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Source : www.bahai-biblio.org
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Traduction de courtoisie
MAISON UNIVERSELLE DE JUSTICE
Centre mondial bahá'í, Haïfa, Israël
Ridván 155 / 1998
Aux bahá'ís du monde
Chers amis bahá'ís,
Arrivés à mi-chemin du Plan de quatre ans, nous affirmons d'un cœur léger que la communauté mondiale bahá'íe traverse une étape dynamique d'innovation dans son évolution. Le processus d'entrée en troupes, sur lequel se concentrent ses énergies, est en nette progression.
Trois développements encouragent nos espoirs. Le premier a trait aux solides résultats obtenus partout où fonctionnent des instituts de formation. Ces deux dernières années, des dizaines de milliers d'individus ont suivi jusqu'au bout au moins un cours d'institut. Cela a eu pour effets immédiats de renforcer considérablement leur foi, de leur faire prendre davantage conscience de leur identité spirituelle et d'affermir leur engagement à servir la Foi. La deuxième concerne l'amélioration remarquable de conditions touchant la formation et le renouvellement des Assemblées Spirituelles Locales. La décision de ne former ces institutions qu'au premier jour de Ridván, et ce, principalement à l'initiative des communautés dont elles dépendent, a été mise en application en 1997. Si, comme il était prévu, le nombre d'Assemblées Locales a immédiatement chuté, la baisse n'a pas été très importante ; en fait, une augmentation de leur nombre a été enregistrée dans certains pays. Ce résultat indique que le processus de maturation de ces institutions d'ordonnance divine est en bonne voie. Le troisième est que les amis sont animés d'une nouvelle confiance pour enseigner, et cela donne des résultats impressionnants dans diverses régions. Le potentiel pour un afflux continu et toujours plus important de nouveaux croyants a toujours été considérable, et nous sommes en mesure de dire avec assurance que la capacité de le concrétiser est en train de se développer méthodiquement comme jamais auparavant, avec la poursuite du Plan en cours.
En plus de ces signes de progrès, c'est avec satisfaction que nous avons vu les projets de construction sur le Mont Carmel avancer avec une vitesse fantastique, afin de respecter le calendrier établi pour l'année qui vient de s'achever. Très prochainement, au mois de mai, trois nouvelles Assemblées Spirituelles Nationales seront formées - Sabah, Sarawak et Slovaquie - et l'Assemblée Spirituelle Nationale du Libéria sera rétablie, élevant ainsi à 179 le nombre des piliers de la Maison Universelle de Justice. En contemplant les faveurs divines accordées à notre communauté, nous exprimons notre profonde reconnaissance à chacune des Mains de la Cause de Dieu, au Centre International d'Enseignement, ainsi qu'aux Conseillers et leurs auxiliaires sur tous les continents pour la constance de leurs services. La force grandissante des Assemblées Spirituelles Nationales étaye notre certitude que des victoires retentissantes sont imminentes.
Ce tableau salutaire de l'avenir de la communauté ressort sur la toile de fond confuse d'une planète en désaccord avec elle-même. Et pourtant, au milieu de cette désolation qui envahit l'âme humaine, il est manifeste qu'à un certain niveau de conscience, les peuples du monde perçoivent de plus en plus un mouvement irrésistible vers l'unité et la paix mondiales. Ce sentiment s'éveille à mesure que les progrès stupéfiants de la science et de la technologie font pratiquement disparaître les barrières physiques entre les peuples. Néanmoins, ce mélange de tribulations qui ébranlent le monde et de développements qui le façonnent laisse l'humanité à la fois hébétée et éblouie. Les tempêtes et les tensions qui secouent le tissu social sont incompréhensibles à tous les habitants de la planète sauf à ceux, relativement peu nombreux, qui reconnaissent le dessein de Dieu pour ce jour.
Partout, nos semblables sont imperceptiblement et simultanément soumis aux émotions contradictoires engendrées par l'opération continue de processus concomitants " d'essor et de chute, d'intégration et de désintégration, d'ordre et de chaos ". Ces processus ont été identifiés par Shoghi Effendi comme les aspects du Plan majeur et du Plan mineur de Dieu, les deux moyens connus qui font avancer le dessein de Dieu pour l'humanité. Le Plan majeur s'accompagne de turbulences et de calamités et se développe apparemment de façon aveugle et chaotique, mais en fait il conduit inexorablement l'humanité vers l'unité et la maturité. Ses principaux exécutants sont les gens qui ignorent tout de son action et sont même hostiles à son objectif. Comme Shoghi Effendi l'a indiqué, le Plan majeur de Dieu se sert à la fois " des puissants et des humbles comme pions dans son jeu de construction du monde, pour la réalisation de son objectif immédiat et l'établissement ultime de son Royaume sur terre ". L'accélération des processus qu'il génère provoque des développements qui sont pour nous les bahá'ís, malgré toute la douleur et la souffrance qui les accompagnent au début, les signes de l'émergence de la Moindre Paix.
Contrairement à son Plan majeur, qui opère mystérieusement, le Plan mineur de Dieu est clairement tracé, se déroule selon des processus-règles bien connus, et nous a été donné à exécuter. Son objectif ultime est la Plus Grande Paix. La campagne de quatre ans, au milieu de laquelle nous sommes parvenus, constitue l'étape actuelle de ce Plan mineur. C'est à la réalisation de son objectif que nous devons consacrer toute notre attention et nos énergies. Parfois, il peut sembler que l'opération du Plan majeur perturbe le fonctionnement du Plan mineur, mais les amis ont toutes les raisons de ne pas s'en alarmer. Car ils reconnaissent l'origine de cette turbulence qui ne cesse d'agiter le monde et, selon les paroles de notre Gardien, " reconnaissent sa nécessité, observent avec confiance ses procédés mystérieux, prient ardemment pour que soit mitigée sa sévérité, œuvrent intelligemment à en apaiser la furie, et anticipent avec une parfaite clarté l'aboutissement des craintes et des espoirs qu'elle doit nécessairement engendrer ".
Un tour d'horizon, même rapide, de la scène mondiale de ces dernières années ne peut que mener à des observations qui sont lourdes de sens, en particulier pour un observateur bahá'í. Car, au milieu du vacarme d'une société en pleine agitation peut se discerner une tendance indubitable vers la Moindre Paix. On voit un indice fascinant dans l'engagement plus important des Nations Unies, soutenu par de puissants gouvernements, à essayer de résoudre des problèmes qui se posent dans le monde depuis longtemps ou qui sont urgents. Un autre indice est la reconnaissance spectaculaire par des dirigeants du monde, il y a seulement quelques mois, de ce qu'implique vraiment l'interdépendance de toutes les nations dans le domaine du commerce et de la finance - condition que Shoghi Effendi a envisagée comme un aspect essentiel d'un monde organiquement unifié. Mais un développement encore plus important pour la communauté bahá'íe est le nombre impressionnant de gens en quête de vérité spirituelle. Plusieurs études consacrées à ce phénomène ont été récemment publiées. Les idéologies qui ont dominé la plus grande partie du siècle n'ont plus rien à offrir : alors qu'elles se meurent en ces années de fin de siècle, on voit naître dans l'esprit des hommes une soif de sens et dans leur âme une ardente attente.
Cette soif de spiritualité se caractérise par une agitation, un mécontentement grandissant face à la moralité de la société ; elle est également évidente dans la montée du fondamentalisme parmi diverses sectes religieuses, ainsi que dans la multiplication de nouveaux mouvements se présentant comme des religions ou aspirant à remplacer la religion. Ces observations nous permettent de comprendre l'interaction entre ces deux processus d'impulsion divine qui opèrent sur cette planète. Les occasions multiples ainsi offertes par la providence pour présenter le message de Bahá'u'lláh aux âmes en recherche, sont source de dynamisme pour l'enseignement bahá'í. Les implications pour la tâche du moment sont immensément encourageantes.
Nos espoirs, nos buts, nos possibilités d'aller de l'avant peuvent tous se réaliser si nous concentrons nos efforts sur l'objectif majeur du Plan divin à son stade actuel - à savoir, réaliser une avancée importante du processus d'entrée en troupes. Ce défi peut se relever par un effort accompli avec persévérance et patience. L'entrée en troupes est une possibilité qui est tout à fait à la portée de notre communauté. Une foi inaltérable, la prière, les instigations de l'âme et l'assistance divine sont parmi les conditions indispensables au progrès de toute entreprise bahá'íe. Mais pour réaliser l'entrée en troupes, il est également d'une importance cruciale d'adopter une approche réaliste et une action systématique. Il n'y a plus de raccourcis. La systématisation assure une cohérence de lignes d'action basées sur des plans bien conçus. D'une manière générale, elle implique une approche méthodique dans tout ce qui touche au service bahá'í, que ce soit l'enseignement ou l'administration, l'effort individuel ou collectif. Tout en permettant l'initiative individuelle et la spontanéité, elle suggère le besoin de lucidité, de méthode, d'efficacité, de persévérance, d'équilibre et d'harmonie. La systématisation est un mode de fonctionnement nécessaire, imposé par l'urgence à agir.
Dans le but d'assurer une évolution régulière de la communauté, une fonction des institutions bahá'íes est d'organiser et de maintenir un processus de développement des ressources humaines par lequel les bahá'ís, nouveaux ou anciens déclarés, peuvent acquérir les connaissances et la capacité nécessaires pour soutenir une expansion et une consolidation continue de la communauté. La mise en place d'instituts de formation est cruciale dans cet effort, puisque ce sont des centres qui permettent à de grands nombres d'individus d'acquérir et de développer la capacité à enseigner et à administrer la Foi. Leur existence souligne l'importance de la connaissance de la Foi comme source de force pour revigorer la vie de la communauté bahá'íe et des individus qui la composent.
Les données actuellement disponibles confirment que le Plan de quatre ans réussit là où une approche systématique est comprise et mise en application. Ces même données montrent que les institutions de la Foi, dans leurs efforts de collaboration aux niveaux national, régional et local, ont clairement adhéré à cette compréhension. Par contre, au niveau des individus, sur lesquels repose le succès ultime du Plan, cette compréhension n'est pas aussi claire. Pour cette raison, nous devons insister auprès de nos coreligionnaires sur l'importance que revêt, pour leur effort individuel, cette condition préalable au succès des activités d'enseignement et autres.
Traduit en programmes et projets par les institutions nationales et locales, le Plan, entre autres, donne une direction, définit des buts, stimule l'effort, fournit une variété d'installations et de matériels nécessaires pour faciliter le travail des enseignants et des administrateurs. Ceci est bien entendu indispensable au bon fonctionnement de la communauté mais ne sert que si chacun de ses membres participe activement. Ce faisant, chaque individu aussi doit décider en toute conscience de ce qu'il fera pour servir le Plan, et comment, où et quand il le fera. Cette résolution permet à l'individu d'évaluer le progrès de ses actions, et si nécessaire, d'en modifier le cours. Développer l'habitude d'une telle approche systématique dans l'effort donne sens et plénitude à la vie de tout bahá'í.
Mais au-delà de la nécessité de répondre à l'appel des institutions, l'individu est chargé par Bahá'u'lláh Lui-même du devoir sacré d'enseigner sa cause, acte qu'Il décrit comme " méritoire entre tous ". Tant qu'il y aura des âmes ayant besoin d'être éclairées, ce devoir doit certainement rester l'occupation constante de tout croyant. En accomplissant ce devoir, l'individu est responsable directement devant Bahá'u'lláh. Shoghi Effendi conseille vivement " qu'il n'attende pas de directives ni n'escompte d'encouragement spécial des représentants élus de sa communauté, ni ne se laisse détourner par un obstacle quelconque que ses parents ou ses concitoyens pourraient être enclins à poser sur son chemin, et qu'il ne fasse pas attention à la censure de ses détracteurs ou de ses ennemis ". Les écrits des figures centrales de la Foi et de notre Gardien abondent en conseils et en exhortations à propos du rôle irremplaçable de l'individu dans l'avancement de la cause. Il est donc inévitable que nous nous sentions poussés, à ce moment particulier dans la vie de l'humanité tout entière, à exhorter directement chaque membre de notre communauté à méditer sur la situation urgente à laquelle nous, les auxiliaires de la Beauté d'Abhá, nous sommes tous confrontés.
Notre lot, chers frères et sœurs, est d'être consciemment engagés dans un vaste processus historique comme aucun peuple n'en a jamais fait l'expérience. En tant que communauté mondiale, nous avons à ce jour remporté un succès unique et magnifique, celui de représenter la gamme complète de la race humaine, grâce aux milliers de nos ancêtres spirituels qui ont fait volontiers le don inestimable de leur vie, de leurs efforts et de leurs biens. Il n'existe aucun groupement humain qui peut prétendre avoir créé un système qui se soit avéré capable d'unir tous les enfants de Dieu dans un seul Ordre mondial. Cette réussite nous met non seulement dans une position de force incomparable, mais plus particulièrement dans une position de responsabilité inéluctable. N'avons-nous donc pas tous une obligation divine à remplir, un devoir sacré à accomplir vis-à-vis de tous ceux qui sont encore ignorants de l'appel de la plus récente Manifestation de Dieu ? Le temps ne s'arrête pas, n'attend pas. A chaque heure qui s'écoule, une nouvelle calamité frappe une humanité éperdue. Oserons-nous nous attarder ?
Dans simplement deux ans, le Plan de quatre ans sera terminé, juste quelques mois avant la fin d'un siècle inoubliable. Nous voici donc devant l'imminence d'un double rendez-vous avec le destin. En exaltant le potentiel sans précédent du vingtième siècle, le Maître bien-aimé a affirmé qu'il laisserait à tout jamais des traces. Saisi par cette vision, un disciple vigilant de la Beauté bénie doit sans aucun doute sentir son esprit assailli de questions pressantes quant à savoir quelle part sera la sienne dans ces quelques années fugaces et si, au terme de cette période sans égale, il aura laissé sa marque parmi ces traces durables perçues par l'esprit du Maître. Pour s'assurer d'une réponse qui satisfasse son âme, une seule chose s'impose entre toutes : agir, agir maintenant, et continuer d'agir.
La supplication, que du fond du cœur nous adressons au Seuil sacré en notre nom à tous, est que l'aide divine et de riches confirmations nous soient accordées dans tout ce que nous entreprenons pour réaliser l'objectif urgent du Plan divin, en ce moment si fatidique de l'histoire humaine.
LA MAISON UNIVERSELLE DE JUSTICE.
Source : www.bahai-biblio.org
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Traduction de courtoisie
MAISON UNIVERSELLE DE JUSTICE
Centre mondial bahá'í, Haïfa, Israël
Ridván 155 / 1998
Aux bahá'ís du monde
Chers amis bahá'ís,
Arrivés à mi-chemin du Plan de quatre ans, nous affirmons d'un cœur léger que la communauté mondiale bahá'íe traverse une étape dynamique d'innovation dans son évolution. Le processus d'entrée en troupes, sur lequel se concentrent ses énergies, est en nette progression.
Trois développements encouragent nos espoirs. Le premier a trait aux solides résultats obtenus partout où fonctionnent des instituts de formation. Ces deux dernières années, des dizaines de milliers d'individus ont suivi jusqu'au bout au moins un cours d'institut. Cela a eu pour effets immédiats de renforcer considérablement leur foi, de leur faire prendre davantage conscience de leur identité spirituelle et d'affermir leur engagement à servir la Foi. La deuxième concerne l'amélioration remarquable de conditions touchant la formation et le renouvellement des Assemblées Spirituelles Locales. La décision de ne former ces institutions qu'au premier jour de Ridván, et ce, principalement à l'initiative des communautés dont elles dépendent, a été mise en application en 1997. Si, comme il était prévu, le nombre d'Assemblées Locales a immédiatement chuté, la baisse n'a pas été très importante ; en fait, une augmentation de leur nombre a été enregistrée dans certains pays. Ce résultat indique que le processus de maturation de ces institutions d'ordonnance divine est en bonne voie. Le troisième est que les amis sont animés d'une nouvelle confiance pour enseigner, et cela donne des résultats impressionnants dans diverses régions. Le potentiel pour un afflux continu et toujours plus important de nouveaux croyants a toujours été considérable, et nous sommes en mesure de dire avec assurance que la capacité de le concrétiser est en train de se développer méthodiquement comme jamais auparavant, avec la poursuite du Plan en cours.
En plus de ces signes de progrès, c'est avec satisfaction que nous avons vu les projets de construction sur le Mont Carmel avancer avec une vitesse fantastique, afin de respecter le calendrier établi pour l'année qui vient de s'achever. Très prochainement, au mois de mai, trois nouvelles Assemblées Spirituelles Nationales seront formées - Sabah, Sarawak et Slovaquie - et l'Assemblée Spirituelle Nationale du Libéria sera rétablie, élevant ainsi à 179 le nombre des piliers de la Maison Universelle de Justice. En contemplant les faveurs divines accordées à notre communauté, nous exprimons notre profonde reconnaissance à chacune des Mains de la Cause de Dieu, au Centre International d'Enseignement, ainsi qu'aux Conseillers et leurs auxiliaires sur tous les continents pour la constance de leurs services. La force grandissante des Assemblées Spirituelles Nationales étaye notre certitude que des victoires retentissantes sont imminentes.
Ce tableau salutaire de l'avenir de la communauté ressort sur la toile de fond confuse d'une planète en désaccord avec elle-même. Et pourtant, au milieu de cette désolation qui envahit l'âme humaine, il est manifeste qu'à un certain niveau de conscience, les peuples du monde perçoivent de plus en plus un mouvement irrésistible vers l'unité et la paix mondiales. Ce sentiment s'éveille à mesure que les progrès stupéfiants de la science et de la technologie font pratiquement disparaître les barrières physiques entre les peuples. Néanmoins, ce mélange de tribulations qui ébranlent le monde et de développements qui le façonnent laisse l'humanité à la fois hébétée et éblouie. Les tempêtes et les tensions qui secouent le tissu social sont incompréhensibles à tous les habitants de la planète sauf à ceux, relativement peu nombreux, qui reconnaissent le dessein de Dieu pour ce jour.
Partout, nos semblables sont imperceptiblement et simultanément soumis aux émotions contradictoires engendrées par l'opération continue de processus concomitants " d'essor et de chute, d'intégration et de désintégration, d'ordre et de chaos ". Ces processus ont été identifiés par Shoghi Effendi comme les aspects du Plan majeur et du Plan mineur de Dieu, les deux moyens connus qui font avancer le dessein de Dieu pour l'humanité. Le Plan majeur s'accompagne de turbulences et de calamités et se développe apparemment de façon aveugle et chaotique, mais en fait il conduit inexorablement l'humanité vers l'unité et la maturité. Ses principaux exécutants sont les gens qui ignorent tout de son action et sont même hostiles à son objectif. Comme Shoghi Effendi l'a indiqué, le Plan majeur de Dieu se sert à la fois " des puissants et des humbles comme pions dans son jeu de construction du monde, pour la réalisation de son objectif immédiat et l'établissement ultime de son Royaume sur terre ". L'accélération des processus qu'il génère provoque des développements qui sont pour nous les bahá'ís, malgré toute la douleur et la souffrance qui les accompagnent au début, les signes de l'émergence de la Moindre Paix.
Contrairement à son Plan majeur, qui opère mystérieusement, le Plan mineur de Dieu est clairement tracé, se déroule selon des processus-règles bien connus, et nous a été donné à exécuter. Son objectif ultime est la Plus Grande Paix. La campagne de quatre ans, au milieu de laquelle nous sommes parvenus, constitue l'étape actuelle de ce Plan mineur. C'est à la réalisation de son objectif que nous devons consacrer toute notre attention et nos énergies. Parfois, il peut sembler que l'opération du Plan majeur perturbe le fonctionnement du Plan mineur, mais les amis ont toutes les raisons de ne pas s'en alarmer. Car ils reconnaissent l'origine de cette turbulence qui ne cesse d'agiter le monde et, selon les paroles de notre Gardien, " reconnaissent sa nécessité, observent avec confiance ses procédés mystérieux, prient ardemment pour que soit mitigée sa sévérité, œuvrent intelligemment à en apaiser la furie, et anticipent avec une parfaite clarté l'aboutissement des craintes et des espoirs qu'elle doit nécessairement engendrer ".
Un tour d'horizon, même rapide, de la scène mondiale de ces dernières années ne peut que mener à des observations qui sont lourdes de sens, en particulier pour un observateur bahá'í. Car, au milieu du vacarme d'une société en pleine agitation peut se discerner une tendance indubitable vers la Moindre Paix. On voit un indice fascinant dans l'engagement plus important des Nations Unies, soutenu par de puissants gouvernements, à essayer de résoudre des problèmes qui se posent dans le monde depuis longtemps ou qui sont urgents. Un autre indice est la reconnaissance spectaculaire par des dirigeants du monde, il y a seulement quelques mois, de ce qu'implique vraiment l'interdépendance de toutes les nations dans le domaine du commerce et de la finance - condition que Shoghi Effendi a envisagée comme un aspect essentiel d'un monde organiquement unifié. Mais un développement encore plus important pour la communauté bahá'íe est le nombre impressionnant de gens en quête de vérité spirituelle. Plusieurs études consacrées à ce phénomène ont été récemment publiées. Les idéologies qui ont dominé la plus grande partie du siècle n'ont plus rien à offrir : alors qu'elles se meurent en ces années de fin de siècle, on voit naître dans l'esprit des hommes une soif de sens et dans leur âme une ardente attente.
Cette soif de spiritualité se caractérise par une agitation, un mécontentement grandissant face à la moralité de la société ; elle est également évidente dans la montée du fondamentalisme parmi diverses sectes religieuses, ainsi que dans la multiplication de nouveaux mouvements se présentant comme des religions ou aspirant à remplacer la religion. Ces observations nous permettent de comprendre l'interaction entre ces deux processus d'impulsion divine qui opèrent sur cette planète. Les occasions multiples ainsi offertes par la providence pour présenter le message de Bahá'u'lláh aux âmes en recherche, sont source de dynamisme pour l'enseignement bahá'í. Les implications pour la tâche du moment sont immensément encourageantes.
Nos espoirs, nos buts, nos possibilités d'aller de l'avant peuvent tous se réaliser si nous concentrons nos efforts sur l'objectif majeur du Plan divin à son stade actuel - à savoir, réaliser une avancée importante du processus d'entrée en troupes. Ce défi peut se relever par un effort accompli avec persévérance et patience. L'entrée en troupes est une possibilité qui est tout à fait à la portée de notre communauté. Une foi inaltérable, la prière, les instigations de l'âme et l'assistance divine sont parmi les conditions indispensables au progrès de toute entreprise bahá'íe. Mais pour réaliser l'entrée en troupes, il est également d'une importance cruciale d'adopter une approche réaliste et une action systématique. Il n'y a plus de raccourcis. La systématisation assure une cohérence de lignes d'action basées sur des plans bien conçus. D'une manière générale, elle implique une approche méthodique dans tout ce qui touche au service bahá'í, que ce soit l'enseignement ou l'administration, l'effort individuel ou collectif. Tout en permettant l'initiative individuelle et la spontanéité, elle suggère le besoin de lucidité, de méthode, d'efficacité, de persévérance, d'équilibre et d'harmonie. La systématisation est un mode de fonctionnement nécessaire, imposé par l'urgence à agir.
Dans le but d'assurer une évolution régulière de la communauté, une fonction des institutions bahá'íes est d'organiser et de maintenir un processus de développement des ressources humaines par lequel les bahá'ís, nouveaux ou anciens déclarés, peuvent acquérir les connaissances et la capacité nécessaires pour soutenir une expansion et une consolidation continue de la communauté. La mise en place d'instituts de formation est cruciale dans cet effort, puisque ce sont des centres qui permettent à de grands nombres d'individus d'acquérir et de développer la capacité à enseigner et à administrer la Foi. Leur existence souligne l'importance de la connaissance de la Foi comme source de force pour revigorer la vie de la communauté bahá'íe et des individus qui la composent.
Les données actuellement disponibles confirment que le Plan de quatre ans réussit là où une approche systématique est comprise et mise en application. Ces même données montrent que les institutions de la Foi, dans leurs efforts de collaboration aux niveaux national, régional et local, ont clairement adhéré à cette compréhension. Par contre, au niveau des individus, sur lesquels repose le succès ultime du Plan, cette compréhension n'est pas aussi claire. Pour cette raison, nous devons insister auprès de nos coreligionnaires sur l'importance que revêt, pour leur effort individuel, cette condition préalable au succès des activités d'enseignement et autres.
Traduit en programmes et projets par les institutions nationales et locales, le Plan, entre autres, donne une direction, définit des buts, stimule l'effort, fournit une variété d'installations et de matériels nécessaires pour faciliter le travail des enseignants et des administrateurs. Ceci est bien entendu indispensable au bon fonctionnement de la communauté mais ne sert que si chacun de ses membres participe activement. Ce faisant, chaque individu aussi doit décider en toute conscience de ce qu'il fera pour servir le Plan, et comment, où et quand il le fera. Cette résolution permet à l'individu d'évaluer le progrès de ses actions, et si nécessaire, d'en modifier le cours. Développer l'habitude d'une telle approche systématique dans l'effort donne sens et plénitude à la vie de tout bahá'í.
Mais au-delà de la nécessité de répondre à l'appel des institutions, l'individu est chargé par Bahá'u'lláh Lui-même du devoir sacré d'enseigner sa cause, acte qu'Il décrit comme " méritoire entre tous ". Tant qu'il y aura des âmes ayant besoin d'être éclairées, ce devoir doit certainement rester l'occupation constante de tout croyant. En accomplissant ce devoir, l'individu est responsable directement devant Bahá'u'lláh. Shoghi Effendi conseille vivement " qu'il n'attende pas de directives ni n'escompte d'encouragement spécial des représentants élus de sa communauté, ni ne se laisse détourner par un obstacle quelconque que ses parents ou ses concitoyens pourraient être enclins à poser sur son chemin, et qu'il ne fasse pas attention à la censure de ses détracteurs ou de ses ennemis ". Les écrits des figures centrales de la Foi et de notre Gardien abondent en conseils et en exhortations à propos du rôle irremplaçable de l'individu dans l'avancement de la cause. Il est donc inévitable que nous nous sentions poussés, à ce moment particulier dans la vie de l'humanité tout entière, à exhorter directement chaque membre de notre communauté à méditer sur la situation urgente à laquelle nous, les auxiliaires de la Beauté d'Abhá, nous sommes tous confrontés.
Notre lot, chers frères et sœurs, est d'être consciemment engagés dans un vaste processus historique comme aucun peuple n'en a jamais fait l'expérience. En tant que communauté mondiale, nous avons à ce jour remporté un succès unique et magnifique, celui de représenter la gamme complète de la race humaine, grâce aux milliers de nos ancêtres spirituels qui ont fait volontiers le don inestimable de leur vie, de leurs efforts et de leurs biens. Il n'existe aucun groupement humain qui peut prétendre avoir créé un système qui se soit avéré capable d'unir tous les enfants de Dieu dans un seul Ordre mondial. Cette réussite nous met non seulement dans une position de force incomparable, mais plus particulièrement dans une position de responsabilité inéluctable. N'avons-nous donc pas tous une obligation divine à remplir, un devoir sacré à accomplir vis-à-vis de tous ceux qui sont encore ignorants de l'appel de la plus récente Manifestation de Dieu ? Le temps ne s'arrête pas, n'attend pas. A chaque heure qui s'écoule, une nouvelle calamité frappe une humanité éperdue. Oserons-nous nous attarder ?
Dans simplement deux ans, le Plan de quatre ans sera terminé, juste quelques mois avant la fin d'un siècle inoubliable. Nous voici donc devant l'imminence d'un double rendez-vous avec le destin. En exaltant le potentiel sans précédent du vingtième siècle, le Maître bien-aimé a affirmé qu'il laisserait à tout jamais des traces. Saisi par cette vision, un disciple vigilant de la Beauté bénie doit sans aucun doute sentir son esprit assailli de questions pressantes quant à savoir quelle part sera la sienne dans ces quelques années fugaces et si, au terme de cette période sans égale, il aura laissé sa marque parmi ces traces durables perçues par l'esprit du Maître. Pour s'assurer d'une réponse qui satisfasse son âme, une seule chose s'impose entre toutes : agir, agir maintenant, et continuer d'agir.
La supplication, que du fond du cœur nous adressons au Seuil sacré en notre nom à tous, est que l'aide divine et de riches confirmations nous soient accordées dans tout ce que nous entreprenons pour réaliser l'objectif urgent du Plan divin, en ce moment si fatidique de l'histoire humaine.
LA MAISON UNIVERSELLE DE JUSTICE.
Riḍván-Botschaft 1998 á Das Universale Haus der Gerechtigkeit á Bahá'í Verlag GmbH, Auflage 1.01-Online (1998)
Das Universale Haus der Gerechtigkeit
Bahá’í-Weltzentrum
Ridván 155
An die Bahá’í der Welt
Innig geliebte Freunde!
Freudigen Herzens bestätigen wir zu dieser Halbzeit des Vier-Jahres-Planes, daß die
weltweite Bahá’í-Gemeinschaft in dieser dynamischen Etappe ihrer Entwicklung dabei ist,
neue Wege zu bahnen. Der Prozeß des Beitritts in Scharen, auf den sich ihre Energien
konzentrieren, macht deutliche Fortschritte.
Drei Entwicklungen geben unseren Erwartungen Zuversicht. Die eine besteht in den soliden
Ergebnissen, die überall dort, wo Bahá’í-Institute arbeiten, hervorgerufen werden.
Zehntausende Freunde haben während der letzten zwei Jahre wenigstens einen Institutskurs
abgeschlossen. Die unmittelbaren Auswirkungen auf sie waren ein deutlich gefestigter
Glaube, ein größeres Bewußtsein ihrer geistigen Identität und ein stärkeres Engagement im
Dienst an der Bahá’í-Sache. Die zweite betrifft eine bemerkenswerte Verbesserung der
Bedingungen bei der Bildung und Wiederbildung von örtlichen Geistigen Räten. 1997 wurde
die Entscheidung wirksam, diese Institutionen nur noch am ersten Ridván-Tag und
hauptsächlich auf Initiative der Gemeinde selbst zu bilden. Obgleich die Zahl der örtlichen
Räte weltweit daraufhin abnahm, was nicht unerwartet war, blieb doch der Rückgang gering,
in einigen Ländern wurde sogar eine Zunahme verzeichnet. Dieses Ergebnis deutet darauf hin,
daß der Reifeprozeß dieser göttlich verordneten Institutionen in den richtigen Bahnen
verläuft. Die dritte Entwicklung besteht darin, daß ein neues Vertrauen in die Lehrarbeit die
Freunde beseelt, was in verschiedenen Gegenden beeindruckende Ergebnisse zeitigt. Das
Potential für einen stetigen und ständig zunehmenden Zustrom von neuen Gläubigen war
immer vorhanden, und wir können vertrauensvoll sagen, daß die Fähigkeit es zu
verwirklichen mit der Umsetzung des gegenwärtigen Planes mehr denn je methodisch
entwickelt wird.
Zusätzlich zu diesen Zeichen des Fortschritts freuen wir uns über die bewundernswerte
Geschwindigkeit, mit der die Bauprojekte am Berge Karmel vorangeschritten sind, um den
für das gerade vergangene Jahr gesteckten Zeitplan zu erfüllen. Die Bildung von drei neuen
Nationalen Geistigen Räten - Sabah, Sarawak und Slowakei – sowie die Wiedererrichtung des
Nationalen Geistigen Rates von Liberia steht im Mai bevor. Damit erhöht sich die Zahl der
Pfeiler des Universalen Hauses der Gerechtigkeit auf 179. Während wir über die göttlichen
Gnadengaben nachsinnen, die unserer Gemeinde verliehen werden, anerkennen wir mit
tiefster Dankbarkeit die beständigen Dienste, die von den einzelnen Händen der Sache Gottes,
dem Internationalen Lehrzentrum, den Beratern und ihrer Hilfsämter auf allen Kontinenten
geleistet werden. Die zunehmende Stärke von Nationalen Geistigen Räten festigt unsere
Gewißheit über das unmittelbare Eintreten überwältigender Siege.
Vor dem chaotischen Hintergrund eines Planeten, der mit sich selbst uneins ist, hebt sich
dieses erfreuliche Bild der Zukunftsaussichten der Gemeinde ab. Und doch ist offensichtlich,
daß inmitten der verbreiteten Trostlosigkeit des menschlichen Geistes sich in irgendeiner
Schicht des Bewußtseins unter den Völkern der Welt ein wachsendes Gefühl dafür regt, daß
die Bewegung in Richtung auf globale Einheit und Frieden unwiderstehlich ist. Dieses Gefühl
wird in dem Maße geweckt, wie die materiellen Schranken zwischen den Völkern faktisch
durch die atemberaubenden Fortschritte in den Wissenschaften und ihren Anwendungen
beseitigt werden. Trotzdem bleibt die Menschheit durch eine Serie von welterschütternden
Heimsuchungen und weltgestaltenden Entwicklungen gegenwärtig noch benommen und
verwirrt. Was an Sturm und Ungestüm das soziale Gewebe zur Zeit aufpeitscht, ist für alle
unverständlich außer für jene relativ wenigen Bewohner des Planeten, die Gottes Absicht für
diesen Tag erkannt haben.
Überall sind unsere Mitmenschen, ohne sich dessen gewahr zu sein, zur gleichen Zeit
widersprüchlichen Emotionen unterworfen, hervorgerufen von den fortgesetzten
Auswirkungen simultaner Prozesse „des Aufstiegs und des Verfalls, des Zusammenschlusses
und der Auflösung, der Ordnung und des Chaos“. Shoghi Effendi hat sie als Aspekte des
Größeren und Geringeren Planes Gottes bezeichnet, die zwei bekannten Wege, durch die sich
Seine Absicht für die Menschheit vollzieht. Zum Größeren Plan gehören Umbruch und
katastrophale Erschütterungen und er schreitet mit scheinbar planloser Willkür voran, aber in
Wirklichkeit treibt er die Menschheit unerbittlich zur Einheit und Reife. Das bewirken zum
größten Teil Menschen, die seine Bahn nicht kennen und seinem Ziel sogar feindlich
gegenüberstehen. Shoghi Effendi hat schon darauf hingewiesen, daß Gottes Größerer Plan „in
Seinem die Welt gestaltenden Spiel sowohl die Mächtigen wie die Niedrigen als Figuren
benutzt, um Seinen unmittelbaren Zweck zu erreichen und schließlich Sein Königreich auf
Erden zu errichten.“ Die durch ihn erzeugte Beschleunigung der Prozesse gibt Entwicklungen
neuen Schwung, die bei allem anfänglichen Schmerz und Kummer wir Bahá’í als Anzeichen
dafür erkennen, daß der Geringere Frieden in Erscheinung tritt.
Anders als Sein Größerer Plan, der auf geheimnisvolle Weise wirkt, ist Gottes Geringerer
Plan klar aufgezeichnet, er vollzieht sich über systematische und uns bekannte Prozesse und
wurde uns zur Ausführung übertragen. Sein Endziel ist der Größte Friede. Der vierjährige
Feldzug, dessen Halbzeit wir erreicht haben, stellt die gegenwärtige Phase des Geringeren
Planes dar. Auf das Erreichen seiner Ziele müssen wir daher unsere ganze Aufmerksamkeit
und Energie richten.
Gelegentlich mag es scheinen, daß der Verlauf des Größeren Planes eine Störung im Ablauf
des Geringeren Planes bewirkt, aber die Freunde haben allen Grund, unverzagt zu bleiben.
Denn sie erkennen den Ursprung des in der Welt wiederholt auftretenden Aufruhrs und
„bejahen“, wie schon Shoghi Effendi sagte, „seine Notwendigkeit, beobachten zuversichtlich
seinen geheimnisvollen Verlauf, flehen um Milderung seiner Strenge, mühen sich einsichtig
um eine Abschwächung seines Wütens und richten ihren ungetrübten Blick voraus auf das
Ende der Schrecknisse und die Hoffnungen, das es zwangsläufig zeitigen muß.“
Auch eine flüchtige Betrachtung der Weltszenerie in den letzten Jahren kann nur zu solchen
Beobachtungen führen, die für einen Bahá’í-Betrachter besonders bedeutungsschwer sind.
Zum einen kann man selbst im Getöse einer im Aufruhr befindlichen Gesellschaft eine
unmißverständliche Tendenz in Richtung auf den Geringeren Frieden erkennen. Einen
faszinierenden Hinweis liefert das größere Engagement der Vereinten Nationen an
überfälligen drängenden Weltproblemen, wobei sie von mächtigen Regierungen unterstützt
werden; ein weiterer ergibt sich in allerletzter Zeit aus der Tatsache, daß führende Politiker in
dramatischer Weise erkennen, was die enge Verknüpfung aller Nationen auf dem Gebiet des
Handels und der Finanzen tatsächlich bedeutet - eine Vorbedingung, die Shoghi Effendi schon
lange als einen wesentlichen Aspekt für eine organisch geeinte Welt erkannt hatte. Aber eine
für die Bahá’í-Gemeinschaft noch viel bedeutsamere Entwicklung besteht darin, daß eine
beachtliche Zahl von Menschen jetzt nach geistiger Wahrheit sucht. Mehrere kürzlich
veröffentlichte wissenschaftliche Studien sind diesem Phänomen gewidmet. Ideologien, die
den größten Teil dieses Jahrhunderts beherrschten, haben sich erschöpft; mit ihrem
Schwinden in den letzten Jahren des Jahrhunderts wächst ein Hunger nach Sinn, eine
Sehnsucht der Seele.
Dieser geistige Hunger ist durch Ruhelosigkeit und durch eine sich steigernde
Unzufriedenheit mit dem moralischen Zustand der Gesellschaft gekennzeichnet. Er zeigt sich
auch in einem aufbrechenden Fundamentalismus bei verschiedenen religiösen Sekten und
einer Vervielfachung von Bewegungen, die sich als Religionen ausgeben oder deren Platz
einzunehmen streben. Dies sind Beobachtungen, durch die man die Interaktion zwischen den
zwei auf dem Planeten am Werk befindlichen göttlich vorangetriebenen Prozessen klar
erkennen kann. Die durch die Vorsehung gebotenen vielfältigen Gelegenheiten, die Botschaft
Bahá’u’lláhs suchenden Seelen zu übermitteln, schaffen für den Bahá’í-Lehrer Situationen
voller Möglichkeiten. Die Folgerungen für die vor uns liegende Aufgabe sind ungeheuer
ermutigend.
Unsere Hoffnungen können erfüllt, unsere Ziele erreicht und unsere Möglichkeiten des
Fortschritts können verwirklicht werden, wenn wir unsere Bemühungen auf das Hauptziel des
Göttlichen Planes in seiner gegenwärtigen Phase richten: einen bedeutenden Fortschritt beim
Prozeß des Beitritts in Scharen zu erreichen. Dieser Herausforderung können wir begegnen,
indem wir uns geduldig und ausdauernd bemühen. Der Beitritt in Scharen liegt für unsere
Gemeinschaft in greifbarer Nähe. Beharrlicher Glaube, Gebet, die Eingebungen der Seele,
Göttlicher Beistand - diese gehören als wesentliche Bestandteile zu jeder Bahá’í-
Unternehmung. Um den Beitritt in Scharen zu erreichen, sind jedoch eine realistische
Vorgehensweise und systematisches Handeln von gleicher Wichtigkeit. Auf diesem Weg gibt
es keine Abkürzungen. Systematisches Vorgehen stellt sicher, daß die Handlungslinien
folgerichtig sind und auf wohldurchdachten Plänen basieren. Allgemein gesagt, bedeutet es,
in allem, was Bahá’í-Dienst anbetrifft, methodisch vorzugehen, ob es sich um das Lehren oder
die Administration, um individuelles oder gemeinschaftliches Bemühen handelt. Während
individuelle Initiative und Spontaneität ihren Platz haben, legt doch die Notwendigkeit nahe,
eine klaren Kopf zu behalten, methodisch, effizient, beständig, ausgewogen und harmonisch
zu sein. Systematisierung ist eine notwendige Funktionsweise, die von der Dringlichkeit zum
Handeln beseelt ist.
Um eine systematische Entwicklung der Gemeinde sicherzustellen, besteht eine der Aufgaben
der Bahá’í-Institutionen darin, den Prozeß der Entwicklung von menschlichen Hilfsquellen zu
organisieren und aufrecht zu erhalten, durch den Bahá’í - neue und altgediente in gleicher
Weise - die Kenntnisse und Fähigkeiten erwerben können, eine ständige Ausbreitung und
Festigung der Gemeinde zu unterstützen. Zu diesem Zweck ist die Errichtung von Bahá’í-
Instituten entscheidend, da sie Zentren sind, durch die eine große Anzahl von Personen ihre
Fähigkeit, den Glauben zu lehren und zu verwalten, erwerben und verbessern können. Allein
ihr Bestehen unterstreicht die Wichtigkeit, Wissen über den Glauben zu haben als eine
Kraftquelle, um das Leben der Bahá’í-Gemeinde und der sie bildenden Menschen anzuregen.
Die vorliegenden Fakten bestätigen, daß der Vier-Jahres-Plan dort funktioniert, wo ein
systematisches Vorgehen verstanden und angewandt wird. Die gleichen Fakten zeigen auch,
daß die Institutionen des Glauben in ihren vereinten Bemühungen auf nationaler, regionaler
und örtlicher Ebene sich eindeutig an diese Bedingungen gehalten haben. Bei den einzelnen
jedoch, auf denen der schließliche Erfolg des Planes beruht, ist dieses Verständnis weniger
ausgeprägt. Aus diesem Grunde müssen wir unseren Mitgläubigen gegenüber betonen, wie
wichtig dieses Erfordernis für ihre persönlichen Bemühungen ist, um Erfolge beim Lehren
und bei anderen Unternehmungen zu haben.
In dem Maße wie er von nationalen und örtlichen Institutionen in Programme und Projekte
umgesetzt wird, gibt der Plan u.a. die Richtung an, bezeichnet Ziele, regt zu Bemühungen an
und liefert eine Vielzahl von benötigten Gelegenheiten und Materialien, aus denen die Arbeit
der Lehrer und Administratoren Nutzen ziehen kann. Das ist für ein ordnungsgemäßes
Funktionieren der Gemeinde natürlich notwendig, aber es bleibt ohne Folgen, wenn nicht die
einzelnen Mitglieder durch eine aktive Beteiligung darauf reagieren. Indem er oder sie so
reagiert, muß auch jeder einzelne eine bewußte Entscheidung treffen, was er oder sie im
Dienst an dem Plan tun wird und wie, wo und wann dieses Tun erfolgen soll. Diese
Entscheidung macht es dem einzelnen möglich, den Fortschritt seines Tuns zu überprüfen und
- falls nötig - die zu unternehmenden Schritte teilweise abzuwandeln. Wenn er sich an ein
solches Verfahren des systematischen Bemühens gewöhnt, verleiht jeder Bahá’í seinem
Leben Bedeutung und Erfüllung.
Der einzelne muß nicht nur auf den Aufruf der Institutionen reagieren, er ist darüber hinaus
von Bahá’u’lláh Selbst mit der heiligen Pflicht betraut, Seine Sache zu lehren, was von Ihm
als „die verdienstvollste aller Taten“ bezeichnet wird. Solange es noch Seelen gibt, die der
Erleuchtung bedürfen, bleibt diese Pflicht sicherlich die ständige Beschäftigung jedes
Gläubigen. Was ihre Erfüllung anbetrifft, so ist jeder einzelne direkt Bahá’u’lláh gegenüber
verantwortlich. „Laßt ihn nicht“, rät Shoghi Effendi dringend, „auf irgendwelche
Anweisungen warten oder irgendeine Ermutigung von seiten der gewählten Vertreter seiner
Gemeinde erwarten, noch sollte er durch die Hindernisse abgeschreckt werden, die seine
Verwandten oder Mitbürger geneigt sein mögen, ihm in den Weg zu legen, noch sollte er den
Tadel seiner Kritiker oder Feinde beachten.“ Die Schriften der Zentralgestalten und unseres
Hüters sind überreich an Ratschlägen und Ermahnungen, was die unersetzliche Rolle des
einzelnen beim Fortschritt des Glauben betrifft. Es ist daher unvermeidlich, daß wir uns an
diesem besonderen Zeitpunkt im Leben der gesamten Menschheit dazu gedrängt fühlen, an
jedes einzelne Mitglied unserer Gemeinde zu appellieren und es zu bitten, die dringliche
Situation zu bedenken, der wir uns alle als Helfer der Abhá-Schönheit gegenübersehen.
Es ist unser Schicksal, liebe Brüder und Schwestern, daß wir bewußt an einem ungeheuren
historischen Prozeß beteiligt sind, dergleichen noch nie von irgendeinem Volk erlebt wurde.
Als eine Weltgemeinschaft haben wir bisher einen einzigartigen und großartigen Erfolg
errungen, indem wir - dank der unschätzbaren Opfer von Leben, Mühen und Wertvollem, die
viele Tausende unserer geistigen Vorfahren willig dargebracht haben - das ganze Spektrum
der Menschheit repräsentieren. Es gibt keine andere menschliche Vereinigung, die
beanspruchen kann, ein System errichtet zu haben, das die Fähigkeit unter Beweis gestellt hat,
Gottes Kinder in einer weltumspannenden Ordnung zu vereinen. Diese Leistung verleiht uns
nicht nur eine Position unvergleichlicher Stärke, sondern legt uns auch eine unausweichliche
Verantwortung auf. Hat nicht daher jeder von uns eine göttliche Verpflichtung
wahrzunehmen, eine heilige Pflicht zu erfüllen gegenüber jedem anderen, der sich des Rufes
Gottes jüngster Offenbarung noch nicht bewußt ist? Die Zeit bleibt nicht stehen und wartet
nicht. In jeder verrinnenden Stunde ereilt eine neue Heimsuchung eine aufgewühlte
Menschheit. Wagen wir es da zu zaudern?
In nur zwei Jahren geht der Vier-Jahres-Plan zu Ende, nur wenige Monate vor dem Abschluß
eines unvergeßlichen Jahrhunderts. Eine zweifache Begegnung mit dem Schicksal steht uns
bevor. Indem Er das beispiellose Potential des 20. Jahrhunderts pries, bekräftigte der geliebte
Meister, daß es auf ewig Spuren hinterlassen werde. Im Besitz einer solchen Vision müssen
sich im Geist eines achtsamen Anhängers der Gesegneten Schönheit zweifellos bange Fragen
regen, welche Rolle er oder sie in diesen dahinschwindenden Jahren spielen wird und ob er
oder sie am Ende dieser zukunftsträchtigen Zeit unter den dauerhaften Spuren, die der Meister
vorhersah, ein Zeichen hinterlassen haben wird. Um einer die Seele befriedigenden Antwort
sicher zu sein, ist vor allem eines nötig: handeln, jetzt handeln und beständig handeln.
Wir beten innig an der Heiligen Schwelle für uns alle, daß wir in allem was wir tun, um die
dringlichen Ziele des Göttlichen Planes in einem so schicksalsträchtigen Augenblick der
Menschheitsgeschichte zu erfüllen, göttliche Hilfe und reiche Bestätigung erhalten.
Das Universale Haus der Gerechtigkeit
Das Universale Haus der Gerechtigkeit
Bahá’í-Weltzentrum
Ridván 155
An die Bahá’í der Welt
Innig geliebte Freunde!
Freudigen Herzens bestätigen wir zu dieser Halbzeit des Vier-Jahres-Planes, daß die
weltweite Bahá’í-Gemeinschaft in dieser dynamischen Etappe ihrer Entwicklung dabei ist,
neue Wege zu bahnen. Der Prozeß des Beitritts in Scharen, auf den sich ihre Energien
konzentrieren, macht deutliche Fortschritte.
Drei Entwicklungen geben unseren Erwartungen Zuversicht. Die eine besteht in den soliden
Ergebnissen, die überall dort, wo Bahá’í-Institute arbeiten, hervorgerufen werden.
Zehntausende Freunde haben während der letzten zwei Jahre wenigstens einen Institutskurs
abgeschlossen. Die unmittelbaren Auswirkungen auf sie waren ein deutlich gefestigter
Glaube, ein größeres Bewußtsein ihrer geistigen Identität und ein stärkeres Engagement im
Dienst an der Bahá’í-Sache. Die zweite betrifft eine bemerkenswerte Verbesserung der
Bedingungen bei der Bildung und Wiederbildung von örtlichen Geistigen Räten. 1997 wurde
die Entscheidung wirksam, diese Institutionen nur noch am ersten Ridván-Tag und
hauptsächlich auf Initiative der Gemeinde selbst zu bilden. Obgleich die Zahl der örtlichen
Räte weltweit daraufhin abnahm, was nicht unerwartet war, blieb doch der Rückgang gering,
in einigen Ländern wurde sogar eine Zunahme verzeichnet. Dieses Ergebnis deutet darauf hin,
daß der Reifeprozeß dieser göttlich verordneten Institutionen in den richtigen Bahnen
verläuft. Die dritte Entwicklung besteht darin, daß ein neues Vertrauen in die Lehrarbeit die
Freunde beseelt, was in verschiedenen Gegenden beeindruckende Ergebnisse zeitigt. Das
Potential für einen stetigen und ständig zunehmenden Zustrom von neuen Gläubigen war
immer vorhanden, und wir können vertrauensvoll sagen, daß die Fähigkeit es zu
verwirklichen mit der Umsetzung des gegenwärtigen Planes mehr denn je methodisch
entwickelt wird.
Zusätzlich zu diesen Zeichen des Fortschritts freuen wir uns über die bewundernswerte
Geschwindigkeit, mit der die Bauprojekte am Berge Karmel vorangeschritten sind, um den
für das gerade vergangene Jahr gesteckten Zeitplan zu erfüllen. Die Bildung von drei neuen
Nationalen Geistigen Räten - Sabah, Sarawak und Slowakei – sowie die Wiedererrichtung des
Nationalen Geistigen Rates von Liberia steht im Mai bevor. Damit erhöht sich die Zahl der
Pfeiler des Universalen Hauses der Gerechtigkeit auf 179. Während wir über die göttlichen
Gnadengaben nachsinnen, die unserer Gemeinde verliehen werden, anerkennen wir mit
tiefster Dankbarkeit die beständigen Dienste, die von den einzelnen Händen der Sache Gottes,
dem Internationalen Lehrzentrum, den Beratern und ihrer Hilfsämter auf allen Kontinenten
geleistet werden. Die zunehmende Stärke von Nationalen Geistigen Räten festigt unsere
Gewißheit über das unmittelbare Eintreten überwältigender Siege.
Vor dem chaotischen Hintergrund eines Planeten, der mit sich selbst uneins ist, hebt sich
dieses erfreuliche Bild der Zukunftsaussichten der Gemeinde ab. Und doch ist offensichtlich,
daß inmitten der verbreiteten Trostlosigkeit des menschlichen Geistes sich in irgendeiner
Schicht des Bewußtseins unter den Völkern der Welt ein wachsendes Gefühl dafür regt, daß
die Bewegung in Richtung auf globale Einheit und Frieden unwiderstehlich ist. Dieses Gefühl
wird in dem Maße geweckt, wie die materiellen Schranken zwischen den Völkern faktisch
durch die atemberaubenden Fortschritte in den Wissenschaften und ihren Anwendungen
beseitigt werden. Trotzdem bleibt die Menschheit durch eine Serie von welterschütternden
Heimsuchungen und weltgestaltenden Entwicklungen gegenwärtig noch benommen und
verwirrt. Was an Sturm und Ungestüm das soziale Gewebe zur Zeit aufpeitscht, ist für alle
unverständlich außer für jene relativ wenigen Bewohner des Planeten, die Gottes Absicht für
diesen Tag erkannt haben.
Überall sind unsere Mitmenschen, ohne sich dessen gewahr zu sein, zur gleichen Zeit
widersprüchlichen Emotionen unterworfen, hervorgerufen von den fortgesetzten
Auswirkungen simultaner Prozesse „des Aufstiegs und des Verfalls, des Zusammenschlusses
und der Auflösung, der Ordnung und des Chaos“. Shoghi Effendi hat sie als Aspekte des
Größeren und Geringeren Planes Gottes bezeichnet, die zwei bekannten Wege, durch die sich
Seine Absicht für die Menschheit vollzieht. Zum Größeren Plan gehören Umbruch und
katastrophale Erschütterungen und er schreitet mit scheinbar planloser Willkür voran, aber in
Wirklichkeit treibt er die Menschheit unerbittlich zur Einheit und Reife. Das bewirken zum
größten Teil Menschen, die seine Bahn nicht kennen und seinem Ziel sogar feindlich
gegenüberstehen. Shoghi Effendi hat schon darauf hingewiesen, daß Gottes Größerer Plan „in
Seinem die Welt gestaltenden Spiel sowohl die Mächtigen wie die Niedrigen als Figuren
benutzt, um Seinen unmittelbaren Zweck zu erreichen und schließlich Sein Königreich auf
Erden zu errichten.“ Die durch ihn erzeugte Beschleunigung der Prozesse gibt Entwicklungen
neuen Schwung, die bei allem anfänglichen Schmerz und Kummer wir Bahá’í als Anzeichen
dafür erkennen, daß der Geringere Frieden in Erscheinung tritt.
Anders als Sein Größerer Plan, der auf geheimnisvolle Weise wirkt, ist Gottes Geringerer
Plan klar aufgezeichnet, er vollzieht sich über systematische und uns bekannte Prozesse und
wurde uns zur Ausführung übertragen. Sein Endziel ist der Größte Friede. Der vierjährige
Feldzug, dessen Halbzeit wir erreicht haben, stellt die gegenwärtige Phase des Geringeren
Planes dar. Auf das Erreichen seiner Ziele müssen wir daher unsere ganze Aufmerksamkeit
und Energie richten.
Gelegentlich mag es scheinen, daß der Verlauf des Größeren Planes eine Störung im Ablauf
des Geringeren Planes bewirkt, aber die Freunde haben allen Grund, unverzagt zu bleiben.
Denn sie erkennen den Ursprung des in der Welt wiederholt auftretenden Aufruhrs und
„bejahen“, wie schon Shoghi Effendi sagte, „seine Notwendigkeit, beobachten zuversichtlich
seinen geheimnisvollen Verlauf, flehen um Milderung seiner Strenge, mühen sich einsichtig
um eine Abschwächung seines Wütens und richten ihren ungetrübten Blick voraus auf das
Ende der Schrecknisse und die Hoffnungen, das es zwangsläufig zeitigen muß.“
Auch eine flüchtige Betrachtung der Weltszenerie in den letzten Jahren kann nur zu solchen
Beobachtungen führen, die für einen Bahá’í-Betrachter besonders bedeutungsschwer sind.
Zum einen kann man selbst im Getöse einer im Aufruhr befindlichen Gesellschaft eine
unmißverständliche Tendenz in Richtung auf den Geringeren Frieden erkennen. Einen
faszinierenden Hinweis liefert das größere Engagement der Vereinten Nationen an
überfälligen drängenden Weltproblemen, wobei sie von mächtigen Regierungen unterstützt
werden; ein weiterer ergibt sich in allerletzter Zeit aus der Tatsache, daß führende Politiker in
dramatischer Weise erkennen, was die enge Verknüpfung aller Nationen auf dem Gebiet des
Handels und der Finanzen tatsächlich bedeutet - eine Vorbedingung, die Shoghi Effendi schon
lange als einen wesentlichen Aspekt für eine organisch geeinte Welt erkannt hatte. Aber eine
für die Bahá’í-Gemeinschaft noch viel bedeutsamere Entwicklung besteht darin, daß eine
beachtliche Zahl von Menschen jetzt nach geistiger Wahrheit sucht. Mehrere kürzlich
veröffentlichte wissenschaftliche Studien sind diesem Phänomen gewidmet. Ideologien, die
den größten Teil dieses Jahrhunderts beherrschten, haben sich erschöpft; mit ihrem
Schwinden in den letzten Jahren des Jahrhunderts wächst ein Hunger nach Sinn, eine
Sehnsucht der Seele.
Dieser geistige Hunger ist durch Ruhelosigkeit und durch eine sich steigernde
Unzufriedenheit mit dem moralischen Zustand der Gesellschaft gekennzeichnet. Er zeigt sich
auch in einem aufbrechenden Fundamentalismus bei verschiedenen religiösen Sekten und
einer Vervielfachung von Bewegungen, die sich als Religionen ausgeben oder deren Platz
einzunehmen streben. Dies sind Beobachtungen, durch die man die Interaktion zwischen den
zwei auf dem Planeten am Werk befindlichen göttlich vorangetriebenen Prozessen klar
erkennen kann. Die durch die Vorsehung gebotenen vielfältigen Gelegenheiten, die Botschaft
Bahá’u’lláhs suchenden Seelen zu übermitteln, schaffen für den Bahá’í-Lehrer Situationen
voller Möglichkeiten. Die Folgerungen für die vor uns liegende Aufgabe sind ungeheuer
ermutigend.
Unsere Hoffnungen können erfüllt, unsere Ziele erreicht und unsere Möglichkeiten des
Fortschritts können verwirklicht werden, wenn wir unsere Bemühungen auf das Hauptziel des
Göttlichen Planes in seiner gegenwärtigen Phase richten: einen bedeutenden Fortschritt beim
Prozeß des Beitritts in Scharen zu erreichen. Dieser Herausforderung können wir begegnen,
indem wir uns geduldig und ausdauernd bemühen. Der Beitritt in Scharen liegt für unsere
Gemeinschaft in greifbarer Nähe. Beharrlicher Glaube, Gebet, die Eingebungen der Seele,
Göttlicher Beistand - diese gehören als wesentliche Bestandteile zu jeder Bahá’í-
Unternehmung. Um den Beitritt in Scharen zu erreichen, sind jedoch eine realistische
Vorgehensweise und systematisches Handeln von gleicher Wichtigkeit. Auf diesem Weg gibt
es keine Abkürzungen. Systematisches Vorgehen stellt sicher, daß die Handlungslinien
folgerichtig sind und auf wohldurchdachten Plänen basieren. Allgemein gesagt, bedeutet es,
in allem, was Bahá’í-Dienst anbetrifft, methodisch vorzugehen, ob es sich um das Lehren oder
die Administration, um individuelles oder gemeinschaftliches Bemühen handelt. Während
individuelle Initiative und Spontaneität ihren Platz haben, legt doch die Notwendigkeit nahe,
eine klaren Kopf zu behalten, methodisch, effizient, beständig, ausgewogen und harmonisch
zu sein. Systematisierung ist eine notwendige Funktionsweise, die von der Dringlichkeit zum
Handeln beseelt ist.
Um eine systematische Entwicklung der Gemeinde sicherzustellen, besteht eine der Aufgaben
der Bahá’í-Institutionen darin, den Prozeß der Entwicklung von menschlichen Hilfsquellen zu
organisieren und aufrecht zu erhalten, durch den Bahá’í - neue und altgediente in gleicher
Weise - die Kenntnisse und Fähigkeiten erwerben können, eine ständige Ausbreitung und
Festigung der Gemeinde zu unterstützen. Zu diesem Zweck ist die Errichtung von Bahá’í-
Instituten entscheidend, da sie Zentren sind, durch die eine große Anzahl von Personen ihre
Fähigkeit, den Glauben zu lehren und zu verwalten, erwerben und verbessern können. Allein
ihr Bestehen unterstreicht die Wichtigkeit, Wissen über den Glauben zu haben als eine
Kraftquelle, um das Leben der Bahá’í-Gemeinde und der sie bildenden Menschen anzuregen.
Die vorliegenden Fakten bestätigen, daß der Vier-Jahres-Plan dort funktioniert, wo ein
systematisches Vorgehen verstanden und angewandt wird. Die gleichen Fakten zeigen auch,
daß die Institutionen des Glauben in ihren vereinten Bemühungen auf nationaler, regionaler
und örtlicher Ebene sich eindeutig an diese Bedingungen gehalten haben. Bei den einzelnen
jedoch, auf denen der schließliche Erfolg des Planes beruht, ist dieses Verständnis weniger
ausgeprägt. Aus diesem Grunde müssen wir unseren Mitgläubigen gegenüber betonen, wie
wichtig dieses Erfordernis für ihre persönlichen Bemühungen ist, um Erfolge beim Lehren
und bei anderen Unternehmungen zu haben.
In dem Maße wie er von nationalen und örtlichen Institutionen in Programme und Projekte
umgesetzt wird, gibt der Plan u.a. die Richtung an, bezeichnet Ziele, regt zu Bemühungen an
und liefert eine Vielzahl von benötigten Gelegenheiten und Materialien, aus denen die Arbeit
der Lehrer und Administratoren Nutzen ziehen kann. Das ist für ein ordnungsgemäßes
Funktionieren der Gemeinde natürlich notwendig, aber es bleibt ohne Folgen, wenn nicht die
einzelnen Mitglieder durch eine aktive Beteiligung darauf reagieren. Indem er oder sie so
reagiert, muß auch jeder einzelne eine bewußte Entscheidung treffen, was er oder sie im
Dienst an dem Plan tun wird und wie, wo und wann dieses Tun erfolgen soll. Diese
Entscheidung macht es dem einzelnen möglich, den Fortschritt seines Tuns zu überprüfen und
- falls nötig - die zu unternehmenden Schritte teilweise abzuwandeln. Wenn er sich an ein
solches Verfahren des systematischen Bemühens gewöhnt, verleiht jeder Bahá’í seinem
Leben Bedeutung und Erfüllung.
Der einzelne muß nicht nur auf den Aufruf der Institutionen reagieren, er ist darüber hinaus
von Bahá’u’lláh Selbst mit der heiligen Pflicht betraut, Seine Sache zu lehren, was von Ihm
als „die verdienstvollste aller Taten“ bezeichnet wird. Solange es noch Seelen gibt, die der
Erleuchtung bedürfen, bleibt diese Pflicht sicherlich die ständige Beschäftigung jedes
Gläubigen. Was ihre Erfüllung anbetrifft, so ist jeder einzelne direkt Bahá’u’lláh gegenüber
verantwortlich. „Laßt ihn nicht“, rät Shoghi Effendi dringend, „auf irgendwelche
Anweisungen warten oder irgendeine Ermutigung von seiten der gewählten Vertreter seiner
Gemeinde erwarten, noch sollte er durch die Hindernisse abgeschreckt werden, die seine
Verwandten oder Mitbürger geneigt sein mögen, ihm in den Weg zu legen, noch sollte er den
Tadel seiner Kritiker oder Feinde beachten.“ Die Schriften der Zentralgestalten und unseres
Hüters sind überreich an Ratschlägen und Ermahnungen, was die unersetzliche Rolle des
einzelnen beim Fortschritt des Glauben betrifft. Es ist daher unvermeidlich, daß wir uns an
diesem besonderen Zeitpunkt im Leben der gesamten Menschheit dazu gedrängt fühlen, an
jedes einzelne Mitglied unserer Gemeinde zu appellieren und es zu bitten, die dringliche
Situation zu bedenken, der wir uns alle als Helfer der Abhá-Schönheit gegenübersehen.
Es ist unser Schicksal, liebe Brüder und Schwestern, daß wir bewußt an einem ungeheuren
historischen Prozeß beteiligt sind, dergleichen noch nie von irgendeinem Volk erlebt wurde.
Als eine Weltgemeinschaft haben wir bisher einen einzigartigen und großartigen Erfolg
errungen, indem wir - dank der unschätzbaren Opfer von Leben, Mühen und Wertvollem, die
viele Tausende unserer geistigen Vorfahren willig dargebracht haben - das ganze Spektrum
der Menschheit repräsentieren. Es gibt keine andere menschliche Vereinigung, die
beanspruchen kann, ein System errichtet zu haben, das die Fähigkeit unter Beweis gestellt hat,
Gottes Kinder in einer weltumspannenden Ordnung zu vereinen. Diese Leistung verleiht uns
nicht nur eine Position unvergleichlicher Stärke, sondern legt uns auch eine unausweichliche
Verantwortung auf. Hat nicht daher jeder von uns eine göttliche Verpflichtung
wahrzunehmen, eine heilige Pflicht zu erfüllen gegenüber jedem anderen, der sich des Rufes
Gottes jüngster Offenbarung noch nicht bewußt ist? Die Zeit bleibt nicht stehen und wartet
nicht. In jeder verrinnenden Stunde ereilt eine neue Heimsuchung eine aufgewühlte
Menschheit. Wagen wir es da zu zaudern?
In nur zwei Jahren geht der Vier-Jahres-Plan zu Ende, nur wenige Monate vor dem Abschluß
eines unvergeßlichen Jahrhunderts. Eine zweifache Begegnung mit dem Schicksal steht uns
bevor. Indem Er das beispiellose Potential des 20. Jahrhunderts pries, bekräftigte der geliebte
Meister, daß es auf ewig Spuren hinterlassen werde. Im Besitz einer solchen Vision müssen
sich im Geist eines achtsamen Anhängers der Gesegneten Schönheit zweifellos bange Fragen
regen, welche Rolle er oder sie in diesen dahinschwindenden Jahren spielen wird und ob er
oder sie am Ende dieser zukunftsträchtigen Zeit unter den dauerhaften Spuren, die der Meister
vorhersah, ein Zeichen hinterlassen haben wird. Um einer die Seele befriedigenden Antwort
sicher zu sein, ist vor allem eines nötig: handeln, jetzt handeln und beständig handeln.
Wir beten innig an der Heiligen Schwelle für uns alle, daß wir in allem was wir tun, um die
dringlichen Ziele des Göttlichen Planes in einem so schicksalsträchtigen Augenblick der
Menschheitsgeschichte zu erfüllen, göttliche Hilfe und reiche Bestätigung erhalten.
Das Universale Haus der Gerechtigkeit
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