergangs zuwenden kann. Auf diese Weise nimmt dieser Plan eine besondere Stelle im
Zeitplan der Bahá’í‐ und der Weltgeschichte ein. Jene unter uns, die für die Vision des Glau‐
bens empfänglich sind, genießen das besondere Vorrecht, bewußt an Bemühungen beteiligt
zu sein, die dazu bestimmt sind, solche Prozesse anzuregen und schließlich voranzutreiben.
Mögen Sie alle sich erheben und die Aufgaben dieses entscheidenden Augenblickes in An‐
griff nehmen. Möge jeder von Ihnen einer kurzen Zeitspanne, die voller Möglichkeiten und
Hoffnungen für die Menschheit steckt, sein oder ihr Siegel aufdrücken. Rufen Sie sich stets
den Ratschlag Shoghi Effendis, der uns unfehlbar leitet, ins Gedächtnis, auf daß Sie nicht von
den drastischen Ereignissen dieser Übergangszeit abgelenkt und übermäßig beunruhigt
werden: „Es ist nicht an uns, die wir winzige Sterbliche sind, in einem so kritischen Ab‐
schnitt der langen, buntbewegten Menschheitsgeschichte zu versuchen, zu einem genauen
und befriedigenden Verständnis der Schritte zu gelangen, welche eine blutende Menschheit,
die ihren Gott erbärmlich vergessen und Baháʹuʹlláh nicht beachtet hat, nach und nach von
ihrem Golgatha zu ihrer endlichen Auferstehung führen. ...Wie verwirrt der Schauplatz, wie
trübe der gegenwärtige Ausblick, wie engbegrenzt die uns verfügbaren Hilfsmittel auch sei‐
en, unser ist die Pflicht, heiter, vertrauensvoll und unaufhörlich zu arbeiten und, auf welche
Weise auch immer die Umstände uns dazu befähigen mögen, unseren Anteil zu geben für
das Wirken der Kräfte, die, von Baháʹuʹlláh geleitet und gelenkt, die Menschheit aus dem Tal
des Elends und der Schmach auf die erhabensten Höhen der Macht und Herrlichkeit füh‐
ren.“
Das Universale Haus der Gerechtigkeit
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