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Source : www.bahai-biblio.org
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L'AVENEMENT DE LA JUSTICE DIVINE
SHOGHI EFFENDI
Sommaire
Lettre du Bien-Aimé Gardien aux croyants
Crises périodiques
La principale citadelle subsiste
Une croisade d'une envergure encore plus grandiose
Les possibilités de l'avenir
Son inépuisable lumière
La fonction suprême de Sa révélation
Une responsabilité d'une grandeur stupéfiante
Les conditions spirituelles requises
Le plus difficile des problèmes
Leur double croisade
Les qualités requises pour l'enseignement
L'éveil de l'Amérique latine
Les fondations nécessaires
Appel pour des pionniers
La part prépondérante
A la jeunesse bahá'íe .
La position spéciale de Panama
Une sagesse impénétrable, une volonté absolument irrésistible
L'avènement du royaume
La destinée de l'Amérique
LETTRE DU BIEN-AIME GARDIEN AUX CROYANTS
Aux bien-aimés de Dieu et aux servantes dévouées du Miséricordieux aux États-Unis et au Canada.
Très chers frères et soeurs en l'amour de Bahá'u'lláh:
Il paraît certes difficile d'exprimer d'une manière adéquate les sentiments de joie irrépressible et d'exultation qui inondent mon coeur chaque fois que je m'interromps pour contempler les preuves continues de l'énergie dynamique qui anime les vaillants pionniers de l'ordre mondial de Bahá'u'lláh dans l'exécution du plan à leur charge. La signature du contrat, par vos représentants nationaux élus, amorçant la phase finale de la plus grande entreprise jamais lancée par les fidèles de Bahá'u'lláh en Occident, non moins que le progrès très encourageant enregistré dans les divers rapports du comité national d'enseignement, témoignent sans l'ombre d'un doute de la fidélité, de la vigueur et de la conscience avec lesquelles vous dirigez les multiples actions qu'implique forcément l'évolution du plan de sept ans. Dans ses deux aspects et dans tous ses détails, il a été poursuivi avec une régularité et une précision exemplaires, avec une efficacité demeurée intacte et avec une diligence louable.
L'imagination fertile que les représentants nationaux des croyants américains ont déployée de façon si frappante ces récents mois, prouvée par les mesures successives qu'ils ont adoptées, a été égalée par le soutien loyal, généreux et sans condition de ceux qu'ils représentent, qui leur a été accordé à chaque période critique et à chaque nouvelle étape dans la réalisation de leur tâches sacrées. Une interaction si intime, une cohésion si complète, une harmonie et une fraternité aussi persistantes entre les divers agents qui contribuent à la vie organique et constituent la structure fondamentale de chaque communauté bahá'íe fonctionnant convenablement, sont des phénomènes qui contrastent d'une façon frappante avec les tendances dissolvantes dont témoignent les éléments discordants de la société actuelle d'une façon si tragique. Chacune des crises successives dans le sort d'un âge décadent dévoile encore plus nettement que lors de la précédente les influences corrosives qui sont en train de saper rapidement la vitalité et de miner les bases de ses institutions déclinantes, tandis que chaque épreuve apparente que la sagesse insondable du Tout-Puissant juge nécessaire d'infliger à sa communauté élue ne sert qu'à démontrer à nouveau sa solidarité essentielle et à consolider ses forces internes.
Pour de telles preuves de l'intervention d'une providence toujours vigilante, ceux qui sont identifiés à la communauté du Plus Grand Nom doivent éprouver une reconnaissance éternelle. Ils ne peuvent que puiser un immense espoir et courage à la vue de chaque 'nouvelle preuve de sa bénédiction intarissable d'une part, et de ses épreuves d'autre part. Alertes à saisir chaque opportunité que les tournants de la route du destin leur offrent dans leur foi et sans crainte des perspectives de convulsions spasmodiques qui doivent tôt ou tard affliger fatalement tous ceux qui auront refusé d'embrasser sa lumière, ils doivent, de même que ceux qui travaillent après eux, se hâter jusqu'à ce que les processus aujourd'hui déclenchés aient épuisé les forces de chacun et aient contribué à l'éclosion de l'ordre qui s'agite maintenant dans le sein d'un âge en enfantement.
CRISES PÉRIODIQUES
Ces crises périodiques affligeant avec une fréquence sinistre et avec une force irrésistible une partie de plus en plus ample de la race humaine, doivent nécessairement continuer bien que passagèrement, à exercer, dans une certaine mesure, leur influence funeste sur une communauté mondiale qui a étendu ses ramifications jusqu'aux coins les plus reculés de la terre. Comment les prémices d'un bouleversement mondial peuvent-elles, déchaînant des forces qui troublent si gravement l'équilibre social, religieux, politique et économique des sociétés organisées, plongeant dans le chaos et la confusion des systèmes politiques, des doctrines raciales, des idéologies sociales, des normes culturelles, des communautés religieuses et des relations commerciales, - comment ces agitations peuvent-elles, à une échelle si inouïe, manquer de produire des répercussions sur les institutions de la foi d'un âge si tendre dont les enseignements ont une portée directe et vitale dans chacune de ces sphères de la vie et du comportement humain?
Il n'est pas étonnant, par conséquent, que ceux qui portent haut les bannières d'une foi si pénétrante, d'une cause lançant un tel défi, se trouvent eux-mêmes affectés par l'impact de ces forces bouleversant le monde entier. Il n'est pas étonnant qu'au centre d'un tourbillon de passions en lutte constante, ils trouvent que leur liberté a été atteinte, leurs principes méprisés, leurs institutions assaillies, leurs motifs diffamés, leur autorité compromise et leur prétention rejetée.
Au coeur du continent européen, une communauté qui, ainsi que 'Abdu'l-Bahá l'a prédit, est destinée en vertu de son potentiel spirituel et de sa situation géographique, à irradier la splendeur de la lumière de la foi sur les pays avoisinants, a été momentanément éclipsée par les restrictions qu'un régime, se méprenant gravement sur son but et sa fonction, a décidé de lui imposer. Sa voix, hélas, est maintenant réduite au silence, ses institutions dissoutes, sa littérature mise au ban, ses archives confisquées et ses réunions suspendues. En Asie centrale, dans la ville jouissant de l'unique distinction d'avoir été choisie par 'Abdu'l-Bahá comme site du premier Mashriqu'l-Adhkár du monde bahá'í, ainsi que dans les petites villes et villages de la province à laquelle elle appartient, la foi de Bahá'u'lláh, douloureusement affectée à la suite de l'unique et extraordinaire vitalité qu'elle a engendrée au cours de plusieurs décades, est livrée à la merci de forces qui, alarmées par son énergie croissante, s'acharnent maintenant à la réduire à une impuissance complète. Son temple', quoique toujours utilisé pour l'adoration bahá'íe, a été exproprié, ses assemblées et ses comités dissous, ses activités d'enseignement paralysées, ses principaux promoteurs déportés et une quantité considérable de ses adhérents les plus enthousiastes, hommes et femmes, emprisonnés.
Dans son pays d'origine, où résident l'immense majorité de ses adhérents - un pays dont la capitale a été acclamée par Bahá'u'lláh comme "la mère du monde" et "l'aurore de joie pour l'humanité" - des autorités civiles qui ne se sont officiellement, jusqu'alors, pas encore séparées des influences paralysantes d'un clergé arriéré, fanatique et outrageusement corrompu, poursuivent sans relâche leur campagne de répressions contre les adhérents d'une foi qu'elles ont tenté en vain de supprimer, pendant près d'un siècle. Les membres de cette communauté innocente et proscrite peuvent revendiquer à juste titre de compter parmi les plus désintéressés, les plus compétents et parmi les amants les plus ardents de leur pays natal, mais, dédaigneuses de leur sentiment élevé de citoyenneté mondiale que les défenseurs d'un nationalisme excessif et borné ne peuvent jamais espérer apprécier à sa juste valeur, de telles autorités refusent d'accorder à une foi qui étend sa juridiction spirituelle sur environ 600 communautés locales et dont le nombre des adhérents surpasse dans ce pays-là la foi tant chrétienne, ' juive que zoroastrienne, le droit nécessaire et légal de mettre en vigueur ses lois, de gérer ses affaires, de diriger ses écoles, de commémorer ses jours sacrés, de diffuser sa littérature, de solenniser ses rites, d'ériger ses édifices et de sauvegarder ses dotations.
Et maintenant, récemment, en Terre sainte même, coeur et centre nerveux d'une foi embrassant le monde entier, les flammes de l'animosité raciale, de la discorde fratricide, du terrorisme effronté, ont allumé une conflagration qui s'interpose sérieusement, d'une part, à l'afflux des pèlerins qui constituent le sang vital pour ce centre, et suspend d'autre part les divers projets amorcés en rapport avec la préservation et l'extension des domaines autour des sites sacrés qu'ils entourent. La sécurité de la petite communauté de croyants résidents, face à cette crue d'anarchie, a été mise en péril, son statut d'une communauté neutre et indépendante a été, indirectement, défié et sa liberté de pratiquer certaines de ses observances, tronquée. Une série d'assauts meurtriers, alternant avec des explosions de fanatisme amer, tant racial que religieux, impliquant les chefs aussi bien que les adhérents des trois Religions les plus importantes de ce pays désorienté, ont menacé parfois de couper toute communication normale tant à l'intérieur de ses frontières qu'avec le monde extérieur. Si périlleuse qu'ait été la situation, les lieux saints bahá'ís, objets d'adoration d'une foi englobant la terre entière, ont bénéficié, en dépit de leur nombre et de leur position vulnérable et bien qu'apparemment dépourvus de moyens de protection, d'une préservation quasi miraculeuse.
Déchiré par des passions contradictoires et se désintégrant dangereusement depuis l'intérieur, un monde se trouve confronté, à une époque ' ne si cruciale de son histoire, avec les augures de plus en plus prometteuses d'une foi à l'âge tendre, d'une foi qui semble par moments être compromise dans ces controverses, impliquée dans ces conflits, éclipsée par ces ombres qui s'épaississent, submergée par la marée montante de ces passions. Dans son coeur même, dans son berceau, au siège de son premier et vénérable temple, dans un de ses centres jusqu'à présent florissant et d'une grande puissance latente, la foi de Bahá'u'lláh encore asservie semble en effet avoir reculé devant la charge des forces déchaînées de violence et de désordre dont l'humanité tombe constamment victime. Les bastions d'une telle foi, semblent en apparence, l'un après l'autre, et jour après jour, être successivement isolés, assaillis et conquis. A mesure que les flambeaux de la liberté papillotent et s'éteignent, que, chaque jour, le vacarme de la discorde gronde plus sourdement, à mesure que les torches du fanatisme flambent, avec un acharnement accru dans le sein des hommes, et à mesure que la froideur de l'irréligion rampe implacablement sur l'âme de l'humanité, les membres et les organes qui constituent le corps de la foi de Bahá'u'lláh apparaissent, à des degrés divers, avoir été affectés par l'influence paralysante qui serre aujourd'hui dans son étreinte l'ensemble du monde civilisé.
Avec combien de clarté et de perspicacité les paroles suivantes de 'Abdu'l-Bahá se vérifient à l'heure actuelle: "Les ténèbres de l'erreur qui ont enveloppé l'Est et l'Ouest, sont occupées à livrer bataille, dans ce plus grand cycle, aux lumières de la direction divine. Ses glaives et ses lances sont extrêmement aiguisés et très pointus; son armée âprement acharnée et assoiffée de sang." "En ce jour," écrit-il dans un autre passage, "les facultés de tous les chefs religieux sont dirigées vers la dispersion de la congrégation du Tout-Miséricordieux et vers l'écroulement de l'édifice divin. Les armées du monde, tant matérielles, culturelles que politiques, lancent leur assaut de tous côtés, car la cause est grande, très grande. Sa grandeur est, en ce jour, claire et évidente aux yeux des hommes. "
1. Ce temple a été détruit en 1963 par un tremblement de terre. Il était situé à Ishquebad en Azerbaïdjan.
LA PRINCIPALE CITADELLE SUBSISTE
La principale citadelle qui subsiste, le bras puissant qui porte encore haut l'étendard d'une foi imprenable, n'est autre que la communauté bénie des adhérents du Plus Grand Nom dans le continent nord-américain. Par ses oeuvres, et par la protection infaillible qui lui est assurée
par une providence omnipotente, ce membre distingué du corps des communautés bahá'íes de l'Est et de l'Ouest à interaction constante s'annonce comme devant être considéré universellement comme le berceau et la forteresse de ce futur nouvel ordre mondial qui est en même temps la promesse et la gloire de la dispensation associée a u nom de Bahá'u'lláh.
Que celui qui est enclin à amoindrir l'unique importance accordée à cette communauté ou à douter du rôle qu'elle est appelée à jouer dans les jours à venir édite sur la portée des paroles pleinement significatives et hautement illuminantes énoncées par 'Abdu'l-Bahá et adressées à cette communauté au moment où les augures d'un monde gémissant sous le fardeau d'une guerre dévastatrice avaient atteint les bas-fonds. " Le continent américain, " écrit-il de manière si significative, " est, aux yeux du seul et vrai Dieu, le pays dans lequel les splendeurs de sa lumière seront révélées, où les mystères de sa foi se dévoileront, où les justes demeureront et où les hommes libres se rassembleront. " Déjà, la communauté des croyants du continent nord-américain, - à la fois force motrice et modèle des communautés futures que la foi de Bahá'u'lláh est destinée à ériger sur toute l'étendue de l'hémisphère occidental - a démontré, malgré les ténèbres prédominantes, sa capacité d'être reconnue comme le porte-flambeau de cette lumière, le dépositaire de ces mystères, le porte-parole de cette justice et le sanctuaire de cette liberté. A quelle autre lumière ces paroles citées ci-dessus peuvent-elles bien faire allusion, sinon à cette lumière de la gloire de l'âge d'or de la foi de Bahá'u'lláh? Quels mystères pouvaient avoir contemplés 'Abdu'l-Bahá hormis les mystères de l'ordre mondial évoluant maintenant dans le sein de son administration? Quelle justice, sinon la justice dont le règne ne peut s'établir qu'en cet âge et que par cet ordre? Quelle liberté hormis la liberté que la proclamation de sa souveraineté, dans la plénitude des temps, doit conférer?
La communauté des promoteurs organisés de la foi de Bahá'u'lláh sur le continent américain - descendants spirituels des briseurs d'aurore d'un âge héroïque, qui proclamèrent la naissance de cette foi par leur mort doit inaugurer à son tour, non par leur mort, mais par le sacrifice vivant, cet ordre mondial promis qui est la coquille ordonnée pour enchâsser ce joyau inestimable: la civilisation mondiale dont la foi est seule génératrice. Pendant que ses communautés soeurs se plient sous les vents tempétueux qui déferlent sur elles de tous les côtés, cette communauté, préservée par les décrets immuables de l'omnipotent Ordonnateur et puisant un soutien continuel dans le mandat dont les tablettes du plan divin l'ont investie, est maintenant intensément engagée à poser les fondations et à promouvoir le développement de ses institutions qui annonceront l'approche de l'âge destiné à être le témoin de la naissance et de l'épanouissement de l'ordre mondial de Bahá'u'lláh.
Une communauté de force numérique relativement négligeable, séparée par de vastes distances à la fois du centre focal de sa foi et du pays où résident le plus grand nombre de ses amis croyants, démunie de ressources matérielles et dépourvue d'expérience et de gens éminents, ignorant les croyances, les concepts et les coutumes de ces peuples et de ces races dont sont issus ses fondateurs spirituels, absolument étrangère aux langues dans lesquelles les livres sacrés ont été révélés à l'origine, contrainte de placer sa seule confiance dans une traduction inadéquate d'une partie fragmentaire de la littérature présentant ses lois, ses principes et son histoire, sujette, dès son enfance, à des épreuves d'une extrême sévérité et impliquant parfois la défection de quelques-uns de ses membres les plus éminents, ayant à lutter dès ses débuts et dans une mesure toujours croissante contre les forces de corruption, de laxité morale et de préjugés enracinés, - une telle communauté a transmis en moins d'un demi-siècle, sans l'aide d'aucune de ses communautés soeurs soit de l'Est ou de l'Ouest, et en vertu d'une puissance céleste dont un Maître enflammé d'amour l'a douée, une telle impulsion à la marche en avant de la cause qu'elle a embrassée, que les accomplissements conjoints de ses coreligionnaires dans l'Ouest n'ont pu l'égaler.
Quelle autre communauté, peut-on se demander avec assurance, a été l'instrument pour concrétiser le modèle et pour communiquer l'impulsion originale à ces institutions administratives qui constituent l'avant-garde de Bahá'u'lláh? Quelle autre coin de l'ordre mondial de Bahá'u'lláh? Quel autre communauté a été capable de trouver avec une telle stabilité les ressources, la discipline, la détermination de fer, le zèle et la persévérance, la dévotion et la structure grâce à laquelle ces institutions naissantes peuvent seulement se multiplier et mûrir? Quelle autre communauté a fait la preuve d'être embrasée par une vision si noble ou de vouloir s'élever à de telles hauteurs d'abnégation ou d'être prête à atteindre un si haut niveau de solidarité pour être en mesure d'ériger en si peu de temps et pendant des années si cruciales un édifice qui mérite bien d'être considéré comme la plus grande contribution de l'Occident jamais faite à la cause de Bahá'u'lláh? Quelle autre communauté peut, à juste titre, prétendre être parvenue, par les efforts isolés de l'un de ses humbles membres, à assurer l'allégeance spontanée de la Royauté à sa cause et à gagner à ses vérités de si merveilleux témoignages écrits? Quelle autre communauté a montré la prévoyance, l'habilité organisatrice, le zèle enthousiaste qui ont été responsables de l'établissement et de la multiplication, à travers son territoire, de ces toutes premières écoles qui, avec l'écoulement du temps, évolueront d'une part en centres puissants d'instruction bahá'íe, et prépareront d'autre part un terrain fertile de recrutement pour enrichir et consolider son cor d'enseignants? Quelle autre communauté a produit des pionniers réunissant à un tel degré les qualités essentielles d'audace, de consécration, de ténacité, d'abnégation et de dévotion prodigue qui les ont incités à abandonner leurs foyers, à renoncer à tout, à se disperser sur toute la surface du globe, à hisser, dans les recoins les plus éloignés, la bannière triomphante de Bahá'u'lláh? Qui autres que les membres de cette communauté ont acquis la distinction éternelle d'être les premiers à faire retentir l'appel de Yá-Bahá'u'l-Abhá dans des centres et territoires aussi hautement importants et aussi éparpillés que le coeur des empires britannique et français, l'Allemagne, l'Extrême Orient, les Balkans, les pays scandinaves, l'Amérique latine, les îles du Pacifique, l'Afrique du Sud, l'Australie et la Nouvelle Zélande, et maintenant plus récemment encore les Etats baltiques? Qui d'autre sinon ces mêmes pionniers se sont montrés prêts à endosser le travail, à exercer la patience, à trouver les fonds requis à la traduction et à la publication, en pas moins de quarante langues, de leur littérature sacrée dont la diffusion constitue une condition préliminaire et essentielle à n'importe quelle campagne d'enseignement efficacement organisée? Quelle autre communauté peut revendiquer d'avoir eu une part décisive aux efforts exercés sur tout le globe pour la sauvegarde et l'extension du voisinage immédiat de ses lieux sacrés, ainsi qu'à l'acquisition préliminaire des futurs sites de ses institutions internationales en son centre mondial? Quelle autre communauté peut, à son éternel mérite, prétendre avoir été la première à concevoir ses constitutions nationales et locales, fixant ainsi les lignes fondamentales des chartes jumelles destinées à régler les activités, définir les fonctions, sauvegarder les droits de ses institutions? Quelle autre communauté peut se vanter d'avoir acquis simultanément et assuré légalement la base de ses dotations nationales, frayant ainsi le chemin à une action similaire de la part de ses communautés locales? Quelle autre communauté a atteint la distinction suprême d'avoir obtenu, longtemps avant même que toute communauté soeur ait envisagé une telle possibilité, les documents nécessaires à assurer la reconnaissance, par les autorités fédérales et régionales, de ses assemblées spirituelles et de ses dotations nationales? Et, finale ment, quelle autre communauté a eu le privilège et s'est vu accorder les moyens de secourir les nécessiteux de défendre la cause des opprimés et d'intervenir si énergiquement en faveur de la sauvegarde des édifices et des institutions bahá'íes dans des pays tels que l'Irán, l'Égypte, l'Iráq, la Russie et l'Allemagne, où, à diverses époques ses croyants frères ont dû souffrir des rigueurs de la persécution à la fois religieuse et raciale? Des annales de service aussi inégalables et aussi brillantes, s'étendant sur une période de presque vingt ans et enchevêtrées si étroitement dans les intérêts de la destinée d'une si large partie de la communauté bahá'íe mondiale, méritent de se situer parmi les chapitres mémorables de l'histoire de la période formative de la foi de Bahá'u'lláh. Renforcées et enrichies, comme elles le sont déjà, par le souvenir des réalisations des premiers croyants américains, de telles annales sont en soi un témoignage convainquant de la capacité des communautés américaines d'endosser convenablement les responsabilités que n'importe quelle mission pourrait leur imposer à l'avenir. Il serait quasiment impossible de surestimer la signification de ces multiples services, les apprécier à leur juste valeur et s'étendre sur leurs mérites et conséquences immédiates est une tâche dont seul un futur historien bahá'í peut s'acquitter convenablement. Je ne peux, à cet instant, que consigner par écrit ma profonde conviction qu'une communauté capable de montrer de tels actes, de manifester un tel esprit, de s'élever vers de telles hauteurs, ne peut qu'être déjà dotée d'un potentiel qui la rendra capable de revendiquer, dans la plénitude des temps, son droit d'être acclamée comme la créatrice principale et le champion de l'ordre mondial de Bahá'u'lláh.
Aussi merveilleuses qu'aient été ces annales et certes autant qu'elles rappellent, à certains égards, les exploits par lesquels les briseurs d'aurore d'un âge héroïque ont proclamé la naissance de la foi elle-même, la tâche associée au nom de cette communauté privilégiée, loin d'avoir atteint son apogée, ne fait que commencer à se dévoiler. Ce que les croyants américains ont réalisé, en l'espace d'environ cinquante ans, est infime comparé à ,la grandeur des tâches qui les attendent. Le grondement de ce bouleversement catastrophique qui va proclamer, en une et même phase, les affres de la mort de l'ancien et les douleurs d'enfantement du nouvel ordre, indique aussi bien l'a proche sûre que le caractère terrifiant de ces tâches-là.
UNE CROISADE D'UNE ENVERGURE ENCORE PLUS GRANDIOSE
L'établissement réel de l'ordre administratif de leur foi, l'érection de sa trame, le façonnage de ses instruments et la consolidation de ses institutions subsidiaires furent la première tâche confiée à leurs soins en tant que communauté organisée appelée à l'existence par le testament et sur les instructions de 'Abdu'l-Bahá. Ils se sont acquittés de cette tâche avec une promptitude, une fidélité et une vigueur admirables. A peine avaient-ils créé et établi la corrélation entre les divers organismes nécessaires à la conduite efficace de n'importe quelle ligne d'action dont ils désireraient prendre l'initiative par la suite qu'ils se tournèrent, avec un zèle et une consécration semblables vers la prochaine tâche plus ardue, d'ériger la superstructure d'un édifice dont 'Abdu'l-Bahá avait lui-même posé la pierre angulaire. Et quand cette prouesse fut accomplie, cette communauté-là, sensible aux appels passionnés, aux exhortations et aux promesses écrites dans les tablettes du plan divin, résolut d'entreprendre encore une autre tâche qui, par son envergure et son potentiel spirituel va certainement éclipser les oeuvres déjà accomplies. Avec un enthousiasme inextinguible et un courage intrépide, ils lancèrent le plan de sept ans comme étape initiale et pratique vers l'accomplissement de la mission prescrite dans ces tablettes faisant époque et ils entamèrent avec un esprit de consécration renouvelée leur double tâche dont la consommation, - c'est là notre espoir - concordera avec la commémoration du centenaire de la naissance de la foi de Bahá'u'lláh. Conscients que tout progrès réalisé dans l'ornementation extérieure de leur édifice majestueux aurait un impact immédiat sur le progrès de leur campagne d'enseignement commencée par eux tant sur le continent nord- que sud-américain et réalisant que chaque victoire obtenue dans le domaine de l'enseignement faciliterait à son tour le travail et hâterait la finition de leur temple, ils brûlent maintenant les étapes avec courage et foi, dans leurs efforts de s'acquitter de leurs obligations dans le cadre en ses deux phases, du plan à l'exécution duquel ils se sont dédiés.
Cependant, qu'ils ne s'imaginent pas que l'exécution du plan de sept ans, coïncidant certes avec le terme du premier siècle de l'ère bahá'íe, signifie soit le terme, soit même l'interruption du travail que la main infaillible du Tout-Puissant est en train de les guider à accomplir. L'ouverture du second siècle de l'ère bahá'íe doit nécessairement dévoiler des perspectives plus grandioses, introduire d'autres étapes, et témoigner de la mise en route de plans d'une plus grande portée encore que tous ceux déjà conçus. Le plan vers lequel convergent l'attention, les aspirations et les ressources de la communauté entière des croyants américains devrait être considéré comme un simple début, comme une épreuve de force, comme la première marche vers une croisade d'une envergure plus grandiose encore, si les devoirs et les responsabilités dont l'Auteur du plan divin les a investis doivent être entièrement et honorablement accomplis.
Car la consommation du plan actuel ne peut aboutir à rien de plus que la formation d'au moins un centre dans chacune des républiques de l'hémisphère de l'Ouest, tandis que les tâches prescrites dans ces tablettes exigent une diffusion plus vaste et impliquent la dispersion d'un nombre beaucoup plus grand et plus représentatif des membres de la communauté bahá'íe nord-américaine sur toute la surface du Nouveau Monde. C'est, par conséquent, l'indubitable mission des croyants américains de continuer au second siècle l'oeuvre glorieuse commencée dans les toutes dernières années du premier. Mais, jusqu'à ce qu'ils aient joué leur rôle de direction dans les activités de ces centres isolés et récemment constitués et que ces derniers développent à leur tour leurs capacités pour créer des institutions, tant locales que nationales, façonnées d'après les leurs, ils ne pourront se contenter de s'être acquittés de leurs obligations immédiates dans le plan de 'Abdu'l-Bahá, divinement révélé.
L'on ne devrait pas supposer, même un instant, que l'exécution d'une tâche qui vise à multiplier les centres bahá'ís et à fournir l'assistance et les directives nécessaires à l'établissement de l'ordre administratif de la foi bahá'íe dans les pays de l'Amérique latine, réalise dans sa totalité le projet évoqué pour eux par 'Abdu'l-Bahá.
L'étude, même superficielle, de ces tablettes incorporant son plan révélera instantanément un champ d'action qui s'étend bien au-delà des confins de l'hémisphère occidental. Après qu'ils se soient acquittés, en fait, de leurs tâches et de leurs responsabilités interaméricaines, leur mission intercontinentale entre dans sa phase la plus glorieuse et décisive. "Dès l'instant que ce message divin," a écrit 'Abdu'l-Bahá lui-même, "est promu par les croyants américains depuis les côtes de l'Amérique et est propagé à travers l'Europe, l'Asie, l'Afrique et l'Australasie et aussi loin que les îles du Pacifique, cette communauté en effet sera sûrement établie sur le trône d'un règne éternel. "
Et qui sait si, quand cette tâche colossale aura été accomplie, une mission plus grande, plus superbe encore' incomparable dans sa splendeur et pré ordonnée pour eux par Bahá'u'lláh, ne leur sera pas imposée? Les gloires d une telle mission sont d'une splendeur si éblouissante, les circonstances qui l'entourent si reculées et les événements contemporains à l'apogée desquels elle est si intimement liée dans un tel état d'instabilité qu'il serait prématuré d'essayer, à l'heure actuelle, d'en délimiter avec précision les traits caractéristiques. Qu'il suffise de dire que des remous et des tribulations de ces "derniers temps" des occasions inconcevables naîtront et des circonstances imprévisibles seront créées qui rendront aptes, plus encore, inciteront les exécuteurs victorieux du plan de 'Abdu'l-Bahá à ajouter à travers le rôle qu'ils joueront dans le déroulement du nouvel ordre mondial, de nouveaux lauriers à la couronne de leurs services au seuil de Bahá'u'lláh.
LES POSSIBILITÉS DE L'AVENIR
L'on ne devrait laisser inaperçue ou manquer aucune des multiples occasions d'un genre totalement différent; occasions que l'évolution de la foi elle-même, soit à son centre mondial, soit sur le continent nord-américain ou même dans les régions les plus reculées de la terre, va nécessairement créer tout en faisant appel une fois de plus aux croyants américains à jouer un rôle non moins marquant que leur participation préalable par leurs contributions collectives à la propagation de la cause de Bahá'u'lláh. Je ne peux que citer, pour l'instant et au hasard, certaines de ces occasions éminemment remarquables dans un essai quelconque d'examiner les possibilités du futur: L'élection de la Maison Internationale de Justice et son établissement en Terre sainte, le centre spirituel et administratif du monde bahá'í, de même que la formation de ses branches auxiliaires et de ses institutions subsidiaires; l'érection progressive des diverses dépendances, du premier Mashriqu'l-Adhkár de l'Ouest et les initiatives compliquées impliquant l'établissement et l'extension des structures de base de la vie communautaire bahá'íe; la codification et la promulgation des ordonnances du Très Saint Livre, nécessitant la formation, dans certains pays de l'Est, de tribunaux de loi bahá'íe correctement constitués et officiellement reconnus; la construction du troisième Mashriqu'l-Adhkár du monde bahá'í dans les alentours de la cité de Téhéran, suivie de l'érection d'une maison d'adoration semblable, en Terre sainte même; la délivrance des communautés bahá'íes des entraves de l'orthodoxie religieuse dans les pays islamiques tels la Perse, l'Iráq et l'Égypte et la reconnaissance consécutive par les autorités civiles de ces Etats-là, du statut indépendant et du caractère religieux des Assemblées nationales et locales bahá'íes; les mesures préventives qui devront être projetées, coordonnées et exécutées afin de parer à l'impact des attaques inévitables que les efforts concertés des organisations ecclésiastiques de dénominations diverses vont lancer successivement et poursuivre inexorablement; et puis, mais non en dernier lieu, la multitude d'événements auxquels on doit faire face, les obstacles qui doivent être surmontés et les responsabilités assumées afin de rendre une foi douloureusement éprouvée capable de passer par les étapes successives de l'obscurité non mitigée, de la répression active et enfin de l'émancipation complète qui mènera, elle, à son tour, à sa reconnaissance en tant que foi indépendante jouissant du statut d'égalité complète avec ses religions soeurs, ce qui entraînera son établissement et sa reconnaissance comme religion d'État qui, à son tour, ouvrira la voie pour assumer les droits et prérogatives associés à 15 État bahá'í, fonctionnant dans la plénitude de ses pouvoirs, un stade qui en fin de compte atteindra son apogée dans l'apparition d'un commonwealth mondial bahá'í entièrement animé de l'esprit et procédant uniquement en conformité directe avec les lois et les principes de Bahá'u'lláh.
Je suis confiant que le défi offert par ces circonstances sera relevé sans hésitations par les croyants américains, qui en plus de leur réponse à l'appel d'enseigner lancé par 'Abdu'l-Bahá dans ses tablettes, réagiront avec audace, ténacité et avec leur efficacité traditionnelle, et confirmeront ainsi, devant le monde entier, leur, titre et leur rang de bâtisseurs champions des institutions les plus puissantes de la foi de Bahá'u'lláh.
SON INÉPUISABLE LUMIÈRE
Amis chèrement aimés! Bien que la tâche soit longue et ardue, la récompense que le Donateur munificent a choisi cependant de vous conférer est à tel point précieuse que ni la langue ni la plume ne peuvent convenablement l'apprécier. Bien que le but que vous vous efforcez d'atteindre avec tant d'acharnement soit éloigné et encore voilé aux yeux des hommes, sa promesse, néanmoins, est fermement enchâssée dans les affirmations inaltérables de Bahá'u'lláh. Bien que le parcours qu'il vous a tracé semble, à certains instants, perdu sous les ombres menaçantes par lesquelles une humanité accablée est maintenant enveloppée, néanmoins, l'inépuisable lumière qu'il a fait continuellement briller sur vous est d'une telle intensité qu'aucune obscurité terrestre ne peut jamais éclipser sa splendeur. Bien que vous soyez peu nombreux et que vous soyez encore limités en expérience, forces et ressources, néanmoins la force qui galvanise votre mission est illimitée dans sa portée et incalculable dans sa puissance. Bien que chaque accélération dans le progrès de votre mission doive nécessairement dresser contre vous des ennemis féroces, nombreux et impitoyables, néanmoins le Concours invisible qui, si vous persévérez, doit se précipiter comme promis à votre secours, vous rendra capables enfin de vaincre leurs espoirs et d'anéantir leurs forces. Bien que les bénédictions ultimes qui doivent couronner la consommation de votre mission soient certaines et que les promesses divines qui 'Vous ont été données soient fermes et irrévocables, néanmoins la mesure des larges récompenses que chacun de vous cueillera doit dépendre du degré par lequel vos efforts journaliers auront contribué à l'expansion de cette mission et hâteront son triomphe.
Amis chèrement aimés! Aussi grands que soient mon amour et mon admiration pour vous, convaincu comme je suis de la part insigne que vous pouvez et que vous allez avoir, sans aucun doute, tant dans les sphères continentales qu'internationales des futures activités et services bahá'ís, je sens néanmoins qu'il m'incombe d'énoncer, dans cette conjoncture, une parole d'avertissement. Les hommages ardents rendus si souvent et à bon droit à la capacité, à l'esprit, à la conduite et au rang élevé des croyants américains, tant individuellement que comme une communauté organique, ne doivent, en aucune circonstance, être confondus avec les caractéristiques et la nature du peuple dont Dieu les a engendrés. Une nette distinction entre la communauté et le peuple doit être faite, maintenue résolument et sans crainte, si nous souhaitons attribuer le juste mérite à la puissance transformatrice de la foi de Bahá'u'lláh, par son impact sur la vie et les normes de ceux qui ont choisi de s'enrôler sous son drapeau. Autrement, la fonction suprême et distinctive de sa révélation, qui n'est autre que d'appeler à l'existence une nouvelle race d'hommes, restera totalement méconnue et complètement obscurcie.
LA FONCTION SUPRÊME DE SA RÉVÉLATION
Combien souvent les prophètes de Dieu, y compris Bahá'u'lláh lui-même, ont-ils choisi d'apparaître et de délivrer leur message dans des pays et parmi des peuples et des races, à une époque où ils étaient soit en train de péricliter rapidement, soit qu'ils avaient déjà atteint les bas-fonds de la dégradation morale et spirituelle. La misère et la déchéance épouvantables dans lesquelles les Israélites avaient sombré, sous la férule dégradante et tyrannique des pharaons, dans les jours précédant l'exode de l'Égypte, sous la direction de Moïse, le déclin qui s'était amorcé dans la vie religieuse, spirituelle, culturelle et morale du peuple juif, à l'époque de l'apparition de Jésus-Christ; la cruauté barbare l'idolâtrie et l'immoralité profondes qui avaient été pendant longtemps les traits les plus désolants des tribus de l'Arabie et les avaient couvertes de tant de honte lorsque Muhammad s'est levé parmi eux pour proclamer son message; l'état indescriptible de décadence avec sa suite de corruption, de confusion, d'intolérance et d'oppression, tant dans la vie civile que religieuse de la Perse, décrits de manière si pittoresque par la plume d'un nombre considérable d'érudits, de diplomates et de voyageurs, à l'heure de la révélation de Bahá'u'lláh, tout ceci démontre ce fait de base inéluctable. De prétendre que le mérite inné, la haute moralité, l'aptitude politique et les réalisations sociales de n'importe quelle race ou nation sont la raison de l'apparition parmi eux de l'une de ces lumières divines serait une perversion absolue des faits historiques et équivaudrait à la répudiation complète de l'interprétation indiscutable que leur ont conférée si clairement et avec tant d'autorité Bahá'u'lláh et 'Abdu'l-Bahá.
Combien grand, alors, doit être le défi lancé à ceux appartenant à de telles races et nations ayant répondu à l'appel que ces prophètes ont lancé, à reconnaître sans réserves et à témoigner courageusement de cette vérité indubitable, non en vertu d'une supériorité raciale quelconque, d'une capacité politique ou d'une vertu, spirituelle qu'une race ou une nation pourrait posséder, mais plutôt par une conséquence directe de ses besoins aigus, de sa dégénérescence lamentable et de sa perversité irrémédiable, le prophète de Dieu a choisi d'apparaître parmi eux, et en l'utilisant comme un levier, il a soulevé la race humaine entière à un niveau de vie et de conduite plus élevé et plus noble. Car, c'est précisément dans des circonstances analogues et par de tels moyens que les prophètes, depuis les temps immémoriaux, ont choisi et ont été à même de démontrer leur pouvoir rédempteur d'élever des profondeurs de la dégradation et de la misère les gens de leur propre race et nation, les investissant du pouvoir de transmettre à leur tour à d'autres races et à d'autres nations la grâce rédemptrice et l'influence stimulante de leur révélation.
A la lumière de ce principe fondamental, on devrait toujours garder à l'esprit et on ne peut trop le souligner, que la raison primaire pour laquelle le Báb et Bahá'u'lláh ont voulu apparaître en Iran et en faire le premier pays dépositaire de leur révélation, était que, de tous les peuples et de toutes les nations du monde civilisé, cette race et cette nation avaient, ainsi que 'Abdu'l-Bahá l'a si souvent dépeint, sombré dans de tels gouffres ignominieux et manifesté une si grande perversité qu'on n'en trouve aucun parallèle parmi ses contemporains. Car aucune preuve plus convaincante n'aurait pu être alléguée pour démontrer l'esprit régénérateur animant les révélations proclamées par le Báb et Bahá'u'lláh que leur pouvoir de transformer ce qui peut en vérité être considéré comme l'un des peuples les plus arriérés, les plus lâches et les plus pervers, en une race de héros, capable d'effectuer à son tour une révolution semblable dans la vie du genre humain. D'être apparu parmi une race ou une nation qui, par sa valeur intrinsèque ou ses réalisations sublimes semblait justifier le privilège inestimable d'avoir été fait le réceptacle d'une telle révélation aurait, aux yeux d'un monde mécréant, hautement réduit l'efficacité de ce message et amoindri sa puissance omnipotente se suffisant à- elle-même. Le contraste présenté de façon si frappante dans les pages du récit de Nabil entre l'héroïsme qui immortalise la vie et les actes sublimes des "Briseurs d'Aurore" et la dégénérescence et la lâcheté de leurs diffamateurs et persécuteurs, est un témoignage en soi très impressionnant de la vérité du message de celui qui avait insufflé un tel esprit dans le sein de ses disciples. Il serait insoutenable pour n'importe quel croyant de cette race de prétendre que le mérite de son Pays et la noblesse innée de son peuple constitueraient les raisons fondamentales pour lesquelles il avait été choisi d'entre les autres comme le réceptacle premier des révélations du Báb et de Bahá'u'lláh, face aux évidences écrasantes fournies de façon si convaincante par ce récit.
A un degré moindre, ce principe doit s'appliquer nécessairement au pays qui a revendiqué son droit d'être considéré comme le berceau de l'ordre mondial de Bahá'u'lláh. Une si haute fonction, un si noble rôle ne peuvent être considérés comme non moins inférieur, à la part jouée par ces âmes immortelles qui, par leur renonciation sublime et leurs actes inégalés, ont été responsables de la naissance de la foi elle-même. Que ceux, donc, qui doivent prendre une part si prédominante pour faire naître cette civilisation mondiale, résultat direct de leur foi, ne s'imaginent pas, ne fût-ce qu'un instant, qu'à cause d'une intention mystérieuse ou en vertu d'une qualité inhérente ou d'un mérite spécial, Bahá'u'lláh ait voulu conférer une distinction si grande et si durable à leur pays et à leur peuple. C'est précisément en raison des maux patents que, malgré ses autres caractéristiques et réalisations élevées, de l'aveu général, un matérialisme excessif et coercitif y a malheureusement été engendré que l'auteur de leur foi et le centre de son covenant l'ont choisi pour devenir le porte-étendard du nouvel ordre mondial envisagé dans leurs écrits. C'est par de pareils moyens que Bahá'u'lláh peut le mieux démontrer, à une génération insouciante, son pouvoir omnipotent de faire surgir du milieu d'un peuple immergé dans un océan de matérialisme, victime d'une des formes les plus virulentes et enracinées de préjugé racial et notoire par sa corruption politique, son illégalité et le relâchement de ses normes morales, des hommes et des femmes qui, avec l'écoulement du temps, personnifieront de plus en plus ces qualités essentielles de renonciation de soi, de rectitude morale, de chasteté, d'amitié sans distinction, de sainte discipline et de lucidité spirituelle qui les prépareront à la part prépondérante qu'ils auront pour engendrer cet ordre mondial et cette civilisation mondiale dont leur pays, autant que la race humaine entière, éprouve un besoin désespéré. Ils auront le devoir et le privilège, en leur qualité d'abord de fondateurs d'un des piliers les plus puissants soutenant l'édifice de la Maison Universelle de Justice et puis en leur qualité de bâtisseurs champions de ce nouvel ordre mondial dont cette Maison sera le noyau et le précurseur, d'inculquer, de démontrer et d'appliquer ces principes jumeaux et gravement nécessaires de la justice divine et de l'ordre - principes auxquels la corruption politique et la licence morale,,,' souillant toujours plus la société à laquelle ils appartient,, _ offrent un contraste si triste et si frappant.
Des observations telles que celles-là, bien que déplaisantes et déprimantes, ne devraient pas, au moindre degré, nous aveugler à ces vertus et ces qualités de haute intelligence, de ' jeunesse, d'initiative sans bornes et de hardiesse que la nation tout entière démontre si remarquablement et qui se reflètent de plus en plus dans la communauté des croyants qui s'y trouvent. De ces vertus et qualités, et tout autant de l'élimination des maux déjà cités, doit dépendre, à un très haut degré, l'aptitude de la communauté à poser des fondements solides au rôle futur de leur pays à préparer l'entrée de l'âge d'or de la cause de Bahá'u'lláh.
UNE RESPONSABILITÉ D'UNE GRANDEUR STUPÉFIANTE
Combien grande, par conséquent, combien stupéfiante est la responsabilité qui doit peser sur la génération présente des croyants américains à ce premier stade de leur évolution spirituelle et administrative, d'extirper, par tous les moyens en leur pouvoir, ces tendances, ces habitudes et ces défauts qu'ils ont hérités de leur propre nation et de cultiver patiemment et dévotement ces qualités distinctives et caractéristiques indispensables à leur participation efficace au grand travail rédempteur de leur foi. Incapables jusque-là, vu les dimensions restreintes de leur communauté et l'influence limitée qu'elle exerce, de produire quelque effet marquant sur la grande masse de leurs concitoyens, qu'ils concentrent, à présent, avant tout, leur attention sur eux-mêmes, sur leurs propres besoins individuels, leurs propres déficiences et faiblesses personnelles, ayant toujours présent à l'esprit que toute intensification des efforts de leur part les équipera mieux pour les, temps où, à leur tour, ils seront appelés à déraciner ces tendances néfastes de la vie et des coeurs du corps entier de leurs concitoyens. En tant qu'avant-garde des générations bahá'íes futures de leurs concitoyens, ils ne doivent pas non plus négliger le fait que l'ordre mondial dont ils s'efforcent maintenant d'établir les bases ne peut jamais s'ériger sans la condition et jusqu'à ce que la plus grande part du peuple auquel ils appartiennent ait déjà été purgé des divers maux tant sociaux que politiques qui l'affligent si grièvement à présent.
Passant en revue dans leur ensemble les besoins les plus urgents de cette communauté, tâchant d'évaluer les déficiences les plus graves dont elle est handicapes dans l'accomplissement de sa mission et portant sans cesse l'attention sur la nature de cette mission encore plus grande à laquelle elle sera obligée de s'attaquer à l'avenir, je me sens le devoir d'insister spécialement et d'attirer l'attention particulière et urgente du corps entier des croyants américains, jeunes ou âgés, blancs ou de couleur, enseignants ou administrateurs, anciens ou nouveaux, sur ce que je crois fermement être les conditions essentielles requises pour le succès des tâches qui demandent maintenant toute leur attention. Si grande que soit l'importance de façonner les instruments extérieurs et de perfectionner les agents administratifs qu'ils peuvent utiliser pour poursuivre leur double tâche dans le plan de sept ans; aussi vitaux et urgents que soient les plans d'action qu'ils mettent en marche, les arrangements et les projets qu'ils inventent, les fonds qu'ils collectent pour la conduite efficace de l'enseignement et pour le travail du temple, les facteurs spirituels, impondérables, liés étroitement à leurs vies individuelles et intérieures et auxquels sont associées leurs relations humaines et sociales, ne sont pas moins urgents et vitaux et nécessitent un contrôle constant et minutieux, une critique de soi et un sondage du coeur constants de leur part, afin que leur valeur ne soit pas diminuée ou leurs besoins vitaux ne soient pas obscurcis ou oubliés.
LES CONDITIONS SPIRITUELLES REQUISES
Parmi les conditions spirituelles requises et préalables qui constituent les assises sur lesquelles la sécurité des plans d'enseignement, des projets concernant le temple, et des plans financiers, doit en fin de coin te se baser, les conditions suivantes sont prédominantes et vitales, et les membres de la communauté bahá'íe américaine feraient bien de les méditer. Selon le degré d'accomplissement de ces conditions de base et la manière dont les croyants américains les réaliseront dans leurs vies individuelles, dans leurs activités administratives, dans leurs rapports sociaux, dépendra la mesure des bénédictions multiples que le Possesseur munificent peut garantir à eux tous. Ces conditions requises ne sont autres qu'un sens élevé de droiture morale dans leurs activité sociales et administratives, la chasteté absolue dans leurs vies individuelles et la liberté complète de préjugés dans leurs rapports avec les gens de différentes races, classes, dénominations ou couleurs.
La première est particulièrement destinée, bien que non exclusivement, à leurs représentants, soit locaux, régionaux, ou nationaux qui, en leur qualité de garants et de membres des institutions naissantes de la foi de Bahá'u'lláh, endossent la responsabilité principale de poser les fondations indestructibles de la Maison Universelle de Justice qui, comme son titre l'indique sera l'exécutant et le dépositaire de la justice divine qui, seule, peut assurer la sécurité et établir le règne de la loi et de l'ordre dans un monde singulièrement désorganisé. La seconde concerne principalement et directement la jeunesse bahá'íe qui peut contribuer de manière décisive à la virilité, à la pureté et à la force promotrice de la vie de la communauté bahá'íe, et de laquelle doit dépendre l'orientation future de sa destinée et le déploiement complet du potentiel dont Dieu l'a dotée. La troisième concerne de façon immédiate, universelle et principale chacun des membres de la communauté bahá'íe, de n'importe quels rang, expérience, classe ou couleur, car tous, sans aucune exception, doivent faire face au défi de ses implications et personne ne pourrait prétendre, si vaste que soit son progrès dans cette voie, s'être acquitté entièrement des sévères responsabilités qu'elle impose.
La droiture dans le comportement, le sens constant de la justice incorruptible, non obscurci par les influences démoralisantes qu'une vie politique, infestée de corruption, manifeste de façon si frappante; une vie chaste, pure et sainte, sans la souillure et sans les voiles des indécences, des vices et des fausses normes qu'un code moral aux déficiences inhérentes tolère, perpétue et favorise; une fraternité libérée de l'excroissance cancéreuse du préjugé racial qui ronge les organes vitaux d'une société déjà débilitée _ voilà les idéaux que les croyants américains doivent, dès à présent, s'efforcer de promouvoir individuellement et par leur action concertée, tant dans leur vie privée que dans leur vie publique; idéaux qui sont les principales forces motrices pouvant accélérer le plus efficacement la marche en avant de leurs institutions, de leurs plans et de leurs projets, qui peuvent sauvegarder l'honneur et l'intégrité de leur foi et vaincre tout obstacle auquel ils se heurteront à l'avenir.
Cette rectitude de conduite avec ses implications de justice, d'équité, de véracité, d'honnêteté, d'impartialité, de loyauté et d'exactitude doivent distinguer chaque phase de la vie de la communauté bahá'íe. "Les compagnons de Dieu," a déclaré Bahá'u'lláh lui-même, "sont, en ce jour, le levain qui doit faire lever les peuples du monde. Ils doivent montrer une telle noyaute, une telle sincérité et une telle persévérance, des actes et un caractère tels que toute l'humanité bénéficiera de leur exemple. " "Je jure par Celui qui est le Plus Grand Océan!" réaffirme-t-il, "dans le souffle de telles âmes, pures et sanctifiées, se cache un potentiel de grande portée. Si grands sont ces potentiels qu'ils exercent leur influence sur toutes choses créées." "Celui-là est le véritable serviteur de Dieu qui en ce jour," a-t-il écrit dans un autre passage, "s'il devait passer par des cités d'argent et d'or, ne daignerait jeter son regard sur eux, et dont le coeur resterait pur et sans souillure de quoi que ce soit qui puisse être vu dans ce monde, que ce soient ses biens ou ses trésors. Je jure par le Soleil de Vérité! Le souffle d'un tel homme est doté de .force et ses paroles d'attraction. " "Par Celui qui brille au-dessus de l'aube. de sainteté" a-t-il encore révélé avec plus d'autorité, "si toute la terre était transmuée en argent et en or, aucun homme qui puisse prétendre être véritablement monté au ciel de la foi et de la certitude ne daignerait la regarder, beaucoup moins encore s'en emparer et la garder... Ceux qui demeurent dans le tabernacle de Dieu et qui se sont établis sur les sièges de la gloire éternelle, refuseront, même s'ils meurent de faim, de tendre leurs mains et de s'emparer illicitement du bien de leur voisin, si vil et sans mérite qu'il soit. Le dessein du seul vrai Dieu en se manifestant est d'appeler toute l'humanité à la véracité et à la sincérité, à la dévotion et à la loyauté, à la résignation et à la soumission à la volonté de Dieu, à l'indulgence et à la bienveillance, à l'intégrité et à la sagesse. Son objet est d'envelopper chaque homme de la parure d'un caractère saint et de le parer de l'ornement de belles et saintes actions" "Nous avons prévenu tous les aimés de Dieu.-" insiste-t-il, "d'être attentifs à ce que l'ourlet de notre vêtement sacré ne se souille pas de la boue des actions illicites ou ne se ternisse de la poussière d'une conduite répréhensible. " "Adhérez à la droiture, ô peuple de Bahá, " les exhorte-t-il ainsi, "tel est véritablement le commandement que cet être opprimé vous a donné, et la ' primauté de sa volonté incoercible pour chacun de vous." " Un bon caractère, "explique-t-il, "est en vérité la meilleure parure des hommes provenant de Dieu. Il en orne les temples de Ses bien-aimés. Par ma vie! La lumière d'un bon caractère surpasse en intensité celle du soleil et l'éclat de son rayonnement." "Une seule action juste," a-t-il à nouveau écrit, "est dotée d'une telle puissance qu'elle ,peut soulever la poussière à tel point queue fasse passer outre le ciel des cieux. Elle peut déchirer tout lien et elle a le pouvoir de rétablir la force qui s'est épuisée et a disparu... Soyez purs, ô peuple de Dieu, soyez purs; soyez justes, soyez justes... Dis: ô peuple de Dieu! Ce qui peut assurer la victoire de Celui qui est la Vérité éternelle, de Ses armées et de Ses auxiliaires sur terre, a été inscrit les écrits sacrés et est aussi clair et soleil. Ces armées-là ont de telles telle conduite et un caractère tel qu'ils à Ses yeux. Quiconque en ce jour se Notre cause et appelle à son secours caractère digne de louanges et d'une conduite empreinte de droiture, l'influence provenant d'une telle action sera très certainement diffusée partout dans le monde entier." "L'amélioration du monde," est encore une autre affirmation, "peut être réalisée par de pures et de belles actions, par une conduite louable et bienséante." " Soyez équitables envers vous-mêmes et envers les autres, " leur conseille-t-il ainsi, "afin que les évidences de la justice se dévoilent à travers vos actes parmi Nos serviteurs fidèles. " " L'équité, " a-t-il aussi écrit, " est la plus fondamentale des vertus humaines. " "L'appréciation de toute chose doit en dépendre. " Et à nouveau: " Observez l'équité dans votre jugement, ô vous, hommes au coeur d'entendement! Celui qui est injuste dans son jugement est destitué des traits caractérisant le rang de l'homme." "Embellissez vos langues, ô Peuple," exhorte-t-il en plus, "de la véracité et ' parez vos âmes du joyau de l'honnêteté. Prenez garde, ô peuple, de n'agir traîtreusement envers qui que ce soit. Soyez les ' fiduciaires de Dieu ' parmi Ses créatures et les emblèmes de Sa générosité parmi Son peuple." "Que vos ' yeux soient chastes," est encore un autre conseil, "votre main fidèle, votre langue véridique et votre coeur éclairé." "Soyez une parure au visage de la vérité," est encore une autre exhortation, "une couronne au front de la ' fidélité, un pilier du temple de la rectitude, un souffle de vie pour le corps de l'humanité, une enseigne des armées de la ' justice, un astre à l'horizon de la vertu." "Que la véracité et la courtoisie soient votre parure," est encore une autre exhortation, "ne tolérez pas d'être privés de la parure de longanimité et de justice, afin que les parfums suaves de la sainteté soient exhalés de votre coeur et se répandent sur toute chose. Dis.- Prenez garde, ô peuple de Bahá, de ne pas suivre les voies de ceux dont les ' paroles diffèrent de leurs actions. Efforcez vous d'être à même de démontrer aux peuples du monde les signes de Dieu et de refléter au loin Ses commandements. Que vos actes soient des guides pour toute l'humanité, car les propos de la plupart des hommes, qu'ils soient les premiers ou les derniers placés sont différents de leur comportement. C'est par vos actes que vous pouvez vous distinguer des autres. Par eux l'éclat de votre lumière peut se répandre sur la terre entière. Heureux l'homme qui tient compte de mon conseil et qui observe les préceptes prescrits par Celui qui est l'Omniscient, le Très-Sage. "
"O armée de Dieu!" écrit 'Abdu'l-Bahá, "par la protection et le secours accordés par la Beauté Bénie, - que ma vie soit un sacrifice pour ses bien-aimés - vous devez vous comporter de telle manière que vous vous distinguiez et que vous soyez rayonnants comme le soleil parmi d'autres âmes. Si l'un d'entre vous entre dans une ville, il devrait devenir un centre d'attraction en raison de sa sincérité, de sa loyauté et de son amour, de son honnêteté et de sa fidélité, de sa véracité et de sa gentillesse envers tous les peuples du monde, afin que les gens de cette ville S'écrient et disent: 'Cet homme est sans aucun doute un bahá'í car ses manières, son comportement, sa conduite, ses moeurs, sa nature et son caractère reflètent les attributs des bahá'ís.' "Jusqu'à ce que vous atteigniez ce niveau-là, vous ne pouvez prétendre avoir été fidèles au covenant et au testament de Dieu." "Le devoir le plus vital, en ce jour, " a-t-il écrit en plus, "est de purifier vos caractères, de corriger vos manières et d'améliorer votre conduite. Les bien-aimés du Miséricordieux doivent démontrer un tel caractère et une telle conduite parmi Ses créatures, que la fragrance de leur sainteté puisse être diffusée dans le monde entier, et qu'ils revivifient les morts, vu que le dessein de la manifestation de Dieu et l'aurore des lumières sans limite de l'invisible est d'éduquer les âmes des hommes, de raffiner le caractère de chaque être vivant... " " La véracité, " affirme-t-il, " est le fondement de toutes les vertus humaines. Sans la véracité, le progrès et le succès, dans tous les mondes de Dieu, sont impossibles pour toute âme. Quand ce saint attribut sera établi en l'homme, toutes les qualités divines seront également acquises. "
Une telle droiture de conduite doit se manifester avec une puissance ton ' jours accrue, dans chaque verdict que les représentants élus de la communauté bahá'íe, en n'importe quelle qualité, seront appelés à prononcer. Elle doit constamment se refléter dans les relations commerciales de tous ses membres, dans leur vie privée, dans toute espèce d'emploi et dans n'importe quel service qu'ils pourront, à l'avenir, rendre à leur gouvernement ou à leur peuple. Elle doit servir d'exemple dans le comportement de tous les électeurs bahá'ís, lorsqu'ils exercent leurs droits et leurs fonctions sacrées. Elle doit caractériser l'attitude de chaque croyant loyal par le rejet des Positions Politiques, par la non-identification aux partis politiques, par l'abstention des controverses politiques et par la non-affiliation aux organisations politiques et aux institutions ecclésiastiques. Elle doit se révéler par l'adhésion sans compromis de tous, qu'ils soient jeunes ou vieux, aux principes fondamentaux clairement énoncés par 'Abdu'l-Bahá dans ses discours, et aux lois et ordonnances révélées par Bahá'u'lláh dans son Très Saint Livre. Elle doit être démontrée par l'impartialité de chaque défenseur de la foi envers ses ennemis, par son équité à reconnaître tout mérite que puisse posséder cet ennemi et par l'honnêteté d'honorer toute obligation qu'il puisse avoir envers lui. Elle doit constituer l'ornement le plus brillant de la vie, des occupations, des efforts, et des propos de chaque enseignant bahá'í, qu'il travaille dans son pays ou à l'étranger, qu'il occupe les premiers rangs du corps des enseignants ou qu'il occupe une position de moindre activité et responsabilité. Elle doit être la marque distinctive de ce corps qui est réduit en nombre et pourtant intensément dynamique et hautement responsable, des représentants nationaux élus de chaque communauté bahá'íe, qui constitue le pilier de soutien et l'unique instrument de l'élection, dans chaque communauté, de la Maison Universelle dont le nom et le titre, ainsi que Bahá'u'lláh l'a ordonné, symbolise la droiture de conduite dont la plus haute mission est de sauvegarder et de mettre en vigueur les lois.
Si grandiose et transcendant est ce principe de la justice divine, principe qui doit être considéré comme la couronne des distinctions de toutes les Assemblées locales et nationales en leur qualité de précurseurs de la Maison Universelle de Justice, que Bahá'u'lláh lui-même subordonne ses propres inclinations et désirs à là force irrésistible de ses exigences et implications. "Dieu est mon témoin!" explique-t-il ainsi, "ne serait-ce pas contraire à la loi de Dieu, j'aurais baisé la main de mon assassin éventuel et je l'aurais fait héritier de mes biens terrestres. Je suis retenu, cependant, par l'engagement de la loi établie dans le Livre et suis moi-même dépourvu de toute possession terrestre." "Sache, en vérité," affirme-t-il de façon significative, "que ces grandes oppressions qui ont accablé le monde le préparent à. l'avènement de la Plus Grande Justice." "Dis," à nouveau nous assure-t-il, "il est apparu avec la justice dont l'humanité a été ornée, et pourtant les peuples sont, pour la plupart, encore endormis." "La lumière des hommes est la justice," statue-t-il de plus, "ne l'étouffez point avec les vents contraires de l'oppression et. de la tyrannie. Le but de la justice est l'apparition de l'unité parmi les hommes." "Aucun rayonnement," déclare-t-il, "ne peut se comparer avec celui de la justice. L'organisation du monde et la tranquillité de l'humanité en dépendent. " " 0 peuple de Dieu! " s'exclame-t-il, "ce qui façonne le monde est la justice, car elle est soutenue par deux piliers, la récompense et la rétribution' Ces deux piliers sont les sources de la vie pour le monde." "La justice et l'équité," est encore une autre affirmation, "sont deux gardiens qui protègent les hommes. Ils sont apparus parés de leurs noms puissants et sacrés, afin de maintenir le monde dans ses assises et de protéger les nations." "Mettez-vous en branle, ô peuples," est son exhortation pressante, "en attendant les jours de la justice divine, car l'heure promise est maintenant arrivée. Prenez garde de ne pas manquer de saisir son importance et d'être comptés parmi ceux qui sont dans l'erreur." "Le jour approche," a-t-il écrit de pareille façon, "où les fidèles apercevront l'étoile matinale de la justice qui brille dans sa pleine splendeur depuis l'aube de gloire." "L'affront qu'ils m'ont fait subir, " remarque-t-il de manière significative, "a dévoilé la gloire dont toute la création s'est trouvée investie, et par les cruautés que j'ai endurées, l'étoile matinale de la justice s'est manifestée et a répandu sa splendeur sur les hommes." "Le monde," a-t-il à nouveau écrit, "est en grande agitation et l'esprit de ses peuples est dans un état de confusion complète. Nous supplions le Tout Puissant qu'Il les illumine miséricordieusement de la gloire de sa justice et les rendent à même de découvrir' ce qui leur sera profitable en tous temps et dans toute circonstance. " Et à nouveau: "Il ne peut subsister aucun doute, si l'étoile matinale de la justice que les nuages de la tyrannie ont obscurcie, devait répandre sa lumière parmi les hommes, la surface de la terre serait complètement transformée. "
"Dieu soit loué!" s'exclame à son tour 'Abdu'l-Bahá, "le soleil de la justice s'est levé à l'horizon de Bahá'u'lláh. Car dans ses tablettes les fondations d'une telle justice ont été établies comme aucun esprit ne l'a conçue depuis les débuts de la création." "Le dais de l'existence," explique-t-il de plus, "repose sur le mât de la justice et non du pardon, et la vie du genre humain dépend de la justice et non du pardon. "
Il n'est pas étonnant donc que l'auteur de la révélation bahá'íe ait choisi d'associer le nom et le titre de cette Maison qui sera la gloire couronnant ses institutions administratives, non pas au pardon mais à la justice, d'avoir fait de la justice l'unique base et les fondements permanents de sa Plus Grande Paix et de l'avoir proclamée, dans ses "Paroles Cachées" "la plus aimée de toutes choses, " à ses yeux. C'est particulièrement aux croyants américains que je me sens mû d'adresser cet appel fervent, de méditer dans leurs coeurs les implications de droiture morale et de maintenir par le coeur et l'âme et sans compromission tant individuellement que collectivement ces normes sublimes - dont la justice est un élément si essentiel et si puissant.
Concernant une vie chaste et sainte, elle ne doit pas être considérée comme un facteur moins essentiel qui doit contribuer pour sa propre part au renforcement et à la vitalité de la communauté bahá'íe, desquels dépendra à son tour le succès de tout plan ou de toute entreprise bahá'íe. En ces jours, où les forces de l'irréligion sont en train d'affaiblir la trame morale et de miner les fondations de la moralité individuelle, l'obligation de chasteté et de sainteté doit demander une part croissante de l'attention des croyants américains, tant dans leurs fonctions individuelles qu'en tant que gardiens responsables des intérêts de la foi de Bahá'u'lláh. Dans la réalisation d'une telle obligation, à laquelle les circonstances particulières, qui résultent d'un matérialisme excessif et énervant l'emportant alors dans leur pays, confèrent une signification particulière, ils doivent jouer un rôle marquant et prédominant. Tous doivent s'arrêter, tant les hommes que les femmes, à cette heure menaçante où les lueurs de la religion pâlissent et ses barrières, sont abolies l'une après l'autre, pour faire leur examen de conscience, scruter leur conduite et avec leur résolution habituelle se lever pour purger de la vie de leur communauté toute trace de laxité morale qui pourrait souiller le nom ou atteindre l'intégrité d'une foi si sainte et si précieuse.
Une vie chaste et sainte doit devenir le principe directeur du comportement et de la conduite de tous les bahá'ís, tant dans leurs relations sociales avec les membres de leur propre communauté que dans leurs rapports avec le monde en général. Elle doit parer et renforcer le travail incessant et les efforts méritoires de ceux dont la position enviable consiste à propager le message et à administrer les affaires de la foi de Bahá'u'lláh. Elle doit être observée dans toute son intégrité et toutes ses implications, à chaque phase de la vie de ceux qui forment les rangs de la foi, soit dans leurs foyers, soit pendant leurs voyages, aux réunions de leurs clubs et sociétés, lors de leurs divertissements, à leurs écoles et à leurs universités. Une attention particulière doit lui être accordée lors de la réalisation des activités sociales de toute école d'été bahá'íe et de toute autre occasion à laquelle la vie communautaire bahá'íe s'organise et se développe. Elle doit être intimement et constamment liée à la mission de la jeunesse bahá'íe, tant comme facteur de vie communautaire bahá'íe que comme facteur du futur progrès et d'orientation de la jeunesse. de leur propre pays.
Une telle vie chaste et sainte, avec ses implications de modestie, de pureté, de sobriété, de décence et de pureté de pensée n'implique rien de moins que l'exercice de la modération dans tout ce qui se rapporte aux habits, au langage, aux distractions et à toute occupation artistique et littéraire. Elle demande une vigilance journalière dans le contrôle des désirs sensuels et des inclinations corrompues. Elle réclame l'abandon d'une conduite frivole avec son attachement excessif aux plaisirs futiles et souvent mal dirigés. Elle demande une abstinence totale des boissons alcooliques, de l'opium et de pareilles drogues entraînant l'accoutumance. Elle condamne la prostitution de l'art et de la littérature, les pratiques du nudisme et du concubinage, l'infidélité .dans les rapports conjugaux et toutes sortes de promiscuité, de familiarité facile et de vices sexuels. Elle ne peut consentir aucun compromis envers les théories, les standards, les habitudes et les excès d'un âge décadent. Non, bien plutôt, elle cherche à démontrer, par la force dynamique de son exemple, le caractère pernicieux de telles théories, la fausseté de tels standards, le manque de sincérité de telles revendications, la perversité de telles habitudes et le caractère sacrilège de tels excès.
"Par la justice de Dieu!" écrit Bahá'u'lláh, "le monde, ses vanités et sa gloire quels que soient les plaisirs qu'il puisse offrir, sont tous aux yeux de Dieu aussi vils, non, même plus méprisables encore que la poussière et les cendres. Si seulement les coeurs des hommes pouvaient le comprendre. Purifiez-vous entièrement, ô peuple de Bahá, des souillures du monde et de tout ce qui lui appartient. Dieu Lui-même m'en est témoin! Les choses de la terre vous conviennent mal. Jetez-les à ceux qui peuvent les désirer et attachez vos yeux sur cette plus sainte et plus resplendissante vision." " 0 vous, mes bien-aimés!" exhorte-t-il ainsi ses disciples, "ne tolérez pas que l'ourlet de mon vêtement sacré soit souillé et avili par les choses de ce monde et ne suivez pas les suggestions de vos désirs mauvais et corrompus." Et à nouveau: " 0 vous les bien-aimés du seul vrai Dieu! Passez outre les repaires étroits de vos désirs malveillants et corrompus et avancez vers la vaste immensité des règnes de Dieu et demeurez dans les prés de sainteté et de détachement, afin que la fragrance de vos actions guide le genre humain entier vers l'océan de la gloire inépuisable de Dieu." "Défaites-vous" ainsi leur ordonne-t-il, "de tout attachement à ce monde et à ses vanités. Gardez-vous de les approcher, car ils vous incitent à suivre vos propres convoitises et vos désirs avides et ils vous empêchent de pénétrer dans le sentier droit et glorieux." "Abstenez vous de tout acte de méchanceté," est son commandement, "car de telles choses vous sont interdites dans le Livre que nul ne touche hormis ceux que Dieu a lavés de toute souillure de culpabilité et qu'Il a comptés parmi les purifiés." "Une race d'hommes," est sa promesse écrite, "incomparable de caractère, sera engendrée qui,. avec les pieds du détachement foulera tous ceux qui sont au ciel et sur la terre et jettera le manteau de sainteté sur tout ce qui a été créé d'eau et d'argile." "La civilisation," est sa grave exhortation, "si souvent vantée par les porte-parole érudits des arts et des sciences, attirera un grand malheur sur les hommes si on lui permet de dépasser les bornes de la modération... Portée à l'excès,' la civilisation se dévoilera être une source aussi prolifique de maux, queue l'a été pour le bien lorsqu'elle est tenue dans les limites de la modération." "Il a choisi dans le monde entier les coeurs de Ses serviteurs, " explique-t-il, "et a fait de chacun le siège de la révélation de Sa gloire. Sanctifiez les donc de toute souillure, afin que les choses pour lesquelles ils ont été créés soient gravées en eux. Ceci est en vérité une marque de la munificente faveur de Dieu." "Dis, il n'est pas du peuple de Bahá, " proclame-t-il, "celui qui suit ses désirs mondains ou qui fixe son coeur sur les choses terrestres. Celui-là est mon vrai disciple qui, s'il arrive dans une vallée d'or pur, la traverse d'un trait léger comme un nuage, sans jamais se retourner ni s'arrêter. Un tel homme est certainement des miens, de son vêtement, le Concours suprême peut respirer la fragrance de sainteté... Et s'il rencontrait la plus belle et la plus avenante des femmes, il ne laisserait pas séduire son coeur par la moindre ombre de désir pour sa beauté. Un tel homme est en vérité la personne cation de la chasteté sans tache. Ainsi vous instruit la plume de l'Ancien des Jours, comme ordonné par votre Seigneur, le Tout Puissant, le Munificent." "Ceux qui suivent leurs convoitises et leurs inclinations corrompues," est encore un autre avertissement, "ont péché et dissipé leurs efforts. Ils sont en vérité des égarés. " "Il incombe au peuple de Bahá, " a-t-il encore écrit, "de mourir au monde et à tout ce qu'il contient, d'être si détaché de toutes choses terrestres que les habitants du paradis puissent humer le suave parfum de la sainteté sur leur vêtement... Ceux qui ont terni le nom sans tache de la cause de Dieu en suivant les choses charnelles se trouvent, en vérité, dans l'erreur manifeste!" "La pureté et la chasteté," les admoneste-t-il en particulier, "ont été et sont toujours les ornements les plus grandioses des, servantes de Dieu. Dieu m'en est témoin ! L'éclat de la lumière de chasteté répand sa splendeur sur les mondes de l'esprit et son parfum suave souffle même ' jusqu'au Paradis le Plus Exalté." "Dieu," affirme-t-il à nouveau, "a fait véritablement de la chasteté une couronne pour les têtes de Ses servantes. Grande est la béatitude de cette servante qui a atteint ce rang élevé. " "En vérité, nous avons décrété dans notre livre," est sa promesse, "une récompense belle et ample pour quiconque se détourne de la méchanceté et mène une vie chaste et pieuse. Il est - en vérité le Grand Donateur, le Munificent " "Nous avons supporté le poids de toutes les calamités," déclare-t-il, "afin de vous sanctifier de toute corruption terrestre et pourtant vous êtes indifférents... Nous voyons, en vérité, vos actions. Si nous apercevons sur elles le parfum suave de pureté et de sainteté, nous vous bénirons certainement. Alors les langues des habitants du paradis énonceront votre louange et magnifieront vos noms parmi ceux qui ont approché Dieu. "
"Boire du vin," écrit 'Abdu'l-Bahá, "est interdit selon les textes du Livre le Plus Sacré,- cela est la cause de maladies chroniques, affaiblit les nerfs et épuise les facultés mentales." "Buvez, ô servantes de Dieu," a affirmé Bahá'u'lláh lui-même, "le vin mystique de la coupe de mes paroles. Rejetez donc ce que votre esprit abhorre, car il vous a été interdit dans ses tablettes et ses écrits. Gardez-vous de tronquer la rivière qui est la vie même contre ce que les âmes au coeur ' pur détestent. Enivrez-vous du vin de l'amour de Dieu, et non de ce qui anéantit vos esprit, ô vous qui L'adorez! En vérité, cela a été interdit à chaque croyant, homme ou femme. Ainsi le soleil de mon commandement a brillé à l'horizon de ma parole, pour que les servantes qui croient en moi soient éclairées. "
Il faudrait, cependant, rappeler que le maintien d'une norme morale si élevée ne doit pas être associé ou confondu avec n'importe quelle forme d'ascétisme ou de puritanisme excessif ou bigot. Le standard inculqué par Bahá'u'lláh ne cherche, en aucune circonstance, à nier le droit légitime ou le privilège de tirer le plus grand avantage et bénéfice des multiples joies, de la beauté et des nombreux plaisirs dont un Créateur aimant a si abondamment doté le monde. " Qu'un homme," nous rassure Bahá'u'lláh lui-même, "désire se parer des ornements de la terre, porter ses habits, ou partager les bénéfices queue peut accorder, aucun mal ne pourra lui survenir s'il ne permet pas à quoi que ce soit de se poser entre lui et Dieu, car Dieu a ordonné toute bonne chose, qu'elle soit créée aux cieux ou sur la terre, à ceux de Ses serviteurs qui croient fidèlement en Lui. Goûtez, ô peuples, aux bonnes choses que Dieu vous a permises et ne vous privez point de Ses merveilleux dons. Rendez-lui grâce et louange et soyez de ceux qui sont reconnaissants."
LE PLUS DIFFICILE DES PROBLÈMES
Quant au préjugé racial, dont la corrosion, durant environ un siècle, a rongé la fibre et attaqué la structure sociale entière de la société américaine, il devrait être considéré comme le problème le plus vital et le plus brûlant que la communauté bahá'íe doit affronter au stade actuel de son évolution. Les efforts incessants qui exige cette question d'importance suprême, les sacrifices qu'elle doit imposer, la prudence et l'attention qu'elle demande, le courage et la force morale qu'elle requiert, le tact et la compréhension qu'elle nécessite, confèrent à ce problème que les croyants américains sont encore loin d'avoir résolu d'une manière satisfaisante, une urgence et une importance qui ne peuvent être surestimées. Noirs et blancs, grands et petits, jeunes et vieux, qu'ils aient accepté la foi récemment ou non, tous ceux qui s'identifient avec la foi doivent participer et prêter leur assistance, chacun et chacune selon ses capacités, son expérience et selon les circonstances, à la tâche commune d'accomplir les instructions, de réaliser les espoirs et de suivre l'exemple de 'Abdu'l-Bahá. Aucune race, de couleur ou non, n'a le droit ou ne peut prétendre avec bonne conscience être considérée comme exempte d'une telle obligation, d'avoir réalisé de tels espoirs ou d'avoir suivi fidèlement un tel exemple. Une longue voie, épineuse, parsemée d'embûches, reste encore à parcourir tant par les représentants blancs que noirs de la foi rédemptrice de Bahá'u'lláh. Du parcours qu'ils effectuent et de la manière dont ils s'acheminent, doit dépendre, à une ampleur q ' ne peu d'entre eux peuvent imaginer, l'action de ces influences intangibles qui sont indispensables au triomphe spirituel des croyants américains et au succès matériel de leur entreprise lancée récemment.
Qu'intrépides et déterminés, ils aient présent à leur esprit l'exemple et la conduite de 'Abdu'l-Bahá tant qu'il était parmi eux. Qu'ils se rappellent son courage, son mépris et son intolérance envers la critique, tempérés par son tact et sa sagesse. Qu'ils raniment et qu'ils perpétuent la mémoire de ces épisodes et de ces occasions inoubliables et historiques où il a démontré de façon si frappante son sens aigu de la justice, sa sympathie spontanée pour les opprimés, son sens permanent de l'unicité de la race humaine, son amour débordant pour ses membres et son mécontentement envers ceux qui osaient faire fi de ses requêtes, se moquer de ses méthodes, défier ses principes ou infirmer ses actes.
Discriminer n'importe quelle race en se fondant sur son arriération sociale, son immaturité politique ou son infériorité numérique est une violation flagrante de l'esprit animant la foi de Bahá'u'lláh. Le sentiment d'une division ou d'une scission quelconque dans ses rangs est contraire à ses buts, principes et idéaux. Dès que ses membres auront entièrement reconnu la prétention de son auteur et qu'ils auront, en s'identifiant avec l'ordre administratif, accepté sans réserves les principes et les lois incorporés dans ses enseignements, toute différenciation de classe, de dénomination ou de couleur doit s'oblitérer automatiquement et l'on ne doit jamais consentir, sous aucun prétexte, et aussi grande que soit la contrainte des événements ou de l'opinion publique, à la laisser s'imposer à nouveau. Si une quelconque discrimination devait être tolérée, cette discrimination ne devrait pas être opposée, mais plutôt en faveur de la minorité, qu'elle soit raciale ou autre. A la différence des nations et des peuples de la terre, qu'ils soient de l'Est ou de l'Ouest, démocrates ou autoritaires, communistes ou capitalistes, qu'ils appartiennent à l'ancien ou au nouvel ordre, qu'ils ignorent, oppressent ou extirpent les minorités raciales, religieuses ou politiques dans leur sphère de juridiction, chaque communauté organisée, enrôlée sous la bannière de Bahá'u'lláh devrait ressentir comme première et inéluctable obligation le fait d'élever, d'encourager et de sauvegarder chaque minorité appartenant à n'importe quelle foi, race, classe ou nation dans sa sphère. Ce principe est si grand et vital qu'en de telles circonstances, comme quand un nombre égal de votes a été exprimé lors d'une élection, ou lorsque les qualités requises pour un poste sont à égalité entre diverses races, confessions ou nationalités à l'intérieur de la communauté, la priorité devrait être accordée sans hésitation à la partie représentant la minorité et cela pour aucune autre raison que celle de la stimuler, de l'encourager et de lui offrir une occasion de servir les intérêts de la communauté. A la lumière de ce principe et ayant à l'esprit qu'il est extrêmement souhaitable de laisser les éléments minoritaires participer et de leur permettre de partager la responsabilité dans la direction des activités bahá'íes, il devrait être du devoir de chaque communauté bahá'íe d'organiser ses affaires de telle manière qu'au cas où les personnes appartenant aux divers éléments minoritaires dans sa sphère sont réellement qualifiées et remplissent les conditions nécessaires, les institutions bahá'íes représentatives, qu'elles soient des assemblées,, des conventions, des congrès ou des comités, aient le plus possible de ces divers éléments, tant raciaux qu'autres, comme représentants parmi eux. L'adoption d'une telle ligne de conduite et l'adhérence fidèle à elle seraient non seulement une source d'inspiration et d'encouragement pour ces éléments peu nombreux et représentés de façon inadéquate, mais démontreraient au monde en général l'universalité et le caractère représentatif de la foi de Bahá'u'lláh et la liberté de ses disciples envers la tare de ces préjugés ayant fait un tel ravage tant dans les affaires intérieures que dans les relations étrangères des nations.
La libération du préjugé racial sous toutes ses formes à une époque comme celle-ci, lorsqu'une part croissante de la race humaine devient la victime de sa férocité dévastatrice, devrait être adoptée comme mot d'ordre du corps entier des croyants américains, quel que soit l'État dans lequel ils demeurent, les cercles qu'ils fréquentent, leur âge, leurs traditions, leurs goûts ou leurs habitudes. Elle devrait se démontrer de façon logique dans chaque phase de leur activité et de leur vie, soit à l'intérieur ou à l'extérieur de la communauté bahá'íe, en public ou en privé, d'une manière formelle ou informelle, individuellement aussi bien qu'en leur qualité officielle de groupes organisés, de comités ou d'assemblées. Elle devrait être cultivée intentionnellement aux occasions diverses et journalières, même insignifiantes, qui se présentent dans leurs foyers, leurs bureaux, leurs écoles et collèges, leurs rencontres sociales et pendant leurs sports et loisirs, aux réunions bahá'íes, aux conférences publiques, conventions, écoles d'été et aux réunions d'assemblées. Elle devrait devenir, au-dessus de toute autre chose, le "leitmotiv" de la ligne de conduite de ce corps auguste qui, en sa capacité de représentant national, de directeur et de coordinateur des affaires de la communauté, doit donner l'exemple et faciliter l'application d'un principe si vital à la vie et aux activités de ceux dont il sauvegarde et représente les intérêts.
"O vous qui savez discerner!" écrit Bahá'u'lláh, "en vérité, les paroles qui sont descendues du ciel de la volonté de Dieu sont la source d'unité et d'harmonie pour le monde. Fermez vos yeux aux différences raciales et souhaitez la bienvenue à tous avec la lumière de l'unicité. " "Nous ne désirons que le bien du monde et le bonheur des nations," proclame-t-il, " ... que toutes les nations deviennent une dans la foi et tous les hommes comme des frères, que les liens d'affection et d'unité entre les fils des hommes se fortifient; que la diversité de religion cesse, et les différences de race s'annulent. " "Bahá'u'lláh a dit," écrit 'Abdu'l-Bahá, "que les diverses races du genre humain prêtent au tout, par la beauté des couleurs différentes, une composition harmonieuse. Que tous s'associent, donc, dans ce grand jardin humain, telles les fleurs qui croissent ensemble et s'allient, côte à côte, sans discorde et différend entre elles." "Bahá'u'lláh," dit ailleurs 'Abdu'l-Bahá, "compara une fois les gens de couleur à la pupille noire de l'oeil entouré du blanc. Dans cette pupille noire se fait la réflexion de ce qui est devant elle et par elle la lumière de l'esprit brille au loin. "
"Dieu," déclare 'Abdu'l-Bahá lui-même, "ne fait aucune distinction entre le blanc et le noir. Si les coeurs sont purs, tous les deux sont acceptables devant Lui. Dieu n'est pas porté à respecter les gens à cause de la couleur de leur peau ou de la race. Toutes les couleurs sont acceptables devant Lui, qu'elles soient blanche' noire ou jaune. Vu que tous ont été créés à l'image de Dieu, nous devons nous efforcer de réaliser que tous ont des possibilités divines." "Aux yeux de Dieu," déclare-t-il, "tous les hommes sont égaux. Il n'y a ni distinction, ni préférence pour aucune âme, dans le règne de Sa justice et de Son équité." "Dieu n'a pas façonné les divisions;" affirme-t-il, "ces divisions ont leur origine dans l'homme lui-même. Ainsi donc, comme elles sont contraires au plan et aux intentions de Dieu, elles sont fausses et imaginaires." "Aux yeux de Dieu," réaffirme-t-il, "il n'y a pas de distinction de couleur; tous sont un par la couleur et la beauté de la servitude envers Lui. La couleur n'a pas d'importance; le coeur l'emporte sur tout. L'extérieur n'importe pas pourvu que le coeur soit pur et blanc à l'intérieur. Dieu ne considère pas les différences de nuance de couleur et de teint de peau. Il regarde les coeurs. Celui dont les qualités morales et les vertus sont louables est préféré dans la présence de Dieu; celui qui est dévoué au Royaume est bien-aimé. Dans le domaine de la genèse et de la création la question de couleur est de moindre importance." "A travers tout le règne animal," explique-t-il, " nous ne trouvons pas de séparation entre les créatures à cause de la couleur. Ils reconnaissent l'unité de l'espèce et l'unicité du genre. Si nous ne trouvons pas de distinction de couleur faite dans les royaumes d'intelligence et de raison inférieures, comment peut-elle se justifier parmi les êtres humains, surtout quand nous savons que tous proviennent de la même source et appartiennent à la même famille? A l'origine et selon l'intention de la création le genre humain est un. Les distinctions de race et de couleur ont surgi plus tard." "L'homme est doué d'un pouvoir de raisonnement supérieur et de la faculté de perception;" explique-t-il en plus, "il est la manifestation des dons divins. Les idées raciales devraient-elles prédominer et obscurcir le but créateur de l'unité dans son royaume?" "Un des problèmes importants," remarque-t-il de manière significative, "qui touche l'unité et la solidarité de l'humanité est l'amitié et l'égalité des races blanche et de couleur. Entre ces deux races certains points d'entente et des points de distinction justifient une considération juste et mutuelle, et les contacts sont multiples... En ce pays, où l'Amérique, le patriotisme est commun aux deux races; tous ont des droits égaux à la citoyenneté, parlent une langue, reçoivent les bienfaits de la même civilisation et suivent les préceptes de la même religion. En fait, de nombreux points d'association et d'accord existent entre les deux races, alors que l'unique point de distinction est celui de couleur. Celle-ci, la moindre entre toutes les distinctions, devrait-elle être tolérée pour vous séparer en tant que races et individus?" "Cette variété des formes et des couleurs," souligne-t-il, "se manifestant dans tous les royaumes est en harmonie avec la Sagesse créatrice et à ses fins divines. " "La diversité dans la famille humaine, proclame-t-il, devrait être cause d'amour et d'harmonie, comme c'est en musique où beaucoup de notes différentes se confondent en un accord parfait. " "Si vous rencontrez," est son exhortation, "ceux d'une race et d'une couleur différente de la vôtre, ne vous méfiez pas et ne vous retirez pas dans une coquille de conventions, mais soyez plutôt heureux et témoignez-leur de la bienveillance." "Dans le monde de l'existence," déclare-t-il, la réunion est bénie quand les races blanche et de couleur se rencontrent dans un amour spirituel infini et une harmonie divine. Quand de telles réunions sont établies et que les participants s'associent les uns avec les autres dans un amour parfait, dans l'unité et la bienveillance, les anges du Royaume chantent leurs louanges et la beauté de Bahá'u'lláh s'adresse ainsi à eux: "Soyez bénis, soyez bénis" "Quand une rencontre de ces deux races a lieu," assure-t-il de, même, "cette réunion deviendra l'aimant des cohortes suprêmes et la confirmation de la Beauté Bénie l'entourera." "Efforcez-vous avec ardeur, " exhorte-t-il à nouveau les deux races, "de déployer vos plus grands efforts vers l'accomplissement de l'amitié et de cimenter le lien de la fraternité entre vous. Une telle réalisation n'est pas possible sans volonté et effort de part et d'autre; d'un côté, expressions de gratitude et d'appréciation; de l'autre, bienveillance et reconnaissance de l'égalité. Chacune devrait s'efforcer de développer et d'assister l'autre vers le progrès mutuel... L'amour et l'unité seront stimulés entre vous, amenant ainsi l'unité de l'humanité. Car la réalisation de l'unité entre les gens de couleur et les blancs sera une assurance de la paix du monde." "J'espère," ainsi s'adresse-t-il aux membres de la race blanche, " que vous ferez en sorte que cette race opprimée deviendra glorieuse et qu'elle se joindra à la race blanche pour servir le monde de l'homme avec la plus grande sincérité, fidélité, amour et pureté. Cette opposition, inimitié et ces préjugés parmi les races blanche et de couleur ne peuvent s'effacer sinon par la foi, l'assurance et les enseignements de la Beauté Bénie." "Cette question de l'union des blancs et des noirs est très importante," avertit-il, "car si elle n'est pas réalisée, de grandes difficultés surgiront sous peu et des suites néfastes s'ensuivront." "Si ce problème reste sans changement," est encore un autre avertissement, "l'inimitié s'accroîtra jour après jour et les résultats finals en seront de dures épreuves et cela pourrait finir par un bain de sang." Un énorme effort est requis de la part des deux races si leur façon de voir et leurs manières et leur conduite doivent refléter, à cette époque obscurcie, l'esprit et les enseignements de la foi de Bahá'u'lláh. Rejetant une fois pour toutes la doctrine fallacieuse de la supériorité raciale et sa suite de maux, de confusion, de misères, et se réjouissant et encourageant le mélange des races et abattant les barrières qui, aujourd'hui, les séparent, elles devraient, chacune, s'efforcer, jour et nuit d'endosser leurs responsabilités particulières devant la mission commune qui les confronte de façon si urgente. Qu'elles rappellent à leur esprit que chacune tend à contribuer pour sa part à la solution de ce problème inquiétant, souvenez-vous des avertissements de 'Abdu'l-Bahá et évoquez, tant qu'il en est encore temps, les conséquences néfastes, qui doivent s'ensuivre, s'il n'est pas définitivement remédié à cette situation difficile et malheureuse qu'affronte la nation américaine tout entière.
Que les blancs consentent un effort suprême, dans leur détermination de contribuer pour leur part à la solution de ce problème, d'abandonner une fois pour toutes leur sens de supériorité, parfois subconscient, de corriger leur tendance dévoilant une attitude paternaliste envers les membres de l'autre race, de les persuader, par leur association intime, spontanée et informelle avec eux, de l'authenticité de leur amitié et de la sincérité de leurs intentions, et de maîtriser leur impatience face au manque de réceptivité de la part de gens qui ont reçu, pendant une si longue période, des plaies si douloureuses et si lentes à cicatriser. Que les noirs, par un effort analogue de leur part, montrent par tous les moyens en leur pouvoir, la chaleur de leur réponse, leur bonne volonté à oublier le passé et leur capacité à effacer toute trace de suspicion qui puisse encore subsister dans leurs coeurs et dans leurs esprits. Que ni l'un mi l'autre ne songe que la solution d'un problème si vaste soit une matière qui ne concerne, exclusivement, que l'autre. Qu'aucun d'eux ne pense qu'un tel problème puisse être résolu aisément ou immédiatement. Que ni l'un ni l'autre ne croie qu'il puisse attendre avec confiance en vue de la solution de ce problème, jusqu'à ce que l'initiative ait été prise et les circonstances favorables aient été créées, par l'entremise de ceux qui sont en dehors de l'orbite de leur foi. Qu'aucun d'eux ne songe que rien de moins que l'amour sincère, l'extrême patience, la vraie humilité, le tact consommé, l'initiative saine, la sagesse mûre et un effort délibéré, persistant et empreint de prières ne puissent parvenir à effacer les souillures que ce mal patent a laissées sur le nom sans taches de leur pays commun. Qu'ils croient plutôt et qu'ils en soient fermement convaincus: que de leur compréhension réciproque, de leur amitié et de leur coopération prolongée doit dépendre, plus que d'aucune autre force ou organisation agissant en dehors du cercle de leur foi, le revirement du trajet dangereux grandement appréhendé par 'Abdu'l-Bahá, et la réalisation des espoirs, qu'il chérissait pour leur contribution unie à l'accomplissement de la destinée de leur pays.
LEUR DOUBLE CROISADE
Amis bien-aimés! Une rectitude de conduite qui offre dans toutes ses manifestations un contraste frappant avec la fausseté et à la corruption caractérisant la vie politique de la nation et des partis et fractions qui la composent; une sainteté et une chasteté diamétralement opposées à la laxité morale et à la licence qui souillent le caractère d'une part non négligeable de ses citoyens; une amitié inter-raciale complètement épurée du fléau du préjugé racial qui stigmatise la vaste majorité de sa population - voilà les armes que les croyants américains peuvent et doivent manier dans leur double croisade, d'abord pour régénérer la vie intérieure de leur propre communauté et ensuite pour s'attaquer à ces maux anciens qui se sont ancrés dans la vie de la nation. La perfection de telles armes, l'utilisation sage et efficace de chacune d'elles, bien plus que la promotion de n'importe quel plan particulier ou l'invention d'un projet spécial ou l'accumulation d'un quelconque amas ' de ressources matérielles, peuvent les préparer aux temps où la Main de la Destinée les aura guidés à assister à créer et à réaliser le fonctionnement de l'ordre mondial qui se trouve, maintenant, à l'état de gestation dans les institutions administratives de leur foi.
Dans la conduite de cette double croisade, les vaillants combattants luttant au nom et pour la cause de Bahá'u'lláh doivent forcément rencontrer une résistance opiniâtre et subir maints revers. Leurs propres instincts, non moins que l'acharnement des forces conservatrices, l'opposition des intérêts acquis et les obstacles d'une génération corrompue et avide de plaisirs, doivent être pris en considération, résolument repoussés et complètement vaincus. A mesure que leurs moyens défensifs en vue de la lutte imminente s'organisent et s'étendent, des torrents d'insultes et de ridicules et des campagnes de condamnation et de fausses déclarations pourront se déchaîner contre eux. Leur foi, ils s'en rendront compte bientôt, aura été attaquée, leurs motifs mal interprétés, leurs aspirations tournées en dérision, leurs institutions considérées avec dédain, leur influence amoindrie, leur autorité minée et leur cause, par moments, désertée par une poignée de gens qui seront incapables d'apprécier la nature de leurs idéaux ou peu disposés à supporter le heurt de la critique croissante qu'une telle lutte implique sûrement. "A cause de 'Abdu'l-Bahá," avait prédit le Maître bien-aimé, "mainte épreuve descendra sur vous. Des difficultés vous assailliront et des souffrances vous affligeront. "
Que l'invincible armée de Bahá'u'lláh, cependant, qui doit livrer l'une de ses batailles les plus acharnées et les plus glorieuses à l'Ouest et dans un de ses foyers de troubles latents n'ait crainte d'aucune critique qui puisse la prendre pour cible. Qu'elle ne se laisse point décourager par des condamnations quelconques par lesquelles la langue du calomniateur pourrait essayer d'avilir ses motifs. Qu'elle ne recule pas devant la progression menaçante des forces du fanatisme, de l'orthodoxie, de la corruption et du préjugé qui pourraient se liguer contre elle. La voix de la critique est une voix qui, indirectement, renforce la proclamation de sa cause. Mais l'impopularité ne sert qu'à accentuer encore le contraste avec ses adversaires; tandis que l'ostracisme est lui-même une force magnétique qui doit, finalement, gagner dans son camp les ennemis les plus vociférants et les plus invétérés. Déjà, dans le pays où les batailles les plus grandes de la foi ont été livrées et où ses ennemis les plus rapaces ont séjourné, la marche des événements, l'inflation lente mais constante de ses idéaux, l'accomplissement de ses prophéties ont abouti non seulement à désarmer et à transformer le caractère de certains de ses ennemis à s'assurer leur fidélité ferme et leur obéissance sans réserves à ses fondateurs. Une transformation si complète, un revirement d'attitude si frappant ne peut s'effectuer que si le véhicule choisi qui est désigné pour porter le message de Bahá'u'lláh aux multitudes affamées, inquiètes et sans berger est lui-même purifié des souillures qu'il cherche à effacer.
Je désire donc, mes amis très chèrement aimés, faire pénétrer dans vos esprits non seulement l'urgence et la nécessité impérative de votre sainte tâche, mais aussi les possibilités illimitées qu'elle possède, d'élever à un niveau si exalté non seulement la vie et les activités de votre propre communauté, mais aussi les motifs et les normes régissant les relations parmi le peuple auquel vous appartenez. Intrépides devant la nature formidable de cette tâche vous ferez face, comme il vous sied j'en suis sûr, au défi de ces temps si chargés de périls, si pleins de corruption et pourtant si riches de promesse d'un avenir si brillant que, - dans les annales de l'humanité, aucun âge précédent puisse égaler sa gloire.
Amis chèrement aimés! J'ai essayé,- au début de ces pages-là, de rendre une idée des glorieuses occasions de même que des immenses responsabilités auxquelles la communauté des croyants américains, suite aux persécutions de la foi de Bahá'u'lláh, amplement répandue, doit maintenant faire face à un stade si crucial de la période formative de leur foi, et à une époque si critique de l'histoire mondiale. Je me suis suffisamment étendu sur le caractère de la mission pour laquelle cette communauté-là doit, dans un avenir pas trop lointain, et par les forces impulsives des circonstances, se lever pour la remplir. J'ai lancé l'avertissement que ' j'ai senti nécessaire a une compréhension plus claire et à une meilleure réalisation des tâches qui l'attendent. J'ai exposé et j'ai insisté, aussi bien qu'il était en mon pouvoir, sur ces vertus exaltées et dynamiques, sur ces normes élevées qui, bien que difficiles à atteindre, constituent néanmoins les qualités nécessaires au succès de ces tâches. Une parole, je crois, devrait maintenant --être dite en rapport avec l'aspect matériel de leur mission immédiate, de la conclusion de laquelle, à l'heure désignée, doit dépendre non seulement le déroulement des stades successifs dans le plan divin envisagé par 'Abdu'l-Bahá, mais aussi l'acquisition de ces capacités qui les rendront capables d'endosser, à l'heure désignée, leurs devoirs et leurs responsabilités nécessitées par la mission encore plus grande qu'il est de leur privilège de remplir.
Le plan de sept ans au double aspect de l'ornementation du temple et de l'extension de l'activité d'enseignement, englobant tant le continent nord-américain que sud-américain, est maintenant bien avancé dans sa seconde année et offre à quiconque observe son progrès ces derniers mois des signes extrêmement encourageants et prometteurs en vue de l'accomplissement des objectifs dans les délais prescrits. Les démarches successives désignées pour faciliter et pour comprendre le domaine entier du travail à achever en rapport avec l'ornementation extérieure du temple ont, pour la plupart, été entreprises. La phase finale qui est censée marquer la conclusion triomphante d'une entreprise de trente ans a été en fin de compte inaugurée. Le contrat initial concernant le premier et le principal étage de cet édifice historique a été signé. Le fonds associé au nom bien-aimé de "la Plus Sainte Feuille" a été lancé. La continuation ininterrompue jusqu'à sa dernière fin d'une entreprise si louable est maintenant assurée. Les poignants souvenirs de celle dont le coeur jubilait tant à voir surgir la superstructure de cette maison sacrée galvaniseront les efforts finals requis à la compléter et à dissiper ainsi tout doute pouvant subsister encore dans n'importe quel esprit concernant la capacité de ses constructeurs à parachever dignement leur besogne.
LES QUALITÉS REQUISES POUR L'ENSEIGNEMENT
L'aspect d'enseignement du plan doit maintenant être considéré. Son défi doit être relevé et ses exigences étudiées, pesées et remplies. Aussi superbe et irrésistible qu'est la beauté de ce premier Mashriqu'l-Adhkár de l'Ouest, aussi majestueuses que sont ses dimensions, aussi unique qu'est son architecture et aussi inestimables que sont les idéaux et les aspirations qu'il symbolise, il devrait néanmoins être considéré, aux temps présents, comme rien de plus qu'un instrument pour une propagation plus efficace de la cause et la diffusion plus ample de ses enseignements. A cet égard il devrait être considéré sous la même lumière que les institutions administratives de la foi qui sont désignées comme les véhicules pour la dissémination appropriée de ses idéaux, de ses principes et de ses vérités.
Par conséquent c'est vers les exigences de l'enseignement du plan de sept ans que la communauté des croyants américains doivent dorénavant diriger leur attention soigneuse et soutenue. La communauté entière doit, comme un seul homme, se lever pour les satisfaire. Enseigner la cause de Dieu, proclamer ses vérités, défendre ses intérêts, démontrer, tant par la parole que par les actes, sa première nécessité, sa puissance et son universalité ne devrait en aucun moment être considéré comme le domaine exclusif ou l'unique privilège des institutions administratives bahá'íes, que ce soient des assemblées ou des comités. Tous doivent participer, aussi humbles que soient leurs origines, aussi limitée leur expérience, aussi restreints leurs moyens, aussi déficiente leur éducation, aussi urgents leurs soucis et préoccupations, aussi défavorable l'environnement dans lequel ils vivent. "Dieu," a révélé sans équivoque Bahá'u'lláh, "a prescrit à chacun le devoir d'enseigner Sa cause." "Dis," a-t-il écrit de plus ' "enseignez la cause de Dieu, ô peuple de Bahá, car Dieu a prescrit à chacun le devoir de proclamer Son message et le considère comme le plus méritoire de tous les actes. "
Une position élevée et exaltée dans les rangs de la communauté, conférant comme il se doit, à son détenteur, certains privilèges et prérogatives, l'investit indubitablement d'une responsabilité à laquelle il ne peut honorablement se soustraire, dans son devoir d'enseigner et de promouvoir la foi de Dieu. Elle peut, à certains instants, mais pourtant pas invariablement, créer de plus grandes occasions et fournir de meilleures facilités de diffuser les connaissances sur cette foi et de gagner des supporters à ses institutions. Elle ne comprend d'office, cependant, en aucun cas, le pouvoir d'exercer une plus grande influence sur les esprits et les coeurs de ceux auxquels la foi est présentée. Combien souvent - et les premières pages de l'histoire de la foi dans le pays de sa naissance en offrent maints témoignages extraordinaires - les adhérents les plus humbles de la foi sont parvenus sans éducation et complètement inexpérimentés, sans position sociale aucune, et, en certains cas même, dépourvus d'intelligence, à arracher des victoires pour la cause devant lesquelles les exploits les plus brillants des érudits, des sages et des experts ont pâli.
"Pierre," a témoigné 'Abdu'l-Bahá, "selon l'histoire de l'Église, était incapable de tenir le compte des jours de la semaine. Chaque fois qu'il décidait d'aller à la pêche il départageait sa nourriture en sept parts, et chaque jour il en mangeait une et lorsqu'il avait atteint la septième il savait que le sabbat était arrivé, sur quoi il l'observait." Si le Fils de l'Homme était capable d'infuser dans un instrument apparemment si rude et si faible un tel pouvoir et d'en faire, selon les paroles de Bahá'u'lláh, "couler hors de sa bouche les mystères de la sagesse et de la parole, " et de l'exalter au-dessus du reste de ses disciples et de le préparer à devenir son successeur et le fondateur de son Église, combien plus "le Père qui est Bahá'u'lláh" peut conférer le pouvoir au plus petit et au plus insignifiant de ses disciples afin qu'il accomplisse, dans l'exécution de ses fins, de tels miracles qu'ils rapetissent même les exploits les plus fameux du premier apôtre de Jésus Christ!
Le Báb, a d'ailleurs écrit 'Abdu'l-Bahá, a dit: "Si une petite fourmi devait désirer, en ce jour, être en possession d'un pouvoir tel qu'elle serait capable d'éclaircir les passages les plus obscurs et les plus déroutants du Coran, son voeu serait sans doute comblé, puisque le mystère du pouvoir éternel vibre dans le plus profond de l'être de toutes les choses créées.' Si une créature si impuissante peut être dotée d'une capacité si subtile, le pouvoir libéré par les effusions libérales de la grâce de Bahá'u'lláh doit être d'autant plus efficace! "
En vérité, le champ est si immense, la période si critique, la cause si grande, les artisans si rares, le temps si court, le privilège si inestimable qu'aucun adhérent de la foi de Bahá'u'lláh digne de porter son nom ne peut se permettre d'hésiter, ne fût-ce qu'un instant. Cette force engendrée par Dieu, irrésistible dans sa vigueur impétueuse, incalculable par sa puissance, imprévisible dans sa course, mystérieuse dans son fonctionnement et imposante dans ses manifestations, - une force qui, comme l'a écrit le Báb, " vibre au plus profond de l'être de toutes choses créées," et qui, selon Bahá'u'lláh, a, par son "influence vibrante" "bouleversé l'équilibre du monde et révolutionné sa vie ordonnée," - une telle force, agissant telle une épée à double tranchant, est en train de séparer sous nos propres yeux les liens d'anciennes époques qui, pendant des siècles ont maintenu ensemble l'édifice de la société civilisée, et d'autre part de défaire les attaches qui enchaînent la foi enfant et pas encore émancipée de Bahá'u'lláh. - Les croyants américains doivent maintenant se lever et exploiter totalement et courageusement les occasions inimaginables offertes par l'intervention de cette force. " Les saintes réalités des cohortes suprêmes," écrit 'Abdu'l-Bahá, "brûlent en ce jour, au Paradis Très-Exalté, de retourner dans ce monde afin qu'elles soient assistées pour rendre quelque service au seuil de la Beauté d'Abhá et de se lever pour démontrer leur servitude envers Son seuil sacré. "
Un monde, terni à cause de l'extinction continue de la lumière de la religion, secoué par les forces explosives d'un nationalisme aveugle et triomphant, brûlé par les feux de la persécution impitoyable tant raciale que religieuse, abusé par les fausses théories et doctrines qui menacent de supplanter l'adoration de Dieu et la sanctification de Ses lois, amolli par un matérialisme effréné et brutal, se désintégrant à travers l'influence corrosive et la décadence morale et spirituelle, empêtré dans les spirales de l'anarchie et du conflit économiques - tel est le spectacle qui se présente aux yeux des hommes comme résultat des modifications radicales que cette force révolutionnaire, bien qu'encore au stade initial de son action. Il est en train de produire dans la vie de la Planète entière.
Un spectacle si triste et si émouvant, aussi déconcertant qu'il doit paraître à chaque observateur inconscient des fins, des prophéties et des promesses de Bahá'u'lláh, loin de jeter la consternation dans les coeurs de ses adhérents ou de paralyser leurs efforts, ne peut qu'approfondir leur foi et stimuler leur zèle enthousiaste à se lever et à déployer, dans le vaste champ d'action qu'a tracé pour eux la Plume de 'Abdu'l-Bahá, leur capacité à jouer leur rôle dans le travail de la Rédemption universelle proclamée par Bahá'u'lláh. Chaque instrument faisant partie des rouages administratifs qu'ils ont érigés si laborieusement au cours de plusieurs années doit être pleinement utilisé et subordonné aux fins pour lesquelles il a été créé. Le temple, cette fière incarnation d'un esprit si précieux du sacrifice de soi doit jouer de même son rôle et contribuer pour sa part à la campagne d'enseignement destinée à embrasser entièrement l'hémisphère de l'Ouest.
Les occasions que présente l'agitation de l'âge actuel, avec toutes les douleurs qu'elle évoque, les craintes qu'elle suscite, les désillusions qu'elle produit, les perplexités qu'elle crée, l'indignation qu'elle fait surgir, la révolte qu'elle provoque, les griefs qu'elle engendre, l'esprit de recherche sans repos qu'elle éveille doivent être exploitées de la même manière en vue de diffuser de long en large la connaissance du pouvoir rédempteur de la foi de Bahá'u'lláh et afin d'enrôler de nouvelles recrues dans l'armée toujours croissante de ses adhérents. Une occasion si précieuse, une conjonction si rare de circonstances favorables pourraient ne plus jamais se produire. C'est maintenant le moment pour les croyants américains, l'avant-garde des armées du Plus Grand Nom, de proclamer par l'entremise et par les canaux d'un ordre administratif spécialement désigné, leur capacité et leur promptitude à sauver une génération déchue et douloureusement éprouvée qui s'est rebellée contre son Dieu et a ignoré Ses avertissements et de Lui offrir cette sécurité complète que seules les forteresses de leur foi peuvent fournir.
La campagne d'enseignement, inaugurée à travers les États de la République nord-américaine et le Dominion du Canada, acquiert par conséquent une importance et une urgence qui ne peuvent pas être surestimées; lancée sur sa course par les énergies créatrices libérées par la volonté d" 'Abdu'l-Bahá et avançant rapidement à travers l'hémisphère de l'Ouest par la force propulsive qu'elle est en train de créer, elle doit, je le sens, être effectuée conformément à certains principes désignés pour assurer sa conduite efficace et pour hâter l'achèvement de ses objectifs.
Ceux qui participent à une telle campagne, que ce soit en qualité d'organisateurs ou comme artisans auxquels l'exécution de la tâche elle-même a été confiée, doivent, comme préliminaire essentiel à la décharge de leurs devoirs, connaître à fond les divers aspects de l'histoire et des enseignements de leur foi. Dans leurs efforts d'atteindre ce but, ils doivent étudier avec conscience et soins la littérature de leur foi, approfondir ses enseignements chacun pour soi, assimiler ses lois et ses principes, méditer sur ses avertissements, ses principes et ses buts, mémoriser quelques-unes de ses exhortations et prières, maîtriser les grands traits de son administration, être au jour de ses affaires courantes et de ses développements les plus récents. Ils doivent s'efforcer d'acquérir, par des sources qui fassent autorité et soient impartiales des connaissances solides de l'histoire et des principes de l'Islam - la source et l'origine de la foi - et avec révérence et un esprit purifié des idées préconçues, approcher l'étude du Coran qui, outre les écrits sacrés des Révélations bábie et bahá'íe, constitue le seul livre, qui puisse être considéré comme le dépôt absolument authentique de la parole de Dieu. lis doivent vouer une attention spéciale à l'investigation de ces institutions et circonstances directement apparentées à l'origine et à la naissance de leur foi, au rang proclamé par son précurseur et aux lois révélées par son auteur. .
Ayant acquis, dans leur essentiel, les conditions indispensables au succès dans le domaine de l'enseignement, ils doivent, chaque fois qu'ils songent à entreprendre une mission spécifique dans les pays de l'Amérique latine, s'efforcer, lorsque c'est faisable, d'acquérir une certaine compétence dans les langues parlées par les habitants de ces pays-là et une connaissance de leurs coutumes, habitudes et points de vue. "Les enseignants partant pour ces parties du monde, " a écrit 'Abdu'l-Bahá se référant à une des tablettes du plan divin aux républiques de l'Amérique centrale, "doivent être familiers avec la langue espagnole. " " Un groupe parlant leurs langues, ... " a-t-il écrit dans une autre tablette, "doit attirer les visages et voyager à travers les trois grands groupes d'îles de l'océan Pacifique." "Les enseignants voyageant en diverses directions," affirme-t-il de plus, "doivent connaître la langue du pays dans lequel ils vont pénétrer. Une personne ayant des facilités pour le japonais, par exemple, ira au Japon ou une personne connaissant la langue chinoise se hâtera vers la Chine, et ainsi de suite."
Aucun participant à cette campagne d'enseignement interaméricaine ne doit penser que l'initiative pour n'importe quelle activité particulière liée à ce travail devrait peser uniquement sur ces organismes, que ce soient des assemblées ou des comités dont le souci spécial est de promouvoir et de faciliter l'accomplissement des objectifs vitaux du plan de sept ans. Il est du devoir impérieux de tout croyant américain en tant que fidèle mandataire du plan divin d'entreprendre, de promouvoir et de consolider, dans les limites fixées par les principes administratifs de la foi, toute activité qu'il ou elle juge opportun d'entreprendre en vue du progrès du plan. Ni la situation mondiale menaçante, ni une quelconque considération d'un manque de ressources matérielles, de bagage intellectuel ou d'expérience, - aussi souhaitables qu'ils soient - ne devraient décourager aucun futur pionnier itinérant de se lever en toute indépendance et de mettre en branle les forces qui, comme 'Abdu'l-Bahá nous a maintes fois assuré, une fois libérées, attireront tel un aimant le secours promis et infaillible de Bahá'u'lláh. Qu'il n'attende pas de directives ou n'escompte d'encouragement spécial des représentants élus de sa communauté ni ne se laisse détourner par un obstacle quelconque que ses parents ou ses concitoyens puissent être enclins à lui poser sur son chemin et qu'il ne prenne garde à la censure de ses critiques ni des ennemis. "Sois libre comme le vent," est le conseil de Bahá'u'lláh à celui qui aspire à enseigner sa cause, "en portant le message de Celui qui fait poindre l'aurore de la Direction divine. Regardez comme le vent, fidèle à ce que Dieu a ordonné, souffle sur toutes les régions de la terre, q ' elles soient peuplées ou, désertes. Ni la vue de la désolation ni les évidences de la prospérité ne peuvent le faire souffrir ou lui faire plaisir.' Il souffle en toute direction ainsi que le Créateur le lui a commandé." "Et lorsqu'il se résout, pour l'amour de la cause de son Seigneur, à quitter sa maison,",' a révélé Bahá'u'lláh dans un autre passage, se référant à un tel enseignant, "qu'il mette toute sa confiance en Dieu, comme son meilleur viatique pour son périple et se vête de la robe de la vertu... S'il est vraiment embrasé par la flamme de Son amour, s'il a renoncé à toutes les choses créées, les paroles qu'il prononcera embraseront ceux qui l'entendent."
Ayant décidé, de sa propre initiative et point intimidé par les embûches que ses amis ou ses ennemis, inconsciemment ou délibérément, peuvent dresser sur son chemin, de se lever et de répondre à l'appel d'enseigner, qu'il considère soigneusement chaque voie d'approche qu'il pourrait utiliser dans ses tentatives personnelles à capter l'attention, à maintenir l'intérêt et à approfondir la foi de ceux qu'il cherche à amener au sein de la foi. Qu'il passe en revue les possibilités que les circonstances particulières dans lesquelles il vit lui offrent, évalue leurs avantages et procède intelligemment et systématiquement à les utiliser pour atteindre l'objectif qu'il a à l'esprit. Qu'il essaie aussi de trouver des méthodes telles que l'association aux clubs, aux expositions et sociétés, les conférences sur des sujets apparentés aux enseignements et idéaux de sa cause tels que l'abstinence des boissons alcooliques, les principes moraux, le bien être social, la tolérance religieuse et raciale, la coopération économique, l'Islam et les religions comparatives ou la participation aux organisations et mouvements sociaux, culturels, humanitaires, charitables et éducatifs qui, tout en sauvegardant l'intégrité de la foi, lui gagneront l'accès à une multitude de voies et de moyens par lesquels il peut obtenir successivement la sympathie, le soutien et finalement l'allégeance de ceux avec lesquels il établit de tels contacts. Qu'il tienne à l'esprit les revendications qu'exige constamment de lui sa foi, de préserver sa dignité et son rang, de sauvegarder l'intégrité de ses lois et de ses principes, de démontrer sa vaste portée et son universalité et de défendre sans crainte ses multiples intérêts vitaux. Qu'il considère le degré de réceptivité de ses auditeurs et qu'il décide de lui-même de la convenance de la méthode directe ou indirecte pour l'enseignement par laquelle il peut empreindre l'esprit du chercheur de l'importance vitale du divin message et le persuader de partager le sort de, ceux qui l'ont déjà embrassé. Qu'il se souvienne de l'exemple de 'Abdu'l-Bahá et de son conseil constant: qu'il comble le chercheur d'une telle gentillesse et qu'il démontre par l'exemple à tel point l'esprit des enseignements qu'il espère lui infuser que le bénéficiaire soit mû spontanément à s'identifier avec une cause enchâssant de tels enseignements. Qu'il s'abstienne, au début, d'insister sur des lois et des observances qui pourraient, lui imposer une tension trop vive pour la foi nouvellement éveillée du chercheur et qu'il s'efforce de l'élever patiemment, avec tact et cependant avec détermination vers l'entière maturité et qu'il l'aide à proclamer son acceptation sans réserve de tout ce qui a été ordonné par Bahá'u'lláh. Qu'il l'introduise, dès que ce stade a été atteint, parmi l'ensemble des autres amis croyants et qu'il cherche, par l'amitié constante et la participation active aux activités locales de sa communauté, à lui permettre de contribuer pour sa part à l'enrichissement de la vie de la communauté, à l'avancement de ses missions, à la consolidation de ses intérêts et à la coordination de ses activités avec celles de ses communautés soeurs. Qu'il ne soit pas satisfait jusqu'à ce qu'il ait infusé, dans son enfant spirituel, un désir si ardent à l'inciter à se lever en toute indépendance et à vouer, à son tour, ses énergies à l'éveil d'autres âmes et à l'observation des lois et des principes établis par la foi récemment adoptée. Que chaque participant dans la campagne embrassant tout le continent commencée par les croyants américains et particulièrement par ceux qui se sont engagés dans le travail de pionnier dans les territoires vierges, tienne à l'esprit la nécessité de garder un contact étroit et constant avec ces organismes responsables désignés pour diriger, - coordonner et faciliter les activités d'enseignement de la communauté entière.
Que ce soit le corps de leurs représentants nationaux élus ou que ce soient les principales institutions auxiliaires, le comité national d'enseignement ou ses organes subsidiaires, les comités régionaux d'enseignement ou les Assemblées spirituelles locales et leurs comités d'enseignement respectifs, ceux qui travaillent pour diffuser la cause de Bahá'u'lláh devraient, par l'échange constant des idées, par des lettres, des circulaires, des rapports, des bulletins et d'autres moyens de communication avec ces instruments établis et désignés pour la propagation de la foi, assurer un fonctionnement sans heurts et rapide de l'appareil d'enseignement de leur ordre administratif. La confusion, le retard, la duplication des efforts, la dissipation des énergies seront ainsi complètement évités et le puissant flot de grâce de Bahá'u'lláh, coulant en abondance et sans le moindre obstacle à travers des canaux essentiels inonderont à tel point les coeurs et les âmes des hommes qu'ils soient aptes à produire la moisson prédite à plusieurs reprises par 'Abdu'l-Bahá.
Dans cet effort concerté et sans précédent des annales de la communauté bahá'íe américaine, repose sur chaque participant l'obligation spirituelle de faire du mandat d'enseigner, si vitale ment impérieux pour tous, l'intérêt dominant de sa vie. Dans ses activités et ses contacts journaliers, dans tous ses voyages d'affaires ou autres, lors de ses vacances et de ses excursions et dans toute mission qu'il pourra être appelé à entreprendre, chaque porteur du message de Bahá'u'lláh devrait considérer non seulement comme une obligation mais comme un privilège de répandre partout les graines de sa foi et d'être satisfait de l'assurance permanente que, quelle que soit la réponse immédiate à ce message et aussi inadéquat que soit le véhicule qui l'a transmis, le pouvoir de son auteur rendra ces graines aptes à germer, quand ü le juge opportun et dans des circonstances que nul ne peut prévoir, il enrichira la moisson que le labeur de ses disciples récoltera. S'il est membre de n'importe quelle Assemblée spirituelle, qu'il encourage son Assemblée à consacrer une certaine partie de son temps, lors de chaque séance, à la considération sérieuse et emplie de prière de tels voies et moyens qui puissent stimuler la campagne d'enseignement ou fournir toutes ressources disponibles pour son progrès, son extension et sa consolidation. S'il participe à son école d'été - et chacun, sans exception, est exhorté à profiter d'y participer - qu'il considère une telle occasion comme une possibilité bienvenue et précieuse d'enrichir, par les conférences, l'étude, la discussion, ses connaissances des principes essentiels de sa foi et à être à même, ainsi, de transmettre avec plus de confiance et d'efficacité le message qui a été confié à ses soins. Qu'il cherche, de plus, quand c'est possible, par des visites entre communautés, à stimuler le zèle pour l'enseignement et à démontrer aux profanes l'enthousiasme et la prestesse des promoteurs de la cause et l'unité organique de ses institutions.
Que celui qui parmi les participants de cette croisade ressent l'impulsion qui englobe toutes les races, toutes les républiques, classes et dénominations de l'hémisphère occidental tout entier, se lève et, à la faveur des circonstances, attire l'attention en particulier et gagne en' fin de compte l'adhésion sans réserve des races noire, indienne, esquimaude et juive à la foi. Aucun service plus louable et plus méritoire ne peut être rendu à la cause de Dieu, à l'heure présente, que l'effort couronné de succès d'accroître la diversité des membres de la communauté bahá'íe américaine en enflant les rangs de la foi par l'enrôlement des membres de ces races-là. L'alliage de ces éléments hautement différenciés de la race humaine, harmonieusement entrelacés en une trame d'une fraternité bahá'íe englobant tout le monde et assimilant par le processus dynamique d'un ordre administratif divinement désigné et chacun contribuant pour sa part à l'enrichissement et à la gloire de la vie de la communauté bahá'íe, est certainement une réalisation dont la contemplation doit réchauffer et enthousiasmer chaque coeur bahá'í. "Considérez les fleurs d'un jardin," a écrit 'Abdu'l-Bahá, "bien que différentes par l'espèce, la couleur, l'aspect et la forme, pourtant, dans la mesure où elles sont rafraîchies par les eaux d'une même source, revivifiées par le souffle d'un même vent, revigorées par les rayons d'un même soleil, cette diversité accroît leur charme et amplifie leur beauté. Combien ce serait désagréable à l'ouille si toutes les fleurs et plantes, les feuilles et fleurs, les fruits, les branches et les arbres de ce jardin étaient tous de la même forme et de la même couleur! La diversité des teintes, de l'aspect et de la forme enrichit et pare le jardin et met en valeur son effet. De la même manière, lorsque diverses nuances de pensée, de tempérament et de caractère seront rassemblées sous la puissance, et l'influence d'un seul agent central, la beauté et la gloire de la perfection humaine se révéleront et deviendront manifestes. Rien, hormis le pouvoir céleste de la parole de Dieu qui gouverne et transcende les réalités de toutes choses, n'est capable d'harmoniser la divergence de pensées, de sentiments, d'idées et de convictions des enfants des hommes." "J'espère," est le désir exprimé par 'Abdu'l-Bahá, "que vous ferez en sorte que cette race opprimée (la noire) deviendra glorieuse et se joindra à la race blanche pour servir le monde de l'homme avec la plus grande sincérité, amour et pureté. " " Une des questions importantes, " a-t-il aussi écrit, " qui concerne l'unité et la solidarité du genre humain est l'amitié et l'égalité des races blanche et de couleur." "Vous devez attribuer une grande importance," écrit 'Abdu'l-Bahá dans les Tablettes du Plan divin, "aux Indiens, habitants originels de l'Amérique. Car ces âmes-là peuvent être comparées aux anciens habitants de la péninsule arabe qui, avant la révélation de Muhammad étaient comme des sauvages. Lorsque la lumière de Muhammad brilla parmi eux, ils devinrent tellement enflammés qu'ils diffusèrent de la lumière sur tout le monde entier. De même, si ces Indiens étaient éduqués et guidés convenablement, il ne peut y avoir un doute que, par les enseignements divins ils deviendraient tellement illuminés que la terre tout entière en serait illuminée." "Si cela est possible," a encore écrit 'Abdu'l-Bahá, "envoyez des enseignants en d'autres parties du Canada; de même, dépêchez des enseignants au Groenland et au pays des Esquimaux." " Si Dieu le veut, " a-t-il écrit de plus dans ces mêmes tablettes, " puisse l'appel du Royaume atteindre les oreilles des Esquimaux... Si vous déployez des efforts, de telle sorte que les fragrances de Dieu puissent être diffusées parmi les Esquimaux, l'effet en sera très grand et se diffusera au loin." "Loué soit Dieu," écrit 'Abdu'l-Bahá, "que tout ce qui a été annoncé dans les 'Tablettes Bénies aux Israéliens' et les choses explicitement écrites dans les lettres de 'Abdu'l-Bahá ont été accomplies... Quelques-unes sont déjà advenues, d'autres se dévoileront dans le futur. Dans ses tablettes sacrées, la Beauté Antique a explicitement écrit que le jour de leur humiliation est achevé. Sa munificence les abritera et cette race-là progressera de jour en jour et sera délivrée de son obscurité et de sa dégradation séculaires. "
Que ceux qui occupent des positions administratives en leur qualité de membres de l'Assemblée spirituelle nationale ou de comités d'enseignement nationaux, régionaux ou locaux, aient continuellement à l'esprit la nécessité urgente et vitale d'assurer, dans un délai aussi bref que possible, la formation, dans les quelques États restants de la république d'Amérique du Nord et des provinces du dominion du Canada, de groupes, aussi petits et rudimentaires qu'ils soient, et de fournir toutes les facilités en leurs moyens afin de rendre ces noyaux récemment formés capables d'évoluer, rapidement et dans un cadre sain, vers des Assemblées reconnues fonctionnant convenablement et se suffisant à elles-mêmes. Dans la pose de telles fondations, dans l'érection de tels avant-postes - une oeuvre reconnue comme ardue, douloureusement nécessaire et hautement inspirante, - les membres individuels de la communauté bahá'íe américaine doivent prêter leur soutien abondant, continu et enthousiaste. Aussi sages que soient les mesures que leurs représentants élus puissent projeter, aussi pratiques et bien conçus que soient les plans qu'ils puissent formuler, de tels mesures et plans ne peuvent jamais produire aucun résultat satisfaisant à moins qu'un nombre suffisant de pionniers aient décidé de faire les sacrifices nécessaires et de se porter volontaires pour mener ces projets à réalisation. Implanter, une fois pour toutes, la bannière de Bahá'u'lláh dans le coeur de ces territoires vierges, ériger les assises des structures de son ordre administratif dans leurs villes et villages et établir l'ancrage ferme et permanent pour ses institutions dans l'esprit et le coeur de leurs habitants, constitue, je le crois fermement, le pas premier et le plus significatif dans les étapes successives par lesquelles la campagne d'enseignement, inaugurée dans le an de sept ans, doit s'acheminer. Tandis que l'ornementation externe du Mashriqu'l-Adhkár, dans ce même Plan, est maintenant entrée dans la phase finale de son développement, la campagne d'enseignement est encore à ses stades initiaux et est loin d'avoir étendu d'une manière efficace ses ramifications soit à ces territoires vierges soit à ces républiques situées dans le sud du continent américain. L'effort requis est prodigieux, les conditions préliminaires dans lesquelles ces fondations doivent être effectuées sont souvent peu attirantes et défavorables, les travailleurs dont la situation permet d'entreprendre de telles tâches sont limités et les ressources dont ils disposent sont menues et inadéquates. Et pourtant, combien souvent la plume de Bahá'u'lláh nous a-t-elle assuré que "si un homme tout seul se lève au nom de Bahá et endosse l'armure de Son amour, le Tout-Puissant le rendra victorieux, même si les forces de la terre et du ciel se rangent contre lui. " N'a-t-il pas écrit: " Par Dieu hormis Lequel il n'y pas d'autre Dieu! Si quiconque se lève pour le triomphe de notre cause, Dieu le rendra victorieux même si des dizaines de milliers d'ennemis se liguent contre lui. Et si son amour pour moi devient de plus en plus fort, Dieu établira son ascendant sur tous les pouvoirs de la terre et du ciel... " "Considérez l'oeuvre des générations précédentes," a écrit 'Abdu'l-Bahá, "durant la vie de Jésus-Christ les âmes croyantes et fermes n'étaient q ' une poignée qu'on dénombrait, mais les bénédictions célestes descendirent si copieusement qu'après un certain nombre d'années d'innombrables âmes entrèrent sous l'ombre de l'Evangile. Dieu a dit dans le Coran: "Une graine produira sept épis et chaque épi contiendra cent graines." En d'autres mots, une graine deviendra sept cents; et si Dieu le veut ainsi, Il les doublera aussi. Il est souvent arrivé qu'une âme bénie est devenue le guide d'une nation. Maintenant nous ne devons pas considérer notre habileté et notre capacité, mais plutôt nous devons fixer notre regard sur les faveurs et les munificences de Dieu, en ces jours, qui a fait d'une goutte un océan et d'un atome un soleil. " Que ceux qui se résolvent à être les premiers à hisser l'étendard d'une telle cause sous de telles conditions et dans de tels territoires, nourrissent leurs âmes du pouvoir fortifiant de ces paroles-là, et "endossant l'armure de Son amour," un amour qui doit "devenir de plus en plus fort" pendant qu'ils persévèrent dans leur tâche solitaire, se lèvent pour orner du compte de leurs actions les pages les plus brillantes qui aient jamais été écrites dans l'histoire spirituelle de leur pays.
"Quoique," a écrit 'Abdu'l-Bahá dans les Tablettes du Plan divin, "dans la plupart des Etats et des villes des États-Unis, Dieu soit loué, Ses fragrances soient diffusées et d'innombrables âmes soient en train de tourner leurs faces et d'avancer vers le royaume de Dieu, cependant, dans quelques Etats, l'étendard de l'unité n'a pas encore été hissé comme cela devrait l'être, ni les mystères des livres saints tels que la Bible, l'Evangile et le Coran éclaircis. Par les efforts concertés de tous les amis l'étendard de l'unité doit à tout prix être déployé dans ces Etats et les enseignements divins promus, de telle sorte que ces Etats puissent aussi recevoir leur part des présents célestes et leur lot de la Plus Grande Direction." "L'avenir du dominion du Canada," affirme-t-il dans une autre tablette du plan divin, "est très grand et les événements en corrélation avec lui infiniment glorieux. L'oeil de la bienveillance de Dieu se dirigera vers lui et il deviendra la manifestation des faveurs du Tout-Glorieux." "A nouveau je le répète," réaffirme-t-il dans la même tablette, "le futur du Canada tant du point de vue matériel que spirituel est très grand. "
L'ÉVEIL DE L'AMÉRIQUE LATINE
A peine ce départ a-t-il été pris, comportant comme cela se doit la formation d'au moins un noyau dans chacun de ces États et provinces vierges sur le continent nord-américain, que l'appareil en vue d'une intensification énorme de l'effort bahá'í concerté doit être mis en branle dont le but devrait être le renforcement des nobles efforts que seulement une poignée de croyants isolés sont maintenant en train de déployer pour l'éveil des nations de l'Amérique latine à l'appel de Bahá'u'lláh. La campagne ne peut pas être considérée comme complètement lancée ou le plan lui-même comme ayant atteint le stade le plus décisif de son évolution jusqu'à ce que la seconde phase de la campagne d'enseignement, dans le plan de sept ans, n'ait 'été commencée. Si puissantes seront les effusions de la grâce divine qui se déverseront sur une communauté vaillante qui a déjà, dans la sphère administrative, érigé, dans toute la gloire de son ornementation extérieure, son édifice principal, et qui a hissé dans le champ de l'enseignement, dans chaque État et province du continent nord-américain, la bannière de sa foi, - si grandes seront ces effusions que ses membres se trouveront stupéfaits par les preuves de leur pouvoir régénérateur.
Le comité interaméricain doit, à un tel stade, même avant que ce dernier soit commencé, s'élever au niveau de ses occasions et déployer une vigueur, une consécration et une initiative qui seront à la mesure des responsabilités qu'il a endossées. L'on ne devrait pas oublier, même pour un instant, que l'Amérique centrale et du Sud englobent non moins de vingt nations indépendantes, constituant approximativement un tiers du nombre total des États souverains du monde et qu'ils sont destinés à prendre une part de plus en plus importante dans le tissage du destin futur du monde. Comme le monde se contracte en un voisinage et que les destinées de ses races, de ses nations et de ses peuples deviennent inextricablement liées, la distance de ces États de l'hémisphère occidental s'évanouit et les possibilités latentes en chacun d'eux deviennent de plus en plus apparentes.
Quand ce second stade du développement progressif des activités et des initiatives d'enseignement, dans le plan de sept ans, sera atteint et que l'appareil requis à sa poursuite commencera à fonctionner, les croyants américains, les pionniers au coeur vaillant de ce mouvement puissant doivent, guidés par la lumière infaillible de Bahá'u'lláh et en strict accord avec le plan projeté par 'Abdu'l-Bahá et agissant sous les directives de l'Assemblée spirituelle nationale et assurés de l'aide du comité interaméricain, lancer une offensive contre les forces de l'obscurité, de la corruption et de l'ignorance, une offensive qui doit s'étendre jusqu'à la pointe extrême du continent méridional et contenir dans sa portée chacune des vingt nations qui le composent.
Qu'à ce moment crucial, quelques-uns ceignent les reins de leurs efforts, s'enfuient de leur pays natal, de leurs villes et de leurs États, abandonnent leur patrie et " plaçant leur entière confiance en Dieu, comme meilleur viatique pour leur périple", tournent leurs faces et dirigent leurs pas vers ces contrées lointaines, ces territoires vierges, ces cités non conquises et dirigent leurs énergies pour capturer les citadelles des coeurs des hommes - coeurs, ainsi que Bahá'u'lláh l'a écrit, que "les cohortes de la révélation et du Verbe peuvent subjuguer." Qu'ils ne tardent pas jusqu'à l'instant où leurs collaborateurs auront dépassé le premier stade dans leur campagne d'enseignement, mais qu'ils se lèvent plutôt, dès cet instant même, pour inaugurer la phase d'ouverture qui sera considérée comme l'un des chapitres les plus glorieux de l'histoire internationale de leur foi. Que, dès le début, "ils s'enseignent eux-mêmes, de telle manière que leurs propos puissent attirer les coeurs de leurs auditeurs. " Qu'ils considèrent le triomphe de leur foi comme leur "objectif suprême." Qu'il ne "tiennent pas compte de l'ampleur ou de l'étroitesse du récipient" qui contient la mesure de grâce que Dieu déverse en flots en cet âge. Qu'ils se défassent de toute attache à ce monde et à ses vanités, avec cet esprit de détachement que 'Abdu'l-Bahá incarnait et qu'il souhaitait les voir égaler, amènent peuples et ces pays hétérogènes à se souvenir de Dieu et de Sa manifestation suprême. Que Son amour "une mine de trésors pour leurs âmes," le jour "chaque pilier tremblera, où les peaux des hommes! frémiront, où tous les yeux seront fixes de terreur." Que leurs "âmes soient embrasées par la flamme du feu impérissable qui brûle au coeur même du monde, d telle façon que les eaux de l'univers soient impuissantes à refroidir son ardeur. " Qu'ils soient " affranchis comme le vent que ni l'aspect de la désolation ni les signes de la prospérité ne peuvent ni peiner ni réjouir." Qu'ils " délient leurs langues et proclament incessamment Sa cause." Qu'ils "proclament ce dont le Plus Grand Esprit les inspirera à énoncer au service de la cause de leur Seigneur." Qu'ils "se tiennent sur leurs gardes afin de ne pas se disputer avec quiconque, mais s'efforcent plutôt de le rendre conscient de la vérité de manière affable et par l'exhortation la plus convaincante. " Qu'ils " proclament Son message uniquement par amour de Dieu et qu'ils acceptent avec ce même esprit toute réponse que leurs paroles peuvent susciter chez leur auditeurs. " Qu'ils n'oublient pas, un seul instant, que " l'Esprit Fidèle les fortifiera par son pouvoir, " et qu'une "compagnie de Ses anges choisis les escorteront ainsi qu'il a été ordonné par Celui qui est l'Omnipotent, le Sage." Qu'ils tiennent toujours à l'esprit "combien grande est la béatitude qui est réservée à ceux qui ont atteint l'honneur de servir l'Omnipotent," et qu'ils se souviennent qu'un " tel service est véritablement le prince de toute belle action et l'ornement de tout bon acte. " Et, finalement, pendant qu'ils poursuivent leur trajet à travers et de long en large du continent sud-américain, que ces paroles émouvantes de Bahá'u'lláh soient toujours sur le bord de leurs lèvres, un réconfort pour leurs coeurs, un phare sur leur sentier, un compagnon dans leur solitude et une nourriture journalière dans leurs périples: "Ô voyageur sur le sentier de Dieu! Prends ta part de l'océan de Sa grâce et ne te prive pas des choses qui sont cachées dans ses profondeurs... Une goutte de cet océan suffirait, si elle était versée sur tout ce qui est dans les cieux et sur la terre, à les combler de la générosité de Dieu, l'Omnipotent, l'Omniscient, le Très-Sage. Avec les mains de la renonciation puise dans ces eaux vivifiantes et asperges-en toutes choses créées afin qu'elles soient purifiées de toutes les limitations humaines et qu'ils puissent approcher le siège puissant de Dieu, ce lieu sanctifié et resplendissant. Ne sois pas affligé si tu l'accomplis tout seul. Que Dieu te suffise entièrement.,.. Proclame la cause de ton Seigneur à tous qui sont aux cieux et sur la terre. Si quelqu'un répond à ton appel, dévoile devant lui les perles de la sagesse du Seigneur, ton Dieu, que Son Esprit a fait descendre sur toi et sois de ceux qui croient sincèrement. Et si quelqu'un repousse ton offre, détourne-toi de lui et place ta foi et ta confiance en le Seigneur de tous les mondes. Par la justice de Dieu! Quiconque desserre ses lèvres en ce jour et fait mention du nom de son Seigneur, les cohortes de l'inspiration divine descendront sur lui du ciel de mon nom, l'Omniscient, le Très-Sage.
Sur lui descendra aussi le Concours suprême, tenant haut chacun un calice de pure lumière. Ainsi a-t-il été pré-ordonné dans le royaume de la révélation de Dieu, sur l'ordre de Celui Qui est le Tout-Glorieux, le Tout-Puissant. "
Que ces paroles de 'Abdu'l-Bahá, butinées des tablettes du plan divin, résonnent de façon identique dans leurs oreilles, au moment où ils se mettent en branle, avec assurance et sans crainte, pour sa mission: "Ô vous, les apôtres de Bahá'u'lláh! Que ma vie soit sacrifiée pour vous! ... Regardez les portails que Bahá'u'lláh a ouverts devant vous! Considérez combien exalté et élevé est le rang que vous êtes destinés à atteindre; combien uniques sont les faveurs dont vous avez été dotés." "Mes pensées se tournent vers vous et mon coeur tressaille en moi à votre mention. Si vous pouviez savoir à quel point mon âme est embrasée de votre amour, une si grande joie inonderait vos coeurs que vous deviendriez pleins d'amour les uns pour les autres." " La mesure complète de votre succès n'est pas encore révélée, sa signification pas encore comprise. Sous peu vous serez témoins de vos propres yeux, combien brillamment chacun de vous, tel un astre resplendissant, diffusera au firmament de votre pays la lumière de la direction divine et conférera à son peuple la gloire d'une vie immortelle." "J'espère fermement que dans le proche avenir la terre tout entière sera remuée et secouée par les résultats de vos réalisations." "Le Tout-Puissant vous accordera sans aucun doute le secours de Sa grâce, vous investira des preuves de Sa puissance et revêtira vos âmes du pouvoir fortifiant de Son Esprit saint." "Ne soyez pas préoccupés de votre nombre limité ni angoissés par la multitude d'un monde mécréant... Astreignez-vous; votre mission est indiciblement glorieuse. Si le succès couronne votre entreprise, l'Amérique évoluera certainement en un centre dont émaneront les vagues du pouvoir spirituel et le trône du royaume de Dieu s'y établira fermement dans la plénitude de Sa majesté et de Sa gloire."
L'on devrait se souvenir que la réalisation du plan de sept ans implique, en ce qui concerne le travail d'enseignement, pas moins que la formation d'au moins un centre dans chacune des républiques de l'Amérique centrale et du Sud. Le centième anniversaire de la naissance de la foi de Bahá'u'lláh devrait témoigner, si le plan déjà lancé doit être couronné de succès, de la pose, dans chacun de ces pays-là, d'assises, bien que rudimentaires, sur lesquelles la génération montante des croyants américains pourrait être à même de construire, dans les années initiales du second siècle de l'ère bahá'íe. Ce sera leur tâche, au cours des décades successives, d'étendre et de renforcer ces fondations et de pourvoir à la direction, à l'assistance et à l'encouragement nécessaires qui rendront les groupes particulièrement disséminés des croyants dans ces pays-là capables d'établir des Assemblées locales indépendantes et convenablement constituées et d'ériger ainsi le cadre de l'ordre administratif de leur foi. L'érection d'une telle structure est avant tout la responsabilité de ceux que la communauté des croyants nord-américains ont convertis au message divin. C'est une tâche qui doit impliquer, à part l'obligation immédiate de rendre chaque groupe capable d'évoluer en Assemblée locale, l'établissement de l'appareil entier de l'ordre administratif conformément aux principes spirituels et administratifs gouvernant la vie et les activités de chaque communauté bahá'íe établie à travers le monde. Aucune déviation de ces principes cardinaux et clairement énoncés, incarnés et préservés dans les constitutions bahá'íes nationales et locales, communs à toutes les communautés bahá'íes, ne peut être tolérée en aucune circonstance. Ceci est cependant une tâche concernant ceux qui, à une époque ultérieure doivent se lever pour faire une oeuvre qui, à toutes fins utiles, n'a pas encore été efficacement amorcée.
LES FONDATIONS NECESSAIRES
Frayer la voie d'une façon plus systématique à la pose des fondements nécessaires sur lesquels de telles institutions nationales et locales permanentes peuvent être érigées et solidement établies est une tâche qui demandera très bientôt l'attention concentrée de ceux qui exécutent et poursuivent le plan de sept ans. Aussitôt'-' que leur obligation immédiate en rapport avec l'ouverture des quelques territoires restants aux États-Unis et au Canada aura été remplie, un plan soigneusement tracé devrait être conçu visant à l'établissement d'une telle fondation. Ainsi qu'il a déjà été affirmé, les préparatifs à ces vastes entreprises préliminaires dont. la portée doit embrasser tout le territoire occupé par les républiques de l'Amérique Centrale et du Sud constituent le coeur même et doivent décider ultérieurement du sort de la campagne d'enseignement conduite sous le plan de sept ans. De cette campagne doit dépendre non seulement l'accomplissement effectif des obligations solennelles entreprises en rapport avec le présent plan, mais aussi le déploiement progressif des stades successifs essentiels à la réalisation de la vision de 'Abdu'l-Bahá concernant le rôle que les croyants américains doivent jouer dans la propagation de leur cause tout autour du monde.
Ces entreprises certes préliminaires aux travaux astreignants et organisés par lesquels des générations futures de croyants dans les pays latins doivent se distinguer, requièrent à leur tour, sans un moment de répit de la part de l'Assemblée spirituelle nationale et tant du comité national d'enseignement que du comité interaméricain, des investigations assidues préparant l'envoi de résidents et d'enseignants itinérants dont le privilège sera de lancer l'appel du nouveau jour sur un continent nouveau.
Je peux seulement tenter, dans mon désir de rendre quelques services à ceux qui sont destinés à assumer de telles responsabilités gigantesques et à se soumettre à une telle abnégation, d'offrir quelques suggestions utiles qui, je l'espère, faciliteront l'accomplissement du grand ouvrage à réaliser dans le très poche avenir. A cette oeuvre qui, une fois achevée, doit constituer une borne historique de première importance, les énergies de la communauté tout entière doivent être résolument consacrées. Le nombre des enseignants bahá'ís, qu'ils soient résidents ou itinérants, doit être substantiellement accru. Les ressources matérielles à mettre à leur disposition doivent être multipliées et efficacement administrées. La littérature dont ils doivent être équipés doit être amplement augmentée. La publicité destinée à les aider dans la distribution d'une pareille littérature devrait être étendue, centralement organisée et vigoureusement poursuivie. Les possibilités latentes dans ces pays-là devraient être diligemment exploitées et systématiquement développées. Les divers obstacles érigés par les conditions politiques et sociales très multiples prévalant dans ces pays devraient être examinés de près et surmontés avec détermination. En un mot, aucune occasion ne doit être négligée et aucun effort épargné pour poser une base aussi large et aussi solide que possible au progrès et au développement de la plus grande entreprise d'enseignement jamais lancée par la communauté bahá'íe américaine.
La traduction soignée d'écrits bahá'ís importants tels que ceux liés à l'histoire, aux enseignements ou à l'ordre administratif de la foi et leur dissémination ample et systématique en vastes quantités et à travers autant de ces républiques que possible et dans des langues qui soient les plus adaptées et les plus nécessaires sembleraient être les principales mesures et les plus urgente à être prises simultanément avec l'arrivée des pionnier travaillant dans ces contrées. "Des livres et des brochures," écrit 'Abdu'l-Bahá dans une des tablettes du plan divin, "doivent être soit traduits soit composé dans les langues de ces pays et îles pour être diffusé de toutes parts et dans toutes les directions." Dans le pays où aucune objection ne peut être soulevée par le autorités civiles ou par des cercles influents, cette mesuré devrait être renforcée par la publication, dans divers organes de la presse, d'articles et de lettres soigneuses ment formulés, destinés à bien faire comprendre public en général certains traits de l'histoire émouvants de la foi et la portée et le caractère de ses enseignements.
Chaque travailleur dans ces contrées, soit en tant qu'enseignant itinérant soit en tant que résident, devra je pense, avoir comme principale et constante préoccupation de s'associer, d'une manière amicale, à toutes le couches de la population, sans égard à la classe, à la dénomination, à la nationalité ou à la couleur, de s familiariser avec leurs idées, leurs goûts, leurs coutumes, d'étudier l'approche la mieux appropriée, de se concerter, patiemment et avec tact, sur une poignée ayant démontré une capacité et une réceptivité prononcées t de s'efforcer, avec extrême gentillesse, d'implanter dans leurs coeurs un tel amour, zèle et dévotion, qu'ils soient aptes, à leur tour, à devenir des promoteurs autonomes et indépendants de la foi dans leurs localités respectives. " Associez-vous avec tous les hommes, ô peuple de Bahá, " est l'exhortation de Bahá'u'lláh, "dans un esprit d'amitié et de camaraderie. Si vous êtes conscients d'une certaine vérité, si vous possédez un joyau dont les autres sont privés, partagez-le avec eux dans un langage d'une gentillesse et d'une bienveillance extrêmes. S'il est accepté, s'il remplit son but, votre objectif est atteint. Si quiconque devait le refuser, laissez-le à lui-même et suppliez Dieu de le guider. Prenez garde de ne pas agir de façon malveillante envers lui. Une langue bienveillante est la pierre d'aimant des coeurs des hommes. Elle est le pain de l'esprit, elle revêt les paroles de signification, elle est la fontaine de lumière, de sagesse et de compréhension. "
Un effort, d'ailleurs, peut et devrait être fait, non seulement par les corps représentatifs bahá'ís, mais aussi par les enseignants futurs aussi bien que par les autres croyants individuels privés du privilège de visiter ces côtes ou de s'établir sur ce continent, de saisir toute occasion qui se présente pour faire la connaissance et éveiller l'intérêt sincère de telles personnes qui soient ou bien des citoyens de ces pays ou bien liées d'une façon ou d'une autre avec eux, quels que soient leurs intérêts ou leur profession. Par la gentillesse témoignée à leur égard ou par la littérature qui peut leur être donnée ou toute relation qu'ils peuvent établir avec eux, les croyants américains peuvent ainsi semer dans leur coeur des graines qui pourraient, dans les circonstances futures, germer et produire des résultats des us inattendus. Ils devraient avoir soin, cependant, en tout temps, dans leur ardeur à promouvoir les intérêts internationaux de la foi, de ne pas dévier de leur but et, par un geste quelconque qui pourrait être mal interprété comme tentative de prosélytisme et de pression excessive sur eux, de ne pas détourner ceux qu'ils désirent gagner à leur cause.
APPEL POUR DES PIONNIERS
J'aimerais adresser mon appel à ces croyants américains-ci, certes douloureusement assaillis par les tâches multiples, urgentes et toujours accrues qui les confrontent à l'heure présente, qui pourraient trouver la possibilité, quels que soient leur métier ou leur situation, en tant que commerçants, enseignants, avocats, médecins, écrivains, employés de bureau et emplois similaires, de s'établir comme résidents permanents dans tels pays qui pourraient leur offrir des possibilités raisonnables de gagner leurs moyens de subsistance. Ils allégeront, par leur action, la pression continuellement croissante sur leur fonds d'enseignement qui, vu ses dimensions restreintes doit pourvoir, quand ce n'est pas possible autrement, aux frais de voyage et divers encourus en rapport avec le développement de cette vaste entreprise. S'ils trouvent impossible de saisir l'avantage d'un privilège si rare et si sacré, qu'ils décident, ayant à l'esprit les paroles de Bahá'u'lláh, chacun selon les moyens à sa disposition, de désigner un délégué qui, pour le compte de ce croyant-là, se lèvera et remplira une mission si noble. "Concentrez vos énergies, " sont les paroles de Bahá'u'lláh, " sur la propagation de la foi de Dieu. Quiconque est digne d'une vocation si élevée, qu'il se lève et la réalise. Quiconque n'est pas à même de la faire, c'est de son devoir de désigner celui qui à sa place proclamera cette révélation, dont le pouvoir a fait trembler les fondations des structures les plus puissantes, qui a réduit chaque montagne en poussière et a été la cause de la stupéfaction de chaque âme. "
Quant à ceux qui ont pu quitter leurs foyers et leur pays et ont pu servir dans ces régions, soit d'une façon temporaire ou permanente, un devoir spécial, qu'ils doivent avoir continuellement à l'esprit, leur incombe. Ceci devrait être un de leurs buts principaux de maintenir, d'une part, le contact constant avec le comité national auquel la promotion de cette oeuvre a été spécifiquement confiée et de coopérer d'autre part par tous les moyens possibles, et dans la plus grande harmonie, avec leurs compagnons-croyants dans ces pays-là, quels que soient les domaines dans lesquels ils travaillent, quels que soient leur standing, leurs capacités ou leur expérience. En accomplissant leur premier devoir ils puiseront le stimulant nécessaire et obtiendront la direction nécessaire qui les rendront aptes à exécuter leur mission efficacement et, à travers les rapports réguliers de ce comité, ils vont transmettre au corps entier des compagnons croyants les nouvelles des derniers développements de leurs activités. En accomplissant leur autre tâche ils assureront l'efficacité harmonieuse, ils faciliteront le progrès et ils préviendront tout incident fâcheux qui pourrait handicaper le développement de leur entreprise commune. Le maintien d'un contact étroit et de relations harmonieuses entre le comité interaméricain, auquel la responsabilité immédiate d'organiser une telle entreprise à grande portée a été confiée, et les pionniers privilégiés qui sont en train de réaliser, actuellement, cette oeuvre et d'étendre ses ramifications de tous côtés, aussi bien q ' ne parmi ces pionniers eux-mêmes, offrirait, à part ses avantages immédiats, un exemple digne et inspirant aux générations à venir qui poursuivront, dans toute sa complexité croissante, l'oeuvre amorcée à présent.
Il serait sans doute d'une importance et d'une valeur exceptionnelles, particulièrement en ces temps où les diverses restrictions imposées dans ces pays-là rendent difficile, pour un nombre considérable de pionniers bahá'ís, d'y établir leur résidence et d'y gagner leur subsistance, si quelques-uns parmi les croyants dont les revenus, même restreints, les pourvoient de moyens d'existence indépendante, pouvaient arranger leurs affaires de telle façon qu'ils puissent résider indéfiniment dans ces pays-là. Les sacrifices impliqués, le courage, la foi et la persévérance que cela demande sont sans aucun doute très grands. Leur valeur cependant ne peut jamais être convenablement jaugée en ces temps-ci et la récompense sans limites que recevront ceux qui en feront preuve ne peut jamais être décrite convenablement. "Ceux qui ont abandonné leur pays," est le témoignage propre de Bahá'u'lláh, "avec l'intention d'enseigner notre cause - ceux-ci, l'Esprit Fidèle les fortifiera par son pouvoir... Par ma vie! Aucun acte, si grand qu'il soit, ne peut lui être comparé excepté de telles actions qui ont été ordonnées par Dieu, le Tout Puissant, l'Omnipotent. Un tel service est en vérité le prince de toutes les bonnes actions et la parure de tout acte vertueux. " Une telle récompense, on devrait le noter, ne doit pas être considérée comme une bénédiction purement abstraite confinée à la vie future, mais aussi comme un bénéfice tangible que seuls un tel courage, une telle foi et persévérance peuvent conférer dans ce monde matériel. Les accomplissements indéfectibles, tant spirituels qu'administratifs, atteints sur le continent lointain de l'Australasie, et plus récemment en Bulgarie, par les croyants représentatifs tant du Canada que des Etats-Unis, proclament en termes non équivoques la nature de ces récompenses que, déjà en ce monde-ci, un héroïsme si sublime va forcément récolter. "Quiconque," a écrit Bahá'u'lláh, dans un passage mémorable, exaltant ceux de ses aimés qui ont "voyagé à travers les pays en Son Nom et pour Sa louange, est parvenu en leur présence, se glorifiera de leur rencontre et tous ceux qui résident en tous pays seront illuminés par leur souvenir. "
LA PART PRÉPONDÉRANTE
Je suis mû, quand dans cette conjoncture-là, je me souviens de la part que, dès les débuts de la foi en Occident, les servantes de Bahá'u'lláh, en tant que distinctes des hommes, ont eue à ouvrir, sans aide, dans des pays divers et grandement éparpillés sur l'entière surface du globe, non seulement à rendre hommage à une telle ferveur apostolique rappelant en vérité ces hommes héroïques responsables de la naissance de la foi de Bahá'u'lláh, mais aussi à souligner la signification d'une part si prépondérante que les femmes de l'Occident ont eue et ont toujours dans l'établissement de sa foi à travers le monde entier. " Parmi les miracles, " a témoigné 'Abdu'l-Bahá lui même, "qui distinguent cette dispensation sacrée, se trouve celui-ci que les femmes ont démontré une plus grande hardiesse que les hommes une fois enrôlées dans les rangs de la foi. " Un témoignage si grand et si splendide s'applique en particulier à l'Occident, et, bien qu'il ait reçu des confirmations abondantes et convaincantes jusqu'à présent, doit, avec l'écoulement des années, être renforcé davantage au moment où les croyants américains amorcent la phase la plus glorieuse de leurs activités d'enseignement dans le plan de sept ans. "La hardiesse," qui, dans les paroles de 'Abdu'l-Bahá, a qualifié leurs réalisations dans le passé, ne doit subir aucune éclipse pendant qu'ils se trouvent au seuil d'accomplissements encore plus grandioses et plus nobles. Elle doit, bien plutôt, dans le cours du temps et partout, de long en large des vastes territoires vierges de l'Amérique latine, se démontrer avec davantage de conviction et gagner pour la cause bien-aimée des victoires plus bouleversantes encore que celles réalisées jusqu'alors.
A LA JEUNESSE BAHA'IE
A la jeunesse bahá'íe d'Amérique, d'ailleurs, je sens qu'un mot devrait être adressé en particulier, lorsque je passe en revue les possibilités qu'une campagne de proportions si gigantesques a à offrir à l'esprit zélé et entreprenant qui les anime si puissamment pour le service de la cause de Bahá'u'lláh. Bien que dépourvus d'expérience et face à des ressources insuffisantes, l'esprit d'aventure qui les anime et la vigueur, la vivacité et l'optimisme qu'ils ont montrés conséquemment jusqu'alors les qualifient pour jouer un rôle actif pour éveiller l'intérêt et pour assurer l'allégeance de leurs camarades dans ces pays-là. Aucune preuve plus grande ne peut être apportée aux peuples des deux continents de la vitalité juvénile et du pouvoir vibrant animant la vie et les institutions de la foi naissante de Bahá'u'lláh qu'une participation intelligente, persistante et efficace de la jeunesse bahá'íe de toute race, nationalité et classe, dans les deux sphères des activités bahá'íes, tant de l'enseignement que de l'administration. Par une telle participation, les critiques et les ennemis de la foi, scrutant le processus évolutif de la cause de Dieu et de ses institutions à divers degrés de scepticisme et de ressentiment, peuvent être le mieux convaincus de la vérité indubitable qu'une telle cause est intensément vivante, qu'elle est saine jusqu'à son coeur et que ses destinées sont sauvegardées. J'espère et à cet effet je prie, pour qu'une telle participation contribue non seulement à la gloire, à la puissance et au prestige de la foi, mais qu'elle agisse si puissamment sur la vie spirituelle et qu'elle galvanise à tel point les énergies des jeunes membres de la communauté bahá'íe qu'Ils recevront le pouvoir de manifester, à un degré plus ample, leurs capacités inhérentes et de déployer un stade ultérieur de leur évolution spirituelle sous l'ombre de la foi de Bahá'u'lláh.
LA POSITION SPÉCIALE DU PANAMA
Fidèle aux clauses de la charte établie par la plume de 'Abdu'l-Bahá, je sens de mon devoir d'attirer l'attention particulière de ceux auxquels elle a été confiée sur les besoins urgents et la position spéciale dont jouit la république du Panama, aussi bien vu sa proximité relative au coeur et au centre de la foi en Amérique du Nord que sa situation géographique comme lien entre deux continents. "Tous les pays cités ci-dessus," a écrit 'Abdu'l-Bahá, se référant aux Etats latins dans une des tablettes du plan divin, "ont de l'importance, mais particulièrement la république du Panama, où, dans le canal du Panama, se joignent les océans Atlantique et Pacifique. C'est un centre de voyages et de passage de l'Amérique aux autres continents du monde et à l'avenir elle gagnera une plus grande importance encore." "De même," a-t-il écrit à nouveau, "vous devez consacrer beaucoup d'attention à la république du Panama, puisqu'à ce point-là l'Occident et l'Orient se trouvent réunis par le canal du Panama, et elle se situe entre deux grands océans. Cet endroit deviendra très important à l'avenir. Une fois établis là, les enseignements uniront l'Est et l'Ouest, le Nord et le Sud. " Une position si privilégiée réclame certainement l'attention particulière et prompte de la part de la communauté bahá'íe américaine. Avec la république du Mexique déjà ouverte à la foi et avec une Assemblée spirituelle valablement constituée dans sa capitale, la pénétration de la foi de Bahá'u'lláh vers le sud, dans les pays limitrophes, n'est qu'un pas naturel et logique et ne devrait pas s'avérer, c'est à espérer, comme une étape difficile. Aucun effort ne devrait être évité et aucun sacrifice ne devrait être jugé trop grand pour établir, ne serait-ce qu'un très petit groupe dans une république qui occupe, aussi bien spirituellement que géographiquement, une position aussi stratégique - un groupe, vu la puissance dont les paroles de 'Abdu'l-Bahá l'ont déjà dotée, qui ne peut qu'y attirer dès sa formation la grâce débordante du Royaume d'Abhá et qu'évoluer avec une rapidité si merveilleuse qu'elle suscitera l'émerveillement et l'admiration même de ceux qui ont déjà été témoins de preuves si bouleversantes de la force et du pouvoir de la foi de Bahá'u'lláh. Sans aucun doute, la préférence devrait être accordée par tous les pionniers éventuels de même que par les membres du comité interaméricain aux besoins spirituels de cette république privilégiée, bien que tout effort doive, au même temps, être fait pour introduire la foi, même s'il ne s'agit que d'une tentative, dans les républiques du Guatemala, de Honduras, d'El Salvador, de Nicaragua et de Costa Rica, qui la lierait comme par une chaîne ininterrompue avec les assemblées mères du continent nord-américain. Des obstacles même redoutables devraient être surmontés, les ressources de la trésorerie bahá'íe devraient être dépensées libéralement à son compte et les efforts les plus habiles et les plus précieux devraient se consacrer à la cause de son éveil. L'érection d'encore un autre avant-poste de la foi, dans son coeur, constituera, je le crois fermement, une borne dans l'histoire de la période formative de la foi de Bahá'u'lláh au Nouveau Monde. Cela créera des occasions sans limites, galvanisera les efforts, ranimera la vie de ceux qui auront accompli cet exploit et infusera un immense courage et une joie infinie dans les coeurs des groupes isolés et des individus dans les républiques limitrophes et éloignées et exercera. des influences spirituelles intangibles et pourtant puissantes sur la vie et le développement futur de ses peuples.
UNE SAGESSE IMPÉNÉTRABLE, UNE VOLONTÉ ABSOLUMENT IRRÉSISTIBLE
Telles, amis chèrement aimés, sont les perspectives qui s'étendent devant les yeux et lancent un défi aux ressources de la communauté bahá'íe américaine en ces années finales du premier siècle de l'ère bahá'íe. Telles sont les qualités et les qualifications requises d'eux pour la décharge convenable de leurs responsabilités et de leurs devoirs. Telles sont les exigences, les possibilités et les objectifs du plan qui réclame chaque atome de leur énergie. Qui sait si ces quelques années qui restent et qui s'envoleront rapidement ne sont pas lourdes d'événements d'une ampleur inimaginable, de conflits plus, dévastateurs encore qu'aucun précédent. Les dangers, aussi sinistres qu'ils soient, ne doivent à aucun instant obscurcir le rayonnement de leur foi nouveau-née. Les luttes et la confusion, si déroutantes qu'elles soient, ne doivent jamais voiler leur vue. Les tribulations, si affligeantes qu'elles soient, ne doivent jamais ébranler leur résolution. Des dénonciations, si bruyantes qu'elles soient, ne doivent jamais saper leur loyauté. Des agitations, si bouleversantes qu'elles soient, ne doivent jamais dévier leur parcours. Le présent plan incarnant les espoirs germants d'un maître doit être poursuivi, implacablement poursuivi, quoi que ce soit qui leur arrivera à l'avenir, si affolantes que soient les crises qui puissent agiter leur pays ou le monde. Loin de relâcher leur résolution, loin de laisser leur tâche sombrer dans l'oubli, ils ne devraient en aucun instant, si fortement secoués qu'ils soient par les circonstances, oublier que la synchronisation de telles crises ébranlant le monde avec le déploiement progressif et avec la réalisation de leur mission divinement désignée est, en elle, une oeuvre de la Providence, le dessein d'une Sagesse impénétrable, et l'intention d'une Volonté absolument irrésistible, une Volonté qui dirige et qui contrôle, à sa façon mystérieuse, tant le sort de la foi que les destinées des hommes. Des processus pareillement simultanés de montée et de chute, d'intégration et de désintégration, d'ordre et de chaos, avec leurs réactions continues et réciproques entre elles, les unes sur les autres, ne sont que les aspects d'un plus grand plan, unique et indivisible, dont la source est Dieu, dont l'auteur est Bahá'u'lláh dont la scène des opérations est la planète tout entière et dont les objectifs ultimes sont l'unité de la race humaine et la paix de tout le genre humain.
De pareilles réflexions devraient renforcer la résolution de l'entière communauté bahá'íe, devraient dissiper leurs craintes et les stimuler à se redédier à chaque clause particulière de cette charte divine dont les grandes lignes ont été tracées pour eux par la plume de Abdu'l-Bahá. Le plan de sept ans, ainsi qu'il a déjà été affirmé, n'est que le stade initial, le tremplin pour le déploiement des implications de cette charte. L'impulsion originellement créée par le mouvement de cette plume-là et qui maintenant est en train de faire progresser à une vitesse accrue l'appareil du plan de sept ans, doit être accélérée encore plus dans les années initiales du prochain siècle et doit inciter la communauté bahá'íe américaine à lancer des stades ultérieurs dans le déploiement du plan divin, stades qui le porteront bien plus loin que les côtes de l'hémisphère du nord dans des pays et parmi des peuples où les actes d'héroïsme les plus nobles de la communauté seront admirés.
L'AVÈNEMENT DU ROYAUME
Que chacun qui est enclin à douter de la course. que cette communauté enviable est destinée à poursuivre, se tourne vers et médite les paroles de 'Abdu'l-Bahá encastrées jusqu'à la fin des temps dans les tablettes du plan divin et adressées à la communauté entière des croyants des États-Unis et du Canada: "La mesure complète de votre succès," les informe-t-il, "n'a pas encore été révélée, sa signification n'est toujours pas comprise. Sous peu vous serez témoins, de vos propres yeux, combien brillamment chacun de vous, tel un astre resplendissant, diffusera au firmament de votre pays la lumière de la direction divine et conférera à son peuple la gloire d'une vie immortelle... La portée de vos réalisations futures demeure encore celée. J'espère fermement que dans un proche avenir la terre entière sera émue et ébranlée par le résultat de vos réalisations. " L'espoir donc que 'Abdu'l-Bahá a chéri pour vous est que le même succès ayant accompagné vos efforts en Amérique puisse couronner vos démarches dans d'autres parties du monde, qu'à travers vous la renommée de la cause de Dieu soit diffusée partout à l'Est et à l'Ouest et que l'avènement du royaume du Seigneur des Armées soit proclamé sur tous les cinq continents du globe." "Dès l'instant," ajoute-t-il de manière significative, "que ce message divin est emporté par les croyants américains depuis les côtes de l'Amérique et qu'il se propage partout sur les continents d'Europe, d'Asie, d'Afrique et d'Australasie et aussi loin que les îles du Pacifique, cette communauté sera en effet sûrement établie sur le trône d'une souveraineté éternelle. Alors, tous les peuples du monde seront témoins que cette communauté est spirituellement illuminée et divinement guidée. Alors la terre entière retentira des louanges de sa majesté et de sa grandeur."
Aucun lecteur de ces paroles si vibrantes de promesses que même la consommation triomphante du plan de sept ans ne peut remplir, ne peut attendre qu'une communauté ayant été élevée si haut et dotée si généreusement, soit satisfaite des lauriers qu'elle récoltera dans un avenir immédiat. Se reposer sur de tels lauriers équivaudrait en vérité à une trahison de la confiance placée en cette communauté par 'Abdu'l-Bahá. Couper court à la chaîne des victoires qui doit la mener à ce triomphe suprême quand "La terre entière pourrait être émue et ébranlée" par les résultats de ses accomplissements briserait ses espérances. Vaciller et faillir à "propager à travers les continents d'Europe, d'Asie, d'Afrique et d'Australasie et aussi loin que les îles du Pacifique" un message proclamé si magnifiquement par elle sur le continent américain la priverait du privilège d'être "sûrement établie sur le trône d'une souveraineté éternelle. " Forfaire à l'honneur de proclamer "l'avènement du royaume du Seigneur des Armées" sur "tous les cinq continents du globe" réduirait au silence ces "louanges de sa majesté et de sa grandeur" qui retentiraient autrement partout sur "la terre entière."
Les croyants américains, ambassadeurs de la foi de Bahá'u'lláh, n'admettront jamais, j'en suis fermement convaincu une telle vacillation, défaillance ou négligence. Une telle confiance ne sera jamais trahie, de telles espérances ne seront jamais brisées, un tel privilège jamais forfait ni de telles louanges tues. Non, bien plutôt, la génération présente de cette communauté bénie, à plusieurs reprises bénie, multipliera de plus en plus ses forces et transmettra, pendant que le premier siècle arrive à sa fin, aux générations qui vont lui succéder, au second siècle, la torche de la direction divine non assombrie par les vents de tempête qui doivent souffler sur elle, afin qu'à leur tour elles puissent porter cette torche, avec cette même vigueur, fidélité et enthousiasme aux recoins les plus obscurs et les plus lointains de la terre.
Amis chèrement aimés! Je ne peux guère faire mieux, brûlant que je suis de prêter à chacun de vous toute assistance en mon pouvoir pour vous rendre aptes à accomplir plus efficacement encore vos devoirs divinement désignés, se multipliant continuellement, que d'attirer votre attention particulière, à cette heure décisive, sur ces passages immortels butinés à partir de la multitude d'écrits pas encore publiés et traduits de Bahá'u'lláh. Que ce soient sa révélation du rang et des fonctions de ses aimés ou ses éloges de la grandeur de sa cause ou lorsqu'il fait ressortir l'éminente importance d'enseigner ou les dangers qu'il présage, les conseils qu'il donne, les avertissements qu'il formule, les perspectives qu'il dévoile, les assurances et promesses qu'il donne, ces exemples dynamiques et typiques des paroles sublimes de Bahá'u'lláh, chacune étant en rapport direct avec les tâches qui, aujourd'hui, confrontent la communauté bahá'íe américaine, ne peuvent pas manquer de produire dans l'esprit et le coeur de quiconque de ses membres qui les approche avec l'humilité et le détachement bienséants, des réactions si puissantes qu'elles illumineront abondamment son existence entière et intensifieront ses efforts journaliers.
"O amis! Ne soyez pas insouciants des vertus dont vous avez été dotés ni négligents de votre haute destinée... Vous êtes les étoiles au ciel de l'entendement, la brise qui se lève au point du jour, les flots coulant doucement dont dépend la vie même de tous les hommes, les lettres inscrites sur son rouleau sacré." "O peuple de Bahá! Vous êtes les brises printanières qui se diffusent autour du monde. A travers vous Nous avons paré le monde de l'existence de l'ornement de la connaissance du Très-Miséricordieux. A travers vous la face du monde a été auréolée de sourires et l'éclat de Sa lumière a jailli. Accrochez-vous à la corde de constance de telle sorte que s'efface complètement toute vaine imagination. Hâtez-vous depuis l'horizon du pouvoir, au nom de votre Seigneur, l'Incontrôlé, et annoncez à Ses serviteurs avec sagesse et éloquence les joyeuses nouvelles de cette cause dont la splendeur a été diffusée sur le monde de l'existence. Prenez garde que rien ne vous retienne d'observer les choses qui vous ont été prescrites par la Plume de Gloire lorsqu'elle s'est mue sur Sa tablette avec majesté et puissance souveraines. Grande est la béatitude de celui qui a écouté sa voix pénétrante quand elle s'est levée, par le pouvoir de la vérité, devant tous ceux qui sont au ciel et tous ceux qui sont sur la terre... Ô peuple de Bahá! La rivière qui est la vie même s'est écoulée par amour de vous. Videz la coupe, en Mon nom, malgré ceux qui n'ont pas cru en Dieu, le Seigneur de la Révélation. Nous avons fait de vous les mains de Notre cause. Rendez victorieux cet Être lésé douloureusement éprouvé par les ouvriers d'iniquité. Lui, en vérité, assistera chacun de vous qui l'assiste et se souviendra de chacun qui se souvient de lui. En porte témoignage cette tablette qui a répandu la splendeur de la bienveillance de votre Seigneur, le Tout-Puissant, l'irrésistible." "Béni est le peuple de Bahá! Dieu m'en est témoin! Ils sont la consolation des yeux de la création. A travers eux les univers ont été parés et la Tablette Préservée embellie. Ils sont ceux qui ont navigué sur l'arche de l'indépendance complète, leurs visages tournés vers l'Aurore de Beauté. Combien grande est leur béatitude qu'ils aient atteint ce que leur Seigneur, l'Omniscient, le Très-Sage a voulu. A travers leur lumière les cieux ont été ornés et les faces de ceux qui l'ont approché ont été rendues resplendissantes." "Par les chagrins qui affligent la beauté du Tout-Glorieux! Telle est la station ordonnée pour le vrai croyant que, si à un moindre degré que le chas d'une aiguille la gloire de ce rang était dévoilée au genre humain, chaque spectateur serait consumé par son désir ardent d'y parvenir... Pour cette raison il a été décrété que durant la vie terrestre la mesure complète de la gloire de son propre rang resterait voilée aux yeux d'un tel croyant." "Si le voile était ôté et l'entière gloire du rang de ceux qui se sont entièrement tournés vers Dieu et qui, par leur amour pour Lui, ont renoncé au monde, était rendue manifeste, la création tout entière serait stupéfaite. "
" Je vous le dis en vérité! Nul n'a saisi la racine de cette cause. Il incombe à chacun, en ce jour, de percevoir avec l'oeil de Dieu et d'écouter avec Son oreille. Quiconque me perçoit d'un oeil qui soit autre que proprement le mien ne sera jamais capable de me connaître. Nulle parmi les Manifestations de jadis excepté à un degré prescrit n'a jamais complètement saisi la nature de cette Révélation." "Je témoigne devant Dieu de la grandeur, de l'inconcevable grandeur de cette Révélation. Maintes et maintes fois dans la plupart de nos tablettes nous avons rendu témoignage. de cette vérité, afin que le genre humain puisse être éveillé de son insouciance. " "Combien grande est la cause, combien stupéfiante est le poids de son message!" "En cette plus puissante Révélation toutes les Dispensations du passé ont atteint, l'apogée, le point final de leur consommation." "Ce qui a été rendu manifeste en cette prédominante et, très exaltée Révélation est sans parallèle dans les annales du passé et les époques futures n'en verront plus de pareille. " "Le dessein sous-jacent de toute la création est la révélation de ce Jour le plus sublime, le plus saint, le Jour connu comme Jour de Dieu dans Ses Livres et Écrits - le Jour dont tous les prophètes et les élus et les saints ont désiré être les témoins. " "L'essence la plus élevée et l'expression la plus parfaite de tout ce que les peuples anciens ont soit dit ou écrit a été envoyée à travers cette Révélation la plus puissante, depuis le ciel de la Volonté du Tout-Possédant, du Dieu Eternel." "Voici le Jour où les faveurs les plus excellentes de Dieu ont été déversées sur les hommes, le Jour où Sa plus puissante grâce a été infusée en toutes les choses créées." "Ceci est le Jour où l'océan de la miséricorde de Dieu a été manifestée aux hommes, le Jour où l'Étoile du Matin de Son aimable gentillesse a répandu son rayonnement sur eux, le Jour où les nuages de Sa munificente faveur ont abrité le genre humain tout entier." "Par la justice de moi-même! Grande, incommensurablement grande est cette cause. Puissant, inconcevablement puissant est ce Jour!" "Chaque prophète a annoncé la venue de ce Jour et chaque messager a gémi dans son désir ardent pour cette Révélation - une révélation qui, à peine avait-elle été révélée, toutes les choses créées se sont écriées et ont dit: 'La terre est à Dieu, le Très-Exalté, le Très-Grand!'" "Le Jour de la Promesse est venu et celui qui est le Promis proclame à haute voix à tous ceux qui sont au ciel et à tous ceux qui sont sur terre: 'En vérité, il n'y a pas d'autre Dieu que Lui, le soutien dans le péril, celui qui subsiste par Lui-même!' Je jure par Dieu! Ce qui a été enchâssé depuis l'éternité dans la science de Dieu, Celui qui connaît le visible et l'invisible, est révélé. Heureux l'oeil qui voit et la face qui se tourne vers la présence de Dieu, le Seigneur de toute existence." "Grand est en vérité ce Jour! Les allusions qui lui sont faites dans tous les Écrits sacrés en tant que Jour de Dieu attestent sa grandeur. Les âmes de tous les prophètes de Dieu et de tous les messagers divins ont eu soif de ce merveilleux Jour. Toutes les diverses tribus de la terre ont également soupiré d'y parvenir." "En ce jour une porte est plus grande ouverte que le ciel et la terre réunis. L'oeil de la miséricorde de Celui Qui est le désir des mondes est dirigé vers tous les hommes. Un acte, si infinitésimal qu'il soit, considéré dans le miroir de la science de Dieu, est plus grand qu'une montagne. Chaque goutte offerte dans son sentier est comme la mer dans ce miroir-là. Car ceci est le Jour que l'unique vrai Dieu, glorifié soit-Il, a annoncé dans Ses Livres à tous ses prophètes et à ses messagers. " " Ceci est une Révélation dans laquelle, si un homme répandait par amour d'elle une goutte de sang, des myriades d'océans seraient sa récompense. " " Un instant fugace, en ce Jour, transcende des siècles d'autrefois... Ni le soleil ni la lune n'ont été témoins d'un jour tel que ce Jour-ci." "Voici le Jour où le monde invisible s'écrie 'Grande est ta béatitude, ô terre, car tu as été faite l'escabeau de ton Dieu et tu as été choisie comme le siège de son trône puissant.'" "Le monde de l'existence brille en ce Jour avec la splendeur de cette révélation divine. Toute chose créée exalte sa grâce salvatrice et chante ses louanges. L'univers est plongé dans une extase de joie et d'allégresse. Les Écrits des dispensations passées célèbrent le grand jubilé qui doit nécessairement saluer ce plus grand Jour de Dieu. Heureux celui qui a vécu pour voir ce Jour et qui a reconnu son rang. " En ce Jour un Soleil différent s'est levé et un Ciel différent a été paré de ses étoiles et de ses planètes. Le monde est un autre monde et la cause est une autre cause." "Voici le Jour que les âges et les siècles passés ne peuvent jamais égaler. Sache-le, et ne sois pas des ignorants." "Voici le Jour où les oreilles humaines ont été privilégiées d'entendre ce que celui qui conversait avec Dieu (Moïse) entendit au Sinaï, ce que celui qui est l'ami de Dieu (Muhammad) entendit quand il monta vers Lui, le Soutien dans le Péril, Celui Qui subsiste par Lui-même." "Ce Jour est le Jour de Dieu et cette Cause Sa Cause. Heureux celui qui a renoncé à ce monde et qui s'est accroché à celui qui est l'aurore de la révélation de Dieu." "Voici le Roi des Jours ayant vu la venue du Très-Aimé, celui qui de toute éternité a été acclamé comme le Désir du Monde." "Voici le Souverain et le Roi de tous les jours. Grande est la béatitude de celui qui est parvenu, par la douce saveur de ce jour-là à la vie éternelle et qui, avec la plus grande constance, s'est levé pour assister la Cause de Celui Qui est le Roi des Noms. Un tel homme est comme l'oeil du corps de l'humanité." "Sans pareil est ce Jour, car il est comme l'oeil pour les âges et les siècles passés et comme une lumière dans l'obscurité des temps. " "Ce Jour est différent des autres jours et cette Cause différente des autres causes. Suppliez le seul vrai Dieu qu'Il ne prive pas les yeux des hommes d'apercevoir Ses signes ni de prêter leurs oreilles à la voix pénétrante de la Plume de Gloire." "Ces jours sont les, jours de Dieu dont un instant ne peut jamais être égalé par des âges et des siècles. Un atome, en ce jour, est comme le soleil, une goutte comme l'océan. Un seul souffle exhalé dans l'amour de Dieu et dans son service est inscrit par la Plume de Gloire comme un acte princier. Si les vertus de ce Jour devaient être contées, tous seraient abasourdis hormis ceux que ton Seigneur a exemptés." "Par la justice de Dieu! Voici les jours où Dieu a éprouvé les coeurs de l'entière compagnie de Ses messagers et prophètes et au-delà ceux qui veillent sur son sanctuaire sacré et inviolable, les habitants du Pavillon céleste et les résidents du Tabernacle de Gloire. " "Si la grandeur de ce Jour devait être révélée dans sa plénitude, chaque homme abandonnerait une myriade de vies dans son désir ardent de prendre part, ne fût-ce qu'un instant, à sa grande gloire - combien plus ce monde, et ses trésors corruptibles! " "Dieu le Vrai est mon témoin! Voici le Jour où il incombe à chacun qui voit de regarder, et à chaque oreille qui entend, d'écouter et à chaque coeur qui comprend de percevoir et à chaque langue qui parle de proclamer à tous ceux qui sont au ciel et sur la terre ce saint Nom, l'exalté et le sublime." "Dis, ô hommes! Voici un Jour inégalable. Inégalable doit être de même la langue qui célèbre la louange du Désir de toutes les nations et inégalable l'acte qui aspire à être acceptable à Ses yeux. Toute la race humaine a désiré ardemment ce Jour afin qu'elle puisse accomplir ce qui convient à son rang et est digne de sa destinée."
"Par le mouvement de Notre Plume de Gloire Nous avons, par ordre de l'ordonnateur Omnipotent insufflé une nouvelle vie en chaque corps et infusé dans chaque mot une nouvelle puissance. Toutes les choses créées proclament les preuves de cette régénération universelle." "Ô peuples! Je le jure par le seul vrai Dieu! Voici l'océan duquel découlent les mers et avec lequel chacun d'elle sera finalement unie. A partir de Lui tous les soleils ont été engendrés et à Lui tous retourneront. Par sa puissance les Arbres de la révélation divine ont donné leurs fruits, chacun d'eux ayant été envoyé dans la forme d'un prophète, apportant un message aux créatures de Dieu dans chacun des mondes dont Dieu seul peut compter le nombre, en sa science universelle. Ceci, Il l'a accompli par l'entremise d'une seule lettre de son verbe, révélé par sa plume, - une plume mue par son doigt qui guide - son doigt même soutenu par le pouvoir de la Vérité de Dieu." "Par la justice du seul vrai Dieu! Si une parcelle d'un joyau était perdue et enfouie sous une montagne de pierres et gisait cachée au-delà des sept mers, la Main d'Omnipotence la dévoilerait certainement en ce Jour, pure et libre de scories. "Chaque lettre particulière procédant de Notre bouche est dotée d'un tel pouvoir régénérateur qu'il la rend capable d'amener à l'existence une nouvelle création une création dont la grandeur est impénétrable sauf à Dieu. Il a en vérité connaissance de toute chose." "C'est en Notre pouvoir, si Nous le désirons, de rendre un brin de poussière sur l'eau capable de créer en moins d'un clin d'oeil des soleils d'une splendeur infinie, inimaginable, de transmuer une goutte de rosée en de vastes et innombrables océans, d'infuser en chaque lettre une telle force qu'elle soit capable de déployer toutes les connaissances des temps écoulés et futurs." "Nous sommes doués d'un tel pouvoir qui, mis au jour, transmuera le poison le plus mortel en une panacée universelle d'une infaillible efficacité. "
" Les jours approchent de leur fin et, cependant, l'on voit les peuples de la terre immergés dans une insouciance lamentable et perdus dans une erreur manifeste. " " Grande, grande est la Cause! L'heure approche où la plus grande convulsion sera apparue. Je le jure par Celui Qui est la Vérité! Elle provoquera la séparation qui affligera chacun, même ceux qui gravitent autour de moi." "Dis: Ô concours des insouciants! Je le jure par Dieu! Le jour promis est venu, le jour où les épreuves qui vous tourmenteront auront surgi au-dessus de vos têtes et au-dessous de vos pieds, en disant:' Goûtez ce que vos mains ont forgé.'" "Le temps pour la destruction du monde et de ses peuples est arrivé. Celui Qui est le Pré-Existant est venu, afin de donner la vie éternelle et d'accorder la protection éternelle et de conférer ce qui contribue à la vraie vie. " "Le jour approche où la flamme de sa civilisation dévorera les villes, où la Langue de Grandeur proclamera: 'Le royaume est à Dieu, l'Omnipotent, le Très-Loué!'" "Ô vous qui êtes privés d'entendement! Une sévère épreuve vous poursuit et vous saisira subitement. Hâtez-vous, afin que peut-être elle passe et ne vous inflige aucun mal." " 0 vous les peuples du monde! Sachez, en vérité, qu'une calamité imprévue vous poursuit et qu'une contribution douloureuse vous attend. Ne croyez pas que les actions que vous avez commises aient été effacées à Ma vue." "Ô insouciants! Bien que les merveilles de Ma miséricorde aient enveloppé toutes choses créées, tant visibles qu'invisibles, et que les révélations de ma grâce et de ma munificence aient pénétré chaque atome de l'univers, cependant douloureuse est la verge avec laquelle je châtie les méchants et terrible la véhémence de mon courroux contre eux. " "Ne te plains pas de ceux qui se sont affairés autour des choses de ce monde et qui ont oublié la souvenance de Dieu, le Plus Grand. Par Celui Qui est la Vérité Eternelle! Le jour approche où la colère courroucée du Tout-Puissant les aura saisis. Il est en vérité l'Omnipotent, Celui Qui Subjugue Tout, le Très-Puissant. Il purifiera la terre des souillures de leur corruption et la donnera en héritage à ceux d'entre ses serviteurs qui sont proches de Lui." "Bientôt le cri: 'Oui, ô oui, Me voici, Me voici!' sera perçu de tous les pays. Car il n'y eut jamais d'autre refuge pour s'enfuir et il ne pourra jamais en exister pour quiconque." "Et quand l'heure désignée sera venue, apparaîtra soudainement ce qui fera trembler les membres de l'humanité. Alors, et alors seulement, l'Étendard divin sera déployé et le Rossignol du Paradis chantera sa mélodie."
"Au début de toute révélation les adversités ont prévalu qui ont été inversées plus tard en une grande prospérité." "Dis: Ô peuples de Dieu! Prenez garde de ne vous laisser effrayer par les forces de la terre ou de ne vous laisser affaiblir par la puissance des nations ou de ne vous laisser décourager par le tumulte des gens de discorde ou de ne vous laisser attrister par la gloire terrestre. Soyez comme une montagne dans la cause de votre Seigneur, le Tout-Puissant, le Tout-Glorieux, l'Incontrôlable "Dis: Prenez garde, ô peuple de Bahá, de ne vous faire dépouiller de votre force par les forts de la terre; que ceux qui gouvernent le monde ne vous emplissent de crainte. Placez votre confiance en Dieu et remettez vos affaires entre ses mains. Lui, en vérité, vous rendra victorieux et Il est, en vérité, puissant pour faire ce qu'Il veut et entre Ses mains. Il tient les rênes de l'omnipotente puissance." "Je jure par ma vie! Rien hormis ce qui peut leur être profitable ne peut advenir à mes bien-aimés, la plume de Dieu, du Très-Puissant, du Tout-Glorieux, du Très-Aimé en porte témoignage." "Ne souffrez pas que les événements du monde vous attristent. Je jure par Dieu! La mer de joie soupire d'atteindre votre présence, car toute bonne chose a été créée pour vous et selon les besoins de l'époque, elle' vous sera dévoilée. " "Ô mes serviteurs! Ne vous chagrinez pas si, en ces jours et sur ce plan terrestre, des choses contraires à vos désirs ont été ordonnées et manifestées par Dieu, car des jours de joie bienheureuse, de délices célestes vous sont certainement réservés. Des mondes sacrés et spirituellement glorieux se dévoileront à vos yeux. En ce monde et en l'autre, vous avez été destinés par Lui à prendre part à ces privilèges, à partager leurs joies et à obtenir une portion de leur grâce fortifiante. Vous parviendrez, sans aucun doute, à chacune d'entre elles en particulier. "
"Voici le jour où il faut parler. Il incombe au peuple de Bahá de s'efforcer de guider les peuples du monde avec la plus grande patience et indulgence vers l'Horizon Le Plus Grand. Chaque corps sollicite à haute voix une âme. Par le souffle de la parole de Dieu les âmes célestes doivent ranimer les morts d'un esprit nouveau. Dans chaque mot est recelé un nouvel esprit. Heureux l'homme qui y parvient et qui s'est levé pour enseigner la cause de Celui Qui est le Roi de l'Eternité. " "Dis: Ô serviteurs! Le triomphe de cette cause a dépendu et continuera de dépendre de l'apparition d'âmes saintes, de la manifestation de belles actions et de la révélation de paroles d'une sagesse consommée. " "Concentrez vos énergies sur la propagation de la foi de Dieu. Quiconque est digne d'une vocation si élevée, qu'il se lève et la poursuive. Quiconque n'en est pas apte, il a le devoir de désigner celui qui à sa place proclamera cette révélation dont le pouvoir a fait trembler les fondations des structures les plus puissantes, qui a réduit chaque montagne en poussière et a stupéfié chaque âme. " "Que votre souci principal soit de sauver du bourbier de l'extinction imminente celui qui est tombé et de l'aider à embrasser l'ancienne foi de Dieu. Votre comportement à l'égard de votre voisin devrait être tel qu'il manifeste clairement les signes du seul vrai Dieu, car vous êtes les premiers parmi les hommes à avoir été créés à nouveau par Son esprit, les premiers à L'adorer et à plier le genou devant Lui, les premiers à graviter autour de son trône de gloire." "Ô vous les bien-aimés de Dieu! Ne vous reposez pas, non, dépensez-vous aussitôt que vous avez reconnu votre Seigneur, le Créateur, et que vous entendez les choses qui Lui sont advenues, et hâtez-vous à son assistance. Déliez vos langues et proclamez sans cesse sa cause. Ceci sera meilleur pour vous que tous les trésors du passé et de l'avenir, si vous êtes de ceux qui comprennent cette vérité." "Je jure par Celui qui est la Vérité! Sous peu Dieu ornera le début du Livre de l'Existence de la mention de Ses bien-aimés ayant subi la tribulation sur Son sentier et ayant voyagé à travers les contrées en Son nom et pour Le louer. Quiconque est parvenu en leur présence se glorifiera de leur rencontre et tous ceux qui résident dans tout pays seront illuminés par leur souvenir." Rivalisez les uns avec les autres dans le service de Dieu et de sa cause. Voilà en vérité ce qui vous est profitable en ce monde et dans celui à venir Votre Seigneur, le Dieu de Miséricorde, est le Très Informé, l'Omniscient. Ne vous affligez pas des choses dont vous êtes témoins en ce jour. Le jour viendra où les langues des nations proclameront: "La terre est à Dieu, le Tout-Puissant, L'Unique, l'incomparable, l'Omniscient!" "Bénis soient le lieu et la maison, et l'endroit et la cité, et le coeur et la montagne, et le refuge et la caverne, et la vallée et la terre, et la mer et l'île et la prairie où Dieu a été mentionné et où ses louanges ont été célébrées. " " Le déplacement même d'un lieu à un autre, s'il est entrepris par amour de Dieu, a toujours exercé et peut aujourd'hui exercer son influence sur le monde. Dans les livres, anciens le rang de ceux qui ont voyagé partout pour guider les serviteurs de Dieu a été exposé et décrit." "Je jure par Dieu! Si grandioses sont les choses ordonnées pour ceux qui sont demeurés fermes, que si elles devaient être dévoilées, même de la grandeur du chas d'une aiguille, tous ceux qui sont au ciel et sur la terre en seraient confondus hormis ceux que Dieu, le Seigneur de tous les mondes, a voulu exempter." "Je jure par Dieu! Ce qui a été destiné pour celui qui assiste ma cause transcende les trésors de la terre. " "Quiconque desserre en ce jour ses lèvres et fait mention du nom de son Seigneur, les armées de l'inspiration divine descendront sur lui du ciel de mon nom, l'Omniscient, le Très-Sage. Sur lui descendront aussi les Concours suprêmes, chacun d'eux portant haut un calice de pure lumière. Ainsi en a-t-il été pré ordonné dans le royaume de la révélation de Dieu, au commandement de Celui qui est le Très Glorieux, le Plus Puissant." "Par la justice de Celui qui, en ce jour, s'écrie au coeur même de toute chose créée 'Dieu, il n'y a pas d'autre Dieu que moi! Si quelqu'homme se levait pour défendre en ses écrits la cause de Dieu contre ses assaillants, un tel homme, si peu considérable que soit sa part, sera tellement honoré dans le monde à venir que le Concours suprême lui envierait sa gloire. Aucune plume ne peut dépeindre la grandeur de son rang et nulle langue ne peut décrire sa splendeur." "Plaise à Dieu que vous soyez tous fortifiés pour réaliser ce qui est la volonté de Dieu et que vous soyez gracieusement assistés pour apprécier le rang conféré à ceux parmi ses bien-aimés qui se sont levés pour Le servir et pour magnifier Son nom. Sur eux soit la gloire de Dieu, la gloire de tout ce qui est au ciel et de tout ce qui est sur la terre et la gloire des habitants du très-exalté Paradis, le ciel des cieux." "Ô peuple de Bahá! C'est un signe de miséricorde qu'il n'y ait personne pour rivaliser avec vous. Buvez à longs traits le vin de l'immortalité à la Coupe de Munificence, malgré ceux qui ont répudié Dieu, le Seigneur des noms et le Façonneur des cieux. "
"Je jure par le seul vrai Dieu! Voici le jour de ceux qui se sont détachés de tout hormis de Lui, le jour de ceux qui ont reconnu son unité, le jour où Dieu façonne des mains de son pouvoir des êtres divins et des essences impérissables dont chacun rejettera au loin le monde et tout ce qui s'y trouve et deviendra si ferme dans la cause de Dieu que chaque coeur sage et compréhensif s'en émerveillera." "Il y a cachée derrière le Voile sacré et se préparant au service de Dieu une compagnie de ses élus qui seront manifestés aux hommes, qui aideront sa cause, qui ne craindront personne, même si la race humaine tout entière se lève et les combat. Ce sont ceux qui devant les regards des habitants de la terre et des résidents des cieux se lèveront et acclameront le nom du Tout-Puissant, et appelleront les enfants des hommes dans le sentier de Dieu, le Tout Glorieux, le Très-Loué." "Le jour approche où Dieu, par un acte de Sa volonté, aura engendré une race d'hommes dont la nature est impénétrable sauf à Dieu, le Tout-Puissant, Celui qui subsiste par Lui-même. " "Sous peu Il puisera du Sein de Puissance, des Mains d'Ascendance et de Puissance - des mains qui se lèveront pour remporter la victoire pour cet Adolescent et qui purgeront l'humanité des souillures des proscrits et des impies. Ces mains-là ceindront leurs reins pour défendre la foi de Dieu et subjugueront en mon nom, l'indépendant, le fort, les peuples et les gens de la terre. Ils entreront dans les villes et ils insuffleront la crainte dans les coeurs de tous leurs habitants. Telles sont les preuves de la puissance de Dieu; combien redoutable, combien véhémente est sa puissance!"
Une parole de plus en guise de conclusion. Parmi certains propos les plus importants et les plus stimulants jamais énoncés par 'Abdu'l-Bahá au cours de ses mémorables périples sur le continent nord-américain se situent les suivants: "Que cette démocratie américaine soit la première nation à établir les fondations d'un accord international. Qu'elle soit la première nation à proclamer l'unité du genre humain. Qu'elle soit la première à déployer l'étendard de la plus grande Paix." Et à nouveau: "Le peuple américain est en vérité digne d'être le premier à édifier le tabernacle de la grande Paix et à proclamer l'unité du genre humain... Car l'Amérique a développé des facultés et des capacités plus merveilleuses que d'autres nations... La nation américaine est équipée et en pouvoir d'accomplir ce qui parera les pages de l'histoire, de devenir l'objet d'envie du monde et d'être bénie tant à l'Est qu'à l'Ouest en raison du triomphe de son peuple... Le continent américain offre des signes et des preuves d'un très grand avancement. Son avenir est encore plus prometteur car son influence et son illumination s'étendent au loin. Il guidera toutes les nations spirituellement. "
LA DESTINEE DE L'AMÉRIQUE
Les énergies créatrices mystérieusement engendrées par les premiers remous de l'ordre mondial embryonnaire dé Bahá'u'lláh, aussitôt libérées au sein d'une nation destinée à devenir son berceau et son champion, ont doté cette nation du mérite, l'ont investie de pouvoirs et de capacités et l'ont spirituellement pourvue à jouer le rôle présagé dans ces paroles prophétiques. Le potentiel que cette mission divinement assignée a infusé en son peuple, commence à se manifester d'une part à travers les efforts conscients et les accomplissements nationaux tant dans la sphère de l'enseignement que de celui de l'administration parmi les activités bahá'íes de la communauté organisée des adhérents de Bahá'u'lláh sur le continent nord-américain. Ce même potentiel, séparé et cependant collatéral à ces efforts et réalisations est en train d'autre part de façonner insensiblement, sous l'impact des forces politiques et économiques mondiales, la destinée de cette nation et d'influencer la vie et les actions tant de son gouvernement que de son peuple.
Aux efforts et aux relations de ceux qui, conscients de la révélation de Bahá'u'lláh, travaillent maintenant sur ce continent, au cours présent et futur de leurs activités i ai suffisamment fait allusion dans les pages précédentes. Si la destinée du peuple américain doit être saisie correctement dans son ensemble, un mot devrait maintenant être énoncé concernant l'orientation de cette nation dans sa totalité et la tendance générale des affaires de son peuple. Car, qu'importe combien la nation est ignorante de la source de laquelle procèdent ces énergies dirigeantes et combien le processus est lent et laborieux, ü devient de plus en plus évident que la nation tout entière gravite, soit par l'entremise de son gouvernement ou autrement, sous l'influence de forces qu'elle ne peut ni comprendre ni contrôler, vers de telles associations ou lignes de conduite où, ainsi que l'a indiqué 'Abdu'l-Bahá, doit se trouver sa véritable destinée. Tant la communauté des croyants américains, consciente de cette source, que la grande masse de leurs concitoyens qui n'ont pas encore reconnu la main qui dirige leur destinée, contribuent, chacun à sa guise, à la réalisation des espérances, à l'accomplissement des promesses énoncées dans les paroles de 'Abdu'l-Bahá citées ci-dessus.
Le monde continue sur sa lancée. Ses événements se déploient sinistrement et avec une rapidité déroutante. Le tourbillon de ses passions est rapide et alarme par sa violence. Son tourbillon est en train d'attirer insensiblement le Nouveau Monde. Les foyers potentiels de tempête de la terre sont déjà en train de jeter leurs ombres sur ses côtes. Des dangers inimaginables et imprévisibles menacent tant de l'intérieur que de l'extérieur. Ses gouvernements et peuples sont graduellement empêtrés dans les spirales des crises récurrentes et des controverses sauvages du monde. Les océans Atlantique et Pacifique se rétrécissent à chaque accélération de la marche en avant de la science, toujours davantage en de simples canaux. La grande république de l'Ouest se trouve spécialement impliquée. Des grondements lointains retentissent de manière menaçante dans les ébullitions de ses peuples. Sur ses flancs se rangent les foyers potentiels de tempête du continent de l'Europe et de l'Extrême Orient. A son horizon méridional se dessine ce qui pourrait, et c'est concevable, se développer en un autre centre d'agitation et de péril. Le monde se rétrécit en un voisinage. L'Amérique, volontairement ou involontairement, doit affronter cette nouvelle situation et s'y attaquer. Pour des raisons de sécurité nationale, sans parler de tout motif humanitaire, elle doit assumer les obligations imposées par ce voisinage nouvellement créé. Aussi paradoxal que ça puisse paraître, sa seule espérance de se dépêtrer des périls qui se concentrent autour d'elle est de s'empêtrer dans cette même toile d'association internationale que la main d'une impénétrable Providence est en train de tisser. Le conseil de 'Abdu'l-Bahá pour un officier de haut rang de son gouvernement revient à l'esprit, avec une particulière pertinence et force. "Vous pouvez le mieux servir votre pays si vous vous efforcez, en votre qualité de citoyen du monde, de prêter votre concours à l'application éventuelle du principe de fédéralisme à la base du gouvernement de votre propre pays aux relations existant maintenant entre les peuples et nations du monde. " Les idéaux qui ont enflammé l'imagination du président tragiquement inapprécié de l'Amérique dont les efforts élevés. bien qu'infirmés par une génération privée de vision, que 'Abdu'l-Bahá acclama de sa propre plume comme signe de l'aurore de la Plus Grande Paix, bien que gisant maintenant dans la poussière, font d'amères reproches à une génération insouciante de les avoir abandonnés si cruellement.
Que le monde soit entouré de périls, que les dangers s'accumulent maintenant et menacent actuellement la nation américaine, aucun observateur lucide ne peut le nier. La terre est maintenant transformée en un camp armé. A tel point que cinquante millions d'hommes se trouvent soit sous les armes soit en réserve. Pas moins que la somme de trois billions de livres est dépensée en une année pour ses armements. La lumière de la religion est ternie et l'autorité morale se désintègre. Les nations du monde sont, pour la plupart, tombées victimes des idéologies qui luttent et menacent de disloquer les fondations mêmes de leur unité politique chèrement gagnée.. Les multitudes agitées dans ces pays-là les regardent avec mécontentement, armées jusqu'aux dents, sont déconcertées de crainte et grognent sous le joug des tribulations engendrées par des conflits politiques, du fanatisme racial, des haines nationales et des animosités religieuses. " Les vents du désespoir", a indiscutablement affirmé Bahá'u'lláh, "soufflent, hélas, de tous les côtés et les conflits qui divisent et affligent la race humaine s'accroissent journellement. Les signes de convulsions imminentes et de chaos peuvent être maintenant discernés... " "Les maux", a écrit 'Abdu'l-Bahá, prophétisant d'aussi loin en arrière que deux décades, "dont le monde souffre aujourd'hui se multiplient, les ténèbres qui l'enveloppent se condenseront. Les Balkans resteront mécontents. Son agitation s'accroîtra. Les puissances vaincues continueront à créer des troubles. Elles auront recours à tout moyen qui puisse rallumer le brasier de la guerre. Des mouvements nouvellement créés et mondiaux dans leur portée mettront tout en oeuvre pour le progrès de leurs desseins. Les mouvements gauchistes acquerront une grande importance. Leur influence s'étendra." Quant à la nation américaine elle-même, la voix de son propre président, insistante et claire, avertit son peuple que, par le développement de l'aviation et par divers facteurs, une attaque éventuelle de leur pays est désormais infiniment plus imminente. Son secrétaire d'État, s'adressant lors d'une conférence récente aux représentants réunis de toutes les Républiques américaines, profère un avertissement non moins inquiétant. " Ces forces remuantes se dessinent partout à travers le monde de façon menaçante, - leur ombre sinistre tombe au travers de notre propre hémisphère. " Quant à sa presse, la même note d'avertissement et d'alarme y résonne face à un danger qui s'approche. " Nous devons nous préparer à nous défendre tant à l'intérieur qu'à l'extérieur... Notre frontière défensive est longue. Elle s'étend du Point Barrow en Alaska jusqu'au Cap Horn et de l'Atlantique au Pacifique. Quant au point où les agresseurs d'Europe ou d'Asie peuvent nous frapper, nous ne pouvons le dire. Ce pourrait être n'importe où, n'importe quand ... Nous n'avons guère de choix sinon de nous armer nous-mêmes ... Nous devons monter une garde vigilante sur l'hémisphère de l'Ouest. "
La distance que la nation américaine a parcourue depuis sa répudiation formelle et catégorique de l'idéal wilsonien, les modifications survenues de manière si inattendue dans les récentes années, la direction dans laquelle les événements mondiaux s'engagent, avec leur impact inévitable sur la politique et l'économie de la nation, sont pour chaque observateur bahá'í, qui envisage les développements de la situation internationale à la lumière des prophéties de Bahá'u'lláh et de 'Abdu'l-Bahá, très significatives et hautement instructives et encourageantes. Tracer le cours exact que cette nation suivra en ces temps troublés et en ces années lourdes de conséquences serait impossible. Jugeant d'après la direction que prennent les affaires aujourd'hui, nous ne pouvons que prévoir le cours qu'elle choisira le plus vraisemblablement: poursuivre ses relations tant avec les républiques de l'Amérique qu'avec les pays des autres continents.
Une association plus intime avec ces républiques lune part et d'autre part une participation accrue, à divers degrés, aux affaires du monde entier, résultat des crises internationales récurrentes, semble être le développement le plus probable que l'avenir réserve à ce pays-là. Des entraves doivent inévitablement survenir, des revers doivent être supportés au cours de l'évolution de ce pays vers son ultime destinée. Rien, cependant, ne peut finalement modifier ce courant ordonné pour lui par la plume infaillible de 'Abdu'l-Bahá. Son unité fédérée ayant déjà été achevée et ses institutions intérieures consolidées - un stade qui a marqué l'avènement de sa maturité comme ensemble politique - son évolution ultérieure en tant que membre de la famille des nations doit', dans des circonstances qui ne peuvent être envisagées à présent, se poursuivre fermement. Une telle évolution doit persister jusqu'aux temps où cette nation, par la part active et décisive qu'elle aura jouée dans l'organisation et le règlement paisible des affaires du genre humain, aura atteint la plénitude de ses pouvoirs et de ses fonctions en tant que membre éminent et partie constituante d'un monde fédéré.
Cet état de choses doit faire paraître bien sombre le proche avenir de cette nation, confrontée aux multiples problèmes et perplexités affligeant l'humanité et qui se présentent à elle d'une manière persistante, graduelle et inévitable. La calamité bouleversant le monde que Bahá'u'lláh, ainsi qu'il a été cité dans les pages précédentes, a prophétisée, la trouvera peut-être balayée à un degré sans précédent dans son tourbillon. Contrairement à ses réactions envers le dernier conflit mondial, elle va en émerger consciemment déterminée à saisir sa chance, à jeter tout le poids de son influence dans la balance pour surmonter les problèmes gigantesques qu'une telle calamité doit laisser dans son sillage et d'exorciser pour toujours, de concert avec ses nations soeurs tant de l'Est que de l'Ouest, le plus grand fléau qui, de temps immémoriaux, a affligé et dégradé la race humaine.
Alors, et alors seulement, la nation américaine, pétrie et purifiée dans le creuset d'une guerre généralisée, rompue à ses rigueurs et disciplinée par ses leçons, sera à même de lever sa voix dans le concert des nations, a oser elle-même la pierre angulaire d'une paix universelle et durable, à proclamer la solidarité, l'unité et la maturité du genre humain et d'assister à l'établissement du règne promis, de la justice sur la terre. Alors, et alors seulement, la nation américaine sera capable, pendant que la communauté des croyants américains dans sa sphère consomme sa mission divinement désignée, d'accomplir sa destinée indiciblement glorieuse ordonnée pour elle par le Tout-Puissant et enchâssée dans les écrits de 'Abdu'l-Bahá. Alors, et alors seulement, la nation américaine accomplira "ce qui parera les pages de l'histoire," "sera l'objet de l'envie du monde et sera bénie tant à l'Est qu'à l'Ouest. "
25 décembre, 1938 SHOGHI
Titre anglais de cet ouvrage.
THE ADVENT OF DIVINE JUSTICE
Traduction: Bijan et Agnès GHAZNAVI
Source : www.bahai-biblio.org
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L'AVENEMENT DE LA JUSTICE DIVINE
SHOGHI EFFENDI
Sommaire
Lettre du Bien-Aimé Gardien aux croyants
Crises périodiques
La principale citadelle subsiste
Une croisade d'une envergure encore plus grandiose
Les possibilités de l'avenir
Son inépuisable lumière
La fonction suprême de Sa révélation
Une responsabilité d'une grandeur stupéfiante
Les conditions spirituelles requises
Le plus difficile des problèmes
Leur double croisade
Les qualités requises pour l'enseignement
L'éveil de l'Amérique latine
Les fondations nécessaires
Appel pour des pionniers
La part prépondérante
A la jeunesse bahá'íe .
La position spéciale de Panama
Une sagesse impénétrable, une volonté absolument irrésistible
L'avènement du royaume
La destinée de l'Amérique
LETTRE DU BIEN-AIME GARDIEN AUX CROYANTS
Aux bien-aimés de Dieu et aux servantes dévouées du Miséricordieux aux États-Unis et au Canada.
Très chers frères et soeurs en l'amour de Bahá'u'lláh:
Il paraît certes difficile d'exprimer d'une manière adéquate les sentiments de joie irrépressible et d'exultation qui inondent mon coeur chaque fois que je m'interromps pour contempler les preuves continues de l'énergie dynamique qui anime les vaillants pionniers de l'ordre mondial de Bahá'u'lláh dans l'exécution du plan à leur charge. La signature du contrat, par vos représentants nationaux élus, amorçant la phase finale de la plus grande entreprise jamais lancée par les fidèles de Bahá'u'lláh en Occident, non moins que le progrès très encourageant enregistré dans les divers rapports du comité national d'enseignement, témoignent sans l'ombre d'un doute de la fidélité, de la vigueur et de la conscience avec lesquelles vous dirigez les multiples actions qu'implique forcément l'évolution du plan de sept ans. Dans ses deux aspects et dans tous ses détails, il a été poursuivi avec une régularité et une précision exemplaires, avec une efficacité demeurée intacte et avec une diligence louable.
L'imagination fertile que les représentants nationaux des croyants américains ont déployée de façon si frappante ces récents mois, prouvée par les mesures successives qu'ils ont adoptées, a été égalée par le soutien loyal, généreux et sans condition de ceux qu'ils représentent, qui leur a été accordé à chaque période critique et à chaque nouvelle étape dans la réalisation de leur tâches sacrées. Une interaction si intime, une cohésion si complète, une harmonie et une fraternité aussi persistantes entre les divers agents qui contribuent à la vie organique et constituent la structure fondamentale de chaque communauté bahá'íe fonctionnant convenablement, sont des phénomènes qui contrastent d'une façon frappante avec les tendances dissolvantes dont témoignent les éléments discordants de la société actuelle d'une façon si tragique. Chacune des crises successives dans le sort d'un âge décadent dévoile encore plus nettement que lors de la précédente les influences corrosives qui sont en train de saper rapidement la vitalité et de miner les bases de ses institutions déclinantes, tandis que chaque épreuve apparente que la sagesse insondable du Tout-Puissant juge nécessaire d'infliger à sa communauté élue ne sert qu'à démontrer à nouveau sa solidarité essentielle et à consolider ses forces internes.
Pour de telles preuves de l'intervention d'une providence toujours vigilante, ceux qui sont identifiés à la communauté du Plus Grand Nom doivent éprouver une reconnaissance éternelle. Ils ne peuvent que puiser un immense espoir et courage à la vue de chaque 'nouvelle preuve de sa bénédiction intarissable d'une part, et de ses épreuves d'autre part. Alertes à saisir chaque opportunité que les tournants de la route du destin leur offrent dans leur foi et sans crainte des perspectives de convulsions spasmodiques qui doivent tôt ou tard affliger fatalement tous ceux qui auront refusé d'embrasser sa lumière, ils doivent, de même que ceux qui travaillent après eux, se hâter jusqu'à ce que les processus aujourd'hui déclenchés aient épuisé les forces de chacun et aient contribué à l'éclosion de l'ordre qui s'agite maintenant dans le sein d'un âge en enfantement.
CRISES PÉRIODIQUES
Ces crises périodiques affligeant avec une fréquence sinistre et avec une force irrésistible une partie de plus en plus ample de la race humaine, doivent nécessairement continuer bien que passagèrement, à exercer, dans une certaine mesure, leur influence funeste sur une communauté mondiale qui a étendu ses ramifications jusqu'aux coins les plus reculés de la terre. Comment les prémices d'un bouleversement mondial peuvent-elles, déchaînant des forces qui troublent si gravement l'équilibre social, religieux, politique et économique des sociétés organisées, plongeant dans le chaos et la confusion des systèmes politiques, des doctrines raciales, des idéologies sociales, des normes culturelles, des communautés religieuses et des relations commerciales, - comment ces agitations peuvent-elles, à une échelle si inouïe, manquer de produire des répercussions sur les institutions de la foi d'un âge si tendre dont les enseignements ont une portée directe et vitale dans chacune de ces sphères de la vie et du comportement humain?
Il n'est pas étonnant, par conséquent, que ceux qui portent haut les bannières d'une foi si pénétrante, d'une cause lançant un tel défi, se trouvent eux-mêmes affectés par l'impact de ces forces bouleversant le monde entier. Il n'est pas étonnant qu'au centre d'un tourbillon de passions en lutte constante, ils trouvent que leur liberté a été atteinte, leurs principes méprisés, leurs institutions assaillies, leurs motifs diffamés, leur autorité compromise et leur prétention rejetée.
Au coeur du continent européen, une communauté qui, ainsi que 'Abdu'l-Bahá l'a prédit, est destinée en vertu de son potentiel spirituel et de sa situation géographique, à irradier la splendeur de la lumière de la foi sur les pays avoisinants, a été momentanément éclipsée par les restrictions qu'un régime, se méprenant gravement sur son but et sa fonction, a décidé de lui imposer. Sa voix, hélas, est maintenant réduite au silence, ses institutions dissoutes, sa littérature mise au ban, ses archives confisquées et ses réunions suspendues. En Asie centrale, dans la ville jouissant de l'unique distinction d'avoir été choisie par 'Abdu'l-Bahá comme site du premier Mashriqu'l-Adhkár du monde bahá'í, ainsi que dans les petites villes et villages de la province à laquelle elle appartient, la foi de Bahá'u'lláh, douloureusement affectée à la suite de l'unique et extraordinaire vitalité qu'elle a engendrée au cours de plusieurs décades, est livrée à la merci de forces qui, alarmées par son énergie croissante, s'acharnent maintenant à la réduire à une impuissance complète. Son temple', quoique toujours utilisé pour l'adoration bahá'íe, a été exproprié, ses assemblées et ses comités dissous, ses activités d'enseignement paralysées, ses principaux promoteurs déportés et une quantité considérable de ses adhérents les plus enthousiastes, hommes et femmes, emprisonnés.
Dans son pays d'origine, où résident l'immense majorité de ses adhérents - un pays dont la capitale a été acclamée par Bahá'u'lláh comme "la mère du monde" et "l'aurore de joie pour l'humanité" - des autorités civiles qui ne se sont officiellement, jusqu'alors, pas encore séparées des influences paralysantes d'un clergé arriéré, fanatique et outrageusement corrompu, poursuivent sans relâche leur campagne de répressions contre les adhérents d'une foi qu'elles ont tenté en vain de supprimer, pendant près d'un siècle. Les membres de cette communauté innocente et proscrite peuvent revendiquer à juste titre de compter parmi les plus désintéressés, les plus compétents et parmi les amants les plus ardents de leur pays natal, mais, dédaigneuses de leur sentiment élevé de citoyenneté mondiale que les défenseurs d'un nationalisme excessif et borné ne peuvent jamais espérer apprécier à sa juste valeur, de telles autorités refusent d'accorder à une foi qui étend sa juridiction spirituelle sur environ 600 communautés locales et dont le nombre des adhérents surpasse dans ce pays-là la foi tant chrétienne, ' juive que zoroastrienne, le droit nécessaire et légal de mettre en vigueur ses lois, de gérer ses affaires, de diriger ses écoles, de commémorer ses jours sacrés, de diffuser sa littérature, de solenniser ses rites, d'ériger ses édifices et de sauvegarder ses dotations.
Et maintenant, récemment, en Terre sainte même, coeur et centre nerveux d'une foi embrassant le monde entier, les flammes de l'animosité raciale, de la discorde fratricide, du terrorisme effronté, ont allumé une conflagration qui s'interpose sérieusement, d'une part, à l'afflux des pèlerins qui constituent le sang vital pour ce centre, et suspend d'autre part les divers projets amorcés en rapport avec la préservation et l'extension des domaines autour des sites sacrés qu'ils entourent. La sécurité de la petite communauté de croyants résidents, face à cette crue d'anarchie, a été mise en péril, son statut d'une communauté neutre et indépendante a été, indirectement, défié et sa liberté de pratiquer certaines de ses observances, tronquée. Une série d'assauts meurtriers, alternant avec des explosions de fanatisme amer, tant racial que religieux, impliquant les chefs aussi bien que les adhérents des trois Religions les plus importantes de ce pays désorienté, ont menacé parfois de couper toute communication normale tant à l'intérieur de ses frontières qu'avec le monde extérieur. Si périlleuse qu'ait été la situation, les lieux saints bahá'ís, objets d'adoration d'une foi englobant la terre entière, ont bénéficié, en dépit de leur nombre et de leur position vulnérable et bien qu'apparemment dépourvus de moyens de protection, d'une préservation quasi miraculeuse.
Déchiré par des passions contradictoires et se désintégrant dangereusement depuis l'intérieur, un monde se trouve confronté, à une époque ' ne si cruciale de son histoire, avec les augures de plus en plus prometteuses d'une foi à l'âge tendre, d'une foi qui semble par moments être compromise dans ces controverses, impliquée dans ces conflits, éclipsée par ces ombres qui s'épaississent, submergée par la marée montante de ces passions. Dans son coeur même, dans son berceau, au siège de son premier et vénérable temple, dans un de ses centres jusqu'à présent florissant et d'une grande puissance latente, la foi de Bahá'u'lláh encore asservie semble en effet avoir reculé devant la charge des forces déchaînées de violence et de désordre dont l'humanité tombe constamment victime. Les bastions d'une telle foi, semblent en apparence, l'un après l'autre, et jour après jour, être successivement isolés, assaillis et conquis. A mesure que les flambeaux de la liberté papillotent et s'éteignent, que, chaque jour, le vacarme de la discorde gronde plus sourdement, à mesure que les torches du fanatisme flambent, avec un acharnement accru dans le sein des hommes, et à mesure que la froideur de l'irréligion rampe implacablement sur l'âme de l'humanité, les membres et les organes qui constituent le corps de la foi de Bahá'u'lláh apparaissent, à des degrés divers, avoir été affectés par l'influence paralysante qui serre aujourd'hui dans son étreinte l'ensemble du monde civilisé.
Avec combien de clarté et de perspicacité les paroles suivantes de 'Abdu'l-Bahá se vérifient à l'heure actuelle: "Les ténèbres de l'erreur qui ont enveloppé l'Est et l'Ouest, sont occupées à livrer bataille, dans ce plus grand cycle, aux lumières de la direction divine. Ses glaives et ses lances sont extrêmement aiguisés et très pointus; son armée âprement acharnée et assoiffée de sang." "En ce jour," écrit-il dans un autre passage, "les facultés de tous les chefs religieux sont dirigées vers la dispersion de la congrégation du Tout-Miséricordieux et vers l'écroulement de l'édifice divin. Les armées du monde, tant matérielles, culturelles que politiques, lancent leur assaut de tous côtés, car la cause est grande, très grande. Sa grandeur est, en ce jour, claire et évidente aux yeux des hommes. "
1. Ce temple a été détruit en 1963 par un tremblement de terre. Il était situé à Ishquebad en Azerbaïdjan.
LA PRINCIPALE CITADELLE SUBSISTE
La principale citadelle qui subsiste, le bras puissant qui porte encore haut l'étendard d'une foi imprenable, n'est autre que la communauté bénie des adhérents du Plus Grand Nom dans le continent nord-américain. Par ses oeuvres, et par la protection infaillible qui lui est assurée
par une providence omnipotente, ce membre distingué du corps des communautés bahá'íes de l'Est et de l'Ouest à interaction constante s'annonce comme devant être considéré universellement comme le berceau et la forteresse de ce futur nouvel ordre mondial qui est en même temps la promesse et la gloire de la dispensation associée a u nom de Bahá'u'lláh.
Que celui qui est enclin à amoindrir l'unique importance accordée à cette communauté ou à douter du rôle qu'elle est appelée à jouer dans les jours à venir édite sur la portée des paroles pleinement significatives et hautement illuminantes énoncées par 'Abdu'l-Bahá et adressées à cette communauté au moment où les augures d'un monde gémissant sous le fardeau d'une guerre dévastatrice avaient atteint les bas-fonds. " Le continent américain, " écrit-il de manière si significative, " est, aux yeux du seul et vrai Dieu, le pays dans lequel les splendeurs de sa lumière seront révélées, où les mystères de sa foi se dévoileront, où les justes demeureront et où les hommes libres se rassembleront. " Déjà, la communauté des croyants du continent nord-américain, - à la fois force motrice et modèle des communautés futures que la foi de Bahá'u'lláh est destinée à ériger sur toute l'étendue de l'hémisphère occidental - a démontré, malgré les ténèbres prédominantes, sa capacité d'être reconnue comme le porte-flambeau de cette lumière, le dépositaire de ces mystères, le porte-parole de cette justice et le sanctuaire de cette liberté. A quelle autre lumière ces paroles citées ci-dessus peuvent-elles bien faire allusion, sinon à cette lumière de la gloire de l'âge d'or de la foi de Bahá'u'lláh? Quels mystères pouvaient avoir contemplés 'Abdu'l-Bahá hormis les mystères de l'ordre mondial évoluant maintenant dans le sein de son administration? Quelle justice, sinon la justice dont le règne ne peut s'établir qu'en cet âge et que par cet ordre? Quelle liberté hormis la liberté que la proclamation de sa souveraineté, dans la plénitude des temps, doit conférer?
La communauté des promoteurs organisés de la foi de Bahá'u'lláh sur le continent américain - descendants spirituels des briseurs d'aurore d'un âge héroïque, qui proclamèrent la naissance de cette foi par leur mort doit inaugurer à son tour, non par leur mort, mais par le sacrifice vivant, cet ordre mondial promis qui est la coquille ordonnée pour enchâsser ce joyau inestimable: la civilisation mondiale dont la foi est seule génératrice. Pendant que ses communautés soeurs se plient sous les vents tempétueux qui déferlent sur elles de tous les côtés, cette communauté, préservée par les décrets immuables de l'omnipotent Ordonnateur et puisant un soutien continuel dans le mandat dont les tablettes du plan divin l'ont investie, est maintenant intensément engagée à poser les fondations et à promouvoir le développement de ses institutions qui annonceront l'approche de l'âge destiné à être le témoin de la naissance et de l'épanouissement de l'ordre mondial de Bahá'u'lláh.
Une communauté de force numérique relativement négligeable, séparée par de vastes distances à la fois du centre focal de sa foi et du pays où résident le plus grand nombre de ses amis croyants, démunie de ressources matérielles et dépourvue d'expérience et de gens éminents, ignorant les croyances, les concepts et les coutumes de ces peuples et de ces races dont sont issus ses fondateurs spirituels, absolument étrangère aux langues dans lesquelles les livres sacrés ont été révélés à l'origine, contrainte de placer sa seule confiance dans une traduction inadéquate d'une partie fragmentaire de la littérature présentant ses lois, ses principes et son histoire, sujette, dès son enfance, à des épreuves d'une extrême sévérité et impliquant parfois la défection de quelques-uns de ses membres les plus éminents, ayant à lutter dès ses débuts et dans une mesure toujours croissante contre les forces de corruption, de laxité morale et de préjugés enracinés, - une telle communauté a transmis en moins d'un demi-siècle, sans l'aide d'aucune de ses communautés soeurs soit de l'Est ou de l'Ouest, et en vertu d'une puissance céleste dont un Maître enflammé d'amour l'a douée, une telle impulsion à la marche en avant de la cause qu'elle a embrassée, que les accomplissements conjoints de ses coreligionnaires dans l'Ouest n'ont pu l'égaler.
Quelle autre communauté, peut-on se demander avec assurance, a été l'instrument pour concrétiser le modèle et pour communiquer l'impulsion originale à ces institutions administratives qui constituent l'avant-garde de Bahá'u'lláh? Quelle autre coin de l'ordre mondial de Bahá'u'lláh? Quel autre communauté a été capable de trouver avec une telle stabilité les ressources, la discipline, la détermination de fer, le zèle et la persévérance, la dévotion et la structure grâce à laquelle ces institutions naissantes peuvent seulement se multiplier et mûrir? Quelle autre communauté a fait la preuve d'être embrasée par une vision si noble ou de vouloir s'élever à de telles hauteurs d'abnégation ou d'être prête à atteindre un si haut niveau de solidarité pour être en mesure d'ériger en si peu de temps et pendant des années si cruciales un édifice qui mérite bien d'être considéré comme la plus grande contribution de l'Occident jamais faite à la cause de Bahá'u'lláh? Quelle autre communauté peut, à juste titre, prétendre être parvenue, par les efforts isolés de l'un de ses humbles membres, à assurer l'allégeance spontanée de la Royauté à sa cause et à gagner à ses vérités de si merveilleux témoignages écrits? Quelle autre communauté a montré la prévoyance, l'habilité organisatrice, le zèle enthousiaste qui ont été responsables de l'établissement et de la multiplication, à travers son territoire, de ces toutes premières écoles qui, avec l'écoulement du temps, évolueront d'une part en centres puissants d'instruction bahá'íe, et prépareront d'autre part un terrain fertile de recrutement pour enrichir et consolider son cor d'enseignants? Quelle autre communauté a produit des pionniers réunissant à un tel degré les qualités essentielles d'audace, de consécration, de ténacité, d'abnégation et de dévotion prodigue qui les ont incités à abandonner leurs foyers, à renoncer à tout, à se disperser sur toute la surface du globe, à hisser, dans les recoins les plus éloignés, la bannière triomphante de Bahá'u'lláh? Qui autres que les membres de cette communauté ont acquis la distinction éternelle d'être les premiers à faire retentir l'appel de Yá-Bahá'u'l-Abhá dans des centres et territoires aussi hautement importants et aussi éparpillés que le coeur des empires britannique et français, l'Allemagne, l'Extrême Orient, les Balkans, les pays scandinaves, l'Amérique latine, les îles du Pacifique, l'Afrique du Sud, l'Australie et la Nouvelle Zélande, et maintenant plus récemment encore les Etats baltiques? Qui d'autre sinon ces mêmes pionniers se sont montrés prêts à endosser le travail, à exercer la patience, à trouver les fonds requis à la traduction et à la publication, en pas moins de quarante langues, de leur littérature sacrée dont la diffusion constitue une condition préliminaire et essentielle à n'importe quelle campagne d'enseignement efficacement organisée? Quelle autre communauté peut revendiquer d'avoir eu une part décisive aux efforts exercés sur tout le globe pour la sauvegarde et l'extension du voisinage immédiat de ses lieux sacrés, ainsi qu'à l'acquisition préliminaire des futurs sites de ses institutions internationales en son centre mondial? Quelle autre communauté peut, à son éternel mérite, prétendre avoir été la première à concevoir ses constitutions nationales et locales, fixant ainsi les lignes fondamentales des chartes jumelles destinées à régler les activités, définir les fonctions, sauvegarder les droits de ses institutions? Quelle autre communauté peut se vanter d'avoir acquis simultanément et assuré légalement la base de ses dotations nationales, frayant ainsi le chemin à une action similaire de la part de ses communautés locales? Quelle autre communauté a atteint la distinction suprême d'avoir obtenu, longtemps avant même que toute communauté soeur ait envisagé une telle possibilité, les documents nécessaires à assurer la reconnaissance, par les autorités fédérales et régionales, de ses assemblées spirituelles et de ses dotations nationales? Et, finale ment, quelle autre communauté a eu le privilège et s'est vu accorder les moyens de secourir les nécessiteux de défendre la cause des opprimés et d'intervenir si énergiquement en faveur de la sauvegarde des édifices et des institutions bahá'íes dans des pays tels que l'Irán, l'Égypte, l'Iráq, la Russie et l'Allemagne, où, à diverses époques ses croyants frères ont dû souffrir des rigueurs de la persécution à la fois religieuse et raciale? Des annales de service aussi inégalables et aussi brillantes, s'étendant sur une période de presque vingt ans et enchevêtrées si étroitement dans les intérêts de la destinée d'une si large partie de la communauté bahá'íe mondiale, méritent de se situer parmi les chapitres mémorables de l'histoire de la période formative de la foi de Bahá'u'lláh. Renforcées et enrichies, comme elles le sont déjà, par le souvenir des réalisations des premiers croyants américains, de telles annales sont en soi un témoignage convainquant de la capacité des communautés américaines d'endosser convenablement les responsabilités que n'importe quelle mission pourrait leur imposer à l'avenir. Il serait quasiment impossible de surestimer la signification de ces multiples services, les apprécier à leur juste valeur et s'étendre sur leurs mérites et conséquences immédiates est une tâche dont seul un futur historien bahá'í peut s'acquitter convenablement. Je ne peux, à cet instant, que consigner par écrit ma profonde conviction qu'une communauté capable de montrer de tels actes, de manifester un tel esprit, de s'élever vers de telles hauteurs, ne peut qu'être déjà dotée d'un potentiel qui la rendra capable de revendiquer, dans la plénitude des temps, son droit d'être acclamée comme la créatrice principale et le champion de l'ordre mondial de Bahá'u'lláh.
Aussi merveilleuses qu'aient été ces annales et certes autant qu'elles rappellent, à certains égards, les exploits par lesquels les briseurs d'aurore d'un âge héroïque ont proclamé la naissance de la foi elle-même, la tâche associée au nom de cette communauté privilégiée, loin d'avoir atteint son apogée, ne fait que commencer à se dévoiler. Ce que les croyants américains ont réalisé, en l'espace d'environ cinquante ans, est infime comparé à ,la grandeur des tâches qui les attendent. Le grondement de ce bouleversement catastrophique qui va proclamer, en une et même phase, les affres de la mort de l'ancien et les douleurs d'enfantement du nouvel ordre, indique aussi bien l'a proche sûre que le caractère terrifiant de ces tâches-là.
UNE CROISADE D'UNE ENVERGURE ENCORE PLUS GRANDIOSE
L'établissement réel de l'ordre administratif de leur foi, l'érection de sa trame, le façonnage de ses instruments et la consolidation de ses institutions subsidiaires furent la première tâche confiée à leurs soins en tant que communauté organisée appelée à l'existence par le testament et sur les instructions de 'Abdu'l-Bahá. Ils se sont acquittés de cette tâche avec une promptitude, une fidélité et une vigueur admirables. A peine avaient-ils créé et établi la corrélation entre les divers organismes nécessaires à la conduite efficace de n'importe quelle ligne d'action dont ils désireraient prendre l'initiative par la suite qu'ils se tournèrent, avec un zèle et une consécration semblables vers la prochaine tâche plus ardue, d'ériger la superstructure d'un édifice dont 'Abdu'l-Bahá avait lui-même posé la pierre angulaire. Et quand cette prouesse fut accomplie, cette communauté-là, sensible aux appels passionnés, aux exhortations et aux promesses écrites dans les tablettes du plan divin, résolut d'entreprendre encore une autre tâche qui, par son envergure et son potentiel spirituel va certainement éclipser les oeuvres déjà accomplies. Avec un enthousiasme inextinguible et un courage intrépide, ils lancèrent le plan de sept ans comme étape initiale et pratique vers l'accomplissement de la mission prescrite dans ces tablettes faisant époque et ils entamèrent avec un esprit de consécration renouvelée leur double tâche dont la consommation, - c'est là notre espoir - concordera avec la commémoration du centenaire de la naissance de la foi de Bahá'u'lláh. Conscients que tout progrès réalisé dans l'ornementation extérieure de leur édifice majestueux aurait un impact immédiat sur le progrès de leur campagne d'enseignement commencée par eux tant sur le continent nord- que sud-américain et réalisant que chaque victoire obtenue dans le domaine de l'enseignement faciliterait à son tour le travail et hâterait la finition de leur temple, ils brûlent maintenant les étapes avec courage et foi, dans leurs efforts de s'acquitter de leurs obligations dans le cadre en ses deux phases, du plan à l'exécution duquel ils se sont dédiés.
Cependant, qu'ils ne s'imaginent pas que l'exécution du plan de sept ans, coïncidant certes avec le terme du premier siècle de l'ère bahá'íe, signifie soit le terme, soit même l'interruption du travail que la main infaillible du Tout-Puissant est en train de les guider à accomplir. L'ouverture du second siècle de l'ère bahá'íe doit nécessairement dévoiler des perspectives plus grandioses, introduire d'autres étapes, et témoigner de la mise en route de plans d'une plus grande portée encore que tous ceux déjà conçus. Le plan vers lequel convergent l'attention, les aspirations et les ressources de la communauté entière des croyants américains devrait être considéré comme un simple début, comme une épreuve de force, comme la première marche vers une croisade d'une envergure plus grandiose encore, si les devoirs et les responsabilités dont l'Auteur du plan divin les a investis doivent être entièrement et honorablement accomplis.
Car la consommation du plan actuel ne peut aboutir à rien de plus que la formation d'au moins un centre dans chacune des républiques de l'hémisphère de l'Ouest, tandis que les tâches prescrites dans ces tablettes exigent une diffusion plus vaste et impliquent la dispersion d'un nombre beaucoup plus grand et plus représentatif des membres de la communauté bahá'íe nord-américaine sur toute la surface du Nouveau Monde. C'est, par conséquent, l'indubitable mission des croyants américains de continuer au second siècle l'oeuvre glorieuse commencée dans les toutes dernières années du premier. Mais, jusqu'à ce qu'ils aient joué leur rôle de direction dans les activités de ces centres isolés et récemment constitués et que ces derniers développent à leur tour leurs capacités pour créer des institutions, tant locales que nationales, façonnées d'après les leurs, ils ne pourront se contenter de s'être acquittés de leurs obligations immédiates dans le plan de 'Abdu'l-Bahá, divinement révélé.
L'on ne devrait pas supposer, même un instant, que l'exécution d'une tâche qui vise à multiplier les centres bahá'ís et à fournir l'assistance et les directives nécessaires à l'établissement de l'ordre administratif de la foi bahá'íe dans les pays de l'Amérique latine, réalise dans sa totalité le projet évoqué pour eux par 'Abdu'l-Bahá.
L'étude, même superficielle, de ces tablettes incorporant son plan révélera instantanément un champ d'action qui s'étend bien au-delà des confins de l'hémisphère occidental. Après qu'ils se soient acquittés, en fait, de leurs tâches et de leurs responsabilités interaméricaines, leur mission intercontinentale entre dans sa phase la plus glorieuse et décisive. "Dès l'instant que ce message divin," a écrit 'Abdu'l-Bahá lui-même, "est promu par les croyants américains depuis les côtes de l'Amérique et est propagé à travers l'Europe, l'Asie, l'Afrique et l'Australasie et aussi loin que les îles du Pacifique, cette communauté en effet sera sûrement établie sur le trône d'un règne éternel. "
Et qui sait si, quand cette tâche colossale aura été accomplie, une mission plus grande, plus superbe encore' incomparable dans sa splendeur et pré ordonnée pour eux par Bahá'u'lláh, ne leur sera pas imposée? Les gloires d une telle mission sont d'une splendeur si éblouissante, les circonstances qui l'entourent si reculées et les événements contemporains à l'apogée desquels elle est si intimement liée dans un tel état d'instabilité qu'il serait prématuré d'essayer, à l'heure actuelle, d'en délimiter avec précision les traits caractéristiques. Qu'il suffise de dire que des remous et des tribulations de ces "derniers temps" des occasions inconcevables naîtront et des circonstances imprévisibles seront créées qui rendront aptes, plus encore, inciteront les exécuteurs victorieux du plan de 'Abdu'l-Bahá à ajouter à travers le rôle qu'ils joueront dans le déroulement du nouvel ordre mondial, de nouveaux lauriers à la couronne de leurs services au seuil de Bahá'u'lláh.
LES POSSIBILITÉS DE L'AVENIR
L'on ne devrait laisser inaperçue ou manquer aucune des multiples occasions d'un genre totalement différent; occasions que l'évolution de la foi elle-même, soit à son centre mondial, soit sur le continent nord-américain ou même dans les régions les plus reculées de la terre, va nécessairement créer tout en faisant appel une fois de plus aux croyants américains à jouer un rôle non moins marquant que leur participation préalable par leurs contributions collectives à la propagation de la cause de Bahá'u'lláh. Je ne peux que citer, pour l'instant et au hasard, certaines de ces occasions éminemment remarquables dans un essai quelconque d'examiner les possibilités du futur: L'élection de la Maison Internationale de Justice et son établissement en Terre sainte, le centre spirituel et administratif du monde bahá'í, de même que la formation de ses branches auxiliaires et de ses institutions subsidiaires; l'érection progressive des diverses dépendances, du premier Mashriqu'l-Adhkár de l'Ouest et les initiatives compliquées impliquant l'établissement et l'extension des structures de base de la vie communautaire bahá'íe; la codification et la promulgation des ordonnances du Très Saint Livre, nécessitant la formation, dans certains pays de l'Est, de tribunaux de loi bahá'íe correctement constitués et officiellement reconnus; la construction du troisième Mashriqu'l-Adhkár du monde bahá'í dans les alentours de la cité de Téhéran, suivie de l'érection d'une maison d'adoration semblable, en Terre sainte même; la délivrance des communautés bahá'íes des entraves de l'orthodoxie religieuse dans les pays islamiques tels la Perse, l'Iráq et l'Égypte et la reconnaissance consécutive par les autorités civiles de ces Etats-là, du statut indépendant et du caractère religieux des Assemblées nationales et locales bahá'íes; les mesures préventives qui devront être projetées, coordonnées et exécutées afin de parer à l'impact des attaques inévitables que les efforts concertés des organisations ecclésiastiques de dénominations diverses vont lancer successivement et poursuivre inexorablement; et puis, mais non en dernier lieu, la multitude d'événements auxquels on doit faire face, les obstacles qui doivent être surmontés et les responsabilités assumées afin de rendre une foi douloureusement éprouvée capable de passer par les étapes successives de l'obscurité non mitigée, de la répression active et enfin de l'émancipation complète qui mènera, elle, à son tour, à sa reconnaissance en tant que foi indépendante jouissant du statut d'égalité complète avec ses religions soeurs, ce qui entraînera son établissement et sa reconnaissance comme religion d'État qui, à son tour, ouvrira la voie pour assumer les droits et prérogatives associés à 15 État bahá'í, fonctionnant dans la plénitude de ses pouvoirs, un stade qui en fin de compte atteindra son apogée dans l'apparition d'un commonwealth mondial bahá'í entièrement animé de l'esprit et procédant uniquement en conformité directe avec les lois et les principes de Bahá'u'lláh.
Je suis confiant que le défi offert par ces circonstances sera relevé sans hésitations par les croyants américains, qui en plus de leur réponse à l'appel d'enseigner lancé par 'Abdu'l-Bahá dans ses tablettes, réagiront avec audace, ténacité et avec leur efficacité traditionnelle, et confirmeront ainsi, devant le monde entier, leur, titre et leur rang de bâtisseurs champions des institutions les plus puissantes de la foi de Bahá'u'lláh.
SON INÉPUISABLE LUMIÈRE
Amis chèrement aimés! Bien que la tâche soit longue et ardue, la récompense que le Donateur munificent a choisi cependant de vous conférer est à tel point précieuse que ni la langue ni la plume ne peuvent convenablement l'apprécier. Bien que le but que vous vous efforcez d'atteindre avec tant d'acharnement soit éloigné et encore voilé aux yeux des hommes, sa promesse, néanmoins, est fermement enchâssée dans les affirmations inaltérables de Bahá'u'lláh. Bien que le parcours qu'il vous a tracé semble, à certains instants, perdu sous les ombres menaçantes par lesquelles une humanité accablée est maintenant enveloppée, néanmoins, l'inépuisable lumière qu'il a fait continuellement briller sur vous est d'une telle intensité qu'aucune obscurité terrestre ne peut jamais éclipser sa splendeur. Bien que vous soyez peu nombreux et que vous soyez encore limités en expérience, forces et ressources, néanmoins la force qui galvanise votre mission est illimitée dans sa portée et incalculable dans sa puissance. Bien que chaque accélération dans le progrès de votre mission doive nécessairement dresser contre vous des ennemis féroces, nombreux et impitoyables, néanmoins le Concours invisible qui, si vous persévérez, doit se précipiter comme promis à votre secours, vous rendra capables enfin de vaincre leurs espoirs et d'anéantir leurs forces. Bien que les bénédictions ultimes qui doivent couronner la consommation de votre mission soient certaines et que les promesses divines qui 'Vous ont été données soient fermes et irrévocables, néanmoins la mesure des larges récompenses que chacun de vous cueillera doit dépendre du degré par lequel vos efforts journaliers auront contribué à l'expansion de cette mission et hâteront son triomphe.
Amis chèrement aimés! Aussi grands que soient mon amour et mon admiration pour vous, convaincu comme je suis de la part insigne que vous pouvez et que vous allez avoir, sans aucun doute, tant dans les sphères continentales qu'internationales des futures activités et services bahá'ís, je sens néanmoins qu'il m'incombe d'énoncer, dans cette conjoncture, une parole d'avertissement. Les hommages ardents rendus si souvent et à bon droit à la capacité, à l'esprit, à la conduite et au rang élevé des croyants américains, tant individuellement que comme une communauté organique, ne doivent, en aucune circonstance, être confondus avec les caractéristiques et la nature du peuple dont Dieu les a engendrés. Une nette distinction entre la communauté et le peuple doit être faite, maintenue résolument et sans crainte, si nous souhaitons attribuer le juste mérite à la puissance transformatrice de la foi de Bahá'u'lláh, par son impact sur la vie et les normes de ceux qui ont choisi de s'enrôler sous son drapeau. Autrement, la fonction suprême et distinctive de sa révélation, qui n'est autre que d'appeler à l'existence une nouvelle race d'hommes, restera totalement méconnue et complètement obscurcie.
LA FONCTION SUPRÊME DE SA RÉVÉLATION
Combien souvent les prophètes de Dieu, y compris Bahá'u'lláh lui-même, ont-ils choisi d'apparaître et de délivrer leur message dans des pays et parmi des peuples et des races, à une époque où ils étaient soit en train de péricliter rapidement, soit qu'ils avaient déjà atteint les bas-fonds de la dégradation morale et spirituelle. La misère et la déchéance épouvantables dans lesquelles les Israélites avaient sombré, sous la férule dégradante et tyrannique des pharaons, dans les jours précédant l'exode de l'Égypte, sous la direction de Moïse, le déclin qui s'était amorcé dans la vie religieuse, spirituelle, culturelle et morale du peuple juif, à l'époque de l'apparition de Jésus-Christ; la cruauté barbare l'idolâtrie et l'immoralité profondes qui avaient été pendant longtemps les traits les plus désolants des tribus de l'Arabie et les avaient couvertes de tant de honte lorsque Muhammad s'est levé parmi eux pour proclamer son message; l'état indescriptible de décadence avec sa suite de corruption, de confusion, d'intolérance et d'oppression, tant dans la vie civile que religieuse de la Perse, décrits de manière si pittoresque par la plume d'un nombre considérable d'érudits, de diplomates et de voyageurs, à l'heure de la révélation de Bahá'u'lláh, tout ceci démontre ce fait de base inéluctable. De prétendre que le mérite inné, la haute moralité, l'aptitude politique et les réalisations sociales de n'importe quelle race ou nation sont la raison de l'apparition parmi eux de l'une de ces lumières divines serait une perversion absolue des faits historiques et équivaudrait à la répudiation complète de l'interprétation indiscutable que leur ont conférée si clairement et avec tant d'autorité Bahá'u'lláh et 'Abdu'l-Bahá.
Combien grand, alors, doit être le défi lancé à ceux appartenant à de telles races et nations ayant répondu à l'appel que ces prophètes ont lancé, à reconnaître sans réserves et à témoigner courageusement de cette vérité indubitable, non en vertu d'une supériorité raciale quelconque, d'une capacité politique ou d'une vertu, spirituelle qu'une race ou une nation pourrait posséder, mais plutôt par une conséquence directe de ses besoins aigus, de sa dégénérescence lamentable et de sa perversité irrémédiable, le prophète de Dieu a choisi d'apparaître parmi eux, et en l'utilisant comme un levier, il a soulevé la race humaine entière à un niveau de vie et de conduite plus élevé et plus noble. Car, c'est précisément dans des circonstances analogues et par de tels moyens que les prophètes, depuis les temps immémoriaux, ont choisi et ont été à même de démontrer leur pouvoir rédempteur d'élever des profondeurs de la dégradation et de la misère les gens de leur propre race et nation, les investissant du pouvoir de transmettre à leur tour à d'autres races et à d'autres nations la grâce rédemptrice et l'influence stimulante de leur révélation.
A la lumière de ce principe fondamental, on devrait toujours garder à l'esprit et on ne peut trop le souligner, que la raison primaire pour laquelle le Báb et Bahá'u'lláh ont voulu apparaître en Iran et en faire le premier pays dépositaire de leur révélation, était que, de tous les peuples et de toutes les nations du monde civilisé, cette race et cette nation avaient, ainsi que 'Abdu'l-Bahá l'a si souvent dépeint, sombré dans de tels gouffres ignominieux et manifesté une si grande perversité qu'on n'en trouve aucun parallèle parmi ses contemporains. Car aucune preuve plus convaincante n'aurait pu être alléguée pour démontrer l'esprit régénérateur animant les révélations proclamées par le Báb et Bahá'u'lláh que leur pouvoir de transformer ce qui peut en vérité être considéré comme l'un des peuples les plus arriérés, les plus lâches et les plus pervers, en une race de héros, capable d'effectuer à son tour une révolution semblable dans la vie du genre humain. D'être apparu parmi une race ou une nation qui, par sa valeur intrinsèque ou ses réalisations sublimes semblait justifier le privilège inestimable d'avoir été fait le réceptacle d'une telle révélation aurait, aux yeux d'un monde mécréant, hautement réduit l'efficacité de ce message et amoindri sa puissance omnipotente se suffisant à- elle-même. Le contraste présenté de façon si frappante dans les pages du récit de Nabil entre l'héroïsme qui immortalise la vie et les actes sublimes des "Briseurs d'Aurore" et la dégénérescence et la lâcheté de leurs diffamateurs et persécuteurs, est un témoignage en soi très impressionnant de la vérité du message de celui qui avait insufflé un tel esprit dans le sein de ses disciples. Il serait insoutenable pour n'importe quel croyant de cette race de prétendre que le mérite de son Pays et la noblesse innée de son peuple constitueraient les raisons fondamentales pour lesquelles il avait été choisi d'entre les autres comme le réceptacle premier des révélations du Báb et de Bahá'u'lláh, face aux évidences écrasantes fournies de façon si convaincante par ce récit.
A un degré moindre, ce principe doit s'appliquer nécessairement au pays qui a revendiqué son droit d'être considéré comme le berceau de l'ordre mondial de Bahá'u'lláh. Une si haute fonction, un si noble rôle ne peuvent être considérés comme non moins inférieur, à la part jouée par ces âmes immortelles qui, par leur renonciation sublime et leurs actes inégalés, ont été responsables de la naissance de la foi elle-même. Que ceux, donc, qui doivent prendre une part si prédominante pour faire naître cette civilisation mondiale, résultat direct de leur foi, ne s'imaginent pas, ne fût-ce qu'un instant, qu'à cause d'une intention mystérieuse ou en vertu d'une qualité inhérente ou d'un mérite spécial, Bahá'u'lláh ait voulu conférer une distinction si grande et si durable à leur pays et à leur peuple. C'est précisément en raison des maux patents que, malgré ses autres caractéristiques et réalisations élevées, de l'aveu général, un matérialisme excessif et coercitif y a malheureusement été engendré que l'auteur de leur foi et le centre de son covenant l'ont choisi pour devenir le porte-étendard du nouvel ordre mondial envisagé dans leurs écrits. C'est par de pareils moyens que Bahá'u'lláh peut le mieux démontrer, à une génération insouciante, son pouvoir omnipotent de faire surgir du milieu d'un peuple immergé dans un océan de matérialisme, victime d'une des formes les plus virulentes et enracinées de préjugé racial et notoire par sa corruption politique, son illégalité et le relâchement de ses normes morales, des hommes et des femmes qui, avec l'écoulement du temps, personnifieront de plus en plus ces qualités essentielles de renonciation de soi, de rectitude morale, de chasteté, d'amitié sans distinction, de sainte discipline et de lucidité spirituelle qui les prépareront à la part prépondérante qu'ils auront pour engendrer cet ordre mondial et cette civilisation mondiale dont leur pays, autant que la race humaine entière, éprouve un besoin désespéré. Ils auront le devoir et le privilège, en leur qualité d'abord de fondateurs d'un des piliers les plus puissants soutenant l'édifice de la Maison Universelle de Justice et puis en leur qualité de bâtisseurs champions de ce nouvel ordre mondial dont cette Maison sera le noyau et le précurseur, d'inculquer, de démontrer et d'appliquer ces principes jumeaux et gravement nécessaires de la justice divine et de l'ordre - principes auxquels la corruption politique et la licence morale,,,' souillant toujours plus la société à laquelle ils appartient,, _ offrent un contraste si triste et si frappant.
Des observations telles que celles-là, bien que déplaisantes et déprimantes, ne devraient pas, au moindre degré, nous aveugler à ces vertus et ces qualités de haute intelligence, de ' jeunesse, d'initiative sans bornes et de hardiesse que la nation tout entière démontre si remarquablement et qui se reflètent de plus en plus dans la communauté des croyants qui s'y trouvent. De ces vertus et qualités, et tout autant de l'élimination des maux déjà cités, doit dépendre, à un très haut degré, l'aptitude de la communauté à poser des fondements solides au rôle futur de leur pays à préparer l'entrée de l'âge d'or de la cause de Bahá'u'lláh.
UNE RESPONSABILITÉ D'UNE GRANDEUR STUPÉFIANTE
Combien grande, par conséquent, combien stupéfiante est la responsabilité qui doit peser sur la génération présente des croyants américains à ce premier stade de leur évolution spirituelle et administrative, d'extirper, par tous les moyens en leur pouvoir, ces tendances, ces habitudes et ces défauts qu'ils ont hérités de leur propre nation et de cultiver patiemment et dévotement ces qualités distinctives et caractéristiques indispensables à leur participation efficace au grand travail rédempteur de leur foi. Incapables jusque-là, vu les dimensions restreintes de leur communauté et l'influence limitée qu'elle exerce, de produire quelque effet marquant sur la grande masse de leurs concitoyens, qu'ils concentrent, à présent, avant tout, leur attention sur eux-mêmes, sur leurs propres besoins individuels, leurs propres déficiences et faiblesses personnelles, ayant toujours présent à l'esprit que toute intensification des efforts de leur part les équipera mieux pour les, temps où, à leur tour, ils seront appelés à déraciner ces tendances néfastes de la vie et des coeurs du corps entier de leurs concitoyens. En tant qu'avant-garde des générations bahá'íes futures de leurs concitoyens, ils ne doivent pas non plus négliger le fait que l'ordre mondial dont ils s'efforcent maintenant d'établir les bases ne peut jamais s'ériger sans la condition et jusqu'à ce que la plus grande part du peuple auquel ils appartiennent ait déjà été purgé des divers maux tant sociaux que politiques qui l'affligent si grièvement à présent.
Passant en revue dans leur ensemble les besoins les plus urgents de cette communauté, tâchant d'évaluer les déficiences les plus graves dont elle est handicapes dans l'accomplissement de sa mission et portant sans cesse l'attention sur la nature de cette mission encore plus grande à laquelle elle sera obligée de s'attaquer à l'avenir, je me sens le devoir d'insister spécialement et d'attirer l'attention particulière et urgente du corps entier des croyants américains, jeunes ou âgés, blancs ou de couleur, enseignants ou administrateurs, anciens ou nouveaux, sur ce que je crois fermement être les conditions essentielles requises pour le succès des tâches qui demandent maintenant toute leur attention. Si grande que soit l'importance de façonner les instruments extérieurs et de perfectionner les agents administratifs qu'ils peuvent utiliser pour poursuivre leur double tâche dans le plan de sept ans; aussi vitaux et urgents que soient les plans d'action qu'ils mettent en marche, les arrangements et les projets qu'ils inventent, les fonds qu'ils collectent pour la conduite efficace de l'enseignement et pour le travail du temple, les facteurs spirituels, impondérables, liés étroitement à leurs vies individuelles et intérieures et auxquels sont associées leurs relations humaines et sociales, ne sont pas moins urgents et vitaux et nécessitent un contrôle constant et minutieux, une critique de soi et un sondage du coeur constants de leur part, afin que leur valeur ne soit pas diminuée ou leurs besoins vitaux ne soient pas obscurcis ou oubliés.
LES CONDITIONS SPIRITUELLES REQUISES
Parmi les conditions spirituelles requises et préalables qui constituent les assises sur lesquelles la sécurité des plans d'enseignement, des projets concernant le temple, et des plans financiers, doit en fin de coin te se baser, les conditions suivantes sont prédominantes et vitales, et les membres de la communauté bahá'íe américaine feraient bien de les méditer. Selon le degré d'accomplissement de ces conditions de base et la manière dont les croyants américains les réaliseront dans leurs vies individuelles, dans leurs activités administratives, dans leurs rapports sociaux, dépendra la mesure des bénédictions multiples que le Possesseur munificent peut garantir à eux tous. Ces conditions requises ne sont autres qu'un sens élevé de droiture morale dans leurs activité sociales et administratives, la chasteté absolue dans leurs vies individuelles et la liberté complète de préjugés dans leurs rapports avec les gens de différentes races, classes, dénominations ou couleurs.
La première est particulièrement destinée, bien que non exclusivement, à leurs représentants, soit locaux, régionaux, ou nationaux qui, en leur qualité de garants et de membres des institutions naissantes de la foi de Bahá'u'lláh, endossent la responsabilité principale de poser les fondations indestructibles de la Maison Universelle de Justice qui, comme son titre l'indique sera l'exécutant et le dépositaire de la justice divine qui, seule, peut assurer la sécurité et établir le règne de la loi et de l'ordre dans un monde singulièrement désorganisé. La seconde concerne principalement et directement la jeunesse bahá'íe qui peut contribuer de manière décisive à la virilité, à la pureté et à la force promotrice de la vie de la communauté bahá'íe, et de laquelle doit dépendre l'orientation future de sa destinée et le déploiement complet du potentiel dont Dieu l'a dotée. La troisième concerne de façon immédiate, universelle et principale chacun des membres de la communauté bahá'íe, de n'importe quels rang, expérience, classe ou couleur, car tous, sans aucune exception, doivent faire face au défi de ses implications et personne ne pourrait prétendre, si vaste que soit son progrès dans cette voie, s'être acquitté entièrement des sévères responsabilités qu'elle impose.
La droiture dans le comportement, le sens constant de la justice incorruptible, non obscurci par les influences démoralisantes qu'une vie politique, infestée de corruption, manifeste de façon si frappante; une vie chaste, pure et sainte, sans la souillure et sans les voiles des indécences, des vices et des fausses normes qu'un code moral aux déficiences inhérentes tolère, perpétue et favorise; une fraternité libérée de l'excroissance cancéreuse du préjugé racial qui ronge les organes vitaux d'une société déjà débilitée _ voilà les idéaux que les croyants américains doivent, dès à présent, s'efforcer de promouvoir individuellement et par leur action concertée, tant dans leur vie privée que dans leur vie publique; idéaux qui sont les principales forces motrices pouvant accélérer le plus efficacement la marche en avant de leurs institutions, de leurs plans et de leurs projets, qui peuvent sauvegarder l'honneur et l'intégrité de leur foi et vaincre tout obstacle auquel ils se heurteront à l'avenir.
Cette rectitude de conduite avec ses implications de justice, d'équité, de véracité, d'honnêteté, d'impartialité, de loyauté et d'exactitude doivent distinguer chaque phase de la vie de la communauté bahá'íe. "Les compagnons de Dieu," a déclaré Bahá'u'lláh lui-même, "sont, en ce jour, le levain qui doit faire lever les peuples du monde. Ils doivent montrer une telle noyaute, une telle sincérité et une telle persévérance, des actes et un caractère tels que toute l'humanité bénéficiera de leur exemple. " "Je jure par Celui qui est le Plus Grand Océan!" réaffirme-t-il, "dans le souffle de telles âmes, pures et sanctifiées, se cache un potentiel de grande portée. Si grands sont ces potentiels qu'ils exercent leur influence sur toutes choses créées." "Celui-là est le véritable serviteur de Dieu qui en ce jour," a-t-il écrit dans un autre passage, "s'il devait passer par des cités d'argent et d'or, ne daignerait jeter son regard sur eux, et dont le coeur resterait pur et sans souillure de quoi que ce soit qui puisse être vu dans ce monde, que ce soient ses biens ou ses trésors. Je jure par le Soleil de Vérité! Le souffle d'un tel homme est doté de .force et ses paroles d'attraction. " "Par Celui qui brille au-dessus de l'aube. de sainteté" a-t-il encore révélé avec plus d'autorité, "si toute la terre était transmuée en argent et en or, aucun homme qui puisse prétendre être véritablement monté au ciel de la foi et de la certitude ne daignerait la regarder, beaucoup moins encore s'en emparer et la garder... Ceux qui demeurent dans le tabernacle de Dieu et qui se sont établis sur les sièges de la gloire éternelle, refuseront, même s'ils meurent de faim, de tendre leurs mains et de s'emparer illicitement du bien de leur voisin, si vil et sans mérite qu'il soit. Le dessein du seul vrai Dieu en se manifestant est d'appeler toute l'humanité à la véracité et à la sincérité, à la dévotion et à la loyauté, à la résignation et à la soumission à la volonté de Dieu, à l'indulgence et à la bienveillance, à l'intégrité et à la sagesse. Son objet est d'envelopper chaque homme de la parure d'un caractère saint et de le parer de l'ornement de belles et saintes actions" "Nous avons prévenu tous les aimés de Dieu.-" insiste-t-il, "d'être attentifs à ce que l'ourlet de notre vêtement sacré ne se souille pas de la boue des actions illicites ou ne se ternisse de la poussière d'une conduite répréhensible. " "Adhérez à la droiture, ô peuple de Bahá, " les exhorte-t-il ainsi, "tel est véritablement le commandement que cet être opprimé vous a donné, et la ' primauté de sa volonté incoercible pour chacun de vous." " Un bon caractère, "explique-t-il, "est en vérité la meilleure parure des hommes provenant de Dieu. Il en orne les temples de Ses bien-aimés. Par ma vie! La lumière d'un bon caractère surpasse en intensité celle du soleil et l'éclat de son rayonnement." "Une seule action juste," a-t-il à nouveau écrit, "est dotée d'une telle puissance qu'elle ,peut soulever la poussière à tel point queue fasse passer outre le ciel des cieux. Elle peut déchirer tout lien et elle a le pouvoir de rétablir la force qui s'est épuisée et a disparu... Soyez purs, ô peuple de Dieu, soyez purs; soyez justes, soyez justes... Dis: ô peuple de Dieu! Ce qui peut assurer la victoire de Celui qui est la Vérité éternelle, de Ses armées et de Ses auxiliaires sur terre, a été inscrit les écrits sacrés et est aussi clair et soleil. Ces armées-là ont de telles telle conduite et un caractère tel qu'ils à Ses yeux. Quiconque en ce jour se Notre cause et appelle à son secours caractère digne de louanges et d'une conduite empreinte de droiture, l'influence provenant d'une telle action sera très certainement diffusée partout dans le monde entier." "L'amélioration du monde," est encore une autre affirmation, "peut être réalisée par de pures et de belles actions, par une conduite louable et bienséante." " Soyez équitables envers vous-mêmes et envers les autres, " leur conseille-t-il ainsi, "afin que les évidences de la justice se dévoilent à travers vos actes parmi Nos serviteurs fidèles. " " L'équité, " a-t-il aussi écrit, " est la plus fondamentale des vertus humaines. " "L'appréciation de toute chose doit en dépendre. " Et à nouveau: " Observez l'équité dans votre jugement, ô vous, hommes au coeur d'entendement! Celui qui est injuste dans son jugement est destitué des traits caractérisant le rang de l'homme." "Embellissez vos langues, ô Peuple," exhorte-t-il en plus, "de la véracité et ' parez vos âmes du joyau de l'honnêteté. Prenez garde, ô peuple, de n'agir traîtreusement envers qui que ce soit. Soyez les ' fiduciaires de Dieu ' parmi Ses créatures et les emblèmes de Sa générosité parmi Son peuple." "Que vos ' yeux soient chastes," est encore un autre conseil, "votre main fidèle, votre langue véridique et votre coeur éclairé." "Soyez une parure au visage de la vérité," est encore une autre exhortation, "une couronne au front de la ' fidélité, un pilier du temple de la rectitude, un souffle de vie pour le corps de l'humanité, une enseigne des armées de la ' justice, un astre à l'horizon de la vertu." "Que la véracité et la courtoisie soient votre parure," est encore une autre exhortation, "ne tolérez pas d'être privés de la parure de longanimité et de justice, afin que les parfums suaves de la sainteté soient exhalés de votre coeur et se répandent sur toute chose. Dis.- Prenez garde, ô peuple de Bahá, de ne pas suivre les voies de ceux dont les ' paroles diffèrent de leurs actions. Efforcez vous d'être à même de démontrer aux peuples du monde les signes de Dieu et de refléter au loin Ses commandements. Que vos actes soient des guides pour toute l'humanité, car les propos de la plupart des hommes, qu'ils soient les premiers ou les derniers placés sont différents de leur comportement. C'est par vos actes que vous pouvez vous distinguer des autres. Par eux l'éclat de votre lumière peut se répandre sur la terre entière. Heureux l'homme qui tient compte de mon conseil et qui observe les préceptes prescrits par Celui qui est l'Omniscient, le Très-Sage. "
"O armée de Dieu!" écrit 'Abdu'l-Bahá, "par la protection et le secours accordés par la Beauté Bénie, - que ma vie soit un sacrifice pour ses bien-aimés - vous devez vous comporter de telle manière que vous vous distinguiez et que vous soyez rayonnants comme le soleil parmi d'autres âmes. Si l'un d'entre vous entre dans une ville, il devrait devenir un centre d'attraction en raison de sa sincérité, de sa loyauté et de son amour, de son honnêteté et de sa fidélité, de sa véracité et de sa gentillesse envers tous les peuples du monde, afin que les gens de cette ville S'écrient et disent: 'Cet homme est sans aucun doute un bahá'í car ses manières, son comportement, sa conduite, ses moeurs, sa nature et son caractère reflètent les attributs des bahá'ís.' "Jusqu'à ce que vous atteigniez ce niveau-là, vous ne pouvez prétendre avoir été fidèles au covenant et au testament de Dieu." "Le devoir le plus vital, en ce jour, " a-t-il écrit en plus, "est de purifier vos caractères, de corriger vos manières et d'améliorer votre conduite. Les bien-aimés du Miséricordieux doivent démontrer un tel caractère et une telle conduite parmi Ses créatures, que la fragrance de leur sainteté puisse être diffusée dans le monde entier, et qu'ils revivifient les morts, vu que le dessein de la manifestation de Dieu et l'aurore des lumières sans limite de l'invisible est d'éduquer les âmes des hommes, de raffiner le caractère de chaque être vivant... " " La véracité, " affirme-t-il, " est le fondement de toutes les vertus humaines. Sans la véracité, le progrès et le succès, dans tous les mondes de Dieu, sont impossibles pour toute âme. Quand ce saint attribut sera établi en l'homme, toutes les qualités divines seront également acquises. "
Une telle droiture de conduite doit se manifester avec une puissance ton ' jours accrue, dans chaque verdict que les représentants élus de la communauté bahá'íe, en n'importe quelle qualité, seront appelés à prononcer. Elle doit constamment se refléter dans les relations commerciales de tous ses membres, dans leur vie privée, dans toute espèce d'emploi et dans n'importe quel service qu'ils pourront, à l'avenir, rendre à leur gouvernement ou à leur peuple. Elle doit servir d'exemple dans le comportement de tous les électeurs bahá'ís, lorsqu'ils exercent leurs droits et leurs fonctions sacrées. Elle doit caractériser l'attitude de chaque croyant loyal par le rejet des Positions Politiques, par la non-identification aux partis politiques, par l'abstention des controverses politiques et par la non-affiliation aux organisations politiques et aux institutions ecclésiastiques. Elle doit se révéler par l'adhésion sans compromis de tous, qu'ils soient jeunes ou vieux, aux principes fondamentaux clairement énoncés par 'Abdu'l-Bahá dans ses discours, et aux lois et ordonnances révélées par Bahá'u'lláh dans son Très Saint Livre. Elle doit être démontrée par l'impartialité de chaque défenseur de la foi envers ses ennemis, par son équité à reconnaître tout mérite que puisse posséder cet ennemi et par l'honnêteté d'honorer toute obligation qu'il puisse avoir envers lui. Elle doit constituer l'ornement le plus brillant de la vie, des occupations, des efforts, et des propos de chaque enseignant bahá'í, qu'il travaille dans son pays ou à l'étranger, qu'il occupe les premiers rangs du corps des enseignants ou qu'il occupe une position de moindre activité et responsabilité. Elle doit être la marque distinctive de ce corps qui est réduit en nombre et pourtant intensément dynamique et hautement responsable, des représentants nationaux élus de chaque communauté bahá'íe, qui constitue le pilier de soutien et l'unique instrument de l'élection, dans chaque communauté, de la Maison Universelle dont le nom et le titre, ainsi que Bahá'u'lláh l'a ordonné, symbolise la droiture de conduite dont la plus haute mission est de sauvegarder et de mettre en vigueur les lois.
Si grandiose et transcendant est ce principe de la justice divine, principe qui doit être considéré comme la couronne des distinctions de toutes les Assemblées locales et nationales en leur qualité de précurseurs de la Maison Universelle de Justice, que Bahá'u'lláh lui-même subordonne ses propres inclinations et désirs à là force irrésistible de ses exigences et implications. "Dieu est mon témoin!" explique-t-il ainsi, "ne serait-ce pas contraire à la loi de Dieu, j'aurais baisé la main de mon assassin éventuel et je l'aurais fait héritier de mes biens terrestres. Je suis retenu, cependant, par l'engagement de la loi établie dans le Livre et suis moi-même dépourvu de toute possession terrestre." "Sache, en vérité," affirme-t-il de façon significative, "que ces grandes oppressions qui ont accablé le monde le préparent à. l'avènement de la Plus Grande Justice." "Dis," à nouveau nous assure-t-il, "il est apparu avec la justice dont l'humanité a été ornée, et pourtant les peuples sont, pour la plupart, encore endormis." "La lumière des hommes est la justice," statue-t-il de plus, "ne l'étouffez point avec les vents contraires de l'oppression et. de la tyrannie. Le but de la justice est l'apparition de l'unité parmi les hommes." "Aucun rayonnement," déclare-t-il, "ne peut se comparer avec celui de la justice. L'organisation du monde et la tranquillité de l'humanité en dépendent. " " 0 peuple de Dieu! " s'exclame-t-il, "ce qui façonne le monde est la justice, car elle est soutenue par deux piliers, la récompense et la rétribution' Ces deux piliers sont les sources de la vie pour le monde." "La justice et l'équité," est encore une autre affirmation, "sont deux gardiens qui protègent les hommes. Ils sont apparus parés de leurs noms puissants et sacrés, afin de maintenir le monde dans ses assises et de protéger les nations." "Mettez-vous en branle, ô peuples," est son exhortation pressante, "en attendant les jours de la justice divine, car l'heure promise est maintenant arrivée. Prenez garde de ne pas manquer de saisir son importance et d'être comptés parmi ceux qui sont dans l'erreur." "Le jour approche," a-t-il écrit de pareille façon, "où les fidèles apercevront l'étoile matinale de la justice qui brille dans sa pleine splendeur depuis l'aube de gloire." "L'affront qu'ils m'ont fait subir, " remarque-t-il de manière significative, "a dévoilé la gloire dont toute la création s'est trouvée investie, et par les cruautés que j'ai endurées, l'étoile matinale de la justice s'est manifestée et a répandu sa splendeur sur les hommes." "Le monde," a-t-il à nouveau écrit, "est en grande agitation et l'esprit de ses peuples est dans un état de confusion complète. Nous supplions le Tout Puissant qu'Il les illumine miséricordieusement de la gloire de sa justice et les rendent à même de découvrir' ce qui leur sera profitable en tous temps et dans toute circonstance. " Et à nouveau: "Il ne peut subsister aucun doute, si l'étoile matinale de la justice que les nuages de la tyrannie ont obscurcie, devait répandre sa lumière parmi les hommes, la surface de la terre serait complètement transformée. "
"Dieu soit loué!" s'exclame à son tour 'Abdu'l-Bahá, "le soleil de la justice s'est levé à l'horizon de Bahá'u'lláh. Car dans ses tablettes les fondations d'une telle justice ont été établies comme aucun esprit ne l'a conçue depuis les débuts de la création." "Le dais de l'existence," explique-t-il de plus, "repose sur le mât de la justice et non du pardon, et la vie du genre humain dépend de la justice et non du pardon. "
Il n'est pas étonnant donc que l'auteur de la révélation bahá'íe ait choisi d'associer le nom et le titre de cette Maison qui sera la gloire couronnant ses institutions administratives, non pas au pardon mais à la justice, d'avoir fait de la justice l'unique base et les fondements permanents de sa Plus Grande Paix et de l'avoir proclamée, dans ses "Paroles Cachées" "la plus aimée de toutes choses, " à ses yeux. C'est particulièrement aux croyants américains que je me sens mû d'adresser cet appel fervent, de méditer dans leurs coeurs les implications de droiture morale et de maintenir par le coeur et l'âme et sans compromission tant individuellement que collectivement ces normes sublimes - dont la justice est un élément si essentiel et si puissant.
Concernant une vie chaste et sainte, elle ne doit pas être considérée comme un facteur moins essentiel qui doit contribuer pour sa propre part au renforcement et à la vitalité de la communauté bahá'íe, desquels dépendra à son tour le succès de tout plan ou de toute entreprise bahá'íe. En ces jours, où les forces de l'irréligion sont en train d'affaiblir la trame morale et de miner les fondations de la moralité individuelle, l'obligation de chasteté et de sainteté doit demander une part croissante de l'attention des croyants américains, tant dans leurs fonctions individuelles qu'en tant que gardiens responsables des intérêts de la foi de Bahá'u'lláh. Dans la réalisation d'une telle obligation, à laquelle les circonstances particulières, qui résultent d'un matérialisme excessif et énervant l'emportant alors dans leur pays, confèrent une signification particulière, ils doivent jouer un rôle marquant et prédominant. Tous doivent s'arrêter, tant les hommes que les femmes, à cette heure menaçante où les lueurs de la religion pâlissent et ses barrières, sont abolies l'une après l'autre, pour faire leur examen de conscience, scruter leur conduite et avec leur résolution habituelle se lever pour purger de la vie de leur communauté toute trace de laxité morale qui pourrait souiller le nom ou atteindre l'intégrité d'une foi si sainte et si précieuse.
Une vie chaste et sainte doit devenir le principe directeur du comportement et de la conduite de tous les bahá'ís, tant dans leurs relations sociales avec les membres de leur propre communauté que dans leurs rapports avec le monde en général. Elle doit parer et renforcer le travail incessant et les efforts méritoires de ceux dont la position enviable consiste à propager le message et à administrer les affaires de la foi de Bahá'u'lláh. Elle doit être observée dans toute son intégrité et toutes ses implications, à chaque phase de la vie de ceux qui forment les rangs de la foi, soit dans leurs foyers, soit pendant leurs voyages, aux réunions de leurs clubs et sociétés, lors de leurs divertissements, à leurs écoles et à leurs universités. Une attention particulière doit lui être accordée lors de la réalisation des activités sociales de toute école d'été bahá'íe et de toute autre occasion à laquelle la vie communautaire bahá'íe s'organise et se développe. Elle doit être intimement et constamment liée à la mission de la jeunesse bahá'íe, tant comme facteur de vie communautaire bahá'íe que comme facteur du futur progrès et d'orientation de la jeunesse. de leur propre pays.
Une telle vie chaste et sainte, avec ses implications de modestie, de pureté, de sobriété, de décence et de pureté de pensée n'implique rien de moins que l'exercice de la modération dans tout ce qui se rapporte aux habits, au langage, aux distractions et à toute occupation artistique et littéraire. Elle demande une vigilance journalière dans le contrôle des désirs sensuels et des inclinations corrompues. Elle réclame l'abandon d'une conduite frivole avec son attachement excessif aux plaisirs futiles et souvent mal dirigés. Elle demande une abstinence totale des boissons alcooliques, de l'opium et de pareilles drogues entraînant l'accoutumance. Elle condamne la prostitution de l'art et de la littérature, les pratiques du nudisme et du concubinage, l'infidélité .dans les rapports conjugaux et toutes sortes de promiscuité, de familiarité facile et de vices sexuels. Elle ne peut consentir aucun compromis envers les théories, les standards, les habitudes et les excès d'un âge décadent. Non, bien plutôt, elle cherche à démontrer, par la force dynamique de son exemple, le caractère pernicieux de telles théories, la fausseté de tels standards, le manque de sincérité de telles revendications, la perversité de telles habitudes et le caractère sacrilège de tels excès.
"Par la justice de Dieu!" écrit Bahá'u'lláh, "le monde, ses vanités et sa gloire quels que soient les plaisirs qu'il puisse offrir, sont tous aux yeux de Dieu aussi vils, non, même plus méprisables encore que la poussière et les cendres. Si seulement les coeurs des hommes pouvaient le comprendre. Purifiez-vous entièrement, ô peuple de Bahá, des souillures du monde et de tout ce qui lui appartient. Dieu Lui-même m'en est témoin! Les choses de la terre vous conviennent mal. Jetez-les à ceux qui peuvent les désirer et attachez vos yeux sur cette plus sainte et plus resplendissante vision." " 0 vous, mes bien-aimés!" exhorte-t-il ainsi ses disciples, "ne tolérez pas que l'ourlet de mon vêtement sacré soit souillé et avili par les choses de ce monde et ne suivez pas les suggestions de vos désirs mauvais et corrompus." Et à nouveau: " 0 vous les bien-aimés du seul vrai Dieu! Passez outre les repaires étroits de vos désirs malveillants et corrompus et avancez vers la vaste immensité des règnes de Dieu et demeurez dans les prés de sainteté et de détachement, afin que la fragrance de vos actions guide le genre humain entier vers l'océan de la gloire inépuisable de Dieu." "Défaites-vous" ainsi leur ordonne-t-il, "de tout attachement à ce monde et à ses vanités. Gardez-vous de les approcher, car ils vous incitent à suivre vos propres convoitises et vos désirs avides et ils vous empêchent de pénétrer dans le sentier droit et glorieux." "Abstenez vous de tout acte de méchanceté," est son commandement, "car de telles choses vous sont interdites dans le Livre que nul ne touche hormis ceux que Dieu a lavés de toute souillure de culpabilité et qu'Il a comptés parmi les purifiés." "Une race d'hommes," est sa promesse écrite, "incomparable de caractère, sera engendrée qui,. avec les pieds du détachement foulera tous ceux qui sont au ciel et sur la terre et jettera le manteau de sainteté sur tout ce qui a été créé d'eau et d'argile." "La civilisation," est sa grave exhortation, "si souvent vantée par les porte-parole érudits des arts et des sciences, attirera un grand malheur sur les hommes si on lui permet de dépasser les bornes de la modération... Portée à l'excès,' la civilisation se dévoilera être une source aussi prolifique de maux, queue l'a été pour le bien lorsqu'elle est tenue dans les limites de la modération." "Il a choisi dans le monde entier les coeurs de Ses serviteurs, " explique-t-il, "et a fait de chacun le siège de la révélation de Sa gloire. Sanctifiez les donc de toute souillure, afin que les choses pour lesquelles ils ont été créés soient gravées en eux. Ceci est en vérité une marque de la munificente faveur de Dieu." "Dis, il n'est pas du peuple de Bahá, " proclame-t-il, "celui qui suit ses désirs mondains ou qui fixe son coeur sur les choses terrestres. Celui-là est mon vrai disciple qui, s'il arrive dans une vallée d'or pur, la traverse d'un trait léger comme un nuage, sans jamais se retourner ni s'arrêter. Un tel homme est certainement des miens, de son vêtement, le Concours suprême peut respirer la fragrance de sainteté... Et s'il rencontrait la plus belle et la plus avenante des femmes, il ne laisserait pas séduire son coeur par la moindre ombre de désir pour sa beauté. Un tel homme est en vérité la personne cation de la chasteté sans tache. Ainsi vous instruit la plume de l'Ancien des Jours, comme ordonné par votre Seigneur, le Tout Puissant, le Munificent." "Ceux qui suivent leurs convoitises et leurs inclinations corrompues," est encore un autre avertissement, "ont péché et dissipé leurs efforts. Ils sont en vérité des égarés. " "Il incombe au peuple de Bahá, " a-t-il encore écrit, "de mourir au monde et à tout ce qu'il contient, d'être si détaché de toutes choses terrestres que les habitants du paradis puissent humer le suave parfum de la sainteté sur leur vêtement... Ceux qui ont terni le nom sans tache de la cause de Dieu en suivant les choses charnelles se trouvent, en vérité, dans l'erreur manifeste!" "La pureté et la chasteté," les admoneste-t-il en particulier, "ont été et sont toujours les ornements les plus grandioses des, servantes de Dieu. Dieu m'en est témoin ! L'éclat de la lumière de chasteté répand sa splendeur sur les mondes de l'esprit et son parfum suave souffle même ' jusqu'au Paradis le Plus Exalté." "Dieu," affirme-t-il à nouveau, "a fait véritablement de la chasteté une couronne pour les têtes de Ses servantes. Grande est la béatitude de cette servante qui a atteint ce rang élevé. " "En vérité, nous avons décrété dans notre livre," est sa promesse, "une récompense belle et ample pour quiconque se détourne de la méchanceté et mène une vie chaste et pieuse. Il est - en vérité le Grand Donateur, le Munificent " "Nous avons supporté le poids de toutes les calamités," déclare-t-il, "afin de vous sanctifier de toute corruption terrestre et pourtant vous êtes indifférents... Nous voyons, en vérité, vos actions. Si nous apercevons sur elles le parfum suave de pureté et de sainteté, nous vous bénirons certainement. Alors les langues des habitants du paradis énonceront votre louange et magnifieront vos noms parmi ceux qui ont approché Dieu. "
"Boire du vin," écrit 'Abdu'l-Bahá, "est interdit selon les textes du Livre le Plus Sacré,- cela est la cause de maladies chroniques, affaiblit les nerfs et épuise les facultés mentales." "Buvez, ô servantes de Dieu," a affirmé Bahá'u'lláh lui-même, "le vin mystique de la coupe de mes paroles. Rejetez donc ce que votre esprit abhorre, car il vous a été interdit dans ses tablettes et ses écrits. Gardez-vous de tronquer la rivière qui est la vie même contre ce que les âmes au coeur ' pur détestent. Enivrez-vous du vin de l'amour de Dieu, et non de ce qui anéantit vos esprit, ô vous qui L'adorez! En vérité, cela a été interdit à chaque croyant, homme ou femme. Ainsi le soleil de mon commandement a brillé à l'horizon de ma parole, pour que les servantes qui croient en moi soient éclairées. "
Il faudrait, cependant, rappeler que le maintien d'une norme morale si élevée ne doit pas être associé ou confondu avec n'importe quelle forme d'ascétisme ou de puritanisme excessif ou bigot. Le standard inculqué par Bahá'u'lláh ne cherche, en aucune circonstance, à nier le droit légitime ou le privilège de tirer le plus grand avantage et bénéfice des multiples joies, de la beauté et des nombreux plaisirs dont un Créateur aimant a si abondamment doté le monde. " Qu'un homme," nous rassure Bahá'u'lláh lui-même, "désire se parer des ornements de la terre, porter ses habits, ou partager les bénéfices queue peut accorder, aucun mal ne pourra lui survenir s'il ne permet pas à quoi que ce soit de se poser entre lui et Dieu, car Dieu a ordonné toute bonne chose, qu'elle soit créée aux cieux ou sur la terre, à ceux de Ses serviteurs qui croient fidèlement en Lui. Goûtez, ô peuples, aux bonnes choses que Dieu vous a permises et ne vous privez point de Ses merveilleux dons. Rendez-lui grâce et louange et soyez de ceux qui sont reconnaissants."
LE PLUS DIFFICILE DES PROBLÈMES
Quant au préjugé racial, dont la corrosion, durant environ un siècle, a rongé la fibre et attaqué la structure sociale entière de la société américaine, il devrait être considéré comme le problème le plus vital et le plus brûlant que la communauté bahá'íe doit affronter au stade actuel de son évolution. Les efforts incessants qui exige cette question d'importance suprême, les sacrifices qu'elle doit imposer, la prudence et l'attention qu'elle demande, le courage et la force morale qu'elle requiert, le tact et la compréhension qu'elle nécessite, confèrent à ce problème que les croyants américains sont encore loin d'avoir résolu d'une manière satisfaisante, une urgence et une importance qui ne peuvent être surestimées. Noirs et blancs, grands et petits, jeunes et vieux, qu'ils aient accepté la foi récemment ou non, tous ceux qui s'identifient avec la foi doivent participer et prêter leur assistance, chacun et chacune selon ses capacités, son expérience et selon les circonstances, à la tâche commune d'accomplir les instructions, de réaliser les espoirs et de suivre l'exemple de 'Abdu'l-Bahá. Aucune race, de couleur ou non, n'a le droit ou ne peut prétendre avec bonne conscience être considérée comme exempte d'une telle obligation, d'avoir réalisé de tels espoirs ou d'avoir suivi fidèlement un tel exemple. Une longue voie, épineuse, parsemée d'embûches, reste encore à parcourir tant par les représentants blancs que noirs de la foi rédemptrice de Bahá'u'lláh. Du parcours qu'ils effectuent et de la manière dont ils s'acheminent, doit dépendre, à une ampleur q ' ne peu d'entre eux peuvent imaginer, l'action de ces influences intangibles qui sont indispensables au triomphe spirituel des croyants américains et au succès matériel de leur entreprise lancée récemment.
Qu'intrépides et déterminés, ils aient présent à leur esprit l'exemple et la conduite de 'Abdu'l-Bahá tant qu'il était parmi eux. Qu'ils se rappellent son courage, son mépris et son intolérance envers la critique, tempérés par son tact et sa sagesse. Qu'ils raniment et qu'ils perpétuent la mémoire de ces épisodes et de ces occasions inoubliables et historiques où il a démontré de façon si frappante son sens aigu de la justice, sa sympathie spontanée pour les opprimés, son sens permanent de l'unicité de la race humaine, son amour débordant pour ses membres et son mécontentement envers ceux qui osaient faire fi de ses requêtes, se moquer de ses méthodes, défier ses principes ou infirmer ses actes.
Discriminer n'importe quelle race en se fondant sur son arriération sociale, son immaturité politique ou son infériorité numérique est une violation flagrante de l'esprit animant la foi de Bahá'u'lláh. Le sentiment d'une division ou d'une scission quelconque dans ses rangs est contraire à ses buts, principes et idéaux. Dès que ses membres auront entièrement reconnu la prétention de son auteur et qu'ils auront, en s'identifiant avec l'ordre administratif, accepté sans réserves les principes et les lois incorporés dans ses enseignements, toute différenciation de classe, de dénomination ou de couleur doit s'oblitérer automatiquement et l'on ne doit jamais consentir, sous aucun prétexte, et aussi grande que soit la contrainte des événements ou de l'opinion publique, à la laisser s'imposer à nouveau. Si une quelconque discrimination devait être tolérée, cette discrimination ne devrait pas être opposée, mais plutôt en faveur de la minorité, qu'elle soit raciale ou autre. A la différence des nations et des peuples de la terre, qu'ils soient de l'Est ou de l'Ouest, démocrates ou autoritaires, communistes ou capitalistes, qu'ils appartiennent à l'ancien ou au nouvel ordre, qu'ils ignorent, oppressent ou extirpent les minorités raciales, religieuses ou politiques dans leur sphère de juridiction, chaque communauté organisée, enrôlée sous la bannière de Bahá'u'lláh devrait ressentir comme première et inéluctable obligation le fait d'élever, d'encourager et de sauvegarder chaque minorité appartenant à n'importe quelle foi, race, classe ou nation dans sa sphère. Ce principe est si grand et vital qu'en de telles circonstances, comme quand un nombre égal de votes a été exprimé lors d'une élection, ou lorsque les qualités requises pour un poste sont à égalité entre diverses races, confessions ou nationalités à l'intérieur de la communauté, la priorité devrait être accordée sans hésitation à la partie représentant la minorité et cela pour aucune autre raison que celle de la stimuler, de l'encourager et de lui offrir une occasion de servir les intérêts de la communauté. A la lumière de ce principe et ayant à l'esprit qu'il est extrêmement souhaitable de laisser les éléments minoritaires participer et de leur permettre de partager la responsabilité dans la direction des activités bahá'íes, il devrait être du devoir de chaque communauté bahá'íe d'organiser ses affaires de telle manière qu'au cas où les personnes appartenant aux divers éléments minoritaires dans sa sphère sont réellement qualifiées et remplissent les conditions nécessaires, les institutions bahá'íes représentatives, qu'elles soient des assemblées,, des conventions, des congrès ou des comités, aient le plus possible de ces divers éléments, tant raciaux qu'autres, comme représentants parmi eux. L'adoption d'une telle ligne de conduite et l'adhérence fidèle à elle seraient non seulement une source d'inspiration et d'encouragement pour ces éléments peu nombreux et représentés de façon inadéquate, mais démontreraient au monde en général l'universalité et le caractère représentatif de la foi de Bahá'u'lláh et la liberté de ses disciples envers la tare de ces préjugés ayant fait un tel ravage tant dans les affaires intérieures que dans les relations étrangères des nations.
La libération du préjugé racial sous toutes ses formes à une époque comme celle-ci, lorsqu'une part croissante de la race humaine devient la victime de sa férocité dévastatrice, devrait être adoptée comme mot d'ordre du corps entier des croyants américains, quel que soit l'État dans lequel ils demeurent, les cercles qu'ils fréquentent, leur âge, leurs traditions, leurs goûts ou leurs habitudes. Elle devrait se démontrer de façon logique dans chaque phase de leur activité et de leur vie, soit à l'intérieur ou à l'extérieur de la communauté bahá'íe, en public ou en privé, d'une manière formelle ou informelle, individuellement aussi bien qu'en leur qualité officielle de groupes organisés, de comités ou d'assemblées. Elle devrait être cultivée intentionnellement aux occasions diverses et journalières, même insignifiantes, qui se présentent dans leurs foyers, leurs bureaux, leurs écoles et collèges, leurs rencontres sociales et pendant leurs sports et loisirs, aux réunions bahá'íes, aux conférences publiques, conventions, écoles d'été et aux réunions d'assemblées. Elle devrait devenir, au-dessus de toute autre chose, le "leitmotiv" de la ligne de conduite de ce corps auguste qui, en sa capacité de représentant national, de directeur et de coordinateur des affaires de la communauté, doit donner l'exemple et faciliter l'application d'un principe si vital à la vie et aux activités de ceux dont il sauvegarde et représente les intérêts.
"O vous qui savez discerner!" écrit Bahá'u'lláh, "en vérité, les paroles qui sont descendues du ciel de la volonté de Dieu sont la source d'unité et d'harmonie pour le monde. Fermez vos yeux aux différences raciales et souhaitez la bienvenue à tous avec la lumière de l'unicité. " "Nous ne désirons que le bien du monde et le bonheur des nations," proclame-t-il, " ... que toutes les nations deviennent une dans la foi et tous les hommes comme des frères, que les liens d'affection et d'unité entre les fils des hommes se fortifient; que la diversité de religion cesse, et les différences de race s'annulent. " "Bahá'u'lláh a dit," écrit 'Abdu'l-Bahá, "que les diverses races du genre humain prêtent au tout, par la beauté des couleurs différentes, une composition harmonieuse. Que tous s'associent, donc, dans ce grand jardin humain, telles les fleurs qui croissent ensemble et s'allient, côte à côte, sans discorde et différend entre elles." "Bahá'u'lláh," dit ailleurs 'Abdu'l-Bahá, "compara une fois les gens de couleur à la pupille noire de l'oeil entouré du blanc. Dans cette pupille noire se fait la réflexion de ce qui est devant elle et par elle la lumière de l'esprit brille au loin. "
"Dieu," déclare 'Abdu'l-Bahá lui-même, "ne fait aucune distinction entre le blanc et le noir. Si les coeurs sont purs, tous les deux sont acceptables devant Lui. Dieu n'est pas porté à respecter les gens à cause de la couleur de leur peau ou de la race. Toutes les couleurs sont acceptables devant Lui, qu'elles soient blanche' noire ou jaune. Vu que tous ont été créés à l'image de Dieu, nous devons nous efforcer de réaliser que tous ont des possibilités divines." "Aux yeux de Dieu," déclare-t-il, "tous les hommes sont égaux. Il n'y a ni distinction, ni préférence pour aucune âme, dans le règne de Sa justice et de Son équité." "Dieu n'a pas façonné les divisions;" affirme-t-il, "ces divisions ont leur origine dans l'homme lui-même. Ainsi donc, comme elles sont contraires au plan et aux intentions de Dieu, elles sont fausses et imaginaires." "Aux yeux de Dieu," réaffirme-t-il, "il n'y a pas de distinction de couleur; tous sont un par la couleur et la beauté de la servitude envers Lui. La couleur n'a pas d'importance; le coeur l'emporte sur tout. L'extérieur n'importe pas pourvu que le coeur soit pur et blanc à l'intérieur. Dieu ne considère pas les différences de nuance de couleur et de teint de peau. Il regarde les coeurs. Celui dont les qualités morales et les vertus sont louables est préféré dans la présence de Dieu; celui qui est dévoué au Royaume est bien-aimé. Dans le domaine de la genèse et de la création la question de couleur est de moindre importance." "A travers tout le règne animal," explique-t-il, " nous ne trouvons pas de séparation entre les créatures à cause de la couleur. Ils reconnaissent l'unité de l'espèce et l'unicité du genre. Si nous ne trouvons pas de distinction de couleur faite dans les royaumes d'intelligence et de raison inférieures, comment peut-elle se justifier parmi les êtres humains, surtout quand nous savons que tous proviennent de la même source et appartiennent à la même famille? A l'origine et selon l'intention de la création le genre humain est un. Les distinctions de race et de couleur ont surgi plus tard." "L'homme est doué d'un pouvoir de raisonnement supérieur et de la faculté de perception;" explique-t-il en plus, "il est la manifestation des dons divins. Les idées raciales devraient-elles prédominer et obscurcir le but créateur de l'unité dans son royaume?" "Un des problèmes importants," remarque-t-il de manière significative, "qui touche l'unité et la solidarité de l'humanité est l'amitié et l'égalité des races blanche et de couleur. Entre ces deux races certains points d'entente et des points de distinction justifient une considération juste et mutuelle, et les contacts sont multiples... En ce pays, où l'Amérique, le patriotisme est commun aux deux races; tous ont des droits égaux à la citoyenneté, parlent une langue, reçoivent les bienfaits de la même civilisation et suivent les préceptes de la même religion. En fait, de nombreux points d'association et d'accord existent entre les deux races, alors que l'unique point de distinction est celui de couleur. Celle-ci, la moindre entre toutes les distinctions, devrait-elle être tolérée pour vous séparer en tant que races et individus?" "Cette variété des formes et des couleurs," souligne-t-il, "se manifestant dans tous les royaumes est en harmonie avec la Sagesse créatrice et à ses fins divines. " "La diversité dans la famille humaine, proclame-t-il, devrait être cause d'amour et d'harmonie, comme c'est en musique où beaucoup de notes différentes se confondent en un accord parfait. " "Si vous rencontrez," est son exhortation, "ceux d'une race et d'une couleur différente de la vôtre, ne vous méfiez pas et ne vous retirez pas dans une coquille de conventions, mais soyez plutôt heureux et témoignez-leur de la bienveillance." "Dans le monde de l'existence," déclare-t-il, la réunion est bénie quand les races blanche et de couleur se rencontrent dans un amour spirituel infini et une harmonie divine. Quand de telles réunions sont établies et que les participants s'associent les uns avec les autres dans un amour parfait, dans l'unité et la bienveillance, les anges du Royaume chantent leurs louanges et la beauté de Bahá'u'lláh s'adresse ainsi à eux: "Soyez bénis, soyez bénis" "Quand une rencontre de ces deux races a lieu," assure-t-il de, même, "cette réunion deviendra l'aimant des cohortes suprêmes et la confirmation de la Beauté Bénie l'entourera." "Efforcez-vous avec ardeur, " exhorte-t-il à nouveau les deux races, "de déployer vos plus grands efforts vers l'accomplissement de l'amitié et de cimenter le lien de la fraternité entre vous. Une telle réalisation n'est pas possible sans volonté et effort de part et d'autre; d'un côté, expressions de gratitude et d'appréciation; de l'autre, bienveillance et reconnaissance de l'égalité. Chacune devrait s'efforcer de développer et d'assister l'autre vers le progrès mutuel... L'amour et l'unité seront stimulés entre vous, amenant ainsi l'unité de l'humanité. Car la réalisation de l'unité entre les gens de couleur et les blancs sera une assurance de la paix du monde." "J'espère," ainsi s'adresse-t-il aux membres de la race blanche, " que vous ferez en sorte que cette race opprimée deviendra glorieuse et qu'elle se joindra à la race blanche pour servir le monde de l'homme avec la plus grande sincérité, fidélité, amour et pureté. Cette opposition, inimitié et ces préjugés parmi les races blanche et de couleur ne peuvent s'effacer sinon par la foi, l'assurance et les enseignements de la Beauté Bénie." "Cette question de l'union des blancs et des noirs est très importante," avertit-il, "car si elle n'est pas réalisée, de grandes difficultés surgiront sous peu et des suites néfastes s'ensuivront." "Si ce problème reste sans changement," est encore un autre avertissement, "l'inimitié s'accroîtra jour après jour et les résultats finals en seront de dures épreuves et cela pourrait finir par un bain de sang." Un énorme effort est requis de la part des deux races si leur façon de voir et leurs manières et leur conduite doivent refléter, à cette époque obscurcie, l'esprit et les enseignements de la foi de Bahá'u'lláh. Rejetant une fois pour toutes la doctrine fallacieuse de la supériorité raciale et sa suite de maux, de confusion, de misères, et se réjouissant et encourageant le mélange des races et abattant les barrières qui, aujourd'hui, les séparent, elles devraient, chacune, s'efforcer, jour et nuit d'endosser leurs responsabilités particulières devant la mission commune qui les confronte de façon si urgente. Qu'elles rappellent à leur esprit que chacune tend à contribuer pour sa part à la solution de ce problème inquiétant, souvenez-vous des avertissements de 'Abdu'l-Bahá et évoquez, tant qu'il en est encore temps, les conséquences néfastes, qui doivent s'ensuivre, s'il n'est pas définitivement remédié à cette situation difficile et malheureuse qu'affronte la nation américaine tout entière.
Que les blancs consentent un effort suprême, dans leur détermination de contribuer pour leur part à la solution de ce problème, d'abandonner une fois pour toutes leur sens de supériorité, parfois subconscient, de corriger leur tendance dévoilant une attitude paternaliste envers les membres de l'autre race, de les persuader, par leur association intime, spontanée et informelle avec eux, de l'authenticité de leur amitié et de la sincérité de leurs intentions, et de maîtriser leur impatience face au manque de réceptivité de la part de gens qui ont reçu, pendant une si longue période, des plaies si douloureuses et si lentes à cicatriser. Que les noirs, par un effort analogue de leur part, montrent par tous les moyens en leur pouvoir, la chaleur de leur réponse, leur bonne volonté à oublier le passé et leur capacité à effacer toute trace de suspicion qui puisse encore subsister dans leurs coeurs et dans leurs esprits. Que ni l'un mi l'autre ne songe que la solution d'un problème si vaste soit une matière qui ne concerne, exclusivement, que l'autre. Qu'aucun d'eux ne pense qu'un tel problème puisse être résolu aisément ou immédiatement. Que ni l'un ni l'autre ne croie qu'il puisse attendre avec confiance en vue de la solution de ce problème, jusqu'à ce que l'initiative ait été prise et les circonstances favorables aient été créées, par l'entremise de ceux qui sont en dehors de l'orbite de leur foi. Qu'aucun d'eux ne songe que rien de moins que l'amour sincère, l'extrême patience, la vraie humilité, le tact consommé, l'initiative saine, la sagesse mûre et un effort délibéré, persistant et empreint de prières ne puissent parvenir à effacer les souillures que ce mal patent a laissées sur le nom sans taches de leur pays commun. Qu'ils croient plutôt et qu'ils en soient fermement convaincus: que de leur compréhension réciproque, de leur amitié et de leur coopération prolongée doit dépendre, plus que d'aucune autre force ou organisation agissant en dehors du cercle de leur foi, le revirement du trajet dangereux grandement appréhendé par 'Abdu'l-Bahá, et la réalisation des espoirs, qu'il chérissait pour leur contribution unie à l'accomplissement de la destinée de leur pays.
LEUR DOUBLE CROISADE
Amis bien-aimés! Une rectitude de conduite qui offre dans toutes ses manifestations un contraste frappant avec la fausseté et à la corruption caractérisant la vie politique de la nation et des partis et fractions qui la composent; une sainteté et une chasteté diamétralement opposées à la laxité morale et à la licence qui souillent le caractère d'une part non négligeable de ses citoyens; une amitié inter-raciale complètement épurée du fléau du préjugé racial qui stigmatise la vaste majorité de sa population - voilà les armes que les croyants américains peuvent et doivent manier dans leur double croisade, d'abord pour régénérer la vie intérieure de leur propre communauté et ensuite pour s'attaquer à ces maux anciens qui se sont ancrés dans la vie de la nation. La perfection de telles armes, l'utilisation sage et efficace de chacune d'elles, bien plus que la promotion de n'importe quel plan particulier ou l'invention d'un projet spécial ou l'accumulation d'un quelconque amas ' de ressources matérielles, peuvent les préparer aux temps où la Main de la Destinée les aura guidés à assister à créer et à réaliser le fonctionnement de l'ordre mondial qui se trouve, maintenant, à l'état de gestation dans les institutions administratives de leur foi.
Dans la conduite de cette double croisade, les vaillants combattants luttant au nom et pour la cause de Bahá'u'lláh doivent forcément rencontrer une résistance opiniâtre et subir maints revers. Leurs propres instincts, non moins que l'acharnement des forces conservatrices, l'opposition des intérêts acquis et les obstacles d'une génération corrompue et avide de plaisirs, doivent être pris en considération, résolument repoussés et complètement vaincus. A mesure que leurs moyens défensifs en vue de la lutte imminente s'organisent et s'étendent, des torrents d'insultes et de ridicules et des campagnes de condamnation et de fausses déclarations pourront se déchaîner contre eux. Leur foi, ils s'en rendront compte bientôt, aura été attaquée, leurs motifs mal interprétés, leurs aspirations tournées en dérision, leurs institutions considérées avec dédain, leur influence amoindrie, leur autorité minée et leur cause, par moments, désertée par une poignée de gens qui seront incapables d'apprécier la nature de leurs idéaux ou peu disposés à supporter le heurt de la critique croissante qu'une telle lutte implique sûrement. "A cause de 'Abdu'l-Bahá," avait prédit le Maître bien-aimé, "mainte épreuve descendra sur vous. Des difficultés vous assailliront et des souffrances vous affligeront. "
Que l'invincible armée de Bahá'u'lláh, cependant, qui doit livrer l'une de ses batailles les plus acharnées et les plus glorieuses à l'Ouest et dans un de ses foyers de troubles latents n'ait crainte d'aucune critique qui puisse la prendre pour cible. Qu'elle ne se laisse point décourager par des condamnations quelconques par lesquelles la langue du calomniateur pourrait essayer d'avilir ses motifs. Qu'elle ne recule pas devant la progression menaçante des forces du fanatisme, de l'orthodoxie, de la corruption et du préjugé qui pourraient se liguer contre elle. La voix de la critique est une voix qui, indirectement, renforce la proclamation de sa cause. Mais l'impopularité ne sert qu'à accentuer encore le contraste avec ses adversaires; tandis que l'ostracisme est lui-même une force magnétique qui doit, finalement, gagner dans son camp les ennemis les plus vociférants et les plus invétérés. Déjà, dans le pays où les batailles les plus grandes de la foi ont été livrées et où ses ennemis les plus rapaces ont séjourné, la marche des événements, l'inflation lente mais constante de ses idéaux, l'accomplissement de ses prophéties ont abouti non seulement à désarmer et à transformer le caractère de certains de ses ennemis à s'assurer leur fidélité ferme et leur obéissance sans réserves à ses fondateurs. Une transformation si complète, un revirement d'attitude si frappant ne peut s'effectuer que si le véhicule choisi qui est désigné pour porter le message de Bahá'u'lláh aux multitudes affamées, inquiètes et sans berger est lui-même purifié des souillures qu'il cherche à effacer.
Je désire donc, mes amis très chèrement aimés, faire pénétrer dans vos esprits non seulement l'urgence et la nécessité impérative de votre sainte tâche, mais aussi les possibilités illimitées qu'elle possède, d'élever à un niveau si exalté non seulement la vie et les activités de votre propre communauté, mais aussi les motifs et les normes régissant les relations parmi le peuple auquel vous appartenez. Intrépides devant la nature formidable de cette tâche vous ferez face, comme il vous sied j'en suis sûr, au défi de ces temps si chargés de périls, si pleins de corruption et pourtant si riches de promesse d'un avenir si brillant que, - dans les annales de l'humanité, aucun âge précédent puisse égaler sa gloire.
Amis chèrement aimés! J'ai essayé,- au début de ces pages-là, de rendre une idée des glorieuses occasions de même que des immenses responsabilités auxquelles la communauté des croyants américains, suite aux persécutions de la foi de Bahá'u'lláh, amplement répandue, doit maintenant faire face à un stade si crucial de la période formative de leur foi, et à une époque si critique de l'histoire mondiale. Je me suis suffisamment étendu sur le caractère de la mission pour laquelle cette communauté-là doit, dans un avenir pas trop lointain, et par les forces impulsives des circonstances, se lever pour la remplir. J'ai lancé l'avertissement que ' j'ai senti nécessaire a une compréhension plus claire et à une meilleure réalisation des tâches qui l'attendent. J'ai exposé et j'ai insisté, aussi bien qu'il était en mon pouvoir, sur ces vertus exaltées et dynamiques, sur ces normes élevées qui, bien que difficiles à atteindre, constituent néanmoins les qualités nécessaires au succès de ces tâches. Une parole, je crois, devrait maintenant --être dite en rapport avec l'aspect matériel de leur mission immédiate, de la conclusion de laquelle, à l'heure désignée, doit dépendre non seulement le déroulement des stades successifs dans le plan divin envisagé par 'Abdu'l-Bahá, mais aussi l'acquisition de ces capacités qui les rendront capables d'endosser, à l'heure désignée, leurs devoirs et leurs responsabilités nécessitées par la mission encore plus grande qu'il est de leur privilège de remplir.
Le plan de sept ans au double aspect de l'ornementation du temple et de l'extension de l'activité d'enseignement, englobant tant le continent nord-américain que sud-américain, est maintenant bien avancé dans sa seconde année et offre à quiconque observe son progrès ces derniers mois des signes extrêmement encourageants et prometteurs en vue de l'accomplissement des objectifs dans les délais prescrits. Les démarches successives désignées pour faciliter et pour comprendre le domaine entier du travail à achever en rapport avec l'ornementation extérieure du temple ont, pour la plupart, été entreprises. La phase finale qui est censée marquer la conclusion triomphante d'une entreprise de trente ans a été en fin de compte inaugurée. Le contrat initial concernant le premier et le principal étage de cet édifice historique a été signé. Le fonds associé au nom bien-aimé de "la Plus Sainte Feuille" a été lancé. La continuation ininterrompue jusqu'à sa dernière fin d'une entreprise si louable est maintenant assurée. Les poignants souvenirs de celle dont le coeur jubilait tant à voir surgir la superstructure de cette maison sacrée galvaniseront les efforts finals requis à la compléter et à dissiper ainsi tout doute pouvant subsister encore dans n'importe quel esprit concernant la capacité de ses constructeurs à parachever dignement leur besogne.
LES QUALITÉS REQUISES POUR L'ENSEIGNEMENT
L'aspect d'enseignement du plan doit maintenant être considéré. Son défi doit être relevé et ses exigences étudiées, pesées et remplies. Aussi superbe et irrésistible qu'est la beauté de ce premier Mashriqu'l-Adhkár de l'Ouest, aussi majestueuses que sont ses dimensions, aussi unique qu'est son architecture et aussi inestimables que sont les idéaux et les aspirations qu'il symbolise, il devrait néanmoins être considéré, aux temps présents, comme rien de plus qu'un instrument pour une propagation plus efficace de la cause et la diffusion plus ample de ses enseignements. A cet égard il devrait être considéré sous la même lumière que les institutions administratives de la foi qui sont désignées comme les véhicules pour la dissémination appropriée de ses idéaux, de ses principes et de ses vérités.
Par conséquent c'est vers les exigences de l'enseignement du plan de sept ans que la communauté des croyants américains doivent dorénavant diriger leur attention soigneuse et soutenue. La communauté entière doit, comme un seul homme, se lever pour les satisfaire. Enseigner la cause de Dieu, proclamer ses vérités, défendre ses intérêts, démontrer, tant par la parole que par les actes, sa première nécessité, sa puissance et son universalité ne devrait en aucun moment être considéré comme le domaine exclusif ou l'unique privilège des institutions administratives bahá'íes, que ce soient des assemblées ou des comités. Tous doivent participer, aussi humbles que soient leurs origines, aussi limitée leur expérience, aussi restreints leurs moyens, aussi déficiente leur éducation, aussi urgents leurs soucis et préoccupations, aussi défavorable l'environnement dans lequel ils vivent. "Dieu," a révélé sans équivoque Bahá'u'lláh, "a prescrit à chacun le devoir d'enseigner Sa cause." "Dis," a-t-il écrit de plus ' "enseignez la cause de Dieu, ô peuple de Bahá, car Dieu a prescrit à chacun le devoir de proclamer Son message et le considère comme le plus méritoire de tous les actes. "
Une position élevée et exaltée dans les rangs de la communauté, conférant comme il se doit, à son détenteur, certains privilèges et prérogatives, l'investit indubitablement d'une responsabilité à laquelle il ne peut honorablement se soustraire, dans son devoir d'enseigner et de promouvoir la foi de Dieu. Elle peut, à certains instants, mais pourtant pas invariablement, créer de plus grandes occasions et fournir de meilleures facilités de diffuser les connaissances sur cette foi et de gagner des supporters à ses institutions. Elle ne comprend d'office, cependant, en aucun cas, le pouvoir d'exercer une plus grande influence sur les esprits et les coeurs de ceux auxquels la foi est présentée. Combien souvent - et les premières pages de l'histoire de la foi dans le pays de sa naissance en offrent maints témoignages extraordinaires - les adhérents les plus humbles de la foi sont parvenus sans éducation et complètement inexpérimentés, sans position sociale aucune, et, en certains cas même, dépourvus d'intelligence, à arracher des victoires pour la cause devant lesquelles les exploits les plus brillants des érudits, des sages et des experts ont pâli.
"Pierre," a témoigné 'Abdu'l-Bahá, "selon l'histoire de l'Église, était incapable de tenir le compte des jours de la semaine. Chaque fois qu'il décidait d'aller à la pêche il départageait sa nourriture en sept parts, et chaque jour il en mangeait une et lorsqu'il avait atteint la septième il savait que le sabbat était arrivé, sur quoi il l'observait." Si le Fils de l'Homme était capable d'infuser dans un instrument apparemment si rude et si faible un tel pouvoir et d'en faire, selon les paroles de Bahá'u'lláh, "couler hors de sa bouche les mystères de la sagesse et de la parole, " et de l'exalter au-dessus du reste de ses disciples et de le préparer à devenir son successeur et le fondateur de son Église, combien plus "le Père qui est Bahá'u'lláh" peut conférer le pouvoir au plus petit et au plus insignifiant de ses disciples afin qu'il accomplisse, dans l'exécution de ses fins, de tels miracles qu'ils rapetissent même les exploits les plus fameux du premier apôtre de Jésus Christ!
Le Báb, a d'ailleurs écrit 'Abdu'l-Bahá, a dit: "Si une petite fourmi devait désirer, en ce jour, être en possession d'un pouvoir tel qu'elle serait capable d'éclaircir les passages les plus obscurs et les plus déroutants du Coran, son voeu serait sans doute comblé, puisque le mystère du pouvoir éternel vibre dans le plus profond de l'être de toutes les choses créées.' Si une créature si impuissante peut être dotée d'une capacité si subtile, le pouvoir libéré par les effusions libérales de la grâce de Bahá'u'lláh doit être d'autant plus efficace! "
En vérité, le champ est si immense, la période si critique, la cause si grande, les artisans si rares, le temps si court, le privilège si inestimable qu'aucun adhérent de la foi de Bahá'u'lláh digne de porter son nom ne peut se permettre d'hésiter, ne fût-ce qu'un instant. Cette force engendrée par Dieu, irrésistible dans sa vigueur impétueuse, incalculable par sa puissance, imprévisible dans sa course, mystérieuse dans son fonctionnement et imposante dans ses manifestations, - une force qui, comme l'a écrit le Báb, " vibre au plus profond de l'être de toutes choses créées," et qui, selon Bahá'u'lláh, a, par son "influence vibrante" "bouleversé l'équilibre du monde et révolutionné sa vie ordonnée," - une telle force, agissant telle une épée à double tranchant, est en train de séparer sous nos propres yeux les liens d'anciennes époques qui, pendant des siècles ont maintenu ensemble l'édifice de la société civilisée, et d'autre part de défaire les attaches qui enchaînent la foi enfant et pas encore émancipée de Bahá'u'lláh. - Les croyants américains doivent maintenant se lever et exploiter totalement et courageusement les occasions inimaginables offertes par l'intervention de cette force. " Les saintes réalités des cohortes suprêmes," écrit 'Abdu'l-Bahá, "brûlent en ce jour, au Paradis Très-Exalté, de retourner dans ce monde afin qu'elles soient assistées pour rendre quelque service au seuil de la Beauté d'Abhá et de se lever pour démontrer leur servitude envers Son seuil sacré. "
Un monde, terni à cause de l'extinction continue de la lumière de la religion, secoué par les forces explosives d'un nationalisme aveugle et triomphant, brûlé par les feux de la persécution impitoyable tant raciale que religieuse, abusé par les fausses théories et doctrines qui menacent de supplanter l'adoration de Dieu et la sanctification de Ses lois, amolli par un matérialisme effréné et brutal, se désintégrant à travers l'influence corrosive et la décadence morale et spirituelle, empêtré dans les spirales de l'anarchie et du conflit économiques - tel est le spectacle qui se présente aux yeux des hommes comme résultat des modifications radicales que cette force révolutionnaire, bien qu'encore au stade initial de son action. Il est en train de produire dans la vie de la Planète entière.
Un spectacle si triste et si émouvant, aussi déconcertant qu'il doit paraître à chaque observateur inconscient des fins, des prophéties et des promesses de Bahá'u'lláh, loin de jeter la consternation dans les coeurs de ses adhérents ou de paralyser leurs efforts, ne peut qu'approfondir leur foi et stimuler leur zèle enthousiaste à se lever et à déployer, dans le vaste champ d'action qu'a tracé pour eux la Plume de 'Abdu'l-Bahá, leur capacité à jouer leur rôle dans le travail de la Rédemption universelle proclamée par Bahá'u'lláh. Chaque instrument faisant partie des rouages administratifs qu'ils ont érigés si laborieusement au cours de plusieurs années doit être pleinement utilisé et subordonné aux fins pour lesquelles il a été créé. Le temple, cette fière incarnation d'un esprit si précieux du sacrifice de soi doit jouer de même son rôle et contribuer pour sa part à la campagne d'enseignement destinée à embrasser entièrement l'hémisphère de l'Ouest.
Les occasions que présente l'agitation de l'âge actuel, avec toutes les douleurs qu'elle évoque, les craintes qu'elle suscite, les désillusions qu'elle produit, les perplexités qu'elle crée, l'indignation qu'elle fait surgir, la révolte qu'elle provoque, les griefs qu'elle engendre, l'esprit de recherche sans repos qu'elle éveille doivent être exploitées de la même manière en vue de diffuser de long en large la connaissance du pouvoir rédempteur de la foi de Bahá'u'lláh et afin d'enrôler de nouvelles recrues dans l'armée toujours croissante de ses adhérents. Une occasion si précieuse, une conjonction si rare de circonstances favorables pourraient ne plus jamais se produire. C'est maintenant le moment pour les croyants américains, l'avant-garde des armées du Plus Grand Nom, de proclamer par l'entremise et par les canaux d'un ordre administratif spécialement désigné, leur capacité et leur promptitude à sauver une génération déchue et douloureusement éprouvée qui s'est rebellée contre son Dieu et a ignoré Ses avertissements et de Lui offrir cette sécurité complète que seules les forteresses de leur foi peuvent fournir.
La campagne d'enseignement, inaugurée à travers les États de la République nord-américaine et le Dominion du Canada, acquiert par conséquent une importance et une urgence qui ne peuvent pas être surestimées; lancée sur sa course par les énergies créatrices libérées par la volonté d" 'Abdu'l-Bahá et avançant rapidement à travers l'hémisphère de l'Ouest par la force propulsive qu'elle est en train de créer, elle doit, je le sens, être effectuée conformément à certains principes désignés pour assurer sa conduite efficace et pour hâter l'achèvement de ses objectifs.
Ceux qui participent à une telle campagne, que ce soit en qualité d'organisateurs ou comme artisans auxquels l'exécution de la tâche elle-même a été confiée, doivent, comme préliminaire essentiel à la décharge de leurs devoirs, connaître à fond les divers aspects de l'histoire et des enseignements de leur foi. Dans leurs efforts d'atteindre ce but, ils doivent étudier avec conscience et soins la littérature de leur foi, approfondir ses enseignements chacun pour soi, assimiler ses lois et ses principes, méditer sur ses avertissements, ses principes et ses buts, mémoriser quelques-unes de ses exhortations et prières, maîtriser les grands traits de son administration, être au jour de ses affaires courantes et de ses développements les plus récents. Ils doivent s'efforcer d'acquérir, par des sources qui fassent autorité et soient impartiales des connaissances solides de l'histoire et des principes de l'Islam - la source et l'origine de la foi - et avec révérence et un esprit purifié des idées préconçues, approcher l'étude du Coran qui, outre les écrits sacrés des Révélations bábie et bahá'íe, constitue le seul livre, qui puisse être considéré comme le dépôt absolument authentique de la parole de Dieu. lis doivent vouer une attention spéciale à l'investigation de ces institutions et circonstances directement apparentées à l'origine et à la naissance de leur foi, au rang proclamé par son précurseur et aux lois révélées par son auteur. .
Ayant acquis, dans leur essentiel, les conditions indispensables au succès dans le domaine de l'enseignement, ils doivent, chaque fois qu'ils songent à entreprendre une mission spécifique dans les pays de l'Amérique latine, s'efforcer, lorsque c'est faisable, d'acquérir une certaine compétence dans les langues parlées par les habitants de ces pays-là et une connaissance de leurs coutumes, habitudes et points de vue. "Les enseignants partant pour ces parties du monde, " a écrit 'Abdu'l-Bahá se référant à une des tablettes du plan divin aux républiques de l'Amérique centrale, "doivent être familiers avec la langue espagnole. " " Un groupe parlant leurs langues, ... " a-t-il écrit dans une autre tablette, "doit attirer les visages et voyager à travers les trois grands groupes d'îles de l'océan Pacifique." "Les enseignants voyageant en diverses directions," affirme-t-il de plus, "doivent connaître la langue du pays dans lequel ils vont pénétrer. Une personne ayant des facilités pour le japonais, par exemple, ira au Japon ou une personne connaissant la langue chinoise se hâtera vers la Chine, et ainsi de suite."
Aucun participant à cette campagne d'enseignement interaméricaine ne doit penser que l'initiative pour n'importe quelle activité particulière liée à ce travail devrait peser uniquement sur ces organismes, que ce soient des assemblées ou des comités dont le souci spécial est de promouvoir et de faciliter l'accomplissement des objectifs vitaux du plan de sept ans. Il est du devoir impérieux de tout croyant américain en tant que fidèle mandataire du plan divin d'entreprendre, de promouvoir et de consolider, dans les limites fixées par les principes administratifs de la foi, toute activité qu'il ou elle juge opportun d'entreprendre en vue du progrès du plan. Ni la situation mondiale menaçante, ni une quelconque considération d'un manque de ressources matérielles, de bagage intellectuel ou d'expérience, - aussi souhaitables qu'ils soient - ne devraient décourager aucun futur pionnier itinérant de se lever en toute indépendance et de mettre en branle les forces qui, comme 'Abdu'l-Bahá nous a maintes fois assuré, une fois libérées, attireront tel un aimant le secours promis et infaillible de Bahá'u'lláh. Qu'il n'attende pas de directives ou n'escompte d'encouragement spécial des représentants élus de sa communauté ni ne se laisse détourner par un obstacle quelconque que ses parents ou ses concitoyens puissent être enclins à lui poser sur son chemin et qu'il ne prenne garde à la censure de ses critiques ni des ennemis. "Sois libre comme le vent," est le conseil de Bahá'u'lláh à celui qui aspire à enseigner sa cause, "en portant le message de Celui qui fait poindre l'aurore de la Direction divine. Regardez comme le vent, fidèle à ce que Dieu a ordonné, souffle sur toutes les régions de la terre, q ' elles soient peuplées ou, désertes. Ni la vue de la désolation ni les évidences de la prospérité ne peuvent le faire souffrir ou lui faire plaisir.' Il souffle en toute direction ainsi que le Créateur le lui a commandé." "Et lorsqu'il se résout, pour l'amour de la cause de son Seigneur, à quitter sa maison,",' a révélé Bahá'u'lláh dans un autre passage, se référant à un tel enseignant, "qu'il mette toute sa confiance en Dieu, comme son meilleur viatique pour son périple et se vête de la robe de la vertu... S'il est vraiment embrasé par la flamme de Son amour, s'il a renoncé à toutes les choses créées, les paroles qu'il prononcera embraseront ceux qui l'entendent."
Ayant décidé, de sa propre initiative et point intimidé par les embûches que ses amis ou ses ennemis, inconsciemment ou délibérément, peuvent dresser sur son chemin, de se lever et de répondre à l'appel d'enseigner, qu'il considère soigneusement chaque voie d'approche qu'il pourrait utiliser dans ses tentatives personnelles à capter l'attention, à maintenir l'intérêt et à approfondir la foi de ceux qu'il cherche à amener au sein de la foi. Qu'il passe en revue les possibilités que les circonstances particulières dans lesquelles il vit lui offrent, évalue leurs avantages et procède intelligemment et systématiquement à les utiliser pour atteindre l'objectif qu'il a à l'esprit. Qu'il essaie aussi de trouver des méthodes telles que l'association aux clubs, aux expositions et sociétés, les conférences sur des sujets apparentés aux enseignements et idéaux de sa cause tels que l'abstinence des boissons alcooliques, les principes moraux, le bien être social, la tolérance religieuse et raciale, la coopération économique, l'Islam et les religions comparatives ou la participation aux organisations et mouvements sociaux, culturels, humanitaires, charitables et éducatifs qui, tout en sauvegardant l'intégrité de la foi, lui gagneront l'accès à une multitude de voies et de moyens par lesquels il peut obtenir successivement la sympathie, le soutien et finalement l'allégeance de ceux avec lesquels il établit de tels contacts. Qu'il tienne à l'esprit les revendications qu'exige constamment de lui sa foi, de préserver sa dignité et son rang, de sauvegarder l'intégrité de ses lois et de ses principes, de démontrer sa vaste portée et son universalité et de défendre sans crainte ses multiples intérêts vitaux. Qu'il considère le degré de réceptivité de ses auditeurs et qu'il décide de lui-même de la convenance de la méthode directe ou indirecte pour l'enseignement par laquelle il peut empreindre l'esprit du chercheur de l'importance vitale du divin message et le persuader de partager le sort de, ceux qui l'ont déjà embrassé. Qu'il se souvienne de l'exemple de 'Abdu'l-Bahá et de son conseil constant: qu'il comble le chercheur d'une telle gentillesse et qu'il démontre par l'exemple à tel point l'esprit des enseignements qu'il espère lui infuser que le bénéficiaire soit mû spontanément à s'identifier avec une cause enchâssant de tels enseignements. Qu'il s'abstienne, au début, d'insister sur des lois et des observances qui pourraient, lui imposer une tension trop vive pour la foi nouvellement éveillée du chercheur et qu'il s'efforce de l'élever patiemment, avec tact et cependant avec détermination vers l'entière maturité et qu'il l'aide à proclamer son acceptation sans réserve de tout ce qui a été ordonné par Bahá'u'lláh. Qu'il l'introduise, dès que ce stade a été atteint, parmi l'ensemble des autres amis croyants et qu'il cherche, par l'amitié constante et la participation active aux activités locales de sa communauté, à lui permettre de contribuer pour sa part à l'enrichissement de la vie de la communauté, à l'avancement de ses missions, à la consolidation de ses intérêts et à la coordination de ses activités avec celles de ses communautés soeurs. Qu'il ne soit pas satisfait jusqu'à ce qu'il ait infusé, dans son enfant spirituel, un désir si ardent à l'inciter à se lever en toute indépendance et à vouer, à son tour, ses énergies à l'éveil d'autres âmes et à l'observation des lois et des principes établis par la foi récemment adoptée. Que chaque participant dans la campagne embrassant tout le continent commencée par les croyants américains et particulièrement par ceux qui se sont engagés dans le travail de pionnier dans les territoires vierges, tienne à l'esprit la nécessité de garder un contact étroit et constant avec ces organismes responsables désignés pour diriger, - coordonner et faciliter les activités d'enseignement de la communauté entière.
Que ce soit le corps de leurs représentants nationaux élus ou que ce soient les principales institutions auxiliaires, le comité national d'enseignement ou ses organes subsidiaires, les comités régionaux d'enseignement ou les Assemblées spirituelles locales et leurs comités d'enseignement respectifs, ceux qui travaillent pour diffuser la cause de Bahá'u'lláh devraient, par l'échange constant des idées, par des lettres, des circulaires, des rapports, des bulletins et d'autres moyens de communication avec ces instruments établis et désignés pour la propagation de la foi, assurer un fonctionnement sans heurts et rapide de l'appareil d'enseignement de leur ordre administratif. La confusion, le retard, la duplication des efforts, la dissipation des énergies seront ainsi complètement évités et le puissant flot de grâce de Bahá'u'lláh, coulant en abondance et sans le moindre obstacle à travers des canaux essentiels inonderont à tel point les coeurs et les âmes des hommes qu'ils soient aptes à produire la moisson prédite à plusieurs reprises par 'Abdu'l-Bahá.
Dans cet effort concerté et sans précédent des annales de la communauté bahá'íe américaine, repose sur chaque participant l'obligation spirituelle de faire du mandat d'enseigner, si vitale ment impérieux pour tous, l'intérêt dominant de sa vie. Dans ses activités et ses contacts journaliers, dans tous ses voyages d'affaires ou autres, lors de ses vacances et de ses excursions et dans toute mission qu'il pourra être appelé à entreprendre, chaque porteur du message de Bahá'u'lláh devrait considérer non seulement comme une obligation mais comme un privilège de répandre partout les graines de sa foi et d'être satisfait de l'assurance permanente que, quelle que soit la réponse immédiate à ce message et aussi inadéquat que soit le véhicule qui l'a transmis, le pouvoir de son auteur rendra ces graines aptes à germer, quand ü le juge opportun et dans des circonstances que nul ne peut prévoir, il enrichira la moisson que le labeur de ses disciples récoltera. S'il est membre de n'importe quelle Assemblée spirituelle, qu'il encourage son Assemblée à consacrer une certaine partie de son temps, lors de chaque séance, à la considération sérieuse et emplie de prière de tels voies et moyens qui puissent stimuler la campagne d'enseignement ou fournir toutes ressources disponibles pour son progrès, son extension et sa consolidation. S'il participe à son école d'été - et chacun, sans exception, est exhorté à profiter d'y participer - qu'il considère une telle occasion comme une possibilité bienvenue et précieuse d'enrichir, par les conférences, l'étude, la discussion, ses connaissances des principes essentiels de sa foi et à être à même, ainsi, de transmettre avec plus de confiance et d'efficacité le message qui a été confié à ses soins. Qu'il cherche, de plus, quand c'est possible, par des visites entre communautés, à stimuler le zèle pour l'enseignement et à démontrer aux profanes l'enthousiasme et la prestesse des promoteurs de la cause et l'unité organique de ses institutions.
Que celui qui parmi les participants de cette croisade ressent l'impulsion qui englobe toutes les races, toutes les républiques, classes et dénominations de l'hémisphère occidental tout entier, se lève et, à la faveur des circonstances, attire l'attention en particulier et gagne en' fin de compte l'adhésion sans réserve des races noire, indienne, esquimaude et juive à la foi. Aucun service plus louable et plus méritoire ne peut être rendu à la cause de Dieu, à l'heure présente, que l'effort couronné de succès d'accroître la diversité des membres de la communauté bahá'íe américaine en enflant les rangs de la foi par l'enrôlement des membres de ces races-là. L'alliage de ces éléments hautement différenciés de la race humaine, harmonieusement entrelacés en une trame d'une fraternité bahá'íe englobant tout le monde et assimilant par le processus dynamique d'un ordre administratif divinement désigné et chacun contribuant pour sa part à l'enrichissement et à la gloire de la vie de la communauté bahá'íe, est certainement une réalisation dont la contemplation doit réchauffer et enthousiasmer chaque coeur bahá'í. "Considérez les fleurs d'un jardin," a écrit 'Abdu'l-Bahá, "bien que différentes par l'espèce, la couleur, l'aspect et la forme, pourtant, dans la mesure où elles sont rafraîchies par les eaux d'une même source, revivifiées par le souffle d'un même vent, revigorées par les rayons d'un même soleil, cette diversité accroît leur charme et amplifie leur beauté. Combien ce serait désagréable à l'ouille si toutes les fleurs et plantes, les feuilles et fleurs, les fruits, les branches et les arbres de ce jardin étaient tous de la même forme et de la même couleur! La diversité des teintes, de l'aspect et de la forme enrichit et pare le jardin et met en valeur son effet. De la même manière, lorsque diverses nuances de pensée, de tempérament et de caractère seront rassemblées sous la puissance, et l'influence d'un seul agent central, la beauté et la gloire de la perfection humaine se révéleront et deviendront manifestes. Rien, hormis le pouvoir céleste de la parole de Dieu qui gouverne et transcende les réalités de toutes choses, n'est capable d'harmoniser la divergence de pensées, de sentiments, d'idées et de convictions des enfants des hommes." "J'espère," est le désir exprimé par 'Abdu'l-Bahá, "que vous ferez en sorte que cette race opprimée (la noire) deviendra glorieuse et se joindra à la race blanche pour servir le monde de l'homme avec la plus grande sincérité, amour et pureté. " " Une des questions importantes, " a-t-il aussi écrit, " qui concerne l'unité et la solidarité du genre humain est l'amitié et l'égalité des races blanche et de couleur." "Vous devez attribuer une grande importance," écrit 'Abdu'l-Bahá dans les Tablettes du Plan divin, "aux Indiens, habitants originels de l'Amérique. Car ces âmes-là peuvent être comparées aux anciens habitants de la péninsule arabe qui, avant la révélation de Muhammad étaient comme des sauvages. Lorsque la lumière de Muhammad brilla parmi eux, ils devinrent tellement enflammés qu'ils diffusèrent de la lumière sur tout le monde entier. De même, si ces Indiens étaient éduqués et guidés convenablement, il ne peut y avoir un doute que, par les enseignements divins ils deviendraient tellement illuminés que la terre tout entière en serait illuminée." "Si cela est possible," a encore écrit 'Abdu'l-Bahá, "envoyez des enseignants en d'autres parties du Canada; de même, dépêchez des enseignants au Groenland et au pays des Esquimaux." " Si Dieu le veut, " a-t-il écrit de plus dans ces mêmes tablettes, " puisse l'appel du Royaume atteindre les oreilles des Esquimaux... Si vous déployez des efforts, de telle sorte que les fragrances de Dieu puissent être diffusées parmi les Esquimaux, l'effet en sera très grand et se diffusera au loin." "Loué soit Dieu," écrit 'Abdu'l-Bahá, "que tout ce qui a été annoncé dans les 'Tablettes Bénies aux Israéliens' et les choses explicitement écrites dans les lettres de 'Abdu'l-Bahá ont été accomplies... Quelques-unes sont déjà advenues, d'autres se dévoileront dans le futur. Dans ses tablettes sacrées, la Beauté Antique a explicitement écrit que le jour de leur humiliation est achevé. Sa munificence les abritera et cette race-là progressera de jour en jour et sera délivrée de son obscurité et de sa dégradation séculaires. "
Que ceux qui occupent des positions administratives en leur qualité de membres de l'Assemblée spirituelle nationale ou de comités d'enseignement nationaux, régionaux ou locaux, aient continuellement à l'esprit la nécessité urgente et vitale d'assurer, dans un délai aussi bref que possible, la formation, dans les quelques États restants de la république d'Amérique du Nord et des provinces du dominion du Canada, de groupes, aussi petits et rudimentaires qu'ils soient, et de fournir toutes les facilités en leurs moyens afin de rendre ces noyaux récemment formés capables d'évoluer, rapidement et dans un cadre sain, vers des Assemblées reconnues fonctionnant convenablement et se suffisant à elles-mêmes. Dans la pose de telles fondations, dans l'érection de tels avant-postes - une oeuvre reconnue comme ardue, douloureusement nécessaire et hautement inspirante, - les membres individuels de la communauté bahá'íe américaine doivent prêter leur soutien abondant, continu et enthousiaste. Aussi sages que soient les mesures que leurs représentants élus puissent projeter, aussi pratiques et bien conçus que soient les plans qu'ils puissent formuler, de tels mesures et plans ne peuvent jamais produire aucun résultat satisfaisant à moins qu'un nombre suffisant de pionniers aient décidé de faire les sacrifices nécessaires et de se porter volontaires pour mener ces projets à réalisation. Implanter, une fois pour toutes, la bannière de Bahá'u'lláh dans le coeur de ces territoires vierges, ériger les assises des structures de son ordre administratif dans leurs villes et villages et établir l'ancrage ferme et permanent pour ses institutions dans l'esprit et le coeur de leurs habitants, constitue, je le crois fermement, le pas premier et le plus significatif dans les étapes successives par lesquelles la campagne d'enseignement, inaugurée dans le an de sept ans, doit s'acheminer. Tandis que l'ornementation externe du Mashriqu'l-Adhkár, dans ce même Plan, est maintenant entrée dans la phase finale de son développement, la campagne d'enseignement est encore à ses stades initiaux et est loin d'avoir étendu d'une manière efficace ses ramifications soit à ces territoires vierges soit à ces républiques situées dans le sud du continent américain. L'effort requis est prodigieux, les conditions préliminaires dans lesquelles ces fondations doivent être effectuées sont souvent peu attirantes et défavorables, les travailleurs dont la situation permet d'entreprendre de telles tâches sont limités et les ressources dont ils disposent sont menues et inadéquates. Et pourtant, combien souvent la plume de Bahá'u'lláh nous a-t-elle assuré que "si un homme tout seul se lève au nom de Bahá et endosse l'armure de Son amour, le Tout-Puissant le rendra victorieux, même si les forces de la terre et du ciel se rangent contre lui. " N'a-t-il pas écrit: " Par Dieu hormis Lequel il n'y pas d'autre Dieu! Si quiconque se lève pour le triomphe de notre cause, Dieu le rendra victorieux même si des dizaines de milliers d'ennemis se liguent contre lui. Et si son amour pour moi devient de plus en plus fort, Dieu établira son ascendant sur tous les pouvoirs de la terre et du ciel... " "Considérez l'oeuvre des générations précédentes," a écrit 'Abdu'l-Bahá, "durant la vie de Jésus-Christ les âmes croyantes et fermes n'étaient q ' une poignée qu'on dénombrait, mais les bénédictions célestes descendirent si copieusement qu'après un certain nombre d'années d'innombrables âmes entrèrent sous l'ombre de l'Evangile. Dieu a dit dans le Coran: "Une graine produira sept épis et chaque épi contiendra cent graines." En d'autres mots, une graine deviendra sept cents; et si Dieu le veut ainsi, Il les doublera aussi. Il est souvent arrivé qu'une âme bénie est devenue le guide d'une nation. Maintenant nous ne devons pas considérer notre habileté et notre capacité, mais plutôt nous devons fixer notre regard sur les faveurs et les munificences de Dieu, en ces jours, qui a fait d'une goutte un océan et d'un atome un soleil. " Que ceux qui se résolvent à être les premiers à hisser l'étendard d'une telle cause sous de telles conditions et dans de tels territoires, nourrissent leurs âmes du pouvoir fortifiant de ces paroles-là, et "endossant l'armure de Son amour," un amour qui doit "devenir de plus en plus fort" pendant qu'ils persévèrent dans leur tâche solitaire, se lèvent pour orner du compte de leurs actions les pages les plus brillantes qui aient jamais été écrites dans l'histoire spirituelle de leur pays.
"Quoique," a écrit 'Abdu'l-Bahá dans les Tablettes du Plan divin, "dans la plupart des Etats et des villes des États-Unis, Dieu soit loué, Ses fragrances soient diffusées et d'innombrables âmes soient en train de tourner leurs faces et d'avancer vers le royaume de Dieu, cependant, dans quelques Etats, l'étendard de l'unité n'a pas encore été hissé comme cela devrait l'être, ni les mystères des livres saints tels que la Bible, l'Evangile et le Coran éclaircis. Par les efforts concertés de tous les amis l'étendard de l'unité doit à tout prix être déployé dans ces Etats et les enseignements divins promus, de telle sorte que ces Etats puissent aussi recevoir leur part des présents célestes et leur lot de la Plus Grande Direction." "L'avenir du dominion du Canada," affirme-t-il dans une autre tablette du plan divin, "est très grand et les événements en corrélation avec lui infiniment glorieux. L'oeil de la bienveillance de Dieu se dirigera vers lui et il deviendra la manifestation des faveurs du Tout-Glorieux." "A nouveau je le répète," réaffirme-t-il dans la même tablette, "le futur du Canada tant du point de vue matériel que spirituel est très grand. "
L'ÉVEIL DE L'AMÉRIQUE LATINE
A peine ce départ a-t-il été pris, comportant comme cela se doit la formation d'au moins un noyau dans chacun de ces États et provinces vierges sur le continent nord-américain, que l'appareil en vue d'une intensification énorme de l'effort bahá'í concerté doit être mis en branle dont le but devrait être le renforcement des nobles efforts que seulement une poignée de croyants isolés sont maintenant en train de déployer pour l'éveil des nations de l'Amérique latine à l'appel de Bahá'u'lláh. La campagne ne peut pas être considérée comme complètement lancée ou le plan lui-même comme ayant atteint le stade le plus décisif de son évolution jusqu'à ce que la seconde phase de la campagne d'enseignement, dans le plan de sept ans, n'ait 'été commencée. Si puissantes seront les effusions de la grâce divine qui se déverseront sur une communauté vaillante qui a déjà, dans la sphère administrative, érigé, dans toute la gloire de son ornementation extérieure, son édifice principal, et qui a hissé dans le champ de l'enseignement, dans chaque État et province du continent nord-américain, la bannière de sa foi, - si grandes seront ces effusions que ses membres se trouveront stupéfaits par les preuves de leur pouvoir régénérateur.
Le comité interaméricain doit, à un tel stade, même avant que ce dernier soit commencé, s'élever au niveau de ses occasions et déployer une vigueur, une consécration et une initiative qui seront à la mesure des responsabilités qu'il a endossées. L'on ne devrait pas oublier, même pour un instant, que l'Amérique centrale et du Sud englobent non moins de vingt nations indépendantes, constituant approximativement un tiers du nombre total des États souverains du monde et qu'ils sont destinés à prendre une part de plus en plus importante dans le tissage du destin futur du monde. Comme le monde se contracte en un voisinage et que les destinées de ses races, de ses nations et de ses peuples deviennent inextricablement liées, la distance de ces États de l'hémisphère occidental s'évanouit et les possibilités latentes en chacun d'eux deviennent de plus en plus apparentes.
Quand ce second stade du développement progressif des activités et des initiatives d'enseignement, dans le plan de sept ans, sera atteint et que l'appareil requis à sa poursuite commencera à fonctionner, les croyants américains, les pionniers au coeur vaillant de ce mouvement puissant doivent, guidés par la lumière infaillible de Bahá'u'lláh et en strict accord avec le plan projeté par 'Abdu'l-Bahá et agissant sous les directives de l'Assemblée spirituelle nationale et assurés de l'aide du comité interaméricain, lancer une offensive contre les forces de l'obscurité, de la corruption et de l'ignorance, une offensive qui doit s'étendre jusqu'à la pointe extrême du continent méridional et contenir dans sa portée chacune des vingt nations qui le composent.
Qu'à ce moment crucial, quelques-uns ceignent les reins de leurs efforts, s'enfuient de leur pays natal, de leurs villes et de leurs États, abandonnent leur patrie et " plaçant leur entière confiance en Dieu, comme meilleur viatique pour leur périple", tournent leurs faces et dirigent leurs pas vers ces contrées lointaines, ces territoires vierges, ces cités non conquises et dirigent leurs énergies pour capturer les citadelles des coeurs des hommes - coeurs, ainsi que Bahá'u'lláh l'a écrit, que "les cohortes de la révélation et du Verbe peuvent subjuguer." Qu'ils ne tardent pas jusqu'à l'instant où leurs collaborateurs auront dépassé le premier stade dans leur campagne d'enseignement, mais qu'ils se lèvent plutôt, dès cet instant même, pour inaugurer la phase d'ouverture qui sera considérée comme l'un des chapitres les plus glorieux de l'histoire internationale de leur foi. Que, dès le début, "ils s'enseignent eux-mêmes, de telle manière que leurs propos puissent attirer les coeurs de leurs auditeurs. " Qu'ils considèrent le triomphe de leur foi comme leur "objectif suprême." Qu'il ne "tiennent pas compte de l'ampleur ou de l'étroitesse du récipient" qui contient la mesure de grâce que Dieu déverse en flots en cet âge. Qu'ils se défassent de toute attache à ce monde et à ses vanités, avec cet esprit de détachement que 'Abdu'l-Bahá incarnait et qu'il souhaitait les voir égaler, amènent peuples et ces pays hétérogènes à se souvenir de Dieu et de Sa manifestation suprême. Que Son amour "une mine de trésors pour leurs âmes," le jour "chaque pilier tremblera, où les peaux des hommes! frémiront, où tous les yeux seront fixes de terreur." Que leurs "âmes soient embrasées par la flamme du feu impérissable qui brûle au coeur même du monde, d telle façon que les eaux de l'univers soient impuissantes à refroidir son ardeur. " Qu'ils soient " affranchis comme le vent que ni l'aspect de la désolation ni les signes de la prospérité ne peuvent ni peiner ni réjouir." Qu'ils " délient leurs langues et proclament incessamment Sa cause." Qu'ils "proclament ce dont le Plus Grand Esprit les inspirera à énoncer au service de la cause de leur Seigneur." Qu'ils "se tiennent sur leurs gardes afin de ne pas se disputer avec quiconque, mais s'efforcent plutôt de le rendre conscient de la vérité de manière affable et par l'exhortation la plus convaincante. " Qu'ils " proclament Son message uniquement par amour de Dieu et qu'ils acceptent avec ce même esprit toute réponse que leurs paroles peuvent susciter chez leur auditeurs. " Qu'ils n'oublient pas, un seul instant, que " l'Esprit Fidèle les fortifiera par son pouvoir, " et qu'une "compagnie de Ses anges choisis les escorteront ainsi qu'il a été ordonné par Celui qui est l'Omnipotent, le Sage." Qu'ils tiennent toujours à l'esprit "combien grande est la béatitude qui est réservée à ceux qui ont atteint l'honneur de servir l'Omnipotent," et qu'ils se souviennent qu'un " tel service est véritablement le prince de toute belle action et l'ornement de tout bon acte. " Et, finalement, pendant qu'ils poursuivent leur trajet à travers et de long en large du continent sud-américain, que ces paroles émouvantes de Bahá'u'lláh soient toujours sur le bord de leurs lèvres, un réconfort pour leurs coeurs, un phare sur leur sentier, un compagnon dans leur solitude et une nourriture journalière dans leurs périples: "Ô voyageur sur le sentier de Dieu! Prends ta part de l'océan de Sa grâce et ne te prive pas des choses qui sont cachées dans ses profondeurs... Une goutte de cet océan suffirait, si elle était versée sur tout ce qui est dans les cieux et sur la terre, à les combler de la générosité de Dieu, l'Omnipotent, l'Omniscient, le Très-Sage. Avec les mains de la renonciation puise dans ces eaux vivifiantes et asperges-en toutes choses créées afin qu'elles soient purifiées de toutes les limitations humaines et qu'ils puissent approcher le siège puissant de Dieu, ce lieu sanctifié et resplendissant. Ne sois pas affligé si tu l'accomplis tout seul. Que Dieu te suffise entièrement.,.. Proclame la cause de ton Seigneur à tous qui sont aux cieux et sur la terre. Si quelqu'un répond à ton appel, dévoile devant lui les perles de la sagesse du Seigneur, ton Dieu, que Son Esprit a fait descendre sur toi et sois de ceux qui croient sincèrement. Et si quelqu'un repousse ton offre, détourne-toi de lui et place ta foi et ta confiance en le Seigneur de tous les mondes. Par la justice de Dieu! Quiconque desserre ses lèvres en ce jour et fait mention du nom de son Seigneur, les cohortes de l'inspiration divine descendront sur lui du ciel de mon nom, l'Omniscient, le Très-Sage.
Sur lui descendra aussi le Concours suprême, tenant haut chacun un calice de pure lumière. Ainsi a-t-il été pré-ordonné dans le royaume de la révélation de Dieu, sur l'ordre de Celui Qui est le Tout-Glorieux, le Tout-Puissant. "
Que ces paroles de 'Abdu'l-Bahá, butinées des tablettes du plan divin, résonnent de façon identique dans leurs oreilles, au moment où ils se mettent en branle, avec assurance et sans crainte, pour sa mission: "Ô vous, les apôtres de Bahá'u'lláh! Que ma vie soit sacrifiée pour vous! ... Regardez les portails que Bahá'u'lláh a ouverts devant vous! Considérez combien exalté et élevé est le rang que vous êtes destinés à atteindre; combien uniques sont les faveurs dont vous avez été dotés." "Mes pensées se tournent vers vous et mon coeur tressaille en moi à votre mention. Si vous pouviez savoir à quel point mon âme est embrasée de votre amour, une si grande joie inonderait vos coeurs que vous deviendriez pleins d'amour les uns pour les autres." " La mesure complète de votre succès n'est pas encore révélée, sa signification pas encore comprise. Sous peu vous serez témoins de vos propres yeux, combien brillamment chacun de vous, tel un astre resplendissant, diffusera au firmament de votre pays la lumière de la direction divine et conférera à son peuple la gloire d'une vie immortelle." "J'espère fermement que dans le proche avenir la terre tout entière sera remuée et secouée par les résultats de vos réalisations." "Le Tout-Puissant vous accordera sans aucun doute le secours de Sa grâce, vous investira des preuves de Sa puissance et revêtira vos âmes du pouvoir fortifiant de Son Esprit saint." "Ne soyez pas préoccupés de votre nombre limité ni angoissés par la multitude d'un monde mécréant... Astreignez-vous; votre mission est indiciblement glorieuse. Si le succès couronne votre entreprise, l'Amérique évoluera certainement en un centre dont émaneront les vagues du pouvoir spirituel et le trône du royaume de Dieu s'y établira fermement dans la plénitude de Sa majesté et de Sa gloire."
L'on devrait se souvenir que la réalisation du plan de sept ans implique, en ce qui concerne le travail d'enseignement, pas moins que la formation d'au moins un centre dans chacune des républiques de l'Amérique centrale et du Sud. Le centième anniversaire de la naissance de la foi de Bahá'u'lláh devrait témoigner, si le plan déjà lancé doit être couronné de succès, de la pose, dans chacun de ces pays-là, d'assises, bien que rudimentaires, sur lesquelles la génération montante des croyants américains pourrait être à même de construire, dans les années initiales du second siècle de l'ère bahá'íe. Ce sera leur tâche, au cours des décades successives, d'étendre et de renforcer ces fondations et de pourvoir à la direction, à l'assistance et à l'encouragement nécessaires qui rendront les groupes particulièrement disséminés des croyants dans ces pays-là capables d'établir des Assemblées locales indépendantes et convenablement constituées et d'ériger ainsi le cadre de l'ordre administratif de leur foi. L'érection d'une telle structure est avant tout la responsabilité de ceux que la communauté des croyants nord-américains ont convertis au message divin. C'est une tâche qui doit impliquer, à part l'obligation immédiate de rendre chaque groupe capable d'évoluer en Assemblée locale, l'établissement de l'appareil entier de l'ordre administratif conformément aux principes spirituels et administratifs gouvernant la vie et les activités de chaque communauté bahá'íe établie à travers le monde. Aucune déviation de ces principes cardinaux et clairement énoncés, incarnés et préservés dans les constitutions bahá'íes nationales et locales, communs à toutes les communautés bahá'íes, ne peut être tolérée en aucune circonstance. Ceci est cependant une tâche concernant ceux qui, à une époque ultérieure doivent se lever pour faire une oeuvre qui, à toutes fins utiles, n'a pas encore été efficacement amorcée.
LES FONDATIONS NECESSAIRES
Frayer la voie d'une façon plus systématique à la pose des fondements nécessaires sur lesquels de telles institutions nationales et locales permanentes peuvent être érigées et solidement établies est une tâche qui demandera très bientôt l'attention concentrée de ceux qui exécutent et poursuivent le plan de sept ans. Aussitôt'-' que leur obligation immédiate en rapport avec l'ouverture des quelques territoires restants aux États-Unis et au Canada aura été remplie, un plan soigneusement tracé devrait être conçu visant à l'établissement d'une telle fondation. Ainsi qu'il a déjà été affirmé, les préparatifs à ces vastes entreprises préliminaires dont. la portée doit embrasser tout le territoire occupé par les républiques de l'Amérique Centrale et du Sud constituent le coeur même et doivent décider ultérieurement du sort de la campagne d'enseignement conduite sous le plan de sept ans. De cette campagne doit dépendre non seulement l'accomplissement effectif des obligations solennelles entreprises en rapport avec le présent plan, mais aussi le déploiement progressif des stades successifs essentiels à la réalisation de la vision de 'Abdu'l-Bahá concernant le rôle que les croyants américains doivent jouer dans la propagation de leur cause tout autour du monde.
Ces entreprises certes préliminaires aux travaux astreignants et organisés par lesquels des générations futures de croyants dans les pays latins doivent se distinguer, requièrent à leur tour, sans un moment de répit de la part de l'Assemblée spirituelle nationale et tant du comité national d'enseignement que du comité interaméricain, des investigations assidues préparant l'envoi de résidents et d'enseignants itinérants dont le privilège sera de lancer l'appel du nouveau jour sur un continent nouveau.
Je peux seulement tenter, dans mon désir de rendre quelques services à ceux qui sont destinés à assumer de telles responsabilités gigantesques et à se soumettre à une telle abnégation, d'offrir quelques suggestions utiles qui, je l'espère, faciliteront l'accomplissement du grand ouvrage à réaliser dans le très poche avenir. A cette oeuvre qui, une fois achevée, doit constituer une borne historique de première importance, les énergies de la communauté tout entière doivent être résolument consacrées. Le nombre des enseignants bahá'ís, qu'ils soient résidents ou itinérants, doit être substantiellement accru. Les ressources matérielles à mettre à leur disposition doivent être multipliées et efficacement administrées. La littérature dont ils doivent être équipés doit être amplement augmentée. La publicité destinée à les aider dans la distribution d'une pareille littérature devrait être étendue, centralement organisée et vigoureusement poursuivie. Les possibilités latentes dans ces pays-là devraient être diligemment exploitées et systématiquement développées. Les divers obstacles érigés par les conditions politiques et sociales très multiples prévalant dans ces pays devraient être examinés de près et surmontés avec détermination. En un mot, aucune occasion ne doit être négligée et aucun effort épargné pour poser une base aussi large et aussi solide que possible au progrès et au développement de la plus grande entreprise d'enseignement jamais lancée par la communauté bahá'íe américaine.
La traduction soignée d'écrits bahá'ís importants tels que ceux liés à l'histoire, aux enseignements ou à l'ordre administratif de la foi et leur dissémination ample et systématique en vastes quantités et à travers autant de ces républiques que possible et dans des langues qui soient les plus adaptées et les plus nécessaires sembleraient être les principales mesures et les plus urgente à être prises simultanément avec l'arrivée des pionnier travaillant dans ces contrées. "Des livres et des brochures," écrit 'Abdu'l-Bahá dans une des tablettes du plan divin, "doivent être soit traduits soit composé dans les langues de ces pays et îles pour être diffusé de toutes parts et dans toutes les directions." Dans le pays où aucune objection ne peut être soulevée par le autorités civiles ou par des cercles influents, cette mesuré devrait être renforcée par la publication, dans divers organes de la presse, d'articles et de lettres soigneuses ment formulés, destinés à bien faire comprendre public en général certains traits de l'histoire émouvants de la foi et la portée et le caractère de ses enseignements.
Chaque travailleur dans ces contrées, soit en tant qu'enseignant itinérant soit en tant que résident, devra je pense, avoir comme principale et constante préoccupation de s'associer, d'une manière amicale, à toutes le couches de la population, sans égard à la classe, à la dénomination, à la nationalité ou à la couleur, de s familiariser avec leurs idées, leurs goûts, leurs coutumes, d'étudier l'approche la mieux appropriée, de se concerter, patiemment et avec tact, sur une poignée ayant démontré une capacité et une réceptivité prononcées t de s'efforcer, avec extrême gentillesse, d'implanter dans leurs coeurs un tel amour, zèle et dévotion, qu'ils soient aptes, à leur tour, à devenir des promoteurs autonomes et indépendants de la foi dans leurs localités respectives. " Associez-vous avec tous les hommes, ô peuple de Bahá, " est l'exhortation de Bahá'u'lláh, "dans un esprit d'amitié et de camaraderie. Si vous êtes conscients d'une certaine vérité, si vous possédez un joyau dont les autres sont privés, partagez-le avec eux dans un langage d'une gentillesse et d'une bienveillance extrêmes. S'il est accepté, s'il remplit son but, votre objectif est atteint. Si quiconque devait le refuser, laissez-le à lui-même et suppliez Dieu de le guider. Prenez garde de ne pas agir de façon malveillante envers lui. Une langue bienveillante est la pierre d'aimant des coeurs des hommes. Elle est le pain de l'esprit, elle revêt les paroles de signification, elle est la fontaine de lumière, de sagesse et de compréhension. "
Un effort, d'ailleurs, peut et devrait être fait, non seulement par les corps représentatifs bahá'ís, mais aussi par les enseignants futurs aussi bien que par les autres croyants individuels privés du privilège de visiter ces côtes ou de s'établir sur ce continent, de saisir toute occasion qui se présente pour faire la connaissance et éveiller l'intérêt sincère de telles personnes qui soient ou bien des citoyens de ces pays ou bien liées d'une façon ou d'une autre avec eux, quels que soient leurs intérêts ou leur profession. Par la gentillesse témoignée à leur égard ou par la littérature qui peut leur être donnée ou toute relation qu'ils peuvent établir avec eux, les croyants américains peuvent ainsi semer dans leur coeur des graines qui pourraient, dans les circonstances futures, germer et produire des résultats des us inattendus. Ils devraient avoir soin, cependant, en tout temps, dans leur ardeur à promouvoir les intérêts internationaux de la foi, de ne pas dévier de leur but et, par un geste quelconque qui pourrait être mal interprété comme tentative de prosélytisme et de pression excessive sur eux, de ne pas détourner ceux qu'ils désirent gagner à leur cause.
APPEL POUR DES PIONNIERS
J'aimerais adresser mon appel à ces croyants américains-ci, certes douloureusement assaillis par les tâches multiples, urgentes et toujours accrues qui les confrontent à l'heure présente, qui pourraient trouver la possibilité, quels que soient leur métier ou leur situation, en tant que commerçants, enseignants, avocats, médecins, écrivains, employés de bureau et emplois similaires, de s'établir comme résidents permanents dans tels pays qui pourraient leur offrir des possibilités raisonnables de gagner leurs moyens de subsistance. Ils allégeront, par leur action, la pression continuellement croissante sur leur fonds d'enseignement qui, vu ses dimensions restreintes doit pourvoir, quand ce n'est pas possible autrement, aux frais de voyage et divers encourus en rapport avec le développement de cette vaste entreprise. S'ils trouvent impossible de saisir l'avantage d'un privilège si rare et si sacré, qu'ils décident, ayant à l'esprit les paroles de Bahá'u'lláh, chacun selon les moyens à sa disposition, de désigner un délégué qui, pour le compte de ce croyant-là, se lèvera et remplira une mission si noble. "Concentrez vos énergies, " sont les paroles de Bahá'u'lláh, " sur la propagation de la foi de Dieu. Quiconque est digne d'une vocation si élevée, qu'il se lève et la réalise. Quiconque n'est pas à même de la faire, c'est de son devoir de désigner celui qui à sa place proclamera cette révélation, dont le pouvoir a fait trembler les fondations des structures les plus puissantes, qui a réduit chaque montagne en poussière et a été la cause de la stupéfaction de chaque âme. "
Quant à ceux qui ont pu quitter leurs foyers et leur pays et ont pu servir dans ces régions, soit d'une façon temporaire ou permanente, un devoir spécial, qu'ils doivent avoir continuellement à l'esprit, leur incombe. Ceci devrait être un de leurs buts principaux de maintenir, d'une part, le contact constant avec le comité national auquel la promotion de cette oeuvre a été spécifiquement confiée et de coopérer d'autre part par tous les moyens possibles, et dans la plus grande harmonie, avec leurs compagnons-croyants dans ces pays-là, quels que soient les domaines dans lesquels ils travaillent, quels que soient leur standing, leurs capacités ou leur expérience. En accomplissant leur premier devoir ils puiseront le stimulant nécessaire et obtiendront la direction nécessaire qui les rendront aptes à exécuter leur mission efficacement et, à travers les rapports réguliers de ce comité, ils vont transmettre au corps entier des compagnons croyants les nouvelles des derniers développements de leurs activités. En accomplissant leur autre tâche ils assureront l'efficacité harmonieuse, ils faciliteront le progrès et ils préviendront tout incident fâcheux qui pourrait handicaper le développement de leur entreprise commune. Le maintien d'un contact étroit et de relations harmonieuses entre le comité interaméricain, auquel la responsabilité immédiate d'organiser une telle entreprise à grande portée a été confiée, et les pionniers privilégiés qui sont en train de réaliser, actuellement, cette oeuvre et d'étendre ses ramifications de tous côtés, aussi bien q ' ne parmi ces pionniers eux-mêmes, offrirait, à part ses avantages immédiats, un exemple digne et inspirant aux générations à venir qui poursuivront, dans toute sa complexité croissante, l'oeuvre amorcée à présent.
Il serait sans doute d'une importance et d'une valeur exceptionnelles, particulièrement en ces temps où les diverses restrictions imposées dans ces pays-là rendent difficile, pour un nombre considérable de pionniers bahá'ís, d'y établir leur résidence et d'y gagner leur subsistance, si quelques-uns parmi les croyants dont les revenus, même restreints, les pourvoient de moyens d'existence indépendante, pouvaient arranger leurs affaires de telle façon qu'ils puissent résider indéfiniment dans ces pays-là. Les sacrifices impliqués, le courage, la foi et la persévérance que cela demande sont sans aucun doute très grands. Leur valeur cependant ne peut jamais être convenablement jaugée en ces temps-ci et la récompense sans limites que recevront ceux qui en feront preuve ne peut jamais être décrite convenablement. "Ceux qui ont abandonné leur pays," est le témoignage propre de Bahá'u'lláh, "avec l'intention d'enseigner notre cause - ceux-ci, l'Esprit Fidèle les fortifiera par son pouvoir... Par ma vie! Aucun acte, si grand qu'il soit, ne peut lui être comparé excepté de telles actions qui ont été ordonnées par Dieu, le Tout Puissant, l'Omnipotent. Un tel service est en vérité le prince de toutes les bonnes actions et la parure de tout acte vertueux. " Une telle récompense, on devrait le noter, ne doit pas être considérée comme une bénédiction purement abstraite confinée à la vie future, mais aussi comme un bénéfice tangible que seuls un tel courage, une telle foi et persévérance peuvent conférer dans ce monde matériel. Les accomplissements indéfectibles, tant spirituels qu'administratifs, atteints sur le continent lointain de l'Australasie, et plus récemment en Bulgarie, par les croyants représentatifs tant du Canada que des Etats-Unis, proclament en termes non équivoques la nature de ces récompenses que, déjà en ce monde-ci, un héroïsme si sublime va forcément récolter. "Quiconque," a écrit Bahá'u'lláh, dans un passage mémorable, exaltant ceux de ses aimés qui ont "voyagé à travers les pays en Son Nom et pour Sa louange, est parvenu en leur présence, se glorifiera de leur rencontre et tous ceux qui résident en tous pays seront illuminés par leur souvenir. "
LA PART PRÉPONDÉRANTE
Je suis mû, quand dans cette conjoncture-là, je me souviens de la part que, dès les débuts de la foi en Occident, les servantes de Bahá'u'lláh, en tant que distinctes des hommes, ont eue à ouvrir, sans aide, dans des pays divers et grandement éparpillés sur l'entière surface du globe, non seulement à rendre hommage à une telle ferveur apostolique rappelant en vérité ces hommes héroïques responsables de la naissance de la foi de Bahá'u'lláh, mais aussi à souligner la signification d'une part si prépondérante que les femmes de l'Occident ont eue et ont toujours dans l'établissement de sa foi à travers le monde entier. " Parmi les miracles, " a témoigné 'Abdu'l-Bahá lui même, "qui distinguent cette dispensation sacrée, se trouve celui-ci que les femmes ont démontré une plus grande hardiesse que les hommes une fois enrôlées dans les rangs de la foi. " Un témoignage si grand et si splendide s'applique en particulier à l'Occident, et, bien qu'il ait reçu des confirmations abondantes et convaincantes jusqu'à présent, doit, avec l'écoulement des années, être renforcé davantage au moment où les croyants américains amorcent la phase la plus glorieuse de leurs activités d'enseignement dans le plan de sept ans. "La hardiesse," qui, dans les paroles de 'Abdu'l-Bahá, a qualifié leurs réalisations dans le passé, ne doit subir aucune éclipse pendant qu'ils se trouvent au seuil d'accomplissements encore plus grandioses et plus nobles. Elle doit, bien plutôt, dans le cours du temps et partout, de long en large des vastes territoires vierges de l'Amérique latine, se démontrer avec davantage de conviction et gagner pour la cause bien-aimée des victoires plus bouleversantes encore que celles réalisées jusqu'alors.
A LA JEUNESSE BAHA'IE
A la jeunesse bahá'íe d'Amérique, d'ailleurs, je sens qu'un mot devrait être adressé en particulier, lorsque je passe en revue les possibilités qu'une campagne de proportions si gigantesques a à offrir à l'esprit zélé et entreprenant qui les anime si puissamment pour le service de la cause de Bahá'u'lláh. Bien que dépourvus d'expérience et face à des ressources insuffisantes, l'esprit d'aventure qui les anime et la vigueur, la vivacité et l'optimisme qu'ils ont montrés conséquemment jusqu'alors les qualifient pour jouer un rôle actif pour éveiller l'intérêt et pour assurer l'allégeance de leurs camarades dans ces pays-là. Aucune preuve plus grande ne peut être apportée aux peuples des deux continents de la vitalité juvénile et du pouvoir vibrant animant la vie et les institutions de la foi naissante de Bahá'u'lláh qu'une participation intelligente, persistante et efficace de la jeunesse bahá'íe de toute race, nationalité et classe, dans les deux sphères des activités bahá'íes, tant de l'enseignement que de l'administration. Par une telle participation, les critiques et les ennemis de la foi, scrutant le processus évolutif de la cause de Dieu et de ses institutions à divers degrés de scepticisme et de ressentiment, peuvent être le mieux convaincus de la vérité indubitable qu'une telle cause est intensément vivante, qu'elle est saine jusqu'à son coeur et que ses destinées sont sauvegardées. J'espère et à cet effet je prie, pour qu'une telle participation contribue non seulement à la gloire, à la puissance et au prestige de la foi, mais qu'elle agisse si puissamment sur la vie spirituelle et qu'elle galvanise à tel point les énergies des jeunes membres de la communauté bahá'íe qu'Ils recevront le pouvoir de manifester, à un degré plus ample, leurs capacités inhérentes et de déployer un stade ultérieur de leur évolution spirituelle sous l'ombre de la foi de Bahá'u'lláh.
LA POSITION SPÉCIALE DU PANAMA
Fidèle aux clauses de la charte établie par la plume de 'Abdu'l-Bahá, je sens de mon devoir d'attirer l'attention particulière de ceux auxquels elle a été confiée sur les besoins urgents et la position spéciale dont jouit la république du Panama, aussi bien vu sa proximité relative au coeur et au centre de la foi en Amérique du Nord que sa situation géographique comme lien entre deux continents. "Tous les pays cités ci-dessus," a écrit 'Abdu'l-Bahá, se référant aux Etats latins dans une des tablettes du plan divin, "ont de l'importance, mais particulièrement la république du Panama, où, dans le canal du Panama, se joignent les océans Atlantique et Pacifique. C'est un centre de voyages et de passage de l'Amérique aux autres continents du monde et à l'avenir elle gagnera une plus grande importance encore." "De même," a-t-il écrit à nouveau, "vous devez consacrer beaucoup d'attention à la république du Panama, puisqu'à ce point-là l'Occident et l'Orient se trouvent réunis par le canal du Panama, et elle se situe entre deux grands océans. Cet endroit deviendra très important à l'avenir. Une fois établis là, les enseignements uniront l'Est et l'Ouest, le Nord et le Sud. " Une position si privilégiée réclame certainement l'attention particulière et prompte de la part de la communauté bahá'íe américaine. Avec la république du Mexique déjà ouverte à la foi et avec une Assemblée spirituelle valablement constituée dans sa capitale, la pénétration de la foi de Bahá'u'lláh vers le sud, dans les pays limitrophes, n'est qu'un pas naturel et logique et ne devrait pas s'avérer, c'est à espérer, comme une étape difficile. Aucun effort ne devrait être évité et aucun sacrifice ne devrait être jugé trop grand pour établir, ne serait-ce qu'un très petit groupe dans une république qui occupe, aussi bien spirituellement que géographiquement, une position aussi stratégique - un groupe, vu la puissance dont les paroles de 'Abdu'l-Bahá l'ont déjà dotée, qui ne peut qu'y attirer dès sa formation la grâce débordante du Royaume d'Abhá et qu'évoluer avec une rapidité si merveilleuse qu'elle suscitera l'émerveillement et l'admiration même de ceux qui ont déjà été témoins de preuves si bouleversantes de la force et du pouvoir de la foi de Bahá'u'lláh. Sans aucun doute, la préférence devrait être accordée par tous les pionniers éventuels de même que par les membres du comité interaméricain aux besoins spirituels de cette république privilégiée, bien que tout effort doive, au même temps, être fait pour introduire la foi, même s'il ne s'agit que d'une tentative, dans les républiques du Guatemala, de Honduras, d'El Salvador, de Nicaragua et de Costa Rica, qui la lierait comme par une chaîne ininterrompue avec les assemblées mères du continent nord-américain. Des obstacles même redoutables devraient être surmontés, les ressources de la trésorerie bahá'íe devraient être dépensées libéralement à son compte et les efforts les plus habiles et les plus précieux devraient se consacrer à la cause de son éveil. L'érection d'encore un autre avant-poste de la foi, dans son coeur, constituera, je le crois fermement, une borne dans l'histoire de la période formative de la foi de Bahá'u'lláh au Nouveau Monde. Cela créera des occasions sans limites, galvanisera les efforts, ranimera la vie de ceux qui auront accompli cet exploit et infusera un immense courage et une joie infinie dans les coeurs des groupes isolés et des individus dans les républiques limitrophes et éloignées et exercera. des influences spirituelles intangibles et pourtant puissantes sur la vie et le développement futur de ses peuples.
UNE SAGESSE IMPÉNÉTRABLE, UNE VOLONTÉ ABSOLUMENT IRRÉSISTIBLE
Telles, amis chèrement aimés, sont les perspectives qui s'étendent devant les yeux et lancent un défi aux ressources de la communauté bahá'íe américaine en ces années finales du premier siècle de l'ère bahá'íe. Telles sont les qualités et les qualifications requises d'eux pour la décharge convenable de leurs responsabilités et de leurs devoirs. Telles sont les exigences, les possibilités et les objectifs du plan qui réclame chaque atome de leur énergie. Qui sait si ces quelques années qui restent et qui s'envoleront rapidement ne sont pas lourdes d'événements d'une ampleur inimaginable, de conflits plus, dévastateurs encore qu'aucun précédent. Les dangers, aussi sinistres qu'ils soient, ne doivent à aucun instant obscurcir le rayonnement de leur foi nouveau-née. Les luttes et la confusion, si déroutantes qu'elles soient, ne doivent jamais voiler leur vue. Les tribulations, si affligeantes qu'elles soient, ne doivent jamais ébranler leur résolution. Des dénonciations, si bruyantes qu'elles soient, ne doivent jamais saper leur loyauté. Des agitations, si bouleversantes qu'elles soient, ne doivent jamais dévier leur parcours. Le présent plan incarnant les espoirs germants d'un maître doit être poursuivi, implacablement poursuivi, quoi que ce soit qui leur arrivera à l'avenir, si affolantes que soient les crises qui puissent agiter leur pays ou le monde. Loin de relâcher leur résolution, loin de laisser leur tâche sombrer dans l'oubli, ils ne devraient en aucun instant, si fortement secoués qu'ils soient par les circonstances, oublier que la synchronisation de telles crises ébranlant le monde avec le déploiement progressif et avec la réalisation de leur mission divinement désignée est, en elle, une oeuvre de la Providence, le dessein d'une Sagesse impénétrable, et l'intention d'une Volonté absolument irrésistible, une Volonté qui dirige et qui contrôle, à sa façon mystérieuse, tant le sort de la foi que les destinées des hommes. Des processus pareillement simultanés de montée et de chute, d'intégration et de désintégration, d'ordre et de chaos, avec leurs réactions continues et réciproques entre elles, les unes sur les autres, ne sont que les aspects d'un plus grand plan, unique et indivisible, dont la source est Dieu, dont l'auteur est Bahá'u'lláh dont la scène des opérations est la planète tout entière et dont les objectifs ultimes sont l'unité de la race humaine et la paix de tout le genre humain.
De pareilles réflexions devraient renforcer la résolution de l'entière communauté bahá'íe, devraient dissiper leurs craintes et les stimuler à se redédier à chaque clause particulière de cette charte divine dont les grandes lignes ont été tracées pour eux par la plume de Abdu'l-Bahá. Le plan de sept ans, ainsi qu'il a déjà été affirmé, n'est que le stade initial, le tremplin pour le déploiement des implications de cette charte. L'impulsion originellement créée par le mouvement de cette plume-là et qui maintenant est en train de faire progresser à une vitesse accrue l'appareil du plan de sept ans, doit être accélérée encore plus dans les années initiales du prochain siècle et doit inciter la communauté bahá'íe américaine à lancer des stades ultérieurs dans le déploiement du plan divin, stades qui le porteront bien plus loin que les côtes de l'hémisphère du nord dans des pays et parmi des peuples où les actes d'héroïsme les plus nobles de la communauté seront admirés.
L'AVÈNEMENT DU ROYAUME
Que chacun qui est enclin à douter de la course. que cette communauté enviable est destinée à poursuivre, se tourne vers et médite les paroles de 'Abdu'l-Bahá encastrées jusqu'à la fin des temps dans les tablettes du plan divin et adressées à la communauté entière des croyants des États-Unis et du Canada: "La mesure complète de votre succès," les informe-t-il, "n'a pas encore été révélée, sa signification n'est toujours pas comprise. Sous peu vous serez témoins, de vos propres yeux, combien brillamment chacun de vous, tel un astre resplendissant, diffusera au firmament de votre pays la lumière de la direction divine et conférera à son peuple la gloire d'une vie immortelle... La portée de vos réalisations futures demeure encore celée. J'espère fermement que dans un proche avenir la terre entière sera émue et ébranlée par le résultat de vos réalisations. " L'espoir donc que 'Abdu'l-Bahá a chéri pour vous est que le même succès ayant accompagné vos efforts en Amérique puisse couronner vos démarches dans d'autres parties du monde, qu'à travers vous la renommée de la cause de Dieu soit diffusée partout à l'Est et à l'Ouest et que l'avènement du royaume du Seigneur des Armées soit proclamé sur tous les cinq continents du globe." "Dès l'instant," ajoute-t-il de manière significative, "que ce message divin est emporté par les croyants américains depuis les côtes de l'Amérique et qu'il se propage partout sur les continents d'Europe, d'Asie, d'Afrique et d'Australasie et aussi loin que les îles du Pacifique, cette communauté sera en effet sûrement établie sur le trône d'une souveraineté éternelle. Alors, tous les peuples du monde seront témoins que cette communauté est spirituellement illuminée et divinement guidée. Alors la terre entière retentira des louanges de sa majesté et de sa grandeur."
Aucun lecteur de ces paroles si vibrantes de promesses que même la consommation triomphante du plan de sept ans ne peut remplir, ne peut attendre qu'une communauté ayant été élevée si haut et dotée si généreusement, soit satisfaite des lauriers qu'elle récoltera dans un avenir immédiat. Se reposer sur de tels lauriers équivaudrait en vérité à une trahison de la confiance placée en cette communauté par 'Abdu'l-Bahá. Couper court à la chaîne des victoires qui doit la mener à ce triomphe suprême quand "La terre entière pourrait être émue et ébranlée" par les résultats de ses accomplissements briserait ses espérances. Vaciller et faillir à "propager à travers les continents d'Europe, d'Asie, d'Afrique et d'Australasie et aussi loin que les îles du Pacifique" un message proclamé si magnifiquement par elle sur le continent américain la priverait du privilège d'être "sûrement établie sur le trône d'une souveraineté éternelle. " Forfaire à l'honneur de proclamer "l'avènement du royaume du Seigneur des Armées" sur "tous les cinq continents du globe" réduirait au silence ces "louanges de sa majesté et de sa grandeur" qui retentiraient autrement partout sur "la terre entière."
Les croyants américains, ambassadeurs de la foi de Bahá'u'lláh, n'admettront jamais, j'en suis fermement convaincu une telle vacillation, défaillance ou négligence. Une telle confiance ne sera jamais trahie, de telles espérances ne seront jamais brisées, un tel privilège jamais forfait ni de telles louanges tues. Non, bien plutôt, la génération présente de cette communauté bénie, à plusieurs reprises bénie, multipliera de plus en plus ses forces et transmettra, pendant que le premier siècle arrive à sa fin, aux générations qui vont lui succéder, au second siècle, la torche de la direction divine non assombrie par les vents de tempête qui doivent souffler sur elle, afin qu'à leur tour elles puissent porter cette torche, avec cette même vigueur, fidélité et enthousiasme aux recoins les plus obscurs et les plus lointains de la terre.
Amis chèrement aimés! Je ne peux guère faire mieux, brûlant que je suis de prêter à chacun de vous toute assistance en mon pouvoir pour vous rendre aptes à accomplir plus efficacement encore vos devoirs divinement désignés, se multipliant continuellement, que d'attirer votre attention particulière, à cette heure décisive, sur ces passages immortels butinés à partir de la multitude d'écrits pas encore publiés et traduits de Bahá'u'lláh. Que ce soient sa révélation du rang et des fonctions de ses aimés ou ses éloges de la grandeur de sa cause ou lorsqu'il fait ressortir l'éminente importance d'enseigner ou les dangers qu'il présage, les conseils qu'il donne, les avertissements qu'il formule, les perspectives qu'il dévoile, les assurances et promesses qu'il donne, ces exemples dynamiques et typiques des paroles sublimes de Bahá'u'lláh, chacune étant en rapport direct avec les tâches qui, aujourd'hui, confrontent la communauté bahá'íe américaine, ne peuvent pas manquer de produire dans l'esprit et le coeur de quiconque de ses membres qui les approche avec l'humilité et le détachement bienséants, des réactions si puissantes qu'elles illumineront abondamment son existence entière et intensifieront ses efforts journaliers.
"O amis! Ne soyez pas insouciants des vertus dont vous avez été dotés ni négligents de votre haute destinée... Vous êtes les étoiles au ciel de l'entendement, la brise qui se lève au point du jour, les flots coulant doucement dont dépend la vie même de tous les hommes, les lettres inscrites sur son rouleau sacré." "O peuple de Bahá! Vous êtes les brises printanières qui se diffusent autour du monde. A travers vous Nous avons paré le monde de l'existence de l'ornement de la connaissance du Très-Miséricordieux. A travers vous la face du monde a été auréolée de sourires et l'éclat de Sa lumière a jailli. Accrochez-vous à la corde de constance de telle sorte que s'efface complètement toute vaine imagination. Hâtez-vous depuis l'horizon du pouvoir, au nom de votre Seigneur, l'Incontrôlé, et annoncez à Ses serviteurs avec sagesse et éloquence les joyeuses nouvelles de cette cause dont la splendeur a été diffusée sur le monde de l'existence. Prenez garde que rien ne vous retienne d'observer les choses qui vous ont été prescrites par la Plume de Gloire lorsqu'elle s'est mue sur Sa tablette avec majesté et puissance souveraines. Grande est la béatitude de celui qui a écouté sa voix pénétrante quand elle s'est levée, par le pouvoir de la vérité, devant tous ceux qui sont au ciel et tous ceux qui sont sur la terre... Ô peuple de Bahá! La rivière qui est la vie même s'est écoulée par amour de vous. Videz la coupe, en Mon nom, malgré ceux qui n'ont pas cru en Dieu, le Seigneur de la Révélation. Nous avons fait de vous les mains de Notre cause. Rendez victorieux cet Être lésé douloureusement éprouvé par les ouvriers d'iniquité. Lui, en vérité, assistera chacun de vous qui l'assiste et se souviendra de chacun qui se souvient de lui. En porte témoignage cette tablette qui a répandu la splendeur de la bienveillance de votre Seigneur, le Tout-Puissant, l'irrésistible." "Béni est le peuple de Bahá! Dieu m'en est témoin! Ils sont la consolation des yeux de la création. A travers eux les univers ont été parés et la Tablette Préservée embellie. Ils sont ceux qui ont navigué sur l'arche de l'indépendance complète, leurs visages tournés vers l'Aurore de Beauté. Combien grande est leur béatitude qu'ils aient atteint ce que leur Seigneur, l'Omniscient, le Très-Sage a voulu. A travers leur lumière les cieux ont été ornés et les faces de ceux qui l'ont approché ont été rendues resplendissantes." "Par les chagrins qui affligent la beauté du Tout-Glorieux! Telle est la station ordonnée pour le vrai croyant que, si à un moindre degré que le chas d'une aiguille la gloire de ce rang était dévoilée au genre humain, chaque spectateur serait consumé par son désir ardent d'y parvenir... Pour cette raison il a été décrété que durant la vie terrestre la mesure complète de la gloire de son propre rang resterait voilée aux yeux d'un tel croyant." "Si le voile était ôté et l'entière gloire du rang de ceux qui se sont entièrement tournés vers Dieu et qui, par leur amour pour Lui, ont renoncé au monde, était rendue manifeste, la création tout entière serait stupéfaite. "
" Je vous le dis en vérité! Nul n'a saisi la racine de cette cause. Il incombe à chacun, en ce jour, de percevoir avec l'oeil de Dieu et d'écouter avec Son oreille. Quiconque me perçoit d'un oeil qui soit autre que proprement le mien ne sera jamais capable de me connaître. Nulle parmi les Manifestations de jadis excepté à un degré prescrit n'a jamais complètement saisi la nature de cette Révélation." "Je témoigne devant Dieu de la grandeur, de l'inconcevable grandeur de cette Révélation. Maintes et maintes fois dans la plupart de nos tablettes nous avons rendu témoignage. de cette vérité, afin que le genre humain puisse être éveillé de son insouciance. " "Combien grande est la cause, combien stupéfiante est le poids de son message!" "En cette plus puissante Révélation toutes les Dispensations du passé ont atteint, l'apogée, le point final de leur consommation." "Ce qui a été rendu manifeste en cette prédominante et, très exaltée Révélation est sans parallèle dans les annales du passé et les époques futures n'en verront plus de pareille. " "Le dessein sous-jacent de toute la création est la révélation de ce Jour le plus sublime, le plus saint, le Jour connu comme Jour de Dieu dans Ses Livres et Écrits - le Jour dont tous les prophètes et les élus et les saints ont désiré être les témoins. " "L'essence la plus élevée et l'expression la plus parfaite de tout ce que les peuples anciens ont soit dit ou écrit a été envoyée à travers cette Révélation la plus puissante, depuis le ciel de la Volonté du Tout-Possédant, du Dieu Eternel." "Voici le Jour où les faveurs les plus excellentes de Dieu ont été déversées sur les hommes, le Jour où Sa plus puissante grâce a été infusée en toutes les choses créées." "Ceci est le Jour où l'océan de la miséricorde de Dieu a été manifestée aux hommes, le Jour où l'Étoile du Matin de Son aimable gentillesse a répandu son rayonnement sur eux, le Jour où les nuages de Sa munificente faveur ont abrité le genre humain tout entier." "Par la justice de moi-même! Grande, incommensurablement grande est cette cause. Puissant, inconcevablement puissant est ce Jour!" "Chaque prophète a annoncé la venue de ce Jour et chaque messager a gémi dans son désir ardent pour cette Révélation - une révélation qui, à peine avait-elle été révélée, toutes les choses créées se sont écriées et ont dit: 'La terre est à Dieu, le Très-Exalté, le Très-Grand!'" "Le Jour de la Promesse est venu et celui qui est le Promis proclame à haute voix à tous ceux qui sont au ciel et à tous ceux qui sont sur terre: 'En vérité, il n'y a pas d'autre Dieu que Lui, le soutien dans le péril, celui qui subsiste par Lui-même!' Je jure par Dieu! Ce qui a été enchâssé depuis l'éternité dans la science de Dieu, Celui qui connaît le visible et l'invisible, est révélé. Heureux l'oeil qui voit et la face qui se tourne vers la présence de Dieu, le Seigneur de toute existence." "Grand est en vérité ce Jour! Les allusions qui lui sont faites dans tous les Écrits sacrés en tant que Jour de Dieu attestent sa grandeur. Les âmes de tous les prophètes de Dieu et de tous les messagers divins ont eu soif de ce merveilleux Jour. Toutes les diverses tribus de la terre ont également soupiré d'y parvenir." "En ce jour une porte est plus grande ouverte que le ciel et la terre réunis. L'oeil de la miséricorde de Celui Qui est le désir des mondes est dirigé vers tous les hommes. Un acte, si infinitésimal qu'il soit, considéré dans le miroir de la science de Dieu, est plus grand qu'une montagne. Chaque goutte offerte dans son sentier est comme la mer dans ce miroir-là. Car ceci est le Jour que l'unique vrai Dieu, glorifié soit-Il, a annoncé dans Ses Livres à tous ses prophètes et à ses messagers. " " Ceci est une Révélation dans laquelle, si un homme répandait par amour d'elle une goutte de sang, des myriades d'océans seraient sa récompense. " " Un instant fugace, en ce Jour, transcende des siècles d'autrefois... Ni le soleil ni la lune n'ont été témoins d'un jour tel que ce Jour-ci." "Voici le Jour où le monde invisible s'écrie 'Grande est ta béatitude, ô terre, car tu as été faite l'escabeau de ton Dieu et tu as été choisie comme le siège de son trône puissant.'" "Le monde de l'existence brille en ce Jour avec la splendeur de cette révélation divine. Toute chose créée exalte sa grâce salvatrice et chante ses louanges. L'univers est plongé dans une extase de joie et d'allégresse. Les Écrits des dispensations passées célèbrent le grand jubilé qui doit nécessairement saluer ce plus grand Jour de Dieu. Heureux celui qui a vécu pour voir ce Jour et qui a reconnu son rang. " En ce Jour un Soleil différent s'est levé et un Ciel différent a été paré de ses étoiles et de ses planètes. Le monde est un autre monde et la cause est une autre cause." "Voici le Jour que les âges et les siècles passés ne peuvent jamais égaler. Sache-le, et ne sois pas des ignorants." "Voici le Jour où les oreilles humaines ont été privilégiées d'entendre ce que celui qui conversait avec Dieu (Moïse) entendit au Sinaï, ce que celui qui est l'ami de Dieu (Muhammad) entendit quand il monta vers Lui, le Soutien dans le Péril, Celui Qui subsiste par Lui-même." "Ce Jour est le Jour de Dieu et cette Cause Sa Cause. Heureux celui qui a renoncé à ce monde et qui s'est accroché à celui qui est l'aurore de la révélation de Dieu." "Voici le Roi des Jours ayant vu la venue du Très-Aimé, celui qui de toute éternité a été acclamé comme le Désir du Monde." "Voici le Souverain et le Roi de tous les jours. Grande est la béatitude de celui qui est parvenu, par la douce saveur de ce jour-là à la vie éternelle et qui, avec la plus grande constance, s'est levé pour assister la Cause de Celui Qui est le Roi des Noms. Un tel homme est comme l'oeil du corps de l'humanité." "Sans pareil est ce Jour, car il est comme l'oeil pour les âges et les siècles passés et comme une lumière dans l'obscurité des temps. " "Ce Jour est différent des autres jours et cette Cause différente des autres causes. Suppliez le seul vrai Dieu qu'Il ne prive pas les yeux des hommes d'apercevoir Ses signes ni de prêter leurs oreilles à la voix pénétrante de la Plume de Gloire." "Ces jours sont les, jours de Dieu dont un instant ne peut jamais être égalé par des âges et des siècles. Un atome, en ce jour, est comme le soleil, une goutte comme l'océan. Un seul souffle exhalé dans l'amour de Dieu et dans son service est inscrit par la Plume de Gloire comme un acte princier. Si les vertus de ce Jour devaient être contées, tous seraient abasourdis hormis ceux que ton Seigneur a exemptés." "Par la justice de Dieu! Voici les jours où Dieu a éprouvé les coeurs de l'entière compagnie de Ses messagers et prophètes et au-delà ceux qui veillent sur son sanctuaire sacré et inviolable, les habitants du Pavillon céleste et les résidents du Tabernacle de Gloire. " "Si la grandeur de ce Jour devait être révélée dans sa plénitude, chaque homme abandonnerait une myriade de vies dans son désir ardent de prendre part, ne fût-ce qu'un instant, à sa grande gloire - combien plus ce monde, et ses trésors corruptibles! " "Dieu le Vrai est mon témoin! Voici le Jour où il incombe à chacun qui voit de regarder, et à chaque oreille qui entend, d'écouter et à chaque coeur qui comprend de percevoir et à chaque langue qui parle de proclamer à tous ceux qui sont au ciel et sur la terre ce saint Nom, l'exalté et le sublime." "Dis, ô hommes! Voici un Jour inégalable. Inégalable doit être de même la langue qui célèbre la louange du Désir de toutes les nations et inégalable l'acte qui aspire à être acceptable à Ses yeux. Toute la race humaine a désiré ardemment ce Jour afin qu'elle puisse accomplir ce qui convient à son rang et est digne de sa destinée."
"Par le mouvement de Notre Plume de Gloire Nous avons, par ordre de l'ordonnateur Omnipotent insufflé une nouvelle vie en chaque corps et infusé dans chaque mot une nouvelle puissance. Toutes les choses créées proclament les preuves de cette régénération universelle." "Ô peuples! Je le jure par le seul vrai Dieu! Voici l'océan duquel découlent les mers et avec lequel chacun d'elle sera finalement unie. A partir de Lui tous les soleils ont été engendrés et à Lui tous retourneront. Par sa puissance les Arbres de la révélation divine ont donné leurs fruits, chacun d'eux ayant été envoyé dans la forme d'un prophète, apportant un message aux créatures de Dieu dans chacun des mondes dont Dieu seul peut compter le nombre, en sa science universelle. Ceci, Il l'a accompli par l'entremise d'une seule lettre de son verbe, révélé par sa plume, - une plume mue par son doigt qui guide - son doigt même soutenu par le pouvoir de la Vérité de Dieu." "Par la justice du seul vrai Dieu! Si une parcelle d'un joyau était perdue et enfouie sous une montagne de pierres et gisait cachée au-delà des sept mers, la Main d'Omnipotence la dévoilerait certainement en ce Jour, pure et libre de scories. "Chaque lettre particulière procédant de Notre bouche est dotée d'un tel pouvoir régénérateur qu'il la rend capable d'amener à l'existence une nouvelle création une création dont la grandeur est impénétrable sauf à Dieu. Il a en vérité connaissance de toute chose." "C'est en Notre pouvoir, si Nous le désirons, de rendre un brin de poussière sur l'eau capable de créer en moins d'un clin d'oeil des soleils d'une splendeur infinie, inimaginable, de transmuer une goutte de rosée en de vastes et innombrables océans, d'infuser en chaque lettre une telle force qu'elle soit capable de déployer toutes les connaissances des temps écoulés et futurs." "Nous sommes doués d'un tel pouvoir qui, mis au jour, transmuera le poison le plus mortel en une panacée universelle d'une infaillible efficacité. "
" Les jours approchent de leur fin et, cependant, l'on voit les peuples de la terre immergés dans une insouciance lamentable et perdus dans une erreur manifeste. " " Grande, grande est la Cause! L'heure approche où la plus grande convulsion sera apparue. Je le jure par Celui Qui est la Vérité! Elle provoquera la séparation qui affligera chacun, même ceux qui gravitent autour de moi." "Dis: Ô concours des insouciants! Je le jure par Dieu! Le jour promis est venu, le jour où les épreuves qui vous tourmenteront auront surgi au-dessus de vos têtes et au-dessous de vos pieds, en disant:' Goûtez ce que vos mains ont forgé.'" "Le temps pour la destruction du monde et de ses peuples est arrivé. Celui Qui est le Pré-Existant est venu, afin de donner la vie éternelle et d'accorder la protection éternelle et de conférer ce qui contribue à la vraie vie. " "Le jour approche où la flamme de sa civilisation dévorera les villes, où la Langue de Grandeur proclamera: 'Le royaume est à Dieu, l'Omnipotent, le Très-Loué!'" "Ô vous qui êtes privés d'entendement! Une sévère épreuve vous poursuit et vous saisira subitement. Hâtez-vous, afin que peut-être elle passe et ne vous inflige aucun mal." " 0 vous les peuples du monde! Sachez, en vérité, qu'une calamité imprévue vous poursuit et qu'une contribution douloureuse vous attend. Ne croyez pas que les actions que vous avez commises aient été effacées à Ma vue." "Ô insouciants! Bien que les merveilles de Ma miséricorde aient enveloppé toutes choses créées, tant visibles qu'invisibles, et que les révélations de ma grâce et de ma munificence aient pénétré chaque atome de l'univers, cependant douloureuse est la verge avec laquelle je châtie les méchants et terrible la véhémence de mon courroux contre eux. " "Ne te plains pas de ceux qui se sont affairés autour des choses de ce monde et qui ont oublié la souvenance de Dieu, le Plus Grand. Par Celui Qui est la Vérité Eternelle! Le jour approche où la colère courroucée du Tout-Puissant les aura saisis. Il est en vérité l'Omnipotent, Celui Qui Subjugue Tout, le Très-Puissant. Il purifiera la terre des souillures de leur corruption et la donnera en héritage à ceux d'entre ses serviteurs qui sont proches de Lui." "Bientôt le cri: 'Oui, ô oui, Me voici, Me voici!' sera perçu de tous les pays. Car il n'y eut jamais d'autre refuge pour s'enfuir et il ne pourra jamais en exister pour quiconque." "Et quand l'heure désignée sera venue, apparaîtra soudainement ce qui fera trembler les membres de l'humanité. Alors, et alors seulement, l'Étendard divin sera déployé et le Rossignol du Paradis chantera sa mélodie."
"Au début de toute révélation les adversités ont prévalu qui ont été inversées plus tard en une grande prospérité." "Dis: Ô peuples de Dieu! Prenez garde de ne vous laisser effrayer par les forces de la terre ou de ne vous laisser affaiblir par la puissance des nations ou de ne vous laisser décourager par le tumulte des gens de discorde ou de ne vous laisser attrister par la gloire terrestre. Soyez comme une montagne dans la cause de votre Seigneur, le Tout-Puissant, le Tout-Glorieux, l'Incontrôlable "Dis: Prenez garde, ô peuple de Bahá, de ne vous faire dépouiller de votre force par les forts de la terre; que ceux qui gouvernent le monde ne vous emplissent de crainte. Placez votre confiance en Dieu et remettez vos affaires entre ses mains. Lui, en vérité, vous rendra victorieux et Il est, en vérité, puissant pour faire ce qu'Il veut et entre Ses mains. Il tient les rênes de l'omnipotente puissance." "Je jure par ma vie! Rien hormis ce qui peut leur être profitable ne peut advenir à mes bien-aimés, la plume de Dieu, du Très-Puissant, du Tout-Glorieux, du Très-Aimé en porte témoignage." "Ne souffrez pas que les événements du monde vous attristent. Je jure par Dieu! La mer de joie soupire d'atteindre votre présence, car toute bonne chose a été créée pour vous et selon les besoins de l'époque, elle' vous sera dévoilée. " "Ô mes serviteurs! Ne vous chagrinez pas si, en ces jours et sur ce plan terrestre, des choses contraires à vos désirs ont été ordonnées et manifestées par Dieu, car des jours de joie bienheureuse, de délices célestes vous sont certainement réservés. Des mondes sacrés et spirituellement glorieux se dévoileront à vos yeux. En ce monde et en l'autre, vous avez été destinés par Lui à prendre part à ces privilèges, à partager leurs joies et à obtenir une portion de leur grâce fortifiante. Vous parviendrez, sans aucun doute, à chacune d'entre elles en particulier. "
"Voici le jour où il faut parler. Il incombe au peuple de Bahá de s'efforcer de guider les peuples du monde avec la plus grande patience et indulgence vers l'Horizon Le Plus Grand. Chaque corps sollicite à haute voix une âme. Par le souffle de la parole de Dieu les âmes célestes doivent ranimer les morts d'un esprit nouveau. Dans chaque mot est recelé un nouvel esprit. Heureux l'homme qui y parvient et qui s'est levé pour enseigner la cause de Celui Qui est le Roi de l'Eternité. " "Dis: Ô serviteurs! Le triomphe de cette cause a dépendu et continuera de dépendre de l'apparition d'âmes saintes, de la manifestation de belles actions et de la révélation de paroles d'une sagesse consommée. " "Concentrez vos énergies sur la propagation de la foi de Dieu. Quiconque est digne d'une vocation si élevée, qu'il se lève et la poursuive. Quiconque n'en est pas apte, il a le devoir de désigner celui qui à sa place proclamera cette révélation dont le pouvoir a fait trembler les fondations des structures les plus puissantes, qui a réduit chaque montagne en poussière et a stupéfié chaque âme. " "Que votre souci principal soit de sauver du bourbier de l'extinction imminente celui qui est tombé et de l'aider à embrasser l'ancienne foi de Dieu. Votre comportement à l'égard de votre voisin devrait être tel qu'il manifeste clairement les signes du seul vrai Dieu, car vous êtes les premiers parmi les hommes à avoir été créés à nouveau par Son esprit, les premiers à L'adorer et à plier le genou devant Lui, les premiers à graviter autour de son trône de gloire." "Ô vous les bien-aimés de Dieu! Ne vous reposez pas, non, dépensez-vous aussitôt que vous avez reconnu votre Seigneur, le Créateur, et que vous entendez les choses qui Lui sont advenues, et hâtez-vous à son assistance. Déliez vos langues et proclamez sans cesse sa cause. Ceci sera meilleur pour vous que tous les trésors du passé et de l'avenir, si vous êtes de ceux qui comprennent cette vérité." "Je jure par Celui qui est la Vérité! Sous peu Dieu ornera le début du Livre de l'Existence de la mention de Ses bien-aimés ayant subi la tribulation sur Son sentier et ayant voyagé à travers les contrées en Son nom et pour Le louer. Quiconque est parvenu en leur présence se glorifiera de leur rencontre et tous ceux qui résident dans tout pays seront illuminés par leur souvenir." Rivalisez les uns avec les autres dans le service de Dieu et de sa cause. Voilà en vérité ce qui vous est profitable en ce monde et dans celui à venir Votre Seigneur, le Dieu de Miséricorde, est le Très Informé, l'Omniscient. Ne vous affligez pas des choses dont vous êtes témoins en ce jour. Le jour viendra où les langues des nations proclameront: "La terre est à Dieu, le Tout-Puissant, L'Unique, l'incomparable, l'Omniscient!" "Bénis soient le lieu et la maison, et l'endroit et la cité, et le coeur et la montagne, et le refuge et la caverne, et la vallée et la terre, et la mer et l'île et la prairie où Dieu a été mentionné et où ses louanges ont été célébrées. " " Le déplacement même d'un lieu à un autre, s'il est entrepris par amour de Dieu, a toujours exercé et peut aujourd'hui exercer son influence sur le monde. Dans les livres, anciens le rang de ceux qui ont voyagé partout pour guider les serviteurs de Dieu a été exposé et décrit." "Je jure par Dieu! Si grandioses sont les choses ordonnées pour ceux qui sont demeurés fermes, que si elles devaient être dévoilées, même de la grandeur du chas d'une aiguille, tous ceux qui sont au ciel et sur la terre en seraient confondus hormis ceux que Dieu, le Seigneur de tous les mondes, a voulu exempter." "Je jure par Dieu! Ce qui a été destiné pour celui qui assiste ma cause transcende les trésors de la terre. " "Quiconque desserre en ce jour ses lèvres et fait mention du nom de son Seigneur, les armées de l'inspiration divine descendront sur lui du ciel de mon nom, l'Omniscient, le Très-Sage. Sur lui descendront aussi les Concours suprêmes, chacun d'eux portant haut un calice de pure lumière. Ainsi en a-t-il été pré ordonné dans le royaume de la révélation de Dieu, au commandement de Celui qui est le Très Glorieux, le Plus Puissant." "Par la justice de Celui qui, en ce jour, s'écrie au coeur même de toute chose créée 'Dieu, il n'y a pas d'autre Dieu que moi! Si quelqu'homme se levait pour défendre en ses écrits la cause de Dieu contre ses assaillants, un tel homme, si peu considérable que soit sa part, sera tellement honoré dans le monde à venir que le Concours suprême lui envierait sa gloire. Aucune plume ne peut dépeindre la grandeur de son rang et nulle langue ne peut décrire sa splendeur." "Plaise à Dieu que vous soyez tous fortifiés pour réaliser ce qui est la volonté de Dieu et que vous soyez gracieusement assistés pour apprécier le rang conféré à ceux parmi ses bien-aimés qui se sont levés pour Le servir et pour magnifier Son nom. Sur eux soit la gloire de Dieu, la gloire de tout ce qui est au ciel et de tout ce qui est sur la terre et la gloire des habitants du très-exalté Paradis, le ciel des cieux." "Ô peuple de Bahá! C'est un signe de miséricorde qu'il n'y ait personne pour rivaliser avec vous. Buvez à longs traits le vin de l'immortalité à la Coupe de Munificence, malgré ceux qui ont répudié Dieu, le Seigneur des noms et le Façonneur des cieux. "
"Je jure par le seul vrai Dieu! Voici le jour de ceux qui se sont détachés de tout hormis de Lui, le jour de ceux qui ont reconnu son unité, le jour où Dieu façonne des mains de son pouvoir des êtres divins et des essences impérissables dont chacun rejettera au loin le monde et tout ce qui s'y trouve et deviendra si ferme dans la cause de Dieu que chaque coeur sage et compréhensif s'en émerveillera." "Il y a cachée derrière le Voile sacré et se préparant au service de Dieu une compagnie de ses élus qui seront manifestés aux hommes, qui aideront sa cause, qui ne craindront personne, même si la race humaine tout entière se lève et les combat. Ce sont ceux qui devant les regards des habitants de la terre et des résidents des cieux se lèveront et acclameront le nom du Tout-Puissant, et appelleront les enfants des hommes dans le sentier de Dieu, le Tout Glorieux, le Très-Loué." "Le jour approche où Dieu, par un acte de Sa volonté, aura engendré une race d'hommes dont la nature est impénétrable sauf à Dieu, le Tout-Puissant, Celui qui subsiste par Lui-même. " "Sous peu Il puisera du Sein de Puissance, des Mains d'Ascendance et de Puissance - des mains qui se lèveront pour remporter la victoire pour cet Adolescent et qui purgeront l'humanité des souillures des proscrits et des impies. Ces mains-là ceindront leurs reins pour défendre la foi de Dieu et subjugueront en mon nom, l'indépendant, le fort, les peuples et les gens de la terre. Ils entreront dans les villes et ils insuffleront la crainte dans les coeurs de tous leurs habitants. Telles sont les preuves de la puissance de Dieu; combien redoutable, combien véhémente est sa puissance!"
Une parole de plus en guise de conclusion. Parmi certains propos les plus importants et les plus stimulants jamais énoncés par 'Abdu'l-Bahá au cours de ses mémorables périples sur le continent nord-américain se situent les suivants: "Que cette démocratie américaine soit la première nation à établir les fondations d'un accord international. Qu'elle soit la première nation à proclamer l'unité du genre humain. Qu'elle soit la première à déployer l'étendard de la plus grande Paix." Et à nouveau: "Le peuple américain est en vérité digne d'être le premier à édifier le tabernacle de la grande Paix et à proclamer l'unité du genre humain... Car l'Amérique a développé des facultés et des capacités plus merveilleuses que d'autres nations... La nation américaine est équipée et en pouvoir d'accomplir ce qui parera les pages de l'histoire, de devenir l'objet d'envie du monde et d'être bénie tant à l'Est qu'à l'Ouest en raison du triomphe de son peuple... Le continent américain offre des signes et des preuves d'un très grand avancement. Son avenir est encore plus prometteur car son influence et son illumination s'étendent au loin. Il guidera toutes les nations spirituellement. "
LA DESTINEE DE L'AMÉRIQUE
Les énergies créatrices mystérieusement engendrées par les premiers remous de l'ordre mondial embryonnaire dé Bahá'u'lláh, aussitôt libérées au sein d'une nation destinée à devenir son berceau et son champion, ont doté cette nation du mérite, l'ont investie de pouvoirs et de capacités et l'ont spirituellement pourvue à jouer le rôle présagé dans ces paroles prophétiques. Le potentiel que cette mission divinement assignée a infusé en son peuple, commence à se manifester d'une part à travers les efforts conscients et les accomplissements nationaux tant dans la sphère de l'enseignement que de celui de l'administration parmi les activités bahá'íes de la communauté organisée des adhérents de Bahá'u'lláh sur le continent nord-américain. Ce même potentiel, séparé et cependant collatéral à ces efforts et réalisations est en train d'autre part de façonner insensiblement, sous l'impact des forces politiques et économiques mondiales, la destinée de cette nation et d'influencer la vie et les actions tant de son gouvernement que de son peuple.
Aux efforts et aux relations de ceux qui, conscients de la révélation de Bahá'u'lláh, travaillent maintenant sur ce continent, au cours présent et futur de leurs activités i ai suffisamment fait allusion dans les pages précédentes. Si la destinée du peuple américain doit être saisie correctement dans son ensemble, un mot devrait maintenant être énoncé concernant l'orientation de cette nation dans sa totalité et la tendance générale des affaires de son peuple. Car, qu'importe combien la nation est ignorante de la source de laquelle procèdent ces énergies dirigeantes et combien le processus est lent et laborieux, ü devient de plus en plus évident que la nation tout entière gravite, soit par l'entremise de son gouvernement ou autrement, sous l'influence de forces qu'elle ne peut ni comprendre ni contrôler, vers de telles associations ou lignes de conduite où, ainsi que l'a indiqué 'Abdu'l-Bahá, doit se trouver sa véritable destinée. Tant la communauté des croyants américains, consciente de cette source, que la grande masse de leurs concitoyens qui n'ont pas encore reconnu la main qui dirige leur destinée, contribuent, chacun à sa guise, à la réalisation des espérances, à l'accomplissement des promesses énoncées dans les paroles de 'Abdu'l-Bahá citées ci-dessus.
Le monde continue sur sa lancée. Ses événements se déploient sinistrement et avec une rapidité déroutante. Le tourbillon de ses passions est rapide et alarme par sa violence. Son tourbillon est en train d'attirer insensiblement le Nouveau Monde. Les foyers potentiels de tempête de la terre sont déjà en train de jeter leurs ombres sur ses côtes. Des dangers inimaginables et imprévisibles menacent tant de l'intérieur que de l'extérieur. Ses gouvernements et peuples sont graduellement empêtrés dans les spirales des crises récurrentes et des controverses sauvages du monde. Les océans Atlantique et Pacifique se rétrécissent à chaque accélération de la marche en avant de la science, toujours davantage en de simples canaux. La grande république de l'Ouest se trouve spécialement impliquée. Des grondements lointains retentissent de manière menaçante dans les ébullitions de ses peuples. Sur ses flancs se rangent les foyers potentiels de tempête du continent de l'Europe et de l'Extrême Orient. A son horizon méridional se dessine ce qui pourrait, et c'est concevable, se développer en un autre centre d'agitation et de péril. Le monde se rétrécit en un voisinage. L'Amérique, volontairement ou involontairement, doit affronter cette nouvelle situation et s'y attaquer. Pour des raisons de sécurité nationale, sans parler de tout motif humanitaire, elle doit assumer les obligations imposées par ce voisinage nouvellement créé. Aussi paradoxal que ça puisse paraître, sa seule espérance de se dépêtrer des périls qui se concentrent autour d'elle est de s'empêtrer dans cette même toile d'association internationale que la main d'une impénétrable Providence est en train de tisser. Le conseil de 'Abdu'l-Bahá pour un officier de haut rang de son gouvernement revient à l'esprit, avec une particulière pertinence et force. "Vous pouvez le mieux servir votre pays si vous vous efforcez, en votre qualité de citoyen du monde, de prêter votre concours à l'application éventuelle du principe de fédéralisme à la base du gouvernement de votre propre pays aux relations existant maintenant entre les peuples et nations du monde. " Les idéaux qui ont enflammé l'imagination du président tragiquement inapprécié de l'Amérique dont les efforts élevés. bien qu'infirmés par une génération privée de vision, que 'Abdu'l-Bahá acclama de sa propre plume comme signe de l'aurore de la Plus Grande Paix, bien que gisant maintenant dans la poussière, font d'amères reproches à une génération insouciante de les avoir abandonnés si cruellement.
Que le monde soit entouré de périls, que les dangers s'accumulent maintenant et menacent actuellement la nation américaine, aucun observateur lucide ne peut le nier. La terre est maintenant transformée en un camp armé. A tel point que cinquante millions d'hommes se trouvent soit sous les armes soit en réserve. Pas moins que la somme de trois billions de livres est dépensée en une année pour ses armements. La lumière de la religion est ternie et l'autorité morale se désintègre. Les nations du monde sont, pour la plupart, tombées victimes des idéologies qui luttent et menacent de disloquer les fondations mêmes de leur unité politique chèrement gagnée.. Les multitudes agitées dans ces pays-là les regardent avec mécontentement, armées jusqu'aux dents, sont déconcertées de crainte et grognent sous le joug des tribulations engendrées par des conflits politiques, du fanatisme racial, des haines nationales et des animosités religieuses. " Les vents du désespoir", a indiscutablement affirmé Bahá'u'lláh, "soufflent, hélas, de tous les côtés et les conflits qui divisent et affligent la race humaine s'accroissent journellement. Les signes de convulsions imminentes et de chaos peuvent être maintenant discernés... " "Les maux", a écrit 'Abdu'l-Bahá, prophétisant d'aussi loin en arrière que deux décades, "dont le monde souffre aujourd'hui se multiplient, les ténèbres qui l'enveloppent se condenseront. Les Balkans resteront mécontents. Son agitation s'accroîtra. Les puissances vaincues continueront à créer des troubles. Elles auront recours à tout moyen qui puisse rallumer le brasier de la guerre. Des mouvements nouvellement créés et mondiaux dans leur portée mettront tout en oeuvre pour le progrès de leurs desseins. Les mouvements gauchistes acquerront une grande importance. Leur influence s'étendra." Quant à la nation américaine elle-même, la voix de son propre président, insistante et claire, avertit son peuple que, par le développement de l'aviation et par divers facteurs, une attaque éventuelle de leur pays est désormais infiniment plus imminente. Son secrétaire d'État, s'adressant lors d'une conférence récente aux représentants réunis de toutes les Républiques américaines, profère un avertissement non moins inquiétant. " Ces forces remuantes se dessinent partout à travers le monde de façon menaçante, - leur ombre sinistre tombe au travers de notre propre hémisphère. " Quant à sa presse, la même note d'avertissement et d'alarme y résonne face à un danger qui s'approche. " Nous devons nous préparer à nous défendre tant à l'intérieur qu'à l'extérieur... Notre frontière défensive est longue. Elle s'étend du Point Barrow en Alaska jusqu'au Cap Horn et de l'Atlantique au Pacifique. Quant au point où les agresseurs d'Europe ou d'Asie peuvent nous frapper, nous ne pouvons le dire. Ce pourrait être n'importe où, n'importe quand ... Nous n'avons guère de choix sinon de nous armer nous-mêmes ... Nous devons monter une garde vigilante sur l'hémisphère de l'Ouest. "
La distance que la nation américaine a parcourue depuis sa répudiation formelle et catégorique de l'idéal wilsonien, les modifications survenues de manière si inattendue dans les récentes années, la direction dans laquelle les événements mondiaux s'engagent, avec leur impact inévitable sur la politique et l'économie de la nation, sont pour chaque observateur bahá'í, qui envisage les développements de la situation internationale à la lumière des prophéties de Bahá'u'lláh et de 'Abdu'l-Bahá, très significatives et hautement instructives et encourageantes. Tracer le cours exact que cette nation suivra en ces temps troublés et en ces années lourdes de conséquences serait impossible. Jugeant d'après la direction que prennent les affaires aujourd'hui, nous ne pouvons que prévoir le cours qu'elle choisira le plus vraisemblablement: poursuivre ses relations tant avec les républiques de l'Amérique qu'avec les pays des autres continents.
Une association plus intime avec ces républiques lune part et d'autre part une participation accrue, à divers degrés, aux affaires du monde entier, résultat des crises internationales récurrentes, semble être le développement le plus probable que l'avenir réserve à ce pays-là. Des entraves doivent inévitablement survenir, des revers doivent être supportés au cours de l'évolution de ce pays vers son ultime destinée. Rien, cependant, ne peut finalement modifier ce courant ordonné pour lui par la plume infaillible de 'Abdu'l-Bahá. Son unité fédérée ayant déjà été achevée et ses institutions intérieures consolidées - un stade qui a marqué l'avènement de sa maturité comme ensemble politique - son évolution ultérieure en tant que membre de la famille des nations doit', dans des circonstances qui ne peuvent être envisagées à présent, se poursuivre fermement. Une telle évolution doit persister jusqu'aux temps où cette nation, par la part active et décisive qu'elle aura jouée dans l'organisation et le règlement paisible des affaires du genre humain, aura atteint la plénitude de ses pouvoirs et de ses fonctions en tant que membre éminent et partie constituante d'un monde fédéré.
Cet état de choses doit faire paraître bien sombre le proche avenir de cette nation, confrontée aux multiples problèmes et perplexités affligeant l'humanité et qui se présentent à elle d'une manière persistante, graduelle et inévitable. La calamité bouleversant le monde que Bahá'u'lláh, ainsi qu'il a été cité dans les pages précédentes, a prophétisée, la trouvera peut-être balayée à un degré sans précédent dans son tourbillon. Contrairement à ses réactions envers le dernier conflit mondial, elle va en émerger consciemment déterminée à saisir sa chance, à jeter tout le poids de son influence dans la balance pour surmonter les problèmes gigantesques qu'une telle calamité doit laisser dans son sillage et d'exorciser pour toujours, de concert avec ses nations soeurs tant de l'Est que de l'Ouest, le plus grand fléau qui, de temps immémoriaux, a affligé et dégradé la race humaine.
Alors, et alors seulement, la nation américaine, pétrie et purifiée dans le creuset d'une guerre généralisée, rompue à ses rigueurs et disciplinée par ses leçons, sera à même de lever sa voix dans le concert des nations, a oser elle-même la pierre angulaire d'une paix universelle et durable, à proclamer la solidarité, l'unité et la maturité du genre humain et d'assister à l'établissement du règne promis, de la justice sur la terre. Alors, et alors seulement, la nation américaine sera capable, pendant que la communauté des croyants américains dans sa sphère consomme sa mission divinement désignée, d'accomplir sa destinée indiciblement glorieuse ordonnée pour elle par le Tout-Puissant et enchâssée dans les écrits de 'Abdu'l-Bahá. Alors, et alors seulement, la nation américaine accomplira "ce qui parera les pages de l'histoire," "sera l'objet de l'envie du monde et sera bénie tant à l'Est qu'à l'Ouest. "
25 décembre, 1938 SHOGHI
Titre anglais de cet ouvrage.
THE ADVENT OF DIVINE JUSTICE
Traduction: Bijan et Agnès GHAZNAVI
Das Kommen Göttlicher Gerechtigkeit á Shoghi Effendi á Bahá'í Verlag GmbH, Auflage 4.02 (O-2021-06-12)
Das Kommen Göttlicher Gerechtigkeit
Shoghi Effendi
An die Geliebten Gottes und die Dienerinnen des Gnadenvollen in den Vereinigten Staaten und in Kanada.
Innig geliebte Brüder und Schwestern in der Liebe Bahá’u’lláhs:
Es wäre wohl schwierig, die Gefühle unbezähmbarer Freude und Begeisterung angemessen auszudrücken, die mein Herz jedes Mal durchfluten, wenn ich innehalte, um über die unaufhörlichen Beweise tatkräftiger Energie nachzudenken, die die standhaften Pioniere der Weltordnung Bahá’u’lláhs bei der Durchführung des ihnen anvertrauten Planes beseelt. Die Unterzeichnung des Vertrages durch Ihre gewählten nationalen Vertreter, welche die Eröffnung des letzten Abschnittes des größten Vorhabens zu erkennen gibt, das von den Anhängern des Glaubens Bahá’u’lláhs im Westen je unternommen wurde, und der in den aufeinanderfolgenden Berichten ihres Nationalen Lehrausschusses niedergelegte, außerordentlich ermutigende Fortschritt bezeugen – über den Schatten jedes Zweifels erhaben – die Treue, Tatkraft und Sorgfalt, mit der Sie die mannigfaltigen Unternehmungen durchführen, die zwangsläufig mit dem Fortschreiten des Siebenjahresplanes verbunden sind. Nach seinen beiden Gesichtspunkten und in all seinen Einzelheiten wird er mit beispielhafter Regelmäßigkeit und Genauigkeit, mit unverminderter Wirksamkeit und lobenswerter Eile ausgeführt.
Dem Einfallsreichtum, den die nationalen Vertreter der amerikanischen Gläubigen in den letzten Monaten so schlagend bewiesen haben und der durch die von ihnen ergriffenen aufeinanderfolgenden Maßnahmen so deutlich bezeugt wurde, entsprach die treue, bedingungslose und großzügige Unterstützung, die ihnen in jedem kritischen Abschnitt und mit jedem neuen Schritt in der Wahrnehmung ihrer heiligen Pflichten von all denen gewährt wurde, die sie vertreten. Diese enge Wechselwirkung, dieser vollkommene Zusammenhalt, diese beständige Harmonie und Kameradschaft zwischen den verschiedenen Einrichtungen, die zum organischen Leben jeder gut funktionierenden Bahá’í-Gemeinde beitragen und das grundlegende Rahmenwerk dafür bilden, sind eine Erscheinung, die einen deutlichen Gegensatz zu den zersetzenden Neigungen darstellt, welche von den uneinigen Elementen der heutigen Gesellschaft so tragisch an den Tag gelegt werden. Während jede sichtbare Prüfung, die Seiner erwählten Gemeinde aufzuerlegen die unerforschliche Weisheit des Allmächtigen für notwendig erachtet, nur dazu dient, ihr unentbehrliches Zusammengehörigkeitsgefühl von neuem zu veranschaulichen und ihre innere Stärke zu festigen, enthüllt jede neue Krisis im Geschick eines dekadenten Zeitalters .immer überzeugender als die vorangegangene die zerstörenden Einflüsse, die die Lebenskraft seiner untergehenden Einrichtungen rasch untergraben und ihre Grundlagen erschüttern.
Für diese Beweise des Eingreifens einer immer wachsamen Vorsehung müssen sie, die der Gemeinde des Größten Namens gleichzusetzen sind, immerwährende Dankbarkeit empfinden. Sie können nicht umhin, aus jedem neuen Zeichen Seiner nie versagenden Gnade einerseits und Seiner Heimsuchung andererseits nie endende Hoffnung und frischen Mut zu schöpfen. Wachsam und bereit, jede Gelegenheit zu ergreifen, welche ihnen die Umdrehungen des Schicksalsrades innerhalb ihres Glaubens bieten, und ohne Furcht beim Anblick der krampfartigen Zuckungen,, die früher oder später diejenigen befallen werden, die sich geweigert haben, sein Licht anzunehmen, müssen sie und diejenigen, die sich nach ihnen mühen werden, vorwärtsdrängen, bis die Vorgänge, die jetzt in Bewegung gesetzt wurden, ihre Kraft ausgestrahlt und ihren Anteil beigetragen haben zur Geburt einer Ordnung, die sich nun im Schoße eines trächtigen Zeitalters regt.
Wiederkehrende Krisen
Diese wiederkehrenden Krisen, die mit unheilverkündender Häufigkeit und unwiderstehlicher Kraft einen ständig wachsenden Teil der Menschheit heimsuchen, müssen, wenn auch vorübergehend, zwangsläufig ihren unheilvollen Einfluss bis zu einem gewissen Grade auch auf eine Weltgemeinde ausüben, die ihre Verzweigungen bis an die äußersten Grenzen der Erde ausgedehnt hat. Wie kann der Beginn eines Weltaufstandes, der Kräfte entbindet, die das soziale, religiöse, politische und das wirtschaftliche Gleichgewicht einer organisierten Gesellschaft so tiefgreifend stören und politische Systeme, Rassenlehren, soziale Ideen, kulturelle Maßstäbe, religiöse Bindungen und Handelsbeziehungen in Chaos und Verwirrung treiben – wie können solche Erschütterungen von so großem Umfang und so ohne jedes Beispiel verfehlen, Auswirkungen auf die Einrichtungen eines noch so jungen Glaubens zu haben, dessen Lehren einen unmittelbaren und lebenswichtigen Einfluss auf jedes dieser Gebiete des menschlichen Lebens und Verhaltens haben?
Man braucht sich deshalb nicht zu wundern, wenn sie, die das Banner eines so durchdringenden Glaubens und einer so herausfordernden Sache hochhalten, sich durch den Angriff dieser welterschütternden Kräfte beeinflusst finden. Man braucht sich auch nicht zu wundern, wenn sie sehen, dass ihre Freiheit inmitten dieses Wirbels widerstreitender Leidenschaften beeinträchtigt wird, ihre Grundsätze verachtet, ihre Einrichtungen geschmäht, ihre Beweggründe herabgesetzt werden, ihre Glaubwürdigkeit in Frage gestellt und ihr Anspruch verworfen wird.
Im Herzen des europäischen Kontinents wurde eine Gemeinde, die, wie von ‘Abdu’l-Bahá vorhergesagt, dazu ausersehen ist, vermöge ihrer geistigen Wirkungskraft und ihrer geographischen Lage den Glanz des Glaubenslichtes auf die umliegenden Länder auszustrahlen, durch die Beschränkungen lahmgelegt, die eine Regierung, die ihren Sinn und Zweck völlig missverstanden hat, ihr aufzuerlegen für notwendig erachtete. Ihre Stimme ist leider verstummt, ihre Einrichtungen sind aufgelöst, ihre Literatur verboten, ihre Archive beschlagnahmt und ihre Zusammenkünfte untersagt.
In Zentralasien, in der Stadt, die sich der einzigartigen Auszeichnung erfreut, von ‘Abdu’l-Bahá als Heimstätte des ersten Mashriqu’l-Adhkár der Bahá’í-Welt ausgewählt worden zu sein, und in den Städten und Dörfern der Provinz, zu der sie gehört, findet sich der schwer bedrängte Glaube Bahá’u’lláhs als Ergebnis der außergewöhnlichen und einzigartigen Lebenskraft, die er im Verlaufe mehrerer Jahrzehnte an den Tag gelegt hat, der Gewalt von Mächten preisgegeben, die, durch seine wachsende Kraft beunruhigt, nun darauf aus sind, ihn bis zum völligen Unvermögen zu erniedrigen. Sein Tempel, obwohl er noch für Zwecke der Bahá’í-Andacht benützt wird, wurde enteignet, seine Räte und Ausschüsse aufgelöst, seine Lehrarbeit lahmgelegt, seine Hauptförderer wurden verbannt und nicht wenige seiner begeistertsten Anhänger, Männer und Frauen, gefangengesetzt.
In seinem Geburtslande, wo die überwältigende Mehrheit seiner Anhänger lebt – einem Lande, dessen Hauptstadt von Bahá’u’lláh als »Mutter der Welt«Q1 und »Tagesanbruch der Freude der Menschheit« gepriesen wurde – betreibt eine Staatsbehörde, die sich bis jetzt noch nicht offiziell von den lähmenden Einflüssen einer veralteten, fanatischen und schändlich korrupten Geistlichkeit gelöst hat, unbarmherzig ihren Feldzug gegen die Anhänger des Glaubens, den zu unterdrücken sie beinahe ein Jahrhundert lang erfolglos bestrebt war. Gleichgültig gegenüber der Wahrheit, dass die Mitglieder dieser unschuldigen und geächteten Gemeinde mit Recht beanspruchen können, zu den uneigennützigsten, fähigsten und glühendsten Verehrern ihres Heimatlandes zu zählen, hochmütig gegenüber ihrer hohen Auffassung der Weltbürgerschaft, die zu verstehen die Verfechter eines übertriebenen und engen Nationalismus niemals hoffen können, verweigert eine solche Behörde einem Glauben, dessen geistiger Rechtsbereich beinahe sechshundert örtliche Gemeinden umfasst und der zahlenmäßig die Anhänger der christlichen, jüdischen und zoroastrischen Religion in jenem Lande übertrifft, die notwendigen gesetzlichen Rechte, um seine Gesetze zur Geltung zu bringen, seine Angelegenheiten zu verwalten, seine Schulen zu unterhalten, seine Festtage zu feiern, seine Literatur zu verbreiten, Feiern nach seinen Bräuchen zu begehen, seine Gebäude zu errichten und seine Besitztümer zu schützen.
Und nun haben im Heiligen Land selbst, dem Herz und Nervenzentrum dieses weltumfassenden Glaubens, die Feuer der Rassenfeindschaft, des brudermörderischen Streites und der schamlosen Gewaltherrschaft einen Brand entzündet, der einerseits den Zustrom der Pilger, der das Lebensblut dieses Zentrums bildet, ernstlich stört, und andererseits die verschiedenen Vorhaben behindert, die zur Erhaltung und Ausdehnung der die heiligen Stätten umgebenden Grundstücke eingeleitet wurden. Die Sicherheit der kleinen Gemeinde ansässiger Gläubiger, die sich einer steigenden Flut der Gesetzlosigkeit gegenübersah, wurde gefährdet, ihre Stellung als neutrale und klar bestimmte Gemeinde indirekt bestritten und ihre Freiheit, gewisse Glaubensbräuche zu befolgen, beschnitten. Eine Reihe mörderischer Angriffe wechselte ab mit Ausbrüchen bitteren rassischen und religiösen Fanatismus, in die nicht nur die leitenden Persönlichkeiten, sondern auch die Anhänger der drei führenden Religionsgemeinschaften in diesem unruhigen Land verwickelt waren, und sie drohten zeitweilig, alle normalen Verbindungswege innerhalb seiner Grenzen und mit der Außenwelt abzuschneiden. So gefährlich die Situation auch war, so wurde doch den Heiligen Stätten der Bahá’í, dem Gegenstand der Verehrung dieses weltumspannenden Glaubens, ungeachtet ihrer Zahl und ihrer gefährdeten Lage, und obgleich sie nach außen hin jeden Schutzes beraubt schienen, eine Bewahrung zuteil, die fast an Wunder grenzt.
Zerrissen von widerstreitenden Leidenschaften und sich, von innen her gefährlich zersetzend, befindet sich die Welt in einer so entscheidenden Epoche ihrer Geschichte dem aufsteigenden Geschick eines jungen Glaubens gegenübergestellt, eines Glaubens, der manchmal in ihre Gegensätze hineingezogen, in ihre Streitigkeiten verwickelt, durch ihre wachsenden Schatten verdunkelt und von der steigenden Flut ihrer Leidenschaften unterdrückt zu werden scheint.
Mitten in seinem Herzen, in seiner Wiege, am Sitz seines ersten und ehrwürdigen Tempels, in einem seiner bislang blühenden und in seinen Möglichkeiten machtvollen Zentren scheint in der Tat der bislang noch unfreie Glaube Bahá’u’lláhs vor den anstürmenden Kräften der Gewalt und des Aufruhrs, denen die Menschheit ständig zum Opfer fällt, zurückgewichen zu sein.
Die Stützpunkte dieses Glaubens machen nach außen hin den Eindruck, als ob sie einer nach dem andern und Tag für Tag erst isoliert, dann angegriffen und erobert würden.
Während die Lichter der Freiheit flackern und erlöschen, während das Geschrei der Uneinigkeit täglich lauter wird, während das Feuer des Fanatismus mit wachsender Heftigkeit in der Brust der Menschen brennt, während die Kälteschauer des Unglaubens unbarmherzig über die Menschenseelen kriechen, scheinen die Glieder und Organe, die den Körper des Glaubens von Bahá’u’lláh bilden, in verschieden starkem Grade von den lähmenden Einflüssen, die nun die Gesamtheit der zivilisierten Welt in ihrem Griff halten, befallen zu werden.
Wie klar und eindringlich werden die Worte ‘Abdu’l-Bahás in dieser Stunde bewiesen: »Die Dunkelheit des Irrtums, der Ost und West umfangen hält, kämpft in diesem größten Zyklus mit dem Lichte göttlicher Führung. Seine Schwerter und seine Speere sind sehr scharf und spitz; seine Armeen von wildem Blutdurst.« »An diesem Tag«, schrieb Er an anderer Stelle, »sind die Kräfte aller Religionsführer auf die Zersplitterung der Gemeinde des Allbarmherzigen und die Zerstörung des göttlichen Gebäudes gerichtet. Die Heerscharen der Welt, sei es der materiellen, kulturellen oder politischen, treiben ihre Angriffe von allen Seiten vor, denn unsere Sache ist groß, sehr groß. Ihre Größe ist an diesem Tag für das Auge der Menschen klar und offenbar.«
Die verbliebene Hauptfestung
Die eine verbleibende Hauptfestung, der mächtige Arm, der noch die Standarte dieses unbesiegbaren Glaubens hochhält, ist keine andere als die gesegnete Gemeinde des Größten Namens auf dem nordamerikanischen Kontinent. Durch ihr Handeln und durch den nie versagenden Schutz, der ihr von einer allmächtigen Vorsehung gewährt wird, berechtigt dieses hervorragende Mitglied der Körperschaft der in ständiger Wechselwirkung stehenden Bahá’í-Gemeinden in Ost und West zu der Hoffnung, auf der ganzen Welt als Wiege und auch als Bollwerk angesehen zu werden für die künftige Neue Weltordnung, die sowohl Verheißung als auch Ruhm der mit dem Namen Bahá’u’lláhs verbundenen Offenbarung ist.
Wer geneigt ist, die dieser Gemeinde eingeräumte, einzigartige Stellung zu verkleinern oder die Rolle, die zu spielen sie später aufgerufen sein wird, anzuzweifeln, den lasst die Folgerungen dieser inhaltsreichen und höchst erleuchtenden Worte erwägen, die von ‘Abdu’l-Bahá geäußert wurden, zu einem Zeitpunkt, als das Wohl der Welt unter der Last eines verheerenden Krieges ächzend auf den erbärmlichsten Tiefstand geraten war. »Der amerikanische Kontinent«, so schrieb Er bedeutungsvoll, »ist in den Augen des einen wahren Gottes das Land, in dem der Glanz Seines Lichtes geoffenbart werden wird, wo die Geheimnisse Seines Glaubens enthüllt, die Gerechten verweilen und die Freien sich versammeln werden.«Q2
Die Gemeinde der Gläubigen auf dem nordamerikanischen Kontinent – sowohl Hauptantriebskraft als auch Muster der zukünftigen Gemeinden, die der Glaube Bahá’u’lláhs in der gesamten westlichen Hemisphäre zu errichten bestimmt ist – hat trotz der vorherrschenden Düsternis bereits ihre Fähigkeit gezeigt, als Fackelträger jenes Lichtes, als Verwahrungsort jener Geheimnisse, als Vertreter jener Gerechtigkeit und Schutzort jener Freiheit anerkannt zu werden. Auf welches andere Licht könnten diese oben angeführten Worte denn anspielen, wenn nicht auf das Licht der Herrlichkeit des Goldenen Zeitalters durch den Glauben Bahá’u’lláhs? Welche anderen Geheimnisse könnte ‘Abdu’l-Bahá im Sinn gehabt haben als die Geheimnisse jener embryonischen Weltordnung, die nun in der Gießform Seiner Administration entsteht? Welche andere Gerechtigkeit als die Gerechtigkeit, deren Herrschaft nur jenes Zeitalter und jene Ordnung errichten kann? Welche andere Freiheit als die Freiheit, die die Verkündigung Seiner Oberhoheit am Ende der Zeit verleiht?
Die Gemeinde der vereinigten Förderer des Glaubens Bahá’u’lláhs auf dem amerikanischen Kontinent –die geistigen Nachkommen der Vorläufer eines heroischen Zeitalters, die durch ihren Tod die Geburt jenes Glaubens verkündeten – muss nun nicht durch ihren Tod, sondern durch ihr lebendiges Opfer die verheißene Weltordnung einführen, die als Muschel die unschätzbare Perle – die Weltzivilisation – zu umfassen bestimmt ist, deren einziger Urheber der Glauben selbst ist. Während sich ihre Schwestergemeinden unter den ungestümen Winden beugen, die sie von allen Seiten anfallen, ist diese Gemeinde, bewahrt durch die unwandelbaren Ratschlüsse des allmächtigen Verordners und ständigen Beistand aus dem Auftrag erhaltend, mit dem die Tablets vom Göttlichen Plan sie bekleidet haben, nun emsig damit beschäftigt, die Grundlagen zu schaffen und das Wachstum jener Einrichtungen zu pflegen, die das Kommen des Zeitalters ankündigen, das dazu bestimmt ist, Zeuge der Geburt und Errichtung der Weltordnung Bahá’u’lláhs zu sein.
Eine Gemeinde, verhältnismäßig unbedeutend in ihrer zahlenmäßigen Stärke; durch große Entfernungen vom Brennpunkt ihres Glaubens und von dem Lande getrennt, in dem die überwiegende Mehrzahl ihrer Mitgläubigen wohnt; im wesentlichen materieller Hilfsquellen beraubt und der Erfahrung und besonderer Auszeichnungen ermangelnd; in Unkenntnis der Glaubenslehren, Weltanschauung und Gebräuche jener Völker und Rassen, aus denen ihre geistigen Begründer hervorgegangen sind; nicht vertraut mit den Sprachen, in denen ihre Heiligen Bücher ursprünglich geoffenbart wurden; gezwungen, ihre ganze Zuversicht auf der unzulänglichen Wiedergabe eines nur bruchstückhaften Teiles der Literatur aufzubauen, die ihre Gesetze, Lehrsätze und ihre Geschichte enthält; von ihren ersten Tagen an Prüfungen von äußerster Strenge unterworfen, die manchmal den Abfall einiger ihrer hervorragendsten Mitglieder bewirkten; seit ihrem Bestehen der Forderung ausgesetzt, sich in ständig wachsendem Maße mit den Kräften der Korruption, der moralischen Lauheit und der eingefleischten Vorurteile auseinanderzusetzen – solch eine Gemeinde hat in weniger als einem halben Jahrhundert und ohne Hilfe von einer ihrer Schwestergemeinden des Ostens oder des Westens vermöge der himmlischen Macht, mit der sie der alliebende Meister reichlich ausgestattet hat, dem Vormarsch der Sache, für die sie eintritt, einen Antrieb verliehen, dem gleichzukommen es den vereinten Leistungen ihrer Glaubensgenossen im Westen nicht gelungen ist.
Welche andere Gemeinde, so kann man getrost fragen, war behilflich, das Muster festzulegen und jenen administrativen Einrichtungen, die die Vorhut der Weltordnung Bahá’u’lláhs bilden, den ersten Anstoß zu geben?
Welche andere Gemeinde war fähig, mit solcher Folgerichtigkeit den Einfallsreichtum, die Disziplin und die eiserne Entschlossenheit, den Eifer und die Ausdauer, die Hingabe und Treue aufzubringen, die unerlässlich sind für die Errichtung und ständige Ausdehnung des Rahmens, in dem allein jene entstehenden Einrichtungen sich vermehren und reifen können?
Welche andere Gemeinde hat sich von so erhabener Vision beseelt erwiesen, oder so willig, sich zu solchen Höhen der Selbstaufopferung zu erheben, oder bereit, einen solchen Grad des Zusammengehörigkeitsgefühls zu erreichen, wie es unerlässlich ist, um in so kurzer Zeit und in so entscheidenden Jahren ein Gebäude errichten zu können, das wohl verdient, als der größte Beitrag betrachtet zu werden, der je vom Westen für die Sache Bahá’u’lláhs gemacht wurde?
Welche andere Gemeinde kann gerechterweise den Anspruch erheben, dass es durch die ganz auf sich selbst gestellten Bemühungen eines ihrer bescheidenen Mitglieder gelungen ist, die spontane Zustimmung einer Königin für ihre Sache zu erzielen und solch wundervolle schriftliche Zeugnisse für ihre Wahrheit zu gewinnen?
Welche andere Gemeinde hat die Voraussicht, das Organisationstalent und die begeisterte Einsatzbereitschaft gezeigt, denen in ihrem ganzen Gebiet die Errichtung und Vermehrung jener ersten Schulen zu verdanken ist, die sich im.
Verlauf der Zeiten einerseits zu kraftvollen Mittelpunkten der Bahá’í-Gelehrsamkeit entwickeln und andererseits einen fruchtbaren Nährboden für die Bereicherung und Festigung ihrer Lehrkräfte zur Verfügung stellen werden?
Welche andere Gemeinde hat Pioniere hervorgebracht, die in einem solchen Maße die wesentlichen Eigenschaften der Kühnheit, Selbstaufgabe, Zähigkeit, Selbstüberwindung und grenzenloser Hingabe in sich verbinden und dadurch veranlasst wurden, ihr Heim zu verlassen, alles aufzugeben und sich über den ganzen Erdball zu verteilen, um in dessen äußersten Winkeln das siegreiche Banner Bahá’u’lláhs aufzupflanzen?
Wer anders, als die Mitglieder dieser Gemeinde haben die ewige Auszeichnung errungen, die ersten zu sein, die den Ruf ›Yá Bahá’u’l-Abhá‹ in solch höchst wichtigen und weit zerstreuten Zentren und Gebieten erschallen ließen, wie im Herzen des britischen und französischen Weltreiches, in Deutschland, dem Fernen Osten, den Balkanstaaten, skandinavischen Ländern, in Lateinamerika, auf den Inseln des Pazifik, in Südafrika, Australien und Neuseeland sowie jetzt kürzlich in den baltischen Staaten?
Wer anders, als eben diese Pioniere haben sich bereit erklärt, die Mühe auf sich zu nehmen, die Geduld aufzubringen und die notwendigen Mittel zu beschaffen, die für die Übersetzung und Veröffentlichung ihrer heiligen Literatur in nicht weniger als vierzig Sprachen benötigt wurden und deren Verbreitung eine wesentliche Voraussetzung für jeden wirksam aufgebauten Lehrfeldzug darstellt?
Welche andere Gemeinde kann behaupten, einen entscheidenden Anteil an den weltweiten Bemühungen gehabt zu haben, die sowohl für die Sicherstellung und Ausdehnung der unmittelbaren Umgebung ihrer heiligen Schreine als auch für den vorbereitenden Erwerb des zukünftigen Sitzes der internationalen Einrichtungen an ihrem Weltzentrum unternommen wurden?
Welche andere Gemeinde kann es als ihren unvergänglichen Verdienst beanspruchen, die erste gewesen zu sein, die ihre nationale und ihre örtlichen Satzungen erstellt hat, wodurch die grundsätzlichen Richtlinien der Zwillingscharta niedergelegt wurden, die dazu bestimmt ist, die Tätigkeit ihrer Einrichtungen zu ordnen, ihr Aufgabengebiet zu umreißen und ihre Rechte zu verankern?
Welche andere Gemeinde kann sich rühmen, die Grundlage für ihre nationalen Stiftungen erworben und gleichzeitig rechtlich gesichert und somit den Weg für ähnliche Vorhaben von Seiten ihrer örtlichen Gemeinden geebnet zu haben?
Welche andere Gemeinde hat die hervorragende Auszeichnung erworben, lange bevor irgendeine ihrer Schwestergemeinden eine solche Möglichkeit ins Auge fasste, die notwendigen Dokumente erlangt zu haben, die die Anerkennung ihrer Geistigen Räte und ihrer nationalen Stiftungen sowohl durch die Bundes- wie durch die Staatsbehörden sicherstellen?
Und schließlich, welche andere Gemeinde hatte den Vorzug und konnte die Mittel bereitstellen, um die Bedürftigen zu unterstützen, die Sache der Unterdrückten zu ihrer eigenen zu machen und so energisch für den Schutz der Bahá’í-Gebäude und Einrichtungen einzutreten in Ländern wie Persien, Ägypten, Irak, Russland und Deutschland, wo ihre Mitgläubigen verschiedentlich den Fieberschauern religiöser und rassischer Verfolgung ausgesetzt waren?
Eine so beispiellose und glänzende Aufzählung von Diensten, die sich über beinahe zwanzig Jahre erstrecken und mit den Interessen und dem Geschick eines so großen Teiles der weltweiten Bahá’í-Gemeinde so eng verflochten sind, verdient es, als denkwürdiges Kapitel in die Geschichte des Gestaltenden Zeitalters des Glaubens Bahá’u’lláhs einzugehen. Bekräftigt und bereichert durch die Erinnerung an die frühen Taten der amerikanischen Gläubigen, bezeugt diese Aufzählung selbst schlagend ihre Befähigung, die Verantwortung geziemend auf sich zu nehmen, die jedwede Aufgabe in der Zukunft ihnen auferlegen mag. Es ist unmöglich, die Bedeutung dieser vielfältigen Dienste überzubewerten. Ihren Wert richtig einzuschätzen und sich über ihre Verdienste und unmittelbaren Folgen auszulassen, ist eine Aufgabe, der nur ein späterer Bahá’í-Geschichtsschreiber gebührend gerecht werden kann. Für die Gegenwart kann ich nur meine tiefe Überzeugung zum Ausdruck bringen, dass eine Gemeinde, die solche Taten aufzuweisen, solch einen Geist auszustrahlen und sich auf solche Höhen zu erheben vermag, bereits von solchen Wirkkräften erfasst sein muss, die sie befähigen werden, in der Fülle der Zeit das Recht zu beanspruchen, als Hauptschöpfer und Vorkämpfer der Weltordnung Bahá’u’lláhs anerkannt zu werden.
So überragend diese Aufzählung auch ist, und so sehr sie in einigen Punkten an die Großtaten erinnert, mit denen die Vorläufer eines heroischen Zeitalters die Geburt des Glaubens selbst verkündet haben, so steht doch die Aufgabe, die mit dem Namen dieser bevorzugten Gemeinde verknüpft ist, erst am Beginn ihrer Entfaltung und ist noch weit davon entfernt, sich ihrem Höhepunkt zu nähern. Was die amerikanischen Gläubigen im Zeitraum von annähernd fünfzig Jahren geleistet haben, ist unendlich klein verglichen mit der Größe der Aufgabe, die vor ihnen liegt. Das Grollen jenes erschütternden Umsturzes, das sowohl die Todesqual der alten Ordnung als auch die Geburtswehen der neuen ankündigt, zeigt zugleich das stetige Näherkommen und den ehrfurchtgebietenden Charakter dieser Aufgaben an.
Ein Kreuzzug von noch größerer Bedeutung
Die eigentliche Errichtung der Administrativen Ordnung ihres Glaubens, die Erstellung ihres Rahmenwerkes, die Gestaltung ihres Rüstzeuges und die Festigung ihrer Hilfseinrichtungen war die erste Aufgabe, die ihrer Obhut als organisierter Gemeinde anvertraut war, einer Gemeinde, welche durch den Willen und unter der Anleitung ‘Abdu’l-Bahás ins Leben gerufen worden war.
Sie haben sich dieser ersten Aufgabe mit bewundernswerter Pünktlichkeit, Pflichttreue und Tatkraft entledigt.
Kaum hatten sie die verschiedenen notwendigen Tätigkeiten für die wirksame Durchführung ihres Vorhabens, das immer sie hernach in Angriff zu nehmen wünschten, begonnen und aufeinander abgestimmt, als sie sich mit gleicher Zielstrebigkeit und Hingabe der nächsten, schwierigeren Aufgabe zuwandten, den Oberbau eines Gebäudes zu errichten, dessen Grundstein von ‘Abdu’l-Bahá selbst gelegt worden war.
Und als dieses Werk vollbracht war, entschied sich diese Gemeinde, aufgeschlossen für den eindringlichen Anruf, die Ermahnungen und Verheißungen, die in den Tablets vom Göttlichen Plan enthalten sind, eine weitere Aufgabe aufzugreifen, die in ihrem Ausmaß und in ihrer geistigen Auswirkung sicherlich jede andere Leistung überstrahlen wird, die sie bereits vollbracht hat.
Mit unstillbarer Begeisterung und unerschrockenem Mut begannen sie den Siebenjahresplan, den ersten praktischen Schritt zur Erfüllung des in diesen epochemachenden Tablets niedergelegten Auftrages, und im Geiste erneuter Einsatzbereitschaft weihten sie sich ihrer zweifachen Aufgabe, deren Vollendung, so ist zu hoffen, mit der Feier zum hundertsten Jahrestag ;der Geburt des Glaubens Bahá’u’lláhs zusammenfallen wird.
In vollem Bewusstsein dessen, dass jeder in der äußeren Ausgestaltung ihres majestätischen Gebäudes gemachte Fortschritt sich unmittelbar auf die Weiterentwicklung des Lehrfeldzuges auswirken würde, der auf dem nord- und südamerikanischen Kontinent von ihnen begonnen wurde, und in der Erkenntnis, dass jeder auf dem Lehrgebiet gewonnene Sieg seinerseits die Arbeit erleichtern und die Fertigstellung ihres Tempels beschleunigen wird, drängen sie nun mutig und gläubig voran in ihren Bemühungen, nach beiden Seiten ihre Verpflichtungen unter dem Plan zu erfüllen, dessen Durchführung sie sich geweiht haben.
Doch sollten sie nicht glauben, die Durchführung des Siebenjahresplanes, die mit dem Ausklang des ersten Jahrhunderts des Bahá’í-Zeitalters zusammentrifft, bedeute die Beendigung oder auch nur Unterbrechung der Arbeit, die auszuführen die unfehlbare Hand des Allmächtigen sie angewiesen hat. Der Anbruch des zweiten Jahrhunderts des Bahá’í-Zeitalters muss notwendigerweise größere Ausblicke eröffnen, weitere Abschnitte einleiten und Zeuge der Inangriffnahme noch weiterreichender Pläne sein, als sie bis jetzt je vorgestellt werden konnten. Der Plan, auf den sich nun die ganze Aufmerksamkeit, das Streben und die Hilfsquellen der gesamten Gemeinde der amerikanischen Gläubigen konzentrieren, sollte nur als ein Anfang betrachtet werden, als ein Prüfstein der Stärke, als eine Aufstellung zu einem Kreuzzug noch größeren Umfangs, wenn die Pflichten und die Verantwortung, mit denen der Verfasser des Göttlichen Planes sie bekleidet hat, ehrenvoll und vollkommen erfüllt werden sollen.
Denn die Erfüllung des jetzigen Planes kann nur zur Bildung von mindestens einem Zentrum in jeder der Republiken der westlichen Hemisphäre führen, während die in jenen Tablets niedergelegten Pflichten eine größere Verbreitung fordern und die Verteilung einer weit größeren und ansehnlicheren Anzahl von Mitgliedern der nordamerikanischen Bahá’í-Gemeinde über das gesamte Gebiet der Neuen Welt verlangen. Es ist daher der unzweifelhafte Auftrag der amerikanischen Gläubigen, die in den Abschlussjahren des ersten Jahrhunderts begonnene glorreiche Arbeit in das zweite weiterzutragen. Erst wenn sie ihren Anteil beigetragen und diese vereinzelten und eben erst flügge gewordenen Zentren zu eigener Tätigkeit angeleitet und ihre Leistungsfähigkeit gemehrt haben, damit diese ihrerseits Einrichtungen örtlicher und nationaler Art nach ihrem Vorbild aufbauen, können sie die Genugtuung haben, ihren unmittelbaren Verpflichtungen unter ‘Abdu’l-Bahás göttlich geoffenbartem Plan angemessen entsprochen zu haben.
Ebenso wenig sollte man auch nur für einen Augenblick annehmen, dass die Erfüllung einer Aufgabe, die auf die Vermehrung der Bahá’í-Zentren und die Bereitstellung der für die Errichtung der Verwaltungsordnung des Bahá’í-Glaubens in den lateinamerikanischen Ländern notwendigen Unterstützung und Führung ausgerichtet ist, den von ‘Abdu’l-Bahá für sie vorgesehenen Plan bereits in seiner Gesamtheit verwirklicht. Selbst ein flüchtiges Durchlesen jener Seinen Plan enthaltenden Tablets wird sofort den Wirkungskreis ihres Einsatzes enthüllen, der sich weit über die Grenzen der westlichen Hemisphäre hinaus erstreckt. Nachdem ihre inneramerikanischen Aufgaben und Verpflichtungen so gut wie erfüllt sind, tritt ihr interkontinentaler Auftrag in seinen glorreichsten und entscheidendsten Abschnitt ein. »In dem Augenblick«, so schrieb ‘Abdu’l-Bahá, »da diese Göttliche Botschaft durch die amerikanischen Gläubigen über die Küsten Amerikas hinausgetragen und durch die Kontinente Europas, Asiens, Afrikas und Australasiens bis hin zu den Inseln des Pazifik verbreitet ist, wird sich diese Gemeinde fest gegründet auf dem Thron einer immerwährenden Herrschaft finden.«Q3
Und wer kann indessen wissen, dass, wenn diese ungeheure Aufgabe erfüllt ist, nicht ein noch herrlicherer Auftrag, unvergleichlich in seinem Glanze und von Bahá’u’lláh für sie vorherbestimmt, ihnen überantwortet wird. Der Ruhm eines solchen Auftrages ist von so blendendem Glanz, die ihn begleitenden Umstände noch so weit entfernt und die gegenwärtigen Ereignisse, mit deren Höhepunkt er so eng verbunden ist, noch so im Fluss, dass es jetzt noch verfrüht wäre, eine genaue Schilderung seiner Wesenszüge zu versuchen. Es genügt zu sagen, dass aus dem Aufruhr und der Trübsal dieser »letzten Zeit«A1 ungeahnte Möglichkeiten geboren und unvorhersagbare Umstände geschaffen werden, welche die siegreichen Vollzieher des Planes von ‘Abdu’l-Bahá befähigen, nein zwingen werden, durch die Rolle, die sie in der Entfaltung der Neuen Weltordnung spielen werden, frische Lorbeeren der Krone ihres Dienstes an der Schwelle Bahá’u’lláhs anzuheften.
Zukunftsmöglichkeiten
Keine der vielfältigen Gelegenheiten jedweder Art, welche die Entwicklung des Glaubens hervorbringen muss, darf unbeachtet vorübergehen, sei es in seinem Weltzentrum, sei es auf dem nordamerikanischen Kontinent oder auch selbst in den entlegensten Gebieten der Erde, ohne dass die amerikanischen Gläubigen aufgerufen wären, eine Rolle zu spielen, die nicht weniger hervorragend ist als der Anteil, den sie früher in ihren gemeinsamen Bemühungen für die Verbreitung der Sache Bahá’u’lláhs genommen haben.
Ich kann, jetzt nur aufs Geratewohl einige bestimmte dieser besonders ins Auge fallenden Gelegenheiten anführen bei dem Versuch, über die Möglichkeiten der Zukunft einen Überblick zu geben:
Die Wahl des Internationalen Hauses der Gerechtigkeit und dessen Errichtung im Heiligen Land, dem geistigen und administrativen Mittelpunkt der Bahá’í-Welt, sowie die Bildung seiner Hilfsorgane und untergeordneten Einrichtungen; die stufenweise Errichtung der verschiedenen Nebengebäude des ersten Mashriqu’l-Adhkár des Westens und die schwierigen Probleme, die die Errichtung und der Ausbau der strukturellen Grundlagen des Bahá’í-Gemeindelebens mit sich bringen; die Kodifikation und Bekanntmachung der Verordnungen des Heiligsten Buches, die in gewissen Ländern des Ostens die Bildung ordentlich zusammengesetzter und offiziell anerkannter Bahá’í-Gerichtshöfe bedingen; der Bau des dritten Mashriqu’l-Adhkár der Bahá’í-Welt am Rande der Stadt Teheran, dem die Errichtung eines ebensolchen Hauses der Andacht im Heiligen Land selbst folgen soll; die Befreiung der Bahá’í-Gemeinden von den Fesseln religiöser Orthodoxie in- den islamischen Ländern, wie Persien, Irak und Ägypten, und die anschließende Anerkennung der unabhängigen-Stellung und des religiösen Charakters der Nationalen und örtlichen Räte der Bahá’í durch die Staatsbehörden jener Länder; die vorsorglichen Schutzmaßnahmen, die zu ersinnen, abzustimmen und einzusetzen sind, um der vollen Kraft der unausweichlichen Angriffe entgegenzuwirken, welche die organisierten Bemühungen kirchlicher Institutionen verschiedener Glaubensrichtungen mehr und mehr einleiten und unerbittlich durchführen werden; und nicht zuletzt die .vielfältigen Probleme, denen wir uns stellen, die Hindernisse, die überwunden und die Verantwortungen, die übernommen werden müssen-,• um einen hart geprüften Glauben zu befähigen, .durch die aufeinanderfolgenden Stadien strengster Verborgenheit, aktiver Unterdrückung und völliger Mündigkeit hindurchzugehen.
Dies wird wiederum dazu führen, dass er als unabhängige Religion anerkannt werden und völlige Gleichberechtigung mit seinen Schwesterreligionen genießen wird.
Seine Bestätigung und Anerkennung als Staatsreligion muss folgen, welche ihrerseits den Weg frei macht für die Übernahme der mit dem Bahá’í-Staat verbundenen Rechte und Hoheitsrechte, welcher in eigener Machtvollkommenheit handelt, eine Stufe, die zuletzt ihren Höhepunkt in der Entstehung des weltweiten Bahá’í-Commonwealth findet, das völlig beseelt vom Geist und ausschließlich in unmittelbarer Übereinstimmung mit den Gesetzen und Prinzipien Bahá’u’lláhs wirkt.
Die durch diese Gelegenheiten gebotene Herausforderung werden die amerikanischen Gläubigen, dessen bin ich sicher, zusätzlich zu ihrer Befolgung des von ‘Abdu’l-Bahá in Seinen Tablets ausgedrückten Lehraufrufes, ohne Zögern aufgreifen, und sie werden ihr mit der ihnen eigenen Furchtlosigkeit, Beharrlichkeit und Leistungsfähigkeit so entsprechen, dass sie vor aller Welt ihren Ruf und Rang als Baumeister der mächtigsten Einrichtungen des Glaubens Bahá’u’lláhs bestätigen.
Sein unfehlbares Licht
Innig geliebte Freunde!
Obwohl die Aufgabe langwierig und schwer ist, so ist doch der Preis, den der allgütige Geber Ihnen zu gewähren gewählt hat, von solcher Kostbarkeit, dass weder Zunge noch Feder ihn angemessen einschätzen können.
Wiewohl das Ziel, dem Sie nun so unentwegt zustreben, in weiter Ferne liegt und dem menschlichen Auge noch verhüllt ist, so ruht doch dessen Verheißung in den gebieterischen und unabänderlichen Äußerungen Bahá’u’lláhs fest beschlossen.
Obgleich die Bahn, die Er Ihnen vorgezeichnet hat, zeitweilig in den drohenden Schatten, in die eine heimgesuchte Menschheit nun eingehüllt ist, verloren zu sein scheint, so ist doch das unfehlbare Licht, das Er beständig auf Sie scheinen lässt, von solcher Helligkeit, dass keine irdische Finsternis seinen Glanz je verdunkeln kann.
Ist Ihre Zahl auch gering, sind Ihre Erfahrung, Kräfte und Hilfsquellen noch beschränkt, so ist doch die Macht, die Ihrem Auftrag Nachdruck verleiht, grenzenlos in ihrem Ausmaß und unberechenbar in ihrer Wirksamkeit.
Obwohl die Feinde, die jede Beschleunigung im Fortschritt Ihrer Sendung auf den Plan rufen muss, grimmig, zahlreich und unerbittlich sind, so werden doch die unsichtbaren Heerscharen, wie verheißen, zu Ihrer Hilfe herbeieilen, wenn Sie durchhalten; sie werden Sie letzten Endes befähigen, die Hoffnungen der Feinde eitel und ihre Kräfte zunichtewerden zu lassen.
Der Segen, der die Vollendung Ihres Auftrags krönen soll, wird zweifellos nicht ausbleiben, und die Ihnen gegebenen göttlichen Verheißungen sind fest und unwiderruflich; dennoch muss das Maß des reichlichen Lohnes, den jeder von Ihnen ernten mag, von dem Grad abhängen, in dem Ihre täglichen Bemühungen zur Verbreitung dieser Sendung und der Beschleunigung ihres Triumphes beigetragen haben.
Geliebte Freunde! Groß ist meine Liebe und Bewunderung für Sie, da ich von dem überragenden Anteil überzeugt bin, den Sie zweifellos sowohl im kontinentalen wie auch im internationalen Bereich der zukünftigen Bahá’í-Arbeit und des Bahá’í-Dienstes haben werden; doch fühle ich mich, zu diesem kritischen Zeitpunkt, verpflichtet, ein Wort der Warnung auszusprechen. Die glühenden Achtungsbeweise, die der Fähigkeit, dem Geist, dem Verhalten und der hohen Stufe der amerikanischen Gläubigen so wiederholt und verdient gezollt wurden, und zwar sowohl dem einzelnen wie auch der gesamten Gemeinde, dürfen unter keinen Umständen mit den Eigentümlichkeiten und der Natur der Menschen, unter denen Gott sie erhöht hat, verwechselt werden. Ein scharfer Unterschied muss zwischen jener Gemeinde und. jenen Menschen getroffen und entschlossen und furchtlos aufrechterhalten werden, wenn wir der verwandelnden Kraft des Glaubens Bahá’u’lláhs in ihrem Einfluss auf das Leben und die Haltung derer, die sich unter sein Banner einzureihen entschlossen haben, gebührende Anerkennung zukommen lassen wollen. Andernfalls wird der höchste und charakteristische Zweck Seiner Offenbarung, nämlich ein neues Menschengeschlecht ins Leben zu rufen, gänzlich unerkannt und völlig verborgen bleiben.
Die höchste Aufgabe Seiner Offenbarung
Wie oft erschienen die Offenbarer Gottes, Bahá’u’lláh nicht ausgenommen, und brachten Ihre Botschaft in Länder und unter Völker und Rassen gerade dann, wenn diese sich entweder rasch im Niedergang befanden oder bereits den tiefsten Stand moralischer und geistiger Verderbtheit erreicht hatten.
Die erschreckende Not und das Elend, denen die Israeliten anheimgefallen waren unter der entwürdigenden und tyrannischen Regierung der Pharaonen in den Tagen vor ihrem Auszug aus Ägypten unter der Führung von Moses; der Niedergang, der im religiösen, geistigen, kulturellen und moralischen Leben des jüdischen Volkes zur Zeit des Auftretens von Jesus Christus eingesetzt hatte; die barbarische Grausamkeit, der rohe Götzendienst und die Unmoral, welche so lange die traurigsten Wesenszüge der arabischen Stämme gewesen waren und ihnen solche Schande brachten, als sich Muhammad erhob, um Seine Botschaft in ihrer Mitte zu verkünden; der unbeschreibliche Verfall mit der ihn begleitenden Bestechlichkeit, Verwirrung, Unduldsamkeit und Unterdrückung nicht nur im zivilen, sondern auch im religiösen Leben Persiens, der durch die Feder einer beträchtlichen Anzahl von Gelehrten, Diplomaten und Reisenden zur Stunde der Offenbarung Bahá’u’lláhs so anschaulich dargestellt wurde – all dies beweist diese grundlegende und unleugbare Tatsache.
Wenn man behauptete, dass die irgendeiner Rasse oder Nation innewohnende Würde, ihr moralischer Hochstand, ihre politische Fähigkeit und ihre sozialen Errungenschaften der Grund für das Erscheinen irgendeines dieser Göttlichen Gestirne in ihrer Mitte wäre, würde dies eine völlige Verkehrung der geschichtlichen Tatsachen darstellen und die gänzliche Verwerfung der ihnen von Bahá’u’lláh und ‘Abdu’l-Bahá so klar und ausdrücklich gegebenen und unantastbaren Auslegung bedeuten.
Wie groß muss darum die Herausforderung für diejenigen sein, die solchen Rassen und Nationen angehören, die dem Ruf dieser Offenbarer folgten, damit sie die unzweifelhafte Wahrheit ohne Vorbehalt anerkennen und mutig bezeugen, dass der Offenbarer Gottes nicht etwa auf Grund irgendeiner rassischen Überlegenheit, politischen Fähigkeit oder geistigen Tugend einer bestimmten Rasse oder Nation, sondern vielmehr als direkte Auswirkung ihrer schreienden Nöte, ihres beklagenswerten Verfalls und ihrer unheilbaren Verderbtheit in ihrer Mitte zu erscheinen beliebt hat, und dadurch wie mit einem Hebel die gesamte Menschheit auf eine höhere und edlere Ebene des Lebens und Verhaltens emporgehoben hat. Unter eben diesen Umständen und auf eben diese Art wollten und konnten die Offenbarer seit undenkbaren Zeiten ihre erlösende Kraft beweisen, um das Volk ihrer eigenen Rasse und Nation aus den Tiefen der Erniedrigung und des Elends aufzurichten, und es zu befähigen, seinerseits anderen Rassen und Nationen die erlösende Gnade und den kraftspenden- den Einflusskraftspendenden Einfluss ihrer Offenbarung zu übermitteln.
Im Lichte dieses grundlegenden Prinzips sollte man sich stets daran erinnern, und dies kann nicht genug betont werden, dass der oberste Grund, warum der Báb und Bahá’u’lláh beliebten, in Persien aufzutreten und es zum ersten Verwahrungsort ihrer Offenbarung zu machen, der war, dass von allen Völkern und Nationen der zivilisierten Welt jene Rasse und Nation, wie so oft von ‘Abdu’l-Bahá beschrieben in solch schmähliche Tiefen abgesunken war und solch eine große Verderbtheit zeigte, dass es dafür keine Parallele unter ihren Zeitgenossen gibt.
Denn kein überzeugenderer Beweis könnte erbracht werden für den wiederbelebenden Geist der vom Báb und von Bahá’u’lláh verkündeten Offenbarungen, als ihr Vermögen, eines der wohl rückständigsten, feigsten und entartetsten Völker in ein Geschlecht von Helden zu verwandeln, das geeignet ist, seinerseits eine ähnliche Umwälzung im Leben der Menschheit zu bewirken.
In, in einem Volk aufgetreten zu sein, das dieses unschätzbare Vorrecht, als Nährboden für eine solche Offenbarung erwählt zu werden, durch seinen inneren Wert und seine hohen Errungenschaften scheinbar rechtfertigte, würde in den Augen einer ungläubigen Welt die Wirksamkeit jener Botschaft stark herabsetzen und das Selbstgenügen ihrer allmächtigen Kraft schmälern.
Der Gegensatz, der auf den Seiten von Nabíls Erzählung so schlagend aufgezeigt wird zwischen dem Heldentum, das das Leben und die Taten der Vorläufer unsterblich macht, und der Verkommenheit und Feigheit ihrer Verleumder und Verfolger, ist in sich selbst ein höchst eindrucksvolles Zeugnis für die Wahrheit der Botschaft von Ihm, der einen solchen Geist den Herzen Seiner Anhänger eingab.
Die Behauptung irgendeines Gläubigen jenes Volkes, dass die Vortrefflichkeit seines Landes und die seinen Bewohnern angeborene Würde die wesentliche Ursache für seine Erwählung als erster Verwahrungsort der Offenbarungen des Bab und Bahá’u’lláhs gewesen sei, wäre angesichts der durch jenen Bericht so überzeugend vorgebrachten Tatsachen unhaltbar.
In einem geringeren Maße muss dieses Prinzip notwendigerweise auf das Land zutreffen, das sein Recht beansprucht, als die Wiege der Weltordnung Bahá’u’lláhs angesehen zu werden.
Eine so große Aufgabe und eine so edle Rolle kann als nicht geringer angesehen werden als jener Teil, welcher von jenen unsterblichen Seelen beigetragen wurde, die durch ihre erhabene Entsagung und unvergleichlichen Taten für die Geburt des Glaubens selbst verantwortlich waren.
Lasst deshalb nicht jene, die so überwiegend an der Geburt jener Weltzivilisation, die die unmittelbare Frucht ihres Glaubens ist, teilhaben sollen, auch nur für einen Augenblick sich einbilden, dass aus irgendeiner geheimnisvollen Absicht heraus oder wegen irgendeiner angeborenen Vortrefflichkeit oder einem besonderen Verdienst Bahá’u’lláh beliebt hat, ihrem Land und seinen Bewohnern eine so große und immerwährende Auszeichnung zu verleihen.
Es ist gerade wegen dieser offenkundigen Übel, die, ungeachtet seiner zugegebenermaßen edlen Charakterzüge und Leistungen, ein übertriebener und verhärteter Materialismus unglücklicherweise in ihm hervorgebracht hat, dass der Begründer ihres Glaubens und der Mittelpunkt Seines Bündnisses es erwählt haben, der Bannerträger der in ihren Schriften vorhergesehenen Weltordnung zu werden.
Durch solche Mittel wie dieses kann Bahá’u’lláh einer achtlosen Generation Seine allmächtige Kraft am besten dartun, aus der Mitte eines Volkes, das in ein Meer des Materialismus getaucht ist, das zur Beute einer der bösartigsten und seit langer Zeit bestehenden Formen des Rassenvorurteils wurde und das berüchtigt ist für seine politische Korruption, Gesetzlosigkeit und Lauheit seiner moralischen Maßstäbe, aus einem solchen Volk Männer und Frauen zu erheben, die im Lauf der Zeit in zunehmendem Maße als Beispiel dienen für jene wichtigen Tugenden der Selbstentsagung, der moralischen Redlichkeit, der Keuschheit, der keine Unterschiede machenden Verbundenheit, des heiligen Gehorsams und der geistigen Einsicht, die sie für den hervorragenden Anteil tauglich machen, den sie bei der Schaffung jener Weltordnung und jener Weltzivilisation haben werden, die sowohl ihr Land als auch die gesamte Menschenrasse verzweifelt benötigen.
Sie haben die Pflicht und das Vorrecht, in ihrer Eigenschaft einmal als Begründer eines der mächtigsten Pfeiler, die das Universale Haus der Gerechtigkeit tragen, und zum anderen als meisterhafte Erbauer jener Neuen Weltordnung, deren Kern und Vorläufer jenes Haus sein soll, die so bitter benötigten Zwillingsprinzipien göttlicher Gerechtigkeit und Ordnung einzuschärfen, darzutun und anzuwenden – Prinzipien, denen gegenüber die politische Korruption und moralische Zügellosigkeit, welche die Gesellschaft, der sie angehören, mehr und mehr beflecken, einen traurigen und beredten Gegensatz bilden.
Mögen diese Beobachtungen auch noch so unangenehm und niederdrückend sein, so sollten sie uns doch keinesfalls blind machen gegenüber jenen Tugenden und Eigenschaften hoher Intelligenz, Jugendlichkeit, unbegrenzter Initiative und Unternehmungslust, die die Nation in ihrer Gesamtheit so sichtbar entfaltet und die von der dort bestehenden Gemeinde der Gläubigen immer mehr widergespiegelt werden. Von diesen Tugenden und Eigenschaften und von der Ausmerzung der erwähnten Übel muss zu einem sehr großen Ausmaß die Fähigkeit jener Gemeinde abhängen, eine feste Grundlage für die zukünftige Rolle des Landes bei der Einleitung des Goldenen Zeitalters der Sache Bahá’u’lláhs zu legen.
Welch überwältigende Verantwortung
Wie groß, wie überwältigend ist deshalb die Verantwortung, die der heutigen Generation der amerikanischen Gläubigen auf dieser frühen Stufe ihrer geistigen und administrativen Entwicklung aufgebürdet werden muss, durch jedes in ihrer Macht liegende Mittel jene Fehler, Gewohnheiten und Neigungen auszurotten, die sie von ihrer eigenen Nation geerbt haben, und diese unterscheidenden Eigenschaften und Merkmale geduldig und im Geiste des Gebets zu entwickeln, die so unerlässlich für ihre wirksame Teilnahme an dem großen Erlösungswerk ihres Glaubens sind.
Da sie wegen der beschränkten Größe ihrer Gemeinde und wegen des geringen Einflusses, den sie ausüben kann, noch unfähig sind, in merklichem Umfang auf die große Masse ihrer Landsleute einzuwirken, so mögen sie ihre Aufmerksamkeit gegenwärtig auf sich selbst, auf ihre eigenen Bedürfnisse, ihre persönlichen Unzulänglichkeiten und Schwächen richten, immer in dem Bewusstsein, dass jede Verstärkung ihrer Bemühungen sie besser für die Zeit ausstatten wird, wenn sie aufgerufen werden, ihrerseits solch üble Neigungen aus dem Leben und dem Herzen der Gesamtheit ihrer Mitbürger auszumerzen.
Auch dürfen sie die Tatsache nicht übersehen, dass die Weltordnung, deren Grundlagen zu schaffen sie sich nun als Vorhut einer zukünftigen Bahá’í-Generation ihrer Landsleute anstrengen, niemals errichtet werden kann, bevor nicht die Allgemeinheit des Volkes, dem sie angehören, von den verschiedenen Leiden sozialer oder politischer Art, von denen sie so schwer befallen ist, geheilt wurde.
Wenn ich die drängendsten Nöte dieser Gemeinde im Ganzen überblicke und versuche, die ernsteren Mängel abzuschätzen, durch die sie an der Erfüllung ihrer Aufgabe gehindert wird, wobei ich die Natur der weit größeren Aufgabe, mit der sich auseinanderzusetzen sie in Zukunft gezwungen sein wird, immer vor Augen habe, dann empfinde ich es als meine Pflicht, besonderen Nachdruck darauf zu legen und die ausdrückliche Achtsamkeit der Gesamtheit der amerikanischen Gläubigen, seien sie alt oder jung, weiß oder farbig, in der Lehrarbeit oder der Administration Tätige, Altgediente oder Neulinge dringend auf das zu lenken, was, wie ich fest glaube, die wesentlichen Erfordernisse für den Erfolg der Aufgaben sind, die nun ihre ungeteilte Aufmerksamkeit verlangen.
So groß auch die Wichtigkeit der Gestaltung der äußeren Werkzeuge und der Vervollkommnung der administrativen Tätigkeit ist, die sie für die Durchführung ihrer zweifachen Aufgabe unter dem Siebenjahresplan nutzbar machen können; so lebenswichtig und dringend die von ihnen eingeleiteten Feldzüge, die entworfenen Pläne und Vorhaben und die gesammelten Fonds sind für die wirkungsvolle Durchführung sowohl der Lehrarbeit als auch der Arbeit am Tempel, so sind doch die unwägbaren, geistigen Faktoren, die mit ihrem eigenen individuellen und inneren Leben verbunden und mit denen wiederum ihre menschlichen und sozialen Beziehungen verknüpft sind, nicht weniger dringend und lebenswichtig und verlangen ständige Überprüfung und dauernde Selbstkontrolle und Herzenserforschung ihrerseits, damit ihr Wert nicht vermindert oder ihre lebenswichtige Notwendigkeit verdunkelt oder vergessen wird.
Geistige Voraussetzungen
Unter diesen geistigen Voraussetzungen des Erfolges, welche die Grundlage bilden, auf der die Garantie für alle Lehrpläne, Tempelvorhaben und finanziellen Systeme letzten Endes beruhen muss, ragen die folgenden als vordringlich und lebenswichtig hervor, und die Mitglieder der amerikanischen Bahá’í-Gemeinde sollten besonders über diese nachdenken. Von dem Umfang, in dem diesen grundlegenden Erfordernissen entsprochen wird, und der Art, in der die amerikanischen Gläubigen sie in ihrem persönlichen Leben, ihrer administrativen Tätigkeit und ihren sozialen Beziehungen erfüllen, muss das Maß der vielfältigen Segensgaben abhängen, die der Allesbesitzende ihnen allen gewähren kann. Diese Erfordernisse sind keine anderen als eine hohe Auffassung moralischer Rechtschaffenheit in ihrer sozialen und administrativen Tätigkeit, unbedingte Keuschheit im Leben jedes einzelnen und völlige Freiheit von Vorurteilen in ihrem Umgang mit Menschen verschiedener Rasse, Klasse, Glaubensrichtung oder Farbe.
Die erste Voraussetzung bezieht sich besonders, wenn auch nicht ausschließlich, auf ihre gewählten Vertreter, ob örtlich, regional oder national, die in ihrer Eigenschaft als Treuhänder und Mitglieder der entstehenden Einrichtungen des Glaubens Bahá’u’lláhs die Hauptverantwortung auf sich nehmen, eine unangreifbare Grundlage für das Universale Haus der Gerechtigkeit zu legen, das, wie seine Bezeichnung besagt, der Repräsentant und Hüter jener Göttlichen Gerechtigkeit sein wird, welche allein die Sicherheit verbürgen und die Herrschaft von Gesetz und Ordnung in einer tief zerrütteten Welt aufrichten kann. Die zweite Voraussetzung betrifft hauptsächlich und unmittelbar die Bahá’í-Jugend, die so entscheidend zur Stärke, Reinheit und Triebkraft im Leben der Bahá’í-Gemeinde beitragen kann und von der einmal die zukünftige Richtung ihres Schicksals und zum anderen die vollständige Entfaltung der ihr von Gott verliehenen Wirkungsmöglichkeiten abhängt. Die dritte Voraussetzung sollte das sofortige, allumfassende und oberste Anliegen aller Mitglieder der Bahá’í-Gemeinde sein, gleich welchen Alters, welcher Stellung, Erfahrung, Klasse oder Farbe sie auch seien, da alle ohne Ausnahme ihrem herausforderndem Anspruch gegenübertreten müssen, und niemand, und sei er in dieser Beziehung auch noch so fortgeschritten, für sich beanspruchen kann, den tief eingeprägten und strengen Verpflichtungen völlig nachgekommen zu sein.
Rechtschaffenes Verhalten, ein dauernde Einflussdauerndes Gefühl für unbeirrbare Gerechtigkeit, unverdunkelt durch den entsittlichenden Einfluss, den ein von der Korruption erfasstes politisches Leben deutlich zeigt; ein keusches, reines und heiliges Leben, unbefleckt und unbeeinflusst von der Unanständigkeit, den Lastern und falschen Maßstäben, welche ein zuinnerst mangelhafter Moralbegriff duldet, verewigt und pflegt; eine Bruderschaft, befreit von der Krebsgeschwulst rassischen Vorurteils, das sich in den Lebenskern einer bereits geschwächten Gesellschaft hineinfrisst, – das sind die Ideale, die die amerikanischen Gläubigen von nun an einzeln und in gemeinsamem Vorgehen in ihrem privaten und öffentlichen Leben zu verwirklichen trachten müssen, Ideale, die die Hauptantriebskräfte sind, welche den Vormarsch ihrer Einrichtungen, Pläne und Unternehmungen höchst wirksam beschleunigen können, welche die Ehre und Unbescholtenheit ihres Glaubens schützen und alle Hindernisse, die ihnen in Zukunft gegenüberstehen mögen, überwinden können.
Diese Redlichkeit des Verhaltens mit der damit verbundenen Gerechtigkeit, Rechtlichkeit, Ehrlichkeit, Wahrhaftigkeit, Aufrichtigkeit, Zuverlässigkeit und Vertrauenswürdigkeit muss jede Phase im Leben der Bahá’í-Gemeinde auszeichnen.
»Die Gefährten Gottes«, so hat Bahá’u’lláh selbst erklärt, »sind an diesem Tag der Sauerteig, der die Völker der Welt voll durchdringen muss.
Sie müssen solche Vertrauenswürdigkeit, Wahrhaftigkeit und Ausdauer, solche Taten und einen solchen Charakter zeigen, dass die ganze Menschheit aus ihrem Beispiel Nutzen ziehen kann.« »Ich schwöre bei Ihm, der der Größte Ozean ist!« bestätigt Er wiederum, »Selbst im Atem solch reiner und geheiligter Seelen liegen weitreichende Kräfte verborgen.
So groß sind diese.
Kräfte, dass sie ihren Einfluss auf alles Erschaffene ausüben.« An anderer Stelle schrieb Er:
»Der ist der wahre Diener Gottes, der an diesem Tage, und sollte er durch Städte aus Silber und Gold hindurchwandeln, sich nicht herbeilassen würde, einen Blick auf sie zu werfen, und dessen Herz rein und unbefleckt bleiben würde von allen Dingen, die diese Welt bieten kann, seien es ihre Güter oder ihre Schätze.
Ich schwöre bei der Sonne der Wahrheit!
Der Atem eines solchen Menschen ist mit Macht ausgestattet und seine Worte mit Anziehungskraft.« »Bei Ihm, der über dem Tagesanbruch der Heiligkeit leuchtet!« so offenbarte Er noch eindringlicher:
»Wenn die ganze Erde in Silber und Gold verwandelt wäre, so würde dennoch kein Mensch, von dem man sagen kann, dass er wirklich in den Himmel des Glaubens und der Gewissheit aufstieg, sich herablassen, diese zu betrachten oder sie gar zu ergreifen und zu behalten … Jene, die im Zelte Gottes wohnen und auf den Sitzen ewiger Herrlichkeit ruhen, werden sich weigern, und sollten sie deshalb Hungers sterben, ihre Hand auszustrecken, um unrechtmäßig nach dem Besitz ihres Nächsten zu greifen, wie nichtswürdig und wertlos dieser auch sei.
Die Absicht der Offenbarung des einen wahren Gottes ist, die ganze Menschheit zu Wahrhaftigkeit und Aufrichtigkeit, zu Frömmigkeit und Vertrauenswürdigkeit, zu Entsagung und Ergebenheit in den Willen Gottes, zu Langmut und Freundlichkeit, zu Rechtschaffenheit und Weisheit zu rufen.
Sein Ziel ist, jeden Menschen mit dem Mantel eines geheiligten Charakters zu bekleiden und ihn mit dem Schmucke heiliger und guter Taten zu zieren.«Q4 »Wir haben alle Geliebten Gottes ermahnt«, betont Er, »sich zu hüten, den Saum Unseres heiligen Gewandes mit dem Schmutz gesetzwidriger Taten zu beschmieren und mit dem Staub tadelnswerten Benehmens zu beflecken.«Q5 »Halte dich an die Rechtschaffenheit, o Volk Bahás!« so ermahnt Er sie.
»Dies ist wahrhaftig das Gebot, welches dieser zu Unrecht Leidende euch gegeben hat, und das erste, was Er aus Seinem unbegrenzten Willen für jeden von euch zu verordnen beliebte.«Q6 »Ein guter Charakter«, erklärt Er, »ist wahrhaftig der beste Schutzmantel Gottes für die Menschen.
Mit ihm schmückt Er die Tempel Seiner Geliebten.
Bei Meinem Leben!
Das Licht eines guten Charakters übertrifft das Licht der Sonne und ihr Leuchten.«Q7 »Eine einzige gerechte Tat«, schrieb Er weiter, »ist mit einer Kraft ausgestattet, die den Staub so emporheben kann, dass er veranlasst wird, sich über den Himmel der Himmel hinaus zu erheben.
Sie kann jede Fessel lösen und hat die Macht, jede Kraft, die sich verbrauchte und dahinschwand, wiederherzustellen … Sei rein, o Volk Gottes, sei rein; sei gerecht, sei gerecht … Sprich:
O Volk Gottes!
Was den Sieg der ewigen Wahrheit verbürgen kann – Seine Heerscharen und Helfer auf Erden –, wurde in den Heiligen Büchern und Schriften niedergelegt und ist so klar und offenkundig wie die Sonne.
Diese Heerscharen sind solche gerechten Taten, ein solches Betragen und ein solcher Charakter, wie sie in Seinen Augen annehmbar sind.
Wer sich an diesem Tag erhebt, um Unserer Sache beizustehen, und die Heerscharen eines rühmenswerten Charakters und eines aufrechten Betragens zu seiner Hilfe herbeiruft, dessen daraus entspringender Einfluss wird sich bestimmt über die ganze Welt verbreiten.«Q8 »Die Besserung der Welt«, ist noch eine andere Feststellung, »kann durch reine und gute Taten, durch lobenswertes und geziemendes Verhalten erreicht werden.« »Seid ehrlich euch und anderen gegenüber«, rät Er ihnen weiter, »damit die Zeugnisse der Gerechtigkeit durch eure Taten unter Unseren treuen Dienern offenbar werden mögen.«Q9 »Gerechtigkeit«, hat Er ebenfalls geschrieben, »ist die grundlegendste unter den menschlichen Tugenden.
Die Bewertung aller Dinge muss zwangsläufig davon abhängen.«Q10 Und wieder:
»Ihr Menschen mit verstehendem Herzen!
Seid gerecht in eurem Urteil!
Wer ungerecht urteilt, entbehrt der Merkmale, die die Stufe eines Menschen auszeichnen.«Q11 »Verschönt eure Zungen, o Menschen«, ermahnt Er sie weiter, »mit Wahrhaftigkeit und schmückt eure Seelen mit der Zierde der Ehrlichkeit.
Hütet euch, o Menschen, dass ihr mit niemandem treulos umgeht.
Seid die Treuhänder Gottes unter Seinen Geschöpfen und die Wahrzeichen Seiner Freigebigkeit unter Seinem Volk!«Q12 »Lasst eure Augen keusch sein«, ist wieder ein anderer Rat, »eure Hände ehrlich, eure Zunge aufrichtig und euer Herz erleuchtet.«Q13 »Sei eine Zier für das Angesicht der Wahrheit«, ist eine weitere Ermahnung, »eine Krone für die Stirn der Treue, eine Säule des Tempels der Ehrlichkeit, ein Atem des Lebens für den Körper der Menschheit, ein Banner der Heerscharen der Gerechtigkeit, eine Leuchte am Horizont der Tugend.«Q14 »Lasse Wahrhaftigkeit und Höflichkeit deine Zier sein«, ist noch eine Ermahnung, »lasse es nicht zu, dass du dich selbst des Kleides, der Langmut und Gerechtigkeit beraubst, damit die süßen Düfte der Heiligkeit aus deinem Herzen über alles Erschaffene strömen.
Sprich:
Sei achtsam, o Volk Bahas, dass du nicht auf den Wegen jener wandelst, deren Worte sich von ihren Taten unterscheiden.
Strebe, damit du befähigt wirst, den Völkern der Erde die Zeichen Gottes zu enthüllen und Seine Gebote widerzuspiegeln.
Lasse deine Taten Führer für die ganze Menschheit sein, denn bei den meisten Menschen, ob hoch oder niedrig, stimmt ihr Bekenntnis nicht mit ihrem Verhalten überein.
Aber durch, eure Taten könnt ihr euch von den anderen unterscheiden.
Durch sie kann der Glanz eures Lichtes über die ganze Erde verbreitet werden.
Glücklich ist der Mensch, der Meinen Rat beachtet und sich an die Gebote hält, die Er, der Allwissende, der Allweise, gegeben hat.«Q15
»O Heer Gottes!« schreibt ‘Abdu’l-Bahá.
»Durch den Schutz und die Hilfe, die dir die Gesegnete Schönheit gewährt – möge mein Leben ein Opfer für Seine Geliebten sein –, sollst du dich so verhalten, dass du vorzüglich und strahlend wie die Sonne unter den Menschenseelen hervorragst.
Wenn einer von euch in eine Stadt kommt, so sollte er durch seine Aufrichtigkeit, seine Lauterkeit und Liebe, seine Ehrlichkeit und Treue, seine Wahrhaftigkeit und Güte gegenüber allen Menschen zu einem Brennpunkt der Anziehungskraft werden, so dass die Bewohner dieser Stadt ausrufen und sagen: ›Dieser Mensch ist ohne Zweifel ein Bahá’í, denn sein Wesen, seine Haltung, sein Betragen, seine Sitten, seine Art und seine Entscheidungen spiegeln die Eigenschaften der Bahá’í wider.‹ Bevor ihr diese Stufe nicht erreicht habt, kann von euch nicht gesagt werden, dass ihr dem Bündnis und Testament Gottes gegenüber treu wart.« »Die wichtigste Pflicht an diesem Tag«, so schrieb Er weiter, »ist, euren Charakter zu läutern, eure Sitten zu verbessern und euer Verhalten zu vervollkommnen.
Die Geliebten des Gnadenvollen müssen einen solchen Charakter und ein solches Benehmen unter Seinen Geschöpfen aufweisen, dass der Duft ihrer Heiligkeit über die ganze Welt ausgegossen werde und die Toten beleben möge, weil die Absicht der Manifestation Gottes und des Aufdämmerns des grenzenlosen Lichtes des Unsichtbaren ist, die Seelen der Menschen zu erziehen und den Charakter jedes lebenden Menschen zu veredeln … «Q16 »Wahrhaftigkeit«, bestätigt Er, »ist die Grundlage aller menschlichen Tugenden.
Ohne Wahrhaftigkeit sind Fortschritt und Erfolg für jede Seele in allen Welten Gottes ausgeschlossen.
Wenn der Mensch diese heilige Eigenschaft erlangt hat, wird er auch alle anderen himmlischen Wesensarten gewinnen.«Q17
Ein so rechtschaffenes Verhalten muss sich mit immer wachsender Macht in jeder Entscheidung ausdrücken, die zu treffen die gewählten Vertreter der Bahá’í-Gemeinde berufen sind, in was für einer Stellung sie auch immer stehen mögen.
Es muss ständig zu Tage treten im beruflichen Tun all ihrer Mitglieder, in ihrem häuslichen Leben, in jeder Stellung und in jedem Dienst, den sie in Zukunft ihrer Regierung oder ihrem Volk erweisen mögen.
Es muss sich bezeugen im Verhalten der Bahá’í-Wähler bei der Ausübung ihrer geheiligten Rechte und Pflichten.
Es muss die Haltung jedes ergebenen Gläubigen kennzeichnen durch die Ablehnung politischer Stellungen, durch Fernhalten von politischen Parteien, durch Nichtteilnahme an politischen Auseinandersetzungen und Nichtmitgliedschaft in politischen Organisationen und kirchlichen Einrichtungen.
Es muss sich erweisen im kompromisslosen Festhalten aller, ob jung oder alt, an den von ‘Abdu’l-Bahá in Seinen Ansprachen niedergelegten, klar ausgedrückten und grundlegenden Prinzipien und an den von Bahá’u’lláh in Seinem Heiligsten Buch verkündeten Gesetzen und Verordnungen.
Es muss zu Tage treten in der Unparteilichkeit jedes Verteidigers des Glaubens gegen dessen Feinde, in der gerechten Anerkennung jedweden Verdienstes, der einem Gegner zukommen mag, und in der Anständigkeit, mit der er Verpflichtungen diesem gegenüber erfüllt.
Es muss die leuchtendste Zierde sein im Leben und Streben, in den Bemühungen und Äußerungen eines jeden Bahá’í-Lehrers, ob er in der Heimat oder in der Ferne tätig ist, ob er in der vordersten Linie der Lehrkräfte steht oder eine weniger maßgebende und verantwortungsvolle Stellung einnimmt.
Es muss das Gütezeichen sein für jene zahlenmäßig kleine, doch äußerst dynamische und höchst verantwortliche Körperschaft der gewählten nationalen Vertreter jeder Bahá’í-Gemeinde, welche in dieser den Stützpfeiler und das einzige Mittel für die Wahl jenes Universalen Hauses bildet, dessen Name und Titel, wie von Bahá’u’lláh verordnet, jene Rechtschaffenheit des Verhaltens versinnbildlicht, die zu bewahren und zur Geltung zu bringen seine oberste Aufgabe ist.
So groß und erhaben ist dieses Prinzip der Göttlichen Gerechtigkeit, ein Prinzip, das als die krönende Auszeichnung aller örtlichen und nationalen Räte in ihrer Eigenschaft als Vorläufer des Universalen Hauses der Gerechtigkeit betrachtet werden muss, dass Bahá’u’lláh selbst Seine persönlichen Neigungen und Wünsche der allbezwingenden Kraft seiner Forderungen und Ansprüche unterordnet.
»Gott ist Mein Zeuge!« so erklärt Er, »stünde es nicht im Widerspruch zum Gesetz Gottes, hätte Ich die Hand dessen, der sich als Mein Mörder ausgibt, geküsst und veranlasst, dass er Meine irdische Habe erbt.
Ich bin jedoch durch das bindende Gesetz, das im Buch niedergelegt ist, daran gehindert und aller weltlichen Besitztümer beraubt.«Q18 »Wisse wahrlich«, so bekräftigt Er bedeutungsvoll, »diese großen Heimsuchungen, die über die Welt gekommen sind, bereiten sie vor auf das Kommen der Größten Gerechtigkeit.« »Sprich«, so erklärt Er weiter, »Er ist mit jener Gerechtigkeit erschienen, mit der die Menschheit geschmückt wurde, und doch schlafen die meisten Menschen.« »Das Licht der Menschen ist Gerechtigkeit«, stellt Er außerdem fest, »löscht es nicht mit den widrigen Winden der Unterdrückung und Gewaltherrschaft.
Das Ziel der Gerechtigkeit ist die Errichtung der Einheit unter den Menschen.«Q19 »Kein Leuchten«, erklärt Er, »kann mit dem der Gerechtigkeit verglichen werden.
Die Ordnung der Welt und die Ruhe der Menschheit hängen von ihr ab.«Q20 »O Volk Gottes!« ruft Er aus, »Gerechtigkeit ist es, die die Welt erzieht, denn sie wird von zwei Pfeilern getragen: von Belohnung und Bestrafung.
Diese zwei Pfeiler sind die Quellen des Lebens für die Welt.«Q21 »Gerechtigkeit und Rechtlichkeit«, stellt Er weiter fest, »sind die Wächter zum Schutz des Menschen.
Sie erschienen, bekleidet mit ihrem mächtigen und geheiligten Namen, um die Rechtschaffenheit der Welt zu erhalten und die Nationen zu schützen.« »Erhebe dich, o Volk«, ist Seine eindringliche Warnung, »und erwarte die Tage der Göttlichen Gerechtigkeit, denn die verheißene Stunde ist nun gekommen.
Hüte dich, dass du nicht versäumst, ihre Bedeutung zu erkennen, und du nicht zu den Irrenden gezählt wirst.«Q22 »Der Tag naht«, schrieb Er gleicherweise, »da die Gläubigen die Sonne der Gerechtigkeit schauen werden, die in ihrem vollen Glanz aus dem Tagesanbruch der Herrlichkeit hervorleuchtet.«Q23 »Die Schmach, die Ich tragen musste«, bemerkt Er bedeutungsvoll, »hat die Herrlichkeit enthüllt, mit der die ganze Schöpfung geschmückt wurde, und durch die Grausamkeiten, die Ich erleiden musste, hat sich die Sonne der Gerechtigkeit offenbart und ihren Glanz über die Menschen ausgestrahlt.«Q24 »Die Welt«, schrieb Er wiederum, »ist in großem Aufruhr und der Verstand der Menschen befindet sich im Zustand äußerster Verwirrung.
Wir flehen zum Allmächtigen, dass Er sie gnädig mit der Herrlichkeit Seiner Gerechtigkeit erleuchten und sie befähigen möge, das zu erkennen, was zu allen Zeiten und unter allen Umständen vorteilhaft für sie ist.«Q25 Und weiter:
»Es kann überhaupt kein Zweifel bestehen, dass das Angesicht der Erde völlig verwandelt würde, wenn die Sonne der Gerechtigkeit, die die Wolken der Gewaltherrschaft verdunkelt haben, ihr Licht auf die Menschen ausgießen könnte.«Q26
»Gott sei gelobt!« ruft ‘Abdu’l-Bahá Seinerseits aus. »Die Sonne der Gerechtigkeit ist über dem Horizont Bahá’u’lláhs emporgestiegen. Denn in Seinen Tablets wurden die Grundlagen für eine solche Gerechtigkeit gelegt, wie sie keine Vernunft von Anbeginn der Schöpfung an ersinnen konnte.« »Der Baldachin des Daseins«, erklärt Er weiter, »ruht auf der Säule der Gerechtigkeit, nicht der Verzeihung, und das Leben der Menschheit hängt von der Gerechtigkeit und nicht vom Verzeihen ab.«
Es ist .deshalb kein Wunder, dass der Begründer der Bahá’í-Offenbarung beliebte, den Namen und Titel jenes Hauses, das der krönende Ruhm Seiner administrativen Einrichtungen sein soll, nicht mit Vergebung, sondern mit Gerechtigkeit zu verbinden, dass Er Gerechtigkeit zur alleinigen Basis und dauernden Grundlage Seines Größten Friedens machte und sie in Seinen Verborgenen Worten als das vor Seinen Augen »meistgeliebte aller Dinge«Q27 verkündete. Ich fühle mich gedrängt, insbesondere an die amerikanischen Gläubigen die heiße Bitte zu richten, in ihrem Herzen den tieferen Sinn dieser moralischen Rechtschaffenheit zu erwägen und mit Herz und Seele, einzeln und gemeinsam, diesen höchsten. Maßstab kompromisslos zu befolgen – einen Maßstab, für den Gerechtigkeit ein so wichtiger und mächtiger Bestandteil ist.
Was ein keusches und heiliges Leben anbelangt, so sollte es als ein nicht weniger wesentlicher Faktor betrachtet werden, der seinen entsprechenden Anteil zur Stärkung und Belebung der Bahá’í-Gemeinde beitragen muss, von der wiederum der Erfolg jedes Bahá’í-Planes oder Unternehmens abhängt. Wenn an diesen Tagen die Kräfte des Unglaubens das moralische Rückgrat schwächen und die Grundlagen der persönlichen Moral untergraben, muss die Verpflichtung zur Keuschheit und Heiligkeit einen zunehmenden Anteil der Aufmerksamkeit der amerikanischen Gläubigen beanspruchen, und zwar sowohl im Charakter jedes einzelnen als auch in ihrer Eigenschaft als verantwortliche Hüter der Interessen des Glaubens Bahá’u’lláhs. In der Erfüllung einer solchen Verpflichtung, der die besonderen Umstände, die sich aus dem nun in ihrem Land vorherrschenden übertriebenen und entnervenden Materialismus ergeben, eine ungewöhnliche Bedeutung verleihen, müssen sie eine sichtbare und hervorragende Rolle spielen. Sie alle, seien sie Männer oder Frauen, müssen zu dieser drohenden Stunde, da das Licht der Religion verblasst und die Beschränkungen, die sie auferlegt, eine nach der anderen abgeschafft werden, innehalten, um sich selbst zu prüfen, ihr Verhalten genau zu beobachten und sich mit kennzeichnender Entschlossenheit erheben, um das Leben ihrer Gemeinde von jeder Spur moralischer Lauheit zu säubern, die den Namen eines so heiligen und kostbaren Glaubens beflecken und seine Unbescholtenheit schmälern könnte.
Ein keusches und heiliges Leben muss zum beherrschenden Grundsatz im Benehmen und Verhalten aller Bahá’í gemacht werden, sowohl in ihren sozialen Beziehungen zu den Mitgliedern ihrer eigenen Gemeinde als auch in ihrer Verbindung mit der ganzen Welt. Es muss die unaufhörlichen Bemühungen und verdienstvollen Anstrengungen jener schmücken und stärken, deren beneidenswertes Amt es ist, die Botschaft des Glaubens Bahá’u’lláhs zu verbreiten und seine Angelegenheiten zu verwalten. Es muss in all seiner Unbescholtenheit und mit all seinen Folgen in jedem Abschnitt des Lebens derjenigen hochgehalten werden, die in den Reihen dieses Glaubens stehen, sei es in ihrem Heim, auf Reisen, in ihrem Verein, ihrem gesellschaftlichen Leben, ihrer Unterhaltung, ihrer Schule und ihrer Universität. Es muss ihm besondere Aufmerksamkeit bei der Durchführung von geselligen Veranstaltungen in jeder Bahá’í-Sommerschule geschenkt werden und bei jeder anderen Gelegenheit, bei der-das Bahá’í-Gemeindeleben organisiert und gepflegt wird. Es muss eng und dauernd übereinstimmen mit der Aufgabe der Bahá’í-Jugend, sowohl als ein Bestandteil im Leben der Bahá’í-Gemeinde wie auch als Faktor beim zukünftigen Fortschritt und der Ausrichtung der Jugend ihres eigenen Landes.
Solch ein keusches und heiliges Leben mit seinen Kennzeichen der Bescheidenheit, Reinheit, Enthaltsamkeit, Anständigkeit und inneren Sauberkeit bedingt nichts weniger als Mäßigung in allem, was zu Kleidung, Sprache, Vergnügen sowie allen künstlerischen und literarischen Zerstreuungen gehört. Es verlangt tägliche Wachsamkeit in der Beherrschung der fleischlichen Wünsche und verderbten Neigungen. Es fordert die Aufgabe leichtfertigen Verhaltens mit seiner übertriebenen Verhaftung an nichtssagende und oft missgeleitete Freuden. Es verlangt völlige Enthaltung von allen alkoholischen Getränken, von Opium und ähnlichen Drogen, die zur Gewohnheit werden können. Es verurteilt die erniedrigende Verwendung von Kunst und Literatur, Nacktkultur und Kameradschaftsehe, eheliche Untreue und alle Arten des zwanglosen geschlechtlichen Verkehrs, leichtfertige Vertraulichkeit und geschlechtliche Laster. Es kann keinen Kompromiss dulden mit den Lehren, Maßstäben, Gewohnheiten und Übertreibungen eines verfallenden Zeitalters. Nein, es sucht vielmehr durch die anfeuernde Kraft seines Beispiels den schädlichen Charakter solcher Lehren, die Falschheit solcher Maßstäbe, die Hohlheit solcher Ansprüche, die Entartung solcher Gewohnheiten und die Schändlichkeit solcher Übertreibungen zu beweisen.
»Bei der Gerechtigkeit Gottes!« schreibt Bahá’u’lláh.
»Die Welt, ihre Eitelkeiten, ihr Ruhm und alles Entzücken, das sie bieten kann, sind alle in den Augen Gottes so wertlos wie, nein, noch verächtlicher als Staub und Asche.
Würden doch die Herzen der Menschen dies begreifen.
O Volk Bahás!
Reinige dich sorgfältig vom Schmutz dieser Welt und von allem, was zu ihr gehört.
Gott selbst legt Zeugnis für Mich ab!
Die Dinge der Erde geziemen dir schlecht.
Wirf sie jenen zu, die Verlangen danach tragen und hefte deine Augen auf diese heiligste und strahlendste Erscheinung.«Q28 »O ihr, Meine Geliebten!« so ermahnt Er Seine Anhänger.
»Duldet nicht, dass der Saum Meines, heiligen Gewandes von den Dingen dieser Welt beschmutzt und besudelt werde, und folgt nicht den Eingebungen eurer üblen und verderbten Wünsche.«Q29 Und wieder:
»O ihr, die Geliebten des einen wahren Gottes!
Überwindet die engen Mauern eurer üblen und verderbten Wünsche, schreitet in die weite Unendlichkeit des Reiches Gottes und weilt in den Gefilden der Heiligkeit und der Loslösung, damit der Duft eurer Taten die ganze Menschheit zum Meere von Gottes nie verblassender Herrlichkeit leiten möge.«Q30 »Löst euch«, so befiehlt Er ihnen, »von allen Bindungen an diese Welt und ihre Eitelkeiten.
Hütet euch, ihnen zu nahen, denn sie verleiten euch, euren Gelüsten und gierigen Wünschen zu folgen und hindern euch am Betreten des rechten und herrlichen Weges.«Q31 »Meidet jegliche Schlechtigkeit«, ist Sein Gebot, »denn solches wurde euch in dem Buch verboten, das nur diejenigen berühren dürfen, die Gott von jedem Hauch der Schuld gereinigt und zu den Geläuterten gezählt hat.«Q32 »Ein Menschengeschlecht«, ist Sein schriftliches Versprechen, »unvergleichlich in seiner Wesensart, soll erweckt werden, das mit den Füßen der Loslösung unter alle, die im Himmel und auf Erden sind, treten und den Mantel der Heiligkeit über alles werfen wird, was aus Wasser und Erde geschaffen wurde.« »Die Zivilisation«, ist Seine ernste Warnung, »die so oft von den gelehrten Vertretern der Kunst und Wissenschaft gepriesen wurde, wird großes Unglück über die Menschen bringen, wenn ihr gestattet wird, die Grenzen der Mäßigung zu überschreiten … Wenn sie sich in das Extrem steigert, wird sich die Zivilisation als ein ebenso großer Quell des Übels erweisen, wie sie sich zuvor, in den Grenzen der Mäßigung gehalten, als ein solcher des Guten erwies.«Q33 »Er hat aus der ganzen Welt die Herzen Seiner Diener erwählt«, erklärt Er, »und jedes zum Sitz der Offenbarung Seiner Herrlichkeit gemacht.
Heiligt sie daher von jeder Befleckung, damit das, wofür sie erschaffen wurden, in sie eingeprägt werde.
Wahrlich, das ist ein Beweis der großen Gunst Gottes.«Q34 »Sprich«, verkündet Er, »wer seinen weltlichen Wünschen folgt oder sein Herz an die Dinge der Erde hängt, zählt nicht zum Volke Bahás.
Wenn Mein wahrer Anhänger zu einem Tal aus reinem Gold käme, würde er leicht wie eine Wolke hindurchgehen, ohne sich umzudrehen oder stehen zu bleiben.
Ein solcher Mensch gehört wahrlich zu Mir.
Von seinem Gewand kann die himmlische Versammlung den Duft der Heiligkeit atmen … Wenn er der schönsten, anmutigsten Frau begegnete, so würde sein Herz auch nicht den leisesten Anflug eines Verlangens nach ihrer Schönheit verspüren.
Ein solcher Mensch ist in der Tat ein Geschöpf makelloser Keuschheit.
Dies lehrt dich die Feder des Altehrwürdigen der Tage, wie sie es durch deinen Herrn, den Allmächtigen, den Allgütigen, geheißen wurde.«Q35 »Sie, die ihren Gelüsten und verderbten Neigungen folgen«, so lautet eine weitere Warnung, »haben sich versündigt und ihre Kräfte vergeudet.
Sie gehören gewisslich zu den Verlorenen.«Q36 »Es geziemt dem Volke Bahás«, so schrieb Er ebenfalls, »sich von der Welt und allem, was in ihr ist, zu lösen, und so von allem Irdischen frei zu sein, dass die Bewohner des Paradieses von seinem Gewand den duftenden Hauch der Heiligkeit einatmen … Die, welche den reinen Namen der Sache Gottes befleckt haben, indem sie fleischlichen Dingen folgten, befinden sich in offensichtlichem Irrtum!«Q37 »Reinheit und Keuschheit«, mahnt Er besonders, »waren und sind noch immer die größte Zierde für die Dienerinnen Gottes.
Gott ist Mein Zeuge!
Das strahlende Licht der Keuschheit ergießt seine Helligkeit über die Welten des Geistes und sein Duft weht sogar bis ins Höchste Paradies.« »Gott«, bestätigt Er wieder, »machte wahrlich die Keuschheit zur Krone für das Haupt Seiner Dienerinnen.
Groß ist die Seligkeit jener Dienerin, die diese hohe Stufe erreicht hat.« »Wir haben wahrlich in Unserem Buch«, ist Seine Versicherung, »große und reichliche Belohnung verordnet für jeden, der sich von der Schlechtigkeit abwendet und ein keusches und gottesfürchtiges Leben führt.
Er ist in Wahrheit der große Geber, der Allgütige.«Q38 »Wir haben die Last allen Elends ertragen«, bezeugt Er, »um euch von irdischer Verderbtheit zu heiligen, dennoch seid ihr gleichgültig … Wir erblicken wahrlich eure Taten.
Wenn Wir von ihnen den süßen Duft der Reinheit und Heiligkeit wahrnehmen, werden Wir euch segnen, dessen seid gewiss.
Dann werden die Zungen der Bewohner des Paradieses euer Lob singen und eure Namen verherrlichen unter denen, die sich Gott genähert haben.«Q39
»Das Trinken von Wein«, schreibt ‘Abdu’l-Bahá, »ist nach dem Text des Heiligsten Buches verboten; denn es ist die Ursache von chronischen Krankheiten, schwächt die Nerven und zerstört den Verstand.«»O Dienerinnen Gottes!«, hat Bahá’u’lláh selbst bekräftigt, »Trinkt den geheimnisvollen Wein aus dem Kelch Meiner Worte. Dann werft von euch, was euer Verstand verabscheut, denn es wurde euch in Seinen Tablets und Seinen Schriften verboten. Hütet euch, damit ihr nicht den Fluss, der das Leben selbst ist, für das vertauscht, was die Seelen derer verabscheuen, die reinen Herzens sind. Werdet trunken vom Wein der Liebe Gottes und nicht von dem, was euren Verstand zerstört, o ihr, die ihr Ihn anbetet! Wahrlich, dies wurde jedem Gläubigen verboten, Mann und Frau gleichermaßen. So erhob sich die Sonne meiner Gebote über dem Horizont Meiner Äußerung, damit die Dienerinnen, die an Mich glauben, erleuchtet werden mögen.«
Es muss jedoch beachtet werden, dass die Einhaltung eines so hohen Maßstabes moralischen Verhaltens nicht mit irgendeiner Form der Askese oder des übertriebenen und blindgläubigen Puritanismus in Verbindung gebracht oder verwechselt werden darf. Der von Bahá’u’lláh geprägte Maßstab sucht keinesfalls irgendjemand das einwandfreie Recht oder Vorrecht zu verweigern, den vollen Vorteil und Nutzen aus den vielfältigen Freuden, Schönheiten und Annehmlichkeiten zu ziehen, mit denen die Welt durch einen alliebenden Schöpfer so reich ausgestattet wurde. »Sollte ein Mensch«, versichert uns Bahá’u’lláh selbst, »den Wunsch haben, sich mit dem Schmuck dieser Erde zu zieren, ihr Gewand zu tragen und an den Wohltaten teilzuhaben, die sie zu verleihen vermag, so kann ihm das nicht schaden, wenn er keinem von diesen erlaubt, zwischen ihn und Gott zu treten, denn Gott hat alle in den Himmeln und auf Erden erschaffenen guten Dinge für solche Seiner Diener bestimmt, die wirklich an Ihn glauben. O Menschen, kostet von den guten Dingen, die Gott euch erlaubt hat, und beraubt euch nicht selbst Seiner wunderbaren Gaben. Dankt Ihm und preist Ihn und gehört zu den wirklich Dankbaren.«Q40
Das brennendste Problem
Was das rassische Vorurteil anbelangt, dessen ätzende Schärfe sich beinahe ein Jahrhundert lang in jede Faser der amerikanischen Gesellschaft eingefressen und ihren sozialen Aufbau angegriffen hat, so sollte es als das brennendste und herausforderndste Problem betrachtet werden, dem die Bahá’í-Gemeinde auf ihrer jetzigen Entwicklungsstufe gegenübersteht.
Die unentwegten Anstrengungen, die diese höchst bedeutende Frage verlangt, die Opfer, die sie auferlegt, die Sorgfalt und Wachsamkeit, die sie erfordert, der moralische Mut und die Seelenstärke, die sie voraussetzt, der Takt und das Mitgefühl, das sie bedingt, geben diesem Problem, von dessen befriedigender Lösung die amerikanischen Gläubigen noch weit entfernt sind, eine Dringlichkeit und Wichtigkeit, die nicht überschätzt werden können.
Weiß und Schwarz, Hoch und Niedrig, Jung und Alt, ob frisch zum Glauben gekommen oder nicht, alle, die seinen Namen tragen, müssen sich beteiligen und ihre Unterstützung, jeder gemäß seiner oder ihrer Fähigkeit, Erfahrung und den gegebenen Umständen,, der allgemeinen Aufgabe zuteilwerden lassen, die Anweisungen ‘Abdu’l-Bahás zu erfüllen, Seine Hoffnungen zu verwirklichen und Seinem Beispiel zu folgen.
Keine Rasse, sei sie farbig oder nicht, kann mit Recht oder gutem Gewissen behaupten, solcher Pflicht enthoben zu sein, jene Hoffnungen erfüllt zu haben oder jenem Beispiel getreu gefolgt zu sein.
Eine lange und dornige, mit Fallgruben versehene Straße liegt noch unbegangen vor den weißen wie vor den schwarzen Trägern des erlösenden Glaubens von Bahá’u’lláh.
Von der Strecke, die sie zurücklegen, und von der Art, in der sie diese Straße begehen, muss in einem für nur wenige vorstellbaren Ausmaße das Wirken jener unfassbaren Einflüsse abhängen, die für den geistigen Triumph der amerikanischen Gläubigen und den materiellen Erfolg ihres soeben in Angriff genommenen Vorhabens unerlässlich sind.
Lasst sie sich, furchtlos und entschlossen, das Beispiel und Verhalten ‘Abdu’l-Bahás ins Gedächtnis zurückrufen, als Er in ihrer Mitte weilte. Lasst sie sich an Seinen Mut erinnern, Seine lautere Liebe, Seine zwanglose und keine Unterschiede machende Kameradschaftlichkeit, Seine Verachtung und Sein Unwille gegenüber jeder scharfen Kritik, die durch Seinen Takt und Seine Weisheit gemildert wurden. Lasst sie die Erinnerung an jene unvergessenen und historischen Episoden und Begebenheiten wieder erwecken und lebendig erhalten, bei denen er Seinen feinen Gerechtigkeitssinn so eindringlich bewies, an Sein aus dem Herzen kommendes Mitgefühl für die Unterdrückten, Sein stets gegenwärtiges Empfinden für die Einheit der Menschheit, Seine überströmende Liebe für ihre Glieder und Sein Missfallen gegenüber jenen, die wagten, Seine Bitten zu verhöhnen, Seine Methoden zu verspotten, Seine Grundsätze in Frage zu stellen oder Seinen Taten entgegenzuwirken.
Irgendeine Rasse herabzusetzen mit der Begründung, sie sei sozial rückständig, politisch unreif und zahlenmäßig in der Minderheit, ist eine offenkundige Verletzung des Geistes, der den Glauben Bahá’u’lláhs beseelt.
Das Bewusstsein irgendeiner Teilung oder Spaltung in seinen Reihen entspricht nicht seinem eigentlichen Zweck, seinen Grundsätzen und Idealen.
Sobald die Mitglieder dieses Glaubens den Anspruch seines Begründers klar erfasst und seine administrative Ordnung mit den in seinen Lehren verankerten Grundzügen und Gesetzen sich vorbehaltlos zu eigen gemacht haben, muss jede Unterscheidung von Klasse, Glaubensbekenntnis oder Farbe sofort aufgehoben werden, und es darf ihr unter keinem Vorwand irgendwelcher Art gestattet werden, sich wieder einzunisten, wie groß auch der Druck der Ereignisse oder der öffentlichen Meinung sein mag.
Wenn irgendeine Unterscheidung überhaupt geduldet wird, so sollte es eine Unterscheidung nicht gegen, sondern vielmehr zu Gunsten der Minderheit sein, sei sie nun rassischer oder anderer Natur.
Ungleich den Nationen und Völkern der Erde, seien sie vom Osten oder Westen, demokratisch oder autoritär, kommunistisch oder kapitalistisch, mögen sie der Alten oder der Neuen Welt angehören, mögen sie die rassischen, religiösen oder politischen Minderheiten in ihrem Rechtsbereich missachten, unterdrücken oder ausrotten, stets sollte es jede fest begründete, unter dem Banner Bahá’u’lláhs eingetragene Gemeinde als ihre erste und unausweichliche Pflicht ansehen, jede Minderheit, zu welchem Glauben, zu welcher Rasse, Klasse oder Nation sie auch gehören mag, zu unterstützen, zu ermutigen und zu schützen.
So groß und lebenswichtig ist dieser Grundsatz, dass zum Beispiel immer dann, wenn die gleiche Anzahl von Stimmen in einer Wahl abgegeben wurde oder wenn die Befähigung für irgendein Amt sich bei den Vertretern verschiedener Rassen, Religionen oder Nationalitäten innerhalb der Gemeinde das Gleichgewicht hält, den Vertretern der Minderheit ohne Zögern das Vorrecht eingeräumt werden sollte, und dies aus keinem anderen Grund, als sie anzuregen und zu ermutigen und ihr eine Gelegenheit zu bieten, die Interessen der Gemeinde zu fördern.
Im Lichte dieses Grundsatzes und eingedenk der Wichtigkeit, dass auch Minderheiten an der Verantwortung teilnehmen und in der Bahá’í-Arbeit mitwirken, sollte es die Pflicht jeder Bahá’í-Gemeinde sein, ihre Angelegenheiten so zu regeln, dass in Fällen, in denen Angehörige der verschiedenen Minderheiten bereits ihre Befähigung nachgewiesen haben und die erforderlichen Bedingungen erfüllen, eine möglichst große Zahl dieser rassisch oder sonst verschiedenartigen Elemente in den Bahá’í-Einrichtungen, z.
B. in Räten, bei Tagungen, auf Konferenzen oder in Ausschüssen vertreten ist.
Eine solche Handlungsweise sich zu eigen zu machen und treulich daran festzuhalten, wäre nicht nur eine Quelle der Begeisterung und Ermutigung für jene Elemente, die zahlenmäßig klein und unzureichend vertreten sind, sondern es würde auch der Welt ganz allgemein die Universalität und den alles umfassenden Charakter des Glaubens Bahá’u’lláhs beweisen und zugleich dartun, dass Seine Anhänger frei sind vom Makel jener Vorurteile, die schon so viel Schaden in den inneren Angelegenheiten sowie den auswärtigen Beziehungen der Nationen angerichtet haben.
Freisein von rassischem Vorurteil in all seinen Formen sollte zu einer Zeit wie dieser, da ein immer größer werdender Teil der Menschheit seiner zerstörenden Grausamkeit zum Opfer fällt, von der ganzen Körperschaft der amerikanischen Gläubigen als Losungswort gewählt werden, ganz gleich in welchem Staat sie wohnen, in welchen Kreisen sie verkehren, wie alt sie sind, was ihre Tradition, ihr Geschmack oder ihre Gewohnheit auch sein mögen.
Diese Haltung sollte in jeder Phase ihrer Tätigkeit oder ihres Lebens ständig bewiesen werden, ob in der Bahá’í-Gemeinde oder außerhalb, in der Öffentlichkeit oder im Privatbereich, offiziell oder inoffiziell, einzeln sowie in ihrer amtlichen Eigenschaft als organisierte Gruppen, Ausschüsse und Räte.
Sie sollte wohlüberlegt gepflegt werden bei den verschiedenen, täglich sich bietenden Gelegenheiten, wie unbedeutend sie auch sein mögen, sei es zu Hause, an ihrem Arbeitsplatz, in ihren.
Schulen und Universitäten, bei ihren gesellschaftlichen Zusammenkünften und an Erholungsplätzen, bei ihren Bahá’í-Veranstaltungen, Konferenzen, Tagungen, Sommerschulen und Ratssitzungen.
Es muss vor allem der Grundton in der Verfahrensweise jener höchsten Körperschaft sein, die in ihrer Eigenschaft als nationale Vertretung sowie als Führungs- und Schlichtungsstelle für Gemeindeangelegenheiten beispielgebend sein muss und die Anwendung eines so lebenswichtigen Grundsatzes auf das Leben und die Tätigkeit derer zu übertragen hat, deren Interessen sie schützt und vertritt.
»O ihr Einsichtigen!« hat Bahá’u’lláh geschrieben: »Wahrlich, die Worte, die vom Himmel des Willens Gottes herabkamen, sind die Quelle der Einheit und Eintracht für die Welt. Schließt eure Augen gegenüber Rassenunterschieden und heißt alle mit dem Lichte der Einheit willkommen.« »Wir wünschen nur das Gute der Welt und das Glück der Völker«, verkündet Er, »damit alle Völker eins werden im Glauben und alle Menschen wie Brüder; damit das Band der Zuneigung und Einheit unter den Menschen gestärkt werde; damit die Spaltung der Religion aufhöre und Rassenunterschiede ausgelöscht werden.«Q41 »Bahá’u’lláh hat gesagt«, so schreibt ‘Abdu’l-Bahá, »die verschiedenen Menschenrassen dem Ganzen vollendete Harmonie und Farbschönheit verleihen. Lasst daher sich alle zusammentun in diesem großen Garten der Menschheit, so wie auch die Blumen untereinander gemischt Seite an Seite stehen und ohne Misston oder Uneinigkeit zwischen sich wachsen.«Q42 »Bahá’u’lláh«, hat ‘Abdu’l-Bahá weiterhin gesagt, »verglich einmal die farbigen Menschen mit der schwarzen Pupille des Auges, die vom Weiß umgeben ist. In dieser schwarzen Pupille sieht man die Widerspiegelung dessen, was vor ihr ist, und durch sie strahlt das Licht des Geistes hervor.«
»Gott macht keinen Unterschied zwischen Weißen und Schwarzen«, so erklärt ‘Abdu’l-Bahá selbst.
»Wenn das Herz rein ist, werden beide von Ihm angenommen.
Gott schätzt die Menschen nicht nach ihrer Farbe oder Rasse ein.
Alle Farben sind Ihm willkommen, seien sie weiß, schwarz oder gelb.
Da alle zum Bilde Gottes geschaffen wurden, müssen wir uns zu der Erkenntnis durchringen, dass alle göttliche Möglichkeiten in sich tragen.«Q43 »Vor Gott«, stellt Er fest, »sind alle Menschen gleich.
Im Reich Seiner Gerechtigkeit und Unparteilichkeit gibt es keinen Unterschied oder Vorzug für irgendeine Seele.«Q44 »Diese Teilungen hat nicht Gott gemacht«, bestätigt Er, »sie haben vielmehr ihren Ursprung im Menschen selbst.
Da sie gegen den Plan und die Absicht Gottes sind, sind sie falsch und nur in der Einbildung vorhanden.«Q45 »Vor Gott«, versichert Er wiederum, »gibt es keinen Unterschied der Farbe; alle sind eins in der Farbe und Schönheit des Dienstes für Ihn.
Die Farbe ist nicht wichtig; das Herz zählt vor allem.
Es hat nichts zu sagen, wie das Äußere aussieht, wenn das Herz rein und weiß ist.
Gott sieht nicht die Unterschiede der Farbe und Hauttönung.
Er schaut auf die Herzen.
Der, dessen Moral und Tugenden lobenswert sind, wird in der Gegenwart Gottes bevorzugt; wer dem Königreich ergeben ist, ist der meist Geliebte.
Im Reich der Entstehung und Schöpfung ist die Frage der Farbe von sehr geringer Bedeutung.«Q46 »Im ganzen Tierreich«, erklärt Er, »finden wir unter den Kreaturen keine Trennung der Farbe wegen.
Sie erkennen die Einheit der Arten und Gattungen.
Wenn wir in einem Reich von niederer Intelligenz und Vernunft solche Farbunterscheidungen nicht finden, wie kann sie unter menschlichen Wesen gerechtfertigt sein, besonders da wir wissen, dass sie alle von derselben Quelle stammen und dem gleichen Haushalt angehören?
Im Ursprung und in der Absicht, der Schöpfung gibt es nur eine Menschheit.
Unterschiede der Rasse und Farbe sind später entstanden.«Q47 »Der Mensch ist mit einer höheren Verstandeskraft und der Fähigkeit der Wahrnehmung ausgestattet«, erklärt Er weiter, »er ist die Offenbarung göttlicher Gaben.
Sollen rassische Ideen vorherrschen und die Schöpferabsicht der Einheit in Seinem Königreich verdunkeln?«Q48 »Eine der wesentlichen Fragen«, bemerkt Er bedeutungsvoll, »welche Einheit und Zusammengehörigkeit der Menschheit ausmachen, ist die Verbundenheit und Gleichberechtigung der weißen und farbigen Rassen.
Zwischen diesen beiden Rassen bestehen bestimmte Merkmale der Übereinstimmung und der Unterscheidung, die die gerechte und gegenseitige Rücksichtnahme verbürgen.
Der Berührungspunkte sind viele … In diesem Land, den Vereinigten Staaten von Amerika, ist der Patriotismus beiden Rassen gemeinsam; alle haben die gleichen staatsbürgerlichen Rechte, sprechen eine Sprache, empfangen die Segnungen derselben Zivilisation und folgen den Geboten derselben Religion.
In der Tat bestehen zahlreiche Merkmale der Partnerschaft und Zusammengehörigkeit zwischen den beiden Rassen; demgegenüber ist die Unterscheidung der Farbe nur ein Punkt.
Soll es diesem, dem geringsten aller Unterscheidungsmerkmale, gestattet werden, euch als Rassen und Einzelmenschen zu trennen?«Q49 »Diese Vielfalt in Formen und Farben«, betont Er, »welche sich in allen Reichen offenbart, entspringt schöpferischer Weisheit und hat einen göttlichen Zweck.«Q50 »Die Verschiedenheit in der menschlichen Familie«, fordert Er, »sollte die Ursache für Liebe und Eintracht sein, wie in der Musik, wo viele verschiedene Noten zusammenklingen, um einen vollendeten Akkord hervorzubringen.«Q51 »Wenn ihr Menschen begegnet«, ist Seine Ermahnung, »die von anderer Rasse und Farbe sind als ihr, so tut dies nicht mit Misstrauen und zieht euch nicht in das Schneckenhaus des Hergebrachten zurück, sondern zeigt euch froh und erweist ihnen Freundlichkeit.«Q52 »In der Welt des Daseins«, bezeugt Er, »ist das Zusammentreffen gesegnet, wenn sich die weißen und farbigen Rassen in unendlicher geistiger Liebe und himmlischer Eintracht begegnen.
Wenn solche Zusammenkünfte stattfinden und die Teilnehmer sich in vollkommener Liebe, Einheit und Freundlichkeit zueinander gesellen, preisen sie die Engel des Königreiches, und die Schönheit Bahá’u’lláhs spricht zu ihnen: ›Gesegnet seid ihr!
Gesegnet seid ihr!‹« »Wenn eine solche Zusammenkunft dieser zwei Rassen zustande kommt«, versichert Er gleichermaßen, »dann wird jene Versammlung zum Magnet für die himmlischen Heerscharen werden, und die Bestätigung der Gesegneten Schönheit wird sie umgeben.« »Strebt ernstlich danach«, ermahnt Er weiter beide Rassen, »und setzt eure größten Bemühungen für das Erreichen dieser Verbundenheit ein und für die Erhärtung dieses Bandes der Brüderlichkeit unter Euch.
Die Erfüllung einer solchen Aufgabe ist ohne den guten Willen und die Anstrengung beider Seiten unmöglich; von der einen Seite muss es der Ausdruck der Dankbarkeit und Wertschätzung sein, von der anderen Seite müssen es Freundlichkeit und die Anerkennung der Gleichberechtigung sein.
Jede sollte sich bemühen, der anderen zum wechselseitigen Fortschritt zu verhelfen und sie dabei zu unterstützen … Liebe und Einheit werden unter euch gepflegt werden und so die.
Einheit der Menschheit hervorbringen.
Denn die Erreichung der Einheit zwischen den Farbigen und Weißen wird eine Garantie für den Weltfrieden sein.«Q53 »Ich hoffe«, so redet Er die Mitglieder der weißen Rasse an, »ihr werdet bewirken, dass jene unterdrückte Rasse strahlend wird und sich mit der weißen Rasse zusammentut, um der Welt des Menschen mit äußerster Aufrichtigkeit, Treue, Liebe und Reinheit zu dienen.
Dieser Widerstand, diese Feindschaft und dieses Vorurteil zwischen der weißen und farbigen Rasse können durch nichts ausgelöscht werden als durch den Glauben, die Gewissheit und die Lehren der Gesegneten Schönheit.« »Diese Frage der Vereinigung der Weißen und Schwarzen ist sehr wichtig«, so warnt Er, »denn wenn sie nicht klar erkannt wird, werden sich binnen kurzem große Schwierigkeiten erheben, die schmerzliche Folgen nach sich ziehen.« »Wenn auf diesem Gebiet eine Änderung nicht eintritt«, lautet eine weitere Warnung, »wird die Feindschaft täglich anwachsen, und das Ergebnis wird schließlich große Not sein und leicht in Blutvergießen enden.«
Von beiden Rassen ist eine ungeheure Anstrengung erforderlich, wenn ihre Anschauung, ihr Benehmen und ihr Verhalten in diesem dunklen Zeitalter den Geist und die Lehren des Glaubens Bahá’u’lláhs widerspiegeln sollen. Indem sie ein für alle Mal die irreführende Lehre rassischer Überlegenheit mit all den sie begleitenden Übeln, der Verwirrung und dem Elend aufgeben, die Vermischung der Rassen begrüßen und bejahen und die Schranken, die sie jetzt trennen, niederreißen, sollte jede von ihnen sich Tag und Nacht bemühen, ihre besondere Verantwortung in der gemeinsamen Aufgabe zu erfüllen, die sich ihnen so eindringlich darbietet. Bei ihren Versuchen, ihren Teil zur Lösung dieses verworrenen Problems beizutragen, sollten sie der Warnungen ‘Abdu’l-Bahás eingedenk sein und sich, solange noch Zeit ist, die schrecklichen Folgen vergegenwärtigen, die nicht ausbleiben können, falls dieser herausfordernden, unglücklichen Situation, der das ganze amerikanische Volk gegenübersteht, nicht endgültig abgeholfen wird.
Lasst die Weißen äußerste Anstrengungen machen, um ihren Teil zur Lösung dieses Problems beizutragen, das ihnen allgemein eigene und zeitweise unterbewusste Gefühl der Überlegenheit ein für alle Mal zu überwinden, ihre Neigung, Mitgliedern der anderen Rassen gegenüber eine gönnerhafte Haltung an den Tag zu legen, zu berichtigen, sie durch ihren vertrauten, natürlichen und zwanglosen Umgang mit ihnen von der Echtheit ihrer Freundschaft und der Aufrichtigkeit ihrer Absichten zu überzeugen^ und ihre Ungeduld zu meistern gegenüber einem möglichen Mangel an Verständnis von Seiten der Menschen, die so lange Zeit hindurch schmerzliche und nur langsam heilende Wunden empfangen haben.
Lasst die Schwarzen durch eine entsprechende Anstrengung ihrerseits die Wärme ihrer Erwiderung auf jede in ihren Kräften liegende Weise bezeigen, ihre Bereitschaft, die Vergangenheit zu vergessen, und ihre Fähigkeit, jede Spur eines Argwohns zu löschen, der noch in Herzen oder Sinn geblieben sein mag.
Lasst keinen von beiden denken, dass die Lösung eines so umfassenden Problems ausschließlich Sache des anderen sei.
Lasst keinen glauben, dass ein solches Problem leicht oder sofort gelöst werden, könnte.
Lasst keinen denken, dass sie getrost auf die Lösung dieses Problems warten könnten, bis der erste Anstoß gegeben und günstige Voraussetzungen dafür durch Vorgänge geschaffen werden, die außerhalb des Bereichs ihres Glaubens stehen.
Lasst keinen annehmen, dass etwas anderes als echte Liebe, größte Geduld, wahre Demut, äußerster Takt, unbedingte Entschlusskraft, reife Weisheit sowie umsichtige, beständige und gebetserfüllte Bemühungen mit Erfolg den Makel beseitigen können, den dieses offenkundige Übel auf dem guten Namen ihres gemeinsamen Vaterlandes hinterlassen hat.
Lasst sie vielmehr glauben und fest davon überzeugt sein, dass es mehr von ihrem gegenseitigen Verständnis, von ihrer Freundschaft und beständigen Zusammenarbeit als von irgendeiner anderen, außerhalb des Rahmens ihres Glaubens wirkenden Kraft oder Organisation abhängt, von diesem gefährlichen Kurs abzuweichen, den schon ‘Abdu’l-Bahá so sehr fürchtete, und dass nur so die Hoffnungen zu verwirklichen sind, die Er für ihren gemeinsamen Beitrag zur Erfüllung der herrlichen Bestimmung dieses Landes hegte.
Ihr zweifacher Kreuzzug
Innig geliebte Freunde! Rechtschaffenes Verhalten, das in allen seinen Äußerungen einen offenkundigen Gegensatz bildet zu der Falschheit und Verderbtheit, die das politische Leben der Nation sowie der Parteien und Interessengemeinschaften, aus denen sie besteht, kennzeichnen; Heiligkeit und Tugendhaftigkeit, die der moralischen Lauheit und Zügellosigkeit genau entgegengesetzt sind, welche den Charakter eines nicht unbeträchtlichen Teiles ihrer Bürger beflecken; Verbundenheit zwischen den Rassen, die von dem Fluch rassischen Vorurteils völlig gereinigt ist, das die überwiegende Mehrheit ihrer Einwohner brandmarkt – das sind die Waffen, welche die amerikanischen Gläubigen in ihrem zweifachen Kreuzzug handhaben können und müssen, um zuerst das innere Leben ihrer eigenen Gemeinde zu erneuern und dann die lang währenden Übel anzugehen, die das Leben ihres Volkes durchsetzt haben. Diese Waffen zu vervollkommnen und jede einzelne von ihnen klug und wirksam anzuwenden, wird sie – mehr als die Förderung irgendeines besonderen Planes, die Ausarbeitung spezieller Vorhaben oder die Anhäufung irgendwelcher materieller Mittel – auf die Zeit vorbereiten, in der die Hand der Vorsehung sie anweisen wird, mitzuhelfen bei der Schaffung und Einführung jener Weltordnung, die sich nun innerhalb der weltweiten administrativen Einrichtungen ihres Glaubens langsam entwickelt. .
Beim Durchführen dieses zweifachen Kreuzzuges müssen die tapferen Streiter, die im Namen und für die Sache Bahá’u’lláhs kämpfen, notwendigerweise hartnäckigem Widerstand begegnen und manchen Rückschlag erleiden. Sowohl ihre eigenen Triebe als auch das Wüten der konservativen Kräfte, der Widerstand althergebrachter Interessen und die Einwände einer verderbten und vergnügungssüchtigen Generation müssen in Rechnung gestellt, entschlossen zurückgeschlagen und völlig überwunden werden. In dem Maße, wie ihre Verteidigungsmaßnahmen für den bevorstehenden Kampf organisiert und ausgedehnt werden, werden Stürme der Beleidigung und des Spottes sowie Feldzüge der Verdammung und falschen Darstellung gegen sie ausgelöst werden. Sie werden bald erfahren, wie ihr Glaube angegriffen, ihre Motive missdeutet, ihre Ziele verleumdet, ihre Bestrebungen verhöhnt, ihre Einrichtungen verlacht, ihr Einfluss geschmälert, ihr Ansehen untergraben und ihre Sache hie und da von einigen verlassen werden, die entweder unfähig sind, ihre Ideale zu würdigen, oder nicht willens, die Wucht der wachsenden Kritik zu ertragen, die solch eine Auseinandersetzung sicherlich mit sich bringt. »‘Abdu’l-Bahás wegen«, hat der geliebte Meister vorhergesagt, »werdet ihr von manchen Prüfungen heimgesucht werden. Kummer wird euch befallen, und Leiden werden euch betrüben.«
Die unbesiegbare Armee Bahá’u’lláhs, die im Westen, einem der möglichen Sturmzentren, in Seinem Namen und um Seinetwillen einen ihrer grimmigsten und ruhmreichsten Kämpfe austragen soll, möge keinerlei Kritik fürchten, die gegen sie gerichtet ist.
Keine Verurteilung möge sie abschrecken, mit der die Zunge des Verleumders ihre Beweggründe herabzuwürdigen versuchen möchte.
Lasst sie nicht zurückweichen vor dem drohenden Vormarsch der Mächte des Fanatismus, der Orthodoxie, der Bestechlichkeit und des Vorurteils, die sich gegen sie vereinigen mögen.
Die Stimme der Kritik ist eine Stimme, die der Verbreitung ihres Glaubens indirekt neue Kraft gibt.
Unbeliebtheit dient nur dazu, den Gegensatz zwischen ihr und ihren Gegnern stärker hervorzuheben; während die Ächtung selbst eine magnetische Kraft ist, die allmählich die lärmendsten und hartnäckigsten ihrer Gegner in ihr Lager herüberziehen muss.
Selbst in dem Land, in dem die größten Kämpfe um den Glauben ausgefochten wurden und seine wildesten Feinde lebten, hatten der Gang der Ereignisse, das langsame doch stetige Einsickern seiner Ideale und die Erfüllung seiner Prophezeiungen bereits zur Folge, dass nicht nur einige seiner schärfsten Gegner entwaffnet und ihr Charakter gewandelt wurden, sondern auch ihre tiefe und vorbehaltlose Ergebenheit gegenüber seinen Gründern gefestigt wurden.
Eine so vollkommene Wandlung und eine so verblüffende Änderung in der Haltung kann nur bewirkt werden, wenn der erwählte Träger, der dazu bestimmt ist, die Botschaft Bahá’u’lláhs den Hungrigen, den Ruhelosen und der hirtenlosen Menge zu bringen, selbst sorgfältig von der Befleckung gesäubert ist, die er zu beseitigen versucht.
Deshalb möchte ich euch, innig geliebte Freunde, nicht nur die Dringlichkeit und gebietende Notwendigkeit eurer heiligen Aufgabe einprägen, sondern auch die ihr innewohnenden grenzenlosen Möglichkeiten, sowohl das Leben und Wirken eurer eigenen Gemeinde auf eine so hohe Stufe zu heben als auch die in eurem Volk die Verhältnisse bestimmenden Beweggründe und Maßstäbe. Unbeirrt durch die Ungeheuerlichkeit dieser Aufgabe werdet ihr, dessen bin ich sicher, der Herausforderung dieser Zeit so begegnen, wie es euch geziemt, einer Zeit, die so gefahrdrohend, so beladen mit Verderbtheit und doch so erfüllt ist durch das Versprechen einer lichten Zukunft, dass- kein früheres Zeitalter in der Geschichte der Menschheit seiner Herrlichkeit gleichkommt.
Innig geliebte Freunde!
Ich habe zu Beginn dieser Abhandlung versucht, euch eine Vorstellung von den herrlichen Möglichkeiten und der ungeheuren Verantwortung zu geben, die sich nun als Ergebnis der Verfolgung des weitverbreiteten Glaubens Bahá’u’lláhs vor der Gemeinde der amerikanischen Gläubigen auftun während eines so kritischen Abschnittes innerhalb des Gestaltenden Zeitalters ihres Glaubens und in einer so entscheidenden Epoche der Weltgeschichte.
Ich habe mich auch genügend über die Art des Auftrages ausgelassen, für welchen sich diese Gemeinde in nicht allzu ferner Zukunft durch die zwingende Macht der Umstände erheben und ihn ausführen muss.
Ich habe die Warnung ausgesprochen, die ich für ein klares Verständnis und für die rechte Erfüllung der vor ihr liegenden Aufgaben für notwendig hielt.
Ich habe jene erhabenen und kraftspendenden Tugenden, jene hohen Maßstäbe herausgestellt und betont, soweit es in meiner Kraft lag, welche, wie schwierig sie auch zu erreichen sind, doch die wesentlichen Voraussetzungen für den Erfolg dieser Aufgaben bilden.
Ein Wort, so glaube ich, sollte nun aber noch gesagt werden zur materiellen Seite der unmittelbar vor ihnen liegenden Aufgabe, von deren termingerechter Erfüllung nicht nur die Entfaltung der anschließenden Abschnitte im Göttlichen Plan abhängen muss, wie sie von ‘Abdu’l-Bahá vorausgesehen wurde, sondern auch die Aneignung der erforderlichen Eigenschaften, um in der Fülle der Zeit den Pflichten und Verantwortungen nachkommen zu können, die durch jenen noch größeren Auftrag verlangt werden, dessen Verwirklichung ihr Vorrecht ist.
Der Siebenjahresplan mit seiner zweifachen Ausrichtung auf die Ausschmückung des Tempels und die Ausdehnung der Lehrarbeit, die den nord- und südamerikanischen Kontinent umfasst, ist nun bereits in das zweite Jahr eingetreten. Er weist für jeden, der seinen Fortschritt in den letzten Monaten verfolgt hat, Merkmale auf, die äußerst ermutigend und für die Erfüllung der Ziele innerhalb der zugemessenen Zeit günstige Vorzeichen sind. Die allumfassenden Maßnahmen, die die Arbeiten an der äußeren Ausschmückung des Tempels erleichtern sollen, sind der Reihe nach zumeist schon ergriffen worden. Endlich begann der letzte Abschnitt, der die siegreiche Vollendung eines dreißigjährigen Unternehmens kennzeichnen soll. Der einleitende Vertrag in Verbindung mit dem ersten und Hauptstockwerk jenes historischen Gebäudes wurde unterzeichnet. Der Fonds, der mit dem geliebten Namen des Größten Heiligen Blattes eng verbunden ist, wurde gegründet. Die ununterbrochene Fortführung bis zur endgültigen Fertigstellung des so lobenswerten Unternehmens ist nun sichergestellt. Die schmerzliche Erinnerung an den Einen, dessen Herz durch die Errichtung des Oberbaues dieses heiligen Hauses so hoch erfreut wurde, wird die letzten für die Vollendung notwendigen Kräfte so. anspornen, dass jeder Zweifel zerstreut werden wird, der noch von irgendjemandem gehegt werden mag an der Befähigung seiner Erbauer, ihre Aufgabe würdig zu erfüllen.
Die Erfordernisse des Lehrens
Wir müssen nun den Plan in seiner Bedeutung für die Lehrarbeit betrachten. Ihrer Aufgabe ist zu entsprechen, ihre Erfordernisse müssen untersucht, abgewogen und erfüllt werden. So herrlich und unwiderstehlich die Schönheit des Ersten Mashriqu’l-Adhkár des Westens ist, so majestätisch seine Maße sind, so einzigartig seine Architektur ist und so kostbar die Ideale und Bestrebungen sind, für die er ein Sinnbild ist, so sollte er doch gegenwärtig ausschließlich als ein Instrument für eine wirkungsvollere Verbreitung der Sache und die weitere Ausdehnung ihrer Lehren betrachtet werden. In dieser Hinsicht sollte er in demselben Licht gesehen werden wie die administrativen Einrichtungen des Glaubens, die als Träger für die entsprechende Ausbreitung seiner Ideale, seiner Grundsätze und seiner Wahrheiten bestimmt sind.
Deshalb muss die Gemeinde der amerikanischen Gläubigen von jetzt an den Lehrerfordernissen des Siebenjahresplanes ihre sorgfältige und ununterbrochene Aufmerksamkeit zuwenden. Die gesamte Gemeinde muss sich wie ein Mann erheben, um ihnen zu entsprechen. Die Sache Gottes zu lehren, ihre Wahrheiten zu verkünden, ihre Interessen zu verteidigen, durch Worte wie durch Taten ihre Unentbehrlichkeit, ihre Wirkungskraft und Universalität darzutun, sollte niemals ausschließlich als Angelegenheit oder einziges Vorrecht der administrativen Bahá’í-Institutionen angesehen werden, seien es Räte oder Ausschüsse. Alle müssen sich beteiligen, wie bescheiden ihre Herkunft auch sein mag, wie begrenzt ihre Erfahrung, wie beschränkt ihre Mittel, wie unzureichend ihre Ausbildung, wie bedrückend ihre Sorgen und ihre Verpflichtungen, wie ungünstig die Umgebung, in der sie leben. »Gott«, so hat Bahá’u’lláh selbst unmissverständlich geoffenbart, »hat es jedem zur Pflicht gemacht, Seine Sache zu lehren.«Q54 Er hat weiter geschrieben: »Sprich: Lehre die Sache Gottes, o Volk Bahás, denn Gott hat jedem von euch die Pflicht auferlegt, Seine Botschaft zu verkünden, und Er betrachtet dies als die verdienstvollste aller Taten.«Q55
Eine hohe und bevorzugte Stellung innerhalb der Gemeinde, die ihrem Inhaber möglicherweise gewisse Privilegien und Vorrechte zuteilwerden lässt, bekleidet ihn mit einer Verantwortung, der er sich in seiner Pflicht, zu lehren und den Glauben Gottes zu verbreiten, in Ehren nicht entziehen kann. Sie kann manchmal, wenn auch nicht immer, größere Möglichkeiten schaffen und bessere Gelegenheiten bieten, das Wissen über den Glauben zu verbreiten und Förderer seiner Einrichtungen zu gewinnen. Unter keinen Umständen bringt sie jedoch auch notwendigerweise die Macht mit sich, größeren Einfluss auf die Herzen und Gemüter jener auszuüben, denen der Glaube vorgetragen wird. Wie oft – und die frühe Geschichte des Glaubens im Lande seiner Geburt bietet dafür manch eindrucksvolles Beispiel – sind die einfachsten Anhänger des Glaubens, ungeschult und äußerst unerfahren, ohne jeden Rang oder Titel ja in einigen Fällen bar der Intelligenz, fähig gewesen, Siege für ihre Sache zu erringen, vor denen die hervorragendsten Leistungen der Gelehrten, Weisen und Erfahrenen verblassten.
‘Abdu’l-Bahá bezeugt: »Nach der Kirchengeschichte war Petrus ebenfalls nicht imstande, sich die Wochentage zu merken. Wann immer er beschloss, zum Fischfang zu gehen, verschnürte er seine Wochenration in sieben Päckchen und jeden Tag aß er eines davon, und wenn er beim siebten angekommen war, wusste er, dass es Sabbat war, und er konnte ihn dann einhalten.« Wenn des Menschen Sohn in der Lage war, einem offenbar so rohen und hilflosen Instrument eine solche Kraft einzuflößen, die verursachte, dass, mit den Worten Bahá’u’lláhs, »Geheimnisse der Weisheit und der Äußerung aus seinem Mund hervorströmten«, und er über die übrigen Seiner Jünger erhoben und in den Stand gesetzt wurde, Sein Nachfolger und Begründer Seiner Kirche zu werden, wie viel mehr kann dann der Vater, nämlich Bahá’u’lláh, den geringsten und unbedeutendsten unter Seinen Anhängern ermächtigen, für die Durchführung Seiner Absichten solche .Wunder zu vollbringen, die die höchsten Leistungen selbst des ersten Apostels Jesu Christi klein erscheinen lassen.
‘Abdu’l-Bahá hat weiter geschrieben: »Der Báb sagte: ›Sollte es an diesem Tage eine winzige Ameise wünschen, mit solcher Kraft begabt zu werden, dass sie die dunkelsten und verwirrendsten Stellen des Qur’án zu enträtseln vermöchte, so würde ihr Wunsch zweifellos erfüllt werden, weil das Geheimnis der ewigen Macht im innersten Wesen aller erschaffenen Dinge schwingt.‹Q56 Wenn ein so hilfloses Geschöpf mit einer so hochentwickelten Fähigkeit ausgestattet werden kann, um wie viel wirkungsvoller muss dann die Kraft sein, die durch die freigebige Ausgießung der Gnade Bahá’u’lláhs ausgelöst wird.«Q57
Das Feld ist in der Tat so weit, der Zeitpunkt so kritisch, die Sache so groß, der Mitarbeiter so wenige, die Zeit so kurz, das Vorrecht so kostbar, dass kein Anhänger des Glaubens Bahá’u’lláhs, der würdig ist, Seinen Namen zu tragen, es sich leisten kann, auch nur einen Augenblick zu zögern.
Jene aus Gott geborene Kraft, unwiderstehlich in ihrer alles hinwegfegenden Macht, unberechenbar in ihrer Wirkungsmöglichkeit, unbestimmbar in ihrem Lauf, geheimnisvoll in ihrer Auswirkung und ehrfurchtgebietend in ihren Offenbarungen – eine Kraft, die, wie der Báb geschrieben hat, »im innersten Wesen aller erschaffenen Dinge schwingt«Q58, und die, gemäß Bahá’u’lláh, durch ihre »Schwingungskraft« »die Welt aus dem Gleichgewicht gebracht und ihr geordnetes Leben gänzlich umgestaltet hat«Q59 –, eine solche Kraft zerschneidet vor unseren Augen wie ein zweischneidiges Schwert einerseits die alten Bande, die das Gefüge der zivilisierten Welt jahrhundertelang zusammengehalten haben, und löst andererseits die Fesseln, die dem jungen und noch unmündigen Glauben Bahá’u’lláhs heute noch angelegt sind.
Die unvorstellbaren Gelegenheiten, die durch das Wirken dieser Kraft geboten werden – sie müssen von den amerikanischen Gläubigen, die sich jetzt aufzumachen haben, voll und mutig ausgenutzt werden. ‘Abdu’l-Bahá schreibt:
»Die heiligen Wesen der himmlischen Heerscharen im Höchsten Paradiese sehnen sich an diesem Tage danach, in diese Welt zurückzukehren, damit ihnen vergönnt werde, an der Schwelle der Abhá-Schönheit zu dienen und den Dienst an Seiner heiligen Schwelle anzutreten.«
Im langsam verlöschenden Licht der Religion versinkt die Welt mehr und mehr in Finsternis; sie ist zum Bersten erfüllt mit dem Sprengstoff eines blinden und triumphierenden Nationalismus, versengt von, den Feuern erbarmungsloser Verfolgung rassischer oder religiöser Art, irregeführt durch falsche Lehrmeinungen und Lehrsätze, welche die Anbetung Gottes und die Heilighaltung Seiner Gesetze zu verdrängen drohen, geschwächt durch einen zügellosen und widerwärtigen Materialismus, in Auflösung begriffen durch den zerstörenden Einfluss moralischen und geistigen Zerfalls und verfangen im Netz wirtschaftlicher Gesetzlosigkeit und Haders – einen solchen Anblick bietet die Welt heute dem Auge des Menschen als Ergebnis der alles hinwegfegenden Veränderungen, welche diese umwälzende Kraft – wiewohl noch im Anfangsstadium ihres Wirkens stehend – im Leben des gesamten Planeten hervorruft.
Mag auch ein so trauriges und ergreifendes Schauspiel jeden Beobachter verwirren, der sich der Absichten, Voraussagen und Verheißungen Bahá’u’lláhs nicht bewusst ist, so ist es doch weit davon entfernt, die Herzen Seiner Nachfolger in Schrecken zu versetzen oder ihr Bemühen zu lähmen; es wird vielmehr ihren Glauben vertiefen und ihren begeisterten Eifer anfachen, sich zu erheben und auf dem weiten, von der Feder ‘Abdu’l-Bahás für sie vorgezeichneten Feld ihre Fähigkeiten zu entfalten, um im weltweiten, von Bahá’u’lláh verkündeten Erlösungswerk ihre Rolle zu spielen. Jedes Rädchen im administrativen Getriebe, das sie im Laufe mehrerer Jahre so mühevoll geschaffen haben, muss voll eingesetzt und dem ihm bestimmten Zweck untergeordnet werden. Der Tempel, die stolze Verkörperung eines so unvergleichlichen Geistes der Selbstaufopferung, muss ebenfalls genutzt werden und seinen Teil beitragen in dem Lehrfeldzug, der dazu bestimmt ist, die ganze westliche Hemisphäre zu umfassen.
Die Gelegenheiten, die der Aufruhr des jetzigen Zeitalters bietet, mit all den Sorgen, die er hervorruft, den Ängsten, die er erzeugt, den Enttäuschungen, die er mit sich bringt, den Verwirrungen, die er anstiftet, der Empörung, die er erregt, dem Aufruhr, den er schafft, den Leiden, die er verursacht, und dem Geist ruhelosen Suchens, den er erweckt, müssen in gleicher Weise ausgenützt werden, um das Wissen um die erlösende Macht des Glaubens Bahá’u’lláhs nah und fern zu verbreiten und frische Streitkräfte für das ständig wachsende Heer Seiner Gefolgschaft zu gewinnen. Eine so kostbare Gelegenheit, ein so seltenes Zusammentreffen günstiger Umstände mag sich nie mehr wieder bieten. Nun ist die Zeit gekommen, die festgesetzte Zeit für die amerikanischen Gläubigen, die Vorhut der Heerscharen des Größten Namens, durch die Einrichtungen und Kanäle einer eigens dafür bestimmten administrativen Ordnung ihre Fähigkeit und ihre Bereitschaft zu verkünden, eine gefallene und schwer geprüfte Generation zu erretten, die sich gegen ihren Gott aufgelehnt und Seine Warnungen nicht beachtet hat, und ihr jene vollkommene Sicherheit anzubieten, die nur das Bollwerk ihres Glaubens verschaffen kann.
Bedeutung und Dringlichkeit des Lehrfeldzuges, der in allen Staaten der nordamerikanischen Republik und im Dominion von Kanada eingeleitet worden ist, können daher nicht überschätzt werden. Die durch den Willen ‘Abdu’l-Bahás ausgelösten schöpferischen Energien haben ihn in Gang gesetzt, und mit Hilfe der von ihm selbst hervorgerufenen Kräfte fliegt er dahin durch die westliche Hemisphäre; er muss nun – das fühle .ich – in Übereinstimmung mit bestimmten Richtlinien ausgeführt werden, die dazu dienen, seinen wirksamen Vollzug zu sichern und das Erreichen seiner Ziele zu beschleunigen.
Diejenigen, die an einem solchen Feldzug teilnehmen, ob in organisatorischer Eigenschaft oder als Vollzugsorgane, denen die Ausführung der Aufgabe selbst übertragen ist, müssen sich als wesentliche Voraussetzung für die Erfüllung ihrer Pflichten mit den verschiedenartigen Aspekten der Geschichte und Lehren ihres Glaubens gründlich vertraut machen.
In ihrem Bemühen, dieses Ziel zu erreichen, müssen sie die Literatur ihres Glaubens gewissenhaft und äußerst sorgfältig für sich selbst studieren, seine Lehren ergründen, seine Gesetze und Prinzipien in sich aufnehmen, seine Ermahnungen, Grundsätze und Absichten erwägen, einige seiner Anweisungen und Gebete auswendig lernen, das Wichtigste seiner Verwaltungsordnung beherrschen und über seine laufenden-Angelegenheiten und die letzten Entwicklungen unterrichtet sein.
Sie müssen danach streben, sich aus maßgeblichen und unvoreingenommenen Quellen ein sicheres Wissen über die Geschichte und die Grundsätze des Islám zu erwerben – des Ursprunges und Hintergrundes ihres Glaubens – und ehrfurchtsvoll und mit einer von allen vorgefassten Meinungen befreiten Vorstellung sich dem Studium des Qur’án nähern, der neben den Heiligen Schriften der Bábi- und Bahá’í-Offenbarungen das einzige Buch ist, das als ein unbedingt echter Verwahrungsort des Wortes Gottes angesehen werden kann.
Sie müssen der Erforschung jener Verordnungen und Verhältnisse besondere Aufmerksamkeit widmen, die mit dem Ursprung und der Geburt ihres Glaubens, der Stufe seines Vorläufers und den von seinem Begründer geoffenbarten Gesetzen verbunden sind.
Nachdem sie sich diese Voraussetzungen für den Erfolg auf dem Lehrgebiet im Wesentlichen zu eigen gemacht haben, müssen sie, wenn immer sie beabsichtigen, einen besonderen Auftrag in den Ländern Lateinamerikas durchzuführen, sich soweit wie möglich bemühen, gewisse Kenntnisse jener Sprachen zu erwerben, die von den Einwohnern dieser Länder gesprochen werden, und sich einen Überblick über ihre Sitten, Gebräuche und Anschauungen verschaffen. »Die Lehrer, die in jene Gebiete gehen« hat ‘Abdu’l-Bahá in einem der Tablets des Göttlichen Planes mit Bezug auf die zentralamerikanischen Republiken geschrieben, »müssen auch mit der spanischen Sprache vertraut sein.«Q60 »Eine Gruppe, die deren Sprachen spricht … «, hat Er in einem anderen Tablet geschrieben, » muss sich den drei großen Inselgruppen im Stillen Ozean zuwenden und sie durchreisen.«Q61 »Die Lehrer, die in verschiedenen Richtungen reisen«, sagt Er weiter, »müssen die Sprache des Landes kennen, das sie besuchen. Eine Person, zum Beispiel, die in der japanischen Sprache bewandert ist, mag nach Japan reisen, oder eine Person, die die chinesische Sprache beherrscht, mag nach. China eilen und so fort.«Q62
Kein Teilnehmer an diesem interamerikanischen Lehrfeldzug darf annehmen, die Initiative für irgendeine besondere Tätigkeit in Verbindung mit dieser Arbeit liege ausschließlich bei jenen Einrichtungen, ob Rat oder Ausschuss, deren besonderes Anliegen es ist, die Erreichung der lebenswichtigen Ziele des Siebenjahresplanes zu fördern und zu erleichtern.
Es ist die verbindliche Pflicht jedes amerikanischen Gläubigen, als dem gewissenhaften Treuhänder von ‘Abdu’l-Bahás Göttlichem Plan, jede Tätigkeit innerhalb der von den administrativen Grundsätzen des Glaubens festgelegten Grenzen zu beginnen, zu fördern und zu festigen, die er oder sie für die Unterstützung des Plans für angemessen erachtet.
Weder die drohende Weltlage noch irgendeine Rücksichtnahme auf den Mangel an materiellen Hilfsquellen, an geistigem Rüstzeug, Kenntnissen oder Erfahrungen – so wünschenswert sie auch sind – sollte irgendeinen zukünftigen Pionierlehrer davon abhalten, sich unabhängig aufzumachen und jene Kräfte in Bewegung zu setzen, die, so versichert uns ‘Abdu’l-Bahá wiederholt, einmal ausgelöst, wie ein Magnet die verheißene und unfehlbare Hilfe Bahá’u’lláhs anziehen werden.
Lasst ihn nicht auf irgendwelche Anweisungen warten oder irgendeine besondere Ermutigung von Seiten der gewählten Vertreter seiner Gemeinde erwarten, noch sollte • er durch die Hindernisse abgeschreckt werden, die seine Verwandten oder Mitbürger geneigt sein mögen, ihm in den Weg zu legen, noch sollte er den Tadel seiner Kritiker oder Feinde beachten.
»Sei so unbeschwert wie der Wind«, ist der Rat Bahá’u’lláhs an alle zukünftigen Lehrer Seiner Sache, »wenn du die Botschaft Dessen weiterträgst, Der die Morgendämmerung göttlicher Führung anbrechen ließ.
Sieh, wie der Wind, der Anordnung Gottes getreu, über alle Gegenden der Erde, die bewohnten und die unbewohnten, hin weht.
Weder der Anblick der Einöde noch die Zeugnisse des Gedeihens können ihn beängstigen oder erfreuen.
Er weht in jeder Richtung, wie ihm sein Schöpfer gebot.«Q63 »Und wenn er beschließt, sein Heim um der Sache seines Herrn willen zu verlassen«, hat Bahá’u’lláh an anderer Stelle mit Bezug auf einen solchen Lehrer geoffenbart, »möge er sein ganzes Vertrauen auf Gott setzen als beste Wegzehrung für seine Reise und sich mit dem Gewande der Tugend bekleiden … Wenn er vom Feuer Seiner Liebe entzündet ist, wenn er auf alle erschaffenen Dinge verzichtet, werden die Worte, die er äußert, diejenigen entflammen, die ihn hören.«Q64
Wenn er sich aus eigenem Antrieb entschlossen hat, dem Lehraufruf zu folgen, unverzagt vor allen Hindernissen, mit denen Freund oder Feind, wissentlich oder unwissentlich, den Pfad versperren wollen, dann soll er sorgfältig jeden Weg der Annäherung überdenken, den er bei seinen persönlichen Versuchen beschreiten möchte, um bei jenen, die er in die Schar seines Glaubens einreihen möchte, Aufmerksamkeit zu erwecken, das Interesse wachzuhalten und ihren Glauben zu vertiefen.
Er soll die Möglichkeiten überprüfen, welche ihm die besonderen Umstände bieten, in denen er lebt, ihre Vorteile auswerten und klug und systematisch vorgehen, um sie für das Erreichen des Zieles, das er im Auge hat, einzusetzen.
Lasst ihn auch solche Methoden verfolgen, wie die Verbindung mit Klubs, Ausstellungen und Vereinen, Vorträge über Themen, die mit den Lehren und Idealen seiner Sache verwandt sind, z.
B.
Enthaltsamkeit, Sittlichkeit, soziale Fürsorge, religiöse und rassische Duldsamkeit, wirtschaftliche Zusammenarbeit, Islám und Vergleichende Religionswissenschaft oder Teilnahme an sozialen, kulturellen, humanitären, fürsorgerischen und erzieherischen Organisationen und Vorhaben, die ihm, während er sich seinen Glauben unangetastet bewahrt, eine Vielzahl von Wegen und Mitteln eröffnen, durch die er nacheinander die Sympathie, die Unterstützung und zuletzt die Zugehörigkeit derer gewinnen kann, mit denen er in Berührung kommt.
Während er solche Verbindungen knüpft, soll er stets die Forderungen seines Glaubens im Auge behalten, nämlich, seine Würde und seinen Rang zu bewahren, die Unverletzlichkeit seiner Gesetze und Prinzipien zu sichern, seine umfassende Natur und Weltweitheit darzustellen und seine vielfältigen und lebensnotwendigen Interessen furchtlos zu verteidigen.
Er möge das Maß der Aufnahmefähigkeit seiner Zuhörer beachten und für sich entscheiden, ob die direkte oder die indirekte Lehrmethode vorzuziehen ist, durch die er dem Sucher die lebenswichtige Bedeutung der Göttlichen Botschaft einprägen und ihn dafür gewinnen kann, sein Schicksal mit denjenigen zu verbinden, die sie bereits angenommen haben.
Er soll, sich an das von ‘Abdu’l-Bahá gegebene Beispiel erinnern und an Seine beständige Ermahnung, dem Sucher mit solcher Freundlichkeit entgegenzukommen und den Geist der Lehren, die er ihm vermitteln möchte, in solch einem Maße vorzuleben, dass der Empfänger aus eigenem Antrieb veranlasst wird, sich der Sache anzuschließen, die solche Lehren verkörpert.
Anfangs möge er davon absehen, auf solchen Gesetzen und Anordnungen zu bestehen, die eine zu starke Belastung für des Suchers neu erwachten Glauben bedeuten würden, sondern sich bemühen, ihn geduldig, taktvoll und doch entschieden der Reife zuzuführen und ihm helfen, seine unbeschränkte Annahme dessen, was immer von Bahá’u’lláh verordnet wurde, zu erklären.
Sobald er diese Stufe erreicht hat, soll er ihn in die Gemeinschaft seiner Mitgläubigen einführen; er möge ihn ständig betreuen und ihn tätig an den Gemeindeangelegenheiten teilhaben lassen, um ihn zu befähigen, seinen Teil zur Bereicherung ihres Lebens, der Förderung ihrer Aufgaben, der Festigung ihrer Interessen und der Abstimmung ihrer Tätigkeiten mit denen ihrer Schwestergemeinden beizutragen.
Lasst ihn nicht zufrieden sein, ehe er seinem geistigen Kinde eine so tiefe Sehnsucht eingepflanzt hat, dass sie dieses zwingt, sich seinerseits selbständig zu erheben und seine Tatkraft der Belebung anderer Seelen zu widmen sowie sich zu den Gesetzen und Prinzipien zu bekennen, wie sie in seinem neu erwählten Glauben niedergelegt sind.
Jeder Teilnehmer an diesem kontinentalen Feldzug, der von den amerikanischen Gläubigen begonnen wurde, und besonders diejenigen, die als Pioniere in unerschlossene Gebiete gehen, sollten nie die Notwendigkeit vergessen, in enger und beständiger Verbindung mit jenen verantwortlichen Einrichtungen zu bleiben, die dazu bestimmt sind, die Lehrarbeit der gesamten Gemeinde zu leiten, zu fördern und aufeinander abzustimmen. Sei es die Körperschaft ihrer gewählten nationalen Vertreter oder dessen Haupthilfseinrichtung, der Nationale Lehrausschuss, oder dessen untergeordnete Organe, die regionalen Lehrausschüsse oder die örtlichen Geistigen Räte und ihre jeweiligen Lehrausschüsse – sie, die für die Verbreitung der Sache Bahá’u’lláhs arbeiten, sollten durch ständigen Austausch ihrer Gedanken, durch Briefe, Rundschreiben, Berichte, Mitteilungen und andere Nachrichtenmittel mit diesen für die Verbreitung des Glaubens geschaffenen Werkzeugen den reibungslosen und schnellen Lauf des Lehrmechanismus ihrer Verwaltungsordnung sicherstellen. Verwirrung, Verzögerung, Überschneidung der Anstrengungen und Vergeudung von Energie werden dadurch gänzlich vermieden, und die mächtige Flut der Gnade Bahá’u’lláhs, die in überreichem Maße und ohne die geringste Hemmung durch diese wichtigen Kanäle fließt, wird die Herzen und Seelen der Menschen so überfluten, dass sie befähigt werden, die von ‘Abdu’l-Bahá wiederholt vorausgesagte Ernte hervorzubringen.
Auf jedem Teilnehmer an diesem gemeinsamen Bemühen, wie es in der Geschichte der amerikanischen Bahá’í-Gemeinde noch nie dagewesen ist, ruht die geistige Verpflichtung, den für alle so lebenswichtigen und verbindlichen Lehrauftrag zum alles durchdringenden Anliegen ihres Daseins zu machen.
Bei seiner täglichen Arbeit und in seinem täglichen Umgang, auf jeder seiner Reisen aus Geschäfts- oder anderen Gründen, im Urlaub und auf Ausflügen und bei jedem Auftrag, den auszuführen ihm aufgetragen wird, sollte jeder Träger der Botschaft Bahá’u’lláhs es nicht nur als eine Pflicht, sondern als ein Vorrecht ansehen, die Saat Seines Glaubens weit und breit auszustreuen.
Er sollte Befriedigung in dem bleibenden Wissen finden, dass, was immer das unmittelbare Echo auf jene Botschaft ist und wie unzulänglich der Träger, der sie weitergibt, auch sei, die Macht ihres Urhebers jene Saaten befähigen wird zu keimen, wie Er es für angemessen erachtet, und unter Umständen, die keiner vorhersehen kann, die Ernte zu bereichern, die die Arbeit Seiner Anhänger einbringen wird.
Wenn er Mitglied eines Geistigen Rates ist, lasst ihn seinen Rat ermutigen, bei jeder seiner Sitzungen einen bestimmten Teil der Zeit der ernsten und von Gebeten getragenen Erwägung solcher Wege und Mittel zu widmen, die den Lehrfeldzug fördern oder verfügbare Hilfsquellen, gleich welcher Art, für seinen Fortschritt, seine Ausdehnung und Festigung erschließen können.
Wenn er seiner Sommerschule beiwohnt – und jedem ohne Ausnahme wird dringend nahegelegt, Nutzen aus der Teilnahme zu ziehen – soll er eine solche Möglichkeit als willkommene und kostbare Gelegenheit betrachten, durch Vorträge, Studium und Diskussion sein Wissen von den Grundlagen seines Glaubens so zu bereichern, dass er imstande ist, mit größerer Sicherheit und Wirksamkeit die Botschaft zu übermitteln, die seiner Obhut anvertraut wurde.
Er soll, wann immer durchführbar, danach trachten, durch Besuche zwischen den Gemeinden den Eifer für die Lehrarbeit anzuregen und Außenstehenden so die Zielstrebigkeit und Einsatzbereitschaft der Förderer seines Glaubens und die organische Einheit seiner Einrichtungen darzutun.
Von den Teilnehmern an diesem alle Rassen, alle Länder, Klassen und Glaubensrichtungen der gesamten westlichen Hemisphäre umfassenden Kreuzzug möge jeder, der den Drang dazu spürt, sich erheben und, wenn es die Umstände erlauben, die Aufmerksamkeit im Besonderen darauf richten, die uneingeschränkte Zugehörigkeit der Schwarzen, Indianer, Eskimos und Juden zu seinem Glauben zu erreichen.
Keine lobenswertere und verdienstvollere Tat kann gerade jetzt für die Sache Gottes vollbracht werden als der Erfolg bei den Bemühungen, die amerikanische Bahá’í-Gemeinde durch die Gewinnung von Angehörigen dieser Rassen zu größerer Vielfalt in ihrer Zusammensetzung zu führen.
Diese äußerst verschiedenen Elemente der Menschheit harmonisch zu verbinden im Gewebe einer alle umfassenden Bahá’í-Bruderschaft und im dynamischen Fortschritt der von Gott eingesetzten Verwaltungsordnung einander anzugleichen, wobei jedes seinen Teil zur Bereicherung und zum Ruhm des Bahá’í-Lebens beiträgt, ist wahrlich eine Tat, bei deren Vorstellung sich das Herz eines jeden Bahá’í erwärmt und höher schlägt.
»Betrachtet die Blumen eines Gartens«, hat ‘Abdu’l-Bahá geschrieben, »obwohl sie sich in Art, Farbe, Form und Aussehen unterscheiden, so erhöht diese Verschiedenheit doch, da sie von den Wassern eines Brunnquells erfrischt, vom Atem eines Windes belebt und von den Strahlen einer Sonne gestärkt werden, ihren Zauber und bereichert ihre Schönheit.
Wie wenig würde es dem Auge gefallen, wenn alle Blumen und Pflanzen, die Blätter und Blüten, die Früchte, die Zweige und die Bäume jenes Gartens vom selben Aussehen und der gleichen Farbe wären!
Die Vielfältigkeit der Farbtöne, der Form und des Aussehens bereichert und schmückt den Garten und erhöht seine Wirkung.
In gleicher Weise werden, wenn verschiedene Gedankenrichtungen, Temperamente und Charaktere unter der Macht und dem Einfluss eines Zentralorgans zusammengeführt werden, die Schönheit und Herrlichkeit der menschlichen Vollkommenheit geoffenbart und sichtbar gemacht.
Nichts als die himmlische Kraft des Wortes Gottes, das die Wirklichkeit aller Dinge regiert und durchdringt, ist fähig, die voneinander abweichenden Gedanken, Gefühle, Ideen und Überzeugungen der Menschenkinder in Einklang zu bringen.«Q65 »Ich hoffe«, ist der von ‘Abdu’l-Bahá geäußerte Wunsch, » ihr die Ursache werdet, dass diese unterdrückteA2 Rasse ruhmreich wird und sich mit der weißen Rasse verbindet, um der Menschenwelt mit äußerster Aufrichtigkeit, Treue, Liebe und Reinheit zu dienen.« »Eine der wichtigen Fragen«, hat Er ebenfalls niedergeschrieben, »welche die Einheit und den Zusammenschluss der Menschheit beeinflussen, ist die Kameradschaft und die Gleichberechtigung der weißen und farbigen Rassen.«Q66 »Ihr müsst den Indianern, den Ureinwohnern Amerikas, große Bedeutung beimessen«, schreibt ‘Abdu’l-Bahá in den Tablets des Göttlichen Planes, »denn diese Seelen können mit den alten Einwohnern der arabischen Halbinsel verglichen werden, die vor der Offenbarung Muhammads gleich Wilden waren.- Als das Licht Muhammads in ihrer Mitte erstrahlte, wurden sie so entflammt, dass ihr Leuchten die ganze Welt überstrahlte.
Sollten diese Indianer erzogen und richtig geführt werden, so besteht kein Zweifel, dass sie in gleicher Weise durch die Göttlichen Lehren so erleuchtet werden, dass die ganze Erde erhellt wird.«Q67 »Wenn es möglich ist«, schreibt ‘Abdu’l-Bahá weiter, »so sendet Lehrer in andere Gegenden Kanadas; schickt auch Lehrer nach Grönland und zu den Siedlungen der Eskimos.«Q68 »So Gott will«, hat Er wieder in jenen gleichen Tablets geschrieben, »wird der Ruf des Königreiches die Ohren der Eskimos erreichen … Solltet ihr eure Kräfte entfalten, so dass die Düfte Gottes unter den Eskimos verbreitet werden, wird dessen Wirkung sehr groß und weitreichend sein.«Q69 »Preis sei Gott!« schreibt ‘Abdu’l-Bahá.
»Was immer in den Gesegneten Tablets für die Israeliten angekündigt wurde und alle in den Briefen ‘Abdu’l-Bahás ausdrücklich niedergelegten Dinge erfüllen sich.
Mit einigen ist dies schon geschehen; andere werden in der Zukunft offenbar.
Die Altehrwürdige Schönheit hat in Ihren heiligen Tablets ausdrücklich geschrieben, dass der Tag ihrer Demütigung vorüber ist.
Seine Gnade wirft ihren Schatten über sie, und diese Rasse wird Tag für Tag Fortschritte machen und aus ihrer jahrhundertelangen Erniedrigung und Herabwürdigung befreit werden.«
Lasst diejenigen, die ein administratives Amt in ihrer Eigenschaft als Mitglieder des Nationalen Geistigen Rates oder der nationalen, regionalen oder örtlichen Lehrausschüsse einnehmen, sich ständig die lebenswichtige und dringende Notwendigkeit vor Augen halten, in der kürzest möglichen Zeit die Bildung von Gruppen in den wenigen verbleibenden Staaten der nordamerikanischen Republik und in den Provinzen des Dominions von Kanada sicherzustellen, so klein und unscheinbar sie auch sein mögen.
Sie müssen jedes in ihrer Macht liegende Hilfsmittel einsetzen, um diese neu entstandenen Kristallisationspunkte zu befähigen, sich schnell und auf gesunden Grundlagen zu richtig funktionierenden, selbständigen und eingetragenen Räten zu entwickeln.
Der Schaffung solcher Grundlagen und der Bildung solcher Außenposten – eine Arbeit, die anerkannter Weise sehr schwierig, doch dringend notwendig und höchst begeisternd ist – müssen die einzelnen Mitglieder der amerikanischen Bahá’í-Gemeinde ihre uneingeschränkte, ständige und freudige Unterstützung zuteilwerden lassen.
So weise die Maßnahmen auch sein mögen, welche ihre gewählten Vertreter ausarbeiten, wie praktisch und wohldurchdacht die von ihnen aufgestellten Pläne, so können doch solche Maßnahmen und Entwürfe niemals zu einem zufriedenstellenden Ergebnis führen, wenn nicht eine genügende Anzahl von Pionieren sich entschlossen hat, die notwendigen Opfer zu bringen, und sich bereitfindet, diese Vorhaben in die Tat umzusetzen.
Das Banner Bahá’u’lláhs ein für alle Mal im Herzen dieser unerschlossenen Gebiete aufzupflanzen, die organische Grundlage Seiner Verwaltungsordnung in ihren Städten und Dörfern zu errichten und einen festen und immerwährenden Ankergrund für ihre Einrichtungen im Geist und Herzen ihrer Einwohner zu schaffen, das alles bildet, wie ich fest glaube, den ersten und bedeutungsvollsten Schritt in den aufeinanderfolgenden Stadien, die der unter dem Siebenjahresplan begonnene Lehrfeldzug durchschreiten muss.
Während die äußere Ausschmückung des Mashriqu’l-Adhkár unter diesem Plan nun in ihre Endstufe eingetreten ist, steckt der Lehrfeldzug noch in seinem Anfangsstadium und ist weit entfernt davon, seine Ausläufer wirksam in diese unerschlossenen Gebiete ausgeschickt zu haben oder in jene Republiken, die auf dem südamerikanischen Kontinent liegen.
Die erforderliche Anstrengung ist ungeheuer groß, die Bedingungen, unter denen diese Anfangsgründe gelegt werden müssen, oft wenig anziehend und unvorteilhaft, die Mitarbeiter, die in der Lage sind, solche Aufgaben zu übernehmen, gering an der Zahl, und die Hilfsquellen, über die sie verfügen, schwach und unzureichend.
Und doch, wie oft hat uns die Feder Bahá’u’lláhs versichert, »sollte ein Mensch sich ganz allein im Namen Bahás erheben und die Rüstung Seiner Liebe anlegen, so wird ihn der Allmächtige siegreich machen, und sollten auch die Mächte der Erde und des Himmels gegen ihn antreten.«Q70 Hat Er nicht geschrieben:
»Bei Gott, außer Dem es keinen anderen Gott gibt!
Sollte sich irgendjemand für den Sieg Unserer Sache erheben, so wird ihn Gott siegreich machen, und sollten sich gleich Zehntausende von Feinden gegen ihn verbünden.
Und sollte seine Liebe zu Mir erstarken, so wird Gott seinen bestimmenden Einfluss auf alle Mächte der Erde und des Himmels begründen.«Q71 »Betrachtet die Arbeit früherer Generationen«, hat ‘Abdu’l-Bahá geschrieben, »während der Lebenszeit Jesu Christi waren es nur wenige und gezählte gläubige und feste Seelen, aber der himmlische Segen ergoss sich in so reichem Maße, dass in einer Reihe von Jahren unzählige Seelen unter den Schatten des Evangeliums traten.
Gott hat im Qur’án gesagt: ›Ein Korn wird sieben Garben hervorbringen, und jede Garbe wird hundert Körner enthalten.‹ In anderen Worten, aus einem Korn werden siebenhundert werden; und wenn es Gottes Wille ist, wird Er diese nochmals verdoppeln.
Es hat sich oft ereignet, dass eine begnadete Seele zur Ursache der Führung für ein ganzes Volk wurde.
Wir dürfen nun nicht unsere Fähigkeiten und unsere Leistungskraft betrachten, nein, vielmehr müssen wir unseren Blick in diesen Tagen auf die Gunst und Gnade Gottes richten, der aus dem Tropfen ein Meer und aus dem Atom eine Sonne gemacht hat.«Q72Die entschlossen sind, als erste das Banner einer solchen Sache unter solchen Bedingungen und in solchen Gebieten zu hissen, deren Seelen mögen von der stärkenden Kraft dieser Worte zehren und, – indem sie »die Rüstung Seiner Liebe anlegen«, einer Liebe, die »erstarken« muss, während sie in ihrer einsamen Aufgabe ausharren –, sich erheben, um mit dem Bericht von ihren Taten die strahlendsten Seiten zu schmücken, die je in der geistigen Geschichte ihres Landes geschrieben wurden.
In den Tablets des Göttlichen Planes hat ‘Abdu’l-Bahá geschrieben: »Preis sei Gott! Obgleich in den meisten Staaten und Städten der Vereinigten Staaten Seine Düfte verbreitet sind und ungezählte Seelen ihr Angesicht dem Königreich Gottes zukehren und sich ihm nähern, so ist doch in einigen Staaten das Banner der Einheit noch nicht so errichtet, wie es sein sollte, noch wurden die Geheimnisse der Heiligen Bücher, wie der Bibel, des Evangeliums und des- Qur’án, entschleiert. Durch die gemeinsamen Bemühungen aller Freunde müssen das Banner der Einheit in jenen Staaten unbedingt entfaltet und die Göttlichen Lehren gefördert werden, damit diese Staaten ebenfalls ihren Anteil an den himmlischen Gaben erhalten mögen und an der Größten Führung teilhaben.«Q73 In einem anderen Tablet des Göttlichen Planes hat Er versichert: »Das Dominion von Kanada hat eine sehr große Zukunft, und die damit verbundenen Ereignisse sind unendlich herrlich. Das Auge der liebenden Güte Gottes ist darauf gerichtet, und in ihm wird die Gunst des Allherrlichen offenbar werden.«Q74 »Noch einmal wiederhole ich«, so bestätigt Er Seine vorhergehende Aussage in demselben Tablet, »die Zukunft Kanadas, sei es in materieller oder geistiger Hinsicht, sehr groß ist.«Q75
Die Erweckung Lateinamerikas
Sobald dieser erste Schritt getan ist, der die Bildung mindestens eines Kernes in jedem dieser noch unerschlossenen Staaten und Provinzen des nordamerikanischen Kontinents mit sich bringt, muss das Getriebe für eine gewaltige Steigerung der zusammengefassten Bemühungen aller Bahá’í in Bewegung gesetzt werden, deren Ziel sein sollte, die edlen Bestrebungen zu verstärken, die jetzt nur einige wenige einzelne Gläubige aufwenden, um die Völker Lateinamerikas für den Ruf Bahá’u’lláhs zu erwecken. Bevor dieser zweite Abschnitt des Lehrfeldzuges im Siebenjahresplan nicht eingeleitet worden ist, kann dieser nicht als eigentlich begonnen oder der Plan selbst als in seinem entscheidenden Entwicklungsstadium angelangt angesehen werden. So mächtig werden die Ausgießungen göttlicher Gnade auf die tapfere Gemeinde sein, die bereits im Bereich der Administration ihr Hauptgebäude in der ganzen Herrlichkeit seiner äußeren Zierde errichtet und im Bereich des Lehrens in jedem Staat und in jeder Provinz des nordamerikanischen Kontinents das Banner des Glaubens gehisst hat – so groß werden diese Ausgießungen sein, dass sich die Mitglieder dieser Gemeinde überwältigt finden werden durch die Beweise ihrer neubelebenden Kraft.
Der Interamerikanische Ausschuss muss in einem solchen Stadium – nein, sogar schon vorher – sich der Stunde gewachsen zeigen und eine Stärke, eine Hingabe und einen Unternehmungsgeist an den Tag legen, die den Verantwortungen, die er auf sich genommen hat, angemessen sind. Es sollte keinen Augenblick vergessen werden, dass Mittel- und Südamerika nicht weniger als zwanzig unabhängige Nationen umfassen, die annähernd ein Drittel der Gesamtzahl der selbständigen Staaten auf der Welt ausmachen, und die dazu bestimmt sind, einen immer wichtigeren Anteil an der Gestaltung des zukünftigen Weltschicksals zu haben. Indem die Welt zu enger nachbarlicher Gemeinschaft zusammenschrumpft und die Geschicke der Rassen, Nationen und Völker unentwirrbar miteinander verwoben werden, verschwindet die Entlegenheit dieser Staaten der westlichen Hemisphäre, und es werden die verborgenen Möglichkeiten in jedem von ihnen immer deutlicher sichtbar.
Wenn innerhalb des Siebenjahresplanes dieser zweite Abschnitt in der fortschreitenden Entfaltung der Tätigkeit und der Unternehmungen im Lehren erreicht ist und das zur Verfolgung dieses Planes benötigte Getriebe zu arbeiten beginnt, müssen die amerikanischen Gläubigen, die beherzten Pioniere dieser mächtigen Bewegung, geführt von dem unfehlbaren Licht Bahá’u’lláhs und in strenger Übereinstimmung mit dem von ‘Abdu’l-Bahá angelegten Plan, unter der Leitung ihres Nationalen Geistigen Rates handelnd und der Hilfe des Interamerikanischen Ausschusses gewiss einen Angriff gegen die Mächte der Finsternis, Entartung und Unwissenheit unternehmen. Dieser Angriff muss bis zum äußersten Ende des südlichen Kontinentes vorgetragen werden und in seinen Bereich jede der darin liegenden zwanzig Nationen einbeziehen.
Nun sollten sich einige Gläubige rüsten, sich von ihren Heimatorten, Städten und Staaten lösen, ihr Land verlassen und »ihren ganzen Glauben in Gott setzen als beste Wegzehrung für ihre Reise«Q76; sie sollten ihren Blick und ihre Schritte nach jenen fernen Zonen richten, jenen unerschlossenen Gefilden, jenen unbezwungenen Städten und ihre Tatkraft darauf richten, die Festungen der Menschenherzen zu erobern – der Herzen, von denen Bahá’u’lláh geschrieben hat, dass »die Heerscharen der Offenbarung und Äußerung sie bezwingen können«Q77 sie nicht warten, bis ihre Mitstreiter die erste Stufe ihres Lehrfeldzuges bereits überschritten haben, sondern lasst sie schon jetzt damit beginnen, jenes Kapitel zu eröffnen, das bald als eines der ruhmvollsten in der internationalen Geschichte ihres Glaubens betrachtet werden wird.
Lasst sie zuallererst »ihr eigenes Selbst lehren, so dass ihre Rede die Herzen ihrer Hörer anziehen möge«Q78.
Lasst sie den Triumph ihres Glaubens als ihr »höchstes Ziel«Q79 betrachten.
Lasst sie nicht »die Größe oder Kleinheit des Gefäßes ansehen«Q80, welches das Maß der Gnade enthält, die Gott über dieses Zeitalter verströmt.
Lasst sie »von aller Verknüpfung an diese Welt und ihre Eitelkeiten sich freimachen«Q81 und mit jenem Geiste der Loslösung, den ‘Abdu’l-Bahá so beispielhaft verkörperte, und dem sie, wie Er wünschte, nacheifern sollen, diese so verschiedenen Völker und Länder zum Gedenken Gottes und Seiner höchsten Offenbarung bringen.
Lasst Seine Liebe »eine Schatzkammer für ihre Seelen« sein an dem Tage, da »jeder Pfeiler erzittern wird, da es die Haut der Menschen eiskalt überlaufen wird, da die Augen vor Schrecken erstarren werden«Q82.
Lasst ihre »Seelen erglühen in der Flamme des unvergänglichen Feuers, das im innersten Herzen der Welt brennt, so stark, dass die Wasser des Weltalls seine Glut nicht zu kühlen vermögen«Q83.
Lasst sie »unbeschwert wie der Wind« sein, den »weder der Anblick der Einöde noch die Zeugnisse des Gedeihens ängstigen oder erfreuen können«Q84.
Lasst sie »ihre Zungen lösen und ohne Unterlass Seine Sache verkünden«Q85.
Lasst sie »verkünden, was der Größte Geist ihnen eingeben wird im Dienste der Sache ihres Herrn«Q86.
Lasst sie »sich hüten, mit irgendjemandem zu streiten, lasst sie vielmehr sich bemühen, ihn die Wahrheit auf freundliche Weise und durch überzeugende Ermahnung erkennen zu lassen«Q87.
Lasst sie »ganz um der Sache Gottes willen Seine Botschaft verkünden und im gleichen Geist jeden Widerhall entgegennehmen, den ihre Worte bei ihren Hörern hervorrufen mögen«Q88.
Lasst sie auch nicht einen Augenblick vergessen, dass »der Geist des Glaubens sie durch seine Macht stärken wird« und dass »eine Schar Seiner erwählten Engel mit ihnen ausziehen wird auf Sein Geheiß, des Allmächtigen, des Allweisen«.
Lasst sie immer dessen eingedenk sein »Wie groß … der Segen [ist] der den erwartet, der die Ehre erringt, dem Allmächtigen zu dienen!« und sich daran erinnern, dass »Ein solcher Dienst … wahrlich der Fürst aller guten Taten [ist] und der Schmuck alles edlen Handelns.«Q89
Und endlich:
Lasst diese die Seele aufrüttelnden Worte Bahá’u’lláhs allezeit auf ihren Lippen sein, während sie landauf, landab durch den südamerikanischen.
Kontinent dahineilen, damit sie ihnen ein Trost ihrem Herzen seien, ein Licht auf ihrem Pfad, ein Gefährte in ihrer Einsamkeit und eine Wegzehrung für jeden Tag ihrer Reisen:
»O Wanderer auf dem Pfade Gottes!
Ergreife deinen Anteil aus dem Meer Seiner Gnade und beraube dich nicht selbst der Dinge, die in seinen Tiefen verborgen ruhen … Ein Tropfen aus diesem Meer, über alle in den Himmeln und auf Erden vergossen, würde genügen, um sie reich an der Güte Gottes zu machen, des Allmächtigen, des Allwissenden, des Allweisen.
Schöpfe mit den Händen des Verzichtes aus seinen lebenspendenden Wassern und netze damit alle erschaffenen Dinge, damit sie von allen menschengeschaffenen Begrenzungen reingewaschen werden und sich dem mächtigen Sitze Gottes, diesem geheiligten und strahlenden Orte, nähern.
Sei nicht bekümmert, wenn du dies alleine tun musst.
Lasse dir Gott allgenügend sein … Verkünde die Sache Deines Herrn allen, die in den Himmeln und auf Erden sind.
Antwortet jemand deinem Ruf, so lege die Perlen der Weisheit des Herrn, deines Gottes, die Sein Geist auf dich herabgesandt hat, offen vor ihn hin und gehöre zu denen, die wahrhaft glauben.
Sollte jemand deine Gabe zurückweisen, so wende dich von ihm ab und setze dein Vertrauen und deine Zuversicht in den Herrn aller Welten.
Bei der Gerechtigkeit Gottes!
Wer an diesem Tag seine Lippen öffnet und den Namen seines Herrn erwähnt, zu dem werden die Heerscharen göttlicher Eingebung aus dem Himmel Meines Namens ›der Allwissende‹, ›der Allweise‹ herniederkommen.
Zu ihm wird auch die himmlische Versammlung herabsteigen und ein jeder aus ihr einen Kelch reinen Lichtes hoch vorantragen.
So wurde es vorherbestimmt im Reiche der Offenbarung Gottes auf Befehl des Allherrlichen, des Machtvollsten.«Q90
Lasst die folgenden Worte ‘Abdu’l-Bahás, die den Tablets des Göttlichen Planes entnommen sind, ebenfalls in ihren Ohren klingen, wenn sie, sicher und unerschrocken, in Seinem Auftrag hinausziehen:
»O ihr Jünger Bahá’u’lláhs!
Möge mein Leben ein Opfer für euch sein! … Seht die Tore, die euch Bahá’u’lláh geöffnet hat!
Bedenkt, wie erhaben und hoch die Stufe ist, die zu erreichen euch bestimmt wurde, und wie einzig die Gunstbezeigungen sind, mit denen ihr belehnt wurdet!«Q91 »Meine Gedanken sind euch zugewandt, und mein Herz schlägt hoch bei eurer Erwähnung.
Könntet ihr erkennen, wie meine Seele in Liebe zu euch glüht, so würde eure Herzen eine Glückseligkeit überfluten, die euch zueinander von Liebe entbrennen ließe.«Q92 »Das volle Maß eurer Erfolge ist noch nicht offenbar, ihre Bedeutung wird noch nicht erfasst.
Binnen kurzem werdet ihr mit eigenen Augen sehen, wie glänzend ein jeder von euch gleich einem leuchtenden Stern am Himmel eures Landes das Licht göttlicher Führung erstrahlen lassen und seinem Volke die Herrlichkeit ewigen Lebens bringen wird.«Q93 »Ich hoffe inständig, dass in naher Zukunft die ganze Erde durch, das Ergebnis eurer Leistungen aufgerüttelt und erschüttert werden möge.«Q94 »Der Allmächtige wird euch ohne Zweifel die Hilfe Seiner Gnade gewähren, wird euch mit den Zeichen Seiner Macht bekleiden und eure Seelen mit der erhaltenden Kraft Seines Heiligen Geistes begaben.«Q95 »Seid nicht traurig über eure geringe Zahl und lasst euch nicht niederdrücken durch die Übermacht einer ungläubigen Welt.
Gebt euch Mühe!
Eure Sendung ist unsagbar herrlich.
Sollte Erfolg euer Unternehmen krönen, so wird sich Amerika sicherlich zu einem Mittelpunkt entwickeln, aus dem Wogen geistiger Kraft hervorgehen, und der Thron des Königreiches Gottes wird in der Fülle seiner Majestät und Glorie fest begründet werden.«Q96
Wir sollten uns daran erinnern, dass in die Erfüllung des Siebenjahresplanes, soweit er die Lehrarbeit betrifft, die Bildung von mindestens einem Zentrum in einer jeden der Republiken Mittel- und Südamerikas mit einbeschlossen ist.
Der hundertste Jahrestag der Geburt des Glaubens Bahá’u’lláhs sollte, wenn der bereits begonnene Plan Erfolg haben soll, in jedem dieser Länder Zeuge sein der Schaffung eines wenn auch noch so bescheidenen Fundamentes, auf welchem das heranwachsende Geschlecht der amerikanischen Gläubigen in den Eröffnungsjahren des zweiten Jahrhunderts des Bahá’í-Zeitalters weiter zubauen imstande sein möge.
Ihre Aufgabe wird es sein, im Verlaufe der folgenden Jahrzehnte diese Grundlagen auszudehnen und zu verstärken und für die notwendige Führung, Hilfe und Ermutigung zu sorgen, die die weithin verstreuten Gruppen von Gläubigen in jenen Ländern befähigen werden, unabhängige und ordnungsgemäß gebildete örtliche Räte zu formen und dadurch das Rahmenwerk der Verwaltungsordnung ihres Glaubens zu errichten.
Die Erstellung solch eines Rahmenwerkes ist in erster Linie die Verantwortung derer, die die Gemeinde der nordamerikanischen Gläubigen zur göttlichen Botschaft bekehrt hat.
Es ist dies eine Aufgabe, in der – abgesehen von der unmittelbaren Verpflichtung, jeder Gruppe zur Entfaltung in einem örtlichen Rat zu verhelfen – die Entwicklung des ganzen Getriebes der Verwaltungsordnung eingeschlossen ist in Übereinstimmung mit den geistigen und administrativen Grundsätzen, die das Leben und Wirken einer jeden bereits errichteten Bahá’í-Gemeinde in der ganzen Welt bestimmen.
Ein Abweichen von diesen klar ausgesprochenen, in den nationalen und örtlichen Bahá’í-Einrichtungen verkörperten Hauptprinzipien kann unter keinen Umständen geduldet werden.
Dies ist jedoch eine Aufgabe, die jene betrifft, welche sich in einem späteren Zeitabschnitt aufmachen müssen, um ein Werk weiterzuführen, das im Grunde noch nicht wirksam begonnen worden ist.
Die notwendige Grundlage
Die Aufgabe der noch systematischeren Vorbereitungen für den Bau des erforderlichen Fundaments, auf dem die ständigen nationalen und örtlichen Institutionen errichtet und sicher begründet werden können, wird sehr bald die gesammelte Aufmerksamkeit derjenigen erfordern, die den Siebenjahresplan durchführen. Sofort, wenn ihre unmittelbare Verpflichtung zur Erschließung der wenigen noch übrig gebliebenen Gebiete in den Vereinigten Staaten und Kanada erfüllt worden ist, sollte ein sorgsam angelegter Plan ausgearbeitet werden, der auf die Errichtung einer solchen Grundlage abzielt. Wie schon dargelegt, stellt die Vorsorge für diese weiten, einleitenden Unternehmungen, deren Umkreis das ganze Gebiet der mittel- und südamerikanischen Republiken umfassen muss, das Herzstück des im Siebenjahresplan durchgeführten Lehrfeldzuges dar. Sie muss letzthin sein Schicksal entscheiden. Von diesem Feldzug muss nicht nur die wirksame Erfüllung der feierlichen, mit dem gegenwärtigen Plan übernommenen Verpflichtungen abhängen, sondern auch die fortschreitende Entfaltung der nachfolgenden Abschnitte, die wesentlich sind für die Verwirklichung der Vision ‘Abdu’l-Bahás bezüglich der Rolle, welche die amerikanischen Gläubigen in der weltweiten Verbreitung ihrer Sache zu spielen haben.
Mögen diese Unternehmungen auch nur ein Vorspiel sein zu den anstrengenden, planmäßigen Bemühungen, durch die sich zukünftige Geschlechter von Gläubigen in den lateinischen Ländern auszeichnen müssen, so erfordern sie doch unverzüglich von Seiten des Nationalen Geistigen Rates sowie des Nationalen Lehrausschusses und des Interamerika-Ausschusses sorgfältige Erkundungen, die das Aussenden von Umsiedlern und Reiselehrern vorbereiten sollen, deren Vorrecht es sein wird, den Ruf des Neuen Tages in einem neuen Erdteil erschallen zu lassen.
In meinem Wunsche, denen zu helfen, die so ungeheure Verantwortung auf sich nehmen und solche Selbstverleugnung erdulden, will ich versuchen, einige nützliche Anregungen zu geben, die nach meiner Überzeugung die Vollendung des großen Werkes erleichtern werden, das in der allernächsten Zukunft getan werden muss.
Diesem Werk, das nach seiner Vollendung ein historisches Wahrzeichen ersten Ranges bilden muss, müssen die Kräfte der ganzen Gemeinde entschlossen gewidmet werden.
Die Zahl der Bahá’í-Lehrer, seien sie Umsiedler oder Reisende, muss wesentlich größer werden.
Die materiellen Hilfsquellen, die zu ihrer Verfügung zu stellen sind, müssen vervielfacht und wirksam gesteuert werden.
Das Schrifttum, mit dem sie ausgestattet werden sollten, muss stark vermehrt werden.
Um ihnen bei der Verbreitung dieser Schriften zu helfen, sollten die Wege in die Öffentlichkeit öfter begangen, zentral gelenkt und intensiv bearbeitet werden.
Die in diesen Ländern verborgenen Möglichkeiten sollten mit Umsicht ausgenützt und planmäßig entwickelt werden.
Die verschiedenen Hindernisse, die durch voneinander abweichende politische und soziale Bedingungen entstanden und nun in diesen Ländern herrschen, sollten genau beachtet und entschlossen überwunden werden.
Mit einem Wort:
Keine Gelegenheit sollte übersehen und keine Mühe gescheut werden, um eine möglichst breite und feste Grundlage für den Fortschritt und die Entfaltung des größten Lehrvorhabens zu legen, das die amerikanische Gemeinde jemals durchgeführt hat.
Die sorgfältige Übersetzung wichtiger Bahá’í-Schriften über die Geschichte, die Lehren oder die Verwaltungsordnung des Glaubens, die weite, planmäßige Verbreitung großer Mengen in möglichst vielen Republiken und in den gängigsten und wichtigsten Sprachen dürfte die vorrangigste, dringendste Maßnahme sein, die zugleich mit der Ankunft der Pioniere in diesen Gebieten zu treffen ist. »Bücher und Flugschriften«, schreibt ‘Abdu’l-Bahá in einem der Tablets des Göttlichen Planes, »müssen in die Sprachen dieser Länder und Inseln übersetzt oder in diesen verfasst werden, damit sie in jedem Teil und nach allen Richtungen hin in Umlauf gesetzt werden können.«Q97 In Ländern, in denen die Behörden oder irgendwelche einflussreichen Kreise keine Einwände erheben können, sollten diese Maßnahmen verstärkt werden durch Veröffentlichung sorgsam verfasster Artikel und Briefe in verschiedenen Organen der Presse. Sie haben die Aufgabe, der breiten Öffentlichkeit bestimmte Grundzüge der bewegenden Geschichte des Glaubens und den Rang und die Wesensart seiner Lehren einzuprägen.
Ich glaube, dass es sich jeder Arbeiter auf diesem Gebiet, ob Reiselehrer oder Umsiedler, zu seiner obersten und steten Aufgabe machen sollte, freundlich mit allen Schichten der Bevölkerung zu verkehren, ohne Rücksicht auf Klasse, Bekenntnis, Nationalität oder Hautfarbe. Er sollte sich mit ihren Gedankengängen, Neigungen und Gewohnheiten vertraut machen und herausfinden, wie er ihnen am besten näherkommen kann, um sich dann geduldig und taktvoll auf einige wenige zu konzentrieren, die echte Aufnahmefähigkeit und Empfänglichkeit zeigen. Er sollte sich mit äußerster Güte bemühen, solche Liebe, Begeisterung und Ergebenheit in ihre Herzen zu pflanzen, dass sie ihrerseits selbständige, unabhängige Förderer des Glaubens an ihren Heimatorten werden. »O Volk Bahás«, so lautet Bahá’u’lláhs Ermahnung, »verkehre mit allen Menschen im Geiste des Wohlwollens und der Kameradschaft. Wenn du um eine bestimmte Wahrheit weißt und ein Kleinod besitzt, das andere nicht haben, so lasse sie daran teilhaben. Sprich in äußerster Güte und voll guten Willens mit ihnen. Wenn sie es annehmen und es seinen Zweck erfüllt hat, ist dein Ziel erreicht. Wenn es jemand zurückweist, so überlasse ihn sich selbst und bitte Gott, ihn zu führen. Hüte dich, ihn unfreundlich zu behandeln. Eine freundliche Zunge ist der Magnet der Menschenherzen. Sie ist das Brot des Geistes, sie verleiht den Worten Bedeutung. Sie ist die Quelle des Lichtes der Weisheit und des Verstehens.«Q98
Nicht nur die stellvertretenden Bahá’í-Körperschaften, sondern auch die zukünftigen Lehrer und anderen Gläubigen, die nicht das Vorrecht haben, jene Küsten zu besuchen oder sich in jenem Kontinent anzusiedeln, können und sollten sich bemühen, jede sich bietende Gelegenheit zu nützen, um die Bekanntschaft dieser Menschen zu machen und die echte Aufmerksamkeit solcher Leute zu wecken, die entweder Bürger dieser Länder oder sonst irgendwie damit verbunden sind, was auch immer ihr Beruf oder ihre Interessen sein mögen. Durch die Güte, die sie diesen erzeigen, durch Schriften, die sie ihnen geben, oder durch irgendwelche anderen Verbindungen, die sie mit ihnen anknüpfen, können die amerikanischen Gläubigen Saaten in ihre Herzen säen, die später einmal vielleicht aufkeimen und ganz unerwartete Früchte bringen können. Jedoch muss allezeit sehr darauf geachtet werden, dass sie in ihrem Eifer, die internationalen Interessen des Glaubens zu fördern, nicht ihren Zweck verfehlen und durch irgendeine Handlung, die als ein Versuch des Proselytenmachens und unziemlichen Druckes missdeutet werden könnte, jene Menschen davon abschrecken, die sie für ihre Sache zu gewinnen wünschen.
Pionieraufruf
Mein besonderer Aufruf gilt denjenigen amerikanischen Gläubigen – mögen sie zur Stunde auch mit vielfältigen, dringenden und ständig wachsenden Verpflichtungen belastet sein –, denen sich in fremden Ländern die begründete Aussicht bietet, dort ihren Lebensunterhalt zu verdienen, ganz gleich welchen Berufes und welcher Beschäftigung, sei es als Geschäftsleute, als Lehrer, Rechtsanwälte, Ärzte, Schriftsteller, Büroangestellte und ähnliches.
Ich rufe sie besonders auf, ihren ständigen Wohnsitz dorthin zu verlegen.
Dadurch werden sie den ständig wachsenden Druck auf ihren Lehrfonds vermindern, der trotz seines beschränkten Umfanges, soweit nicht anderweitig verfügbar, die Reisekosten und anderen Ausgaben decken muss, die in Verbindung mit der Entwicklung dieses weitläufigen Unternehmens entstehen.
Sollte es ihnen unmöglich sein, an diesem so einzigartigen und heiligen Vorzug teilzuhaben, so mögen sie, der Worte Bahá’u’lláhs eingedenk, sich entschließen, jeder nach den ihm zur Verfügung stehenden Mitteln, einen Vertreter zu benennen, der sich im Namen dieses Gläubigen erhebt und ein so edles Vorhaben durchführt.
»Vereinigt eure Kräfte«, so lauten Bahá’u’lláhs Worte, »um Gottes Glauben zu verbreiten.
Wer immer einer so hohen Berufung würdig ist, der möge sich erheben und ihr Folge leisten.
Wer dazu nicht fähig ist, dessen Pflicht ist es, einen zu benennen, der an seiner Statt diese Offenbarung verkünden wird, deren Kraft die Grundlagen der mächtigsten Bauten erzittern ließ, jeden Berg zu Staub zermalmte und jede Seele zum Verstummen brachte.«Q99
Denjenigen, die ihr Heim und Land verlassen und in jenen Gegenden vorübergehend oder dauernd dienen konnten, obliegt eine besondere Pflicht, die sie sich ständig vor Augen halten müssen.
Es sollte eines ihrer Hauptziele sein, einerseits in ständiger Verbindung mit dem Nationalen Ausschuss zu bleiben, dem die Durchführung dieses Vorhabens anvertraut wurde, und andererseits auf jedem nur möglichen Weg und in völliger Harmonie mit ihren Mitgläubigen in jenen Ländern zusammenzuarbeiten, was immer ihr Tätigkeitsgebiet und wie immer ihre Stellung, Fähigkeit oder Erfahrung auch sein mögen.
Aus der Erfüllung ihrer obersten Pflicht erhalten sie die notwendige Anregung und die erforderliche Führung, die sie befähigen, ihren Auftrag wirkungsvoll auszuführen.
Durch ihre regelmäßigen Berichte an diesen Ausschuss werden sie die Gemeinschaft ihrer Mitgläubigen an den Neuigkeiten der jüngsten Entwicklungen ihrer Tätigkeit teilhaben lassen.
Durch die Erfüllung der anderen Pflicht sichern sie den reibungslosen Ablauf, erleichtern sie den Fortschritt und vermeiden jeden widrigen Vorfall, der die Entwicklung ihres gemeinsamen Unternehmens stören könnte.
Durch den engen Kontakt und die harmonische Verbindung zwischen dem Interamerikanischen Ausschuss, der mit der unmittelbaren Verantwortung der Organisation eines so weitreichenden Unternehmens betraut wurde, und den bevorzugten Pionieren, die dieses Unternehmen tatsächlich ausführen und seine Verzweigungen überall hin ausdehnen, und die Verbindung unter diesen Pionieren selbst, würden außer den unmittelbaren Vorteilen ein würdiges und anfeuerndes Beispiel für jene Generationen setzen, die noch geboren werden und welche die jetzt begonnene Arbeit mit all ihren wachsenden Verflechtungen fortzuführen haben.
In diesen Zeiten, da es die in diesen Ländern auferlegten verschiedenen Beschränkungen vielen Bahá’í-Pionieren schwer machen, ihren Wohnort zu verlegen und ihren Lebensunterhalt in solchen Staaten zu verdienen, wäre es zweifellos von großer Wichtigkeit und hohem Wert, wenn bestimmte Gläubige, deren auch noch so geringes Einkommen ihnen die Mittel für ein unabhängiges Leben gewährt, wenn sie ihre Angelegenheiten so regeln würden, dass sie in der Lage sind, ohne zeitliche Begrenzung in jene Länder umzusiedeln.
Die damit verbundenen Opfer, der Mut, die Glaubenskraft und das erforderliche Durchhaltevermögen sind zweifellos sehr groß.
Ihr Wert kann jedoch heute niemals richtig eingeschätzt werden, und die grenzenlose Belohnung, welche denjenigen zukommt, welche diese Eigenschaften aufweisen, kann unmöglich angemessen geschildert werden.
Bahá’u’lláh bezeugt:
»Diejenigen, die ihr Land verließen, um Unsere Sache zu lehren, wird der getreue Geist durch Seine Macht stärken … Bei Meinem Leben!
Keine Handlung, wie groß sie auch sein mag, ist ihr vergleichbar außer solchen Taten, die Gott, der Allmachtvolle, der Mächtigste, bestimmte.
Dieses Dienen ist in der Tat der König aller guten Taten und die Zierde alles edlen Handelns.«Q100 Eine solche Belohnung, das sollte beachtet werden, darf nicht als eine rein abstrakte Segnung angesehen werden, die nur auf das zukünftige Leben beschränkt ist, sondern als eine spürbare Gnade, welche nur ein solcher Mut und Glaube und eine solche Ausdauer in dieser materiellen Welt verleihen können.
Die großen geistigen und administrativen Leistungen, die in dem weit entfernten Kontinent von Australasien und erst kürzlich in Bulgarien von Gläubigen aus Kanada und aus den Vereinigten Staaten vollbracht worden sind, künden in unmissverständlicher Weise von der Art jener Preise, die ein so bewährtes Heldentum bereits in dieser Welt erringt.
Bahá’u’lláh hat an einer denkwürdigen Stelle geschrieben, zum Preise Seiner Geliebten, »die in Seinem Namen und zu Seiner Lobpreisung durch die Lande gereist sind«:
»Wer immer in ihre Gegenwart gelangt ist, wird sich des Zusammentreffens mit ihnen rühmen, und alle, in jedem Land, werden durch ihr Gedenken erleuchtet werden.«
Der überwiegende Anteil
Wenn ich zu diesem Zeitpunkt des Anteils gedenke, den die Dienerinnen Bahá’u’lláhs seit der Einführung des Glaubens in den Westen zum Unterschied von den Männern gehabt haben, indem sie, auf sich allein gestellt, so viele verschiedenartige und über die Oberfläche des Erdballs weit verstreute Länder erschlossen, dann fühle ich mich veranlasst, nicht nur dieser apostolischen Begeisterung Anerkennung zu zollen, die wahrhaftig an jene heroischen Männer erinnert, die für die Geburt des Glaubens Bahá’u’lláhs verantwortlich waren, sondern auch die Bedeutung eines so überwiegenden Anteiles zu betonen, den die Frauen des Westens hatten und noch haben bei der Errichtung Seines Glaubens in der ganzen Welt.
»Zu den Wundern«, so hat ‘Abdu’l-Bahá bezeugt, »die diese heilige Sendung kennzeichnen, gehört dieses, dass die Frauen größere Kühnheit als die Männer bewiesen, nachdem sie den Reihen des Glaubens beigetreten waren.« Ein so großes und herrliches Zeugnis bezieht sich besonders auf den Westen, und obgleich es bis jetzt reiche und überzeugende Bestätigung erfahren hat, muss es im Verlauf der Jahre weiter verstärkt werden, da die amerikanischen Gläubigen in den glorreichsten Abschnitt ihrer.
Lehrtätigkeit unter dem Siebenjahresplan eintreten.
Die »Kühnheit«, die nach den Worten ‘Abdu’l-Bahás ihre Leistungen in der Vergangenheit gekennzeichnet hat, darf keine Minderung erfahren, da sie an der Schwelle größerer und noch erhabenerer Erfüllungen stehen.
Sie muss vielmehr im Verlauf der Zeit und überall in den weiten und unerschlossenen Gebieten Lateinamerikas noch überzeugender bewiesen werden und für die geliebte Sache noch aufrüttelndere Siege erringen, als sie bis jetzt gewonnen wurden.
An die Bahá’í-Jugend
Ich glaube, ich sollte ein besonderes Wort an die Bahá’í-Jugend richten, wenn ich die Möglichkeiten betrachte, die ein so gewaltiger Feldzug dem eifrigen und wagemutigen Geist zu bieten hat, der die Jugendlichen im Dienste der Sache Bahá’u’lláhs so mächtig belebt.
Obgleich es ihnen an Erfahrung mangelt und sie sich ungenügenden Hilfsquellen gegenübergestellt sehen, so befähigen sie doch der ihnen eigene unternehmerische Geist, die Tatkraft, Aufgewecktheit und der Optimismus, die sie bis jetzt übereinstimmend gezeigt haben, eine aktive Rolle zu spielen im Wecken des Interesses und in der Sicherung der Gefolgschaft ihrer jugendlichen Altersgenossen in jenen Ländern.
Den Bewohnern beider Kontinente kann kein größerer Beweis der jugendlichen Lebenskraft und der pulsierenden Stärke gegeben werden, die das Leben und die Institutionen des heranwachsenden Glaubens Bahá’u’lláhs beseelen, als eine verständnisvolle, ausdauernde und wirksame Teilnahme der Bahá’í-Jugend, ganz gleich welcher Rasse, Nationalität und Klasse, an der Bahá’í-Tätigkeit auf dem Gebiet des Lehrens und der Administration.
Eine solche Beteiligung kann die Kritiker und Feinde des Glaubens, die in unterschiedlichen Graden des Misstrauens und der Entrüstung den Entwicklungsprozess der Sache Gottes und ihrer Institutionen beobachten, am besten von der unzweifelhaften Wahrheit überzeugen, dass dieser Glaube ungemein lebendig, bis in den innersten Kern gesund und sein Schicksal in sicherer Hut ist.
Ich hoffe und bete inständig darum, dass diese Teilnahme dem Glauben nicht nur zum Ruhm, zur Stärke und zum Ansehen gereichen, sondern auch so mächtig auf das geistige Leben der jugendlichen Mitglieder der Bahá’í-Gemeinde einwirken und ihre Energien so anspornen möge, dass sie in die Lage versetzt werden, die ihnen eigenen Fähigkeiten in vollerem Maße zu entfalten und eine weitere Stufe in ihrer geistigen Entwicklung unter dem Schatten des Glaubens Bahá’u’lláhs zu erklimmen.
Die besondere Lage Panamas
Getreu den Anordnungen der von ‘Abdu’l-Bahás Feder niedergelegten Urkunde halte ich es für meine Pflicht, die besondere Aufmerksamkeit derjenigen, denen sie anvertraut wurde, auf die dringenden Bedürfnisse und die besondere Lage, die die Republik von Panama einnimmt, hinzulenken, sowohl im Hinblick auf ihre verhältnismäßige Nähe zum Herzen und Zentrum des Glaubens in Nordamerika als auch auf ihre geographische Lage als Bindeglied zwischen zwei Kontinenten. ‘Abdu’l-Bahá hat mit Bezug auf die Lateinamerikanischen Staaten in einem der Tablets zum Göttlichen Plan geschrieben:
»Alle die obigen Länder sind von Wichtigkeit, besonders gilt dies aber für die Republik Panama, in der der Atlantische und der Pazifische Ozean durch den Panamakanal verbunden sind.
Sie ist ein Zentrum für die Reise und die Durchfahrt von Amerika nach anderen Kontinenten der Welt, und in der Zukunft wird ihr größte Bedeutung zukommen.«Q101 Weiter schrieb Er:
»Ihr müsst ferner der Republik Panama große Aufmerksamkeit widmen, denn an diesem Punkt sind Okzident und Orient durch den Panamakanal vereint, auch liegt sie zwischen zwei großen Ozeanen.
Dieser Bereich wird in Zukunft sehr wichtig werden.
Die Lehren werden, wenn sie dort einmal Fuß gefasst haben, den Osten und Westen, den Norden und Süden verbinden.«Q102 Eine so ausgezeichnete Lage verlangt unzweifelhaft die besondere und sofortige Aufmerksamkeit der amerikanischen Bahá’í-Gemeinde.
Nachdem die Republik Mexiko bereits dem Glauben erschlossen und ein Geistiger Rat in ihrer Hauptstadt ordnungsgemäß gebildet wurde, ist das Vordringen des Glaubens Bahá’u’lláhs in ein Nachbarland nach Süden ein nur natürlicher und folgerichtiger Schritt, der sich, wie zu hoffen steht, als nicht allzu schwierig erweisen sollte.
Keine Anstrengungen sollten gescheut und keine Opfer für zu groß erachtet werden, um eine wenn auch noch so kleine Gruppe in einer Republik zu errichten, die geistig und geographisch eine so strategische Stellung einnimmt.
Im Hinblick auf die Wirkungsmöglichkeit, die ihr die Worte ‘Abdu’l-Bahás bereits verliehen haben, wird diese Gruppe nach ihrer Bildung ganz ohne Zweifel die ausströmende Gnade des Abhá-Königreiches auf sich ziehen und sich mit so unglaublicher Schnelligkeit entwickeln, dass sie das Staunen und die Bewunderung selbst derjenigen erregt, die schon so erregende Zeugnisse der Kraft und Macht des Glaubens Bahá’u’lláhs miterlebt haben.
Zweifellos sollte von allen zukünftigen Pionieren sowie von den Mitgliedern des Interamerikanischen Ausschusses den geistigen Bedürfnissen dieser bevorrechtigten Republik der Vorzug gegeben werden; zugleich sollten größte Anstrengungen gemacht werden, den Glauben, wenn auch nur als Versuch, in die Republiken von Guatemala, Honduras, El Salvador, Nicaragua und Costa Rica hineinzutragen, denn das würde sie in einer ununterbrochenen Kette mit ihren Muttergemeinden auf dem nordamerikanischen Kontinent verbinden.
Jedes noch so beträchtliche Hindernis sollte überwunden werden, und die Hilfsquellen der Bahá’í-Finanzen sollten freigebig für diesen Zweck ausgeschöpft und die geschicktesten und höchsten Anstrengungen zu ihrer Erweckung unternommen werden.
Die Errichtung eines weiteren Vorpostens der Sache in ihrem Herzen wird, wie ich sicher glaube, einen Markstein in der Geschichte des Gestaltenden Abschnittes des Glaubens Bahá’u’lláhs in der Neuen Welt darstellen.
Sie wird grenzenlose Möglichkeiten schaffen, die Bemühungen anspornen und das Leben derjenigen mit neuen Kräften erfüllen, die diese Heldentat vollbracht haben werden; sie wird ungeheuren Mut und grenzenlose Freude in die Herzen der Gruppen und Einzelstehenden in den benachbarten und fernen Republiken gießen und einen unfassbaren und doch mächtigen geistigen Einfluss auf das Leben und die zukünftige Entwicklung ihrer Einwohner ausüben.
Eine unerforschliche Weisheit, ein alles bezwingender Wille
Geliebte Freunde!
Dies ist das Bild, das sich vor unseren Augen entfaltet und alle Hilfsmittel der amerikanischen Bahá’í-Gemeinde in diesen abschließenden Jahren des ersten Jahrhunderts des Bahá’í-Zeitalters erfordert.
Solcherart sind die Eigenschaften und Fähigkeiten, die von ihnen für die rechte Erfüllung ihrer Verantwortungen und Pflichten verlangt werden.
So sind die Voraussetzungen, die Möglichkeiten und die Ziele des Planes, der jedes Körnchen ihrer Energie beansprucht.
Wer weiß indessen, ob nicht diese wenigen verbleibenden, schnell vorübereilenden Jahre Ereignisse von so unvorstellbarer Größe, härtere Prüfungen, als sie die Menschheit je zu bestehen hatte, und vernichtendere Kämpfe, als sie je vorher dagewesen sind, in sich bergen.
Gefahren, und mögen sie auch noch so unheildrohend sein, dürfen zu keiner Zeit den Glanz ihres neu geborenen Glaubens trüben.
Streit und Verwirrung, so bestürzend sie auch sein mögen, dürfen nie ihre Sicht beeinträchtigen.
Trübsale, so peinigend sie sein mögen, dürfen nie ihre Entschlossenheit erschüttern.
Verleumdungen, mögen sie noch so laut sein, dürfen nie ihre Treue untergraben.
Umwälzungen, mögen sie noch so verheerend sein, dürfen sie nie von ihrem Kurs abbringen.
Der vorliegende Plan, der die knospenden Hoffnungen des hingeschiedenen Meisters verkörpert, muss weiter verfolgt, unnachgiebig verfolgt werden, was immer ihnen in Zukunft. zustoßen und wie beunruhigend die Krise auch sein mag, die ihr Land oder die Welt befällt.
Weit davon entfernt, in ihrer Entschlossenheit nachzugeben oder ihre Aufgabe zu vernachlässigen, sollten sie zu keiner Zeit und unter keinen noch so widrigen Umständen vergessen, dass das Zusammenfallen einer so welterschütternden Krise mit der fortschreitenden Entfaltung und dem Erfolg ihrer göttlich verordneten Aufgabe selbst das Werk der Vorsehung ist, das Vorhaben einer unerforschlichen Weisheit und die Absicht eines alles bezwingenden Willens, eines Willens, der auf seine eigene geheimnisvolle Weise das Geschick des Glaubens und die Schicksale der Menschen führt und überwacht.
Diese gleichzeitigen Vorgänge des Aufstieges und des Unterganges, des Zusammenschlusses und des Auseinanderfallens, der Ordnung und des Chaos mit ihren ständigen und wechselseitigen Auswirkungen aufeinander sind nur Erscheinungen eines einzigen und unteilbaren, größeren Planes, dessen Quelle Gott und dessen Verfasser Bahá’u’lláh ist, der sich auf dem Schauplatz des gesamten Erdballs verwirklicht und dessen letztes Ziel die Einheit und der Frieden der gesamten Menschheit ist.
Solche Überlegungen sollten die Entschlusskraft der gesamten Bahá’í-Gemeinde stählen, ihre bösen Vorahnungen verbannen und sie aufrütteln, sich jeder einzelnen Verordnung jener göttlichen Urkunde erneut zu widmen, deren Rahmen durch ‘Abdu’l-Bahás Feder für sie umrissen wurde. Der Siebenjahresplan ist, wie schon gesagt, nur das Anfangsstadium, eine Stufe in der Entfaltung weiterer Folgerungen dieser Urkunde. Der ursprünglich durch die Bewegung jener Feder erzeugte Impuls, der nun mit wachsender Kraft das Getriebe des Siebenjahresplanes weitertreibt, muss in den Anfangsjahren des nächsten Jahrhunderts weiter beschleunigt werden und die amerikanische Bahá’í-Gemeinde dazu drängen, weitere Abschnitte in der Entfaltung des Göttlichen Planes in Angriff zu nehmen, Abschnitte, die sie weit über die Ufer der nördlichen Hemisphäre hinaustragen in Länder und unter Völker, wo die edelsten Heldentaten dieser Gemeinde zu vollbringen sein werden.
Das Kommen des Königreiches
Jeder Zweifler an diesem Kurs, dem zu folgen dieser beneidenswerten Gemeinde bestimmt ist, möge sich den folgenden Worten ‘Abdu’l-Bahás zuwenden und darüber nachsinnen; sie sind für alle Zeiten in den Tablets des Göttlichen Planes verwahrt und richten sich an die gesamte Gemeinde der Gläubigen in den Vereinigten Staaten und Kanada:
»Das volle Maß eures Erfolges«, teilt Er ihnen mit, »ist noch nicht offenbart, seine Bedeutung noch nicht erfasst.
Binnen kurzem werdet ihr mit euren eigenen Augen Zeuge sein, wie herrlich jeder von euch, gleich einem leuchtenden Stern, das Licht der Göttlichen Führung am Firmament eures Landes ausstrahlen und seinen Bewohnern den Ruhm ewigen Lebens verleihen wird … Der Umfang eurer zukünftigen Taten bleibt noch unenthüllt.
Ich hoffe inständig, dass in naher Zukunft die ganze Erde durch das Ergebnis eurer Taten aufgerüttelt und erschüttert wird.
Deshalb hegt ‘Abdu’l-Bahá für euch die Hoffnung, dass der gleiche Erfolg, der euren Bemühungen in Amerika beschieden war, auch eure Anstrengungen in anderen Teilen der Welt krönen möge, dass durch euch der Ruhm der Sache Gottes in Ost und West verbreitet werde und dass das Kommen des Königreiches des Herrn der Heerscharen in allen fünf Kontinenten des Erdballes verkündet werde.«Q103 Höchst bedeutungsvoll fügt Er hinzu:
»In dem Augenblick, da die amerikanischen Gläubigen diese Göttliche Botschaft über die Küsten Amerikas hinaustragen und sie auf den Kontinenten von Europa, Asien, Afrika und Australasien bis hin zu den Inseln des Pazifik verbreiten, wird sich diese Gemeinde auf dem Thron immerwährender Herrschaft eindeutig bestätigt finden.
Dann werden alle Völker der Welt Zeuge sein, dass diese Gemeinde geistig erleuchtet und göttlich geführt wird.
Dann wird die ganze Erde widerhallen vom Lobpreis ihrer Majestät und Größe.«Q104
Kein Leser dieser Worte, die so geladen sind mit Verheißungen, welche nicht einmal die siegreiche Vollendung des Siebenjahresplanes erfüllen könnte, darf erwarten, dass eine so hoch erhobene und so reich beschenkte Gemeinde sich mit irgendwelchen Lorbeeren begnügt, die sie in nächster Zukunft erringen mag. Auf diesen Lorbeeren auszuruhen wäre in der Tat gleichbedeutend mit dem Verrat an dem Vertrauen, das von ‘Abdu’l-Bahá in diese Gemeinde gesetzt wurde. Die Kette der Siege zu zerreißen, die sie zu jenem höchsten Sieg führen soll, da »die ganze Erde aufgerüttelt und erschüttert wird«Q105 durch das Ergebnis ihrer Taten, würde Seine Hoffnungen zerstören. Schwankend zu werden und zu versagen bei der Aufgabe, diese Botschaft, die sie auf dem amerikanischen Kontinent so hervorragend verkündet haben, auch »auf den Kontinenten von Europa, Asien, Afrika und Australasien bis hin zu den Inseln des Pazifik zu verbreiten«, würde sie des Vorrechts berauben, »auf dem Thron immerwährender Herrschaft eindeutig bestätigt«Q106 zu werden. Die Ehre zu verscherzen, »das Kommen des Königreiches des Herrn der Heerscharen« in »allen fünf Kontinenten des Erdballes«Q107 zu verkünden, würde jenen »Lobpreis ihrer Majestät und Größe«Q108 verstummen lassen, der andernfalls über »die ganze Erde«Q109 erschallen würde.
Ich bin fest davon überzeugt, dass die amerikanischen Gläubigen, die Botschafter des Glaubens Bahá’u’lláhs, niemals ein solches Wanken, Versagen oder eine solche Nachlässigkeit zulassen werden. Ein solches Vertrauen wird niemals verraten werden, solche Hoffnungen können nie zerstört werden, ein solches Vorrecht wird nie verwirkt werden, noch werden solche Lobpreisungen unausgesprochen bleiben. Nein, die heutige Generation dieser gesegneten, dieser wiederholt gesegneten Gemeinde wird vielmehr immer mehr erstarken. Da sich dieses erste Jahrhundert seinem Ende nähert, wird sie den Generationen, die ihr im zweiten folgen, die Fackel Göttlicher Führung weiterreichen, unverdunkelt durch die stürmischen Winde, die sie umtoben, damit jene ihrerseits, getreu dem Wunsch und Auftrag ‘Abdu’l-Bahás, diese Fackel mit der gleichen Tatkraft, Treue und Begeisterung zu den dunkelsten und entferntesten Winkeln der Erde tragen können.
Innig geliebte Freunde! In meinem Verlangen, jedem von euch alle in meiner Macht liegende Unterstützung zukommen zu lassen, die euch befähigen mag, die euch göttlich verordneten, ständig wachsenden Pflichten wirksamer zu erfüllen, kann ich nichts besseres tun, als eure besondere Aufmerksamkeit zu dieser entscheidenden Stunde auf die unsterblichen Textstellen zu lenken, die teilweise aus der großen Anzahl von unveröffentlichten und unübersetzten Schriften Bahá’u’lláhs ausgewählt wurden. In Seiner Offenbarung der Stufe und Aufgaben Seiner Geliebten, in Seinem Lob der Größe Seiner Sache, in Seiner Betonung der überragenden Bedeutung des Lehrens oder in den Gefahren, die Er andeutet, den Ratschlägen, die Er erteilt, den Warnungen, die Er äußert, den Ausblicken, die Er eröffnet, und in den Versicherungen und Verheißungen, die Er ausspricht, können diese dynamischen und typischen Beispiele der erhabenen Äußerungen Bahá’u’lláhs, von denen jede in direktem Bezug steht zu den Aufgaben, denen sich die amerikanische Bahá’í-Gemeinde zur Zeit gegenübergestellt sieht oder die noch vor ihr liegen, nicht verfehlen, in Geist und Seele eines jeden ihrer Mitglieder, der sich ihnen mit entsprechender Demut und Loslösung nähert, solche Wirkungen auszulösen, dass sein gesamtes Sein erleuchtet und seine täglichen Anstrengungen ungeheuer vertieft werden.
»O Freunde!
Seid nicht achtlos gegenüber den Tugenden, die euch verliehen wurden, noch vernachlässigt eure hohe Bestimmung … Ihr seid die Sterne am Himmel des Verstehens, die Brise, die sich zu Beginn des Tages erhebt, die sanft fließenden Wasser, von denen das wirkliche Leben aller Menschen abhängt, die Buchstaben, die auf Seiner heiligen Rolle eingetragen sind.« Q110 »O Volk Bahás!
Ihr seid der Frühlingswind, der über die Welt weht.
Durch euch haben Wir die Welt des Seins mit der Zierde des Erkennens des Gnadenvollsten geschmückt.
Durch euch ist das Angesicht der Welt mit einem Lächeln geziert worden und hat die Pracht Seines Lichtes aufgeleuchtet.
Haltet euch an das Seil der Beständigkeit in solcher Weise, dass alle eitlen Einbildungen verschwinden.
Eilt hervor vom Horizont der Macht im Namen eures Herrn, des Unbeschränkten, und verkündet Seinen Dienern mit Weisheit und Beredsamkeit die Botschaften Seiner Sache, mit deren Glanz die Welt des Daseins übergossen wurde.
Hütet euch, damit euch nichts von der Beachtung der Dinge abhalte, die von der Feder der Herrlichkeit für euch verordnet wurden, als sie mit unumschränkter Majestät und Macht über Sein Tablet geführt ward.
Groß ist die Segnung für den, der auf ihre helle Stimme hörte, als sie durch die Macht der Wahrheit vor allen erhoben wurde, die im Himmel sind, und vor allen, die auf Erden wohnen … O Volk Bahás!
Der Strom, der wirklich Leben bedeutet, ist um euretwillen geflossen.
Trinkt davon in Meinem Namen und achtet derer nicht, die nicht an Gott, den Herrn der Offenbarung, geglaubt haben.
Wir haben euch erschaffen, um die Hände Unserer Sache zu sein.
Erringt den Sieg für diesen Unterdrückten, der in den Händen der Missetäter schwer geprüft wurde.
Er wird wahrlich jedem helfen, der Ihm hilft, und wird an jeden denken, der Seiner gedenkt.
Dafür legt dieses Tablet Zeugnis ab, das den Glanz der liebenden Güte eures Herrn, des Allherrlichen, des Allbezwingenden, ausgegossen hat.« »Gesegnet sind die Diener Bahas!
Gott ist Mein Zeuge!
Sie sind der Trost für das Auge der Schöpfung.
Durch sie wurde das Weltall geschmückt und das Bewahrte Tablet verschönt.
Sie sind diejenigen, die in der Arche der völligen Unabhängigkeit segelten, ihre Gesichter dem Tagesanbruch der Schönheit zugewendet.
Wie sehr sind sie gesegnet, da sie zu dem gelangten, was ihr Herr, der Allwissende, bestimmt hat.
Ihr Licht schmückte die Himmel und erleuchtete die Gesichter derer, die zu Ihm hingezogen wurden.« »Bei dem Kummer, der die Schönheit des Allherrlichen betrübt!
Die Stufe, die für den wahren Gläubigen verordnet wurde, ist so herrlich, dass, wenn auch nur ein winziges Körnchen ihrer Herrlichkeit vor der Menschheit entschleiert würde, jeder Schauende sich verzehren würde in dem Verlangen, sie zu erreichen.
Aus diesem Grunde würdewurde bestimmt, dass in diesem irdischen Leben das volle Ausmaß der Herrlichkeit seiner eigenen Stufe vor dem Auge eines solchen Gläubigen verborgen bleibt.« Q111 »Wenn der Schleier gelüftet und die volle Herrlichkeit der Stufe derer offenbar gemacht würde, die sich ganz Gott zugewendet und in ihrer Liebe zu ihm der Welt entsagt haben, würde die ganze Schöpfung verstummen.« Q112
»Wahrlich, Ich sage!
Niemand hat den Urgrund dieser Sache begriffen.
Es obliegt an diesem Tage jedem, mit dem Auge Gottes zu schauen und mit Seinem Ohr zu hören.
Wer Mich mit einem anderen Auge als dem Meinen betrachtet, wird Mich nie erkennen können.
Keine der früheren Manifestationen hat, außer bis zu einem vorgeschriebenen Umfange, das Wesen dieser Offenbarung jemals völlig erfasst.« »Ich bezeuge vor Gott die Größe, die unfassbare Größe dieser Offenbarung.
Wieder und wieder haben Wir in den meisten Unserer Tablets für diese Wahrheit Zeugnis abgelegt, damit die Menschheit aus ihrer Achtlosigkeit aufgerüttelt würde.« Q113 »Wie groß ist die Sache, wie erschütternd das Gewicht ihrer Botschaft!« Q114 »In dieser mächtigsten Offenbarung haben alle Sendungen der Vergangenheit ihre höchste und letzte Vollendung erreicht.« Q115 »Was in dieser hervorragenden, erhabensten Offenbarung kundgemacht wurde, ist ohne Beispiel in der Geschichte der Vergangenheit, auch werden zukünftige Zeitalter gleiches nie erleben.« Q116 »Die Absicht, die der ganzen Schöpfung zugrunde liegt, ist die Offenbarung dieses erhabensten, dieses heiligsten Tages, des Tages, der als Tag Gottes in Seinen Büchern und Schriften bekannt ist – der Tag, den alle Propheten und die Auserwählten und die Heiligen mitzuerleben wünschten.« »Das Wesentlichste und der vollkommenste Ausdruck dessen, was immer die Menschen in früheren Zeiten entweder gesagt oder geschrieben haben, ist durch diese gewaltigste Offenbarung vom Himmel des Willens des Allbesitzenden, des Ewigwährenden Gottes herabgesandt worden.« Q117 »Dies ist der Tag, an dem Gottes vortrefflichste Gunstbezeigungen über die Menschen ausgeschüttet wurden, der Tag, an dem Seine mächtigste Gnade allen erschaffenen Dingen eingeflößt wurde.« Q118 »Dies ist der Tag, an dem der Ozean des Erbarmens Gottes den Menschen kundgetan wurde, der Tag, an dem das Tagesgestirn Seiner liebenden Güte seinen Glanz über sie ausgoss, der Tag, an dem die Wolken Seiner gnadenreichen Gunst die ganze Menschheit überschatteten.« Q119 ».Bei der Gerechtigkeit Meines eigenen Selbstes!
Groß, unermesslich groß ist diese Sache!
Mächtig, unvorstellbar mächtig ist dieser Tag!« Q120 »Jeder Prophet hat das Kommen dieses Tages angekündigt, und jeder Gottgesandte hat heftig nach dieser Offenbarung verlangt – einer Offenbarung, bei deren Enthüllung alle erschaffenen Dinge ausriefen und sprachen: ›Die Erde ist Gottes, des Erhabensten, des Größten!‹« »
Der Tag der Verheißung ist gekommen, und Er, der der Verheißene ist, verkündet laut vor allen im Himmel und auf Erden: ›Wahrlich, es gibt keinen Gott außer Ihm, dem Helfer in Gefahr, dem Selbstbestehenden!‹ Ich schwöre bei Gott!
Was seit Ewigkeit in der Weisheit Gottes, des Kenners des Sichtbaren und des Unsichtbaren verwahrt war, ist geoffenbart.
Glücklich das Auge, das Gottes Antlitz sieht, glücklich das Antlitz, das sich Ihm zuwendet, dem Herrn allen Seins!« »Wahrlich, dieser Tag ist groß!
Die Hinweise auf ihn in allen heiligen Schriften als den Tag Gottes bestätigen Seine Größe.
Die Seele jedes Propheten Gottes, jedes Göttlichen Boten hat nach diesem wundersamen Tag gedürstet.
Die mannigfaltigen Bewohner der Erde haben sich alle danach gesehnt, an ihm teilzuhaben.« Q121 »An diesem Tage ist ein Tor weit geöffnet, weiter noch als Himmel und Erde zusammen.
Das Auge des Erbarmens Dessen, Der das Verlangen der Welt ist, blickt auf alle Menschen.
Eine Tat, und sei sie noch so unscheinbar, ist, wenn sie im Spiegel der Erkenntnis Gottes betrachtet wird, mächtiger als ein Gebirge.
Jeder Tropfen, der auf Seinem Pfad dargebracht wurde, ist in diesem Spiegel wie ein Meer.
Denn dies ist der Tag, den der eine wahre Gott, verherrlicht sei Er, in allen Seinen Büchern Seinen Propheten und Seinen Boten angekündigt hat.« »Dies ist eine Offenbarung, in der unzählige Meere den Menschen belohnen werden, der ihretwegen auch nur einen Tropfen Blutes vergießt.« Q122 »Ein flüchtiger Augenblick an diesem Tage übertrifft Jahrhunderte eines vergangenen Zeitalters … Weder Sonne noch Mond waren Zeuge eines solchen Tages.« Q123 »Dies ist der Tag, an dem die unsichtbare Welt ausruft: ›Groß ist deine Glückseligkeit, o Erde, denn du bist zum Schemel deines Gottes gemacht und zum Sitz Seines mächtigen Thrones erwählt worden.‹« Q124 »Die Welt des Daseins erstrahlt an diesem Tage in der Pracht dieser Göttlichen Offenbarung.
Alle erschaffenen Dinge preisen seine rettende Gnade und singen sein Lob.
Das Weltall ist von der Verzückung der Freude und Fröhlichkeit umfangen.
Die Schriften früherer Offenbarungen feiern das große Jubelfest, das diesem größten Tag Gottes gebührt.
Wohl dem, der gelebt hat, diesen Tag zu sehen, und seine Stufe erkannt hat.« Q125 »An diesem Tage ist eine andere Sonne aufgegangen, und ein anderer Himmel wurde mit seinen Sternen und seinen Planeten geschmückt.
Die Welt ist eine andere Welt, und die Sache ist eine andere Sache.« »Dies ist der Tag, mit dem vergangene Zeitalter und Jahrhunderte niemals wetteifern können.
Erkenne dies und gehöre nicht zu den Unwissenden.« »Dies ist der Tag, an dem menschlichen Ohren das Vorrecht eingeräumt wurde zu hören, was Er, der mit Gott verkehrteA3, auf dem Sinai hörte, was Er, der Freund GottesA4, hörte, als Er zu Ihm emporgehoben wurde, was Er, der Geist GottesA5, hörte, als Er zu Ihm aufstieg, dem Helfer in Gefahr, dem Selbstbestehenden.« »Dieser Tag ist der Tag Gottes, und diese Sache ist Seine Sache.
Glücklich, wer dieser Welt entsagt und sich hält an Ihn, die Morgensonne der Offenbarung Gottes.« »Dies ist der König der Tage, der Tag, der das Kommen des Inniggeliebten gesehen hat, Er, der seit aller Ewigkeit als das Verlangen der Welt gepriesen wurde.« Q126 »Dies ist der höchste aller Tage und der König unter ihnen.
Groß ist die Glückseligkeit dessen, der durch den süßen Duft dieser Tage immerwährendes Leben erreicht hat und der sich mit der größten Standhaftigkeit erhoben hat, der Sache Dessen beizustehen, der der König der Namen ist.
Ein solcher Mensch ist wie ein Auge für den Körper der Menschheit.« »Unvergleichlich ist dieser Tag, denn er ist wie das Auge für vergangene Zeitalter und Jahrhunderte und wie ein Licht in der Finsternis der Zeiten.« »Dieser Tag unterscheidet sich von anderen Tagen, und diese Sache unterscheidet sich von allen anderen.
Bittet den einen wahren Gott, dass Er den Augen der Menschen nicht verwehren möge, Seine Zeichen zu erblicken, noch ihren Ohren, die helle Stimme der Feder der Herrlichkeit zu hören.« »Diese Tage sind Gottes Tage; mit einem Augenblick daraus können Zeitalter und Jahrhunderte niemals wetteifern.
Ein Atom ist in diesen Tagen wie die Sonne, ein Tropfen wie das Meer.
Jeden einzelnen Atemzug, der in der Liebe Gottes und zu Seinem Dienst ausgehaucht wird, zeichnet die Feder der Herrlichkeit auf als eine fürstliche Tat.
Würden die wirkenden Kräfte dieses Tages aufgezählt, so wären alle wie vom Donner getroffen außer denen, die Dein Herr ausgenommen hat.« »Bei der Gerechtigkeit Gottes!
Dies sind die Tage, an denen Gott die Herzen der gesamten Schar Seiner Boten und Propheten geprüft hat und darüber hinaus derjenigen, die vor Seinem ehrwürdigen und unverletzlichen Heiligtum Wache halten, den Insassen des himmlischen Gebäudes und den Bewohnern des Zeltes der Herrlichkeit.« Q127 »Würde die Größe dieses Tages in ihrem ganzen Umfange offenbart werden, dann gäbe ein jeder Mensch eine Unzahl von Leben – und wieviel mehr diese Welt und ihre vergänglichen Schätze – in der Sehnsucht hin, an seiner großen Herrlichkeit und sei es auch nur für einen Augenblick, teilzuhaben!« Q128 »Gott, der Wahre, ist Mein Zeuge!
Dies ist der Tag, an dem es jedem Sehenden obliegt zu schauen, jedem hörenden Ohr zu horchen, jedem verstehenden Herzen zu erfassen und jeder sprechenden Zunge, allen, die im Himmel und auf Erden sind, zu verkünden diesen heiligen, diesen erhabenen und allerhöchsten Namen.« »Sprich: o Mensch!
Dies ist ein beispielloser Tag.
Beispiellos muss auch die Zunge sein, die das Lob des Verlangens aller Völker verherrlicht, und beispiellos die Tat, die danach strebt, in Seinen Augen angenommen zu werden.
Die ganze Menschheit hat sich nach diesem Tage gesehnt, dass er vielleicht erfüllen möge, was ihrer Stufe wohl geziemt und ihrer Bestimmung würdig ist.« Q129
»Durch die Bewegung Unserer Feder der Herrlichkeit haben Wir auf das Gebot des Allgewaltigen Verordners hin jeder menschlichen Gestalt neues Leben eingehaucht und jedem Wort neue Kraft verliehen.
Alles Erschaffene verkündet die Beweise dieser weltweiten Erneuerung.« Q130 »O Menschen!
Ich schwöre bei dem einen wahren Gott!
Dies ist der Ozean, aus dem alle Meere hervorgegangen sind und mit dem jedes von ihnen letztlich vereinigt werden wird.
Durch Ihn wurden alle Sonnen erzeugt, und zu Ihm werden sie alle zurückkehren.
Durch Seine Macht haben die Bäume der Göttlichen Offenbarung ihre Früchte hervorgebracht, und jede von ihnen ist in der Gestalt eines Propheten herabgesandt worden, der eine Botschaft für Gottes Geschöpfe in jeder der Welten trug, deren Zahl Gott allein in Seiner allumfassenden Kenntnis zählen kann.
Dies hat Er durch die Vermittlung nur eines einzigen Buchstabens Seines Wortes vollbracht, das durch Seine Feder geoffenbart wurde – einer durch Seinen lenkenden Finger bewegten Feder – wobei der Finger gestärkt wurde durch die Macht der Wahrheit Gottes.« Q131 »Bei der Gerechtigkeit des einen wahren Gottes!
Wenn das Staubkörnchen eines Edelsteines verlorenginge und unter einem Berg von Steinen begraben und hinter den sieben Meeren verborgen läge, würde die Hand des Allgewaltigen es sicher an diesem Tag zum Vorschein bringen, rein und frei von allem Schmutz.« Q132 »Jeder einzelne Buchstabe, der aus Unserem Munde kommt, ist mit solcher Erneuerungskraft ausgestattet, dass er fähig ist, eine neue Schöpfung ins Leben zu rufen – eine Schöpfung, deren Erhabenheit für alle außer Gott unergründlich ist.
Er hat wahrhaftig Kenntnis von allen Dingen.« Q133 »Sollten wir es wünschen, so stünde es in Unserer Kraft, ein schwebendes Körnchen Staub zu befähigen, in weniger als einem Augenblick Sonnen von unendlichem, unvorstellbarem Glanz zu erzeugen, oder einen Tautropfen zu veranlassen, sich zu ausgedehnten und zahllosen Meeren zu entwickeln, oder jedem Buchstaben solch eine Kraft einzuflößen, dass er in die Lage versetzt wäre, all das Wissen vergangener und zukünftiger Zeitalter zu entfalten.« Q134 »Wir sind im Besitze einer solchen Macht, die, sollte sie ans Licht gebracht werden, das tödlichste Gift in ein Allheilmittel von unfehlbarer Wirkung umzuwandeln vermöchte.« Q135
»Die Tage nähern sich ihrem Ende, und doch sieht man die Völker der Erde in schmerzlicher Achtlosigkeit versunken und in offenkundigem Irrtum befangen.« »Groß, groß ist der Glaube!
Die Stunde nähert sich, in der die größte Erschütterung deutlich wird.
Ich schwöre bei Ihm, Der die Wahrheit ist!
Sie wird jeden mit Scheidung treffen, selbst diejenigen, die sich um Mich scharen.« »Sprich: o Menge der Achtlosen!
Ich schwöre bei Gott!
Der verheißene Tag ist gekommen, der Tag, an dem schreckliche Prüfungen über euren Köpfen und unter euren Füßen branden und verkünden: ›Kostet das Werk eurer Hände!‹« »Die Zeit ist da für die Vernichtung der Welt und ihrer Bewohner.
Er, der Urewige, ist gekommen, damit Er unvergängliches Leben und ewiges Bewahren verleihe, und das bringe, was dem wahren Leben förderlich ist.« »Der Tag naht, da ihreA6 Flamme die Städte verschlingen wird, da die Zunge der Größe verkünden wird: ›Das Königreich ist Gottes, des Allmächtigen, des Allgepriesenen!‹« Q136 »O ihr Verständnislosen!
Eine schwere Prüfung für euch zieht heran und wird euch plötzlich heimsuchen.
Seid rührig – vielleicht geht sie dann vorüber ohne Schaden anzurichten!« Q137 »O ihr Völker der Welt!
Wisset wahrlich, dass unvorhergesehenes Elend euch folgt und schmerzliche Vergeltung eurer harrt.
Denkt nicht, dass die Taten, die ihr begangen habt, vor meinen Augen ausgelöscht sind.« Q138 »O ihr Achtlosen!
Obgleich die Wunder Meines Erbarmens alles Erschaffene, das sichtbare wie das unsichtbare, umschlossen und die Offenbarungen Meiner Gnade und Güte jedes Atom des Weltalls durchdrungen haben, ist dennoch die Rute, mit der Ich die Gottlosen züchtigen kann, schmerzhaft, und die Heftigkeit Meines Zornes gegen sie ist furchtbar.« Q139 »Seid nicht bekümmert über diejenigen, die sich mit den Dingen dieser Welt beschäftigen und das Gedenken Gottes, des Größten, vergessen haben.
Bei Ihm, Der die Ewige Wahrheit ist!
Der Tag nähert sich, an dem der grimmige Unwille des Allmächtigen sie erfasst haben wird.
Er ist wahrlich der Allgewaltige, der Allbezwingende, der Mächtigste.
Er wird die Erde von der Befleckung ihrer Verderbtheit reinigen, und wird sie als Erbe denjenigen Seiner Diener geben, die Ihm nahe sind.« Q140 »Bald wird der Ruf ›Wahrlich, wahrlich, hier bin Ich, hier bin Ich‹A7 in jedem Lande gehört werden.
Denn es hat niemals und wird niemals eine andere Zuflucht für irgendjemanden geben, zu der er fliehen könnte.« »Und wenn die festgesetzte Stunde gekommen ist, wird plötzlich das erscheinen, was die Glieder der Menschheit erzittern lässt.
Dann und nur dann wird das Göttliche Banner entfaltet werden und die Nachtigall des Paradieses ihre Melodie singen.« Q141
»Zu Beginn jeder Offenbarung hat viel Not geherrscht, die später in großes Wohlergehen umgewandelt wurde.« »Sprich: o Volk Gottes!
Gebt Acht, dass die irdischen Gewalten euch nicht beunruhigen, die Macht der Völker euch nicht schwach mache, der Lärm streitender Menschen euch nicht erschrecke oder die Inhaber irdischen Ruhmes euch betrüben.
Steht fest wie ein Berg in der Sache eures Herrn, des Allmächtigen, des Allherrlichen, des Unbezwungenen.« »Sprich:
Hütet euch, o Volk Bahas, damit nicht die Starken der Erde euch eurer Stärke berauben oder die, welche die Welt regieren, euch mit Furcht erfüllen.
Setzt euer Vertrauen auf Gott und übergebt eure Angelegenheiten Seiner Obhut.
Er wird euch wahrlich durch die Kraft der Wahrheit siegreich machen.
Er wahrlich ist mächtig zu tun, was Er will, und in Seinem Griff liegen die Zügel der allgewaltigen Macht.« »Ich schwöre bei Meinem Leben!
Meine Geliebten kann nur das befallen, was ihnen von Vorteil ist.
Dies bezeugt die Feder Gottes, des Mächtigsten, des Allherrlichen, des Meistgeliebten.« »Lasst nicht die Geschehnisse der Welt euch betrüben.
Ich schwöre bei Gott!
Das Meer der Freude sehnt sich danach, in eure Gegenwart zu gelangen, denn alles Gute wurde für euch erschaffen und wird euch den Notwendigkeiten der Zeiten entsprechend offenbart werden.« »O Meine Diener!
Sorgt euch nicht, wenn in diesen Tagen und auf diesem irdischen Planeten Dinge gegen euer Wünschen von Gott verordnet und kundgetan wurden, denn Tage seliger Freude und himmlischen Entzückens erwarten euch.
Heilige und geistig herrliche Welten werden eure Augen erblicken.
Ihr seid von Ihm in dieser Welt und im künftigen Leben ausersehen, ihre Wohltaten zu genießen, an ihren Freuden teilzuhaben und einen Anteil an ihrer stärkenden Gnade zu erhalten.
Ihr werdet zweifellos zu jeder einzelnen von ihnen gelangen.« Q142
»Dies ist der Tag, an dem gesprochen werden muss.
Es ist die Aufgabe des Volkes Bahas, mit äußerster Geduld und Nachsicht danach zu streben, die Völker der Welt zum Größten Horizont zu führen.
Jeder Körper ruft laut nach einer Seele.
Durch den Atem des Wortes Gottes müssen himmlische Seelen die toten Körper mit frischem Geist beleben.
In jedem Wort ist ein neuer Geist verborgen.
Glücklich ist der Mensch, der dahin gelangt und sich aufgemacht hat, die Sache Dessen zu lehren, der der König der Ewigkeit ist.« »Sprich: o Diener!
Der Sieg dieser Sache hing ab und wird weiterhin abhängen von dem Auftreten heiliger Seelen, von dem Aufzeigen guter Taten und von der Offenbarung von Worten vollendeter Weisheit.« »Vereinigt eure Kraft zur Verbreitung des Glaubens Gottes.
Wer immer einer so hohen Berufung würdig ist, soll sich erheben und sich für ihn einsetzen.
Wer dazu nicht fähig ist, dessen Pflicht ist es, den zu benennen, der an seiner Statt diese Offenbarung verkünden wird, deren Kraft die Grundlagen der mächtigsten Bauten erzittern ließ, jeden Berg zu Staub zermalmte und jede Seele verstummen machte.« Q143 »
Lasst eure Hauptsorge sein, den Gefallenen aus dem Sumpf drohender Vernichtung zu erretten und ihm zu helfen, den altehrwürdigen Glauben Gottes anzunehmen.
Euer Verhalten gegenüber eurem Nachbarn muss so sein, dass es die Zeichen des einen wahren Gottes klar verdeutlicht, denn ihr seid die ersten unter den Menschen, die durch Seinen Geist neu erschaffen wurden, die ersten, Ihn anzubeten und das Knie vor Ihm zu beugen, die ersten, sich um Seinen Thron der Herrlichkeit zu scharen.« Q144 »O ihr Geliebten Gottes!
Legt euch nicht auf eurem Lager zur Ruhe, nein, erhebt euch, sobald ihr euren Herrn, den Schöpfer, erkennt und von den Dingen hört, die Ihn befallen haben, und eilt zu Seiner Unterstützung herbei.
Löst eure Zungen und hört nicht auf, Seine Sache zu verkünden.
Dies wird besser für euch sein als alle Schätze der Vergangenheit und der Zukunft, wenn ihr zu denen gehört, die diese Wahrheit begreifen.« Q145 »Ich schwöre bei Ihm, Der die Wahrheit ist!
Binnen kurzem wird Gott den Anfang des Lebensbuches mit der Erwähnung Seiner Geliebten schmücken, die Trübsal auf Seinem Pfade erlitten haben und in Seinem Namen und zu Seinem Lobpreis durch die Länder reisten.
Wer immer in ihre Gegenwart gelangt ist, wird sich des Zusammentreffens mit ihnen rühmen, und alle, die in jedem Lande wohnen, werden durch ihr Gedenken erleuchtet werden.« »Wetteifert miteinander im Dienste Gottes und Seiner Sache.
Dies ist wahrhaftig, was euch in dieser Welt und in der kommenden von Nutzen sein wird.
Euer Herr, der Gott der Barmherzigkeit, ist der Allunterrichtete, der Allwissende.
Seid nicht bekümmert über die Dinge, die ihr in diesen Tagen erlebt.
Der Tag wird kommen, an dem die Zungen der Völker verkünden werden: ›Die Erde ist Gottes, des Allmächtigen, des Einzigen, des Unvergleichlichen, des Allwissenden!‹« »Gesegnet ist der Ort, und das Haus, und der Platz, und die Stadt, und das Herz, und das Gebirge, und der Zufluchtsort, und die Höhle, und das Tal, und das Land, und das Meer, und die Insel, und die Wiese, wo Gottes Erwähnung getan und Sein Lob gepriesen wurde.« »Wird die Reise von Ort zu Ort um Gottes willen unternommen, so kann sie auch jetzt ihren Einfluss in der Welt ausüben, so wie sie es immer getan hat.
In den früheren Büchern wurde die Stufe derjenigen, die nah und fern herumreisten, um die Diener Gottes zu führen, festgesetzt und niedergeschrieben.« »Ich schwöre bei Gott!
So wunderbar sind die Dinge, die für die Standhaften bestimmt wurden, dass, würde von ihnen nur so viel wie ein Nadelöhr enthüllt, alle, die im Himmel und auf Erden sind, wie vom Donner gerührt wären, außer denen, die Gott, der Herr aller Welten, auszunehmen bestimmt hat.« »Ich schwöre bei Gott!
Das, was für den ausersehen wurde, der Meiner Sache beisteht, übertrifft die Schätze der Erde!« »Wer seine Lippen an diesem Tage öffnet und des Namens seines Herrn Erwähnung tut, zu dem werden die Heerscharen der Göttlichen Eingebung vom Himmel Meines Namens, des Allwissenden, des Allweisen, herabsteigen.
Zu ihm wird auch die hehre Versammlung herabkommen, von der jeder einen Kelch reinen Lichtes emporhält.
So wurde es im Königreich der Offenbarung Gottes vorherbestimmt auf Geheiß Dessen, Der der Allherrliche, der Mächtige ist.« Q146 »Bei der Gerechtigkeit Dessen, Der an diesem Tag im innersten Herzen alles Erschaffenen ausruft: ›Gott!
Es ist kein Gott außer Mir!‹A8 Wenn sich ein Mensch erhebt, um in seinen Schriften die Sache Gottes gegen ihre Angreifer zu verteidigen, so wird dieser, wie unbedeutend sein Beitrag sein mag, in der nächsten Welt so geehrt werden, dass die himmlische Versammlung ihn um seinen Ruhm beneiden wird.
Keine Feder kann die Erhabenheit seiner Stufe schildern, noch kann irgendeine Zunge deren Glanz beschreiben.« Q147 »So Gott will werdet ihr alle gestärkt werden, um den Willen Gottes auszuführen, und wird euch gnädiglich geholfen werden, den Rang zu würdigen, der denen seiner Geliebten verliehen wurde, die sich erhoben haben, Ihm zu dienen und Seinen Namen zu rühmen.
Auf ihnen sei die Herrlichkeit Gottes, die Herrlichkeit von allem, was im Himmel ist, und allem, was auf Erden ist, und die Herrlichkeit der Bewohner des erhabensten Paradieses, des Himmels der Himmel.« Q148 »O Volk Bahas!
Dass es keinen gibt, mit euch in Wettstreit zu treten, ist ein Zeichen der Barmherzigkeit.
Trinkt aus dem Kelch der Gnade den Wein der Unsterblichkeit ungeachtet derer, die Gott, den Herrn der Namen und Schöpfer der Himmel, verleugnet haben.«
»Ich schwöre bei dem einen wahren Gott!
Dies ist der Tag derer, die sich von allem außer Ihm losgesagt haben, der Tag derer, die Seine Einheit erkannt haben, der Tag, an dem Gott mit den Händen Seiner Macht göttliche Existenzen und unvergängliche Wesen erschafft, von denen jedes die Welt und alles, was darinnen ist, hinter sich wirft und so standhaft in der Sache Gottes wird, dass jedes weise und verstehende Herz sie bewundert.« »Verborgen hinter dem Heiligen Schleier und vorbereitet für den Dienst Gottes ruht eine Schar Seiner Erwählten, die den Menschen offenbar gemacht werden, Seiner Sache helfen und sich vor niemandem fürchten sollen, auch wenn sich die ganze Menschheit erhebt und gegen sie zu Felde zieht.
Sie sind diejenigen, die sich unter dem aufmerksamen Blick der Bewohner der Erde und der Bürger des Himmels erheben und mit lauter Stimme dem Namen des Allmächtigen zujubeln und die Menschenkinder zum Pfade Gottes, des Allherrlichen, des Allgepriesenen, laden sollen.« Q149 »Der Tag naht heran, an dem Gott durch einen Willensakt ein Menschengeschlecht erwecken wird, dessen Wesen für alle außer Gott, dem Allgewaltigen, dem Selbstbestehenden, unergründlich ist.« Q150 »Er wird binnen kurzem aus dem Schoß der Stärke die Hände der Überlegenheit und Macht erheben – Hände, die sich emporheben werden, um den Sieg für diesen Jüngling zu gewinnen, und die die Menschheit von der Sünde der Verstoßenen und Gottlosen reinigen werden.
Diese Hände werden sich bereit machen, um den Glauben Gottes zu schützen, und sie werden in Meinem Namen, dem Selbstbestehenden, dem Mächtigen, die Völker und Geschlechter der Erde unterwerfen.
Sie werden die Städte betreten und die Herzen all ihrer Bewohner mit Furcht erfüllen.
Das sind die Zeugnisse der Macht Gottes; wie furchtbar, wie gewaltig ist Seine Macht!« Q151
Noch ein Wort zum Abschluss. Unter den folgenschwersten und das Denken am meisten herausfordernden Aussprüchen, die jemals von ‘Abdu’l-Bahá im Verlauf Seiner geschichtemachenden Reisen durch den nordamerikanischen Kontinent getan wurden, finden sich folgende: »Möge diese amerikanische Demokratie die erste Nation sein, welche die Grundlage internationaler Verständigung errichtet. Möge sie die erste Nation sein, welche die Einheit der Menschheit verkündet. Möge sie die erste sein, die das Banner des Größten Friedens entfaltet.«Q152 und weiter: »Das amerikanische Volk ist in der Tat würdig, das erste zu sein, welches das Zelt des Größten Friedens errichtet und die Einheit der Menschheit verkündet… Denn Amerika hat größere und wundervollere Kräfte als andere Nationen entwickelt … Die amerikanische Nation ist ausgerüstet und befähigt, das- zu vollbringen, was die Seiten der Geschichte schmücken wird, von der Welt beneidet und in Ost und West zum Triumph ihres Volkes gesegnet … Der amerikanische Kontinent zeigt Zeichen und Beweise sehr großen Fortschrittes. Seine Zukunft verspricht noch viel mehr, denn sein Einfluss und seine Erleuchtung sind weitreichend. Er wird alle Nationen geistig führen.«Q153
Das Schicksal Amerikas
Sobald die schöpferischen Energien durch die ersten Bewegungen der keimhaften Weltordnung Bahá’u’lláhs in diesem Volk ausgelöst wurden, haben sie ihm, das zu ihrer Wiege und ihrem Vorkämpfer bestimmt ist, die Würde verliehen, es mit Kräften und Fähigkeiten begabt und es geistig ausgerüstet, damit es die Rolle zu spielen vermag, die mit diesen prophetischen Worten angedeutet wurde. Die Kräfte, die dieser von Gott gegebene Auftrag seinen Bewohnern eingeflößt hat, beginnen sich kundzutun, einerseits in den bewussten Bemühungen und den die ganze Nation umfassenden Leistungen auf dem Lehr- und auf dem administrativen Gebiet, mit denen die Anhänger Bahá’u’lláhs auf dem amerikanischen Kontinent in ihrer Gemeinde ihre Tätigkeit aufgenommen haben; andererseits formen diese gleichen Kräfte, unabhängig von diesen Bemühungen und Leistungen, doch gleichlaufend mit ihnen, unmerklich unter dem Druck der politischen und wirtschaftlichen Mächte der Welt das Schicksal dieser Nation und beeinflussen das Leben und die Handlungen ihrer Regierung und ihrer Bevölkerung.
Auf die Bemühungen und Leistungen jener, die um die Offenbarung Bahá’u’lláhs wissend nun auf diesem Kontinent arbeiten, auf den jetzigen und zukünftigen Verlauf ihrer Tätigkeit, habe ich auf den vorhergehenden Seiten genügend hingewiesen. Wenn man das Schicksal des amerikanischen Volkes in seiner Gesamtheit richtig erfassen will, muss nun noch ein Wort über die Ausrichtung und die allgemeine Entwicklungstendenz dieser Nation als Ganzes gesagt werden. Denn, gleichgültig wie unkundig der Quelle, aus der diese richtungweisenden Energien hervorkommen, und wie langsam und schwerfällig der Vorgang auch ist, so wird doch in zunehmendem Maße deutlich, dass die Nation als Ganze, ob durch das Verhalten ihrer Regierung oder sonst wie, unter dem Einfluss von Kräften, die sie weder begreifen noch überwachen kann, stark solchen Verbindungen und einer solchen Politik zustrebt, in denen, wie ‘Abdu’l-Bahá vermerkte, ihre wahre Bestimmung liegen muss. Sowohl die Gemeinde der amerikanischen Gläubigen, die sich jener Quelle bewusst sind, als auch die große Masse ihrer Landsleute, die die Hand, die ihr Schicksal lenkt, noch nicht erkannt haben, tragen, jede auf ihre Weise, ihren Teil bei zur Verwirklichung der Hoffnungen und zur Erfüllung der Verheißungen, die in den oben zitierten Worten ‘Abdu’l-Bahás ausgesprochen wurden.
Die Welt schreitet fort.
Ihre Ereignisse entfalten sich unheilverkündend und mit verwirrender Geschwindigkeit.
Der Wirbelwind ihrer Leidenschaften ist schnell und beunruhigend heftig.
Die Neue Welt wird unmerklich in ihren Strudel hineingezogen.
Die möglichen Sturmzentren der Erde werfen bereits ihre Schatten auf ihre Gestade.
Ungeahnte und nicht vorherzusagende Gefahren bedrohen sie von innen und von außen.
Ihre Regierungen und Völker verfangen sich allmählich in den Fallstricken der sich wiederholenden Krisen und heftigen Auseinandersetzungen der Welt.
Der Atlantische und Pazifische Ozean schrumpfen mit jeder Beschleunigung im Vormarsch der Wissenschaft immer mehr zu bloßen Kanälen zusammen.
Die große Republik des Westens findet sich in besonderem und steigendem Maße betroffen.
Fernes Donnergrollen hallt drohend in den Aufwallungen ihrer Bewohner wider.
An ihren Flanken erstrecken sich die möglichen Sturmzentren des europäischen Kontinents und des Fernen Ostens.
An ihrem südlichen Horizont wird sichtbar, was sich möglicherweise zu einem weiteren Zentrum des Aufruhrs und der Gefahr entwickeln könnte.
Die Welt verengt sich zu einer Nachbarschaft.
Amerika muss dieser neuen Lage, freiwillig oder unfreiwillig, ins Gesicht blicken und sich ernstlich mit ihr auseinandersetzen.
Zum Zwecke der nationalen Sicherheit, ganz abgesehen von irgendwelchen humanitären Gründen, muss es die Verpflichtungen übernehmen, die ihm durch diese neu geschaffene Nachbarschaft auferlegt wurden.
So widersinnig es auch erscheinen mag, so liegt doch seine einzige Hoffnung, sich aus den ringsum aufwachsenden Gefahren zu befreien, darin, sich in jenes Gewebe internationaler Verflechtungen verwickeln zu lassen, das von der Hand einer unerforschlichen Vorsehung gewoben wird.
Der Ratschlag ‘Abdu’l-Bahás an einen hochgestellten Beamten in seiner Regierung kommt einem als besonders angemessen und gewichtig in den Sinn.
»Du kannst am besten deinem Land dienen, wenn du in deiner Eigenschaft als Bürger der Welt danach strebst, bei der endlichen Anwendung des föderalistischen Prinzips, das der Regierung deines eigenen Landes zugrunde liegt, auf die jetzt zwischen den Völkern und Nationen der Welt bestehenden Beziehungen mitzuwirken.«Q154 Die Ideale, die die Phantasie des amerikanischen Präsidenten anregten, der tragischer Weise so wenig gewürdigt wird und dessen hohe Bemühungen, wenn sie auch von einer kurzsichtigen Generation für nichtig erklärt wurden, durch ‘Abdu’l-Bahás eigene Feder begrüßt wurden als Ankündigung der Morgendämmerung des Größten Friedens, diese Ideale klagen heute im Staub liegend ein achtloses Geschlecht bitter an, dass es sich so grausam von ihnen abgewandt hat.
Dass die Welt von Gefahren bedrängt wird, dass sich diese Gefahren immer mehr verdichten und die amerikanische Nation tatsächlich bedrohen, kann ein klarsichtiger Beobachter unmöglich verneinen.
Die Erde ist gegenwärtig in ein Heerlager verwandelt.
Etwa fünfzig Millionen Mann sind unter Waffen oder stehen als Reserve bereit.
Nicht weniger als die Summe von drei Milliarden Pfund wird in einem Jahr für die Rüstung ausgegeben.
Das Licht der Religion ist verdunkelt, und der moralische Rückhalt löst sich auf.
Die Nationen der Welt sind zum größten Teil eine Beute der sich streitenden Ideologien geworden, die drohen, die eigentliche Grundlage ihrer teuer erworbenen politischen Einheit zu spalten.
Aufgewiegelte Massen in diesen Ländern sehen sie mit Missfallen, sind bis zu den Zähnen bewaffnet, sind kopflos vor Angst und stöhnen unter dem Joch der Drangsale, verursacht durch politischen Hader, rassischen Fanatismus, Nationalhass und religiöse Feindseligkeit.
»Die Winde der Verzweiflung«, hat Bahá’u’lláh unmissverständlich bestätigt, »wehen, ach, aus jeder Richtung, und der Hader, der die Menschheit zerspaltet und peinigt, nimmt täglich zu.
Die Zeichen drohender Schwäche und des nahen Chaos sind heute zu erkennen …«Q155 ‘Abdu’l-Bahá hat schon vor zwei Jahrzehnten geschrieben und vorhergesagt:
»Die Übel, unter denen die Welt nun leidet, werden sich vervielfältigen; die Dunkelheit, die sie umfangen hält, wird sich vertiefen.
Die Balkanländer werden unzufrieden bleiben.
Ihre Unruhe wird wachsen.
Die besiegten Mächte werden fortfahren zu hetzen.
Sie werden zu jeder Maßnahme Zuflucht nehmen, die den Brand des Krieges wieder entfachen kann.
Neu entstehende und in ihrem Ausmaß weltweite Bewegungen werden ihr Äußerstes zur Förderung ihrer eigenen Absichten tun.
Die Bewegung der Linken wird große Bedeutung erringen.
Ihr Einfluss wird sich ausbreiten.«Q156 Was die amerikanische Nation selbst anbetrifft, so hat die Stimme ihres eigenen Präsidenten klar und deutlich das Volk gewarnt, dass ein möglicher Angriff auf das Land durch die Entwicklung des Flugwesens und durch andere Faktoren unendlich viel näher gerückt sei.
Ihr Minister äußerte vor kurzem bei einer Ansprache an die versammelten Vertreter aller amerikanischen Republiken während einer Konferenz eine nicht weniger Unheil verkündende Warnung.
»Diese sich erhebenden Kräfte zeigen sich drohend am Horizont der ganzen Welt, – ihr Unheil verkündender Schatten legt sich über unsere ganze eigene Hemisphäre.« Auch ihre Presse schlägt denselben Ton der Warnung und Unruhe vor einer sich nähernden Gefahr an.
»Wir müssen gewappnet sein, uns nach innen und außen zu verteidigen … Unsere Verteidigungsfront ist lang.
Sie reicht von Point Barrow in Alaska bis Kap Horn und erstreckt sich entlang des Atlantik und des Pazifik.
Wann und wo die Angreifer aus Europa und Asien gegen uns losschlagen werden, kann niemand sagen.
Es kann überall und zu jeder Zeit sein … Wir haben keine Wahl, als uns selbst zu bewaffnen … Wir müssen aufmerksam für die westliche Hemisphäre wachen.«
Die Entfernung, die die amerikanische Nation seit ihrer förmlichen und entschiedenen Zurückweisung der Wilson’schen Ideale zurückgelegt hat, die Veränderungen, die in ihr unerwartet in den letzten Jahren vor sich gegangen sind, die Richtung, in der sich die Angelegenheiten der Welt bewegen, und ihr unvermeidlicher Druck auf die Politik und Wirtschaft dieser Nation, sind für jeden Bahá’í-Beobachter, der die Entwicklung der internationalen Lage im Lichte der Prophezeiungen Bahá’u’lláhs und ‘Abdu’l-Bahás betrachtet, äußerst bedeutungsvoll, höchst aufschlussreich und ermutigend. Den genauen Kurs aufzuzeichnen, den diese Nation in diesen unruhigen Zeiten und schweren Jahren einschlagen wird, ist unmöglich. Wenn wir die Richtung beurteilen, die ihre Angelegenheiten jetzt nehmen, können wir den Kurs nur erahnen, den sie höchstwahrscheinlich in ihren Beziehungen zu den Republiken Amerikas und den Ländern der übrigen Erdteile weiterhin wählen wird.
Eine engere Verbindung mit diesen Republiken einerseits und in wechselndem Ausmaß eine vermehrte Teilnahme an den Angelegenheiten der ganzen Welt andererseits als Ergebnis der periodischen Krisen in der Welt, erscheinen als die wahrscheinlich zutreffendsten Entwicklungen, die die Zukunft für dieses Land bereithält. Verzögerungen müssen unvermeidlicher Weise eintreten, und Rückschläge müssen in Kauf genommen werden im Verlauf der Entwicklung dieses Landes auf seine endliche Bestimmung hin. Nichts jedoch kann letztlich den Kurs ändern, der ihm von der nie irrenden Feder ‘Abdu’l-Bahás vorgeschrieben wurde. Nachdem seine Bundeseinheit bereits erzielt und seine inneren Einrichtungen gefestigt wurden – eine Stufe, die das Mannesalter als politische Ganzheit kennzeichnet – muss sich ihre weitere Entwicklung als Mitglied der Nationenfamilie unter Umständen, die zur Zeit noch nicht vorstellbar sind, ständig fortsetzen. Diese Entwicklung muss andauern bis zu jenem Zeitpunkt, da diese Nation durch die aktive und entscheidende Rolle, die sie bei der Organisation und friedlichen Regelung der Angelegenheiten der Menschheit zu spielen haben wird, die Fülle ihrer Macht und Wirksamkeit erreicht haben wird als ausgezeichnetes Mitglied und bestimmender Bestandteil einer verbündeten Welt.
Die unmittelbare Zukunft muss als Ergebnis dieser stetigen, allmählichen und unvermeidlichen Verwicklung in die vielfältigen Schwierigkeiten und Probleme, die die Menschheit heimsuchen, dunkel und bedrückend für jene Nation sein. Die welterschütternde, harte Prüfung, die Bahá’u’lláh, wie auf den vorangegangenen Seiten angeführt, so anschaulich vorhergesagt hat, mag sie in einem noch nie dagewesenen Grade in ihren Wirbel hineinreißen. Im Gegensatz zu ihrer Reaktion auf den letzten Weltkonflikt wird sie vermutlich aus ihm in bewusster Entschlossenheit auftauchen, um die Gelegenheit zu ergreifen, das volle Gewicht ihres Einflusses auf die ungeheuren Probleme geltend zu machen, die solch eine harte Prüfung nach sich zieht, und um in Verbindung mit ihren Schwesternationen des Ostens und Westens den größten Fluch zu bannen, der seit undenklichen Zeiten die Menschheit heimgesucht und erniedrigt hat.
Dann und nur dann wird die amerikanische Nation, geformt und gereinigt im Schmelztiegel eines allgemeinen Krieges, abgehärtet gegen seine Fieberfröste und diszipliniert durch seine Schule, in der Lage sein, ihre Stimme im Rat der Nationen zu erheben, selbst den Grundstein für einen weltweiten und dauernden Frieden zu legen, die Geschlossenheit, Einheit und Reife der Menschheit zu verkünden und bei der Errichtung der versprochenen Herrschaft der Gerechtigkeit auf Erden mitzuhelfen. Dann und nur dann wird die amerikanische Nation, während die Gemeinde der amerikanischen Gläubigen in ihrem Herzen ihren göttlich erteilten Auftrag ausführt, in der Lage sein, die unaussprechlich herrliche Sendung zu erfüllen, die ihr vom Allmächtigen bestimmt wurde und in den Schriften ‘Abdu’l-Bahás unvergänglich verwahrt ist. Dann und nur dann wird die amerikanische Nation das vollbringen, »was die Seiten der Geschichte schmücken wird«, »von der Welt beneidet und in Ost und West … gesegnet.«Q157
Shoghi
25. Dezember 1938
Quellenangaben
Q1 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 63:1 – Anm. d. Hrsg.
Q2 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 9:2 – Anm. d. Hrsg.
Q3 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 7:4 – Anm. d. Hrsg.
Q4 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 137:1, 137:3, 137:4 – Anm. d. Hrsg.
Q5 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 115:1 – Anm. d. Hrsg.
Q6 Bahá’u’lláh, Lawḥ-i-Dunyá, in Botschaften aus ‘Akká 7:10 – Anm. d. Hrsg.
Q7 Bahá’u’lláh, Ṭarázát, in: Botschaften aus ‘Akká 4:12 – Anm. d. Hrsg.
Q8 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 131:3–131:4 – Anm. d. Hrsg.
Q9 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 128:9 – Anm. d. Hrsg.
Q10 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 100:6 – Anm. d. Hrsg.
Q11 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 100:8 – Anm. d. Hrsg.
Q12 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 136:6 – Anm. d. Hrsg.
Q13 Bahá’u’lláh, Lawḥ-i-Ḥikmat, in: Botschaften aus ‘Akká 9:5 – Anm. d. Hrsg.
Q14 Bahá’u’lláh, Brief an den Sohn des Wolfes 148 – Anm. d. Hrsg.
Q15 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 139:8 – Anm. d. Hrsg.
Q16 ‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 2:16 – Anm. d. Hrsg.
Q17 ‘Abdu’l-Bahá, in: Tablets of Abdul-Baha, p. 459 – Anm. d. Hrsg.
Q18 Bahá’u’lláh, auch zitiert in: ‘Abdu’l-Bahá, in: Twelve Table Talks given in ‘Akká 11:10 – Anm. d. Hrsg.
Q19 Bahá’u’lláh, Kalimát-i-Firdawsíyyih, in: Botschaften aus ‘Akká 6:25 – Anm. d. Hrsg.
Q20 Bahá’u’lláh, vgl. Brief an den Sohn des Wolfes 52 – Anm. d. Hrsg.
Q21 Bahá’u’lláh, Bishárát, in: Botschaften aus ‘Akká 3:23 – Anm. d. Hrsg.
Q22 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 12:1 – Anm. d. Hrsg.
Q23 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 163:2 – Anm. d. Hrsg.
Q24 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 46:2 – Anm. d. Hrsg.
Q25 Bahá’u’lláh, Lawḥ-i-Dunyá, in Botschaften aus ‘Akká 7:34 – Anm. d. Hrsg.
Q26 Bahá’u’lláh, Lawḥ-i-Maqṣúd, in: Botschaften aus ‘Akká 11:6 – Anm. d. Hrsg.
Q27 Bahá’u’lláh, Verborgene Worte arab. 2 – Anm. d. Hrsg.
Q28 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 139:6 – Anm. d. Hrsg.
Q29 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 100:1 – Anm. d. Hrsg.
Q30 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 115:2 – Anm. d. Hrsg.
Q31 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 128:3 – Anm. d. Hrsg.
Q32 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 128:8 – Anm. d. Hrsg.
Q33 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 164:2 – Anm. d. Hrsg.
Q34 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 136:5 – Anm. d. Hrsg.
Q35 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 60:3 – Anm. d. Hrsg.
Q36 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 136:6 – Anm. d. Hrsg.
Q37 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 46:4 – Anm. d. Hrsg.
Q38 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 59:5 – Anm. d. Hrsg.
Q39 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 141:2, 141:4 – Anm. d. Hrsg.
Q40 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 128:4 – Anm. d. Hrsg.
Q41 Bahá’u’lláh, berichtet von E. G. Brown im Vorwort zu: A Traveller’s Narrative, p. xl – Anm. d. Hrsg.
Q42 ‘Abdu’l-Bahá, in: Promulgation of Universal Peace 28:4 – Anm. d. Hrsg.
Q43 ‘Abdu’l-Bahá, in: Promulgation of Universal Peace 45:8 – Anm. d. Hrsg.
Q44 ‘Abdu’l-Bahá, in: Promulgation of Universal Peace 63:17 – Anm. d. Hrsg.
Q45 ‘Abdu’l-Bahá, in: Promulgation of Universal Peace 98:5 – Anm. d. Hrsg.
Q46 ‘Abdu’l-Bahá, in: Foundations of World Unity, p. 34 – Anm. d. Hrsg.
Q47 ‘Abdu’l-Bahá, in: Foundations of World Unity, p. 34 – Anm. d. Hrsg.
Q48 ‘Abdu’l-Bahá, in: Promulgation of Universal Peace 47:6 – Anm. d. Hrsg.
Q49 ‘Abdu’l-Bahá, in: Promulgation of Universal Peace 28:2 – Anm. d. Hrsg.
Q50 ‘Abdu’l-Bahá, in: Promulgation of Universal Peace 45:9 – Anm. d. Hrsg.
Q51 ‘Abdu’l-Bahá, in: Ansprachen in Paris 15:7 – Anm. d. Hrsg.
Q52 ‘Abdu’l-Bahá, in: Ansprachen in Paris 15:7 – Anm. d. Hrsg.
Q53 ‘Abdu’l-Bahá, in: Foundations of World Unity, p. 35 – Anm. d. Hrsg.
Q54 Bahá’u’lláh, Lawḥ-i-Nápulyún II, in: Anspruch und Verkündigung 1:148, in: Ährenlese 158:1 – Anm. d. Hrsg.
Q55 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 128:10 – Anm. d. Hrsg.
Q56 Báb, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:63 – Anm. d. Hrsg.
Q57 ‘Abdu’l-Bahá, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:63 – Anm. d. Hrsg.
Q58 Báb, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:63 – Anm. d. Hrsg.
Q59 Bahá’u’lláh, Kitáb-i-Aqdas 181 – Anm. d. Hrsg.
Q60 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 6:6 – Anm. d. Hrsg.
Q61 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 7:4 – Anm. d. Hrsg.
Q62 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 8:18 – Anm. d. Hrsg.
Q63 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 161:2 – Anm. d. Hrsg.
Q64 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 157:2 – Anm. d. Hrsg.
Q65 ‘Abdu’l-Bahá, Sendschreiben zum göttlichen Plan 14:4 – Anm. d. Hrsg.
Q66 ‘Abdu’l-Bahá, in: Promulgation of Universal Peace 28:2 – Anm. d. Hrsg.
Q67 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 6:7 – Anm. d. Hrsg.
Q68 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 13:5 – Anm. d. Hrsg.
Q69 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 5:1 – Anm. d. Hrsg.
Q70 Bahá’u’lláh, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:21 – Anm. d. Hrsg.
Q71 Bahá’u’lláh, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:21 – Anm. d. Hrsg.
Q72 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 1:2 – Anm. d. Hrsg.
Q73 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 5:1 – Anm. d. Hrsg.
Q74 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 13:1 – Anm. d. Hrsg.
Q75 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 13:5 – Anm. d. Hrsg.
Q76 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 157:2 – Anm. d. Hrsg.
Q77 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 128:11 – Anm. d. Hrsg.
Q78 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 128:6 – Anm. d. Hrsg.
Q79 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 157:2 – Anm. d. Hrsg.
Q80 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 5:4 – Anm. d. Hrsg.
Q81 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 128:3 – Anm. d. Hrsg.
Q82 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 15:5 – Anm. d. Hrsg.
Q83 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 15:6 – Anm. d. Hrsg.
Q84 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 161:2 – Anm. d. Hrsg.
Q85 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 154:2 – Anm. d. Hrsg.
Q86 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 139:4 – Anm. d. Hrsg.
Q87 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 128:10 – Anm. d. Hrsg.
Q88 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 161:2 – Anm. d. Hrsg.
Q89 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 157:1 – Anm. d. Hrsg.
Q90 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 129:1–129:3 – Anm. d. Hrsg.
Q91 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 8:5 – Anm. d. Hrsg.
Q92 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 8:9 – Anm. d. Hrsg.
Q93 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 7:1 – Anm. d. Hrsg.
Q94 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 7:3 – Anm. d. Hrsg.
Q95 ‘Abdu’l-Bahá, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:21 – Anm. d. Hrsg.
Q96 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 13:4 – Anm. d. Hrsg.
Q97 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 7:11 – Anm. d. Hrsg.
Q98 Bahá’u’lláh, Brief an den Sohn des Wolfes 21 – Anm. d. Hrsg.
Q99 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 96:3 – Anm. d. Hrsg.
Q100 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 157:1 – Anm. d. Hrsg.
Q101 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 6:8 – Anm. d. Hrsg.
Q102 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 14:7 – Anm. d. Hrsg.
Q103 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 7:1, 7:3 – Anm. d. Hrsg.
Q104 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 7:4 – Anm. d. Hrsg.
Q105 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 7:3 – Anm. d. Hrsg.
Q106 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 7:4 – Anm. d. Hrsg.
Q107 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 7:3 – Anm. d. Hrsg.
Q108 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 7:4 – Anm. d. Hrsg.
Q109 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 7:4 – Anm. d. Hrsg.
Q110 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 96:3 – Anm. d. Hrsg.
Q111 Bahá’u’lláh, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:25 – Anm. d. Hrsg.
Q112 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 93:14 – Anm. d. Hrsg.
Q113 Bahá’u’lláh, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:18 – Anm. d. Hrsg.
Q114 Bahá’u’lláh, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:24 – Anm. d. Hrsg.
Q115 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 115:10, 161:4 – Anm. d. Hrsg.
Q116 Bahá’u’lláh, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:18 – Anm. d. Hrsg.
Q117 Bahá’u’lláh, Lawḥ-i-Dunyá, in Botschaften aus ‘Akká 7:12 – Anm. d. Hrsg.
Q118 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 4:1 – Anm. d. Hrsg.
Q119 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 5:1 – Anm. d. Hrsg.
Q120 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 115:12 – Anm. d. Hrsg.
Q121 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 7:2 – Anm. d. Hrsg.
Q122 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 3:2 – Anm. d. Hrsg.
Q123 Bahá’u’lláh, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:23 – Anm. d. Hrsg.
Q124 Bahá’u’lláh, in: Days of Remembrance 6:6, in: Ährenlese 14:6 – Anm. d. Hrsg.
Q125 Bahá’u’lláh, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:22 – Anm. d. Hrsg.
Q126 Bahá’u’lláh, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:22 – Anm. d. Hrsg.
Q127 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 8:1 – Anm. d. Hrsg.
Q128 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 96:3 – Anm. d. Hrsg.
Q129 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 16:1 – Anm. d. Hrsg.
Q130 Bahá’u’lláh, Lawḥ-i-Dunyá, in: Botschaften aus ‘Akká 7:5 – Anm. d. Hrsg.
Q131 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 51:1 – Anm. d. Hrsg.
Q132 Bahá’u’lláh, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:24 – Anm. d. Hrsg.
Q133 Bahá’u’lláh, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:24 – Anm. d. Hrsg.
Q134 Bahá’u’lláh, Súriy-i-Haykal, in: Anspruch und Verkündigung 1:75 – Anm. d. Hrsg.
Q135 Bahá’u’lláh, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:24 – Anm. d. Hrsg.
Q136 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 164:2 – Anm. d. Hrsg.
Q137 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 85:5 – Anm. d. Hrsg.
Q138 Bahá’u’lláh, Verborgene Worte pers. 63 – Anm. d. Hrsg.
Q139 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 153:4 – Anm. d. Hrsg.
Q140 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 103:3 – Anm. d. Hrsg.
Q141 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 61:1 – Anm. d. Hrsg.
Q142 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 153:9 – Anm. d. Hrsg.
Q143 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 96:3 – Anm. d. Hrsg.
Q144 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 147:2 – Anm. d. Hrsg.
Q145 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 154:2 – Anm. d. Hrsg.
Q146 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 129:3 – Anm. d. Hrsg.
Q147 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 154:1 – Anm. d. Hrsg.
Q148 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 96:4 – Anm. d. Hrsg.
Q149 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 129:4 – Anm. d. Hrsg.
Q150 Bahá’u’lláh, Súriy-i-Haykal, in: Anspruch und Verkündigung 1:8 – Anm. d. Hrsg.
Q151 Bahá’u’lláh, Súriy-i-Haykal, in: Anspruch und Verkündigung 1:34 – Anm. d. Hrsg.
Q152 ‘Abdu’l-Bahá, Promulgation of Universal Peace 14:6 – Anm. d. Hrsg.
Q153 ‘Abdu’l-Bahá, Promulgation of Universal Peace 14:6, 8:5, 42:6, 43:1 – Anm. d. Hrsg.
Q154 Bahá’u’lláh, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 3:18 – Anm. d. Hrsg.
Q155 Bahá’u’lláh, Lawḥ-i-Maqṣúd, in: Botschaften aus ‘Akká 11:26 – Anm. d. Hrsg.
Q156 Bahá’u’lláh, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 3:6 – Anm. d. Hrsg.
Q157 ‘Abdu’l-Bahá, Promulgation of Universal Peace 42:6 – Anm. d. Hrsg.
Anmerkungen
A1 vgl. Hes. 38:8 – Anm. d. Hrsg.
A2 schwarze.
A3 Moses.
A4 Muḥammad.
A5 Jesus.
A6 der Zivilisation.
A7 vgl. Gen. 22:1, 22:11, 31:11, 46:2, Ex. 3:4, 1 Kön. 3:4, Jes. 6:8, Báb, Worte an den Sharíf von Mekka, Ansprache an Sulaymán in: Eine Auswahl aus Seinen Schriften 1:7:2, 1:9:7 – Anm. d. Hrsg.
A8 vgl. »Gott! Es ist kein Gott außer Ihm« in: Qur’án 2:225, 3:2, 4:87, 20:8, 27:26, 64:13, u. a. – Anm. d. Hrsg.
Das Kommen Göttlicher Gerechtigkeit
Shoghi Effendi
An die Geliebten Gottes und die Dienerinnen des Gnadenvollen in den Vereinigten Staaten und in Kanada.
Innig geliebte Brüder und Schwestern in der Liebe Bahá’u’lláhs:
Es wäre wohl schwierig, die Gefühle unbezähmbarer Freude und Begeisterung angemessen auszudrücken, die mein Herz jedes Mal durchfluten, wenn ich innehalte, um über die unaufhörlichen Beweise tatkräftiger Energie nachzudenken, die die standhaften Pioniere der Weltordnung Bahá’u’lláhs bei der Durchführung des ihnen anvertrauten Planes beseelt. Die Unterzeichnung des Vertrages durch Ihre gewählten nationalen Vertreter, welche die Eröffnung des letzten Abschnittes des größten Vorhabens zu erkennen gibt, das von den Anhängern des Glaubens Bahá’u’lláhs im Westen je unternommen wurde, und der in den aufeinanderfolgenden Berichten ihres Nationalen Lehrausschusses niedergelegte, außerordentlich ermutigende Fortschritt bezeugen – über den Schatten jedes Zweifels erhaben – die Treue, Tatkraft und Sorgfalt, mit der Sie die mannigfaltigen Unternehmungen durchführen, die zwangsläufig mit dem Fortschreiten des Siebenjahresplanes verbunden sind. Nach seinen beiden Gesichtspunkten und in all seinen Einzelheiten wird er mit beispielhafter Regelmäßigkeit und Genauigkeit, mit unverminderter Wirksamkeit und lobenswerter Eile ausgeführt.
Dem Einfallsreichtum, den die nationalen Vertreter der amerikanischen Gläubigen in den letzten Monaten so schlagend bewiesen haben und der durch die von ihnen ergriffenen aufeinanderfolgenden Maßnahmen so deutlich bezeugt wurde, entsprach die treue, bedingungslose und großzügige Unterstützung, die ihnen in jedem kritischen Abschnitt und mit jedem neuen Schritt in der Wahrnehmung ihrer heiligen Pflichten von all denen gewährt wurde, die sie vertreten. Diese enge Wechselwirkung, dieser vollkommene Zusammenhalt, diese beständige Harmonie und Kameradschaft zwischen den verschiedenen Einrichtungen, die zum organischen Leben jeder gut funktionierenden Bahá’í-Gemeinde beitragen und das grundlegende Rahmenwerk dafür bilden, sind eine Erscheinung, die einen deutlichen Gegensatz zu den zersetzenden Neigungen darstellt, welche von den uneinigen Elementen der heutigen Gesellschaft so tragisch an den Tag gelegt werden. Während jede sichtbare Prüfung, die Seiner erwählten Gemeinde aufzuerlegen die unerforschliche Weisheit des Allmächtigen für notwendig erachtet, nur dazu dient, ihr unentbehrliches Zusammengehörigkeitsgefühl von neuem zu veranschaulichen und ihre innere Stärke zu festigen, enthüllt jede neue Krisis im Geschick eines dekadenten Zeitalters .immer überzeugender als die vorangegangene die zerstörenden Einflüsse, die die Lebenskraft seiner untergehenden Einrichtungen rasch untergraben und ihre Grundlagen erschüttern.
Für diese Beweise des Eingreifens einer immer wachsamen Vorsehung müssen sie, die der Gemeinde des Größten Namens gleichzusetzen sind, immerwährende Dankbarkeit empfinden. Sie können nicht umhin, aus jedem neuen Zeichen Seiner nie versagenden Gnade einerseits und Seiner Heimsuchung andererseits nie endende Hoffnung und frischen Mut zu schöpfen. Wachsam und bereit, jede Gelegenheit zu ergreifen, welche ihnen die Umdrehungen des Schicksalsrades innerhalb ihres Glaubens bieten, und ohne Furcht beim Anblick der krampfartigen Zuckungen,, die früher oder später diejenigen befallen werden, die sich geweigert haben, sein Licht anzunehmen, müssen sie und diejenigen, die sich nach ihnen mühen werden, vorwärtsdrängen, bis die Vorgänge, die jetzt in Bewegung gesetzt wurden, ihre Kraft ausgestrahlt und ihren Anteil beigetragen haben zur Geburt einer Ordnung, die sich nun im Schoße eines trächtigen Zeitalters regt.
Wiederkehrende Krisen
Diese wiederkehrenden Krisen, die mit unheilverkündender Häufigkeit und unwiderstehlicher Kraft einen ständig wachsenden Teil der Menschheit heimsuchen, müssen, wenn auch vorübergehend, zwangsläufig ihren unheilvollen Einfluss bis zu einem gewissen Grade auch auf eine Weltgemeinde ausüben, die ihre Verzweigungen bis an die äußersten Grenzen der Erde ausgedehnt hat. Wie kann der Beginn eines Weltaufstandes, der Kräfte entbindet, die das soziale, religiöse, politische und das wirtschaftliche Gleichgewicht einer organisierten Gesellschaft so tiefgreifend stören und politische Systeme, Rassenlehren, soziale Ideen, kulturelle Maßstäbe, religiöse Bindungen und Handelsbeziehungen in Chaos und Verwirrung treiben – wie können solche Erschütterungen von so großem Umfang und so ohne jedes Beispiel verfehlen, Auswirkungen auf die Einrichtungen eines noch so jungen Glaubens zu haben, dessen Lehren einen unmittelbaren und lebenswichtigen Einfluss auf jedes dieser Gebiete des menschlichen Lebens und Verhaltens haben?
Man braucht sich deshalb nicht zu wundern, wenn sie, die das Banner eines so durchdringenden Glaubens und einer so herausfordernden Sache hochhalten, sich durch den Angriff dieser welterschütternden Kräfte beeinflusst finden. Man braucht sich auch nicht zu wundern, wenn sie sehen, dass ihre Freiheit inmitten dieses Wirbels widerstreitender Leidenschaften beeinträchtigt wird, ihre Grundsätze verachtet, ihre Einrichtungen geschmäht, ihre Beweggründe herabgesetzt werden, ihre Glaubwürdigkeit in Frage gestellt und ihr Anspruch verworfen wird.
Im Herzen des europäischen Kontinents wurde eine Gemeinde, die, wie von ‘Abdu’l-Bahá vorhergesagt, dazu ausersehen ist, vermöge ihrer geistigen Wirkungskraft und ihrer geographischen Lage den Glanz des Glaubenslichtes auf die umliegenden Länder auszustrahlen, durch die Beschränkungen lahmgelegt, die eine Regierung, die ihren Sinn und Zweck völlig missverstanden hat, ihr aufzuerlegen für notwendig erachtete. Ihre Stimme ist leider verstummt, ihre Einrichtungen sind aufgelöst, ihre Literatur verboten, ihre Archive beschlagnahmt und ihre Zusammenkünfte untersagt.
In Zentralasien, in der Stadt, die sich der einzigartigen Auszeichnung erfreut, von ‘Abdu’l-Bahá als Heimstätte des ersten Mashriqu’l-Adhkár der Bahá’í-Welt ausgewählt worden zu sein, und in den Städten und Dörfern der Provinz, zu der sie gehört, findet sich der schwer bedrängte Glaube Bahá’u’lláhs als Ergebnis der außergewöhnlichen und einzigartigen Lebenskraft, die er im Verlaufe mehrerer Jahrzehnte an den Tag gelegt hat, der Gewalt von Mächten preisgegeben, die, durch seine wachsende Kraft beunruhigt, nun darauf aus sind, ihn bis zum völligen Unvermögen zu erniedrigen. Sein Tempel, obwohl er noch für Zwecke der Bahá’í-Andacht benützt wird, wurde enteignet, seine Räte und Ausschüsse aufgelöst, seine Lehrarbeit lahmgelegt, seine Hauptförderer wurden verbannt und nicht wenige seiner begeistertsten Anhänger, Männer und Frauen, gefangengesetzt.
In seinem Geburtslande, wo die überwältigende Mehrheit seiner Anhänger lebt – einem Lande, dessen Hauptstadt von Bahá’u’lláh als »Mutter der Welt«Q1 und »Tagesanbruch der Freude der Menschheit« gepriesen wurde – betreibt eine Staatsbehörde, die sich bis jetzt noch nicht offiziell von den lähmenden Einflüssen einer veralteten, fanatischen und schändlich korrupten Geistlichkeit gelöst hat, unbarmherzig ihren Feldzug gegen die Anhänger des Glaubens, den zu unterdrücken sie beinahe ein Jahrhundert lang erfolglos bestrebt war. Gleichgültig gegenüber der Wahrheit, dass die Mitglieder dieser unschuldigen und geächteten Gemeinde mit Recht beanspruchen können, zu den uneigennützigsten, fähigsten und glühendsten Verehrern ihres Heimatlandes zu zählen, hochmütig gegenüber ihrer hohen Auffassung der Weltbürgerschaft, die zu verstehen die Verfechter eines übertriebenen und engen Nationalismus niemals hoffen können, verweigert eine solche Behörde einem Glauben, dessen geistiger Rechtsbereich beinahe sechshundert örtliche Gemeinden umfasst und der zahlenmäßig die Anhänger der christlichen, jüdischen und zoroastrischen Religion in jenem Lande übertrifft, die notwendigen gesetzlichen Rechte, um seine Gesetze zur Geltung zu bringen, seine Angelegenheiten zu verwalten, seine Schulen zu unterhalten, seine Festtage zu feiern, seine Literatur zu verbreiten, Feiern nach seinen Bräuchen zu begehen, seine Gebäude zu errichten und seine Besitztümer zu schützen.
Und nun haben im Heiligen Land selbst, dem Herz und Nervenzentrum dieses weltumfassenden Glaubens, die Feuer der Rassenfeindschaft, des brudermörderischen Streites und der schamlosen Gewaltherrschaft einen Brand entzündet, der einerseits den Zustrom der Pilger, der das Lebensblut dieses Zentrums bildet, ernstlich stört, und andererseits die verschiedenen Vorhaben behindert, die zur Erhaltung und Ausdehnung der die heiligen Stätten umgebenden Grundstücke eingeleitet wurden. Die Sicherheit der kleinen Gemeinde ansässiger Gläubiger, die sich einer steigenden Flut der Gesetzlosigkeit gegenübersah, wurde gefährdet, ihre Stellung als neutrale und klar bestimmte Gemeinde indirekt bestritten und ihre Freiheit, gewisse Glaubensbräuche zu befolgen, beschnitten. Eine Reihe mörderischer Angriffe wechselte ab mit Ausbrüchen bitteren rassischen und religiösen Fanatismus, in die nicht nur die leitenden Persönlichkeiten, sondern auch die Anhänger der drei führenden Religionsgemeinschaften in diesem unruhigen Land verwickelt waren, und sie drohten zeitweilig, alle normalen Verbindungswege innerhalb seiner Grenzen und mit der Außenwelt abzuschneiden. So gefährlich die Situation auch war, so wurde doch den Heiligen Stätten der Bahá’í, dem Gegenstand der Verehrung dieses weltumspannenden Glaubens, ungeachtet ihrer Zahl und ihrer gefährdeten Lage, und obgleich sie nach außen hin jeden Schutzes beraubt schienen, eine Bewahrung zuteil, die fast an Wunder grenzt.
Zerrissen von widerstreitenden Leidenschaften und sich, von innen her gefährlich zersetzend, befindet sich die Welt in einer so entscheidenden Epoche ihrer Geschichte dem aufsteigenden Geschick eines jungen Glaubens gegenübergestellt, eines Glaubens, der manchmal in ihre Gegensätze hineingezogen, in ihre Streitigkeiten verwickelt, durch ihre wachsenden Schatten verdunkelt und von der steigenden Flut ihrer Leidenschaften unterdrückt zu werden scheint.
Mitten in seinem Herzen, in seiner Wiege, am Sitz seines ersten und ehrwürdigen Tempels, in einem seiner bislang blühenden und in seinen Möglichkeiten machtvollen Zentren scheint in der Tat der bislang noch unfreie Glaube Bahá’u’lláhs vor den anstürmenden Kräften der Gewalt und des Aufruhrs, denen die Menschheit ständig zum Opfer fällt, zurückgewichen zu sein.
Die Stützpunkte dieses Glaubens machen nach außen hin den Eindruck, als ob sie einer nach dem andern und Tag für Tag erst isoliert, dann angegriffen und erobert würden.
Während die Lichter der Freiheit flackern und erlöschen, während das Geschrei der Uneinigkeit täglich lauter wird, während das Feuer des Fanatismus mit wachsender Heftigkeit in der Brust der Menschen brennt, während die Kälteschauer des Unglaubens unbarmherzig über die Menschenseelen kriechen, scheinen die Glieder und Organe, die den Körper des Glaubens von Bahá’u’lláh bilden, in verschieden starkem Grade von den lähmenden Einflüssen, die nun die Gesamtheit der zivilisierten Welt in ihrem Griff halten, befallen zu werden.
Wie klar und eindringlich werden die Worte ‘Abdu’l-Bahás in dieser Stunde bewiesen: »Die Dunkelheit des Irrtums, der Ost und West umfangen hält, kämpft in diesem größten Zyklus mit dem Lichte göttlicher Führung. Seine Schwerter und seine Speere sind sehr scharf und spitz; seine Armeen von wildem Blutdurst.« »An diesem Tag«, schrieb Er an anderer Stelle, »sind die Kräfte aller Religionsführer auf die Zersplitterung der Gemeinde des Allbarmherzigen und die Zerstörung des göttlichen Gebäudes gerichtet. Die Heerscharen der Welt, sei es der materiellen, kulturellen oder politischen, treiben ihre Angriffe von allen Seiten vor, denn unsere Sache ist groß, sehr groß. Ihre Größe ist an diesem Tag für das Auge der Menschen klar und offenbar.«
Die verbliebene Hauptfestung
Die eine verbleibende Hauptfestung, der mächtige Arm, der noch die Standarte dieses unbesiegbaren Glaubens hochhält, ist keine andere als die gesegnete Gemeinde des Größten Namens auf dem nordamerikanischen Kontinent. Durch ihr Handeln und durch den nie versagenden Schutz, der ihr von einer allmächtigen Vorsehung gewährt wird, berechtigt dieses hervorragende Mitglied der Körperschaft der in ständiger Wechselwirkung stehenden Bahá’í-Gemeinden in Ost und West zu der Hoffnung, auf der ganzen Welt als Wiege und auch als Bollwerk angesehen zu werden für die künftige Neue Weltordnung, die sowohl Verheißung als auch Ruhm der mit dem Namen Bahá’u’lláhs verbundenen Offenbarung ist.
Wer geneigt ist, die dieser Gemeinde eingeräumte, einzigartige Stellung zu verkleinern oder die Rolle, die zu spielen sie später aufgerufen sein wird, anzuzweifeln, den lasst die Folgerungen dieser inhaltsreichen und höchst erleuchtenden Worte erwägen, die von ‘Abdu’l-Bahá geäußert wurden, zu einem Zeitpunkt, als das Wohl der Welt unter der Last eines verheerenden Krieges ächzend auf den erbärmlichsten Tiefstand geraten war. »Der amerikanische Kontinent«, so schrieb Er bedeutungsvoll, »ist in den Augen des einen wahren Gottes das Land, in dem der Glanz Seines Lichtes geoffenbart werden wird, wo die Geheimnisse Seines Glaubens enthüllt, die Gerechten verweilen und die Freien sich versammeln werden.«Q2
Die Gemeinde der Gläubigen auf dem nordamerikanischen Kontinent – sowohl Hauptantriebskraft als auch Muster der zukünftigen Gemeinden, die der Glaube Bahá’u’lláhs in der gesamten westlichen Hemisphäre zu errichten bestimmt ist – hat trotz der vorherrschenden Düsternis bereits ihre Fähigkeit gezeigt, als Fackelträger jenes Lichtes, als Verwahrungsort jener Geheimnisse, als Vertreter jener Gerechtigkeit und Schutzort jener Freiheit anerkannt zu werden. Auf welches andere Licht könnten diese oben angeführten Worte denn anspielen, wenn nicht auf das Licht der Herrlichkeit des Goldenen Zeitalters durch den Glauben Bahá’u’lláhs? Welche anderen Geheimnisse könnte ‘Abdu’l-Bahá im Sinn gehabt haben als die Geheimnisse jener embryonischen Weltordnung, die nun in der Gießform Seiner Administration entsteht? Welche andere Gerechtigkeit als die Gerechtigkeit, deren Herrschaft nur jenes Zeitalter und jene Ordnung errichten kann? Welche andere Freiheit als die Freiheit, die die Verkündigung Seiner Oberhoheit am Ende der Zeit verleiht?
Die Gemeinde der vereinigten Förderer des Glaubens Bahá’u’lláhs auf dem amerikanischen Kontinent –die geistigen Nachkommen der Vorläufer eines heroischen Zeitalters, die durch ihren Tod die Geburt jenes Glaubens verkündeten – muss nun nicht durch ihren Tod, sondern durch ihr lebendiges Opfer die verheißene Weltordnung einführen, die als Muschel die unschätzbare Perle – die Weltzivilisation – zu umfassen bestimmt ist, deren einziger Urheber der Glauben selbst ist. Während sich ihre Schwestergemeinden unter den ungestümen Winden beugen, die sie von allen Seiten anfallen, ist diese Gemeinde, bewahrt durch die unwandelbaren Ratschlüsse des allmächtigen Verordners und ständigen Beistand aus dem Auftrag erhaltend, mit dem die Tablets vom Göttlichen Plan sie bekleidet haben, nun emsig damit beschäftigt, die Grundlagen zu schaffen und das Wachstum jener Einrichtungen zu pflegen, die das Kommen des Zeitalters ankündigen, das dazu bestimmt ist, Zeuge der Geburt und Errichtung der Weltordnung Bahá’u’lláhs zu sein.
Eine Gemeinde, verhältnismäßig unbedeutend in ihrer zahlenmäßigen Stärke; durch große Entfernungen vom Brennpunkt ihres Glaubens und von dem Lande getrennt, in dem die überwiegende Mehrzahl ihrer Mitgläubigen wohnt; im wesentlichen materieller Hilfsquellen beraubt und der Erfahrung und besonderer Auszeichnungen ermangelnd; in Unkenntnis der Glaubenslehren, Weltanschauung und Gebräuche jener Völker und Rassen, aus denen ihre geistigen Begründer hervorgegangen sind; nicht vertraut mit den Sprachen, in denen ihre Heiligen Bücher ursprünglich geoffenbart wurden; gezwungen, ihre ganze Zuversicht auf der unzulänglichen Wiedergabe eines nur bruchstückhaften Teiles der Literatur aufzubauen, die ihre Gesetze, Lehrsätze und ihre Geschichte enthält; von ihren ersten Tagen an Prüfungen von äußerster Strenge unterworfen, die manchmal den Abfall einiger ihrer hervorragendsten Mitglieder bewirkten; seit ihrem Bestehen der Forderung ausgesetzt, sich in ständig wachsendem Maße mit den Kräften der Korruption, der moralischen Lauheit und der eingefleischten Vorurteile auseinanderzusetzen – solch eine Gemeinde hat in weniger als einem halben Jahrhundert und ohne Hilfe von einer ihrer Schwestergemeinden des Ostens oder des Westens vermöge der himmlischen Macht, mit der sie der alliebende Meister reichlich ausgestattet hat, dem Vormarsch der Sache, für die sie eintritt, einen Antrieb verliehen, dem gleichzukommen es den vereinten Leistungen ihrer Glaubensgenossen im Westen nicht gelungen ist.
Welche andere Gemeinde, so kann man getrost fragen, war behilflich, das Muster festzulegen und jenen administrativen Einrichtungen, die die Vorhut der Weltordnung Bahá’u’lláhs bilden, den ersten Anstoß zu geben?
Welche andere Gemeinde war fähig, mit solcher Folgerichtigkeit den Einfallsreichtum, die Disziplin und die eiserne Entschlossenheit, den Eifer und die Ausdauer, die Hingabe und Treue aufzubringen, die unerlässlich sind für die Errichtung und ständige Ausdehnung des Rahmens, in dem allein jene entstehenden Einrichtungen sich vermehren und reifen können?
Welche andere Gemeinde hat sich von so erhabener Vision beseelt erwiesen, oder so willig, sich zu solchen Höhen der Selbstaufopferung zu erheben, oder bereit, einen solchen Grad des Zusammengehörigkeitsgefühls zu erreichen, wie es unerlässlich ist, um in so kurzer Zeit und in so entscheidenden Jahren ein Gebäude errichten zu können, das wohl verdient, als der größte Beitrag betrachtet zu werden, der je vom Westen für die Sache Bahá’u’lláhs gemacht wurde?
Welche andere Gemeinde kann gerechterweise den Anspruch erheben, dass es durch die ganz auf sich selbst gestellten Bemühungen eines ihrer bescheidenen Mitglieder gelungen ist, die spontane Zustimmung einer Königin für ihre Sache zu erzielen und solch wundervolle schriftliche Zeugnisse für ihre Wahrheit zu gewinnen?
Welche andere Gemeinde hat die Voraussicht, das Organisationstalent und die begeisterte Einsatzbereitschaft gezeigt, denen in ihrem ganzen Gebiet die Errichtung und Vermehrung jener ersten Schulen zu verdanken ist, die sich im.
Verlauf der Zeiten einerseits zu kraftvollen Mittelpunkten der Bahá’í-Gelehrsamkeit entwickeln und andererseits einen fruchtbaren Nährboden für die Bereicherung und Festigung ihrer Lehrkräfte zur Verfügung stellen werden?
Welche andere Gemeinde hat Pioniere hervorgebracht, die in einem solchen Maße die wesentlichen Eigenschaften der Kühnheit, Selbstaufgabe, Zähigkeit, Selbstüberwindung und grenzenloser Hingabe in sich verbinden und dadurch veranlasst wurden, ihr Heim zu verlassen, alles aufzugeben und sich über den ganzen Erdball zu verteilen, um in dessen äußersten Winkeln das siegreiche Banner Bahá’u’lláhs aufzupflanzen?
Wer anders, als die Mitglieder dieser Gemeinde haben die ewige Auszeichnung errungen, die ersten zu sein, die den Ruf ›Yá Bahá’u’l-Abhá‹ in solch höchst wichtigen und weit zerstreuten Zentren und Gebieten erschallen ließen, wie im Herzen des britischen und französischen Weltreiches, in Deutschland, dem Fernen Osten, den Balkanstaaten, skandinavischen Ländern, in Lateinamerika, auf den Inseln des Pazifik, in Südafrika, Australien und Neuseeland sowie jetzt kürzlich in den baltischen Staaten?
Wer anders, als eben diese Pioniere haben sich bereit erklärt, die Mühe auf sich zu nehmen, die Geduld aufzubringen und die notwendigen Mittel zu beschaffen, die für die Übersetzung und Veröffentlichung ihrer heiligen Literatur in nicht weniger als vierzig Sprachen benötigt wurden und deren Verbreitung eine wesentliche Voraussetzung für jeden wirksam aufgebauten Lehrfeldzug darstellt?
Welche andere Gemeinde kann behaupten, einen entscheidenden Anteil an den weltweiten Bemühungen gehabt zu haben, die sowohl für die Sicherstellung und Ausdehnung der unmittelbaren Umgebung ihrer heiligen Schreine als auch für den vorbereitenden Erwerb des zukünftigen Sitzes der internationalen Einrichtungen an ihrem Weltzentrum unternommen wurden?
Welche andere Gemeinde kann es als ihren unvergänglichen Verdienst beanspruchen, die erste gewesen zu sein, die ihre nationale und ihre örtlichen Satzungen erstellt hat, wodurch die grundsätzlichen Richtlinien der Zwillingscharta niedergelegt wurden, die dazu bestimmt ist, die Tätigkeit ihrer Einrichtungen zu ordnen, ihr Aufgabengebiet zu umreißen und ihre Rechte zu verankern?
Welche andere Gemeinde kann sich rühmen, die Grundlage für ihre nationalen Stiftungen erworben und gleichzeitig rechtlich gesichert und somit den Weg für ähnliche Vorhaben von Seiten ihrer örtlichen Gemeinden geebnet zu haben?
Welche andere Gemeinde hat die hervorragende Auszeichnung erworben, lange bevor irgendeine ihrer Schwestergemeinden eine solche Möglichkeit ins Auge fasste, die notwendigen Dokumente erlangt zu haben, die die Anerkennung ihrer Geistigen Räte und ihrer nationalen Stiftungen sowohl durch die Bundes- wie durch die Staatsbehörden sicherstellen?
Und schließlich, welche andere Gemeinde hatte den Vorzug und konnte die Mittel bereitstellen, um die Bedürftigen zu unterstützen, die Sache der Unterdrückten zu ihrer eigenen zu machen und so energisch für den Schutz der Bahá’í-Gebäude und Einrichtungen einzutreten in Ländern wie Persien, Ägypten, Irak, Russland und Deutschland, wo ihre Mitgläubigen verschiedentlich den Fieberschauern religiöser und rassischer Verfolgung ausgesetzt waren?
Eine so beispiellose und glänzende Aufzählung von Diensten, die sich über beinahe zwanzig Jahre erstrecken und mit den Interessen und dem Geschick eines so großen Teiles der weltweiten Bahá’í-Gemeinde so eng verflochten sind, verdient es, als denkwürdiges Kapitel in die Geschichte des Gestaltenden Zeitalters des Glaubens Bahá’u’lláhs einzugehen. Bekräftigt und bereichert durch die Erinnerung an die frühen Taten der amerikanischen Gläubigen, bezeugt diese Aufzählung selbst schlagend ihre Befähigung, die Verantwortung geziemend auf sich zu nehmen, die jedwede Aufgabe in der Zukunft ihnen auferlegen mag. Es ist unmöglich, die Bedeutung dieser vielfältigen Dienste überzubewerten. Ihren Wert richtig einzuschätzen und sich über ihre Verdienste und unmittelbaren Folgen auszulassen, ist eine Aufgabe, der nur ein späterer Bahá’í-Geschichtsschreiber gebührend gerecht werden kann. Für die Gegenwart kann ich nur meine tiefe Überzeugung zum Ausdruck bringen, dass eine Gemeinde, die solche Taten aufzuweisen, solch einen Geist auszustrahlen und sich auf solche Höhen zu erheben vermag, bereits von solchen Wirkkräften erfasst sein muss, die sie befähigen werden, in der Fülle der Zeit das Recht zu beanspruchen, als Hauptschöpfer und Vorkämpfer der Weltordnung Bahá’u’lláhs anerkannt zu werden.
So überragend diese Aufzählung auch ist, und so sehr sie in einigen Punkten an die Großtaten erinnert, mit denen die Vorläufer eines heroischen Zeitalters die Geburt des Glaubens selbst verkündet haben, so steht doch die Aufgabe, die mit dem Namen dieser bevorzugten Gemeinde verknüpft ist, erst am Beginn ihrer Entfaltung und ist noch weit davon entfernt, sich ihrem Höhepunkt zu nähern. Was die amerikanischen Gläubigen im Zeitraum von annähernd fünfzig Jahren geleistet haben, ist unendlich klein verglichen mit der Größe der Aufgabe, die vor ihnen liegt. Das Grollen jenes erschütternden Umsturzes, das sowohl die Todesqual der alten Ordnung als auch die Geburtswehen der neuen ankündigt, zeigt zugleich das stetige Näherkommen und den ehrfurchtgebietenden Charakter dieser Aufgaben an.
Ein Kreuzzug von noch größerer Bedeutung
Die eigentliche Errichtung der Administrativen Ordnung ihres Glaubens, die Erstellung ihres Rahmenwerkes, die Gestaltung ihres Rüstzeuges und die Festigung ihrer Hilfseinrichtungen war die erste Aufgabe, die ihrer Obhut als organisierter Gemeinde anvertraut war, einer Gemeinde, welche durch den Willen und unter der Anleitung ‘Abdu’l-Bahás ins Leben gerufen worden war.
Sie haben sich dieser ersten Aufgabe mit bewundernswerter Pünktlichkeit, Pflichttreue und Tatkraft entledigt.
Kaum hatten sie die verschiedenen notwendigen Tätigkeiten für die wirksame Durchführung ihres Vorhabens, das immer sie hernach in Angriff zu nehmen wünschten, begonnen und aufeinander abgestimmt, als sie sich mit gleicher Zielstrebigkeit und Hingabe der nächsten, schwierigeren Aufgabe zuwandten, den Oberbau eines Gebäudes zu errichten, dessen Grundstein von ‘Abdu’l-Bahá selbst gelegt worden war.
Und als dieses Werk vollbracht war, entschied sich diese Gemeinde, aufgeschlossen für den eindringlichen Anruf, die Ermahnungen und Verheißungen, die in den Tablets vom Göttlichen Plan enthalten sind, eine weitere Aufgabe aufzugreifen, die in ihrem Ausmaß und in ihrer geistigen Auswirkung sicherlich jede andere Leistung überstrahlen wird, die sie bereits vollbracht hat.
Mit unstillbarer Begeisterung und unerschrockenem Mut begannen sie den Siebenjahresplan, den ersten praktischen Schritt zur Erfüllung des in diesen epochemachenden Tablets niedergelegten Auftrages, und im Geiste erneuter Einsatzbereitschaft weihten sie sich ihrer zweifachen Aufgabe, deren Vollendung, so ist zu hoffen, mit der Feier zum hundertsten Jahrestag ;der Geburt des Glaubens Bahá’u’lláhs zusammenfallen wird.
In vollem Bewusstsein dessen, dass jeder in der äußeren Ausgestaltung ihres majestätischen Gebäudes gemachte Fortschritt sich unmittelbar auf die Weiterentwicklung des Lehrfeldzuges auswirken würde, der auf dem nord- und südamerikanischen Kontinent von ihnen begonnen wurde, und in der Erkenntnis, dass jeder auf dem Lehrgebiet gewonnene Sieg seinerseits die Arbeit erleichtern und die Fertigstellung ihres Tempels beschleunigen wird, drängen sie nun mutig und gläubig voran in ihren Bemühungen, nach beiden Seiten ihre Verpflichtungen unter dem Plan zu erfüllen, dessen Durchführung sie sich geweiht haben.
Doch sollten sie nicht glauben, die Durchführung des Siebenjahresplanes, die mit dem Ausklang des ersten Jahrhunderts des Bahá’í-Zeitalters zusammentrifft, bedeute die Beendigung oder auch nur Unterbrechung der Arbeit, die auszuführen die unfehlbare Hand des Allmächtigen sie angewiesen hat. Der Anbruch des zweiten Jahrhunderts des Bahá’í-Zeitalters muss notwendigerweise größere Ausblicke eröffnen, weitere Abschnitte einleiten und Zeuge der Inangriffnahme noch weiterreichender Pläne sein, als sie bis jetzt je vorgestellt werden konnten. Der Plan, auf den sich nun die ganze Aufmerksamkeit, das Streben und die Hilfsquellen der gesamten Gemeinde der amerikanischen Gläubigen konzentrieren, sollte nur als ein Anfang betrachtet werden, als ein Prüfstein der Stärke, als eine Aufstellung zu einem Kreuzzug noch größeren Umfangs, wenn die Pflichten und die Verantwortung, mit denen der Verfasser des Göttlichen Planes sie bekleidet hat, ehrenvoll und vollkommen erfüllt werden sollen.
Denn die Erfüllung des jetzigen Planes kann nur zur Bildung von mindestens einem Zentrum in jeder der Republiken der westlichen Hemisphäre führen, während die in jenen Tablets niedergelegten Pflichten eine größere Verbreitung fordern und die Verteilung einer weit größeren und ansehnlicheren Anzahl von Mitgliedern der nordamerikanischen Bahá’í-Gemeinde über das gesamte Gebiet der Neuen Welt verlangen. Es ist daher der unzweifelhafte Auftrag der amerikanischen Gläubigen, die in den Abschlussjahren des ersten Jahrhunderts begonnene glorreiche Arbeit in das zweite weiterzutragen. Erst wenn sie ihren Anteil beigetragen und diese vereinzelten und eben erst flügge gewordenen Zentren zu eigener Tätigkeit angeleitet und ihre Leistungsfähigkeit gemehrt haben, damit diese ihrerseits Einrichtungen örtlicher und nationaler Art nach ihrem Vorbild aufbauen, können sie die Genugtuung haben, ihren unmittelbaren Verpflichtungen unter ‘Abdu’l-Bahás göttlich geoffenbartem Plan angemessen entsprochen zu haben.
Ebenso wenig sollte man auch nur für einen Augenblick annehmen, dass die Erfüllung einer Aufgabe, die auf die Vermehrung der Bahá’í-Zentren und die Bereitstellung der für die Errichtung der Verwaltungsordnung des Bahá’í-Glaubens in den lateinamerikanischen Ländern notwendigen Unterstützung und Führung ausgerichtet ist, den von ‘Abdu’l-Bahá für sie vorgesehenen Plan bereits in seiner Gesamtheit verwirklicht. Selbst ein flüchtiges Durchlesen jener Seinen Plan enthaltenden Tablets wird sofort den Wirkungskreis ihres Einsatzes enthüllen, der sich weit über die Grenzen der westlichen Hemisphäre hinaus erstreckt. Nachdem ihre inneramerikanischen Aufgaben und Verpflichtungen so gut wie erfüllt sind, tritt ihr interkontinentaler Auftrag in seinen glorreichsten und entscheidendsten Abschnitt ein. »In dem Augenblick«, so schrieb ‘Abdu’l-Bahá, »da diese Göttliche Botschaft durch die amerikanischen Gläubigen über die Küsten Amerikas hinausgetragen und durch die Kontinente Europas, Asiens, Afrikas und Australasiens bis hin zu den Inseln des Pazifik verbreitet ist, wird sich diese Gemeinde fest gegründet auf dem Thron einer immerwährenden Herrschaft finden.«Q3
Und wer kann indessen wissen, dass, wenn diese ungeheure Aufgabe erfüllt ist, nicht ein noch herrlicherer Auftrag, unvergleichlich in seinem Glanze und von Bahá’u’lláh für sie vorherbestimmt, ihnen überantwortet wird. Der Ruhm eines solchen Auftrages ist von so blendendem Glanz, die ihn begleitenden Umstände noch so weit entfernt und die gegenwärtigen Ereignisse, mit deren Höhepunkt er so eng verbunden ist, noch so im Fluss, dass es jetzt noch verfrüht wäre, eine genaue Schilderung seiner Wesenszüge zu versuchen. Es genügt zu sagen, dass aus dem Aufruhr und der Trübsal dieser »letzten Zeit«A1 ungeahnte Möglichkeiten geboren und unvorhersagbare Umstände geschaffen werden, welche die siegreichen Vollzieher des Planes von ‘Abdu’l-Bahá befähigen, nein zwingen werden, durch die Rolle, die sie in der Entfaltung der Neuen Weltordnung spielen werden, frische Lorbeeren der Krone ihres Dienstes an der Schwelle Bahá’u’lláhs anzuheften.
Zukunftsmöglichkeiten
Keine der vielfältigen Gelegenheiten jedweder Art, welche die Entwicklung des Glaubens hervorbringen muss, darf unbeachtet vorübergehen, sei es in seinem Weltzentrum, sei es auf dem nordamerikanischen Kontinent oder auch selbst in den entlegensten Gebieten der Erde, ohne dass die amerikanischen Gläubigen aufgerufen wären, eine Rolle zu spielen, die nicht weniger hervorragend ist als der Anteil, den sie früher in ihren gemeinsamen Bemühungen für die Verbreitung der Sache Bahá’u’lláhs genommen haben.
Ich kann, jetzt nur aufs Geratewohl einige bestimmte dieser besonders ins Auge fallenden Gelegenheiten anführen bei dem Versuch, über die Möglichkeiten der Zukunft einen Überblick zu geben:
Die Wahl des Internationalen Hauses der Gerechtigkeit und dessen Errichtung im Heiligen Land, dem geistigen und administrativen Mittelpunkt der Bahá’í-Welt, sowie die Bildung seiner Hilfsorgane und untergeordneten Einrichtungen; die stufenweise Errichtung der verschiedenen Nebengebäude des ersten Mashriqu’l-Adhkár des Westens und die schwierigen Probleme, die die Errichtung und der Ausbau der strukturellen Grundlagen des Bahá’í-Gemeindelebens mit sich bringen; die Kodifikation und Bekanntmachung der Verordnungen des Heiligsten Buches, die in gewissen Ländern des Ostens die Bildung ordentlich zusammengesetzter und offiziell anerkannter Bahá’í-Gerichtshöfe bedingen; der Bau des dritten Mashriqu’l-Adhkár der Bahá’í-Welt am Rande der Stadt Teheran, dem die Errichtung eines ebensolchen Hauses der Andacht im Heiligen Land selbst folgen soll; die Befreiung der Bahá’í-Gemeinden von den Fesseln religiöser Orthodoxie in- den islamischen Ländern, wie Persien, Irak und Ägypten, und die anschließende Anerkennung der unabhängigen-Stellung und des religiösen Charakters der Nationalen und örtlichen Räte der Bahá’í durch die Staatsbehörden jener Länder; die vorsorglichen Schutzmaßnahmen, die zu ersinnen, abzustimmen und einzusetzen sind, um der vollen Kraft der unausweichlichen Angriffe entgegenzuwirken, welche die organisierten Bemühungen kirchlicher Institutionen verschiedener Glaubensrichtungen mehr und mehr einleiten und unerbittlich durchführen werden; und nicht zuletzt die .vielfältigen Probleme, denen wir uns stellen, die Hindernisse, die überwunden und die Verantwortungen, die übernommen werden müssen-,• um einen hart geprüften Glauben zu befähigen, .durch die aufeinanderfolgenden Stadien strengster Verborgenheit, aktiver Unterdrückung und völliger Mündigkeit hindurchzugehen.
Dies wird wiederum dazu führen, dass er als unabhängige Religion anerkannt werden und völlige Gleichberechtigung mit seinen Schwesterreligionen genießen wird.
Seine Bestätigung und Anerkennung als Staatsreligion muss folgen, welche ihrerseits den Weg frei macht für die Übernahme der mit dem Bahá’í-Staat verbundenen Rechte und Hoheitsrechte, welcher in eigener Machtvollkommenheit handelt, eine Stufe, die zuletzt ihren Höhepunkt in der Entstehung des weltweiten Bahá’í-Commonwealth findet, das völlig beseelt vom Geist und ausschließlich in unmittelbarer Übereinstimmung mit den Gesetzen und Prinzipien Bahá’u’lláhs wirkt.
Die durch diese Gelegenheiten gebotene Herausforderung werden die amerikanischen Gläubigen, dessen bin ich sicher, zusätzlich zu ihrer Befolgung des von ‘Abdu’l-Bahá in Seinen Tablets ausgedrückten Lehraufrufes, ohne Zögern aufgreifen, und sie werden ihr mit der ihnen eigenen Furchtlosigkeit, Beharrlichkeit und Leistungsfähigkeit so entsprechen, dass sie vor aller Welt ihren Ruf und Rang als Baumeister der mächtigsten Einrichtungen des Glaubens Bahá’u’lláhs bestätigen.
Sein unfehlbares Licht
Innig geliebte Freunde!
Obwohl die Aufgabe langwierig und schwer ist, so ist doch der Preis, den der allgütige Geber Ihnen zu gewähren gewählt hat, von solcher Kostbarkeit, dass weder Zunge noch Feder ihn angemessen einschätzen können.
Wiewohl das Ziel, dem Sie nun so unentwegt zustreben, in weiter Ferne liegt und dem menschlichen Auge noch verhüllt ist, so ruht doch dessen Verheißung in den gebieterischen und unabänderlichen Äußerungen Bahá’u’lláhs fest beschlossen.
Obgleich die Bahn, die Er Ihnen vorgezeichnet hat, zeitweilig in den drohenden Schatten, in die eine heimgesuchte Menschheit nun eingehüllt ist, verloren zu sein scheint, so ist doch das unfehlbare Licht, das Er beständig auf Sie scheinen lässt, von solcher Helligkeit, dass keine irdische Finsternis seinen Glanz je verdunkeln kann.
Ist Ihre Zahl auch gering, sind Ihre Erfahrung, Kräfte und Hilfsquellen noch beschränkt, so ist doch die Macht, die Ihrem Auftrag Nachdruck verleiht, grenzenlos in ihrem Ausmaß und unberechenbar in ihrer Wirksamkeit.
Obwohl die Feinde, die jede Beschleunigung im Fortschritt Ihrer Sendung auf den Plan rufen muss, grimmig, zahlreich und unerbittlich sind, so werden doch die unsichtbaren Heerscharen, wie verheißen, zu Ihrer Hilfe herbeieilen, wenn Sie durchhalten; sie werden Sie letzten Endes befähigen, die Hoffnungen der Feinde eitel und ihre Kräfte zunichtewerden zu lassen.
Der Segen, der die Vollendung Ihres Auftrags krönen soll, wird zweifellos nicht ausbleiben, und die Ihnen gegebenen göttlichen Verheißungen sind fest und unwiderruflich; dennoch muss das Maß des reichlichen Lohnes, den jeder von Ihnen ernten mag, von dem Grad abhängen, in dem Ihre täglichen Bemühungen zur Verbreitung dieser Sendung und der Beschleunigung ihres Triumphes beigetragen haben.
Geliebte Freunde! Groß ist meine Liebe und Bewunderung für Sie, da ich von dem überragenden Anteil überzeugt bin, den Sie zweifellos sowohl im kontinentalen wie auch im internationalen Bereich der zukünftigen Bahá’í-Arbeit und des Bahá’í-Dienstes haben werden; doch fühle ich mich, zu diesem kritischen Zeitpunkt, verpflichtet, ein Wort der Warnung auszusprechen. Die glühenden Achtungsbeweise, die der Fähigkeit, dem Geist, dem Verhalten und der hohen Stufe der amerikanischen Gläubigen so wiederholt und verdient gezollt wurden, und zwar sowohl dem einzelnen wie auch der gesamten Gemeinde, dürfen unter keinen Umständen mit den Eigentümlichkeiten und der Natur der Menschen, unter denen Gott sie erhöht hat, verwechselt werden. Ein scharfer Unterschied muss zwischen jener Gemeinde und. jenen Menschen getroffen und entschlossen und furchtlos aufrechterhalten werden, wenn wir der verwandelnden Kraft des Glaubens Bahá’u’lláhs in ihrem Einfluss auf das Leben und die Haltung derer, die sich unter sein Banner einzureihen entschlossen haben, gebührende Anerkennung zukommen lassen wollen. Andernfalls wird der höchste und charakteristische Zweck Seiner Offenbarung, nämlich ein neues Menschengeschlecht ins Leben zu rufen, gänzlich unerkannt und völlig verborgen bleiben.
Die höchste Aufgabe Seiner Offenbarung
Wie oft erschienen die Offenbarer Gottes, Bahá’u’lláh nicht ausgenommen, und brachten Ihre Botschaft in Länder und unter Völker und Rassen gerade dann, wenn diese sich entweder rasch im Niedergang befanden oder bereits den tiefsten Stand moralischer und geistiger Verderbtheit erreicht hatten.
Die erschreckende Not und das Elend, denen die Israeliten anheimgefallen waren unter der entwürdigenden und tyrannischen Regierung der Pharaonen in den Tagen vor ihrem Auszug aus Ägypten unter der Führung von Moses; der Niedergang, der im religiösen, geistigen, kulturellen und moralischen Leben des jüdischen Volkes zur Zeit des Auftretens von Jesus Christus eingesetzt hatte; die barbarische Grausamkeit, der rohe Götzendienst und die Unmoral, welche so lange die traurigsten Wesenszüge der arabischen Stämme gewesen waren und ihnen solche Schande brachten, als sich Muhammad erhob, um Seine Botschaft in ihrer Mitte zu verkünden; der unbeschreibliche Verfall mit der ihn begleitenden Bestechlichkeit, Verwirrung, Unduldsamkeit und Unterdrückung nicht nur im zivilen, sondern auch im religiösen Leben Persiens, der durch die Feder einer beträchtlichen Anzahl von Gelehrten, Diplomaten und Reisenden zur Stunde der Offenbarung Bahá’u’lláhs so anschaulich dargestellt wurde – all dies beweist diese grundlegende und unleugbare Tatsache.
Wenn man behauptete, dass die irgendeiner Rasse oder Nation innewohnende Würde, ihr moralischer Hochstand, ihre politische Fähigkeit und ihre sozialen Errungenschaften der Grund für das Erscheinen irgendeines dieser Göttlichen Gestirne in ihrer Mitte wäre, würde dies eine völlige Verkehrung der geschichtlichen Tatsachen darstellen und die gänzliche Verwerfung der ihnen von Bahá’u’lláh und ‘Abdu’l-Bahá so klar und ausdrücklich gegebenen und unantastbaren Auslegung bedeuten.
Wie groß muss darum die Herausforderung für diejenigen sein, die solchen Rassen und Nationen angehören, die dem Ruf dieser Offenbarer folgten, damit sie die unzweifelhafte Wahrheit ohne Vorbehalt anerkennen und mutig bezeugen, dass der Offenbarer Gottes nicht etwa auf Grund irgendeiner rassischen Überlegenheit, politischen Fähigkeit oder geistigen Tugend einer bestimmten Rasse oder Nation, sondern vielmehr als direkte Auswirkung ihrer schreienden Nöte, ihres beklagenswerten Verfalls und ihrer unheilbaren Verderbtheit in ihrer Mitte zu erscheinen beliebt hat, und dadurch wie mit einem Hebel die gesamte Menschheit auf eine höhere und edlere Ebene des Lebens und Verhaltens emporgehoben hat. Unter eben diesen Umständen und auf eben diese Art wollten und konnten die Offenbarer seit undenkbaren Zeiten ihre erlösende Kraft beweisen, um das Volk ihrer eigenen Rasse und Nation aus den Tiefen der Erniedrigung und des Elends aufzurichten, und es zu befähigen, seinerseits anderen Rassen und Nationen die erlösende Gnade und den kraftspenden- den Einflusskraftspendenden Einfluss ihrer Offenbarung zu übermitteln.
Im Lichte dieses grundlegenden Prinzips sollte man sich stets daran erinnern, und dies kann nicht genug betont werden, dass der oberste Grund, warum der Báb und Bahá’u’lláh beliebten, in Persien aufzutreten und es zum ersten Verwahrungsort ihrer Offenbarung zu machen, der war, dass von allen Völkern und Nationen der zivilisierten Welt jene Rasse und Nation, wie so oft von ‘Abdu’l-Bahá beschrieben in solch schmähliche Tiefen abgesunken war und solch eine große Verderbtheit zeigte, dass es dafür keine Parallele unter ihren Zeitgenossen gibt.
Denn kein überzeugenderer Beweis könnte erbracht werden für den wiederbelebenden Geist der vom Báb und von Bahá’u’lláh verkündeten Offenbarungen, als ihr Vermögen, eines der wohl rückständigsten, feigsten und entartetsten Völker in ein Geschlecht von Helden zu verwandeln, das geeignet ist, seinerseits eine ähnliche Umwälzung im Leben der Menschheit zu bewirken.
In, in einem Volk aufgetreten zu sein, das dieses unschätzbare Vorrecht, als Nährboden für eine solche Offenbarung erwählt zu werden, durch seinen inneren Wert und seine hohen Errungenschaften scheinbar rechtfertigte, würde in den Augen einer ungläubigen Welt die Wirksamkeit jener Botschaft stark herabsetzen und das Selbstgenügen ihrer allmächtigen Kraft schmälern.
Der Gegensatz, der auf den Seiten von Nabíls Erzählung so schlagend aufgezeigt wird zwischen dem Heldentum, das das Leben und die Taten der Vorläufer unsterblich macht, und der Verkommenheit und Feigheit ihrer Verleumder und Verfolger, ist in sich selbst ein höchst eindrucksvolles Zeugnis für die Wahrheit der Botschaft von Ihm, der einen solchen Geist den Herzen Seiner Anhänger eingab.
Die Behauptung irgendeines Gläubigen jenes Volkes, dass die Vortrefflichkeit seines Landes und die seinen Bewohnern angeborene Würde die wesentliche Ursache für seine Erwählung als erster Verwahrungsort der Offenbarungen des Bab und Bahá’u’lláhs gewesen sei, wäre angesichts der durch jenen Bericht so überzeugend vorgebrachten Tatsachen unhaltbar.
In einem geringeren Maße muss dieses Prinzip notwendigerweise auf das Land zutreffen, das sein Recht beansprucht, als die Wiege der Weltordnung Bahá’u’lláhs angesehen zu werden.
Eine so große Aufgabe und eine so edle Rolle kann als nicht geringer angesehen werden als jener Teil, welcher von jenen unsterblichen Seelen beigetragen wurde, die durch ihre erhabene Entsagung und unvergleichlichen Taten für die Geburt des Glaubens selbst verantwortlich waren.
Lasst deshalb nicht jene, die so überwiegend an der Geburt jener Weltzivilisation, die die unmittelbare Frucht ihres Glaubens ist, teilhaben sollen, auch nur für einen Augenblick sich einbilden, dass aus irgendeiner geheimnisvollen Absicht heraus oder wegen irgendeiner angeborenen Vortrefflichkeit oder einem besonderen Verdienst Bahá’u’lláh beliebt hat, ihrem Land und seinen Bewohnern eine so große und immerwährende Auszeichnung zu verleihen.
Es ist gerade wegen dieser offenkundigen Übel, die, ungeachtet seiner zugegebenermaßen edlen Charakterzüge und Leistungen, ein übertriebener und verhärteter Materialismus unglücklicherweise in ihm hervorgebracht hat, dass der Begründer ihres Glaubens und der Mittelpunkt Seines Bündnisses es erwählt haben, der Bannerträger der in ihren Schriften vorhergesehenen Weltordnung zu werden.
Durch solche Mittel wie dieses kann Bahá’u’lláh einer achtlosen Generation Seine allmächtige Kraft am besten dartun, aus der Mitte eines Volkes, das in ein Meer des Materialismus getaucht ist, das zur Beute einer der bösartigsten und seit langer Zeit bestehenden Formen des Rassenvorurteils wurde und das berüchtigt ist für seine politische Korruption, Gesetzlosigkeit und Lauheit seiner moralischen Maßstäbe, aus einem solchen Volk Männer und Frauen zu erheben, die im Lauf der Zeit in zunehmendem Maße als Beispiel dienen für jene wichtigen Tugenden der Selbstentsagung, der moralischen Redlichkeit, der Keuschheit, der keine Unterschiede machenden Verbundenheit, des heiligen Gehorsams und der geistigen Einsicht, die sie für den hervorragenden Anteil tauglich machen, den sie bei der Schaffung jener Weltordnung und jener Weltzivilisation haben werden, die sowohl ihr Land als auch die gesamte Menschenrasse verzweifelt benötigen.
Sie haben die Pflicht und das Vorrecht, in ihrer Eigenschaft einmal als Begründer eines der mächtigsten Pfeiler, die das Universale Haus der Gerechtigkeit tragen, und zum anderen als meisterhafte Erbauer jener Neuen Weltordnung, deren Kern und Vorläufer jenes Haus sein soll, die so bitter benötigten Zwillingsprinzipien göttlicher Gerechtigkeit und Ordnung einzuschärfen, darzutun und anzuwenden – Prinzipien, denen gegenüber die politische Korruption und moralische Zügellosigkeit, welche die Gesellschaft, der sie angehören, mehr und mehr beflecken, einen traurigen und beredten Gegensatz bilden.
Mögen diese Beobachtungen auch noch so unangenehm und niederdrückend sein, so sollten sie uns doch keinesfalls blind machen gegenüber jenen Tugenden und Eigenschaften hoher Intelligenz, Jugendlichkeit, unbegrenzter Initiative und Unternehmungslust, die die Nation in ihrer Gesamtheit so sichtbar entfaltet und die von der dort bestehenden Gemeinde der Gläubigen immer mehr widergespiegelt werden. Von diesen Tugenden und Eigenschaften und von der Ausmerzung der erwähnten Übel muss zu einem sehr großen Ausmaß die Fähigkeit jener Gemeinde abhängen, eine feste Grundlage für die zukünftige Rolle des Landes bei der Einleitung des Goldenen Zeitalters der Sache Bahá’u’lláhs zu legen.
Welch überwältigende Verantwortung
Wie groß, wie überwältigend ist deshalb die Verantwortung, die der heutigen Generation der amerikanischen Gläubigen auf dieser frühen Stufe ihrer geistigen und administrativen Entwicklung aufgebürdet werden muss, durch jedes in ihrer Macht liegende Mittel jene Fehler, Gewohnheiten und Neigungen auszurotten, die sie von ihrer eigenen Nation geerbt haben, und diese unterscheidenden Eigenschaften und Merkmale geduldig und im Geiste des Gebets zu entwickeln, die so unerlässlich für ihre wirksame Teilnahme an dem großen Erlösungswerk ihres Glaubens sind.
Da sie wegen der beschränkten Größe ihrer Gemeinde und wegen des geringen Einflusses, den sie ausüben kann, noch unfähig sind, in merklichem Umfang auf die große Masse ihrer Landsleute einzuwirken, so mögen sie ihre Aufmerksamkeit gegenwärtig auf sich selbst, auf ihre eigenen Bedürfnisse, ihre persönlichen Unzulänglichkeiten und Schwächen richten, immer in dem Bewusstsein, dass jede Verstärkung ihrer Bemühungen sie besser für die Zeit ausstatten wird, wenn sie aufgerufen werden, ihrerseits solch üble Neigungen aus dem Leben und dem Herzen der Gesamtheit ihrer Mitbürger auszumerzen.
Auch dürfen sie die Tatsache nicht übersehen, dass die Weltordnung, deren Grundlagen zu schaffen sie sich nun als Vorhut einer zukünftigen Bahá’í-Generation ihrer Landsleute anstrengen, niemals errichtet werden kann, bevor nicht die Allgemeinheit des Volkes, dem sie angehören, von den verschiedenen Leiden sozialer oder politischer Art, von denen sie so schwer befallen ist, geheilt wurde.
Wenn ich die drängendsten Nöte dieser Gemeinde im Ganzen überblicke und versuche, die ernsteren Mängel abzuschätzen, durch die sie an der Erfüllung ihrer Aufgabe gehindert wird, wobei ich die Natur der weit größeren Aufgabe, mit der sich auseinanderzusetzen sie in Zukunft gezwungen sein wird, immer vor Augen habe, dann empfinde ich es als meine Pflicht, besonderen Nachdruck darauf zu legen und die ausdrückliche Achtsamkeit der Gesamtheit der amerikanischen Gläubigen, seien sie alt oder jung, weiß oder farbig, in der Lehrarbeit oder der Administration Tätige, Altgediente oder Neulinge dringend auf das zu lenken, was, wie ich fest glaube, die wesentlichen Erfordernisse für den Erfolg der Aufgaben sind, die nun ihre ungeteilte Aufmerksamkeit verlangen.
So groß auch die Wichtigkeit der Gestaltung der äußeren Werkzeuge und der Vervollkommnung der administrativen Tätigkeit ist, die sie für die Durchführung ihrer zweifachen Aufgabe unter dem Siebenjahresplan nutzbar machen können; so lebenswichtig und dringend die von ihnen eingeleiteten Feldzüge, die entworfenen Pläne und Vorhaben und die gesammelten Fonds sind für die wirkungsvolle Durchführung sowohl der Lehrarbeit als auch der Arbeit am Tempel, so sind doch die unwägbaren, geistigen Faktoren, die mit ihrem eigenen individuellen und inneren Leben verbunden und mit denen wiederum ihre menschlichen und sozialen Beziehungen verknüpft sind, nicht weniger dringend und lebenswichtig und verlangen ständige Überprüfung und dauernde Selbstkontrolle und Herzenserforschung ihrerseits, damit ihr Wert nicht vermindert oder ihre lebenswichtige Notwendigkeit verdunkelt oder vergessen wird.
Geistige Voraussetzungen
Unter diesen geistigen Voraussetzungen des Erfolges, welche die Grundlage bilden, auf der die Garantie für alle Lehrpläne, Tempelvorhaben und finanziellen Systeme letzten Endes beruhen muss, ragen die folgenden als vordringlich und lebenswichtig hervor, und die Mitglieder der amerikanischen Bahá’í-Gemeinde sollten besonders über diese nachdenken. Von dem Umfang, in dem diesen grundlegenden Erfordernissen entsprochen wird, und der Art, in der die amerikanischen Gläubigen sie in ihrem persönlichen Leben, ihrer administrativen Tätigkeit und ihren sozialen Beziehungen erfüllen, muss das Maß der vielfältigen Segensgaben abhängen, die der Allesbesitzende ihnen allen gewähren kann. Diese Erfordernisse sind keine anderen als eine hohe Auffassung moralischer Rechtschaffenheit in ihrer sozialen und administrativen Tätigkeit, unbedingte Keuschheit im Leben jedes einzelnen und völlige Freiheit von Vorurteilen in ihrem Umgang mit Menschen verschiedener Rasse, Klasse, Glaubensrichtung oder Farbe.
Die erste Voraussetzung bezieht sich besonders, wenn auch nicht ausschließlich, auf ihre gewählten Vertreter, ob örtlich, regional oder national, die in ihrer Eigenschaft als Treuhänder und Mitglieder der entstehenden Einrichtungen des Glaubens Bahá’u’lláhs die Hauptverantwortung auf sich nehmen, eine unangreifbare Grundlage für das Universale Haus der Gerechtigkeit zu legen, das, wie seine Bezeichnung besagt, der Repräsentant und Hüter jener Göttlichen Gerechtigkeit sein wird, welche allein die Sicherheit verbürgen und die Herrschaft von Gesetz und Ordnung in einer tief zerrütteten Welt aufrichten kann. Die zweite Voraussetzung betrifft hauptsächlich und unmittelbar die Bahá’í-Jugend, die so entscheidend zur Stärke, Reinheit und Triebkraft im Leben der Bahá’í-Gemeinde beitragen kann und von der einmal die zukünftige Richtung ihres Schicksals und zum anderen die vollständige Entfaltung der ihr von Gott verliehenen Wirkungsmöglichkeiten abhängt. Die dritte Voraussetzung sollte das sofortige, allumfassende und oberste Anliegen aller Mitglieder der Bahá’í-Gemeinde sein, gleich welchen Alters, welcher Stellung, Erfahrung, Klasse oder Farbe sie auch seien, da alle ohne Ausnahme ihrem herausforderndem Anspruch gegenübertreten müssen, und niemand, und sei er in dieser Beziehung auch noch so fortgeschritten, für sich beanspruchen kann, den tief eingeprägten und strengen Verpflichtungen völlig nachgekommen zu sein.
Rechtschaffenes Verhalten, ein dauernde Einflussdauerndes Gefühl für unbeirrbare Gerechtigkeit, unverdunkelt durch den entsittlichenden Einfluss, den ein von der Korruption erfasstes politisches Leben deutlich zeigt; ein keusches, reines und heiliges Leben, unbefleckt und unbeeinflusst von der Unanständigkeit, den Lastern und falschen Maßstäben, welche ein zuinnerst mangelhafter Moralbegriff duldet, verewigt und pflegt; eine Bruderschaft, befreit von der Krebsgeschwulst rassischen Vorurteils, das sich in den Lebenskern einer bereits geschwächten Gesellschaft hineinfrisst, – das sind die Ideale, die die amerikanischen Gläubigen von nun an einzeln und in gemeinsamem Vorgehen in ihrem privaten und öffentlichen Leben zu verwirklichen trachten müssen, Ideale, die die Hauptantriebskräfte sind, welche den Vormarsch ihrer Einrichtungen, Pläne und Unternehmungen höchst wirksam beschleunigen können, welche die Ehre und Unbescholtenheit ihres Glaubens schützen und alle Hindernisse, die ihnen in Zukunft gegenüberstehen mögen, überwinden können.
Diese Redlichkeit des Verhaltens mit der damit verbundenen Gerechtigkeit, Rechtlichkeit, Ehrlichkeit, Wahrhaftigkeit, Aufrichtigkeit, Zuverlässigkeit und Vertrauenswürdigkeit muss jede Phase im Leben der Bahá’í-Gemeinde auszeichnen.
»Die Gefährten Gottes«, so hat Bahá’u’lláh selbst erklärt, »sind an diesem Tag der Sauerteig, der die Völker der Welt voll durchdringen muss.
Sie müssen solche Vertrauenswürdigkeit, Wahrhaftigkeit und Ausdauer, solche Taten und einen solchen Charakter zeigen, dass die ganze Menschheit aus ihrem Beispiel Nutzen ziehen kann.« »Ich schwöre bei Ihm, der der Größte Ozean ist!« bestätigt Er wiederum, »Selbst im Atem solch reiner und geheiligter Seelen liegen weitreichende Kräfte verborgen.
So groß sind diese.
Kräfte, dass sie ihren Einfluss auf alles Erschaffene ausüben.« An anderer Stelle schrieb Er:
»Der ist der wahre Diener Gottes, der an diesem Tage, und sollte er durch Städte aus Silber und Gold hindurchwandeln, sich nicht herbeilassen würde, einen Blick auf sie zu werfen, und dessen Herz rein und unbefleckt bleiben würde von allen Dingen, die diese Welt bieten kann, seien es ihre Güter oder ihre Schätze.
Ich schwöre bei der Sonne der Wahrheit!
Der Atem eines solchen Menschen ist mit Macht ausgestattet und seine Worte mit Anziehungskraft.« »Bei Ihm, der über dem Tagesanbruch der Heiligkeit leuchtet!« so offenbarte Er noch eindringlicher:
»Wenn die ganze Erde in Silber und Gold verwandelt wäre, so würde dennoch kein Mensch, von dem man sagen kann, dass er wirklich in den Himmel des Glaubens und der Gewissheit aufstieg, sich herablassen, diese zu betrachten oder sie gar zu ergreifen und zu behalten … Jene, die im Zelte Gottes wohnen und auf den Sitzen ewiger Herrlichkeit ruhen, werden sich weigern, und sollten sie deshalb Hungers sterben, ihre Hand auszustrecken, um unrechtmäßig nach dem Besitz ihres Nächsten zu greifen, wie nichtswürdig und wertlos dieser auch sei.
Die Absicht der Offenbarung des einen wahren Gottes ist, die ganze Menschheit zu Wahrhaftigkeit und Aufrichtigkeit, zu Frömmigkeit und Vertrauenswürdigkeit, zu Entsagung und Ergebenheit in den Willen Gottes, zu Langmut und Freundlichkeit, zu Rechtschaffenheit und Weisheit zu rufen.
Sein Ziel ist, jeden Menschen mit dem Mantel eines geheiligten Charakters zu bekleiden und ihn mit dem Schmucke heiliger und guter Taten zu zieren.«Q4 »Wir haben alle Geliebten Gottes ermahnt«, betont Er, »sich zu hüten, den Saum Unseres heiligen Gewandes mit dem Schmutz gesetzwidriger Taten zu beschmieren und mit dem Staub tadelnswerten Benehmens zu beflecken.«Q5 »Halte dich an die Rechtschaffenheit, o Volk Bahás!« so ermahnt Er sie.
»Dies ist wahrhaftig das Gebot, welches dieser zu Unrecht Leidende euch gegeben hat, und das erste, was Er aus Seinem unbegrenzten Willen für jeden von euch zu verordnen beliebte.«Q6 »Ein guter Charakter«, erklärt Er, »ist wahrhaftig der beste Schutzmantel Gottes für die Menschen.
Mit ihm schmückt Er die Tempel Seiner Geliebten.
Bei Meinem Leben!
Das Licht eines guten Charakters übertrifft das Licht der Sonne und ihr Leuchten.«Q7 »Eine einzige gerechte Tat«, schrieb Er weiter, »ist mit einer Kraft ausgestattet, die den Staub so emporheben kann, dass er veranlasst wird, sich über den Himmel der Himmel hinaus zu erheben.
Sie kann jede Fessel lösen und hat die Macht, jede Kraft, die sich verbrauchte und dahinschwand, wiederherzustellen … Sei rein, o Volk Gottes, sei rein; sei gerecht, sei gerecht … Sprich:
O Volk Gottes!
Was den Sieg der ewigen Wahrheit verbürgen kann – Seine Heerscharen und Helfer auf Erden –, wurde in den Heiligen Büchern und Schriften niedergelegt und ist so klar und offenkundig wie die Sonne.
Diese Heerscharen sind solche gerechten Taten, ein solches Betragen und ein solcher Charakter, wie sie in Seinen Augen annehmbar sind.
Wer sich an diesem Tag erhebt, um Unserer Sache beizustehen, und die Heerscharen eines rühmenswerten Charakters und eines aufrechten Betragens zu seiner Hilfe herbeiruft, dessen daraus entspringender Einfluss wird sich bestimmt über die ganze Welt verbreiten.«Q8 »Die Besserung der Welt«, ist noch eine andere Feststellung, »kann durch reine und gute Taten, durch lobenswertes und geziemendes Verhalten erreicht werden.« »Seid ehrlich euch und anderen gegenüber«, rät Er ihnen weiter, »damit die Zeugnisse der Gerechtigkeit durch eure Taten unter Unseren treuen Dienern offenbar werden mögen.«Q9 »Gerechtigkeit«, hat Er ebenfalls geschrieben, »ist die grundlegendste unter den menschlichen Tugenden.
Die Bewertung aller Dinge muss zwangsläufig davon abhängen.«Q10 Und wieder:
»Ihr Menschen mit verstehendem Herzen!
Seid gerecht in eurem Urteil!
Wer ungerecht urteilt, entbehrt der Merkmale, die die Stufe eines Menschen auszeichnen.«Q11 »Verschönt eure Zungen, o Menschen«, ermahnt Er sie weiter, »mit Wahrhaftigkeit und schmückt eure Seelen mit der Zierde der Ehrlichkeit.
Hütet euch, o Menschen, dass ihr mit niemandem treulos umgeht.
Seid die Treuhänder Gottes unter Seinen Geschöpfen und die Wahrzeichen Seiner Freigebigkeit unter Seinem Volk!«Q12 »Lasst eure Augen keusch sein«, ist wieder ein anderer Rat, »eure Hände ehrlich, eure Zunge aufrichtig und euer Herz erleuchtet.«Q13 »Sei eine Zier für das Angesicht der Wahrheit«, ist eine weitere Ermahnung, »eine Krone für die Stirn der Treue, eine Säule des Tempels der Ehrlichkeit, ein Atem des Lebens für den Körper der Menschheit, ein Banner der Heerscharen der Gerechtigkeit, eine Leuchte am Horizont der Tugend.«Q14 »Lasse Wahrhaftigkeit und Höflichkeit deine Zier sein«, ist noch eine Ermahnung, »lasse es nicht zu, dass du dich selbst des Kleides, der Langmut und Gerechtigkeit beraubst, damit die süßen Düfte der Heiligkeit aus deinem Herzen über alles Erschaffene strömen.
Sprich:
Sei achtsam, o Volk Bahas, dass du nicht auf den Wegen jener wandelst, deren Worte sich von ihren Taten unterscheiden.
Strebe, damit du befähigt wirst, den Völkern der Erde die Zeichen Gottes zu enthüllen und Seine Gebote widerzuspiegeln.
Lasse deine Taten Führer für die ganze Menschheit sein, denn bei den meisten Menschen, ob hoch oder niedrig, stimmt ihr Bekenntnis nicht mit ihrem Verhalten überein.
Aber durch, eure Taten könnt ihr euch von den anderen unterscheiden.
Durch sie kann der Glanz eures Lichtes über die ganze Erde verbreitet werden.
Glücklich ist der Mensch, der Meinen Rat beachtet und sich an die Gebote hält, die Er, der Allwissende, der Allweise, gegeben hat.«Q15
»O Heer Gottes!« schreibt ‘Abdu’l-Bahá.
»Durch den Schutz und die Hilfe, die dir die Gesegnete Schönheit gewährt – möge mein Leben ein Opfer für Seine Geliebten sein –, sollst du dich so verhalten, dass du vorzüglich und strahlend wie die Sonne unter den Menschenseelen hervorragst.
Wenn einer von euch in eine Stadt kommt, so sollte er durch seine Aufrichtigkeit, seine Lauterkeit und Liebe, seine Ehrlichkeit und Treue, seine Wahrhaftigkeit und Güte gegenüber allen Menschen zu einem Brennpunkt der Anziehungskraft werden, so dass die Bewohner dieser Stadt ausrufen und sagen: ›Dieser Mensch ist ohne Zweifel ein Bahá’í, denn sein Wesen, seine Haltung, sein Betragen, seine Sitten, seine Art und seine Entscheidungen spiegeln die Eigenschaften der Bahá’í wider.‹ Bevor ihr diese Stufe nicht erreicht habt, kann von euch nicht gesagt werden, dass ihr dem Bündnis und Testament Gottes gegenüber treu wart.« »Die wichtigste Pflicht an diesem Tag«, so schrieb Er weiter, »ist, euren Charakter zu läutern, eure Sitten zu verbessern und euer Verhalten zu vervollkommnen.
Die Geliebten des Gnadenvollen müssen einen solchen Charakter und ein solches Benehmen unter Seinen Geschöpfen aufweisen, dass der Duft ihrer Heiligkeit über die ganze Welt ausgegossen werde und die Toten beleben möge, weil die Absicht der Manifestation Gottes und des Aufdämmerns des grenzenlosen Lichtes des Unsichtbaren ist, die Seelen der Menschen zu erziehen und den Charakter jedes lebenden Menschen zu veredeln … «Q16 »Wahrhaftigkeit«, bestätigt Er, »ist die Grundlage aller menschlichen Tugenden.
Ohne Wahrhaftigkeit sind Fortschritt und Erfolg für jede Seele in allen Welten Gottes ausgeschlossen.
Wenn der Mensch diese heilige Eigenschaft erlangt hat, wird er auch alle anderen himmlischen Wesensarten gewinnen.«Q17
Ein so rechtschaffenes Verhalten muss sich mit immer wachsender Macht in jeder Entscheidung ausdrücken, die zu treffen die gewählten Vertreter der Bahá’í-Gemeinde berufen sind, in was für einer Stellung sie auch immer stehen mögen.
Es muss ständig zu Tage treten im beruflichen Tun all ihrer Mitglieder, in ihrem häuslichen Leben, in jeder Stellung und in jedem Dienst, den sie in Zukunft ihrer Regierung oder ihrem Volk erweisen mögen.
Es muss sich bezeugen im Verhalten der Bahá’í-Wähler bei der Ausübung ihrer geheiligten Rechte und Pflichten.
Es muss die Haltung jedes ergebenen Gläubigen kennzeichnen durch die Ablehnung politischer Stellungen, durch Fernhalten von politischen Parteien, durch Nichtteilnahme an politischen Auseinandersetzungen und Nichtmitgliedschaft in politischen Organisationen und kirchlichen Einrichtungen.
Es muss sich erweisen im kompromisslosen Festhalten aller, ob jung oder alt, an den von ‘Abdu’l-Bahá in Seinen Ansprachen niedergelegten, klar ausgedrückten und grundlegenden Prinzipien und an den von Bahá’u’lláh in Seinem Heiligsten Buch verkündeten Gesetzen und Verordnungen.
Es muss zu Tage treten in der Unparteilichkeit jedes Verteidigers des Glaubens gegen dessen Feinde, in der gerechten Anerkennung jedweden Verdienstes, der einem Gegner zukommen mag, und in der Anständigkeit, mit der er Verpflichtungen diesem gegenüber erfüllt.
Es muss die leuchtendste Zierde sein im Leben und Streben, in den Bemühungen und Äußerungen eines jeden Bahá’í-Lehrers, ob er in der Heimat oder in der Ferne tätig ist, ob er in der vordersten Linie der Lehrkräfte steht oder eine weniger maßgebende und verantwortungsvolle Stellung einnimmt.
Es muss das Gütezeichen sein für jene zahlenmäßig kleine, doch äußerst dynamische und höchst verantwortliche Körperschaft der gewählten nationalen Vertreter jeder Bahá’í-Gemeinde, welche in dieser den Stützpfeiler und das einzige Mittel für die Wahl jenes Universalen Hauses bildet, dessen Name und Titel, wie von Bahá’u’lláh verordnet, jene Rechtschaffenheit des Verhaltens versinnbildlicht, die zu bewahren und zur Geltung zu bringen seine oberste Aufgabe ist.
So groß und erhaben ist dieses Prinzip der Göttlichen Gerechtigkeit, ein Prinzip, das als die krönende Auszeichnung aller örtlichen und nationalen Räte in ihrer Eigenschaft als Vorläufer des Universalen Hauses der Gerechtigkeit betrachtet werden muss, dass Bahá’u’lláh selbst Seine persönlichen Neigungen und Wünsche der allbezwingenden Kraft seiner Forderungen und Ansprüche unterordnet.
»Gott ist Mein Zeuge!« so erklärt Er, »stünde es nicht im Widerspruch zum Gesetz Gottes, hätte Ich die Hand dessen, der sich als Mein Mörder ausgibt, geküsst und veranlasst, dass er Meine irdische Habe erbt.
Ich bin jedoch durch das bindende Gesetz, das im Buch niedergelegt ist, daran gehindert und aller weltlichen Besitztümer beraubt.«Q18 »Wisse wahrlich«, so bekräftigt Er bedeutungsvoll, »diese großen Heimsuchungen, die über die Welt gekommen sind, bereiten sie vor auf das Kommen der Größten Gerechtigkeit.« »Sprich«, so erklärt Er weiter, »Er ist mit jener Gerechtigkeit erschienen, mit der die Menschheit geschmückt wurde, und doch schlafen die meisten Menschen.« »Das Licht der Menschen ist Gerechtigkeit«, stellt Er außerdem fest, »löscht es nicht mit den widrigen Winden der Unterdrückung und Gewaltherrschaft.
Das Ziel der Gerechtigkeit ist die Errichtung der Einheit unter den Menschen.«Q19 »Kein Leuchten«, erklärt Er, »kann mit dem der Gerechtigkeit verglichen werden.
Die Ordnung der Welt und die Ruhe der Menschheit hängen von ihr ab.«Q20 »O Volk Gottes!« ruft Er aus, »Gerechtigkeit ist es, die die Welt erzieht, denn sie wird von zwei Pfeilern getragen: von Belohnung und Bestrafung.
Diese zwei Pfeiler sind die Quellen des Lebens für die Welt.«Q21 »Gerechtigkeit und Rechtlichkeit«, stellt Er weiter fest, »sind die Wächter zum Schutz des Menschen.
Sie erschienen, bekleidet mit ihrem mächtigen und geheiligten Namen, um die Rechtschaffenheit der Welt zu erhalten und die Nationen zu schützen.« »Erhebe dich, o Volk«, ist Seine eindringliche Warnung, »und erwarte die Tage der Göttlichen Gerechtigkeit, denn die verheißene Stunde ist nun gekommen.
Hüte dich, dass du nicht versäumst, ihre Bedeutung zu erkennen, und du nicht zu den Irrenden gezählt wirst.«Q22 »Der Tag naht«, schrieb Er gleicherweise, »da die Gläubigen die Sonne der Gerechtigkeit schauen werden, die in ihrem vollen Glanz aus dem Tagesanbruch der Herrlichkeit hervorleuchtet.«Q23 »Die Schmach, die Ich tragen musste«, bemerkt Er bedeutungsvoll, »hat die Herrlichkeit enthüllt, mit der die ganze Schöpfung geschmückt wurde, und durch die Grausamkeiten, die Ich erleiden musste, hat sich die Sonne der Gerechtigkeit offenbart und ihren Glanz über die Menschen ausgestrahlt.«Q24 »Die Welt«, schrieb Er wiederum, »ist in großem Aufruhr und der Verstand der Menschen befindet sich im Zustand äußerster Verwirrung.
Wir flehen zum Allmächtigen, dass Er sie gnädig mit der Herrlichkeit Seiner Gerechtigkeit erleuchten und sie befähigen möge, das zu erkennen, was zu allen Zeiten und unter allen Umständen vorteilhaft für sie ist.«Q25 Und weiter:
»Es kann überhaupt kein Zweifel bestehen, dass das Angesicht der Erde völlig verwandelt würde, wenn die Sonne der Gerechtigkeit, die die Wolken der Gewaltherrschaft verdunkelt haben, ihr Licht auf die Menschen ausgießen könnte.«Q26
»Gott sei gelobt!« ruft ‘Abdu’l-Bahá Seinerseits aus. »Die Sonne der Gerechtigkeit ist über dem Horizont Bahá’u’lláhs emporgestiegen. Denn in Seinen Tablets wurden die Grundlagen für eine solche Gerechtigkeit gelegt, wie sie keine Vernunft von Anbeginn der Schöpfung an ersinnen konnte.« »Der Baldachin des Daseins«, erklärt Er weiter, »ruht auf der Säule der Gerechtigkeit, nicht der Verzeihung, und das Leben der Menschheit hängt von der Gerechtigkeit und nicht vom Verzeihen ab.«
Es ist .deshalb kein Wunder, dass der Begründer der Bahá’í-Offenbarung beliebte, den Namen und Titel jenes Hauses, das der krönende Ruhm Seiner administrativen Einrichtungen sein soll, nicht mit Vergebung, sondern mit Gerechtigkeit zu verbinden, dass Er Gerechtigkeit zur alleinigen Basis und dauernden Grundlage Seines Größten Friedens machte und sie in Seinen Verborgenen Worten als das vor Seinen Augen »meistgeliebte aller Dinge«Q27 verkündete. Ich fühle mich gedrängt, insbesondere an die amerikanischen Gläubigen die heiße Bitte zu richten, in ihrem Herzen den tieferen Sinn dieser moralischen Rechtschaffenheit zu erwägen und mit Herz und Seele, einzeln und gemeinsam, diesen höchsten. Maßstab kompromisslos zu befolgen – einen Maßstab, für den Gerechtigkeit ein so wichtiger und mächtiger Bestandteil ist.
Was ein keusches und heiliges Leben anbelangt, so sollte es als ein nicht weniger wesentlicher Faktor betrachtet werden, der seinen entsprechenden Anteil zur Stärkung und Belebung der Bahá’í-Gemeinde beitragen muss, von der wiederum der Erfolg jedes Bahá’í-Planes oder Unternehmens abhängt. Wenn an diesen Tagen die Kräfte des Unglaubens das moralische Rückgrat schwächen und die Grundlagen der persönlichen Moral untergraben, muss die Verpflichtung zur Keuschheit und Heiligkeit einen zunehmenden Anteil der Aufmerksamkeit der amerikanischen Gläubigen beanspruchen, und zwar sowohl im Charakter jedes einzelnen als auch in ihrer Eigenschaft als verantwortliche Hüter der Interessen des Glaubens Bahá’u’lláhs. In der Erfüllung einer solchen Verpflichtung, der die besonderen Umstände, die sich aus dem nun in ihrem Land vorherrschenden übertriebenen und entnervenden Materialismus ergeben, eine ungewöhnliche Bedeutung verleihen, müssen sie eine sichtbare und hervorragende Rolle spielen. Sie alle, seien sie Männer oder Frauen, müssen zu dieser drohenden Stunde, da das Licht der Religion verblasst und die Beschränkungen, die sie auferlegt, eine nach der anderen abgeschafft werden, innehalten, um sich selbst zu prüfen, ihr Verhalten genau zu beobachten und sich mit kennzeichnender Entschlossenheit erheben, um das Leben ihrer Gemeinde von jeder Spur moralischer Lauheit zu säubern, die den Namen eines so heiligen und kostbaren Glaubens beflecken und seine Unbescholtenheit schmälern könnte.
Ein keusches und heiliges Leben muss zum beherrschenden Grundsatz im Benehmen und Verhalten aller Bahá’í gemacht werden, sowohl in ihren sozialen Beziehungen zu den Mitgliedern ihrer eigenen Gemeinde als auch in ihrer Verbindung mit der ganzen Welt. Es muss die unaufhörlichen Bemühungen und verdienstvollen Anstrengungen jener schmücken und stärken, deren beneidenswertes Amt es ist, die Botschaft des Glaubens Bahá’u’lláhs zu verbreiten und seine Angelegenheiten zu verwalten. Es muss in all seiner Unbescholtenheit und mit all seinen Folgen in jedem Abschnitt des Lebens derjenigen hochgehalten werden, die in den Reihen dieses Glaubens stehen, sei es in ihrem Heim, auf Reisen, in ihrem Verein, ihrem gesellschaftlichen Leben, ihrer Unterhaltung, ihrer Schule und ihrer Universität. Es muss ihm besondere Aufmerksamkeit bei der Durchführung von geselligen Veranstaltungen in jeder Bahá’í-Sommerschule geschenkt werden und bei jeder anderen Gelegenheit, bei der-das Bahá’í-Gemeindeleben organisiert und gepflegt wird. Es muss eng und dauernd übereinstimmen mit der Aufgabe der Bahá’í-Jugend, sowohl als ein Bestandteil im Leben der Bahá’í-Gemeinde wie auch als Faktor beim zukünftigen Fortschritt und der Ausrichtung der Jugend ihres eigenen Landes.
Solch ein keusches und heiliges Leben mit seinen Kennzeichen der Bescheidenheit, Reinheit, Enthaltsamkeit, Anständigkeit und inneren Sauberkeit bedingt nichts weniger als Mäßigung in allem, was zu Kleidung, Sprache, Vergnügen sowie allen künstlerischen und literarischen Zerstreuungen gehört. Es verlangt tägliche Wachsamkeit in der Beherrschung der fleischlichen Wünsche und verderbten Neigungen. Es fordert die Aufgabe leichtfertigen Verhaltens mit seiner übertriebenen Verhaftung an nichtssagende und oft missgeleitete Freuden. Es verlangt völlige Enthaltung von allen alkoholischen Getränken, von Opium und ähnlichen Drogen, die zur Gewohnheit werden können. Es verurteilt die erniedrigende Verwendung von Kunst und Literatur, Nacktkultur und Kameradschaftsehe, eheliche Untreue und alle Arten des zwanglosen geschlechtlichen Verkehrs, leichtfertige Vertraulichkeit und geschlechtliche Laster. Es kann keinen Kompromiss dulden mit den Lehren, Maßstäben, Gewohnheiten und Übertreibungen eines verfallenden Zeitalters. Nein, es sucht vielmehr durch die anfeuernde Kraft seines Beispiels den schädlichen Charakter solcher Lehren, die Falschheit solcher Maßstäbe, die Hohlheit solcher Ansprüche, die Entartung solcher Gewohnheiten und die Schändlichkeit solcher Übertreibungen zu beweisen.
»Bei der Gerechtigkeit Gottes!« schreibt Bahá’u’lláh.
»Die Welt, ihre Eitelkeiten, ihr Ruhm und alles Entzücken, das sie bieten kann, sind alle in den Augen Gottes so wertlos wie, nein, noch verächtlicher als Staub und Asche.
Würden doch die Herzen der Menschen dies begreifen.
O Volk Bahás!
Reinige dich sorgfältig vom Schmutz dieser Welt und von allem, was zu ihr gehört.
Gott selbst legt Zeugnis für Mich ab!
Die Dinge der Erde geziemen dir schlecht.
Wirf sie jenen zu, die Verlangen danach tragen und hefte deine Augen auf diese heiligste und strahlendste Erscheinung.«Q28 »O ihr, Meine Geliebten!« so ermahnt Er Seine Anhänger.
»Duldet nicht, dass der Saum Meines, heiligen Gewandes von den Dingen dieser Welt beschmutzt und besudelt werde, und folgt nicht den Eingebungen eurer üblen und verderbten Wünsche.«Q29 Und wieder:
»O ihr, die Geliebten des einen wahren Gottes!
Überwindet die engen Mauern eurer üblen und verderbten Wünsche, schreitet in die weite Unendlichkeit des Reiches Gottes und weilt in den Gefilden der Heiligkeit und der Loslösung, damit der Duft eurer Taten die ganze Menschheit zum Meere von Gottes nie verblassender Herrlichkeit leiten möge.«Q30 »Löst euch«, so befiehlt Er ihnen, »von allen Bindungen an diese Welt und ihre Eitelkeiten.
Hütet euch, ihnen zu nahen, denn sie verleiten euch, euren Gelüsten und gierigen Wünschen zu folgen und hindern euch am Betreten des rechten und herrlichen Weges.«Q31 »Meidet jegliche Schlechtigkeit«, ist Sein Gebot, »denn solches wurde euch in dem Buch verboten, das nur diejenigen berühren dürfen, die Gott von jedem Hauch der Schuld gereinigt und zu den Geläuterten gezählt hat.«Q32 »Ein Menschengeschlecht«, ist Sein schriftliches Versprechen, »unvergleichlich in seiner Wesensart, soll erweckt werden, das mit den Füßen der Loslösung unter alle, die im Himmel und auf Erden sind, treten und den Mantel der Heiligkeit über alles werfen wird, was aus Wasser und Erde geschaffen wurde.« »Die Zivilisation«, ist Seine ernste Warnung, »die so oft von den gelehrten Vertretern der Kunst und Wissenschaft gepriesen wurde, wird großes Unglück über die Menschen bringen, wenn ihr gestattet wird, die Grenzen der Mäßigung zu überschreiten … Wenn sie sich in das Extrem steigert, wird sich die Zivilisation als ein ebenso großer Quell des Übels erweisen, wie sie sich zuvor, in den Grenzen der Mäßigung gehalten, als ein solcher des Guten erwies.«Q33 »Er hat aus der ganzen Welt die Herzen Seiner Diener erwählt«, erklärt Er, »und jedes zum Sitz der Offenbarung Seiner Herrlichkeit gemacht.
Heiligt sie daher von jeder Befleckung, damit das, wofür sie erschaffen wurden, in sie eingeprägt werde.
Wahrlich, das ist ein Beweis der großen Gunst Gottes.«Q34 »Sprich«, verkündet Er, »wer seinen weltlichen Wünschen folgt oder sein Herz an die Dinge der Erde hängt, zählt nicht zum Volke Bahás.
Wenn Mein wahrer Anhänger zu einem Tal aus reinem Gold käme, würde er leicht wie eine Wolke hindurchgehen, ohne sich umzudrehen oder stehen zu bleiben.
Ein solcher Mensch gehört wahrlich zu Mir.
Von seinem Gewand kann die himmlische Versammlung den Duft der Heiligkeit atmen … Wenn er der schönsten, anmutigsten Frau begegnete, so würde sein Herz auch nicht den leisesten Anflug eines Verlangens nach ihrer Schönheit verspüren.
Ein solcher Mensch ist in der Tat ein Geschöpf makelloser Keuschheit.
Dies lehrt dich die Feder des Altehrwürdigen der Tage, wie sie es durch deinen Herrn, den Allmächtigen, den Allgütigen, geheißen wurde.«Q35 »Sie, die ihren Gelüsten und verderbten Neigungen folgen«, so lautet eine weitere Warnung, »haben sich versündigt und ihre Kräfte vergeudet.
Sie gehören gewisslich zu den Verlorenen.«Q36 »Es geziemt dem Volke Bahás«, so schrieb Er ebenfalls, »sich von der Welt und allem, was in ihr ist, zu lösen, und so von allem Irdischen frei zu sein, dass die Bewohner des Paradieses von seinem Gewand den duftenden Hauch der Heiligkeit einatmen … Die, welche den reinen Namen der Sache Gottes befleckt haben, indem sie fleischlichen Dingen folgten, befinden sich in offensichtlichem Irrtum!«Q37 »Reinheit und Keuschheit«, mahnt Er besonders, »waren und sind noch immer die größte Zierde für die Dienerinnen Gottes.
Gott ist Mein Zeuge!
Das strahlende Licht der Keuschheit ergießt seine Helligkeit über die Welten des Geistes und sein Duft weht sogar bis ins Höchste Paradies.« »Gott«, bestätigt Er wieder, »machte wahrlich die Keuschheit zur Krone für das Haupt Seiner Dienerinnen.
Groß ist die Seligkeit jener Dienerin, die diese hohe Stufe erreicht hat.« »Wir haben wahrlich in Unserem Buch«, ist Seine Versicherung, »große und reichliche Belohnung verordnet für jeden, der sich von der Schlechtigkeit abwendet und ein keusches und gottesfürchtiges Leben führt.
Er ist in Wahrheit der große Geber, der Allgütige.«Q38 »Wir haben die Last allen Elends ertragen«, bezeugt Er, »um euch von irdischer Verderbtheit zu heiligen, dennoch seid ihr gleichgültig … Wir erblicken wahrlich eure Taten.
Wenn Wir von ihnen den süßen Duft der Reinheit und Heiligkeit wahrnehmen, werden Wir euch segnen, dessen seid gewiss.
Dann werden die Zungen der Bewohner des Paradieses euer Lob singen und eure Namen verherrlichen unter denen, die sich Gott genähert haben.«Q39
»Das Trinken von Wein«, schreibt ‘Abdu’l-Bahá, »ist nach dem Text des Heiligsten Buches verboten; denn es ist die Ursache von chronischen Krankheiten, schwächt die Nerven und zerstört den Verstand.«»O Dienerinnen Gottes!«, hat Bahá’u’lláh selbst bekräftigt, »Trinkt den geheimnisvollen Wein aus dem Kelch Meiner Worte. Dann werft von euch, was euer Verstand verabscheut, denn es wurde euch in Seinen Tablets und Seinen Schriften verboten. Hütet euch, damit ihr nicht den Fluss, der das Leben selbst ist, für das vertauscht, was die Seelen derer verabscheuen, die reinen Herzens sind. Werdet trunken vom Wein der Liebe Gottes und nicht von dem, was euren Verstand zerstört, o ihr, die ihr Ihn anbetet! Wahrlich, dies wurde jedem Gläubigen verboten, Mann und Frau gleichermaßen. So erhob sich die Sonne meiner Gebote über dem Horizont Meiner Äußerung, damit die Dienerinnen, die an Mich glauben, erleuchtet werden mögen.«
Es muss jedoch beachtet werden, dass die Einhaltung eines so hohen Maßstabes moralischen Verhaltens nicht mit irgendeiner Form der Askese oder des übertriebenen und blindgläubigen Puritanismus in Verbindung gebracht oder verwechselt werden darf. Der von Bahá’u’lláh geprägte Maßstab sucht keinesfalls irgendjemand das einwandfreie Recht oder Vorrecht zu verweigern, den vollen Vorteil und Nutzen aus den vielfältigen Freuden, Schönheiten und Annehmlichkeiten zu ziehen, mit denen die Welt durch einen alliebenden Schöpfer so reich ausgestattet wurde. »Sollte ein Mensch«, versichert uns Bahá’u’lláh selbst, »den Wunsch haben, sich mit dem Schmuck dieser Erde zu zieren, ihr Gewand zu tragen und an den Wohltaten teilzuhaben, die sie zu verleihen vermag, so kann ihm das nicht schaden, wenn er keinem von diesen erlaubt, zwischen ihn und Gott zu treten, denn Gott hat alle in den Himmeln und auf Erden erschaffenen guten Dinge für solche Seiner Diener bestimmt, die wirklich an Ihn glauben. O Menschen, kostet von den guten Dingen, die Gott euch erlaubt hat, und beraubt euch nicht selbst Seiner wunderbaren Gaben. Dankt Ihm und preist Ihn und gehört zu den wirklich Dankbaren.«Q40
Das brennendste Problem
Was das rassische Vorurteil anbelangt, dessen ätzende Schärfe sich beinahe ein Jahrhundert lang in jede Faser der amerikanischen Gesellschaft eingefressen und ihren sozialen Aufbau angegriffen hat, so sollte es als das brennendste und herausforderndste Problem betrachtet werden, dem die Bahá’í-Gemeinde auf ihrer jetzigen Entwicklungsstufe gegenübersteht.
Die unentwegten Anstrengungen, die diese höchst bedeutende Frage verlangt, die Opfer, die sie auferlegt, die Sorgfalt und Wachsamkeit, die sie erfordert, der moralische Mut und die Seelenstärke, die sie voraussetzt, der Takt und das Mitgefühl, das sie bedingt, geben diesem Problem, von dessen befriedigender Lösung die amerikanischen Gläubigen noch weit entfernt sind, eine Dringlichkeit und Wichtigkeit, die nicht überschätzt werden können.
Weiß und Schwarz, Hoch und Niedrig, Jung und Alt, ob frisch zum Glauben gekommen oder nicht, alle, die seinen Namen tragen, müssen sich beteiligen und ihre Unterstützung, jeder gemäß seiner oder ihrer Fähigkeit, Erfahrung und den gegebenen Umständen,, der allgemeinen Aufgabe zuteilwerden lassen, die Anweisungen ‘Abdu’l-Bahás zu erfüllen, Seine Hoffnungen zu verwirklichen und Seinem Beispiel zu folgen.
Keine Rasse, sei sie farbig oder nicht, kann mit Recht oder gutem Gewissen behaupten, solcher Pflicht enthoben zu sein, jene Hoffnungen erfüllt zu haben oder jenem Beispiel getreu gefolgt zu sein.
Eine lange und dornige, mit Fallgruben versehene Straße liegt noch unbegangen vor den weißen wie vor den schwarzen Trägern des erlösenden Glaubens von Bahá’u’lláh.
Von der Strecke, die sie zurücklegen, und von der Art, in der sie diese Straße begehen, muss in einem für nur wenige vorstellbaren Ausmaße das Wirken jener unfassbaren Einflüsse abhängen, die für den geistigen Triumph der amerikanischen Gläubigen und den materiellen Erfolg ihres soeben in Angriff genommenen Vorhabens unerlässlich sind.
Lasst sie sich, furchtlos und entschlossen, das Beispiel und Verhalten ‘Abdu’l-Bahás ins Gedächtnis zurückrufen, als Er in ihrer Mitte weilte. Lasst sie sich an Seinen Mut erinnern, Seine lautere Liebe, Seine zwanglose und keine Unterschiede machende Kameradschaftlichkeit, Seine Verachtung und Sein Unwille gegenüber jeder scharfen Kritik, die durch Seinen Takt und Seine Weisheit gemildert wurden. Lasst sie die Erinnerung an jene unvergessenen und historischen Episoden und Begebenheiten wieder erwecken und lebendig erhalten, bei denen er Seinen feinen Gerechtigkeitssinn so eindringlich bewies, an Sein aus dem Herzen kommendes Mitgefühl für die Unterdrückten, Sein stets gegenwärtiges Empfinden für die Einheit der Menschheit, Seine überströmende Liebe für ihre Glieder und Sein Missfallen gegenüber jenen, die wagten, Seine Bitten zu verhöhnen, Seine Methoden zu verspotten, Seine Grundsätze in Frage zu stellen oder Seinen Taten entgegenzuwirken.
Irgendeine Rasse herabzusetzen mit der Begründung, sie sei sozial rückständig, politisch unreif und zahlenmäßig in der Minderheit, ist eine offenkundige Verletzung des Geistes, der den Glauben Bahá’u’lláhs beseelt.
Das Bewusstsein irgendeiner Teilung oder Spaltung in seinen Reihen entspricht nicht seinem eigentlichen Zweck, seinen Grundsätzen und Idealen.
Sobald die Mitglieder dieses Glaubens den Anspruch seines Begründers klar erfasst und seine administrative Ordnung mit den in seinen Lehren verankerten Grundzügen und Gesetzen sich vorbehaltlos zu eigen gemacht haben, muss jede Unterscheidung von Klasse, Glaubensbekenntnis oder Farbe sofort aufgehoben werden, und es darf ihr unter keinem Vorwand irgendwelcher Art gestattet werden, sich wieder einzunisten, wie groß auch der Druck der Ereignisse oder der öffentlichen Meinung sein mag.
Wenn irgendeine Unterscheidung überhaupt geduldet wird, so sollte es eine Unterscheidung nicht gegen, sondern vielmehr zu Gunsten der Minderheit sein, sei sie nun rassischer oder anderer Natur.
Ungleich den Nationen und Völkern der Erde, seien sie vom Osten oder Westen, demokratisch oder autoritär, kommunistisch oder kapitalistisch, mögen sie der Alten oder der Neuen Welt angehören, mögen sie die rassischen, religiösen oder politischen Minderheiten in ihrem Rechtsbereich missachten, unterdrücken oder ausrotten, stets sollte es jede fest begründete, unter dem Banner Bahá’u’lláhs eingetragene Gemeinde als ihre erste und unausweichliche Pflicht ansehen, jede Minderheit, zu welchem Glauben, zu welcher Rasse, Klasse oder Nation sie auch gehören mag, zu unterstützen, zu ermutigen und zu schützen.
So groß und lebenswichtig ist dieser Grundsatz, dass zum Beispiel immer dann, wenn die gleiche Anzahl von Stimmen in einer Wahl abgegeben wurde oder wenn die Befähigung für irgendein Amt sich bei den Vertretern verschiedener Rassen, Religionen oder Nationalitäten innerhalb der Gemeinde das Gleichgewicht hält, den Vertretern der Minderheit ohne Zögern das Vorrecht eingeräumt werden sollte, und dies aus keinem anderen Grund, als sie anzuregen und zu ermutigen und ihr eine Gelegenheit zu bieten, die Interessen der Gemeinde zu fördern.
Im Lichte dieses Grundsatzes und eingedenk der Wichtigkeit, dass auch Minderheiten an der Verantwortung teilnehmen und in der Bahá’í-Arbeit mitwirken, sollte es die Pflicht jeder Bahá’í-Gemeinde sein, ihre Angelegenheiten so zu regeln, dass in Fällen, in denen Angehörige der verschiedenen Minderheiten bereits ihre Befähigung nachgewiesen haben und die erforderlichen Bedingungen erfüllen, eine möglichst große Zahl dieser rassisch oder sonst verschiedenartigen Elemente in den Bahá’í-Einrichtungen, z.
B. in Räten, bei Tagungen, auf Konferenzen oder in Ausschüssen vertreten ist.
Eine solche Handlungsweise sich zu eigen zu machen und treulich daran festzuhalten, wäre nicht nur eine Quelle der Begeisterung und Ermutigung für jene Elemente, die zahlenmäßig klein und unzureichend vertreten sind, sondern es würde auch der Welt ganz allgemein die Universalität und den alles umfassenden Charakter des Glaubens Bahá’u’lláhs beweisen und zugleich dartun, dass Seine Anhänger frei sind vom Makel jener Vorurteile, die schon so viel Schaden in den inneren Angelegenheiten sowie den auswärtigen Beziehungen der Nationen angerichtet haben.
Freisein von rassischem Vorurteil in all seinen Formen sollte zu einer Zeit wie dieser, da ein immer größer werdender Teil der Menschheit seiner zerstörenden Grausamkeit zum Opfer fällt, von der ganzen Körperschaft der amerikanischen Gläubigen als Losungswort gewählt werden, ganz gleich in welchem Staat sie wohnen, in welchen Kreisen sie verkehren, wie alt sie sind, was ihre Tradition, ihr Geschmack oder ihre Gewohnheit auch sein mögen.
Diese Haltung sollte in jeder Phase ihrer Tätigkeit oder ihres Lebens ständig bewiesen werden, ob in der Bahá’í-Gemeinde oder außerhalb, in der Öffentlichkeit oder im Privatbereich, offiziell oder inoffiziell, einzeln sowie in ihrer amtlichen Eigenschaft als organisierte Gruppen, Ausschüsse und Räte.
Sie sollte wohlüberlegt gepflegt werden bei den verschiedenen, täglich sich bietenden Gelegenheiten, wie unbedeutend sie auch sein mögen, sei es zu Hause, an ihrem Arbeitsplatz, in ihren.
Schulen und Universitäten, bei ihren gesellschaftlichen Zusammenkünften und an Erholungsplätzen, bei ihren Bahá’í-Veranstaltungen, Konferenzen, Tagungen, Sommerschulen und Ratssitzungen.
Es muss vor allem der Grundton in der Verfahrensweise jener höchsten Körperschaft sein, die in ihrer Eigenschaft als nationale Vertretung sowie als Führungs- und Schlichtungsstelle für Gemeindeangelegenheiten beispielgebend sein muss und die Anwendung eines so lebenswichtigen Grundsatzes auf das Leben und die Tätigkeit derer zu übertragen hat, deren Interessen sie schützt und vertritt.
»O ihr Einsichtigen!« hat Bahá’u’lláh geschrieben: »Wahrlich, die Worte, die vom Himmel des Willens Gottes herabkamen, sind die Quelle der Einheit und Eintracht für die Welt. Schließt eure Augen gegenüber Rassenunterschieden und heißt alle mit dem Lichte der Einheit willkommen.« »Wir wünschen nur das Gute der Welt und das Glück der Völker«, verkündet Er, »damit alle Völker eins werden im Glauben und alle Menschen wie Brüder; damit das Band der Zuneigung und Einheit unter den Menschen gestärkt werde; damit die Spaltung der Religion aufhöre und Rassenunterschiede ausgelöscht werden.«Q41 »Bahá’u’lláh hat gesagt«, so schreibt ‘Abdu’l-Bahá, »die verschiedenen Menschenrassen dem Ganzen vollendete Harmonie und Farbschönheit verleihen. Lasst daher sich alle zusammentun in diesem großen Garten der Menschheit, so wie auch die Blumen untereinander gemischt Seite an Seite stehen und ohne Misston oder Uneinigkeit zwischen sich wachsen.«Q42 »Bahá’u’lláh«, hat ‘Abdu’l-Bahá weiterhin gesagt, »verglich einmal die farbigen Menschen mit der schwarzen Pupille des Auges, die vom Weiß umgeben ist. In dieser schwarzen Pupille sieht man die Widerspiegelung dessen, was vor ihr ist, und durch sie strahlt das Licht des Geistes hervor.«
»Gott macht keinen Unterschied zwischen Weißen und Schwarzen«, so erklärt ‘Abdu’l-Bahá selbst.
»Wenn das Herz rein ist, werden beide von Ihm angenommen.
Gott schätzt die Menschen nicht nach ihrer Farbe oder Rasse ein.
Alle Farben sind Ihm willkommen, seien sie weiß, schwarz oder gelb.
Da alle zum Bilde Gottes geschaffen wurden, müssen wir uns zu der Erkenntnis durchringen, dass alle göttliche Möglichkeiten in sich tragen.«Q43 »Vor Gott«, stellt Er fest, »sind alle Menschen gleich.
Im Reich Seiner Gerechtigkeit und Unparteilichkeit gibt es keinen Unterschied oder Vorzug für irgendeine Seele.«Q44 »Diese Teilungen hat nicht Gott gemacht«, bestätigt Er, »sie haben vielmehr ihren Ursprung im Menschen selbst.
Da sie gegen den Plan und die Absicht Gottes sind, sind sie falsch und nur in der Einbildung vorhanden.«Q45 »Vor Gott«, versichert Er wiederum, »gibt es keinen Unterschied der Farbe; alle sind eins in der Farbe und Schönheit des Dienstes für Ihn.
Die Farbe ist nicht wichtig; das Herz zählt vor allem.
Es hat nichts zu sagen, wie das Äußere aussieht, wenn das Herz rein und weiß ist.
Gott sieht nicht die Unterschiede der Farbe und Hauttönung.
Er schaut auf die Herzen.
Der, dessen Moral und Tugenden lobenswert sind, wird in der Gegenwart Gottes bevorzugt; wer dem Königreich ergeben ist, ist der meist Geliebte.
Im Reich der Entstehung und Schöpfung ist die Frage der Farbe von sehr geringer Bedeutung.«Q46 »Im ganzen Tierreich«, erklärt Er, »finden wir unter den Kreaturen keine Trennung der Farbe wegen.
Sie erkennen die Einheit der Arten und Gattungen.
Wenn wir in einem Reich von niederer Intelligenz und Vernunft solche Farbunterscheidungen nicht finden, wie kann sie unter menschlichen Wesen gerechtfertigt sein, besonders da wir wissen, dass sie alle von derselben Quelle stammen und dem gleichen Haushalt angehören?
Im Ursprung und in der Absicht, der Schöpfung gibt es nur eine Menschheit.
Unterschiede der Rasse und Farbe sind später entstanden.«Q47 »Der Mensch ist mit einer höheren Verstandeskraft und der Fähigkeit der Wahrnehmung ausgestattet«, erklärt Er weiter, »er ist die Offenbarung göttlicher Gaben.
Sollen rassische Ideen vorherrschen und die Schöpferabsicht der Einheit in Seinem Königreich verdunkeln?«Q48 »Eine der wesentlichen Fragen«, bemerkt Er bedeutungsvoll, »welche Einheit und Zusammengehörigkeit der Menschheit ausmachen, ist die Verbundenheit und Gleichberechtigung der weißen und farbigen Rassen.
Zwischen diesen beiden Rassen bestehen bestimmte Merkmale der Übereinstimmung und der Unterscheidung, die die gerechte und gegenseitige Rücksichtnahme verbürgen.
Der Berührungspunkte sind viele … In diesem Land, den Vereinigten Staaten von Amerika, ist der Patriotismus beiden Rassen gemeinsam; alle haben die gleichen staatsbürgerlichen Rechte, sprechen eine Sprache, empfangen die Segnungen derselben Zivilisation und folgen den Geboten derselben Religion.
In der Tat bestehen zahlreiche Merkmale der Partnerschaft und Zusammengehörigkeit zwischen den beiden Rassen; demgegenüber ist die Unterscheidung der Farbe nur ein Punkt.
Soll es diesem, dem geringsten aller Unterscheidungsmerkmale, gestattet werden, euch als Rassen und Einzelmenschen zu trennen?«Q49 »Diese Vielfalt in Formen und Farben«, betont Er, »welche sich in allen Reichen offenbart, entspringt schöpferischer Weisheit und hat einen göttlichen Zweck.«Q50 »Die Verschiedenheit in der menschlichen Familie«, fordert Er, »sollte die Ursache für Liebe und Eintracht sein, wie in der Musik, wo viele verschiedene Noten zusammenklingen, um einen vollendeten Akkord hervorzubringen.«Q51 »Wenn ihr Menschen begegnet«, ist Seine Ermahnung, »die von anderer Rasse und Farbe sind als ihr, so tut dies nicht mit Misstrauen und zieht euch nicht in das Schneckenhaus des Hergebrachten zurück, sondern zeigt euch froh und erweist ihnen Freundlichkeit.«Q52 »In der Welt des Daseins«, bezeugt Er, »ist das Zusammentreffen gesegnet, wenn sich die weißen und farbigen Rassen in unendlicher geistiger Liebe und himmlischer Eintracht begegnen.
Wenn solche Zusammenkünfte stattfinden und die Teilnehmer sich in vollkommener Liebe, Einheit und Freundlichkeit zueinander gesellen, preisen sie die Engel des Königreiches, und die Schönheit Bahá’u’lláhs spricht zu ihnen: ›Gesegnet seid ihr!
Gesegnet seid ihr!‹« »Wenn eine solche Zusammenkunft dieser zwei Rassen zustande kommt«, versichert Er gleichermaßen, »dann wird jene Versammlung zum Magnet für die himmlischen Heerscharen werden, und die Bestätigung der Gesegneten Schönheit wird sie umgeben.« »Strebt ernstlich danach«, ermahnt Er weiter beide Rassen, »und setzt eure größten Bemühungen für das Erreichen dieser Verbundenheit ein und für die Erhärtung dieses Bandes der Brüderlichkeit unter Euch.
Die Erfüllung einer solchen Aufgabe ist ohne den guten Willen und die Anstrengung beider Seiten unmöglich; von der einen Seite muss es der Ausdruck der Dankbarkeit und Wertschätzung sein, von der anderen Seite müssen es Freundlichkeit und die Anerkennung der Gleichberechtigung sein.
Jede sollte sich bemühen, der anderen zum wechselseitigen Fortschritt zu verhelfen und sie dabei zu unterstützen … Liebe und Einheit werden unter euch gepflegt werden und so die.
Einheit der Menschheit hervorbringen.
Denn die Erreichung der Einheit zwischen den Farbigen und Weißen wird eine Garantie für den Weltfrieden sein.«Q53 »Ich hoffe«, so redet Er die Mitglieder der weißen Rasse an, »ihr werdet bewirken, dass jene unterdrückte Rasse strahlend wird und sich mit der weißen Rasse zusammentut, um der Welt des Menschen mit äußerster Aufrichtigkeit, Treue, Liebe und Reinheit zu dienen.
Dieser Widerstand, diese Feindschaft und dieses Vorurteil zwischen der weißen und farbigen Rasse können durch nichts ausgelöscht werden als durch den Glauben, die Gewissheit und die Lehren der Gesegneten Schönheit.« »Diese Frage der Vereinigung der Weißen und Schwarzen ist sehr wichtig«, so warnt Er, »denn wenn sie nicht klar erkannt wird, werden sich binnen kurzem große Schwierigkeiten erheben, die schmerzliche Folgen nach sich ziehen.« »Wenn auf diesem Gebiet eine Änderung nicht eintritt«, lautet eine weitere Warnung, »wird die Feindschaft täglich anwachsen, und das Ergebnis wird schließlich große Not sein und leicht in Blutvergießen enden.«
Von beiden Rassen ist eine ungeheure Anstrengung erforderlich, wenn ihre Anschauung, ihr Benehmen und ihr Verhalten in diesem dunklen Zeitalter den Geist und die Lehren des Glaubens Bahá’u’lláhs widerspiegeln sollen. Indem sie ein für alle Mal die irreführende Lehre rassischer Überlegenheit mit all den sie begleitenden Übeln, der Verwirrung und dem Elend aufgeben, die Vermischung der Rassen begrüßen und bejahen und die Schranken, die sie jetzt trennen, niederreißen, sollte jede von ihnen sich Tag und Nacht bemühen, ihre besondere Verantwortung in der gemeinsamen Aufgabe zu erfüllen, die sich ihnen so eindringlich darbietet. Bei ihren Versuchen, ihren Teil zur Lösung dieses verworrenen Problems beizutragen, sollten sie der Warnungen ‘Abdu’l-Bahás eingedenk sein und sich, solange noch Zeit ist, die schrecklichen Folgen vergegenwärtigen, die nicht ausbleiben können, falls dieser herausfordernden, unglücklichen Situation, der das ganze amerikanische Volk gegenübersteht, nicht endgültig abgeholfen wird.
Lasst die Weißen äußerste Anstrengungen machen, um ihren Teil zur Lösung dieses Problems beizutragen, das ihnen allgemein eigene und zeitweise unterbewusste Gefühl der Überlegenheit ein für alle Mal zu überwinden, ihre Neigung, Mitgliedern der anderen Rassen gegenüber eine gönnerhafte Haltung an den Tag zu legen, zu berichtigen, sie durch ihren vertrauten, natürlichen und zwanglosen Umgang mit ihnen von der Echtheit ihrer Freundschaft und der Aufrichtigkeit ihrer Absichten zu überzeugen^ und ihre Ungeduld zu meistern gegenüber einem möglichen Mangel an Verständnis von Seiten der Menschen, die so lange Zeit hindurch schmerzliche und nur langsam heilende Wunden empfangen haben.
Lasst die Schwarzen durch eine entsprechende Anstrengung ihrerseits die Wärme ihrer Erwiderung auf jede in ihren Kräften liegende Weise bezeigen, ihre Bereitschaft, die Vergangenheit zu vergessen, und ihre Fähigkeit, jede Spur eines Argwohns zu löschen, der noch in Herzen oder Sinn geblieben sein mag.
Lasst keinen von beiden denken, dass die Lösung eines so umfassenden Problems ausschließlich Sache des anderen sei.
Lasst keinen glauben, dass ein solches Problem leicht oder sofort gelöst werden, könnte.
Lasst keinen denken, dass sie getrost auf die Lösung dieses Problems warten könnten, bis der erste Anstoß gegeben und günstige Voraussetzungen dafür durch Vorgänge geschaffen werden, die außerhalb des Bereichs ihres Glaubens stehen.
Lasst keinen annehmen, dass etwas anderes als echte Liebe, größte Geduld, wahre Demut, äußerster Takt, unbedingte Entschlusskraft, reife Weisheit sowie umsichtige, beständige und gebetserfüllte Bemühungen mit Erfolg den Makel beseitigen können, den dieses offenkundige Übel auf dem guten Namen ihres gemeinsamen Vaterlandes hinterlassen hat.
Lasst sie vielmehr glauben und fest davon überzeugt sein, dass es mehr von ihrem gegenseitigen Verständnis, von ihrer Freundschaft und beständigen Zusammenarbeit als von irgendeiner anderen, außerhalb des Rahmens ihres Glaubens wirkenden Kraft oder Organisation abhängt, von diesem gefährlichen Kurs abzuweichen, den schon ‘Abdu’l-Bahá so sehr fürchtete, und dass nur so die Hoffnungen zu verwirklichen sind, die Er für ihren gemeinsamen Beitrag zur Erfüllung der herrlichen Bestimmung dieses Landes hegte.
Ihr zweifacher Kreuzzug
Innig geliebte Freunde! Rechtschaffenes Verhalten, das in allen seinen Äußerungen einen offenkundigen Gegensatz bildet zu der Falschheit und Verderbtheit, die das politische Leben der Nation sowie der Parteien und Interessengemeinschaften, aus denen sie besteht, kennzeichnen; Heiligkeit und Tugendhaftigkeit, die der moralischen Lauheit und Zügellosigkeit genau entgegengesetzt sind, welche den Charakter eines nicht unbeträchtlichen Teiles ihrer Bürger beflecken; Verbundenheit zwischen den Rassen, die von dem Fluch rassischen Vorurteils völlig gereinigt ist, das die überwiegende Mehrheit ihrer Einwohner brandmarkt – das sind die Waffen, welche die amerikanischen Gläubigen in ihrem zweifachen Kreuzzug handhaben können und müssen, um zuerst das innere Leben ihrer eigenen Gemeinde zu erneuern und dann die lang währenden Übel anzugehen, die das Leben ihres Volkes durchsetzt haben. Diese Waffen zu vervollkommnen und jede einzelne von ihnen klug und wirksam anzuwenden, wird sie – mehr als die Förderung irgendeines besonderen Planes, die Ausarbeitung spezieller Vorhaben oder die Anhäufung irgendwelcher materieller Mittel – auf die Zeit vorbereiten, in der die Hand der Vorsehung sie anweisen wird, mitzuhelfen bei der Schaffung und Einführung jener Weltordnung, die sich nun innerhalb der weltweiten administrativen Einrichtungen ihres Glaubens langsam entwickelt. .
Beim Durchführen dieses zweifachen Kreuzzuges müssen die tapferen Streiter, die im Namen und für die Sache Bahá’u’lláhs kämpfen, notwendigerweise hartnäckigem Widerstand begegnen und manchen Rückschlag erleiden. Sowohl ihre eigenen Triebe als auch das Wüten der konservativen Kräfte, der Widerstand althergebrachter Interessen und die Einwände einer verderbten und vergnügungssüchtigen Generation müssen in Rechnung gestellt, entschlossen zurückgeschlagen und völlig überwunden werden. In dem Maße, wie ihre Verteidigungsmaßnahmen für den bevorstehenden Kampf organisiert und ausgedehnt werden, werden Stürme der Beleidigung und des Spottes sowie Feldzüge der Verdammung und falschen Darstellung gegen sie ausgelöst werden. Sie werden bald erfahren, wie ihr Glaube angegriffen, ihre Motive missdeutet, ihre Ziele verleumdet, ihre Bestrebungen verhöhnt, ihre Einrichtungen verlacht, ihr Einfluss geschmälert, ihr Ansehen untergraben und ihre Sache hie und da von einigen verlassen werden, die entweder unfähig sind, ihre Ideale zu würdigen, oder nicht willens, die Wucht der wachsenden Kritik zu ertragen, die solch eine Auseinandersetzung sicherlich mit sich bringt. »‘Abdu’l-Bahás wegen«, hat der geliebte Meister vorhergesagt, »werdet ihr von manchen Prüfungen heimgesucht werden. Kummer wird euch befallen, und Leiden werden euch betrüben.«
Die unbesiegbare Armee Bahá’u’lláhs, die im Westen, einem der möglichen Sturmzentren, in Seinem Namen und um Seinetwillen einen ihrer grimmigsten und ruhmreichsten Kämpfe austragen soll, möge keinerlei Kritik fürchten, die gegen sie gerichtet ist.
Keine Verurteilung möge sie abschrecken, mit der die Zunge des Verleumders ihre Beweggründe herabzuwürdigen versuchen möchte.
Lasst sie nicht zurückweichen vor dem drohenden Vormarsch der Mächte des Fanatismus, der Orthodoxie, der Bestechlichkeit und des Vorurteils, die sich gegen sie vereinigen mögen.
Die Stimme der Kritik ist eine Stimme, die der Verbreitung ihres Glaubens indirekt neue Kraft gibt.
Unbeliebtheit dient nur dazu, den Gegensatz zwischen ihr und ihren Gegnern stärker hervorzuheben; während die Ächtung selbst eine magnetische Kraft ist, die allmählich die lärmendsten und hartnäckigsten ihrer Gegner in ihr Lager herüberziehen muss.
Selbst in dem Land, in dem die größten Kämpfe um den Glauben ausgefochten wurden und seine wildesten Feinde lebten, hatten der Gang der Ereignisse, das langsame doch stetige Einsickern seiner Ideale und die Erfüllung seiner Prophezeiungen bereits zur Folge, dass nicht nur einige seiner schärfsten Gegner entwaffnet und ihr Charakter gewandelt wurden, sondern auch ihre tiefe und vorbehaltlose Ergebenheit gegenüber seinen Gründern gefestigt wurden.
Eine so vollkommene Wandlung und eine so verblüffende Änderung in der Haltung kann nur bewirkt werden, wenn der erwählte Träger, der dazu bestimmt ist, die Botschaft Bahá’u’lláhs den Hungrigen, den Ruhelosen und der hirtenlosen Menge zu bringen, selbst sorgfältig von der Befleckung gesäubert ist, die er zu beseitigen versucht.
Deshalb möchte ich euch, innig geliebte Freunde, nicht nur die Dringlichkeit und gebietende Notwendigkeit eurer heiligen Aufgabe einprägen, sondern auch die ihr innewohnenden grenzenlosen Möglichkeiten, sowohl das Leben und Wirken eurer eigenen Gemeinde auf eine so hohe Stufe zu heben als auch die in eurem Volk die Verhältnisse bestimmenden Beweggründe und Maßstäbe. Unbeirrt durch die Ungeheuerlichkeit dieser Aufgabe werdet ihr, dessen bin ich sicher, der Herausforderung dieser Zeit so begegnen, wie es euch geziemt, einer Zeit, die so gefahrdrohend, so beladen mit Verderbtheit und doch so erfüllt ist durch das Versprechen einer lichten Zukunft, dass- kein früheres Zeitalter in der Geschichte der Menschheit seiner Herrlichkeit gleichkommt.
Innig geliebte Freunde!
Ich habe zu Beginn dieser Abhandlung versucht, euch eine Vorstellung von den herrlichen Möglichkeiten und der ungeheuren Verantwortung zu geben, die sich nun als Ergebnis der Verfolgung des weitverbreiteten Glaubens Bahá’u’lláhs vor der Gemeinde der amerikanischen Gläubigen auftun während eines so kritischen Abschnittes innerhalb des Gestaltenden Zeitalters ihres Glaubens und in einer so entscheidenden Epoche der Weltgeschichte.
Ich habe mich auch genügend über die Art des Auftrages ausgelassen, für welchen sich diese Gemeinde in nicht allzu ferner Zukunft durch die zwingende Macht der Umstände erheben und ihn ausführen muss.
Ich habe die Warnung ausgesprochen, die ich für ein klares Verständnis und für die rechte Erfüllung der vor ihr liegenden Aufgaben für notwendig hielt.
Ich habe jene erhabenen und kraftspendenden Tugenden, jene hohen Maßstäbe herausgestellt und betont, soweit es in meiner Kraft lag, welche, wie schwierig sie auch zu erreichen sind, doch die wesentlichen Voraussetzungen für den Erfolg dieser Aufgaben bilden.
Ein Wort, so glaube ich, sollte nun aber noch gesagt werden zur materiellen Seite der unmittelbar vor ihnen liegenden Aufgabe, von deren termingerechter Erfüllung nicht nur die Entfaltung der anschließenden Abschnitte im Göttlichen Plan abhängen muss, wie sie von ‘Abdu’l-Bahá vorausgesehen wurde, sondern auch die Aneignung der erforderlichen Eigenschaften, um in der Fülle der Zeit den Pflichten und Verantwortungen nachkommen zu können, die durch jenen noch größeren Auftrag verlangt werden, dessen Verwirklichung ihr Vorrecht ist.
Der Siebenjahresplan mit seiner zweifachen Ausrichtung auf die Ausschmückung des Tempels und die Ausdehnung der Lehrarbeit, die den nord- und südamerikanischen Kontinent umfasst, ist nun bereits in das zweite Jahr eingetreten. Er weist für jeden, der seinen Fortschritt in den letzten Monaten verfolgt hat, Merkmale auf, die äußerst ermutigend und für die Erfüllung der Ziele innerhalb der zugemessenen Zeit günstige Vorzeichen sind. Die allumfassenden Maßnahmen, die die Arbeiten an der äußeren Ausschmückung des Tempels erleichtern sollen, sind der Reihe nach zumeist schon ergriffen worden. Endlich begann der letzte Abschnitt, der die siegreiche Vollendung eines dreißigjährigen Unternehmens kennzeichnen soll. Der einleitende Vertrag in Verbindung mit dem ersten und Hauptstockwerk jenes historischen Gebäudes wurde unterzeichnet. Der Fonds, der mit dem geliebten Namen des Größten Heiligen Blattes eng verbunden ist, wurde gegründet. Die ununterbrochene Fortführung bis zur endgültigen Fertigstellung des so lobenswerten Unternehmens ist nun sichergestellt. Die schmerzliche Erinnerung an den Einen, dessen Herz durch die Errichtung des Oberbaues dieses heiligen Hauses so hoch erfreut wurde, wird die letzten für die Vollendung notwendigen Kräfte so. anspornen, dass jeder Zweifel zerstreut werden wird, der noch von irgendjemandem gehegt werden mag an der Befähigung seiner Erbauer, ihre Aufgabe würdig zu erfüllen.
Die Erfordernisse des Lehrens
Wir müssen nun den Plan in seiner Bedeutung für die Lehrarbeit betrachten. Ihrer Aufgabe ist zu entsprechen, ihre Erfordernisse müssen untersucht, abgewogen und erfüllt werden. So herrlich und unwiderstehlich die Schönheit des Ersten Mashriqu’l-Adhkár des Westens ist, so majestätisch seine Maße sind, so einzigartig seine Architektur ist und so kostbar die Ideale und Bestrebungen sind, für die er ein Sinnbild ist, so sollte er doch gegenwärtig ausschließlich als ein Instrument für eine wirkungsvollere Verbreitung der Sache und die weitere Ausdehnung ihrer Lehren betrachtet werden. In dieser Hinsicht sollte er in demselben Licht gesehen werden wie die administrativen Einrichtungen des Glaubens, die als Träger für die entsprechende Ausbreitung seiner Ideale, seiner Grundsätze und seiner Wahrheiten bestimmt sind.
Deshalb muss die Gemeinde der amerikanischen Gläubigen von jetzt an den Lehrerfordernissen des Siebenjahresplanes ihre sorgfältige und ununterbrochene Aufmerksamkeit zuwenden. Die gesamte Gemeinde muss sich wie ein Mann erheben, um ihnen zu entsprechen. Die Sache Gottes zu lehren, ihre Wahrheiten zu verkünden, ihre Interessen zu verteidigen, durch Worte wie durch Taten ihre Unentbehrlichkeit, ihre Wirkungskraft und Universalität darzutun, sollte niemals ausschließlich als Angelegenheit oder einziges Vorrecht der administrativen Bahá’í-Institutionen angesehen werden, seien es Räte oder Ausschüsse. Alle müssen sich beteiligen, wie bescheiden ihre Herkunft auch sein mag, wie begrenzt ihre Erfahrung, wie beschränkt ihre Mittel, wie unzureichend ihre Ausbildung, wie bedrückend ihre Sorgen und ihre Verpflichtungen, wie ungünstig die Umgebung, in der sie leben. »Gott«, so hat Bahá’u’lláh selbst unmissverständlich geoffenbart, »hat es jedem zur Pflicht gemacht, Seine Sache zu lehren.«Q54 Er hat weiter geschrieben: »Sprich: Lehre die Sache Gottes, o Volk Bahás, denn Gott hat jedem von euch die Pflicht auferlegt, Seine Botschaft zu verkünden, und Er betrachtet dies als die verdienstvollste aller Taten.«Q55
Eine hohe und bevorzugte Stellung innerhalb der Gemeinde, die ihrem Inhaber möglicherweise gewisse Privilegien und Vorrechte zuteilwerden lässt, bekleidet ihn mit einer Verantwortung, der er sich in seiner Pflicht, zu lehren und den Glauben Gottes zu verbreiten, in Ehren nicht entziehen kann. Sie kann manchmal, wenn auch nicht immer, größere Möglichkeiten schaffen und bessere Gelegenheiten bieten, das Wissen über den Glauben zu verbreiten und Förderer seiner Einrichtungen zu gewinnen. Unter keinen Umständen bringt sie jedoch auch notwendigerweise die Macht mit sich, größeren Einfluss auf die Herzen und Gemüter jener auszuüben, denen der Glaube vorgetragen wird. Wie oft – und die frühe Geschichte des Glaubens im Lande seiner Geburt bietet dafür manch eindrucksvolles Beispiel – sind die einfachsten Anhänger des Glaubens, ungeschult und äußerst unerfahren, ohne jeden Rang oder Titel ja in einigen Fällen bar der Intelligenz, fähig gewesen, Siege für ihre Sache zu erringen, vor denen die hervorragendsten Leistungen der Gelehrten, Weisen und Erfahrenen verblassten.
‘Abdu’l-Bahá bezeugt: »Nach der Kirchengeschichte war Petrus ebenfalls nicht imstande, sich die Wochentage zu merken. Wann immer er beschloss, zum Fischfang zu gehen, verschnürte er seine Wochenration in sieben Päckchen und jeden Tag aß er eines davon, und wenn er beim siebten angekommen war, wusste er, dass es Sabbat war, und er konnte ihn dann einhalten.« Wenn des Menschen Sohn in der Lage war, einem offenbar so rohen und hilflosen Instrument eine solche Kraft einzuflößen, die verursachte, dass, mit den Worten Bahá’u’lláhs, »Geheimnisse der Weisheit und der Äußerung aus seinem Mund hervorströmten«, und er über die übrigen Seiner Jünger erhoben und in den Stand gesetzt wurde, Sein Nachfolger und Begründer Seiner Kirche zu werden, wie viel mehr kann dann der Vater, nämlich Bahá’u’lláh, den geringsten und unbedeutendsten unter Seinen Anhängern ermächtigen, für die Durchführung Seiner Absichten solche .Wunder zu vollbringen, die die höchsten Leistungen selbst des ersten Apostels Jesu Christi klein erscheinen lassen.
‘Abdu’l-Bahá hat weiter geschrieben: »Der Báb sagte: ›Sollte es an diesem Tage eine winzige Ameise wünschen, mit solcher Kraft begabt zu werden, dass sie die dunkelsten und verwirrendsten Stellen des Qur’án zu enträtseln vermöchte, so würde ihr Wunsch zweifellos erfüllt werden, weil das Geheimnis der ewigen Macht im innersten Wesen aller erschaffenen Dinge schwingt.‹Q56 Wenn ein so hilfloses Geschöpf mit einer so hochentwickelten Fähigkeit ausgestattet werden kann, um wie viel wirkungsvoller muss dann die Kraft sein, die durch die freigebige Ausgießung der Gnade Bahá’u’lláhs ausgelöst wird.«Q57
Das Feld ist in der Tat so weit, der Zeitpunkt so kritisch, die Sache so groß, der Mitarbeiter so wenige, die Zeit so kurz, das Vorrecht so kostbar, dass kein Anhänger des Glaubens Bahá’u’lláhs, der würdig ist, Seinen Namen zu tragen, es sich leisten kann, auch nur einen Augenblick zu zögern.
Jene aus Gott geborene Kraft, unwiderstehlich in ihrer alles hinwegfegenden Macht, unberechenbar in ihrer Wirkungsmöglichkeit, unbestimmbar in ihrem Lauf, geheimnisvoll in ihrer Auswirkung und ehrfurchtgebietend in ihren Offenbarungen – eine Kraft, die, wie der Báb geschrieben hat, »im innersten Wesen aller erschaffenen Dinge schwingt«Q58, und die, gemäß Bahá’u’lláh, durch ihre »Schwingungskraft« »die Welt aus dem Gleichgewicht gebracht und ihr geordnetes Leben gänzlich umgestaltet hat«Q59 –, eine solche Kraft zerschneidet vor unseren Augen wie ein zweischneidiges Schwert einerseits die alten Bande, die das Gefüge der zivilisierten Welt jahrhundertelang zusammengehalten haben, und löst andererseits die Fesseln, die dem jungen und noch unmündigen Glauben Bahá’u’lláhs heute noch angelegt sind.
Die unvorstellbaren Gelegenheiten, die durch das Wirken dieser Kraft geboten werden – sie müssen von den amerikanischen Gläubigen, die sich jetzt aufzumachen haben, voll und mutig ausgenutzt werden. ‘Abdu’l-Bahá schreibt:
»Die heiligen Wesen der himmlischen Heerscharen im Höchsten Paradiese sehnen sich an diesem Tage danach, in diese Welt zurückzukehren, damit ihnen vergönnt werde, an der Schwelle der Abhá-Schönheit zu dienen und den Dienst an Seiner heiligen Schwelle anzutreten.«
Im langsam verlöschenden Licht der Religion versinkt die Welt mehr und mehr in Finsternis; sie ist zum Bersten erfüllt mit dem Sprengstoff eines blinden und triumphierenden Nationalismus, versengt von, den Feuern erbarmungsloser Verfolgung rassischer oder religiöser Art, irregeführt durch falsche Lehrmeinungen und Lehrsätze, welche die Anbetung Gottes und die Heilighaltung Seiner Gesetze zu verdrängen drohen, geschwächt durch einen zügellosen und widerwärtigen Materialismus, in Auflösung begriffen durch den zerstörenden Einfluss moralischen und geistigen Zerfalls und verfangen im Netz wirtschaftlicher Gesetzlosigkeit und Haders – einen solchen Anblick bietet die Welt heute dem Auge des Menschen als Ergebnis der alles hinwegfegenden Veränderungen, welche diese umwälzende Kraft – wiewohl noch im Anfangsstadium ihres Wirkens stehend – im Leben des gesamten Planeten hervorruft.
Mag auch ein so trauriges und ergreifendes Schauspiel jeden Beobachter verwirren, der sich der Absichten, Voraussagen und Verheißungen Bahá’u’lláhs nicht bewusst ist, so ist es doch weit davon entfernt, die Herzen Seiner Nachfolger in Schrecken zu versetzen oder ihr Bemühen zu lähmen; es wird vielmehr ihren Glauben vertiefen und ihren begeisterten Eifer anfachen, sich zu erheben und auf dem weiten, von der Feder ‘Abdu’l-Bahás für sie vorgezeichneten Feld ihre Fähigkeiten zu entfalten, um im weltweiten, von Bahá’u’lláh verkündeten Erlösungswerk ihre Rolle zu spielen. Jedes Rädchen im administrativen Getriebe, das sie im Laufe mehrerer Jahre so mühevoll geschaffen haben, muss voll eingesetzt und dem ihm bestimmten Zweck untergeordnet werden. Der Tempel, die stolze Verkörperung eines so unvergleichlichen Geistes der Selbstaufopferung, muss ebenfalls genutzt werden und seinen Teil beitragen in dem Lehrfeldzug, der dazu bestimmt ist, die ganze westliche Hemisphäre zu umfassen.
Die Gelegenheiten, die der Aufruhr des jetzigen Zeitalters bietet, mit all den Sorgen, die er hervorruft, den Ängsten, die er erzeugt, den Enttäuschungen, die er mit sich bringt, den Verwirrungen, die er anstiftet, der Empörung, die er erregt, dem Aufruhr, den er schafft, den Leiden, die er verursacht, und dem Geist ruhelosen Suchens, den er erweckt, müssen in gleicher Weise ausgenützt werden, um das Wissen um die erlösende Macht des Glaubens Bahá’u’lláhs nah und fern zu verbreiten und frische Streitkräfte für das ständig wachsende Heer Seiner Gefolgschaft zu gewinnen. Eine so kostbare Gelegenheit, ein so seltenes Zusammentreffen günstiger Umstände mag sich nie mehr wieder bieten. Nun ist die Zeit gekommen, die festgesetzte Zeit für die amerikanischen Gläubigen, die Vorhut der Heerscharen des Größten Namens, durch die Einrichtungen und Kanäle einer eigens dafür bestimmten administrativen Ordnung ihre Fähigkeit und ihre Bereitschaft zu verkünden, eine gefallene und schwer geprüfte Generation zu erretten, die sich gegen ihren Gott aufgelehnt und Seine Warnungen nicht beachtet hat, und ihr jene vollkommene Sicherheit anzubieten, die nur das Bollwerk ihres Glaubens verschaffen kann.
Bedeutung und Dringlichkeit des Lehrfeldzuges, der in allen Staaten der nordamerikanischen Republik und im Dominion von Kanada eingeleitet worden ist, können daher nicht überschätzt werden. Die durch den Willen ‘Abdu’l-Bahás ausgelösten schöpferischen Energien haben ihn in Gang gesetzt, und mit Hilfe der von ihm selbst hervorgerufenen Kräfte fliegt er dahin durch die westliche Hemisphäre; er muss nun – das fühle .ich – in Übereinstimmung mit bestimmten Richtlinien ausgeführt werden, die dazu dienen, seinen wirksamen Vollzug zu sichern und das Erreichen seiner Ziele zu beschleunigen.
Diejenigen, die an einem solchen Feldzug teilnehmen, ob in organisatorischer Eigenschaft oder als Vollzugsorgane, denen die Ausführung der Aufgabe selbst übertragen ist, müssen sich als wesentliche Voraussetzung für die Erfüllung ihrer Pflichten mit den verschiedenartigen Aspekten der Geschichte und Lehren ihres Glaubens gründlich vertraut machen.
In ihrem Bemühen, dieses Ziel zu erreichen, müssen sie die Literatur ihres Glaubens gewissenhaft und äußerst sorgfältig für sich selbst studieren, seine Lehren ergründen, seine Gesetze und Prinzipien in sich aufnehmen, seine Ermahnungen, Grundsätze und Absichten erwägen, einige seiner Anweisungen und Gebete auswendig lernen, das Wichtigste seiner Verwaltungsordnung beherrschen und über seine laufenden-Angelegenheiten und die letzten Entwicklungen unterrichtet sein.
Sie müssen danach streben, sich aus maßgeblichen und unvoreingenommenen Quellen ein sicheres Wissen über die Geschichte und die Grundsätze des Islám zu erwerben – des Ursprunges und Hintergrundes ihres Glaubens – und ehrfurchtsvoll und mit einer von allen vorgefassten Meinungen befreiten Vorstellung sich dem Studium des Qur’án nähern, der neben den Heiligen Schriften der Bábi- und Bahá’í-Offenbarungen das einzige Buch ist, das als ein unbedingt echter Verwahrungsort des Wortes Gottes angesehen werden kann.
Sie müssen der Erforschung jener Verordnungen und Verhältnisse besondere Aufmerksamkeit widmen, die mit dem Ursprung und der Geburt ihres Glaubens, der Stufe seines Vorläufers und den von seinem Begründer geoffenbarten Gesetzen verbunden sind.
Nachdem sie sich diese Voraussetzungen für den Erfolg auf dem Lehrgebiet im Wesentlichen zu eigen gemacht haben, müssen sie, wenn immer sie beabsichtigen, einen besonderen Auftrag in den Ländern Lateinamerikas durchzuführen, sich soweit wie möglich bemühen, gewisse Kenntnisse jener Sprachen zu erwerben, die von den Einwohnern dieser Länder gesprochen werden, und sich einen Überblick über ihre Sitten, Gebräuche und Anschauungen verschaffen. »Die Lehrer, die in jene Gebiete gehen« hat ‘Abdu’l-Bahá in einem der Tablets des Göttlichen Planes mit Bezug auf die zentralamerikanischen Republiken geschrieben, »müssen auch mit der spanischen Sprache vertraut sein.«Q60 »Eine Gruppe, die deren Sprachen spricht … «, hat Er in einem anderen Tablet geschrieben, » muss sich den drei großen Inselgruppen im Stillen Ozean zuwenden und sie durchreisen.«Q61 »Die Lehrer, die in verschiedenen Richtungen reisen«, sagt Er weiter, »müssen die Sprache des Landes kennen, das sie besuchen. Eine Person, zum Beispiel, die in der japanischen Sprache bewandert ist, mag nach Japan reisen, oder eine Person, die die chinesische Sprache beherrscht, mag nach. China eilen und so fort.«Q62
Kein Teilnehmer an diesem interamerikanischen Lehrfeldzug darf annehmen, die Initiative für irgendeine besondere Tätigkeit in Verbindung mit dieser Arbeit liege ausschließlich bei jenen Einrichtungen, ob Rat oder Ausschuss, deren besonderes Anliegen es ist, die Erreichung der lebenswichtigen Ziele des Siebenjahresplanes zu fördern und zu erleichtern.
Es ist die verbindliche Pflicht jedes amerikanischen Gläubigen, als dem gewissenhaften Treuhänder von ‘Abdu’l-Bahás Göttlichem Plan, jede Tätigkeit innerhalb der von den administrativen Grundsätzen des Glaubens festgelegten Grenzen zu beginnen, zu fördern und zu festigen, die er oder sie für die Unterstützung des Plans für angemessen erachtet.
Weder die drohende Weltlage noch irgendeine Rücksichtnahme auf den Mangel an materiellen Hilfsquellen, an geistigem Rüstzeug, Kenntnissen oder Erfahrungen – so wünschenswert sie auch sind – sollte irgendeinen zukünftigen Pionierlehrer davon abhalten, sich unabhängig aufzumachen und jene Kräfte in Bewegung zu setzen, die, so versichert uns ‘Abdu’l-Bahá wiederholt, einmal ausgelöst, wie ein Magnet die verheißene und unfehlbare Hilfe Bahá’u’lláhs anziehen werden.
Lasst ihn nicht auf irgendwelche Anweisungen warten oder irgendeine besondere Ermutigung von Seiten der gewählten Vertreter seiner Gemeinde erwarten, noch sollte • er durch die Hindernisse abgeschreckt werden, die seine Verwandten oder Mitbürger geneigt sein mögen, ihm in den Weg zu legen, noch sollte er den Tadel seiner Kritiker oder Feinde beachten.
»Sei so unbeschwert wie der Wind«, ist der Rat Bahá’u’lláhs an alle zukünftigen Lehrer Seiner Sache, »wenn du die Botschaft Dessen weiterträgst, Der die Morgendämmerung göttlicher Führung anbrechen ließ.
Sieh, wie der Wind, der Anordnung Gottes getreu, über alle Gegenden der Erde, die bewohnten und die unbewohnten, hin weht.
Weder der Anblick der Einöde noch die Zeugnisse des Gedeihens können ihn beängstigen oder erfreuen.
Er weht in jeder Richtung, wie ihm sein Schöpfer gebot.«Q63 »Und wenn er beschließt, sein Heim um der Sache seines Herrn willen zu verlassen«, hat Bahá’u’lláh an anderer Stelle mit Bezug auf einen solchen Lehrer geoffenbart, »möge er sein ganzes Vertrauen auf Gott setzen als beste Wegzehrung für seine Reise und sich mit dem Gewande der Tugend bekleiden … Wenn er vom Feuer Seiner Liebe entzündet ist, wenn er auf alle erschaffenen Dinge verzichtet, werden die Worte, die er äußert, diejenigen entflammen, die ihn hören.«Q64
Wenn er sich aus eigenem Antrieb entschlossen hat, dem Lehraufruf zu folgen, unverzagt vor allen Hindernissen, mit denen Freund oder Feind, wissentlich oder unwissentlich, den Pfad versperren wollen, dann soll er sorgfältig jeden Weg der Annäherung überdenken, den er bei seinen persönlichen Versuchen beschreiten möchte, um bei jenen, die er in die Schar seines Glaubens einreihen möchte, Aufmerksamkeit zu erwecken, das Interesse wachzuhalten und ihren Glauben zu vertiefen.
Er soll die Möglichkeiten überprüfen, welche ihm die besonderen Umstände bieten, in denen er lebt, ihre Vorteile auswerten und klug und systematisch vorgehen, um sie für das Erreichen des Zieles, das er im Auge hat, einzusetzen.
Lasst ihn auch solche Methoden verfolgen, wie die Verbindung mit Klubs, Ausstellungen und Vereinen, Vorträge über Themen, die mit den Lehren und Idealen seiner Sache verwandt sind, z.
B.
Enthaltsamkeit, Sittlichkeit, soziale Fürsorge, religiöse und rassische Duldsamkeit, wirtschaftliche Zusammenarbeit, Islám und Vergleichende Religionswissenschaft oder Teilnahme an sozialen, kulturellen, humanitären, fürsorgerischen und erzieherischen Organisationen und Vorhaben, die ihm, während er sich seinen Glauben unangetastet bewahrt, eine Vielzahl von Wegen und Mitteln eröffnen, durch die er nacheinander die Sympathie, die Unterstützung und zuletzt die Zugehörigkeit derer gewinnen kann, mit denen er in Berührung kommt.
Während er solche Verbindungen knüpft, soll er stets die Forderungen seines Glaubens im Auge behalten, nämlich, seine Würde und seinen Rang zu bewahren, die Unverletzlichkeit seiner Gesetze und Prinzipien zu sichern, seine umfassende Natur und Weltweitheit darzustellen und seine vielfältigen und lebensnotwendigen Interessen furchtlos zu verteidigen.
Er möge das Maß der Aufnahmefähigkeit seiner Zuhörer beachten und für sich entscheiden, ob die direkte oder die indirekte Lehrmethode vorzuziehen ist, durch die er dem Sucher die lebenswichtige Bedeutung der Göttlichen Botschaft einprägen und ihn dafür gewinnen kann, sein Schicksal mit denjenigen zu verbinden, die sie bereits angenommen haben.
Er soll, sich an das von ‘Abdu’l-Bahá gegebene Beispiel erinnern und an Seine beständige Ermahnung, dem Sucher mit solcher Freundlichkeit entgegenzukommen und den Geist der Lehren, die er ihm vermitteln möchte, in solch einem Maße vorzuleben, dass der Empfänger aus eigenem Antrieb veranlasst wird, sich der Sache anzuschließen, die solche Lehren verkörpert.
Anfangs möge er davon absehen, auf solchen Gesetzen und Anordnungen zu bestehen, die eine zu starke Belastung für des Suchers neu erwachten Glauben bedeuten würden, sondern sich bemühen, ihn geduldig, taktvoll und doch entschieden der Reife zuzuführen und ihm helfen, seine unbeschränkte Annahme dessen, was immer von Bahá’u’lláh verordnet wurde, zu erklären.
Sobald er diese Stufe erreicht hat, soll er ihn in die Gemeinschaft seiner Mitgläubigen einführen; er möge ihn ständig betreuen und ihn tätig an den Gemeindeangelegenheiten teilhaben lassen, um ihn zu befähigen, seinen Teil zur Bereicherung ihres Lebens, der Förderung ihrer Aufgaben, der Festigung ihrer Interessen und der Abstimmung ihrer Tätigkeiten mit denen ihrer Schwestergemeinden beizutragen.
Lasst ihn nicht zufrieden sein, ehe er seinem geistigen Kinde eine so tiefe Sehnsucht eingepflanzt hat, dass sie dieses zwingt, sich seinerseits selbständig zu erheben und seine Tatkraft der Belebung anderer Seelen zu widmen sowie sich zu den Gesetzen und Prinzipien zu bekennen, wie sie in seinem neu erwählten Glauben niedergelegt sind.
Jeder Teilnehmer an diesem kontinentalen Feldzug, der von den amerikanischen Gläubigen begonnen wurde, und besonders diejenigen, die als Pioniere in unerschlossene Gebiete gehen, sollten nie die Notwendigkeit vergessen, in enger und beständiger Verbindung mit jenen verantwortlichen Einrichtungen zu bleiben, die dazu bestimmt sind, die Lehrarbeit der gesamten Gemeinde zu leiten, zu fördern und aufeinander abzustimmen. Sei es die Körperschaft ihrer gewählten nationalen Vertreter oder dessen Haupthilfseinrichtung, der Nationale Lehrausschuss, oder dessen untergeordnete Organe, die regionalen Lehrausschüsse oder die örtlichen Geistigen Räte und ihre jeweiligen Lehrausschüsse – sie, die für die Verbreitung der Sache Bahá’u’lláhs arbeiten, sollten durch ständigen Austausch ihrer Gedanken, durch Briefe, Rundschreiben, Berichte, Mitteilungen und andere Nachrichtenmittel mit diesen für die Verbreitung des Glaubens geschaffenen Werkzeugen den reibungslosen und schnellen Lauf des Lehrmechanismus ihrer Verwaltungsordnung sicherstellen. Verwirrung, Verzögerung, Überschneidung der Anstrengungen und Vergeudung von Energie werden dadurch gänzlich vermieden, und die mächtige Flut der Gnade Bahá’u’lláhs, die in überreichem Maße und ohne die geringste Hemmung durch diese wichtigen Kanäle fließt, wird die Herzen und Seelen der Menschen so überfluten, dass sie befähigt werden, die von ‘Abdu’l-Bahá wiederholt vorausgesagte Ernte hervorzubringen.
Auf jedem Teilnehmer an diesem gemeinsamen Bemühen, wie es in der Geschichte der amerikanischen Bahá’í-Gemeinde noch nie dagewesen ist, ruht die geistige Verpflichtung, den für alle so lebenswichtigen und verbindlichen Lehrauftrag zum alles durchdringenden Anliegen ihres Daseins zu machen.
Bei seiner täglichen Arbeit und in seinem täglichen Umgang, auf jeder seiner Reisen aus Geschäfts- oder anderen Gründen, im Urlaub und auf Ausflügen und bei jedem Auftrag, den auszuführen ihm aufgetragen wird, sollte jeder Träger der Botschaft Bahá’u’lláhs es nicht nur als eine Pflicht, sondern als ein Vorrecht ansehen, die Saat Seines Glaubens weit und breit auszustreuen.
Er sollte Befriedigung in dem bleibenden Wissen finden, dass, was immer das unmittelbare Echo auf jene Botschaft ist und wie unzulänglich der Träger, der sie weitergibt, auch sei, die Macht ihres Urhebers jene Saaten befähigen wird zu keimen, wie Er es für angemessen erachtet, und unter Umständen, die keiner vorhersehen kann, die Ernte zu bereichern, die die Arbeit Seiner Anhänger einbringen wird.
Wenn er Mitglied eines Geistigen Rates ist, lasst ihn seinen Rat ermutigen, bei jeder seiner Sitzungen einen bestimmten Teil der Zeit der ernsten und von Gebeten getragenen Erwägung solcher Wege und Mittel zu widmen, die den Lehrfeldzug fördern oder verfügbare Hilfsquellen, gleich welcher Art, für seinen Fortschritt, seine Ausdehnung und Festigung erschließen können.
Wenn er seiner Sommerschule beiwohnt – und jedem ohne Ausnahme wird dringend nahegelegt, Nutzen aus der Teilnahme zu ziehen – soll er eine solche Möglichkeit als willkommene und kostbare Gelegenheit betrachten, durch Vorträge, Studium und Diskussion sein Wissen von den Grundlagen seines Glaubens so zu bereichern, dass er imstande ist, mit größerer Sicherheit und Wirksamkeit die Botschaft zu übermitteln, die seiner Obhut anvertraut wurde.
Er soll, wann immer durchführbar, danach trachten, durch Besuche zwischen den Gemeinden den Eifer für die Lehrarbeit anzuregen und Außenstehenden so die Zielstrebigkeit und Einsatzbereitschaft der Förderer seines Glaubens und die organische Einheit seiner Einrichtungen darzutun.
Von den Teilnehmern an diesem alle Rassen, alle Länder, Klassen und Glaubensrichtungen der gesamten westlichen Hemisphäre umfassenden Kreuzzug möge jeder, der den Drang dazu spürt, sich erheben und, wenn es die Umstände erlauben, die Aufmerksamkeit im Besonderen darauf richten, die uneingeschränkte Zugehörigkeit der Schwarzen, Indianer, Eskimos und Juden zu seinem Glauben zu erreichen.
Keine lobenswertere und verdienstvollere Tat kann gerade jetzt für die Sache Gottes vollbracht werden als der Erfolg bei den Bemühungen, die amerikanische Bahá’í-Gemeinde durch die Gewinnung von Angehörigen dieser Rassen zu größerer Vielfalt in ihrer Zusammensetzung zu führen.
Diese äußerst verschiedenen Elemente der Menschheit harmonisch zu verbinden im Gewebe einer alle umfassenden Bahá’í-Bruderschaft und im dynamischen Fortschritt der von Gott eingesetzten Verwaltungsordnung einander anzugleichen, wobei jedes seinen Teil zur Bereicherung und zum Ruhm des Bahá’í-Lebens beiträgt, ist wahrlich eine Tat, bei deren Vorstellung sich das Herz eines jeden Bahá’í erwärmt und höher schlägt.
»Betrachtet die Blumen eines Gartens«, hat ‘Abdu’l-Bahá geschrieben, »obwohl sie sich in Art, Farbe, Form und Aussehen unterscheiden, so erhöht diese Verschiedenheit doch, da sie von den Wassern eines Brunnquells erfrischt, vom Atem eines Windes belebt und von den Strahlen einer Sonne gestärkt werden, ihren Zauber und bereichert ihre Schönheit.
Wie wenig würde es dem Auge gefallen, wenn alle Blumen und Pflanzen, die Blätter und Blüten, die Früchte, die Zweige und die Bäume jenes Gartens vom selben Aussehen und der gleichen Farbe wären!
Die Vielfältigkeit der Farbtöne, der Form und des Aussehens bereichert und schmückt den Garten und erhöht seine Wirkung.
In gleicher Weise werden, wenn verschiedene Gedankenrichtungen, Temperamente und Charaktere unter der Macht und dem Einfluss eines Zentralorgans zusammengeführt werden, die Schönheit und Herrlichkeit der menschlichen Vollkommenheit geoffenbart und sichtbar gemacht.
Nichts als die himmlische Kraft des Wortes Gottes, das die Wirklichkeit aller Dinge regiert und durchdringt, ist fähig, die voneinander abweichenden Gedanken, Gefühle, Ideen und Überzeugungen der Menschenkinder in Einklang zu bringen.«Q65 »Ich hoffe«, ist der von ‘Abdu’l-Bahá geäußerte Wunsch, » ihr die Ursache werdet, dass diese unterdrückteA2 Rasse ruhmreich wird und sich mit der weißen Rasse verbindet, um der Menschenwelt mit äußerster Aufrichtigkeit, Treue, Liebe und Reinheit zu dienen.« »Eine der wichtigen Fragen«, hat Er ebenfalls niedergeschrieben, »welche die Einheit und den Zusammenschluss der Menschheit beeinflussen, ist die Kameradschaft und die Gleichberechtigung der weißen und farbigen Rassen.«Q66 »Ihr müsst den Indianern, den Ureinwohnern Amerikas, große Bedeutung beimessen«, schreibt ‘Abdu’l-Bahá in den Tablets des Göttlichen Planes, »denn diese Seelen können mit den alten Einwohnern der arabischen Halbinsel verglichen werden, die vor der Offenbarung Muhammads gleich Wilden waren.- Als das Licht Muhammads in ihrer Mitte erstrahlte, wurden sie so entflammt, dass ihr Leuchten die ganze Welt überstrahlte.
Sollten diese Indianer erzogen und richtig geführt werden, so besteht kein Zweifel, dass sie in gleicher Weise durch die Göttlichen Lehren so erleuchtet werden, dass die ganze Erde erhellt wird.«Q67 »Wenn es möglich ist«, schreibt ‘Abdu’l-Bahá weiter, »so sendet Lehrer in andere Gegenden Kanadas; schickt auch Lehrer nach Grönland und zu den Siedlungen der Eskimos.«Q68 »So Gott will«, hat Er wieder in jenen gleichen Tablets geschrieben, »wird der Ruf des Königreiches die Ohren der Eskimos erreichen … Solltet ihr eure Kräfte entfalten, so dass die Düfte Gottes unter den Eskimos verbreitet werden, wird dessen Wirkung sehr groß und weitreichend sein.«Q69 »Preis sei Gott!« schreibt ‘Abdu’l-Bahá.
»Was immer in den Gesegneten Tablets für die Israeliten angekündigt wurde und alle in den Briefen ‘Abdu’l-Bahás ausdrücklich niedergelegten Dinge erfüllen sich.
Mit einigen ist dies schon geschehen; andere werden in der Zukunft offenbar.
Die Altehrwürdige Schönheit hat in Ihren heiligen Tablets ausdrücklich geschrieben, dass der Tag ihrer Demütigung vorüber ist.
Seine Gnade wirft ihren Schatten über sie, und diese Rasse wird Tag für Tag Fortschritte machen und aus ihrer jahrhundertelangen Erniedrigung und Herabwürdigung befreit werden.«
Lasst diejenigen, die ein administratives Amt in ihrer Eigenschaft als Mitglieder des Nationalen Geistigen Rates oder der nationalen, regionalen oder örtlichen Lehrausschüsse einnehmen, sich ständig die lebenswichtige und dringende Notwendigkeit vor Augen halten, in der kürzest möglichen Zeit die Bildung von Gruppen in den wenigen verbleibenden Staaten der nordamerikanischen Republik und in den Provinzen des Dominions von Kanada sicherzustellen, so klein und unscheinbar sie auch sein mögen.
Sie müssen jedes in ihrer Macht liegende Hilfsmittel einsetzen, um diese neu entstandenen Kristallisationspunkte zu befähigen, sich schnell und auf gesunden Grundlagen zu richtig funktionierenden, selbständigen und eingetragenen Räten zu entwickeln.
Der Schaffung solcher Grundlagen und der Bildung solcher Außenposten – eine Arbeit, die anerkannter Weise sehr schwierig, doch dringend notwendig und höchst begeisternd ist – müssen die einzelnen Mitglieder der amerikanischen Bahá’í-Gemeinde ihre uneingeschränkte, ständige und freudige Unterstützung zuteilwerden lassen.
So weise die Maßnahmen auch sein mögen, welche ihre gewählten Vertreter ausarbeiten, wie praktisch und wohldurchdacht die von ihnen aufgestellten Pläne, so können doch solche Maßnahmen und Entwürfe niemals zu einem zufriedenstellenden Ergebnis führen, wenn nicht eine genügende Anzahl von Pionieren sich entschlossen hat, die notwendigen Opfer zu bringen, und sich bereitfindet, diese Vorhaben in die Tat umzusetzen.
Das Banner Bahá’u’lláhs ein für alle Mal im Herzen dieser unerschlossenen Gebiete aufzupflanzen, die organische Grundlage Seiner Verwaltungsordnung in ihren Städten und Dörfern zu errichten und einen festen und immerwährenden Ankergrund für ihre Einrichtungen im Geist und Herzen ihrer Einwohner zu schaffen, das alles bildet, wie ich fest glaube, den ersten und bedeutungsvollsten Schritt in den aufeinanderfolgenden Stadien, die der unter dem Siebenjahresplan begonnene Lehrfeldzug durchschreiten muss.
Während die äußere Ausschmückung des Mashriqu’l-Adhkár unter diesem Plan nun in ihre Endstufe eingetreten ist, steckt der Lehrfeldzug noch in seinem Anfangsstadium und ist weit entfernt davon, seine Ausläufer wirksam in diese unerschlossenen Gebiete ausgeschickt zu haben oder in jene Republiken, die auf dem südamerikanischen Kontinent liegen.
Die erforderliche Anstrengung ist ungeheuer groß, die Bedingungen, unter denen diese Anfangsgründe gelegt werden müssen, oft wenig anziehend und unvorteilhaft, die Mitarbeiter, die in der Lage sind, solche Aufgaben zu übernehmen, gering an der Zahl, und die Hilfsquellen, über die sie verfügen, schwach und unzureichend.
Und doch, wie oft hat uns die Feder Bahá’u’lláhs versichert, »sollte ein Mensch sich ganz allein im Namen Bahás erheben und die Rüstung Seiner Liebe anlegen, so wird ihn der Allmächtige siegreich machen, und sollten auch die Mächte der Erde und des Himmels gegen ihn antreten.«Q70 Hat Er nicht geschrieben:
»Bei Gott, außer Dem es keinen anderen Gott gibt!
Sollte sich irgendjemand für den Sieg Unserer Sache erheben, so wird ihn Gott siegreich machen, und sollten sich gleich Zehntausende von Feinden gegen ihn verbünden.
Und sollte seine Liebe zu Mir erstarken, so wird Gott seinen bestimmenden Einfluss auf alle Mächte der Erde und des Himmels begründen.«Q71 »Betrachtet die Arbeit früherer Generationen«, hat ‘Abdu’l-Bahá geschrieben, »während der Lebenszeit Jesu Christi waren es nur wenige und gezählte gläubige und feste Seelen, aber der himmlische Segen ergoss sich in so reichem Maße, dass in einer Reihe von Jahren unzählige Seelen unter den Schatten des Evangeliums traten.
Gott hat im Qur’án gesagt: ›Ein Korn wird sieben Garben hervorbringen, und jede Garbe wird hundert Körner enthalten.‹ In anderen Worten, aus einem Korn werden siebenhundert werden; und wenn es Gottes Wille ist, wird Er diese nochmals verdoppeln.
Es hat sich oft ereignet, dass eine begnadete Seele zur Ursache der Führung für ein ganzes Volk wurde.
Wir dürfen nun nicht unsere Fähigkeiten und unsere Leistungskraft betrachten, nein, vielmehr müssen wir unseren Blick in diesen Tagen auf die Gunst und Gnade Gottes richten, der aus dem Tropfen ein Meer und aus dem Atom eine Sonne gemacht hat.«Q72Die entschlossen sind, als erste das Banner einer solchen Sache unter solchen Bedingungen und in solchen Gebieten zu hissen, deren Seelen mögen von der stärkenden Kraft dieser Worte zehren und, – indem sie »die Rüstung Seiner Liebe anlegen«, einer Liebe, die »erstarken« muss, während sie in ihrer einsamen Aufgabe ausharren –, sich erheben, um mit dem Bericht von ihren Taten die strahlendsten Seiten zu schmücken, die je in der geistigen Geschichte ihres Landes geschrieben wurden.
In den Tablets des Göttlichen Planes hat ‘Abdu’l-Bahá geschrieben: »Preis sei Gott! Obgleich in den meisten Staaten und Städten der Vereinigten Staaten Seine Düfte verbreitet sind und ungezählte Seelen ihr Angesicht dem Königreich Gottes zukehren und sich ihm nähern, so ist doch in einigen Staaten das Banner der Einheit noch nicht so errichtet, wie es sein sollte, noch wurden die Geheimnisse der Heiligen Bücher, wie der Bibel, des Evangeliums und des- Qur’án, entschleiert. Durch die gemeinsamen Bemühungen aller Freunde müssen das Banner der Einheit in jenen Staaten unbedingt entfaltet und die Göttlichen Lehren gefördert werden, damit diese Staaten ebenfalls ihren Anteil an den himmlischen Gaben erhalten mögen und an der Größten Führung teilhaben.«Q73 In einem anderen Tablet des Göttlichen Planes hat Er versichert: »Das Dominion von Kanada hat eine sehr große Zukunft, und die damit verbundenen Ereignisse sind unendlich herrlich. Das Auge der liebenden Güte Gottes ist darauf gerichtet, und in ihm wird die Gunst des Allherrlichen offenbar werden.«Q74 »Noch einmal wiederhole ich«, so bestätigt Er Seine vorhergehende Aussage in demselben Tablet, »die Zukunft Kanadas, sei es in materieller oder geistiger Hinsicht, sehr groß ist.«Q75
Die Erweckung Lateinamerikas
Sobald dieser erste Schritt getan ist, der die Bildung mindestens eines Kernes in jedem dieser noch unerschlossenen Staaten und Provinzen des nordamerikanischen Kontinents mit sich bringt, muss das Getriebe für eine gewaltige Steigerung der zusammengefassten Bemühungen aller Bahá’í in Bewegung gesetzt werden, deren Ziel sein sollte, die edlen Bestrebungen zu verstärken, die jetzt nur einige wenige einzelne Gläubige aufwenden, um die Völker Lateinamerikas für den Ruf Bahá’u’lláhs zu erwecken. Bevor dieser zweite Abschnitt des Lehrfeldzuges im Siebenjahresplan nicht eingeleitet worden ist, kann dieser nicht als eigentlich begonnen oder der Plan selbst als in seinem entscheidenden Entwicklungsstadium angelangt angesehen werden. So mächtig werden die Ausgießungen göttlicher Gnade auf die tapfere Gemeinde sein, die bereits im Bereich der Administration ihr Hauptgebäude in der ganzen Herrlichkeit seiner äußeren Zierde errichtet und im Bereich des Lehrens in jedem Staat und in jeder Provinz des nordamerikanischen Kontinents das Banner des Glaubens gehisst hat – so groß werden diese Ausgießungen sein, dass sich die Mitglieder dieser Gemeinde überwältigt finden werden durch die Beweise ihrer neubelebenden Kraft.
Der Interamerikanische Ausschuss muss in einem solchen Stadium – nein, sogar schon vorher – sich der Stunde gewachsen zeigen und eine Stärke, eine Hingabe und einen Unternehmungsgeist an den Tag legen, die den Verantwortungen, die er auf sich genommen hat, angemessen sind. Es sollte keinen Augenblick vergessen werden, dass Mittel- und Südamerika nicht weniger als zwanzig unabhängige Nationen umfassen, die annähernd ein Drittel der Gesamtzahl der selbständigen Staaten auf der Welt ausmachen, und die dazu bestimmt sind, einen immer wichtigeren Anteil an der Gestaltung des zukünftigen Weltschicksals zu haben. Indem die Welt zu enger nachbarlicher Gemeinschaft zusammenschrumpft und die Geschicke der Rassen, Nationen und Völker unentwirrbar miteinander verwoben werden, verschwindet die Entlegenheit dieser Staaten der westlichen Hemisphäre, und es werden die verborgenen Möglichkeiten in jedem von ihnen immer deutlicher sichtbar.
Wenn innerhalb des Siebenjahresplanes dieser zweite Abschnitt in der fortschreitenden Entfaltung der Tätigkeit und der Unternehmungen im Lehren erreicht ist und das zur Verfolgung dieses Planes benötigte Getriebe zu arbeiten beginnt, müssen die amerikanischen Gläubigen, die beherzten Pioniere dieser mächtigen Bewegung, geführt von dem unfehlbaren Licht Bahá’u’lláhs und in strenger Übereinstimmung mit dem von ‘Abdu’l-Bahá angelegten Plan, unter der Leitung ihres Nationalen Geistigen Rates handelnd und der Hilfe des Interamerikanischen Ausschusses gewiss einen Angriff gegen die Mächte der Finsternis, Entartung und Unwissenheit unternehmen. Dieser Angriff muss bis zum äußersten Ende des südlichen Kontinentes vorgetragen werden und in seinen Bereich jede der darin liegenden zwanzig Nationen einbeziehen.
Nun sollten sich einige Gläubige rüsten, sich von ihren Heimatorten, Städten und Staaten lösen, ihr Land verlassen und »ihren ganzen Glauben in Gott setzen als beste Wegzehrung für ihre Reise«Q76; sie sollten ihren Blick und ihre Schritte nach jenen fernen Zonen richten, jenen unerschlossenen Gefilden, jenen unbezwungenen Städten und ihre Tatkraft darauf richten, die Festungen der Menschenherzen zu erobern – der Herzen, von denen Bahá’u’lláh geschrieben hat, dass »die Heerscharen der Offenbarung und Äußerung sie bezwingen können«Q77 sie nicht warten, bis ihre Mitstreiter die erste Stufe ihres Lehrfeldzuges bereits überschritten haben, sondern lasst sie schon jetzt damit beginnen, jenes Kapitel zu eröffnen, das bald als eines der ruhmvollsten in der internationalen Geschichte ihres Glaubens betrachtet werden wird.
Lasst sie zuallererst »ihr eigenes Selbst lehren, so dass ihre Rede die Herzen ihrer Hörer anziehen möge«Q78.
Lasst sie den Triumph ihres Glaubens als ihr »höchstes Ziel«Q79 betrachten.
Lasst sie nicht »die Größe oder Kleinheit des Gefäßes ansehen«Q80, welches das Maß der Gnade enthält, die Gott über dieses Zeitalter verströmt.
Lasst sie »von aller Verknüpfung an diese Welt und ihre Eitelkeiten sich freimachen«Q81 und mit jenem Geiste der Loslösung, den ‘Abdu’l-Bahá so beispielhaft verkörperte, und dem sie, wie Er wünschte, nacheifern sollen, diese so verschiedenen Völker und Länder zum Gedenken Gottes und Seiner höchsten Offenbarung bringen.
Lasst Seine Liebe »eine Schatzkammer für ihre Seelen« sein an dem Tage, da »jeder Pfeiler erzittern wird, da es die Haut der Menschen eiskalt überlaufen wird, da die Augen vor Schrecken erstarren werden«Q82.
Lasst ihre »Seelen erglühen in der Flamme des unvergänglichen Feuers, das im innersten Herzen der Welt brennt, so stark, dass die Wasser des Weltalls seine Glut nicht zu kühlen vermögen«Q83.
Lasst sie »unbeschwert wie der Wind« sein, den »weder der Anblick der Einöde noch die Zeugnisse des Gedeihens ängstigen oder erfreuen können«Q84.
Lasst sie »ihre Zungen lösen und ohne Unterlass Seine Sache verkünden«Q85.
Lasst sie »verkünden, was der Größte Geist ihnen eingeben wird im Dienste der Sache ihres Herrn«Q86.
Lasst sie »sich hüten, mit irgendjemandem zu streiten, lasst sie vielmehr sich bemühen, ihn die Wahrheit auf freundliche Weise und durch überzeugende Ermahnung erkennen zu lassen«Q87.
Lasst sie »ganz um der Sache Gottes willen Seine Botschaft verkünden und im gleichen Geist jeden Widerhall entgegennehmen, den ihre Worte bei ihren Hörern hervorrufen mögen«Q88.
Lasst sie auch nicht einen Augenblick vergessen, dass »der Geist des Glaubens sie durch seine Macht stärken wird« und dass »eine Schar Seiner erwählten Engel mit ihnen ausziehen wird auf Sein Geheiß, des Allmächtigen, des Allweisen«.
Lasst sie immer dessen eingedenk sein »Wie groß … der Segen [ist] der den erwartet, der die Ehre erringt, dem Allmächtigen zu dienen!« und sich daran erinnern, dass »Ein solcher Dienst … wahrlich der Fürst aller guten Taten [ist] und der Schmuck alles edlen Handelns.«Q89
Und endlich:
Lasst diese die Seele aufrüttelnden Worte Bahá’u’lláhs allezeit auf ihren Lippen sein, während sie landauf, landab durch den südamerikanischen.
Kontinent dahineilen, damit sie ihnen ein Trost ihrem Herzen seien, ein Licht auf ihrem Pfad, ein Gefährte in ihrer Einsamkeit und eine Wegzehrung für jeden Tag ihrer Reisen:
»O Wanderer auf dem Pfade Gottes!
Ergreife deinen Anteil aus dem Meer Seiner Gnade und beraube dich nicht selbst der Dinge, die in seinen Tiefen verborgen ruhen … Ein Tropfen aus diesem Meer, über alle in den Himmeln und auf Erden vergossen, würde genügen, um sie reich an der Güte Gottes zu machen, des Allmächtigen, des Allwissenden, des Allweisen.
Schöpfe mit den Händen des Verzichtes aus seinen lebenspendenden Wassern und netze damit alle erschaffenen Dinge, damit sie von allen menschengeschaffenen Begrenzungen reingewaschen werden und sich dem mächtigen Sitze Gottes, diesem geheiligten und strahlenden Orte, nähern.
Sei nicht bekümmert, wenn du dies alleine tun musst.
Lasse dir Gott allgenügend sein … Verkünde die Sache Deines Herrn allen, die in den Himmeln und auf Erden sind.
Antwortet jemand deinem Ruf, so lege die Perlen der Weisheit des Herrn, deines Gottes, die Sein Geist auf dich herabgesandt hat, offen vor ihn hin und gehöre zu denen, die wahrhaft glauben.
Sollte jemand deine Gabe zurückweisen, so wende dich von ihm ab und setze dein Vertrauen und deine Zuversicht in den Herrn aller Welten.
Bei der Gerechtigkeit Gottes!
Wer an diesem Tag seine Lippen öffnet und den Namen seines Herrn erwähnt, zu dem werden die Heerscharen göttlicher Eingebung aus dem Himmel Meines Namens ›der Allwissende‹, ›der Allweise‹ herniederkommen.
Zu ihm wird auch die himmlische Versammlung herabsteigen und ein jeder aus ihr einen Kelch reinen Lichtes hoch vorantragen.
So wurde es vorherbestimmt im Reiche der Offenbarung Gottes auf Befehl des Allherrlichen, des Machtvollsten.«Q90
Lasst die folgenden Worte ‘Abdu’l-Bahás, die den Tablets des Göttlichen Planes entnommen sind, ebenfalls in ihren Ohren klingen, wenn sie, sicher und unerschrocken, in Seinem Auftrag hinausziehen:
»O ihr Jünger Bahá’u’lláhs!
Möge mein Leben ein Opfer für euch sein! … Seht die Tore, die euch Bahá’u’lláh geöffnet hat!
Bedenkt, wie erhaben und hoch die Stufe ist, die zu erreichen euch bestimmt wurde, und wie einzig die Gunstbezeigungen sind, mit denen ihr belehnt wurdet!«Q91 »Meine Gedanken sind euch zugewandt, und mein Herz schlägt hoch bei eurer Erwähnung.
Könntet ihr erkennen, wie meine Seele in Liebe zu euch glüht, so würde eure Herzen eine Glückseligkeit überfluten, die euch zueinander von Liebe entbrennen ließe.«Q92 »Das volle Maß eurer Erfolge ist noch nicht offenbar, ihre Bedeutung wird noch nicht erfasst.
Binnen kurzem werdet ihr mit eigenen Augen sehen, wie glänzend ein jeder von euch gleich einem leuchtenden Stern am Himmel eures Landes das Licht göttlicher Führung erstrahlen lassen und seinem Volke die Herrlichkeit ewigen Lebens bringen wird.«Q93 »Ich hoffe inständig, dass in naher Zukunft die ganze Erde durch, das Ergebnis eurer Leistungen aufgerüttelt und erschüttert werden möge.«Q94 »Der Allmächtige wird euch ohne Zweifel die Hilfe Seiner Gnade gewähren, wird euch mit den Zeichen Seiner Macht bekleiden und eure Seelen mit der erhaltenden Kraft Seines Heiligen Geistes begaben.«Q95 »Seid nicht traurig über eure geringe Zahl und lasst euch nicht niederdrücken durch die Übermacht einer ungläubigen Welt.
Gebt euch Mühe!
Eure Sendung ist unsagbar herrlich.
Sollte Erfolg euer Unternehmen krönen, so wird sich Amerika sicherlich zu einem Mittelpunkt entwickeln, aus dem Wogen geistiger Kraft hervorgehen, und der Thron des Königreiches Gottes wird in der Fülle seiner Majestät und Glorie fest begründet werden.«Q96
Wir sollten uns daran erinnern, dass in die Erfüllung des Siebenjahresplanes, soweit er die Lehrarbeit betrifft, die Bildung von mindestens einem Zentrum in einer jeden der Republiken Mittel- und Südamerikas mit einbeschlossen ist.
Der hundertste Jahrestag der Geburt des Glaubens Bahá’u’lláhs sollte, wenn der bereits begonnene Plan Erfolg haben soll, in jedem dieser Länder Zeuge sein der Schaffung eines wenn auch noch so bescheidenen Fundamentes, auf welchem das heranwachsende Geschlecht der amerikanischen Gläubigen in den Eröffnungsjahren des zweiten Jahrhunderts des Bahá’í-Zeitalters weiter zubauen imstande sein möge.
Ihre Aufgabe wird es sein, im Verlaufe der folgenden Jahrzehnte diese Grundlagen auszudehnen und zu verstärken und für die notwendige Führung, Hilfe und Ermutigung zu sorgen, die die weithin verstreuten Gruppen von Gläubigen in jenen Ländern befähigen werden, unabhängige und ordnungsgemäß gebildete örtliche Räte zu formen und dadurch das Rahmenwerk der Verwaltungsordnung ihres Glaubens zu errichten.
Die Erstellung solch eines Rahmenwerkes ist in erster Linie die Verantwortung derer, die die Gemeinde der nordamerikanischen Gläubigen zur göttlichen Botschaft bekehrt hat.
Es ist dies eine Aufgabe, in der – abgesehen von der unmittelbaren Verpflichtung, jeder Gruppe zur Entfaltung in einem örtlichen Rat zu verhelfen – die Entwicklung des ganzen Getriebes der Verwaltungsordnung eingeschlossen ist in Übereinstimmung mit den geistigen und administrativen Grundsätzen, die das Leben und Wirken einer jeden bereits errichteten Bahá’í-Gemeinde in der ganzen Welt bestimmen.
Ein Abweichen von diesen klar ausgesprochenen, in den nationalen und örtlichen Bahá’í-Einrichtungen verkörperten Hauptprinzipien kann unter keinen Umständen geduldet werden.
Dies ist jedoch eine Aufgabe, die jene betrifft, welche sich in einem späteren Zeitabschnitt aufmachen müssen, um ein Werk weiterzuführen, das im Grunde noch nicht wirksam begonnen worden ist.
Die notwendige Grundlage
Die Aufgabe der noch systematischeren Vorbereitungen für den Bau des erforderlichen Fundaments, auf dem die ständigen nationalen und örtlichen Institutionen errichtet und sicher begründet werden können, wird sehr bald die gesammelte Aufmerksamkeit derjenigen erfordern, die den Siebenjahresplan durchführen. Sofort, wenn ihre unmittelbare Verpflichtung zur Erschließung der wenigen noch übrig gebliebenen Gebiete in den Vereinigten Staaten und Kanada erfüllt worden ist, sollte ein sorgsam angelegter Plan ausgearbeitet werden, der auf die Errichtung einer solchen Grundlage abzielt. Wie schon dargelegt, stellt die Vorsorge für diese weiten, einleitenden Unternehmungen, deren Umkreis das ganze Gebiet der mittel- und südamerikanischen Republiken umfassen muss, das Herzstück des im Siebenjahresplan durchgeführten Lehrfeldzuges dar. Sie muss letzthin sein Schicksal entscheiden. Von diesem Feldzug muss nicht nur die wirksame Erfüllung der feierlichen, mit dem gegenwärtigen Plan übernommenen Verpflichtungen abhängen, sondern auch die fortschreitende Entfaltung der nachfolgenden Abschnitte, die wesentlich sind für die Verwirklichung der Vision ‘Abdu’l-Bahás bezüglich der Rolle, welche die amerikanischen Gläubigen in der weltweiten Verbreitung ihrer Sache zu spielen haben.
Mögen diese Unternehmungen auch nur ein Vorspiel sein zu den anstrengenden, planmäßigen Bemühungen, durch die sich zukünftige Geschlechter von Gläubigen in den lateinischen Ländern auszeichnen müssen, so erfordern sie doch unverzüglich von Seiten des Nationalen Geistigen Rates sowie des Nationalen Lehrausschusses und des Interamerika-Ausschusses sorgfältige Erkundungen, die das Aussenden von Umsiedlern und Reiselehrern vorbereiten sollen, deren Vorrecht es sein wird, den Ruf des Neuen Tages in einem neuen Erdteil erschallen zu lassen.
In meinem Wunsche, denen zu helfen, die so ungeheure Verantwortung auf sich nehmen und solche Selbstverleugnung erdulden, will ich versuchen, einige nützliche Anregungen zu geben, die nach meiner Überzeugung die Vollendung des großen Werkes erleichtern werden, das in der allernächsten Zukunft getan werden muss.
Diesem Werk, das nach seiner Vollendung ein historisches Wahrzeichen ersten Ranges bilden muss, müssen die Kräfte der ganzen Gemeinde entschlossen gewidmet werden.
Die Zahl der Bahá’í-Lehrer, seien sie Umsiedler oder Reisende, muss wesentlich größer werden.
Die materiellen Hilfsquellen, die zu ihrer Verfügung zu stellen sind, müssen vervielfacht und wirksam gesteuert werden.
Das Schrifttum, mit dem sie ausgestattet werden sollten, muss stark vermehrt werden.
Um ihnen bei der Verbreitung dieser Schriften zu helfen, sollten die Wege in die Öffentlichkeit öfter begangen, zentral gelenkt und intensiv bearbeitet werden.
Die in diesen Ländern verborgenen Möglichkeiten sollten mit Umsicht ausgenützt und planmäßig entwickelt werden.
Die verschiedenen Hindernisse, die durch voneinander abweichende politische und soziale Bedingungen entstanden und nun in diesen Ländern herrschen, sollten genau beachtet und entschlossen überwunden werden.
Mit einem Wort:
Keine Gelegenheit sollte übersehen und keine Mühe gescheut werden, um eine möglichst breite und feste Grundlage für den Fortschritt und die Entfaltung des größten Lehrvorhabens zu legen, das die amerikanische Gemeinde jemals durchgeführt hat.
Die sorgfältige Übersetzung wichtiger Bahá’í-Schriften über die Geschichte, die Lehren oder die Verwaltungsordnung des Glaubens, die weite, planmäßige Verbreitung großer Mengen in möglichst vielen Republiken und in den gängigsten und wichtigsten Sprachen dürfte die vorrangigste, dringendste Maßnahme sein, die zugleich mit der Ankunft der Pioniere in diesen Gebieten zu treffen ist. »Bücher und Flugschriften«, schreibt ‘Abdu’l-Bahá in einem der Tablets des Göttlichen Planes, »müssen in die Sprachen dieser Länder und Inseln übersetzt oder in diesen verfasst werden, damit sie in jedem Teil und nach allen Richtungen hin in Umlauf gesetzt werden können.«Q97 In Ländern, in denen die Behörden oder irgendwelche einflussreichen Kreise keine Einwände erheben können, sollten diese Maßnahmen verstärkt werden durch Veröffentlichung sorgsam verfasster Artikel und Briefe in verschiedenen Organen der Presse. Sie haben die Aufgabe, der breiten Öffentlichkeit bestimmte Grundzüge der bewegenden Geschichte des Glaubens und den Rang und die Wesensart seiner Lehren einzuprägen.
Ich glaube, dass es sich jeder Arbeiter auf diesem Gebiet, ob Reiselehrer oder Umsiedler, zu seiner obersten und steten Aufgabe machen sollte, freundlich mit allen Schichten der Bevölkerung zu verkehren, ohne Rücksicht auf Klasse, Bekenntnis, Nationalität oder Hautfarbe. Er sollte sich mit ihren Gedankengängen, Neigungen und Gewohnheiten vertraut machen und herausfinden, wie er ihnen am besten näherkommen kann, um sich dann geduldig und taktvoll auf einige wenige zu konzentrieren, die echte Aufnahmefähigkeit und Empfänglichkeit zeigen. Er sollte sich mit äußerster Güte bemühen, solche Liebe, Begeisterung und Ergebenheit in ihre Herzen zu pflanzen, dass sie ihrerseits selbständige, unabhängige Förderer des Glaubens an ihren Heimatorten werden. »O Volk Bahás«, so lautet Bahá’u’lláhs Ermahnung, »verkehre mit allen Menschen im Geiste des Wohlwollens und der Kameradschaft. Wenn du um eine bestimmte Wahrheit weißt und ein Kleinod besitzt, das andere nicht haben, so lasse sie daran teilhaben. Sprich in äußerster Güte und voll guten Willens mit ihnen. Wenn sie es annehmen und es seinen Zweck erfüllt hat, ist dein Ziel erreicht. Wenn es jemand zurückweist, so überlasse ihn sich selbst und bitte Gott, ihn zu führen. Hüte dich, ihn unfreundlich zu behandeln. Eine freundliche Zunge ist der Magnet der Menschenherzen. Sie ist das Brot des Geistes, sie verleiht den Worten Bedeutung. Sie ist die Quelle des Lichtes der Weisheit und des Verstehens.«Q98
Nicht nur die stellvertretenden Bahá’í-Körperschaften, sondern auch die zukünftigen Lehrer und anderen Gläubigen, die nicht das Vorrecht haben, jene Küsten zu besuchen oder sich in jenem Kontinent anzusiedeln, können und sollten sich bemühen, jede sich bietende Gelegenheit zu nützen, um die Bekanntschaft dieser Menschen zu machen und die echte Aufmerksamkeit solcher Leute zu wecken, die entweder Bürger dieser Länder oder sonst irgendwie damit verbunden sind, was auch immer ihr Beruf oder ihre Interessen sein mögen. Durch die Güte, die sie diesen erzeigen, durch Schriften, die sie ihnen geben, oder durch irgendwelche anderen Verbindungen, die sie mit ihnen anknüpfen, können die amerikanischen Gläubigen Saaten in ihre Herzen säen, die später einmal vielleicht aufkeimen und ganz unerwartete Früchte bringen können. Jedoch muss allezeit sehr darauf geachtet werden, dass sie in ihrem Eifer, die internationalen Interessen des Glaubens zu fördern, nicht ihren Zweck verfehlen und durch irgendeine Handlung, die als ein Versuch des Proselytenmachens und unziemlichen Druckes missdeutet werden könnte, jene Menschen davon abschrecken, die sie für ihre Sache zu gewinnen wünschen.
Pionieraufruf
Mein besonderer Aufruf gilt denjenigen amerikanischen Gläubigen – mögen sie zur Stunde auch mit vielfältigen, dringenden und ständig wachsenden Verpflichtungen belastet sein –, denen sich in fremden Ländern die begründete Aussicht bietet, dort ihren Lebensunterhalt zu verdienen, ganz gleich welchen Berufes und welcher Beschäftigung, sei es als Geschäftsleute, als Lehrer, Rechtsanwälte, Ärzte, Schriftsteller, Büroangestellte und ähnliches.
Ich rufe sie besonders auf, ihren ständigen Wohnsitz dorthin zu verlegen.
Dadurch werden sie den ständig wachsenden Druck auf ihren Lehrfonds vermindern, der trotz seines beschränkten Umfanges, soweit nicht anderweitig verfügbar, die Reisekosten und anderen Ausgaben decken muss, die in Verbindung mit der Entwicklung dieses weitläufigen Unternehmens entstehen.
Sollte es ihnen unmöglich sein, an diesem so einzigartigen und heiligen Vorzug teilzuhaben, so mögen sie, der Worte Bahá’u’lláhs eingedenk, sich entschließen, jeder nach den ihm zur Verfügung stehenden Mitteln, einen Vertreter zu benennen, der sich im Namen dieses Gläubigen erhebt und ein so edles Vorhaben durchführt.
»Vereinigt eure Kräfte«, so lauten Bahá’u’lláhs Worte, »um Gottes Glauben zu verbreiten.
Wer immer einer so hohen Berufung würdig ist, der möge sich erheben und ihr Folge leisten.
Wer dazu nicht fähig ist, dessen Pflicht ist es, einen zu benennen, der an seiner Statt diese Offenbarung verkünden wird, deren Kraft die Grundlagen der mächtigsten Bauten erzittern ließ, jeden Berg zu Staub zermalmte und jede Seele zum Verstummen brachte.«Q99
Denjenigen, die ihr Heim und Land verlassen und in jenen Gegenden vorübergehend oder dauernd dienen konnten, obliegt eine besondere Pflicht, die sie sich ständig vor Augen halten müssen.
Es sollte eines ihrer Hauptziele sein, einerseits in ständiger Verbindung mit dem Nationalen Ausschuss zu bleiben, dem die Durchführung dieses Vorhabens anvertraut wurde, und andererseits auf jedem nur möglichen Weg und in völliger Harmonie mit ihren Mitgläubigen in jenen Ländern zusammenzuarbeiten, was immer ihr Tätigkeitsgebiet und wie immer ihre Stellung, Fähigkeit oder Erfahrung auch sein mögen.
Aus der Erfüllung ihrer obersten Pflicht erhalten sie die notwendige Anregung und die erforderliche Führung, die sie befähigen, ihren Auftrag wirkungsvoll auszuführen.
Durch ihre regelmäßigen Berichte an diesen Ausschuss werden sie die Gemeinschaft ihrer Mitgläubigen an den Neuigkeiten der jüngsten Entwicklungen ihrer Tätigkeit teilhaben lassen.
Durch die Erfüllung der anderen Pflicht sichern sie den reibungslosen Ablauf, erleichtern sie den Fortschritt und vermeiden jeden widrigen Vorfall, der die Entwicklung ihres gemeinsamen Unternehmens stören könnte.
Durch den engen Kontakt und die harmonische Verbindung zwischen dem Interamerikanischen Ausschuss, der mit der unmittelbaren Verantwortung der Organisation eines so weitreichenden Unternehmens betraut wurde, und den bevorzugten Pionieren, die dieses Unternehmen tatsächlich ausführen und seine Verzweigungen überall hin ausdehnen, und die Verbindung unter diesen Pionieren selbst, würden außer den unmittelbaren Vorteilen ein würdiges und anfeuerndes Beispiel für jene Generationen setzen, die noch geboren werden und welche die jetzt begonnene Arbeit mit all ihren wachsenden Verflechtungen fortzuführen haben.
In diesen Zeiten, da es die in diesen Ländern auferlegten verschiedenen Beschränkungen vielen Bahá’í-Pionieren schwer machen, ihren Wohnort zu verlegen und ihren Lebensunterhalt in solchen Staaten zu verdienen, wäre es zweifellos von großer Wichtigkeit und hohem Wert, wenn bestimmte Gläubige, deren auch noch so geringes Einkommen ihnen die Mittel für ein unabhängiges Leben gewährt, wenn sie ihre Angelegenheiten so regeln würden, dass sie in der Lage sind, ohne zeitliche Begrenzung in jene Länder umzusiedeln.
Die damit verbundenen Opfer, der Mut, die Glaubenskraft und das erforderliche Durchhaltevermögen sind zweifellos sehr groß.
Ihr Wert kann jedoch heute niemals richtig eingeschätzt werden, und die grenzenlose Belohnung, welche denjenigen zukommt, welche diese Eigenschaften aufweisen, kann unmöglich angemessen geschildert werden.
Bahá’u’lláh bezeugt:
»Diejenigen, die ihr Land verließen, um Unsere Sache zu lehren, wird der getreue Geist durch Seine Macht stärken … Bei Meinem Leben!
Keine Handlung, wie groß sie auch sein mag, ist ihr vergleichbar außer solchen Taten, die Gott, der Allmachtvolle, der Mächtigste, bestimmte.
Dieses Dienen ist in der Tat der König aller guten Taten und die Zierde alles edlen Handelns.«Q100 Eine solche Belohnung, das sollte beachtet werden, darf nicht als eine rein abstrakte Segnung angesehen werden, die nur auf das zukünftige Leben beschränkt ist, sondern als eine spürbare Gnade, welche nur ein solcher Mut und Glaube und eine solche Ausdauer in dieser materiellen Welt verleihen können.
Die großen geistigen und administrativen Leistungen, die in dem weit entfernten Kontinent von Australasien und erst kürzlich in Bulgarien von Gläubigen aus Kanada und aus den Vereinigten Staaten vollbracht worden sind, künden in unmissverständlicher Weise von der Art jener Preise, die ein so bewährtes Heldentum bereits in dieser Welt erringt.
Bahá’u’lláh hat an einer denkwürdigen Stelle geschrieben, zum Preise Seiner Geliebten, »die in Seinem Namen und zu Seiner Lobpreisung durch die Lande gereist sind«:
»Wer immer in ihre Gegenwart gelangt ist, wird sich des Zusammentreffens mit ihnen rühmen, und alle, in jedem Land, werden durch ihr Gedenken erleuchtet werden.«
Der überwiegende Anteil
Wenn ich zu diesem Zeitpunkt des Anteils gedenke, den die Dienerinnen Bahá’u’lláhs seit der Einführung des Glaubens in den Westen zum Unterschied von den Männern gehabt haben, indem sie, auf sich allein gestellt, so viele verschiedenartige und über die Oberfläche des Erdballs weit verstreute Länder erschlossen, dann fühle ich mich veranlasst, nicht nur dieser apostolischen Begeisterung Anerkennung zu zollen, die wahrhaftig an jene heroischen Männer erinnert, die für die Geburt des Glaubens Bahá’u’lláhs verantwortlich waren, sondern auch die Bedeutung eines so überwiegenden Anteiles zu betonen, den die Frauen des Westens hatten und noch haben bei der Errichtung Seines Glaubens in der ganzen Welt.
»Zu den Wundern«, so hat ‘Abdu’l-Bahá bezeugt, »die diese heilige Sendung kennzeichnen, gehört dieses, dass die Frauen größere Kühnheit als die Männer bewiesen, nachdem sie den Reihen des Glaubens beigetreten waren.« Ein so großes und herrliches Zeugnis bezieht sich besonders auf den Westen, und obgleich es bis jetzt reiche und überzeugende Bestätigung erfahren hat, muss es im Verlauf der Jahre weiter verstärkt werden, da die amerikanischen Gläubigen in den glorreichsten Abschnitt ihrer.
Lehrtätigkeit unter dem Siebenjahresplan eintreten.
Die »Kühnheit«, die nach den Worten ‘Abdu’l-Bahás ihre Leistungen in der Vergangenheit gekennzeichnet hat, darf keine Minderung erfahren, da sie an der Schwelle größerer und noch erhabenerer Erfüllungen stehen.
Sie muss vielmehr im Verlauf der Zeit und überall in den weiten und unerschlossenen Gebieten Lateinamerikas noch überzeugender bewiesen werden und für die geliebte Sache noch aufrüttelndere Siege erringen, als sie bis jetzt gewonnen wurden.
An die Bahá’í-Jugend
Ich glaube, ich sollte ein besonderes Wort an die Bahá’í-Jugend richten, wenn ich die Möglichkeiten betrachte, die ein so gewaltiger Feldzug dem eifrigen und wagemutigen Geist zu bieten hat, der die Jugendlichen im Dienste der Sache Bahá’u’lláhs so mächtig belebt.
Obgleich es ihnen an Erfahrung mangelt und sie sich ungenügenden Hilfsquellen gegenübergestellt sehen, so befähigen sie doch der ihnen eigene unternehmerische Geist, die Tatkraft, Aufgewecktheit und der Optimismus, die sie bis jetzt übereinstimmend gezeigt haben, eine aktive Rolle zu spielen im Wecken des Interesses und in der Sicherung der Gefolgschaft ihrer jugendlichen Altersgenossen in jenen Ländern.
Den Bewohnern beider Kontinente kann kein größerer Beweis der jugendlichen Lebenskraft und der pulsierenden Stärke gegeben werden, die das Leben und die Institutionen des heranwachsenden Glaubens Bahá’u’lláhs beseelen, als eine verständnisvolle, ausdauernde und wirksame Teilnahme der Bahá’í-Jugend, ganz gleich welcher Rasse, Nationalität und Klasse, an der Bahá’í-Tätigkeit auf dem Gebiet des Lehrens und der Administration.
Eine solche Beteiligung kann die Kritiker und Feinde des Glaubens, die in unterschiedlichen Graden des Misstrauens und der Entrüstung den Entwicklungsprozess der Sache Gottes und ihrer Institutionen beobachten, am besten von der unzweifelhaften Wahrheit überzeugen, dass dieser Glaube ungemein lebendig, bis in den innersten Kern gesund und sein Schicksal in sicherer Hut ist.
Ich hoffe und bete inständig darum, dass diese Teilnahme dem Glauben nicht nur zum Ruhm, zur Stärke und zum Ansehen gereichen, sondern auch so mächtig auf das geistige Leben der jugendlichen Mitglieder der Bahá’í-Gemeinde einwirken und ihre Energien so anspornen möge, dass sie in die Lage versetzt werden, die ihnen eigenen Fähigkeiten in vollerem Maße zu entfalten und eine weitere Stufe in ihrer geistigen Entwicklung unter dem Schatten des Glaubens Bahá’u’lláhs zu erklimmen.
Die besondere Lage Panamas
Getreu den Anordnungen der von ‘Abdu’l-Bahás Feder niedergelegten Urkunde halte ich es für meine Pflicht, die besondere Aufmerksamkeit derjenigen, denen sie anvertraut wurde, auf die dringenden Bedürfnisse und die besondere Lage, die die Republik von Panama einnimmt, hinzulenken, sowohl im Hinblick auf ihre verhältnismäßige Nähe zum Herzen und Zentrum des Glaubens in Nordamerika als auch auf ihre geographische Lage als Bindeglied zwischen zwei Kontinenten. ‘Abdu’l-Bahá hat mit Bezug auf die Lateinamerikanischen Staaten in einem der Tablets zum Göttlichen Plan geschrieben:
»Alle die obigen Länder sind von Wichtigkeit, besonders gilt dies aber für die Republik Panama, in der der Atlantische und der Pazifische Ozean durch den Panamakanal verbunden sind.
Sie ist ein Zentrum für die Reise und die Durchfahrt von Amerika nach anderen Kontinenten der Welt, und in der Zukunft wird ihr größte Bedeutung zukommen.«Q101 Weiter schrieb Er:
»Ihr müsst ferner der Republik Panama große Aufmerksamkeit widmen, denn an diesem Punkt sind Okzident und Orient durch den Panamakanal vereint, auch liegt sie zwischen zwei großen Ozeanen.
Dieser Bereich wird in Zukunft sehr wichtig werden.
Die Lehren werden, wenn sie dort einmal Fuß gefasst haben, den Osten und Westen, den Norden und Süden verbinden.«Q102 Eine so ausgezeichnete Lage verlangt unzweifelhaft die besondere und sofortige Aufmerksamkeit der amerikanischen Bahá’í-Gemeinde.
Nachdem die Republik Mexiko bereits dem Glauben erschlossen und ein Geistiger Rat in ihrer Hauptstadt ordnungsgemäß gebildet wurde, ist das Vordringen des Glaubens Bahá’u’lláhs in ein Nachbarland nach Süden ein nur natürlicher und folgerichtiger Schritt, der sich, wie zu hoffen steht, als nicht allzu schwierig erweisen sollte.
Keine Anstrengungen sollten gescheut und keine Opfer für zu groß erachtet werden, um eine wenn auch noch so kleine Gruppe in einer Republik zu errichten, die geistig und geographisch eine so strategische Stellung einnimmt.
Im Hinblick auf die Wirkungsmöglichkeit, die ihr die Worte ‘Abdu’l-Bahás bereits verliehen haben, wird diese Gruppe nach ihrer Bildung ganz ohne Zweifel die ausströmende Gnade des Abhá-Königreiches auf sich ziehen und sich mit so unglaublicher Schnelligkeit entwickeln, dass sie das Staunen und die Bewunderung selbst derjenigen erregt, die schon so erregende Zeugnisse der Kraft und Macht des Glaubens Bahá’u’lláhs miterlebt haben.
Zweifellos sollte von allen zukünftigen Pionieren sowie von den Mitgliedern des Interamerikanischen Ausschusses den geistigen Bedürfnissen dieser bevorrechtigten Republik der Vorzug gegeben werden; zugleich sollten größte Anstrengungen gemacht werden, den Glauben, wenn auch nur als Versuch, in die Republiken von Guatemala, Honduras, El Salvador, Nicaragua und Costa Rica hineinzutragen, denn das würde sie in einer ununterbrochenen Kette mit ihren Muttergemeinden auf dem nordamerikanischen Kontinent verbinden.
Jedes noch so beträchtliche Hindernis sollte überwunden werden, und die Hilfsquellen der Bahá’í-Finanzen sollten freigebig für diesen Zweck ausgeschöpft und die geschicktesten und höchsten Anstrengungen zu ihrer Erweckung unternommen werden.
Die Errichtung eines weiteren Vorpostens der Sache in ihrem Herzen wird, wie ich sicher glaube, einen Markstein in der Geschichte des Gestaltenden Abschnittes des Glaubens Bahá’u’lláhs in der Neuen Welt darstellen.
Sie wird grenzenlose Möglichkeiten schaffen, die Bemühungen anspornen und das Leben derjenigen mit neuen Kräften erfüllen, die diese Heldentat vollbracht haben werden; sie wird ungeheuren Mut und grenzenlose Freude in die Herzen der Gruppen und Einzelstehenden in den benachbarten und fernen Republiken gießen und einen unfassbaren und doch mächtigen geistigen Einfluss auf das Leben und die zukünftige Entwicklung ihrer Einwohner ausüben.
Eine unerforschliche Weisheit, ein alles bezwingender Wille
Geliebte Freunde!
Dies ist das Bild, das sich vor unseren Augen entfaltet und alle Hilfsmittel der amerikanischen Bahá’í-Gemeinde in diesen abschließenden Jahren des ersten Jahrhunderts des Bahá’í-Zeitalters erfordert.
Solcherart sind die Eigenschaften und Fähigkeiten, die von ihnen für die rechte Erfüllung ihrer Verantwortungen und Pflichten verlangt werden.
So sind die Voraussetzungen, die Möglichkeiten und die Ziele des Planes, der jedes Körnchen ihrer Energie beansprucht.
Wer weiß indessen, ob nicht diese wenigen verbleibenden, schnell vorübereilenden Jahre Ereignisse von so unvorstellbarer Größe, härtere Prüfungen, als sie die Menschheit je zu bestehen hatte, und vernichtendere Kämpfe, als sie je vorher dagewesen sind, in sich bergen.
Gefahren, und mögen sie auch noch so unheildrohend sein, dürfen zu keiner Zeit den Glanz ihres neu geborenen Glaubens trüben.
Streit und Verwirrung, so bestürzend sie auch sein mögen, dürfen nie ihre Sicht beeinträchtigen.
Trübsale, so peinigend sie sein mögen, dürfen nie ihre Entschlossenheit erschüttern.
Verleumdungen, mögen sie noch so laut sein, dürfen nie ihre Treue untergraben.
Umwälzungen, mögen sie noch so verheerend sein, dürfen sie nie von ihrem Kurs abbringen.
Der vorliegende Plan, der die knospenden Hoffnungen des hingeschiedenen Meisters verkörpert, muss weiter verfolgt, unnachgiebig verfolgt werden, was immer ihnen in Zukunft. zustoßen und wie beunruhigend die Krise auch sein mag, die ihr Land oder die Welt befällt.
Weit davon entfernt, in ihrer Entschlossenheit nachzugeben oder ihre Aufgabe zu vernachlässigen, sollten sie zu keiner Zeit und unter keinen noch so widrigen Umständen vergessen, dass das Zusammenfallen einer so welterschütternden Krise mit der fortschreitenden Entfaltung und dem Erfolg ihrer göttlich verordneten Aufgabe selbst das Werk der Vorsehung ist, das Vorhaben einer unerforschlichen Weisheit und die Absicht eines alles bezwingenden Willens, eines Willens, der auf seine eigene geheimnisvolle Weise das Geschick des Glaubens und die Schicksale der Menschen führt und überwacht.
Diese gleichzeitigen Vorgänge des Aufstieges und des Unterganges, des Zusammenschlusses und des Auseinanderfallens, der Ordnung und des Chaos mit ihren ständigen und wechselseitigen Auswirkungen aufeinander sind nur Erscheinungen eines einzigen und unteilbaren, größeren Planes, dessen Quelle Gott und dessen Verfasser Bahá’u’lláh ist, der sich auf dem Schauplatz des gesamten Erdballs verwirklicht und dessen letztes Ziel die Einheit und der Frieden der gesamten Menschheit ist.
Solche Überlegungen sollten die Entschlusskraft der gesamten Bahá’í-Gemeinde stählen, ihre bösen Vorahnungen verbannen und sie aufrütteln, sich jeder einzelnen Verordnung jener göttlichen Urkunde erneut zu widmen, deren Rahmen durch ‘Abdu’l-Bahás Feder für sie umrissen wurde. Der Siebenjahresplan ist, wie schon gesagt, nur das Anfangsstadium, eine Stufe in der Entfaltung weiterer Folgerungen dieser Urkunde. Der ursprünglich durch die Bewegung jener Feder erzeugte Impuls, der nun mit wachsender Kraft das Getriebe des Siebenjahresplanes weitertreibt, muss in den Anfangsjahren des nächsten Jahrhunderts weiter beschleunigt werden und die amerikanische Bahá’í-Gemeinde dazu drängen, weitere Abschnitte in der Entfaltung des Göttlichen Planes in Angriff zu nehmen, Abschnitte, die sie weit über die Ufer der nördlichen Hemisphäre hinaustragen in Länder und unter Völker, wo die edelsten Heldentaten dieser Gemeinde zu vollbringen sein werden.
Das Kommen des Königreiches
Jeder Zweifler an diesem Kurs, dem zu folgen dieser beneidenswerten Gemeinde bestimmt ist, möge sich den folgenden Worten ‘Abdu’l-Bahás zuwenden und darüber nachsinnen; sie sind für alle Zeiten in den Tablets des Göttlichen Planes verwahrt und richten sich an die gesamte Gemeinde der Gläubigen in den Vereinigten Staaten und Kanada:
»Das volle Maß eures Erfolges«, teilt Er ihnen mit, »ist noch nicht offenbart, seine Bedeutung noch nicht erfasst.
Binnen kurzem werdet ihr mit euren eigenen Augen Zeuge sein, wie herrlich jeder von euch, gleich einem leuchtenden Stern, das Licht der Göttlichen Führung am Firmament eures Landes ausstrahlen und seinen Bewohnern den Ruhm ewigen Lebens verleihen wird … Der Umfang eurer zukünftigen Taten bleibt noch unenthüllt.
Ich hoffe inständig, dass in naher Zukunft die ganze Erde durch das Ergebnis eurer Taten aufgerüttelt und erschüttert wird.
Deshalb hegt ‘Abdu’l-Bahá für euch die Hoffnung, dass der gleiche Erfolg, der euren Bemühungen in Amerika beschieden war, auch eure Anstrengungen in anderen Teilen der Welt krönen möge, dass durch euch der Ruhm der Sache Gottes in Ost und West verbreitet werde und dass das Kommen des Königreiches des Herrn der Heerscharen in allen fünf Kontinenten des Erdballes verkündet werde.«Q103 Höchst bedeutungsvoll fügt Er hinzu:
»In dem Augenblick, da die amerikanischen Gläubigen diese Göttliche Botschaft über die Küsten Amerikas hinaustragen und sie auf den Kontinenten von Europa, Asien, Afrika und Australasien bis hin zu den Inseln des Pazifik verbreiten, wird sich diese Gemeinde auf dem Thron immerwährender Herrschaft eindeutig bestätigt finden.
Dann werden alle Völker der Welt Zeuge sein, dass diese Gemeinde geistig erleuchtet und göttlich geführt wird.
Dann wird die ganze Erde widerhallen vom Lobpreis ihrer Majestät und Größe.«Q104
Kein Leser dieser Worte, die so geladen sind mit Verheißungen, welche nicht einmal die siegreiche Vollendung des Siebenjahresplanes erfüllen könnte, darf erwarten, dass eine so hoch erhobene und so reich beschenkte Gemeinde sich mit irgendwelchen Lorbeeren begnügt, die sie in nächster Zukunft erringen mag. Auf diesen Lorbeeren auszuruhen wäre in der Tat gleichbedeutend mit dem Verrat an dem Vertrauen, das von ‘Abdu’l-Bahá in diese Gemeinde gesetzt wurde. Die Kette der Siege zu zerreißen, die sie zu jenem höchsten Sieg führen soll, da »die ganze Erde aufgerüttelt und erschüttert wird«Q105 durch das Ergebnis ihrer Taten, würde Seine Hoffnungen zerstören. Schwankend zu werden und zu versagen bei der Aufgabe, diese Botschaft, die sie auf dem amerikanischen Kontinent so hervorragend verkündet haben, auch »auf den Kontinenten von Europa, Asien, Afrika und Australasien bis hin zu den Inseln des Pazifik zu verbreiten«, würde sie des Vorrechts berauben, »auf dem Thron immerwährender Herrschaft eindeutig bestätigt«Q106 zu werden. Die Ehre zu verscherzen, »das Kommen des Königreiches des Herrn der Heerscharen« in »allen fünf Kontinenten des Erdballes«Q107 zu verkünden, würde jenen »Lobpreis ihrer Majestät und Größe«Q108 verstummen lassen, der andernfalls über »die ganze Erde«Q109 erschallen würde.
Ich bin fest davon überzeugt, dass die amerikanischen Gläubigen, die Botschafter des Glaubens Bahá’u’lláhs, niemals ein solches Wanken, Versagen oder eine solche Nachlässigkeit zulassen werden. Ein solches Vertrauen wird niemals verraten werden, solche Hoffnungen können nie zerstört werden, ein solches Vorrecht wird nie verwirkt werden, noch werden solche Lobpreisungen unausgesprochen bleiben. Nein, die heutige Generation dieser gesegneten, dieser wiederholt gesegneten Gemeinde wird vielmehr immer mehr erstarken. Da sich dieses erste Jahrhundert seinem Ende nähert, wird sie den Generationen, die ihr im zweiten folgen, die Fackel Göttlicher Führung weiterreichen, unverdunkelt durch die stürmischen Winde, die sie umtoben, damit jene ihrerseits, getreu dem Wunsch und Auftrag ‘Abdu’l-Bahás, diese Fackel mit der gleichen Tatkraft, Treue und Begeisterung zu den dunkelsten und entferntesten Winkeln der Erde tragen können.
Innig geliebte Freunde! In meinem Verlangen, jedem von euch alle in meiner Macht liegende Unterstützung zukommen zu lassen, die euch befähigen mag, die euch göttlich verordneten, ständig wachsenden Pflichten wirksamer zu erfüllen, kann ich nichts besseres tun, als eure besondere Aufmerksamkeit zu dieser entscheidenden Stunde auf die unsterblichen Textstellen zu lenken, die teilweise aus der großen Anzahl von unveröffentlichten und unübersetzten Schriften Bahá’u’lláhs ausgewählt wurden. In Seiner Offenbarung der Stufe und Aufgaben Seiner Geliebten, in Seinem Lob der Größe Seiner Sache, in Seiner Betonung der überragenden Bedeutung des Lehrens oder in den Gefahren, die Er andeutet, den Ratschlägen, die Er erteilt, den Warnungen, die Er äußert, den Ausblicken, die Er eröffnet, und in den Versicherungen und Verheißungen, die Er ausspricht, können diese dynamischen und typischen Beispiele der erhabenen Äußerungen Bahá’u’lláhs, von denen jede in direktem Bezug steht zu den Aufgaben, denen sich die amerikanische Bahá’í-Gemeinde zur Zeit gegenübergestellt sieht oder die noch vor ihr liegen, nicht verfehlen, in Geist und Seele eines jeden ihrer Mitglieder, der sich ihnen mit entsprechender Demut und Loslösung nähert, solche Wirkungen auszulösen, dass sein gesamtes Sein erleuchtet und seine täglichen Anstrengungen ungeheuer vertieft werden.
»O Freunde!
Seid nicht achtlos gegenüber den Tugenden, die euch verliehen wurden, noch vernachlässigt eure hohe Bestimmung … Ihr seid die Sterne am Himmel des Verstehens, die Brise, die sich zu Beginn des Tages erhebt, die sanft fließenden Wasser, von denen das wirkliche Leben aller Menschen abhängt, die Buchstaben, die auf Seiner heiligen Rolle eingetragen sind.« Q110 »O Volk Bahás!
Ihr seid der Frühlingswind, der über die Welt weht.
Durch euch haben Wir die Welt des Seins mit der Zierde des Erkennens des Gnadenvollsten geschmückt.
Durch euch ist das Angesicht der Welt mit einem Lächeln geziert worden und hat die Pracht Seines Lichtes aufgeleuchtet.
Haltet euch an das Seil der Beständigkeit in solcher Weise, dass alle eitlen Einbildungen verschwinden.
Eilt hervor vom Horizont der Macht im Namen eures Herrn, des Unbeschränkten, und verkündet Seinen Dienern mit Weisheit und Beredsamkeit die Botschaften Seiner Sache, mit deren Glanz die Welt des Daseins übergossen wurde.
Hütet euch, damit euch nichts von der Beachtung der Dinge abhalte, die von der Feder der Herrlichkeit für euch verordnet wurden, als sie mit unumschränkter Majestät und Macht über Sein Tablet geführt ward.
Groß ist die Segnung für den, der auf ihre helle Stimme hörte, als sie durch die Macht der Wahrheit vor allen erhoben wurde, die im Himmel sind, und vor allen, die auf Erden wohnen … O Volk Bahás!
Der Strom, der wirklich Leben bedeutet, ist um euretwillen geflossen.
Trinkt davon in Meinem Namen und achtet derer nicht, die nicht an Gott, den Herrn der Offenbarung, geglaubt haben.
Wir haben euch erschaffen, um die Hände Unserer Sache zu sein.
Erringt den Sieg für diesen Unterdrückten, der in den Händen der Missetäter schwer geprüft wurde.
Er wird wahrlich jedem helfen, der Ihm hilft, und wird an jeden denken, der Seiner gedenkt.
Dafür legt dieses Tablet Zeugnis ab, das den Glanz der liebenden Güte eures Herrn, des Allherrlichen, des Allbezwingenden, ausgegossen hat.« »Gesegnet sind die Diener Bahas!
Gott ist Mein Zeuge!
Sie sind der Trost für das Auge der Schöpfung.
Durch sie wurde das Weltall geschmückt und das Bewahrte Tablet verschönt.
Sie sind diejenigen, die in der Arche der völligen Unabhängigkeit segelten, ihre Gesichter dem Tagesanbruch der Schönheit zugewendet.
Wie sehr sind sie gesegnet, da sie zu dem gelangten, was ihr Herr, der Allwissende, bestimmt hat.
Ihr Licht schmückte die Himmel und erleuchtete die Gesichter derer, die zu Ihm hingezogen wurden.« »Bei dem Kummer, der die Schönheit des Allherrlichen betrübt!
Die Stufe, die für den wahren Gläubigen verordnet wurde, ist so herrlich, dass, wenn auch nur ein winziges Körnchen ihrer Herrlichkeit vor der Menschheit entschleiert würde, jeder Schauende sich verzehren würde in dem Verlangen, sie zu erreichen.
Aus diesem Grunde würdewurde bestimmt, dass in diesem irdischen Leben das volle Ausmaß der Herrlichkeit seiner eigenen Stufe vor dem Auge eines solchen Gläubigen verborgen bleibt.« Q111 »Wenn der Schleier gelüftet und die volle Herrlichkeit der Stufe derer offenbar gemacht würde, die sich ganz Gott zugewendet und in ihrer Liebe zu ihm der Welt entsagt haben, würde die ganze Schöpfung verstummen.« Q112
»Wahrlich, Ich sage!
Niemand hat den Urgrund dieser Sache begriffen.
Es obliegt an diesem Tage jedem, mit dem Auge Gottes zu schauen und mit Seinem Ohr zu hören.
Wer Mich mit einem anderen Auge als dem Meinen betrachtet, wird Mich nie erkennen können.
Keine der früheren Manifestationen hat, außer bis zu einem vorgeschriebenen Umfange, das Wesen dieser Offenbarung jemals völlig erfasst.« »Ich bezeuge vor Gott die Größe, die unfassbare Größe dieser Offenbarung.
Wieder und wieder haben Wir in den meisten Unserer Tablets für diese Wahrheit Zeugnis abgelegt, damit die Menschheit aus ihrer Achtlosigkeit aufgerüttelt würde.« Q113 »Wie groß ist die Sache, wie erschütternd das Gewicht ihrer Botschaft!« Q114 »In dieser mächtigsten Offenbarung haben alle Sendungen der Vergangenheit ihre höchste und letzte Vollendung erreicht.« Q115 »Was in dieser hervorragenden, erhabensten Offenbarung kundgemacht wurde, ist ohne Beispiel in der Geschichte der Vergangenheit, auch werden zukünftige Zeitalter gleiches nie erleben.« Q116 »Die Absicht, die der ganzen Schöpfung zugrunde liegt, ist die Offenbarung dieses erhabensten, dieses heiligsten Tages, des Tages, der als Tag Gottes in Seinen Büchern und Schriften bekannt ist – der Tag, den alle Propheten und die Auserwählten und die Heiligen mitzuerleben wünschten.« »Das Wesentlichste und der vollkommenste Ausdruck dessen, was immer die Menschen in früheren Zeiten entweder gesagt oder geschrieben haben, ist durch diese gewaltigste Offenbarung vom Himmel des Willens des Allbesitzenden, des Ewigwährenden Gottes herabgesandt worden.« Q117 »Dies ist der Tag, an dem Gottes vortrefflichste Gunstbezeigungen über die Menschen ausgeschüttet wurden, der Tag, an dem Seine mächtigste Gnade allen erschaffenen Dingen eingeflößt wurde.« Q118 »Dies ist der Tag, an dem der Ozean des Erbarmens Gottes den Menschen kundgetan wurde, der Tag, an dem das Tagesgestirn Seiner liebenden Güte seinen Glanz über sie ausgoss, der Tag, an dem die Wolken Seiner gnadenreichen Gunst die ganze Menschheit überschatteten.« Q119 ».Bei der Gerechtigkeit Meines eigenen Selbstes!
Groß, unermesslich groß ist diese Sache!
Mächtig, unvorstellbar mächtig ist dieser Tag!« Q120 »Jeder Prophet hat das Kommen dieses Tages angekündigt, und jeder Gottgesandte hat heftig nach dieser Offenbarung verlangt – einer Offenbarung, bei deren Enthüllung alle erschaffenen Dinge ausriefen und sprachen: ›Die Erde ist Gottes, des Erhabensten, des Größten!‹« »
Der Tag der Verheißung ist gekommen, und Er, der der Verheißene ist, verkündet laut vor allen im Himmel und auf Erden: ›Wahrlich, es gibt keinen Gott außer Ihm, dem Helfer in Gefahr, dem Selbstbestehenden!‹ Ich schwöre bei Gott!
Was seit Ewigkeit in der Weisheit Gottes, des Kenners des Sichtbaren und des Unsichtbaren verwahrt war, ist geoffenbart.
Glücklich das Auge, das Gottes Antlitz sieht, glücklich das Antlitz, das sich Ihm zuwendet, dem Herrn allen Seins!« »Wahrlich, dieser Tag ist groß!
Die Hinweise auf ihn in allen heiligen Schriften als den Tag Gottes bestätigen Seine Größe.
Die Seele jedes Propheten Gottes, jedes Göttlichen Boten hat nach diesem wundersamen Tag gedürstet.
Die mannigfaltigen Bewohner der Erde haben sich alle danach gesehnt, an ihm teilzuhaben.« Q121 »An diesem Tage ist ein Tor weit geöffnet, weiter noch als Himmel und Erde zusammen.
Das Auge des Erbarmens Dessen, Der das Verlangen der Welt ist, blickt auf alle Menschen.
Eine Tat, und sei sie noch so unscheinbar, ist, wenn sie im Spiegel der Erkenntnis Gottes betrachtet wird, mächtiger als ein Gebirge.
Jeder Tropfen, der auf Seinem Pfad dargebracht wurde, ist in diesem Spiegel wie ein Meer.
Denn dies ist der Tag, den der eine wahre Gott, verherrlicht sei Er, in allen Seinen Büchern Seinen Propheten und Seinen Boten angekündigt hat.« »Dies ist eine Offenbarung, in der unzählige Meere den Menschen belohnen werden, der ihretwegen auch nur einen Tropfen Blutes vergießt.« Q122 »Ein flüchtiger Augenblick an diesem Tage übertrifft Jahrhunderte eines vergangenen Zeitalters … Weder Sonne noch Mond waren Zeuge eines solchen Tages.« Q123 »Dies ist der Tag, an dem die unsichtbare Welt ausruft: ›Groß ist deine Glückseligkeit, o Erde, denn du bist zum Schemel deines Gottes gemacht und zum Sitz Seines mächtigen Thrones erwählt worden.‹« Q124 »Die Welt des Daseins erstrahlt an diesem Tage in der Pracht dieser Göttlichen Offenbarung.
Alle erschaffenen Dinge preisen seine rettende Gnade und singen sein Lob.
Das Weltall ist von der Verzückung der Freude und Fröhlichkeit umfangen.
Die Schriften früherer Offenbarungen feiern das große Jubelfest, das diesem größten Tag Gottes gebührt.
Wohl dem, der gelebt hat, diesen Tag zu sehen, und seine Stufe erkannt hat.« Q125 »An diesem Tage ist eine andere Sonne aufgegangen, und ein anderer Himmel wurde mit seinen Sternen und seinen Planeten geschmückt.
Die Welt ist eine andere Welt, und die Sache ist eine andere Sache.« »Dies ist der Tag, mit dem vergangene Zeitalter und Jahrhunderte niemals wetteifern können.
Erkenne dies und gehöre nicht zu den Unwissenden.« »Dies ist der Tag, an dem menschlichen Ohren das Vorrecht eingeräumt wurde zu hören, was Er, der mit Gott verkehrteA3, auf dem Sinai hörte, was Er, der Freund GottesA4, hörte, als Er zu Ihm emporgehoben wurde, was Er, der Geist GottesA5, hörte, als Er zu Ihm aufstieg, dem Helfer in Gefahr, dem Selbstbestehenden.« »Dieser Tag ist der Tag Gottes, und diese Sache ist Seine Sache.
Glücklich, wer dieser Welt entsagt und sich hält an Ihn, die Morgensonne der Offenbarung Gottes.« »Dies ist der König der Tage, der Tag, der das Kommen des Inniggeliebten gesehen hat, Er, der seit aller Ewigkeit als das Verlangen der Welt gepriesen wurde.« Q126 »Dies ist der höchste aller Tage und der König unter ihnen.
Groß ist die Glückseligkeit dessen, der durch den süßen Duft dieser Tage immerwährendes Leben erreicht hat und der sich mit der größten Standhaftigkeit erhoben hat, der Sache Dessen beizustehen, der der König der Namen ist.
Ein solcher Mensch ist wie ein Auge für den Körper der Menschheit.« »Unvergleichlich ist dieser Tag, denn er ist wie das Auge für vergangene Zeitalter und Jahrhunderte und wie ein Licht in der Finsternis der Zeiten.« »Dieser Tag unterscheidet sich von anderen Tagen, und diese Sache unterscheidet sich von allen anderen.
Bittet den einen wahren Gott, dass Er den Augen der Menschen nicht verwehren möge, Seine Zeichen zu erblicken, noch ihren Ohren, die helle Stimme der Feder der Herrlichkeit zu hören.« »Diese Tage sind Gottes Tage; mit einem Augenblick daraus können Zeitalter und Jahrhunderte niemals wetteifern.
Ein Atom ist in diesen Tagen wie die Sonne, ein Tropfen wie das Meer.
Jeden einzelnen Atemzug, der in der Liebe Gottes und zu Seinem Dienst ausgehaucht wird, zeichnet die Feder der Herrlichkeit auf als eine fürstliche Tat.
Würden die wirkenden Kräfte dieses Tages aufgezählt, so wären alle wie vom Donner getroffen außer denen, die Dein Herr ausgenommen hat.« »Bei der Gerechtigkeit Gottes!
Dies sind die Tage, an denen Gott die Herzen der gesamten Schar Seiner Boten und Propheten geprüft hat und darüber hinaus derjenigen, die vor Seinem ehrwürdigen und unverletzlichen Heiligtum Wache halten, den Insassen des himmlischen Gebäudes und den Bewohnern des Zeltes der Herrlichkeit.« Q127 »Würde die Größe dieses Tages in ihrem ganzen Umfange offenbart werden, dann gäbe ein jeder Mensch eine Unzahl von Leben – und wieviel mehr diese Welt und ihre vergänglichen Schätze – in der Sehnsucht hin, an seiner großen Herrlichkeit und sei es auch nur für einen Augenblick, teilzuhaben!« Q128 »Gott, der Wahre, ist Mein Zeuge!
Dies ist der Tag, an dem es jedem Sehenden obliegt zu schauen, jedem hörenden Ohr zu horchen, jedem verstehenden Herzen zu erfassen und jeder sprechenden Zunge, allen, die im Himmel und auf Erden sind, zu verkünden diesen heiligen, diesen erhabenen und allerhöchsten Namen.« »Sprich: o Mensch!
Dies ist ein beispielloser Tag.
Beispiellos muss auch die Zunge sein, die das Lob des Verlangens aller Völker verherrlicht, und beispiellos die Tat, die danach strebt, in Seinen Augen angenommen zu werden.
Die ganze Menschheit hat sich nach diesem Tage gesehnt, dass er vielleicht erfüllen möge, was ihrer Stufe wohl geziemt und ihrer Bestimmung würdig ist.« Q129
»Durch die Bewegung Unserer Feder der Herrlichkeit haben Wir auf das Gebot des Allgewaltigen Verordners hin jeder menschlichen Gestalt neues Leben eingehaucht und jedem Wort neue Kraft verliehen.
Alles Erschaffene verkündet die Beweise dieser weltweiten Erneuerung.« Q130 »O Menschen!
Ich schwöre bei dem einen wahren Gott!
Dies ist der Ozean, aus dem alle Meere hervorgegangen sind und mit dem jedes von ihnen letztlich vereinigt werden wird.
Durch Ihn wurden alle Sonnen erzeugt, und zu Ihm werden sie alle zurückkehren.
Durch Seine Macht haben die Bäume der Göttlichen Offenbarung ihre Früchte hervorgebracht, und jede von ihnen ist in der Gestalt eines Propheten herabgesandt worden, der eine Botschaft für Gottes Geschöpfe in jeder der Welten trug, deren Zahl Gott allein in Seiner allumfassenden Kenntnis zählen kann.
Dies hat Er durch die Vermittlung nur eines einzigen Buchstabens Seines Wortes vollbracht, das durch Seine Feder geoffenbart wurde – einer durch Seinen lenkenden Finger bewegten Feder – wobei der Finger gestärkt wurde durch die Macht der Wahrheit Gottes.« Q131 »Bei der Gerechtigkeit des einen wahren Gottes!
Wenn das Staubkörnchen eines Edelsteines verlorenginge und unter einem Berg von Steinen begraben und hinter den sieben Meeren verborgen läge, würde die Hand des Allgewaltigen es sicher an diesem Tag zum Vorschein bringen, rein und frei von allem Schmutz.« Q132 »Jeder einzelne Buchstabe, der aus Unserem Munde kommt, ist mit solcher Erneuerungskraft ausgestattet, dass er fähig ist, eine neue Schöpfung ins Leben zu rufen – eine Schöpfung, deren Erhabenheit für alle außer Gott unergründlich ist.
Er hat wahrhaftig Kenntnis von allen Dingen.« Q133 »Sollten wir es wünschen, so stünde es in Unserer Kraft, ein schwebendes Körnchen Staub zu befähigen, in weniger als einem Augenblick Sonnen von unendlichem, unvorstellbarem Glanz zu erzeugen, oder einen Tautropfen zu veranlassen, sich zu ausgedehnten und zahllosen Meeren zu entwickeln, oder jedem Buchstaben solch eine Kraft einzuflößen, dass er in die Lage versetzt wäre, all das Wissen vergangener und zukünftiger Zeitalter zu entfalten.« Q134 »Wir sind im Besitze einer solchen Macht, die, sollte sie ans Licht gebracht werden, das tödlichste Gift in ein Allheilmittel von unfehlbarer Wirkung umzuwandeln vermöchte.« Q135
»Die Tage nähern sich ihrem Ende, und doch sieht man die Völker der Erde in schmerzlicher Achtlosigkeit versunken und in offenkundigem Irrtum befangen.« »Groß, groß ist der Glaube!
Die Stunde nähert sich, in der die größte Erschütterung deutlich wird.
Ich schwöre bei Ihm, Der die Wahrheit ist!
Sie wird jeden mit Scheidung treffen, selbst diejenigen, die sich um Mich scharen.« »Sprich: o Menge der Achtlosen!
Ich schwöre bei Gott!
Der verheißene Tag ist gekommen, der Tag, an dem schreckliche Prüfungen über euren Köpfen und unter euren Füßen branden und verkünden: ›Kostet das Werk eurer Hände!‹« »Die Zeit ist da für die Vernichtung der Welt und ihrer Bewohner.
Er, der Urewige, ist gekommen, damit Er unvergängliches Leben und ewiges Bewahren verleihe, und das bringe, was dem wahren Leben förderlich ist.« »Der Tag naht, da ihreA6 Flamme die Städte verschlingen wird, da die Zunge der Größe verkünden wird: ›Das Königreich ist Gottes, des Allmächtigen, des Allgepriesenen!‹« Q136 »O ihr Verständnislosen!
Eine schwere Prüfung für euch zieht heran und wird euch plötzlich heimsuchen.
Seid rührig – vielleicht geht sie dann vorüber ohne Schaden anzurichten!« Q137 »O ihr Völker der Welt!
Wisset wahrlich, dass unvorhergesehenes Elend euch folgt und schmerzliche Vergeltung eurer harrt.
Denkt nicht, dass die Taten, die ihr begangen habt, vor meinen Augen ausgelöscht sind.« Q138 »O ihr Achtlosen!
Obgleich die Wunder Meines Erbarmens alles Erschaffene, das sichtbare wie das unsichtbare, umschlossen und die Offenbarungen Meiner Gnade und Güte jedes Atom des Weltalls durchdrungen haben, ist dennoch die Rute, mit der Ich die Gottlosen züchtigen kann, schmerzhaft, und die Heftigkeit Meines Zornes gegen sie ist furchtbar.« Q139 »Seid nicht bekümmert über diejenigen, die sich mit den Dingen dieser Welt beschäftigen und das Gedenken Gottes, des Größten, vergessen haben.
Bei Ihm, Der die Ewige Wahrheit ist!
Der Tag nähert sich, an dem der grimmige Unwille des Allmächtigen sie erfasst haben wird.
Er ist wahrlich der Allgewaltige, der Allbezwingende, der Mächtigste.
Er wird die Erde von der Befleckung ihrer Verderbtheit reinigen, und wird sie als Erbe denjenigen Seiner Diener geben, die Ihm nahe sind.« Q140 »Bald wird der Ruf ›Wahrlich, wahrlich, hier bin Ich, hier bin Ich‹A7 in jedem Lande gehört werden.
Denn es hat niemals und wird niemals eine andere Zuflucht für irgendjemanden geben, zu der er fliehen könnte.« »Und wenn die festgesetzte Stunde gekommen ist, wird plötzlich das erscheinen, was die Glieder der Menschheit erzittern lässt.
Dann und nur dann wird das Göttliche Banner entfaltet werden und die Nachtigall des Paradieses ihre Melodie singen.« Q141
»Zu Beginn jeder Offenbarung hat viel Not geherrscht, die später in großes Wohlergehen umgewandelt wurde.« »Sprich: o Volk Gottes!
Gebt Acht, dass die irdischen Gewalten euch nicht beunruhigen, die Macht der Völker euch nicht schwach mache, der Lärm streitender Menschen euch nicht erschrecke oder die Inhaber irdischen Ruhmes euch betrüben.
Steht fest wie ein Berg in der Sache eures Herrn, des Allmächtigen, des Allherrlichen, des Unbezwungenen.« »Sprich:
Hütet euch, o Volk Bahas, damit nicht die Starken der Erde euch eurer Stärke berauben oder die, welche die Welt regieren, euch mit Furcht erfüllen.
Setzt euer Vertrauen auf Gott und übergebt eure Angelegenheiten Seiner Obhut.
Er wird euch wahrlich durch die Kraft der Wahrheit siegreich machen.
Er wahrlich ist mächtig zu tun, was Er will, und in Seinem Griff liegen die Zügel der allgewaltigen Macht.« »Ich schwöre bei Meinem Leben!
Meine Geliebten kann nur das befallen, was ihnen von Vorteil ist.
Dies bezeugt die Feder Gottes, des Mächtigsten, des Allherrlichen, des Meistgeliebten.« »Lasst nicht die Geschehnisse der Welt euch betrüben.
Ich schwöre bei Gott!
Das Meer der Freude sehnt sich danach, in eure Gegenwart zu gelangen, denn alles Gute wurde für euch erschaffen und wird euch den Notwendigkeiten der Zeiten entsprechend offenbart werden.« »O Meine Diener!
Sorgt euch nicht, wenn in diesen Tagen und auf diesem irdischen Planeten Dinge gegen euer Wünschen von Gott verordnet und kundgetan wurden, denn Tage seliger Freude und himmlischen Entzückens erwarten euch.
Heilige und geistig herrliche Welten werden eure Augen erblicken.
Ihr seid von Ihm in dieser Welt und im künftigen Leben ausersehen, ihre Wohltaten zu genießen, an ihren Freuden teilzuhaben und einen Anteil an ihrer stärkenden Gnade zu erhalten.
Ihr werdet zweifellos zu jeder einzelnen von ihnen gelangen.« Q142
»Dies ist der Tag, an dem gesprochen werden muss.
Es ist die Aufgabe des Volkes Bahas, mit äußerster Geduld und Nachsicht danach zu streben, die Völker der Welt zum Größten Horizont zu führen.
Jeder Körper ruft laut nach einer Seele.
Durch den Atem des Wortes Gottes müssen himmlische Seelen die toten Körper mit frischem Geist beleben.
In jedem Wort ist ein neuer Geist verborgen.
Glücklich ist der Mensch, der dahin gelangt und sich aufgemacht hat, die Sache Dessen zu lehren, der der König der Ewigkeit ist.« »Sprich: o Diener!
Der Sieg dieser Sache hing ab und wird weiterhin abhängen von dem Auftreten heiliger Seelen, von dem Aufzeigen guter Taten und von der Offenbarung von Worten vollendeter Weisheit.« »Vereinigt eure Kraft zur Verbreitung des Glaubens Gottes.
Wer immer einer so hohen Berufung würdig ist, soll sich erheben und sich für ihn einsetzen.
Wer dazu nicht fähig ist, dessen Pflicht ist es, den zu benennen, der an seiner Statt diese Offenbarung verkünden wird, deren Kraft die Grundlagen der mächtigsten Bauten erzittern ließ, jeden Berg zu Staub zermalmte und jede Seele verstummen machte.« Q143 »
Lasst eure Hauptsorge sein, den Gefallenen aus dem Sumpf drohender Vernichtung zu erretten und ihm zu helfen, den altehrwürdigen Glauben Gottes anzunehmen.
Euer Verhalten gegenüber eurem Nachbarn muss so sein, dass es die Zeichen des einen wahren Gottes klar verdeutlicht, denn ihr seid die ersten unter den Menschen, die durch Seinen Geist neu erschaffen wurden, die ersten, Ihn anzubeten und das Knie vor Ihm zu beugen, die ersten, sich um Seinen Thron der Herrlichkeit zu scharen.« Q144 »O ihr Geliebten Gottes!
Legt euch nicht auf eurem Lager zur Ruhe, nein, erhebt euch, sobald ihr euren Herrn, den Schöpfer, erkennt und von den Dingen hört, die Ihn befallen haben, und eilt zu Seiner Unterstützung herbei.
Löst eure Zungen und hört nicht auf, Seine Sache zu verkünden.
Dies wird besser für euch sein als alle Schätze der Vergangenheit und der Zukunft, wenn ihr zu denen gehört, die diese Wahrheit begreifen.« Q145 »Ich schwöre bei Ihm, Der die Wahrheit ist!
Binnen kurzem wird Gott den Anfang des Lebensbuches mit der Erwähnung Seiner Geliebten schmücken, die Trübsal auf Seinem Pfade erlitten haben und in Seinem Namen und zu Seinem Lobpreis durch die Länder reisten.
Wer immer in ihre Gegenwart gelangt ist, wird sich des Zusammentreffens mit ihnen rühmen, und alle, die in jedem Lande wohnen, werden durch ihr Gedenken erleuchtet werden.« »Wetteifert miteinander im Dienste Gottes und Seiner Sache.
Dies ist wahrhaftig, was euch in dieser Welt und in der kommenden von Nutzen sein wird.
Euer Herr, der Gott der Barmherzigkeit, ist der Allunterrichtete, der Allwissende.
Seid nicht bekümmert über die Dinge, die ihr in diesen Tagen erlebt.
Der Tag wird kommen, an dem die Zungen der Völker verkünden werden: ›Die Erde ist Gottes, des Allmächtigen, des Einzigen, des Unvergleichlichen, des Allwissenden!‹« »Gesegnet ist der Ort, und das Haus, und der Platz, und die Stadt, und das Herz, und das Gebirge, und der Zufluchtsort, und die Höhle, und das Tal, und das Land, und das Meer, und die Insel, und die Wiese, wo Gottes Erwähnung getan und Sein Lob gepriesen wurde.« »Wird die Reise von Ort zu Ort um Gottes willen unternommen, so kann sie auch jetzt ihren Einfluss in der Welt ausüben, so wie sie es immer getan hat.
In den früheren Büchern wurde die Stufe derjenigen, die nah und fern herumreisten, um die Diener Gottes zu führen, festgesetzt und niedergeschrieben.« »Ich schwöre bei Gott!
So wunderbar sind die Dinge, die für die Standhaften bestimmt wurden, dass, würde von ihnen nur so viel wie ein Nadelöhr enthüllt, alle, die im Himmel und auf Erden sind, wie vom Donner gerührt wären, außer denen, die Gott, der Herr aller Welten, auszunehmen bestimmt hat.« »Ich schwöre bei Gott!
Das, was für den ausersehen wurde, der Meiner Sache beisteht, übertrifft die Schätze der Erde!« »Wer seine Lippen an diesem Tage öffnet und des Namens seines Herrn Erwähnung tut, zu dem werden die Heerscharen der Göttlichen Eingebung vom Himmel Meines Namens, des Allwissenden, des Allweisen, herabsteigen.
Zu ihm wird auch die hehre Versammlung herabkommen, von der jeder einen Kelch reinen Lichtes emporhält.
So wurde es im Königreich der Offenbarung Gottes vorherbestimmt auf Geheiß Dessen, Der der Allherrliche, der Mächtige ist.« Q146 »Bei der Gerechtigkeit Dessen, Der an diesem Tag im innersten Herzen alles Erschaffenen ausruft: ›Gott!
Es ist kein Gott außer Mir!‹A8 Wenn sich ein Mensch erhebt, um in seinen Schriften die Sache Gottes gegen ihre Angreifer zu verteidigen, so wird dieser, wie unbedeutend sein Beitrag sein mag, in der nächsten Welt so geehrt werden, dass die himmlische Versammlung ihn um seinen Ruhm beneiden wird.
Keine Feder kann die Erhabenheit seiner Stufe schildern, noch kann irgendeine Zunge deren Glanz beschreiben.« Q147 »So Gott will werdet ihr alle gestärkt werden, um den Willen Gottes auszuführen, und wird euch gnädiglich geholfen werden, den Rang zu würdigen, der denen seiner Geliebten verliehen wurde, die sich erhoben haben, Ihm zu dienen und Seinen Namen zu rühmen.
Auf ihnen sei die Herrlichkeit Gottes, die Herrlichkeit von allem, was im Himmel ist, und allem, was auf Erden ist, und die Herrlichkeit der Bewohner des erhabensten Paradieses, des Himmels der Himmel.« Q148 »O Volk Bahas!
Dass es keinen gibt, mit euch in Wettstreit zu treten, ist ein Zeichen der Barmherzigkeit.
Trinkt aus dem Kelch der Gnade den Wein der Unsterblichkeit ungeachtet derer, die Gott, den Herrn der Namen und Schöpfer der Himmel, verleugnet haben.«
»Ich schwöre bei dem einen wahren Gott!
Dies ist der Tag derer, die sich von allem außer Ihm losgesagt haben, der Tag derer, die Seine Einheit erkannt haben, der Tag, an dem Gott mit den Händen Seiner Macht göttliche Existenzen und unvergängliche Wesen erschafft, von denen jedes die Welt und alles, was darinnen ist, hinter sich wirft und so standhaft in der Sache Gottes wird, dass jedes weise und verstehende Herz sie bewundert.« »Verborgen hinter dem Heiligen Schleier und vorbereitet für den Dienst Gottes ruht eine Schar Seiner Erwählten, die den Menschen offenbar gemacht werden, Seiner Sache helfen und sich vor niemandem fürchten sollen, auch wenn sich die ganze Menschheit erhebt und gegen sie zu Felde zieht.
Sie sind diejenigen, die sich unter dem aufmerksamen Blick der Bewohner der Erde und der Bürger des Himmels erheben und mit lauter Stimme dem Namen des Allmächtigen zujubeln und die Menschenkinder zum Pfade Gottes, des Allherrlichen, des Allgepriesenen, laden sollen.« Q149 »Der Tag naht heran, an dem Gott durch einen Willensakt ein Menschengeschlecht erwecken wird, dessen Wesen für alle außer Gott, dem Allgewaltigen, dem Selbstbestehenden, unergründlich ist.« Q150 »Er wird binnen kurzem aus dem Schoß der Stärke die Hände der Überlegenheit und Macht erheben – Hände, die sich emporheben werden, um den Sieg für diesen Jüngling zu gewinnen, und die die Menschheit von der Sünde der Verstoßenen und Gottlosen reinigen werden.
Diese Hände werden sich bereit machen, um den Glauben Gottes zu schützen, und sie werden in Meinem Namen, dem Selbstbestehenden, dem Mächtigen, die Völker und Geschlechter der Erde unterwerfen.
Sie werden die Städte betreten und die Herzen all ihrer Bewohner mit Furcht erfüllen.
Das sind die Zeugnisse der Macht Gottes; wie furchtbar, wie gewaltig ist Seine Macht!« Q151
Noch ein Wort zum Abschluss. Unter den folgenschwersten und das Denken am meisten herausfordernden Aussprüchen, die jemals von ‘Abdu’l-Bahá im Verlauf Seiner geschichtemachenden Reisen durch den nordamerikanischen Kontinent getan wurden, finden sich folgende: »Möge diese amerikanische Demokratie die erste Nation sein, welche die Grundlage internationaler Verständigung errichtet. Möge sie die erste Nation sein, welche die Einheit der Menschheit verkündet. Möge sie die erste sein, die das Banner des Größten Friedens entfaltet.«Q152 und weiter: »Das amerikanische Volk ist in der Tat würdig, das erste zu sein, welches das Zelt des Größten Friedens errichtet und die Einheit der Menschheit verkündet… Denn Amerika hat größere und wundervollere Kräfte als andere Nationen entwickelt … Die amerikanische Nation ist ausgerüstet und befähigt, das- zu vollbringen, was die Seiten der Geschichte schmücken wird, von der Welt beneidet und in Ost und West zum Triumph ihres Volkes gesegnet … Der amerikanische Kontinent zeigt Zeichen und Beweise sehr großen Fortschrittes. Seine Zukunft verspricht noch viel mehr, denn sein Einfluss und seine Erleuchtung sind weitreichend. Er wird alle Nationen geistig führen.«Q153
Das Schicksal Amerikas
Sobald die schöpferischen Energien durch die ersten Bewegungen der keimhaften Weltordnung Bahá’u’lláhs in diesem Volk ausgelöst wurden, haben sie ihm, das zu ihrer Wiege und ihrem Vorkämpfer bestimmt ist, die Würde verliehen, es mit Kräften und Fähigkeiten begabt und es geistig ausgerüstet, damit es die Rolle zu spielen vermag, die mit diesen prophetischen Worten angedeutet wurde. Die Kräfte, die dieser von Gott gegebene Auftrag seinen Bewohnern eingeflößt hat, beginnen sich kundzutun, einerseits in den bewussten Bemühungen und den die ganze Nation umfassenden Leistungen auf dem Lehr- und auf dem administrativen Gebiet, mit denen die Anhänger Bahá’u’lláhs auf dem amerikanischen Kontinent in ihrer Gemeinde ihre Tätigkeit aufgenommen haben; andererseits formen diese gleichen Kräfte, unabhängig von diesen Bemühungen und Leistungen, doch gleichlaufend mit ihnen, unmerklich unter dem Druck der politischen und wirtschaftlichen Mächte der Welt das Schicksal dieser Nation und beeinflussen das Leben und die Handlungen ihrer Regierung und ihrer Bevölkerung.
Auf die Bemühungen und Leistungen jener, die um die Offenbarung Bahá’u’lláhs wissend nun auf diesem Kontinent arbeiten, auf den jetzigen und zukünftigen Verlauf ihrer Tätigkeit, habe ich auf den vorhergehenden Seiten genügend hingewiesen. Wenn man das Schicksal des amerikanischen Volkes in seiner Gesamtheit richtig erfassen will, muss nun noch ein Wort über die Ausrichtung und die allgemeine Entwicklungstendenz dieser Nation als Ganzes gesagt werden. Denn, gleichgültig wie unkundig der Quelle, aus der diese richtungweisenden Energien hervorkommen, und wie langsam und schwerfällig der Vorgang auch ist, so wird doch in zunehmendem Maße deutlich, dass die Nation als Ganze, ob durch das Verhalten ihrer Regierung oder sonst wie, unter dem Einfluss von Kräften, die sie weder begreifen noch überwachen kann, stark solchen Verbindungen und einer solchen Politik zustrebt, in denen, wie ‘Abdu’l-Bahá vermerkte, ihre wahre Bestimmung liegen muss. Sowohl die Gemeinde der amerikanischen Gläubigen, die sich jener Quelle bewusst sind, als auch die große Masse ihrer Landsleute, die die Hand, die ihr Schicksal lenkt, noch nicht erkannt haben, tragen, jede auf ihre Weise, ihren Teil bei zur Verwirklichung der Hoffnungen und zur Erfüllung der Verheißungen, die in den oben zitierten Worten ‘Abdu’l-Bahás ausgesprochen wurden.
Die Welt schreitet fort.
Ihre Ereignisse entfalten sich unheilverkündend und mit verwirrender Geschwindigkeit.
Der Wirbelwind ihrer Leidenschaften ist schnell und beunruhigend heftig.
Die Neue Welt wird unmerklich in ihren Strudel hineingezogen.
Die möglichen Sturmzentren der Erde werfen bereits ihre Schatten auf ihre Gestade.
Ungeahnte und nicht vorherzusagende Gefahren bedrohen sie von innen und von außen.
Ihre Regierungen und Völker verfangen sich allmählich in den Fallstricken der sich wiederholenden Krisen und heftigen Auseinandersetzungen der Welt.
Der Atlantische und Pazifische Ozean schrumpfen mit jeder Beschleunigung im Vormarsch der Wissenschaft immer mehr zu bloßen Kanälen zusammen.
Die große Republik des Westens findet sich in besonderem und steigendem Maße betroffen.
Fernes Donnergrollen hallt drohend in den Aufwallungen ihrer Bewohner wider.
An ihren Flanken erstrecken sich die möglichen Sturmzentren des europäischen Kontinents und des Fernen Ostens.
An ihrem südlichen Horizont wird sichtbar, was sich möglicherweise zu einem weiteren Zentrum des Aufruhrs und der Gefahr entwickeln könnte.
Die Welt verengt sich zu einer Nachbarschaft.
Amerika muss dieser neuen Lage, freiwillig oder unfreiwillig, ins Gesicht blicken und sich ernstlich mit ihr auseinandersetzen.
Zum Zwecke der nationalen Sicherheit, ganz abgesehen von irgendwelchen humanitären Gründen, muss es die Verpflichtungen übernehmen, die ihm durch diese neu geschaffene Nachbarschaft auferlegt wurden.
So widersinnig es auch erscheinen mag, so liegt doch seine einzige Hoffnung, sich aus den ringsum aufwachsenden Gefahren zu befreien, darin, sich in jenes Gewebe internationaler Verflechtungen verwickeln zu lassen, das von der Hand einer unerforschlichen Vorsehung gewoben wird.
Der Ratschlag ‘Abdu’l-Bahás an einen hochgestellten Beamten in seiner Regierung kommt einem als besonders angemessen und gewichtig in den Sinn.
»Du kannst am besten deinem Land dienen, wenn du in deiner Eigenschaft als Bürger der Welt danach strebst, bei der endlichen Anwendung des föderalistischen Prinzips, das der Regierung deines eigenen Landes zugrunde liegt, auf die jetzt zwischen den Völkern und Nationen der Welt bestehenden Beziehungen mitzuwirken.«Q154 Die Ideale, die die Phantasie des amerikanischen Präsidenten anregten, der tragischer Weise so wenig gewürdigt wird und dessen hohe Bemühungen, wenn sie auch von einer kurzsichtigen Generation für nichtig erklärt wurden, durch ‘Abdu’l-Bahás eigene Feder begrüßt wurden als Ankündigung der Morgendämmerung des Größten Friedens, diese Ideale klagen heute im Staub liegend ein achtloses Geschlecht bitter an, dass es sich so grausam von ihnen abgewandt hat.
Dass die Welt von Gefahren bedrängt wird, dass sich diese Gefahren immer mehr verdichten und die amerikanische Nation tatsächlich bedrohen, kann ein klarsichtiger Beobachter unmöglich verneinen.
Die Erde ist gegenwärtig in ein Heerlager verwandelt.
Etwa fünfzig Millionen Mann sind unter Waffen oder stehen als Reserve bereit.
Nicht weniger als die Summe von drei Milliarden Pfund wird in einem Jahr für die Rüstung ausgegeben.
Das Licht der Religion ist verdunkelt, und der moralische Rückhalt löst sich auf.
Die Nationen der Welt sind zum größten Teil eine Beute der sich streitenden Ideologien geworden, die drohen, die eigentliche Grundlage ihrer teuer erworbenen politischen Einheit zu spalten.
Aufgewiegelte Massen in diesen Ländern sehen sie mit Missfallen, sind bis zu den Zähnen bewaffnet, sind kopflos vor Angst und stöhnen unter dem Joch der Drangsale, verursacht durch politischen Hader, rassischen Fanatismus, Nationalhass und religiöse Feindseligkeit.
»Die Winde der Verzweiflung«, hat Bahá’u’lláh unmissverständlich bestätigt, »wehen, ach, aus jeder Richtung, und der Hader, der die Menschheit zerspaltet und peinigt, nimmt täglich zu.
Die Zeichen drohender Schwäche und des nahen Chaos sind heute zu erkennen …«Q155 ‘Abdu’l-Bahá hat schon vor zwei Jahrzehnten geschrieben und vorhergesagt:
»Die Übel, unter denen die Welt nun leidet, werden sich vervielfältigen; die Dunkelheit, die sie umfangen hält, wird sich vertiefen.
Die Balkanländer werden unzufrieden bleiben.
Ihre Unruhe wird wachsen.
Die besiegten Mächte werden fortfahren zu hetzen.
Sie werden zu jeder Maßnahme Zuflucht nehmen, die den Brand des Krieges wieder entfachen kann.
Neu entstehende und in ihrem Ausmaß weltweite Bewegungen werden ihr Äußerstes zur Förderung ihrer eigenen Absichten tun.
Die Bewegung der Linken wird große Bedeutung erringen.
Ihr Einfluss wird sich ausbreiten.«Q156 Was die amerikanische Nation selbst anbetrifft, so hat die Stimme ihres eigenen Präsidenten klar und deutlich das Volk gewarnt, dass ein möglicher Angriff auf das Land durch die Entwicklung des Flugwesens und durch andere Faktoren unendlich viel näher gerückt sei.
Ihr Minister äußerte vor kurzem bei einer Ansprache an die versammelten Vertreter aller amerikanischen Republiken während einer Konferenz eine nicht weniger Unheil verkündende Warnung.
»Diese sich erhebenden Kräfte zeigen sich drohend am Horizont der ganzen Welt, – ihr Unheil verkündender Schatten legt sich über unsere ganze eigene Hemisphäre.« Auch ihre Presse schlägt denselben Ton der Warnung und Unruhe vor einer sich nähernden Gefahr an.
»Wir müssen gewappnet sein, uns nach innen und außen zu verteidigen … Unsere Verteidigungsfront ist lang.
Sie reicht von Point Barrow in Alaska bis Kap Horn und erstreckt sich entlang des Atlantik und des Pazifik.
Wann und wo die Angreifer aus Europa und Asien gegen uns losschlagen werden, kann niemand sagen.
Es kann überall und zu jeder Zeit sein … Wir haben keine Wahl, als uns selbst zu bewaffnen … Wir müssen aufmerksam für die westliche Hemisphäre wachen.«
Die Entfernung, die die amerikanische Nation seit ihrer förmlichen und entschiedenen Zurückweisung der Wilson’schen Ideale zurückgelegt hat, die Veränderungen, die in ihr unerwartet in den letzten Jahren vor sich gegangen sind, die Richtung, in der sich die Angelegenheiten der Welt bewegen, und ihr unvermeidlicher Druck auf die Politik und Wirtschaft dieser Nation, sind für jeden Bahá’í-Beobachter, der die Entwicklung der internationalen Lage im Lichte der Prophezeiungen Bahá’u’lláhs und ‘Abdu’l-Bahás betrachtet, äußerst bedeutungsvoll, höchst aufschlussreich und ermutigend. Den genauen Kurs aufzuzeichnen, den diese Nation in diesen unruhigen Zeiten und schweren Jahren einschlagen wird, ist unmöglich. Wenn wir die Richtung beurteilen, die ihre Angelegenheiten jetzt nehmen, können wir den Kurs nur erahnen, den sie höchstwahrscheinlich in ihren Beziehungen zu den Republiken Amerikas und den Ländern der übrigen Erdteile weiterhin wählen wird.
Eine engere Verbindung mit diesen Republiken einerseits und in wechselndem Ausmaß eine vermehrte Teilnahme an den Angelegenheiten der ganzen Welt andererseits als Ergebnis der periodischen Krisen in der Welt, erscheinen als die wahrscheinlich zutreffendsten Entwicklungen, die die Zukunft für dieses Land bereithält. Verzögerungen müssen unvermeidlicher Weise eintreten, und Rückschläge müssen in Kauf genommen werden im Verlauf der Entwicklung dieses Landes auf seine endliche Bestimmung hin. Nichts jedoch kann letztlich den Kurs ändern, der ihm von der nie irrenden Feder ‘Abdu’l-Bahás vorgeschrieben wurde. Nachdem seine Bundeseinheit bereits erzielt und seine inneren Einrichtungen gefestigt wurden – eine Stufe, die das Mannesalter als politische Ganzheit kennzeichnet – muss sich ihre weitere Entwicklung als Mitglied der Nationenfamilie unter Umständen, die zur Zeit noch nicht vorstellbar sind, ständig fortsetzen. Diese Entwicklung muss andauern bis zu jenem Zeitpunkt, da diese Nation durch die aktive und entscheidende Rolle, die sie bei der Organisation und friedlichen Regelung der Angelegenheiten der Menschheit zu spielen haben wird, die Fülle ihrer Macht und Wirksamkeit erreicht haben wird als ausgezeichnetes Mitglied und bestimmender Bestandteil einer verbündeten Welt.
Die unmittelbare Zukunft muss als Ergebnis dieser stetigen, allmählichen und unvermeidlichen Verwicklung in die vielfältigen Schwierigkeiten und Probleme, die die Menschheit heimsuchen, dunkel und bedrückend für jene Nation sein. Die welterschütternde, harte Prüfung, die Bahá’u’lláh, wie auf den vorangegangenen Seiten angeführt, so anschaulich vorhergesagt hat, mag sie in einem noch nie dagewesenen Grade in ihren Wirbel hineinreißen. Im Gegensatz zu ihrer Reaktion auf den letzten Weltkonflikt wird sie vermutlich aus ihm in bewusster Entschlossenheit auftauchen, um die Gelegenheit zu ergreifen, das volle Gewicht ihres Einflusses auf die ungeheuren Probleme geltend zu machen, die solch eine harte Prüfung nach sich zieht, und um in Verbindung mit ihren Schwesternationen des Ostens und Westens den größten Fluch zu bannen, der seit undenklichen Zeiten die Menschheit heimgesucht und erniedrigt hat.
Dann und nur dann wird die amerikanische Nation, geformt und gereinigt im Schmelztiegel eines allgemeinen Krieges, abgehärtet gegen seine Fieberfröste und diszipliniert durch seine Schule, in der Lage sein, ihre Stimme im Rat der Nationen zu erheben, selbst den Grundstein für einen weltweiten und dauernden Frieden zu legen, die Geschlossenheit, Einheit und Reife der Menschheit zu verkünden und bei der Errichtung der versprochenen Herrschaft der Gerechtigkeit auf Erden mitzuhelfen. Dann und nur dann wird die amerikanische Nation, während die Gemeinde der amerikanischen Gläubigen in ihrem Herzen ihren göttlich erteilten Auftrag ausführt, in der Lage sein, die unaussprechlich herrliche Sendung zu erfüllen, die ihr vom Allmächtigen bestimmt wurde und in den Schriften ‘Abdu’l-Bahás unvergänglich verwahrt ist. Dann und nur dann wird die amerikanische Nation das vollbringen, »was die Seiten der Geschichte schmücken wird«, »von der Welt beneidet und in Ost und West … gesegnet.«Q157
Shoghi
25. Dezember 1938
Quellenangaben
Q1 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 63:1 – Anm. d. Hrsg.
Q2 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 9:2 – Anm. d. Hrsg.
Q3 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 7:4 – Anm. d. Hrsg.
Q4 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 137:1, 137:3, 137:4 – Anm. d. Hrsg.
Q5 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 115:1 – Anm. d. Hrsg.
Q6 Bahá’u’lláh, Lawḥ-i-Dunyá, in Botschaften aus ‘Akká 7:10 – Anm. d. Hrsg.
Q7 Bahá’u’lláh, Ṭarázát, in: Botschaften aus ‘Akká 4:12 – Anm. d. Hrsg.
Q8 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 131:3–131:4 – Anm. d. Hrsg.
Q9 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 128:9 – Anm. d. Hrsg.
Q10 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 100:6 – Anm. d. Hrsg.
Q11 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 100:8 – Anm. d. Hrsg.
Q12 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 136:6 – Anm. d. Hrsg.
Q13 Bahá’u’lláh, Lawḥ-i-Ḥikmat, in: Botschaften aus ‘Akká 9:5 – Anm. d. Hrsg.
Q14 Bahá’u’lláh, Brief an den Sohn des Wolfes 148 – Anm. d. Hrsg.
Q15 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 139:8 – Anm. d. Hrsg.
Q16 ‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 2:16 – Anm. d. Hrsg.
Q17 ‘Abdu’l-Bahá, in: Tablets of Abdul-Baha, p. 459 – Anm. d. Hrsg.
Q18 Bahá’u’lláh, auch zitiert in: ‘Abdu’l-Bahá, in: Twelve Table Talks given in ‘Akká 11:10 – Anm. d. Hrsg.
Q19 Bahá’u’lláh, Kalimát-i-Firdawsíyyih, in: Botschaften aus ‘Akká 6:25 – Anm. d. Hrsg.
Q20 Bahá’u’lláh, vgl. Brief an den Sohn des Wolfes 52 – Anm. d. Hrsg.
Q21 Bahá’u’lláh, Bishárát, in: Botschaften aus ‘Akká 3:23 – Anm. d. Hrsg.
Q22 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 12:1 – Anm. d. Hrsg.
Q23 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 163:2 – Anm. d. Hrsg.
Q24 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 46:2 – Anm. d. Hrsg.
Q25 Bahá’u’lláh, Lawḥ-i-Dunyá, in Botschaften aus ‘Akká 7:34 – Anm. d. Hrsg.
Q26 Bahá’u’lláh, Lawḥ-i-Maqṣúd, in: Botschaften aus ‘Akká 11:6 – Anm. d. Hrsg.
Q27 Bahá’u’lláh, Verborgene Worte arab. 2 – Anm. d. Hrsg.
Q28 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 139:6 – Anm. d. Hrsg.
Q29 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 100:1 – Anm. d. Hrsg.
Q30 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 115:2 – Anm. d. Hrsg.
Q31 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 128:3 – Anm. d. Hrsg.
Q32 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 128:8 – Anm. d. Hrsg.
Q33 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 164:2 – Anm. d. Hrsg.
Q34 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 136:5 – Anm. d. Hrsg.
Q35 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 60:3 – Anm. d. Hrsg.
Q36 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 136:6 – Anm. d. Hrsg.
Q37 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 46:4 – Anm. d. Hrsg.
Q38 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 59:5 – Anm. d. Hrsg.
Q39 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 141:2, 141:4 – Anm. d. Hrsg.
Q40 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 128:4 – Anm. d. Hrsg.
Q41 Bahá’u’lláh, berichtet von E. G. Brown im Vorwort zu: A Traveller’s Narrative, p. xl – Anm. d. Hrsg.
Q42 ‘Abdu’l-Bahá, in: Promulgation of Universal Peace 28:4 – Anm. d. Hrsg.
Q43 ‘Abdu’l-Bahá, in: Promulgation of Universal Peace 45:8 – Anm. d. Hrsg.
Q44 ‘Abdu’l-Bahá, in: Promulgation of Universal Peace 63:17 – Anm. d. Hrsg.
Q45 ‘Abdu’l-Bahá, in: Promulgation of Universal Peace 98:5 – Anm. d. Hrsg.
Q46 ‘Abdu’l-Bahá, in: Foundations of World Unity, p. 34 – Anm. d. Hrsg.
Q47 ‘Abdu’l-Bahá, in: Foundations of World Unity, p. 34 – Anm. d. Hrsg.
Q48 ‘Abdu’l-Bahá, in: Promulgation of Universal Peace 47:6 – Anm. d. Hrsg.
Q49 ‘Abdu’l-Bahá, in: Promulgation of Universal Peace 28:2 – Anm. d. Hrsg.
Q50 ‘Abdu’l-Bahá, in: Promulgation of Universal Peace 45:9 – Anm. d. Hrsg.
Q51 ‘Abdu’l-Bahá, in: Ansprachen in Paris 15:7 – Anm. d. Hrsg.
Q52 ‘Abdu’l-Bahá, in: Ansprachen in Paris 15:7 – Anm. d. Hrsg.
Q53 ‘Abdu’l-Bahá, in: Foundations of World Unity, p. 35 – Anm. d. Hrsg.
Q54 Bahá’u’lláh, Lawḥ-i-Nápulyún II, in: Anspruch und Verkündigung 1:148, in: Ährenlese 158:1 – Anm. d. Hrsg.
Q55 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 128:10 – Anm. d. Hrsg.
Q56 Báb, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:63 – Anm. d. Hrsg.
Q57 ‘Abdu’l-Bahá, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:63 – Anm. d. Hrsg.
Q58 Báb, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:63 – Anm. d. Hrsg.
Q59 Bahá’u’lláh, Kitáb-i-Aqdas 181 – Anm. d. Hrsg.
Q60 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 6:6 – Anm. d. Hrsg.
Q61 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 7:4 – Anm. d. Hrsg.
Q62 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 8:18 – Anm. d. Hrsg.
Q63 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 161:2 – Anm. d. Hrsg.
Q64 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 157:2 – Anm. d. Hrsg.
Q65 ‘Abdu’l-Bahá, Sendschreiben zum göttlichen Plan 14:4 – Anm. d. Hrsg.
Q66 ‘Abdu’l-Bahá, in: Promulgation of Universal Peace 28:2 – Anm. d. Hrsg.
Q67 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 6:7 – Anm. d. Hrsg.
Q68 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 13:5 – Anm. d. Hrsg.
Q69 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 5:1 – Anm. d. Hrsg.
Q70 Bahá’u’lláh, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:21 – Anm. d. Hrsg.
Q71 Bahá’u’lláh, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:21 – Anm. d. Hrsg.
Q72 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 1:2 – Anm. d. Hrsg.
Q73 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 5:1 – Anm. d. Hrsg.
Q74 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 13:1 – Anm. d. Hrsg.
Q75 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 13:5 – Anm. d. Hrsg.
Q76 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 157:2 – Anm. d. Hrsg.
Q77 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 128:11 – Anm. d. Hrsg.
Q78 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 128:6 – Anm. d. Hrsg.
Q79 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 157:2 – Anm. d. Hrsg.
Q80 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 5:4 – Anm. d. Hrsg.
Q81 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 128:3 – Anm. d. Hrsg.
Q82 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 15:5 – Anm. d. Hrsg.
Q83 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 15:6 – Anm. d. Hrsg.
Q84 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 161:2 – Anm. d. Hrsg.
Q85 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 154:2 – Anm. d. Hrsg.
Q86 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 139:4 – Anm. d. Hrsg.
Q87 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 128:10 – Anm. d. Hrsg.
Q88 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 161:2 – Anm. d. Hrsg.
Q89 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 157:1 – Anm. d. Hrsg.
Q90 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 129:1–129:3 – Anm. d. Hrsg.
Q91 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 8:5 – Anm. d. Hrsg.
Q92 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 8:9 – Anm. d. Hrsg.
Q93 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 7:1 – Anm. d. Hrsg.
Q94 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 7:3 – Anm. d. Hrsg.
Q95 ‘Abdu’l-Bahá, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:21 – Anm. d. Hrsg.
Q96 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 13:4 – Anm. d. Hrsg.
Q97 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 7:11 – Anm. d. Hrsg.
Q98 Bahá’u’lláh, Brief an den Sohn des Wolfes 21 – Anm. d. Hrsg.
Q99 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 96:3 – Anm. d. Hrsg.
Q100 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 157:1 – Anm. d. Hrsg.
Q101 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 6:8 – Anm. d. Hrsg.
Q102 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 14:7 – Anm. d. Hrsg.
Q103 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 7:1, 7:3 – Anm. d. Hrsg.
Q104 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 7:4 – Anm. d. Hrsg.
Q105 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 7:3 – Anm. d. Hrsg.
Q106 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 7:4 – Anm. d. Hrsg.
Q107 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 7:3 – Anm. d. Hrsg.
Q108 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 7:4 – Anm. d. Hrsg.
Q109 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum göttlichen Plan 7:4 – Anm. d. Hrsg.
Q110 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 96:3 – Anm. d. Hrsg.
Q111 Bahá’u’lláh, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:25 – Anm. d. Hrsg.
Q112 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 93:14 – Anm. d. Hrsg.
Q113 Bahá’u’lláh, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:18 – Anm. d. Hrsg.
Q114 Bahá’u’lláh, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:24 – Anm. d. Hrsg.
Q115 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 115:10, 161:4 – Anm. d. Hrsg.
Q116 Bahá’u’lláh, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:18 – Anm. d. Hrsg.
Q117 Bahá’u’lláh, Lawḥ-i-Dunyá, in Botschaften aus ‘Akká 7:12 – Anm. d. Hrsg.
Q118 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 4:1 – Anm. d. Hrsg.
Q119 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 5:1 – Anm. d. Hrsg.
Q120 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 115:12 – Anm. d. Hrsg.
Q121 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 7:2 – Anm. d. Hrsg.
Q122 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 3:2 – Anm. d. Hrsg.
Q123 Bahá’u’lláh, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:23 – Anm. d. Hrsg.
Q124 Bahá’u’lláh, in: Days of Remembrance 6:6, in: Ährenlese 14:6 – Anm. d. Hrsg.
Q125 Bahá’u’lláh, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:22 – Anm. d. Hrsg.
Q126 Bahá’u’lláh, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:22 – Anm. d. Hrsg.
Q127 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 8:1 – Anm. d. Hrsg.
Q128 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 96:3 – Anm. d. Hrsg.
Q129 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 16:1 – Anm. d. Hrsg.
Q130 Bahá’u’lláh, Lawḥ-i-Dunyá, in: Botschaften aus ‘Akká 7:5 – Anm. d. Hrsg.
Q131 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 51:1 – Anm. d. Hrsg.
Q132 Bahá’u’lláh, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:24 – Anm. d. Hrsg.
Q133 Bahá’u’lláh, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:24 – Anm. d. Hrsg.
Q134 Bahá’u’lláh, Súriy-i-Haykal, in: Anspruch und Verkündigung 1:75 – Anm. d. Hrsg.
Q135 Bahá’u’lláh, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 6:24 – Anm. d. Hrsg.
Q136 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 164:2 – Anm. d. Hrsg.
Q137 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 85:5 – Anm. d. Hrsg.
Q138 Bahá’u’lláh, Verborgene Worte pers. 63 – Anm. d. Hrsg.
Q139 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 153:4 – Anm. d. Hrsg.
Q140 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 103:3 – Anm. d. Hrsg.
Q141 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 61:1 – Anm. d. Hrsg.
Q142 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 153:9 – Anm. d. Hrsg.
Q143 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 96:3 – Anm. d. Hrsg.
Q144 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 147:2 – Anm. d. Hrsg.
Q145 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 154:2 – Anm. d. Hrsg.
Q146 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 129:3 – Anm. d. Hrsg.
Q147 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 154:1 – Anm. d. Hrsg.
Q148 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 96:4 – Anm. d. Hrsg.
Q149 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 129:4 – Anm. d. Hrsg.
Q150 Bahá’u’lláh, Súriy-i-Haykal, in: Anspruch und Verkündigung 1:8 – Anm. d. Hrsg.
Q151 Bahá’u’lláh, Súriy-i-Haykal, in: Anspruch und Verkündigung 1:34 – Anm. d. Hrsg.
Q152 ‘Abdu’l-Bahá, Promulgation of Universal Peace 14:6 – Anm. d. Hrsg.
Q153 ‘Abdu’l-Bahá, Promulgation of Universal Peace 14:6, 8:5, 42:6, 43:1 – Anm. d. Hrsg.
Q154 Bahá’u’lláh, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 3:18 – Anm. d. Hrsg.
Q155 Bahá’u’lláh, Lawḥ-i-Maqṣúd, in: Botschaften aus ‘Akká 11:26 – Anm. d. Hrsg.
Q156 Bahá’u’lláh, auch zitiert von Shoghi Effendi, in: Weltordnung Bahá’u’lláhs 3:6 – Anm. d. Hrsg.
Q157 ‘Abdu’l-Bahá, Promulgation of Universal Peace 42:6 – Anm. d. Hrsg.
Anmerkungen
A1 vgl. Hes. 38:8 – Anm. d. Hrsg.
A2 schwarze.
A3 Moses.
A4 Muḥammad.
A5 Jesus.
A6 der Zivilisation.
A7 vgl. Gen. 22:1, 22:11, 31:11, 46:2, Ex. 3:4, 1 Kön. 3:4, Jes. 6:8, Báb, Worte an den Sharíf von Mekka, Ansprache an Sulaymán in: Eine Auswahl aus Seinen Schriften 1:7:2, 1:9:7 – Anm. d. Hrsg.
A8 vgl. »Gott! Es ist kein Gott außer Ihm« in: Qur’án 2:225, 3:2, 4:87, 20:8, 27:26, 64:13, u. a. – Anm. d. Hrsg.
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