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Source: Bahá'í Library Online (bahai-library.com), curated by Jonah Winters. Used by permission of the curator. Original citation: Bahá'u'lláh, De la Lettre Ba' à la Lettre Ha', bahai-library.com.
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De la Lettre Bá’ à la Lettre Há’
(Traduction provisoire)
Pierre Daoust
Publiée dans « The Call of the Divine Beloved »
https://www.bahai.org/library/authoritative-texts/bahaullah/call-divine-beloved/
AU NOM DE NOTRE SEIGNEUR, LE PLUS EXALTÉ, LE PLUS ÉLEVÉ
Je t'ai envoyé autrefois une Épitre dans le clair langage arabe, et je te révèle maintenant cette
Tablette dans la merveilleuse prose persane, que tu puisses entendre, dans les glorieux accents du
Rossignol d' ‘Iráq, les douces mélodies de la proximité du Paradis céleste qui, déjà, avaient été
entonnées dans la langue de Ḥijáz. Peut-être pourras-tu devenir un pur esprit ; atteindre, sans
prendre le moindre recul, les rangs les plus nobles de l'ascension mystique ; et explorer, sans quitter
ta demeure extérieure, les confins les plus éloignés des mondes de la signification intérieure. Alors,
saisi d'un ravissement divin, tu expérimenterais une vraie attraction spirituelle, donnerais ta vie dans
le sentier de l'Ami, et sacrifierais ton âme dans le désert de Son amour. Ceci est, véritablement, la
signification de la tranquillité dans l'envol et de l'envol dans la tranquillité, de la fluidité dans la
solidité et de la solidité dans la fluidité.
Pour suivre : il est clair que les voyageurs dans l'étendue sauvage de la recherche et de l'espoir, de
l'accession et de la réunion, ont de nombreux et innombrables degrés de rangs. Certains, après une
lutte spirituelle et efforts physiques, s'élèvent des confins de « il n'y a pas de Dieu » vers les
frondaisons élevées de « seul Dieu », volent de l'ombre de la négation pour habiter les royaumes
sans limite de l'affirmation, et abandonnent la privation d'une existence éphémère pour l'assemblage
généreux de la réunion. Ceci est la limite extrême du royaume de l'effort et de la quête.
D'autres, sans recevoir la moindre intimation de « il n'y a pas de Dieu », passent au-delà du plus
élevé horizon de « seul Dieu » ; s'élèvent vers le royaume de la vie éternelle sans même goûter une
perle de rosée des degrés de la reddition, et sans profiter de la source de complète abnégation
boivent à longs traits le vin de l'Ancien des Jours. Ces âmes, en traversant les étapes du voyage et
l'ascension vers les stations de la réunion, prennent un sentier différent et occupent un rang
différent.
D'autres encore, sans avoir examiné une seule lettre du royaume des noms ou acquis la moindre
signification du royaume des attributs, qui appartiennent à ce monde, s'élèvent au-dessus de
l'invisible horizon d'éternité et y retournent à nouveau. Cent mille mers de gloire se précipitent dans
leurs cœurs lumineux et pourtant de l'extérieur leurs lèvres paraissent desséchées ; une myriade de
rivières de sainteté coulent dans leurs poitrines et pourtant on ne peut en voir aucune trace ; les
livres de la parfaite sagesse de Dieu sont enregistrés sur la tablette de leurs cœurs et pourtant ils n'en
soufflent mot dans le monde des apparences. Ils habitent l'Égypte de certitude et voyagent dans les
terres de la résignation. Ils sont intoxiqués de la beauté et ravis par la gloire de Celui qui est le Très-
Glorieux. De cœur à cœur ils se murmurent des secrets cachés ; d'âme à âme ils se dévoilent des
matières abstruses. Les mystères de l'Essence divine luisent sur leurs fronts et les lumières de
l'Unité divine brillent sur leurs incomparables visages. Ils se vêtent de la robe de la dissimulation et
jettent leurs manches à la fois sur ce monde et le monde à venir. Ils volent sans ailes, marchent sans
pieds, enserrent et tiennent sans mains. Ils parlent une langue inconnue et utilisent une grammaire
inédite dont les habitants du monde ne connaissent pas une seule lettre, excepté ceux que ton
Seigneur a voulu. À chacun a été accordée une part dans ce Livre et ils atteindront tous ce qui leur a
été destiné.
Il est clair et évident, dans cette Dispensation où la bannière de la parole a été élevée et le cierge du
discernement a été allumé, qu'il n'y a pas d'autre Seigneur que l'Exalté. C'est Lui qui est un seul en
Son essence et un seul en Ses attributs, unique dans le royaume des noms et sans égal dans le
royaume des actes. C'est en vertu de Son nom béni que les mers de l'Unité divine ont été soulevées ;
c'est par le pouvoir de Son irrésistible commandement que les décrets immuables de la destinée ont
été mis en œuvre ; c'est par le pouvoir de Sa puissance souveraine que les injonctions du destin ont
été fixées. Qui a le pouvoir de s'envoler dans cette atmosphère exaltée ou de chérir un autre bien-
aimé que Lui ? Nous demeurons tous sous Son ombre et cherchons notre part de l'océan de Sa
grâce. Aussi loin que puisse voler le moucheron, il ne peut jamais traverser la longueur et la largeur
du ciel, et aussi haut que puisse voler le moineau, il ne peut jamais atteindre l'arbre d'immortalité.
Mais étant donné que tous ne possèdent pas le même degré de compréhension spirituelle, certaines
déclarations seront inévitablement établies, et, en conséquence, s'élèveront autant d'opinions
différentes qu'il y a d'esprits humains, et autant de croyances divergentes qu'il y a de choses créées.
Cela est certain et bien établi et ne peut en aucune façon être évité. Maintenant, il est clair que
certains sont vertueux, d'autres sont des pécheurs, et d'autres encore sont rebelles. Chacun doit
appeler les gens à l'amour et à la fidélité, à l'ardeur et à la satisfaction, afin que le pécheur puisse
être averti et que le rang des vertueux puisse s'enfler. De même n'est-il pas possible qu'il n'y ait pas
de pécheurs : tant que le nom « Celui qui toujours pardonne » rayonne resplendissant au-dessus de
l'horizon de l'existence, il y aura des pécheurs dans le monde de la création, car ce dernier ne peut
apparaître dans le premier et le premier ne peut exister sans ce dernier.
Notre but est que tu presses tous les croyants à manifester de la gentillesse et de la miséricorde, et
de fermer les yeux sur les lacunes de certains d'entre eux, que toutes différences puissent être
dissipées ; que la réelle harmonie soit établie ; et que la censure et le reproche, la haine et la
dissension, observées parmi les peuples des temps passés, ne puissent à nouveaux surgir. Peut-être
peuvent-ils être éduqués et, dans la dernière Résurrection, n'infliger à cet Esprit et Essence chéri de
l'existence, cette Réalité subtile et exaltée, la moindre des choses que le Point du Bayán a dû
endurer.
De plus, une réponse à tes questions a été envoyée auparavant. Il est évident que quelque soit la
question posée, elle recevra une réponse par l'océan de grâce éternelle, mais que de telles questions
s'ajoutent aussi à la charge de travail imposée aux serviteurs. Ce qui a été enregistré à l'ordre de
Dieu dans le Bayán persan est vraiment suffisant pour tous, et personne n'aura à rendre compte de
ce qui n'a pas été ordonné. Considère combien nombreux furent ceux qui aux premiers jours de la
Révélation obéirent, sans la moindre déviance, à chacune de la moindre de ses injonctions et
pourtant n'en tirèrent aucun bénéfice. Le commencement de la religion est l'amour pour Dieu et
pour Ses Élus, et sa finalité est de manifester cet amour envers Ses serviteurs.
Je le jure par Dieu ! Quiconque échoue à obéir aux commandements de Dieu ne peut en aucune
façon être compté parmi Ses bien-aimés car parmi les conditions de Son amour se trouvent la
pratique de Ses commandements et l'observance de Ses interdictions. Mais puisque ceux-ci sont les
jours de la dissimulation, et que le Soleil d'éternité reste caché sous l'horizon de l'être, chacun doit
s'assembler avec chacun avec amour et les protéger. Le temps de la réalisation des commandements
et de la perfection des actes viendra assurément.
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De la Lettre Bá’ à la Lettre Há’
(Traduction provisoire)
Pierre Daoust
Publiée dans « The Call of the Divine Beloved »
https://www.bahai.org/library/authoritative-texts/bahaullah/call-divine-beloved/
AU NOM DE NOTRE SEIGNEUR, LE PLUS EXALTÉ, LE PLUS ÉLEVÉ
Je t'ai envoyé autrefois une Épitre dans le clair langage arabe, et je te révèle maintenant cette
Tablette dans la merveilleuse prose persane, que tu puisses entendre, dans les glorieux accents du
Rossignol d' ‘Iráq, les douces mélodies de la proximité du Paradis céleste qui, déjà, avaient été
entonnées dans la langue de Ḥijáz. Peut-être pourras-tu devenir un pur esprit ; atteindre, sans
prendre le moindre recul, les rangs les plus nobles de l'ascension mystique ; et explorer, sans quitter
ta demeure extérieure, les confins les plus éloignés des mondes de la signification intérieure. Alors,
saisi d'un ravissement divin, tu expérimenterais une vraie attraction spirituelle, donnerais ta vie dans
le sentier de l'Ami, et sacrifierais ton âme dans le désert de Son amour. Ceci est, véritablement, la
signification de la tranquillité dans l'envol et de l'envol dans la tranquillité, de la fluidité dans la
solidité et de la solidité dans la fluidité.
Pour suivre : il est clair que les voyageurs dans l'étendue sauvage de la recherche et de l'espoir, de
l'accession et de la réunion, ont de nombreux et innombrables degrés de rangs. Certains, après une
lutte spirituelle et efforts physiques, s'élèvent des confins de « il n'y a pas de Dieu » vers les
frondaisons élevées de « seul Dieu », volent de l'ombre de la négation pour habiter les royaumes
sans limite de l'affirmation, et abandonnent la privation d'une existence éphémère pour l'assemblage
généreux de la réunion. Ceci est la limite extrême du royaume de l'effort et de la quête.
D'autres, sans recevoir la moindre intimation de « il n'y a pas de Dieu », passent au-delà du plus
élevé horizon de « seul Dieu » ; s'élèvent vers le royaume de la vie éternelle sans même goûter une
perle de rosée des degrés de la reddition, et sans profiter de la source de complète abnégation
boivent à longs traits le vin de l'Ancien des Jours. Ces âmes, en traversant les étapes du voyage et
l'ascension vers les stations de la réunion, prennent un sentier différent et occupent un rang
différent.
D'autres encore, sans avoir examiné une seule lettre du royaume des noms ou acquis la moindre
signification du royaume des attributs, qui appartiennent à ce monde, s'élèvent au-dessus de
l'invisible horizon d'éternité et y retournent à nouveau. Cent mille mers de gloire se précipitent dans
leurs cœurs lumineux et pourtant de l'extérieur leurs lèvres paraissent desséchées ; une myriade de
rivières de sainteté coulent dans leurs poitrines et pourtant on ne peut en voir aucune trace ; les
livres de la parfaite sagesse de Dieu sont enregistrés sur la tablette de leurs cœurs et pourtant ils n'en
soufflent mot dans le monde des apparences. Ils habitent l'Égypte de certitude et voyagent dans les
terres de la résignation. Ils sont intoxiqués de la beauté et ravis par la gloire de Celui qui est le Très-
Glorieux. De cœur à cœur ils se murmurent des secrets cachés ; d'âme à âme ils se dévoilent des
matières abstruses. Les mystères de l'Essence divine luisent sur leurs fronts et les lumières de
l'Unité divine brillent sur leurs incomparables visages. Ils se vêtent de la robe de la dissimulation et
jettent leurs manches à la fois sur ce monde et le monde à venir. Ils volent sans ailes, marchent sans
pieds, enserrent et tiennent sans mains. Ils parlent une langue inconnue et utilisent une grammaire
inédite dont les habitants du monde ne connaissent pas une seule lettre, excepté ceux que ton
Seigneur a voulu. À chacun a été accordée une part dans ce Livre et ils atteindront tous ce qui leur a
été destiné.
Il est clair et évident, dans cette Dispensation où la bannière de la parole a été élevée et le cierge du
discernement a été allumé, qu'il n'y a pas d'autre Seigneur que l'Exalté. C'est Lui qui est un seul en
Son essence et un seul en Ses attributs, unique dans le royaume des noms et sans égal dans le
royaume des actes. C'est en vertu de Son nom béni que les mers de l'Unité divine ont été soulevées ;
c'est par le pouvoir de Son irrésistible commandement que les décrets immuables de la destinée ont
été mis en œuvre ; c'est par le pouvoir de Sa puissance souveraine que les injonctions du destin ont
été fixées. Qui a le pouvoir de s'envoler dans cette atmosphère exaltée ou de chérir un autre bien-
aimé que Lui ? Nous demeurons tous sous Son ombre et cherchons notre part de l'océan de Sa
grâce. Aussi loin que puisse voler le moucheron, il ne peut jamais traverser la longueur et la largeur
du ciel, et aussi haut que puisse voler le moineau, il ne peut jamais atteindre l'arbre d'immortalité.
Mais étant donné que tous ne possèdent pas le même degré de compréhension spirituelle, certaines
déclarations seront inévitablement établies, et, en conséquence, s'élèveront autant d'opinions
différentes qu'il y a d'esprits humains, et autant de croyances divergentes qu'il y a de choses créées.
Cela est certain et bien établi et ne peut en aucune façon être évité. Maintenant, il est clair que
certains sont vertueux, d'autres sont des pécheurs, et d'autres encore sont rebelles. Chacun doit
appeler les gens à l'amour et à la fidélité, à l'ardeur et à la satisfaction, afin que le pécheur puisse
être averti et que le rang des vertueux puisse s'enfler. De même n'est-il pas possible qu'il n'y ait pas
de pécheurs : tant que le nom « Celui qui toujours pardonne » rayonne resplendissant au-dessus de
l'horizon de l'existence, il y aura des pécheurs dans le monde de la création, car ce dernier ne peut
apparaître dans le premier et le premier ne peut exister sans ce dernier.
Notre but est que tu presses tous les croyants à manifester de la gentillesse et de la miséricorde, et
de fermer les yeux sur les lacunes de certains d'entre eux, que toutes différences puissent être
dissipées ; que la réelle harmonie soit établie ; et que la censure et le reproche, la haine et la
dissension, observées parmi les peuples des temps passés, ne puissent à nouveaux surgir. Peut-être
peuvent-ils être éduqués et, dans la dernière Résurrection, n'infliger à cet Esprit et Essence chéri de
l'existence, cette Réalité subtile et exaltée, la moindre des choses que le Point du Bayán a dû
endurer.
De plus, une réponse à tes questions a été envoyée auparavant. Il est évident que quelque soit la
question posée, elle recevra une réponse par l'océan de grâce éternelle, mais que de telles questions
s'ajoutent aussi à la charge de travail imposée aux serviteurs. Ce qui a été enregistré à l'ordre de
Dieu dans le Bayán persan est vraiment suffisant pour tous, et personne n'aura à rendre compte de
ce qui n'a pas été ordonné. Considère combien nombreux furent ceux qui aux premiers jours de la
Révélation obéirent, sans la moindre déviance, à chacune de la moindre de ses injonctions et
pourtant n'en tirèrent aucun bénéfice. Le commencement de la religion est l'amour pour Dieu et
pour Ses Élus, et sa finalité est de manifester cet amour envers Ses serviteurs.
Je le jure par Dieu ! Quiconque échoue à obéir aux commandements de Dieu ne peut en aucune
façon être compté parmi Ses bien-aimés car parmi les conditions de Son amour se trouvent la
pratique de Ses commandements et l'observance de Ses interdictions. Mais puisque ceux-ci sont les
jours de la dissimulation, et que le Soleil d'éternité reste caché sous l'horizon de l'être, chacun doit
s'assembler avec chacun avec amour et les protéger. Le temps de la réalisation des commandements
et de la perfection des actes viendra assurément.
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