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Source : www.bahai-biblio.org
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MAISON UNIVERSELLE DE JUSTICE
Traduction de courtoisie
Ridvan 157 / 2000
Aux baha'is du monde
Amis chèrement aimés,
Nous nous inclinons avec gratitude devant le Seigneur des Armées, le coeur débordant de joie, en constatant la merveilleuse différence que quatre années ont apportée depuis le lancement du Plan mondial qui prend fin maintenant en cette Fête des Splendeurs. Les progrès réalisés durant cette période ont été si manifestes que notre communauté mondiale a atteint des sommets d'où peuvent clairement se discerner de nouveaux horizons lumineux pour ses futurs exploits.
La différence quantitative a surtout résulté d'une différence qualitative plus cruciale. La culture de la communauté baha'ie a connu un changement. Ce changement est visible dans la capacité accrue, le mode de fonctionnement méthodique et la confiance renforcée qui s'en est suivie pour les trois participants constitutifs de ce Plan - l'individu, les institutions et la communauté locale. Ainsi en est-il parce que les amis se sont préoccupés de manière plus régulière d'approfondir leur connaissance des enseignements divins et ont beaucoup appris - et cela de façon plus systématique qu'auparavant - sur la façon de les appliquer pour promulguer la Cause, gérer leurs activités individuelles et collectives et travailler avec leurs voisins. En un mot, ils se sont engagés dans un mode d'apprentissage qui les a conduits à mener des actions bien définies. Le principal moteur de ce changement a été le système d'instituts de formation qui a été établi très rapidement à travers le monde - accomplissement qui, dans le domaine de l'expansion et de la consolidation, constitue à lui seul le legs le plus important du Plan de quatre ans.
Dans la capacité accrue des individus a enseigner la Foi, comme le démontre l'augmentation des initiatives individuelles; dans la plus grande compétence des Assemblées spirituelles, des Conseils et des comités à guider les efforts des amis; dans l'introduction de nouveaux schémas de pensée et d'action qui ont influencé le comportement collectif de la communauté locale - dans tous ces domaines, le système d'instituts de formation a prouvé qu'il était un moteur indispensable au processus d'entrée en troupes. En étendant leur fonctionnement par le biais de cercles d'étude locaux, de nombreux instituts ont augmenté leur capacité à diffuser leurs programmes sur de vastes régions. La Mongolie, par exemple, a mis en place 106 cercles d'étude et a ainsi enregistré une augmentation importante du nombre de nouveaux croyants. Parallèlement à ce genre de développements, les membres de notre communauté mondiale se sont aussi davantage attachés à faire appel au pouvoir de la prière, à méditer sur les paroles sacrées et à récolter les bienfaits spirituels de leur participation aux réunions de prières. C'est grâce au mécanisme de ces éléments d'une transformation individuelle et collective intensifiée que la taille de la communauté s'accroît. Bien que le nombre de nouveaux croyants n'ait encore que légèrement dépassé celui de ces dernières années, cela fait immensément plaisir de voir que cette augmentation s'est désormais généralisée sur le plan géographique, qu'elle englobe des segments toujours plus grands de la communauté et parvient à intégrer de nouveaux déclares dans la vie de la Cause.
Cet état de la Foi si salutaire et si prometteur doit également beaucoup, au-delà de toute mesure, à l'institution des Conseillers, à leurs conseils, leur collaboration et leur travail pratique, qui ont augmenté avec la formation et le fonctionnement des instituts - une augmentation qui a reflété la stimulation donnée au bon moment par un Centre international d'enseignement énergique et toujours vigilant.
Le thème central du Plan de quatre ans - l'avancement du processus d'entrée en troupes - a produit un haut degré d'intégration de la pensée et de l'action. Il a centré l'attention sur une étape majeure de l'évolution de la communauté baha'ie qui doit être atteinte durant l'Age de formation; car tant que l'entrée en troupes ne sera pas plus largement poursuivie, les conditions ne seront pas mûres pour une conversion en masse, cette percée que promet Shoghi Effendi dans ses écrits. L'accent thématique du Plan a eu des implications pour toutes les catégories d'activité baha'ie; il a exigé une clarté de compréhension qui a permis que la planification systématique et stratégique soit une condition préalable de l'action individuelle et collective. Les membres de la communauté en sont venus peu à peu à comprendre comment la systématisation faciliterait les processus de croissance et de développement. Cette prise de conscience a constitué un pas énorme qui a conduit à une amélioration des activités d'enseignement et à un changement dans la culture de la communauté.
Les aspects intégratifs de ce thème ont été évidents dans les efforts accomplis pour planifier, développer la capacité institutionnelle et accroître les ressources humaines. Les fils liant tous ces éléments peuvent se suivre à la trace du début jusqu'à la fin du Plan. La conférence des Conseillers continentaux tenue en Terre sainte en décembre 1995 en marqua le commencement. Les caractéristiques du Plan furent présentées aux Conseillers. Ceci fut suivi par leurs consultations avec les Assemblées spirituelles nationales lors de sessions de planification nationales qui, par la suite, se déplacèrent au niveau régional avec la participation des membres du Corps auxiliaire, des Assemblées spirituelles locales et des comités. Ainsi, à tous les niveaux, les éléments de l'administration baha'ie s'engagèrent dans le processus de planification et passèrent ensuite à l'étape de l'exécution, au cours de laquelle la capacité institutionnelle à faire face à l'entrée en troupes dût être créée. Deux mesures importantes furent prises à cet égard: l'une fut l'établissement d'instituts de formation; l'autre l'établissement officiel et l'introduction plus large de Conseils régionaux baha'is comme composante de l'administration située entre les niveaux local et national et destinée à renforcer la capacité administrative de certaines communautés, là où la complexité croissante des problèmes confrontant les Assemblées spirituelles nationales requérait cette évolution. D'égale pertinence pour l'intégration des composantes essentielles du processus furent les stratégies définies pour le travail dans le domaine du développement socio-économique, partie cruciale de la consolidation, et celui des affaires extérieures, vital pour permettre à la Foi de gérer les conséquences de son émergence de l'obscurité. L'effet combiné a produit des résultats retentissants, dont l'énumération dépasserait de loin la portée de ces pages. Nous nous proposons toutefois de citer certains points marquants qui illustrent l'étendue des réalisations du Plan.
En Terre sainte, la construction des Terrasses et des édifices de l'Arc a avancé avec la totale certitude que la date limite fixée pour leur achèvement à la fin de cette année grégorienne serait respectée. De plus, le bâtiment à Haifa mentionné dans notre dernier message de Ridvan concernant la dimension accrue des groupes de pèlerins est prêt à être utilisé à partir de ce Ridvan. Dans ce même domaine, des plans d'architecte ont été approuvés pour la construction à Bahji d'un bâtiment bien nécessaire pour accueillir les pèlerins et autres visiteurs baha'is et non-baha'is.
La traduction des textes pour le nouveau recueil prévu des écrits de Baha'u'llah est terminée et les préparatifs pour sa publication sont en cours.
Les progrès dans le domaine de l'expansion et de la consolidation ont été manifestes à des niveaux autres que ceux déjà mentionnés: au niveau des pionniers, de la proclamation, de la publication d'ouvrages, de l'utilisation des arts, de la formation d'Assemblées spirituelles et des avancées réalisées par les associations d'études baha'ies. Quelque 3 300 croyants se sont installés comme pionniers internationaux à long terme et à court terme. Le fait que bien des pays habituellement receveurs aient eux-mêmes envoyé des pionniers à l'étranger a été une indication supplémentaire de la maturation des communautés nationales. Fidèles au mandat confié à leurs membres, les communautés du Canada et des Etats-Unis ont excellé dans le nombre de pionniers qui ont quitté leurs rivages et dans le nombre encore plus grand d'enseignants itinérants, dont un pourcentage important de jeunes. Particulièrement remarquable également a été la réponse encourageante que les croyants de souche africaine des Etats-Unis ont donnée à l'appel lancé pour que des enseignants baha'is itinérants se rendent en Afrique.
La proclamation de la Cause a impliqué des actions diverses, y compris le parrainage de toute une série d'événements - anniversaires, commémorations, groupes de discussion, expositions, etc. - qui ont permis à un grand nombre de personnes de découvrir les enseignements de la Foi. Les Maisons d'adoration ont été des centres magnétiques pour les visiteurs qui ont franchi leurs portes en nombres de plus en plus grands, surtout en Inde, ou environ cinq millions de personnes ont été accueillies l'an passé. A ces activités se sont ajoutées les multiples utilisations des médias pour transmettre le message baha'i. Aux Etats-Unis, une campagne médiatique conçue par le Comité national d'enseignement a entraîné quelque 60 000 demandes d'information. Partout dans le monde, la connaissance de la Foi s'est répandue grâce à la parution dans la presse écrite, plus fréquente qu'auparavant et non sollicitée, d'articles favorables à la Foi. De même, les enseignements ont pu être davantage propagés grâce aux stations de radio et de télévision qui ont accepté de diffuser régulièrement des émissions baha'ies. Ceci a été le cas dans des pays tels que la République Démocratique du Congo et le Liberia. Ces heureux développements ont vu leur couronnement dans le fait que des groupes médiatiques internationaux ont choisi, de façon indépendante, d'utiliser le Mausolée du Bab et les Terrasses comme site pour la diffusion de la partie filmée en Terre sainte du programme médiatique mondial célébrant l'avènement de l'an 2000.
L'utilisation des arts est devenu un élément important des programmes de proclamation, d'enseignement, d'approfondissement et de prières de la communauté mondiale. Les arts ont attiré les jeunes gens, qui s'en sont servi dans leurs activités d'enseignement et d'approfondissement, surtout à travers les nombreux ateliers de théâtre et de danse mis en place dans maintes parties du monde. Mais la dynamique des arts est allée bien au-delà du chant et de la danse pour inclure une série d'activités pleines d'imagination qui ont ancré les gens dans la Cause. Là où l'art folklorique a été utilisé, particulièrement en Afrique, le travail de l'enseignement s'est beaucoup enrichi. Par exemple, le Ghana et le Liberia ont chacun mis sur pied une campagne intitulée "Lumière de l'unité" pour promouvoir les arts dans l'enseignement. En Inde, le groupe "Harmonie communautaire" a eu un but similaire.
A l'instigation essentiellement des Conseillers et avec le soutien du Fonds continental, la traduction et la publication d'ouvrages baha'is ont pris un essor, surtout en Afrique et en Asie. De plus, le Kitab-i-Aqdas est paru dans une édition complète en arabe, ainsi que dans d'autres langues.
Si la restriction de former les Assemblées spirituelles locales au premier jour de Ridvan, mise en vigueur en 1997, a entraîné comme prévu une diminution du nombre de ces institutions, celle-ci n'a pas été massive. Le nombre s'est depuis stabilisé et un solide processus de consolidation est en cours. La Maison Universelle de Justice s'est vue renforcée de huit nouveaux piliers, élevant le nombre total d'Assemblées spirituelles nationales à 181.
Il a été particulièrement réjouissant de voir que, durant ces quatre années, la recherche baha'ie a pris un grand essor, progressant dans la tâche vitale de renforcer le fondement intellectuel du travail de la Foi. Deux résultats inestimables ont été l'enrichissement impressionnant de l'activité littéraire baha'ie et la production d'un ensemble d'écrits examinant divers problèmes contemporains à la lumière des principes baha'is. Le réseau des Associations d'études baha'is, qui célèbre cette année son vingt-cinquième anniversaire, a accueilli cinq nouvelles branches durant le Plan. La tenue de la première conférence des études baha'ies de la Papouasie-Nouvelle-Guinée et l'accent innovateur mis par l'Association japonaise sur les origines spirituelles de l'érudition japonaise traditionnelle ont reflété la diversité et la créativité que ce champ de service attire.
Les progrès dans le domaine du développement socio-économique ont été incontestablement qualitatifs, bien que les chiffres indiquant une augmentation des projets aient été également impressionnants. Le nombre d'activités recensées chaque année est passé d'environ 1 350 au début du Plan à plus de 1 800 vers la fin. Le mouvement vers une approche plus systématique est demeuré la caractéristique dominante du travail pendant cette période. Afin de promouvoir la consultation sur les principes du développement socio-économique et l'action dans ce domaine, le Bureau du développement économique et social du Centre mondial a parrainé 13 séminaires régionaux auxquels ont participé environ 700 représentants de 60 pays. Ce bureau s'est aussi occupé de concevoir des projets pilotes et du matériel adapté au montage de campagnes organisées visant à développer le potentiel des jeunes ainsi que l'alphabétisation, la formation d'agents de santé communautaires, l'amélioration de la condition féminine et l'éducation morale. Un exemple fut le programme lancé au Guyana, qui assura la formation de plus de 1 500 alphabétiseurs; un autre fut la réalisation en Malaisie de huit modules pour l'amélioration de la condition féminine, qui constituèrent la base de sessions de formation en Afrique, Asie et Amérique Latine. Un projet visant à intégrer des stations de radio baha'ies dans le travail des instituts de formation fut lancé dans la région de Guaymi au Panama. Etant donné que les instituts ont le potentiel d'offrir des formations dans le domaine du développement socio-économique, on a vu s'orienter dans cette direction une douzaine d'instituts qui actuellement expérimentent dans ce sens, dans des domaines comprenant l'alphabétisation, la formation d'agents de santé communautaires et la formation professionnelle. Un certain nombre d'agences d'inspiration baha'ie ou parrainées par les baha'is ont consacré leur énergie à des projets tels que celui qui a impliqué la collaboration avec l'Organisation mondiale de la santé pour combattre la cécité des rivières au Cameroun; plus de 30 000 individus ont reçu les médicaments nécessaires grâce à ce projet baha'i. Un autre exemple est l'université privée en Ethiopie, "Unity College", dont le nombre d'étudiants a atteint les 8 000. Encore un autre exemple est l'Académie de Landegg en Suisse qui, tout en développant et consolidant son programme académique, a offert une aide fort appréciée dans la recherche actuelle d'un remède aux affreuses conséquences sociales du conflit dans les Balkans. Il y a également l'exemple offert par l'Université Nur en Bolivie qui, dans un projet de collaboration avec l'Equateur, a offert une formation sur le leadership moral à plus de 1 000 enseignants. Dans ce domaine du développement socio-économique, tous ces exemples démontrant l'acquisition de capacités ont profité grandement aux buts du Plan.
Guidée par la stratégie pour les relations extérieures communiquée aux Assemblées spirituelles nationales en 1994, la capacité de la communauté dans les domaines de l'information publique et de la diplomatie s'est de même développée à une allure étonnante, plaçant la communauté baha'ie dans une relation dynamique avec les Nations unies, les gouvernements, les organisations non-gouvernementales (ONGs) et les média. La stratégie a concentré les activités, aux niveaux international et national, sur deux objectifs clés: influencer les processus menant à la paix mondiale et défendre la Foi. Par les mesures adoptées pour la défense de nos bien-aimés coreligionnaires en Iran, la Communauté internationale baha'ie a acquis un nouveau degré de respect et de soutien qui a crée des occasions de poursuivre d'autres buts de la stratégie. Pour relever le défi de la situation insoluble en Iran, nos institutions et nos agences travaillant dans le domaine des relations extérieures ont conçu de nouvelles approches pour mobiliser les structures existantes des gouvernements et des Nations unies. Le cas des persécutions en Iran a occupé l'attention des plus hautes autorités de la planète. En effet, la nouvelle qu'une cour iranienne avait confirmé la condamnation à mort de deux amis et prononcé une sentence similaire contre un troisième entraîna une vive réaction de la part du Président des Etats-Unis, qui adressa une franche remontrance à l'Iran. Les interventions de dirigeants mondiaux et des Nations unies ont fait que les exécutions de baha'is iraniens ont pratiquement cessé et que le nombre des condamnés à de longues peines d'emprisonnement a considérablement diminué.
Tout en nous réjouissant de ces interventions, nous acclamons l'esprit d'abnégation, la force d'âme et la foi indomptable de nos frères et soeurs d'Iran qui ont accompli ces efforts avec vigueur. Ces qualités d'âme manifestés déconcertent leurs compatriotes quant à l'endurance avec laquelle ils résistent aux attaques si violemment et si impitoyablement lancées contre eux. Comment expliquer autrement qu'un si petit nombre ait pu si longtemps résister à un si grand nombre? Comment auraient-ils pu autrement susciter la sincère inquiétude du monde même dans le cas ou un seul d'entre eux est menacé de mort? La tragédie de l'Iran est que les assaillants n'ont jusqu'à présent pas réussi à voir que les principes divins pour lesquels ces persécutés ont sacrifié leurs biens et même leur vie renferment justement les solutions qui satisferaient les aspirations d'une population dans son heure de mécontentement. Mais il ne fait absolument aucun doute que la tyrannie systématique à laquelle nos amis iraniens sont si cruellement assujettis finira par céder au Pouvoir Tout-Puissant qui guide les processus mystérieux vers leur destinée assurée dans toute sa gloire promise.
En ce qui concerne l'autre objectif de la stratégie pour les relations extérieures, les lignes d'action ont été guidées par quatre thèmes - droits de l'homme, statut de la femme, prospérité mondiale et développement moral. Les données dont nous disposons indiquent qu'un énorme pas en avant a été réalisé dans le travail sur les droits de l'homme et le statut de la femme. Pour ce qui est du premier thème, le Bureau des Nations unies a poursuivi un programme créatif d'éducation sur les droits de l'homme qui a jusqu'à présent servi de moyen de développer la capacité de pas moins de 99 Assemblées spirituelles nationales pour le travail diplomatique. Concernant le statut de la femme, l'existence de 52 bureaux nationaux pour l'amélioration de la condition féminine, les contributions de nombreux hommes et femmes baha'is a des conférences et ateliers à tous les niveaux, la nomination de représentants baha'is à des postes cruciaux de comités d'ONGs majeurs, y compris celui qui sert le Fonds de développement des Nations unies pour les femmes, montrent avec quelle assiduité les disciples de Baha'u'llah défendent son principe de l'égalité de l'homme et de la femme.
En même temps, tout un ensemble d'initiatives diffusent des renseignements sur la Foi baha'ie à divers publics. Celles-ci incluent des actions innovatrices telles que le lancement du site Web "Le monde baha'i", qui reçoit déjà 25 000 visites en moyenne par mois; la publication d'une déclaration intitulée "Ecrire l'avenir", qui aide les amis partout dans le monde à parler des problèmes contemporains; la diffusion sur le Web mondial, depuis novembre dernier, de "Payam-e-Doost", l'émission de radio hebdomadaire d'une heure en persan, diffusée dans la région métropolitaine de Washington D.C. - une émission qui est disponible sur Internet à tout moment et dans le monde entier; et la mise en place d'une émission télévisée très originale, qui applique les principes moraux aux problèmes quotidiens et qui a obtenu le soutien enthousiaste des gouvernements de l'Albanie, la Bosnie-Herzegovine, la Bulgarie, Croatie, Hongrie, Roumanie, Slovénie et l'ancienne République yougoslave de Macédoine.
Un phénomène qui a acquis de l'ampleur en cette fin de siècle est le fait que partout les gens se lèvent pour exprimer leurs aspirations à travers ce qui est maintenant connu sous le nom d'"organisations de la société civile". Ce doit être une source de grande satisfaction pour tous les baha'is de voir que la Communauté baha'ie internationale, en tant qu'ONG représentant un échantillon de l'humanité, fait l'objet de tant de confiance comme agent unificateur dans les grands débats qui façonnent l'avenir de l'humanité. Notre principal représentant aux Nations unies a été nomme coprésident du Comité sur les organisations non-gouvernementales, établi par le Conseil économique et social - une position qui donne à la Communauté internationale baha'ie un rôle majeur dans l'organisation du Forum du millénaire. Cette rencontre, voulue par le secrétaire-général de l'ONU, Kofi Annan, et prévue pour le mois de mai, donnera aux organisations de la société civile une occasion de formuler des opinions et recommandations sur des problèmes mondiaux qui seront abordés lors du Sommet du millénaire suivant en septembre prochain, auquel assisteront des chefs d'Etat et de gouvernement.
Le fait que l'humanité s'éveille aux dimensions spirituelles des changements qui se produisent dans le monde revêt une signification particulière pour les baha'is. Le dialogue interreligieux s'est intensifié et, durant le Plan de quatre ans, la Foi en est devenue de plus en plus un participant reconnu. Le Parlement des religions du monde qui s'est tenu à Cape Town en décembre dernier a rassemblé quelque 6 000 participants, parmi lesquels une importante délégation baha'ie. Des baha'is ont servi à la fois au sein du conseil d'administration international et celui de l'Afrique du Sud qui ont planifié l'événement. Pour les baha'is, l'intérêt de cet événement résidait surtout dans le fait que la première mention du nom de Baha'u'llah dans un rassemblement public en Occident avait eu lieu lors du Parlement tenu à Chicago en 1893. Des baha'is ont participé en tant qu'invités à deux événements interreligieux organisés en Jordanie en novembre dernier: une conférence sur les conflits et la religion au Moyen-Orient et la réunion annuelle de la Conférence mondiale sur la religion et la paix. Des représentants baha'is ont assisté aux événements parrainés par l'Eglise catholique romaine au Vatican et a New Delhi ou, en présence du pape Jean-Paul II, la Conseillère Zena Sorabjee fut parmi les représentants des religions qui prirent la parole. Au Royaume-Uni, la Foi a été sous les feux des projecteurs lorsque des représentants baha'is se sont joints à des membres de huit autres religions majeures pour une célébration interreligieuse du nouveau millénaire dans la Galerie royale du Palais de Westminster, où, en présence de membres de la famille royale, du Premier ministre, de l'Archevêque de Canterbury et d'autres personnalités, il a été fait référence au rassemblement des "neufs religions majeures du Royaume-Uni". En Allemagne, les baha'is ont été inclus, pour la première fois, dans un dialogue interreligieux. Cela a mis fin à l'attitude perpétuée par les confessions chrétiennes, qui évitaient tout contact avec la Foi suite à la publication en 1981, par une maison d'édition luthérienne, d'un livre écrit par un briseur de l'Alliance. Le remède fut une réfutation savante de 600 pages écrite par trois baha'is et publiée en 1995 par une compagnie non-baha'ie de premier rang, ce qui représenta une victoire remarquable pour la communauté allemande. Une version en anglais a été publiée au cours de la dernière année du Plan. Le dialogue interreligieux a pris une forme inhabituelle lorsqu'en 1997, au Palais de Lambeth, des représentants de la Banque mondiale et de neuf religions majeures ont tenu une réunion qui a abouti à la formation du Dialogue des religions mondiales sur le développement. Le but déclaré de ce Dialogue est "d'essayer d'établir un rapprochement entre les communautés religieuses et la Banque mondiale afin de leur permettre de travailler ensemble plus efficacement pour vaincre la pauvreté dans le monde". La fréquence et l'ouverture des rassemblements interreligieux représentent un nouveau phénomène dans les relations entre les religions. Il est évident que les diverses communautés religieuses s'efforcent de faire régner entre elles l'esprit d'amitié et de camaraderie dont Baha'u'llah exhorta ses disciples à manifester envers ceux d'autres religions.
L'effort concentré de la communauté baha'ie au cours de ces quatre années s'est exercé alors que la société s'est débattue contre une foule d'intérêts contradictoires. Dans cet espace de temps bref mais intensément dynamique, les forces à l'oeuvre au sein de la communauté baha'ie et à travers le monde ont poursuivi leur cours à un rythme accéléré et implacable. Dans leur sillage se sont révélés, plus visiblement qu'auparavant, les phénomènes sociaux auxquels Shoghi Effendi fit allusion. Il y a plus de six décennies, il attira l'attention sur "des processus pareillement simultanés de montée et de chute, d'intégration et de désintégration, d'ordre et de chaos, avec leurs réactions continues et réciproques entre elles". Ces doubles processus ne se sont pas déroulés séparément de ceux spécifiques à la communauté baha'ie, mais parfois ont avancé d'une façon qui, comme déjà indiqué, a entraîné l'implication directe de la Foi. Ils ont semblé parcourir les cotés opposés du même couloir du temps. D'un cote, des guerres fomentées par des conflits religieux, politiques, raciaux ou tribaux ont fait rage dans quelque 40 endroits; l'effondrement total et soudain de l'ordre civil a paralysé un certain nombre de pays; le terrorisme comme arme politique est devenu une épidémie; une augmentation des réseaux criminels internationaux a soulevé l'inquiétude.
Cependant, de l'autre coté, de sérieux efforts ont été accomplis pour essayer de mettre en place et de développer les méthodes de sécurité collective, rappelant une des prescriptions de Baha'u'llah concernant le maintien de la paix; un appel a été lance pour qu'une cour criminelle internationale soit établie, autre action qui va dans le sens de ce qu'attendent les baha'is; dans le but de se concentrer sur le besoin impératif d'avoir un système approprié pour traiter des problèmes mondiaux, des dirigeants du monde se rencontreront lors d'un Sommet du millénaire; de nouveaux modes de communication permettent à chacun de communiquer avec n'importe qui sur la planète. La désintégration économique en Asie a menacé de déstabiliser l'économie mondiale, mais elle a entraîné des efforts pour à la fois remédier à la situation immédiate et trouver des moyens de donner un sens de l'équité à la finance et au commerce internationaux. Ce ne sont là que quelques exemples des deux tendances opposées mais interactives qui opèrent en ce moment et qui confirment la récapitulation que Shoghi Effendi eut l'inspiration de faire à propos des forces à l'oeuvre dans le plus grand plan de Dieu, "dont les objectifs ultimes sont l'unité de la race humaine et la paix du genre humain."
Au terme de ces quatre années mouvementées, nous voici arrivés à une convergence extraordinaire de fins et de commencements en mesures de temps grégorien et d'ère baha'ie. D'un coté, cette convergence implique l'achèvement du vingtième siècle et de l'autre, elle inaugure une nouvelle phase dans le déroulement de l'Age de formation. La perspective à partir de ces deux cadres temporels nous incite à méditer sur une vision de tendances qui façonnent le monde et qui se sont produites simultanément, et à le faire dans le contexte de la perception exprimée de façon si vivante par Shoghi Effendi au commencement de l'Arc qu'il conçut. Au cours du Plan, cette vision est devenue parfaitement claire au fur et à mesure que les travaux de construction ont avancé sur le Mont Carmel, que les dirigeants mondiaux ont pris des mesures audacieuses pour élaborer les composantes d'une paix politique mondiale, et que les institutions baha'ies locales et nationales ont atteint de nouvelles étapes de leur évolution. Nous gardons en nous un souvenir sacré et durable du vingtième siècle qui stimule notre énergie tout en nous montrant le chemin à suivre: c'est celui de ce moment fécond dans l'histoire de l'humanité, lorsque le Centre de l'Alliance de Baha'u'llah, conçut, durant un ministère sans égal, l'architecture d'un nouvel ordre mondial et lorsque par la suite, durant quelques unes des années les plus dévastatrices, le Gardien de la Foi consacra toute son énergie à élever les structures d'un système administratif qui, en cette fin de siècle, est visible aux yeux du monde dans la plénitude de sa forme essentielle. Nous voici donc arrivés à un pont reliant des époques. Les capacités développées à travers un siècle de lutte et de sacrifice par une poignée d'amoureux éperdus de Baha'u'llah doivent maintenant être appliquées aux taches incontournables qu'il reste à accomplir en cet Age de formation, dont les nombreuses époques de labeur inlassable mèneront à cet Age d'or de notre Foi, lorsque la Plus Grande Paix enveloppera la terre.
En ce Ridvan, nous entamons un Plan de douze mois. Bien que de courte durée, il doit suffire et suffira à accomplir certaines tâches vitales et à poser les bases pour les vingt prochaines années du Plan divin du Maître. Ce qui a été si soigneusement commencé il y a quatre ans - l'acquisition systématique de connaissances, de qualités et de compétences pour le service - doit être développé. Où qu'ils soient, les instituts nationaux et régionaux doivent faire pleinement fonctionner les programmes et les systèmes qu'ils ont adoptés. De nouveaux instituts doivent être mis en place là où le besoin se fait sentir. De plus grandes mesures doivent être prises pour systématiser le travail d'enseignement entrepris à travers des initiatives individuelles et le parrainage des institutions. C'est en partie dans ce but que, dans plusieurs régions de chaque continent, les Conseillers et les Assemblées nationales ont mis en place des "Programmes de croissance zonale". L'expérience qui en résultera profitera aux futurs plans. L'individu, les institutions et la communauté locale sont vivement encourages à concentrer leur attention sur ces tâches essentielles afin d'être tout à fait prêts pour l'entreprise de cinq ans qui débutera à Ridvan 2001 - une entreprise qui conduira le monde baha'i jusqu'à la prochaine phase de l'avancement du processus d'entrée en troupes.
Mais en plus de l'attention que requièrent ces tâches, il existe un défi urgent à relever: nos enfants ont besoin d'être nourris spirituellement et intégrés dans la vie de la Cause. Il ne faut pas les laisser aller à la dérive dans un monde ou abondent les dangers moraux. Dans l'état actuel de la société, les enfants font face à un sort cruel. Pays après pays, des millions et des millions d'entre eux sont socialement déracinés. Des enfants se trouvent délaissés par leurs parents ou d'autres adultes, qu'ils vivent dans la richesse ou la pauvreté. Cette abandon a ses origines dans un égoïsme né du matérialisme, le noyau de cette impiété qui envahit partout les coeurs. Le déracinement social des enfants à notre époque est, à n'en pas douter, le signe d'une société en déclin; cette condition n'est cependant limitée à aucune race, classe, nation ou situation économique - elle existe partout. Nous sommes peinés de voir que dans de nombreuses régions du monde, les enfants sont utilisés comme soldats, exploités comme ouvriers agricoles, vendus et réduits à un quasi esclavage, forcés à se prostituer, traités comme objets de pornographie, abandonnés par des parents qui ne se préoccupent que de leurs propres désirs et soumis à d'autres formes de victimisation, trop nombreuses à mentionner. Nombre de ces horreurs sont infligées par les parents eux-mêmes à leurs propres enfants. Les préjudices spirituels et psychologiques défient toute estimation. Notre communauté mondiale ne peut échapper aux conséquences de cet état de choses. Cette réalisation devrait nous inciter tous à des efforts urgents et soutenus dans les intérêts des enfants et de l'avenir.
Bien que les activités pour enfants aient fait partie des plans précédents, celles-ci n'ont pas répondu aux besoins. L'éducation spirituelle des enfants et des pré-adolescents est d'une importance primordiale pour le futur essor de la communauté. Il est par conséquent impératif de remédier à ce manque. Les instituts doivent s'assurer d'inclure dans leurs programmes la formation d'enseignants de classes d'enfants, qui pourront offrir leurs services aux communautés locales. Mais bien qu'il soit essentiel de donner une éducation spirituelle et scolaire aux enfants, ceci ne représente qu'une partie de ce qui doit contribuer à développer leur caractère et façonner leur personnalité. Il est nécessaire également que les individus et les institutions à tous les niveaux, ce qui équivaut à dire la communauté dans son ensemble, aient une attitude correcte envers les enfants et s'intéressent à leur bien-être. Une telle attitude doit être aux antipodes de celle d'un ordre qui s'effondre rapidement.
Les enfants constituent le trésor le plus précieux qu'une communauté puisse posséder, car ils détiennent en eux la promesse et la garantie de l'avenir. Ils portent en eux les germes de ce que sera la société future, ce qui est largement déterminé par ce que les adultes de la communauté font ou ne font pas pour les enfants. Aucune communauté à qui est confié ce trésor ne peut le négliger avec impunité. Un amour sans bornes pour les enfants, la manière de les traiter, la qualité de l'attention qui leur est accordée, l'esprit avec lequel les adultes se comportent avec eux - tout cela fait partie des aspects primordiaux de l'attitude requise. L'amour exige de la discipline, le courage d'accoutumer les enfants aux difficultés, de ne pas céder à leurs caprices ou de ne pas les laisser entièrement livrés à eux-mêmes. Il faut maintenir une atmosphère dans laquelle les enfants sentent qu'ils appartiennent à la communauté et partagent son but. Ils doivent être aidés, avec amour mais aussi insistance, à vivre selon les normes baha'ies et à étudier et enseigner la Cause par des moyens appropriés à leurs circonstances.
Parmi les jeunes de la communauté, il y a ceux qu'on appelle les pré- adolescents, qui ont, disons, entre 12 et 15 ans. Ils représentent un groupe particulier avec des besoins particuliers, car ils se trouvent en quelque sorte entre l'enfance et la jeunesse, à une période ou se produisent en eux de nombreux changements. Il faut s'attacher, avec un esprit inventif, à les inclure dans des programmes d'activités qui retiendront leur intérêt, façonneront leurs aptitudes à enseigner et à servir, et les mèneront à rencontrer des jeunes plus âgés qu'eux. L'utilisation des arts sous diverses formes peut être de grande valeur dans ce domaine.
Et maintenant nous souhaitons adresser quelques mots aux parents qui sont les premiers responsables de l'éducation de leurs enfants. Nous leur demandons instamment d'accorder une attention constante à l'éducation spirituelle de leurs enfants. Certains parents semblent penser que cela est la responsabilité exclusive de la communauté; d'autres croient que pour préserver l'indépendance des enfants dans leur recherche de la vérité, il ne faut pas leur enseigner la Foi. D'autres encore ne se sentent pas à la hauteur de cette tâche. Rien de cela n'est correct. Le Maître bien-aimé a dit: "il est enjoint au père et à la mère, à titre de devoir, de déployer tous leurs efforts pour former leur fille et leur fils" et il a ajouté: "S'ils faisaient preuve de négligence en ce domaine, ils seraient tenus pour responsables et mériteraient des reproches en présence du Seigneur sévère." Quel que soit leur niveau d'éducation, les parents sont les mieux placés pour façonner le développement spirituel de leurs enfants. Ils ne devraient jamais sous-estimer leur capacité à modeler le caractère moral de leurs enfants. Car ils exercent une influence indispensable par le biais de l'environnement familial qu'ils créent consciemment de par leur amour de Dieu, leurs efforts pour suivre ses lois, leur esprit de service pour sa Cause, leur absence de fanatisme et le fait qu'ils se gardent des effets corrosifs de la médisance. Tout parent qui croit en la Beauté bénie a la responsabilité de se comporter de telle sorte à entraîner une obéissance spontanée envers lui, obéissance à laquelle les Enseignements attachent une si grande valeur. Bien sur, en plus des efforts exercés dans leur foyer, les parents se doivent d'apporter leur soutien aux classes baha'ies que la communauté organise pour les enfants. Il faut se rappeler également que les enfants vivent dans un monde qui les informe des dures réalités de la vie en les exposant directement aux horreurs déjà décrites ou à l'inévitable flot d'informations déversé par les média. Nombre d'entre eux sont ainsi forcés de mûrir prématurément, et il s'en trouve parmi eux qui cherchent des normes et une discipline qui puissent leur servir de guide dans la vie. En contraste avec ce triste arrière-plan d'une société décadente, les enfants baha'is doivent devenir les emblèmes lumineux d'un avenir meilleur.
Nous sommes plein d'espoir à la pensée que les Conseillers continentaux se rassembleront en Terre sainte en janvier 2001 pour célébrer l'occupation par le Centre international d'enseignement de son siège permanent sur la montagne de Dieu. Les membres du Corps auxiliaire du monde entier participeront avec eux à ce qui s'avérera être sans aucun doute l'un des événements historiques de l'Age de formation. Le rassemblement d'une telle pléiade de responsables baha'is doit, de par sa nature même, produire d'incalculables bienfaits pour une communauté qui sera à nouveau sur le point d'achever un plan et d'en entamer un autre. Alors que nous en considérons les implications, c'est le coeur rempli de gratitude que nous nous tournons vers les très chères Mains de la Cause de Dieu, 'Ali-Akbar Furutan et 'Ali Muhammad Varqa, qui en résidant en Terre sainte tiennent bien haut le flambeau du service que le bien-aimé Gardien a allumé dans leur coeur.
Avec ce Plan de douze mois, nous passons par un pont que nous ne traverserons plus jamais. Nous lançons ce Plan alors qu'Amatu'l-Baha Ruhiyyih Khanum n'est plus de ce monde. Elle est restée à nos cotés pratiquement jusqu'à la fin du vingtième siècle, tel un rayon de la lumière qui a brillé durant cette période incomparable de l'histoire de la race humaine. Dans les Tablettes du Plan divin, le Maître se lamenta de ne pouvoir parcourir le monde pour lancer l'appel divin, et dans sa déception intense, il exprima cet espoir: "Plaise à Dieu que vous puissiez l'accomplir.". Amatu'l-Baha réagit avec une énergie sans bornes, atteignant de vastes régions de la terre dans les 185 pays qui eurent le privilège de recevoir ses dons inimitables. Son exemple, qui préservera à tout jamais sa splendeur, illumine le coeur de milliers et de milliers d'individus à travers la planète. Tout autre geste étant inadéquat en comparaison, ne pourrions nous pas tous dédier nos humbles efforts durant ce Plan à la mémoire de celle pour qui l'enseignement était le but primordial, la parfaite joie de la vie?
La Maison Universelle de Justice
Source : www.bahai-biblio.org
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MAISON UNIVERSELLE DE JUSTICE
Traduction de courtoisie
Ridvan 157 / 2000
Aux baha'is du monde
Amis chèrement aimés,
Nous nous inclinons avec gratitude devant le Seigneur des Armées, le coeur débordant de joie, en constatant la merveilleuse différence que quatre années ont apportée depuis le lancement du Plan mondial qui prend fin maintenant en cette Fête des Splendeurs. Les progrès réalisés durant cette période ont été si manifestes que notre communauté mondiale a atteint des sommets d'où peuvent clairement se discerner de nouveaux horizons lumineux pour ses futurs exploits.
La différence quantitative a surtout résulté d'une différence qualitative plus cruciale. La culture de la communauté baha'ie a connu un changement. Ce changement est visible dans la capacité accrue, le mode de fonctionnement méthodique et la confiance renforcée qui s'en est suivie pour les trois participants constitutifs de ce Plan - l'individu, les institutions et la communauté locale. Ainsi en est-il parce que les amis se sont préoccupés de manière plus régulière d'approfondir leur connaissance des enseignements divins et ont beaucoup appris - et cela de façon plus systématique qu'auparavant - sur la façon de les appliquer pour promulguer la Cause, gérer leurs activités individuelles et collectives et travailler avec leurs voisins. En un mot, ils se sont engagés dans un mode d'apprentissage qui les a conduits à mener des actions bien définies. Le principal moteur de ce changement a été le système d'instituts de formation qui a été établi très rapidement à travers le monde - accomplissement qui, dans le domaine de l'expansion et de la consolidation, constitue à lui seul le legs le plus important du Plan de quatre ans.
Dans la capacité accrue des individus a enseigner la Foi, comme le démontre l'augmentation des initiatives individuelles; dans la plus grande compétence des Assemblées spirituelles, des Conseils et des comités à guider les efforts des amis; dans l'introduction de nouveaux schémas de pensée et d'action qui ont influencé le comportement collectif de la communauté locale - dans tous ces domaines, le système d'instituts de formation a prouvé qu'il était un moteur indispensable au processus d'entrée en troupes. En étendant leur fonctionnement par le biais de cercles d'étude locaux, de nombreux instituts ont augmenté leur capacité à diffuser leurs programmes sur de vastes régions. La Mongolie, par exemple, a mis en place 106 cercles d'étude et a ainsi enregistré une augmentation importante du nombre de nouveaux croyants. Parallèlement à ce genre de développements, les membres de notre communauté mondiale se sont aussi davantage attachés à faire appel au pouvoir de la prière, à méditer sur les paroles sacrées et à récolter les bienfaits spirituels de leur participation aux réunions de prières. C'est grâce au mécanisme de ces éléments d'une transformation individuelle et collective intensifiée que la taille de la communauté s'accroît. Bien que le nombre de nouveaux croyants n'ait encore que légèrement dépassé celui de ces dernières années, cela fait immensément plaisir de voir que cette augmentation s'est désormais généralisée sur le plan géographique, qu'elle englobe des segments toujours plus grands de la communauté et parvient à intégrer de nouveaux déclares dans la vie de la Cause.
Cet état de la Foi si salutaire et si prometteur doit également beaucoup, au-delà de toute mesure, à l'institution des Conseillers, à leurs conseils, leur collaboration et leur travail pratique, qui ont augmenté avec la formation et le fonctionnement des instituts - une augmentation qui a reflété la stimulation donnée au bon moment par un Centre international d'enseignement énergique et toujours vigilant.
Le thème central du Plan de quatre ans - l'avancement du processus d'entrée en troupes - a produit un haut degré d'intégration de la pensée et de l'action. Il a centré l'attention sur une étape majeure de l'évolution de la communauté baha'ie qui doit être atteinte durant l'Age de formation; car tant que l'entrée en troupes ne sera pas plus largement poursuivie, les conditions ne seront pas mûres pour une conversion en masse, cette percée que promet Shoghi Effendi dans ses écrits. L'accent thématique du Plan a eu des implications pour toutes les catégories d'activité baha'ie; il a exigé une clarté de compréhension qui a permis que la planification systématique et stratégique soit une condition préalable de l'action individuelle et collective. Les membres de la communauté en sont venus peu à peu à comprendre comment la systématisation faciliterait les processus de croissance et de développement. Cette prise de conscience a constitué un pas énorme qui a conduit à une amélioration des activités d'enseignement et à un changement dans la culture de la communauté.
Les aspects intégratifs de ce thème ont été évidents dans les efforts accomplis pour planifier, développer la capacité institutionnelle et accroître les ressources humaines. Les fils liant tous ces éléments peuvent se suivre à la trace du début jusqu'à la fin du Plan. La conférence des Conseillers continentaux tenue en Terre sainte en décembre 1995 en marqua le commencement. Les caractéristiques du Plan furent présentées aux Conseillers. Ceci fut suivi par leurs consultations avec les Assemblées spirituelles nationales lors de sessions de planification nationales qui, par la suite, se déplacèrent au niveau régional avec la participation des membres du Corps auxiliaire, des Assemblées spirituelles locales et des comités. Ainsi, à tous les niveaux, les éléments de l'administration baha'ie s'engagèrent dans le processus de planification et passèrent ensuite à l'étape de l'exécution, au cours de laquelle la capacité institutionnelle à faire face à l'entrée en troupes dût être créée. Deux mesures importantes furent prises à cet égard: l'une fut l'établissement d'instituts de formation; l'autre l'établissement officiel et l'introduction plus large de Conseils régionaux baha'is comme composante de l'administration située entre les niveaux local et national et destinée à renforcer la capacité administrative de certaines communautés, là où la complexité croissante des problèmes confrontant les Assemblées spirituelles nationales requérait cette évolution. D'égale pertinence pour l'intégration des composantes essentielles du processus furent les stratégies définies pour le travail dans le domaine du développement socio-économique, partie cruciale de la consolidation, et celui des affaires extérieures, vital pour permettre à la Foi de gérer les conséquences de son émergence de l'obscurité. L'effet combiné a produit des résultats retentissants, dont l'énumération dépasserait de loin la portée de ces pages. Nous nous proposons toutefois de citer certains points marquants qui illustrent l'étendue des réalisations du Plan.
En Terre sainte, la construction des Terrasses et des édifices de l'Arc a avancé avec la totale certitude que la date limite fixée pour leur achèvement à la fin de cette année grégorienne serait respectée. De plus, le bâtiment à Haifa mentionné dans notre dernier message de Ridvan concernant la dimension accrue des groupes de pèlerins est prêt à être utilisé à partir de ce Ridvan. Dans ce même domaine, des plans d'architecte ont été approuvés pour la construction à Bahji d'un bâtiment bien nécessaire pour accueillir les pèlerins et autres visiteurs baha'is et non-baha'is.
La traduction des textes pour le nouveau recueil prévu des écrits de Baha'u'llah est terminée et les préparatifs pour sa publication sont en cours.
Les progrès dans le domaine de l'expansion et de la consolidation ont été manifestes à des niveaux autres que ceux déjà mentionnés: au niveau des pionniers, de la proclamation, de la publication d'ouvrages, de l'utilisation des arts, de la formation d'Assemblées spirituelles et des avancées réalisées par les associations d'études baha'ies. Quelque 3 300 croyants se sont installés comme pionniers internationaux à long terme et à court terme. Le fait que bien des pays habituellement receveurs aient eux-mêmes envoyé des pionniers à l'étranger a été une indication supplémentaire de la maturation des communautés nationales. Fidèles au mandat confié à leurs membres, les communautés du Canada et des Etats-Unis ont excellé dans le nombre de pionniers qui ont quitté leurs rivages et dans le nombre encore plus grand d'enseignants itinérants, dont un pourcentage important de jeunes. Particulièrement remarquable également a été la réponse encourageante que les croyants de souche africaine des Etats-Unis ont donnée à l'appel lancé pour que des enseignants baha'is itinérants se rendent en Afrique.
La proclamation de la Cause a impliqué des actions diverses, y compris le parrainage de toute une série d'événements - anniversaires, commémorations, groupes de discussion, expositions, etc. - qui ont permis à un grand nombre de personnes de découvrir les enseignements de la Foi. Les Maisons d'adoration ont été des centres magnétiques pour les visiteurs qui ont franchi leurs portes en nombres de plus en plus grands, surtout en Inde, ou environ cinq millions de personnes ont été accueillies l'an passé. A ces activités se sont ajoutées les multiples utilisations des médias pour transmettre le message baha'i. Aux Etats-Unis, une campagne médiatique conçue par le Comité national d'enseignement a entraîné quelque 60 000 demandes d'information. Partout dans le monde, la connaissance de la Foi s'est répandue grâce à la parution dans la presse écrite, plus fréquente qu'auparavant et non sollicitée, d'articles favorables à la Foi. De même, les enseignements ont pu être davantage propagés grâce aux stations de radio et de télévision qui ont accepté de diffuser régulièrement des émissions baha'ies. Ceci a été le cas dans des pays tels que la République Démocratique du Congo et le Liberia. Ces heureux développements ont vu leur couronnement dans le fait que des groupes médiatiques internationaux ont choisi, de façon indépendante, d'utiliser le Mausolée du Bab et les Terrasses comme site pour la diffusion de la partie filmée en Terre sainte du programme médiatique mondial célébrant l'avènement de l'an 2000.
L'utilisation des arts est devenu un élément important des programmes de proclamation, d'enseignement, d'approfondissement et de prières de la communauté mondiale. Les arts ont attiré les jeunes gens, qui s'en sont servi dans leurs activités d'enseignement et d'approfondissement, surtout à travers les nombreux ateliers de théâtre et de danse mis en place dans maintes parties du monde. Mais la dynamique des arts est allée bien au-delà du chant et de la danse pour inclure une série d'activités pleines d'imagination qui ont ancré les gens dans la Cause. Là où l'art folklorique a été utilisé, particulièrement en Afrique, le travail de l'enseignement s'est beaucoup enrichi. Par exemple, le Ghana et le Liberia ont chacun mis sur pied une campagne intitulée "Lumière de l'unité" pour promouvoir les arts dans l'enseignement. En Inde, le groupe "Harmonie communautaire" a eu un but similaire.
A l'instigation essentiellement des Conseillers et avec le soutien du Fonds continental, la traduction et la publication d'ouvrages baha'is ont pris un essor, surtout en Afrique et en Asie. De plus, le Kitab-i-Aqdas est paru dans une édition complète en arabe, ainsi que dans d'autres langues.
Si la restriction de former les Assemblées spirituelles locales au premier jour de Ridvan, mise en vigueur en 1997, a entraîné comme prévu une diminution du nombre de ces institutions, celle-ci n'a pas été massive. Le nombre s'est depuis stabilisé et un solide processus de consolidation est en cours. La Maison Universelle de Justice s'est vue renforcée de huit nouveaux piliers, élevant le nombre total d'Assemblées spirituelles nationales à 181.
Il a été particulièrement réjouissant de voir que, durant ces quatre années, la recherche baha'ie a pris un grand essor, progressant dans la tâche vitale de renforcer le fondement intellectuel du travail de la Foi. Deux résultats inestimables ont été l'enrichissement impressionnant de l'activité littéraire baha'ie et la production d'un ensemble d'écrits examinant divers problèmes contemporains à la lumière des principes baha'is. Le réseau des Associations d'études baha'is, qui célèbre cette année son vingt-cinquième anniversaire, a accueilli cinq nouvelles branches durant le Plan. La tenue de la première conférence des études baha'ies de la Papouasie-Nouvelle-Guinée et l'accent innovateur mis par l'Association japonaise sur les origines spirituelles de l'érudition japonaise traditionnelle ont reflété la diversité et la créativité que ce champ de service attire.
Les progrès dans le domaine du développement socio-économique ont été incontestablement qualitatifs, bien que les chiffres indiquant une augmentation des projets aient été également impressionnants. Le nombre d'activités recensées chaque année est passé d'environ 1 350 au début du Plan à plus de 1 800 vers la fin. Le mouvement vers une approche plus systématique est demeuré la caractéristique dominante du travail pendant cette période. Afin de promouvoir la consultation sur les principes du développement socio-économique et l'action dans ce domaine, le Bureau du développement économique et social du Centre mondial a parrainé 13 séminaires régionaux auxquels ont participé environ 700 représentants de 60 pays. Ce bureau s'est aussi occupé de concevoir des projets pilotes et du matériel adapté au montage de campagnes organisées visant à développer le potentiel des jeunes ainsi que l'alphabétisation, la formation d'agents de santé communautaires, l'amélioration de la condition féminine et l'éducation morale. Un exemple fut le programme lancé au Guyana, qui assura la formation de plus de 1 500 alphabétiseurs; un autre fut la réalisation en Malaisie de huit modules pour l'amélioration de la condition féminine, qui constituèrent la base de sessions de formation en Afrique, Asie et Amérique Latine. Un projet visant à intégrer des stations de radio baha'ies dans le travail des instituts de formation fut lancé dans la région de Guaymi au Panama. Etant donné que les instituts ont le potentiel d'offrir des formations dans le domaine du développement socio-économique, on a vu s'orienter dans cette direction une douzaine d'instituts qui actuellement expérimentent dans ce sens, dans des domaines comprenant l'alphabétisation, la formation d'agents de santé communautaires et la formation professionnelle. Un certain nombre d'agences d'inspiration baha'ie ou parrainées par les baha'is ont consacré leur énergie à des projets tels que celui qui a impliqué la collaboration avec l'Organisation mondiale de la santé pour combattre la cécité des rivières au Cameroun; plus de 30 000 individus ont reçu les médicaments nécessaires grâce à ce projet baha'i. Un autre exemple est l'université privée en Ethiopie, "Unity College", dont le nombre d'étudiants a atteint les 8 000. Encore un autre exemple est l'Académie de Landegg en Suisse qui, tout en développant et consolidant son programme académique, a offert une aide fort appréciée dans la recherche actuelle d'un remède aux affreuses conséquences sociales du conflit dans les Balkans. Il y a également l'exemple offert par l'Université Nur en Bolivie qui, dans un projet de collaboration avec l'Equateur, a offert une formation sur le leadership moral à plus de 1 000 enseignants. Dans ce domaine du développement socio-économique, tous ces exemples démontrant l'acquisition de capacités ont profité grandement aux buts du Plan.
Guidée par la stratégie pour les relations extérieures communiquée aux Assemblées spirituelles nationales en 1994, la capacité de la communauté dans les domaines de l'information publique et de la diplomatie s'est de même développée à une allure étonnante, plaçant la communauté baha'ie dans une relation dynamique avec les Nations unies, les gouvernements, les organisations non-gouvernementales (ONGs) et les média. La stratégie a concentré les activités, aux niveaux international et national, sur deux objectifs clés: influencer les processus menant à la paix mondiale et défendre la Foi. Par les mesures adoptées pour la défense de nos bien-aimés coreligionnaires en Iran, la Communauté internationale baha'ie a acquis un nouveau degré de respect et de soutien qui a crée des occasions de poursuivre d'autres buts de la stratégie. Pour relever le défi de la situation insoluble en Iran, nos institutions et nos agences travaillant dans le domaine des relations extérieures ont conçu de nouvelles approches pour mobiliser les structures existantes des gouvernements et des Nations unies. Le cas des persécutions en Iran a occupé l'attention des plus hautes autorités de la planète. En effet, la nouvelle qu'une cour iranienne avait confirmé la condamnation à mort de deux amis et prononcé une sentence similaire contre un troisième entraîna une vive réaction de la part du Président des Etats-Unis, qui adressa une franche remontrance à l'Iran. Les interventions de dirigeants mondiaux et des Nations unies ont fait que les exécutions de baha'is iraniens ont pratiquement cessé et que le nombre des condamnés à de longues peines d'emprisonnement a considérablement diminué.
Tout en nous réjouissant de ces interventions, nous acclamons l'esprit d'abnégation, la force d'âme et la foi indomptable de nos frères et soeurs d'Iran qui ont accompli ces efforts avec vigueur. Ces qualités d'âme manifestés déconcertent leurs compatriotes quant à l'endurance avec laquelle ils résistent aux attaques si violemment et si impitoyablement lancées contre eux. Comment expliquer autrement qu'un si petit nombre ait pu si longtemps résister à un si grand nombre? Comment auraient-ils pu autrement susciter la sincère inquiétude du monde même dans le cas ou un seul d'entre eux est menacé de mort? La tragédie de l'Iran est que les assaillants n'ont jusqu'à présent pas réussi à voir que les principes divins pour lesquels ces persécutés ont sacrifié leurs biens et même leur vie renferment justement les solutions qui satisferaient les aspirations d'une population dans son heure de mécontentement. Mais il ne fait absolument aucun doute que la tyrannie systématique à laquelle nos amis iraniens sont si cruellement assujettis finira par céder au Pouvoir Tout-Puissant qui guide les processus mystérieux vers leur destinée assurée dans toute sa gloire promise.
En ce qui concerne l'autre objectif de la stratégie pour les relations extérieures, les lignes d'action ont été guidées par quatre thèmes - droits de l'homme, statut de la femme, prospérité mondiale et développement moral. Les données dont nous disposons indiquent qu'un énorme pas en avant a été réalisé dans le travail sur les droits de l'homme et le statut de la femme. Pour ce qui est du premier thème, le Bureau des Nations unies a poursuivi un programme créatif d'éducation sur les droits de l'homme qui a jusqu'à présent servi de moyen de développer la capacité de pas moins de 99 Assemblées spirituelles nationales pour le travail diplomatique. Concernant le statut de la femme, l'existence de 52 bureaux nationaux pour l'amélioration de la condition féminine, les contributions de nombreux hommes et femmes baha'is a des conférences et ateliers à tous les niveaux, la nomination de représentants baha'is à des postes cruciaux de comités d'ONGs majeurs, y compris celui qui sert le Fonds de développement des Nations unies pour les femmes, montrent avec quelle assiduité les disciples de Baha'u'llah défendent son principe de l'égalité de l'homme et de la femme.
En même temps, tout un ensemble d'initiatives diffusent des renseignements sur la Foi baha'ie à divers publics. Celles-ci incluent des actions innovatrices telles que le lancement du site Web "Le monde baha'i", qui reçoit déjà 25 000 visites en moyenne par mois; la publication d'une déclaration intitulée "Ecrire l'avenir", qui aide les amis partout dans le monde à parler des problèmes contemporains; la diffusion sur le Web mondial, depuis novembre dernier, de "Payam-e-Doost", l'émission de radio hebdomadaire d'une heure en persan, diffusée dans la région métropolitaine de Washington D.C. - une émission qui est disponible sur Internet à tout moment et dans le monde entier; et la mise en place d'une émission télévisée très originale, qui applique les principes moraux aux problèmes quotidiens et qui a obtenu le soutien enthousiaste des gouvernements de l'Albanie, la Bosnie-Herzegovine, la Bulgarie, Croatie, Hongrie, Roumanie, Slovénie et l'ancienne République yougoslave de Macédoine.
Un phénomène qui a acquis de l'ampleur en cette fin de siècle est le fait que partout les gens se lèvent pour exprimer leurs aspirations à travers ce qui est maintenant connu sous le nom d'"organisations de la société civile". Ce doit être une source de grande satisfaction pour tous les baha'is de voir que la Communauté baha'ie internationale, en tant qu'ONG représentant un échantillon de l'humanité, fait l'objet de tant de confiance comme agent unificateur dans les grands débats qui façonnent l'avenir de l'humanité. Notre principal représentant aux Nations unies a été nomme coprésident du Comité sur les organisations non-gouvernementales, établi par le Conseil économique et social - une position qui donne à la Communauté internationale baha'ie un rôle majeur dans l'organisation du Forum du millénaire. Cette rencontre, voulue par le secrétaire-général de l'ONU, Kofi Annan, et prévue pour le mois de mai, donnera aux organisations de la société civile une occasion de formuler des opinions et recommandations sur des problèmes mondiaux qui seront abordés lors du Sommet du millénaire suivant en septembre prochain, auquel assisteront des chefs d'Etat et de gouvernement.
Le fait que l'humanité s'éveille aux dimensions spirituelles des changements qui se produisent dans le monde revêt une signification particulière pour les baha'is. Le dialogue interreligieux s'est intensifié et, durant le Plan de quatre ans, la Foi en est devenue de plus en plus un participant reconnu. Le Parlement des religions du monde qui s'est tenu à Cape Town en décembre dernier a rassemblé quelque 6 000 participants, parmi lesquels une importante délégation baha'ie. Des baha'is ont servi à la fois au sein du conseil d'administration international et celui de l'Afrique du Sud qui ont planifié l'événement. Pour les baha'is, l'intérêt de cet événement résidait surtout dans le fait que la première mention du nom de Baha'u'llah dans un rassemblement public en Occident avait eu lieu lors du Parlement tenu à Chicago en 1893. Des baha'is ont participé en tant qu'invités à deux événements interreligieux organisés en Jordanie en novembre dernier: une conférence sur les conflits et la religion au Moyen-Orient et la réunion annuelle de la Conférence mondiale sur la religion et la paix. Des représentants baha'is ont assisté aux événements parrainés par l'Eglise catholique romaine au Vatican et a New Delhi ou, en présence du pape Jean-Paul II, la Conseillère Zena Sorabjee fut parmi les représentants des religions qui prirent la parole. Au Royaume-Uni, la Foi a été sous les feux des projecteurs lorsque des représentants baha'is se sont joints à des membres de huit autres religions majeures pour une célébration interreligieuse du nouveau millénaire dans la Galerie royale du Palais de Westminster, où, en présence de membres de la famille royale, du Premier ministre, de l'Archevêque de Canterbury et d'autres personnalités, il a été fait référence au rassemblement des "neufs religions majeures du Royaume-Uni". En Allemagne, les baha'is ont été inclus, pour la première fois, dans un dialogue interreligieux. Cela a mis fin à l'attitude perpétuée par les confessions chrétiennes, qui évitaient tout contact avec la Foi suite à la publication en 1981, par une maison d'édition luthérienne, d'un livre écrit par un briseur de l'Alliance. Le remède fut une réfutation savante de 600 pages écrite par trois baha'is et publiée en 1995 par une compagnie non-baha'ie de premier rang, ce qui représenta une victoire remarquable pour la communauté allemande. Une version en anglais a été publiée au cours de la dernière année du Plan. Le dialogue interreligieux a pris une forme inhabituelle lorsqu'en 1997, au Palais de Lambeth, des représentants de la Banque mondiale et de neuf religions majeures ont tenu une réunion qui a abouti à la formation du Dialogue des religions mondiales sur le développement. Le but déclaré de ce Dialogue est "d'essayer d'établir un rapprochement entre les communautés religieuses et la Banque mondiale afin de leur permettre de travailler ensemble plus efficacement pour vaincre la pauvreté dans le monde". La fréquence et l'ouverture des rassemblements interreligieux représentent un nouveau phénomène dans les relations entre les religions. Il est évident que les diverses communautés religieuses s'efforcent de faire régner entre elles l'esprit d'amitié et de camaraderie dont Baha'u'llah exhorta ses disciples à manifester envers ceux d'autres religions.
L'effort concentré de la communauté baha'ie au cours de ces quatre années s'est exercé alors que la société s'est débattue contre une foule d'intérêts contradictoires. Dans cet espace de temps bref mais intensément dynamique, les forces à l'oeuvre au sein de la communauté baha'ie et à travers le monde ont poursuivi leur cours à un rythme accéléré et implacable. Dans leur sillage se sont révélés, plus visiblement qu'auparavant, les phénomènes sociaux auxquels Shoghi Effendi fit allusion. Il y a plus de six décennies, il attira l'attention sur "des processus pareillement simultanés de montée et de chute, d'intégration et de désintégration, d'ordre et de chaos, avec leurs réactions continues et réciproques entre elles". Ces doubles processus ne se sont pas déroulés séparément de ceux spécifiques à la communauté baha'ie, mais parfois ont avancé d'une façon qui, comme déjà indiqué, a entraîné l'implication directe de la Foi. Ils ont semblé parcourir les cotés opposés du même couloir du temps. D'un cote, des guerres fomentées par des conflits religieux, politiques, raciaux ou tribaux ont fait rage dans quelque 40 endroits; l'effondrement total et soudain de l'ordre civil a paralysé un certain nombre de pays; le terrorisme comme arme politique est devenu une épidémie; une augmentation des réseaux criminels internationaux a soulevé l'inquiétude.
Cependant, de l'autre coté, de sérieux efforts ont été accomplis pour essayer de mettre en place et de développer les méthodes de sécurité collective, rappelant une des prescriptions de Baha'u'llah concernant le maintien de la paix; un appel a été lance pour qu'une cour criminelle internationale soit établie, autre action qui va dans le sens de ce qu'attendent les baha'is; dans le but de se concentrer sur le besoin impératif d'avoir un système approprié pour traiter des problèmes mondiaux, des dirigeants du monde se rencontreront lors d'un Sommet du millénaire; de nouveaux modes de communication permettent à chacun de communiquer avec n'importe qui sur la planète. La désintégration économique en Asie a menacé de déstabiliser l'économie mondiale, mais elle a entraîné des efforts pour à la fois remédier à la situation immédiate et trouver des moyens de donner un sens de l'équité à la finance et au commerce internationaux. Ce ne sont là que quelques exemples des deux tendances opposées mais interactives qui opèrent en ce moment et qui confirment la récapitulation que Shoghi Effendi eut l'inspiration de faire à propos des forces à l'oeuvre dans le plus grand plan de Dieu, "dont les objectifs ultimes sont l'unité de la race humaine et la paix du genre humain."
Au terme de ces quatre années mouvementées, nous voici arrivés à une convergence extraordinaire de fins et de commencements en mesures de temps grégorien et d'ère baha'ie. D'un coté, cette convergence implique l'achèvement du vingtième siècle et de l'autre, elle inaugure une nouvelle phase dans le déroulement de l'Age de formation. La perspective à partir de ces deux cadres temporels nous incite à méditer sur une vision de tendances qui façonnent le monde et qui se sont produites simultanément, et à le faire dans le contexte de la perception exprimée de façon si vivante par Shoghi Effendi au commencement de l'Arc qu'il conçut. Au cours du Plan, cette vision est devenue parfaitement claire au fur et à mesure que les travaux de construction ont avancé sur le Mont Carmel, que les dirigeants mondiaux ont pris des mesures audacieuses pour élaborer les composantes d'une paix politique mondiale, et que les institutions baha'ies locales et nationales ont atteint de nouvelles étapes de leur évolution. Nous gardons en nous un souvenir sacré et durable du vingtième siècle qui stimule notre énergie tout en nous montrant le chemin à suivre: c'est celui de ce moment fécond dans l'histoire de l'humanité, lorsque le Centre de l'Alliance de Baha'u'llah, conçut, durant un ministère sans égal, l'architecture d'un nouvel ordre mondial et lorsque par la suite, durant quelques unes des années les plus dévastatrices, le Gardien de la Foi consacra toute son énergie à élever les structures d'un système administratif qui, en cette fin de siècle, est visible aux yeux du monde dans la plénitude de sa forme essentielle. Nous voici donc arrivés à un pont reliant des époques. Les capacités développées à travers un siècle de lutte et de sacrifice par une poignée d'amoureux éperdus de Baha'u'llah doivent maintenant être appliquées aux taches incontournables qu'il reste à accomplir en cet Age de formation, dont les nombreuses époques de labeur inlassable mèneront à cet Age d'or de notre Foi, lorsque la Plus Grande Paix enveloppera la terre.
En ce Ridvan, nous entamons un Plan de douze mois. Bien que de courte durée, il doit suffire et suffira à accomplir certaines tâches vitales et à poser les bases pour les vingt prochaines années du Plan divin du Maître. Ce qui a été si soigneusement commencé il y a quatre ans - l'acquisition systématique de connaissances, de qualités et de compétences pour le service - doit être développé. Où qu'ils soient, les instituts nationaux et régionaux doivent faire pleinement fonctionner les programmes et les systèmes qu'ils ont adoptés. De nouveaux instituts doivent être mis en place là où le besoin se fait sentir. De plus grandes mesures doivent être prises pour systématiser le travail d'enseignement entrepris à travers des initiatives individuelles et le parrainage des institutions. C'est en partie dans ce but que, dans plusieurs régions de chaque continent, les Conseillers et les Assemblées nationales ont mis en place des "Programmes de croissance zonale". L'expérience qui en résultera profitera aux futurs plans. L'individu, les institutions et la communauté locale sont vivement encourages à concentrer leur attention sur ces tâches essentielles afin d'être tout à fait prêts pour l'entreprise de cinq ans qui débutera à Ridvan 2001 - une entreprise qui conduira le monde baha'i jusqu'à la prochaine phase de l'avancement du processus d'entrée en troupes.
Mais en plus de l'attention que requièrent ces tâches, il existe un défi urgent à relever: nos enfants ont besoin d'être nourris spirituellement et intégrés dans la vie de la Cause. Il ne faut pas les laisser aller à la dérive dans un monde ou abondent les dangers moraux. Dans l'état actuel de la société, les enfants font face à un sort cruel. Pays après pays, des millions et des millions d'entre eux sont socialement déracinés. Des enfants se trouvent délaissés par leurs parents ou d'autres adultes, qu'ils vivent dans la richesse ou la pauvreté. Cette abandon a ses origines dans un égoïsme né du matérialisme, le noyau de cette impiété qui envahit partout les coeurs. Le déracinement social des enfants à notre époque est, à n'en pas douter, le signe d'une société en déclin; cette condition n'est cependant limitée à aucune race, classe, nation ou situation économique - elle existe partout. Nous sommes peinés de voir que dans de nombreuses régions du monde, les enfants sont utilisés comme soldats, exploités comme ouvriers agricoles, vendus et réduits à un quasi esclavage, forcés à se prostituer, traités comme objets de pornographie, abandonnés par des parents qui ne se préoccupent que de leurs propres désirs et soumis à d'autres formes de victimisation, trop nombreuses à mentionner. Nombre de ces horreurs sont infligées par les parents eux-mêmes à leurs propres enfants. Les préjudices spirituels et psychologiques défient toute estimation. Notre communauté mondiale ne peut échapper aux conséquences de cet état de choses. Cette réalisation devrait nous inciter tous à des efforts urgents et soutenus dans les intérêts des enfants et de l'avenir.
Bien que les activités pour enfants aient fait partie des plans précédents, celles-ci n'ont pas répondu aux besoins. L'éducation spirituelle des enfants et des pré-adolescents est d'une importance primordiale pour le futur essor de la communauté. Il est par conséquent impératif de remédier à ce manque. Les instituts doivent s'assurer d'inclure dans leurs programmes la formation d'enseignants de classes d'enfants, qui pourront offrir leurs services aux communautés locales. Mais bien qu'il soit essentiel de donner une éducation spirituelle et scolaire aux enfants, ceci ne représente qu'une partie de ce qui doit contribuer à développer leur caractère et façonner leur personnalité. Il est nécessaire également que les individus et les institutions à tous les niveaux, ce qui équivaut à dire la communauté dans son ensemble, aient une attitude correcte envers les enfants et s'intéressent à leur bien-être. Une telle attitude doit être aux antipodes de celle d'un ordre qui s'effondre rapidement.
Les enfants constituent le trésor le plus précieux qu'une communauté puisse posséder, car ils détiennent en eux la promesse et la garantie de l'avenir. Ils portent en eux les germes de ce que sera la société future, ce qui est largement déterminé par ce que les adultes de la communauté font ou ne font pas pour les enfants. Aucune communauté à qui est confié ce trésor ne peut le négliger avec impunité. Un amour sans bornes pour les enfants, la manière de les traiter, la qualité de l'attention qui leur est accordée, l'esprit avec lequel les adultes se comportent avec eux - tout cela fait partie des aspects primordiaux de l'attitude requise. L'amour exige de la discipline, le courage d'accoutumer les enfants aux difficultés, de ne pas céder à leurs caprices ou de ne pas les laisser entièrement livrés à eux-mêmes. Il faut maintenir une atmosphère dans laquelle les enfants sentent qu'ils appartiennent à la communauté et partagent son but. Ils doivent être aidés, avec amour mais aussi insistance, à vivre selon les normes baha'ies et à étudier et enseigner la Cause par des moyens appropriés à leurs circonstances.
Parmi les jeunes de la communauté, il y a ceux qu'on appelle les pré- adolescents, qui ont, disons, entre 12 et 15 ans. Ils représentent un groupe particulier avec des besoins particuliers, car ils se trouvent en quelque sorte entre l'enfance et la jeunesse, à une période ou se produisent en eux de nombreux changements. Il faut s'attacher, avec un esprit inventif, à les inclure dans des programmes d'activités qui retiendront leur intérêt, façonneront leurs aptitudes à enseigner et à servir, et les mèneront à rencontrer des jeunes plus âgés qu'eux. L'utilisation des arts sous diverses formes peut être de grande valeur dans ce domaine.
Et maintenant nous souhaitons adresser quelques mots aux parents qui sont les premiers responsables de l'éducation de leurs enfants. Nous leur demandons instamment d'accorder une attention constante à l'éducation spirituelle de leurs enfants. Certains parents semblent penser que cela est la responsabilité exclusive de la communauté; d'autres croient que pour préserver l'indépendance des enfants dans leur recherche de la vérité, il ne faut pas leur enseigner la Foi. D'autres encore ne se sentent pas à la hauteur de cette tâche. Rien de cela n'est correct. Le Maître bien-aimé a dit: "il est enjoint au père et à la mère, à titre de devoir, de déployer tous leurs efforts pour former leur fille et leur fils" et il a ajouté: "S'ils faisaient preuve de négligence en ce domaine, ils seraient tenus pour responsables et mériteraient des reproches en présence du Seigneur sévère." Quel que soit leur niveau d'éducation, les parents sont les mieux placés pour façonner le développement spirituel de leurs enfants. Ils ne devraient jamais sous-estimer leur capacité à modeler le caractère moral de leurs enfants. Car ils exercent une influence indispensable par le biais de l'environnement familial qu'ils créent consciemment de par leur amour de Dieu, leurs efforts pour suivre ses lois, leur esprit de service pour sa Cause, leur absence de fanatisme et le fait qu'ils se gardent des effets corrosifs de la médisance. Tout parent qui croit en la Beauté bénie a la responsabilité de se comporter de telle sorte à entraîner une obéissance spontanée envers lui, obéissance à laquelle les Enseignements attachent une si grande valeur. Bien sur, en plus des efforts exercés dans leur foyer, les parents se doivent d'apporter leur soutien aux classes baha'ies que la communauté organise pour les enfants. Il faut se rappeler également que les enfants vivent dans un monde qui les informe des dures réalités de la vie en les exposant directement aux horreurs déjà décrites ou à l'inévitable flot d'informations déversé par les média. Nombre d'entre eux sont ainsi forcés de mûrir prématurément, et il s'en trouve parmi eux qui cherchent des normes et une discipline qui puissent leur servir de guide dans la vie. En contraste avec ce triste arrière-plan d'une société décadente, les enfants baha'is doivent devenir les emblèmes lumineux d'un avenir meilleur.
Nous sommes plein d'espoir à la pensée que les Conseillers continentaux se rassembleront en Terre sainte en janvier 2001 pour célébrer l'occupation par le Centre international d'enseignement de son siège permanent sur la montagne de Dieu. Les membres du Corps auxiliaire du monde entier participeront avec eux à ce qui s'avérera être sans aucun doute l'un des événements historiques de l'Age de formation. Le rassemblement d'une telle pléiade de responsables baha'is doit, de par sa nature même, produire d'incalculables bienfaits pour une communauté qui sera à nouveau sur le point d'achever un plan et d'en entamer un autre. Alors que nous en considérons les implications, c'est le coeur rempli de gratitude que nous nous tournons vers les très chères Mains de la Cause de Dieu, 'Ali-Akbar Furutan et 'Ali Muhammad Varqa, qui en résidant en Terre sainte tiennent bien haut le flambeau du service que le bien-aimé Gardien a allumé dans leur coeur.
Avec ce Plan de douze mois, nous passons par un pont que nous ne traverserons plus jamais. Nous lançons ce Plan alors qu'Amatu'l-Baha Ruhiyyih Khanum n'est plus de ce monde. Elle est restée à nos cotés pratiquement jusqu'à la fin du vingtième siècle, tel un rayon de la lumière qui a brillé durant cette période incomparable de l'histoire de la race humaine. Dans les Tablettes du Plan divin, le Maître se lamenta de ne pouvoir parcourir le monde pour lancer l'appel divin, et dans sa déception intense, il exprima cet espoir: "Plaise à Dieu que vous puissiez l'accomplir.". Amatu'l-Baha réagit avec une énergie sans bornes, atteignant de vastes régions de la terre dans les 185 pays qui eurent le privilège de recevoir ses dons inimitables. Son exemple, qui préservera à tout jamais sa splendeur, illumine le coeur de milliers et de milliers d'individus à travers la planète. Tout autre geste étant inadéquat en comparaison, ne pourrions nous pas tous dédier nos humbles efforts durant ce Plan à la mémoire de celle pour qui l'enseignement était le but primordial, la parfaite joie de la vie?
La Maison Universelle de Justice
Riḍván-Botschaft 2000 á Das Universale Haus der Gerechtigkeit á Bahá'í Verlag GmbH, Auflage 1.01-Online (2000)
Das Universale Haus der Gerechtigkeit
Bahá’í‐Weltzentrum
Ridván 2000
An die Bahá’í der Welt
Innig geliebte Freunde,
[1] Wir verbeugen uns in Dankbarkeit vor dem Herrn der Heerscharen und unsere Her‐
zen fließen über vor Freude, da wir Zeuge dessen sind, welch wunderbaren Unterschied die
vier Jahre seit dem Beginn des globalen Planes bewirkt haben, der nun an diesem Fest des
Glanzes abgeschlossen wird. So deutlich ist der in dieser Zeit erreichte Fortschritt, dass unse‐
re Weltgemeinde Höhepunkte erreicht hat, von denen aus neue leuchtende Horizonte für ih‐
re künftigen großen Errungenschaften klar erkennbar sind.
[2] Der zahlenmäßige Zuwachs ergab sich hauptsächlich aus einer entscheidenden Qua‐
litätssteigerung. Die Kultur der Bahá’í‐Gemeinde hat einen Wandel erlebt. Dieser Wandel ist
erkennbar an erweiterten Fähigkeiten, der Methodik zielgerichteten Handelns und der dar‐
aus resultierenden gewachsenen Zuversicht der drei am Plan beteiligten Ebenen – dem Ein‐
zelnen, den Institutionen und der örtlichen Gemeinde. Dies ist so, weil die Freunde sich
nachhaltiger damit befassten ihre Kenntnis der göttlichen Lehren zu vertiefen und weil sie
viel – und dies systematischer als zuvor – darüber gelernt haben, wie diese bei der Verbrei‐
tung der Sache Gottes, bei individuellen und gemeinschaftlichen Aktivitäten und bei der Zu‐
sammenarbeit mit ihren Nachbarn angewandt werden können. Mit einem Wort, sie begaben
sich auf einen anwendungsorientierten Lernprozess, von dem aus zielgerichtetes Handeln
verfolgt wurde. Die treibende Kraft dieses Wandels war das System der Bahá’í‐Institute, die
in der ganzen Welt mit großer Geschwindigkeit errichtet wurden – eine Leistung, die sich
auf dem Gebiet der Ausbreitung und Festigung als das größte Vermächtnis des Vier‐Jahres‐
Planes qualifizierte.
[3] Durch die gesteigerte Befähigung der Einzelnen den Glauben zu lehren, was sich in
dem neuen Schwung individueller Initiativen zeigt; durch die verbesserte Fähigkeit der
Geistigen Räte, Regionaler Räte und Ausschüsse, die Bemühungen der Freunde zu leiten;
durch die Einführung neuer Denk‐ und Handlungsmuster, die das gemeinschaftliche Verhal‐
ten der örtlichen Gemeinden beeinflusste – in all diesen Beziehungen bewies das System der
Bahá’í‐Institute seine Unverzichtbarkeit als ein Motor im Prozess des Beitritts in Scharen.
Viele Institute haben ihre Fähigkeit vergrößert, weite Regionen mit ihren Programmen zu
versorgen, indem sie ihr Wirkungsfeld durch örtliche Studienkreise erweiterten. So hat zum
Beispiel die Mongolei 106 Studienkreise eingerichtet und verzeichnete als Ergebnis einen be‐
achtlichen Zuwachs an neuen Gläubigen. Gleichzeitig zu derartigen Entwicklungen richteten
die Mitglieder unserer weltweiten Gemeinschaft mehr Aufmerksamkeit darauf, auf die
Macht des Gebets zu vertrauen, über das heilige Wort Gottes zu meditieren und die geisti‐
gen Wohltaten aus der Teilnahme an Andachten zu beziehen. Durch das Zusammenwirken
dieser Elemente einer intensivierten Transformation des Einzelnen und der Gemeinschaft
wächst tatsächlich die Größe der Gemeinde. Obgleich die Zuwachsrate neuer Gläubiger bis
jetzt nur geringfügig die der vergangenen Jahre übertraf, ist es doch ungemein erfreulich zu
sehen, dass diese Zunahme geographisch weit gestreut ist, immer größere Teile der Gemein‐
de engagiert und erfolgreich Neuerklärte in das Leben der Sache Gottes integriert.
[4] Ein so gesunder und vielversprechender Zustand des Glaubens verdankt unermess‐
lich viel der Institution der Berater; ihrem beratenden Einfluss, ihrer Rolle in der Zusam‐
menarbeit und ihrer praktischen Arbeit. Die Zahl der Berater wurde im Hinblick auf die Er‐
richtung und Funktion der Institute vergrößert, was den rechtzeitig gegebenen Ansporn
durch ein pulsierendes und immer wachsames Internationales Lehrzentrum widerspiegelte.
[5] Das zentrale Thema des Vier‐Jahres‐Planes – der Fortschritt beim Prozess des Bei‐
tritts in Scharen – erzeugte eine enge Verbindung von Denken und Handeln. Es konzentrier‐
te die Aufmerksamkeit auf eine bedeutende Entwicklungsstufe in der Evolution der Bahá’í‐
Gemeinde, die während des Gestaltenden Zeitalter erlangt werden muss; denn ehe nicht in
hohem Maße für den Beitritt von Scharen gesorgt wird, werden die Bedingungen nicht reif
sein für Massenerklärungen, jenem Durchbruch, den Shoghi Effendi in seinen Schriften ver‐
heißt. Der thematische Brennpunkt des Planes erzeugte Auswirkungen auf alle Arten von
Bahá’í‐Aktivitäten; er benötigte eine Klarheit des Verständnisses, die systematische und stra‐
tegische Planung als Voraussetzung für individuelles und gemeinschaftliches Handeln mög‐
lich machte. Die Mitglieder der Gemeinde begannen allmählich zu begreifen, wie Systemati‐
sierung die Prozesse des Wachstums und der Entwicklung ermöglicht. Dieser Aufschwung
des Bewusstseins war ein gewaltiger Schritt zu einem Anstieg der Lehraktivitäten und zur
Veränderung der Gemeindekultur.
[6] Die gesamten Aspekte des Themas wurden bei den Bemühungen zur Planung, zum
Aufbau institutioneller Kapazität und zur Entwicklung menschlicher Ressourcen deutlich.
Die Verbindungslinien zwischen ihnen können vom Beginn des Planes bis zu seinem Ende
verfolgt werden. Die Konferenz der Kontinentalen Beraterämter im Dezember 1995 im Hei‐
ligen Land bildete den Anfang. Dort wurden die Berater in die besonderen Merkmale des
Planes eingeführt. Danach wurde mit den Nationalen Geistigen Räten in nationalen Pla‐
nungssitzungen hierüber beraten; die Beratungen wurden auf regionaler Ebene fortgesetzt,
bei denen dann Hilfsamtsmitglieder, örtliche Geistige Räte und ihre Ausschüsse beteiligt wa‐
ren. So wurden Elemente der Bahá’í‐Administration in den Planungsprozess einbezogen. Sie
gelangten darüber hinaus zur Stufe der Umsetzung, auf der die institutionelle Kapazität ge‐
schaffen werden musste, um mit dem Beitritt in Scharen umgehen zu können. In diesem Zu‐
sammenhang wurden zwei wichtige Maßnahmen ergriffen: Eine war die Errichtung von
Bahá’í‐Instituten; die andere war die formelle Errichtung und weit verbreitete Einführung
von Regionalen Bahá’í‐Räten. Sie sind administrative Einrichtungen zwischen der örtlichen
und der nationalen Ebene, um die administrativen Fähigkeiten solcher Gemeinden zu stär‐
ken, in denen die zunehmend komplexen Angelegenheiten, vor die sich die Nationalen Geis‐
tigen Räte gestellt sahen, diese Entwicklung erforderlich machten. Von gleicher Bedeutung
für die Verbindung der wesentlichen Elemente des Prozesses waren die für die Arbeit für
soziale und wirtschaftliche Entwicklung – einem entscheidenden Teil der Festigung – und
für auswärtige Angelegenheiten definierten Strategien. Diese werden es als einem lebens‐
wichtigen Faktor dem Glauben ermöglichen, die Folgen seines Hervortretens aus der Ver‐
borgenheit zu bewältigen. Die hieraus erzielten überwältigenden Ergebnisse aufzuzählen,
würde den Rahmen dieser Seiten bei weitem sprengen. Wir fühlen uns jedoch bewegt, ge‐
wisse Glanzpunkte zu nennen, die das Ausmaß der Errungenschaften innerhalb des Plans il‐
lustrieren.
[7] Im Heiligen Land wurde der Bau der Terrassen und der Gebäude am Bogen mit der
Gewissheit fortgesetzt, dass – wie angekündigt – der Termin zu ihrer Fertigstellung am Ende
dieses gregorianischen Jahres eingehalten wird. Darüber hinaus wird das Gebäude in Haifa,
das wir in unserer letzten Ridván‐Botschaft im Zusammenhang mit der Vergrößerung der
Pilgergruppen erwähnten, zu diesem Ridván bereit für die Nutzung sein. Im selben Zusam‐
menhang wurden Architektenpläne für in Bahjí zu bauende Einrichtungen genehmigt, die
dringend benötigt werden, um Pilger und andere Bahá’í‐ und Nicht‐Bahá’í‐Besucher unter‐
zubringen. Die Übersetzung der Texte für den zu erwartenden neuen Band von Bahá’u’lláhs
Schriften wurde fertiggestellt; seine Veröffentlichung wird derzeit vorbereitet.
[8] Fortschritte bei der Ausbreitung und Festigung waren auch auf noch nicht erwähnten
Gebieten erkennbar: beim Pionieren, der Proklamation, der Veröffentlichung von Literatur,
dem Einsatz der Künste, der Bildung von Geistigen Räten und bei den Gesellschaften für
Bahá’í‐Studien. Etwa 3.300 Gläubige siedelten sich als Lang‐ und Kurzzeitpioniere internati‐
onal an. Dass viele Länder, die normalerweise Pioniere erhalten, selbst Pioniere ins Ausland
schickten, ist ein weiteres Anzeichen für den Reifungsprozess von nationalen Gemeinden.
Treu dem ihnen übertragenen Auftrag ragen die Gemeinden von Kanada und den Vereinig‐
ten Staaten durch die Zahl der Pioniere, die ihr Land verließen, besonders hervor. Dies gilt
auch für die viel größere Anzahl von Reiselehrern, wobei die Jugend in bedeutsamer Weise
vertreten war. Besonders beachtlich war auch die ermutigende Reaktion der Gläubigen afri‐
kanischen Ursprungs in den Vereinigten Staaten auf den Aufruf, als Bahá’í‐Lehrer nach Af‐
rika zu reisen.
[9] Die Proklamation der Sache Gottes geschah durch vielfältige Aktionen, wobei ein
weites Spektrum von Gelegenheiten als Anlass dienten – Jahrestage, Gedenktage, Diskussi‐
onsgruppen, Ausstellungen und ähnliches. Hierdurch lernte eine große Zahl von Menschen
die Lehren des Glaubens kennen. Die Häuser der Andacht waren magnetische Anziehungs‐
punkte für Besucher, die in zunehmender Zahl eintraten, besonders in Indien, wo im letzten
Jahr etwa fünf Millionen Menschen begrüßt wurden. Zu solchen Aktivitäten kam noch die
vielfältige Nutzung der Medien hinzu, um die Bahá’í‐Botschaft zu übermitteln. In den Ver‐
einigten Staaten gab es 60.000 Anfragen als Reaktion auf eine Medienkampagne, die vom
Nationalen Lehrausschuss entworfen worden war. In der ganzen Welt verbreitete sich die
Kenntnis über den Glauben durch wohlwollende Artikel in den Druckmedien, die häufiger
als bisher unaufgefordert erschienen. Es gab auch eine ähnlich breitere Publizität durch die
Bereitschaft seitens Radio‐ und Fernsehstationen, regelmäßige Bahá’í‐Programme aufzu‐
nehmen; dies war der Fall in Ländern wie der Demokratischen Republik des Kongo und
Liberia. Solch günstige Entwicklungen wurden gekrönt durch die unabhängige Entschei‐
dung internationaler Medieneinrichtungen, den Schrein des Báb und die Terrassen als
Standort eines Fernsehbeitrags aus dem Heiligen Land für weltweite Medienprogramme zu
wählen, die das Kommen des Jahres 2000 feierten.
[10] Die Einbeziehung der Kunst wurde zu einem wichtigen Faktor bei der Proklamation,
dem Lehren, der Vertiefung und den Andachten der weltweiten Gemeinde. Die Künste zo‐
gen junge Leute an, die sie in ihren Lehr‐ und Vertiefungsaktivitäten verwendeten, haupt‐
sächlich in den zahlreichen aktiven Drama‐ und Tanzworkshops in vielen Teilen der Welt.
Aber der Schwung der Künste führte jenseits des Singens und Tanzens zu einem weiten
Spektrum einfallsreicher Aktivitäten, die den Menschen die Grundlagen der Sache Gottes
vermittelte. Dort, wo Volkskunst eingesetzt wurde, besonders in Afrika, wurde die Lehrar‐
beit sehr aufgewertet. So wurde zum Beispiel in Ghana und Liberia ein Projekt “Licht der
Einheit” gestartet, um die Künste beim Lehren zu fördern. In Indien verfolgte die “Commu‐
nal Harmony Group” ein ähnliches Ziel.
[11] Hauptsächlich auf Betreiben der Berater und mit Unterstützung des Kontinentalen
Fonds wurde der Übersetzung und Veröffentlichung von Bahá’í‐Literatur besonders in Afri‐
ka und Asien Aufschwung verliehen. Außerdem erschien der Kitáb‐i‐Aqdas in einer voll‐
ständigen arabischen Ausgabe und in anderen Sprachen.
[12] Obwohl die Beschränkung der Bildung von örtlichen Geistigen Räten auf den ersten
Ridván‐Tag, was seit 1997 gilt, die Zahl dieser Institutionen erwartungsgemäß absinken ließ,
so war die Abnahme doch nicht erheblich. Seitdem blieb die Zahl konstant, und ein gesun‐
der Prozess der Festigung hat stattgefunden. Acht neue Pfeiler des Universalen Hauses der
Gerechtigkeit wurden errichtet, wodurch die Gesamtzahl von 181 Nationalen Geistigen Rä‐
ten erreicht wurde.
[13] Besonders erfreulich während dieser vier Jahre war der zunehmende Schwung, mit
dem die Aktivitäten der Bahá’í‐Gelehrsamkeit mit ihrer lebenswichtigen Aufgabe voran‐
schritten, die intellektuellen Grundlagen für die Arbeit des Glaubens zu stärken. Unschätz‐
bare Ergebnisse waren zum einen die beeindruckende Erweiterung der Bahá’í‐Literatur und
zum zweiten die Verfassung verschiedener Dissertationen, die unterschiedliche Probleme
unserer Zeit im Lichte der Bahá’í‐Prinzipien untersuchten. Das Netzwerk der Gesellschaften
für Bahá’í‐Studien, das in diesem Jahr seinen 25. Jahrestag begeht, konnte im Laufe des Pla‐
nes fünf neue Schwestergesellschaften begrüßen. Die auf diesem Feld des Dienstes sichtbare
Vielfalt und Kreativität zeigt sich darin, dass die erste Konferenz für Bahá’í‐Studien in Pa‐
pua‐Neuguinea abgehalten wurde und dass die japanische Gesellschaft in bahnbrechender
Weise ihre Aufmerksamkeit auf die geistigen Ursprünge der traditionellen japanischen Ge‐
lehrsamkeit richtete.
[14] Auf dem Gebiet der sozialen und wirtschaftlichen Entwicklung fand ein eindeutiger
qualitativer Fortschritt statt, obgleich die Zahlen, die eine Zunahme der Projekte ausweisen,
auch beeindruckend sind. Die jährlich gemeldeten Aktivitäten steigerten sich von etwa 1.350
zu Beginn des Planes auf mehr als 1.800 an seinem Ende. Zunehmend systematisches Vorge‐
hen blieb das vorherrschende Kennzeichen bei dieser Arbeit während dieser Zeit. Um die
Beratung über die Prinzipien der sozialen und wirtschaftlichen Entwicklung und ihre Durch‐
führung zu fördern, führte das Büro für Soziale und Wirtschaftliche Entwicklung am Welt‐
zentrum 13 regionale Seminare durch, an denen schätzungsweise 700 Vertreter aus 60 Län‐
dern teilnahmen. Dieses Büro kümmerte sich auch darum, Pilotprojekte und geeignetes Ma‐
terial zu entwickeln, mit denen organisierte Kampagnen gestartet werden konnten, um Ju‐
gendliche unter anderem im Lesen und Schreiben zu unterrichten, um Mitarbeiter im Ge‐
sundheitswesen der Gemeinde auszubilden, um Frauen zu fördern und um moralische Er‐
ziehung anzubieten. Ein Beispiel ist das Programm in Guyana, das mehr als 1.500 Helfer für
die Alphabetisierung ausbildete; ein weiteres ist die Fertigstellung von acht Lehreinheiten
zur Förderung der Frauen in Malaysia. Diese wurden auch zur Grundlage für Ausbildungs‐
veranstaltungen in Afrika, Asien und Südamerika. Im Guaymi‐Bezirk von Panama wurde
ein Plan in Angriff genommen, Bahá’í‐Radiostationen mit der Arbeit der Bahá’í‐Institute zu
verbinden. Da Institute das Potenzial besitzen, Ausbildung für soziale und wirtschaftliche
Projekte zu leisten, bemühte sich ein Dutzend von ihnen in dieser Richtung und ist dabei,
auf den Gebieten der Alphabetisierung, der Ausbildung zum Gemeindesanitäter und beruf‐
licher Ausbildung zu experimentieren. Eine Reihe von durch die Baháʹí geförderten und in‐
spirierten Initiativen haben ihre Energie Projekten gewidmet wie zum Beispiel einem, das
mit der Weltgesundheitsorganisation zusammenarbeitet, um die FlussBlindheit in Kamerun
zu bekämpfen; dort erhielten mehr als 30.000 Menschen durch dieses Bahá’í‐Projekt die nöti‐
gen Medikamente. Ein weiteres Beispiel ist die Privatuniversität in Äthiopien, Unity College,
die inzwischen 8.000 Studenten hat, ferner die Landegg Akademie in der Schweiz, die neben
der Ausweitung und Konsolidierung ihrer Studienpläne wertvolle Hilfe bei der anhaltenden
Suche nach einer Lösung der ungeheuren sozialen Folgen des Balkankonflikts geleistet hat.
Auch die Núr‐Universität in Bolivien, die in einem gemeinsamen Projekt mit Ecuador eine
Ausbildung für mehr als 1.000 Lehrer in einem Programm über moralische Führung anbie‐
ten konnte, ist ein weiteres Beispiel hierfür. Auf dem Gebiet der sozialen und wirtschaftli‐
chen Entwicklung waren solche Beweise des Ausbaus von Fähigkeiten von großem Vorteil,
um die Ziele des Planes zu verwirklichen.
[15] Geführt durch die den Nationalen Geistigen Räten 1994 übermittelte Strategie in
auswärtigen Angelegenheiten hat sich die Leistungsfähigkeit der Gemeinde auf dem Gebiet
der diplomatischen und öffentlichen Information ebenfalls in erstaunlicher Weise gesteigert,
wobei die Bahá’í‐Gemeinde in eine dynamische Beziehung zu den Vereinten Nationen, Re‐
gierungen, Nicht‐Regierungsorganisationen (NGOs) und den Medien getreten ist. Die Stra‐
tegie konzentrierte sich auf internationaler und nationaler Ebene auf zwei wichtige Ziele: die
Prozesse in Richtung auf den Weltfrieden zu beeinflussen und die Sache Gottes zu schützen.
Durch die Maßnahmen zur Verteidigung unserer geliebten Glaubensbrüder im Iran gewann
die Internationale Bahá’í‐Gemeinde ein neues Maß an Achtung und Unterstützung. Daraus
ergaben sich Gelegenheiten, andere Ziele dieser Strategie zu verfolgen. Um sich der Heraus‐
forderung der hartnäckigen Situation im Iran zu stellen, entwickelten unsere Institutionen
und Vertretungen für auswärtige Angelegenheiten neue Vorgehensweisen, um verfügbare
Instrumentarien von Regierungen und den Vereinten Nationen zu aktivieren. Die Verfol‐
gungen im Iran beschäftigten die höchsten Instanzen auf unserem Planeten. Die Nachricht,
dass ein iranischer Gerichtshof Todesurteile gegen zwei der Freunde bestätigt und ein ähnli‐
ches Urteil gegen einen dritten ausgesprochen hatte, rief sogar eine scharfe Reaktion durch
den Präsidenten der Vereinigten Staaten hervor, der an den Iran eine deutliche Mahnung
richtete. Als Auswirkung der Interventionen von politischen Führern in der Welt und der
Vereinten Nationen hörten die Hinrichtungen von iranischen Bahá’í praktisch auf und ging
die Zahl der zu langjährigen Gefängnisstrafen Verurteilten drastisch zurück.
[16] Wir begrüßen diese Interventionen und preisen zugleich den aufopfernden Geist, die
Seelenstärke und den unbeugsamen Glauben unserer Brüder und Schwestern im Iran, die all
diesen Bemühungen Stärke verliehen haben. Diese offenkundigen Eigenschaften der Seele
bringen ihre Landsleute durch ihre Standhaftigkeit zum Staunen, mit der sie den tückischen
und mitleidslosen Angriffen widerstehen. Wie sonst könnte man erklären, dass es so weni‐
gen möglich war, sich so lange gegen so viele zu behaupten? Wie sonst hätten sie die Sorge
der Welt und aktive Reaktionen auslösen können, sobald auch nur ein Einziger von ihnen
mit dem Tode bedroht war? Es ist die Tragödie des Iran, dass die Angreifer es bis jetzt nicht
eingesehen haben, dass die göttlichen Prinzipien, für die die Verfolgten ihren Besitz und so‐
gar ihr Leben opfern, genau jene Lösungen enthalten, die die Sehnsüchte der Bevölkerung in
dieser Stunde der Unzufriedenheit befriedigen würden. Es besteht jedoch nicht der geringste
Zweifel, dass die systematische Willkürherrschaft, der unsere iranischen Freunde so grau‐
sam ausgesetzt sind, schließlich der Macht des Allmächtigen weichen wird, die den geheim‐
nisvollen Verlauf der Dinge seiner verheißenen Bestimmung in all seiner Herrlichkeit entge‐
genführt.
[17] Das zweite Ziel der Strategie für auswärtige Angelegenheiten bezog sich auf vier
Themen – Menschenrechte, der Stellung der Frau, globales Wohlergehen und moralische
Entwicklung. Unsere Berichte zeugen von einem gewaltigen Fortschritt bei der Arbeit für
Menschenrechte und die Stellung der Frau. Zu ersteren führte das Büro bei den Vereinten
Nationen ein kreatives Programm für die Erziehung zu Menschenrechten durch, das bis jetzt
dazu beitrug, bei nicht weniger als 99 Nationalen Geistigen Räten die Fähigkeit zur diploma‐
tischen Arbeit aufzubauen. Bezüglich der Stellung der Frau zeigen 52 nationale Büros für
den Fortschritt von Frauen, die Beiträge zahlreicher Bahá’í‐Frauen und ‐Männer bei Konfe‐
renzen und Arbeitskreisen auf allen Ebenen, die Wahl von Bahá’í‐Vertretern in Führungspo‐
sitionen bei wichtigen NGO‐Ausschüssen – so auch beim Entwicklungsfonds für Frauen der
Vereinten Nationen –, wie die Anhänger Bahá’u’lláhs beharrlich für Sein Prinzip der Gleich‐
berechtigung von Frau und Mann eintreten.
[18] Gleichzeitig verbreiten eine ganze Reihe von Initiativen Informationen über die
Bahá’í‐Religion an verschiedenste Gruppen in der Öffentlichkeit. Zu diesen innovativen
Maßnahmen gehören: der Start einer Website “The Bahá’í World”, die im Durchschnitt
schon 25.000 mal im Monat besucht wird; die Herausgabe des Statements “Wer schreibt die
Zukunft?”, das den Freunden in der ganzen Welt hilft, über zeitgenössische Themen zu
sprechen; die Sendung des persischen Radioprogrammes “Payam‐e‐Doost”, das für eine
Stunde pro Woche im Bereich von Washington D.C. ausgestrahlt wird und das über das In‐
ternet seit letztem November jederzeit in der ganzen Welt verfügbar ist; die Durchführung
eines höchst originellen Fernsehprogramms, in dem moralische Prinzipien auf tägliche Prob‐
leme angewandt werden und das von Regierungsstellen in Albanien, Bosnien‐Herzegowina,
Bulgarien, Kroatien, Ungarn, Rumänien, Slowenien und der früheren jugoslawischen Repub‐
lik Mazedonien wärmstens befürwortet wird.
[19] Ein Phänomen, das sich gegen Ende des Jahrhunderts verstärkt zeigt, ist das Bemü‐
hen der Menschen weltweit, ihre Sehnsüchte durch sogenannte “Organisationen der Zivilge‐
sellschaft” auszudrücken. Es muss für die Bahá’í überall eine Quelle größter Genugtuung
sein, dass die Internationale Bahá’í‐Gemeinde, die als eine Nicht‐Regierungsorganisation ei‐
nen Querschnitt der ganzen Menschheit darstellt, als eine einheitsstiftende Kraft in bedeu‐
tenden Diskussionen, die die Zukunft der Menschheit gestalten, solches Vertrauen gewon‐
nen hat. Unser Hauptvertreter bei den Vereinten Nationen wurde zum gleichberechtigten
Vorsitzenden des Ausschusses für Nicht‐Regierungsorganisationen ernannt, der vom Wirt‐
schafts‐ und Sozialrat eingerichtet wurde – eine Stellung, die der Internationalen Bahá’í‐
Gemeinde eine Führungsrolle bei der Organisation des Millennium‐Forums einräumt. Diese
von Kofi Annan, dem Generalsekretär der Vereinten Nationen für kommenden Mai einberu‐
fene Versammlung, wird den Organisationen der Zivilgesellschaft Gelegenheit geben, ihre
Ansichten und Vorschläge zu globalen Fragen zu formulieren. Diese werden dann von dem
im September dieses Jahres folgenden Millennium‐Gipfel aufgenommen werden, bei dem
sich Staats‐ und Regierungschefs treffen.
[20] Dass die Menschheit sich der geistigen Dimension des Wandels in der Welt bewusst
wird, hat für Bahá’í eine besondere Bedeutung. Der interreligiöse Dialog hat sich intensiviert.
Während des Vier‐Jahres‐Planes war der Glaube in zunehmendem Maße als anerkannter
Partner daran beteiligt. Das Parlament der Weltreligionen führte im letzten Dezember in
Kapstadt 6.000 Teilnehmer zusammen, darunter eine starke Bahá’í‐Delegation. Bahá’í waren
im südafrikanischen und internationalen Leitungsgremium an der Planung der Veranstal‐
tung beteiligt. Für die Bahá’í ergab sich ein besonderes Interesse an dieser Veranstaltung aus
der Tatsache, dass der Name Bahá’u’lláhʹs öffentlich zum ersten Mal im Westen beim Parla‐
ment in Chicago 1893 erwähnt worden war. Auf zwei im letzten November in Jordanien ab‐
gehaltenen interreligiösen Veranstaltungen wurden Bahá’í als geladene Teilnehmer emp‐
fangen; es waren dies die Konferenz über Konflikte und Religionen im Nahen Osten und die
Jahrestagung der Weltkonferenz für Religion und Frieden (WCRP). Bahá’í‐Vertreter nahmen
auch an Veranstaltungen in der Vatikanstadt und in Neu Delhi teil, die von der römisch‐
katholischen Kirche veranstaltet wurden. Beim zweiten Anlass war Beraterin Zena Sorabjee
eine der Vertreterinnen von Religionen, die in Gegenwart von Papst Johannes Paul II zur
Versammlung sprachen. Im Vereinigten Königreich trat der Glaube in die öffentliche Arena,
als Bahá’í‐Vertreter mit Mitgliedern von acht anderen großen Religionen zu einer interreligi‐
ösen Millenniumsfeier in der Königlichen Galerie im Westminster‐Palast zusammenkamen,
wo in Gegenwart von Mitgliedern des Königshauses, des Premierministers, des Erzbischofs
von Canterbury und anderen hervorragenden Persönlichkeiten auf die Versammlung der
“neun großen Religionen des Vereinigten Königreiches” Bezug genommen wurde. In
Deutschland wurden die Bahá’í zum ersten Mal am interreligiösen Dialog beteiligt. Damit
änderte sich eine langjährige Einstellung der christlichen Konfessionen, die wegen eines von
einem Bundesbrecher geschriebenen und von einem lutherischen Verlag 1981 herausgegebe‐
nen Buches die Berührung mit dem Glauben vermieden hatten. Abhilfe erfolgte durch eine
600 Seiten starke von drei Bahá’í geschriebene wissenschaftliche Widerlegung, die in einem
führenden Nicht‐Bahá’í‐Verlag 1995 erschien, was einen außergewöhnlichen Sieg für die
deutsche Bahá’í‐Gemeinde darstellt. Eine englische Übersetzung wurde im letzten Jahr des
Planes herausgegeben. In ungewöhnlicher Form fand ein interreligiöser Dialog statt, als
1998 Vertreter der Weltbank und von neun großen Religionen im Lambeth‐Palast eine Ver‐
anstaltung abhielten, die zur Bildung eines Entwicklungsdialogs der Weltreligionen führte.
Es ist das vom Dialog verkündete Ziel zu versuchen, den Graben zwischen den Religions‐
gemeinschaften und der Weltbank zu überbrücken, um ihnen eine wirkungsvollere Zusam‐
menarbeit bei der Überwindung der Armut in der Welt zu ermöglichen. Die Häufigkeit und
der umfassende Charakter dieser interreligiösen Versammlungen ist ein neues Phänomen in
den Beziehungen der Religionen untereinander. Es ist offensichtlich, dass sich die verschie‐
denen Religionsgemeinschaften darum bemühen, den Geist der Freundlichkeit und Brüder‐
lichkeit untereinander zu erreichen, den Bahá’u’lláh Seine Anhänger aufgerufen hat, den
Anhängern anderer Religionen gegenüber an den Tag zu legen.
[21] Während dieser vier Jahre spielten sich die konzentrierten Bemühungen der Bahá’í
zu einer Zeit ab, da die Gesellschaft im Allgemeinen mit einer Flut widerstreitender Interes‐
sen zu kämpfen hatte. In dieser kurzen aber äußerst bewegten Zeitspanne schritten die in der
Bahá’í‐Gemeinde und in der Welt waltenden Kräfte mit unerbittlicher Beschleunigung vo‐
ran. In ihrem Sog offenbarten sich die sozialen Phänomene, auf die Shoghi Effendi hinge‐
wiesen hatte, klarer als je zuvor. Vor mehr als 60 Jahren zog er die Aufmerksamkeit auf “die‐
se gleichzeitigen Vorgänge des Aufstieges und des Unterganges, des Zusammenschlusses
und des Auseinanderfallens, der Ordnung und des Chaos mit ihren ständigen und wechsel‐
seitigen Auswirkungen aufeinander”. Diese zwei Prozesse spielten sich nicht isoliert von je‐
nen ab, die für die Bahá’í‐Gemeinde typisch waren, sondern führten, wie schon gezeigt wur‐
de, zur direkten Beteiligung des Glaubens. Sie scheinen auf der anderen Seite des gleichen
Zeitkorridors zu laufen. Auf der einen Seite wüteten an etwa 40 Stellen Kriege, die von reli‐
giösen, politischen, rassischen oder Stammeskonflikten geschürt wurden; ein plötzlicher to‐
taler Zusammenbruch der bürgerlichen Ordnung lähmt eine Reihe von Ländern; Terroris‐
mus als politische Waffe wurde zur Epidemie; eine Woge internationaler krimineller Netz‐
werke versetzte die Menschen in Schrecken. Auf der anderen Seite jedoch gab es ernsthafte
Versuche, Methoden der kollektiven Sicherheit auszuarbeiten und umzusetzen, was
Bahá’u’lláhs Vorschriften für die Erhaltung des Friedens in Erinnerung ruft; es gab einen
Aufruf, einen internationalen Strafgerichtshof einzurichten, eine weitere Maßnahme, die mit
den Erwartungen der Bahá’í übereinstimmt. Um die Aufmerksamkeit auf die dringende
Notwendigkeit, ein angemessenes System zur Lösung von globalen Fragen einzurichten, ha‐
ben sich die Führer der Welt auf einem Millennium‐Gipfel verabredet; neue Kommunikati‐
onsmethoden haben den Weg dafür frei gemacht, dass jeder mit jedem auf diesem Planten in
Verbindung treten kann. Wirtschaftliche Auflösungserscheinungen in Asien drohten die
Weltwirtschaft zu destabilisieren, führten aber zu Bemühungen, die unmittelbare Gefahr zu
beheben und Methoden zu entwickeln, einen Sinn für Gerechtigkeit in den Bereich des inter‐
nationalen Handels und der Finanzen einzuführen. Dies sind nur einige Beispiele für die
beiden gegensätzlichen aber aufeinander einwirkenden Tendenzen der Zeit, die Shoghi
Effendis inspirierte Zusammenfassung über die Kräfte, die in Gottes Größerem Plan am
Werke sind, bestätigen, “dessen letztes Ziel die Einheit und der Frieden der gesamten
Menschheit ist”.
[22] Zum Abschluss dieser vier ereignisreichen Jahre kommen wir an ein gewaltiges Zu‐
sammentreffen von Abschlüssen und Anfängen in der gregorianischen Zeitrechnung und
der Bahá’í‐Ära. In einem Sinne bedeutet dieses Zusammentreffen das Ende des zwanzigsten
Jahrhunderts und in einem anderen eröffnet es eine neue Stufe in der Entfaltung des Gestal‐
tenden Zeitalters. Die Perspektive dieser zwei Zeitrahmen veranlasst uns, über eine Vision
von weltgestaltenden Entwicklungen nachzudenken, die zeitlich zusammenfallen; wir tun
dies unter Berücksichtigung der Einsicht, die von Shoghi Effendi so plastisch bei der Grün‐
dung des von ihm entworfenen Bogens am Berge Karmel dargelegt wurde. Im Verlauf des
Planes gewann diese Vision eine leuchtende Klarheit, als die Bauprojekte am Berge Karmel
voranschritten, als die Führer der Welt kühne Schritte in Richtung auf die Gestaltung eines
weltweiten politischen Friedens unternahmen, und als örtliche und nationale Bahá’í‐
Institutionen ein neues Niveau in ihrer Evolution erreichten. Wir tragen mit uns eine heilige
und dauerhafte Erinnerung an das zwanzigste Jahrhundert in uns, die unsere Energien
weckt und uns den Weg vorzeichnet: Zu ihm gehört jener zukunftsweisende Augenblick in
der Geschichte der Menschheit, als der Mittelpunkt des Bundes Bahá’u’lláhs im Laufe einer
Amtszeit, die ohne Parallele ist, die Struktur der neuen Weltordnung entwarf und als an‐
schließend im Verlauf einiger seiner verheerendsten Jahre der Hüter des Glaubens seine äu‐
ßerste Energie darauf verwendete, die Struktur eines administrativen Systems zu errichten,
das am Ende des Jahrhunderts in der Ganzheit seiner essenziellen Form vor den Augen der
Welt ausgebreitet liegt. Wir stehen damit an einer Brücke zwischen den Zeiten. Die Fähigkei‐
ten, die im Laufe eines Jahrhunderts der heftigen Anstrengungen und Opfer von einer
Handvoll von der Liebe zu Bahá’u’lláh berauschter Gläubiger entwickelt wurden, müssen
jetzt auf die für das Gestaltende Zeitalter unausweichlich verbleibenden Aufgaben ange‐
wandt werden; die zahlreichen Epochen unermüdlicher Arbeit dieses Zeitalters werden
schließlich zum Goldenen Zeitalter unseres Glaubens führen, wenn der Größte Friede die
Erde umfassen wird.
[23] An diesem Ridván beginnen wir einen Zwölf‐Monate‐Plan. So kurz er auch ist, muss
und wird er ausreichen, gewisse lebenswichtige Aufgaben zu erfüllen und das Fundament
für den nächsten, zwanzig Jahre andauernden Vorstoß des Göttlichen Planes des Meisters zu
legen. Was vor vier Jahren so sorgfältig begonnen wurde – die systematische Aneignung von
Kenntnissen, Qualitäten und Dienstfertigkeit – muss erweitert werden. Wo immer es sie gibt,
müssen nationale und regionale Institute die Programme und Systeme, die sie eingeführt
haben, in vollem Umfang zur Anwendung bringen. Neue Institute müssen gebildet werden,
wo der Bedarf danach erkannt wurde. Größere Schritte müssen unternommen werden, um
die Lehrarbeit zu systematisieren, die durch individuelle Initiative und durch institutionelle
Förderung unternommenen wird. Es ist teilweise zu diesem Zweck, dass die Berater und die
Nationalen Räte in verschiedenen Gegenden jedes Kontinents “Regionale Wachstumspro‐
gramme” aufgestellt haben. Die Ergebnisse werden einen Erfahrungsschatz liefern, der für
zukünftige Pläne nützlich sein wird. Der Einzelne, die Institutionen und die örtlichen Ge‐
meinden werden dringend gebeten, ihre Aufmerksamkeit auf diese wesentlichen Aufgaben
zu richten, damit sie für das nächste Fünf‐Jahres‐Unternehmen, das zu Ridván 2001 beginnt,
voll gerüstet sind – eine Unternehmung, die die Bahá’í‐Welt zur nächsten Phase beim Fort‐
schritt im Prozess des Beitritts in Scharen führen wird.
[24] Aber jenseits der Aufmerksamkeit, die auf diese Aufgaben gerichtet wird, gibt es
noch eine dringende Herausforderung, vor der wir stehen: Unsere Kinder müssen geistig
genährt und in das Leben der Sache Gottes integriert werden. Man darf nicht zulassen, dass
sie ziellos in einer Welt umherirren, die voll von moralischen Gefahren ist. Im gegenwärtigen
Zustand der Gesellschaft sehen sich die Kinder einem grausamen Schicksal gegenüber. Mil‐
lionen und Abermillionen von ihnen sind in allen Ländern sozial entwurzelt. Die Kinder
sind ihren Eltern und der Erwachsenenwelt gegenüber entfremdet, ob sie nun unter armen
oder reichen Lebensbedingungen leben. Diese Entfremdung hat ihre Wurzeln in der Selbst‐
sucht, die aus dem Materialismus entsteht, welcher sich im Kern der Gottlosigkeit befindet,
die die Herzen der Menschen überall erfasst. Die soziale Entwurzelung der Kinder unserer
Zeit ist ein sicheres Anzeichen einer Gesellschaft des Niedergangs; dieser Zustand be‐
schränkt sich jedoch nicht auf eine Rasse, Klasse, Nation oder wirtschaftliche Bedingung – er
betrifft alle. Es betrübt unsere Herzen zutiefst festzustellen, dass in vielen Teilen der Welt
Kinder als Soldaten benutzt, als Arbeiter ausgebeutet, in die Sklaverei verkauft, in die Prosti‐
tution gezwungen, zum Objekt für Pornographie herabgewürdigt, von Eltern, deren Denken
nur um ihre eigenen Begierden kreist, verlassen werden oder auf andere Arten – zu zahl‐
reich, um sie aufzuzählen – zu Opfern gemacht werden. Viele dieser Schrecken fügen Eltern
selbst den eigenen Kindern zu. Der hieraus entstehende geistige und psychologische Scha‐
den kann überhaupt nicht abgeschätzt werden. Unsere weltweite Gemeinde kann den Fol‐
gen dieser Zustände nicht entfliehen. Das Bewusstsein dieser Tatsache sollte uns alle zu
dringlichen und beständigen Anstrengungen für die Interessen von Kindern und der Zu‐
kunft antreiben.
[25] Obgleich Aktivitäten für Kinder auch ein Teil früherer Pläne waren, haben sie dem
tatsächlichen Bedarf auf diesem Feld nicht annähernd entsprochen. Geistige Erziehung von
Kindern und Junioren ist von größter Bedeutung für den weiteren Fortschritt der Gemeinde.
Es ist daher geboten, Abhilfe für diesen Mangel zu schaffen. Die Institute müssen sicherstel‐
len, dass ihre Programme die Ausbildung von Kinderklassenlehrern mit einschließen, die
dann den örtlichen Gemeinden ihre Dienste zur Verfügung stellen können. Aber wenn auch
eine geistige und schulische Ausbildung für Kinder wesentlich ist, bildet dies doch nur einen
Teil dessen, was in die Entwicklung ihres Charakters und in ihre Persönlichkeitsbildung ein‐
fließen muss. Es ist notwendig, dass der Einzelne und die Institutionen auf allen Ebenen, d.
h. die Gemeinde als Ganzes, Kindern gegenüber eine angemessene Haltung zeigen und sich
allgemein für ihr Wohlergehen interessieren. Eine solche Einstellung sollte sich völlig abhe‐
ben von derjenigen einer schnell zerfallenden Ordnung.
[26] Kinder sind der kostbarste Schatz, den eine Gemeinde besitzen kann, denn in ihnen
liegt die Verheißung und die Garantie für die Zukunft. In ihnen liegt keimhaft der Charakter
der zukünftigen Gesellschaft, der im Wesentlichen durch das gebildet wird, was die Erwach‐
senen der Gemeinde für die Kinder tun oder zu tun versäumen. Sie sind ein Pfand, das keine
Gemeinde ungestraft vernachlässigen darf. Eine allumfassende Liebe für die Kinder, die Art,
wie man sie behandelt, die Qualität der ihnen geschenkten Aufmerksamkeit, der Geist, mit
dem sich Erwachsene ihnen gegenüber verhalten – dies alles gehört zu den lebenswichtigen
Aspekten der erforderlichen Einstellung. Liebe erfordert Disziplin, den Mut, Kinder an Müh‐
sal zu gewöhnen, nicht allen ihren Launen nachzugeben und sie nicht ihren eigenen Nei‐
gungen ganz zu überlassen. Es muss eine Atmosphäre gewahrt werden, in der Kinder füh‐
len, dass sie zur Gemeinde gehören und sich an ihrem Ziel beteiligen. Sie müssen liebevoll
aber nachdrücklich dahin geführt werden, nach den Bahá’í‐Maßstäben zu leben und die Sa‐
che Gottes in einer Weise zu erforschen und zu lehren, wie es ihrem Lebensumfeld ent‐
spricht.
[27] Unter den Jugendlichen in der Gemeinde sind auch die Junioren, im Alter etwa zwi‐
schen 12 und 15. Sie bilden eine besondere Gruppe, die besondere Bedürfnisse hat, da sie
sich irgendwo zwischen Kindheit und Jugend befinden und viele Veränderungen in ihnen
vorgehen. In schöpferischer, hingebungsvoller Aufmerksamkeit gilt es, sie an Programmen
für Aktivitäten zu beteiligen, sie dabei mit ihren Interessen einzubeziehen, ihre Befähigun‐
gen für das Lehren und den Dienst zu bilden und sie in die sozialen Interaktionen mit älte‐
ren Jugendlichen einzubinden. Die Einbeziehung der Künste in ihren verschiedenen Formen
kann in solchen Aktivitäten von großem Wert sein.
[28] Und nun möchten wir einige Worte an Eltern richten, die bei der Erziehung ihrer
Kinder die Hauptverantwortung tragen. Wir rufen sie auf, ihre ständige Aufmerksamkeit
auf die geistige Erziehung ihrer Kinder zu richten. Es scheint, dass einige Eltern annehmen,
dies liege ausschließlich in der Verantwortung der Gemeinde; andere glauben, dass die Un‐
abhängigkeit der Kinder bei der Erforschung der Wahrheit gewahrt bleiben müsse und des‐
halb der Glaube ihnen nicht gelehrt werden dürfe. Wiederum andere fühlen sich unfähig,
diese Aufgabe zu bewältigen. Nichts davon trifft zu. Der geliebte Meister sagte: “Vater und
Mutter sind verpflichtet, Tochter und Sohn mit größter Anstrengung auszubilden”, und füg‐
te hinzu: “Wer diese Aufgabe vernachlässigt, der wird in Gegenwart des gestrengen Herrn
zur Rechenschaft gezogen und mit Vorwürfen überhäuft werden.” Unabhängig vom Niveau
ihrer eigenen Ausbildung sind Eltern in der entscheidenden Lage, die geistige Entwicklung
ihrer Kinder zu formen. Sie sollten unter keinen Umständen ihre Fähigkeit, den moralischen
Charakter ihrer Kinder zu bilden, unterschätzen. Denn sie üben einen unersetzbaren Einfluss
durch die häusliche Umgebung aus, die sie bewusst durch ihre Liebe zu Gott, ihr Bemühen,
sich an Seine Gesetze zu halten, ihren Geist des Dienstes für Seine Sache, ihre nicht fanati‐
sche Einstellung und ihre Freiheit von den zersetzenden Wirkungen der üblen Nachrede
schaffen. Jeder Elternteil, der an die Gesegnete Schönheit glaubt, hat die Verantwortung sich
in solcher Weise zu benehmen, wodurch bei den Kindern spontan der Gehorsam gegenüber
den Eltern entsteht, dem die Lehren solch hohen Wert beimessen. Natürlich sollten die Eltern
zusätzlich zu ihrem Bemühen im Hause die von der Gemeinde eingerichteten Bahá’í‐
Kinderklassen unterstützen. Man muss auch daran denken, dass die Kinder in einer Welt le‐
ben, die sie durch den direkten Kontakt mit den Schrecken, die wir beschrieben haben, und
durch die unvermeidliche Überflutung der Massenmedien über die rauhen Realitäten infor‐
miert. Viele von ihnen werden daher zwangsläufig vorzeitig reif, und unter diesen gibt es
solche, die nach Maßstäben und einer Disziplin suchen, nach der sie ihr Leben ausrichten
können. Auf diesem düsteren Hintergrund einer dekadenten Gesellschaft sollten Bahá’í‐
Kinder als die Sinnbilder einer besseren Zukunft strahlen.
[29] Wir hegen die lebhaftesten Erwartungen, wenn wir daran denken, dass die Kontinen‐
talen Berater sich im Januar 2001 aus einem Anlass versammeln werden, bei dem wir den
Einzug des Internationalen Lehrzentrums in seinen ständigen Sitz am Berge Gottes feiern
werden. Hilfsamtsmitglieder aus der ganzen Welt werden mit ihnen an einer Versammlung
teilnehmen, die sich zweifellos als eines der historischen Ereignisse des Gestaltenden Zeital‐
ters erweisen wird. Die Zusammenkunft eines solchen Kreises von Bahá’í‐Amtsträgern muss
allein naturgemäß für eine Gemeinde, die dann kurz vor dem Ende eines Planes und dem
Eintritt in einen neuen Plan stehen wird, zahllose Wohltaten bringen. Während wir über die‐
se Auswirkungen nachsinnen, wenden wir uns mit dankbaren Herzen an die geliebten Hän‐
de der Sache Gottes ‘Alí‐Akbar Furútan und ‘Alí Muhammad Varqá, die durch ihren Auf‐
enthalt im Heiligen Land die Fackel des Dienstes hochhalten, die der geliebte Hüter in ihren
Herzen entzündet hat.
[30] Mit diesem Zwölf‐Monate‐Plan überqueren wir eine Brücke, zu der wir niemals zu‐
rückkehren werden. Wir beginnen diesen Plan in der Abwesenheit von ‘Amatu’l‐Bahá
Rúhíyyih Khánum aus diesem irdischen Dasein. Sie blieb bei uns praktisch bis zum Ende
des zwanzigsten Jahrhunderts als ein Strahl jenes Lichtes, das während jener unvergleichli‐
chen Periode in der Geschichte der Menschheit schien. In den Sendschreiben zum Göttlichen
Plan beklagte der Meister Seine Unfähigkeit, durch die Welt zu reisen, um den göttlichen Ruf
zu erheben, und da er Seine Enttäuschung so intensiv fühlte, schrieb Er die Hoffnung nieder:
“Es möge Gott gefallen, dass ihr es erreicht!” ‘Amatu’l‐Bahá reagierte darauf mit grenzenlo‐
ser Energie, berührte weit verstreute Gegenden dieser Erde in den 185 Ländern, die dazu
ausersehen waren, ihre unvergleichlichen Geschenke zu erhalten. Ihr Beispiel, das für immer
seinen Glanz behalten wird, erleuchtet die Herzen von Tausenden und Abertausenden auf
dem ganzen Erdball. Da jede andere Geste unangemessen erscheint, sollten wir nicht alle
während dieses Planes unsere demütigen Bemühungen dem Gedenken jener widmen, für
die Lehren das oberste Ziel, die vollkommenste Freude des Lebens war?
Das Universale Haus der Gerechtigkeit
Das Universale Haus der Gerechtigkeit
Bahá’í‐Weltzentrum
Ridván 2000
An die Bahá’í der Welt
Innig geliebte Freunde,
[1] Wir verbeugen uns in Dankbarkeit vor dem Herrn der Heerscharen und unsere Her‐
zen fließen über vor Freude, da wir Zeuge dessen sind, welch wunderbaren Unterschied die
vier Jahre seit dem Beginn des globalen Planes bewirkt haben, der nun an diesem Fest des
Glanzes abgeschlossen wird. So deutlich ist der in dieser Zeit erreichte Fortschritt, dass unse‐
re Weltgemeinde Höhepunkte erreicht hat, von denen aus neue leuchtende Horizonte für ih‐
re künftigen großen Errungenschaften klar erkennbar sind.
[2] Der zahlenmäßige Zuwachs ergab sich hauptsächlich aus einer entscheidenden Qua‐
litätssteigerung. Die Kultur der Bahá’í‐Gemeinde hat einen Wandel erlebt. Dieser Wandel ist
erkennbar an erweiterten Fähigkeiten, der Methodik zielgerichteten Handelns und der dar‐
aus resultierenden gewachsenen Zuversicht der drei am Plan beteiligten Ebenen – dem Ein‐
zelnen, den Institutionen und der örtlichen Gemeinde. Dies ist so, weil die Freunde sich
nachhaltiger damit befassten ihre Kenntnis der göttlichen Lehren zu vertiefen und weil sie
viel – und dies systematischer als zuvor – darüber gelernt haben, wie diese bei der Verbrei‐
tung der Sache Gottes, bei individuellen und gemeinschaftlichen Aktivitäten und bei der Zu‐
sammenarbeit mit ihren Nachbarn angewandt werden können. Mit einem Wort, sie begaben
sich auf einen anwendungsorientierten Lernprozess, von dem aus zielgerichtetes Handeln
verfolgt wurde. Die treibende Kraft dieses Wandels war das System der Bahá’í‐Institute, die
in der ganzen Welt mit großer Geschwindigkeit errichtet wurden – eine Leistung, die sich
auf dem Gebiet der Ausbreitung und Festigung als das größte Vermächtnis des Vier‐Jahres‐
Planes qualifizierte.
[3] Durch die gesteigerte Befähigung der Einzelnen den Glauben zu lehren, was sich in
dem neuen Schwung individueller Initiativen zeigt; durch die verbesserte Fähigkeit der
Geistigen Räte, Regionaler Räte und Ausschüsse, die Bemühungen der Freunde zu leiten;
durch die Einführung neuer Denk‐ und Handlungsmuster, die das gemeinschaftliche Verhal‐
ten der örtlichen Gemeinden beeinflusste – in all diesen Beziehungen bewies das System der
Bahá’í‐Institute seine Unverzichtbarkeit als ein Motor im Prozess des Beitritts in Scharen.
Viele Institute haben ihre Fähigkeit vergrößert, weite Regionen mit ihren Programmen zu
versorgen, indem sie ihr Wirkungsfeld durch örtliche Studienkreise erweiterten. So hat zum
Beispiel die Mongolei 106 Studienkreise eingerichtet und verzeichnete als Ergebnis einen be‐
achtlichen Zuwachs an neuen Gläubigen. Gleichzeitig zu derartigen Entwicklungen richteten
die Mitglieder unserer weltweiten Gemeinschaft mehr Aufmerksamkeit darauf, auf die
Macht des Gebets zu vertrauen, über das heilige Wort Gottes zu meditieren und die geisti‐
gen Wohltaten aus der Teilnahme an Andachten zu beziehen. Durch das Zusammenwirken
dieser Elemente einer intensivierten Transformation des Einzelnen und der Gemeinschaft
wächst tatsächlich die Größe der Gemeinde. Obgleich die Zuwachsrate neuer Gläubiger bis
jetzt nur geringfügig die der vergangenen Jahre übertraf, ist es doch ungemein erfreulich zu
sehen, dass diese Zunahme geographisch weit gestreut ist, immer größere Teile der Gemein‐
de engagiert und erfolgreich Neuerklärte in das Leben der Sache Gottes integriert.
[4] Ein so gesunder und vielversprechender Zustand des Glaubens verdankt unermess‐
lich viel der Institution der Berater; ihrem beratenden Einfluss, ihrer Rolle in der Zusam‐
menarbeit und ihrer praktischen Arbeit. Die Zahl der Berater wurde im Hinblick auf die Er‐
richtung und Funktion der Institute vergrößert, was den rechtzeitig gegebenen Ansporn
durch ein pulsierendes und immer wachsames Internationales Lehrzentrum widerspiegelte.
[5] Das zentrale Thema des Vier‐Jahres‐Planes – der Fortschritt beim Prozess des Bei‐
tritts in Scharen – erzeugte eine enge Verbindung von Denken und Handeln. Es konzentrier‐
te die Aufmerksamkeit auf eine bedeutende Entwicklungsstufe in der Evolution der Bahá’í‐
Gemeinde, die während des Gestaltenden Zeitalter erlangt werden muss; denn ehe nicht in
hohem Maße für den Beitritt von Scharen gesorgt wird, werden die Bedingungen nicht reif
sein für Massenerklärungen, jenem Durchbruch, den Shoghi Effendi in seinen Schriften ver‐
heißt. Der thematische Brennpunkt des Planes erzeugte Auswirkungen auf alle Arten von
Bahá’í‐Aktivitäten; er benötigte eine Klarheit des Verständnisses, die systematische und stra‐
tegische Planung als Voraussetzung für individuelles und gemeinschaftliches Handeln mög‐
lich machte. Die Mitglieder der Gemeinde begannen allmählich zu begreifen, wie Systemati‐
sierung die Prozesse des Wachstums und der Entwicklung ermöglicht. Dieser Aufschwung
des Bewusstseins war ein gewaltiger Schritt zu einem Anstieg der Lehraktivitäten und zur
Veränderung der Gemeindekultur.
[6] Die gesamten Aspekte des Themas wurden bei den Bemühungen zur Planung, zum
Aufbau institutioneller Kapazität und zur Entwicklung menschlicher Ressourcen deutlich.
Die Verbindungslinien zwischen ihnen können vom Beginn des Planes bis zu seinem Ende
verfolgt werden. Die Konferenz der Kontinentalen Beraterämter im Dezember 1995 im Hei‐
ligen Land bildete den Anfang. Dort wurden die Berater in die besonderen Merkmale des
Planes eingeführt. Danach wurde mit den Nationalen Geistigen Räten in nationalen Pla‐
nungssitzungen hierüber beraten; die Beratungen wurden auf regionaler Ebene fortgesetzt,
bei denen dann Hilfsamtsmitglieder, örtliche Geistige Räte und ihre Ausschüsse beteiligt wa‐
ren. So wurden Elemente der Bahá’í‐Administration in den Planungsprozess einbezogen. Sie
gelangten darüber hinaus zur Stufe der Umsetzung, auf der die institutionelle Kapazität ge‐
schaffen werden musste, um mit dem Beitritt in Scharen umgehen zu können. In diesem Zu‐
sammenhang wurden zwei wichtige Maßnahmen ergriffen: Eine war die Errichtung von
Bahá’í‐Instituten; die andere war die formelle Errichtung und weit verbreitete Einführung
von Regionalen Bahá’í‐Räten. Sie sind administrative Einrichtungen zwischen der örtlichen
und der nationalen Ebene, um die administrativen Fähigkeiten solcher Gemeinden zu stär‐
ken, in denen die zunehmend komplexen Angelegenheiten, vor die sich die Nationalen Geis‐
tigen Räte gestellt sahen, diese Entwicklung erforderlich machten. Von gleicher Bedeutung
für die Verbindung der wesentlichen Elemente des Prozesses waren die für die Arbeit für
soziale und wirtschaftliche Entwicklung – einem entscheidenden Teil der Festigung – und
für auswärtige Angelegenheiten definierten Strategien. Diese werden es als einem lebens‐
wichtigen Faktor dem Glauben ermöglichen, die Folgen seines Hervortretens aus der Ver‐
borgenheit zu bewältigen. Die hieraus erzielten überwältigenden Ergebnisse aufzuzählen,
würde den Rahmen dieser Seiten bei weitem sprengen. Wir fühlen uns jedoch bewegt, ge‐
wisse Glanzpunkte zu nennen, die das Ausmaß der Errungenschaften innerhalb des Plans il‐
lustrieren.
[7] Im Heiligen Land wurde der Bau der Terrassen und der Gebäude am Bogen mit der
Gewissheit fortgesetzt, dass – wie angekündigt – der Termin zu ihrer Fertigstellung am Ende
dieses gregorianischen Jahres eingehalten wird. Darüber hinaus wird das Gebäude in Haifa,
das wir in unserer letzten Ridván‐Botschaft im Zusammenhang mit der Vergrößerung der
Pilgergruppen erwähnten, zu diesem Ridván bereit für die Nutzung sein. Im selben Zusam‐
menhang wurden Architektenpläne für in Bahjí zu bauende Einrichtungen genehmigt, die
dringend benötigt werden, um Pilger und andere Bahá’í‐ und Nicht‐Bahá’í‐Besucher unter‐
zubringen. Die Übersetzung der Texte für den zu erwartenden neuen Band von Bahá’u’lláhs
Schriften wurde fertiggestellt; seine Veröffentlichung wird derzeit vorbereitet.
[8] Fortschritte bei der Ausbreitung und Festigung waren auch auf noch nicht erwähnten
Gebieten erkennbar: beim Pionieren, der Proklamation, der Veröffentlichung von Literatur,
dem Einsatz der Künste, der Bildung von Geistigen Räten und bei den Gesellschaften für
Bahá’í‐Studien. Etwa 3.300 Gläubige siedelten sich als Lang‐ und Kurzzeitpioniere internati‐
onal an. Dass viele Länder, die normalerweise Pioniere erhalten, selbst Pioniere ins Ausland
schickten, ist ein weiteres Anzeichen für den Reifungsprozess von nationalen Gemeinden.
Treu dem ihnen übertragenen Auftrag ragen die Gemeinden von Kanada und den Vereinig‐
ten Staaten durch die Zahl der Pioniere, die ihr Land verließen, besonders hervor. Dies gilt
auch für die viel größere Anzahl von Reiselehrern, wobei die Jugend in bedeutsamer Weise
vertreten war. Besonders beachtlich war auch die ermutigende Reaktion der Gläubigen afri‐
kanischen Ursprungs in den Vereinigten Staaten auf den Aufruf, als Bahá’í‐Lehrer nach Af‐
rika zu reisen.
[9] Die Proklamation der Sache Gottes geschah durch vielfältige Aktionen, wobei ein
weites Spektrum von Gelegenheiten als Anlass dienten – Jahrestage, Gedenktage, Diskussi‐
onsgruppen, Ausstellungen und ähnliches. Hierdurch lernte eine große Zahl von Menschen
die Lehren des Glaubens kennen. Die Häuser der Andacht waren magnetische Anziehungs‐
punkte für Besucher, die in zunehmender Zahl eintraten, besonders in Indien, wo im letzten
Jahr etwa fünf Millionen Menschen begrüßt wurden. Zu solchen Aktivitäten kam noch die
vielfältige Nutzung der Medien hinzu, um die Bahá’í‐Botschaft zu übermitteln. In den Ver‐
einigten Staaten gab es 60.000 Anfragen als Reaktion auf eine Medienkampagne, die vom
Nationalen Lehrausschuss entworfen worden war. In der ganzen Welt verbreitete sich die
Kenntnis über den Glauben durch wohlwollende Artikel in den Druckmedien, die häufiger
als bisher unaufgefordert erschienen. Es gab auch eine ähnlich breitere Publizität durch die
Bereitschaft seitens Radio‐ und Fernsehstationen, regelmäßige Bahá’í‐Programme aufzu‐
nehmen; dies war der Fall in Ländern wie der Demokratischen Republik des Kongo und
Liberia. Solch günstige Entwicklungen wurden gekrönt durch die unabhängige Entschei‐
dung internationaler Medieneinrichtungen, den Schrein des Báb und die Terrassen als
Standort eines Fernsehbeitrags aus dem Heiligen Land für weltweite Medienprogramme zu
wählen, die das Kommen des Jahres 2000 feierten.
[10] Die Einbeziehung der Kunst wurde zu einem wichtigen Faktor bei der Proklamation,
dem Lehren, der Vertiefung und den Andachten der weltweiten Gemeinde. Die Künste zo‐
gen junge Leute an, die sie in ihren Lehr‐ und Vertiefungsaktivitäten verwendeten, haupt‐
sächlich in den zahlreichen aktiven Drama‐ und Tanzworkshops in vielen Teilen der Welt.
Aber der Schwung der Künste führte jenseits des Singens und Tanzens zu einem weiten
Spektrum einfallsreicher Aktivitäten, die den Menschen die Grundlagen der Sache Gottes
vermittelte. Dort, wo Volkskunst eingesetzt wurde, besonders in Afrika, wurde die Lehrar‐
beit sehr aufgewertet. So wurde zum Beispiel in Ghana und Liberia ein Projekt “Licht der
Einheit” gestartet, um die Künste beim Lehren zu fördern. In Indien verfolgte die “Commu‐
nal Harmony Group” ein ähnliches Ziel.
[11] Hauptsächlich auf Betreiben der Berater und mit Unterstützung des Kontinentalen
Fonds wurde der Übersetzung und Veröffentlichung von Bahá’í‐Literatur besonders in Afri‐
ka und Asien Aufschwung verliehen. Außerdem erschien der Kitáb‐i‐Aqdas in einer voll‐
ständigen arabischen Ausgabe und in anderen Sprachen.
[12] Obwohl die Beschränkung der Bildung von örtlichen Geistigen Räten auf den ersten
Ridván‐Tag, was seit 1997 gilt, die Zahl dieser Institutionen erwartungsgemäß absinken ließ,
so war die Abnahme doch nicht erheblich. Seitdem blieb die Zahl konstant, und ein gesun‐
der Prozess der Festigung hat stattgefunden. Acht neue Pfeiler des Universalen Hauses der
Gerechtigkeit wurden errichtet, wodurch die Gesamtzahl von 181 Nationalen Geistigen Rä‐
ten erreicht wurde.
[13] Besonders erfreulich während dieser vier Jahre war der zunehmende Schwung, mit
dem die Aktivitäten der Bahá’í‐Gelehrsamkeit mit ihrer lebenswichtigen Aufgabe voran‐
schritten, die intellektuellen Grundlagen für die Arbeit des Glaubens zu stärken. Unschätz‐
bare Ergebnisse waren zum einen die beeindruckende Erweiterung der Bahá’í‐Literatur und
zum zweiten die Verfassung verschiedener Dissertationen, die unterschiedliche Probleme
unserer Zeit im Lichte der Bahá’í‐Prinzipien untersuchten. Das Netzwerk der Gesellschaften
für Bahá’í‐Studien, das in diesem Jahr seinen 25. Jahrestag begeht, konnte im Laufe des Pla‐
nes fünf neue Schwestergesellschaften begrüßen. Die auf diesem Feld des Dienstes sichtbare
Vielfalt und Kreativität zeigt sich darin, dass die erste Konferenz für Bahá’í‐Studien in Pa‐
pua‐Neuguinea abgehalten wurde und dass die japanische Gesellschaft in bahnbrechender
Weise ihre Aufmerksamkeit auf die geistigen Ursprünge der traditionellen japanischen Ge‐
lehrsamkeit richtete.
[14] Auf dem Gebiet der sozialen und wirtschaftlichen Entwicklung fand ein eindeutiger
qualitativer Fortschritt statt, obgleich die Zahlen, die eine Zunahme der Projekte ausweisen,
auch beeindruckend sind. Die jährlich gemeldeten Aktivitäten steigerten sich von etwa 1.350
zu Beginn des Planes auf mehr als 1.800 an seinem Ende. Zunehmend systematisches Vorge‐
hen blieb das vorherrschende Kennzeichen bei dieser Arbeit während dieser Zeit. Um die
Beratung über die Prinzipien der sozialen und wirtschaftlichen Entwicklung und ihre Durch‐
führung zu fördern, führte das Büro für Soziale und Wirtschaftliche Entwicklung am Welt‐
zentrum 13 regionale Seminare durch, an denen schätzungsweise 700 Vertreter aus 60 Län‐
dern teilnahmen. Dieses Büro kümmerte sich auch darum, Pilotprojekte und geeignetes Ma‐
terial zu entwickeln, mit denen organisierte Kampagnen gestartet werden konnten, um Ju‐
gendliche unter anderem im Lesen und Schreiben zu unterrichten, um Mitarbeiter im Ge‐
sundheitswesen der Gemeinde auszubilden, um Frauen zu fördern und um moralische Er‐
ziehung anzubieten. Ein Beispiel ist das Programm in Guyana, das mehr als 1.500 Helfer für
die Alphabetisierung ausbildete; ein weiteres ist die Fertigstellung von acht Lehreinheiten
zur Förderung der Frauen in Malaysia. Diese wurden auch zur Grundlage für Ausbildungs‐
veranstaltungen in Afrika, Asien und Südamerika. Im Guaymi‐Bezirk von Panama wurde
ein Plan in Angriff genommen, Bahá’í‐Radiostationen mit der Arbeit der Bahá’í‐Institute zu
verbinden. Da Institute das Potenzial besitzen, Ausbildung für soziale und wirtschaftliche
Projekte zu leisten, bemühte sich ein Dutzend von ihnen in dieser Richtung und ist dabei,
auf den Gebieten der Alphabetisierung, der Ausbildung zum Gemeindesanitäter und beruf‐
licher Ausbildung zu experimentieren. Eine Reihe von durch die Baháʹí geförderten und in‐
spirierten Initiativen haben ihre Energie Projekten gewidmet wie zum Beispiel einem, das
mit der Weltgesundheitsorganisation zusammenarbeitet, um die FlussBlindheit in Kamerun
zu bekämpfen; dort erhielten mehr als 30.000 Menschen durch dieses Bahá’í‐Projekt die nöti‐
gen Medikamente. Ein weiteres Beispiel ist die Privatuniversität in Äthiopien, Unity College,
die inzwischen 8.000 Studenten hat, ferner die Landegg Akademie in der Schweiz, die neben
der Ausweitung und Konsolidierung ihrer Studienpläne wertvolle Hilfe bei der anhaltenden
Suche nach einer Lösung der ungeheuren sozialen Folgen des Balkankonflikts geleistet hat.
Auch die Núr‐Universität in Bolivien, die in einem gemeinsamen Projekt mit Ecuador eine
Ausbildung für mehr als 1.000 Lehrer in einem Programm über moralische Führung anbie‐
ten konnte, ist ein weiteres Beispiel hierfür. Auf dem Gebiet der sozialen und wirtschaftli‐
chen Entwicklung waren solche Beweise des Ausbaus von Fähigkeiten von großem Vorteil,
um die Ziele des Planes zu verwirklichen.
[15] Geführt durch die den Nationalen Geistigen Räten 1994 übermittelte Strategie in
auswärtigen Angelegenheiten hat sich die Leistungsfähigkeit der Gemeinde auf dem Gebiet
der diplomatischen und öffentlichen Information ebenfalls in erstaunlicher Weise gesteigert,
wobei die Bahá’í‐Gemeinde in eine dynamische Beziehung zu den Vereinten Nationen, Re‐
gierungen, Nicht‐Regierungsorganisationen (NGOs) und den Medien getreten ist. Die Stra‐
tegie konzentrierte sich auf internationaler und nationaler Ebene auf zwei wichtige Ziele: die
Prozesse in Richtung auf den Weltfrieden zu beeinflussen und die Sache Gottes zu schützen.
Durch die Maßnahmen zur Verteidigung unserer geliebten Glaubensbrüder im Iran gewann
die Internationale Bahá’í‐Gemeinde ein neues Maß an Achtung und Unterstützung. Daraus
ergaben sich Gelegenheiten, andere Ziele dieser Strategie zu verfolgen. Um sich der Heraus‐
forderung der hartnäckigen Situation im Iran zu stellen, entwickelten unsere Institutionen
und Vertretungen für auswärtige Angelegenheiten neue Vorgehensweisen, um verfügbare
Instrumentarien von Regierungen und den Vereinten Nationen zu aktivieren. Die Verfol‐
gungen im Iran beschäftigten die höchsten Instanzen auf unserem Planeten. Die Nachricht,
dass ein iranischer Gerichtshof Todesurteile gegen zwei der Freunde bestätigt und ein ähnli‐
ches Urteil gegen einen dritten ausgesprochen hatte, rief sogar eine scharfe Reaktion durch
den Präsidenten der Vereinigten Staaten hervor, der an den Iran eine deutliche Mahnung
richtete. Als Auswirkung der Interventionen von politischen Führern in der Welt und der
Vereinten Nationen hörten die Hinrichtungen von iranischen Bahá’í praktisch auf und ging
die Zahl der zu langjährigen Gefängnisstrafen Verurteilten drastisch zurück.
[16] Wir begrüßen diese Interventionen und preisen zugleich den aufopfernden Geist, die
Seelenstärke und den unbeugsamen Glauben unserer Brüder und Schwestern im Iran, die all
diesen Bemühungen Stärke verliehen haben. Diese offenkundigen Eigenschaften der Seele
bringen ihre Landsleute durch ihre Standhaftigkeit zum Staunen, mit der sie den tückischen
und mitleidslosen Angriffen widerstehen. Wie sonst könnte man erklären, dass es so weni‐
gen möglich war, sich so lange gegen so viele zu behaupten? Wie sonst hätten sie die Sorge
der Welt und aktive Reaktionen auslösen können, sobald auch nur ein Einziger von ihnen
mit dem Tode bedroht war? Es ist die Tragödie des Iran, dass die Angreifer es bis jetzt nicht
eingesehen haben, dass die göttlichen Prinzipien, für die die Verfolgten ihren Besitz und so‐
gar ihr Leben opfern, genau jene Lösungen enthalten, die die Sehnsüchte der Bevölkerung in
dieser Stunde der Unzufriedenheit befriedigen würden. Es besteht jedoch nicht der geringste
Zweifel, dass die systematische Willkürherrschaft, der unsere iranischen Freunde so grau‐
sam ausgesetzt sind, schließlich der Macht des Allmächtigen weichen wird, die den geheim‐
nisvollen Verlauf der Dinge seiner verheißenen Bestimmung in all seiner Herrlichkeit entge‐
genführt.
[17] Das zweite Ziel der Strategie für auswärtige Angelegenheiten bezog sich auf vier
Themen – Menschenrechte, der Stellung der Frau, globales Wohlergehen und moralische
Entwicklung. Unsere Berichte zeugen von einem gewaltigen Fortschritt bei der Arbeit für
Menschenrechte und die Stellung der Frau. Zu ersteren führte das Büro bei den Vereinten
Nationen ein kreatives Programm für die Erziehung zu Menschenrechten durch, das bis jetzt
dazu beitrug, bei nicht weniger als 99 Nationalen Geistigen Räten die Fähigkeit zur diploma‐
tischen Arbeit aufzubauen. Bezüglich der Stellung der Frau zeigen 52 nationale Büros für
den Fortschritt von Frauen, die Beiträge zahlreicher Bahá’í‐Frauen und ‐Männer bei Konfe‐
renzen und Arbeitskreisen auf allen Ebenen, die Wahl von Bahá’í‐Vertretern in Führungspo‐
sitionen bei wichtigen NGO‐Ausschüssen – so auch beim Entwicklungsfonds für Frauen der
Vereinten Nationen –, wie die Anhänger Bahá’u’lláhs beharrlich für Sein Prinzip der Gleich‐
berechtigung von Frau und Mann eintreten.
[18] Gleichzeitig verbreiten eine ganze Reihe von Initiativen Informationen über die
Bahá’í‐Religion an verschiedenste Gruppen in der Öffentlichkeit. Zu diesen innovativen
Maßnahmen gehören: der Start einer Website “The Bahá’í World”, die im Durchschnitt
schon 25.000 mal im Monat besucht wird; die Herausgabe des Statements “Wer schreibt die
Zukunft?”, das den Freunden in der ganzen Welt hilft, über zeitgenössische Themen zu
sprechen; die Sendung des persischen Radioprogrammes “Payam‐e‐Doost”, das für eine
Stunde pro Woche im Bereich von Washington D.C. ausgestrahlt wird und das über das In‐
ternet seit letztem November jederzeit in der ganzen Welt verfügbar ist; die Durchführung
eines höchst originellen Fernsehprogramms, in dem moralische Prinzipien auf tägliche Prob‐
leme angewandt werden und das von Regierungsstellen in Albanien, Bosnien‐Herzegowina,
Bulgarien, Kroatien, Ungarn, Rumänien, Slowenien und der früheren jugoslawischen Repub‐
lik Mazedonien wärmstens befürwortet wird.
[19] Ein Phänomen, das sich gegen Ende des Jahrhunderts verstärkt zeigt, ist das Bemü‐
hen der Menschen weltweit, ihre Sehnsüchte durch sogenannte “Organisationen der Zivilge‐
sellschaft” auszudrücken. Es muss für die Bahá’í überall eine Quelle größter Genugtuung
sein, dass die Internationale Bahá’í‐Gemeinde, die als eine Nicht‐Regierungsorganisation ei‐
nen Querschnitt der ganzen Menschheit darstellt, als eine einheitsstiftende Kraft in bedeu‐
tenden Diskussionen, die die Zukunft der Menschheit gestalten, solches Vertrauen gewon‐
nen hat. Unser Hauptvertreter bei den Vereinten Nationen wurde zum gleichberechtigten
Vorsitzenden des Ausschusses für Nicht‐Regierungsorganisationen ernannt, der vom Wirt‐
schafts‐ und Sozialrat eingerichtet wurde – eine Stellung, die der Internationalen Bahá’í‐
Gemeinde eine Führungsrolle bei der Organisation des Millennium‐Forums einräumt. Diese
von Kofi Annan, dem Generalsekretär der Vereinten Nationen für kommenden Mai einberu‐
fene Versammlung, wird den Organisationen der Zivilgesellschaft Gelegenheit geben, ihre
Ansichten und Vorschläge zu globalen Fragen zu formulieren. Diese werden dann von dem
im September dieses Jahres folgenden Millennium‐Gipfel aufgenommen werden, bei dem
sich Staats‐ und Regierungschefs treffen.
[20] Dass die Menschheit sich der geistigen Dimension des Wandels in der Welt bewusst
wird, hat für Bahá’í eine besondere Bedeutung. Der interreligiöse Dialog hat sich intensiviert.
Während des Vier‐Jahres‐Planes war der Glaube in zunehmendem Maße als anerkannter
Partner daran beteiligt. Das Parlament der Weltreligionen führte im letzten Dezember in
Kapstadt 6.000 Teilnehmer zusammen, darunter eine starke Bahá’í‐Delegation. Bahá’í waren
im südafrikanischen und internationalen Leitungsgremium an der Planung der Veranstal‐
tung beteiligt. Für die Bahá’í ergab sich ein besonderes Interesse an dieser Veranstaltung aus
der Tatsache, dass der Name Bahá’u’lláhʹs öffentlich zum ersten Mal im Westen beim Parla‐
ment in Chicago 1893 erwähnt worden war. Auf zwei im letzten November in Jordanien ab‐
gehaltenen interreligiösen Veranstaltungen wurden Bahá’í als geladene Teilnehmer emp‐
fangen; es waren dies die Konferenz über Konflikte und Religionen im Nahen Osten und die
Jahrestagung der Weltkonferenz für Religion und Frieden (WCRP). Bahá’í‐Vertreter nahmen
auch an Veranstaltungen in der Vatikanstadt und in Neu Delhi teil, die von der römisch‐
katholischen Kirche veranstaltet wurden. Beim zweiten Anlass war Beraterin Zena Sorabjee
eine der Vertreterinnen von Religionen, die in Gegenwart von Papst Johannes Paul II zur
Versammlung sprachen. Im Vereinigten Königreich trat der Glaube in die öffentliche Arena,
als Bahá’í‐Vertreter mit Mitgliedern von acht anderen großen Religionen zu einer interreligi‐
ösen Millenniumsfeier in der Königlichen Galerie im Westminster‐Palast zusammenkamen,
wo in Gegenwart von Mitgliedern des Königshauses, des Premierministers, des Erzbischofs
von Canterbury und anderen hervorragenden Persönlichkeiten auf die Versammlung der
“neun großen Religionen des Vereinigten Königreiches” Bezug genommen wurde. In
Deutschland wurden die Bahá’í zum ersten Mal am interreligiösen Dialog beteiligt. Damit
änderte sich eine langjährige Einstellung der christlichen Konfessionen, die wegen eines von
einem Bundesbrecher geschriebenen und von einem lutherischen Verlag 1981 herausgegebe‐
nen Buches die Berührung mit dem Glauben vermieden hatten. Abhilfe erfolgte durch eine
600 Seiten starke von drei Bahá’í geschriebene wissenschaftliche Widerlegung, die in einem
führenden Nicht‐Bahá’í‐Verlag 1995 erschien, was einen außergewöhnlichen Sieg für die
deutsche Bahá’í‐Gemeinde darstellt. Eine englische Übersetzung wurde im letzten Jahr des
Planes herausgegeben. In ungewöhnlicher Form fand ein interreligiöser Dialog statt, als
1998 Vertreter der Weltbank und von neun großen Religionen im Lambeth‐Palast eine Ver‐
anstaltung abhielten, die zur Bildung eines Entwicklungsdialogs der Weltreligionen führte.
Es ist das vom Dialog verkündete Ziel zu versuchen, den Graben zwischen den Religions‐
gemeinschaften und der Weltbank zu überbrücken, um ihnen eine wirkungsvollere Zusam‐
menarbeit bei der Überwindung der Armut in der Welt zu ermöglichen. Die Häufigkeit und
der umfassende Charakter dieser interreligiösen Versammlungen ist ein neues Phänomen in
den Beziehungen der Religionen untereinander. Es ist offensichtlich, dass sich die verschie‐
denen Religionsgemeinschaften darum bemühen, den Geist der Freundlichkeit und Brüder‐
lichkeit untereinander zu erreichen, den Bahá’u’lláh Seine Anhänger aufgerufen hat, den
Anhängern anderer Religionen gegenüber an den Tag zu legen.
[21] Während dieser vier Jahre spielten sich die konzentrierten Bemühungen der Bahá’í
zu einer Zeit ab, da die Gesellschaft im Allgemeinen mit einer Flut widerstreitender Interes‐
sen zu kämpfen hatte. In dieser kurzen aber äußerst bewegten Zeitspanne schritten die in der
Bahá’í‐Gemeinde und in der Welt waltenden Kräfte mit unerbittlicher Beschleunigung vo‐
ran. In ihrem Sog offenbarten sich die sozialen Phänomene, auf die Shoghi Effendi hinge‐
wiesen hatte, klarer als je zuvor. Vor mehr als 60 Jahren zog er die Aufmerksamkeit auf “die‐
se gleichzeitigen Vorgänge des Aufstieges und des Unterganges, des Zusammenschlusses
und des Auseinanderfallens, der Ordnung und des Chaos mit ihren ständigen und wechsel‐
seitigen Auswirkungen aufeinander”. Diese zwei Prozesse spielten sich nicht isoliert von je‐
nen ab, die für die Bahá’í‐Gemeinde typisch waren, sondern führten, wie schon gezeigt wur‐
de, zur direkten Beteiligung des Glaubens. Sie scheinen auf der anderen Seite des gleichen
Zeitkorridors zu laufen. Auf der einen Seite wüteten an etwa 40 Stellen Kriege, die von reli‐
giösen, politischen, rassischen oder Stammeskonflikten geschürt wurden; ein plötzlicher to‐
taler Zusammenbruch der bürgerlichen Ordnung lähmt eine Reihe von Ländern; Terroris‐
mus als politische Waffe wurde zur Epidemie; eine Woge internationaler krimineller Netz‐
werke versetzte die Menschen in Schrecken. Auf der anderen Seite jedoch gab es ernsthafte
Versuche, Methoden der kollektiven Sicherheit auszuarbeiten und umzusetzen, was
Bahá’u’lláhs Vorschriften für die Erhaltung des Friedens in Erinnerung ruft; es gab einen
Aufruf, einen internationalen Strafgerichtshof einzurichten, eine weitere Maßnahme, die mit
den Erwartungen der Bahá’í übereinstimmt. Um die Aufmerksamkeit auf die dringende
Notwendigkeit, ein angemessenes System zur Lösung von globalen Fragen einzurichten, ha‐
ben sich die Führer der Welt auf einem Millennium‐Gipfel verabredet; neue Kommunikati‐
onsmethoden haben den Weg dafür frei gemacht, dass jeder mit jedem auf diesem Planten in
Verbindung treten kann. Wirtschaftliche Auflösungserscheinungen in Asien drohten die
Weltwirtschaft zu destabilisieren, führten aber zu Bemühungen, die unmittelbare Gefahr zu
beheben und Methoden zu entwickeln, einen Sinn für Gerechtigkeit in den Bereich des inter‐
nationalen Handels und der Finanzen einzuführen. Dies sind nur einige Beispiele für die
beiden gegensätzlichen aber aufeinander einwirkenden Tendenzen der Zeit, die Shoghi
Effendis inspirierte Zusammenfassung über die Kräfte, die in Gottes Größerem Plan am
Werke sind, bestätigen, “dessen letztes Ziel die Einheit und der Frieden der gesamten
Menschheit ist”.
[22] Zum Abschluss dieser vier ereignisreichen Jahre kommen wir an ein gewaltiges Zu‐
sammentreffen von Abschlüssen und Anfängen in der gregorianischen Zeitrechnung und
der Bahá’í‐Ära. In einem Sinne bedeutet dieses Zusammentreffen das Ende des zwanzigsten
Jahrhunderts und in einem anderen eröffnet es eine neue Stufe in der Entfaltung des Gestal‐
tenden Zeitalters. Die Perspektive dieser zwei Zeitrahmen veranlasst uns, über eine Vision
von weltgestaltenden Entwicklungen nachzudenken, die zeitlich zusammenfallen; wir tun
dies unter Berücksichtigung der Einsicht, die von Shoghi Effendi so plastisch bei der Grün‐
dung des von ihm entworfenen Bogens am Berge Karmel dargelegt wurde. Im Verlauf des
Planes gewann diese Vision eine leuchtende Klarheit, als die Bauprojekte am Berge Karmel
voranschritten, als die Führer der Welt kühne Schritte in Richtung auf die Gestaltung eines
weltweiten politischen Friedens unternahmen, und als örtliche und nationale Bahá’í‐
Institutionen ein neues Niveau in ihrer Evolution erreichten. Wir tragen mit uns eine heilige
und dauerhafte Erinnerung an das zwanzigste Jahrhundert in uns, die unsere Energien
weckt und uns den Weg vorzeichnet: Zu ihm gehört jener zukunftsweisende Augenblick in
der Geschichte der Menschheit, als der Mittelpunkt des Bundes Bahá’u’lláhs im Laufe einer
Amtszeit, die ohne Parallele ist, die Struktur der neuen Weltordnung entwarf und als an‐
schließend im Verlauf einiger seiner verheerendsten Jahre der Hüter des Glaubens seine äu‐
ßerste Energie darauf verwendete, die Struktur eines administrativen Systems zu errichten,
das am Ende des Jahrhunderts in der Ganzheit seiner essenziellen Form vor den Augen der
Welt ausgebreitet liegt. Wir stehen damit an einer Brücke zwischen den Zeiten. Die Fähigkei‐
ten, die im Laufe eines Jahrhunderts der heftigen Anstrengungen und Opfer von einer
Handvoll von der Liebe zu Bahá’u’lláh berauschter Gläubiger entwickelt wurden, müssen
jetzt auf die für das Gestaltende Zeitalter unausweichlich verbleibenden Aufgaben ange‐
wandt werden; die zahlreichen Epochen unermüdlicher Arbeit dieses Zeitalters werden
schließlich zum Goldenen Zeitalter unseres Glaubens führen, wenn der Größte Friede die
Erde umfassen wird.
[23] An diesem Ridván beginnen wir einen Zwölf‐Monate‐Plan. So kurz er auch ist, muss
und wird er ausreichen, gewisse lebenswichtige Aufgaben zu erfüllen und das Fundament
für den nächsten, zwanzig Jahre andauernden Vorstoß des Göttlichen Planes des Meisters zu
legen. Was vor vier Jahren so sorgfältig begonnen wurde – die systematische Aneignung von
Kenntnissen, Qualitäten und Dienstfertigkeit – muss erweitert werden. Wo immer es sie gibt,
müssen nationale und regionale Institute die Programme und Systeme, die sie eingeführt
haben, in vollem Umfang zur Anwendung bringen. Neue Institute müssen gebildet werden,
wo der Bedarf danach erkannt wurde. Größere Schritte müssen unternommen werden, um
die Lehrarbeit zu systematisieren, die durch individuelle Initiative und durch institutionelle
Förderung unternommenen wird. Es ist teilweise zu diesem Zweck, dass die Berater und die
Nationalen Räte in verschiedenen Gegenden jedes Kontinents “Regionale Wachstumspro‐
gramme” aufgestellt haben. Die Ergebnisse werden einen Erfahrungsschatz liefern, der für
zukünftige Pläne nützlich sein wird. Der Einzelne, die Institutionen und die örtlichen Ge‐
meinden werden dringend gebeten, ihre Aufmerksamkeit auf diese wesentlichen Aufgaben
zu richten, damit sie für das nächste Fünf‐Jahres‐Unternehmen, das zu Ridván 2001 beginnt,
voll gerüstet sind – eine Unternehmung, die die Bahá’í‐Welt zur nächsten Phase beim Fort‐
schritt im Prozess des Beitritts in Scharen führen wird.
[24] Aber jenseits der Aufmerksamkeit, die auf diese Aufgaben gerichtet wird, gibt es
noch eine dringende Herausforderung, vor der wir stehen: Unsere Kinder müssen geistig
genährt und in das Leben der Sache Gottes integriert werden. Man darf nicht zulassen, dass
sie ziellos in einer Welt umherirren, die voll von moralischen Gefahren ist. Im gegenwärtigen
Zustand der Gesellschaft sehen sich die Kinder einem grausamen Schicksal gegenüber. Mil‐
lionen und Abermillionen von ihnen sind in allen Ländern sozial entwurzelt. Die Kinder
sind ihren Eltern und der Erwachsenenwelt gegenüber entfremdet, ob sie nun unter armen
oder reichen Lebensbedingungen leben. Diese Entfremdung hat ihre Wurzeln in der Selbst‐
sucht, die aus dem Materialismus entsteht, welcher sich im Kern der Gottlosigkeit befindet,
die die Herzen der Menschen überall erfasst. Die soziale Entwurzelung der Kinder unserer
Zeit ist ein sicheres Anzeichen einer Gesellschaft des Niedergangs; dieser Zustand be‐
schränkt sich jedoch nicht auf eine Rasse, Klasse, Nation oder wirtschaftliche Bedingung – er
betrifft alle. Es betrübt unsere Herzen zutiefst festzustellen, dass in vielen Teilen der Welt
Kinder als Soldaten benutzt, als Arbeiter ausgebeutet, in die Sklaverei verkauft, in die Prosti‐
tution gezwungen, zum Objekt für Pornographie herabgewürdigt, von Eltern, deren Denken
nur um ihre eigenen Begierden kreist, verlassen werden oder auf andere Arten – zu zahl‐
reich, um sie aufzuzählen – zu Opfern gemacht werden. Viele dieser Schrecken fügen Eltern
selbst den eigenen Kindern zu. Der hieraus entstehende geistige und psychologische Scha‐
den kann überhaupt nicht abgeschätzt werden. Unsere weltweite Gemeinde kann den Fol‐
gen dieser Zustände nicht entfliehen. Das Bewusstsein dieser Tatsache sollte uns alle zu
dringlichen und beständigen Anstrengungen für die Interessen von Kindern und der Zu‐
kunft antreiben.
[25] Obgleich Aktivitäten für Kinder auch ein Teil früherer Pläne waren, haben sie dem
tatsächlichen Bedarf auf diesem Feld nicht annähernd entsprochen. Geistige Erziehung von
Kindern und Junioren ist von größter Bedeutung für den weiteren Fortschritt der Gemeinde.
Es ist daher geboten, Abhilfe für diesen Mangel zu schaffen. Die Institute müssen sicherstel‐
len, dass ihre Programme die Ausbildung von Kinderklassenlehrern mit einschließen, die
dann den örtlichen Gemeinden ihre Dienste zur Verfügung stellen können. Aber wenn auch
eine geistige und schulische Ausbildung für Kinder wesentlich ist, bildet dies doch nur einen
Teil dessen, was in die Entwicklung ihres Charakters und in ihre Persönlichkeitsbildung ein‐
fließen muss. Es ist notwendig, dass der Einzelne und die Institutionen auf allen Ebenen, d.
h. die Gemeinde als Ganzes, Kindern gegenüber eine angemessene Haltung zeigen und sich
allgemein für ihr Wohlergehen interessieren. Eine solche Einstellung sollte sich völlig abhe‐
ben von derjenigen einer schnell zerfallenden Ordnung.
[26] Kinder sind der kostbarste Schatz, den eine Gemeinde besitzen kann, denn in ihnen
liegt die Verheißung und die Garantie für die Zukunft. In ihnen liegt keimhaft der Charakter
der zukünftigen Gesellschaft, der im Wesentlichen durch das gebildet wird, was die Erwach‐
senen der Gemeinde für die Kinder tun oder zu tun versäumen. Sie sind ein Pfand, das keine
Gemeinde ungestraft vernachlässigen darf. Eine allumfassende Liebe für die Kinder, die Art,
wie man sie behandelt, die Qualität der ihnen geschenkten Aufmerksamkeit, der Geist, mit
dem sich Erwachsene ihnen gegenüber verhalten – dies alles gehört zu den lebenswichtigen
Aspekten der erforderlichen Einstellung. Liebe erfordert Disziplin, den Mut, Kinder an Müh‐
sal zu gewöhnen, nicht allen ihren Launen nachzugeben und sie nicht ihren eigenen Nei‐
gungen ganz zu überlassen. Es muss eine Atmosphäre gewahrt werden, in der Kinder füh‐
len, dass sie zur Gemeinde gehören und sich an ihrem Ziel beteiligen. Sie müssen liebevoll
aber nachdrücklich dahin geführt werden, nach den Bahá’í‐Maßstäben zu leben und die Sa‐
che Gottes in einer Weise zu erforschen und zu lehren, wie es ihrem Lebensumfeld ent‐
spricht.
[27] Unter den Jugendlichen in der Gemeinde sind auch die Junioren, im Alter etwa zwi‐
schen 12 und 15. Sie bilden eine besondere Gruppe, die besondere Bedürfnisse hat, da sie
sich irgendwo zwischen Kindheit und Jugend befinden und viele Veränderungen in ihnen
vorgehen. In schöpferischer, hingebungsvoller Aufmerksamkeit gilt es, sie an Programmen
für Aktivitäten zu beteiligen, sie dabei mit ihren Interessen einzubeziehen, ihre Befähigun‐
gen für das Lehren und den Dienst zu bilden und sie in die sozialen Interaktionen mit älte‐
ren Jugendlichen einzubinden. Die Einbeziehung der Künste in ihren verschiedenen Formen
kann in solchen Aktivitäten von großem Wert sein.
[28] Und nun möchten wir einige Worte an Eltern richten, die bei der Erziehung ihrer
Kinder die Hauptverantwortung tragen. Wir rufen sie auf, ihre ständige Aufmerksamkeit
auf die geistige Erziehung ihrer Kinder zu richten. Es scheint, dass einige Eltern annehmen,
dies liege ausschließlich in der Verantwortung der Gemeinde; andere glauben, dass die Un‐
abhängigkeit der Kinder bei der Erforschung der Wahrheit gewahrt bleiben müsse und des‐
halb der Glaube ihnen nicht gelehrt werden dürfe. Wiederum andere fühlen sich unfähig,
diese Aufgabe zu bewältigen. Nichts davon trifft zu. Der geliebte Meister sagte: “Vater und
Mutter sind verpflichtet, Tochter und Sohn mit größter Anstrengung auszubilden”, und füg‐
te hinzu: “Wer diese Aufgabe vernachlässigt, der wird in Gegenwart des gestrengen Herrn
zur Rechenschaft gezogen und mit Vorwürfen überhäuft werden.” Unabhängig vom Niveau
ihrer eigenen Ausbildung sind Eltern in der entscheidenden Lage, die geistige Entwicklung
ihrer Kinder zu formen. Sie sollten unter keinen Umständen ihre Fähigkeit, den moralischen
Charakter ihrer Kinder zu bilden, unterschätzen. Denn sie üben einen unersetzbaren Einfluss
durch die häusliche Umgebung aus, die sie bewusst durch ihre Liebe zu Gott, ihr Bemühen,
sich an Seine Gesetze zu halten, ihren Geist des Dienstes für Seine Sache, ihre nicht fanati‐
sche Einstellung und ihre Freiheit von den zersetzenden Wirkungen der üblen Nachrede
schaffen. Jeder Elternteil, der an die Gesegnete Schönheit glaubt, hat die Verantwortung sich
in solcher Weise zu benehmen, wodurch bei den Kindern spontan der Gehorsam gegenüber
den Eltern entsteht, dem die Lehren solch hohen Wert beimessen. Natürlich sollten die Eltern
zusätzlich zu ihrem Bemühen im Hause die von der Gemeinde eingerichteten Bahá’í‐
Kinderklassen unterstützen. Man muss auch daran denken, dass die Kinder in einer Welt le‐
ben, die sie durch den direkten Kontakt mit den Schrecken, die wir beschrieben haben, und
durch die unvermeidliche Überflutung der Massenmedien über die rauhen Realitäten infor‐
miert. Viele von ihnen werden daher zwangsläufig vorzeitig reif, und unter diesen gibt es
solche, die nach Maßstäben und einer Disziplin suchen, nach der sie ihr Leben ausrichten
können. Auf diesem düsteren Hintergrund einer dekadenten Gesellschaft sollten Bahá’í‐
Kinder als die Sinnbilder einer besseren Zukunft strahlen.
[29] Wir hegen die lebhaftesten Erwartungen, wenn wir daran denken, dass die Kontinen‐
talen Berater sich im Januar 2001 aus einem Anlass versammeln werden, bei dem wir den
Einzug des Internationalen Lehrzentrums in seinen ständigen Sitz am Berge Gottes feiern
werden. Hilfsamtsmitglieder aus der ganzen Welt werden mit ihnen an einer Versammlung
teilnehmen, die sich zweifellos als eines der historischen Ereignisse des Gestaltenden Zeital‐
ters erweisen wird. Die Zusammenkunft eines solchen Kreises von Bahá’í‐Amtsträgern muss
allein naturgemäß für eine Gemeinde, die dann kurz vor dem Ende eines Planes und dem
Eintritt in einen neuen Plan stehen wird, zahllose Wohltaten bringen. Während wir über die‐
se Auswirkungen nachsinnen, wenden wir uns mit dankbaren Herzen an die geliebten Hän‐
de der Sache Gottes ‘Alí‐Akbar Furútan und ‘Alí Muhammad Varqá, die durch ihren Auf‐
enthalt im Heiligen Land die Fackel des Dienstes hochhalten, die der geliebte Hüter in ihren
Herzen entzündet hat.
[30] Mit diesem Zwölf‐Monate‐Plan überqueren wir eine Brücke, zu der wir niemals zu‐
rückkehren werden. Wir beginnen diesen Plan in der Abwesenheit von ‘Amatu’l‐Bahá
Rúhíyyih Khánum aus diesem irdischen Dasein. Sie blieb bei uns praktisch bis zum Ende
des zwanzigsten Jahrhunderts als ein Strahl jenes Lichtes, das während jener unvergleichli‐
chen Periode in der Geschichte der Menschheit schien. In den Sendschreiben zum Göttlichen
Plan beklagte der Meister Seine Unfähigkeit, durch die Welt zu reisen, um den göttlichen Ruf
zu erheben, und da er Seine Enttäuschung so intensiv fühlte, schrieb Er die Hoffnung nieder:
“Es möge Gott gefallen, dass ihr es erreicht!” ‘Amatu’l‐Bahá reagierte darauf mit grenzenlo‐
ser Energie, berührte weit verstreute Gegenden dieser Erde in den 185 Ländern, die dazu
ausersehen waren, ihre unvergleichlichen Geschenke zu erhalten. Ihr Beispiel, das für immer
seinen Glanz behalten wird, erleuchtet die Herzen von Tausenden und Abertausenden auf
dem ganzen Erdball. Da jede andere Geste unangemessen erscheint, sollten wir nicht alle
während dieses Planes unsere demütigen Bemühungen dem Gedenken jener widmen, für
die Lehren das oberste Ziel, die vollkommenste Freude des Lebens war?
Das Universale Haus der Gerechtigkeit
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