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Source: Bahá'í Library Online (bahai-library.com), curated by Jonah Winters. Used by permission of the curator. Original citation: Bahá'u'lláh, De l'action sociale, bahai-library.com.
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De l’action sociale
Compilation préparée par le Département
de la Recherche de la Maison universelle de justice
V ersion française par la Commission de traduction,
août 2021
1. Concepts et principes sous-jacents
2. Le concept de développement social et économique contenu dans les
Enseignements
3. Une maturité collective et une civilisation sans cesse en progrès
4. Unité et Justice
5. Le rôle de la connaissance
6. Nature du développement social et économique bahá'í
7. Cohérence entre les dimensions matérielles et spirituelles de l'existence
8. Renforcement des capacités, participation et croissance organique
9. L'émergence des actions sociales
10. Développement communautaire et mouvement des populations
11. Méthodes et approches
12. Éducation et action systématique
13. Consultation et collaboration
14. Utilisation des moyens matériels
15. Thèmes choisis relatifs au développement social et économique
16. Éducation
17. Agriculture
18. L’économie
19. La santé
20. Les arts, les médias et la technologie
Concepts et principes sous-jacents
Le concept de développement social et économique contenu dans les
Enseignements
Favorisez le développement des cités de Dieu et de ses contrées, et que les accents joyeux de ses
favoris l’y glorifient. En vérité, le cœur des hommes est édifié par le pouvoir de la langue, comme
les maisons et les cités sont construites avec les mains et par d’autres moyens. Nous avons à
chaque fin, assigné un moyen ; servez-vous-en, et placez votre espérance et votre confiance en
Dieu, l’Omniscient, le Très-Sage.
(Bahá’u’lláh, le Kitáb-i-A qdas, par. 160) [1]
L’objet de chaque révélation est d’effectuer une transformation complète de la nature de
l’humanité, une transformation qui se manifestera tant intérieurement qu’extérieurement, qui
affectera sa vie intime et son comportement.
(Bahá’u’lláh, le Kitáb-i-Íqán : le Livre de la Certitude) [2]
[…] ce qui a coulé de la Plume très exaltée conduit à la gloire, au progrès et à l’éducation de tous
les peuples et de toutes les familles de la terre. C’est en effet le remède souverain pour tous les
maux, puissent-ils seulement le comprendre et le percevoir
(Bahá’u’lláh, tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 76, Maison d’éditions
bahá'íes, 1994) [3]
Ô peuple de Dieu ! Prêtez l’oreille à ce qui, une fois respecté, assurera la liberté, le bien-être, la
tranquillité, l’élévation, et le progrès de tous les hommes.
(Bahá’u’lláh, tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 97) [4]
Dévoilé et découvert, cet Opprimé a, de tout temps, proclamé à la face de tous les peuples du
monde ce qui servira de clef pour ouvrir les portes des sciences, des arts, de la connaissance, du
bien-être, de la prospérité et de la richesse.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 101) [5]
Le progrès du monde, le développement des nations, la tranquillité des peuples et la paix de tous
ceux qui vivent sur la terre constituent quelques-uns des principes et des ordonnances de Dieu. La
religion octroie à l’homme le plus précieux des présents, elle lui offre la coupe de la prospérité,
elle lui accorde la vie éternelle et dispense des avantages impérissables à l’humanité.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 134) [6]
Dieu, le Véritable, m’est témoin, et chaque atome de l’existence est là pour attester que nous
avons clairement établi les moyens propres à favoriser l’élévation, le progrès, l’éducation, la
protection et la régénération des peuples de la terre, et que ces moyens sont révélés par la Plume
de gloire dans les saints Livres et les saintes Tablettes.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 135) [7]
Est en fait un homme celui qui, aujourd’hui, se consacre au service de la race humaine tout
entière. Le Grand Être dit : Béni et heureux l’homme qui se lève pour promouvoir les meilleurs
intérêts des peuples et des familles de la terre.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 176) [8]
Ce serviteur appelle chaque âme diligente et entreprenante à se lever et à faire l’impossible pour
rétablir la situation dans toutes les régions et ranimer les morts par les eaux vivifiantes de la
sagesse et de la parole en vertu de l’amour qu’il porte à Dieu, l’Unique, l’Incomparable, le Tout-
Puissant, le Bienfaisant.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 181) [9]
Tout âge a son problème propre, toute âme son aspiration particulière. Le remède qui convient
aux afflictions du présent jour ne saurait être celui que réclameront les maux d’un âge ultérieur.
Enquérez-vous soigneusement des besoins de l’âge dans lequel vous vivez et que toutes vos
délibérations portent sur ce que cet âge requiert.
(Bahá’u’lláh, Le Tabernacle de l’Unité : Les réponses de Bahá’u’lláh à Mánikchí Ṣáḥib et
autres écrits (Haifa : Bahá’í World Centre, 2006), § 1.4) [10]
Il appartient aux aimés de Dieu de s'occuper en toutes circonstances de ce qui est propice à
l'édification des âmes, à l'avancement du monde de l’existence et à l'exaltation de la parole de
Dieu, dont la réalisation dépend des délibérations des membres de la Maison de Justice. Heureux
ceux qui s'efforcent de rendre service au monde de l'humanité. L'influence de ces âmes conduira
le monde, de la difficulté au confort, de la pauvreté à la richesse et de l'humiliation à la gloire.
(Bahá'u'lláh, extrait d'une tablette traduite du persan) [11]
Une fois en session, il leur appartient de discuter, au nom des serviteurs de Dieu, des affaires et
des intérêts de tous […] De la même manière, ils doivent examiner des questions telles que le
raffinement des mœurs, la préservation de la dignité humaine, le développement des villes et le
régime politique dont Dieu a fait un rempart pour ses terres et une forteresse pour son peuple.
(Bahá'u'lláh, extrait d'une tablette traduite du persan) [12]
Dieu nous a donné des yeux pour que nous puissions voir le monde autour de nous et saisir tout
ce qui fera progresser la civilisation et les arts de vivre. Il nous a pourvus d’oreilles afin que nous
puissions entendre avec profit la sagesse des savants et des philosophes et nous lever pour la
mettre en pratique et la promouvoir. Nous avons été dotés de sens et de facultés pour les vouer au
service du bien commun, afin que, nous distinguant par rapport à toute autre forme de vie par la
perceptivité et la raison, nous puissions travailler en tout temps et de toutes les manières, que
l'occasion soit grande ou petite, ordinaire ou extraordinaire, jusqu'à ce que l'humanité entière soit
à coup sûr rassemblée dans la forteresse imprenable de la connaissance. Nous devons
constamment établir de nouvelles bases pour le bonheur humain et créer et promouvoir de
nouveaux instruments à cette fin. Combien excellent, combien honorable est l’homme qui se
dresse pour affronter ses responsabilités ; combien misérable et méprisable est celui qui ferme les
yeux au bien-être de la société et gaspille sa précieuse vie à la poursuite de ses propres intérêts et
de ses avantages personnels. Le bonheur suprême appartient à l’homme et si dans l’arène de la
civilisation et de la justice, il éperonne le coursier de ses efforts, il verra les signes de Dieu dans
le monde et dans son âme.
(‘Abdu'l-Bahá, Le Secret de la civilisation divine p. 19-20, Maison d’éditions baha’ies, 1973)
[13]
Déploie tous les efforts possibles dans les domaines du développement et de la civilisation,
dans l'acquisition de connaissances, l'accroissement des échanges commerciaux,
l'amélioration de l'agriculture et la promotion des découvertes modernes.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [14]
En tout temps guide les amis de Dieu et conseille à chacun de se préoccuper jour et nuit de ce
qui est propice à la gloire durable de la Perse, de déployer le maximum d’efforts et
d’initiatives afin d'affiner le caractère et les mœurs, de travailler assidûment, de viser de
nobles objectifs, de promouvoir l'amour et l'affection et de favoriser le progrès et le
développement de l'industrie, de l'agriculture et du commerce.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [15]
Les amis doivent œuvrer à développer la Perse, c'est-à-dire qu'ils doivent déployer de grands
efforts pour promouvoir l'agriculture, l'industrie, le commerce, l'éducation, les arts et les
sciences.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [16]
Et maintenant, en reconnaissance de l'aide, de la confirmation, de la protection et de l'amour
bienveillant dont le Seigneur Très-Glorieux a fait preuve envers eux, les bien-aimés de Dieu
doivent, avec une grande sagesse, s’efforcer de consolider les piliers de la cause de Dieu,
d'établir et de promouvoir la religion de Dieu, de diffuser les parfums de Dieu et d'exalter la
parole de Dieu. Ils doivent déployer tous les efforts possibles pour le développement des
âmes à toutes les étapes de l'existence. Ils doivent éduquer les enfants et leur enseigner des
arts utiles, atteindre des degrés de civilisation toujours plus élevés, multiplier les artisanats et
les industries nationales, promouvoir le commerce, améliorer l'agriculture, assurer l'éducation
de tous, instruire les femmes, les mettre à l’honneur, et faire preuve de considération envers
les servantes de Dieu. Ils doivent s'efforcer, cœur et âme, de créer l'amour et l'unité entre les
amis, de servir le gouvernement, d'être fidèles au trône, d’être bienveillants envers chacun et
d'obéir au valeureux souverain.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [17].
La question de l’enseignement, son orientation, ses modalités, son développement, sa
consolidation, aussi essentiels soient-ils pour les intérêts de la Cause, ne constituent
nullement la seule question qui devrait recevoir toute l'attention de ces assemblées. Une étude
attentive des Tablettes de Bahá'u'lláh et de ‘Abdu'l-Bahá révélera que d'autres devoirs, non
moins vitaux pour les intérêts de la Cause, incombent aux représentants élus par les amis dans
chaque localité. […]
Ils doivent faire tout leur possible pour tendre à tout moment une main secourable aux
pauvres, aux malades, aux handicapées, aux orphelins, aux veuves, indépendamment de leur
couleur, de leur caste et de leur croyance.
Ils doivent promouvoir par tous les moyens l'éveil matériel aussi bien que spirituel de la
jeunesse et les moyens pour l’éducation des enfants, ils doivent établir, chaque fois que
possible, des institutions éducatives bahá'íes, organiser et superviser leur travail et fournir les
meilleurs moyens pour leur progrès et leur développement. […]
Ils doivent prendre en charge l'organisation des réunions régulières des amis, des fêtes et
des anniversaires, ainsi que des rassemblements spéciaux destinés à servir et à promouvoir les
intérêts sociaux, intellectuels et spirituels de leurs semblables.
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre du 12 mars 1923, dans Bahá'í A dministration :
Selected Messages, 1922-1932, p. 37-38) [18]
Dès le début de son extraordinaire mission, Bahá'u'lláh attire l'attention des nations sur la
nécessité d'ordonner les affaires humaines de manière à faire naître un monde unifié dans tous
les aspects essentiels de la vie. Dans des versets et des tablettes innombrables, il déclare à
plusieurs reprises et de manière variée que le « progrès du monde » et le « développement des
nations » faisaient partie des ordonnances de Dieu pour ce jour. L'unité de l'humanité, qui est
à la fois le principe de fonctionnement et le but ultime de sa Révélation, implique la
réalisation d'une cohérence dynamique entre les exigences spirituelles et pratiques de la vie
sur terre. Le caractère indispensable de cette cohérence est illustré sans équivoque par son
institution du mashriqu’l-adhkár, le centre spirituel de chaque communauté bahá'íe autour
duquel doivent fleurir des dépendances consacrées au progrès social, philanthropique,
éducatif et scientifique de l'humanité. Ainsi, nous pouvons aisément comprendre que, bien
qu'il ait été jusqu'à présent impossible pour les institutions bahá'íes en général de mettre
l'accent sur les activités de développement, le concept de développement social et
économique est inscrit dans les enseignements sacrés de notre foi. Le Maître bien-aimé, par
ses paroles et ses actes édifiants, a donné l'exemple de l'application de ce concept à la
reconstruction de la société. Voyez, par exemple, le progrès social et économique que les
croyants iraniens ont atteint sous la direction aimante du Maître et, par la suite, avec
l'encouragement indéfectible du Gardien de la Cause.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message du 20 octobre 1983 aux bahá'ís du
monde) [19].
‘Abdu’l-Bahá nous a exhortés à répondre à « deux appels » qui mèneront au « succès et à la
prospérité » lancés « des hauteurs du bonheur de l’humanité » : L'un est l'appel à la
« civilisation », au « progrès du monde matériel ». Il comprend les « lois », les « directives »,
les « arts et les sciences » par lesquels l'humanité se développe. L'autre est « l’appel de Dieu
qui remue l'âme » et dont dépend le bonheur éternel de l'humanité. « Ce second appel, a
expliqué le Maître, repose sur les instructions et les exhortations du Seigneur et sur les
admonitions et les émotions altruistes appartenant au domaine de la morale qui éclairent la
lampe des réalités humaines telle une lumière brillante. Son pouvoir pénétrant est la parole de
Dieu ». En continuant à travailler dans vos groupements, vous serez impliqués de plus en plus
dans la vie de la société qui vous entoure et serez mis au défi d'étendre le processus
d'apprentissage systématique dans lequel vous êtes engagés pour y inclure un éventail
croissant d'activités humaines. Dans les approches, les méthodes et les instruments que vous
adopterez, il vous faudra atteindre le même degré de cohérence que celui qui caractérise le
modèle de croissance en cours.
(La Maison universelle de justice, message de Riḍván 2008 aux bahá'ís du monde) [20]
Le mot « politique » a un sens large, et il est donc important de faire la distinction entre l'activité
politique partisane, le débat et l'action visant à apporter un changement social constructif. Si le
premier nous est proscrit, le second nous est enjoint. En effet, un objectif central de la
communauté bahá'íe est la transformation de la société. Le traité de ‘Abdu'l-Bahá, Le secret de la
civilisation divine, démontre amplement l'engagement de la Foi à promouvoir le changement
social sans entrer dans l'arène de la politique partisane. De même, d'innombrables passages des
écrits bahá'ís encouragent les croyants à contribuer à l'amélioration du monde. « Occupez-vous
sérieusement des besoins de l'époque dans laquelle vous vivez, déclare Bahá'u'lláh, et centrez vos
délibérations sur ses exigences et ses besoins ».
‘Abdu'l-Bahá exhorte ses amis à « exceller dans toutes les vertus du monde humain : la fidélité et
la sincérité, la justice et la loyauté, la fermeté et la constance, les actions philanthropiques et le
service rendu aux hommes, l'amour envers chaque être humain, l'unité et l'accord avec tous les
peuples, l'élimination des préjugés et la promotion de la paix internationale ». De plus, dans une
lettre écrite en son nom, Shoghi Effendi explique que « tout comme les amis doivent absolument
se garder de donner l'impression de s'identifier ou d'identifier la Cause à un parti politique, ils ne
doivent pas s’interdire de participer, avec d'autres groupes progressistes, à des conférences ou des
comités destinés à promouvoir une activité en total accord avec nos enseignements ». Dans une
autre lettre écrite en son nom en 1948, alors que l'inégalité raciale était inscrite dans les lois de
nombreux États des États-Unis, il indique qu'il n'y a « aucune objection à ce que les étudiants
participent à ce qui correspond si évidemment à l'esprit de nos enseignements, comme une
manifestation sur le campus contre les préjugés raciaux ». Les bahá'ís doivent donc aborder sans
cesse, en paroles et en actes, toute une série de questions sociales.
(Extrait d'une lettre datée du 23 décembre 2008, écrite au nom de la Maison universelle
de justice à un croyant) [21]
Une maturité collective et une civilisation sans cesse en progrès
Tous les hommes ont été créés pour travailler au développement incessant de la civilisation.
(Bahá’u’lláh, Florilège d’écrits par. 109.2, Maison d’éditions baha’ies, 2006) [22]
Tous les hommes sont appelés à l’existence pour améliorer le monde. Il incombe à chaque âme de
se lever et de servir ses frères pour l’amour de Dieu.
(Bahá’u’lláh, Le tabernacle de l’unité par. 2.42) [23]
Et l’honneur et la distinction de l’individu résident en ceci que, parmi les multitudes du globe, il
devienne une source de bien social. Peut-on concevoir un plus grand bienfait que celui-ci : un
individu, regardant en lui-même, découvre que, par la grâce fortifiante de Dieu, il est devenu une
cause de paix et de bien-être, de bonheur et d’avantage pour ses frères ? Non, par le seul vrai
Dieu, il n’y a pas de plus grande bénédiction ni de plus complet délice.
(‘Abdu’l-Bahá, Le Secret de la Civilisation Divine, p. 18-19) [24]
Ô toi qui portes le nom du Chaste ! (1) La mer de générosité a déferlé si haut que les eaux de la
grâce infinie submergent les rivages de l'existence. Le monde contingent a donc été mis en
mouvement de façon merveilleuse, a été ranimé et béni. Les esprits ont atteint de nouveaux
sommets, la compréhension s'est accrue, le mouvement s’est accéléré et le progrès s’est imposé
dans tous les aspects de la vie. Ainsi, de grandes découvertes ont été faites, de puissantes
entreprises ont été fondées, de merveilleuses inventions sont apparues et les mystères de l'univers
sont passés du plan invisible au plan du visible. C'est pourquoi les amis doivent, tous, faire des
efforts significatifs pour découvrir une nouvelle invention et une nouvelle science, s'engager dans
une grande entreprise, ou manifester un pouvoir ou un don dans le monde humain. Je prie Dieu
de t’aider et de te confirmer dans toutes les situations. Que la Gloire des Gloires repose sur toi.
(‘Abdu'l-Bahá, tiré d'une tablette traduite du persan) [25]
____
(1) Yaḥyá, nom arabe de Jean le Baptiste, surnommé « le Chaste ». Voir Coran 3:39.
Toutes les choses créées ont leur degré de maturité. La période de maturité dans la vie d'un arbre
est le moment où il porte ses fruits. La maturité d'une plante est le moment de sa floraison.
L'animal atteint un stade de pleine croissance et de plénitude et, dans le règne humain, la maturité
est atteinte lorsque les lumières de l'intelligence connaissent leur plus grande puissance et leur
plus grand développement. […]
De même, il y a des périodes, des étapes, dans la vie de l'humanité dans son ensemble; à
un moment elle est passée par l’enfance, à un autre moment par la jeunesse mais maintenant elle
est entrée dans sa longue période annoncée de maturité dont les preuves sont partout visibles. Par
conséquent, les besoins et les conditions des périodes précédentes ont changé et de nouvelles
exigences qui caractérisent l'âge actuel du monde de l'humanité sont apparues. Ce qui était
applicable aux besoins de l’espèce humaine au début de son histoire ne peut ni répondre aux
exigences de ce jour ni les satisfaire en cette période de nouveauté et d’accomplissement.
L'humanité a dépassé ses anciennes limites et sa formation initiale. L'homme doit maintenant
s'imprégner de nouvelles vertus et de nouveaux pouvoirs, d’une nouvelle moralité et de nouvelles
capacités. De nouvelles générosités et perfections, de nouveaux bienfaits l'attendent et descendent
déjà sur lui. Les dons et les grâces de la période de jeunesse, bien qu'opportuns et suffisants
pendant l'adolescence du monde humain, sont maintenant incapables de répondre aux besoins de
sa maturité.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace : Talks Delivered by ‘A bdu'l-Bahá
during His V isit to the United States and Canada in 1912 (Wilmette : Bahá'í Publishing, 2012),
p. 617-618) [26]
Bahá’u’lláh l’atteste lui-même : Les sommets, que par la très miséricordieuse faveur de Dieu,
l’homme mortel peut atteindre en ce jour demeurent encore cachés à sa vue. Le monde de
l’existence n’a jamais eu, ni ne possède encore, la faculté de recevoir une telle révélation. Le jour
approche, cependant, où les potentialités d’une si grande faveur seront, en vertu de son
commandement, manifestées aux hommes.
Pour que soit révélée une si grande faveur, une période de troubles intenses et de
souffrance généralisée semblerait indispensable. Si resplendissant qu’ait été l’âge qui a témoigné
du commencement de la mission confiée à Bahá’u’lláh, l’intervalle de temps qui doit s’écouler
avant que cet âge porte son fruit le plus précieux doit être obscurci – et la chose apparaît avec une
évidence toujours croissante – par les ténèbres morales et sociales qui, seules, peuvent préparer
une humanité impénitente à recueillir la récompense dont son destin est d’hériter.
Nous entrons à présent dans une telle période d’un pas ferme et irrésistible. Parmi les
ombres qui, chaque jour davantage, s’épaississent autour de nous, nous pouvons à peine discerner
les faibles lueurs de la sublime souveraineté de Bahá’u’lláh qui, par instants, apparaissent à
l’horizon de l’histoire. À nous qui sommes « la génération de la pénombre », qui vivons en un
temps qu’on peut désigner comme la période d’incubation de la fédération mondiale envisagée
par Bahá’u’lláh, à nous a été assignée une tâche dont nous ne pouvons jamais assez apprécier le
haut privilège, et dont nous ne pouvons encore percevoir la difficulté que confusément. Nous
pouvons bien croire, nous qui sommes appelés à éprouver l’action des forces des ténèbres
destinées à libérer un torrent de souffrances atroces, que l’heure la plus sombre qui doit précéder
l’âge d’or de notre foi n’a pas encore sonné. Si profonde que soit l’obscurité qui encercle déjà le
monde, les épreuves pénibles dont la terre doit être affligée ne sont encore qu’en préparation, et
leur noirceur ne peut encore être imaginée. Nous nous trouvons au seuil d’un âge dont les
convulsions proclament à la fois les affres de l’agonie de l’ordre ancien et les douleurs de
l’enfantement du nouveau. Nous pouvons dire que ce nouvel ordre mondial a été conçu sous
l’influence créatrice de la foi annoncée par Bahá’u’lláh. Nous pouvons, en ce moment, éprouver
ses mouvements dans le sein d’un âge en travail, un âge qui attend l’heure fixée à laquelle il
pourra déposer son fardeau et produire son plus beau fruit.
(Shoghi Effendi, d’une lettre datée du 11 mars 1936, publiée dans L’Ordre mondial de
Bahá’u’lláh, chapitre VII, p. 157-158, Maison d’éditions bahá'íes, 1993) [27]
En regardant le monde autour de nous, nous sommes forcés de remarquer les multiples preuves
de cette effervescence universelle qui, sur chaque continent du globe et dans chaque domaine de
la vie humaine, religieux, social, économique ou politique purifie et réforme l'humanité en vue du
jour où la totalité de l’espèce humaine sera prise en considération et son unité établie. Deux
processus peuvent cependant être distingués, chacun tendant, à sa manière et à un rythme accéléré,
à porter à leur comble les forces qui sont en train de transformer la face de notre planète. Le
premier est essentiellement un processus d'intégration, tandis que le second est fondamentalement
destructeur. Le premier, qui se développe progressivement, déploie un système qui peut servir de
modèle à la communauté politique mondiale vers laquelle s'achemine sans trêve un monde
étrangement désordonné ; alors que le second, à mesure que s'accroît son influence désintégratice,
tend à renverser avec une violence toujours croissante les barrières vétustes qui cherchent à
entraver le progrès de l'humanité vers le but qui lui est assigné. Le processus constructeur, associé
à la foi naissante de Bahá'u'lláh, est le signe avant-coureur du nouvel ordre mondial que cette Foi
doit établir sous peu. Les forces destructrices qui caractérisent l'autre mouvement devraient être
identifiées avec une civilisation qui a refusé de répondre à l'attente d'un âge nouveau et qui, par
conséquent, décline et s'enfonce dans le chaos.
(Shoghi Effendi L’Ordre mondial de Bahá’u’lláh, p. 159-160) [28]
Les longs siècles de première et de seconde enfance par lesquels a dû passer l’espèce humaine
s'estompent dans le passé. L'humanité fait maintenant l'expérience des troubles invariablement
associés au stade le plus tumultueux de son évolution, le stade de l'adolescence, quand
l'impétuosité de la jeunesse et sa véhémence atteignent leur point culminant, avant de faire
progressivement place au calme, à la sagesse et à la maturité qui caractérisent le stade de l'âge
adulte. Alors, l’espèce humaine atteindra cette stature, cette maturité qui la rendra capable
d'acquérir tous les pouvoirs et toutes les capacités dont doit dépendre son développement ultime.
(Shoghi Effendi L’Ordre mondial de Bahá’u’lláh, p. 196) [29]
De tous les principes que renferment ces Tablettes, le plus nécessaire à la vie est le principe de
l'unicité et de l'intégrité de la race humaine, qu’on peut considérer comme la marque distinctive
de la Révélation de Bahá'u'lláh et le pivot de ses enseignements. […] Bahá'u'lláh déclare : « En
vérité, nous sommes venu pour unir, pour souder tout ce qui est sur la terre. » « Si puissante est
la lumière de l'unité » dit-il encore, « qu'elle peut éclairer la terre entière. » L’unité, déclare-t-il
est le but « qui prévaut sur tous les buts » et « la reine de toutes les aspirations » de sa Révélation.
Il proclame : « Le monde est un seul pays dont tous les hommes sont les citoyens. » Il affirme
aussi que l'unification de l'humanité, dernière étape de son évolution vers la maturité, est
inévitable, que « bientôt, l’état de choses actuel sera révolu et qu’un nouvel ordre sera déployé à
sa place », que « toute la terre est actuellement en état de gestation », que « le jour approche où
elle produira ses fruits les plus magnifiques, où elle portera les arbres les plus élancés, les fleurs
les plus ravissantes, les plus grands bienfaits du ciel ». Il déplore l'imperfection de la situation
actuelle, dénonce l'insuffisance du patriotisme en tant que force capable de diriger et de maîtriser
la société humaine et considère que « l'amour de l'humanité » et le service consacré à ses intérêts
sont les objectifs les plus louables et les plus dignes des efforts de l'homme.
(Shoghi Effendi, Dieu passe près de nous, p. 207-208, Maison d’éditions baha’ies, 1976) [30]
Une conception particulière de l'histoire, de son cours et de son orientation est indissociable de la
perspective bahá'íe sur la politique. Les disciples de Bahá’u’lláh ont tous la ferme conviction que
l’humanité s'approche aujourd'hui du couronnement d'un processus millénaire qui l'a menée de
son enfance collective au seuil de la maturité, étape qui verra l'unification de l’espèce humaine. À
l’instar de l'individu qui traverse la période instable mais prometteuse de l'adolescence, au cours
de laquelle des pouvoirs et des capacités latents se révèlent, l'humanité dans son ensemble est au
cœur d’une transition sans précédent. Derrière les turbulences et l'agitation de la vie
contemporaine se cachent les à-coups de la lutte de l’humanité pour atteindre sa maturité. Les
pratiques et les conventions largement acceptées, les attitudes et les habitudes profondément
ancrées, sont rendues une à une obsolètes, alors que les impératifs de l’âge adulte commencent à
s'affirmer.
Les bahá'ís sont encouragés à voir dans les changements révolutionnaires qui se produisent dans
chaque sphère de la vie l'interaction de deux processus fondamentaux. L'un est destructeur, l'autre
intégrateur. Chacun à sa manière sert à conduire l'humanité sur la voie qui mène à sa pleine
maturité. Les effets du premier se manifestent partout : vicissitudes qui affligent les institutions
traditionnelles, impuissance des dirigeants à tous les niveaux à réparer les fractures qui
apparaissent dans la structure de la société, démantèlement des normes sociales qui ont longtemps
tenu en échec des passions incontrôlables, découragement et indifférence dont font preuve non
seulement les individus mais aussi des sociétés entières qui ont perdu tout sens vital de leur raison
d’être. Leurs effets sont dévastateurs, mais les forces de désintégration ont tendance à balayer les
barrières qui bloquent le progrès de l'humanité, ouvrant ainsi un espace où le processus
d'intégration peut rassembler divers groupes et révélant de nouvelles possibilités de coopération
et de collaboration. Les bahá'ís, bien entendu, s'efforcent de s'aligner, individuellement et
collectivement, sur les forces associées au processus d'intégration qui, ils en sont convaincus,
continuera à gagner en force, quelle que soit la morosité des horizons proches. Les affaires
humaines seront complètement réorganisées et une ère de paix universelle sera inaugurée. […]
Dans une Tablette écrite il y a près d’un siècle et demi, Bahá’u’lláh compare le monde au
corps humain ; c’est la vision inspirée de cette analogie qui anime l’effort bahá’í pour découvrir
la nature d’un nouvel ensemble de relations entre ces trois protagonistes : l'individu, les
institutions et la communauté. La coopération est le principe qui régit le fonctionnement de ce
système. Tout comme l'apparition de l'âme rationnelle dans le monde de l'existence est rendue
possible par l'association complexe d'innombrables cellules, dont l'organisation en tissus et
organes permet la réalisation de capacités particulières, la civilisation peut être considérée comme
le résultat d'un ensemble d'interactions entre des composantes diverses et étroitement intégrées
qui ont transcendé l'objectif étroit de ne s'occuper que de leur propre existence. Et tout comme la
viabilité de chaque cellule et de chaque organe dépend de la santé du corps dans son ensemble, la
prospérité de chaque individu, de chaque famille, de chaque peuple doit être recherchée dans le
bien-être de l'ensemble du genre humain.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message du 2 mars 2013 aux bahá'ís d'Iran)
[31]
Unité et Justice
[…] La lumière des hommes est la justice. Ne laissez pas les vents contraires de l’oppression et
de la tyrannie l’éteindre. Le but de la justice est l’apparition de l’unité parmi les hommes […]
Fermez les yeux à l’aliénation et fixez votre regard sur l’unité. Adhérez avec ténacité à ce qui
mènera au bien-être et à la tranquillité de toute l’humanité. Cette étendue de terre n’est qu’une
seule patrie et une seule demeure. Il vous appartient d’abandonner toute vaine gloire, source
d’aliénation et de tourner vos cœurs vers tout ce qui garantit l’harmonie.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas,
p. 69-70) [32]
Le Grand-Être dit : Ô bien-aimés ! Le tabernacle de l’unité est dressé ; ne vous considérez pas
comme des étrangers. Vous êtes les fruits d’un seul arbre, les feuilles d’une seule branche. Nous
caressons l’espoir que la lumière de la justice descende sur le monde et le purifie de la tyrannie.
Si les dirigeants et les rois de la terre, les symboles du pouvoir de Dieu – exaltée soit sa gloire –
se lèvent et décident de se consacrer à tout ce qui favorisera les plus grands intérêts de l’humanité
tout entière, le règne de la justice sera assurément établi parmi les enfants des hommes.
[…] Il n’est aucune force sur terre pour égaler dans son pouvoir conquérant la force de la justice
et de la sagesse. En vérité j’affirme qu’il n’existe pas et qu’il n’a jamais existé d’armée plus
puissante que celle de la justice et de la sagesse. […] Il est certain que si le soleil de la justice,
obscurci par les nuages de la tyrannie, devait rayonner sur les hommes, la face de la terre en serait
complètement transformée.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 172-173) [33]
Nous supplions Dieu de délivrer la lumière d’équité et le soleil de justice des épais nuages de la
rébellion, et de les faire briller sur les hommes. Aucune lumière ne peut être comparée à la
lumière de la justice. C’est d’elle que dépendent l’établissement de l’ordre dans le monde et la
tranquillité des nations.
(Bahá’u’lláh, Épître au Fils du loup (Maison d’éditions bahai’es, 2001), §52, p. 33) [ 34]
Le deuxième attribut de la perfection est la justice et l'impartialité. Cela signifie ne pas tenir
compte de ses avantages personnels et égoïstes et appliquer les lois de Dieu sans se soucier de
quoi que ce soit d'autre. Cela signifie ne se considérer que comme l'un des serviteurs de Dieu, le
Possesseur de toutes choses, et, sauf à aspirer à une distinction spirituelle, ne jamais tenter de se
distinguer des autres. Cela signifie considérer le bien-être de la communauté comme le sien
propre. Cela signifie en bref, considérer l'humanité comme un seul individu, et soi-même comme
un membre de ce corps social, et savoir avec certitude que si une douleur ou une blessure affecte
un membre de ce corps, elle doit inévitablement entraîner une souffrance pour tous les autres.
(‘Abdu’l-Bahá, Le secret de la civilisation divine, p. 61) [35]
Ô bien-aimés de Dieu ! Sachez, en vérité, que le bonheur de l'humanité réside dans l'unité et
l'harmonie du genre humain, et que les développements spirituels et matériels sont conditionnés
par l'amour et l'amitié entre tous les hommes.
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des Écrits d’‘A bdu’l-Bahá, p. 284, Maison d’éditions baha’ies, 1983)
[36]
Ô ami de l'humanité ! Loué soit Dieu ! Ton intention était bonne, tu as acquis des connaissances
et des savoirs et ton désir est de servir les peuples du monde. Je prie Dieu que tu atteignes ce but
et que tu manifestes ce qui est caché dans ton cœur. Dans le monde de la création, les bonnes
intentions sont de deux sortes. La première est spécifique et vise des personnes en particulier ;
elle est limitée et sa portée est extrêmement restreinte. La seconde est dirigée vers toutes les
choses créées ; elle infuse tout et son champ d'action est très étendu. Tout ce qui est entrepris par
amour du bien universel vient de Dieu. Par conséquent, si des actions peuvent se rapporter plus
ou moins au bien général parmi les nations civilisées, seule l’action entièrement orientée vers le
bien général est la parole de Dieu, la sagesse divine. Elle est le pouvoir qui peut changer et
transformer fondamentalement le monde de l’existence. Cette force est créatrice ; elle est
génératrice, revitalisante et fait naître une nouvelle création. Efforce-toi donc de poursuivre ce qui
sera cause du progrès du monde de l'humanité et te conduira à la glorification perpétuelle et à la
vie éternelle. Salut et louange à toi.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [37]
Qu’il n’y ait point de malentendu. Le principe de l’unité de l’humanité – pivot autour duquel
gravitent tous les enseignements de Bahá’u’lláh – n’est pas le simple élan d’une sentimentalité
ignorante ou l’expression d’un espoir vague et pieux. L'appel qu’il lance ne doit pas simplement
être assimilé au réveil de l’esprit de fraternité et de bonne volonté parmi les hommes, et il ne vise
pas seulement à entretenir une coopération harmonieuse entre des peuples de différentes ethnies
et nations. Ses implications sont plus profondes, ses revendications sont plus importantes
qu’aucune de celles que les prophètes du passé furent autorisés à avancer. Son message ne vaut
pas seulement pour l’individu, il vise avant tout la nature des rapports essentiels qui doivent lier
tous les états et toutes les nations comme les membres d’une même famille humaine. Il ne
constitue pas simplement l’énoncé d’un idéal, mais il est inséparablement associé à une
institution propre à incarner sa vérité, à démontrer sa validité et à perpétuer son influence. Il
suppose un changement organique dans la structure de la société contemporaine, un changement
tel que le monde n’en a jamais connu. Il constitue un défi à la fois audacieux et universel aux
mots d’ordre désuets des crédos nationaux - crédos qui ont fait leur temps et qui, selon le cours
normal des événements réglés et contrôlés par la Providence, doivent céder la place à un nouvel
Évangile foncièrement différent et infiniment supérieur à ce que, jusqu’ici, il a été donné au
monde de concevoir. Ce principe de l’unité n’implique rien de moins que la reconstruction et la
démilitarisation du monde civilisé tout entier – un monde qui sera organiquement unifié dans tous
les aspects essentiels de sa vie, dans son système politique, son aspiration spirituelle, son
commerce et sa finance, son écriture et son langage, et pourtant d’une infinie diversité par les
particularités nationales de ses unités fédérées.
(Shoghi Effendi, d‘une lettre datée du 28 novembre 1931, dans L’Ordre mondial de
Bahá’u’lláh, p. 37–38) [38]
Ils conçoivent leur religion comme étant essentiellement apolitique, supranationale,
rigoureusement non partisane et entièrement dissociée des ambitions, des activités et des desseins
nationalistes. Une telle foi ne connaît pas de division de classe ou de parti. Elle subordonne, sans
hésitation ni équivoque, tous les intérêts particuliers, qu'il soit personnels, régionaux ou nationaux,
à l’intérêt supérieur de l'humanité, fermement convaincue que, dans un monde de nations et de
peuples interdépendants, l'avantage d’une partie s’obtient le mieux par celui de l'ensemble, et
qu’un bénéfice durable ne peut être conféré aux parties composantes si l’intérêt général du tout
est ignoré ou négligé.
(Shoghi Effendi, d‘une lettre datée du 11 Mars 1936, dans L’Ordre mondial de
Bahá’u’lláh, p. 191-192) [39]
L'unification de l'humanité tout entière est le signe du stade qu’approche à présent la société
humaine. L’unité de la famille, de la tribu, de la cité, de la nation a été successivement tentée et
pleinement établie. L'unité du monde est maintenant le but que s’efforce d’atteindre une humanité
harassée. L'édification des nations a pris fin. L'anarchie inhérente à la souveraineté de l’État
atteint son point culminant. Un monde qui progresse vers sa maturité doit abandonner ce fétiche,
il doit reconnaître l'unité et la totalité organique des relations humaines, et établir une fois pour
toutes le mécanisme qui incarne le mieux ce principe fondamental de son existence.
(Shoghi Effendi, d’une lettre datée du 11 mars 1936, dans L’Ordre mondial de
Bahá’u’lláh, p. 196) [40].
Le nationalisme débridé, qui se distingue d'un patriotisme sain et légitime, doit céder la place à
une loyauté plus large, à l'amour de l'humanité dans son ensemble. La déclaration de Bahá'u'lláh
est la suivante : « La terre n'est qu'un seul pays, dont tous les hommes sont les citoyens. » Le
concept de citoyenneté mondiale est le résultat direct de la contraction du monde en un seul
village grâce aux progrès scientifiques et à l'indiscutable interdépendance des nations. L'amour de
tous les peuples du monde n'exclut pas l'amour de son pays. Dans une société mondialisée, la
partie progresse d’autant mieux que l’ensemble progresse.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message d'octobre 1985 aux peuples du
monde). [41]
[…] non seulement les talents et les capacités de l'humanité sont partagés par tous ses membres,
mais en fin de compte ses problèmes et ses afflictions touchent également tout le monde. Que ce
soit dans la maladie ou dans la santé, la famille humaine constitue une seule espèce et l’état de
l'un de ses membres ne peut être intelligemment considéré indépendamment de cette unicité
systémique. Comme l'état actuel du monde ne l'illustre que trop clairement, les tentatives des
dirigeants de la société de procéder autrement ne font qu'exacerber les problèmes.
(Extrait d'une lettre datée du 27 novembre 2001, écrite au nom de la Maison universelle
de justice à un croyant). [42]
La description que fait Shoghi Effendi du processus de désintégration qui s'accélère dans le
monde est en effet pénétrante. Tout aussi frappante est la précision avec laquelle il a analysé les
forces associées au processus d'intégration. Il a parlé d'une « diffusion progressive de l'esprit de
solidarité mondiale qui naît spontanément de la confusion qui règne dans une société
désorganisée » comme étant une manifestation indirecte de la conception de Bahá'u'lláh du
principe de l'unité de l'humanité. Cet esprit de solidarité a continué de s'étendre au fil des
décennies et aujourd'hui, ses effets se manifestent dans toute une série de développements, depuis
le rejet de préjugés raciaux profondément ancrés jusqu’à l'émergence d'une conscience de
citoyenneté mondiale, depuis la prise de conscience accrue de l'environnement jusqu’aux efforts
de collaboration dans la promotion de la santé publique, depuis le souci des droits de l'homme
jusqu’à la poursuite systématique de l'éducation universelle, depuis la mise en place d'activités
interconfessionnelles jusqu’à l'efflorescence de centaines de milliers d'organisations locales,
nationales et internationales engagées dans une forme ou une autre d'action sociale.
(La Maison universelle de justice, Riḍván 2006, message aux bahá’ís du monde) [43]
Les efforts organisés de la communauté bahá'íe sont renforcés par les nombreuses initiatives
individuelles de croyants travaillant dans divers domaines – en tant que bénévoles, professionnels
ou experts – pour contribuer au changement social. La nature caractéristique de leur approche
évite les conflits et la lutte pour le pouvoir ; elle s’efforce en même temps d'unir les gens dans la
recherche des principes moraux et spirituels sous-jacents et des mesures pratiques pouvant
conduire à la juste résolution des problèmes qui affligent la société. Les bahá'ís perçoivent
l'humanité comme un corps unique dont tous les membres sont inséparablement liés les uns aux
autres. Un ordre social structuré pour répondre aux besoins d'un groupe au détriment d'un autre se
traduit par l'injustice et l'oppression alors que l'intérêt supérieur de chaque partie constituante est
réalisé en considérant ses besoins dans le contexte du bien-être de l'ensemble.
(Extrait d'une lettre datée du 23 décembre 2008, écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [44]
Comme vous le savez d’après votre étude des écrits bahá'ís le principe qui imprègne tous les
aspects de la vie organisée de la planète est l’unité de l’humanité, la marque de l’âge de la
maturité. Que l’humanité constitue un seul peuple est une vérité qui, autrefois considérée avec
scepticisme, revendique aujourd’hui une acceptation généralisée. Le rejet de préjugés
profondément enracinés et un sentiment croissant de citoyenneté mondiale font partie des signes
de cette prise de conscience accrue. Pourtant, aussi prometteuse que puisse être l’élévation de la
conscience collective, elle ne doit être considérée que comme la première étape d’un processus
qui prendra des décennies – voire des siècles – à se dérouler. Car le principe de l’unité de
l’humanité, tel que proclamé par Bahá'u'lláh, ne demande pas simplement la coopération entre les
peuples et les nations. Il appelle à une reconceptualisation complète des relations qui soutiennent
la société. L’aggravation de la crise environnementale, entraînée par un système qui tolère le
pillage des ressources naturelles pour satisfaire une soif insatiable de posséder toujours plus,
suggère à quel point la conception actuelle de la relation de l’humanité avec la nature est
totalement inadéquate ; la détérioration de l’environnement familial, accompagnée de
l’augmentation de l’exploitation systématique des femmes et des enfants dans le monde, montre à
quel point les notions erronées qui définissent les relations de la cellule familiale sont
omniprésentes ; la persistance du despotisme, d’une part, et le mépris croissant de l’autorité,
d’autre part, révèlent à quel point la relation actuelle entre l’individu et les institutions de la
société est insatisfaisante pour une humanité mûre ; la concentration de la richesse matérielle
entre les mains d’une minorité de la population mondiale montre à quel point les relations entre
les nombreux secteurs de ce qui est aujourd’hui une communauté mondiale émergente sont
fondamentalement mal conçues. Le principe de l’unité de l’humanité implique donc un
changement organique dans la structure même de la société.
(Maison universelle de justice, extrait d’un message aux bahá’ís d’Iran, 2 mars 2013) [45]
Toutefois, bien que l’unité mondiale soit possible – non, inévitable – elle ne peut en fin de
compte se réaliser sans une acceptation inconditionnelle de l’unité du genre humain, que le
Gardien décrit comme « le pivot autour duquel gravitent tous les enseignements de Bahá'u'lláh ».
Avec quelle clairvoyance et quelle éloquence a-t-il exposé les profondes implications de ce
principe cardinal ! Il a clairement vu, dans la turbulence qui secouait les affaires du monde,
comment le fait que l’humanité n’est qu’un seul peuple doit être le fondement d’un nouvel ordre.
Le vaste éventail des relations qui existent entre les nations – et en leur sein – doit être
entièrement examiné dans cette optique. Pour qu’une telle vision se concrétise, il faudra tôt ou
tard que les dirigeants du monde réalisent un exploit politique historique. Hélas, la volonté
d’accomplir cet exploit fait toujours défaut. L’humanité est plongée dans une crise d’identité,
alors que divers peuples et groupes peinent à se définir, à déterminer leur place dans le monde et
comment ils devraient agir. Sans la vision d’une identité partagée et d’un but commun, ils
s’enlisent dans des idéologies antagoniques et des luttes de pouvoir. Un nombre apparemment
incalculable de permutations des notions de « nous » et « eux » définit les identités collectives de
façon toujours plus restrictive et en les opposant les unes aux autres. Avec le temps, cet
éclatement en groupes d’intérêts divergents a fragilisé la cohésion de la société même. Des
conceptions opposées de la primauté d’un peuple particulier sont colportées, en faisant
abstraction de la réalité qui est que l’humanité suit un parcours commun dans lequel tous sont des
protagonistes. Songez à la différence radicale qui sépare cette conception fragmentée de l’identité
humaine de celle qui découle de la reconnaissance de l’unité de l’humanité. Dans cette
perspective, la diversité qui caractérise la famille humaine, loin d’aller à l’encontre de son unité,
ajoute à sa richesse. L’unité, dans son acception bahá'íe, renferme le concept essentiel de
diversité, qui la distingue de l’uniformité. C’est par l’amour pour tous et la subordination des
allégeances de moindre importance au véritable intérêt du genre humain que l’unité du monde
peut être établie et que les manifestations infinies de la diversité humaine peuvent s’épanouir
pleinement.
(Maison universelle de justice, extrait d’un message du 18 janvier 2019 aux bahá’ís du
monde). [46]
Le rôle de la connaissance
La connaissance est un des dons merveilleux de Dieu. Il incombe à chacun de l’acquérir. Certains
arts et moyens matériels aujourd’hui manifestes ont été acquis grâce à sa connaissance et à sa
sagesse révélées dans des épîtres et des tablettes par sa Plume très exaltée – Plume qui recèle un
trésor d’où les perles précieuses de la sagesse et de la parole, ainsi que les arts et les métiers du
monde, sont amenés à la lumière.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 39) [47]
La connaissance est comme les ailes pour la vie de l’homme et une échelle pour son ascension. Il
incombe à chacun de l’acquérir. Néanmoins il faudrait acquérir la connaissance des sciences qui
sont profitables aux peuples de la terre, mais non de celles qui commencent par des mots et
finissent par des mots. […] En vérité, la connaissance est un véritable trésor pour l’homme et une
source de gloire, de bonté, de joie, d’exaltation, de courage et de bonheur pour lui.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas,
p. 53-54), [48]
Le Grand Être dit : Les savants de cette époque doivent inciter les gens à acquérir ces branches de
la connaissance qui sont utiles et dont ils peuvent, ainsi que la plupart des hommes, tirer bénéfice.
Les recherches académiques qui commencent et finissent par des mots n’ont jamais eu de valeur
et ne vaudront jamais rien.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 177) [49]
En ce jour, le fruit de choix sur l’arbre de la connaissance est celui qui sert au bien-être de
l’humanité et qui sauvegarde ses intérêts.
(Bahá’u’lláh, Le tabernacle de l’unité, §1.16, p. 9-10, Maison d’éditions bahá'íes, 2007). [50]
Fais tout ton possible pour acquérir les perfections nécessaires à la vie spirituelle et à la vie
matérielle, car les fruits de l'arbre humain ont toujours été et seront toujours la perfection des
deux. Il n'est pas souhaitable qu'un homme soit laissé sans connaissances ou compétences, car il
n'est alors qu'un arbre stérile. Ensuite, dans la mesure où les capacités et les aptitudes le
permettent, tu dois orner l'arbre de l’existence de fruits tels que la connaissance, la sagesse, la
perception spirituelle et l’éloquence.
(Bahá'u'lláh, extrait d'une tablette traduite du persan) [51]
[…] chaque branche du savoir, si elle est associée à l’amour divin, est approuvée et digne de
louanges mais, privé de son amour, le savoir est stérile – en vérité, il conduit à la démence.
Chaque domaine de la connaissance, chaque science, est comme un arbre : si le fruit qu’il produit
est l’amour de Dieu, alors c’est un arbre béni mais, si ce n’est pas le cas, cet arbre n’est que du
bois desséché et ne pourra servir qu’à faire du feu.
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’‘A bdu’l-Bahá, p. 179-180) [52]
Fais de grands efforts pour acquérir les connaissances avancées de l'époque, et tout ton possible
pour faire progresser la civilisation divine.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [53]
Une bonne conduite et une haute moralité sont primordiales, car si le caractère n’est pas formé,
l'acquisition de connaissances ne pourra que s'avérer néfaste. La connaissance est louable
lorsqu'elle est associée à une conduite éthique et à un noble caractère, sinon, c'est un poison
mortel, un terrible danger. Un médecin malveillant, qui trahit la confiance qu’on lui fait, peut
provoquer la mort, et devenir source de nombreuses infirmités et maladies.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [54]
Plus ils s'efforceront d'élargir le champ de leurs connaissances, meilleur et plus gratifiant en sera
le résultat. Que les aimés de Dieu, jeunes ou vieux, hommes ou femmes, chacun selon ses
capacités, s'investissent et ne ménagent pas leurs efforts pour acquérir les différentes branches
actuelles des arts et de la connaissance, tant spirituelle que séculière. Que dans leurs réunions leur
conversation se limite à des propos élevés et à des informations sur l’actualité des connaissances.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite de l'arabe) [55]
Il est clair que l’instruction est le plus grand don de Dieu et que la connaissance et son
acquisition sont une bénédiction du ciel. Il incombe donc aux amis de Dieu de s’évertuer à
promouvoir la connaissance divine, la culture et les sciences, en sorte que ceux qui sont
aujourd'hui des écoliers deviennent les plus érudits de toute la communauté des sages. C'est un
service rendu à Dieu lui-même, et c'est l'un de ses commandements inéluctables.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [56]
[…] La religion de Dieu est la promulgatrice de la vérité, la fondatrice de la science et de la
connaissance, qu’elle est pleine d’affection pour les savants, qu’elle est la civilisatrice de
l’humanité, qu’elle a découvert les mystères des créatures et projeté la lumière sur les horizons.
Comment, dans de telles conditions, serait-elle l’adversaire de la science ? J’en demande pardon à
Dieu ! Pour Dieu, la science est la plus belle des qualités de l’homme, et la plus noble de ses
perfections. S’opposer à la science, c’est faire acte d’ignorant, et celui qui déteste la science et les
connaissances n’est pas un homme mais un animal sans intelligence ; car la science c’est la
lumière, la vie, la félicité, la perfection, la beauté, le moyen d’approcher le seuil de l’unité ; c’est
l’honneur et la vertu de l’humanité, et la plus grande faveur de Dieu ! La science c’est le salut, et
l’ignorance la perte sans recours. Heureux ceux qui passent leurs jours à acquérir les sciences, à
découvrir les mystères des créatures et à pénétrer les détails de la vérité.
(‘Abdu’l-Bahá, les leçons de Saint-Jean-d’A cre, Presses universitaires de France 1970
p. 153-154) [57]
Toutes les sciences, les connaissances, les arts, les inventions, les institutions, les entreprises et
les découvertes proviennent des facultés de l’âme douée de raison. Il fut un temps où c’étaient des
mystères préservés, des secrets cachés et inconnus ; l’âme douée de raison les a peu à peu
découverts et amenés du domaine de l’invisible et du caché à celui de l’évidence. C’est le plus
grand pouvoir de l’intelligence dans la nature ; son essor et sa portée suprême consistent à
comprendre la réalité, les particularités et les caractéristiques des contingences.
(‘Abdu’l-Bahá, les leçons de Saint-Jean-d’A cre, p. 248-249) [58]
La science est la première émanation de Dieu vers l'homme. Tout être créé incarne la potentialité
de la perfection matérielle, mais la capacité de recherche intellectuelle et d'acquisition
scientifique est une vertu supérieure spécifique à l'homme. Les autres êtres et les organismes, sont
privés de cette potentialité et de cet accomplissement. Dieu a créé ou déposé dans l'homme cet
amour de la réalité. Le développement et le progrès d'une nation sont fonction de la mesure et du
degré de ses réalisations scientifiques. Par ce moyen, sa grandeur est continuellement accrue et,
jour après jour, le bien-être et la prospérité de son peuple sont assurés.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 67) [59]
Tous les Livres saints, les prophètes divins, les sages et les philosophes s'accordent à dire que la
guerre détruit le progrès humain et que la paix le construit. Ils s'accordent à dire que la guerre et
les conflits sapent les fondements de l'humanité. Par conséquent, une force est nécessaire pour
prévenir la guerre, proclamer et établir l'unité de l'humanité.
Mais admettre la nécessité de cette force n'est pas suffisant. Comprendre que la richesse est
souhaitable, n'est pas s'enrichir. Reconnaître que les réalisations scientifiques sont appréciables ne
confère pas un savoir scientifique. Connaître l'excellence de l'honneur ne rend pas un homme
honorable. La connaissance des conditions humaines et des remèdes qui leur sont nécessaires
n'est pas cause de l’amélioration de ces conditions. Admettre que la santé est bonne ne donne pas
la santé. Un médecin compétent est nécessaire pour remédier aux conditions humaines existantes.
De même qu'un médecin doit avoir une connaissance complète de la pathologie, du diagnostic, de
la thérapeutique et du traitement, de même ce Médecin de l’humanité doit être sage, habile et
compétent avant d’obtenir une guérison. La simple connaissance de la maladie ne donne pas la
santé; cette connaissance doit être appliquée et le remède doit être mis en œuvre.
La connaissance, la volonté et l'action conditionnent la réalisation de tout objectif. Si ces trois
conditions ne sont pas réunies, il n'y a ni mise en pratique ni résultats.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 217-218) [60]
Accepter les enseignements de Bahá'u'lláh implique l'engagement de s'efforcer d'atteindre sa
maturité spirituelle personnelle, de participer aux efforts collectifs pour construire une société
prospère et de contribuer au bien commun. La science et la religion sont les deux systèmes de
connaissance inséparables et interdépendants qui font progresser la civilisation. Selon les mots de
‘Abdu'l-Bahá, « Le progrès du monde de l'humanité dépend de la connaissance, et son déclin est
dû à l'ignorance. Lorsque le genre humain acquiert des connaissances, il devient céleste, et
lorsqu’il acquiert le savoir, il revêt des attributs seigneuriaux ». Chercher à acquérir des
connaissances et des savoirs, étudier des sciences et des métiers utiles, font partie des croyances
fondamentales des disciples de Bahá'u'lláh. Par conséquent, pour contrer les difficultés qui vous
sont imposées sur le chemin de l'enseignement supérieur, vous avez choisi la solution à long
terme de vous engager dans une collaboration constructive avec d'autres partisans de la paix et de
la réconciliation afin de construire une société progressiste et ordonnée, engagée dans la
promotion de la connaissance et de la justice sociale.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message du 17 juin 2011 aux croyants
dans le Berceau de la Foi) [61]
L'un des aspects cruciaux du cadre conceptuel, qui nécessitera une attention particulière dans les
années à venir, est la production et la mise en pratique de connaissances.
Au cœur de la plupart des disciplines du savoir humain se trouve un consensus relatif sur la
méthodologie : c’est-à-dire une compréhension des méthodes et de la façon de les utiliser de
manière appropriée pour enquêter systématiquement sur la réalité et obtenir ainsi des résultats
fiables et des conclusions solides. Les bahá'ís qui sont impliqués dans diverses disciplines –
économie, éducation, histoire, sciences sociales, philosophie et bien d'autres – connaissent
évidemment les méthodes employées dans leur domaine et s'y consacrent pleinement. C’est à eux
de réfléchir sérieusement aux implications que les vérités trouvées dans la Révélation auraient sur
leur travail. Le principe de l'harmonie de la science et de la religion fidèlement respecté, garantira
que les croyances religieuses ne succombent pas à la superstition et que les découvertes
scientifiques ne sont pas récupérées par le matérialisme.
(Extrait d'une lettre datée du 24 juillet 2013 écrite au nom de la Maison universelle de
justice à une Assemblée spirituelle nationale) [62]
Au fond, une grande partie des efforts de la communauté bahá'íe a été consacrée à traiter la cause
première des préjugés religieux : l’ignorance. La Maison de justice a déclaré : « La perpétuation
de l'ignorance est une forme d'oppression des plus graves ; elle renforce les nombreux murs de
préjugés qui font obstacle à la réalisation de l'unité de l'humanité. […] L'accès à la connaissance
est le droit de chaque être humain, et participer, chacun selon ses talents et ses capacités, à sa
production, à son application et à sa diffusion est une responsabilité que tous doivent assumer
dans la grande entreprise de construction d'une civilisation mondiale prospère. » Cette orientation
s'est particulièrement manifestée d’abord dans l'accent mis par la communauté bahá'íe sur
l'éducation, préoccupation centrale depuis les débuts de la Foi, ensuite dans ses efforts pour
favoriser chez les individus une conscience et une capacité croissantes à reconnaître les préjugés
et à les combattre, et aussi dans sa pratique d'utiliser des processus consultatifs dans toutes ses
affaires et enfin dans son engagement et son soutien des systèmes jumeaux de connaissance de la
science et de la religion comme nécessaires pour l'avancement de la civilisation. En outre, le
développement de la vie de l'esprit et la recherche indépendante de la réalité, valorisés dans les
Écrits bahá'ís, servent à donner aux individus les moyens de distinguer la vérité de l’erreur, ce qui
est essentiel si l'on veut éliminer les préjugés, les superstitions et les traditions surannées qui font
obstacle à l'unité. ‘Abdu'l-Bahá affirme à cet égard que « une fois que chaque âme aura cherché la
vérité, la société sera libérée de ces ténèbres qui consistent à continuellement répéter le passé ».
(Extrait d'une lettre datée du 27 décembre 2017, écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [63]
Nature du développement social et économique bahá'í
Cohérence entre les dimensions matérielles et spirituelles de l'existence
[… ] dans les cieux et sur la terre, chaque chose est la preuve directe de la révélation en elle-
même des attributs et des noms de Dieu puisqu’en tout atome sont enchâssés les signes qui
portent un éloquent témoignage de la révélation de cette très grande Lumière.
(Bahá’u’lláh, le Kitáb-i-Íqán : le livre de la Certitude §107, p. 80 Maison d’éditions
bahá’íes, 2014) [64]
La religion est en vérité le principal instrument pour l’établissement de l’ordre dans le monde et
de la tranquillité parmi ses peuples. […] Plus grand est le déclin de la religion plus affligeante est
l’obstination de l’impie. Ceci ne peut mener finalement qu’au chaos et à la confusion.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 66) [65]
… La religion doit être conforme à la science et à la raison pour qu’elle puisse exercer une
influence sur le cœur des hommes. Elle doit reposer sur des bases solides et ne pas s’en tenir aux
imitations.
(‘Abdu’l-Bahá, première Tablette à La Haye) [66]
Le bonheur de l’humanité ne sera pas atteint tant que la civilisation matérielle ne sera pas
associée à la civilisation divine, bien que cette civilisation matérielle soit l’un des moyens
concourant au progrès du monde humain. La civilisation matérielle est comme le verre d’une
lampe. La civilisation divine est la lampe même. Sans la lumière, le verre reste obscur. La
civilisation matérielle est comme le corps. Aussi gracieux, élégant et beau qu’il soit, il est
inanimé. La civilisation divine est comme l’esprit. Le corps reçoit la vie de l’esprit, sans lequel il
devient un cadavre. Ainsi il est prouvé que l’humanité a besoin des souffles de l’Esprit-Saint.
Sans l’esprit, le monde est privé de vie et, sans cette lumière, l’humanité est plongée dans une
obscurité totale.
(‘Abdu’l-Bahá, première Tablette à La Haye) [67]
[…] tant que les réalisations matérielles et les vertus humaines ne seront pas renforcées par des
perfections d’ordre spirituel, par des qualités lumineuses et par les caractéristiques de la
miséricorde, ces réalisations et ces vertus demeureront stériles, et le bonheur du monde de
l’humanité – ce but ultime – ne sera pas atteint. Car même si les réalisations matérielles et le
développement du monde physique apportent la prospérité qui révèle de façon exquise les buts
auxquels elle tend, la menace du danger, de cruelles calamités et de violentes afflictions n’en
demeure pas moins présente.
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’‘A bdu’l-Bahá, p. 282 [68]
Nous espérons que les bien-aimés de Dieu et les servantes du Miséricordieux contribueront,
conformément aux Enseignements célestes, à l'unité du monde de l'humanité, considéreront la
religion comme la base de l'amour et de la fraternité entre les peuples, s'efforceront d'harmoniser
la religion et la science, deviendront un trésor de richesses pour les pauvres et un refuge et un
asile pour les fugitifs, apporteront joie et clarté aux démunis, et aideront les nécessiteux par la
grâce fortifiante du Très-Miséricordieux.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [69]
La civilisation matérielle est semblable à la lampe, alors que la civilisation spirituelle est la
lumière de cette lampe. Si la civilisation matérielle et la civilisation spirituelle s'unissent, alors
nous aurons la lampe et sa lumière, et le résultat sera parfait. Car la civilisation matérielle est
semblable à un beau corps, et la civilisation spirituelle est semblable à l'esprit de vie. Si ce
merveilleux esprit de vie entre dans ce beau corps, le corps deviendra un canal pour la répartition
et le développement des perfections de l'humanité.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 15) [70]
Deux ailes sont nécessaires à l’homme. Une aile est le pouvoir physique et la civilisation
matérielle, l’autre est le pouvoir spirituel et la civilisation divine. Avec une seule aile, le vol est
impossible. Deux ailes sont essentielles. Par conséquent, quel que soit le degré d'avancement de
la civilisation matérielle, elle ne peut s’élever vers la perfection qu’avec l’aide de la civilisation
spirituelle.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 16) [71]
Quel que soit le degré d’avancement du monde matériel, il ne peut faire le bonheur de l'humanité.
Ce n'est que lorsque la civilisation matérielle et la civilisation spirituelle seront liées et
coordonnées que ce bonheur sera assuré. Alors, la civilisation matérielle n’alimentera plus les
forces du mal de son énergie en détruisant l'unité de l'humanité, car dans la civilisation matérielle,
le bien et le mal avancent ensemble et au même rythme. Prenons par exemple le progrès matériel
de l'homme au cours de la dernière décennie. Des établissements scolaires, des hôpitaux, des
institutions philanthropiques, des académies scientifiques et des centres philosophiques ont été
fondés, mais simultanément à ces preuves de développement, l'invention et la production de
moyens et d'armes de destruction humaine ont augmenté. […]
Tout cela est le résultat de la civilisation matérielle. Par conséquent, bien que le progrès
matériel favorise les buts nobles de la vie, il sert en même temps les buts ignobles. […] Que les
préceptes moraux et les fondements de la civilisation divine s'unissent au progrès matériel de
l'homme et sans aucun doute le bonheur du monde humain sera atteint et, de toutes parts, la
bonne nouvelle de la paix sur terre sera annoncée. Alors l'humanité réalisera des progrès
extraordinaires, la sphère de l'intelligence humaine sera incommensurablement élargie, de
merveilleuses inventions apparaîtront et l'esprit de Dieu se révélera. Tous les hommes se
réuniront dans la joie et l’exaltation et la vie éternelle sera accordée aux enfants du Royaume.
[…] Par conséquent, la civilisation matérielle et la civilisation divine, ou altruiste, doivent
progresser ensemble jusqu'à ce que les aspirations et les désirs les plus élevés de l'humanité se
réalisent.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 151-152) [72]
La connaissance scientifique est la plus haute réalisation sur le plan humain, car la science
découvre ce qui est réel. Cette science est de deux sortes : matérielle et spirituelle. La science
matérielle est l’étude des phénomènes naturels. La science divine est la découverte et la mise en
pratique des vérités spirituelles. Le monde de l'humanité doit acquérir les deux. Un oiseau a deux
ailes ; il ne peut pas voler avec une seule. La science matérielle et la science spirituelle sont les
deux ailes de l'élévation et de l’accomplissement de l’être humain. Les deux sont nécessaires,
l’une naturelle, l'autre surnaturelle ; l'une matérielle, l'autre divine.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 195-196) [73]
Dieu a doté l'homme d'intelligence et de raison par lesquelles il lui incombe de déterminer la
véracité des questions et des propositions. Si les croyances et les opinions religieuses sont jugées
contraires aux normes de la science, elles ne sont que superstitions et chimères ; car l’inverse de
la connaissance est l'ignorance, et l'enfant de l'ignorance est la superstition. Il est incontestable
qu'il doit y avoir un accord entre la vraie religion et la science. Si une question est jugée contraire
à la raison, la foi et la croyance en celle-ci sont impossibles, et il n'y a pas d'autre résultat
qu’indécision et hésitation.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 251-252) [74]
Peu importe comment le monde de l’humanité progresse sur le plan de la civilisation matérielle, il
a néanmoins besoin du développement spirituel mentionné dans l'Évangile. Les vertus du monde
matériel sont limitées, alors que les vertus divines sont illimitées. Dans la mesure où les vertus
matérielles sont limitées, le besoin qu'a l'homme des perfections du monde divin est illimité.
Tout au long de l'histoire de l'humanité, nous constatons que si le sommet même des vertus
humaines a été atteint à diverses époques, elles étaient pourtant limitées, alors que les réalisations
divines ont toujours été illimitées et infinies. Le limité a toujours besoin de l'illimité. Le matériel
doit être en corrélation avec le spirituel. Le matériel peut être comparé au corps, mais les vertus
divines sont le souffle de l’Esprit saint lui-même. Le corps sans esprit n'est pas capable d'un
véritable accomplissement. Aussi beau et excellent qu’il soit, néanmoins il a besoin de l'esprit. Le
verre de la lampe, aussi poli et parfait soit-il, a besoin de la lumière. Sans la lumière, la lampe ou
la bougie n’éclairent pas. Sans l'esprit, le corps n'est pas productif.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 287) [75]
La guerre mondiale qui vient de se terminer, ainsi que le traité de paix et ses conséquences, ont
appris à l'humanité que si les préjugés nationaux, religieux et politiques ne sont pas abolis, si la
fraternité universelle n'est pas établie, si la civilisation spirituelle n’est pas mise sur un pied
d'égalité avec la civilisation matérielle, et ne change pas ainsi le niveau de la moralité
individuelle, nationale et internationale, le monde est voué à l'échec et la société à la destruction
totale.
(Extrait d'une lettre écrite vers 1924 au nom de Shoghi Effendi à un croyant) [76]
Les problèmes sociaux et économiques actuels auxquels est confronté le peuple britannique
occupent certainement toute son attention, mais ils devraient également servir de rappel et le
rapprocher des questions spirituelles. Les gens doivent prendre conscience que, sans un
changement complet de nos perspectives et une réforme totale des principes directeurs de notre
vie, comme la Cause les encourage à le faire, nos problèmes sociaux et économiques ne peuvent
être résolus ni nos conditions améliorées.
(Extrait d'une lettre du 7 novembre 1931 écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant) [77]
Ce n'est pas seulement de bien-être matériel dont les gens ont besoin. Ce dont ils ont
désespérément besoin, c'est de savoir comment vivre leur vie, ils ont besoin de savoir qui ils sont,
dans quel but ils existent et comment ils doivent agir les uns envers les autres ; et, une fois qu'ils
connaissent les réponses à ces questions, il faut les aider à appliquer progressivement ces
réponses au quotidien. C'est à la solution de ce problème fondamental de l'humanité que la
majeure partie de notre énergie et de nos ressources devrait être consacrée. […]
[…] nous savons que le fonctionnement du monde matériel n'est que le reflet des conditions
spirituelles et que tant que les conditions spirituelles n’auront pas changé il ne peut y avoir de
changement durable pour l’amélioration des affaires matérielles.
(La Maison universelle de justice, d'un message du 19 novembre 1974 à une Assemblée
spirituelle nationale) [78]
En ce qui concerne l'harmonie de la science et de la religion, les Écrits des Personnages centraux
de la Foi et les commentaires du Gardien montrent très clairement que la tâche de l'humanité, y
compris de la communauté bahá'íe qui lui sert de levain, est de créer une civilisation mondiale qui
incarne les dimensions à la fois spirituelles et matérielles de l'existence. La nature et la portée
d'une telle civilisation dépassent toujours tout ce que la génération actuelle peut concevoir. La
poursuite de cette vaste entreprise dépendra d'une interaction progressive entre les vérités et les
principes de la religion et les découvertes et les éclairages de la recherche scientifique. Cela
implique de vivre avec des ambiguïtés, caractéristique naturelle et incontournable du processus
d'exploration de la réalité.
Cela exige également que nous ne limitions pas la science à une école de pensée particulière ou à
une quelconque approche méthodologique qui serait postulée au cours de son développement. Le
défi que doivent relever les intellectuels bahá’ís est de diriger cette mission de manière
responsable, car ce sont eux qui possèdent à la fois les connaissances inestimables de la
Révélation et les avantages conférés par la recherche scientifique.
(Extrait d'une lettre du 19 mai 1995 écrite au nom de la Maison universelle de justice à un
croyant) [79]
[…] la religion et la science sont les deux systèmes de connaissance indispensables au
développement de la conscience. Loin de s’opposer, ces modes fondamentaux d’exploration de la
réalité sont mutuellement dépendants et ont donné leurs plus beaux fruits en ces périodes rares
mais heureuses de l’histoire où leur caractère complémentaire a été admis et où il a été possible
de les associer. Il sera toujours nécessaire de se référer à une direction morale et spirituelle pour
assurer la bonne application des connaissances et du savoir-faire issus des progrès scientifiques ;
quant aux convictions religieuses, aussi précieuses soient-elles, il importe de les soumettre, de
bon gré, à l’examen impartial de la méthode scientifique.
(La Maison universelle de justice, extrait d’un message daté d’avril 2002 aux dirigeants des
religions du monde) [80]
[…] La science et la religion sont deux systèmes complémentaires de connaissance et de pratique
permettant aux êtres humains de comprendre le monde autour d’eux et grâce auxquels la
civilisation progresse ; la religion, sans la science, dégénère rapidement en superstition et en
fanatisme, alors que la science, sans la religion, devient l’instrument d’un matérialisme grossier ;
la véritable prospérité, fruit d’une cohérence dynamique entre les nécessités matérielles et
spirituelles de la vie, sera de plus en plus inaccessible, tant et aussi longtemps que la
consommation effrénée continuera d’avoir l’effet de l’opium sur l’âme humaine. […]
(La Maison universelle de justice, extrait d’un message du 2 mars 2013 aux bahá’ís d’Iran)
[81]
En tant que lieu d’où doivent rayonner des forces spirituelles le mashriqu’l-adhkár est l’élément
central des dépendances qui doivent être érigées pour le bien-être de l’humanité, et l’expression
d’une volonté commune et d’un désir ardent de servir. Ces dépendances – des centres
d’enseignement, d’apprentissage des sciences ainsi que d’initiatives culturelles et humanitaires –
incarnent les idéaux du progrès social et spirituel qui doit s’accomplir grâce à l’application des
connaissances, et montrent comment, quand elles sont en harmonie, religion et science élèvent le
rang de l’être humain et mènent à la prospérité de la civilisation. Comme vos vies l’illustrent
amplement, quoiqu’essentielle à la vie intérieure de l’être humain et indispensable à la croissance
spirituelle, la prière doit aussi se traduire par des actions qui reflètent extérieurement cette
transformation intérieure. Ce concept de prière – inséparable du service – est promulgué par le
mashriqu’l-adhkár.
(La Maison universelle de justice, extrait d’un message du 18 décembre 2014 aux bahá’ís
d’Iran) [82]
Renforcement des capacités, participation et croissance organique
Nous devons maintenant prendre la ferme résolution de nous lever et de saisir tous ces
instruments servant à promouvoir la paix, le bien-être, le bonheur et la connaissance, la culture et
l’industrie, la dignité, la valeur et le rang, de tout le genre humain. Ainsi par les eaux réparatrices
de l’intention pure et de l’effort altruiste, la terre des potentialités humaines fleurira par sa propre
excellence interne, s’épanouira en qualités dignes de louanges, fleurira et fructifiera jusqu’à
rivaliser avec la roseraie du savoir appartenant à nos aïeux.
(‘Abdu’l-Bahá, le Secret de la Civilisation divine, p. 20-21)
[83]
Le monde de la politique est semblable au monde de l’homme ; c’est d’abord une semence qui
passe graduellement à la condition d’embryon ou de fœtus, acquérant une structure osseuse, se
couvrant de chair, prenant sa propre forme spéciale jusqu’à ce que, enfin, il atteigne la sphère où
il peut convenablement satisfaire aux paroles : « le plus excellent des Créateurs ». Comme ceci
est une nécessité de la création et se base sur la Sagesse universelle, de même le monde politique
ne peut évoluer instantanément du nadir de l’imperfection au zénith de la justice et de la
perfection. Et qui plus est, les individus qualifiés doivent œuvrer jour et nuit, usant de tous les
moyens conduisant au progrès, jusqu’à ce que gouvernement et peuple se développent sous tous
les rapports, jour après jour, et même d’un instant à l’autre.
(‘Abdu’l-Bahá, le Secret de la civilisation divine, p. 135-136) [84]
Dans toutes les religions prophétiques, les affaires philanthropiques étaient limitées à leurs
peuples respectifs seulement, à l'exception de points secondaires comme la charité, qu'il était
permis d'étendre à d'autres. Mais dans cette merveilleuse religion, les entreprises philanthropiques
sont pour toute l'humanité, sans aucune exception, car c'est une manifestation de la miséricorde
de Dieu.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'un discours traduit du persan) [85]
C’est ainsi que, dans la graine, l’arbre existe, mais il est latent et caché ; lorsqu’elle croît et se
développe, un arbre complet apparaît. De même, la croissance et le développement de tous les
êtres se font par degrés ; c’est la règle générale de Dieu et l’ordre de la nature. La graine ne
devient pas un arbre tout d’un coup, l’embryon ne devient pas homme en une seule fois, le
minéral ne devient pas une pierre en une seule fois. Non, ils croissent et se développent peu à peu,
et ils parviennent à la limite de la perfection.
(‘Abdu’l-Bahá, Les leçons de Saint-Jean-d’A cre, p. 227) [86]
Dans un organisme vivant, la pleine mesure de son développement n'est pas connue ou achevée
au moment de sa conception ou de sa naissance. Tout développement et toute évolution
impliquent des étapes progressives ou des degrés. Par exemple, le progrès spirituel peut être
assimilé à la lumière de l'aube. Bien que cette lumière de l'aube soit faible et pâle, un homme sage
qui voit la course du soleil à son lever peut prédire l'ascension du soleil dans toute sa gloire et son
éclat. Il sait avec certitude que c'est le début de sa manifestation et que plus tard, il assumera une
grande puissance et un grand pouvoir. Ou encore, s'il prend une graine et observe qu'elle germe, il
sait avec certitude qu'elle finira par devenir un arbre.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 181-182) [87]
En ce siècle radieux, les réalités des choses ont été révélées, et ce qui est vrai doit remonter à la
surface. Parmi ces réalités, il y a le principe de l'égalité de l'homme et de la femme : égalité des
droits et des prérogatives dans tout ce qui touche à l’humain. […] La femme doit surtout
consacrer son énergie et ses capacités aux sciences industrielles et agricoles, en cherchant à aider
l'humanité dans ce qui est le plus nécessaire. Par ce moyen, elle prouvera ses compétences et
assurera la reconnaissance de l'égalité dans l'équation sociale et économique.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 395) [88]
Une autre exigence essentielle est l'accélération des tâches de transcription, de collecte et de
transmission des Écrits sacrés en Terre sainte, et l'enregistrement de l'histoire générale de la
Cause de Dieu. Les croyants occidentaux des contrées lointaines du monde libre, qui ont entrepris
de poursuivre d'importants plans, souhaitent et attendent que ces deux tâches soient rapidement
accomplies et que les préparatifs nécessaires à leurs prochains projets soient effectués sans délai,
ce qui leur permettra de concrétiser leurs espoirs et leurs plans d'avenir et de donner un grand
élan à la propagation de la sainte Cause.
Il en va de même pour la participation des amis aux associations caritatives, scientifiques et
littéraires. Les amis doivent, avec sagesse et modération, après une concertation attentive, et selon
leurs capacités et leurs moyens, aider toute association qui vise sincèrement à contribuer au bien
commun et aux meilleurs intérêts de l'humanité. Ils doivent y participer dans la mesure du
possible, tout en s’abstenant de s'impliquer le moins du monde en politique que ce soit dans leurs
actes, leur cœur ou leurs paroles, et doivent éviter et fuir toute association avec des partis
malveillants et contestataires.
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre de septembre 1926 adressée aux bahá'ís d’Orient, traduite
du persan) [89]
Nous ne pouvons pas séparer le cœur humain de l'environnement extérieur et dire qu'une fois l'un
des deux réformé, tout ira mieux. L'homme a un lien organique avec le monde. Sa vie intérieure
façonne l'environnement et elle-même est profondément affectée par son environnement.
L'homme a un lien organique avec le monde. Sa vie intérieure façonne l'environnement et elle-
même est profondément affectée par celui-ci. L'un agit sur l'autre et chaque changement durable
dans la vie de l'homme est le résultat de ces réactions mutuelles.
(Extrait d'une lettre datée du 17 février 1933, écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant)
[90].
« Compare le monde au corps humain » écrit Bahá’u’lláh à la reine Victoria. […] Dans le corps
humain chaque cellule, chaque organe, chaque nerf, a son rôle à jouer. Quand tous le font, le
corps est en bonne santé, vigoureux, rayonnant, prêt pour chaque action qu’on lui demande
d’accomplir. Aucune cellule, aussi humble soit-elle, ne vit isolée du reste du corps, que ce soit
pour le servir ou pour en retirer quelque chose. Cela est vrai du corps de l’humanité parmi
laquelle Dieu « a doté chacun de talents et de facultés » et cela est vrai au plus haut degré pour le
corps de la communauté mondiale bahá'íe, car ce corps est déjà un organisme, uni dans ses
aspirations, uni dans ses méthodes, recherchant l’assistance et la confirmation de la même Source,
et illuminé du savoir conscient de son unité. Par conséquent, dans ce corps organique, divinement
guidé, béni et illuminé, la participation de chaque croyant est de la plus haute importance. C’est
une source d’énergie et de vitalité encore inconnue de nous.
Le véritable secret de la participation universelle réside dans le vœu souvent exprimé du Maître,
que les amis doivent s’aimer les uns les autres, constamment s’encourager les uns les autres,
collaborer, être comme une seule âme dans un seul corps, et en faisant cela, devenir un corps
véritablement organique, sain, animé et illuminé par l’esprit. Au sein d’un tel corps, tous
recevront la santé spirituelle et la vitalité de l’organisme lui-même, les fleurs et les fruits les plus
parfaits apparaîtront.
(La Maison universelle de justice, extraits d’un message daté de septembre 1964 aux bahá’ís
du monde) [91]
Comme vous pouvez le constater, tous ces projets de développement sont en relation directe avec
le travail d'enseignement dans la mesure où les communautés bahá'íes doivent atteindre une
certaine taille avant de pouvoir commencer à mettre en œuvre un grand nombre d'entre eux.
Comment, par exemple, une communauté bahá'íe peut-elle démontrer efficacement l'abolition des
préjugés qui divisent les habitants d'un pays tant qu'elle ne compte pas dans ses rangs un
échantillon représentatif de ces habitants ? Une graine est le début de la vie d'un arbre et revêt une
importance considérable pour cette raison, mais tant qu'elle n'est pas devenue un arbre en fleurs,
cette graine ne peut pas produire de fruits. Une communauté bahá'íe de neuf croyants est donc
une étape essentielle, car elle peut donner naissance à l'institution divine de l'assemblée spirituelle
locale, mais elle n'est encore qu'une graine, et doit croître en taille et en diversité avant de
produire des fruits vraiment convaincants pour ses concitoyens.
(Extrait d'une lettre du 3 janvier 1982 écrite au nom de la Maison universelle de justice à un
croyant) [92].
La Maison de justice considère deux principes comme fondamentaux pour la majorité de tels
projets de développement social et économique, bien qu'il y ait, bien sûr, des exceptions. Le
premier est qu'ils doivent être fondés sur une infrastructure de communautés locales bahá'íes
existantes et suffisamment fortes. Le second est que la conduite à long terme du projet doit viser
l'autosuffisance et ne pas dépendre d'un soutien financier continu de l'extérieur.
Le premier principe implique que les projets de développement social et économique qui doivent
être entrepris maintenant constituent une étape naturelle de la croissance de la communauté
bahá'íe et sont nécessaires à la communauté elle-même, même si, bien entendu, un segment
beaucoup plus large de la société en bénéficiera. […]
Le deuxième principe doit tenir compte du fait que tout projet lancé par la Cause doit être
conçu pour croître de manière saine et régulière, et non pour s'effondrer par usure. En d'autres
termes, l'aide et les fonds extérieurs, bahá'ís et non bahá'ís, peuvent être utilisés pour des
acquisitions de biens, pour faire des évaluations, pour lancer des activités, pour apporter de
l'expertise, mais l'objectif doit être que chaque projet se poursuive et se développe grâce à la
main-d'œuvre, aux fonds et à l'enthousiasme des bahá'ís locaux, même si toute aide extérieure
devait être supprimée.
(Extrait d'une lettre du 8 mai 1984 écrite au nom de la Maison universelle de justice à une
Assemblée spirituelle nationale) [93].
Le deuxième principe fondamental (2) qui nous permet de comprendre le schéma vers lequel
Bahá'u'lláh souhaite que la société humaine évolue est le principe de la croissance organique qui
exige que les détails du développement et la compréhension précise de ces détails, ne deviennent
disponibles qu'avec le temps et avec l'aide des conseils donnés par cette Autorité centrale de la
Cause vers laquelle tout le monde doit se tourner. À cet égard, on peut utiliser l’image d'un arbre.
Si un agriculteur plante un arbre, il ne peut pas indiquer à ce moment-là quelle sera sa hauteur
exacte, le nombre de ses branches ou le moment exact de sa floraison. Il peut cependant donner
une estimation générale de sa taille et de son mode de croissance et peut dire avec assurance quels
fruits il portera. Il en va de même pour l'évolution de l'Ordre mondial de Bahá'u'lláh.
(Extrait d'une lettre datée du 27 avril 1995, écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [94].
_______
(2) Le premier mentionné dans cette lettre est « le principe selon lequel les écrits de ‘Abdu'l-Bahá
et du Gardien sont profondément imprégnés de l'esprit de la Révélation de Bahá'u'lláh et
intimement liés aux enseignements de Bahá'u'lláh lui-même. » Cf. Messages from the Universal
House of Justice, 1986 – 2001, the Fourth Epoch of the Formative A ge (Wilmette : Bahá'í
Publishing, 2009), §201.9 – 201.11.
Ces projets comprennent des écoles, des programmes d'alphabétisation, des cours d'éducation
morale, des formations universitaires, des programmes sanitaires, des projets spéciaux pour la
promotion des femmes et des groupes minoritaires, des programmes agricoles et des programmes
spécifiques pour la préservation de l'environnement, etc. L'expérience a montré que si l'aide est
fournie depuis l'étranger sans la coopération et l'implication des habitants locaux, ceux-ci ne
considèrent pas le projet comme leur appartenant et ne s’en sentent pas responsables, mais s'ils
initient le processus d'identification de leurs besoins et prennent part aux processus de décision et
d'exécution, ils se sentiront responsables de la préservation et de la poursuite du projet.
(Extrait d'une lettre du 30 juillet 1996 écrite au nom de la Maison universelle de justice à un
croyant) [95].
La communauté bahá'íe mondiale est un tout organique qui transcende les divisions prévalentes
dans la société actuelle, telles que « Nord » et « Sud », « développé » et « en développement ».
Les efforts de développement social et économique sont entrepris par les bahá'ís, quel que soit le
degré de prospérité matérielle atteint par leur nation, alors qu'ils s'efforcent d'appliquer les
enseignements de Bahá'u'lláh au processus de construction d'une nouvelle civilisation. Chaque
adepte de Bahá'u'lláh est membre de cette communauté mondiale et peut à juste titre proposer de
contribuer à une entreprise spécifique dans n'importe quel pays. Au fur et à mesure que les amis
acquièrent de l'expérience dans le domaine du développement social et économique, et qu'ils
progressent dans leurs études des diverses branches de l'enseignement ou dans leurs domaines
professionnels, sur tous les continents des personnes apparaissent qui ont une expertise dans un
aspect ou un autre du travail de développement et souhaitent offrir leurs services pour des projets
dans leur pays ou à l'étranger. Si leurs énergies ne sont pas canalisées efficacement et si on ne
leur donne pas une image réaliste des efforts de développement des bahá’ís, ces amis seront plus
tard frustrés lorsqu'ils réaliseront que la capacité à utiliser leurs talents et leurs services dans les
projets bahá'ís à l'étranger est limitée.
Pour cette raison, il est important que les conférences, les séminaires et le matériel promotionnel
ne renforcent pas une certaine image des « projets de développement » celle qui est généralement
perçue par la société. Les actions des bahá'ís dans ce domaine prennent généralement la forme
d'initiatives de la base menées par de petits groupes de croyants dans les villes et villages où ils
résident. Au fur et à mesure que ces initiatives se développent, certaines se transforment en
programmes plus substantiels dotés de structures administratives permanentes. Néanmoins, très
peu d'entre elles peuvent être comparées au type de projets complexes promus et financés par les
agences gouvernementales et les grandes organisations non gouvernementales.
L'utilisation efficace des talents de personnes possédant une expertise particulière exige
également de la vigilance pour s'assurer que l'initiative de certains, généralement ceux qui ont
accès à plus de ressources, ne finissent par étouffer les initiatives des autres. L’Ordre
administratif est structuré de manière à encourager l'initiative et à garantir le droit des personnes à
participer de manière significative au développement de leur propre communauté. En
conséquence, les activités des amis sont placées sous la direction des institutions de la Foi dans
leur pays respectif. […]
En général, le facteur déterminant pour faire correspondre les offres de service et d'aide aux
projets devrait être la capacité des projets à recevoir de l'aide et non la quantité des ressources
disponibles. À ce stade de la croissance de la Foi, il est tout à fait possible que les talents des amis,
en particulier ceux de ***, dépassent la capacité des projets de développement à d’autres endroits
à recevoir de l'aide. À cet égard, l'approche en deux volets que vous poursuivez semble la plus
appropriée. Tout en vous efforçant de contribuer à accroître la capacité des projets dans le monde
entier, vous encouragez individuellement chaque croyant des pays matériellement plus prospères
à s'impliquer dans les projets bahá'ís chez eux. Vous devez également continuer à les encourager
à participer à des projets dignes en dehors de la Foi afin d'influencer leur domaine professionnel
et de l’imprégner des enseignements de Bahá'u'lláh. Ils doivent être assurés que cela est,
intrinsèquement, un service extraordinaire rendu à la Cause et ne pas avoir le sentiment de servir
la Foi seulement s'ils se consacrent directement aux projets bahá'ís.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un mémorandum du 11 mars 1997 adressé au
Bureau du développement économique et social) [96].
Le besoin criant de l'humanité ne sera pas comblé par une lutte entre des ambitions concurrentes
ou par une protestation contre l'un ou l'autre des innombrables maux qui affligent une époque
désespérée. Il nécessite plutôt un changement fondamental de conscience, une acceptation sans
réserve de l'enseignement de Bahá'u'lláh selon lequel le temps est venu pour chaque être humain
sur terre d'apprendre à accepter la responsabilité du bien-être de la famille humaine tout entière.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message du 24 mai 2001 aux croyants
réunis pour les événements marquant l'achèvement des projets sur le mont Carmel). [97]
Comme vous le savez, l'attention du monde bahá'í a été, et continuera à être pendant au moins les
quinze prochaines années, concentrée sur l'avancement du processus d'entrée en troupes. On
s'attend à ce qu’à mesure que ce processus s’accélère au niveau local, l'une des conséquences
naturelles soit l'émergence d'une vie communautaire bahá'íe dynamique, caractérisée par le désir
d'appliquer les enseignements de Bahá'u'lláh aux besoins de la société. Une action sociale
efficace en résultera donc, à mesure que les capacités de tous les membres de la communauté
augmentent et que la conscience collective s'élève.
(Extrait d'une lettre datée du 6 septembre 2006, écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [98]
Une plus grande implication dans la vie de la société, individuellement et collectivement, sera un
résultat inévitable à mesure que le processus de croissance s'accélère dans les groupements
avancés. Dans les communautés bahá'íes disposant de ressources limitées, une trop grande
implication dans ces efforts à un stade précoce peut dissiper leurs énergies et nuire à la cohérence
des activités nécessaires à la croissance. Pourtant, dans les régions où la Foi s'est suffisamment
consolidée, il est naturel d'attendre des bahá'ís qu'ils s'engagent dans l'action sociale, en
commençant par trouver des moyens d'appliquer les Enseignements aux problèmes qui affectent
leurs familles, leurs voisins et les communautés dans lesquelles ils vivent.
(Extrait d'une lettre du 11 septembre 2008 écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [99].
Dans son message du Riḍván 2008, la Maison de justice a fait remarquer qu'à mesure que le
travail d'expansion et de consolidation progresse, les bahá'ís seront de plus en plus impliqués dans
la vie de la société qui les entoure. La nature de cette implication sera nécessairement organique,
progressive et guidée par le processus d'apprentissage dans lequel les croyants de partout sont
déjà engagés. De plus, il est à espérer que l'implication croissante de la communauté bahá'íe dans
la société se fera naturellement dans chaque groupement à travers le monde.
(Extrait d'une lettre datée du 16 juin 2009, écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [100]
[…] chaque être humain et chaque ensemble d’individus, qu’ils soient ou non du nombre des
disciples de Bahá’u’lláh, peuvent s’inspirer de ses enseignements et profiter des perles de
sagesse et de connaissance qui les aideront à relever les défis auxquels ils font face. En fait, la
civilisation qui s’annonce à l’humanité ne sera pas atteinte par les seuls efforts de la communauté
bahá'íe. De nombreux groupes et organisations, animés par l’esprit de solidarité mondiale qui est
une manifestation indirecte de la conception de Bahá’u’lláh du principe de l’unité de l’humanité,
contribueront à la civilisation destinée à émerger de la confusion et du chaos de la société
d’aujourd’hui.
(La Maison universelle de justice, Riḍván 2010, message aux bahá'ís du monde) [101]
Comme l'indique le message du Riḍván, le changement social n'est pas un projet qu'un groupe de
personnes réalise au profit d'un autre. Le message explique que la portée et la complexité de
l'action sociale doivent être à la mesure des ressources humaines disponibles dans un village ou
un quartier pour la mener à bien. Cela implique que les efforts doivent commencer à une échelle
modeste et se développer de façon organique au fur et à mesure que se développent les capacités
de la population – essentiellement la capacité d’appliquer à la réalité sociale, avec une efficacité
croissante, les éléments de la Révélation de Bahá'u'lláh, ainsi que les contenus et les méthodes de
la science.
Dans cette optique, la Maison de justice a clairement indiqué dans nombre de ses récents
messages qu'au stade actuel du développement de la Foi, le renforcement des capacités à
répondre aux besoins matériels d'une communauté locale ne doit pas être considéré
indépendamment d'un processus déjà mis en route pour répondre à ses besoins spirituels. Ce
processus, bien entendu, prend de l'ampleur à mesure que des réunions de prière, des classes
d'enfants, des groupes de juniors et des cercles d'étude sont mis en place dans une région. Il est
dirigé par les institutions et les agences de la Foi et dépend fortement des initiatives pour le bien-
être de leurs communautés d'un nombre croissant d'individus dans la région concernée. Ce sont
ces individus – hommes et femmes, jeunes et vieux – qui, ainsi habilités, commencent à prendre
des décisions concernant leur progrès spirituel et matériel et à les mettre en œuvre augmentant au
fur et à mesure leur capacité collective.
Selon les circonstances de la région, les efforts d'une organisation de développement à but non
lucratif, opérant en accord avec les principes de la Foi, pourraient contribuer à faciliter ce
processus d’autonomisation et de responsabilisation désormais plus complexe, qui se déroule
dans la région. Une telle organisation, qui émerge elle-même de manière organique et se renforce
avec le temps, fonctionne sous la direction morale des institutions du pays. Les personnes les
plus intimement impliquées dans l'organisation se soumettent par nécessité à la discipline
nécessaire pour que leurs efforts servent constamment à contribuer à l'autonomisation et à la
responsabilisation d'une population, ce qui exige d'elles qu'elles travaillent avec la base, aux
côtés des personnes elles-mêmes, qu'elles partagent leurs luttes et qu'elles reconnaissent que les
avantages économiques seront peu nombreux.
(Extrait d'une lettre datée du 18 juillet 2010 écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [102]
Une petite communauté, dont les membres sont unis par leurs croyances communes,
caractérisées par leurs idéaux élevés, compétents dans la gestion de leurs affaires et veillant à
leurs besoins et peut-être engagés dans plusieurs projets humanitaires, une telle communauté,
florissante, mais à une distance confortable de la réalité vécue par les masses de l’humanité, ne
peut jamais espérer servir de modèle pour restructurer l’ensemble de la société. Le fait que la
communauté mondiale bahá'íe ait réussi à éviter les dangers de l’autosatisfaction est une source
de joie éternelle pour nous. En effet, la communauté a bien en main son expansion et sa
consolidation. Cependant, gérer les affaires d’innombrables habitants de villes et de villages
autour du monde – hisser bien haut l’étendard de l’ordre mondial de Bahá'u'lláh pour que tous le
voient – est encore un objectif lointain.
C’est en cela, alors, que réside le défi qui doit être relevé par ceux qui sont à l’avant-garde du
processus d’apprentissage qui continuera d’avancer au cours du prochain Plan. Où que
s’établisse un programme intensif de croissance, que les amis ne ménagent aucun effort pour
augmenter le niveau de participation. Qu’ils s’évertuent au maximum pour s’assurer que le
système qu’ils ont si laborieusement édifié ne se referme pas sur lui-même, mais qu’il se déploie
progressivement pour accueillir de plus en plus de personnes. […] Et qu’ils n’oublient pas les
leçons du passé qui n’ont laissé aucun doute sur le fait qu’un groupe relativement réduit de
tenants actifs de la Cause, quelles que soient leurs ressources, quel que soit leur engagement, ne
peut répondre aux besoins de communautés comprenant des centaines, encore moins des milliers,
d’hommes, de femmes et d’enfants.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message du 28 décembre 2010 à la Conférence
des Corps continentaux des conseillers) [103]
Le modèle de vie spirituelle et sociale qui prend forme dans les groupements comprenant des
cercles d'étude, des classes d'enfants, des groupes de juniors, des réunions de prière, des visites à
domicile, des efforts d'enseignement et des réunions de réflexion, ainsi que les célébrations des
jours saints, des fêtes des dix-neuf jours et autres réunions, offre d'abondantes possibilités
d'engagement, d'expérience, de consultation et d'apprentissage qui conduiront à un changement
dans la compréhension et l'action personnelles et collectives. Les questions de préjugés de race,
de classe et de couleur se poseront inévitablement lorsque les amis s'adresseront à des
populations diverses, en particulier dans le contexte resserré des quartiers.
Là, chaque activité peut prendre la forme la plus adaptée à la culture et aux intérêts de la
population, afin que les nouveaux croyants soient vivifiés et confirmés dans un environnement
nourricier et familier, jusqu'à être en mesure d'offrir leur part à la résolution des défis auxquels
est confrontée une communauté bahá'íe en pleine croissance. Car il ne s'agit pas d'un processus
que certains mènent au nom d'autres bénéficiaires passifs – simple extension d'une congrégation
et invitation au paternalisme – mais d'un processus dans lequel un nombre toujours croissant de
gens reconnaissent et assument la responsabilité de la transformation de l'humanité mise en route
par Bahá'u'lláh. Dans un environnement d'amour et de confiance né d'une croyance, d'une
pratique et d'une mission communes, des individus d’origine ethnique différentes vont acquérir
cette connexion intime du cœur et de l’esprit dont dépendent la compréhension mutuelle et le
changement.
Grâce à leur formation et à leur approfondissement, un nombre croissant de croyants
s'inspireront des Écrits pour aborder avec sensibilité et efficacité les questions de préjugés
raciaux qui se posent dans leur vie personnelle et familiale, parmi les membres de la
communauté, dans les interactions sociales et sur le lieu de travail. À mesure que les
programmes de croissance progressent et que la portée et l'intensité des activités augmentent, les
amis seront amenés à participer à des échanges d’idées et, avec le temps, à des initiatives d'action
sociale qui viennent de la base où les questions relatives à l'absence de préjugés émergent
naturellement, que ce soit directement ou indirectement.
(Extrait d'une lettre datée du 10 avril 2011 écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [104]
Vous connaissez sans doute les directives fournies par la Maison universelle de justice dans son
message du Riḍván 2010 concernant « certains concepts fondamentaux » qui se rapportent à des
exemples d'action sociale menée par les bahá'ís, qui comprendraient des projets de
développement social et économique. Parmi ceux-ci figurent les principes selon lesquels « si
l'action sociale peut impliquer l’offre de biens et de services sous une forme ou une autre, sa
préoccupation première doit être de renforcer la capacité d'une population donnée à participer à
la création d'un monde meilleur » et que « le changement social n'est pas un projet qu'un groupe
de personnes réalise au bénéfice d'un autre. » En effet, il est préférable que de tels projets soient
lancés de l’intérieur des communautés auxquelles ils sont censés profiter, et il faut veiller à ce
que les ressources disponibles en dehors de la communauté ne définissent pas la nature des
projets entrepris. Dans les endroits du monde où le processus de croissance progresse bien, les
capacités accrues que le processus de l’institut de formation favorise chez les individus donnent
naturellement naissance à des programmes durables d'action sociale à la base, car ce sont les
membres d'une communauté donnée qui sont les mieux placés pour comprendre leur réalité
sociale, évaluer leurs besoins et tracer leur propre voie de progrès. C'est pourquoi on déconseille
aux bahá'ís de concevoir et de mettre en œuvre des projets de développement dans d'autres pays
que le leur.
(Extrait d'une lettre datée du 22 octobre 2012, écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [105]
Ce qu’il faut dire clairement ici, c’est que les bahá’ís ne croient pas que la transformation ainsi
envisagée se produira exclusivement grâce à leurs propres efforts. Ils n’essaient pas non plus de
créer un mouvement qui chercherait à imposer à la société leur vision de l’avenir. Chaque nation
et chaque groupe – en fait chaque individu – contribuera, à un degré plus ou moins grand, à
l’émergence de la civilisation mondiale vers laquelle l’humanité se dirige irrésistiblement.
(La Maison universelle de justice, extrait d’un message du 2 mars 2013 aux bahá’ís d’Iran [106]
Au cœur d'une telle approche se trouve la question du développement des capacités. Groupement
après groupement il a été observé que la capacité à faire des efforts dans le domaine de l'action
sociale s'accroît progressivement à mesure qu'un nombre croissant d'individus sont impliqués
dans le processus de l'institut et sont aidés à consacrer leurs énergies à la transformation
spirituelle et matérielle des régions dans lesquelles ils vivent. En général, les efforts de
développement social et économique bahá'ís commencent à la base, sont modestes au départ et se
développent de manière organique, en fonction des ressources humaines et financières locales
dont ils disposent. À cet égard, comme l'indique le message du Riḍván 2010, le changement
social ne doit pas être conçu comme le projet qu'un groupe réalise au bénéfice d'un autre, ni être
réduit à la simple offre de biens ou de services. À la lumière de ces considérations, on
déconseille aux bahá'ís de mettre en œuvre des projets dans des pays où ils ne résident pas.
En outre, pour un certain nombre de raisons, il convient de faire preuve d'une grande prudence
dans les cas où des fonds extérieurs sont mis à disposition pour une entreprise spécifique.
L'expérience a montré, par exemple, que le droit de la communauté locale à tracer sa propre voie
de progrès peut être compromis lorsque ceux qui fournissent des ressources extérieures à la
communauté assument la responsabilité de la gestion et de la direction d'une initiative ou
exercent une influence indue sur la nature des projets entrepris. De plus, les organisations qui
dépendent uniquement d'un soutien extérieur ont souvent du mal à maintenir leurs activités en
cas de retrait de ces sources de financement. Afin d'éviter de tels problèmes, le Bureau du
développement économique et social du Centre mondial bahá'í aide à coordonner le flux de
ressources destinées aux projets de développement inspirés par les bahá'ís, en tenant compte à la
fois des conditions de la région et de la maturité des initiatives spécifiques.
(Extrait d'une lettre datée du 19 avril 2013 écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [107]
... le développement, du point de vue bahá’í, est considéré comme un processus dont les
protagonistes sont les gens eux-mêmes. L'accent est mis sur le renforcement de la capacité des
communautés à prendre des décisions concernant leur progrès spirituel et matériel et à les mettre
en œuvre. Cela nécessite un processus par lequel de petites initiatives émergent organiquement
d'un modèle de vie communautaire qui est créé au fur et à mesure que les amis d’un groupement
donné acquièrent de l'expérience dans l'application du cadre d'action associé au Plan de cinq ans.
En s'engageant dans les processus d'expansion et de consolidation, les croyants acquièrent par
leurs efforts une compréhension plus fine des défis auxquels sont confrontées les populations
qu'ils servent et apprennent progressivement à appliquer les enseignements de la Foi aux besoins
pressants de leurs communautés. L'expérience, partout dans le monde bahá’í, a démontré qu'il est
généralement improductif d'introduire à un stade précoce, des agences, des technologies ou des
sources de financement externes, c'est-à-dire avant que la capacité de lancer et de maintenir des
projets ne soit établie à la base.
(Extrait d'une lettre datée du 30 décembre 2014 écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [108]
Dans ses premiers stades de développement, l’effort systématique visant à atteindre une
population et à favoriser sa participation au processus de développement des capacités s’accélère
nettement lorsque les membres de cette population sont eux-mêmes à l’avant-garde de cet effort.
Ces personnes auront une compréhension unique des forces et des structures qui, dans leurs
sociétés, peuvent renforcer les efforts en cours.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message du 29 décembre 2015 à la conférence
des Corps continentaux des conseillers) [109]
... Les bahá'ís s'engagent dans les villes et les villages du monde entier pour établir un modèle de
vie qui invite un nombre croissant de personnes, indépendamment de leurs origines, à y
participer. Ce modèle, qui exprime la cohérence dynamique entre les dimensions matérielle et
spirituelle de la vie, comprend des cours d'éducation spirituelle pour les enfants, dans lesquels ils
développent également une profonde appréciation de l'unité fondamentale des différentes
religions du monde, des groupes qui aident les jeunes à traverser une étape cruciale de leur vie et
à résister aux forces corrosives qui les visent particulièrement, des cercles d'étude dans lesquels
les participants réfléchissent à la nature spirituelle de l'existence et développent leur capacité à
servir la communauté et la société, des rassemblements pour la prière collective qui renforcent la
dévotion de la communauté et, avec le temps, un éventail croissant d'efforts pour le
développement social et économique.
Ce modèle de vie communautaire donne naissance à de nouvelles communautés dynamiques et
résolues où les relations sont fondées sur l’unicité de l'humanité, la participation universelle, la
justice et l'absence de préjugés. Tous sont les bienvenus. Le processus en cours vise à favoriser
la collaboration et à renforcer les capacités au sein de chaque groupe humain – sans
considération de classe ou de religion, sans souci d'ethnicité ou de race, et indépendamment du
genre ou du statut social – afin de se lever pour contribuer au progrès de la civilisation.
(Extrait d'une lettre datée du 27 décembre 2017, écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [110]
L'émergence des actions sociales
Il a pris connaissance avec un vif intérêt du plan que vous avez conçu pour l'intensification de la
production agricole en vue de faire face, en ces temps de guerre, à une éventuelle pénurie
alimentaire. Bien qu'il soit pleinement conscient de la nécessité de présenter un tel plan et qu'il
apprécie profondément les nobles motifs qui vous ont poussé à aborder ce problème, il pense
néanmoins que le temps n'est pas encore venu pour les croyants, en tant que corps, d'entreprendre
des expériences sociales et économiques de ce caractère et de cette portée. Ni les ressources
matérielles dont ils disposent, ni leur force numérique ne sont suffisantes pour leur donner un
espoir raisonnable de se lancer avec succès dans un projet de ce genre.
(Extrait d'une lettre du 6 novembre 1940 écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant) [111]
Ce n'est pas maintenant le moment pour les amis de chercher à établir un village bahá'í ; ils
doivent s’attaquer de toute urgence à des tâches précises de la plus haute importance et c’est là
qu’ils doivent concentrer leur attention. Le Gardien ne pense pas non plus qu'il soit nécessaire
pour les amis d'acheter des terres en ce moment. À l'avenir, lorsqu'ils auront atteint les objectifs
que leur a fixés le Maître bien-aimé lui-même, ils pourront développer davantage de projets pour
la communauté mais pour l’heure de telles entreprises ne feraient que dissiper leurs forces, qui
devraient toutes être dirigées vers le travail d'enseignement.
(Extrait d'une lettre du 26 mars 1943, écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant)
[112]
Les croyants ne doivent pas quitter des yeux leurs tâches immédiates qui consistent à consolider
patiemment leurs institutions administratives, à établir de nouvelles assemblées […] et à
s'efforcer de perfectionner le modèle de vie bahá'í, car ce sont des choses qu'aucun autre groupe
de personnes dans le monde ne peut faire ou ne fera, et eux seuls sont capables de fournir le
fondement spirituel et l'exemple sur lesquels les grands projets mondiaux doivent finalement
reposer. Dans le même temps, tous les efforts doivent être faits en ce moment pour diffuser les
enseignements et les mettre en corrélation avec la situation critique de l'humanité et avec les
plans pour son avenir.
(Extrait d'une lettre du 29 mars 1945 écrite au nom de Shoghi Effendi à une Assemblée
spirituelle nationale) [113]
Un très vaste horizon s’ouvre devant nous, illuminé par une manifestation croissante et
universelle des potentialités inhérentes à la Cause pour mettre en ordre les affaires des hommes.
À cette lumière on peut discerner non seulement nos tâches immédiates mais, plus faiblement,
les nouvelles poursuites et entreprises dans lesquelles nous devrons sous peu nous engager […]
Les forces libérées par Bahá’u’lláh s’accordent aux nécessités des temps. Nous devons, en
conséquence, avoir l’absolue confiance que la nouvelle pulsation de l’énergie vibrant
actuellement dans la Cause lui conférera le pouvoir de rencontrer les défis à venir pour aider,
selon la maturité et les ressources, au développement de la vie sociale et économique des peuples,
collaborer aux forces conduisant à l’établissement de l’ordre dans le monde, influencer
l’exploitation et l’usage constructif de la technologie moderne, rehausser par tous les moyens le
prestige et le progrès de la Foi et améliorer les conditions de la plupart des hommes.
(La Maison universelle de justice, Riḍván 140 (1983), message aux bahá’ís du monde) [114]
Le message de la Maison de justice du 20 octobre 1983 a clairement énoncé les concepts, défini
les objectifs et exposé les principes directeurs pour la sélection et la mise en œuvre des projets,
programmes ou activités de développement bahá'ís. La grande majorité des projets bahá'ís seront
essentiellement générés à la base et, dans un premier temps, selon les besoins, recevront une aide
de sources bahá'íes, en termes de finances et de main-d'œuvre. Les projets seront, comme vous
l'avez déjà supposé, à but non lucratif et concerneront principalement des activités étroitement
liées à l'éducation, à la santé et à l'hygiène, à l'agriculture et à de simples activités de
développement de la communauté. Il est à espérer que tous ces types de projets reflètent la force
des principes spirituels enchâssés dans les enseignements de Bahá'u'lláh.
À l'heure actuelle, il est important que nos entreprises soient modestes dans leur portée. Ensuite,
à mesure que nous gagnons en confiance et en expérience et que nos ressources augmentent,
notre travail englobera des objectifs élargis et les amis exploreront de nouveaux domaines
d'activité sociale et économique.
(Extrait d'une lettre du 22 décembre 1983, écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [115]
Le rapport entre l'enseignement et le développement social et économique doit être considéré à la
fois en fonction de certains principes fondamentaux et dans le contexte des processus qui
caractérisent la croissance de la communauté bahá'íe. Vous connaissez bien les principes
pertinents, qui sont notamment les suivants : les bahá'ís doivent transmettre les enseignements de
Bahá'u'lláh à l'humanité de manière généreuse et inconditionnelle, afin que les gens les
appliquent aux problèmes sociaux urgents et s'élèvent matériellement et spirituellement. Dans
leurs relations avec la société en général, les amis doivent être honnêtes et éviter toute trace de
tromperie. Les projets de développement social et économique ne doivent pas être utilisés
comme une incitation à la conversion et les fonds provenant de non-bahá'ís ne doivent pas être
utilisés à des fins strictement bahá'íes.
Rien de tout cela ne diminue l'importance de l'obligation sacrée d'enseigner la Cause.
L'enseignement doit rester la passion dominante de la vie de chaque croyant et devenir une
préoccupation majeure de la communauté bahá'íe.
Au fur et à mesure que la communauté bahá'íe est passée d'une étape à l'autre, l'éventail des
activités qu'elle a pu entreprendre s'est élargi. Sa croissance a été de nature organique et a
impliqué une différenciation progressive des fonctions. Lorsque la communauté bahá'íe était de
petite taille, toutes ses interactions avec la société dans son ensemble s'intégraient facilement
sous l'appellation d'enseignement direct et indirect. Mais, avec le temps, de nouvelles dimensions
du travail sont apparues : participation à la société civile, travail diplomatique très organisé,
action sociale et ainsi de suite – chaque action ayant ses propres objectifs, méthodes et ressources.
Dans un certain sens, il est possible de qualifier toutes ces activités « d’enseignement », puisque
leur but ultime est de diffuser les parfums divins, d’offrir la Révélation de Bahá'u'lláh à
l'humanité et de servir la société. Cependant, en pratique, il semble plus fructueux de les traiter
comme des domaines d'action distincts mais complémentaires. Par exemple, désigner certains
efforts de développement social et économique comme un enseignement indirect peut créer une
confusion d'au moins deux façons : D'une part, cela peut donner l'impression que les activités de
développement devraient avoir pour objectif premier et immédiat le recrutement de nouveaux
croyants, ce qui n'est évidemment pas le cas ; d’autre part, cela peut suggérer à certains amis
qu'ils remplissent leur obligation d'enseigner en participant simplement à l'action sociale.
Le développement social et économique est un domaine d'activité important en soi. Sa
justification ne doit pas être recherchée dans sa capacité à produire des déclarations. C’est un
complément à l'enseignement et il y contribue également. Naturellement, lorsque les efforts dans
le domaine du développement sont couronnés de succès, ils augmentent l'intérêt du public pour
la Foi et créent de nouvelles possibilités d'enseignement pour la communauté bahá'íe, possibilités
que les amis devraient saisir par leurs activités d'expansion et de consolidation.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un mémorandum du 27 avril 1998 adressé au
Bureau du développement économique et social) [116].
L'un des principes de base régissant le développement social et économique bahá'í est que les
amis devraient donner les enseignements de Bahá'u'lláh à l'humanité de manière généreuse et
inconditionnelle, afin que les gens du monde entier les appliquent aux problèmes sociaux urgents
et améliorent leur vie individuelle et collective, tant dans les dimensions matérielles que
spirituelles.
L'accès au Verbe de Dieu ne doit pas être conditionné à l'acceptation de Bahá'u'lláh comme
Manifestation de Dieu pour aujourd'hui. De plus, lorsque les circonstances l'exigent il serait
parfois approprié de s’abstenir de mentionner explicitement la Source d'inspiration qui sous-tend
un programme éducatif développé sur la base de ses Enseignements. Dans cette optique, il existe
une série d'options que les amis peuvent envisager lors de la création de matériel éducatif qui
s'inspire des enseignements et des principes de la Foi.
(Extrait d'une lettre du 11 juin 2006, écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [117]
Il faut s'attendre à ce que le désir d'entreprendre une action sociale accompagne le changement
collectif qui commence à se produire dans un village ou un quartier, à mesure que les prières en
commun et les visites à domicile se conjuguent avec des activités d'éducation spirituelle de la
population pour créer un riche modèle de vie communautaire. L'action sociale peut, bien entendu,
aller des efforts les plus informels et de durée limitée à des programmes de développement social
et économique d'un niveau élevé de complexité et de sophistication promus par des organisations
non gouvernementales d'inspiration bahá'íe – toutes concernées par l'application des
enseignements à certains besoins identifiés dans des domaines tels que la santé, l'éducation,
l'agriculture et l'environnement.
(Extrait d'une lettre du 4 janvier 2009, écrite au nom de la Maison universelle de
justice à une Assemblée spirituelle nationale) [118]
Dans notre message du Ridvan 2008, nous indiquions que les amis, alors qu’ils continuent à
œuvrer au niveau du groupement, seront de plus en plus entraînés dans la vie de la société et
seront mis au défi d’élargir le processus d’apprentissage systématique dans lequel ils sont
engagés pour y inclure une gamme croissante d’activités humaines. Une riche trame de vie
communautaire se dessine dans chaque groupement à mesure que les moments de recueillement
collectif, entremêlés de discussions entreprises dans le cadre intime des foyers, sont tissés avec
des activités qui dispensent une éducation spirituelle à toutes les composantes de la population :
les adultes, les jeunes et les enfants. La conscience sociale se voit naturellement aiguisée quand,
par exemple, des conversations stimulantes se multiplient entre parents au sujet des aspirations
de leurs enfants ou que des projets de service fleurissent à l’initiative des jeunes adolescents. À
partir du moment où les ressources humaines du groupement sont en nombre suffisant et où le
modèle de croissance est fermement établi, l’engagement de la communauté dans la société peut,
et doit en fait, s’accroître. En cette étape cruciale dans l’évolution du Plan, où tant de
groupements se rapprochent d’une telle phase, il semble approprié que les amis, partout,
méditent sur la nature des contributions que leurs communautés grandissantes et vibrantes vont
apporter au progrès matériel et spirituel de la société. À cet égard, il serait utile de considérer
deux domaines d’activité étroitement liés, qui se renforcent mutuellement : l’implication dans
l’action sociale et la participation aux débats en cours dans la société […]
L’action sociale peut être représentée avec plus de justesse comme un éventail d’interventions,
allant d’activités assez informelles de durée limitée entreprises par des individus ou de petits
groupes d’amis jusqu’à des programmes socio-économiques très complexes et sophistiqués
exécutés par des organisations d’inspiration bahá'íe. Quelles que soient sa portée et son
envergure, toute action sociale cherche à mettre en pratique les enseignements et principes de la
Foi pour améliorer, un tant soit peu, tel ou tel aspect de la vie sociale et économique d’une
population. De tels efforts se distinguent en conséquence par leur objectif avoué de promouvoir
le bien-être matériel de la population, en plus de sa santé spirituelle. Dans les enseignements
bahá'ís, une importance capitale est accordée à la notion que la civilisation mondiale qui se
profile maintenant à l’horizon de l’humanité doit réaliser une cohérence dynamique entre les
exigences matérielles et spirituelles de la vie. Il est évident qu’un tel idéal a de profondes
implications vis-à-vis de la nature de toute action sociale entreprise par les bahá’ís, quelles que
soient sa portée et sa sphère d’influence. Bien que les conditions diffèrent d’un pays à l’autre, et
peut-être d’un groupement à l’autre, amenant les amis à poursuivre des actions très variées, tous
doivent garder à l’esprit certains concepts fondamentaux. Le rôle central que joue le savoir dans
l’existence sociale en est un. La perpétuation de l’ignorance est une forme on ne peut plus grave
d’oppression ; elle renforce les multiples murs de préjugés qui barrent la voie vers
l’accomplissement de l’unité de l’humanité, lequel est à la fois le but et le principe moteur de la
révélation de Bahá’u’lláh. L’accès au savoir est le droit de tout être humain, et contribuer à le
générer, à l’appliquer et à le diffuser est une responsabilité que tous doivent assumer dans la
grande entreprise de construction d’une civilisation mondiale prospère – chacun et chacune en
fonction de ses talents et possibilités. La justice exige une participation universelle. Par
conséquent, bien que l’action sociale puisse impliquer, d’une façon ou d’une autre, la fourniture
de biens et de services, sa principale préoccupation doit être de développer, au sein d’une
population donnée, la capacité de contribuer à la création d’un monde meilleur. Le changement
social n’est pas un projet qu’un groupe de personnes réalise pour le bénéfice d’un autre groupe.
La portée et la complexité de l’action sociale doivent correspondre aux ressources humaines
disponibles dans le village ou dans le quartier pour la mener de l’avant. Les efforts commencent
donc au mieux à une échelle modeste et se développent de façon organique à mesure que la
capacité se développe au sein de la population. La capacité se hisse, bien sûr, à des niveaux plus
élevés à mesure que les protagonistes du changement social apprennent à appliquer à leur réalité
sociale, avec de plus en plus d’efficacité, des éléments de la révélation de Bahá’u’lláh,
accompagnés des données et des méthodes scientifiques. Ils doivent s’efforcer de comprendre
cette réalité sociale de façon conforme aux enseignements de Bahá’u’lláh, voyant en leur
prochain une pierre précieuse d’une valeur inestimable et reconnaissant les effets du double
processus d’intégration et de désintégration à la fois sur les cœurs et les esprits, de même que sur
les structures sociales. […]
Une plus grande implication dans la vie de la société ne devrait pas être recherchée d’une
façon prématurée. Elle se développera naturellement à mesure que, dans chaque groupement, les
amis persévéreront dans leurs efforts pour appliquer les dispositions du Plan à travers un
processus d’actions, de réflexion, de consultation et d’étude, et qu’ils apprendront en
conséquence. La participation dans la vie de la société s’épanouira au fur et à mesure que la
capacité de la communauté à promouvoir sa propre croissance et à maintenir sa vitalité se
développera. Elle parviendra à être cohérente avec les efforts pour élargir et consolider la
communauté dans la mesure où elle utilisera les éléments du cadre conceptuel qui régit la série
actuelle de plans mondiaux. Et elle contribuera au mouvement des peuples vers la vision de
Bahá’u’lláh d’une civilisation mondiale prospère et pacifique pour autant qu’elle emploie ces
éléments de façon créative dans de nouveaux domaines d’apprentissage.
(La Maison universelle de justice, Riḍván 2010, message aux bahá’ís du monde) [119]
Alors qu’au cours de la dernière année, l’expansion et la consolidation ont progressé sans
interruption, d’autres domaines importants d’activité ont aussi avancé, souvent en étroit parallèle.
Les progrès observés sur le plan de la culture dans certains villages et quartiers, qui sont en
grande partie dus aux acquis engendrés par la participation bahá'íe à l’action sociale, en sont un
excellent exemple. Notre Bureau du développement social et économique a récemment préparé
un document qui condense trente années d’expérience accumulée sur le terrain dans ce domaine
depuis son établissement au Centre mondial bahá'í. On y fait notamment observer que l’institut
de formation fournit une impulsion vitale aux efforts pour s’engager dans l’action sociale. Cela
ne se fait pas uniquement grâce à l’augmentation des ressources humaines qu’il favorise. Les
perceptions, qualités et aptitudes spirituelles profondes que cultive le processus de l’institut se
sont révélées tout aussi essentielles pour prendre part à l’action sociale qu’elles le sont pour
contribuer au processus de croissance. Plus loin dans le document, on explique comment les
sphères d’activité distinctes de la communauté bahá'íe sont régies par un cadre conceptuel
commun et évolutif, composé d’éléments qui se renforcent mutuellement bien qu’ils s’expriment
de diverses façons dans des champs d’action différents. Le document que nous venons de décrire
a récemment été communiqué aux assemblées spirituelles nationales. Nous les invitons à
examiner, en consultation avec les conseillers, comment les concepts qu’il explore peuvent
contribuer à intensifier les efforts actuels dans le domaine de l’action sociale menés sous leurs
auspices et à sensibiliser davantage à cette dimension importante de l’activité bahá'íe. Il ne faut
pas voir là un appel général à une action d’envergure dans ce domaine – l’action sociale émerge
naturellement à mesure qu’une communauté en expansion se renforce – mais il apparaît opportun
que les amis réfléchissent plus en profondeur à la portée de leurs efforts en vue de transformer la
société. Le vaste mouvement d’apprentissage qu’on observe dans ce domaine impose des
exigences accrues au Bureau du développement social et économique, et des mesures sont prises
pour garantir que son fonctionnement évolue en proportion.
(La Maison universelle de justice, Riḍván 2013, message aux bahá’ís du monde) [120]
Ces dernières années, il est devenu évident que dans les communautés où l'accent a été mis sur
les éléments de développement des capacités du Plan de cinq ans, l’aptitude des amis à s'engager
dans l'action sociale s'est considérablement accrue. En conséquence, il serait bon que vous
encouragiez les amis à persévérer dans leurs efforts pour renforcer l'institut de formation et les
activités du plan, car c'est là que réside la clé pour multiplier vos ressources humaines et créer
une communauté vibrante, unie et aimante. Au fur et à mesure qu'ils progresseront sur cette voie,
ils seront de plus en plus capables de contribuer de manière tangible à la résolution pratique des
problèmes auxquels sont confrontées les populations à la base dans les villes et les communes,
les quartiers et les villages.
(Extrait d'une lettre datée du 1er octobre 2015 écrite au nom de la Maison universelle de
justice à une Assemblée spirituelle nationale) [121]
Les premiers signes de l’action sociale découlent naturellement d’une augmentation tant des
ressources que de la conscience des implications de la Révélation sur la vie d’une population. Il
n’est pas rare que des initiatives de cette sorte émergent d’une manière organique du programme
d’autonomisation spirituelle des juniors ou qu’elles soient prises lors de rencontres
communautaires, à la suite de consultations sur la situation locale. Ces efforts peuvent prendre
diverses formes : par exemple, une aide à la formation des enfants, des projets pour rehausser le
cadre de vie, et des activités pour améliorer la santé et prévenir les maladies. Certaines initiatives
se révèlent durables et prennent graduellement de l’ampleur. En différents endroits, la fondation
d’une école communautaire au niveau local est née d’un grand souci d’offrir une éducation
appropriée aux enfants et d’une conscience de l’importance de cette éducation, qui ont découlé
naturellement d’une étude des documents de l’institut. À l’occasion, les efforts des amis peuvent
être grandement renforcés par le travail d’une organisation d’inspiration bahá'íe déjà en place et
fonctionnant dans le voisinage. Si humble que puisse être un exemple d’action sociale à ses
débuts, il montre qu’une population cultive en son sein une capacité essentielle, d’un potentiel et
d’une portée infinis pour les siècles à venir : celle d’apprendre comment appliquer la Révélation
aux multiples dimensions de l’existence sociale. Toutes ces initiatives servent également à
rehausser, aux niveaux individuel et collectif, la participation aux débats dominants de la
communauté élargie. Comme prévu, les amis sont amenés à participer davantage à la vie de la
société – un développement qui, depuis le tout début, est inhérent au modèle d’activité dans un
groupement, mais qui est aujourd’hui beaucoup plus marqué.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message du 29 décembre 2015 à la conférence
des Corps continentaux des conseillers) [122]
En général, les projets de développement bahá'ís commencent à la base et sont, dans un premier
temps, soutenus par les ressources humaines et financières disponibles localement. Si ces projets
sont introduits prématurément dans un groupement, ils risquent de dissiper les énergies et de
distraire les amis qui devraient s'occuper en priorité de faire avancer le processus d'expansion et
de consolidation. À cet égard, l'expérience a montré que les écoles de quartier, comme d'autres
efforts d'action sociale, se sont révélées plus durables lorsqu'elles émergent dans des localités
dotées d'un processus d'institut solide, comme un prolongement naturel des activités de
construction communautaire en cours. Dans ces localités, les conditions de création d'une école
sont favorisées par le fait qu'un nombre croissant de personnes participent à l'étude de la séquence
principale des cours de l'institut, étude qui sert à doter de plus en plus d'individus des qualités,
attitudes et compétences requises pour contribuer aux processus de transformation spirituelle et
matérielle. En outre, lorsque les efforts visant à multiplier et à renforcer les classes d'enfants et les
groupes de juniors favorisent le sentiment d'appropriation par la communauté de l'éducation des
jeunes générations, ils entraînent une augmentation de la capacité collective à mettre en œuvre
des projets encore plus complexes.
(Extrait d'une lettre du 9 avril 2017, écrite au nom de la Maison universelle de justice à
une Assemblée spirituelle nationale) [123]
À mesure que le travail de construction communautaire s’intensifie, les amis utilisent les
nouvelles capacités qu’ils ont acquises afin d’améliorer la situation au sein de la société dans
laquelle ils vivent, leur enthousiasme émanant de leur étude des enseignements divins. Le nombre
des projets à court terme a bondi, les programmes officiels ont étendu leur portée, et les
organismes de développement d’inspiration bahá'íe engagés dans l’éducation, la santé,
l’agriculture et d’autres domaines sont maintenant plus nombreux. Dans la transformation qui en
résulte et qu’on observe dans la vie individuelle et collective des populations, on peut constater
l’émergence incontestable du pouvoir de reconstruction sociale que possède la cause de
Bahá’u’lláh. Il n’est donc pas surprenant que les Bureaux de la Communauté internationale
bahá'íe s’inspirent de plus en plus de ces exemples d’action sociale – qu’elle soit simple ou
complexe, d’une durée déterminée ou à long terme – dans les efforts qu’ils déploient pour
participer au débat d’idées en cours dans la société.
(La Maison universelle de justice, Riḍván 2018, message aux bahá’ís du monde) [124]
Durant les ministères de ‘Abdu’l-Bahá et Shoghi Effendi, la première communauté à compter
suffisamment de membres pour pouvoir commencer à appliquer d’une manière systématique les
enseignements de Bahá’u’lláh afin de conjuguer progrès matériel et spirituel fut celle des
croyants du berceau de la Foi. Le flot constant de directives provenant de la Terre sainte a permis
aux bahá’ís d’Iran de réaliser des avancées extraordinaires en l’espace d’à peine une ou deux
générations et de contribuer de façon particulière au progrès de leur nation. Un réseau d’écoles
dispensant une éducation morale et formelle, notamment aux filles, s’est considérablement
développé. L’analphabétisme a presque été éliminé dans la communauté bahá’íe. Des initiatives
philanthropiques ont vu le jour. Les préjugés entre groupes ethniques et religieux, exacerbés dans
l’ensemble de la société, ont été éradiqués dans l’étreinte affectueuse de la communauté. Des
villages se sont distingués par leur propreté, leur ordre et leur progrès. Et les croyants de cette
contrée ont contribué à ériger, dans une autre contrée, le premier mashriqu’l-adhkár et ses
dépendances conçues pour « apporter le soulagement à celui qui souffre, la subsistance au pauvre,
l’abri au voyageur, la consolation à l’affligé et l’éducation à l’ignorant ». Au fil du temps, dans
diverses régions du monde, des initiatives dispersées émanant d’autres communautés sont venues
intensifier ces efforts. Cependant, comme Shoghi Effendi l’avait fait remarquer à une
communauté, le nombre de croyants était alors trop faible pour provoquer un changement
important dans l’ensemble de la société, et pendant plus du premier demi-siècle de l’âge de
formation, les croyants ont été encouragés à concentrer leur énergie à propager la Foi, puisque les
bahá’ís étaient seuls à pouvoir effectuer cette tâche – leur principale obligation spirituelle,
d’ailleurs – qui devait les préparer au moment où ils pourraient s’employer plus directement à
résoudre les problèmes de l’humanité.
Il y a trente-cinq ans, les conditions prévalant à l’intérieur et à l’extérieur de la communauté se
sont réunies pour offrir de nouvelles possibilités de participer plus activement à la vie de la
société. La Foi avait atteint, dans son évolution, un stade où les processus de développement
social et économique devaient être incorporés dans ses activités régulières, et en octobre 1983,
nous avons invité les bahá’ís du monde à s’engager dans ce nouveau champ d’activité. Le Bureau
du développement social et économique a été créé au Centre mondial bahá’í pour nous aider à
promouvoir et à coordonner les actions des amis partout dans le monde. Les activités bahá’íes
dans le domaine du développement social et économique, quel que soit leur degré de complexité,
se comptaient alors par centaines. Leur nombre atteint aujourd’hui les dizaines de milliers, y
compris des centaines de projets durables tels que des écoles et des dizaines d’organismes de
développement. Le large éventail des activités en cours déploie des efforts de villages et quartiers
en régions et nations, relevant toute une série de défis, notamment ceux de l’éducation de l’école
maternelle à l’université, de l’alphabétisation, de la santé, de l’environnement, du soutien aux
réfugiés, de la promotion de la femme, de l’autonomisation des juniors, de l’élimination des
préjugés raciaux, de l’agriculture, des économies locales et du développement des villages. Le
pouvoir de reconstruction sociale que possède la cause de Bahá’u’lláh commence à se manifester
plus systématiquement dans la vie collective des amis grâce à l’accélération du processus
d’expansion et de consolidation, en particulier dans les groupements avancés. Outre cela, bien sûr,
d’innombrables croyants, dans leurs activités professionnelles et bénévoles, consacrent leur
énergie et leurs connaissances à des projets et à des organismes créés pour le bien commun.
Une fois de plus, donc, nous constatons que des forces agissant à l’intérieur et à l’extérieur de la
Foi permettent de passer à une nouvelle étape dans le travail de développement social et
économique dans le monde bahá’í. C’est pourquoi, en cette occasion sacrée que constituent les
fêtes des Anniversaires jumeaux, nous avons le plaisir d’annoncer que le Bureau du
développement social et économique évolue pour devenir une nouvelle institution d’envergure
planétaire créée au Centre mondial, l’Organisation internationale bahá’íe de développement. De
plus, un Fonds bahá’í de développement sera institué, dans lequel le nouvel organisme puisera
pour soutenir, partout dans le monde, des activités de développement, qu’elles soient établies de
longue date ou récentes ; il sera subventionné par la Maison de justice, et les individus et les
institutions pourront y contribuer.
(La Maison universelle de justice, extrait d’un message du 9 novembre 2018 aux bahá’ís du
monde) [125]
Développement communautaire et mouvement des populations
Ô peuple du monde ! Édifiez dans tous les pays des maisons d’adoration au nom de celui qui est
le Seigneur de toutes les religions. Faites-les aussi parfaites qu’il est possible ici-bas et ornez-les
de ce qui leur convient, sans image ni effigie. Puis, d’une joie radieuse, célébrez-y les louanges
de votre Seigneur, le Très-Compatissant. En vérité, son souvenir réjouit les yeux et illumine le
cœur.
(Bahá’u’lláh, le Kitáb-i-A qdas, § 31) [126]
[…] tous les membres de la famille humaine – qu’il s’agisse de peuples ou de gouvernements, de
villes ou de villages – sont toujours plus dépendants les uns des autres. L’autarcie n’est plus
possible pour quiconque, dans la mesure où des liens politiques unissent tous les peuples et les
nations et où les relations commerciales, industrielles, agricoles et pédagogiques s’intensifient
jour après jour. L’unité de toute l’humanité peut donc aujourd’hui être réalisée.
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’‘A bdu’l-Bahá, p. 31) [127]
Bien que le mashriqu’l-adhkár soit, d’après son apparence, une structure matérielle, il exerce
cependant un effet d’ordre spirituel. Il forge entre les cœurs des liens d’unité ; c’est un centre
communautaire destiné aux âmes humaines. Chaque ville dans laquelle, au temps de la
Manifestation, fut édifié un temple, a fait naître la sécurité, la constance et la paix, car de tels
édifices ont été voués à la perpétuelle glorification de Dieu, et le cœur humain ne saurait trouver
de repos en dehors de la souvenance de Dieu. Par le Dieu de miséricorde ! L’édifice de la Maison
d’Adoration exerce une puissante influence sur toutes les phases de la vie. En orient, l’expérience
a clairement montré qu’il s’agissait là d’un fait bien établi. Même si, dans quelque petit village,
une maison était désignée pour faire fonction de mashriqu’l-adhkár, son existence avait une
portée significative. Quel pourrait être alors l’impact d’un temple spécialement édifié dans ce
but !
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’‘A bdu’l-Bahá, p. 95) [128]
Le mashriqu’l-adhkár est l’une des institutions les plus vitales du monde, et il possède de
nombreuses branches annexes. Tout en étant une maison d’adoration, il est également rattaché à
un hôpital, à un dispensaire, à une maison d’accueil pour les voyageurs, à une école pour les
orphelins et à un établissement d’études universitaires. Chaque mashriqu’l-adhkár est relié à ces
cinq structures. Mon espoir est que le mashriqu’l-adhkár sera maintenant fondé en Amérique et
que peu à peu, l’hôpital, l’école, l’université, le dispensaire et la maison d’accueil seront créés
ensuite, et que toutes ces institutions fonctionneront dans les meilleures conditions d’organisation
et d’efficacité. Portez ces questions à la connaissance des bien-aimés du Seigneur, afin qu’ils
comprennent à quel point l’importance de ce « Point d’aurore de la commémoration de Dieu » est
grande. Le temple n’est pas seulement un lieu d’adoration ; il est plutôt, à tous égards, un
ensemble complet.
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’‘A bdu’l-Bahá, p. 99) [129]
Le fondement de la vie, de l’existence, est la coopération et l'aide mutuelle, tandis que la cause de
l'anéantissement et de la dégradation est la cessation de l'aide et du secours. Plus élevé est le
règne de l'existence et plus vigoureuse et vitale devient cette importante question de coopération
et de secours. Dans le règne humain, par conséquent, la coopération et l'aide mutuelle sont plus
achevées et plus parfaites que celles qui prévalent dans les autres règnes, à tel point que la vie de
l'humanité dépend entièrement de ce principe. Parmi les amis de Dieu, en particulier, cette base
solide doit être fortifiée de telle sorte que chaque âme puisse aider l'autre dans toutes les
questions, qu'elles concernent les réalités spirituelles et les vérités intérieures ou les aspects
matériels et physiques de la vie. C'est notamment le cas de la création d'institutions publiques qui
profitent à tous, et en particulier du mash̲ riqu’l-adh̲ kár, qui constitue le plus grand des
fondements divins.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [130]
Les responsabilités des membres des assemblées spirituelles qui sont engagés dans
l'enseignement de la Cause de Dieu dans les pays orientaux ont été clairement établies dans les
Textes sacrés. Ces Textes les invitent à travailler à l'amélioration des mœurs et à la diffusion des
moyens d’acquérir des connaissances, à s'efforcer d'éradiquer l'ignorance et l'obscurité, à éliminer
les préjugés et à renforcer le fondement de la vraie foi dans le cœur et l'esprit des gens, à chercher
à développer l'autonomie et à éviter l'imitation aveugle, à viser à améliorer la gestion efficace de
leurs affaires et à observer la pureté et le raffinement en toutes circonstances, à montrer leur
attachement à la véracité et à l'honnêteté, et leur capacité à se conduire avec franchise, courage et
résolution.
De même, ces Textes leur enjoignent d'apporter leur soutien au développement agricole et
industriel, de consolider les bases de l'assistance mutuelle et de la coopération, de promouvoir
l'émancipation et la promotion des femmes et de soutenir l'éducation obligatoire des deux sexes,
d'encourager l'application des principes de consultation entre toutes les classes sociales et
d'adhérer dans toutes leurs interactions à une norme d'intégrité scrupuleuse.
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre du 30 janvier 1926 adressée aux assemblées spirituelles
locales en Orient, traduite du persan) [131]
Il existe actuellement de nombreux villages en Inde, aux Philippines, en Afrique, en Amérique
latine, etc. où les bahá'ís sont majoritaires ou forment même la population entière du village. L'un
des objectifs du plan de cinq ans, vous vous en souvenez, est de développer les caractéristiques de
la vie communautaire bahá'íe, et c'est avant tout à ces villages que s'adresse cet objectif. Les
assemblées spirituelles locales de ces villages doivent progressivement élargir le champ de leurs
activités, non seulement pour développer chaque aspect de la vie spirituelle des croyants sous leur
juridiction, mais aussi, par la consultation des bahá'ís, et grâce à des principes tels que l'harmonie
entre la science et la religion, l'importance de l'éducation, et le travail considéré comme une
forme de prière, pour promouvoir les bonnes pratiques de l'agriculture et d'autres compétences
dans la vie des gens. Pour cela, ils auront besoin de l'aide d'experts bahá'ís d'autres pays. Il s'agit
d'une entreprise de grande envergure, qui est lancée progressivement partout et chaque fois que
cela est possible.
(Extrait d'une lettre datée du 27 juillet 1976, écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [132]
Lorsque la communauté bahá'íe d'un village représente une proportion importante de la
population, elle a de nombreuses occasions d'être un exemple et d’encourager les moyens
d'améliorer la qualité de vie dans le village. Parmi les initiatives qu'elle pourrait prendre, on peut
citer des mesures visant à favoriser l'éducation des enfants, l'alphabétisation des adultes et la
formation des femmes pour qu'elles s'acquittent au mieux de leurs responsabilités de mères et
jouent un rôle accru dans la vie administrative et sociale du village, l'encouragement des habitants
du village à se réunir pour des prières, peut-être à l’aube, indépendamment de leurs différentes
croyances religieuses, le soutien des efforts visant à améliorer l'hygiène et la santé du village, y
compris l'attention portée à l'approvisionnement en eau pure, la préservation de la propreté de
l'environnement du village et la sensibilisation aux effets nocifs des stupéfiants et des substances
intoxicantes. Il ne fait aucun doute que d'autres possibilités se présenteront à la communauté
bahá'íe du village et à son Assemblée spirituelle locale.
(Extrait d'une lettre du 25 juillet 1988 écrite au nom de la Maison universelle de justice à une
Assemblée spirituelle nationale) [133]
Il est évident qu’une communauté est plus que la somme de ses membres : c’est une unité
complète de civilisation, formée d’individus, de familles et d’institutions qui sont à l’origine ou
qui soutiennent des systèmes, des services et des organisations, travaillant ensemble à un but
commun pour le bien-être des gens, à la fois à l’intérieur et à l’extérieur de ses propres limites.
C’est aussi un ensemble de participants divers, interactifs, qui tendent vers l’unité dans une
inlassable quête de progrès spirituel et social. Partout, les bahá'ís n’en sont qu’au tout début de la
construction communautaire et doivent consacrer d’énormes efforts aux tâches qui les attendent.
Comme nous le disions dans un précédent message, l’épanouissement de la communauté, surtout
au niveau local, exige que l’on valorise considérablement les modes de comportement par
lesquels l’expression collective des vertus des individus et le fonctionnement des assemblées
spirituelles se manifestent autant dans l’unité et l’amitié de la communauté que dans le
dynamisme de ses activités et de sa croissance. Pour cela, il faut que tous les composants de la
communauté, adultes, jeunes et enfants, s’intègrent dans les activités, qu’elles soient spirituelles,
sociales, éducatives ou administratives, et s’impliquent dans les plans d’enseignement et de
développement locaux. Il faut aussi une volonté collective et un sens de mission pour perpétuer
l’assemblée spirituelle en participant aux élections annuelles, sans oublier la pratique collective
de la prière. Il est donc essentiel pour la vie spirituelle de la communauté que les amis organisent
des réunions de prières régulières, dans les centres bahá'ís locaux lorsqu’ils existent, ou ailleurs,
notamment chez les croyants.
(La Maison universelle de justice, Riḍván 153 (1996), message aux bahá’ís du monde) [134]
Souvent, comme vous les savez, dans un groupement rural constitué de villages et peut-être d’une
ou deux villes, pendant que le modèle d’action associé à un programme intensif de croissance est
établi, les efforts des amis se limitent à quelques localités. Une fois en place, cependant, le
modèle peut être étendu rapidement village après village, comme expliqué dans notre message du
Ridván cette année. Assez tôt, dans chaque localité, l’assemblée spirituelle locale voit le jour et
son développement progressif suit une trajectoire parallèle et intimement liée au processus
naissant de croissance qui se déploie dans le village. Et, de manière assez semblable à l’évolution
d’autres facettes de ce processus, le développement de l’assemblée locale peut être mieux
compris dans l’optique du renforcement de capacités.
Ce qui doit se produire en premier lieu est relativement simple : la prise de conscience
individuelle du processus de croissance qui prend de la vitesse dans le village, prise de
conscience qui est née de l’implication personnelle de chaque membre dans les activités
fondamentales, doit se fondre en une conscience collective qui reconnaisse à la fois la nature de la
transformation en cours et l’obligation de l’assemblée de l’encourager. Sans aucun doute, une
juste attention devra être accordée à certaines fonctions administratives de base – par exemple, se
réunir de manière assez régulière, célébrer les fêtes des dix-neuf jours et planifier les jours saints,
établir un fonds local et organiser les élections annuelles conformément aux principes bahá'ís.
Toutefois, il ne devrait pas s’avérer difficile pour l’assemblée locale de lancer, de pair avec ces
efforts et avec l’encouragement d’un assistant d’un membre des corps auxiliaires, la consultation,
en tant qu’institution, sur un ou deux sujets spécifiques présentant un intérêt immédiat pour la vie
de la communauté : comment le caractère spirituel du village est rehaussé par les efforts des
personnes qui ont terminé le premier cours de l’institut ; comment se développe le potentiel des
juniors grâce au programme pour leur responsabilisation et habilitation spirituelles ; comment se
renforce le tissu spirituel et social de la communauté lorsque les amis vont les uns chez les autres.
Alors que l’assemblée consulte sur de telles questions concrètes et apprend à alimenter le
processus de croissance avec amour et patience, sa relation avec le comité d’enseignement de
groupement et l’institut de formation s’affermit de plus en plus dans un but commun. Mais, plus
important encore, elle commencera à jeter les bases sur lesquelles peut se construire ce lien
éminemment affectueux et de soutien véritable, décrit par le bien-aimé Gardien dans nombre de
ses messages, que toutes les assemblées spirituelles locales devraient établir avec chaque croyant.
De toute évidence, l’apprentissage de la consultation sur des sujets spécifiques en rapport avec le
plan mondial, pour essentiel qu’il soit, ne représente qu’une dimension du processus de
renforcement des capacités dans laquelle l’assemblée spirituelle locale doit s’engager. Son
développement continu implique l’adhésion à l’injonction établie par ‘Abdu’l-Bahá que « toute
discussion devrait être limitée aux affaires spirituelles se rapportant à l’éducation des âmes,
l’instruction des enfants, le soulagement des pauvres, l’aide aux faibles dans toutes les classes du
monde, la bienveillance envers tous les peuples, la diffusion du parfum de Dieu et l’élévation de
ses Paroles sacrées. » Sa progression constante exige un engagement inébranlable à promouvoir
les meilleurs intérêts de la communauté et une vigilance à protéger le processus de croissance
contre les forces de la décadence morale qui menacent de l’enrayer. Son progrès continu fait
appel à un sens des responsabilités qui s’étend au-delà du cercle des amis et des familles engagés
dans les activités fondamentales pour englober toute la population du village. Et le fait de
soutenir sa maturation progressive représente une foi inébranlable en la promesse faite par
‘Abdu’l-Bahá qu’il entourera chaque assemblée spirituelle de l’étreinte de ses soins et de sa
protection.
Associée à cet essor de la conscience collective, se trouve la capacité croissante de l’assemblée de
bien évaluer et utiliser les ressources, financières et autres, tant au soutien des activités
communautaires que dans l’exercice de ses fonctions administratives, ce qui, le moment venu,
peut inclure la nomination judicieuse de comités et l’entretien d’installations modestes destinées à
son fonctionnement. Non moins vitale est sa capacité à favoriser un environnement propice à la
participation d’un grand nombre dans l’action unifiée et de s’assurer que leurs énergies et talents
contribuent au progrès. À tous ces égards, le bien-être spirituel de la communauté reste au
premier plan de la pensée de l’assemblée. Et lorsque surgissent d’inévitables problèmes, que ce
soit en rapport à une activité ou entre les personnes, ils seront traités par une assemblée spirituelle
locale qui aura tellement gagné la confiance des membres de la communauté que tous se
tourneront naturellement vers elle pour demander de l’aide. Cela implique que l’assemblée ait
appris, par expérience, comment aider les croyants à abandonner les états d’esprit partisans qui
sèment la discorde, comment trouver les germes de l’unité, même dans les situations les plus
confuses et épineuses et comment veiller à leur progrès, lentement et avec amour, en soutenant à
tout moment le principe de la justice.
À mesure que la communauté grandit et développe sa capacité à maintenir la vitalité, les amis,
nous l‘avons indiqué dans le passé, seront encore plus impliqués dans la vie de la société et mis
au défi de se servir des approches qu’ils auront développées pour répondre à un éventail
grandissant de questions auxquelles leur village est confronté. La question de la cohérence,
tellement essentielle à la croissance déjà accomplie, et tellement fondamentale au cadre d’action
évolutif du Plan, assume désormais de nouvelles dimensions. Beaucoup retombera sur
l’assemblée locale, non pas comme un exécuteur de projets, mais comme la voix de l’autorité
morale, pour veiller à ce que l’intégrité des efforts des amis ne soit pas compromise, alors qu’ils
s’efforcent d’appliquer les enseignements de la Foi pour améliorer les conditions grâce à un
processus d’action, de réflexion et de consultation.
Notre message du Ridván décrivait quelques-unes des caractéristiques de l’action sociale à la
base, et les conditions qu’elle doit remplir. Les efforts déployés dans un village commenceront en
général sur une petite échelle, peut-être par l’émergence de groupes d’amis, chacun s’occupant
d’un besoin social ou économique spécifique qu’il aura identifié et chacun poursuivant un
ensemble simple de mesures adéquates. La consultation pendant la fête des dix-neuf jours crée un
espace pour que la prise de conscience sociale croissante de la communauté trouve une
expression constructive. Quelle que soit la nature des activités entreprises, l’assemblée locale doit
être attentive aux pièges potentiels et aider les amis, si nécessaire, à s’en distancer – l’attrait de
projets trop ambitieux qui absorberaient les énergies et qui à la longue se révéleraient
indéfendables, la tentation de subventions financières qui signifieraient une entorse aux principes
bahá'ís, les promesses de technologies aux apparences trompeuses qui dépouilleraient le village
de son patrimoine culturel et le conduiraient à la fragmentation et à la discordance. Finalement, la
force du processus de l’institut dans le village, et les capacités rehaussées qu’il a favorisées chez
les personnes, pourraient permettre aux amis de profiter des méthodes et programmes à
l’efficacité prouvée, qui ont été développés par l’une des organisations d’inspiration bahá'íe et qui
ont été introduits dans le groupement à la suggestion et avec l’appui de notre Bureau de
développement économique et social. En outre, l’assemblée doit apprendre à interagir avec les
structures sociales et politiques de la localité, tout en sensibilisant progressivement les esprits à la
présence de la Foi et à l’influence qu’elle exerce sur les progrès du village.
Ce qui est exposé brièvement dans les paragraphes précédents ne représente que quelques-uns des
attributs que les assemblées spirituelles locales, dans nombre de villages du monde,
développeront progressivement pour répondre aux besoins de communautés qui intègrent de plus
en plus de gens. À mesure qu’elles manifesteront davantage leurs capacités et leurs pouvoirs
latents, leurs membres en viendront à être considérés par les habitants de chaque village comme
« les personnes de confiance du Miséricordieux parmi les hommes ». Ainsi ces assemblées seront
devenues « des lampes étincelantes et des jardins célestes d’où sont diffusés en toutes régions les
parfums de sainteté, et d’où les lumières de la connaissance sont répandues sur toutes choses
créées. De ces assemblées, l’esprit de vie rayonne dans toutes les directions. »
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message du 28 décembre 2010 à la conférence
des Corps continentaux des conseillers) [135]
Dans ce paysage d’activité florissante, une perspective mérite une mention particulière. Dans le
message que nous vous avons adressé il y a trois ans, nous exprimions l’espoir que dans les
groupements où un programme intensif de croissance est en cours d’exécution, les amis
s’efforcent d’en apprendre davantage sur les façons de construire une communauté en
développant des centres d’activité intense dans des quartiers et des villages. Nos attentes ont été
dépassées, car même dans les groupements où le programme de croissance n’a pas encore atteint
une telle intensité, les efforts de quelques-uns pour mettre en place des activités de base parmi les
habitants de zones de plus petite taille ont démontré à de multiples reprises leur efficacité.
Essentiellement, cette approche est centrée sur la réponse aux enseignements de Bahá’u’lláh de la
part de populations qui sont prêtes pour la transformation spirituelle que sa révélation encourage.
Grâce à leur participation au processus éducatif promu par l’institut de formation, elles sont
incitées à rejeter la torpeur et l’indifférence que leur inculquent les forces de la société et à
rechercher plutôt des modèles d’action qui se révèlent capables de changer leur vie. Dans les
quartiers ou les villages où cette approche progresse depuis quelques années et où les amis restent
concentrés sur leur objectif, des résultats remarquables apparaissent d’une manière graduelle mais
indéniable. Les jeunes sont habilités à assumer la responsabilité du développement des plus
jeunes autour d’eux. Les générations plus âgées apprécient la contribution des jeunes à des
discussions constructives sur les affaires de l’ensemble de la communauté. Pour les jeunes
comme pour les moins jeunes, la discipline que cultive le processus éducatif de la communauté
développe la capacité de consulter, et de nouveaux espaces propices à des conversations
réfléchies sont créés. Néanmoins, le changement ne se limite pas simplement aux bahá'ís et à
ceux qui participent aux activités de base que demande le Plan, desquels on pourrait
raisonnablement attendre à ce qu’ils adoptent peu à peu de nouvelles façons de penser. L’esprit
même du lieu est influencé. Une attitude de prière apparaît chez une grande partie de la
population. Les manifestations de l’égalité de l’homme et de la femme deviennent plus marquées.
L’éducation des enfants, garçons et filles, retient davantage l’attention. La nature des relations
familiales – modelées par des prémisses séculaires – se transforme de façon perceptible. Un
sentiment du devoir envers sa communauté et son environnement physique immédiats se
généralise. Même le fléau des préjugés, qui a jeté son ombre sinistre sur toutes les sociétés,
commence à céder la place à la force impérieuse de l’unité. En bref, le travail de construction
communautaire dans lequel les amis sont engagés influence des aspects de la culture.
(La Maison universelle de justice, Riḍván 2013, message aux bahá’ís du monde) [136]
Une maison d'adoration fait bien sûr partie intégrante du processus de construction
communautaire, et sa construction représente un jalon important dans le développement d'une
communauté. La Maison de justice espère que les amis de ***, grâce au zèle et à la détermination
avec lesquels ils poursuivent les activités essentielles du plan de cinq ans, accéléreront le jour où
il sera opportun de construire un mas̲ h̲ riqu’l-ad̲ h̲ kár dans votre pays.
(Extrait d'une lettre du 12 décembre 2013 écrite au nom de la Maison universelle de justice à
un croyant). [137]
Ce qui sous-tend ce processus, depuis le tout début, est évidemment un mouvement collectif vers
la vision de la prospérité matérielle et spirituelle qu’a exposée Celui qui donne la vie au monde.
Mais quand de si grands nombres sont concernés, le mouvement d’une population entière devient
perceptible.
Ce mouvement se remarque particulièrement dans les groupements où un mashriqu’l-adhkár local
doit être établi. On trouve un tel groupement au Vanuatu. Les amis qui vivent sur l’île de Tanna
ont consenti un effort suprême pour sensibiliser la population à la maison d’adoration prévue, et
ils ont déjà engagé, de diverses façons, une conversation de plus en plus vaste sur ce thème avec
pas moins du tiers des 30 000 habitants de l’île. La capacité à entretenir une conversation élevée
entre tant de gens s’est raffinée grâce à des années d’expérience passées à faire connaître les
enseignements de Bahá’u’lláh et à élargir la portée d’un institut de formation dynamique. Sur l’île,
les groupes de juniors se développent particulièrement bien, forts de l’appui de chefs de village
qui constatent le renforcement de l’autonomie spirituelle des participants. Encouragés par l’unité
et le dévouement qui existent entre eux, ces jeunes ont non seulement secoué leur apathie mais,
grâce à divers projets concrets, ils ont aussi trouvé des façons de travailler à l’amélioration de
leur communauté, ce qui a eu pour résultat de motiver à l’action constructive des personnes de
tous les âges, et en particulier leurs propres parents. Chez les croyants et dans l’ensemble de la
société, on reconnaît le bienfait de pouvoir se tourner vers une assemblée spirituelle locale pour
demander conseil et pour résoudre des situations difficiles et, partant, sagesse et sensibilité
caractérisent de plus en plus les décisions des assemblées spirituelles. Beaucoup dans tout cela
indique que l’effet exercé sur une population peut être profond lorsque les éléments du cadre
d’action du Plan sont réunis en un tout cohérent. Et c’est dans le contexte de l’expansion et de la
consolidation en cours – le trentième cycle du programme intensif de croissance s’est récemment
achevé – que les amis explorent activement, avec tous les autres habitants de l’île, ce que signifie
le fait qu’un mashriqu’l-adhkár, « un centre collectif pour les âmes humaines » soit édifié chez
eux. Avec le concours actif de chefs traditionnels, les habitants de l’île de Tanna ont présenté pas
moins de cent projets de dessin pour le temple ; cela montre à quel point la Maison d’adoration
captive l’imagination, et ouvre des perspectives passionnantes pour l’influence qu’il se prépare à
exercer sur les vies vécues à son ombre.
(La Maison universelle de justice, Riḍván 2014, message aux bahá’ís du monde) [138]
[…] une maison d'adoration sera le centre spirituel d'une communauté et, avec les dépendances
qui seront créées, contribuera à un modèle florissant de vie collective. Actuellement, les
premières maisons d'adoration de chaque continent servent de temples nationaux aux pays dans
lesquels elles sont situées, et elles servent également les communautés de leur voisinage, en
jouant un rôle important dans les activités locales. Au fur et à mesure que le processus de
croissance se déroulera, de plus en plus de temples seront érigés aux niveaux national et local, et
on en apprendra beaucoup sur leur nature et sur la façon dont ils contribuent au processus de
construction communautaire. Les nombreux aspects du fonctionnement de cette institution
apparaîtront alors progressivement. Comme l'a écrit Shoghi Effendi, « Aucune institution autre
que le mashriqu’l-adhkár ne peut fournir de manière aussi adéquate les éléments essentiels de
l’adoration et du service bahá'ís, tous deux si vitaux pour la régénération du monde ».
(Extrait d'une lettre du 26 janvier 2015, écrite au nom de la Maison universelle de justice à un
croyant ) [139]
Dans certains des groupements où la croissance a avancé à ce point, un développement encore
plus exaltant s’est produit. Il existe, au sein de ces groupements, des lieux où un pourcentage
significatif de l’ensemble de la population est maintenant impliqué dans les activités de
construction communautaire. Par exemple, dans certains petits villages, l’institut a réussi à
amener tous les enfants et les juniors à participer à ses programmes. Quand les activités ont une
grande portée, l’impact de la Foi sur la société devient plus évident. La communauté bahá'íe jouit
d’une plus grande considération en tant que voix distincte sur le plan moral dans la vie d’une
population, et peut présenter un point de vue éclairé aux discours qui l’entourent et qui portent,
entre autres, sur le développement des jeunes générations.
Des personnes faisant autorité dans la société élargie commencent à puiser dans les
compréhensions et l’expérience grâce aux initiatives d’action sociale inspirées par les
enseignements de Bahá’u’lláh. Des conversations influencées par ces enseignements, portant sur
le bien commun, imprègnent un échantillon toujours plus vaste de la population, à tel point qu’on
en perçoit l’effet sur le discours ambiant dans une localité. En dehors de la communauté bahá'íe,
les gens commencent à considérer l’assemblée spirituelle locale comme une source rayonnante de
sagesse vers laquelle ils peuvent aussi se tourner pour être éclairés.
Nous reconnaissons que de tels développements ne sont encore qu’une perspective lointaine pour
beaucoup, même dans les groupements où le modèle d’activité englobe de grands nombres. Mais
c’est là le travail à réaliser maintenant dans certains endroits. Dans ces groupements, pendant que
les amis sont encore occupés à soutenir le processus de croissance, d’autres dimensions de
l’entreprise bahá'íe réclament une part de plus en plus grande de leur attention. Ils cherchent à
comprendre comment une population locale en plein essor peut transformer la société dont elle
fait partie intégrante. Cela constituera une nouvelle frontière d’apprentissage dans un proche
avenir, alors que seront générées des compréhensions qui, à la longue, profiteront à l’ensemble du
monde bahá'í.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message du 29 décembre 2015 à la conférence
des Corps continentaux des conseillers) [140]
À mesure que le travail s’intensifie dans des milliers de villages et de quartiers, une vie
communautaire dynamique s’implante dans chacun d’eux. On constate un accroissement
important du nombre de groupements où est désormais solidement établi le système par lequel ce
modèle d’activité peut s’étendre à de plus en plus d’endroits, permettant ainsi aux amis de
franchir le troisième jalon dans un continuum de développement. Et c’est ici, aux frontières de
l’apprentissage effectué par le monde bahá'í, en particulier dans le mouvement des populations
vers la vision de Bahá’u’lláh, que non seulement les gens entrent nombreux dans le cadre
accueillant et de plus en plus large des activités bahá'íes mais que les amis apprennent également
comment des groupes importants en viennent à s’identifier à la communauté du Plus-Grand-Nom.
Dans de tels lieux, nous voyons les activités éducatives de la Foi prendre un caractère plus
officiel, alors que les enfants passent aisément d’une année à l’autre et que les niveaux du
programme d’autonomisation spirituelle des juniors se succèdent sans discontinuer. L’institut de
formation, dans ces endroits, apprend comment s’assurer que suffisamment de ressources
humaines sont mobilisées pour pourvoir à l’édification spirituelle et morale d’un nombre toujours
croissant d’enfants et de juniors. La participation à ces activités fondamentales fait tellement
partie intégrante de la culture de la population qu’elle est perçue comme un aspect indispensable
de la vie d’une communauté. Un nouveau dynamisme apparaît chez une population qui prend en
main son propre développement, et elle s’immunise contre les forces sociétales qui engendrent la
passivité. Les possibilités de progrès matériel et spirituel prennent forme. La réalité sociale
commence à se transformer.
(La Maison universelle de justice, Riḍván 2018, message aux bahá'ís du monde) [141]
Méthodes et approches
Éducation et action systématique
Le but de l’éducation devrait être la promotion du bien-être des personnes. […] La véritable
éducation est celle qui conduit au bien-être du monde, et non à l'orgueil et à la vanité, à la
tyrannie, à la violence et aux exactions.
(Bahá'u'lláh, extrait d'une tablette traduite du persan) [142]
[… ] le bonheur, la grandeur, le rang, le plaisir et la paix d’un individu n’ont jamais résidé
dans sa propre richesse mais dans l’excellence de son caractère, sa ferme résolution, l’étendue de
son savoir et son aptitude à résoudre des problèmes ardus.
(‘Abdu’l-Bahá, Le Secret de la civilisation divine p. 43,) [143]
Certains piliers ont été établis en tant que supports inébranlables de la Foi de Dieu. Les plus
puissants sont l’étude et l’utilisation de l’esprit, le développement de la conscience et la
connaissance intime des réalités de l’univers et des mystères de Dieu Tout-Puissant.
Promouvoir la connaissance est donc un devoir inéluctable imposé à chacun des amis de Dieu.
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’‘A bdu’l-Bahá, p. 125) [144]
Tous les bienfaits sont d'origine divine, mais aucun ne peut être comparé à cette puissance
d'investigation et de recherche intellectuelle qui est un don éternel produisant des fruits de délices
sans fin. […] C'est pourquoi vous devriez faire les efforts les plus sincères pour acquérir des
connaissances scientifiques et artistiques. Plus votre réussite sera grande, plus votre niveau dans
le plan divin sera élevé. L'homme de connaissance est perspicace et doué de vision, alors que
l’ignorant qui néglige ce développement est aveugle. L'esprit d'investigation est attentif, vivant ;
l'esprit insensible et indifférent est sourd et mort. L'homme scientifique est un véritable symbole,
un représentant de l'humanité, car grâce à des processus de raisonnement inductif et des
recherches, il est informé de tout ce qui concerne l'humanité, son statut, ses conditions et son
vécu. Il étudie la théorie du corps politique, comprend les problèmes sociaux et tisse la toile et la
texture de la civilisation. En fait, la science peut être comparée à un miroir dans lequel les formes
et les images infinies des choses existantes sont révélées et réfléchies. Elle est le fondement
même de tout développement individuel et national. Sans cette base de recherche, le
développement est impossible. C'est pourquoi il faut chercher avec diligence à connaître et
comprendre tout ce qui relève du domaine de ce don merveilleux.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 67-68) [145]
La situation actuelle du monde – instabilité économique, dissensions sociales, mécontentement
politique et méfiance internationale – devrait réveiller les jeunes de leur sommeil et les amener à
se demander ce que l'avenir leur réserve. Ce sont certainement eux qui souffriront le plus si une
calamité s'abat sur le monde. Ils devraient donc ouvrir les yeux sur les conditions existantes,
étudier les forces du mal qui sont en jeu puis, d’un effort concerté, se lever et apporter les
réformes nécessaires, réformes qui devront contenir dans leur champ d'application les phases
spirituelles ainsi que sociales et politiques de la vie humaine.
(Extrait d'une lettre datée du 13 mars 1932, écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant)
[146].
La systématisation assure la cohérence des lignes d’action sur la base de plans bien conçus. Dans
un sens général, cela implique une approche ordonnée dans tout ce qui concerne le service bahá'í,
que ce soit dans l’enseignement ou l’administration, dans une entreprise individuelle ou collective.
Tout en permettant l’initiative individuelle et la spontanéité, il suggère la nécessité d’être lucide,
méthodique, efficace, constant, équilibré et harmonieux. La systématisation est un mode de
fonctionnement nécessaire animé par l’urgence d’agir.
(La Maison universelle de justice, Riḍván 155 (1998), message aux bahá’ís du monde)
[147]
Si l'apprentissage doit être le principal mode de fonctionnement d'une communauté, les visions,
les stratégies, les objectifs et les méthodes doivent être réexaminés sans cesse. À mesure que les
tâches sont accomplies, les obstacles éliminés, les ressources multipliées et les enseignements
tirés, des modifications doivent être apportées aux objectifs et aux méthodes, mais de manière à
maintenir la continuité de l'action.
(The Institution of the Counsellors, un document préparé par la Maison universelle de justice
(Haifa : Bahá'í World Centre, 2001), p. 24) [148]
L'une de vos tâches principales sera celle d’accroître la compréhension de la valeur de l’action
systématique, déjà accentuée par les succès que celle-ci a apportés. Arriver à une vision unie de la
croissance qui se base sur une appréciation réaliste des possibilités et des ressources ; développer
des stratégies qui lui donnent sa structure ; concevoir et exécuter des plans d’action qui sont à la
mesure des capacités ; faire les réglages nécessaires tout en assurant la continuité ; tirer parti des
succès – voici quelques-unes des conditions de la systématisation que chaque communauté doit
apprendre et intérioriser.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message du 27 décembre 2005 à la conférence
des Corps continentaux des conseillers) [149]
Cette évolution de la conscience collective peut être discernée dans la fréquence croissante avec
laquelle le mot « accompagner » apparaît dans les conversations des amis, mot qui revêt un sens
nouveau alors qu’il s’intègre dans le vocabulaire commun de la communauté bahá'íe. Elle est le
signe d’un renforcement important d’une culture dont l’apprentissage est le mode de
fonctionnement, un mode qui favorise la participation informée de personnes de plus en plus
nombreuses dans un effort unifié visant à appliquer les enseignements de Bahá’u’lláh à la
construction d’une civilisation divine, ce que le Gardien définit comme la mission première de la
Foi. Une telle approche offre un contraste frappant avec la faillite spirituelle et les mœurs
décadentes d’un ordre social révolu qui cherche si souvent à exploiter l’énergie humaine par la
domination, par la cupidité, par la culpabilisation et par la manipulation.
Dans les relations entre les amis, cette évolution dans la culture s’exprime donc au niveau de la
qualité de leurs interactions. L’apprentissage en tant que mode de fonctionnement requiert que
tous adoptent une attitude d’humilité, où l’on devient oublieux de soi, plaçant son entière
confiance en Dieu, s’en remettant à son pouvoir qui soutient tout, et confiant en son infaillible
assistance, sachant que lui, et lui seul, peut faire du moucheron un aigle, de la goutte d’eau un
océan sans limite. Et dans un tel état, les âmes œuvrent ensemble sans relâche, ne se réjouissant
pas tant de leurs propres réalisations que du progrès et des services des autres, à tel point que
s’aider les uns les autres à gravir les sommets du service à la Cause et à planer dans les cieux de
la connaissance de Dieu est en tout temps au centre de leurs pensées. C’est ce que nous voyons
dans le modèle actuel d’activité qui émerge à travers la planète, propagé par les jeunes et les
moins jeunes, par les bahá'ís de longue date et les nouveaux adhérents, travaillant les uns aux
côtés des autres.
Non seulement ce progrès dans la culture exerce-t-il son influence sur les relations entre les
individus, mais ses effets se font aussi ressentir dans la conduite des affaires administratives de la
Foi. Dans la mesure où l’apprentissage est devenu le trait distinctif du mode de fonctionnement
de la communauté, certains aspects de la prise de décision se rapportant à l’expansion et à la
consolidation ont été délégués à l’ensemble des croyants, ce qui permet à la planification et à
l’exécution d’être plus réactives aux réalités rencontrées sur le terrain […]
La révélation de Bahá’u’lláh est vaste. Elle demande un changement profond, non seulement
au niveau de l’individu mais aussi de la structure de la société. « Le but de chaque Manifestation,
proclame-t-il lui-même, est précisément la transformation et le perfectionnement de l’humanité,
changement qui doit affecter sa vie intérieure et ses conditions extérieures. » Le travail qui
progresse aujourd’hui dans chaque coin de la planète représente l’étape la plus récente de l’effort
déployé par les baha’ís pour créer le noyau de la glorieuse civilisation enchâssée dans ses
enseignements, dont l’établissement est une entreprise d’une magnitude et d’une complexité
infinies, entreprise qui exigera de l’humanité des siècles d’efforts avant de porter ses fruits. Il n’y
a pas de raccourci, pas de formule. Ce n’est qu’à mesure que des efforts sont faits pour tirer parti
des perspectives offertes par la révélation de Bahá’u’lláh, pour accéder à la connaissance que la
race humaine accumule, pour appliquer ses enseignements de façon intelligente à la vie de
l’humanité, et pour se concerter sur les questions qui sont soulevées, que l’apprentissage
nécessaire sera réalisé et la capacité développée.
(La Maison universelle de justice, Riḍván 2010, message aux Bahá’ís du monde). [150]
Bien sûr, les questions auxquelles le processus d’apprentissage en cours dans toutes les régions
du monde doit répondre sont nombreuses : comment rassembler des gens d’origines diverses dans
un environnement qui, exempt de la menace constante de conflits et caractérisé par sa nature
spirituelle, les encourage à abandonner les mentalités partisanes qui sont sources de discorde,
favorise des degrés plus élevés d’unité de pensée et d’action, et suscite une participation sans
réserve ? comment administrer les affaires d’une communauté qui n’a pas de classe dirigeante
exerçant des fonctions sacerdotales et pouvant revendiquer des honneurs et des privilèges ?
comment permettre à des contingents d’hommes et de femmes de se libérer des entraves de la
passivité et des chaînes de l’oppression pour s’engager dans des activités propices à leur
développement spirituel, social et intellectuel ? comment aider des jeunes à s’orienter, à une étape
cruciale de leur vie, et à être habilités afin de diriger leurs énergies vers l’avancement de la
civilisation ? comment créer, au sein de la famille, une dynamique qui mène à la prospérité
matérielle et spirituelle sans faire naître chez les nouvelles générations le sentiment d’être séparé
d’un « autre » illusoire ni alimenter la moindre tendance à exploiter ceux qui sont relégués dans
cette catégorie ? comment faire en sorte que la prise de décisions bénéficie d’une diversité de
points de vue grâce à un processus consultatif qui, compris comme la recherche collective de la
réalité, encourage le détachement des opinions personnelles, accorde une attention nécessaire aux
données empiriques valables, et n’élève pas de simples opinions au rang de fait ni ne définit la
vérité comme un compromis entre des groupes aux intérêts adverses ? Afin d’explorer de telles
questions et les innombrables autres qui surgiront certainement, la communauté bahá’íe a adopté
un mode de fonctionnement qui se caractérise par l’action, la réflexion, la consultation et l’étude
– une étude qui implique non seulement de se référer constamment aux écrits de la Foi, mais
également d’analyser scientifiquement l’évolution des traits caractéristiques qui se dessinent. Les
questions suivantes sont d’ailleurs elles-mêmes l’objet d’un examen régulier : comment maintenir
un tel mode d’apprentissage dans l’action ? comment faire en sorte qu’un nombre croissant de
personnes participent à la génération et à l’application des connaissances utiles ? et comment
concevoir des structures pour la systématisation d’une expérience mondiale en expansion et pour
la diffusion équitable des enseignements qu’on en a tirés ?
L’orientation générale du processus d’apprentissage dans lequel est engagée la communauté
bahá’íe est définie par une série de plans mondiaux dont les dispositions sont établies par la
Maison universelle de justice. Le développement des capacités est le mot d’ordre de ces plans : ils
ont pour but de permettre aux protagonistes d’un effort collectif de renforcer les fondations
spirituelles des villages et des quartiers, de répondre à certains de leurs besoins sociaux et
économiques et de contribuer aux discours prévalents dans la société, tout en maintenant la
cohérence nécessaire dans les méthodes et les approches.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message du 2 mars 2013 aux bahá'ís d'Iran)
[151]
Au centre des efforts visant à faire progresser le travail d'expansion et de consolidation, l'action
sociale et l'implication dans les débats de la société, se trouve la notion de cadre conceptuel
évolutif, une matrice qui organise la pensée, donne forme aux activités et qui devient plus
élaborée à mesure que l'expérience s'accumule. Il serait bon que les éléments de ce cadre […]
puissent être consciemment et progressivement clarifiés […]. Le plus important d'entre eux est
peut-être l'apprentissage par l’action. Les amis participent à un processus continu d'action, de
réflexion, d'étude et de consultation afin d’aborder les obstacles et de partager les succès, de
réexaminer et de réviser les stratégies et les méthodes, et de systématiser et d'améliorer les efforts
au fil du temps.
(Extrait d'une lettre du 24 juillet 2013 écrite au nom de la Maison universelle de justice à une
Assemblée spirituelle nationale) [152]
L'approche bahá'íe des questions que vous avez soulevées est une approche qui sera élaborée au
fil du temps grâce à des efforts patients et persistants et au processus d'apprentissage dans lequel
la communauté bahá'íe est engagée. Ce processus sera complété par des recherches et des
discussions et par des efforts pour corréler les enseignements et la pensée moderne, y compris
l'identification des similitudes et des différences entre les enseignements et les constructions
sociales contemporaines. L'implication des croyants dans les débats de la société dans divers
espaces sociaux permettra d'affiner les connaissances acquises. L'étude continue des
enseignements et l'effort systématique pour traduire les principes bahá'ís en action, en s'engageant
dans les processus de construction communautaire d'éducation des enfants et des jeunes et
d'action sociale, aideront à affiner notre compréhension de l'intention de Bahá'u'lláh pour
l'humanité dans tous les domaines de la vie. Dans les années à venir, la capacité de la
communauté bahá'íe à contribuer au changement social qui amènera une évolution des mentalités,
augmentera et les réponses aux questions qui semblent aujourd'hui insolubles apparaîtront par un
processus de changement organique, plutôt que par l'imposition de perspectives spécifiques.
(Extrait d'une lettre datée du 21 janvier 2014 écrite au nom de la Maison universelle de justice
à un croyant) [153]
À maints égards, les communautés qui ont réalisé les plus grands progrès tracent un chemin que
les autres pourront suivre. Mais quel que soit le niveau d’activité dans un groupement, c’est la
capacité d’apprendre aux côtés des amis de l’endroit, dans un même cadre d’action, qui favorise
le progrès sur la voie du développement. Tous contribuent à cette entreprise ; l’apport de chacun
vient enrichir le tout. Les groupements les plus dynamiques sont ceux dans lesquels,
indépendamment des ressources dont dispose la communauté ou du nombre d’activités
entreprises, les amis comprennent que leur tâche consiste à déterminer ce qu’il faut pour qu’il y
ait progrès – les capacités naissantes qu’il faut cultiver, les nouvelles compétences que l’on se
doit d’acquérir, les initiateurs d’un effort balbutiant qu’il faut accompagner, l’espace de réflexion
qu’on doit développer, l’entreprise collective qu’il faut coordonner – et à trouver ensuite des
façons créatives de rendre disponibles le temps et les ressources nécessaires pour y parvenir. Le
seul fait que toute situation présente ses propres défis permet à chaque communauté, non
seulement de profiter des leçons apprises ailleurs dans le monde bahá'í, mais aussi de contribuer à
cet ensemble de connaissances. Être conscient de cette réalité libère l’individu de la vaine quête
d’une formule rigide pour l’action, tout en permettant aux connaissances acquises dans divers
milieux d’éclairer le processus de croissance, qui revêt une forme particulière dans le cadre de vie
de chacun. Toute cette approche est en totale contradiction avec les conceptions étroites du
« succès » et de
l’ « échec » qui engendrent la frénésie ou paralysent la volonté. Il faut être détaché. Quand
l’effort est déployé uniquement pour Dieu, alors tout ce qui advient lui appartient et chaque
victoire remportée en son nom est une occasion de célébrer ses louanges.
(La Maison universelle de justice, Riḍván 2014, message aux Bahá’ís du monde) [154]
... la capacité d'apprentissage, qui représentait un héritage inestimable des plans précédents, est en
train d'être étendue au-delà du domaine de l'expansion et de la consolidation pour englober
d'autres domaines du projet bahá'í, notamment l'action sociale et la participation aux débats
dominants dans la société.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message du 29 décembre 2015 à la Conférence
des Corps continentaux des conseillers.)
[155]
Consultation et Collaboration
Ô peuple de Dieu ! Prêtez l’oreille à ce qui, une fois respecté, assurera la liberté, le bien-être, la
tranquillité, l’élévation et le progrès de tous les hommes. Certaines lois et certains principes sont
nécessaires et indispensables pour la Perse. Cependant il convient que ces mesures soient
adoptées en conformité avec les opinions motivées par Sa Majesté – puisse Dieu l’aider par sa
grâce – des théologiens érudits et des dirigeants de haut rang. Un lieu, soumis à leur approbation,
devrait être fixé pour qu’ils puissent s’y rencontrer. Là, ils devraient saisir fermement la corde de
la consultation et adopter, puis appliquer, ce qui mène à la sécurité, à la prospérité, à la richesse et
à la tranquillité des peuples. En effet, si l’on adoptait toute autre mesure que celle-là, elle ne
pourrait que produire chaos et confusion.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 97) [156]
Le Grand Être dit : Le ciel de la sagesse divine est illuminé par deux luminaires qui sont la
consultation et la compassion. Consultez-vous en toutes matières, car la consultation est comme
un phare qui montre le chemin et qui dispense la compréhension.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 177) [157]
Si vous parcourez les pays du globe, vous observerez d’un côté les séquelles de la ruine et de la
destruction et, de l’autre, les signes de la civilisation et du progrès. Cette désolation et cette ruine
sont le résultat des guerres, des conflits et des dissensions, alors que tout développement et tout
progrès sont les fruits des lumières de la vertu, de la coopération et de la concorde.
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’‘A bdu’l-Bahá, p. 286) [158]
En bref, toute chose organisée en harmonie, avec amour et pureté de motif, aura un résultat
lumineux, mais si la moindre trace d'aliénation prévaut, le résultat sera obscurité sur obscurité
[... ] Les discussions doivent toutes se limiter aux questions spirituelles qui concernent la
formation des âmes, l'instruction des enfants, le secours des pauvres, l'aide aux faibles dans toutes
les classes de la société, la bonté envers tous les peuples, la diffusion des parfums de Dieu et
l'exaltation de sa sainte parole.
(‘Abdu'l-Bahá, cité par Shoghi Effendi dans une lettre du 5 mars 1922, dans Bahá’í
A dministration, p. 22) [159].
On doit consulter avec d’autres sur toutes les questions, qu'elles soient majeures ou mineures, afin
de prendre conscience de ce qui est bon. La consultation donne un aperçu des choses et permet
d'approfondir des questions qui sont inconnues. La lumière de la vérité brille sur les visages de
ceux qui se consultent. […] Les membres qui se consultent doivent cependant se comporter avec
le plus grand amour, l'harmonie et la sincérité les uns envers les autres. Le principe de la
consultation est l'un des éléments les plus fondamentaux de l'édifice divin. Même dans leurs
affaires ordinaires, les membres de la société devraient se consulter.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [160]
Certaines créatures peuvent vivre seules et solitaires. Un arbre, par exemple, peut vivre sans l'aide
et la coopération d'autres arbres. Certains animaux sont isolés et mènent une existence séparée de
leur espèce. Mais cela est impossible pour l'homme. Dans sa vie individuelle et sociale, la
coopération et l'association sont essentielles. C'est par l'association et la rencontre que nous
trouvons le bonheur et le développement, individuel et collectif.
Par exemple, lorsqu'il y a des relations et une coopération entre deux villages, le progrès de
chacun sera assuré. De même, si une intercommunication s'établit entre deux villes, les deux en
tireront profit et progresseront. Et si une base d'accord réciproque est établie entre deux pays,
leurs intérêts individuels et mutuels trouveront un grand développement. […] Il est donc évident
que les résultats de cette base d'accord et d'entente sont innombrables et illimités.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 48) [161]
Le besoin suprême de l'humanité est la coopération et la réciprocité. Plus les liens de fraternité et
de solidarité entre les hommes seront forts, plus le pouvoir de construction et d'accomplissement
sera grand dans tous les domaines de l'activité humaine. Sans coopération et sans réciprocité,
l’individu au sein de la société humaine reste égocentrique, peu inspiré par des buts altruistes,
limité et solitaire dans son développement comme les organismes animaux et végétaux des règnes
inférieurs.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 478-479) [162]
La Beauté-Ancienne, exaltée soit son Très-Grand-Nom, déclare : « Le dais de l'ordre mondial
s'élève sur les deux piliers de la consultation et de la compassion », et ‘Abdu'l-Bahá affirme dans
l'une de ses Tablettes : « Le but de la consultation est de montrer que les opinions de plusieurs
individus sont assurément préférables à celles d'un seul homme, de même que le pouvoir de
plusieurs hommes est bien sûr plus grand que celui d'un seul homme. Ainsi, la consultation est
recevable en présence du Tout-Puissant, et a été enjointe aux croyants, afin qu'ils puissent se
concerter sur des questions ordinaires et personnelles, ainsi que sur les affaires qui sont de nature
générale et universelle.
Par exemple, lorsqu'un homme a un projet à accomplir, s'il consulte certains de ses proches, ce
qui est acceptable sera bien sûr examiné et dévoilé à ses yeux, et la vérité sera révélée. De même,
à un niveau plus élevé, si les habitants d'un village se consultent sur leurs affaires, la bonne
solution sera certainement révélée. De la même manière, les membres de chaque profession, par
exemple dans l'industrie, devraient se consulter, et ceux du commerce devraient se consulter de la
même manière sur les affaires des entreprises. Bref, la consultation est souhaitable et acceptable
en toutes choses et sur toutes les questions".
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre du 15 février 1922 adressée à une Assemblée spirituelle
locale - traduit du persan) [163]
Le principe de la consultation, qui constitue l'une des lois fondamentales de l'administration, doit
être appliqué à toutes les activités bahá'íes qui touchent aux intérêts collectifs de la Foi, car c'est
par la coopération et l'échange continu de pensées et d'opinions que la Cause peut le mieux
sauvegarder et favoriser ses intérêts. À moins d'être soutenues et enrichies par les expériences et
la sagesse collectives du groupe, l'initiative individuelle, la capacité personnelle et l'ingéniosité,
bien qu'indispensables sont totalement incapables de réaliser une tâche aussi énorme.
(Extrait d'une lettre du 30 août 1933, écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant) [164]
Rien ne peut mieux assurer le succès de vos efforts que cette concertation étroite et continue, et il
vous conseille donc d'adopter cette méthode dans toutes vos activités futures.
(Extrait d'une lettre du 30 mai 1937 écrite au nom de Shoghi Effendi à deux croyants) [165]
C’est avec de telles pensées à l’esprit que les bahá’ís collaborent, dans la mesure de leurs
ressources, avec un nombre croissant de mouvements, d’organisations, de groupes et de
personnes, établissant des partenariats qui s’efforcent de transformer la société, de faire avancer
la cause de l’unité, de promouvoir le bien-être de l’humanité et de contribuer à la solidarité
mondiale. En effet, la norme édictée par des passages tels que ceux cités ci-dessus incite la
communauté bahá’íe à s’engager activement dans autant d’aspects que possibles de la vie
contemporaine. En choisissant leurs domaines de collaboration, les bahá’ís doivent garder à
l’esprit le principe, enchâssé dans leurs enseignements, que les moyens doivent être en accord
avec les fins ; des objectifs nobles ne peuvent pas être atteints par des moyens indignes. Plus
particulièrement, on ne peut pas bâtir une unité durable par des actions qui reposent sur
l’affrontement ni supposer qu’un conflit d’intérêts inhérent est à la base de toutes les interactions
humaines, aussi subtilement que ce soit. Il faut souligner ici qu’en dépit des limitations
qu’impose l’adhésion à ce principe, la communauté n’a pas fait l’expérience d’un manque
d’occasions de collaboration ; il y a tant de gens dans le monde aujourd’hui qui travaillent avec
ardeur pour atteindre l’un ou l’autre des objectifs qu’ils ont en commun avec les bahá’ís. À cet
égard, ces derniers prennent également soin de ne pas franchir certaines limites dans leurs
rapports avec leurs collègues et associés. Ils ne doivent considérer aucun projet commun comme
l’occasion d’imposer leurs convictions religieuses. Une conscience excessive de sa propre
rectitude et les autres manifestations regrettables de zèle religieux doivent être absolument évitées.
Les bahá’ís offrent cependant volontiers à leurs collaborateurs les leçons qu’ils ont apprises à
travers leur propre expérience, de même qu’ils sont heureux d’intégrer, dans leurs efforts de
construction communautaire, la compréhension acquise au cours de cette collaboration.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message du 2 mars 2013 aux bahá'ís d'Iran)
[166]
Dans leurs réflexions sur la façon de contribuer à l'amélioration du monde, les bahá'ís
reconnaîtront certainement que les manifestations ne sont pas le seul moyen, ni même le plus
efficace, dont ils disposent. Au contraire, ils peuvent apprendre au fil du temps et développer des
capacités pour aider leurs concitoyens à formuler leurs préoccupations d'une manière qui dépasse
les divisions, à partager des points de vue d'une manière qui transcende les approches
conflictuelles, et à créer des espaces où travailler ensemble à la recherche de solutions aux
problèmes qui affligent leur nation. Comme le déclare Bahá'u'lláh : « Dis : nul homme ne peut
atteindre son véritable rang que par sa justice. Aucun pouvoir ne peut exister si ce n'est à travers
l'unité. Aucun bien-être ne peut être atteint si ce n'est par la consultation. » Dans cette optique, la
justice est en effet essentielle pour résister aux vaines imaginations et aux chimères des
manœuvres sociales et politiques, pour voir la réalité de ses propres yeux et pour identifier les
exigences d'un ordre social équitable. Mais l'unité – forgée par des processus consultatifs, par
l'action et la réflexion – est alors essentielle pour obtenir le pouvoir nécessaire à un changement
social positif.
(Extrait d'une lettre du 27 avril 2017, écrite au nom de la Maison universelle de justice à un
croyant) [167]
Les concepts et principes associés à la consultation bahá'íe éclairent sur la manière dont
les amis doivent interagir les uns avec les autres et sur la façon dont ils participent aux débats et
aux actions sociales. La consultation fournit un moyen de parvenir à une compréhension
commune et de définir un plan d'action collectif. Elle implique un effort sans entraves,
respectueux, digne et impartial de la part d'un groupe de personnes pour échanger des points de
vue, rechercher la vérité et tenter de parvenir à un consensus. En effet, si une divergence
d'opinions initiale est le point de départ de l'examen d'une question afin de parvenir à une
meilleure compréhension et à un consensus, elle ne doit pas devenir une cause de rancœur,
d'aversion ou d'éloignement. En agissant de manière unie, une conclusion sur une ligne de
conduite particulière peut être mise en pratique et révisée si nécessaire par un processus
d'apprentissage. Dans le cas contraire, comme l'explique ‘Abdu'l-Bahá, « s’entêter et persister
chacun dans son opinion conduira en fin de compte à la discorde, aux querelles, et la vérité
restera cachée ».
(Extrait d'une lettre du 29 novembre 2017, écrite au nom de la Maison universelle de justice à
trois croyants) [168]
Utilisation des moyens matériels
Saisissez-vous de la corde des ressources matérielles, tout en mettant votre entière confiance en
Dieu, le Dispensateur de toutes ressources
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 26) [169]
En ce jour, il incombe à chacun de servir la Cause de Dieu, cependant que Celui qui est la Vérité
éternelle – exalté soit sa gloire – a rendu l'accomplissement de toute entreprise sur terre
dépendant des moyens matériels.
(Bahá'u'lláh, extrait d'une tablette traduite du persan) [170]
La richesse est louable au plus haut point si elle est acquise par l’effort personnel d’un individu et
avec la grâce de Dieu, dans le commerce, l’agriculture, l’art et l’industrie et si elle est employée à
des buts philanthropiques. Surtout si un individu, judicieux et plein de ressources, inaugurait des
mesures qui enrichiraient universellement les masses, il ne pourrait exister de plus grande
entreprise, et elle serait, aux yeux de Dieu, la réalisation suprême ; car un tel bienfaiteur
rencontrerait les besoins et assurerait le confort et le bien-être d’une grande multitude. La richesse
est très louable pour autant que toute la population en profite. Si, toutefois, quelques-uns sont
extrêmement riches alors que les autres sont misérables, et qu’aucun fruit ni bénéfice ne
découlent de cette richesse, elle n’est alors qu’un danger pour son possesseur. Si, d’autre part, elle
sert à promouvoir le savoir, à fonder des écoles élémentaires et autres, à encourager les arts et
l’industrie, à éduquer le pauvre et l’orphelin – bref, si elle est consacrée au bien-être de la
société – son possesseur se distinguera devant Dieu et les hommes comme le plus excellent de
tous ceux qui sont sur la terre et sera considéré comme l’un de ceux qui peuplent le paradis
(‘Abdu’l-Bahá, Le Secret de la civilisation divine, p. 44-45) [171]
Tu as posé des questions sur les moyens matériels et la prière. La prière est comme l'esprit et les
moyens matériels sont comme la main de l'homme. L'esprit opère par l'intermédiaire de la main.
Bien que le seul vrai Dieu soit celui qui pourvoit à tout, c'est la terre qui est le moyen de fournir
la nourriture. « Le ciel a de quoi vous nourrir » (Coran 51 :22) et lorsque la nourriture est
décrétée par Dieu, elle devient disponible, quels que soient les moyens. Lorsque l'homme refuse
d'utiliser des moyens matériels, il est comme un assoiffé qui cherche à étancher sa soif par
d'autres moyens que l'eau ou d'autres liquides. Le Seigneur tout-puissant est le fournisseur de
l'eau, et son créateur, et il a décrété qu'elle devait être utilisée pour étancher la soif de l'homme,
mais son utilisation dépend de la volonté divine. Si elle n'est pas conforme à cette volonté,
l'homme est affligé d'une soif que les océans ne peuvent pas étancher.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [172]
Ô serviteur de Dieu ! Pour ‘Abdu'l-Bahá, être sans abri c’est comme être chez lui, et la prison
lugubre est comme un nid. Il cherche une noble demeure, mais dans le monde de Dieu ; il désire
le « Temple fréquenté », mais dans le royaume céleste.
Un édifice terrestre, même s'il est élevé aussi haut que les cieux, finira par tomber en ruine, ou
devenir un obscur tombeau. La construction d'édifices, de palais, de manoirs et de demeures
seigneuriales est acceptable et louable dans la religion de Dieu, mais il ne faut pas s'y attacher ni
y accorder son affection. L'intention doit être le progrès du monde et l'établissement de la
civilisation humaine. Un homme de connaissance et de compréhension véritables construira des
structures publiques, c'est-à-dire des lieux qui appartiennent à tous une maison d’adoration, une
école pour enseigner aux enfants de tous âges, un foyer pour les voyageurs, un hôpital – car tout
bâtiment public est un édifice divin, éternel et perpétuel. Salutations et louanges !
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [173]
Cependant, la charité n'implique pas nécessairement un projet qui s'inscrirait dans le cadre du
travail de développement. Dans sa forme la plus simple, elle suggère seulement le transfert de
ressources, financières ou autres, de ceux qui ont beaucoup à ceux qui n'ont pas assez. Le motif
qui incite à un tel acte de bienveillance est, bien entendu, louable – Bahá'u'lláh lui-même déclare
que « la charité est agréable et louable aux yeux de Dieu et est considérée comme le prince des
actes bons ». Néanmoins, la manière dont elle est pratiquée doit être soigneusement examinée. Il
est important, par exemple, d'éviter tout soupçon de paternalisme, et le donateur doit être
conscient des valeurs implicites de tout système de redistribution qu'il établit.
(Extrait d'une lettre du 22 octobre 2012, écrite au nom de la Maison universelle de justice à
un croyant) [174]
La civilisation future envisagée par Bahá’u’lláh sera prospère ; ce sera une civilisation dans
laquelle les vastes ressources du monde seront utilisées pour l’élévation et la régénération de
l’humanité, et non pour son avilissement et sa destruction. […]
Les bahá'ís mènent leur vie au sein d’une société profondément désordonnée dans ses affaires
matérielles. Le processus de construction communautaire qu’ils font avancer dans leurs
groupements cultive un ensemble d’attitudes envers la richesse et les possessions qui diffèrent
beaucoup de celles qui prévalent dans le monde.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message du 29 décembre 2015 à la conférence
des Corps continentaux des conseillers) [175]
Juger de la valeur d’une personne surtout en fonction de ce qu’elle peut accumuler et de la
quantité des biens qu’elle peut consommer comparativement aux autres est totalement étranger à
la pensée bahá’íe. Mais les enseignements n’approuvent pas non plus un rejet catégorique de la
richesse comme étant intrinsèquement détestable ou immorale, et l’ascétisme est interdit. La
richesse doit servir l’humanité. Son utilisation doit se faire en accord avec les principes
spirituels ; des systèmes doivent être créés en s’inspirant de ces principes. De plus, selon les
paroles mémorables de Bahá’u’lláh, « aucune lumière ne peut être comparée à la lumière de la
justice. C’est d’elle que dépendent l’établissement de l’ordre dans le monde et la tranquillité des
nations ».
(Message de la Maison universelle de justice du 1er Mars 2017 aux bahá'ís du monde,
traduction française révisée par l’Assemblée spirituelle nationale de France) [176]
Thèmes choisis relatifs au développement social et économique
Éducation
L’homme est le talisman suprême. Un manque d’éducation adéquate l’a cependant privé de ce
qu’il possède par nature. D’un mot sorti de la bouche de Dieu, il fut appelé à l’existence ; d’un
mot de plus, il fut amené à reconnaître la Source de son éducation ; d’un autre mot encore, son
rang et sa destinée ont été assurés. Le Grand Être dit : considérez l’homme comme une mine
riche en pierres précieuses d’une valeur inestimable. L’éducation peut à elle seule l’amener à lui
faire livrer ses trésors et permettre à l’humanité d’en profiter.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 169-170) [177]
Nous prescrivons à tous les hommes ce qui conduira à l'exaltation de la parole de Dieu parmi ses
serviteurs ainsi qu'au progrès du monde de l'être et à l’édification des âmes. À cette fin, le
meilleur moyen est l'éducation de l'enfant. Chacun doit s'y tenir. En vérité, nous vous avons
imposé cette charge dans de nombreuses Tablettes ainsi que dans mon Très-Saint-Livre. Heureux
celui qui s’y conforme.
(Bahá'u'lláh, extrait d'une tablette traduite du persan) [178]
Une enquête serrée démontrera que la première cause d’oppression, d’injustice, de malhonnêteté,
d’irrégularité et de désordre est le manque de foi religieuse et l’absence d’éducation des gens.
Quand, par exemple, les gens sont sincèrement pieux, éduqués, instruits et qu’une difficulté se
présente, ils peuvent s’adresser aux autorités locales. S’ils n’y trouvent pas la justice et la
reconnaissance de leurs droits et s’ils voient que la conduite du gouvernement local n’est pas en
harmonie avec le bon plaisir divin et la justice royale, ils peuvent présenter leur cause devant les
Cours supérieures et décrire les manquements apportés par l’administration locale à la loi
spirituelle. Ces Cours peuvent alors exiger la remise du dossier local et ainsi justice sera faite.
Présentement, toutefois, à cause d’une scolarité inadéquate, la majeure partie de la population ne
possède même pas le vocabulaire nécessaire pour expliquer ce qu’elle veut.
(‘Abdu’l-Bahá, Le Secret de la civilisation divine, p. 37-38) [179]
L’exigence primordiale, la plus urgente, est la promotion de l’éducation. Il est inconcevable
qu’une nation quelconque atteigne à la prospérité et au succès sans qu’on se préoccupe de ce
problème suprême et fondamental. La première raison du déclin et de la chute des peuples est
l’ignorance. De nos jours, la masse est ignorante même des questions courantes ; elle peut
d’autant moins comprendre d’une manière complète les importants problèmes et les besoins
complexes.
(‘Abdu’l-Bahá, Le Secret de la civilisation divine, p. 137) [180]
Observez attentivement comment l’éducation et les arts de la civilisation apportent l’honneur, la
prospérité, l’indépendance et la liberté à un peuple et à son gouvernement.
De plus il est d’une nécessité vitale d’instituer des écoles par toute la Perse, même dans les
moindres cités rurales et les villages, et d’encourager le peuple, de toutes les façons possibles, à
inciter leurs enfants à apprendre à lire et à écrire. Si nécessaire, l’éducation doit même devenir
obligatoire. Tant que les nerfs et les artères de la nation ne seront pas ravivés, toute mesure sera
vaine ; car le peuple est semblable au corps humain et la détermination ainsi que la volonté de
lutte sont comme l’âme ; un corps sans âme est inerte. Ce pouvoir dynamique est présent à un
suprême degré dans la nature même du peuple persan et la diffusion de l’éducation le libérera.
(‘Abdu’l-Bahá, Le Secret de la civilisation divine, p. 139-140) [181]
Et, au nombre des enseignements de Bahá’u’lláh il y a la promotion de l’éducation. Chaque
enfant doit être instruit dans les sciences autant qu’il est nécessaire. Si les parents sont en mesure
de pourvoir aux frais de son éducation, c’est parfait ; autrement, la communauté doit procurer les
moyens pour l’enseignement de cet enfant.
(‘Abdu’l-Bahá, première Tablette à La Haye) [182]
L’éducation et la formation des enfants sont au nombre des actes les plus méritoires de
l’humanité et attirent les grâces et les faveurs du Très-Miséricordieux, car l’éducation est
l’indispensable fondement de toute excellence humaine et permet à l’homme de se frayer un
chemin vers les sommets de gloire éternelle.
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’‘A bdu’l-Bahá, p. 128) [183]
En conséquence, l’école des enfants doit être un lieu d’ordre et de discipline extrêmes.
L’instruction doit être complète de sorte que les caractères puissent s’affiner et se rectifier. Ainsi,
dès le plus jeune âge, au tréfonds de l’être intime de chaque enfant, sera déposée la fondation
divine et érigée la structure de sainteté.
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’‘A bdu’l-Bahá, p. 136) [184]
Créez des écoles qui sont bien organisées et qui promeuvent les bases de l'enseignement dans les
différentes branches du savoir, savoir dispensé par des enseignants purs et sanctifiés, distingués
pour leurs normes de conduite élevées et leur excellence générale, et fermes dans leur foi, des
érudits et des éducateurs ayant une connaissance approfondie des sciences et des arts. […]
Il faut y inclure la promotion des arts, la découverte de nouvelles merveilles, l'expansion du
commerce et le développement de l'industrie. Les instruments de civilisation et l'embellissement
du pays doivent également être encouragés. […]
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [185]
L'un des amis nous a envoyé une lettre concernant l'école d'Achgabat dans laquelle il déclare que,
Dieu soit loué, les amis s'efforcent maintenant d’y mettre de l'ordre. Ils ont nommé des
enseignants qualifiés pour leur tâche, et dorénavant le plus grand soin sera consacré à la
supervision et à la gestion de l'école. […]
L'une des entreprises les plus importantes est l'éducation des enfants, car c’est d’adorer Dieu, le
Saint, le Très-Loué, et de servir sa cause que dépendent le succès et la prospérité.
Le plus grand de tous les grands services est l'éducation des enfants et la promotion des divers
sciences, métiers et arts. Loué soit Dieu, vous déployez actuellement des efforts considérables à
cette fin. Plus vous persévérerez dans cette tâche essentielle, plus vous serez témoins des
confirmations de Dieu, à tel point que vous en serez vous-mêmes étonnés.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [186]
Cette école est l'une des institutions vitales et essentielles qui, en fait, soutiennent et fortifient
l'édifice de l'humanité. Si Dieu le veut, elle se développera et se perfectionnera sur tous les plans.
Une fois que cette école aura été perfectionnée à tous égards, une fois qu'elle aura été amenée à
s'épanouir et à dépasser toutes les autres écoles, alors, les unes après les autres, de plus en plus
d'écoles devront être créées.
Nous voulons dire par là que les amis doivent se concentrer sur l'éducation et la formation de tous
les enfants de Perse, afin que tous, ayant, à l'école du savoir véritable, acquis la faculté de
comprendre et appris à connaître les réalités profondes de l'univers, continuent à découvrir les
signes et les mystères de Dieu, et soient éclairés par les lumières de la connaissance du Seigneur,
et par son amour. C'est vraiment la meilleure façon d'éduquer tout le monde.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [187]
Efforcez-vous d'acquérir les différentes branches de la connaissance et une compréhension
véritable. Appliquez-vous à réussir des réalisations tant matérielles que spirituelles.
Encouragez les enfants dès leur plus jeune âge à maîtriser tous les types de savoir et à les rendre
désireux de devenir compétents dans tous les arts – le but étant que, par la grâce favorable de
Dieu, le cœur de chacun devienne un miroir révélant les secrets de l'univers, pénétrant la réalité la
plus intime de toutes choses, et que chacun puisse acquérir une renommée mondiale dans toutes
les branches de la connaissance, la science aussi bien que les arts.
Ne négligez surtout pas l'éducation des enfants. Élevez-les de façon qu'ils possèdent des qualités
spirituelles et qu'ils soient assurés des dons et des faveurs du Seigneur.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [188]
Votre lettre est éloquente, son contenu original est exprimé avec sensibilité, et elle témoigne de
vos grands et louables efforts pour éduquer les enfants, filles et garçons. Il s'agit là d'une des plus
importantes entreprises humaines. Tous les moyens d'éducation possibles doivent être mis à la
disposition des enfants bahá'ís, tendres plantes du jardin divin, car en cela réside l'illumination de
l'humanité.
Loué soit Dieu, les amis d’Achgabat ont jeté des bases solides, inattaquables. C'est dans la Cité
de l'Amour que la première maison d’adoration bahá'íe a été érigée, et aujourd'hui, dans cette
ville, les moyens d'éducation des enfants sont également développés, dans la mesure où même
pendant les années de guerre, ce devoir n'a pas été négligé, et des lacunes ont même été comblées.
Il vous faut maintenant élargir le champ de vos efforts et élaborer des plans pour créer des écoles
d'enseignement supérieur, afin que la Cité de l'Amour devienne le centre focal des bahá'ís pour
les sciences et les arts. Grâce à l'aide généreuse de la Beauté-Bénie, des moyens seront fournis à
cet effet.
Consacrez une attention particulière à l'école des filles, car la grandeur de cette époque
merveilleuse se manifestera par le progrès dans le monde des femmes. C'est pourquoi vous
observez que dans chaque pays le monde des femmes est en marche, et cela est dû à l'impact de la
Très-Grande-Manifestation, et à la puissance des enseignements de Dieu.
L'instruction dans les écoles doit commencer par l'enseignement de la religion. Après la
formation religieuse, le cœur de l'enfant étant relié à l'amour de Dieu, il faut poursuivre son
éducation dans les autres branches de la connaissance.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [189]
Faites votre possible pour améliorer l'école Tarbíyat et pour développer l'ordre et la discipline
dans cette institution. Utilisez tous les moyens pour faire de cette école un jardin du Très-
Miséricordieux, d'où les lumières de l'apprentissage projetteront leurs rayons, et où les enfants,
qu'ils soient bahá'ís ou non, seront éduqués à un degré tel qu'ils deviendront les dons de Dieu à
l'homme, et la fierté du genre humain. Qu'ils fassent les plus grands progrès dans le laps de temps
le plus court possible, qu'ils ouvrent grand les yeux et découvrent les réalités intérieures de toutes
choses, qu'ils deviennent compétents dans tous les arts et toutes les techniques, et qu'ils
apprennent à saisir les secrets de toutes choses dans leur essence – cette faculté étant l'un des
effets clairement évidents de la servitude au Seuil sacré.
Il est certain que vous ferez tous les efforts nécessaires pour y parvenir, et que vous établirez
également des plans pour l'ouverture d'un certain nombre d'écoles. Ces écoles d'études
supérieures doivent être à la fois des centres de formation du comportement et des attitudes, et
elles doivent privilégier l’éducation du caractère et du comportement par rapport à
l’apprentissage des sciences et des arts. La bonne conduite et la haute moralité doivent primer, car
si le caractère n'est pas formé, l'acquisition de connaissances ne pourra que s'avérer préjudiciable.
La connaissance est louable lorsqu'elle est associée à une conduite éthique et à un caractère
vertueux sinon, c’est un poison mortel, un terrible danger. Un vil médecin qui trahit la confiance
qu’on lui accorde, peut provoquer la mort, et devenir la source de nombreuses infirmités et
maladies.
Consacrez la plus grande attention à cette question, car le principe fondamental, fondateur d'une
école est avant tout la formation morale, le caractère et la correction de la conduite.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [190]
Les matières à enseigner dans les écoles pour enfants sont nombreuses et, faute de temps, nous ne
pouvons en aborder que quelques-unes : la première formation et la plus importante est celle du
comportement et du bon caractère, l’acquisition de qualités, ainsi que l'éveil du désir de
s'accomplir, de se perfectionner, de s'attacher à la religion de Dieu et de rester ferme dans ses lois,
c’est-à-dire de consentir à une obéissance totale à tout gouvernement juste, de faire preuve de
loyauté et de confiance envers le dirigeant en place, d’être des personnes bienveillantes envers
l'humanité, et d’être bon pour tous.
De plus, il faut insister sur l’exemplarité du caractère, sur l'instruction dans les arts, les sciences
utiles et les langues étrangères. Sans oublier, la récitation des prières pour le bien-être du
souverain et des gouvernés ; et il faut éviter les ouvrages matérialistes courants chez ceux qui ne
voient que la cause naturelle, les histoires d'amour, et les livres qui éveillent les passions.
Pour résumer, que toutes les leçons soient entièrement consacrées à l'acquisition des perfections
humaines.
Voilà, en bref, des indications pour le programme de ces écoles.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [191]
Votre lettre est arrivée et a suscité la plus grande joie, avec la nouvelle que, loué soit Dieu, à
Hamadán une association d'aide et de secours a été créée. J'espère qu'elle deviendra une source de
prospérité et d'assistance pour tous, et que des moyens seront fournis pour apaiser le cœur des
pauvres et des faibles, et pour éduquer les orphelins et les autres enfants.
La question de la formation des enfants et de la prise en charge des orphelins est extrêmement
importante, mais le plus important de tout est l'éducation des filles, car ces dernières seront un
jour mères, et la mère est la première enseignante de l'enfant. La manière dont elle l’élève
façonnera l’enfant, et les résultats de cette première formation resteront avec l'individu tout au
long de sa vie, et il serait très difficile de les modifier. Comment une mère, elle-même ignorante
et sans formation, pourrait-elle éduquer son enfant ? Il est donc clair que l'éducation des filles a
des conséquences bien plus importantes que celle des garçons. Ce fait est extrêmement important,
et il faut s'en occuper avec la plus grande énergie et le plus grand dévouement.
Dieu dit dans le Coran que ceux qui ont la connaissance et ceux qui ne l'ont pas ne sont pas égaux.
L'ignorance est donc totalement à blâmer, que ce soit chez l'homme ou chez la femme ; en fait,
chez la femme, le mal est plus grand. J'espère donc que les amis feront de grands efforts pour
éduquer leurs enfants, fils et filles de la même manière. Ceci est la vérité, et en dehors de la vérité,
il n'y a manifestement rien d'autre que la perdition.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite de l'arabe et du persan) [192]
Dans cette nouvelle et merveilleuse Cause, l'avancement de toutes les branches de la
connaissance est un principe vital immuable, et tous les amis ont le devoir de faire les efforts
nécessaires pour atteindre ce but, afin que la cause de la Lumière-Manifeste se répande partout et
que chaque enfant, selon son besoin, reçoive sa part des sciences et des arts jusqu'à ce que l'on ne
trouve plus un seul enfant de la campagne complètement privé de scolarité.
Il est essentiel que les bases de la connaissance soient enseignées. Il est essentiel que tous
puissent lire et écrire. C'est pourquoi cette nouvelle institution est digne d'éloges, et son
programme doit être encouragé. Espérons que d'autres villages vous prendront pour modèle et
que dans chaque village où il y a un certain nombre de croyants, une école sera fondée où les
enfants pourront étudier la lecture, l'écriture et les connaissances de base.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [193]
Bahá'u'lláh a annoncé que dans la mesure où l'ignorance et le manque d'éducation sont des
barrières qui séparent les hommes, tous doivent recevoir formation et instruction. Cette
disposition permettra de remédier au manque de compréhension mutuelle et de promouvoir l'unité
de l'humanité. L'éducation universelle est une loi universelle.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 417) [194]
Parmi les obligations sacrées qui incombent aux assemblées spirituelles figurent la promotion de
l’éducation, la création d'écoles et la mise en place des équipements et installations scolaires
nécessaires pour chaque garçon et chaque fille.
Chaque enfant, sans exception, doit dès son plus jeune âge étudier de manière approfondie l'art de
la lecture et de l'écriture, et selon ses goûts, ses inclinations et le degré de ses capacités et de ses
talents, il doit se consacrer avec assiduité à l'acquisition d'arts et de compétences bénéfiques, de
diverses langues, de l’éloquence et de la technologie contemporaine.
Aider les enfants des pauvres à réussir dans ces matières, et en particulier à apprendre les
compétences de base, incombe aux membres des assemblées spirituelles et fait partie des
obligations imposées à la conscience des administrateurs de Dieu dans chaque pays : « Celui qui
élève son fils ou le fils d'un autre, c'est comme s'il avait élevé un de mes fils ; sur lui repose ma
gloire, mon amour, ma bonté, ma miséricorde, qui enveloppent le monde ».
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre du 8 juin 1925 adressée aux assemblées spirituelles
d’Orient, traduite du persan) [195]
Vous aviez posé des questions sur la pauvreté et la richesse, sur les pauvres à la peine et les riches
dans le confort, et vous aviez exprimé votre étonnement et votre surprise devant cet état de fait
[…]
Il n'est cependant pas question de dire que tous les pauvres deviendront riches et que tous
seront égaux. Un tel concept revient à dire que les ignorants et les analphabètes deviendront les
sages de l'époque et les érudits des érudits. Au contraire, lorsque l'éducation deviendra obligatoire
et universelle, l'ignorance et l'analphabétisme diminueront et plus personne ne restera privé
d'éducation. Mais, comme l’origine des différences réside dans la capacité et l'aptitude de la
personne, et que ces distinctions sont liées au degré de son intelligence et de ses capacités
mentales, les gens ne seront pas égaux dans leurs connaissances, leurs études et leurs
compréhensions. Autrement dit le monde de la création exige des nuances dans la condition des
gens et des degrés dans les différences existant entre eux, afin que les affaires du monde soient
organisées et ordonnées. La diversité des espèces créées, leur apparence physique ou leur
condition, est le moyen de leur protection, de leur pérennité, de leur unité et de leur harmonie.
Chaque partie est le complément de l'autre.
(Extrait d'une lettre du 22 mai 1928 écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant, traduite du
persan) [196]
... Bahá'u'lláh considérait l'éducation comme l'un des facteurs les plus fondamentaux d'une
véritable civilisation. Toutefois, pour être adaptée et bénéfique, cette éducation doit être de nature
intégrale et doit prendre en considération non seulement le côté physique et intellectuel de
l'homme, mais aussi ses aspects spirituels et éthiques.
(Extrait d'une lettre du 9 juillet 1931 écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant) [197]
Vous lui avez demandé des informations détaillées concernant le programme éducatif bahá'í. Il
n'existe pas encore de programme bahá'í et il n'y a pas de publications bahá'íes exclusivement
consacrées à ce sujet, car les enseignements de Bahá'u'lláh et de ‘Abdu'l-Bahá ne présentent pas
un système éducatif défini et détaillé, mais se contentent de proposer certains principes de base et
d'énoncer un certain nombre d'idéaux pédagogiques qui devraient guider les futurs éducateurs
bahá'ís dans leurs efforts pour formuler un programme d'enseignement adéquat qui serait en
parfaite harmonie avec l'esprit des enseignements bahá'ís et répondrait ainsi aux exigences et aux
besoins de l'époque moderne.
Ces principes de base sont disponibles dans les écrits sacrés de la Cause ; ils devraient être
étudiés avec soin et progressivement incorporés dans les différents programmes des lycées et des
universités. Mais la tâche de formuler un système d'éducation qui serait officiellement reconnu
par la Cause et appliqué en tant que tel dans le monde bahá'í, tâche que l'actuelle génération de
croyants ne peut évidemment pas entreprendre, doit être accomplie progressivement par les
universitaires et les éducateurs bahá'ís de l'avenir.
(Extrait d'une lettre du 7 juin 1939, écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant) [198]
L'éducation est un vaste domaine, et les théories éducatives abondent. Beaucoup ont certainement
un mérite considérable, mais il faut se rappeler qu'aucune n'est exempte de présupposés sur la
nature de l'être humain et de la société. Un processus éducatif devrait, par exemple, faire prendre
conscience à un enfant de ses potentialités, mais la glorification de soi doit être scrupuleusement
évitée. C'est souvent au nom de la confiance en soi que l'on renforce l'ego. De même, le jeu a sa
place dans l'éducation des jeunes. Les enfants et les jeunes ont cependant prouvé à maintes
reprises leur capacité à s'engager dans des discussions sur des sujets abstraits, entreprises à un
niveau approprié à leur âge, et à tirer une grande joie de la recherche sérieuse de la
compréhension. Un processus éducatif qui dilue le contenu dans une mer de divertissement
hypnotique ne leur rend pas service.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message du 12 décembre 2011 à toutes les
assemblées spirituelles nationales) [199]
Agriculture
Alors que nous étions dans la prison d’Acre, nous révélâmes dans le livre pourpre ce qui conduit
à l’évolution de l’humanité et à la reconstruction du monde. Les paroles écrites dans ce Livre par
la Plume du Seigneur de la création comprennent ce qui suit et qui constitue les principes
fondamentaux devant régir l’administration des affaires des hommes :
Premièrement : il incombe aux ministres de la Maison de justice de promouvoir la moindre paix
afin que les peuples de la terre puissent être délivrés du fardeau des dépenses exorbitantes. Ce
principe est impératif et absolument essentiel, car les hostilités et les conflits sont les racines de
l’affliction et du malheur.
Deuxièmement : les langues devraient être réduites à une seule langue commune, qui serait
enseignée dans toutes les écoles du monde.
Troisièmement : il appartient à l’homme d’adhérer avec ténacité à ce qui favorisera la fraternité,
la bonté et l’unité.
Quatrièmement : chacun, homme ou femme, devrait remettre à une personne de confiance une
partie de ce qu’il ou elle gagne par son activité commerciale, agricole ou autre, pour la formation
et l’éducation des enfants, à dépenser à cette fin au su des administrateurs de la Maison de justice,
Cinquièmement : une attention spéciale doit être accordée à l’agriculture. Bien qu’elle soit
mentionnée en cinquième lieu, il ne fait aucun doute que cette parole précède les autres.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 93 - 94) [200]
Dans ta lettre, tu avais fait référence à l'agriculture. À ce sujet, il a établi la règle universelle
suivante : il incombe à chacun, même s'il ne réside pas plus d'un jour dans un pays donné, de se
livrer à un artisanat, à un commerce ou à l'agriculture, et la poursuite même de cette vocation est,
aux yeux du seul vrai Dieu, identique à la prière. Cette règle a été illustrée par la communauté
bahá'íe à l'époque où elle fut menacée d’être exilée d’Irak car, pendant qu'elle préparait son
voyage, elle s'occupait à cultiver la terre et lorsqu'elle partit, elle reçut des instructions pour que le
fruit de son travail soit distribué entre les amis.
(Bahá'u'lláh, extrait d'une tablette traduite du persan) [201].
Lorsque vous longez un jardin dans lequel légumes, plantes, fleurs, herbes odoriférantes se
combinent pour former un tout harmonieux, c’est la preuve que ce jardin et cette roseraie ont été
cultivés et arrangés par les soins d’un excellent jardinier. Alors qu’un jardin en désordre, confus,
mal entretenu indique un manque de soin par un jardinier expérimenté et n’est qu’un fouillis de
mauvaises herbes.
(‘Abdu’l-Bahá, Première Tablette à La Haye) [202]
Efforce-toi, autant que tu le peux, de bien posséder la science de l’agriculture car, selon les
enseignements divins, l’acquisition des sciences et le perfectionnement des arts sont considérés
comme des actes d’adoration. Lorsqu’un homme entreprend, de toute son énergie, l’acquisition
d’une science ou le perfectionnement d’un art, c’est comme s’il adorait Dieu dans ses églises et
ses temples. Ainsi, lorsque tu entres dans une école d’agronomie et que tu t’efforces d’acquérir la
connaissance de cette branche de la science, tu accomplis, nuit et jour, des actes d’adoration –
actes qui sont agréés au seuil du Tout-Puissant. Or qu’y a-t-il de plus grand, dans la munificence,
que de considérer la science comme un acte d’adoration et l’art comme un service à l’égard du
royaume de Dieu ?
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’‘A bdu’l-Bahá, p. 143-144) [203]
Puisque ton cher enfant passe ses examens, je souhaite ardemment au Seuil divin que, par la
grâce et la faveur de Dieu, il rencontre le succès, et qu'à l'avenir il puisse étudier l'agriculture et
en maîtriser les différentes branches, pratiques et théoriques. L'agriculture est une science noble
et, si ton fils devient compétent dans ce domaine, il pourra assurer le confort d'un nombre
incalculable de personnes.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [204]
En vérité, le commerce, l'agriculture et l'industrie ne devraient pas être des obstacles empêchant
de servir le seul vrai Dieu. En effet, ces activités sont de très puissants instruments pour prouver
clairement notre piété et notre fiabilité ainsi que des preuves évidentes des qualités du Seigneur
miséricordieux.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [205].
La crise qui existe dans le monde ne se limite pas aux agriculteurs. Ses effets ont atteint tous les
moyens de subsistance. Les agriculteurs sont en quelque sorte mieux lotis parce qu'ils ont au
moins de quoi se nourrir. Mais dans l'ensemble, la crise sert un grand objectif. Elle élargit les
perspectives de l'homme, lui apprenant à penser à l'échelle internationale, l'obligeant à prendre en
considération l’intérêt de ses voisins s'il souhaite améliorer sa propre condition.
(Extrait d'une lettre du 2 mars 1932, écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant) [206]
L’économie
Ô mes serviteurs ! Vous êtes les arbres de mon jardin ; vous devez produire des fruits merveilleux
et de bel aspect, dont vous-mêmes et d’autres profiteront. Il appartient donc à chacun d’exercer
un métier ou une profession, car c’est là le secret de la richesse, ô hommes d’intelligence. En
effet, les résultats dépendent des moyens et la grâce de Dieu vous suffira amplement. Les arbres
qui ne donnent pas de fruits ont été et seront toujours bons à mettre au feu.
(Bahá’u’lláh, Les Paroles cachées, Persan, nº 80) [207]
Si ces enseignements sublimes étaient répandus dans le monde, l’humanité serait sauvée de tous
dangers et guérie de tous ses maux et troubles continuels. De même, tous les principes
économiques bahá’ís représentent l’idéal suprême de toutes les classes laborieuses et des
économistes de tendances diverses.
(‘Abdu’l-Bahá, Tablette au Professeur Forel, p. 28, Maison d’éditions baha’ies, 1974) [208]
Pour exposer brièvement le sujet, disons que les enseignements de Bahá’u’lláh préconisent le
partage volontaire, et ceci est bien meilleur que l’égalisation de la richesse, car l’égalisation doit
être imposée de l’extérieur, alors que le partage est affaire de libre choix.
L’homme atteint à la perfection par de bonnes actions qu’il accomplit volontairement et non par
les bonnes actions dont la réalisation lui a été imposée. Le partage est un acte de justice que l’on
choisit à titre personnel ; autrement dit, les riches devraient accorder leur assistance aux pauvres,
dépenser leur fortune au profit des indigents, mais de leur plein gré, et non parce qu’ils y ont été
contraints par la force, car la force ne récolte que le trouble et provoque la ruine de l’ordre social.
D’un autre côté, le partage volontaire, la dépense – librement consentie – de sa propre richesse,
contribue au bien-être et à la paix sociale, éclaire le monde et prodigue l’honneur à l’humanité.
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’‘A bdu’l-Bahá, p. 114) [209]
Ô mes amis spirituels ! L'un des plus grands moyens de réaliser des progrès modernes, la
prospérité des nations et la civilisation des peuples c’est la création de sociétés pour le commerce,
l'industrie et d'autres sources de richesse, dans la mesure où une société est un symbole d'unité,
d'unicité et d'harmonie dans la Cause de Dieu. Il est très difficile pour l’homme de réussir quoi
que ce soit individuellement, mais lorsqu'on s'assemble pour établir une société, ses membres
seront en mesure d'accomplir ensemble de grandes tâches. Prenons, par exemple, une armée. Si
chaque soldat allait au combat individuellement, il se battrait avec la force d'un seul homme, mais
lorsqu'une troupe est formée, chaque membre de cette troupe résiste avec une puissance mille fois
supérieure, car la puissance de mille individus converge vers un seul point. Il en va de même dans
d'autres domaines. Cependant, toute entreprise commerciale doit être établie sur des principes
divins. Ses fondements devraient être la fiabilité, la piété et la probité, afin de protéger les droits
des gens et de devenir, jour après jour, un aimant de fidélité, en sorte que les confirmations du
Très-Glorieux puissent être dévoilées. En outre, une entreprise légitime doit faire tout ce qui est
en son pouvoir pour protéger les droits des personnes dans toutes les affaires, grandes ou petites,
et pour administrer les affaires de l’entreprise avec la plus grande perfection, droiture et soin. Si
elle est ainsi conduite, cette entreprise, sans l'ombre d'un doute, deviendra le réceptacle des
bénédictions, et elle attirera les confirmations du Seigneur de toutes les bontés et, sous la
protection du Plus-Grand-Nom, restera à l'abri de tout malheur. Sur vous soient salutations et
louanges.
(‘Abdu'l-Bahá, tiré d'une tablette traduite du persan) [210]
En matière d’économie on doit commencer par l'agriculteur et continuer ensuite avec les autres
classes dans la mesure où le nombre d'agriculteurs est bien plus important que celui de toutes les
autres. Il convient donc de commencer par l'agriculteur pour les questions d'économie, car
l'agriculteur est le premier agent actif de la société humaine. En bref, il faut créer dans chaque
village un conseil parmi les sages et placer les affaires de ce village sous le contrôle de ce conseil.
De même, une coopérative devrait être fondée avec la nomination d'un secrétaire. Au moment de
la récolte, sous la direction de ce conseil, un certain pourcentage de la récolte totale devrait être
affecté à ce service.
La coopérative a sept recettes : L’impôt d’un dixième sur les revenus, les taxes sur les animaux,
les biens sans héritier, tous les objets trouvés dont les propriétaires sont introuvables, un tiers de
tous les objets de valeur trouvés, un tiers des produits de toutes les mines, et les contributions
volontaires.
Ce service a également sept dépenses :
1. Les dépenses générales de fonctionnement de la coopérative, telles que le salaire du secrétaire
et l'administration de la santé publique.
2. L’impôt versé au gouvernement.
3. Les taxes sur les animaux versées au gouvernement.
4. Coûts de fonctionnement d'un orphelinat.
5. Frais de fonctionnement d'un foyer pour invalides.
6. Frais de fonctionnement d'une école.
7. Paiement de subventions pour fournir un soutien nécessaire aux pauvres.
La première recette est l’impôt d’un dixième sur les revenus. Il doit être perçu comme suit : Si le
revenu d'une personne est de cinq cents dollars par exemple et que ses dépenses nécessaires sont
équivalentes, aucun impôt ne sera perçu. Si les dépenses d'une autre personne sont de cinq cents
dollars alors que son revenu est de mille dollars, un dixième lui sera retiré, car il a plus que ses
besoins ; s'il donne un dixième de l'excédent, ses moyens d'existence ne seront pas affectés. Si
les dépenses d'un autre sont de mille dollars et ses revenus de cinq mille dollars, comme il a
quatre mille dollars d'excédent, il devra donner un dixième et demi. Si une autre personne a des
dépenses nécessaires de mille dollars, mais que son revenu est de dix mille dollars, il lui faudra
payer deux dixièmes car son surplus représente une somme importante. Et si les dépenses
nécessaires d'une autre personne sont de quatre ou cinq mille dollars, et ses revenus de cent mille
dollars, un quart lui sera demandé. En revanche, si le revenu d'une personne est de deux cents,
mais que les besoins absolument essentiels à sa subsistance sont de cinq cents dollars, et à
condition qu'elle n'ait pas été négligente dans son travail ou que sa ferme n'ait pas été bénie par
une bonne récolte, cette personne devra recevoir l'aide de la coopérative afin qu'elle ne reste pas
dans le besoin et puisse vivre dans le confort.
Une certaine somme doit être mise de côté par la coopérative pour les orphelins du village et une
certaine somme pour les invalides. Une certaine somme doit être prélevée sur cette institution
pour les personnes nécessiteuses et incapables de gagner leur vie, et une certaine somme pour le
système d'éducation du village. Enfin, un certain montant doit être réservé à l'administration de la
santé publique. S'il reste quoi que ce soit dans le fonds local, cette somme doit être transférée à un
fonds national pour les dépenses nationales.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [211]
Il faut donc instituer un règlement et des lois qui réglementeraient les fortunes excessives de
certains particuliers et limiteraient la misère de millions de pauvres, on obtiendra ainsi une
certaine modération.
Cependant l’égalité absolue est tout aussi impossible ; car l’égalité absolue dans les fortunes, les
honneurs, le commerce, l’agriculture, l’industrie, aboutirait au manque de bien-être, au
découragement, à la désorganisation des moyens d’existence, et au désappointement universel ;
l’ordre des affaires de la collectivité serait tout à fait détruit. Ainsi, il y a une grande sagesse dans
le fait que l’égalité n’est pas imposée par la loi. Il est donc préférable que la modération fasse son
œuvre. Elle consiste, au moyen de lois et de règlements, à empêcher la constitution de fortunes
excessives de certains individus, et à protéger les besoins essentiels de la masse. Par exemple, les
fabricants et les industriels amassent chaque jour un trésor, et les pauvres travailleurs ne gagnent
pas leur subsistance journalière ; cela, c’est le comble de l’iniquité et aucun homme juste ne
l’accepterait.
Il faut donc établir des lois et de règlements qui permettraient au corps des ouvriers de recevoir
leur salaire du maître de fabrique, et qui les associeraient dans le quart ou le cinquième des
bénéfices, selon les nécessités de la fabrique ; ou bien que le corps des ouvriers et le fabricant
soient associés d’une façon équitable dans les bénéfices et les avantages. En effet, la direction des
affaires et l’administration viennent du chef de la fabrique et l’ouvrage et le travail du corps des
ouvriers. Ou bien les ouvriers recevront un salaire qui leur assurera une subsistance convenable et
lorsqu’ils cesseront le travail ou seront affaiblis ou sans ressource, ils recevront du chef de
fabrique une pension convenable. Ou bien encore, le salaire sera suffisant pour que les ouvriers
soient satisfaits de la somme qu’ils reçoivent, et qu’ils puissent mettre un peu de côté pour les
jours de gêne et de retraite.
Lorsque les choses seront ainsi fixées, le chef de fabrique ne mettra plus de côté, tous les jours,
un trésor qui ne lui sert absolument à rien – sans compter que si la fortune est disproportionnée, le
capitaliste succombe sous un poids formidable et tombe dans les difficultés et les troubles les plus
grands ; l’administration d’une fortune excessive est très difficile et épuise les forces naturelles de
l’homme. Pareillement, les ouvriers et travailleurs ne seront plus dans la misère et la gêne les plus
grandes et ne seront plus soumis, à la fin de leur vie, aux pires privations.
Il est donc clair et évident que la répartition de fortunes excessives entre les mains d’un petit
nombre d’individus, à côté de la misère de la masse, est une iniquité et une injustice. De même,
l’égalité absolue serait un obstacle à la vie, au bien-être, à l’ordre et à la tranquillité de l’humanité.
Dans ces conditions, la modération est de beaucoup préférable. Elle réside en ceci que les
capitalistes soient modérés dans l’acquisition de leurs bénéfices, et qu’ils tiennent compte des
besoins des pauvres et des nécessiteux : c’est-à-dire que les ouvriers et les travailleurs reçoivent
un salaire journalier fixe et établi, et qu’ils aient aussi une part et une fraction des bénéfices
généraux de la fabrique.
(‘Abdu’l-Bahá, Les leçons de Saint-Jean-d’A cre, p. 301- 303) [212]
Parmi les résultats de la manifestation des forces spirituelles, l’humanité devra s’adapter à une
nouvelle forme sociale, la justice de Dieu se manifestera dans toutes les affaires humaines et
l'égalité des hommes sera universellement établie. Les pauvres se verront attribuer une aide
généreuse et les riches atteindront le bonheur éternel. En effet, actuellement si les riches jouissent
du plus grand des luxes et du plus grand des conforts, ils sont néanmoins privés du bonheur
éternel ; car le bonheur éternel est subordonné à l’action de donner, et les pauvres sont partout
dans un état de besoin abject. Grâce à la manifestation de la grande équité de Dieu, les pauvres du
monde seront pleinement récompensés et assistés, et il y aura un réajustement des conditions
économiques de l'humanité afin qu'à l'avenir il n'y ait plus de richesses exagérées ni de pauvreté
abjecte. Les riches jouiront du privilège de cette nouvelle condition économique tout comme les
pauvres, car en raison de certaines dispositions et restrictions, ils ne pourront pas accumuler de
richesse au point d'être accablés par sa gestion, tandis que les pauvres seront soulagés de
l’angoisse du manque et de la misère. Le riche pourra profiter de son palais et le pauvre de sa
confortable chaumière.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 182-183) [213]
[…] Bahá'u'lláh a énoncé des principes, des conseils, une doctrine pour un réajustement de
l’économie. Il a révélé des règles qui assurent le bien-être de la communauté. De même que le
riche jouit d'une vie d'aisance et de luxe, le pauvre doit, lui aussi, avoir un foyer et bénéficier
d'une nourriture et d'un confort à la mesure de ses besoins. Ce réajustement de l'économie sociale
est de la plus haute importance dans la mesure où il assure la stabilité du monde de l'humanité ; et
tant qu'il n'est pas réalisé, le bonheur et la prospérité sont impossibles.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 252) [214]
L'un des enseignements de Bahá'u'lláh est l'ajustement des moyens de subsistance dans la société
humaine. Dans le cadre de cet ajustement, il ne peut y avoir d'extrêmes dans les conditions
humaines en ce qui concerne la richesse et la subsistance. Car la communauté a besoin de
financiers, d'agriculteurs, de commerçants et de travailleurs tout comme une armée doit être
composée de commandants, d'officiers et de soldats. Tous ne peuvent pas être des commandants,
tous ne peuvent pas être des officiers ou des soldats. Chacun, à son poste dans le tissu social, doit
être compétent, chacun dans sa fonction selon ses capacités mais dans une égale opportunité pour
tous. […]
La différence de capacité entre les individus est fondamentale. Il est impossible que tous se
ressemblent, que tous soient égaux, que tous soient sages. Bahá'u'lláh a révélé des principes et des
lois qui permettront d'ajuster les différentes capacités humaines. Il a dit que tout ce qui est
possible de réaliser dans la manière de gouverner la société sera réalisé grâce à ces principes.
Lorsque les lois qu'il a instituées seront appliquées, il n'y aura plus de millionnaires possibles
dans la communauté, ni d'extrêmement pauvres. Cela se fera et se réglera en ajustant les
différents degrés de capacité humaine. La base fondamentale de la communauté est l'agriculture,
le travail du sol. Tous doivent être des producteurs. Chaque personne de la communauté dont les
besoins sont égaux à sa capacité de production individuelle sera exonérée d'impôts. Mais si son
revenu est supérieur à ses besoins, il doit payer un impôt jusqu'à ce qu'un ajustement soit effectué.
C'est-à-dire que la capacité de production de l'homme et ses besoins seront égalisés et conciliés
par l'impôt. Si sa production dépasse ses besoins, il paiera un impôt ; si ses besoins dépassent sa
production, il recevra un montant suffisant pour égaliser ou ajuster. Par conséquent, l'imposition
sera proportionnelle à la capacité et à la production, et il n'y aura pas de pauvres dans la
communauté.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 301-303) [215].
Les bases de la condition économique sont de nature divine et sont associées au monde du cœur
et de l'esprit. Ceci est pleinement expliqué dans l'enseignement bahá'í, et sans la connaissance de
ses principes, aucune amélioration de l'état économique ne peut être réalisée. Les bahá'ís
apporteront cette amélioration et ce progrès, mais pas par la sédition ni par l'appel à la force
physique : non pas par la lutte, mais par l’aide. Les cœurs doivent être si unis, l'amour doit
devenir si dominant que les riches apporteront volontiers leur aide aux pauvres et prendront des
mesures pour établir ces ajustements économiques de façon permanente. Si cela est accompli de
cette façon, ce sera digne de louange car ce sera alors pour l'amour de Dieu et sur la voie de son
service. Par exemple, ce sera comme si les riches habitants d'une ville disaient : « Il n'est ni juste
ni licite que nous possédions de grandes richesses alors qu'il y a une pauvreté abjecte dans cette
communauté », et qu'ils donnaient ensuite volontairement leurs richesses aux pauvres, en ne
conservant que ce qui leur permettra de vivre confortablement.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 334) [216]
Il a également reçu l'article que vous avez écrit pour The Bahá'í W orld sur les enseignements
économiques de la Cause. Comme vous le dites, les écrits ne sont pas tellement riches sur ce sujet,
et beaucoup des questions qui dérangent actuellement les esprits du monde ne sont même pas
mentionnées. La considération première est l'esprit qui doit imprégner notre vie économique et
celui-ci se cristallisera progressivement en institutions et principes précis qui contribueront à la
réalisation de la condition idéale annoncée par Bahá'u'lláh.
(Extrait d'une lettre du 20 décembre 1931 écrite au nom de Shoghi Effendi à une Assemblée
spirituelle nationale) [217]
En ce qui concerne votre souhait de réorganiser votre entreprise selon les principes bahá'ís,
Shoghi Effendi apprécie profondément l'esprit qui vous a poussé à faire une telle suggestion. Il
estime néanmoins que le temps n'est pas encore venu pour aucun croyant de provoquer un
changement aussi fondamental dans la structure économique de notre société, aussi restreint que
soit le champ d'une telle expérience. Les enseignements économiques de la Cause, bien que bien
connus dans leurs grandes lignes, n'ont pas encore été suffisamment élaborés et systématisés pour
permettre à quiconque de les appliquer de manière exacte et approfondie, même à une échelle
restreinte.
(Extrait d'une lettre du 22 mai 1935 écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant) [218]
Dans la Cause, il n'y a pratiquement pas d'enseignement technique sur l'économie, comme la
banque, le système des prix, et autres. La Cause n'est pas un système économique, et ses
fondateurs ne doivent pas être considérés comme ayant été des économistes techniques. La
contribution de la Foi à ce sujet est essentiellement indirecte, puisqu'elle consiste en l'application
de principes spirituels à notre système économique actuel. Bahá'u'lláh nous a donné quelques
principes de base qui devraient guider les futurs économistes bahá'ís dans l'établissement
d'institutions qui ajusteront les relations économiques du monde. […]
Il est certain que le Maître a affirmé que les salaires devraient être inégaux, simplement parce
que les hommes sont inégaux dans leurs capacités, et qu'ils devraient donc recevoir des salaires
correspondant à leurs différentes capacités et ressources. Ce point de vue semble contredire
l'opinion de certains économistes modernes. Mais les amis devraient avoir pleinement confiance
dans les paroles du Maître, et devraient donner la préférence à ses déclarations plutôt qu'à celles
de nos penseurs soi-disant modernes. […]
Quel que soit le progrès technique, l'homme devra toujours peiner pour gagner sa vie. L'effort
est une partie inséparable de la vie de l'homme. Il peut prendre différentes formes en fonction des
conditions changeantes du monde, mais il sera toujours présent comme un élément nécessaire de
notre existence terrestre. Après tout, la vie est une lutte. Le progrès s'obtient par la lutte, et sans
cette lutte, la vie cesse d'avoir un sens ; elle s'éteint même. Le progrès technique n'a pas rendu
l'effort inutile. Il lui a donné une nouvelle forme, un nouveau débouché. […]
Par l'affirmation « la solution économique est de nature divine », on entend que seule la
religion peut, en dernier ressort, apporter à la nature de l'homme un changement si fondamental
qu'il lui permette d'ajuster les relations économiques de la société. C'est seulement ainsi que
l'homme peut contrôler les forces économiques qui menacent de bouleverser les fondements de
son existence, et par là affirmer sa maîtrise des forces de la nature. […]
Comme déjà évoqué […], l'inégalité sociale est le résultat inévitable de l'inégalité naturelle des
hommes. Les êtres humains sont différents en termes de capacités et devraient donc être
différents en termes de statut social et économique. Les extrêmes de richesse et de pauvreté
devraient cependant être abolis. Ceux dont le cerveau a contribué à la création et à l'amélioration
des moyens de production doivent être équitablement récompensés, même si ces moyens peuvent
être détenus et contrôlés par d'autres.
(Extrait d'une lettre du 26 décembre 1935 écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant) [219]
En ce qui concerne votre question sur l'attitude bahá'íe à l'égard des problèmes de travail : ceux-ci
ne peuvent être résolus avec certitude, nous dit ‘Abdu'l-Bahá, par la seule force de la violence
physique. La non-coopération aussi, même si elle ne s'accompagne pas d'actes de violence, est
inefficace. Le conflit entre le travail et le capital peut être résolu au mieux par des méthodes
pacifiques et constructives de coopération et de concertation.
(Extrait d'une lettre du 30 juin 1937 écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant) [220]
En ce qui concerne vos questions sur l'attitude des bahá'ís face à divers problèmes économiques,
tels que la propriété, le contrôle et la distribution du capital et des autres moyens de production, le
problème des trusts et des monopoles et les expériences économiques telles que les coopératives
sociales, les enseignements de Bahá'u'lláh et de ‘Abdu'l-Bahá n'apportent pas de solutions
spécifiques et détaillées à toutes ces questions économiques, qui relèvent essentiellement du
domaine de l'économie technique et ne concernent donc pas directement la Cause. Il est vrai que
les Écrits sacrés bahá'ís contiennent certains principes directeurs sur le sujet de l'économie, mais
ceux-ci ne couvrent en aucun cas l'ensemble du domaine de l'économie théorique et appliquée et
sont principalement destinés à guider les futurs écrivains et techniciens économiques bahá'ís dans
l'élaboration d'un système économique qui fonctionnerait en pleine conformité avec l'esprit et les
dispositions exactes de la Cause sur ce sujet et d'autres sujets similaires. La Maison internationale
de justice devra, en consultation avec des experts économiques, aider à la formulation et à
l'évolution du système économique bahá'í du futur. Une chose est cependant certaine : la Cause
n'accepte pas entièrement les théories de l'économie capitaliste, ni ne peut être d'accord avec les
marxistes et les communistes dans leur répudiation du principe de la propriété privée, ce droit
sacré vital de l'individu.
(Extrait d'une lettre du 10 juin 1939 écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant) [221]
Les idéologies en cours actuellement dans le monde sont extrêmement complexes. Tout comme il
est difficile d'identifier un système cohérent d'enseignements qui pourrait être appelé
christianisme et qui engloberait tous ceux qui se disent chrétiens, il existe de nombreux types de
communistes, souvent en contradiction flagrante les uns avec les autres. Il existe encore plus de
types de
« capitalistes » au sens de ceux qui préconisent le capitalisme comme la forme la plus souhaitable
de système économique. La promesse de la paix mondiale n'était pas le lieu pour analyser les
vertus et les défauts de ces diverses théories, elle ne pouvait que faire allusion à certaines des
lacunes les plus flagrantes produites par leurs variantes extrêmes, et encourager tous ceux qui les
défendent à ne pas tenir compte de leurs différences dans la recherche de la véritable solution des
problèmes qui affligent l'humanité.
Si nous prenons les deux extrêmes de la théorie économique : ceux qui croient que la meilleure
solution est de retirer tout contrôle et toute intervention de l'État dans le fonctionnement du
système économique, et ceux qui croient que le fonctionnement du système économique devrait
être étroitement surveillé et ajusté par l'État afin que la société ne soit pas à la merci du système
mais qu'elle en ait le contrôle, il est apparu clairement qu'aucun des deux n'est viable. Les
partisans des deux extrêmes en sont progressivement venus à adopter des positions plus modérées,
bien qu'il y ait généralement une oscillation des points de vue en réponse à l'évolution des
conditions. C'est aux partisans de l'un de ces extrêmes et à la situation économique actuelle dans
le monde très insatisfaisante que la Maison de justice faisait allusion lorsqu'elle évoquait ces
idéologies qui ont tendance à « abandonner sans ménagement des millions de personnes affamées
par le fonctionnement d'un système de marché qui, de toute évidence, aggrave la situation de la
majorité de l'humanité, tout en permettant à de petites sections de vivre dans une condition
d'abondance que nos ancêtres pouvaient difficilement imaginer. »
(Extrait d'une lettre du 13 novembre 1985, écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [222]
Un exemple évident apparaît dans les discussions sur le processus de mondialisation, auquel votre
lettre fait allusion. Les immenses avantages que cette étape tant attendue de l'évolution de la
société humaine apporte, exigent de la part des gouvernements et de la société civile des efforts
équivalents pour assurer une répartition équitable de ses bénéfices à l'ensemble de l'humanité.
‘Abdu'l-Bahá nous expose clairement le problème :
« Considérons un individu qui a amassé des trésors en colonisant un pays à son profit. Il a obtenu
une fortune considérable et s'est assuré des profits et des revenus qui s’accumulent sans cesse,
alors que cent mille malheureux, faibles et impuissants, ont besoin d'une bouchée de pain. Il n'y a
là ni égalité ni bienveillance. On voit donc que la paix et la joie générales sont détruites, et que le
bien-être de l'humanité est nié au point de rendre vaine la vie de beaucoup de gens. Car la fortune,
les honneurs, le commerce, l'industrie sont entre les mains de certains industriels, tandis que
d'autres sont soumis à toute une série de difficultés et à des ennuis sans limites : ils n'ont ni
avantages, ni profits, ni confort, ni paix. »
Les défis posés par cette question, qui touche aujourd'hui la planète entière, sont d'une ampleur
sans précédent dans l'histoire de l'humanité. Pour les relever, il faudra une unité de vision des
enjeux, une compréhension qui ne peut être obtenue que par une analyse approfondie, un débat
public ouvert et un engagement ininterrompu à mettre en œuvre les systèmes de contrôle décidés.
(Extrait d'une lettre du 27 novembre 2001, écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [223]
La Maison universelle de justice a reçu votre lettre […] demandant des éclaircissements sur ce
qui constitue une philosophie économique appropriée pour notre époque […]
Dans votre lettre […] vous citez un passage du Siècle de lumière, qui fait référence au système
de pensée qui règne actuellement sur la planète comme étant moralement et intellectuellement en
faillite. Ce passage vous suggère que le capitalisme est considéré par la communauté bahá'íe
comme une philosophie économique sans intérêt pour le développement mondial futur. Vous
trouvez cette position surprenante non seulement parce qu'elle est en opposition directe avec les
conclusions de penseurs qui aujourd’hui considèrent le capitalisme comme le seul système viable
pour le développement économique mondial, mais aussi parce qu'elle semble contredire certaines
déclarations de Shoghi Effendi. Le capitalisme a évolué en un système qui, selon vous, est
largement, sinon entièrement, conforme aux déclarations de Shoghi Effendi. Vous vous
demandez comment les bahá'ís travaillant dans le domaine de l'économie vont progresser, alors
qu'ils ont des opinions si différentes sur le sujet, allant de ceux qui, comme vous, considèrent les
remarques du Gardien comme un soutien au capitalisme, à ceux qui pensent qu'il devrait être
remplacé.
Les questions que vous soulevez comportent deux aspects. L'un concerne la déclaration sur la
faillite morale du système mondial dominant d'aujourd'hui, et l'autre est lié à la validité des
théories économiques qui composent le capitalisme. En ce qui concerne le premier aspect, le
passage que vous citez du Siècle de lumière se veut une déclaration générale sur la condition du
monde, ses structures politiques et économiques, et les injustices qui déchirent le tissu de la
société actuelle. On peut légitimement dénoncer comme injuste la situation mondiale actuelle,
dans laquelle un nombre relativement restreint de personnes vivent dans l'opulence tandis que la
grande majorité de leurs semblables sont condamnés à une vie de pauvreté matérielle totale. Cette
situation ne peut certainement pas être séparée des insuffisances fondamentales du système de
pensée dominant et des structures et processus auxquels il a donné naissance.
Le deuxième aspect de vos questions concerne les spécificités de la théorie économique. Le fait
que, comme vous le mentionnez, les intellectuels bahá'ís adhèrent à un large éventail de points de
vue sur le capitalisme et ses diverses formes ne doit pas être un motif d'inquiétude. Au contraire,
la Maison de justice estime que la situation est assez saine et ne souhaite pas s'étendre davantage
sur le sujet pour le moment. Vous avez raison lorsque vous affirmez dans votre lettre […] que les
solutions aux problèmes de l'humanité se trouvent dans l'application à la réalité sociale des
connaissances scientifiques et des enseignements de Bahá'u'lláh. Il est donc probable que les
Enseignements seront appliqués aux choix que l'humanité doit faire sur la manière de produire, de
distribuer, de multiplier, d'appliquer et d'utiliser les moyens matériels. Comme il est naturel dans
l'avancement de toute science, on ne pourra se faire une idée d'une théorie économique correcte
que si des personnes ayant des points de vue divergents explorent des directions différentes. La
critique des pratiques économiques actuelles ne doit pas être interprétée à tort comme une simple
dénonciation du capitalisme, ni comme une approbation du socialisme. Comme vous en
conviendrez volontiers, le principe de la propriété privée peut donner naissance à de nouveaux et
meilleurs moyens que les modes actuels d'organisation de l'activité économique de l’espèce
humaine.
(Extrait d'une lettre du 31 juillet 2002, écrite au nom de la Maison universelle de justice à un
croyant) [224]
La justice sociale ne sera atteinte que lorsque chaque membre de la société jouira d'un degré
relatif de prospérité matérielle et tiendra dûment compte de l'acquisition de qualités spirituelles.
La solution aux difficultés économiques actuelles doit donc être recherchée tant dans l'application
de principes spirituels que dans la mise en œuvre de méthodes et d'approches scientifiques. La
cellule familiale offre un cadre idéal dans lequel peuvent être façonnés les attributs moraux qui
contribuent à une vision appropriée de la richesse matérielle et de son utilisation.
Se référant aux impératifs du monde matériel, Bahá'u'lláh a affirmé qu'à chaque fin a été assigné
un moyen pour l'accomplir. Une conclusion naturelle à tirer de la réflexion sur ce principe
fondamental est qu'il faut faire preuve de vigilance en distinguant les « moyens » des « fins » ;
sinon, ce qui est conçu comme un simple instrument pourrait facilement devenir le but même de
la vie d'un individu. L'acquisition de richesses en est un exemple. Elle est acceptable et louable
dans la mesure où elle est le moyen d’atteindre des fins plus élevées : pour satisfaire ses besoins
fondamentaux, pour favoriser le progrès de sa famille, pour promouvoir le bien-être de la société
et pour contribuer à l'établissement d'une civilisation mondiale. Mais faire de l'accumulation des
richesses le but central de sa vie est indigne de tout être humain.
Une idée étroitement liée à ce qui précède, et bien en accord avec l'esprit des enseignements
bahá'ís, est que la fin ne justifie pas les moyens. Aussi constructif et noble que soit le but, aussi
important soit-il pour la vie d'une personne ou le bien-être de sa famille, il ne doit pas être atteint
par des moyens inappropriés. Malheureusement, un certain nombre de dirigeants actuels –
politiques, sociaux et religieux – ainsi que certains directeurs de marchés financiers, cadres de
sociétés multinationales, chefs de commerce et d'industrie, et des gens ordinaires qui succombent
à la pression sociale et ignorent l'appel de leur conscience, agissent contre ce principe ; ils
justifient tous les moyens pour atteindre leurs objectifs.
La légitimité de la richesse dépend, comme l'a indiqué ‘Abdu'l-Bahá, de la manière dont elle est
acquise et dont elle est dépensée. À cet égard, il a déclaré que « la richesse est louable au plus
haut degré, si elle est acquise grâce aux efforts d'un individu et à la grâce de Dieu, dans le
commerce, l'agriculture, l'artisanat ou l'industrie », si les mesures adoptées par l'individu pour
créer des richesses servent à « enrichir le peuple en général », et si les richesses ainsi obtenues
sont dépensées à des « fins philanthropiques », à « la promotion du savoir », pour la création
d'écoles et d'industries, le progrès de l'éducation, et en général pour le bien-être de la société. […]
Nombreux sont ceux qui reconnaissent volontiers que l'acquisition de richesses doit être régie par
les exigences de la justice, qui, par principe, peut s'exprimer à des degrés divers, à différents
niveaux. Un employeur et un employé, par exemple, sont liés par les lois et les conventions qui
régissent leur travail, et chacun est censé s'acquitter de ses responsabilités avec honnêteté et
intégrité. À un autre niveau, cependant, si l'on veut réaliser les implications plus profondes de la
justice, il faut tenir compte des deux autres conditions préalables à l'acquisition légitime de
richesses mentionnées ci-dessus, et réévaluer les normes en vigueur à leur lumière. Ici, la relation
entre le salaire minimum et le coût de la vie mérite une évaluation minutieuse, notamment à la
lumière de la contribution des travailleurs au succès d'une entreprise et de leur droit, comme l'a
noté ‘Abdu'l-Bahá, à une part équitable des bénéfices. La marge importante, souvent injustifiable,
entre les coûts de production de certains biens et le prix auquel ils sont vendus, doit également
être prise en compte, tout comme la question de la création de richesses par des mesures qui
« enrichissent la population en général ». Ce que cette réflexion et cette enquête montreront sans
doute très clairement, c'est que pour obtenir des richesses certaines approches – dont beaucoup
impliquent l'exploitation d'autrui, la monopolisation et la manipulation des marchés, et la
production de biens qui favorisent la violence et l'immoralité – sont indignes et inacceptables.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message du 2 avril 2010 aux croyants du
berceau de la foi) [225]
Le bien-être d'une partie de l'humanité est inextricablement lié au bien-être de l'ensemble. La vie
collective de l'humanité souffre lorsqu'un groupe pense à son propre bien-être en s'isolant de celui
de ses voisins ou poursuit des gains économiques sans se soucier de la manière dont
l'environnement naturel, qui assure la subsistance de tous, est affecté. Une obstruction obstinée
fait donc obstacle à un progrès social significatif : à maintes reprises, l'avarice et l'intérêt
personnel l'emportent sur le bien commun. Des quantités inadmissibles de richesses sont
accumulées et l'instabilité qui en résulte est aggravée par la répartition si inégale des revenus et
des opportunités entre les nations et en leur sein. Mais il n'est pas nécessaire qu'il en soit ainsi.
Même si ces conditions sont le résultat de l'histoire, elles n'ont pas à définir l'avenir, et même si
les approches actuelles de la vie économique ont satisfait le stade de l'adolescence de l'humanité,
elles sont certainement inadaptées à son âge de maturité naissante. Rien ne justifie que l'on
continue à perpétuer des structures, des règles et des systèmes qui ne servent manifestement pas
les intérêts de tous les peuples. Les enseignements de la Foi ne laissent aucun doute : il existe une
dimension morale inhérente à la création, la distribution et l'utilisation des richesses et des
ressources.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message du 1er mars 2017 aux bahá'ís du
monde) [226]
la santé
Qu’elles étudient aussi tout ce qui contribuera à développer la santé corporelle et la forme
physique, ainsi que les méthodes de prévention des maladies chez l’enfant.
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’‘A bdu’l-Bahá, p. 123) [227]
Ainsi faites un puissant effort afin que la pureté et la sainteté, qui sont, par-dessus tout, chéries
par ‘Abdu’l-Bahá, distinguent le peuple de Bahá ; que, dans chaque genre de perfection, le peuple
de Dieu surpasse tous les autres êtres humains ; que, par leur aspect et dans leur être intime, ils
s’avèrent supérieurs à tout le reste ; que, sur le plan de la pureté, du raffinement et de la
préservation de la santé, ils soient des pionniers, à l’avant-garde de ceux qui savent et, par leur
délivrance de toute forme d’esclavage, par leur connaissance, leur maîtrise de soi, qu’ils soient les
premiers parmi les êtres purs, libres et sages.
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’‘A bdu’l-Bahá, p. 149-150) [228]
Ô servante du Très-Haut ! Ta lettre a été reçue. Tu as écrit que tu cherchais à créer un nouvel
hôpital et que tu l'organisais et le planifiais avec cinq autres médecins bahá'ís. Si un tel projet
devait se réaliser, il serait des plus bénéfiques.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [229].
Si la santé et le bien-être du corps sont utilisés dans le chemin du royaume, cela est acceptable et
digne de louange ; s’ils sont dépensés au bénéfice de l’humanité en général – même si c’est à son
bénéfice matériel ou corporel – et s’ils deviennent des moyens de faire le bien, cela aussi est
louable. Mais si cette santé et ce bien-être de l’homme sont gaspillés en convoitises sensuelles, en
aspirations bestiales et en plaisirs diaboliques, alors mieux vaudrait la maladie ; que dis-je, la
mort elle-même serait préférable à une telle existence. Si tu désires la santé, que ce soit pour
servir le royaume. Mon espoir est que tu puisses acquérir une parfaite compréhension intime, une
détermination inflexible, une santé excellente, la force physique et spirituelle, afin qu’il te soit
permis de boire à la fontaine de la vie éternelle et d’être assisté par l’esprit de la divine
confirmation.
(‘Abdu’l-Bahá, cité dans Bahá’u’lláh et l’ère nouvelle : Introduction à la foi bahá’íe, p.147,
Maison d’éditions bahá’íes, 1972) [230]
La guérison par des forces purement spirituelles est sans doute aussi insuffisante que celle que les
médecins et penseurs matérialistes cherchent vainement à obtenir en recourant entièrement à des
dispositifs et méthodes mécaniques. Le meilleur résultat peut être obtenu en combinant les deux
processus : spirituel et physique.
(Extrait d'une lettre du 12 mars 1934 écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant) [231]
Les énergies immenses que la guerre économique ou politique dissipe et gaspille seront
consacrées à étendre la portée des inventions humaines et du développement technologique, à
accroître la productivité de l’humanité, à exterminer la maladie, à pousser plus avant la recherche
scientifique, à hausser le niveau de la santé physique, à rendre le cerveau humain plus vif et plus
subtil, à exploiter les ressources de la planète jusque-là inemployées et insoupçonnées, à
prolonger la vie humaine, et à développer tout autre moyen propre à stimuler la vie intellectuelle,
morale et spirituelle de l’espèce humaine tout entière.
(Shoghi Effendi, d’une lettre datée du 11 mars 1936, dans L’Ordre mondial de Bahá’u’lláh,
p. 198) [232]
Vous serez peut-être heureux d'apprendre qu’en Afrique et dans le monde entier des informations
sur le sida sont intégrées dans de nombreux projets d'éducation sanitaire bahá'ís, soulignant
l'importance de la chasteté, de la fidélité conjugale, du caractère sacré du mariage et de
l'importance cruciale de la famille en tant que cellule fondamentale de la société. L'éducation sur
le sida et la sexualité humaine est susceptible d'être plus efficace si elle est menée dans le cadre
d'une formation axée sur les aspects plus larges, spirituels et moraux de la vie, ce qui permettrait
de renforcer les familles et les communautés.
(Extrait d'une lettre du 15 novembre 2000, écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [233]
Les arts, les médias et la technologie
Il est permis d’étudier les arts et les sciences pour autant que ces sciences soient utiles et
contribuent au progrès et à l’évolution des peuples. Ainsi en a-t-il été décrété par celui qui est
l’Ordonnateur, le Sage.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 25) [234]
Au début de chaque effort, il importe de veiller à ce que sera son but. De tous les arts et de toutes
les sciences, faites étudier aux enfants ceux et celles qui résulteront en avantages pour l’homme,
assureront son progrès et élèveront son rang.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 177) [235]
Par toi, nous appellerons sous peu à l’existence des interprètes de sciences nouvelles et
merveilleuses, d’arts puissants et créatifs, et par eux, nous rendrons manifeste ce que n’a encore
conçu le cœur d’aucun de nos serviteurs.
(Bahá’u’lláh, L’appel du Seigneur des armées : Tablettes de Bahá’u’lláh, Maison d’éditions
bahá’íes, 2004), §67, p. 28) [236]
Les arts, les métiers et les sciences enrichissent le monde de l‘existence et contribuent à son
exaltation.
Bahá’u’lláh, Épître au Fils du Loup, §47 p. 30, Maison d’éditions bahá’íes, 2001) [237]
Heureux qui, dans les jours de Dieu, se lancera dans l'artisanat. Il s'agit d'une grâce de Dieu, car
dans cette très grande Dispensation, il est acceptable aux yeux de Dieu que l'homme s'occupe
d'un métier qui le libère de la dépendance de la charité. Le métier de tout artisan est considéré
comme un acte d'adoration.
(Bahá'u'lláh, extrait d'une tablette traduite du persan) [238]
Ce qui est écrit ne doit pas transgresser les limites du tact et de la sagesse, et les mots utilisés
doivent être comme du lait, afin que les enfants du monde s’en nourrissent et arrivent à l'âge de la
maturité. Nous avons dit dans le passé qu'un mot a l'influence du printemps et fait que les cœurs
deviennent frais et verdoyants, tandis qu'un autre est comme un fléau qui fait que les fleurs se
fanent. Dieu veuille que les auteurs parmi les amis écrivent de manière acceptable pour les âmes
justes, et qu'ils ne conduisent pas les gens à ergoter.
(Bahá'u'lláh, extrait d'une tablette traduite de l'arabe et du persan) [239]
L’extension de l’éducation, le développement des arts et des sciences, la promotion de l’industrie
et de la technologie, seraient-ils choses nuisibles ? Car de tels efforts élèvent l’individu au-dessus
de la masse et le tirent des profondeurs de l’ignorance vers les plus hautes cimes du savoir et de
l’excellence humaine.
(‘Abdu’l-Bahá, Le Secret de la civilisation divine, p. 32) [240]
Il est donc urgent que l’on écrive des articles et des livres salutaires, établissant clairement et
définitivement quels sont les besoins actuels du peuple et ce qui conduira au bonheur et au
développement de la société. Ces écrits devraient être publiés et distribués à la nation entière afin
qu’au moins les chefs parmi le peuple s’éveillent jusqu’à un certain point et œuvrent dans les
voies qui les conduiront à un bonheur durable. La publication de pensées élevées est le fluide
dynamique dans les artères vitales ; c’est l’âme même du monde. Les pensées sont une mer
infinie et les effets et les diverses conditions de l’existence sont comme les formes différentes et
les limites individuelles des vagues ; les vagues ne se lèveront et ne répandront leurs perles de
savoir sur les rives de la vie que quand la mer se gonflera.
(‘Abdu’l-Bahá, Le Secret de la civilisation divine, p. 137-138) [241]
Observez par exemple, dans d’autres pays, les longues périodes pendant lesquelles on persévéra
jusqu’à ce que, finalement, on découvrît la puissance de la vapeur et que, par elle, on put
facilement accomplir les lourdes tâches dépassant les forces humaines. Combien de siècles cela
prendrait-il si nous devions abandonner l’usage de cette puissance et tendre tous nos nerfs pour
découvrir une énergie de remplacement ? Il est donc préférable de continuer à utiliser la vapeur et,
en même temps, d’examiner l’éventualité de l’existence d’une force beaucoup plus grande. On
devrait considérer sous le même angle les autres progrès techniques, les sciences, les arts et les
formules politiques qui ont fait leurs preuves – c’est-à-dire, ces procédés qui, à travers les âges,
ont été testés encore et encore et dont les divers usages et avantages ont eu pour résultat
indéniable la gloire et la grandeur de l’état, et le bien-être et le progrès du peuple. Si nous devions
abandonner tout cela, sans raison valable, et tenter d’autres méthodes de réforme, avant qu’elles
puissent prendre effet et que leurs avantages soient prouvés, plusieurs années se seraient écoulées
et même plusieurs vies. En attendant, « nous sommes toujours à la première courbe du chemin ».
(‘Abdu’l-Bahá, Le Secret de la civilisation Divine, p. 142- 143) [242]
Le fondement inébranlable, en cet âge nouveau et prodigieux, est l’enseignement des sciences et
des arts. Chaque enfant doit être instruit dans les arts et métiers, conformément à des textes sacrés
explicites, et cela jusqu’au niveau souhaité. C’est la raison pour laquelle, dans chaque cité et dans
chaque village, doivent être créés des établissements scolaires, et chaque enfant de cette cité ou
de ce village doit entreprendre des études jusqu’au niveau nécessaire.
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’‘A bdu’l-Bahá, p. 133) [243]
Le jour viendra où la Cause se répandra comme une traînée de poudre, où son esprit et ses
enseignements seront présentés sur la scène ou dans l'ensemble de l'art et de la littérature. L'art
peut mieux éveiller ces sentiments nobles que la rationalisation froide, surtout parmi la
majorité des gens.
(Extrait d'une lettre du 10 octobre 1932, écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant)
[244]
En ce qui concerne le magazine […] il suggère de mettre davantage l'accent sur le nombre et la
qualité des articles, et que ces derniers ne soient pas seulement écrits sur des sujets
spécifiquement bahá'ís mais qu'ils couvrent un large éventail de sujets sociaux, religieux ou
humanitaires. La section scientifique est sans aucun doute très importante et présente un attrait
particulier pour les jeunes et les nouveaux venus.
(Extrait d'une lettre du 30 mai 1935, écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant) [245]
L'unité de l'espèce humaine, telle qu'envisagée par Bahá'u'lláh, suppose l'établissement d'une
communauté mondiale où toutes les nations, les races, les croyances et les classes sont
étroitement et définitivement unies, où l'autonomie des États membres ainsi que la liberté et les
initiatives personnelles des individus qui les composent sont complètement et catégoriquement
sauvegardées. […] Dans un tel système, la presse, tout en donnant libre cours à l'expression des
vues et des convictions diverses du genre humain, cessera d'être manipulée pernicieusement par
des intérêts privés ou publics, et sera libérée de l'influence des gouvernements et des peuples en
conflit.
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre du 11 mars 1936, dans L'ordre mondial de Bahá'u'lláh,
p.197-198)
[246].
Imprégnée de cette excellence et d’une humilité correspondante, avec ténacité et une servitude
aimante, la jeunesse d’aujourd’hui doit se diriger vers les premiers rangs des professions, métiers,
arts et artisanats qui sont nécessaires au progrès ultérieur de l’humanité – ceci pour assurer que
l’esprit de la cause jettera son éclairage sur tous ces domaines importants de l’effort humain. De
plus, tout en cherchant à maîtriser les concepts fédérateurs et les technologies en évolution rapide
de cette ère des communications, ils peuvent, en fait, ils doivent garantir la transmission à
l’avenir de ces compétences qui préserveront les merveilleuses et indispensables réalisations du
passé.
(La Maison universelle de justice, d’un message du 8 mai 1985 à la jeunesse bahá'íe du monde)
[247]
Les progrès scientifiques et technologiques qui se produisent en ce siècle exceptionnellement
béni laissent présager un grand bond en avant dans l’évolution sociale de la planète et indiquent
les moyens par lesquels les problèmes pratiques de l’humanité peuvent être résolus. Ils
fournissent, en effet, les moyens même d’administrer la vie complexe d’un monde uni. Pourtant,
les barrières persistent. Des doutes, des idées fausses, des préjugés, des soupçons et un intérêt
personnel étroit assaillent les nations et les peuples dans leurs relations les uns avec les autres.
(La Maison universelle de justice, d’un message daté d’octobre 1985 aux peuples du monde)
[248]
Il est utile de garder à l'esprit que l’internet est le reflet du monde qui nous entoure, et que nous
trouvons dans son infinité de pages les mêmes forces concurrentes d'intégration et de
désintégration qui caractérisent le tumulte dans lequel l'humanité est prise.
(Extrait d'une lettre du 9 avril 2008 écrite au nom de la Maison universelle de justice à un
croyant) [249]
La capacité des institutions et des agences de la Foi à construire une unité de pensée dans leurs
communautés, à maintenir l'attention des amis, à canaliser leurs énergies au service de la Cause et
à promouvoir une action systématique dépend, dans une certaine mesure, du degré de réactivité à
la réalité des systèmes et des instruments qu'ils emploient, c'est-à-dire aux besoins et aux
demandes des communautés locales qu'ils servent et de la société dans laquelle ils opèrent.
À cet égard, nous sommes invités à vous mettre en garde : L'utilisation de la technologie sera,
bien sûr, impérative pour le développement de systèmes et d'instruments efficaces […] ;
cependant, on ne peut la laisser définir les besoins et dicter les actions.
(Extrait d'une lettre du 30 mars 2011 écrite au nom de la Maison universelle de justice à une
Assemblée spirituelle nationale) [250]
Il ne fait aucun doute que les techniques modernes peuvent être des instruments précieux dans la
grande entreprise de construction d'une civilisation mondiale prospère. Cependant, en tant
qu'individu engagé dans le développement rural, vous êtes certainement conscient des forces
potentiellement destructrices déclenchées par la mise en œuvre naïve d’une technique au nom de
la modernité et de la mondialisation. Par exemple, l'introduction de la pratique de la monoculture
dans les zones rurales, destinée à accroître l'efficacité et le rendement des petits propriétaires
terriens, leur a parfois coûté leurs terres. Même s'il y a, en fin de compte, du mérite à s'orienter
vers des pratiques agricoles modernes, on ne peut pas ignorer le coût énorme en termes de
souffrance humaine qui peut se produire, et qui pourrait être atténué par un changement
d'approche. La déclaration contenue dans la lettre était une référence à ces tendances négatives, et
non une condamnation générale du développement et du progrès techniques, qui sont soutenus
par les enseignements de la Foi. […]
Les bahá'ís impliqués dans des projets de développement social et économique constatent que
l'utilisation de la technique comporte à la fois des avantages et des pièges. La question clé n'est
donc pas de savoir s'il faut utiliser la technique, mais comment l'utiliser. Les approches du
développement centrées sur le don de biens et de services, si caractéristiques de la charité
religieuse traditionnelle bien intentionnée et des programmes de l'État providence, sont connues
pour avoir des effets débilitants. L'attrait initial des technologies promises s'avère souvent
éphémère. C'est à ce phénomène que fait référence l'expression « techniques conditionnées de
manière trompeuse ». Il est à espérer que les amis qui agissent dans le domaine du développement
pèseront les questions techniques et les forces sociales en jeu et feront preuve d'une
compréhension profonde de la science et de la religion, afin de contribuer à une approche saine
qui évite les extrêmes de la foi aveugle dans le matérialisme et de l'attachement romantique à la
tradition.
(Extrait d'une lettre du 30 décembre 2014, écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [251]
Comme vous le savez, le progrès technique fait partie intégrante de l'émergence d'une civilisation
mondiale. En effet, l'internet est la manifestation d'un développement anticipé par le Gardien
lorsqu'en décrivant les caractéristiques d'une humanité unifiée, il prévoyait qu'un « mécanisme
d'intercommunication mondial sera conçu, embrassant la planète entière, libéré des entraves et
des restrictions nationales, et fonctionnant avec une rapidité merveilleuse et une parfaite
régularité ». Pourtant, apprendre à utiliser l'internet d'une manière propice au progrès matériel et
spirituel est un immense défi. […]
Cependant, étant donné que l’internet permet la diffusion instantanée de contenu parmi de plus
en plus de monde, la sagesse et l'autodiscipline sont nécessaires de peur que la signification ou la
dignité des Enseignements ne soient compromises par une présentation indigne, inexacte ou
banalisée. […]
Par exemple, s'il peut être bénéfique de réfléchir à la nature et à la forme des activités
principales, notamment dans le contexte de l'expérience d'un groupe ou d'une région, certains
problèmes se posent lorsqu'on tente de créer un site qui vise à parler aux bahá'ís du monde entier
sur le sujet. Une telle approche pourrait conduire à la promotion auprès d'un public universel des
normes et des valeurs culturelles d'une population en particulier – un schéma trop répandu dans le
monde aujourd'hui. Existe également le danger d'exercer une influence involontaire sur le
processus d'apprentissage qui se déroule à la base, où les individus, les communautés et les
institutions agissent comme protagonistes de leur propre croissance et développement. Les
perspectives exposées dans l'extrait suivant du message du 12 décembre 2011 de la Maison de
justice à toutes les assemblées spirituelles nationales – bien qu’offertes dans le contexte
spécifique des efforts artistiques et du matériel éducatif complémentaire – sont particulièrement
pertinentes pour les aspects de la culture mentionnés ci-dessus :
Propulsés par des forces générées à la fois à l'intérieur et à l'extérieur de la communauté bahá'íe,
les peuples de la terre peuvent être vus comme venant de directions différentes et se rapprochant
de plus en plus les uns des autres vers ce qui sera une civilisation mondiale au caractère si
prodigieux qu'il serait vain pour nous de tenter de l'imaginer aujourd'hui. À mesure que ce
mouvement centripète de populations s'accélère à travers le monde, certains éléments de chaque
culture, non conformes aux enseignements de la Foi, vont progressivement disparaître, tandis que
d'autres se renforceront. De même, de nouveaux éléments de la culture évolueront au fil du temps
à mesure que des personnes issues de tous les groupes humains, inspirées par la révélation de
Bahá'u'lláh, exprimeront les schémas de pensée et d'action engendrés par ses enseignements, en
partie par le biais d'œuvres artistiques et littéraires. […] Nous attendons avec impatience, par
exemple, l'émergence de chansons captivantes venant de toutes les régions du monde et dans
toutes les langues, qui feront comprendre aux jeunes les concepts profonds inscrits dans les
enseignements bahá'ís. Cependant, une telle efflorescence de pensée créative ne se matérialisera
pas si les amis tombent, même par inadvertance, dans des schémas répandus dans le monde qui
permettent à ceux qui ont des ressources financières d'imposer leur perspective culturelle aux
autres, en les inondant de matériels et de produits dont la promotion est agressive.
(Extrait d'une lettre du 9 octobre 2015, écrite au nom de la Maison universelle de justice
à une Assemblée spirituelle nationale) [252]
En ce moment, l’un des développements les plus marquants du développement du Plan divin est
le progrès au niveau de la culture que la communauté bahá'íe a connu et auquel la Maison de
Justice a fait référence dans plusieurs de ses messages. Ces progrès méritent une profonde
réflexion. Tout croyant dévoué voudra certainement les préserver et les encourager davantage. En
conséquence, les amis doivent prêter attention à leur façon de communiquer qui peut tant
contribuer à la culture de la communauté. Ils doivent s'efforcer d'éveiller les consciences sans
réveiller le « moi insistant », de diffuser des idées sans cultiver le sens de la célébrité, d'aborder
les questions de manière approfondie mais sans controverse judiciaire, de rester clairs dans
l'expression sans tomber dans la grossièreté qui prévaut communément dans les débats, et d'éviter
de fixer délibérément ou involontairement l'ordre du jour de la communauté ou, en cherchant
l'approbation de la société, de reformuler les efforts de la communauté en des termes qui peuvent
saper ces mêmes efforts.
(Extrait d'une lettre du 4 avril 2018 écrite au nom de la Maison universelle de justice à
une Assemblée spirituelle nationale) [253]
──────────────────────────────────────────────────────────────────────
De l’action sociale
Compilation préparée par le Département
de la Recherche de la Maison universelle de justice
V ersion française par la Commission de traduction,
août 2021
1. Concepts et principes sous-jacents
2. Le concept de développement social et économique contenu dans les
Enseignements
3. Une maturité collective et une civilisation sans cesse en progrès
4. Unité et Justice
5. Le rôle de la connaissance
6. Nature du développement social et économique bahá'í
7. Cohérence entre les dimensions matérielles et spirituelles de l'existence
8. Renforcement des capacités, participation et croissance organique
9. L'émergence des actions sociales
10. Développement communautaire et mouvement des populations
11. Méthodes et approches
12. Éducation et action systématique
13. Consultation et collaboration
14. Utilisation des moyens matériels
15. Thèmes choisis relatifs au développement social et économique
16. Éducation
17. Agriculture
18. L’économie
19. La santé
20. Les arts, les médias et la technologie
Concepts et principes sous-jacents
Le concept de développement social et économique contenu dans les
Enseignements
Favorisez le développement des cités de Dieu et de ses contrées, et que les accents joyeux de ses
favoris l’y glorifient. En vérité, le cœur des hommes est édifié par le pouvoir de la langue, comme
les maisons et les cités sont construites avec les mains et par d’autres moyens. Nous avons à
chaque fin, assigné un moyen ; servez-vous-en, et placez votre espérance et votre confiance en
Dieu, l’Omniscient, le Très-Sage.
(Bahá’u’lláh, le Kitáb-i-A qdas, par. 160) [1]
L’objet de chaque révélation est d’effectuer une transformation complète de la nature de
l’humanité, une transformation qui se manifestera tant intérieurement qu’extérieurement, qui
affectera sa vie intime et son comportement.
(Bahá’u’lláh, le Kitáb-i-Íqán : le Livre de la Certitude) [2]
[…] ce qui a coulé de la Plume très exaltée conduit à la gloire, au progrès et à l’éducation de tous
les peuples et de toutes les familles de la terre. C’est en effet le remède souverain pour tous les
maux, puissent-ils seulement le comprendre et le percevoir
(Bahá’u’lláh, tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 76, Maison d’éditions
bahá'íes, 1994) [3]
Ô peuple de Dieu ! Prêtez l’oreille à ce qui, une fois respecté, assurera la liberté, le bien-être, la
tranquillité, l’élévation, et le progrès de tous les hommes.
(Bahá’u’lláh, tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 97) [4]
Dévoilé et découvert, cet Opprimé a, de tout temps, proclamé à la face de tous les peuples du
monde ce qui servira de clef pour ouvrir les portes des sciences, des arts, de la connaissance, du
bien-être, de la prospérité et de la richesse.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 101) [5]
Le progrès du monde, le développement des nations, la tranquillité des peuples et la paix de tous
ceux qui vivent sur la terre constituent quelques-uns des principes et des ordonnances de Dieu. La
religion octroie à l’homme le plus précieux des présents, elle lui offre la coupe de la prospérité,
elle lui accorde la vie éternelle et dispense des avantages impérissables à l’humanité.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 134) [6]
Dieu, le Véritable, m’est témoin, et chaque atome de l’existence est là pour attester que nous
avons clairement établi les moyens propres à favoriser l’élévation, le progrès, l’éducation, la
protection et la régénération des peuples de la terre, et que ces moyens sont révélés par la Plume
de gloire dans les saints Livres et les saintes Tablettes.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 135) [7]
Est en fait un homme celui qui, aujourd’hui, se consacre au service de la race humaine tout
entière. Le Grand Être dit : Béni et heureux l’homme qui se lève pour promouvoir les meilleurs
intérêts des peuples et des familles de la terre.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 176) [8]
Ce serviteur appelle chaque âme diligente et entreprenante à se lever et à faire l’impossible pour
rétablir la situation dans toutes les régions et ranimer les morts par les eaux vivifiantes de la
sagesse et de la parole en vertu de l’amour qu’il porte à Dieu, l’Unique, l’Incomparable, le Tout-
Puissant, le Bienfaisant.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 181) [9]
Tout âge a son problème propre, toute âme son aspiration particulière. Le remède qui convient
aux afflictions du présent jour ne saurait être celui que réclameront les maux d’un âge ultérieur.
Enquérez-vous soigneusement des besoins de l’âge dans lequel vous vivez et que toutes vos
délibérations portent sur ce que cet âge requiert.
(Bahá’u’lláh, Le Tabernacle de l’Unité : Les réponses de Bahá’u’lláh à Mánikchí Ṣáḥib et
autres écrits (Haifa : Bahá’í World Centre, 2006), § 1.4) [10]
Il appartient aux aimés de Dieu de s'occuper en toutes circonstances de ce qui est propice à
l'édification des âmes, à l'avancement du monde de l’existence et à l'exaltation de la parole de
Dieu, dont la réalisation dépend des délibérations des membres de la Maison de Justice. Heureux
ceux qui s'efforcent de rendre service au monde de l'humanité. L'influence de ces âmes conduira
le monde, de la difficulté au confort, de la pauvreté à la richesse et de l'humiliation à la gloire.
(Bahá'u'lláh, extrait d'une tablette traduite du persan) [11]
Une fois en session, il leur appartient de discuter, au nom des serviteurs de Dieu, des affaires et
des intérêts de tous […] De la même manière, ils doivent examiner des questions telles que le
raffinement des mœurs, la préservation de la dignité humaine, le développement des villes et le
régime politique dont Dieu a fait un rempart pour ses terres et une forteresse pour son peuple.
(Bahá'u'lláh, extrait d'une tablette traduite du persan) [12]
Dieu nous a donné des yeux pour que nous puissions voir le monde autour de nous et saisir tout
ce qui fera progresser la civilisation et les arts de vivre. Il nous a pourvus d’oreilles afin que nous
puissions entendre avec profit la sagesse des savants et des philosophes et nous lever pour la
mettre en pratique et la promouvoir. Nous avons été dotés de sens et de facultés pour les vouer au
service du bien commun, afin que, nous distinguant par rapport à toute autre forme de vie par la
perceptivité et la raison, nous puissions travailler en tout temps et de toutes les manières, que
l'occasion soit grande ou petite, ordinaire ou extraordinaire, jusqu'à ce que l'humanité entière soit
à coup sûr rassemblée dans la forteresse imprenable de la connaissance. Nous devons
constamment établir de nouvelles bases pour le bonheur humain et créer et promouvoir de
nouveaux instruments à cette fin. Combien excellent, combien honorable est l’homme qui se
dresse pour affronter ses responsabilités ; combien misérable et méprisable est celui qui ferme les
yeux au bien-être de la société et gaspille sa précieuse vie à la poursuite de ses propres intérêts et
de ses avantages personnels. Le bonheur suprême appartient à l’homme et si dans l’arène de la
civilisation et de la justice, il éperonne le coursier de ses efforts, il verra les signes de Dieu dans
le monde et dans son âme.
(‘Abdu'l-Bahá, Le Secret de la civilisation divine p. 19-20, Maison d’éditions baha’ies, 1973)
[13]
Déploie tous les efforts possibles dans les domaines du développement et de la civilisation,
dans l'acquisition de connaissances, l'accroissement des échanges commerciaux,
l'amélioration de l'agriculture et la promotion des découvertes modernes.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [14]
En tout temps guide les amis de Dieu et conseille à chacun de se préoccuper jour et nuit de ce
qui est propice à la gloire durable de la Perse, de déployer le maximum d’efforts et
d’initiatives afin d'affiner le caractère et les mœurs, de travailler assidûment, de viser de
nobles objectifs, de promouvoir l'amour et l'affection et de favoriser le progrès et le
développement de l'industrie, de l'agriculture et du commerce.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [15]
Les amis doivent œuvrer à développer la Perse, c'est-à-dire qu'ils doivent déployer de grands
efforts pour promouvoir l'agriculture, l'industrie, le commerce, l'éducation, les arts et les
sciences.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [16]
Et maintenant, en reconnaissance de l'aide, de la confirmation, de la protection et de l'amour
bienveillant dont le Seigneur Très-Glorieux a fait preuve envers eux, les bien-aimés de Dieu
doivent, avec une grande sagesse, s’efforcer de consolider les piliers de la cause de Dieu,
d'établir et de promouvoir la religion de Dieu, de diffuser les parfums de Dieu et d'exalter la
parole de Dieu. Ils doivent déployer tous les efforts possibles pour le développement des
âmes à toutes les étapes de l'existence. Ils doivent éduquer les enfants et leur enseigner des
arts utiles, atteindre des degrés de civilisation toujours plus élevés, multiplier les artisanats et
les industries nationales, promouvoir le commerce, améliorer l'agriculture, assurer l'éducation
de tous, instruire les femmes, les mettre à l’honneur, et faire preuve de considération envers
les servantes de Dieu. Ils doivent s'efforcer, cœur et âme, de créer l'amour et l'unité entre les
amis, de servir le gouvernement, d'être fidèles au trône, d’être bienveillants envers chacun et
d'obéir au valeureux souverain.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [17].
La question de l’enseignement, son orientation, ses modalités, son développement, sa
consolidation, aussi essentiels soient-ils pour les intérêts de la Cause, ne constituent
nullement la seule question qui devrait recevoir toute l'attention de ces assemblées. Une étude
attentive des Tablettes de Bahá'u'lláh et de ‘Abdu'l-Bahá révélera que d'autres devoirs, non
moins vitaux pour les intérêts de la Cause, incombent aux représentants élus par les amis dans
chaque localité. […]
Ils doivent faire tout leur possible pour tendre à tout moment une main secourable aux
pauvres, aux malades, aux handicapées, aux orphelins, aux veuves, indépendamment de leur
couleur, de leur caste et de leur croyance.
Ils doivent promouvoir par tous les moyens l'éveil matériel aussi bien que spirituel de la
jeunesse et les moyens pour l’éducation des enfants, ils doivent établir, chaque fois que
possible, des institutions éducatives bahá'íes, organiser et superviser leur travail et fournir les
meilleurs moyens pour leur progrès et leur développement. […]
Ils doivent prendre en charge l'organisation des réunions régulières des amis, des fêtes et
des anniversaires, ainsi que des rassemblements spéciaux destinés à servir et à promouvoir les
intérêts sociaux, intellectuels et spirituels de leurs semblables.
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre du 12 mars 1923, dans Bahá'í A dministration :
Selected Messages, 1922-1932, p. 37-38) [18]
Dès le début de son extraordinaire mission, Bahá'u'lláh attire l'attention des nations sur la
nécessité d'ordonner les affaires humaines de manière à faire naître un monde unifié dans tous
les aspects essentiels de la vie. Dans des versets et des tablettes innombrables, il déclare à
plusieurs reprises et de manière variée que le « progrès du monde » et le « développement des
nations » faisaient partie des ordonnances de Dieu pour ce jour. L'unité de l'humanité, qui est
à la fois le principe de fonctionnement et le but ultime de sa Révélation, implique la
réalisation d'une cohérence dynamique entre les exigences spirituelles et pratiques de la vie
sur terre. Le caractère indispensable de cette cohérence est illustré sans équivoque par son
institution du mashriqu’l-adhkár, le centre spirituel de chaque communauté bahá'íe autour
duquel doivent fleurir des dépendances consacrées au progrès social, philanthropique,
éducatif et scientifique de l'humanité. Ainsi, nous pouvons aisément comprendre que, bien
qu'il ait été jusqu'à présent impossible pour les institutions bahá'íes en général de mettre
l'accent sur les activités de développement, le concept de développement social et
économique est inscrit dans les enseignements sacrés de notre foi. Le Maître bien-aimé, par
ses paroles et ses actes édifiants, a donné l'exemple de l'application de ce concept à la
reconstruction de la société. Voyez, par exemple, le progrès social et économique que les
croyants iraniens ont atteint sous la direction aimante du Maître et, par la suite, avec
l'encouragement indéfectible du Gardien de la Cause.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message du 20 octobre 1983 aux bahá'ís du
monde) [19].
‘Abdu’l-Bahá nous a exhortés à répondre à « deux appels » qui mèneront au « succès et à la
prospérité » lancés « des hauteurs du bonheur de l’humanité » : L'un est l'appel à la
« civilisation », au « progrès du monde matériel ». Il comprend les « lois », les « directives »,
les « arts et les sciences » par lesquels l'humanité se développe. L'autre est « l’appel de Dieu
qui remue l'âme » et dont dépend le bonheur éternel de l'humanité. « Ce second appel, a
expliqué le Maître, repose sur les instructions et les exhortations du Seigneur et sur les
admonitions et les émotions altruistes appartenant au domaine de la morale qui éclairent la
lampe des réalités humaines telle une lumière brillante. Son pouvoir pénétrant est la parole de
Dieu ». En continuant à travailler dans vos groupements, vous serez impliqués de plus en plus
dans la vie de la société qui vous entoure et serez mis au défi d'étendre le processus
d'apprentissage systématique dans lequel vous êtes engagés pour y inclure un éventail
croissant d'activités humaines. Dans les approches, les méthodes et les instruments que vous
adopterez, il vous faudra atteindre le même degré de cohérence que celui qui caractérise le
modèle de croissance en cours.
(La Maison universelle de justice, message de Riḍván 2008 aux bahá'ís du monde) [20]
Le mot « politique » a un sens large, et il est donc important de faire la distinction entre l'activité
politique partisane, le débat et l'action visant à apporter un changement social constructif. Si le
premier nous est proscrit, le second nous est enjoint. En effet, un objectif central de la
communauté bahá'íe est la transformation de la société. Le traité de ‘Abdu'l-Bahá, Le secret de la
civilisation divine, démontre amplement l'engagement de la Foi à promouvoir le changement
social sans entrer dans l'arène de la politique partisane. De même, d'innombrables passages des
écrits bahá'ís encouragent les croyants à contribuer à l'amélioration du monde. « Occupez-vous
sérieusement des besoins de l'époque dans laquelle vous vivez, déclare Bahá'u'lláh, et centrez vos
délibérations sur ses exigences et ses besoins ».
‘Abdu'l-Bahá exhorte ses amis à « exceller dans toutes les vertus du monde humain : la fidélité et
la sincérité, la justice et la loyauté, la fermeté et la constance, les actions philanthropiques et le
service rendu aux hommes, l'amour envers chaque être humain, l'unité et l'accord avec tous les
peuples, l'élimination des préjugés et la promotion de la paix internationale ». De plus, dans une
lettre écrite en son nom, Shoghi Effendi explique que « tout comme les amis doivent absolument
se garder de donner l'impression de s'identifier ou d'identifier la Cause à un parti politique, ils ne
doivent pas s’interdire de participer, avec d'autres groupes progressistes, à des conférences ou des
comités destinés à promouvoir une activité en total accord avec nos enseignements ». Dans une
autre lettre écrite en son nom en 1948, alors que l'inégalité raciale était inscrite dans les lois de
nombreux États des États-Unis, il indique qu'il n'y a « aucune objection à ce que les étudiants
participent à ce qui correspond si évidemment à l'esprit de nos enseignements, comme une
manifestation sur le campus contre les préjugés raciaux ». Les bahá'ís doivent donc aborder sans
cesse, en paroles et en actes, toute une série de questions sociales.
(Extrait d'une lettre datée du 23 décembre 2008, écrite au nom de la Maison universelle
de justice à un croyant) [21]
Une maturité collective et une civilisation sans cesse en progrès
Tous les hommes ont été créés pour travailler au développement incessant de la civilisation.
(Bahá’u’lláh, Florilège d’écrits par. 109.2, Maison d’éditions baha’ies, 2006) [22]
Tous les hommes sont appelés à l’existence pour améliorer le monde. Il incombe à chaque âme de
se lever et de servir ses frères pour l’amour de Dieu.
(Bahá’u’lláh, Le tabernacle de l’unité par. 2.42) [23]
Et l’honneur et la distinction de l’individu résident en ceci que, parmi les multitudes du globe, il
devienne une source de bien social. Peut-on concevoir un plus grand bienfait que celui-ci : un
individu, regardant en lui-même, découvre que, par la grâce fortifiante de Dieu, il est devenu une
cause de paix et de bien-être, de bonheur et d’avantage pour ses frères ? Non, par le seul vrai
Dieu, il n’y a pas de plus grande bénédiction ni de plus complet délice.
(‘Abdu’l-Bahá, Le Secret de la Civilisation Divine, p. 18-19) [24]
Ô toi qui portes le nom du Chaste ! (1) La mer de générosité a déferlé si haut que les eaux de la
grâce infinie submergent les rivages de l'existence. Le monde contingent a donc été mis en
mouvement de façon merveilleuse, a été ranimé et béni. Les esprits ont atteint de nouveaux
sommets, la compréhension s'est accrue, le mouvement s’est accéléré et le progrès s’est imposé
dans tous les aspects de la vie. Ainsi, de grandes découvertes ont été faites, de puissantes
entreprises ont été fondées, de merveilleuses inventions sont apparues et les mystères de l'univers
sont passés du plan invisible au plan du visible. C'est pourquoi les amis doivent, tous, faire des
efforts significatifs pour découvrir une nouvelle invention et une nouvelle science, s'engager dans
une grande entreprise, ou manifester un pouvoir ou un don dans le monde humain. Je prie Dieu
de t’aider et de te confirmer dans toutes les situations. Que la Gloire des Gloires repose sur toi.
(‘Abdu'l-Bahá, tiré d'une tablette traduite du persan) [25]
____
(1) Yaḥyá, nom arabe de Jean le Baptiste, surnommé « le Chaste ». Voir Coran 3:39.
Toutes les choses créées ont leur degré de maturité. La période de maturité dans la vie d'un arbre
est le moment où il porte ses fruits. La maturité d'une plante est le moment de sa floraison.
L'animal atteint un stade de pleine croissance et de plénitude et, dans le règne humain, la maturité
est atteinte lorsque les lumières de l'intelligence connaissent leur plus grande puissance et leur
plus grand développement. […]
De même, il y a des périodes, des étapes, dans la vie de l'humanité dans son ensemble; à
un moment elle est passée par l’enfance, à un autre moment par la jeunesse mais maintenant elle
est entrée dans sa longue période annoncée de maturité dont les preuves sont partout visibles. Par
conséquent, les besoins et les conditions des périodes précédentes ont changé et de nouvelles
exigences qui caractérisent l'âge actuel du monde de l'humanité sont apparues. Ce qui était
applicable aux besoins de l’espèce humaine au début de son histoire ne peut ni répondre aux
exigences de ce jour ni les satisfaire en cette période de nouveauté et d’accomplissement.
L'humanité a dépassé ses anciennes limites et sa formation initiale. L'homme doit maintenant
s'imprégner de nouvelles vertus et de nouveaux pouvoirs, d’une nouvelle moralité et de nouvelles
capacités. De nouvelles générosités et perfections, de nouveaux bienfaits l'attendent et descendent
déjà sur lui. Les dons et les grâces de la période de jeunesse, bien qu'opportuns et suffisants
pendant l'adolescence du monde humain, sont maintenant incapables de répondre aux besoins de
sa maturité.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace : Talks Delivered by ‘A bdu'l-Bahá
during His V isit to the United States and Canada in 1912 (Wilmette : Bahá'í Publishing, 2012),
p. 617-618) [26]
Bahá’u’lláh l’atteste lui-même : Les sommets, que par la très miséricordieuse faveur de Dieu,
l’homme mortel peut atteindre en ce jour demeurent encore cachés à sa vue. Le monde de
l’existence n’a jamais eu, ni ne possède encore, la faculté de recevoir une telle révélation. Le jour
approche, cependant, où les potentialités d’une si grande faveur seront, en vertu de son
commandement, manifestées aux hommes.
Pour que soit révélée une si grande faveur, une période de troubles intenses et de
souffrance généralisée semblerait indispensable. Si resplendissant qu’ait été l’âge qui a témoigné
du commencement de la mission confiée à Bahá’u’lláh, l’intervalle de temps qui doit s’écouler
avant que cet âge porte son fruit le plus précieux doit être obscurci – et la chose apparaît avec une
évidence toujours croissante – par les ténèbres morales et sociales qui, seules, peuvent préparer
une humanité impénitente à recueillir la récompense dont son destin est d’hériter.
Nous entrons à présent dans une telle période d’un pas ferme et irrésistible. Parmi les
ombres qui, chaque jour davantage, s’épaississent autour de nous, nous pouvons à peine discerner
les faibles lueurs de la sublime souveraineté de Bahá’u’lláh qui, par instants, apparaissent à
l’horizon de l’histoire. À nous qui sommes « la génération de la pénombre », qui vivons en un
temps qu’on peut désigner comme la période d’incubation de la fédération mondiale envisagée
par Bahá’u’lláh, à nous a été assignée une tâche dont nous ne pouvons jamais assez apprécier le
haut privilège, et dont nous ne pouvons encore percevoir la difficulté que confusément. Nous
pouvons bien croire, nous qui sommes appelés à éprouver l’action des forces des ténèbres
destinées à libérer un torrent de souffrances atroces, que l’heure la plus sombre qui doit précéder
l’âge d’or de notre foi n’a pas encore sonné. Si profonde que soit l’obscurité qui encercle déjà le
monde, les épreuves pénibles dont la terre doit être affligée ne sont encore qu’en préparation, et
leur noirceur ne peut encore être imaginée. Nous nous trouvons au seuil d’un âge dont les
convulsions proclament à la fois les affres de l’agonie de l’ordre ancien et les douleurs de
l’enfantement du nouveau. Nous pouvons dire que ce nouvel ordre mondial a été conçu sous
l’influence créatrice de la foi annoncée par Bahá’u’lláh. Nous pouvons, en ce moment, éprouver
ses mouvements dans le sein d’un âge en travail, un âge qui attend l’heure fixée à laquelle il
pourra déposer son fardeau et produire son plus beau fruit.
(Shoghi Effendi, d’une lettre datée du 11 mars 1936, publiée dans L’Ordre mondial de
Bahá’u’lláh, chapitre VII, p. 157-158, Maison d’éditions bahá'íes, 1993) [27]
En regardant le monde autour de nous, nous sommes forcés de remarquer les multiples preuves
de cette effervescence universelle qui, sur chaque continent du globe et dans chaque domaine de
la vie humaine, religieux, social, économique ou politique purifie et réforme l'humanité en vue du
jour où la totalité de l’espèce humaine sera prise en considération et son unité établie. Deux
processus peuvent cependant être distingués, chacun tendant, à sa manière et à un rythme accéléré,
à porter à leur comble les forces qui sont en train de transformer la face de notre planète. Le
premier est essentiellement un processus d'intégration, tandis que le second est fondamentalement
destructeur. Le premier, qui se développe progressivement, déploie un système qui peut servir de
modèle à la communauté politique mondiale vers laquelle s'achemine sans trêve un monde
étrangement désordonné ; alors que le second, à mesure que s'accroît son influence désintégratice,
tend à renverser avec une violence toujours croissante les barrières vétustes qui cherchent à
entraver le progrès de l'humanité vers le but qui lui est assigné. Le processus constructeur, associé
à la foi naissante de Bahá'u'lláh, est le signe avant-coureur du nouvel ordre mondial que cette Foi
doit établir sous peu. Les forces destructrices qui caractérisent l'autre mouvement devraient être
identifiées avec une civilisation qui a refusé de répondre à l'attente d'un âge nouveau et qui, par
conséquent, décline et s'enfonce dans le chaos.
(Shoghi Effendi L’Ordre mondial de Bahá’u’lláh, p. 159-160) [28]
Les longs siècles de première et de seconde enfance par lesquels a dû passer l’espèce humaine
s'estompent dans le passé. L'humanité fait maintenant l'expérience des troubles invariablement
associés au stade le plus tumultueux de son évolution, le stade de l'adolescence, quand
l'impétuosité de la jeunesse et sa véhémence atteignent leur point culminant, avant de faire
progressivement place au calme, à la sagesse et à la maturité qui caractérisent le stade de l'âge
adulte. Alors, l’espèce humaine atteindra cette stature, cette maturité qui la rendra capable
d'acquérir tous les pouvoirs et toutes les capacités dont doit dépendre son développement ultime.
(Shoghi Effendi L’Ordre mondial de Bahá’u’lláh, p. 196) [29]
De tous les principes que renferment ces Tablettes, le plus nécessaire à la vie est le principe de
l'unicité et de l'intégrité de la race humaine, qu’on peut considérer comme la marque distinctive
de la Révélation de Bahá'u'lláh et le pivot de ses enseignements. […] Bahá'u'lláh déclare : « En
vérité, nous sommes venu pour unir, pour souder tout ce qui est sur la terre. » « Si puissante est
la lumière de l'unité » dit-il encore, « qu'elle peut éclairer la terre entière. » L’unité, déclare-t-il
est le but « qui prévaut sur tous les buts » et « la reine de toutes les aspirations » de sa Révélation.
Il proclame : « Le monde est un seul pays dont tous les hommes sont les citoyens. » Il affirme
aussi que l'unification de l'humanité, dernière étape de son évolution vers la maturité, est
inévitable, que « bientôt, l’état de choses actuel sera révolu et qu’un nouvel ordre sera déployé à
sa place », que « toute la terre est actuellement en état de gestation », que « le jour approche où
elle produira ses fruits les plus magnifiques, où elle portera les arbres les plus élancés, les fleurs
les plus ravissantes, les plus grands bienfaits du ciel ». Il déplore l'imperfection de la situation
actuelle, dénonce l'insuffisance du patriotisme en tant que force capable de diriger et de maîtriser
la société humaine et considère que « l'amour de l'humanité » et le service consacré à ses intérêts
sont les objectifs les plus louables et les plus dignes des efforts de l'homme.
(Shoghi Effendi, Dieu passe près de nous, p. 207-208, Maison d’éditions baha’ies, 1976) [30]
Une conception particulière de l'histoire, de son cours et de son orientation est indissociable de la
perspective bahá'íe sur la politique. Les disciples de Bahá’u’lláh ont tous la ferme conviction que
l’humanité s'approche aujourd'hui du couronnement d'un processus millénaire qui l'a menée de
son enfance collective au seuil de la maturité, étape qui verra l'unification de l’espèce humaine. À
l’instar de l'individu qui traverse la période instable mais prometteuse de l'adolescence, au cours
de laquelle des pouvoirs et des capacités latents se révèlent, l'humanité dans son ensemble est au
cœur d’une transition sans précédent. Derrière les turbulences et l'agitation de la vie
contemporaine se cachent les à-coups de la lutte de l’humanité pour atteindre sa maturité. Les
pratiques et les conventions largement acceptées, les attitudes et les habitudes profondément
ancrées, sont rendues une à une obsolètes, alors que les impératifs de l’âge adulte commencent à
s'affirmer.
Les bahá'ís sont encouragés à voir dans les changements révolutionnaires qui se produisent dans
chaque sphère de la vie l'interaction de deux processus fondamentaux. L'un est destructeur, l'autre
intégrateur. Chacun à sa manière sert à conduire l'humanité sur la voie qui mène à sa pleine
maturité. Les effets du premier se manifestent partout : vicissitudes qui affligent les institutions
traditionnelles, impuissance des dirigeants à tous les niveaux à réparer les fractures qui
apparaissent dans la structure de la société, démantèlement des normes sociales qui ont longtemps
tenu en échec des passions incontrôlables, découragement et indifférence dont font preuve non
seulement les individus mais aussi des sociétés entières qui ont perdu tout sens vital de leur raison
d’être. Leurs effets sont dévastateurs, mais les forces de désintégration ont tendance à balayer les
barrières qui bloquent le progrès de l'humanité, ouvrant ainsi un espace où le processus
d'intégration peut rassembler divers groupes et révélant de nouvelles possibilités de coopération
et de collaboration. Les bahá'ís, bien entendu, s'efforcent de s'aligner, individuellement et
collectivement, sur les forces associées au processus d'intégration qui, ils en sont convaincus,
continuera à gagner en force, quelle que soit la morosité des horizons proches. Les affaires
humaines seront complètement réorganisées et une ère de paix universelle sera inaugurée. […]
Dans une Tablette écrite il y a près d’un siècle et demi, Bahá’u’lláh compare le monde au
corps humain ; c’est la vision inspirée de cette analogie qui anime l’effort bahá’í pour découvrir
la nature d’un nouvel ensemble de relations entre ces trois protagonistes : l'individu, les
institutions et la communauté. La coopération est le principe qui régit le fonctionnement de ce
système. Tout comme l'apparition de l'âme rationnelle dans le monde de l'existence est rendue
possible par l'association complexe d'innombrables cellules, dont l'organisation en tissus et
organes permet la réalisation de capacités particulières, la civilisation peut être considérée comme
le résultat d'un ensemble d'interactions entre des composantes diverses et étroitement intégrées
qui ont transcendé l'objectif étroit de ne s'occuper que de leur propre existence. Et tout comme la
viabilité de chaque cellule et de chaque organe dépend de la santé du corps dans son ensemble, la
prospérité de chaque individu, de chaque famille, de chaque peuple doit être recherchée dans le
bien-être de l'ensemble du genre humain.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message du 2 mars 2013 aux bahá'ís d'Iran)
[31]
Unité et Justice
[…] La lumière des hommes est la justice. Ne laissez pas les vents contraires de l’oppression et
de la tyrannie l’éteindre. Le but de la justice est l’apparition de l’unité parmi les hommes […]
Fermez les yeux à l’aliénation et fixez votre regard sur l’unité. Adhérez avec ténacité à ce qui
mènera au bien-être et à la tranquillité de toute l’humanité. Cette étendue de terre n’est qu’une
seule patrie et une seule demeure. Il vous appartient d’abandonner toute vaine gloire, source
d’aliénation et de tourner vos cœurs vers tout ce qui garantit l’harmonie.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas,
p. 69-70) [32]
Le Grand-Être dit : Ô bien-aimés ! Le tabernacle de l’unité est dressé ; ne vous considérez pas
comme des étrangers. Vous êtes les fruits d’un seul arbre, les feuilles d’une seule branche. Nous
caressons l’espoir que la lumière de la justice descende sur le monde et le purifie de la tyrannie.
Si les dirigeants et les rois de la terre, les symboles du pouvoir de Dieu – exaltée soit sa gloire –
se lèvent et décident de se consacrer à tout ce qui favorisera les plus grands intérêts de l’humanité
tout entière, le règne de la justice sera assurément établi parmi les enfants des hommes.
[…] Il n’est aucune force sur terre pour égaler dans son pouvoir conquérant la force de la justice
et de la sagesse. En vérité j’affirme qu’il n’existe pas et qu’il n’a jamais existé d’armée plus
puissante que celle de la justice et de la sagesse. […] Il est certain que si le soleil de la justice,
obscurci par les nuages de la tyrannie, devait rayonner sur les hommes, la face de la terre en serait
complètement transformée.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 172-173) [33]
Nous supplions Dieu de délivrer la lumière d’équité et le soleil de justice des épais nuages de la
rébellion, et de les faire briller sur les hommes. Aucune lumière ne peut être comparée à la
lumière de la justice. C’est d’elle que dépendent l’établissement de l’ordre dans le monde et la
tranquillité des nations.
(Bahá’u’lláh, Épître au Fils du loup (Maison d’éditions bahai’es, 2001), §52, p. 33) [ 34]
Le deuxième attribut de la perfection est la justice et l'impartialité. Cela signifie ne pas tenir
compte de ses avantages personnels et égoïstes et appliquer les lois de Dieu sans se soucier de
quoi que ce soit d'autre. Cela signifie ne se considérer que comme l'un des serviteurs de Dieu, le
Possesseur de toutes choses, et, sauf à aspirer à une distinction spirituelle, ne jamais tenter de se
distinguer des autres. Cela signifie considérer le bien-être de la communauté comme le sien
propre. Cela signifie en bref, considérer l'humanité comme un seul individu, et soi-même comme
un membre de ce corps social, et savoir avec certitude que si une douleur ou une blessure affecte
un membre de ce corps, elle doit inévitablement entraîner une souffrance pour tous les autres.
(‘Abdu’l-Bahá, Le secret de la civilisation divine, p. 61) [35]
Ô bien-aimés de Dieu ! Sachez, en vérité, que le bonheur de l'humanité réside dans l'unité et
l'harmonie du genre humain, et que les développements spirituels et matériels sont conditionnés
par l'amour et l'amitié entre tous les hommes.
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des Écrits d’‘A bdu’l-Bahá, p. 284, Maison d’éditions baha’ies, 1983)
[36]
Ô ami de l'humanité ! Loué soit Dieu ! Ton intention était bonne, tu as acquis des connaissances
et des savoirs et ton désir est de servir les peuples du monde. Je prie Dieu que tu atteignes ce but
et que tu manifestes ce qui est caché dans ton cœur. Dans le monde de la création, les bonnes
intentions sont de deux sortes. La première est spécifique et vise des personnes en particulier ;
elle est limitée et sa portée est extrêmement restreinte. La seconde est dirigée vers toutes les
choses créées ; elle infuse tout et son champ d'action est très étendu. Tout ce qui est entrepris par
amour du bien universel vient de Dieu. Par conséquent, si des actions peuvent se rapporter plus
ou moins au bien général parmi les nations civilisées, seule l’action entièrement orientée vers le
bien général est la parole de Dieu, la sagesse divine. Elle est le pouvoir qui peut changer et
transformer fondamentalement le monde de l’existence. Cette force est créatrice ; elle est
génératrice, revitalisante et fait naître une nouvelle création. Efforce-toi donc de poursuivre ce qui
sera cause du progrès du monde de l'humanité et te conduira à la glorification perpétuelle et à la
vie éternelle. Salut et louange à toi.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [37]
Qu’il n’y ait point de malentendu. Le principe de l’unité de l’humanité – pivot autour duquel
gravitent tous les enseignements de Bahá’u’lláh – n’est pas le simple élan d’une sentimentalité
ignorante ou l’expression d’un espoir vague et pieux. L'appel qu’il lance ne doit pas simplement
être assimilé au réveil de l’esprit de fraternité et de bonne volonté parmi les hommes, et il ne vise
pas seulement à entretenir une coopération harmonieuse entre des peuples de différentes ethnies
et nations. Ses implications sont plus profondes, ses revendications sont plus importantes
qu’aucune de celles que les prophètes du passé furent autorisés à avancer. Son message ne vaut
pas seulement pour l’individu, il vise avant tout la nature des rapports essentiels qui doivent lier
tous les états et toutes les nations comme les membres d’une même famille humaine. Il ne
constitue pas simplement l’énoncé d’un idéal, mais il est inséparablement associé à une
institution propre à incarner sa vérité, à démontrer sa validité et à perpétuer son influence. Il
suppose un changement organique dans la structure de la société contemporaine, un changement
tel que le monde n’en a jamais connu. Il constitue un défi à la fois audacieux et universel aux
mots d’ordre désuets des crédos nationaux - crédos qui ont fait leur temps et qui, selon le cours
normal des événements réglés et contrôlés par la Providence, doivent céder la place à un nouvel
Évangile foncièrement différent et infiniment supérieur à ce que, jusqu’ici, il a été donné au
monde de concevoir. Ce principe de l’unité n’implique rien de moins que la reconstruction et la
démilitarisation du monde civilisé tout entier – un monde qui sera organiquement unifié dans tous
les aspects essentiels de sa vie, dans son système politique, son aspiration spirituelle, son
commerce et sa finance, son écriture et son langage, et pourtant d’une infinie diversité par les
particularités nationales de ses unités fédérées.
(Shoghi Effendi, d‘une lettre datée du 28 novembre 1931, dans L’Ordre mondial de
Bahá’u’lláh, p. 37–38) [38]
Ils conçoivent leur religion comme étant essentiellement apolitique, supranationale,
rigoureusement non partisane et entièrement dissociée des ambitions, des activités et des desseins
nationalistes. Une telle foi ne connaît pas de division de classe ou de parti. Elle subordonne, sans
hésitation ni équivoque, tous les intérêts particuliers, qu'il soit personnels, régionaux ou nationaux,
à l’intérêt supérieur de l'humanité, fermement convaincue que, dans un monde de nations et de
peuples interdépendants, l'avantage d’une partie s’obtient le mieux par celui de l'ensemble, et
qu’un bénéfice durable ne peut être conféré aux parties composantes si l’intérêt général du tout
est ignoré ou négligé.
(Shoghi Effendi, d‘une lettre datée du 11 Mars 1936, dans L’Ordre mondial de
Bahá’u’lláh, p. 191-192) [39]
L'unification de l'humanité tout entière est le signe du stade qu’approche à présent la société
humaine. L’unité de la famille, de la tribu, de la cité, de la nation a été successivement tentée et
pleinement établie. L'unité du monde est maintenant le but que s’efforce d’atteindre une humanité
harassée. L'édification des nations a pris fin. L'anarchie inhérente à la souveraineté de l’État
atteint son point culminant. Un monde qui progresse vers sa maturité doit abandonner ce fétiche,
il doit reconnaître l'unité et la totalité organique des relations humaines, et établir une fois pour
toutes le mécanisme qui incarne le mieux ce principe fondamental de son existence.
(Shoghi Effendi, d’une lettre datée du 11 mars 1936, dans L’Ordre mondial de
Bahá’u’lláh, p. 196) [40].
Le nationalisme débridé, qui se distingue d'un patriotisme sain et légitime, doit céder la place à
une loyauté plus large, à l'amour de l'humanité dans son ensemble. La déclaration de Bahá'u'lláh
est la suivante : « La terre n'est qu'un seul pays, dont tous les hommes sont les citoyens. » Le
concept de citoyenneté mondiale est le résultat direct de la contraction du monde en un seul
village grâce aux progrès scientifiques et à l'indiscutable interdépendance des nations. L'amour de
tous les peuples du monde n'exclut pas l'amour de son pays. Dans une société mondialisée, la
partie progresse d’autant mieux que l’ensemble progresse.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message d'octobre 1985 aux peuples du
monde). [41]
[…] non seulement les talents et les capacités de l'humanité sont partagés par tous ses membres,
mais en fin de compte ses problèmes et ses afflictions touchent également tout le monde. Que ce
soit dans la maladie ou dans la santé, la famille humaine constitue une seule espèce et l’état de
l'un de ses membres ne peut être intelligemment considéré indépendamment de cette unicité
systémique. Comme l'état actuel du monde ne l'illustre que trop clairement, les tentatives des
dirigeants de la société de procéder autrement ne font qu'exacerber les problèmes.
(Extrait d'une lettre datée du 27 novembre 2001, écrite au nom de la Maison universelle
de justice à un croyant). [42]
La description que fait Shoghi Effendi du processus de désintégration qui s'accélère dans le
monde est en effet pénétrante. Tout aussi frappante est la précision avec laquelle il a analysé les
forces associées au processus d'intégration. Il a parlé d'une « diffusion progressive de l'esprit de
solidarité mondiale qui naît spontanément de la confusion qui règne dans une société
désorganisée » comme étant une manifestation indirecte de la conception de Bahá'u'lláh du
principe de l'unité de l'humanité. Cet esprit de solidarité a continué de s'étendre au fil des
décennies et aujourd'hui, ses effets se manifestent dans toute une série de développements, depuis
le rejet de préjugés raciaux profondément ancrés jusqu’à l'émergence d'une conscience de
citoyenneté mondiale, depuis la prise de conscience accrue de l'environnement jusqu’aux efforts
de collaboration dans la promotion de la santé publique, depuis le souci des droits de l'homme
jusqu’à la poursuite systématique de l'éducation universelle, depuis la mise en place d'activités
interconfessionnelles jusqu’à l'efflorescence de centaines de milliers d'organisations locales,
nationales et internationales engagées dans une forme ou une autre d'action sociale.
(La Maison universelle de justice, Riḍván 2006, message aux bahá’ís du monde) [43]
Les efforts organisés de la communauté bahá'íe sont renforcés par les nombreuses initiatives
individuelles de croyants travaillant dans divers domaines – en tant que bénévoles, professionnels
ou experts – pour contribuer au changement social. La nature caractéristique de leur approche
évite les conflits et la lutte pour le pouvoir ; elle s’efforce en même temps d'unir les gens dans la
recherche des principes moraux et spirituels sous-jacents et des mesures pratiques pouvant
conduire à la juste résolution des problèmes qui affligent la société. Les bahá'ís perçoivent
l'humanité comme un corps unique dont tous les membres sont inséparablement liés les uns aux
autres. Un ordre social structuré pour répondre aux besoins d'un groupe au détriment d'un autre se
traduit par l'injustice et l'oppression alors que l'intérêt supérieur de chaque partie constituante est
réalisé en considérant ses besoins dans le contexte du bien-être de l'ensemble.
(Extrait d'une lettre datée du 23 décembre 2008, écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [44]
Comme vous le savez d’après votre étude des écrits bahá'ís le principe qui imprègne tous les
aspects de la vie organisée de la planète est l’unité de l’humanité, la marque de l’âge de la
maturité. Que l’humanité constitue un seul peuple est une vérité qui, autrefois considérée avec
scepticisme, revendique aujourd’hui une acceptation généralisée. Le rejet de préjugés
profondément enracinés et un sentiment croissant de citoyenneté mondiale font partie des signes
de cette prise de conscience accrue. Pourtant, aussi prometteuse que puisse être l’élévation de la
conscience collective, elle ne doit être considérée que comme la première étape d’un processus
qui prendra des décennies – voire des siècles – à se dérouler. Car le principe de l’unité de
l’humanité, tel que proclamé par Bahá'u'lláh, ne demande pas simplement la coopération entre les
peuples et les nations. Il appelle à une reconceptualisation complète des relations qui soutiennent
la société. L’aggravation de la crise environnementale, entraînée par un système qui tolère le
pillage des ressources naturelles pour satisfaire une soif insatiable de posséder toujours plus,
suggère à quel point la conception actuelle de la relation de l’humanité avec la nature est
totalement inadéquate ; la détérioration de l’environnement familial, accompagnée de
l’augmentation de l’exploitation systématique des femmes et des enfants dans le monde, montre à
quel point les notions erronées qui définissent les relations de la cellule familiale sont
omniprésentes ; la persistance du despotisme, d’une part, et le mépris croissant de l’autorité,
d’autre part, révèlent à quel point la relation actuelle entre l’individu et les institutions de la
société est insatisfaisante pour une humanité mûre ; la concentration de la richesse matérielle
entre les mains d’une minorité de la population mondiale montre à quel point les relations entre
les nombreux secteurs de ce qui est aujourd’hui une communauté mondiale émergente sont
fondamentalement mal conçues. Le principe de l’unité de l’humanité implique donc un
changement organique dans la structure même de la société.
(Maison universelle de justice, extrait d’un message aux bahá’ís d’Iran, 2 mars 2013) [45]
Toutefois, bien que l’unité mondiale soit possible – non, inévitable – elle ne peut en fin de
compte se réaliser sans une acceptation inconditionnelle de l’unité du genre humain, que le
Gardien décrit comme « le pivot autour duquel gravitent tous les enseignements de Bahá'u'lláh ».
Avec quelle clairvoyance et quelle éloquence a-t-il exposé les profondes implications de ce
principe cardinal ! Il a clairement vu, dans la turbulence qui secouait les affaires du monde,
comment le fait que l’humanité n’est qu’un seul peuple doit être le fondement d’un nouvel ordre.
Le vaste éventail des relations qui existent entre les nations – et en leur sein – doit être
entièrement examiné dans cette optique. Pour qu’une telle vision se concrétise, il faudra tôt ou
tard que les dirigeants du monde réalisent un exploit politique historique. Hélas, la volonté
d’accomplir cet exploit fait toujours défaut. L’humanité est plongée dans une crise d’identité,
alors que divers peuples et groupes peinent à se définir, à déterminer leur place dans le monde et
comment ils devraient agir. Sans la vision d’une identité partagée et d’un but commun, ils
s’enlisent dans des idéologies antagoniques et des luttes de pouvoir. Un nombre apparemment
incalculable de permutations des notions de « nous » et « eux » définit les identités collectives de
façon toujours plus restrictive et en les opposant les unes aux autres. Avec le temps, cet
éclatement en groupes d’intérêts divergents a fragilisé la cohésion de la société même. Des
conceptions opposées de la primauté d’un peuple particulier sont colportées, en faisant
abstraction de la réalité qui est que l’humanité suit un parcours commun dans lequel tous sont des
protagonistes. Songez à la différence radicale qui sépare cette conception fragmentée de l’identité
humaine de celle qui découle de la reconnaissance de l’unité de l’humanité. Dans cette
perspective, la diversité qui caractérise la famille humaine, loin d’aller à l’encontre de son unité,
ajoute à sa richesse. L’unité, dans son acception bahá'íe, renferme le concept essentiel de
diversité, qui la distingue de l’uniformité. C’est par l’amour pour tous et la subordination des
allégeances de moindre importance au véritable intérêt du genre humain que l’unité du monde
peut être établie et que les manifestations infinies de la diversité humaine peuvent s’épanouir
pleinement.
(Maison universelle de justice, extrait d’un message du 18 janvier 2019 aux bahá’ís du
monde). [46]
Le rôle de la connaissance
La connaissance est un des dons merveilleux de Dieu. Il incombe à chacun de l’acquérir. Certains
arts et moyens matériels aujourd’hui manifestes ont été acquis grâce à sa connaissance et à sa
sagesse révélées dans des épîtres et des tablettes par sa Plume très exaltée – Plume qui recèle un
trésor d’où les perles précieuses de la sagesse et de la parole, ainsi que les arts et les métiers du
monde, sont amenés à la lumière.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 39) [47]
La connaissance est comme les ailes pour la vie de l’homme et une échelle pour son ascension. Il
incombe à chacun de l’acquérir. Néanmoins il faudrait acquérir la connaissance des sciences qui
sont profitables aux peuples de la terre, mais non de celles qui commencent par des mots et
finissent par des mots. […] En vérité, la connaissance est un véritable trésor pour l’homme et une
source de gloire, de bonté, de joie, d’exaltation, de courage et de bonheur pour lui.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas,
p. 53-54), [48]
Le Grand Être dit : Les savants de cette époque doivent inciter les gens à acquérir ces branches de
la connaissance qui sont utiles et dont ils peuvent, ainsi que la plupart des hommes, tirer bénéfice.
Les recherches académiques qui commencent et finissent par des mots n’ont jamais eu de valeur
et ne vaudront jamais rien.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 177) [49]
En ce jour, le fruit de choix sur l’arbre de la connaissance est celui qui sert au bien-être de
l’humanité et qui sauvegarde ses intérêts.
(Bahá’u’lláh, Le tabernacle de l’unité, §1.16, p. 9-10, Maison d’éditions bahá'íes, 2007). [50]
Fais tout ton possible pour acquérir les perfections nécessaires à la vie spirituelle et à la vie
matérielle, car les fruits de l'arbre humain ont toujours été et seront toujours la perfection des
deux. Il n'est pas souhaitable qu'un homme soit laissé sans connaissances ou compétences, car il
n'est alors qu'un arbre stérile. Ensuite, dans la mesure où les capacités et les aptitudes le
permettent, tu dois orner l'arbre de l’existence de fruits tels que la connaissance, la sagesse, la
perception spirituelle et l’éloquence.
(Bahá'u'lláh, extrait d'une tablette traduite du persan) [51]
[…] chaque branche du savoir, si elle est associée à l’amour divin, est approuvée et digne de
louanges mais, privé de son amour, le savoir est stérile – en vérité, il conduit à la démence.
Chaque domaine de la connaissance, chaque science, est comme un arbre : si le fruit qu’il produit
est l’amour de Dieu, alors c’est un arbre béni mais, si ce n’est pas le cas, cet arbre n’est que du
bois desséché et ne pourra servir qu’à faire du feu.
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’‘A bdu’l-Bahá, p. 179-180) [52]
Fais de grands efforts pour acquérir les connaissances avancées de l'époque, et tout ton possible
pour faire progresser la civilisation divine.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [53]
Une bonne conduite et une haute moralité sont primordiales, car si le caractère n’est pas formé,
l'acquisition de connaissances ne pourra que s'avérer néfaste. La connaissance est louable
lorsqu'elle est associée à une conduite éthique et à un noble caractère, sinon, c'est un poison
mortel, un terrible danger. Un médecin malveillant, qui trahit la confiance qu’on lui fait, peut
provoquer la mort, et devenir source de nombreuses infirmités et maladies.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [54]
Plus ils s'efforceront d'élargir le champ de leurs connaissances, meilleur et plus gratifiant en sera
le résultat. Que les aimés de Dieu, jeunes ou vieux, hommes ou femmes, chacun selon ses
capacités, s'investissent et ne ménagent pas leurs efforts pour acquérir les différentes branches
actuelles des arts et de la connaissance, tant spirituelle que séculière. Que dans leurs réunions leur
conversation se limite à des propos élevés et à des informations sur l’actualité des connaissances.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite de l'arabe) [55]
Il est clair que l’instruction est le plus grand don de Dieu et que la connaissance et son
acquisition sont une bénédiction du ciel. Il incombe donc aux amis de Dieu de s’évertuer à
promouvoir la connaissance divine, la culture et les sciences, en sorte que ceux qui sont
aujourd'hui des écoliers deviennent les plus érudits de toute la communauté des sages. C'est un
service rendu à Dieu lui-même, et c'est l'un de ses commandements inéluctables.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [56]
[…] La religion de Dieu est la promulgatrice de la vérité, la fondatrice de la science et de la
connaissance, qu’elle est pleine d’affection pour les savants, qu’elle est la civilisatrice de
l’humanité, qu’elle a découvert les mystères des créatures et projeté la lumière sur les horizons.
Comment, dans de telles conditions, serait-elle l’adversaire de la science ? J’en demande pardon à
Dieu ! Pour Dieu, la science est la plus belle des qualités de l’homme, et la plus noble de ses
perfections. S’opposer à la science, c’est faire acte d’ignorant, et celui qui déteste la science et les
connaissances n’est pas un homme mais un animal sans intelligence ; car la science c’est la
lumière, la vie, la félicité, la perfection, la beauté, le moyen d’approcher le seuil de l’unité ; c’est
l’honneur et la vertu de l’humanité, et la plus grande faveur de Dieu ! La science c’est le salut, et
l’ignorance la perte sans recours. Heureux ceux qui passent leurs jours à acquérir les sciences, à
découvrir les mystères des créatures et à pénétrer les détails de la vérité.
(‘Abdu’l-Bahá, les leçons de Saint-Jean-d’A cre, Presses universitaires de France 1970
p. 153-154) [57]
Toutes les sciences, les connaissances, les arts, les inventions, les institutions, les entreprises et
les découvertes proviennent des facultés de l’âme douée de raison. Il fut un temps où c’étaient des
mystères préservés, des secrets cachés et inconnus ; l’âme douée de raison les a peu à peu
découverts et amenés du domaine de l’invisible et du caché à celui de l’évidence. C’est le plus
grand pouvoir de l’intelligence dans la nature ; son essor et sa portée suprême consistent à
comprendre la réalité, les particularités et les caractéristiques des contingences.
(‘Abdu’l-Bahá, les leçons de Saint-Jean-d’A cre, p. 248-249) [58]
La science est la première émanation de Dieu vers l'homme. Tout être créé incarne la potentialité
de la perfection matérielle, mais la capacité de recherche intellectuelle et d'acquisition
scientifique est une vertu supérieure spécifique à l'homme. Les autres êtres et les organismes, sont
privés de cette potentialité et de cet accomplissement. Dieu a créé ou déposé dans l'homme cet
amour de la réalité. Le développement et le progrès d'une nation sont fonction de la mesure et du
degré de ses réalisations scientifiques. Par ce moyen, sa grandeur est continuellement accrue et,
jour après jour, le bien-être et la prospérité de son peuple sont assurés.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 67) [59]
Tous les Livres saints, les prophètes divins, les sages et les philosophes s'accordent à dire que la
guerre détruit le progrès humain et que la paix le construit. Ils s'accordent à dire que la guerre et
les conflits sapent les fondements de l'humanité. Par conséquent, une force est nécessaire pour
prévenir la guerre, proclamer et établir l'unité de l'humanité.
Mais admettre la nécessité de cette force n'est pas suffisant. Comprendre que la richesse est
souhaitable, n'est pas s'enrichir. Reconnaître que les réalisations scientifiques sont appréciables ne
confère pas un savoir scientifique. Connaître l'excellence de l'honneur ne rend pas un homme
honorable. La connaissance des conditions humaines et des remèdes qui leur sont nécessaires
n'est pas cause de l’amélioration de ces conditions. Admettre que la santé est bonne ne donne pas
la santé. Un médecin compétent est nécessaire pour remédier aux conditions humaines existantes.
De même qu'un médecin doit avoir une connaissance complète de la pathologie, du diagnostic, de
la thérapeutique et du traitement, de même ce Médecin de l’humanité doit être sage, habile et
compétent avant d’obtenir une guérison. La simple connaissance de la maladie ne donne pas la
santé; cette connaissance doit être appliquée et le remède doit être mis en œuvre.
La connaissance, la volonté et l'action conditionnent la réalisation de tout objectif. Si ces trois
conditions ne sont pas réunies, il n'y a ni mise en pratique ni résultats.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 217-218) [60]
Accepter les enseignements de Bahá'u'lláh implique l'engagement de s'efforcer d'atteindre sa
maturité spirituelle personnelle, de participer aux efforts collectifs pour construire une société
prospère et de contribuer au bien commun. La science et la religion sont les deux systèmes de
connaissance inséparables et interdépendants qui font progresser la civilisation. Selon les mots de
‘Abdu'l-Bahá, « Le progrès du monde de l'humanité dépend de la connaissance, et son déclin est
dû à l'ignorance. Lorsque le genre humain acquiert des connaissances, il devient céleste, et
lorsqu’il acquiert le savoir, il revêt des attributs seigneuriaux ». Chercher à acquérir des
connaissances et des savoirs, étudier des sciences et des métiers utiles, font partie des croyances
fondamentales des disciples de Bahá'u'lláh. Par conséquent, pour contrer les difficultés qui vous
sont imposées sur le chemin de l'enseignement supérieur, vous avez choisi la solution à long
terme de vous engager dans une collaboration constructive avec d'autres partisans de la paix et de
la réconciliation afin de construire une société progressiste et ordonnée, engagée dans la
promotion de la connaissance et de la justice sociale.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message du 17 juin 2011 aux croyants
dans le Berceau de la Foi) [61]
L'un des aspects cruciaux du cadre conceptuel, qui nécessitera une attention particulière dans les
années à venir, est la production et la mise en pratique de connaissances.
Au cœur de la plupart des disciplines du savoir humain se trouve un consensus relatif sur la
méthodologie : c’est-à-dire une compréhension des méthodes et de la façon de les utiliser de
manière appropriée pour enquêter systématiquement sur la réalité et obtenir ainsi des résultats
fiables et des conclusions solides. Les bahá'ís qui sont impliqués dans diverses disciplines –
économie, éducation, histoire, sciences sociales, philosophie et bien d'autres – connaissent
évidemment les méthodes employées dans leur domaine et s'y consacrent pleinement. C’est à eux
de réfléchir sérieusement aux implications que les vérités trouvées dans la Révélation auraient sur
leur travail. Le principe de l'harmonie de la science et de la religion fidèlement respecté, garantira
que les croyances religieuses ne succombent pas à la superstition et que les découvertes
scientifiques ne sont pas récupérées par le matérialisme.
(Extrait d'une lettre datée du 24 juillet 2013 écrite au nom de la Maison universelle de
justice à une Assemblée spirituelle nationale) [62]
Au fond, une grande partie des efforts de la communauté bahá'íe a été consacrée à traiter la cause
première des préjugés religieux : l’ignorance. La Maison de justice a déclaré : « La perpétuation
de l'ignorance est une forme d'oppression des plus graves ; elle renforce les nombreux murs de
préjugés qui font obstacle à la réalisation de l'unité de l'humanité. […] L'accès à la connaissance
est le droit de chaque être humain, et participer, chacun selon ses talents et ses capacités, à sa
production, à son application et à sa diffusion est une responsabilité que tous doivent assumer
dans la grande entreprise de construction d'une civilisation mondiale prospère. » Cette orientation
s'est particulièrement manifestée d’abord dans l'accent mis par la communauté bahá'íe sur
l'éducation, préoccupation centrale depuis les débuts de la Foi, ensuite dans ses efforts pour
favoriser chez les individus une conscience et une capacité croissantes à reconnaître les préjugés
et à les combattre, et aussi dans sa pratique d'utiliser des processus consultatifs dans toutes ses
affaires et enfin dans son engagement et son soutien des systèmes jumeaux de connaissance de la
science et de la religion comme nécessaires pour l'avancement de la civilisation. En outre, le
développement de la vie de l'esprit et la recherche indépendante de la réalité, valorisés dans les
Écrits bahá'ís, servent à donner aux individus les moyens de distinguer la vérité de l’erreur, ce qui
est essentiel si l'on veut éliminer les préjugés, les superstitions et les traditions surannées qui font
obstacle à l'unité. ‘Abdu'l-Bahá affirme à cet égard que « une fois que chaque âme aura cherché la
vérité, la société sera libérée de ces ténèbres qui consistent à continuellement répéter le passé ».
(Extrait d'une lettre datée du 27 décembre 2017, écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [63]
Nature du développement social et économique bahá'í
Cohérence entre les dimensions matérielles et spirituelles de l'existence
[… ] dans les cieux et sur la terre, chaque chose est la preuve directe de la révélation en elle-
même des attributs et des noms de Dieu puisqu’en tout atome sont enchâssés les signes qui
portent un éloquent témoignage de la révélation de cette très grande Lumière.
(Bahá’u’lláh, le Kitáb-i-Íqán : le livre de la Certitude §107, p. 80 Maison d’éditions
bahá’íes, 2014) [64]
La religion est en vérité le principal instrument pour l’établissement de l’ordre dans le monde et
de la tranquillité parmi ses peuples. […] Plus grand est le déclin de la religion plus affligeante est
l’obstination de l’impie. Ceci ne peut mener finalement qu’au chaos et à la confusion.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 66) [65]
… La religion doit être conforme à la science et à la raison pour qu’elle puisse exercer une
influence sur le cœur des hommes. Elle doit reposer sur des bases solides et ne pas s’en tenir aux
imitations.
(‘Abdu’l-Bahá, première Tablette à La Haye) [66]
Le bonheur de l’humanité ne sera pas atteint tant que la civilisation matérielle ne sera pas
associée à la civilisation divine, bien que cette civilisation matérielle soit l’un des moyens
concourant au progrès du monde humain. La civilisation matérielle est comme le verre d’une
lampe. La civilisation divine est la lampe même. Sans la lumière, le verre reste obscur. La
civilisation matérielle est comme le corps. Aussi gracieux, élégant et beau qu’il soit, il est
inanimé. La civilisation divine est comme l’esprit. Le corps reçoit la vie de l’esprit, sans lequel il
devient un cadavre. Ainsi il est prouvé que l’humanité a besoin des souffles de l’Esprit-Saint.
Sans l’esprit, le monde est privé de vie et, sans cette lumière, l’humanité est plongée dans une
obscurité totale.
(‘Abdu’l-Bahá, première Tablette à La Haye) [67]
[…] tant que les réalisations matérielles et les vertus humaines ne seront pas renforcées par des
perfections d’ordre spirituel, par des qualités lumineuses et par les caractéristiques de la
miséricorde, ces réalisations et ces vertus demeureront stériles, et le bonheur du monde de
l’humanité – ce but ultime – ne sera pas atteint. Car même si les réalisations matérielles et le
développement du monde physique apportent la prospérité qui révèle de façon exquise les buts
auxquels elle tend, la menace du danger, de cruelles calamités et de violentes afflictions n’en
demeure pas moins présente.
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’‘A bdu’l-Bahá, p. 282 [68]
Nous espérons que les bien-aimés de Dieu et les servantes du Miséricordieux contribueront,
conformément aux Enseignements célestes, à l'unité du monde de l'humanité, considéreront la
religion comme la base de l'amour et de la fraternité entre les peuples, s'efforceront d'harmoniser
la religion et la science, deviendront un trésor de richesses pour les pauvres et un refuge et un
asile pour les fugitifs, apporteront joie et clarté aux démunis, et aideront les nécessiteux par la
grâce fortifiante du Très-Miséricordieux.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [69]
La civilisation matérielle est semblable à la lampe, alors que la civilisation spirituelle est la
lumière de cette lampe. Si la civilisation matérielle et la civilisation spirituelle s'unissent, alors
nous aurons la lampe et sa lumière, et le résultat sera parfait. Car la civilisation matérielle est
semblable à un beau corps, et la civilisation spirituelle est semblable à l'esprit de vie. Si ce
merveilleux esprit de vie entre dans ce beau corps, le corps deviendra un canal pour la répartition
et le développement des perfections de l'humanité.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 15) [70]
Deux ailes sont nécessaires à l’homme. Une aile est le pouvoir physique et la civilisation
matérielle, l’autre est le pouvoir spirituel et la civilisation divine. Avec une seule aile, le vol est
impossible. Deux ailes sont essentielles. Par conséquent, quel que soit le degré d'avancement de
la civilisation matérielle, elle ne peut s’élever vers la perfection qu’avec l’aide de la civilisation
spirituelle.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 16) [71]
Quel que soit le degré d’avancement du monde matériel, il ne peut faire le bonheur de l'humanité.
Ce n'est que lorsque la civilisation matérielle et la civilisation spirituelle seront liées et
coordonnées que ce bonheur sera assuré. Alors, la civilisation matérielle n’alimentera plus les
forces du mal de son énergie en détruisant l'unité de l'humanité, car dans la civilisation matérielle,
le bien et le mal avancent ensemble et au même rythme. Prenons par exemple le progrès matériel
de l'homme au cours de la dernière décennie. Des établissements scolaires, des hôpitaux, des
institutions philanthropiques, des académies scientifiques et des centres philosophiques ont été
fondés, mais simultanément à ces preuves de développement, l'invention et la production de
moyens et d'armes de destruction humaine ont augmenté. […]
Tout cela est le résultat de la civilisation matérielle. Par conséquent, bien que le progrès
matériel favorise les buts nobles de la vie, il sert en même temps les buts ignobles. […] Que les
préceptes moraux et les fondements de la civilisation divine s'unissent au progrès matériel de
l'homme et sans aucun doute le bonheur du monde humain sera atteint et, de toutes parts, la
bonne nouvelle de la paix sur terre sera annoncée. Alors l'humanité réalisera des progrès
extraordinaires, la sphère de l'intelligence humaine sera incommensurablement élargie, de
merveilleuses inventions apparaîtront et l'esprit de Dieu se révélera. Tous les hommes se
réuniront dans la joie et l’exaltation et la vie éternelle sera accordée aux enfants du Royaume.
[…] Par conséquent, la civilisation matérielle et la civilisation divine, ou altruiste, doivent
progresser ensemble jusqu'à ce que les aspirations et les désirs les plus élevés de l'humanité se
réalisent.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 151-152) [72]
La connaissance scientifique est la plus haute réalisation sur le plan humain, car la science
découvre ce qui est réel. Cette science est de deux sortes : matérielle et spirituelle. La science
matérielle est l’étude des phénomènes naturels. La science divine est la découverte et la mise en
pratique des vérités spirituelles. Le monde de l'humanité doit acquérir les deux. Un oiseau a deux
ailes ; il ne peut pas voler avec une seule. La science matérielle et la science spirituelle sont les
deux ailes de l'élévation et de l’accomplissement de l’être humain. Les deux sont nécessaires,
l’une naturelle, l'autre surnaturelle ; l'une matérielle, l'autre divine.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 195-196) [73]
Dieu a doté l'homme d'intelligence et de raison par lesquelles il lui incombe de déterminer la
véracité des questions et des propositions. Si les croyances et les opinions religieuses sont jugées
contraires aux normes de la science, elles ne sont que superstitions et chimères ; car l’inverse de
la connaissance est l'ignorance, et l'enfant de l'ignorance est la superstition. Il est incontestable
qu'il doit y avoir un accord entre la vraie religion et la science. Si une question est jugée contraire
à la raison, la foi et la croyance en celle-ci sont impossibles, et il n'y a pas d'autre résultat
qu’indécision et hésitation.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 251-252) [74]
Peu importe comment le monde de l’humanité progresse sur le plan de la civilisation matérielle, il
a néanmoins besoin du développement spirituel mentionné dans l'Évangile. Les vertus du monde
matériel sont limitées, alors que les vertus divines sont illimitées. Dans la mesure où les vertus
matérielles sont limitées, le besoin qu'a l'homme des perfections du monde divin est illimité.
Tout au long de l'histoire de l'humanité, nous constatons que si le sommet même des vertus
humaines a été atteint à diverses époques, elles étaient pourtant limitées, alors que les réalisations
divines ont toujours été illimitées et infinies. Le limité a toujours besoin de l'illimité. Le matériel
doit être en corrélation avec le spirituel. Le matériel peut être comparé au corps, mais les vertus
divines sont le souffle de l’Esprit saint lui-même. Le corps sans esprit n'est pas capable d'un
véritable accomplissement. Aussi beau et excellent qu’il soit, néanmoins il a besoin de l'esprit. Le
verre de la lampe, aussi poli et parfait soit-il, a besoin de la lumière. Sans la lumière, la lampe ou
la bougie n’éclairent pas. Sans l'esprit, le corps n'est pas productif.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 287) [75]
La guerre mondiale qui vient de se terminer, ainsi que le traité de paix et ses conséquences, ont
appris à l'humanité que si les préjugés nationaux, religieux et politiques ne sont pas abolis, si la
fraternité universelle n'est pas établie, si la civilisation spirituelle n’est pas mise sur un pied
d'égalité avec la civilisation matérielle, et ne change pas ainsi le niveau de la moralité
individuelle, nationale et internationale, le monde est voué à l'échec et la société à la destruction
totale.
(Extrait d'une lettre écrite vers 1924 au nom de Shoghi Effendi à un croyant) [76]
Les problèmes sociaux et économiques actuels auxquels est confronté le peuple britannique
occupent certainement toute son attention, mais ils devraient également servir de rappel et le
rapprocher des questions spirituelles. Les gens doivent prendre conscience que, sans un
changement complet de nos perspectives et une réforme totale des principes directeurs de notre
vie, comme la Cause les encourage à le faire, nos problèmes sociaux et économiques ne peuvent
être résolus ni nos conditions améliorées.
(Extrait d'une lettre du 7 novembre 1931 écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant) [77]
Ce n'est pas seulement de bien-être matériel dont les gens ont besoin. Ce dont ils ont
désespérément besoin, c'est de savoir comment vivre leur vie, ils ont besoin de savoir qui ils sont,
dans quel but ils existent et comment ils doivent agir les uns envers les autres ; et, une fois qu'ils
connaissent les réponses à ces questions, il faut les aider à appliquer progressivement ces
réponses au quotidien. C'est à la solution de ce problème fondamental de l'humanité que la
majeure partie de notre énergie et de nos ressources devrait être consacrée. […]
[…] nous savons que le fonctionnement du monde matériel n'est que le reflet des conditions
spirituelles et que tant que les conditions spirituelles n’auront pas changé il ne peut y avoir de
changement durable pour l’amélioration des affaires matérielles.
(La Maison universelle de justice, d'un message du 19 novembre 1974 à une Assemblée
spirituelle nationale) [78]
En ce qui concerne l'harmonie de la science et de la religion, les Écrits des Personnages centraux
de la Foi et les commentaires du Gardien montrent très clairement que la tâche de l'humanité, y
compris de la communauté bahá'íe qui lui sert de levain, est de créer une civilisation mondiale qui
incarne les dimensions à la fois spirituelles et matérielles de l'existence. La nature et la portée
d'une telle civilisation dépassent toujours tout ce que la génération actuelle peut concevoir. La
poursuite de cette vaste entreprise dépendra d'une interaction progressive entre les vérités et les
principes de la religion et les découvertes et les éclairages de la recherche scientifique. Cela
implique de vivre avec des ambiguïtés, caractéristique naturelle et incontournable du processus
d'exploration de la réalité.
Cela exige également que nous ne limitions pas la science à une école de pensée particulière ou à
une quelconque approche méthodologique qui serait postulée au cours de son développement. Le
défi que doivent relever les intellectuels bahá’ís est de diriger cette mission de manière
responsable, car ce sont eux qui possèdent à la fois les connaissances inestimables de la
Révélation et les avantages conférés par la recherche scientifique.
(Extrait d'une lettre du 19 mai 1995 écrite au nom de la Maison universelle de justice à un
croyant) [79]
[…] la religion et la science sont les deux systèmes de connaissance indispensables au
développement de la conscience. Loin de s’opposer, ces modes fondamentaux d’exploration de la
réalité sont mutuellement dépendants et ont donné leurs plus beaux fruits en ces périodes rares
mais heureuses de l’histoire où leur caractère complémentaire a été admis et où il a été possible
de les associer. Il sera toujours nécessaire de se référer à une direction morale et spirituelle pour
assurer la bonne application des connaissances et du savoir-faire issus des progrès scientifiques ;
quant aux convictions religieuses, aussi précieuses soient-elles, il importe de les soumettre, de
bon gré, à l’examen impartial de la méthode scientifique.
(La Maison universelle de justice, extrait d’un message daté d’avril 2002 aux dirigeants des
religions du monde) [80]
[…] La science et la religion sont deux systèmes complémentaires de connaissance et de pratique
permettant aux êtres humains de comprendre le monde autour d’eux et grâce auxquels la
civilisation progresse ; la religion, sans la science, dégénère rapidement en superstition et en
fanatisme, alors que la science, sans la religion, devient l’instrument d’un matérialisme grossier ;
la véritable prospérité, fruit d’une cohérence dynamique entre les nécessités matérielles et
spirituelles de la vie, sera de plus en plus inaccessible, tant et aussi longtemps que la
consommation effrénée continuera d’avoir l’effet de l’opium sur l’âme humaine. […]
(La Maison universelle de justice, extrait d’un message du 2 mars 2013 aux bahá’ís d’Iran)
[81]
En tant que lieu d’où doivent rayonner des forces spirituelles le mashriqu’l-adhkár est l’élément
central des dépendances qui doivent être érigées pour le bien-être de l’humanité, et l’expression
d’une volonté commune et d’un désir ardent de servir. Ces dépendances – des centres
d’enseignement, d’apprentissage des sciences ainsi que d’initiatives culturelles et humanitaires –
incarnent les idéaux du progrès social et spirituel qui doit s’accomplir grâce à l’application des
connaissances, et montrent comment, quand elles sont en harmonie, religion et science élèvent le
rang de l’être humain et mènent à la prospérité de la civilisation. Comme vos vies l’illustrent
amplement, quoiqu’essentielle à la vie intérieure de l’être humain et indispensable à la croissance
spirituelle, la prière doit aussi se traduire par des actions qui reflètent extérieurement cette
transformation intérieure. Ce concept de prière – inséparable du service – est promulgué par le
mashriqu’l-adhkár.
(La Maison universelle de justice, extrait d’un message du 18 décembre 2014 aux bahá’ís
d’Iran) [82]
Renforcement des capacités, participation et croissance organique
Nous devons maintenant prendre la ferme résolution de nous lever et de saisir tous ces
instruments servant à promouvoir la paix, le bien-être, le bonheur et la connaissance, la culture et
l’industrie, la dignité, la valeur et le rang, de tout le genre humain. Ainsi par les eaux réparatrices
de l’intention pure et de l’effort altruiste, la terre des potentialités humaines fleurira par sa propre
excellence interne, s’épanouira en qualités dignes de louanges, fleurira et fructifiera jusqu’à
rivaliser avec la roseraie du savoir appartenant à nos aïeux.
(‘Abdu’l-Bahá, le Secret de la Civilisation divine, p. 20-21)
[83]
Le monde de la politique est semblable au monde de l’homme ; c’est d’abord une semence qui
passe graduellement à la condition d’embryon ou de fœtus, acquérant une structure osseuse, se
couvrant de chair, prenant sa propre forme spéciale jusqu’à ce que, enfin, il atteigne la sphère où
il peut convenablement satisfaire aux paroles : « le plus excellent des Créateurs ». Comme ceci
est une nécessité de la création et se base sur la Sagesse universelle, de même le monde politique
ne peut évoluer instantanément du nadir de l’imperfection au zénith de la justice et de la
perfection. Et qui plus est, les individus qualifiés doivent œuvrer jour et nuit, usant de tous les
moyens conduisant au progrès, jusqu’à ce que gouvernement et peuple se développent sous tous
les rapports, jour après jour, et même d’un instant à l’autre.
(‘Abdu’l-Bahá, le Secret de la civilisation divine, p. 135-136) [84]
Dans toutes les religions prophétiques, les affaires philanthropiques étaient limitées à leurs
peuples respectifs seulement, à l'exception de points secondaires comme la charité, qu'il était
permis d'étendre à d'autres. Mais dans cette merveilleuse religion, les entreprises philanthropiques
sont pour toute l'humanité, sans aucune exception, car c'est une manifestation de la miséricorde
de Dieu.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'un discours traduit du persan) [85]
C’est ainsi que, dans la graine, l’arbre existe, mais il est latent et caché ; lorsqu’elle croît et se
développe, un arbre complet apparaît. De même, la croissance et le développement de tous les
êtres se font par degrés ; c’est la règle générale de Dieu et l’ordre de la nature. La graine ne
devient pas un arbre tout d’un coup, l’embryon ne devient pas homme en une seule fois, le
minéral ne devient pas une pierre en une seule fois. Non, ils croissent et se développent peu à peu,
et ils parviennent à la limite de la perfection.
(‘Abdu’l-Bahá, Les leçons de Saint-Jean-d’A cre, p. 227) [86]
Dans un organisme vivant, la pleine mesure de son développement n'est pas connue ou achevée
au moment de sa conception ou de sa naissance. Tout développement et toute évolution
impliquent des étapes progressives ou des degrés. Par exemple, le progrès spirituel peut être
assimilé à la lumière de l'aube. Bien que cette lumière de l'aube soit faible et pâle, un homme sage
qui voit la course du soleil à son lever peut prédire l'ascension du soleil dans toute sa gloire et son
éclat. Il sait avec certitude que c'est le début de sa manifestation et que plus tard, il assumera une
grande puissance et un grand pouvoir. Ou encore, s'il prend une graine et observe qu'elle germe, il
sait avec certitude qu'elle finira par devenir un arbre.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 181-182) [87]
En ce siècle radieux, les réalités des choses ont été révélées, et ce qui est vrai doit remonter à la
surface. Parmi ces réalités, il y a le principe de l'égalité de l'homme et de la femme : égalité des
droits et des prérogatives dans tout ce qui touche à l’humain. […] La femme doit surtout
consacrer son énergie et ses capacités aux sciences industrielles et agricoles, en cherchant à aider
l'humanité dans ce qui est le plus nécessaire. Par ce moyen, elle prouvera ses compétences et
assurera la reconnaissance de l'égalité dans l'équation sociale et économique.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 395) [88]
Une autre exigence essentielle est l'accélération des tâches de transcription, de collecte et de
transmission des Écrits sacrés en Terre sainte, et l'enregistrement de l'histoire générale de la
Cause de Dieu. Les croyants occidentaux des contrées lointaines du monde libre, qui ont entrepris
de poursuivre d'importants plans, souhaitent et attendent que ces deux tâches soient rapidement
accomplies et que les préparatifs nécessaires à leurs prochains projets soient effectués sans délai,
ce qui leur permettra de concrétiser leurs espoirs et leurs plans d'avenir et de donner un grand
élan à la propagation de la sainte Cause.
Il en va de même pour la participation des amis aux associations caritatives, scientifiques et
littéraires. Les amis doivent, avec sagesse et modération, après une concertation attentive, et selon
leurs capacités et leurs moyens, aider toute association qui vise sincèrement à contribuer au bien
commun et aux meilleurs intérêts de l'humanité. Ils doivent y participer dans la mesure du
possible, tout en s’abstenant de s'impliquer le moins du monde en politique que ce soit dans leurs
actes, leur cœur ou leurs paroles, et doivent éviter et fuir toute association avec des partis
malveillants et contestataires.
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre de septembre 1926 adressée aux bahá'ís d’Orient, traduite
du persan) [89]
Nous ne pouvons pas séparer le cœur humain de l'environnement extérieur et dire qu'une fois l'un
des deux réformé, tout ira mieux. L'homme a un lien organique avec le monde. Sa vie intérieure
façonne l'environnement et elle-même est profondément affectée par son environnement.
L'homme a un lien organique avec le monde. Sa vie intérieure façonne l'environnement et elle-
même est profondément affectée par celui-ci. L'un agit sur l'autre et chaque changement durable
dans la vie de l'homme est le résultat de ces réactions mutuelles.
(Extrait d'une lettre datée du 17 février 1933, écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant)
[90].
« Compare le monde au corps humain » écrit Bahá’u’lláh à la reine Victoria. […] Dans le corps
humain chaque cellule, chaque organe, chaque nerf, a son rôle à jouer. Quand tous le font, le
corps est en bonne santé, vigoureux, rayonnant, prêt pour chaque action qu’on lui demande
d’accomplir. Aucune cellule, aussi humble soit-elle, ne vit isolée du reste du corps, que ce soit
pour le servir ou pour en retirer quelque chose. Cela est vrai du corps de l’humanité parmi
laquelle Dieu « a doté chacun de talents et de facultés » et cela est vrai au plus haut degré pour le
corps de la communauté mondiale bahá'íe, car ce corps est déjà un organisme, uni dans ses
aspirations, uni dans ses méthodes, recherchant l’assistance et la confirmation de la même Source,
et illuminé du savoir conscient de son unité. Par conséquent, dans ce corps organique, divinement
guidé, béni et illuminé, la participation de chaque croyant est de la plus haute importance. C’est
une source d’énergie et de vitalité encore inconnue de nous.
Le véritable secret de la participation universelle réside dans le vœu souvent exprimé du Maître,
que les amis doivent s’aimer les uns les autres, constamment s’encourager les uns les autres,
collaborer, être comme une seule âme dans un seul corps, et en faisant cela, devenir un corps
véritablement organique, sain, animé et illuminé par l’esprit. Au sein d’un tel corps, tous
recevront la santé spirituelle et la vitalité de l’organisme lui-même, les fleurs et les fruits les plus
parfaits apparaîtront.
(La Maison universelle de justice, extraits d’un message daté de septembre 1964 aux bahá’ís
du monde) [91]
Comme vous pouvez le constater, tous ces projets de développement sont en relation directe avec
le travail d'enseignement dans la mesure où les communautés bahá'íes doivent atteindre une
certaine taille avant de pouvoir commencer à mettre en œuvre un grand nombre d'entre eux.
Comment, par exemple, une communauté bahá'íe peut-elle démontrer efficacement l'abolition des
préjugés qui divisent les habitants d'un pays tant qu'elle ne compte pas dans ses rangs un
échantillon représentatif de ces habitants ? Une graine est le début de la vie d'un arbre et revêt une
importance considérable pour cette raison, mais tant qu'elle n'est pas devenue un arbre en fleurs,
cette graine ne peut pas produire de fruits. Une communauté bahá'íe de neuf croyants est donc
une étape essentielle, car elle peut donner naissance à l'institution divine de l'assemblée spirituelle
locale, mais elle n'est encore qu'une graine, et doit croître en taille et en diversité avant de
produire des fruits vraiment convaincants pour ses concitoyens.
(Extrait d'une lettre du 3 janvier 1982 écrite au nom de la Maison universelle de justice à un
croyant) [92].
La Maison de justice considère deux principes comme fondamentaux pour la majorité de tels
projets de développement social et économique, bien qu'il y ait, bien sûr, des exceptions. Le
premier est qu'ils doivent être fondés sur une infrastructure de communautés locales bahá'íes
existantes et suffisamment fortes. Le second est que la conduite à long terme du projet doit viser
l'autosuffisance et ne pas dépendre d'un soutien financier continu de l'extérieur.
Le premier principe implique que les projets de développement social et économique qui doivent
être entrepris maintenant constituent une étape naturelle de la croissance de la communauté
bahá'íe et sont nécessaires à la communauté elle-même, même si, bien entendu, un segment
beaucoup plus large de la société en bénéficiera. […]
Le deuxième principe doit tenir compte du fait que tout projet lancé par la Cause doit être
conçu pour croître de manière saine et régulière, et non pour s'effondrer par usure. En d'autres
termes, l'aide et les fonds extérieurs, bahá'ís et non bahá'ís, peuvent être utilisés pour des
acquisitions de biens, pour faire des évaluations, pour lancer des activités, pour apporter de
l'expertise, mais l'objectif doit être que chaque projet se poursuive et se développe grâce à la
main-d'œuvre, aux fonds et à l'enthousiasme des bahá'ís locaux, même si toute aide extérieure
devait être supprimée.
(Extrait d'une lettre du 8 mai 1984 écrite au nom de la Maison universelle de justice à une
Assemblée spirituelle nationale) [93].
Le deuxième principe fondamental (2) qui nous permet de comprendre le schéma vers lequel
Bahá'u'lláh souhaite que la société humaine évolue est le principe de la croissance organique qui
exige que les détails du développement et la compréhension précise de ces détails, ne deviennent
disponibles qu'avec le temps et avec l'aide des conseils donnés par cette Autorité centrale de la
Cause vers laquelle tout le monde doit se tourner. À cet égard, on peut utiliser l’image d'un arbre.
Si un agriculteur plante un arbre, il ne peut pas indiquer à ce moment-là quelle sera sa hauteur
exacte, le nombre de ses branches ou le moment exact de sa floraison. Il peut cependant donner
une estimation générale de sa taille et de son mode de croissance et peut dire avec assurance quels
fruits il portera. Il en va de même pour l'évolution de l'Ordre mondial de Bahá'u'lláh.
(Extrait d'une lettre datée du 27 avril 1995, écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [94].
_______
(2) Le premier mentionné dans cette lettre est « le principe selon lequel les écrits de ‘Abdu'l-Bahá
et du Gardien sont profondément imprégnés de l'esprit de la Révélation de Bahá'u'lláh et
intimement liés aux enseignements de Bahá'u'lláh lui-même. » Cf. Messages from the Universal
House of Justice, 1986 – 2001, the Fourth Epoch of the Formative A ge (Wilmette : Bahá'í
Publishing, 2009), §201.9 – 201.11.
Ces projets comprennent des écoles, des programmes d'alphabétisation, des cours d'éducation
morale, des formations universitaires, des programmes sanitaires, des projets spéciaux pour la
promotion des femmes et des groupes minoritaires, des programmes agricoles et des programmes
spécifiques pour la préservation de l'environnement, etc. L'expérience a montré que si l'aide est
fournie depuis l'étranger sans la coopération et l'implication des habitants locaux, ceux-ci ne
considèrent pas le projet comme leur appartenant et ne s’en sentent pas responsables, mais s'ils
initient le processus d'identification de leurs besoins et prennent part aux processus de décision et
d'exécution, ils se sentiront responsables de la préservation et de la poursuite du projet.
(Extrait d'une lettre du 30 juillet 1996 écrite au nom de la Maison universelle de justice à un
croyant) [95].
La communauté bahá'íe mondiale est un tout organique qui transcende les divisions prévalentes
dans la société actuelle, telles que « Nord » et « Sud », « développé » et « en développement ».
Les efforts de développement social et économique sont entrepris par les bahá'ís, quel que soit le
degré de prospérité matérielle atteint par leur nation, alors qu'ils s'efforcent d'appliquer les
enseignements de Bahá'u'lláh au processus de construction d'une nouvelle civilisation. Chaque
adepte de Bahá'u'lláh est membre de cette communauté mondiale et peut à juste titre proposer de
contribuer à une entreprise spécifique dans n'importe quel pays. Au fur et à mesure que les amis
acquièrent de l'expérience dans le domaine du développement social et économique, et qu'ils
progressent dans leurs études des diverses branches de l'enseignement ou dans leurs domaines
professionnels, sur tous les continents des personnes apparaissent qui ont une expertise dans un
aspect ou un autre du travail de développement et souhaitent offrir leurs services pour des projets
dans leur pays ou à l'étranger. Si leurs énergies ne sont pas canalisées efficacement et si on ne
leur donne pas une image réaliste des efforts de développement des bahá’ís, ces amis seront plus
tard frustrés lorsqu'ils réaliseront que la capacité à utiliser leurs talents et leurs services dans les
projets bahá'ís à l'étranger est limitée.
Pour cette raison, il est important que les conférences, les séminaires et le matériel promotionnel
ne renforcent pas une certaine image des « projets de développement » celle qui est généralement
perçue par la société. Les actions des bahá'ís dans ce domaine prennent généralement la forme
d'initiatives de la base menées par de petits groupes de croyants dans les villes et villages où ils
résident. Au fur et à mesure que ces initiatives se développent, certaines se transforment en
programmes plus substantiels dotés de structures administratives permanentes. Néanmoins, très
peu d'entre elles peuvent être comparées au type de projets complexes promus et financés par les
agences gouvernementales et les grandes organisations non gouvernementales.
L'utilisation efficace des talents de personnes possédant une expertise particulière exige
également de la vigilance pour s'assurer que l'initiative de certains, généralement ceux qui ont
accès à plus de ressources, ne finissent par étouffer les initiatives des autres. L’Ordre
administratif est structuré de manière à encourager l'initiative et à garantir le droit des personnes à
participer de manière significative au développement de leur propre communauté. En
conséquence, les activités des amis sont placées sous la direction des institutions de la Foi dans
leur pays respectif. […]
En général, le facteur déterminant pour faire correspondre les offres de service et d'aide aux
projets devrait être la capacité des projets à recevoir de l'aide et non la quantité des ressources
disponibles. À ce stade de la croissance de la Foi, il est tout à fait possible que les talents des amis,
en particulier ceux de ***, dépassent la capacité des projets de développement à d’autres endroits
à recevoir de l'aide. À cet égard, l'approche en deux volets que vous poursuivez semble la plus
appropriée. Tout en vous efforçant de contribuer à accroître la capacité des projets dans le monde
entier, vous encouragez individuellement chaque croyant des pays matériellement plus prospères
à s'impliquer dans les projets bahá'ís chez eux. Vous devez également continuer à les encourager
à participer à des projets dignes en dehors de la Foi afin d'influencer leur domaine professionnel
et de l’imprégner des enseignements de Bahá'u'lláh. Ils doivent être assurés que cela est,
intrinsèquement, un service extraordinaire rendu à la Cause et ne pas avoir le sentiment de servir
la Foi seulement s'ils se consacrent directement aux projets bahá'ís.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un mémorandum du 11 mars 1997 adressé au
Bureau du développement économique et social) [96].
Le besoin criant de l'humanité ne sera pas comblé par une lutte entre des ambitions concurrentes
ou par une protestation contre l'un ou l'autre des innombrables maux qui affligent une époque
désespérée. Il nécessite plutôt un changement fondamental de conscience, une acceptation sans
réserve de l'enseignement de Bahá'u'lláh selon lequel le temps est venu pour chaque être humain
sur terre d'apprendre à accepter la responsabilité du bien-être de la famille humaine tout entière.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message du 24 mai 2001 aux croyants
réunis pour les événements marquant l'achèvement des projets sur le mont Carmel). [97]
Comme vous le savez, l'attention du monde bahá'í a été, et continuera à être pendant au moins les
quinze prochaines années, concentrée sur l'avancement du processus d'entrée en troupes. On
s'attend à ce qu’à mesure que ce processus s’accélère au niveau local, l'une des conséquences
naturelles soit l'émergence d'une vie communautaire bahá'íe dynamique, caractérisée par le désir
d'appliquer les enseignements de Bahá'u'lláh aux besoins de la société. Une action sociale
efficace en résultera donc, à mesure que les capacités de tous les membres de la communauté
augmentent et que la conscience collective s'élève.
(Extrait d'une lettre datée du 6 septembre 2006, écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [98]
Une plus grande implication dans la vie de la société, individuellement et collectivement, sera un
résultat inévitable à mesure que le processus de croissance s'accélère dans les groupements
avancés. Dans les communautés bahá'íes disposant de ressources limitées, une trop grande
implication dans ces efforts à un stade précoce peut dissiper leurs énergies et nuire à la cohérence
des activités nécessaires à la croissance. Pourtant, dans les régions où la Foi s'est suffisamment
consolidée, il est naturel d'attendre des bahá'ís qu'ils s'engagent dans l'action sociale, en
commençant par trouver des moyens d'appliquer les Enseignements aux problèmes qui affectent
leurs familles, leurs voisins et les communautés dans lesquelles ils vivent.
(Extrait d'une lettre du 11 septembre 2008 écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [99].
Dans son message du Riḍván 2008, la Maison de justice a fait remarquer qu'à mesure que le
travail d'expansion et de consolidation progresse, les bahá'ís seront de plus en plus impliqués dans
la vie de la société qui les entoure. La nature de cette implication sera nécessairement organique,
progressive et guidée par le processus d'apprentissage dans lequel les croyants de partout sont
déjà engagés. De plus, il est à espérer que l'implication croissante de la communauté bahá'íe dans
la société se fera naturellement dans chaque groupement à travers le monde.
(Extrait d'une lettre datée du 16 juin 2009, écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [100]
[…] chaque être humain et chaque ensemble d’individus, qu’ils soient ou non du nombre des
disciples de Bahá’u’lláh, peuvent s’inspirer de ses enseignements et profiter des perles de
sagesse et de connaissance qui les aideront à relever les défis auxquels ils font face. En fait, la
civilisation qui s’annonce à l’humanité ne sera pas atteinte par les seuls efforts de la communauté
bahá'íe. De nombreux groupes et organisations, animés par l’esprit de solidarité mondiale qui est
une manifestation indirecte de la conception de Bahá’u’lláh du principe de l’unité de l’humanité,
contribueront à la civilisation destinée à émerger de la confusion et du chaos de la société
d’aujourd’hui.
(La Maison universelle de justice, Riḍván 2010, message aux bahá'ís du monde) [101]
Comme l'indique le message du Riḍván, le changement social n'est pas un projet qu'un groupe de
personnes réalise au profit d'un autre. Le message explique que la portée et la complexité de
l'action sociale doivent être à la mesure des ressources humaines disponibles dans un village ou
un quartier pour la mener à bien. Cela implique que les efforts doivent commencer à une échelle
modeste et se développer de façon organique au fur et à mesure que se développent les capacités
de la population – essentiellement la capacité d’appliquer à la réalité sociale, avec une efficacité
croissante, les éléments de la Révélation de Bahá'u'lláh, ainsi que les contenus et les méthodes de
la science.
Dans cette optique, la Maison de justice a clairement indiqué dans nombre de ses récents
messages qu'au stade actuel du développement de la Foi, le renforcement des capacités à
répondre aux besoins matériels d'une communauté locale ne doit pas être considéré
indépendamment d'un processus déjà mis en route pour répondre à ses besoins spirituels. Ce
processus, bien entendu, prend de l'ampleur à mesure que des réunions de prière, des classes
d'enfants, des groupes de juniors et des cercles d'étude sont mis en place dans une région. Il est
dirigé par les institutions et les agences de la Foi et dépend fortement des initiatives pour le bien-
être de leurs communautés d'un nombre croissant d'individus dans la région concernée. Ce sont
ces individus – hommes et femmes, jeunes et vieux – qui, ainsi habilités, commencent à prendre
des décisions concernant leur progrès spirituel et matériel et à les mettre en œuvre augmentant au
fur et à mesure leur capacité collective.
Selon les circonstances de la région, les efforts d'une organisation de développement à but non
lucratif, opérant en accord avec les principes de la Foi, pourraient contribuer à faciliter ce
processus d’autonomisation et de responsabilisation désormais plus complexe, qui se déroule
dans la région. Une telle organisation, qui émerge elle-même de manière organique et se renforce
avec le temps, fonctionne sous la direction morale des institutions du pays. Les personnes les
plus intimement impliquées dans l'organisation se soumettent par nécessité à la discipline
nécessaire pour que leurs efforts servent constamment à contribuer à l'autonomisation et à la
responsabilisation d'une population, ce qui exige d'elles qu'elles travaillent avec la base, aux
côtés des personnes elles-mêmes, qu'elles partagent leurs luttes et qu'elles reconnaissent que les
avantages économiques seront peu nombreux.
(Extrait d'une lettre datée du 18 juillet 2010 écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [102]
Une petite communauté, dont les membres sont unis par leurs croyances communes,
caractérisées par leurs idéaux élevés, compétents dans la gestion de leurs affaires et veillant à
leurs besoins et peut-être engagés dans plusieurs projets humanitaires, une telle communauté,
florissante, mais à une distance confortable de la réalité vécue par les masses de l’humanité, ne
peut jamais espérer servir de modèle pour restructurer l’ensemble de la société. Le fait que la
communauté mondiale bahá'íe ait réussi à éviter les dangers de l’autosatisfaction est une source
de joie éternelle pour nous. En effet, la communauté a bien en main son expansion et sa
consolidation. Cependant, gérer les affaires d’innombrables habitants de villes et de villages
autour du monde – hisser bien haut l’étendard de l’ordre mondial de Bahá'u'lláh pour que tous le
voient – est encore un objectif lointain.
C’est en cela, alors, que réside le défi qui doit être relevé par ceux qui sont à l’avant-garde du
processus d’apprentissage qui continuera d’avancer au cours du prochain Plan. Où que
s’établisse un programme intensif de croissance, que les amis ne ménagent aucun effort pour
augmenter le niveau de participation. Qu’ils s’évertuent au maximum pour s’assurer que le
système qu’ils ont si laborieusement édifié ne se referme pas sur lui-même, mais qu’il se déploie
progressivement pour accueillir de plus en plus de personnes. […] Et qu’ils n’oublient pas les
leçons du passé qui n’ont laissé aucun doute sur le fait qu’un groupe relativement réduit de
tenants actifs de la Cause, quelles que soient leurs ressources, quel que soit leur engagement, ne
peut répondre aux besoins de communautés comprenant des centaines, encore moins des milliers,
d’hommes, de femmes et d’enfants.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message du 28 décembre 2010 à la Conférence
des Corps continentaux des conseillers) [103]
Le modèle de vie spirituelle et sociale qui prend forme dans les groupements comprenant des
cercles d'étude, des classes d'enfants, des groupes de juniors, des réunions de prière, des visites à
domicile, des efforts d'enseignement et des réunions de réflexion, ainsi que les célébrations des
jours saints, des fêtes des dix-neuf jours et autres réunions, offre d'abondantes possibilités
d'engagement, d'expérience, de consultation et d'apprentissage qui conduiront à un changement
dans la compréhension et l'action personnelles et collectives. Les questions de préjugés de race,
de classe et de couleur se poseront inévitablement lorsque les amis s'adresseront à des
populations diverses, en particulier dans le contexte resserré des quartiers.
Là, chaque activité peut prendre la forme la plus adaptée à la culture et aux intérêts de la
population, afin que les nouveaux croyants soient vivifiés et confirmés dans un environnement
nourricier et familier, jusqu'à être en mesure d'offrir leur part à la résolution des défis auxquels
est confrontée une communauté bahá'íe en pleine croissance. Car il ne s'agit pas d'un processus
que certains mènent au nom d'autres bénéficiaires passifs – simple extension d'une congrégation
et invitation au paternalisme – mais d'un processus dans lequel un nombre toujours croissant de
gens reconnaissent et assument la responsabilité de la transformation de l'humanité mise en route
par Bahá'u'lláh. Dans un environnement d'amour et de confiance né d'une croyance, d'une
pratique et d'une mission communes, des individus d’origine ethnique différentes vont acquérir
cette connexion intime du cœur et de l’esprit dont dépendent la compréhension mutuelle et le
changement.
Grâce à leur formation et à leur approfondissement, un nombre croissant de croyants
s'inspireront des Écrits pour aborder avec sensibilité et efficacité les questions de préjugés
raciaux qui se posent dans leur vie personnelle et familiale, parmi les membres de la
communauté, dans les interactions sociales et sur le lieu de travail. À mesure que les
programmes de croissance progressent et que la portée et l'intensité des activités augmentent, les
amis seront amenés à participer à des échanges d’idées et, avec le temps, à des initiatives d'action
sociale qui viennent de la base où les questions relatives à l'absence de préjugés émergent
naturellement, que ce soit directement ou indirectement.
(Extrait d'une lettre datée du 10 avril 2011 écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [104]
Vous connaissez sans doute les directives fournies par la Maison universelle de justice dans son
message du Riḍván 2010 concernant « certains concepts fondamentaux » qui se rapportent à des
exemples d'action sociale menée par les bahá'ís, qui comprendraient des projets de
développement social et économique. Parmi ceux-ci figurent les principes selon lesquels « si
l'action sociale peut impliquer l’offre de biens et de services sous une forme ou une autre, sa
préoccupation première doit être de renforcer la capacité d'une population donnée à participer à
la création d'un monde meilleur » et que « le changement social n'est pas un projet qu'un groupe
de personnes réalise au bénéfice d'un autre. » En effet, il est préférable que de tels projets soient
lancés de l’intérieur des communautés auxquelles ils sont censés profiter, et il faut veiller à ce
que les ressources disponibles en dehors de la communauté ne définissent pas la nature des
projets entrepris. Dans les endroits du monde où le processus de croissance progresse bien, les
capacités accrues que le processus de l’institut de formation favorise chez les individus donnent
naturellement naissance à des programmes durables d'action sociale à la base, car ce sont les
membres d'une communauté donnée qui sont les mieux placés pour comprendre leur réalité
sociale, évaluer leurs besoins et tracer leur propre voie de progrès. C'est pourquoi on déconseille
aux bahá'ís de concevoir et de mettre en œuvre des projets de développement dans d'autres pays
que le leur.
(Extrait d'une lettre datée du 22 octobre 2012, écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [105]
Ce qu’il faut dire clairement ici, c’est que les bahá’ís ne croient pas que la transformation ainsi
envisagée se produira exclusivement grâce à leurs propres efforts. Ils n’essaient pas non plus de
créer un mouvement qui chercherait à imposer à la société leur vision de l’avenir. Chaque nation
et chaque groupe – en fait chaque individu – contribuera, à un degré plus ou moins grand, à
l’émergence de la civilisation mondiale vers laquelle l’humanité se dirige irrésistiblement.
(La Maison universelle de justice, extrait d’un message du 2 mars 2013 aux bahá’ís d’Iran [106]
Au cœur d'une telle approche se trouve la question du développement des capacités. Groupement
après groupement il a été observé que la capacité à faire des efforts dans le domaine de l'action
sociale s'accroît progressivement à mesure qu'un nombre croissant d'individus sont impliqués
dans le processus de l'institut et sont aidés à consacrer leurs énergies à la transformation
spirituelle et matérielle des régions dans lesquelles ils vivent. En général, les efforts de
développement social et économique bahá'ís commencent à la base, sont modestes au départ et se
développent de manière organique, en fonction des ressources humaines et financières locales
dont ils disposent. À cet égard, comme l'indique le message du Riḍván 2010, le changement
social ne doit pas être conçu comme le projet qu'un groupe réalise au bénéfice d'un autre, ni être
réduit à la simple offre de biens ou de services. À la lumière de ces considérations, on
déconseille aux bahá'ís de mettre en œuvre des projets dans des pays où ils ne résident pas.
En outre, pour un certain nombre de raisons, il convient de faire preuve d'une grande prudence
dans les cas où des fonds extérieurs sont mis à disposition pour une entreprise spécifique.
L'expérience a montré, par exemple, que le droit de la communauté locale à tracer sa propre voie
de progrès peut être compromis lorsque ceux qui fournissent des ressources extérieures à la
communauté assument la responsabilité de la gestion et de la direction d'une initiative ou
exercent une influence indue sur la nature des projets entrepris. De plus, les organisations qui
dépendent uniquement d'un soutien extérieur ont souvent du mal à maintenir leurs activités en
cas de retrait de ces sources de financement. Afin d'éviter de tels problèmes, le Bureau du
développement économique et social du Centre mondial bahá'í aide à coordonner le flux de
ressources destinées aux projets de développement inspirés par les bahá'ís, en tenant compte à la
fois des conditions de la région et de la maturité des initiatives spécifiques.
(Extrait d'une lettre datée du 19 avril 2013 écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [107]
... le développement, du point de vue bahá’í, est considéré comme un processus dont les
protagonistes sont les gens eux-mêmes. L'accent est mis sur le renforcement de la capacité des
communautés à prendre des décisions concernant leur progrès spirituel et matériel et à les mettre
en œuvre. Cela nécessite un processus par lequel de petites initiatives émergent organiquement
d'un modèle de vie communautaire qui est créé au fur et à mesure que les amis d’un groupement
donné acquièrent de l'expérience dans l'application du cadre d'action associé au Plan de cinq ans.
En s'engageant dans les processus d'expansion et de consolidation, les croyants acquièrent par
leurs efforts une compréhension plus fine des défis auxquels sont confrontées les populations
qu'ils servent et apprennent progressivement à appliquer les enseignements de la Foi aux besoins
pressants de leurs communautés. L'expérience, partout dans le monde bahá’í, a démontré qu'il est
généralement improductif d'introduire à un stade précoce, des agences, des technologies ou des
sources de financement externes, c'est-à-dire avant que la capacité de lancer et de maintenir des
projets ne soit établie à la base.
(Extrait d'une lettre datée du 30 décembre 2014 écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [108]
Dans ses premiers stades de développement, l’effort systématique visant à atteindre une
population et à favoriser sa participation au processus de développement des capacités s’accélère
nettement lorsque les membres de cette population sont eux-mêmes à l’avant-garde de cet effort.
Ces personnes auront une compréhension unique des forces et des structures qui, dans leurs
sociétés, peuvent renforcer les efforts en cours.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message du 29 décembre 2015 à la conférence
des Corps continentaux des conseillers) [109]
... Les bahá'ís s'engagent dans les villes et les villages du monde entier pour établir un modèle de
vie qui invite un nombre croissant de personnes, indépendamment de leurs origines, à y
participer. Ce modèle, qui exprime la cohérence dynamique entre les dimensions matérielle et
spirituelle de la vie, comprend des cours d'éducation spirituelle pour les enfants, dans lesquels ils
développent également une profonde appréciation de l'unité fondamentale des différentes
religions du monde, des groupes qui aident les jeunes à traverser une étape cruciale de leur vie et
à résister aux forces corrosives qui les visent particulièrement, des cercles d'étude dans lesquels
les participants réfléchissent à la nature spirituelle de l'existence et développent leur capacité à
servir la communauté et la société, des rassemblements pour la prière collective qui renforcent la
dévotion de la communauté et, avec le temps, un éventail croissant d'efforts pour le
développement social et économique.
Ce modèle de vie communautaire donne naissance à de nouvelles communautés dynamiques et
résolues où les relations sont fondées sur l’unicité de l'humanité, la participation universelle, la
justice et l'absence de préjugés. Tous sont les bienvenus. Le processus en cours vise à favoriser
la collaboration et à renforcer les capacités au sein de chaque groupe humain – sans
considération de classe ou de religion, sans souci d'ethnicité ou de race, et indépendamment du
genre ou du statut social – afin de se lever pour contribuer au progrès de la civilisation.
(Extrait d'une lettre datée du 27 décembre 2017, écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [110]
L'émergence des actions sociales
Il a pris connaissance avec un vif intérêt du plan que vous avez conçu pour l'intensification de la
production agricole en vue de faire face, en ces temps de guerre, à une éventuelle pénurie
alimentaire. Bien qu'il soit pleinement conscient de la nécessité de présenter un tel plan et qu'il
apprécie profondément les nobles motifs qui vous ont poussé à aborder ce problème, il pense
néanmoins que le temps n'est pas encore venu pour les croyants, en tant que corps, d'entreprendre
des expériences sociales et économiques de ce caractère et de cette portée. Ni les ressources
matérielles dont ils disposent, ni leur force numérique ne sont suffisantes pour leur donner un
espoir raisonnable de se lancer avec succès dans un projet de ce genre.
(Extrait d'une lettre du 6 novembre 1940 écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant) [111]
Ce n'est pas maintenant le moment pour les amis de chercher à établir un village bahá'í ; ils
doivent s’attaquer de toute urgence à des tâches précises de la plus haute importance et c’est là
qu’ils doivent concentrer leur attention. Le Gardien ne pense pas non plus qu'il soit nécessaire
pour les amis d'acheter des terres en ce moment. À l'avenir, lorsqu'ils auront atteint les objectifs
que leur a fixés le Maître bien-aimé lui-même, ils pourront développer davantage de projets pour
la communauté mais pour l’heure de telles entreprises ne feraient que dissiper leurs forces, qui
devraient toutes être dirigées vers le travail d'enseignement.
(Extrait d'une lettre du 26 mars 1943, écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant)
[112]
Les croyants ne doivent pas quitter des yeux leurs tâches immédiates qui consistent à consolider
patiemment leurs institutions administratives, à établir de nouvelles assemblées […] et à
s'efforcer de perfectionner le modèle de vie bahá'í, car ce sont des choses qu'aucun autre groupe
de personnes dans le monde ne peut faire ou ne fera, et eux seuls sont capables de fournir le
fondement spirituel et l'exemple sur lesquels les grands projets mondiaux doivent finalement
reposer. Dans le même temps, tous les efforts doivent être faits en ce moment pour diffuser les
enseignements et les mettre en corrélation avec la situation critique de l'humanité et avec les
plans pour son avenir.
(Extrait d'une lettre du 29 mars 1945 écrite au nom de Shoghi Effendi à une Assemblée
spirituelle nationale) [113]
Un très vaste horizon s’ouvre devant nous, illuminé par une manifestation croissante et
universelle des potentialités inhérentes à la Cause pour mettre en ordre les affaires des hommes.
À cette lumière on peut discerner non seulement nos tâches immédiates mais, plus faiblement,
les nouvelles poursuites et entreprises dans lesquelles nous devrons sous peu nous engager […]
Les forces libérées par Bahá’u’lláh s’accordent aux nécessités des temps. Nous devons, en
conséquence, avoir l’absolue confiance que la nouvelle pulsation de l’énergie vibrant
actuellement dans la Cause lui conférera le pouvoir de rencontrer les défis à venir pour aider,
selon la maturité et les ressources, au développement de la vie sociale et économique des peuples,
collaborer aux forces conduisant à l’établissement de l’ordre dans le monde, influencer
l’exploitation et l’usage constructif de la technologie moderne, rehausser par tous les moyens le
prestige et le progrès de la Foi et améliorer les conditions de la plupart des hommes.
(La Maison universelle de justice, Riḍván 140 (1983), message aux bahá’ís du monde) [114]
Le message de la Maison de justice du 20 octobre 1983 a clairement énoncé les concepts, défini
les objectifs et exposé les principes directeurs pour la sélection et la mise en œuvre des projets,
programmes ou activités de développement bahá'ís. La grande majorité des projets bahá'ís seront
essentiellement générés à la base et, dans un premier temps, selon les besoins, recevront une aide
de sources bahá'íes, en termes de finances et de main-d'œuvre. Les projets seront, comme vous
l'avez déjà supposé, à but non lucratif et concerneront principalement des activités étroitement
liées à l'éducation, à la santé et à l'hygiène, à l'agriculture et à de simples activités de
développement de la communauté. Il est à espérer que tous ces types de projets reflètent la force
des principes spirituels enchâssés dans les enseignements de Bahá'u'lláh.
À l'heure actuelle, il est important que nos entreprises soient modestes dans leur portée. Ensuite,
à mesure que nous gagnons en confiance et en expérience et que nos ressources augmentent,
notre travail englobera des objectifs élargis et les amis exploreront de nouveaux domaines
d'activité sociale et économique.
(Extrait d'une lettre du 22 décembre 1983, écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [115]
Le rapport entre l'enseignement et le développement social et économique doit être considéré à la
fois en fonction de certains principes fondamentaux et dans le contexte des processus qui
caractérisent la croissance de la communauté bahá'íe. Vous connaissez bien les principes
pertinents, qui sont notamment les suivants : les bahá'ís doivent transmettre les enseignements de
Bahá'u'lláh à l'humanité de manière généreuse et inconditionnelle, afin que les gens les
appliquent aux problèmes sociaux urgents et s'élèvent matériellement et spirituellement. Dans
leurs relations avec la société en général, les amis doivent être honnêtes et éviter toute trace de
tromperie. Les projets de développement social et économique ne doivent pas être utilisés
comme une incitation à la conversion et les fonds provenant de non-bahá'ís ne doivent pas être
utilisés à des fins strictement bahá'íes.
Rien de tout cela ne diminue l'importance de l'obligation sacrée d'enseigner la Cause.
L'enseignement doit rester la passion dominante de la vie de chaque croyant et devenir une
préoccupation majeure de la communauté bahá'íe.
Au fur et à mesure que la communauté bahá'íe est passée d'une étape à l'autre, l'éventail des
activités qu'elle a pu entreprendre s'est élargi. Sa croissance a été de nature organique et a
impliqué une différenciation progressive des fonctions. Lorsque la communauté bahá'íe était de
petite taille, toutes ses interactions avec la société dans son ensemble s'intégraient facilement
sous l'appellation d'enseignement direct et indirect. Mais, avec le temps, de nouvelles dimensions
du travail sont apparues : participation à la société civile, travail diplomatique très organisé,
action sociale et ainsi de suite – chaque action ayant ses propres objectifs, méthodes et ressources.
Dans un certain sens, il est possible de qualifier toutes ces activités « d’enseignement », puisque
leur but ultime est de diffuser les parfums divins, d’offrir la Révélation de Bahá'u'lláh à
l'humanité et de servir la société. Cependant, en pratique, il semble plus fructueux de les traiter
comme des domaines d'action distincts mais complémentaires. Par exemple, désigner certains
efforts de développement social et économique comme un enseignement indirect peut créer une
confusion d'au moins deux façons : D'une part, cela peut donner l'impression que les activités de
développement devraient avoir pour objectif premier et immédiat le recrutement de nouveaux
croyants, ce qui n'est évidemment pas le cas ; d’autre part, cela peut suggérer à certains amis
qu'ils remplissent leur obligation d'enseigner en participant simplement à l'action sociale.
Le développement social et économique est un domaine d'activité important en soi. Sa
justification ne doit pas être recherchée dans sa capacité à produire des déclarations. C’est un
complément à l'enseignement et il y contribue également. Naturellement, lorsque les efforts dans
le domaine du développement sont couronnés de succès, ils augmentent l'intérêt du public pour
la Foi et créent de nouvelles possibilités d'enseignement pour la communauté bahá'íe, possibilités
que les amis devraient saisir par leurs activités d'expansion et de consolidation.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un mémorandum du 27 avril 1998 adressé au
Bureau du développement économique et social) [116].
L'un des principes de base régissant le développement social et économique bahá'í est que les
amis devraient donner les enseignements de Bahá'u'lláh à l'humanité de manière généreuse et
inconditionnelle, afin que les gens du monde entier les appliquent aux problèmes sociaux urgents
et améliorent leur vie individuelle et collective, tant dans les dimensions matérielles que
spirituelles.
L'accès au Verbe de Dieu ne doit pas être conditionné à l'acceptation de Bahá'u'lláh comme
Manifestation de Dieu pour aujourd'hui. De plus, lorsque les circonstances l'exigent il serait
parfois approprié de s’abstenir de mentionner explicitement la Source d'inspiration qui sous-tend
un programme éducatif développé sur la base de ses Enseignements. Dans cette optique, il existe
une série d'options que les amis peuvent envisager lors de la création de matériel éducatif qui
s'inspire des enseignements et des principes de la Foi.
(Extrait d'une lettre du 11 juin 2006, écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [117]
Il faut s'attendre à ce que le désir d'entreprendre une action sociale accompagne le changement
collectif qui commence à se produire dans un village ou un quartier, à mesure que les prières en
commun et les visites à domicile se conjuguent avec des activités d'éducation spirituelle de la
population pour créer un riche modèle de vie communautaire. L'action sociale peut, bien entendu,
aller des efforts les plus informels et de durée limitée à des programmes de développement social
et économique d'un niveau élevé de complexité et de sophistication promus par des organisations
non gouvernementales d'inspiration bahá'íe – toutes concernées par l'application des
enseignements à certains besoins identifiés dans des domaines tels que la santé, l'éducation,
l'agriculture et l'environnement.
(Extrait d'une lettre du 4 janvier 2009, écrite au nom de la Maison universelle de
justice à une Assemblée spirituelle nationale) [118]
Dans notre message du Ridvan 2008, nous indiquions que les amis, alors qu’ils continuent à
œuvrer au niveau du groupement, seront de plus en plus entraînés dans la vie de la société et
seront mis au défi d’élargir le processus d’apprentissage systématique dans lequel ils sont
engagés pour y inclure une gamme croissante d’activités humaines. Une riche trame de vie
communautaire se dessine dans chaque groupement à mesure que les moments de recueillement
collectif, entremêlés de discussions entreprises dans le cadre intime des foyers, sont tissés avec
des activités qui dispensent une éducation spirituelle à toutes les composantes de la population :
les adultes, les jeunes et les enfants. La conscience sociale se voit naturellement aiguisée quand,
par exemple, des conversations stimulantes se multiplient entre parents au sujet des aspirations
de leurs enfants ou que des projets de service fleurissent à l’initiative des jeunes adolescents. À
partir du moment où les ressources humaines du groupement sont en nombre suffisant et où le
modèle de croissance est fermement établi, l’engagement de la communauté dans la société peut,
et doit en fait, s’accroître. En cette étape cruciale dans l’évolution du Plan, où tant de
groupements se rapprochent d’une telle phase, il semble approprié que les amis, partout,
méditent sur la nature des contributions que leurs communautés grandissantes et vibrantes vont
apporter au progrès matériel et spirituel de la société. À cet égard, il serait utile de considérer
deux domaines d’activité étroitement liés, qui se renforcent mutuellement : l’implication dans
l’action sociale et la participation aux débats en cours dans la société […]
L’action sociale peut être représentée avec plus de justesse comme un éventail d’interventions,
allant d’activités assez informelles de durée limitée entreprises par des individus ou de petits
groupes d’amis jusqu’à des programmes socio-économiques très complexes et sophistiqués
exécutés par des organisations d’inspiration bahá'íe. Quelles que soient sa portée et son
envergure, toute action sociale cherche à mettre en pratique les enseignements et principes de la
Foi pour améliorer, un tant soit peu, tel ou tel aspect de la vie sociale et économique d’une
population. De tels efforts se distinguent en conséquence par leur objectif avoué de promouvoir
le bien-être matériel de la population, en plus de sa santé spirituelle. Dans les enseignements
bahá'ís, une importance capitale est accordée à la notion que la civilisation mondiale qui se
profile maintenant à l’horizon de l’humanité doit réaliser une cohérence dynamique entre les
exigences matérielles et spirituelles de la vie. Il est évident qu’un tel idéal a de profondes
implications vis-à-vis de la nature de toute action sociale entreprise par les bahá’ís, quelles que
soient sa portée et sa sphère d’influence. Bien que les conditions diffèrent d’un pays à l’autre, et
peut-être d’un groupement à l’autre, amenant les amis à poursuivre des actions très variées, tous
doivent garder à l’esprit certains concepts fondamentaux. Le rôle central que joue le savoir dans
l’existence sociale en est un. La perpétuation de l’ignorance est une forme on ne peut plus grave
d’oppression ; elle renforce les multiples murs de préjugés qui barrent la voie vers
l’accomplissement de l’unité de l’humanité, lequel est à la fois le but et le principe moteur de la
révélation de Bahá’u’lláh. L’accès au savoir est le droit de tout être humain, et contribuer à le
générer, à l’appliquer et à le diffuser est une responsabilité que tous doivent assumer dans la
grande entreprise de construction d’une civilisation mondiale prospère – chacun et chacune en
fonction de ses talents et possibilités. La justice exige une participation universelle. Par
conséquent, bien que l’action sociale puisse impliquer, d’une façon ou d’une autre, la fourniture
de biens et de services, sa principale préoccupation doit être de développer, au sein d’une
population donnée, la capacité de contribuer à la création d’un monde meilleur. Le changement
social n’est pas un projet qu’un groupe de personnes réalise pour le bénéfice d’un autre groupe.
La portée et la complexité de l’action sociale doivent correspondre aux ressources humaines
disponibles dans le village ou dans le quartier pour la mener de l’avant. Les efforts commencent
donc au mieux à une échelle modeste et se développent de façon organique à mesure que la
capacité se développe au sein de la population. La capacité se hisse, bien sûr, à des niveaux plus
élevés à mesure que les protagonistes du changement social apprennent à appliquer à leur réalité
sociale, avec de plus en plus d’efficacité, des éléments de la révélation de Bahá’u’lláh,
accompagnés des données et des méthodes scientifiques. Ils doivent s’efforcer de comprendre
cette réalité sociale de façon conforme aux enseignements de Bahá’u’lláh, voyant en leur
prochain une pierre précieuse d’une valeur inestimable et reconnaissant les effets du double
processus d’intégration et de désintégration à la fois sur les cœurs et les esprits, de même que sur
les structures sociales. […]
Une plus grande implication dans la vie de la société ne devrait pas être recherchée d’une
façon prématurée. Elle se développera naturellement à mesure que, dans chaque groupement, les
amis persévéreront dans leurs efforts pour appliquer les dispositions du Plan à travers un
processus d’actions, de réflexion, de consultation et d’étude, et qu’ils apprendront en
conséquence. La participation dans la vie de la société s’épanouira au fur et à mesure que la
capacité de la communauté à promouvoir sa propre croissance et à maintenir sa vitalité se
développera. Elle parviendra à être cohérente avec les efforts pour élargir et consolider la
communauté dans la mesure où elle utilisera les éléments du cadre conceptuel qui régit la série
actuelle de plans mondiaux. Et elle contribuera au mouvement des peuples vers la vision de
Bahá’u’lláh d’une civilisation mondiale prospère et pacifique pour autant qu’elle emploie ces
éléments de façon créative dans de nouveaux domaines d’apprentissage.
(La Maison universelle de justice, Riḍván 2010, message aux bahá’ís du monde) [119]
Alors qu’au cours de la dernière année, l’expansion et la consolidation ont progressé sans
interruption, d’autres domaines importants d’activité ont aussi avancé, souvent en étroit parallèle.
Les progrès observés sur le plan de la culture dans certains villages et quartiers, qui sont en
grande partie dus aux acquis engendrés par la participation bahá'íe à l’action sociale, en sont un
excellent exemple. Notre Bureau du développement social et économique a récemment préparé
un document qui condense trente années d’expérience accumulée sur le terrain dans ce domaine
depuis son établissement au Centre mondial bahá'í. On y fait notamment observer que l’institut
de formation fournit une impulsion vitale aux efforts pour s’engager dans l’action sociale. Cela
ne se fait pas uniquement grâce à l’augmentation des ressources humaines qu’il favorise. Les
perceptions, qualités et aptitudes spirituelles profondes que cultive le processus de l’institut se
sont révélées tout aussi essentielles pour prendre part à l’action sociale qu’elles le sont pour
contribuer au processus de croissance. Plus loin dans le document, on explique comment les
sphères d’activité distinctes de la communauté bahá'íe sont régies par un cadre conceptuel
commun et évolutif, composé d’éléments qui se renforcent mutuellement bien qu’ils s’expriment
de diverses façons dans des champs d’action différents. Le document que nous venons de décrire
a récemment été communiqué aux assemblées spirituelles nationales. Nous les invitons à
examiner, en consultation avec les conseillers, comment les concepts qu’il explore peuvent
contribuer à intensifier les efforts actuels dans le domaine de l’action sociale menés sous leurs
auspices et à sensibiliser davantage à cette dimension importante de l’activité bahá'íe. Il ne faut
pas voir là un appel général à une action d’envergure dans ce domaine – l’action sociale émerge
naturellement à mesure qu’une communauté en expansion se renforce – mais il apparaît opportun
que les amis réfléchissent plus en profondeur à la portée de leurs efforts en vue de transformer la
société. Le vaste mouvement d’apprentissage qu’on observe dans ce domaine impose des
exigences accrues au Bureau du développement social et économique, et des mesures sont prises
pour garantir que son fonctionnement évolue en proportion.
(La Maison universelle de justice, Riḍván 2013, message aux bahá’ís du monde) [120]
Ces dernières années, il est devenu évident que dans les communautés où l'accent a été mis sur
les éléments de développement des capacités du Plan de cinq ans, l’aptitude des amis à s'engager
dans l'action sociale s'est considérablement accrue. En conséquence, il serait bon que vous
encouragiez les amis à persévérer dans leurs efforts pour renforcer l'institut de formation et les
activités du plan, car c'est là que réside la clé pour multiplier vos ressources humaines et créer
une communauté vibrante, unie et aimante. Au fur et à mesure qu'ils progresseront sur cette voie,
ils seront de plus en plus capables de contribuer de manière tangible à la résolution pratique des
problèmes auxquels sont confrontées les populations à la base dans les villes et les communes,
les quartiers et les villages.
(Extrait d'une lettre datée du 1er octobre 2015 écrite au nom de la Maison universelle de
justice à une Assemblée spirituelle nationale) [121]
Les premiers signes de l’action sociale découlent naturellement d’une augmentation tant des
ressources que de la conscience des implications de la Révélation sur la vie d’une population. Il
n’est pas rare que des initiatives de cette sorte émergent d’une manière organique du programme
d’autonomisation spirituelle des juniors ou qu’elles soient prises lors de rencontres
communautaires, à la suite de consultations sur la situation locale. Ces efforts peuvent prendre
diverses formes : par exemple, une aide à la formation des enfants, des projets pour rehausser le
cadre de vie, et des activités pour améliorer la santé et prévenir les maladies. Certaines initiatives
se révèlent durables et prennent graduellement de l’ampleur. En différents endroits, la fondation
d’une école communautaire au niveau local est née d’un grand souci d’offrir une éducation
appropriée aux enfants et d’une conscience de l’importance de cette éducation, qui ont découlé
naturellement d’une étude des documents de l’institut. À l’occasion, les efforts des amis peuvent
être grandement renforcés par le travail d’une organisation d’inspiration bahá'íe déjà en place et
fonctionnant dans le voisinage. Si humble que puisse être un exemple d’action sociale à ses
débuts, il montre qu’une population cultive en son sein une capacité essentielle, d’un potentiel et
d’une portée infinis pour les siècles à venir : celle d’apprendre comment appliquer la Révélation
aux multiples dimensions de l’existence sociale. Toutes ces initiatives servent également à
rehausser, aux niveaux individuel et collectif, la participation aux débats dominants de la
communauté élargie. Comme prévu, les amis sont amenés à participer davantage à la vie de la
société – un développement qui, depuis le tout début, est inhérent au modèle d’activité dans un
groupement, mais qui est aujourd’hui beaucoup plus marqué.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message du 29 décembre 2015 à la conférence
des Corps continentaux des conseillers) [122]
En général, les projets de développement bahá'ís commencent à la base et sont, dans un premier
temps, soutenus par les ressources humaines et financières disponibles localement. Si ces projets
sont introduits prématurément dans un groupement, ils risquent de dissiper les énergies et de
distraire les amis qui devraient s'occuper en priorité de faire avancer le processus d'expansion et
de consolidation. À cet égard, l'expérience a montré que les écoles de quartier, comme d'autres
efforts d'action sociale, se sont révélées plus durables lorsqu'elles émergent dans des localités
dotées d'un processus d'institut solide, comme un prolongement naturel des activités de
construction communautaire en cours. Dans ces localités, les conditions de création d'une école
sont favorisées par le fait qu'un nombre croissant de personnes participent à l'étude de la séquence
principale des cours de l'institut, étude qui sert à doter de plus en plus d'individus des qualités,
attitudes et compétences requises pour contribuer aux processus de transformation spirituelle et
matérielle. En outre, lorsque les efforts visant à multiplier et à renforcer les classes d'enfants et les
groupes de juniors favorisent le sentiment d'appropriation par la communauté de l'éducation des
jeunes générations, ils entraînent une augmentation de la capacité collective à mettre en œuvre
des projets encore plus complexes.
(Extrait d'une lettre du 9 avril 2017, écrite au nom de la Maison universelle de justice à
une Assemblée spirituelle nationale) [123]
À mesure que le travail de construction communautaire s’intensifie, les amis utilisent les
nouvelles capacités qu’ils ont acquises afin d’améliorer la situation au sein de la société dans
laquelle ils vivent, leur enthousiasme émanant de leur étude des enseignements divins. Le nombre
des projets à court terme a bondi, les programmes officiels ont étendu leur portée, et les
organismes de développement d’inspiration bahá'íe engagés dans l’éducation, la santé,
l’agriculture et d’autres domaines sont maintenant plus nombreux. Dans la transformation qui en
résulte et qu’on observe dans la vie individuelle et collective des populations, on peut constater
l’émergence incontestable du pouvoir de reconstruction sociale que possède la cause de
Bahá’u’lláh. Il n’est donc pas surprenant que les Bureaux de la Communauté internationale
bahá'íe s’inspirent de plus en plus de ces exemples d’action sociale – qu’elle soit simple ou
complexe, d’une durée déterminée ou à long terme – dans les efforts qu’ils déploient pour
participer au débat d’idées en cours dans la société.
(La Maison universelle de justice, Riḍván 2018, message aux bahá’ís du monde) [124]
Durant les ministères de ‘Abdu’l-Bahá et Shoghi Effendi, la première communauté à compter
suffisamment de membres pour pouvoir commencer à appliquer d’une manière systématique les
enseignements de Bahá’u’lláh afin de conjuguer progrès matériel et spirituel fut celle des
croyants du berceau de la Foi. Le flot constant de directives provenant de la Terre sainte a permis
aux bahá’ís d’Iran de réaliser des avancées extraordinaires en l’espace d’à peine une ou deux
générations et de contribuer de façon particulière au progrès de leur nation. Un réseau d’écoles
dispensant une éducation morale et formelle, notamment aux filles, s’est considérablement
développé. L’analphabétisme a presque été éliminé dans la communauté bahá’íe. Des initiatives
philanthropiques ont vu le jour. Les préjugés entre groupes ethniques et religieux, exacerbés dans
l’ensemble de la société, ont été éradiqués dans l’étreinte affectueuse de la communauté. Des
villages se sont distingués par leur propreté, leur ordre et leur progrès. Et les croyants de cette
contrée ont contribué à ériger, dans une autre contrée, le premier mashriqu’l-adhkár et ses
dépendances conçues pour « apporter le soulagement à celui qui souffre, la subsistance au pauvre,
l’abri au voyageur, la consolation à l’affligé et l’éducation à l’ignorant ». Au fil du temps, dans
diverses régions du monde, des initiatives dispersées émanant d’autres communautés sont venues
intensifier ces efforts. Cependant, comme Shoghi Effendi l’avait fait remarquer à une
communauté, le nombre de croyants était alors trop faible pour provoquer un changement
important dans l’ensemble de la société, et pendant plus du premier demi-siècle de l’âge de
formation, les croyants ont été encouragés à concentrer leur énergie à propager la Foi, puisque les
bahá’ís étaient seuls à pouvoir effectuer cette tâche – leur principale obligation spirituelle,
d’ailleurs – qui devait les préparer au moment où ils pourraient s’employer plus directement à
résoudre les problèmes de l’humanité.
Il y a trente-cinq ans, les conditions prévalant à l’intérieur et à l’extérieur de la communauté se
sont réunies pour offrir de nouvelles possibilités de participer plus activement à la vie de la
société. La Foi avait atteint, dans son évolution, un stade où les processus de développement
social et économique devaient être incorporés dans ses activités régulières, et en octobre 1983,
nous avons invité les bahá’ís du monde à s’engager dans ce nouveau champ d’activité. Le Bureau
du développement social et économique a été créé au Centre mondial bahá’í pour nous aider à
promouvoir et à coordonner les actions des amis partout dans le monde. Les activités bahá’íes
dans le domaine du développement social et économique, quel que soit leur degré de complexité,
se comptaient alors par centaines. Leur nombre atteint aujourd’hui les dizaines de milliers, y
compris des centaines de projets durables tels que des écoles et des dizaines d’organismes de
développement. Le large éventail des activités en cours déploie des efforts de villages et quartiers
en régions et nations, relevant toute une série de défis, notamment ceux de l’éducation de l’école
maternelle à l’université, de l’alphabétisation, de la santé, de l’environnement, du soutien aux
réfugiés, de la promotion de la femme, de l’autonomisation des juniors, de l’élimination des
préjugés raciaux, de l’agriculture, des économies locales et du développement des villages. Le
pouvoir de reconstruction sociale que possède la cause de Bahá’u’lláh commence à se manifester
plus systématiquement dans la vie collective des amis grâce à l’accélération du processus
d’expansion et de consolidation, en particulier dans les groupements avancés. Outre cela, bien sûr,
d’innombrables croyants, dans leurs activités professionnelles et bénévoles, consacrent leur
énergie et leurs connaissances à des projets et à des organismes créés pour le bien commun.
Une fois de plus, donc, nous constatons que des forces agissant à l’intérieur et à l’extérieur de la
Foi permettent de passer à une nouvelle étape dans le travail de développement social et
économique dans le monde bahá’í. C’est pourquoi, en cette occasion sacrée que constituent les
fêtes des Anniversaires jumeaux, nous avons le plaisir d’annoncer que le Bureau du
développement social et économique évolue pour devenir une nouvelle institution d’envergure
planétaire créée au Centre mondial, l’Organisation internationale bahá’íe de développement. De
plus, un Fonds bahá’í de développement sera institué, dans lequel le nouvel organisme puisera
pour soutenir, partout dans le monde, des activités de développement, qu’elles soient établies de
longue date ou récentes ; il sera subventionné par la Maison de justice, et les individus et les
institutions pourront y contribuer.
(La Maison universelle de justice, extrait d’un message du 9 novembre 2018 aux bahá’ís du
monde) [125]
Développement communautaire et mouvement des populations
Ô peuple du monde ! Édifiez dans tous les pays des maisons d’adoration au nom de celui qui est
le Seigneur de toutes les religions. Faites-les aussi parfaites qu’il est possible ici-bas et ornez-les
de ce qui leur convient, sans image ni effigie. Puis, d’une joie radieuse, célébrez-y les louanges
de votre Seigneur, le Très-Compatissant. En vérité, son souvenir réjouit les yeux et illumine le
cœur.
(Bahá’u’lláh, le Kitáb-i-A qdas, § 31) [126]
[…] tous les membres de la famille humaine – qu’il s’agisse de peuples ou de gouvernements, de
villes ou de villages – sont toujours plus dépendants les uns des autres. L’autarcie n’est plus
possible pour quiconque, dans la mesure où des liens politiques unissent tous les peuples et les
nations et où les relations commerciales, industrielles, agricoles et pédagogiques s’intensifient
jour après jour. L’unité de toute l’humanité peut donc aujourd’hui être réalisée.
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’‘A bdu’l-Bahá, p. 31) [127]
Bien que le mashriqu’l-adhkár soit, d’après son apparence, une structure matérielle, il exerce
cependant un effet d’ordre spirituel. Il forge entre les cœurs des liens d’unité ; c’est un centre
communautaire destiné aux âmes humaines. Chaque ville dans laquelle, au temps de la
Manifestation, fut édifié un temple, a fait naître la sécurité, la constance et la paix, car de tels
édifices ont été voués à la perpétuelle glorification de Dieu, et le cœur humain ne saurait trouver
de repos en dehors de la souvenance de Dieu. Par le Dieu de miséricorde ! L’édifice de la Maison
d’Adoration exerce une puissante influence sur toutes les phases de la vie. En orient, l’expérience
a clairement montré qu’il s’agissait là d’un fait bien établi. Même si, dans quelque petit village,
une maison était désignée pour faire fonction de mashriqu’l-adhkár, son existence avait une
portée significative. Quel pourrait être alors l’impact d’un temple spécialement édifié dans ce
but !
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’‘A bdu’l-Bahá, p. 95) [128]
Le mashriqu’l-adhkár est l’une des institutions les plus vitales du monde, et il possède de
nombreuses branches annexes. Tout en étant une maison d’adoration, il est également rattaché à
un hôpital, à un dispensaire, à une maison d’accueil pour les voyageurs, à une école pour les
orphelins et à un établissement d’études universitaires. Chaque mashriqu’l-adhkár est relié à ces
cinq structures. Mon espoir est que le mashriqu’l-adhkár sera maintenant fondé en Amérique et
que peu à peu, l’hôpital, l’école, l’université, le dispensaire et la maison d’accueil seront créés
ensuite, et que toutes ces institutions fonctionneront dans les meilleures conditions d’organisation
et d’efficacité. Portez ces questions à la connaissance des bien-aimés du Seigneur, afin qu’ils
comprennent à quel point l’importance de ce « Point d’aurore de la commémoration de Dieu » est
grande. Le temple n’est pas seulement un lieu d’adoration ; il est plutôt, à tous égards, un
ensemble complet.
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’‘A bdu’l-Bahá, p. 99) [129]
Le fondement de la vie, de l’existence, est la coopération et l'aide mutuelle, tandis que la cause de
l'anéantissement et de la dégradation est la cessation de l'aide et du secours. Plus élevé est le
règne de l'existence et plus vigoureuse et vitale devient cette importante question de coopération
et de secours. Dans le règne humain, par conséquent, la coopération et l'aide mutuelle sont plus
achevées et plus parfaites que celles qui prévalent dans les autres règnes, à tel point que la vie de
l'humanité dépend entièrement de ce principe. Parmi les amis de Dieu, en particulier, cette base
solide doit être fortifiée de telle sorte que chaque âme puisse aider l'autre dans toutes les
questions, qu'elles concernent les réalités spirituelles et les vérités intérieures ou les aspects
matériels et physiques de la vie. C'est notamment le cas de la création d'institutions publiques qui
profitent à tous, et en particulier du mash̲ riqu’l-adh̲ kár, qui constitue le plus grand des
fondements divins.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [130]
Les responsabilités des membres des assemblées spirituelles qui sont engagés dans
l'enseignement de la Cause de Dieu dans les pays orientaux ont été clairement établies dans les
Textes sacrés. Ces Textes les invitent à travailler à l'amélioration des mœurs et à la diffusion des
moyens d’acquérir des connaissances, à s'efforcer d'éradiquer l'ignorance et l'obscurité, à éliminer
les préjugés et à renforcer le fondement de la vraie foi dans le cœur et l'esprit des gens, à chercher
à développer l'autonomie et à éviter l'imitation aveugle, à viser à améliorer la gestion efficace de
leurs affaires et à observer la pureté et le raffinement en toutes circonstances, à montrer leur
attachement à la véracité et à l'honnêteté, et leur capacité à se conduire avec franchise, courage et
résolution.
De même, ces Textes leur enjoignent d'apporter leur soutien au développement agricole et
industriel, de consolider les bases de l'assistance mutuelle et de la coopération, de promouvoir
l'émancipation et la promotion des femmes et de soutenir l'éducation obligatoire des deux sexes,
d'encourager l'application des principes de consultation entre toutes les classes sociales et
d'adhérer dans toutes leurs interactions à une norme d'intégrité scrupuleuse.
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre du 30 janvier 1926 adressée aux assemblées spirituelles
locales en Orient, traduite du persan) [131]
Il existe actuellement de nombreux villages en Inde, aux Philippines, en Afrique, en Amérique
latine, etc. où les bahá'ís sont majoritaires ou forment même la population entière du village. L'un
des objectifs du plan de cinq ans, vous vous en souvenez, est de développer les caractéristiques de
la vie communautaire bahá'íe, et c'est avant tout à ces villages que s'adresse cet objectif. Les
assemblées spirituelles locales de ces villages doivent progressivement élargir le champ de leurs
activités, non seulement pour développer chaque aspect de la vie spirituelle des croyants sous leur
juridiction, mais aussi, par la consultation des bahá'ís, et grâce à des principes tels que l'harmonie
entre la science et la religion, l'importance de l'éducation, et le travail considéré comme une
forme de prière, pour promouvoir les bonnes pratiques de l'agriculture et d'autres compétences
dans la vie des gens. Pour cela, ils auront besoin de l'aide d'experts bahá'ís d'autres pays. Il s'agit
d'une entreprise de grande envergure, qui est lancée progressivement partout et chaque fois que
cela est possible.
(Extrait d'une lettre datée du 27 juillet 1976, écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [132]
Lorsque la communauté bahá'íe d'un village représente une proportion importante de la
population, elle a de nombreuses occasions d'être un exemple et d’encourager les moyens
d'améliorer la qualité de vie dans le village. Parmi les initiatives qu'elle pourrait prendre, on peut
citer des mesures visant à favoriser l'éducation des enfants, l'alphabétisation des adultes et la
formation des femmes pour qu'elles s'acquittent au mieux de leurs responsabilités de mères et
jouent un rôle accru dans la vie administrative et sociale du village, l'encouragement des habitants
du village à se réunir pour des prières, peut-être à l’aube, indépendamment de leurs différentes
croyances religieuses, le soutien des efforts visant à améliorer l'hygiène et la santé du village, y
compris l'attention portée à l'approvisionnement en eau pure, la préservation de la propreté de
l'environnement du village et la sensibilisation aux effets nocifs des stupéfiants et des substances
intoxicantes. Il ne fait aucun doute que d'autres possibilités se présenteront à la communauté
bahá'íe du village et à son Assemblée spirituelle locale.
(Extrait d'une lettre du 25 juillet 1988 écrite au nom de la Maison universelle de justice à une
Assemblée spirituelle nationale) [133]
Il est évident qu’une communauté est plus que la somme de ses membres : c’est une unité
complète de civilisation, formée d’individus, de familles et d’institutions qui sont à l’origine ou
qui soutiennent des systèmes, des services et des organisations, travaillant ensemble à un but
commun pour le bien-être des gens, à la fois à l’intérieur et à l’extérieur de ses propres limites.
C’est aussi un ensemble de participants divers, interactifs, qui tendent vers l’unité dans une
inlassable quête de progrès spirituel et social. Partout, les bahá'ís n’en sont qu’au tout début de la
construction communautaire et doivent consacrer d’énormes efforts aux tâches qui les attendent.
Comme nous le disions dans un précédent message, l’épanouissement de la communauté, surtout
au niveau local, exige que l’on valorise considérablement les modes de comportement par
lesquels l’expression collective des vertus des individus et le fonctionnement des assemblées
spirituelles se manifestent autant dans l’unité et l’amitié de la communauté que dans le
dynamisme de ses activités et de sa croissance. Pour cela, il faut que tous les composants de la
communauté, adultes, jeunes et enfants, s’intègrent dans les activités, qu’elles soient spirituelles,
sociales, éducatives ou administratives, et s’impliquent dans les plans d’enseignement et de
développement locaux. Il faut aussi une volonté collective et un sens de mission pour perpétuer
l’assemblée spirituelle en participant aux élections annuelles, sans oublier la pratique collective
de la prière. Il est donc essentiel pour la vie spirituelle de la communauté que les amis organisent
des réunions de prières régulières, dans les centres bahá'ís locaux lorsqu’ils existent, ou ailleurs,
notamment chez les croyants.
(La Maison universelle de justice, Riḍván 153 (1996), message aux bahá’ís du monde) [134]
Souvent, comme vous les savez, dans un groupement rural constitué de villages et peut-être d’une
ou deux villes, pendant que le modèle d’action associé à un programme intensif de croissance est
établi, les efforts des amis se limitent à quelques localités. Une fois en place, cependant, le
modèle peut être étendu rapidement village après village, comme expliqué dans notre message du
Ridván cette année. Assez tôt, dans chaque localité, l’assemblée spirituelle locale voit le jour et
son développement progressif suit une trajectoire parallèle et intimement liée au processus
naissant de croissance qui se déploie dans le village. Et, de manière assez semblable à l’évolution
d’autres facettes de ce processus, le développement de l’assemblée locale peut être mieux
compris dans l’optique du renforcement de capacités.
Ce qui doit se produire en premier lieu est relativement simple : la prise de conscience
individuelle du processus de croissance qui prend de la vitesse dans le village, prise de
conscience qui est née de l’implication personnelle de chaque membre dans les activités
fondamentales, doit se fondre en une conscience collective qui reconnaisse à la fois la nature de la
transformation en cours et l’obligation de l’assemblée de l’encourager. Sans aucun doute, une
juste attention devra être accordée à certaines fonctions administratives de base – par exemple, se
réunir de manière assez régulière, célébrer les fêtes des dix-neuf jours et planifier les jours saints,
établir un fonds local et organiser les élections annuelles conformément aux principes bahá'ís.
Toutefois, il ne devrait pas s’avérer difficile pour l’assemblée locale de lancer, de pair avec ces
efforts et avec l’encouragement d’un assistant d’un membre des corps auxiliaires, la consultation,
en tant qu’institution, sur un ou deux sujets spécifiques présentant un intérêt immédiat pour la vie
de la communauté : comment le caractère spirituel du village est rehaussé par les efforts des
personnes qui ont terminé le premier cours de l’institut ; comment se développe le potentiel des
juniors grâce au programme pour leur responsabilisation et habilitation spirituelles ; comment se
renforce le tissu spirituel et social de la communauté lorsque les amis vont les uns chez les autres.
Alors que l’assemblée consulte sur de telles questions concrètes et apprend à alimenter le
processus de croissance avec amour et patience, sa relation avec le comité d’enseignement de
groupement et l’institut de formation s’affermit de plus en plus dans un but commun. Mais, plus
important encore, elle commencera à jeter les bases sur lesquelles peut se construire ce lien
éminemment affectueux et de soutien véritable, décrit par le bien-aimé Gardien dans nombre de
ses messages, que toutes les assemblées spirituelles locales devraient établir avec chaque croyant.
De toute évidence, l’apprentissage de la consultation sur des sujets spécifiques en rapport avec le
plan mondial, pour essentiel qu’il soit, ne représente qu’une dimension du processus de
renforcement des capacités dans laquelle l’assemblée spirituelle locale doit s’engager. Son
développement continu implique l’adhésion à l’injonction établie par ‘Abdu’l-Bahá que « toute
discussion devrait être limitée aux affaires spirituelles se rapportant à l’éducation des âmes,
l’instruction des enfants, le soulagement des pauvres, l’aide aux faibles dans toutes les classes du
monde, la bienveillance envers tous les peuples, la diffusion du parfum de Dieu et l’élévation de
ses Paroles sacrées. » Sa progression constante exige un engagement inébranlable à promouvoir
les meilleurs intérêts de la communauté et une vigilance à protéger le processus de croissance
contre les forces de la décadence morale qui menacent de l’enrayer. Son progrès continu fait
appel à un sens des responsabilités qui s’étend au-delà du cercle des amis et des familles engagés
dans les activités fondamentales pour englober toute la population du village. Et le fait de
soutenir sa maturation progressive représente une foi inébranlable en la promesse faite par
‘Abdu’l-Bahá qu’il entourera chaque assemblée spirituelle de l’étreinte de ses soins et de sa
protection.
Associée à cet essor de la conscience collective, se trouve la capacité croissante de l’assemblée de
bien évaluer et utiliser les ressources, financières et autres, tant au soutien des activités
communautaires que dans l’exercice de ses fonctions administratives, ce qui, le moment venu,
peut inclure la nomination judicieuse de comités et l’entretien d’installations modestes destinées à
son fonctionnement. Non moins vitale est sa capacité à favoriser un environnement propice à la
participation d’un grand nombre dans l’action unifiée et de s’assurer que leurs énergies et talents
contribuent au progrès. À tous ces égards, le bien-être spirituel de la communauté reste au
premier plan de la pensée de l’assemblée. Et lorsque surgissent d’inévitables problèmes, que ce
soit en rapport à une activité ou entre les personnes, ils seront traités par une assemblée spirituelle
locale qui aura tellement gagné la confiance des membres de la communauté que tous se
tourneront naturellement vers elle pour demander de l’aide. Cela implique que l’assemblée ait
appris, par expérience, comment aider les croyants à abandonner les états d’esprit partisans qui
sèment la discorde, comment trouver les germes de l’unité, même dans les situations les plus
confuses et épineuses et comment veiller à leur progrès, lentement et avec amour, en soutenant à
tout moment le principe de la justice.
À mesure que la communauté grandit et développe sa capacité à maintenir la vitalité, les amis,
nous l‘avons indiqué dans le passé, seront encore plus impliqués dans la vie de la société et mis
au défi de se servir des approches qu’ils auront développées pour répondre à un éventail
grandissant de questions auxquelles leur village est confronté. La question de la cohérence,
tellement essentielle à la croissance déjà accomplie, et tellement fondamentale au cadre d’action
évolutif du Plan, assume désormais de nouvelles dimensions. Beaucoup retombera sur
l’assemblée locale, non pas comme un exécuteur de projets, mais comme la voix de l’autorité
morale, pour veiller à ce que l’intégrité des efforts des amis ne soit pas compromise, alors qu’ils
s’efforcent d’appliquer les enseignements de la Foi pour améliorer les conditions grâce à un
processus d’action, de réflexion et de consultation.
Notre message du Ridván décrivait quelques-unes des caractéristiques de l’action sociale à la
base, et les conditions qu’elle doit remplir. Les efforts déployés dans un village commenceront en
général sur une petite échelle, peut-être par l’émergence de groupes d’amis, chacun s’occupant
d’un besoin social ou économique spécifique qu’il aura identifié et chacun poursuivant un
ensemble simple de mesures adéquates. La consultation pendant la fête des dix-neuf jours crée un
espace pour que la prise de conscience sociale croissante de la communauté trouve une
expression constructive. Quelle que soit la nature des activités entreprises, l’assemblée locale doit
être attentive aux pièges potentiels et aider les amis, si nécessaire, à s’en distancer – l’attrait de
projets trop ambitieux qui absorberaient les énergies et qui à la longue se révéleraient
indéfendables, la tentation de subventions financières qui signifieraient une entorse aux principes
bahá'ís, les promesses de technologies aux apparences trompeuses qui dépouilleraient le village
de son patrimoine culturel et le conduiraient à la fragmentation et à la discordance. Finalement, la
force du processus de l’institut dans le village, et les capacités rehaussées qu’il a favorisées chez
les personnes, pourraient permettre aux amis de profiter des méthodes et programmes à
l’efficacité prouvée, qui ont été développés par l’une des organisations d’inspiration bahá'íe et qui
ont été introduits dans le groupement à la suggestion et avec l’appui de notre Bureau de
développement économique et social. En outre, l’assemblée doit apprendre à interagir avec les
structures sociales et politiques de la localité, tout en sensibilisant progressivement les esprits à la
présence de la Foi et à l’influence qu’elle exerce sur les progrès du village.
Ce qui est exposé brièvement dans les paragraphes précédents ne représente que quelques-uns des
attributs que les assemblées spirituelles locales, dans nombre de villages du monde,
développeront progressivement pour répondre aux besoins de communautés qui intègrent de plus
en plus de gens. À mesure qu’elles manifesteront davantage leurs capacités et leurs pouvoirs
latents, leurs membres en viendront à être considérés par les habitants de chaque village comme
« les personnes de confiance du Miséricordieux parmi les hommes ». Ainsi ces assemblées seront
devenues « des lampes étincelantes et des jardins célestes d’où sont diffusés en toutes régions les
parfums de sainteté, et d’où les lumières de la connaissance sont répandues sur toutes choses
créées. De ces assemblées, l’esprit de vie rayonne dans toutes les directions. »
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message du 28 décembre 2010 à la conférence
des Corps continentaux des conseillers) [135]
Dans ce paysage d’activité florissante, une perspective mérite une mention particulière. Dans le
message que nous vous avons adressé il y a trois ans, nous exprimions l’espoir que dans les
groupements où un programme intensif de croissance est en cours d’exécution, les amis
s’efforcent d’en apprendre davantage sur les façons de construire une communauté en
développant des centres d’activité intense dans des quartiers et des villages. Nos attentes ont été
dépassées, car même dans les groupements où le programme de croissance n’a pas encore atteint
une telle intensité, les efforts de quelques-uns pour mettre en place des activités de base parmi les
habitants de zones de plus petite taille ont démontré à de multiples reprises leur efficacité.
Essentiellement, cette approche est centrée sur la réponse aux enseignements de Bahá’u’lláh de la
part de populations qui sont prêtes pour la transformation spirituelle que sa révélation encourage.
Grâce à leur participation au processus éducatif promu par l’institut de formation, elles sont
incitées à rejeter la torpeur et l’indifférence que leur inculquent les forces de la société et à
rechercher plutôt des modèles d’action qui se révèlent capables de changer leur vie. Dans les
quartiers ou les villages où cette approche progresse depuis quelques années et où les amis restent
concentrés sur leur objectif, des résultats remarquables apparaissent d’une manière graduelle mais
indéniable. Les jeunes sont habilités à assumer la responsabilité du développement des plus
jeunes autour d’eux. Les générations plus âgées apprécient la contribution des jeunes à des
discussions constructives sur les affaires de l’ensemble de la communauté. Pour les jeunes
comme pour les moins jeunes, la discipline que cultive le processus éducatif de la communauté
développe la capacité de consulter, et de nouveaux espaces propices à des conversations
réfléchies sont créés. Néanmoins, le changement ne se limite pas simplement aux bahá'ís et à
ceux qui participent aux activités de base que demande le Plan, desquels on pourrait
raisonnablement attendre à ce qu’ils adoptent peu à peu de nouvelles façons de penser. L’esprit
même du lieu est influencé. Une attitude de prière apparaît chez une grande partie de la
population. Les manifestations de l’égalité de l’homme et de la femme deviennent plus marquées.
L’éducation des enfants, garçons et filles, retient davantage l’attention. La nature des relations
familiales – modelées par des prémisses séculaires – se transforme de façon perceptible. Un
sentiment du devoir envers sa communauté et son environnement physique immédiats se
généralise. Même le fléau des préjugés, qui a jeté son ombre sinistre sur toutes les sociétés,
commence à céder la place à la force impérieuse de l’unité. En bref, le travail de construction
communautaire dans lequel les amis sont engagés influence des aspects de la culture.
(La Maison universelle de justice, Riḍván 2013, message aux bahá’ís du monde) [136]
Une maison d'adoration fait bien sûr partie intégrante du processus de construction
communautaire, et sa construction représente un jalon important dans le développement d'une
communauté. La Maison de justice espère que les amis de ***, grâce au zèle et à la détermination
avec lesquels ils poursuivent les activités essentielles du plan de cinq ans, accéléreront le jour où
il sera opportun de construire un mas̲ h̲ riqu’l-ad̲ h̲ kár dans votre pays.
(Extrait d'une lettre du 12 décembre 2013 écrite au nom de la Maison universelle de justice à
un croyant). [137]
Ce qui sous-tend ce processus, depuis le tout début, est évidemment un mouvement collectif vers
la vision de la prospérité matérielle et spirituelle qu’a exposée Celui qui donne la vie au monde.
Mais quand de si grands nombres sont concernés, le mouvement d’une population entière devient
perceptible.
Ce mouvement se remarque particulièrement dans les groupements où un mashriqu’l-adhkár local
doit être établi. On trouve un tel groupement au Vanuatu. Les amis qui vivent sur l’île de Tanna
ont consenti un effort suprême pour sensibiliser la population à la maison d’adoration prévue, et
ils ont déjà engagé, de diverses façons, une conversation de plus en plus vaste sur ce thème avec
pas moins du tiers des 30 000 habitants de l’île. La capacité à entretenir une conversation élevée
entre tant de gens s’est raffinée grâce à des années d’expérience passées à faire connaître les
enseignements de Bahá’u’lláh et à élargir la portée d’un institut de formation dynamique. Sur l’île,
les groupes de juniors se développent particulièrement bien, forts de l’appui de chefs de village
qui constatent le renforcement de l’autonomie spirituelle des participants. Encouragés par l’unité
et le dévouement qui existent entre eux, ces jeunes ont non seulement secoué leur apathie mais,
grâce à divers projets concrets, ils ont aussi trouvé des façons de travailler à l’amélioration de
leur communauté, ce qui a eu pour résultat de motiver à l’action constructive des personnes de
tous les âges, et en particulier leurs propres parents. Chez les croyants et dans l’ensemble de la
société, on reconnaît le bienfait de pouvoir se tourner vers une assemblée spirituelle locale pour
demander conseil et pour résoudre des situations difficiles et, partant, sagesse et sensibilité
caractérisent de plus en plus les décisions des assemblées spirituelles. Beaucoup dans tout cela
indique que l’effet exercé sur une population peut être profond lorsque les éléments du cadre
d’action du Plan sont réunis en un tout cohérent. Et c’est dans le contexte de l’expansion et de la
consolidation en cours – le trentième cycle du programme intensif de croissance s’est récemment
achevé – que les amis explorent activement, avec tous les autres habitants de l’île, ce que signifie
le fait qu’un mashriqu’l-adhkár, « un centre collectif pour les âmes humaines » soit édifié chez
eux. Avec le concours actif de chefs traditionnels, les habitants de l’île de Tanna ont présenté pas
moins de cent projets de dessin pour le temple ; cela montre à quel point la Maison d’adoration
captive l’imagination, et ouvre des perspectives passionnantes pour l’influence qu’il se prépare à
exercer sur les vies vécues à son ombre.
(La Maison universelle de justice, Riḍván 2014, message aux bahá’ís du monde) [138]
[…] une maison d'adoration sera le centre spirituel d'une communauté et, avec les dépendances
qui seront créées, contribuera à un modèle florissant de vie collective. Actuellement, les
premières maisons d'adoration de chaque continent servent de temples nationaux aux pays dans
lesquels elles sont situées, et elles servent également les communautés de leur voisinage, en
jouant un rôle important dans les activités locales. Au fur et à mesure que le processus de
croissance se déroulera, de plus en plus de temples seront érigés aux niveaux national et local, et
on en apprendra beaucoup sur leur nature et sur la façon dont ils contribuent au processus de
construction communautaire. Les nombreux aspects du fonctionnement de cette institution
apparaîtront alors progressivement. Comme l'a écrit Shoghi Effendi, « Aucune institution autre
que le mashriqu’l-adhkár ne peut fournir de manière aussi adéquate les éléments essentiels de
l’adoration et du service bahá'ís, tous deux si vitaux pour la régénération du monde ».
(Extrait d'une lettre du 26 janvier 2015, écrite au nom de la Maison universelle de justice à un
croyant ) [139]
Dans certains des groupements où la croissance a avancé à ce point, un développement encore
plus exaltant s’est produit. Il existe, au sein de ces groupements, des lieux où un pourcentage
significatif de l’ensemble de la population est maintenant impliqué dans les activités de
construction communautaire. Par exemple, dans certains petits villages, l’institut a réussi à
amener tous les enfants et les juniors à participer à ses programmes. Quand les activités ont une
grande portée, l’impact de la Foi sur la société devient plus évident. La communauté bahá'íe jouit
d’une plus grande considération en tant que voix distincte sur le plan moral dans la vie d’une
population, et peut présenter un point de vue éclairé aux discours qui l’entourent et qui portent,
entre autres, sur le développement des jeunes générations.
Des personnes faisant autorité dans la société élargie commencent à puiser dans les
compréhensions et l’expérience grâce aux initiatives d’action sociale inspirées par les
enseignements de Bahá’u’lláh. Des conversations influencées par ces enseignements, portant sur
le bien commun, imprègnent un échantillon toujours plus vaste de la population, à tel point qu’on
en perçoit l’effet sur le discours ambiant dans une localité. En dehors de la communauté bahá'íe,
les gens commencent à considérer l’assemblée spirituelle locale comme une source rayonnante de
sagesse vers laquelle ils peuvent aussi se tourner pour être éclairés.
Nous reconnaissons que de tels développements ne sont encore qu’une perspective lointaine pour
beaucoup, même dans les groupements où le modèle d’activité englobe de grands nombres. Mais
c’est là le travail à réaliser maintenant dans certains endroits. Dans ces groupements, pendant que
les amis sont encore occupés à soutenir le processus de croissance, d’autres dimensions de
l’entreprise bahá'íe réclament une part de plus en plus grande de leur attention. Ils cherchent à
comprendre comment une population locale en plein essor peut transformer la société dont elle
fait partie intégrante. Cela constituera une nouvelle frontière d’apprentissage dans un proche
avenir, alors que seront générées des compréhensions qui, à la longue, profiteront à l’ensemble du
monde bahá'í.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message du 29 décembre 2015 à la conférence
des Corps continentaux des conseillers) [140]
À mesure que le travail s’intensifie dans des milliers de villages et de quartiers, une vie
communautaire dynamique s’implante dans chacun d’eux. On constate un accroissement
important du nombre de groupements où est désormais solidement établi le système par lequel ce
modèle d’activité peut s’étendre à de plus en plus d’endroits, permettant ainsi aux amis de
franchir le troisième jalon dans un continuum de développement. Et c’est ici, aux frontières de
l’apprentissage effectué par le monde bahá'í, en particulier dans le mouvement des populations
vers la vision de Bahá’u’lláh, que non seulement les gens entrent nombreux dans le cadre
accueillant et de plus en plus large des activités bahá'íes mais que les amis apprennent également
comment des groupes importants en viennent à s’identifier à la communauté du Plus-Grand-Nom.
Dans de tels lieux, nous voyons les activités éducatives de la Foi prendre un caractère plus
officiel, alors que les enfants passent aisément d’une année à l’autre et que les niveaux du
programme d’autonomisation spirituelle des juniors se succèdent sans discontinuer. L’institut de
formation, dans ces endroits, apprend comment s’assurer que suffisamment de ressources
humaines sont mobilisées pour pourvoir à l’édification spirituelle et morale d’un nombre toujours
croissant d’enfants et de juniors. La participation à ces activités fondamentales fait tellement
partie intégrante de la culture de la population qu’elle est perçue comme un aspect indispensable
de la vie d’une communauté. Un nouveau dynamisme apparaît chez une population qui prend en
main son propre développement, et elle s’immunise contre les forces sociétales qui engendrent la
passivité. Les possibilités de progrès matériel et spirituel prennent forme. La réalité sociale
commence à se transformer.
(La Maison universelle de justice, Riḍván 2018, message aux bahá'ís du monde) [141]
Méthodes et approches
Éducation et action systématique
Le but de l’éducation devrait être la promotion du bien-être des personnes. […] La véritable
éducation est celle qui conduit au bien-être du monde, et non à l'orgueil et à la vanité, à la
tyrannie, à la violence et aux exactions.
(Bahá'u'lláh, extrait d'une tablette traduite du persan) [142]
[… ] le bonheur, la grandeur, le rang, le plaisir et la paix d’un individu n’ont jamais résidé
dans sa propre richesse mais dans l’excellence de son caractère, sa ferme résolution, l’étendue de
son savoir et son aptitude à résoudre des problèmes ardus.
(‘Abdu’l-Bahá, Le Secret de la civilisation divine p. 43,) [143]
Certains piliers ont été établis en tant que supports inébranlables de la Foi de Dieu. Les plus
puissants sont l’étude et l’utilisation de l’esprit, le développement de la conscience et la
connaissance intime des réalités de l’univers et des mystères de Dieu Tout-Puissant.
Promouvoir la connaissance est donc un devoir inéluctable imposé à chacun des amis de Dieu.
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’‘A bdu’l-Bahá, p. 125) [144]
Tous les bienfaits sont d'origine divine, mais aucun ne peut être comparé à cette puissance
d'investigation et de recherche intellectuelle qui est un don éternel produisant des fruits de délices
sans fin. […] C'est pourquoi vous devriez faire les efforts les plus sincères pour acquérir des
connaissances scientifiques et artistiques. Plus votre réussite sera grande, plus votre niveau dans
le plan divin sera élevé. L'homme de connaissance est perspicace et doué de vision, alors que
l’ignorant qui néglige ce développement est aveugle. L'esprit d'investigation est attentif, vivant ;
l'esprit insensible et indifférent est sourd et mort. L'homme scientifique est un véritable symbole,
un représentant de l'humanité, car grâce à des processus de raisonnement inductif et des
recherches, il est informé de tout ce qui concerne l'humanité, son statut, ses conditions et son
vécu. Il étudie la théorie du corps politique, comprend les problèmes sociaux et tisse la toile et la
texture de la civilisation. En fait, la science peut être comparée à un miroir dans lequel les formes
et les images infinies des choses existantes sont révélées et réfléchies. Elle est le fondement
même de tout développement individuel et national. Sans cette base de recherche, le
développement est impossible. C'est pourquoi il faut chercher avec diligence à connaître et
comprendre tout ce qui relève du domaine de ce don merveilleux.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 67-68) [145]
La situation actuelle du monde – instabilité économique, dissensions sociales, mécontentement
politique et méfiance internationale – devrait réveiller les jeunes de leur sommeil et les amener à
se demander ce que l'avenir leur réserve. Ce sont certainement eux qui souffriront le plus si une
calamité s'abat sur le monde. Ils devraient donc ouvrir les yeux sur les conditions existantes,
étudier les forces du mal qui sont en jeu puis, d’un effort concerté, se lever et apporter les
réformes nécessaires, réformes qui devront contenir dans leur champ d'application les phases
spirituelles ainsi que sociales et politiques de la vie humaine.
(Extrait d'une lettre datée du 13 mars 1932, écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant)
[146].
La systématisation assure la cohérence des lignes d’action sur la base de plans bien conçus. Dans
un sens général, cela implique une approche ordonnée dans tout ce qui concerne le service bahá'í,
que ce soit dans l’enseignement ou l’administration, dans une entreprise individuelle ou collective.
Tout en permettant l’initiative individuelle et la spontanéité, il suggère la nécessité d’être lucide,
méthodique, efficace, constant, équilibré et harmonieux. La systématisation est un mode de
fonctionnement nécessaire animé par l’urgence d’agir.
(La Maison universelle de justice, Riḍván 155 (1998), message aux bahá’ís du monde)
[147]
Si l'apprentissage doit être le principal mode de fonctionnement d'une communauté, les visions,
les stratégies, les objectifs et les méthodes doivent être réexaminés sans cesse. À mesure que les
tâches sont accomplies, les obstacles éliminés, les ressources multipliées et les enseignements
tirés, des modifications doivent être apportées aux objectifs et aux méthodes, mais de manière à
maintenir la continuité de l'action.
(The Institution of the Counsellors, un document préparé par la Maison universelle de justice
(Haifa : Bahá'í World Centre, 2001), p. 24) [148]
L'une de vos tâches principales sera celle d’accroître la compréhension de la valeur de l’action
systématique, déjà accentuée par les succès que celle-ci a apportés. Arriver à une vision unie de la
croissance qui se base sur une appréciation réaliste des possibilités et des ressources ; développer
des stratégies qui lui donnent sa structure ; concevoir et exécuter des plans d’action qui sont à la
mesure des capacités ; faire les réglages nécessaires tout en assurant la continuité ; tirer parti des
succès – voici quelques-unes des conditions de la systématisation que chaque communauté doit
apprendre et intérioriser.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message du 27 décembre 2005 à la conférence
des Corps continentaux des conseillers) [149]
Cette évolution de la conscience collective peut être discernée dans la fréquence croissante avec
laquelle le mot « accompagner » apparaît dans les conversations des amis, mot qui revêt un sens
nouveau alors qu’il s’intègre dans le vocabulaire commun de la communauté bahá'íe. Elle est le
signe d’un renforcement important d’une culture dont l’apprentissage est le mode de
fonctionnement, un mode qui favorise la participation informée de personnes de plus en plus
nombreuses dans un effort unifié visant à appliquer les enseignements de Bahá’u’lláh à la
construction d’une civilisation divine, ce que le Gardien définit comme la mission première de la
Foi. Une telle approche offre un contraste frappant avec la faillite spirituelle et les mœurs
décadentes d’un ordre social révolu qui cherche si souvent à exploiter l’énergie humaine par la
domination, par la cupidité, par la culpabilisation et par la manipulation.
Dans les relations entre les amis, cette évolution dans la culture s’exprime donc au niveau de la
qualité de leurs interactions. L’apprentissage en tant que mode de fonctionnement requiert que
tous adoptent une attitude d’humilité, où l’on devient oublieux de soi, plaçant son entière
confiance en Dieu, s’en remettant à son pouvoir qui soutient tout, et confiant en son infaillible
assistance, sachant que lui, et lui seul, peut faire du moucheron un aigle, de la goutte d’eau un
océan sans limite. Et dans un tel état, les âmes œuvrent ensemble sans relâche, ne se réjouissant
pas tant de leurs propres réalisations que du progrès et des services des autres, à tel point que
s’aider les uns les autres à gravir les sommets du service à la Cause et à planer dans les cieux de
la connaissance de Dieu est en tout temps au centre de leurs pensées. C’est ce que nous voyons
dans le modèle actuel d’activité qui émerge à travers la planète, propagé par les jeunes et les
moins jeunes, par les bahá'ís de longue date et les nouveaux adhérents, travaillant les uns aux
côtés des autres.
Non seulement ce progrès dans la culture exerce-t-il son influence sur les relations entre les
individus, mais ses effets se font aussi ressentir dans la conduite des affaires administratives de la
Foi. Dans la mesure où l’apprentissage est devenu le trait distinctif du mode de fonctionnement
de la communauté, certains aspects de la prise de décision se rapportant à l’expansion et à la
consolidation ont été délégués à l’ensemble des croyants, ce qui permet à la planification et à
l’exécution d’être plus réactives aux réalités rencontrées sur le terrain […]
La révélation de Bahá’u’lláh est vaste. Elle demande un changement profond, non seulement
au niveau de l’individu mais aussi de la structure de la société. « Le but de chaque Manifestation,
proclame-t-il lui-même, est précisément la transformation et le perfectionnement de l’humanité,
changement qui doit affecter sa vie intérieure et ses conditions extérieures. » Le travail qui
progresse aujourd’hui dans chaque coin de la planète représente l’étape la plus récente de l’effort
déployé par les baha’ís pour créer le noyau de la glorieuse civilisation enchâssée dans ses
enseignements, dont l’établissement est une entreprise d’une magnitude et d’une complexité
infinies, entreprise qui exigera de l’humanité des siècles d’efforts avant de porter ses fruits. Il n’y
a pas de raccourci, pas de formule. Ce n’est qu’à mesure que des efforts sont faits pour tirer parti
des perspectives offertes par la révélation de Bahá’u’lláh, pour accéder à la connaissance que la
race humaine accumule, pour appliquer ses enseignements de façon intelligente à la vie de
l’humanité, et pour se concerter sur les questions qui sont soulevées, que l’apprentissage
nécessaire sera réalisé et la capacité développée.
(La Maison universelle de justice, Riḍván 2010, message aux Bahá’ís du monde). [150]
Bien sûr, les questions auxquelles le processus d’apprentissage en cours dans toutes les régions
du monde doit répondre sont nombreuses : comment rassembler des gens d’origines diverses dans
un environnement qui, exempt de la menace constante de conflits et caractérisé par sa nature
spirituelle, les encourage à abandonner les mentalités partisanes qui sont sources de discorde,
favorise des degrés plus élevés d’unité de pensée et d’action, et suscite une participation sans
réserve ? comment administrer les affaires d’une communauté qui n’a pas de classe dirigeante
exerçant des fonctions sacerdotales et pouvant revendiquer des honneurs et des privilèges ?
comment permettre à des contingents d’hommes et de femmes de se libérer des entraves de la
passivité et des chaînes de l’oppression pour s’engager dans des activités propices à leur
développement spirituel, social et intellectuel ? comment aider des jeunes à s’orienter, à une étape
cruciale de leur vie, et à être habilités afin de diriger leurs énergies vers l’avancement de la
civilisation ? comment créer, au sein de la famille, une dynamique qui mène à la prospérité
matérielle et spirituelle sans faire naître chez les nouvelles générations le sentiment d’être séparé
d’un « autre » illusoire ni alimenter la moindre tendance à exploiter ceux qui sont relégués dans
cette catégorie ? comment faire en sorte que la prise de décisions bénéficie d’une diversité de
points de vue grâce à un processus consultatif qui, compris comme la recherche collective de la
réalité, encourage le détachement des opinions personnelles, accorde une attention nécessaire aux
données empiriques valables, et n’élève pas de simples opinions au rang de fait ni ne définit la
vérité comme un compromis entre des groupes aux intérêts adverses ? Afin d’explorer de telles
questions et les innombrables autres qui surgiront certainement, la communauté bahá’íe a adopté
un mode de fonctionnement qui se caractérise par l’action, la réflexion, la consultation et l’étude
– une étude qui implique non seulement de se référer constamment aux écrits de la Foi, mais
également d’analyser scientifiquement l’évolution des traits caractéristiques qui se dessinent. Les
questions suivantes sont d’ailleurs elles-mêmes l’objet d’un examen régulier : comment maintenir
un tel mode d’apprentissage dans l’action ? comment faire en sorte qu’un nombre croissant de
personnes participent à la génération et à l’application des connaissances utiles ? et comment
concevoir des structures pour la systématisation d’une expérience mondiale en expansion et pour
la diffusion équitable des enseignements qu’on en a tirés ?
L’orientation générale du processus d’apprentissage dans lequel est engagée la communauté
bahá’íe est définie par une série de plans mondiaux dont les dispositions sont établies par la
Maison universelle de justice. Le développement des capacités est le mot d’ordre de ces plans : ils
ont pour but de permettre aux protagonistes d’un effort collectif de renforcer les fondations
spirituelles des villages et des quartiers, de répondre à certains de leurs besoins sociaux et
économiques et de contribuer aux discours prévalents dans la société, tout en maintenant la
cohérence nécessaire dans les méthodes et les approches.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message du 2 mars 2013 aux bahá'ís d'Iran)
[151]
Au centre des efforts visant à faire progresser le travail d'expansion et de consolidation, l'action
sociale et l'implication dans les débats de la société, se trouve la notion de cadre conceptuel
évolutif, une matrice qui organise la pensée, donne forme aux activités et qui devient plus
élaborée à mesure que l'expérience s'accumule. Il serait bon que les éléments de ce cadre […]
puissent être consciemment et progressivement clarifiés […]. Le plus important d'entre eux est
peut-être l'apprentissage par l’action. Les amis participent à un processus continu d'action, de
réflexion, d'étude et de consultation afin d’aborder les obstacles et de partager les succès, de
réexaminer et de réviser les stratégies et les méthodes, et de systématiser et d'améliorer les efforts
au fil du temps.
(Extrait d'une lettre du 24 juillet 2013 écrite au nom de la Maison universelle de justice à une
Assemblée spirituelle nationale) [152]
L'approche bahá'íe des questions que vous avez soulevées est une approche qui sera élaborée au
fil du temps grâce à des efforts patients et persistants et au processus d'apprentissage dans lequel
la communauté bahá'íe est engagée. Ce processus sera complété par des recherches et des
discussions et par des efforts pour corréler les enseignements et la pensée moderne, y compris
l'identification des similitudes et des différences entre les enseignements et les constructions
sociales contemporaines. L'implication des croyants dans les débats de la société dans divers
espaces sociaux permettra d'affiner les connaissances acquises. L'étude continue des
enseignements et l'effort systématique pour traduire les principes bahá'ís en action, en s'engageant
dans les processus de construction communautaire d'éducation des enfants et des jeunes et
d'action sociale, aideront à affiner notre compréhension de l'intention de Bahá'u'lláh pour
l'humanité dans tous les domaines de la vie. Dans les années à venir, la capacité de la
communauté bahá'íe à contribuer au changement social qui amènera une évolution des mentalités,
augmentera et les réponses aux questions qui semblent aujourd'hui insolubles apparaîtront par un
processus de changement organique, plutôt que par l'imposition de perspectives spécifiques.
(Extrait d'une lettre datée du 21 janvier 2014 écrite au nom de la Maison universelle de justice
à un croyant) [153]
À maints égards, les communautés qui ont réalisé les plus grands progrès tracent un chemin que
les autres pourront suivre. Mais quel que soit le niveau d’activité dans un groupement, c’est la
capacité d’apprendre aux côtés des amis de l’endroit, dans un même cadre d’action, qui favorise
le progrès sur la voie du développement. Tous contribuent à cette entreprise ; l’apport de chacun
vient enrichir le tout. Les groupements les plus dynamiques sont ceux dans lesquels,
indépendamment des ressources dont dispose la communauté ou du nombre d’activités
entreprises, les amis comprennent que leur tâche consiste à déterminer ce qu’il faut pour qu’il y
ait progrès – les capacités naissantes qu’il faut cultiver, les nouvelles compétences que l’on se
doit d’acquérir, les initiateurs d’un effort balbutiant qu’il faut accompagner, l’espace de réflexion
qu’on doit développer, l’entreprise collective qu’il faut coordonner – et à trouver ensuite des
façons créatives de rendre disponibles le temps et les ressources nécessaires pour y parvenir. Le
seul fait que toute situation présente ses propres défis permet à chaque communauté, non
seulement de profiter des leçons apprises ailleurs dans le monde bahá'í, mais aussi de contribuer à
cet ensemble de connaissances. Être conscient de cette réalité libère l’individu de la vaine quête
d’une formule rigide pour l’action, tout en permettant aux connaissances acquises dans divers
milieux d’éclairer le processus de croissance, qui revêt une forme particulière dans le cadre de vie
de chacun. Toute cette approche est en totale contradiction avec les conceptions étroites du
« succès » et de
l’ « échec » qui engendrent la frénésie ou paralysent la volonté. Il faut être détaché. Quand
l’effort est déployé uniquement pour Dieu, alors tout ce qui advient lui appartient et chaque
victoire remportée en son nom est une occasion de célébrer ses louanges.
(La Maison universelle de justice, Riḍván 2014, message aux Bahá’ís du monde) [154]
... la capacité d'apprentissage, qui représentait un héritage inestimable des plans précédents, est en
train d'être étendue au-delà du domaine de l'expansion et de la consolidation pour englober
d'autres domaines du projet bahá'í, notamment l'action sociale et la participation aux débats
dominants dans la société.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message du 29 décembre 2015 à la Conférence
des Corps continentaux des conseillers.)
[155]
Consultation et Collaboration
Ô peuple de Dieu ! Prêtez l’oreille à ce qui, une fois respecté, assurera la liberté, le bien-être, la
tranquillité, l’élévation et le progrès de tous les hommes. Certaines lois et certains principes sont
nécessaires et indispensables pour la Perse. Cependant il convient que ces mesures soient
adoptées en conformité avec les opinions motivées par Sa Majesté – puisse Dieu l’aider par sa
grâce – des théologiens érudits et des dirigeants de haut rang. Un lieu, soumis à leur approbation,
devrait être fixé pour qu’ils puissent s’y rencontrer. Là, ils devraient saisir fermement la corde de
la consultation et adopter, puis appliquer, ce qui mène à la sécurité, à la prospérité, à la richesse et
à la tranquillité des peuples. En effet, si l’on adoptait toute autre mesure que celle-là, elle ne
pourrait que produire chaos et confusion.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 97) [156]
Le Grand Être dit : Le ciel de la sagesse divine est illuminé par deux luminaires qui sont la
consultation et la compassion. Consultez-vous en toutes matières, car la consultation est comme
un phare qui montre le chemin et qui dispense la compréhension.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 177) [157]
Si vous parcourez les pays du globe, vous observerez d’un côté les séquelles de la ruine et de la
destruction et, de l’autre, les signes de la civilisation et du progrès. Cette désolation et cette ruine
sont le résultat des guerres, des conflits et des dissensions, alors que tout développement et tout
progrès sont les fruits des lumières de la vertu, de la coopération et de la concorde.
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’‘A bdu’l-Bahá, p. 286) [158]
En bref, toute chose organisée en harmonie, avec amour et pureté de motif, aura un résultat
lumineux, mais si la moindre trace d'aliénation prévaut, le résultat sera obscurité sur obscurité
[... ] Les discussions doivent toutes se limiter aux questions spirituelles qui concernent la
formation des âmes, l'instruction des enfants, le secours des pauvres, l'aide aux faibles dans toutes
les classes de la société, la bonté envers tous les peuples, la diffusion des parfums de Dieu et
l'exaltation de sa sainte parole.
(‘Abdu'l-Bahá, cité par Shoghi Effendi dans une lettre du 5 mars 1922, dans Bahá’í
A dministration, p. 22) [159].
On doit consulter avec d’autres sur toutes les questions, qu'elles soient majeures ou mineures, afin
de prendre conscience de ce qui est bon. La consultation donne un aperçu des choses et permet
d'approfondir des questions qui sont inconnues. La lumière de la vérité brille sur les visages de
ceux qui se consultent. […] Les membres qui se consultent doivent cependant se comporter avec
le plus grand amour, l'harmonie et la sincérité les uns envers les autres. Le principe de la
consultation est l'un des éléments les plus fondamentaux de l'édifice divin. Même dans leurs
affaires ordinaires, les membres de la société devraient se consulter.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [160]
Certaines créatures peuvent vivre seules et solitaires. Un arbre, par exemple, peut vivre sans l'aide
et la coopération d'autres arbres. Certains animaux sont isolés et mènent une existence séparée de
leur espèce. Mais cela est impossible pour l'homme. Dans sa vie individuelle et sociale, la
coopération et l'association sont essentielles. C'est par l'association et la rencontre que nous
trouvons le bonheur et le développement, individuel et collectif.
Par exemple, lorsqu'il y a des relations et une coopération entre deux villages, le progrès de
chacun sera assuré. De même, si une intercommunication s'établit entre deux villes, les deux en
tireront profit et progresseront. Et si une base d'accord réciproque est établie entre deux pays,
leurs intérêts individuels et mutuels trouveront un grand développement. […] Il est donc évident
que les résultats de cette base d'accord et d'entente sont innombrables et illimités.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 48) [161]
Le besoin suprême de l'humanité est la coopération et la réciprocité. Plus les liens de fraternité et
de solidarité entre les hommes seront forts, plus le pouvoir de construction et d'accomplissement
sera grand dans tous les domaines de l'activité humaine. Sans coopération et sans réciprocité,
l’individu au sein de la société humaine reste égocentrique, peu inspiré par des buts altruistes,
limité et solitaire dans son développement comme les organismes animaux et végétaux des règnes
inférieurs.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 478-479) [162]
La Beauté-Ancienne, exaltée soit son Très-Grand-Nom, déclare : « Le dais de l'ordre mondial
s'élève sur les deux piliers de la consultation et de la compassion », et ‘Abdu'l-Bahá affirme dans
l'une de ses Tablettes : « Le but de la consultation est de montrer que les opinions de plusieurs
individus sont assurément préférables à celles d'un seul homme, de même que le pouvoir de
plusieurs hommes est bien sûr plus grand que celui d'un seul homme. Ainsi, la consultation est
recevable en présence du Tout-Puissant, et a été enjointe aux croyants, afin qu'ils puissent se
concerter sur des questions ordinaires et personnelles, ainsi que sur les affaires qui sont de nature
générale et universelle.
Par exemple, lorsqu'un homme a un projet à accomplir, s'il consulte certains de ses proches, ce
qui est acceptable sera bien sûr examiné et dévoilé à ses yeux, et la vérité sera révélée. De même,
à un niveau plus élevé, si les habitants d'un village se consultent sur leurs affaires, la bonne
solution sera certainement révélée. De la même manière, les membres de chaque profession, par
exemple dans l'industrie, devraient se consulter, et ceux du commerce devraient se consulter de la
même manière sur les affaires des entreprises. Bref, la consultation est souhaitable et acceptable
en toutes choses et sur toutes les questions".
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre du 15 février 1922 adressée à une Assemblée spirituelle
locale - traduit du persan) [163]
Le principe de la consultation, qui constitue l'une des lois fondamentales de l'administration, doit
être appliqué à toutes les activités bahá'íes qui touchent aux intérêts collectifs de la Foi, car c'est
par la coopération et l'échange continu de pensées et d'opinions que la Cause peut le mieux
sauvegarder et favoriser ses intérêts. À moins d'être soutenues et enrichies par les expériences et
la sagesse collectives du groupe, l'initiative individuelle, la capacité personnelle et l'ingéniosité,
bien qu'indispensables sont totalement incapables de réaliser une tâche aussi énorme.
(Extrait d'une lettre du 30 août 1933, écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant) [164]
Rien ne peut mieux assurer le succès de vos efforts que cette concertation étroite et continue, et il
vous conseille donc d'adopter cette méthode dans toutes vos activités futures.
(Extrait d'une lettre du 30 mai 1937 écrite au nom de Shoghi Effendi à deux croyants) [165]
C’est avec de telles pensées à l’esprit que les bahá’ís collaborent, dans la mesure de leurs
ressources, avec un nombre croissant de mouvements, d’organisations, de groupes et de
personnes, établissant des partenariats qui s’efforcent de transformer la société, de faire avancer
la cause de l’unité, de promouvoir le bien-être de l’humanité et de contribuer à la solidarité
mondiale. En effet, la norme édictée par des passages tels que ceux cités ci-dessus incite la
communauté bahá’íe à s’engager activement dans autant d’aspects que possibles de la vie
contemporaine. En choisissant leurs domaines de collaboration, les bahá’ís doivent garder à
l’esprit le principe, enchâssé dans leurs enseignements, que les moyens doivent être en accord
avec les fins ; des objectifs nobles ne peuvent pas être atteints par des moyens indignes. Plus
particulièrement, on ne peut pas bâtir une unité durable par des actions qui reposent sur
l’affrontement ni supposer qu’un conflit d’intérêts inhérent est à la base de toutes les interactions
humaines, aussi subtilement que ce soit. Il faut souligner ici qu’en dépit des limitations
qu’impose l’adhésion à ce principe, la communauté n’a pas fait l’expérience d’un manque
d’occasions de collaboration ; il y a tant de gens dans le monde aujourd’hui qui travaillent avec
ardeur pour atteindre l’un ou l’autre des objectifs qu’ils ont en commun avec les bahá’ís. À cet
égard, ces derniers prennent également soin de ne pas franchir certaines limites dans leurs
rapports avec leurs collègues et associés. Ils ne doivent considérer aucun projet commun comme
l’occasion d’imposer leurs convictions religieuses. Une conscience excessive de sa propre
rectitude et les autres manifestations regrettables de zèle religieux doivent être absolument évitées.
Les bahá’ís offrent cependant volontiers à leurs collaborateurs les leçons qu’ils ont apprises à
travers leur propre expérience, de même qu’ils sont heureux d’intégrer, dans leurs efforts de
construction communautaire, la compréhension acquise au cours de cette collaboration.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message du 2 mars 2013 aux bahá'ís d'Iran)
[166]
Dans leurs réflexions sur la façon de contribuer à l'amélioration du monde, les bahá'ís
reconnaîtront certainement que les manifestations ne sont pas le seul moyen, ni même le plus
efficace, dont ils disposent. Au contraire, ils peuvent apprendre au fil du temps et développer des
capacités pour aider leurs concitoyens à formuler leurs préoccupations d'une manière qui dépasse
les divisions, à partager des points de vue d'une manière qui transcende les approches
conflictuelles, et à créer des espaces où travailler ensemble à la recherche de solutions aux
problèmes qui affligent leur nation. Comme le déclare Bahá'u'lláh : « Dis : nul homme ne peut
atteindre son véritable rang que par sa justice. Aucun pouvoir ne peut exister si ce n'est à travers
l'unité. Aucun bien-être ne peut être atteint si ce n'est par la consultation. » Dans cette optique, la
justice est en effet essentielle pour résister aux vaines imaginations et aux chimères des
manœuvres sociales et politiques, pour voir la réalité de ses propres yeux et pour identifier les
exigences d'un ordre social équitable. Mais l'unité – forgée par des processus consultatifs, par
l'action et la réflexion – est alors essentielle pour obtenir le pouvoir nécessaire à un changement
social positif.
(Extrait d'une lettre du 27 avril 2017, écrite au nom de la Maison universelle de justice à un
croyant) [167]
Les concepts et principes associés à la consultation bahá'íe éclairent sur la manière dont
les amis doivent interagir les uns avec les autres et sur la façon dont ils participent aux débats et
aux actions sociales. La consultation fournit un moyen de parvenir à une compréhension
commune et de définir un plan d'action collectif. Elle implique un effort sans entraves,
respectueux, digne et impartial de la part d'un groupe de personnes pour échanger des points de
vue, rechercher la vérité et tenter de parvenir à un consensus. En effet, si une divergence
d'opinions initiale est le point de départ de l'examen d'une question afin de parvenir à une
meilleure compréhension et à un consensus, elle ne doit pas devenir une cause de rancœur,
d'aversion ou d'éloignement. En agissant de manière unie, une conclusion sur une ligne de
conduite particulière peut être mise en pratique et révisée si nécessaire par un processus
d'apprentissage. Dans le cas contraire, comme l'explique ‘Abdu'l-Bahá, « s’entêter et persister
chacun dans son opinion conduira en fin de compte à la discorde, aux querelles, et la vérité
restera cachée ».
(Extrait d'une lettre du 29 novembre 2017, écrite au nom de la Maison universelle de justice à
trois croyants) [168]
Utilisation des moyens matériels
Saisissez-vous de la corde des ressources matérielles, tout en mettant votre entière confiance en
Dieu, le Dispensateur de toutes ressources
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 26) [169]
En ce jour, il incombe à chacun de servir la Cause de Dieu, cependant que Celui qui est la Vérité
éternelle – exalté soit sa gloire – a rendu l'accomplissement de toute entreprise sur terre
dépendant des moyens matériels.
(Bahá'u'lláh, extrait d'une tablette traduite du persan) [170]
La richesse est louable au plus haut point si elle est acquise par l’effort personnel d’un individu et
avec la grâce de Dieu, dans le commerce, l’agriculture, l’art et l’industrie et si elle est employée à
des buts philanthropiques. Surtout si un individu, judicieux et plein de ressources, inaugurait des
mesures qui enrichiraient universellement les masses, il ne pourrait exister de plus grande
entreprise, et elle serait, aux yeux de Dieu, la réalisation suprême ; car un tel bienfaiteur
rencontrerait les besoins et assurerait le confort et le bien-être d’une grande multitude. La richesse
est très louable pour autant que toute la population en profite. Si, toutefois, quelques-uns sont
extrêmement riches alors que les autres sont misérables, et qu’aucun fruit ni bénéfice ne
découlent de cette richesse, elle n’est alors qu’un danger pour son possesseur. Si, d’autre part, elle
sert à promouvoir le savoir, à fonder des écoles élémentaires et autres, à encourager les arts et
l’industrie, à éduquer le pauvre et l’orphelin – bref, si elle est consacrée au bien-être de la
société – son possesseur se distinguera devant Dieu et les hommes comme le plus excellent de
tous ceux qui sont sur la terre et sera considéré comme l’un de ceux qui peuplent le paradis
(‘Abdu’l-Bahá, Le Secret de la civilisation divine, p. 44-45) [171]
Tu as posé des questions sur les moyens matériels et la prière. La prière est comme l'esprit et les
moyens matériels sont comme la main de l'homme. L'esprit opère par l'intermédiaire de la main.
Bien que le seul vrai Dieu soit celui qui pourvoit à tout, c'est la terre qui est le moyen de fournir
la nourriture. « Le ciel a de quoi vous nourrir » (Coran 51 :22) et lorsque la nourriture est
décrétée par Dieu, elle devient disponible, quels que soient les moyens. Lorsque l'homme refuse
d'utiliser des moyens matériels, il est comme un assoiffé qui cherche à étancher sa soif par
d'autres moyens que l'eau ou d'autres liquides. Le Seigneur tout-puissant est le fournisseur de
l'eau, et son créateur, et il a décrété qu'elle devait être utilisée pour étancher la soif de l'homme,
mais son utilisation dépend de la volonté divine. Si elle n'est pas conforme à cette volonté,
l'homme est affligé d'une soif que les océans ne peuvent pas étancher.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [172]
Ô serviteur de Dieu ! Pour ‘Abdu'l-Bahá, être sans abri c’est comme être chez lui, et la prison
lugubre est comme un nid. Il cherche une noble demeure, mais dans le monde de Dieu ; il désire
le « Temple fréquenté », mais dans le royaume céleste.
Un édifice terrestre, même s'il est élevé aussi haut que les cieux, finira par tomber en ruine, ou
devenir un obscur tombeau. La construction d'édifices, de palais, de manoirs et de demeures
seigneuriales est acceptable et louable dans la religion de Dieu, mais il ne faut pas s'y attacher ni
y accorder son affection. L'intention doit être le progrès du monde et l'établissement de la
civilisation humaine. Un homme de connaissance et de compréhension véritables construira des
structures publiques, c'est-à-dire des lieux qui appartiennent à tous une maison d’adoration, une
école pour enseigner aux enfants de tous âges, un foyer pour les voyageurs, un hôpital – car tout
bâtiment public est un édifice divin, éternel et perpétuel. Salutations et louanges !
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [173]
Cependant, la charité n'implique pas nécessairement un projet qui s'inscrirait dans le cadre du
travail de développement. Dans sa forme la plus simple, elle suggère seulement le transfert de
ressources, financières ou autres, de ceux qui ont beaucoup à ceux qui n'ont pas assez. Le motif
qui incite à un tel acte de bienveillance est, bien entendu, louable – Bahá'u'lláh lui-même déclare
que « la charité est agréable et louable aux yeux de Dieu et est considérée comme le prince des
actes bons ». Néanmoins, la manière dont elle est pratiquée doit être soigneusement examinée. Il
est important, par exemple, d'éviter tout soupçon de paternalisme, et le donateur doit être
conscient des valeurs implicites de tout système de redistribution qu'il établit.
(Extrait d'une lettre du 22 octobre 2012, écrite au nom de la Maison universelle de justice à
un croyant) [174]
La civilisation future envisagée par Bahá’u’lláh sera prospère ; ce sera une civilisation dans
laquelle les vastes ressources du monde seront utilisées pour l’élévation et la régénération de
l’humanité, et non pour son avilissement et sa destruction. […]
Les bahá'ís mènent leur vie au sein d’une société profondément désordonnée dans ses affaires
matérielles. Le processus de construction communautaire qu’ils font avancer dans leurs
groupements cultive un ensemble d’attitudes envers la richesse et les possessions qui diffèrent
beaucoup de celles qui prévalent dans le monde.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message du 29 décembre 2015 à la conférence
des Corps continentaux des conseillers) [175]
Juger de la valeur d’une personne surtout en fonction de ce qu’elle peut accumuler et de la
quantité des biens qu’elle peut consommer comparativement aux autres est totalement étranger à
la pensée bahá’íe. Mais les enseignements n’approuvent pas non plus un rejet catégorique de la
richesse comme étant intrinsèquement détestable ou immorale, et l’ascétisme est interdit. La
richesse doit servir l’humanité. Son utilisation doit se faire en accord avec les principes
spirituels ; des systèmes doivent être créés en s’inspirant de ces principes. De plus, selon les
paroles mémorables de Bahá’u’lláh, « aucune lumière ne peut être comparée à la lumière de la
justice. C’est d’elle que dépendent l’établissement de l’ordre dans le monde et la tranquillité des
nations ».
(Message de la Maison universelle de justice du 1er Mars 2017 aux bahá'ís du monde,
traduction française révisée par l’Assemblée spirituelle nationale de France) [176]
Thèmes choisis relatifs au développement social et économique
Éducation
L’homme est le talisman suprême. Un manque d’éducation adéquate l’a cependant privé de ce
qu’il possède par nature. D’un mot sorti de la bouche de Dieu, il fut appelé à l’existence ; d’un
mot de plus, il fut amené à reconnaître la Source de son éducation ; d’un autre mot encore, son
rang et sa destinée ont été assurés. Le Grand Être dit : considérez l’homme comme une mine
riche en pierres précieuses d’une valeur inestimable. L’éducation peut à elle seule l’amener à lui
faire livrer ses trésors et permettre à l’humanité d’en profiter.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 169-170) [177]
Nous prescrivons à tous les hommes ce qui conduira à l'exaltation de la parole de Dieu parmi ses
serviteurs ainsi qu'au progrès du monde de l'être et à l’édification des âmes. À cette fin, le
meilleur moyen est l'éducation de l'enfant. Chacun doit s'y tenir. En vérité, nous vous avons
imposé cette charge dans de nombreuses Tablettes ainsi que dans mon Très-Saint-Livre. Heureux
celui qui s’y conforme.
(Bahá'u'lláh, extrait d'une tablette traduite du persan) [178]
Une enquête serrée démontrera que la première cause d’oppression, d’injustice, de malhonnêteté,
d’irrégularité et de désordre est le manque de foi religieuse et l’absence d’éducation des gens.
Quand, par exemple, les gens sont sincèrement pieux, éduqués, instruits et qu’une difficulté se
présente, ils peuvent s’adresser aux autorités locales. S’ils n’y trouvent pas la justice et la
reconnaissance de leurs droits et s’ils voient que la conduite du gouvernement local n’est pas en
harmonie avec le bon plaisir divin et la justice royale, ils peuvent présenter leur cause devant les
Cours supérieures et décrire les manquements apportés par l’administration locale à la loi
spirituelle. Ces Cours peuvent alors exiger la remise du dossier local et ainsi justice sera faite.
Présentement, toutefois, à cause d’une scolarité inadéquate, la majeure partie de la population ne
possède même pas le vocabulaire nécessaire pour expliquer ce qu’elle veut.
(‘Abdu’l-Bahá, Le Secret de la civilisation divine, p. 37-38) [179]
L’exigence primordiale, la plus urgente, est la promotion de l’éducation. Il est inconcevable
qu’une nation quelconque atteigne à la prospérité et au succès sans qu’on se préoccupe de ce
problème suprême et fondamental. La première raison du déclin et de la chute des peuples est
l’ignorance. De nos jours, la masse est ignorante même des questions courantes ; elle peut
d’autant moins comprendre d’une manière complète les importants problèmes et les besoins
complexes.
(‘Abdu’l-Bahá, Le Secret de la civilisation divine, p. 137) [180]
Observez attentivement comment l’éducation et les arts de la civilisation apportent l’honneur, la
prospérité, l’indépendance et la liberté à un peuple et à son gouvernement.
De plus il est d’une nécessité vitale d’instituer des écoles par toute la Perse, même dans les
moindres cités rurales et les villages, et d’encourager le peuple, de toutes les façons possibles, à
inciter leurs enfants à apprendre à lire et à écrire. Si nécessaire, l’éducation doit même devenir
obligatoire. Tant que les nerfs et les artères de la nation ne seront pas ravivés, toute mesure sera
vaine ; car le peuple est semblable au corps humain et la détermination ainsi que la volonté de
lutte sont comme l’âme ; un corps sans âme est inerte. Ce pouvoir dynamique est présent à un
suprême degré dans la nature même du peuple persan et la diffusion de l’éducation le libérera.
(‘Abdu’l-Bahá, Le Secret de la civilisation divine, p. 139-140) [181]
Et, au nombre des enseignements de Bahá’u’lláh il y a la promotion de l’éducation. Chaque
enfant doit être instruit dans les sciences autant qu’il est nécessaire. Si les parents sont en mesure
de pourvoir aux frais de son éducation, c’est parfait ; autrement, la communauté doit procurer les
moyens pour l’enseignement de cet enfant.
(‘Abdu’l-Bahá, première Tablette à La Haye) [182]
L’éducation et la formation des enfants sont au nombre des actes les plus méritoires de
l’humanité et attirent les grâces et les faveurs du Très-Miséricordieux, car l’éducation est
l’indispensable fondement de toute excellence humaine et permet à l’homme de se frayer un
chemin vers les sommets de gloire éternelle.
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’‘A bdu’l-Bahá, p. 128) [183]
En conséquence, l’école des enfants doit être un lieu d’ordre et de discipline extrêmes.
L’instruction doit être complète de sorte que les caractères puissent s’affiner et se rectifier. Ainsi,
dès le plus jeune âge, au tréfonds de l’être intime de chaque enfant, sera déposée la fondation
divine et érigée la structure de sainteté.
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’‘A bdu’l-Bahá, p. 136) [184]
Créez des écoles qui sont bien organisées et qui promeuvent les bases de l'enseignement dans les
différentes branches du savoir, savoir dispensé par des enseignants purs et sanctifiés, distingués
pour leurs normes de conduite élevées et leur excellence générale, et fermes dans leur foi, des
érudits et des éducateurs ayant une connaissance approfondie des sciences et des arts. […]
Il faut y inclure la promotion des arts, la découverte de nouvelles merveilles, l'expansion du
commerce et le développement de l'industrie. Les instruments de civilisation et l'embellissement
du pays doivent également être encouragés. […]
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [185]
L'un des amis nous a envoyé une lettre concernant l'école d'Achgabat dans laquelle il déclare que,
Dieu soit loué, les amis s'efforcent maintenant d’y mettre de l'ordre. Ils ont nommé des
enseignants qualifiés pour leur tâche, et dorénavant le plus grand soin sera consacré à la
supervision et à la gestion de l'école. […]
L'une des entreprises les plus importantes est l'éducation des enfants, car c’est d’adorer Dieu, le
Saint, le Très-Loué, et de servir sa cause que dépendent le succès et la prospérité.
Le plus grand de tous les grands services est l'éducation des enfants et la promotion des divers
sciences, métiers et arts. Loué soit Dieu, vous déployez actuellement des efforts considérables à
cette fin. Plus vous persévérerez dans cette tâche essentielle, plus vous serez témoins des
confirmations de Dieu, à tel point que vous en serez vous-mêmes étonnés.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [186]
Cette école est l'une des institutions vitales et essentielles qui, en fait, soutiennent et fortifient
l'édifice de l'humanité. Si Dieu le veut, elle se développera et se perfectionnera sur tous les plans.
Une fois que cette école aura été perfectionnée à tous égards, une fois qu'elle aura été amenée à
s'épanouir et à dépasser toutes les autres écoles, alors, les unes après les autres, de plus en plus
d'écoles devront être créées.
Nous voulons dire par là que les amis doivent se concentrer sur l'éducation et la formation de tous
les enfants de Perse, afin que tous, ayant, à l'école du savoir véritable, acquis la faculté de
comprendre et appris à connaître les réalités profondes de l'univers, continuent à découvrir les
signes et les mystères de Dieu, et soient éclairés par les lumières de la connaissance du Seigneur,
et par son amour. C'est vraiment la meilleure façon d'éduquer tout le monde.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [187]
Efforcez-vous d'acquérir les différentes branches de la connaissance et une compréhension
véritable. Appliquez-vous à réussir des réalisations tant matérielles que spirituelles.
Encouragez les enfants dès leur plus jeune âge à maîtriser tous les types de savoir et à les rendre
désireux de devenir compétents dans tous les arts – le but étant que, par la grâce favorable de
Dieu, le cœur de chacun devienne un miroir révélant les secrets de l'univers, pénétrant la réalité la
plus intime de toutes choses, et que chacun puisse acquérir une renommée mondiale dans toutes
les branches de la connaissance, la science aussi bien que les arts.
Ne négligez surtout pas l'éducation des enfants. Élevez-les de façon qu'ils possèdent des qualités
spirituelles et qu'ils soient assurés des dons et des faveurs du Seigneur.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [188]
Votre lettre est éloquente, son contenu original est exprimé avec sensibilité, et elle témoigne de
vos grands et louables efforts pour éduquer les enfants, filles et garçons. Il s'agit là d'une des plus
importantes entreprises humaines. Tous les moyens d'éducation possibles doivent être mis à la
disposition des enfants bahá'ís, tendres plantes du jardin divin, car en cela réside l'illumination de
l'humanité.
Loué soit Dieu, les amis d’Achgabat ont jeté des bases solides, inattaquables. C'est dans la Cité
de l'Amour que la première maison d’adoration bahá'íe a été érigée, et aujourd'hui, dans cette
ville, les moyens d'éducation des enfants sont également développés, dans la mesure où même
pendant les années de guerre, ce devoir n'a pas été négligé, et des lacunes ont même été comblées.
Il vous faut maintenant élargir le champ de vos efforts et élaborer des plans pour créer des écoles
d'enseignement supérieur, afin que la Cité de l'Amour devienne le centre focal des bahá'ís pour
les sciences et les arts. Grâce à l'aide généreuse de la Beauté-Bénie, des moyens seront fournis à
cet effet.
Consacrez une attention particulière à l'école des filles, car la grandeur de cette époque
merveilleuse se manifestera par le progrès dans le monde des femmes. C'est pourquoi vous
observez que dans chaque pays le monde des femmes est en marche, et cela est dû à l'impact de la
Très-Grande-Manifestation, et à la puissance des enseignements de Dieu.
L'instruction dans les écoles doit commencer par l'enseignement de la religion. Après la
formation religieuse, le cœur de l'enfant étant relié à l'amour de Dieu, il faut poursuivre son
éducation dans les autres branches de la connaissance.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [189]
Faites votre possible pour améliorer l'école Tarbíyat et pour développer l'ordre et la discipline
dans cette institution. Utilisez tous les moyens pour faire de cette école un jardin du Très-
Miséricordieux, d'où les lumières de l'apprentissage projetteront leurs rayons, et où les enfants,
qu'ils soient bahá'ís ou non, seront éduqués à un degré tel qu'ils deviendront les dons de Dieu à
l'homme, et la fierté du genre humain. Qu'ils fassent les plus grands progrès dans le laps de temps
le plus court possible, qu'ils ouvrent grand les yeux et découvrent les réalités intérieures de toutes
choses, qu'ils deviennent compétents dans tous les arts et toutes les techniques, et qu'ils
apprennent à saisir les secrets de toutes choses dans leur essence – cette faculté étant l'un des
effets clairement évidents de la servitude au Seuil sacré.
Il est certain que vous ferez tous les efforts nécessaires pour y parvenir, et que vous établirez
également des plans pour l'ouverture d'un certain nombre d'écoles. Ces écoles d'études
supérieures doivent être à la fois des centres de formation du comportement et des attitudes, et
elles doivent privilégier l’éducation du caractère et du comportement par rapport à
l’apprentissage des sciences et des arts. La bonne conduite et la haute moralité doivent primer, car
si le caractère n'est pas formé, l'acquisition de connaissances ne pourra que s'avérer préjudiciable.
La connaissance est louable lorsqu'elle est associée à une conduite éthique et à un caractère
vertueux sinon, c’est un poison mortel, un terrible danger. Un vil médecin qui trahit la confiance
qu’on lui accorde, peut provoquer la mort, et devenir la source de nombreuses infirmités et
maladies.
Consacrez la plus grande attention à cette question, car le principe fondamental, fondateur d'une
école est avant tout la formation morale, le caractère et la correction de la conduite.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [190]
Les matières à enseigner dans les écoles pour enfants sont nombreuses et, faute de temps, nous ne
pouvons en aborder que quelques-unes : la première formation et la plus importante est celle du
comportement et du bon caractère, l’acquisition de qualités, ainsi que l'éveil du désir de
s'accomplir, de se perfectionner, de s'attacher à la religion de Dieu et de rester ferme dans ses lois,
c’est-à-dire de consentir à une obéissance totale à tout gouvernement juste, de faire preuve de
loyauté et de confiance envers le dirigeant en place, d’être des personnes bienveillantes envers
l'humanité, et d’être bon pour tous.
De plus, il faut insister sur l’exemplarité du caractère, sur l'instruction dans les arts, les sciences
utiles et les langues étrangères. Sans oublier, la récitation des prières pour le bien-être du
souverain et des gouvernés ; et il faut éviter les ouvrages matérialistes courants chez ceux qui ne
voient que la cause naturelle, les histoires d'amour, et les livres qui éveillent les passions.
Pour résumer, que toutes les leçons soient entièrement consacrées à l'acquisition des perfections
humaines.
Voilà, en bref, des indications pour le programme de ces écoles.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [191]
Votre lettre est arrivée et a suscité la plus grande joie, avec la nouvelle que, loué soit Dieu, à
Hamadán une association d'aide et de secours a été créée. J'espère qu'elle deviendra une source de
prospérité et d'assistance pour tous, et que des moyens seront fournis pour apaiser le cœur des
pauvres et des faibles, et pour éduquer les orphelins et les autres enfants.
La question de la formation des enfants et de la prise en charge des orphelins est extrêmement
importante, mais le plus important de tout est l'éducation des filles, car ces dernières seront un
jour mères, et la mère est la première enseignante de l'enfant. La manière dont elle l’élève
façonnera l’enfant, et les résultats de cette première formation resteront avec l'individu tout au
long de sa vie, et il serait très difficile de les modifier. Comment une mère, elle-même ignorante
et sans formation, pourrait-elle éduquer son enfant ? Il est donc clair que l'éducation des filles a
des conséquences bien plus importantes que celle des garçons. Ce fait est extrêmement important,
et il faut s'en occuper avec la plus grande énergie et le plus grand dévouement.
Dieu dit dans le Coran que ceux qui ont la connaissance et ceux qui ne l'ont pas ne sont pas égaux.
L'ignorance est donc totalement à blâmer, que ce soit chez l'homme ou chez la femme ; en fait,
chez la femme, le mal est plus grand. J'espère donc que les amis feront de grands efforts pour
éduquer leurs enfants, fils et filles de la même manière. Ceci est la vérité, et en dehors de la vérité,
il n'y a manifestement rien d'autre que la perdition.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite de l'arabe et du persan) [192]
Dans cette nouvelle et merveilleuse Cause, l'avancement de toutes les branches de la
connaissance est un principe vital immuable, et tous les amis ont le devoir de faire les efforts
nécessaires pour atteindre ce but, afin que la cause de la Lumière-Manifeste se répande partout et
que chaque enfant, selon son besoin, reçoive sa part des sciences et des arts jusqu'à ce que l'on ne
trouve plus un seul enfant de la campagne complètement privé de scolarité.
Il est essentiel que les bases de la connaissance soient enseignées. Il est essentiel que tous
puissent lire et écrire. C'est pourquoi cette nouvelle institution est digne d'éloges, et son
programme doit être encouragé. Espérons que d'autres villages vous prendront pour modèle et
que dans chaque village où il y a un certain nombre de croyants, une école sera fondée où les
enfants pourront étudier la lecture, l'écriture et les connaissances de base.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [193]
Bahá'u'lláh a annoncé que dans la mesure où l'ignorance et le manque d'éducation sont des
barrières qui séparent les hommes, tous doivent recevoir formation et instruction. Cette
disposition permettra de remédier au manque de compréhension mutuelle et de promouvoir l'unité
de l'humanité. L'éducation universelle est une loi universelle.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 417) [194]
Parmi les obligations sacrées qui incombent aux assemblées spirituelles figurent la promotion de
l’éducation, la création d'écoles et la mise en place des équipements et installations scolaires
nécessaires pour chaque garçon et chaque fille.
Chaque enfant, sans exception, doit dès son plus jeune âge étudier de manière approfondie l'art de
la lecture et de l'écriture, et selon ses goûts, ses inclinations et le degré de ses capacités et de ses
talents, il doit se consacrer avec assiduité à l'acquisition d'arts et de compétences bénéfiques, de
diverses langues, de l’éloquence et de la technologie contemporaine.
Aider les enfants des pauvres à réussir dans ces matières, et en particulier à apprendre les
compétences de base, incombe aux membres des assemblées spirituelles et fait partie des
obligations imposées à la conscience des administrateurs de Dieu dans chaque pays : « Celui qui
élève son fils ou le fils d'un autre, c'est comme s'il avait élevé un de mes fils ; sur lui repose ma
gloire, mon amour, ma bonté, ma miséricorde, qui enveloppent le monde ».
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre du 8 juin 1925 adressée aux assemblées spirituelles
d’Orient, traduite du persan) [195]
Vous aviez posé des questions sur la pauvreté et la richesse, sur les pauvres à la peine et les riches
dans le confort, et vous aviez exprimé votre étonnement et votre surprise devant cet état de fait
[…]
Il n'est cependant pas question de dire que tous les pauvres deviendront riches et que tous
seront égaux. Un tel concept revient à dire que les ignorants et les analphabètes deviendront les
sages de l'époque et les érudits des érudits. Au contraire, lorsque l'éducation deviendra obligatoire
et universelle, l'ignorance et l'analphabétisme diminueront et plus personne ne restera privé
d'éducation. Mais, comme l’origine des différences réside dans la capacité et l'aptitude de la
personne, et que ces distinctions sont liées au degré de son intelligence et de ses capacités
mentales, les gens ne seront pas égaux dans leurs connaissances, leurs études et leurs
compréhensions. Autrement dit le monde de la création exige des nuances dans la condition des
gens et des degrés dans les différences existant entre eux, afin que les affaires du monde soient
organisées et ordonnées. La diversité des espèces créées, leur apparence physique ou leur
condition, est le moyen de leur protection, de leur pérennité, de leur unité et de leur harmonie.
Chaque partie est le complément de l'autre.
(Extrait d'une lettre du 22 mai 1928 écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant, traduite du
persan) [196]
... Bahá'u'lláh considérait l'éducation comme l'un des facteurs les plus fondamentaux d'une
véritable civilisation. Toutefois, pour être adaptée et bénéfique, cette éducation doit être de nature
intégrale et doit prendre en considération non seulement le côté physique et intellectuel de
l'homme, mais aussi ses aspects spirituels et éthiques.
(Extrait d'une lettre du 9 juillet 1931 écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant) [197]
Vous lui avez demandé des informations détaillées concernant le programme éducatif bahá'í. Il
n'existe pas encore de programme bahá'í et il n'y a pas de publications bahá'íes exclusivement
consacrées à ce sujet, car les enseignements de Bahá'u'lláh et de ‘Abdu'l-Bahá ne présentent pas
un système éducatif défini et détaillé, mais se contentent de proposer certains principes de base et
d'énoncer un certain nombre d'idéaux pédagogiques qui devraient guider les futurs éducateurs
bahá'ís dans leurs efforts pour formuler un programme d'enseignement adéquat qui serait en
parfaite harmonie avec l'esprit des enseignements bahá'ís et répondrait ainsi aux exigences et aux
besoins de l'époque moderne.
Ces principes de base sont disponibles dans les écrits sacrés de la Cause ; ils devraient être
étudiés avec soin et progressivement incorporés dans les différents programmes des lycées et des
universités. Mais la tâche de formuler un système d'éducation qui serait officiellement reconnu
par la Cause et appliqué en tant que tel dans le monde bahá'í, tâche que l'actuelle génération de
croyants ne peut évidemment pas entreprendre, doit être accomplie progressivement par les
universitaires et les éducateurs bahá'ís de l'avenir.
(Extrait d'une lettre du 7 juin 1939, écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant) [198]
L'éducation est un vaste domaine, et les théories éducatives abondent. Beaucoup ont certainement
un mérite considérable, mais il faut se rappeler qu'aucune n'est exempte de présupposés sur la
nature de l'être humain et de la société. Un processus éducatif devrait, par exemple, faire prendre
conscience à un enfant de ses potentialités, mais la glorification de soi doit être scrupuleusement
évitée. C'est souvent au nom de la confiance en soi que l'on renforce l'ego. De même, le jeu a sa
place dans l'éducation des jeunes. Les enfants et les jeunes ont cependant prouvé à maintes
reprises leur capacité à s'engager dans des discussions sur des sujets abstraits, entreprises à un
niveau approprié à leur âge, et à tirer une grande joie de la recherche sérieuse de la
compréhension. Un processus éducatif qui dilue le contenu dans une mer de divertissement
hypnotique ne leur rend pas service.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message du 12 décembre 2011 à toutes les
assemblées spirituelles nationales) [199]
Agriculture
Alors que nous étions dans la prison d’Acre, nous révélâmes dans le livre pourpre ce qui conduit
à l’évolution de l’humanité et à la reconstruction du monde. Les paroles écrites dans ce Livre par
la Plume du Seigneur de la création comprennent ce qui suit et qui constitue les principes
fondamentaux devant régir l’administration des affaires des hommes :
Premièrement : il incombe aux ministres de la Maison de justice de promouvoir la moindre paix
afin que les peuples de la terre puissent être délivrés du fardeau des dépenses exorbitantes. Ce
principe est impératif et absolument essentiel, car les hostilités et les conflits sont les racines de
l’affliction et du malheur.
Deuxièmement : les langues devraient être réduites à une seule langue commune, qui serait
enseignée dans toutes les écoles du monde.
Troisièmement : il appartient à l’homme d’adhérer avec ténacité à ce qui favorisera la fraternité,
la bonté et l’unité.
Quatrièmement : chacun, homme ou femme, devrait remettre à une personne de confiance une
partie de ce qu’il ou elle gagne par son activité commerciale, agricole ou autre, pour la formation
et l’éducation des enfants, à dépenser à cette fin au su des administrateurs de la Maison de justice,
Cinquièmement : une attention spéciale doit être accordée à l’agriculture. Bien qu’elle soit
mentionnée en cinquième lieu, il ne fait aucun doute que cette parole précède les autres.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 93 - 94) [200]
Dans ta lettre, tu avais fait référence à l'agriculture. À ce sujet, il a établi la règle universelle
suivante : il incombe à chacun, même s'il ne réside pas plus d'un jour dans un pays donné, de se
livrer à un artisanat, à un commerce ou à l'agriculture, et la poursuite même de cette vocation est,
aux yeux du seul vrai Dieu, identique à la prière. Cette règle a été illustrée par la communauté
bahá'íe à l'époque où elle fut menacée d’être exilée d’Irak car, pendant qu'elle préparait son
voyage, elle s'occupait à cultiver la terre et lorsqu'elle partit, elle reçut des instructions pour que le
fruit de son travail soit distribué entre les amis.
(Bahá'u'lláh, extrait d'une tablette traduite du persan) [201].
Lorsque vous longez un jardin dans lequel légumes, plantes, fleurs, herbes odoriférantes se
combinent pour former un tout harmonieux, c’est la preuve que ce jardin et cette roseraie ont été
cultivés et arrangés par les soins d’un excellent jardinier. Alors qu’un jardin en désordre, confus,
mal entretenu indique un manque de soin par un jardinier expérimenté et n’est qu’un fouillis de
mauvaises herbes.
(‘Abdu’l-Bahá, Première Tablette à La Haye) [202]
Efforce-toi, autant que tu le peux, de bien posséder la science de l’agriculture car, selon les
enseignements divins, l’acquisition des sciences et le perfectionnement des arts sont considérés
comme des actes d’adoration. Lorsqu’un homme entreprend, de toute son énergie, l’acquisition
d’une science ou le perfectionnement d’un art, c’est comme s’il adorait Dieu dans ses églises et
ses temples. Ainsi, lorsque tu entres dans une école d’agronomie et que tu t’efforces d’acquérir la
connaissance de cette branche de la science, tu accomplis, nuit et jour, des actes d’adoration –
actes qui sont agréés au seuil du Tout-Puissant. Or qu’y a-t-il de plus grand, dans la munificence,
que de considérer la science comme un acte d’adoration et l’art comme un service à l’égard du
royaume de Dieu ?
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’‘A bdu’l-Bahá, p. 143-144) [203]
Puisque ton cher enfant passe ses examens, je souhaite ardemment au Seuil divin que, par la
grâce et la faveur de Dieu, il rencontre le succès, et qu'à l'avenir il puisse étudier l'agriculture et
en maîtriser les différentes branches, pratiques et théoriques. L'agriculture est une science noble
et, si ton fils devient compétent dans ce domaine, il pourra assurer le confort d'un nombre
incalculable de personnes.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [204]
En vérité, le commerce, l'agriculture et l'industrie ne devraient pas être des obstacles empêchant
de servir le seul vrai Dieu. En effet, ces activités sont de très puissants instruments pour prouver
clairement notre piété et notre fiabilité ainsi que des preuves évidentes des qualités du Seigneur
miséricordieux.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [205].
La crise qui existe dans le monde ne se limite pas aux agriculteurs. Ses effets ont atteint tous les
moyens de subsistance. Les agriculteurs sont en quelque sorte mieux lotis parce qu'ils ont au
moins de quoi se nourrir. Mais dans l'ensemble, la crise sert un grand objectif. Elle élargit les
perspectives de l'homme, lui apprenant à penser à l'échelle internationale, l'obligeant à prendre en
considération l’intérêt de ses voisins s'il souhaite améliorer sa propre condition.
(Extrait d'une lettre du 2 mars 1932, écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant) [206]
L’économie
Ô mes serviteurs ! Vous êtes les arbres de mon jardin ; vous devez produire des fruits merveilleux
et de bel aspect, dont vous-mêmes et d’autres profiteront. Il appartient donc à chacun d’exercer
un métier ou une profession, car c’est là le secret de la richesse, ô hommes d’intelligence. En
effet, les résultats dépendent des moyens et la grâce de Dieu vous suffira amplement. Les arbres
qui ne donnent pas de fruits ont été et seront toujours bons à mettre au feu.
(Bahá’u’lláh, Les Paroles cachées, Persan, nº 80) [207]
Si ces enseignements sublimes étaient répandus dans le monde, l’humanité serait sauvée de tous
dangers et guérie de tous ses maux et troubles continuels. De même, tous les principes
économiques bahá’ís représentent l’idéal suprême de toutes les classes laborieuses et des
économistes de tendances diverses.
(‘Abdu’l-Bahá, Tablette au Professeur Forel, p. 28, Maison d’éditions baha’ies, 1974) [208]
Pour exposer brièvement le sujet, disons que les enseignements de Bahá’u’lláh préconisent le
partage volontaire, et ceci est bien meilleur que l’égalisation de la richesse, car l’égalisation doit
être imposée de l’extérieur, alors que le partage est affaire de libre choix.
L’homme atteint à la perfection par de bonnes actions qu’il accomplit volontairement et non par
les bonnes actions dont la réalisation lui a été imposée. Le partage est un acte de justice que l’on
choisit à titre personnel ; autrement dit, les riches devraient accorder leur assistance aux pauvres,
dépenser leur fortune au profit des indigents, mais de leur plein gré, et non parce qu’ils y ont été
contraints par la force, car la force ne récolte que le trouble et provoque la ruine de l’ordre social.
D’un autre côté, le partage volontaire, la dépense – librement consentie – de sa propre richesse,
contribue au bien-être et à la paix sociale, éclaire le monde et prodigue l’honneur à l’humanité.
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’‘A bdu’l-Bahá, p. 114) [209]
Ô mes amis spirituels ! L'un des plus grands moyens de réaliser des progrès modernes, la
prospérité des nations et la civilisation des peuples c’est la création de sociétés pour le commerce,
l'industrie et d'autres sources de richesse, dans la mesure où une société est un symbole d'unité,
d'unicité et d'harmonie dans la Cause de Dieu. Il est très difficile pour l’homme de réussir quoi
que ce soit individuellement, mais lorsqu'on s'assemble pour établir une société, ses membres
seront en mesure d'accomplir ensemble de grandes tâches. Prenons, par exemple, une armée. Si
chaque soldat allait au combat individuellement, il se battrait avec la force d'un seul homme, mais
lorsqu'une troupe est formée, chaque membre de cette troupe résiste avec une puissance mille fois
supérieure, car la puissance de mille individus converge vers un seul point. Il en va de même dans
d'autres domaines. Cependant, toute entreprise commerciale doit être établie sur des principes
divins. Ses fondements devraient être la fiabilité, la piété et la probité, afin de protéger les droits
des gens et de devenir, jour après jour, un aimant de fidélité, en sorte que les confirmations du
Très-Glorieux puissent être dévoilées. En outre, une entreprise légitime doit faire tout ce qui est
en son pouvoir pour protéger les droits des personnes dans toutes les affaires, grandes ou petites,
et pour administrer les affaires de l’entreprise avec la plus grande perfection, droiture et soin. Si
elle est ainsi conduite, cette entreprise, sans l'ombre d'un doute, deviendra le réceptacle des
bénédictions, et elle attirera les confirmations du Seigneur de toutes les bontés et, sous la
protection du Plus-Grand-Nom, restera à l'abri de tout malheur. Sur vous soient salutations et
louanges.
(‘Abdu'l-Bahá, tiré d'une tablette traduite du persan) [210]
En matière d’économie on doit commencer par l'agriculteur et continuer ensuite avec les autres
classes dans la mesure où le nombre d'agriculteurs est bien plus important que celui de toutes les
autres. Il convient donc de commencer par l'agriculteur pour les questions d'économie, car
l'agriculteur est le premier agent actif de la société humaine. En bref, il faut créer dans chaque
village un conseil parmi les sages et placer les affaires de ce village sous le contrôle de ce conseil.
De même, une coopérative devrait être fondée avec la nomination d'un secrétaire. Au moment de
la récolte, sous la direction de ce conseil, un certain pourcentage de la récolte totale devrait être
affecté à ce service.
La coopérative a sept recettes : L’impôt d’un dixième sur les revenus, les taxes sur les animaux,
les biens sans héritier, tous les objets trouvés dont les propriétaires sont introuvables, un tiers de
tous les objets de valeur trouvés, un tiers des produits de toutes les mines, et les contributions
volontaires.
Ce service a également sept dépenses :
1. Les dépenses générales de fonctionnement de la coopérative, telles que le salaire du secrétaire
et l'administration de la santé publique.
2. L’impôt versé au gouvernement.
3. Les taxes sur les animaux versées au gouvernement.
4. Coûts de fonctionnement d'un orphelinat.
5. Frais de fonctionnement d'un foyer pour invalides.
6. Frais de fonctionnement d'une école.
7. Paiement de subventions pour fournir un soutien nécessaire aux pauvres.
La première recette est l’impôt d’un dixième sur les revenus. Il doit être perçu comme suit : Si le
revenu d'une personne est de cinq cents dollars par exemple et que ses dépenses nécessaires sont
équivalentes, aucun impôt ne sera perçu. Si les dépenses d'une autre personne sont de cinq cents
dollars alors que son revenu est de mille dollars, un dixième lui sera retiré, car il a plus que ses
besoins ; s'il donne un dixième de l'excédent, ses moyens d'existence ne seront pas affectés. Si
les dépenses d'un autre sont de mille dollars et ses revenus de cinq mille dollars, comme il a
quatre mille dollars d'excédent, il devra donner un dixième et demi. Si une autre personne a des
dépenses nécessaires de mille dollars, mais que son revenu est de dix mille dollars, il lui faudra
payer deux dixièmes car son surplus représente une somme importante. Et si les dépenses
nécessaires d'une autre personne sont de quatre ou cinq mille dollars, et ses revenus de cent mille
dollars, un quart lui sera demandé. En revanche, si le revenu d'une personne est de deux cents,
mais que les besoins absolument essentiels à sa subsistance sont de cinq cents dollars, et à
condition qu'elle n'ait pas été négligente dans son travail ou que sa ferme n'ait pas été bénie par
une bonne récolte, cette personne devra recevoir l'aide de la coopérative afin qu'elle ne reste pas
dans le besoin et puisse vivre dans le confort.
Une certaine somme doit être mise de côté par la coopérative pour les orphelins du village et une
certaine somme pour les invalides. Une certaine somme doit être prélevée sur cette institution
pour les personnes nécessiteuses et incapables de gagner leur vie, et une certaine somme pour le
système d'éducation du village. Enfin, un certain montant doit être réservé à l'administration de la
santé publique. S'il reste quoi que ce soit dans le fonds local, cette somme doit être transférée à un
fonds national pour les dépenses nationales.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [211]
Il faut donc instituer un règlement et des lois qui réglementeraient les fortunes excessives de
certains particuliers et limiteraient la misère de millions de pauvres, on obtiendra ainsi une
certaine modération.
Cependant l’égalité absolue est tout aussi impossible ; car l’égalité absolue dans les fortunes, les
honneurs, le commerce, l’agriculture, l’industrie, aboutirait au manque de bien-être, au
découragement, à la désorganisation des moyens d’existence, et au désappointement universel ;
l’ordre des affaires de la collectivité serait tout à fait détruit. Ainsi, il y a une grande sagesse dans
le fait que l’égalité n’est pas imposée par la loi. Il est donc préférable que la modération fasse son
œuvre. Elle consiste, au moyen de lois et de règlements, à empêcher la constitution de fortunes
excessives de certains individus, et à protéger les besoins essentiels de la masse. Par exemple, les
fabricants et les industriels amassent chaque jour un trésor, et les pauvres travailleurs ne gagnent
pas leur subsistance journalière ; cela, c’est le comble de l’iniquité et aucun homme juste ne
l’accepterait.
Il faut donc établir des lois et de règlements qui permettraient au corps des ouvriers de recevoir
leur salaire du maître de fabrique, et qui les associeraient dans le quart ou le cinquième des
bénéfices, selon les nécessités de la fabrique ; ou bien que le corps des ouvriers et le fabricant
soient associés d’une façon équitable dans les bénéfices et les avantages. En effet, la direction des
affaires et l’administration viennent du chef de la fabrique et l’ouvrage et le travail du corps des
ouvriers. Ou bien les ouvriers recevront un salaire qui leur assurera une subsistance convenable et
lorsqu’ils cesseront le travail ou seront affaiblis ou sans ressource, ils recevront du chef de
fabrique une pension convenable. Ou bien encore, le salaire sera suffisant pour que les ouvriers
soient satisfaits de la somme qu’ils reçoivent, et qu’ils puissent mettre un peu de côté pour les
jours de gêne et de retraite.
Lorsque les choses seront ainsi fixées, le chef de fabrique ne mettra plus de côté, tous les jours,
un trésor qui ne lui sert absolument à rien – sans compter que si la fortune est disproportionnée, le
capitaliste succombe sous un poids formidable et tombe dans les difficultés et les troubles les plus
grands ; l’administration d’une fortune excessive est très difficile et épuise les forces naturelles de
l’homme. Pareillement, les ouvriers et travailleurs ne seront plus dans la misère et la gêne les plus
grandes et ne seront plus soumis, à la fin de leur vie, aux pires privations.
Il est donc clair et évident que la répartition de fortunes excessives entre les mains d’un petit
nombre d’individus, à côté de la misère de la masse, est une iniquité et une injustice. De même,
l’égalité absolue serait un obstacle à la vie, au bien-être, à l’ordre et à la tranquillité de l’humanité.
Dans ces conditions, la modération est de beaucoup préférable. Elle réside en ceci que les
capitalistes soient modérés dans l’acquisition de leurs bénéfices, et qu’ils tiennent compte des
besoins des pauvres et des nécessiteux : c’est-à-dire que les ouvriers et les travailleurs reçoivent
un salaire journalier fixe et établi, et qu’ils aient aussi une part et une fraction des bénéfices
généraux de la fabrique.
(‘Abdu’l-Bahá, Les leçons de Saint-Jean-d’A cre, p. 301- 303) [212]
Parmi les résultats de la manifestation des forces spirituelles, l’humanité devra s’adapter à une
nouvelle forme sociale, la justice de Dieu se manifestera dans toutes les affaires humaines et
l'égalité des hommes sera universellement établie. Les pauvres se verront attribuer une aide
généreuse et les riches atteindront le bonheur éternel. En effet, actuellement si les riches jouissent
du plus grand des luxes et du plus grand des conforts, ils sont néanmoins privés du bonheur
éternel ; car le bonheur éternel est subordonné à l’action de donner, et les pauvres sont partout
dans un état de besoin abject. Grâce à la manifestation de la grande équité de Dieu, les pauvres du
monde seront pleinement récompensés et assistés, et il y aura un réajustement des conditions
économiques de l'humanité afin qu'à l'avenir il n'y ait plus de richesses exagérées ni de pauvreté
abjecte. Les riches jouiront du privilège de cette nouvelle condition économique tout comme les
pauvres, car en raison de certaines dispositions et restrictions, ils ne pourront pas accumuler de
richesse au point d'être accablés par sa gestion, tandis que les pauvres seront soulagés de
l’angoisse du manque et de la misère. Le riche pourra profiter de son palais et le pauvre de sa
confortable chaumière.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 182-183) [213]
[…] Bahá'u'lláh a énoncé des principes, des conseils, une doctrine pour un réajustement de
l’économie. Il a révélé des règles qui assurent le bien-être de la communauté. De même que le
riche jouit d'une vie d'aisance et de luxe, le pauvre doit, lui aussi, avoir un foyer et bénéficier
d'une nourriture et d'un confort à la mesure de ses besoins. Ce réajustement de l'économie sociale
est de la plus haute importance dans la mesure où il assure la stabilité du monde de l'humanité ; et
tant qu'il n'est pas réalisé, le bonheur et la prospérité sont impossibles.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 252) [214]
L'un des enseignements de Bahá'u'lláh est l'ajustement des moyens de subsistance dans la société
humaine. Dans le cadre de cet ajustement, il ne peut y avoir d'extrêmes dans les conditions
humaines en ce qui concerne la richesse et la subsistance. Car la communauté a besoin de
financiers, d'agriculteurs, de commerçants et de travailleurs tout comme une armée doit être
composée de commandants, d'officiers et de soldats. Tous ne peuvent pas être des commandants,
tous ne peuvent pas être des officiers ou des soldats. Chacun, à son poste dans le tissu social, doit
être compétent, chacun dans sa fonction selon ses capacités mais dans une égale opportunité pour
tous. […]
La différence de capacité entre les individus est fondamentale. Il est impossible que tous se
ressemblent, que tous soient égaux, que tous soient sages. Bahá'u'lláh a révélé des principes et des
lois qui permettront d'ajuster les différentes capacités humaines. Il a dit que tout ce qui est
possible de réaliser dans la manière de gouverner la société sera réalisé grâce à ces principes.
Lorsque les lois qu'il a instituées seront appliquées, il n'y aura plus de millionnaires possibles
dans la communauté, ni d'extrêmement pauvres. Cela se fera et se réglera en ajustant les
différents degrés de capacité humaine. La base fondamentale de la communauté est l'agriculture,
le travail du sol. Tous doivent être des producteurs. Chaque personne de la communauté dont les
besoins sont égaux à sa capacité de production individuelle sera exonérée d'impôts. Mais si son
revenu est supérieur à ses besoins, il doit payer un impôt jusqu'à ce qu'un ajustement soit effectué.
C'est-à-dire que la capacité de production de l'homme et ses besoins seront égalisés et conciliés
par l'impôt. Si sa production dépasse ses besoins, il paiera un impôt ; si ses besoins dépassent sa
production, il recevra un montant suffisant pour égaliser ou ajuster. Par conséquent, l'imposition
sera proportionnelle à la capacité et à la production, et il n'y aura pas de pauvres dans la
communauté.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 301-303) [215].
Les bases de la condition économique sont de nature divine et sont associées au monde du cœur
et de l'esprit. Ceci est pleinement expliqué dans l'enseignement bahá'í, et sans la connaissance de
ses principes, aucune amélioration de l'état économique ne peut être réalisée. Les bahá'ís
apporteront cette amélioration et ce progrès, mais pas par la sédition ni par l'appel à la force
physique : non pas par la lutte, mais par l’aide. Les cœurs doivent être si unis, l'amour doit
devenir si dominant que les riches apporteront volontiers leur aide aux pauvres et prendront des
mesures pour établir ces ajustements économiques de façon permanente. Si cela est accompli de
cette façon, ce sera digne de louange car ce sera alors pour l'amour de Dieu et sur la voie de son
service. Par exemple, ce sera comme si les riches habitants d'une ville disaient : « Il n'est ni juste
ni licite que nous possédions de grandes richesses alors qu'il y a une pauvreté abjecte dans cette
communauté », et qu'ils donnaient ensuite volontairement leurs richesses aux pauvres, en ne
conservant que ce qui leur permettra de vivre confortablement.
(‘Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 334) [216]
Il a également reçu l'article que vous avez écrit pour The Bahá'í W orld sur les enseignements
économiques de la Cause. Comme vous le dites, les écrits ne sont pas tellement riches sur ce sujet,
et beaucoup des questions qui dérangent actuellement les esprits du monde ne sont même pas
mentionnées. La considération première est l'esprit qui doit imprégner notre vie économique et
celui-ci se cristallisera progressivement en institutions et principes précis qui contribueront à la
réalisation de la condition idéale annoncée par Bahá'u'lláh.
(Extrait d'une lettre du 20 décembre 1931 écrite au nom de Shoghi Effendi à une Assemblée
spirituelle nationale) [217]
En ce qui concerne votre souhait de réorganiser votre entreprise selon les principes bahá'ís,
Shoghi Effendi apprécie profondément l'esprit qui vous a poussé à faire une telle suggestion. Il
estime néanmoins que le temps n'est pas encore venu pour aucun croyant de provoquer un
changement aussi fondamental dans la structure économique de notre société, aussi restreint que
soit le champ d'une telle expérience. Les enseignements économiques de la Cause, bien que bien
connus dans leurs grandes lignes, n'ont pas encore été suffisamment élaborés et systématisés pour
permettre à quiconque de les appliquer de manière exacte et approfondie, même à une échelle
restreinte.
(Extrait d'une lettre du 22 mai 1935 écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant) [218]
Dans la Cause, il n'y a pratiquement pas d'enseignement technique sur l'économie, comme la
banque, le système des prix, et autres. La Cause n'est pas un système économique, et ses
fondateurs ne doivent pas être considérés comme ayant été des économistes techniques. La
contribution de la Foi à ce sujet est essentiellement indirecte, puisqu'elle consiste en l'application
de principes spirituels à notre système économique actuel. Bahá'u'lláh nous a donné quelques
principes de base qui devraient guider les futurs économistes bahá'ís dans l'établissement
d'institutions qui ajusteront les relations économiques du monde. […]
Il est certain que le Maître a affirmé que les salaires devraient être inégaux, simplement parce
que les hommes sont inégaux dans leurs capacités, et qu'ils devraient donc recevoir des salaires
correspondant à leurs différentes capacités et ressources. Ce point de vue semble contredire
l'opinion de certains économistes modernes. Mais les amis devraient avoir pleinement confiance
dans les paroles du Maître, et devraient donner la préférence à ses déclarations plutôt qu'à celles
de nos penseurs soi-disant modernes. […]
Quel que soit le progrès technique, l'homme devra toujours peiner pour gagner sa vie. L'effort
est une partie inséparable de la vie de l'homme. Il peut prendre différentes formes en fonction des
conditions changeantes du monde, mais il sera toujours présent comme un élément nécessaire de
notre existence terrestre. Après tout, la vie est une lutte. Le progrès s'obtient par la lutte, et sans
cette lutte, la vie cesse d'avoir un sens ; elle s'éteint même. Le progrès technique n'a pas rendu
l'effort inutile. Il lui a donné une nouvelle forme, un nouveau débouché. […]
Par l'affirmation « la solution économique est de nature divine », on entend que seule la
religion peut, en dernier ressort, apporter à la nature de l'homme un changement si fondamental
qu'il lui permette d'ajuster les relations économiques de la société. C'est seulement ainsi que
l'homme peut contrôler les forces économiques qui menacent de bouleverser les fondements de
son existence, et par là affirmer sa maîtrise des forces de la nature. […]
Comme déjà évoqué […], l'inégalité sociale est le résultat inévitable de l'inégalité naturelle des
hommes. Les êtres humains sont différents en termes de capacités et devraient donc être
différents en termes de statut social et économique. Les extrêmes de richesse et de pauvreté
devraient cependant être abolis. Ceux dont le cerveau a contribué à la création et à l'amélioration
des moyens de production doivent être équitablement récompensés, même si ces moyens peuvent
être détenus et contrôlés par d'autres.
(Extrait d'une lettre du 26 décembre 1935 écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant) [219]
En ce qui concerne votre question sur l'attitude bahá'íe à l'égard des problèmes de travail : ceux-ci
ne peuvent être résolus avec certitude, nous dit ‘Abdu'l-Bahá, par la seule force de la violence
physique. La non-coopération aussi, même si elle ne s'accompagne pas d'actes de violence, est
inefficace. Le conflit entre le travail et le capital peut être résolu au mieux par des méthodes
pacifiques et constructives de coopération et de concertation.
(Extrait d'une lettre du 30 juin 1937 écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant) [220]
En ce qui concerne vos questions sur l'attitude des bahá'ís face à divers problèmes économiques,
tels que la propriété, le contrôle et la distribution du capital et des autres moyens de production, le
problème des trusts et des monopoles et les expériences économiques telles que les coopératives
sociales, les enseignements de Bahá'u'lláh et de ‘Abdu'l-Bahá n'apportent pas de solutions
spécifiques et détaillées à toutes ces questions économiques, qui relèvent essentiellement du
domaine de l'économie technique et ne concernent donc pas directement la Cause. Il est vrai que
les Écrits sacrés bahá'ís contiennent certains principes directeurs sur le sujet de l'économie, mais
ceux-ci ne couvrent en aucun cas l'ensemble du domaine de l'économie théorique et appliquée et
sont principalement destinés à guider les futurs écrivains et techniciens économiques bahá'ís dans
l'élaboration d'un système économique qui fonctionnerait en pleine conformité avec l'esprit et les
dispositions exactes de la Cause sur ce sujet et d'autres sujets similaires. La Maison internationale
de justice devra, en consultation avec des experts économiques, aider à la formulation et à
l'évolution du système économique bahá'í du futur. Une chose est cependant certaine : la Cause
n'accepte pas entièrement les théories de l'économie capitaliste, ni ne peut être d'accord avec les
marxistes et les communistes dans leur répudiation du principe de la propriété privée, ce droit
sacré vital de l'individu.
(Extrait d'une lettre du 10 juin 1939 écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant) [221]
Les idéologies en cours actuellement dans le monde sont extrêmement complexes. Tout comme il
est difficile d'identifier un système cohérent d'enseignements qui pourrait être appelé
christianisme et qui engloberait tous ceux qui se disent chrétiens, il existe de nombreux types de
communistes, souvent en contradiction flagrante les uns avec les autres. Il existe encore plus de
types de
« capitalistes » au sens de ceux qui préconisent le capitalisme comme la forme la plus souhaitable
de système économique. La promesse de la paix mondiale n'était pas le lieu pour analyser les
vertus et les défauts de ces diverses théories, elle ne pouvait que faire allusion à certaines des
lacunes les plus flagrantes produites par leurs variantes extrêmes, et encourager tous ceux qui les
défendent à ne pas tenir compte de leurs différences dans la recherche de la véritable solution des
problèmes qui affligent l'humanité.
Si nous prenons les deux extrêmes de la théorie économique : ceux qui croient que la meilleure
solution est de retirer tout contrôle et toute intervention de l'État dans le fonctionnement du
système économique, et ceux qui croient que le fonctionnement du système économique devrait
être étroitement surveillé et ajusté par l'État afin que la société ne soit pas à la merci du système
mais qu'elle en ait le contrôle, il est apparu clairement qu'aucun des deux n'est viable. Les
partisans des deux extrêmes en sont progressivement venus à adopter des positions plus modérées,
bien qu'il y ait généralement une oscillation des points de vue en réponse à l'évolution des
conditions. C'est aux partisans de l'un de ces extrêmes et à la situation économique actuelle dans
le monde très insatisfaisante que la Maison de justice faisait allusion lorsqu'elle évoquait ces
idéologies qui ont tendance à « abandonner sans ménagement des millions de personnes affamées
par le fonctionnement d'un système de marché qui, de toute évidence, aggrave la situation de la
majorité de l'humanité, tout en permettant à de petites sections de vivre dans une condition
d'abondance que nos ancêtres pouvaient difficilement imaginer. »
(Extrait d'une lettre du 13 novembre 1985, écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [222]
Un exemple évident apparaît dans les discussions sur le processus de mondialisation, auquel votre
lettre fait allusion. Les immenses avantages que cette étape tant attendue de l'évolution de la
société humaine apporte, exigent de la part des gouvernements et de la société civile des efforts
équivalents pour assurer une répartition équitable de ses bénéfices à l'ensemble de l'humanité.
‘Abdu'l-Bahá nous expose clairement le problème :
« Considérons un individu qui a amassé des trésors en colonisant un pays à son profit. Il a obtenu
une fortune considérable et s'est assuré des profits et des revenus qui s’accumulent sans cesse,
alors que cent mille malheureux, faibles et impuissants, ont besoin d'une bouchée de pain. Il n'y a
là ni égalité ni bienveillance. On voit donc que la paix et la joie générales sont détruites, et que le
bien-être de l'humanité est nié au point de rendre vaine la vie de beaucoup de gens. Car la fortune,
les honneurs, le commerce, l'industrie sont entre les mains de certains industriels, tandis que
d'autres sont soumis à toute une série de difficultés et à des ennuis sans limites : ils n'ont ni
avantages, ni profits, ni confort, ni paix. »
Les défis posés par cette question, qui touche aujourd'hui la planète entière, sont d'une ampleur
sans précédent dans l'histoire de l'humanité. Pour les relever, il faudra une unité de vision des
enjeux, une compréhension qui ne peut être obtenue que par une analyse approfondie, un débat
public ouvert et un engagement ininterrompu à mettre en œuvre les systèmes de contrôle décidés.
(Extrait d'une lettre du 27 novembre 2001, écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [223]
La Maison universelle de justice a reçu votre lettre […] demandant des éclaircissements sur ce
qui constitue une philosophie économique appropriée pour notre époque […]
Dans votre lettre […] vous citez un passage du Siècle de lumière, qui fait référence au système
de pensée qui règne actuellement sur la planète comme étant moralement et intellectuellement en
faillite. Ce passage vous suggère que le capitalisme est considéré par la communauté bahá'íe
comme une philosophie économique sans intérêt pour le développement mondial futur. Vous
trouvez cette position surprenante non seulement parce qu'elle est en opposition directe avec les
conclusions de penseurs qui aujourd’hui considèrent le capitalisme comme le seul système viable
pour le développement économique mondial, mais aussi parce qu'elle semble contredire certaines
déclarations de Shoghi Effendi. Le capitalisme a évolué en un système qui, selon vous, est
largement, sinon entièrement, conforme aux déclarations de Shoghi Effendi. Vous vous
demandez comment les bahá'ís travaillant dans le domaine de l'économie vont progresser, alors
qu'ils ont des opinions si différentes sur le sujet, allant de ceux qui, comme vous, considèrent les
remarques du Gardien comme un soutien au capitalisme, à ceux qui pensent qu'il devrait être
remplacé.
Les questions que vous soulevez comportent deux aspects. L'un concerne la déclaration sur la
faillite morale du système mondial dominant d'aujourd'hui, et l'autre est lié à la validité des
théories économiques qui composent le capitalisme. En ce qui concerne le premier aspect, le
passage que vous citez du Siècle de lumière se veut une déclaration générale sur la condition du
monde, ses structures politiques et économiques, et les injustices qui déchirent le tissu de la
société actuelle. On peut légitimement dénoncer comme injuste la situation mondiale actuelle,
dans laquelle un nombre relativement restreint de personnes vivent dans l'opulence tandis que la
grande majorité de leurs semblables sont condamnés à une vie de pauvreté matérielle totale. Cette
situation ne peut certainement pas être séparée des insuffisances fondamentales du système de
pensée dominant et des structures et processus auxquels il a donné naissance.
Le deuxième aspect de vos questions concerne les spécificités de la théorie économique. Le fait
que, comme vous le mentionnez, les intellectuels bahá'ís adhèrent à un large éventail de points de
vue sur le capitalisme et ses diverses formes ne doit pas être un motif d'inquiétude. Au contraire,
la Maison de justice estime que la situation est assez saine et ne souhaite pas s'étendre davantage
sur le sujet pour le moment. Vous avez raison lorsque vous affirmez dans votre lettre […] que les
solutions aux problèmes de l'humanité se trouvent dans l'application à la réalité sociale des
connaissances scientifiques et des enseignements de Bahá'u'lláh. Il est donc probable que les
Enseignements seront appliqués aux choix que l'humanité doit faire sur la manière de produire, de
distribuer, de multiplier, d'appliquer et d'utiliser les moyens matériels. Comme il est naturel dans
l'avancement de toute science, on ne pourra se faire une idée d'une théorie économique correcte
que si des personnes ayant des points de vue divergents explorent des directions différentes. La
critique des pratiques économiques actuelles ne doit pas être interprétée à tort comme une simple
dénonciation du capitalisme, ni comme une approbation du socialisme. Comme vous en
conviendrez volontiers, le principe de la propriété privée peut donner naissance à de nouveaux et
meilleurs moyens que les modes actuels d'organisation de l'activité économique de l’espèce
humaine.
(Extrait d'une lettre du 31 juillet 2002, écrite au nom de la Maison universelle de justice à un
croyant) [224]
La justice sociale ne sera atteinte que lorsque chaque membre de la société jouira d'un degré
relatif de prospérité matérielle et tiendra dûment compte de l'acquisition de qualités spirituelles.
La solution aux difficultés économiques actuelles doit donc être recherchée tant dans l'application
de principes spirituels que dans la mise en œuvre de méthodes et d'approches scientifiques. La
cellule familiale offre un cadre idéal dans lequel peuvent être façonnés les attributs moraux qui
contribuent à une vision appropriée de la richesse matérielle et de son utilisation.
Se référant aux impératifs du monde matériel, Bahá'u'lláh a affirmé qu'à chaque fin a été assigné
un moyen pour l'accomplir. Une conclusion naturelle à tirer de la réflexion sur ce principe
fondamental est qu'il faut faire preuve de vigilance en distinguant les « moyens » des « fins » ;
sinon, ce qui est conçu comme un simple instrument pourrait facilement devenir le but même de
la vie d'un individu. L'acquisition de richesses en est un exemple. Elle est acceptable et louable
dans la mesure où elle est le moyen d’atteindre des fins plus élevées : pour satisfaire ses besoins
fondamentaux, pour favoriser le progrès de sa famille, pour promouvoir le bien-être de la société
et pour contribuer à l'établissement d'une civilisation mondiale. Mais faire de l'accumulation des
richesses le but central de sa vie est indigne de tout être humain.
Une idée étroitement liée à ce qui précède, et bien en accord avec l'esprit des enseignements
bahá'ís, est que la fin ne justifie pas les moyens. Aussi constructif et noble que soit le but, aussi
important soit-il pour la vie d'une personne ou le bien-être de sa famille, il ne doit pas être atteint
par des moyens inappropriés. Malheureusement, un certain nombre de dirigeants actuels –
politiques, sociaux et religieux – ainsi que certains directeurs de marchés financiers, cadres de
sociétés multinationales, chefs de commerce et d'industrie, et des gens ordinaires qui succombent
à la pression sociale et ignorent l'appel de leur conscience, agissent contre ce principe ; ils
justifient tous les moyens pour atteindre leurs objectifs.
La légitimité de la richesse dépend, comme l'a indiqué ‘Abdu'l-Bahá, de la manière dont elle est
acquise et dont elle est dépensée. À cet égard, il a déclaré que « la richesse est louable au plus
haut degré, si elle est acquise grâce aux efforts d'un individu et à la grâce de Dieu, dans le
commerce, l'agriculture, l'artisanat ou l'industrie », si les mesures adoptées par l'individu pour
créer des richesses servent à « enrichir le peuple en général », et si les richesses ainsi obtenues
sont dépensées à des « fins philanthropiques », à « la promotion du savoir », pour la création
d'écoles et d'industries, le progrès de l'éducation, et en général pour le bien-être de la société. […]
Nombreux sont ceux qui reconnaissent volontiers que l'acquisition de richesses doit être régie par
les exigences de la justice, qui, par principe, peut s'exprimer à des degrés divers, à différents
niveaux. Un employeur et un employé, par exemple, sont liés par les lois et les conventions qui
régissent leur travail, et chacun est censé s'acquitter de ses responsabilités avec honnêteté et
intégrité. À un autre niveau, cependant, si l'on veut réaliser les implications plus profondes de la
justice, il faut tenir compte des deux autres conditions préalables à l'acquisition légitime de
richesses mentionnées ci-dessus, et réévaluer les normes en vigueur à leur lumière. Ici, la relation
entre le salaire minimum et le coût de la vie mérite une évaluation minutieuse, notamment à la
lumière de la contribution des travailleurs au succès d'une entreprise et de leur droit, comme l'a
noté ‘Abdu'l-Bahá, à une part équitable des bénéfices. La marge importante, souvent injustifiable,
entre les coûts de production de certains biens et le prix auquel ils sont vendus, doit également
être prise en compte, tout comme la question de la création de richesses par des mesures qui
« enrichissent la population en général ». Ce que cette réflexion et cette enquête montreront sans
doute très clairement, c'est que pour obtenir des richesses certaines approches – dont beaucoup
impliquent l'exploitation d'autrui, la monopolisation et la manipulation des marchés, et la
production de biens qui favorisent la violence et l'immoralité – sont indignes et inacceptables.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message du 2 avril 2010 aux croyants du
berceau de la foi) [225]
Le bien-être d'une partie de l'humanité est inextricablement lié au bien-être de l'ensemble. La vie
collective de l'humanité souffre lorsqu'un groupe pense à son propre bien-être en s'isolant de celui
de ses voisins ou poursuit des gains économiques sans se soucier de la manière dont
l'environnement naturel, qui assure la subsistance de tous, est affecté. Une obstruction obstinée
fait donc obstacle à un progrès social significatif : à maintes reprises, l'avarice et l'intérêt
personnel l'emportent sur le bien commun. Des quantités inadmissibles de richesses sont
accumulées et l'instabilité qui en résulte est aggravée par la répartition si inégale des revenus et
des opportunités entre les nations et en leur sein. Mais il n'est pas nécessaire qu'il en soit ainsi.
Même si ces conditions sont le résultat de l'histoire, elles n'ont pas à définir l'avenir, et même si
les approches actuelles de la vie économique ont satisfait le stade de l'adolescence de l'humanité,
elles sont certainement inadaptées à son âge de maturité naissante. Rien ne justifie que l'on
continue à perpétuer des structures, des règles et des systèmes qui ne servent manifestement pas
les intérêts de tous les peuples. Les enseignements de la Foi ne laissent aucun doute : il existe une
dimension morale inhérente à la création, la distribution et l'utilisation des richesses et des
ressources.
(La Maison universelle de justice, extrait d'un message du 1er mars 2017 aux bahá'ís du
monde) [226]
la santé
Qu’elles étudient aussi tout ce qui contribuera à développer la santé corporelle et la forme
physique, ainsi que les méthodes de prévention des maladies chez l’enfant.
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’‘A bdu’l-Bahá, p. 123) [227]
Ainsi faites un puissant effort afin que la pureté et la sainteté, qui sont, par-dessus tout, chéries
par ‘Abdu’l-Bahá, distinguent le peuple de Bahá ; que, dans chaque genre de perfection, le peuple
de Dieu surpasse tous les autres êtres humains ; que, par leur aspect et dans leur être intime, ils
s’avèrent supérieurs à tout le reste ; que, sur le plan de la pureté, du raffinement et de la
préservation de la santé, ils soient des pionniers, à l’avant-garde de ceux qui savent et, par leur
délivrance de toute forme d’esclavage, par leur connaissance, leur maîtrise de soi, qu’ils soient les
premiers parmi les êtres purs, libres et sages.
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’‘A bdu’l-Bahá, p. 149-150) [228]
Ô servante du Très-Haut ! Ta lettre a été reçue. Tu as écrit que tu cherchais à créer un nouvel
hôpital et que tu l'organisais et le planifiais avec cinq autres médecins bahá'ís. Si un tel projet
devait se réaliser, il serait des plus bénéfiques.
(‘Abdu'l-Bahá, extrait d'une tablette traduite du persan) [229].
Si la santé et le bien-être du corps sont utilisés dans le chemin du royaume, cela est acceptable et
digne de louange ; s’ils sont dépensés au bénéfice de l’humanité en général – même si c’est à son
bénéfice matériel ou corporel – et s’ils deviennent des moyens de faire le bien, cela aussi est
louable. Mais si cette santé et ce bien-être de l’homme sont gaspillés en convoitises sensuelles, en
aspirations bestiales et en plaisirs diaboliques, alors mieux vaudrait la maladie ; que dis-je, la
mort elle-même serait préférable à une telle existence. Si tu désires la santé, que ce soit pour
servir le royaume. Mon espoir est que tu puisses acquérir une parfaite compréhension intime, une
détermination inflexible, une santé excellente, la force physique et spirituelle, afin qu’il te soit
permis de boire à la fontaine de la vie éternelle et d’être assisté par l’esprit de la divine
confirmation.
(‘Abdu’l-Bahá, cité dans Bahá’u’lláh et l’ère nouvelle : Introduction à la foi bahá’íe, p.147,
Maison d’éditions bahá’íes, 1972) [230]
La guérison par des forces purement spirituelles est sans doute aussi insuffisante que celle que les
médecins et penseurs matérialistes cherchent vainement à obtenir en recourant entièrement à des
dispositifs et méthodes mécaniques. Le meilleur résultat peut être obtenu en combinant les deux
processus : spirituel et physique.
(Extrait d'une lettre du 12 mars 1934 écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant) [231]
Les énergies immenses que la guerre économique ou politique dissipe et gaspille seront
consacrées à étendre la portée des inventions humaines et du développement technologique, à
accroître la productivité de l’humanité, à exterminer la maladie, à pousser plus avant la recherche
scientifique, à hausser le niveau de la santé physique, à rendre le cerveau humain plus vif et plus
subtil, à exploiter les ressources de la planète jusque-là inemployées et insoupçonnées, à
prolonger la vie humaine, et à développer tout autre moyen propre à stimuler la vie intellectuelle,
morale et spirituelle de l’espèce humaine tout entière.
(Shoghi Effendi, d’une lettre datée du 11 mars 1936, dans L’Ordre mondial de Bahá’u’lláh,
p. 198) [232]
Vous serez peut-être heureux d'apprendre qu’en Afrique et dans le monde entier des informations
sur le sida sont intégrées dans de nombreux projets d'éducation sanitaire bahá'ís, soulignant
l'importance de la chasteté, de la fidélité conjugale, du caractère sacré du mariage et de
l'importance cruciale de la famille en tant que cellule fondamentale de la société. L'éducation sur
le sida et la sexualité humaine est susceptible d'être plus efficace si elle est menée dans le cadre
d'une formation axée sur les aspects plus larges, spirituels et moraux de la vie, ce qui permettrait
de renforcer les familles et les communautés.
(Extrait d'une lettre du 15 novembre 2000, écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [233]
Les arts, les médias et la technologie
Il est permis d’étudier les arts et les sciences pour autant que ces sciences soient utiles et
contribuent au progrès et à l’évolution des peuples. Ainsi en a-t-il été décrété par celui qui est
l’Ordonnateur, le Sage.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 25) [234]
Au début de chaque effort, il importe de veiller à ce que sera son but. De tous les arts et de toutes
les sciences, faites étudier aux enfants ceux et celles qui résulteront en avantages pour l’homme,
assureront son progrès et élèveront son rang.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh révélées après le Kitáb-i-A qdas, p. 177) [235]
Par toi, nous appellerons sous peu à l’existence des interprètes de sciences nouvelles et
merveilleuses, d’arts puissants et créatifs, et par eux, nous rendrons manifeste ce que n’a encore
conçu le cœur d’aucun de nos serviteurs.
(Bahá’u’lláh, L’appel du Seigneur des armées : Tablettes de Bahá’u’lláh, Maison d’éditions
bahá’íes, 2004), §67, p. 28) [236]
Les arts, les métiers et les sciences enrichissent le monde de l‘existence et contribuent à son
exaltation.
Bahá’u’lláh, Épître au Fils du Loup, §47 p. 30, Maison d’éditions bahá’íes, 2001) [237]
Heureux qui, dans les jours de Dieu, se lancera dans l'artisanat. Il s'agit d'une grâce de Dieu, car
dans cette très grande Dispensation, il est acceptable aux yeux de Dieu que l'homme s'occupe
d'un métier qui le libère de la dépendance de la charité. Le métier de tout artisan est considéré
comme un acte d'adoration.
(Bahá'u'lláh, extrait d'une tablette traduite du persan) [238]
Ce qui est écrit ne doit pas transgresser les limites du tact et de la sagesse, et les mots utilisés
doivent être comme du lait, afin que les enfants du monde s’en nourrissent et arrivent à l'âge de la
maturité. Nous avons dit dans le passé qu'un mot a l'influence du printemps et fait que les cœurs
deviennent frais et verdoyants, tandis qu'un autre est comme un fléau qui fait que les fleurs se
fanent. Dieu veuille que les auteurs parmi les amis écrivent de manière acceptable pour les âmes
justes, et qu'ils ne conduisent pas les gens à ergoter.
(Bahá'u'lláh, extrait d'une tablette traduite de l'arabe et du persan) [239]
L’extension de l’éducation, le développement des arts et des sciences, la promotion de l’industrie
et de la technologie, seraient-ils choses nuisibles ? Car de tels efforts élèvent l’individu au-dessus
de la masse et le tirent des profondeurs de l’ignorance vers les plus hautes cimes du savoir et de
l’excellence humaine.
(‘Abdu’l-Bahá, Le Secret de la civilisation divine, p. 32) [240]
Il est donc urgent que l’on écrive des articles et des livres salutaires, établissant clairement et
définitivement quels sont les besoins actuels du peuple et ce qui conduira au bonheur et au
développement de la société. Ces écrits devraient être publiés et distribués à la nation entière afin
qu’au moins les chefs parmi le peuple s’éveillent jusqu’à un certain point et œuvrent dans les
voies qui les conduiront à un bonheur durable. La publication de pensées élevées est le fluide
dynamique dans les artères vitales ; c’est l’âme même du monde. Les pensées sont une mer
infinie et les effets et les diverses conditions de l’existence sont comme les formes différentes et
les limites individuelles des vagues ; les vagues ne se lèveront et ne répandront leurs perles de
savoir sur les rives de la vie que quand la mer se gonflera.
(‘Abdu’l-Bahá, Le Secret de la civilisation divine, p. 137-138) [241]
Observez par exemple, dans d’autres pays, les longues périodes pendant lesquelles on persévéra
jusqu’à ce que, finalement, on découvrît la puissance de la vapeur et que, par elle, on put
facilement accomplir les lourdes tâches dépassant les forces humaines. Combien de siècles cela
prendrait-il si nous devions abandonner l’usage de cette puissance et tendre tous nos nerfs pour
découvrir une énergie de remplacement ? Il est donc préférable de continuer à utiliser la vapeur et,
en même temps, d’examiner l’éventualité de l’existence d’une force beaucoup plus grande. On
devrait considérer sous le même angle les autres progrès techniques, les sciences, les arts et les
formules politiques qui ont fait leurs preuves – c’est-à-dire, ces procédés qui, à travers les âges,
ont été testés encore et encore et dont les divers usages et avantages ont eu pour résultat
indéniable la gloire et la grandeur de l’état, et le bien-être et le progrès du peuple. Si nous devions
abandonner tout cela, sans raison valable, et tenter d’autres méthodes de réforme, avant qu’elles
puissent prendre effet et que leurs avantages soient prouvés, plusieurs années se seraient écoulées
et même plusieurs vies. En attendant, « nous sommes toujours à la première courbe du chemin ».
(‘Abdu’l-Bahá, Le Secret de la civilisation Divine, p. 142- 143) [242]
Le fondement inébranlable, en cet âge nouveau et prodigieux, est l’enseignement des sciences et
des arts. Chaque enfant doit être instruit dans les arts et métiers, conformément à des textes sacrés
explicites, et cela jusqu’au niveau souhaité. C’est la raison pour laquelle, dans chaque cité et dans
chaque village, doivent être créés des établissements scolaires, et chaque enfant de cette cité ou
de ce village doit entreprendre des études jusqu’au niveau nécessaire.
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’‘A bdu’l-Bahá, p. 133) [243]
Le jour viendra où la Cause se répandra comme une traînée de poudre, où son esprit et ses
enseignements seront présentés sur la scène ou dans l'ensemble de l'art et de la littérature. L'art
peut mieux éveiller ces sentiments nobles que la rationalisation froide, surtout parmi la
majorité des gens.
(Extrait d'une lettre du 10 octobre 1932, écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant)
[244]
En ce qui concerne le magazine […] il suggère de mettre davantage l'accent sur le nombre et la
qualité des articles, et que ces derniers ne soient pas seulement écrits sur des sujets
spécifiquement bahá'ís mais qu'ils couvrent un large éventail de sujets sociaux, religieux ou
humanitaires. La section scientifique est sans aucun doute très importante et présente un attrait
particulier pour les jeunes et les nouveaux venus.
(Extrait d'une lettre du 30 mai 1935, écrite au nom de Shoghi Effendi à un croyant) [245]
L'unité de l'espèce humaine, telle qu'envisagée par Bahá'u'lláh, suppose l'établissement d'une
communauté mondiale où toutes les nations, les races, les croyances et les classes sont
étroitement et définitivement unies, où l'autonomie des États membres ainsi que la liberté et les
initiatives personnelles des individus qui les composent sont complètement et catégoriquement
sauvegardées. […] Dans un tel système, la presse, tout en donnant libre cours à l'expression des
vues et des convictions diverses du genre humain, cessera d'être manipulée pernicieusement par
des intérêts privés ou publics, et sera libérée de l'influence des gouvernements et des peuples en
conflit.
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre du 11 mars 1936, dans L'ordre mondial de Bahá'u'lláh,
p.197-198)
[246].
Imprégnée de cette excellence et d’une humilité correspondante, avec ténacité et une servitude
aimante, la jeunesse d’aujourd’hui doit se diriger vers les premiers rangs des professions, métiers,
arts et artisanats qui sont nécessaires au progrès ultérieur de l’humanité – ceci pour assurer que
l’esprit de la cause jettera son éclairage sur tous ces domaines importants de l’effort humain. De
plus, tout en cherchant à maîtriser les concepts fédérateurs et les technologies en évolution rapide
de cette ère des communications, ils peuvent, en fait, ils doivent garantir la transmission à
l’avenir de ces compétences qui préserveront les merveilleuses et indispensables réalisations du
passé.
(La Maison universelle de justice, d’un message du 8 mai 1985 à la jeunesse bahá'íe du monde)
[247]
Les progrès scientifiques et technologiques qui se produisent en ce siècle exceptionnellement
béni laissent présager un grand bond en avant dans l’évolution sociale de la planète et indiquent
les moyens par lesquels les problèmes pratiques de l’humanité peuvent être résolus. Ils
fournissent, en effet, les moyens même d’administrer la vie complexe d’un monde uni. Pourtant,
les barrières persistent. Des doutes, des idées fausses, des préjugés, des soupçons et un intérêt
personnel étroit assaillent les nations et les peuples dans leurs relations les uns avec les autres.
(La Maison universelle de justice, d’un message daté d’octobre 1985 aux peuples du monde)
[248]
Il est utile de garder à l'esprit que l’internet est le reflet du monde qui nous entoure, et que nous
trouvons dans son infinité de pages les mêmes forces concurrentes d'intégration et de
désintégration qui caractérisent le tumulte dans lequel l'humanité est prise.
(Extrait d'une lettre du 9 avril 2008 écrite au nom de la Maison universelle de justice à un
croyant) [249]
La capacité des institutions et des agences de la Foi à construire une unité de pensée dans leurs
communautés, à maintenir l'attention des amis, à canaliser leurs énergies au service de la Cause et
à promouvoir une action systématique dépend, dans une certaine mesure, du degré de réactivité à
la réalité des systèmes et des instruments qu'ils emploient, c'est-à-dire aux besoins et aux
demandes des communautés locales qu'ils servent et de la société dans laquelle ils opèrent.
À cet égard, nous sommes invités à vous mettre en garde : L'utilisation de la technologie sera,
bien sûr, impérative pour le développement de systèmes et d'instruments efficaces […] ;
cependant, on ne peut la laisser définir les besoins et dicter les actions.
(Extrait d'une lettre du 30 mars 2011 écrite au nom de la Maison universelle de justice à une
Assemblée spirituelle nationale) [250]
Il ne fait aucun doute que les techniques modernes peuvent être des instruments précieux dans la
grande entreprise de construction d'une civilisation mondiale prospère. Cependant, en tant
qu'individu engagé dans le développement rural, vous êtes certainement conscient des forces
potentiellement destructrices déclenchées par la mise en œuvre naïve d’une technique au nom de
la modernité et de la mondialisation. Par exemple, l'introduction de la pratique de la monoculture
dans les zones rurales, destinée à accroître l'efficacité et le rendement des petits propriétaires
terriens, leur a parfois coûté leurs terres. Même s'il y a, en fin de compte, du mérite à s'orienter
vers des pratiques agricoles modernes, on ne peut pas ignorer le coût énorme en termes de
souffrance humaine qui peut se produire, et qui pourrait être atténué par un changement
d'approche. La déclaration contenue dans la lettre était une référence à ces tendances négatives, et
non une condamnation générale du développement et du progrès techniques, qui sont soutenus
par les enseignements de la Foi. […]
Les bahá'ís impliqués dans des projets de développement social et économique constatent que
l'utilisation de la technique comporte à la fois des avantages et des pièges. La question clé n'est
donc pas de savoir s'il faut utiliser la technique, mais comment l'utiliser. Les approches du
développement centrées sur le don de biens et de services, si caractéristiques de la charité
religieuse traditionnelle bien intentionnée et des programmes de l'État providence, sont connues
pour avoir des effets débilitants. L'attrait initial des technologies promises s'avère souvent
éphémère. C'est à ce phénomène que fait référence l'expression « techniques conditionnées de
manière trompeuse ». Il est à espérer que les amis qui agissent dans le domaine du développement
pèseront les questions techniques et les forces sociales en jeu et feront preuve d'une
compréhension profonde de la science et de la religion, afin de contribuer à une approche saine
qui évite les extrêmes de la foi aveugle dans le matérialisme et de l'attachement romantique à la
tradition.
(Extrait d'une lettre du 30 décembre 2014, écrite au nom de la Maison universelle de
justice à un croyant) [251]
Comme vous le savez, le progrès technique fait partie intégrante de l'émergence d'une civilisation
mondiale. En effet, l'internet est la manifestation d'un développement anticipé par le Gardien
lorsqu'en décrivant les caractéristiques d'une humanité unifiée, il prévoyait qu'un « mécanisme
d'intercommunication mondial sera conçu, embrassant la planète entière, libéré des entraves et
des restrictions nationales, et fonctionnant avec une rapidité merveilleuse et une parfaite
régularité ». Pourtant, apprendre à utiliser l'internet d'une manière propice au progrès matériel et
spirituel est un immense défi. […]
Cependant, étant donné que l’internet permet la diffusion instantanée de contenu parmi de plus
en plus de monde, la sagesse et l'autodiscipline sont nécessaires de peur que la signification ou la
dignité des Enseignements ne soient compromises par une présentation indigne, inexacte ou
banalisée. […]
Par exemple, s'il peut être bénéfique de réfléchir à la nature et à la forme des activités
principales, notamment dans le contexte de l'expérience d'un groupe ou d'une région, certains
problèmes se posent lorsqu'on tente de créer un site qui vise à parler aux bahá'ís du monde entier
sur le sujet. Une telle approche pourrait conduire à la promotion auprès d'un public universel des
normes et des valeurs culturelles d'une population en particulier – un schéma trop répandu dans le
monde aujourd'hui. Existe également le danger d'exercer une influence involontaire sur le
processus d'apprentissage qui se déroule à la base, où les individus, les communautés et les
institutions agissent comme protagonistes de leur propre croissance et développement. Les
perspectives exposées dans l'extrait suivant du message du 12 décembre 2011 de la Maison de
justice à toutes les assemblées spirituelles nationales – bien qu’offertes dans le contexte
spécifique des efforts artistiques et du matériel éducatif complémentaire – sont particulièrement
pertinentes pour les aspects de la culture mentionnés ci-dessus :
Propulsés par des forces générées à la fois à l'intérieur et à l'extérieur de la communauté bahá'íe,
les peuples de la terre peuvent être vus comme venant de directions différentes et se rapprochant
de plus en plus les uns des autres vers ce qui sera une civilisation mondiale au caractère si
prodigieux qu'il serait vain pour nous de tenter de l'imaginer aujourd'hui. À mesure que ce
mouvement centripète de populations s'accélère à travers le monde, certains éléments de chaque
culture, non conformes aux enseignements de la Foi, vont progressivement disparaître, tandis que
d'autres se renforceront. De même, de nouveaux éléments de la culture évolueront au fil du temps
à mesure que des personnes issues de tous les groupes humains, inspirées par la révélation de
Bahá'u'lláh, exprimeront les schémas de pensée et d'action engendrés par ses enseignements, en
partie par le biais d'œuvres artistiques et littéraires. […] Nous attendons avec impatience, par
exemple, l'émergence de chansons captivantes venant de toutes les régions du monde et dans
toutes les langues, qui feront comprendre aux jeunes les concepts profonds inscrits dans les
enseignements bahá'ís. Cependant, une telle efflorescence de pensée créative ne se matérialisera
pas si les amis tombent, même par inadvertance, dans des schémas répandus dans le monde qui
permettent à ceux qui ont des ressources financières d'imposer leur perspective culturelle aux
autres, en les inondant de matériels et de produits dont la promotion est agressive.
(Extrait d'une lettre du 9 octobre 2015, écrite au nom de la Maison universelle de justice
à une Assemblée spirituelle nationale) [252]
En ce moment, l’un des développements les plus marquants du développement du Plan divin est
le progrès au niveau de la culture que la communauté bahá'íe a connu et auquel la Maison de
Justice a fait référence dans plusieurs de ses messages. Ces progrès méritent une profonde
réflexion. Tout croyant dévoué voudra certainement les préserver et les encourager davantage. En
conséquence, les amis doivent prêter attention à leur façon de communiquer qui peut tant
contribuer à la culture de la communauté. Ils doivent s'efforcer d'éveiller les consciences sans
réveiller le « moi insistant », de diffuser des idées sans cultiver le sens de la célébrité, d'aborder
les questions de manière approfondie mais sans controverse judiciaire, de rester clairs dans
l'expression sans tomber dans la grossièreté qui prévaut communément dans les débats, et d'éviter
de fixer délibérément ou involontairement l'ordre du jour de la communauté ou, en cherchant
l'approbation de la société, de reformuler les efforts de la communauté en des termes qui peuvent
saper ces mêmes efforts.
(Extrait d'une lettre du 4 avril 2018 écrite au nom de la Maison universelle de justice à
une Assemblée spirituelle nationale) [253]
Soziales Handeln á Textzusammenstellung á Bahá'í Verlag GmbH, Auflage 1.01-Online (2024)
Soziales Handeln
Eine Textzusammenstellung aus den Bahá’í-Schriften
Grundlegende Konzepte und Prinzipien
Das in den Lehren verankerte Konzept sozialer und wirtschaftlicher Entwicklung
1
Fördert die Entwicklung der Städte Gottes und Seiner Länder und verherrlicht Ihn darin mit der melodischen Stimme der Gott Nahen. Wahrlich, die Macht der Zunge erbaut die Menschenherzen, so wie die Hand und andere Mittel Häuser und Städte erbauen. Wir haben zur Verwirklichung jeder Sache ein Mittel bestimmt; nutzt es und setzt euer Vertrauen und eure Zuversicht auf Gott, den Allwissenden, den Allweisen.Bahá’u’lláh, Kitáb-i-Aqdas 4:160A
2
… Ist es nicht das Ziel jeder Offenbarung, eine Wandlung und Änderung in der ganzen Wesensart der Menschheit zu bewirken, eine Wandlung, die sich äußerlich wie innerlich erweisen und das innere Leben wie die äußeren Verhältnisse gestalten soll?Bahá’u’lláh, Das Buch der Gewissheit 270A
3
… führt doch das, was der Erhabensten Feder entströmt, bei allen Völkern und Geschlechtern auf Erden zu ruhmreicher Entwicklung und Erziehung. Es ist fürwahr das wirksamste Heilmittel für jede Krankheit, könnten sie es nur begreifen und verstehen.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 6:53A
4
O Volk Gottes! Höret auf das, was Freiheit, Wohlfahrt, Ruhe, Erhabenheit und Fortschritt aller Menschen sichert, wenn es beachtet wird.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 7:28A
5
Unverhüllt und offen hat dieser Unterdrückte allzeit vor dem Angesicht aller Völker der Welt verkündet, was als Schlüssel zu den Toren der Wissenschaften, der Künste, der geistigen Erkenntnis, des Wohlbefindens, der Wohlfahrt und des Wohlstandes dienen wird.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 7:40A
6
Der Fortschritt der Welt, die Entwicklung der Nationen, die Ruhe der Völker und der Frieden aller Erdenbewohner gehören zu den Grundsätzen und Geboten Gottes. Die Religion schenkt dem Menschen die wertvollste aller Gaben, reicht ihm den Kelch des Wohlstands, verleiht ihm ewiges Leben und lässt unzerstörbare Wohltaten auf die Menschheit herniedergehen.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 8:61A
7
Gott, der Wahre, ist Mein Zeuge und jedes vorhandene Atom ist bewegt zu bekunden, dass die Mittel, die die Erhöhung, den Fortschritt, die Erziehung, den Schutz und die Wiederbelebung der Völker auf Erden bewirken, von Uns klar dargelegt und von der Feder der Herrlichkeit in den Heiligen Büchern und Sendbriefen offenbart worden sind.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 8:62A
8
Der ist wirklich ein Mensch, der sich heute dem Dienst am ganzen Menschengeschlecht hingibt. Das Erhabenste Wesen spricht: Selig und glücklich ist, wer sich erhebt, dem Wohle aller Völker und Geschlechter der Erde zu dienen.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 11:12A
9
Dieser Diener bittet und drängt jede gewissenhafte, wagemutige Seele, sich bis zum äußersten anzustrengen und sich aufzumachen, in allen Bereichen die Lebensverhältnisse wieder in Ordnung zu bringen und die Toten mit den Lebenswassern weiser Rede neu zu beleben, kraft ihrer Liebe zu Gott, dem Einen, dem Unvergleichlichen, dem Allmächtigen, dem Wohltätigen.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 11:27A
10
Jede Zeit hat ihre besonderen Nöte, jede Seele ihre eigene Sehnsucht. Für die Krankheit der Welt von heute gibt es ein Heilmittel, für die Welt von morgen ein anderes. Sorgt euch um die Nöte eurer Zeit, und konzentriert euch auf ihre Bedürfnisse.Bahá’u’lláh, in: Das Tabernakel der Einheit 1:4A
11
Es geziemt den Geliebten Gottes, sich in jeder Lage mit dem zu befassen, was die Menschenseelen erhebt, die Welt, in der wir leben, voranbringt und das Wort Gottes erhöht. Das zu verwirklichen hängt von den wohlüberlegten Beschlüssen der Treuhänder des Hauses der Gerechtigkeit ab. Wohl denen, die bestrebt sind, der Menschheit zu dienen. Der Einfluss dieser Seelen wird die Welt aus dem Elend zum Wohlergehen, aus der Armut zum Reichtum und aus der Erniedrigung zur Herrlichkeit führen.Bahá’u’lláh, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
12
Während der Sitzung geziemt es ihnen, zugunsten der Diener Gottes über Dinge zu sprechen, die mit den Angelegenheiten und Interessen des Gemeinwohls zu tun haben. … Desgleichen sollten sie über Angelegenheiten wie die Verfeinerung der Umgangsformen, die Wahrung menschlicher Würde, den Ausbau der Städte und die Ordnung nachdenken, die Gott zu einem Bollwerk für Seine Lande und zu einer Feste für Sein Volk gemacht hat.Bahá’u’lláh, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
13
Gott hat uns Augen gegeben, damit wir uns in der Welt umschauen und alles festhalten, was unsere Kultur und unsere Lebensweise verbessert. Er hat uns Ohren gegeben, damit wir zu unserem Nutzen auf die Weisheit der Gelehrten und Philosophen hören und uns aufmachen, ihre Lehren zu unterstützen und in die Tat umzusetzen. Sinne und Fähigkeiten sind uns verliehen worden, damit wir sie dem Dienst am Allgemeinwohl weihen, so dass wir, die wir uns durch Wahrnehmungsvermögen und Verstand von allen anderen Lebensformen unterscheiden, uns allezeit und in jeder Hinsicht, seien die Anlässe wichtig oder unbedeutend, üblich oder außergewöhnlich, darum bemühen, die ganze Menschheit sicher in der unbezwingbaren Feste des Wissens zu versammeln. Unablässig sollten wir neue Voraussetzungen für menschliches Glück schaffen, fortgesetzt sollten wir neue Instrumente entwickeln und fördern, um dieses Ziel zu erreichen. Wie erhaben, wie hochgeehrt ist ein Mensch, wenn er sich aufmacht, seiner Verantwortung gerecht zu werden; wie erbärmlich und verachtenswert ist er, wenn er seine Augen vor dem Wohlergehen der Gesellschaft verschließt und sein kostbares Leben damit vergeudet, selbstischen Interessen und persönlichem Nutzen nachzujagen! Der Mensch wird höchstes Glück erlangen und die Zeichen Gottes in der Welt und in der Menschenseele wahrnehmen, wenn er auf dem Ross hehren Bestrebens in die Kampfbahn der Kultur und Gerechtigkeit prescht.‘Abdu’l-Bahá, in: Das Geheimnis göttlicher Kultur 6A
14
Unternehmt jede Anstrengung auf den Gebieten der Entwicklung und der Zivilisation, beim Erwerb von Wissen, in der Ausweitung des Handels, der Verbesserung der Landwirtschaft und der Förderung neuer Forschungsergebnisse.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
15
Leite und berate stets die Freunde Gottes, sich allesamt unermüdlich dem bleibenden Ruhm Irans zu widmen und sich in höchstem Maße anzustrengen, Charakter und Sitten zu verfeinern, gewissenhaft zu arbeiten, hohe Ziele anzustreben, Liebe und Zuneigung zu fördern sowie Fortschritt und Entwicklung von Industrie, Landwirtschaft und Handel zu unterstützen.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
16
Die Freunde müssen sich für die Entwicklung Persiens einsetzen, das heißt, sie müssen große Anstrengungen zur Förderung von Landwirtschaft, Industrie, Handel, Bildung und Erziehung, Künste und Wissenschaften auf sich nehmen.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
17
Dankbar für den Beistand, die Bestätigung, den Schutz und die liebevolle Güte des Allherrlichen müssen die Geliebten Gottes nun mit großer Weisheit danach streben, die Säulen der Sache Gottes zu stärken, die Religion Gottes zu etablieren und zu verbreiten, den Duft Gottes zu verströmen und das Wort Gottes zu verherrlichen. Sie müssen jegliche Anstrengung für den Fortschritt der Menschen in allen Lebensbereichen unternehmen. Sie müssen die Kinder erziehen und ihnen nützliche Fertigkeiten vermitteln, eine immer höhere kulturelle Entwicklung erreichen, Handwerk und Industrie des Volkes ausbauen, den Handel fördern, die Landwirtschaft verbessern, allgemeinen Zugang zu Bildung schaffen, für die Ausbildung und Wertschätzung der Frauen sorgen und die Dienerinnen Gottes respektvoll behandeln. Sie müssen mit Herz und Seele danach streben, Liebe und Einigkeit unter den Freunden zu schaffen, der Regierung zu dienen und loyal gegenüber dem königlichen Thron, wohlwollend gegenüber jedermann und gehorsam gegenüber dem edlen Herrscher zu sein.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
18
Die Angelegenheit des Lehrens, seine Richtung, seine Wege und Mittel, seine Ausbreitung, seine Festigung, so wichtig dies alles für das Wohl der Sache Gottes ist, stellt in keiner Weise den einzigen Gegenstand dar, der die volle Aufmerksamkeit der Geistigen Räte finden sollte. Ein sorgsames Studium der Sendschreiben Bahá’u’lláhs und ‘Abdu’l-Bahás lässt erkennen, dass andere Pflichten, nicht weniger lebenswichtig für das Wohl der Sache Gottes, den gewählten örtlichen Vertretern der Freunde anheimfallen…
Sie müssen ihr Äußerstes tun, jederzeit die helfende Hand den Armen, Kranken, Menschen mit Behinderung, Waisen und Witwen, gleichgültig welcher Hautfarbe, Klasse oder Konfession, entgegenzustrecken.
Sie müssen mit allen ihnen zur Verfügung stehenden Mitteln die materielle und geistige Bildung der Jugend und die Erziehung der Kinder fördern, wann immer möglich Bahá’í-Erziehungsinstitutionen gründen, deren Arbeit organisieren und die besten Möglichkeiten für deren Fortschritt und Entwicklung schaffen.
Sie müssen das Abhalten von regelmäßigen Versammlungen der Freunde, von Festen und Gedenktagen ermöglichen, und ebenso von besonderen Versammlungen, die dem sozialen, intellektuellen und geistigen Wohl ihrer Mitmenschen dienen.Shoghi Efendi, zitiert in: Esslemont, J. E., Bahá’u’lláh und das Neue Zeitalter, Hofheim-Langenhain: Bahá’í-Verlag 81970, S. 206, 11:5 [abweichende Übersetzung]A
19
Bahá’u’lláh hat seit Anbeginn Seiner gewaltigen Sendung die Völker nachdrücklich darauf aufmerksam gemacht, dass es notwendig ist, die menschlichen Verhältnisse so zu ordnen, dass eine Welt entsteht, die in allen wesentlichen Gesichtspunkten ihres Lebens geeint ist.
In unzähligen Versen und Sendschreiben erklärte Er mannigfach wiederholt, dass der »Fortschritt der Welt« und die »Entwicklung der Nationen« zu den Verordnungen Gottes für diese Zeit zählen.
Die Einheit der Menschheit, gleichermaßen Antrieb wie Endziel Seiner Offenbarung, bedingt eine dynamische Übereinstimmung der geistigen und praktischen Erfordernisse des Lebens auf Erden.
Wie unerlässlich diese Beziehung ist, zeigt deutlich Seine Bestimmung des Hauses der Andacht zum geistigen Mittelpunkt jeder Bahá’í-Gemeinde, um das herum Nebengebäude entstehen müssen, die dem sozialen, humanitären, erzieherischen und wissenschaftlichen Fortschritt der Menschheit geweiht sind.
Obwohl bisher die Bahá’í-Institutionen im Allgemeinen kein besonderes Gewicht auf die Entwicklungsarbeit legen konnten, so können wir doch leicht erkennen, dass das Konzept sozialer und wirtschaftlicher Entwicklung in den heiligen Lehren unseres Glaubens enthalten ist.
Der geliebte Meister zeigte durch Seine erhellenden Worte und Taten beispielhaft, wie dieses Konzept für die Neuordnung der Gesellschaft anzuwenden ist.
Denken Sie etwa daran, welchen sozialen und wirtschaftlichen Fortschritt die persischen Gläubigen unter Seiner liebevollen Führung und später durch die ständige Ermutigung des Hüters der Sache erreichten.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 20.
Oktober 1983, An die Bahá’í der WeltA
20
‘Abdu’l-Bahá hat »zwei Aufrufe« zu »Erfolg und Wohlfahrt« erschallen lassen, die von den »Höhen des Glücks für die Menschheit« herab zu hören sind. Der eine ist der Ruf der »Zivilisation, des Fortschritts in der stofflichen Welt«. Er umfasst die »Gesetze«, die »Ordnungen«, »Künste und Wissenschaften«, durch die sich die Menschenwelt entwickelt. Der andere ist der »seelenbewegende Ruf Gottes«, von dem das ewige Glück der Menschheit abhängt. »Dieser zweite Ruf«, erläutert der Meister, »beruht auf den Lehren und Ermahnungen des Herrn und den Warnungen und selbstlosen Empfindungen aus dem Reich der Sittlichkeit, die wie ein helles Licht die Lampe menschlicher Wirklichkeiten zum Strahlen bringen. Seine durchdringende Kraft ist das Wort Gottes.« Während Sie weiter in Ihren Clustern arbeiten, werden Sie mehr und mehr in das Leben der Sie umgebenden Gesellschaft hineingezogen und herausgefordert sein, den Prozess des systematischen Lernens, mit dem Sie befasst sind, auszuweiten, um menschliche Bestrebungen in zunehmender Bandbreite einzubeziehen. Bei den Ansätzen, die Sie verfolgen, den Methoden, die Sie anwenden, und den Mitteln, die Sie einsetzen, müssen Sie dasselbe Maß an innerem Zusammenhalt erreichen, welches das sich derzeit entwickelnde Wachstumsmuster auszeichnet.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Riḍván-Botschaft 2008, An die Bahá’í der Welt, Abs. 7A
21
Der Ausdruck ›Politik‹ kann breitgefächerte Bedeutungen haben, und daher ist es wichtig zu unterscheiden zwischen parteipolitischer Aktivität und dem Diskurs und den Handlungen, die darauf ausgerichtet sind, konstruktiven gesellschaftlichen Wandel zu bewirken.
Ersteres wird verboten, Letzteres stark angeraten; in der Tat ist das Hauptanliegen der Bahá’í-Gemeinde der gesellschaftliche Wandel. ‘Abdu’l-Bahás Abhandlung Das Geheimnis göttlicher Kultur zeigt sehr deutlich, wie sehr sich der Glaube dem Ziel verpflichtet fühlt, gesellschaftlichen Wandel zu fördern, ohne sich in die Arena der Parteipolitik zu begeben.
Unzählige Passagen in den Bahá’í-Schriften ermutigen zudem die Gläubigen, zur Verbesserung der Welt beizutragen.
»Befasst euch gründlich mit den Nöten der Zeit, in der ihr lebt«, sagt Bahá’u’lláh, »und legt den Schwerpunkt eurer Überlegungen auf ihre Bedürfnisse und Forderungen.« ‘Abdu’l-Bahá ermahnt die Freunde, »sich in allen Tugenden der Menschenwelt hervorzutun – durch Ergebenheit und Aufrichtigkeit, durch Gerechtigkeit und Treue, durch Festigkeit und Standhaftigkeit, durch philanthropische Taten und Dienst an der Menschenwelt, durch Liebe zu jedem Menschen, durch Einheit und Eintracht mit allen Menschen, durch ihre Anstrengungen, Vorurteile zu beseitigen und den Weltfrieden zu fördern.« Weiterhin erklärt Shoghi Effendi in einem Brief, der in seinem Auftrag geschrieben wurde:
»… wie sehr sich die Freunde auch davor hüten müssen, den Anschein zu erwecken, dass sie oder der Glaube sich mit irgendeiner politischen Partei identifizieren, müssen sie sich doch auch vor dem anderen Extrem hüten, nämlich niemals mit anderen fortschrittlichen Gruppen bei Konferenzen oder Komitees zusammenzuarbeiten, welche die eine oder andere Aktivität fördern, die völlig im Einklang ist mit unseren Lehren.« In einem anderen in seinem Auftrag geschriebenen Brief aus dem Jahr 1948, als rassistische Ungleichheit in vielen Staaten der USA gesetzlich festgelegt war, weist er darauf hin, dass »überhaupt nichts dagegen spricht, dass Studenten an etwas teilnehmen, das dem Geist unserer Lehren offensichtlich so verwandt ist wie eine Campus-Demonstration gegen rassistische Vorurteile.« Daher müssen sich die Bahá’í unermüdlich, durch Wort und Tat, mit einer Anzahl sozialer Fragen befassen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 23.
Dezember 2008 in dessen Auftrag, An einen GläubigenA
Kollektive Reife und eine ständig voranschreitende Kultur
22
Der Mensch wurde erschaffen, eine ständig fortschreitende Kultur voranzutragen.Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 109:2A
23
Der Mensch wurde erschaffen, die Welt zu verbessern. Er muss sich um Gottes willen dem Dienst an seinen Brüdern widmen.Bahá’u’lláh, in: Das Tabernakel der Einheit 2:42, Auflage 1.03-Online (2021-06-12)A
24
Und Ehre und Würde des Einzelnen liegen darin, dass er inmitten aller Völker zu einer Quelle gesellschaftlichen Wohles wird. Gibt es eine größere Gnade als die, dass ein Mensch, wenn er in sich geht, feststellen darf, dass er, durch göttliche Gunst bestätigt, die Ursache für Frieden und Wohlergehen, Glück und Nutzen unter seinen Mitmenschen wurde? Nein, bei dem einen wahren Gott! Es gibt keine größere Freude, kein vollkommeneres Glück.‘Abdu’l-Bahá, in: Das Geheimnis göttlicher Kultur 5A
25
O Namensvetter des Enthaltsamen!d.h., Yaḥyá, der arabische Name Johannes des Täufers, der auch „der Enthaltsame“ genannt wurde. Vgl. Qur’án 3:39A Das Meer der Freigebigkeit wogt so hoch, dass es die Küsten des Daseins mit unendlicher Gunst überflutet. So wurde die Welt des Seins in wundersame Bewegung versetzt, wurde wiederbelebt und gesegnet. Der Menschengeist stieg zu neuen Höhen auf, Verständnis nahm zu, die Bewegung wurde beschleunigt und der Fortschritt zeigte sich eindrucksvoll in allen Lebensbereichen. So wurden große Entdeckungen gemacht, mächtige Unternehmen gegründet, wunderbare Erfindungen hervorgebracht und die Geheimnisse des Universums traten aus dem Unsichtbaren in das Reich des Sichtbaren. Daher muss ein jeder der Freunde sich besonders anstrengen, um etwas Neues zu erfinden eine neue wissenschaftliche Entdeckung zu machen, sich an einer großartigen Unternehmung zu beteiligen oder eine Fähigkeit, eine Gabe in der Menschenwelt zum Ausdruck zu bringen. Ich flehe zu Gott, dass du in jeder Lebenslage Unterstützung und Bestätigung findest. Die Herrlichkeit aller Herrlichkeit ruhe auf dir.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
26
Für alle erschaffenen Dinge gibt es eine Stufe der Reife. Im Leben eines Baumes beginnt die Reifezeit, sobald er Früchte trägt. Eine Pflanze hat ihre Reifezeit, wenn sie in Blüte steht. Das Tier ist irgendwann ausgewachsen und vollständig entwickelt und der Mensch in seiner Welt erlangt seine Reife, sobald sein Intellekt am hellsten strahlt und am höchsten entwickelt ist. …
Auch im Leben der gesamten Menschheit gibt es ähnliche Zeiten und Stadien. Zunächst durchlief sie das Stadium der Kindheit, dann das ihrer Jugendzeit, aber nun ist sie in ihre lang verheißene Reifezeit eingetreten, deren Zeichen und Beweise überall erkennbar und offenkundig sind. Somit haben sich die Erfordernisse und Gegebenheiten vergangener Zeitabschnitte gewandelt und sind in die Anforderungen übergegangen, die ein deutliches Kennzeichen des gegenwärtigen Zeitalters der Menschheit sind. Was den menschlichen Bedürfnissen in der Frühgeschichte angemessen war, kann den Anforderungen dieses neuen Tages und dieser Zeit der Vollendung weder entsprechen noch ihnen gerecht werden.
Die Menschheit ist ihrem früheren Zustand der Begrenztheit und der vorbereitenden Erziehung entwachsen. Der Mensch muss jetzt von neuen Tugenden und Kräften, einer neuen Moral und neuen Fähigkeiten durchdrungen werden. Neue Gnadengaben, Segnungen und Vollkommenheiten erwarten und umgeben ihn. Waren die Gaben und Segnungen der Jugendzeit auch für die Zeit des Heranreifens der Menschheit angemessen und ausreichend, so können sie doch den Anforderungen ihrer jetzigen Reife nicht entsprechen.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Kapitel 130, Ansprache vom 17. November 1912 in der Genealogischen Halle 252 West Fifty-eighth Street, New YorkA
27
»Die Höhen«, bezeugt Bahá’u’lláh selbst, »die der sterbliche Mensch durch Gottes gnädigste Gunst an diesem Tage erreichen kann, sind seinem Blick bis jetzt noch nicht enthüllt. Die Welt des Seins hat noch nie die Aufnahmefähigkeit für eine solche Offenbarung gehabt und besitzt sie auch jetzt nicht. Doch naht der Tag, da die Möglichkeiten einer so großen Gunst kraft Seines Befehls den Menschen kundgetan werden.«Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 109:1A
Für die Offenbarung einer so großen Gunst scheint eine Übergangszeit schlimmer Unruhen und weitverbreiteter Leiden unausweichlich. So glänzend das Zeitalter war, das den Beginn der Bahá’u’lláh anvertrauten Sendung miterlebte, wird doch in wachsendem Maße offenkundig, dass die Zeitspanne, die zu verstreichen hat, ehe jenes Zeitalter seine köstlichste Frucht trägt, von sittlicher und gesellschaftspolitischer Finsternis überschattet sein muss, weil nur so eine unbußfertige Menschheit auf das reiche Erbe vorbereitet wird, das sie antreten soll.
In eine solche Übergangszeit gleiten wir jetzt stetig und unwiderstehlich hinein.
Inmitten der Schatten, die sich immer dichter um uns scharen, können wir am Horizont der Weltgeschichte schwach den ersten Schimmer von Bahá’u’lláhs überirdischer Herrschaft erkennen.
Uns fällt als »Generation des Zwielichts«, deren Lebenstage als die Brutzeit des von Bahá’u’lláh vorhergeschauten Weltgemeinwesens bezeichnet werden können, eine Aufgabe zu, deren hohes Vorrecht wir niemals hinreichend würdigen können und deren Mühsal wir bis jetzt erst in Umrissen wahrnehmen.
Berufen, das Wirken dunkler Mächte, welche eine Flut lähmender Heimsuchungen auszulösen bestimmt sind, am eigenen Leibe zu erfahren, können wir wohl glauben, dass die finsterste Stunde, die dem Anbruch des Goldenen Zeitalters unseres Glaubens vorangehen muss, noch nicht geschlagen hat.
So undurchdringlich das Düster ist, das die Welt bereits umgibt, ist doch das Gottesgericht, das diese Welt erwartet, erst in Vorbereitung, und keiner kann sich bereits vorstellen, wie finster es werden wird.
Wir stehen an der Schwelle eines Zeitalters, dessen Zuckungen zugleich die Todesqualen der alten Ordnung und die Geburtswehen der neuen künden.
Durch den zeugenden Einfluss des von Bahá’u’lláh gestifteten Glaubens ist, so kann man sagen, diese neue Weltordnung empfangen worden.
Wir können gegenwärtig ihre Bewegungen im Mutterleib eines kreißenden Zeitalters wahrnehmen – eines Zeitalters, das auf die festgesetzte Stunde wartet, in der es seine Last abwerfen und seine schönste Frucht erbringen kann.Shoghi Effendi, in:
Die Weltordnung Bahá’u’lláhs 7:18-20A
28
Wenn wir die Welt um uns betrachten, können wir nicht umhin, die mannigfachen Beweise der umfassenden Gärung wahrzunehmen, welche die Menschheit in jedem Teil des Erdballs und auf jedem Gebiet des menschlichen Lebens im Vorgefühl des Tages, an dem die Ganzheit des Menschengeschlechts anerkannt und ihre Einheit begründet sein wird, läutert und neugestaltet.
Ein zweifacher Vorgang lässt sich hier jedoch unterscheiden, wobei jeder dieser beiden Prozesse auf seine eigene Weise und mit wachsender Schwungkraft darauf angelegt ist, jene Mächte, die das Antlitz unseres Planeten umgestalten, zum Höhepunkt zu führen.
Der erste Vorgang ist dem Wesen nach ein Integrationsprozess, während der zweite von Grund auf zersetzend ist.
Im Zuge seiner stetigen Entwicklung entfaltet der erste Prozess ein System, das recht wohl als Modell jenes Weltgemeinwesens dienen kann, zu dem eine seltsam in Unordnung geratene Welt beständig fortschreitet.
Demgegenüber führt der zweite Prozess in dem Maße, wie sein zersetzender Einfluss sich vertieft, zu einem immer gewaltsameren Niederreißen der veralteten Schranken, die den Fortschritt der Menschheit zu ihrem vorbestimmten Ziel zu hemmen drohen.
Der aufbauende Prozess ist verknüpft mit dem jugendlichen Glauben Bahá’u’lláhs; er ist der Vorbote der neuen Weltordnung, die dieser Glaube bald errichten muss.
Die zerstörerischen Mächte, die den anderen Vorgang kennzeichnen, sollten mit einer Zivilisation gleichgesetzt werden, die ihre Antwort auf die Erwartung eines neuen Zeitalters verweigert hat und demzufolge in Chaos und Niedergang verfällt.Shoghi Effendi, in:
Die Weltordnung Bahá’u’lláhs 7:23A
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Die langen Zeiten der Kindheit und der Minderjährigkeit, welche die Menschheit zu durchschreiten hatte, sind in den Hintergrund getreten. Die Menschheit erlebt jetzt die Erregungen, die unabänderlich mit der stürmischsten Stufe ihrer Entwicklung, dem Jünglingsalter, verbunden sind. In dieser Zeit erreichen jugendliche Unbändigkeit und Heftigkeit den Höhepunkt; sie müssen Schritt für Schritt von der Ruhe, der Weisheit und der Vollendung abgelöst werden, welche die Stufe des Mannesalters kennzeichnen. Dann wird das Menschengeschlecht jene Gestalt der Reife erlangen, die es befähigen wird, alle die Kräfte und Fähigkeiten zu erwerben, von denen seine Entwicklung letztlich abhängt.Shoghi Effendi, in: Die Weltordnung Bahá’u’lláhs 7:106A
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Von den Prinzipien, die in diesen Sendschreiben verankert sind, ist das wesentlichste das Prinzip der Einheit und Ganzheit des Menschengeschlechts, das man wohl als das Hauptmerkmal der Offenbarung Bahá’u’lláhs und den Angelpunkt Seiner Lehre betrachten darf. … Er verkündet: »Wahrlich, Wir sind gekommen, um alle Erdenbewohner zu vereinen und zusammenzuführen.« Ferner stellt Er fest: »So mächtig ist das Licht der Einheit, dass es die ganze Erde erleuchten kann.« … Einheit, stellt Er fest, ist das Ziel, das »alle Ziele übertrifft«, ein Streben, das »der Fürst allen Strebens« ist. »Die Erde«, verkündet Er, »ist nur ein Land, und alle Menschen sind seine Bürger.« Und er bekräftigt, dass die Vereinigung der Menschheit, diese letzte Stufe der Menschheit in ihrer Entwicklung hin zur Reife, unabwendbar ist, dass »die heutige Ordnung« bald »aufgerollt« und »eine neue an ihrer statt entfaltet werden« wird, dass »die ganze Erde jetzt schwanger ist« und »der Tag herannaht, da sie ihre edelsten Früchte hervorgebracht haben wird, da ihr die höchsten Bäume und die bezauberndsten Blüten und himmlischsten Segnungen entsprossen sein werden.« Er beklagt die Mangelhaftigkeit der bestehenden Ordnung, legt dar, wie unzulänglich der Patriotismus als maßgebliche und lenkende Kraft für die menschliche Gesellschaft ist, und betrachtet die »Liebe zur Menschheit« und den Dienst zu deren Wohl als die wertvollsten und lobenswertesten Ziele menschlichen Bemühens.Shoghi Effendi, Gott geht vorüber 397A
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Die Sicht der Bahá’í auf Politik ist untrennbar verbunden mit einem bestimmten Verständnis der Geschichte, ihres Verlaufs und ihrer Richtung. Die Menschheit nähert sich heute nach der festen Überzeugung jedes Anhängers Bahá’u’lláhs dem krönenden Abschluss eines bereits Jahrtausende andauernden Prozesses, der sie von ihrer kollektiven Kindheit hin zur Schwelle der Reife gebracht hat – einem Stadium, in dem die Vereinigung der ganzen Menschheit Wirklichkeit wird. Ganz ähnlich wie beim Einzelnen, der die unruhige und doch verheißungsvolle Jugendzeit durchläuft, in der latente Kräfte und Fähigkeiten zum Vorschein kommen, befindet sich nun die Menschheit als Ganzes mitten in einer noch nie dagewesenen Übergangsphase. Oft stehen hinter den Turbulenzen und Erschütterungen im heutigen Leben die schubweisen Anläufe einer Menschheit, die darum ringt, zur Reife zu gelangen. Anerkannte Bräuche und Gepflogenheiten, hochgeschätzte Haltungen und Gewohnheiten erweisen sich nach und nach als überholt, je mehr die Anforderungen der Reife sich behaupten.
Die Bahá’í sind aufgerufen, in den Umwälzungen, die in allen Bereichen des Lebens stattfinden, das Wechselspiel zweier fundamentaler Prozesse zu erkennen.
Der eine ist destruktiv, während der andere integrativer Natur ist; beide dienen – jeder auf seine Weise – dazu, die Menschheit auf dem Pfad zu ihrer vollen Reife voranzubringen.
Das Walten des einen Prozesses ist allseits offensichtlich: in den Wechselfällen, die altehrwürdige Institutionen befallen haben; in der Unfähigkeit führender Köpfe auf allen Ebenen, die Risse zu kitten, die sich in den Strukturen der Gesellschaft auftun; im Abbau moralischer Normen, die lange Zeit imstande waren, unziemliche Leidenschaften unter Kontrolle zu halten; und in der Mutlosigkeit und Gleichgültigkeit, die nicht nur von Einzelnen, sondern von ganzen Gesellschaften an den Tag gelegt werden, die jeden Sinn für ihre Bestimmung verloren haben.
Wenngleich zerstörerisch in ihren Wirkungen, tendieren die Kräfte des Zerfalls dazu, Hindernisse hinwegzufegen, die dem Fortschritt der Menschheit im Weg stehen, und schaffen so Raum, damit der Prozess der Integration unterschiedliche Menschengruppen zusammenführt und neue Möglichkeiten der Kooperation und Mitwirkung eröffnet.
Die Bahá’í sind selbstverständlich bestrebt, als Einzelne und gemeinsam sich Kräften anzuschließen, die mit dem Integrationsprozess verbunden sind, und die – darauf vertrauen sie – zunehmend an Stärke gewinnen werden, ganz gleich wie düster die unmittelbare Zukunft auch erscheinen mag.
Das menschliche Zusammenleben wird von Grund auf neu geordnet und eine Ära universellen Friedens eingeläutet werden. …
… Belebt werden die Bemühungen der Bahá’í, die Natur eines neuen Beziehungsgeflechts zwischen diesen drei Akteuren [dem Einzelnen, den Institutionen und der Gemeinde] zu entdecken, durch die Vision einer zukünftigen Gesellschaft, die von einer Analogie Bahá’u’lláhs in einem vor annähernd eineinhalb Jahrhunderten verfassten Sendschreiben inspiriert ist, in dem Er die Welt mit dem menschlichen Körper vergleicht. Zusammenarbeit ist das Grundprinzip, das die Funktionsweise jenes Systems regelt. Gerade so wie das Erscheinen der vernunftbegabten Seele in diesem Reich des Seins möglich wird durch den komplexen Zusammenschluss zahlloser Zellen, deren Organisation in Gewebe und Organe das Hervortreten bestimmter Fähigkeiten erlaubt, kann Zivilisation angesehen werden als das Ergebnis einer Reihe von Wechselwirkungen zwischen verschiedenen eng verbundenen Komponenten, die über den begrenzten Zweck, sich nur um das eigene Wohl zu kümmern, hinausgewachsen sind. Und so wie die Lebensfähigkeit jeder Zelle und jedes Organs von der Gesundheit des Körpers als Ganzes abhängt, sollte auch das Wohlergehen jedes Einzelnen, jeder Familie und jedes Volkes im Wohl der gesamten Menschheit gesucht werden. …Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 2. März 2013, An die Bahá’í im ÍránA
Einheit und Gerechtigkeit
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… Der Menschen Licht ist die Gerechtigkeit. Löscht es nicht durch die Stürme der Unterdrückung und der Tyrannei. Der Zweck der Gerechtigkeit ist das Zustandekommen von Einheit unter den Menschen. …
… Schließt eure Augen vor Entfremdung; sodann richtet euren Blick auf die Einheit. Haltet euch beharrlich an das, was der ganzen Menschheit Wohlfahrt und Ruhe bringt. Diese Handbreit Erde ist nur eine Heimat und eine Wohnstatt. Euch geziemt es, alle Hoffart aufzugeben, weil sie Entfremdung schafft, und eure Herzen auf das zu richten, was Eintracht stiftet.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 6:31, 6:33A
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Das Erhabenste Wesen spricht: O ihr Vielgeliebten! Das Heiligtum der Einheit ist errichtet; betrachtet einander nicht als Fremde. Ihr seid die Früchte eines Baumes, die Blätter eines Zweiges. Wir hegen die Hoffnung, dass das Licht der Gerechtigkeit über die Welt scheine und sie von aller Tyrannei heilige. Wenn die Herrscher und Könige der Erde, die Sinnbilder der Macht Gottes – gepriesen sei Seine Herrlichkeit – sich erheben und beschließen, sich dem zu weihen, was das höchste Wohl der ganzen Menschheit fördert, dann wird die Herrschaft der Gerechtigkeit sicherlich unter den Menschenkindern errichtet, und ihre Lichtstrahlen werden die ganze Erde umhüllen. …
… Es gibt keine Macht auf Erden, die an sieghafter Gewalt der Macht der Gerechtigkeit und Weisheit gleichkäme. Fürwahr, Ich bestätige, dass es nie eine mächtigere Heerschar gab als die Gerechtigkeit und Weisheit. … Zweifellos würde das Antlitz der Erde völlig verwandelt, wenn die von den Wolken der Tyrannei verdunkelte Sonne der Gerechtigkeit ihr Licht über die Menschen ergösse.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 11:5, 11:6A
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Wir flehen zu Gott, er möge das Licht der Redlichkeit und die Sonne der Gerechtigkeit von den dichten Wolken der Widerspenstigkeit befreien und auf die Menschen scheinen lassen. Kein Licht kann sich mit dem der Gerechtigkeit vergleichen. Die Begründung der Ordnung in der Welt und die Ruhe der Völker hängen davon ab.Bahá’u’lláh, in: Brief an den Sohn des Wolfes 52A
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Das zweite Attribut der Vollkommenheit ist Gerechtigkeit und Unparteilichkeit. Dies bedeutet, persönlichem Nutzen und eigensüchtigen Vorteilen keine Beachtung zu schenken, vielmehr die Gesetze Gottes ohne den leisesten Hintergedanken an irgendetwas anderes anzuwenden. Es bedeutet ferner, sich selbst nur als einen der Diener Gottes, des Allbesitzenden, anzusehen und nie danach zu trachten, andere zu übertreffen, es sei denn im Streben nach geistiger Vortrefflichkeit. Es bedeutet, das Wohl der Gemeinschaft als das eigene zu empfinden. Kurz gesagt heißt dies, die ganze Menschheit als ein einziges Lebewesen, sich selbst als ein Teil dieses großen Körpers anzusehen und genau zu wissen, dass jeder Schmerz, jede Wunde, die ein Körperteil trifft, unweigerlich alles übrige in Mitleidenschaft zieht.‘Abdu’l-Bahá, in: Das Geheimnis göttlicher Kultur 71A
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O ihr Geliebten Gottes! Wisst wahrlich, dass der Menschheit ganzes Glück in der Einheit und Eintracht des Menschengeschlechts beschlossen liegt, dass die geistigen wie materiellen Entwicklungen von Liebe und Freundschaft zwischen allen Menschen abhängen.‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 225:10A
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O Menschenfreund! Gelobt sei Gott für deine guten Absichten, für dein Wissen und deine Gelehrsamkeit und für deinen Wunsch, den Völkern der Welt zu dienen. Ich flehe zu Gott, dass du dein Ziel erreichst und zum Ausdruck bringst, was in deinem Herzen verborgen liegt. Gute Absichten in dieser Welt sind von zweierlei Art. Eine Art richtet sich konkret an bestimmte Menschen, sie ist begrenzt und ihr Wirkungskreis ist äußerst eingeschränkt. Die andere Art richtet sich an alle erschaffenen Dinge, sie durchdringt alles und hat eine umfassende Reichweite. Alles, was für das Allgemeinwohl getan wird, ist von Gott. Unter den zivilisierten Völkern können also Vorhaben verwirklicht werden, die mit dem Allgemeinwohl zusammenhängen, aber das Einzige, was ganz auf das Allgemeinwohl ausgerichtet ist, ist das Wort Gottes und die göttliche Weisheit. Das ist die Kraft, die grundlegende Veränderung und Wandlung in der Lebenswelt bewirken kann. Diese Kraft ist kreativ, sie ist fruchtbar und belebend und bringt eine neue Schöpfung hervor. Gib daher dein Bestes, um zu erreichen, was den Fortschritt der Menschheit bewirkt und zu immerwährender Erhöhung und zu ewigem Leben führen wird. Gruß und Lobpreis seien mit Dir.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Hier darf sich kein Denkfehler einschleichen!
Der Grundsatz der Einheit der Menschheit – der Angelpunkt, um den alle Lehren Bahá’u’lláhs kreisen – ist kein bloßer Ausdruck unkundiger Gefühlsseligkeit oder unklarer frommer Hoffnung.
Sein Ruf ist nicht gleichbedeutend mit einer bloßen Wiedererweckung des Geistes der Brüderlichkeit und des guten Willens unter den Menschen, noch geht es nur um die Förderung harmonischer Zusammenarbeit zwischen einzelnen Völkern und Ländern.
Die Folgerungen gehen tiefer, der Anspruch ist höher als alles, was den früheren Propheten zu äußern erlaubt war.
Die Botschaft gilt nicht nur dem einzelnen, sondern befasst sich in erster Linie mit der Natur jener notwendigen Beziehungen, die alle Staaten und Nationen als Glieder einer menschlichen Familie verbinden müssen.
Der Grundsatz der Einheit stellt nicht nur die Verkündigung eines Ideals dar, sondern ist unzertrennlich mit einer Institution verbunden, die seine Wahrheit verkörpert, seine Gültigkeit bekundet und seinen Einfluss dauernd zur Geltung bringt.
Er verlangt eine organische, strukturelle Veränderung der heutigen Gesellschaft, eine Veränderung, wie sie die Welt noch nicht erlebt hat.
Er stellt eine Herausforderung, kühn und weltumfassend, für die nationalen Glaubensparolen dar, deren Zeit vorüber ist und die im normalen Verlauf der Ereignisse, wie die Vorsehung sie formt und fügt, einem neuen Evangelium Platz machen müssen, das grundlegend anders und unendlich höherwertig ist als das, was die Welt bis jetzt begriffen hat.
Er fordert nichts Geringeres als den Wiederaufbau und die Entmilitarisierung der ganzen zivilisierten Welt, einer Welt, die in allen Grundfragen des Lebens, in ihrem politischen Mechanismus, ihren geistigen Bestrebungen, in Handel und Finanzwesen, Schrift und Sprache organisch zusammengewachsen und doch in den nationalen Eigentümlichkeiten ihrer verbündeten Staatenglieder von einer unendlichen Mannigfaltigkeit ist.Shoghi Effendi, in:
Die Weltordnung Bahá’u’lláhs 3:33A
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… Sie erfassen ihren Glauben als dem Wesen nach unpolitisch, supranational, streng unparteiisch und völlig losgelöst von nationalistischen Ambitionen, Bestrebungen und Plänen. Solch ein Glaube kennt keine Teilung in Klassen oder Parteien. Ohne Zögern, ohne Zweideutigkeit ordnet er jedes Sonderinteresse persönlicher, regionaler oder nationaler Art den alles überragenden Interessen der Menschheit unter, fest davon überzeugt, dass in einer Welt gegenseitig abhängiger Völker und Nationen das Wohl des Teils am besten durch das Wohl des Ganzen zu erreichen ist und dass der Teil keinen bleibenden Nutzen gewinnen kann, wenn das allgemeine Wohl des Ganzen bestritten oder vernachlässigt wird.Shoghi Effendi, in: Die Weltordnung Bahá’u’lláhs 7:95A
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Die Vereinigung der ganzen Menschheit ist das Kennzeichen der Stufe, der sich die menschliche Gesellschaft heute nähert. Die Einheit der Familie, des Stammes, des Stadtstaates und der Nation ist nacheinander in Angriff genommen und völlig erreicht worden. Welteinheit ist das Ziel, dem eine gequälte Menschheit zustrebt. Der Aufbau von Nationalstaaten ist zu einem Ende gekommen. Die Anarchie, die der nationalstaatlichen Souveränität anhaftet, nähert sich heute einem Höhepunkt. Eine Welt, die zur Reife heranwächst, muss diesen Fetisch aufgeben, die Einheit und Ganzheit der menschlichen Beziehungen erkennen und ein für alle Mal den Apparat aufrichten, der diesen Leitgrundsatz ihres Daseins am besten zu verkörpern vermag.Shoghi Effendi, Brief vom 11. März 1936, in: Die Weltordnung Bahá’u’lláhs 7:107A
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Ein ungezügelter Nationalismus – im Unterschied zu einem gesunden, legitimen Patriotismus – muss einer umfassenderen Loyalität Platz machen: der Liebe zur Menschheit als Ganzem. Bahá’u’lláhs Erklärung lautet: »Die Erde ist nur ein Land, und alle Menschen sind seine Bürger.« Der Gedanke der Weltbürgerschaft ist das unmittelbare Ergebnis davon, dass die Welt durch den wissenschaftlichen Fortschritt und die unbestreitbare wechselseitige Abhängigkeit der Staaten auf eine einzige Nachbarschaft geschrumpft ist. Die Liebe zu allen Völkern der Welt schließt die Liebe zum eigenen Land nicht aus. In der Weltgesellschaft wird der Nutzen eines Teils am besten dadurch gewahrt, dass der Nutzen des Ganzen gefördert wird.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom Oktober 1985, An die Völker der Welt, in: Die Verheißung des Weltfriedens 3:7A
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… nicht nur werden die Talente und Fähigkeiten der Menschheit von all ihren Mitgliedern geteilt, sondern auch ihre Probleme und Nöte betreffen letztlich alle. Ob in Krankheit oder Gesundheit, die Menschheitsfamilie stellt eine einzige Spezies dar, und der Zustand eines jeden Teils kann vernünftigerweise nicht isoliert von dieser systemischen Einheit betrachtet werden. Wie der gegenwärtige Zustand der Welt nur allzu deutlich zeigt, bewirken Versuche der Führungsschicht der Gesellschaft, anders vorzugehen, nur die Verschärfung der Probleme.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 27. November 200, An einen Gläubigen, A
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Eindringlich ist in der Tat Shoghi Effendis Darstellung des Prozesses der Auflösung, der sich in der Welt beschleunigt. Ebenso treffend ist die Präzision, mit der er die Kräfte beschreibt, die mit dem Prozess der Integration einhergehen. Er spricht von einer »allmählichen Verbreitung des Geistes der Weltsolidarität …, der spontan aus dem Wirrwarr einer ungeordneten Gesellschaft aufsteigt«, als mittelbarer Ausdruck von Bahá’u’lláhs Idee des Prinzips der Einheit der Menschheit. Dieser Geist der Solidarität hat sich über die Jahrzehnte hinweg weiter verbreitet und seine Auswirkungen sind heute in einer Reihe von Entwicklungen sichtbar: von der Ablehnung tief verwurzelter rassistischer Vorurteile bis zum heraufdämmernden Bewusstsein des Weltbürgertums, von erhöhtem Umweltbewusstsein bis zu gemeinschaftlichen Anstrengungen zur Förderung der öffentlichen Gesundheitspflege, von der Sorge um die Menschenrechte bis zu systematischen Bestrebungen im Hinblick auf allgemeine Bildung, von der Einführung interreligiöser Aktivitäten bis zum Aufblühen hunderttausender lokaler, nationaler und internationaler Organisationen, die sich in irgendeiner Form mit sozialen Aktivitäten beschäftigen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Riḍván-Botschaft 2006, An die Bahá’í der WeltA
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Die organisierten Bemühungen der Bahá’í-Gemeinde in diesen Bereichen werden durch die vielfältigen Initiativen einzelner Gläubiger verstärkt, die in verschiedenen Bereichen – als Freiwillige, Fachleute und Experten – arbeiten, um zum sozialen Wandel beizutragen. Das Besondere an ihrem Ansatz besteht darin, Konflikte und Machtkämpfe zu vermeiden, während sie danach streben, die Menschen in der Suche nach den zugrundeliegenden moralischen und geistigen Prinzipien und nach praktischen Maßnahmen zu vereinen, die zu einer gerechten Lösung der Probleme führen können, unter denen die Gesellschaft leidet. Die Bahá’í sehen die Menschheit als einen einzigen Körper an. Alle sind untrennbar miteinander verbunden. Eine Gesellschaftsordnung, die darauf ausgerichtet ist, die Bedürfnisse einer Gruppe auf Kosten einer anderen zu befriedigen, führt zu Ungerechtigkeit und Unterdrückung. Stattdessen wird das ureigene Interesse eines jeden Teils dadurch erreicht, dass seine Bedürfnisse im Zusammenhang mit dem Wohlergehen des Ganzen berücksichtigt werden.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 23. Dezember 2008, An einen Gläubigen, A
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Wie Sie aus Ihrem Studium der Bahá’í-Schriften wissen, ist das Prinzip, das alle Facetten organisierten Lebens auf diesem Planeten durchdringt, die Einheit der Menschheit, das Kennzeichen des Zeitalters der Reife.
Dass die Menschheit ein einziges Volk bildet, ist eine Wahrheit, die, einst mit Skepsis betrachtet, heute breite Anerkennung findet.
Die Zurückweisung tief verwurzelter Vorurteile und ein zunehmender Sinn für Weltbürgertum gehören zu den Anzeichen dieses höheren Bewusstseins.
Wie vielversprechend ein wachsendes kollektives Bewusstsein auch sein mag, sollte es lediglich als ein erster Schritt in einem Prozess gesehen werden, dessen Entfaltung Jahrzehnte, nein, vielmehr Jahrhunderte dauern wird.
Denn das Prinzip der Einheit der Menschheit, wie von Bahá’u’lláh verkündet, verlangt nicht nur eine Kooperation unter Menschen und Nationen.
Es erfordert einen völligen Neuentwurf der Beziehungen, die die Gesellschaft aufrechterhalten.
Die sich verstärkende Umweltkrise, angetrieben von einem System, das die rücksichtslose Ausbeutung natürlicher Ressourcen billigt, nur um einen unstillbaren Durst nach mehr zu befriedigen, zeigt, wie gänzlich unzureichend das gegenwärtige Verständnis vom Verhältnis der Menschheit zur Natur ist; die damit einhergehende Verschlechterung des häuslichen Umfelds, mit der weltweit zunehmenden systematischen Ausbeutung von Frauen und Kindern, verdeutlicht, wie sehr sich völlig falsche Vorstellungen über die inneren Beziehungen der Familiengemeinschaft ausgebreitet haben; fortbestehender Despotismus einerseits und die zunehmende Missachtung von Autorität andererseits zeigen, wie unerfreulich für eine heranreifende Menschheit die gegenwärtige Beziehung zwischen dem Einzelnen und den Institutionen der Gesellschaft ist; die Konzentration materiellen Reichtums in den Händen einer Minderheit der Weltbevölkerung ist ein Indiz dafür, wie fundamental schlecht die Beziehungen zwischen den vielen Bereichen der jetzt entstehenden globalen Gemeinschaft konzipiert sind.
Das Prinzip der Einheit der Menschheit umfasst somit einen organischen Wandel der Grundstrukturen der Gesellschaft.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 2.
März 2013, An die Bahá’í im ÍránA
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Obgleich jedoch die Einheit der Welt möglich, ja unausweichlich ist, kann sie letztlich nicht erreicht werden ohne die vorbehaltlose Annahme der Einheit der Menschheit, die vom Hüter als »der Angelpunkt, um den alle Lehren Bahá’u’lláhs kreisen«, beschrieben wird. Mit welcher Einsicht und Eloquenz hat er die weitreichenden Implikationen dieses Kardinalprinzips beschrieben! Inmitten der Turbulenzen des Weltgeschehens sah er deutlich, wie die Tatsache, dass die Menschheit ein Volk ist, der Ausgangspunkt für eine neue Ordnung sein muss. Die umfangreichen und vielfältigen Beziehungen zwischen den Nationen und innerhalb derselben müssen alle in diesem Licht neu konzipiert werden.
Die Verwirklichung einer solchen Vision wird früher oder später von den Führern der Welt einen historischen Kraftakt der Staatskunst erfordern.
Leider jedoch mangelt es immer noch an dem Willen, diesen Kraftakt in Angriff zu nehmen.
Die Menschheit ist von einer Identitätskrise erfasst, nun, da verschiedene Völker und Gruppen darum ringen, sich selbst, ihren Platz in der Welt und wie sie handeln sollen zu definieren.
Ohne die Vision einer gemeinsamen Identität und eines gemeinsamen Ziels verfangen sie sich in konkurrierende Ideologien und Machtkämpfe.
Scheinbar unzählige Varianten von ›wir‹ und ›ihr‹ definieren Gruppenidentitäten immer enger und im Gegensatz zueinander.
Im Laufe der Zeit hat diese Aufspaltung in auseinanderstrebende Interessengruppen den Zusammenhalt der Gesellschaft an sich geschwächt.
Rivalisierende Vorstellungen von der Vorrangstellung eines bestimmten Volkes werden feilgeboten, wobei die Wahrheit ausgeklammert wird, dass sich die Menschheit auf einer gemeinsamen Reise befindet, auf der alle Akteure sind.
Bedenken Sie, wie radikal sich solch eine fragmentierte Vorstellung von menschlicher Identität von derjenigen unterscheidet, die sich aus der Anerkennung der Einheit der Menschheit ergibt.
Aus dieser Perspektive ist die Vielfalt, die die menschliche Familie kennzeichnet, ihr Reichtum, weit davon entfernt, ihrer Einheit zu widersprechen.
Einheit im Bahá’í-Sinne schließt das grundlegende Konzept von Vielfalt ein und unterscheidet sich dadurch von Uniformität.
Durch die Liebe zu allen Menschen und durch die Unterordnung nachrangiger Loyalitäten unter das Wohl der Menschheit kann die Einheit der Welt verwirklicht werden und die unendlichen Ausdrucksformen menschlicher Vielfalt finden ihre höchste Erfüllung.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 18.
Januar 2019, An die Bahá’í der WeltA
Die Rolle des Wissens
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Wissen ist eine der wundersamen Gaben Gottes. Es ist jedermanns Pflicht, Wissen zu erwerben. Die Künste und Hilfsmittel, die heute zur Hand sind, wurden kraft Seines Wissens und Seiner Weisheit erworben, offenbart in Briefen und Sendschreiben durch Seine Erhabenste Feder – eine Feder, aus deren Schatzkammer Perlen der Weisheit und des Wortes sowie die Künste und Fertigkeiten dieser Welt ans Licht treten.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 4:23A
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Wissen gleicht den Flügeln für des Menschen Leben, einer Leiter für seinen Aufstieg. Es ist jedermanns Pflicht, sich Wissen zu erwerben. Jedoch sollten solche Wissenschaften studiert werden, die den Völkern auf Erden nützen, nicht solche, die mit Worten beginnen und mit Worten enden. … In der Tat, Wissen ist ein wahrer Schatz für den Menschen, eine Quelle des Ruhmes, der Großmut, der Freude, der Erhabenheit, des Frohsinns und der Heiterkeit.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 5:13A
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Das Erhabenste Wesen spricht: Die Gebildeten dieser Zeit müssen das Volk anleiten, solches Wissen zu erwerben, das sowohl den Gebildeten selbst als auch der ganzen Menschheit von Nutzen ist. Akademische Studien, die mit Worten anfangen und mit Worten aufhören, waren nie von Wert und werden es niemals sein.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 11:17A
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Als die erlesenste Frucht am Baum des Wissens gilt heute, was dem Wohl der Menschheit dient und ihre Belange schützt.Bahá’u’lláh, in: Das Tabernakel der Einheit 1:16A
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Tut euer Äußerstes, um sowohl innere wie äußere Vollkommenheit zu erlangen, denn die Frucht des menschlichen Baumes war und wird immer Vollkommenheit im Inneren und Äußeren sein. Es ist unerwünscht, dass ein Mensch ohne Kenntnisse oder Fertigkeiten gelassen wird, weil er dann nur ein unfruchtbarer Baum ist. Darum müsst ihr unbedingt, soweit es Möglichkeiten und Fähigkeiten erlauben, den Baum des Seins mit Früchten wie Wissen, Weisheit, geistige Erkenntnis und Redegewandtheit schmücken.Bahá’u’lláh, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Jedes Wissensgebiet wird gebilligt und ist rühmenswert, wenn es mit der Liebe Gottes verbunden ist; Seiner Liebe beraubt, ist Wissen jedoch unfruchtbar – es führt fürwahr zum Wahnsinn. Jede Art von Erkenntnis, jede Wissenschaft ist wie ein Baum: Ist seine Frucht die Liebe zu Gott, so ist es ein gesegneter Baum; wo nicht, ist dieser Baum vertrocknetes Holz und nährt nur das Feuer.‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 154:3A
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Bemühe dich immer darum, das neueste Wissen der Zeit zu erwerben, und strebe mit aller Kraft danach, die göttliche Kultur voranzutragen.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Gutes Betragen und ein Charakter von hoher Sittlichkeit müssen zuerst kommen, denn ist der Charakter nicht gebildet, wird sich der Erwerb von Wissen als schädlich erweisen. Wissen ist lobenswert, wenn es mit ethischem Verhalten und tugendhaftem Charakter verbunden ist; anderenfalls ist es ein tödliches Gift, eine schreckliche Gefahr. Ein Arzt mit schlechtem Charakter, der Vertrauen missbraucht, kann den Tod herbeiführen und zur Ursache zahlreicher Gebrechen und Krankheiten werden.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Je mehr sie sich anstrengen, ihr Wissen zu erweitern, desto besser und erfreulicher wird das Ergebnis sein. Die Geliebten Gottes, ob jung oder alt, ob Mann oder Frau, mögen sich – jeder nach seinen Fähigkeiten – dazu aufraffen und keine Mühe scheuen, auf den verschiedenen Gebieten gültiges Wissen zu erwerben, geistiges wie weltliches, auch auf dem Gebiet der Künste. Wann immer sie sich bei Veranstaltungen treffen, sollte sich ihre Unterhaltung auf gelehrte Themen und auf die Information über neue Kenntnisse beschränken.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Ohne Zweifel ist Gelehrsamkeit die größte Gabe Gottes, Wissen und der Erwerb von Wissen ein Segen des Himmels. Darum sind die Freunde Gottes verpflichtet, mit äußerster Anstrengung und großem Eifer göttliche Erkenntnis, Kultur und Wissenschaften zu fördern, damit schon bald die Schulkinder von heute die Gelehrtesten in der Bruderschaft der Weisen werden. Dies ist ein Dienst für Gott Selbst und eines Seiner verbindlichen Gebote.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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… Die Religion Gottes … verficht die Wahrheit, schafft die Grundlage für Wissenschaft und Lernen, unterstützt das Wissen, sorgt für die Kultivierung der Menschheit, deckt die Geheimnisse des Daseins auf und erleuchtet die Horizonte der Welt. Wie könnte sie sich dann dem Wissen entgegenstellen? Gott bewahre! Im Gegenteil, vor Gott ist Wissen die bedeutsamste menschliche Tugend und die edelste menschliche Vollkommenheit. Sich dem Wissen entgegenzustellen, ist reine Unwissenheit, und wer Wissenserwerb und Lernen verabscheut, ist kein Mensch, sondern ein Tier ohne Verstand. Denn Wissen ist Licht, Leben, Glückseligkeit, Vollkommenheit und Schönheit und bewirkt, dass die Seele sich der göttlichen Schwelle nähert. Es ist Ruhm und Ehre in der Menschenwelt und die größte aller Gaben Gottes. Wissen ist identisch mit Rechtleitung, Unwissenheit hingegen der Inbegriff des Irrtums.
Glücklich, wer seine Tage mit der Suche nach Wissen, der Entdeckung von Geheimnissen des Universums und der sorgfältigen Erforschung der Wahrheit verbringt!‘Abdu’l-Bahá, in: Beantwortete Fragen 34:9–10A
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Alle Wissenschaften, Wissensgebiete, Künste, Erfindungen, Einrichtungen, Unternehmungen und Entdeckungen entspringen dem Begriffsvermögen der vernunftbegabten Seele. Einst handelte es sich um undurchdringliche Geheimnisse, verborgene Mysterien und unbekannte Wirklichkeiten, doch die vernunftbegabte Seele entdeckte sie nach und nach und brachte sie aus dem Unsichtbaren in das Reich des Sichtbaren. Dies ist die höchste Kraft des Begreifens in der Welt der Natur; und die äußerste Grenze, zu der es sich aufzuschwingen vermag, ist das Erfassen der Wirklichkeiten, Zeichen und Eigenschaften des Bedingten.‘Abdu’l-Bahá, in: Beantwortete Fragen 58:3A
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Die Wissenschaft ist die erste Ausstrahlung von Gott zum Menschen. Alle Geschöpfe können sich in materieller Hinsicht vervollkommnen, aber die Fähigkeit etwas mit dem Verstand zu erforschen und wissenschaftliche Erkenntnis daraus zu gewinnen, ist eine höhere Fähigkeit, die nur dem Menschen eigen ist. Anderen Lebewesen und Organismen verfügen nicht über diese Möglichkeit und Fähigkeit. Gott hat diese Liebe zur Wirklichkeit im Menschen geschaffen bzw. angelegt. Entwicklung und Fortschritt eines Landes hängen vom Maß seiner wissenschaftlichen Errungenschaften ab. Durch dieses Mittel nimmt der großartige Wert des Landes stetig zu und Wohlstand und Wohlergehen der Bevölkerung bleibt Tag für Tag gewahrt.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Ansprache Nr. 20 vom 23. April 1912 in der Bethel Literary Society der Metropolitan African Methodist Episcopal Church M Street, NW, Washington, DCA
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Alle himmlischen Bücher, die göttlichen Propheten, Weisen und Philosophen stimmen darin überein, dass Krieg für die menschliche Entwicklung zerstörerisch, Friede hingegen förderlich und aufbauend ist. Sie sind sich darüber einig, dass Krieg und Kampf die Grundwerte der Menschheit angreifen. Es bedarf daher einer Macht, die Kriege verhindert und die Einheit der Menschheit verkündet und herstellt.
Es reicht jedoch nicht aus, zu wissen, dass diese Macht notwendig ist. Zu erkennen, dass Wohlstand wünschenswert ist, führt allein noch nicht zum Wohlstand. Die Anerkennung, dass wissenschaftliche Errungenschaften lobenswert sind, bringt noch keine wissenschaftlichen Erkenntnisse hervor. Die Ehre als etwas Herausragendes zu würdigen, macht einen Menschen nicht ehrenhaft. Die Kenntnis der menschlichen Lebensumstände und des benötigten Heilmittels, sorgt für keine Besserung. Die Feststellung, dass Gesundheit gut ist, bewirkt noch keine Gesundheit. Um den gegenwärtigen Zustand der Menschen zu heilen, braucht es einen fähigen Arzt. Wie man von einem Arzt verlangt, dass er eine vollständige Kenntnis der Pathologie, Diagnostik, Therapie und Behandlung hat, so muss auch dieser ›Welt-Arzt‹ weise, geschickt und kompetent sein, damit Gesundheit sich einstellen wird. Sein bloßes Wissen führt noch nicht zu Gesundheit; es muss auch angewendet und das Heilmittel muss verabreicht werden. Das Erreichen jedes Zieles hängt ab von Wissen, Wollen und Handeln. Wenn diese drei Bedingungen nicht erfüllt sind, gibt es keine Ergebnisse.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Ansprache Nr. 58 vom 30. Mai 1912 in der Theosophischen Loge Broadway und 79. Straße in New YorkA
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Die Annahme der Lehren Bahá’u’lláhs bringt die Verpflichtung mit sich, nach individueller geistiger Reife zu streben, sich aber auch an den kollektiven Bemühungen zu beteiligen, eine blühende Gesellschaft aufzubauen und zum Gemeinwohl beizutragen. Wissenschaft und Religion sind die beiden untrennbaren, sich gegenseitig bedingenden Wissenssysteme, die den Fortschritt der Zivilisation vorantreiben. Mit den Worten ‘Abdu’l-Bahás: »Der Fortschritt der Menschheit hängt von Wissen ab, und ihr Niedergang ist auf Unwissenheit zurückzuführen. Wenn das Menschengeschlecht mehr Wissen gewinnt, wird es himmlisch, und wenn es Gelehrsamkeit erlangt, nimmt es edle Eigenschaften an.« Das Streben nach Wissen und Gelehrsamkeit und das Studium von Handwerk und nützlichen Wissenschaften gehören zu den grundlegenden Glaubensgrundsätzen der Anhänger Bahá’u’lláhs. Daher ist die langfristige Lösung, die Sie als Mittel gegen die Schwierigkeiten gewählt haben, die Ihnen auf dem Weg zur höheren Bildung zwangsweise auferlegt werden, die konstruktive Zusammenarbeit mit anderen Befürwortern von Frieden und Versöhnung, um eine fortschrittliche und geordnete Gesellschaft aufzubauen, die sich der Förderung von Wissen und sozialer Gerechtigkeit verpflichtet hat.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 17. Juni 2011, An die Gläubigen in der Wiege des GlaubensA
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Einer der kritischen Aspekte eines konzeptionellen Rahmens, der in den kommenden Jahren sorgfältige Aufmerksamkeit erfordern wird, ist die Generierung und Anwendung von Wissen … Das Herzstück der meisten Disziplinen des menschlichen Wissens ist ein gewisser Konsens über die Methodik – ein Verständnis der Methoden und ihrer angemessenen Anwendung, um die Realität systematisch zu untersuchen und zu zuverlässigen Ergebnissen und fundierten Schlussfolgerungen zu gelangen. Bahá’í, die in verschiedenen Disziplinen tätig sind – Wirtschaft, Erziehungswissenschaften, Geschichte, Sozialwissenschaften, Philosophie und viele andere – sind offensichtlich mit den Methoden, die in ihren Bereichen angewandt werden, vertraut und beschäftigen sich eingehend damit. Sie sind es, die die Verantwortung haben, sich ernsthafte Gedanken über die Implikationen zu machen, die die in der Offenbarung gefundenen Wahrheiten für ihre Arbeit haben könnten. Der Grundsatz der Harmonie von Wissenschaft und Religion, der treu befolgt wird, wird sicherstellen, dass der religiöse Glaube nicht dem Aberglauben verfällt und dass wissenschaftliche Erkenntnisse nicht vom Materialismus vereinnahmt werden.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 24. Juli 2013, An einen Nationalen Geistigen RatA
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Grundsätzlich ist ein Großteil der Bemühungen der Bahá’í-Gemeinde darauf gerichtet, die eigentliche Ursache religiöser Vorurteile anzugehen – Unwissenheit.
»Unwissenheit fortbestehen zu lassen«, so das Haus der Gerechtigkeit, »ist die schlimmste Form der Unterdrückung; es verstärkt die vielen Mauern des Vorurteils, die der Verwirklichung der Einheit der Menschheit im Wege stehen … Der Zugang zu Wissen ist das Recht eines jeden Menschen, und mitzuhelfen, Wissen zu generieren, anzuwenden und zu verbreiten ist eine Verantwortung, die alle schultern müssen in dem großen Unternehmen, eine blühende Weltzivilisation aufzubauen – wobei jeder seine oder ihre eigenen Talente und Fähigkeiten einsetzt.« Diese Ausrichtung hat sich insbesondere in der Fokussierung der Bahá’í-Gemeinde auf Bildung und Erziehung manifestiert, die ihr seit Beginn des Glaubens ein zentrales Anliegen ist; in ihren Bemühungen, bei jedem Einzelnen ein wachsendes Bewusstsein und die Fähigkeit zu fördern, Vorurteile zu erkennen und ihnen entgegenzuwirken; in ihrer Praxis, Beratungsprozesse in all ihren Angelegenheiten anzuwenden; und in ihrer Verpflichtung gegenüber den beiden Erkenntnissystemen – Wissenschaft und Religion – deren Unerlässlichkeit für den Fortschritt der Zivilisation sie anerkennt und hochhält.
Darüber hinaus statten die Entwicklung des Geisteslebens und die eigenständige Erforschung der Wirklichkeit, die in den Bahá’í-Schriften eine hohe Wertschätzung erfahren, den Einzelnen mit der Fähigkeit aus, Wahrheit von Falschheit zu unterscheiden; eine Fähigkeit, die entscheidend ist, wenn Vorurteile, Aberglaube und überholte Traditionen, die die Einheit behindern, ausgemerzt werden sollen. ‘Abdu’l-Bahá versichert in diesem Zusammenhang:
»Sobald aber jede Seele nach der Wahrheit forscht, ist die Gesellschaft befreit vom Dunkel des ständigen Wiederholens der Vergangenheit.« Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in seinem Auftrag vom 27.
Dezember 2017, An einen Gläubigen A
Das Wesen der sozialen und wirtschaftlichen Entwicklung der Bahá’í
Kohärenz zwischen materieller und geistiger Dimension der Existenz
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… alles in den Himmeln und auf Erden ist ein unmittelbarer Beweis dafür, dass sich darin Gottes Attribute und Namen offenbaren, da jedes Atom die Zeichen verwahrt, welche für die Offenbarung des größten Lichtes beredtes Zeugnis ablegen.Bahá’u’lláh, Das Buch der Gewissheit 107A
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Religion ist wahrlich das vortrefflichste Mittel zur Errichtung der Ordnung in der Welt und für die Ruhe ihrer Völker. … Je schlimmer die Religion verfällt, desto widerspenstiger werden die Gottlosen. Dies kann letztlich nur in Chaos und Gesetzlosigkeit enden.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 6:20A
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… Religion [muss] mit Wissenschaft und Vernunft in Einklang sein …, so dass sie auf die Menschenherzen wirkt. Die Grundlage muss festgefügt sein und darf nicht auf Nachahmung beruhen.‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 227:10A
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… die materielle Zivilisation [ist] zwar ein Mittel zum Fortschritt der Menschenwelt, … jedoch [ist] der gewünschte Erfolg – das Glück der Menschheit – erst dann zu erreichen …, wenn die materielle Zivilisation mit der göttlichen Kultur vereinigt wird. … Die materielle Zivilisation ist wie das Glas um die Lampe, die göttliche Kultur ist die Lampe selbst. Das Glas ohne Licht ist dunkel. Die materielle Zivilisation ist wie der Leib. Sei er auch noch so anmutig, elegant und schön, so ist er dennoch tot. Die göttliche Kultur ist wie der Geist; der Leib erhält sein Leben durch den Geist, sonst ist er ein Leichnam. So ist es klar, dass die Menschenwelt den Odem des Heiligen Geistes braucht. Ohne den Geist ist die Menschenwelt leblos; ohne dieses Licht verbleibt die Menschenwelt in tiefster Finsternis.‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 227:22A
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Solange jedoch materielle Errungenschaften, naturwissenschaftliche Kenntnisse und menschliche Tugenden noch nicht durch geistige Vollkommenheiten, strahlende Eigenschaften und Kennzeichen der Barmherzigkeit verstärkt sind, bringen sie keine Frucht und kein Ergebnis; auch bewirken sie nicht der Menschheit Glück, welches doch das letzte Ziel ist. Denn obwohl einerseits die materiellen Errungenschaften und die Entwicklung der stofflichen Welt zu einem Wohlstand führen, der die gesteckten Ziele vorzüglich offenbart, drohen daraus doch andererseits Gefahren, schweres Unheil und gewaltige Not.‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 225:5A
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Wir hoffen, dass die Geliebten Gottes und die Dienerinnen der Barmherzigen gemäß den himmlischen Lehren die Einheit der Menschheit unterstützen, die Religion als Grundlage der Liebe und Gemeinschaft unter den Menschen betrachten, dass sie danach streben, Religion und Wissenschaft in Einklang zu bringen, eine Schatzkammer des Reichtums für die Armen zu werden, den Flüchtenden Schutz und Zuflucht zu bieten, die Notleidenden freudig strahlen zu lassen und den Bedürftigen durch die stärkende Gnade des Allbarmherzigen zu helfen.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Die materielle Zivilisation gleicht der Lampe, während die geistige Kultur dem Licht der Lampe entspricht. Wenn sich die materielle Zivilisation und die geistige Kultur verbinden, dann haben wir Licht und Lampe beieinander, und das Resultat wird vollkommen sein. Denn die materielle Zivilisation ist wie ein schöner Körper, und die geistige Kultur gleicht dem Geist des Lebens. Wenn dieser wundersame Geist des Lebens in diesen schönen Körper eintritt, wird der Körper zum Kanal für die Verbreitung und Entwicklung der Vollkommenheit der Menschheit.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Kapitel 5, Ansprache vom 14. April 1912 in der Himmelfahrtskirche, Fifth Avenue und Tenth Street, New YorkA
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Für den Menschen sind zwei Flügel notwendig. Ein Flügel ist physische Kraft und materielle Zivilisation; der andere ist geistige Kraft und göttliche Kultur. Mit nur einem Flügel ist das Fliegen unmöglich. Zwei Flügel sind notwendig. Deshalb kann die materielle Zivilisation, wie sehr sie auch voranschreitet, nur durch den Aufschwung der geistigen Kultur zur Vollkommenheit gelangen.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Kapitel 5, Ansprache vom 14. April 1912 in der Himmelfahrtskirche, Fifth Avenue und Tenth Street, New YorkA
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… Wie weit sich die materielle Welt auch entwickelt, sie kann das Glück der Menschheit nicht sicherstellen. Nur wenn die materielle und geistige Zivilisation miteinander verbunden und in Einklang gebracht sind, wird das Glück gesichert sein. Dann wird die materielle Zivilisation mit ihren Kräften nicht die bösen Kräfte dabei unterstützen, die Einheit der Menschheit zu zerstören, denn in der materiellen Zivilisation schreiten Gut und Böse gleichermaßen im selben Tempo voran. Betrachtet zum Beispiel den materiellen Fortschritt im letzten Jahrzehnt. Schulen und Universitäten, Krankenhäuser, philanthropische Institutionen, wissenschaftliche Akademien und philosophische Einrichtungen wurden gegründet, aber Hand in Hand mit diesen Belegen für Entwicklung und Aufbau haben die Erfindung und Produktion von Mitteln und Waffen zur Vernichtung von Menschen gleichermaßen zugenommen. …
All dies ist das Ergebnis der materiellen Zivilisation; materieller Fortschritt, obwohl er gute Ziele im Leben unterstützt, dient also gleichzeitig bösen Zwecken. …Wenn die moralischen Vorschriften und Grundlagen der göttlichen Kultur sich mit dem materiellen Fortschritt des Menschen vereinigen, wird ohne Zweifel das Glück der Menschenwelt erreicht, und aus allen Richtungen wird die frohe Botschaft vom Frieden auf Erden verkündet werden. Dann wird die Menschheit außergewöhnliche Fortschritte erzielen, der Wirkungsbereich der menschlichen Intelligenz wird sich enorm erweitern, wunderbare Erfindungen werden gemacht und der Geist Gottes wird sich offenbaren; alle Menschen werden in Freude und Wonne miteinander verkehren und den Kindern des Königreichs wird ewiges Leben verliehen. …Darum müssen die materielle und die göttliche – oder barmherzige – Kultur gemeinsam voranschreiten, bis die höchsten Bestrebungen und Wünsche der Menschheit verwirklicht sind.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Kapitel 44, Ansprache vom 7. Mai 1912 im Hotel Schenley, Pittsburgh, PennsylvaniaA
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Wissenschaftliche Erkenntnisse sind die höchste Errungenschaft auf der menschlichen Ebene, denn die Wissenschaft erschließt die Wirklichkeit. Sie sind von zweierlei Art: materiell und geistig. Die materielle Wissenschaft befasst sich mit der Untersuchung von Naturphänomenen; göttliche Wissenschaft enthüllt und erkennt geistige Wahrheiten. Die Menschenwelt muss sich beides aneignen. Ein Vogel hat zwei Schwingen; mit einer allein kann er nicht fliegen. Materielle und geistige Wissenschaft sind die beiden Schwingen, den Menschen zu erheben und ihn zum Erfolg zu führen. Beide sind notwendig – die eine ist natürlich, die andere übernatürlich; die eine ist materiell, die andere göttlich.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Kapitel 53, Ansprache vom 23. Mai 1912 im Haus von Herrn und Frau Francis W. Breed, 367 Harvard Street, Cambridge, MassachusettsA
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Gott hat den Menschen mit Intelligenz und Vernunft begabt, weshalb er selbst gefordert ist, die hinter den Fragen und Lehrsätzen liegende Wahrheit herauszufinden. Wenn es sich zeigt, dass religiöse Überzeugungen und Ansichten wissenschaftlichen Maßstäben widersprechen, sind sie nichts als Aberglaube und Einbildung; denn das Gegenteil von Wissen ist Unwissenheit, und das Kind der Unwissenheit ist Aberglaube. Zweifellos müssen wahre Religion und Wissenschaft übereinstimmen. Wenn etwas völlig widersinnig ist, dann ist es unmöglich, daran zu glauben und darauf zu vertrauen, und nichts anderes als Schwanken und Unentschlossenheit sind das Ergebnis.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Kapitel 63, Ansprache vom 9. Juni 1912 im Baptisten-Tempel, Broad and Berks Street, Philadelphia, PennsylvaniaA
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Wie weit die Menschheit auch in der materiellen Zivilisation fortschreiten mag, so bedarf sie doch der im Evangelium erwähnten geistigen Entwicklung. Die Vorzüge der materiellen Welt sind begrenzt, während die göttlichen Tugenden unbegrenzt sind. So begrenzt die materiellen Vorzüge sind, so unbegrenzt ist der Bedarf des Menschen an der Vollkommenheit der göttlichen Welt.
Obwohl menschliche Tugenden im Lauf der Geschichte der Menschheit mehrmals einen wahren Höhepunkt erreichten, waren sie doch begrenzt, während göttliche Errungenschaften immer grenzenlos und unendlich waren. Das Begrenzte braucht immer das Unbegrenzte. Das Materielle muss mit dem Geistigen zusammenwirken. Das Materielle mag mit dem Körper verglichen werden, aber göttliche Tugenden sind der Odem des Heiligen Geistes selbst. Der Körper ist ohne den Geist zu keiner echten Leistung fähig. Mag er auch überaus schön und vortrefflich sein, braucht er dennoch den Geist. Das Lampenglas mag perfekt poliert sein, es braucht dennoch das Licht. Ohne Licht kann die Lampe oder Kerze nichts beleuchten. Ohne den Geist kann der Körper nichts erreichen.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Kapitel 73, Ansprache vom 18. Juni 1912 in der 309 West Seventy-Eighth Street, New YorkA
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Der letzte Weltkrieg zusammen mit dem Friedensvertrag und seinen Folgen hat die Menschheit gelehrt, dass die Welt zum Scheitern und die Gesellschaft zur völligen Zerstörung verurteilt ist, wenn nicht nationale, religiöse und politische Vorurteile beseitigt werden, wenn keine universelle Brüderlichkeit hergestellt, wenn die geistige der materiellen Zivilisation nicht gleichgestellt und dadurch der Maßstab der individuellen, nationalen und internationalen Moral verändert wird.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag um 1924, An einen Gläubigen A
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Die gegenwärtigen sozialen und wirtschaftlichen Probleme, mit denen das britische Volk konfrontiert ist, nehmen sicherlich seine ganze Aufmerksamkeit in Anspruch, aber sie sollten auch als Mahnung dienen und es näher an die geistigen Dinge heranführen. Die Menschen müssen sich der Tatsache bewusst werden, dass ohne eine völlige Veränderung unserer Einstellung und eine umfassende Erneuerung der Grundsätze unseres Lebens, wofür die Sache sich einsetzt, unsere sozialen und wirtschaftlichen Probleme nicht gelöst und unsere Lebensbedingungen nicht verbessert werden können.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag vom 7. November 1931, An einen GläubigenA
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Die Menschen brauchen nicht nur materielles Wohlergehen. Was sie dringend brauchen, ist ein Verständnis davon, wie sie ihr Leben gestalten sollen – sie müssen wissen, wer sie sind, zu welchem Zweck sie existieren und wie sie miteinander umgehen sollen; und wenn sie dann die Antworten auf diese Fragen kennen, muss ihnen geholfen werden, diese Antworten schrittweise auf ihr alltägliches Verhalten anzuwenden. Auf die Lösung dieses Grundproblems der Menschheit sollte der größte Teil unserer gesamten Energie und unserer Ressourcen gerichtet werden. …
… wir wissen, dass das Wirken der materiellen Welt lediglich ein Spiegelbild der geistigen Bedingungen ist, und erst wenn die geistigen Bedingungen geändert werden können, kann es in materiellen Angelegenheiten eine dauerhafte Veränderung zum Besseren geben.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 19. November 1974, An einen Nationalen Geistigen Rat A
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Im Hinblick auf die Harmonie von Wissenschaft und Religion machen die Schriften der Zentralfiguren und die Kommentare des Hüters völlig klar, dass die Aufgabe der Menschheit, einschließlich der Bahá’í-Gemeinde, die in ihr als »Sauerteig« dient, darin besteht, eine globale Zivilisation zu erschaffen, die sowohl die geistige als auch die materielle Dimension der Existenz verkörpert.
Die Art und der Umfang einer solchen Zivilisation liegen zurzeit noch jenseits dessen, was sich die heutige Generation vorstellen kann. Die Verfolgung dieses gewaltigen Vorhabens wird von einer fortschreitenden Interaktion zwischen den Wahrheiten und Grundsätzen der Religion und den Entdeckungen und Erkenntnissen der wissenschaftlichen Forschung abhängen.
Dies bedeutet, dass wir mit Mehrdeutigkeiten werden leben müssen, als einem natürlichen und unvermeidbaren Merkmal im Prozess der Erforschung der Wirklichkeit. Es erfordert auch, dass wir die Wissenschaft nicht auf eine bestimmte Denkrichtung oder einen im Laufe ihrer Entwicklung postulierten methodischen Ansatz beschränken. Die Bahá’í-Denker stehen vor der Herausforderung, bei diesem Unterfangen eine verantwortungsvolle Führungsrolle zu übernehmen, da sie sowohl die unschätzbaren Einsichten der Offenbarung als auch die Vorteile der wissenschaftlichen Forschung kennen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 19. Mai 1995, An einen GläubigenA
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[Wenn religiöse Führung sich der Herausforderung, die diese Einsicht bedeutet, stellen will, so muss sie damit beginnen,] Religion und Wissenschaft als zwei unentbehrliche Wissenssysteme anzuerkennen, durch die sich die Möglichkeiten des Bewusstseins entfalten. Sie widersprechen sich nicht, im Gegenteil: diese fundamentalen Mittel, mit denen der Geist die Wirklichkeit erforscht, hängen voneinander ab und waren höchst produktiv in den seltenen, aber glücklichen Epochen der Geschichte, in denen ihr komplementäres Wesen erkannt wurde und sie zusammenarbeiten konnten. Die Einsichten und Fähigkeiten, die wissenschaftlicher Fortschritt hervorbringt, werden stets Führung durch geistige und moralische Verantwortung suchen müssen; religiöse Überzeugungen, wie sehr auch das Herz an ihnen hängen mag, müssen sich bereitwillig und dankbar unvoreingenommener Überprüfung durch wissenschaftliche Methoden unterziehen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom April 2002, An die religiösen Führer der WeltA
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… Wissenschaft und Religion [bilden ] zwei komplementäre Wissens- und Handlungssysteme, dank derer der Mensch seine Umwelt verstehen lernt und die Zivilisation voranschreitet; … Religion ohne Wissenschaft [entartet] schnell in Aberglauben und Fanatismus, während Wissenschaft ohne Religion zum Werkzeug eines rücksichtslosen Materialismus wird; … wahrer Wohlstand, die Frucht eines dynamischen Zusammenhangs zwischen den materiellen und den geistigen Bedürfnissen des Lebens, [wird] immer unerreichbarer, solange Konsumdenken weiterhin als Opium für die menschliche Seele fungiert; …Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 2. März 2013, An die Bahá’í im ÍránA
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Als ein Ort, von dem geistige Kräfte ausstrahlen sollen, ist der Mashriqu’l-Adhkár der Brennpunkt für Nebengebäude, die für das Wohl der Menschheit errichtet werden, und ist Ausdruck eines gemeinsamen Willens und der Bereitschaft zu dienen. Diese Nebengebäude – Zentren der Bildung und des wissenschaftlichen Lernens sowie kultureller und humanitärer Bestrebungen – verkörpern die Ideale sozialen und geistigen Fortschritts, der durch angewandtes Wissen erreicht werden soll, und zeigen, wie sie im Zusammenklang von Religion und Wissenschaft die Stufe des Menschen erhöhen und zum Erblühen der Zivilisation führen. Wie Ihrer aller Leben deutlich erkennen lässt, muss Andacht – wie notwendig sie auch für das innere Leben des Menschen und wie entscheidend sie für die geistige Entwicklung ist – auch zu Taten führen, die dem inneren Wandel äußeren Ausdruck verleihen. Dieses Konzept der Andacht – untrennbar mit Dienstbarkeit verbunden – wird durch den Mashriqu’l-Adhkár verbreitet.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 18. Dezember 2014, An die Bahá’í im ÍránA
Kapazitätsaufbau, Teilhabe und organisches Wachstum
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Wir müssen den hohen Entschluss fassen, uns zu erheben und alle jene Mittel zu ergreifen, die Frieden, Wohlstand und Glück, Erkenntnis, Kultur und Industrie, Würde, Wert und Stufe der gesamten Menschheit voranbringen. Auf diese Weise wird durch die belebenden Wasser reiner Absicht und selbstlosen Bemühens der Boden menschlicher Fähigkeiten in seiner eigenen latenten Vortrefflichkeit sich entfalten und lobenswerte Eigenschaften hervorbringen und gedeihen, bis er mit dem Rosengarten der Erkenntnis, der unseren Vorvätern eigen war, wetteifern kann.‘Abdu’l-Bahá, in: Das Geheimnis göttlicher Kultur 8A
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Die politische Welt ist wie die des Menschen: Dieser ist am Anfang nur Same und entwickelt sich dann stufenweise zum Embryo und Fötus, erhält ein mit Fleisch überzogenes Knochenskelett und nimmt seine eigentliche Gestalt an, bis er schließlich die Stufe erreicht, auf der sich an ihm gebührend das Wort bewahrheitet: »… der Erhabenste der Schöpfer« In Qur’án 23:14 heißt es: »Verherrlicht sei deshalb Gott, der Erhabenste der Schöpfer!« A. Ebenso wie dies ein Gebot der Schöpfung ist und auf der allumfassenden göttlichen Weisheit beruht, kann sich auch die politische Welt nicht plötzlich vom Nadir der Zerrüttung zum Zenit der Rechtlichkeit und Vollkommenheit entwickeln. Vielmehr müssen sich fähige Menschen Tag und Nacht anstrengen und alle Mittel, die zum Fortschritt führen, anwenden, damit sich Regierung und Volk auf allen Ebenen entwickeln, Tag für Tag, ja Stunde für Stunde. ‘Abdu’l-Bahá, in: Das Geheimnis göttlicher Kultur 190 A
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In allen prophetischen Offenbarungen waren philanthropische Angelegenheiten nur auf die jeweiligen Völker beschränkt – mit Ausnahme von kleinen Dingen wie der Wohltätigkeit, die auf andere ausgedehnt werden durften. Aber in dieser wunderbaren Offenbarung sind philanthropische Unternehmungen ausnahmslos für die ganze Menschheit da, weil dies die Manifestation der Barmherzigkeit Gottes ist.‘Abdu’l-Bahá, aus einer Ansprache – übersetzt aus dem PersischenA
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Es ist wie bei einem Samenkorn: Der Baum existiert darin, ist aber noch verborgen und unsichtbar; sobald der Same wächst und sich entwickelt, zeigt sich der Baum in seiner ganzen Pracht. Wachstum und Entwicklung aller Wesen erfolgt in gleicher Weise, Schritt für Schritt. Das ist das universelle, von Gott bestimmte Gesetz und die natürliche Ordnung. Das Samenkorn wird nicht plötzlich zum Baum; der Embryo wird nicht unmittelbar zum Menschen; die mineralische Substanz wird nicht sofort zum Stein: Nein, alles wächst und entwickelt sich allmählich, bis das jeweilige Maß der Vollkommenheit erreicht ist.‘Abdu’l-Bahá, in: Beantwortete Fragen 51:3A
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In einem lebendigen Organismus ist das volle Ausmaß seiner Entwicklung bei seiner Empfängnis oder seiner Geburt weder bekannt noch verwirklicht. Entwicklung und Fortschritt vollziehen sich schrittweise und in Stufen. Zum Beispiel kann geistige Entwicklung mit dem Licht der frühen Morgendämmerung verglichen werden. Obwohl dieses Dämmerlicht schwach und blass ist, kann ein weiser Mann, der den Sonnenaufgang vom ersten Beginn an betrachtet, den Aufstieg der Sonne zu ihrer vollen, glänzenden Pracht vorhersagen. Er weiß mit Sicherheit, dass dies der Beginn ihres Erscheinens ist und dass sie später große Kraft und Macht besitzen wird. Wenn er, um ein anderes Beispiel zu nehmen, einen Samen nimmt und feststellt, dass er sprießt, dann weiß er mit Sicherheit, dass er schließlich zu einem Baum heranwächst.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Kapitel 49, Ansprache vom 19. Mai 1912 in der Divine Paternity Kirche, Central Park West in New YorkA
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In diesem strahlenden Jahrhundert wurde die Wirklichkeit der Dinge offenbart, und was wahr ist, muss zutage treten. Zu dieser Wirklichkeit gehört das Prinzip der Gleichwertigkeit von Mann und Frau – gleiche Rechte und Vorrechte in allen Angelegenheiten, die die Menschheit betreffen. … Die Frau muss ihre Energien und Fähigkeiten besonders den mit Industrie und Landwirtschaft verbundenen Wissenschaften widmen, um die Menschheit in dem zu unterstützen, was am nötigsten ist. Dadurch wird die Frau ihr Können beweisen und erreichen, dass ihre Gleichwertigkeit auf sozialem und wirtschaftlichem Gebiet anerkannt wird.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Kapitel 95, Ansprache vom 26. August 1912 im Franklin Square House, Boston, MassachusettsA
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Ein weiteres wesentliches Erfordernis ist die beschleunigte Abschrift, Sammlung und Übersendung der Heiligen Schriften ins Heilige Land sowie die Aufzeichnung der allgemeinen Geschichte der Sache Gottes. Die westlichen Gläubigen, die in den entlegensten Gegenden der freien Welt bedeutende Pläne in Angriff genommen haben, sind sehr darauf bedacht, dass diese beiden Aufgaben zügig abgeschlossen und die notwendigen Vorbereitungen für ihre bevorstehenden Projekte unverzüglich getroffen werden, damit sie ihre Hoffnungen und Pläne für die Zukunft konkret zum Ausdruck bringen und der Verbreitung der Heiligen Sache einen großen Impuls verleihen können.
Gleiches gilt für die Beteiligung der Freunde an karitativen, wissenschaftlichen und literarischen Vereinen. Die Freunde müssen mit Weisheit und Mäßigung, nach sorgfältiger Beratung und entsprechend ihren Fähigkeiten und Mitteln jede Vereinigung unterstützen, die aufrichtig bestrebt ist, zum Gemeinwohl und zum besten Interesse der Menschheit beizutragen. Sie sollten sich nach ihren Möglichkeiten beteiligen, müssen sich aber von jeglicher Beteiligung an der Politik fernhalten, sei es in ihren Taten, Herzen oder Worten, und müssen jede Verbindung mit böswilligen und streitenden Parteien meiden und vermeiden.Shoghi Effendi, Brief vom September 1926, An die Bahá’í des Ostens – übersetzt aus dem PersischenA
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Wir können unser Herz nicht von unserer Umwelt trennen, die uns umgibt und behaupten, dass alles sich zum Besseren verändert, wenn erst einmal eins von diesen beiden neugestaltet ist. Der Mensch ist organisch mit der Welt verbunden. Sein inneres Leben gestaltet die Umwelt und wird zutiefst selbst von ihr beeinflusst. Eins wirkt auf das andere, und jede bleibende Veränderung im Leben des Menschen ist das Ergebnis dieser Wechselwirkungen.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag vom 17. Februar 1933, An einen GläubigenA
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»Betrachte die Welt als einen menschlichen Körper«, schrieb Bahá’u’lláh an Königin Viktoria. … Im menschlichen Körper hat jede Zelle, jedes Organ, jeder Nerv seine ganz bestimmte Aufgabe. Wenn sie alle ihre Funktion erfüllen, ist der Körper gesund, kräftig, voll Energie und bereit für alle Anforderungen, die an ihn gestellt werden. Keine Zelle, und sei sie noch so bescheiden, lebt vom Körper getrennt, weder in Bezug auf ihren Dienst für den Körper noch in Bezug auf das, was sie von ihm erhält. Dies gilt für den Körper der Menschheit, in dem Gott »jedes, auch das geringste Wesen mit Fähigkeiten und Begabungen ausgestattet hat«, und es gilt vor allem für den Körper der Bahá’í-Weltgemeinde, denn dieser Körper ist bereits ein Organismus, vereint in seinen Bestrebungen, verbunden in seinen Methoden, auf der Suche nach Beistand und Bestätigung aus derselben Quelle und erleuchtet von dem bewussten Erfassen seiner Einheit. Deshalb ist in diesem organischen, göttlich geführten, gesegneten und erleuchteten Körper die Teilnahme jedes einzelnen Gläubigen von äußerster Wichtigkeit; sie ist eine Quelle der Macht und der Lebenskraft, die uns bisher noch unbekannt ist. …
Das wahre Geheimnis der universellen Teilnahme liegt in dem vom Meister oft geäußerten Wunsch, die Freunde möchten einander lieben, einander ständig ermutigen, zusammenarbeiten, wie eine Seele in einem Körper sein und, indem sie das tun, ein echter, organischer, gesunder Körper werden, der vom Geist erleuchtet und belebt ist. In einem solchen Körper werden alle Teile geistige Gesundheit und Lebenskraft vom Organismus selbst erhalten, und die vollkommensten Blüten und Früchte werden heranreifen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom September 1964, An die Bahá’í der Welt, in: Briefe des Universalen Hauses der Gerechtigkeit, Ausgewählte Botschaften 1963-1996, S. 14A
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Wie Sie sehen, stehen all diese Entwicklungen in direktem Zusammenhang mit dem Lehren der Sache, da die Bahá’í-Gemeinden eine bestimmte Größe erreichen müssen, bevor sie mit der Umsetzung vieler dieser Maßnahmen beginnen können. Wie kann beispielsweise eine Bahá’í-Gemeinde die Abschaffung von Vorurteilen, die die Bewohner eines Landes spalten, wirksam demonstrieren, solange sie nicht einen Querschnitt dieser Bevölkerung in ihren Reihen hat? Ein Same ist der lebendige Ursprung eines Baumes und aus diesem Grund von enormer Bedeutung, aber er kann keine Früchte hervorbringen, bevor er nicht zu einem Baum herangewachsen ist und geblüht und Früchte getragen hat. So stellt eine Bahá’í-Gemeinde von neun Gläubigen einen lebenswichtigen Schritt dar, da sie für diesen Ort die göttliche Institution des örtlichen Geistigen Rates ins Leben rufen kann, aber sie ist immer noch nur ein Samenkorn und muss in ihrer Größe und in der Vielfalt ihrer Mitglieder wachsen, bevor sie wirklich überzeugende Früchte für ihre Mitbürger hervorbringen kann.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 3. Januar 1982, An einen GläubigenA
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Es gibt zwei Grundsätze, die nach Ansicht des Hauses der Gerechtigkeit im Allgemeinen für solche Projekte der sozialen und wirtschaftlichen Entwicklung von grundlegender Bedeutung sind, obwohl es natürlich auch Ausnahmen geben wird. Der erste ist, dass sie auf einem Fundament bestehender, ausreichend starker örtlicher Bahá’í-Gemeinden aufgebaut werden sollten. Der zweite ist, dass die langfristige Durchführung des Projekts auf Eigenständigkeit abzielen und nicht von kontinuierlicher finanzieller Unterstützung von außen abhängig sein sollte.
Der erste Grundsatz impliziert, dass die Projekte zur sozialen und wirtschaftlichen Entwicklung, die jetzt in Angriff genommen werden sollen, eine natürliche Phase des Wachstums der Bahá’í-Gemeinde darstellen und von der Gemeinde selbst benötigt werden, auch wenn sie natürlich einem viel größeren Teil der Gesellschaft zugutekommen …
Der zweite Grundsatz muss berücksichtigen, dass jedes von Bahá’í begonnene Projekt so konzipiert sein sollte, dass es solide und beständig wächst und nicht aufgrund von Zermürbung zusammenbricht. Mit anderen Worten: Externe Hilfe und Gelder, von Bahá’í oder Nicht-Bahá’í, können für Anschaffungen, das Durchführen von Umfragen, das Einleiten von Aktivitäten und das Einbringen von Fachwissen eingesetzt werden, aber das Ziel sollte sein, dass jedes Projekt auf der Grundlage der Arbeit, der Mittel und der Begeisterung der örtlichen Bahá’í weitergeführt werden und sich entwickeln kann, selbst wenn alle externe Hilfe eingestellt werden sollte.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 8. Mai 1984, An einen Nationalen Geistigen RatA
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Das zweite Grundprinzip, das uns ermöglicht, das von Bahá’u’lláh gewünschte Muster für die Entwicklung der menschlichen Gesellschaft zu verstehen, ist das Prinzip des organischen Wachstums. Dies erfordert, dass detaillierte Entwicklungen und das Verständnis von detaillierten Entwicklungen erst im Laufe der Zeit und mit Hilfe der Führung durch jene Zentrale Autorität des Glaubens möglich werden, der sich alle zuwenden müssen. In diesem Zusammenhang kann man das Gleichnis eines Baumes verwenden. Wenn ein Bauer einen Baum pflanzt, kann er in diesem Moment nicht genau sagen, wie hoch er wachsen, wie viele Äste er haben oder wann er blühen wird. Er kann jedoch eine allgemeine Vorstellung von seiner Größe und seinem Wachstumsmuster geben und mit Sicherheit sagen, welche Früchte er tragen wird. Dasselbe gilt für die Entwicklung der Weltordnung Bahá’u’lláhs.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 27. April 1995, An einen GläubigenA
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Zu diesen Projekten gehören Schulen, Alphabetisierungsprogramme, Unterricht zur moralischen Erziehung, akademische Ausbildung, Gesundheitspläne, spezielle Programme zur Förderung von Frauen und Minderheiten, landwirtschaftliche Programme, spezielle Programme zur Erhaltung der Umwelt usw. Die Erfahrung hat gezeigt, dass die Einheimischen das Projekt nicht als ihr eigenes betrachten und sich nicht dafür verantwortlich fühlen, wenn Hilfe aus dem Ausland ohne Zusammenarbeit mit der örtlichen Bevölkerung und ohne deren Beteiligung geleistet wird; wenn sie jedoch den Prozess der Ermittlungen ihrer Bedürfnisse selbst initiieren und an den Prozessen der Entscheidungsfindung und Umsetzung teilnehmen, werden sie sich für Erhalt und Weiterführung des Projekts verantwortlich fühlen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 30. Juli 1996, An einen GläubigenA
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Die weltweite Bahá’i-Gemeinde, ein organisches Ganzes, überwindet die in der heutigen Gesellschaft vorherrschenden Unterteilungen in ›Norden‹ und ›Süden‹, ›entwickelt‹ und ›unterentwickelt‹. Die Bahá’í bemühen sich um soziale und wirtschaftliche Entwicklung, unabhängig vom Grad des materiellen Wohlstands, den ihre jeweiligen Länder erreicht haben, indem sie danach streben, die Lehren Bahá’u’lláhs auf den allmählichen Prozess des Aufbaus einer neuen Zivilisation anzuwenden. Jeder Anhänger Bahá’u’lláhs ist Mitglied dieser weltweiten Gemeinschaft und kann mit Recht anbieten, zu einem bestimmten Vorhaben in einem beliebigen Land beizutragen. In dem Maße, in dem die Freunde Erfahrungen in sozialer und wirtschaftlicher Entwicklung sammeln und in ihren Studien verschiedener Fachrichtungen oder in ihren beruflichen Gebieten weiterkommen, werden sich auf allen Kontinenten Einzelpersonen erheben, die über Fachwissen in irgendeinem Aspekt der Entwicklungsarbeit verfügen und ihre Dienste für Projekte im In- oder Ausland anbieten möchten. Wenn ihre Energien nicht effektiv kanalisiert werden und man ihnen kein realistisches Bild der Entwicklungsbemühungen der Bahá’i vermittelt, werden diese Freunde später frustriert sein, wenn sie feststellen, dass die Kapazität der Bahá’í-Projekte in Übersee, ihre Talente und Dienste zu nutzen, begrenzt ist.
Aus diesem Grund ist es wichtig, dass Konferenzen, Seminare sowie Informations- und Werbeunterlagen nicht das Bild von ›Entwicklungsprojekten‹ verstärken, wie es von der breiten Gesellschaft verstanden wird. Die Bemühungen der Bahá’i in diesem Bereich haben im Allgemeinen die Form von Graswurzelinitiativen, die von kleinen Gruppen von Gläubigen in den Städten und Dörfern, in denen sie wohnen, durchgeführt werden. Im Laufe der Zeit entwickeln sich einige dieser Initiativen zu größeren Projekten mit festen Verwaltungsstrukturen. Doch nur sehr wenige können mit den komplexen Projekten verglichen werden, die von staatlichen Stellen und großen Nichtregierungsorganisationen gefördert und finanziert werden.
Die wirksame Nutzung der Talente von Einzelpersonen mit besonderem Fachwissen verlangt auch Wachsamkeit dabei, sicherzustellen, dass die Initiative einiger Personen – normalerweise derjenigen mit Zugang zu mehr Ressourcen – nicht dazu führt, dass die Initiativen anderer erstickt werden. Die Gemeindeordnung ist so strukturiert, dass sie Initiativen fördert und das Recht der Menschen auf eine sinnvolle Beteiligung an der Entwicklung ihrer eigenen Gemeinde gewährleistet. Dementsprechend stehen die Aktivitäten der Freunde in jedem Land unter der Führung der Institutionen des Glaubens in diesem Land…
Der entscheidende Faktor bei der Zuordnung von Dienst- und Hilfsangeboten zu Projekten sollte im Allgemeinen die Kapazität der Projekte sein, Hilfe anzunehmen und nicht das Ausmaß der verfügbaren Ressourcen. Es ist durchaus möglich, dass in diesem Wachstumsstadium des Glaubens die Talente der Freunde, insbesondere in …, die Kapazität der Entwicklungsprojekte andernorts, Hilfe anzunehmen, übersteigen. In diesem Zusammenhang scheint der zweigleisige Ansatz, den Sie verfolgen, äußerst angebracht. Während Sie sich bemühen, die Kapazität der Projekte weltweit zu erhöhen, ermutigen Sie gleichzeitig einzelne Gläubige aus materiell wohlhabenderen Ländern, sich an Bahá’í-Projekten in ihrer Heimat zu beteiligen. Sie sollten sie auch weiterhin ermutigen, sich an unterstützenswerten Unternehmungen außerhalb des Glaubens zu beteiligen, um ihre Berufsbereiche zu beeinflussen und diese mit den Lehren Bahá’u’lláhs zu durchdringen. Man sollte ihnen versichern, dass dies in sich selbst ein großer Dienst an der Sache ist, und sie sollten nicht das Gefühl haben, dass sie dem Glauben nur dann dienen, wenn sie sich direkt Bahá’í-Projekten widmen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Memorandum vom 11. März 1997, An das Büro für soziale und wirtschaftliche EntwicklungA
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Der drängenden Notlage der Menschheit wird man nicht begegnen können durch einen Wettkampf rivalisierender Ambitionen oder durch Proteste gegen diese oder jene der zahllosen Ungerechtigkeiten, die ein Zeitalter voller Verzweiflung befallen haben. Es bedarf vielmehr eines grundsätzlichen Bewusstseinswandels, einer uneingeschränkten Annahme der Lehre Bahá’u’lláhs, dass die Zeit gekommen ist, in der jeder Mensch lernen muss, Verantwortung für das Wohlergehen der gesamten Menschheit zu übernehmen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 24. Mai 2001, An die Gläubigen, die zu den Ereignissen aus Anlass der Vollendung der Projekte am Berg Karmel versammelt sindA
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Wie Sie wissen, hat sich die Aufmerksamkeit der Bahá’í-Welt darauf konzentriert, den Prozess des Beitritts in Scharen voranzutreiben, und dies wird auch mindestens noch fünfzehn Jahre lang andauern. In dem Maß, wie dieser Prozess auf örtlicher Ebene an Dynamik gewinnt, ist zu erwarten, dass eine der natürlichen Folgen die Entstehung eines lebendigen Bahá’í-Gemeindelebens sein wird, das von dem Wunsch geprägt ist, die Lehren Bahá’u’lláhs auf die Bedürfnisse der Gesellschaft anzuwenden. Daraus wird wirksames soziales Handeln resultieren, da die Kapazität an der Basis der Gemeinde zunimmt und das kollektive Bewusstsein geschärft wird.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 6. September 2006, An einen GläubigenA
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Ein größeres Engagement im Leben der Gesellschaft, individuell und kollektiv, wird unvermeidlich sein, je mehr der Wachstumsprozess in fortgeschrittenen Clustern an Schwungkraft gewinnt. In Bahá’í-Gemeinden, die nur über begrenzte Ressourcen verfügen, kann eine zu starke Beteiligung an solchen Bemühungen in einem frühen Stadium ihre Energien zerstreuen und die Kohärenz der für das Wachstum notwendigen Aktivitäten beeinträchtigen. In Gegenden, in denen sich der Glaube hinreichend gefestigt hat, darf man jedoch erwarten, dass sich die Bahá’í in sozialem Handeln engagieren, indem sie zunächst Wege finden, die Lehren auf die Probleme ihrer Familien, Nachbarn und der Gemeinden, in denen sie leben, anzuwenden.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 11. September 2008, An einen GläubigenA
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In seiner Riḍván-Botschaft 2008 stellte das Haus der Gerechtigkeit fest, dass die Bahá’í mit dem Fortschreiten der Arbeit von Ausbreitung und Festigung immer stärker in das Leben der sie umgebenden Gesellschaft einbezogen werden. Die Art und Weise dieses Aufeinandertreffens wird notwendigerweise organisch und allmählich sein und von dem Lernprozess geleitet werden, in dem sich die Gläubigen bereits überall befinden. Darüber hinaus besteht die Hoffnung, dass die zunehmende Einbindung der Bahá’í-Gemeinde in die Gesellschaft auf natürliche Weise in jedem Cluster der Welt erfolgen wird.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 16. Juni 2009, An einen GläubigenA
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…Dennoch können jeder Mensch und jede Gruppe von Menschen, ganz gleich, ob sie zu Seinen Anhängern gezählt werden oder nicht, aus Seinen Lehren Inspiration gewinnen und sich all die Edelsteine der Weisheit und des Wissens zu Nutze machen, um die Herausforderungen zu bewältigen, mit denen sie konfrontiert sind. In der Tat wird die Kultur, welche der Menschheit winkt, nicht durch die Bemühungen der Bahá’í-Gemeinde allein erreicht werden können. Zahlreiche Gruppen und Organisationen, beseelt durch den Geist einer weltweiten Solidarität, die wiederum eine indirekte Erscheinung von Bahá’u’lláhs Konzept des Prinzips der Einheit der Menschheit ist, werden zu der Zivilisation beitragen, die dazu bestimmt ist, aus dem Chaos und Durcheinander der heutigen Gesellschaft hervorzugehen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Riḍván-Botschaft 2010, An die Bahá’í der WeltA
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Wie in der Riḍván-Botschaft erwähnt, ist sozialer Wandel kein Projekt, das eine Gruppe von Menschen zum Nutzen einer anderen durchführt.
Der Umfang und die Komplexität sozialen Handelns, so wird in der Botschaft erklärt, müssen den menschlichen Ressourcen entsprechen, die in einem Dorf oder einer Nachbarschaft zur Verfügung stehen, um es voranzubringen.
Dies bedeutet, dass die Bemühungen am besten in bescheidenem Umfang beginnen und organisch wachsen, in dem Maße wie sich die Kapazität innerhalb der Bevölkerung entwickelt – im Wesentlichen die Kapazität, Elemente der Offenbarung Bahá’u’lláhs zusammen mit den Inhalten und Methoden der Wissenschaft mit zunehmender Wirksamkeit auf die soziale Wirklichkeit anzuwenden.
In diesem Licht hat das Haus der Gerechtigkeit in vielen seiner jüngsten Botschaften deutlich gemacht, dass in der gegenwärtigen Phase der Entwicklung des Glaubens der Aufbau von Kapazitäten, um die materiellen Bedürfnisse einer örtlichen Gemeinde anzugehen, nicht losgelöst von einem bereits in Gang gesetzten Prozess zum Angehen ihrer geistigen Bedürfnisse betrachtet werden sollte.
Dieser Prozess gewinnt natürlich an Schwungkraft, wenn in einer Region Andachtstreffen, Kinderklassen, Juniorjugendgruppen und Studienkreise eingerichtet werden.
Er wird von den Institutionen und Agenturen des Glaubens geleitet und hängt in hohem Maß von der Initiative einer wachsenden Anzahl von Einzelpersonen in der Region ab, die sich um das Wohlergehen ihrer Gemeinden sorgen.
Gerade diese Einzelnen – Männer und Frauen, junge und alte Menschen –, werden auf diese Weise befähigt, Entscheidungen über ihren geistigen und materiellen Fortschritt zu treffen und umzusetzen, wobei sie ihre kollektive Kapazität noch weiter erhöhen.
Je nach den Umständen in der Region können die Bemühungen einer gemeinnützigen Entwicklungsorganisation, die nach den Grundsätzen des Glaubens arbeitet, durchaus dazu beitragen, diesen nun komplexeren Prozess der Befähigung, der sich in der Region entfaltet, zu fördern.
Eine solche Organisation, die selbst organisch entsteht und mit der Zeit an Stärke gewinnt, arbeitet unter der moralischen Führung der Institutionen in dem Land.
Diejenigen, die am engsten mit dieser Organisation verbunden sind, müssen sich der Disziplin unterwerfen, die erforderlich ist, um sicherzustellen, dass ihre Bemühungen ständig zur Befähigung einer Bevölkerung beitragen; dies verlangt von ihnen, nahe an der Basis, an der Seite der Menschen selbst zu arbeiten, ihre Anstrengungen mitzutragen und sich dessen bewusst zu sein, dass der wirtschaftliche Nutzen gering sein wird.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 18.
Juli 2010, An einen GläubigenA
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Eine kleine Gemeinde, deren Mitglieder durch ihren gemeinsamen Glauben verbunden sind, die sich durch ihre hohen Ideale auszeichnen, die kompetent ihre Angelegenheiten verwalten und ihren Bedürfnissen nachkommen, und die vielleicht in verschiedenen humanitären Projekten engagiert sind – eine solche Gemeinde, die gedeiht, allerdings in bequemer Distanz zur Lebenswirklichkeit der Massen der Menschheit, kann niemals hoffen, als Muster für die Neugestaltung der gesamten Gesellschaft zu dienen. Dass es die weltweite Bahá’í-Gemeinde geschafft hat, die Gefahr der Selbstzufriedenheit abzuwehren, ist eine Quelle unablässiger Freude für uns. Die Gemeinde hat in der Tat ihre Ausbreitung und Festigung gut im Griff. Die Angelegenheiten einer stark zunehmenden Mitgliederzahl in Dörfern und Städten weltweit zu verwalten – die Standarte der Weltordnung Bahá’u’lláhs hochzuhalten, sodass alle sie sehen –, ist jedoch immer noch ein fernes Ziel.
Darin also liegt die Herausforderung, der sich diejenigen stellen müssen, die an vorderster Front des Lernprozesses stehen, der im Verlauf des kommenden Plans weiter fortschreiten wird. Wo immer ein intensives Wachstumsprogramm errichtet ist, sollten die Freunde keine Mühe scheuen, um den Grad der Beteiligung zu erhöhen. Lasst sie alles daran setzen, um sicherzustellen, dass das System, das sie mit solcher Mühe errichtet haben, nicht auf sich selbst beschränkt bleibt, sondern sich zunehmend ausweitet, um mehr und mehr Menschen in seiner Mitte aufzunehmen. … Und lasst sie die Lektionen der Vergangenheit nicht vergessen, die keinen Zweifel daran lassen, dass eine relativ kleine Gruppe aktiver Unterstützer des Glaubens, ganz gleich wie einfallsreich oder wie hingebungsvoll sie sein mag, auf die Bedürfnisse von Gemeinden nicht eingehen kann, die aus Hunderten oder gar Tausenden von Männern, Frauen und Kindern bestehen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 28. Dezember 2010, An die Konferenz der Kontinentalen BeraterämterA
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Das Muster des geistigen und sozialen Lebens, das sich in den Clustern herausbildet – ein Muster, zu dem Studienkreise, Kinderklassen, Juniorjugendgruppen, Andachtstreffen, Hausbesuche, Lehrtätigkeit und Reflexionstreffen sowie das Begehen der Feiertage und Neunzehntagefeste und anderer Zusammenkünfte gehören – bietet eine Fülle von Gelegenheiten für Engagement, Erfahrung, Beratung und Lernen, die zu Veränderungen im persönlichen und kollektiven Verständnis und Handeln führen werden.
Fragen zu Vorurteilen in Bezug auf ethnische Zugehörigkeit, Gesellschaftsschicht und Hautfarbe werden unweigerlich auftauchen, wenn sich die Freunde unterschiedlichen Bevölkerungsgruppen zuwenden, insbesondere, wenn es um Nachbarschaften mit ihrer engen Vernetzung geht.
Dort kann jede Aktivität eine Form annehmen, die der Kultur und den Interessen der Bevölkerung am besten entspricht, so dass neue Gläubige in einer nährenden und vertrauten Umgebung belebt und bestätigt werden können, bis sie in der Lage sind, ihren Teil zur Lösung der Herausforderungen beizutragen, denen eine wachsende Bahá’í-Gemeinde gegenübersteht.
Denn dies ist kein Prozess, den einige für andere durchführen, die passive Empfänger sind – lediglich eine zahlenmäßige Erweiterung einer Gemeinde, die zu Bevormundung führen kann, – sondern ein Prozess, in dem eine ständig wachsende Anzahl von Seelen den von Bahá’u’lláh in Gang gesetzten Wandel der Menschheit erkennt und Verantwortung dafür übernimmt.
In einem Umfeld der Liebe und des Vertrauens, das aus gemeinsamem Glauben, gemeinsamer Praxis und gemeinsamer Mission erwächst, werden Einzelne verschiedener Ethnien die innige Verbindung von Herz und Verstand besitzen, von der gegenseitiges Verständnis und Wandel abhängen.
Als Ergebnis ihrer Ausbildung und Vertiefung wird eine wachsende Anzahl von Gläubigen aus den Schriften Einsichten schöpfen, um Probleme rassistischer Vorurteile sensibel und wirksam anzugehen, die in ihrem persönlichen Leben und in ihren Familien, zwischen Gemeindemitgliedern, im sozialen Umfeld und am Arbeitsplatz auftreten.
In dem Maß, in dem die Wachstumsprogramme voranschreiten und der Umfang und die Intensität der Aktivitäten zunehmen, werden die Freunde in Gespräche und mit der Zeit auch in Initiativen für soziales Handeln an der Basis einbezogen, wo das Thema der Vorurteilsfreiheit auf natürliche Weise auftaucht, sei es direkt oder indirekt.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 10.
April 2011, An einen GläubigenA
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Sie werden zweifellos mit der Führung vertraut sein, die das Universale Haus der Gerechtigkeit in seiner Riḍván-Botschaft 2010 in Bezug auf »gewisse grundlegende Konzepte« gegeben hat, die sich auf soziales Handeln der Bahá’í beziehen, wozu auch soziale und wirtschaftliche Entwicklungsprojekte gehören.
Darunter sind die Grundsätze, dass soziales Handeln »das Beschaffen von Gütern und Dienstleistungen in irgendeiner Form bedeuten kann«, »sein hauptsächliches Anliegen« jedoch sein muss, »innerhalb einer bestimmten Bevölkerungsgruppe die Fähigkeit heranzubilden, an der Errichtung einer besseren Welt mitzuarbeiten«, und dass »sozialer Wandel kein Projekt [ist], das eine Gruppe von Leuten für das Wohl einer anderen durchführt.« In der Tat werden solche Bemühungen am besten von den Gemeinden initiiert, denen sie zugutekommen sollen, und es muss sehr sorgfältig darauf geachtet werden, dass die von außerhalb der Gemeinde kommenden menschlichen Ressourcen nicht die Art der durchgeführten Projekte bestimmen.
An Orten der Welt, an denen der Wachstumsprozess gut vorankommt, führen die verbesserten Fähigkeiten, die durch den Prozess des Trainingsinstituts bei den Einzelnen gefördert werden, ganz natürlich zu Projekten nachhaltigen sozialen Handelns an der Basis, da die Mitglieder einer bestimmten Gemeinde am besten in der Lage sind, ihre soziale Realität zu verstehen, ihre Bedürfnisse einzuschätzen und ihren eigenen Pfad des Fortschritts zu beschreiten.
Aus diesem Grund wird den Bahá’í davon abgeraten, Entwicklungsprojekte in anderen Ländern als ihrem eigenen zu entwerfen und durchzuführen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 22.
Oktober 2012, An einen GläubigenA
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Hier muss ganz deutlich gesagt werden, dass die Bahá’í nicht glauben, dass der für die Zukunft geschaute Wandel ausschließlich durch ihr Bemühen herbeigeführt werden wird. Auch versuchen sie nicht, eine Bewegung zu bilden, die danach strebt, der Gesellschaft ihre Zukunftsvision aufzuzwingen. Jede Nation, jede Gruppe, ja jeder Einzelne wird, in stärkerem oder geringerem Maße, zum Entstehen der Weltzivilisation beitragen, auf die sich die Menschheit unaufhaltsam zubewegt.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 2. März 2013, An die Bahá’í im IranA
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Im Mittelpunkt eines solchen Ansatzes steht die Frage des Aufbaus von Kapazität.
In einem Cluster nach dem anderen wurde beobachtet, dass die Fähigkeit zur Durchführung von Initiativen im sozialen Bereich allmählich zunimmt, wenn immer mehr Einzelne in den Institutsprozess einbezogen und dabei unterstützt werden, ihre Energien der geistigen und materiellen Wandlung der Regionen, in denen sie leben, zu widmen.
Im Allgemeinen beginnen die sozialen und wirtschaftlichen Entwicklungsinitiativen der Bahá’í an der Basis, fangen klein an und wachsen organisch, je nach den ihnen vor Ort verfügbaren menschlichen und finanziellen Ressourcen.
In diesem Zusammenhang sollte, wie in der Riḍván-Botschaft 2010 angemerkt, sozialer Wandel nicht als ein Projekt verstanden werden, das eine Gruppe von Menschen für das Wohl einer anderen durchführt, noch sollte er auf die bloße Lieferung von Gütern oder Dienstleistungen reduziert werden.
In Anbetracht dieser Überlegungen wird den Bahá’í davon abgeraten, Projekte in Ländern durchzuführen, in denen sie nicht ansässig sind.
Darüber hinaus ist aus einer Reihe von Gründen große Vorsicht geboten, wenn externe Mittel für ein bestimmtes Vorhaben zur Verfügung gestellt werden.
Die Erfahrung hat beispielsweise gezeigt, dass das Recht der örtlichen Gemeinde, ihren eigenen Pfad des Fortschritts zu beschreiten, beeinträchtigt werden kann, wenn diejenigen, die Mittel von außerhalb der Gemeinde bereitstellen, die Verantwortung für das Management und die Leitung einer Initiative übernehmen oder einen unangemessenen Einfluss auf die Art der durchgeführten Projekte ausüben.
Zudem haben Organisationen, die ausschließlich auf externe Unterstützung angewiesen sind, oft Schwierigkeiten, ihre Aktivitäten aufrechtzuerhalten, wenn die externe Finanzierung zurückgezogen wird.
Um solche Herausforderungen zu vermeiden, hilft das Büro für Soziale und Wirtschaftliche Entwicklung im Bahá’í-Weltzentrum dabei, den Fluss der Ressourcen für Bahá’í-inspirierte Entwicklungsprojekte zu koordinieren, wobei sowohl die Bedingungen in der Region als auch die Reife der einzelnen Initiativen berücksichtigt werden.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 19.
April 2013, An einen GläubigenA
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… Entwicklung wird aus der Bahá’í-Perspektive als ein Prozess betrachtet, dessen Hauptprotagonisten die Menschen selbst sind. Der Schwerpunkt liegt auf dem Aufbau der Kapazität von Gemeinden, Entscheidungen über ihren geistigen und materiellen Fortschritt zu treffen und umzusetzen. Dies erfordert einen Prozess, bei dem sich kleinere Vorhaben organisch aus einem Muster des Gemeindelebens entwickeln, das entsteht, wenn die Freunde in einem bestimmten Cluster Erfahrungen mit der Anwendung des Handlungsrahmens des Fünfjahresplans sammeln. In dem Maß, in dem sich die Gläubigen an den Prozessen der Ausbreitung und Festigung beteiligen, erwerben sie durch ihre Bemühungen ein genaueres Verständnis für die Herausforderungen, mit denen die Menschen, denen sie dienen, konfrontiert sind, und lernen allmählich, die Lehren des Glaubens auf die dringenden Bedürfnisse ihrer Gemeinden anzuwenden. Die Erfahrung in der gesamten Bahá’í-Welt hat gezeigt, dass es generell unproduktiv ist, externe Agenturen, Technologien oder Finanzierungsquellen in einem frühen Stadium einzubringen, d.h. bevor die Fähigkeit, Projekte an der Basis zu initiieren und zu unterstützen, aufgebaut ist.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 30. Dezember 2014, An einen GläubigenA
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In ihren frühen Stadien werden die systematischen Bemühungen, eine Bevölkerungsgruppe zu erreichen und ihre Teilnahme am Prozess des Aufbaus von Fähigkeiten zu fördern, deutlich beschleunigt, wenn Mitglieder dieser Bevölkerungsgruppe selbst an der Spitze einer solchen Bemühung stehen. Diese Personen werden besondere Einblicke in jene Kräfte und Strukturen in ihren Gesellschaften haben, die auf verschiedene Weise die laufenden Bemühungen verstärken können.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 29. Dezember 2015, An die Konferenz der Kontinentalen BeraterämterA
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Darüber hinaus engagieren sich Bahá’í in Städten und Dörfern auf der ganzen Welt, ein Lebensmuster zu etablieren, das immer mehr Menschen unabhängig von ihrem Hintergrund einlädt, sich an seinem Aufbau zu beteiligen.
Dieses Modell, das die dynamische Kohärenz zwischen den materiellen und geistigen Dimensionen des Lebens zum Ausdruck bringt, umfasst Unterricht für die geistige Erziehung der Kinder, in dem sie auch eine tiefe Wertschätzung für die zugrundeliegende Einheit der verschiedenen Weltreligionen entwickeln; Gruppen, die jungen Menschen helfen, in einer entscheidenden Phase ihres Lebens ihren Weg zu finden und den zersetzenden Kräften zu widerstehen, deren ausgesuchtes Ziel sie sind; Studienkreise, in denen die Teilnehmer über die geistige Natur des Daseins nachdenken und Fähigkeiten für den Dienst an ihrer Gemeinschaft und der ganzen Gesellschaft aufbauen; Versammlungen zum gemeinsamen Gebet, die die Spiritualität der Gemeinschaft stärken; und mit der Zeit ein wachsendes Spektrum an Unternehmungen, die der sozialen und wirtschaftlichen Entwicklung dienen.
Dieses Modell des Gemeinschaftslebens führt zu lebendigen und zielbewussten neuen Gemeinschaften, in denen Beziehungen auf dem Prinzip der Einheit der Menschheit, allgemeiner Beteiligung, Gerechtigkeit und der Freiheit von Vorurteilen beruhen.
Jeder ist willkommen.
Der sich entfaltende Prozess ist darauf ausgerichtet, in jeder Gruppe von Menschen – ohne Rücksicht auf Klasse oder religiösen Hintergrund, ethnische Herkunft oder Hautfarbe, und unabhängig von Geschlecht oder sozialem Status – Zusammenarbeit und den Erwerb von Fähigkeiten zu fördern, dank derer sie sich erheben und zu kulturellem Fortschritt beitragen können.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 27.
Dezember 2017, An einen GläubigenA
Das Entstehen von sozialem Handeln
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Mit großem Interesse hat er ihren Plan zur Kenntnis genommen, die landwirtschaftliche Produktion zu intensivieren, um einer möglichen Nahrungsmittelknappheit in Kriegszeiten zu begegnen. Obwohl er sich der Notwendigkeit eines solchen Plans voll bewusst ist und die edlen Motive, die sie veranlasst haben, dieses Problem anzugehen, zutiefst zu schätzen weiß, ist er dennoch der Meinung, dass die Zeit für die Gläubigen als Körperschaft noch nicht reif ist, um soziale und wirtschaftliche Experimente dieser Art und dieses Umfangs zu unternehmen. Weder die ihnen zur Verfügung stehenden materiellen Mittel noch ihre zahlenmäßige Stärke reichen aus, ihnen die begründete Hoffnung zu geben, ein Projekt dieser Art erfolgreich in Angriff nehmen zu können.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag vom 6. November 1940, An einen GläubigenA
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Jetzt ist nicht die Zeit für die Freunde, ein Bahá’í-Dorf zu gründen. Sie haben konkrete Aufgaben von höchster Wichtigkeit und Dringlichkeit vor sich, auf die sie ihre Aufmerksamkeit konzentrieren sollten. Der Hüter hält es auch nicht für notwendig, dass die Freunde zu diesem Zeitpunkt Land kaufen. In Zukunft, wenn sie die vom geliebten Meister selbst gesetzten Ziele erreicht haben, werden sie in der Lage sein, weitere Gemeinschaftsprojekte zu entwickeln, aber jetzt würden solche Unternehmungen nur ihre Kraft vergeuden, die ganz auf die Lehrarbeit gerichtet sein sollte.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag vom 26. März 1943, An einen GläubigenA
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Die Gläubigen dürfen ihre eigenen unmittelbaren Aufgaben nicht aus den Augen lassen, die geduldige Konsolidierung ihrer Verwaltungsinstitutionen, den Aufbau neuer Räte … und die Arbeit an der Vervollkommnung der Lebensweise der Bahá’í; denn dies sind Dinge, die keine andere Gruppe von Menschen auf der Welt tun kann oder tun wird, und sie allein sind in der Lage, die geistige Grundlage und das Beispiel zu liefern, auf dem die größeren Vorhaben für die Welt letztlich ruhen müssen. Gleichzeitig sollte jede Anstrengung unternommen werden, die Lehren in dieser Zeit zu verbreiten und sie auf die Not der Menschheit und die Pläne für ihre Zukunft zu beziehen.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag vom 29. März 1945, An einen Nationalen Geistigen RatA
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Vor uns eröffnet sich ein weiter Horizont, erleuchtet durch die weltweit immer stärker in Erscheinung tretende Kraft des Glaubens, die Angelegenheiten der Menschheit zu ordnen. In diesem Licht können nicht nur die unmittelbar vor uns liegenden Aufgaben erkannt werden, sondern umrisshaft bereits neue Vorhaben und Unternehmungen, mit denen wir uns in Kürze werden beschäftigen müssen. …
… Die von Bahá’u’lláh freigesetzten Kräfte sind den Anforderungen der Zeiten gewachsen. Deshalb können wir fest darauf vertrauen, dass der neue Energiestrom, der die Sache Gottes jetzt durchpulst, sie befähigen wird, den nächsten Herausforderungen zu begegnen, entsprechend ihrem Reifegrad, und soweit es ihre Mittel erlauben, die Entwicklung des gesellschaftlichen und wirtschaftlichen Lebens der Völker unterstützen, mit all jenen Kräften, die zur Errichtung von Ordnung in der Welt führen, zusammenarbeiten, auf die Nutzung und den sinnvollen Einsatz moderner Technologien Einfluss nehmen und durch all diese Methoden das Ansehen und den Rang des Glaubens erhöhen und den Zustand der Menschheit insgesamt bessern.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Riḍván-Botschaft 1983, An die Bahá’í der WeltA
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Die Botschaft des Hauses der Gerechtigkeit vom 20. Oktober 1983 hat klar die Konzepte dargelegt, die Ziele definiert und die Leitprinzipien für die Auswahl und Durchführung von Bahá’í-Entwicklungsprojekten, -programmen oder -aktivitäten umrissen. Die überwiegende Mehrheit der Bahá’í-Projekte wird in erster Linie an der Basis entstehen und anfangs nach Bedarf finanziell und personell von Bahá’í-Quellen unterstützt. Die Projekte werden, wie Sie bereits vermutet haben, gemeinnützig sein und sich hauptsächlich mit Aktivitäten in den Bereichen Erziehung und Bildung, Gesundheit und Hygiene, Landwirtschaft und einfacher Aktivitäten der Gemeindeentwicklung befassen. Es ist zu hoffen, dass all diese Arten von Projekten die Stärke der geistigen Prinzipien widerspiegeln, die in den Lehren Bahá’u’lláhs verankert sind.
Es ist wichtig, dass unsere Unternehmungen zum jetzigen Zeitpunkt in ihrem Umfang bescheiden sein sollten. In dem Maße, in dem wir an Zuversicht und Erfahrung gewinnen und unsere Ressourcen zunehmen, wird unsere Arbeit erweiterte Ziele umfassen, und die Freunde werden neue Bereiche sozialen und wirtschaftlichen Handelns erkunden.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 22. Dezember 1983, An einen GläubigenA
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Die Beziehung zwischen der Lehrarbeit und sozialer und wirtschaftlicher Entwicklung muss sowohl im Hinblick auf bestimmte Grundprinzipien als auch im Kontext der Prozesse betrachtet werden, die das Wachstum der Bahá’í-Gemeinde kennzeichnen. Die relevanten Grundsätze sind Ihnen sehr bewusst, zu denen die folgenden gehören: Die Bahá’í sollten die Lehren Bahá’u’lláhs großzügig und bedingungslos an die Menschheit weitergeben, damit die Menschen sie auf dringende soziale Probleme anwenden und sich materiell und geistig höher entwickeln können. In ihrem Umgang mit der Gesamtgesellschaft sollten die Freunde aufrichtig sein und jede Spur von Täuschung vermeiden, soziale und wirtschaftliche Entwicklungsprojekte sollten nicht als Anreiz zur Konvertierung benutzt werden und Gelder von Nicht-Bahá’í sollten nicht für rein Bahá’í-bezogene Zwecke verwendet werden. Nichts davon schmälert die Bedeutung der heiligen Verpflichtung, die Sache zu lehren. Das Lehren sollte die beherrschende Leidenschaft im Leben jedes einzelnen Gläubigen bleiben und das Wachstum ein Hauptanliegen der Bahá’í-Gemeinde sein.
Während die Bahá’í-Gemeinde von einer Stufe zur nächsten überging, hat sich auch die Bandbreite der Aktivitäten erweitert, die sie durchführen konnte.
Ihr Wachstum war organischer Natur und hat eine allmähliche Differenzierung der Funktionen mit sich gebracht.
Als die Bahá’í-Gemeinde noch klein war, ließen sich all ihre Interaktionen mit der Gesellschaft als Ganzes leicht unter der Bezeichnung direktes und indirektes Lehren zusammenfassen.
Doch im Laufe der Zeit wurden neue Dimensionen der Arbeit sichtbar – Engagement in der Zivilgesellschaft, bestens organisierte diplomatische Arbeit, soziales Handeln und so weiter – jede mit ihren eigenen Zielen, Methoden und Ressourcen.
In gewissem Sinne kann man all diese Aktivitäten als Lehren bezeichnen, da ihr letztendlicher Zweck die Verbreitung der göttlichen Düfte, das Anbieten der Offenbarung Bahá’u’lláhs für die Menschheit und der Dienst an der Gesellschaft ist.
In der Praxis scheint es jedoch fruchtbarer zu sein, sie als unterschiedliche, aber sich ergänzende Handlungsstränge zu behandeln.
So kann beispielsweise die bloße Bezeichnung bestimmter sozialer und wirtschaftlicher Entwicklungsbemühungen als indirektes Lehren in mindestens zweierlei Hinsicht Verwirrung stiften:
Einerseits könnte der Eindruck entstehen, dass Entwicklungsaktivitäten als primäres und unmittelbares Ziel die Anwerbung neuer Gläubiger haben sollen, was natürlich nicht der Fall ist.
Zum anderen könnte es bei einigen Freunden den Eindruck erwecken, dass sie ihre Lehrverpflichtung erfüllen, indem sie sich lediglich an sozialem Handeln beteiligen.
Die soziale und wirtschaftliche Entwicklung ist ein wichtiger Tätigkeitsbereich für sich. Seine Rechtfertigung sollte nicht in der Fähigkeit gesucht werden, Neuerklärungen zu produzieren; er ergänzt das Lehren und trägt auch dazu bei. Wenn die Bemühungen im Entwicklungsbereich erfolgreich sind, steigern sie natürlich das Interesse der Öffentlichkeit am Glauben und eröffnen neue Lehrmöglichkeiten für die Bahá’í-Gemeinde, Gelegenheiten, die die Freunde durch ihre Ausbreitungs- und Festigungsaktivitäten ergreifen sollten.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Memorandum vom 27. April 1998, An das Büro für soziale und wirtschaftliche EntwicklungA
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Eines der Grundprinzipien der sozialen und wirtschaftlichen Entwicklung der Bahá’í ist, dass die Freunde die Lehren Bahá’u’lláhs frei und bedingungslos an die Menschheit weitergeben, damit die Menschen sie überall auf drängende soziale Fragen anwenden und ihr individuelles und kollektives Leben verbessern können, sowohl in materieller als auch in geistiger Hinsicht. Der Zugang zum Wort Gottes sollte nicht von der Annahme Bahá’u’lláhs als Manifestation Gottes für die heutige Zeit abhängig gemacht werden. Darüber hinaus könnte es auch angemessen sein, die Quelle der Inspiration, die einem auf der Grundlage Seiner Lehren entwickelten Bildungsprogramm zugrunde liegt, nicht ausdrücklich zu erwähnen, wenn die Umstände dies erfordern. In diesem Sinne gibt es eine Reihe von Möglichkeiten, die die Freunde in Betracht ziehen können, wenn sie Bildungsmaterialien erstellen, die sich auf die Lehren und Grundsätze des Glaubens stützen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 11. Juni 2006, An einen GläubigenA
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Es ist zu erwarten, dass der Wunsch nach sozialem Handeln mit dem kollektiven Wandel einhergeht, der in einem Dorf oder einer Nachbarschaft einsetzt, wenn gemeinsame Andachten und Hausbesuche mit Aktivitäten zur geistigen Erziehung der Bevölkerung zu einem reichhaltigen Muster des Gemeindelebens verwoben werden. Soziales Handeln kann natürlich von sehr informellen Bemühungen von begrenzter Dauer bis hin zu sozialen und wirtschaftlichen Entwicklungsprogrammen von hoher und anspruchsvoller Komplexität reichen, die von Bahá’í-inspirierten Nichtregierungsorganisationen gefördert werden – alle befassen sich mit der Anwendung der Lehren auf einen bestimmten Bedarf in Bereichen wie Gesundheit, Bildung, Landwirtschaft und Umwelt.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 4. Januar 2009, An einen Nationalen Geistigen RatA
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In unserer Ridvan-Botschaft 2008 wiesen wir darauf hin, dass sich die Freunde im Verlauf ihrer Arbeit auf der Clusterebene mehr und mehr in das Leben der Gesellschaft hineingezogen sehen und dadurch herausgefordert werden würden, den Prozess des systematischen Lernens, in dem sie sich befinden, zu erweitern, so dass er eine größere Vielfalt menschlichen Strebens umfasst.
So wird das Gemeindeleben in jedem Cluster allmählich zu einem vielfarbigen Wandteppich, wenn gemeinsame Andachten, ergänzt durch Gespräche in der persönlichen Umgebung des Heims, verwoben werden mit Aktivitäten, die allen Mitgliedern der Bevölkerung – Erwachsenen, Jugendlichen und Kindern – geistige Bildung vermitteln.
Das soziale Bewusstsein wird auf natürliche Weise gestärkt, wenn sich zum Beispiel zwischen Eltern lebhafte Gespräche über die Bestrebungen ihrer Kinder entwickeln und auf Grund der Initiative von Juniorjugendlichen Dienstprojekte hervorsprießen.
Wenn in einem Cluster einmal die menschlichen Ressourcen reichhaltig genug vorhanden sind und das Wachstumsmuster fest etabliert ist, dann kann, dann muss tatsächlich das Engagement der Gemeinde in der Gesellschaft zunehmen.
In diesem entscheidenden Moment in der Entfaltung des Planes, wo so viele Cluster sich solch einem Stadium nähern, scheint es angebracht, dass die Freunde überall darüber nachdenken, auf welche Weise ihre wachsenden, lebenssprühenden Gemeinden am besten zur Förderung des materiellen und geistigen Fortschritts der Gesellschaft beitragen können.
In dieser Hinsicht ist es hilfreich, sich zwei untereinander verbundene, sich gegenseitig verstärkende Gebiete von Aktivitäten vorzustellen: aktive Mitarbeit in der Gesellschaft und Teilnahme an vorherrschenden gesellschaftlichen Diskursen. …
Soziales Handeln kann am besten als Spektrum beschrieben werden, denn es reicht von recht informellen Bemühungen von begrenzter Dauer, die von Einzelnen oder kleinen Gruppen von Freunden unternommen werden, bis zu Programmen sozio-ökonomischer Entwicklung mit einem hohen Grad an Komplexität und Differenzierung, die von Bahá’í-inspirierten Organisationen durchgeführt werden.
Unabhängig von ihrer Reichweite ist jede Art des sozialen Handelns darum bemüht, die Lehren und Prinzipien des Glaubens dahingehend anzuwenden, einen Aspekt des sozialen oder wirtschaftlichen Lebens einer Bevölkerung in wenn auch bescheidenem Maße zu verbessern.
Derartige Bemühungen zeichnen sich also durch ihr ausdrückliches Ziel aus, zusätzlich zur geistigen Wohlfahrt auch das materielle Wohlergehen der Bevölkerung zu verbessern.
Dass die Weltzivilisation, die nun am Horizont der Menschheit heraufdämmert, eine dynamische Kohärenz herstellen muss zwischen den materiellen und geistigen Bedürfnissen des Lebens, ist ein zentraler Punkt der Bahá’í-Lehren.
Es ist deutlich, dass dieses Ideal tiefgreifende Implikationen hat für die Art und Weise jeglicher sozialen Aktivität, die von Bahá’í unternommen wird, unabhängig von deren Umfang und Einflussbereich.
Wenn auch die Bedingungen von Land zu Land und vielleicht sogar von Cluster zu Cluster unterschiedlich sind, so dass sie bei den Freunden eine Vielfalt an Bemühungen hervorrufen, gibt es doch gewisse grundlegende Konzepte, die alle berücksichtigen sollten.
Das eine ist der zentrale Einfluss, den Wissen auf das soziale Leben ausübt.
Unwissenheit fortbestehen zu lassen ist die schlimmste Form der Unterdrückung; es verstärkt die vielen Mauern des Vorurteils, die als Barrieren vor der Verwirklichung der Einheit der Menschheit stehen – zugleich Ziel und Wirkungsprinzip von Bahá’u’lláhs Offenbarung.
Der Zugang zu Wissen ist das Recht eines jeden Menschen, und mitzuhelfen, Wissen zu generieren, anzuwenden und zu verbreiten ist eine Verantwortung, die alle schultern müssen in dem großen Unternehmen, eine blühende Weltzivilisation aufzubauen – wobei jeder seine oder ihre eigenen Talente und Fähigkeiten einsetzt.
Gerechtigkeit erfordert universelle Teilhabe.
Wenn also soziales Handeln auch das Beschaffen von Gütern und Dienstleistungen in irgendeiner Form bedeuten kann, so muss doch sein hauptsächliches Anliegen sein, innerhalb einer bestimmten Bevölkerungsgruppe die Fähigkeit heranzubilden, an der Errichtung einer besseren Welt mitzuarbeiten.
Sozialer Wandel ist kein Projekt, das eine Gruppe von Leuten für das Wohl einer anderen Gruppe durchführt.
Umfang und Komplexität der sozialen Aktivitäten müssen so konzipiert sein, dass die menschlichen Ressourcen, die in einem Dorf oder einer Nachbarschaft vorhanden sind, imstande sind, das Projekt weiterzuführen.
Daher sollten die Bemühungen am besten klein beginnen und organisch wachsen, in dem Maße, wie sich die Kapazität innerhalb der Bevölkerung entwickelt.
Diese erhebt sich natürlich zu neuen Ebenen, wenn die Akteure des sozialen Wandels lernen, Teile von Bahá’u’lláhs Offenbarung, zusammen mit den Inhalten und Methoden der Wissenschaft, mit wachsender Effektivität auf ihre soziale Realität anzuwenden.
Und sie müssen lernen, diese Realität in einer Art zu interpretieren, die Seinen Lehren entspricht – indem sie in ihren Mitmenschen Edelsteine von unschätzbarem Wert sehen und die Wirkungen erkennen, die der doppelte Prozess von Integration und Desintegration auf Herzen und Seelen wie auch auf soziale Strukturen hat. …
… Weiter reichende Beteiligung am Leben der Gesellschaft sollte nicht voreilig gesucht werden. Sie wird auf natürliche Weise kommen, wenn die Freunde in jedem Cluster weiterhin die Vorgaben des Planes durch einen Prozess von Aktion, Reflektion, Beratung und Studium anwenden und daraus resultierend lernen. Die Beteiligung am Leben der Gesellschaft wird gedeihen, wenn die Fähigkeit der Gemeinde, ihr eigenes Wachstum zu fördern und ihre Lebenskraft beizubehalten, allmählich wächst. Je mehr diese Beteiligung sich auf Elemente des konzeptuellen Rahmenwerks bezieht, das die gegenwärtige Serie von globalen Plänen steuert, desto deutlicher wird ihre Kohärenz mit den Bemühungen, die Gemeinde zu erweitern und zu festigen. Und sie wird die Bewegung von Bevölkerungsgruppen hin zu Bahá’u’lláhs Vision einer blühenden und friedlichen Weltzivilisation in dem Maße fördern, indem sie diese Elemente in kreativer Weise auf neue Gebiete des Lernens anwendet.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Riḍván-Botschaft 2010, An die Bahá’í der WeltA
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Während Ausbreitung und Festigung im Laufe des letzten Jahres stetig fortgeschritten sind, haben sich – häufig parallel verlaufend – andere wichtige Aktivitätsfelder ebenfalls vorwärtsbewegt.
Ein herausragendes Beispiel hierfür sind die in einigen Dörfern und Nachbarschaften erkennbaren Fortschritte auf der Ebene der Kultur, die zu einem nicht geringen Anteil darauf beruhen, was von der Bahá’í-Beteiligung an gesellschaftlichem Handeln gelernt wird.
Unser Büro für soziale und wirtschaftliche Entwicklung erstellte vor Kurzem ein Dokument, das die Essenz der 30 Jahre an Erfahrung zusammenfasst, die sich auf diesem Gebiet seit der Errichtung dieses Büros am Bahá’í-Weltzentrum angesammelt hat.
Unter den darin erwähnten Beobachtungen ist die, dass Bemühungen, sich in gesellschaftlichem Handeln zu engagieren, einen entscheidenden Impuls durch das Trainingsinstitut bekommen.
Dies geschieht nicht nur durch die Zunahme der menschlichen Ressourcen, die es fördert.
Die geistigen Einsichten, Qualitäten und Fähigkeiten, die durch den Institutsprozess kultiviert werden, haben sich als genauso entscheidend für die Teilnahme an gesellschaftlichem Handeln erwiesen, wie sie es für den Beitrag zum Wachstumsprozess sind.
Weiterhin wird erklärt, wie die unterschiedlich ausgeprägten Handlungsfelder der Bahá’í-Gemeinde durch ein gemeinsames, sich entfaltendes konzeptionelles Rahmenwerk gesteuert werden, das sich aus wechselseitig verstärkenden Elementen zusammensetzt, obgleich diese vielfältige Ausdrucksformen in verschiedenen Handlungsbereichen annehmen.
Das Dokument, das wir beschrieben haben, wurde vor Kurzem den Nationalen Geistigen Räten zugestellt, und wir laden diese ein, gemeinsam mit den Beratern zu prüfen, wie die dort erforschten Konzepte helfen können, bestehende Bemühungen gesellschaftlichen Handelns, die unter ihrer Schirmherrschaft durchgeführt werden, zu verstärken und das Bewusstsein für diese bedeutsame Dimension von Bahá’í-Unternehmungen zu heben.
Dies sollte nicht als ein allgemeiner Aufruf für weitgestreute Aktivität auf diesem Gebiet interpretiert werden – das Hervortreten gesellschaftlichen Handelns geschieht in natürlicher Weise, während eine wachsende Gemeinde an Stärke gewinnt –, aber es ist an der Zeit, dass die Freunde tiefer über die Implikationen ihrer Anstrengungen für die Wandlung der Gesellschaft nachdenken.
Der Aufschwung des Lernens, der sich auf diesem Feld ereignet, stellt das Büro für soziale und wirtschaftliche Entwicklung vor wachsende Herausforderungen, und so werden Schritte unternommen, um sicherzustellen, dass sich seine Funktionsweise in dem entsprechenden Maße weiterentwickelt.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Riḍván-Botschaft 2013, An die Bahá’í der WeltA
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In den letzten Jahren hat sich gezeigt, dass in Gemeinden, in denen der Schwerpunkt auf den Elementen des Fünfjahresplans zum Aufbau von Kapazität lag, die Fähigkeit der Freunde, sich sozial zu engagieren, erheblich zugenommen hat. Folglich täten Sie gut daran, die Freunde zu ermutigen, in ihren Bemühungen um die Stärkung des Trainingsinstituts und der Aktivitäten des Plans beharrlich zu bleiben, denn darin liegt der Schlüssel zur Vervielfachung Ihrer Mitglieder und zur Schaffung einer lebendigen, geeinten und liebevollen Gemeinde. Je weiter sie auf diesem Weg voranschreiten, desto mehr werden sie in der Lage sein, konkret zur Lösung der Probleme beizutragen, mit denen die Menschen an der Basis in großen und kleinen Städten, in Nachbarschaften und Dörfern konfrontiert sind.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 1. Oktober 2015, An einen Nationalen Geistigen RatA
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Aus dieser Zunahme sowohl der Ressourcen wie auch des Bewusstseins für die Auswirkungen der Offenbarung auf das Leben einer Bevölkerung ergeben sich ganz natürlich erste Regungen gesellschaftlichen Handelns.
Nicht selten entstehen Initiativen dieser Art organisch aus dem Programm zur geistigen Befähigung der Juniorjugend oder werden durch Beratungen über örtliche Bedingungen angeregt, die bei Gemeindetreffen aufkommen.
Die Formen, die solche Bemühungen annehmen können, sind vielfältig und umfassen beispielsweise Hausaufgabenhilfe für Kinder, Projekte zur Verbesserung der äußeren Umgebung, sowie Maßnahmen zur Förderung der Gesundheit und Verhütung von Krankheiten.
Einige Initiativen werden nachhaltig und wachsen nach und nach.
Die vermehrte Sorge um die angemessene Bildung und Erziehung der Kinder sowie das Bewusstsein für deren Bedeutung, die sich ganz natürlich aus dem Studium des Institutsmaterials ergeben, haben an verschiedenen Orten zur Gründung einer Gemeindeschule an der Basis geführt.
Gelegentlich können die Bemühungen der Freunde bedeutend verstärkt werden durch die Arbeit einer etablierten Bahá’í-inspirierten Organisation, die in der nahen Umgebung tätig ist.
Wie bescheiden ein solches Beispiel gesellschaftlichen Handelns auch am Anfang sein mag, ist es doch ein Zeichen dafür, dass eine Bevölkerung in sich eine wesentliche Fähigkeit kultiviert, eine, die unendliches Potenzial und Bedeutung für die vor uns liegenden Jahrhunderte besitzt: zu lernen, wie man die Offenbarung auf die vielfältigen Dimensionen des sozialen Miteinanders anwendet.
Alle derartigen Initiativen dienen auch dazu, die Teilnahme an den vorherrschenden gesellschaftlichen Diskursen auf individueller und kollektiver Ebene zu bereichern.
Wie erwartet, werden die Freunde weiter in das Leben der Gesellschaft hineingezogen – eine Entwicklung, die von Anfang an zum Handlungsmuster in einem Cluster gehört, jetzt aber viel stärker ausgeprägt ist.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 29.
Dezember 2015, An die Konferenz der Kontinentalen BeraterämterA
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Im Allgemeinen beginnen Bahá’í-Entwicklungsprojekte an der Basis und werden in der Anfangsphase durch örtlich verfügbare personelle und finanzielle Ressourcen getragen. Werden solche Projekte zu früh in einem Cluster eingeführt, besteht die Gefahr, dass die Kräfte der Freunde, die in erster Linie den Ausbreitungs- und Festigungsprozess vorantreiben sollen, abgelenkt und zerstreut werden. In dieser Hinsicht hat die Erfahrung gezeigt, dass Gemeindeschulen, wie auch andere Bemühungen sozialen Handelns, sich als nachhaltiger erweisen, wenn sie in Orten mit einem starken Institutsprozess entstehen – eine natürliche Erweiterung der laufenden gemeindebildenden Aktivitäten. In diesen Orten werden die Voraussetzungen für die Gründung einer Schule gefördert, indem immer mehr Menschen an den Hauptkursen des Instituts teilnehmen, was dazu dient, immer mehr Menschen mit den Eigenschaften, Einstellungen und Fertigkeiten auszustatten, die erforderlich sind, um zu Prozessen des geistigen und materiellen Wandels beizutragen. Wenn Bemühungen zur Vervielfachung und Stärkung von Kinderklassen und Juniorjugend-Gruppen das Verantwortungsgefühl einer Gemeinde für die Erziehung der jüngeren Generation fördern, führen sie zu einer Steigerung der kollektiven Fähigkeit, noch komplexere Vorhaben umzusetzen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 9. April 2017, An einen Nationalen Geistigen RatA
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Während sich die Arbeit der Gemeindebildung intensiviert, nutzen die Freunde ihre neuentwickelten Fähigkeiten dazu, die Bedingungen in der sie umgebenden Gesellschaft zu verbessern, wobei ihre Begeisterung durch das Studium der göttlichen Lehren entfacht wird. Die Anzahl von Projekten kurzer Dauer ist rasch gestiegen, formelle Angebote haben ihre Reichweite vergrößert, und es gibt jetzt mehr Bahá’í-inspirierte Entwicklungsorganisationen, die sich mit Bildung und Erziehung, Gesundheit, Landwirtschaft und anderen Bereichen beschäftigen. Aus der hierdurch bewirkten Wandlung, die im individuellen und kollektiven Leben der Menschen sichtbar ist, lassen sich unmissverständlich die ersten Regungen der gesellschaftsbildenden Kraft der Sache Bahá’u’lláhs erkennen. Kein Wunder also, dass derartige Beispiele sozialen Handelns – seien sie einfach oder komplex, zeitlich begrenzt oder von langer Dauer – die Büros der Internationalen Bahá’í-Gemeinde immer stärker in ihren Bemühungen inspirieren, zu den vorherrschenden Diskursen der Gesellschaft beizutragen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Riḍván-Botschaft 2018, An die Bahá’í der WeltA
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Während der Amtszeit ‘Abdu’l-Bahás und Shoghi Effendis war die erste hinreichend große Gemeinde, die damit beginnen konnte, Bahá’u’lláhs Lehren systematisch anzuwenden, um materiellen und geistigen Fortschritt zu vereinen, die der Gläubigen in der Wiege des Glaubens.
Der ständige Strom der Führung aus dem Heiligen Land hat es den Bahá’í im Iran ermöglicht, im Laufe von nur ein oder zwei Generationen enorme Fortschritte zu machen und einen entscheidenden Beitrag zur Weiterentwicklung ihrer Nation zu leisten.
Ein Netzwerk von Schulen florierte, die ethisch-moralische Erziehung und akademische Bildung anboten, und dies auch für Mädchen.
Analphabetismus wurde in der Bahá’í-Gemeinde praktisch beseitigt.
Wohltätige Einrichtungen wurden gegründet.
Vorurteile zwischen ethnischen und religiösen Gruppen, die in der Gesellschaft ständig aufflammten, wurden in der liebevollen Umarmung der Gemeinde ausgelöscht.
Dörfer zeichneten sich durch ihre Sauberkeit, ihre Ordnung und ihre Fortschrittlichkeit aus.
Und Gläubige aus diesem Land waren maßgeblich daran beteiligt, in einem anderen Land den ersten Mashriqu’l-Adhkár zu errichten mit den zugehörigen Einrichtungen, die dazu bestimmt sind, »den Leidenden Linderung, den Armen Unterhalt, den Reisenden Zuflucht, den Hinterbliebenen Trost und den Unwissenden Erziehung« zu gewähren.
Im Laufe der Zeit wurden solche Bemühungen durch vereinzelte Initiativen anderer Bahá’í-Gemeinden in verschiedenen Teilen der Welt ergänzt.
Wie Shoghi Effendi einer Gemeinde gegenüber anmerkte, war jedoch die Anzahl der Gläubigen noch zu gering, um eine deutliche Veränderung in der Gesellschaft zu bewirken.
Und über mehr als die Hälfte des ersten Jahrhunderts des Gestaltenden Zeitalters wurden die Gläubigen dazu ermutigt, ihre Kräfte auf die Ausbreitung des Glaubens zu konzentrieren, da diese Aufgabe – in der Tat ihre vorrangige geistige Pflicht – nur die Bahá’í erfüllen konnten, was sie auf die Zeit vorbereitete, zu der sie sich unmittelbarer der Probleme der Menschheit würden annehmen können.
Vor fünfunddreißig Jahren schufen Umstände sowohl innerhalb als auch außerhalb der Gemeinde neue Möglichkeiten, sich stärker in das gesellschaftliche Leben einzubringen.
Der Glaube hatte sich bis zu einer Stufe entwickelt, auf der es nötig war, die Prozesse der sozialen und wirtschaftlichen Entwicklung in die regelmäßigen Gemeindeaktivitäten einzubeziehen.
Und im Oktober 1983 forderten wir die Bahá’í der Welt auf, dieses neue Betätigungsfeld zu betreten.
Das Büro für Soziale und Wirtschaftliche Entwicklung wurde im Bahá’í-Weltzentrum eingerichtet, um uns bei der Förderung und Koordinierung der Aktivitäten der Freunde weltweit zu unterstützen.
Bahá’í-Aktivitäten für soziale und wirtschaftliche Entwicklung – in allen Komplexitätsstufen – gingen damals in die Hunderte.
Heute sind es Zehntausende, darunter Hunderte von nachhaltigen Projekten wie Schulen und viele Entwicklungsorganisationen.
Das breite Spektrum aktueller Aktivitäten in Dörfern und Nachbarschaften bis hin zu Regionen und Nationen umfasst Bemühungen, bei denen Herausforderungen unterschiedlichster Art angegangen werden, darunter die allgemeine Bildung von der Vorschule bis zur Universität, Alphabetisierung, Gesundheit, Umwelt, Unterstützung von Geflüchteten, Frauenförderung, die Freisetzung des Potenzials von Juniorjugendlichen, die Beseitigung von Rassenvorurteilen, Landwirtschaft, lokale Wirtschaft und Dorfentwicklung.
Die gesellschaftsbildende Kraft der Sache Bahá’u’lláhs kommt als Folge der Beschleunigung des Ausbreitungs- und Festigungsprozesses nun im gemeinschaftlichen Leben der Freunde systematischer zum Ausdruck, insbesondere in weiter fortgeschrittenen Clustern.
Darüber hinaus bringen natürlich zahllose Gläubige durch ihre beruflichen und ehrenamtlichen Bemühungen ihre Tatkraft und ihre Erkenntnisse in Projekte und Organisationen ein, die sich dem Gemeinwohl widmen.
Erneut stellen wir nun fest, dass Kräfte innerhalb wie außerhalb des Glaubens eine neue Phase in der Arbeit für soziale und wirtschaftliche Entwicklung in der Bahá’í-Welt ermöglicht haben. Daher freuen wir uns, zu diesem heiligen Anlass – dem Begehen der Zwillingsfeiertage – bekanntzugeben, dass das Büro für Soziale und Wirtschaftliche Entwicklung nun in einer neuen, im Weltzentrum gegründeten weltweiten Institution, der Bahá’í International Development Organization, aufgeht. In Ergänzung dazu wird ein Bahá’í-Entwicklungsfonds eingerichtet werden, auf den die neue Organisation wird zurückgreifen können, um lange bestehende und neu entstehende Entwicklungsbemühungen weltweit zu fördern. Er wird vom Haus der Gerechtigkeit unterstützt werden, und sowohl Einzelpersonen als auch Institutionen können für diesen Fonds spenden.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 9. November 2018, An die Bahá’í der WeltA
Gemeindeentwicklung und die Bewegung von Bevölkerungsgruppen
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O Volk der Welt! Bauet Andachtshäuser in allen Landen im Namen dessen, der der Herr aller Religionen ist. Macht sie so vollkommen, wie es in der Welt des Seins möglich ist, und schmückt sie mit dem, was ihnen gebührt, nicht aber mit Bildern und Skulpturen. Sodann feiert darin in Freude und Heiterkeit den Lobpreis eures Herrn, des Allbarmherzigen. Wahrlich, Sein Gedenken erheitert das Auge und füllt das Herz mit Licht.Bahá’u’lláh, Kitáb-i-Aqdas 4:31A
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Ebenso sind alle Glieder der menschlichen Familie, ob Völker oder Regierungen, Städte oder Dörfer, in steigendem Maße voneinander abhängig geworden. Keiner kann mehr in Selbstgenügsamkeit leben, weil politische Bindungen alle Völker und Nationen vereinen, die Bande des Handels und der Industrie, der Landwirtschaft und des Bildungswesens Tag für Tag stärker werden. Folglich ist die Einheit der ganzen Menschheit heutzutage erreichbar geworden.‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 15:6A
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Obwohl der Mashriqu’l-Adhkár, äußerlich betrachtet, ein stoffliches Gefüge ist, hat er geistige Wirkung. Er schmiedet Bande der Einheit von Herz zu Herz; er ist ein Sammelpunkt für die Menschenseelen. Jede Stadt, wo in den Tagen der Manifestation ein Tempel errichtet ward, hat Sicherheit, Beständigkeit und Frieden verbreitet; denn diese Gebäude waren der immerwährenden Verherrlichung Gottes geweiht, und nur im Gedenken Gottes kann das Herz Ruhe finden. Gütiger Gott! Der Bau des Hauses der Andacht hat gewaltigen Einfluss auf jeden Lebensabschnitt. Erfahrungen im Osten haben dies zur Tatsache gemacht. Selbst wenn in einem kleinen Dorf ein Haus zum Mashriqu’l-Adhkár bestimmt wurde, brachte es eine deutliche Wirkung hervor. Wieviel größer ist der Einfluss, wenn ein Mashriqu’l-Adhkár eigens erbaut wird!‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 60:1A
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Der Mashriqu’l-Adhkár ist eine der wichtigsten Institutionen auf der Welt. Er hat viele ergänzende Einrichtungen. Zwar ist er ein Haus der Andacht, ihm sind aber ein Krankenhaus, eine Apotheke, ein Hospiz für Reisende, eine Schule für Waisen und eine Universität für fortgeschrittene Studien angeschlossen. Zu jedem Mashriqu’l-Adhkár gehören diese fünf Dinge. Es ist meine Hoffnung, dass in Amerika jetzt der Mashriqu’l-Adhkár errichtet werde und dass dann allmählich das Krankenhaus, die Schule, die Universität, die Apotheke und das Hospiz folgen werden, alle nach dem wirksamsten, zweckmäßigsten Verfahren arbeitend. Macht dies alles unter den Geliebten des Herrn bekannt, so dass sie verstehen, wie überragend groß die Bedeutung dieses »Aufgangsortes des Gedenkens Gottes« ist. Der Tempel ist nicht nur ein Ort der Anbetung. Er ist vielmehr in jeder Hinsicht ein umfassendes Ganzes.‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 64:1A
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Die Grundlage des Lebens und des Seins ist Zusammenarbeit und gegenseitige Unterstützung; wenn hingegen Hilfe und Beistand aufhören, verursacht dies Vernichtung und Verfall. Je höher das Reich des Seins, desto stärker und lebenswichtiger wird diese schwerwiegende Frage der Zusammenarbeit und Unterstützung. In der Menschenwelt haben daher Zusammenarbeit und gegenseitige Unterstützung einen höheren Grad an Vollständigkeit und Vollkommenheit erreicht als in anderen Bereichen des Seins – und das so sehr, dass das Leben der Menschheit völlig von diesem Prinzip abhängt. Besonders unter den Freunden Gottes muss diese feste Grundlage so gestärkt werden, dass jeder Mensch dem anderen in allen Angelegenheiten helfen kann, sei es in Bezug auf geistige Wirklichkeiten und innere Wahrheiten oder auf materielle und physische Aspekte des Lebens. Dies gilt vor allem für die Gründung öffentlicher Einrichtungen, die allen Menschen zugutekommen, und insbesondere für den Mashriqu’l-Adhkár, der die größte göttliche Stiftung darstellt.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Die Pflichten der Mitglieder jener Geistigen Räte, die sich mit dem Lehren der Sache Gottes in den Ländern des Ostens befassen, wurden in den heiligen Schriften deutlich verankert.
Diese gebieten ihnen, für die Besserung der Sitten und die Verbreitung von Gelehrsamkeit zu arbeiten, sich um das Ausrotten von Unwissenheit und Unaufgeklärtheit zu bemühen, Vorurteile auszumerzen und der Grundlage wahren Glaubens in Herz und Verstand der Menschen neue Kraft zu geben, danach zu trachten, Selbstvertrauen und das Vermeiden blinder Nachahmung zu entwickeln, das Ziel zu verfolgen, die wirksame Erledigung ihrer Angelegenheiten zu steigern und in allen Lebenslagen auf Reinheit und Vornehmheit zu achten, ihr Festhalten an Wahrhaftigkeit und Ehrlichkeit zu zeigen sowie ihre Fähigkeit, sich offen, mutig und entschlossen zu verhalten.
Sie verlangen ebenso von ihnen, der landwirtschaftlichen und industriellen Entwicklung ihre Unterstützung zu gewähren, das Fundament für gegenseitige Hilfe und Zusammenarbeit zu festigen, die Emanzipation und den Fortschritt der Frauen zu fördern und für die allgemeine Schulpflicht für beide Geschlechter zu sorgen, zum Anwenden des Beratungsprinzips in allen Gesellschaftsschichten zu ermutigen und im gesamten Geschäftsverkehr einem Maßstab peinlich genauer Ehrlichkeit treu zu bleiben.Shoghi Effendi, Brief vom 30. Januar 1926, An die örtlichen Geistigen Räte des Ostens – übersetzt aus dem PersischenA
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Gegenwärtig gibt es viele Dörfer in Indien, auf den Philippinen, in Afrika, Lateinamerika usw., in denen die Bahá’í die Mehrheit oder sogar die gesamte Einwohnerschaft des Dorfes bilden. Eines der Ziele des Fünfjahresplans ist, wie Sie sich erinnern werden, die Entwicklung der Merkmale des Bahá’í-Gemeindelebens, und der Fokus liegt vor allem auf solchen Dörfern. Die Örtlichen Geistigen Räte solcher Dörfer müssen den Umfang ihrer Aktivitäten schrittweise erweitern, nicht nur, um jeden Aspekt des geistigen Lebens der Gläubigen in ihrem Zuständigkeitsbereich zu entwickeln, sondern auch, um durch Bahá’í-Beratung und durch Bahá’í-Prinzipien wie Harmonie zwischen Wissenschaft und Religion, die Bedeutung von Bildung, sowie Arbeit als einer Form des Gottesdienstes, die Standards der Landwirtschaft und andere Fertigkeiten im Leben der Menschen zu fördern. Dazu werden sie die Unterstützung von Bahá’í-Experten aus anderen Ländern benötigen. Dies ist ein großes Unterfangen, das jetzt schrittweise in Angriff genommen wird, wo und wann immer es möglich ist.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 27. Juli 1976, An einen GläubigenA
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Wenn die Bahá’í-Gemeinde in einem Dorf einen erheblichen Anteil der Einwohner ausmacht, hat sie vielfältige Möglichkeiten, Vorbild und Ansporn zu sein, um durch geeignete Mittel die Lebensqualität im Dorf zu verbessern. Zu den möglichen Initiativen gehören Maßnahmen zur Förderung der Kindererziehung, der Alphabetisierung von Erwachsenen und der Ausbildung von Frauen, damit sie ihre Verantwortung als Mütter besser wahrnehmen und eine größere Rolle im administrativen und sozialen Leben des Dorfes spielen können; die Ermutigung der Dorfbewohner, sich ungeachtet ihrer unterschiedlichen religiösen Überzeugungen zu gemeinsamen Andachten, vielleicht am frühen Morgen, zusammenzufinden; die Unterstützung der Bemühungen zur Verbesserung von Hygiene und Gesundheit des Dorfes, einschließlich der Aufmerksamkeit auf die Bereitstellung von reinem Wasser, die Erhaltung der Sauberkeit in der dörflichen Umgebung und die Aufklärung über die schädlichen Wirkungen von Betäubungsmitteln und berauschenden Substanzen. Zweifellos werden sich der Bahá’í-Gemeinde im Dorf und ihrem Örtlichen Geistigen Rat noch weitere Möglichkeiten bieten.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 25. Juli 1988, An einen Nationalen Geistigen RatA
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Eine Gemeinde ist natürlich mehr als nur die Summe ihrer Mitglieder; sie ist eine umfassende Einheit der menschlichen Gesellschaft, die sich aus Einzelnen, Familien und Institutionen zusammensetzt, die mit einer gemeinsamen Absicht zum Wohl der Menschen innerhalb und außerhalb ihrer eigenen Grenzen zusammenarbeiten; sie besteht aus einer Vielfalt von interagierenden Teilnehmern, die in einer ständigen Suche nach geistigem und sozialem Fortschritt eine Einheit herstellen. Da die Bahá’í überall erst am Beginn des Prozesses der Gemeindebildung stehen, müssen auf diese vordringliche Aufgabe enorme Anstrengungen verwendet werden.
In einer früheren Botschaft haben wir schon darauf hingewiesen, dass das Aufblühen der Gemeinde vor allem auf örtlicher Ebene eine entscheidende Verbesserung der Verhaltensweisen erfordert: jener Verhaltensweisen, durch die der kollektive Ausdruck der Tugenden der einzelnen Mitglieder und die Funktionsweise der Geistigen Räte sich in der Einheit und Freundschaft innerhalb der Gemeinde und in der Dynamik ihrer Aktivitäten und ihres Wachstums zeigen. Das erfordert die Integration der sie bildenden Elemente – Erwachsene, Jugendliche, Kinder – in geistige, soziale, erzieherische und administrative Aktivitäten und ihre Beteiligung an örtlichen Lehr- und Entwicklungsplänen. Dazu gehören ein kollektiver Wille und die Ausrichtung auf das Ziel, den Geistigen Rat durch jährliche Wahlen fortbestehen zu lassen. Es schließt die Ausübung gemeinsamer Andachten ein. Daher ist es für das geistige Leben der Gemeinde wesentlich, dass die Freunde regelmäßige Andachtsversammlungen abhalten, in örtlichen Bahá’í-Zentren – dort, wo sie zur Verfügung stehen – oder anderswo, die Wohnungen der Freunde inbegriffen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Riḍván-Botschaft 1996, An die Bahá’í der WeltA
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Wird das Handlungsmuster, das mit einem intensiven Wachstumsprogramm einhergeht, in einem ländlichen Cluster gerade erst etabliert – einem Cluster, das aus Dörfern und vielleicht einer oder zwei Kleinstädten besteht –, so beschränken sich die Bemühungen der Freunde, wie Sie wissen, oft auf einige wenige Orte. Einmal etabliert, kann dieses Muster jedoch rasch in einem Dorf nach dem anderen umgesetzt werden, so wie es in unserer diesjährigen Riḍván-Botschaft beschrieben wurde. Schon bald entsteht in jeder Ortschaft ein Geistiger Rat; dessen stetige Entwicklung folgt entlang einer Bahn, die parallel und eng verbunden mit dem sich in dem Dorf gerade entfaltenden Wachstumsprozess verläuft; und ähnlich der Entwicklung anderer Facetten dieses Prozesses, kann die Entwicklung des Geistigen Rates am besten als Aufbau von Kapazitäten verstanden werden.
Was als erstes geschehen sollte, ist relativ einfach:
Das individuelle Bewusstsein des Wachstumsprozesses, der im Dorf an Schwungkraft zunimmt, entspringt der persönlichen Beteiligung eines jeden Mitglieds in den Kernaktivitäten.
Es muss zu einem kollektiven Bewusstsein verschmelzen, das sowohl die Art der Wandlung erkennt, die im Gange ist, wie auch die Verpflichtung des Geistigen Rates, sie zu fördern.
Zweifellos muss auf gewisse grundlegende administrative Aufgaben geachtet werden – zum Beispiel einigermaßen regelmäßige Treffen, das Abhalten des Neunzehntagefestes und das Begehen der Feiertage, die Errichtung eines örtlichen Fonds und jährliche Wahlen in Einklang mit den Bahá’í-Prinzipien.
Dennoch sollte es nicht schwierig sein, dass der Geistige Rat – zeitgleich mit diesen Bemühungen und ermutigt durch einen Assistenten des Hilfsamts – als Körperschaft beginnt, über ein oder zwei Themen zu beraten, die auf das Leben der Gemeinde unmittelbaren Einfluss haben: wie der Charakter der Andacht im Dorf gestärkt werden kann durch die Bemühungen von Einzelnen, die den ersten Institutskurs abgeschlossen haben; wie die geistige Erziehung der Kinder sichergestellt werden kann durch Lehrer, die vom Institut ausgebildet worden sind; wie das Potenzial der Juniorjugendlichen zum Tragen kommt durch die Programme für ihre geistige Befähigung; wie das geistige und soziale Gefüge der Gemeinde gefestigt wird, indem die Freunde einander zu Hause besuchen.
Indem der Geistige Rat über solch fassbare Anliegen berät und lernt, den Wachstumsprozess liebevoll und geduldig zu nähren, festigt sich seine Beziehung zum Clusterlehrausschuss und zum Trainingsinstitut in einem gemeinsamen Ziel.
Was jedoch noch wichtiger ist, er wird beginnen, die Grundlagen dafür zu legen, auf denen jene – wie sie der geliebte Hüter in vielen seiner Botschaften beschreibt – einzigartig liebevolle und rückhaltlos unterstützende Beziehung errichtet werden kann, die ein Geistiger Rat mit dem einzelnen Gläubigen aufbauen sollte.
Lernen, über spezifische Fragen im Zusammenhang mit dem globalen Plan zu beraten, ist wesentlich. Jedoch stellt dies offensichtlich nur eine Dimension in dem Prozess des Aufbaus von Kapazitäten dar, in den sich der Geistige Rat begeben muss. Für seine stetige Entwicklung ist es von äußerster Wichtigkeit, dass er an der Ermahnung ‘Abdu’l-Bahás festhält: »Diskussionen müssen auf geistige Angelegenheiten beschränkt bleiben, die sich auf die Erziehung der Seelen beziehen, auf die Bildung der Kinder, Hilfe für die Armen, Unterstützung der Schwachen aller Gesellschaftsschichten in der Welt, Freundlichkeit allen Menschen gegenüber, die Verbreitung der göttlichen Düfte und die Erhöhung Seines Heiligen Wortes.« Sein beständiges Voranschreiten erfordert eine unbeugsame Verpflichtung, die besten Interessen der Gemeinde zu fördern, und Wachsamkeit darin, den Wachstumsprozess gegen die Kräfte moralischen Verfalls zu schützen, der ihn zum Stillstand zu bringen droht. Sein nachhaltiger Fortschritt verlangt ein Verantwortungsgefühl, das über den Kreis von Freunden und Familien hinausgeht, die in den Kernaktivitäten tätig sind, um die gesamte Bevölkerung des Dorfes mit einzubeziehen. Und was sein allmähliches Reifen aufrechterhält, ist der unerschütterliche Glaube an ‘Abdu’l-Bahás Versicherung, dass Er jeden Geistigen Rat in der Umarmung Seiner Sorge und Seines Schutzes halten wird.
Verbunden mit dieser Stärkung des kollektiven Bewusstseins ist die wachsende Fähigkeit des Geistigen Rates, sowohl finanzielle wie andere Ressourcen richtig einzuschätzen und einzusetzen, sowohl um Gemeindeaktivitäten zu unterstützen als auch um seine administrativen Aufgaben zu erfüllen. Letztere können rechtzeitig wohlüberlegte Ernennungen von Komitees und die Unterhaltung von einfachen Räumlichkeiten für die Ausübung seiner Amtsgeschäfte einschließen. Nicht weniger lebenswichtig ist seine Fähigkeit, ein Umfeld zu schaffen, das die Beteiligung einer großen Anzahl von Menschen am vereinten Handeln fördert, und sicherstellt, dass deren Energien und Talente zum Fortschritt beitragen. In jeder Hinsicht wird das geistige Wohlergehen der Gemeinde für den Geistigen Rat an erster Stelle stehen. Und wenn unvermeidliche Probleme auftauchen, sei es in Bezug auf eine Aktivität oder unter Einzelnen, werden sie von einem örtlichen Geistigen Rat behandelt, der das uneingeschränkte Vertrauen der Gemeindemitglieder gewonnen hat, so dass sich alle ganz natürlich um Hilfe an ihn wenden. Dies bedeutet, dass der Rat aus Erfahrung gelernt hat, wie er den Gläubigen helfen kann, das Spaltende einer parteiischen Denkweise zu überwinden, wie er die Samen der Einheit selbst in höchst komplizierten und dornigen Situationen finden kann, und wie er die Gläubigen geduldig und liebevoll fördern und dabei zu allen Zeiten die Fahne der Gerechtigkeit hochhalten kann.
Wir haben es bereits in der Vergangenheit erwähnt: Indem die Gemeinde zahlenmäßig sowie an Fähigkeit wächst, ihre Vitalität zu erhalten, werden die Freunde weiter in das Leben der Gesellschaft hineingezogen. Sie werden sich gefordert sehen, die Herangehensweisen zu nutzen, die sie entwickelt haben, um auf eine zunehmende Bandbreite von Fragestellungen einzugehen, die ihr Dorf betreffen. Die Frage der Kohärenz, so überaus wichtig für das bisher erreichte Wachstum und so grundlegend für den sich entfaltenden Handlungsrahmen des Plans, nimmt nun neue Dimensionen an. Vieles wird dem Geistigen Rat zufallen, nicht als Ausführer von Projekten, sondern als die Stimme moralischer Autorität. Er muss sicherstellen, dass bei dem Bestreben der Freunde, die Lehren des Glaubens anzuwenden, um die Verhältnisse durch einen Prozess von Handlung, Reflexion und Beratung zu verbessern, die Integrität ihrer Bemühungen nicht gefährdet wird.
Unsere Riḍván-Botschaft beschreibt einige der Merkmale sozialen Handelns an der Basis und die Bedingungen, die es erfüllen muss.
Bemühungen in einem Dorf werden meist in kleinem Rahmen beginnen, vielleicht indem Gruppen von Freunden entstehen, die sich jeweils mit einem spezifischen sozialen oder wirtschaftlichen Bedarf befassen, der von ihnen ermittelt wurde, und jeweils eine einfache Auswahl geeigneter Handlungsschritte verfolgen.
Die Beratung beim Neunzehntagefest schafft einen Raum, in dem das wachsende Bewusstsein für soziales Handeln der Gemeinde konstruktiven Ausdruck findet.
Gleich welcher Art die unternommenen Aktivitäten sind – der Geistige Rat muss potenzielle Fallen erkennen und den Freunden, wenn nötig, helfen, sie zu umgehen: die Verlockungen allzu ehrgeiziger Projekte, die Energien verbrauchen und sich am Ende als unhaltbar erweisen; die Versuchung, Fördermittel zu beantragen, welche das Abweichen von Bahá’í-Prinzipien erfordern würden; die Versprechen irreführend verpackter Technologien, die dem Dorf sein kulturelles Erbe nehmen und zu Fragmentierung und Missklang führen würden.
Auf die Dauer werden die Stärke des Institutsprozesses im Dorf und die verbesserten Fähigkeiten, die er bei den Teilnehmern gefördert hat, die Freunde möglicherweise dazu befähigen, Methoden und Programme zu nutzen, die sich als wirksam erwiesen haben, die von der einen oder anderen Bahá’í-inspirierten Organisation entwickelt und auf Anregung und mit Hilfe unseres Büros für soziale und wirtschaftliche Entwicklung im Cluster eingeführt wurden.
Zudem muss der Geistige Rat lernen, mit sozialen und politischen Strukturen vor Ort zu interagieren und so das Bewusstsein der Präsenz des Glaubens und dessen Einfluss auf den Fortschritt des Dorfes allmählich zu heben.
Was in den vorhergehenden Absätzen skizziert wurde, stellt lediglich einige der Eigenschaften dar, die Geistige Räte in den vielen Dörfern der Welt allmählich entwickeln werden, um die Bedürfnisse von Gemeinden, die immer größere Zahlen in ihrer Mitte aufnehmen, erfüllen zu können. In dem Maße, wie sie ihre verborgenen Kapazitäten und Kräfte zunehmend freisetzen, werden ihre Mitglieder von den Bewohnern jedes Dorfes allmählich als »Treuhänder des Barmherzigen unter den Menschen« angesehen werden. So werden diese Räte zu »strahlenden Leuchten und himmlischen Gärten, aus denen die Düfte der Heiligkeit über alle Regionen wehen und die Leuchten der Erkenntnis über alles Erschaffene strahlen. Von ihnen strömt der Geist des Lebens nach allen Richtungen.«Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 28. Dezember 2010, An die Konferenz der Kontinentalen BeraterämterA
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In dieser Landschaft florierender Aktivitäten verdient eine Aussicht besondere Erwähnung.
In der Botschaft, die wir vor drei Jahren an Sie gerichtet haben, äußerten wir die Hoffnung, dass in Clustern, in denen ein intensives Wachstumsprogramm im Gang ist, die Freunde sich bemühen werden, mehr über die Wege der Gemeindebildung zu lernen, indem sie Zentren intensiver Aktivität in Nachbarschaften und Dörfern entwickeln.
Unsere Hoffnungen wurden übertroffen, weil sogar in Clustern, wo das Wachstumsprogramm noch keine Intensität erlangt hat, die Bemühungen einiger Weniger, Kernaktivitäten unter den Bewohnern kleiner Gebiete zu initiieren, sich immer wieder als wirksam erwiesen haben.
Im Grunde steht bei dieser Herangehensweise die Antwort auf Bahá’u’lláhs Botschaft seitens Bevölkerungsgruppen, die für die durch Seine Offenbarung geförderte geistige Wandlung bereit sind, im Mittelpunkt.
Durch die Teilnahme am Erziehungsprozess, der durch das Trainingsinstitut gefördert wird, werden sie motiviert, die Erstarrung und Gleichgültigkeit, die ihnen durch die gesellschaftlichen Kräfte eingeimpft werden, zurückzuweisen und stattdessen Handlungsmuster zu verfolgen, die sich als lebensverändernd erweisen.
Da, wo diese Herangehensweise in einer Nachbarschaft oder einem Dorf einige Jahre weiterentwickelt wurde und die Freunde ihren Fokus beibehalten haben, werden allmählich, aber unverkennbar, bemerkenswerte Ergebnisse offenkundig.
Die Jugend wird ermächtigt, Verantwortung für die Entwicklung derjenigen in ihrer Umgebung zu übernehmen, die jünger sind als sie selbst.
Die älteren Generationen begrüßen die Beiträge der Jugend zu bedeutsamen Diskussionen über die Angelegenheiten der gesamten Gemeinde.
Für Jung und Alt gleichermaßen bildet die Disziplin, die durch den Erziehungsprozess der Gemeinde kultiviert wurde, die Fähigkeit zur Beratung aus, und es entstehen neue Räume für zielgerichtete Gespräche.
Doch beschränkt sich die Veränderung nicht allein auf die Bahá’í und die Beteiligten an den vom Plan vorgesehenen Kernaktivitäten, von denen man schließlich erwarten kann, dass sie sich mit der Zeit neue Denkweisen aneignen.
Vielmehr wird der Geist des Ortes insgesamt spürbar beeinflusst.
Eine Andachtshaltung bildet sich innerhalb breiter Kreise der Bevölkerung heraus.
Die Gleichwertigkeit von Mann und Frau kommt deutlicher zum Ausdruck.
Der Erziehung der Kinder, sowohl der Jungen als auch der Mädchen, wird größere Aufmerksamkeit zugesprochen.
Das Wesen der Familienbeziehungen – durch jahrhundertealte Annahmen geformt – verändert sich merklich.
Ein Verantwortungsgefühl gegenüber der eigenen unmittelbaren Gemeinde und der physischen Umgebung breitet sich aus.
Sogar die Geißel des Vorurteils, die ihren verderblichen Schatten auf jede Gesellschaft wirft, weicht allmählich der unwiderstehlichen Kraft der Einheit.
Kurzum, die Arbeit an der Gemeindebildung, in der die Freunde engagiert sind, beeinflusst Aspekte der Kultur.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Riḍván-Botschaft 2013, An die Bahá’í der WeltA
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Ein Haus der Andacht ist natürlich ein integraler Bestandteil des Prozesses der Gemeindebildung und sein Bau stellt einen wichtigen Meilenstein in der Entwicklung einer Gemeinde dar. Das Haus der Gerechtigkeit hofft, dass die Freunde in … durch den Eifer und die Entschlossenheit, mit der sie die wesentlichen Aktivitäten des Fünfjahresplans verfolgen, das Kommen des Tages beschleunigen werden, an dem es an der Zeit ist für den Bau eines in ihrem Land.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 12. Dezember 1913, An einen GläubigenA
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Dem Prozess unterliegt natürlich schon von Anfang an eine kollektive Bewegung hin zur Verwirklichung der Vision materiellen und geistigen Wohlergehens, wie sie Er, der Lebensspender der Welt, dargelegt hat. Aber wenn eine große Anzahl von Menschen beteiligt ist, wird die Bewegung einer gesamten Bevölkerung wahrnehmbar.
Diese Bewegung ist besonders deutlich sichtbar in denjenigen Clustern, in denen ein örtlicher Mashriqu’l-Adhkár errichtet werden soll.
Ein solches Beispiel bietet uns Vanuatu.
Die Freunde, die auf der Insel Tanna wohnen, haben eine gewaltige Anstrengung unternommen, um auf das geplante Haus der Andacht aufmerksam zu machen und haben nicht weniger als ein Drittel der 30.000 Einwohner der Insel auf ganz unterschiedliche Art und Weise in einem sich ausweitenden Austausch über seine Bedeutung eingebunden.
Die Fähigkeit, unter so vielen Menschen bedeutsame Gespräche aufrechtzuerhalten, ist verfeinert worden durch jahrelange Erfahrung im Übermitteln der Lehren Bahá’u’lláhs und der Erweiterung des Einflussbereichs eines lebendigen Trainingsinstituts.
Besonders gut gedeihen die Juniorjugendgruppen auf der Insel, angespornt durch Dorfälteste, die sehen, wie die Teilnehmer in ihren geistigen Fähigkeiten gefördert werden.
Ermutigt durch die Einheit und die Hingabe, die unter ihnen bestehen, haben diese jungen Leute nicht nur die bequeme Trägheit der eigenen Passivität abgeschüttelt, sondern haben mit Hilfe verschiedener praktischer Projekte Wege gefunden, sich für die Verbesserung ihrer Gemeinde einzusetzen, sodass Menschen aller Altersgruppen, nicht zuletzt ihre eigenen Eltern, für konstruktives Handeln begeistert wurden.
Unter den Gläubigen und in der umgebenden Gesellschaft wird es als ein besonderes Geschenk anerkannt, sich zwecks Führung und zur Entscheidungsfindung in schwierigen Situationen an einen Geistigen Rat wenden zu können, und andererseits zeichnen sich die Beschlüsse der Geistigen Räte in zunehmendem Maße durch Weisheit und Einfühlungsvermögen aus.
Vieles weist darauf hin, dass die Verbindung der Elemente im Handlungsrahmen des Plans zu einem kohärenten Ganzen einen tiefgreifenden Einfluss auf die Bevölkerung haben kann.
Und vor dem Hintergrund ständiger Ausbreitung und Festigung – der dreißigste Zyklus des intensiven Wachstumsprogramms wurde gerade beendet – erforschen die Freunde aktiv, zusammen mit dem Rest der Inselbevölkerung, was es bedeutet, wenn ein Mashriqu’l-Adhkár, »ein Sammelpunkt für die Menschenseelen«, in ihrer Mitte errichtet wird.
Mit aktiver Unterstützung durch traditionelle Oberhäupter haben die Bewohner der Insel Tanna nicht weniger als hundert Gestaltungsideen für den Tempel eingebracht, ein Zeichen dafür, wie sehr das Haus der Andacht die Vorstellungskräfte anregt und zugleich einen begeisternden Ausblick auf den Einfluss bietet, den es auf die Menschen ausüben wird, die in seinem Schatten leben.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Riḍván-Botschaft 2014, An die Bahá’í der WeltA
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… ein Haus der Andacht sollte das geistige Zentrum einer Gemeinde sein und zusammen mit seinen zu errichtenden Nebengebäuden zu einem blühenden Modell des Gemeinschaftslebens beitragen. Gegenwärtig dienen die ersten Häuser der Andacht eines jeden Kontinents als nationale Tempel der Länder, in denen sie sich befinden, und sie dienen auch den Gemeinden in ihrer Umgebung, für die sie eine bedeutende Rolle bei den örtlichen Aktivitäten spielen. Während sich der Wachstumsprozess entfaltet, werden immer mehr Tempel auf nationaler und örtlicher Ebene errichtet, und über ihr Wesen sowie ihren Beitrag zum Gemeindebildungsprozess wird noch viel gelernt werden. Die vielen Aspekte des Wirkens dieser Institution werden sich dann Schritt für Schritt zeigen. Wie Shoghi Effendi schrieb: »Einzig die Institution des Mashriqu’l-Adhkárs [kann] die wesentlichen Elemente der Bahá’í-Andacht und des Bahá’í-Dienstes, die beide für die Erneuerung der Welt so lebenswichtig sind, angemessen gewährleisten.«Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 26. Januar 2015, An einen GläubigenA
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In einigen der Cluster, wo das Wachstum in diesem Ausmaß fortgeschritten ist, hat sich eine noch spannendere Entwicklung ereignet. Es gibt Orte innerhalb dieser Cluster, wo ein erheblicher Prozentsatz der gesamten Bevölkerung jetzt in Aktivitäten der Gemeindebildung eingebunden ist. Zum Beispiel gibt es kleine Dörfer, in denen das Institut die Teilnahme aller Kinder und Juniorjugendlichen in seinen Programmen erreichen konnte. Wenn der Aktivitätsradius sich weiter ausgedehnt hat, werden die gesellschaftlichen Auswirkungen des Glaubens deutlicher. Als einer unverwechselbaren moralischen Stimme im Leben einer Bevölkerung wird der Bahá’í-Gemeinde höheres Ansehen zugestanden, und sie kann einen sachkundigen Standpunkt zu den Diskursen um sie herum beitragen, wie beispielsweise über die Entwicklung der jüngeren Generation. Autoritätspersonen aus der umgebenden Gesellschaft beginnen, sich der Einsichten und Erfahrungen aus den Initiativen gesellschaftlichen Handelns zu bedienen, die von den Lehren Bahá’u’lláhs inspiriert sind. Gespräche, die von diesen Lehren beeinflusst sind und das Gemeinwohl betreffen, durchdringen einen immer breiteren Querschnitt der Bevölkerung, bis zu dem Punkt, wo eine Wirkung auf den allgemeinen Diskurs in einer Ortschaft wahrgenommen werden kann. Über die Bahá’í-Gemeinde hinaus beginnen die Menschen, den örtlichen Geistigen Rat als strahlende Quelle der Weisheit zu betrachten, der auch sie sich zuwenden können, um erhellenden Rat zu suchen.
Wir erkennen, dass Entwicklungen wie diese für viele noch in weiter Ferne liegen, sogar in Clustern, wo das Handlungsmuster eine große Anzahl von Menschen umfasst. In einigen Orten jedoch ist das die augenblickliche Aufgabe. Während die Freunde in solchen Clustern weiterhin mit der Erhaltung des Wachstumsprozesses beschäftigt sind, erfordern andere Dimensionen der Bahá’í-Arbeit einen wachsenden Anteil ihrer Aufmerksamkeit. Sie sind darum bemüht zu verstehen, wie eine blühende örtliche Bevölkerung die Gesellschaft wandeln kann, von der sie selbst ein integraler Bestandteil ist. Dies eröffnet für die absehbare Zukunft neue Horizonte des Lernens, wo Einsichten gewonnen werden, die letztlich der ganzen Bahá’í-Welt zugutekommen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 29. Dezember 2015, An die Konferenz der Kontinentalen BeraterämterA
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Und während die Arbeit in Tausenden von Dörfern und Nachbarschaften an Schwungkraft gewinnt, etabliert sich in jedem dieser Orte ein lebendiges Gemeindeleben.
Die Anzahl der Cluster, in denen sich das System zur Ausweitung dieses Handlungsmusters auf immer mehr Orte durchsetzt – was es den Freunden ermöglicht, den dritten Meilenstein in einem Kontinuum der Entwicklung zu erreichen –, hat merklich zugenommen.
Und hier, an den Horizonten des Lernens der Bahá’í-Welt, dort, wo sich ganze Bevölkerungsgruppen der Vision Bahá’u’lláhs zuwenden, begeben sich nicht nur Menschen in großer Zahl in die sich weitende Umarmung der Bahá’í-Aktivitäten, sondern machen die Freunde jetzt auch Erfahrungen damit, wie sich größere Gruppen mit der Gemeinde des Größten Namens identifizieren.
Wir sehen, dass die Bildungs- und Erziehungsbemühungen des Glaubens an solchen Orten einen formelleren Charakter annehmen, da Kinder Jahr für Jahr ohne Unterbrechung die Klassen durchlaufen und die Stufen des Programms für die Freisetzung der geistigen Kräfte der Juniorjugend zuverlässig aufeinander folgen.
An diesen Orten lernt das Trainingsinstitut sicherzustellen, dass ausreichend menschliche Ressourcen für die geistige und moralische Erziehung von Kindern und Juniorjugendlichen in immer größerer Zahl ausgebildet und zur Verfügung gestellt werden.
Die Teilnahme an diesen grundlegenden Aktivitäten ist allmählich so in die Kultur der Bevölkerung eingebettet, dass sie als unverzichtbarer Bestandteil im Leben einer Gemeinde angesehen wird.
Eine neue Lebendigkeit entsteht in einer Bevölkerung, die Verantwortung für ihre eigene Entwicklung übernimmt, und die Menschen bauen Immunität gegenüber jenen gesellschaftlichen Kräften auf, die zu Passivität führen.
Möglichkeiten für materiellen und geistigen Fortschritt nehmen Gestalt an.
Die gesellschaftliche Realität beginnt sich zu verändern.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Riḍván-Botschaft 2018, An die Bahá’í der WeltA
Methoden und Vorgehensweisen
Lernen und systematisches Handeln
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Der Zweck der Gelehrsamkeit sollte die Förderung des Wohlergehens der Menschen sein… Wahre Gelehrsamkeit dient dem Wohlergehen der Welt, nicht dem Stolz, der Selbstgefälligkeit oder der Tyrannei, Gewalt und Plünderung.Bahá’u’lláh, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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… Glück und Größe, Rang und Stufe, Freude und Frieden eines Menschen [beruhen] nie auf seinem persönlichen Reichtum, vielmehr auf seinem hervorragenden Charakter, seinem hehren Entschluss, seiner umfassenden Bildung und seiner Fähigkeit, schwierige Probleme zu lösen.‘Abdu’l-Bahá, in: Das Geheimnis göttlicher Kultur 44A
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Es gibt bestimmte Pfeiler, die als unerschütterliche Stützen des Glaubens Gottes errichtet sind. Die mächtigsten Pfeiler sind Bildung, der Gebrauch des Verstandes, die Erweiterung des Bewusstseins, die Einsicht in die Wirklichkeiten des Weltalls und in die verborgenen Geheimnisse des allmächtigen Gottes.
Wissen zu fördern, ist somit eine unausweichliche Pflicht für jeden einzelnen Freund Gottes.‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 97:1–2A
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Alle Wohltaten sind göttlichen Ursprungs, aber keine ist vergleichbar mit dieser Macht der intellektuellen Untersuchung und Forschung.
Sie ist ein unvergängliches Geschenk, das Früchte immerwährender Freude hervorbringt. … Deshalb sollten Sie sich ernsthaft bemühen, sich Wissenschaften und Künste anzueignen.
Je mehr Sie erreichen, desto höher ist Ihr Rang im göttlichen Plan.
Der Wissenschaftler besitzt Einsicht und Weitblick, wer jedoch diese Entwicklung nicht erkennt und sie nicht beachtet, ist blind.
Der forschende Geist ist aufmerksam, lebendig, der abgestumpfte und desinteressierte Geist ist taub und tot.
Ein Wissenschaftler ist ein wahrhaftiger Exponent und Repräsentant der Menschheit, denn durch induktives Denken und Forschen weiß er über alles Bescheid, was die Menschheit, ihren Zustand, ihre Lebensbedingungen und die aktuellen Ereignisse betrifft.
Er beschäftigt sich mit dem Staatswesen, versteht soziale Probleme und knüpft das Netz und Gewebe der Zivilisation.
In der Tat kann die Wissenschaft mit einem Spiegel verglichen werden, in dem die unzähligen Erscheinungsformen der bestehenden Dinge enthüllt und gespiegelt werden.
Sie ist die wahre Grundlage jeder persönlichen und nationalen Entwicklung.
Ohne diese Grundlage der Forschung ist Entwicklung unmöglich.
Strebt daher mit eifrigem Bemühen danach, alles zu erkennen und zu erreichen, was in der Macht dieser wunderbaren Gabe liegt.‘Abdu’l-Bahá, in:
The Promulgation of Universal Peace, Kapitel 20, Ansprache vom 23.
April 1912 in der Bethel Literary Society der Metropolitan African Methodist Episcopal Church, M Street, NW, Washington, DCA
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Der gegenwärtige Zustand der Welt – ihre wirtschaftliche Instabilität, gesellschaftlichen Konflikte, politische Unzufriedenheit und internationales Misstrauen – sollte die Jugend aus ihrem Schlummer erwecken und sie veranlassen, sich zu fragen, was die Zukunft bringen wird. Sie werden sicherlich am meisten leiden, wenn eine Katastrophe über die Welt hereinbricht. Sie sollten deshalb ihr Augenmerk auf die bestehenden Verhältnisse richten, die bösen Mächte, die am Werk sind, untersuchen und sich dann in gemeinsamer Anstrengung erheben und die notwendigen Reformen herbeiführen – Reformen, die sowohl die geistigen als auch die sozialen und politischen Aspekte des menschlichen Lebens umfassen.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag vom 13. März 1932, An einen GläubigenA
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Systematisches Vorgehen stellt sicher, dass die Handlungslinien folgerichtig sind und auf wohldurchdachten Plänen basieren. Allgemein gesagt, bedeutet es, in allem, was Bahá’í-Dienst anbetrifft, methodisch vorzugehen, ob es sich um das Lehren oder die Administration, um individuelles oder gemeinschaftliches Bemühen handelt. Während individuelle Initiative und Spontaneität ihren Platz haben, liegt doch die Notwendigkeit nahe, einen klaren Kopf zu behalten, methodisch, effizient, beständig, ausgewogen und harmonisch zu sein. Systematisierung ist eine notwendige Funktionsweise, die von der Dringlichkeit zum Handeln beseelt ist.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Riḍván-Botschaft 1998, An die Bahá’í der WeltA
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Wenn Lernen Vorrang bei der Arbeitsweise einer Gemeinde hat, dann müssen Visionen, Strategien, Ziele und Methoden immer wieder überprüft werden. Wenn Aufgaben ausgeführt, Hindernisse aus dem Weg geräumt, Ressourcen vervielfacht und aus Fehlern gelernt wurde, müssen Ziele und Vorgehensweisen modifiziert werden, aber auf eine Art und Weise, welche die Kontinuität des Handelns bewahrt.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Die Institution der Berater, Absatz 59A
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Eines Ihrer Hauptanliegen wird es sein, die Wertschätzung systematischen Handelns zu stärken, welche bereits durch die Erfolge gestiegen ist, die es hervorgebracht hat. Um zu einer vereinten Vision des Wachstums auf der Grundlage einer realistischen Bewertung von Möglichkeiten und Ressourcen zu kommen, Strategien zu entwickeln, die ihr Struktur verleihen, Handlungspläne zu entwickeln und umzusetzen, die der Leistungsfähigkeit angepasst sind, erforderliche Anpassungen vorzunehmen und dabei Kontinuität zu wahren, auf Erfolgen aufzubauen – dies sind einige der Voraussetzungen für eine Systematisierung, die jede Gemeinde lernen und verinnerlichen muss.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 27. Dezember 2005, An die Konferenz der Kontinentalen BeraterämterA
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… Diese Evolution des kollektiven Bewusstseins wird erkennbar an der wachsenden Häufigkeit, mit der das Wort ›begleiten‹ in Gesprächen zwischen den Freunden vorkommt, ein Wort, dem durch die Aufnahme in den gebräuchlichen Wortschatz der Bahá’í-Gemeinde eine neue Bedeutung verliehen wird. Es signalisiert die wesentliche Stärkung einer Kultur, in der das Lernen der Arbeitsmodus ist, ein Modus, der die sachkundige Teilnahme von immer mehr Menschen an einer gemeinschaftlichen Anstrengung fördert, die Lehren Bahá’u’lláhs beim Aufbau einer göttlichen Kultur anzuwenden, was der Hüter als vorrangige Aufgabe des Glaubens bezeichnet. Eine solche Herangehensweise steht in auffälligem Kontrast zu den moralisch bankrotten und dem Untergang geweihten Gewohnheiten einer alten sozialen Ordnung, die so oft danach trachtet, sich menschliche Energie durch Beherrschung, Gier, Schuldgefühle oder Manipulation nutzbar zu machen.
In den Beziehungen zwischen den Freunden drückt sich diese Entwicklung der Kultur mithin in der Qualität ihres Zusammenwirkens aus. Lernen als Arbeitsmodus erfordert, dass alle eine Haltung der Demut einnehmen, ein Zustand, in dem man sich selbst vergisst, sein Vertrauen ganz auf Gott setzt, auf Seine allerhaltende Macht baut und Seines nie versagenden Beistands gewiss ist, in dem Wissen, dass Er und Er allein die Mücke in einen Adler verwandeln kann, den Tropfen in ein endloses Meer. In einem solchen Zustand arbeiten die Seelen unablässig zusammen und freuen sich dabei weniger über ihre eigenen Errungenschaften als über den Fortschritt und Dienst der Anderen. So kommt es, dass ihre Gedanken immer darauf gerichtet sind, sich gegenseitig dabei zu helfen, die Höhen des Dienstes an Seiner Sache zu erklimmen und sich in den Himmel Seines Wissens aufzuschwingen. Dies ist es, was wir im gegenwärtigen Handlungsmuster erkennen, das sich auf dem ganzen Erdball entfaltet und von Jung und Alt, von Altgedienten und Neuerklärten verbreitet wird, die Seite an Seite arbeiten.
Dieser Fortschritt in der Kultur beeinflusst nicht nur die Beziehungen Einzelner, sondern man spürt seine Auswirkungen auch bei der Führung der Verwaltungsangelegenheiten des Glaubens. Nun, da das Lernen begonnen hat, den Arbeitsmodus der Gemeinde zu kennzeichnen, sind bestimmte Aspekte der Entscheidungsfindung im Zusammenhang mit der Ausbreitung und Festigung den Gläubigen übertragen worden, damit bei Planung und Umsetzung besser auf die Umstände vor Ort reagiert werden kann. …
Bahá’u’lláhs Offenbarung ist weitreichend und umfassend. Sie fordert eine tiefgreifende Wandlung, nicht nur auf individueller Ebene, sondern auch in der Struktur der Gesellschaft. »Ist es nicht das Ziel jeder Offenbarung«, so verkündet Er Selbst, »eine Wandlung und Änderung in der ganzen Wesensart der Menschheit zu bewirken, eine Wandlung, die sich äußerlich wie innerlich erweisen und das innere Leben wie die äußeren Verhältnisse gestalten soll?« Die Arbeit, die heute in jedem Winkel des Erdkreises vorangetrieben wird, stellt den jüngsten Stand unablässiger Bahá’í-Bemühungen dar, den Kern der herrlichen Kultur zu schaffen, die in Seinen Lehren verankert ist, deren Errichtung eine Unternehmung von unendlicher Komplexität und Größenordnung ist und Jahrhunderte der Anstrengung seitens der Menschheit erfordern wird, bis sie ihre Früchte zeigt. Es gibt keine Abkürzungen, keine Formeln. Nur wenn Bemühungen unternommen werden, sich auf Einsichten aus Seiner Offenbarung zu stützen, aus dem sich stets vermehrenden Wissen der Menschheit zu schöpfen, Seine Lehren intelligent auf das Leben der Menschheit anzuwenden und über die dabei aufkommenden Fragen zu beraten, wird das notwendige Lernen erfolgen und Kompetenz entwickelt werden. Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Riḍván-Botschaft 2010, An die Bahá’í der Welt A
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Natürlich muss der Lernprozess, der jetzt in allen Teilen der Welt im Gange ist, zahlreiche Fragen angehen:
Wie können Menschen verschiedener Herkunft in einer Umgebung zusammengebracht werden, die sie ermutigt, ohne ständig drohenden Streit und ausgezeichnet durch ihren Andachtscharakter, das Trennende des Parteidenkens beiseitezulegen, die einen höheren Grad der Einheit im Denken und Handeln fördert und rückhaltlose Teilnahme hervorruft; wie können die Angelegenheiten einer Gemeinde verwaltet werden, in der es keine herrschende Klasse mit klerikalen Funktionen gibt, die Auszeichnung oder Privilegien beanspruchen kann; wie können Scharen von Männern und Frauen befähigt werden, sich aus den Fesseln der Passivität und den Ketten der Unterdrückung zu befreien, um sich für etwas zu engagieren, was ihrer geistigen, sozialen und intellektuellen Entwicklung dient; wie kann man Jugendlichen helfen, durch eine der entscheidendsten Phasen in ihrem Leben hindurch zu manövrieren und fähig zu werden, ihre Energien auf den Fortschritt der Zivilisation zu konzentrieren; wie kann im familiären Umfeld eine Dynamik geschaffen werden, die zu materiellem und geistigem Wohlergehen führt, ohne den heranwachsenden Generationen Gefühle der Entfremdung gegenüber einem scheinbar ›Anderen‹ anzuerziehen oder in ihnen die Neigung zu fördern, die in eine solche Kategorie Verwiesenen auszubeuten; wie kann erreicht werden, dass eine Entscheidungsfindung von unterschiedlichen Perspektiven innerhalb eines Beratungsprozesses profitiert, der, verstanden als gemeinsames Erforschen der Wirklichkeit, die Loslösung von persönlichen Sichtweisen fördert, gesicherten Erfahrungswerten angemessene Bedeutung beimisst, nicht bloße Meinungen zu Tatsachen stilisiert, oder Wahrheit als Kompromiss zwischen gegensätzlichen Interessengruppen definiert.
Um sich mit Fragen wie diesen und vielen weiteren, die sicherlich daraus folgen, auseinanderzusetzen, hat die Bahá’í-Gemeinde einen Arbeitsmodus angenommen, der gekennzeichnet ist durch Handeln, Reflektieren, Beraten und Studieren – ein Studium, das nicht nur den ständigen Rückgriff auf das Bahá’í-Schrifttum einschließt, sondern auch die wissenschaftliche Analyse sich abzeichnender Muster.
In der Tat:
Wie kann man ein solches Verfahren des Lernens im Handeln aufrechterhalten, wie kann sichergestellt werden, dass immer mehr Menschen daran teilnehmen, sachdienliches Wissen zu generieren und anzuwenden und wie können Strukturen für die Systematisierung der wachsenden, weltweiten Erfahrungen erarbeitet und das Gelernte allen in gleicher Weise zugänglich gemacht werden – all dies ist selbst Gegenstand regelmäßiger Untersuchung.
Die Gesamtrichtung des Lernprozesses, den die Bahá’í-Gemeinde verfolgt, wird durch eine Reihe globaler Pläne bestimmt, deren Vorkehrungen das Universale Haus der Gerechtigkeit festlegt. Kompetenzerwerb ist der Schlüsselbegriff dieser Pläne: Sie zielen darauf ab, die Protagonisten gemeinsamer Bemühungen in die Lage zu versetzen, die geistigen Grundlagen von Dörfern und Nachbarschaften zu stärken, gewisse gesellschaftliche und wirtschaftliche Bedürfnisse anzugehen, und einen Beitrag zu den vorherrschenden gesellschaftlichen Diskursen zu leisten – und bei all dem das nötige Zusammenspiel von Verfahrensweisen und Denkansätzen zu wahren.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 2. März 2013, An die Bahá’í im IranA
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Um die Arbeit der Ausbreitung und Festigung, das soziale Handeln und die Beteiligung an den Diskursen der Gesellschaft voranzubringen, steht im Zentrum der Bemühungen die Vorstellung eines sich entwickelnden konzeptionellen Rahmens, einer Struktur, die das Denken ordnet und dem Handeln Gestalt verleiht und die mit zunehmender Erfahrung weiter ausgearbeitet wird. Es wäre sicherlich fruchtbar, wenn die … Elemente dieses Rahmens ganz bewusst immer besser herausgearbeitet werden könnten. … Der wichtigste Aspekt hierbei ist vielleicht Lernen durch Handeln; die Freunde beteiligen sich an einem fortlaufenden Prozess des Handelns, der Reflexion, des Studiums und der Beratung, um Hindernisse anzugehen und gemeinsam Erfolge zu erleben, Strategien und Methoden zu überdenken und zu überarbeiten, und mit der Zeit die Bemühungen zu systematisieren und zu verbessern.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 24. Juli 2013, An einen Nationalen Geistigen RatA
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Die Herangehensweise der Bahá’í an die von Ihnen aufgeworfenen Fragen wird im Laufe der Zeit durch geduldiges und beharrliches Bemühen und durch den Lernprozess, in dem sich die Bahá’í-Gemeinde engagiert, ausgearbeitet werden. Dieser Prozess wird durch Forschung und Diskussion sowie durch Versuche ergänzt, die Lehren mit modernem Denken in Beziehung zu setzen, einschließlich der Identifizierung von Ähnlichkeiten und Unterschieden zwischen den Lehren und zeitgenössischen sozialen Konstrukten. Die Beteiligung der Gläubigen an den gesellschaftlichen Diskursen in verschiedenen sozialen Räumen wird die gewonnenen Einsichten vertiefen. Fortlaufendes Studium der Lehren und systematisches Bemühen, Bahá’í-Prinzipien in die Tat umzusetzen, indem wir uns an Prozessen der Gemeindebildung, der Erziehung von Kindern und Jugendlichen und sozialem Handeln beteiligen, werden dazu beitragen, unser Verständnis von Bahá’u’lláhs Absicht für die Menschheit in allen Lebensbereichen zu verfeinern. In den kommenden Jahren wird die Fähigkeit der Bahá’í-Gemeinde zunehmen, zu einem das Denken prägenden gesellschaftlichen Wandel beizutragen, und Antworten auf Fragen, die heute unlösbar erscheinen, werden durch einen Prozess organischen Wandels deutlich werden und nicht als Ergebnis der Auferlegung bestimmter Ansichten.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 21. Januar 2014, An einen GläubigenA
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Auf vielerlei Weise bahnen die am weitesten fortgeschrittenen Gemeinden einen einladenden Pfad, dem andere folgen können.
Aber ganz gleich, auf welchem Aktivitätsniveau sich ein Cluster auch befinden mag – es ist die Fähigkeit der Freunde vor Ort, in einem gemeinsamen Rahmen lernen zu können, die den Fortschritt auf dem Pfad der Entwicklung fördert.
Jeder hat Anteil an diesem Unternehmen; der Beitrag jedes Einzelnen dient dazu, das Ganze zu bereichern.
Die Cluster mit der größten Dynamik sind solche, in denen die Freunde, ungeachtet der Ressourcen, die die Gemeinde besitzt oder der Zahl der Aktivitäten, die unternommen werden, verstehen, dass es ihre Aufgabe ist festzustellen, was erforderlich ist, damit Fortschritt zustande kommt – die aufkeimende Fähigkeit, die genährt werden muss; die neue Fertigkeit, die erworben werden muss; die Initiatoren einer neu begonnenen Anstrengung, die begleitet werden müssen; der Raum für Reflexion, der gestaltet werden muss; die kollektive Unternehmung, die koordiniert werden muss – und dann kreative Wege zu finden, wie die notwendige Zeit und die notwendigen Ressourcen verfügbar gemacht werden können, um dies zu erreichen.
Die Tatsache, dass jede Kombination von Umständen ihre eigenen Herausforderungen in sich birgt, befähigt jede Gemeinde, nicht nur einfach aus dem, was in der übrigen Bahá’í-Welt gelernt wird, Nutzen zu ziehen, sondern auch selbst dieser Gesamtheit des Wissens etwas hinzuzufügen.
Sich dieser Tatsache bewusst zu sein, befreit von der fruchtlosen Suche nach einer starren Formel für das Handeln und ermöglicht zugleich, die Einsichten, die in verschiedenen Umgebungen gewonnen wurden, in den Wachstumsprozess einzubringen, der dann eine besondere Form in der eigenen Umgebung annimmt.
Diese gesamte Herangehensweise steht in völligem Gegensatz zu engen Konzepten von ›Erfolg‹ oder ›Misserfolg‹, die zu frenetischer Aktivität führen oder den Willen lähmen.
Loslösung ist erforderlich.
Wenn Bemühungen gänzlich für Gott unternommen werden, dann gehört Ihm alles, was geschieht, und jeder Sieg, der in Seinem Namen errungen wird, ist eine Gelegenheit, Sein Lob zu feiern.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Riḍván-Botschaft 2014, An die Bahá’í der WeltA
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Und die Lernfähigkeit, ein solch unschätzbares Erbe vorangegangener Pläne, wird über den Bereich der Ausbreitung und Festigung hinaus erweitert, um andere Felder der Bahá’í-Bemühungen, vor allem gesellschaftliches Handeln und die Teilnahme an den vorherrschenden Diskursen der Gesellschaft, zu umfassen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 29. Dezember 2015, An die Konferenz der Kontinentalen BeraterämterA
Beratung und Zusammenarbeit
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O Volk Gottes! Höret auf das, was Freiheit, Wohlfahrt, Ruhe, Erhabenheit und Fortschritt aller Menschen sichert, wenn es beachtet wird. Gewisse Gesetze und Grundsätze sind für Persien notwendig, ja unabdingbar. Aber es ist angebracht, dass solche Maßnahmen in Übereinstimmung mit den wohlerwogenen Ansichten Seiner Majestät – möge Gott ihm durch Seine Gnade beistehen – sowie der gelehrten Geistlichen und der Stammesfürsten von hohem Rang getroffen werden. Mit ihrem Einverständnis sollte ein Ort bestimmt werden, an dem sie sich treffen. Dort sollten sie sich fest an das Seil der Beratung halten; sie sollten beschließen und vollziehen, was Sicherheit, Wohlfahrt, Wohlstand und Ruhe des Volkes bewirkt. Denn würden andere als solche Maßnahmen ergriffen, so könnten sie nur zu Chaos und Aufruhr führen.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 7:28A
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Das Erhabenste Wesen spricht: Der Himmel göttlicher Weisheit wird von zwei Leuchten erhellt: Beratung und Erbarmen. Haltet Rat miteinander in allen Angelegenheiten; denn Beratung ist die Lampe der Führung, die den Weg weist, und die Quelle des Verstehens.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 11:15A
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Wenn ihr durch die Länder dieses Erdballs reist, seht ihr einerseits die Überreste von Verfall und Zerstörung, andererseits die Zeichen der Kultur und der Entwicklung. Verfall und Zerstörung sind das Ergebnis von Krieg, Zank und Streit, Entwicklung und Fortschritt hingegen die glänzenden Früchte der Tugend, der Zusammenarbeit und der Eintracht.‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 225:15A
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Kurz: Was auch immer in Harmonie, Liebe und Reinheit des Beweggrundes zusammengefügt wird, dessen Ergebnis ist Licht; aber sollte die geringste Spur von Entfremdung herrschen, wird das Ergebnis Dunkel über Dunkel sein … Alle Diskussionen müssen auf geistige Dinge begrenzt werden. Diese betreffen die Ausbildung der Menschen, die Unterweisung der Kinder, die Unterstützung der Armen, die Hilfe für die Schwachen in allen Klassen der Welt, Freundlichkeit zu allen Völkern, die Verbreitung der Düfte Gottes und die Erhöhung Seines heiligen Wortes.‘Abdu’l-Bahá, zitiert in: Geistige Räte – Häuser der Gerechtigkeit, Langenhain: Bahá’í Verlag 1975, S. 17fA
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Der Mensch muss über alle Dinge, ob bedeutend oder gering, beraten, so dass er erkennen kann, was gut ist. Beratung gibt ihm Einsicht in die Dinge und befähigt ihn, sich in Fragen zu vertiefen, die unbekannt sind. Das Licht der Wahrheit strahlt aus den Angesichtern derer, die sich der Beratung widmen.… Die beratenden Mitglieder aber sollten in äußerster Liebe, Harmonie und Aufrichtigkeit miteinander umgehen. Das Prinzip der Beratung ist eines der grundlegendsten Bestandteile des göttlichen Gebäudes. Selbst in ihren gewöhnlichen Angelegenheiten sollten die einzelnen Mitglieder der Gemeinschaft beraten.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Es gibt Lebewesen, die abgeschieden und allein leben können. Ein Baum etwa vermag ohne die Hilfe und Zusammenarbeit mit anderen Bäumen zu leben. Manche Tiere leben isoliert und fernab von ihren Artgenossen. Für den Menschen ist dies jedoch nicht möglich. In seinem Leben und gemäß seiner Natur sind Zusammenarbeit und Gemeinschaft unverzichtbar. In der Gemeinschaft und Begegnung erfahren wir Glück und Fortschritt, einzeln und gemeinsam.
Wenn zum Beispiel zwei Dörfer Kontakt miteinander pflegen und zusammenarbeiten, wird der Fortschritt beider gesichert sein. Genauso werden zwei Städte davon profitieren und voranschreiten, wenn zwischen ihnen ein Austausch besteht. Und wenn eine Grundlage für gegenseitiges Verständnis zwischen zwei Ländern geschaffen wird, werden sie sich in ihren individuellen und gemeinsamen Interessensgebieten großartig entwickeln. … Man sieht also deutlich, dass die Ergebnisse aus dieser Grundlage der Übereinstimmung und des Einvernehmens zahllos und unbegrenzt sind.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Kapitel 14, Ansprache vom 20. April 1912 während der Konferenz zur Einheit des Ostens und des Westens, Saal der Öffentlichen Bibliothek, Washington DCA
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Was die Menschheit am dringendsten benötigt, ist Zusammenarbeit und Gegenseitigkeit. Je ausgeprägter die Bande der Freundschaft und Solidarität unter den Menschen sind, desto stärker werden konstruktive Kräfte und Errungenschaften auf allen Ebenen menschlichen Handelns. Ohne Kooperation und Gegenseitigkeit bleibt das einzelne Mitglied der menschlichen Gesellschaft egozentrisch, wird von altruistischen Zwecken nicht inspiriert und bleibt in seiner Entwicklung allein und begrenzt, wie es bei den tierischen und pflanzlichen Organismen der niederen Reiche der Fall ist.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Kapitel 108, Ansprache vom 25. September 1912 in der Second Divine Science Church, 3929 West Thirtyeighth Avenue, Denver, ColoradoA
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Die Urewige Schönheit, gepriesen sei Sein Größter Name, erklärt: »Der Baldachin der Weltordnung ruht auf den beiden Säulen der Beratung und Barmherzigkeit«, und ‘Abdu’l-Bahá stellt in einer Seiner Tafeln fest: »Der Zweck der Beratung ist, zu zeigen, dass die Sichtweisen mehrerer verschiedener Menschen ganz gewiss der eines einzelnen Menschen vorzuziehen sind, genauso wie die Kraft einer Anzahl von Menschen selbstverständlich größer ist als die Kraft eines einzelnen. So wird Beratung in der Gegenwart des Allmächtigen annehmbar und wurde den Gläubigen zur Pflicht gemacht, damit sie sich über alltägliche und persönliche Dinge wie auch über Angelegenheiten allgemeiner und umfassender Natur beraten. Wenn zum Beispiel jemand eine Aufgabe zu erledigen hat, sollte er mit einigen seiner Brüder beraten; was zustimmungswürdig ist, wird gewiss untersucht, vor seinen Augen enthüllt, und die Wahrheit wird sichtbar werden. In gleicher Weise sollten auf höherer Ebene die Bewohner eines Dorfes miteinander über ihre Angelegenheiten beraten, die richtige Lösung wird sicherlich offenbar werden. Auf gleiche Art sollten die Angehörigen jedes Berufsstandes, etwa die Beschäftigten in der Industrie beraten, und jene im Handel sollten ihre geschäftlichen Dinge ähnlich beraten. Kurz, Beratung ist wünschenswert und annehmbar in allen Dingen und allen Fragen.«Shoghi Effendi, aus einem Brief vom 15. Februar 1922 an einen örtlichen Geistigen Rat – übersetzt aus dem PersischenA
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Das Prinzip der Beratung, eines der grundlegenden Gesetze der Verwaltungsordnung, sollte bei allen Bahá’í-Tätigkeiten angewandt werden, die die gemeinschaftlichen Belange des Glaubens berühren; denn es sind Zusammenarbeit und fortwährender Austausch von Gedanken und Ansichten, wodurch die Belange der Sache am besten geschützt und gefördert werden können. Persönliche Initiative, Fähigkeit und Findigkeit einzelner sind, obwohl unentbehrlich, vollkommen untauglich, eine so gewaltige Aufgabe zu bewältigen, wenn sie nicht durch gemeinsame Erfahrungen und Weisheit der Gruppe unterstützt und bereichert werden.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag vom 30. August 1933, An einen Gläubigen, zitiert in: Beratung 31:1A
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Nichts kann den Erfolg Ihrer Bemühungen besser gewährleisten als die intensive und kontinuierliche Beratung miteinander, und er würde Ihnen daher raten, diese Methode bei all Ihren zukünftigen Aktivitäten anzuwenden.Shoghi Effendi, Brief in einem Auftrag vom 30. Mai 1937, An zwei GläubigeA
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Mit solchen Gedanken im Sinn beginnen Bahá’í, soweit es ihre Ressourcen erlauben, eine Zusammenarbeit mit einer wachsenden Zahl von Bewegungen, Organisationen, Gruppen und Einzelnen, etablieren Partnerschaften, die sich um gesellschaftlichen Wandel bemühen, die Sache der Einheit vorantragen, sich für menschliche Wohlfahrt einsetzen und zu weltweiter Solidarität beitragen.
Tatsächlich wird die Bahá’í-Gemeinde durch den in solchen Passagen gesetzten Standard dazu inspiriert, sich so vielfältig im heutigen Leben zu engagieren, wie dies nur möglich ist.
Bei der Wahl von Bereichen der Zusammenarbeit müssen Bahá’í sich aber das in ihren Lehren verankerte Prinzip vor Augen halten, dass Mittel und Zweck im richtigen Verhältnis zueinander stehen sollten; hehre Ziele können nicht mit unlauteren Mitteln erreicht werden.
Insbesondere kann dauerhafte Einheit nicht durch Bestrebungen erreicht werden, die zwangsläufig auf Streit beruhen oder unterstellen, dass ein innewohnender Interessenkonflikt, wie subtil auch immer, allen menschlichen Interaktionen zugrunde liegt.
Es sollte hier festgehalten werden, dass die Gemeinde, trotz der Einschränkungen, die durch dieses Prinzip auferlegt sind, nicht die Erfahrung gemacht hat, dass es ihr an Gelegenheiten zur Zusammenarbeit fehlen würde; so viele Menschen arbeiten heute weltweit intensiv für das eine oder andere Ziel, das auch die Bahá’í anstreben.
Diesbezüglich sind sie auch darauf bedacht, bestimmte Grenzen ihren Kollegen und Mitarbeitern gegenüber nicht zu überschreiten.
So dürfen sie kein gemeinsames Unternehmen als Gelegenheit betrachten, Glaubensüberzeugungen aufzudrängen.
Selbstgerechtigkeit und andere unselige Ausdrucksformen von Glaubenseifer müssen gänzlich vermieden werden.
Bahá’í bieten jedoch ihren Mitarbeitern bereitwillig ihre eigenen Lernerfahrungen an, genauso wie sie auch gerne die aus solcher Zusammenarbeit gewonnenen Einsichten in ihre eigenen Bemühungen um Gemeindebildung einbeziehen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 2.
März 2013, An die Bahá’í im IranA
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Bei ihren Überlegungen, wie sie zur Verbesserung der Welt beitragen können, werden die Bahá’í zweifellos erkennen, dass Demonstrationen nicht das einzige oder gar das wirksamste Mittel sind, das ihnen zur Verfügung steht. Vielmehr können sie im Laufe der Zeit lernen und ihre Fähigkeit ausbauen, ihren Mitbürgern dabei zu helfen ihre Anliegen auf eine Weise formulieren, die spaltende Ansätze überwindet, und Räume für die Zusammenarbeit und die Beteiligung daran zu schaffen, um gemeinsam nach Lösungen für die Probleme zu suchen, die ihr Land plagen. Wie Bahá’u’lláh sagte:
»Sprich: Der Mensch kann seine wahre Stufe nicht erlangen, es sei denn durch seine Gerechtigkeit. Keine Macht kann bestehen, es sei denn durch Einheit. Keine Wohlfahrt und kein Wohlergehen kann erreicht werden, es sei denn durch Beratung.«Bahá’u’lláh, in: Beratung, S. 3A
Vor diesem Hintergrund ist Gerechtigkeit in der Tat unerlässlich, um den leeren Einbildungen und eitlen Vorstellungen gesellschaftlicher und politischer Machenschaften zu widerstehen, die Realität mit eigenen Augen zu sehen und die Anforderungen an eine gerechte Gesellschaftsordnung zu erkennen. Aber dann ist Einigkeit unerlässlich – durch beratende Prozesse, einschließlich Handeln und Reflexion – um die für einen positiven sozialen Wandel erforderliche Kraft zu erlangen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 27. April 2017, An einen GläubigenA
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Die mit der Bahá’í-Beratung verbundenen Konzepte und Prinzipien prägen die Art und Weise, wie sich die Freunde untereinander verhalten sollten und wie sie sich in gesellschaftliche Diskurse und in gesellschaftliches Handeln einbringen. Mittels Beratung können ein gemeinsames Verständnis erreicht und eine gemeinsame Vorgehensweise definiert werden. Sie ist geleitet vom freien, von Respekt getragenen, würdevollen und unparteiischen Bestreben einer Gruppe von Menschen, Meinungen auszutauschen, nach der Wahrheit zu suchen und eine Einigung zur erzielen. Anfängliche Meinungsverschiedenheiten dienen als Ausgangspunkt, um eine Angelegenheit mit dem Ziel zu untersuchen, ein tieferes Verständnis und Übereinstimmung zu erlangen; sie sollten nicht zur Ursache für Groll, Abneigung oder Entfremdung werden. Durch geeintes Handeln kann ein Entschluss zu einer bestimmten Vorgehensweise in einem Lernprozess überprüft und wo nötig angepasst werden. Anderenfalls werden, wie ‘Abdu’l-Bahá erklärt, »Starrsinn und Beharren auf der eigenen Ansicht … schließlich zu Zank und Streit« führen, »die Wahrheit aber bleibt verborgen«. Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 29. November 2017, An drei Gläubige zum Thema menschengemachter Klimawandel A
Einsatz von materiellen Mitteln
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Haltet euch fest an das Seil der weltlichen Mittel, im vollen Vertrauen auf Gott, der euch mit allen Gütern versorgt.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 3:22A
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Jeder hat heute die Pflicht, der Sache Gottes zu dienen, wobei Er, die Ewige Wahrheit – gepriesen sei Seine Herrlichkeit – die Durchführung jeder Unternehmung auf Erden von materiellen Mitteln abhängig gemacht hat.Bahá’u’lláh, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Reichtum ist allen Lobes wert, wenn er durch eigene Anstrengungen des Menschen und durch die Gnade Gottes auf den Gebieten des Handels, der Landwirtschaft, der Kunst oder Industrie erworben und für menschenfreundliche Zwecke ausgegeben wird. Vor allen Dingen gäbe es, wenn ein vernünftiger und ideenreicher Mensch Maßnahmen in die Wege leiten würde, um das Einkommen der Volksmassen allgemein zu heben, kein wichtigeres Vorhaben als dieses, und in den Augen Gottes würde dies als die größte Errungenschaft gelten, denn solch ein Wohltäter würde die Bedürfnisse einer großen Menge stillen und ihr Sicherheit und Wohlfahrt verschaffen. Reichtum ist in höchstem Maße lobenswert, sofern die ganze Bevölkerung reich ist. Wenn jedoch nur einige wenige übermäßige Reichtümer besitzen und alle übrigen verarmt sind, wenn keine Frucht, kein Nutzen aus dem Reichtum erwächst, dann bedeutet dieser nur eine Belastung für den Besitzer. Wird der Reichtum andererseits dazu verwendet, Wissen zu fördern, Grund- und andere Schulen zu eröffnen, Kunst und Industrie anzuregen, Waisen und Arme zu erziehen – kurz gesagt, ist er dem Wohle der Gesellschaft gewidmet –, dann ragt sein Besitzer vor Gott und den Menschen als der Vortrefflichste unter allen, die auf Erden wohnen, hervor und wird zum Volke des Paradieses gezählt.‘Abdu’l-Bahá, in: Das Geheimnis göttlicher Kultur 46A
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Du hast über stoffliche Mittel und Beten gefragt. Das Gebet ist wie der Geist, stoffliche Mittel sind wie die menschliche Hand. Der Geist wirkt durch die Hand als Werkzeug. Obwohl der eine wahre Gott der Allversorger ist, ist die Erde das Mittel, das Nahrung bereitstellt. »Der Himmel hat Nahrung für euch«Qur’án 51:22A, aber wenn Nahrung verordnet ist, wird sie verfügbar, durch welche Mittel auch immer. Wenn der Mensch sich weigert, stoffliche Mittel zu nutzen, gleicht er dem Dürstenden, der seinen Durst anders als durch Wasser oder sonstige Flüssigkeiten löschen will. Der allmächtige Herr schenkt das Wasser und ist sein Schöpfer; Er hat bestimmt, dass es benutzt wird, den Durst des Menschen zu stillen. Seine Nutzung aber ist abhängig von Seinem Willen. Sollte sie nicht im Einklang mit Seinem Willen stehen, wird der Mensch von einem Durst gequält, den die Meere nicht zu löschen vermögen.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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O Diener Gottes! Für ‘Abdu’l-Bahá ist Obdachlosigkeit Sein Zuhause und das düstere Gefängnis Sein Nest. Er wünscht sich eine erhabene Wohnstatt, aber in der Welt Gottes; er sehnt sich nach dem Vielbesuchten Tempel, aber im himmlischen Reich. Ein irdisches Gebäude, selbst wenn es bis zum Himmel emporragt, wird schließlich zu einer Ruine, ja zu einem dunklen Grab. Das Errichten von Gebäuden, Palästen, Villen und herrschaftlichen Anwesen ist in der Religion Gottes annehmbar und lobenswert, aber man sollte sich nicht an sie binden oder sein Herz daran hängen. Das Ziel sollte der Fortschritt der Welt und die Errichtung der menschlichen Zivilisation sein. Ein wahrhaft wissender und verständiger Mensch wird öffentliche Bauten errichten, Orte, die allen gehören – ein Haus der Andacht, eine Schule, um Kinder jeden Alters zu unterrichten, eine Herberge für Reisende, ein Krankenhaus – denn jedes öffentliche Gebäude ist ein göttliches Bauwerk, ewig und unvergänglich. Sei gegrüßt und gepriesen.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Wohltätigkeit bedeutet jedoch nicht notwendigerweise ein Projekt, das in den Bereich der Entwicklungsarbeit fällt. In seiner einfachsten Form handelt es sich nur um die Weitergabe von Ressourcen, ob finanzieller oder anderer Art, von denen, die viel haben, an die, die zu wenig haben. Das Motiv, das solche Mildtätigkeit veranlasst, ist natürlich lobenswert – Bahá’u’lláh erklärt, »Barmherzige Werke sind in den Augen Gottes wohlgefällig und des Lobes würdig; sie sind als ein Fürst aller edlen Taten anzusehen.«Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 6:47A Dennoch muss die Art und Weise, wie sie durchgeführt wird, sorgfältig abgewogen werden. Es ist zum Beispiel wichtig, jeden Anflug von Bevormundung zu vermeiden, und der Geber sollte sich der moralischen Grundsätze bewusst sein, die in jedem Umverteilungssystem enthalten sind, das er oder sie etabliert.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 22. Oktober 2012, An einen GläubigenA
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Die von Bahá’u’lláh vorhergesehene künftige Kultur ist eine wohlhabende; in ihr werden die riesigen Ressourcen der Welt zur Emporhebung und Regeneration der Menschheit verwendet werden, nicht zu ihrer Erniedrigung und Zerstörung. … Bahá’í führen ihr Leben inmitten einer Gesellschaft, deren materielle Angelegenheiten zutiefst in Unordnung geraten sind. Der Prozess der Gemeindebildung, den sie in ihren Clustern fördern, kultiviert eine Reihe von Einstellungen gegenüber Reichtum und Besitz, die sich sehr von denen unterscheiden, die in der Welt gang und gäbe sind.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 29. Dezember 2015, An die Konferenz der Kontinentalen BeraterämterA
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Die Vision Bahá’u’lláhs stellt viele der Annahmen infrage, die man den derzeitigen Diskurs bestimmen lässt – beispielsweise, dass Eigennutz nicht etwa gezügelt werden sollte, sondern vielmehr den Wohlstand fördert, und dass Fortschritt davon abhängig ist, dass sich dieser Eigennutz in erbarmungsloser Konkurrenz äußert. Den Wert eines Menschen hauptsächlich danach zu bemessen, wie viel Vermögen er im Vergleich zu anderen anhäufen und wie viele Waren er konsumieren kann, ist dem Bahá’í-Denken vollkommen fremd. Aber die pauschale Ablehnung von Reichtum als in sich widerwärtig und unmoralisch findet in den Lehren ebenso keine Zustimmung, und Askese ist untersagt. Reichtum muss der Menschheit dienen. Seine Verwendung muss geistigen Prinzipien entsprechen; es müssen Systeme geschaffen werden, die solchen Prinzipien folgen. In den erinnerungswürdigen Worten Bahá’u’lláhs: »Kein Licht gleicht dem Licht der Gerechtigkeit! Sie bewirkt Ordnung in der Welt und sichert die Ruhe der Völker.«Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 1. März 2017, An die Bahá’í der WeltA
Ausgewählte Themen aus dem Bereich sozialer und wirtschaftlicher Entwicklung
Bildung
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Der Mensch ist der höchste Talisman. Der Mangel an geeigneter Erziehung hat ihn jedoch dessen beraubt, was er seinem Wesen nach besitzt. Durch ein Wort, das aus dem Munde Gottes hervorging, wurde er ins Dasein gerufen. Durch ein weiteres Wort ward er dazu geführt, den Quell seiner Erziehung zu erkennen. Durch wieder ein anderes Wort wurden seine Stufe und seine Bestimmung sichergestellt. Das Erhabenste Wesen spricht: Betrachte den Menschen als ein Bergwerk, reich an Edelsteinen von unschätzbarem Wert. Nur die Erziehung kann bewirken, dass es seine Schätze enthüllt und die Menschheit daraus Nutzen zu ziehen vermag.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 11:2A
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Wir verordnen allen Menschen das, was zur Erhöhung des Wortes Gottes unter Seinen Dienern und ebenso zum Fortschritt der Welt, in der er lebt, und zur Erhebung der Seelen führt. Das wichtigste Mittel dazu ist die Kindererziehung. Daran müssen alle und jeder Einzelne sich halten. Wir haben euch wahrlich diese Verantwortung in zahlreichen Tafeln sowie in Meinem Heiligsten Buch auferlegt. Wohl dem, der danach handelt.Bahá’u’lláh, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Eine eingehende Untersuchung wird belegen, dass die Hauptursache der Unterdrückung und des Unrechts, der Ehrlosigkeit, Regelwidrigkeit und Unordnung die Tatsache ist, dass es dem Volk an religiöser Überzeugung und an Erziehung mangelt. Wenn das Volk echt religiös, gebildet und geschult ist und es sich zum Beispiel einer Schwierigkeit gegenüber sieht, kann es sich an die Ortsbehörden wenden; trifft es dort nicht auf Gerechtigkeit und kann es nicht seine angemessenen Ansprüche durchsetzen, stellt es vielmehr fest, dass die örtliche Verwaltung im Widerspruch zu Gottes Wohlgefallen und zur Rechtlichkeit des Königs steht, dann kann das Volk seinen Fall der nächsten Gerichtsinstanz vortragen und die Abweichung der Ortsbehörden von den Gesetzen des Geistes darstellen. Das Gericht kann sich die Akten der Ortsbehörden über den Fall kommen lassen und Gerechtigkeit schaffen. Zurzeit fehlen jedoch dem größten Teil der Bevölkerung aus Mangel an Schulbildung sogar die Worte, um ein Anliegen auszudrücken.‘Abdu’l-Bahá, in: Das Geheimnis göttlicher Kultur 34A
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Die vorrangige und dringlichste Notwendigkeit ist die Förderung der Bildung. Es ist undenkbar, dass ein Volk zu Wohlstand und Erfolg kommt, ohne dass dieses überaus wichtige, grundlegende Anliegen in die Tat umgesetzt wird. Die Hauptursache für den Niedergang und Verfall der Völker ist Unwissenheit. Heutzutage wissen die Massen des Volkes nicht einmal über alltägliche Angelegenheiten Bescheid; wie viel weniger begreifen sie den Hauptgrund für die wichtigen Probleme und vielfältigen Bedürfnisse unserer Zeit!‘Abdu’l-Bahá, in: Das Geheimnis göttlicher Kultur 193A
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Beobachtet deshalb aufmerksam, wie Bildung und die Vorzüge der Zivilisation einer Regierung und ihrem Volk zu Ehre, Wohlstand, Unabhängigkeit und Freiheit gereichen.
Es ist weiterhin äußerst notwendig, in ganz Persien, selbst in den kleinsten Städten und Dörfern, Schulen einzurichten und das Volk auf jede nur mögliche Weise anzuhalten, die Kinder lesen und schreiben lernen zu lassen. Notfalls sollte die Schulbildung sogar gesetzlich eingeführt werden. Solange nicht die Nervenstränge und Blutadern der Nation von neuem Leben durchpulst werden, wird sich jedes in Angriff genommene Vorhaben als fruchtlos erweisen; denn das Volk ist wie ein menschlicher Körper, die Entschlossenheit und der Wille, sich durchzusetzen, sind wie die Seele, aber ein seelenloser Körper bewegt sich nicht. Diese dynamische Kraft ist in höchstem Maße im Wesenskern des persischen Volkes vorhanden; die Ausbreitung von Bildung wird sie freisetzen.‘Abdu’l-Bahá, in: Das Geheimnis göttlicher Kultur 198–199A
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Eine weitere Lehre Bahá’u’lláhs ist die Förderung der Erziehung. Jedes Kind muss im erforderlichen Umfang in den Wissenschaften unterrichtet werden. Sofern die Eltern nicht in der Lage sind, die Erziehungskosten zu tragen, muss die Gemeinde die Mittel für den Unterricht des Kindes aufbringen.‘Abdu’l-Bahá, in: Der Weltfriedensvertrag 1:22, Hofheim-Langenhain Bahá’í Verlag 1988 A
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Die Erziehung und Ausbildung der Kinder gehört zu den verdienstvollsten Taten der Menschheit. Sie zieht die Gnade und den Segen des Allbarmherzigen auf sich; denn Erziehung ist die unentbehrliche Grundlage jeder herausragenden menschlichen Leistung und erlaubt dem Menschen, sich seinen Weg zu den Höhen immerwährender Herrlichkeit zu bahnen.‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 103:1A
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Daraus folgt, die Schule für Kinder sollte eine Stätte höchster Disziplin und Ordnung sein, eine gründliche Unterweisung bieten und für die Verbesserung und Verfeinerung des Charakters Sorge tragen, so dass von klein auf im Wesen des Kindes die göttliche Grundlage gelegt und das Bauwerk der Heiligkeit errichtet wird.‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 111:4A
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Gründet Schulen, die gut organisiert sind und sorgt für eine grundlegende Ausbildung in den verschiedenen Wissensgebieten durch Lehrer, die rein und geheiligt sind, die sich durch einen hohen Verhaltensmaßstab und durch Vortrefflichkeit auszeichnen und fest im Glauben sind – Gelehrte und Lehrer mit fundierten Kenntnissen der Künste und Wissenschaften….
Dazu gehört die Förderung der Künste, die Entdeckung neuer wunderbarer Dinge, die Ausweitung des Handels und die Entwicklung der Industrie. Auch die Kultivierung und Verschönerung des Landes müssen gefördert werden …‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Einer der Freunde hat uns einen Brief bezüglich der Schule in ‘Ishqábád geschickt, in dem es heißt, Gott sei gepriesen, dass die dortigen Freunde jetzt hart daran arbeiten, die Schule in Ordnung zu bringen, und Lehrer ausgewählt haben, die für ihre Aufgabe gut qualifiziert sind, und dass von nun an der Aufsicht und Verwaltung der Schule größte Sorgfalt gewidmet wird….
Eines der wichtigsten Unterfangen ist die Erziehung der Kinder, denn Erfolg und Wohlergehen hängen ab vom Dienst und der Anbetung Gottes, des Heiligen, des Allgepriesenen.
Zu den größten aller großen Dienste gehört die Erziehung der Kinder und die Förderung der verschiedenen Wissenschaften, Handwerke und Künste. Gepriesen sei Gott, dass ihr euch jetzt mit aller Kraft um dieses Ziel bemüht. Je beharrlicher ihr diese wichtige Aufgabe erfüllt, desto deutlicher werdet ihr die Bestätigungen Gottes erleben, so dass ihr selbst darüber erstaunt sein werdet.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Diese Schule ist eine der lebenswichtigen und unverzichtbaren Institutionen, die das Bauwerk der Menschheit wirklich stützen und befestigen. So Gott will, wird sie sich entwickeln und in allen Bereichen verbessert werden. Wenn diese Schule in jeder Hinsicht vervollkommnet ist, wenn sie aufblüht und alle anderen Schulen übertrifft, dann müssen nach und nach immer mehr Schulen gegründet werden.
Das bedeutet, dass die Freunde ihre Aufmerksamkeit auf die Erziehung und Ausbildung aller Kinder Persiens richten müssen, damit sie alle, nachdem sie in der Schule des wahren Lernens die Kraft des Verstehens erlangt und die inneren Wirklichkeiten des Universums kennengelernt haben, die Zeichen und Geheimnisse Gottes entdecken und sich vom Lichte der Erkenntnis des Herrn und Seiner Liebe erleuchtet finden. Dies ist wahrlich der beste Weg, alle Völker zu erziehen.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Unternehmt jede Anstrengung, euch die verschiedenen Gebiete des Wissens und des wahren Verstehens anzueignen. Tut euer Äußerstes, um sowohl materielle als auch geistige Kenntnisse zu erlangen.
Ermutigt die Kinder von frühester Jugend an, jedes Wissensgebiet zu meistern, weckt ihren Ehrgeiz, Fertigkeit in jeder Kunst zu erlangen, mit dem Ziel, dass durch Gottes hilfreiche Gnade das Herz eines jeden von ihnen einem Spiegel gleich werde, der die Geheimnisse des Alls offenbart und das innerste Wesen aller Dinge durchdringt, auf dass jedes von ihnen weltweiten Ruhm auf allen Gebieten der Gelehrsamkeit, der Wissenschaften und der Künste erwerbe.
Vernachlässigt auf gar keinen Fall die Bildung und Erziehung der Kinder.
Erzieht sie so, dass sie geistige Eigenschaften aufweisen und sich der Gaben und Gunst des Herrn gewiss sein können.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Euer Brief war beredt, sein Inhalt selbständig und feinfühlig ausgedrückt, und er zeigte euere großen und lobenswerten Anstrengungen, Kinder, Mädchen und Jungen, zu erziehen. Dies gehört zu den wichtigsten aller menschlichen Bestrebungen. Alle nur möglichen Mittel der Erziehung müssen für die Bahá’í-Kinder, die zarten Pflanzen des göttlichen Gartens, bereitgestellt werden, denn darin besteht die Erleuchtung der Menschheit.
Gelobt sei Gott, die Freunde in ‘Ishqábád haben ein sicheres Fundament, eine unanfechtbare Grundlage gelegt. In der Stadt der Liebe wurde das erste Bahá’í-Haus der Andacht erbaut und heute werden in dieser Stadt die Wege zur Kindererziehung ebenfalls bereitet, da ja sogar während der Kriegsjahre diese Pflicht nicht vernachlässigt wurde, es wurden sogar Lücken geschlossen. Nun müsst ihr den Horizont eurer Bemühungen erweitern und Pläne zur Errichtung von Schulen für höhere Bildung aufstellen, damit die Stadt der Liebe der Bahá’í-Brennpunkt der Wissenschaften und Künste wird. Dank der freigebigen Hilfe der Gesegneten Schönheit werden Mittel hierfür bereitgestellt werden.
Schenkt der Schule für Mädchen besondere Aufmerksamkeit, denn die Größe dieses wunderbaren Zeitalters wird sich darin zeigen, welcher Fortschritt in der Welt der Frauen erzielt wird. Aus diesem Grund könnt ihr beobachten, dass in jedem Lande die Welt der Frauen voranschreitet. Dies liegt im Einfluss der größten Offenbarung und in der Macht der göttlichen Lehren begründet.
Der Unterricht in den Schulen muss mit der religiösen Unterweisung beginnen. Nach der religiösen Ausbildung, nachdem das Herz des Kindes an die Liebe Gottes gebunden ist, fahrt fort mit dem Unterricht in den anderen Bereichen des Wissens.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Setzt alles daran, die Tarbíyat-Schule zu verbessern und Ordnung und Disziplin in dieser Institution zu entwickeln. Wendet alle Mittel an, um diese Schule zu einem Garten des Allbarmherzigen zu machen, aus dem das Licht des Lernens erstrahlt und in dem die Kinder, ob Bahá’í oder andere, in einem Maß erzogen werden, dass sie zu Gottes Gaben an die Menschen und zum Stolz der Menschheit werden. Mögen sie in kürzester Zeit größte Fortschritte machen, ihre Augen weit öffnen und die Wirklichkeit im Innern aller Dinge entdecken, sich jede Kunst und Fertigkeit aneignen und lernen, in allen Dingen, wie sie wirklich sind, die Geheimnisse zu erfassen – diese Fähigkeit ist eine der klar ersichtlichen Auswirkungen des Dienstes an der Heiligen Schwelle.
Es ist sicher, dass ihr alle Anstrengungen unternehmen werdet, um dies zu erreichen, und auch Pläne für die Eröffnung einer ganzen Reihe von Schulen aufstellen werdet. Diese Hochschulen für akademische Studien müssen zugleich Ausbildungsstätten für Verhalten und Benehmen sein, und Charakter und Benehmen müssen gegenüber den Wissenschaften und Künste den Vorrang haben. Gutes Benehmen und ein hoher moralischer Charakter müssen an erster Stelle stehen, denn wenn der Charakter nicht geschult ist, wird sich der Erwerb von Wissen nur als schädlich erweisen. Wissen ist lobenswert, wenn es mit ethischem Verhalten und einem tugendhaften Charakter verbunden ist, sonst ist es ein tödliches Gift, eine beängstigende Gefahr. Ein Arzt von schlechtem Charakter, der das in ihn gesetzte Vertrauen missbraucht, kann den Tod herbeiführen und zur Quelle zahlreicher Gebrechen und Krankheiten werden.
Widmet dieser Angelegenheit die größte Aufmerksamkeit, denn das Grundprinzip einer Schule ist in erster Linie moralische Ausbildung, Charakter und die Besserung des Verhaltens.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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In den Schulen für Kinder werden viele Themen unterrichtet, aus Zeitmangel können wir jedoch nur einige wenige erwähnen: Das erste und wichtigste ist die Schulung des Verhaltens und des Charakters; die Ausrichtung der Werte, die Förderung des Wunsches nach Vortrefflichkeit, das Festhalten an der Religion Gottes und die Standhaftigkeit in Seinen Gesetzen: jeder gerechten Regierung völligen Gehorsam zu erweisen, dem Herrscher der jeweiligen Zeit Loyalität und Vertrauenswürdigkeit zu zeigen, ein Wohltäter der Menschheit und zu allen freundlich zu sein.
Neben den Idealen des Charakters bedarf es der Unterweisung in nützlichen Künsten und Wissenschaften und in Fremdsprachen. Auch soll regelmäßig für das Wohl von Regent und Untertanen gebetet werden; materialistische Werke, die unter denen geläufig sind, für die es nur naturbedingte Kausalitäten gibt, sollten ebenso gemieden werden, wie Liebesgeschichten und Bücher, die die Leidenschaften wecken.
Zusammenfassend kann man sagen, dass jeglicher Unterricht gänzlich der Erlangung menschlicher Vollkommenheit gewidmet sein sollte. Dies sind in aller Kürze Richtlinien für den Lehrplan dieser Schulen.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Ihr Brief ist angekommen und es war eine große Freude zu erfahren, dass, Gott sei gepriesen, in Hamadán ein Wohlfahrts- und Hilfsverein gegründet wurde. Ich bin sicher, dass dies zu einer Quelle des Wohlergehens und der Hilfe wird und dass Mittel bereitgestellt werden, um die Armen und Schwachen zu unterstützen und die Waisen und andere Kinder zu erziehen.
Die Ausbildung der Kinder und die Betreuung der Waisen ist äußerst wichtig, aber am wichtigsten ist die Erziehung der Mädchen, denn diese Mädchen werden eines Tages Mütter sein, und die Mutter ist die erste Lehrerin des Kindes. Wie sie das Kind erzieht, so wird es auch werden, und die Ergebnisse dieser ersten Erziehung werden den Menschen sein ganzes Leben lang begleiten, und es wäre äußerst schwierig, sie zu ändern. Und wie kann eine Mutter, die selbst unwissend und ungebildet ist, ihr Kind erziehen? Es ist daher klar, dass die Bildung der Mädchen weit größere Auswirkungen hat als die der Jungen. Diese Tatsache ist höchst bedeutsam, und die Angelegenheit muss mit größter Energie und Hingabe angegangen werden.
Gott sagt im Koran, dass sie nicht gleich sein werden, jene, die Wissen haben, und jene, die es nicht haben8. Unwissenheit ist daher höchst tadelnswert, ob bei Männern oder Frauen, allerdings richtet sie bei den Frauen größeren Schaden an. Ich hoffe daher, dass die Freunde sich nach Kräften bemühen werden, ihre Kinder, Söhne und Töchter gleichermaßen zu erziehen. Dies ist die reine Wahrheit, und außerhalb der Wahrheit gibt es eindeutig nichts als das Verderben.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Arabischen und PersischenA
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In dieser neuen wundersamen Sache ist der Fortschritt in allen Wissensgebieten ein fester unverzichtbarer Grundsatz, und alle Freunde sind verpflichtet, alles dafür zu tun, damit die Sache des Lichtes der Offenbarung in der ganzen Welt verbreitet wird, und jedes Kind nach seinen Bedürfnissen Anteil an Wissenschaften und Künsten erhält, bis man nicht einmal mehr ein einziges Bauernkind findet, das ohne Schulbildung ist.
Es ist wesentlich, dass die Grundlagen des Wissens vermittelt werden. Es ist wesentlich, dass alle lesen und schreiben können. Deshalb ist diese neue Institution höchst lobenswert und ihr Programm sollte gefördert werden. Die Hoffnung ist, dass andere Dörfer sie zum Vorbild nehmen und dass in jedem Dorf, in dem es eine ausreichende Anzahl von Gläubigen gibt, eine Schule gegründet wird, in der die Kinder Lesen, Schreiben und Allgemeinwissen erlernen können.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Bahá’u’lláh hat verkündet, dass alle Menschen Ausbildung und Anleitung bekommen müssen, da Unwissenheit und der Mangel an Erziehung und Bildung wie trennende Schranken zwischen den Menschen stehen. Durch diese Vorkehrung wird der Mangel an gegenseitigem Verständnis behoben, wird die Einheit der Menschheit gefördert und vorangebracht. Universelle Erziehung und Bildung ist ein allgemeingültiges Gesetz.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Kapitel 98, Ansprache vom 1. September 1912 in der Kirche des Messias, Montreal, KanadaA
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Zu den heiligen Pflichten der Geistigen Räte gehören die Förderung des Lernens, die Gründung von Schulen und die Bereitstellung der notwendigen Lehrmittel und Ausstattung für jeden Jungen und jedes Mädchen.
Ausnahmslos jedes Kind muss sich von seinen frühesten Jahren an gründlich mit der Kunst des Lesens und Schreibens befassen und seinen eigenen Vorlieben und Neigungen, seinen Fähigkeiten und Kräften entsprechend höchste Aufmerksamkeit dem Erwerb nützlicher Künste und Fertigkeiten, verschiedener Sprachen, der Redegewandtheit und zeitgemäßer technologischer Kenntnisse widmen.
Die Mitglieder der Geistigen Räte müssen den Kindern der Armen bei der Erlangung dieser Fähigkeiten und insbesondere beim Erlernen der wichtigsten Grundlagen helfen, und dies wird als eine der Pflichten betrachtet, die den Treuhändern Gottes in jedem Land besonders ans Herz gelegt werden.
»So jemand seinen Sohn oder den Sohn eines anderen aufzieht, ist es, als erzöge er einen Meiner Söhne. Auf ihm ruhe Meine Herrlichkeit, Meine liebende Güte und Meine Barmherzigkeit, die der Schöpfung vorausging.«Bahá’u’lláh, Kitáb-i-Aqdas 4:48A Shoghi Effendi, Brief vom 8. Juni 1925, An die Geistigen Räte des Ostens – übersetzt aus dem PersischenA
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Sie hatten nach Armut und Reichtum gefragt, nach den Entbehrungen der Armen und den Annehmlichkeiten der Reichen, und Sie hatten Ihr Erstaunen und Ihre Verwunderung über diese Situation zum Ausdruck gebracht …
Die Absicht ist jedoch nicht, zu sagen, dass alle Armen reich und alle gleich werden. Das wäre so, als würde man behaupten, alle Unwissenden und Analphabeten würden die Weisen der Zeit und die Gelehrten unter den Gelehrten werden. Vielmehr werden Unwissenheit und Analphabetismus zurückgehen, wenn Bildung verpflichtend und allgemeingültig wird, und niemandem mehr Bildung vorenthalten wird. Da aber die Differenzierung in den Fähigkeiten und Fertigkeiten des Menschen begründet ist und die Unterschiede mit dem Grad seiner Intelligenz und seiner geistigen Kräfte zusammenhängen, werden nicht alle Menschen in ihrem Wissen, Lernen und Verstehen gleich sein. Damit soll gesagt sein, dass es in der Welt der Schöpfung verschiedene Positionen und graduelle Unterschiede zwischen den Menschen geben muss, damit die Angelegenheiten der Welt organisiert und geordnet werden können. Die Vielfalt alles Erschaffenen, sei es in der Art, in der äußeren Erscheinung oder in ihrem Rang, ist das Mittel für ihren Schutz, ihre Beständigkeit, Einheit und Harmonie. Alle Teile ergänzen sich gegenseitig.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag vom 22. Mai 1928, An einen Gläubigen – übersetzt aus dem PersischenA
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… Bahá’u’lláh betrachtet Bildung als einen der grundlegendsten Faktoren wahrer Kultur. Damit aber diese Bildung hinlänglich und fruchtbar ist, muss sie umfassend sein, nicht nur die physische und intellektuelle Seite des Menschen berücksichtigen, sondern auch seine geistigen und ethischen Aspekte.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag vom 9. Juli 1931, An einen Gläubigen, in: Bahá’í-Gelehrsamkeit Abs. 6A
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Sie haben ihn um ausführliche Information über das Bahá’í-Erziehungsprogramm gebeten. Bis jetzt gibt es noch keinen Bahá’í-Lehrplan, auch keine Bahá’í-Veröffentlichungen, die sich ausschließlich diesem Thema widmen, da die Lehren Bahá’u’lláhs und ‘Abdu’l-Bahás kein abgeschlossenes und ausführliches Erziehungssystem darstellen, sondern nur bestimmte grundlegende Prinzipien bieten und eine Reihe von Erziehungsidealen hervorheben, die künftige Bahá’í-Erziehungswissenschaftler in ihrem Bemühen leiten sollten, einen vollständigen Lehrplan aufzustellen, der sich in voller Übereinstimmung mit dem Geist der Bahá’í-Lehren befindet, und so den Erfordernissen und Bedürfnissen dieses neuen Zeitalters Rechnung tragen.
Diese Grundprinzipien finden sich in den heiligen Schriften des Glaubens und sollten sorgfältig studiert und allmählich in die verschiedenen College- und Universitätsprogramme übernommen werden. Aber die Aufgabe, ein Erziehungssystem aufzustellen, das offiziell vom Glauben anerkannt ist und innerhalb der Bahá’í-Welt Geltung erlangt, kann von der gegenwärtigen Generation der Gläubigen nicht bewältigt, sondern muss nach und nach von Bahá’í-Gelehrten und Erziehungswissenschaftlern der Zukunft gelöst werden.Shoghi Effendi, zitiert in: Ziele der Kindererziehung 121:1–2A
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Erziehung ist ein weites Feld, und Erziehungstheorien gibt es zuhauf. Sicherlich sind viele davon von beachtlichem Wert, aber es sollte daran erinnert werden, dass keine frei von Annahmen über die Natur des Menschen und die der Gesellschaft ist. Ein Prozess der Erziehung sollte zum Beispiel bei einem Kind das Bewusstsein für seine Potenziale schaffen, zugleich aber die Verherrlichung des Selbst peinlich genau vermeiden. So oft wird im Namen des Aufbaus von Selbstvertrauen das Ego gestärkt. Ebenso hat das Spiel seinen Platz in der Erziehung der Jugendlichen. Kinder und Juniorjugendliche haben aber immer wieder ihre Fähigkeit bewiesen, sich an Diskussionen über abstrakte Themen auf einem Niveau zu beteiligen, das ihrem Alter entspricht und haben große Freude bei ihrem ernsten Streben nach Erkenntnis. Ein erzieherischer Prozess, der Inhalte in einem betäubenden Meer von Unterhaltung verwässert, erweist ihnen keinen Dienst.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 12. Dezember 2011, An alle Nationalen Geistigen Räte A
Landwirtschaft
200
Als Wir im Gefängnis von ‘Akká waren, offenbarten Wir im Roten Buche, was den Fortschritt der Menschheit und den Aufbau der Welt bewirkt. Was der Herr der Schöpfung mit Seiner Feder dort äußerte, enthält unter anderem die folgenden Grundsätze zur Ordnung des gesellschaftlichen Lebens:
Erstens: Die Amtsträger des Hauses der Gerechtigkeit haben die Pflicht, den Geringeren Frieden zu fördern, damit das Erdenvolk der Bürde maßloser Staatsausgaben ledig werde. Diese Aufgabe ist zwingend und absolut wesentlich, zumal Streit und Feindseligkeiten die wahren Ursachen von Leid und Elend sind.
Zweitens: Die Sprachen müssen auf eine gemeinsame Sprache, die in allen Schulen der Welt gelehrt wird, beschränkt werden.
Drittens: Dem Menschen obliegt es, sich beharrlich an das zu halten, was Gemeinschaft, Wohlwollen und Einheit fördert.
Viertens: Jeder, Mann oder Frau, muss einer Vertrauensperson ein Teil seines Ertrages aus Gewerbe, Landwirtschaft oder anderweitiger Beschäftigung für die Ausbildung und Erziehung der Kinder übergeben, damit es für diesen Zweck mit Kenntnis der Vertrauensleute des Hauses der Gerechtigkeit verwendet wird.
Fünftens: Besondere Beachtung muss der Landwirtschaft geschenkt werden. Obwohl sie hier an fünfter Stelle erwähnt wird, hat sie ohne Zweifel den Vorrang. …Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 7:17–22A
201
In Deinem Brief hattest Du die Landwirtschaft erwähnt. Dazu hat Er die folgende allgemeine Regel aufgestellt, nach der jeder sich in einem Handwerk, im Handel oder in der Landwirtschaft betätigen soll, selbst wenn er sich nicht länger als einen Tag in einem bestimmten Land aufhält, und dass eine solche Tätigkeit in den Augen des einen wahren Gottes dem Gottesdienst entspricht. Diese Regel wurde von den Bahá’í zu der Zeit praktiziert, als sie vor der Verbannung aus ‘Iráq standen, denn während sie die Vorbereitungen für ihre Reise trafen, befassten sie sich mit der Bewirtschaftung des Landes, und als sie aufbrachen, erhielten sie die Anweisung, die Früchte ihrer Arbeit unter den Freunden zu verteilen.Bahá’u’lláh, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
202
Geht ihr an einem Garten vorüber, darinnen Gemüsebeete und Pflanzen, Blumen und duftende Kräuter so stehen, dass sie ein harmonisches Ganzes bilden, so ist dies ein Beweis dafür, dass diese Anlage und dieser Rosengarten von einem vollkommenen Gärtner gepflegt und angeordnet sind. Seht ihr jedoch einen Garten in Unordnung, schlecht angelegt und wild wuchernd, dann zeigt dies, dass er der Sorgfalt eines geschickten Gärtners ermangelt und nur ein Haufen Unkraut ist.‘Abdu’l-Bahá, in: Der Weltfriedensvertrag 1:36A
203
Bemühe dich, so sehr du kannst, in der Agrarwissenschaft gut bewandert zu sein, denn nach den göttlichen Lehren ist der Erwerb von Wissen und die Vervollkommnung in den Künsten als Gottesdienst zu betrachten. Wenn ein Mensch sich mit ganzer Kraft müht, eine Wissenschaft zu erlernen oder sich in einer Kunst zu vervollkommnen, so ist es, als bete er Gott in Kirchen und Tempeln an. Da du nun in eine Landwirtschaftsschule eintrittst und danach strebst, dir diese Wissenschaft anzueignen, hältst du Tag und Nacht Gottesdienst ab – ein Dienst, der an der Schwelle des Allmächtigen angenommen wird. Welcher Segen ist größer als der, dass Wissenschaft als Gottesdienst und Kunst als Dienst am Reiche Gottes zu betrachten sind!‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 126:1A
204
Da dein liebes Kind seine Prüfungen ablegt, ist mein inniger Wunsch an der Heiligen Schwelle, dass ihm durch die Gnade und Gunst Gottes Erfolg beschieden sein möge und dass es künftig Landwirtschaft studieren und deren verschiedenen praktischen und theoretischen Zweige beherrschen möge. Die Landwirtschaft ist eine edle Wissenschaft, und sollte dein Sohn sich darin qualifizieren, so wird er für das Wohlergehen unzähliger Menschen sorgen können.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Handel, Landwirtschaft und Industrie sollten wirklich kein Hindernis für den Dienst an dem einen wahren Gott sein. In der Tat sind solche Berufszweige äußerst wirksame Werkzeuge und klare Nachweise der eigenen Frömmigkeit, der eigenen Vertrauenswürdigkeit und der Tugenden des Allbarmherzigen Herrn.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Die Krise, die in der Welt herrscht, betrifft nicht nur die Landwirte. Ihre Auswirkungen haben jede Erwerbsquelle erreicht. Den Landwirten geht es in einer Hinsicht besser, weil sie wenigstens etwas zu essen haben. Aber im Großen und Ganzen erfüllt die Krise einen wichtigen Zweck. Sie erweitert den Horizont des Menschen, lehrt ihn, in internationalen Dimensionen zu denken, zwingt ihn, das Wohlergehen seiner Nachbarn zu berücksichtigen, wenn er seine eigene Lebenslage verbessern möchte.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag vom 2. März 1932, An einen GläubigenA
Wirtschaft
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O Meine Diener! Ihr seid die Bäume Meines Gartens. Ihr müsst edle, köstliche Früchte tragen, euch und anderen zum Nutzen. Darum soll sich jeder einem Gewerbe oder einem Beruf widmen, denn darin liegt das Geheimnis des Wohlstandes, o ihr Einsichtigen! Der Erfolg hängt von den Mitteln ab, und Gottes Gnade soll euch allgenügend sein. Bäume, die keine Frucht tragen, waren seit je fürs Feuer bestimmt und werden es allezeit sein.Bahá’u’lláh, Die Verborgenen Worte, Aus dem Persischen 80, 2.80:1A
208
Wenn diese erhabenen Lehren Verbreitung finden, wird die Menschheit von allen Gefahren, von allen ihren chronischen Leiden und Krankheiten befreit. So verkörpern die Bahá’í-Grundsätze für das Wirtschaftsleben die höchsten Bestrebungen aller lohnabhängigen Klassen wie auch diejenigen der verschiedenen wirtschaftswissenschaftlichen Schulen.‘Abdu’l-Bahá, in: Brief an Forel 36A
209
Um es kurz zu fassen: Die Lehren Bahá’u’lláhs empfehlen freiwilliges Teilen, und das bedeutet mehr als den Ausgleich des Wohlstands; denn der Ausgleich muss von außen auferlegt werden, Teilen aber ist Sache der freien Wahl.
Der Mensch vervollkommnet sich durch gute Taten, die er freiwillig ausführt, nicht durch gute Taten, zu denen er gezwungen wird. Teilen ist ein persönlich gewählter Akt der Gerechtigkeit. Das heißt, die Reichen sollten den Armen Hilfe gewähren, sollten ihre Mittel für die Armen ausgeben, aber aus freien Stücken und nicht deshalb, weil die Armen dieses Ziel durch Gewalt erreichen. Denn die Ernte der Gewalt ist Aufruhr und der Zerfall der Gesellschaftsordnung. Andererseits führt freiwilliges Teilen, die frei gewählte Ausgabe der eigenen Mittel, zu Wohlfahrt und Frieden der Gesellschaft. Es erleuchtet die Welt; es verleiht der Menschheit Ehre.‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 79:2–3A
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O meine Freunde im Geiste!
Zu den bedeutendsten Mitteln, um modernen Fortschritt, Wohlstand der Nationen und Zivilisierung der Völker zu erlangen, gehört die Gründung von Unternehmen für Handel, Industrie und anderen Quellen des Reichtums, denn ein Unternehmen ist ein Symbol für Einheit, Einigkeit und Harmonie in der Sache Gottes.
Es ist innerhalb der Menschheit äußerst schwierig, etwas allein auf die Beine zu stellen, aber wenn man sich zusammenschließt und ein Unternehmen gründet, werden die Mitglieder gemeinsam große Aufgaben erfüllen können.
Nehmen wir zum Beispiel eine Armee.
Wenn jeder Soldat einzeln in den Kampf zöge, würde er mit der Kraft eines Mannes kämpfen, aber wenn eine Truppe gebildet wird, kämpft jedes Mitglied dieser Truppe mit tausendfacher Kraft, denn die Kraft von tausend Einzelnen wird in einem Punkt zusammengeführt.
So ist es auch in anderen Dingen.
Jedes Unternehmen sollte jedoch auf göttlichen Grundsätzen aufgebaut sein.
Seine Grundlagen sollten Vertrauenswürdigkeit, Frömmigkeit und Wahrhaftigkeit sein, um die Rechte der Menschen zu schützen und Tag für Tag wie ein Magnet der Treue zu wirken, damit die Bestätigungen des Allherrlichen enthüllt werden mögen.
Darüber hinaus muss ein seriöses Unternehmen alles in seiner Macht Stehende tun, um die Rechte der Menschen in allen Angelegenheiten, ob groß oder klein, zu schützen und die Angelegenheiten des Unternehmens mit äußerster Perfektion, Redlichkeit und Sorgfalt zu verwalten.
Wenn es so geführt wird, wird dieses Unternehmen ohne jeden Zweifel zum Inbegriff des Segens werden, und diese Gemeinschaft wird die Bestätigungen des Herrn aller Gaben anziehen und unter dem sicheren Schutz des Größten Namens, vor jedem Missgeschick bewahrt bleiben.
Gruß und Lobpreis seien mit euch.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
211
Ökonomische Fragen müssen beim Landwirt beginnen und dann auf die anderen Gesellschaftsschichten ausgeweitet werden, da es in der Landwirtschaft viel mehr Menschen gibt als in allen anderen Schichten. Daher ist es angebracht, bei ökonomischen Angelegenheiten mit dem Landwirt zu beginnen, denn der Landwirt ist der Hauptakteur in der menschlichen Gesellschaft. Kurz gesagt, unter den Weisen in jedem Dorf sollte ein Gremium gebildet werden, das die Angelegenheiten des Dorfes unter seiner Kontrolle hat. Ebenso sollte ein gemeinsames Lagerhaus angelegt und ein Verwalter bestimmt werden. Zur Erntezeit sollte auf Anweisung dieses Gremiums ein bestimmter Prozentsatz der gesamten Ernte für das Vorratshaus bereitgestellt werden.
Das Lagerhaus hat sieben Einnahmequellen: Zehntabgaben, Steuern auf Tiere, Nachlass ohne Vorhandensein eines Erben, Fundobjekte, deren Besitzer nicht ausfindig gemacht werden können, ein Drittel aller Schatzfunde, ein Drittel der Erträge aller Bergwerke und freiwillige Spenden.
Dieses Lagerhaus hat auch sieben Ausgabeposten:
1. Die allgemeinen Betriebskosten des Lagerhauses, wie das Gehalt des Verwalters und die Gesundheitsvorsorge.
2. Zehntabgaben an die Regierung.
3. Steuern auf Tiere an die Regierung.
4. Unterhaltskosten für ein Waisenhaus.
5. Unterhaltskosten für ein Heim für Menschen mit Behinderungen.
6. Unterhaltskosten für eine Schule.
7. Zuschüsse für die notwendige Unterstützung der Armen.
Die erste Einnahmequelle ist der Zehnte. Er sollte wie folgt eingezogen werden: Wenn zum Beispiel das Einkommen eines Menschen fünfhundert Dollar beträgt und seine notwendigen Ausgaben gleich hoch sind, wird von ihm kein Zehnter eingezogen. Hat jemand anderes Ausgaben von fünfhundert Dollar aber sein Einkommen beträgt tausend Dollar, so wird ein Zehntel von ihm eingezogen, denn er hat mehr als er braucht; gibt er ein Zehntel des Überschusses, so wird das seinen Lebensunterhalt nicht beeinträchtigten. Wenn die Ausgaben eines anderen eintausend Dollar betragen und sein Einkommen fünftausend Dollar, so muss er, da er viertausend Dollar Überschuss hat, anderthalb Zehntel abgeben. Wenn eine andere Person notwendige Ausgaben von tausend Dollar hat, aber ihr Einkommen zehntausend Dollar beträgt, muss sie zwei Zehntel abgeben, denn ihr Überschuss ist eine große Summe. Betragen aber die notwendigen Ausgaben einer anderen Person vier- oder fünftausend Dollar und ihr Einkommen hunderttausend, so wird von ihr ein Viertel eingefordert. Beträgt dagegen das Einkommen eines Menschen zweihundert, sein für den Lebensunterhalt unbedingt erforderlicher Bedarf aber fünfhundert Dollar, und vorausgesetzt, er ist in seiner Arbeit nicht nachlässig, aber sein Hof ist nicht mit einer Ernte gesegnet gewesen, so muss er Hilfe aus dem gemeinsamen Lagerhaus erhalten, damit er nicht in Not gerät und sein Auskommen hat.
Aus dem gemeinsamen Lagerhaus muss ein bestimmter Betrag für die Waisen des Dorfes und eine bestimmte Summe für die Arbeitsunfähigen zurückgelegt werden. Ein bestimmter Betrag aus dem Lagerhaus muss bereitgestellt werden für die Bedürftigen, die nicht in der Lage sind, ihren Lebensunterhalt zu verdienen, und ebenso für das Bildungssystem des Dorfes. Außerdem muss ein bestimmter Betrag für das öffentliche Gesundheitswesen zurückgelegt werden. Wenn etwas im Lagerhaus übrigbleibt, muss es der allgemeinen Staatskasse für nationale Ausgaben übereignet werden.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
212
Es müssen daher solche Gesetze und Vorschriften erlassen werden, die das übermäßige Vermögen von Wenigen begrenzen und die Grundversorgung der unzähligen Millionen von Armen gewährleisten, um einen gewissen Ausgleich zu erreichen.
Absolute Gleichheit ist jedoch ebenso unmöglich, denn die völlige Gleichheit von Reichtum, Macht, Handel, Landwirtschaft und Industrie würde zu Chaos und Unordnung führen, die Lebensgrundlage vieler zum Erliegen bringen, allgemeine Unzufriedenheit hervorrufen und die geregelte Verwaltung der gemeinschaftlichen Angelegenheiten untergraben.
Denn ungerechtfertigte Gleichheit birgt auch Gefahren in sich.
Es wäre also besser, zu einem gewissen Ausgleich zu gelangen, und hiermit ist die Verabschiedung solcher Gesetze und Vorschriften gemeint, die die ungerechtfertigte Konzentration des Reichtums in den Händen von Wenigen verhindern und die wesentlichen Bedürfnisse von Vielen befriedigen.
Zum Beispiel verdienen die Fabrikbesitzer täglich ein Vermögen, aber der Lohn, den die armen Arbeiter erhalten, kann nicht einmal ihren täglichen Bedarf decken:
Das ist höchst ungerecht, und sicherlich kann kein gerechter Mensch das akzeptieren.
Daher sollten Gesetze und Verordnungen erlassen werden, sodass den Arbeitern sowohl ein Tageslohn als auch eine Beteiligung an einem Viertel oder Fünftel des Gewinns der Fabrik entsprechend ihren Mitteln gewährt wird oder dass auf andere Weise die Arbeiter so wie die Eigentümer einen gerechten Anteil an den Gewinnen erhalten.
Denn das Kapital und die Unternehmensführung kommen von den Letzteren und die Mühe und Arbeit von den Ersteren.
Den Arbeitnehmern könnte entweder ein Lohn gewährt werden, der ihren täglichen Bedarf angemessen deckt, sowie ein Recht auf eine Beteiligung an den Einnahmen der Fabrik, wenn sie verletzt, arbeitsunfähig oder krank sein sollten, oder es könnte ein Lohn festgelegt werden, der es den Arbeitnehmern ermöglicht, sowohl ihren täglichen Bedarf zu decken als auch etwas für Zeiten der Schwäche und Arbeitsunfähigkeit zu sparen.
Wenn die Angelegenheiten derart geregelt wären, würden weder die Fabrikbesitzer jeden Tag ein Vermögen ansammeln, das für sie völlig nutzlos ist – denn sollte ihr Vermögen unangemessen zunehmen, dann wäre das eine sehr schwere Bürde und würde ihnen übermäßige Härten und Schwierigkeiten auferlegen, und sie müssten erkennen, dass die Verwaltung eines solchen unmäßigen Vermögens äußerst schwierig ist und die physischen Kräfte eines Menschen erschöpft – noch würden die Arbeiter solche Plagen und Härten erdulden, dass sie jede Kraft verlieren und am Ende ihres Lebens in bitterste Not geraten.
Es ist daher unbestreitbar, dass die Aneignung von übermäßigem Reichtum durch einige wenige Einzelpersonen unter Missachtung der Bedürfnisse der Massen unredlich und ungerecht ist. Ebenso würde absolute Gleichheit die Existenz, das Wohlergehen, den Wohlstand, den Frieden und das geordnete Leben der Menschheit stören. Deshalb ist es natürlich am besten, Mäßigung anzustreben, was für den Reichen bedeutet, dass er erkennt, welche Vorteile es hat, sich im Profitstreben zurückzuhalten und das Wohlergehen der Armen und Bedürftigen zu berücksichtigen, das heißt, einen Tageslohn für die Arbeiter festzulegen und ihnen zudem einen Anteil am Gesamtgewinn der Fabrik zukommen zu lassen.‘Abdu’l-Bahá, in: Beantwortete Fragen 78:4–7A
213
Zu den Ergebnissen der Manifestation geistiger Kräfte wird gehören, dass sich die Menschenwelt an eine neue Gesellschaftsform anpasst, die Gerechtigkeit Gottes in den menschlichen Angelegenheiten zum Ausdruck kommt und die Gleichberechtigung aller Menschen weltweit durchgesetzt wird. Die Armen werden große Zuwendungen erhalten, und die Reichen ewiges Glück erlangen. Denn obwohl die Reichen derzeit den größten Luxus und Komfort genießen, sind sie dennoch des ewigen Glückes beraubt; denn ewiges Glück hängt vom Geben ab, und die Armen leiden überall bittere Not. Durch die Manifestation der großen Gerechtigkeit Gottes werden die Armen der Welt entlohnt und voll unterstützt und die wirtschaftlichen Verhältnisse der Menschheit werden reorganisiert, so dass es in Zukunft weder abnorm reiche noch bitterarme Menschen geben wird. Die Reichen wie die Armen werden gleichermaßen die Vorrechte dieser neuen wirtschaftlichen Verhältnisse genießen, denn dank bestimmter Maßnahmen und Beschränkungen können die einen keinen so großen Reichtum ansammeln, dass sie durch dessen Verwaltung belastet werden, während die Armen von der Belastung durch Not und Elend befreit werden. Die Reichen werden ihren Palast genießen, und die Armen werden ihr komfortables Häuschen haben.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Kapitel 50, Ansprache vom 19. Mai 1912 in der Brotherhood Church, Bergen and Fairview Avenues, Jersey City, New JerseyA
214
… Bahá’u’lláh brachte Leitlinien und Lehren für eine Neuordnung der Wirtschaft. Die Regeln, die Er offenbarte, sichern die Wohlfahrt der Staatengemeinschaft. So wie der Reiche ein unbeschwertes Leben im Luxus genießt, muss auch der Arme ein Zuhause haben und seinen Bedürfnissen entsprechend mit Nahrung und Annehmlichkeiten versorgt werden. Diese Neuordnung der Sozialwirtschaft ist von größter Bedeutung, da sie die Stabilität der Menschenwelt sicherstellt, und solange dies nicht erfolgt, sind Glück und Gedeihen unmöglich.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Kapitel 63, Ansprache vom 9. Juni 1912 im Baptisten-Tempel Broad and Berks Street, Philadelphia, PennsylvaniaA
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Eine der Lehren Bahá’u’lláhs ist die Regulierung der Existenzgrundlagen in der menschlichen Gesellschaft. Mit einer solchen Regulierung kann es keine Extreme der menschlichen Lebensverhältnisse hinsichtlich Wohlstand und Versorgung mehr geben.
Denn die Gesellschaft braucht Geldgeber, Bauern, Kaufleute und Arbeiter, wie auch eine Armee aus Generälen, Offizieren und einfachen Soldaten bestehen muss. Es können nicht alle Generäle sein; nicht alle können Offiziere oder Soldaten sein. Jeder muss auf seinem Platz in der Gesellschaft kompetent und tüchtig sein – jeder in seiner Funktion und gemäß seinen Fähigkeiten, aber mit Chancengleichheit für alle. … Unterschiedliche Fähigkeiten einzelner Menschen sind von grundlegender Bedeutung.
Es ist unmöglich, dass alle gleich, alle gleichrangig und alle klug sind. Bahá’u’lláh hat Grundsätze und Gesetze offenbart, die für einen Ausgleich der unterschiedlichen menschlichen Fähigkeiten sorgen. Er sagte, dass alles, was menschliche Staatsführung leisten könne, durch die Anwendung dieser Grundsätze bewirkt würde. Würden die von Ihm erlassenen Gesetze angewendet, so könnte es in der Gesellschaft weder Millionäre noch bitterarme Menschen geben.
Das wird dadurch erreicht und geregelt, dass der unterschiedliche Grad menschlicher Leistungsfähigkeit ausgeglichen wird. Die wichtigste Grundlage der Gesellschaft ist die Landwirtschaft, die Bestellung des Bodens. Alle müssen produktiv sein. Jeder in der Gemeinde, dessen Bedarf mit seinem Produktionsvolumen übereinstimmt, sollte steuerfrei bleiben. Aber wenn sein Einkommen größer ist als sein Bedarf, muss er eine Steuer bezahlen, bis ein Ausgleich erreicht ist. Das heißt, die Produktionsfähigkeit eines Menschen und sein Bedarf werden durch Besteuerung ausgeglichen. Wenn sein Ertrag größer ist, wird er eine Abgabe leisten; wenn sein Bedarf größer ist als sein Ertrag, wird er eine entsprechend große Summe als Ausgleich erhalten. Darum wird die Besteuerung proportional zur Leistungsfähigkeit und zum Ertrag erfolgen, und es wird in der Gesellschaft keine Armen geben.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Kapitel 77, Ansprache vom 1. Juli 1912 in der 309 West Seventy-Eighth Street, New YorkA
216
Die Grundlage der gesamten Ökonomie ist göttlicher Natur und eng verbunden mit der Welt des Herzens und des Geistes. Das wird in den Bahá’í-Lehren umfassend dargelegt, und ohne Kenntnis dieser Grundsätze kann die wirtschaftliche Situation nicht verbessert werden. Die Bahá’í werden diese Verbesserung herbeiführen, aber nicht durch Aufruhr und den Ruf nach roher Gewalt, nicht durch Krieg, sondern durch Wohlfahrt. Die Herzen müssen so verbunden sein, die Liebe so ausgeprägt, dass der Reiche höchst willig dem Armen zu Hilfe eilt und Maßnahmen ergreift, diese ökonomischen Anpassungen dauerhaft zu verankern. Wenn es auf diese Weise erreicht wird, ist es höchst lobenswert, denn dann geschieht es um Gottes willen und auf dem Pfad Seines Dienstes. Es wäre beispielsweise so, wie wenn die reichen Bewohner einer Stadt sagten: »Es ist weder gerecht noch gesetzmäßig, dass wir großen Reichtum besitzen, während es in dieser Gemeinde bittere Armut gibt«, und dann bereitwillig ihren Reichtum an die Armen abgeben und nur so viel behalten, dass sie bequem leben können.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Kapitel 84, Ansprache vom 23. Juli 1912 im Hotel Victoria, Boston, MassachusettsA
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Er hat auch den Artikel erhalten, den Sie für The Bahá’í World über die Wirtschaftslehren der Sache geschrieben haben.The World Economy of Bahá’u’lláh by Horace Holley, in The Bahá’í World, vol. 4, 1930–1932 (New York: Bahá’í Publishing Committee, 1933), pp. 351–367.A Wie Sie sagen, sind die Schriften zu diesem Thema nicht so ergiebig, und viele der Fragen, die derzeit die Welt beschäftigen, werden nicht einmal erwähnt. In erster Linie geht es um den Geist, der unser Wirtschaftsleben durchdringen muss, und dieser wird sich allmählich in konkreten Institutionen und Grundsätzen zeigen, die dazu beitragen werden, den von Bahá’u’lláh verheißenen Idealzustand herbeizuführen.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag vom 20. Dezember 1931, An einen Nationalen Geistigen RatA
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Was Ihren Wunsch anbelangt, Ihr Unternehmen nach Bahá’í-Maßstäben zu reorganisieren, so weiß Shoghi Effendi den Geist, der Sie zu einem solchen Vorschlag veranlasst hat, zutiefst zu schätzen. Er ist jedoch der Meinung, dass die Zeit für einen Gläubigen noch nicht gekommen ist, eine solch grundlegende Veränderung in der wirtschaftlichen Struktur unserer Gesellschaft herbeizuführen, wie eng umgrenzt das Feld für ein solches Experiment auch sein mag. Die wirtschaftlichen Lehren der Sache sind zwar in ihren Grundzügen bekannt, aber noch nicht so weit ausgearbeitet und systematisiert, dass jemand sie genau und gründlich anwenden könnte, auch nicht in einem begrenzten Rahmen.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag vom 22. Mai 1935, An einen GläubigenA
219
In der Sache Gottes gibt es praktisch keine fachspezifischen Lehren in Bezug auf die Wirtschaft, wie etwa das Bankwesen, das Preissystem und andere. Die Sache Gottes ist kein Wirtschaftssystem, noch sollten ihre Stifter als Wirtschaftsfachleute betrachtet werden. Der Beitrag des Glaubens zu diesem Thema ist im Wesentlichen indirekt, da er in der Anwendung geistiger Prinzipien auf unser heutiges Wirtschaftssystem besteht. Bahá’u’lláh hat uns einige Grundprinzipien gegeben, die künftigen Bahá’í-Ökonomen als Richtschnur bei der Schaffung solcher Institutionen dienen sollen, die die wirtschaftlichen Verhältnisse der Welt regeln werden.
… Der Meister hat ausdrücklich erklärt, dass die Löhne einfach deshalb unterschiedlich hoch sein sollten, weil die Menschen sich in ihren Fähigkeiten unterscheiden und folglich entsprechend ihren unterschiedlichen Fähigkeiten und Möglichkeiten bezahlt werden sollten.
… Diese Sichtweise scheint der Meinung einiger moderner Wirtschaftswissenschaftler zu widersprechen. Aber die Freunde sollten volles Vertrauen in die Worte des Meisters haben und Seinen Aussagen einen höheren Stellenwert einräumen als denen unserer sogenannten modernen Denker. …
… Wie weit die Technik auch fortschreiten mag, der Mensch wird sich immer abmühen müssen, um seinen Lebensunterhalt zu verdienen. Die Anstrengung ist ein untrennbarer Teil des menschlichen Lebens. Sie mag mit den sich wandelnden Bedingungen der Welt verschiedene Formen annehmen, aber sie wird immer als notwendiges Element in unserem Erdenleben gegenwärtig sein. Schließlich ist das Leben ein Kampf. Fortschritt wird durch Kampf erreicht, und ohne einen solchen Kampf verliert das Leben seinen Sinn, es erlischt sogar. Der technische Fortschritt hat die Anstrengung nicht überflüssig gemacht. Er hat ihr eine neue Form, einen neuen Ausdruck gegeben.
… Mit der Aussage »die wirtschaftliche Lösung ist göttlicher Natur« ist gemeint, dass in letzter Konsequenz allein die Religion eine so grundlegende Veränderung in der Natur des Menschen bewirken kann, dass er in die Lage versetzt wird, die Wirtschaftsbeziehungen der Gesellschaft anzupassen. Nur so kann der Mensch die ökonomischen Kräfte beherrschen, die die Grundlagen seines Daseins zu beeinträchtigen drohen, und so seine Herrschaft über die Naturgewalten bewahren.
… Wie bereits erwähnt …, ist die soziale Ungleichheit das unvermeidliche Ergebnis der natürlichen Ungleichheit der Menschen. Die Menschen sind unterschiedlich begabt und sollten sich daher auch in ihrer sozialen und wirtschaftlichen Stellung unterscheiden. Die Extreme von Reichtum und Armut sollten jedoch vollständig abgeschafft werden. Diejenigen, die mit ihrem Verstand zur Schaffung und Verbesserung der Produktionsmittel beigetragen haben, müssen angemessen entlohnt werden, auch wenn diese Mittel im Besitz und unter der Kontrolle anderer sind.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag vom 26. Dezember 1935, An einen GläubigenA
220
Zu Ihrer Frage bezüglich der Haltung der Bahá’í gegenüber Arbeitsproblemen: Diese können, wie uns ‘Abdu’l-Bahá sagt, mit Sicherheit nicht durch bloße physische Gewalt gelöst werden. Auch die Verweigerung der Zusammenarbeit, selbst wenn sie nicht von Gewalttaten begleitet wird, ist uneffektiv. Der Konflikt zwischen Arbeit und Kapital kann am besten durch die friedlichen und konstruktiven Methoden der Zusammenarbeit und der Beratung gelöst werden.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag vom 30. Juni 1937, An einen GläubigenA
221
Zu Ihren Fragen bezüglich der Haltung der Bahá’í zu verschiedenen wirtschaftlichen Problemen, wie dem Problem des Eigentums, der Kontrolle und der Verteilung des Kapitals und anderer Produktionsmittel, dem Problem von Trusts und Monopolen und solchen wirtschaftlichen Experimenten wie den sozialen Genossenschaften:
Die Lehren Bahá’u’lláhs und ‘Abdu’l-Bahás bieten keine spezifischen und detaillierten Lösungen für all diese Wirtschaftsfragen, die zumeist in den Bereich der Wirtschaftswissenschaft fallen und als solche nicht direkt die Sache betreffen.
Zwar gibt es in den Heiligen Schriften der Bahá’í gewisse Leitprinzipien zum Thema Wirtschaft, doch decken diese keineswegs das gesamte Gebiet der theoretischen und angewandten Ökonomie ab, sondern sollen vor allem künftigen Autoren und Technikern der Bahá’í-Ökonomie als Anleitung dienen, ein Wirtschaftssystem zu entwickeln, das in voller Übereinstimmung mit dem Geist und den genauen Bestimmungen der Sache zu diesem und ähnlichen Themen funktioniert.
Das Internationale Haus der Gerechtigkeit wird in Absprache mit Wirtschaftsexperten bei der Formulierung und Weiterentwicklung des Bahá’í-Wirtschaftssystems der Zukunft behilflich sein.
Eines ist jedoch sicher:
Die Sache akzeptiert weder die Theorien der kapitalistischen Wirtschaft in vollem Umfang, noch kann sie mit den Marxisten und Kommunisten in ihrer Ablehnung des Prinzips des Privateigentums und dieses grundlegenden unantastbaren Rechts des Individuums übereinstimmen.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag vom 10.
Juni 1939, An einen GläubigenA
222
Die Ideologien, die heute in der Welt existieren, sind äußerst komplex. So wie es schwierig ist, ein kohärentes System von Lehren zu finden, das als Christentum bezeichnet werden kann und alle umfasst, die sich selbst als Christen bezeichnen, so gibt es viele Arten von Kommunisten, die oft lautstark im Widerspruch zueinander stehen. Und erst recht gibt es viele Arten von ›Kapitalisten‹ im Sinne derer, die den Kapitalismus als die wünschenswerteste Form des Wirtschaftssystems befürworten. Das Dokument Die Verheißung des Weltfriedens war nicht der richtige Ort für eine Analyse der Vorzüge und Unzulänglichkeiten dieser verschiedenen Theorien, es konnte lediglich auf einige der eklatantesten Mängel hinweisen, die durch extreme Varianten hervorgerufen wurden, und alle, die sie befürworten, ermutigen, bei der Suche nach der wirklichen Lösung der Probleme, die die Menschheit plagen, über ihre Differenzen hinwegzusehen.
Man könnte zwei Extreme der Wirtschaftstheorie postulieren, denn einerseits gibt es diejenigen, die glauben, dass die beste Lösung darin besteht, jegliche staatliche Kontrolle und Intervention aus dem Wirtschaftssystem zu entfernen, und andererseits diejenigen, die glauben, dass das Funktionieren des Wirtschaftssystems vom Staat genau überwacht und angepasst werden sollte, damit die Gesellschaft nicht dem System ausgeliefert ist, sondern es unter ihrer Kontrolle hat. Es hat sich deutlich gezeigt, dass keines der beiden Extreme praktikabel ist, und die Befürworter beider Positionen haben sich allmählich zu gemäßigteren Standpunkten durchgerungen, auch wenn es je nach den sich ändernden Bedingungen zu einem Hin- und Herpendeln der Standpunkte kommt. Auf die Befürworter eines dieser Extreme und für die gegenwärtige, höchst unbefriedigende wirtschaftliche Situation in der Welt bezog sich das Haus der Gerechtigkeit indirekt, als es auf jene Ideologien hinwies, die die Tendenz haben, »Millionen Hungernder gleichgültig Marktmechanismen preiszugeben, die die wirtschaftliche Misere des größeren Teils der Menschheit ganz offensichtlich verschlimmern, während sie kleinen Teilen der Bevölkerung ein Leben in einem von unseren Vorfahren kaum erträumten Überfluss ermöglichen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Die Verheißung des Weltfriedens 2:8A«Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 13. November 1985, An einen GläubigenA
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Ein offensichtliches Beispiel ergibt sich bei Diskussionen über den Prozess der Globalisierung, auf den Ihr Brief anspielt. Die immensen Vorteile, die diese lang erwartete Etappe in der Entwicklung der menschlichen Gesellschaft mit sich bringt, verlangen von Regierung und Zivilgesellschaft vergleichbare Anstrengungen, um eine gerechte Verteilung ihrer Vorteile an die gesamte Menschheit zu gewährleisten. ‘Abdu’l-Bahá stellt uns diese Problematik in aller Deutlichkeit dar:
»So kannst du einerseits beobachten, wie ein Einzelner, der ein Vermögen angehäuft hat, ein ganzes Land zu seiner persönlichen Kolonie machte, immensen Reichtum erwarb und für einen ununterbrochenen Fluss von Gewinnen und Profiten sorgte, und andererseits, wie hunderttausend hilflose Menschen, schwach und machtlos, nach einem Bissen Brot schmachten. Hier gibt es weder Gleichheit noch Nächstenliebe. Sieh, wie dadurch der allgemeine Friede und das Glück so zerstört wurden und das Wohlergehen der Menschheit so beeinträchtigt wurde, dass das Leben eines Großteils der Menschen sinnlos geworden ist! Denn all der Reichtum, die Macht, der Handel und die Industrie befinden sich in den Händen einiger weniger Menschen, während alle anderen unter der Last endloser Entbehrungen und Schwierigkeiten leiden, aller Vorteile und Vergünstigungen, jeder Annehmlichkeit und Zufriedenheit beraubt sind. Es müssen daher solche Gesetze und Vorschriften erlassen werden, die das übermäßige Vermögen von Wenigen begrenzen und die Grundversorgung der unzähligen Millionen von Armen gewährleisten, um einen gewissen Ausgleich zu erreichen.«‘Abdu’l-Bahá, in: Beantwortete Fragen 78:4A
Die von diesem Problem verursachten Herausforderungen – ein Problem, das heute den ganzen Planeten betrifft – haben ein Ausmaß angenommen, das in der Menschheitsgeschichte ohne Beispiel ist. Sie anzugehen erfordert ein einheitliches Verständnis dessen, was auf dem Spiel steht, ein Verständnis, das nur durch gründliche Analyse, freie öffentliche Diskussion und ein unablässiges Engagement für die Umsetzung vereinbarter Kontrollsysteme erreicht werden kann.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 27. November 2001, An einen GläubigenA
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Das Universale Haus der Gerechtigkeit hat Ihren Brief erhalten… in dem Sie um Klärung der Frage bitten, was eine angemessene Wirtschaftsphilosophie für unsere Zeit ausmacht …
In Ihrem … Brief zitieren Sie eine Passage aus Jahrhundert des Lichtsvgl. Das Jahrhundert des Lichts 11:22A, in der es heißt, dass das gegenwärtig auf dem Planeten herrschende Denksystem moralisch und intellektuell am Ende ist. Nach Ihrem Verständnis bedeutet diese Passage, dass der Kapitalismus von der Bahá’í-Gemeinde als unbrauchbare Wirtschaftsphilosophie für die zukünftige Entwicklung der Welt angesehen wird. Sie finden diese Haltung nicht nur deshalb überraschend, weil sie in direktem Widerspruch zu den Schlussfolgerungen steht, die heute von Denkern gezogen werden, die den Kapitalismus als das einzig praktikable System für die globale Wirtschaftsentwicklung betrachten, sondern auch, weil sie bestimmten Aussagen Shoghi Effendis zu widersprechen scheint. Der Kapitalismus hat sich zu einem System entwickelt, das Ihrer Meinung nach weitgehend, wenn nicht sogar vollständig, mit den Aussagen Shoghi Effendis übereinstimmt. Sie fragen sich, wie Bahá’í, die im Bereich der Wirtschaft tätig sind, weiterkommen sollen, wenn sie zu diesem Thema so weit auseinandergehende Ansichten vertreten: angefangen mit denen, die – wie Sie – die Äußerungen des Hüters als Unterstützung für den Kapitalismus ansehen, bis hin zu denjenigen, die glauben, dass er ersetzt werden sollte.
Zu den von Ihnen aufgeworfenen Fragen gibt es zwei Aspekte. Der eine betrifft die Aussage über den moralischen Bankrott des heute vorherrschenden Weltsystems, der andere bezieht sich auf die Gültigkeit von Wirtschaftstheorien, die den Kapitalismus voll unterstützen. Was die erste Frage betrifft, so ist die von Ihnen zitierte Passage aus Jahrhundert des Lichts gedacht als eine allgemeine Aussage über den Zustand der Welt, ihre politischen und wirtschaftlichen Strukturen und die Ungerechtigkeiten, die das Gefüge der heutigen Gesellschaft zerreißen. Man kann mit Recht die gegenwärtige globale Situation als ungerecht anprangern, in der relativ wenige im Überfluss leben, während die große Mehrheit ihrer Mitmenschen zu einem Leben in völliger materieller Armut verurteilt ist. Sicherlich kann diese Situation nicht von den grundlegenden Unzulänglichkeiten des herrschenden Denksystems sowie der Strukturen und Prozesse, die dieses hervorgebracht hat, getrennt werden.
Der zweite Aspekt Ihrer Fragen betrifft die Einzelheiten der Wirtschaftstheorie.
Dass Bahá’í-Denker, wie Sie erwähnen, eine breite Palette von Ansichten über den Kapitalismus und seine verschiedenen Formen vertreten, sollte kein Grund zur Beunruhigung sein.
Im Gegenteil, das Haus der Gerechtigkeit hält die Situation eigentlich für ganz gesund und möchte zu diesem Zeitpunkt nicht weiter auf dieses Thema eingehen.
Sie haben Recht, wenn Sie in Ihrem Brief … erklären, dass die Lösungen für die Probleme der Menschheit in der Anwendung wissenschaftlicher Erkenntnisse und der Lehren Bahá’u’lláhs, die die gesellschaftliche Wirklichkeit betreffen, zu finden sind.
Es ist also zu erwarten, dass die Lehren bei den Entscheidungen, die die Menschheit in Bezug auf die Herstellung, Verteilung, Vermehrung, Anwendung und Nutzung materieller Mittel zu treffen hat, zum Tragen kommen werden.
Wie bei der Weiterentwicklung jeder Wissenschaft üblich, werden Erkenntnisse über eine angemessene Wirtschaftstheorie nur dann gewonnen, wenn Menschen mit unterschiedlichen Ansichten verschiedene Richtungen erkunden.
Die Kritik an den gegenwärtigen wirtschaftlichen Praktiken sollte nicht als bloße Anprangerung des Kapitalismus missverstanden werden und ebenso wenig als Befürwortung des Sozialismus.
Sicherlich sind auch Sie der Meinung, dass die Prämisse des Privateigentums zu neuen und besseren Wegen führen kann als dies die derzeitigen Formen der Organisation der wirtschaftlichen Tätigkeit der Menschheit vermögen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 31.
Juli 2002, An einen GläubigenA
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Soziale Gerechtigkeit wird erst dann erreicht, wenn jedes Mitglied der Gesellschaft ein gewisses Maß an materiellem Wohlstand genießt und dem Erwerb geistiger Fähigkeiten die gebührende Aufmerksamkeit schenkt. Die Lösung der vorherrschenden wirtschaftlichen Schwierigkeiten ist also bei der Anwendung geistiger Prinzipien ebenso zu suchen wie bei der Umsetzung wissenschaftlicher Methoden und Ansätze. Die Familie bietet einen idealen Rahmen, in dem jene moralischen Eigenschaften gebildet werden können, die zu einer angemessenen Betrachtungsweise materiellen Reichtums und seiner Nutzung beitragen.
Die Erfordernisse der materiellen Welt betreffend, versichert Bahá’u’lláh, dass jedem Ziel ein Mittel zu seiner Verwirklichung zugeordnet ist. Eine naheliegende Schlussfolgerung aus der Betrachtung dieses Grundprinzips ist, dass man bei der Unterscheidung zwischen ›Mittel‹ und ›Zweck‹ Wachsamkeit walten lassen muss, andernfalls könnte das, was als bloßes Mittel gedacht ist, leicht zum eigentlichen Ziel des Lebens eines Einzelnen werden. Der Erwerb von Reichtum ist ein Beispiel dafür. Er ist annehmbar und lobenswert, insofern er als Mittel dient, um höhere Ziele zu erreichen – um die Grundbedürfnisse zu befriedigen, den Fortschritt der Familie zu unterstützen, das Wohlergehen der Gesellschaft zu fördern und zum Aufbau einer Weltzivilisation beizutragen. Aber die Anhäufung von Reichtum zum Hauptziel des eigenen Lebens zu machen, ist eines Menschen unwürdig.
Ein Gedanke, der eng mit dem oben Gesagten zusammenhängt und dem Geist der Bahá’í-Lehre entspricht, ist, dass der Zweck nicht dazu dient, die Mittel zu heiligen. So konstruktiv und edel das Ziel, so bedeutsam es auch für das eigene Leben oder für das Wohlergehen der eigenen Familie ist, darf es nicht mit unlauteren Mitteln erreicht werden. Es ist bedauerlich, dass einige der heutigen politischen, gesellschaftlichen und religiösen Führer sowie einige Finanzmarktdirektoren, Führungskräfte multinationaler Konzerne, Wirtschafts- und Industriechefs wie auch einfache Bürger, die dem gesellschaftlichen Druck nachgeben und den Ruf ihres Gewissens ignorieren, entgegen diesem Grundsatz handeln; sie rechtfertigen jedes Mittel, um ihre Ziele zu erreichen.
Wie ‘Abdu’l-Bahá sagt, hängt die Legitimität des Reichtums davon ab, wie man ihn erwirbt und wie man ihn ausgibt. In diesem Zusammenhang hat Er erklärt: »Reichtum ist allen Lobes wert, wenn er durch eigene Anstrengungen des Menschen und durch die Gnade Gottes auf den Gebieten des Handels, der Landwirtschaft, der Kunst oder Industrie«‘Abdu’l-Bahá, in: Das Geheimnis Göttlicher Kultur 46A erworben wird, wenn die Maßnahmen, die der Einzelne zur Erlangung von Reichtum ergreift, dazu dienen, »das Einkommen der Volksmassen allgemein zu heben«, und wenn der so erlangte Reichtum für »menschenfreundliche Zwecke« und die Förderung von Wissen, für die Etablierung von Schulen und Gewerbebetrieben und die Förderung der Erziehung und Bildung und allgemein für das Wohlergehen der Gesellschaft ausgegeben wird.
Viele würden bereitwillig anerkennen, dass der Erwerb von Reichtum von den Erfordernissen der Gerechtigkeit geleitet werden sollte, die grundsätzlich in unterschiedlichem Maße und auf verschiedenen Ebenen zum Ausdruck kommen kann.
Ein Arbeitgeber und ein Arbeitnehmer sind beispielsweise an die Gesetze und Konventionen gebunden, die ihre Arbeit regeln, und von beiden wird erwartet, dass sie ihre Aufgaben mit Ehrlichkeit und Integrität wahrnehmen.
Wenn die tiefergehenden Implikationen der Gerechtigkeit verwirklicht werden sollen, müssen auf einer anderen Ebene auch die beiden oben genannten Voraussetzungen für den rechtmäßigen Erwerb von Reichtum berücksichtigt und in deren Licht die geltenden Normen neu bewertet werden.
In diesem Zusammenhang ist das Verhältnis zwischen Mindestlohn und Lebenshaltungskosten sorgfältig zu prüfen – insbesondere im Hinblick auf den Beitrag der Arbeitnehmer zum Erfolg eines Unternehmens und ihren Anspruch auf eine angemessene Gewinnbeteiligung, wie ‘Abdu’l-Bahá darlegte.
Die große, oft nicht zu rechtfertigende Spanne zwischen den Produktionskosten bestimmter Waren und dem Preis, zu dem sie verkauft werden, erfordert ebenso Aufmerksamkeit wie die Frage der Generierung von Vermögen durch Maßnahmen, die das Einkommen der Allgemeinheit heben.
Solche Überlegungen und Untersuchungen werden zweifellos deutlich machen, dass bestimmte Ansätze zur Erlangung von Reichtum – von denen so viele die Ausbeutung anderer, die Monopolisierung und Manipulation von Märkten und die Produktion von Gütern, die Gewalt und unmoralisches Verhalten fördern, beinhalten – unwürdig und inakzeptabel sind.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 2.
April 2010, An die Gläubigen in der Wiege des GlaubensA
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Das Wohlergehen jedes einzelnen Segments der Menschheit ist mit dem Wohlergehen des Ganzen untrennbar verbunden. Die Menschheit als ganze leidet, wenn eine Gruppe nur an ihr eigenes Wohlergehen denkt, losgelöst von dem ihrer Nachbarn, oder wenn sie nach wirtschaftlichem Gewinn strebt ohne Rücksicht auf Folgen für die Natur, die Lebensgrundlage aller. Bedeutender sozialer Fortschritt wird so hartnäckig blockiert: Immer wieder setzen sich Habgier und Eigennutz auf Kosten des Allgemeinwohls durch. Hemmungslos wird exzessiver Reichtum zusammengerafft, und die so geschaffene Instabilität wird dadurch verstärkt, dass Einkommen und Chancen innerhalb wie zwischen den Nationen derart ungleich verteilt sind. Aber das muss nicht so sein. Ganz gleich wie sehr derartige Verhältnisse historisch bedingt sind – die Zukunft müssen sie nicht bestimmen; und selbst wenn die derzeit gängigen ökonomischen Vorstellungen und Methoden der Menschheit in der Zeit ihrer Adoleszenz genügten, so sind sie doch für die anbrechende Zeit ihrer Reife schlicht unzureichend. Es gibt keine Rechtfertigung dafür, an Strukturen, Regeln und Systemen festzuhalten, die ganz offenkundig nicht den Interessen aller Völker dienen. Die Lehren des Glaubens lassen hier keinen Raum für Zweifel: Aufbau, Verteilung und Verwendung von Reichtum und Ressourcen haben eine inhärente moralische Dimension.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 1. März 2017, An die Bahá’í der WeltA
Gesundheit
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Lasst sie auch lernen, was der leiblichen Gesundheit dient und wie sie ihre Kinder vor Krankheit schützen können.‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 94:3A
228
Strengt euch deshalb kräftig an, damit Reinheit und Heiligkeit, wie sie ‘Abdu’l-Bahá über alles schätzt, das Volk Bahás auszeichnen, damit Gottes Volk die anderen Menschen in allen Vortrefflichkeiten überrage, damit es sich äußerlich wie innerlich vor den anderen auszeichne, an Reinheit, Makellosigkeit, Vornehmheit und Gesundheit führend unter den Wissenden sei. Und durch ihre Freiheit von Sklaverei, ihre Erkenntnis und Selbstbeherrschung sollen die Bahá’í die ersten unter den Reinen, Freien und Weisen sein.‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 129:14A
229
O Dienerin des Höchsten! Dein Brief ist eingetroffen. Du hast geschrieben, dass du ein neues Krankenhaus errichten möchtest und es gemeinsam mit fünf anderen Bahá’í-Ärzten planst und organisierst. Sollte dieses Vorhaben verwirklicht werden, so wäre das äußerst segensreich.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
230
Wenn Gesundheit und körperliches Wohlbefinden auf dem Pfad des Königreiches geopfert werden, so ist dies durchaus annehmbar und lobenswert, und wenn sie zum allgemeinen Besten der Menschheit dahingegeben werden – selbst wenn es zu ihrem materiellen Vorteil und eine Art Wohltätigkeit wäre –, so ist auch dies willkommen. Wenn jedoch menschliche Gesundheit und Wohlstand zur Befriedigung sinnlicher Begierden in tierischem Leben und teuflischem Streben vergeudet werden, – dann ist Krankheit besser als solche Gesundheit, ja, selbst der Tod ist einem solchen Leben vorzuziehen. Wenn du Gesundheit erstrebst, so wünsche sie dir zum Dienst am Königreich. Ich hoffe, dass du vollkommene Einsicht, unbeugsame Entschlossenheit, völlige Gesundheit und geistige und physische Kraft erlangst, damit du aus dem Brunnen des ewigen Lebens trinkst und dir der Geist der göttlichen Bestätigung hilft. ‘Abdu’l-Bahá, zitiert in: Esslemont, J.E., Bahá’u’lláh und das Neue Zeitalter, Hofheim-Langenhain: Bahá’í Verlag 81970, S. 137 A
231
… das Heilen mit ausschließlich geistigen Kräften ist sicherlich ebenso unzureichend wie die mechanischen Geräte und Methoden, die materialistische Ärzte und Denker vergebens zu Heilzwecken einsetzen. Die besten Ergebnisse werden durch eine Kombination der beiden Prozesse erzielt: geistig und körperlich. Shoghi Effendi, zitiert in: Heilen, Auswahl aus den Bahá’í-Schriften zum Thema: Gesundheit, Heilen, Ernährung und Ähnlichem, April 1984, Abs. 46 A
232
Die ungeheuren Kräfte, die für die wirtschaftliche oder politische Kriegsführung verzettelt und vergeudet werden, fließen Zwecken zu, welche die Reichweite menschlicher Erfindungen erweitern, die technische Entwicklung fördern, die Produktivität der Menschheit steigern, Krankheiten ausrotten, wissenschaftliche Forschungen ausdehnen, den körperlichen Gesundheitszustand heben, den menschlichen Verstand schärfen und verfeinern, die ungenutzten, ungeahnten Ressourcen dieser Erde ausbeuten, das menschliche Dasein verlängern und jedwedes andere Mittel fördern, welches das verständliche, sittliche und geistige Leben des ganzen Menschengeschlechts anzuregen vermag.Shoghi Effendi, Brief vom 11. März 1936, in: Die Weltordnung Bahá’u’lláhs 7:110A
233
Es mag Sie freuen zu erfahren, dass Informationen über AIDS in viele Bahá’í-Projekte zur Gesundheitserziehung in Afrika und auf der ganzen Welt einfließen, wobei die Bedeutung der Keuschheit, der ehelichen Treue, der Heiligkeit der Ehe und die entscheidende Bedeutung der Familie als grundlegende Einheit der Gesellschaft betont werden. Die Aufklärung über AIDS und über die menschliche Sexualität dürfte am wirksamsten sein, wenn sie in einem Ausbildungskontext erfolgt, der sich auf die umfassenderen geistigen und moralischen Aspekte des Lebens konzentriert, was zur Stärkung der Familien und Gemeinden führen würde.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 15. November 2000, An einen GläubigenA
Künste, Medien und Technologie
234
Es ist erlaubt, Künste und Wissenschaften zu studieren, aber solche Wissenschaften, die von Nutzen sind und dem Volke Fortschritt und Entwicklung bringen. So bestimmt es Er, der Verordner, der Allweise.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 3:20A
235
Am Anfang jeder Bemühung hat man die Pflicht, auf das Ende zu sehen. Von allen Künsten und Wissenschaften sollten die Kinder diejenigen erlernen, welche dem Menschen Vorteil bringen, seinen Fortschritt sichern und seinen Rang erhöhen.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 11:16A
236
Durch dich werden Wir Menschen erwecken, die neuartige, wundersame Wissenschaften und machtvolle Fertigkeiten hervorbringen, durch die enthüllt wird, was sich bislang niemand unter Deinen Dienern vorzustellen vermochte.Bahá’u’lláh, in: Anspruch und Verkündigung 1:67A
237
Künste, Gewerbe und Wissenschaften erhöhen die Welt des Seins und tragen zu ihrer Vervollkommnung bei.Bahá’u’lláh, Brief an den Sohn des Wolfes 47A
238
Gesegnet ist, wer in den Tagen Gottes ein Handwerk ausübt. Das ist eine Gabe Gottes, denn in dieser Größten Sendung ist es in den Augen Gottes annehmbar, dass sich der Mensch in einem Handwerk betätigt, das ihn davor bewahrt, abhängig von Almosen zu sein. Das Handwerk eines jeden Handwerkers gilt als Gottesdienst.Bahá’u’lláh, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
239
Was geschrieben wird, sollte nicht die Grenzen des Taktes und der Weisheit überschreiten, und die verwendeten Worte sollten wie Milch beschaffen sein, damit die Kinder der Welt damit genährt werden und Reife erlangen. Vormals haben Wir gesagt, dass ein Wort den Einfluss des Frühlings übt und die Herzen frisch und grün werden lässt, indes ein anderes wie Gift wirkt, das Blüten und Blumen verwelken lässt. Gebe Gott, dass die Autoren unter den Freunden in solcher Weise schreiben, dass es aufrichtigen Seelen genehm ist und die Menschen nicht zum Nörgeln bringt.Bahá’u’lláh, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Arabischen und PersischenA
240
Wäre es von Nachteil, das Bildungswesen zu erweitern, nützliche Künste und Wissenschaften zu entwickeln, Industrie und Technik zu fördern? Solche Bemühungen heben doch den einzelnen Menschen inmitten der Masse empor und führen ihn aus den Tiefen der Unwissenheit zu den Gipfeln der Erkenntnis und der Vortrefflichkeit.‘Abdu’l-Bahá, in: Das Geheimnis göttlicher Kultur 25A
241
Es ist deshalb dringend notwendig, dass nutzbringende Schriften und Bücher verfasst werden, die klar und bündig die heutigen Bedürfnisse des Volkes darlegen und aufzeigen, was dem Glück und dem Fortschritt der Gesellschaft dienlich ist. Diese Schriften und Bücher sollten veröffentlicht und unter dem Volk verbreitet werden, so dass wenigstens die führenden Köpfe unter dem Volk bis zu einem gewissen Grad aufwachen und anfangen, sich auf Wegen vorwärtszubemühen, die zu ihrer ewigen Ehre führen. Die Verbreitung edler Gedanken ist die dynamische Kraft in den Schlagadern des Lebens, ja die Seele der Menschenwelt. Die Gedanken sind unendlich wie das Meer, während die Auswirkungen und die wechselnden Umstände des Daseins den Wellen in ihrer unterschiedlichen Gestalt und räumlichen Begrenzung gleichen; erst wenn das Meer wogt, steigen die Wellen an und tragen die Perlen der Erkenntnis ans Ufer des Lebens.‘Abdu’l-Bahá, in: Das Geheimnis göttlicher Kultur 194A
242
Sehet zum Beispiel, wie man sich in anderen Ländern über einen langen Zeitraum unermüdlich angestrengt hat, bis man schließlich die Dampfkraft entdeckte und mit ihrer Hilfe in der Lage war, schwere Arbeiten, die einst die menschliche Leistungsfähigkeit überstiegen, leicht auszuführen.
Wie viele Jahrhunderte würden wir wohl brauchen, wollten wir auf den Gebrauch der Dampfkraft verzichten und stattdessen alle Nerven anspannen, um einen Ersatz zu finden.
Es ist folglich besser, wenn wir weiterhin die Dampfkraft anwenden und gleichzeitig ununterbrochen die Möglichkeit prüfen, ob es nicht noch eine weit größere Kraft gibt.
Im selben Licht sollte man die anderen Vorteile der Technik, der Wissenschaften, der Künste und der politischen Denkmodelle, die sich als nützlich erwiesen haben, sehen, das heißt, jene Verfahrensweisen, die Jahrhunderte hindurch immer wieder erprobt worden sind und deren Anwendungsmöglichkeiten und Vorteile erwiesenermaßen dem Staat zu Ruhm und Größe, dem Volk zu Wohlergehen und Fortschritt gereichten.
Sollte ohne stichhaltigen Grund auf all dies verzichtet und sollten andere Reformmaßnahmen ausprobiert werden, dann würden viele Jahre und viele Menschenleben vorübergehen, ehe solche Reformen eintreten und ihre Vorteile unter Beweis gestellt werden könnten.
Einstweilen »sind wir noch an der ersten Straßenbeuge«Aus dem Zitat:
»‘Aṭṭár (persischer Dichter und Mystiker, ca.
1119–1220 n.
Chr.) hat die sieben Städte der Liebe durchschritten, und wir sind noch an der ersten Straßenbeuge«A.‘Abdu’l-Bahá, in:
Das Geheimnis göttlicher Kultur 201A
243
O ihr, die ihr Gottes Gunst empfanget! Die unerschütterliche Grundlage dieses neuen, wunderbaren Zeitalters ist das Lehren der Wissenschaften und Künste. Nach den ausdrücklichen Heiligen Worten muss jedes Kind in ausreichendem Maß in Kunst und Handwerk unterwiesen werden. Deshalb müssen in jeder Stadt und jedem Dorf Schulen errichtet werden, und jedes Kind dieser Stadt oder dieses Dorfes muss im nötigen Umfang lernen.‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 109:1A
244
Es wird die Zeit kommen, da der Glaube sich wie ein Lauffeuer verbreiten wird, da sein Geist und seine Lehren auf der Bühne oder in der Kunst und Literatur als Ganzes dargestellt werden wird. Die Kunst kann besser solch edle Gefühle wecken als kalte, rationale Erklärungen, besonders unter der breiten Bevölkerung.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag vom 10. Oktober 1932, An einen Gläubigen, zitiert in: Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Riḍván-Botschaft 1996, An die Bahá’í der WeltA
245
Bezüglich der … Zeitschrift … schlägt er vor, mehr Gewicht auf die Anzahl und Qualität der Artikel zu legen und diese nicht nur über spezifische Bahá’í-Themen zu schreiben, sondern ein breites Spektrum abzudecken, seien es Artikel zu sozialen, religiösen oder humanitären Themen. Der wissenschaftliche Teil ist zweifellos sehr wichtig und spricht vor allem die Jugend und frisch Interessierte an.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag vom 30. Mai 1935, An einen GläubigenA
246
Die Einheit des Menschengeschlechts, wie sie Bahá’u’lláh vorausschaut, umschließt die Begründung eines Weltgemeinwesens, in welchem alle Nationen, Rassen, Glaubensbekenntnisse und Klassen eng und dauerhaft vereint, die Autonomie seiner nationalstaatlichen Glieder sowie die persönliche Freiheit und Selbständigkeit der einzelnen Menschen, aus denen es gebildet ist, ausdrücklich und völlig gesichert sind. …
… Die Presse wird in einem solchen System der Darlegung der verschiedenen Ansichten und Überzeugungen der Menschheit vollen Spielraum gewähren, aber nicht mehr durch althergebrachte Interessen, seien sie persönlicher oder allgemeiner Natur, unheilvoll gelenkt sein; vom Einfluss streitender Regierungen und Völker wird sie befreit sein.Shoghi Effendi, Brief vom 11. März 1936, in: Die Weltordnung Bahá’u’lláhs, S. 297 7:16A
247
Durchdrungen von diesen hohen Eigenschaften bei gleichzeitiger Demut müssen die heutigen Jugendlichen mit Beharrlichkeit und in liebevoller Dienstbarkeit in den für den weiteren Fortschritt der Menschheit wichtigen Berufen, in Handel, Kunst und Handwerk die vorderen Plätze einnehmen, um sicherzustellen, dass der Geist der Sache Gottes all diese bedeutenden Felder menschlichen Strebens erleuchtet. Überdies müssen sie bestrebt sein, die einheitsfördernden Denkrichtungen und die rasch voranschreitenden Technologien dieses Kommunikationszeitalters zu beherrschen; doch gleichzeitig kann, ja müssen sie gewährleisten, dass Kenntnisse und Fertigkeiten, welche die wundervollen, unverzichtbaren Errungenschaften der Vergangenheit bewahren, an die Zukunft weitergereicht werden.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 8. Mai 1985, An die Bahá’í-Jugendlichen der WeltA
248
Die wissenschaftlich-technischen Fortschritte unseres ungewöhnlich gesegneten Jahrhunderts deuten auf einen gewaltigen Vorstoß in der gesellschaftlichen Entwicklung des Planeten und zeigen die Mittel auf, mit denen die praktischen Probleme der Menschheit gelöst werden können. Sie bieten in der Tat das Werkzeug zur Ordnung des vielschichtigen Lebens einer vereinten Welt. Doch es bestehen noch Barrieren. Zweifel, Missverständnisse, Vorurteile, Argwohn und engstirniger Eigennutz blockieren die Beziehungen der Staaten und Völker zueinander.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Die Verheißung des Weltfriedens 1:4A
249
Man sollte sich stets vor Augen halten, dass das Internet ein Spiegelbild der Welt um uns herum ist, und wir finden in seinen unendlich vielen Seiten die gleichen konkurrierenden Kräfte der Integration und Desintegration, die den Tumult kennzeichnen, in dem die Menschheit gefangen ist.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 9. April 2008, An einen GläubigenA
250
Die Fähigkeit der Institutionen und Agenturen des Glaubens, Einheit des Denkens in ihren Gemeinden aufzubauen, die Fokussierung der Freunde aufrechtzuerhalten, deren Energien im Dienst an der Sache zu kanalisieren und systematisches Handeln zu fördern, hängt in gewissem Maße davon ab, inwieweit die Systeme und Instrumente, die die Institutionen einsetzen, auf die Realität eingehen, nämlich auf die Bedürfnisse und Anforderungen der örtlichen Gemeinden, denen sie dienen, und der Gesellschaft, in der sie tätig sind.
In diesem Zusammenhang wurde uns aufgetragen, ein Wort der Warnung auszusprechen: Der Einsatz von Technologie wird für die Entwicklung wirksamer Systeme und Instrumente natürlich unerlässlich sein …; aber man darf nicht zulassen, dass sie Bedürfnisse definiert und Handeln diktiert.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 30. März 2011, An einen Nationalen Geistigen RatA
251
Es besteht kein Zweifel daran, dass moderne Technologien wertvolle Instrumente für das große Unterfangen des Aufbaus einer blühenden Weltzivilisation sein können. Als jemand, der sich für die Entwicklung des ländlichen Raums einsetzt, sind Sie sich jedoch sicherlich der potenziell zerstörerischen Kräfte bewusst, die durch eine naive Anwendung von Technologie im Namen von Modernität und Globalisierung entfesselt werden. So hat beispielsweise die Einführung des landwirtschaftlichen Verfahrens der Monokultur in ländlichen Gebieten, mit dem Effizienz und Ertrag für kleine Landbesitzer gesteigert werden sollten, ihnen in einigen Fällen tatsächlich ihr Land gekostet; selbst wenn es letztendlich Vorteile hat, sich modernen landwirtschaftlichen Verfahren zuzuwenden, kann man nicht die Augen verschließen vor dem unermesslichen menschlichen Leid, das entstehen kann und das durch eine Änderung der Herangehensweise gemildert werden könnte. Die Aussage in dem besagten Brief bezog sich auf diese negativen Tendenzen und war keine generelle Verurteilung der technologischen Entwicklung und des Fortschritts, die von den Lehren des Glaubens befürwortet werden …
Bahá’í, die an Projekten zur sozialen und wirtschaftlichen Entwicklung beteiligt sind, erkennen, dass der Einsatz von Technologie sowohl mit Vorteilen als auch mit Fallstricken verbunden ist. Die Kernfrage ist daher nicht, ob Technologie eingesetzt werden soll, sondern wie sie eingesetzt werden soll. Entwicklungsansätze, die sich auf das Spenden von Gütern und Dienstleistungen konzentrieren – so charakteristisch für die gutgemeinte traditionelle religiöse Nächstenliebe und die Programme des Wohlfahrtsstaates – haben bekanntermaßen lähmende Auswirkungen. Der anfängliche Reiz der versprochenen Technologien erweist sich oft als kurzlebig. Auf dieses Phänomen bezieht sich der Ausdruck ›Mogelpackung-Technologie‹. Es ist zu hoffen, dass die Freunde auf dem Gebiet der Entwicklung die damit verbundenen technischen Fragen und gesellschaftlichen Kräfte gegeneinander abwägen und ein tiefes Verständnis sowohl für die Wissenschaft als auch für die Religion einbringen, um so zu einer vernünftigen Herangehensweise beitragen zu können, die sowohl die Extreme des blinden Glaubens an den Materialismus als auch die der romantischen Bindung an die Tradition vermeidet.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 30. Dezember 2014, An einen GläubigenA
252
Wie Sie wissen, ist der technologische Fortschritt ein wesentlicher Faktor für die Entstehung einer globalen Zivilisation. In der Tat ist das Internet Ausdruck einer Entwicklung, die der Hüter erwartet hat, als er bei der Beschreibung der Merkmale einer vereinten Menschheit Folgendes voraussah: »Ein Netzwerk weltweiter Kommunikation wird ersonnen werden; es wird den ganzen Erdball umspannen und, von allen nationalen Hindernissen und Beschränkungen frei, mit wunderbarer Schnelligkeit und vollkommener Pünktlichkeit ablaufen.«Shoghi Effendi, in: Die Weltordnung Bahá’u’lláhs 7:109A Eine große Herausforderung besteht allerdings darin, das Internet in einer Weise nutzen zu lernen, die dem materiellen und geistigen Fortschritt förderlich ist.
… Da das Internet jedoch die sofortige Verbreitung von Inhalten unter einer wachsenden Zahl von Menschen ermöglicht, sind Weisheit und Selbstdisziplin erforderlich, damit die Bedeutung oder die Würde der Lehren nicht durch eine unangemessene, ungenaue oder trivialisierte Darstellung beeinträchtigt wird…
… So kann es beispielsweise von Vorteil sein – insbesondere im Kontext der Erfahrungen eines Clusters oder einer Region – über Art und Form der Kernaktivitäten zu reflektieren; wenn man jedoch versucht, eine Website zu erstellen, die darauf abzielt, mit Bahá’í weltweit über dieses Thema zu sprechen, ergeben sich bestimmte Probleme. Ein solcher Ansatz könnte dazu führen, dass die kulturellen Normen und Werte einer bestimmten Bevölkerungsgruppe einem universellen Publikum gegenüber hervorgehoben werden – ein Muster, das in der heutigen Welt nur allzu häufig anzutreffen ist. Es besteht auch die Gefahr, den Lernprozess an der Basis, wo Einzelne, Gemeinden und Institutionen als Protagonisten ihres eigenen Wachstums und ihrer Entwicklung agieren, unbeabsichtigt zu beeinflussen. Die im folgenden Auszug dargelegten Perspektiven aus der Botschaft des Hauses der Gerechtigkeit vom 12. Dezember 2011 an alle Nationalen Geistigen Räte, sind – wenn auch im spezifischen Kontext künstlerischer Bemühungen und ergänzender Bildungsmaterialien – für die oben genannten Aspekte der Kultur besonders relevant:
Angetrieben von Kräften, die innerhalb und außerhalb der Bahá’í-Gemeinde entstehen, kann man sehen, wie die Völker der Welt sich aus unterschiedlichen Richtungen immer näher aufeinander zu bewegen, hin zu dem, was eine Weltzivilisation von so gewaltiger Natur sein wird, dass der Versuch, sie uns heute vorzustellen, vergeblich wäre.
Während sich diese zentripetale Bewegung der Bevölkerungen über den ganzen Globus beschleunigt, werden einige Elemente in jeder Kultur, die nicht mit den Lehren des Glaubens übereinstimmen, nach und nach wegfallen, wohingegen andere verstärkt werden.
Aus dem gleichen Grund werden sich im Laufe der Zeit neue Elemente der Kultur entwickeln, sobald Menschen jeglicher Gruppierung, von der Offenbarung Bahá’u’lláhs inspiriert und als Folge Seiner Lehren, einem Muster des Denkens und Handelns, unter anderem durch künstlerische und literarische Werke, Ausdruck verleihen. … Wir sehnen uns beispielsweise danach, fesselnde Lieder aus allen Teilen der Welt und in jeder Sprache entstehen zu sehen, die dem Bewusstsein junger Menschen die tiefen Konzepte einprägen, die in den Bahá’í-Lehren verwahrt sind.
Doch solch ein Aufblühen dieses kreativen Denkens wird sich nicht verwirklichen, wenn die Freunde, sei es auch nur versehentlich, in die Muster verfallen, die in der Welt vorherrschen; Muster, die denen, die über finanzielle Mittel verfügen, Vollmacht erteilen, ihre kulturellen Perspektiven anderen aufzuzwingen und sie mit Materialien und Produkten, die sie aggressiv bewerben, zu überschwemmen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 9.
Oktober 2015, An einen Nationalen Geistigen RatA
253
Eine der wichtigsten Entwicklungen, die die Entfaltung des Göttlichen Plans in dieser Zeit kennzeichnen, sind die Fortschritte auf kultureller Ebene, die die Bahá’í-Gemeinde erlebt hat und auf die das Haus der Gerechtigkeit in mehreren seiner Botschaften hingewiesen hat. Diese Fortschritte bedürfen einer eingehenden Betrachtung. Jeder hingebungsvolle Gläubige wird gewiss den Wunsch haben, sie zu bewahren und weiter zu pflegen. Dementsprechend müssen die Freunde auf ihre Art der Kommunikation achten, die so viel dazu beitragen kann, die Kultur der Gemeinde zu beeinflussen. Sie müssen bestrebt sein, das Bewusstsein zu schärfen, ohne das beharrliche Selbst zu wecken, Einsichten zu verbreiten, ohne ein Gefühl des Berühmtseins zu kultivieren, Themen tiefgreifend anzugehen, ohne dabei Kontroversen anzustreben, sich klar auszudrücken, ohne in Grobheiten zu verfallen, wie sie im allgemeinen Diskurs vorherrschen, und zu vermeiden – absichtlich oder unabsichtlich – den Ton für die Gemeinde anzugeben, oder – um die Zustimmung in der Gesellschaft zu gewinnen – die Bemühungen der Gemeinde in neu angepassten Begriffen darzustellen, die eben diese Bemühungen untergraben könnten.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 4. April 2018, An einen Nationalen Geistigen RatA
Bibliographie
‘Abdu’l-Bahá,
Das Geheimnis göttlicher Kultur, Auflage 5.01-online, bibliothek.bahai.de, Bahá’í Verlag 2023
Briefe und Botschaften, Auflage 4.01-online, bibliothek.bahai.de, Bahá’í Verlag 2021
Beantwortete Fragen, Auflage 13.01-online, bibliothek.bahai.de, Bahá’í Verlag 2022
Der Weltfriedensvertrag, Hofheim-Langenhain Bahá’í Verlag 1988
Bahá’u’lláh,
Kitáb-i-Aqdas, Auflage 6.02-online, bibliothek.bahai.de, Bahá’í Verlag 2020
Das Buch der Gewissheit, Auflage 6.01-online, bibliothek.bahai.de, Bahá’í Verlag 2023
Botschaften aus ‘Akká, Auflage 3.03-online, bibliothek.bahai.de, Bahá’í Verlag 2021
Das Tabernakel der Einheit, Auflage 1.03-online, bibliothek.bahai.de, Bahá’í Verlag 2021
Brief an den Sohn des Wolfes, Auflage 3.01-online, bibliothek.bahai.de, Bahá’í Verlag 2023
Ährenlese aus den Schriften Bahá’u’lláhs, Auflage 9.02-online, bibliothek.bahai.de, Bahá’í Verlag 2021
Anspruch und Verkündigung, Auflage 1.03-online, bibliothek.bahai.de, Bahá’í Verlag 2021
Die Verborgenen Worte, Aus dem Persischen 80; Auflage 2.03-online, bibliothek.bahai.de, Bahá’í Verlag 2022,
Shoghi Effendi,
Die Weltordnung Bahá’u’lláhs, Auflage 3.04-online, bibliothek.bahai.de, Bahá’í Verlag 2022
Gott geht vorüber, Auflage 6.03-online, bibliothek.bahai.de, Bahá’í Verlag 2021
Das Universale Haus der Gerechtigkeit
Die Verheißung des Weltfriedens, Auflage 6.03-online, bibliothek.bahai.de, Bahá’í Verlag 2021
Die Institution der Berater, unveränderter Nachdruck der 1. Aufl. von 2003, Bahá’í Verlag 2017
Textzusammenstellungen
Beratung, Auflage 2.01-online, bibliothek.bahai.de, Bahá’í Verlag 2021
Ziele der Kindererziehung, Auflage 4.05-online, bibliothek.bahai.de, Bahá’í Verlag 2023
Bahá’í-Gelehrsamkeit, 1. Auflage, Bahá’í Verlag 1995
Geistige Räte – Häuser der Gerechtigkeit, Hofheim-Langenhain: Bahá’í Verlag 1972
Soziales Handeln
Eine Textzusammenstellung aus den Bahá’í-Schriften
Grundlegende Konzepte und Prinzipien
Das in den Lehren verankerte Konzept sozialer und wirtschaftlicher Entwicklung
1
Fördert die Entwicklung der Städte Gottes und Seiner Länder und verherrlicht Ihn darin mit der melodischen Stimme der Gott Nahen. Wahrlich, die Macht der Zunge erbaut die Menschenherzen, so wie die Hand und andere Mittel Häuser und Städte erbauen. Wir haben zur Verwirklichung jeder Sache ein Mittel bestimmt; nutzt es und setzt euer Vertrauen und eure Zuversicht auf Gott, den Allwissenden, den Allweisen.Bahá’u’lláh, Kitáb-i-Aqdas 4:160A
2
… Ist es nicht das Ziel jeder Offenbarung, eine Wandlung und Änderung in der ganzen Wesensart der Menschheit zu bewirken, eine Wandlung, die sich äußerlich wie innerlich erweisen und das innere Leben wie die äußeren Verhältnisse gestalten soll?Bahá’u’lláh, Das Buch der Gewissheit 270A
3
… führt doch das, was der Erhabensten Feder entströmt, bei allen Völkern und Geschlechtern auf Erden zu ruhmreicher Entwicklung und Erziehung. Es ist fürwahr das wirksamste Heilmittel für jede Krankheit, könnten sie es nur begreifen und verstehen.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 6:53A
4
O Volk Gottes! Höret auf das, was Freiheit, Wohlfahrt, Ruhe, Erhabenheit und Fortschritt aller Menschen sichert, wenn es beachtet wird.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 7:28A
5
Unverhüllt und offen hat dieser Unterdrückte allzeit vor dem Angesicht aller Völker der Welt verkündet, was als Schlüssel zu den Toren der Wissenschaften, der Künste, der geistigen Erkenntnis, des Wohlbefindens, der Wohlfahrt und des Wohlstandes dienen wird.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 7:40A
6
Der Fortschritt der Welt, die Entwicklung der Nationen, die Ruhe der Völker und der Frieden aller Erdenbewohner gehören zu den Grundsätzen und Geboten Gottes. Die Religion schenkt dem Menschen die wertvollste aller Gaben, reicht ihm den Kelch des Wohlstands, verleiht ihm ewiges Leben und lässt unzerstörbare Wohltaten auf die Menschheit herniedergehen.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 8:61A
7
Gott, der Wahre, ist Mein Zeuge und jedes vorhandene Atom ist bewegt zu bekunden, dass die Mittel, die die Erhöhung, den Fortschritt, die Erziehung, den Schutz und die Wiederbelebung der Völker auf Erden bewirken, von Uns klar dargelegt und von der Feder der Herrlichkeit in den Heiligen Büchern und Sendbriefen offenbart worden sind.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 8:62A
8
Der ist wirklich ein Mensch, der sich heute dem Dienst am ganzen Menschengeschlecht hingibt. Das Erhabenste Wesen spricht: Selig und glücklich ist, wer sich erhebt, dem Wohle aller Völker und Geschlechter der Erde zu dienen.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 11:12A
9
Dieser Diener bittet und drängt jede gewissenhafte, wagemutige Seele, sich bis zum äußersten anzustrengen und sich aufzumachen, in allen Bereichen die Lebensverhältnisse wieder in Ordnung zu bringen und die Toten mit den Lebenswassern weiser Rede neu zu beleben, kraft ihrer Liebe zu Gott, dem Einen, dem Unvergleichlichen, dem Allmächtigen, dem Wohltätigen.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 11:27A
10
Jede Zeit hat ihre besonderen Nöte, jede Seele ihre eigene Sehnsucht. Für die Krankheit der Welt von heute gibt es ein Heilmittel, für die Welt von morgen ein anderes. Sorgt euch um die Nöte eurer Zeit, und konzentriert euch auf ihre Bedürfnisse.Bahá’u’lláh, in: Das Tabernakel der Einheit 1:4A
11
Es geziemt den Geliebten Gottes, sich in jeder Lage mit dem zu befassen, was die Menschenseelen erhebt, die Welt, in der wir leben, voranbringt und das Wort Gottes erhöht. Das zu verwirklichen hängt von den wohlüberlegten Beschlüssen der Treuhänder des Hauses der Gerechtigkeit ab. Wohl denen, die bestrebt sind, der Menschheit zu dienen. Der Einfluss dieser Seelen wird die Welt aus dem Elend zum Wohlergehen, aus der Armut zum Reichtum und aus der Erniedrigung zur Herrlichkeit führen.Bahá’u’lláh, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
12
Während der Sitzung geziemt es ihnen, zugunsten der Diener Gottes über Dinge zu sprechen, die mit den Angelegenheiten und Interessen des Gemeinwohls zu tun haben. … Desgleichen sollten sie über Angelegenheiten wie die Verfeinerung der Umgangsformen, die Wahrung menschlicher Würde, den Ausbau der Städte und die Ordnung nachdenken, die Gott zu einem Bollwerk für Seine Lande und zu einer Feste für Sein Volk gemacht hat.Bahá’u’lláh, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
13
Gott hat uns Augen gegeben, damit wir uns in der Welt umschauen und alles festhalten, was unsere Kultur und unsere Lebensweise verbessert. Er hat uns Ohren gegeben, damit wir zu unserem Nutzen auf die Weisheit der Gelehrten und Philosophen hören und uns aufmachen, ihre Lehren zu unterstützen und in die Tat umzusetzen. Sinne und Fähigkeiten sind uns verliehen worden, damit wir sie dem Dienst am Allgemeinwohl weihen, so dass wir, die wir uns durch Wahrnehmungsvermögen und Verstand von allen anderen Lebensformen unterscheiden, uns allezeit und in jeder Hinsicht, seien die Anlässe wichtig oder unbedeutend, üblich oder außergewöhnlich, darum bemühen, die ganze Menschheit sicher in der unbezwingbaren Feste des Wissens zu versammeln. Unablässig sollten wir neue Voraussetzungen für menschliches Glück schaffen, fortgesetzt sollten wir neue Instrumente entwickeln und fördern, um dieses Ziel zu erreichen. Wie erhaben, wie hochgeehrt ist ein Mensch, wenn er sich aufmacht, seiner Verantwortung gerecht zu werden; wie erbärmlich und verachtenswert ist er, wenn er seine Augen vor dem Wohlergehen der Gesellschaft verschließt und sein kostbares Leben damit vergeudet, selbstischen Interessen und persönlichem Nutzen nachzujagen! Der Mensch wird höchstes Glück erlangen und die Zeichen Gottes in der Welt und in der Menschenseele wahrnehmen, wenn er auf dem Ross hehren Bestrebens in die Kampfbahn der Kultur und Gerechtigkeit prescht.‘Abdu’l-Bahá, in: Das Geheimnis göttlicher Kultur 6A
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Unternehmt jede Anstrengung auf den Gebieten der Entwicklung und der Zivilisation, beim Erwerb von Wissen, in der Ausweitung des Handels, der Verbesserung der Landwirtschaft und der Förderung neuer Forschungsergebnisse.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
15
Leite und berate stets die Freunde Gottes, sich allesamt unermüdlich dem bleibenden Ruhm Irans zu widmen und sich in höchstem Maße anzustrengen, Charakter und Sitten zu verfeinern, gewissenhaft zu arbeiten, hohe Ziele anzustreben, Liebe und Zuneigung zu fördern sowie Fortschritt und Entwicklung von Industrie, Landwirtschaft und Handel zu unterstützen.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Die Freunde müssen sich für die Entwicklung Persiens einsetzen, das heißt, sie müssen große Anstrengungen zur Förderung von Landwirtschaft, Industrie, Handel, Bildung und Erziehung, Künste und Wissenschaften auf sich nehmen.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Dankbar für den Beistand, die Bestätigung, den Schutz und die liebevolle Güte des Allherrlichen müssen die Geliebten Gottes nun mit großer Weisheit danach streben, die Säulen der Sache Gottes zu stärken, die Religion Gottes zu etablieren und zu verbreiten, den Duft Gottes zu verströmen und das Wort Gottes zu verherrlichen. Sie müssen jegliche Anstrengung für den Fortschritt der Menschen in allen Lebensbereichen unternehmen. Sie müssen die Kinder erziehen und ihnen nützliche Fertigkeiten vermitteln, eine immer höhere kulturelle Entwicklung erreichen, Handwerk und Industrie des Volkes ausbauen, den Handel fördern, die Landwirtschaft verbessern, allgemeinen Zugang zu Bildung schaffen, für die Ausbildung und Wertschätzung der Frauen sorgen und die Dienerinnen Gottes respektvoll behandeln. Sie müssen mit Herz und Seele danach streben, Liebe und Einigkeit unter den Freunden zu schaffen, der Regierung zu dienen und loyal gegenüber dem königlichen Thron, wohlwollend gegenüber jedermann und gehorsam gegenüber dem edlen Herrscher zu sein.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Die Angelegenheit des Lehrens, seine Richtung, seine Wege und Mittel, seine Ausbreitung, seine Festigung, so wichtig dies alles für das Wohl der Sache Gottes ist, stellt in keiner Weise den einzigen Gegenstand dar, der die volle Aufmerksamkeit der Geistigen Räte finden sollte. Ein sorgsames Studium der Sendschreiben Bahá’u’lláhs und ‘Abdu’l-Bahás lässt erkennen, dass andere Pflichten, nicht weniger lebenswichtig für das Wohl der Sache Gottes, den gewählten örtlichen Vertretern der Freunde anheimfallen…
Sie müssen ihr Äußerstes tun, jederzeit die helfende Hand den Armen, Kranken, Menschen mit Behinderung, Waisen und Witwen, gleichgültig welcher Hautfarbe, Klasse oder Konfession, entgegenzustrecken.
Sie müssen mit allen ihnen zur Verfügung stehenden Mitteln die materielle und geistige Bildung der Jugend und die Erziehung der Kinder fördern, wann immer möglich Bahá’í-Erziehungsinstitutionen gründen, deren Arbeit organisieren und die besten Möglichkeiten für deren Fortschritt und Entwicklung schaffen.
Sie müssen das Abhalten von regelmäßigen Versammlungen der Freunde, von Festen und Gedenktagen ermöglichen, und ebenso von besonderen Versammlungen, die dem sozialen, intellektuellen und geistigen Wohl ihrer Mitmenschen dienen.Shoghi Efendi, zitiert in: Esslemont, J. E., Bahá’u’lláh und das Neue Zeitalter, Hofheim-Langenhain: Bahá’í-Verlag 81970, S. 206, 11:5 [abweichende Übersetzung]A
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Bahá’u’lláh hat seit Anbeginn Seiner gewaltigen Sendung die Völker nachdrücklich darauf aufmerksam gemacht, dass es notwendig ist, die menschlichen Verhältnisse so zu ordnen, dass eine Welt entsteht, die in allen wesentlichen Gesichtspunkten ihres Lebens geeint ist.
In unzähligen Versen und Sendschreiben erklärte Er mannigfach wiederholt, dass der »Fortschritt der Welt« und die »Entwicklung der Nationen« zu den Verordnungen Gottes für diese Zeit zählen.
Die Einheit der Menschheit, gleichermaßen Antrieb wie Endziel Seiner Offenbarung, bedingt eine dynamische Übereinstimmung der geistigen und praktischen Erfordernisse des Lebens auf Erden.
Wie unerlässlich diese Beziehung ist, zeigt deutlich Seine Bestimmung des Hauses der Andacht zum geistigen Mittelpunkt jeder Bahá’í-Gemeinde, um das herum Nebengebäude entstehen müssen, die dem sozialen, humanitären, erzieherischen und wissenschaftlichen Fortschritt der Menschheit geweiht sind.
Obwohl bisher die Bahá’í-Institutionen im Allgemeinen kein besonderes Gewicht auf die Entwicklungsarbeit legen konnten, so können wir doch leicht erkennen, dass das Konzept sozialer und wirtschaftlicher Entwicklung in den heiligen Lehren unseres Glaubens enthalten ist.
Der geliebte Meister zeigte durch Seine erhellenden Worte und Taten beispielhaft, wie dieses Konzept für die Neuordnung der Gesellschaft anzuwenden ist.
Denken Sie etwa daran, welchen sozialen und wirtschaftlichen Fortschritt die persischen Gläubigen unter Seiner liebevollen Führung und später durch die ständige Ermutigung des Hüters der Sache erreichten.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 20.
Oktober 1983, An die Bahá’í der WeltA
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‘Abdu’l-Bahá hat »zwei Aufrufe« zu »Erfolg und Wohlfahrt« erschallen lassen, die von den »Höhen des Glücks für die Menschheit« herab zu hören sind. Der eine ist der Ruf der »Zivilisation, des Fortschritts in der stofflichen Welt«. Er umfasst die »Gesetze«, die »Ordnungen«, »Künste und Wissenschaften«, durch die sich die Menschenwelt entwickelt. Der andere ist der »seelenbewegende Ruf Gottes«, von dem das ewige Glück der Menschheit abhängt. »Dieser zweite Ruf«, erläutert der Meister, »beruht auf den Lehren und Ermahnungen des Herrn und den Warnungen und selbstlosen Empfindungen aus dem Reich der Sittlichkeit, die wie ein helles Licht die Lampe menschlicher Wirklichkeiten zum Strahlen bringen. Seine durchdringende Kraft ist das Wort Gottes.« Während Sie weiter in Ihren Clustern arbeiten, werden Sie mehr und mehr in das Leben der Sie umgebenden Gesellschaft hineingezogen und herausgefordert sein, den Prozess des systematischen Lernens, mit dem Sie befasst sind, auszuweiten, um menschliche Bestrebungen in zunehmender Bandbreite einzubeziehen. Bei den Ansätzen, die Sie verfolgen, den Methoden, die Sie anwenden, und den Mitteln, die Sie einsetzen, müssen Sie dasselbe Maß an innerem Zusammenhalt erreichen, welches das sich derzeit entwickelnde Wachstumsmuster auszeichnet.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Riḍván-Botschaft 2008, An die Bahá’í der Welt, Abs. 7A
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Der Ausdruck ›Politik‹ kann breitgefächerte Bedeutungen haben, und daher ist es wichtig zu unterscheiden zwischen parteipolitischer Aktivität und dem Diskurs und den Handlungen, die darauf ausgerichtet sind, konstruktiven gesellschaftlichen Wandel zu bewirken.
Ersteres wird verboten, Letzteres stark angeraten; in der Tat ist das Hauptanliegen der Bahá’í-Gemeinde der gesellschaftliche Wandel. ‘Abdu’l-Bahás Abhandlung Das Geheimnis göttlicher Kultur zeigt sehr deutlich, wie sehr sich der Glaube dem Ziel verpflichtet fühlt, gesellschaftlichen Wandel zu fördern, ohne sich in die Arena der Parteipolitik zu begeben.
Unzählige Passagen in den Bahá’í-Schriften ermutigen zudem die Gläubigen, zur Verbesserung der Welt beizutragen.
»Befasst euch gründlich mit den Nöten der Zeit, in der ihr lebt«, sagt Bahá’u’lláh, »und legt den Schwerpunkt eurer Überlegungen auf ihre Bedürfnisse und Forderungen.« ‘Abdu’l-Bahá ermahnt die Freunde, »sich in allen Tugenden der Menschenwelt hervorzutun – durch Ergebenheit und Aufrichtigkeit, durch Gerechtigkeit und Treue, durch Festigkeit und Standhaftigkeit, durch philanthropische Taten und Dienst an der Menschenwelt, durch Liebe zu jedem Menschen, durch Einheit und Eintracht mit allen Menschen, durch ihre Anstrengungen, Vorurteile zu beseitigen und den Weltfrieden zu fördern.« Weiterhin erklärt Shoghi Effendi in einem Brief, der in seinem Auftrag geschrieben wurde:
»… wie sehr sich die Freunde auch davor hüten müssen, den Anschein zu erwecken, dass sie oder der Glaube sich mit irgendeiner politischen Partei identifizieren, müssen sie sich doch auch vor dem anderen Extrem hüten, nämlich niemals mit anderen fortschrittlichen Gruppen bei Konferenzen oder Komitees zusammenzuarbeiten, welche die eine oder andere Aktivität fördern, die völlig im Einklang ist mit unseren Lehren.« In einem anderen in seinem Auftrag geschriebenen Brief aus dem Jahr 1948, als rassistische Ungleichheit in vielen Staaten der USA gesetzlich festgelegt war, weist er darauf hin, dass »überhaupt nichts dagegen spricht, dass Studenten an etwas teilnehmen, das dem Geist unserer Lehren offensichtlich so verwandt ist wie eine Campus-Demonstration gegen rassistische Vorurteile.« Daher müssen sich die Bahá’í unermüdlich, durch Wort und Tat, mit einer Anzahl sozialer Fragen befassen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 23.
Dezember 2008 in dessen Auftrag, An einen GläubigenA
Kollektive Reife und eine ständig voranschreitende Kultur
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Der Mensch wurde erschaffen, eine ständig fortschreitende Kultur voranzutragen.Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 109:2A
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Der Mensch wurde erschaffen, die Welt zu verbessern. Er muss sich um Gottes willen dem Dienst an seinen Brüdern widmen.Bahá’u’lláh, in: Das Tabernakel der Einheit 2:42, Auflage 1.03-Online (2021-06-12)A
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Und Ehre und Würde des Einzelnen liegen darin, dass er inmitten aller Völker zu einer Quelle gesellschaftlichen Wohles wird. Gibt es eine größere Gnade als die, dass ein Mensch, wenn er in sich geht, feststellen darf, dass er, durch göttliche Gunst bestätigt, die Ursache für Frieden und Wohlergehen, Glück und Nutzen unter seinen Mitmenschen wurde? Nein, bei dem einen wahren Gott! Es gibt keine größere Freude, kein vollkommeneres Glück.‘Abdu’l-Bahá, in: Das Geheimnis göttlicher Kultur 5A
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O Namensvetter des Enthaltsamen!d.h., Yaḥyá, der arabische Name Johannes des Täufers, der auch „der Enthaltsame“ genannt wurde. Vgl. Qur’án 3:39A Das Meer der Freigebigkeit wogt so hoch, dass es die Küsten des Daseins mit unendlicher Gunst überflutet. So wurde die Welt des Seins in wundersame Bewegung versetzt, wurde wiederbelebt und gesegnet. Der Menschengeist stieg zu neuen Höhen auf, Verständnis nahm zu, die Bewegung wurde beschleunigt und der Fortschritt zeigte sich eindrucksvoll in allen Lebensbereichen. So wurden große Entdeckungen gemacht, mächtige Unternehmen gegründet, wunderbare Erfindungen hervorgebracht und die Geheimnisse des Universums traten aus dem Unsichtbaren in das Reich des Sichtbaren. Daher muss ein jeder der Freunde sich besonders anstrengen, um etwas Neues zu erfinden eine neue wissenschaftliche Entdeckung zu machen, sich an einer großartigen Unternehmung zu beteiligen oder eine Fähigkeit, eine Gabe in der Menschenwelt zum Ausdruck zu bringen. Ich flehe zu Gott, dass du in jeder Lebenslage Unterstützung und Bestätigung findest. Die Herrlichkeit aller Herrlichkeit ruhe auf dir.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Für alle erschaffenen Dinge gibt es eine Stufe der Reife. Im Leben eines Baumes beginnt die Reifezeit, sobald er Früchte trägt. Eine Pflanze hat ihre Reifezeit, wenn sie in Blüte steht. Das Tier ist irgendwann ausgewachsen und vollständig entwickelt und der Mensch in seiner Welt erlangt seine Reife, sobald sein Intellekt am hellsten strahlt und am höchsten entwickelt ist. …
Auch im Leben der gesamten Menschheit gibt es ähnliche Zeiten und Stadien. Zunächst durchlief sie das Stadium der Kindheit, dann das ihrer Jugendzeit, aber nun ist sie in ihre lang verheißene Reifezeit eingetreten, deren Zeichen und Beweise überall erkennbar und offenkundig sind. Somit haben sich die Erfordernisse und Gegebenheiten vergangener Zeitabschnitte gewandelt und sind in die Anforderungen übergegangen, die ein deutliches Kennzeichen des gegenwärtigen Zeitalters der Menschheit sind. Was den menschlichen Bedürfnissen in der Frühgeschichte angemessen war, kann den Anforderungen dieses neuen Tages und dieser Zeit der Vollendung weder entsprechen noch ihnen gerecht werden.
Die Menschheit ist ihrem früheren Zustand der Begrenztheit und der vorbereitenden Erziehung entwachsen. Der Mensch muss jetzt von neuen Tugenden und Kräften, einer neuen Moral und neuen Fähigkeiten durchdrungen werden. Neue Gnadengaben, Segnungen und Vollkommenheiten erwarten und umgeben ihn. Waren die Gaben und Segnungen der Jugendzeit auch für die Zeit des Heranreifens der Menschheit angemessen und ausreichend, so können sie doch den Anforderungen ihrer jetzigen Reife nicht entsprechen.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Kapitel 130, Ansprache vom 17. November 1912 in der Genealogischen Halle 252 West Fifty-eighth Street, New YorkA
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»Die Höhen«, bezeugt Bahá’u’lláh selbst, »die der sterbliche Mensch durch Gottes gnädigste Gunst an diesem Tage erreichen kann, sind seinem Blick bis jetzt noch nicht enthüllt. Die Welt des Seins hat noch nie die Aufnahmefähigkeit für eine solche Offenbarung gehabt und besitzt sie auch jetzt nicht. Doch naht der Tag, da die Möglichkeiten einer so großen Gunst kraft Seines Befehls den Menschen kundgetan werden.«Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 109:1A
Für die Offenbarung einer so großen Gunst scheint eine Übergangszeit schlimmer Unruhen und weitverbreiteter Leiden unausweichlich. So glänzend das Zeitalter war, das den Beginn der Bahá’u’lláh anvertrauten Sendung miterlebte, wird doch in wachsendem Maße offenkundig, dass die Zeitspanne, die zu verstreichen hat, ehe jenes Zeitalter seine köstlichste Frucht trägt, von sittlicher und gesellschaftspolitischer Finsternis überschattet sein muss, weil nur so eine unbußfertige Menschheit auf das reiche Erbe vorbereitet wird, das sie antreten soll.
In eine solche Übergangszeit gleiten wir jetzt stetig und unwiderstehlich hinein.
Inmitten der Schatten, die sich immer dichter um uns scharen, können wir am Horizont der Weltgeschichte schwach den ersten Schimmer von Bahá’u’lláhs überirdischer Herrschaft erkennen.
Uns fällt als »Generation des Zwielichts«, deren Lebenstage als die Brutzeit des von Bahá’u’lláh vorhergeschauten Weltgemeinwesens bezeichnet werden können, eine Aufgabe zu, deren hohes Vorrecht wir niemals hinreichend würdigen können und deren Mühsal wir bis jetzt erst in Umrissen wahrnehmen.
Berufen, das Wirken dunkler Mächte, welche eine Flut lähmender Heimsuchungen auszulösen bestimmt sind, am eigenen Leibe zu erfahren, können wir wohl glauben, dass die finsterste Stunde, die dem Anbruch des Goldenen Zeitalters unseres Glaubens vorangehen muss, noch nicht geschlagen hat.
So undurchdringlich das Düster ist, das die Welt bereits umgibt, ist doch das Gottesgericht, das diese Welt erwartet, erst in Vorbereitung, und keiner kann sich bereits vorstellen, wie finster es werden wird.
Wir stehen an der Schwelle eines Zeitalters, dessen Zuckungen zugleich die Todesqualen der alten Ordnung und die Geburtswehen der neuen künden.
Durch den zeugenden Einfluss des von Bahá’u’lláh gestifteten Glaubens ist, so kann man sagen, diese neue Weltordnung empfangen worden.
Wir können gegenwärtig ihre Bewegungen im Mutterleib eines kreißenden Zeitalters wahrnehmen – eines Zeitalters, das auf die festgesetzte Stunde wartet, in der es seine Last abwerfen und seine schönste Frucht erbringen kann.Shoghi Effendi, in:
Die Weltordnung Bahá’u’lláhs 7:18-20A
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Wenn wir die Welt um uns betrachten, können wir nicht umhin, die mannigfachen Beweise der umfassenden Gärung wahrzunehmen, welche die Menschheit in jedem Teil des Erdballs und auf jedem Gebiet des menschlichen Lebens im Vorgefühl des Tages, an dem die Ganzheit des Menschengeschlechts anerkannt und ihre Einheit begründet sein wird, läutert und neugestaltet.
Ein zweifacher Vorgang lässt sich hier jedoch unterscheiden, wobei jeder dieser beiden Prozesse auf seine eigene Weise und mit wachsender Schwungkraft darauf angelegt ist, jene Mächte, die das Antlitz unseres Planeten umgestalten, zum Höhepunkt zu führen.
Der erste Vorgang ist dem Wesen nach ein Integrationsprozess, während der zweite von Grund auf zersetzend ist.
Im Zuge seiner stetigen Entwicklung entfaltet der erste Prozess ein System, das recht wohl als Modell jenes Weltgemeinwesens dienen kann, zu dem eine seltsam in Unordnung geratene Welt beständig fortschreitet.
Demgegenüber führt der zweite Prozess in dem Maße, wie sein zersetzender Einfluss sich vertieft, zu einem immer gewaltsameren Niederreißen der veralteten Schranken, die den Fortschritt der Menschheit zu ihrem vorbestimmten Ziel zu hemmen drohen.
Der aufbauende Prozess ist verknüpft mit dem jugendlichen Glauben Bahá’u’lláhs; er ist der Vorbote der neuen Weltordnung, die dieser Glaube bald errichten muss.
Die zerstörerischen Mächte, die den anderen Vorgang kennzeichnen, sollten mit einer Zivilisation gleichgesetzt werden, die ihre Antwort auf die Erwartung eines neuen Zeitalters verweigert hat und demzufolge in Chaos und Niedergang verfällt.Shoghi Effendi, in:
Die Weltordnung Bahá’u’lláhs 7:23A
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Die langen Zeiten der Kindheit und der Minderjährigkeit, welche die Menschheit zu durchschreiten hatte, sind in den Hintergrund getreten. Die Menschheit erlebt jetzt die Erregungen, die unabänderlich mit der stürmischsten Stufe ihrer Entwicklung, dem Jünglingsalter, verbunden sind. In dieser Zeit erreichen jugendliche Unbändigkeit und Heftigkeit den Höhepunkt; sie müssen Schritt für Schritt von der Ruhe, der Weisheit und der Vollendung abgelöst werden, welche die Stufe des Mannesalters kennzeichnen. Dann wird das Menschengeschlecht jene Gestalt der Reife erlangen, die es befähigen wird, alle die Kräfte und Fähigkeiten zu erwerben, von denen seine Entwicklung letztlich abhängt.Shoghi Effendi, in: Die Weltordnung Bahá’u’lláhs 7:106A
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Von den Prinzipien, die in diesen Sendschreiben verankert sind, ist das wesentlichste das Prinzip der Einheit und Ganzheit des Menschengeschlechts, das man wohl als das Hauptmerkmal der Offenbarung Bahá’u’lláhs und den Angelpunkt Seiner Lehre betrachten darf. … Er verkündet: »Wahrlich, Wir sind gekommen, um alle Erdenbewohner zu vereinen und zusammenzuführen.« Ferner stellt Er fest: »So mächtig ist das Licht der Einheit, dass es die ganze Erde erleuchten kann.« … Einheit, stellt Er fest, ist das Ziel, das »alle Ziele übertrifft«, ein Streben, das »der Fürst allen Strebens« ist. »Die Erde«, verkündet Er, »ist nur ein Land, und alle Menschen sind seine Bürger.« Und er bekräftigt, dass die Vereinigung der Menschheit, diese letzte Stufe der Menschheit in ihrer Entwicklung hin zur Reife, unabwendbar ist, dass »die heutige Ordnung« bald »aufgerollt« und »eine neue an ihrer statt entfaltet werden« wird, dass »die ganze Erde jetzt schwanger ist« und »der Tag herannaht, da sie ihre edelsten Früchte hervorgebracht haben wird, da ihr die höchsten Bäume und die bezauberndsten Blüten und himmlischsten Segnungen entsprossen sein werden.« Er beklagt die Mangelhaftigkeit der bestehenden Ordnung, legt dar, wie unzulänglich der Patriotismus als maßgebliche und lenkende Kraft für die menschliche Gesellschaft ist, und betrachtet die »Liebe zur Menschheit« und den Dienst zu deren Wohl als die wertvollsten und lobenswertesten Ziele menschlichen Bemühens.Shoghi Effendi, Gott geht vorüber 397A
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Die Sicht der Bahá’í auf Politik ist untrennbar verbunden mit einem bestimmten Verständnis der Geschichte, ihres Verlaufs und ihrer Richtung. Die Menschheit nähert sich heute nach der festen Überzeugung jedes Anhängers Bahá’u’lláhs dem krönenden Abschluss eines bereits Jahrtausende andauernden Prozesses, der sie von ihrer kollektiven Kindheit hin zur Schwelle der Reife gebracht hat – einem Stadium, in dem die Vereinigung der ganzen Menschheit Wirklichkeit wird. Ganz ähnlich wie beim Einzelnen, der die unruhige und doch verheißungsvolle Jugendzeit durchläuft, in der latente Kräfte und Fähigkeiten zum Vorschein kommen, befindet sich nun die Menschheit als Ganzes mitten in einer noch nie dagewesenen Übergangsphase. Oft stehen hinter den Turbulenzen und Erschütterungen im heutigen Leben die schubweisen Anläufe einer Menschheit, die darum ringt, zur Reife zu gelangen. Anerkannte Bräuche und Gepflogenheiten, hochgeschätzte Haltungen und Gewohnheiten erweisen sich nach und nach als überholt, je mehr die Anforderungen der Reife sich behaupten.
Die Bahá’í sind aufgerufen, in den Umwälzungen, die in allen Bereichen des Lebens stattfinden, das Wechselspiel zweier fundamentaler Prozesse zu erkennen.
Der eine ist destruktiv, während der andere integrativer Natur ist; beide dienen – jeder auf seine Weise – dazu, die Menschheit auf dem Pfad zu ihrer vollen Reife voranzubringen.
Das Walten des einen Prozesses ist allseits offensichtlich: in den Wechselfällen, die altehrwürdige Institutionen befallen haben; in der Unfähigkeit führender Köpfe auf allen Ebenen, die Risse zu kitten, die sich in den Strukturen der Gesellschaft auftun; im Abbau moralischer Normen, die lange Zeit imstande waren, unziemliche Leidenschaften unter Kontrolle zu halten; und in der Mutlosigkeit und Gleichgültigkeit, die nicht nur von Einzelnen, sondern von ganzen Gesellschaften an den Tag gelegt werden, die jeden Sinn für ihre Bestimmung verloren haben.
Wenngleich zerstörerisch in ihren Wirkungen, tendieren die Kräfte des Zerfalls dazu, Hindernisse hinwegzufegen, die dem Fortschritt der Menschheit im Weg stehen, und schaffen so Raum, damit der Prozess der Integration unterschiedliche Menschengruppen zusammenführt und neue Möglichkeiten der Kooperation und Mitwirkung eröffnet.
Die Bahá’í sind selbstverständlich bestrebt, als Einzelne und gemeinsam sich Kräften anzuschließen, die mit dem Integrationsprozess verbunden sind, und die – darauf vertrauen sie – zunehmend an Stärke gewinnen werden, ganz gleich wie düster die unmittelbare Zukunft auch erscheinen mag.
Das menschliche Zusammenleben wird von Grund auf neu geordnet und eine Ära universellen Friedens eingeläutet werden. …
… Belebt werden die Bemühungen der Bahá’í, die Natur eines neuen Beziehungsgeflechts zwischen diesen drei Akteuren [dem Einzelnen, den Institutionen und der Gemeinde] zu entdecken, durch die Vision einer zukünftigen Gesellschaft, die von einer Analogie Bahá’u’lláhs in einem vor annähernd eineinhalb Jahrhunderten verfassten Sendschreiben inspiriert ist, in dem Er die Welt mit dem menschlichen Körper vergleicht. Zusammenarbeit ist das Grundprinzip, das die Funktionsweise jenes Systems regelt. Gerade so wie das Erscheinen der vernunftbegabten Seele in diesem Reich des Seins möglich wird durch den komplexen Zusammenschluss zahlloser Zellen, deren Organisation in Gewebe und Organe das Hervortreten bestimmter Fähigkeiten erlaubt, kann Zivilisation angesehen werden als das Ergebnis einer Reihe von Wechselwirkungen zwischen verschiedenen eng verbundenen Komponenten, die über den begrenzten Zweck, sich nur um das eigene Wohl zu kümmern, hinausgewachsen sind. Und so wie die Lebensfähigkeit jeder Zelle und jedes Organs von der Gesundheit des Körpers als Ganzes abhängt, sollte auch das Wohlergehen jedes Einzelnen, jeder Familie und jedes Volkes im Wohl der gesamten Menschheit gesucht werden. …Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 2. März 2013, An die Bahá’í im ÍránA
Einheit und Gerechtigkeit
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… Der Menschen Licht ist die Gerechtigkeit. Löscht es nicht durch die Stürme der Unterdrückung und der Tyrannei. Der Zweck der Gerechtigkeit ist das Zustandekommen von Einheit unter den Menschen. …
… Schließt eure Augen vor Entfremdung; sodann richtet euren Blick auf die Einheit. Haltet euch beharrlich an das, was der ganzen Menschheit Wohlfahrt und Ruhe bringt. Diese Handbreit Erde ist nur eine Heimat und eine Wohnstatt. Euch geziemt es, alle Hoffart aufzugeben, weil sie Entfremdung schafft, und eure Herzen auf das zu richten, was Eintracht stiftet.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 6:31, 6:33A
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Das Erhabenste Wesen spricht: O ihr Vielgeliebten! Das Heiligtum der Einheit ist errichtet; betrachtet einander nicht als Fremde. Ihr seid die Früchte eines Baumes, die Blätter eines Zweiges. Wir hegen die Hoffnung, dass das Licht der Gerechtigkeit über die Welt scheine und sie von aller Tyrannei heilige. Wenn die Herrscher und Könige der Erde, die Sinnbilder der Macht Gottes – gepriesen sei Seine Herrlichkeit – sich erheben und beschließen, sich dem zu weihen, was das höchste Wohl der ganzen Menschheit fördert, dann wird die Herrschaft der Gerechtigkeit sicherlich unter den Menschenkindern errichtet, und ihre Lichtstrahlen werden die ganze Erde umhüllen. …
… Es gibt keine Macht auf Erden, die an sieghafter Gewalt der Macht der Gerechtigkeit und Weisheit gleichkäme. Fürwahr, Ich bestätige, dass es nie eine mächtigere Heerschar gab als die Gerechtigkeit und Weisheit. … Zweifellos würde das Antlitz der Erde völlig verwandelt, wenn die von den Wolken der Tyrannei verdunkelte Sonne der Gerechtigkeit ihr Licht über die Menschen ergösse.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 11:5, 11:6A
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Wir flehen zu Gott, er möge das Licht der Redlichkeit und die Sonne der Gerechtigkeit von den dichten Wolken der Widerspenstigkeit befreien und auf die Menschen scheinen lassen. Kein Licht kann sich mit dem der Gerechtigkeit vergleichen. Die Begründung der Ordnung in der Welt und die Ruhe der Völker hängen davon ab.Bahá’u’lláh, in: Brief an den Sohn des Wolfes 52A
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Das zweite Attribut der Vollkommenheit ist Gerechtigkeit und Unparteilichkeit. Dies bedeutet, persönlichem Nutzen und eigensüchtigen Vorteilen keine Beachtung zu schenken, vielmehr die Gesetze Gottes ohne den leisesten Hintergedanken an irgendetwas anderes anzuwenden. Es bedeutet ferner, sich selbst nur als einen der Diener Gottes, des Allbesitzenden, anzusehen und nie danach zu trachten, andere zu übertreffen, es sei denn im Streben nach geistiger Vortrefflichkeit. Es bedeutet, das Wohl der Gemeinschaft als das eigene zu empfinden. Kurz gesagt heißt dies, die ganze Menschheit als ein einziges Lebewesen, sich selbst als ein Teil dieses großen Körpers anzusehen und genau zu wissen, dass jeder Schmerz, jede Wunde, die ein Körperteil trifft, unweigerlich alles übrige in Mitleidenschaft zieht.‘Abdu’l-Bahá, in: Das Geheimnis göttlicher Kultur 71A
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O ihr Geliebten Gottes! Wisst wahrlich, dass der Menschheit ganzes Glück in der Einheit und Eintracht des Menschengeschlechts beschlossen liegt, dass die geistigen wie materiellen Entwicklungen von Liebe und Freundschaft zwischen allen Menschen abhängen.‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 225:10A
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O Menschenfreund! Gelobt sei Gott für deine guten Absichten, für dein Wissen und deine Gelehrsamkeit und für deinen Wunsch, den Völkern der Welt zu dienen. Ich flehe zu Gott, dass du dein Ziel erreichst und zum Ausdruck bringst, was in deinem Herzen verborgen liegt. Gute Absichten in dieser Welt sind von zweierlei Art. Eine Art richtet sich konkret an bestimmte Menschen, sie ist begrenzt und ihr Wirkungskreis ist äußerst eingeschränkt. Die andere Art richtet sich an alle erschaffenen Dinge, sie durchdringt alles und hat eine umfassende Reichweite. Alles, was für das Allgemeinwohl getan wird, ist von Gott. Unter den zivilisierten Völkern können also Vorhaben verwirklicht werden, die mit dem Allgemeinwohl zusammenhängen, aber das Einzige, was ganz auf das Allgemeinwohl ausgerichtet ist, ist das Wort Gottes und die göttliche Weisheit. Das ist die Kraft, die grundlegende Veränderung und Wandlung in der Lebenswelt bewirken kann. Diese Kraft ist kreativ, sie ist fruchtbar und belebend und bringt eine neue Schöpfung hervor. Gib daher dein Bestes, um zu erreichen, was den Fortschritt der Menschheit bewirkt und zu immerwährender Erhöhung und zu ewigem Leben führen wird. Gruß und Lobpreis seien mit Dir.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Hier darf sich kein Denkfehler einschleichen!
Der Grundsatz der Einheit der Menschheit – der Angelpunkt, um den alle Lehren Bahá’u’lláhs kreisen – ist kein bloßer Ausdruck unkundiger Gefühlsseligkeit oder unklarer frommer Hoffnung.
Sein Ruf ist nicht gleichbedeutend mit einer bloßen Wiedererweckung des Geistes der Brüderlichkeit und des guten Willens unter den Menschen, noch geht es nur um die Förderung harmonischer Zusammenarbeit zwischen einzelnen Völkern und Ländern.
Die Folgerungen gehen tiefer, der Anspruch ist höher als alles, was den früheren Propheten zu äußern erlaubt war.
Die Botschaft gilt nicht nur dem einzelnen, sondern befasst sich in erster Linie mit der Natur jener notwendigen Beziehungen, die alle Staaten und Nationen als Glieder einer menschlichen Familie verbinden müssen.
Der Grundsatz der Einheit stellt nicht nur die Verkündigung eines Ideals dar, sondern ist unzertrennlich mit einer Institution verbunden, die seine Wahrheit verkörpert, seine Gültigkeit bekundet und seinen Einfluss dauernd zur Geltung bringt.
Er verlangt eine organische, strukturelle Veränderung der heutigen Gesellschaft, eine Veränderung, wie sie die Welt noch nicht erlebt hat.
Er stellt eine Herausforderung, kühn und weltumfassend, für die nationalen Glaubensparolen dar, deren Zeit vorüber ist und die im normalen Verlauf der Ereignisse, wie die Vorsehung sie formt und fügt, einem neuen Evangelium Platz machen müssen, das grundlegend anders und unendlich höherwertig ist als das, was die Welt bis jetzt begriffen hat.
Er fordert nichts Geringeres als den Wiederaufbau und die Entmilitarisierung der ganzen zivilisierten Welt, einer Welt, die in allen Grundfragen des Lebens, in ihrem politischen Mechanismus, ihren geistigen Bestrebungen, in Handel und Finanzwesen, Schrift und Sprache organisch zusammengewachsen und doch in den nationalen Eigentümlichkeiten ihrer verbündeten Staatenglieder von einer unendlichen Mannigfaltigkeit ist.Shoghi Effendi, in:
Die Weltordnung Bahá’u’lláhs 3:33A
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… Sie erfassen ihren Glauben als dem Wesen nach unpolitisch, supranational, streng unparteiisch und völlig losgelöst von nationalistischen Ambitionen, Bestrebungen und Plänen. Solch ein Glaube kennt keine Teilung in Klassen oder Parteien. Ohne Zögern, ohne Zweideutigkeit ordnet er jedes Sonderinteresse persönlicher, regionaler oder nationaler Art den alles überragenden Interessen der Menschheit unter, fest davon überzeugt, dass in einer Welt gegenseitig abhängiger Völker und Nationen das Wohl des Teils am besten durch das Wohl des Ganzen zu erreichen ist und dass der Teil keinen bleibenden Nutzen gewinnen kann, wenn das allgemeine Wohl des Ganzen bestritten oder vernachlässigt wird.Shoghi Effendi, in: Die Weltordnung Bahá’u’lláhs 7:95A
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Die Vereinigung der ganzen Menschheit ist das Kennzeichen der Stufe, der sich die menschliche Gesellschaft heute nähert. Die Einheit der Familie, des Stammes, des Stadtstaates und der Nation ist nacheinander in Angriff genommen und völlig erreicht worden. Welteinheit ist das Ziel, dem eine gequälte Menschheit zustrebt. Der Aufbau von Nationalstaaten ist zu einem Ende gekommen. Die Anarchie, die der nationalstaatlichen Souveränität anhaftet, nähert sich heute einem Höhepunkt. Eine Welt, die zur Reife heranwächst, muss diesen Fetisch aufgeben, die Einheit und Ganzheit der menschlichen Beziehungen erkennen und ein für alle Mal den Apparat aufrichten, der diesen Leitgrundsatz ihres Daseins am besten zu verkörpern vermag.Shoghi Effendi, Brief vom 11. März 1936, in: Die Weltordnung Bahá’u’lláhs 7:107A
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Ein ungezügelter Nationalismus – im Unterschied zu einem gesunden, legitimen Patriotismus – muss einer umfassenderen Loyalität Platz machen: der Liebe zur Menschheit als Ganzem. Bahá’u’lláhs Erklärung lautet: »Die Erde ist nur ein Land, und alle Menschen sind seine Bürger.« Der Gedanke der Weltbürgerschaft ist das unmittelbare Ergebnis davon, dass die Welt durch den wissenschaftlichen Fortschritt und die unbestreitbare wechselseitige Abhängigkeit der Staaten auf eine einzige Nachbarschaft geschrumpft ist. Die Liebe zu allen Völkern der Welt schließt die Liebe zum eigenen Land nicht aus. In der Weltgesellschaft wird der Nutzen eines Teils am besten dadurch gewahrt, dass der Nutzen des Ganzen gefördert wird.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom Oktober 1985, An die Völker der Welt, in: Die Verheißung des Weltfriedens 3:7A
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… nicht nur werden die Talente und Fähigkeiten der Menschheit von all ihren Mitgliedern geteilt, sondern auch ihre Probleme und Nöte betreffen letztlich alle. Ob in Krankheit oder Gesundheit, die Menschheitsfamilie stellt eine einzige Spezies dar, und der Zustand eines jeden Teils kann vernünftigerweise nicht isoliert von dieser systemischen Einheit betrachtet werden. Wie der gegenwärtige Zustand der Welt nur allzu deutlich zeigt, bewirken Versuche der Führungsschicht der Gesellschaft, anders vorzugehen, nur die Verschärfung der Probleme.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 27. November 200, An einen Gläubigen, A
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Eindringlich ist in der Tat Shoghi Effendis Darstellung des Prozesses der Auflösung, der sich in der Welt beschleunigt. Ebenso treffend ist die Präzision, mit der er die Kräfte beschreibt, die mit dem Prozess der Integration einhergehen. Er spricht von einer »allmählichen Verbreitung des Geistes der Weltsolidarität …, der spontan aus dem Wirrwarr einer ungeordneten Gesellschaft aufsteigt«, als mittelbarer Ausdruck von Bahá’u’lláhs Idee des Prinzips der Einheit der Menschheit. Dieser Geist der Solidarität hat sich über die Jahrzehnte hinweg weiter verbreitet und seine Auswirkungen sind heute in einer Reihe von Entwicklungen sichtbar: von der Ablehnung tief verwurzelter rassistischer Vorurteile bis zum heraufdämmernden Bewusstsein des Weltbürgertums, von erhöhtem Umweltbewusstsein bis zu gemeinschaftlichen Anstrengungen zur Förderung der öffentlichen Gesundheitspflege, von der Sorge um die Menschenrechte bis zu systematischen Bestrebungen im Hinblick auf allgemeine Bildung, von der Einführung interreligiöser Aktivitäten bis zum Aufblühen hunderttausender lokaler, nationaler und internationaler Organisationen, die sich in irgendeiner Form mit sozialen Aktivitäten beschäftigen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Riḍván-Botschaft 2006, An die Bahá’í der WeltA
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Die organisierten Bemühungen der Bahá’í-Gemeinde in diesen Bereichen werden durch die vielfältigen Initiativen einzelner Gläubiger verstärkt, die in verschiedenen Bereichen – als Freiwillige, Fachleute und Experten – arbeiten, um zum sozialen Wandel beizutragen. Das Besondere an ihrem Ansatz besteht darin, Konflikte und Machtkämpfe zu vermeiden, während sie danach streben, die Menschen in der Suche nach den zugrundeliegenden moralischen und geistigen Prinzipien und nach praktischen Maßnahmen zu vereinen, die zu einer gerechten Lösung der Probleme führen können, unter denen die Gesellschaft leidet. Die Bahá’í sehen die Menschheit als einen einzigen Körper an. Alle sind untrennbar miteinander verbunden. Eine Gesellschaftsordnung, die darauf ausgerichtet ist, die Bedürfnisse einer Gruppe auf Kosten einer anderen zu befriedigen, führt zu Ungerechtigkeit und Unterdrückung. Stattdessen wird das ureigene Interesse eines jeden Teils dadurch erreicht, dass seine Bedürfnisse im Zusammenhang mit dem Wohlergehen des Ganzen berücksichtigt werden.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 23. Dezember 2008, An einen Gläubigen, A
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Wie Sie aus Ihrem Studium der Bahá’í-Schriften wissen, ist das Prinzip, das alle Facetten organisierten Lebens auf diesem Planeten durchdringt, die Einheit der Menschheit, das Kennzeichen des Zeitalters der Reife.
Dass die Menschheit ein einziges Volk bildet, ist eine Wahrheit, die, einst mit Skepsis betrachtet, heute breite Anerkennung findet.
Die Zurückweisung tief verwurzelter Vorurteile und ein zunehmender Sinn für Weltbürgertum gehören zu den Anzeichen dieses höheren Bewusstseins.
Wie vielversprechend ein wachsendes kollektives Bewusstsein auch sein mag, sollte es lediglich als ein erster Schritt in einem Prozess gesehen werden, dessen Entfaltung Jahrzehnte, nein, vielmehr Jahrhunderte dauern wird.
Denn das Prinzip der Einheit der Menschheit, wie von Bahá’u’lláh verkündet, verlangt nicht nur eine Kooperation unter Menschen und Nationen.
Es erfordert einen völligen Neuentwurf der Beziehungen, die die Gesellschaft aufrechterhalten.
Die sich verstärkende Umweltkrise, angetrieben von einem System, das die rücksichtslose Ausbeutung natürlicher Ressourcen billigt, nur um einen unstillbaren Durst nach mehr zu befriedigen, zeigt, wie gänzlich unzureichend das gegenwärtige Verständnis vom Verhältnis der Menschheit zur Natur ist; die damit einhergehende Verschlechterung des häuslichen Umfelds, mit der weltweit zunehmenden systematischen Ausbeutung von Frauen und Kindern, verdeutlicht, wie sehr sich völlig falsche Vorstellungen über die inneren Beziehungen der Familiengemeinschaft ausgebreitet haben; fortbestehender Despotismus einerseits und die zunehmende Missachtung von Autorität andererseits zeigen, wie unerfreulich für eine heranreifende Menschheit die gegenwärtige Beziehung zwischen dem Einzelnen und den Institutionen der Gesellschaft ist; die Konzentration materiellen Reichtums in den Händen einer Minderheit der Weltbevölkerung ist ein Indiz dafür, wie fundamental schlecht die Beziehungen zwischen den vielen Bereichen der jetzt entstehenden globalen Gemeinschaft konzipiert sind.
Das Prinzip der Einheit der Menschheit umfasst somit einen organischen Wandel der Grundstrukturen der Gesellschaft.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 2.
März 2013, An die Bahá’í im ÍránA
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Obgleich jedoch die Einheit der Welt möglich, ja unausweichlich ist, kann sie letztlich nicht erreicht werden ohne die vorbehaltlose Annahme der Einheit der Menschheit, die vom Hüter als »der Angelpunkt, um den alle Lehren Bahá’u’lláhs kreisen«, beschrieben wird. Mit welcher Einsicht und Eloquenz hat er die weitreichenden Implikationen dieses Kardinalprinzips beschrieben! Inmitten der Turbulenzen des Weltgeschehens sah er deutlich, wie die Tatsache, dass die Menschheit ein Volk ist, der Ausgangspunkt für eine neue Ordnung sein muss. Die umfangreichen und vielfältigen Beziehungen zwischen den Nationen und innerhalb derselben müssen alle in diesem Licht neu konzipiert werden.
Die Verwirklichung einer solchen Vision wird früher oder später von den Führern der Welt einen historischen Kraftakt der Staatskunst erfordern.
Leider jedoch mangelt es immer noch an dem Willen, diesen Kraftakt in Angriff zu nehmen.
Die Menschheit ist von einer Identitätskrise erfasst, nun, da verschiedene Völker und Gruppen darum ringen, sich selbst, ihren Platz in der Welt und wie sie handeln sollen zu definieren.
Ohne die Vision einer gemeinsamen Identität und eines gemeinsamen Ziels verfangen sie sich in konkurrierende Ideologien und Machtkämpfe.
Scheinbar unzählige Varianten von ›wir‹ und ›ihr‹ definieren Gruppenidentitäten immer enger und im Gegensatz zueinander.
Im Laufe der Zeit hat diese Aufspaltung in auseinanderstrebende Interessengruppen den Zusammenhalt der Gesellschaft an sich geschwächt.
Rivalisierende Vorstellungen von der Vorrangstellung eines bestimmten Volkes werden feilgeboten, wobei die Wahrheit ausgeklammert wird, dass sich die Menschheit auf einer gemeinsamen Reise befindet, auf der alle Akteure sind.
Bedenken Sie, wie radikal sich solch eine fragmentierte Vorstellung von menschlicher Identität von derjenigen unterscheidet, die sich aus der Anerkennung der Einheit der Menschheit ergibt.
Aus dieser Perspektive ist die Vielfalt, die die menschliche Familie kennzeichnet, ihr Reichtum, weit davon entfernt, ihrer Einheit zu widersprechen.
Einheit im Bahá’í-Sinne schließt das grundlegende Konzept von Vielfalt ein und unterscheidet sich dadurch von Uniformität.
Durch die Liebe zu allen Menschen und durch die Unterordnung nachrangiger Loyalitäten unter das Wohl der Menschheit kann die Einheit der Welt verwirklicht werden und die unendlichen Ausdrucksformen menschlicher Vielfalt finden ihre höchste Erfüllung.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 18.
Januar 2019, An die Bahá’í der WeltA
Die Rolle des Wissens
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Wissen ist eine der wundersamen Gaben Gottes. Es ist jedermanns Pflicht, Wissen zu erwerben. Die Künste und Hilfsmittel, die heute zur Hand sind, wurden kraft Seines Wissens und Seiner Weisheit erworben, offenbart in Briefen und Sendschreiben durch Seine Erhabenste Feder – eine Feder, aus deren Schatzkammer Perlen der Weisheit und des Wortes sowie die Künste und Fertigkeiten dieser Welt ans Licht treten.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 4:23A
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Wissen gleicht den Flügeln für des Menschen Leben, einer Leiter für seinen Aufstieg. Es ist jedermanns Pflicht, sich Wissen zu erwerben. Jedoch sollten solche Wissenschaften studiert werden, die den Völkern auf Erden nützen, nicht solche, die mit Worten beginnen und mit Worten enden. … In der Tat, Wissen ist ein wahrer Schatz für den Menschen, eine Quelle des Ruhmes, der Großmut, der Freude, der Erhabenheit, des Frohsinns und der Heiterkeit.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 5:13A
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Das Erhabenste Wesen spricht: Die Gebildeten dieser Zeit müssen das Volk anleiten, solches Wissen zu erwerben, das sowohl den Gebildeten selbst als auch der ganzen Menschheit von Nutzen ist. Akademische Studien, die mit Worten anfangen und mit Worten aufhören, waren nie von Wert und werden es niemals sein.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 11:17A
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Als die erlesenste Frucht am Baum des Wissens gilt heute, was dem Wohl der Menschheit dient und ihre Belange schützt.Bahá’u’lláh, in: Das Tabernakel der Einheit 1:16A
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Tut euer Äußerstes, um sowohl innere wie äußere Vollkommenheit zu erlangen, denn die Frucht des menschlichen Baumes war und wird immer Vollkommenheit im Inneren und Äußeren sein. Es ist unerwünscht, dass ein Mensch ohne Kenntnisse oder Fertigkeiten gelassen wird, weil er dann nur ein unfruchtbarer Baum ist. Darum müsst ihr unbedingt, soweit es Möglichkeiten und Fähigkeiten erlauben, den Baum des Seins mit Früchten wie Wissen, Weisheit, geistige Erkenntnis und Redegewandtheit schmücken.Bahá’u’lláh, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Jedes Wissensgebiet wird gebilligt und ist rühmenswert, wenn es mit der Liebe Gottes verbunden ist; Seiner Liebe beraubt, ist Wissen jedoch unfruchtbar – es führt fürwahr zum Wahnsinn. Jede Art von Erkenntnis, jede Wissenschaft ist wie ein Baum: Ist seine Frucht die Liebe zu Gott, so ist es ein gesegneter Baum; wo nicht, ist dieser Baum vertrocknetes Holz und nährt nur das Feuer.‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 154:3A
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Bemühe dich immer darum, das neueste Wissen der Zeit zu erwerben, und strebe mit aller Kraft danach, die göttliche Kultur voranzutragen.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Gutes Betragen und ein Charakter von hoher Sittlichkeit müssen zuerst kommen, denn ist der Charakter nicht gebildet, wird sich der Erwerb von Wissen als schädlich erweisen. Wissen ist lobenswert, wenn es mit ethischem Verhalten und tugendhaftem Charakter verbunden ist; anderenfalls ist es ein tödliches Gift, eine schreckliche Gefahr. Ein Arzt mit schlechtem Charakter, der Vertrauen missbraucht, kann den Tod herbeiführen und zur Ursache zahlreicher Gebrechen und Krankheiten werden.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Je mehr sie sich anstrengen, ihr Wissen zu erweitern, desto besser und erfreulicher wird das Ergebnis sein. Die Geliebten Gottes, ob jung oder alt, ob Mann oder Frau, mögen sich – jeder nach seinen Fähigkeiten – dazu aufraffen und keine Mühe scheuen, auf den verschiedenen Gebieten gültiges Wissen zu erwerben, geistiges wie weltliches, auch auf dem Gebiet der Künste. Wann immer sie sich bei Veranstaltungen treffen, sollte sich ihre Unterhaltung auf gelehrte Themen und auf die Information über neue Kenntnisse beschränken.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Ohne Zweifel ist Gelehrsamkeit die größte Gabe Gottes, Wissen und der Erwerb von Wissen ein Segen des Himmels. Darum sind die Freunde Gottes verpflichtet, mit äußerster Anstrengung und großem Eifer göttliche Erkenntnis, Kultur und Wissenschaften zu fördern, damit schon bald die Schulkinder von heute die Gelehrtesten in der Bruderschaft der Weisen werden. Dies ist ein Dienst für Gott Selbst und eines Seiner verbindlichen Gebote.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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… Die Religion Gottes … verficht die Wahrheit, schafft die Grundlage für Wissenschaft und Lernen, unterstützt das Wissen, sorgt für die Kultivierung der Menschheit, deckt die Geheimnisse des Daseins auf und erleuchtet die Horizonte der Welt. Wie könnte sie sich dann dem Wissen entgegenstellen? Gott bewahre! Im Gegenteil, vor Gott ist Wissen die bedeutsamste menschliche Tugend und die edelste menschliche Vollkommenheit. Sich dem Wissen entgegenzustellen, ist reine Unwissenheit, und wer Wissenserwerb und Lernen verabscheut, ist kein Mensch, sondern ein Tier ohne Verstand. Denn Wissen ist Licht, Leben, Glückseligkeit, Vollkommenheit und Schönheit und bewirkt, dass die Seele sich der göttlichen Schwelle nähert. Es ist Ruhm und Ehre in der Menschenwelt und die größte aller Gaben Gottes. Wissen ist identisch mit Rechtleitung, Unwissenheit hingegen der Inbegriff des Irrtums.
Glücklich, wer seine Tage mit der Suche nach Wissen, der Entdeckung von Geheimnissen des Universums und der sorgfältigen Erforschung der Wahrheit verbringt!‘Abdu’l-Bahá, in: Beantwortete Fragen 34:9–10A
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Alle Wissenschaften, Wissensgebiete, Künste, Erfindungen, Einrichtungen, Unternehmungen und Entdeckungen entspringen dem Begriffsvermögen der vernunftbegabten Seele. Einst handelte es sich um undurchdringliche Geheimnisse, verborgene Mysterien und unbekannte Wirklichkeiten, doch die vernunftbegabte Seele entdeckte sie nach und nach und brachte sie aus dem Unsichtbaren in das Reich des Sichtbaren. Dies ist die höchste Kraft des Begreifens in der Welt der Natur; und die äußerste Grenze, zu der es sich aufzuschwingen vermag, ist das Erfassen der Wirklichkeiten, Zeichen und Eigenschaften des Bedingten.‘Abdu’l-Bahá, in: Beantwortete Fragen 58:3A
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Die Wissenschaft ist die erste Ausstrahlung von Gott zum Menschen. Alle Geschöpfe können sich in materieller Hinsicht vervollkommnen, aber die Fähigkeit etwas mit dem Verstand zu erforschen und wissenschaftliche Erkenntnis daraus zu gewinnen, ist eine höhere Fähigkeit, die nur dem Menschen eigen ist. Anderen Lebewesen und Organismen verfügen nicht über diese Möglichkeit und Fähigkeit. Gott hat diese Liebe zur Wirklichkeit im Menschen geschaffen bzw. angelegt. Entwicklung und Fortschritt eines Landes hängen vom Maß seiner wissenschaftlichen Errungenschaften ab. Durch dieses Mittel nimmt der großartige Wert des Landes stetig zu und Wohlstand und Wohlergehen der Bevölkerung bleibt Tag für Tag gewahrt.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Ansprache Nr. 20 vom 23. April 1912 in der Bethel Literary Society der Metropolitan African Methodist Episcopal Church M Street, NW, Washington, DCA
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Alle himmlischen Bücher, die göttlichen Propheten, Weisen und Philosophen stimmen darin überein, dass Krieg für die menschliche Entwicklung zerstörerisch, Friede hingegen förderlich und aufbauend ist. Sie sind sich darüber einig, dass Krieg und Kampf die Grundwerte der Menschheit angreifen. Es bedarf daher einer Macht, die Kriege verhindert und die Einheit der Menschheit verkündet und herstellt.
Es reicht jedoch nicht aus, zu wissen, dass diese Macht notwendig ist. Zu erkennen, dass Wohlstand wünschenswert ist, führt allein noch nicht zum Wohlstand. Die Anerkennung, dass wissenschaftliche Errungenschaften lobenswert sind, bringt noch keine wissenschaftlichen Erkenntnisse hervor. Die Ehre als etwas Herausragendes zu würdigen, macht einen Menschen nicht ehrenhaft. Die Kenntnis der menschlichen Lebensumstände und des benötigten Heilmittels, sorgt für keine Besserung. Die Feststellung, dass Gesundheit gut ist, bewirkt noch keine Gesundheit. Um den gegenwärtigen Zustand der Menschen zu heilen, braucht es einen fähigen Arzt. Wie man von einem Arzt verlangt, dass er eine vollständige Kenntnis der Pathologie, Diagnostik, Therapie und Behandlung hat, so muss auch dieser ›Welt-Arzt‹ weise, geschickt und kompetent sein, damit Gesundheit sich einstellen wird. Sein bloßes Wissen führt noch nicht zu Gesundheit; es muss auch angewendet und das Heilmittel muss verabreicht werden. Das Erreichen jedes Zieles hängt ab von Wissen, Wollen und Handeln. Wenn diese drei Bedingungen nicht erfüllt sind, gibt es keine Ergebnisse.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Ansprache Nr. 58 vom 30. Mai 1912 in der Theosophischen Loge Broadway und 79. Straße in New YorkA
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Die Annahme der Lehren Bahá’u’lláhs bringt die Verpflichtung mit sich, nach individueller geistiger Reife zu streben, sich aber auch an den kollektiven Bemühungen zu beteiligen, eine blühende Gesellschaft aufzubauen und zum Gemeinwohl beizutragen. Wissenschaft und Religion sind die beiden untrennbaren, sich gegenseitig bedingenden Wissenssysteme, die den Fortschritt der Zivilisation vorantreiben. Mit den Worten ‘Abdu’l-Bahás: »Der Fortschritt der Menschheit hängt von Wissen ab, und ihr Niedergang ist auf Unwissenheit zurückzuführen. Wenn das Menschengeschlecht mehr Wissen gewinnt, wird es himmlisch, und wenn es Gelehrsamkeit erlangt, nimmt es edle Eigenschaften an.« Das Streben nach Wissen und Gelehrsamkeit und das Studium von Handwerk und nützlichen Wissenschaften gehören zu den grundlegenden Glaubensgrundsätzen der Anhänger Bahá’u’lláhs. Daher ist die langfristige Lösung, die Sie als Mittel gegen die Schwierigkeiten gewählt haben, die Ihnen auf dem Weg zur höheren Bildung zwangsweise auferlegt werden, die konstruktive Zusammenarbeit mit anderen Befürwortern von Frieden und Versöhnung, um eine fortschrittliche und geordnete Gesellschaft aufzubauen, die sich der Förderung von Wissen und sozialer Gerechtigkeit verpflichtet hat.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 17. Juni 2011, An die Gläubigen in der Wiege des GlaubensA
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Einer der kritischen Aspekte eines konzeptionellen Rahmens, der in den kommenden Jahren sorgfältige Aufmerksamkeit erfordern wird, ist die Generierung und Anwendung von Wissen … Das Herzstück der meisten Disziplinen des menschlichen Wissens ist ein gewisser Konsens über die Methodik – ein Verständnis der Methoden und ihrer angemessenen Anwendung, um die Realität systematisch zu untersuchen und zu zuverlässigen Ergebnissen und fundierten Schlussfolgerungen zu gelangen. Bahá’í, die in verschiedenen Disziplinen tätig sind – Wirtschaft, Erziehungswissenschaften, Geschichte, Sozialwissenschaften, Philosophie und viele andere – sind offensichtlich mit den Methoden, die in ihren Bereichen angewandt werden, vertraut und beschäftigen sich eingehend damit. Sie sind es, die die Verantwortung haben, sich ernsthafte Gedanken über die Implikationen zu machen, die die in der Offenbarung gefundenen Wahrheiten für ihre Arbeit haben könnten. Der Grundsatz der Harmonie von Wissenschaft und Religion, der treu befolgt wird, wird sicherstellen, dass der religiöse Glaube nicht dem Aberglauben verfällt und dass wissenschaftliche Erkenntnisse nicht vom Materialismus vereinnahmt werden.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 24. Juli 2013, An einen Nationalen Geistigen RatA
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Grundsätzlich ist ein Großteil der Bemühungen der Bahá’í-Gemeinde darauf gerichtet, die eigentliche Ursache religiöser Vorurteile anzugehen – Unwissenheit.
»Unwissenheit fortbestehen zu lassen«, so das Haus der Gerechtigkeit, »ist die schlimmste Form der Unterdrückung; es verstärkt die vielen Mauern des Vorurteils, die der Verwirklichung der Einheit der Menschheit im Wege stehen … Der Zugang zu Wissen ist das Recht eines jeden Menschen, und mitzuhelfen, Wissen zu generieren, anzuwenden und zu verbreiten ist eine Verantwortung, die alle schultern müssen in dem großen Unternehmen, eine blühende Weltzivilisation aufzubauen – wobei jeder seine oder ihre eigenen Talente und Fähigkeiten einsetzt.« Diese Ausrichtung hat sich insbesondere in der Fokussierung der Bahá’í-Gemeinde auf Bildung und Erziehung manifestiert, die ihr seit Beginn des Glaubens ein zentrales Anliegen ist; in ihren Bemühungen, bei jedem Einzelnen ein wachsendes Bewusstsein und die Fähigkeit zu fördern, Vorurteile zu erkennen und ihnen entgegenzuwirken; in ihrer Praxis, Beratungsprozesse in all ihren Angelegenheiten anzuwenden; und in ihrer Verpflichtung gegenüber den beiden Erkenntnissystemen – Wissenschaft und Religion – deren Unerlässlichkeit für den Fortschritt der Zivilisation sie anerkennt und hochhält.
Darüber hinaus statten die Entwicklung des Geisteslebens und die eigenständige Erforschung der Wirklichkeit, die in den Bahá’í-Schriften eine hohe Wertschätzung erfahren, den Einzelnen mit der Fähigkeit aus, Wahrheit von Falschheit zu unterscheiden; eine Fähigkeit, die entscheidend ist, wenn Vorurteile, Aberglaube und überholte Traditionen, die die Einheit behindern, ausgemerzt werden sollen. ‘Abdu’l-Bahá versichert in diesem Zusammenhang:
»Sobald aber jede Seele nach der Wahrheit forscht, ist die Gesellschaft befreit vom Dunkel des ständigen Wiederholens der Vergangenheit.« Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in seinem Auftrag vom 27.
Dezember 2017, An einen Gläubigen A
Das Wesen der sozialen und wirtschaftlichen Entwicklung der Bahá’í
Kohärenz zwischen materieller und geistiger Dimension der Existenz
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… alles in den Himmeln und auf Erden ist ein unmittelbarer Beweis dafür, dass sich darin Gottes Attribute und Namen offenbaren, da jedes Atom die Zeichen verwahrt, welche für die Offenbarung des größten Lichtes beredtes Zeugnis ablegen.Bahá’u’lláh, Das Buch der Gewissheit 107A
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Religion ist wahrlich das vortrefflichste Mittel zur Errichtung der Ordnung in der Welt und für die Ruhe ihrer Völker. … Je schlimmer die Religion verfällt, desto widerspenstiger werden die Gottlosen. Dies kann letztlich nur in Chaos und Gesetzlosigkeit enden.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 6:20A
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… Religion [muss] mit Wissenschaft und Vernunft in Einklang sein …, so dass sie auf die Menschenherzen wirkt. Die Grundlage muss festgefügt sein und darf nicht auf Nachahmung beruhen.‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 227:10A
67
… die materielle Zivilisation [ist] zwar ein Mittel zum Fortschritt der Menschenwelt, … jedoch [ist] der gewünschte Erfolg – das Glück der Menschheit – erst dann zu erreichen …, wenn die materielle Zivilisation mit der göttlichen Kultur vereinigt wird. … Die materielle Zivilisation ist wie das Glas um die Lampe, die göttliche Kultur ist die Lampe selbst. Das Glas ohne Licht ist dunkel. Die materielle Zivilisation ist wie der Leib. Sei er auch noch so anmutig, elegant und schön, so ist er dennoch tot. Die göttliche Kultur ist wie der Geist; der Leib erhält sein Leben durch den Geist, sonst ist er ein Leichnam. So ist es klar, dass die Menschenwelt den Odem des Heiligen Geistes braucht. Ohne den Geist ist die Menschenwelt leblos; ohne dieses Licht verbleibt die Menschenwelt in tiefster Finsternis.‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 227:22A
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Solange jedoch materielle Errungenschaften, naturwissenschaftliche Kenntnisse und menschliche Tugenden noch nicht durch geistige Vollkommenheiten, strahlende Eigenschaften und Kennzeichen der Barmherzigkeit verstärkt sind, bringen sie keine Frucht und kein Ergebnis; auch bewirken sie nicht der Menschheit Glück, welches doch das letzte Ziel ist. Denn obwohl einerseits die materiellen Errungenschaften und die Entwicklung der stofflichen Welt zu einem Wohlstand führen, der die gesteckten Ziele vorzüglich offenbart, drohen daraus doch andererseits Gefahren, schweres Unheil und gewaltige Not.‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 225:5A
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Wir hoffen, dass die Geliebten Gottes und die Dienerinnen der Barmherzigen gemäß den himmlischen Lehren die Einheit der Menschheit unterstützen, die Religion als Grundlage der Liebe und Gemeinschaft unter den Menschen betrachten, dass sie danach streben, Religion und Wissenschaft in Einklang zu bringen, eine Schatzkammer des Reichtums für die Armen zu werden, den Flüchtenden Schutz und Zuflucht zu bieten, die Notleidenden freudig strahlen zu lassen und den Bedürftigen durch die stärkende Gnade des Allbarmherzigen zu helfen.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Die materielle Zivilisation gleicht der Lampe, während die geistige Kultur dem Licht der Lampe entspricht. Wenn sich die materielle Zivilisation und die geistige Kultur verbinden, dann haben wir Licht und Lampe beieinander, und das Resultat wird vollkommen sein. Denn die materielle Zivilisation ist wie ein schöner Körper, und die geistige Kultur gleicht dem Geist des Lebens. Wenn dieser wundersame Geist des Lebens in diesen schönen Körper eintritt, wird der Körper zum Kanal für die Verbreitung und Entwicklung der Vollkommenheit der Menschheit.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Kapitel 5, Ansprache vom 14. April 1912 in der Himmelfahrtskirche, Fifth Avenue und Tenth Street, New YorkA
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Für den Menschen sind zwei Flügel notwendig. Ein Flügel ist physische Kraft und materielle Zivilisation; der andere ist geistige Kraft und göttliche Kultur. Mit nur einem Flügel ist das Fliegen unmöglich. Zwei Flügel sind notwendig. Deshalb kann die materielle Zivilisation, wie sehr sie auch voranschreitet, nur durch den Aufschwung der geistigen Kultur zur Vollkommenheit gelangen.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Kapitel 5, Ansprache vom 14. April 1912 in der Himmelfahrtskirche, Fifth Avenue und Tenth Street, New YorkA
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… Wie weit sich die materielle Welt auch entwickelt, sie kann das Glück der Menschheit nicht sicherstellen. Nur wenn die materielle und geistige Zivilisation miteinander verbunden und in Einklang gebracht sind, wird das Glück gesichert sein. Dann wird die materielle Zivilisation mit ihren Kräften nicht die bösen Kräfte dabei unterstützen, die Einheit der Menschheit zu zerstören, denn in der materiellen Zivilisation schreiten Gut und Böse gleichermaßen im selben Tempo voran. Betrachtet zum Beispiel den materiellen Fortschritt im letzten Jahrzehnt. Schulen und Universitäten, Krankenhäuser, philanthropische Institutionen, wissenschaftliche Akademien und philosophische Einrichtungen wurden gegründet, aber Hand in Hand mit diesen Belegen für Entwicklung und Aufbau haben die Erfindung und Produktion von Mitteln und Waffen zur Vernichtung von Menschen gleichermaßen zugenommen. …
All dies ist das Ergebnis der materiellen Zivilisation; materieller Fortschritt, obwohl er gute Ziele im Leben unterstützt, dient also gleichzeitig bösen Zwecken. …Wenn die moralischen Vorschriften und Grundlagen der göttlichen Kultur sich mit dem materiellen Fortschritt des Menschen vereinigen, wird ohne Zweifel das Glück der Menschenwelt erreicht, und aus allen Richtungen wird die frohe Botschaft vom Frieden auf Erden verkündet werden. Dann wird die Menschheit außergewöhnliche Fortschritte erzielen, der Wirkungsbereich der menschlichen Intelligenz wird sich enorm erweitern, wunderbare Erfindungen werden gemacht und der Geist Gottes wird sich offenbaren; alle Menschen werden in Freude und Wonne miteinander verkehren und den Kindern des Königreichs wird ewiges Leben verliehen. …Darum müssen die materielle und die göttliche – oder barmherzige – Kultur gemeinsam voranschreiten, bis die höchsten Bestrebungen und Wünsche der Menschheit verwirklicht sind.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Kapitel 44, Ansprache vom 7. Mai 1912 im Hotel Schenley, Pittsburgh, PennsylvaniaA
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Wissenschaftliche Erkenntnisse sind die höchste Errungenschaft auf der menschlichen Ebene, denn die Wissenschaft erschließt die Wirklichkeit. Sie sind von zweierlei Art: materiell und geistig. Die materielle Wissenschaft befasst sich mit der Untersuchung von Naturphänomenen; göttliche Wissenschaft enthüllt und erkennt geistige Wahrheiten. Die Menschenwelt muss sich beides aneignen. Ein Vogel hat zwei Schwingen; mit einer allein kann er nicht fliegen. Materielle und geistige Wissenschaft sind die beiden Schwingen, den Menschen zu erheben und ihn zum Erfolg zu führen. Beide sind notwendig – die eine ist natürlich, die andere übernatürlich; die eine ist materiell, die andere göttlich.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Kapitel 53, Ansprache vom 23. Mai 1912 im Haus von Herrn und Frau Francis W. Breed, 367 Harvard Street, Cambridge, MassachusettsA
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Gott hat den Menschen mit Intelligenz und Vernunft begabt, weshalb er selbst gefordert ist, die hinter den Fragen und Lehrsätzen liegende Wahrheit herauszufinden. Wenn es sich zeigt, dass religiöse Überzeugungen und Ansichten wissenschaftlichen Maßstäben widersprechen, sind sie nichts als Aberglaube und Einbildung; denn das Gegenteil von Wissen ist Unwissenheit, und das Kind der Unwissenheit ist Aberglaube. Zweifellos müssen wahre Religion und Wissenschaft übereinstimmen. Wenn etwas völlig widersinnig ist, dann ist es unmöglich, daran zu glauben und darauf zu vertrauen, und nichts anderes als Schwanken und Unentschlossenheit sind das Ergebnis.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Kapitel 63, Ansprache vom 9. Juni 1912 im Baptisten-Tempel, Broad and Berks Street, Philadelphia, PennsylvaniaA
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Wie weit die Menschheit auch in der materiellen Zivilisation fortschreiten mag, so bedarf sie doch der im Evangelium erwähnten geistigen Entwicklung. Die Vorzüge der materiellen Welt sind begrenzt, während die göttlichen Tugenden unbegrenzt sind. So begrenzt die materiellen Vorzüge sind, so unbegrenzt ist der Bedarf des Menschen an der Vollkommenheit der göttlichen Welt.
Obwohl menschliche Tugenden im Lauf der Geschichte der Menschheit mehrmals einen wahren Höhepunkt erreichten, waren sie doch begrenzt, während göttliche Errungenschaften immer grenzenlos und unendlich waren. Das Begrenzte braucht immer das Unbegrenzte. Das Materielle muss mit dem Geistigen zusammenwirken. Das Materielle mag mit dem Körper verglichen werden, aber göttliche Tugenden sind der Odem des Heiligen Geistes selbst. Der Körper ist ohne den Geist zu keiner echten Leistung fähig. Mag er auch überaus schön und vortrefflich sein, braucht er dennoch den Geist. Das Lampenglas mag perfekt poliert sein, es braucht dennoch das Licht. Ohne Licht kann die Lampe oder Kerze nichts beleuchten. Ohne den Geist kann der Körper nichts erreichen.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Kapitel 73, Ansprache vom 18. Juni 1912 in der 309 West Seventy-Eighth Street, New YorkA
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Der letzte Weltkrieg zusammen mit dem Friedensvertrag und seinen Folgen hat die Menschheit gelehrt, dass die Welt zum Scheitern und die Gesellschaft zur völligen Zerstörung verurteilt ist, wenn nicht nationale, religiöse und politische Vorurteile beseitigt werden, wenn keine universelle Brüderlichkeit hergestellt, wenn die geistige der materiellen Zivilisation nicht gleichgestellt und dadurch der Maßstab der individuellen, nationalen und internationalen Moral verändert wird.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag um 1924, An einen Gläubigen A
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Die gegenwärtigen sozialen und wirtschaftlichen Probleme, mit denen das britische Volk konfrontiert ist, nehmen sicherlich seine ganze Aufmerksamkeit in Anspruch, aber sie sollten auch als Mahnung dienen und es näher an die geistigen Dinge heranführen. Die Menschen müssen sich der Tatsache bewusst werden, dass ohne eine völlige Veränderung unserer Einstellung und eine umfassende Erneuerung der Grundsätze unseres Lebens, wofür die Sache sich einsetzt, unsere sozialen und wirtschaftlichen Probleme nicht gelöst und unsere Lebensbedingungen nicht verbessert werden können.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag vom 7. November 1931, An einen GläubigenA
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Die Menschen brauchen nicht nur materielles Wohlergehen. Was sie dringend brauchen, ist ein Verständnis davon, wie sie ihr Leben gestalten sollen – sie müssen wissen, wer sie sind, zu welchem Zweck sie existieren und wie sie miteinander umgehen sollen; und wenn sie dann die Antworten auf diese Fragen kennen, muss ihnen geholfen werden, diese Antworten schrittweise auf ihr alltägliches Verhalten anzuwenden. Auf die Lösung dieses Grundproblems der Menschheit sollte der größte Teil unserer gesamten Energie und unserer Ressourcen gerichtet werden. …
… wir wissen, dass das Wirken der materiellen Welt lediglich ein Spiegelbild der geistigen Bedingungen ist, und erst wenn die geistigen Bedingungen geändert werden können, kann es in materiellen Angelegenheiten eine dauerhafte Veränderung zum Besseren geben.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 19. November 1974, An einen Nationalen Geistigen Rat A
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Im Hinblick auf die Harmonie von Wissenschaft und Religion machen die Schriften der Zentralfiguren und die Kommentare des Hüters völlig klar, dass die Aufgabe der Menschheit, einschließlich der Bahá’í-Gemeinde, die in ihr als »Sauerteig« dient, darin besteht, eine globale Zivilisation zu erschaffen, die sowohl die geistige als auch die materielle Dimension der Existenz verkörpert.
Die Art und der Umfang einer solchen Zivilisation liegen zurzeit noch jenseits dessen, was sich die heutige Generation vorstellen kann. Die Verfolgung dieses gewaltigen Vorhabens wird von einer fortschreitenden Interaktion zwischen den Wahrheiten und Grundsätzen der Religion und den Entdeckungen und Erkenntnissen der wissenschaftlichen Forschung abhängen.
Dies bedeutet, dass wir mit Mehrdeutigkeiten werden leben müssen, als einem natürlichen und unvermeidbaren Merkmal im Prozess der Erforschung der Wirklichkeit. Es erfordert auch, dass wir die Wissenschaft nicht auf eine bestimmte Denkrichtung oder einen im Laufe ihrer Entwicklung postulierten methodischen Ansatz beschränken. Die Bahá’í-Denker stehen vor der Herausforderung, bei diesem Unterfangen eine verantwortungsvolle Führungsrolle zu übernehmen, da sie sowohl die unschätzbaren Einsichten der Offenbarung als auch die Vorteile der wissenschaftlichen Forschung kennen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 19. Mai 1995, An einen GläubigenA
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[Wenn religiöse Führung sich der Herausforderung, die diese Einsicht bedeutet, stellen will, so muss sie damit beginnen,] Religion und Wissenschaft als zwei unentbehrliche Wissenssysteme anzuerkennen, durch die sich die Möglichkeiten des Bewusstseins entfalten. Sie widersprechen sich nicht, im Gegenteil: diese fundamentalen Mittel, mit denen der Geist die Wirklichkeit erforscht, hängen voneinander ab und waren höchst produktiv in den seltenen, aber glücklichen Epochen der Geschichte, in denen ihr komplementäres Wesen erkannt wurde und sie zusammenarbeiten konnten. Die Einsichten und Fähigkeiten, die wissenschaftlicher Fortschritt hervorbringt, werden stets Führung durch geistige und moralische Verantwortung suchen müssen; religiöse Überzeugungen, wie sehr auch das Herz an ihnen hängen mag, müssen sich bereitwillig und dankbar unvoreingenommener Überprüfung durch wissenschaftliche Methoden unterziehen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom April 2002, An die religiösen Führer der WeltA
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… Wissenschaft und Religion [bilden ] zwei komplementäre Wissens- und Handlungssysteme, dank derer der Mensch seine Umwelt verstehen lernt und die Zivilisation voranschreitet; … Religion ohne Wissenschaft [entartet] schnell in Aberglauben und Fanatismus, während Wissenschaft ohne Religion zum Werkzeug eines rücksichtslosen Materialismus wird; … wahrer Wohlstand, die Frucht eines dynamischen Zusammenhangs zwischen den materiellen und den geistigen Bedürfnissen des Lebens, [wird] immer unerreichbarer, solange Konsumdenken weiterhin als Opium für die menschliche Seele fungiert; …Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 2. März 2013, An die Bahá’í im ÍránA
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Als ein Ort, von dem geistige Kräfte ausstrahlen sollen, ist der Mashriqu’l-Adhkár der Brennpunkt für Nebengebäude, die für das Wohl der Menschheit errichtet werden, und ist Ausdruck eines gemeinsamen Willens und der Bereitschaft zu dienen. Diese Nebengebäude – Zentren der Bildung und des wissenschaftlichen Lernens sowie kultureller und humanitärer Bestrebungen – verkörpern die Ideale sozialen und geistigen Fortschritts, der durch angewandtes Wissen erreicht werden soll, und zeigen, wie sie im Zusammenklang von Religion und Wissenschaft die Stufe des Menschen erhöhen und zum Erblühen der Zivilisation führen. Wie Ihrer aller Leben deutlich erkennen lässt, muss Andacht – wie notwendig sie auch für das innere Leben des Menschen und wie entscheidend sie für die geistige Entwicklung ist – auch zu Taten führen, die dem inneren Wandel äußeren Ausdruck verleihen. Dieses Konzept der Andacht – untrennbar mit Dienstbarkeit verbunden – wird durch den Mashriqu’l-Adhkár verbreitet.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 18. Dezember 2014, An die Bahá’í im ÍránA
Kapazitätsaufbau, Teilhabe und organisches Wachstum
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Wir müssen den hohen Entschluss fassen, uns zu erheben und alle jene Mittel zu ergreifen, die Frieden, Wohlstand und Glück, Erkenntnis, Kultur und Industrie, Würde, Wert und Stufe der gesamten Menschheit voranbringen. Auf diese Weise wird durch die belebenden Wasser reiner Absicht und selbstlosen Bemühens der Boden menschlicher Fähigkeiten in seiner eigenen latenten Vortrefflichkeit sich entfalten und lobenswerte Eigenschaften hervorbringen und gedeihen, bis er mit dem Rosengarten der Erkenntnis, der unseren Vorvätern eigen war, wetteifern kann.‘Abdu’l-Bahá, in: Das Geheimnis göttlicher Kultur 8A
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Die politische Welt ist wie die des Menschen: Dieser ist am Anfang nur Same und entwickelt sich dann stufenweise zum Embryo und Fötus, erhält ein mit Fleisch überzogenes Knochenskelett und nimmt seine eigentliche Gestalt an, bis er schließlich die Stufe erreicht, auf der sich an ihm gebührend das Wort bewahrheitet: »… der Erhabenste der Schöpfer« In Qur’án 23:14 heißt es: »Verherrlicht sei deshalb Gott, der Erhabenste der Schöpfer!« A. Ebenso wie dies ein Gebot der Schöpfung ist und auf der allumfassenden göttlichen Weisheit beruht, kann sich auch die politische Welt nicht plötzlich vom Nadir der Zerrüttung zum Zenit der Rechtlichkeit und Vollkommenheit entwickeln. Vielmehr müssen sich fähige Menschen Tag und Nacht anstrengen und alle Mittel, die zum Fortschritt führen, anwenden, damit sich Regierung und Volk auf allen Ebenen entwickeln, Tag für Tag, ja Stunde für Stunde. ‘Abdu’l-Bahá, in: Das Geheimnis göttlicher Kultur 190 A
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In allen prophetischen Offenbarungen waren philanthropische Angelegenheiten nur auf die jeweiligen Völker beschränkt – mit Ausnahme von kleinen Dingen wie der Wohltätigkeit, die auf andere ausgedehnt werden durften. Aber in dieser wunderbaren Offenbarung sind philanthropische Unternehmungen ausnahmslos für die ganze Menschheit da, weil dies die Manifestation der Barmherzigkeit Gottes ist.‘Abdu’l-Bahá, aus einer Ansprache – übersetzt aus dem PersischenA
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Es ist wie bei einem Samenkorn: Der Baum existiert darin, ist aber noch verborgen und unsichtbar; sobald der Same wächst und sich entwickelt, zeigt sich der Baum in seiner ganzen Pracht. Wachstum und Entwicklung aller Wesen erfolgt in gleicher Weise, Schritt für Schritt. Das ist das universelle, von Gott bestimmte Gesetz und die natürliche Ordnung. Das Samenkorn wird nicht plötzlich zum Baum; der Embryo wird nicht unmittelbar zum Menschen; die mineralische Substanz wird nicht sofort zum Stein: Nein, alles wächst und entwickelt sich allmählich, bis das jeweilige Maß der Vollkommenheit erreicht ist.‘Abdu’l-Bahá, in: Beantwortete Fragen 51:3A
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In einem lebendigen Organismus ist das volle Ausmaß seiner Entwicklung bei seiner Empfängnis oder seiner Geburt weder bekannt noch verwirklicht. Entwicklung und Fortschritt vollziehen sich schrittweise und in Stufen. Zum Beispiel kann geistige Entwicklung mit dem Licht der frühen Morgendämmerung verglichen werden. Obwohl dieses Dämmerlicht schwach und blass ist, kann ein weiser Mann, der den Sonnenaufgang vom ersten Beginn an betrachtet, den Aufstieg der Sonne zu ihrer vollen, glänzenden Pracht vorhersagen. Er weiß mit Sicherheit, dass dies der Beginn ihres Erscheinens ist und dass sie später große Kraft und Macht besitzen wird. Wenn er, um ein anderes Beispiel zu nehmen, einen Samen nimmt und feststellt, dass er sprießt, dann weiß er mit Sicherheit, dass er schließlich zu einem Baum heranwächst.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Kapitel 49, Ansprache vom 19. Mai 1912 in der Divine Paternity Kirche, Central Park West in New YorkA
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In diesem strahlenden Jahrhundert wurde die Wirklichkeit der Dinge offenbart, und was wahr ist, muss zutage treten. Zu dieser Wirklichkeit gehört das Prinzip der Gleichwertigkeit von Mann und Frau – gleiche Rechte und Vorrechte in allen Angelegenheiten, die die Menschheit betreffen. … Die Frau muss ihre Energien und Fähigkeiten besonders den mit Industrie und Landwirtschaft verbundenen Wissenschaften widmen, um die Menschheit in dem zu unterstützen, was am nötigsten ist. Dadurch wird die Frau ihr Können beweisen und erreichen, dass ihre Gleichwertigkeit auf sozialem und wirtschaftlichem Gebiet anerkannt wird.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Kapitel 95, Ansprache vom 26. August 1912 im Franklin Square House, Boston, MassachusettsA
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Ein weiteres wesentliches Erfordernis ist die beschleunigte Abschrift, Sammlung und Übersendung der Heiligen Schriften ins Heilige Land sowie die Aufzeichnung der allgemeinen Geschichte der Sache Gottes. Die westlichen Gläubigen, die in den entlegensten Gegenden der freien Welt bedeutende Pläne in Angriff genommen haben, sind sehr darauf bedacht, dass diese beiden Aufgaben zügig abgeschlossen und die notwendigen Vorbereitungen für ihre bevorstehenden Projekte unverzüglich getroffen werden, damit sie ihre Hoffnungen und Pläne für die Zukunft konkret zum Ausdruck bringen und der Verbreitung der Heiligen Sache einen großen Impuls verleihen können.
Gleiches gilt für die Beteiligung der Freunde an karitativen, wissenschaftlichen und literarischen Vereinen. Die Freunde müssen mit Weisheit und Mäßigung, nach sorgfältiger Beratung und entsprechend ihren Fähigkeiten und Mitteln jede Vereinigung unterstützen, die aufrichtig bestrebt ist, zum Gemeinwohl und zum besten Interesse der Menschheit beizutragen. Sie sollten sich nach ihren Möglichkeiten beteiligen, müssen sich aber von jeglicher Beteiligung an der Politik fernhalten, sei es in ihren Taten, Herzen oder Worten, und müssen jede Verbindung mit böswilligen und streitenden Parteien meiden und vermeiden.Shoghi Effendi, Brief vom September 1926, An die Bahá’í des Ostens – übersetzt aus dem PersischenA
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Wir können unser Herz nicht von unserer Umwelt trennen, die uns umgibt und behaupten, dass alles sich zum Besseren verändert, wenn erst einmal eins von diesen beiden neugestaltet ist. Der Mensch ist organisch mit der Welt verbunden. Sein inneres Leben gestaltet die Umwelt und wird zutiefst selbst von ihr beeinflusst. Eins wirkt auf das andere, und jede bleibende Veränderung im Leben des Menschen ist das Ergebnis dieser Wechselwirkungen.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag vom 17. Februar 1933, An einen GläubigenA
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»Betrachte die Welt als einen menschlichen Körper«, schrieb Bahá’u’lláh an Königin Viktoria. … Im menschlichen Körper hat jede Zelle, jedes Organ, jeder Nerv seine ganz bestimmte Aufgabe. Wenn sie alle ihre Funktion erfüllen, ist der Körper gesund, kräftig, voll Energie und bereit für alle Anforderungen, die an ihn gestellt werden. Keine Zelle, und sei sie noch so bescheiden, lebt vom Körper getrennt, weder in Bezug auf ihren Dienst für den Körper noch in Bezug auf das, was sie von ihm erhält. Dies gilt für den Körper der Menschheit, in dem Gott »jedes, auch das geringste Wesen mit Fähigkeiten und Begabungen ausgestattet hat«, und es gilt vor allem für den Körper der Bahá’í-Weltgemeinde, denn dieser Körper ist bereits ein Organismus, vereint in seinen Bestrebungen, verbunden in seinen Methoden, auf der Suche nach Beistand und Bestätigung aus derselben Quelle und erleuchtet von dem bewussten Erfassen seiner Einheit. Deshalb ist in diesem organischen, göttlich geführten, gesegneten und erleuchteten Körper die Teilnahme jedes einzelnen Gläubigen von äußerster Wichtigkeit; sie ist eine Quelle der Macht und der Lebenskraft, die uns bisher noch unbekannt ist. …
Das wahre Geheimnis der universellen Teilnahme liegt in dem vom Meister oft geäußerten Wunsch, die Freunde möchten einander lieben, einander ständig ermutigen, zusammenarbeiten, wie eine Seele in einem Körper sein und, indem sie das tun, ein echter, organischer, gesunder Körper werden, der vom Geist erleuchtet und belebt ist. In einem solchen Körper werden alle Teile geistige Gesundheit und Lebenskraft vom Organismus selbst erhalten, und die vollkommensten Blüten und Früchte werden heranreifen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom September 1964, An die Bahá’í der Welt, in: Briefe des Universalen Hauses der Gerechtigkeit, Ausgewählte Botschaften 1963-1996, S. 14A
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Wie Sie sehen, stehen all diese Entwicklungen in direktem Zusammenhang mit dem Lehren der Sache, da die Bahá’í-Gemeinden eine bestimmte Größe erreichen müssen, bevor sie mit der Umsetzung vieler dieser Maßnahmen beginnen können. Wie kann beispielsweise eine Bahá’í-Gemeinde die Abschaffung von Vorurteilen, die die Bewohner eines Landes spalten, wirksam demonstrieren, solange sie nicht einen Querschnitt dieser Bevölkerung in ihren Reihen hat? Ein Same ist der lebendige Ursprung eines Baumes und aus diesem Grund von enormer Bedeutung, aber er kann keine Früchte hervorbringen, bevor er nicht zu einem Baum herangewachsen ist und geblüht und Früchte getragen hat. So stellt eine Bahá’í-Gemeinde von neun Gläubigen einen lebenswichtigen Schritt dar, da sie für diesen Ort die göttliche Institution des örtlichen Geistigen Rates ins Leben rufen kann, aber sie ist immer noch nur ein Samenkorn und muss in ihrer Größe und in der Vielfalt ihrer Mitglieder wachsen, bevor sie wirklich überzeugende Früchte für ihre Mitbürger hervorbringen kann.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 3. Januar 1982, An einen GläubigenA
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Es gibt zwei Grundsätze, die nach Ansicht des Hauses der Gerechtigkeit im Allgemeinen für solche Projekte der sozialen und wirtschaftlichen Entwicklung von grundlegender Bedeutung sind, obwohl es natürlich auch Ausnahmen geben wird. Der erste ist, dass sie auf einem Fundament bestehender, ausreichend starker örtlicher Bahá’í-Gemeinden aufgebaut werden sollten. Der zweite ist, dass die langfristige Durchführung des Projekts auf Eigenständigkeit abzielen und nicht von kontinuierlicher finanzieller Unterstützung von außen abhängig sein sollte.
Der erste Grundsatz impliziert, dass die Projekte zur sozialen und wirtschaftlichen Entwicklung, die jetzt in Angriff genommen werden sollen, eine natürliche Phase des Wachstums der Bahá’í-Gemeinde darstellen und von der Gemeinde selbst benötigt werden, auch wenn sie natürlich einem viel größeren Teil der Gesellschaft zugutekommen …
Der zweite Grundsatz muss berücksichtigen, dass jedes von Bahá’í begonnene Projekt so konzipiert sein sollte, dass es solide und beständig wächst und nicht aufgrund von Zermürbung zusammenbricht. Mit anderen Worten: Externe Hilfe und Gelder, von Bahá’í oder Nicht-Bahá’í, können für Anschaffungen, das Durchführen von Umfragen, das Einleiten von Aktivitäten und das Einbringen von Fachwissen eingesetzt werden, aber das Ziel sollte sein, dass jedes Projekt auf der Grundlage der Arbeit, der Mittel und der Begeisterung der örtlichen Bahá’í weitergeführt werden und sich entwickeln kann, selbst wenn alle externe Hilfe eingestellt werden sollte.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 8. Mai 1984, An einen Nationalen Geistigen RatA
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Das zweite Grundprinzip, das uns ermöglicht, das von Bahá’u’lláh gewünschte Muster für die Entwicklung der menschlichen Gesellschaft zu verstehen, ist das Prinzip des organischen Wachstums. Dies erfordert, dass detaillierte Entwicklungen und das Verständnis von detaillierten Entwicklungen erst im Laufe der Zeit und mit Hilfe der Führung durch jene Zentrale Autorität des Glaubens möglich werden, der sich alle zuwenden müssen. In diesem Zusammenhang kann man das Gleichnis eines Baumes verwenden. Wenn ein Bauer einen Baum pflanzt, kann er in diesem Moment nicht genau sagen, wie hoch er wachsen, wie viele Äste er haben oder wann er blühen wird. Er kann jedoch eine allgemeine Vorstellung von seiner Größe und seinem Wachstumsmuster geben und mit Sicherheit sagen, welche Früchte er tragen wird. Dasselbe gilt für die Entwicklung der Weltordnung Bahá’u’lláhs.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 27. April 1995, An einen GläubigenA
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Zu diesen Projekten gehören Schulen, Alphabetisierungsprogramme, Unterricht zur moralischen Erziehung, akademische Ausbildung, Gesundheitspläne, spezielle Programme zur Förderung von Frauen und Minderheiten, landwirtschaftliche Programme, spezielle Programme zur Erhaltung der Umwelt usw. Die Erfahrung hat gezeigt, dass die Einheimischen das Projekt nicht als ihr eigenes betrachten und sich nicht dafür verantwortlich fühlen, wenn Hilfe aus dem Ausland ohne Zusammenarbeit mit der örtlichen Bevölkerung und ohne deren Beteiligung geleistet wird; wenn sie jedoch den Prozess der Ermittlungen ihrer Bedürfnisse selbst initiieren und an den Prozessen der Entscheidungsfindung und Umsetzung teilnehmen, werden sie sich für Erhalt und Weiterführung des Projekts verantwortlich fühlen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 30. Juli 1996, An einen GläubigenA
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Die weltweite Bahá’i-Gemeinde, ein organisches Ganzes, überwindet die in der heutigen Gesellschaft vorherrschenden Unterteilungen in ›Norden‹ und ›Süden‹, ›entwickelt‹ und ›unterentwickelt‹. Die Bahá’í bemühen sich um soziale und wirtschaftliche Entwicklung, unabhängig vom Grad des materiellen Wohlstands, den ihre jeweiligen Länder erreicht haben, indem sie danach streben, die Lehren Bahá’u’lláhs auf den allmählichen Prozess des Aufbaus einer neuen Zivilisation anzuwenden. Jeder Anhänger Bahá’u’lláhs ist Mitglied dieser weltweiten Gemeinschaft und kann mit Recht anbieten, zu einem bestimmten Vorhaben in einem beliebigen Land beizutragen. In dem Maße, in dem die Freunde Erfahrungen in sozialer und wirtschaftlicher Entwicklung sammeln und in ihren Studien verschiedener Fachrichtungen oder in ihren beruflichen Gebieten weiterkommen, werden sich auf allen Kontinenten Einzelpersonen erheben, die über Fachwissen in irgendeinem Aspekt der Entwicklungsarbeit verfügen und ihre Dienste für Projekte im In- oder Ausland anbieten möchten. Wenn ihre Energien nicht effektiv kanalisiert werden und man ihnen kein realistisches Bild der Entwicklungsbemühungen der Bahá’i vermittelt, werden diese Freunde später frustriert sein, wenn sie feststellen, dass die Kapazität der Bahá’í-Projekte in Übersee, ihre Talente und Dienste zu nutzen, begrenzt ist.
Aus diesem Grund ist es wichtig, dass Konferenzen, Seminare sowie Informations- und Werbeunterlagen nicht das Bild von ›Entwicklungsprojekten‹ verstärken, wie es von der breiten Gesellschaft verstanden wird. Die Bemühungen der Bahá’i in diesem Bereich haben im Allgemeinen die Form von Graswurzelinitiativen, die von kleinen Gruppen von Gläubigen in den Städten und Dörfern, in denen sie wohnen, durchgeführt werden. Im Laufe der Zeit entwickeln sich einige dieser Initiativen zu größeren Projekten mit festen Verwaltungsstrukturen. Doch nur sehr wenige können mit den komplexen Projekten verglichen werden, die von staatlichen Stellen und großen Nichtregierungsorganisationen gefördert und finanziert werden.
Die wirksame Nutzung der Talente von Einzelpersonen mit besonderem Fachwissen verlangt auch Wachsamkeit dabei, sicherzustellen, dass die Initiative einiger Personen – normalerweise derjenigen mit Zugang zu mehr Ressourcen – nicht dazu führt, dass die Initiativen anderer erstickt werden. Die Gemeindeordnung ist so strukturiert, dass sie Initiativen fördert und das Recht der Menschen auf eine sinnvolle Beteiligung an der Entwicklung ihrer eigenen Gemeinde gewährleistet. Dementsprechend stehen die Aktivitäten der Freunde in jedem Land unter der Führung der Institutionen des Glaubens in diesem Land…
Der entscheidende Faktor bei der Zuordnung von Dienst- und Hilfsangeboten zu Projekten sollte im Allgemeinen die Kapazität der Projekte sein, Hilfe anzunehmen und nicht das Ausmaß der verfügbaren Ressourcen. Es ist durchaus möglich, dass in diesem Wachstumsstadium des Glaubens die Talente der Freunde, insbesondere in …, die Kapazität der Entwicklungsprojekte andernorts, Hilfe anzunehmen, übersteigen. In diesem Zusammenhang scheint der zweigleisige Ansatz, den Sie verfolgen, äußerst angebracht. Während Sie sich bemühen, die Kapazität der Projekte weltweit zu erhöhen, ermutigen Sie gleichzeitig einzelne Gläubige aus materiell wohlhabenderen Ländern, sich an Bahá’í-Projekten in ihrer Heimat zu beteiligen. Sie sollten sie auch weiterhin ermutigen, sich an unterstützenswerten Unternehmungen außerhalb des Glaubens zu beteiligen, um ihre Berufsbereiche zu beeinflussen und diese mit den Lehren Bahá’u’lláhs zu durchdringen. Man sollte ihnen versichern, dass dies in sich selbst ein großer Dienst an der Sache ist, und sie sollten nicht das Gefühl haben, dass sie dem Glauben nur dann dienen, wenn sie sich direkt Bahá’í-Projekten widmen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Memorandum vom 11. März 1997, An das Büro für soziale und wirtschaftliche EntwicklungA
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Der drängenden Notlage der Menschheit wird man nicht begegnen können durch einen Wettkampf rivalisierender Ambitionen oder durch Proteste gegen diese oder jene der zahllosen Ungerechtigkeiten, die ein Zeitalter voller Verzweiflung befallen haben. Es bedarf vielmehr eines grundsätzlichen Bewusstseinswandels, einer uneingeschränkten Annahme der Lehre Bahá’u’lláhs, dass die Zeit gekommen ist, in der jeder Mensch lernen muss, Verantwortung für das Wohlergehen der gesamten Menschheit zu übernehmen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 24. Mai 2001, An die Gläubigen, die zu den Ereignissen aus Anlass der Vollendung der Projekte am Berg Karmel versammelt sindA
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Wie Sie wissen, hat sich die Aufmerksamkeit der Bahá’í-Welt darauf konzentriert, den Prozess des Beitritts in Scharen voranzutreiben, und dies wird auch mindestens noch fünfzehn Jahre lang andauern. In dem Maß, wie dieser Prozess auf örtlicher Ebene an Dynamik gewinnt, ist zu erwarten, dass eine der natürlichen Folgen die Entstehung eines lebendigen Bahá’í-Gemeindelebens sein wird, das von dem Wunsch geprägt ist, die Lehren Bahá’u’lláhs auf die Bedürfnisse der Gesellschaft anzuwenden. Daraus wird wirksames soziales Handeln resultieren, da die Kapazität an der Basis der Gemeinde zunimmt und das kollektive Bewusstsein geschärft wird.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 6. September 2006, An einen GläubigenA
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Ein größeres Engagement im Leben der Gesellschaft, individuell und kollektiv, wird unvermeidlich sein, je mehr der Wachstumsprozess in fortgeschrittenen Clustern an Schwungkraft gewinnt. In Bahá’í-Gemeinden, die nur über begrenzte Ressourcen verfügen, kann eine zu starke Beteiligung an solchen Bemühungen in einem frühen Stadium ihre Energien zerstreuen und die Kohärenz der für das Wachstum notwendigen Aktivitäten beeinträchtigen. In Gegenden, in denen sich der Glaube hinreichend gefestigt hat, darf man jedoch erwarten, dass sich die Bahá’í in sozialem Handeln engagieren, indem sie zunächst Wege finden, die Lehren auf die Probleme ihrer Familien, Nachbarn und der Gemeinden, in denen sie leben, anzuwenden.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 11. September 2008, An einen GläubigenA
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In seiner Riḍván-Botschaft 2008 stellte das Haus der Gerechtigkeit fest, dass die Bahá’í mit dem Fortschreiten der Arbeit von Ausbreitung und Festigung immer stärker in das Leben der sie umgebenden Gesellschaft einbezogen werden. Die Art und Weise dieses Aufeinandertreffens wird notwendigerweise organisch und allmählich sein und von dem Lernprozess geleitet werden, in dem sich die Gläubigen bereits überall befinden. Darüber hinaus besteht die Hoffnung, dass die zunehmende Einbindung der Bahá’í-Gemeinde in die Gesellschaft auf natürliche Weise in jedem Cluster der Welt erfolgen wird.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 16. Juni 2009, An einen GläubigenA
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…Dennoch können jeder Mensch und jede Gruppe von Menschen, ganz gleich, ob sie zu Seinen Anhängern gezählt werden oder nicht, aus Seinen Lehren Inspiration gewinnen und sich all die Edelsteine der Weisheit und des Wissens zu Nutze machen, um die Herausforderungen zu bewältigen, mit denen sie konfrontiert sind. In der Tat wird die Kultur, welche der Menschheit winkt, nicht durch die Bemühungen der Bahá’í-Gemeinde allein erreicht werden können. Zahlreiche Gruppen und Organisationen, beseelt durch den Geist einer weltweiten Solidarität, die wiederum eine indirekte Erscheinung von Bahá’u’lláhs Konzept des Prinzips der Einheit der Menschheit ist, werden zu der Zivilisation beitragen, die dazu bestimmt ist, aus dem Chaos und Durcheinander der heutigen Gesellschaft hervorzugehen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Riḍván-Botschaft 2010, An die Bahá’í der WeltA
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Wie in der Riḍván-Botschaft erwähnt, ist sozialer Wandel kein Projekt, das eine Gruppe von Menschen zum Nutzen einer anderen durchführt.
Der Umfang und die Komplexität sozialen Handelns, so wird in der Botschaft erklärt, müssen den menschlichen Ressourcen entsprechen, die in einem Dorf oder einer Nachbarschaft zur Verfügung stehen, um es voranzubringen.
Dies bedeutet, dass die Bemühungen am besten in bescheidenem Umfang beginnen und organisch wachsen, in dem Maße wie sich die Kapazität innerhalb der Bevölkerung entwickelt – im Wesentlichen die Kapazität, Elemente der Offenbarung Bahá’u’lláhs zusammen mit den Inhalten und Methoden der Wissenschaft mit zunehmender Wirksamkeit auf die soziale Wirklichkeit anzuwenden.
In diesem Licht hat das Haus der Gerechtigkeit in vielen seiner jüngsten Botschaften deutlich gemacht, dass in der gegenwärtigen Phase der Entwicklung des Glaubens der Aufbau von Kapazitäten, um die materiellen Bedürfnisse einer örtlichen Gemeinde anzugehen, nicht losgelöst von einem bereits in Gang gesetzten Prozess zum Angehen ihrer geistigen Bedürfnisse betrachtet werden sollte.
Dieser Prozess gewinnt natürlich an Schwungkraft, wenn in einer Region Andachtstreffen, Kinderklassen, Juniorjugendgruppen und Studienkreise eingerichtet werden.
Er wird von den Institutionen und Agenturen des Glaubens geleitet und hängt in hohem Maß von der Initiative einer wachsenden Anzahl von Einzelpersonen in der Region ab, die sich um das Wohlergehen ihrer Gemeinden sorgen.
Gerade diese Einzelnen – Männer und Frauen, junge und alte Menschen –, werden auf diese Weise befähigt, Entscheidungen über ihren geistigen und materiellen Fortschritt zu treffen und umzusetzen, wobei sie ihre kollektive Kapazität noch weiter erhöhen.
Je nach den Umständen in der Region können die Bemühungen einer gemeinnützigen Entwicklungsorganisation, die nach den Grundsätzen des Glaubens arbeitet, durchaus dazu beitragen, diesen nun komplexeren Prozess der Befähigung, der sich in der Region entfaltet, zu fördern.
Eine solche Organisation, die selbst organisch entsteht und mit der Zeit an Stärke gewinnt, arbeitet unter der moralischen Führung der Institutionen in dem Land.
Diejenigen, die am engsten mit dieser Organisation verbunden sind, müssen sich der Disziplin unterwerfen, die erforderlich ist, um sicherzustellen, dass ihre Bemühungen ständig zur Befähigung einer Bevölkerung beitragen; dies verlangt von ihnen, nahe an der Basis, an der Seite der Menschen selbst zu arbeiten, ihre Anstrengungen mitzutragen und sich dessen bewusst zu sein, dass der wirtschaftliche Nutzen gering sein wird.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 18.
Juli 2010, An einen GläubigenA
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Eine kleine Gemeinde, deren Mitglieder durch ihren gemeinsamen Glauben verbunden sind, die sich durch ihre hohen Ideale auszeichnen, die kompetent ihre Angelegenheiten verwalten und ihren Bedürfnissen nachkommen, und die vielleicht in verschiedenen humanitären Projekten engagiert sind – eine solche Gemeinde, die gedeiht, allerdings in bequemer Distanz zur Lebenswirklichkeit der Massen der Menschheit, kann niemals hoffen, als Muster für die Neugestaltung der gesamten Gesellschaft zu dienen. Dass es die weltweite Bahá’í-Gemeinde geschafft hat, die Gefahr der Selbstzufriedenheit abzuwehren, ist eine Quelle unablässiger Freude für uns. Die Gemeinde hat in der Tat ihre Ausbreitung und Festigung gut im Griff. Die Angelegenheiten einer stark zunehmenden Mitgliederzahl in Dörfern und Städten weltweit zu verwalten – die Standarte der Weltordnung Bahá’u’lláhs hochzuhalten, sodass alle sie sehen –, ist jedoch immer noch ein fernes Ziel.
Darin also liegt die Herausforderung, der sich diejenigen stellen müssen, die an vorderster Front des Lernprozesses stehen, der im Verlauf des kommenden Plans weiter fortschreiten wird. Wo immer ein intensives Wachstumsprogramm errichtet ist, sollten die Freunde keine Mühe scheuen, um den Grad der Beteiligung zu erhöhen. Lasst sie alles daran setzen, um sicherzustellen, dass das System, das sie mit solcher Mühe errichtet haben, nicht auf sich selbst beschränkt bleibt, sondern sich zunehmend ausweitet, um mehr und mehr Menschen in seiner Mitte aufzunehmen. … Und lasst sie die Lektionen der Vergangenheit nicht vergessen, die keinen Zweifel daran lassen, dass eine relativ kleine Gruppe aktiver Unterstützer des Glaubens, ganz gleich wie einfallsreich oder wie hingebungsvoll sie sein mag, auf die Bedürfnisse von Gemeinden nicht eingehen kann, die aus Hunderten oder gar Tausenden von Männern, Frauen und Kindern bestehen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 28. Dezember 2010, An die Konferenz der Kontinentalen BeraterämterA
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Das Muster des geistigen und sozialen Lebens, das sich in den Clustern herausbildet – ein Muster, zu dem Studienkreise, Kinderklassen, Juniorjugendgruppen, Andachtstreffen, Hausbesuche, Lehrtätigkeit und Reflexionstreffen sowie das Begehen der Feiertage und Neunzehntagefeste und anderer Zusammenkünfte gehören – bietet eine Fülle von Gelegenheiten für Engagement, Erfahrung, Beratung und Lernen, die zu Veränderungen im persönlichen und kollektiven Verständnis und Handeln führen werden.
Fragen zu Vorurteilen in Bezug auf ethnische Zugehörigkeit, Gesellschaftsschicht und Hautfarbe werden unweigerlich auftauchen, wenn sich die Freunde unterschiedlichen Bevölkerungsgruppen zuwenden, insbesondere, wenn es um Nachbarschaften mit ihrer engen Vernetzung geht.
Dort kann jede Aktivität eine Form annehmen, die der Kultur und den Interessen der Bevölkerung am besten entspricht, so dass neue Gläubige in einer nährenden und vertrauten Umgebung belebt und bestätigt werden können, bis sie in der Lage sind, ihren Teil zur Lösung der Herausforderungen beizutragen, denen eine wachsende Bahá’í-Gemeinde gegenübersteht.
Denn dies ist kein Prozess, den einige für andere durchführen, die passive Empfänger sind – lediglich eine zahlenmäßige Erweiterung einer Gemeinde, die zu Bevormundung führen kann, – sondern ein Prozess, in dem eine ständig wachsende Anzahl von Seelen den von Bahá’u’lláh in Gang gesetzten Wandel der Menschheit erkennt und Verantwortung dafür übernimmt.
In einem Umfeld der Liebe und des Vertrauens, das aus gemeinsamem Glauben, gemeinsamer Praxis und gemeinsamer Mission erwächst, werden Einzelne verschiedener Ethnien die innige Verbindung von Herz und Verstand besitzen, von der gegenseitiges Verständnis und Wandel abhängen.
Als Ergebnis ihrer Ausbildung und Vertiefung wird eine wachsende Anzahl von Gläubigen aus den Schriften Einsichten schöpfen, um Probleme rassistischer Vorurteile sensibel und wirksam anzugehen, die in ihrem persönlichen Leben und in ihren Familien, zwischen Gemeindemitgliedern, im sozialen Umfeld und am Arbeitsplatz auftreten.
In dem Maß, in dem die Wachstumsprogramme voranschreiten und der Umfang und die Intensität der Aktivitäten zunehmen, werden die Freunde in Gespräche und mit der Zeit auch in Initiativen für soziales Handeln an der Basis einbezogen, wo das Thema der Vorurteilsfreiheit auf natürliche Weise auftaucht, sei es direkt oder indirekt.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 10.
April 2011, An einen GläubigenA
105
Sie werden zweifellos mit der Führung vertraut sein, die das Universale Haus der Gerechtigkeit in seiner Riḍván-Botschaft 2010 in Bezug auf »gewisse grundlegende Konzepte« gegeben hat, die sich auf soziales Handeln der Bahá’í beziehen, wozu auch soziale und wirtschaftliche Entwicklungsprojekte gehören.
Darunter sind die Grundsätze, dass soziales Handeln »das Beschaffen von Gütern und Dienstleistungen in irgendeiner Form bedeuten kann«, »sein hauptsächliches Anliegen« jedoch sein muss, »innerhalb einer bestimmten Bevölkerungsgruppe die Fähigkeit heranzubilden, an der Errichtung einer besseren Welt mitzuarbeiten«, und dass »sozialer Wandel kein Projekt [ist], das eine Gruppe von Leuten für das Wohl einer anderen durchführt.« In der Tat werden solche Bemühungen am besten von den Gemeinden initiiert, denen sie zugutekommen sollen, und es muss sehr sorgfältig darauf geachtet werden, dass die von außerhalb der Gemeinde kommenden menschlichen Ressourcen nicht die Art der durchgeführten Projekte bestimmen.
An Orten der Welt, an denen der Wachstumsprozess gut vorankommt, führen die verbesserten Fähigkeiten, die durch den Prozess des Trainingsinstituts bei den Einzelnen gefördert werden, ganz natürlich zu Projekten nachhaltigen sozialen Handelns an der Basis, da die Mitglieder einer bestimmten Gemeinde am besten in der Lage sind, ihre soziale Realität zu verstehen, ihre Bedürfnisse einzuschätzen und ihren eigenen Pfad des Fortschritts zu beschreiten.
Aus diesem Grund wird den Bahá’í davon abgeraten, Entwicklungsprojekte in anderen Ländern als ihrem eigenen zu entwerfen und durchzuführen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 22.
Oktober 2012, An einen GläubigenA
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Hier muss ganz deutlich gesagt werden, dass die Bahá’í nicht glauben, dass der für die Zukunft geschaute Wandel ausschließlich durch ihr Bemühen herbeigeführt werden wird. Auch versuchen sie nicht, eine Bewegung zu bilden, die danach strebt, der Gesellschaft ihre Zukunftsvision aufzuzwingen. Jede Nation, jede Gruppe, ja jeder Einzelne wird, in stärkerem oder geringerem Maße, zum Entstehen der Weltzivilisation beitragen, auf die sich die Menschheit unaufhaltsam zubewegt.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 2. März 2013, An die Bahá’í im IranA
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Im Mittelpunkt eines solchen Ansatzes steht die Frage des Aufbaus von Kapazität.
In einem Cluster nach dem anderen wurde beobachtet, dass die Fähigkeit zur Durchführung von Initiativen im sozialen Bereich allmählich zunimmt, wenn immer mehr Einzelne in den Institutsprozess einbezogen und dabei unterstützt werden, ihre Energien der geistigen und materiellen Wandlung der Regionen, in denen sie leben, zu widmen.
Im Allgemeinen beginnen die sozialen und wirtschaftlichen Entwicklungsinitiativen der Bahá’í an der Basis, fangen klein an und wachsen organisch, je nach den ihnen vor Ort verfügbaren menschlichen und finanziellen Ressourcen.
In diesem Zusammenhang sollte, wie in der Riḍván-Botschaft 2010 angemerkt, sozialer Wandel nicht als ein Projekt verstanden werden, das eine Gruppe von Menschen für das Wohl einer anderen durchführt, noch sollte er auf die bloße Lieferung von Gütern oder Dienstleistungen reduziert werden.
In Anbetracht dieser Überlegungen wird den Bahá’í davon abgeraten, Projekte in Ländern durchzuführen, in denen sie nicht ansässig sind.
Darüber hinaus ist aus einer Reihe von Gründen große Vorsicht geboten, wenn externe Mittel für ein bestimmtes Vorhaben zur Verfügung gestellt werden.
Die Erfahrung hat beispielsweise gezeigt, dass das Recht der örtlichen Gemeinde, ihren eigenen Pfad des Fortschritts zu beschreiten, beeinträchtigt werden kann, wenn diejenigen, die Mittel von außerhalb der Gemeinde bereitstellen, die Verantwortung für das Management und die Leitung einer Initiative übernehmen oder einen unangemessenen Einfluss auf die Art der durchgeführten Projekte ausüben.
Zudem haben Organisationen, die ausschließlich auf externe Unterstützung angewiesen sind, oft Schwierigkeiten, ihre Aktivitäten aufrechtzuerhalten, wenn die externe Finanzierung zurückgezogen wird.
Um solche Herausforderungen zu vermeiden, hilft das Büro für Soziale und Wirtschaftliche Entwicklung im Bahá’í-Weltzentrum dabei, den Fluss der Ressourcen für Bahá’í-inspirierte Entwicklungsprojekte zu koordinieren, wobei sowohl die Bedingungen in der Region als auch die Reife der einzelnen Initiativen berücksichtigt werden.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief vom 19.
April 2013, An einen GläubigenA
108
… Entwicklung wird aus der Bahá’í-Perspektive als ein Prozess betrachtet, dessen Hauptprotagonisten die Menschen selbst sind. Der Schwerpunkt liegt auf dem Aufbau der Kapazität von Gemeinden, Entscheidungen über ihren geistigen und materiellen Fortschritt zu treffen und umzusetzen. Dies erfordert einen Prozess, bei dem sich kleinere Vorhaben organisch aus einem Muster des Gemeindelebens entwickeln, das entsteht, wenn die Freunde in einem bestimmten Cluster Erfahrungen mit der Anwendung des Handlungsrahmens des Fünfjahresplans sammeln. In dem Maß, in dem sich die Gläubigen an den Prozessen der Ausbreitung und Festigung beteiligen, erwerben sie durch ihre Bemühungen ein genaueres Verständnis für die Herausforderungen, mit denen die Menschen, denen sie dienen, konfrontiert sind, und lernen allmählich, die Lehren des Glaubens auf die dringenden Bedürfnisse ihrer Gemeinden anzuwenden. Die Erfahrung in der gesamten Bahá’í-Welt hat gezeigt, dass es generell unproduktiv ist, externe Agenturen, Technologien oder Finanzierungsquellen in einem frühen Stadium einzubringen, d.h. bevor die Fähigkeit, Projekte an der Basis zu initiieren und zu unterstützen, aufgebaut ist.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 30. Dezember 2014, An einen GläubigenA
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In ihren frühen Stadien werden die systematischen Bemühungen, eine Bevölkerungsgruppe zu erreichen und ihre Teilnahme am Prozess des Aufbaus von Fähigkeiten zu fördern, deutlich beschleunigt, wenn Mitglieder dieser Bevölkerungsgruppe selbst an der Spitze einer solchen Bemühung stehen. Diese Personen werden besondere Einblicke in jene Kräfte und Strukturen in ihren Gesellschaften haben, die auf verschiedene Weise die laufenden Bemühungen verstärken können.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 29. Dezember 2015, An die Konferenz der Kontinentalen BeraterämterA
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Darüber hinaus engagieren sich Bahá’í in Städten und Dörfern auf der ganzen Welt, ein Lebensmuster zu etablieren, das immer mehr Menschen unabhängig von ihrem Hintergrund einlädt, sich an seinem Aufbau zu beteiligen.
Dieses Modell, das die dynamische Kohärenz zwischen den materiellen und geistigen Dimensionen des Lebens zum Ausdruck bringt, umfasst Unterricht für die geistige Erziehung der Kinder, in dem sie auch eine tiefe Wertschätzung für die zugrundeliegende Einheit der verschiedenen Weltreligionen entwickeln; Gruppen, die jungen Menschen helfen, in einer entscheidenden Phase ihres Lebens ihren Weg zu finden und den zersetzenden Kräften zu widerstehen, deren ausgesuchtes Ziel sie sind; Studienkreise, in denen die Teilnehmer über die geistige Natur des Daseins nachdenken und Fähigkeiten für den Dienst an ihrer Gemeinschaft und der ganzen Gesellschaft aufbauen; Versammlungen zum gemeinsamen Gebet, die die Spiritualität der Gemeinschaft stärken; und mit der Zeit ein wachsendes Spektrum an Unternehmungen, die der sozialen und wirtschaftlichen Entwicklung dienen.
Dieses Modell des Gemeinschaftslebens führt zu lebendigen und zielbewussten neuen Gemeinschaften, in denen Beziehungen auf dem Prinzip der Einheit der Menschheit, allgemeiner Beteiligung, Gerechtigkeit und der Freiheit von Vorurteilen beruhen.
Jeder ist willkommen.
Der sich entfaltende Prozess ist darauf ausgerichtet, in jeder Gruppe von Menschen – ohne Rücksicht auf Klasse oder religiösen Hintergrund, ethnische Herkunft oder Hautfarbe, und unabhängig von Geschlecht oder sozialem Status – Zusammenarbeit und den Erwerb von Fähigkeiten zu fördern, dank derer sie sich erheben und zu kulturellem Fortschritt beitragen können.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 27.
Dezember 2017, An einen GläubigenA
Das Entstehen von sozialem Handeln
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Mit großem Interesse hat er ihren Plan zur Kenntnis genommen, die landwirtschaftliche Produktion zu intensivieren, um einer möglichen Nahrungsmittelknappheit in Kriegszeiten zu begegnen. Obwohl er sich der Notwendigkeit eines solchen Plans voll bewusst ist und die edlen Motive, die sie veranlasst haben, dieses Problem anzugehen, zutiefst zu schätzen weiß, ist er dennoch der Meinung, dass die Zeit für die Gläubigen als Körperschaft noch nicht reif ist, um soziale und wirtschaftliche Experimente dieser Art und dieses Umfangs zu unternehmen. Weder die ihnen zur Verfügung stehenden materiellen Mittel noch ihre zahlenmäßige Stärke reichen aus, ihnen die begründete Hoffnung zu geben, ein Projekt dieser Art erfolgreich in Angriff nehmen zu können.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag vom 6. November 1940, An einen GläubigenA
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Jetzt ist nicht die Zeit für die Freunde, ein Bahá’í-Dorf zu gründen. Sie haben konkrete Aufgaben von höchster Wichtigkeit und Dringlichkeit vor sich, auf die sie ihre Aufmerksamkeit konzentrieren sollten. Der Hüter hält es auch nicht für notwendig, dass die Freunde zu diesem Zeitpunkt Land kaufen. In Zukunft, wenn sie die vom geliebten Meister selbst gesetzten Ziele erreicht haben, werden sie in der Lage sein, weitere Gemeinschaftsprojekte zu entwickeln, aber jetzt würden solche Unternehmungen nur ihre Kraft vergeuden, die ganz auf die Lehrarbeit gerichtet sein sollte.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag vom 26. März 1943, An einen GläubigenA
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Die Gläubigen dürfen ihre eigenen unmittelbaren Aufgaben nicht aus den Augen lassen, die geduldige Konsolidierung ihrer Verwaltungsinstitutionen, den Aufbau neuer Räte … und die Arbeit an der Vervollkommnung der Lebensweise der Bahá’í; denn dies sind Dinge, die keine andere Gruppe von Menschen auf der Welt tun kann oder tun wird, und sie allein sind in der Lage, die geistige Grundlage und das Beispiel zu liefern, auf dem die größeren Vorhaben für die Welt letztlich ruhen müssen. Gleichzeitig sollte jede Anstrengung unternommen werden, die Lehren in dieser Zeit zu verbreiten und sie auf die Not der Menschheit und die Pläne für ihre Zukunft zu beziehen.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag vom 29. März 1945, An einen Nationalen Geistigen RatA
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Vor uns eröffnet sich ein weiter Horizont, erleuchtet durch die weltweit immer stärker in Erscheinung tretende Kraft des Glaubens, die Angelegenheiten der Menschheit zu ordnen. In diesem Licht können nicht nur die unmittelbar vor uns liegenden Aufgaben erkannt werden, sondern umrisshaft bereits neue Vorhaben und Unternehmungen, mit denen wir uns in Kürze werden beschäftigen müssen. …
… Die von Bahá’u’lláh freigesetzten Kräfte sind den Anforderungen der Zeiten gewachsen. Deshalb können wir fest darauf vertrauen, dass der neue Energiestrom, der die Sache Gottes jetzt durchpulst, sie befähigen wird, den nächsten Herausforderungen zu begegnen, entsprechend ihrem Reifegrad, und soweit es ihre Mittel erlauben, die Entwicklung des gesellschaftlichen und wirtschaftlichen Lebens der Völker unterstützen, mit all jenen Kräften, die zur Errichtung von Ordnung in der Welt führen, zusammenarbeiten, auf die Nutzung und den sinnvollen Einsatz moderner Technologien Einfluss nehmen und durch all diese Methoden das Ansehen und den Rang des Glaubens erhöhen und den Zustand der Menschheit insgesamt bessern.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Riḍván-Botschaft 1983, An die Bahá’í der WeltA
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Die Botschaft des Hauses der Gerechtigkeit vom 20. Oktober 1983 hat klar die Konzepte dargelegt, die Ziele definiert und die Leitprinzipien für die Auswahl und Durchführung von Bahá’í-Entwicklungsprojekten, -programmen oder -aktivitäten umrissen. Die überwiegende Mehrheit der Bahá’í-Projekte wird in erster Linie an der Basis entstehen und anfangs nach Bedarf finanziell und personell von Bahá’í-Quellen unterstützt. Die Projekte werden, wie Sie bereits vermutet haben, gemeinnützig sein und sich hauptsächlich mit Aktivitäten in den Bereichen Erziehung und Bildung, Gesundheit und Hygiene, Landwirtschaft und einfacher Aktivitäten der Gemeindeentwicklung befassen. Es ist zu hoffen, dass all diese Arten von Projekten die Stärke der geistigen Prinzipien widerspiegeln, die in den Lehren Bahá’u’lláhs verankert sind.
Es ist wichtig, dass unsere Unternehmungen zum jetzigen Zeitpunkt in ihrem Umfang bescheiden sein sollten. In dem Maße, in dem wir an Zuversicht und Erfahrung gewinnen und unsere Ressourcen zunehmen, wird unsere Arbeit erweiterte Ziele umfassen, und die Freunde werden neue Bereiche sozialen und wirtschaftlichen Handelns erkunden.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 22. Dezember 1983, An einen GläubigenA
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Die Beziehung zwischen der Lehrarbeit und sozialer und wirtschaftlicher Entwicklung muss sowohl im Hinblick auf bestimmte Grundprinzipien als auch im Kontext der Prozesse betrachtet werden, die das Wachstum der Bahá’í-Gemeinde kennzeichnen. Die relevanten Grundsätze sind Ihnen sehr bewusst, zu denen die folgenden gehören: Die Bahá’í sollten die Lehren Bahá’u’lláhs großzügig und bedingungslos an die Menschheit weitergeben, damit die Menschen sie auf dringende soziale Probleme anwenden und sich materiell und geistig höher entwickeln können. In ihrem Umgang mit der Gesamtgesellschaft sollten die Freunde aufrichtig sein und jede Spur von Täuschung vermeiden, soziale und wirtschaftliche Entwicklungsprojekte sollten nicht als Anreiz zur Konvertierung benutzt werden und Gelder von Nicht-Bahá’í sollten nicht für rein Bahá’í-bezogene Zwecke verwendet werden. Nichts davon schmälert die Bedeutung der heiligen Verpflichtung, die Sache zu lehren. Das Lehren sollte die beherrschende Leidenschaft im Leben jedes einzelnen Gläubigen bleiben und das Wachstum ein Hauptanliegen der Bahá’í-Gemeinde sein.
Während die Bahá’í-Gemeinde von einer Stufe zur nächsten überging, hat sich auch die Bandbreite der Aktivitäten erweitert, die sie durchführen konnte.
Ihr Wachstum war organischer Natur und hat eine allmähliche Differenzierung der Funktionen mit sich gebracht.
Als die Bahá’í-Gemeinde noch klein war, ließen sich all ihre Interaktionen mit der Gesellschaft als Ganzes leicht unter der Bezeichnung direktes und indirektes Lehren zusammenfassen.
Doch im Laufe der Zeit wurden neue Dimensionen der Arbeit sichtbar – Engagement in der Zivilgesellschaft, bestens organisierte diplomatische Arbeit, soziales Handeln und so weiter – jede mit ihren eigenen Zielen, Methoden und Ressourcen.
In gewissem Sinne kann man all diese Aktivitäten als Lehren bezeichnen, da ihr letztendlicher Zweck die Verbreitung der göttlichen Düfte, das Anbieten der Offenbarung Bahá’u’lláhs für die Menschheit und der Dienst an der Gesellschaft ist.
In der Praxis scheint es jedoch fruchtbarer zu sein, sie als unterschiedliche, aber sich ergänzende Handlungsstränge zu behandeln.
So kann beispielsweise die bloße Bezeichnung bestimmter sozialer und wirtschaftlicher Entwicklungsbemühungen als indirektes Lehren in mindestens zweierlei Hinsicht Verwirrung stiften:
Einerseits könnte der Eindruck entstehen, dass Entwicklungsaktivitäten als primäres und unmittelbares Ziel die Anwerbung neuer Gläubiger haben sollen, was natürlich nicht der Fall ist.
Zum anderen könnte es bei einigen Freunden den Eindruck erwecken, dass sie ihre Lehrverpflichtung erfüllen, indem sie sich lediglich an sozialem Handeln beteiligen.
Die soziale und wirtschaftliche Entwicklung ist ein wichtiger Tätigkeitsbereich für sich. Seine Rechtfertigung sollte nicht in der Fähigkeit gesucht werden, Neuerklärungen zu produzieren; er ergänzt das Lehren und trägt auch dazu bei. Wenn die Bemühungen im Entwicklungsbereich erfolgreich sind, steigern sie natürlich das Interesse der Öffentlichkeit am Glauben und eröffnen neue Lehrmöglichkeiten für die Bahá’í-Gemeinde, Gelegenheiten, die die Freunde durch ihre Ausbreitungs- und Festigungsaktivitäten ergreifen sollten.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Memorandum vom 27. April 1998, An das Büro für soziale und wirtschaftliche EntwicklungA
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Eines der Grundprinzipien der sozialen und wirtschaftlichen Entwicklung der Bahá’í ist, dass die Freunde die Lehren Bahá’u’lláhs frei und bedingungslos an die Menschheit weitergeben, damit die Menschen sie überall auf drängende soziale Fragen anwenden und ihr individuelles und kollektives Leben verbessern können, sowohl in materieller als auch in geistiger Hinsicht. Der Zugang zum Wort Gottes sollte nicht von der Annahme Bahá’u’lláhs als Manifestation Gottes für die heutige Zeit abhängig gemacht werden. Darüber hinaus könnte es auch angemessen sein, die Quelle der Inspiration, die einem auf der Grundlage Seiner Lehren entwickelten Bildungsprogramm zugrunde liegt, nicht ausdrücklich zu erwähnen, wenn die Umstände dies erfordern. In diesem Sinne gibt es eine Reihe von Möglichkeiten, die die Freunde in Betracht ziehen können, wenn sie Bildungsmaterialien erstellen, die sich auf die Lehren und Grundsätze des Glaubens stützen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 11. Juni 2006, An einen GläubigenA
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Es ist zu erwarten, dass der Wunsch nach sozialem Handeln mit dem kollektiven Wandel einhergeht, der in einem Dorf oder einer Nachbarschaft einsetzt, wenn gemeinsame Andachten und Hausbesuche mit Aktivitäten zur geistigen Erziehung der Bevölkerung zu einem reichhaltigen Muster des Gemeindelebens verwoben werden. Soziales Handeln kann natürlich von sehr informellen Bemühungen von begrenzter Dauer bis hin zu sozialen und wirtschaftlichen Entwicklungsprogrammen von hoher und anspruchsvoller Komplexität reichen, die von Bahá’í-inspirierten Nichtregierungsorganisationen gefördert werden – alle befassen sich mit der Anwendung der Lehren auf einen bestimmten Bedarf in Bereichen wie Gesundheit, Bildung, Landwirtschaft und Umwelt.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 4. Januar 2009, An einen Nationalen Geistigen RatA
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In unserer Ridvan-Botschaft 2008 wiesen wir darauf hin, dass sich die Freunde im Verlauf ihrer Arbeit auf der Clusterebene mehr und mehr in das Leben der Gesellschaft hineingezogen sehen und dadurch herausgefordert werden würden, den Prozess des systematischen Lernens, in dem sie sich befinden, zu erweitern, so dass er eine größere Vielfalt menschlichen Strebens umfasst.
So wird das Gemeindeleben in jedem Cluster allmählich zu einem vielfarbigen Wandteppich, wenn gemeinsame Andachten, ergänzt durch Gespräche in der persönlichen Umgebung des Heims, verwoben werden mit Aktivitäten, die allen Mitgliedern der Bevölkerung – Erwachsenen, Jugendlichen und Kindern – geistige Bildung vermitteln.
Das soziale Bewusstsein wird auf natürliche Weise gestärkt, wenn sich zum Beispiel zwischen Eltern lebhafte Gespräche über die Bestrebungen ihrer Kinder entwickeln und auf Grund der Initiative von Juniorjugendlichen Dienstprojekte hervorsprießen.
Wenn in einem Cluster einmal die menschlichen Ressourcen reichhaltig genug vorhanden sind und das Wachstumsmuster fest etabliert ist, dann kann, dann muss tatsächlich das Engagement der Gemeinde in der Gesellschaft zunehmen.
In diesem entscheidenden Moment in der Entfaltung des Planes, wo so viele Cluster sich solch einem Stadium nähern, scheint es angebracht, dass die Freunde überall darüber nachdenken, auf welche Weise ihre wachsenden, lebenssprühenden Gemeinden am besten zur Förderung des materiellen und geistigen Fortschritts der Gesellschaft beitragen können.
In dieser Hinsicht ist es hilfreich, sich zwei untereinander verbundene, sich gegenseitig verstärkende Gebiete von Aktivitäten vorzustellen: aktive Mitarbeit in der Gesellschaft und Teilnahme an vorherrschenden gesellschaftlichen Diskursen. …
Soziales Handeln kann am besten als Spektrum beschrieben werden, denn es reicht von recht informellen Bemühungen von begrenzter Dauer, die von Einzelnen oder kleinen Gruppen von Freunden unternommen werden, bis zu Programmen sozio-ökonomischer Entwicklung mit einem hohen Grad an Komplexität und Differenzierung, die von Bahá’í-inspirierten Organisationen durchgeführt werden.
Unabhängig von ihrer Reichweite ist jede Art des sozialen Handelns darum bemüht, die Lehren und Prinzipien des Glaubens dahingehend anzuwenden, einen Aspekt des sozialen oder wirtschaftlichen Lebens einer Bevölkerung in wenn auch bescheidenem Maße zu verbessern.
Derartige Bemühungen zeichnen sich also durch ihr ausdrückliches Ziel aus, zusätzlich zur geistigen Wohlfahrt auch das materielle Wohlergehen der Bevölkerung zu verbessern.
Dass die Weltzivilisation, die nun am Horizont der Menschheit heraufdämmert, eine dynamische Kohärenz herstellen muss zwischen den materiellen und geistigen Bedürfnissen des Lebens, ist ein zentraler Punkt der Bahá’í-Lehren.
Es ist deutlich, dass dieses Ideal tiefgreifende Implikationen hat für die Art und Weise jeglicher sozialen Aktivität, die von Bahá’í unternommen wird, unabhängig von deren Umfang und Einflussbereich.
Wenn auch die Bedingungen von Land zu Land und vielleicht sogar von Cluster zu Cluster unterschiedlich sind, so dass sie bei den Freunden eine Vielfalt an Bemühungen hervorrufen, gibt es doch gewisse grundlegende Konzepte, die alle berücksichtigen sollten.
Das eine ist der zentrale Einfluss, den Wissen auf das soziale Leben ausübt.
Unwissenheit fortbestehen zu lassen ist die schlimmste Form der Unterdrückung; es verstärkt die vielen Mauern des Vorurteils, die als Barrieren vor der Verwirklichung der Einheit der Menschheit stehen – zugleich Ziel und Wirkungsprinzip von Bahá’u’lláhs Offenbarung.
Der Zugang zu Wissen ist das Recht eines jeden Menschen, und mitzuhelfen, Wissen zu generieren, anzuwenden und zu verbreiten ist eine Verantwortung, die alle schultern müssen in dem großen Unternehmen, eine blühende Weltzivilisation aufzubauen – wobei jeder seine oder ihre eigenen Talente und Fähigkeiten einsetzt.
Gerechtigkeit erfordert universelle Teilhabe.
Wenn also soziales Handeln auch das Beschaffen von Gütern und Dienstleistungen in irgendeiner Form bedeuten kann, so muss doch sein hauptsächliches Anliegen sein, innerhalb einer bestimmten Bevölkerungsgruppe die Fähigkeit heranzubilden, an der Errichtung einer besseren Welt mitzuarbeiten.
Sozialer Wandel ist kein Projekt, das eine Gruppe von Leuten für das Wohl einer anderen Gruppe durchführt.
Umfang und Komplexität der sozialen Aktivitäten müssen so konzipiert sein, dass die menschlichen Ressourcen, die in einem Dorf oder einer Nachbarschaft vorhanden sind, imstande sind, das Projekt weiterzuführen.
Daher sollten die Bemühungen am besten klein beginnen und organisch wachsen, in dem Maße, wie sich die Kapazität innerhalb der Bevölkerung entwickelt.
Diese erhebt sich natürlich zu neuen Ebenen, wenn die Akteure des sozialen Wandels lernen, Teile von Bahá’u’lláhs Offenbarung, zusammen mit den Inhalten und Methoden der Wissenschaft, mit wachsender Effektivität auf ihre soziale Realität anzuwenden.
Und sie müssen lernen, diese Realität in einer Art zu interpretieren, die Seinen Lehren entspricht – indem sie in ihren Mitmenschen Edelsteine von unschätzbarem Wert sehen und die Wirkungen erkennen, die der doppelte Prozess von Integration und Desintegration auf Herzen und Seelen wie auch auf soziale Strukturen hat. …
… Weiter reichende Beteiligung am Leben der Gesellschaft sollte nicht voreilig gesucht werden. Sie wird auf natürliche Weise kommen, wenn die Freunde in jedem Cluster weiterhin die Vorgaben des Planes durch einen Prozess von Aktion, Reflektion, Beratung und Studium anwenden und daraus resultierend lernen. Die Beteiligung am Leben der Gesellschaft wird gedeihen, wenn die Fähigkeit der Gemeinde, ihr eigenes Wachstum zu fördern und ihre Lebenskraft beizubehalten, allmählich wächst. Je mehr diese Beteiligung sich auf Elemente des konzeptuellen Rahmenwerks bezieht, das die gegenwärtige Serie von globalen Plänen steuert, desto deutlicher wird ihre Kohärenz mit den Bemühungen, die Gemeinde zu erweitern und zu festigen. Und sie wird die Bewegung von Bevölkerungsgruppen hin zu Bahá’u’lláhs Vision einer blühenden und friedlichen Weltzivilisation in dem Maße fördern, indem sie diese Elemente in kreativer Weise auf neue Gebiete des Lernens anwendet.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Riḍván-Botschaft 2010, An die Bahá’í der WeltA
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Während Ausbreitung und Festigung im Laufe des letzten Jahres stetig fortgeschritten sind, haben sich – häufig parallel verlaufend – andere wichtige Aktivitätsfelder ebenfalls vorwärtsbewegt.
Ein herausragendes Beispiel hierfür sind die in einigen Dörfern und Nachbarschaften erkennbaren Fortschritte auf der Ebene der Kultur, die zu einem nicht geringen Anteil darauf beruhen, was von der Bahá’í-Beteiligung an gesellschaftlichem Handeln gelernt wird.
Unser Büro für soziale und wirtschaftliche Entwicklung erstellte vor Kurzem ein Dokument, das die Essenz der 30 Jahre an Erfahrung zusammenfasst, die sich auf diesem Gebiet seit der Errichtung dieses Büros am Bahá’í-Weltzentrum angesammelt hat.
Unter den darin erwähnten Beobachtungen ist die, dass Bemühungen, sich in gesellschaftlichem Handeln zu engagieren, einen entscheidenden Impuls durch das Trainingsinstitut bekommen.
Dies geschieht nicht nur durch die Zunahme der menschlichen Ressourcen, die es fördert.
Die geistigen Einsichten, Qualitäten und Fähigkeiten, die durch den Institutsprozess kultiviert werden, haben sich als genauso entscheidend für die Teilnahme an gesellschaftlichem Handeln erwiesen, wie sie es für den Beitrag zum Wachstumsprozess sind.
Weiterhin wird erklärt, wie die unterschiedlich ausgeprägten Handlungsfelder der Bahá’í-Gemeinde durch ein gemeinsames, sich entfaltendes konzeptionelles Rahmenwerk gesteuert werden, das sich aus wechselseitig verstärkenden Elementen zusammensetzt, obgleich diese vielfältige Ausdrucksformen in verschiedenen Handlungsbereichen annehmen.
Das Dokument, das wir beschrieben haben, wurde vor Kurzem den Nationalen Geistigen Räten zugestellt, und wir laden diese ein, gemeinsam mit den Beratern zu prüfen, wie die dort erforschten Konzepte helfen können, bestehende Bemühungen gesellschaftlichen Handelns, die unter ihrer Schirmherrschaft durchgeführt werden, zu verstärken und das Bewusstsein für diese bedeutsame Dimension von Bahá’í-Unternehmungen zu heben.
Dies sollte nicht als ein allgemeiner Aufruf für weitgestreute Aktivität auf diesem Gebiet interpretiert werden – das Hervortreten gesellschaftlichen Handelns geschieht in natürlicher Weise, während eine wachsende Gemeinde an Stärke gewinnt –, aber es ist an der Zeit, dass die Freunde tiefer über die Implikationen ihrer Anstrengungen für die Wandlung der Gesellschaft nachdenken.
Der Aufschwung des Lernens, der sich auf diesem Feld ereignet, stellt das Büro für soziale und wirtschaftliche Entwicklung vor wachsende Herausforderungen, und so werden Schritte unternommen, um sicherzustellen, dass sich seine Funktionsweise in dem entsprechenden Maße weiterentwickelt.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Riḍván-Botschaft 2013, An die Bahá’í der WeltA
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In den letzten Jahren hat sich gezeigt, dass in Gemeinden, in denen der Schwerpunkt auf den Elementen des Fünfjahresplans zum Aufbau von Kapazität lag, die Fähigkeit der Freunde, sich sozial zu engagieren, erheblich zugenommen hat. Folglich täten Sie gut daran, die Freunde zu ermutigen, in ihren Bemühungen um die Stärkung des Trainingsinstituts und der Aktivitäten des Plans beharrlich zu bleiben, denn darin liegt der Schlüssel zur Vervielfachung Ihrer Mitglieder und zur Schaffung einer lebendigen, geeinten und liebevollen Gemeinde. Je weiter sie auf diesem Weg voranschreiten, desto mehr werden sie in der Lage sein, konkret zur Lösung der Probleme beizutragen, mit denen die Menschen an der Basis in großen und kleinen Städten, in Nachbarschaften und Dörfern konfrontiert sind.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 1. Oktober 2015, An einen Nationalen Geistigen RatA
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Aus dieser Zunahme sowohl der Ressourcen wie auch des Bewusstseins für die Auswirkungen der Offenbarung auf das Leben einer Bevölkerung ergeben sich ganz natürlich erste Regungen gesellschaftlichen Handelns.
Nicht selten entstehen Initiativen dieser Art organisch aus dem Programm zur geistigen Befähigung der Juniorjugend oder werden durch Beratungen über örtliche Bedingungen angeregt, die bei Gemeindetreffen aufkommen.
Die Formen, die solche Bemühungen annehmen können, sind vielfältig und umfassen beispielsweise Hausaufgabenhilfe für Kinder, Projekte zur Verbesserung der äußeren Umgebung, sowie Maßnahmen zur Förderung der Gesundheit und Verhütung von Krankheiten.
Einige Initiativen werden nachhaltig und wachsen nach und nach.
Die vermehrte Sorge um die angemessene Bildung und Erziehung der Kinder sowie das Bewusstsein für deren Bedeutung, die sich ganz natürlich aus dem Studium des Institutsmaterials ergeben, haben an verschiedenen Orten zur Gründung einer Gemeindeschule an der Basis geführt.
Gelegentlich können die Bemühungen der Freunde bedeutend verstärkt werden durch die Arbeit einer etablierten Bahá’í-inspirierten Organisation, die in der nahen Umgebung tätig ist.
Wie bescheiden ein solches Beispiel gesellschaftlichen Handelns auch am Anfang sein mag, ist es doch ein Zeichen dafür, dass eine Bevölkerung in sich eine wesentliche Fähigkeit kultiviert, eine, die unendliches Potenzial und Bedeutung für die vor uns liegenden Jahrhunderte besitzt: zu lernen, wie man die Offenbarung auf die vielfältigen Dimensionen des sozialen Miteinanders anwendet.
Alle derartigen Initiativen dienen auch dazu, die Teilnahme an den vorherrschenden gesellschaftlichen Diskursen auf individueller und kollektiver Ebene zu bereichern.
Wie erwartet, werden die Freunde weiter in das Leben der Gesellschaft hineingezogen – eine Entwicklung, die von Anfang an zum Handlungsmuster in einem Cluster gehört, jetzt aber viel stärker ausgeprägt ist.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 29.
Dezember 2015, An die Konferenz der Kontinentalen BeraterämterA
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Im Allgemeinen beginnen Bahá’í-Entwicklungsprojekte an der Basis und werden in der Anfangsphase durch örtlich verfügbare personelle und finanzielle Ressourcen getragen. Werden solche Projekte zu früh in einem Cluster eingeführt, besteht die Gefahr, dass die Kräfte der Freunde, die in erster Linie den Ausbreitungs- und Festigungsprozess vorantreiben sollen, abgelenkt und zerstreut werden. In dieser Hinsicht hat die Erfahrung gezeigt, dass Gemeindeschulen, wie auch andere Bemühungen sozialen Handelns, sich als nachhaltiger erweisen, wenn sie in Orten mit einem starken Institutsprozess entstehen – eine natürliche Erweiterung der laufenden gemeindebildenden Aktivitäten. In diesen Orten werden die Voraussetzungen für die Gründung einer Schule gefördert, indem immer mehr Menschen an den Hauptkursen des Instituts teilnehmen, was dazu dient, immer mehr Menschen mit den Eigenschaften, Einstellungen und Fertigkeiten auszustatten, die erforderlich sind, um zu Prozessen des geistigen und materiellen Wandels beizutragen. Wenn Bemühungen zur Vervielfachung und Stärkung von Kinderklassen und Juniorjugend-Gruppen das Verantwortungsgefühl einer Gemeinde für die Erziehung der jüngeren Generation fördern, führen sie zu einer Steigerung der kollektiven Fähigkeit, noch komplexere Vorhaben umzusetzen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 9. April 2017, An einen Nationalen Geistigen RatA
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Während sich die Arbeit der Gemeindebildung intensiviert, nutzen die Freunde ihre neuentwickelten Fähigkeiten dazu, die Bedingungen in der sie umgebenden Gesellschaft zu verbessern, wobei ihre Begeisterung durch das Studium der göttlichen Lehren entfacht wird. Die Anzahl von Projekten kurzer Dauer ist rasch gestiegen, formelle Angebote haben ihre Reichweite vergrößert, und es gibt jetzt mehr Bahá’í-inspirierte Entwicklungsorganisationen, die sich mit Bildung und Erziehung, Gesundheit, Landwirtschaft und anderen Bereichen beschäftigen. Aus der hierdurch bewirkten Wandlung, die im individuellen und kollektiven Leben der Menschen sichtbar ist, lassen sich unmissverständlich die ersten Regungen der gesellschaftsbildenden Kraft der Sache Bahá’u’lláhs erkennen. Kein Wunder also, dass derartige Beispiele sozialen Handelns – seien sie einfach oder komplex, zeitlich begrenzt oder von langer Dauer – die Büros der Internationalen Bahá’í-Gemeinde immer stärker in ihren Bemühungen inspirieren, zu den vorherrschenden Diskursen der Gesellschaft beizutragen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Riḍván-Botschaft 2018, An die Bahá’í der WeltA
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Während der Amtszeit ‘Abdu’l-Bahás und Shoghi Effendis war die erste hinreichend große Gemeinde, die damit beginnen konnte, Bahá’u’lláhs Lehren systematisch anzuwenden, um materiellen und geistigen Fortschritt zu vereinen, die der Gläubigen in der Wiege des Glaubens.
Der ständige Strom der Führung aus dem Heiligen Land hat es den Bahá’í im Iran ermöglicht, im Laufe von nur ein oder zwei Generationen enorme Fortschritte zu machen und einen entscheidenden Beitrag zur Weiterentwicklung ihrer Nation zu leisten.
Ein Netzwerk von Schulen florierte, die ethisch-moralische Erziehung und akademische Bildung anboten, und dies auch für Mädchen.
Analphabetismus wurde in der Bahá’í-Gemeinde praktisch beseitigt.
Wohltätige Einrichtungen wurden gegründet.
Vorurteile zwischen ethnischen und religiösen Gruppen, die in der Gesellschaft ständig aufflammten, wurden in der liebevollen Umarmung der Gemeinde ausgelöscht.
Dörfer zeichneten sich durch ihre Sauberkeit, ihre Ordnung und ihre Fortschrittlichkeit aus.
Und Gläubige aus diesem Land waren maßgeblich daran beteiligt, in einem anderen Land den ersten Mashriqu’l-Adhkár zu errichten mit den zugehörigen Einrichtungen, die dazu bestimmt sind, »den Leidenden Linderung, den Armen Unterhalt, den Reisenden Zuflucht, den Hinterbliebenen Trost und den Unwissenden Erziehung« zu gewähren.
Im Laufe der Zeit wurden solche Bemühungen durch vereinzelte Initiativen anderer Bahá’í-Gemeinden in verschiedenen Teilen der Welt ergänzt.
Wie Shoghi Effendi einer Gemeinde gegenüber anmerkte, war jedoch die Anzahl der Gläubigen noch zu gering, um eine deutliche Veränderung in der Gesellschaft zu bewirken.
Und über mehr als die Hälfte des ersten Jahrhunderts des Gestaltenden Zeitalters wurden die Gläubigen dazu ermutigt, ihre Kräfte auf die Ausbreitung des Glaubens zu konzentrieren, da diese Aufgabe – in der Tat ihre vorrangige geistige Pflicht – nur die Bahá’í erfüllen konnten, was sie auf die Zeit vorbereitete, zu der sie sich unmittelbarer der Probleme der Menschheit würden annehmen können.
Vor fünfunddreißig Jahren schufen Umstände sowohl innerhalb als auch außerhalb der Gemeinde neue Möglichkeiten, sich stärker in das gesellschaftliche Leben einzubringen.
Der Glaube hatte sich bis zu einer Stufe entwickelt, auf der es nötig war, die Prozesse der sozialen und wirtschaftlichen Entwicklung in die regelmäßigen Gemeindeaktivitäten einzubeziehen.
Und im Oktober 1983 forderten wir die Bahá’í der Welt auf, dieses neue Betätigungsfeld zu betreten.
Das Büro für Soziale und Wirtschaftliche Entwicklung wurde im Bahá’í-Weltzentrum eingerichtet, um uns bei der Förderung und Koordinierung der Aktivitäten der Freunde weltweit zu unterstützen.
Bahá’í-Aktivitäten für soziale und wirtschaftliche Entwicklung – in allen Komplexitätsstufen – gingen damals in die Hunderte.
Heute sind es Zehntausende, darunter Hunderte von nachhaltigen Projekten wie Schulen und viele Entwicklungsorganisationen.
Das breite Spektrum aktueller Aktivitäten in Dörfern und Nachbarschaften bis hin zu Regionen und Nationen umfasst Bemühungen, bei denen Herausforderungen unterschiedlichster Art angegangen werden, darunter die allgemeine Bildung von der Vorschule bis zur Universität, Alphabetisierung, Gesundheit, Umwelt, Unterstützung von Geflüchteten, Frauenförderung, die Freisetzung des Potenzials von Juniorjugendlichen, die Beseitigung von Rassenvorurteilen, Landwirtschaft, lokale Wirtschaft und Dorfentwicklung.
Die gesellschaftsbildende Kraft der Sache Bahá’u’lláhs kommt als Folge der Beschleunigung des Ausbreitungs- und Festigungsprozesses nun im gemeinschaftlichen Leben der Freunde systematischer zum Ausdruck, insbesondere in weiter fortgeschrittenen Clustern.
Darüber hinaus bringen natürlich zahllose Gläubige durch ihre beruflichen und ehrenamtlichen Bemühungen ihre Tatkraft und ihre Erkenntnisse in Projekte und Organisationen ein, die sich dem Gemeinwohl widmen.
Erneut stellen wir nun fest, dass Kräfte innerhalb wie außerhalb des Glaubens eine neue Phase in der Arbeit für soziale und wirtschaftliche Entwicklung in der Bahá’í-Welt ermöglicht haben. Daher freuen wir uns, zu diesem heiligen Anlass – dem Begehen der Zwillingsfeiertage – bekanntzugeben, dass das Büro für Soziale und Wirtschaftliche Entwicklung nun in einer neuen, im Weltzentrum gegründeten weltweiten Institution, der Bahá’í International Development Organization, aufgeht. In Ergänzung dazu wird ein Bahá’í-Entwicklungsfonds eingerichtet werden, auf den die neue Organisation wird zurückgreifen können, um lange bestehende und neu entstehende Entwicklungsbemühungen weltweit zu fördern. Er wird vom Haus der Gerechtigkeit unterstützt werden, und sowohl Einzelpersonen als auch Institutionen können für diesen Fonds spenden.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 9. November 2018, An die Bahá’í der WeltA
Gemeindeentwicklung und die Bewegung von Bevölkerungsgruppen
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O Volk der Welt! Bauet Andachtshäuser in allen Landen im Namen dessen, der der Herr aller Religionen ist. Macht sie so vollkommen, wie es in der Welt des Seins möglich ist, und schmückt sie mit dem, was ihnen gebührt, nicht aber mit Bildern und Skulpturen. Sodann feiert darin in Freude und Heiterkeit den Lobpreis eures Herrn, des Allbarmherzigen. Wahrlich, Sein Gedenken erheitert das Auge und füllt das Herz mit Licht.Bahá’u’lláh, Kitáb-i-Aqdas 4:31A
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Ebenso sind alle Glieder der menschlichen Familie, ob Völker oder Regierungen, Städte oder Dörfer, in steigendem Maße voneinander abhängig geworden. Keiner kann mehr in Selbstgenügsamkeit leben, weil politische Bindungen alle Völker und Nationen vereinen, die Bande des Handels und der Industrie, der Landwirtschaft und des Bildungswesens Tag für Tag stärker werden. Folglich ist die Einheit der ganzen Menschheit heutzutage erreichbar geworden.‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 15:6A
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Obwohl der Mashriqu’l-Adhkár, äußerlich betrachtet, ein stoffliches Gefüge ist, hat er geistige Wirkung. Er schmiedet Bande der Einheit von Herz zu Herz; er ist ein Sammelpunkt für die Menschenseelen. Jede Stadt, wo in den Tagen der Manifestation ein Tempel errichtet ward, hat Sicherheit, Beständigkeit und Frieden verbreitet; denn diese Gebäude waren der immerwährenden Verherrlichung Gottes geweiht, und nur im Gedenken Gottes kann das Herz Ruhe finden. Gütiger Gott! Der Bau des Hauses der Andacht hat gewaltigen Einfluss auf jeden Lebensabschnitt. Erfahrungen im Osten haben dies zur Tatsache gemacht. Selbst wenn in einem kleinen Dorf ein Haus zum Mashriqu’l-Adhkár bestimmt wurde, brachte es eine deutliche Wirkung hervor. Wieviel größer ist der Einfluss, wenn ein Mashriqu’l-Adhkár eigens erbaut wird!‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 60:1A
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Der Mashriqu’l-Adhkár ist eine der wichtigsten Institutionen auf der Welt. Er hat viele ergänzende Einrichtungen. Zwar ist er ein Haus der Andacht, ihm sind aber ein Krankenhaus, eine Apotheke, ein Hospiz für Reisende, eine Schule für Waisen und eine Universität für fortgeschrittene Studien angeschlossen. Zu jedem Mashriqu’l-Adhkár gehören diese fünf Dinge. Es ist meine Hoffnung, dass in Amerika jetzt der Mashriqu’l-Adhkár errichtet werde und dass dann allmählich das Krankenhaus, die Schule, die Universität, die Apotheke und das Hospiz folgen werden, alle nach dem wirksamsten, zweckmäßigsten Verfahren arbeitend. Macht dies alles unter den Geliebten des Herrn bekannt, so dass sie verstehen, wie überragend groß die Bedeutung dieses »Aufgangsortes des Gedenkens Gottes« ist. Der Tempel ist nicht nur ein Ort der Anbetung. Er ist vielmehr in jeder Hinsicht ein umfassendes Ganzes.‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 64:1A
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Die Grundlage des Lebens und des Seins ist Zusammenarbeit und gegenseitige Unterstützung; wenn hingegen Hilfe und Beistand aufhören, verursacht dies Vernichtung und Verfall. Je höher das Reich des Seins, desto stärker und lebenswichtiger wird diese schwerwiegende Frage der Zusammenarbeit und Unterstützung. In der Menschenwelt haben daher Zusammenarbeit und gegenseitige Unterstützung einen höheren Grad an Vollständigkeit und Vollkommenheit erreicht als in anderen Bereichen des Seins – und das so sehr, dass das Leben der Menschheit völlig von diesem Prinzip abhängt. Besonders unter den Freunden Gottes muss diese feste Grundlage so gestärkt werden, dass jeder Mensch dem anderen in allen Angelegenheiten helfen kann, sei es in Bezug auf geistige Wirklichkeiten und innere Wahrheiten oder auf materielle und physische Aspekte des Lebens. Dies gilt vor allem für die Gründung öffentlicher Einrichtungen, die allen Menschen zugutekommen, und insbesondere für den Mashriqu’l-Adhkár, der die größte göttliche Stiftung darstellt.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Die Pflichten der Mitglieder jener Geistigen Räte, die sich mit dem Lehren der Sache Gottes in den Ländern des Ostens befassen, wurden in den heiligen Schriften deutlich verankert.
Diese gebieten ihnen, für die Besserung der Sitten und die Verbreitung von Gelehrsamkeit zu arbeiten, sich um das Ausrotten von Unwissenheit und Unaufgeklärtheit zu bemühen, Vorurteile auszumerzen und der Grundlage wahren Glaubens in Herz und Verstand der Menschen neue Kraft zu geben, danach zu trachten, Selbstvertrauen und das Vermeiden blinder Nachahmung zu entwickeln, das Ziel zu verfolgen, die wirksame Erledigung ihrer Angelegenheiten zu steigern und in allen Lebenslagen auf Reinheit und Vornehmheit zu achten, ihr Festhalten an Wahrhaftigkeit und Ehrlichkeit zu zeigen sowie ihre Fähigkeit, sich offen, mutig und entschlossen zu verhalten.
Sie verlangen ebenso von ihnen, der landwirtschaftlichen und industriellen Entwicklung ihre Unterstützung zu gewähren, das Fundament für gegenseitige Hilfe und Zusammenarbeit zu festigen, die Emanzipation und den Fortschritt der Frauen zu fördern und für die allgemeine Schulpflicht für beide Geschlechter zu sorgen, zum Anwenden des Beratungsprinzips in allen Gesellschaftsschichten zu ermutigen und im gesamten Geschäftsverkehr einem Maßstab peinlich genauer Ehrlichkeit treu zu bleiben.Shoghi Effendi, Brief vom 30. Januar 1926, An die örtlichen Geistigen Räte des Ostens – übersetzt aus dem PersischenA
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Gegenwärtig gibt es viele Dörfer in Indien, auf den Philippinen, in Afrika, Lateinamerika usw., in denen die Bahá’í die Mehrheit oder sogar die gesamte Einwohnerschaft des Dorfes bilden. Eines der Ziele des Fünfjahresplans ist, wie Sie sich erinnern werden, die Entwicklung der Merkmale des Bahá’í-Gemeindelebens, und der Fokus liegt vor allem auf solchen Dörfern. Die Örtlichen Geistigen Räte solcher Dörfer müssen den Umfang ihrer Aktivitäten schrittweise erweitern, nicht nur, um jeden Aspekt des geistigen Lebens der Gläubigen in ihrem Zuständigkeitsbereich zu entwickeln, sondern auch, um durch Bahá’í-Beratung und durch Bahá’í-Prinzipien wie Harmonie zwischen Wissenschaft und Religion, die Bedeutung von Bildung, sowie Arbeit als einer Form des Gottesdienstes, die Standards der Landwirtschaft und andere Fertigkeiten im Leben der Menschen zu fördern. Dazu werden sie die Unterstützung von Bahá’í-Experten aus anderen Ländern benötigen. Dies ist ein großes Unterfangen, das jetzt schrittweise in Angriff genommen wird, wo und wann immer es möglich ist.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 27. Juli 1976, An einen GläubigenA
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Wenn die Bahá’í-Gemeinde in einem Dorf einen erheblichen Anteil der Einwohner ausmacht, hat sie vielfältige Möglichkeiten, Vorbild und Ansporn zu sein, um durch geeignete Mittel die Lebensqualität im Dorf zu verbessern. Zu den möglichen Initiativen gehören Maßnahmen zur Förderung der Kindererziehung, der Alphabetisierung von Erwachsenen und der Ausbildung von Frauen, damit sie ihre Verantwortung als Mütter besser wahrnehmen und eine größere Rolle im administrativen und sozialen Leben des Dorfes spielen können; die Ermutigung der Dorfbewohner, sich ungeachtet ihrer unterschiedlichen religiösen Überzeugungen zu gemeinsamen Andachten, vielleicht am frühen Morgen, zusammenzufinden; die Unterstützung der Bemühungen zur Verbesserung von Hygiene und Gesundheit des Dorfes, einschließlich der Aufmerksamkeit auf die Bereitstellung von reinem Wasser, die Erhaltung der Sauberkeit in der dörflichen Umgebung und die Aufklärung über die schädlichen Wirkungen von Betäubungsmitteln und berauschenden Substanzen. Zweifellos werden sich der Bahá’í-Gemeinde im Dorf und ihrem Örtlichen Geistigen Rat noch weitere Möglichkeiten bieten.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 25. Juli 1988, An einen Nationalen Geistigen RatA
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Eine Gemeinde ist natürlich mehr als nur die Summe ihrer Mitglieder; sie ist eine umfassende Einheit der menschlichen Gesellschaft, die sich aus Einzelnen, Familien und Institutionen zusammensetzt, die mit einer gemeinsamen Absicht zum Wohl der Menschen innerhalb und außerhalb ihrer eigenen Grenzen zusammenarbeiten; sie besteht aus einer Vielfalt von interagierenden Teilnehmern, die in einer ständigen Suche nach geistigem und sozialem Fortschritt eine Einheit herstellen. Da die Bahá’í überall erst am Beginn des Prozesses der Gemeindebildung stehen, müssen auf diese vordringliche Aufgabe enorme Anstrengungen verwendet werden.
In einer früheren Botschaft haben wir schon darauf hingewiesen, dass das Aufblühen der Gemeinde vor allem auf örtlicher Ebene eine entscheidende Verbesserung der Verhaltensweisen erfordert: jener Verhaltensweisen, durch die der kollektive Ausdruck der Tugenden der einzelnen Mitglieder und die Funktionsweise der Geistigen Räte sich in der Einheit und Freundschaft innerhalb der Gemeinde und in der Dynamik ihrer Aktivitäten und ihres Wachstums zeigen. Das erfordert die Integration der sie bildenden Elemente – Erwachsene, Jugendliche, Kinder – in geistige, soziale, erzieherische und administrative Aktivitäten und ihre Beteiligung an örtlichen Lehr- und Entwicklungsplänen. Dazu gehören ein kollektiver Wille und die Ausrichtung auf das Ziel, den Geistigen Rat durch jährliche Wahlen fortbestehen zu lassen. Es schließt die Ausübung gemeinsamer Andachten ein. Daher ist es für das geistige Leben der Gemeinde wesentlich, dass die Freunde regelmäßige Andachtsversammlungen abhalten, in örtlichen Bahá’í-Zentren – dort, wo sie zur Verfügung stehen – oder anderswo, die Wohnungen der Freunde inbegriffen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Riḍván-Botschaft 1996, An die Bahá’í der WeltA
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Wird das Handlungsmuster, das mit einem intensiven Wachstumsprogramm einhergeht, in einem ländlichen Cluster gerade erst etabliert – einem Cluster, das aus Dörfern und vielleicht einer oder zwei Kleinstädten besteht –, so beschränken sich die Bemühungen der Freunde, wie Sie wissen, oft auf einige wenige Orte. Einmal etabliert, kann dieses Muster jedoch rasch in einem Dorf nach dem anderen umgesetzt werden, so wie es in unserer diesjährigen Riḍván-Botschaft beschrieben wurde. Schon bald entsteht in jeder Ortschaft ein Geistiger Rat; dessen stetige Entwicklung folgt entlang einer Bahn, die parallel und eng verbunden mit dem sich in dem Dorf gerade entfaltenden Wachstumsprozess verläuft; und ähnlich der Entwicklung anderer Facetten dieses Prozesses, kann die Entwicklung des Geistigen Rates am besten als Aufbau von Kapazitäten verstanden werden.
Was als erstes geschehen sollte, ist relativ einfach:
Das individuelle Bewusstsein des Wachstumsprozesses, der im Dorf an Schwungkraft zunimmt, entspringt der persönlichen Beteiligung eines jeden Mitglieds in den Kernaktivitäten.
Es muss zu einem kollektiven Bewusstsein verschmelzen, das sowohl die Art der Wandlung erkennt, die im Gange ist, wie auch die Verpflichtung des Geistigen Rates, sie zu fördern.
Zweifellos muss auf gewisse grundlegende administrative Aufgaben geachtet werden – zum Beispiel einigermaßen regelmäßige Treffen, das Abhalten des Neunzehntagefestes und das Begehen der Feiertage, die Errichtung eines örtlichen Fonds und jährliche Wahlen in Einklang mit den Bahá’í-Prinzipien.
Dennoch sollte es nicht schwierig sein, dass der Geistige Rat – zeitgleich mit diesen Bemühungen und ermutigt durch einen Assistenten des Hilfsamts – als Körperschaft beginnt, über ein oder zwei Themen zu beraten, die auf das Leben der Gemeinde unmittelbaren Einfluss haben: wie der Charakter der Andacht im Dorf gestärkt werden kann durch die Bemühungen von Einzelnen, die den ersten Institutskurs abgeschlossen haben; wie die geistige Erziehung der Kinder sichergestellt werden kann durch Lehrer, die vom Institut ausgebildet worden sind; wie das Potenzial der Juniorjugendlichen zum Tragen kommt durch die Programme für ihre geistige Befähigung; wie das geistige und soziale Gefüge der Gemeinde gefestigt wird, indem die Freunde einander zu Hause besuchen.
Indem der Geistige Rat über solch fassbare Anliegen berät und lernt, den Wachstumsprozess liebevoll und geduldig zu nähren, festigt sich seine Beziehung zum Clusterlehrausschuss und zum Trainingsinstitut in einem gemeinsamen Ziel.
Was jedoch noch wichtiger ist, er wird beginnen, die Grundlagen dafür zu legen, auf denen jene – wie sie der geliebte Hüter in vielen seiner Botschaften beschreibt – einzigartig liebevolle und rückhaltlos unterstützende Beziehung errichtet werden kann, die ein Geistiger Rat mit dem einzelnen Gläubigen aufbauen sollte.
Lernen, über spezifische Fragen im Zusammenhang mit dem globalen Plan zu beraten, ist wesentlich. Jedoch stellt dies offensichtlich nur eine Dimension in dem Prozess des Aufbaus von Kapazitäten dar, in den sich der Geistige Rat begeben muss. Für seine stetige Entwicklung ist es von äußerster Wichtigkeit, dass er an der Ermahnung ‘Abdu’l-Bahás festhält: »Diskussionen müssen auf geistige Angelegenheiten beschränkt bleiben, die sich auf die Erziehung der Seelen beziehen, auf die Bildung der Kinder, Hilfe für die Armen, Unterstützung der Schwachen aller Gesellschaftsschichten in der Welt, Freundlichkeit allen Menschen gegenüber, die Verbreitung der göttlichen Düfte und die Erhöhung Seines Heiligen Wortes.« Sein beständiges Voranschreiten erfordert eine unbeugsame Verpflichtung, die besten Interessen der Gemeinde zu fördern, und Wachsamkeit darin, den Wachstumsprozess gegen die Kräfte moralischen Verfalls zu schützen, der ihn zum Stillstand zu bringen droht. Sein nachhaltiger Fortschritt verlangt ein Verantwortungsgefühl, das über den Kreis von Freunden und Familien hinausgeht, die in den Kernaktivitäten tätig sind, um die gesamte Bevölkerung des Dorfes mit einzubeziehen. Und was sein allmähliches Reifen aufrechterhält, ist der unerschütterliche Glaube an ‘Abdu’l-Bahás Versicherung, dass Er jeden Geistigen Rat in der Umarmung Seiner Sorge und Seines Schutzes halten wird.
Verbunden mit dieser Stärkung des kollektiven Bewusstseins ist die wachsende Fähigkeit des Geistigen Rates, sowohl finanzielle wie andere Ressourcen richtig einzuschätzen und einzusetzen, sowohl um Gemeindeaktivitäten zu unterstützen als auch um seine administrativen Aufgaben zu erfüllen. Letztere können rechtzeitig wohlüberlegte Ernennungen von Komitees und die Unterhaltung von einfachen Räumlichkeiten für die Ausübung seiner Amtsgeschäfte einschließen. Nicht weniger lebenswichtig ist seine Fähigkeit, ein Umfeld zu schaffen, das die Beteiligung einer großen Anzahl von Menschen am vereinten Handeln fördert, und sicherstellt, dass deren Energien und Talente zum Fortschritt beitragen. In jeder Hinsicht wird das geistige Wohlergehen der Gemeinde für den Geistigen Rat an erster Stelle stehen. Und wenn unvermeidliche Probleme auftauchen, sei es in Bezug auf eine Aktivität oder unter Einzelnen, werden sie von einem örtlichen Geistigen Rat behandelt, der das uneingeschränkte Vertrauen der Gemeindemitglieder gewonnen hat, so dass sich alle ganz natürlich um Hilfe an ihn wenden. Dies bedeutet, dass der Rat aus Erfahrung gelernt hat, wie er den Gläubigen helfen kann, das Spaltende einer parteiischen Denkweise zu überwinden, wie er die Samen der Einheit selbst in höchst komplizierten und dornigen Situationen finden kann, und wie er die Gläubigen geduldig und liebevoll fördern und dabei zu allen Zeiten die Fahne der Gerechtigkeit hochhalten kann.
Wir haben es bereits in der Vergangenheit erwähnt: Indem die Gemeinde zahlenmäßig sowie an Fähigkeit wächst, ihre Vitalität zu erhalten, werden die Freunde weiter in das Leben der Gesellschaft hineingezogen. Sie werden sich gefordert sehen, die Herangehensweisen zu nutzen, die sie entwickelt haben, um auf eine zunehmende Bandbreite von Fragestellungen einzugehen, die ihr Dorf betreffen. Die Frage der Kohärenz, so überaus wichtig für das bisher erreichte Wachstum und so grundlegend für den sich entfaltenden Handlungsrahmen des Plans, nimmt nun neue Dimensionen an. Vieles wird dem Geistigen Rat zufallen, nicht als Ausführer von Projekten, sondern als die Stimme moralischer Autorität. Er muss sicherstellen, dass bei dem Bestreben der Freunde, die Lehren des Glaubens anzuwenden, um die Verhältnisse durch einen Prozess von Handlung, Reflexion und Beratung zu verbessern, die Integrität ihrer Bemühungen nicht gefährdet wird.
Unsere Riḍván-Botschaft beschreibt einige der Merkmale sozialen Handelns an der Basis und die Bedingungen, die es erfüllen muss.
Bemühungen in einem Dorf werden meist in kleinem Rahmen beginnen, vielleicht indem Gruppen von Freunden entstehen, die sich jeweils mit einem spezifischen sozialen oder wirtschaftlichen Bedarf befassen, der von ihnen ermittelt wurde, und jeweils eine einfache Auswahl geeigneter Handlungsschritte verfolgen.
Die Beratung beim Neunzehntagefest schafft einen Raum, in dem das wachsende Bewusstsein für soziales Handeln der Gemeinde konstruktiven Ausdruck findet.
Gleich welcher Art die unternommenen Aktivitäten sind – der Geistige Rat muss potenzielle Fallen erkennen und den Freunden, wenn nötig, helfen, sie zu umgehen: die Verlockungen allzu ehrgeiziger Projekte, die Energien verbrauchen und sich am Ende als unhaltbar erweisen; die Versuchung, Fördermittel zu beantragen, welche das Abweichen von Bahá’í-Prinzipien erfordern würden; die Versprechen irreführend verpackter Technologien, die dem Dorf sein kulturelles Erbe nehmen und zu Fragmentierung und Missklang führen würden.
Auf die Dauer werden die Stärke des Institutsprozesses im Dorf und die verbesserten Fähigkeiten, die er bei den Teilnehmern gefördert hat, die Freunde möglicherweise dazu befähigen, Methoden und Programme zu nutzen, die sich als wirksam erwiesen haben, die von der einen oder anderen Bahá’í-inspirierten Organisation entwickelt und auf Anregung und mit Hilfe unseres Büros für soziale und wirtschaftliche Entwicklung im Cluster eingeführt wurden.
Zudem muss der Geistige Rat lernen, mit sozialen und politischen Strukturen vor Ort zu interagieren und so das Bewusstsein der Präsenz des Glaubens und dessen Einfluss auf den Fortschritt des Dorfes allmählich zu heben.
Was in den vorhergehenden Absätzen skizziert wurde, stellt lediglich einige der Eigenschaften dar, die Geistige Räte in den vielen Dörfern der Welt allmählich entwickeln werden, um die Bedürfnisse von Gemeinden, die immer größere Zahlen in ihrer Mitte aufnehmen, erfüllen zu können. In dem Maße, wie sie ihre verborgenen Kapazitäten und Kräfte zunehmend freisetzen, werden ihre Mitglieder von den Bewohnern jedes Dorfes allmählich als »Treuhänder des Barmherzigen unter den Menschen« angesehen werden. So werden diese Räte zu »strahlenden Leuchten und himmlischen Gärten, aus denen die Düfte der Heiligkeit über alle Regionen wehen und die Leuchten der Erkenntnis über alles Erschaffene strahlen. Von ihnen strömt der Geist des Lebens nach allen Richtungen.«Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 28. Dezember 2010, An die Konferenz der Kontinentalen BeraterämterA
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In dieser Landschaft florierender Aktivitäten verdient eine Aussicht besondere Erwähnung.
In der Botschaft, die wir vor drei Jahren an Sie gerichtet haben, äußerten wir die Hoffnung, dass in Clustern, in denen ein intensives Wachstumsprogramm im Gang ist, die Freunde sich bemühen werden, mehr über die Wege der Gemeindebildung zu lernen, indem sie Zentren intensiver Aktivität in Nachbarschaften und Dörfern entwickeln.
Unsere Hoffnungen wurden übertroffen, weil sogar in Clustern, wo das Wachstumsprogramm noch keine Intensität erlangt hat, die Bemühungen einiger Weniger, Kernaktivitäten unter den Bewohnern kleiner Gebiete zu initiieren, sich immer wieder als wirksam erwiesen haben.
Im Grunde steht bei dieser Herangehensweise die Antwort auf Bahá’u’lláhs Botschaft seitens Bevölkerungsgruppen, die für die durch Seine Offenbarung geförderte geistige Wandlung bereit sind, im Mittelpunkt.
Durch die Teilnahme am Erziehungsprozess, der durch das Trainingsinstitut gefördert wird, werden sie motiviert, die Erstarrung und Gleichgültigkeit, die ihnen durch die gesellschaftlichen Kräfte eingeimpft werden, zurückzuweisen und stattdessen Handlungsmuster zu verfolgen, die sich als lebensverändernd erweisen.
Da, wo diese Herangehensweise in einer Nachbarschaft oder einem Dorf einige Jahre weiterentwickelt wurde und die Freunde ihren Fokus beibehalten haben, werden allmählich, aber unverkennbar, bemerkenswerte Ergebnisse offenkundig.
Die Jugend wird ermächtigt, Verantwortung für die Entwicklung derjenigen in ihrer Umgebung zu übernehmen, die jünger sind als sie selbst.
Die älteren Generationen begrüßen die Beiträge der Jugend zu bedeutsamen Diskussionen über die Angelegenheiten der gesamten Gemeinde.
Für Jung und Alt gleichermaßen bildet die Disziplin, die durch den Erziehungsprozess der Gemeinde kultiviert wurde, die Fähigkeit zur Beratung aus, und es entstehen neue Räume für zielgerichtete Gespräche.
Doch beschränkt sich die Veränderung nicht allein auf die Bahá’í und die Beteiligten an den vom Plan vorgesehenen Kernaktivitäten, von denen man schließlich erwarten kann, dass sie sich mit der Zeit neue Denkweisen aneignen.
Vielmehr wird der Geist des Ortes insgesamt spürbar beeinflusst.
Eine Andachtshaltung bildet sich innerhalb breiter Kreise der Bevölkerung heraus.
Die Gleichwertigkeit von Mann und Frau kommt deutlicher zum Ausdruck.
Der Erziehung der Kinder, sowohl der Jungen als auch der Mädchen, wird größere Aufmerksamkeit zugesprochen.
Das Wesen der Familienbeziehungen – durch jahrhundertealte Annahmen geformt – verändert sich merklich.
Ein Verantwortungsgefühl gegenüber der eigenen unmittelbaren Gemeinde und der physischen Umgebung breitet sich aus.
Sogar die Geißel des Vorurteils, die ihren verderblichen Schatten auf jede Gesellschaft wirft, weicht allmählich der unwiderstehlichen Kraft der Einheit.
Kurzum, die Arbeit an der Gemeindebildung, in der die Freunde engagiert sind, beeinflusst Aspekte der Kultur.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Riḍván-Botschaft 2013, An die Bahá’í der WeltA
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Ein Haus der Andacht ist natürlich ein integraler Bestandteil des Prozesses der Gemeindebildung und sein Bau stellt einen wichtigen Meilenstein in der Entwicklung einer Gemeinde dar. Das Haus der Gerechtigkeit hofft, dass die Freunde in … durch den Eifer und die Entschlossenheit, mit der sie die wesentlichen Aktivitäten des Fünfjahresplans verfolgen, das Kommen des Tages beschleunigen werden, an dem es an der Zeit ist für den Bau eines in ihrem Land.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 12. Dezember 1913, An einen GläubigenA
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Dem Prozess unterliegt natürlich schon von Anfang an eine kollektive Bewegung hin zur Verwirklichung der Vision materiellen und geistigen Wohlergehens, wie sie Er, der Lebensspender der Welt, dargelegt hat. Aber wenn eine große Anzahl von Menschen beteiligt ist, wird die Bewegung einer gesamten Bevölkerung wahrnehmbar.
Diese Bewegung ist besonders deutlich sichtbar in denjenigen Clustern, in denen ein örtlicher Mashriqu’l-Adhkár errichtet werden soll.
Ein solches Beispiel bietet uns Vanuatu.
Die Freunde, die auf der Insel Tanna wohnen, haben eine gewaltige Anstrengung unternommen, um auf das geplante Haus der Andacht aufmerksam zu machen und haben nicht weniger als ein Drittel der 30.000 Einwohner der Insel auf ganz unterschiedliche Art und Weise in einem sich ausweitenden Austausch über seine Bedeutung eingebunden.
Die Fähigkeit, unter so vielen Menschen bedeutsame Gespräche aufrechtzuerhalten, ist verfeinert worden durch jahrelange Erfahrung im Übermitteln der Lehren Bahá’u’lláhs und der Erweiterung des Einflussbereichs eines lebendigen Trainingsinstituts.
Besonders gut gedeihen die Juniorjugendgruppen auf der Insel, angespornt durch Dorfälteste, die sehen, wie die Teilnehmer in ihren geistigen Fähigkeiten gefördert werden.
Ermutigt durch die Einheit und die Hingabe, die unter ihnen bestehen, haben diese jungen Leute nicht nur die bequeme Trägheit der eigenen Passivität abgeschüttelt, sondern haben mit Hilfe verschiedener praktischer Projekte Wege gefunden, sich für die Verbesserung ihrer Gemeinde einzusetzen, sodass Menschen aller Altersgruppen, nicht zuletzt ihre eigenen Eltern, für konstruktives Handeln begeistert wurden.
Unter den Gläubigen und in der umgebenden Gesellschaft wird es als ein besonderes Geschenk anerkannt, sich zwecks Führung und zur Entscheidungsfindung in schwierigen Situationen an einen Geistigen Rat wenden zu können, und andererseits zeichnen sich die Beschlüsse der Geistigen Räte in zunehmendem Maße durch Weisheit und Einfühlungsvermögen aus.
Vieles weist darauf hin, dass die Verbindung der Elemente im Handlungsrahmen des Plans zu einem kohärenten Ganzen einen tiefgreifenden Einfluss auf die Bevölkerung haben kann.
Und vor dem Hintergrund ständiger Ausbreitung und Festigung – der dreißigste Zyklus des intensiven Wachstumsprogramms wurde gerade beendet – erforschen die Freunde aktiv, zusammen mit dem Rest der Inselbevölkerung, was es bedeutet, wenn ein Mashriqu’l-Adhkár, »ein Sammelpunkt für die Menschenseelen«, in ihrer Mitte errichtet wird.
Mit aktiver Unterstützung durch traditionelle Oberhäupter haben die Bewohner der Insel Tanna nicht weniger als hundert Gestaltungsideen für den Tempel eingebracht, ein Zeichen dafür, wie sehr das Haus der Andacht die Vorstellungskräfte anregt und zugleich einen begeisternden Ausblick auf den Einfluss bietet, den es auf die Menschen ausüben wird, die in seinem Schatten leben.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Riḍván-Botschaft 2014, An die Bahá’í der WeltA
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… ein Haus der Andacht sollte das geistige Zentrum einer Gemeinde sein und zusammen mit seinen zu errichtenden Nebengebäuden zu einem blühenden Modell des Gemeinschaftslebens beitragen. Gegenwärtig dienen die ersten Häuser der Andacht eines jeden Kontinents als nationale Tempel der Länder, in denen sie sich befinden, und sie dienen auch den Gemeinden in ihrer Umgebung, für die sie eine bedeutende Rolle bei den örtlichen Aktivitäten spielen. Während sich der Wachstumsprozess entfaltet, werden immer mehr Tempel auf nationaler und örtlicher Ebene errichtet, und über ihr Wesen sowie ihren Beitrag zum Gemeindebildungsprozess wird noch viel gelernt werden. Die vielen Aspekte des Wirkens dieser Institution werden sich dann Schritt für Schritt zeigen. Wie Shoghi Effendi schrieb: »Einzig die Institution des Mashriqu’l-Adhkárs [kann] die wesentlichen Elemente der Bahá’í-Andacht und des Bahá’í-Dienstes, die beide für die Erneuerung der Welt so lebenswichtig sind, angemessen gewährleisten.«Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 26. Januar 2015, An einen GläubigenA
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In einigen der Cluster, wo das Wachstum in diesem Ausmaß fortgeschritten ist, hat sich eine noch spannendere Entwicklung ereignet. Es gibt Orte innerhalb dieser Cluster, wo ein erheblicher Prozentsatz der gesamten Bevölkerung jetzt in Aktivitäten der Gemeindebildung eingebunden ist. Zum Beispiel gibt es kleine Dörfer, in denen das Institut die Teilnahme aller Kinder und Juniorjugendlichen in seinen Programmen erreichen konnte. Wenn der Aktivitätsradius sich weiter ausgedehnt hat, werden die gesellschaftlichen Auswirkungen des Glaubens deutlicher. Als einer unverwechselbaren moralischen Stimme im Leben einer Bevölkerung wird der Bahá’í-Gemeinde höheres Ansehen zugestanden, und sie kann einen sachkundigen Standpunkt zu den Diskursen um sie herum beitragen, wie beispielsweise über die Entwicklung der jüngeren Generation. Autoritätspersonen aus der umgebenden Gesellschaft beginnen, sich der Einsichten und Erfahrungen aus den Initiativen gesellschaftlichen Handelns zu bedienen, die von den Lehren Bahá’u’lláhs inspiriert sind. Gespräche, die von diesen Lehren beeinflusst sind und das Gemeinwohl betreffen, durchdringen einen immer breiteren Querschnitt der Bevölkerung, bis zu dem Punkt, wo eine Wirkung auf den allgemeinen Diskurs in einer Ortschaft wahrgenommen werden kann. Über die Bahá’í-Gemeinde hinaus beginnen die Menschen, den örtlichen Geistigen Rat als strahlende Quelle der Weisheit zu betrachten, der auch sie sich zuwenden können, um erhellenden Rat zu suchen.
Wir erkennen, dass Entwicklungen wie diese für viele noch in weiter Ferne liegen, sogar in Clustern, wo das Handlungsmuster eine große Anzahl von Menschen umfasst. In einigen Orten jedoch ist das die augenblickliche Aufgabe. Während die Freunde in solchen Clustern weiterhin mit der Erhaltung des Wachstumsprozesses beschäftigt sind, erfordern andere Dimensionen der Bahá’í-Arbeit einen wachsenden Anteil ihrer Aufmerksamkeit. Sie sind darum bemüht zu verstehen, wie eine blühende örtliche Bevölkerung die Gesellschaft wandeln kann, von der sie selbst ein integraler Bestandteil ist. Dies eröffnet für die absehbare Zukunft neue Horizonte des Lernens, wo Einsichten gewonnen werden, die letztlich der ganzen Bahá’í-Welt zugutekommen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 29. Dezember 2015, An die Konferenz der Kontinentalen BeraterämterA
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Und während die Arbeit in Tausenden von Dörfern und Nachbarschaften an Schwungkraft gewinnt, etabliert sich in jedem dieser Orte ein lebendiges Gemeindeleben.
Die Anzahl der Cluster, in denen sich das System zur Ausweitung dieses Handlungsmusters auf immer mehr Orte durchsetzt – was es den Freunden ermöglicht, den dritten Meilenstein in einem Kontinuum der Entwicklung zu erreichen –, hat merklich zugenommen.
Und hier, an den Horizonten des Lernens der Bahá’í-Welt, dort, wo sich ganze Bevölkerungsgruppen der Vision Bahá’u’lláhs zuwenden, begeben sich nicht nur Menschen in großer Zahl in die sich weitende Umarmung der Bahá’í-Aktivitäten, sondern machen die Freunde jetzt auch Erfahrungen damit, wie sich größere Gruppen mit der Gemeinde des Größten Namens identifizieren.
Wir sehen, dass die Bildungs- und Erziehungsbemühungen des Glaubens an solchen Orten einen formelleren Charakter annehmen, da Kinder Jahr für Jahr ohne Unterbrechung die Klassen durchlaufen und die Stufen des Programms für die Freisetzung der geistigen Kräfte der Juniorjugend zuverlässig aufeinander folgen.
An diesen Orten lernt das Trainingsinstitut sicherzustellen, dass ausreichend menschliche Ressourcen für die geistige und moralische Erziehung von Kindern und Juniorjugendlichen in immer größerer Zahl ausgebildet und zur Verfügung gestellt werden.
Die Teilnahme an diesen grundlegenden Aktivitäten ist allmählich so in die Kultur der Bevölkerung eingebettet, dass sie als unverzichtbarer Bestandteil im Leben einer Gemeinde angesehen wird.
Eine neue Lebendigkeit entsteht in einer Bevölkerung, die Verantwortung für ihre eigene Entwicklung übernimmt, und die Menschen bauen Immunität gegenüber jenen gesellschaftlichen Kräften auf, die zu Passivität führen.
Möglichkeiten für materiellen und geistigen Fortschritt nehmen Gestalt an.
Die gesellschaftliche Realität beginnt sich zu verändern.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Riḍván-Botschaft 2018, An die Bahá’í der WeltA
Methoden und Vorgehensweisen
Lernen und systematisches Handeln
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Der Zweck der Gelehrsamkeit sollte die Förderung des Wohlergehens der Menschen sein… Wahre Gelehrsamkeit dient dem Wohlergehen der Welt, nicht dem Stolz, der Selbstgefälligkeit oder der Tyrannei, Gewalt und Plünderung.Bahá’u’lláh, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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… Glück und Größe, Rang und Stufe, Freude und Frieden eines Menschen [beruhen] nie auf seinem persönlichen Reichtum, vielmehr auf seinem hervorragenden Charakter, seinem hehren Entschluss, seiner umfassenden Bildung und seiner Fähigkeit, schwierige Probleme zu lösen.‘Abdu’l-Bahá, in: Das Geheimnis göttlicher Kultur 44A
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Es gibt bestimmte Pfeiler, die als unerschütterliche Stützen des Glaubens Gottes errichtet sind. Die mächtigsten Pfeiler sind Bildung, der Gebrauch des Verstandes, die Erweiterung des Bewusstseins, die Einsicht in die Wirklichkeiten des Weltalls und in die verborgenen Geheimnisse des allmächtigen Gottes.
Wissen zu fördern, ist somit eine unausweichliche Pflicht für jeden einzelnen Freund Gottes.‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 97:1–2A
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Alle Wohltaten sind göttlichen Ursprungs, aber keine ist vergleichbar mit dieser Macht der intellektuellen Untersuchung und Forschung.
Sie ist ein unvergängliches Geschenk, das Früchte immerwährender Freude hervorbringt. … Deshalb sollten Sie sich ernsthaft bemühen, sich Wissenschaften und Künste anzueignen.
Je mehr Sie erreichen, desto höher ist Ihr Rang im göttlichen Plan.
Der Wissenschaftler besitzt Einsicht und Weitblick, wer jedoch diese Entwicklung nicht erkennt und sie nicht beachtet, ist blind.
Der forschende Geist ist aufmerksam, lebendig, der abgestumpfte und desinteressierte Geist ist taub und tot.
Ein Wissenschaftler ist ein wahrhaftiger Exponent und Repräsentant der Menschheit, denn durch induktives Denken und Forschen weiß er über alles Bescheid, was die Menschheit, ihren Zustand, ihre Lebensbedingungen und die aktuellen Ereignisse betrifft.
Er beschäftigt sich mit dem Staatswesen, versteht soziale Probleme und knüpft das Netz und Gewebe der Zivilisation.
In der Tat kann die Wissenschaft mit einem Spiegel verglichen werden, in dem die unzähligen Erscheinungsformen der bestehenden Dinge enthüllt und gespiegelt werden.
Sie ist die wahre Grundlage jeder persönlichen und nationalen Entwicklung.
Ohne diese Grundlage der Forschung ist Entwicklung unmöglich.
Strebt daher mit eifrigem Bemühen danach, alles zu erkennen und zu erreichen, was in der Macht dieser wunderbaren Gabe liegt.‘Abdu’l-Bahá, in:
The Promulgation of Universal Peace, Kapitel 20, Ansprache vom 23.
April 1912 in der Bethel Literary Society der Metropolitan African Methodist Episcopal Church, M Street, NW, Washington, DCA
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Der gegenwärtige Zustand der Welt – ihre wirtschaftliche Instabilität, gesellschaftlichen Konflikte, politische Unzufriedenheit und internationales Misstrauen – sollte die Jugend aus ihrem Schlummer erwecken und sie veranlassen, sich zu fragen, was die Zukunft bringen wird. Sie werden sicherlich am meisten leiden, wenn eine Katastrophe über die Welt hereinbricht. Sie sollten deshalb ihr Augenmerk auf die bestehenden Verhältnisse richten, die bösen Mächte, die am Werk sind, untersuchen und sich dann in gemeinsamer Anstrengung erheben und die notwendigen Reformen herbeiführen – Reformen, die sowohl die geistigen als auch die sozialen und politischen Aspekte des menschlichen Lebens umfassen.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag vom 13. März 1932, An einen GläubigenA
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Systematisches Vorgehen stellt sicher, dass die Handlungslinien folgerichtig sind und auf wohldurchdachten Plänen basieren. Allgemein gesagt, bedeutet es, in allem, was Bahá’í-Dienst anbetrifft, methodisch vorzugehen, ob es sich um das Lehren oder die Administration, um individuelles oder gemeinschaftliches Bemühen handelt. Während individuelle Initiative und Spontaneität ihren Platz haben, liegt doch die Notwendigkeit nahe, einen klaren Kopf zu behalten, methodisch, effizient, beständig, ausgewogen und harmonisch zu sein. Systematisierung ist eine notwendige Funktionsweise, die von der Dringlichkeit zum Handeln beseelt ist.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Riḍván-Botschaft 1998, An die Bahá’í der WeltA
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Wenn Lernen Vorrang bei der Arbeitsweise einer Gemeinde hat, dann müssen Visionen, Strategien, Ziele und Methoden immer wieder überprüft werden. Wenn Aufgaben ausgeführt, Hindernisse aus dem Weg geräumt, Ressourcen vervielfacht und aus Fehlern gelernt wurde, müssen Ziele und Vorgehensweisen modifiziert werden, aber auf eine Art und Weise, welche die Kontinuität des Handelns bewahrt.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Die Institution der Berater, Absatz 59A
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Eines Ihrer Hauptanliegen wird es sein, die Wertschätzung systematischen Handelns zu stärken, welche bereits durch die Erfolge gestiegen ist, die es hervorgebracht hat. Um zu einer vereinten Vision des Wachstums auf der Grundlage einer realistischen Bewertung von Möglichkeiten und Ressourcen zu kommen, Strategien zu entwickeln, die ihr Struktur verleihen, Handlungspläne zu entwickeln und umzusetzen, die der Leistungsfähigkeit angepasst sind, erforderliche Anpassungen vorzunehmen und dabei Kontinuität zu wahren, auf Erfolgen aufzubauen – dies sind einige der Voraussetzungen für eine Systematisierung, die jede Gemeinde lernen und verinnerlichen muss.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 27. Dezember 2005, An die Konferenz der Kontinentalen BeraterämterA
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… Diese Evolution des kollektiven Bewusstseins wird erkennbar an der wachsenden Häufigkeit, mit der das Wort ›begleiten‹ in Gesprächen zwischen den Freunden vorkommt, ein Wort, dem durch die Aufnahme in den gebräuchlichen Wortschatz der Bahá’í-Gemeinde eine neue Bedeutung verliehen wird. Es signalisiert die wesentliche Stärkung einer Kultur, in der das Lernen der Arbeitsmodus ist, ein Modus, der die sachkundige Teilnahme von immer mehr Menschen an einer gemeinschaftlichen Anstrengung fördert, die Lehren Bahá’u’lláhs beim Aufbau einer göttlichen Kultur anzuwenden, was der Hüter als vorrangige Aufgabe des Glaubens bezeichnet. Eine solche Herangehensweise steht in auffälligem Kontrast zu den moralisch bankrotten und dem Untergang geweihten Gewohnheiten einer alten sozialen Ordnung, die so oft danach trachtet, sich menschliche Energie durch Beherrschung, Gier, Schuldgefühle oder Manipulation nutzbar zu machen.
In den Beziehungen zwischen den Freunden drückt sich diese Entwicklung der Kultur mithin in der Qualität ihres Zusammenwirkens aus. Lernen als Arbeitsmodus erfordert, dass alle eine Haltung der Demut einnehmen, ein Zustand, in dem man sich selbst vergisst, sein Vertrauen ganz auf Gott setzt, auf Seine allerhaltende Macht baut und Seines nie versagenden Beistands gewiss ist, in dem Wissen, dass Er und Er allein die Mücke in einen Adler verwandeln kann, den Tropfen in ein endloses Meer. In einem solchen Zustand arbeiten die Seelen unablässig zusammen und freuen sich dabei weniger über ihre eigenen Errungenschaften als über den Fortschritt und Dienst der Anderen. So kommt es, dass ihre Gedanken immer darauf gerichtet sind, sich gegenseitig dabei zu helfen, die Höhen des Dienstes an Seiner Sache zu erklimmen und sich in den Himmel Seines Wissens aufzuschwingen. Dies ist es, was wir im gegenwärtigen Handlungsmuster erkennen, das sich auf dem ganzen Erdball entfaltet und von Jung und Alt, von Altgedienten und Neuerklärten verbreitet wird, die Seite an Seite arbeiten.
Dieser Fortschritt in der Kultur beeinflusst nicht nur die Beziehungen Einzelner, sondern man spürt seine Auswirkungen auch bei der Führung der Verwaltungsangelegenheiten des Glaubens. Nun, da das Lernen begonnen hat, den Arbeitsmodus der Gemeinde zu kennzeichnen, sind bestimmte Aspekte der Entscheidungsfindung im Zusammenhang mit der Ausbreitung und Festigung den Gläubigen übertragen worden, damit bei Planung und Umsetzung besser auf die Umstände vor Ort reagiert werden kann. …
Bahá’u’lláhs Offenbarung ist weitreichend und umfassend. Sie fordert eine tiefgreifende Wandlung, nicht nur auf individueller Ebene, sondern auch in der Struktur der Gesellschaft. »Ist es nicht das Ziel jeder Offenbarung«, so verkündet Er Selbst, »eine Wandlung und Änderung in der ganzen Wesensart der Menschheit zu bewirken, eine Wandlung, die sich äußerlich wie innerlich erweisen und das innere Leben wie die äußeren Verhältnisse gestalten soll?« Die Arbeit, die heute in jedem Winkel des Erdkreises vorangetrieben wird, stellt den jüngsten Stand unablässiger Bahá’í-Bemühungen dar, den Kern der herrlichen Kultur zu schaffen, die in Seinen Lehren verankert ist, deren Errichtung eine Unternehmung von unendlicher Komplexität und Größenordnung ist und Jahrhunderte der Anstrengung seitens der Menschheit erfordern wird, bis sie ihre Früchte zeigt. Es gibt keine Abkürzungen, keine Formeln. Nur wenn Bemühungen unternommen werden, sich auf Einsichten aus Seiner Offenbarung zu stützen, aus dem sich stets vermehrenden Wissen der Menschheit zu schöpfen, Seine Lehren intelligent auf das Leben der Menschheit anzuwenden und über die dabei aufkommenden Fragen zu beraten, wird das notwendige Lernen erfolgen und Kompetenz entwickelt werden. Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Riḍván-Botschaft 2010, An die Bahá’í der Welt A
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Natürlich muss der Lernprozess, der jetzt in allen Teilen der Welt im Gange ist, zahlreiche Fragen angehen:
Wie können Menschen verschiedener Herkunft in einer Umgebung zusammengebracht werden, die sie ermutigt, ohne ständig drohenden Streit und ausgezeichnet durch ihren Andachtscharakter, das Trennende des Parteidenkens beiseitezulegen, die einen höheren Grad der Einheit im Denken und Handeln fördert und rückhaltlose Teilnahme hervorruft; wie können die Angelegenheiten einer Gemeinde verwaltet werden, in der es keine herrschende Klasse mit klerikalen Funktionen gibt, die Auszeichnung oder Privilegien beanspruchen kann; wie können Scharen von Männern und Frauen befähigt werden, sich aus den Fesseln der Passivität und den Ketten der Unterdrückung zu befreien, um sich für etwas zu engagieren, was ihrer geistigen, sozialen und intellektuellen Entwicklung dient; wie kann man Jugendlichen helfen, durch eine der entscheidendsten Phasen in ihrem Leben hindurch zu manövrieren und fähig zu werden, ihre Energien auf den Fortschritt der Zivilisation zu konzentrieren; wie kann im familiären Umfeld eine Dynamik geschaffen werden, die zu materiellem und geistigem Wohlergehen führt, ohne den heranwachsenden Generationen Gefühle der Entfremdung gegenüber einem scheinbar ›Anderen‹ anzuerziehen oder in ihnen die Neigung zu fördern, die in eine solche Kategorie Verwiesenen auszubeuten; wie kann erreicht werden, dass eine Entscheidungsfindung von unterschiedlichen Perspektiven innerhalb eines Beratungsprozesses profitiert, der, verstanden als gemeinsames Erforschen der Wirklichkeit, die Loslösung von persönlichen Sichtweisen fördert, gesicherten Erfahrungswerten angemessene Bedeutung beimisst, nicht bloße Meinungen zu Tatsachen stilisiert, oder Wahrheit als Kompromiss zwischen gegensätzlichen Interessengruppen definiert.
Um sich mit Fragen wie diesen und vielen weiteren, die sicherlich daraus folgen, auseinanderzusetzen, hat die Bahá’í-Gemeinde einen Arbeitsmodus angenommen, der gekennzeichnet ist durch Handeln, Reflektieren, Beraten und Studieren – ein Studium, das nicht nur den ständigen Rückgriff auf das Bahá’í-Schrifttum einschließt, sondern auch die wissenschaftliche Analyse sich abzeichnender Muster.
In der Tat:
Wie kann man ein solches Verfahren des Lernens im Handeln aufrechterhalten, wie kann sichergestellt werden, dass immer mehr Menschen daran teilnehmen, sachdienliches Wissen zu generieren und anzuwenden und wie können Strukturen für die Systematisierung der wachsenden, weltweiten Erfahrungen erarbeitet und das Gelernte allen in gleicher Weise zugänglich gemacht werden – all dies ist selbst Gegenstand regelmäßiger Untersuchung.
Die Gesamtrichtung des Lernprozesses, den die Bahá’í-Gemeinde verfolgt, wird durch eine Reihe globaler Pläne bestimmt, deren Vorkehrungen das Universale Haus der Gerechtigkeit festlegt. Kompetenzerwerb ist der Schlüsselbegriff dieser Pläne: Sie zielen darauf ab, die Protagonisten gemeinsamer Bemühungen in die Lage zu versetzen, die geistigen Grundlagen von Dörfern und Nachbarschaften zu stärken, gewisse gesellschaftliche und wirtschaftliche Bedürfnisse anzugehen, und einen Beitrag zu den vorherrschenden gesellschaftlichen Diskursen zu leisten – und bei all dem das nötige Zusammenspiel von Verfahrensweisen und Denkansätzen zu wahren.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 2. März 2013, An die Bahá’í im IranA
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Um die Arbeit der Ausbreitung und Festigung, das soziale Handeln und die Beteiligung an den Diskursen der Gesellschaft voranzubringen, steht im Zentrum der Bemühungen die Vorstellung eines sich entwickelnden konzeptionellen Rahmens, einer Struktur, die das Denken ordnet und dem Handeln Gestalt verleiht und die mit zunehmender Erfahrung weiter ausgearbeitet wird. Es wäre sicherlich fruchtbar, wenn die … Elemente dieses Rahmens ganz bewusst immer besser herausgearbeitet werden könnten. … Der wichtigste Aspekt hierbei ist vielleicht Lernen durch Handeln; die Freunde beteiligen sich an einem fortlaufenden Prozess des Handelns, der Reflexion, des Studiums und der Beratung, um Hindernisse anzugehen und gemeinsam Erfolge zu erleben, Strategien und Methoden zu überdenken und zu überarbeiten, und mit der Zeit die Bemühungen zu systematisieren und zu verbessern.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 24. Juli 2013, An einen Nationalen Geistigen RatA
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Die Herangehensweise der Bahá’í an die von Ihnen aufgeworfenen Fragen wird im Laufe der Zeit durch geduldiges und beharrliches Bemühen und durch den Lernprozess, in dem sich die Bahá’í-Gemeinde engagiert, ausgearbeitet werden. Dieser Prozess wird durch Forschung und Diskussion sowie durch Versuche ergänzt, die Lehren mit modernem Denken in Beziehung zu setzen, einschließlich der Identifizierung von Ähnlichkeiten und Unterschieden zwischen den Lehren und zeitgenössischen sozialen Konstrukten. Die Beteiligung der Gläubigen an den gesellschaftlichen Diskursen in verschiedenen sozialen Räumen wird die gewonnenen Einsichten vertiefen. Fortlaufendes Studium der Lehren und systematisches Bemühen, Bahá’í-Prinzipien in die Tat umzusetzen, indem wir uns an Prozessen der Gemeindebildung, der Erziehung von Kindern und Jugendlichen und sozialem Handeln beteiligen, werden dazu beitragen, unser Verständnis von Bahá’u’lláhs Absicht für die Menschheit in allen Lebensbereichen zu verfeinern. In den kommenden Jahren wird die Fähigkeit der Bahá’í-Gemeinde zunehmen, zu einem das Denken prägenden gesellschaftlichen Wandel beizutragen, und Antworten auf Fragen, die heute unlösbar erscheinen, werden durch einen Prozess organischen Wandels deutlich werden und nicht als Ergebnis der Auferlegung bestimmter Ansichten.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 21. Januar 2014, An einen GläubigenA
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Auf vielerlei Weise bahnen die am weitesten fortgeschrittenen Gemeinden einen einladenden Pfad, dem andere folgen können.
Aber ganz gleich, auf welchem Aktivitätsniveau sich ein Cluster auch befinden mag – es ist die Fähigkeit der Freunde vor Ort, in einem gemeinsamen Rahmen lernen zu können, die den Fortschritt auf dem Pfad der Entwicklung fördert.
Jeder hat Anteil an diesem Unternehmen; der Beitrag jedes Einzelnen dient dazu, das Ganze zu bereichern.
Die Cluster mit der größten Dynamik sind solche, in denen die Freunde, ungeachtet der Ressourcen, die die Gemeinde besitzt oder der Zahl der Aktivitäten, die unternommen werden, verstehen, dass es ihre Aufgabe ist festzustellen, was erforderlich ist, damit Fortschritt zustande kommt – die aufkeimende Fähigkeit, die genährt werden muss; die neue Fertigkeit, die erworben werden muss; die Initiatoren einer neu begonnenen Anstrengung, die begleitet werden müssen; der Raum für Reflexion, der gestaltet werden muss; die kollektive Unternehmung, die koordiniert werden muss – und dann kreative Wege zu finden, wie die notwendige Zeit und die notwendigen Ressourcen verfügbar gemacht werden können, um dies zu erreichen.
Die Tatsache, dass jede Kombination von Umständen ihre eigenen Herausforderungen in sich birgt, befähigt jede Gemeinde, nicht nur einfach aus dem, was in der übrigen Bahá’í-Welt gelernt wird, Nutzen zu ziehen, sondern auch selbst dieser Gesamtheit des Wissens etwas hinzuzufügen.
Sich dieser Tatsache bewusst zu sein, befreit von der fruchtlosen Suche nach einer starren Formel für das Handeln und ermöglicht zugleich, die Einsichten, die in verschiedenen Umgebungen gewonnen wurden, in den Wachstumsprozess einzubringen, der dann eine besondere Form in der eigenen Umgebung annimmt.
Diese gesamte Herangehensweise steht in völligem Gegensatz zu engen Konzepten von ›Erfolg‹ oder ›Misserfolg‹, die zu frenetischer Aktivität führen oder den Willen lähmen.
Loslösung ist erforderlich.
Wenn Bemühungen gänzlich für Gott unternommen werden, dann gehört Ihm alles, was geschieht, und jeder Sieg, der in Seinem Namen errungen wird, ist eine Gelegenheit, Sein Lob zu feiern.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Riḍván-Botschaft 2014, An die Bahá’í der WeltA
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Und die Lernfähigkeit, ein solch unschätzbares Erbe vorangegangener Pläne, wird über den Bereich der Ausbreitung und Festigung hinaus erweitert, um andere Felder der Bahá’í-Bemühungen, vor allem gesellschaftliches Handeln und die Teilnahme an den vorherrschenden Diskursen der Gesellschaft, zu umfassen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 29. Dezember 2015, An die Konferenz der Kontinentalen BeraterämterA
Beratung und Zusammenarbeit
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O Volk Gottes! Höret auf das, was Freiheit, Wohlfahrt, Ruhe, Erhabenheit und Fortschritt aller Menschen sichert, wenn es beachtet wird. Gewisse Gesetze und Grundsätze sind für Persien notwendig, ja unabdingbar. Aber es ist angebracht, dass solche Maßnahmen in Übereinstimmung mit den wohlerwogenen Ansichten Seiner Majestät – möge Gott ihm durch Seine Gnade beistehen – sowie der gelehrten Geistlichen und der Stammesfürsten von hohem Rang getroffen werden. Mit ihrem Einverständnis sollte ein Ort bestimmt werden, an dem sie sich treffen. Dort sollten sie sich fest an das Seil der Beratung halten; sie sollten beschließen und vollziehen, was Sicherheit, Wohlfahrt, Wohlstand und Ruhe des Volkes bewirkt. Denn würden andere als solche Maßnahmen ergriffen, so könnten sie nur zu Chaos und Aufruhr führen.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 7:28A
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Das Erhabenste Wesen spricht: Der Himmel göttlicher Weisheit wird von zwei Leuchten erhellt: Beratung und Erbarmen. Haltet Rat miteinander in allen Angelegenheiten; denn Beratung ist die Lampe der Führung, die den Weg weist, und die Quelle des Verstehens.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 11:15A
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Wenn ihr durch die Länder dieses Erdballs reist, seht ihr einerseits die Überreste von Verfall und Zerstörung, andererseits die Zeichen der Kultur und der Entwicklung. Verfall und Zerstörung sind das Ergebnis von Krieg, Zank und Streit, Entwicklung und Fortschritt hingegen die glänzenden Früchte der Tugend, der Zusammenarbeit und der Eintracht.‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 225:15A
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Kurz: Was auch immer in Harmonie, Liebe und Reinheit des Beweggrundes zusammengefügt wird, dessen Ergebnis ist Licht; aber sollte die geringste Spur von Entfremdung herrschen, wird das Ergebnis Dunkel über Dunkel sein … Alle Diskussionen müssen auf geistige Dinge begrenzt werden. Diese betreffen die Ausbildung der Menschen, die Unterweisung der Kinder, die Unterstützung der Armen, die Hilfe für die Schwachen in allen Klassen der Welt, Freundlichkeit zu allen Völkern, die Verbreitung der Düfte Gottes und die Erhöhung Seines heiligen Wortes.‘Abdu’l-Bahá, zitiert in: Geistige Räte – Häuser der Gerechtigkeit, Langenhain: Bahá’í Verlag 1975, S. 17fA
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Der Mensch muss über alle Dinge, ob bedeutend oder gering, beraten, so dass er erkennen kann, was gut ist. Beratung gibt ihm Einsicht in die Dinge und befähigt ihn, sich in Fragen zu vertiefen, die unbekannt sind. Das Licht der Wahrheit strahlt aus den Angesichtern derer, die sich der Beratung widmen.… Die beratenden Mitglieder aber sollten in äußerster Liebe, Harmonie und Aufrichtigkeit miteinander umgehen. Das Prinzip der Beratung ist eines der grundlegendsten Bestandteile des göttlichen Gebäudes. Selbst in ihren gewöhnlichen Angelegenheiten sollten die einzelnen Mitglieder der Gemeinschaft beraten.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Es gibt Lebewesen, die abgeschieden und allein leben können. Ein Baum etwa vermag ohne die Hilfe und Zusammenarbeit mit anderen Bäumen zu leben. Manche Tiere leben isoliert und fernab von ihren Artgenossen. Für den Menschen ist dies jedoch nicht möglich. In seinem Leben und gemäß seiner Natur sind Zusammenarbeit und Gemeinschaft unverzichtbar. In der Gemeinschaft und Begegnung erfahren wir Glück und Fortschritt, einzeln und gemeinsam.
Wenn zum Beispiel zwei Dörfer Kontakt miteinander pflegen und zusammenarbeiten, wird der Fortschritt beider gesichert sein. Genauso werden zwei Städte davon profitieren und voranschreiten, wenn zwischen ihnen ein Austausch besteht. Und wenn eine Grundlage für gegenseitiges Verständnis zwischen zwei Ländern geschaffen wird, werden sie sich in ihren individuellen und gemeinsamen Interessensgebieten großartig entwickeln. … Man sieht also deutlich, dass die Ergebnisse aus dieser Grundlage der Übereinstimmung und des Einvernehmens zahllos und unbegrenzt sind.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Kapitel 14, Ansprache vom 20. April 1912 während der Konferenz zur Einheit des Ostens und des Westens, Saal der Öffentlichen Bibliothek, Washington DCA
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Was die Menschheit am dringendsten benötigt, ist Zusammenarbeit und Gegenseitigkeit. Je ausgeprägter die Bande der Freundschaft und Solidarität unter den Menschen sind, desto stärker werden konstruktive Kräfte und Errungenschaften auf allen Ebenen menschlichen Handelns. Ohne Kooperation und Gegenseitigkeit bleibt das einzelne Mitglied der menschlichen Gesellschaft egozentrisch, wird von altruistischen Zwecken nicht inspiriert und bleibt in seiner Entwicklung allein und begrenzt, wie es bei den tierischen und pflanzlichen Organismen der niederen Reiche der Fall ist.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Kapitel 108, Ansprache vom 25. September 1912 in der Second Divine Science Church, 3929 West Thirtyeighth Avenue, Denver, ColoradoA
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Die Urewige Schönheit, gepriesen sei Sein Größter Name, erklärt: »Der Baldachin der Weltordnung ruht auf den beiden Säulen der Beratung und Barmherzigkeit«, und ‘Abdu’l-Bahá stellt in einer Seiner Tafeln fest: »Der Zweck der Beratung ist, zu zeigen, dass die Sichtweisen mehrerer verschiedener Menschen ganz gewiss der eines einzelnen Menschen vorzuziehen sind, genauso wie die Kraft einer Anzahl von Menschen selbstverständlich größer ist als die Kraft eines einzelnen. So wird Beratung in der Gegenwart des Allmächtigen annehmbar und wurde den Gläubigen zur Pflicht gemacht, damit sie sich über alltägliche und persönliche Dinge wie auch über Angelegenheiten allgemeiner und umfassender Natur beraten. Wenn zum Beispiel jemand eine Aufgabe zu erledigen hat, sollte er mit einigen seiner Brüder beraten; was zustimmungswürdig ist, wird gewiss untersucht, vor seinen Augen enthüllt, und die Wahrheit wird sichtbar werden. In gleicher Weise sollten auf höherer Ebene die Bewohner eines Dorfes miteinander über ihre Angelegenheiten beraten, die richtige Lösung wird sicherlich offenbar werden. Auf gleiche Art sollten die Angehörigen jedes Berufsstandes, etwa die Beschäftigten in der Industrie beraten, und jene im Handel sollten ihre geschäftlichen Dinge ähnlich beraten. Kurz, Beratung ist wünschenswert und annehmbar in allen Dingen und allen Fragen.«Shoghi Effendi, aus einem Brief vom 15. Februar 1922 an einen örtlichen Geistigen Rat – übersetzt aus dem PersischenA
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Das Prinzip der Beratung, eines der grundlegenden Gesetze der Verwaltungsordnung, sollte bei allen Bahá’í-Tätigkeiten angewandt werden, die die gemeinschaftlichen Belange des Glaubens berühren; denn es sind Zusammenarbeit und fortwährender Austausch von Gedanken und Ansichten, wodurch die Belange der Sache am besten geschützt und gefördert werden können. Persönliche Initiative, Fähigkeit und Findigkeit einzelner sind, obwohl unentbehrlich, vollkommen untauglich, eine so gewaltige Aufgabe zu bewältigen, wenn sie nicht durch gemeinsame Erfahrungen und Weisheit der Gruppe unterstützt und bereichert werden.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag vom 30. August 1933, An einen Gläubigen, zitiert in: Beratung 31:1A
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Nichts kann den Erfolg Ihrer Bemühungen besser gewährleisten als die intensive und kontinuierliche Beratung miteinander, und er würde Ihnen daher raten, diese Methode bei all Ihren zukünftigen Aktivitäten anzuwenden.Shoghi Effendi, Brief in einem Auftrag vom 30. Mai 1937, An zwei GläubigeA
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Mit solchen Gedanken im Sinn beginnen Bahá’í, soweit es ihre Ressourcen erlauben, eine Zusammenarbeit mit einer wachsenden Zahl von Bewegungen, Organisationen, Gruppen und Einzelnen, etablieren Partnerschaften, die sich um gesellschaftlichen Wandel bemühen, die Sache der Einheit vorantragen, sich für menschliche Wohlfahrt einsetzen und zu weltweiter Solidarität beitragen.
Tatsächlich wird die Bahá’í-Gemeinde durch den in solchen Passagen gesetzten Standard dazu inspiriert, sich so vielfältig im heutigen Leben zu engagieren, wie dies nur möglich ist.
Bei der Wahl von Bereichen der Zusammenarbeit müssen Bahá’í sich aber das in ihren Lehren verankerte Prinzip vor Augen halten, dass Mittel und Zweck im richtigen Verhältnis zueinander stehen sollten; hehre Ziele können nicht mit unlauteren Mitteln erreicht werden.
Insbesondere kann dauerhafte Einheit nicht durch Bestrebungen erreicht werden, die zwangsläufig auf Streit beruhen oder unterstellen, dass ein innewohnender Interessenkonflikt, wie subtil auch immer, allen menschlichen Interaktionen zugrunde liegt.
Es sollte hier festgehalten werden, dass die Gemeinde, trotz der Einschränkungen, die durch dieses Prinzip auferlegt sind, nicht die Erfahrung gemacht hat, dass es ihr an Gelegenheiten zur Zusammenarbeit fehlen würde; so viele Menschen arbeiten heute weltweit intensiv für das eine oder andere Ziel, das auch die Bahá’í anstreben.
Diesbezüglich sind sie auch darauf bedacht, bestimmte Grenzen ihren Kollegen und Mitarbeitern gegenüber nicht zu überschreiten.
So dürfen sie kein gemeinsames Unternehmen als Gelegenheit betrachten, Glaubensüberzeugungen aufzudrängen.
Selbstgerechtigkeit und andere unselige Ausdrucksformen von Glaubenseifer müssen gänzlich vermieden werden.
Bahá’í bieten jedoch ihren Mitarbeitern bereitwillig ihre eigenen Lernerfahrungen an, genauso wie sie auch gerne die aus solcher Zusammenarbeit gewonnenen Einsichten in ihre eigenen Bemühungen um Gemeindebildung einbeziehen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 2.
März 2013, An die Bahá’í im IranA
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Bei ihren Überlegungen, wie sie zur Verbesserung der Welt beitragen können, werden die Bahá’í zweifellos erkennen, dass Demonstrationen nicht das einzige oder gar das wirksamste Mittel sind, das ihnen zur Verfügung steht. Vielmehr können sie im Laufe der Zeit lernen und ihre Fähigkeit ausbauen, ihren Mitbürgern dabei zu helfen ihre Anliegen auf eine Weise formulieren, die spaltende Ansätze überwindet, und Räume für die Zusammenarbeit und die Beteiligung daran zu schaffen, um gemeinsam nach Lösungen für die Probleme zu suchen, die ihr Land plagen. Wie Bahá’u’lláh sagte:
»Sprich: Der Mensch kann seine wahre Stufe nicht erlangen, es sei denn durch seine Gerechtigkeit. Keine Macht kann bestehen, es sei denn durch Einheit. Keine Wohlfahrt und kein Wohlergehen kann erreicht werden, es sei denn durch Beratung.«Bahá’u’lláh, in: Beratung, S. 3A
Vor diesem Hintergrund ist Gerechtigkeit in der Tat unerlässlich, um den leeren Einbildungen und eitlen Vorstellungen gesellschaftlicher und politischer Machenschaften zu widerstehen, die Realität mit eigenen Augen zu sehen und die Anforderungen an eine gerechte Gesellschaftsordnung zu erkennen. Aber dann ist Einigkeit unerlässlich – durch beratende Prozesse, einschließlich Handeln und Reflexion – um die für einen positiven sozialen Wandel erforderliche Kraft zu erlangen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 27. April 2017, An einen GläubigenA
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Die mit der Bahá’í-Beratung verbundenen Konzepte und Prinzipien prägen die Art und Weise, wie sich die Freunde untereinander verhalten sollten und wie sie sich in gesellschaftliche Diskurse und in gesellschaftliches Handeln einbringen. Mittels Beratung können ein gemeinsames Verständnis erreicht und eine gemeinsame Vorgehensweise definiert werden. Sie ist geleitet vom freien, von Respekt getragenen, würdevollen und unparteiischen Bestreben einer Gruppe von Menschen, Meinungen auszutauschen, nach der Wahrheit zu suchen und eine Einigung zur erzielen. Anfängliche Meinungsverschiedenheiten dienen als Ausgangspunkt, um eine Angelegenheit mit dem Ziel zu untersuchen, ein tieferes Verständnis und Übereinstimmung zu erlangen; sie sollten nicht zur Ursache für Groll, Abneigung oder Entfremdung werden. Durch geeintes Handeln kann ein Entschluss zu einer bestimmten Vorgehensweise in einem Lernprozess überprüft und wo nötig angepasst werden. Anderenfalls werden, wie ‘Abdu’l-Bahá erklärt, »Starrsinn und Beharren auf der eigenen Ansicht … schließlich zu Zank und Streit« führen, »die Wahrheit aber bleibt verborgen«. Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 29. November 2017, An drei Gläubige zum Thema menschengemachter Klimawandel A
Einsatz von materiellen Mitteln
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Haltet euch fest an das Seil der weltlichen Mittel, im vollen Vertrauen auf Gott, der euch mit allen Gütern versorgt.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 3:22A
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Jeder hat heute die Pflicht, der Sache Gottes zu dienen, wobei Er, die Ewige Wahrheit – gepriesen sei Seine Herrlichkeit – die Durchführung jeder Unternehmung auf Erden von materiellen Mitteln abhängig gemacht hat.Bahá’u’lláh, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Reichtum ist allen Lobes wert, wenn er durch eigene Anstrengungen des Menschen und durch die Gnade Gottes auf den Gebieten des Handels, der Landwirtschaft, der Kunst oder Industrie erworben und für menschenfreundliche Zwecke ausgegeben wird. Vor allen Dingen gäbe es, wenn ein vernünftiger und ideenreicher Mensch Maßnahmen in die Wege leiten würde, um das Einkommen der Volksmassen allgemein zu heben, kein wichtigeres Vorhaben als dieses, und in den Augen Gottes würde dies als die größte Errungenschaft gelten, denn solch ein Wohltäter würde die Bedürfnisse einer großen Menge stillen und ihr Sicherheit und Wohlfahrt verschaffen. Reichtum ist in höchstem Maße lobenswert, sofern die ganze Bevölkerung reich ist. Wenn jedoch nur einige wenige übermäßige Reichtümer besitzen und alle übrigen verarmt sind, wenn keine Frucht, kein Nutzen aus dem Reichtum erwächst, dann bedeutet dieser nur eine Belastung für den Besitzer. Wird der Reichtum andererseits dazu verwendet, Wissen zu fördern, Grund- und andere Schulen zu eröffnen, Kunst und Industrie anzuregen, Waisen und Arme zu erziehen – kurz gesagt, ist er dem Wohle der Gesellschaft gewidmet –, dann ragt sein Besitzer vor Gott und den Menschen als der Vortrefflichste unter allen, die auf Erden wohnen, hervor und wird zum Volke des Paradieses gezählt.‘Abdu’l-Bahá, in: Das Geheimnis göttlicher Kultur 46A
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Du hast über stoffliche Mittel und Beten gefragt. Das Gebet ist wie der Geist, stoffliche Mittel sind wie die menschliche Hand. Der Geist wirkt durch die Hand als Werkzeug. Obwohl der eine wahre Gott der Allversorger ist, ist die Erde das Mittel, das Nahrung bereitstellt. »Der Himmel hat Nahrung für euch«Qur’án 51:22A, aber wenn Nahrung verordnet ist, wird sie verfügbar, durch welche Mittel auch immer. Wenn der Mensch sich weigert, stoffliche Mittel zu nutzen, gleicht er dem Dürstenden, der seinen Durst anders als durch Wasser oder sonstige Flüssigkeiten löschen will. Der allmächtige Herr schenkt das Wasser und ist sein Schöpfer; Er hat bestimmt, dass es benutzt wird, den Durst des Menschen zu stillen. Seine Nutzung aber ist abhängig von Seinem Willen. Sollte sie nicht im Einklang mit Seinem Willen stehen, wird der Mensch von einem Durst gequält, den die Meere nicht zu löschen vermögen.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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O Diener Gottes! Für ‘Abdu’l-Bahá ist Obdachlosigkeit Sein Zuhause und das düstere Gefängnis Sein Nest. Er wünscht sich eine erhabene Wohnstatt, aber in der Welt Gottes; er sehnt sich nach dem Vielbesuchten Tempel, aber im himmlischen Reich. Ein irdisches Gebäude, selbst wenn es bis zum Himmel emporragt, wird schließlich zu einer Ruine, ja zu einem dunklen Grab. Das Errichten von Gebäuden, Palästen, Villen und herrschaftlichen Anwesen ist in der Religion Gottes annehmbar und lobenswert, aber man sollte sich nicht an sie binden oder sein Herz daran hängen. Das Ziel sollte der Fortschritt der Welt und die Errichtung der menschlichen Zivilisation sein. Ein wahrhaft wissender und verständiger Mensch wird öffentliche Bauten errichten, Orte, die allen gehören – ein Haus der Andacht, eine Schule, um Kinder jeden Alters zu unterrichten, eine Herberge für Reisende, ein Krankenhaus – denn jedes öffentliche Gebäude ist ein göttliches Bauwerk, ewig und unvergänglich. Sei gegrüßt und gepriesen.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Wohltätigkeit bedeutet jedoch nicht notwendigerweise ein Projekt, das in den Bereich der Entwicklungsarbeit fällt. In seiner einfachsten Form handelt es sich nur um die Weitergabe von Ressourcen, ob finanzieller oder anderer Art, von denen, die viel haben, an die, die zu wenig haben. Das Motiv, das solche Mildtätigkeit veranlasst, ist natürlich lobenswert – Bahá’u’lláh erklärt, »Barmherzige Werke sind in den Augen Gottes wohlgefällig und des Lobes würdig; sie sind als ein Fürst aller edlen Taten anzusehen.«Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 6:47A Dennoch muss die Art und Weise, wie sie durchgeführt wird, sorgfältig abgewogen werden. Es ist zum Beispiel wichtig, jeden Anflug von Bevormundung zu vermeiden, und der Geber sollte sich der moralischen Grundsätze bewusst sein, die in jedem Umverteilungssystem enthalten sind, das er oder sie etabliert.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 22. Oktober 2012, An einen GläubigenA
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Die von Bahá’u’lláh vorhergesehene künftige Kultur ist eine wohlhabende; in ihr werden die riesigen Ressourcen der Welt zur Emporhebung und Regeneration der Menschheit verwendet werden, nicht zu ihrer Erniedrigung und Zerstörung. … Bahá’í führen ihr Leben inmitten einer Gesellschaft, deren materielle Angelegenheiten zutiefst in Unordnung geraten sind. Der Prozess der Gemeindebildung, den sie in ihren Clustern fördern, kultiviert eine Reihe von Einstellungen gegenüber Reichtum und Besitz, die sich sehr von denen unterscheiden, die in der Welt gang und gäbe sind.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 29. Dezember 2015, An die Konferenz der Kontinentalen BeraterämterA
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Die Vision Bahá’u’lláhs stellt viele der Annahmen infrage, die man den derzeitigen Diskurs bestimmen lässt – beispielsweise, dass Eigennutz nicht etwa gezügelt werden sollte, sondern vielmehr den Wohlstand fördert, und dass Fortschritt davon abhängig ist, dass sich dieser Eigennutz in erbarmungsloser Konkurrenz äußert. Den Wert eines Menschen hauptsächlich danach zu bemessen, wie viel Vermögen er im Vergleich zu anderen anhäufen und wie viele Waren er konsumieren kann, ist dem Bahá’í-Denken vollkommen fremd. Aber die pauschale Ablehnung von Reichtum als in sich widerwärtig und unmoralisch findet in den Lehren ebenso keine Zustimmung, und Askese ist untersagt. Reichtum muss der Menschheit dienen. Seine Verwendung muss geistigen Prinzipien entsprechen; es müssen Systeme geschaffen werden, die solchen Prinzipien folgen. In den erinnerungswürdigen Worten Bahá’u’lláhs: »Kein Licht gleicht dem Licht der Gerechtigkeit! Sie bewirkt Ordnung in der Welt und sichert die Ruhe der Völker.«Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 1. März 2017, An die Bahá’í der WeltA
Ausgewählte Themen aus dem Bereich sozialer und wirtschaftlicher Entwicklung
Bildung
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Der Mensch ist der höchste Talisman. Der Mangel an geeigneter Erziehung hat ihn jedoch dessen beraubt, was er seinem Wesen nach besitzt. Durch ein Wort, das aus dem Munde Gottes hervorging, wurde er ins Dasein gerufen. Durch ein weiteres Wort ward er dazu geführt, den Quell seiner Erziehung zu erkennen. Durch wieder ein anderes Wort wurden seine Stufe und seine Bestimmung sichergestellt. Das Erhabenste Wesen spricht: Betrachte den Menschen als ein Bergwerk, reich an Edelsteinen von unschätzbarem Wert. Nur die Erziehung kann bewirken, dass es seine Schätze enthüllt und die Menschheit daraus Nutzen zu ziehen vermag.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 11:2A
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Wir verordnen allen Menschen das, was zur Erhöhung des Wortes Gottes unter Seinen Dienern und ebenso zum Fortschritt der Welt, in der er lebt, und zur Erhebung der Seelen führt. Das wichtigste Mittel dazu ist die Kindererziehung. Daran müssen alle und jeder Einzelne sich halten. Wir haben euch wahrlich diese Verantwortung in zahlreichen Tafeln sowie in Meinem Heiligsten Buch auferlegt. Wohl dem, der danach handelt.Bahá’u’lláh, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Eine eingehende Untersuchung wird belegen, dass die Hauptursache der Unterdrückung und des Unrechts, der Ehrlosigkeit, Regelwidrigkeit und Unordnung die Tatsache ist, dass es dem Volk an religiöser Überzeugung und an Erziehung mangelt. Wenn das Volk echt religiös, gebildet und geschult ist und es sich zum Beispiel einer Schwierigkeit gegenüber sieht, kann es sich an die Ortsbehörden wenden; trifft es dort nicht auf Gerechtigkeit und kann es nicht seine angemessenen Ansprüche durchsetzen, stellt es vielmehr fest, dass die örtliche Verwaltung im Widerspruch zu Gottes Wohlgefallen und zur Rechtlichkeit des Königs steht, dann kann das Volk seinen Fall der nächsten Gerichtsinstanz vortragen und die Abweichung der Ortsbehörden von den Gesetzen des Geistes darstellen. Das Gericht kann sich die Akten der Ortsbehörden über den Fall kommen lassen und Gerechtigkeit schaffen. Zurzeit fehlen jedoch dem größten Teil der Bevölkerung aus Mangel an Schulbildung sogar die Worte, um ein Anliegen auszudrücken.‘Abdu’l-Bahá, in: Das Geheimnis göttlicher Kultur 34A
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Die vorrangige und dringlichste Notwendigkeit ist die Förderung der Bildung. Es ist undenkbar, dass ein Volk zu Wohlstand und Erfolg kommt, ohne dass dieses überaus wichtige, grundlegende Anliegen in die Tat umgesetzt wird. Die Hauptursache für den Niedergang und Verfall der Völker ist Unwissenheit. Heutzutage wissen die Massen des Volkes nicht einmal über alltägliche Angelegenheiten Bescheid; wie viel weniger begreifen sie den Hauptgrund für die wichtigen Probleme und vielfältigen Bedürfnisse unserer Zeit!‘Abdu’l-Bahá, in: Das Geheimnis göttlicher Kultur 193A
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Beobachtet deshalb aufmerksam, wie Bildung und die Vorzüge der Zivilisation einer Regierung und ihrem Volk zu Ehre, Wohlstand, Unabhängigkeit und Freiheit gereichen.
Es ist weiterhin äußerst notwendig, in ganz Persien, selbst in den kleinsten Städten und Dörfern, Schulen einzurichten und das Volk auf jede nur mögliche Weise anzuhalten, die Kinder lesen und schreiben lernen zu lassen. Notfalls sollte die Schulbildung sogar gesetzlich eingeführt werden. Solange nicht die Nervenstränge und Blutadern der Nation von neuem Leben durchpulst werden, wird sich jedes in Angriff genommene Vorhaben als fruchtlos erweisen; denn das Volk ist wie ein menschlicher Körper, die Entschlossenheit und der Wille, sich durchzusetzen, sind wie die Seele, aber ein seelenloser Körper bewegt sich nicht. Diese dynamische Kraft ist in höchstem Maße im Wesenskern des persischen Volkes vorhanden; die Ausbreitung von Bildung wird sie freisetzen.‘Abdu’l-Bahá, in: Das Geheimnis göttlicher Kultur 198–199A
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Eine weitere Lehre Bahá’u’lláhs ist die Förderung der Erziehung. Jedes Kind muss im erforderlichen Umfang in den Wissenschaften unterrichtet werden. Sofern die Eltern nicht in der Lage sind, die Erziehungskosten zu tragen, muss die Gemeinde die Mittel für den Unterricht des Kindes aufbringen.‘Abdu’l-Bahá, in: Der Weltfriedensvertrag 1:22, Hofheim-Langenhain Bahá’í Verlag 1988 A
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Die Erziehung und Ausbildung der Kinder gehört zu den verdienstvollsten Taten der Menschheit. Sie zieht die Gnade und den Segen des Allbarmherzigen auf sich; denn Erziehung ist die unentbehrliche Grundlage jeder herausragenden menschlichen Leistung und erlaubt dem Menschen, sich seinen Weg zu den Höhen immerwährender Herrlichkeit zu bahnen.‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 103:1A
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Daraus folgt, die Schule für Kinder sollte eine Stätte höchster Disziplin und Ordnung sein, eine gründliche Unterweisung bieten und für die Verbesserung und Verfeinerung des Charakters Sorge tragen, so dass von klein auf im Wesen des Kindes die göttliche Grundlage gelegt und das Bauwerk der Heiligkeit errichtet wird.‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 111:4A
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Gründet Schulen, die gut organisiert sind und sorgt für eine grundlegende Ausbildung in den verschiedenen Wissensgebieten durch Lehrer, die rein und geheiligt sind, die sich durch einen hohen Verhaltensmaßstab und durch Vortrefflichkeit auszeichnen und fest im Glauben sind – Gelehrte und Lehrer mit fundierten Kenntnissen der Künste und Wissenschaften….
Dazu gehört die Förderung der Künste, die Entdeckung neuer wunderbarer Dinge, die Ausweitung des Handels und die Entwicklung der Industrie. Auch die Kultivierung und Verschönerung des Landes müssen gefördert werden …‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Einer der Freunde hat uns einen Brief bezüglich der Schule in ‘Ishqábád geschickt, in dem es heißt, Gott sei gepriesen, dass die dortigen Freunde jetzt hart daran arbeiten, die Schule in Ordnung zu bringen, und Lehrer ausgewählt haben, die für ihre Aufgabe gut qualifiziert sind, und dass von nun an der Aufsicht und Verwaltung der Schule größte Sorgfalt gewidmet wird….
Eines der wichtigsten Unterfangen ist die Erziehung der Kinder, denn Erfolg und Wohlergehen hängen ab vom Dienst und der Anbetung Gottes, des Heiligen, des Allgepriesenen.
Zu den größten aller großen Dienste gehört die Erziehung der Kinder und die Förderung der verschiedenen Wissenschaften, Handwerke und Künste. Gepriesen sei Gott, dass ihr euch jetzt mit aller Kraft um dieses Ziel bemüht. Je beharrlicher ihr diese wichtige Aufgabe erfüllt, desto deutlicher werdet ihr die Bestätigungen Gottes erleben, so dass ihr selbst darüber erstaunt sein werdet.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Diese Schule ist eine der lebenswichtigen und unverzichtbaren Institutionen, die das Bauwerk der Menschheit wirklich stützen und befestigen. So Gott will, wird sie sich entwickeln und in allen Bereichen verbessert werden. Wenn diese Schule in jeder Hinsicht vervollkommnet ist, wenn sie aufblüht und alle anderen Schulen übertrifft, dann müssen nach und nach immer mehr Schulen gegründet werden.
Das bedeutet, dass die Freunde ihre Aufmerksamkeit auf die Erziehung und Ausbildung aller Kinder Persiens richten müssen, damit sie alle, nachdem sie in der Schule des wahren Lernens die Kraft des Verstehens erlangt und die inneren Wirklichkeiten des Universums kennengelernt haben, die Zeichen und Geheimnisse Gottes entdecken und sich vom Lichte der Erkenntnis des Herrn und Seiner Liebe erleuchtet finden. Dies ist wahrlich der beste Weg, alle Völker zu erziehen.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Unternehmt jede Anstrengung, euch die verschiedenen Gebiete des Wissens und des wahren Verstehens anzueignen. Tut euer Äußerstes, um sowohl materielle als auch geistige Kenntnisse zu erlangen.
Ermutigt die Kinder von frühester Jugend an, jedes Wissensgebiet zu meistern, weckt ihren Ehrgeiz, Fertigkeit in jeder Kunst zu erlangen, mit dem Ziel, dass durch Gottes hilfreiche Gnade das Herz eines jeden von ihnen einem Spiegel gleich werde, der die Geheimnisse des Alls offenbart und das innerste Wesen aller Dinge durchdringt, auf dass jedes von ihnen weltweiten Ruhm auf allen Gebieten der Gelehrsamkeit, der Wissenschaften und der Künste erwerbe.
Vernachlässigt auf gar keinen Fall die Bildung und Erziehung der Kinder.
Erzieht sie so, dass sie geistige Eigenschaften aufweisen und sich der Gaben und Gunst des Herrn gewiss sein können.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Euer Brief war beredt, sein Inhalt selbständig und feinfühlig ausgedrückt, und er zeigte euere großen und lobenswerten Anstrengungen, Kinder, Mädchen und Jungen, zu erziehen. Dies gehört zu den wichtigsten aller menschlichen Bestrebungen. Alle nur möglichen Mittel der Erziehung müssen für die Bahá’í-Kinder, die zarten Pflanzen des göttlichen Gartens, bereitgestellt werden, denn darin besteht die Erleuchtung der Menschheit.
Gelobt sei Gott, die Freunde in ‘Ishqábád haben ein sicheres Fundament, eine unanfechtbare Grundlage gelegt. In der Stadt der Liebe wurde das erste Bahá’í-Haus der Andacht erbaut und heute werden in dieser Stadt die Wege zur Kindererziehung ebenfalls bereitet, da ja sogar während der Kriegsjahre diese Pflicht nicht vernachlässigt wurde, es wurden sogar Lücken geschlossen. Nun müsst ihr den Horizont eurer Bemühungen erweitern und Pläne zur Errichtung von Schulen für höhere Bildung aufstellen, damit die Stadt der Liebe der Bahá’í-Brennpunkt der Wissenschaften und Künste wird. Dank der freigebigen Hilfe der Gesegneten Schönheit werden Mittel hierfür bereitgestellt werden.
Schenkt der Schule für Mädchen besondere Aufmerksamkeit, denn die Größe dieses wunderbaren Zeitalters wird sich darin zeigen, welcher Fortschritt in der Welt der Frauen erzielt wird. Aus diesem Grund könnt ihr beobachten, dass in jedem Lande die Welt der Frauen voranschreitet. Dies liegt im Einfluss der größten Offenbarung und in der Macht der göttlichen Lehren begründet.
Der Unterricht in den Schulen muss mit der religiösen Unterweisung beginnen. Nach der religiösen Ausbildung, nachdem das Herz des Kindes an die Liebe Gottes gebunden ist, fahrt fort mit dem Unterricht in den anderen Bereichen des Wissens.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Setzt alles daran, die Tarbíyat-Schule zu verbessern und Ordnung und Disziplin in dieser Institution zu entwickeln. Wendet alle Mittel an, um diese Schule zu einem Garten des Allbarmherzigen zu machen, aus dem das Licht des Lernens erstrahlt und in dem die Kinder, ob Bahá’í oder andere, in einem Maß erzogen werden, dass sie zu Gottes Gaben an die Menschen und zum Stolz der Menschheit werden. Mögen sie in kürzester Zeit größte Fortschritte machen, ihre Augen weit öffnen und die Wirklichkeit im Innern aller Dinge entdecken, sich jede Kunst und Fertigkeit aneignen und lernen, in allen Dingen, wie sie wirklich sind, die Geheimnisse zu erfassen – diese Fähigkeit ist eine der klar ersichtlichen Auswirkungen des Dienstes an der Heiligen Schwelle.
Es ist sicher, dass ihr alle Anstrengungen unternehmen werdet, um dies zu erreichen, und auch Pläne für die Eröffnung einer ganzen Reihe von Schulen aufstellen werdet. Diese Hochschulen für akademische Studien müssen zugleich Ausbildungsstätten für Verhalten und Benehmen sein, und Charakter und Benehmen müssen gegenüber den Wissenschaften und Künste den Vorrang haben. Gutes Benehmen und ein hoher moralischer Charakter müssen an erster Stelle stehen, denn wenn der Charakter nicht geschult ist, wird sich der Erwerb von Wissen nur als schädlich erweisen. Wissen ist lobenswert, wenn es mit ethischem Verhalten und einem tugendhaften Charakter verbunden ist, sonst ist es ein tödliches Gift, eine beängstigende Gefahr. Ein Arzt von schlechtem Charakter, der das in ihn gesetzte Vertrauen missbraucht, kann den Tod herbeiführen und zur Quelle zahlreicher Gebrechen und Krankheiten werden.
Widmet dieser Angelegenheit die größte Aufmerksamkeit, denn das Grundprinzip einer Schule ist in erster Linie moralische Ausbildung, Charakter und die Besserung des Verhaltens.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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In den Schulen für Kinder werden viele Themen unterrichtet, aus Zeitmangel können wir jedoch nur einige wenige erwähnen: Das erste und wichtigste ist die Schulung des Verhaltens und des Charakters; die Ausrichtung der Werte, die Förderung des Wunsches nach Vortrefflichkeit, das Festhalten an der Religion Gottes und die Standhaftigkeit in Seinen Gesetzen: jeder gerechten Regierung völligen Gehorsam zu erweisen, dem Herrscher der jeweiligen Zeit Loyalität und Vertrauenswürdigkeit zu zeigen, ein Wohltäter der Menschheit und zu allen freundlich zu sein.
Neben den Idealen des Charakters bedarf es der Unterweisung in nützlichen Künsten und Wissenschaften und in Fremdsprachen. Auch soll regelmäßig für das Wohl von Regent und Untertanen gebetet werden; materialistische Werke, die unter denen geläufig sind, für die es nur naturbedingte Kausalitäten gibt, sollten ebenso gemieden werden, wie Liebesgeschichten und Bücher, die die Leidenschaften wecken.
Zusammenfassend kann man sagen, dass jeglicher Unterricht gänzlich der Erlangung menschlicher Vollkommenheit gewidmet sein sollte. Dies sind in aller Kürze Richtlinien für den Lehrplan dieser Schulen.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
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Ihr Brief ist angekommen und es war eine große Freude zu erfahren, dass, Gott sei gepriesen, in Hamadán ein Wohlfahrts- und Hilfsverein gegründet wurde. Ich bin sicher, dass dies zu einer Quelle des Wohlergehens und der Hilfe wird und dass Mittel bereitgestellt werden, um die Armen und Schwachen zu unterstützen und die Waisen und andere Kinder zu erziehen.
Die Ausbildung der Kinder und die Betreuung der Waisen ist äußerst wichtig, aber am wichtigsten ist die Erziehung der Mädchen, denn diese Mädchen werden eines Tages Mütter sein, und die Mutter ist die erste Lehrerin des Kindes. Wie sie das Kind erzieht, so wird es auch werden, und die Ergebnisse dieser ersten Erziehung werden den Menschen sein ganzes Leben lang begleiten, und es wäre äußerst schwierig, sie zu ändern. Und wie kann eine Mutter, die selbst unwissend und ungebildet ist, ihr Kind erziehen? Es ist daher klar, dass die Bildung der Mädchen weit größere Auswirkungen hat als die der Jungen. Diese Tatsache ist höchst bedeutsam, und die Angelegenheit muss mit größter Energie und Hingabe angegangen werden.
Gott sagt im Koran, dass sie nicht gleich sein werden, jene, die Wissen haben, und jene, die es nicht haben8. Unwissenheit ist daher höchst tadelnswert, ob bei Männern oder Frauen, allerdings richtet sie bei den Frauen größeren Schaden an. Ich hoffe daher, dass die Freunde sich nach Kräften bemühen werden, ihre Kinder, Söhne und Töchter gleichermaßen zu erziehen. Dies ist die reine Wahrheit, und außerhalb der Wahrheit gibt es eindeutig nichts als das Verderben.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Arabischen und PersischenA
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In dieser neuen wundersamen Sache ist der Fortschritt in allen Wissensgebieten ein fester unverzichtbarer Grundsatz, und alle Freunde sind verpflichtet, alles dafür zu tun, damit die Sache des Lichtes der Offenbarung in der ganzen Welt verbreitet wird, und jedes Kind nach seinen Bedürfnissen Anteil an Wissenschaften und Künsten erhält, bis man nicht einmal mehr ein einziges Bauernkind findet, das ohne Schulbildung ist.
Es ist wesentlich, dass die Grundlagen des Wissens vermittelt werden. Es ist wesentlich, dass alle lesen und schreiben können. Deshalb ist diese neue Institution höchst lobenswert und ihr Programm sollte gefördert werden. Die Hoffnung ist, dass andere Dörfer sie zum Vorbild nehmen und dass in jedem Dorf, in dem es eine ausreichende Anzahl von Gläubigen gibt, eine Schule gegründet wird, in der die Kinder Lesen, Schreiben und Allgemeinwissen erlernen können.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
194
Bahá’u’lláh hat verkündet, dass alle Menschen Ausbildung und Anleitung bekommen müssen, da Unwissenheit und der Mangel an Erziehung und Bildung wie trennende Schranken zwischen den Menschen stehen. Durch diese Vorkehrung wird der Mangel an gegenseitigem Verständnis behoben, wird die Einheit der Menschheit gefördert und vorangebracht. Universelle Erziehung und Bildung ist ein allgemeingültiges Gesetz.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Kapitel 98, Ansprache vom 1. September 1912 in der Kirche des Messias, Montreal, KanadaA
195
Zu den heiligen Pflichten der Geistigen Räte gehören die Förderung des Lernens, die Gründung von Schulen und die Bereitstellung der notwendigen Lehrmittel und Ausstattung für jeden Jungen und jedes Mädchen.
Ausnahmslos jedes Kind muss sich von seinen frühesten Jahren an gründlich mit der Kunst des Lesens und Schreibens befassen und seinen eigenen Vorlieben und Neigungen, seinen Fähigkeiten und Kräften entsprechend höchste Aufmerksamkeit dem Erwerb nützlicher Künste und Fertigkeiten, verschiedener Sprachen, der Redegewandtheit und zeitgemäßer technologischer Kenntnisse widmen.
Die Mitglieder der Geistigen Räte müssen den Kindern der Armen bei der Erlangung dieser Fähigkeiten und insbesondere beim Erlernen der wichtigsten Grundlagen helfen, und dies wird als eine der Pflichten betrachtet, die den Treuhändern Gottes in jedem Land besonders ans Herz gelegt werden.
»So jemand seinen Sohn oder den Sohn eines anderen aufzieht, ist es, als erzöge er einen Meiner Söhne. Auf ihm ruhe Meine Herrlichkeit, Meine liebende Güte und Meine Barmherzigkeit, die der Schöpfung vorausging.«Bahá’u’lláh, Kitáb-i-Aqdas 4:48A Shoghi Effendi, Brief vom 8. Juni 1925, An die Geistigen Räte des Ostens – übersetzt aus dem PersischenA
196
Sie hatten nach Armut und Reichtum gefragt, nach den Entbehrungen der Armen und den Annehmlichkeiten der Reichen, und Sie hatten Ihr Erstaunen und Ihre Verwunderung über diese Situation zum Ausdruck gebracht …
Die Absicht ist jedoch nicht, zu sagen, dass alle Armen reich und alle gleich werden. Das wäre so, als würde man behaupten, alle Unwissenden und Analphabeten würden die Weisen der Zeit und die Gelehrten unter den Gelehrten werden. Vielmehr werden Unwissenheit und Analphabetismus zurückgehen, wenn Bildung verpflichtend und allgemeingültig wird, und niemandem mehr Bildung vorenthalten wird. Da aber die Differenzierung in den Fähigkeiten und Fertigkeiten des Menschen begründet ist und die Unterschiede mit dem Grad seiner Intelligenz und seiner geistigen Kräfte zusammenhängen, werden nicht alle Menschen in ihrem Wissen, Lernen und Verstehen gleich sein. Damit soll gesagt sein, dass es in der Welt der Schöpfung verschiedene Positionen und graduelle Unterschiede zwischen den Menschen geben muss, damit die Angelegenheiten der Welt organisiert und geordnet werden können. Die Vielfalt alles Erschaffenen, sei es in der Art, in der äußeren Erscheinung oder in ihrem Rang, ist das Mittel für ihren Schutz, ihre Beständigkeit, Einheit und Harmonie. Alle Teile ergänzen sich gegenseitig.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag vom 22. Mai 1928, An einen Gläubigen – übersetzt aus dem PersischenA
197
… Bahá’u’lláh betrachtet Bildung als einen der grundlegendsten Faktoren wahrer Kultur. Damit aber diese Bildung hinlänglich und fruchtbar ist, muss sie umfassend sein, nicht nur die physische und intellektuelle Seite des Menschen berücksichtigen, sondern auch seine geistigen und ethischen Aspekte.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag vom 9. Juli 1931, An einen Gläubigen, in: Bahá’í-Gelehrsamkeit Abs. 6A
198
Sie haben ihn um ausführliche Information über das Bahá’í-Erziehungsprogramm gebeten. Bis jetzt gibt es noch keinen Bahá’í-Lehrplan, auch keine Bahá’í-Veröffentlichungen, die sich ausschließlich diesem Thema widmen, da die Lehren Bahá’u’lláhs und ‘Abdu’l-Bahás kein abgeschlossenes und ausführliches Erziehungssystem darstellen, sondern nur bestimmte grundlegende Prinzipien bieten und eine Reihe von Erziehungsidealen hervorheben, die künftige Bahá’í-Erziehungswissenschaftler in ihrem Bemühen leiten sollten, einen vollständigen Lehrplan aufzustellen, der sich in voller Übereinstimmung mit dem Geist der Bahá’í-Lehren befindet, und so den Erfordernissen und Bedürfnissen dieses neuen Zeitalters Rechnung tragen.
Diese Grundprinzipien finden sich in den heiligen Schriften des Glaubens und sollten sorgfältig studiert und allmählich in die verschiedenen College- und Universitätsprogramme übernommen werden. Aber die Aufgabe, ein Erziehungssystem aufzustellen, das offiziell vom Glauben anerkannt ist und innerhalb der Bahá’í-Welt Geltung erlangt, kann von der gegenwärtigen Generation der Gläubigen nicht bewältigt, sondern muss nach und nach von Bahá’í-Gelehrten und Erziehungswissenschaftlern der Zukunft gelöst werden.Shoghi Effendi, zitiert in: Ziele der Kindererziehung 121:1–2A
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Erziehung ist ein weites Feld, und Erziehungstheorien gibt es zuhauf. Sicherlich sind viele davon von beachtlichem Wert, aber es sollte daran erinnert werden, dass keine frei von Annahmen über die Natur des Menschen und die der Gesellschaft ist. Ein Prozess der Erziehung sollte zum Beispiel bei einem Kind das Bewusstsein für seine Potenziale schaffen, zugleich aber die Verherrlichung des Selbst peinlich genau vermeiden. So oft wird im Namen des Aufbaus von Selbstvertrauen das Ego gestärkt. Ebenso hat das Spiel seinen Platz in der Erziehung der Jugendlichen. Kinder und Juniorjugendliche haben aber immer wieder ihre Fähigkeit bewiesen, sich an Diskussionen über abstrakte Themen auf einem Niveau zu beteiligen, das ihrem Alter entspricht und haben große Freude bei ihrem ernsten Streben nach Erkenntnis. Ein erzieherischer Prozess, der Inhalte in einem betäubenden Meer von Unterhaltung verwässert, erweist ihnen keinen Dienst.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 12. Dezember 2011, An alle Nationalen Geistigen Räte A
Landwirtschaft
200
Als Wir im Gefängnis von ‘Akká waren, offenbarten Wir im Roten Buche, was den Fortschritt der Menschheit und den Aufbau der Welt bewirkt. Was der Herr der Schöpfung mit Seiner Feder dort äußerte, enthält unter anderem die folgenden Grundsätze zur Ordnung des gesellschaftlichen Lebens:
Erstens: Die Amtsträger des Hauses der Gerechtigkeit haben die Pflicht, den Geringeren Frieden zu fördern, damit das Erdenvolk der Bürde maßloser Staatsausgaben ledig werde. Diese Aufgabe ist zwingend und absolut wesentlich, zumal Streit und Feindseligkeiten die wahren Ursachen von Leid und Elend sind.
Zweitens: Die Sprachen müssen auf eine gemeinsame Sprache, die in allen Schulen der Welt gelehrt wird, beschränkt werden.
Drittens: Dem Menschen obliegt es, sich beharrlich an das zu halten, was Gemeinschaft, Wohlwollen und Einheit fördert.
Viertens: Jeder, Mann oder Frau, muss einer Vertrauensperson ein Teil seines Ertrages aus Gewerbe, Landwirtschaft oder anderweitiger Beschäftigung für die Ausbildung und Erziehung der Kinder übergeben, damit es für diesen Zweck mit Kenntnis der Vertrauensleute des Hauses der Gerechtigkeit verwendet wird.
Fünftens: Besondere Beachtung muss der Landwirtschaft geschenkt werden. Obwohl sie hier an fünfter Stelle erwähnt wird, hat sie ohne Zweifel den Vorrang. …Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 7:17–22A
201
In Deinem Brief hattest Du die Landwirtschaft erwähnt. Dazu hat Er die folgende allgemeine Regel aufgestellt, nach der jeder sich in einem Handwerk, im Handel oder in der Landwirtschaft betätigen soll, selbst wenn er sich nicht länger als einen Tag in einem bestimmten Land aufhält, und dass eine solche Tätigkeit in den Augen des einen wahren Gottes dem Gottesdienst entspricht. Diese Regel wurde von den Bahá’í zu der Zeit praktiziert, als sie vor der Verbannung aus ‘Iráq standen, denn während sie die Vorbereitungen für ihre Reise trafen, befassten sie sich mit der Bewirtschaftung des Landes, und als sie aufbrachen, erhielten sie die Anweisung, die Früchte ihrer Arbeit unter den Freunden zu verteilen.Bahá’u’lláh, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
202
Geht ihr an einem Garten vorüber, darinnen Gemüsebeete und Pflanzen, Blumen und duftende Kräuter so stehen, dass sie ein harmonisches Ganzes bilden, so ist dies ein Beweis dafür, dass diese Anlage und dieser Rosengarten von einem vollkommenen Gärtner gepflegt und angeordnet sind. Seht ihr jedoch einen Garten in Unordnung, schlecht angelegt und wild wuchernd, dann zeigt dies, dass er der Sorgfalt eines geschickten Gärtners ermangelt und nur ein Haufen Unkraut ist.‘Abdu’l-Bahá, in: Der Weltfriedensvertrag 1:36A
203
Bemühe dich, so sehr du kannst, in der Agrarwissenschaft gut bewandert zu sein, denn nach den göttlichen Lehren ist der Erwerb von Wissen und die Vervollkommnung in den Künsten als Gottesdienst zu betrachten. Wenn ein Mensch sich mit ganzer Kraft müht, eine Wissenschaft zu erlernen oder sich in einer Kunst zu vervollkommnen, so ist es, als bete er Gott in Kirchen und Tempeln an. Da du nun in eine Landwirtschaftsschule eintrittst und danach strebst, dir diese Wissenschaft anzueignen, hältst du Tag und Nacht Gottesdienst ab – ein Dienst, der an der Schwelle des Allmächtigen angenommen wird. Welcher Segen ist größer als der, dass Wissenschaft als Gottesdienst und Kunst als Dienst am Reiche Gottes zu betrachten sind!‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 126:1A
204
Da dein liebes Kind seine Prüfungen ablegt, ist mein inniger Wunsch an der Heiligen Schwelle, dass ihm durch die Gnade und Gunst Gottes Erfolg beschieden sein möge und dass es künftig Landwirtschaft studieren und deren verschiedenen praktischen und theoretischen Zweige beherrschen möge. Die Landwirtschaft ist eine edle Wissenschaft, und sollte dein Sohn sich darin qualifizieren, so wird er für das Wohlergehen unzähliger Menschen sorgen können.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
205
Handel, Landwirtschaft und Industrie sollten wirklich kein Hindernis für den Dienst an dem einen wahren Gott sein. In der Tat sind solche Berufszweige äußerst wirksame Werkzeuge und klare Nachweise der eigenen Frömmigkeit, der eigenen Vertrauenswürdigkeit und der Tugenden des Allbarmherzigen Herrn.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
206
Die Krise, die in der Welt herrscht, betrifft nicht nur die Landwirte. Ihre Auswirkungen haben jede Erwerbsquelle erreicht. Den Landwirten geht es in einer Hinsicht besser, weil sie wenigstens etwas zu essen haben. Aber im Großen und Ganzen erfüllt die Krise einen wichtigen Zweck. Sie erweitert den Horizont des Menschen, lehrt ihn, in internationalen Dimensionen zu denken, zwingt ihn, das Wohlergehen seiner Nachbarn zu berücksichtigen, wenn er seine eigene Lebenslage verbessern möchte.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag vom 2. März 1932, An einen GläubigenA
Wirtschaft
207
O Meine Diener! Ihr seid die Bäume Meines Gartens. Ihr müsst edle, köstliche Früchte tragen, euch und anderen zum Nutzen. Darum soll sich jeder einem Gewerbe oder einem Beruf widmen, denn darin liegt das Geheimnis des Wohlstandes, o ihr Einsichtigen! Der Erfolg hängt von den Mitteln ab, und Gottes Gnade soll euch allgenügend sein. Bäume, die keine Frucht tragen, waren seit je fürs Feuer bestimmt und werden es allezeit sein.Bahá’u’lláh, Die Verborgenen Worte, Aus dem Persischen 80, 2.80:1A
208
Wenn diese erhabenen Lehren Verbreitung finden, wird die Menschheit von allen Gefahren, von allen ihren chronischen Leiden und Krankheiten befreit. So verkörpern die Bahá’í-Grundsätze für das Wirtschaftsleben die höchsten Bestrebungen aller lohnabhängigen Klassen wie auch diejenigen der verschiedenen wirtschaftswissenschaftlichen Schulen.‘Abdu’l-Bahá, in: Brief an Forel 36A
209
Um es kurz zu fassen: Die Lehren Bahá’u’lláhs empfehlen freiwilliges Teilen, und das bedeutet mehr als den Ausgleich des Wohlstands; denn der Ausgleich muss von außen auferlegt werden, Teilen aber ist Sache der freien Wahl.
Der Mensch vervollkommnet sich durch gute Taten, die er freiwillig ausführt, nicht durch gute Taten, zu denen er gezwungen wird. Teilen ist ein persönlich gewählter Akt der Gerechtigkeit. Das heißt, die Reichen sollten den Armen Hilfe gewähren, sollten ihre Mittel für die Armen ausgeben, aber aus freien Stücken und nicht deshalb, weil die Armen dieses Ziel durch Gewalt erreichen. Denn die Ernte der Gewalt ist Aufruhr und der Zerfall der Gesellschaftsordnung. Andererseits führt freiwilliges Teilen, die frei gewählte Ausgabe der eigenen Mittel, zu Wohlfahrt und Frieden der Gesellschaft. Es erleuchtet die Welt; es verleiht der Menschheit Ehre.‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 79:2–3A
210
O meine Freunde im Geiste!
Zu den bedeutendsten Mitteln, um modernen Fortschritt, Wohlstand der Nationen und Zivilisierung der Völker zu erlangen, gehört die Gründung von Unternehmen für Handel, Industrie und anderen Quellen des Reichtums, denn ein Unternehmen ist ein Symbol für Einheit, Einigkeit und Harmonie in der Sache Gottes.
Es ist innerhalb der Menschheit äußerst schwierig, etwas allein auf die Beine zu stellen, aber wenn man sich zusammenschließt und ein Unternehmen gründet, werden die Mitglieder gemeinsam große Aufgaben erfüllen können.
Nehmen wir zum Beispiel eine Armee.
Wenn jeder Soldat einzeln in den Kampf zöge, würde er mit der Kraft eines Mannes kämpfen, aber wenn eine Truppe gebildet wird, kämpft jedes Mitglied dieser Truppe mit tausendfacher Kraft, denn die Kraft von tausend Einzelnen wird in einem Punkt zusammengeführt.
So ist es auch in anderen Dingen.
Jedes Unternehmen sollte jedoch auf göttlichen Grundsätzen aufgebaut sein.
Seine Grundlagen sollten Vertrauenswürdigkeit, Frömmigkeit und Wahrhaftigkeit sein, um die Rechte der Menschen zu schützen und Tag für Tag wie ein Magnet der Treue zu wirken, damit die Bestätigungen des Allherrlichen enthüllt werden mögen.
Darüber hinaus muss ein seriöses Unternehmen alles in seiner Macht Stehende tun, um die Rechte der Menschen in allen Angelegenheiten, ob groß oder klein, zu schützen und die Angelegenheiten des Unternehmens mit äußerster Perfektion, Redlichkeit und Sorgfalt zu verwalten.
Wenn es so geführt wird, wird dieses Unternehmen ohne jeden Zweifel zum Inbegriff des Segens werden, und diese Gemeinschaft wird die Bestätigungen des Herrn aller Gaben anziehen und unter dem sicheren Schutz des Größten Namens, vor jedem Missgeschick bewahrt bleiben.
Gruß und Lobpreis seien mit euch.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
211
Ökonomische Fragen müssen beim Landwirt beginnen und dann auf die anderen Gesellschaftsschichten ausgeweitet werden, da es in der Landwirtschaft viel mehr Menschen gibt als in allen anderen Schichten. Daher ist es angebracht, bei ökonomischen Angelegenheiten mit dem Landwirt zu beginnen, denn der Landwirt ist der Hauptakteur in der menschlichen Gesellschaft. Kurz gesagt, unter den Weisen in jedem Dorf sollte ein Gremium gebildet werden, das die Angelegenheiten des Dorfes unter seiner Kontrolle hat. Ebenso sollte ein gemeinsames Lagerhaus angelegt und ein Verwalter bestimmt werden. Zur Erntezeit sollte auf Anweisung dieses Gremiums ein bestimmter Prozentsatz der gesamten Ernte für das Vorratshaus bereitgestellt werden.
Das Lagerhaus hat sieben Einnahmequellen: Zehntabgaben, Steuern auf Tiere, Nachlass ohne Vorhandensein eines Erben, Fundobjekte, deren Besitzer nicht ausfindig gemacht werden können, ein Drittel aller Schatzfunde, ein Drittel der Erträge aller Bergwerke und freiwillige Spenden.
Dieses Lagerhaus hat auch sieben Ausgabeposten:
1. Die allgemeinen Betriebskosten des Lagerhauses, wie das Gehalt des Verwalters und die Gesundheitsvorsorge.
2. Zehntabgaben an die Regierung.
3. Steuern auf Tiere an die Regierung.
4. Unterhaltskosten für ein Waisenhaus.
5. Unterhaltskosten für ein Heim für Menschen mit Behinderungen.
6. Unterhaltskosten für eine Schule.
7. Zuschüsse für die notwendige Unterstützung der Armen.
Die erste Einnahmequelle ist der Zehnte. Er sollte wie folgt eingezogen werden: Wenn zum Beispiel das Einkommen eines Menschen fünfhundert Dollar beträgt und seine notwendigen Ausgaben gleich hoch sind, wird von ihm kein Zehnter eingezogen. Hat jemand anderes Ausgaben von fünfhundert Dollar aber sein Einkommen beträgt tausend Dollar, so wird ein Zehntel von ihm eingezogen, denn er hat mehr als er braucht; gibt er ein Zehntel des Überschusses, so wird das seinen Lebensunterhalt nicht beeinträchtigten. Wenn die Ausgaben eines anderen eintausend Dollar betragen und sein Einkommen fünftausend Dollar, so muss er, da er viertausend Dollar Überschuss hat, anderthalb Zehntel abgeben. Wenn eine andere Person notwendige Ausgaben von tausend Dollar hat, aber ihr Einkommen zehntausend Dollar beträgt, muss sie zwei Zehntel abgeben, denn ihr Überschuss ist eine große Summe. Betragen aber die notwendigen Ausgaben einer anderen Person vier- oder fünftausend Dollar und ihr Einkommen hunderttausend, so wird von ihr ein Viertel eingefordert. Beträgt dagegen das Einkommen eines Menschen zweihundert, sein für den Lebensunterhalt unbedingt erforderlicher Bedarf aber fünfhundert Dollar, und vorausgesetzt, er ist in seiner Arbeit nicht nachlässig, aber sein Hof ist nicht mit einer Ernte gesegnet gewesen, so muss er Hilfe aus dem gemeinsamen Lagerhaus erhalten, damit er nicht in Not gerät und sein Auskommen hat.
Aus dem gemeinsamen Lagerhaus muss ein bestimmter Betrag für die Waisen des Dorfes und eine bestimmte Summe für die Arbeitsunfähigen zurückgelegt werden. Ein bestimmter Betrag aus dem Lagerhaus muss bereitgestellt werden für die Bedürftigen, die nicht in der Lage sind, ihren Lebensunterhalt zu verdienen, und ebenso für das Bildungssystem des Dorfes. Außerdem muss ein bestimmter Betrag für das öffentliche Gesundheitswesen zurückgelegt werden. Wenn etwas im Lagerhaus übrigbleibt, muss es der allgemeinen Staatskasse für nationale Ausgaben übereignet werden.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
212
Es müssen daher solche Gesetze und Vorschriften erlassen werden, die das übermäßige Vermögen von Wenigen begrenzen und die Grundversorgung der unzähligen Millionen von Armen gewährleisten, um einen gewissen Ausgleich zu erreichen.
Absolute Gleichheit ist jedoch ebenso unmöglich, denn die völlige Gleichheit von Reichtum, Macht, Handel, Landwirtschaft und Industrie würde zu Chaos und Unordnung führen, die Lebensgrundlage vieler zum Erliegen bringen, allgemeine Unzufriedenheit hervorrufen und die geregelte Verwaltung der gemeinschaftlichen Angelegenheiten untergraben.
Denn ungerechtfertigte Gleichheit birgt auch Gefahren in sich.
Es wäre also besser, zu einem gewissen Ausgleich zu gelangen, und hiermit ist die Verabschiedung solcher Gesetze und Vorschriften gemeint, die die ungerechtfertigte Konzentration des Reichtums in den Händen von Wenigen verhindern und die wesentlichen Bedürfnisse von Vielen befriedigen.
Zum Beispiel verdienen die Fabrikbesitzer täglich ein Vermögen, aber der Lohn, den die armen Arbeiter erhalten, kann nicht einmal ihren täglichen Bedarf decken:
Das ist höchst ungerecht, und sicherlich kann kein gerechter Mensch das akzeptieren.
Daher sollten Gesetze und Verordnungen erlassen werden, sodass den Arbeitern sowohl ein Tageslohn als auch eine Beteiligung an einem Viertel oder Fünftel des Gewinns der Fabrik entsprechend ihren Mitteln gewährt wird oder dass auf andere Weise die Arbeiter so wie die Eigentümer einen gerechten Anteil an den Gewinnen erhalten.
Denn das Kapital und die Unternehmensführung kommen von den Letzteren und die Mühe und Arbeit von den Ersteren.
Den Arbeitnehmern könnte entweder ein Lohn gewährt werden, der ihren täglichen Bedarf angemessen deckt, sowie ein Recht auf eine Beteiligung an den Einnahmen der Fabrik, wenn sie verletzt, arbeitsunfähig oder krank sein sollten, oder es könnte ein Lohn festgelegt werden, der es den Arbeitnehmern ermöglicht, sowohl ihren täglichen Bedarf zu decken als auch etwas für Zeiten der Schwäche und Arbeitsunfähigkeit zu sparen.
Wenn die Angelegenheiten derart geregelt wären, würden weder die Fabrikbesitzer jeden Tag ein Vermögen ansammeln, das für sie völlig nutzlos ist – denn sollte ihr Vermögen unangemessen zunehmen, dann wäre das eine sehr schwere Bürde und würde ihnen übermäßige Härten und Schwierigkeiten auferlegen, und sie müssten erkennen, dass die Verwaltung eines solchen unmäßigen Vermögens äußerst schwierig ist und die physischen Kräfte eines Menschen erschöpft – noch würden die Arbeiter solche Plagen und Härten erdulden, dass sie jede Kraft verlieren und am Ende ihres Lebens in bitterste Not geraten.
Es ist daher unbestreitbar, dass die Aneignung von übermäßigem Reichtum durch einige wenige Einzelpersonen unter Missachtung der Bedürfnisse der Massen unredlich und ungerecht ist. Ebenso würde absolute Gleichheit die Existenz, das Wohlergehen, den Wohlstand, den Frieden und das geordnete Leben der Menschheit stören. Deshalb ist es natürlich am besten, Mäßigung anzustreben, was für den Reichen bedeutet, dass er erkennt, welche Vorteile es hat, sich im Profitstreben zurückzuhalten und das Wohlergehen der Armen und Bedürftigen zu berücksichtigen, das heißt, einen Tageslohn für die Arbeiter festzulegen und ihnen zudem einen Anteil am Gesamtgewinn der Fabrik zukommen zu lassen.‘Abdu’l-Bahá, in: Beantwortete Fragen 78:4–7A
213
Zu den Ergebnissen der Manifestation geistiger Kräfte wird gehören, dass sich die Menschenwelt an eine neue Gesellschaftsform anpasst, die Gerechtigkeit Gottes in den menschlichen Angelegenheiten zum Ausdruck kommt und die Gleichberechtigung aller Menschen weltweit durchgesetzt wird. Die Armen werden große Zuwendungen erhalten, und die Reichen ewiges Glück erlangen. Denn obwohl die Reichen derzeit den größten Luxus und Komfort genießen, sind sie dennoch des ewigen Glückes beraubt; denn ewiges Glück hängt vom Geben ab, und die Armen leiden überall bittere Not. Durch die Manifestation der großen Gerechtigkeit Gottes werden die Armen der Welt entlohnt und voll unterstützt und die wirtschaftlichen Verhältnisse der Menschheit werden reorganisiert, so dass es in Zukunft weder abnorm reiche noch bitterarme Menschen geben wird. Die Reichen wie die Armen werden gleichermaßen die Vorrechte dieser neuen wirtschaftlichen Verhältnisse genießen, denn dank bestimmter Maßnahmen und Beschränkungen können die einen keinen so großen Reichtum ansammeln, dass sie durch dessen Verwaltung belastet werden, während die Armen von der Belastung durch Not und Elend befreit werden. Die Reichen werden ihren Palast genießen, und die Armen werden ihr komfortables Häuschen haben.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Kapitel 50, Ansprache vom 19. Mai 1912 in der Brotherhood Church, Bergen and Fairview Avenues, Jersey City, New JerseyA
214
… Bahá’u’lláh brachte Leitlinien und Lehren für eine Neuordnung der Wirtschaft. Die Regeln, die Er offenbarte, sichern die Wohlfahrt der Staatengemeinschaft. So wie der Reiche ein unbeschwertes Leben im Luxus genießt, muss auch der Arme ein Zuhause haben und seinen Bedürfnissen entsprechend mit Nahrung und Annehmlichkeiten versorgt werden. Diese Neuordnung der Sozialwirtschaft ist von größter Bedeutung, da sie die Stabilität der Menschenwelt sicherstellt, und solange dies nicht erfolgt, sind Glück und Gedeihen unmöglich.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Kapitel 63, Ansprache vom 9. Juni 1912 im Baptisten-Tempel Broad and Berks Street, Philadelphia, PennsylvaniaA
215
Eine der Lehren Bahá’u’lláhs ist die Regulierung der Existenzgrundlagen in der menschlichen Gesellschaft. Mit einer solchen Regulierung kann es keine Extreme der menschlichen Lebensverhältnisse hinsichtlich Wohlstand und Versorgung mehr geben.
Denn die Gesellschaft braucht Geldgeber, Bauern, Kaufleute und Arbeiter, wie auch eine Armee aus Generälen, Offizieren und einfachen Soldaten bestehen muss. Es können nicht alle Generäle sein; nicht alle können Offiziere oder Soldaten sein. Jeder muss auf seinem Platz in der Gesellschaft kompetent und tüchtig sein – jeder in seiner Funktion und gemäß seinen Fähigkeiten, aber mit Chancengleichheit für alle. … Unterschiedliche Fähigkeiten einzelner Menschen sind von grundlegender Bedeutung.
Es ist unmöglich, dass alle gleich, alle gleichrangig und alle klug sind. Bahá’u’lláh hat Grundsätze und Gesetze offenbart, die für einen Ausgleich der unterschiedlichen menschlichen Fähigkeiten sorgen. Er sagte, dass alles, was menschliche Staatsführung leisten könne, durch die Anwendung dieser Grundsätze bewirkt würde. Würden die von Ihm erlassenen Gesetze angewendet, so könnte es in der Gesellschaft weder Millionäre noch bitterarme Menschen geben.
Das wird dadurch erreicht und geregelt, dass der unterschiedliche Grad menschlicher Leistungsfähigkeit ausgeglichen wird. Die wichtigste Grundlage der Gesellschaft ist die Landwirtschaft, die Bestellung des Bodens. Alle müssen produktiv sein. Jeder in der Gemeinde, dessen Bedarf mit seinem Produktionsvolumen übereinstimmt, sollte steuerfrei bleiben. Aber wenn sein Einkommen größer ist als sein Bedarf, muss er eine Steuer bezahlen, bis ein Ausgleich erreicht ist. Das heißt, die Produktionsfähigkeit eines Menschen und sein Bedarf werden durch Besteuerung ausgeglichen. Wenn sein Ertrag größer ist, wird er eine Abgabe leisten; wenn sein Bedarf größer ist als sein Ertrag, wird er eine entsprechend große Summe als Ausgleich erhalten. Darum wird die Besteuerung proportional zur Leistungsfähigkeit und zum Ertrag erfolgen, und es wird in der Gesellschaft keine Armen geben.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Kapitel 77, Ansprache vom 1. Juli 1912 in der 309 West Seventy-Eighth Street, New YorkA
216
Die Grundlage der gesamten Ökonomie ist göttlicher Natur und eng verbunden mit der Welt des Herzens und des Geistes. Das wird in den Bahá’í-Lehren umfassend dargelegt, und ohne Kenntnis dieser Grundsätze kann die wirtschaftliche Situation nicht verbessert werden. Die Bahá’í werden diese Verbesserung herbeiführen, aber nicht durch Aufruhr und den Ruf nach roher Gewalt, nicht durch Krieg, sondern durch Wohlfahrt. Die Herzen müssen so verbunden sein, die Liebe so ausgeprägt, dass der Reiche höchst willig dem Armen zu Hilfe eilt und Maßnahmen ergreift, diese ökonomischen Anpassungen dauerhaft zu verankern. Wenn es auf diese Weise erreicht wird, ist es höchst lobenswert, denn dann geschieht es um Gottes willen und auf dem Pfad Seines Dienstes. Es wäre beispielsweise so, wie wenn die reichen Bewohner einer Stadt sagten: »Es ist weder gerecht noch gesetzmäßig, dass wir großen Reichtum besitzen, während es in dieser Gemeinde bittere Armut gibt«, und dann bereitwillig ihren Reichtum an die Armen abgeben und nur so viel behalten, dass sie bequem leben können.‘Abdu’l-Bahá, in: The Promulgation of Universal Peace, Kapitel 84, Ansprache vom 23. Juli 1912 im Hotel Victoria, Boston, MassachusettsA
217
Er hat auch den Artikel erhalten, den Sie für The Bahá’í World über die Wirtschaftslehren der Sache geschrieben haben.The World Economy of Bahá’u’lláh by Horace Holley, in The Bahá’í World, vol. 4, 1930–1932 (New York: Bahá’í Publishing Committee, 1933), pp. 351–367.A Wie Sie sagen, sind die Schriften zu diesem Thema nicht so ergiebig, und viele der Fragen, die derzeit die Welt beschäftigen, werden nicht einmal erwähnt. In erster Linie geht es um den Geist, der unser Wirtschaftsleben durchdringen muss, und dieser wird sich allmählich in konkreten Institutionen und Grundsätzen zeigen, die dazu beitragen werden, den von Bahá’u’lláh verheißenen Idealzustand herbeizuführen.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag vom 20. Dezember 1931, An einen Nationalen Geistigen RatA
218
Was Ihren Wunsch anbelangt, Ihr Unternehmen nach Bahá’í-Maßstäben zu reorganisieren, so weiß Shoghi Effendi den Geist, der Sie zu einem solchen Vorschlag veranlasst hat, zutiefst zu schätzen. Er ist jedoch der Meinung, dass die Zeit für einen Gläubigen noch nicht gekommen ist, eine solch grundlegende Veränderung in der wirtschaftlichen Struktur unserer Gesellschaft herbeizuführen, wie eng umgrenzt das Feld für ein solches Experiment auch sein mag. Die wirtschaftlichen Lehren der Sache sind zwar in ihren Grundzügen bekannt, aber noch nicht so weit ausgearbeitet und systematisiert, dass jemand sie genau und gründlich anwenden könnte, auch nicht in einem begrenzten Rahmen.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag vom 22. Mai 1935, An einen GläubigenA
219
In der Sache Gottes gibt es praktisch keine fachspezifischen Lehren in Bezug auf die Wirtschaft, wie etwa das Bankwesen, das Preissystem und andere. Die Sache Gottes ist kein Wirtschaftssystem, noch sollten ihre Stifter als Wirtschaftsfachleute betrachtet werden. Der Beitrag des Glaubens zu diesem Thema ist im Wesentlichen indirekt, da er in der Anwendung geistiger Prinzipien auf unser heutiges Wirtschaftssystem besteht. Bahá’u’lláh hat uns einige Grundprinzipien gegeben, die künftigen Bahá’í-Ökonomen als Richtschnur bei der Schaffung solcher Institutionen dienen sollen, die die wirtschaftlichen Verhältnisse der Welt regeln werden.
… Der Meister hat ausdrücklich erklärt, dass die Löhne einfach deshalb unterschiedlich hoch sein sollten, weil die Menschen sich in ihren Fähigkeiten unterscheiden und folglich entsprechend ihren unterschiedlichen Fähigkeiten und Möglichkeiten bezahlt werden sollten.
… Diese Sichtweise scheint der Meinung einiger moderner Wirtschaftswissenschaftler zu widersprechen. Aber die Freunde sollten volles Vertrauen in die Worte des Meisters haben und Seinen Aussagen einen höheren Stellenwert einräumen als denen unserer sogenannten modernen Denker. …
… Wie weit die Technik auch fortschreiten mag, der Mensch wird sich immer abmühen müssen, um seinen Lebensunterhalt zu verdienen. Die Anstrengung ist ein untrennbarer Teil des menschlichen Lebens. Sie mag mit den sich wandelnden Bedingungen der Welt verschiedene Formen annehmen, aber sie wird immer als notwendiges Element in unserem Erdenleben gegenwärtig sein. Schließlich ist das Leben ein Kampf. Fortschritt wird durch Kampf erreicht, und ohne einen solchen Kampf verliert das Leben seinen Sinn, es erlischt sogar. Der technische Fortschritt hat die Anstrengung nicht überflüssig gemacht. Er hat ihr eine neue Form, einen neuen Ausdruck gegeben.
… Mit der Aussage »die wirtschaftliche Lösung ist göttlicher Natur« ist gemeint, dass in letzter Konsequenz allein die Religion eine so grundlegende Veränderung in der Natur des Menschen bewirken kann, dass er in die Lage versetzt wird, die Wirtschaftsbeziehungen der Gesellschaft anzupassen. Nur so kann der Mensch die ökonomischen Kräfte beherrschen, die die Grundlagen seines Daseins zu beeinträchtigen drohen, und so seine Herrschaft über die Naturgewalten bewahren.
… Wie bereits erwähnt …, ist die soziale Ungleichheit das unvermeidliche Ergebnis der natürlichen Ungleichheit der Menschen. Die Menschen sind unterschiedlich begabt und sollten sich daher auch in ihrer sozialen und wirtschaftlichen Stellung unterscheiden. Die Extreme von Reichtum und Armut sollten jedoch vollständig abgeschafft werden. Diejenigen, die mit ihrem Verstand zur Schaffung und Verbesserung der Produktionsmittel beigetragen haben, müssen angemessen entlohnt werden, auch wenn diese Mittel im Besitz und unter der Kontrolle anderer sind.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag vom 26. Dezember 1935, An einen GläubigenA
220
Zu Ihrer Frage bezüglich der Haltung der Bahá’í gegenüber Arbeitsproblemen: Diese können, wie uns ‘Abdu’l-Bahá sagt, mit Sicherheit nicht durch bloße physische Gewalt gelöst werden. Auch die Verweigerung der Zusammenarbeit, selbst wenn sie nicht von Gewalttaten begleitet wird, ist uneffektiv. Der Konflikt zwischen Arbeit und Kapital kann am besten durch die friedlichen und konstruktiven Methoden der Zusammenarbeit und der Beratung gelöst werden.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag vom 30. Juni 1937, An einen GläubigenA
221
Zu Ihren Fragen bezüglich der Haltung der Bahá’í zu verschiedenen wirtschaftlichen Problemen, wie dem Problem des Eigentums, der Kontrolle und der Verteilung des Kapitals und anderer Produktionsmittel, dem Problem von Trusts und Monopolen und solchen wirtschaftlichen Experimenten wie den sozialen Genossenschaften:
Die Lehren Bahá’u’lláhs und ‘Abdu’l-Bahás bieten keine spezifischen und detaillierten Lösungen für all diese Wirtschaftsfragen, die zumeist in den Bereich der Wirtschaftswissenschaft fallen und als solche nicht direkt die Sache betreffen.
Zwar gibt es in den Heiligen Schriften der Bahá’í gewisse Leitprinzipien zum Thema Wirtschaft, doch decken diese keineswegs das gesamte Gebiet der theoretischen und angewandten Ökonomie ab, sondern sollen vor allem künftigen Autoren und Technikern der Bahá’í-Ökonomie als Anleitung dienen, ein Wirtschaftssystem zu entwickeln, das in voller Übereinstimmung mit dem Geist und den genauen Bestimmungen der Sache zu diesem und ähnlichen Themen funktioniert.
Das Internationale Haus der Gerechtigkeit wird in Absprache mit Wirtschaftsexperten bei der Formulierung und Weiterentwicklung des Bahá’í-Wirtschaftssystems der Zukunft behilflich sein.
Eines ist jedoch sicher:
Die Sache akzeptiert weder die Theorien der kapitalistischen Wirtschaft in vollem Umfang, noch kann sie mit den Marxisten und Kommunisten in ihrer Ablehnung des Prinzips des Privateigentums und dieses grundlegenden unantastbaren Rechts des Individuums übereinstimmen.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag vom 10.
Juni 1939, An einen GläubigenA
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Die Ideologien, die heute in der Welt existieren, sind äußerst komplex. So wie es schwierig ist, ein kohärentes System von Lehren zu finden, das als Christentum bezeichnet werden kann und alle umfasst, die sich selbst als Christen bezeichnen, so gibt es viele Arten von Kommunisten, die oft lautstark im Widerspruch zueinander stehen. Und erst recht gibt es viele Arten von ›Kapitalisten‹ im Sinne derer, die den Kapitalismus als die wünschenswerteste Form des Wirtschaftssystems befürworten. Das Dokument Die Verheißung des Weltfriedens war nicht der richtige Ort für eine Analyse der Vorzüge und Unzulänglichkeiten dieser verschiedenen Theorien, es konnte lediglich auf einige der eklatantesten Mängel hinweisen, die durch extreme Varianten hervorgerufen wurden, und alle, die sie befürworten, ermutigen, bei der Suche nach der wirklichen Lösung der Probleme, die die Menschheit plagen, über ihre Differenzen hinwegzusehen.
Man könnte zwei Extreme der Wirtschaftstheorie postulieren, denn einerseits gibt es diejenigen, die glauben, dass die beste Lösung darin besteht, jegliche staatliche Kontrolle und Intervention aus dem Wirtschaftssystem zu entfernen, und andererseits diejenigen, die glauben, dass das Funktionieren des Wirtschaftssystems vom Staat genau überwacht und angepasst werden sollte, damit die Gesellschaft nicht dem System ausgeliefert ist, sondern es unter ihrer Kontrolle hat. Es hat sich deutlich gezeigt, dass keines der beiden Extreme praktikabel ist, und die Befürworter beider Positionen haben sich allmählich zu gemäßigteren Standpunkten durchgerungen, auch wenn es je nach den sich ändernden Bedingungen zu einem Hin- und Herpendeln der Standpunkte kommt. Auf die Befürworter eines dieser Extreme und für die gegenwärtige, höchst unbefriedigende wirtschaftliche Situation in der Welt bezog sich das Haus der Gerechtigkeit indirekt, als es auf jene Ideologien hinwies, die die Tendenz haben, »Millionen Hungernder gleichgültig Marktmechanismen preiszugeben, die die wirtschaftliche Misere des größeren Teils der Menschheit ganz offensichtlich verschlimmern, während sie kleinen Teilen der Bevölkerung ein Leben in einem von unseren Vorfahren kaum erträumten Überfluss ermöglichen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Die Verheißung des Weltfriedens 2:8A«Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 13. November 1985, An einen GläubigenA
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Ein offensichtliches Beispiel ergibt sich bei Diskussionen über den Prozess der Globalisierung, auf den Ihr Brief anspielt. Die immensen Vorteile, die diese lang erwartete Etappe in der Entwicklung der menschlichen Gesellschaft mit sich bringt, verlangen von Regierung und Zivilgesellschaft vergleichbare Anstrengungen, um eine gerechte Verteilung ihrer Vorteile an die gesamte Menschheit zu gewährleisten. ‘Abdu’l-Bahá stellt uns diese Problematik in aller Deutlichkeit dar:
»So kannst du einerseits beobachten, wie ein Einzelner, der ein Vermögen angehäuft hat, ein ganzes Land zu seiner persönlichen Kolonie machte, immensen Reichtum erwarb und für einen ununterbrochenen Fluss von Gewinnen und Profiten sorgte, und andererseits, wie hunderttausend hilflose Menschen, schwach und machtlos, nach einem Bissen Brot schmachten. Hier gibt es weder Gleichheit noch Nächstenliebe. Sieh, wie dadurch der allgemeine Friede und das Glück so zerstört wurden und das Wohlergehen der Menschheit so beeinträchtigt wurde, dass das Leben eines Großteils der Menschen sinnlos geworden ist! Denn all der Reichtum, die Macht, der Handel und die Industrie befinden sich in den Händen einiger weniger Menschen, während alle anderen unter der Last endloser Entbehrungen und Schwierigkeiten leiden, aller Vorteile und Vergünstigungen, jeder Annehmlichkeit und Zufriedenheit beraubt sind. Es müssen daher solche Gesetze und Vorschriften erlassen werden, die das übermäßige Vermögen von Wenigen begrenzen und die Grundversorgung der unzähligen Millionen von Armen gewährleisten, um einen gewissen Ausgleich zu erreichen.«‘Abdu’l-Bahá, in: Beantwortete Fragen 78:4A
Die von diesem Problem verursachten Herausforderungen – ein Problem, das heute den ganzen Planeten betrifft – haben ein Ausmaß angenommen, das in der Menschheitsgeschichte ohne Beispiel ist. Sie anzugehen erfordert ein einheitliches Verständnis dessen, was auf dem Spiel steht, ein Verständnis, das nur durch gründliche Analyse, freie öffentliche Diskussion und ein unablässiges Engagement für die Umsetzung vereinbarter Kontrollsysteme erreicht werden kann.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 27. November 2001, An einen GläubigenA
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Das Universale Haus der Gerechtigkeit hat Ihren Brief erhalten… in dem Sie um Klärung der Frage bitten, was eine angemessene Wirtschaftsphilosophie für unsere Zeit ausmacht …
In Ihrem … Brief zitieren Sie eine Passage aus Jahrhundert des Lichtsvgl. Das Jahrhundert des Lichts 11:22A, in der es heißt, dass das gegenwärtig auf dem Planeten herrschende Denksystem moralisch und intellektuell am Ende ist. Nach Ihrem Verständnis bedeutet diese Passage, dass der Kapitalismus von der Bahá’í-Gemeinde als unbrauchbare Wirtschaftsphilosophie für die zukünftige Entwicklung der Welt angesehen wird. Sie finden diese Haltung nicht nur deshalb überraschend, weil sie in direktem Widerspruch zu den Schlussfolgerungen steht, die heute von Denkern gezogen werden, die den Kapitalismus als das einzig praktikable System für die globale Wirtschaftsentwicklung betrachten, sondern auch, weil sie bestimmten Aussagen Shoghi Effendis zu widersprechen scheint. Der Kapitalismus hat sich zu einem System entwickelt, das Ihrer Meinung nach weitgehend, wenn nicht sogar vollständig, mit den Aussagen Shoghi Effendis übereinstimmt. Sie fragen sich, wie Bahá’í, die im Bereich der Wirtschaft tätig sind, weiterkommen sollen, wenn sie zu diesem Thema so weit auseinandergehende Ansichten vertreten: angefangen mit denen, die – wie Sie – die Äußerungen des Hüters als Unterstützung für den Kapitalismus ansehen, bis hin zu denjenigen, die glauben, dass er ersetzt werden sollte.
Zu den von Ihnen aufgeworfenen Fragen gibt es zwei Aspekte. Der eine betrifft die Aussage über den moralischen Bankrott des heute vorherrschenden Weltsystems, der andere bezieht sich auf die Gültigkeit von Wirtschaftstheorien, die den Kapitalismus voll unterstützen. Was die erste Frage betrifft, so ist die von Ihnen zitierte Passage aus Jahrhundert des Lichts gedacht als eine allgemeine Aussage über den Zustand der Welt, ihre politischen und wirtschaftlichen Strukturen und die Ungerechtigkeiten, die das Gefüge der heutigen Gesellschaft zerreißen. Man kann mit Recht die gegenwärtige globale Situation als ungerecht anprangern, in der relativ wenige im Überfluss leben, während die große Mehrheit ihrer Mitmenschen zu einem Leben in völliger materieller Armut verurteilt ist. Sicherlich kann diese Situation nicht von den grundlegenden Unzulänglichkeiten des herrschenden Denksystems sowie der Strukturen und Prozesse, die dieses hervorgebracht hat, getrennt werden.
Der zweite Aspekt Ihrer Fragen betrifft die Einzelheiten der Wirtschaftstheorie.
Dass Bahá’í-Denker, wie Sie erwähnen, eine breite Palette von Ansichten über den Kapitalismus und seine verschiedenen Formen vertreten, sollte kein Grund zur Beunruhigung sein.
Im Gegenteil, das Haus der Gerechtigkeit hält die Situation eigentlich für ganz gesund und möchte zu diesem Zeitpunkt nicht weiter auf dieses Thema eingehen.
Sie haben Recht, wenn Sie in Ihrem Brief … erklären, dass die Lösungen für die Probleme der Menschheit in der Anwendung wissenschaftlicher Erkenntnisse und der Lehren Bahá’u’lláhs, die die gesellschaftliche Wirklichkeit betreffen, zu finden sind.
Es ist also zu erwarten, dass die Lehren bei den Entscheidungen, die die Menschheit in Bezug auf die Herstellung, Verteilung, Vermehrung, Anwendung und Nutzung materieller Mittel zu treffen hat, zum Tragen kommen werden.
Wie bei der Weiterentwicklung jeder Wissenschaft üblich, werden Erkenntnisse über eine angemessene Wirtschaftstheorie nur dann gewonnen, wenn Menschen mit unterschiedlichen Ansichten verschiedene Richtungen erkunden.
Die Kritik an den gegenwärtigen wirtschaftlichen Praktiken sollte nicht als bloße Anprangerung des Kapitalismus missverstanden werden und ebenso wenig als Befürwortung des Sozialismus.
Sicherlich sind auch Sie der Meinung, dass die Prämisse des Privateigentums zu neuen und besseren Wegen führen kann als dies die derzeitigen Formen der Organisation der wirtschaftlichen Tätigkeit der Menschheit vermögen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 31.
Juli 2002, An einen GläubigenA
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Soziale Gerechtigkeit wird erst dann erreicht, wenn jedes Mitglied der Gesellschaft ein gewisses Maß an materiellem Wohlstand genießt und dem Erwerb geistiger Fähigkeiten die gebührende Aufmerksamkeit schenkt. Die Lösung der vorherrschenden wirtschaftlichen Schwierigkeiten ist also bei der Anwendung geistiger Prinzipien ebenso zu suchen wie bei der Umsetzung wissenschaftlicher Methoden und Ansätze. Die Familie bietet einen idealen Rahmen, in dem jene moralischen Eigenschaften gebildet werden können, die zu einer angemessenen Betrachtungsweise materiellen Reichtums und seiner Nutzung beitragen.
Die Erfordernisse der materiellen Welt betreffend, versichert Bahá’u’lláh, dass jedem Ziel ein Mittel zu seiner Verwirklichung zugeordnet ist. Eine naheliegende Schlussfolgerung aus der Betrachtung dieses Grundprinzips ist, dass man bei der Unterscheidung zwischen ›Mittel‹ und ›Zweck‹ Wachsamkeit walten lassen muss, andernfalls könnte das, was als bloßes Mittel gedacht ist, leicht zum eigentlichen Ziel des Lebens eines Einzelnen werden. Der Erwerb von Reichtum ist ein Beispiel dafür. Er ist annehmbar und lobenswert, insofern er als Mittel dient, um höhere Ziele zu erreichen – um die Grundbedürfnisse zu befriedigen, den Fortschritt der Familie zu unterstützen, das Wohlergehen der Gesellschaft zu fördern und zum Aufbau einer Weltzivilisation beizutragen. Aber die Anhäufung von Reichtum zum Hauptziel des eigenen Lebens zu machen, ist eines Menschen unwürdig.
Ein Gedanke, der eng mit dem oben Gesagten zusammenhängt und dem Geist der Bahá’í-Lehre entspricht, ist, dass der Zweck nicht dazu dient, die Mittel zu heiligen. So konstruktiv und edel das Ziel, so bedeutsam es auch für das eigene Leben oder für das Wohlergehen der eigenen Familie ist, darf es nicht mit unlauteren Mitteln erreicht werden. Es ist bedauerlich, dass einige der heutigen politischen, gesellschaftlichen und religiösen Führer sowie einige Finanzmarktdirektoren, Führungskräfte multinationaler Konzerne, Wirtschafts- und Industriechefs wie auch einfache Bürger, die dem gesellschaftlichen Druck nachgeben und den Ruf ihres Gewissens ignorieren, entgegen diesem Grundsatz handeln; sie rechtfertigen jedes Mittel, um ihre Ziele zu erreichen.
Wie ‘Abdu’l-Bahá sagt, hängt die Legitimität des Reichtums davon ab, wie man ihn erwirbt und wie man ihn ausgibt. In diesem Zusammenhang hat Er erklärt: »Reichtum ist allen Lobes wert, wenn er durch eigene Anstrengungen des Menschen und durch die Gnade Gottes auf den Gebieten des Handels, der Landwirtschaft, der Kunst oder Industrie«‘Abdu’l-Bahá, in: Das Geheimnis Göttlicher Kultur 46A erworben wird, wenn die Maßnahmen, die der Einzelne zur Erlangung von Reichtum ergreift, dazu dienen, »das Einkommen der Volksmassen allgemein zu heben«, und wenn der so erlangte Reichtum für »menschenfreundliche Zwecke« und die Förderung von Wissen, für die Etablierung von Schulen und Gewerbebetrieben und die Förderung der Erziehung und Bildung und allgemein für das Wohlergehen der Gesellschaft ausgegeben wird.
Viele würden bereitwillig anerkennen, dass der Erwerb von Reichtum von den Erfordernissen der Gerechtigkeit geleitet werden sollte, die grundsätzlich in unterschiedlichem Maße und auf verschiedenen Ebenen zum Ausdruck kommen kann.
Ein Arbeitgeber und ein Arbeitnehmer sind beispielsweise an die Gesetze und Konventionen gebunden, die ihre Arbeit regeln, und von beiden wird erwartet, dass sie ihre Aufgaben mit Ehrlichkeit und Integrität wahrnehmen.
Wenn die tiefergehenden Implikationen der Gerechtigkeit verwirklicht werden sollen, müssen auf einer anderen Ebene auch die beiden oben genannten Voraussetzungen für den rechtmäßigen Erwerb von Reichtum berücksichtigt und in deren Licht die geltenden Normen neu bewertet werden.
In diesem Zusammenhang ist das Verhältnis zwischen Mindestlohn und Lebenshaltungskosten sorgfältig zu prüfen – insbesondere im Hinblick auf den Beitrag der Arbeitnehmer zum Erfolg eines Unternehmens und ihren Anspruch auf eine angemessene Gewinnbeteiligung, wie ‘Abdu’l-Bahá darlegte.
Die große, oft nicht zu rechtfertigende Spanne zwischen den Produktionskosten bestimmter Waren und dem Preis, zu dem sie verkauft werden, erfordert ebenso Aufmerksamkeit wie die Frage der Generierung von Vermögen durch Maßnahmen, die das Einkommen der Allgemeinheit heben.
Solche Überlegungen und Untersuchungen werden zweifellos deutlich machen, dass bestimmte Ansätze zur Erlangung von Reichtum – von denen so viele die Ausbeutung anderer, die Monopolisierung und Manipulation von Märkten und die Produktion von Gütern, die Gewalt und unmoralisches Verhalten fördern, beinhalten – unwürdig und inakzeptabel sind.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 2.
April 2010, An die Gläubigen in der Wiege des GlaubensA
226
Das Wohlergehen jedes einzelnen Segments der Menschheit ist mit dem Wohlergehen des Ganzen untrennbar verbunden. Die Menschheit als ganze leidet, wenn eine Gruppe nur an ihr eigenes Wohlergehen denkt, losgelöst von dem ihrer Nachbarn, oder wenn sie nach wirtschaftlichem Gewinn strebt ohne Rücksicht auf Folgen für die Natur, die Lebensgrundlage aller. Bedeutender sozialer Fortschritt wird so hartnäckig blockiert: Immer wieder setzen sich Habgier und Eigennutz auf Kosten des Allgemeinwohls durch. Hemmungslos wird exzessiver Reichtum zusammengerafft, und die so geschaffene Instabilität wird dadurch verstärkt, dass Einkommen und Chancen innerhalb wie zwischen den Nationen derart ungleich verteilt sind. Aber das muss nicht so sein. Ganz gleich wie sehr derartige Verhältnisse historisch bedingt sind – die Zukunft müssen sie nicht bestimmen; und selbst wenn die derzeit gängigen ökonomischen Vorstellungen und Methoden der Menschheit in der Zeit ihrer Adoleszenz genügten, so sind sie doch für die anbrechende Zeit ihrer Reife schlicht unzureichend. Es gibt keine Rechtfertigung dafür, an Strukturen, Regeln und Systemen festzuhalten, die ganz offenkundig nicht den Interessen aller Völker dienen. Die Lehren des Glaubens lassen hier keinen Raum für Zweifel: Aufbau, Verteilung und Verwendung von Reichtum und Ressourcen haben eine inhärente moralische Dimension.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 1. März 2017, An die Bahá’í der WeltA
Gesundheit
227
Lasst sie auch lernen, was der leiblichen Gesundheit dient und wie sie ihre Kinder vor Krankheit schützen können.‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 94:3A
228
Strengt euch deshalb kräftig an, damit Reinheit und Heiligkeit, wie sie ‘Abdu’l-Bahá über alles schätzt, das Volk Bahás auszeichnen, damit Gottes Volk die anderen Menschen in allen Vortrefflichkeiten überrage, damit es sich äußerlich wie innerlich vor den anderen auszeichne, an Reinheit, Makellosigkeit, Vornehmheit und Gesundheit führend unter den Wissenden sei. Und durch ihre Freiheit von Sklaverei, ihre Erkenntnis und Selbstbeherrschung sollen die Bahá’í die ersten unter den Reinen, Freien und Weisen sein.‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 129:14A
229
O Dienerin des Höchsten! Dein Brief ist eingetroffen. Du hast geschrieben, dass du ein neues Krankenhaus errichten möchtest und es gemeinsam mit fünf anderen Bahá’í-Ärzten planst und organisierst. Sollte dieses Vorhaben verwirklicht werden, so wäre das äußerst segensreich.‘Abdu’l-Bahá, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
230
Wenn Gesundheit und körperliches Wohlbefinden auf dem Pfad des Königreiches geopfert werden, so ist dies durchaus annehmbar und lobenswert, und wenn sie zum allgemeinen Besten der Menschheit dahingegeben werden – selbst wenn es zu ihrem materiellen Vorteil und eine Art Wohltätigkeit wäre –, so ist auch dies willkommen. Wenn jedoch menschliche Gesundheit und Wohlstand zur Befriedigung sinnlicher Begierden in tierischem Leben und teuflischem Streben vergeudet werden, – dann ist Krankheit besser als solche Gesundheit, ja, selbst der Tod ist einem solchen Leben vorzuziehen. Wenn du Gesundheit erstrebst, so wünsche sie dir zum Dienst am Königreich. Ich hoffe, dass du vollkommene Einsicht, unbeugsame Entschlossenheit, völlige Gesundheit und geistige und physische Kraft erlangst, damit du aus dem Brunnen des ewigen Lebens trinkst und dir der Geist der göttlichen Bestätigung hilft. ‘Abdu’l-Bahá, zitiert in: Esslemont, J.E., Bahá’u’lláh und das Neue Zeitalter, Hofheim-Langenhain: Bahá’í Verlag 81970, S. 137 A
231
… das Heilen mit ausschließlich geistigen Kräften ist sicherlich ebenso unzureichend wie die mechanischen Geräte und Methoden, die materialistische Ärzte und Denker vergebens zu Heilzwecken einsetzen. Die besten Ergebnisse werden durch eine Kombination der beiden Prozesse erzielt: geistig und körperlich. Shoghi Effendi, zitiert in: Heilen, Auswahl aus den Bahá’í-Schriften zum Thema: Gesundheit, Heilen, Ernährung und Ähnlichem, April 1984, Abs. 46 A
232
Die ungeheuren Kräfte, die für die wirtschaftliche oder politische Kriegsführung verzettelt und vergeudet werden, fließen Zwecken zu, welche die Reichweite menschlicher Erfindungen erweitern, die technische Entwicklung fördern, die Produktivität der Menschheit steigern, Krankheiten ausrotten, wissenschaftliche Forschungen ausdehnen, den körperlichen Gesundheitszustand heben, den menschlichen Verstand schärfen und verfeinern, die ungenutzten, ungeahnten Ressourcen dieser Erde ausbeuten, das menschliche Dasein verlängern und jedwedes andere Mittel fördern, welches das verständliche, sittliche und geistige Leben des ganzen Menschengeschlechts anzuregen vermag.Shoghi Effendi, Brief vom 11. März 1936, in: Die Weltordnung Bahá’u’lláhs 7:110A
233
Es mag Sie freuen zu erfahren, dass Informationen über AIDS in viele Bahá’í-Projekte zur Gesundheitserziehung in Afrika und auf der ganzen Welt einfließen, wobei die Bedeutung der Keuschheit, der ehelichen Treue, der Heiligkeit der Ehe und die entscheidende Bedeutung der Familie als grundlegende Einheit der Gesellschaft betont werden. Die Aufklärung über AIDS und über die menschliche Sexualität dürfte am wirksamsten sein, wenn sie in einem Ausbildungskontext erfolgt, der sich auf die umfassenderen geistigen und moralischen Aspekte des Lebens konzentriert, was zur Stärkung der Familien und Gemeinden führen würde.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 15. November 2000, An einen GläubigenA
Künste, Medien und Technologie
234
Es ist erlaubt, Künste und Wissenschaften zu studieren, aber solche Wissenschaften, die von Nutzen sind und dem Volke Fortschritt und Entwicklung bringen. So bestimmt es Er, der Verordner, der Allweise.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 3:20A
235
Am Anfang jeder Bemühung hat man die Pflicht, auf das Ende zu sehen. Von allen Künsten und Wissenschaften sollten die Kinder diejenigen erlernen, welche dem Menschen Vorteil bringen, seinen Fortschritt sichern und seinen Rang erhöhen.Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 11:16A
236
Durch dich werden Wir Menschen erwecken, die neuartige, wundersame Wissenschaften und machtvolle Fertigkeiten hervorbringen, durch die enthüllt wird, was sich bislang niemand unter Deinen Dienern vorzustellen vermochte.Bahá’u’lláh, in: Anspruch und Verkündigung 1:67A
237
Künste, Gewerbe und Wissenschaften erhöhen die Welt des Seins und tragen zu ihrer Vervollkommnung bei.Bahá’u’lláh, Brief an den Sohn des Wolfes 47A
238
Gesegnet ist, wer in den Tagen Gottes ein Handwerk ausübt. Das ist eine Gabe Gottes, denn in dieser Größten Sendung ist es in den Augen Gottes annehmbar, dass sich der Mensch in einem Handwerk betätigt, das ihn davor bewahrt, abhängig von Almosen zu sein. Das Handwerk eines jeden Handwerkers gilt als Gottesdienst.Bahá’u’lláh, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem PersischenA
239
Was geschrieben wird, sollte nicht die Grenzen des Taktes und der Weisheit überschreiten, und die verwendeten Worte sollten wie Milch beschaffen sein, damit die Kinder der Welt damit genährt werden und Reife erlangen. Vormals haben Wir gesagt, dass ein Wort den Einfluss des Frühlings übt und die Herzen frisch und grün werden lässt, indes ein anderes wie Gift wirkt, das Blüten und Blumen verwelken lässt. Gebe Gott, dass die Autoren unter den Freunden in solcher Weise schreiben, dass es aufrichtigen Seelen genehm ist und die Menschen nicht zum Nörgeln bringt.Bahá’u’lláh, in einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Arabischen und PersischenA
240
Wäre es von Nachteil, das Bildungswesen zu erweitern, nützliche Künste und Wissenschaften zu entwickeln, Industrie und Technik zu fördern? Solche Bemühungen heben doch den einzelnen Menschen inmitten der Masse empor und führen ihn aus den Tiefen der Unwissenheit zu den Gipfeln der Erkenntnis und der Vortrefflichkeit.‘Abdu’l-Bahá, in: Das Geheimnis göttlicher Kultur 25A
241
Es ist deshalb dringend notwendig, dass nutzbringende Schriften und Bücher verfasst werden, die klar und bündig die heutigen Bedürfnisse des Volkes darlegen und aufzeigen, was dem Glück und dem Fortschritt der Gesellschaft dienlich ist. Diese Schriften und Bücher sollten veröffentlicht und unter dem Volk verbreitet werden, so dass wenigstens die führenden Köpfe unter dem Volk bis zu einem gewissen Grad aufwachen und anfangen, sich auf Wegen vorwärtszubemühen, die zu ihrer ewigen Ehre führen. Die Verbreitung edler Gedanken ist die dynamische Kraft in den Schlagadern des Lebens, ja die Seele der Menschenwelt. Die Gedanken sind unendlich wie das Meer, während die Auswirkungen und die wechselnden Umstände des Daseins den Wellen in ihrer unterschiedlichen Gestalt und räumlichen Begrenzung gleichen; erst wenn das Meer wogt, steigen die Wellen an und tragen die Perlen der Erkenntnis ans Ufer des Lebens.‘Abdu’l-Bahá, in: Das Geheimnis göttlicher Kultur 194A
242
Sehet zum Beispiel, wie man sich in anderen Ländern über einen langen Zeitraum unermüdlich angestrengt hat, bis man schließlich die Dampfkraft entdeckte und mit ihrer Hilfe in der Lage war, schwere Arbeiten, die einst die menschliche Leistungsfähigkeit überstiegen, leicht auszuführen.
Wie viele Jahrhunderte würden wir wohl brauchen, wollten wir auf den Gebrauch der Dampfkraft verzichten und stattdessen alle Nerven anspannen, um einen Ersatz zu finden.
Es ist folglich besser, wenn wir weiterhin die Dampfkraft anwenden und gleichzeitig ununterbrochen die Möglichkeit prüfen, ob es nicht noch eine weit größere Kraft gibt.
Im selben Licht sollte man die anderen Vorteile der Technik, der Wissenschaften, der Künste und der politischen Denkmodelle, die sich als nützlich erwiesen haben, sehen, das heißt, jene Verfahrensweisen, die Jahrhunderte hindurch immer wieder erprobt worden sind und deren Anwendungsmöglichkeiten und Vorteile erwiesenermaßen dem Staat zu Ruhm und Größe, dem Volk zu Wohlergehen und Fortschritt gereichten.
Sollte ohne stichhaltigen Grund auf all dies verzichtet und sollten andere Reformmaßnahmen ausprobiert werden, dann würden viele Jahre und viele Menschenleben vorübergehen, ehe solche Reformen eintreten und ihre Vorteile unter Beweis gestellt werden könnten.
Einstweilen »sind wir noch an der ersten Straßenbeuge«Aus dem Zitat:
»‘Aṭṭár (persischer Dichter und Mystiker, ca.
1119–1220 n.
Chr.) hat die sieben Städte der Liebe durchschritten, und wir sind noch an der ersten Straßenbeuge«A.‘Abdu’l-Bahá, in:
Das Geheimnis göttlicher Kultur 201A
243
O ihr, die ihr Gottes Gunst empfanget! Die unerschütterliche Grundlage dieses neuen, wunderbaren Zeitalters ist das Lehren der Wissenschaften und Künste. Nach den ausdrücklichen Heiligen Worten muss jedes Kind in ausreichendem Maß in Kunst und Handwerk unterwiesen werden. Deshalb müssen in jeder Stadt und jedem Dorf Schulen errichtet werden, und jedes Kind dieser Stadt oder dieses Dorfes muss im nötigen Umfang lernen.‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 109:1A
244
Es wird die Zeit kommen, da der Glaube sich wie ein Lauffeuer verbreiten wird, da sein Geist und seine Lehren auf der Bühne oder in der Kunst und Literatur als Ganzes dargestellt werden wird. Die Kunst kann besser solch edle Gefühle wecken als kalte, rationale Erklärungen, besonders unter der breiten Bevölkerung.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag vom 10. Oktober 1932, An einen Gläubigen, zitiert in: Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Riḍván-Botschaft 1996, An die Bahá’í der WeltA
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Bezüglich der … Zeitschrift … schlägt er vor, mehr Gewicht auf die Anzahl und Qualität der Artikel zu legen und diese nicht nur über spezifische Bahá’í-Themen zu schreiben, sondern ein breites Spektrum abzudecken, seien es Artikel zu sozialen, religiösen oder humanitären Themen. Der wissenschaftliche Teil ist zweifellos sehr wichtig und spricht vor allem die Jugend und frisch Interessierte an.Shoghi Effendi, Brief in dessen Auftrag vom 30. Mai 1935, An einen GläubigenA
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Die Einheit des Menschengeschlechts, wie sie Bahá’u’lláh vorausschaut, umschließt die Begründung eines Weltgemeinwesens, in welchem alle Nationen, Rassen, Glaubensbekenntnisse und Klassen eng und dauerhaft vereint, die Autonomie seiner nationalstaatlichen Glieder sowie die persönliche Freiheit und Selbständigkeit der einzelnen Menschen, aus denen es gebildet ist, ausdrücklich und völlig gesichert sind. …
… Die Presse wird in einem solchen System der Darlegung der verschiedenen Ansichten und Überzeugungen der Menschheit vollen Spielraum gewähren, aber nicht mehr durch althergebrachte Interessen, seien sie persönlicher oder allgemeiner Natur, unheilvoll gelenkt sein; vom Einfluss streitender Regierungen und Völker wird sie befreit sein.Shoghi Effendi, Brief vom 11. März 1936, in: Die Weltordnung Bahá’u’lláhs, S. 297 7:16A
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Durchdrungen von diesen hohen Eigenschaften bei gleichzeitiger Demut müssen die heutigen Jugendlichen mit Beharrlichkeit und in liebevoller Dienstbarkeit in den für den weiteren Fortschritt der Menschheit wichtigen Berufen, in Handel, Kunst und Handwerk die vorderen Plätze einnehmen, um sicherzustellen, dass der Geist der Sache Gottes all diese bedeutenden Felder menschlichen Strebens erleuchtet. Überdies müssen sie bestrebt sein, die einheitsfördernden Denkrichtungen und die rasch voranschreitenden Technologien dieses Kommunikationszeitalters zu beherrschen; doch gleichzeitig kann, ja müssen sie gewährleisten, dass Kenntnisse und Fertigkeiten, welche die wundervollen, unverzichtbaren Errungenschaften der Vergangenheit bewahren, an die Zukunft weitergereicht werden.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Botschaft vom 8. Mai 1985, An die Bahá’í-Jugendlichen der WeltA
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Die wissenschaftlich-technischen Fortschritte unseres ungewöhnlich gesegneten Jahrhunderts deuten auf einen gewaltigen Vorstoß in der gesellschaftlichen Entwicklung des Planeten und zeigen die Mittel auf, mit denen die praktischen Probleme der Menschheit gelöst werden können. Sie bieten in der Tat das Werkzeug zur Ordnung des vielschichtigen Lebens einer vereinten Welt. Doch es bestehen noch Barrieren. Zweifel, Missverständnisse, Vorurteile, Argwohn und engstirniger Eigennutz blockieren die Beziehungen der Staaten und Völker zueinander.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Die Verheißung des Weltfriedens 1:4A
249
Man sollte sich stets vor Augen halten, dass das Internet ein Spiegelbild der Welt um uns herum ist, und wir finden in seinen unendlich vielen Seiten die gleichen konkurrierenden Kräfte der Integration und Desintegration, die den Tumult kennzeichnen, in dem die Menschheit gefangen ist.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 9. April 2008, An einen GläubigenA
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Die Fähigkeit der Institutionen und Agenturen des Glaubens, Einheit des Denkens in ihren Gemeinden aufzubauen, die Fokussierung der Freunde aufrechtzuerhalten, deren Energien im Dienst an der Sache zu kanalisieren und systematisches Handeln zu fördern, hängt in gewissem Maße davon ab, inwieweit die Systeme und Instrumente, die die Institutionen einsetzen, auf die Realität eingehen, nämlich auf die Bedürfnisse und Anforderungen der örtlichen Gemeinden, denen sie dienen, und der Gesellschaft, in der sie tätig sind.
In diesem Zusammenhang wurde uns aufgetragen, ein Wort der Warnung auszusprechen: Der Einsatz von Technologie wird für die Entwicklung wirksamer Systeme und Instrumente natürlich unerlässlich sein …; aber man darf nicht zulassen, dass sie Bedürfnisse definiert und Handeln diktiert.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 30. März 2011, An einen Nationalen Geistigen RatA
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Es besteht kein Zweifel daran, dass moderne Technologien wertvolle Instrumente für das große Unterfangen des Aufbaus einer blühenden Weltzivilisation sein können. Als jemand, der sich für die Entwicklung des ländlichen Raums einsetzt, sind Sie sich jedoch sicherlich der potenziell zerstörerischen Kräfte bewusst, die durch eine naive Anwendung von Technologie im Namen von Modernität und Globalisierung entfesselt werden. So hat beispielsweise die Einführung des landwirtschaftlichen Verfahrens der Monokultur in ländlichen Gebieten, mit dem Effizienz und Ertrag für kleine Landbesitzer gesteigert werden sollten, ihnen in einigen Fällen tatsächlich ihr Land gekostet; selbst wenn es letztendlich Vorteile hat, sich modernen landwirtschaftlichen Verfahren zuzuwenden, kann man nicht die Augen verschließen vor dem unermesslichen menschlichen Leid, das entstehen kann und das durch eine Änderung der Herangehensweise gemildert werden könnte. Die Aussage in dem besagten Brief bezog sich auf diese negativen Tendenzen und war keine generelle Verurteilung der technologischen Entwicklung und des Fortschritts, die von den Lehren des Glaubens befürwortet werden …
Bahá’í, die an Projekten zur sozialen und wirtschaftlichen Entwicklung beteiligt sind, erkennen, dass der Einsatz von Technologie sowohl mit Vorteilen als auch mit Fallstricken verbunden ist. Die Kernfrage ist daher nicht, ob Technologie eingesetzt werden soll, sondern wie sie eingesetzt werden soll. Entwicklungsansätze, die sich auf das Spenden von Gütern und Dienstleistungen konzentrieren – so charakteristisch für die gutgemeinte traditionelle religiöse Nächstenliebe und die Programme des Wohlfahrtsstaates – haben bekanntermaßen lähmende Auswirkungen. Der anfängliche Reiz der versprochenen Technologien erweist sich oft als kurzlebig. Auf dieses Phänomen bezieht sich der Ausdruck ›Mogelpackung-Technologie‹. Es ist zu hoffen, dass die Freunde auf dem Gebiet der Entwicklung die damit verbundenen technischen Fragen und gesellschaftlichen Kräfte gegeneinander abwägen und ein tiefes Verständnis sowohl für die Wissenschaft als auch für die Religion einbringen, um so zu einer vernünftigen Herangehensweise beitragen zu können, die sowohl die Extreme des blinden Glaubens an den Materialismus als auch die der romantischen Bindung an die Tradition vermeidet.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 30. Dezember 2014, An einen GläubigenA
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Wie Sie wissen, ist der technologische Fortschritt ein wesentlicher Faktor für die Entstehung einer globalen Zivilisation. In der Tat ist das Internet Ausdruck einer Entwicklung, die der Hüter erwartet hat, als er bei der Beschreibung der Merkmale einer vereinten Menschheit Folgendes voraussah: »Ein Netzwerk weltweiter Kommunikation wird ersonnen werden; es wird den ganzen Erdball umspannen und, von allen nationalen Hindernissen und Beschränkungen frei, mit wunderbarer Schnelligkeit und vollkommener Pünktlichkeit ablaufen.«Shoghi Effendi, in: Die Weltordnung Bahá’u’lláhs 7:109A Eine große Herausforderung besteht allerdings darin, das Internet in einer Weise nutzen zu lernen, die dem materiellen und geistigen Fortschritt förderlich ist.
… Da das Internet jedoch die sofortige Verbreitung von Inhalten unter einer wachsenden Zahl von Menschen ermöglicht, sind Weisheit und Selbstdisziplin erforderlich, damit die Bedeutung oder die Würde der Lehren nicht durch eine unangemessene, ungenaue oder trivialisierte Darstellung beeinträchtigt wird…
… So kann es beispielsweise von Vorteil sein – insbesondere im Kontext der Erfahrungen eines Clusters oder einer Region – über Art und Form der Kernaktivitäten zu reflektieren; wenn man jedoch versucht, eine Website zu erstellen, die darauf abzielt, mit Bahá’í weltweit über dieses Thema zu sprechen, ergeben sich bestimmte Probleme. Ein solcher Ansatz könnte dazu führen, dass die kulturellen Normen und Werte einer bestimmten Bevölkerungsgruppe einem universellen Publikum gegenüber hervorgehoben werden – ein Muster, das in der heutigen Welt nur allzu häufig anzutreffen ist. Es besteht auch die Gefahr, den Lernprozess an der Basis, wo Einzelne, Gemeinden und Institutionen als Protagonisten ihres eigenen Wachstums und ihrer Entwicklung agieren, unbeabsichtigt zu beeinflussen. Die im folgenden Auszug dargelegten Perspektiven aus der Botschaft des Hauses der Gerechtigkeit vom 12. Dezember 2011 an alle Nationalen Geistigen Räte, sind – wenn auch im spezifischen Kontext künstlerischer Bemühungen und ergänzender Bildungsmaterialien – für die oben genannten Aspekte der Kultur besonders relevant:
Angetrieben von Kräften, die innerhalb und außerhalb der Bahá’í-Gemeinde entstehen, kann man sehen, wie die Völker der Welt sich aus unterschiedlichen Richtungen immer näher aufeinander zu bewegen, hin zu dem, was eine Weltzivilisation von so gewaltiger Natur sein wird, dass der Versuch, sie uns heute vorzustellen, vergeblich wäre.
Während sich diese zentripetale Bewegung der Bevölkerungen über den ganzen Globus beschleunigt, werden einige Elemente in jeder Kultur, die nicht mit den Lehren des Glaubens übereinstimmen, nach und nach wegfallen, wohingegen andere verstärkt werden.
Aus dem gleichen Grund werden sich im Laufe der Zeit neue Elemente der Kultur entwickeln, sobald Menschen jeglicher Gruppierung, von der Offenbarung Bahá’u’lláhs inspiriert und als Folge Seiner Lehren, einem Muster des Denkens und Handelns, unter anderem durch künstlerische und literarische Werke, Ausdruck verleihen. … Wir sehnen uns beispielsweise danach, fesselnde Lieder aus allen Teilen der Welt und in jeder Sprache entstehen zu sehen, die dem Bewusstsein junger Menschen die tiefen Konzepte einprägen, die in den Bahá’í-Lehren verwahrt sind.
Doch solch ein Aufblühen dieses kreativen Denkens wird sich nicht verwirklichen, wenn die Freunde, sei es auch nur versehentlich, in die Muster verfallen, die in der Welt vorherrschen; Muster, die denen, die über finanzielle Mittel verfügen, Vollmacht erteilen, ihre kulturellen Perspektiven anderen aufzuzwingen und sie mit Materialien und Produkten, die sie aggressiv bewerben, zu überschwemmen.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 9.
Oktober 2015, An einen Nationalen Geistigen RatA
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Eine der wichtigsten Entwicklungen, die die Entfaltung des Göttlichen Plans in dieser Zeit kennzeichnen, sind die Fortschritte auf kultureller Ebene, die die Bahá’í-Gemeinde erlebt hat und auf die das Haus der Gerechtigkeit in mehreren seiner Botschaften hingewiesen hat. Diese Fortschritte bedürfen einer eingehenden Betrachtung. Jeder hingebungsvolle Gläubige wird gewiss den Wunsch haben, sie zu bewahren und weiter zu pflegen. Dementsprechend müssen die Freunde auf ihre Art der Kommunikation achten, die so viel dazu beitragen kann, die Kultur der Gemeinde zu beeinflussen. Sie müssen bestrebt sein, das Bewusstsein zu schärfen, ohne das beharrliche Selbst zu wecken, Einsichten zu verbreiten, ohne ein Gefühl des Berühmtseins zu kultivieren, Themen tiefgreifend anzugehen, ohne dabei Kontroversen anzustreben, sich klar auszudrücken, ohne in Grobheiten zu verfallen, wie sie im allgemeinen Diskurs vorherrschen, und zu vermeiden – absichtlich oder unabsichtlich – den Ton für die Gemeinde anzugeben, oder – um die Zustimmung in der Gesellschaft zu gewinnen – die Bemühungen der Gemeinde in neu angepassten Begriffen darzustellen, die eben diese Bemühungen untergraben könnten.Das Universale Haus der Gerechtigkeit, Brief in dessen Auftrag vom 4. April 2018, An einen Nationalen Geistigen RatA
Bibliographie
‘Abdu’l-Bahá,
Das Geheimnis göttlicher Kultur, Auflage 5.01-online, bibliothek.bahai.de, Bahá’í Verlag 2023
Briefe und Botschaften, Auflage 4.01-online, bibliothek.bahai.de, Bahá’í Verlag 2021
Beantwortete Fragen, Auflage 13.01-online, bibliothek.bahai.de, Bahá’í Verlag 2022
Der Weltfriedensvertrag, Hofheim-Langenhain Bahá’í Verlag 1988
Bahá’u’lláh,
Kitáb-i-Aqdas, Auflage 6.02-online, bibliothek.bahai.de, Bahá’í Verlag 2020
Das Buch der Gewissheit, Auflage 6.01-online, bibliothek.bahai.de, Bahá’í Verlag 2023
Botschaften aus ‘Akká, Auflage 3.03-online, bibliothek.bahai.de, Bahá’í Verlag 2021
Das Tabernakel der Einheit, Auflage 1.03-online, bibliothek.bahai.de, Bahá’í Verlag 2021
Brief an den Sohn des Wolfes, Auflage 3.01-online, bibliothek.bahai.de, Bahá’í Verlag 2023
Ährenlese aus den Schriften Bahá’u’lláhs, Auflage 9.02-online, bibliothek.bahai.de, Bahá’í Verlag 2021
Anspruch und Verkündigung, Auflage 1.03-online, bibliothek.bahai.de, Bahá’í Verlag 2021
Die Verborgenen Worte, Aus dem Persischen 80; Auflage 2.03-online, bibliothek.bahai.de, Bahá’í Verlag 2022,
Shoghi Effendi,
Die Weltordnung Bahá’u’lláhs, Auflage 3.04-online, bibliothek.bahai.de, Bahá’í Verlag 2022
Gott geht vorüber, Auflage 6.03-online, bibliothek.bahai.de, Bahá’í Verlag 2021
Das Universale Haus der Gerechtigkeit
Die Verheißung des Weltfriedens, Auflage 6.03-online, bibliothek.bahai.de, Bahá’í Verlag 2021
Die Institution der Berater, unveränderter Nachdruck der 1. Aufl. von 2003, Bahá’í Verlag 2017
Textzusammenstellungen
Beratung, Auflage 2.01-online, bibliothek.bahai.de, Bahá’í Verlag 2021
Ziele der Kindererziehung, Auflage 4.05-online, bibliothek.bahai.de, Bahá’í Verlag 2023
Bahá’í-Gelehrsamkeit, 1. Auflage, Bahá’í Verlag 1995
Geistige Räte – Häuser der Gerechtigkeit, Hofheim-Langenhain: Bahá’í Verlag 1972
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