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Source : www.bahai-biblio.org
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LA FEMME

Textes compilés par le département de la recherche de la Maison Universelle de Justice

Table des matières

I. Le concept de l'égalité
II. Le rôle de l'éducation dans le développement de la femme.
III. Application du principe d'égalité dans la vie familiale
IV. La femme dans le monde
V. Comment encourager le développement de la femme
VI. Notes de la Maison de Justice et de l'éditeur
VII. Bibliographie


I. LE CONCEPT DE L'EGALITE

Extraits des Ecrits de Bahà'u'llàh

1. Ô enfants des hommes ! Ignorez-vous pourquoi Nous vous avons tous créés de la même poussière ? Afin que personne ne se place au-dessus d'un autre. Gardez constamment présente en vos cœurs la manière dont vous fûtes créés. Puisque Nous vous avons tous créés de la même substance, il vous appartient d'être semblables, de ne former qu'une seule âme, de marcher d'un même pas, de manger pareillement et d'habiter le même sol, afin que du tréfonds de votre être, par vos œuvres et vos actions, les signes de l'unité et l'essence du détachement puissent être rendus manifestes. Tel est le conseil que je vous adresse. O assemblée de lumière, tenez compte de ce conseil afin d'obtenir le fruit de sainteté de l'arbre de gloire merveilleuse.
(" Paroles cachées " - M.E.B. édition 1977 - page 19.)

2. Elevé, immensément élevé est celui qui a supprimé les différences pour établir l'harmonie. Glorifié, infiniment glorifié est celui qui a mis fin aux discordes et affirmé la solidarité et l'unité. Loué soit Dieu, la plume du Très-Elevé a supprimé les distinctions parmi ses serviteurs et ses servantes et, par ses faveurs constantes et sa miséricorde enveloppante, Il a conféré un rang et une position similaire, de même niveau, pour chacun. Il a brisé l'échine des vaines imaginations par l'épée de la parole, écarté les périls des affabulations par la force persuasive de sa puissance.
(Extrait d'une tablette non encore traduite.)

3. Ô ma servante ! Ma feuille ! Cet Opprimé a entendu ton appel et ce qui a été murmuré par ta voix intérieure et extérieure pour louanger ton Seigneur. Par la justice de Dieu ! Ce que possèdent les peuples, tous les trésors de la terre, dont sont maîtres les rois et dirigeants, ne sont en rien comparables à une ode à sa louange. Le Seigneur du royaume en témoigne en cette époque glorieuse. Et au bruit des gémissements et des lamentations, nous répondons par une tablette qui retentit entre ciel et terre. Cette tablette fait mention de toi en termes d'immortalité, adressée à ton intention en récompense pour ta chaleureuse fidélité à son service, à sa mémoire et à sa louange. Et Il fit que les paroles prononcées par ta bouche soient une marque de sa confiance envers toi. Il est en vérité le Bienfaiteur, le Très-Généreux.
Si tu prêtais sincèrement l'oreille à ce qui a été révélé à ton intention par ma plume suprême, tu prendrais ton essor sur les ailes de l'empressement en direction du ciel de l'amour du Seigneur de l'alliance, répétant en chacun des jours de ta vie "Je te rends grâce, ô toi le Désir du monde ; sois loué, ô toi le Bien-Aimé du peuple de compréhension. Puisse toute existence devenir une offrande en ta faveur, et que ce qui est passé et sera à venir constituent une rançon pour ta parole, ô toi le plus opprimé parmi les peuples d'inimitié, ô toi dont l'étreinte est les rênes de tous ceux qui sont au ciel et sur la terre..."
En ce jour, la main de la grâce divine a chassé tout particularisme. Les serviteurs et les servantes de Dieu sont semblables. Bénie est la femme qui a atteint ce qui a été décrété par Dieu, animée comme une feuille d'arbre au gré des brises de sa volonté. Grande est cette faveur et élevée cette situation. Les grâces et les bénédictions y sont constantes et tangibles. Qui parviendrait jamais à exprimer assez de gratitude pour ses bénédictions successives et ses continuelles faveurs ?
(Extrait d'une tablette non encore traduite.)

4. Par ma vie, les noms de celles qui se consacrent à Dieu sont enregistrés par la plume du Très-Haut dans le livre pourpre. Elles surpassent déjà les hommes au regard de Dieu. Nombreux sont les chevaliers et les héros qui, dans l'action, furent privés du Véritable et n'ont pas su le reconnaître ; mais toi tu y es parvenue, acquérant ainsi ta plénitude.
(Extrait d'une tablette non encore traduite.)

5. Il est celui qui perçoit tout depuis l'horizon du ciel de la connaissance. Ô ma servante, toi ma feuille ! En vérité, la plume du Très-Elevé a rendu témoignage de ta reconnaissance à son égard, de ton amour pour Lui et de ton orientation vers l'antique Messager, en ce jour où le monde le rejeta sauf les êtres choisis par Dieu, le Très-Elevé.
Il convient que tu te sois ainsi parée de l'ornement de l'amour divin, rendue capable de faire mention de Lui et de prononcer sa louange.
La grâce divine, dans sa totalité, se trouve sous la puissante emprise de Dieu, glorifié soit-Il. Il confère sa grâce selon sa volonté. Combien d'hommes n'ont-ils pas été considérés comme de célèbres élus, dépositaires des mystères célestes ! Et cependant lorsque la moindre épreuve vint à surgir, ils s'y opposèrent au point qu'ils affligèrent et firent entrer le royaume céleste en lamentation. Par les bénédictions du Seigneur, en sa grâce infinie, toi tu as eu accès au secret caché et à ce trésor bien gardé. Au nom du Seigneur, préserve bien ce rang élevé et mets-le à l'abri des convoitises des traîtres. Que la gloire qui luit à l'horizon de mon royaume te soit dévolue ainsi qu'à chacune de celles qui ont atteint les lumières du trône sublime.
(Extrait d'une tablette non encore traduite.)

6. Nous supplions Dieu d'aider toutes les feuilles à atteindre la compréhension de l'Arbre et de ne point s'écarter de l'océan de sa générosité. En ce jour, aucune considération n'est accordée à la pauvreté ou à la richesse, à la noblesse et la lignée, à la faiblesse ou à la puissance. Quiconque reconnaît le Bien-Aimé sans pareil est possesseur de la véritable richesse et accède à un rang divin. En ce jour, à la cour de la Vérité unique, la reine du monde et toutes ses semblables ne valent pas plus qu'un grain de sénevé ; bien qu'elle puisse parler au nom de Dieu, que chaque jour elle dépense une grande part de ses richesses terrestres pour le développement de sa nation, elle reste cependant privée de la perception du soleil de sa Manifestation, séparée du Véritable, à la recherche duquel elle voulait s'engager.
(Extrait d'une tablette non encore traduite.)

7. Du haut de l'horizon Il brille, ô ma servante ! A travers les âges et les siècles, bien des hommes ont aspiré à la révélation divine et cependant, lorsque son éclat se mit à luire à l'horizon du monde, tous, à part quelques-uns d'entre eux, s'en détournèrent. Quiconque parmi les servantes a reconnu le Seigneur de tous les noms est enregistrée dans le livre, tout comme les hommes, (1) par la plume du Très-Haut. Offre ta louange au Bien-Aimé du monde pour avoir été aidée à reconnaître le jour du printemps de ses signes et celui du Révélateur de sa gloire. Ceci est une grâce, une grande faveur bénéfique. Préserve-la au nom du Véritable.
(Extrait d'une tablette non encore traduite.)


Extraits des écrits et paroles d"Abdu'l-Bahà

8. Depuis l'apparition de l'existence jusqu'au jour promis, les hommes ont détenu, sous tous rapports, la supériorité sur les femmes. Il est écrit dans le Qur'àn : "Les hommes ont la supériorité sur les femmes." Mais en cette étonnante dispensation, les révélations suprêmes du Seigneur glorieux devinrent la cause de réalisations tangibles parmi les femmes. Certaines se levèrent et surpassèrent les hommes dans le domaine de la connaissance. Elles se levèrent avec tant d'amour et de spiritualité, qu'elles devinrent, partout dans le monde, propagatrices d'abondantes récompenses ; et par leur pureté, leur sainteté et leurs dons de l'esprit, nombreuses furent celles qui atteignirent le rivage de l'unité. Elles devinrent des flambeaux de direction pour les égarés dans les ornières de la perdition, elles enflammèrent les découragés de ce bas-monde par l'étincelle de l'amour du Seigneur. Ceci est la grâce spécifique de cet âge étonnant, qui a donné la force au sexe le plus faible et concédé le pouvoir masculin aux femmes.
(Extrait d'une tablette non encore traduite.)

9. Ô servante de Dieu ! En cette merveilleuse dispensation en laquelle la Beauté antique et la Lumière manifeste - puisse mon esprit être sacrifié pour ses bien-aimés - se sont levées à l'horizon des anciennes espérances, les femmes ont acquis certaines aptitudes masculines en renforçant leur persévérance dans la cause de Dieu, révélant un héroïsme et une puissance égale à celle d'hommes intrépides. Elles ont envahi l'arène de la connaissance mystique et brandi la bannière aux sommets de la certitude. Toi aussi, tu dois fournir un grand effort et faire preuve d'un courage suprême. Efforce-toi d'apprécier la douceur d'une distinction céleste, car la douce senteur de l'amour divin persistera jusqu'à la fin qui n'a pas de fin.
(Extrait d'une tablette non encore traduite.)

10. Ô servante de Dieu ! Rends grâce au Seigneur car tu es la première croyante parmi ta race (2) à s'être engagée à répandre les brises et les parfums suaves et qui s'est levée pour éclairer les autres. J'espère que par les grâces divines et les faveurs de la beauté d'Abhà ton expression pourra être illuminée, ton caractère plaisant et sa fragrance diffusée, que tes yeux puissent être pénétrants, ton oreille attentive, ta langue éloquente, ton cœur rempli de suprêmes pensées heureuses, ton âme rafraîchie par les divines senteurs, afin que tu puisses te lever parmi les tiens, les éclairer et veiller personnellement à l'édification de la population. Bien que la pupille de l'œil soit noire, elle est la source de la lumière. Il en sera de même pour toi. C'est le caractère qui doit briller et non l'apparence, aussi répète en toute certitude et suprême confiance : "O Dieu ! Fais de moi une lumière rayonnante, un luminaire radieux et une étoile brillante, afin que je puisse illuminer les cœurs par les rayons éclatants du royaume d'Abhà !...
(Extrait d'une tablette non encore traduite.)

11. La constitution d'une assemblée de femmes pour la promotion du savoir est tout à fait acceptable, mais les discussions doivent être limitées à des sujets traitant de l'éducation.
Ceci devrait être fait de telle manière que, jour après jour, les différences disparaissent complètement et non pas, Dieu m'en préserve, que cela se termine en discussion entre hommes et femmes. Quant au port du voile, rien ne devrait être fait contrairement à la sagesse.
En tant qu'individus, les femmes, aujourd'hui, devraient suivre une ligne de conduite qui sera la cause de la gloire éternelle de toutes les femmes, de telle sorte qu'elles soient toutes éclairées. Et ceci est réalisé par des réunions où l'on apprend la manière d'enseigner, où l'on récite des versets, où l'on offre ses suppliques au royaume de Dieu et où l'on procède à l'éducation des filles. Méditez sur la façon d'enseigner de Jinàb-i-Tàhirih. Elle était sereine et pour cette raison, elle était resplendissante.
Afin qu'il soit rayonnant, le monde des femmes devrait être spirituel et non politique. Les femmes d'autres nations sont toutes occupées par des sujets politiques. A quoi cela sert-il, et quels en sont les fruits ? Autant que possible, vous devriez vous occuper de sujets spirituels qui contribueront à l'exaltation de la parole de Dieu et à la diffusion de ses parfums ! Votre comportement devrait conduire à l'harmonie et à l'union de tous. (3)
Je m'efforce, avec l'appui et l'assistance de Bahà'u'llàh, d'améliorer le monde des servantes, de telle sorte que tous seront étonnés. Ce progrès doit s'accomplir dans une perspective de spiritualité, de vertus, de perfections humaines et de connaissance divine. En Amérique, qui est le berceau de la libération de la femme, celles-ci sont encore exclues des institutions politiques parce qu'elles se chamaillent... Vous devez être calmes et sereines pour que le travail se poursuive avec sagesse, sinon le chaos serait tel que vous abandonneriez tout et que vous vous enfuiriez. "En une nuit, ce nouveau-né franchit le chemin qui se parcourt en cent ans." En bref, vous devriez vous occuper maintenant de sujets purement spirituels et ne pas vous quereller avec les hommes.
Avec tact, 'Abdu'l-Bahà prendra les mesures appropriées. Soyez-en sûres. A la longue vous vous exclamerez : "Ceci était vraiment la suprême sagesse !" Je vous en conjure, supprimez cette rivalité entre hommes et femmes...
Isolément, personne n'arrive à rien. 'Abdu'l-Bahà doit être très satisfait et vous assistera.
(Extrait d'une tablette non encore traduite.)

12. Sache, ô servante, sache qu'au regard de Bahà, il est tenu compte des femmes aussi bien que des hommes, et que Dieu a créé toute l'humanité à sa propre image et à sa ressemblance. C'est-à-dire que femmes et hommes sont, les uns comme les autres, les révélateurs de ses noms et attributs et, au point de vue spirituel, il n'y a aucune différence entre eux. Quiconque se rapproche de Dieu sera le plus favorisé, que ce soit une femme ou un homme. Combien de servantes ardentes et dévouées ont, dans l'ombre protectrice de Bahà, prouvé leur supériorité et surpassé les hommes les plus réputés de la terre.
La Maison de Justice cependant, et cela conformément au texte explicite de la loi de Dieu, est réservée aux hommes. (4) Ceci par la sagesse du Seigneur Dieu, qui sera bientôt rendue aussi clairement manifeste que le soleil à son zénith
(" Sélections des écrits d'Abdu'l-Bahà " - M.E.B. édition 1983 - page 79.)

13. Et parmi les enseignements de Bahà'u'llàh, il y a l'égalité de l'homme et de la femme. L'humanité a deux ailes, la masculine et la féminine. Un oiseau ne peut voler que si ses deux ailes sont également développées. Si une aile restait affaiblie, le vol serait impossible. La réussite et la prospérité ne seront atteintes que lorsque l'univers de la femme égalera celui de l'homme dans l'acquisition de vertus et de perfections.
(" Sélections des écrits d'Abdu'l-Bahà " - M.E.B. édition 1983 - page )

14. Puisque ce siècle est celui de la lumière, il est évident que le Soleil de Réalité, le Verbe, s'est révélé à toute l'humanité. L'une des potentialités cachées du règne humain était l'aptitude ou la capacité de la femme. Par les rayons éclatants de l'illumination divine, la capacité de la femme en cet âge a été tellement éveillée et est devenue si manifeste que l'égalité de l'homme et de la femme est un fait établi...
En ce jour, l'homme doit rechercher la réalité impartialement et sans préjugé, afin d'arriver à la connaissance véritable et à de justes conclusions. Qu'est-ce alors qui constitue l'inégalité entre l'homme et la femme ? Tous deux sont humains. Chacun est le complément de l'autre quant au pouvoir et à la fonction. Tout au plus il y a ceci : on a refusé à la femme les opportunités dont l'homme profite depuis longtemps et spécialement le privilège de l'éducation...
La vérité c'est que toute l'espèce humaine est formée de et de serviteurs d'un seul Dieu et que dans son appréciation, tous sont humains. "Homme" est un terme générique qui s'applique à toute l'humanité. L'énoncé biblique "Faisons l'homme à notre image et à notre ressemblance" ne veut pas dire que la femme n'était pas créée. L' "image" et la "ressemblance" de Dieu s'appliquent tout autant à elle. En persan et en arabe, il existe deux mots distincts pour traduire "homme" ; l'un signifie l'homme et la femme collectivement, l'autre distinguant l'homme en tant que mâle, de la femme en tant que femelle. Le premier mot et son pronom sont génériques et collectifs, l'autre est restreint au mâle. Il en est de même en hébreu.
Accepter et observer une distinction que Dieu n'avait pas prévue dans la création, c'est de l'ignorance et de la superstition...
J'ai l'espoir que la bannière de l'égalité sera levée sur les cinq continents, là où elle n'est pas encore pleinement reconnue et établie. Dans ce monde éclairé qu'est l'Occident, la femme a progressé à un point incommensurable au-delà de la femme d'Orient. Et que l'on sache une fois de plus que jusqu'à ce que la femme et l'homme soient reconnus égaux et réalisent l'unité, le progrès social et politique, ici ou partout ailleurs, ne sera pas possible. Car le monde de l'humanité consiste en deux parties ou deux membres ; l'une est la femme, l'autre est l'homme. Jusqu'à ce que ces deux membres soient égaux en force, l'unité de l'humanité ne peut être établie, et le bonheur et la félicité du genre humain ne seront pas une réalité. S'il plaît à Dieu, il en sera ainsi.
(" The Promulgation of Universal Peace ", 1982 US. Edition, pp. 74-77.)

15. L'humanité se trouve aujourd'hui confrontée à des questions de la plus haute importance, et qui sont particulières à ce siècle radieux...
L'une de ces questions a trait aux droits de la femme et à son égalité avec l'homme. Dans le passé, on soutenait pour vrai que la femme et l'homme n'étaient pas égaux ; on considérait la femme comme inférieure à l'homme, même au point de vue de son anatomie et de sa création. Elle était spécifiquement regardée comme inférieure en intelligence, et l'idée qu'elle n'était pas admissible dans l'arène des affaires importantes prévalait universellement.
Dans certains pays, l'homme allait aussi loin que de croire et d'enseigner que la femme appartenait à une sphère inférieure à celle de l'humain. Mais dans ce siècle, qui est le siècle de la lumière et de la révélation des mystères, Dieu prouve, à la satisfaction de l'humanité, que tout cela est erreur et ignorance ; pour mieux dire, il est bien établi que l'homme et la femme, en tant que parties composites de l'humanité, sont co-égaux et qu'aucune différence d'appréciation n'est admissible car tous sont humains. Les conditions des siècles passés étaient dues au manque de possibilités pour la femme. On lui refusait le droit et le privilège de l'éducation et on la laissait dans son état de non-développement. Naturellement, ne le pouvant pas, elle n'a pas progressé. En réalité, Dieu a créé tout le genre humain et, aux yeux de Dieu, il n'y a pas de distinction entre masculin et féminin. Celui dont le cœur est pur est acceptable à sa vue, que ce soit un homme ou une femme. Dieu ne demande pas "Es-tu femme ou es-tu homme ?" Il juge les actions humaines ! Si elles sont acceptables au seuil du Glorieux, l'homme et la femme seront également accrédités et récompensés.
(" The Promulgation of Universal Peace " ; 1982 US édition, p. 133.)

16. Le monde de l'humanité est composé de deux facteurs : masculin et féminin. Chacun est le complément de l'autre. Par conséquent, si l'un est défectueux, l'autre sera nécessairement incomplet et la perfection ne pourra être atteinte. Le corps humain possède une main droite et une main gauche, fonctionnellement égales en service et en gestion. Si l'une ou l'autre s'avère défectueuse, le défaut s'étendra naturellement à l'autre en portant atteinte à la perfection de l'ensemble ; car l'accomplissement n'est pas normal à moins que toutes deux soient parfaites. Si nous disons qu'une main est déficiente, nous prouvons l'inaptitude et l'incapacité de l'autre ; car avec une seule main il n'y a pas de plein accomplissement. Tout comme l'accomplissement physique est complet avec deux mains, ainsi l'homme et la femme, les deux facteurs du corps social, doivent être parfaits. Il n'est pas naturel que l'un ou l'autre demeure non développé ; et jusqu'à ce que les deux soient rendus parfaits, le bonheur du monde humain ne sera pas réalisé.
(" The Promulgation of Universal Peace ", 1982 US édition p. 134.)

17. Le statut de la femme dans les temps anciens était déplorable car en Orient on croyait qu'il valait mieux que la femme ne sache ni lire ni écrire, de façon qu'elle ne puisse être informée des événements du monde. L'on considérait que la femme avait été créée pour élever les enfants et vaquer aux soins du ménage. Si elle suivait des cours éducatifs, ceci était jugé contraire à la chasteté ; ainsi, les femmes étaient prisonnières de la maison. Les maisons n'avaient pas de fenêtres ouvrant sur le monde extérieur. Bahà'u'llàh détruisit ces idées et proclama l'égalité de l'homme et de la femme. Il fit respecter la femme en ordonnant que toutes les femmes soient éduquées, qu'il n'y ait aucune différence entre l'éducation des deux sexes et que l'homme et la femme partagent les mêmes droits. Pour Dieu, il n'existe aucune distinction de sexe. Celui dont la pensée est pure, dont l'éducation est supérieure, dont les connaissances scientifiques sont éminentes, dont les actes de philanthropie prévalent, que ce soit un homme ou une femme, un Blanc ou une personne de couleur, celui-là a droit au plein droit et à l'estime ; il n'y a aucune sorte de différenciation.
(" The Promulgation of Universal Peace ", 1982 US. Edition, p. 166.)

18. L'absence de progrès et de compétence chez la femme a été attribuable à son manque d'éducation et d'opportunité. Si on lui avait accordé cette égalité, il ne fait aucun doute qu'elle serait la contrepartie de l'homme en capacité et en habileté. Le bonheur de l'humanité sera réalisé quand les femmes et les hommes seront coordonnés et qu'ils progresseront en égalité, car chacun est le complément et le compagnon de l'autre.
(" The Promulgation of Universal Peace ", 1982 US. Edition, p. 182.)

19. Il établit l'égalité de l'homme et de la femme. Ceci est particulier aux enseignements de Bahà'u'llàh car toutes les autres religions ont placé l'homme au-dessus de la femme.
(" The Promulgation of Universal Peace ", 1982 US. Edition, p. 455.)

20. Sur terre, les femmes ont les mêmes droits que les hommes. En matière religieuse et dans la société, leur rôle est d'une primordiale. Aussi longtemps qu'on empêchera les femmes de se réaliser selon leurs compétences, les hommes resteront incapables d'atteindre à la grandeur qui pourrait être la leur.
(" Causeries d"Abdu'l-Bahà à Paris ", M.E.B. édition l97l, p. 178)

21. En ce monde, le sexe féminin est traité comme s'il était inférieur, et des droits et privilèges égaux ne lui sont pas accordés. Cette situation n'est pas due à la nature mais bien à l'éducation. Dans la divine création, il n'existe pas de pareille différence. Aux yeux de Dieu, aucun sexe n'est supérieur à l'autre. Dès lors, pourquoi l'un des sexes affirme-t-il l'infériorité de l'autre, lui refusant droits et privilèges légitimes comme si cette interdiction émanait de Dieu.
Si les femmes recevaient les mêmes avantages pédagogiques que les hommes, la démonstration serait faite de leur égalité dans la capacité de s'instruire.
A certains égards, la femme est supérieure à l'homme. Elle est plus tendre, plus réceptive, plus intuitive.
(" Causeries d'Abdu'l-Bahà à Paris ", M. E. B. édition 1971, p. 215.)

22. La justice divine exige que les droits des deux sexes soient également respectés puisque l'un n'est pas supérieur à l'autre aux yeux de Dieu. La dignité devant Dieu ne dépend pas du sexe mais de la pureté et de la luminosité du cœur. Les vertus humaines appartiennent également à chacun.
(" Causeries d'Abdu'1-Bahà à Paris ", M.E.B. édition 1971, pp. 216-217.)

23. Dans cette révélation de Bahà'u'llàh, les femmes sont les égales des hommes. Elles ne seront devancées en aucune circonstance. Leurs droits sont égaux en importance à ceux des hommes. Elles entreront dans toutes les branches administratives de la politique. (10)Dans tous les domaines, elles atteindront les niveaux les plus élevés et prendront part à toutes les affaires de ce monde. Soyez-en certaines. Ne regardez pas la situation présente ; dans un avenir proche, l'univers des femmes deviendra resplendissant et glorieux, parce que sa Sainteté Bahà'u'llàh l'a voulu ainsi !
Au moment des élections, le droit de vote est un droit inaliénable des femmes, et leur entrée dans tous les départements des activités humaines est un fait incontestable et irréversible. Personne ne peut l'empêcher ni le retarder.
Il existe cependant des activités qui ne méritent pas que les femmes y participent. Par exemple, alors que la communauté prend des mesures défensives vigoureuses contre l'agression d'ennemis, les femmes sont exemptes d'engagements militaires. Ainsi, il se pourrait qu'à un certain moment, des tribus belliqueuses et sauvages attaquent le corps politique afin d'en massacrer les membres ; dans ces circonstances, il est nécessaire de se défendre, mais c'est aux hommes qu'il incombe d'organiser et d'exécuter les mesures défensives, et non aux femmes - parce que leur cœur est tendre et qu'elles ne peuvent supporter le spectacle horrible du carnage, même si c'était pour le bien de la défense. Les femmes sont exemptes de telles entreprises.
En ce qui concerne la constitution de la Maison de Justice, Bahà'u'llàh s'adresse aux hommes. Il dit : "O vous, hommes de la Maison de Justice !"
Mais quand il s'agira d'élire ses membres, le droit de vote des femmes est incontestable.
Lorsque les femmes atteindront le stade ultime du progrès, alors, suivant les exigences du temps, du lieu et selon leurs grandes capacités, elles obtiendront des privilèges extraordinaires. Ayez confiance en ces paroles. Sa Sainteté Bahà'u'llàh a grandement renforcé la cause des femmes, et les droits et privilèges des femmes sont l'un des grands principes d"Abdu'l-Bahà. Soyez-en certaines !
Avant longtemps, le jour viendra où les hommes diront en s'adressant aux femmes : "Soyez bénies, soyez bénies. Vous êtes véritablement dignes de tous les dons. En vérité, vous méritez de parer vos têtes de la couronne de gloire éternelle car dans les sciences et les arts, en vertus et en perfections vous deviendrez l'égale de l'homme,
quant à la tendresse et à la miséricorde, vous lui êtes supérieures."
(" Paris Talks ", 1961 UK. édition, pp. 182-184. Nouvelle traduction.)

24. La femme d'Orient a progressé. Autrefois en Inde, en Perse et dans tout l'Orient, elle n'était pas considérée comme un être humain. Certaines tribus arabes comptaient les femmes dans le cheptel. Dans leur langage, le mot "femme" signifiait aussi "âne" et la richesse d'un homme se mesurait au nombre de bêtes de somme qu'il possédait. La pire insulte qu'on pouvait jeter à la face d'un homme était : "Toi, femme" !
Lorsque Bahà'u'llàh apparut, tout ceci changea. Il abolit l'idée de différences entre les sexes en les proclamant égaux dans tous les domaines.
Autrefois, on considérait qu'il était plus sage que la femme ne sache ni lire ni écrire et qu'elle ne s'occupe que de besognes fastidieuses. Elle était très ignorante. Bahà'u'llàh déclare que l'éducation de la femme est plus importante que celle de l'homme. Même si le père est très instruit, lorsque la mère est ignorante, l'éducation de l'enfant laissera à désirer, parce que l'éducation commence au sein maternel. Un nourrisson est comme une branche encore tendre que le jardinier peut former à sa guise.
L'Orient a commencé a éduquer les femmes. Certaines, en Perse, ont été libérées par cette cause dont la justesse et l'éloquence ne peuvent être réfutées par ulamà. Plusieurs d'entre elles sont poètes. Elles sont vraiment courageuses.
J'espère un semblable progrès parmi les femmes d'Europe. Que chacune rayonne telle une lampe, qu'elles clament la proclamation du royaume, qu'elle soient vraiment les assistantes des hommes, qu'elles leur soient même supérieures, qu'elles soient versées dans les sciences, pour que le monde entier témoigne des droits absolument égaux de l'homme et de la femme. Ce serait une grande joie pour moi de voir de telles femmes. Ceci est un travail utile. Par lui, la femme entrera dans le royaume. Autrement, il n'y aura pas de résultats.
("'Abdu'l-Bahà on Divine Philosophy", 1917 édition pp. 81-83.)

25. Dans le passé, le monde a été gouverné par la force, et l'homme a dominé la femme par le caractère plus violent et plus agressif de son corps et de son esprit. Mais l'équilibre se rétablit déjà. La force perd de son importance alors que la vivacité d'esprit, l'intuition et les qualités spirituelles d'amour et de dévouement, essentiellement féminines, prennent l'ascendant.
Désormais, les temps nouveaux seront moins masculins et plus imprégnés d'idéaux féminins, ou plus exactement, il arrivera un âge où les aspects masculins et féminins de la civilisation seront plus équilibrés.
("Bahà'u'llàh et l'Ère nouvelle " - M.E.B. édition 1972, p. 190.)


Extraits de lettres écrites de la part du Gardien

26. Présentée dans le véritable esprit des enseignements bahà'ìs, la situation de la femme ne manquera pas d'attirer l'attention, non seulement parce que cette situation est absolument légale, mais parce que le rôle de la femme est également spirituel et éducatif. Nos idéaux sont si élevés mais aussi tellement réalisables que toute autre perspective ne pourrait supporter la comparaison.
(7 janvier 1931 à une Assemblée spirituelle nationale.)

27. A propos de votre question concernant les membres de la Maison Universelle de Justice, il existe une tablette d"Abdu'l-Bahà dans laquelle celui-ci déclare catégoriquement que cette fonction est réservée aux hommes, et que la sagesse de cette décision sera pleinement révélée et appréciée dans le futur. Par contre, les femmes ont pleinement le droit d'être membres des Maisons de justice locales et nationales. Ce n'est donc qu'à la Maison Universelle de Justice qu'elles ne peuvent être élues. Les bahà'ìs devraient accepter cette déclaration du Maître dans un esprit de foi profonde et être convaincus que l'assistance divine et la sagesse qui ont inspiré ces instructions seront progressivement dévoilées aux yeux du monde.
(28 juillet 1936, à un croyant.)

28. En ce qui concerne les membres de la Maison Universelle de Justice, 'Abdu'l-Bahà déclare dans une tablette que ce rôle est réservé aux hommes et que, plus tard, la sagesse de cette mesure sera rendue aussi évidente que le soleil. De toute manière les croyants devraient savoir que l'exclusion des femmes de la Maison Universelle de Justice n'a rien de surprenant puisque 'Abdu'l-Bahà lui-même a explicitement déclaré que les sexes sont égaux excepté dans certains cas. De cette inégalité dans les fonctions il ne faudrait, cependant, pas déduire qu'un sexe est supérieur ou inférieur à l'autre ou qu'ils n'auraient pas les mêmes droits.
(14 décembre 1940 à une Assemblée spirituelle nationale.)


Extraits de lettres écrites par la Maison Universelle de Justice

29. Il ressort des écrits du Gardien que là où Bahà'u'llàh a édicté une loi régissant le comportement de l'homme envers la femme, cette loi s'applique également, mutatis mutandis, (12) à celui de la femme envers l'homme à moins que le contexte de la loi ne rende cette réciprocité impossible. Par exemple, le texte du Kitàb-i-Aqdas interdit à l'homme d'épouser la femme de son père (c.à.d. sa belle-mère), et le Gardien a indiqué que, de la même manière, il était interdit à une femme d'épouser son beau-père.
(28 avril 1974, à un croyant.)

30. En ce qui concerne vos questions ayant trait à l'égalité des hommes et des femmes, 'Abdu'l-Bahà a souvent expliqué qu'il s'agit là d'un principe fondamental de Bahà'u'llàh et que les lois de l'Aqdas devraient être étudiées dans cet esprit. L'égalité des hommes et des femmes ne signifie pas similitude de rôles. Dans certains domaines, les femmes surpassent les hommes, dans d'autres ces derniers sont mieux adaptés que les femmes, alors que dans bien des cas il n'y a pas de différence entre les sexes.
C'est dans la vie familiale que la différence des rôles apparaît le plus clairement. La maternité a des implications très étendues qui sont reconnues dans la loi bahà'ìe. Par exemple, lorsqu'il n'est pas possible d'éduquer tous les enfants d'une famille, la préférence sera donnée aux filles parce qu'elles seront les premières éducatrices de la génération suivante. Encore pour des raisons physiologiques, les femmes bénéficient de certaines exemptions du jeûne qui ne sont pas applicables aux hommes.
(24 juillet 1975, â un croyant.)

31. Le problème primordial à résoudre est de savoir comment le monde actuel, ancré dans ses errements belliqueux, peut se transformer en un monde ou règnent l'harmonie et la coopération.
L'ordre dans le monde ne peut s'établir que par la conscience inébranlable de l'unité du genre humain, une vérité spirituelle confirmée par toutes les sciences humaines.
L'anthropologie, la physiologie, la psychologie ne reconnaissent qu'une espèce humaine malgré ses variétés infinies. La reconnaissance de cette vérité exige l'abandon de tous les préjugés de race, de classe, de couleur, de croyance, de nation, de sexe, de degré de civilisation matérielle, bref, de tout ce qui permet à certains de se croire supérieurs à d'autres.
L'acceptation de l'unité du genre humain est la condition fondamentale à la réorganisation et à l'administration du monde en tant qu'un seul pays, la patrie de l'humanité. L'acceptation universelle de ce principe spirituel est essentielle si l'on veut essayer, avec succès, d'établir la paix mondiale.
(Octobre 1985.)


Lettres écrites de la part de la Maison Universelle de Justice

32. Ainsi qu"Abdu'l-Bahà l'a souvent expliqué, l'égalité de l'homme et de la femme dans la foi est un principe fondamental venant de Bahà'u'llàh et la mention que celui-ci en fait dans "Men of Justice" du Kitab-i-Aqdas devrait être lue à la lumière de ce principe.
(29 juin 1976, à un croyant.)

33. 'Abdu'l-Bahà affirme : "En cet âge divin, la générosité de Dieu a enveloppé le monde des femmes. L'égalité de l'homme et de la femme, sauf pour des cas négligeables, a été proclamée entièrement et catégoriquement. Les différences ont été complètement supprimées." Que les hommes et les femmes soient, cependant, dissemblables sous certains aspects est un fait naturel inéluctable. L'important est qu'Il regarde ces inégalités comme négligeables.
(8 janvier 1981 à une Assemblée spirituelle nationale.)

34. Vous avez entièrement raison d'affirmer que l'homme et la femme ont des qualités fondamentales et distinctes. Ainsi que vous le faites observer, la solution apportée par les enseignements de Bahà'u'llàh n'est pas de transformer l'homme en femme et vice versa.
'Abdu'l-Bahà nous a donné la clé du problème en disant que les qualités et les fonctions de l'homme et de la femme étaient complémentaires. Il éclaire encore ce point lorsqu'il affirme que "l'âge nouveau" sera celui où les éléments masculins et féminins de la civilisation seront plus justement équilibrés.
(22 avril 1981, à un croyant.)

35. Il peut être utile d'insister... que le principe bahà'ì de l'égalité de l'homme et de la femme est clairement affirmé dans les enseignements et que la différence de leurs fonctions dans certains domaines ne dément pas ce principe.
(23 août 1984, à un croyant.)


II. LE RÔLE DE L'EDUCATION DANS LE DEVELOPPEMENT DE LA FEMME

Extraits des Ecrits de Bahà'u'llàh

36. C'est le devoir impérieux des parents d'élever leurs enfants de manière à ce qu'ils soient inébranlables dans la foi... car toute action louable naît de la lumière de la foi. Si ce don suprême venait à manquer chez l'enfant, il n'aurait aucune notion du bien et du mal.
(" l'Éducation bahà'ìe - M.E.B. édition 1983 - p. 5.)


Extraits des écrits et des paroles d"Abdu'l-Bahà

37. Dieu soit loué, les croyantes ont organisé des réunions où elles apprendront la manière d'enseigner la foi, où elles répandront les douces saveurs des enseignements et établiront des plans pour l'éducation des enfants.
...Toutes celles qui sont présentes devraient s'intéresser à tous les moyens d'éduquer les filles par l'enseignement des différentes branches du savoir, de la bonne conduite, de la manière correcte de vivre en gardant bon caractère, en restant chastes, constantes, persévérantes, fortes, déterminées et fermes quant au but poursuivi. De plus, en apprenant à tenir un ménage, à éduquer les enfants en tenant particulièrement compte de ce qui est nécessaire aux filles, celles-ci, élevées derrière les remparts de toutes les perfections, apprendront à leurs enfants depuis la plus tendre enfance, à avoir bon caractère et à bien se conduire.
Qu'elles apprennent également tout ce qui peut entretenir la santé du corps et la bonne condition physique ainsi que la manière de préserver leurs enfants de la maladie.
(" Sélections des écrits d "Abdu'l-Bahà " M.E.B. édition 1983, pp. 122-123.)

38. Employez-vous à guider les femmes de ce pays, instruisez les jeunes filles et les enfants afin que les mères puissent éduquer leurs bébés dès les premiers jours, les former complètement, leur inculquer un bon caractère et une excellente moralité, les guider vers toutes les vertus humaines, afin d'éviter tout comportement qui serait blâmable, et les élever dans l'esprit de l'éducation bahà'ìe.
Ainsi ces tendres enfants seront nourris de la connaissance de Dieu et de son amour. Ainsi ils grandiront et s'épanouiront et connaîtront la droiture, la dignité humaine, la détermination et la force de lutter et de souffrir. Ainsi ils apprendront la persévérance en toutes choses, la volonté de progresser, d'acquérir la largesse d'esprit, la noblesse des sentiments, la chasteté et la pureté dans la vie. Ainsi ils pourront mener à bien tout ce qu'ils entreprendront.
Que les mères considèrent que tout ce qui a trait à l'éducation des enfants est de première importance. Qu'elles déploient tous leurs efforts dans ce sens, car lorsque le rameau est tendre et vert, il poussera dans la direction que vous lui aurez imposée. C'est pourquoi, il incombe aux mères d'élever leurs petits enfants comme le jardinier cultive ses jeunes plantes. Qu'elles s'efforcent jour et nuit d'affermir chez leurs enfants la foi et la certitude, la crainte de Dieu et l'amour de l'Aimé des mondes, ainsi que toutes les nobles qualités et traits de caractère.
Lorsqu'une mère est contente de son enfant, qu'elle le félicite et l'encourage, mais à la moindre manifestation de mauvais caractère qu'elle lui prodigue ses conseils et le corrige. Qu'elle use d'arguments basés sur la raison, éventuellement d'un léger châtiment verbal. Il n'est, cependant, pas permis de frapper un enfant ni de l'avilir car son caractère serait totalement altéré s'il devait subir des injures ou des coups.
(" Sélections des écrits d "Abdu'l-Bahà ", M.E.B. édition 1983, pp. 123-124.)

39. Il incombe aux parents d'inculquer une bonne conduite à leurs enfants et de les pousser à l'étude, de telle façon que plus un seul enfant, garçon ou fille, ne reste illettré.
("Sélections des écrits d"Abdu'l-Bahà", ME.B. édition 1983, p. 126.)

40. Une joie suprême pour 'Abdu'l-Bahà est d'observer que nombreuses sont les feuilles, parmi les servantes de la Beauté bénie, qui ont été éduquées et qui représentent l'essence du détachement et sont bien au courant des mystères du monde de l'existence ; que dans leur glorification et leur louange du plus grand Nom, leur cri s'élève au point d'attirer et de transporter de joie les hôtes des temples du royaume et qu'elles récitent en prose ou en vers leurs prières et chantent mélodieusement les versets divins. Je chéris l'espoir que tu deviendras l'une d'entre elles, semant des perles, prête à tout moment à chanter sa louange pour entreprendre des œuvres célestes à la gloire de ses attributs.
(Extrait d'une tablette non encore traduite.)

41. Ô estimée servante ! Tu m'as écrit à propos de l'école des filles. Ce qui a été écrit précédemment demeure toujours vrai. Il ne saurait y avoir aucun changement, à moins que les filles ne soient éduquées dans des écoles et des centres d'enseignements, à moins qu'elles ne soient instruites dans les sciences et d'autres branches de la connaissance, à moins qu'elles n'acquièrent diverses aptitudes artistiques également indispensables et ne soient instruites divinement. Car le jour viendra où ces filles deviendront mères. Les mères sont les premières éducatrices des enfants, celles qui leur inculquent les vertus. Ce sont elles qui encouragent les enfants à acquérir perfections et bonnes manières, les mettant en garde contre les imperfections, les encourageant à faire preuve de résolution, de décision, de fermeté et d'endurance dans les épreuves, pour qu'ils s'avancent dans la voie du progrès. En conséquence, en ce qui concerne les filles, l'éducation est nécessaire. C'est un projet très important et il devrait être organisé et administré sous l'égide de l'Assemblée spirituelle.
(Extrait d'une tablette non encore traduite.)

42. Il appartient aux filles de cette ère grandiose d'être totalement versées dans les multiples branches de la connaissance, des sciences, des arts et de toutes les merveilles de cette époque exceptionnelle, afin qu'à leur tour elles puissent éduquer leurs enfants et les enseigner dès leur naissance, dans la voie de la perfection.
(Extrait d'une tablette non encore traduite.)

43. De plus, l'éducation de la femme est plus nécessaire et plus importante que celle de l'homme, car la femme est l'éducatrice de l'enfant dès sa tendre enfance. Si elle est elle-même déficiente et imparfaite, l'enfant sera nécessairement diminué, l'imperfection de la femme implique donc une condition d'imperfection pour tout le genre humain, car c'est la mère qui élève, nourrit et guide la croissance de l'enfant. Ce n'est pas la fonction du père. Si l'éducateur est incompétent, l'éduqué sera également frustré. Cela est évident et incontestable. L'étudiant peut-il être brillant et accompli si le professeur est illettré et ignorant ? Les mères sont les premières éducatrices du genre humain ; si elles sont imparfaites, tant pis pour la condition et l'avenir de la race.
Certains ont objecté que la femme n'est pas égale à l'homme en capacité et qu'elle est déficiente de par sa création. C'est là pure imagination. La différence de capacité entre l'homme et la femme est entièrement une question de possibilités et d'éducation. Jusqu'à maintenant, on a refusé à la femme le droit et le privilège d'un égal développement. Si une opportunité égale lui est accordée, il ne fait aucun doute qu'elle sera l'égale de l'homme. L'Histoire en fournit l'évidence. Dans les temps passés, des femmes renommées se sont levées dans les affaires des nations et ont dépassé les hommes par leurs accomplissements.
En bref, le but de ceci est, que si la femme est parfaitement éduquée et si on lui accorde ses droits, elle acquerra la capacité de merveilleux accomplissements et prouvera qu'elle est l'égale de l'homme. Elle est collègue de l'homme, son complément et sa compagne. Tous deux sont doués de potentialités intellectuelles et incarnent les vertus de l'humanité. Ils sont partenaires et co-égaux dans toutes les fonctions et les pouvoirs humains. Présentement, dans les sphères d'activités humaines, la femme ne manifeste pas ses prérogatives innées à cause du manque d'éducation et d'opportunités. Mais il n'y a pas de doute que l'éducation établira son égalité avec l'homme.
(" The Promulgation of Universal Peace ", 1982 US édition, pp. 133-137.)

44. En proclamant l'unité de l'humanité, il enseigna que l'homme et la femme sont égaux au regard de Dieu et qu'aucune distinction ne doit être faite entre eux. La seule différence entre eux actuellement est due au manque d'éducation et de formation. Si l'on donne à la femme une chance égale d'éducation, cette différence et cette sous-estimation disparaîtront...
Il promulgua l'adoption du même cours éducatif pour l'homme et la femme. Les filles et les fils doivent suivre le même curriculum d'études et promouvoir par là l'unité des sexes. Quand tout le genre humain recevra la même chance d'éducation et quand l'égalité de l'homme et de la femme sera réalisée, les fondements de la guerre seront complètement détruits.
(" The Promulgation of Universal Peace ", 1982 US édition, pp. 174-175.)

45. Pourquoi une femme devrait-elle demeurer mentalement non développée ? La science est digne déloges, qu'elle soit pratiquée par l'intellect d'un homme ou par celui d'une femme. Aussi, peu à peu, la femme a progressé, donnant des preuves croissantes d'une capacité égale à celle de l'homme, que ce soit dans la recherche scientifique, l'aptitude politique ou toute autre sphère d'activité humaine. La conclusion évidente est que la femme a été distancée par le manque d'éducation et de facilités intellectuelles. Si on lui accordait les mêmes possibilités d'éducation et d'études, elle développerait les mêmes capacités et aptitudes.
(" The Promulgation of Universal Peace ", 1982 US. Edition, pp. 280-281.)

46. Bahà'u'llàh a annoncé que, puisque l'ignorance et le manque d'éducation sont des murs de séparation entre les hommes, tous doivent recevoir formation et instruction. Par cette précaution, il sera remédié au manque de compréhension mutuelle et l'unité du genre humain en sera promue et propagée. L'éducation universelle est une loi universelle. Il incombe donc à tout père de famille d'enseigner et d'instruire ses enfants selon ses possibilités. S'il est incapable de les éduquer, le corps politique, formé des représentants du peuple, doit pourvoir aux moyens de leur éducation.
La distinction de sexe qui existe dans le monde humain est due au manque d'éducation de la femme, à qui l'on a refusé des opportunités égales de développement et de progrès. L'égalité des sexes sera établie en proportion des chances accrues accordées à la femme en cet âge ; car l'homme et la femme sont également dépositaires des pouvoirs et des dons de Dieu, le Créateur. Dans son dessein consommé, Dieu n'a pas ordonné de distinction entre eux.
(" The Promulgation of Universal Peace ", 1982 US. Edition p. 300)

47. L'enseignement est obligatoire pour chaque enfant... Outre cette instruction largement répandue, il faut lui enseigner une profession, un art ou un métier qui permettra à chaque membre de la communauté de subvenir à ses propres besoins. Le travail effectué dans l'esprit de service est la forme la plus élevée de l'adoration.
(" Divine Philosophy ", 1917 édition, p. 78.)

48. Prêtez une attention particulière à l'enseignement des filles, car le potentiel de cet âge étonnant sera rendu manifeste en raison même des progrès du monde féminin. C'est pourquoi il faut observer combien, dans tous les pays, le monde de la femme marche de l'avant et ceci est dû à l'impact de la très grande Manifestation ainsi qu'au pouvoir des enseignements divins.
(" l'Education bahà'ìe " - M.E.B. édition 1983 - p. 29)

49. Ô servante du Très-Haut ! Nos cœurs ont été réjouis par ta lettre concernant une école de filles. (5) Loué soit Dieu ! Il existe maintenant une école de ce genre à Tihràn où les jeunes filles peuvent, par sa générosité, recevoir une éducation et acquérir une connaissance solide des réalisations de l'humanité. Les femmes marcheront de pair avec les hommes dans tous les domaines.
(" l'Education bahà'ìe " - M.E.B. édition 1983 - p. 38)

50. Jusqu'à présent, en Perse, les moyens de faire progresser les femmes étaient inexistants. Mais maintenant, grâce à Dieu, depuis les premières lueurs de l'aube du salut, elles avancent jour après jour. Il est à espérer qu'elles soient les premières en vertus, en connaissances, en proximité de la cour du Dieu tout-puissant. Qu'elles soient les premières dans la foi et la certitude, et que la femme d'Orient fasse envie à celle d'Occident.
(" 1'Education bahà'ìe " - M.E.B. édition 1978 - p. 38)


Extrait d'une lettre écrite par la Maison Universelle de Justice

51. La cause de l'éducation universelle, qui a déjà enrôlé à son service une armée de gens dévoués, de toutes croyances et de toutes nations, mérite que tous les gouvernements du monde lui apportent le plus grand soutien. Car l'ignorance est la raison majeure du déclin des peuples et de la perpétuation des préjugés. Aucune nation ne peut réussir si l'éducation n'est pas accordée à tous ses citoyens. Le manque de ressources limite les possibilités de nombreux pays de pouvoir répondre à cette nécessité et leur impose un certain ordre de priorités. Les instances dirigeantes concernées feraient bien de donner la priorité à l'éducation des femmes et des filles car c'est grâce à des mères instruites et éduquées que les bienfaits du savoir se répandront le plus efficacement et le plus rapidement dans toute la société. Compte tenu des besoins de cette époque, il faudrait également que l'enseignement du concept de citoyenneté mondiale fasse partie de l'éducation courante de chaque enfant.
(Octobre 1985.)


Extraits de lettres écrites de la part de la Maison Universelle de Justice

52. Un élément important dans la réalisation d'une telle égalité est la prescription de Bahà'u'llàh selon laquelle garçons et filles doivent suivre le même programme à l'école.
(28 décembre 1980 à une Assemblée spirituelle nationale.)

53. La Maison de Justice considère que la nécessité de guider et d'éduquer les femmes dans leurs principales responsabilités de mères est une excellente occasion d'organiser des activités féminines. Vos efforts devraient se concentrer sur l'aide à leur apporter dans leurs fonctions d'éducatrices de la nouvelle génération. Il faudrait également encourager les femmes à attirer leur mari, ainsi que les hommes de leur famille vers la foi, afin que la communauté bahà'ìe soit représentative de la société dont elle fait partie. Graduellement, l'esprit d'unité et de solidarité, énoncé dans nos enseignements, se reflétera dans la vie des familles bahà'ìes.
(29 février 1984, à une Assemblée spirituelle nationale.)


III. APPLICATION DU PRINCIPE D'EGALITE DANS LA VIE FAMILIALE

Extraits des Ecrits de Bahà'u'llàh

54. Au nom du Seigneur l'Incomparable ! Ô servante de Dieu ! La persévérance dans la cause divine est notée dans les Tablettes et fixée par la plume de l'Ancien des jours. Rends grâce au Bien-Aimé du monde de Lui avoir ouvert ton cœur et prononcé sa louange. Bien des hommes en ce jour ont été privés de faire mention du Seigneur qui suffit à tout, et de reconnaître sa vérité ; tandis que bien des femmes ont fixé leur regard sur l'horizon du Très-Haut et se sont parées du vêtement de l'amour du Désiré du monde. A qui Lui plaît, la grâce divine est conférée.
Par l'Etoile matinale des anciens mystères ! La douce senteur de la fragrance de chacun des souffles exhalés pour l'amour de Dieu se répand jusqu'à proximité de la présence du Seigneur de la révélation. Le prix des mauvaises actions est ou sera perdu à jamais. Bénie sois-tu, doublement bénie sois-tu ! Tu te distingues parmi les servantes dont l'amour pour leurs semblables ne les a pas empêchées d'atteindre le rivage de l'océan de la grâce et de la miséricorde. Dieu veuille que tu demeures éternellement - par la faveur du Très-Miséricordieux - assurée de sa générosité. Empresse-toi de louer le Véridique et réjouis-toi de sa tendre bonté. Le monde passera : ce qui est seul durable c'est l'amour divin. Dieu veuille que tu évolues dans l'entourage du Véritable en chacun de ses mondes, libérée de tout excepté de Lui.
(Extrait d'une tablette non encore traduite.)

55. Tous devraient savoir et, à cet égard, atteindre aux splendeurs du soleil de certitude et être illuminés par lui : l'homme et la femme ont été et seront toujours égaux aux yeux de Dieu. L'aurore de la lumière de Dieu rayonne sur tous avec la même splendeur. En vérité, Dieu a créé la femme pour l'homme et l'homme pour la femme. Les plus aimés de Dieu sont les plus inébranlables et ceux qui ont dépassé les autres dans leur amour de Dieu, exaltée soit sa gloire.
Les amis de Dieu doivent être parés des ornements de la justice, de l'équité, de la bonté et de l'amour. Comme ils se refusent d'être l'objet de la cruauté et du péché, de la même manière, ils ne permettront pas qu'une telle tyrannie atteigne les servantes de Dieu. Il a en vérité proclamé et commandé ce qui convenait le mieux à ses serviteurs et à ses servantes. Il est le Protecteur de tous en ce monde et dans le suivant.
(Extrait d'une tablette non encore traduite.)


Extraits des écrits et des paroles d"Abdu'l-Bahà

56. Ô vous deux qui croyez en Dieu ! Le Seigneur, l'Inégalé, a créé l'homme et la femme pour qu'ils vivent l'un près de l'autre et qu'ils soient égaux comme une seule âme. Ils sont deux collaborateurs, deux amis intimes qui doivent se soucier de leur bonheur réciproque.
En vivant ainsi, ils passeront dans ce monde en toute satisfaction, félicité et paix du cœur, et deviendront l'objet de la grâce divine, ainsi que des faveurs du royaume céleste. Mais s'il en était autrement, ils connaîtraient une existence de grande amertume, aspirant à tout moment à la mort, et seraient couverts de honte au royaume céleste.
Efforcez-vous donc de vivre ensemble, corps et âmes, comme deux colombes dans leur nid, car ceci sera béni dans les deux mondes.
(" Sélections des écrits d "Abdu'l-Bahà ", M.E.B. édition 1983, p. 121.)

57. Suivant les préceptes de Dieu et de la loi sainte, nourrissez votre enfant dès le plus jeune âge du lait de l'éducation universelle ; élevez-le de manière à lui inculquer, dès la plus tendre enfance et au plus profond de lui-même, une manière de vivre en tout point conforme aux enseignements divins, car les mères sont les premières éducatrices, les premiers mentors. En vérité, ce sont les mères qui détermineront le bonheur, la grandeur d'âme, les manières courtoises, l'instruction et le jugement, la compréhension et la foi de leurs enfants.
(" Sélections des écrits d'Abdu'l-Bahà ", M.E.B. édition 1983, p. 125.)

58. Il est du devoir des parents de consacrer tous leurs efforts à élever la fille et le garçon, à les nourrir de connaissances, les instruire dans les sciences et les arts. S'ils devaient négliger ce domaine, ils seraient tenus responsables et passibles de reproches en présence du Seigneur rigoureux.
("Sélections des écrits d "Abdu'l-Bahà ", M.E.B. édition 1983, p. 125.)

59. Ô vous mères aimantes ! Sachez qu'aux yeux de Dieu, la meilleure manière de l'adorer est d'éduquer les enfants et de les élever dans toutes les perfections humaines. On ne pourrait imaginer acte plus noble.
("Sélections des écrits d "Abdu'l-Bahà", M.E.B. édition 1983, p. 138)

60. Remarquez comme tout se déroule aisément au sein d'une famille où règne l'unité. Chacun progresse et toute la famille prospère dans la vie. Leurs rapports sont harmonieux, ils jouissent du confort et de la tranquillité, ils sont en sûreté, leur situation est assurée, ils sont enviés de tous. Jour après jour, une telle famille s'élève et croît dans l'honneur.
(" Sélections des écrits d "Abdu'l-Bahà ", M.E.B. édition 1983, p. 277.)

61. Vous avez demandé s'il était possible à un mari d'empêcher sa femme d'embrasser la divine lumière ou à une femme de détourner son mari de l'entrée du royaume de Dieu.
En vérité, aucun des deux ne pourrait empêcher l'autre d'entrer dans le royaume à moins qu'ils n'aient l'un pour l'autre un attachement excessif. Il est certain que s'ils s'adorent à l'exclusion de Dieu, chacun d'eux pourrait détourner l'autre de l'accès à son royaume.
(" la Vie familiale ", M.E.B. édition 1982, p. 9.)

62. Question : Quelle est l'attitude de votre croyance quant à la famille ?
Réponse : Selon les enseignements de Bahà'u'llàh, la famille, étant une unité humaine, doit être éduquée conformément aux règles de sainteté. Toutes les vertus doivent être enseignées à la famille. L'intégrité du lien familial doit constamment être prise en considération et les droits des membres individuels ne doivent pas être transgressés. Des droits du fils, du père, de la mère, aucun ne doit être transgressé, aucun ne doit être arbitraire. Tout comme le fils a certaines obligations envers son père, le père a aussi certaines obligations envers son fils. La mère, la sœur et les autres membres de la maisonnée ont leurs prérogatives certaines. Tous ces droits et prérogatives doivent être préservés ; toutefois, l'unité de la famille doit être maintenue. Le tort causé à l'un sera considéré comme le tort causé à tous ; le confort de chacun, le confort de tous ; l'honneur de l'un, l'honneur de tous.
(" The Promulgation of Universal Peace ", 1982 US. Edition, p. 168.)


Extraits de lettres écrites de la part du Gardien à des croyants en particulier, saut indication contraire.

63. Lorsqu'une telle différence d'opinion et de conviction surgit entre mari et femme, la situation est profondément regrettable parce qu'elle porte atteinte à ce lien spirituel qui est la citadelle de l'unité familiale, et ceci en particulier en périodes de difficultés.
Toutefois, le moyen de remédier à cette situation ne consiste pas à se détacher l'un de l'autre. Un des buts de la cause est de créer des liens familiaux plus serrés. C'est pourquoi, dans de pareils cas, le Maître conseillait de se conformer aux désirs de l'autre et de prier. Priez pour que votre mari puisse graduellement voir la lumière et en même temps, attirez-le près de vous au lieu de lui faire du tort. Une fois l'harmonie assurée, vous serez en mesure de servir sans gêne.
(15 juillet 1928.)

64. Shoghi Effendi croit en toute confiance qu'à la suite de son télégramme et de cette lettre, votre femme pourra se consacrer davantage à sa famille, mais il espère également que vous serez capable de l'aider à trouver le temps et l'occasion de servir une cause si chère à son cœur et où l'on apprécie beaucoup ses services.
(19juin 1931.)

65. Le Gardien, dans ses remarques... concernant les rapports entre parents et enfants, entre épouses et époux, en Amérique, voulait signifier qu'il y a, dans ce pays, chez les enfants, une tendance à être trop indépendants vis-à-vis des désirs de leurs parents et de manquer au respect qui leur est dû. Dans certains cas également, les femmes ont tendance à exercer sur leur mari une domination non fondée, ce qui, évidemment, n'est pas plus raisonnable que lorsque le mari domine injustement sa femme.
(22 juillet 1943.)

66. C'est un des enseignements essentiels de la foi que l'unité devrait être maintenue au foyer. Bien entendu, ceci ne veut pas dire qu'un membre de la famille a le droit d'influencer la foi d'un autre membre. Si ce principe est respecté par toute la famille, alors il semble certain que l'unité soit réalisable.
(6juillet 1952.)

67. Le Gardien apprécie pleinement votre désir actuel de partir comme pionnier pour aider à l'établissement de la foi dans des contrées vierges. Mais vous ne devriez pas aller à l'encontre des désirs de votre mari et l'obliger à tout abandonner pour que vous puissiez servir la foi de cette manière. Nous devons nous souvenir des désirs et des droits de ceux qui sont étroitement liés à notre vie.
Si votre mari désire que vous restiez où vous êtes, il doit certainement y exister de vastes possibilités d'enseignement.
(31 juillet 1953.)

68. Partout où existe une famille bahà'ìe, les parties concernées devraient tout mettre en œuvre pour la maintenir car les enseignements condamnent vivement le divorce alors que l'harmonie, l'union et l'amour sont considérés comme les idéaux les plus élevés des relations humaines. Ceci doit toujours s'appliquer aux bahà'ìs, qu'ils servent ou non comme pionnier.
(9 novembre 1956.)


Extraits de lettres écrites de la part de la Maison Universelle de Justice à des croyants en particulier
(sauf indication contraire)

69. Il n'est pas surprenant que la mère soit le premier maître de l'enfant parce que tout naturellement, l'enfant se tourne d'abord vers sa mère. Cette particularité de la nature ne diminue en rien le rôle du père dans la famille bahà'ìe. Une fois de plus, l'égalité de rang ne signifie pas rôles identiques.
(23juin 1974.)

70. En ce qui concerne les problèmes que vous et votre femme vivez en ce moment, la Maison de Justice fait observer que l'unité de votre famille devrait avoir la priorité sur toute autre considération. Bahà'u'llàh est venu apporter l'unité au monde, et l'unité de la famille est fondamentale. C'est pourquoi nous devons croire que la foi est destinée à renforcer la famille, non à l'affaiblir.
Par exemple, le service de la cause ne devrait pas amener à négliger sa famille. Il est important que vous organisiez votre temps de manière à respecter l'harmonie de votre famille et à consacrer à votre ménage toute l'attention qu'il mérite.
Bahà'u'llàh a également insisté sur l'importance de la consultation. Nous ne devons pas croire que cette excellente méthode pour trouver des solutions soit réservée aux institutions administratives de la cause. La consultation familiale avec discussion franche et large et animée dans l'esprit de modération et d'équilibre peut être le remède souverain aux conflits domestiques. Les épouses ne devraient pas essayer de dominer leur mari, ni les maris leur épouse.
(1 août 1978.)

71. La Maison de Justice, ayant noté que vous et votre mari avez consulté votre Assemblée spirituelle au sujet de vos problèmes familiaux, sans en recevoir aucun conseil, que vous avez discuté sans succès de votre situation avec un conseiller familial, considère qu'il est essentiel que vous et votre mari compreniez bien que le mariage peut être une source de bien-être apportant un sentiment de sécurité et de bonheur spirituel. Ceci, cependant, ne se passe pas aussi simplement. Pour que le mariage devienne le havre de la joie, il faut la coopération des deux partenaires et l'assistance de leur famille.
(24juin 1979.)

72. Les membres d'une famille ont des devoirs et des responsabilités les uns envers les autres ainsi qu'envers la famille prise dans son ensemble. Ces devoirs et ces responsabilités varient d'un membre à l'autre selon le rôle qui leur a été dévolu par la nature. Aux parents revient le rôle d'éduquer leurs enfants, et non le contraire. Les enfants ont le devoir d'obéir à leurs parents et non les parents aux enfants. La mère - et non le père - porte l'enfant, le nourrit, le soigne et devient ainsi sa première éducatrice. C'est pour cette raison qu'en matière d'éducation les filles ont la priorité sur les garçons, ainsi que l'a écrit le secrétaire du Gardien de la part de ce dernier : "Ainsi qu'il est souligné et répété à maintes reprises dans les Ecrits bahà'ìs, c'est la mère qui est responsable de l'éducation d'un enfant bahà'ì. C'est à elle que revient le privilège unique de créer dans son foyer les conditions qui apporteront à son enfant le progrès matériel et spirituel. L'éducation première qu'un enfant reçoit de sa mère est la base la plus solide de son développement futur." Un corollaire de cette responsabilité de la mère est le droit de celle-ci d'être soutenue par son mari. Un mari n'a pas formellement le droit d'être soutenu par sa femme...
Il arrive, cependant, qu'au sein de groupes pratiquant la consultation, un accord ne puisse être trouvé au sujet de certains points. Dans une Assemblée spirituelle, ce problème est résolu par un vote majoritaire. Il ne peut, toutefois, y avoir de majorité lorsque deux parties seulement sont concernées, le mari et la femme. C'est pourquoi, il y a des moments où la femme devrait s'incliner et à d'autres moments où le mari devrait le faire, mais jamais aucun des deux ne devrait injustement dominer l'autre. En résumé, les relations entre mari et femme devraient se dérouler comme dans la prière révélée par 'Abdu'l-Bahà, et qui est souvent lue lors de mariages bahà'ìs : "En vérité ils sont mariés dans l'obéissance de ton commandement. Fais d'eux des lumières d'harmonie et d'union jusqu'à la fin des temps."
Tout ce qui précède a trait aux rapports existant à l'intérieur de la famille. Mais en dehors de celle-ci, il existe une vaste sphère de relations entre hommes et femmes. Nous devons considérer ces relations dans le contexte de la société bahà'ìe, et non d'après les normes de sociétés anciennes ou de la société actuelle.
Par exemple, bien que la mère soit la première éducatrice de l'enfant et que son influence soit prépondérante sur son développement, le père est également responsable de cette éducation. Bahà'u'llàh a déclaré que cette responsabilité est si lourde qu'un père qui ne l'assumerait pas, perdrait ses droits paternels.
De la même manière, s'il incombe en premier lieu au père d'entretenir financièrement sa famille, cela ne signifie absolument pas que la femme soit confinée au foyer.
(28 décembre 1980 à une Assemblée spirituelle nationale.)

73. Vous avez, toutefois, demandé des règles de conduite spécifiques qui entretiennent les relations entre maris et femmes. La Maison de Justice ne désire pas répondre à cette question. Elle estime qu'il existe suffisamment de conseils dans la compilation traitant du sujet. Par exemple que le principe de l'égalité des droits de chacun dans la famille doit être respecté, que la consultation affectueuse doit être l'idée dominante, que tous les problèmes devraient être réglés dans l'harmonie et l'amour et qu'il est des moments où l'homme ou la femme devrait s'incliner devant les désirs de l'autre. Quant à préciser dans quelles circonstances ce renoncement devrait se faire, il revient à chaque couple d'en décider.
(16 mai 1982.)

74. Vous nous interrogez à propos de l'exhortation faite à chacun de travailler, et vous désirez savoir si cela signifie que vous, épouse et mère, devez travailler pour l'entretien du ménage comme le fait votre mari. Il nous a été demandé de joindre à votre intention un extrait de "La douzième bonne nouvelle" de la "Tablette de Bisharàt". (6) Vous y verrez que la directive enseignée aux amis est d'avoir une occupation qui soit utile à l'humanité. Diriger le ménage est un travail hautement honorable, plein de responsabilités et d'une importance fondamentale pour le genre humain.
(16 juin 1982.)

75. En ce qui concerne votre question de savoir si les mères devraient travailler hors du foyer familial, il est utile de considérer la question dans la perspective du concept de la famille bahà'ìe. Ce concept est basé sur le principe que c'est d'abord l'homme qui a la responsabilité de l'entretien matériel de la famille, la femme étant la principale et première éducatrice de l'enfant ! Ceci ne signifie nullement que ces rôles soient fixés rigidement et ne puissent être changés ou adaptés à des situations familiales particulières, ni que le rôle de la femme soit limité au foyer. Au contraire, la responsabilité principale ayant été attribuée, rien n'empêche les pères de jouer un rôle significatif dans l'éducation des enfants ni les mères d'être également le gagne-pain de la famille. Comme vous le faites justement remarquer, 'Abdu'l-Bahà a encouragé les femmes à "participer pleinement et sur un pied d'égalité aux affaires de ce monde."
En ce qui concerne vos questions spécifiques : le temps qu'une mère peut consacrer au travail hors de son foyer dépend des circonstances familiales qui peuvent varier de temps à autre. La consultation familiale aidera à trouver les réponses.
(9 août 1984.)

76. L'importance attachée au rôle de la mère provient de ce qu'elle est la première éducatrice de l'enfant. Son attitude, ses prières, et même sa nourriture et sa condition physique ont une grande influence sur le bébé qu'elle porte. A la naissance de l'enfant, c'est à la mère que Dieu a donné le lait qui sera sa première nourriture. C'est pourquoi il est souhaitable que la mère reste près de son bébé pour l'élever et le nourrir durant les premiers mois de sa vie. Cela ne veut pas dire que le père ne soit pas attaché à son enfant, qu'il ne prie pas pour lui et ne l'entoure pas de ses soins mais, étant d'abord responsable de l'entretien de sa famille, il ne pourra lui consacrer qu'un temps limité. La mère, par contre, vivra étroitement avec son bébé à un moment où son développement et sa croissance sont les plus rapides. Lorsque l'enfant grandira et s'affranchira davantage, ses relations avec ses parents se modifieront et le père pourra alors remplir un rôle plus important.
( 23 août 1984 )


IV. LA FEMME DANS LE MONDE

Extraits des Ecrits de Bahà'u'llàh

77. Il a été enjoint à chacun de se livrer à une occupation sous une forme ou l'autre, telle que professionnelle, commerciale etc... Nous avons, avec bienveillance, élevé votre travail au rang d'adoration de Dieu, le Véritable. Méditez dans vos cœurs la grâce et les bénédictions de Dieu, et soyez reconnaissants envers Lui le soir et au lever du jour. Ne perdez pas votre temps dans la paresse et l'oisiveté. Occupez-vous de tout ce qui est bénéfique à vous et aux autres. Ainsi en a-t-il été décrété dans cette tablette dont l'horizon resplendit du soleil de la sagesse et de la parole.
Les plus méprisés aux yeux de Dieu sont ceux qui restent assis sans rien faire et qui mendient.
Attachez-vous fermement à la corde qui vous lie aux moyens d'existence et placez toute votre confiance en Dieu, celui qui pourvoit à toutes choses.
Lorsque chacun exerce une profession ou un métier, son travail est considéré par Dieu comme un acte d'adoration ; et ceci n'est qu'une marque de sa bonté infinie et universelle.
( " Tablets of Bahà'u'llàh revealed after the Kitàb-i-Aqdas ", 1978 World Center édition, p. 26 )


Extraits des écrits et des paroles d'Abdu'l-Bahà

78. Les servantes de Dieu devraient révéler de telles qualités et un tel comportement parmi les femmes du monde, qu'elles s'en détachent et atteignent à la renommée. Ce qui veut dire qu'elles devraient s'associer aux autres femmes avec infiniment de pudeur et de décence, avec une foi inébranlable, et un langage éloquent et châtié. Que leurs nobles élans soient un témoignage irréfutable. Implorez Dieu afin que vous puissiez atteindre à toutes ces perfections.
( Extrait d'une tablette non encore traduite. )

79. Tant que la réalité de l'égalité entre l'homme et la femme n'est pas pleinement établie et acquise, le plus haut développement du genre humain n'est pas possible. Même en concédant que la femme soit inférieure à l'homme à un niveau quelconque de capacité ou d'accomplissement, cette distinction ou toute autre continuerait à produire la discorde et le trouble. Le seul remède est l'éducation et l'opportunité, car égalité signifie égale qualification...
Et une fois de plus, faites savoir, qu'à moins que l'homme et la femme ne reconnaissent et ne réalisent l'égalité, le progrès social et politique, ici ou ailleurs, ne sera pas possible.
( " The Promulgation of Universal Peace ", 1982 US. Edition, pp. 76-77. )

80. ...le principe religieux a été révélé par Bahà'u'llàh de donner à la femme le privilège d'une éducation égale à celle de l'homme et un plein droit à ses prérogatives. C'est-à-dire qu'il ne doit pas y avoir de différence entre l'éducation du garçon et de la fille afin que la femme puisse développer un pouvoir et une importance égale à celle de l'homme dans l'équation sociale et économique. Alors, le monde obtiendra l'unité et l'harmonie. Dans les temps passés, l'humanité a été imparfaite et inefficace parce qu'incomplète. La guerre et ses ravages ont flétri le monde ; l'éducation de la femme sera un grand pas vers son abolition et sa disparition car la femme utilisera toute son influence contre la guerre. La femme élève l'enfant et éduque les jeunes jusqu'à leur maturité. Elle refusera de donner ses fils en sacrifice sur le champ de bataille. En vérité, elle sera le plus grand facteur de l'établissement de la paix universelle et de l'arbitrage international. La femme abolira certainement la guerre parmi le genre humain.
( " The Promulgation of Universal Peace " 1982 US. Edition, p. 108.)

81. Encore une fois, il est bien établi dans l'Histoire que là où la femme n'a pas participé aux affaires humaines, les résultats n'ont jamais atteint un état de parachèvement et de perfection. Par ailleurs, toute entreprise influente à laquelle la femme a participé a pris de l'importance. Ceci est historiquement vrai et irrécusable, même dans le domaine religieux. Jésus-Christ avait douze apôtres et, parmi ses disciples, une femme nommée Marie-Madeleine. Judas Iscariote était devenu un traître et un hypocrite, et, après la crucifixion, les onze apôtres qui restaient étaient chancelants et indécis. Il est certain d'après les témoignages des Evangiles, que Marie-Madeleine est celle qui réconforta et raffermit leur foi.
La question capitale, en ce jour, est la paix et l'arbitrage international et la paix universelle est impossible sans le suffrage universel
( " The Promulgation of Universal Peace ", 1982 US. Edition, pp. 134-135.)

82. Question : N'est-ce pas un fait que la paix universelle ne peut s'accomplir avant que la démocratie politique n'existe dans tous les pays du monde ?
Réponse : Il est très évident que dans l'avenir il n'y aura plus de centralisation dans les pays du monde, qu'ils aient des gouvernements constitutionnels ou de forme républicaine ou démocratique. Les Etats-Unis peuvent être présentés comme l'exemple du gouvernement futur, c'est-à-dire que chaque province sera indépendante en elle-même mais il y aura une union fédérale sauvegardant les intérêts des divers Etats indépendants. Il se peut que ce ne soit pas une forme républicaine ou démocratique. Ecarter la centralisation qui encourage le despotisme est l'exigence du temps. Ceci engendrera la paix internationale. Un autre fait d'égale importance dans l'établissement de la paix internationale est le suffrage de la femme. C'est-à-dire que lorsque l'égalité parfaite sera établie entre l'homme et la femme la paix pourra être réalisée pour la simple raison que la femme en général ne favorisera jamais la guerre. Les femmes ne seront pas prêtes à permettre que ceux dont elles ont si tendrement pris soin partent sur le champ de bataille. Quand elles auront droit de vote, elles s'opposeront à toute cause de guerre. Un autre facteur qui amènera la paix universelle est l'union de l'Orient et de l'Occident.
( " The Promulgation of Universal Peace " 1982 US. Edition, p. 167.)

83. Lorsque toute l'humanité recevra les mêmes possibilités d'éducation et lorsque l'égalité de l'homme et de la femme sera réalisée les racines de la guerre seront complètement extirpées. Sans égalité, ceci est impossible car les différences et les distinctions mènent à la discorde et à la contestation. Comme les femmes n'accepteront jamais la guerre, l'égalité des sexes contribuera grandement au maintien de la paix.
( " The Promulgation of Universal Peace " 1982 US. Edition, p. 175.)

84. La femme doit spécialement consacrer son énergie et ses capacités aux sciences industrielles et agricoles afin de pouvoir aider l'humanité là où elle en a le plus besoin. La femme démontrera ainsi ses capacités, et son égalité sera reconnue dans les questions sociales et économiques.
( " The Promulgation of Universal Peace ", 1982 U.S édition, p. 283.)

85. C'est pourquoi, efforcez-vous de montrer au monde que les femmes sont plus capables et plus efficientes, que leur cœur est plus tendre et plus sensible que celui des hommes, qu'elles sont plus généreuses envers ceux qui souffrent et qui sont dans le besoin, qu'elles sont inflexiblement opposées à la guerre et qu'elles aiment la paix par-dessus tout. Faites en sorte que, grâce aux efforts des femmes, l'idéal de la paix internationale devienne une réalité, car les hommes sont plus belliqueux.
La réelle évidence de la supériorité de la femme sera sa contribution et sa compétence dans l'établissement de la paix universelle.
( " The Promulgation of Universal Peace " 1982 US. Edition, p. 284.)

86. ...Ainsi, nantie des mêmes vertus que l'homme, s'élevant par tous les degrés de l'accomplissement humain, la femme deviendra l'égale de l'homme, et jusqu'à l'établissement de cette égalité, les progrès et les réalisations véritables de la race humaine ne seront pas facilités.
Voici les raisons profondes et évidentes de ce qui vient d'être dit : De par sa nature, la femme est opposée à la guerre ; elle est une avocate de la paix. Ce sont les mères qui élèvent les enfants, qui leur donnent les premiers principes d'éducation et agissent assidûment pour leur bien.
Considérez, par exemple, une mère qui, pendant vingt ans, a élevé tendrement son fils jusqu'à l'âge de la maturité. Elle ne consentira sûrement pas à ce que ce fils soit déchiré et tué sur le champ de bataille. Par conséquent, dans la mesure où la femme s'avancera vers le niveau de l'homme en pouvoir et en privilège, avec le droit de vote et de contrôle dans le gouvernement humain, assurément la guerre cessera car la femme est naturellement l'avocat le plus sûr et le plus dévoué de la paix internationale.
( " The Promulgation of Universal Peace " 1982 US édition p. 375.)

87. Conformément à l'esprit de cette époque, les femmes doivent progresser et remplir leur mission dans tous les domaines de la vie, devenant ainsi les égales des hommes. Elles doivent être mises sur pied d'égalité et jouir des même droits que les hommes. Ceci est ma prière sincère et l'un des principes fondamentaux de Bahà'u'llàh.
( " Bahà'u'llàh et l'Ère nouvelle " M.E.B. édition 1982, p. 188.)

88. La femme est d'une très grande importance pour le genre humain. C'est elle qui porte le plus lourd fardeau et accomplit les plus gros travaux. Regardez le monde végétal et le monde animal. La palme qui porte le fruit est la partie de l'arbre la plus appréciée du cultivateur. Les Arabes savent que, pour un long voyage, c'est la jument la plus endurante. De même, pour sa plus grande férocité, la lionne est plus redoutée que le lion...
La femme a plus de courage moral que l'homme. Elle possède également des dons spécifiques qui lui permettent de gouverner dans les moments de danger et de crise.
( " 'Abdu'l-Bahà in London ", 1982 UK. Edition, pp. 102-103.)


Extraits de lettres écrites de la part du Gardien

89. En ce qui concerne la représentation bahà'ìe à la conférence des femmes asiatiques, il s'agit, sans aucun doute, d'une initiative digne d'éloges, étant donnée l'importance que la cause attache à la situation de la femme dans la société. Shoghi Effendi espère que l'Assemblée nationale fera de son mieux pour gagner l'admiration de toutes les déléguées pour les enseignements prodigués par la cause, concernant la femme. Nous devrions toujours saisir de pareilles occasions lorsqu'elles se présentent. Nous réussirions, peut-être, à rendre quelques services à la société et alléger ses souffrances.
( 10 novembre 1930, à une Assemblée spirituelle nationale.)

90. Ce qu"Abdu'l-Bahà voulait dire à propos des femmes qui se dressent pour obtenir la paix est qu'il s'agit d'un sujet touchant les femmes en premier lieu, et que, lorsqu'elles forment une masse consciente et irrésistible dans l'opinion publique opposée à la guerre, il ne peut y avoir de guerre. Les femmes bahà'ìes sont également organisées en étant membres de l'ordre administratif. Il n'est point besoin d'autre organisation. Mais elle devraient, par l'enseignement et l'aide morale active qu'elles apportent à tout mouvement tendant vers la paix, exercer une forte influence sur l'esprit des autres femmes.
( 24 mars 1945, à un croyant.)


Extrait d'une lettre écrite par la Maison Universelle de Justice

91. L'émancipation de la femme, sa complète égalité avec l'homme sont des conditions essentielles à l'avènement de la paix, bien que l'évidence de cette vérité ne soit pas tellement répandue. Le refus de cette égalité crée une profonde injustice envers la moitié de la population mondiale et provoque chez l'homme des attitudes néfastes et des comportements qui se propageront de la famille vers le lieu du travail, dans la vie politique et enfin dans les relations internationales.
Il n'existe aucun fondement moral, pratique ou biologique qui justifierait ce refus d'égalité. Lorsque les femmes seront accueillies en tant que partenaires dans toutes les activités humaines, alors seulement le climat moral et psychologique sera créé d'où pourra émerger la paix entre nations.
( Octobre 1985.)


Extraits de lettres écrites de la part de la Maison Universelle de Justice

...92. les rapports entre hommes et femmes s'étendent bien au-delà de la sphère familiale et ceci devrait également être considéré dans le contexte de la société bahà'ìe et non d'après des normes sociales anciennes ou actuelles. Par exemple, bien que la mère soit la première éducatrice de l'enfant et qu'elle ait la plus grande influence sur son développement initial, le père est également responsable de l'éducation des enfants et cette responsabilité est si lourde que Bahà'u'llàh a déclaré que le père qui ne l'assumerait pas serait déchu de ses droits paternels. De la même manière, bien qu'il incombe d'abord au père d'entretenir sa famille, cela ne veut pas dire que la femme soit confinée au foyer. Au contraire, 'Abdu'l-Bahà a proclamé :
"Dans cette révélation de Bahà'u'llàh, les femmes sont les égales des hommes. Jamais, elles ne seront devancées. Leurs droits sont égaux à ceux des hommes. Elles entreront dans toutes les branches administratives de la politique. (10) Dans tous les domaines, elles atteindront les plus hauts niveaux et prendront part à toutes les affaires de ce monde."
( " Paris talks ", p. 182, nouvelle traduction.)

93. Et encore :
"Il arrivera alors, lorsque les femmes participeront pleinement et à égalité avec les hommes aux affaires du monde et entreront avec assurance et compétence dans la grande arène des lois et de la politique, (10) que la guerre cessera, ..."
( " The Promulgation of Universal Peace ", 1982 US. Edition, p. 135.)

94. Dans la "Tablette au monde", Bahà'u'llàh lui-même envisageait de voir la femme nourrir la famille au même titre que l'homme.
Il a déclaré : "Chacun, homme ou femme, devrait remettre à une personne de confiance une partie de ce qu'il ou elle aura gagné par son travail ou son commerce ou toute autre occupation, afin de pourvoir à l'instruction et à l'éducation des enfants, et cette somme sera dépensée dans ce but au vu et au su des mandataires de la Maison de justice." (11)
("Tablets of Bahà'u'llàh revealed after the "Kitàb-i-Aqdas ", p. 90.)
(28 décembre 1980 â une Assemblée spirituelle nationale.)

95. Le devoir des femmes d'être les premières éducatrices du genre humain est énoncé clairement dans les écrits. Il incombe à chaque femme, lorsqu'elle devient mère, de déterminer comment se décharger, dans les limites du possible, de sa première responsabilité de mère pour participer aux activités de la société dont elle fait partie.
( 22 avril 1981, à un croyant.)


V. COMMENT ENCOURAGER LE DEVELOPPEMENT DE LA FEMME

Extraits des Ecrits de Bahà'u'llàh

96. Il est la lumière qui brille à l'horizon de la révélation ! En ce jour du royaume de la parole, l'Arbre béni du souvenir s'est prononcé disant : "Il convient d'être celle qui a tourné son visage vers Lui, a saisi sa vérité en compagnie des servantes qui ont écouté sa voix et atteint à la béatitude. En vérité, elle est victorieuse dans le domaine de la vraie compréhension. De ceci la langue de Vérité porte témoignage des hauteurs de son rang exalté.
Ô ma feuille ! Bénie sois-tu pour avoir répondu à mon appel lorsqu'il s'éleva au nom du Véridique. Tu as reconnu ma révélation alors que des hommes réputés étaient plongés dans leurs rêves. Cette fois encore tu as vraiment atteint la miséricorde de ton Seigneur. Rends-Lui grâce et glorifie-Le par ta louange. Il est en vérité proche de ses servantes et serviteurs qui se sont tournés vers Lui. Que la gloire rayonnante apparue à l'horizon de mon royaume descende sur toi et sur celle qui t'a guidée dans mon droit chemin.
( Extrait d'une tablette non encore traduite.)

97. Nous implorons le Véritable de parer les servantes de l'ornement de la chasteté et de la confiance, de la droiture et de la pureté. En vérité, Il est le Donateur, le Très-Généreux. Nous mentionnons en cet instant les servantes de Dieu et leur annonçons les bonnes nouvelles des signes de la miséricorde et de la compassion de Dieu, ainsi que sa considération à leur égard, glorifié soit-Il, et nous implorons son assistance pour faire en sorte que de telles actions soient la cause de l'exaltation de sa parole. Il dit en vérité ce qui est véridique et enjoint à ses servantes et serviteurs ce qui leur profitera dans tous ses mondes. Il est, en vérité, celui qui pardonne, le Très-Miséricordieux.
( Extrait d'une tablette non encore traduite.)


Extraits des écrits et déclarations d"Abdu'l-Bahà

98. La splendeur des rayons du Soleil de vérité est éclatante et les faveurs de la Beauté bénie entourent les croyantes et les servantes qui ont atteint à la certitude. A chaque instant un don généreux leur est révélé.
Les servantes du Miséricordieux devraient saisir les occasions qui s'offrent en ces jours ; chacune d'elles devrait s'efforcer de se rapprocher du parvis céleste en quête des grâces de la Source de l'existence. Elle devrait atteindre un tel état et être confirmée avec une telle puissance qu'elle parvienne, d'un seul mot, à toucher toute personne humble, qu'elle éclaire celui qui est privé du monde de l'esprit, donne espoir au désespéré, offre une partie du grand bienfait et confère la connaissance et l'intuition à l'ignorant et à l'aveugle, de même que la vigilance et la vivacité à l'indolent et au découragé. Tel est le rôle des servantes du Miséricordieux. Telle est la caractéristique de celles qui sont esclaves au service du parvis de Dieu.
Ô vous les feuilles qui ont atteint à la certitude ! Dans les pays d'Europe et d'Amérique, les servantes du Miséricordieux ont obtenu le prix de l'excellence et du progrès dans les domaines réservés aux hommes ; et en introduisant les parfums divins dans l'instruction, elles ont fait preuve de grande compétence. Bientôt elles planeront comme des oiseaux du royaume céleste jusqu'aux coins les plus reculés du monde, et elles guideront les populations, leur révélant les mystères divins. Vous qui êtes les feuilles bénies de l'Orient, vous devriez scintiller avec plus d'éclat et vous engager dans la propagation des douces senteurs du Seigneur, tout en récitant les versets de Dieu.
Levez-vous par conséquent et efforcez-vous de réaliser les exhortations et les conseils de la Beauté bénie, que tous les espoirs soient réalisés et que vergers et cascades deviennent le jardin de l'unité. Sur vous tous, femmes et hommes, soit la gloire des gloires.
( Extrait d'une tablette non encore traduite.)

99. Dans ce grand cycle et cette prodigieuse dispensation, quelques femmes se sont levées et ont été des emblèmes de l'unité, car la révélation des dons de Dieu est perçue de la même manière par l'homme et par la femme. "En vérité, le plus honoré aux yeux de Dieu est le plus vertueux d'entre vous." (7) Cette phrase est applicable aux hommes et aux femmes, aux serviteurs comme aux servantes. Tous sont à l'ombre de la parole de Dieu et tous tirent leurs forces des générosités du Seigneur.
C'est pourquoi, ne te crois pas insignifiante en doutant de ce que peut faire une servante vivant derrière le voile...
Lève-toi avec un cœur ferme, un pas assuré, une parole éloquente et dis : "Ô Dieu, bien que cachée derrière le rideau de la chasteté et limitée par le voile et les exigences de la modestie, mon espoir le plus cher est de lever l'étendard du service et devenir une servante au saint parvis ; de chevaucher un destrier et de pénétrer les rangs de l'armée des ignorants, de défaire ses puissants régiments et renverser les fondements de l'erreur et de l'injustice. Tu es celui qui secourt le faible, qui soutient le pauvre, qui vient en aide aux servantes. En vérité, tu es le Très-Haut, le Tout-Puissant."
( Extrait d'une tablette non encore traduite.)

100. Ô vous servantes qui êtes attirées par les fragrances divines !... Les confirmations du royaume de Dieu seront, assurément, reçues, qui permettront à quelques feuilles rayonnantes d'apparaître resplendissantes dans l'assemblée de ce monde avec des preuves évidentes et convaincantes qui orneront la cause de la femme.
Elles prouveront que dans ce cycle, les femmes sont les égales des hommes et que, dans certains domaines, elles les surpasseront même.
Méditez ceci : en cette cause merveilleuse, nombreux étaient les hommes qui avaient gravi les pentes de la connaissance ; ils avaient la parole brillante, des preuves convaincantes, ils étaient éloquents et leurs discours magnifiques, et pourtant la feuille bénie Jinàb-i-Tàhirih, parce qu'elle était femme, a émergé avec splendeur et stupéfié tout le monde. Il n'en eut pas été ainsi si elle avait été un homme. C'est pourquoi, vous devriez savoir que la grandeur de la cause a pénétré les nerfs et les veines du monde à un point tel que si une des feuilles est attirée et acquiert la maîtrise dans la démonstration des raisons et des preuves et dans l'expression d'évidences convaincantes, elle sera resplendissante. O feuilles radieuses, je jure par la beauté du Désiré et le Mystère de l'existence que si vous travaillez activement dans ce domaine, les effusions de la Beauté bénie se refléteront comme le soleil dans les miroirs des cœurs. Vos progrès étonneront tout le monde.
Lorsqu'elles se réunissent, les feuilles aimées ne devraient pas seulement parler du temps qu'il fait, de la froideur de l'eau, de la beauté des fleurs et des jardins, de la fraîcheur de l'herbe et de l'eau qui coule. Elles devraient plutôt limiter leurs conversations à la glorification et à la louange, à l'échange de preuves et de raisonnements ; elles devraient citer des versets et des traditions et présenter des témoignages limpides, afin que les foyers des feuilles aimées se transforment en lieux de réunions où l'on apprend à enseigner la cause.
Si vous agissez ainsi, dans peu de temps, les grâces du royaume seront si manifestes que chacune des servantes du Miséricordieux deviendra un livre d'une grande clarté révélant les mystères du Seigneur de miséricorde. Que la gloire des gloires soit sur vous.
( Extrait d'une tablette non encore traduite.)

101. En cette merveilleuse dispensation, les faveurs du Seigneur glorieux sont répandues sur les servantes du Miséricordieux. Par conséquent elles devraient, de même que les hommes, remporter la palme et exceller dans tous les domaines, afin de prouver et de rendre tangible le fait que l'influence pénétrante de la parole divine a fait de la femme, en cette nouvelle dispensation, l'égale de l'homme et que dans les épreuves elle le surpassera. Par conséquent, les vraies croyantes en la Beauté bénie doivent être ranimées par l'esprit de détachement et rafraîchies par les brises de l'attirance ; qu'avec un cœur débordant de l'amour divin, l'âme animée par la bonne nouvelle, elles prononcent, en toute humilité, d'éloquents discours à la louange et à la glorification du Seigneur, car elles sont les manifestations de cette grâce et sont parées de la couronne de splendeur.
( Extrait d'une tablette non encore traduite.)

102. Ô vous, feuilles pures et estimées, qui sont proches du parvis de gloire ! Bénies, soyez bénies car vous avez organisé des réunions spirituelles et vous vous êtes engagées à fournir les preuves et évidences divines. Vous avez l'intention de défendre la vérité en portant la lumière manifeste de la cause, par des arguments décisifs et des preuves basées sur les saintes Ecritures du passé. Ceci est un but très noble, et cette espérance la plus chère est la cause de l'illumination des peuples et des nations.
Depuis ce début de l'existence jusqu'à nos jours, dans les cycles et les dispensations du passé, jamais encore des assemblées de femmes n'avaient été établies, jamais encore, des écoles dirigées par des femmes n'avaient été créées dans le but de répandre les enseignements. Ceci est une des caractéristiques de cette glorieuse dispensation et de ce grand siècle. Vous devriez, certainement, vous efforcer de perfectionner ces assemblées et augmenter votre connaissance des réalités des mystères célestes afin que, selon la volonté de Dieu, dans peu de temps, les femmes deviennent égales aux hommes. Elles occuperont une position éminente parmi les érudits, elles seront éloquentes et brilleront comme des phares à travers le monde.
Par certains aspects, les femmes ont des capacités étonnantes ; elles se hâtent dans leur attirance vers Dieu et leur ardeur pour Lui est intense.
Bref, passez vos nuits et vos jours à étudier les saintes paroles et à acquérir des perfections. Occupez-vous toujours de discuter de ces matières. Lorsque vous vous rencontrez, transmettez la bonne nouvelle et communiquez l'espoir les unes aux autres à cause des confirmations et des générosités de l'ancien et immortel Seigneur. Que chacune expose des preuves et des évidences et parle des mystères du royaume afin que le véritable et divin Esprit imprègne le monde contingent et que les secrets de toutes choses, passées ou futures, deviennent manifestes et resplendissants.
Ô bien-aimées servantes de Dieu ! Ne considérez pas vos capacités et vos mérites présents, mais fixez plutôt vos regards sur les faveurs et les confirmations de la Beauté bénie, parce que sa grâce éternelle fera de la plante insignifiante un arbre béni, transformera le mirage en eau fraîche et en vin, l'atome isolé en essence véritable de l'être, le faible en érudit à l'école de la connaissance. Elle permettra au buisson épineux de fleurir et à la terre noire de produire des jacinthes riches et parfumées. Elle changera la pierre en rubis précieux et remplira les coquillages de la mer de perles brillantes. Elle fera du petit écolier un professeur instruit et permettra au frêle embryon de révéler la réalité de ce vers : "Que le Seigneur soit sanctifié, le plus parfait de tous les créateurs." (8) En vérité, mon Seigneur est puissant envers toutes choses.
( Extrait d'une tablette non encore traduite.)

103. Aujourd'hui, le devoir de chacun, homme ou femme, est d'enseigner la cause. En Amérique, les femmes ont surpassé les hommes et ont pris la tête dans ce domaine. Elles se consacrent davantage à guider les peuples du monde, et leurs efforts sont plus grands. Elles sont fortifiées par les grâces et les bénédictions divines. C'est mon espoir qu'en Orient les servantes du Miséricordieux exerceront le même effort, révéleront leurs pouvoirs et manifesteront leurs capacités.
( Extrait d'une tablette non encore traduite.)

104. Ô feuille vertueuse, ô enseignante de la cause ! Le temps est venu de parler et de prononcer des discours, d'enseigner et d'affirmer publiquement sa foi. Délie ta langue, expose les vérités et affirme la validité du verset : "L'infiniment Miséricordieux a enseigné le Qur'àn." (9) L'Esprit saint s'exprime par l'essence la plus profonde de la langue de l'homme ; l'Esprit de Dieu, qui désire la communion avec l'âme humaine, révèle les vérités ; l'Esprit fidèle écrit et l'Esprit de l'Ancien des jours confirme.
Je jure par cette incomparable Beauté qui est au royaume invisible que lorsque les feuilles délieront leur langue en louange et en glorification du Seigneur d'amour et lorsqu'elles enseigneront la cause du Seigneur bienveillant, les âmes du royaume invisible prêteront l'oreille et s'exclameront avec une joie et une jubilation extrêmes. La gloire soit sur toi et sur chaque servante qui est inébranlable dans l'alliance.
( Extrait d'une tablette non encore traduite.)

105. Ô servante de Dieu !... Les enseignements divins et les conseils les plus efficaces doivent être donnés aux mères. Elles doivent être encouragées et rendues passionnément désireuses d'éduquer leurs enfants, car la mère en est la première éducatrice. C'est elle qui doit, tout au début, nourrir le nouveau-né au sein de la foi de Dieu et de la loi de Dieu afin que l'amour divin entre en lui avec le lait de sa mère et demeure en lui jusqu'à son dernier souffle.
Tant que la mère n'éduquera pas ses enfants et ne les mettra pas sur le vrai chemin de la vie, l'éducation qu'ils recevront plus tard n'atteindra jamais son plein effet. Il incombe aux Assemblées spirituelles de fournir aux mères un programme bien préparé pour l'éducation des enfants, montrant comment, depuis la plus tendre enfance, il faut veiller sur eux et les instruire. Ces instructions doivent servir de guide à chaque mère afin qu'elles élèvent et instruisent leurs enfants conformément aux enseignements.
( " Sélections des écrits d'Abdu'l-Bahà ", M.E.B. édition 1983, p. 137.)

106. ...nous ne devons pas établir de distinction entre les individus formant la famille humaine. Aucune âme ne doit être considérée comme stérile ou dépourvue. Notre devoir consiste à éduquer les âmes pour que le soleil des bienfaits de Dieu y rayonne, et cela est possible par le pouvoir de l'unité du genre humain. Plus on exprimera d'amour et plus le pouvoir de l'unité sera fort entre les hommes, plus grands seront ce reflet et cette révélation car l'amour est le plus grand don de Dieu. L'amour est la source de tous les bienfaits de Dieu. Jusqu'à ce que l'amour prenne possession du cœur, aucune autre bonté divine ne peut s'y révéler.
( " The Promulgation of Universal Peace ", 1982 US édition p. 15.)

107. En bref, le postulat de la supériorité de l'homme continuera d'être déprimant pour l'ambition de la femme, car c'est comme si son accession à l'égalité était rendue impossible par la création ; l'aspiration de la femme à l'épanouissement sera tenue en échec et elle se laissera aller au désespoir. Au contraire, nous devons déclarer que sa capacité est égale et même plus grande que celle de l'homme. Ceci lui insufflera de l'espoir et de l'ambition, et ses possibilités de progrès croîtront constamment. On ne doit pas lui dire ou lui enseigner qu'elle est plus faible et inférieure en capacité et en qualification. Si l'on dit à un élève que son intelligence est moindre que celle de ses condisciples, ce sera un très grand désavantage et une entrave à son progrès. On doit l'encourager à progresser en lui disant : "Vous êtes extrêmement capable et si vous faites un effort vous parviendrez au plus haut degré."
( " The Promulgation of Universal Peace ", 1982 US. Edition, pp. 76-77.)

108. En bref, le but est le suivant : que si la femme est parfaitement éduquée et ses droits garantis, elle atteindra la capacité d'accomplissements merveilleux et elle prouvera qu'elle est l'égale de l'homme. Elle est la collègue de l'homme, son complément et sa compagne.
( " The Promulgation of Universal Peace ", 1982 US. Edition, p. 136.)

109. Les réalités des choses ont été révélées en ce siècle radieux, et ce qui est vrai doit monter à la surface. Parmi ces réalités se trouve le principe de l'égalité de l'homme et de la femme : droits et prérogatives égaux en toutes choses ayant trait à l'humanité. Bahà'u'llàh a déclaré cette réalité il y a plus de cinquante ans. Mais bien que ce principe d'égalité soit vrai, il est également vrai que la femme doit prouver sa capacité et ses aptitudes, et mettre en évidence cette égalité. Elle doit devenir compétente dans les sciences et les arts et prouver par ses accomplissements que ses aptitudes et ses facultés étaient seulement latentes. Les démonstrations de force comme celles qui se produisent en Angleterre ne sont ni convenables ni efficaces pour la cause de la femme et de l'égalité. La femme doit spécialement vouer ses énergies et ses aptitudes aux sciences industrielles et agricoles, cherchant à assister le genre humain en ce qui est le plus nécessaire. Par ce moyen, elle démontrera sa capacité et assurera la reconnaissance de l'égalité dans l'équation économique et sociale. A coup sûr, Dieu la confirmera dans ses efforts et ses entreprises, car dans ce siècle de rayonnement, Bahà'u'llàh a proclamé la réalité de l'unité du monde et a annoncé que toutes les nations, peuples et races sont un.
( " The Promulgation of Universal Peace ", 1982 US édition pp. 283-284.)

110. L'égalité des sexes sera réalisée en proportion des occasions croissantes offertes aux femmes en cette époque, car l'homme et la femme sont tous deux, et à égalité, les bénéficiaires des forces et des dons venant de Dieu, le Créateur. Dans son dessein parfait, Dieu n'a pas ordonné de différence entre l'homme et la femme.
(" The Promulgation of Universal Peace ",1982 US édition, p. 300.)

111. La femme doit s'efforcer d'atteindre une plus grande perfection afin d'être l'égale de l'homme dans tous les domaines, de progresser partout où elle était en retard. Ainsi l'homme sera obligé de reconnaître l'égalité de ses capacités et de ses connaissances.
En Europe les femmes ont progressé davantage qu'en Orient, mais il y a encore beaucoup à faire ! Quand les étudiants arrivent au terme de l'année scolaire, ils subissent un examen qui détermine les connaissances et les capacités de chacun. Il en sera ainsi de la femme ; ses actes montreront son pouvoir, il ne sera plus nécessaire de le proclamer par des mots.
C'est mon espoir de voir les femmes d'Orient, aussi bien que leurs sœurs d'Occident, progresser rapidement jusqu'à ce que l'humanité atteigne à la perfection.
La générosité de Dieu s'étend à tous et donne à tous la force de progresser. Lorsque les hommes reconnaîtront l'égalité des femmes, elles ne devront plus lutter pour leurs droits ! Un des principes de Bahà'u'llàh est l'égalité des sexes. Les femmes doivent s'efforcer d'acquérir la force spirituelle et de s'élever dans les vertus de sagesse et de sainteté jusqu'à ce que leurs efforts réussissent à amener l'unité du genre humain. C'est avec un enthousiasme brûlant qu'elles doivent répandre les enseignements de Bahà'u'llàh parmi les peuples afin que la lumière radieuse de la bonté divine puisse envelopper les âmes de toutes les nations du monde
( " Causeries d'Abdu'l-Bahà à Paris ", M.E.B. édition 1971 pp. 217-218.)


Extraits de lettres écrites par le Gardien

112. En ce qui concerne la position des femmes bahà'ìes en Inde et en Birmanie et leur future collaboration avec les hommes dans les travaux administratifs de la cause, je sens que le temps est venu de donner à ces femmes, qui se sont déjà conformées à la coutume indienne et birmane en abandonnant le voile, non seulement le droit de vote lors des élections de leurs représentants locaux et nationaux mais aussi, pour elles-mêmes, l'éligibilité en tant que membres des Assemblées bahà'ìes locales ou nationales et ceci partout en Inde et en Birmanie.
Cette étape bien définie et de la plus haute importance, devrait cependant être franchie avec les plus grands soins, précautions, prudence et réflexion. Il faut particulièrement tenir compte de leurs capacités et de leurs connaissances actuelles et ce ne sont que les plus qualifiés, hommes ou femmes, indépendamment de leur rang social, qui devraient être élus à la fonction, pleine de responsabilités, de membre d'une Assemblée bahà'ìe.
Cette décision capitale, j'en suis sûr, sera un stimulant pour les femmes bahà'ìes dans toute l'Inde et la Birmanie. Elles s'activeront maintenant, je l'espère, à donner le meilleur d'elles-mêmes afin d'acquérir une meilleure et plus profonde connaissance de la cause, à participer plus activement et systématiquement aux affaires générales du mouvement, à prouver que dans tous les domaines elles sont éclairées, qu'elles sont des collaboratrices responsables et efficaces des hommes dans leur tâche commune, qui est de faire progresser la cause dans leur pays. Puissent-elles réaliser pleinement l'importance de leurs responsabilités actuelles, puissent-elles tout faire pour justifier les grands espoirs que nous nourrissons pour leur avenir et puissent-elles, dans tous les domaines, se montrer dignes de la noble mission que le monde bahà'ì leur confie.
( 27 décembre 1923 à une Assemblée spirituelle nationale.)

113. Tous les droits ont été accordés à la femme bahà'ìe habitant la Perse, berceau de la foi, afin qu'elle participe comme membre aux Assemblées spirituelles locales et nationale. Ainsi aura disparu le dernier obstacle à la jouissance de la complète égalité des droits dans la conduite des affaires administratives de la communauté bahà'ìe persane.
( Avril 1954 " Messages to the bahà'ì World ", 1971 US. Edition, p. 65.)

114. Un des vœux les plus chers d'un cœur aimant et ardent en ce moment crucial de l'histoire de la foi de Bahà'u'llàh sur le continent américain est que les membres de cette communauté (américaine), hommes et femmes, de tous âges, races ou origines, bien que limités en expérience, en capacités et en connaissances, puissent se lever comme un seul homme et saisir à deux mains les possibilités qui s'offrent maintenant à eux par la dispensation d'une providence toujours attentive, toujours secourable et qu'ils puissent ainsi donner un formidable élan aux forces guidant mystérieusement cette croisade récemment lancée, indescriptiblement puissante et enveloppant le monde.
( 28 juillet 1954, " Citadel of Faith ", 1980 US. Edition, p. 132.)


Extraits de lettres écrites par la Maison Universelle de Justice

115. Concernant le problème soulevé par votre lettre... que le mouvement de libération de la femme en... prend des positions extrêmes qui influencent d'impressionnables jeunes femmes bahà'ìes, nous croyons qu'il serait utile que votre Assemblée fasse ressortir la position unique que les femmes occupent comme membres de la foi bahà'ìe, et en particulier par leur participation aux affaires administratives de la foi à l'échelon local ou national.
( 9 avril 1971 à une Assemblée spirituelle nationale.)

116. 'Abdu'l-Bahà a fait remarquer que : "Parmi les miracles qui distinguent cette dispensation sacrée, il y a ceci : que les femmes ont fait montre de plus d'audace que les hommes lorsqu'elles ont rejoint les rangs de la foi." Shoghi Effendi a d'autre part déclaré que cette "audace" doit, au fil du temps, "se manifester d'une manière plus convaincante et remporter des victoires plus sensationnelles que celles remportées jusqu'ici." Bien que, de toute évidence, le monde bahà'ì soit tenu d'encourager et de stimuler le rôle vital de la femme dans la communauté bahà'ìe, comme dans la société en général, le plan de cinq ans fait spécifiquement appel à quatre-vingts Assemblées spirituelles nationales afin d'organiser les activités bahà'ìes pour les femmes.
Dans le courant de cette année, nommée "Année internationale de la femme" en tant qu'activité mondiale des Nations-Unies, les bahà'ìs, en particulier dans ces quatre-vingts communautés nationales, devraient jeter les bases, puis mettre en œuvre des programmes qui stimuleront et encourageront l'égale et entière participation des femmes dans tous les aspects de la vie de la communauté bahà'ìe, de telle sorte que par leurs accomplissements, les amis démontreront l'excellence de la cause de Dieu dans ce domaine des efforts humains.
( 25 mai1975 à toutes les Assemblées spirituelles nationales.)

117. Faisons particulièrement appel aux femmes bahà'ìes dont les capacités, dans de nombreux pays, sont loin d'être utilisées et, dont les possibilités de servir la cause sont si grandes, de se lever et de démontrer la part importante qu'elles ont à prendre dans tous les domaines du service de la foi.
( Télex du 24 mars 1977 à toutes les Assemblées spirituelles nationales.)

118. La jeunesse a longtemps été en première ligne dans le travail d'enseignement et maintenant nos cœurs se réjouissent de voir les femmes consacrer leurs services à la vie de la communauté bahà'ìe dans de nombreux pays où leurs capacités restaient largement inemployées.
( Ridvàn 1978.)

119. Au cœur de toutes les activités, la vie spirituelle, intellectuelle et communautaire des croyants doit être développée et entretenue. Ceci requiert la poursuite vigoureuse du développement des Assemblées spirituelles locales afin que celles-ci puissent exercer leur influence bénéfique et leur rôle de guide dans la vie des communautés bahà'ìes.
Il faut également entretenir une plus grande compréhension de la vie familiale bahà'ìe ainsi que l'éducation bahà'ìe des enfants comprenant des classes régulières bahà'ìes et, si nécessaire, établir des écoles assurant l'éducation élémentaire. Il faut encourager la jeunesse bahà'ìe à étudier et à servir, les femmes bahà'ìes à exercer pleinement leurs privilèges et leurs responsabilités dans le travail de la communauté. Puissent-elles rendre témoignage à la mémoire de la plus sainte Feuille, l'héroïne immortelle de la dispensation bahà'ìe, alors que nous approchons du cinquantième anniversaire de sa mort.
( Naw-Ruz 1979.)

120. Actuellement, l'égalité des hommes et des femmes n'est pas appliquée universellement. Dans les régions où, traditionnellement, l'inégalité des sexes retarde le progrès des femmes, nous devons prendre les devants en pratiquant les principes bahà'ìs. Les femmes et les filles bahà'ìes doivent être encouragées à prendre part aux activités sociales, spirituelles et administratives de leurs communautés.
( Ridvàn 1984.)

121. Demander aux communautés bahà'ìes locales et nationales de parrainer des activités très étendues qui attireront l'attention de personnes de toutes les couches sociales sur différents thèmes touchant à la paix, comme par exemple : le rôle des femmes,...
( 23 janvier 1985, à toutes les Assemblées spirituelles nationales.)


Extraits de lettres écrites de la part de la Maison Universelle de Justice

122. La Maison de Justice considère que la nécessité d'éduquer et de guider les femmes dans leur première responsabilité de mères, est une excellente occasion d'organiser des activités pour les femmes. Vos efforts devraient se concentrer sur l'aide à leur apporter dans leur fonction d'éducatrices de la nouvelle génération !
( 29 février 1984 à une Assemblée spirituelle nationale.)

123. Le principe de l'égalité des hommes et des femmes, tout comme les autres enseignements de la foi, peut être effectivement et universellement établi parmi les amis s'il est suivi conjointement avec tous les autres aspects de la vie bahà'ìe.
Le changement est un processus d'évolution qui requiert de la patience envers soi-même et envers les autres. Une éducation affectueuse et le temps qui mûrira chez les croyants leurs connaissances des principes de la foi, feront que, graduellement, des attitudes traditionnelles bien enracinées disparaîtront et que progressivement ils conformeront leur vie à ces enseignements unifiants de la cause.
( 25 juillet 1984 à un croyant.)


VI. NOTES

Notes de la Maison Universelle de Justice

(1) D'après d'autres extraits, il est clair que la conception bahà'ìe de l'égalité implique la complémentarité et non l'uniformité avec les hommes.

(2) Cette tablette fut adressée à une femme, Mme Pocahontas de Washington. Selon Fàdil Màzandaràni, c'est une dame noire qui la reçut. ( Voir "Tàrikh-i-Zuhùru'l-Haq", volume VIII, 2e partie, p. 1209 - (Tihràn : Bahà'ì Publishing Trust, 132 B.E.) D'autres informations provenant des Archives de l'Assemblée spirituelle nationale des Etats-Unis indiquent que Mr. Louis Gregory, dans une histoire de la communauté bahà'ìe D.C. de Washington, cite le nom d'une bahà'ìe noire, Mme Pocahontas Pope, qui est très probablement la même personne. Mrs. Pope connut la foi bahà'ìe par Alma et Fanny Knobloch ainsi que par Joseph et Pauline Hannen. Il n'y a pour l'instant aucune autre information concernant Mrs. Pope.

(3) Cet avis fut adressé aux femmes bahà'ìes d'Iran à cette époque. D'après d'autres tablettes, il est clair que, en principe, les femmes sont encouragées à prendre part à tous les aspects de la vie en société.

(4) D'après d'autres extraits, il est évident que la limitation pour les hommes ne s'applique qu'à la Maison Universelle de Justice et non aux maisons de justice locales et nationales.

(5) L'école Tàrbiyat, Tihràn, Perse.

(6) Ce passage apparaît dans la présente compilation, p. 41 dernier paragraphe.

(7) Qur'àn 49:13.

(8) Qur'àn 23:14.

(9) Qur'àn 55:2.


Notes de l'éditeur

(10) Par politique il faut entendre l'art de gérer les affaires humaines au mieux des intérêts de la race humaine tout entière, et non, politique politicienne ou partisane. Il faut cependant, suivant le contexte, envisager le rôle de la femme en général, dans une société future.

(11) Maisons de justice locales qui remplaceront dans le futur les Assemblées spirituelles locales.

(12) mutatis mutandis


VII. BIBLIOGRAPHIE

Bahà'u'llàh : "Paroles cachées" - M.E.B. édition 1977.

Bahà'u'llàh : "Tablets of Bahà'u'llàh revealed after the Kitàb-i-Aqdas" Haifa : Bahà'ì World Center, 1978.

'Abdu'l-Bahà : "Sélections des écrits d"Abdu'l-Bahà" - M.E.B. 1983.

'Abdu'l-Bahà : " The Promulgation of Universal Peace ", - Wilmette, Bahà'ì Publishing Trust, 1982.

'Abdu'l-Bahà : "Causeries d"Abdu'l-Bahà à Paris". - M.E.B. édition 1971

'Abdu'l-Bahà : "Paris Talks", - 1961 U.K. édition, Bahà'ì Publishing Trust.

'Abdu'l-Bahà : "'Abdu'l-Bahà in London". - London Bahà'ì Publishing Trust, 1982.

Shoghi Effendi : "Messages to the Bahà'ì World, 1950-1957." Wilmette, Bahà'ì Publishing Trust, 1980.

Shoghi Effendi : "Citadel of Faith" - Wilmette, Bahà'ì Publishing Trust, 1980.

"la Vie familiale" : Compilation de la Maison Universelle de Justice, M.E.B. édition 1982.

"l'Education bahà'ìe" : Compilation de la Maison Universelle de Justice - M.E.B. édition 1983 et 1978.

"'Abdu'l-Bahà on Divine Philosophy" - compiled by Isabel F. Chamberlain, Boston, The Tudor Press, 1917.

Esslemont, John Ebenezer. "Bahà'u'llàh et l'Ere nouvelle" - M.E.B. édition 1982.


Maison d'Editions Bahà'ìes
205 rue du Trône
1050 Bruxelles
D 1986 / 1547 / 7
inglese — Women.txt Apri singolarmente →
Source: Bahá'í Library Online (bahai-library.com), curated by Jonah Winters. Used by permission of the curator. Original citation: Bahá'u'lláh, Women, bahai-library.com.
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Women

Women
Compiled by the
Research Department of the Universal House of Justice
January 1986

also published in Compilation of Compilations vol. 2, pp. 355-407

Table of Contents
I. The Bahá'í concept of equality
II. The role of education in the development of women
III. Application of the principle of equality to family life
IV. Women in the world at large
V. Fostering the development of women
VI. Bibliography

I. The Bahá'í Concept Of Equality

Extracts from the Writings of Bahá'u'lláh
1. O Children of Men! Know ye not why We created you all from the same dust? That no one
should exalt himself over the other. Ponder at all times in your hearts how ye were created. Since
We have created you all from one same substance it is incumbent on you to be even as one soul,
to walk with the same feet, eat with the same mouth and dwell in the same land, that from your
inmost being, by your deeds and actions, the signs of oneness and the essence of detachment may
be made manifest. Such is My counsel to you, O concourse of light! Heed ye this counsel that ye
may obtain the fruit of holiness from the tree of wondrous glory.
(The Hidden Words of Bahá'u'lláh, Arabic no. 68, rev. ed. (Wilmette: Bahá'í Publishing Trust, 1985), p. 20)

2. Exalted, immensely exalted is He Who hath removed differences and established harmony.
Glorified, infinitely glorified is He Who hath caused discord to cease, and decreed solidarity and
unity. Praised be God, the Pen of the Most High hath lifted distinctions from between His
servants and handmaidens, and, through His consummate favours and all-encompassing mercy,
hath conferred upon all a station and rank of the same plane. He hath broken the back of vain
imaginings with the sword of utterance and hath obliterated the perils of idle fancies through the
pervasive power of His might.
(From a Tablet - translated from the Persian)

3. This Wronged One hath heard thy voice and that which thy inner and outer tongue hath uttered in
praise of thy Lord. By the righteousness of God! That which the people possess, and the treasures
of the earth, and that which the rulers and kings own, are not equal in this day to the singing of
His praise. The Lord of the Kingdom beareth witness unto this at this glorious moment. And
having heard thy groaning and lamentation, We are responding with a Tablet which calleth out
betwixt earth and heaven and maketh mention of thee with words that immortalize what hath
appeared from thee in His love, in His service, in His remembrance and in His praise. And He
hath made that which hath issued forth from thy mouth a trust with Him for thee. He is verily the
Most Bounteous, the Most Generous. If thou truly givest ear to that which hath been revealed for
Women

thee from My Supreme Pen at this moment, thou shalt soar with the wings of eagerness in the
heaven of love for the Lord of the Day of the Covenant, and wilt say during all the days of thy
life: Thanks be unto Thee, O Thou the Desire of the world, and praise be unto Thee, O Thou the
Beloved of the people of understanding. May all existence be a sacrifice for Thy favour, and all
that hath been and will ever be, a ransom for Thy Word, O Thou the Wronged One amongst the
people of enmity, O Thou in Whose grasp are the reins of all who are in heaven and on earth....
In this Day the Hand of divine grace hath removed all distinctions. The servants of God and His
handmaidens are regarded on the same plane. Blessed is the servant who hath attained unto that
which God hath decreed, and likewise the leaf moving in accordance with the breezes of His will.
This favour is great and this station lofty. His bounties and bestowals are ever present and
manifest. Who is able to offer befitting gratitude for His successive bestowals and continuous
favours?
(From a Tablet - translated from the Persian and Arabic)

4. By My Life! The names of handmaidens who are devoted to God are written and set down by the
Pen of the Most High in the Crimson Book. They excel over men in the sight of God. How
numerous are the heroes and knights in the field who are bereft of the True One and have no
share in His recognition, but thou hast attained and received thy fill.
(From a Tablet - translated from the Persian)

5. Verily the Pen of the Most High hath borne witness unto thy recognition of Him, thy love for Him
and thy turning towards the Ancient Countenance at a time when the world hath rejected Him,
save those whom God, the Most High, hath willed....
Well is it with thee for having adorned thyself with the ornament of the love of God and for
having been enabled to make mention of Him and utter His praise. Divine grace, in its entirety, is
in the mighty grasp of God, exalted be He. He conferreth it upon whomsoever He willeth. How
many a man considered himself a celebrated divine and a repository of heavenly mysteries, and
yet when the slightest test visited him, he arose with such opposition and denial as to cause the
Concourse on high to moan and lament. Through the bestowals of the Lord, however, and His
infinite favour, thou hast attained unto the hidden secret and the well-guarded treasure. Preserve
then, in the name of God, this lofty station and conceal it from the eyes of betrayers. The glory
shining from the horizon of My Kingdom be upon thee and upon every handmaiden who hath
attained the splendours of My sublime Throne.
(From a Tablet - translated from the Persian and Arabic)

6. We beseech God to aid all the leaves to attain the knowledge of the Tree and deprive them not of
the ocean of His generosity. In this day no regard is paid to loftiness or lowliness, to poverty or
wealth, to nobility and lineage, to weakness or might. Whosoever recognizeth the incomparable
Beloved is the possessor of true wealth and occupieth a divine station. Today, in the court of the
True One, the queen of the world and her like are not worth a mustard seed, because although she
may speak in the name of God, invoke the Lord of creation every day in the temple of her body,
and spend large sums of earthly wealth for the development of her nation, she is deprived of
recognition of the Sun of His Manifestation and is barred from the True One in Whose
remembrance she is engaged.
(From a Tablet - translated from the Persian and Arabic)

7. Throughout the centuries and ages many a man hath waited expectant for God's Revelation, and
yet when the Light shone forth from the horizon of the world, all but a few turned their faces
away from it. Whosoever from amongst the handmaidens hath recognized the Lord of all Names
is recorded in the Book as one of those men by the Pen of the Most High. Offer thou praise to the
Beloved of the world for having aided thee to recognize the Dayspring of His Signs and the
Revealer of the evidences of His Glory. This is a great bounty, a bounteous favour. Preserve it in
the name of the True One....
(From a Tablet - translated from the Persian and Arabic)
Women

Extracts from the Writings and Utterances of 'Abdu'l-Bahá
8. From the beginning of existence until the Promised Day men retained superiority over women in
every respect. It is revealed in the Qur'án: “Men have superiority over women.” But in this
wondrous Dispensation, the supreme outpouring of the Glorious Lord became the cause of
manifest achievements by women. Some handmaidens arose who excelled men in the arena of
knowledge. They arose with such love and spirituality that they became the cause of the
outpouring of the bounty of the Sovereign Lord upon mankind, and with their sanctity, purity and
attributes of the spirit led a great many to the shore of unity. They became a guiding torch to the
wanderers in the wastes of bewilderment, and enkindled the despondent in the nether world with
the flame of the love of the Lord. This is a bounteous characteristic of this wondrous Age which
hath granted strength to the weaker sex and hath bestowed masculine might upon womanhood....
(From a Tablet - translated from the Persian)

9. O handmaid of God! In this wondrous dispensation in which the Ancient Beauty and the Manifest
Light—may my spirit be sacrificed for His loved ones—hath risen from the horizon of age-old
hopes, women have assumed the attributes of men in showing forth steadfastness in the Cause of
God, and revealing the heroism and might of fearless men. They invaded the arena of mystic
knowledge and hoisted aloft the banner on the heights of certitude. Thou, too, must make a
mighty effort and show forth supreme courage. Exert thyself and taste of the sweetness of a
heavenly draught, for the sweet taste of the love of God will linger on to the end that hath no end.
(From a Tablet - translated from the Persian)

10. Render thanks to the Lord that among that race thou art the first believer, 1 that thou hast engaged
in spreading sweet-scented breezes, and hast arisen to guide others. It is my hope that through the
bounties and favours of the Abhá Beauty thy countenance may be illumined, thy disposition
pleasing, and thy fragrance diffused, that thine eyes may be seeing, thine ears attentive, thy
tongue eloquent, thy heart filled with supreme glad-tidings, and thy soul refreshed by divine
fragrances, so that thou mayest arise among that race and occupy thyself with the edification of
the people, and become filled with light. Although the pupil of the eye is black, it is the source of
light. Thou shalt likewise be. The disposition should be bright, not the appearance. Therefore,
with supreme confidence and certitude, say: “O God! Make me a radiant light, a shining lamp,
and a brilliant star, so that I may illumine the hearts with an effulgent ray from Thy Kingdom of
Abhá....”
(From a Tablet - translated from the Persian)

11. The establishment of a women's assemblage for the promotion of knowledge is entirely
acceptable, but discussions must be confined to educational matters. It should be done in such a
way that differences will, day by day, be entirely wiped out, not that, God forbid, it will end in
argumentation between men and women. As in the question of the veil, nothing should be done
contrary to wisdom. The individual women should, today, follow a course of action which will be
the cause of eternal glory to all womankind, so that all women will be illumined. And that lieth in
gathering to learn how to teach, in holding meetings to recite the verses, to offer supplications to
the kingdom of the Lord of evident signs, and to institute education for the girls. Ponder the
manner in which Jinab-i-Táhirih used to teach. She was free from every concern, and for this
reason she was resplendent.
Now the world of women should be a spiritual world, not a political one, so that it will be radiant.
The women of other nations are all immersed in political matters. Of what benefit is this, and
what fruit doth it yield? To the extent that ye can, ye should busy yourselves with spiritual
matters which will be conducive to the exaltation of the Word of God and of the diffusion of His

1 This Tablet was addressed to one Mrs. Pocohontas in Washington. According to Fadil Mazandarani, the recipient of the Tablet was a
black woman. See Tarikh-i-Zuhuru'l-Haq, vol. 8, part 2, p. 1209 (Tihrán: Bahá'í Publishing Trust, 132 B.E.). Additional information
provided by the Archives of the National Spiritual Assembly of the United States indicates that Mr. Louis Gregory, in a history of the
Washington, D.C. Bahá'í community, mentions a black Bahá'í, Mrs. Pocohontas Pope, who is likely the same person. Mrs. Pope learned
of the Bahá'í Faith through Alma and Fanny Knobloch and Joseph and Pauline Hannen. There is, at present no other information on
Mrs. Pope.
Women

fragrances. Your demeanour should lead to harmony amongst all and to coalescence and the
good-pleasure of all....
I am endeavouring, with Bahá'u'lláh's confirmations and assistance, so to improve the world of
the handmaidens that all will be astonished. This progress is intended to be in spirituality, in
virtues, in human perfections and in divine knowledge. In America, the cradle of women's
liberation, women are still debarred from political institutions because they squabble. They are
yet to have a member in the House of Representatives. Also Bahá'u'lláh hath proclaimed: “O ye
men of the House of Justice.” Ye need to be calm and composed, so that the work will proceed
with wisdom, otherwise there will be such chaos that ye will leave everything and run away.
“This newly born babe is traversing in one night the path that needeth a hundred years to tread.”
In brief, ye should now engage in matters of pure spirituality and not contend with men. 'Abdu'l-
Bahá will tactfully take appropriate steps. Be assured. In the end thou wilt thyself exclaim, “This
was indeed supreme wisdom!” I appeal to you to obliterate this contention between men and
women....
No one can on his own achieve anything. 'Abdu'l-Bahá must be well pleased and assist.
(From a Tablet - translated from the Persian)

12. Know thou, O handmaid, that in the sight of Bahá, women are accounted the same as men, and
God hath created all humankind in His own image, and after His own likeness. That is, men and
women alike are the revealers of His names and attributes, and from the spiritual viewpoint there
is no difference between them. Whosoever draweth nearer to God, that one is the most favoured,
whether man or woman. How many a handmaid, ardent and devoted, hath, within the sheltering
shade of Bahá, proved superior to the men, and surpassed the famous of the earth.
The House of Justice, however, according to the explicit text of the Law of God, is confined to
men;2 this for a wisdom of the Lord God's, which will erelong be made manifest as clearly as the
sun at high noon.
(Selections from the Writings of 'Abdu'l-Bahá, rev. ed., (Haifa: Bahá'í World Centre, 1982), sec. 38, pp. 79-80)

13. And among the teachings of Bahá'u'lláh is the equality of women and men. The world of
humanity has two wings—one is women and the other men. Not until both wings are equally
developed can the bird fly. Should one wing remain weak, flight is impossible. Not until the
world of women becomes equal to the world of men in the acquisition of virtues and perfections,
can success and prosperity be attained as they ought to be.
(Selections from the Writings of 'Abdu'l-Bahá, sec. 227, p. 302)

14. Inasmuch as this is the century of light, it is evident that the Sun of Reality, the Word, has
revealed itself to all humankind. One of the potentialities hidden in the realm of humanity was the
capability or capacity of womanhood. Through the effulgent rays of divine illumination the
capacity of woman has become so awakened and manifest in this age that equality of man and
woman is an established fact....
In this day man must investigate reality impartially and without prejudice in order to reach the
true knowledge and conclusions. What, then, constitutes the inequality between man and woman?
Both are human. In powers and function each is the complement of the other. At most it is this:
that woman has been denied the opportunities which man has so long enjoyed, especially the
privilege of education....
The truth is that all mankind are the creatures and servants of one God, and in His estimate all are
human. Man is a generic term applying to all humanity. The biblical statement “Let us make man
in our image, after our likeness” does not mean that woman was not created. The image and
likeness of God apply to her as well. In Persian and Arabic there are two distinct words translated
into English as man: one meaning man and woman collectively, the other distinguishing man as
male from woman the female. The first word and its pronoun are generic, collective; the other is

2 From other extracts it is evident that the limitation of membership to men applies only to the Universal House of Justice, and not to the
National and Local Houses of Justice.
Women

restricted to the male. This is the same in Hebrew.
To accept and observe a distinction which God has not intended in creation is ignorance and
superstition....
It is my hope that the banner of equality may be raised throughout the five continents where as
yet it is not fully recognized and established. In this enlightened world of the West woman has
advanced an immeasurable degree beyond the women of the Orient. And let it be known once
more that until woman and man recognize and realize equality, social and political progress here
or anywhere will not be possible. For the world of humanity consists of two parts or members:
one is woman; the other is man. Until these two members are equal in strength, the oneness of
humanity cannot be established, and the happiness and felicity of mankind will not be a reality.
God willing, this is to be so.
(The Promulgation of Universal Peace: Talks Delivered by 'Abdu'l-Bahá During His Visit to the United States and
Canada in 1912, 2nd. ed. (Wilmette: Bahá'í Publishing Trust, 1982), pp. 74-77)

15. Today questions of the utmost importance are facing humanity, questions peculiar to this radiant
century....
One of these questions concerns the rights of woman and her equality with man. In past ages it
was held that woman and man were not equal—that is to say, woman was considered inferior to
man, even from the standpoint of her anatomy and creation. She was considered especially
inferior in intelligence, and the idea prevailed universally that it was not allowable for her to step
into the arena of important affairs. In some countries man went so far as to believe and teach that
woman belonged to a sphere lower than human. But in this century, which is the century of light
and the revelation of mysteries, God is proving to the satisfaction of humanity that all this is
ignorance and error; nay, rather, it is well established that mankind and womankind as parts of
composite humanity are coequal and that no difference in estimate is allowable, for all are human.
The conditions in past centuries were due to woman's lack of opportunity. She was denied the
right and privilege of education and left in her undeveloped state. Naturally, she could not and did
not advance. In reality, God has created all mankind, and in the estimation of God there is no
distinction as to male and female. The one whose heart is pure is acceptable in His sight, be that
one man or woman. God does not inquire, “Art thou woman or art thou man?” He judges human
actions. If these are acceptable in the threshold of the Glorious One, man and woman will be
equally recognized and rewarded.
(The Promulgation of Universal Peace: Talks Delivered by 'Abdu'l-Bahá During His Visit to the United States and
Canada in 1912, p. 133)

16. The world of humanity consists of two parts: male and female. Each is the complement of the
other. Therefore, if one is defective, the other will necessarily be incomplete, and perfection
cannot be attained. There is a right hand and a left hand in the human body, functionally equal in
service and administration. If either proves defective, the defect will naturally extend to the other
by involving the completeness of the whole; for accomplishment is not normal unless both are
perfect. If we say one hand is deficient, we prove the inability and incapacity of the other; for
single-handed there is no full accomplishment. Just as physical accomplishment is complete with
two hands, so man and woman, the two parts of the social body, must be perfect. It is not natural
that either should remain undeveloped; and until both are perfected, the happiness of the human
world will not be realized.
(The Promulgation of Universal Peace: Talks Delivered by 'Abdu'l-Bahá During His Visit to the United States and
Canada in 1912, p. 134)

17. The status of woman in former times was exceedingly deplorable, for it was the belief of the
Orient that it was best for woman to be ignorant. It was considered preferable that she should not
know reading or writing in order that she might not be informed of events in the world. Woman
was considered to be created for rearing children and attending to the duties of the household. If
she pursued educational courses, it was deemed contrary to chastity; hence women were made
prisoners of the household. The houses did not even have windows opening upon the outside
world. Bahá'u'lláh destroyed these ideas and proclaimed the equality of man and woman. He
made woman respected by commanding that all women be educated, that there be no difference
Women

in the education of the two sexes and that man and woman share the same rights. In the
estimation of God there is no distinction of sex. One whose thought is pure, whose education is
superior, whose scientific attainments are greater, whose deeds of philanthropy excel, be that one
man or woman, white or colored, is entitled to full rights and recognition; there is no
differentiation whatsoever.
(The Promulgation of Universal Peace: Talks Delivered by 'Abdu'l-Bahá During His Visit to the United States and
Canada in 1912, p. 166)

18. Woman's lack of progress and proficiency has been due to her need of equal education and
opportunity. Had she been allowed this equality, there is no doubt she would be the counterpart of
man in ability and capacity. The happiness of mankind will be realized when women and men
coordinate and advance equally, for each is the complement and helpmeet of the other.
(The Promulgation of Universal Peace: Talks Delivered by 'Abdu'l-Bahá During His Visit to the United States and
Canada in 1912, p. 182)

19. He establishes the equality of man and woman. This is peculiar to the teachings of Bahá'u'lláh, for
all other religions have placed man above woman.
(The Promulgation of Universal Peace: Talks Delivered by 'Abdu'l-Bahá During His Visit to the United States and
Canada in 1912, p. 455)

20. Women have equal rights with men upon earth; in religion and society they are a very important
element. As long as women are prevented from attaining their highest possibilities, so long will
men be unable to achieve the greatness which might be theirs.
(Paris Talks: Addresses given by 'Abdu'l-Bahá in Paris in 1911-1912, 10th ed. (London: Bahá'í Publishing Trust, 1979), p.
133)

21. In the world of humanity.... the female sex is treated as though inferior, and is not allowed equal
rights and privileges. This condition is due not to nature, but to education. In the Divine Creation
there is no such distinction. Neither sex is superior to the other in the sight of God. Why then
should one sex assert the inferiority of the other, withholding just rights and privileges as though
God had given His authority for such a course of action? If women received the same educational
advantages as those of men, the result would demonstrate the equality of capacity of both for
scholarship.
In some respects woman is superior to man. She is more tender-hearted, more receptive, her
intuition is more intense.
(Paris Talks: Addresses given by 'Abdu'l-Bahá in Paris in 1911-1912, p. 161)

22. Divine Justice demands that the rights of both sexes should be equally respected since neither is
superior to the other in the eyes of Heaven. Dignity before God depends, not on sex, but on purity
and luminosity of heart. Human virtues belong equally to all!
(Paris Talks: Addresses given by 'Abdu'l-Bahá in Paris in 1911-1912, p. 162)

23. In the Dispensation of Bahá'u'lláh, women are advancing side by side with men. There is no area
or instance where they will lag behind: they have equal rights with men, and will enter, in the
future, into all branches of the administration of society. Such will be their elevation that, in every
area of endeavour, they will occupy the highest levels in the human world. Rest thou assured.
Look not upon their present state. In future, the world of womankind will shine with lustrous
brilliance, for such is the will and purpose of Bahá'u'lláh. At the time of elections the right to vote
is the inalienable right of women, and the entrance of women into all human departments is an
irrefutable and incontrovertible question. No soul can retard or prevent it.
But there are certain matters, the participation in which is not worthy of women. For example, at
the time when the community is taking up vigorous defensive measures against the attack of foes,
the women are exempt from military engagements. It may so happen that at a given time warlike
and savage tribes may furiously attack the body politic with the intention of carrying on a
wholesale slaughter of its members; under such a circumstance defence is necessary, but it is the
duty of men to organize and execute such defensive measures and not the women—because their
hearts are tender and they cannot endure the sight of the horror of carnage, even if it is for the
Women

sake of defence. From such and similar undertakings the women are exempt.
As regards the constitution of the House of Justice, Bahá'u'lláh addresses the men. He says: “O ye
men of the House of Justice!”
But when its members are to be elected, the right which belongs to women, so far as their voting
and their voice is concerned, is indisputable. When the women attain to the ultimate degree of
progress, then, according to the exigency of the time and place and their great capacity, they shall
obtain extraordinary privileges. Be ye confident on these accounts. His Holiness Bahá'u'lláh has
greatly strengthened the cause of women, and the rights and privileges of women is one of the
greatest principles of 'Abdu'l-Bahá. Rest ye assured! Ere long the days shall come when the men
addressing the women, shall say: 'Blessed are ye! Blessed are ye! Verily ye are worthy of every
gift. Verily ye deserve to adorn your heads with the crown of everlasting glory, because in
sciences and arts, in virtues and perfections ye shall become equal to man, and as regards
tenderness of heart and the abundance of mercy and sympathy ye are superior'.
(From a Tablet to an individual believer - translated from the Persian, published in Paris Talks: Addresses given by
'Abdu'l-Bahá in Paris in 1911-1912, p. 182-84)

24. The woman of the East has progressed. Formerly in India, Persia and throughout the Orient, she
was not considered a human being. Certain Arab tribes counted their women in with the live
stock. In their language the noun for woman also meant donkey; that is, the same name applied to
both and a man's wealth was accounted by the number of these beasts of burden he possessed.
The worst insult one could hurl at a man was to cry out, “Thou woman!”
From the moment Bahá'u'lláh appeared, this changed. He did away with the idea of distinction
between the sexes, proclaiming them equal in every capacity.
In former times it was considered wiser that woman should not know how to read or write; she
should occupy herself only with drudgery. She was very ignorant. Bahá'u'lláh declares the
education of woman to be of more importance than that of man. If the mother be ignorant, even if
the father have great knowledge, the child's education will be at fault, for education begins with
the milk. A child at the breast is like a tender branch that the gardener can train as he wills.
The East has begun to educate its women. Some there are in Persia who have become liberated
through this cause, whose cleverness and eloquence the ulamá cannot refute. Many of them are
poets. They are absolutely fearless....
I hope for a like degree of progress among the women of Europe – that each may shine like unto
a lamp; that they may cry out the proclamation of the kingdom; that they may truly assist the
men; nay, that they may be even superior to the men, versed in sciences and yet detached, so that
the whole world may bear witness to the fact that men and women have absolutely the same
rights. It would be a cause of great joy for me to see such women. This is useful work; by it
woman will enter into the kingdom. Otherwise, there will be no results.
('Abdu'l-Bahá on Divine Philosophy (Boston: Tudor Press, 1918), pp. 81-83)

25. The world in the past has been ruled by force, and man has dominated over woman by reason of
his more forceful and aggressive qualities both of body and mind. But the balance is already
shifting; force is losing its dominance, and mental alertness, intuition, and the spiritual qualities
of love and service, in which woman is strong, are gaining ascendancy. Hence the new age will
be an age less masculine and more permeated with the feminine ideals, or, to speak more exactly,
will be an age in which the masculine and feminine elements of civilization will be more evenly
balanced.
(J. E. Esslemont, Bahá'u'lláh and the New Era, 5th rev. ed. (Wilmette: Bahá'í Publishing Trust, 1987), p. 149)

Extracts from Letters Written on Behalf of Shoghi Effendi
26. If presented properly the position of women in the Bahá'í teachings will surely attract much
Women

attention, for it is not only legal but also spiritual and educational. Our ideals are so high and at
the same time so practicable that all other views will fall short if compared to them.
(7 January 1931 to the National Spiritual Assembly of India and Burma)

27. As regards your question concerning the membership of the Universal House of Justice: there is a
Tablet from Abdul-Bahá in which He definitely states that the membership of the Universal
House is confined to men, and that the wisdom of it will be fully revealed and appreciated in the
future. In the local as well as the national Houses of Justice, however, women have the full right
of membership. It is, therefore, only to the International House that they cannot be elected. The
Bahá'ís should accept this statement of the Master in a spirit of deep faith, confident that there is a
divine guidance and wisdom behind it which will be gradually unfolded to the eyes of the world.
(28 July 1936 to an individual believer)

28. As regards the membership of the International House of Justice, 'Abdu'l-Bahá states in a Tablet
that it is confined to men, and that the wisdom of it will be revealed as manifest as the sun in the
future. In any case the believers should know that, as 'Abdu'l-Bahá Himself has explicitly stated
that sexes are equal except in some cases, the exclusion of women from the International House
of Justice should not be surprising. From the fact that there is no equality of functions between
the sexes one should not, however, infer that either sex is inherently superior or inferior to the
other, or that they are unequal in their rights.
(14 December 1940 to the National Spiritual Assembly of India and Burma)

Extracts From Letters Written by the Universal House of Justice
29. It is apparent from the Guardian's writings that where Bahá'u'lláh has expressed a law as between
a man and a woman it applies, mutatis mutandis, between a woman and a man unless the context
should make this impossible. For example, the text of the “Kitáb-i-Aqdas” forbids a man to marry
his father's wife (i.e. his step-mother), and the Guardian has indicated that likewise a woman is
forbidden to marry her step-father.
(28 April 1974 to an individual believer)

30. Concerning your questions about the equality of men and women, this, as 'Abdu'l-Bahá has often
explained, is a fundamental principle of Bahá'u'lláh; therefore the Laws of the “Aqdas” should be
studied in the light of it. Equality between men and women does not, indeed physiologically it
cannot, mean identity of functions. In some things women excel men, for others men are better
fitted than women, while in very many things the difference of sex is of no effect at all. The
differences of function are most apparent in family life. The capacity for motherhood has many
far-reaching implications which are recognized in Bahá'í Law. For example, when it is not
possible to educate all one's children, daughters receive preference over sons, as mothers are the
first educators of the next generation. Again, for physiological reasons, women are granted
certain exemptions from fasting that are not applicable to men.
(24 July 1975 to an individual believer)

31. The primary question to be resolved is how the present world, with its entrenched pattern of
conflict, can change to a world in which harmony and co-operation will prevail.
World order can be founded only on an unshakeable consciousness of the oneness of mankind, a
spiritual truth which all the human sciences confirm. Anthropology, physiology, psychology,
recognize only one human species, albeit infinitely varied in the secondary aspects of life.
Recognition of this truth requires abandonment of prejudice—prejudice of every kind—race,
class, colour, creed, nation, sex, degree of material civilization, everything which enables people
to consider themselves superior to others.
Acceptance of the oneness of mankind is the first fundamental prerequisite for reorganization and
administration of the world as one country, the home of humankind. Universal acceptance of this
Women

spiritual principle is essential to any successful attempt to establish world peace.
(October 1985 to the Peoples of the World)

From Letters Written on Behalf of the Universal House of Justice
32. To the general premise that women and men have equality in the Faith, this, as often explained by
'Abdu'l-Bahá, is a fundamental principle deriving from Bahá'u'lláh and therefore His mention of
the “Men of Justice” in the Kitáb-i-Aqdas should be considered in light of that principle.
(29 June 1976 to an individual believer)

33. ... 'Abdu'l-Bahá asserts: “In this divine age the bounties of God have encompassed the world of
women. Equality of men and women, except in some negligible instances, has been fully and
categorically announced. Distinctions have been utterly removed.” That men and women differ
from one another in certain characteristics and functions is an inescapable fact of nature; the
important thing is that He regards such inequalities as remain between the sexes as being
“negligible”.
(8 January 1981 to the National Spiritual Assembly of the United States)

34. You are quite right in stating that men and women have basic and distinct qualities. The solution
provided in the teachings of Bahá'u'lláh is not, as you correctly observe, for men to become
women, and for women to become men. 'Abdu'l-Bahá gave us the key to the problem when He
taught that the qualities and functions of men and women “complement” each other. He further
elucidated this point when He said that the “new age” will be “an age in which the masculine and
feminine elements of civilization will be more properly balanced.”
(22 April 1981 to an individual believer)

35. It may be helpful to stress ... that the Bahá'í principle of the equality of men and women is clearly
stated in the teachings, and the fact that there is diversity of function between them in certain
areas does not negate this principle.
(23 August 1984 to two believers)

II. The Role of Education in the Development of Women

Extracts From the Writings of Bahá'u'lláh
36. It is the bounden duty of parents to rear their children to be staunch in faith.... For every
praiseworthy deed is born out of the light of religion, and lacking this supreme bestowal the child
will not turn away from any evil, nor will he draw nigh unto any good.
(From a Tablet - translated from Persian, published in Bahá'í Education, a compilation, 1976 World Centre edition, p. 6)

Extracts From the Writings and Utterances of 'Abdu'l-Bahá
37. Praised be God, the women believers have organized meetings where they will learn how to teach
the Faith, will spread the sweet savours of the Teachings and make plans for training the children.
...those present should concern themselves with every means of training the girl children; with
teaching the various branches of knowledge, good behaviour, a proper way of life, the cultivation
of a good character, chastity and constancy, perseverance, strength, determination, firmness of
purpose; with household management, the education of children, and whatever especially
Women

applieth to the needs of girls—to the end that these girls, reared in the stronghold of all
perfections, and with the protection of a goodly character, will, when they themselves become
mothers, bring up their children from earliest infancy to have a good character and conduct
themselves well.
Let them also study whatever will nurture the health of the body and its physical soundness, and
how to guard their children from disease.
(Selections from the Writings of 'Abdu'l-Bahá, sec. 94, pp. 123-24)

38. Work ye for the guidance of the women in that land, teach the young girls and the children, so
that the mothers may educate their little ones from their earliest days, thoroughly train them, rear
them to have a goodly character and good morals, guide them to all the virtues of humankind,
prevent the development of any behaviour that would be worthy of blame, and foster them in the
embrace of Bahá'í education. Thus shall these tender infants be nurtured at the breast of the
knowledge of God and His love. Thus shall they grow and flourish, and be taught righteousness
and the dignity of humankind, resolution and the will to strive and to endure. Thus shall they
learn perseverance in all things, the will to advance, high mindedness and high resolve, chastity
and purity of life. Thus shall they be enabled to carry to a successful conclusion whatsoever they
undertake.
Let the mothers consider that whatever concerneth the education of children is of the first
importance. Let them put forth every effort in this regard, for when the bough is green and tender
it will grow in whatever way ye train it. Therefore is it incumbent upon the mothers to rear their
little ones even as a gardener tendeth his young plants. Let them strive by day and by night to
establish within their children faith and certitude, the fear of God, the love of the Beloved of the
worlds, and all good qualities and traits. Whensoever a mother seeth that her child hath done well,
let her praise and applaud him and cheer his heart; and if the slightest undesirable trait should
manifest itself, let her counsel the child and punish him, and use means based on reason, even a
slight verbal chastisement should this be necessary. It is not, however, permissible to strike a
child, or vilify him, for the child's character will be totally perverted if he be subjected to blows
or verbal abuse.
(Selections from the Writings of 'Abdu'l-Bahá, sec. 95, pp. 124-25)

39. ...it is incumbent upon the father and mother to train their children both in good conduct and the
study of books; study, that is, to the degree required, so that no child, whether girl or boy, will
remain illiterate.
(Selections from the Writings of 'Abdu'l-Bahá, sec 101, p. 127)

40. 'Abdu'l-Bahá's supreme joy is in observing that a number of leaves from among the handmaidens
of the Blessed Beauty have been educated, that they are the essence of detachment, and are well-
informed of the mysteries of the world of being; that they raise such a call in their glorification
and praise of the Greatest Name as to cause the inmates of the Fanes of the Kingdom to become
attracted and overjoyed, and that they recite prayers in prose and poetry, and melodiously chant
the divine verses. I cherish the hope that thou wilt be one of them, wilt cast forth pearls, wilt be
constantly engaged in singing His praise and wilt intone celestial strains in glorification of His
attributes....
(From a Tablet - translated from the Persian)

41. ...Thou hast written about the girls' school. What was previously written still holdeth true. There
can be no improvement unless the girls are brought up in schools and centres of learning, unless
they are taught the sciences and other branches of knowledge, and unless they acquire the
manifold arts, as necessary, and are divinely trained. For the day will come when these girls will
become mothers. Mothers are the first educators of children, who establish virtues in the child's
inner nature. They encourage the child to acquire perfections and goodly manners, warn him
against unbecoming qualities, and encourage him to show forth resolve, firmness, and endurance
under hardship, and to advance on the high road to progress. Due regard for the education of girls
is, therefore, necessary. This is a very important subject, and it should be administered and
Women

organized under the aegis of the Spiritual Assembly....
(From a Tablet - translated from the Persian)

42. ...it is incumbent upon the girls of this glorious era to be fully versed in the various branches of
knowledge, in sciences and the arts and all the wonders of this pre-eminent time, that they may
then educate their children and train them from their earliest days in the ways of perfection.
(From a Tablet - translated from the Persian)

43. Furthermore, the education of woman is more necessary and important than that of man, for
woman is the trainer of the child from its infancy. If she be defective and imperfect herself, the
child will necessarily be deficient; therefore, imperfection of woman implies a condition of
imperfection in all mankind, for it is the mother who rears, nurtures and guides the growth of the
child. This is not the function of the father. If the educator be incompetent, the educated will be
correspondingly lacking. This is evident and incontrovertible. Could the student be brilliant and
accomplished if the teacher is illiterate and ignorant? The mothers are the first educators of
mankind; if they be imperfect, alas for the condition and future of the race. …
It has been objected by some that woman is not equally capable with man and that she is deficient
by creation. This is pure imagination. The difference in capability between man and woman is
due entirely to opportunity and education. Heretofore woman has been denied the right and
privilege of equal development. If equal opportunity be granted her, there is no doubt she would
be the peer of man. History will evidence this. In past ages noted women have arisen in the affairs
of nations and surpassed men in their accomplishments. ...
The purpose, in brief, is this: that if woman be fully educated and granted her rights, she will
attain the capacity for wonderful accomplishments and prove herself the equal of man. She is the
coadjutor of man, his complement and helpmeet. Both are human; both are endowed with
potentialities of intelligence and embody the virtues of humanity. In all human powers and
functions they are partners and coequals. At present in spheres of human activity woman does not
manifest her natal prerogatives, owing to lack of education and opportunity. Without doubt
education will establish her equality with men.
(The Promulgation of Universal Peace: Talks Delivered by 'Abdu'l-Bahá During His Visit to the United States and
Canada in 1912, pp. 133-37)

44. In proclaiming the oneness of mankind He taught that men and women are equal in the sight of
God and that there is no distinction to be made between them. The only difference between them
now is due to lack of education and training. If woman is given equal opportunity of education,
distinction and estimate of inferiority will disappear....
He promulgated the adoption of the same course of education for man and woman. Daughters and
sons must follow the same curriculum of study, thereby promoting unity of the sexes. When all
mankind shall receive the same opportunity of education and the equality of men and women be
realized, the foundations of war will be utterly destroyed.
(The Promulgation of Universal Peace: Talks Delivered by 'Abdu'l-Bahá During His Visit to the United States and
Canada in 1912, pp. 174-75)

45. Why should a woman be left mentally undeveloped? Science is praiseworthy—whether
investigated by the intellect of man or woman. So, little by little, woman advanced, giving
increasing evidence of equal capabilities with man—whether in scientific research, political
ability or any other sphere of human activity. The conclusion is evident that woman has been
outdistanced through lack of education and intellectual facilities. If given the same educational
opportunities or course of study, she would develop the same capacity and abilities.
(The Promulgation of Universal Peace: Talks Delivered by 'Abdu'l-Bahá During His Visit to the United States and
Canada in 1912, p. 281)

46. Bahá'u'lláh has announced that inasmuch as ignorance and lack of education are barriers of
separation among mankind, all must receive training and instruction. Through this provision the
lack of mutual understanding will be remedied and the unity of mankind furthered and advanced.
Universal education is a universal law. It is, therefore, incumbent upon every father to teach and
instruct his children according to his possibilities. If he is unable to educate them, the body
Women

politic, the representative of the people, must provide the means for their education....
The sex distinction which exists in the human world is due to the lack of education for woman,
who has been denied equal opportunity for development and advancement. Equality of the sexes
will be established in proportion to the increased opportunities afforded woman in this age, for
man and woman are equally the recipients of powers and endowments from God, the Creator.
God has not ordained distinction between them in His consummate purpose.
(The Promulgation of Universal Peace: Talks Delivered by 'Abdu'l-Bahá During His Visit to the United States and
Canada in 1912, p. 300)

47. The education of each child is compulsory.... In addition to this widespread education each child
must be taught a profession, art, or trade, so that every member of the community will be enabled
to earn his own livelihood. Work done in the spirit of service is the highest form of worship....
('Abdu'l-Bahá on Divine Philosophy, p. 78)

48. Devote ye particular attention to the school for girls, for the greatness of this wondrous Age will
be manifested as a result of progress in the world of women. This is why ye observe that in every
land the world of women is on the march, and this is due to the impact of the Most Great
Manifestation, and the power of the teachings of God.
(From a Tablet - Translated from the Persian, published in Bahá'í Education, a
compilation, p. 37)
49. Our hearts rejoiced at thy letter concerning a school for girls.
Praised be God that there is now a school of this type in Tihrán where young maidens can,
through His bounty, receive an education and with all vigour acquire the accomplishments of
humankind. Erelong will women in every field keep pace with the men.
Until now, in Persia, the means for women's advancement were non-existent. But now, God be
thanked, ever since the dawning of the Morn of Salvation, they have been going forward day by
day. The hope is that they will take the lead in virtues and attainments, in closeness to the Court
of Almighty God, in faith and certitude—and that the women of the East will become the envy of
the women of the West.
(From a Tablet - Translated from the Persian, published in Bahá'í Education, a compilation, p. 48)

Extract From a Letter Written by the Universal House of Justice
50. The cause of universal education, which has already enlisted in its service an army of dedicated
people from every faith and nation, deserves the utmost support that the governments of the
world can lend it. For ignorance is indisputably the principal reason for the decline and fall of
peoples and the perpetuation of prejudice. No nation can achieve success unless education is
accorded all its citizens. Lack of resources limits the ability of many nations to fulfil this
necessity, imposing a certain ordering of priorities. The decision-making agencies involved would
do well to consider giving first priority to the education of women and girls, since it is through
educated mothers that the benefits of knowledge can be most effectively and rapidly diffused
throughout society. In keeping with the requirements of the times, consideration should also be
given to teaching the concept of world citizenship as part of the standard education of every
child.
(October 1985 to the Peoples of the World)

Extracts From Letters Written on Behalf of the Universal House of Justice
51. A very important element in the attainment of such equality is Bahá'u'lláh's provision that boys
and girls must follow essentially the same curriculum in schools.
(28 December 1980 to the National Spiritual Assembly of New Zealand)
Women

52. The House of Justice regards the need to educate and guide women in their primary responsibility
as mothers as an excellent opportunity for organizing women's activities. Your efforts should
focus on helping them in their function as educators of the rising generation. Women should also
be encouraged to attract their husbands and male members of their families to the Faith so that
the Bahá'í community will be representative of the society of which it forms a part. Gradually the
spirit of unity and fellowship, as set forth in our teachings, will be reflected in the life of Bahá'í
families.
(29 February 1984 to the National Spiritual Assembly of the Mariana Islands)

III. Application of the Principle of Equality to Family Life

Extracts From the Writings of Bahá'u'lláh
53. Steadfastness in the Cause is mentioned in the Tablets and set forth by the Pen of the Ancient of
Days. Render thanks to the Beloved of the world that thou hast set thy heart on Him and art
uttering His praise. Many a man hath in this day been deprived of making mention of the All-
Sufficing Lord and of recognizing His truth; and many a woman hath fixed her gaze upon the
Horizon of the Most High, and hath adorned herself with the garb of the love of the Desire of the
world. This is God's grace which He bestoweth upon whomsoever He pleaseth. By the Day-Star
of ancient mysteries! The sweet-scented fragrance of every breath breathed in the love of God is
wafted in the court of the presence of the Lord of Revelation. The reward of no good deed is or
ever will be lost. Blessed art thou, doubly blessed art thou! Thou art reckoned amongst those
handmaidens whose love for their kin hath not prevented them from attaining the shores of the
Sea of Grace and Mercy. God willing, thou shalt rest eternally neath the shade of the favours of
the All-Merciful and shalt be assured of His bounties. Engage in the praise of the True One and
rejoice in His loving-kindness.
The world passeth away, and that which is everlasting is the love of God. God willing, thou shalt
circumambulate the True One in every world of His worlds and shalt be free from all else save
Him.
(From a Tablet - translated from the Persian and Arabic)

54. All should know, and in this regard attain the splendours of the sun of certitude, and be illumined
thereby: Women and men have been and will always be equal in the sight of God. The Dawning-
Place of the Light of God sheddeth its radiance upon all with the same effulgence. Verily God
created women for men, and men for women. The most beloved of people before God are the
most steadfast and those who have surpassed others in their love for God, exalted be His glory....
The friends of God must be adorned with the ornament of justice, equity, kindness and love. As
they do not allow themselves to be the object of cruelty and transgression, in like manner they
should not allow such tyranny to visit the handmaidens of God. He, verily, speaketh the truth and
commandeth that which benefitteth His servants and handmaidens. He is the Protector of all in
this world and the next.
(From a Tablet - translated from the Persian and Arabic)

Extracts From the Writings and Utterances of 'Abdu'l-Bahá
55. The Lord, peerless is He, hath made woman and man to abide with each other in the closest
companionship, and to be even as a single soul. They are two helpmates, two intimate friends,
Women

who should be concerned about the welfare of each other.
If they live thus, they will pass through this world with perfect contentment, bliss, and peace of
heart, and become the object of divine grace and favour in the Kingdom of heaven. But if they do
other than this, they will live out their lives in great bitterness, longing at every moment for death,
and will be shamefaced in the heavenly realm.
Strive, then, to abide, heart and soul, with each other as two doves in the nest, for this is to be
blessed in both worlds.
(Selections from the Writings of 'Abdu'l-Bahá, sec. 92, p. 122)

56. ...following the precepts of God and the holy Law, suckle your children from their infancy with
the milk of a universal education, and rear them so that from their earliest days, within their
inmost heart, their very nature, a way of life will be firmly established that will conform to the
divine Teachings in all things.
For mothers are the first educators, the first mentors; and truly it is the mothers who determine
the happiness, the future greatness, the courteous ways and learning and judgement, the
understanding and the faith of their little ones.
(Selections from the Writings of 'Abdu'l-Bahá, sec. 96, p. 126)

57. ...it is enjoined upon the father and mother, as a duty, to strive with all effort to train the daughter
and the son, to nurse them from the breast of knowledge and to rear them in the bosom of
sciences and arts. Should they neglect this matter, they shall be held responsible and worthy of
reproach in the presence of the stern Lord.
(Selections from the Writings of 'Abdu'l-Bahá, sec. 98, p. 127)

58. O ye loving mothers, know ye that in God's sight, the best of all ways to worship Him is to
educate the children and train them in all the perfections of humankind; and no nobler deed than
this can be imagined.
(Selections from the Writings of 'Abdu'l-Bahá, sec. 144, p. 139)

59. Note ye how easily, where unity existeth in a given family, the affairs of that family are
conducted; what progress the members of that family make, how they prosper in the world. Their
concerns are in order, they enjoy comfort and tranquility, they are secure, their position is
assured, they come to be envied by all. Such a family but addeth to its stature and its lasting
honour, as day succeedeth day....
(Selections from the Writings of 'Abdu'l-Bahá, sec. 221, p. 279)

60. You have asked whether a husband would be able to prevent his wife from embracing the divine
light or a wife dissuade her husband from gaining entry into the Kingdom of God. In truth neither
of them could prevent the other from entering into the Kingdom, unless the husband hath an
excessive attachment to the wife or the wife to the husband. Indeed when either of the two
worshippeth the other to the exclusion of God, then each could prevent the other from seeking
admittance into His Kingdom.
(From a Tablet - Translated from the Arabic, published in Family Life, a compilation, p. 8)

61. Question: What is the attitude of your belief toward the family?
Answer: According to the teachings of Bahá'u'lláh the family, being a human unit, must be
educated according to the rules of sanctity. All the virtues must be taught the family. The integrity
of the family bond must be constantly considered, and the rights of the individual members must
not be transgressed. The rights of the son, the father, the mother—none of them must be
transgressed, none of them must be arbitrary. Just as the son has certain obligations to his father,
the father, likewise, has certain obligations to his son. The mother, the sister and other members
of the household have their certain prerogatives. All these rights and prerogatives must be
conserved, yet the unity of the family must be sustained. The injury of one shall be considered the
injury of all; the comfort of each, the comfort of all; the honor of one, the honor of all.
(The Promulgation of Universal Peace: Talks Delivered by 'Abdu'l-Bahá During His Visit to the United (States and
Canada in 1912, p. 168)
Women

Extracts From Letters Written on Behalf of Shoghi Effendi to individual
believers unless otherwise cited
62. When such difference of opinion and belief occurs between husband and wife it is very
unfortunate for undoubtedly it detracts from that spiritual bond which is the stronghold of the
family bond, especially in times of difficulty. The way, however, that it could be remedied is not
by acting in such wise as to alienate the other party. One of the objects of the Cause is actually to
bring about a closer bond in the homes. In all such cases, therefore, the Master used to advise
obedience to the wishes of the other party and prayer. Pray that your husband may gradually see
the light and at the same time so act as to draw him nearer rather than prejudice him. Once that
harmony is secured then you will be able to serve unhampered.
(15 July 1928)

63. Shoghi Effendi trusts that as a result of his cable and this letter your wife will be able to devote a
little more time to her family, but he also hopes that you will be able to assist her in obtaining the
time and opportunity to serve a Cause that is so dear and near to her heart and in which her
services are much appreciated.
(19 June 1931)

64. The Guardian, in his remarks ... about parents' and children's, wives' and husbands' relations in
America, meant that there is a tendency in that country for children to be too independent of the
wishes of their parents and lacking in the respect due to them. Also wives, in some cases, have a
tendency to exert an unjust degree of domination over their husbands, which, of course, is not
right, any more than that the husband should unjustly dominate his wife.
(22 July 1943)

65. It is one of the essential teachings of the Faith that unity should be maintained in the home. Of
course this does not mean that any member of the family has a right to influence the faith of any
other member; and if this is realized by all the members, then it seems certain that unity would be
feasible.
(6 July 1952)

66. The Guardian fully appreciates your desire to go forth as a pioneer at this time, and to help
establish the Faith in the virgin areas, but you should not go against the wishes of your husband,
and force him to give up everything in order that you might serve the Faith in this manner. We
must bear in mind the wishes and the rights of those who are closely connected in our lives.
If your husband wishes you to remain where you are, certainly there is a vast field for teaching
there.
(31 July 1953)

67. Wherever there is a Bahá'í family, those concerned should by all means do all they can to
preserve it, because divorce is strongly condemned in the Teachings, whereas harmony, unity and
love are held up as the highest ideals in human relationships. This must always apply to the
Bahá'ís, whether they are serving in the pioneering field or not.
(9 November 1956 to the National Spiritual Assembly of Central America)

Extracts From letters Written on Behalf of the Universal House of Justice to
individual believers unless otherwise cited
68. That the first teacher of the child is the mother should not be startling, for the primary orientation
of the infant is to its mother. This provision of nature in no way minimizes the role of the father
in the Bahá'í family. Again, equality of status does not mean identity of function.
(23 June 1974)

69. In considering the problems that you and your wife are experiencing, the House of Justice points
out that the unity of your family should take priority over any other consideration. Bahá'u'lláh
Women

came to bring unity to the world, and a fundamental unity is that of the family. Therefore, we
must believe that the Faith is intended to strengthen the family, not weaken it. For example,
service to the Cause should not produce neglect of the family. It is important for you to arrange
your time so that your family life is harmonious and your household receives the attention it
requires.
Bahá'u'lláh also stressed the importance of consultation. We should not think this worthwhile
method of seeking solutions is confined to the administrative institutions of the Cause. Family
consultation employing full and frank discussion, and animated by awareness of the need for
moderation and balance, can be the panacea for domestic conflict. Wives should not attempt to
dominate their husbands, nor husbands their wives.
(1 August 1978)

70. Noting that you and your husband have consulted about your family problems with your Spiritual
Assembly but did not receive any advice, and also discussed your situation with a family
counsellor without success, the House of Justice feels it most essential for your husband and you
to understand that marriage can be a source of well-being, conveying a sense of security and
spiritual happiness. However, it is not something that just happens. For marriage to become a
haven of contentment it requires the cooperation of the marriage partners themselves, and the
assistance of their families.
(24 June 1979)

71. The members of a family all have duties and responsibilities towards one another and to the
family as a whole, and these duties and responsibilities vary from member to member because of
their natural relationships. The parents have the inescapable duty to educate their children—but
not vice versa; the children have the duty to obey their parents—the parents do not obey the
children; the mother—not the father—bears the children, nurses them in babyhood, and is thus
their first educator; hence daughters have a prior right to education over sons and, as the
Guardian's secretary has written on his behalf, “The task of bringing up a Bahá'í child, as
emphasized time and again in Bahá'í Writings, is the chief responsibility of the mother, whose
unique privilege is indeed to create in her home such conditions as would be most conducive to
both his material and spiritual welfare and advancement. The training which a child first receives
through his mother constitutes the strongest foundation for his future development...” A corollary
of this responsibility of the mother is her right to be supported by her husband—a husband has no
explicit right to be supported by his wife....
In any group, however loving the consultation, there are nevertheless points on which, from time
to time, agreement cannot be reached. In a Spiritual Assembly this dilemma is resolved by a
majority vote. There can, however, be no majority where only two parties are involved, as in the
case of a husband and wife. There are, therefore, times when a wife should defer to her husband,
and times when a husband should defer to his wife, but neither should ever unjustly dominate the
other. In short, the relationship between husband and wife should be as held forth in the prayer
revealed by 'Abdu'l-Bahá which is often read at Bahá'í weddings: “Verily, they are married in
obedience to Thy command. Cause them to become the signs of harmony and unity until the end
of time.”
These are all relationships within the family, but there is a much wider sphere of relationships
between men and women than in the home, and this too we should consider in the context of
Bahá'í society, not in that of past or present social norms. For example, although the mother is the
first educator of the child, and the most important formative influence in his development, the
father also has the responsibility of educating his children, and this responsibility is so weighty
that Bahá'u'lláh has stated that a father who fails to exercise it forfeits his rights of fatherhood.
Similarly, although the primary responsibility for supporting the family financially is placed upon
the husband, this does not by any means imply that the place of woman is confined to the home.
(28 December 1980 to the National Spiritual Assembly of New Zealand)

72. You have asked, however, for specific rules of conduct to govern the relationships of husbands
and wives. This the House of Justice does not wish to do, and it feels that there is already
Women

adequate guidance included in the compilation on this subject. For example the principle that the
rights of each and all in the family unit must be upheld, and the advice that loving consultation
should be the keynote, that all matters should be settled in harmony and love, and that there are
times when the husband and the wife should defer to the wishes of the other. Exactly under what
circumstances such deference should take place, is a matter for each couple to determine.
(16 May 1982)

73. You ask about the admonition that everyone must work, and want to know if this means that you,
a wife and mother, must work for a livelihood as your husband does. We are requested to enclose
for your perusal an excerpt, “The Twelfth Glad-Tidings”, from Bahá'u'lláh's “Tablet of Bishárát”. 3
You will see that the directive is for the friends to be engaged in an occupation which will be of
benefit to mankind. Homemaking is a highly honourable and responsible work of fundamental
importance for mankind.
(16 June 1982)

74. With regard to your question whether mothers should work outside the home, it is helpful to
consider the matter from the perspective of the concept of a Bahá'í family. This concept is based
on the principle that the man has primary responsibility for the financial support of the family,
and the woman is the chief and primary educator of the children. This by no means implies that
these functions are inflexibly fixed and cannot be changed and adjusted to suit particular family
situations, nor does it mean that the place of the woman is confined to the home. Rather, while
primary responsibility is assigned, it is anticipated that fathers would play a significant role in the
education of the children and women could also be breadwinners. As you rightly indicated,
'Abdu'l-Bahá encouraged women to “participate fully and equally in the affairs of the world”.
In relation to your specific queries, the decision concerning the amount of time a mother may
spend in working outside the home depends on circumstances existing within the home, which
may vary from time to time. Family consultation will help to provide the answers....
(9 August 1984)

75. The great importance attached to the mother's role derives from the fact that she is the first
educator of the child. Her attitude, her prayers, even what she eats and her physical condition
have a great influence on the child when it is still in the womb. When the child is born, it is she
who has been endowed by God with the milk which is the first food designed for it, and it is
intended that, if possible, she should be with the baby to train and nurture it in its earliest days
and months. This does not mean that the father does not also love, pray for, and care for his baby,
but as he has the primary responsibility of providing for the family, his time to be with his child is
usually limited, while the mother is usually closely associated with the baby during this intensely
formative time when it is growing and developing faster than it ever will again during the whole
of its life. As the child grows older and more independent, the relative nature of its relationship
with its mother and father modifies and the father can play a greater role.
(23 August 1984 to two believers)

IV. Women in the World at Large

Extract From the Writings of Bahá'u'lláh
76. It is enjoined upon every one of you to engage in some form of occupation, such as crafts, trades
and the like. We have graciously exalted your engagement in such work to the rank of worship

3 This passage appears in the present compilation under Section IV., page 21. (ed. note : see item 76)
Women

unto God, the True One. Ponder ye in your hearts the grace and the blessings of God and render
thanks unto Him at eventide and at dawn. Waste not your time in idleness and sloth. Occupy
yourselves with that which profiteth yourselves and others. Thus hath it been decreed in this
Tablet from whose horizon the day-star of wisdom and utterance shineth resplendent.
The most despised of men in the sight of God are those who sit idly and beg. Hold ye fast unto
the cord of material means, placing your whole trust in God, the Provider of all means. When
anyone occupieth himself in a craft or trade, such occupation itself is regarded in the estimation
of God as an act of worship; and this is naught but a token of His infinite and all-pervasive
bounty.
(Tablets of Bahá'u'lláh Revealed after the Kitáb-i-Aqdas, rev. ed., (Haifa: Bahá'í World Centre, 1982), p. 26)

Extracts From the Writings and Utterances of 'Abdu'l-Bahá
77. The handmaidens of God and the bondsmaids in His divine Court should reveal such attributes
and attitudes amongst the women of the world as would cause them to stand out and achieve
renown in the circles of women. That is, they should associate with them with supreme chastity
and steadfast decency, with unshakeable faith, articulate speech, an eloquent tongue, irrefutable
testimony and high resolve. Beseech God that thou mayest attain unto all these bounties.
(From a Tablet - translated from the Persian)

78. Until the reality of equality between man and woman is fully established and attained, the highest
social development of mankind is not possible. Even granted that woman is inferior to man in
some degree of capacity or accomplishment, this or any other distinction would continue to be
productive of discord and trouble. The only remedy is education, opportunity; for equality means
equal qualification....
... And let it be known once more that until woman and man recognize and realize equality, social
and political progress here or anywhere will not be possible.
(The Promulgation of Universal Peace: Talks Delivered by 'Abdu'l-Bahá During His Visit to the United States and
Canada in 1912, pp. 76-77)

79. ...the principle of religion has been revealed by Bahá'u'lláh that woman must be given the
privilege of equal education with man and full right to his prerogatives. That is to say, there must
be no difference in the education of male and female in order that womankind may develop equal
capacity and importance with man in the social and economic equation. Then the world will
attain unity and harmony. In past ages humanity has been defective and inefficient because it has
been incomplete. War and its ravages have blighted the world; the education of woman will be a
mighty step toward its abolition and ending, for she will use her whole influence against war.
Woman rears the child and educates the youth to maturity. She will refuse to give her sons for
sacrifice upon the field of battle. In truth, she will be the greatest factor in establishing universal
peace and international arbitration. Assuredly, woman will abolish warfare among mankind.
(The Promulgation of Universal Peace: Talks Delivered by 'Abdu'l-Bahá During His Visit to the United States and
Canada in 1912, p. 108)

80. Again, it is well established in history that where woman has not participated in human affairs the
outcomes have never attained a state of completion and perfection. On the other hand, every
influential undertaking of the human world wherein woman has been a participant has attained
importance. This is historically true and beyond disproof even in religion. Jesus Christ had twelve
disciples and among His followers a woman known as Mary Magdalene. Judas Iscariot had
become a traitor and hypocrite, and after the crucifixion the remaining eleven disciples were
wavering and undecided. It is certain from the evidence of the Gospels that the one who
comforted them and reestablished their faith was Mary Magdalene....
The most momentous question of this day is international peace and arbitration, and universal
peace is impossible without universal suffrage....
(The Promulgation of Universal Peace: Talks Delivered by 'Abdu'l-Bahá During His Visit to the United States and
Canada in 1912, p. 134)
Women

81. Question: Is it not a fact that universal peace cannot be accomplished until there is political
democracy in all the countries of the world?
Answer: It is very evident that in the future there shall be no centralization in the countries of the
world, be they constitutional in government, republican or democratic in form. The United States
may be held up as the example of future government—that is to say, each province will be
independent in itself, but there will be federal union protecting the interests of the various
independent states. It may not be a republican or a democratic form. To cast aside centralization
which promotes despotism is the exigency of the time. This will be productive of international
peace. Another fact of equal importance in bringing about international peace is woman's
suffrage. That is to say, when perfect equality shall be established between men and women,
peace may be realized for the simple reason that womankind in general will never favor warfare.
Women will not be willing to allow those whom they have so tenderly cared for to go to the
battlefield. When they shall have a vote, they will oppose any cause of warfare. Another factor
which will bring about universal peace is the linking together of the Orient and the Occident.
(The Promulgation of Universal Peace: Talks Delivered by 'Abdu'l-Bahá During His Visit to the United States and
Canada in 1912, p. 167)

82. When all mankind shall receive the same opportunity of education and the equality of men and
women be realized, the foundations of war will be utterly destroyed. Without equality this will be
impossible because all differences and distinction are conducive to discord and strife. Equality
between men and women is conducive to the abolition of warfare for the reason that women will
never be willing to sanction it.
(The Promulgation of Universal Peace: Talks Delivered by 'Abdu'l-Bahá during His Visit to the United States and Canada
in 1912, p. 175)

83. Woman must especially devote her energies and abilities toward the industrial and agricultural
sciences, seeking to assist mankind in that which is most needful. By this means she will
demonstrate capability and ensure recognition of equality in the social and economic equation.
(The Promulgation of Universal Peace: Talks Delivered by 'Abdu'l-Bahá During His Visit to the United States and
Canada in 1912, p. 283)

84. Therefore, strive to show in the human world that women are most capable and efficient, that
their hearts are more tender and susceptible than the hearts of men, that they are more
philanthropic and responsive toward the needy and suffering, that they are inflexibly opposed to
war and are lovers of peace. Strive that the ideal of international peace may become realized
through the efforts of womankind, for man is more inclined to war than woman, and a real
evidence of woman's superiority will be her service and efficiency in the establishment of
universal peace.
(The Promulgation of Universal Peace: Talks Delivered by 'Abdu'l-Bahá During His Visit to the United States and
Canada in 1912, p. 284)

85. ...imbued with the same virtues as man, rising through all the degrees of human attainment,
women will become the peers of men, and until this equality is established, true progress and
attainment for the human race will not be facilitated.
The evident reasons underlying this are as follows: Woman by nature is opposed to war; she is an
advocate of peace. Children are reared and brought up by the mothers who give them the first
principles of education and labor assiduously in their behalf. Consider, for instance, a mother who
has tenderly reared a son for twenty years to the age of maturity. Surely she will not consent to
having that son torn asunder and killed in the field of battle. Therefore, as woman advances
toward the degree of man in power and privilege, with the right of vote and control in human
government, most assuredly war will cease; for woman is naturally the most devoted and staunch
advocate of international peace.
(The Promulgation of Universal Peace: Talks Delivered by 'Abdu'l-Bahá During His Visit to the United States and
Canada in 1912, p. 375)

86. According to the spirit of this age, women must advance and fulfill their mission in all
departments of life, becoming equal to men. They must be on the same level as men and enjoy
Women

equal rights. This is my earnest prayer and it is one of the fundamental principles of Bahá'u'lláh.
(J. E. Esslemont, Bahá'u'lláh and the New Era, p. 147)

87. The woman is indeed of the greater importance to the race. She has the greater burden and the
greater work. Look at the vegetable and the animal worlds. The palm which carries the fruit is the
tree most prized by the date grower. The Arab knows that for a long journey the mare has the
longest wind. For her greater strength and fierceness, the lioness is more feared by the hunter than
the lion.
... The woman has greater moral courage than the man; she has also special gifts which enable her
to govern in moments of danger and crisis.
('Abdu'l-Bahá in London: Addresses, and Notes of Conversations (London: Bahá'í Publishing Trust, 1982), pp. 102-3)

Extracts From Letters Written on Behalf of Shoghi Effendi
88. Concerning Bahá'í representation at the All-Asian Women's Conference: this is undoubtedly a
most commendable thing to do especially as the Cause has so much concerning the position of
women in society. Shoghi Effendi hopes that the National Assembly will do its best to win the
admiration of all the assembled delegates for the teachings of the Cause along that line. We
should always take such opportunities that present themselves. Maybe we would succeed to
render some service to society and alleviate its ills.
(10 November 1930 to the National Spiritual Assembly of India and Burma)

89. What 'Abdu'l-Bahá meant about the women arising for peace is that this a matter which vitally
affects women, and when they form a conscious and overwhelming mass of public opinion
against war there can be no war. The Bahá'í women are already organized through being members
of the Faith and the Administrative Order. No further organization is needed. But they should,
through teaching and through the active moral support they give to every movement directed
towards peace, seek to exert a strong influence on other women's minds in regard to this essential
matter.
(24 March 1945 to an individual believer)

Extract From a Letter Written by the Universal House of Justice
90. The emancipation of women, the achievement of full equality between the sexes, is one of the
most important, though less acknowledged prerequisites of peace. The denial of such equality
perpetrates an injustice against one half of the world's population and promotes in men harmful
attitudes and habits that are carried from the family to the workplace, to political life, and
ultimately to international relations. There are no grounds, moral, practical, or biological, upon
which such denial can be justified. Only as women are welcomed into full partnership in all fields
of human endeavour will the moral and psychological climate be created in which international
peace can emerge.
(October 1985 to the Peoples of the World)

Extracts From Letters Written on Behalf of the Universal House of Justice
91. ...there is a much wider sphere of relationships between men and women than in the home, and
this too we should consider in the context of Bahá'í society, not in that of past or present social
norms. For example, although the mother is the first educator of the child, and the most important
formative influence in his development, the father also has the responsibility of educating his
children, and this responsibility is so weighty that Bahá'u'lláh has stated that a father who fails to
exercise it forfeits his rights of fatherhood. Similarly, although the primary responsibility for
Women

supporting the family financially is placed upon the husband, this does not by any means imply
that the place of woman is confined to the home. On the contrary, 'Abdu'l-Bahá has stated:
In the Dispensation of Bahá'u'lláh, women are advancing side by side with men.
There is no area or instance where they will lag behind: they have equal rights with
men, and will enter, in the future, into all branches of the administration of society.
Such will be their elevation that, in every area of endeavour, they will occupy the
highest levels in the human world....4
and again:
So it will come to pass that when women participate fully and equally in the affairs of
the world, when they enter confidently and capably the great arena of laws and
politics, war will cease...
The Promulgation of Universal Peace, p. 135
In the Tablet of the World, Bahá'u'lláh Himself has envisaged that women as well as men would
be breadwinners in stating:
Everyone, whether man or woman, should hand over to a trusted person a portion of
what he or she earneth through trade, agriculture or other occupation, for the training
and education of children, to be spent for this purpose with the knowledge of the
Trustees of the House of Justice.
(Tablets of Bahá'u'lláh Revealed after the Kitáb-i-Aqdas, p. 90)
(28 December 1980 to the National Spiritual Assembly of New Zealand)

92. The duty of women in being the first educators of mankind is clearly set forth in the Writings. It
is for every woman, if and when she becomes a mother, to determine how best she can discharge
on the one hand her chief responsibility as a mother and on the other, to the extent possible, to
participate in other aspects of the activities of the society of which she forms a part....
(22 April 1981 to an individual believer)

V. Fostering the Development of Women

Extracts From the Writings of Bahá'u'lláh
93. In this Day the Blessed Tree of Remembrance speaketh forth in the Kingdom of Utterance
saying: Well is it with the servant who hath turned his face towards Him, and embraced His truth,
and with the handmaiden who hath hearkened to His Voice and become of the blissful. Verily, she
is a champion of the field of true understanding. To this the Tongue of Truth beareth witness from
His exalted Station.
O My leaf, blessed art thou for having responded to My call when it was raised in the name of the
True One. Thou didst recognize My Revelation when men of renown were immersed in manifest
idle fancies. Thou hast verily attained the mercy of thy Lord time and again. Render thanks unto
Him and glorify Him with thy Praise. He is, in truth, with His handmaidens and servants who
have turned towards Him. The shining glory from the Horizon of My Kingdom be upon thee and
upon the one who hath guided thee to My straight path.
(From a Tablet - translated from the Persian and Arabic)

94. We beseech the True One to adorn His handmaidens with the ornament of chastity, of
trustworthiness, of righteousness and of purity. Verily, He is the All-Bestowing, the All-Generous.

4 The quotation in the original letter which was taken from "Paris Talks", p. 182, has been replaced by this revised translation.
Women

We make mention of the handmaidens of God at this time and announce unto them the glad-
tidings of the tokens of the mercy and compassion of God and His consideration for them,
glorified be He, and We supplicate Him for all His assistance to perform such deeds as are the
cause of the exaltation of His Word. He verily speaketh the truth and enjoineth upon His servants
and His handmaidens that which will profit them in every world of His worlds. He, verily, is the
All-Forgiving, the All-Merciful.
(From a Tablet - translated from the Persian and Arabic)

Extracts From the Writings and Utterances of 'Abdu'l-Bahá
95. The effulgence of the rays of the Sun of Truth is abundant and the favours of the Blessed Beauty
surround the women believers and the handmaidens who have attained unto certitude. At every
moment a bounteous bestowal is revealed. The handmaidens of the Merciful should seize the
opportunities afforded in these days. Each one should strive to draw nigh unto the divine
Threshold and seek bounties from the Source of existence. She should attain such a state and be
confirmed with such a power as to make, with but the utterance of one word, a lowly person to be
held in reverence, initiate him who is deprived into the world of the spirit, impart hope to the
despondent, endow the portionless one with a share of the great bestowal, and confer knowledge
and insight upon the ignorant and the blind, and alertness and vigilance on the indolent and
heedless. This is the attribute of the handmaidens of the Merciful. This is the characteristic of the
bondsmaids of God's Threshold.
O ye leaves who have attained certitude! In the countries of Europe and America the
maidservants of the Merciful have won the prize of excellence and advancement from the arena
of men, and in the fields of teaching and spreading the divine fragrances they have shown a
brilliant hand. Soon they will soar like the birds of the Concourse on high in the far corners of the
world and will guide the people and reveal to them the divine mysteries. Ye, who are the blessed
leaves from the East, should burn more brightly, and engage in spreading the sweet savours of the
Lord and in reciting the verses of God. Arise, therefore, and exert yourselves to fulfill the
exhortations and counsels of the Blessed Beauty, that all hopes may be realized and that the plain
of streams and orchards may become the garden of oneness.
Upon ye, men and women, be the glory of glories.
(From a Tablet - translated from the Persian)

96. In this great Cycle and wondrous Dispensation some women have been raised up who were the
emblems of unity and ensigns of oneness, for the revelation of divine bestowals is received by
men and women in equal measure. “Verily the most honoured in the sight of God is the most
virtuous amongst you”5 is applicable to both men and women, to servants and handmaidens. All
are under the shadow of the Word of God and all derive their strength from the bounties of the
Lord. Therefore, do not consider thyself to be insignificant by doubting what a handmaiden living
behind the veil can do....
With a firm heart, a steadfast step and an eloquent tongue arise to spread the Word of God and
say: “O God, although I am sitting concealed behind the screen of chastity and am restricted by
the veil and exigencies of modesty, my cherished hope is to raise the banner of service and to
become a maidservant at Thy Holy Threshold; to ride on a charger and penetrate the army of the
ignorant, defeat the mighty regiments and subvert the foundations of error and violation. Thou art
the Helper of the weak, Thou art the Sustainer of the poor, Thou art the Succourer of the
handmaidens. Verily, Thou art the Almighty and All-Powerful.”
(From a Tablet - translated from the Persian)

97. Confirmations from the kingdom of God will assuredly be received, enabling some radiant leaves
to appear resplendent in the assemblage of this world with clear proofs and convincing reasons,

5 Qur'án 49:13
Women

which will adorn the cause of womanhood. They will prove that in this cycle women are equal to
men, nay, in certain respects they will excel. Ponder ye: in this wonderful Cause numerous were
the men who scaled the heights of knowledge; they had a brilliant utterance, a convincing proof,
an eloquent tongue and magnificent speech, but the blessed leaf, Jinab-i-Táhirih, because she was
a woman, emerged with immense splendour and dumbfounded all the people. If she were a man,
this would not have been so at all. Therefore, ye should know that the greatness of the Cause hath
penetrated the nerves and veins of the world in such wise that if one of the leaves is attracted and
gains mastery in demonstrating reasons and proofs and in uttering convincing evidences, she will
shine resplendently. O radiant leaves, I swear by the Beauty of the Desired One and the Mystery
of Existence that if ye work actively in this realm, the outpourings of the Blessed Beauty will
reflect as the sun in the mirrors of the hearts. Your progress will astonish all.
The attracted leaves should not, when associating with each other, talk merely about the
temperature of the weather, the coldness of the water, the beauty of the flowers and gardens, the
freshness of the grass and the flowing water. They should rather restrict their discussions to
glorification and praise and the uttering of proofs and reasons, to quoting verses and traditions
and putting forth clear testimonies, so that all the homes of the loved ones will be converted into
gathering places for lessons on teaching the Cause.
If ye do so, in a short while the outpourings of the Kingdom will be so manifested that each one
of the handmaidens of the Merciful will become a perspicuous book revealing the mysteries of
the Lord of Mercy.
Upon you be the glory of glories.
(From a Tablet - translated from the Persian)

98. In this wondrous Dispensation the favours of the Glorious Lord are vouchsafed unto the
handmaidens of the Merciful. Therefore, they should, like unto men, seize the prize and excel in
the field, so that it will be proven and made manifest that the penetrative influence of the Word of
God in this new Dispensation hath caused women to be equal with men, and that in the arena of
tests they will outdo others. Therefore, the true bondsmaids of the Blessed Beauty must be
revived by the spirit of detachment, and refreshed by the breezes of attraction. With hearts
overflowing with the love of God, with souls gladdened by the heavenly glad-tidings, and with
extreme humility and lowliness, let them speak out with eloquent speech, and praise and glorify
the Great Lord, for they are the manifestations of His bounty and adorned with the crown of
splendour.
(From a Tablet - translated from the Persian)

99. Blessed, blessed are ye for ye have arranged spiritual meetings and engaged in propounding
divine proofs and evidences. Ye are intent on vindicating truth in support of the manifest Light of
the Cause, through conclusive arguments and proofs based on the sacred scriptures of the past.
This is a very noble aim, and this cherished hope a cause of the illumination of all peoples and
nations.
From the beginning of existence until the present day, in any of the past cycles and dispensations,
no assemblies for women have ever been established and classes for the purpose of spreading the
teachings were never held by them. This is one of the characteristics of this glorious Dispensation
and this great century. Ye should, most certainly, strive to perfect this assemblage and increase
your knowledge of the realities of heavenly mysteries, so that, God willing, in a short time,
women will become the same as men; they will take a leading position amongst the learned, will
each have a fluent tongue and eloquent speech, and shine like unto lamps of guidance throughout
the world. In some respects, women have astonishing capacities; they hasten in their attraction to
God, and are intense in their fiery ardour for Him.
In brief, spend your nights and days in the study of the holy Utterances and in acquiring
perfections. Occupy yourselves always in discussing these matters. When ye meet each other,
convey the glad-tidings and impart hope to one another because of the confirmations and bounties
of the Ancient and Ever-Living Lord. Let each set forth proofs and evidences, and talk about the
Women

mysteries of the Kingdom, so that the true and divine Spirit may permeate the body of the
contingent world and the secrets of all things, whether of the past or of the future, may become
openly manifest and resplendent.
O loved handmaidens of God! Consider not your present merits and capacities, rather fix your
gaze on the favours and confirmations of the Blessed Beauty, because His everlasting grace will
make of the insignificant plant a blessed tree, will turn the mirage into cool water and wine; will
cause the forsaken atom to become the very essence of being, the puny one erudite in the school
of knowledge. It enableth a thorny bush to give forth blossoms, and the dark earth to produce
fragrant and rich hyacinths. It will transmute the stone into a ruby of great price, and fill the sea
shells with brilliant pearls. It will assist a fledgling schoolchild to become a learned teacher and
enable a frail embryo to reveal the reality of the verse: “Hallowed be the Lord, the Most Excellent
of all creators.”6 Verily, my Lord is powerful over things.
(From a Tablet - translated from the Persian)

100. In this day the duty of everyone, whether man or woman, is to teach the Cause. In America, the
women have outdone the men in this regard and have taken the lead in this field. They strive
harder in guiding the peoples of the world, and their endeavours are greater. They are confirmed
by divine bestowals and blessings. It is my hope that in the East the handmaids of the Merciful
will also exert such effort, reveal their powers, and manifest their capacities....
(From a Tablet - translated from the Persian)

101. Now is the time to speak forth and to deliver speeches, the time to teach and to give testimony.
Loosen thy tongue, expound the truths, and establish the validity of the verse: “The All-Merciful
hath taught the Qur'án.”7 The Holy Spirit speaketh through the innermost essence of the human
tongue, God's Spirit which desireth communion with the human soul unfoldeth the truths, the
Faithful Spirit writeth down and the Spirit of the Ancient of Days confirmeth.
I swear by that Peerless Beauty, Who is in the Unseen Kingdom, that when the leaves loose their
tongues in praise and glorification of the All-Loving Lord, and in teaching the Cause of the Kind
Lord, the concourse of the Kingdom and the inmates of the Unseen Realms will give ear, and cry
out with exclamations of extreme joy and jubilation.
Glory be upon thee and upon every handmaiden who is steadfast in the Covenant.
(From a Tablet - translated from the Persian)

102. O handmaid of God!... To the mothers must be given the divine Teachings and effective counsel,
and they must be encouraged and made eager to train their children, for the mother is the first
educator of the child. It is she who must, at the very beginning, suckle the new-born at the breast
of God's Faith and God's Law, that divine love may enter into him even with his mother's milk,
and be with him till his final breath.
So long as the mother faileth to train her children, and start them on a proper way of life, the
training which they receive later on will not take its full effect. It is incumbent upon the Spiritual
Assemblies to provide the mothers with a well-planned programme for the education of children,
showing how, from infancy, the child must be watched over and taught. These instructions must
be given to every mother to serve her as a guide, so that each will train and nurture her children in
accordance with the Teachings.
(Selections from the Writings of 'Abdu'l-Bahá, rev. ed., (Haifa: Bahá'í World Centre, 1982), sec. 113, p. 138)

103. ...we must not make distinctions between individual members of the human family. We must not
consider any soul as barren or deprived. Our duty lies in educating souls so that the Sun of the
bestowals of God shall become resplendent in them, and this is possible through the power of the
oneness of humanity. The more love is expressed among mankind and the stronger the power of
unity, the greater will be this reflection and revelation, for the greatest bestowal of God is love.
Love is the source of all the bestowals of God. Until love takes possession of the heart, no other

6 Qur'án 23:14
7 Qur'án 55:2
Women

divine bounty can be revealed in it.
(The Promulgation of Universal Peace: Talks Delivered by 'Abdu'l-Bahá During His Visit to the United States and
Canada in 1912, p. 15)

104. In brief, the assumption of superiority by man will continue to be depressing to the ambition of
woman, as if her attainment to equality was creationally impossible; woman's aspiration toward
advancement will be checked by it, and she will gradually become hopeless. On the contrary, we
must declare that her capacity is equal, even greater than man's. This will inspire her with hope
and ambition, and her susceptibilities for advancement will continually increase. She must not be
told and taught that she is weaker and inferior in capacity and qualification. If a pupil is told that
his intelligence is less than his fellow pupils, it is a very great drawback and handicap to his
progress. He must be encouraged to advance by the statement, “You are most capable, and if you
endeavour, you will attain the highest degree.”
(The Promulgation of Universal Peace: Talks Delivered by 'Abdu'l-Bahá During His Visit to the United States and
Canada in 1912, pp. 76-77)

105. The purpose, in brief, is this: that if woman be fully educated and granted her rights, she will
attain the capacity for wonderful accomplishments and prove herself the equal of man. She is the
coadjutor of man, his complement and helpmeet.
(The Promulgation of Universal Peace: Talks Delivered by 'Abdu'l-Bahá During His Visit to the United States and
Canada in 1912, p. 136)

106. The realities of things have been revealed in this radiant century, and that which is true must
come to the surface. Among these realities is the principle of the equality of man and woman—
equal rights and prerogatives in all things appertaining to humanity. Bahá'u'lláh declared this
reality over fifty years ago. But while this principle of equality is true, it is likewise true that
woman must prove her capacity and aptitude, must show forth the evidences of equality. She
must become proficient in the arts and sciences and prove by her accomplishments that her
abilities and powers have merely been latent. Demonstrations of force, such as are now taking
place in England, are neither becoming nor effective in the cause of womanhood and equality.
Woman must especially devote her energies and abilities toward the industrial and agricultural
sciences, seeking to assist mankind in that which is most needful. By this means she will
demonstrate capability and ensure recognition of equality in the social and economic equation.
Undoubtedly God will confirm her in her efforts and endeavours, for in this century of radiance
Bahá'u'lláh has proclaimed the reality of the oneness of the world of humanity and announced
that all nations, peoples and races are one.
(The Promulgation of Universal Peace: Talks Delivered by 'Abdu'l-Bahá During His Visit to the United States and
Canada in 1912, pp. 283-84)

107. Equality of the sexes will be established in proportion to the increased opportunities afforded
woman in this age, for man and woman are equally the recipients of powers and endowments
from God, the Creator. God has not ordained distinction between them in His consummate
purpose.
(The Promulgation of Universal Peace: Talks Delivered by 'Abdu'l-Bahá During His Visit to the United States and
Canada in 1912, p. 300)

108. Woman must endeavour then to attain greater perfection, to be man's equal in every respect, to
make progress in all in which she has been backward, so that man will be compelled to
acknowledge her equality of capacity and attainment.
In Europe women have made greater progress than in the East, but there is still much to be done!
When students have arrived at the end of their school term an examination takes place, and the
result thereof determines the knowledge and capacity of each student. So will it be with woman;
her actions will show her power, there will no longer be any need to proclaim it by words.
It is my hope that women of the East, as well as their Western sisters, will progress rapidly until
humanity shall reach perfection.
God's Bounty is for all and gives power for all progress. When men own the equality of women
there will be no need for them to struggle for their rights! One of the principles then of
Women

Bahá'u'lláh is the equality of sex.
Women must make the greatest effort to acquire spiritual power and to increase in the virtue of
wisdom and holiness until their enlightenment and striving succeeds in bringing about the unity
of mankind. They must work with a burning enthusiasm to spread the Teaching of Bahá'u'lláh
among the peoples, so that the radiant light of the Divine Bounty may envelop the souls of all the
nations of the world!
(Paris Talks: Addresses given by 'Abdu'l-Bahá in Paris in 1911-1912, pp. 162-63)

Extracts From Letters Written by Shoghi Effendi
109. Regarding the position of the Bahá'í women in India and Burma, and their future collaboration
with the men in the administrative work of the Cause, I feel that the time is now ripe that those
women who have already conformed to the prevailing custom in India and Burma by discarding
the veil should not only be given the right to vote for the election of their local and national
representatives, but should themselves be eligible to the membership of all Bahá'í Assemblies
throughout India and Burma, be they local or national.
This definite and most important step, however, should be taken with the greatest care and
caution, prudence and thoughtfulness. Due regard must be paid to their actual capacity and
present attainments, and only those who are best qualified for membership, be they men or
women, and irrespective of social standing, should be elected to the extremely responsible
position of a member of the Bahá'í Assembly.
This momentous decision, I trust, will prove to be a great incentive to the women Bahá'ís
throughout India and Burma who, I hope, will now bestir themselves and endeavour to the best of
their ability to acquire a better and more profound knowledge of the Cause, to take a more active
and systematic part in the general affairs of the Movement, and prove themselves in every way
enlightened, responsible and efficient co-workers to their fellow-men in their common task for
the advancement of the Cause throughout their country.
May they fully realize their high responsibilities in this day, may they do all in their power to
justify the high hopes we cherish for their future, and may they prove themselves in every respect
worthy of the noble mission which the Bahá'í world is now entrusting to their charge.
(27 December 1923 to the National Spiritual Assembly of India and Burma)

110. Full rights have been accorded to Bahá'í women residing in the cradle of the Faith, to participate
in the membership of both national and local Bahá'í Spiritual Assemblies, removing thereby the
last remaining obstacle to the enjoyment of complete equality of rights in the conduct of the
administrative affairs of the Persian Bahá'í Community.
(April 1954, published in "Messages to the Bahá'í World 1950-1957", (Wilmette: Bahá'í Publishing Trust, 1971), p. 65)

111. That the members of this community, of either sex and of every age, of whatever race or
background, however limited in experience, capacity and knowledge, may arise as one man, and
seize with both hands the God-given opportunities now presented to them through the
dispensations of an all-loving, ever-watchful, ever-sustaining Providence, and lend thereby a
tremendous impetus to the propelling forces mysteriously guiding the operations of this newly-
launched, unspeakably potent, world-encompassing Crusade, is one of the dearest wishes which a
loving and longing heart holds for them at this great turning point in the fortunes of the Faith of
Bahá'u'lláh in the American continent.
(20 June 1954 to the National Spiritual Assembly of the United States, published in Citadel of Faith: Messages to America
1947-1957, (Wilmette: Bahá'í Publishing Trust, 1980), p. 132)

Extracts From Letters and a Telex Written by the Universal House of Justice
112. Concerning the point you raised in your letter ... that the women's liberation movement in ... is
Women

assuming extreme positions which are having some influence on impressionable Bahá'í young
women, we feel it would be helpful if your Assembly were to stress the unique position that
women occupy by being members of the Bahá'í Faith particularly through participation in the
administration of its affairs on both a local and national scale.
(9 April 1971 to the National Spiritual Assembly of the United States)

113. 'Abdu'l-Bahá has pointed out that “Among the miracles which distinguish this sacred
dispensation is this, that women have evinced a greater boldness than men when enlisted in the
ranks of the Faith.” Shoghi Effendi has further stated that this “boldness” must, in the course of
time, “be more convincingly demonstrated, and win for the beloved Cause victories more stirring
than any it has as yet achieved.” Although obviously the entire Bahá'í world is committed to
encouraging and stimulating the vital role of women in the Bahá'í community as well as in
society at large, the Five Year Plan calls specifically on eighty National Spiritual Assemblies to
organize Bahá'í activities for women. In the course of the current year which has been designated
“International Women's Year” as a world-wide activity of the United Nations, the Bahá'ís,
particularly in these eighty national communities, should initiate and implement programs which
will stimulate and promote the full and equal participation of women in all aspects of Bahá'í
community life, so that through their accomplishments the friends will demonstrate the
distinction of the Cause of God in this field of human endeavour.
(25 May 1975 to all National Spiritual Assemblies)

114. PARTICULARLY CALL UPON BAHA'I WOMEN, WHOSE CAPACITIES IN MANY LANDS STILL
LARGELY UNUSED, AND WHOSE POTENTIAL FOR SERVICE CAUSE SO GREAT, TO ARISE
AND DEMONSTRATE IMPORTANCE PART THEY ARE TO PLAY IN ALL FIELDS SERVICE
FAITH.
(24 March 1977 To All National Spiritual Assemblies)

115. The youth have long been in the forefront of the teaching work, and now our hearts rejoice to see
the women, in so many lands where previously their capacities were largely left unused, devoting
their capable services to the life of the Bahá'í community.
(Ridván 1978 to the International Bahá'í Convention)

116. At the heart of all activities, the spiritual, intellectual and community life of the believers must be
developed and fostered, requiring: the prosecution with increased vigour of the development of
Local Spiritual Assemblies so that they may exercise their beneficial influence and guidance on
the life of Bahá'í communities; the nurturing of a deeper understanding of Bahá'í family life; the
Bahá'í education of children, including the holding of regular Bahá'í classes and, where
necessary, the establishment of tutorial schools for the provision of elementary education; the
encouragement of Bahá'í youth in study and service; and the encouragement of Bahá'í women to
exercise to the full their privileges and responsibilities in the work of the community—may they
befittingly bear witness to the memory of the Greatest Holy Leaf, the immortal heroine of the
Bahá'í Dispensation, as we approach the fiftieth anniversary of her passing.
(Naw-Ruz 1979 to the Bahá'ís of the World)

117. The equality of men and women is not, at the present time, universally applied. In those areas
where traditional inequality still hampers its progress we must take the lead in practicing this
Bahá'í principle. Bahá'í women and girls must be encouraged to take part in the social, spiritual
and administrative activities of their communities.
(Ridván 1984 to the Bahá'ís of the World)

118. Calling upon local and national Bahá'í communities to sponsor a wide range of activities which
will engage the attention of people from all walks of life to various topics relevant to peace, such
as: the role of women...
(23 January 1985 to all National Spiritual Assemblies)
Women

Extracts From Letters Written on Behalf of the Universal House of Justice
119. The House of Justice regards the need to educate and guide women in their primary responsibility
as mothers as an excellent opportunity for organizing women's activities. Your efforts should
focus on helping them in their function as educators of the rising generation.
(29 February 1984 to the National Spiritual Assembly of the Mariana Islands)

120. The princip1e of the equality between women and men, like the other teachings of the Faith, can
be effectively and universally established among the friends when it is pursued in conjunction
with all the other aspects of Bahá'í life. Change is an evolutionary process requiring patience with
one's self and others, loving education and the passage of time as the believers deepen their
knowledge of the principles of the Faith, gradually discard long-held traditional attitudes and
progressively conform their lives to the unifying teachings of the Cause.
(25 July 1984 to an individual believer)

VI. Bibliography
Bahá'u'lláh The Hidden Words. London: National Spiritual Assembly of the British Isles, 1949
Bahá'u'lláh Tablets of Bahá'u'lláh revealed after the Kitáb-i-Aqdas, Haifa: Bahá'í World Centre,
1978
'Abdu'l-Bahá Selections from the Writings of 'Abdu'l-Bahá. Haifa: Bahá'í World Centre, 1978
'Abdu'l-Bahá The Promulgation of Universal Peace: Talks Delivered by 'Abdu'l-Bahá During His
Visit to the United States and Canada in 1912. Wilmette: Bahá'í Publishing Trust,
1982
'Abdu'l-Bahá Paris Talks: Addresses given by 'Abdu'l-Bahá in Paris in 1911-1912. London: Bahá'í
Publishing Trust, 1961
'Abdu'l-Bahá 'Abdu'l-Bahá in London: Addresses, and Notes of Conversations. London: Bahá'í
Publishing Trust, 1982
Shoghi Effendi Messages to the Bahá'í World, 1950-1957. Wilmette: Bahá'í Publishing Trust, 1971
Shoghi Effendi Citadel of Faith. Wilmette: Bahá'í Publishing Trust, 1980
Bahá'í Education a compilation. Haifa: Bahá'í World Centre, 1976
Family Life 1982 U.K. Publishing Trust, p. 8
'Abdu'l-Bahá on Divine Philosophy, compiled by Isobel F. Chamberlain, Boston: The Tudor Press, 1917
Esslemont, John Ebenezer. Bahá'u'lláh and the New Era, Wilmette: Bahá'í Publishing Trust, 1976.
Revised July 1990