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Source: Bahá'í Library Online (bahai-library.com), curated by Jonah Winters. Used by permission of the curator. Original citation: Bahá'í World Centre, Mashriqu'l-Adhkar, The Institution of the, bahai-library.com.
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L’institution du mashriqu’l-adhkár
(se prononce machréRol-azkâr)
Déclaration et compilation par le département
de la recherche de la Maison universelle de justice
Septembre 2017
Version française par la Commission de traduction. Avril
2021
L’institution du mashriqu’l-adhkár
Une déclaration préparée par le département de la recherche
de la Maison universelle de justice
Septembre 2017
Le mashriqu’l-adhkár, « lieu d’où s’élève la louange de
Dieu », est décrit par la Maison universelle de justice, dans sa
lettre datée du 18 décembre 2014 aux bahá’ís en Iran, comme
« un concept unique dans les annales de la religion » qui
« symbolise les enseignements du nouveau jour de Dieu ». La
Maison de justice déclare en outre que la maison d’adoration
est un « centre pour tous destiné à promouvoir l’affection
chaleureuse » et qu’elle «constitue un lieu de culte universel
ouvert à tous les habitants d’une localité, quels que soient leur
affiliation religieuse, leur milieu d’origine, leur appartenance
ethnique et leur genre, et un havre où se plonger dans la
contemplation de la réalité spirituelle et des questions
fondamentales de la vie, dont la responsabilité individuelle et
collective de l’amélioration de la société. Il embrasse en son
sein hommes et femmes, enfants et jeunes sur un pied
d’égalité. »
L’importance extraordinaire pour l’unité et le bien-être de
l’humanité de cette institution incomparable est soulignée
partout dans les écrits de la Foi. Bahá’u’lláh, par exemple,
proclame « Bénis ceux qui s’adonnent, dans la maison
d’adoration, au souvenir de celui qui est le Seigneur des
justes ». ‘Abdu’l-Bahá affirme que, bien que la maison
d’adoration soit construite « sur terre, c’est en réalité une
institution de l’Assemblée céleste et l’on peut donc dire
qu’elle atteint le plus haut des cieux ». Dans une autre
tablette, il l’appelle « l’aube des lumières et le lieu de
rassemblement des justes », dans laquelle « des âmes
nobles… offrent des supplications, entonnent des versets
divins, et chantent des prières avec de merveilleuses
mélodies » telles que « les habitants de l’Assemblée céleste
écoutent et s’écrient « Heureux que nous sommes ! que tout le
monde se réjouisse ! ». Le Maître déclare, « C’est la première
institution du Seigneur clairement visible », construction si
capitale que même l’acte de « En ces jours, ne poser qu’une
seule brique [pour elle ou pour] l’une de ses dépendances
c’est comme construire un édifice majestueux. » Comme le dit
Shoghi Effendi, le mashriqu’l-adhkár est le « symbole
annonciateur de l’ordre mondial de Bahá’u’lláh ». Selon les
termes de la Maison de justice, c’est un phare de lumière
« pour dissiper l’obscurité de la haine et de l’injustice. » Huit
temples continentaux illuminent à présent le monde, tandis
que des temples locaux et nationaux commencent à apparaître.
Chacun appelle « toute personne à adorer celui qui est son
Créateur, son Seigneur souverain, Celui qui donne la lumière
au monde », et incite « une population entière à aspirer à un
sentiment plus profond de partager un objectif commun. »
Chacun nous rappelle l’assurance de ‘Abdu’l-Bahá qu’« à
l’avenir, une centaine de milliers de mashriqu’l-adhkár seront
élevés glorieux, dignes et infiniment majestueux ».
Pour aider à mieux comprendre la nature de cette institution
divine et ses implications profondes pour la régénération
spirituelle de l’humanité, on trouvera en annexe une
compilation d’extraits d’Écrits de Bahá’u’lláh et de ‘Abdu’l-
Bahá, ainsi que des lettres écrites par Shoghi Effendi et par la
Maison universelle de justice, ou en leur nom. Certains des
concepts glanés dans divers passages de la compilation sont
discutés ci-dessous.
• L’influence du mashriqu’l-adhkár
Dans le Kitáb-i-Aqdas, Bahá’u’lláh appelle les peuples du
monde à construire :
« des maisons d’adoration dans tous les pays au nom de celui
qui est le Seigneur de toutes les religions. Faites-les aussi
parfaites qu’il est possible ici-bas et ornez-les de ce qui leur
convient, sans image ni effigie. Puis d’une joie radieuse,
célébrez-y les louanges de votre Seigneur, le Très-
Compatissant. En vérité, son souvenir réjouit les yeux et
illumine les cœurs. »
‘Abdu’l-Bahá explique l’importance de cette institution, en
faisant référence au mashriqu’l-adhkár comme « l’aimant des
confirmations divines » et « la puissante fondation du
Seigneur, le pilier solide de la foi de Dieu ». Dans la même
tablette, il déclare que l’établissement de la maison
d’adoration « est un moyen d’exalter le Verbe de Dieu » et
que « la louange et la glorification qui en émanent réjouissent
le cœur de toute âme juste ». Il exhorte ainsi les amis à y être
« occupés à prier et à adorer Dieu, à réciter des versets et des
paroles de Dieu et à chanter des odes célestes à la gloire du
Très-Miséricordieux. »
Ailleurs, ‘Abdu’l-Bahá décrit la maison d’adoration comme
« un foyer où les esprits sont réjouis et les cœurs attirés vers le
royaume d’Abhá» et affirme qu’elle exerce « une forte
influence sur toutes les phases de la vie », stimulant les amis
et promouvant « l’unité de l’humanité ». En se rassemblant
dans cet édifice pour mentionner le Seigneur, « des liens
d’unité » se forgent alors que l’affection grandit et s’épanouit
« dans le cœur humain ». En fait, grâce au mashriqu’l-adhkár,
qui « illumine les cœurs, spiritualise les âmes et exhale les
parfums du royaume de gloire », le monde de l’humanité est
« transformé en un autre monde, et les sensibilités du cœur
sont intensifiées au point d’englober toute la création. » Selon
Shoghi Effendi, l’influence du mashriqu’l-adhkár est
« incalculable et mystérieuse », renforçant directement la foi
de l’individu, tout en étant, selon ‘Abdu’l-Bahá, «le plus sûr
moyen de diffuser les doux arômes » du Seigneur. Dans une
lettre écrite en son nom, la Maison de justice observe
« Symbole puissant et partie intégrante de la civilisation
divine vers laquelle la révélation de Bahá’u’lláh conduit tous
les peuples, la maison d’adoration devient le lieu de
convergence de la communauté qui l’a construite. » « Les
gens vont se hâter pour adorer Dieu dans ce temple céleste, le
parfum de Dieu y sera diffusé, les enseignements divins
prendront racine dans les cœurs, comme l’esprit s’établit dans
l’âme des hommes et les gens resteront fermes dans la cause
de votre Seigneur, le Très-Miséricordieux », déclare le Maître.
• Un lieu de prière
‘Abdu’l-Bahá explique que « des cœurs purs et rayonnants
sont les points du jour de la mention de Dieu d’où les
mélodies de supplication et de prière s’élèvent
continuellement jusqu’à l’Assemblée céleste », et il déclare
que si, par la bonté de Dieu, le cœur des amis devenait un
temple divin « ils exerceraient assurément le maximum
d’efforts et seraient pleinement déterminés à construire le
mashriqu’l-adhkár, pour que la structure extérieure révèle la
réalité intérieure et que la forme extérieure annonce la
signification intérieure. » Plusieurs thèmes se retrouvent dans
les Écrits associés à ce lieu de culte et à la réalité intérieure
qu’il manifeste, y compris le pouvoir de la prière, les effets de
prier avec d’autres et la nature des dévotions dans l’édifice
central lui-même.
Dans le Kitáb-i-Aqdas, Bahá’u’lláh attire l’attention sur la
puissance de la récitation des versets de Dieu dans les maisons
d’adoration :
« Enseignez à vos enfants les versets révélés du ciel de
majesté et de pouvoir, afin qu’ils récitent les Tablettes du
Très-Miséricordieux, avec les intonations les plus
mélodieuses, dans les salles des mashriqu’l-adhkár.
Quiconque est transporté par le ravissement né de l’adoration
de son nom, le Très-Compatissant, récitera les versets de Dieu
de telle sorte qu’il captivera le cœur de ceux qui sont encore
plongés dans le sommeil. Heureux celui qui boit à longs traits
le vin mystique de la vie éternelle dans les paroles de son
Seigneur miséricordieux en mon nom – un nom qui réduisit en
poussière les montagnes hautes et majestueuses. »
La Maison de justice clarifie le thème de la puissance de la
prière en expliquant que les deux Astres jumeaux nous ont
enseigné que la prière est « la conversation spirituelle
essentielle directe et sans intermédiaire de l’âme avec son
Créateur », « Comme la rosée du matin, elle rafraîchit le cœur,
l’assainit », c’est « un feu qui consume les voiles et une
lumière qui mène à l’océan de la réunion avec le Tout-
Puissant ». La qualité de la prière est primordiale. D’elle
« dépendent le développement des capacités illimitées de
l’âme et le pouvoir d’attirer les faveurs de Dieu ». Ses
pouvoirs se manifestent quand elle est « motivée par l’amour
de Dieu ». La Maison de justice poursuit :
« Elle doit être exprimée avec un cœur pur et sincère qui
prédispose à la contemplation et à la méditation, afin que ses
effets puissent éclairer la raison. Une telle prière transcendera
les limites des mots et ira bien au-delà des simples sons. La
douceur de ses mélodies doit élever et réjouir le cœur, et
affermir le pouvoir pénétrant de la Parole, transformant les
inclinations terrestres en qualités célestes et inspirant le désir
de servir l’humanité de façon désintéressée. »
Un deuxième thème est celui de la prière en commun que les
bahá’ís et leurs amis dans le monde entier considèrent comme
fondamentale dans ce modèle de l’effort collectif visant à
l’amélioration spirituelle et matérielle de la société. La
Maison de justice soutient que « La réunion de prière, un
aspect collectif d’une vie pieuse et une dimension du concept
du mashriqu’l-adhkár, est indispensable à ce modèle ».
« Quand elle s’intègre au cœur de la vie communautaire »
cette réunion devient un événement auquel « toute âme peut
prendre part, peut respirer les parfums célestes, goûter à la
douceur de la prière, méditer sur le Verbe créateur, se laisser
transporter sur les ailes de l’esprit et communier avec le Bien-
Aimé.» La tenue de ces réunions dans n’importe quelle
localité constitue « un pas supplémentaire dans l’application »
de la loi du mashriqu’l-adhkár, et évoque l’esprit de la maison
d’adoration.
Un troisième thème est le déroulement des prières dans le
mashriqu’l-adhkár. ‘Abdu’l-Bahá affirme que les maisons
d’adoration « confèrent fermeté et constance aux amis » et
« sont des lieux de supplication et d’invocation au seuil de la
grandeur divine ». La suppression des rituels et des rites est
essentiel à un tel déroulement et à la création de ce que
Shoghi Effendi décrit comme « une atmosphère spirituelle
sereine ». Comme le remarque la Maison de justice, Shoghi
Effendi critique la pompe des cérémonies élaborées et
ostentatoires et met en garde contre toute idée que « l’intérieur
de l’édifice central lui-même soit converti en un agglomérat
de services religieux » offrant « un spectacle d’observances et
de rites sectaires incohérents et confus ».
Les programmes religieux ne doivent pas être affectés par
l’uniformité ou par des formes rituelles de quelque sorte que
ce soit et Shoghi Effendi le conseille dans une lettre écrite en
son nom, ils seront « simples, dignes, et conçus pour élever
l’âme et l’éduquer en entendant la parole créatrice ». Dans
une autre lettre écrite en son nom, il déclare « Dans le temple
bahá’í, plus le culte a un caractère universel et informel,
mieux c’est ».
Ce genre de programme peut aussi inclure des chants a
cappella. Dans les lettres écrites en son nom, la Maison de
justice précise que les paroles chantées dans la maison
d’adoration doivent être « basées sur des écrits sacrés bahá’ís
ou autres », y compris les écrits et les discours de ‘Abdu’l-
Bahá, et qu’elles devraient contenir « des thèmes bahá’ís ».
Cela peut impliquer de « répéter des versets de prières ou des
extraits d’écrits » et on peut se permettre de « légères
modifications du texte […] afin de se conformer aux
exigences musicales ». « Le style musical du morceaux peut
être déterminé par le compositeur, à condition qu’il tienne
compte de l’obligation spirituelle de traiter les textes sacrés
avec le respect, la dignité et la révérence qui leur sont dus. »
Par un concept aussi simple que rassembleur, le mashriqu’l-
adhkár incarne un trait distinctif de la révélation de
Bahá’u’lláh le principe de l’unité dans la diversité. Selon
Shoghi Effendi, la maison d’adoration matérialise
durablement sur terre, « de la manière la plus visible et
tangible, une superbe image et une expression durable de
l’esprit vital et illimité de la cause de celui qui est le Seigneur
de tous les mondes ». ‘Abdu’l-Bahá lui-même affirme :
«En ce bas monde, le mashriqu’l-adhkár est un édifice céleste
et un moyen d’atteindre l’unité de l’humanité, dans la mesure
où tous les peuples du monde se rassemblent dans l’amitié et
l’harmonie au sein de cet édifice, et tout en chantant les
hymnes de l’unité divine, s’engagent dans la louange et la
glorification du Seigneur des armées. »
• Adoration et service
Aussi puissantes et ambitieuses que soient les forces
spirituelles libérées par les prières individuelles et collectives
offertes au sein du mashriqu’l-adhkár et aussi essentielle que
soit une vie de prière dynamique pour le développement
spirituel personnel, l’adoration de Dieu doit aussi aboutir,
comme le fait remarquer la Maison de justice, à « des actes,
reflets extérieurs de cette transformation intérieure. » Shoghi
Effendi souligne que le projet de la communauté –
une communauté « divinement ordonnée, organiquement unie,
à la vision claire et vibrante de vie » – est « régulé par les
principes directeurs indissociables, l’adoration de Dieu et le
service à autrui. » En effet, le lien indispensable entre ces
principes directeurs fait partie intégrante de l’unité de
l’humanité, qui, comme le note la Maison de justice, « est à la
fois son principe de fonctionnement et le but » de la
Révélation de Bahá’u’lláh.
Le caractère indissociable de l’adoration et du service, qui
trouve sa pleine expression dans le mashriqu’l-adhkár, se
manifeste progressivement au fur et à mesure que la
communauté met en œuvre avec de plus en plus d’efficacité
les dispositions de son cadre d’action. La Maison de justice
observe que les amis « perçoivent l’interaction dynamique qui
existe entre prière et actions entreprises en vue d’améliorer les
conditions spirituelles, sociales et matérielles de la société ».
Dans son message de Riḍván 2012 aux bahá’ís du monde, la
Maison de justice déclare :
« Le mashriqu’l-adhkár, décrit par ‘Abdu’l-Bahá comme
« l’une des institutions les plus vitales du monde », allie deux
aspects essentiels, inséparables de la vie bahá’íe : adorer et
servir. L’union de ces deux éléments se reflète aussi dans la
cohérence qui existe parmi les aspects de développement
communautaire du Plan, notamment l’essor d’un esprit de
dévotion qui trouve son expression dans des rencontres de
prière et d’un processus éducatif qui développe la capacité de
servir l’humanité. La corrélation entre adoration et service est
particulièrement marquée dans les groupements de par le
monde où les communautés bahá’íes ont grandi de façon
significative en taille et en vitalité, et où l’engagement dans
l’action sociale est évident. »
• Les dépendances du mashriqu’l-adhkár
Shoghi Effendi affirme que dans la plénitude des temps
l’édifice central du mashriqu’l-adhkár sera entouré
d’« institutions de service social qui offriront soulagement à
ceux qui souffrent, subsistance aux pauvres, abri aux
voyageurs, réconfort aux personnes en deuil et éducation aux
ignorants ». La Maison de justice écrit que « l’institution par
Bahá’u’lláh du mashriqu’l-adhkár, centre spirituel de chaque
communauté bahá’íe autour duquel doivent prospérer des
dépendances consacrées au progrès social, humanitaire,
éducatif et scientifique de l’humanité », illustre sans contexte
l’absolue nécessité d’une « cohérence dynamique entre les
exigences spirituelles et les exigences pratiques de la vie sur
terre ». ‘Abdu’l-Bahá explique à ce propos que la maison
d’adoration est reliée « à un hôpital, à une pharmacie, à une
maison d’accueil pour les voyageurs, à une école pour les
orphelins et à un établissement d’études universitaires. » En
tant que tel, « le temple n’est pas seulement un lieu
d’adoration il est plutôt, à tous égards, un ensemble complet. »
Shoghi Effendi met en évidence l’interaction vitale entre
adoration et service et propose la vision suivante qui illustre la
relation étroite entre l’édifice central et ses dépendances :
« Séparé des activités sociales, humanitaires, éducatives et
scientifiques centrées sur les dépendances du mashriqu’l-
adhkár, le culte bahá’í, aussi exalté soit-il dans sa conception,
aussi passionné soit-il dans sa ferveur, ne pourra jamais
espérer dépasser les maigres résultats, souvent transitoires,
produits par la contemplation de l’ascète ou la communion du
fidèle passif. Elle ne peut apporter une satisfaction et un
bénéfice durables au fidèle lui-même, et encore moins à
l’humanité en général, tant qu’elle n’est pas traduite et
transposée dans ce service dynamique et désintéressé à la
cause de l’humanité que les dépendances du mashriqu’l-
adhkár ont le privilège suprême de faciliter et de promouvoir.
De même, les efforts, aussi désintéressés et acharnés soient-
ils, de ceux qui, dans le périmètre du mashriqu’l-adhkár
seront engagés dans l’administration des affaires du futur
Commonwealth bahá’í, ne pourront fructifier et prospérer à
moins qu’ils ne soient menés en communion étroite et
quotidienne avec les forces spirituelles que concentre le
sanctuaire central du mashriqu’l-adhkár et d’où elles
rayonnent. Rien de moins qu’une interaction directe et
constante entre les forces spirituelles émanant de cette maison
d’adoration située au cœur du mashriqu’l-adhkár et les
énergies consciemment déployées par ceux qui administrent
ses affaires au service de l’humanité peuvent éventuellement
fournir les fondamentaux capables d’éliminer les maux qui
ont si longtemps et si gravement affligé l’humanité. Car c’est
assurément de la conscience de l’efficacité de la Révélation de
Bahá’u’lláh, renforcée d’un côté par la communion spirituelle
avec son Esprit, et de l’autre par l’application intelligente et
l’exécution fidèle des lois et des principes qu’il a révélés, que
doit dépendre en définitive le salut d’un monde pris dans les
douleurs de l’enfantement. Et de toutes les institutions qui
sont associées à son saint Nom, aucune ne peut fournir de
manière adéquate les éléments vitaux du culte et du service
bahá’ís, si essentiels tous les deux à la régénération du monde,
si ce n’est l’institution du mashriqu’l-adhkár. Là réside le
secret de la grandeur, de la puissance, de la position unique du
mashriqu’l-adhkár l’une des institutions exceptionnelles
conçues par Bahá’u’lláh. »
On peut retrouver les prémices de la relation entre aspects
spirituels et pratiques matérialisés dans une maison
d’adoration, dans les efforts pionniers des croyants
d’Achgabat. Dans sa lettre du 1er août 2014 aux bahá’ís du
monde, la Maison de justice rapporte ce qui suit :
« Sur une parcelle de terrain appropriée située au centre de la
ville et acquise quelques années auparavant avec
l’assentiment de la Beauté-Bénie elle-même, des équipements
ont été construits pour le bien-être collectif, dont : une salle de
réunion, des écoles pour les enfants, une auberge pour les
visiteurs et un dispensaire. Un indice des réussites
remarquables des bahá’ís d’Achgabat, qui au cours de ces
années productives se sont distingués par leur prospérité, leur
magnanimité et leurs réalisations intellectuelles et culturelles,
est l’attention à s’assurer que tous les enfants et jeunes bahá’ís
savaient lire et écrire dans une société où régnait
l’analphabétisme, surtout chez les filles. […] Pendant plus de
vingt ans, les amis ont goûté la joie céleste d’avoir réalisé leur
noble objectif : l’établissement d’un centre d’adoration, cœur
névralgique de la vie communautaire, espace où les âmes se
réunissaient au lever du jour avec humilité, en prière et en
communion, avant d’en ressortir pour vaquer à leurs activités
quotidiennes. »
Ainsi que le dit la Maison de justice dans une lettre ultérieure,
le mashriqu’l-adhkár est en même temps un «lieu d’où vont
rayonner des forces spirituelles », « le centre à partir duquel
des dépendances pour le bien-être de l’humanité doivent être
érigées » et « l’expression d’une volonté commune et d’un
désir ardent de servir. » La même lettre poursuit : « Ces
dépendances – centres d’éducation et d’enseignement des
sciences ainsi que d’initiatives culturelles et humanitaires –
incarnent les idéaux du progrès social et spirituel qui doit
s’accomplir grâce à l’application du savoir et montrent
comment, quand elles sont en harmonie, religion et science
élèvent le rang de l’être humain et mènent à l’épanouissement
de la civilisation. »
• Établir un mashriqu’l-adhkár
Depuis la révélation de la loi du mashriqu’l-adhkár par la
plume de Bahá’u’lláh, sa mise en œuvre a suivi un processus
de développement graduel et organique à la mesure de la
capacité de la communauté. ‘Abdu’l-Bahá déclare que ces
« aurores du souvenir de Dieu […] seront appelées à s’établir
dans chaque hameau et dans chaque cité. » Le Maître indique
que leurs débuts pourraient même prendre la plus humble des
formes :
« Quant au mashriqu’l-adhkár, il est de la plus haute
importance. Le but est le suivant : il faut repérer un site,
même si c’est un petit endroit sous des couches de terre et de
pierre, qui, par prudence, devrait rester caché et secret de peur
qu’il n’éveille l’hostilité des méchants. Au moins une fois par
semaine, ce lieu devrait servir au rassemblement d’amis
choisis, ceux qui ont découvert les secrets des mystères divins
et en sont devenus familiers. L’endroit peut prendre n’importe
quelle forme, car même s’il s’agissait d’une cavité elle
deviendrait un abri paradisiaque, une demeure exaltée et un
jardin de délices. »
C’est à Achgabat et à Wilmette, pendant le ministère de
‘Abdu’l-Bahá que les premières occasions se sont présentées
pour la création d’un mashriqu’l-adhkár. Par la suite, sept
maisons d’adoration continentales ont été établies à travers le
monde, la dernière étant le temple de Santiago du Chili
inauguré en octobre 2016. Cependant, alors même que l’étape
continentale touchait à sa fin, un nouvel horizon s’ouvrait au
monde bahá’í en raison des avancées dans la construction de
communautés humaines basée sur les prières en commun et la
capacité accrue pour servir qui étaient stimulées par la série de
plans mondiaux débutant en 1996. Dans son message de
Riḍván aux bahá’ís du monde de cette année-là, la Maison de
justice soulignait que « l’épanouissement de la communauté,
surtout au niveau local, exige une amélioration significative
des modèles de comportement » impliquant « la pratique
collective de la prière ». Il devenait donc « essentiel pour la
vie spirituelle de la communauté que les amis organisent des
réunions de prières régulières, dans les centres bahá’ís locaux
lorsqu’ils existent, ou ailleurs, notamment chez les croyants. »
Dans son message de Riḍván cinq ans plus tard, la Maison de
justice prévoyait la construction de mashriqu’l-adhkár
nationaux au cours de la cinquième époque de l’Âge formatif,
développement qui « se déroulera par étapes successives,
d’après le plan divin de ‘Abdu’l-Bahá. » Elle remarquait à ce
propos :
« Un trait distinctif de la cinquième époque sera
l’enrichissement de la vie de piété de la communauté grâce à
l’édification de maisons d’adoration nationales, selon la
situation des communautés nationales. La Maison universelle
de justice déterminera le calendrier de ces projets, à mesure de
l’avancée du processus d’entrée en troupes dans les pays. »
Dès 2012, les critères requis ont été « manifestement
remplis » en République démocratique du Congo et en
Papouasie-Nouvelle-Guinée. Ce fut un développement très
important. « Avec le dernier des temples continentaux en
cours de construction à Santiago », déclarait la Maison de
Justice dans son message de Riḍván, « le lancement de projets
pour construire des maisons d’adoration nationales offre
encore une autre preuve gratifiante de la pénétration de la foi
de Dieu dans le terreau de la société. » La Maison de justice a
également affirmé dans une lettre ultérieure écrite en son nom
que la maison d’adoration fait « partie intégrante du processus
de construction communautaire et son édification représente
un jalon important dans le développement d’une
communauté. »
Fait tout aussi encourageant, il était devenu clair au Riḍván
2012 que la construction d’une maison d’adoration locale
pouvait être envisagée dans les groupements servant de
centres d’information sur le « Programme d’autonomisation
spirituelle des juniors » et où « l’ensemble du schéma
d’expansion et de consolidation » était en train d’être
renforcé, c’est-à-dire, précisément à cette époque, à
Battambang au Cambodge, à Bihar Sharif en Inde, à Matunda
Soy au Kenya, à Norte del Cauca en Colombie et à Tanna au
Vanuatu. S’appuyant sur cette vision, le passage suivant du
message du Riḍván 2014 a directement lié l’évolution du
programme de croissance dans un groupement à la mise en
place d’un mashriqu’l-adhkár local :
« Dans un nombre grandissant de groupements, le programme
de croissance gagne en envergure et en complexité,
proportionnellement à l’augmentation de la capacité des trois
protagonistes (l’individu, la communauté et les institutions de
la Foi) à créer un environnement de soutien mutuel. Et nous
sommes ravis qu’il y ait, comme prévu, un nombre croissant
de groupements où une centaine de personnes facilitent
maintenant l’implication d’un millier d’autres, voir plus, dans
l’élaboration d’un modèle de vie spirituel, dynamique et
transformateur. Depuis le tout début, ce qui sous-tend ce
processus est évidemment un mouvement collectif vers la
vision de la prospérité matérielle et spirituelle qu’a exposée
Celui qui donne la vie au monde. Mais quand de si grands
nombres sont concernés, ce mouvement d’une population
entière devient perceptible.
Ce mouvement se remarque particulièrement dans les
groupements où un mashriqu’l-adhkár local doit être établi. »
Dans le message du Riḍván 2012, la Maison de justice
souligne l’ampleur de ce progrès dans la vie communautaire
et fournit la vision suivante concernant la construction
imminente des deux maisons d’adoration nationales et des
cinq locales
« Bien-aimés collègues : le premier coup de pioche donné par
la main de ‘Abdu’l-Bahá il y a cent ans va être donné à
nouveau dans sept autres pays, ceci n’étant que le prélude du
jour où au sein de chaque ville et village, en obéissance à
l’injonction de Bahá’u’lláh, un édifice sera érigé pour
l’adoration du Seigneur. À partir de ces orients de la
souvenance de Dieu rayonnera sa lumière et retentiront les
hymnes à sa louange. »
La Maison de justice attire l’attention sur cette même vision
dans son message du 1er septembre 2017 aux personnes
rassemblées pour l’inauguration de la maison d’adoration de
Battambang, au Cambodge. Elle annonce qu’« une aube
nouvelle se lève dans le développement de l’institution du
mashriqu’l-adhkár » et affirme que cette occasion historique
préfigure :
« l’apparition d’encore plus de mashriqu’l-adhkár locaux et
nationaux, pour obéir au commandement de Bahá’u’lláh
révélé dans son Très-Saint Livre : « Édifiez dans tous les pays
des maisons d’adoration au nom de celui qui est le Seigneur
de toutes les religions. »
« L’ouverture de cette nouvelle étape de construction de
temples nationaux et locaux a également permis d’en savoir
plus sur ce qui est nécessaire à la construction d’une maison
d’adoration, notamment les considérations pratiques telles que
le choix d’un lieu adéquat et la décision quant à la taille de
l’édifice, tout autant que ce qui va encourager la population
locale à s’approprier le projet. Le choix des architectes s’est
révélé être une préoccupation particulière, car, selon la
Maison de justice, « Le défi particulier qui se présente aux
architectes est de concevoir des temples « aussi parfait(s) qu’il
est possible ici-bas », qui s’harmonisent d’une manière
naturelle avec la culture locale et la vie quotidienne de ceux
qui s’y rassembleront pour prier et méditer. Cette tâche exige
créativité et talent afin de combiner beauté, grâce et dignité
avec simplicité, fonctionnalité et économie. »
Tout au long de ce processus d’évolution, la communauté a eu
de plus en plus l’occasion de découvrir combien l’esprit
d’unité dans lequel ces efforts sont entrepris est indispensable.
À cet égard, ‘Abdu’l-Bahá déclare ce qui suit à propos de
l’élaboration de plans pour le mashriqu’l-adhkár d’Achgabat :
« Il faut faire de tout sujet une occasion d’unité et de
concorde, afin que la camaraderie et l’harmonie entre les bien-
aimés de Dieu croissent de jour en jour.
Ainsi, il faut traiter cette question du mashriqu’l-adhkár de
manière à favoriser l’unité et la concorde entre les amis.
C’est-à-dire que vous devriez d’abord vous concerter et
ensuite élaborer un plan. Si vous suivez ces étapes, des
confirmations divines vous seront continuellement
accordées. »
Le Maître donne également le conseil suivant :
« La coopération et l’entraide sont le fondement de la vie et de
l’existence, alors que la cause de l’anéantissement et de la
dégradation est la cessation de l’aide et de l’assistance. Plus le
niveau d’existence est élevé, plus cette question de
coopération et d’assistance devient importante et vitale. Au
niveau de l’humanité, la coopération et l’entraide sont par
conséquent plus complètes et plus perfectionnées qu’aux
autres niveaux d’existence, si bien que la vie de l’humanité
dépend entièrement de ce principe. Parmi les amis de Dieu, en
particulier, cette fondation solide doit être fortifiée de telle
sorte que chaque âme puisse en aider une autre dans tous les
domaines, qu’il s’agisse des réalités et des vérités spirituelles
ou des aspects matériels et physiques de la vie. C’est surtout
le cas lors de la création d’institutions publiques qui profitent
à tous, et en particulier du mashriqu’l-adhkár, qui constitue la
plus grande des fondations divines. »
Étendant le concept de collaboration, Shoghi Effendi, dans
une lettre écrite en son nom, souligne que la construction de la
maison d’adoration « exige une coopération incessante et un
soutien mutuel, ce qui requiert des sacrifices. » Dans une autre
lettre écrite en son nom, il met en garde « C’est le
dévouement, la sincérité et l’enthousiasme véritable qui, à
long terme, peuvent assurer l’achèvement de notre temple
bien-aimé. » Et il ajoute « En tout état de cause, les
considérations matérielles, bien qu’essentielles, ne sont pas
les plus vitales. » De même, la Maison de justice, exprimant
combien elle fut émue par la réponse mondiale à son appel
pour sept nouvelles maisons d’adoration, fait la remarque
suivante :
« Nous avons été témoins, en particulier dans les pays et
localités récemment désignés pour la construction d’une
maison d’adoration, des manifestations de joie spontanées des
amis, de leur détermination immédiate et sincère à offrir leur
part dans la réalisation de ce travail crucial en cours, et à
accroître le dynamisme des activités qui font partie intégrante
de la présence d’un mashriqu’l-adhkár au sein d’une
population, nous avons aussi été témoins des contributions
empreintes de sacrifice qu’ils ont apportées en temps, en
énergie et en ressources matérielles sous diverses formes ainsi
que de leurs efforts constants pour éveiller une multitude
croissante à la vision de ces édifices entièrement consacrés à
la souvenance de Dieu qui seront érigés au milieu d’eux. De
fait, la réponse prompte de la communauté du Plus-Grand-
Nom augure bien de sa capacité à faire progresser ces
entreprises collectives. »
Gardant en mémoire ces conseils et afin d’apprécier l’esprit de
service véritable requis pour l’établissement de cette haute
institution, il est utile de se pencher sur le désir de ‘Abdu’l-
Bahá de participer à la construction du mashriqu’l-adhkár
d’Achgabat et sur son appel fervent aux amis pour qu’ils
l’exécutent à sa place :
« Au nom de ‘Abdu’l-Bahá, creuse la terre, transporte le
mortier, porte les pierres qui serviront à construire le
mashriqu’l-adhkár, afin que l’allégresse procurée par ce
service apporte plaisir et joie au Centre de servitude. Ce
mashriqu’l-adhkár est la première institution du Seigneur
clairement visible. C’est donc l’espoir de ce serviteur que
toute âme juste et vertueuse sacrifie tout, manifeste une
grande joie et une grande exultation et se réjouisse de porter
de la terre et du mortier, afin que cet édifice soit érigé, que la
cause de Dieu se répande et qu’aux quatre coins du monde les
amis se lèvent, fermement résolus à accomplir cette grande
tâche. Si ‘Abdu’l-Bahá n’était pas emprisonné et s’il n’y avait
pas d’obstacle sur son chemin, sans doute se hâterait-il en
personne vers Achgabat afin de transporter la terre nécessaire
à la construction du mashriqu’l-adhkár avec le plus grand
plaisir et la plus grande joie. Maintenant, il revient aux amis
de se lever avec cette intention présente à l’esprit et de servir à
ma place afin que cet édifice soit en peu de temps visible par
tous, que les aimés de Dieu aient la possibilité d’y mentionner
la Beauté d’Abhá, qu’à l’aurore les mélodies du mashriqu’l-
adhkár s’élèvent vers l’assemblée céleste et que le chant des
rossignols de Dieu apporte joie et extase aux habitants du
Très-Glorieux Royaume. Ainsi les cœurs se réjouiront, les
âmes seront heureuses de ces joyeuses nouvelles et les esprits
illuminés. C’est le plus grand espoir des sincères ; c’est le
souhait le plus cher de ceux qui sont près de Dieu. »
L’institution du mashriqu’l-adhkár
Compilation d’extraits d’Écrits de Bahá’u’lláh et de ‘Abdu’l-
Bahá,
d’écrits de Shoghi Effendi et de lettres de la Maison
universelle de justice
Préparée par le Département de la recherche de la
Maison universelle de justice
Septembre 2017
Extraits des Écrits de Bahá’u’lláh
Ô peuples du monde ! édifiez dans tous les pays des maisons
d’adoration au nom de celui qui est le Seigneur de toutes les
religions. Faites-les aussi parfaites qu’il est possible ici-bas et
ornez-les de ce qui leur convient, sans image ni effigie. Puis,
d’une joie radieuse, célébrez-y les louanges de votre Seigneur,
le Très-Compatissant.
En vérité, son souvenir réjouit les yeux et illumine les cœurs.
(Le Très-Saint-Livre – Kitáb-i-Aqdas. Bruxelles, Maison
d’éditions bahá’íes, 2011, 2e éd. § 31). [1]
Béni celui qui, à l’aube, dirigeant ses pensées vers Dieu,
occupé par son souvenir et suppliant son indulgence, tourne
ses pas vers le mashriqu’l-adhkár, y entre et s’assied en
silence pour écouter les versets de Dieu, le Souverain, le
Puissant, le Très-Loué. Dis : tout bâtiment érigé dans une ville
ou un village pour célébrer ma louange est un mashriqu’l-
adhkár. Tel est le nom qui le désigne devant le trône de gloire,
si vous êtes de ceux qui comprennent.
(Le Très-Saint-Livre - Kitáb-i-Aqdas, § 115). [2]
Enseignez à vos enfants les versets révélés du ciel de majesté
et de pouvoir, afin qu’ils récitent les Tablettes du Très-
Miséricordieux, avec les intonations les plus mélodieuses,
dans les salles des mashriqu’l-adhkár. Quiconque est
transporté par le ravissement né de l’adoration de son nom, le
Très-Compatissant, récitera les versets de Dieu de telle sorte
qu’il captivera le cœur de ceux qui sont encore plongés dans
le sommeil. Heureux celui qui boit à longs traits le vin
mystique de la vie éternelle dans les paroles de son Seigneur
miséricordieux en mon nom – un nom qui réduisit en
poussière les montagnes hautes et majestueuses.
(Le Très-Saint-Livre - Kitáb-i-Aqdas, § 150). [3]
Vous aviez écrit concernant l’établissement d’un mashriqu’l-
adhkár au pays de Ṭá et le fait que, d’autres ont été et sont
installés, par la grâce de Dieu, en d’autres lieux, et ceci a été
mentionné en sa sainte et sublime Présence. Sur quoi la
langue de l’Ancien des jours a répondu : « Béni est le lieu, la
maison et l’endroit, la ville et le cœur, la montagne et le
refuge, la caverne et la vallée, le pays et la mer, l’île et la
prairie, où la mention de Dieu a été faite et où sa louange a été
glorifiée. »
(D’une tablette, traduite de l’arabe et du persan). [4]
Voici ce qu’a prononcé la langue de l’Indépendant concernant
le mashriqu’l-adhkár. Il dit, glorifiée soit sa puissance et
exalté son empire :
« Loué soit Celui qui est le Désir du monde pour t’avoir
confirmé au service de sa cause. Les peuples du monde sont
agités, le mal et la sédition abondent et tous se sont levés pour
éteindre sa lumière. Et pourtant, malgré cela, toi et ses élus,
vous avez été activement engagés dans la mention et le
souvenir de Dieu.
On se souviendra éternellement de cet édifice, car il a été
élevé, pendant les jours de Dieu, au nom du seul vrai Dieu et
il a été paré de l’ornement de son commandement. Implore
celui qui est la Vérité éternelle pour qu’il confirme chaque
âme au service de sa cause, afin que chacune demeure ferme
et fidèle à ce que Dieu a fait descendre dans son Livre.
Combien vaines et éphémères sont les choses de ce monde.
Sous peu, tout retournera au néant, et seul subsistera ce que la
Plume la plus exaltée a ordonné selon l’ordre de Dieu, l’Aide
dans le péril, Celui qui subsiste par lui-même ».
(D’une tablette, traduite de l’arabe et du persan). [5]
Bénis ceux qui s’adonnent, dans la maison d’adoration, au
souvenir de celui qui est le Seigneur des justes ! Bénis ceux
qui se lèvent au service de cette maison ! Bénis ceux qui ont
érigé cette maison ! Ils y entrent dans un état de paix et
d’ardeur et la quittent avec réticence et regret. Nous supplions
Dieu, immensément exalté soit-il, notre Seigneur et votre
Seigneur, de vous assister par des moyens visibles et
invisibles, et d’ordonner pour vous ce qui durera aussi
longtemps que son nom perdurera – nom qui éclipse tous les
autres noms. Il n’est point d’autre Dieu que lui, Celui qui
toujours pardonne, le Très-Miséricordieux.
(D’une tablette, traduite de l’arabe et du persan). [6]
Par ma vie et par ma cause ! Quelle que soit la demeure où
entrent les amis de Dieu et d’où s’élèvent leurs voix alors
qu’ils glorifient le Seigneur, les âmes des vrais croyants et de
tous les anges choisis circuleront autour d’elle. Et si pour
certains la porte de l’œil véritable s’ouvrait, ils verraient le
Concours suprême tourner autour et s’écrier : « Bénie sois-tu,
ô maison, car Dieu a fait de toi un lieu de repos pour ceux qui
ont sa faveur, une demeure pour ceux qu’il chérit et une
habitation pour ceux en qui il a placé sa confiance. Sur toi soit
sa louange, sa gloire et sa grâce sans fin. »
(D’une tablette, traduite de l’arabe et du persan). [7]
Extraits des écrits de ‘Abdu’l-Bahá
Il est bon que les amis organisent des réunions et des
rassemblements au cours desquels ils glorifieront Dieu,
fixeront leur cœur sur lui et réciteront les versets sacrés
révélés par la Beauté Bénie – que mon âme soit donnée en
rançon pour ses serviteurs aimants ! L’éclat des rayons de
l’horizon suprême et du Royaume très glorieux sera répandu
sur ces lumineuses assemblées. Car elles ne sont rien d’autre
que les mashriqu’l-adhkár (maisons d’adoration), les aurores
du souvenir de Dieu qui, sous la direction de la Plume très
exaltée, seront appelées à s’établir dans chaque hameau et
dans chaque cité. […] Ces réunions spirituelles doivent avoir
un caractère de pureté et de consécration extrêmes en sorte
que, du site même où elles se déroulent, de leur emplacement
et de l’atmosphère qui les entoure le souffle parfumé de
l’Esprit saint se respire.
(‘Abdu’l-Bahá, Sélection d’écrits, 2e éd., 2014, n° 55.1). [8]
Ô vous amis véritables de ‘Abdu’l-Bahá ! En ce moment, mes
pensées sont tournées vers vous. Le coucher du soleil
approche et une multitude d’épreuves m’ont privé de
réconfort, mais me souvenir de vous m’apporte la plus grande
joie et le plus grand plaisir. C’est ainsi que je me tourne vers
le Seigneur qui toujours pardonne, le suppliant de vous
renforcer d’une part abondante de sa puissante grâce.
Le mashriqu’l-adhkár est l’orient des lumières et le lieu de
rassemblement des justes. Chaque fois qu’une compagnie
d’âmes nobles s’y rassemble en une réunion céleste, offre des
supplications, entonne des versets divins et récite des prières
sur de merveilleuses mélodies, les habitants de l’Assemblée
céleste entendent et s’écrient : « Heureux que nous sommes !
Que tout le monde se réjouisse ! » car, louange à Dieu, des
âmes d’entre les anges du Royaume de gloire sont apparues
ici-bas, dans une sainte réunion, pour communier avec leur
Seigneur en entonnant les versets d’unité divine. Y a-t-il plus
grande bénédiction ?
(D’une tablette, traduite du persan). [9]
Ô amis de ‘Abdu’l-Bahá et ses partenaires dans la servitude
auprès du Seigneur des armées ! En vérité, la plus grande
affaire et la question la plus importante aujourd’hui sont
d’établir un mashriqu’l-adhkár, de fonder un temple, d’où les
voix de louange s’élèveront jusqu’au royaume du Seigneur
majestueux. Que Dieu vous bénisse d’y avoir pensé et d’avoir
eu l’intention d’ériger un tel édifice, les surpassant tous, en
consacrant votre richesse à ce projet grandiose et à cette
magnifique entreprise. Vous verrez bientôt les anges de la
confirmation se succéder pour vous soutenir et les armées
célestes venues se précipiter en renfort.
Quand le mashriqu’l-adhkár sera achevé, quand les lumières
en jailliront et que les justes s’y assembleront, quand des
prières seront offertes au royaume des mystères divins et que
le chant des louanges s’élèvera jusqu’au Seigneur suprême,
alors les croyants se réjouiront, le cœur dilaté débordant
d’amour pour le Dieu éternel qui subsiste par lui-même.
Les gens vont se hâter pour adorer Dieu dans ce temple
céleste, le parfum de Dieu y sera diffusé, les enseignements
divins prendront racine dans les cœurs, comme l’esprit
s’établit dans l’âme des hommes et les gens resteront fermes
dans la cause de votre Seigneur, le Très-Miséricordieux
(D’une tablette, traduite de l’arabe). [10]
De tous ceux qui se lèvent au service de cet édifice, aucun ne
sera privé par Dieu d’une force émanant de son puissant
royaume, et sur lui pleuvront de telles bénédictions
spirituelles et célestes qu’elles rempliront son cœur d’une
lumière merveilleuse, et illumineront sa vision pour
contempler la gloire de l’Ancien des Jours.
(D’une tablette, traduite de l’arabe). [11]
Ô toi qui es ferme dans l’Alliance ! Ta lettre a été reçue et sa
teneur est apparue claire et évidente. Tu parles de la forte
implication, des efforts et de la détermination dont ont fait
preuve les aimés de Dieu, de leur enthousiasme irrépressible
pour construire le mashriqu’l-adhkár et du zèle que ces
personnes bénies mettent à en transporter les pierres. En
vérité, cette nouvelle a apporté une telle joie aux cœurs qu’il
est impossible de la décrire ou de la rapporter, car elle
évoquait l’image de cette noble assemblée portant des pierres
dans la plus grande humilité et modestie tout en se
considérant, malgré tout, bien au-dessus des rois du monde.
(D’une tablette, traduite du persan). [12]
Tu m’as interrogé au sujet des lieux d’adoration et de leur
raison d’être. La sagesse qui préside à la construction de tels
édifices est la suivante : à une heure convenue, les gens
sauraient qu’il est temps de se réunir, ils se rassembleraient et,
formant une union harmonieuse entre eux, se consacreraient à
la prière. L’unité et l’affection en résulteront; elles se
développeront et s’épanouiront dans le cœur humain.
‘Abdu’l-bahá, Sélections des écrits d’Abdu’l-Bahá, nº 58.1
[13]
Nous apprenons que tu as l’intention d’honorer ta demeure en
réunissant, de temps à autre, des amis bahá’ís dont quelques-
uns vont glorifier le Seigneur Très-Glorieux. […] Si tu arrives
à réaliser ton projet, sache que cette maison terrestre
deviendra une demeure céleste, cet édifice de pierre un
ouvrage de l’esprit.
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’Abdu’l-Bahá, n° 57.1).
[14].
À l’avenir, si Dieu le veut, seront érigés dans toutes les
régions […] des temples d’une beauté et d’une dignité
exceptionnelles, où grâce et élégance s’allieront à un
raffinement des proportions qui ravissent les yeux.
(D’une tablette, traduite du persan). [15]
Bien que le mashriqu’l-adhkár soit, d'après son apparence
extérieure, une structure matérielle, il exerce cependant un
effet d'ordre spirituel. Il forge entre les coeurs des liens
d'unité ; c'est un centre communautaire destiné aux âmes
humaines.
Chaque ville dans laquelle, au temps de la Manifestation, fut
édifié un temple, a fait naître la sécurité, la constance et la
paix, car de tels édifices ont été voués à la perpétuelle
glorification de Dieu, et le coeur humain ne saurait trouver de
repos en dehors de la souvenance de Dieu.
Par le Dieu de miséricorde ! L'édifice de la maison
d’adoration exerce une puissante influence sur toutes les
phases de la vie. En Orient, l'expérience a clairement montré
qu'il s'agissait là d'un fait bien établi.
Même si, dans quelque petit village, une maison était désignée
pour faire fonction de mashriqu’l-adhkár son existence avait
une portée significative. Quel pourrait être alors l'impact
produit par un temple spécialement édifié dans ce but !
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’Abdu’l-Bahá, n° 60).
[16]
Jináb-i-Karbilá’í Muḥammad-Hádí, le gardien du mashriqu’l-
adhkár, est mon maître. Autrement dit, je suis son serviteur,
car il est un serviteur de la Beauté bénie. Il balaie le sol du
mashriqu’l-adhkár. Il ne s’agit pas de servitude, mais de
souveraineté. Le service qu’il rend n’est pas chose ordinaire ;
non, c’est une bénédiction de Dieu, pure et vraie.
(D’une tablette, traduite du persan). [17]
Le mashriqu’l-adhkár est une des institutions les plus
importantes du monde, et il possède de nombreuses branches
annexes. Tout en étant une maison d’adoration, il est
également relié à un hôpital, à une pharmacie, à une maison
d’accueil pour les voyageurs, à une école pour les orphelins et
à un établissement d’études universitaires. Chaque
mashriqu’l-adhkár est relié à ces cinq structures. Mon espoir
est que le mashriqu’l-adhkár soit maintenant fondé en
Amérique et que, peu à peu, l’hôpital, l’école, l’université, le
dispensaire et la maison d’accueil soient créés ensuite, toutes
ces institutions fonctionnant dans les meilleures conditions
d’organisation et d’efficacité. Portez ces questions à la
connaissance des bien-aimés du Seigneur, afin qu’ils
comprennent l’importance de ce « Point d’aurore de la
souvenance de Dieu ». Le temple n’est pas seulement un lieu
d’adoration : il est plutôt, à tous égards, un ensemble complet.
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’Abdu’l-Bahá, n° 64.1).
[18]
Toutes les fois qu’un groupe de personnes s’assembleront
dans un lieu de réunion, qu’elles glorifieront Dieu et qu’elles
s’entretiendront des mystères divins, alors, sans aucun doute,
les souffles de l’Esprit saint leur parviendront doucement , et
chacune d’entre elles recevra une part de ses bienfaits.
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’Abdu’l-Bahá, n° 56.1).
[19]
Ta lettre et les deux plans pour le mashriqu’l-adhkár sont
arrivés. Ces deux plans ont été examinés, ils ont réjoui les
cœurs. Les bien-aimés et les servantes de Dieu se sont tous
mis à chanter tes louanges. Tu devrais cependant consulter les
membres de l’assemblée spirituelle concernant la forme et le
plan du mashriqu’l-adhkár, afin que vous preniez une
décision ensemble. Il faut faire de tout sujet une occasion
d’unité et de concorde, afin que la camaraderie et l’harmonie
entre les bien-aimés de Dieu croissent de jour en jour.
Ainsi, il faut traiter cette question du mashriqu’l-adhkár de
manière à favoriser l’unité et la concorde entre les amis.
C’est-à-dire que vous devriez d’abord vous concerter et
ensuite élaborer un plan. Si vous suivez ces étapes, des
confirmations divines vous seront continuellement accordées.
Les amis d’Achgabat ont fait de l’édification du mashriqu’l-
adhkár le moyen de créer une parfaite camaraderie. Avec le
plus grand amour et la plus grande sincérité, ils ont élu un
comité et celui-ci s’est attelé à établir, organiser, arranger et
concevoir le mashriqu’l-adhkár. Des confirmations divines
leur furent accordées jour après jour, et – Dieu soit loué ! – il
a été construit très solide et majestueux.
(D’une tablette, traduite du persan). [20]
Vraiment, des cœurs purs et rayonnants sont des orients de la
mention de Dieu d’où les mélodies de supplication et de prière
atteignent continuellement l’Assemblée céleste. Je supplie
Dieu de faire de chacun de vos cœurs un temple divin où la
lampe de la Très-Grande Direction puisse être allumée. Si les
cœurs recevaient une telle grâce, ils exerceraient assurément
le maximum d’efforts et seraient pleinement déterminés à
construire le mashriqu’l-adhkár, pour que la structure
extérieure révèle la réalité intérieure et que la forme extérieure
annonce la signification intérieure.
(D’une tablette, traduite du persan). [21]
O amis d’Orient et d’Occident ! Parmi les fondements de la
religion de Dieu, les significations profondes du Verbe divin et
les devoirs des amis de Dieu, les plus grands sont la
coopération et l’entraide, car le règne humain en dépend –
voire tous les êtres innombrables qu’on trouve dans le monde
de l’existence. Si la coopération et l’entraide cessaient
d’exister entre les choses créées, le monde contingent se
désintégrerait complètement…
La coopération et l’entraide sont le fondement de la vie et de
l’existence, alors que la cause de l’anéantissement et de la
dégradation est la cessation de l’aide et de l’assistance. Plus le
niveau d’existence est élevé, plus cette question de
coopération et d’assistance devient importante et vitale. Au
niveau de l’humanité, la coopération et l’entraide sont par
conséquent plus complètes et plus perfectionnées qu’aux
autres niveaux d’existence, si bien que la vie de l’humanité
dépend entièrement de ce principe. Parmi les amis de Dieu, en
particulier, cette fondation solide doit être fortifiée de telle
sorte que chaque âme puisse en aider une autre dans tous les
domaines, qu’il s’agisse des réalités et des vérités spirituelles
ou des aspects matériels et physiques de la vie. C’est surtout
le cas lors de la création d’institutions publiques qui profitent
à tous, et en particulier du mashriqu’l-adhkár, qui constitue la
plus grande des fondations divines.
(D’une tablette, traduite du persan). [22].
Tu as écrit que les amis voulaient contribuer au coût de
construction du mashriqu’l-adhkár. Cette nouvelle a procuré
une joie infinie, dans la mesure où les effusions abondantes du
Royaume, le flot céleste de la grâce de Dieu et ses
confirmations infaillibles sont orientés vers l’établissement
des liens d’unité, d’harmonie et de communion dans le monde
humain. Cet acte digne, de la part des amis en Orient,
consistant à recueillir et envoyer des contributions à
l’Occident est par conséquent louable, méritoire et parmi les
caractéristiques distinctives de cette Dispensation. Par le
passé, on n’avait jamais entendu dire que l’Orient ait apporté
son soutien matériel à l’Occident mais ici, les amis de Perse
aident à la construction du mashriqu’l-adhkár en Amérique.
C’est la première fois qu’il en est ainsi ; par conséquent, ses
effets sont assurément louables et cela produira des résultats
admirables.
Louange à la Beauté antique pour avoir conféré de tels liens
d’amitié et d’harmonie à l’espèce humaine, pour avoir établi
une si puissante fondation et pour avoir promu une aspiration
aussi sublime. Que le Très-Grand Nom soit remercié pour
avoir élevé une telle arche au cœur même du monde, grâce à
laquelle les diverses nations de la terre s’uniront et
s’associeront en amitié ; les nations disparates du monde
deviendront un seul pays et ses nombreux territoires une seule
patrie ; les divers gouvernements s’associeront tous dans
l’union et l’harmonie ; les racines de l’injustice seront
éradiquées ; les fondements de la guerre, du conflit, du
pillage, de la rapine, de la haine et de l’hostilité seront
détruits. Cette coopération et cette collaboration entre l’Orient
et l’Occident fournissent la preuve suffisante et irréfutable que
ce but béni sera atteint.
(D’une tablette, traduite du persan). [23]
Ô toi qui es ferme dans l’alliance ! Les bonnes nouvelles de
l’achèvement imminent du mashriqu’l-adhkár, l’ordonnance
de ses jardins et, bientôt, le ruissellement de ses fontaines, ont
procuré une joie infinie. Le mashriqu’l-adhkár deviendra
vraiment un lieu de grand bonheur et de joie. La force et
l’élégance de sa structure, la disposition ordonnée de ses
allées, la conception de ses parterres, le jaillissement de ses
fontaines, la floraison de ses arbres, la fraîcheur de son air, le
charme et la beauté de son apparence se combinent pour créer
un paradis du plus grand enchantement. Cela sera vraiment
sans égal, sans ressemblance.
(D’une tablette, traduite du persan). [24]
En ce bas monde, le mashriqu’l-adhkár est un édifice céleste
et un moyen d’atteindre l’unité de l’humanité, dans la mesure
où tous les peuples du monde se rassemblent dans l’amitié et
l’harmonie au sein de cet édifice, et tout en chantant les
hymnes de l’unité divine, s’engagent dans la louange et la
glorification du Seigneur des armées. Assurément ta joie ne
repose que dans la diffusion de la lumière de la direction
divine.
(D’une tablette, traduite du persan). [25]
Le premier mashriqu’l-adhkár d’Amérique a été institué à
Chicago et cet honneur et cette distinction sont d’une valeur
infinie. De ce mashriqu’l-adhkár, indubitablement, des
milliers de mashriqu’l-adhkár naîtront.
(Les tablettes du plan divin, Thornhill, Publications Bahá’í
Canada 2e éd., 2012, n° 11.82.) [26]
Ta lettre datée du 23 novembre 1918 est bien arrivée. Dieu
soit loué, son contenu indique que tu t’es mis au service du
projet du mashriqu’l-adhkár afin d’ériger cet édifice à
vocation universelle. Tu as vraiment fait de grands efforts à
cet égard et je chéris l’espoir que cette entreprise grandisse de
jour en jour. Les actes sont comme des arbres ; planter un
arbre est facile, alors que s’en occuper jusqu’à ce qu’il
produise ses fruits est difficile. On a déployé des efforts
jusqu’ici pour poser les fondations du temple, mais son
achèvement est difficile. Mon espoir est que les amis de Dieu
soient aidés dans cette tâche.
(D’une tablette, traduite du persan). [27]
Ô vous qui êtes fermes dans l’Alliance et le Testament de
Dieu ! Le carnet a été reçu et lu qui contient vos plans pour
l’établissement du mashriqu’l-adhkár et de ses dépendances –
comprenant un hôpital, des écoles, une auberge, des foyers
pour les infirmes et les pauvres – et aussi les noms de ceux qui
ont contribué financièrement à cette entreprise. Louange à
Dieu ! Il a aidé des âmes bénies à se lever pour accomplir une
tâche si importante et à jeter les bases d’un édifice qui durera
pour l’éternité et dont le sommet s’élèvera jusqu’au plus haut
des cieux.
Bien que ce mashriqu’l-adhkár soit construit sur terre, c’est
en réalité une institution de l’Assemblée céleste et l’on peut
donc dire qu’il atteint le plus haut des cieux. Rendez grâce à
Dieu de vous être levés pour offrir un service d’une telle
conséquence, dans la mesure où, en cet âge et en ce siècle,
établir des mashriqu’l-adhkár est de la plus haute importance.
Ces édifices apporteront fermeté et constance aux amis. Ce
sont des lieux de supplication et d’invocation au seuil de la
grandeur du Seigneur et le plus sûr moyen de diffuser ses
doux arômes. En ces jours, ne poser qu’une seule brique pour
le mashriqu’l-adhkár ou l’une de ses dépendances c’est
comme construire un édifice majestueux. Je suis donc très
satisfait des bien-aimés du Seigneur qui ont réussi à rendre un
service aussi vital et important. J’espère que cette structure
sera construite avec le maximum de beauté et de robustesse et
que ses dépendances seront progressivement achevées.
(D’une tablette, traduite du persan). [28]
… considérez la manière avec laquelle Ḥájí Mírzá
Muḥammad-Taqí Afnán, cet esprit sanctifié, cette âme
confirmée, s’est levé pour servir cette grande cause.
Abandonnant une vie d’aisance et de confort à Yazd, il s’est
empressé de rejoindre Achgabat pour œuvrer pour la cause de
Dieu. Que de sacrifices il a consenti pour ériger le mashriqu’l-
adhkár ! Il a entièrement consacré sa vie à cette tâche, jusqu’à
parvenir à établir le premier mashriqu’l-adhkár dans ce pays.
Ses services furent en effet extraordinaires, car il s’agissait là
du premier mashriqu’l-adhkár élevé dans le monde au nom de
Dieu. Sa signification est donc très grande. Et pourtant, à
l’avenir, une centaine de milliers de mashriqu’l-adhkár seront
élevés glorieux, dignes et infiniment majestueux. Le
mashriqu’l-adhkár d’Achgabat a le rang de mère, et les autres
mashriqu’l-adhkár seront comme des enfants spirituels qui
naîtront d’elle.
(D’une tablette, traduite du persan). [29]
Ô vous les bien-aimés de Dieu ! La nouvelle est arrivée qu’un
mashriqu’l-adhkár a été établi, que dans ce pays, la louange et
la glorification de Dieu ont atteint le royaume de gloire et que
les mélodies d’adoration et de louange de ce glorieux Bien-
aimé sont montées jusqu’à l’Assemblée céleste. Quelle
délectation et quelle joie infinies ces bonnes nouvelles ont
suscité, puisque le mashriqu’l-adhkár amène les amis à
s’éveiller, à se souvenir de Dieu et à se trouver dans un état
d’humble prière. Le mashriqu’l-adhkár a pour effet
d’illuminer les cœurs, de rendre les âmes spirituelles et
d’exhaler les parfums du Royaume de gloire. Le monde de
l’humanité est ainsi transformé en un autre monde, et les
sensibilités du cœur sont intensifiées au point d’englober toute
la création. Mon espoir est qu’un mashriqu’l-adhkár soit
établi dans chaque quartier et dans chaque coin du pays,
même si cela se fait avec la plus grande discrétion et
circonspection, et que, par prudence, cela se limite à des amis
choisis et de confiance parmi les aimés de Dieu, jusqu’au
moment où la propagation de sa renommée ne suscite plus le
désarroi et l’agitation chez les négligents.
Ô vous les bien-aimés de Dieu ! Voyez quelle fraîcheur, quelle
tendresse, quelle spiritualité et quel rayonnement sont atteints
quand vous vous réunissez en ce lieu de rassemblement des
esprits, quand vous vous occupez du souvenir de Dieu à
l’aube et, qu’après avoir récité des prières, vous évoquez le
Seigneur Très-Généreux en de douces mélodies. Ces mélodies
atteindront le Royaume de gloire, et ces chants enchanteront
et réjouiront l’Assemblée céleste.
(D’une tablette, traduite du persan). [30]
Le mashriqu’l-adhkár est un aimant pour les confirmations
divines. Le mashriqu’l-adhkár est la puissante fondation du
Seigneur, le pilier solide de la foi de Dieu. L’établissement du
mashriqu’l-adhkár est un moyen d’exalter le Verbe de Dieu.
La louange et la glorification qui en émanent réjouissent le
cœur de toute âme juste. Les parfums sacrés du mashriqu’l-
adhkár ravivent les âmes des justes et ses brises vivifiantes
confèrent la vie au cœur pur. Les lampes du mashriqu’l-
adhkár, comme les rayons resplendissants de l’aube,
illuminent les horizons. La mélodie du mashriqu’l-adhkár
réjouit les âmes de l’Assemblée céleste et réciter en son sein
des versets de son unité divine apporte jubilation et joie aux
habitants du royaume de gloire.
En ce jour, établir le mashriqu’l-adhkár est la question la plus
importante et le service par excellence à offrir au Seuil sacré
de Dieu […] Le but en est que les aimés de Dieu, tout en
exerçant la plus grande sagesse, y soient occupés à prier et à
adorer Dieu, à réciter des versets et des paroles de Dieu et à
chanter des odes célestes à la gloire du Très-Miséricordieux.
(D’une tablette, traduite du persan). [31]
O serviteur de Bahá ! La musique est considérée comme une
science digne d’éloges au seuil du Tout-Puissant. Lors de
grands rassemblements, de congrégations, elle te permet de
chanter des versets en une mélodie des plus merveilleuse et
d’élever des hymnes de louanges dans le mashriqu’l-adhkár
tels qu’ils ravissent l’Assemblée céleste. Considère alors
combien l’art de la musique est admiré et loué. Si tu le peux,
essaie d’utiliser des mélodies, des chants et des airs inspirés,
et d’harmoniser la musique terrestre avec la mélodie céleste.
Tu remarqueras alors la grande influence de la musique, la
joie et la vie céleste qu’elle confère. Entonne un air si
mélodieux qu’il remplisse de joie et d’extase les rossignols
des mystères divins.
(D’une tablette, traduite du persan). [32]
En vérité, d’un cœur sincère, j’ai rendu grâce à Dieu d’avoir
aidé les amis, malgré leur pauvreté et leur humilité, à
contribuer au mashriqu’l-adhkár, dont les piliers seront
bientôt dressés au cœur de l’Amérique.
(D’une tablette, traduite de l’arabe). [33]
O toi, ami sincère de ‘Abdu’l-Bahá ! Ton vœu le plus ardent
était que le mashriqu’l-adhkár soit édifié et établi. Pour
chaque chose il y a une saison prescrite et, louange à Dieu, le
temps de construire le mashriqu’l-adhkár est maintenant
venu ! Il faut donc exercer les plus grands efforts pour que cet
édifice puissant soit érigé solidement et fermement, avec
raffinement et grâce. C’est un grand service à rendre au Seuil
sacré, dont la renommée réjouira, pour l’éternité, les cœurs de
l’Assemblée céleste dans le royaume de sainteté.
(D’une tablette, traduite du persan). [34]
Quant au mashriqu’l-adhkár, il est de la plus haute
importance. Le but est le suivant : il faut repérer un site,
même si c’est un petit endroit sous des couches de terre et de
pierre, qui, par prudence, devrait rester caché et secret de peur
qu’il n’éveille l’hostilité des méchants. Au moins une fois par
semaine, ce lieu devrait servir au rassemblement d’amis
choisis, ceux qui ont découvert les secrets des mystères divins
et en sont devenus familiers. L’endroit peut prendre n’importe
quelle forme, car même s’il s’agissait d’une cavité elle
deviendrait un abri paradisiaque, une demeure exaltée et un
jardin de délices.
Cet endroit deviendrait un foyer où les esprits sont réjouis et
les cœurs attirés vers le royaume d’Abhá.
(D’une tablette, traduite du persan). [35]
Quant au plan du mashriqu’l-adhkár, il devrait ressembler à
celui du mashriqu’l-adhkár d’Achgabat. C’est-à-dire que ce
sera un édifice à neuf côtés, érigé de manière à dégager la plus
haute impression de spiritualité, d’élégance, d’éminence, de
raffinement et de grâce, devenant ainsi un lieu plein de
charme. Dans la mesure du possible, il faudra s’efforcer de lui
garder son caractère plaisant, sa fraîcheur et sa beauté.
(D’une tablette, traduite du persan). [36]
Extraits des écrits de Shoghi Effendi
Avec le passage du temps, l’éminent édifice du mashriqu’l-
adhkár sera élevé dans les proches environs des lieux saints
historiques bahá’ís, rehaussant le lustre, la spiritualité, la
splendeur, la grâce et la majesté des institutions bahá’íes et
établissant sur terre, de la manière la plus visible et tangible,
une superbe image et une expression durable de l’esprit vital
et illimité de la cause de celui qui est le Seigneur de tous les
mondes.
(Extrait d’une lettre datée d’août 1927 à plusieurs assemblées
spirituelles nationales, traduit du persan). [37]
Il convient de garder à l’esprit que l’édifice central du
mashriqu’l-adhkár autour duquel, dans la plénitude des
temps, se regrouperont les institutions de service social qui
offriront soulagement à ceux qui souffrent, subsistance aux
pauvres, abri aux voyageurs, réconfort aux personnes en deuil
et éducation aux ignorants, devrait être considéré, ces
dépendances exceptées, comme un bâtiment conçu
uniquement et consacré entièrement au culte de Dieu selon les
quelques principes, rares mais bien établis, que Bahá’u’lláh a
prescrits dans le Kitábu’l-Aqdas. Il ne faudrait toutefois pas
déduire de cette déclaration générale que l’intérieur de
l’édifice central lui-même serait converti en un agglomérat de
services religieux selon les méthodes traditionnelles des
églises, mosquées, synagogues et autres lieu de culte. Ses
diverses voies d’approche, toutes convergeant vers la salle
centrale sous dôme, ne serviront pas à admettre les adeptes
sectaires de formules rigides et de credo conçus par l’homme,
attachés, chacun à sa manière, à observer ses rites, à réciter
ses prières, à procéder à ses ablutions et à déployer les
symboles propres à sa religion dans des parties distinctes de la
maison universelle d’adoration de Bahá’u’lláh. Il n’est pas
question que le mashriqu’l-adhkár offre un tel spectacle
d’observances et de rites sectaires incohérents et confus. Cette
situation est tout à fait incompatible avec les dispositions de
l’Aqdas et irréconciliable avec l’esprit qu’il inculque. Dans
une atmosphère spirituelle sereine, seuls ceux qui sont
disposés à adorer le vrai Dieu tel que manifesté en cet âge en
la personne de Bahá’u’lláh, se rassembleront entre les murs
dépouillés de la maison d’adoration bahá’íe élevée au centre
du mashriqu’l-adhkár Ils auront rejeté à jamais le décorum
des cérémonies élaborées et ostentatoires. Pour eux, le
mashriqu’l-adhkár symbolisera la vérité fondamentale à la
base de la foi bahá’íe, à savoir que la vérité religieuse n’est
pas absolue mais relative, que la révélation divine n’est pas
définitive mais progressive. Ils seront convaincus qu’un Père
aimant et toujours vigilant qui, dans le passé et à divers stades
de l’évolution du genre humain, a envoyé ses prophètes,
porteurs de son message et manifestations de sa lumière à
l’humanité, ne peut, en cette période critique de leur
civilisation, priver ses enfants des directives dont ils ont si
cruellement besoin, alors qu’ils sont plongés dans des
ténèbres que ni la lumière de la science ni celle de
l’intelligence et de la sagesse humaines ne peuvent dissiper.
Ayant ainsi reconnu en Bahá’u’lláh la Source d’où provient
cette lumière céleste, ils se sentiront irrésistiblement poussés à
trouver refuge dans sa maison. Ils s’y rassembleront sans
s’encombrer de cérémonies, libérés de tout credo, afin de
rendre hommage au vrai Dieu, l’essence et l’astre de la Vérité
éternelle ainsi que pour exalter et magnifier le nom de ses
messagers et prophètes qui ont reflété dans un monde sombre
et capricieux la lumière de la direction divine depuis des
temps immémoriaux jusqu’à nos jours, en diverses
circonstances et avec une mesure variable.
Aussi exaltante que soit la conception du culte que les bahá’ís
rendent à Dieu, telle qu’on pourra le voir dans l’édifice central
de ce temple sublime, il ne peut être considéré comme le seul
facteur, ni même la part essentielle, du rôle que le mashriqu’l-
adhkár tel que conçu par Bahá’u’lláh, est destiné à jouer dans
la vie organique de la communauté bahá’íe. Séparé des
activités sociales, humanitaires, éducatives et scientifiques
centrées sur les dépendances du mashriqu’l-adhkár, le culte
bahá’í, aussi exalté soit-il dans sa conception, aussi passionné
soit-il dans sa ferveur, ne pourra jamais espérer dépasser les
maigres résultats, souvent transitoires, produits par la
contemplation de l’ascète ou la communion du fidèle passif.
Elle ne peut apporter une satisfaction et un bénéfice durables
au fidèle lui-même, et encore moins à l’humanité en général,
tant qu’elle n’est pas traduite et transposée dans ce service
dynamique et désintéressé à la cause de l’humanité que les
dépendances du mashriqu’l-adhkár ont le privilège suprême
de faciliter et de promouvoir. De même, les efforts, aussi
désintéressés et acharnés soient-ils, de ceux qui, dans le
périmètre du mashriqu’l-adhkár seront engagés dans
l’administration des affaires du futur Commonwealth bahá’í,
ne pourront fructifier et prospérer à moins qu’ils ne soient
menés en communion étroite et quotidienne avec les forces
spirituelles que concentre le sanctuaire central du mashriqu’l-
adhkár et d’où elles rayonnent. Rien de moins qu’une
interaction directe et constante entre les forces spirituelles
émanant de cette maison d’adoration située au cœur du
mashriqu’l-adhkár et les énergies consciemment déployées
par ceux qui administrent ses affaires au service de l’humanité
peuvent éventuellement fournir les fondamentaux capables
d’éliminer les maux qui ont si longtemps et si gravement
affligé l’humanité. Car c’est assurément de la conscience de
l’efficacité de la Révélation de Bahá’u’lláh, renforcée d’un
côté par la communion spirituelle avec son Esprit, et de
l’autre par l’application intelligente et l’exécution fidèle des
lois et des principes qu’il a révélés, que doit dépendre en
définitive le salut d’un monde pris dans les douleurs de
l’enfantement. Et de toutes les institutions qui sont associées à
son saint Nom, aucune ne peut fournir de manière adéquate
les éléments vitaux du culte et du service bahá’ís, si essentiels
tous les deux à la régénération du monde, si ce n’est
l’institution du mashriqu’l-adhkár. Là réside le secret de la
grandeur, de la puissance, de la position unique du
mashriqu’l-adhkár l’une des institutions exceptionnelles
conçues par Bahá’u’lláh.
(D’une lettre du 25 octobre 1929 aux bien-aimés du Seigneur
et aux servantes du Miséricordieux à travers les États-Unis et
le Canada, publiée dans Bahá’í Administration – Selected
Messages 1929-1932 (Wilmette, Bahá’í Publishing Trust,
1974, p. 184-186). [38]
Des prières en toutes langues peuvent être offertes dans le
temple. Les prières ne sont pas non plus l’apanage des
enfants. De légères modifications dans le texte des prières sont
permises et je vous conseille de donner une forme musicale à
la parole révélée elle-même, ce qui, je le pense, sera
extrêmement efficace. Je prierai afin que le Bien-Aimé vous
inspire à accomplir ce grand service pour sa Cause.
(Ajout manuscrit de Shoghi Effendi à une lettre du 8 avril
1931 écrite en son nom à un croyant). [39]
J’apprécie grandement les efforts continus et pleins
d’abnégation des croyants américains face à la grave
dépression économique et financière dans laquelle leur pays et
le monde entier sont maintenant plongés. Que l’édification du
temple se produise dans de telles circonstances, que son
exquise et complexe ornementation soit réalisée grâce aux
efforts d’une poignée de fidèles bahá’ís en dépit de la
morosité, de l’incertitude et des dangers qui les entourent,
n’est qu’une autre preuve du pouvoir mystérieux et irrésistible
de Bahá’u’lláh dont les bénédictions seront abondamment
accordées à tous ceux qui se lèvent pour accomplir son
dessein. La Cause entre dans une période de réalisations sans
précédent. La pleine mesure de sa gloire et de son pouvoir se
manifestera graduellement si, de notre côté, nous suivons
intégralement les instructions et exécutons les ordres que nous
a légués notre Maître bien-aimé.
(Ajout manuscrit de Shoghi Effendi à une lettre du
20 décembre 1931 écrite en son nom à l’Assemblée spirituelle
nationale des États-Unis et du Canada). [40]
Aux lointaines communautés bahá’íes d’Orient et d’Occident,
dont la plupart sont de plus en plus dénigrées et malmenées, et
dont aucune ne peut prétendre avoir eu part à la double
bénédiction que confèrent invariablement une Maison
d’adoration spécialement conçue et construite ainsi qu’un
ordre administratif fonctionnant pleinement et efficacement, la
concentration dans une seule localité de ce qui va être
considéré comme la source de la vie spirituelle de la
communauté et qui est déjà reconnu comme le ressort
principal de ses activités administratives marque, en ces temps
de déclin, le lancement d’une phase supplémentaire dans
l’émergence lente et imperceptible de la communauté bahá’íe
modèle – une communauté divinement décrétée, unie de façon
organique, à la vision claire, vibrante de vie et dont le but
même est régulé par les principes directeurs indissociables,
l’adoration de Dieu et le service à autrui.
(Ajout manuscrit de Shoghi Effendi à une lettre du 4 juillet
1939 écrite en son nom à l’Assemblée spirituelle nationale des
États Unis et du Canada). [41]
Rassemblés chaque jour, à l’aube, dans le mashriqu’l-adhkár
que Bahá’u’lláh, dans le Kitáb-i-Aqdas, affecta à l’adoration
de Dieu, les représentants des communautés bahá’íes locales
et nationales ainsi que les membres de leurs comités respectifs
puiseront l’inspiration nécessaire qui, au cours de leur labeur
quotidien dans le ḥaẓíratu’l-quds – théâtre de leurs activités
administratives – leur permettra d’accomplir leurs devoirs et
de faire face à leurs responsabilités, ainsi qu’il appartient aux
serviteurs choisis de la foi.
(Dieu passe près de nous, Bruxelles, Maison d’éditions
bahá’íes, 1976, p. 328). [42]
Au milieu de la confusion, des angoisses, des rivalités et des
crises récurrentes marquant le déclin d’une civilisation
moribonde, la construction de ce symbole annonciateur de
l’ordre mondial de Bahá’u’lláh, encore au stade embryonnaire
de son développement, donnera sans aucun doute un
formidable élan à la marche de la Foi sur tous les continents
et, plus que tout autre acte isolé, dirigera vers ses institutions
naissantes l’attention des masses spirituellement appauvries,
économiquement affligées, socialement perturbées et
moralement désorientées d’un continent éprouvé.
(Ajout manuscrit de Shoghi Effendi à une lettre du 25 juin
1954 écrite en son nom à l’Assemblée spirituelle nationale
d’Allemagne et d’Autriche, dans The Light of Divine
Guidance : The Messages from the Guardian of the Bahá’í
Faith to the Bahá’ís of Germany and Austria, vol. 1
(Hofheim-Langenhain : Bahá’í-Verlag, 1982), p. 219) [43]
Extraits de lettres écrites au nom de Shoghi Effendi
Le rassemblement à l’aube dans le mashriqu’l-adhkár pour
offrir des supplications et des prières dans ce temple
majestueux et lumineux est un des signes d’enthousiasme, de
bénédiction, d’élévation, de joie et de spiritualité. C’est un
sujet important qui donnera d’excellents résultats. Le simple
rassemblement d’amis à l’aube dans le mashriqu’l-adhkár
démontrera la puissance de la Cause, manifestera le pouvoir et
l’influence de la parole de Dieu, témoignera de l’attachement
des cœurs aux commandements divins et manifestera
clairement l’orientation des âmes vers le rivage de son unicité.
La négligence et l’indifférence à l’égard de cet acte pieux ne
sont en aucun cas permises.
(D’une lettre du 13 décembre 1928 aux bahá’ís d’Achgabat,
traduite du persan). [44]
Quant au caractère des réunions dans l’auditorium du temple,
il estime qu’elles devraient être purement de dévotion, les
discours bahá’ís et les conférences devraient en être
strictement exclus. Pour le moment, il estime qu’il n’y aurait
pas d’objection à tenir les réunions bahá’íes, y compris les
discours et les séances de travail de la convention, dans la
salle de fondation. Shoghi Effendi recommande que le chant
choral des hommes, des femmes et des enfants soit encouragé
dans l’auditorium et que toute rigidité dans la cérémonie
bahá’íe soit soigneusement évitée. Dans le temple, plus le
culte bahá’í a un caractère universel et informel, mieux c’est.
Toute image, toute représentation, à l’exception du Plus-
Grand Nom, doivent être strictement exclues. Des prières
révélées par Bahá’u’lláh et le Maître ainsi que les écrits sacrés
des prophètes seront lus ou chantés, de même que des hymnes
basés sur les écrits sacrés, bahá’ís ou non.
(D’une lettre du 11 avril 1931 à l’assemblée spirituelle
nationale des États-Unis et du Canada). [45]
Il espère sincèrement que la vue du temple et les principes
qu’il incarne, imprégneront le cœur des habitants du lieu et
serviront à les attirer à la Foi. Il ne suffit pas de construire un
bel édifice, il nous faut le remplir d’âmes sincères et dévouées
qui recherchent son atmosphère spirituelle.
(D’une lettre du 6 mai 1931 à l’Assemblée spirituelle
nationale des États-Unis et du Canada). [46]
Vous demandez quels plans pourraient servir à collecter des
fonds pour le temple. Shoghi Effendi croit que la meilleure
méthode, la plus noble aussi, est de recevoir des dons libres,
spontanés, motivés par le sens du sacrifice pour le progrès de
la Cause. C’est avec sacrifice que ce temple doit être construit.
Voilà la méthode vraiment digne d’attention. Ce principe
exclut donc tout ce qui impliquerait l’aide de non bahá’ís. Un
temple bahá’í devrait être construit par les seuls bahá’ís ; il ne
s’agit pas d’une activité humanitaire ordinaire pour laquelle
l’aide de n’importe qui pourrait être sollicitée.
(D’une lettre du 14 avril 1932 aux bahá’ís de Kenosha,
Wisconsin). [47]
Vos dons pour le temple, ainsi que la manière remarquable
avec laquelle vous aidez les croyants dans leurs efforts
d’élargir la portée de leur travail de promotion, sont des
contributions réelles et durables que vous avez faites à la Foi.
Et bien qu’à l’heure actuelle vous n’ayez plus la possibilité de
contribuer financièrement autant que vous l’avez fait les
années précédentes, vous ne devriez pas vous sentir
découragés et encore moins déçus. Car la meilleure manière
pour vous de soutenir efficacement la cause du temple, ce
n’est pas par des moyens matériels mais par le soutien moral
qu’il est de votre obligation première d’apporter à ceux
chargés de la construction de cet édifice sacré, unique. C’est le
dévouement, la sincérité et l’enthousiasme véritables qui, à
long terme, peuvent assurer l’achèvement de notre temple
bien-aimé. En tout état de cause, les considérations
matérielles, bien qu’essentielles, ne sont pas les plus vitales.
S’il en avait été autrement, le temple n’aurait jamais atteint
l’état d’avancement actuel. Car les ressources de la
communauté sont limitées et ont été gravement affectées au
cours des deux dernières années par suite d’une crise
économique mondiale sans précédent. Mais malgré tous ces
obstacles matériels, le temple a progressé de façon constante
et ce seul fait suffit à convaincre chaque observateur impartial
de la puissance divine qui anime la Foi – puissance devant
laquelle toutes les difficultés matérielles doivent
inévitablement s’effacer.
(D’une lettre du 30 décembre 1933 à des croyants). [48]
Pour ce qui est de chanter des Tablettes dans le temple,
Shoghi Effendi souhaite à ce propos encourager vivement les
amis à éviter toute forme de rigidité et d’uniformité en matière
de pratique religieuse. Il n’y a pas d’objection à réciter ou à
psalmodier des prières en langue orientale, mais il n’est pas
non plus requis d’adopter cette forme de prière dans
l’auditorium du temple, lors des célébrations d’une cérémonie
religieuse, quelle qu’elle soit. Cela ne devrait être ni requis ni
interdit. La chose importante à toujours garder à l’esprit est,
qu’à l’exception de certaines prières obligatoires spécifiques,
Bahá’u’lláh ne nous a donné aucune règle stricte ou spéciale
pour rendre un culte à Dieu, que ce soit dans le temple ou
ailleurs. La prière est essentiellement une communion entre
l’homme et Dieu et, en tant que telle, elle transcende toutes
les formes et formules rituelles.
(D’une lettre du 15 juin 1935 à l’Assemblée spirituelle
nationale des États-Unis et du Canada). [49]
Les efforts déployés pour acquérir un terrain pour le
ḥaẓíratu’l-quds, ainsi que les contributions recueillies pour
cette entreprise méritoire et très attendue l’ont rendu
particulièrement heureux […] Il espère sincèrement que dans
l’année en cours, les amis arriveront à poser à la fois la
fondation de cet édifice et à acquérir un terrain convenable
dans la capitale du pays. Il déclare de plus que mener à bien
cette entreprise exige une coopération incessante et un soutien
mutuel, ce qui requiert des sacrifices. Ce projet capital sera le
prélude à l’établissement du mashriqu’l-adhkár dans la
région, augmentant ainsi le nombre des agences de la cause,
renforçant ses institutions divines, accroissant l’influence et le
pouvoir de la communauté et répandant sur elles son éclat et
sa gloire.
(D’une lettre du 14 mai 1936 à l’Assemblée spirituelle
nationale d’Égypte, traduit de l’arabe). [50]
L’enseignement bahá’í concernant la fraternité et la bonté
implique que nous soyons toujours prêts à apporter toute
l’aide et l’assistance possibles à ceux qui sont dans la détresse
et la souffrance. La charité bahá’íe est l’essence même des
enseignements, elle devrait donc être développée dans chaque
communauté bahá’íe. Les institutions charitables, telles que
les orphelinats, les écoles gratuites et les hôpitaux pour les
pauvres, constituent une partie indispensable du mashriqu’l-
adhkár La responsabilité de chaque communauté bahá’íe
locale est d’assurer le bien-être de ses membres pauvres et
nécessiteux par tous les moyens possibles.
(D’une lettre du 26 juin 1936 à un croyant). [51]
À propos de la copie d’une Tablette de ‘Abdu’l-Bahá, incluse
dans votre lettre du 20 octobre, dans laquelle le Maître définit
l’ordre dans lequel il faut construire les bâtiments annexes du
temple, Shoghi Effendi pense que cette tablette ne devrait pas
être interprétée de façon trop rigide, donnant rigoureusement
l’ordre exact de construction de ces édifices. Ce ne doit pas
non plus être considéré comme une liste exhaustive des
bâtiments qui seront érigés à l’avenir autour de l’édifice
central du mashriqu’l-adhkár. Sans aucun doute la Maison
internationale de justice devra fixer de façon précise le
nombre et l’ordre de ces futures dépendances du temple et
définir leurs relations, entre elles et avec le temple lui-même.
Le Gardien aimerait recevoir le texte original de cette Tablette
s’il est disponible.
Quant à la question de la relation d’un bâtiment administratif
avec le temple, il faudra aussi la définir à l’avenir, mais quelle
que soit la forme qu’une telle relation revêtirait et quels qu’en
soient les détails, elle devra se fonder sur le principe général
que ces deux institutions bahá’íes incarnent deux aspects de la
vie bahá’íe, essentiels et distincts mais inséparables : adorer et
servir. L’édifice central du mashriqu’l-adhkár qui est
exclusivement consacré à des fins d’adoration, représente
l’élément spirituel et remplit donc une fonction première dans
chaque communauté bahá’íe, alors que toutes les autres
dépendances du temple – qu’elles soient de caractère
strictement administratif, culturel ou humanitaire – sont
secondaires et, en importance, viennent après la maison
d’adoration elle-même.
(D’une lettre du 28 janvier 1939 à l’Assemblée spirituelle
nationale des États Unis et du Canada). [52]
Au sujet du temple et des cérémonies qui s’y déroulent :
Maintenant que ce temple d’Occident, premier et capital, est
construit et que, dans quelques années, il sera utilisé par les
bahá’ís pour le culte et pour des cérémonies régulières, il tient
à souligner qu’il est très soucieux qu’on n’introduise aucun
formalisme, aucun rituel, aucune pratique figée en plus du
strict minimum décrit dans les enseignements. Ce sont des
rassemblements pour prier, pour méditer et pour lire des
extraits des Écrits saints de notre religion et des autres ; il peut
y avoir un ou plusieurs lecteurs ; n’importe quel bahá’í, ou
même un non-bahá’í, peut être choisi pour lire. Ces
rassemblements devraient être simples, dignes et conçus pour
élever l’âme et l’éduquer en entendant la parole créatrice. On
n’y fera aucun discours, aucun sujet inapproprié n’y sera
introduit.
L’utilisation des chaires est interdite par Bahá’u’lláh ; il n’y a
pas d’objection à ce que le lecteur se trouve sur une estrade
basse si c’est pour être entendu plus clairement mais cela ne
doit pas être une caractéristique architecturale du bâtiment.
[…]
Le lecteur devrait se tenir debout là où il sera le mieux vu et
entendu par tous. Tous les détails mineurs concernant cette
question sont laissés à la discrétion de votre assemblée qui
décidera après avoir reçu l’avis d’experts. Comme il vous en a
déjà informés, il suggère d’utiliser des sièges fixes plutôt
qu’amovibles.
Seule la musique vocale a cappella sera pratiquée. La position
des chanteurs, ou du chanteur, est aussi une question que votre
assemblée décidera ; mais encore une fois, il ne devrait pas y
avoir d’emplacement fixe, pas de détails architecturaux
marquant un endroit spécial. L’acoustique devrait
certainement être la considération principale pour placer les
chanteurs.
…Nul besoin de vous dire à quel point les décisions que vous
allez avoir à prendremaintenant pour l’achèvement du temple
sont importantes… Il vous encourage vivement à toujours
écouter les meilleurs conseils techniques et à garder à l’esprit
qu’il est essentiel que les réunions dans le temple se
tiennent dans un cadre magnifique et paisible, confortable,
digne et simple, sans oublier que le public doit pouvoir
entendre parfaitement et que l’acoustique doit être agréable à
l’oreille.
(D’une lettre du 20 juillet 1946 à l’Assemblée spirituelle
nationale des États Unis et du Canada) [53]
L’essentiel dans la conception du projet, comme stipulé par
‘Abdu’l-Bahá, est que le bâtiment ait neuf côtés et soit de
forme circulaire. En dehors de cela, l’architecte n’est
aucunement limité dans le choix de son style.
(D’une lettre du 25 juin 1954 à l’Assemblée spirituelle
nationale d’Allemagne et d’Autriche, publiée dans The Light
of Divine Guidance : The Messages from the Guardian of the
Bahá’í Faith to the Bahá’ís of Germany and Austria, vol. 1,
p. 216). [54]
Il reste un point à relever à ce propos : le temple de Wilmette
ne constitue pas un modèle pour les autres temples et ne
représente pas un nouveau type d’architecture bahá’íe. Par
conséquent, il n’est pas nécessaire que vos architectes
s’efforcent de suivre ce modèle. Il convient plutôt de suivre
les instructions du Maître à propos du temple et d’ensuite
créer ce qui sera souhaitable et approprié pour votre région.
(D’une lettre du 10 février 1955 à l’Assemblée spirituelle
nationale d’Allemagne et d’Autriche, publiée dans The Light
of Divine Guidance : The Messages from the Guardian of the
Bahá’í Faith to the Bahá’ís of Germany and Austria, vol. 1,
p. 227). [55]
En construisant le temple, il faut veiller à ne pas se laisser
emporter par les idéaux et les émotions propres à la situation
mais à garder les pieds sur terre, en n’oubliant pas qu’il s’agit
de bâtiments de pierre et d’acier. L’objectif est de
concevoir une maison d’adoration agréable et attrayante,
mais pas de simplement produire une réplique du sanctuaire
du Báb ou du temple de Wilmette. Nous ne recherchons pas
des exemples exceptionnels d’architecture, mais plutôt
l’impulsion qui découlera de la construction du premier
édifice spirituel en Europe.
(D’une lettre du 9 novembre 1956 à l’Assemblée spirituelle
nationale d’Allemagne et d’Autriche). [56]
L’influence que ce temple mère pour toute la région du
Pacifique exercera lorsqu’il sera construit, est incalculable et
mystérieuse. Le Maître bien-aimé a dit aux amis américains
que leur temple serait leur plus grand enseignant silencieux. Il
ne fait aucun doute que ce bâtiment a exercé, à lui seul, une
profonde influence sur la propagation de la Foi, non seulement
aux États-Unis et en Occident, mais aussi dans le monde.
Nous pouvons donc nous attendre à ce que la construction de
« temples mères », l’un au cœur de l’Océanie, l’un au centre
de l’Afrique et l’autre au cœur de l’Europe, exerce une
énorme influence, tant au niveau local qu’international.
(D’une lettre du 19 juillet 1957 à l’Assemblée spirituelle
nationale d’Australie, publiée dans Messages to the
Antipodes : Communications from Shoghi Effendi to the
Bahá’í Communities of Australasia (Mona Vale : Bahá’í
Publications Australia, 1997), p. 439). [57]
Extraits de lettres écrites par la Maison universelle de
justice
Nous avons soigneusement examiné les questions que vous
avez soulevées dans votre lettre du 23 janvier 1964 à propos
de l’utilisation du mashriqu’l-adhkár.
Le choix des extraits des Écrits reconnus des religions plus
anciennes reste à la discrétion de votre assemblée.
À propos de votre question sur l’utilisation de plusieurs
personnes qui lisent à l’unisson, la chose est permise à
condition qu’aux yeux de votre assemblée cela n’apparaisse
pas théâtral ou ne le devienne. En ce qui concerne l’endroit où
s’installe le lecteur, le bien-aimé Gardien a déjà indiqué : « Le
lecteur devrait se tenir debout là où il (ou elle) sera le mieux
vu et entendu par tous ».
Dans la maison d’adoration la musique doit être uniquement
vocale, qu’il s’agisse d’un ou de plusieurs chanteurs. Quels
que soient les chanteurs : un invité, un chœur a capella ou un
soliste, ils ne doivent pas être le prétexte pour faire la
publicité du programme musical des services religieux et les
dispositions que vous mentionnez doivent être prises. Il ne fait
aucun doute que les excellents enregistrements disponibles
aujourd’hui assureraient la meilleure qualité de performance à
faible coût, mais toutes les références à la musique vocale
dans l’édifice central impliquent la présence physique des
chanteurs.
Dans une lettre adressée par son secrétaire à un croyant de
Chicago en 1931 (« Bahá’í News », nº 55, page 4), Shoghi
Effendi a exprimé l’espoir que « Désormais, le Temple étant
achevé, il sera rempli d’âmes pures en recherche. Il arrive
que les gens soient attirés en nombre dans les autres lieux de
culte par la qualité de la musique qu’on y entend. Ce devrait
être différent dans le temple bahá’í. Ici, l’esprit devrait être si
puissant qu’il éveillera le cœur de tous ceux qui y entrent à la
gloire de Bahá’u’lláh. »
En conclusion, les derniers paragraphes du message éclairant
du 25 octobre 1929 que le bien-aimé Gardien adressait à la
communauté bahá’íe américaine précise la vraie nature du
mashriqu’l-adhkár. Dans ces paragraphes, il critique le
décorum des cérémonies élaborées et ostentatoires et met en
garde contre toute éventualité que « l’intérieur de l’édifice
central lui-même soit converti en un agglomérat de services
religieux » offrant « un spectacle d’observances et de rites
sectaires incohérents et confus ». Dans ses paroles de
conclusion, Shoghi Effendi relie l’adoration et le service
bahá’ís émanant de l’institution du mashriqu’l-adhkár,
essentiels à la régénération du monde, avec le mystère de la
position unique occupée par cette institution éminente,
puissante et remarquable.
(D’une lettre du 13 mars 1964 à l’Assemblée spirituelle
nationale des États Unis). [58]
En ce qui concerne les cérémonies de mariage bahá’í, nous ne
voyons aucune objection à ce que la cérémonie soit célébrée
sur les marches qui se trouvent en dehors de la salle centrale,
mais nous suggérons que le petit bâtiment sur le terrain du
temple serait plus adapté. Par ailleurs, réciter ou chanter des
prières et des méditations dans le temple, avant ou après la
cérémonie, serait tout à fait approprié.
(D’une lettre du 29 juillet 1973 à l’Assemblée spirituelle
nationale du Panama). [59]
Dès le début de sa prodigieuse mission, Bahá’u’lláh a attiré
l’attention des nations sur la nécessité d’ordonner les affaires
humaines de manière à créer un monde unifié dans tous les
aspects essentiels de la vie. Dans des versets et des tablettes
innombrables, il a déclaré à plusieurs reprises et de diverses
manières que le « progrès du monde » et le « développement
des nations » figuraient parmi les ordonnances de Dieu pour
ce jour. L’unicité de l’humanité, qui est à la fois son principe
de fonctionnement et le but de sa révélation, implique
d’arriver à une cohérence dynamique entre les exigences
spirituelles et les exigences pratiques de la vie sur terre. La
nécessité de cette cohérence est illustrée sans conteste par son
ordonnance du mashriqu’l-adhkár centre spirituel de chaque
communauté bahá’íe autour duquel doivent prospérer des
dépendances consacrées au progrès social, humanitaire,
éducatif et scientifique de l’humanité.
(D’une lettre du 20 octobre 1983 aux bahá’ís du monde) [60]
Comme nous le disions dans un précédent message,
l’épanouissement de la communauté, surtout au niveau local,
exige une amélioration considérable des modèles de
comportement : ces modèles - par lesquels se
manifestent l’expression collective des vertus des individus et
le fonctionnement des assemblées spirituelles - se révèlent
autant dans l’unité et l’amitié de la communauté que dans le
dynamisme de ses activités et de sa croissance. Pour cela, il
faut que tous les composants de la communauté : adultes,
jeunes et enfants, s’intègrent dans les activités, qu’elles soient
spirituelles, sociales, éducatives ou administratives, et
s’impliquent dans les plans locaux d’enseignement et de
développement. Il faut aussi une volonté collective et des
buts communs pour perpétuer l’assemblée spirituelle en
participant aux élections annuelles ce qui implique une
pratique commune de la prière. Il est donc essentiel pour la
vie spirituelle de la communauté que les amis organisent des
réunions de prières régulières, dans les centres bahá’ís locaux
lorsqu’ils existent, ou ailleurs, y compris chez les croyants.
(Message de Riḍván 1996 aux bahá’ís du monde) [61]
Dans tous les pays, on constate une plus grande soif de vie
spirituelle et de clarté morale. Les plans et les programmes
qui visent à améliorer la condition humaine sans
être enracinés dans des vies de conscience spirituelle et de
vertus éthiques sont reconnus comme inefficaces.
Qui serait mieux équipé pour satisfaire cette soif que ceux qui
sont déjà inspirés par les enseignements de Bahá’u’lláh et
aidés par son pouvoir ?
[…]
La croissance spirituelle générée par les prières individuelles
est renforcée par les rapports affectueux que les amis de
chaque localité entretiennent entre eux, par les prières
communautaires et par le service rendus à la Foi et à ses
semblables. Ces aspects communautaires de la vie pieuse se
rapportent à la loi concernant le mashriqu’l-adhkár contenue
dans le Kitáb-i-Aqdas. Bien que le moment ne soit pas venu
de construire des mashriqu’l-adhkár locaux, la tenue régulière
de réunions de prières ouvertes à tous et l’engagement des
communautés bahá’íes dans des projets humanitaires sont des
expressions de cet élément de la vie bahá’íe et un pas
supplémentaire dans l’application de la loi de Dieu.
Bahá’u’lláh a écrit : « Nous avons paré le ciel de la parole des
étoiles et de la sagesse divine et de saintes ordonnances en
signe de bienveillance de notre part. En vérité, nous sommes
Celui qui toujours pardonne, le Munificent. Ô amis de Dieu
dans toutes les contrées ! Reconnaissez la valeur de ces jours
et attachez-vous à tout ce qui a été envoyé par Dieu, le Plus
Grand, le Plus Exalté. En vérité, il ne vous oublie pas dans la
Très-Grande-Prison et vous enseigne ce qui vous rapprochera
d’un état qui réjouira les yeux de ceux qui ont le cœur pur.
Que la gloire repose sur vous et sur ceux qui atteignent la
fontaine de vie qui s’écoule de ma plume merveilleuse. »
Nous prions au Seuil sacré pour que la plus grande attention
au cœur spirituel des enseignements que ces lois expriment,
avive la dévotion des amis pour la Source de toutes bontés et
attire à la Cause les âmes réceptives parmi ses enfants
spirituellement affamés.
(D’une lettre du 28 décembre 1999 aux bahá’ís du monde).
[62]
Un trait distinctif de la cinquième époque sera
l’enrichissement de la vie de piété de la communauté grâce à
l’édification de maisons d’adoration nationales, selon la
situation des communautés nationales. La Maison universelle
de justice déterminera le calendrier de ces projets, à mesure de
l’avancée du processus d’entrée en troupes dans les pays. Ce
développement se déroulera par étapes successives, d’après le
plan divin de ‘Abdu’l-Bahá. Une fois la construction du
temple mère de l’Occident achevée, le
Gardien lança un programme de construction des temples
continentaux. Les premiers d’entre eux furent les mashriqu’l-
adhkár de Kampala, de Sydney et de Francfort, érigés pour
remplir les objectifs du plan de dix ans. La Maison universelle
de justice poursuivit sur cette lancée avec la construction des
temples de Panama, d’Apia et de la Nouvelle Delhi. Mais il
reste encore à terminer cette étape continentale avec la
construction d’un autre édifice. C’est avec une joie et une
gratitude profondes que nous annonçons, en ce moment
propice, la décision de poursuivre ce dernier projet. Au cours
du plan de cinq ans commencera la construction du temple
mère de l’Amérique du Sud à Santiago, au Chili, remplissant
ainsi un souhait clairement exprimé par Shoghi Effendi.
(Message de Riḍván 2001 aux bahá’ís du monde). [63]
Il y a cent ans, en milieu d’après-midi du onzième jour de la
fête de Riḍván, ‘Abdu’l-Bahá, devant une assistance de
plusieurs centaines de personnes, leva une pioche et l’enfonça
dans la pelouse recouvrant le terrain du temple à Grosse
Pointe, au nord de Chicago. Les personnes invitées à donner
le premier coup de pioche avec lui en ce jour de printemps
étaient d’origines diverses : norvégienne, indienne, française,
japonaise, persane et amérindienne, pour n’en nommer que
quelques-unes. C’était comme si la maison d’adoration, bien
que n’étant pas encore bâtie, exauçait déjà le souhait exprimé
par le Maître la veille de la cérémonie, que dans chaque
édifice semblable : « l’humanité puisse y trouver un lieu de
réunion » et que « de ses cours de sainteté grandes ouvertes
puisse se propager la proclamation de l’unicité de
l’humanité ».
En cette occasion, son auditoire, comme tous ceux qui l’ont
entendu au cours de ses voyages en Égypte et en Occident, n’a
dû que vaguement comprendre les implications de grande
portée de ses paroles pour la société, ses valeurs et ses
préoccupations. Même aujourd’hui, qui pourrait affirmer avoir
saisi plus qu’un aperçu vague et lointain, de la société future
que la révélation de Bahá’u’lláh est destinée à engendrer ?
Que personne ne présume que la civilisation vers laquelle les
enseignements divins forcent l’espèce humaine sera
simplement la conséquence de quelques ajustements à l’ordre
présent. Loin de là. Lors d’une causerie donnée quelques jours
après avoir posé la première pierre du temple mère de
l’Occident, ‘Abdu’l-Bahá déclara que « l’un des effets de la
manifestation des forces spirituelles sera l’adaptation du
monde de l’humanité à une nouvelle forme sociale », que « la
justice de Dieu deviendra évidente dans toutes les affaires de
l’humanité. » Ces paroles, et d’innombrables autres
déclarations du Maître sur lesquelles la communauté bahá’íe
se penche maintes et maintes fois en cette période de
centenaire, font prendre conscience de la distance qui sépare
la société telle qu’elle est organisée aujourd’hui de la
prodigieuse vision que son père a offerte au monde.
Dans notre message de Riḍván 2001, nous indiquions que
dans les pays où le processus d’entrée en troupes serait
suffisamment avancé et où les conditions des communautés
nationales seraient favorables, nous approuverions
l’établissement au niveau national de maisons d’adoration,
dont l’émergence deviendrait un trait distinctif de la
cinquième époque de l’Âge de formation de la Foi. Avec une
joie extrême, nous annonçons maintenant que des mashriqu’l-
adhkár nationaux vont être érigés dans deux pays : la
République démocratique du Congo et la Papouasie-Nouvelle-
Guinée. Dans ces pays, les critères que nous avons établis sont
manifestement remplis, et la réponse de leurs peuples aux
possibilités créées par la série actuelle de Plans est
absolument remarquable. Avec le dernier des temples
continentaux en cours de construction à Santiago, le
lancement de projets pour construire des maisons d’adoration
nationales offre encore une autre preuve gratifiante de la
pénétration de la religion de Dieu dans le terreau de la société.
Un pas supplémentaire est possible. Le mashriqu’l-adhkár,
décrit par ‘Abdu’l-Bahá comme « l’une des institutions les
plus vitales du monde », allie deux aspects essentiels,
inséparables de la vie bahá’íe : adorer et servir. L’union de ces
deux éléments se reflète aussi dans la cohérence qui existe
parmi les aspects de développement communautaire du Plan,
notamment l’essor d’un esprit de dévotion qui trouve son
expression dans des rencontres de prière et d’un processus
éducatif qui développe la capacité de servir l’humanité. La
corrélation entre adoration et service est particulièrement
marquée dans les groupements de par le monde où les
communautés bahá’íes ont grandi de façon significative en
taille et en vitalité, et où l’engagement dans l’action sociale
est évident. Certains d’entre eux ont été désignés comme sites
pour la diffusion de l’apprentissage afin de soutenir les
capacités des amis à faire avancer le programme de juniors
dans les régions qui leur sont associées. La capacité à soutenir
ce programme, comme nous l’avons récemment indiqué,
alimente aussi le développement de cercles d’études et de
classes d’enfants. Ainsi, au-delà de son objectif principal, le
site d’apprentissage renforce l’ensemble du schéma
d’expansion et de consolidation. C’est dans ces groupements
que, dans les années à venir, l’émergence de mashriqu’l-
adhkár locaux pourra être envisagée. Le cœur débordant de
gratitude envers la Beauté ancienne, nous nous réjouissons de
vous informer que nous commençons des consultations avec
les Assemblées spirituelles nationales suivantes concernant
l’édification de la première maison d’adoration locale dans
chacun des groupements suivants : Battambang (Cambodge),
Bihar Sharif (Inde), Matunda Soy (Kenya), Norte del Cauca
(Colombie) et Tanna (Vanuatu).
Afin de soutenir la construction des deux mashriqu’l-adhkár
nationaux et des cinq locaux, nous avons décidé d’établir au
Centre mondial bahá’í un fonds pour les temples au profit de
tous les projets de ce genre. Les amis partout dans le monde
sont invités à y contribuer dans un esprit de sacrifice, selon
leurs moyens.
Bien-aimés collègues : le premier coup de pioche donné par la
main de ‘Abdu’l-Bahá il y a cent ans va être donné à nouveau
dans sept autres pays, ceci n’étant que le prélude du jour où au
sein de chaque ville et village, en obéissance à l’injonction de
Bahá’u’lláh, un édifice sera érigé pour l’adoration du
Seigneur. À partir de ces orients de la souvenance de Dieu
rayonnera sa lumière et retentiront les hymnes à sa louange.
(Message de Riḍván 2012 aux bahá’ís du monde). [64]
Ce mouvement se remarque particulièrement dans les
groupements où un mashriqu’l-adhkár local doit être établi.
Un tel groupement, par exemple, se trouve au Vanuatu. […]
Et c’est dans le contexte de l’expansion et de la consolidation
en cours – le trentième cycle du programme intensif de
croissance s’est récemment achevé – que les amis explorent
activement, avec tous les autres habitants de l’île, ce que
signifie le fait qu’un mashriqu’l-adhkár « un centre ouvert à
tous », soit édifié chez eux. Avec le concours actif de chefs
traditionnels, les habitants de l’île de Tanna ont présenté non
moins de cent suggestions pour la conception du temple ; cela
montre à quel point la maison d’adoration captive
l’imagination, et ouvre ainsi des perspectives passionnantes
pour l’influence qu’elle se prépare à exercer sur les vies
vécues à son ombre.
(Message de Riḍván 2014 aux bahá’ís du monde). [65]
Plus de deux années se sont écoulées depuis notre annonce, au
Riḍván 2012, des projets de construction de deux maisons
d’adoration nationales et de cinq locales, projets à mener
conjointement avec la construction, à Santiago du Chili, du
dernier des mashriqu’l-adhkár continentaux.
Ces entreprises, indissolublement liées au développement
d’une vie communautaire qui progresse aujourd’hui grâce à
des actes de dévotion et de service, constituent des étapes
supplémentaires dans la tâche sublime confiée par Bahá’u’lláh
à l’humanité, celle de bâtir des maisons d’adoration «dans
tous les pays au nom de celui qui est le Seigneur de toutes les
religions », des centres où les âmes pourront se rassembler
«formant une union harmonieuse entre [elles] » pour écouter
les versets divins et adresser des supplications, et « d’où
s’élèveront les chants de louanges vers le Royaume » et se
répandront les « parfums divins ».
Nous sommes profondément émus par la réponse que reçoit
notre appel dans toutes les régions du monde. Nous avons été
témoins, surtout dans les pays et localités récemment désignés
pour la construction d’une maison d’adoration, des
manifestations de joie spontanées des amis, de leur
détermination immédiate et sincère à offrir leur part dans la
réalisation de ce travail crucial en cours, et à accroître le
dynamisme des activités qui font partie intégrante de la
présence d’un mashriqu’l-adhkár au sein d’une population,
nous avons aussi été témoins des contributions empreintes de
sacrifice qu’ils ont apportées en temps, en énergie et en
ressources matérielles sous diverses formes ainsi que de leurs
efforts constants pour éveiller une multitude croissante à la
vision de ces édifices entièrement consacrés à la souvenance
de Dieu qui seront érigés au milieu d’eux. De fait, la réponse
prompte de la communauté du Plus-Grand-Nom augure bien
de sa capacité à faire progresser ces entreprises collectives.
Dans quatre pays, les projets ont atteint le stade de la
préparation des plans pour l’édifice du temple, qui commence
par la sélection d’architectes potentiels et l’élaboration du
projet architectural définissant les exigences pour la structure
et qui mène à la signature d’un contrat pour les plans
définitifs. Le défi particulier qui se présente aux architectes est
de concevoir des temples « aussi parfait(s) qu’il est possible
ici-bas », qui s’harmonisent d’une manière naturelle avec la
culture locale et la vie quotidienne de ceux qui s’y
rassembleront pour prier et méditer. Cette tâche exige
créativité et talent afin de combiner beauté, grâce et dignité
avec simplicité, fonctionnalité et économie. De partout de
nombreux architectes ont volontiers offert leurs services et,
quoique ces contributions soient évidemment appréciées, les
assemblées nationales tiennent dûment compte du mérite
d’engager des architectes qui connaissent bien la région où
l’édifice sera construit.
Alors que, partout dans le monde, les amis se réjouissent de
ces progrès encourageants, ils continuent de concentrer leur
énergie sur les processus qui se renforcent dans un
groupement après l’autre. Dans ce contexte, ils perçoivent
l’interaction dynamique qui existe entre prière et actions
entreprises en vue d’améliorer les conditions spirituelles,
sociales et matérielles de la société. Que tous ceux qui
travaillent ainsi dans les villes et les cités, les quartiers et les
villages, tirent les enseignements des efforts exercés pour
ériger, au tournant du vingtième siècle, les deux premières
maisons d’adoration en Orient puis en Occident.
Quelques croyants dévoués venus de Perse se sont installés au
Turkestan dans la ville d’Achgabat. Ils y ont trouvé paix et
tranquillité pendant un certain temps, et ils ont employé leur
énergie à la création d’un modèle de vie reflétant les nobles
principes spirituels et sociaux contenus dans la révélation de
Bahá’u’lláh. Composé à l’origine d’une poignée de familles le
groupe a été rejoint par d’autres croyants en quelques
décennies jusqu’à compter quelques milliers de membres.
Cette communauté, fortifiée par des liens d’amitié et animée
par un objectif commun et un esprit de fidélité, a atteint un
haut degré de cohésion et de développement qui lui a valu une
renommée dans tout le monde bahá’í. Guidés par leur
compréhension des enseignements divins, et dans les limites
de la liberté religieuse qui leur était accordée, ces amis ont
travaillé sans relâche à créer les conditions qui devaient mener
à la fondation d’un mashriqu’l-adhkár cette « institution
suprême dans chaque communauté bahá’íe ». Sur une parcelle
de terrain appropriée située au centre de la ville et acquise
quelques années auparavant avec l’assentiment de la Beauté-
Bénie elle-même, des équipements ont été construits pour le
bien-être collectif, dont : une salle de réunion, des écoles pour
les enfants, une auberge pour les visiteurs et un dispensaire.
Un indice des réussites remarquables des bahá’ís d’Achgabat,
qui au cours de ces années productives se sont distingués par
leur prospérité, leur magnanimité et leurs réalisations
intellectuelles et culturelles, est l’attention à s’assurer que tous
les enfants et jeunes bahá’ís savaient lire et écrire dans une
société où régnait l’analphabétisme, surtout chez les filles.
Dans un tel environnement d’efforts combinés, de progrès, et
avec le soutien de ‘Abdu’l-Bahá à chaque étape de son
développement, une magnifique maison d’adoration –
l’édifice le plus imposant de la région – a vu le jour. Pendant
plus de vingt ans, les amis ont goûté la joie céleste d’avoir
réalisé leur noble objectif : l’établissement d’un centre
d’adoration, cœur névralgique de la vie communautaire,
espace où les âmes se réunissaient au lever du jour avec
humilité, en prière et en communion, avant d’en ressortir pour
vaquer à leurs activités quotidiennes. Bien que les forces de
l’irréligion aient fini par balayer la région et contrecarrer leurs
espoirs, la brève présence d’un mashriqu’l-adhkár à Achgabat
constitue un témoignage impérissable de la volonté et des
efforts d’un groupe de croyants qui ont instauré un riche
modèle de vie tirant son énergie du pouvoir de la Parole
créatrice.
En Occident, peu après le début de la construction de la
maison d’adoration à Achgabat, les membres de la
communauté naissante d’Amérique du Nord, galvanisés, ont
voulu démontrer leur foi et leur dévouement en construisant
leur propre temple. En 1903, ils ont écrit pour solliciter
l’assentiment du Maître. Dès lors, le mashriqu’l-adhkár a été
inséparablement lié au destin de ce groupe de serviteurs
dévoués de Bahá’u’lláh. Malgré les conséquences de deux
guerres mondiales et d’une dépression économique
généralisée qui ont, pendant des décennies, entravé le progrès
de ce projet complexe, chaque étape de sa réalisation était
intimement associée à l’expansion de la communauté et au
développement de son administration. Le jour même où les
restes sacrés du Báb étaient enterrés sur le mont Carmel, en
mars 1909, des délégués se rassemblaient pour mettre sur pied
l’association Bahá’í Temple Unity, une organisation nationale
dont le conseil d’administration élu est devenu le cœur des
communautés locales dispersées sur le continent. Ce
développement a bientôt favorisé la formation de l’Assemblée
spirituelle nationale des États-Unis et du Canada. Lors de ses
voyages en Amérique du Nord, ‘Abdu’l-Bahá a lui-même
déposé la première pierre du temple mère de l’Occident, lui
conférant ainsi un énorme potentiel spirituel. Les
contributions versées à cette entreprise historique ont afflué
des centres bahá’ís d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie,
d’Europe, et du Pacifique, démontrant la solidarité et le sens
du sacrifice des bahá’ís de l’Orient et de l’Occident.
Alors que dans tous les pays les adeptes de Bahá’u’lláh
dirigent leurs pensées vers Dieu et se consacrent chaque jour à
son souvenir, déployant sans cesse de grands efforts en son
Nom, qu’ils puisent leur inspiration dans ces paroles
émouvantes que ‘Abdu’l-Bahá a adressées à un croyant qui se
consacrait à la construction de la première maison d’adoration
érigée sous la direction attentive et bienveillante du Maître :
« Maintenant, hâte-toi d’aller à Achgabat complètement
détaché et enflammé du feu de l’attirance, et transmets aux
amis de Dieu les salutations très chaleureuses de ‘Abdu’l-
Bahá. Embrasse chacun et exprime-leur la profonde et sincère
affection de ce serviteur. Au nom de ‘Abdu’l-Bahá, creuse la
terre, transporte le mortier, porte les pierres qui serviront à
construire le mashriqu’l-adhkár, afin que l’allégresse procurée
par ce service apporte plaisir et joie au Centre de servitude. Ce
mashriqu’l-adhkár est la première institution du Seigneur
clairement visible. C’est donc l’espoir de ce serviteur que
toute âme juste et vertueuse sacrifie tout, manifeste une
grande joie et une grande exultation et se réjouisse de porter
de la terre et du mortier, afin que cet édifice soit érigé, que la
cause de Dieu se répande et qu’aux quatre coins du monde les
amis se lèvent, fermement résolus à accomplir cette grande
tâche. Si ‘Abdu’l-Bahá n’était pas emprisonné et s’il n’y avait
pas d’obstacle sur son chemin, sans doute se hâterait-il en
personne vers Achgabat afin de transporter la terre nécessaire
à la construction du mashriqu’l-adhkár avec le plus grand
plaisir et la plus grande joie. Maintenant, il revient aux amis
de se lever avec cette intention présente à l’esprit et de servir à
ma place afin que cet édifice soit en peu de temps visible par
tous, que les aimés de Dieu aient la possibilité d’y mentionner
la Beauté d’Abhá, qu’à l’aurore les mélodies du mashriqu’l-
adhkár s’élèvent vers l’assemblée céleste et que le chant des
rossignols de Dieu apporte joie et extase aux habitants du
Très-Glorieux Royaume. Ainsi les cœurs se réjouiront, les
âmes seront heureuses de ces joyeuses nouvelles et les esprits
illuminés. C’est le plus grand espoir des sincères ; c’est le
souhait le plus cher de ceux qui sont près de Dieu. »
(D’une lettre du 1er août 2014 aux bahá’ís du monde).
[66]
Le mashriqu’l-adhkár, est un concept unique dans les annales
de la religion et il symbolise les enseignements du nouveau
jour de Dieu. Centre pour tous, destiné à promouvoir
l’affection chaleureuse, le mashriqu’l-adhkár constitue un lieu
de culte universel ouvert à tous les habitants d’une localité,
quels que soient leur affiliation religieuse, leur milieu
d’origine, leur appartenance ethnique et leur genre, et un
havre où se plonger dans la contemplation de la réalité
spirituelle et des questions fondamentales de la vie, dont la
responsabilité individuelle et collective de l’amélioration de la
société. Il embrasse en son sein hommes et femmes, enfants et
jeunes sur un pied d’égalité. Cette universalité unique et
absolue s’exprime dans la structure même du mashriqu’l-
adhkár, la conception de cet édifice à neuf côtés traduisant le
sentiment de complétude et de perfection que symbolise le
chiffre neuf.
En tant que lieu d’où vont rayonner des forces spirituelles, le
mashriqu’l-adhkár est le centre à partir duquel des
dépendances pour le bien-être de l’humanité doivent être
érigées et il est l’expression d’une volonté commune et d’un
désir ardent de servir. Ces dépendances – centres d’éducation
et d’enseignement des sciences ainsi que d’initiatives
culturelles et humanitaires – incarnent les idéaux du progrès
social et spirituel qui doit s’accomplir grâce à l’application du
savoir et montrent comment, quand elles sont en harmonie,
religion et science élèvent le rang de l’être humain et mènent
à l’épanouissement de la civilisation.
Comme vos vies l’illustrent amplement, l’adoration,
quoiqu’essentielle à la vie intérieure de l’être humain et
indispensable à la croissance spirituelle, doit aussi se traduire
par des actes, reflets extérieurs de cette transformation
intérieure. C’est ce concept d’adoration – inséparable du
service – que promeut le mashriqu’l-adhkár. Shoghi Effendi
affirme à ce propos :
« Séparé des activités sociales, humanitaires, éducatives et
scientifiques centrées sur les dépendances du mashriqu’l-
adhkár, le culte bahá’í, aussi exalté soit-il dans sa conception,
aussi passionné soit-il dans sa ferveur, ne pourra jamais
espérer dépasser les maigres résultats, souvent transitoires,
produits par la contemplation de l’ascète ou la communion du
fidèle passif. Elle ne peut apporter une satisfaction et un
bénéfice durables au fidèle lui-même, et encore moins à
l’humanité en général, tant qu’elle n’est pas traduite et
transposée dans ce service dynamique et désintéressé à la
cause de l’humanité que les dépendances du mashriqu’l-
adhkár ont le privilège suprême de faciliter et de promouvoir.
Les Astres jumeaux de cette époque radieuse nous ont
enseigné ceci : l’adoration est la conversation spirituelle
essentielle, directe et sans intermédiaire de l’âme avec son
Créateur. C’est la nourriture spirituelle qui maintient la vie de
l’esprit. Comme la rosée du matin, elle rafraîchit le cœur,
l’assainit et le purifie des attachements du moi insistant. C’est
un feu qui consume les voiles et une lumière qui mène à
l’océan de la réunion avec le Tout-Puissant. Sur ses ailes,
l’âme s’envole vers les paradis de Dieu et se rapproche de la
réalité divine. Le développement des capacités infinies de
l’âme et du pouvoir d’attirer sur soi les faveurs de Dieu
dépend de la qualité de la prière, mais sa prolongation n’est
pas souhaitable. Le pouvoir latent de la prière se manifeste
quand elle est motivée par l’amour de Dieu, indépendamment
de toute crainte ou faveur, et sans ostentation ni superstition.
Elle doit être exprimée avec un cœur pur et sincère qui
prédispose à la contemplation et à la méditation, afin que ses
effets puissent éclairer la raison. Une telle prière transcendera
les limites des mots et ira bien au-delà des simples sons. La
douceur de ses mélodies doit élever et réjouir le cœur, et
affermir le pouvoir pénétrant de la Parole, transformant les
inclinations terrestres en qualités célestes et inspirant le désir
de servir l’humanité de façon désintéressée. »
Nous avons demandé aux bahá’ís de voir dans leurs efforts de
construction communautaire la création d’un nouveau modèle
de ce que peut être la société. Pris dans son ensemble, ce
modèle favorise la capacité à servir : éduquer les jeunes
générations, renforcer l’autonomie des jeunes, éduquer
spirituellement les enfants, accroître la capacité à faire appel à
l’influence de la parole de Dieu en accompagnant les autres
dans le champ du service, et contribuer au progrès social et
économique d’un peuple sur la base des enseignements divins
pour l’époque. La réunion de prière, un aspect collectif d’une
vie pieuse et une dimension du concept du mashriqu’l-adhkár,
est indispensable à ce modèle, et elle constitue pour votre
communauté une occasion merveilleuse non seulement
d’adorer le Tout-Puissant et de solliciter ses bénédictions dans
votre vie, mais aussi d’offrir à vos concitoyens l’énergie
spirituelle de la prière, de rétablir pour eux l’adoration dans sa
pureté, de faire naître dans leurs cœurs la foi dans les
confirmations de Dieu et d’aviver en eux, autant qu’en vous-
mêmes, le désir de servir le pays et l’humanité et de faire
preuve de résilience constructive sur la voie de la justice.
Chers amis, les réunions consacrées à la prière partout dans
votre pays béni, dans chaque quartier, chaque ville, village ou
hameau, et l’accès grandissant qu’ont vos compatriotes aux
prières bahá’íes permettent à votre communauté de faire
briller la lumière de l’unité sur l’ensemble de l’humanité,
contribuant ainsi aux efforts de vos coreligionnaires dans le
monde entier. Pour le bien de tous, semez donc les graines des
futurs mashriqu’l-adhkár, et allumez d’innombrables feux
pour dissiper l’obscurité de la haine et de l’injustice
(D’une lettre du 18 décembre 2014 aux bahá’ís en Iran).
[67]
La poursuite systématique du Plan dans toutes ses dimensions
donne naissance à un modèle dans lequel l’effort collectif se
distingue non seulement par une volonté de servir, mais aussi
par un attrait pour la prière. Partout dans le monde,
l’intensification des activités qui sera exigée au cours des cinq
prochaines années enrichira encore davantage la vie de piété
que partagent ceux qui servent côte à côte dans les
groupements. Ce processus d’enrichissement est déjà bien
avancé ; en témoigne, par exemple, la façon dont des
rencontres de prière s’intègrent au sein de la vie
communautaire. Les réunions de prières sont des événements
auxquels toute âme peut prendre part, peut respirer les
parfums célestes, goûter à la douceur de la prière, méditer sur
le Verbe créateur, se laisser transporter sur les ailes de l’esprit
et communier avec le Bien-Aimé. Des sentiments d’amitié et
de partage d’une cause commune naissent, en particulier dans
les conversations spirituellement élevées qui ont lieu
spontanément en de tels moments et grâce auxquelles « la cité
du cœur des hommes » peut s’ouvrir. Dans toute localité où
est organisée une réunion de prière qui accueille des adultes et
des enfants et où tous sont les bienvenus l’esprit du
mashriqu’l-adhkár est évoqué. Le renforcement de la piété
d’une communauté a également un effet sur la Fête des dix-
neuf jours et peut être ressenti même à d’autres moments,
quand les amis se réunissent.
(D’une lettre du 29 décembre 2015 à la conférence des corps
continentaux des conseillers) [68]
Le mashriqu’l-adhkár est « l’une des institutions les plus
vitales du monde ». Un temple et les dépendances qui y sont
liées incarnent deux aspects essentiels et indissociables de la
vie bahá’íe : l’adoration et le service. Symbole puissant et
partie intégrante de la civilisation divine vers laquelle la
révélation de Bahá’u’lláh conduit tous les peuples, la maison
d’adoration devient le lieu de convergence de la communauté
qui l’a construite. « Les saints parfums du mashriqu’l-adhkár,
explique ‘Abdu’l-Bahá, raniment l’âme des justes, et ses
brises vivifiantes confèrent la vie à ceux qui ont le cœur pur. »
En fait, son influence est telle qu’elle peut inciter une
population entière à aspirer à un sentiment plus profond de
partager un objectif commun. Aujourd’hui, le monde bahá’í
dirige son regard vers son temple récemment inauguré, et
nous sommes certains que cette victoire tant attendue
comblera d’allégresse tous les amis, où qu’ils soient. Mais ils
ne se contenteront sûrement pas de se réjouir entre eux.
Inspirés par tout ce que représente cet édifice sublime, qu’ils
invitent d’autres personnes à découvrir la joie éternelle que
procurent la louange adressée à Dieu et le service à
l’humanité.
Nous inclinant devant le seuil de la Beauté-Ancienne, nous
rendons grâce à Bahá’u’lláh d’avoir permis à ses serviteurs
adeptes dévoués d’ériger un temple si magnifique, fait de
verre, de pierre et de lumière, qui nourrit l’attrait pour le
sacré. La gratitude que nous éprouvons accroît notre
aspiration à ce jour glorieux où chaque ville et chaque village
se verra accorder la bénédiction que constitue un mashriqu’l-
adhkár, et c’est avec enthousiasme que nous pensons d’abord
aux pays où des maisons d’adoration nationales et locales
commencent à apparaître. Puisse le spectacle grandiose de ce
que la communauté du Plus-Grand-Nom a maintenant
accompli à Santiago inciter les fidèles du monde entier à
intensifier leur service, aussi humble soit-il, un service voué à
bâtir un monde meilleur, et offert à la Gloire de Dieu.
(D’une lettre du 14 octobre 2016 aux amis réunis à Santiago,
Chili pour l’inauguration du temple mère d’Amérique du
Sud). [69]
Moins d’un an après la célébration par le monde bahá’í de
l’achèvement de la construction de la dernière des maisons
d’adoration continentales, le développement de l’institution
du mashriqu’l-adhkár connaît une aube nouvelle . Vous êtes
réunis au lieu même d’où s’élèvera la louange de Dieu : le site
de la première maison d’adoration locale à être construite à
l’aube de cette nouvelle étape.
L’inauguration La consécration de cet édifice unique est une
occasion historique, préfigurant l’apparition d’encore plus de
mashriqu’l-adhká locaux et nationaux pour obéir au
commandement de Bahá’u’lláh révélé dans son Très-Saint
Livre : « Édifiez dans tous les pays des maisons d’adoration
au nom de celui qui est le Seigneur de toutes les religions. ».
[…]
La construction d’une maison d’adoration à Battambang […]
montre combien la lumière de la foi brille avec éclat dans le
cœur des amis qui y vivent. Son plan, œuvre d’un architecte
cambodgien accompli, reflète la grâce et la beauté de la
culture de cette nation ; il utilise des techniques innovantes
tout en les associant à des formes traditionnelles à la région ;
il appartient incontestablement à la terre qui le voit s’élever.
Avant même son inauguration, le temple a réussi à faire
prendre conscience à ceux qui résident sous son ombre d’un
thème qui fait partie intégrante du mashriqu’l-adhkár :
l’inséparabilité de l’adoration et du service dans la vie d’une
communauté. Il a fait mieux apprécier l’importance de l’unité
qui se trouve maintenant renforcée par le culte collectif qui se
déroulera dans ses murs. Son émergence est un stimulant pour
les efforts déployés pour nourrir des communautés
spirituellement distinguées. C’est un édifice au but noble,
érigé par un peuple à l’esprit noble.
(D’une lettre du 1er septembre 2017 aux amis réunis à
Battambang, Cambodge pour l’inauguration de la maison
d’adoration). [70]
Extraits de lettres écrites au nom de la Maison universelle
de justice
Au sujet des dépendances du mashriqu’l-adhkár, on trouve
dans les tablettes et les causeries de ‘Abdu’l-Bahá plusieurs
références à ces « annexes importantes ». Il parle par exemple
d’une école pour orphelins, d’un hôpital et d’un dispensaire
pour les pauvres, d’un foyer pour les personnes nécessiteuses,
d’un collège d’enseignement supérieur scientifique et d’un
hospice. Dans un autre endroit, après avoir énuméré les
institutions précitées, il déclare que l’on construira d’autres
bâtiments philanthropiques […] La Maison universelle de
justice a également déclaré n’avoir vu aucun texte exigeant
que le nombre de ces dépendances soit de neuf.
(D’une lettre du 18 mars 1974 à un croyant). [71]
On peut voir un symbole de ce processus (l’engagement
bahá’í dans les projets de développement) dans la maison
d’adoration et ses dépendances. La première chose à
construire est l’édifice central qui est le cœur spirituel de la
communauté. Puis, progressivement, en tant qu’expression
extérieure de ce cœur spirituel, les diverses dépendances, ces
« institutions de service social destinées à soulager les
souffrances, à la subsistance des pauvres, à l’abri des
voyageurs, au réconfort des personnes endeuillées, et à
l’éducation des ignorants » seront érigées et fonctionneront.
Ce processus commence de manière embryonnaire bien avant
qu’une communauté bahá’íe n’atteigne le stade de la
construction de son mashriqu’l-adhkár, car même le premier
centre local érigé par une communauté bahá’íe peut
commencer à servir, non seulement comme centre spirituel,
administratif et lieu de rassemblement de la communauté,
mais aussi comme école et être au cœur d’autres aspects de la
vie communautaire. Le principe reste cependant que le
spirituel précède le matériel. D’abord vient l’illumination des
cœurs et des esprits par la révélation de Bahá’u’lláh, et ensuite
les premières initiatives des croyants qui souhaitent appliquer
ces enseignements à la vie quotidienne de leur communauté.
(D’une lettre du 8 mai 1984 à l’Assemblée spirituelle
nationale du Brésil). [72]
Le terme mashriqu’l-adhkár a été utilisé dans les Écrits pour
qualifier diverses choses : le rassemblement des amis pour la
prière à l’aube, un bâtiment où cette activité a lieu,
l’institution complète du mashriqu’l-adhkár, avec ses
dépendances, l’édifice central de cette institution, souvent
décrit comme une « maison d’adoration » ou un « temple ».
Ces variantes peuvent toutes être considérées comme des
étapes ou des aspects de l’introduction progressive du concept
de Bahá’u’lláh tel que promulgué dans le Kitáb-i-Aqdas. Pour
le développement du mashriqu’l-adhkár, plusieurs lignes
d’action ont été entreprises et c’est à elles que les croyants
doivent consacrer leurs efforts et leur attention.
(D’une lettre du 20 avril 1997 à un croyant). [73]
Le terme mashriqu’l-adhkár, lorsqu’il se réfère à une maison
d’adoration, désigne un bâtiment, centre dans lequel se
réunissent les gens pour entendre la parole de Dieu et l’adorer.
Autour de cette maison centrale d’adoration, se trouvent les
dépendances du mashriqu’l-adhkár qui expriment l’adoration
sous forme de service à l’humanité.
(D’une lettre du 20 avril 1997 à un croyant). [74]
En passant ceci en revue, il convient de noter qu’il est permis
d’utiliser des passages des Écrits saints pour les mettre en
musique, et de répéter des versets ou des mots. Un
compositeur est libre de déterminer le style musical, en
gardant à l’esprit l’obligation spirituelle de traiter les textes
sacrés avec bienséance, dignité et révérence.[…]
En outre et afin de se conformer à des exigences musicales, il
n’y a aucune objection à répéter dans les chants des versets de
prières ou de sélections d’Écrits.
Comme indiqué ci-dessus, de légères modifications du texte
sont permises, tout comme la répétition de passages en guise
de refrain ou de courtes phrases telles que « Ô Dieu, mon
Dieu », afin de se conformer aux exigences musicales. Le
style musical du morceau peut être déterminé par le
compositeur, à condition qu’il tienne compte de l’obligation
spirituelle de traiter les textes sacrés avec la bienséance, la
dignité et la révérence qui leur sont dus.
(D’une lettre du 14 février 2001 à l’Assemblée spirituelle
nationale d’Australie). [75]
La Maison de justice a été particulièrement ravie d’apprendre
l’augmentation significative du niveau d’activité au temple, y
compris le nombre croissant d’activités de base impliquant
des participants de la communauté élargie […] À ce propos,
une question d’importance capitale que votre assemblée
nationale devra aborder avec sérieux, est la nécessité de
promouvoir parmi les croyants une unité de pensée et de but
quant aux moyens à mettre en œuvre pour parvenir à un degré
de cohérence encore plus grand entre les efforts entrepris à la
maison d’adoration et le travail d’expansion et de
consolidation dans le groupement d’Upolu.
Les activités d’enseignement et les processus de construction
communautaire qui se déroulent au temple seront au cœur de
ces efforts. Il faudra en particulier systématiser et soutenir
avec les ressources humaines et financières nécessaires les
efforts pour partager les enseignements fondamentaux de la
Foi avec les visiteurs et les habitants des environs, en les
invitant à participer à des cercles d’étude, des réunions de
prières, des classes d’enfants et des groupes de juniors qui se
tiennent au temple et en d’autres endroits du groupement. On
peut aussi envisager de développer un programme spécial qui
aurait pour but de partager une vision de la maison
d’adoration comme centre spirituel de la communauté et son
influence sur la vie de la population environnante : la vision
d’un temple pour le peuple de Samoa.
Dans les efforts des agences et des croyants du groupement
d’Upolu pour faire avancer le processus de croissance, la
Maison de justice espère ardemment qu’ils sauront profiter
pleinement de la présence de la maison d’adoration au milieu
d’eux et que les moyens d’attirer des visiteurs et d’améliorer
leur expérience seront affinés au cours du temps. Comme pour
d’autres aspects de la vie communautaire bahá’íe, le succès de
cette entreprise reposera en grande partie sur le fait que les
amis fonctionnent dans une culture d’apprentissage et
s’assurent que les méthodes et les activités sont
continuellement analysées et améliorées.
(D’une lettre du 27 déc. 2011 à l’Assemblée spirituelle
nationale de Samoa). [76]
La Maison de justice a été ravie d’apprendre que les
discussions entre les croyants sur la signification du
mashriqu’l-adhkár créent des liens forts avec ce projet et
suscitent une plus large participation des bahá’ís et de leurs
amis dans cet effort collectif. Une plus grande conscience
parmi les croyants de Colombie de l’importance de la maison
d’adoration a également engendré des contributions
matérielles de leur part ; c’est encore un autre signe de leur
engagement spirituel. Nous espérons que cette réponse initiale
sera maintenue tout au long de la vie de ce projet et favorisera
une habitude de dons réguliers aux fonds de la Foi.
(D’une lettre du 27 déc. 2011 à l’Assemblée spirituelle
nationale de Colombie). [77]
Une maison d’adoration fait, bien sûr, partie intégrante du
processus de construction communautaire et son édification
représente un jalon important dans le développement d’une
communauté. La Maison de justice espère que, grâce au zèle
et à la détermination avec lesquels ils poursuivent les activités
essentielles du plan de cinq ans, les amis de […] vont hâter le
jour où il sera opportun de bâtir un mashriqu’l-adhkár dans
votre pays.
(D’une lettre du 12 décembre 2013 à un croyant). [78]
De plus, puisqu’il est envisagé que la conception du temple
« s’harmonise naturellement avec la culture locale et la vie
quotidienne de ceux qui se rassembleront pour prier et
méditer », les amis pourraient être encouragés à soumettre des
idées préliminaires sur son aspect. Il est à espérer qu’au final,
la conception de la maison d’adoration s’appuie sur des
éléments et des symboles avec lesquels le peuple du Kenya
s’identifie naturellement. Ces idées, transmises au bureau
d’études qui sera bientôt établi, pourraient être intégrées dans
le dossier d’architecture définissant les exigences du projet.
(D’une lettre du 24 sept. 2014 à l’Assemblée spirituelle
nationale du Kenya). [79]
En ce qui concerne vos questions sur la différence entre les
maisons d’adoration continentales, nationales et locales,
l’établissement du mashriqu’l-adhkár a commencé par la
construction d’un temple dans diverses régions du monde. Au
temps de leur construction, le rôle de ces maisons d’adoration
qui marquaient la présence et la promesse de la Foi, fut
souvent souligné en langage figuré. Le Gardien écrivait qu’un
mashriqu’l-adhkár est « un symbole et un annonciateur de
l’ordre mondial de Bahá’u’lláh » et il donnait fréquemment le
nom de « temple mère » au premier de chaque continent ou
région. En se référant au lancement de projets de construction
de maisons d’adoration nationales – à partir de la cinquième
époque et après le début de la construction au Chili du dernier
des temples continentaux – la Maison de justice écrit que ce
lancement « offre une preuve gratifiante de plus montrant
l’implantation de la religion de Dieu dans le terreau de la
société. »
Au-delà de cette signification symbolique, le mashriqu’l-
adhkár est une institution aux formidables potentialités
pratiques. Il est envisagé qu’à terme, partout où une
assemblée est établie, qu’elle soit locale ou nationale, les
institutions du mashriqu’l-adhkár et du ḥaẓíratu’l-quds seront
élevées. Shoghi Effendi écrit : « C’est du mashriqu’l-adhkár,
ordonné comme une maison d’adoration par Bahá’u’lláh dans
le Kitáb-i-Aqdas, que les représentants des communautés
bahá’íes, à la fois locales et nationales, ainsi que les membres
de leurs comités respectifs, tireront lors de leurs réunions
quotidiennes entre ses murs à l’aube, l’inspiration nécessaire
qui leur permettra de s’acquitter de leurs devoirs et d’assumer
leurs responsabilités comme il convient aux intendants choisis
de sa religion, dans le cadre de leurs activités quotidiennes au
sein du ḥaẓíratu’l-quds, scène de leurs activités
administratives. » En outre, une maison d’adoration doit être
le centre spirituel d’une communauté et, avec les dépendances
à créer, elle contribuera à un modèle florissant de vie
collective. Actuellement, les premières maisons d’adoration
de chaque continent servent de temples nationaux aux pays
dans lesquels elles sont situées, tout en servant aussi les
communautés du voisinage, jouant ainsi un rôle significatif
dans les activités locales. Au fur et à mesure de l’avancement
du processus de croissance, de plus en plus de temples seront
érigés aux niveaux national et local et nous en apprendrons
davantage sur leur nature et sur leur manière de contribuer au
processus de construction communautaire.
Les nombreux aspects du fonctionnement de cette institution
se manifesteront ensuite progressivement. Comme l’écrivait
Shoghi Effendi : « Seule l’institution du mashriqu’l-adhkár
peut incarner adéquatement l’essence de l’adoration et du
service bahá’ís, tous deux si vitaux pour la régénération du
monde ».
(D’une lettre du 26 janvier 2015 à un croyant) [80]
Les paroles utilisées dans les chants interprétés dans le
mashriqu’l-adhkár n’ont pas besoin d’être limitées aux
Écrits ; il est plutôt exigé qu’elles soient basées sur des Écrits
sacrés bahá’ís ou autres et contiennent des thèmes bahá’ís. Il
convient de noter que la norme pour les paroles utilisées dans
les chants est quelque peu différente de la norme pour les
écrits et les prières qu’on lira ou chantera dans les
programmes spirituels des maisons d’adoration. Il n’y a donc
aucune objection à utiliser des chants basés sur les écrits et les
causeries de ‘Abdu’l-Bahá.
(D’une lettre du 2 nov. 2015 à l’Assemblée spirituelle
nationale d’Australie) [81]
Sélection de prières pour le mashriqu’l-adhkár extraites
des écrits de ‘Abdu’l-Bahá
Ô Seigneur, mon Dieu ! Confirme-les en ton service !
Affermis leurs reins pendant qu’ils transportent les pierres
pour bâtir le mashriqu’l-adhkár ! Ô Seigneur, mon Dieu !
Éclaire les visages de ces justes de la lumière rayonnant de
l’orient de tes mystères. En vérité, tu es le Puissant et
l’Indépendant et, en vérité, tu es le Miséricordieux et le
Compatissant.
(Extrait d’une tablette, traduite de l’arabe) [82]
Ô Dieu, mon Dieu ! Humble, modeste et éploré, je tourne mon
visage vers le royaume de ta miséricorde et le domaine de ton
unicité. Je t’implore avec ferveur au seuil de ton unité pour
que tu aides tes vrais amants à offrir leur contribution à
l’édification du mashriqu’l-adhkár de ce pays de sorte qu’à
partir de cet édifice, les splendeurs de la lumière divine se
répandent dans toutes les directions et que les cris joyeux qui
exaltent et magnifient ton nom résonnent matin et soir,
s’élevant vers ton Assemblée céleste et ton horizon très
glorieux.
Ô Seigneur, mon Dieu ! Fais que j’entende les accents de
leurs voix et les lamentations de leurs cœurs, malgré la grande
distance qui sépare ce versant tout proche de celui qui est « le
plus éloigné », pour que mon esprit se réjouisse, que mon
cœur déborde de bonheur, que mes yeux se consolent, que
tout mon être tremble de joie, et que mon essence intime se
remplisse de félicité lors d’une telle effusion de grâce, d’une
telle splendeur manifeste.
Ô Seigneur, mon Dieu ! Ouvre grand les portes de tes
bénédictions à chaque âme qui se lève pour contribuer à la
construction de cet édifice exalté, cette merveilleuse maison
de prière, cette source de lumière.
Tu es vraiment l’Omnipotent, le Fort, le Puissant, le Tendre,
le Clément.
(Extrait d’une tablette, traduite de l’arabe). [83]
O Dieu, mon Dieu ! Le cœur palpitant et les yeux pleins de
larmes, je t’implore d’aider quiconque dépense son énergie
pour l’édification de cette maison, la construction de cet
édifice où ton nom est mentionné chaque matin et chaque soir.
Ô Dieu ! Accorde ta générosité divine à celui qui s’efforce à
servir ce projet et s’emploie à élever cet édifice parmi les
peuples et les religions du monde. Confirme-le dans chaque
bonne action visant à promouvoir le bien-être de l’humanité.
Ouvre-lui les portes de la richesse et de l’abondance et fais de
lui un héritier des trésors impérissables du Royaume. Fais de
lui un signe de tes dons parmi les peuples et renforce-le par la
mer de ta générosité et de ta munificence, que les vagues de ta
grâce et de ta faveur enflent. En vérité, tu es le Généreux, le
Miséricordieux et le Munificent.
(Extrait d’une tablette, traduite de l’arabe). [84]
Ô Dieu, mon Dieu ! Illumine le front de tes amoureux fidèles
et assure-leur, grâce aux armées angéliques, un triomphe
certain. Affermis leurs pas sur ton droit chemin et, par ton
antique munificence, ouvre-leur les portails de tes
bénédictions. Ils dépensent en effet sur ton chemin ce que tu
leur as accordé, ils protègent ta Foi, placent leur confiance en
ton souvenir, offrent leur cœur par amour pour toi et donnent
tout ce qu’ils possèdent en adoration de ta beauté et en quête
des moyens de te plaire. Ô mon Seigneur ! Ordonne pour eux
une part abondante, une consolation et une récompense
assurées.
Tu es, en vérité, Celui qui soutient, qui assiste, le Généreux, le
Munificent, l’éternel Dispensateur.
(Sélection d’écrits de ‘Abdu’l-Bahá, n° 235. Nouvelle
traduction) [85]
La photo que tu as envoyée du mashriqu’l-adhkár a été reçue.
Ce fut une source de joie immense car, Dieu soit loué, les
bien-aimés de Dieu se sont rassemblés dans le mashriqu’l-
adhkár leurs visages brillant comme des cierges, illuminant
cette assemblée de la lumière de sentiments spirituels.
Mon Dieu, mon Bien-Aimé, Désir de mon cœur ! Ce sont des
serviteurs du seuil de ta sainteté qui se sont prosternés devant
la porte de ton unicité. Ils ont pénétré dans le lieu où est
mentionnée ta louange, où ta lumière se concentre, suppliant,
implorant humblement le royaume de ton unicité et te priant
avec ferveur, leur cœur fermement fixé sur toi.
Ô mon Seigneur ! Accepte leurs actes, accompagne-les dans
leurs prières et inspire-leur les merveilles de tes mystères, afin
qu’ils deviennent les manifestations de ta bonté parmi tes
créatures et les compagnons de tes élus parmi ton peuple. En
vérité, Tu es le Doux, le Très-Généreux, le Clément, le
Miséricordieux, le Très-Aimant.
(Extrait d’une tablette, traduite de l’arabe et du persan) [86]
──────────────────────────────────────────────────────────────────────
L’institution du mashriqu’l-adhkár
(se prononce machréRol-azkâr)
Déclaration et compilation par le département
de la recherche de la Maison universelle de justice
Septembre 2017
Version française par la Commission de traduction. Avril
2021
L’institution du mashriqu’l-adhkár
Une déclaration préparée par le département de la recherche
de la Maison universelle de justice
Septembre 2017
Le mashriqu’l-adhkár, « lieu d’où s’élève la louange de
Dieu », est décrit par la Maison universelle de justice, dans sa
lettre datée du 18 décembre 2014 aux bahá’ís en Iran, comme
« un concept unique dans les annales de la religion » qui
« symbolise les enseignements du nouveau jour de Dieu ». La
Maison de justice déclare en outre que la maison d’adoration
est un « centre pour tous destiné à promouvoir l’affection
chaleureuse » et qu’elle «constitue un lieu de culte universel
ouvert à tous les habitants d’une localité, quels que soient leur
affiliation religieuse, leur milieu d’origine, leur appartenance
ethnique et leur genre, et un havre où se plonger dans la
contemplation de la réalité spirituelle et des questions
fondamentales de la vie, dont la responsabilité individuelle et
collective de l’amélioration de la société. Il embrasse en son
sein hommes et femmes, enfants et jeunes sur un pied
d’égalité. »
L’importance extraordinaire pour l’unité et le bien-être de
l’humanité de cette institution incomparable est soulignée
partout dans les écrits de la Foi. Bahá’u’lláh, par exemple,
proclame « Bénis ceux qui s’adonnent, dans la maison
d’adoration, au souvenir de celui qui est le Seigneur des
justes ». ‘Abdu’l-Bahá affirme que, bien que la maison
d’adoration soit construite « sur terre, c’est en réalité une
institution de l’Assemblée céleste et l’on peut donc dire
qu’elle atteint le plus haut des cieux ». Dans une autre
tablette, il l’appelle « l’aube des lumières et le lieu de
rassemblement des justes », dans laquelle « des âmes
nobles… offrent des supplications, entonnent des versets
divins, et chantent des prières avec de merveilleuses
mélodies » telles que « les habitants de l’Assemblée céleste
écoutent et s’écrient « Heureux que nous sommes ! que tout le
monde se réjouisse ! ». Le Maître déclare, « C’est la première
institution du Seigneur clairement visible », construction si
capitale que même l’acte de « En ces jours, ne poser qu’une
seule brique [pour elle ou pour] l’une de ses dépendances
c’est comme construire un édifice majestueux. » Comme le dit
Shoghi Effendi, le mashriqu’l-adhkár est le « symbole
annonciateur de l’ordre mondial de Bahá’u’lláh ». Selon les
termes de la Maison de justice, c’est un phare de lumière
« pour dissiper l’obscurité de la haine et de l’injustice. » Huit
temples continentaux illuminent à présent le monde, tandis
que des temples locaux et nationaux commencent à apparaître.
Chacun appelle « toute personne à adorer celui qui est son
Créateur, son Seigneur souverain, Celui qui donne la lumière
au monde », et incite « une population entière à aspirer à un
sentiment plus profond de partager un objectif commun. »
Chacun nous rappelle l’assurance de ‘Abdu’l-Bahá qu’« à
l’avenir, une centaine de milliers de mashriqu’l-adhkár seront
élevés glorieux, dignes et infiniment majestueux ».
Pour aider à mieux comprendre la nature de cette institution
divine et ses implications profondes pour la régénération
spirituelle de l’humanité, on trouvera en annexe une
compilation d’extraits d’Écrits de Bahá’u’lláh et de ‘Abdu’l-
Bahá, ainsi que des lettres écrites par Shoghi Effendi et par la
Maison universelle de justice, ou en leur nom. Certains des
concepts glanés dans divers passages de la compilation sont
discutés ci-dessous.
• L’influence du mashriqu’l-adhkár
Dans le Kitáb-i-Aqdas, Bahá’u’lláh appelle les peuples du
monde à construire :
« des maisons d’adoration dans tous les pays au nom de celui
qui est le Seigneur de toutes les religions. Faites-les aussi
parfaites qu’il est possible ici-bas et ornez-les de ce qui leur
convient, sans image ni effigie. Puis d’une joie radieuse,
célébrez-y les louanges de votre Seigneur, le Très-
Compatissant. En vérité, son souvenir réjouit les yeux et
illumine les cœurs. »
‘Abdu’l-Bahá explique l’importance de cette institution, en
faisant référence au mashriqu’l-adhkár comme « l’aimant des
confirmations divines » et « la puissante fondation du
Seigneur, le pilier solide de la foi de Dieu ». Dans la même
tablette, il déclare que l’établissement de la maison
d’adoration « est un moyen d’exalter le Verbe de Dieu » et
que « la louange et la glorification qui en émanent réjouissent
le cœur de toute âme juste ». Il exhorte ainsi les amis à y être
« occupés à prier et à adorer Dieu, à réciter des versets et des
paroles de Dieu et à chanter des odes célestes à la gloire du
Très-Miséricordieux. »
Ailleurs, ‘Abdu’l-Bahá décrit la maison d’adoration comme
« un foyer où les esprits sont réjouis et les cœurs attirés vers le
royaume d’Abhá» et affirme qu’elle exerce « une forte
influence sur toutes les phases de la vie », stimulant les amis
et promouvant « l’unité de l’humanité ». En se rassemblant
dans cet édifice pour mentionner le Seigneur, « des liens
d’unité » se forgent alors que l’affection grandit et s’épanouit
« dans le cœur humain ». En fait, grâce au mashriqu’l-adhkár,
qui « illumine les cœurs, spiritualise les âmes et exhale les
parfums du royaume de gloire », le monde de l’humanité est
« transformé en un autre monde, et les sensibilités du cœur
sont intensifiées au point d’englober toute la création. » Selon
Shoghi Effendi, l’influence du mashriqu’l-adhkár est
« incalculable et mystérieuse », renforçant directement la foi
de l’individu, tout en étant, selon ‘Abdu’l-Bahá, «le plus sûr
moyen de diffuser les doux arômes » du Seigneur. Dans une
lettre écrite en son nom, la Maison de justice observe
« Symbole puissant et partie intégrante de la civilisation
divine vers laquelle la révélation de Bahá’u’lláh conduit tous
les peuples, la maison d’adoration devient le lieu de
convergence de la communauté qui l’a construite. » « Les
gens vont se hâter pour adorer Dieu dans ce temple céleste, le
parfum de Dieu y sera diffusé, les enseignements divins
prendront racine dans les cœurs, comme l’esprit s’établit dans
l’âme des hommes et les gens resteront fermes dans la cause
de votre Seigneur, le Très-Miséricordieux », déclare le Maître.
• Un lieu de prière
‘Abdu’l-Bahá explique que « des cœurs purs et rayonnants
sont les points du jour de la mention de Dieu d’où les
mélodies de supplication et de prière s’élèvent
continuellement jusqu’à l’Assemblée céleste », et il déclare
que si, par la bonté de Dieu, le cœur des amis devenait un
temple divin « ils exerceraient assurément le maximum
d’efforts et seraient pleinement déterminés à construire le
mashriqu’l-adhkár, pour que la structure extérieure révèle la
réalité intérieure et que la forme extérieure annonce la
signification intérieure. » Plusieurs thèmes se retrouvent dans
les Écrits associés à ce lieu de culte et à la réalité intérieure
qu’il manifeste, y compris le pouvoir de la prière, les effets de
prier avec d’autres et la nature des dévotions dans l’édifice
central lui-même.
Dans le Kitáb-i-Aqdas, Bahá’u’lláh attire l’attention sur la
puissance de la récitation des versets de Dieu dans les maisons
d’adoration :
« Enseignez à vos enfants les versets révélés du ciel de
majesté et de pouvoir, afin qu’ils récitent les Tablettes du
Très-Miséricordieux, avec les intonations les plus
mélodieuses, dans les salles des mashriqu’l-adhkár.
Quiconque est transporté par le ravissement né de l’adoration
de son nom, le Très-Compatissant, récitera les versets de Dieu
de telle sorte qu’il captivera le cœur de ceux qui sont encore
plongés dans le sommeil. Heureux celui qui boit à longs traits
le vin mystique de la vie éternelle dans les paroles de son
Seigneur miséricordieux en mon nom – un nom qui réduisit en
poussière les montagnes hautes et majestueuses. »
La Maison de justice clarifie le thème de la puissance de la
prière en expliquant que les deux Astres jumeaux nous ont
enseigné que la prière est « la conversation spirituelle
essentielle directe et sans intermédiaire de l’âme avec son
Créateur », « Comme la rosée du matin, elle rafraîchit le cœur,
l’assainit », c’est « un feu qui consume les voiles et une
lumière qui mène à l’océan de la réunion avec le Tout-
Puissant ». La qualité de la prière est primordiale. D’elle
« dépendent le développement des capacités illimitées de
l’âme et le pouvoir d’attirer les faveurs de Dieu ». Ses
pouvoirs se manifestent quand elle est « motivée par l’amour
de Dieu ». La Maison de justice poursuit :
« Elle doit être exprimée avec un cœur pur et sincère qui
prédispose à la contemplation et à la méditation, afin que ses
effets puissent éclairer la raison. Une telle prière transcendera
les limites des mots et ira bien au-delà des simples sons. La
douceur de ses mélodies doit élever et réjouir le cœur, et
affermir le pouvoir pénétrant de la Parole, transformant les
inclinations terrestres en qualités célestes et inspirant le désir
de servir l’humanité de façon désintéressée. »
Un deuxième thème est celui de la prière en commun que les
bahá’ís et leurs amis dans le monde entier considèrent comme
fondamentale dans ce modèle de l’effort collectif visant à
l’amélioration spirituelle et matérielle de la société. La
Maison de justice soutient que « La réunion de prière, un
aspect collectif d’une vie pieuse et une dimension du concept
du mashriqu’l-adhkár, est indispensable à ce modèle ».
« Quand elle s’intègre au cœur de la vie communautaire »
cette réunion devient un événement auquel « toute âme peut
prendre part, peut respirer les parfums célestes, goûter à la
douceur de la prière, méditer sur le Verbe créateur, se laisser
transporter sur les ailes de l’esprit et communier avec le Bien-
Aimé.» La tenue de ces réunions dans n’importe quelle
localité constitue « un pas supplémentaire dans l’application »
de la loi du mashriqu’l-adhkár, et évoque l’esprit de la maison
d’adoration.
Un troisième thème est le déroulement des prières dans le
mashriqu’l-adhkár. ‘Abdu’l-Bahá affirme que les maisons
d’adoration « confèrent fermeté et constance aux amis » et
« sont des lieux de supplication et d’invocation au seuil de la
grandeur divine ». La suppression des rituels et des rites est
essentiel à un tel déroulement et à la création de ce que
Shoghi Effendi décrit comme « une atmosphère spirituelle
sereine ». Comme le remarque la Maison de justice, Shoghi
Effendi critique la pompe des cérémonies élaborées et
ostentatoires et met en garde contre toute idée que « l’intérieur
de l’édifice central lui-même soit converti en un agglomérat
de services religieux » offrant « un spectacle d’observances et
de rites sectaires incohérents et confus ».
Les programmes religieux ne doivent pas être affectés par
l’uniformité ou par des formes rituelles de quelque sorte que
ce soit et Shoghi Effendi le conseille dans une lettre écrite en
son nom, ils seront « simples, dignes, et conçus pour élever
l’âme et l’éduquer en entendant la parole créatrice ». Dans
une autre lettre écrite en son nom, il déclare « Dans le temple
bahá’í, plus le culte a un caractère universel et informel,
mieux c’est ».
Ce genre de programme peut aussi inclure des chants a
cappella. Dans les lettres écrites en son nom, la Maison de
justice précise que les paroles chantées dans la maison
d’adoration doivent être « basées sur des écrits sacrés bahá’ís
ou autres », y compris les écrits et les discours de ‘Abdu’l-
Bahá, et qu’elles devraient contenir « des thèmes bahá’ís ».
Cela peut impliquer de « répéter des versets de prières ou des
extraits d’écrits » et on peut se permettre de « légères
modifications du texte […] afin de se conformer aux
exigences musicales ». « Le style musical du morceaux peut
être déterminé par le compositeur, à condition qu’il tienne
compte de l’obligation spirituelle de traiter les textes sacrés
avec le respect, la dignité et la révérence qui leur sont dus. »
Par un concept aussi simple que rassembleur, le mashriqu’l-
adhkár incarne un trait distinctif de la révélation de
Bahá’u’lláh le principe de l’unité dans la diversité. Selon
Shoghi Effendi, la maison d’adoration matérialise
durablement sur terre, « de la manière la plus visible et
tangible, une superbe image et une expression durable de
l’esprit vital et illimité de la cause de celui qui est le Seigneur
de tous les mondes ». ‘Abdu’l-Bahá lui-même affirme :
«En ce bas monde, le mashriqu’l-adhkár est un édifice céleste
et un moyen d’atteindre l’unité de l’humanité, dans la mesure
où tous les peuples du monde se rassemblent dans l’amitié et
l’harmonie au sein de cet édifice, et tout en chantant les
hymnes de l’unité divine, s’engagent dans la louange et la
glorification du Seigneur des armées. »
• Adoration et service
Aussi puissantes et ambitieuses que soient les forces
spirituelles libérées par les prières individuelles et collectives
offertes au sein du mashriqu’l-adhkár et aussi essentielle que
soit une vie de prière dynamique pour le développement
spirituel personnel, l’adoration de Dieu doit aussi aboutir,
comme le fait remarquer la Maison de justice, à « des actes,
reflets extérieurs de cette transformation intérieure. » Shoghi
Effendi souligne que le projet de la communauté –
une communauté « divinement ordonnée, organiquement unie,
à la vision claire et vibrante de vie » – est « régulé par les
principes directeurs indissociables, l’adoration de Dieu et le
service à autrui. » En effet, le lien indispensable entre ces
principes directeurs fait partie intégrante de l’unité de
l’humanité, qui, comme le note la Maison de justice, « est à la
fois son principe de fonctionnement et le but » de la
Révélation de Bahá’u’lláh.
Le caractère indissociable de l’adoration et du service, qui
trouve sa pleine expression dans le mashriqu’l-adhkár, se
manifeste progressivement au fur et à mesure que la
communauté met en œuvre avec de plus en plus d’efficacité
les dispositions de son cadre d’action. La Maison de justice
observe que les amis « perçoivent l’interaction dynamique qui
existe entre prière et actions entreprises en vue d’améliorer les
conditions spirituelles, sociales et matérielles de la société ».
Dans son message de Riḍván 2012 aux bahá’ís du monde, la
Maison de justice déclare :
« Le mashriqu’l-adhkár, décrit par ‘Abdu’l-Bahá comme
« l’une des institutions les plus vitales du monde », allie deux
aspects essentiels, inséparables de la vie bahá’íe : adorer et
servir. L’union de ces deux éléments se reflète aussi dans la
cohérence qui existe parmi les aspects de développement
communautaire du Plan, notamment l’essor d’un esprit de
dévotion qui trouve son expression dans des rencontres de
prière et d’un processus éducatif qui développe la capacité de
servir l’humanité. La corrélation entre adoration et service est
particulièrement marquée dans les groupements de par le
monde où les communautés bahá’íes ont grandi de façon
significative en taille et en vitalité, et où l’engagement dans
l’action sociale est évident. »
• Les dépendances du mashriqu’l-adhkár
Shoghi Effendi affirme que dans la plénitude des temps
l’édifice central du mashriqu’l-adhkár sera entouré
d’« institutions de service social qui offriront soulagement à
ceux qui souffrent, subsistance aux pauvres, abri aux
voyageurs, réconfort aux personnes en deuil et éducation aux
ignorants ». La Maison de justice écrit que « l’institution par
Bahá’u’lláh du mashriqu’l-adhkár, centre spirituel de chaque
communauté bahá’íe autour duquel doivent prospérer des
dépendances consacrées au progrès social, humanitaire,
éducatif et scientifique de l’humanité », illustre sans contexte
l’absolue nécessité d’une « cohérence dynamique entre les
exigences spirituelles et les exigences pratiques de la vie sur
terre ». ‘Abdu’l-Bahá explique à ce propos que la maison
d’adoration est reliée « à un hôpital, à une pharmacie, à une
maison d’accueil pour les voyageurs, à une école pour les
orphelins et à un établissement d’études universitaires. » En
tant que tel, « le temple n’est pas seulement un lieu
d’adoration il est plutôt, à tous égards, un ensemble complet. »
Shoghi Effendi met en évidence l’interaction vitale entre
adoration et service et propose la vision suivante qui illustre la
relation étroite entre l’édifice central et ses dépendances :
« Séparé des activités sociales, humanitaires, éducatives et
scientifiques centrées sur les dépendances du mashriqu’l-
adhkár, le culte bahá’í, aussi exalté soit-il dans sa conception,
aussi passionné soit-il dans sa ferveur, ne pourra jamais
espérer dépasser les maigres résultats, souvent transitoires,
produits par la contemplation de l’ascète ou la communion du
fidèle passif. Elle ne peut apporter une satisfaction et un
bénéfice durables au fidèle lui-même, et encore moins à
l’humanité en général, tant qu’elle n’est pas traduite et
transposée dans ce service dynamique et désintéressé à la
cause de l’humanité que les dépendances du mashriqu’l-
adhkár ont le privilège suprême de faciliter et de promouvoir.
De même, les efforts, aussi désintéressés et acharnés soient-
ils, de ceux qui, dans le périmètre du mashriqu’l-adhkár
seront engagés dans l’administration des affaires du futur
Commonwealth bahá’í, ne pourront fructifier et prospérer à
moins qu’ils ne soient menés en communion étroite et
quotidienne avec les forces spirituelles que concentre le
sanctuaire central du mashriqu’l-adhkár et d’où elles
rayonnent. Rien de moins qu’une interaction directe et
constante entre les forces spirituelles émanant de cette maison
d’adoration située au cœur du mashriqu’l-adhkár et les
énergies consciemment déployées par ceux qui administrent
ses affaires au service de l’humanité peuvent éventuellement
fournir les fondamentaux capables d’éliminer les maux qui
ont si longtemps et si gravement affligé l’humanité. Car c’est
assurément de la conscience de l’efficacité de la Révélation de
Bahá’u’lláh, renforcée d’un côté par la communion spirituelle
avec son Esprit, et de l’autre par l’application intelligente et
l’exécution fidèle des lois et des principes qu’il a révélés, que
doit dépendre en définitive le salut d’un monde pris dans les
douleurs de l’enfantement. Et de toutes les institutions qui
sont associées à son saint Nom, aucune ne peut fournir de
manière adéquate les éléments vitaux du culte et du service
bahá’ís, si essentiels tous les deux à la régénération du monde,
si ce n’est l’institution du mashriqu’l-adhkár. Là réside le
secret de la grandeur, de la puissance, de la position unique du
mashriqu’l-adhkár l’une des institutions exceptionnelles
conçues par Bahá’u’lláh. »
On peut retrouver les prémices de la relation entre aspects
spirituels et pratiques matérialisés dans une maison
d’adoration, dans les efforts pionniers des croyants
d’Achgabat. Dans sa lettre du 1er août 2014 aux bahá’ís du
monde, la Maison de justice rapporte ce qui suit :
« Sur une parcelle de terrain appropriée située au centre de la
ville et acquise quelques années auparavant avec
l’assentiment de la Beauté-Bénie elle-même, des équipements
ont été construits pour le bien-être collectif, dont : une salle de
réunion, des écoles pour les enfants, une auberge pour les
visiteurs et un dispensaire. Un indice des réussites
remarquables des bahá’ís d’Achgabat, qui au cours de ces
années productives se sont distingués par leur prospérité, leur
magnanimité et leurs réalisations intellectuelles et culturelles,
est l’attention à s’assurer que tous les enfants et jeunes bahá’ís
savaient lire et écrire dans une société où régnait
l’analphabétisme, surtout chez les filles. […] Pendant plus de
vingt ans, les amis ont goûté la joie céleste d’avoir réalisé leur
noble objectif : l’établissement d’un centre d’adoration, cœur
névralgique de la vie communautaire, espace où les âmes se
réunissaient au lever du jour avec humilité, en prière et en
communion, avant d’en ressortir pour vaquer à leurs activités
quotidiennes. »
Ainsi que le dit la Maison de justice dans une lettre ultérieure,
le mashriqu’l-adhkár est en même temps un «lieu d’où vont
rayonner des forces spirituelles », « le centre à partir duquel
des dépendances pour le bien-être de l’humanité doivent être
érigées » et « l’expression d’une volonté commune et d’un
désir ardent de servir. » La même lettre poursuit : « Ces
dépendances – centres d’éducation et d’enseignement des
sciences ainsi que d’initiatives culturelles et humanitaires –
incarnent les idéaux du progrès social et spirituel qui doit
s’accomplir grâce à l’application du savoir et montrent
comment, quand elles sont en harmonie, religion et science
élèvent le rang de l’être humain et mènent à l’épanouissement
de la civilisation. »
• Établir un mashriqu’l-adhkár
Depuis la révélation de la loi du mashriqu’l-adhkár par la
plume de Bahá’u’lláh, sa mise en œuvre a suivi un processus
de développement graduel et organique à la mesure de la
capacité de la communauté. ‘Abdu’l-Bahá déclare que ces
« aurores du souvenir de Dieu […] seront appelées à s’établir
dans chaque hameau et dans chaque cité. » Le Maître indique
que leurs débuts pourraient même prendre la plus humble des
formes :
« Quant au mashriqu’l-adhkár, il est de la plus haute
importance. Le but est le suivant : il faut repérer un site,
même si c’est un petit endroit sous des couches de terre et de
pierre, qui, par prudence, devrait rester caché et secret de peur
qu’il n’éveille l’hostilité des méchants. Au moins une fois par
semaine, ce lieu devrait servir au rassemblement d’amis
choisis, ceux qui ont découvert les secrets des mystères divins
et en sont devenus familiers. L’endroit peut prendre n’importe
quelle forme, car même s’il s’agissait d’une cavité elle
deviendrait un abri paradisiaque, une demeure exaltée et un
jardin de délices. »
C’est à Achgabat et à Wilmette, pendant le ministère de
‘Abdu’l-Bahá que les premières occasions se sont présentées
pour la création d’un mashriqu’l-adhkár. Par la suite, sept
maisons d’adoration continentales ont été établies à travers le
monde, la dernière étant le temple de Santiago du Chili
inauguré en octobre 2016. Cependant, alors même que l’étape
continentale touchait à sa fin, un nouvel horizon s’ouvrait au
monde bahá’í en raison des avancées dans la construction de
communautés humaines basée sur les prières en commun et la
capacité accrue pour servir qui étaient stimulées par la série de
plans mondiaux débutant en 1996. Dans son message de
Riḍván aux bahá’ís du monde de cette année-là, la Maison de
justice soulignait que « l’épanouissement de la communauté,
surtout au niveau local, exige une amélioration significative
des modèles de comportement » impliquant « la pratique
collective de la prière ». Il devenait donc « essentiel pour la
vie spirituelle de la communauté que les amis organisent des
réunions de prières régulières, dans les centres bahá’ís locaux
lorsqu’ils existent, ou ailleurs, notamment chez les croyants. »
Dans son message de Riḍván cinq ans plus tard, la Maison de
justice prévoyait la construction de mashriqu’l-adhkár
nationaux au cours de la cinquième époque de l’Âge formatif,
développement qui « se déroulera par étapes successives,
d’après le plan divin de ‘Abdu’l-Bahá. » Elle remarquait à ce
propos :
« Un trait distinctif de la cinquième époque sera
l’enrichissement de la vie de piété de la communauté grâce à
l’édification de maisons d’adoration nationales, selon la
situation des communautés nationales. La Maison universelle
de justice déterminera le calendrier de ces projets, à mesure de
l’avancée du processus d’entrée en troupes dans les pays. »
Dès 2012, les critères requis ont été « manifestement
remplis » en République démocratique du Congo et en
Papouasie-Nouvelle-Guinée. Ce fut un développement très
important. « Avec le dernier des temples continentaux en
cours de construction à Santiago », déclarait la Maison de
Justice dans son message de Riḍván, « le lancement de projets
pour construire des maisons d’adoration nationales offre
encore une autre preuve gratifiante de la pénétration de la foi
de Dieu dans le terreau de la société. » La Maison de justice a
également affirmé dans une lettre ultérieure écrite en son nom
que la maison d’adoration fait « partie intégrante du processus
de construction communautaire et son édification représente
un jalon important dans le développement d’une
communauté. »
Fait tout aussi encourageant, il était devenu clair au Riḍván
2012 que la construction d’une maison d’adoration locale
pouvait être envisagée dans les groupements servant de
centres d’information sur le « Programme d’autonomisation
spirituelle des juniors » et où « l’ensemble du schéma
d’expansion et de consolidation » était en train d’être
renforcé, c’est-à-dire, précisément à cette époque, à
Battambang au Cambodge, à Bihar Sharif en Inde, à Matunda
Soy au Kenya, à Norte del Cauca en Colombie et à Tanna au
Vanuatu. S’appuyant sur cette vision, le passage suivant du
message du Riḍván 2014 a directement lié l’évolution du
programme de croissance dans un groupement à la mise en
place d’un mashriqu’l-adhkár local :
« Dans un nombre grandissant de groupements, le programme
de croissance gagne en envergure et en complexité,
proportionnellement à l’augmentation de la capacité des trois
protagonistes (l’individu, la communauté et les institutions de
la Foi) à créer un environnement de soutien mutuel. Et nous
sommes ravis qu’il y ait, comme prévu, un nombre croissant
de groupements où une centaine de personnes facilitent
maintenant l’implication d’un millier d’autres, voir plus, dans
l’élaboration d’un modèle de vie spirituel, dynamique et
transformateur. Depuis le tout début, ce qui sous-tend ce
processus est évidemment un mouvement collectif vers la
vision de la prospérité matérielle et spirituelle qu’a exposée
Celui qui donne la vie au monde. Mais quand de si grands
nombres sont concernés, ce mouvement d’une population
entière devient perceptible.
Ce mouvement se remarque particulièrement dans les
groupements où un mashriqu’l-adhkár local doit être établi. »
Dans le message du Riḍván 2012, la Maison de justice
souligne l’ampleur de ce progrès dans la vie communautaire
et fournit la vision suivante concernant la construction
imminente des deux maisons d’adoration nationales et des
cinq locales
« Bien-aimés collègues : le premier coup de pioche donné par
la main de ‘Abdu’l-Bahá il y a cent ans va être donné à
nouveau dans sept autres pays, ceci n’étant que le prélude du
jour où au sein de chaque ville et village, en obéissance à
l’injonction de Bahá’u’lláh, un édifice sera érigé pour
l’adoration du Seigneur. À partir de ces orients de la
souvenance de Dieu rayonnera sa lumière et retentiront les
hymnes à sa louange. »
La Maison de justice attire l’attention sur cette même vision
dans son message du 1er septembre 2017 aux personnes
rassemblées pour l’inauguration de la maison d’adoration de
Battambang, au Cambodge. Elle annonce qu’« une aube
nouvelle se lève dans le développement de l’institution du
mashriqu’l-adhkár » et affirme que cette occasion historique
préfigure :
« l’apparition d’encore plus de mashriqu’l-adhkár locaux et
nationaux, pour obéir au commandement de Bahá’u’lláh
révélé dans son Très-Saint Livre : « Édifiez dans tous les pays
des maisons d’adoration au nom de celui qui est le Seigneur
de toutes les religions. »
« L’ouverture de cette nouvelle étape de construction de
temples nationaux et locaux a également permis d’en savoir
plus sur ce qui est nécessaire à la construction d’une maison
d’adoration, notamment les considérations pratiques telles que
le choix d’un lieu adéquat et la décision quant à la taille de
l’édifice, tout autant que ce qui va encourager la population
locale à s’approprier le projet. Le choix des architectes s’est
révélé être une préoccupation particulière, car, selon la
Maison de justice, « Le défi particulier qui se présente aux
architectes est de concevoir des temples « aussi parfait(s) qu’il
est possible ici-bas », qui s’harmonisent d’une manière
naturelle avec la culture locale et la vie quotidienne de ceux
qui s’y rassembleront pour prier et méditer. Cette tâche exige
créativité et talent afin de combiner beauté, grâce et dignité
avec simplicité, fonctionnalité et économie. »
Tout au long de ce processus d’évolution, la communauté a eu
de plus en plus l’occasion de découvrir combien l’esprit
d’unité dans lequel ces efforts sont entrepris est indispensable.
À cet égard, ‘Abdu’l-Bahá déclare ce qui suit à propos de
l’élaboration de plans pour le mashriqu’l-adhkár d’Achgabat :
« Il faut faire de tout sujet une occasion d’unité et de
concorde, afin que la camaraderie et l’harmonie entre les bien-
aimés de Dieu croissent de jour en jour.
Ainsi, il faut traiter cette question du mashriqu’l-adhkár de
manière à favoriser l’unité et la concorde entre les amis.
C’est-à-dire que vous devriez d’abord vous concerter et
ensuite élaborer un plan. Si vous suivez ces étapes, des
confirmations divines vous seront continuellement
accordées. »
Le Maître donne également le conseil suivant :
« La coopération et l’entraide sont le fondement de la vie et de
l’existence, alors que la cause de l’anéantissement et de la
dégradation est la cessation de l’aide et de l’assistance. Plus le
niveau d’existence est élevé, plus cette question de
coopération et d’assistance devient importante et vitale. Au
niveau de l’humanité, la coopération et l’entraide sont par
conséquent plus complètes et plus perfectionnées qu’aux
autres niveaux d’existence, si bien que la vie de l’humanité
dépend entièrement de ce principe. Parmi les amis de Dieu, en
particulier, cette fondation solide doit être fortifiée de telle
sorte que chaque âme puisse en aider une autre dans tous les
domaines, qu’il s’agisse des réalités et des vérités spirituelles
ou des aspects matériels et physiques de la vie. C’est surtout
le cas lors de la création d’institutions publiques qui profitent
à tous, et en particulier du mashriqu’l-adhkár, qui constitue la
plus grande des fondations divines. »
Étendant le concept de collaboration, Shoghi Effendi, dans
une lettre écrite en son nom, souligne que la construction de la
maison d’adoration « exige une coopération incessante et un
soutien mutuel, ce qui requiert des sacrifices. » Dans une autre
lettre écrite en son nom, il met en garde « C’est le
dévouement, la sincérité et l’enthousiasme véritable qui, à
long terme, peuvent assurer l’achèvement de notre temple
bien-aimé. » Et il ajoute « En tout état de cause, les
considérations matérielles, bien qu’essentielles, ne sont pas
les plus vitales. » De même, la Maison de justice, exprimant
combien elle fut émue par la réponse mondiale à son appel
pour sept nouvelles maisons d’adoration, fait la remarque
suivante :
« Nous avons été témoins, en particulier dans les pays et
localités récemment désignés pour la construction d’une
maison d’adoration, des manifestations de joie spontanées des
amis, de leur détermination immédiate et sincère à offrir leur
part dans la réalisation de ce travail crucial en cours, et à
accroître le dynamisme des activités qui font partie intégrante
de la présence d’un mashriqu’l-adhkár au sein d’une
population, nous avons aussi été témoins des contributions
empreintes de sacrifice qu’ils ont apportées en temps, en
énergie et en ressources matérielles sous diverses formes ainsi
que de leurs efforts constants pour éveiller une multitude
croissante à la vision de ces édifices entièrement consacrés à
la souvenance de Dieu qui seront érigés au milieu d’eux. De
fait, la réponse prompte de la communauté du Plus-Grand-
Nom augure bien de sa capacité à faire progresser ces
entreprises collectives. »
Gardant en mémoire ces conseils et afin d’apprécier l’esprit de
service véritable requis pour l’établissement de cette haute
institution, il est utile de se pencher sur le désir de ‘Abdu’l-
Bahá de participer à la construction du mashriqu’l-adhkár
d’Achgabat et sur son appel fervent aux amis pour qu’ils
l’exécutent à sa place :
« Au nom de ‘Abdu’l-Bahá, creuse la terre, transporte le
mortier, porte les pierres qui serviront à construire le
mashriqu’l-adhkár, afin que l’allégresse procurée par ce
service apporte plaisir et joie au Centre de servitude. Ce
mashriqu’l-adhkár est la première institution du Seigneur
clairement visible. C’est donc l’espoir de ce serviteur que
toute âme juste et vertueuse sacrifie tout, manifeste une
grande joie et une grande exultation et se réjouisse de porter
de la terre et du mortier, afin que cet édifice soit érigé, que la
cause de Dieu se répande et qu’aux quatre coins du monde les
amis se lèvent, fermement résolus à accomplir cette grande
tâche. Si ‘Abdu’l-Bahá n’était pas emprisonné et s’il n’y avait
pas d’obstacle sur son chemin, sans doute se hâterait-il en
personne vers Achgabat afin de transporter la terre nécessaire
à la construction du mashriqu’l-adhkár avec le plus grand
plaisir et la plus grande joie. Maintenant, il revient aux amis
de se lever avec cette intention présente à l’esprit et de servir à
ma place afin que cet édifice soit en peu de temps visible par
tous, que les aimés de Dieu aient la possibilité d’y mentionner
la Beauté d’Abhá, qu’à l’aurore les mélodies du mashriqu’l-
adhkár s’élèvent vers l’assemblée céleste et que le chant des
rossignols de Dieu apporte joie et extase aux habitants du
Très-Glorieux Royaume. Ainsi les cœurs se réjouiront, les
âmes seront heureuses de ces joyeuses nouvelles et les esprits
illuminés. C’est le plus grand espoir des sincères ; c’est le
souhait le plus cher de ceux qui sont près de Dieu. »
L’institution du mashriqu’l-adhkár
Compilation d’extraits d’Écrits de Bahá’u’lláh et de ‘Abdu’l-
Bahá,
d’écrits de Shoghi Effendi et de lettres de la Maison
universelle de justice
Préparée par le Département de la recherche de la
Maison universelle de justice
Septembre 2017
Extraits des Écrits de Bahá’u’lláh
Ô peuples du monde ! édifiez dans tous les pays des maisons
d’adoration au nom de celui qui est le Seigneur de toutes les
religions. Faites-les aussi parfaites qu’il est possible ici-bas et
ornez-les de ce qui leur convient, sans image ni effigie. Puis,
d’une joie radieuse, célébrez-y les louanges de votre Seigneur,
le Très-Compatissant.
En vérité, son souvenir réjouit les yeux et illumine les cœurs.
(Le Très-Saint-Livre – Kitáb-i-Aqdas. Bruxelles, Maison
d’éditions bahá’íes, 2011, 2e éd. § 31). [1]
Béni celui qui, à l’aube, dirigeant ses pensées vers Dieu,
occupé par son souvenir et suppliant son indulgence, tourne
ses pas vers le mashriqu’l-adhkár, y entre et s’assied en
silence pour écouter les versets de Dieu, le Souverain, le
Puissant, le Très-Loué. Dis : tout bâtiment érigé dans une ville
ou un village pour célébrer ma louange est un mashriqu’l-
adhkár. Tel est le nom qui le désigne devant le trône de gloire,
si vous êtes de ceux qui comprennent.
(Le Très-Saint-Livre - Kitáb-i-Aqdas, § 115). [2]
Enseignez à vos enfants les versets révélés du ciel de majesté
et de pouvoir, afin qu’ils récitent les Tablettes du Très-
Miséricordieux, avec les intonations les plus mélodieuses,
dans les salles des mashriqu’l-adhkár. Quiconque est
transporté par le ravissement né de l’adoration de son nom, le
Très-Compatissant, récitera les versets de Dieu de telle sorte
qu’il captivera le cœur de ceux qui sont encore plongés dans
le sommeil. Heureux celui qui boit à longs traits le vin
mystique de la vie éternelle dans les paroles de son Seigneur
miséricordieux en mon nom – un nom qui réduisit en
poussière les montagnes hautes et majestueuses.
(Le Très-Saint-Livre - Kitáb-i-Aqdas, § 150). [3]
Vous aviez écrit concernant l’établissement d’un mashriqu’l-
adhkár au pays de Ṭá et le fait que, d’autres ont été et sont
installés, par la grâce de Dieu, en d’autres lieux, et ceci a été
mentionné en sa sainte et sublime Présence. Sur quoi la
langue de l’Ancien des jours a répondu : « Béni est le lieu, la
maison et l’endroit, la ville et le cœur, la montagne et le
refuge, la caverne et la vallée, le pays et la mer, l’île et la
prairie, où la mention de Dieu a été faite et où sa louange a été
glorifiée. »
(D’une tablette, traduite de l’arabe et du persan). [4]
Voici ce qu’a prononcé la langue de l’Indépendant concernant
le mashriqu’l-adhkár. Il dit, glorifiée soit sa puissance et
exalté son empire :
« Loué soit Celui qui est le Désir du monde pour t’avoir
confirmé au service de sa cause. Les peuples du monde sont
agités, le mal et la sédition abondent et tous se sont levés pour
éteindre sa lumière. Et pourtant, malgré cela, toi et ses élus,
vous avez été activement engagés dans la mention et le
souvenir de Dieu.
On se souviendra éternellement de cet édifice, car il a été
élevé, pendant les jours de Dieu, au nom du seul vrai Dieu et
il a été paré de l’ornement de son commandement. Implore
celui qui est la Vérité éternelle pour qu’il confirme chaque
âme au service de sa cause, afin que chacune demeure ferme
et fidèle à ce que Dieu a fait descendre dans son Livre.
Combien vaines et éphémères sont les choses de ce monde.
Sous peu, tout retournera au néant, et seul subsistera ce que la
Plume la plus exaltée a ordonné selon l’ordre de Dieu, l’Aide
dans le péril, Celui qui subsiste par lui-même ».
(D’une tablette, traduite de l’arabe et du persan). [5]
Bénis ceux qui s’adonnent, dans la maison d’adoration, au
souvenir de celui qui est le Seigneur des justes ! Bénis ceux
qui se lèvent au service de cette maison ! Bénis ceux qui ont
érigé cette maison ! Ils y entrent dans un état de paix et
d’ardeur et la quittent avec réticence et regret. Nous supplions
Dieu, immensément exalté soit-il, notre Seigneur et votre
Seigneur, de vous assister par des moyens visibles et
invisibles, et d’ordonner pour vous ce qui durera aussi
longtemps que son nom perdurera – nom qui éclipse tous les
autres noms. Il n’est point d’autre Dieu que lui, Celui qui
toujours pardonne, le Très-Miséricordieux.
(D’une tablette, traduite de l’arabe et du persan). [6]
Par ma vie et par ma cause ! Quelle que soit la demeure où
entrent les amis de Dieu et d’où s’élèvent leurs voix alors
qu’ils glorifient le Seigneur, les âmes des vrais croyants et de
tous les anges choisis circuleront autour d’elle. Et si pour
certains la porte de l’œil véritable s’ouvrait, ils verraient le
Concours suprême tourner autour et s’écrier : « Bénie sois-tu,
ô maison, car Dieu a fait de toi un lieu de repos pour ceux qui
ont sa faveur, une demeure pour ceux qu’il chérit et une
habitation pour ceux en qui il a placé sa confiance. Sur toi soit
sa louange, sa gloire et sa grâce sans fin. »
(D’une tablette, traduite de l’arabe et du persan). [7]
Extraits des écrits de ‘Abdu’l-Bahá
Il est bon que les amis organisent des réunions et des
rassemblements au cours desquels ils glorifieront Dieu,
fixeront leur cœur sur lui et réciteront les versets sacrés
révélés par la Beauté Bénie – que mon âme soit donnée en
rançon pour ses serviteurs aimants ! L’éclat des rayons de
l’horizon suprême et du Royaume très glorieux sera répandu
sur ces lumineuses assemblées. Car elles ne sont rien d’autre
que les mashriqu’l-adhkár (maisons d’adoration), les aurores
du souvenir de Dieu qui, sous la direction de la Plume très
exaltée, seront appelées à s’établir dans chaque hameau et
dans chaque cité. […] Ces réunions spirituelles doivent avoir
un caractère de pureté et de consécration extrêmes en sorte
que, du site même où elles se déroulent, de leur emplacement
et de l’atmosphère qui les entoure le souffle parfumé de
l’Esprit saint se respire.
(‘Abdu’l-Bahá, Sélection d’écrits, 2e éd., 2014, n° 55.1). [8]
Ô vous amis véritables de ‘Abdu’l-Bahá ! En ce moment, mes
pensées sont tournées vers vous. Le coucher du soleil
approche et une multitude d’épreuves m’ont privé de
réconfort, mais me souvenir de vous m’apporte la plus grande
joie et le plus grand plaisir. C’est ainsi que je me tourne vers
le Seigneur qui toujours pardonne, le suppliant de vous
renforcer d’une part abondante de sa puissante grâce.
Le mashriqu’l-adhkár est l’orient des lumières et le lieu de
rassemblement des justes. Chaque fois qu’une compagnie
d’âmes nobles s’y rassemble en une réunion céleste, offre des
supplications, entonne des versets divins et récite des prières
sur de merveilleuses mélodies, les habitants de l’Assemblée
céleste entendent et s’écrient : « Heureux que nous sommes !
Que tout le monde se réjouisse ! » car, louange à Dieu, des
âmes d’entre les anges du Royaume de gloire sont apparues
ici-bas, dans une sainte réunion, pour communier avec leur
Seigneur en entonnant les versets d’unité divine. Y a-t-il plus
grande bénédiction ?
(D’une tablette, traduite du persan). [9]
Ô amis de ‘Abdu’l-Bahá et ses partenaires dans la servitude
auprès du Seigneur des armées ! En vérité, la plus grande
affaire et la question la plus importante aujourd’hui sont
d’établir un mashriqu’l-adhkár, de fonder un temple, d’où les
voix de louange s’élèveront jusqu’au royaume du Seigneur
majestueux. Que Dieu vous bénisse d’y avoir pensé et d’avoir
eu l’intention d’ériger un tel édifice, les surpassant tous, en
consacrant votre richesse à ce projet grandiose et à cette
magnifique entreprise. Vous verrez bientôt les anges de la
confirmation se succéder pour vous soutenir et les armées
célestes venues se précipiter en renfort.
Quand le mashriqu’l-adhkár sera achevé, quand les lumières
en jailliront et que les justes s’y assembleront, quand des
prières seront offertes au royaume des mystères divins et que
le chant des louanges s’élèvera jusqu’au Seigneur suprême,
alors les croyants se réjouiront, le cœur dilaté débordant
d’amour pour le Dieu éternel qui subsiste par lui-même.
Les gens vont se hâter pour adorer Dieu dans ce temple
céleste, le parfum de Dieu y sera diffusé, les enseignements
divins prendront racine dans les cœurs, comme l’esprit
s’établit dans l’âme des hommes et les gens resteront fermes
dans la cause de votre Seigneur, le Très-Miséricordieux
(D’une tablette, traduite de l’arabe). [10]
De tous ceux qui se lèvent au service de cet édifice, aucun ne
sera privé par Dieu d’une force émanant de son puissant
royaume, et sur lui pleuvront de telles bénédictions
spirituelles et célestes qu’elles rempliront son cœur d’une
lumière merveilleuse, et illumineront sa vision pour
contempler la gloire de l’Ancien des Jours.
(D’une tablette, traduite de l’arabe). [11]
Ô toi qui es ferme dans l’Alliance ! Ta lettre a été reçue et sa
teneur est apparue claire et évidente. Tu parles de la forte
implication, des efforts et de la détermination dont ont fait
preuve les aimés de Dieu, de leur enthousiasme irrépressible
pour construire le mashriqu’l-adhkár et du zèle que ces
personnes bénies mettent à en transporter les pierres. En
vérité, cette nouvelle a apporté une telle joie aux cœurs qu’il
est impossible de la décrire ou de la rapporter, car elle
évoquait l’image de cette noble assemblée portant des pierres
dans la plus grande humilité et modestie tout en se
considérant, malgré tout, bien au-dessus des rois du monde.
(D’une tablette, traduite du persan). [12]
Tu m’as interrogé au sujet des lieux d’adoration et de leur
raison d’être. La sagesse qui préside à la construction de tels
édifices est la suivante : à une heure convenue, les gens
sauraient qu’il est temps de se réunir, ils se rassembleraient et,
formant une union harmonieuse entre eux, se consacreraient à
la prière. L’unité et l’affection en résulteront; elles se
développeront et s’épanouiront dans le cœur humain.
‘Abdu’l-bahá, Sélections des écrits d’Abdu’l-Bahá, nº 58.1
[13]
Nous apprenons que tu as l’intention d’honorer ta demeure en
réunissant, de temps à autre, des amis bahá’ís dont quelques-
uns vont glorifier le Seigneur Très-Glorieux. […] Si tu arrives
à réaliser ton projet, sache que cette maison terrestre
deviendra une demeure céleste, cet édifice de pierre un
ouvrage de l’esprit.
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’Abdu’l-Bahá, n° 57.1).
[14].
À l’avenir, si Dieu le veut, seront érigés dans toutes les
régions […] des temples d’une beauté et d’une dignité
exceptionnelles, où grâce et élégance s’allieront à un
raffinement des proportions qui ravissent les yeux.
(D’une tablette, traduite du persan). [15]
Bien que le mashriqu’l-adhkár soit, d'après son apparence
extérieure, une structure matérielle, il exerce cependant un
effet d'ordre spirituel. Il forge entre les coeurs des liens
d'unité ; c'est un centre communautaire destiné aux âmes
humaines.
Chaque ville dans laquelle, au temps de la Manifestation, fut
édifié un temple, a fait naître la sécurité, la constance et la
paix, car de tels édifices ont été voués à la perpétuelle
glorification de Dieu, et le coeur humain ne saurait trouver de
repos en dehors de la souvenance de Dieu.
Par le Dieu de miséricorde ! L'édifice de la maison
d’adoration exerce une puissante influence sur toutes les
phases de la vie. En Orient, l'expérience a clairement montré
qu'il s'agissait là d'un fait bien établi.
Même si, dans quelque petit village, une maison était désignée
pour faire fonction de mashriqu’l-adhkár son existence avait
une portée significative. Quel pourrait être alors l'impact
produit par un temple spécialement édifié dans ce but !
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’Abdu’l-Bahá, n° 60).
[16]
Jináb-i-Karbilá’í Muḥammad-Hádí, le gardien du mashriqu’l-
adhkár, est mon maître. Autrement dit, je suis son serviteur,
car il est un serviteur de la Beauté bénie. Il balaie le sol du
mashriqu’l-adhkár. Il ne s’agit pas de servitude, mais de
souveraineté. Le service qu’il rend n’est pas chose ordinaire ;
non, c’est une bénédiction de Dieu, pure et vraie.
(D’une tablette, traduite du persan). [17]
Le mashriqu’l-adhkár est une des institutions les plus
importantes du monde, et il possède de nombreuses branches
annexes. Tout en étant une maison d’adoration, il est
également relié à un hôpital, à une pharmacie, à une maison
d’accueil pour les voyageurs, à une école pour les orphelins et
à un établissement d’études universitaires. Chaque
mashriqu’l-adhkár est relié à ces cinq structures. Mon espoir
est que le mashriqu’l-adhkár soit maintenant fondé en
Amérique et que, peu à peu, l’hôpital, l’école, l’université, le
dispensaire et la maison d’accueil soient créés ensuite, toutes
ces institutions fonctionnant dans les meilleures conditions
d’organisation et d’efficacité. Portez ces questions à la
connaissance des bien-aimés du Seigneur, afin qu’ils
comprennent l’importance de ce « Point d’aurore de la
souvenance de Dieu ». Le temple n’est pas seulement un lieu
d’adoration : il est plutôt, à tous égards, un ensemble complet.
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’Abdu’l-Bahá, n° 64.1).
[18]
Toutes les fois qu’un groupe de personnes s’assembleront
dans un lieu de réunion, qu’elles glorifieront Dieu et qu’elles
s’entretiendront des mystères divins, alors, sans aucun doute,
les souffles de l’Esprit saint leur parviendront doucement , et
chacune d’entre elles recevra une part de ses bienfaits.
(‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’Abdu’l-Bahá, n° 56.1).
[19]
Ta lettre et les deux plans pour le mashriqu’l-adhkár sont
arrivés. Ces deux plans ont été examinés, ils ont réjoui les
cœurs. Les bien-aimés et les servantes de Dieu se sont tous
mis à chanter tes louanges. Tu devrais cependant consulter les
membres de l’assemblée spirituelle concernant la forme et le
plan du mashriqu’l-adhkár, afin que vous preniez une
décision ensemble. Il faut faire de tout sujet une occasion
d’unité et de concorde, afin que la camaraderie et l’harmonie
entre les bien-aimés de Dieu croissent de jour en jour.
Ainsi, il faut traiter cette question du mashriqu’l-adhkár de
manière à favoriser l’unité et la concorde entre les amis.
C’est-à-dire que vous devriez d’abord vous concerter et
ensuite élaborer un plan. Si vous suivez ces étapes, des
confirmations divines vous seront continuellement accordées.
Les amis d’Achgabat ont fait de l’édification du mashriqu’l-
adhkár le moyen de créer une parfaite camaraderie. Avec le
plus grand amour et la plus grande sincérité, ils ont élu un
comité et celui-ci s’est attelé à établir, organiser, arranger et
concevoir le mashriqu’l-adhkár. Des confirmations divines
leur furent accordées jour après jour, et – Dieu soit loué ! – il
a été construit très solide et majestueux.
(D’une tablette, traduite du persan). [20]
Vraiment, des cœurs purs et rayonnants sont des orients de la
mention de Dieu d’où les mélodies de supplication et de prière
atteignent continuellement l’Assemblée céleste. Je supplie
Dieu de faire de chacun de vos cœurs un temple divin où la
lampe de la Très-Grande Direction puisse être allumée. Si les
cœurs recevaient une telle grâce, ils exerceraient assurément
le maximum d’efforts et seraient pleinement déterminés à
construire le mashriqu’l-adhkár, pour que la structure
extérieure révèle la réalité intérieure et que la forme extérieure
annonce la signification intérieure.
(D’une tablette, traduite du persan). [21]
O amis d’Orient et d’Occident ! Parmi les fondements de la
religion de Dieu, les significations profondes du Verbe divin et
les devoirs des amis de Dieu, les plus grands sont la
coopération et l’entraide, car le règne humain en dépend –
voire tous les êtres innombrables qu’on trouve dans le monde
de l’existence. Si la coopération et l’entraide cessaient
d’exister entre les choses créées, le monde contingent se
désintégrerait complètement…
La coopération et l’entraide sont le fondement de la vie et de
l’existence, alors que la cause de l’anéantissement et de la
dégradation est la cessation de l’aide et de l’assistance. Plus le
niveau d’existence est élevé, plus cette question de
coopération et d’assistance devient importante et vitale. Au
niveau de l’humanité, la coopération et l’entraide sont par
conséquent plus complètes et plus perfectionnées qu’aux
autres niveaux d’existence, si bien que la vie de l’humanité
dépend entièrement de ce principe. Parmi les amis de Dieu, en
particulier, cette fondation solide doit être fortifiée de telle
sorte que chaque âme puisse en aider une autre dans tous les
domaines, qu’il s’agisse des réalités et des vérités spirituelles
ou des aspects matériels et physiques de la vie. C’est surtout
le cas lors de la création d’institutions publiques qui profitent
à tous, et en particulier du mashriqu’l-adhkár, qui constitue la
plus grande des fondations divines.
(D’une tablette, traduite du persan). [22].
Tu as écrit que les amis voulaient contribuer au coût de
construction du mashriqu’l-adhkár. Cette nouvelle a procuré
une joie infinie, dans la mesure où les effusions abondantes du
Royaume, le flot céleste de la grâce de Dieu et ses
confirmations infaillibles sont orientés vers l’établissement
des liens d’unité, d’harmonie et de communion dans le monde
humain. Cet acte digne, de la part des amis en Orient,
consistant à recueillir et envoyer des contributions à
l’Occident est par conséquent louable, méritoire et parmi les
caractéristiques distinctives de cette Dispensation. Par le
passé, on n’avait jamais entendu dire que l’Orient ait apporté
son soutien matériel à l’Occident mais ici, les amis de Perse
aident à la construction du mashriqu’l-adhkár en Amérique.
C’est la première fois qu’il en est ainsi ; par conséquent, ses
effets sont assurément louables et cela produira des résultats
admirables.
Louange à la Beauté antique pour avoir conféré de tels liens
d’amitié et d’harmonie à l’espèce humaine, pour avoir établi
une si puissante fondation et pour avoir promu une aspiration
aussi sublime. Que le Très-Grand Nom soit remercié pour
avoir élevé une telle arche au cœur même du monde, grâce à
laquelle les diverses nations de la terre s’uniront et
s’associeront en amitié ; les nations disparates du monde
deviendront un seul pays et ses nombreux territoires une seule
patrie ; les divers gouvernements s’associeront tous dans
l’union et l’harmonie ; les racines de l’injustice seront
éradiquées ; les fondements de la guerre, du conflit, du
pillage, de la rapine, de la haine et de l’hostilité seront
détruits. Cette coopération et cette collaboration entre l’Orient
et l’Occident fournissent la preuve suffisante et irréfutable que
ce but béni sera atteint.
(D’une tablette, traduite du persan). [23]
Ô toi qui es ferme dans l’alliance ! Les bonnes nouvelles de
l’achèvement imminent du mashriqu’l-adhkár, l’ordonnance
de ses jardins et, bientôt, le ruissellement de ses fontaines, ont
procuré une joie infinie. Le mashriqu’l-adhkár deviendra
vraiment un lieu de grand bonheur et de joie. La force et
l’élégance de sa structure, la disposition ordonnée de ses
allées, la conception de ses parterres, le jaillissement de ses
fontaines, la floraison de ses arbres, la fraîcheur de son air, le
charme et la beauté de son apparence se combinent pour créer
un paradis du plus grand enchantement. Cela sera vraiment
sans égal, sans ressemblance.
(D’une tablette, traduite du persan). [24]
En ce bas monde, le mashriqu’l-adhkár est un édifice céleste
et un moyen d’atteindre l’unité de l’humanité, dans la mesure
où tous les peuples du monde se rassemblent dans l’amitié et
l’harmonie au sein de cet édifice, et tout en chantant les
hymnes de l’unité divine, s’engagent dans la louange et la
glorification du Seigneur des armées. Assurément ta joie ne
repose que dans la diffusion de la lumière de la direction
divine.
(D’une tablette, traduite du persan). [25]
Le premier mashriqu’l-adhkár d’Amérique a été institué à
Chicago et cet honneur et cette distinction sont d’une valeur
infinie. De ce mashriqu’l-adhkár, indubitablement, des
milliers de mashriqu’l-adhkár naîtront.
(Les tablettes du plan divin, Thornhill, Publications Bahá’í
Canada 2e éd., 2012, n° 11.82.) [26]
Ta lettre datée du 23 novembre 1918 est bien arrivée. Dieu
soit loué, son contenu indique que tu t’es mis au service du
projet du mashriqu’l-adhkár afin d’ériger cet édifice à
vocation universelle. Tu as vraiment fait de grands efforts à
cet égard et je chéris l’espoir que cette entreprise grandisse de
jour en jour. Les actes sont comme des arbres ; planter un
arbre est facile, alors que s’en occuper jusqu’à ce qu’il
produise ses fruits est difficile. On a déployé des efforts
jusqu’ici pour poser les fondations du temple, mais son
achèvement est difficile. Mon espoir est que les amis de Dieu
soient aidés dans cette tâche.
(D’une tablette, traduite du persan). [27]
Ô vous qui êtes fermes dans l’Alliance et le Testament de
Dieu ! Le carnet a été reçu et lu qui contient vos plans pour
l’établissement du mashriqu’l-adhkár et de ses dépendances –
comprenant un hôpital, des écoles, une auberge, des foyers
pour les infirmes et les pauvres – et aussi les noms de ceux qui
ont contribué financièrement à cette entreprise. Louange à
Dieu ! Il a aidé des âmes bénies à se lever pour accomplir une
tâche si importante et à jeter les bases d’un édifice qui durera
pour l’éternité et dont le sommet s’élèvera jusqu’au plus haut
des cieux.
Bien que ce mashriqu’l-adhkár soit construit sur terre, c’est
en réalité une institution de l’Assemblée céleste et l’on peut
donc dire qu’il atteint le plus haut des cieux. Rendez grâce à
Dieu de vous être levés pour offrir un service d’une telle
conséquence, dans la mesure où, en cet âge et en ce siècle,
établir des mashriqu’l-adhkár est de la plus haute importance.
Ces édifices apporteront fermeté et constance aux amis. Ce
sont des lieux de supplication et d’invocation au seuil de la
grandeur du Seigneur et le plus sûr moyen de diffuser ses
doux arômes. En ces jours, ne poser qu’une seule brique pour
le mashriqu’l-adhkár ou l’une de ses dépendances c’est
comme construire un édifice majestueux. Je suis donc très
satisfait des bien-aimés du Seigneur qui ont réussi à rendre un
service aussi vital et important. J’espère que cette structure
sera construite avec le maximum de beauté et de robustesse et
que ses dépendances seront progressivement achevées.
(D’une tablette, traduite du persan). [28]
… considérez la manière avec laquelle Ḥájí Mírzá
Muḥammad-Taqí Afnán, cet esprit sanctifié, cette âme
confirmée, s’est levé pour servir cette grande cause.
Abandonnant une vie d’aisance et de confort à Yazd, il s’est
empressé de rejoindre Achgabat pour œuvrer pour la cause de
Dieu. Que de sacrifices il a consenti pour ériger le mashriqu’l-
adhkár ! Il a entièrement consacré sa vie à cette tâche, jusqu’à
parvenir à établir le premier mashriqu’l-adhkár dans ce pays.
Ses services furent en effet extraordinaires, car il s’agissait là
du premier mashriqu’l-adhkár élevé dans le monde au nom de
Dieu. Sa signification est donc très grande. Et pourtant, à
l’avenir, une centaine de milliers de mashriqu’l-adhkár seront
élevés glorieux, dignes et infiniment majestueux. Le
mashriqu’l-adhkár d’Achgabat a le rang de mère, et les autres
mashriqu’l-adhkár seront comme des enfants spirituels qui
naîtront d’elle.
(D’une tablette, traduite du persan). [29]
Ô vous les bien-aimés de Dieu ! La nouvelle est arrivée qu’un
mashriqu’l-adhkár a été établi, que dans ce pays, la louange et
la glorification de Dieu ont atteint le royaume de gloire et que
les mélodies d’adoration et de louange de ce glorieux Bien-
aimé sont montées jusqu’à l’Assemblée céleste. Quelle
délectation et quelle joie infinies ces bonnes nouvelles ont
suscité, puisque le mashriqu’l-adhkár amène les amis à
s’éveiller, à se souvenir de Dieu et à se trouver dans un état
d’humble prière. Le mashriqu’l-adhkár a pour effet
d’illuminer les cœurs, de rendre les âmes spirituelles et
d’exhaler les parfums du Royaume de gloire. Le monde de
l’humanité est ainsi transformé en un autre monde, et les
sensibilités du cœur sont intensifiées au point d’englober toute
la création. Mon espoir est qu’un mashriqu’l-adhkár soit
établi dans chaque quartier et dans chaque coin du pays,
même si cela se fait avec la plus grande discrétion et
circonspection, et que, par prudence, cela se limite à des amis
choisis et de confiance parmi les aimés de Dieu, jusqu’au
moment où la propagation de sa renommée ne suscite plus le
désarroi et l’agitation chez les négligents.
Ô vous les bien-aimés de Dieu ! Voyez quelle fraîcheur, quelle
tendresse, quelle spiritualité et quel rayonnement sont atteints
quand vous vous réunissez en ce lieu de rassemblement des
esprits, quand vous vous occupez du souvenir de Dieu à
l’aube et, qu’après avoir récité des prières, vous évoquez le
Seigneur Très-Généreux en de douces mélodies. Ces mélodies
atteindront le Royaume de gloire, et ces chants enchanteront
et réjouiront l’Assemblée céleste.
(D’une tablette, traduite du persan). [30]
Le mashriqu’l-adhkár est un aimant pour les confirmations
divines. Le mashriqu’l-adhkár est la puissante fondation du
Seigneur, le pilier solide de la foi de Dieu. L’établissement du
mashriqu’l-adhkár est un moyen d’exalter le Verbe de Dieu.
La louange et la glorification qui en émanent réjouissent le
cœur de toute âme juste. Les parfums sacrés du mashriqu’l-
adhkár ravivent les âmes des justes et ses brises vivifiantes
confèrent la vie au cœur pur. Les lampes du mashriqu’l-
adhkár, comme les rayons resplendissants de l’aube,
illuminent les horizons. La mélodie du mashriqu’l-adhkár
réjouit les âmes de l’Assemblée céleste et réciter en son sein
des versets de son unité divine apporte jubilation et joie aux
habitants du royaume de gloire.
En ce jour, établir le mashriqu’l-adhkár est la question la plus
importante et le service par excellence à offrir au Seuil sacré
de Dieu […] Le but en est que les aimés de Dieu, tout en
exerçant la plus grande sagesse, y soient occupés à prier et à
adorer Dieu, à réciter des versets et des paroles de Dieu et à
chanter des odes célestes à la gloire du Très-Miséricordieux.
(D’une tablette, traduite du persan). [31]
O serviteur de Bahá ! La musique est considérée comme une
science digne d’éloges au seuil du Tout-Puissant. Lors de
grands rassemblements, de congrégations, elle te permet de
chanter des versets en une mélodie des plus merveilleuse et
d’élever des hymnes de louanges dans le mashriqu’l-adhkár
tels qu’ils ravissent l’Assemblée céleste. Considère alors
combien l’art de la musique est admiré et loué. Si tu le peux,
essaie d’utiliser des mélodies, des chants et des airs inspirés,
et d’harmoniser la musique terrestre avec la mélodie céleste.
Tu remarqueras alors la grande influence de la musique, la
joie et la vie céleste qu’elle confère. Entonne un air si
mélodieux qu’il remplisse de joie et d’extase les rossignols
des mystères divins.
(D’une tablette, traduite du persan). [32]
En vérité, d’un cœur sincère, j’ai rendu grâce à Dieu d’avoir
aidé les amis, malgré leur pauvreté et leur humilité, à
contribuer au mashriqu’l-adhkár, dont les piliers seront
bientôt dressés au cœur de l’Amérique.
(D’une tablette, traduite de l’arabe). [33]
O toi, ami sincère de ‘Abdu’l-Bahá ! Ton vœu le plus ardent
était que le mashriqu’l-adhkár soit édifié et établi. Pour
chaque chose il y a une saison prescrite et, louange à Dieu, le
temps de construire le mashriqu’l-adhkár est maintenant
venu ! Il faut donc exercer les plus grands efforts pour que cet
édifice puissant soit érigé solidement et fermement, avec
raffinement et grâce. C’est un grand service à rendre au Seuil
sacré, dont la renommée réjouira, pour l’éternité, les cœurs de
l’Assemblée céleste dans le royaume de sainteté.
(D’une tablette, traduite du persan). [34]
Quant au mashriqu’l-adhkár, il est de la plus haute
importance. Le but est le suivant : il faut repérer un site,
même si c’est un petit endroit sous des couches de terre et de
pierre, qui, par prudence, devrait rester caché et secret de peur
qu’il n’éveille l’hostilité des méchants. Au moins une fois par
semaine, ce lieu devrait servir au rassemblement d’amis
choisis, ceux qui ont découvert les secrets des mystères divins
et en sont devenus familiers. L’endroit peut prendre n’importe
quelle forme, car même s’il s’agissait d’une cavité elle
deviendrait un abri paradisiaque, une demeure exaltée et un
jardin de délices.
Cet endroit deviendrait un foyer où les esprits sont réjouis et
les cœurs attirés vers le royaume d’Abhá.
(D’une tablette, traduite du persan). [35]
Quant au plan du mashriqu’l-adhkár, il devrait ressembler à
celui du mashriqu’l-adhkár d’Achgabat. C’est-à-dire que ce
sera un édifice à neuf côtés, érigé de manière à dégager la plus
haute impression de spiritualité, d’élégance, d’éminence, de
raffinement et de grâce, devenant ainsi un lieu plein de
charme. Dans la mesure du possible, il faudra s’efforcer de lui
garder son caractère plaisant, sa fraîcheur et sa beauté.
(D’une tablette, traduite du persan). [36]
Extraits des écrits de Shoghi Effendi
Avec le passage du temps, l’éminent édifice du mashriqu’l-
adhkár sera élevé dans les proches environs des lieux saints
historiques bahá’ís, rehaussant le lustre, la spiritualité, la
splendeur, la grâce et la majesté des institutions bahá’íes et
établissant sur terre, de la manière la plus visible et tangible,
une superbe image et une expression durable de l’esprit vital
et illimité de la cause de celui qui est le Seigneur de tous les
mondes.
(Extrait d’une lettre datée d’août 1927 à plusieurs assemblées
spirituelles nationales, traduit du persan). [37]
Il convient de garder à l’esprit que l’édifice central du
mashriqu’l-adhkár autour duquel, dans la plénitude des
temps, se regrouperont les institutions de service social qui
offriront soulagement à ceux qui souffrent, subsistance aux
pauvres, abri aux voyageurs, réconfort aux personnes en deuil
et éducation aux ignorants, devrait être considéré, ces
dépendances exceptées, comme un bâtiment conçu
uniquement et consacré entièrement au culte de Dieu selon les
quelques principes, rares mais bien établis, que Bahá’u’lláh a
prescrits dans le Kitábu’l-Aqdas. Il ne faudrait toutefois pas
déduire de cette déclaration générale que l’intérieur de
l’édifice central lui-même serait converti en un agglomérat de
services religieux selon les méthodes traditionnelles des
églises, mosquées, synagogues et autres lieu de culte. Ses
diverses voies d’approche, toutes convergeant vers la salle
centrale sous dôme, ne serviront pas à admettre les adeptes
sectaires de formules rigides et de credo conçus par l’homme,
attachés, chacun à sa manière, à observer ses rites, à réciter
ses prières, à procéder à ses ablutions et à déployer les
symboles propres à sa religion dans des parties distinctes de la
maison universelle d’adoration de Bahá’u’lláh. Il n’est pas
question que le mashriqu’l-adhkár offre un tel spectacle
d’observances et de rites sectaires incohérents et confus. Cette
situation est tout à fait incompatible avec les dispositions de
l’Aqdas et irréconciliable avec l’esprit qu’il inculque. Dans
une atmosphère spirituelle sereine, seuls ceux qui sont
disposés à adorer le vrai Dieu tel que manifesté en cet âge en
la personne de Bahá’u’lláh, se rassembleront entre les murs
dépouillés de la maison d’adoration bahá’íe élevée au centre
du mashriqu’l-adhkár Ils auront rejeté à jamais le décorum
des cérémonies élaborées et ostentatoires. Pour eux, le
mashriqu’l-adhkár symbolisera la vérité fondamentale à la
base de la foi bahá’íe, à savoir que la vérité religieuse n’est
pas absolue mais relative, que la révélation divine n’est pas
définitive mais progressive. Ils seront convaincus qu’un Père
aimant et toujours vigilant qui, dans le passé et à divers stades
de l’évolution du genre humain, a envoyé ses prophètes,
porteurs de son message et manifestations de sa lumière à
l’humanité, ne peut, en cette période critique de leur
civilisation, priver ses enfants des directives dont ils ont si
cruellement besoin, alors qu’ils sont plongés dans des
ténèbres que ni la lumière de la science ni celle de
l’intelligence et de la sagesse humaines ne peuvent dissiper.
Ayant ainsi reconnu en Bahá’u’lláh la Source d’où provient
cette lumière céleste, ils se sentiront irrésistiblement poussés à
trouver refuge dans sa maison. Ils s’y rassembleront sans
s’encombrer de cérémonies, libérés de tout credo, afin de
rendre hommage au vrai Dieu, l’essence et l’astre de la Vérité
éternelle ainsi que pour exalter et magnifier le nom de ses
messagers et prophètes qui ont reflété dans un monde sombre
et capricieux la lumière de la direction divine depuis des
temps immémoriaux jusqu’à nos jours, en diverses
circonstances et avec une mesure variable.
Aussi exaltante que soit la conception du culte que les bahá’ís
rendent à Dieu, telle qu’on pourra le voir dans l’édifice central
de ce temple sublime, il ne peut être considéré comme le seul
facteur, ni même la part essentielle, du rôle que le mashriqu’l-
adhkár tel que conçu par Bahá’u’lláh, est destiné à jouer dans
la vie organique de la communauté bahá’íe. Séparé des
activités sociales, humanitaires, éducatives et scientifiques
centrées sur les dépendances du mashriqu’l-adhkár, le culte
bahá’í, aussi exalté soit-il dans sa conception, aussi passionné
soit-il dans sa ferveur, ne pourra jamais espérer dépasser les
maigres résultats, souvent transitoires, produits par la
contemplation de l’ascète ou la communion du fidèle passif.
Elle ne peut apporter une satisfaction et un bénéfice durables
au fidèle lui-même, et encore moins à l’humanité en général,
tant qu’elle n’est pas traduite et transposée dans ce service
dynamique et désintéressé à la cause de l’humanité que les
dépendances du mashriqu’l-adhkár ont le privilège suprême
de faciliter et de promouvoir. De même, les efforts, aussi
désintéressés et acharnés soient-ils, de ceux qui, dans le
périmètre du mashriqu’l-adhkár seront engagés dans
l’administration des affaires du futur Commonwealth bahá’í,
ne pourront fructifier et prospérer à moins qu’ils ne soient
menés en communion étroite et quotidienne avec les forces
spirituelles que concentre le sanctuaire central du mashriqu’l-
adhkár et d’où elles rayonnent. Rien de moins qu’une
interaction directe et constante entre les forces spirituelles
émanant de cette maison d’adoration située au cœur du
mashriqu’l-adhkár et les énergies consciemment déployées
par ceux qui administrent ses affaires au service de l’humanité
peuvent éventuellement fournir les fondamentaux capables
d’éliminer les maux qui ont si longtemps et si gravement
affligé l’humanité. Car c’est assurément de la conscience de
l’efficacité de la Révélation de Bahá’u’lláh, renforcée d’un
côté par la communion spirituelle avec son Esprit, et de
l’autre par l’application intelligente et l’exécution fidèle des
lois et des principes qu’il a révélés, que doit dépendre en
définitive le salut d’un monde pris dans les douleurs de
l’enfantement. Et de toutes les institutions qui sont associées à
son saint Nom, aucune ne peut fournir de manière adéquate
les éléments vitaux du culte et du service bahá’ís, si essentiels
tous les deux à la régénération du monde, si ce n’est
l’institution du mashriqu’l-adhkár. Là réside le secret de la
grandeur, de la puissance, de la position unique du
mashriqu’l-adhkár l’une des institutions exceptionnelles
conçues par Bahá’u’lláh.
(D’une lettre du 25 octobre 1929 aux bien-aimés du Seigneur
et aux servantes du Miséricordieux à travers les États-Unis et
le Canada, publiée dans Bahá’í Administration – Selected
Messages 1929-1932 (Wilmette, Bahá’í Publishing Trust,
1974, p. 184-186). [38]
Des prières en toutes langues peuvent être offertes dans le
temple. Les prières ne sont pas non plus l’apanage des
enfants. De légères modifications dans le texte des prières sont
permises et je vous conseille de donner une forme musicale à
la parole révélée elle-même, ce qui, je le pense, sera
extrêmement efficace. Je prierai afin que le Bien-Aimé vous
inspire à accomplir ce grand service pour sa Cause.
(Ajout manuscrit de Shoghi Effendi à une lettre du 8 avril
1931 écrite en son nom à un croyant). [39]
J’apprécie grandement les efforts continus et pleins
d’abnégation des croyants américains face à la grave
dépression économique et financière dans laquelle leur pays et
le monde entier sont maintenant plongés. Que l’édification du
temple se produise dans de telles circonstances, que son
exquise et complexe ornementation soit réalisée grâce aux
efforts d’une poignée de fidèles bahá’ís en dépit de la
morosité, de l’incertitude et des dangers qui les entourent,
n’est qu’une autre preuve du pouvoir mystérieux et irrésistible
de Bahá’u’lláh dont les bénédictions seront abondamment
accordées à tous ceux qui se lèvent pour accomplir son
dessein. La Cause entre dans une période de réalisations sans
précédent. La pleine mesure de sa gloire et de son pouvoir se
manifestera graduellement si, de notre côté, nous suivons
intégralement les instructions et exécutons les ordres que nous
a légués notre Maître bien-aimé.
(Ajout manuscrit de Shoghi Effendi à une lettre du
20 décembre 1931 écrite en son nom à l’Assemblée spirituelle
nationale des États-Unis et du Canada). [40]
Aux lointaines communautés bahá’íes d’Orient et d’Occident,
dont la plupart sont de plus en plus dénigrées et malmenées, et
dont aucune ne peut prétendre avoir eu part à la double
bénédiction que confèrent invariablement une Maison
d’adoration spécialement conçue et construite ainsi qu’un
ordre administratif fonctionnant pleinement et efficacement, la
concentration dans une seule localité de ce qui va être
considéré comme la source de la vie spirituelle de la
communauté et qui est déjà reconnu comme le ressort
principal de ses activités administratives marque, en ces temps
de déclin, le lancement d’une phase supplémentaire dans
l’émergence lente et imperceptible de la communauté bahá’íe
modèle – une communauté divinement décrétée, unie de façon
organique, à la vision claire, vibrante de vie et dont le but
même est régulé par les principes directeurs indissociables,
l’adoration de Dieu et le service à autrui.
(Ajout manuscrit de Shoghi Effendi à une lettre du 4 juillet
1939 écrite en son nom à l’Assemblée spirituelle nationale des
États Unis et du Canada). [41]
Rassemblés chaque jour, à l’aube, dans le mashriqu’l-adhkár
que Bahá’u’lláh, dans le Kitáb-i-Aqdas, affecta à l’adoration
de Dieu, les représentants des communautés bahá’íes locales
et nationales ainsi que les membres de leurs comités respectifs
puiseront l’inspiration nécessaire qui, au cours de leur labeur
quotidien dans le ḥaẓíratu’l-quds – théâtre de leurs activités
administratives – leur permettra d’accomplir leurs devoirs et
de faire face à leurs responsabilités, ainsi qu’il appartient aux
serviteurs choisis de la foi.
(Dieu passe près de nous, Bruxelles, Maison d’éditions
bahá’íes, 1976, p. 328). [42]
Au milieu de la confusion, des angoisses, des rivalités et des
crises récurrentes marquant le déclin d’une civilisation
moribonde, la construction de ce symbole annonciateur de
l’ordre mondial de Bahá’u’lláh, encore au stade embryonnaire
de son développement, donnera sans aucun doute un
formidable élan à la marche de la Foi sur tous les continents
et, plus que tout autre acte isolé, dirigera vers ses institutions
naissantes l’attention des masses spirituellement appauvries,
économiquement affligées, socialement perturbées et
moralement désorientées d’un continent éprouvé.
(Ajout manuscrit de Shoghi Effendi à une lettre du 25 juin
1954 écrite en son nom à l’Assemblée spirituelle nationale
d’Allemagne et d’Autriche, dans The Light of Divine
Guidance : The Messages from the Guardian of the Bahá’í
Faith to the Bahá’ís of Germany and Austria, vol. 1
(Hofheim-Langenhain : Bahá’í-Verlag, 1982), p. 219) [43]
Extraits de lettres écrites au nom de Shoghi Effendi
Le rassemblement à l’aube dans le mashriqu’l-adhkár pour
offrir des supplications et des prières dans ce temple
majestueux et lumineux est un des signes d’enthousiasme, de
bénédiction, d’élévation, de joie et de spiritualité. C’est un
sujet important qui donnera d’excellents résultats. Le simple
rassemblement d’amis à l’aube dans le mashriqu’l-adhkár
démontrera la puissance de la Cause, manifestera le pouvoir et
l’influence de la parole de Dieu, témoignera de l’attachement
des cœurs aux commandements divins et manifestera
clairement l’orientation des âmes vers le rivage de son unicité.
La négligence et l’indifférence à l’égard de cet acte pieux ne
sont en aucun cas permises.
(D’une lettre du 13 décembre 1928 aux bahá’ís d’Achgabat,
traduite du persan). [44]
Quant au caractère des réunions dans l’auditorium du temple,
il estime qu’elles devraient être purement de dévotion, les
discours bahá’ís et les conférences devraient en être
strictement exclus. Pour le moment, il estime qu’il n’y aurait
pas d’objection à tenir les réunions bahá’íes, y compris les
discours et les séances de travail de la convention, dans la
salle de fondation. Shoghi Effendi recommande que le chant
choral des hommes, des femmes et des enfants soit encouragé
dans l’auditorium et que toute rigidité dans la cérémonie
bahá’íe soit soigneusement évitée. Dans le temple, plus le
culte bahá’í a un caractère universel et informel, mieux c’est.
Toute image, toute représentation, à l’exception du Plus-
Grand Nom, doivent être strictement exclues. Des prières
révélées par Bahá’u’lláh et le Maître ainsi que les écrits sacrés
des prophètes seront lus ou chantés, de même que des hymnes
basés sur les écrits sacrés, bahá’ís ou non.
(D’une lettre du 11 avril 1931 à l’assemblée spirituelle
nationale des États-Unis et du Canada). [45]
Il espère sincèrement que la vue du temple et les principes
qu’il incarne, imprégneront le cœur des habitants du lieu et
serviront à les attirer à la Foi. Il ne suffit pas de construire un
bel édifice, il nous faut le remplir d’âmes sincères et dévouées
qui recherchent son atmosphère spirituelle.
(D’une lettre du 6 mai 1931 à l’Assemblée spirituelle
nationale des États-Unis et du Canada). [46]
Vous demandez quels plans pourraient servir à collecter des
fonds pour le temple. Shoghi Effendi croit que la meilleure
méthode, la plus noble aussi, est de recevoir des dons libres,
spontanés, motivés par le sens du sacrifice pour le progrès de
la Cause. C’est avec sacrifice que ce temple doit être construit.
Voilà la méthode vraiment digne d’attention. Ce principe
exclut donc tout ce qui impliquerait l’aide de non bahá’ís. Un
temple bahá’í devrait être construit par les seuls bahá’ís ; il ne
s’agit pas d’une activité humanitaire ordinaire pour laquelle
l’aide de n’importe qui pourrait être sollicitée.
(D’une lettre du 14 avril 1932 aux bahá’ís de Kenosha,
Wisconsin). [47]
Vos dons pour le temple, ainsi que la manière remarquable
avec laquelle vous aidez les croyants dans leurs efforts
d’élargir la portée de leur travail de promotion, sont des
contributions réelles et durables que vous avez faites à la Foi.
Et bien qu’à l’heure actuelle vous n’ayez plus la possibilité de
contribuer financièrement autant que vous l’avez fait les
années précédentes, vous ne devriez pas vous sentir
découragés et encore moins déçus. Car la meilleure manière
pour vous de soutenir efficacement la cause du temple, ce
n’est pas par des moyens matériels mais par le soutien moral
qu’il est de votre obligation première d’apporter à ceux
chargés de la construction de cet édifice sacré, unique. C’est le
dévouement, la sincérité et l’enthousiasme véritables qui, à
long terme, peuvent assurer l’achèvement de notre temple
bien-aimé. En tout état de cause, les considérations
matérielles, bien qu’essentielles, ne sont pas les plus vitales.
S’il en avait été autrement, le temple n’aurait jamais atteint
l’état d’avancement actuel. Car les ressources de la
communauté sont limitées et ont été gravement affectées au
cours des deux dernières années par suite d’une crise
économique mondiale sans précédent. Mais malgré tous ces
obstacles matériels, le temple a progressé de façon constante
et ce seul fait suffit à convaincre chaque observateur impartial
de la puissance divine qui anime la Foi – puissance devant
laquelle toutes les difficultés matérielles doivent
inévitablement s’effacer.
(D’une lettre du 30 décembre 1933 à des croyants). [48]
Pour ce qui est de chanter des Tablettes dans le temple,
Shoghi Effendi souhaite à ce propos encourager vivement les
amis à éviter toute forme de rigidité et d’uniformité en matière
de pratique religieuse. Il n’y a pas d’objection à réciter ou à
psalmodier des prières en langue orientale, mais il n’est pas
non plus requis d’adopter cette forme de prière dans
l’auditorium du temple, lors des célébrations d’une cérémonie
religieuse, quelle qu’elle soit. Cela ne devrait être ni requis ni
interdit. La chose importante à toujours garder à l’esprit est,
qu’à l’exception de certaines prières obligatoires spécifiques,
Bahá’u’lláh ne nous a donné aucune règle stricte ou spéciale
pour rendre un culte à Dieu, que ce soit dans le temple ou
ailleurs. La prière est essentiellement une communion entre
l’homme et Dieu et, en tant que telle, elle transcende toutes
les formes et formules rituelles.
(D’une lettre du 15 juin 1935 à l’Assemblée spirituelle
nationale des États-Unis et du Canada). [49]
Les efforts déployés pour acquérir un terrain pour le
ḥaẓíratu’l-quds, ainsi que les contributions recueillies pour
cette entreprise méritoire et très attendue l’ont rendu
particulièrement heureux […] Il espère sincèrement que dans
l’année en cours, les amis arriveront à poser à la fois la
fondation de cet édifice et à acquérir un terrain convenable
dans la capitale du pays. Il déclare de plus que mener à bien
cette entreprise exige une coopération incessante et un soutien
mutuel, ce qui requiert des sacrifices. Ce projet capital sera le
prélude à l’établissement du mashriqu’l-adhkár dans la
région, augmentant ainsi le nombre des agences de la cause,
renforçant ses institutions divines, accroissant l’influence et le
pouvoir de la communauté et répandant sur elles son éclat et
sa gloire.
(D’une lettre du 14 mai 1936 à l’Assemblée spirituelle
nationale d’Égypte, traduit de l’arabe). [50]
L’enseignement bahá’í concernant la fraternité et la bonté
implique que nous soyons toujours prêts à apporter toute
l’aide et l’assistance possibles à ceux qui sont dans la détresse
et la souffrance. La charité bahá’íe est l’essence même des
enseignements, elle devrait donc être développée dans chaque
communauté bahá’íe. Les institutions charitables, telles que
les orphelinats, les écoles gratuites et les hôpitaux pour les
pauvres, constituent une partie indispensable du mashriqu’l-
adhkár La responsabilité de chaque communauté bahá’íe
locale est d’assurer le bien-être de ses membres pauvres et
nécessiteux par tous les moyens possibles.
(D’une lettre du 26 juin 1936 à un croyant). [51]
À propos de la copie d’une Tablette de ‘Abdu’l-Bahá, incluse
dans votre lettre du 20 octobre, dans laquelle le Maître définit
l’ordre dans lequel il faut construire les bâtiments annexes du
temple, Shoghi Effendi pense que cette tablette ne devrait pas
être interprétée de façon trop rigide, donnant rigoureusement
l’ordre exact de construction de ces édifices. Ce ne doit pas
non plus être considéré comme une liste exhaustive des
bâtiments qui seront érigés à l’avenir autour de l’édifice
central du mashriqu’l-adhkár. Sans aucun doute la Maison
internationale de justice devra fixer de façon précise le
nombre et l’ordre de ces futures dépendances du temple et
définir leurs relations, entre elles et avec le temple lui-même.
Le Gardien aimerait recevoir le texte original de cette Tablette
s’il est disponible.
Quant à la question de la relation d’un bâtiment administratif
avec le temple, il faudra aussi la définir à l’avenir, mais quelle
que soit la forme qu’une telle relation revêtirait et quels qu’en
soient les détails, elle devra se fonder sur le principe général
que ces deux institutions bahá’íes incarnent deux aspects de la
vie bahá’íe, essentiels et distincts mais inséparables : adorer et
servir. L’édifice central du mashriqu’l-adhkár qui est
exclusivement consacré à des fins d’adoration, représente
l’élément spirituel et remplit donc une fonction première dans
chaque communauté bahá’íe, alors que toutes les autres
dépendances du temple – qu’elles soient de caractère
strictement administratif, culturel ou humanitaire – sont
secondaires et, en importance, viennent après la maison
d’adoration elle-même.
(D’une lettre du 28 janvier 1939 à l’Assemblée spirituelle
nationale des États Unis et du Canada). [52]
Au sujet du temple et des cérémonies qui s’y déroulent :
Maintenant que ce temple d’Occident, premier et capital, est
construit et que, dans quelques années, il sera utilisé par les
bahá’ís pour le culte et pour des cérémonies régulières, il tient
à souligner qu’il est très soucieux qu’on n’introduise aucun
formalisme, aucun rituel, aucune pratique figée en plus du
strict minimum décrit dans les enseignements. Ce sont des
rassemblements pour prier, pour méditer et pour lire des
extraits des Écrits saints de notre religion et des autres ; il peut
y avoir un ou plusieurs lecteurs ; n’importe quel bahá’í, ou
même un non-bahá’í, peut être choisi pour lire. Ces
rassemblements devraient être simples, dignes et conçus pour
élever l’âme et l’éduquer en entendant la parole créatrice. On
n’y fera aucun discours, aucun sujet inapproprié n’y sera
introduit.
L’utilisation des chaires est interdite par Bahá’u’lláh ; il n’y a
pas d’objection à ce que le lecteur se trouve sur une estrade
basse si c’est pour être entendu plus clairement mais cela ne
doit pas être une caractéristique architecturale du bâtiment.
[…]
Le lecteur devrait se tenir debout là où il sera le mieux vu et
entendu par tous. Tous les détails mineurs concernant cette
question sont laissés à la discrétion de votre assemblée qui
décidera après avoir reçu l’avis d’experts. Comme il vous en a
déjà informés, il suggère d’utiliser des sièges fixes plutôt
qu’amovibles.
Seule la musique vocale a cappella sera pratiquée. La position
des chanteurs, ou du chanteur, est aussi une question que votre
assemblée décidera ; mais encore une fois, il ne devrait pas y
avoir d’emplacement fixe, pas de détails architecturaux
marquant un endroit spécial. L’acoustique devrait
certainement être la considération principale pour placer les
chanteurs.
…Nul besoin de vous dire à quel point les décisions que vous
allez avoir à prendremaintenant pour l’achèvement du temple
sont importantes… Il vous encourage vivement à toujours
écouter les meilleurs conseils techniques et à garder à l’esprit
qu’il est essentiel que les réunions dans le temple se
tiennent dans un cadre magnifique et paisible, confortable,
digne et simple, sans oublier que le public doit pouvoir
entendre parfaitement et que l’acoustique doit être agréable à
l’oreille.
(D’une lettre du 20 juillet 1946 à l’Assemblée spirituelle
nationale des États Unis et du Canada) [53]
L’essentiel dans la conception du projet, comme stipulé par
‘Abdu’l-Bahá, est que le bâtiment ait neuf côtés et soit de
forme circulaire. En dehors de cela, l’architecte n’est
aucunement limité dans le choix de son style.
(D’une lettre du 25 juin 1954 à l’Assemblée spirituelle
nationale d’Allemagne et d’Autriche, publiée dans The Light
of Divine Guidance : The Messages from the Guardian of the
Bahá’í Faith to the Bahá’ís of Germany and Austria, vol. 1,
p. 216). [54]
Il reste un point à relever à ce propos : le temple de Wilmette
ne constitue pas un modèle pour les autres temples et ne
représente pas un nouveau type d’architecture bahá’íe. Par
conséquent, il n’est pas nécessaire que vos architectes
s’efforcent de suivre ce modèle. Il convient plutôt de suivre
les instructions du Maître à propos du temple et d’ensuite
créer ce qui sera souhaitable et approprié pour votre région.
(D’une lettre du 10 février 1955 à l’Assemblée spirituelle
nationale d’Allemagne et d’Autriche, publiée dans The Light
of Divine Guidance : The Messages from the Guardian of the
Bahá’í Faith to the Bahá’ís of Germany and Austria, vol. 1,
p. 227). [55]
En construisant le temple, il faut veiller à ne pas se laisser
emporter par les idéaux et les émotions propres à la situation
mais à garder les pieds sur terre, en n’oubliant pas qu’il s’agit
de bâtiments de pierre et d’acier. L’objectif est de
concevoir une maison d’adoration agréable et attrayante,
mais pas de simplement produire une réplique du sanctuaire
du Báb ou du temple de Wilmette. Nous ne recherchons pas
des exemples exceptionnels d’architecture, mais plutôt
l’impulsion qui découlera de la construction du premier
édifice spirituel en Europe.
(D’une lettre du 9 novembre 1956 à l’Assemblée spirituelle
nationale d’Allemagne et d’Autriche). [56]
L’influence que ce temple mère pour toute la région du
Pacifique exercera lorsqu’il sera construit, est incalculable et
mystérieuse. Le Maître bien-aimé a dit aux amis américains
que leur temple serait leur plus grand enseignant silencieux. Il
ne fait aucun doute que ce bâtiment a exercé, à lui seul, une
profonde influence sur la propagation de la Foi, non seulement
aux États-Unis et en Occident, mais aussi dans le monde.
Nous pouvons donc nous attendre à ce que la construction de
« temples mères », l’un au cœur de l’Océanie, l’un au centre
de l’Afrique et l’autre au cœur de l’Europe, exerce une
énorme influence, tant au niveau local qu’international.
(D’une lettre du 19 juillet 1957 à l’Assemblée spirituelle
nationale d’Australie, publiée dans Messages to the
Antipodes : Communications from Shoghi Effendi to the
Bahá’í Communities of Australasia (Mona Vale : Bahá’í
Publications Australia, 1997), p. 439). [57]
Extraits de lettres écrites par la Maison universelle de
justice
Nous avons soigneusement examiné les questions que vous
avez soulevées dans votre lettre du 23 janvier 1964 à propos
de l’utilisation du mashriqu’l-adhkár.
Le choix des extraits des Écrits reconnus des religions plus
anciennes reste à la discrétion de votre assemblée.
À propos de votre question sur l’utilisation de plusieurs
personnes qui lisent à l’unisson, la chose est permise à
condition qu’aux yeux de votre assemblée cela n’apparaisse
pas théâtral ou ne le devienne. En ce qui concerne l’endroit où
s’installe le lecteur, le bien-aimé Gardien a déjà indiqué : « Le
lecteur devrait se tenir debout là où il (ou elle) sera le mieux
vu et entendu par tous ».
Dans la maison d’adoration la musique doit être uniquement
vocale, qu’il s’agisse d’un ou de plusieurs chanteurs. Quels
que soient les chanteurs : un invité, un chœur a capella ou un
soliste, ils ne doivent pas être le prétexte pour faire la
publicité du programme musical des services religieux et les
dispositions que vous mentionnez doivent être prises. Il ne fait
aucun doute que les excellents enregistrements disponibles
aujourd’hui assureraient la meilleure qualité de performance à
faible coût, mais toutes les références à la musique vocale
dans l’édifice central impliquent la présence physique des
chanteurs.
Dans une lettre adressée par son secrétaire à un croyant de
Chicago en 1931 (« Bahá’í News », nº 55, page 4), Shoghi
Effendi a exprimé l’espoir que « Désormais, le Temple étant
achevé, il sera rempli d’âmes pures en recherche. Il arrive
que les gens soient attirés en nombre dans les autres lieux de
culte par la qualité de la musique qu’on y entend. Ce devrait
être différent dans le temple bahá’í. Ici, l’esprit devrait être si
puissant qu’il éveillera le cœur de tous ceux qui y entrent à la
gloire de Bahá’u’lláh. »
En conclusion, les derniers paragraphes du message éclairant
du 25 octobre 1929 que le bien-aimé Gardien adressait à la
communauté bahá’íe américaine précise la vraie nature du
mashriqu’l-adhkár. Dans ces paragraphes, il critique le
décorum des cérémonies élaborées et ostentatoires et met en
garde contre toute éventualité que « l’intérieur de l’édifice
central lui-même soit converti en un agglomérat de services
religieux » offrant « un spectacle d’observances et de rites
sectaires incohérents et confus ». Dans ses paroles de
conclusion, Shoghi Effendi relie l’adoration et le service
bahá’ís émanant de l’institution du mashriqu’l-adhkár,
essentiels à la régénération du monde, avec le mystère de la
position unique occupée par cette institution éminente,
puissante et remarquable.
(D’une lettre du 13 mars 1964 à l’Assemblée spirituelle
nationale des États Unis). [58]
En ce qui concerne les cérémonies de mariage bahá’í, nous ne
voyons aucune objection à ce que la cérémonie soit célébrée
sur les marches qui se trouvent en dehors de la salle centrale,
mais nous suggérons que le petit bâtiment sur le terrain du
temple serait plus adapté. Par ailleurs, réciter ou chanter des
prières et des méditations dans le temple, avant ou après la
cérémonie, serait tout à fait approprié.
(D’une lettre du 29 juillet 1973 à l’Assemblée spirituelle
nationale du Panama). [59]
Dès le début de sa prodigieuse mission, Bahá’u’lláh a attiré
l’attention des nations sur la nécessité d’ordonner les affaires
humaines de manière à créer un monde unifié dans tous les
aspects essentiels de la vie. Dans des versets et des tablettes
innombrables, il a déclaré à plusieurs reprises et de diverses
manières que le « progrès du monde » et le « développement
des nations » figuraient parmi les ordonnances de Dieu pour
ce jour. L’unicité de l’humanité, qui est à la fois son principe
de fonctionnement et le but de sa révélation, implique
d’arriver à une cohérence dynamique entre les exigences
spirituelles et les exigences pratiques de la vie sur terre. La
nécessité de cette cohérence est illustrée sans conteste par son
ordonnance du mashriqu’l-adhkár centre spirituel de chaque
communauté bahá’íe autour duquel doivent prospérer des
dépendances consacrées au progrès social, humanitaire,
éducatif et scientifique de l’humanité.
(D’une lettre du 20 octobre 1983 aux bahá’ís du monde) [60]
Comme nous le disions dans un précédent message,
l’épanouissement de la communauté, surtout au niveau local,
exige une amélioration considérable des modèles de
comportement : ces modèles - par lesquels se
manifestent l’expression collective des vertus des individus et
le fonctionnement des assemblées spirituelles - se révèlent
autant dans l’unité et l’amitié de la communauté que dans le
dynamisme de ses activités et de sa croissance. Pour cela, il
faut que tous les composants de la communauté : adultes,
jeunes et enfants, s’intègrent dans les activités, qu’elles soient
spirituelles, sociales, éducatives ou administratives, et
s’impliquent dans les plans locaux d’enseignement et de
développement. Il faut aussi une volonté collective et des
buts communs pour perpétuer l’assemblée spirituelle en
participant aux élections annuelles ce qui implique une
pratique commune de la prière. Il est donc essentiel pour la
vie spirituelle de la communauté que les amis organisent des
réunions de prières régulières, dans les centres bahá’ís locaux
lorsqu’ils existent, ou ailleurs, y compris chez les croyants.
(Message de Riḍván 1996 aux bahá’ís du monde) [61]
Dans tous les pays, on constate une plus grande soif de vie
spirituelle et de clarté morale. Les plans et les programmes
qui visent à améliorer la condition humaine sans
être enracinés dans des vies de conscience spirituelle et de
vertus éthiques sont reconnus comme inefficaces.
Qui serait mieux équipé pour satisfaire cette soif que ceux qui
sont déjà inspirés par les enseignements de Bahá’u’lláh et
aidés par son pouvoir ?
[…]
La croissance spirituelle générée par les prières individuelles
est renforcée par les rapports affectueux que les amis de
chaque localité entretiennent entre eux, par les prières
communautaires et par le service rendus à la Foi et à ses
semblables. Ces aspects communautaires de la vie pieuse se
rapportent à la loi concernant le mashriqu’l-adhkár contenue
dans le Kitáb-i-Aqdas. Bien que le moment ne soit pas venu
de construire des mashriqu’l-adhkár locaux, la tenue régulière
de réunions de prières ouvertes à tous et l’engagement des
communautés bahá’íes dans des projets humanitaires sont des
expressions de cet élément de la vie bahá’íe et un pas
supplémentaire dans l’application de la loi de Dieu.
Bahá’u’lláh a écrit : « Nous avons paré le ciel de la parole des
étoiles et de la sagesse divine et de saintes ordonnances en
signe de bienveillance de notre part. En vérité, nous sommes
Celui qui toujours pardonne, le Munificent. Ô amis de Dieu
dans toutes les contrées ! Reconnaissez la valeur de ces jours
et attachez-vous à tout ce qui a été envoyé par Dieu, le Plus
Grand, le Plus Exalté. En vérité, il ne vous oublie pas dans la
Très-Grande-Prison et vous enseigne ce qui vous rapprochera
d’un état qui réjouira les yeux de ceux qui ont le cœur pur.
Que la gloire repose sur vous et sur ceux qui atteignent la
fontaine de vie qui s’écoule de ma plume merveilleuse. »
Nous prions au Seuil sacré pour que la plus grande attention
au cœur spirituel des enseignements que ces lois expriment,
avive la dévotion des amis pour la Source de toutes bontés et
attire à la Cause les âmes réceptives parmi ses enfants
spirituellement affamés.
(D’une lettre du 28 décembre 1999 aux bahá’ís du monde).
[62]
Un trait distinctif de la cinquième époque sera
l’enrichissement de la vie de piété de la communauté grâce à
l’édification de maisons d’adoration nationales, selon la
situation des communautés nationales. La Maison universelle
de justice déterminera le calendrier de ces projets, à mesure de
l’avancée du processus d’entrée en troupes dans les pays. Ce
développement se déroulera par étapes successives, d’après le
plan divin de ‘Abdu’l-Bahá. Une fois la construction du
temple mère de l’Occident achevée, le
Gardien lança un programme de construction des temples
continentaux. Les premiers d’entre eux furent les mashriqu’l-
adhkár de Kampala, de Sydney et de Francfort, érigés pour
remplir les objectifs du plan de dix ans. La Maison universelle
de justice poursuivit sur cette lancée avec la construction des
temples de Panama, d’Apia et de la Nouvelle Delhi. Mais il
reste encore à terminer cette étape continentale avec la
construction d’un autre édifice. C’est avec une joie et une
gratitude profondes que nous annonçons, en ce moment
propice, la décision de poursuivre ce dernier projet. Au cours
du plan de cinq ans commencera la construction du temple
mère de l’Amérique du Sud à Santiago, au Chili, remplissant
ainsi un souhait clairement exprimé par Shoghi Effendi.
(Message de Riḍván 2001 aux bahá’ís du monde). [63]
Il y a cent ans, en milieu d’après-midi du onzième jour de la
fête de Riḍván, ‘Abdu’l-Bahá, devant une assistance de
plusieurs centaines de personnes, leva une pioche et l’enfonça
dans la pelouse recouvrant le terrain du temple à Grosse
Pointe, au nord de Chicago. Les personnes invitées à donner
le premier coup de pioche avec lui en ce jour de printemps
étaient d’origines diverses : norvégienne, indienne, française,
japonaise, persane et amérindienne, pour n’en nommer que
quelques-unes. C’était comme si la maison d’adoration, bien
que n’étant pas encore bâtie, exauçait déjà le souhait exprimé
par le Maître la veille de la cérémonie, que dans chaque
édifice semblable : « l’humanité puisse y trouver un lieu de
réunion » et que « de ses cours de sainteté grandes ouvertes
puisse se propager la proclamation de l’unicité de
l’humanité ».
En cette occasion, son auditoire, comme tous ceux qui l’ont
entendu au cours de ses voyages en Égypte et en Occident, n’a
dû que vaguement comprendre les implications de grande
portée de ses paroles pour la société, ses valeurs et ses
préoccupations. Même aujourd’hui, qui pourrait affirmer avoir
saisi plus qu’un aperçu vague et lointain, de la société future
que la révélation de Bahá’u’lláh est destinée à engendrer ?
Que personne ne présume que la civilisation vers laquelle les
enseignements divins forcent l’espèce humaine sera
simplement la conséquence de quelques ajustements à l’ordre
présent. Loin de là. Lors d’une causerie donnée quelques jours
après avoir posé la première pierre du temple mère de
l’Occident, ‘Abdu’l-Bahá déclara que « l’un des effets de la
manifestation des forces spirituelles sera l’adaptation du
monde de l’humanité à une nouvelle forme sociale », que « la
justice de Dieu deviendra évidente dans toutes les affaires de
l’humanité. » Ces paroles, et d’innombrables autres
déclarations du Maître sur lesquelles la communauté bahá’íe
se penche maintes et maintes fois en cette période de
centenaire, font prendre conscience de la distance qui sépare
la société telle qu’elle est organisée aujourd’hui de la
prodigieuse vision que son père a offerte au monde.
Dans notre message de Riḍván 2001, nous indiquions que
dans les pays où le processus d’entrée en troupes serait
suffisamment avancé et où les conditions des communautés
nationales seraient favorables, nous approuverions
l’établissement au niveau national de maisons d’adoration,
dont l’émergence deviendrait un trait distinctif de la
cinquième époque de l’Âge de formation de la Foi. Avec une
joie extrême, nous annonçons maintenant que des mashriqu’l-
adhkár nationaux vont être érigés dans deux pays : la
République démocratique du Congo et la Papouasie-Nouvelle-
Guinée. Dans ces pays, les critères que nous avons établis sont
manifestement remplis, et la réponse de leurs peuples aux
possibilités créées par la série actuelle de Plans est
absolument remarquable. Avec le dernier des temples
continentaux en cours de construction à Santiago, le
lancement de projets pour construire des maisons d’adoration
nationales offre encore une autre preuve gratifiante de la
pénétration de la religion de Dieu dans le terreau de la société.
Un pas supplémentaire est possible. Le mashriqu’l-adhkár,
décrit par ‘Abdu’l-Bahá comme « l’une des institutions les
plus vitales du monde », allie deux aspects essentiels,
inséparables de la vie bahá’íe : adorer et servir. L’union de ces
deux éléments se reflète aussi dans la cohérence qui existe
parmi les aspects de développement communautaire du Plan,
notamment l’essor d’un esprit de dévotion qui trouve son
expression dans des rencontres de prière et d’un processus
éducatif qui développe la capacité de servir l’humanité. La
corrélation entre adoration et service est particulièrement
marquée dans les groupements de par le monde où les
communautés bahá’íes ont grandi de façon significative en
taille et en vitalité, et où l’engagement dans l’action sociale
est évident. Certains d’entre eux ont été désignés comme sites
pour la diffusion de l’apprentissage afin de soutenir les
capacités des amis à faire avancer le programme de juniors
dans les régions qui leur sont associées. La capacité à soutenir
ce programme, comme nous l’avons récemment indiqué,
alimente aussi le développement de cercles d’études et de
classes d’enfants. Ainsi, au-delà de son objectif principal, le
site d’apprentissage renforce l’ensemble du schéma
d’expansion et de consolidation. C’est dans ces groupements
que, dans les années à venir, l’émergence de mashriqu’l-
adhkár locaux pourra être envisagée. Le cœur débordant de
gratitude envers la Beauté ancienne, nous nous réjouissons de
vous informer que nous commençons des consultations avec
les Assemblées spirituelles nationales suivantes concernant
l’édification de la première maison d’adoration locale dans
chacun des groupements suivants : Battambang (Cambodge),
Bihar Sharif (Inde), Matunda Soy (Kenya), Norte del Cauca
(Colombie) et Tanna (Vanuatu).
Afin de soutenir la construction des deux mashriqu’l-adhkár
nationaux et des cinq locaux, nous avons décidé d’établir au
Centre mondial bahá’í un fonds pour les temples au profit de
tous les projets de ce genre. Les amis partout dans le monde
sont invités à y contribuer dans un esprit de sacrifice, selon
leurs moyens.
Bien-aimés collègues : le premier coup de pioche donné par la
main de ‘Abdu’l-Bahá il y a cent ans va être donné à nouveau
dans sept autres pays, ceci n’étant que le prélude du jour où au
sein de chaque ville et village, en obéissance à l’injonction de
Bahá’u’lláh, un édifice sera érigé pour l’adoration du
Seigneur. À partir de ces orients de la souvenance de Dieu
rayonnera sa lumière et retentiront les hymnes à sa louange.
(Message de Riḍván 2012 aux bahá’ís du monde). [64]
Ce mouvement se remarque particulièrement dans les
groupements où un mashriqu’l-adhkár local doit être établi.
Un tel groupement, par exemple, se trouve au Vanuatu. […]
Et c’est dans le contexte de l’expansion et de la consolidation
en cours – le trentième cycle du programme intensif de
croissance s’est récemment achevé – que les amis explorent
activement, avec tous les autres habitants de l’île, ce que
signifie le fait qu’un mashriqu’l-adhkár « un centre ouvert à
tous », soit édifié chez eux. Avec le concours actif de chefs
traditionnels, les habitants de l’île de Tanna ont présenté non
moins de cent suggestions pour la conception du temple ; cela
montre à quel point la maison d’adoration captive
l’imagination, et ouvre ainsi des perspectives passionnantes
pour l’influence qu’elle se prépare à exercer sur les vies
vécues à son ombre.
(Message de Riḍván 2014 aux bahá’ís du monde). [65]
Plus de deux années se sont écoulées depuis notre annonce, au
Riḍván 2012, des projets de construction de deux maisons
d’adoration nationales et de cinq locales, projets à mener
conjointement avec la construction, à Santiago du Chili, du
dernier des mashriqu’l-adhkár continentaux.
Ces entreprises, indissolublement liées au développement
d’une vie communautaire qui progresse aujourd’hui grâce à
des actes de dévotion et de service, constituent des étapes
supplémentaires dans la tâche sublime confiée par Bahá’u’lláh
à l’humanité, celle de bâtir des maisons d’adoration «dans
tous les pays au nom de celui qui est le Seigneur de toutes les
religions », des centres où les âmes pourront se rassembler
«formant une union harmonieuse entre [elles] » pour écouter
les versets divins et adresser des supplications, et « d’où
s’élèveront les chants de louanges vers le Royaume » et se
répandront les « parfums divins ».
Nous sommes profondément émus par la réponse que reçoit
notre appel dans toutes les régions du monde. Nous avons été
témoins, surtout dans les pays et localités récemment désignés
pour la construction d’une maison d’adoration, des
manifestations de joie spontanées des amis, de leur
détermination immédiate et sincère à offrir leur part dans la
réalisation de ce travail crucial en cours, et à accroître le
dynamisme des activités qui font partie intégrante de la
présence d’un mashriqu’l-adhkár au sein d’une population,
nous avons aussi été témoins des contributions empreintes de
sacrifice qu’ils ont apportées en temps, en énergie et en
ressources matérielles sous diverses formes ainsi que de leurs
efforts constants pour éveiller une multitude croissante à la
vision de ces édifices entièrement consacrés à la souvenance
de Dieu qui seront érigés au milieu d’eux. De fait, la réponse
prompte de la communauté du Plus-Grand-Nom augure bien
de sa capacité à faire progresser ces entreprises collectives.
Dans quatre pays, les projets ont atteint le stade de la
préparation des plans pour l’édifice du temple, qui commence
par la sélection d’architectes potentiels et l’élaboration du
projet architectural définissant les exigences pour la structure
et qui mène à la signature d’un contrat pour les plans
définitifs. Le défi particulier qui se présente aux architectes est
de concevoir des temples « aussi parfait(s) qu’il est possible
ici-bas », qui s’harmonisent d’une manière naturelle avec la
culture locale et la vie quotidienne de ceux qui s’y
rassembleront pour prier et méditer. Cette tâche exige
créativité et talent afin de combiner beauté, grâce et dignité
avec simplicité, fonctionnalité et économie. De partout de
nombreux architectes ont volontiers offert leurs services et,
quoique ces contributions soient évidemment appréciées, les
assemblées nationales tiennent dûment compte du mérite
d’engager des architectes qui connaissent bien la région où
l’édifice sera construit.
Alors que, partout dans le monde, les amis se réjouissent de
ces progrès encourageants, ils continuent de concentrer leur
énergie sur les processus qui se renforcent dans un
groupement après l’autre. Dans ce contexte, ils perçoivent
l’interaction dynamique qui existe entre prière et actions
entreprises en vue d’améliorer les conditions spirituelles,
sociales et matérielles de la société. Que tous ceux qui
travaillent ainsi dans les villes et les cités, les quartiers et les
villages, tirent les enseignements des efforts exercés pour
ériger, au tournant du vingtième siècle, les deux premières
maisons d’adoration en Orient puis en Occident.
Quelques croyants dévoués venus de Perse se sont installés au
Turkestan dans la ville d’Achgabat. Ils y ont trouvé paix et
tranquillité pendant un certain temps, et ils ont employé leur
énergie à la création d’un modèle de vie reflétant les nobles
principes spirituels et sociaux contenus dans la révélation de
Bahá’u’lláh. Composé à l’origine d’une poignée de familles le
groupe a été rejoint par d’autres croyants en quelques
décennies jusqu’à compter quelques milliers de membres.
Cette communauté, fortifiée par des liens d’amitié et animée
par un objectif commun et un esprit de fidélité, a atteint un
haut degré de cohésion et de développement qui lui a valu une
renommée dans tout le monde bahá’í. Guidés par leur
compréhension des enseignements divins, et dans les limites
de la liberté religieuse qui leur était accordée, ces amis ont
travaillé sans relâche à créer les conditions qui devaient mener
à la fondation d’un mashriqu’l-adhkár cette « institution
suprême dans chaque communauté bahá’íe ». Sur une parcelle
de terrain appropriée située au centre de la ville et acquise
quelques années auparavant avec l’assentiment de la Beauté-
Bénie elle-même, des équipements ont été construits pour le
bien-être collectif, dont : une salle de réunion, des écoles pour
les enfants, une auberge pour les visiteurs et un dispensaire.
Un indice des réussites remarquables des bahá’ís d’Achgabat,
qui au cours de ces années productives se sont distingués par
leur prospérité, leur magnanimité et leurs réalisations
intellectuelles et culturelles, est l’attention à s’assurer que tous
les enfants et jeunes bahá’ís savaient lire et écrire dans une
société où régnait l’analphabétisme, surtout chez les filles.
Dans un tel environnement d’efforts combinés, de progrès, et
avec le soutien de ‘Abdu’l-Bahá à chaque étape de son
développement, une magnifique maison d’adoration –
l’édifice le plus imposant de la région – a vu le jour. Pendant
plus de vingt ans, les amis ont goûté la joie céleste d’avoir
réalisé leur noble objectif : l’établissement d’un centre
d’adoration, cœur névralgique de la vie communautaire,
espace où les âmes se réunissaient au lever du jour avec
humilité, en prière et en communion, avant d’en ressortir pour
vaquer à leurs activités quotidiennes. Bien que les forces de
l’irréligion aient fini par balayer la région et contrecarrer leurs
espoirs, la brève présence d’un mashriqu’l-adhkár à Achgabat
constitue un témoignage impérissable de la volonté et des
efforts d’un groupe de croyants qui ont instauré un riche
modèle de vie tirant son énergie du pouvoir de la Parole
créatrice.
En Occident, peu après le début de la construction de la
maison d’adoration à Achgabat, les membres de la
communauté naissante d’Amérique du Nord, galvanisés, ont
voulu démontrer leur foi et leur dévouement en construisant
leur propre temple. En 1903, ils ont écrit pour solliciter
l’assentiment du Maître. Dès lors, le mashriqu’l-adhkár a été
inséparablement lié au destin de ce groupe de serviteurs
dévoués de Bahá’u’lláh. Malgré les conséquences de deux
guerres mondiales et d’une dépression économique
généralisée qui ont, pendant des décennies, entravé le progrès
de ce projet complexe, chaque étape de sa réalisation était
intimement associée à l’expansion de la communauté et au
développement de son administration. Le jour même où les
restes sacrés du Báb étaient enterrés sur le mont Carmel, en
mars 1909, des délégués se rassemblaient pour mettre sur pied
l’association Bahá’í Temple Unity, une organisation nationale
dont le conseil d’administration élu est devenu le cœur des
communautés locales dispersées sur le continent. Ce
développement a bientôt favorisé la formation de l’Assemblée
spirituelle nationale des États-Unis et du Canada. Lors de ses
voyages en Amérique du Nord, ‘Abdu’l-Bahá a lui-même
déposé la première pierre du temple mère de l’Occident, lui
conférant ainsi un énorme potentiel spirituel. Les
contributions versées à cette entreprise historique ont afflué
des centres bahá’ís d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie,
d’Europe, et du Pacifique, démontrant la solidarité et le sens
du sacrifice des bahá’ís de l’Orient et de l’Occident.
Alors que dans tous les pays les adeptes de Bahá’u’lláh
dirigent leurs pensées vers Dieu et se consacrent chaque jour à
son souvenir, déployant sans cesse de grands efforts en son
Nom, qu’ils puisent leur inspiration dans ces paroles
émouvantes que ‘Abdu’l-Bahá a adressées à un croyant qui se
consacrait à la construction de la première maison d’adoration
érigée sous la direction attentive et bienveillante du Maître :
« Maintenant, hâte-toi d’aller à Achgabat complètement
détaché et enflammé du feu de l’attirance, et transmets aux
amis de Dieu les salutations très chaleureuses de ‘Abdu’l-
Bahá. Embrasse chacun et exprime-leur la profonde et sincère
affection de ce serviteur. Au nom de ‘Abdu’l-Bahá, creuse la
terre, transporte le mortier, porte les pierres qui serviront à
construire le mashriqu’l-adhkár, afin que l’allégresse procurée
par ce service apporte plaisir et joie au Centre de servitude. Ce
mashriqu’l-adhkár est la première institution du Seigneur
clairement visible. C’est donc l’espoir de ce serviteur que
toute âme juste et vertueuse sacrifie tout, manifeste une
grande joie et une grande exultation et se réjouisse de porter
de la terre et du mortier, afin que cet édifice soit érigé, que la
cause de Dieu se répande et qu’aux quatre coins du monde les
amis se lèvent, fermement résolus à accomplir cette grande
tâche. Si ‘Abdu’l-Bahá n’était pas emprisonné et s’il n’y avait
pas d’obstacle sur son chemin, sans doute se hâterait-il en
personne vers Achgabat afin de transporter la terre nécessaire
à la construction du mashriqu’l-adhkár avec le plus grand
plaisir et la plus grande joie. Maintenant, il revient aux amis
de se lever avec cette intention présente à l’esprit et de servir à
ma place afin que cet édifice soit en peu de temps visible par
tous, que les aimés de Dieu aient la possibilité d’y mentionner
la Beauté d’Abhá, qu’à l’aurore les mélodies du mashriqu’l-
adhkár s’élèvent vers l’assemblée céleste et que le chant des
rossignols de Dieu apporte joie et extase aux habitants du
Très-Glorieux Royaume. Ainsi les cœurs se réjouiront, les
âmes seront heureuses de ces joyeuses nouvelles et les esprits
illuminés. C’est le plus grand espoir des sincères ; c’est le
souhait le plus cher de ceux qui sont près de Dieu. »
(D’une lettre du 1er août 2014 aux bahá’ís du monde).
[66]
Le mashriqu’l-adhkár, est un concept unique dans les annales
de la religion et il symbolise les enseignements du nouveau
jour de Dieu. Centre pour tous, destiné à promouvoir
l’affection chaleureuse, le mashriqu’l-adhkár constitue un lieu
de culte universel ouvert à tous les habitants d’une localité,
quels que soient leur affiliation religieuse, leur milieu
d’origine, leur appartenance ethnique et leur genre, et un
havre où se plonger dans la contemplation de la réalité
spirituelle et des questions fondamentales de la vie, dont la
responsabilité individuelle et collective de l’amélioration de la
société. Il embrasse en son sein hommes et femmes, enfants et
jeunes sur un pied d’égalité. Cette universalité unique et
absolue s’exprime dans la structure même du mashriqu’l-
adhkár, la conception de cet édifice à neuf côtés traduisant le
sentiment de complétude et de perfection que symbolise le
chiffre neuf.
En tant que lieu d’où vont rayonner des forces spirituelles, le
mashriqu’l-adhkár est le centre à partir duquel des
dépendances pour le bien-être de l’humanité doivent être
érigées et il est l’expression d’une volonté commune et d’un
désir ardent de servir. Ces dépendances – centres d’éducation
et d’enseignement des sciences ainsi que d’initiatives
culturelles et humanitaires – incarnent les idéaux du progrès
social et spirituel qui doit s’accomplir grâce à l’application du
savoir et montrent comment, quand elles sont en harmonie,
religion et science élèvent le rang de l’être humain et mènent
à l’épanouissement de la civilisation.
Comme vos vies l’illustrent amplement, l’adoration,
quoiqu’essentielle à la vie intérieure de l’être humain et
indispensable à la croissance spirituelle, doit aussi se traduire
par des actes, reflets extérieurs de cette transformation
intérieure. C’est ce concept d’adoration – inséparable du
service – que promeut le mashriqu’l-adhkár. Shoghi Effendi
affirme à ce propos :
« Séparé des activités sociales, humanitaires, éducatives et
scientifiques centrées sur les dépendances du mashriqu’l-
adhkár, le culte bahá’í, aussi exalté soit-il dans sa conception,
aussi passionné soit-il dans sa ferveur, ne pourra jamais
espérer dépasser les maigres résultats, souvent transitoires,
produits par la contemplation de l’ascète ou la communion du
fidèle passif. Elle ne peut apporter une satisfaction et un
bénéfice durables au fidèle lui-même, et encore moins à
l’humanité en général, tant qu’elle n’est pas traduite et
transposée dans ce service dynamique et désintéressé à la
cause de l’humanité que les dépendances du mashriqu’l-
adhkár ont le privilège suprême de faciliter et de promouvoir.
Les Astres jumeaux de cette époque radieuse nous ont
enseigné ceci : l’adoration est la conversation spirituelle
essentielle, directe et sans intermédiaire de l’âme avec son
Créateur. C’est la nourriture spirituelle qui maintient la vie de
l’esprit. Comme la rosée du matin, elle rafraîchit le cœur,
l’assainit et le purifie des attachements du moi insistant. C’est
un feu qui consume les voiles et une lumière qui mène à
l’océan de la réunion avec le Tout-Puissant. Sur ses ailes,
l’âme s’envole vers les paradis de Dieu et se rapproche de la
réalité divine. Le développement des capacités infinies de
l’âme et du pouvoir d’attirer sur soi les faveurs de Dieu
dépend de la qualité de la prière, mais sa prolongation n’est
pas souhaitable. Le pouvoir latent de la prière se manifeste
quand elle est motivée par l’amour de Dieu, indépendamment
de toute crainte ou faveur, et sans ostentation ni superstition.
Elle doit être exprimée avec un cœur pur et sincère qui
prédispose à la contemplation et à la méditation, afin que ses
effets puissent éclairer la raison. Une telle prière transcendera
les limites des mots et ira bien au-delà des simples sons. La
douceur de ses mélodies doit élever et réjouir le cœur, et
affermir le pouvoir pénétrant de la Parole, transformant les
inclinations terrestres en qualités célestes et inspirant le désir
de servir l’humanité de façon désintéressée. »
Nous avons demandé aux bahá’ís de voir dans leurs efforts de
construction communautaire la création d’un nouveau modèle
de ce que peut être la société. Pris dans son ensemble, ce
modèle favorise la capacité à servir : éduquer les jeunes
générations, renforcer l’autonomie des jeunes, éduquer
spirituellement les enfants, accroître la capacité à faire appel à
l’influence de la parole de Dieu en accompagnant les autres
dans le champ du service, et contribuer au progrès social et
économique d’un peuple sur la base des enseignements divins
pour l’époque. La réunion de prière, un aspect collectif d’une
vie pieuse et une dimension du concept du mashriqu’l-adhkár,
est indispensable à ce modèle, et elle constitue pour votre
communauté une occasion merveilleuse non seulement
d’adorer le Tout-Puissant et de solliciter ses bénédictions dans
votre vie, mais aussi d’offrir à vos concitoyens l’énergie
spirituelle de la prière, de rétablir pour eux l’adoration dans sa
pureté, de faire naître dans leurs cœurs la foi dans les
confirmations de Dieu et d’aviver en eux, autant qu’en vous-
mêmes, le désir de servir le pays et l’humanité et de faire
preuve de résilience constructive sur la voie de la justice.
Chers amis, les réunions consacrées à la prière partout dans
votre pays béni, dans chaque quartier, chaque ville, village ou
hameau, et l’accès grandissant qu’ont vos compatriotes aux
prières bahá’íes permettent à votre communauté de faire
briller la lumière de l’unité sur l’ensemble de l’humanité,
contribuant ainsi aux efforts de vos coreligionnaires dans le
monde entier. Pour le bien de tous, semez donc les graines des
futurs mashriqu’l-adhkár, et allumez d’innombrables feux
pour dissiper l’obscurité de la haine et de l’injustice
(D’une lettre du 18 décembre 2014 aux bahá’ís en Iran).
[67]
La poursuite systématique du Plan dans toutes ses dimensions
donne naissance à un modèle dans lequel l’effort collectif se
distingue non seulement par une volonté de servir, mais aussi
par un attrait pour la prière. Partout dans le monde,
l’intensification des activités qui sera exigée au cours des cinq
prochaines années enrichira encore davantage la vie de piété
que partagent ceux qui servent côte à côte dans les
groupements. Ce processus d’enrichissement est déjà bien
avancé ; en témoigne, par exemple, la façon dont des
rencontres de prière s’intègrent au sein de la vie
communautaire. Les réunions de prières sont des événements
auxquels toute âme peut prendre part, peut respirer les
parfums célestes, goûter à la douceur de la prière, méditer sur
le Verbe créateur, se laisser transporter sur les ailes de l’esprit
et communier avec le Bien-Aimé. Des sentiments d’amitié et
de partage d’une cause commune naissent, en particulier dans
les conversations spirituellement élevées qui ont lieu
spontanément en de tels moments et grâce auxquelles « la cité
du cœur des hommes » peut s’ouvrir. Dans toute localité où
est organisée une réunion de prière qui accueille des adultes et
des enfants et où tous sont les bienvenus l’esprit du
mashriqu’l-adhkár est évoqué. Le renforcement de la piété
d’une communauté a également un effet sur la Fête des dix-
neuf jours et peut être ressenti même à d’autres moments,
quand les amis se réunissent.
(D’une lettre du 29 décembre 2015 à la conférence des corps
continentaux des conseillers) [68]
Le mashriqu’l-adhkár est « l’une des institutions les plus
vitales du monde ». Un temple et les dépendances qui y sont
liées incarnent deux aspects essentiels et indissociables de la
vie bahá’íe : l’adoration et le service. Symbole puissant et
partie intégrante de la civilisation divine vers laquelle la
révélation de Bahá’u’lláh conduit tous les peuples, la maison
d’adoration devient le lieu de convergence de la communauté
qui l’a construite. « Les saints parfums du mashriqu’l-adhkár,
explique ‘Abdu’l-Bahá, raniment l’âme des justes, et ses
brises vivifiantes confèrent la vie à ceux qui ont le cœur pur. »
En fait, son influence est telle qu’elle peut inciter une
population entière à aspirer à un sentiment plus profond de
partager un objectif commun. Aujourd’hui, le monde bahá’í
dirige son regard vers son temple récemment inauguré, et
nous sommes certains que cette victoire tant attendue
comblera d’allégresse tous les amis, où qu’ils soient. Mais ils
ne se contenteront sûrement pas de se réjouir entre eux.
Inspirés par tout ce que représente cet édifice sublime, qu’ils
invitent d’autres personnes à découvrir la joie éternelle que
procurent la louange adressée à Dieu et le service à
l’humanité.
Nous inclinant devant le seuil de la Beauté-Ancienne, nous
rendons grâce à Bahá’u’lláh d’avoir permis à ses serviteurs
adeptes dévoués d’ériger un temple si magnifique, fait de
verre, de pierre et de lumière, qui nourrit l’attrait pour le
sacré. La gratitude que nous éprouvons accroît notre
aspiration à ce jour glorieux où chaque ville et chaque village
se verra accorder la bénédiction que constitue un mashriqu’l-
adhkár, et c’est avec enthousiasme que nous pensons d’abord
aux pays où des maisons d’adoration nationales et locales
commencent à apparaître. Puisse le spectacle grandiose de ce
que la communauté du Plus-Grand-Nom a maintenant
accompli à Santiago inciter les fidèles du monde entier à
intensifier leur service, aussi humble soit-il, un service voué à
bâtir un monde meilleur, et offert à la Gloire de Dieu.
(D’une lettre du 14 octobre 2016 aux amis réunis à Santiago,
Chili pour l’inauguration du temple mère d’Amérique du
Sud). [69]
Moins d’un an après la célébration par le monde bahá’í de
l’achèvement de la construction de la dernière des maisons
d’adoration continentales, le développement de l’institution
du mashriqu’l-adhkár connaît une aube nouvelle . Vous êtes
réunis au lieu même d’où s’élèvera la louange de Dieu : le site
de la première maison d’adoration locale à être construite à
l’aube de cette nouvelle étape.
L’inauguration La consécration de cet édifice unique est une
occasion historique, préfigurant l’apparition d’encore plus de
mashriqu’l-adhká locaux et nationaux pour obéir au
commandement de Bahá’u’lláh révélé dans son Très-Saint
Livre : « Édifiez dans tous les pays des maisons d’adoration
au nom de celui qui est le Seigneur de toutes les religions. ».
[…]
La construction d’une maison d’adoration à Battambang […]
montre combien la lumière de la foi brille avec éclat dans le
cœur des amis qui y vivent. Son plan, œuvre d’un architecte
cambodgien accompli, reflète la grâce et la beauté de la
culture de cette nation ; il utilise des techniques innovantes
tout en les associant à des formes traditionnelles à la région ;
il appartient incontestablement à la terre qui le voit s’élever.
Avant même son inauguration, le temple a réussi à faire
prendre conscience à ceux qui résident sous son ombre d’un
thème qui fait partie intégrante du mashriqu’l-adhkár :
l’inséparabilité de l’adoration et du service dans la vie d’une
communauté. Il a fait mieux apprécier l’importance de l’unité
qui se trouve maintenant renforcée par le culte collectif qui se
déroulera dans ses murs. Son émergence est un stimulant pour
les efforts déployés pour nourrir des communautés
spirituellement distinguées. C’est un édifice au but noble,
érigé par un peuple à l’esprit noble.
(D’une lettre du 1er septembre 2017 aux amis réunis à
Battambang, Cambodge pour l’inauguration de la maison
d’adoration). [70]
Extraits de lettres écrites au nom de la Maison universelle
de justice
Au sujet des dépendances du mashriqu’l-adhkár, on trouve
dans les tablettes et les causeries de ‘Abdu’l-Bahá plusieurs
références à ces « annexes importantes ». Il parle par exemple
d’une école pour orphelins, d’un hôpital et d’un dispensaire
pour les pauvres, d’un foyer pour les personnes nécessiteuses,
d’un collège d’enseignement supérieur scientifique et d’un
hospice. Dans un autre endroit, après avoir énuméré les
institutions précitées, il déclare que l’on construira d’autres
bâtiments philanthropiques […] La Maison universelle de
justice a également déclaré n’avoir vu aucun texte exigeant
que le nombre de ces dépendances soit de neuf.
(D’une lettre du 18 mars 1974 à un croyant). [71]
On peut voir un symbole de ce processus (l’engagement
bahá’í dans les projets de développement) dans la maison
d’adoration et ses dépendances. La première chose à
construire est l’édifice central qui est le cœur spirituel de la
communauté. Puis, progressivement, en tant qu’expression
extérieure de ce cœur spirituel, les diverses dépendances, ces
« institutions de service social destinées à soulager les
souffrances, à la subsistance des pauvres, à l’abri des
voyageurs, au réconfort des personnes endeuillées, et à
l’éducation des ignorants » seront érigées et fonctionneront.
Ce processus commence de manière embryonnaire bien avant
qu’une communauté bahá’íe n’atteigne le stade de la
construction de son mashriqu’l-adhkár, car même le premier
centre local érigé par une communauté bahá’íe peut
commencer à servir, non seulement comme centre spirituel,
administratif et lieu de rassemblement de la communauté,
mais aussi comme école et être au cœur d’autres aspects de la
vie communautaire. Le principe reste cependant que le
spirituel précède le matériel. D’abord vient l’illumination des
cœurs et des esprits par la révélation de Bahá’u’lláh, et ensuite
les premières initiatives des croyants qui souhaitent appliquer
ces enseignements à la vie quotidienne de leur communauté.
(D’une lettre du 8 mai 1984 à l’Assemblée spirituelle
nationale du Brésil). [72]
Le terme mashriqu’l-adhkár a été utilisé dans les Écrits pour
qualifier diverses choses : le rassemblement des amis pour la
prière à l’aube, un bâtiment où cette activité a lieu,
l’institution complète du mashriqu’l-adhkár, avec ses
dépendances, l’édifice central de cette institution, souvent
décrit comme une « maison d’adoration » ou un « temple ».
Ces variantes peuvent toutes être considérées comme des
étapes ou des aspects de l’introduction progressive du concept
de Bahá’u’lláh tel que promulgué dans le Kitáb-i-Aqdas. Pour
le développement du mashriqu’l-adhkár, plusieurs lignes
d’action ont été entreprises et c’est à elles que les croyants
doivent consacrer leurs efforts et leur attention.
(D’une lettre du 20 avril 1997 à un croyant). [73]
Le terme mashriqu’l-adhkár, lorsqu’il se réfère à une maison
d’adoration, désigne un bâtiment, centre dans lequel se
réunissent les gens pour entendre la parole de Dieu et l’adorer.
Autour de cette maison centrale d’adoration, se trouvent les
dépendances du mashriqu’l-adhkár qui expriment l’adoration
sous forme de service à l’humanité.
(D’une lettre du 20 avril 1997 à un croyant). [74]
En passant ceci en revue, il convient de noter qu’il est permis
d’utiliser des passages des Écrits saints pour les mettre en
musique, et de répéter des versets ou des mots. Un
compositeur est libre de déterminer le style musical, en
gardant à l’esprit l’obligation spirituelle de traiter les textes
sacrés avec bienséance, dignité et révérence.[…]
En outre et afin de se conformer à des exigences musicales, il
n’y a aucune objection à répéter dans les chants des versets de
prières ou de sélections d’Écrits.
Comme indiqué ci-dessus, de légères modifications du texte
sont permises, tout comme la répétition de passages en guise
de refrain ou de courtes phrases telles que « Ô Dieu, mon
Dieu », afin de se conformer aux exigences musicales. Le
style musical du morceau peut être déterminé par le
compositeur, à condition qu’il tienne compte de l’obligation
spirituelle de traiter les textes sacrés avec la bienséance, la
dignité et la révérence qui leur sont dus.
(D’une lettre du 14 février 2001 à l’Assemblée spirituelle
nationale d’Australie). [75]
La Maison de justice a été particulièrement ravie d’apprendre
l’augmentation significative du niveau d’activité au temple, y
compris le nombre croissant d’activités de base impliquant
des participants de la communauté élargie […] À ce propos,
une question d’importance capitale que votre assemblée
nationale devra aborder avec sérieux, est la nécessité de
promouvoir parmi les croyants une unité de pensée et de but
quant aux moyens à mettre en œuvre pour parvenir à un degré
de cohérence encore plus grand entre les efforts entrepris à la
maison d’adoration et le travail d’expansion et de
consolidation dans le groupement d’Upolu.
Les activités d’enseignement et les processus de construction
communautaire qui se déroulent au temple seront au cœur de
ces efforts. Il faudra en particulier systématiser et soutenir
avec les ressources humaines et financières nécessaires les
efforts pour partager les enseignements fondamentaux de la
Foi avec les visiteurs et les habitants des environs, en les
invitant à participer à des cercles d’étude, des réunions de
prières, des classes d’enfants et des groupes de juniors qui se
tiennent au temple et en d’autres endroits du groupement. On
peut aussi envisager de développer un programme spécial qui
aurait pour but de partager une vision de la maison
d’adoration comme centre spirituel de la communauté et son
influence sur la vie de la population environnante : la vision
d’un temple pour le peuple de Samoa.
Dans les efforts des agences et des croyants du groupement
d’Upolu pour faire avancer le processus de croissance, la
Maison de justice espère ardemment qu’ils sauront profiter
pleinement de la présence de la maison d’adoration au milieu
d’eux et que les moyens d’attirer des visiteurs et d’améliorer
leur expérience seront affinés au cours du temps. Comme pour
d’autres aspects de la vie communautaire bahá’íe, le succès de
cette entreprise reposera en grande partie sur le fait que les
amis fonctionnent dans une culture d’apprentissage et
s’assurent que les méthodes et les activités sont
continuellement analysées et améliorées.
(D’une lettre du 27 déc. 2011 à l’Assemblée spirituelle
nationale de Samoa). [76]
La Maison de justice a été ravie d’apprendre que les
discussions entre les croyants sur la signification du
mashriqu’l-adhkár créent des liens forts avec ce projet et
suscitent une plus large participation des bahá’ís et de leurs
amis dans cet effort collectif. Une plus grande conscience
parmi les croyants de Colombie de l’importance de la maison
d’adoration a également engendré des contributions
matérielles de leur part ; c’est encore un autre signe de leur
engagement spirituel. Nous espérons que cette réponse initiale
sera maintenue tout au long de la vie de ce projet et favorisera
une habitude de dons réguliers aux fonds de la Foi.
(D’une lettre du 27 déc. 2011 à l’Assemblée spirituelle
nationale de Colombie). [77]
Une maison d’adoration fait, bien sûr, partie intégrante du
processus de construction communautaire et son édification
représente un jalon important dans le développement d’une
communauté. La Maison de justice espère que, grâce au zèle
et à la détermination avec lesquels ils poursuivent les activités
essentielles du plan de cinq ans, les amis de […] vont hâter le
jour où il sera opportun de bâtir un mashriqu’l-adhkár dans
votre pays.
(D’une lettre du 12 décembre 2013 à un croyant). [78]
De plus, puisqu’il est envisagé que la conception du temple
« s’harmonise naturellement avec la culture locale et la vie
quotidienne de ceux qui se rassembleront pour prier et
méditer », les amis pourraient être encouragés à soumettre des
idées préliminaires sur son aspect. Il est à espérer qu’au final,
la conception de la maison d’adoration s’appuie sur des
éléments et des symboles avec lesquels le peuple du Kenya
s’identifie naturellement. Ces idées, transmises au bureau
d’études qui sera bientôt établi, pourraient être intégrées dans
le dossier d’architecture définissant les exigences du projet.
(D’une lettre du 24 sept. 2014 à l’Assemblée spirituelle
nationale du Kenya). [79]
En ce qui concerne vos questions sur la différence entre les
maisons d’adoration continentales, nationales et locales,
l’établissement du mashriqu’l-adhkár a commencé par la
construction d’un temple dans diverses régions du monde. Au
temps de leur construction, le rôle de ces maisons d’adoration
qui marquaient la présence et la promesse de la Foi, fut
souvent souligné en langage figuré. Le Gardien écrivait qu’un
mashriqu’l-adhkár est « un symbole et un annonciateur de
l’ordre mondial de Bahá’u’lláh » et il donnait fréquemment le
nom de « temple mère » au premier de chaque continent ou
région. En se référant au lancement de projets de construction
de maisons d’adoration nationales – à partir de la cinquième
époque et après le début de la construction au Chili du dernier
des temples continentaux – la Maison de justice écrit que ce
lancement « offre une preuve gratifiante de plus montrant
l’implantation de la religion de Dieu dans le terreau de la
société. »
Au-delà de cette signification symbolique, le mashriqu’l-
adhkár est une institution aux formidables potentialités
pratiques. Il est envisagé qu’à terme, partout où une
assemblée est établie, qu’elle soit locale ou nationale, les
institutions du mashriqu’l-adhkár et du ḥaẓíratu’l-quds seront
élevées. Shoghi Effendi écrit : « C’est du mashriqu’l-adhkár,
ordonné comme une maison d’adoration par Bahá’u’lláh dans
le Kitáb-i-Aqdas, que les représentants des communautés
bahá’íes, à la fois locales et nationales, ainsi que les membres
de leurs comités respectifs, tireront lors de leurs réunions
quotidiennes entre ses murs à l’aube, l’inspiration nécessaire
qui leur permettra de s’acquitter de leurs devoirs et d’assumer
leurs responsabilités comme il convient aux intendants choisis
de sa religion, dans le cadre de leurs activités quotidiennes au
sein du ḥaẓíratu’l-quds, scène de leurs activités
administratives. » En outre, une maison d’adoration doit être
le centre spirituel d’une communauté et, avec les dépendances
à créer, elle contribuera à un modèle florissant de vie
collective. Actuellement, les premières maisons d’adoration
de chaque continent servent de temples nationaux aux pays
dans lesquels elles sont situées, tout en servant aussi les
communautés du voisinage, jouant ainsi un rôle significatif
dans les activités locales. Au fur et à mesure de l’avancement
du processus de croissance, de plus en plus de temples seront
érigés aux niveaux national et local et nous en apprendrons
davantage sur leur nature et sur leur manière de contribuer au
processus de construction communautaire.
Les nombreux aspects du fonctionnement de cette institution
se manifesteront ensuite progressivement. Comme l’écrivait
Shoghi Effendi : « Seule l’institution du mashriqu’l-adhkár
peut incarner adéquatement l’essence de l’adoration et du
service bahá’ís, tous deux si vitaux pour la régénération du
monde ».
(D’une lettre du 26 janvier 2015 à un croyant) [80]
Les paroles utilisées dans les chants interprétés dans le
mashriqu’l-adhkár n’ont pas besoin d’être limitées aux
Écrits ; il est plutôt exigé qu’elles soient basées sur des Écrits
sacrés bahá’ís ou autres et contiennent des thèmes bahá’ís. Il
convient de noter que la norme pour les paroles utilisées dans
les chants est quelque peu différente de la norme pour les
écrits et les prières qu’on lira ou chantera dans les
programmes spirituels des maisons d’adoration. Il n’y a donc
aucune objection à utiliser des chants basés sur les écrits et les
causeries de ‘Abdu’l-Bahá.
(D’une lettre du 2 nov. 2015 à l’Assemblée spirituelle
nationale d’Australie) [81]
Sélection de prières pour le mashriqu’l-adhkár extraites
des écrits de ‘Abdu’l-Bahá
Ô Seigneur, mon Dieu ! Confirme-les en ton service !
Affermis leurs reins pendant qu’ils transportent les pierres
pour bâtir le mashriqu’l-adhkár ! Ô Seigneur, mon Dieu !
Éclaire les visages de ces justes de la lumière rayonnant de
l’orient de tes mystères. En vérité, tu es le Puissant et
l’Indépendant et, en vérité, tu es le Miséricordieux et le
Compatissant.
(Extrait d’une tablette, traduite de l’arabe) [82]
Ô Dieu, mon Dieu ! Humble, modeste et éploré, je tourne mon
visage vers le royaume de ta miséricorde et le domaine de ton
unicité. Je t’implore avec ferveur au seuil de ton unité pour
que tu aides tes vrais amants à offrir leur contribution à
l’édification du mashriqu’l-adhkár de ce pays de sorte qu’à
partir de cet édifice, les splendeurs de la lumière divine se
répandent dans toutes les directions et que les cris joyeux qui
exaltent et magnifient ton nom résonnent matin et soir,
s’élevant vers ton Assemblée céleste et ton horizon très
glorieux.
Ô Seigneur, mon Dieu ! Fais que j’entende les accents de
leurs voix et les lamentations de leurs cœurs, malgré la grande
distance qui sépare ce versant tout proche de celui qui est « le
plus éloigné », pour que mon esprit se réjouisse, que mon
cœur déborde de bonheur, que mes yeux se consolent, que
tout mon être tremble de joie, et que mon essence intime se
remplisse de félicité lors d’une telle effusion de grâce, d’une
telle splendeur manifeste.
Ô Seigneur, mon Dieu ! Ouvre grand les portes de tes
bénédictions à chaque âme qui se lève pour contribuer à la
construction de cet édifice exalté, cette merveilleuse maison
de prière, cette source de lumière.
Tu es vraiment l’Omnipotent, le Fort, le Puissant, le Tendre,
le Clément.
(Extrait d’une tablette, traduite de l’arabe). [83]
O Dieu, mon Dieu ! Le cœur palpitant et les yeux pleins de
larmes, je t’implore d’aider quiconque dépense son énergie
pour l’édification de cette maison, la construction de cet
édifice où ton nom est mentionné chaque matin et chaque soir.
Ô Dieu ! Accorde ta générosité divine à celui qui s’efforce à
servir ce projet et s’emploie à élever cet édifice parmi les
peuples et les religions du monde. Confirme-le dans chaque
bonne action visant à promouvoir le bien-être de l’humanité.
Ouvre-lui les portes de la richesse et de l’abondance et fais de
lui un héritier des trésors impérissables du Royaume. Fais de
lui un signe de tes dons parmi les peuples et renforce-le par la
mer de ta générosité et de ta munificence, que les vagues de ta
grâce et de ta faveur enflent. En vérité, tu es le Généreux, le
Miséricordieux et le Munificent.
(Extrait d’une tablette, traduite de l’arabe). [84]
Ô Dieu, mon Dieu ! Illumine le front de tes amoureux fidèles
et assure-leur, grâce aux armées angéliques, un triomphe
certain. Affermis leurs pas sur ton droit chemin et, par ton
antique munificence, ouvre-leur les portails de tes
bénédictions. Ils dépensent en effet sur ton chemin ce que tu
leur as accordé, ils protègent ta Foi, placent leur confiance en
ton souvenir, offrent leur cœur par amour pour toi et donnent
tout ce qu’ils possèdent en adoration de ta beauté et en quête
des moyens de te plaire. Ô mon Seigneur ! Ordonne pour eux
une part abondante, une consolation et une récompense
assurées.
Tu es, en vérité, Celui qui soutient, qui assiste, le Généreux, le
Munificent, l’éternel Dispensateur.
(Sélection d’écrits de ‘Abdu’l-Bahá, n° 235. Nouvelle
traduction) [85]
La photo que tu as envoyée du mashriqu’l-adhkár a été reçue.
Ce fut une source de joie immense car, Dieu soit loué, les
bien-aimés de Dieu se sont rassemblés dans le mashriqu’l-
adhkár leurs visages brillant comme des cierges, illuminant
cette assemblée de la lumière de sentiments spirituels.
Mon Dieu, mon Bien-Aimé, Désir de mon cœur ! Ce sont des
serviteurs du seuil de ta sainteté qui se sont prosternés devant
la porte de ton unicité. Ils ont pénétré dans le lieu où est
mentionnée ta louange, où ta lumière se concentre, suppliant,
implorant humblement le royaume de ton unicité et te priant
avec ferveur, leur cœur fermement fixé sur toi.
Ô mon Seigneur ! Accepte leurs actes, accompagne-les dans
leurs prières et inspire-leur les merveilles de tes mystères, afin
qu’ils deviennent les manifestations de ta bonté parmi tes
créatures et les compagnons de tes élus parmi ton peuple. En
vérité, Tu es le Doux, le Très-Généreux, le Clément, le
Miséricordieux, le Très-Aimant.
(Extrait d’une tablette, traduite de l’arabe et du persan) [86]
Die Institution des Ma<u>sh</u>riqu’l-A<u>dh</u>kár á Textzusammenstellung á Bahá'í Verlag GmbH, Auflage 4.02 (O-2021-06-12)
Die Institution des Ma<u>sh</u>riqu’l-A<u>dh</u>kár
Textzusammenstellung
Ein Statement der Forschungsabteilung des Universalen Hauses der Gerechtigkeit
Der Mashriqu’l-Adhkár, der »Aufgangsort des Lobpreises Gottes«A1, wird vom Universalen Haus der Gerechtigkeit in seinem Brief vom 18. Dezember 2014 an die Bahá’í im Iran beschrieben als ein »Konzept, einzigartig in den Annalen der Religion« und als »Sinnbild für die Lehren des neuen Tages Gottes.«A2 Das Haus der Gerechtigkeit führt weiter aus, dass das Haus der Andacht »ein gesellschaftliches Zentrum [ist], in dem herzliche Zuneigung gefördert wird« und dass es
»als allgemeiner Andachtsort allen Bewohnern einer Gegend, unabhängig von Religionszugehörigkeit, Herkunft, ethnischer Zugehörigkeit oder Geschlecht, offen [steht], und als Oase für tiefes Nachdenken über die geistige Wirklichkeit und die grundlegenden Fragen des Lebens, einschließlich der persönlichen und gemeinschaftlichen Verantwortung für die Verbesserung der Gesellschaft [dient]. Männer und Frauen, Kinder und Jugendliche werden in gleicher Weise in seiner Mitte aufgenommen.«A3
Die außerordentliche Bedeutung dieser unvergleichlichen Institution für die Einheit und das Wohlergehen der Menschheit wird in allen Schriften des Glaubens hervorgehoben.
Zum Beispiel verkündet Bahá’u’lláh:
»Selig sind, die sich im Haus der Andacht dem Gedenken Dessen widmen, Der der Herr der Gerechten ist!«A4 ‘Abdu’l-Bahá bekräftigt, dass der Mashriqu’l-Adhkár, obwohl er »auf der Erde gebaut wird, in Wirklichkeit eine Institution der himmlischen Heerscharen [ist]«, dessen »dessen Spitzen bis in den höchsten Himmel reichen werden.«A5 In einem anderen Sendschreiben bezeichnet Er es als den »Aufgangsort des Lichtes« und »den Versammlungsort der Gerechten«, in dem »edle Seelen … bitten und flehen, göttliche Verse vortragen und Gebete mit wundersamen Melodien singen«, sodass »die Bewohner der Höhe [lauschen] und laut [ausrufen]: ›Glücklich sind wir; möge die ganze Welt frohlocken!‹«A6 Es ist, wie der Meister erklärt, »die erste sichtbare und greifbare Einrichtung des Herrn«A7 und ein so bedeutendes Bauwerk, dass allein das »Setzen nur eines Steines für den Mashriqu’l-Adhkár oder eines seiner Nebengebäude dem Bau eines hohen Gebäudes [gleichkommt].«A8 Shoghi Effendi stellt fest, dass der Mashriqu’l-Adhkár ein »Symbol und Vorbote der Weltordnung Bahá’u’lláhs«A9 ist.
Er ist, mit den Worten des Hauses der Gerechtigkeit, ein Leuchtfeuer »gegen die Finsternis des Hasses und der Ungerechtigkeit«.A10 Acht kontinentale Tempel erleuchten nun die Welt, während örtliche und nationale Tempel im Entstehen begriffen sind.
Jeder von ihnen ruft »alle Besucher [auf], den Einen, der ihr Schöpfer ist, anzubeten, ihren unumschränkten Herrscher, den Lichtbringer der Welt,«A11 und jeder begeistert »ein ganzes Volk« [dafür], »nach einem tieferen Gefühl einer gemeinsamen Zielsetzung [zu] streben«.A12 Jeder erinnert uns an ‘Abdu’l-Bahás Versicherung, dass zukünftig »hunderttausend Mashriqu’l-Adhkár in Herrlichkeit, Würde und höchster Majestät errichtet werden«.A13
Als Beitrag zum besseren Verständnis des Wesens dieser göttlichen Institution und ihrer tiefgreifenden Auswirkung auf die geistige Erneuerung der Menschheit, wurde die beigefügte Zusammenstellung bereitgestellt. Sie enthält Auszüge aus den Schriften Bahá’u’lláhs und ‘Abdu’l-Bahás, aus Briefen Shoghi Effendis oder des Universalen Hauses der Gerechtigkeit, sowie aus in deren Auftrag geschriebenen Briefen. Einige der Konzepte, die den verschiedenen Abschnitten der Zusammenstellung entnommen werden können, werden im Folgenden erläutert.
1. Der Einfluss des Mashriqu’l-Adhkár
Im Kitáb-i-Aqdas ruft Bahá’u’lláh die Völker der Welt auf:
»Bauet Andachtshäuser in allen Landen im Namen Dessen, Der der Herr aller Religionen ist. Macht sie so vollkommen, wie es in der Welt des Seins möglich ist, und schmückt sie mit dem, was ihnen gebührt, nicht aber mit Bildern und Skulpturen. Sodann feiert darin in Freude und Heiterkeit den Lobpreis eures Herrn, des Allbarmherzigen. Wahrlich, Sein Gedenken erheitert das Auge und füllt das Herz mit Licht.«A14
‘Abdu’l-Bahá legt die Bedeutung dieser Institution noch genauer dar, indem Er den Mashriqu’l-Adhkár als »Magnet für göttliche Bestätigungen« und »das mächtige Fundament des Herrn, die feste Säule des Glaubens Gottes« bezeichnet. In demselben Sendschreiben erklärt Er, dass die Errichtung des Hauses der Andacht »ein Mittel zur Erhöhung des Wortes Gottes [ist]« und dass das »Lob und die Verherrlichung, die daraus hervorgehen, das Herz jeder rechtschaffenen Seele [erfreuen].« Deshalb ermahnt Er die Freunde, »sich dort dem Gebet und der Anbetung Gottes, dem Rezitieren der Verse und Worte Gottes und dem Singen der himmlischen Oden in Verherrlichung des Allbarmherzigen [zu] widmen.«A15
An anderer Stelle beschreibt ‘Abdu’l-Bahá das Haus der Andacht als ein Zentrum, »in dem der Geist erfreut und das Herz vom Abhá Königreich hingezogen wird«A16 und versichert, dass es einen »gewaltigen Einfluss auf jeden Lebensabschnitt [hat]«A17, die Freunde erwecktA18 und »ein Mittel [ist] um die Einheit der Menschheit zu erreichen.«A19 In diesem Gebäude zusammenzukommen und den Herrn zu erwähnen schmiedet »Bande der Einheit«A20, während »Einheit und Liebe in den Menschenherzen wachsen und blühen«A21.
In der Tat wird die Menschenwelt durch den Mashriqu’l-Adhkár, der »bewirkt, dass die Herzen erleuchtet, die Seelen vergeistigt und die Düfte des Reiches der Herrlichkeit eingeatmet werden«, in eine andere Welt verwandelt, »und die Empfindsamkeit der Herzen wird in solchem Maße erhöht, dass sie die ganze Schöpfung einschließt.«A22 Nach Aussage Shoghi Effendis ist der Einfluss des Mashriqu’l-Adhkár »unermesslich und geheimnisvoll«A23; er stärkt unmittelbar den Glauben des Einzelnen und dient nach den Worten ‘Abdu’l-Bahás zugleich als »das großartigste Mittel, die süßen Düfte des Herrn zu verbreiten.«A24 »Als machtvolles Symbol und integraler Bestandteil der göttlichen Zivilisation, zu der die Offenbarung Bahá’u’lláhs alle Völker einlädt,« bemerkt das Haus der Gerechtigkeit in einem in seinem Auftrag geschriebenen Brief, »wird das Haus der Andacht zum Mittelpunkt der Gemeinde, in deren Schoß es entstanden ist.«A25 »Die Menschen werden herbeieilen, um in diesem himmlischen Tempel zu beten«, erklärt der Meister, »der Duft Gottes wird verbreitet werden, die Göttlichen Lehren werden in den Herzen Wurzeln schlagen, so wie auch der Geist in den Menschenseelen fest begründet werden wird, und die Menschen werden fest in der Sache eures Herrn, des Allbarmherzigen stehen.«A26
2. Ein Ort der Anbetung
‘Abdu’l-Bahá erklärt, dass » reine und strahlende Herzen der Aufgangsort der Erwähnung Gottes [sind], von denen die Melodien des Flehens und des Betens unablässig die himmlischen Heerscharen erreichen«, und Er stellt fest, dass die Freunde, sollten ihre Herzen durch die Gnade Gottes zu göttlichen Tempeln werden, »sicherlich die größten Anstrengungen unternehmen und fest entschlossen [sein würden], den Mashriqu’l-Adhkár zu bauen, sodass die äußere Gestalt die innere Wirklichkeit offenbaren und die äußere Form von der inneren Bedeutung zeugen könnte«.A27 Verschiedene Themenbereiche finden sich in den Schriften im Zusammenhang mit diesem Ort der Anbetung und der inneren Wirklichkeit, die er offenbart, wie zum Beispiel die Kraft des Gebetes, die Wirkung der gemeinsamen Anbetung und das Wesen der Andachten im Gebäude selbst.
Im Kitáb-i-Aqdas weist Bahá’u’lláh darauf hin, welche Kraft das Sprechen der Verse Gottes im Haus der Andacht hat:
»Lehret eure Kinder die Verse, die vom Himmel der Majestät und Macht offenbart wurden, auf dass sie auf höchst melodische Weise die Tafeln des Allbarmherzigen in den Alkoven des Mashriqu’l-Adhkár vortragen. Wer durch die Anbetung Meines Namens, der Mitleidvollste, in Verzückung gerät, wird Gottes Verse so vortragen, dass er die Herzen der noch Schlummernden bezaubert. Wohl dem, der den mystischen Wein ewigen Lebens aus dem Worte seines barmherzigen Herrn trank in Meinem Namen – einem Namen, der jeden majestätisch ragenden Berg zu Staub zermalmt.«A28
Das Haus der Gerechtigkeit erläutert das Thema der Macht des Gebetes und erklärt, dass die Zwillingsleuchten uns gelehrt haben, dass Gebet »das unverzichtbare geistige Gespräch der Seele mit ihrem Schöpfer [ist], direkt und ohne Mittler«, »der morgendliche Tau«, der »dem Herzen Frische [bringt] und [es] reinigt«, »ein Feuer, das die Schleier verbrennt, und ein Licht, das zum Meer der Wiedervereinigung mit dem Allmächtigen führt«.A29 Die Qualität des Betens ist entscheidend. Davon hängen »die Entwicklung der grenzenlosen Fähigkeiten der Seele und die Anziehung der Wohltaten Gottes ab«. Wenn es »aus Liebe zu Gott dargebracht wird«, werden seine Kräfte offenbar. Das Haus der Gerechtigkeit fährt fort:
»Es sollte mit aufrichtigem und reinem Herzen dargebracht werden und zu innerer Schau und tiefem Nachdenken führen, sodass die Verstandeskraft durch seine Wirkungen erleuchtet werden kann. Ein solches Gebet wird die Beschränkung der Worte überwinden und weit über bloße Töne hinauswachsen. Die Süße seiner Melodien muss das Herz erfreuen und erheben und die durchdringende Macht des Wortes verstärken, irdische Neigungen in himmlische Attribute verwandeln und zu selbstlosem Dienst an der Menschheit inspirieren.«A30
Das zweite Thema ist das gemeinsame Gebet, das die Bahá’í und ihre Freunde überall auf der Welt als grundlegend für das Muster kollektiver Bemühungen ansehen, die die Besserung der geistigen und materiellen Bedingungen der Gesellschaft zum Ziel haben. Wesentlich für dieses Muster, stellt das Haus der Gerechtigkeit erneut fest, »ist die Andachtsversammlung – ein gemeinschaftlicher Aspekt des gottgefälligen Lebens und eine Dimension des Konzepts des Mashriqu’l-Adhkár«.A31 Wenn solche Versammlungen »in den Kern des Gemeindelebens integriert« werden, »kann jede Seele teilnehmen und hat die Möglichkeit, die himmlischen Düfte zu atmen, die Süße des Gebets zu erleben, über das schöpferische Wort zu meditieren, sich auf den Schwingen des Geistes forttragen zu lassen und Zwiesprache mit dem Einen Geliebten zu halten«.A32 Die Abhaltung solcher Versammlungen ist »ein weiterer Schritt in der Erfüllung« des Gesetzes des Mashriqu’l-AdhkárA33, wodurch der Geist des Hauses der Andacht an jedem Ort zu spüren ist.A34
Das dritte Thema ist die Art, wie die Andacht im Mashriqu’l-Adhkár gestaltet wird. Häuser der Andacht, versichert ‘Abdu’l-Bahá, »verleihen den Freunden Festigkeit und Standhaftigkeit« und »sind Orte des Flehens und der Anrufung hin zur Schwelle Seiner Erhabenheit«.A35 Wesentlich für solche Andacht und die Erzeugung »einer ruhigen geistigen Atmosphäre«A36, wie Shoghi Effendi es nennt, ist die Vermeidung von Ritualen und Riten. Das Haus der Gerechtigkeit schreibt, dass Shoghi Effendi
»die Hüllen einer ausgeklügelten und pompösen Zeremonie [verwirft] und warnt davor zu folgern, »dass das Innere des Zentralbaus selbst in ein Konglomerat religiöser Anbetungsformen verwandelt werden soll«, das »ein Schauspiel zusammenhangloser und verwirrender sektiererischer Bräuche und Riten« bieten würde.«A37
Stattdessen müssen die Gottesdienste frei von Uniformität oder irgendeiner Form von RitualenA38 sein und müssen, wie Shoghi Effendi in einem Brief in seinem Auftrag rät, einfach, würdig und darauf angelegt sein, »die Seele …zu erheben und sie durch Vernehmen des schöpferischen Wortes zu erziehen«A39. In einem anderen Brief in seinem Auftrag stellt er fest: »Je universeller und zwangloser sich die Bahá’í-Andacht im Tempel darstellt, desto besser.«A40
Eine solche Andacht kann auch Gesang enthalten.A41 In einem Brief in seinem Auftrag stellt das Haus der Gerechtigkeit klar, dass Texte, die im Haus der Andacht gesungen werden, auf »Bahá’í-Schriften oder anderen heiligen Schriften basieren« einschließlich der Schriften und Ansprachen ‘Abdu’l-Bahás und »Bahá’í-Themen enthalten«A42 sollten; sie können »die Wiederholung von Versen aus Gebeten oder Auszügen aus den Schriften« beinhalten, und »geringfügige Änderungen im Text … um den musikalischen Anforderungen gerecht zu werden«A43 sind zulässig. »Einem Komponisten steht es frei, den musikalischen Stil zu bestimmen, wobei er sich der geistigen Verpflichtung bewusst ist, die Heiligen Texte mit Anstand, Würde und Ehrfurcht zu behandeln.«A44
Durch solch einen schlichten, aber zugleich umfassenden Ansatz stellt der Mashriqu’l-Adhkár ein kennzeichnendes Merkmal der Offenbarung Bahá’u’lláhs dar – das Prinzip der Einheit in der Vielfalt – was, laut Shoghi Effendi, » in unübersehbarer und greifbarer Weise ein schönes Sinnbild und einen beständigen Ausdruck des lebendigen und unbegrenzten Geistes der Sache Dessen, Der der Herr der Welten ist, auf Erden schaffen wird.«A45
‘Abdu’l-Bahá selbst versichert:
»Der Mashriqu’l-Adhkár ist ein himmlisches Bauwerk in dieser niederen Welt und ein Mittel, um die Einheit der Menschheit zu erreichen, da sich alle Völker der Welt in Verbundenheit und Harmonie im Mashriqu’l-Adhkár versammeln werden, um den Herrn der Heerscharen zu preisen und zu verherrlichen, indem sie Hymnen der göttlichen Einheit singen.«A46
3. Andacht und Dienst
So machtvoll und weitreichend die geistigen Kräfte auch sind, die durch individuelle und gemeinsame Andacht im Mashriqu’l-Adhkár freigesetzt werden, und so wichtig auch ein reges andächtiges Leben für die geistige Entwicklung ist, muss Andacht, wie das Haus der Gerechtigkeit bemerkt, »zu Taten führen, die dem inneren Wandel äußeren Ausdruck verleihen«.A47 Shoghi Effendi weist darauf hin, dass das Ziel der Gemeinde – einer Gemeinde, die » göttlich verordnet, organisch vereint, mit einer klaren Vision ausgestattet und voller Leben ist« – »durch die zwei richtungsweisenden Prinzipien von Anbetung Gottes und des Dienstes an den Mitmenschen bestimmt ist.«A48 Tatsächlich ist die unabdingbare Verbindung dieser bestimmenden Prinzipien wesentlich für die Einheit der Menschheit, die, wie das Haus der Gerechtigkeit feststellt »gleichermaßen Wirkprinzip und letztes Ziel der Offenbarung«A49 Bahá’u’lláhs ist.
Die Untrennbarkeit von Andacht und Dienst, die vollkommenen Ausdruck im Mashriqu’l-Adhkár findet, zeigt sich immer mehr darin, dass die Gemeinde mit zunehmender Wirksamkeit die Vorgaben des Handlungsrahmens in die Tat umsetzt. Das Haus der Gerechtigkeit bemerkt, dass die Freunde »es nicht versäumt [haben], das dynamische Wechselspiel zu würdigen, das zwischen Gottesdienst und den Bemühungen besteht, die geistigen, sozialen und materiellen Bedingungen der Gesellschaft zu verbessern.«A50 In der Riḍván-Botschaft 2012 an die Bahá’í der Welt schreibt das Haus der Gerechtigkeit:
»Der Mashriqu’l-Adhkár, von ‘Abdu’l-Bahá als »eine der wichtigsten Institutionen auf der Welt« bezeichnet, vermählt zwei wesentliche, untrennbare Aspekte des Bahá’í-Lebens: Andacht und Dienst. Die Vereinigung dieser beiden spiegelt sich auch in der Kohärenz wider, die zwischen den die Gemeindebildung betreffenden Merkmalen des Planes besteht, insbesondere ein aufkeimender Geist der Andacht, der seinen Ausdruck in Gebetsversammlungen findet, wie auch ein Erziehungsprozess, der für den Dienst an der Menschheit befähigt. Die Wechselwirkung von Andacht und Dienst tritt besonders in jenen Clustern auf der ganzen Welt deutlich hervor, in denen Bahá’í-Gemeinden maßgeblich an Größe und Vitalität zugenommen haben und wo die Teilnahme an sozialem Handeln offenkundig ist.«A51
4. Nebengebäude des Mashriqu’l-Adhkár
In der Fülle der Zeit, erklärt Shoghi Effendi, wird das zentrale Gebäude des Mashriqu’l-Adhkár von solchen Einrichtungen für soziale Dienste umgeben sein, die den »Leidenden Linderung, den Armen Unterhalt, den Reisenden Zuflucht, den Hinterbliebenen Trost und den Ungebildeten Bildung gewähren sollen«.A52 Die Unerlässlichkeit »einer dynamischen Übereinstimmung der geistigen und praktischen Erfordernisse des Lebens auf Erden«, schreibt das Haus der Gerechtigkeit, »zeigt deutlich« Bahá’u’lláhs »Bestimmung des Hauses der Andacht zum geistigen Mittelpunkt jeder Bahá’í-Gemeinde, um das herum Nebengebäude entstehen müssen, die dem sozialen, humanitären, erzieherischen und wissenschaftlichen Fortschritt der Menschheit geweiht sind«.A53 ‘Abdu’l-Bahá erklärt in diesem Zusammenhang, dass dem Haus der Andacht »ein Krankenhaus, eine Apotheke, ein Herberge für Reisende, eine Schule für Waisen und eine Universität für fortgeschrittene Studien angeschlossen [sind]«. So ist »der Tempel nicht nur ein Ort der Anbetung, er ist vielmehr in jeder Hinsicht ein umfassendes Ganzes«.A54
Shoghi Effendi betont das unverzichtbare Wechselspiel zwischen Andacht und Dienst und eröffnet die folgende Vision der diesbezüglichen Zusammenhänge zwischen dem zentralen Gebäude und den Nebengebäuden:
»Abgekoppelt von den sozialen, humanitären, erzieherischen und wissenschaftlichen Bestrebungen die mit den Einrichtungen des Mashriqu’l-Adhkár verbunden sind, kann die Bahá’í-Andacht, so erhaben sie auch konzipiert ist, so leidenschaftlich sie auch sein mag, niemals mehr erreichen als die dürftigen und oft flüchtigen Ergebnisse, die durch die Kontemplation des Asketen oder die Zwiesprache des untätigen Gläubigen erzielt werden.
Sie kann weder dem Betenden selbst und noch viel weniger der Menschheit im Allgemeinen dauerhafte Zufriedenheit und Nutzen bringen, solange sie nicht in jenen dynamischen und selbstlosen Dienst für die Belange der Menschheit mündet, den zu unterstützen und zu fördern der größte Vorzug der Einrichtungen des Mashriqu’l-Adhkár ist.
Ebenso werden die Anstrengungen derer, die im Umfeld des Mashriqu’l-Adhkár die Angelegenheiten des zukünftigen Bahá’í-Gemeinwesens verwalten werden, ganz gleich wie uneigennützig und mühevoll sie auch immer sind, keine Früchte tragen und vorankommen, es sei denn, sie stehen täglich in enger Verbindung zu den geistigen Kräften, die im zentralen Heiligtum des Mashriqu’l-Adhkár konzentriert sind und davon ausstrahlen.
Nichts außer einem direkten und fortdauernden Zusammenwirken der geistigen Kräfte, die von diesem mitten im Herzen des Mashriqu’l-Adhkár gelegenen Haus der Andacht ausgehen, mit den Kräften, die gezielt von denen eingesetzt werden, die in ihrem Dienst an der Menschheit seine Angelegenheiten verwalten, kann das notwendige Werkzeug bieten, das imstande ist, die Menschheit von den Leiden zu befreien, von denen sie so lange und so schwer betroffen ist..
Die Errettung einer in ihren Geburtswehen liegenden Welt wird letztlich vom Bewusstsein der Wirksamkeit der Offenbarung Bahá’u’lláhs abhängen, verstärkt einerseits durch die geistige Verbindung mit Seinem Geist, andererseits durch die intellektuelle Anwendung und getreue Ausübung der von Ihm offenbarten Prinzipien und Gesetze.
Von allen mit Seinem Heiligen Namen verbundenen Einrichtungen kann einzig die Institution des Mashriqu’l-Adhkár die wesentlichen Elemente der Bahá’í-Andacht und des Dienstes, die beide für die Erneuerung der Welt so lebenswichtig sind, angemessen gewährleisten.
Hierin liegt das Geheimnis der Erhabenheit, der Wirkkraft und einzigartigen Stellung des Mashriqu’l-Adhkár als eine der herausragenden Institutionen, die Bahá’u’lláh vorgesehen hat.«A55
Die ersten Anzeichen einer Beziehung zwischen dem Geistigen und dem Praktischen, wie sie im Haus der Andacht verkörpert wird, findet sich in den Pionieranstrengungen der Gläubigen von ‘Ishqábád. In seinem Brief vom 1. August 2014 an die Bahá’í der Welt erzählt das Haus der Gerechtigkeit:
»Auf einem angemessenen Stück Land in der Mitte der Stadt, das einige Jahre zuvor mit Zustimmung der Gesegneten Schönheit Selbst erworben worden war, wurden Einrichtungen zum Wohl der Gemeinde gebaut – unter anderem eine Versammlungshalle, Schulen für Kinder, eine Herberge für Besucher und ein kleines Krankenhaus. Ein Zeichen für die bemerkenswerten Leistungen der Bahá’í in ‘Ishqábád, die in jenen fruchtbaren Jahren durch ihren Wohlstand, ihre Großzügigkeit und ihre intellektuellen und kulturellen Errungenschaften herausragten, war, dafür zu sorgen, dass alle Bahá’í-Kinder und -Jugendlichen lesen und schreiben lernten – und dies in einer Gesellschaft, in der Analphabetismus, vor allem bei Mädchen, vorherrschte. … Über zwanzig Jahre lang erlebten die Freunde die himmlische Freude, ihr hochgestecktes Ziel erreicht zu haben: die Einrichtung eines zentralen Versammlungsortes für den Gottesdienst, das Herz des Gemeindelebens, der Ort, an dem die Seelen sich bei Tagesanbruch zur demütigen Anrufung Gottes und Zwiesprache mit Ihm versammelten, bevor sie aus den Türen strömten, um ihren täglichen Beschäftigungen nachzugehen.«A56
Mit anderen Worten, sagt das Haus der Gerechtigkeit in einem späteren Brief, ist der Mashriqu’l-Adhkár »der Ort, von dem geistige Kräfte ausstrahlen sollen«, steht zugleich »im Zentrum der Nebengebäude, die für das Wohl der Menschheit errichtet werden« und ist »Ausdruck eines gemeinsamen Willens und der Bereitschaft zu dienen«.A57 »Diese Nebengebäude,« heißt es in demselben Brief weiter, sind Zentren »wissenschaftlichen Lernens, sowie humanitärer und kultureller Bestrebungen«, die »die Ideale sozialen und geistigen Fortschritts [verkörpern], der durch angewandtes Wissen erreicht werden soll und zeigen, wie sie im Zusammenklang von Religion und Wissenschaft die Stufe des Menschen erhöhen und zum Erblühen der Zivilisation führen«.A58
5. Die Errichtung eines Mashriqu’l-Adhkár
Seit der Offenbarung des Gesetzes des Mashriqu’l-Adhkár durch die Feder Bahá’u’lláhs folgte seine Einführung einem Prozess der allmählichen organischen Entfaltung, entsprechend den Fähigkeiten der Gemeinde. ‘Abdu’l-Bahá schreibt, dass diese »Aufgangsorte der Erwähnung Gottes … nach dem Gebot der Erhabensten Feder in jedem Dorf und jeder Stadt errichtet werden müssen«.A59 Der Meister weist darauf hin, dass dies anfänglich selbst in der bescheidensten Form geschehen könnte:
»Was den Mashriqu’l-Adhkár anbetrifft, so ist er von größter Bedeutung. Die Absicht ist folgende: Ein Ort sollte bestimmt werden, auch wenn es ein kleiner Platz unter Erde und Gestein ist, und er sollte aus Vorsicht versteckt und verborgen werden, damit er nicht die Feindseligkeit der Unruhestifter erregt. Mindestens einmal in der Woche sollte er zum Treffpunkt der auserwählten Freunde werden, die die Geheimnisse entdeckt haben und zu Vertrauten göttlicher Mysterien wurden. Er beliebig gestaltet sein, denn selbst wenn es eine Grube in der Erde wäre, würde diese Grube zu einem schützenden Paradies, zu einer erhabenen Laube und einem Garten der Wonne werden.«A60
Die ersten Möglichkeiten zur Errichtung eines Mashriqu’l-Adhkár in ‘Ishqábád und in Wilmette ergaben sich während der Amtszeit ‘Abdu’l-Bahás. In der Folge wurden an sieben anderen Orten rund um den Globus kontinentale Häuser der Andacht errichtet, gipfelnd in der Einweihung des Tempels von Santiago, Chile. Doch gerade als sich die kontinentale Phase dem Ende zuneigte, eröffnete sich der Bahá’í-Welt dank der wachsenden Dynamik der Gemeindebildung, seit 1996 stimuliert durch eine Reihe von weltweiten Plänen und gegründet auf gemeinsame Andacht und den Aufbau von Fähigkeiten, ein neuer Horizont. In seiner Riḍván-Botschaft an die Bahá’í in jenem Jahr betont das Haus der Gerechtigkeit, dass das »Aufblühen der Gemeinde vor allem auf örtlicher Ebene eine entscheidende Verbesserung der Verhaltensweise erfordert«, einschließlich der »Ausübung gemeinsamer Andachten«. Es ist deshalb »für das geistige Leben der Gemeinde wesentlich, dass die Freunde regelmäßig Andachtsversammlungen abhalten, in örtlichen Bahá’í-Zentren – wenn sie zur Verfügung stehen – oder anderswo, die Wohnungen der Gläubigen inbegriffen«.A61 In seiner Riḍván-Botschaft fünf Jahre später sah das Haus der Gerechtigkeit den Bau nationaler Mashriqu’l-Adhkár in der fünften Epoche des gestaltenden Zeitalters vorher, eine Entwicklung, die sich in »aufeinanderfolgenden Phasen von ‘Abdu’l-Bahás Göttlichem Plan fortsetzt«.A62 Es stellte fest:
»Ein besonderes Kennzeichen der Fünften Epoche wird die Bereicherung des Andachtslebens der Gemeinde durch den Bau nationaler Häuser der Andacht sein, je nachdem, wie es die Umstände in den nationalen Gemeinden zulassen. Der Zeitplan für diese Projekte wird vom Universalen Haus der Gerechtigkeit unter Berücksichtigung des Fortschritts beim Prozess des Beitritts in Scharen in den einzelnen Ländern festgelegt werden.«A63
2012 waren die aufgestellten Kriterien in der Demokratischen Republik Kongo und in Papua-Neuguinea »nachweislich erfüllt«.A64 Das war eine höchst bedeutsame Entwicklung. »Während der Bau des letzten kontinentalen Tempels in Santiago im Gange ist«, schrieb das Haus der Gerechtigkeit in seiner Riḍván-Botschaft jenes Jahres, »bietet die Inangriffnahme von Projekten zur Errichtung von nationalen Häusern der Andacht einen weiteren erfreulichen Beweis dafür, dass der Glaube Gottes den Grund der Gesellschaft durchdringt«.A65 Das Haus der Gerechtigkeit bestätigte auch in einem späteren, in seinem Auftrag geschriebenen Brief, dass das Haus der Andacht » ein integraler Bestandteil des Prozesses der Gemeindebildung [ist] und seine Errichtung einen wichtigen Meilenstein in der Entwicklung einer Gemeinde [darstellt]«.A66
Ebenso ermutigend war es, als an Riḍván 2012 deutlich wurde, dass in Clustern die Entstehung von örtlichen Mashriqu’l-Adhkár ins Auge gefasst werden konnte, die als Zentren zur Vermittlung von Lernerfarungen bezüglich des Programms zur Freisetzung des Potenzials (Learning Sites) der Juniorjugendlichen dienen, und wo »das gesamte System von Ausbreitung und Festigung«A67 verstärkt wurde, was zu jener Zeit in Battambang, Kambodscha; Bihar Sharif, Indien; Matunda Soy, Kenia; Norte del Cauca, Kolumbien und Tanna, Vanuatu, der Fall war. Ausgehend von dieser Vision bringt der folgende Abschnitt der Riḍván-Botschaft 2014 die Entwicklung des Wachstumsprogramms in einem Cluster in direkten Zusammenhang mit der Errichtung eines Mashriqu’l-Adhkár:
»In immer mehr Clustern nimmt das Wachstumsprogramm sowohl an Umfang als auch an Komplexität zu, entsprechend den zunehmenden Fähigkeiten der drei am Plan Beteiligten – dem Einzelnen, der Gemeinde und den Institutionen des Glaubens – ein Umfeld gegenseitiger Unterstützung zu schaffen. Und wir sind hocherfreut, dass es, wie vorausgesehen, nun zunehmend mehr Cluster gibt, in denen hundert und mehr Freunde das Engagement von Tausenden und mehr ermöglichen, die ein Lebensmuster weben, das geistig, dynamisch und verwandelnd ist. Natürlich unterliegt dem Prozess schon von Anfang an eine kollektive Bewegung, hin zur Verwirklichung der Vision materiellen und geistigen Wohlergehens, wie von Ihm, dem Lebensspender der Welt, dargelegt wurde. Aber wenn eine große Anzahl von Menschen beteiligt ist, wird dies als die Bewegung einer gesamten Bevölkerung wahrnehmbar.
Diese Bewegung ist besonders deutlich sichtbar in denjenigen Clustern, in denen ein örtlicher Mashriqu’l-Adhkár errichtet werden soll.«A68
In der Riḍván-Botschaft 2012 unterstrich das Haus der Gerechtigkeit die Tragweite dieses Fortschritts im Gemeindeleben und vermittelte die folgende Vision zum bevorstehenden Bau sowohl der beiden nationalen als auch der fünf örtlichen Häuser der Andacht.
»Geliebte Mitarbeiter: Die vor hundert Jahren durch die Hand ‘Abdu’l-Bahás aufgebrochene Erde wird erneut in sieben weiteren Ländern aufgebrochen werden, und das ist nur das Vorspiel für den Tag, an dem in jeder Stadt und jedem Dorf, dem Gebot Bahá’u’lláhs folgend, ein Gebäude zur Anbetung des Herrn errichtet wird. Von diesen Aufgangsorten des Gedenkens Gottes werden die Strahlen Seines Lichtes scheinen und die Hymnen Seines Lobpreises erklingen.«A69
Das Haus der Gerechtigkeit hat in seiner Botschaft vom 1. September 2017 an die bei der Einweihung des Hauses der Andacht in Battambang, Kambodscha versammelten Freunde auf diese Vision hingewiesen und verkündet, dass »ein neuer Morgen in der Entwicklung der Institution des Mashriqu’l-Adhkár« anbricht und bekräftigt, dass dieses historische Ereignis
»das Entstehen vieler weiterer lokaler wie auch nationaler Mashriqu’l-Adhkár ankündigt, getreu dem von Bahá’u’lláh in Seinem Heiligsten Buch offenbarten Gebot: »Bauet Andachtshäuser in allen Landen im Namen Dessen, Der der Herr aller Religionen ist.«A70
Die Eröffnung dieser neuen Etappe der Errichtung von nationalen und örtlichen Tempeln machte es auch möglich, mehr darüber zu lernen, was der Bau eines Hauses der Andacht mit sich bringt, einschließlich praktischer Überlegungen, wie z.B. die Wahl eines geeigneten Standortes und die Entscheidung über die Größe des Gebäudes, sowie darüber, wie ein Gefühl der Eigenverantwortung für das Projekt bei der örtlichen Bevölkerung gefördert werden soll. Die Auswahl der Architekten war von besonderer Bedeutung, da sie, in den Worten des Universalen Hauses der Gerechtigkeit
»vor der einzigartigen Herausforderung [stehen], Tempel »so vollkommen, wie es in der Welt des Seins möglich ist« zu entwerfen, die mit der örtlichen Kultur und dem Alltag derer, die sich zum Meditieren und Beten versammeln, auf natürliche Weise harmonieren. Die Aufgabe erfordert Kreativität und Geschick, um Schönheit, Anmut und Würde mit Schlichtheit, Funktionalität und Wirtschaftlichkeit zu kombinieren.«A71
Im Laufe dieses Entwicklungsprozesses hatte die Gemeinde immer mehr Gelegenheiten zu erforschen, wie unverzichtbar der Geist der Einheit ist, in dem solche Anstrengungen unternommen werden. Diesbezüglich stellte ‘Abdu’l-Bahá zur Entwicklung der Pläne für den Mashriqu’l-Adhkár in ‘Ishqábád fest:
»Alle Angelegenheiten müssen zu einem Mittel der Einheit und Eintracht gemacht werden, sodass die Verbundenheit und die Harmonie unter den Geliebten Gottes Tag für Tag wachsen können.
Nun muss die Sache des Mashriqu’l-Adhkár selbst so verwirklicht werden, dass Einheit und Einvernehmen unter den Freunden gefördert werden. Das heißt, dass ihr zuerst gemeinsam beraten und danach einen Plan ausarbeiten solltet. Wenn ihr diesen Schritten folgt, werden euch die göttlichen Bestätigungen stets gewährt.«A72
Der Meister gibt auch folgenden Rat:
»Die Grundlage des Lebens und des Seins ist Zusammenarbeit und gegenseitige Unterstützung; wenn hingegen Hilfe und Beistand aufhören, verursacht dies Vernichtung und Verfall. Je höher das Reich des Seins, desto stärker und lebenswichtiger wird diese schwerwiegende Frage der Zusammenarbeit und Unterstützung. In der Menschenwelt haben daher Zusammenarbeit und gegenseitige Unterstützung einen höheren Grad an Vollständigkeit und Vollkommenheit erreicht, als in anderen Bereichen des Seins – und das so sehr, dass das Leben der Menschheit völlig von diesem Prinzip abhängt. Besonders unter den Freunden Gottes muss diese feste Grundlage so gestärkt werden, dass jeder Mensch dem anderen in allen Angelegenheiten helfen kann, sei es in Bezug auf geistige Wirklichkeiten und innere Wahrheiten oder auf materielle und physische Aspekte des Lebens. Dies gilt vor allem für die Gründung öffentlicher Einrichtungen, die allen Menschen zugutekommen, und insbesondere für den Mashriqu’l-Adhkár, der die größte göttliche Stiftung darstellt.A73
Shoghi Effendi ergänzt das Konzept der Zusammenarbeit und betont in einem Brief in seinem Auftrag, dass die Grundlagen für das Haus der Andacht zu legen »unaufhörliche Zusammenarbeit und gegenseitige Unterstützung erfordert und von Opferbereitschaft abhängig ist«.A74 In einem weiteren in seinem Auftrag verfassten Brief mahnt er: »Hingabe, Aufrichtigkeit und echte Begeisterung sind es, die auf lange Sicht die Fertigstellung unseres geliebten Tempels sicherstellen können«. Und er stellt fest: »Materielle Überlegungen sind, obwohl wesentlich, keineswegs das Wichtigste«.A75 Ebenso bringt das Haus der Gerechtigkeit zum Ausdruck, wie bewegt es von der weltweiten Reaktion auf seinen Ruf nach sieben neuen Gotteshäusern war und schreibt:
Besonders in den Ländern und Orten, die vor Kurzem für die Errichtung eines Hauses der Andacht bestimmt wurden, haben wir erlebt, wie die Freunde ihrer Freude spontanen Ausdruck verleihen; ihre unmittelbare und beherzte Bereitschaft ihren Teil beizutragen, um die entscheidenden anstehenden Arbeiten zu bewältigen und die Dynamik jener Tätigkeiten zu erhöhen, die wesentlich für die Entstehung eines Mashriqu’l-Adhkár innerhalb einer Bevölkerung sind; ihre vielfältigen aufopferungsvollen Beiträge an Zeit, Energie und materiellen Mitteln; und ihre nachhaltigen Anstrengungen, einer wachsenden Anzahl von Menschen die Vision dieser ganz dem Gedenken Gottes gewidmeten Bauwerke zu vermitteln, die in ihrer Mitte errichtet werden. Die bereitwillige Antwort der Gemeinde des Größten Namens ist in der Tat vielversprechend hinsichtlich ihrer Fähigkeit, diese gemeinsamen Unternehmen voranzutreiben.«A76
In Anbetracht dieser Führung und um den Geist des wahren Dienstes zu würdigen, der für die Gründung dieser erhabenen Institution erforderlich ist, ist es hilfreich, über ‘Abdu’l-Bahás Sehnsucht nach der Teilnahme am Bau des Mashriqu’l-Adhkár in ‘Ishqábád nachzudenken sowie über Seinen nachdrücklichen Aufruf, die Freunde mögen ihn an Seiner Stelle ausführen.
»Bewege du im Namen ‘Abdu’l-Bahás die Erde, trage den Mörtel und schleppe die Steine für den Bau des Mashriqu’l-Adhkár, so dass die Begeisterung über diese Dienste dem Mittelpunkt des Dienstes Freude und Wonne bringe.
Dieser Mashriqu’l-Adhkár ist die erste sichtbare und greifbare Einrichtung des Herrn.
Daher ist es dieses Dieners Hoffnung, dass jede tugendhafte und aufrechte Seele jedes Opfer bringe, große Freude und Entzücken bekunde und begeistert die Erde und den Mörtel schleppe, damit dieses göttliche Gebäude errichtet werde, die Sache Gottes sich verbreite, und sich die Freunde in jedem Winkel der Welt mit größter Entschlossenheit erheben, um diese große Aufgabe zu erfüllen.
Wäre ‘Abdu’l-Bahá nicht in Haft und wären keine Hindernisse auf seinem Weg, er selbst würde sicherlich nach ‘Ishqábád eilen und die Erde für den Bau des Mashriqu’l-Adhkár mit größter Freude und Wonne tragen.
Es geziemt den Freunden, sich nun mit dieser Absicht im Sinn zu erheben und an meiner statt zu dienen, sodass dieses Gebäude in kurzer Zeit vor aller Augen offenbar werde, die Geliebten Gottes sich dem Gedenken der Abhá-Schönheit widmen, die Melodien aus dem Mashriqu’l-Adhkár bei Tagesanbruch zu den Himmlischen Heerscharen aufsteigen, und die Gesänge der Nachtigallen Gottes den Bewohnern des Allherrlichen Reiches Freude und Entzücken bringen.
So frohlocken die Herzen, die Seelen erfreuen sich der frohen Botschaften und der Geist der Menschen wird erleuchtet.
Dies ist die höchste Hoffnung der Aufrichtigen; dies ist der Herzenswunsch derer, die Gott nahe sind.«A77
Textzusammenstellung
Aus den Schriften Bahá’u’lláhs
1
O Volk der Welt! Bauet Andachtshäuser in allen Landen im Namen Dessen, Der der Herr aller Religionen ist. Macht sie so vollkommen, wie es in der Welt des Seins möglich ist, und schmückt sie mit dem, was ihnen gebührt, nicht aber mit Bildern und Skulpturen. Sodann feiert darin in Freude und Heiterkeit den Lobpreis eures Herrn, des Allbarmherzigen. Wahrlich, Sein Gedenken erheitert das Auge und füllt das Herz mit Licht.A78
2
Selig ist, wer zur Stunde der Morgendämmerung seine Gedanken auf Gott richtet und, Seinem Gedenken hingegeben und Seine Vergebung erflehend, seine Schritte zum Mashriqu’l-Adhkár lenkt, sich dort schweigend setzt und den Versen Gottes, des Souveränen, des Mächtigen, des Allgepriesenen lauscht. Sprich: Der Mashriqu’l-Adhkár ist ein jedes Bauwerk, das in Städten und Dörfern zu Meinem Lobpreis errichtet ist. Dies ist der Name, der ihm vor Gottes Thron verliehen ward, so ihr zu den Verständigen gehöret.A79
3
Lehret eure Kinder die Verse, die vom Himmel der Majestät und Macht offenbart wurden, auf dass sie auf höchst melogische Weise die Tafeln des Allbarmherzigen in den Alkoven des Mashriqu’l-Adhkár vortragen. Wer durch die Anbetung Meines Namens, der Mitleidvollste, in Verzückung gerät, wird Gottes Verse so vortragen, dass er die Herzen der noch Schlummernden bezaubert. Wohl dem, der den mystischen Wein ewigen Lebens aus dem Worte seines barmherzigen Herrn trank in Meinem Namen – einem Namen, der jeden majestätisch ragenden Berg zu Staub zermalmt.A80
4
Was ihr darüber geschrieben habt, dass derMashriqu’l-Adhkár im Land von ṬáA81 errichtet wurde, und durch Gottes Gnade an anderen Orten errichtet wurde und wird: Diese Angelegenheit wurde in Seiner Heiligen und Höchsterhabenen Gegenwart erwähnt, woraufhin die Zunge des Altehrwürdigen der Tage antwortete: »Selig ist der Ort und das Haus und der Platz und die Stadt und das Herz und der Berg und das Obdach und die Höhle und das Tal und das Land und das Meer und die Insel und die Au, wo Gottes gedacht und sein Lob gepriesen wird.«A82
5
Dies ist, was die Zunge des Unbezwungenen hinsichtlich des Mashriqu’l-Adhkár geäußert hat. Er, verherrlicht sei Seine Macht und erhaben Seine Herrschaft, spricht:
»Lobt Ihn, der die Sehnsucht der Welt ist, dass Er dich im Dienst an Seiner Sache bestätigt hat. Die Menschen der Welt sind aufgewühlt, Unheil und Aufruhr nehmen überhand, und alle haben sich erhoben, Sein Licht auszulöschen. Trotz allem – du und Seine Auserwählten habt euch unermüdlich der Erwähnung und dem Gedenken Gottes gewidmet.
Dieses Gebäude wird ewig in Erinnerung bleiben, denn es wurde im Namen des Einen wahren Gottes und in den Tagen Gottes errichtet und mit dem Schmuck Seines Geheißes verziert. Flehe Ihn an, Der die Ewige Wahrheit ist, jede einzelne Seele im Dienst an Seiner Sache zu bestätigen, damit alle standhaft bleiben und sich an das halten, was Gott in Seinem Buch herabgesandt hat.
Wie ganz und gar nichtig und vergänglich sind die Dinge dieser Welt. Bald wird sich alles wieder in Nichts auflösen und nur das wird bestehen bleiben, was die Erhabenste Feder auf Geheiß Gottes, des Helfers in Gefahr, des Selbstbestehenden verordnet hat.«A83
6
Selig sind, die sich im Haus der Andacht dem Gedenken Dessen widmen, der Herr der Gerechten ist! Selig sind, die sich im Dienste dieses Hauses erhoben haben! Selig sind, die dieses Haus errichtet haben! Sie betreten es in einem Zustand des Friedens und der Sehnsucht und verlassen es nur zögerlich und mit Bedauern. Wir flehen zu Gott, unermesslich erhaben ist Er, Unser aller Herr, euch mit sichtbaren und unsichtbaren Mitteln zu helfen und für euch das zu bestimmen, was so lange bestehen wird, wie Sein Name überdauert, ein Name, der alle anderen Namen überragt. Es gibt keinen Gott außer Ihm, dem Immervergebenden, dem Allbarmherzigen.A84
7
Bei meinem Leben und bei Meiner Sache! Um jede Wohnstatt, die Gottes Freunde betreten und von der sich ihr Ruf erhebt, mit dem sie den Herrn lobpreisen, werden die Seelen der wahren Gläubigen und alle auserwählten Engel kreisen. Und sollte sich einigen das Tor der wahren Schau öffnen, so werden sie die Erhabenen Heerscharen erblicken, wie sie das Haus umkreisen und ausrufen: »Gesegnet bist du, o Haus, denn Gott hat dich zur Herberge für Seine Begünstigten gemacht, zu einer Wohnstatt für solche, die Er liebt, zu einem Heim für jene, in die Er Sein Vertrauen setzt. Auf dir ruhe Sein Lob, Seine Herrlichkeit und Seine grenzenlose Gnade.«A85
Aus den Schriften ‘Abdu’l-Bahás
8
Es ziemt den Freunden, ein Treffen abzuhalten, eine Versammlung, in der sie Gott verherrlichen, ihr Herz an Ihn binden, die heiligen Schriften der Gesegneten Schönheit lesen und vortragen – möge meine Seele das Lösegeld für Seine Liebenden sein! Das Licht aus dem allherrlichen Reich, die Strahlen des höchsten Horizontes ergießen sich über solch leuchtende Versammlungen; denn sie sind nichts anderes als die Mashriqu’l-Adhkár, die Aufgangsorte der Erwähnung Gottes, die nach dem Gebot der Erhabensten Feder in jedem Dorf und jeder Stadt errichtet werden müssen … Mit der höchsten Reinheit und Weihe müssen diese geistigen Versammlungen abgehalten werden, so dass der Versammlungsort, seine Erde und die Luft um ihn her den duftenden Hauch des Heiligen Geistes verströmen.A86
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O ihr wahren Freunde ‘Abdu’l-Bahás! In diesem Augenblick sind meine Gedanken bei euch. Der Sonnenuntergang ist nahe und eine Vielzahl von Drangsalen hat mich jeglicher Annehmlichkeit beraubt, doch wenn ich an euch denke, bringt mir dies die größte Freude und Wonne. So wende ich mich an den Immervergebenden Herrn und flehe Ihn an, euch in überreichem Maße durch Seine machtvolle Gnade zu stärken.
Der Mashriqu’l-Adhkár ist der Aufgangsort des Lichtes und der Versammlungsort der Gerechten. Wann immer edle Seelen dort zu einer himmlischen Versammlung zusammenkommen, bitten und flehen, göttliche Verse vortragen und Gebete mit wundersamen Melodien singen, lauschen die Bewohner der Höhe und rufen laut aus: »Glücklich sind wir; möge die ganze Welt frohlocken!« denn, preis sei Gott, unter den Engeln des Reiches der Herrlichkeit haben sich Seelen in der niederen Welt erhoben, um mit ihrem Herrn zu sprechen und die Verse der Göttlichen Einheit in einer Versammlung der Heiligkeit anzustimmen. Welche Gnade könnte größer sein?A87
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O Freunde ‘Abdu’l-Bahás, Mitstreiter und Gefährten im Dienste des Herrn der Heerscharen! Wahrlich, das bedeutsamste Vorhaben und das wichtigste Anliegen ist heute, einen Mashriqu’l-Adhkár zu errichten und einen Tempel zu bauen, von dem sich die Stimmen des Lobpreises zum Königreich des Erhabenen Herrn erheben mögen. Gesegnet seid ihr, dass ihr darüber nachgedacht habt und ein solches Gebäude errichten wollt, und dabei alle übertrefft, indem ihr euer Vermögen diesem großen Ziel und diesem großartigen Unterfangen widmet. Bald werdet ihr sehen, wie die Engel der Bestätigung euch immerzu beistehen und Heerscharen der Verstärkung euch voraneilen.
Wenn der Mashriqu’l-Adhkár vollendet ist, wenn das Licht daraus hervorgeht und die Gerechten sich darin versammeln, wenn dem Reich der göttlichen Geheimnisse Gebete dargebracht werden und die Stimme sich erhebt, um den Höchsten Herrn zu verherrlichen, dann werden die Gläubigen frohlocken, und ihre Herzen werden weit, überströmend von der Liebe Gottes, des Ewigseienden, des Selbstbestehenden.
Die Menschen werden herbeieilen, um in diesem himmlischen Tempel zu beten, der Duft Gottes wird verbreitet werden, die Göttlichen Lehren werden in den Herzen Wurzeln schlagen so wie der Geist in den Menschenseelen begründet werden wird, und die Menschen werden fest in der Sache eures Herrn, des Allbarmherzigen, stehen.A88
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Unter denen, die sich im Dienst für dieses Bauwerk erheben, wird es keine Seele geben, die Gott nicht mit einer Kraft erfüllt, die Seinem mächtigen Reich entströmt, und es werden solch geistige, himmlische Segnungen auf sie herabregnen, dass sie ihr Herz mit einem wundersamen Licht erfüllen und ihre Augen erhellen, damit sie die Herrlichkeit des Altehrwürdigen der Tage schauen.A89
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O du, der du fest im Bund stehst! Dein Brief ist eingetroffen und sein Inhalt wurde klar und einleuchtend dargelegt. Du hast das hohe Bestreben, die Anstrengung und die Entschlossenheit beschrieben, die die Geliebten Gottes erkennen lassen, ihre nicht zu unterdrückende Begeisterung für den Bau des Mashriqu’l-Adhkár und den Einsatz der gesegneten Personen unter ihnen, die seine Bausteine tragen. Wahrlich, diese Nachricht brachte den Herzen so viel Freude, dass es unmöglich ist, sie zu beschreiben oder zu vermitteln, denn sie beschwor das Bild jener edlen Gemeinschaft hervor, die in äußerster Demut und Sanftmut Steine schleppt und gleichwohl in ihren eigenen Augen erhaben über die Könige der Welt ist.A90
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Du fragst nach den Stätten der Andacht und ihrem tieferen Sinn. Die Weisheit der Errichtung solcher Bauwerke liegt darin, dass das Volk wissen soll: Zu einer bestimmten Stunde ist es Zeit, sich zu versammeln. Alle sollten dann zusammenkommen und sich, einträchtig aufeinander eingestimmt, im Gebet vertiefen, mit dem Ergebnis, dass aus dieser Versammlung Einheit und Liebe in den Menschenherzen wachsen und blühen.A91
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Wir hören von deiner Absicht, dein Haus von Zeit zu Zeit mit einem Treffen von Bahá’í zu zieren, wobei einige den Allherrlichen Herrn verherrlichen werden … Wisse: Wenn du dies zustande bringst, wird jenes irdische Haus ein Haus des Himmels, dieser Haufen Steine ein Versammlungsort des Geistes.A92
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In der Zukunft werden, so Gott will, in allen Regionen [Tempel] errichtet … Tempel von außergewöhnlicher Schönheit und Würde, in denen sich Anmut und Eleganz mit einer Feinheit der Proportionen verbinden, dass es eine Freude ist, sie zu betrachten.A93
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Obwohl der Mashriqu’l-Adhkár, äußerlich betrachtet, ein stoffliches Gefüge ist, hat er geistige Wirkung. Er schmiedet Bande der Einheit von Herz zu Herz; er ist ein Sammelpunkt für die Menschenseelen. Jede Stadt, wo in den Tagen der Manifestation ein Tempel errichtet ward, hat Sicherheit, Beständigkeit und Frieden verbreitet; denn diese Gebäude waren der immerwährenden Verherrlichung Gottes geweiht, und nur im Gedenken Gottes kann das Herz Ruhe finden. Gütiger Gott! Der Bau des Hauses der Andacht hat gewaltigen Einfluss auf jeden Lebensabschnitt. Erfahrungen im Osten haben dies zur Tatsache gemacht. Selbst wenn in einem kleinen Dorf ein Haus zum Mashriqu’l-Adhkár bestimmt wurde, brachte es eine deutliche Wirkung hervor. Wieviel größer ist der Einfluss, wenn ein Mashriqu’l-Adhkár eigens erbaut wird!A94
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Jináb-i-Karbilá’íMuḥammad-Hádí, der Hüter des Mashriqu’l-Adhkár, ist mein Meister. Mit anderen Worten, ich bin sein Diener, denn er ist ein Diener der Gesegneten Schönheit. Er fegt das Gelände des Mashriqu’l-Adhkár. Dies ist keine Knechtschaft, sondern Souveränität. Der Dienst, den er erbringt, ist keine gewöhnliche Sache; Nein, er ist eine Gnadengabe Gottes, rein und wahr.A95
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Der Mashriqu’l-Adhkár ist eine der wichtigsten Institutionen auf der Welt. Er hat viele ergänzende Einrichtungen. Zwar ist er ein Haus der Andacht, ihm sind aber ein Krankenhaus, eine Apotheke, eine Herberge für Reisende, eine Schule für Waisen und eine Universität für fortgeschrittene Studien angeschlossen. Zu jedem Mashriqu’l-Adhkár gehören diese fünf Dinge. Es ist meine Hoffnung, dass in Amerika jetzt der Mashriqu’l-Adhkár errichtet werde und dass dann allmählich das Krankenhaus, die Schule, die Universität, die Apotheke und die Herberge folgen werden, alle nach dem wirksamsten, zweckmäßigsten Verfahren arbeitend. Macht dies alles unter den Geliebten des Herrn bekannt, so dass sie verstehen, wie überragend groß die Bedeutung dieses ›Aufgangsortes des Gedenkens Gottes‹ ist. Der Tempel ist nicht nur ein Ort der Anbetung. Er ist vielmehr in jeder Hinsicht ein umfassendes Ganzes.A96
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Wann immer eine Gruppe Menschen an einem Versammlungsort zusammenkommt, Gott zu verherrlichen, wann immer sie über die Geheimnisse Gottes sprechen, wird ohne Zweifel der Odem des Heiligen Geistes sanft über sie wehen, und jeder wird sein Teil davon empfangen.A97
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Dein Brief und die beiden Pläne für den Mashriqu’l-Adhkár sind angekommen. Beide Pläne wurden durchgesehen und fanden großen Anklang. Die Geliebten und die Dienerinnen Gottes haben dir alle ihr Lob ausgesprochen. Du solltest jedoch mit den Mitgliedern des Geistigen Rates über die Form und die Gestaltung des Mashriqu’l-Adhkár beraten, damit ihr gemeinsam eine Entscheidung treffen könnt. Alle Angelegenheiten müssen zu einem Mittel der Einheit und Eintracht werden, auf dass Verbundenheit und Harmonie unter den Geliebten Gottes Tag für Tag wachsen mögen.
Nun muss die Sache des Mashriqu’l-Adhkár selbst so verwirklicht werden, dass Einheit und Einvernehmen unter den Freunden gefördert werden. Das heißt, dass ihr zuerst gemeinsam beraten und danach einen Plan ausarbeiten solltet. Wenn ihr diesen Schritten folgt, werden euch die göttlichen Bestätigungen stets gewährt. Die Freunde in ‘Ishqábád machten die Errichtung des Mashriqu’l-Adhkár zum Mittel, vollkommene Verbundenheit untereinander zu schaffen. Mit größter Liebe und Aufrichtigkeit wählten sie ein Komitee, und dieses Komitee betreute die Errichtung, Organisation, Einrichtung und Gestaltung des Mashriqu’l-Adhkár. Tag für Tag wurden göttliche Bestätigungen gewährt, und – gepriesen sei Gott! – er wurde überaus solide und majestätisch gebaut.A98
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Wahrlich, reine und strahlende Herzen sind die Aufgangsorte der Erwähnung Gottes, von denen die Melodien des Flehens und Betens fortwährend die himmlischen Heerscharen erreichen. Ich bitte Gott, das Herz eines jeden von euch zu einem göttlichen Tempel zu machen, in dem die Lampe der Höchsten Führung entzündet werden kann. Sollte den Herzen solch eine Gnadengabe zuteil werden, würden sie sicherlich die größten Anstrengungen unternehmen und fest entschlossen sein, den Mashriqu’l-Adhkár zu bauen, so dass die äußere Gestalt die innere Wirklichkeit offenbaren und die äußere Form von der inneren Bedeutung zeugen kann.A99
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O ihr Freunde des Ostens und des Westens! Unter den Grundlagen der Religion Gottes, den inneren Bedeutungen des Wortes Gottes und den Pflichten der Freunde Gottes ist Zusammenarbeit und gegenseitige Unterstützung am wichtigsten, denn das Reich des Menschen – nein, all der unzähligen Lebewesen, die in der Welt des Seins anzutreffen sind – hängen davon ab. Sollte es keine Zusammenarbeit und gegenseitige Unterstützung unter allem Erschaffenen mehr geben, würde die Welt des Seins völlig zerfallen …
Die Grundlage des Lebens und des Seins ist Zusammenarbeit und gegenseitige Unterstützung; wenn hingegen Hilfe und Beistand aufhören, verursacht dies Vernichtung und Verfall. Je höher das Reich des Seins, desto stärker und lebenswichtiger wird diese schwerwiegende Frage der Zusammenarbeit und Unterstützung. In der Menschenwelt haben daher Zusammenarbeit und gegenseitige Unterstützung einen höheren Grad an Vollständigkeit und Vollkommenheit erreicht, als in anderen Bereichen des Seins – und das so sehr, dass das Leben der Menschheit völlig von diesem Prinzip abhängt. Besonders unter den Freunden Gottes muss diese feste Grundlage so gestärkt werden, dass jeder Mensch dem anderen in allen Angelegenheiten helfen kann, sei es in Bezug auf geistige Wirklichkeiten und innere Wahrheiten oder auf materielle und physische Aspekte des Lebens. Dies gilt vor allem für die Gründung öffentlicher Einrichtungen, die allen Menschen zugutekommen, und insbesondere für den Mashriqu’l-Adhkár, der die größte göttliche Stiftung darstellt.A100
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Du hattest geschrieben, dass die Freunde beabsichtigen, sich an den Kosten des Mashriqu’l-Adhkár zu beteiligen. Diese Nachricht löste unendliche Freude aus, da die reichen Ausgießungen des Königreiches, die himmlischen Ströme der Gnade Gottes und Seine immerwährenden Bestätigungen auf die Errichtung der Bande der Einheit, Harmonie und Gemeinschaft in der Menschheit gerichtet sind. Daher ist diese wertvolle Tat der Freunde des Ostens, Spenden zu sammeln und in den Westen zu senden, lobenswert, verdienstvoll und gehört zu den besonderen Merkmalen dieser Sendung. In der Vergangenheit war es undenkbar, dass der Osten dem Westen materielle Unterstützung gewährt, also, dass die Freunde in Persien zum Bau des Mashriqu’l-Adhkár in Amerika beitragen. Dies ist das erste Ereignis seiner Art; deshalb werden die Auswirkungen sicherlich rühmenswert sein und zu wunderbaren Ergebnissen führen.
Gelobt sei die Altehrwürdige Schönheit, dass Sie der Menschheit so enge Bande der Freundschaft und Harmonie verliehen, eine so mächtige Grundlage geschaffen und solch ein erhabenes Streben gefördert hat. Dank sei dem Größten Namen, dass Er ein solches Tabernakel mitten im Herzen der Welt errichtet hat, durch das die verschiedenen Nationen der Erde vereint und freundschaftlich miteinander verbunden werden; die unterschiedlichen Nationen der Welt werden künftig ein Land und seine zahlreichen Länder eine Heimat werden; all die verschiedenen Regierungen werden sich in Einheit und Harmonie zusammenschließen; die Wurzeln der Ungerechtigkeit werden ausgerottet und die Grundlagen von Krieg, Konflikt, Raub, Plünderung, Hass und Feindseligkeit werden zerstört werden. Diese Kooperation und Zusammenarbeit zwischen Ost und West liefern einen ausreichenden und unwiderlegbaren Beweis dafür, dass dieses gesegnete Ziel erreicht werden wird.A101
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O du, der du fest im Bund bist! Die frohe Botschaft von der bevorstehenden Fertigstellung des Mashriqu’l-Adhkár, der Gestaltung seiner Gärten und bald auch dem Fließen seiner Brunnen, brachte unendliche Freude. Der Mashriqu’l-Adhkár wird wahrhaftig ein Ort großen Glücks und großer Freude werden. Die Stärke und Eleganz seiner Struktur, die regelmäßige Anordnung seiner Wege, die Gestaltung seiner Blumenbeete, das Sprudeln seiner Brunnen, seine blühenden Bäume, die Frische seiner Luft und der Charme und die Schönheit seiner äußeren Erscheinung verbinden sich zu einem Paradies höchsten Entzückens. Wahrlich, nichts wird ihm ebenbürtig oder gleich sein.A102
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Der Mashriqu’l-Adhkár ist ein himmlisches Bauwerk in dieser niederen Welt und ein Mittel, um die Einheit der Menschheit zu erreichen, da sich alle Völker der Welt in Verbundenheit und Harmonie im Mashriqu’l-Adhkár versammeln werden, um den Herrn der Heerscharen zu preisen und zu verherrlichen, indem sie Hymnen der göttlichen Einheit singen. Deine Freude muss mit Sicherheit darauf beruhen, das Licht der göttlichen Führung zu verbreiten.A103
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Der Grundstein für den ersten Mashriqu’l-Adhkár von Amerika wurde in Chicago gelegt, und diese Ehre und Auszeichnung ist von unendlichem Wert. Zweifellos werden aus diesem Mashriqu’l-Adhkár Tausende weitere Mashriqu’l-Adhkár hervorgehen.A104
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Dein Brief vom 23. November 1918 ist eingetroffen. Sein Inhalt zeigt, dass du, gelobt sei Gott, im Dienst für den Mashriqu’l-Adhkár tätig bist, damit dieses universelle Gebäude errichtet werden kann. In der Tat hast du große Anstrengungen in dieser Hinsicht unternommen, und ich hege die Hoffnung, dass diese Bemühungen von Tag zu Tag wachsen mögen. Mit Unternehmungen ist es wie mit Bäumen; einen Baum zu pflanzen ist einfach, während es schwierig ist, ihn zu pflegen bis er Früchte trägt. Bisher wurde Mühe darauf verwendet, das Fundament des Tempels zu legen, aber seine Fertigstellung ist eine schwierige Angelegenheit. Meine Hoffnung ist, dass die Freunde Gottes darin unterstützt werden.A105
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O ihr, die ihr fest im Bund und Testament Gottes seid! Die Aufzeichnungen, mit euren Plänen für die Errichtung des Mashriqu’l-Adhkár und seiner Nebengebäude – bestehend aus einem Krankenhaus, Schulen, einer Herberge und Heimen für Kranke und Arme – und darüber hinaus die Namen derer enthalten, die Mittel für dieses Vorhaben bereit gestellt haben, sind eingetroffen und wurden gelesen. Gelobt sei Gott, dass Er gesegneten Seelen geholfen hat, sich zu erheben und eine Aufgabe von solch großer Tragweite zu erfüllen und den Grundstein für ein Gebäude zu legen, das für alle Ewigkeit bestehen wird, dessen Spitzen bis in den höchsten Himmel reichen werden.
Obwohl dieser Mashriqu’l-Adhkár auf der Erde gebaut wird, ist er in Wirklichkeit eine Institution der himmlischen Heerscharen, und daher kann gesagt werden, dass er die höchsten Himmel erreichen wird. Dankt Gott, dass ihr euch erhoben habt, einen solch bedeutsamen Dienst zu erbringen, denn in diesem Zeitalter und in diesem Jahrhundert ist die Errichtung von Mashriqu’l-Adhkár von äußerster Wichtigkeit. Diese Gebäude werden den Freunden Festigkeit und Beständigkeit verleihen. Sie sind Orte des Flehens und der Anrufung hin zu der Schwelle Seiner Erhabenheit, und sie sind das großartigste Mittel, die süßen Düfte des Herrn zu verbreiten. In diesen Tagen kommt das Setzen nur eines Steines für den Mashriqu’l-Adhkár oder eines seiner Nebengebäude dem Bau eines hohen Gebäudes gleich. Ich bin daher sehr zufrieden mit den Geliebten des Herrn, da es ihnen gelungen ist, einen so entscheidenden Dienst zu leisten. Es ist meine Hoffnung, dass dieses Bauwerk in äußerster Schönheit und Robustheit errichtet wird und dass seine Nebengebäude allmählich fertiggestellt werden.A106
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… bedenke, wie Ḥájí Mírzá Muḥammad-Taqí Afnán, diese geheiligte und bestätigte Seele, sich erhob, um dieser großen Sache zu dienen. Er verzichtete auf ein Leben in Ruhe und Behaglichkeit in Yazd und eilte nach ‘Ishqábád, um für die Sache Gottes zu arbeiten. Wie aufopfernd war er beim Aufbau des Mashriqu’l-Adhkár! Er widmete sein Leben ganz dieser Aufgabe, bis es ihm gelang, den ersten Mashriqu’l-Adhkár in diesem Land zu errichten. Wie außergewöhnlich war doch sein Dienst, denn dies ist der erste Mashriqu’l-Adhkár, der im Namen Gottes in der Welt errichtet wurde. Sein Stellenwert ist daher sehr groß. Und doch sollen in der Zukunft hunderttausend Mashriqu’l-Adhkár in Herrlichkeit, Würde und höchster Majestät errichtet werden. Der Mashriqu’l-Adhkár von ‘Ishqábád hat die Stellung der Mutter, und die anderen Mashriqu’l-Adhkár sind wie geistige Kinder, die aus ihm hervorgehen.A107
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O ihr Geliebten Gottes! Die Nachricht ist eingetroffen, dass ein Mashriqu’l-Adhkár errichtet wurde, dass in diesem Land das Lob und die Verherrlichung Gottes das Reich der Herrlichkeit erreicht haben und dass die Melodien, mit denen der herrliche Geliebte angebetet und gepriesen wird, zu den himmlischen Heerscharen emporgestiegen sind. Welche grenzenlose Freude und welches Glücksgefühl hat diese frohe Botschaft ausgelöst, da der Mashriqu’l-Adhkár bewirkt, dass die Freunde erweckt werden, Gottes gedenken und sich in einem Zustand des demütigen Gebetes befinden. Der Mashriqu’l-Adhkár bewirkt, dass die Herzen erleuchtet, die Seelen vergeistigt und die Düfte des Reiches der Herrlichkeit eingeatmet werden. Die Menschenwelt wird dadurch in eine andere Welt verwandelt und die Empfindsamkeit des Herzens wird in einem Maße erhöht, dass sie die gesamte Schöpfung einschließt. Meine Hoffnung ist, dass in jeder Region und in jedem Winkel des Landes ein Mashriqu’l-Adhkár errichtet wird, auch wenn dies mit äußerster Diskretion und Umsicht geschieht und aus Vorsicht auf ausgewählte und vertrauenswürdige Freunde unter den Geliebten Gottes beschränkt ist, bis zu der Zeit, da die Verbreitung seines Ruhmes kein Entsetzen und keine Unruhe unter den Achtlosen hervorruft.
O ihr Geliebten Gottes! Seht, wie überreich die Frische, Zartheit, Geistigkeit und Ausstrahlung sein werden, die ihr erlangt, wenn ihr euch zur MorgendämmerungA108 an diesem Versammlungsort des Geistes dem Gedenken Gottes widmet und nach dem Sprechen von Gebeten gemeinsam den Freigebigsten Herrn mit süßen Melodien erwähnt. Diese Melodien werden das Reich der Herrlichkeit erreichen, und diese Gesänge die himmlischen Heerscharen beglücken und erfreuen.A109
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Der Mashriqu’l-Adhkár ist der Magnet für göttliche Bestätigungen. Der Mashriqu’l-Adhkár ist das mächtige Fundament des Herrn, die feste Säule des Glaubens Gottes. Die Errichtung des Mashriqu’l-Adhkár ist ein Mittel zur Erhöhung des Wortes Gottes. Das Lob und die Verherrlichung, die daraus hervorgehen, erfreuen das Herz jeder rechtschaffenen Seele. Die heiligen Düfte des Mashriqu’l-Adhkár beleben die Seelen der Gerechten, und seine erfrischenden Brisen verleihen denen Leben, die reinen Herzens sind. Den Strahlen der Morgenröte gleich erleuchten die Lampen des Mashriqu’l-Adhkár die Horizonte. Die Melodie des Mashriqu’l-Adhkár erfreut die Seelen der Himmlischen Heerscharen, und die vorgetragenen Verse Seiner Göttlichen Einheit bringen den Bewohnern des Königreichs der Herrlichkeit Freude und Fröhlichkeit. An diesem Tag ist die Errichtung des Mashriqu’l-Adhkár das größte Anliegen und der vollkommenste Dienst, der an der Heiligen Schwelle Gottes angeboten wird. Die Absicht ist, dass die Geliebten Gottes, während sie äußerste Weisheit walten lassen, sich dort dem Gebet und der Anbetung Gottes, dem Rezitieren der Verse und Worte Gottes und dem Singen der himmlischen Oden in Verherrlichung des Allbarmherzigen widmen.A110
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O Diener Bahás! Musik wird an der Schwelle des Allmächtigen als lobenswerte Kunst angesehen. So singe bei großen Zusammenkünften und Versammlungen Verse in wunderbaren Melodien und lasse im Mashriqu’l-Adhkár Lobeshymnen erklingen, die die himmlischen Heerscharen entzücken. So bedenke, wie sehr die Kunst der Musik bewundert und gepriesen wird. Versuche, so du kannst, geistvolle Melodien, Lieder und Weisen zu verwenden und irdische Musik mit der himmlischen Melodie in Einklang zu bringen. Dann wirst du bemerken, welch großen Einfluss Musik hat und wie sie himmlische Freude und Leben schenkt. Stimme solche Melodien und Weisen an, dass die Nachtigallen göttlicher Geheimnisse mit Freude und Begeisterung erfüllt werden.A111
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Wahrlich, mit aufrichtigen Herzen habe ich Gott dafür gedankt, dass er den Freunden trotz ihrer Armut und ihrer bescheidenen Verhältnisse geholfen hat, zum Mashriqu’l-Adhkár beizutragen, dessen Säulen bald im innersten Herzen Amerikas aufgerichtet werden.A112
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O du wahrer Freund ‘Abdu’l-Bahás! Dein innigster Wunsch war es, dass der Mashriqu’l-Adhkár errichtet und begründet werde. Ein Jegliches hat seine Zeit – und Lob sei Gott, die Zeit, den Mashriqu’l-Adhkár zu bauen, ist jetzt gekommen! Es müssen daher größte Bemühungen unternommen werden, damit dieses mächtige Gebäude mit vornehmer und anmutiger Ausstrahlung solide und robust errichtet wird. Dies ist ein großer Dienst an der Heiligen Schwelle, dessen Ruhm die Herzen der Versammlung der Höhe in alle Ewigkeit erfreuen wird.A113
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Was den Mashriqu’l-Adhkár anbetrifft, so ist er von größter Bedeutung. Die Absicht ist folgende: Ein Ort sollte bestimmt werden, auch wenn es ein kleiner Platz unter Erde und Gestein ist, und er sollte aus Vorsicht versteckt und verborgen werden, damit er nicht die Feindseligkeit der Unruhestifter erregt. Mindestens einmal in der Woche sollte er zum Treffpunkt der auserwählten Freunde werden, die die Geheimnisse entdeckt haben und zu Vertrauten göttlicher Mysterien wurden. Er kann beliebig gestaltet sein, denn selbst wenn es eine Grube in der Erde wäre, würde diese Grube zu einem schützenden Paradies , zu einer erhabenen Laube und einem Garten der Wonne werden. Er wird zu einem Zentrum, in dem der Geist erfreut und das Herz zum Abhá-Königreich hingezogen wird.A114
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Was die Gestaltung des Mashriqu’l-Adhkár anbetrifft: Er sollte dem Mashriqu’l-Adhkár von ‘Ishqábád ähneln. Das heißt, es muss ein neunseitiges Gebäude sein und sollte so errichtet werden, dass es die höchste Geistigkeit, Eleganz, Erhabenheit, Vornehmheit und Anmut zeigt, so dass es zu einem bezaubernden Ort wird. Soweit möglich sollten Anstrengungen unternommen werden, um die Annehmlichkeit des Standortes, seine Frische und Schönheit zu gewährleisten.A115
Aus den Schriften Shoghi Effendis
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Im Laufe der Zeit wird das erhabene Gebäude des Mashriqu’l-Adhkár in näherer Umgebung der historischen Heiligen Stätten der Bahá’í errichtet werden, was die Pracht, die Geistigkeit, den Glanz, die Anmut und Majestät der Bahá’í-Institutionen mehren und in unübersehbarer und greifbarer Weise ein schönes Sinnbild und einen beständigen Ausdruck des lebendigen und ungebundenen Geistes der Sache Dessen, Der der Herr aller Welten ist, auf Erden schaffen wird.A116
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Man sollte sich vergegenwärtigen, dass der Zentralbau des Mashriqu’l-Adhkár, um den sich künftig einmal soziale Einrichtungen zur Unterstützung der Notleidenden und Armen, zum Obdach für Reisende und zum Trost für die Hinterbliebenen sowie zur Bildung der Ungebildeten gruppieren werden, unabhängig von diesen Nebeneinrichtungen als ein Haus angesehen werden sollte, das ganz und gar der Anbetung Gottes geweiht ist, im Einklang mit den wenigen, doch klar formulierten Prinzipien Bahá’u’lláhs im Kitáb-i-Aqdas.
Aus diesen allgemeinen Worten sollte nun nicht geschlossen werden, dass das Innere des Zentralbaus selbst in einen Konglomerat religiöser Anbetungsformen verwandelt werden soll, die gemäß den überkommenen Gepflogenheiten in Kirchen, Moscheen und Synagogen sowie anderen Gotteshäusern abgehalten werden.
Die verschiedenen Zugangswege, die alle auf die Halle im Zentrum unter der Kuppel weisen, dienen nicht dem Einlass sektiererischer Anhänger von starren Glaubenssätzen und menschengemachten Bekenntnissen, die auf ihre Weise bestrebt sind, ihre Riten zu feiern, ihre Gebete zu lesen, ihre Waschungen auszuführen und die besonderen Symbole ihres Glaubens innerhalb gesonderter Bereiche von Bahá’u’lláhs allumfassendem Haus der Anbetung zur Schau zu stellen.
Weit davon entfernt, ein Schauspiel zusammenhangloser und verwirrender sektiererischer Bräuche und Riten zu sein, ein Zustand, der völlig im Widerspruch zu den Bestimmungen des Aqdas steht und unvereinbar ist mit dem Geiste, den es prägt, wird das Zentralgebäude der Bahá’í Andacht, das im Mittelpunkt des Mashriqu’l-Adhkár steht, vielmehr in seinen geheiligten Mauern, in einer ruhigen geistigen Atmosphäre, nur diejenigen versammeln, die für immer die Hüllen einer ausgeklügelten und pompösen Zeremonie aufgegeben haben und bereit sind zur Anbetung des einen wahren Gottes, der sich in diesem Zeitalter durch Bahá’u’lláh offenbart hat.
Ihnen wird der Mashriqu’l-Adhkár ein Symbol für die grundlegende Wahrheit sein, die dem Bahá’í-Glauben innewohnt, dass religiöse Wahrheit nicht absolut, sondern relativ ist und dass göttliche Offenbarung nie abgeschlossen, sondern fortschreitend ist.
Sie werden davon überzeugt sein, dass ein allliebender und allgegenwärtiger Vater, der in der Vergangenheit zu bestimmten Zeitabschnitten der Menschheitsentwicklung Seine Propheten als die Träger Seiner Botschaft und die Manifestationen Seines Lichtes für die Menschheit aussandte, in dieser kritischen Kulturepoche Seinen Kindern nicht die Führung versagen kann, die sie dringend benötigen in dieser dunklen Stunde, die weder das Licht der Wissenschaft noch das des Intellekts und der Weisheit des Menschen zu erhellen vermag.
In Bahá’u’lláh die Quelle des göttlichen Lichts erkennend, fühlen sie sich unwiderstehlich angezogen, den Schutz Seines Hauses zu suchen und sich darin zu versammeln, wo sie ungehindert von Zeremonien und Bekenntnissen dem einen wahren Gott huldigen, dem Wesen und Sonne ewiger Wahrheit, und die Namen Seiner Boten und Propheten erhöhen und preisen, die seit Urgedenken bis heute unter wechselnden Bedingungen und in verschiedenem Maße das Licht göttlicher Führung einer finsteren und irrenden Welt widerspiegeln.
Aber wie begeisternd die Vorstellung der Bahá’í-Andacht auch sein mag, wie sie im Zentralbau dieses erhabenen Tempels erfahren werden kann, ist die Anbetung nicht der einzige, nicht einmal der wesentliche Faktor für die Rolle im organischen Leben der Bahá’í-Gemeinde, die zu spielen dem Mashriqu’l-Adhkár von Bahá’u’lláh bestimmt wurde.
Abgekoppelt von den sozialen, humanitären, erzieherischen und wissenschaftlichen Bestrebungen, die mit den Einrichtungen des Mashriqu’l-Adhkár verbunden sind, kann die Bahá’í-Andacht – wie erhaben sie auch konzipiert ist, so leidenschaftlich sie auch sein mag, niemals mehr erreichen, als die dürftigen und oft flüchtigen Ergebnisse, die durch die Kontemplation des Asketen oder die Zweisprache des untätigen Gläubigen erzielt werden.
Sie kann weder dem Betenden selbst und noch viel weniger der Menschheit im Allgemeinen dauerhafte Zufriedenheit und Nutzen bringen, solange sie nicht in jenen dynamischen und selbstlosen Dienst für die Belange der Menschheit mündet, den zu unterstützen und zu fördern der größte Vorzug der Einrichtungen des Mashriqu’l-Adhkár ist.
Ebenso werden die Anstrengungen derer, die im Umfeld des Mashriqu’l-Adhkár die Angelegenheiten des zukünftigen Bahá’í-Gemeinwesens verwalten werden, ganz gleich wie uneigennützig und mühevoll sie auch immer sind, keine Früchte tragen und nicht vorankommen, es sei denn, sie stehen täglich in enger Verbindung zu den geistigen Kräften, die im zentralen Heiligtum des Mashriqu’l-Adhkár konzentriert sind und davon ausstrahlen.
Nichts außer einem direkten und andauernden Zusammenwirken der geistigen Kräfte, die von diesem mitten im Herzen des Mashriqu’l-Adhkár gelegenen Haus der Andacht ausgehen, mit den Kräften, die gezielt von denen eingesetzt werden, die in ihrem Dienst an der Menschheit seine Angelegenheiten verwalten, kann das notwendige Werkzeug bieten, das imstande ist, die Menschheit von den Leiden zu befreien, von denen sie so lange und so schwer betroffen ist.
Die Errettung einer in ihren Geburtswehen liegenden Welt wird letztlich vom Bewusstsein der Wirksamkeit der Offenbarung Bahá’u’lláhs abhängen, verstärkt einerseits durch die geistige Verbindung mit Seinem Geist, andererseits durch die intelligente Anwendung und getreue Ausübung der von Ihm offenbarten Prinzipien und Gesetze.
Von allen mit Seinem Heiligen Namen verbundenen Einrichtungen kann einzig die Institution des Mashriqu’l-Adhkár die wesentlichen Elemente der Bahá’í-Andacht und des Dienstes, die beide für die Erneuerung der Welt so lebenswichtig sind, angemessen gewährleisten.
Hierin liegt das Geheimnis der Erhabenheit, der Wirkkraft, der einzigartigen Stellung des Mashriqu’l-Adhkár als eine der herausragenden Institutionen, die Bahá’u’lláh vorgesehen hat.A117
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Im Tempel dürfen Gebete in jeglicher Sprache dargebracht werden. Das Darbringen von Gebeten ist auch nicht auf Kinder beschränkt. Geringfügige Änderungen im Text der Gebete sind statthaft, und ich möchte Ihnen raten, dem offenbarten Wort eine musikalische Form zu geben; denn ich glaube, dass dies überaus wirkungsvoll sein wird. Ich werde dafür beten, dass der Geliebte Sie inspiriere, diesen großen Dienst an Seiner Sache zu vollbringen.A118
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Ich schätze zutiefst die fortgesetzten und selbstaufopfernden Bemühungen der amerikanischen Gläubigen angesichts der schweren Finanz- und Wirtschaftskrise, in die ihr Land und die ganze Welt jetzt gestürzt sind. Dass das Tempelgebäude unter solchen Umständen entstehen konnte, dass die Arbeiten an seinen kunstvollen und exquisiten Verzierungen durch die Anstrengungen einer Handvoll getreuer Bahá’í trotz des Dunkels, der Unsicherheit und der Gefahren, die sie umgeben, durchgeführt werden konnten, ist nur ein weiterer Beweis der geheimnisvollen, allbezwingenden Kraft Bahá’u’lláhs, dessen Segnungen allen, die sich erheben, um Seine Absicht zu erfüllen, freigebig gewährt werden. Die Sache tritt in eine Zeit beispielloser Errungenschaften ein. Das volle Maß ihrer Herrlichkeit und Kraft wird sich allmählich manifestieren, wenn wir unsererseits die Anweisungen und das Geheiß, wie uns von unserem geliebten Meister hinterlassen, in vollem Umfang ausführen.A119
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Für die weit verstreuten Bahá’í-Gemeinden in Ost und West, von denen die meisten zunehmend geächtet und schlecht behandelt werden und von denen keine behaupten kann, an der zweifachen Segnung teilzuhaben, die ein eigens entworfenes und gebautes Haus der Andacht und eine vollständig und effizient funktionierende Gemeindeordnung ausnahmslos verleihen, signalisiert die lokale Konzentration dessen, was als der Ursprung des geistigen Lebens der Gemeinde angesehen wird und was bereits als Triebfeder seiner Verwaltungstätigkeiten anerkannt ist, den Beginn einer weiteren Phase des langsamen und unauffälligen Hervortretens der Bahá’í-Gemeinde in diesen Zeiten des Niedergangs einer Gemeinschaft, die göttlich verordnet, organisch vereint, mit einer klaren Vision ausgestattet und voller Leben ist und deren Ziel durch zwei richtungsweisenden Prinzipien Anbetung Gottes und des Dienstes an den Mitmenschen bestimmt ist.A120
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Vom Mashriqu’l-Adhkár, den Bahá’u’lláh im Kitáb-i-Aqdas als ein Haus der Andacht bestimmt hat, erhalten die gewählten Vertreter der örtlichen und nationalen Bahá’í-Gemeinden, wenn sie sich täglich zur Morgendämmerung dort gemeinsam mit den Mitgliedern ihrer jeweiligen Ausschüsse versammeln, die Inspiration, die bei ihrem tagtäglichen Einsatz im Ḥaẓíratu’l-Quds, dem Ort ihrer Verwaltungsarbeit, nötig ist, um ihre Pflichten und Aufgaben so zu erfüllen, wie es für die gewählten Sachwalter Seines Glaubens angemessen ist.A121
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Die Errichtung dieses Symbols und Vorboten der Weltordnung Bahá’u’lláhs, die sich noch im embryonalen Stadium ihrer Entwicklung befindet, inmitten der Wirren, der Ängste, der Rivalitäten und der wiederkehrenden Krisen, die den Niedergang einer todgeweihten Zivilisation kennzeichnen, wird ohne Zweifel dem Vormarsch des Glaubens auf allen Kontinenten der Erde einen enormen Impuls verleihen und wird mehr als jede andere einzelne Tat die Aufmerksamkeit der geistig verarmten, wirtschaftlich angegriffenen, in ihren gesellschaftlichen Beziehungen verwirrten und moralisch desorientierten Massen eines leidgeprüften Kontinents auf seine im Entstehen begriffenen Institutionen lenken.A122
Aus Briefen geschrieben im Auftrag von Shoghi Effendi
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Unter den Zeichen für Entflammtsein, Gnade und Erbauung, für Frohsinn und Geistigkeit ist die Versammlung im Mashriqu’l-Adhkár zur Morgendämmerung und das Darbringen flehender Gebete in diesem majestätischen und leuchtenden Tempel. Die ist sehr wichtig und wird zu großartigen Ergebnissen führen. Allein die Versammlung der Freunde zur Stunde des Tagesanbruchs im Mashriqu’l-Adhkár soll die Macht der Sache demonstrieren, die Wirksamkeit und den Einfluss des Wortes Gottes aufzeigen, die Verbundenheit der Herzen mit den göttlichen Geboten bekunden und die Hinwendung der Seelen zum Ufer Seiner Einheit klar manifestieren. Nachlässigkeit und Gleichgültigkeit gegenüber dieser frommen Tat sind in keiner Weise erlaubt.A123
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Seiner Meinung nach sollten Versammlungen im Innenraum des Tempels ausschließlich der Andacht gewidmet sein; Bahá’í-Ansprachen oder Vorträge sollten auf keinen Fall gestattet werden. Zum jetzigen Zeitpunkt ist jedoch nichts gegen das Abhalten von Versammlungen und Bahá’í -Vorträgen, oder gegen Arbeitssitzungen der Nationaltagung in der ›Foundation Hall‹ einzuwenden. Shoghi Effendi bittet Sie dringend, den Chorgesang von Männern, Frauen und Kindern im Innenraum zu fördern und sorgfältig jede starre Form in der Bahá’í-Andacht zu vermeiden. Je universeller und ungezwungener der Charakter der Bahá’í-Andacht im Tempel ist, desto besser. Bilder und Gemälde sind, mit Ausnahme des Größten Namens, keinesfalls gestattet. Von Bahá’u’lláh und dem Meister offenbarte Gebete sollten gelesen oder gesungen werden, ebenso Texte aus den Heiligen Schriften der Propheten sowie Hymnen, denen die heiligen Texte der Bahá’í- und Nicht-Bahá’í-Schriften zugrunde liegen.A124
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Er hofft sehr, dass der Anblick des Tempels und die Prinzipien, die er verkörpert, einen tiefen Eindruck in den Herzen der Einwohnerschaft hinterlässt und dazu beiträgt, sie zum Glauben hinzuführen. Es genügt nicht, ein schönes Gebäude zu errichten – wir müssen es auch mit aufrichtigen und ergebenen Seelen füllen, die nach seiner geistigen Atmosphäre verlangen.A125
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Sie haben nach einigen Plänen gefragt, durch die Gelder für den Tempel gesammelt werden könnten. Shoghi Effendi glaubt, dass es am besten und edelsten ist, wenn Spenden freiwillig und spontan in dem Bewusstsein gegeben werden, ein Opfer zu bringen, um die Sache voranzutreiben. Durch Opferbereitschaft muss dieser Tempel erbaut werden. Dies ist die wirklich würdige Vorgehensweise. Dieser Grundsatz schließt daher jede Vorgehensweise aus, die die Hilfe von Nicht-Bahá’í beinhaltet. Ein Bahá’í-Tempel sollte von den Bahá’í allein gebaut werden; es handelt sich nicht um eine gewöhnliche humanitäre Tätigkeit, bei der die Hilfe anderer Personen in Anspruch genommen werden könnte.A126
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Ihre Spenden für den Tempel sowie die bemerkenswerte Art und Weise, in der Sie die Gläubigen bei ihren Bemühungen unterstützen, den Umfang ihrer Öffentlichkeitsarbeit zu erweitern, sind echte und bleibende Beiträge, die Sie für den Glauben geleistet haben.
Und obwohl Sie derzeit nicht in der Lage sind, so viel Geld zu spenden, wie in früheren Jahren, sollten Sie sich nicht entmutigt, geschweige denn enttäuscht fühlen.
Denn die beste Art und Weise, wie Sie die Sache des Tempels effektiv unterstützen können, ist nicht durch materielle Mittel, sondern dadurch, dass Sie, wie es Ihre vorrangige Pflicht ist, die moralische Unterstützung denen anbieten, die für den Bau dieses heiligen und einzigartigen Gebäudes verantwortlich sind.
Hingabe, Aufrichtigkeit und echte Begeisterung sind es, die auf lange Sicht die Fertigstellung unseres geliebten Tempels sicherstellen können.
Materielle Überlegungen sind, obwohl wesentlich, keineswegs das Wichtigste.
Andernfalls hätte der Tempel nie das Stadium des Fortschritts erreicht, das er bereits so gut erlangt hat.
Denn die finanziellen Möglichkeiten der Gemeinde sind begrenzt und wurden in den letzten zwei Jahren durch eine beispiellose und weltweite Wirtschaftskrise stark in Mitleidenschaft gezogen.
Aber trotz all dieser materiellen Hindernisse hat der Tempel stetig Fortschritte gemacht, und dies allein genügt, um jeden unvoreingenommenen Beobachter von der göttlichen Kraft zu überzeugen, die den Glauben belebt – eine Kraft, vor der alle materiellen Schwierigkeiten zwangsläufig schwinden müssen.A127
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Was das melodische Vortragen der Heiligen Tafeln im Tempel anbelangt, so möchte Shoghi Effendi die Freunde dringend bitten, jegliche Starrheit und Gleichförmigkeit in der Gestaltung der Andacht zu vermeiden. Gegen das Rezitieren und Singen von Gebeten in einer orientalischen Sprache ist nichts einzuwenden; es ist jedoch keineswegs verpflichtend, bei Andachten im Innenraum des Tempels auf genau diese Weise zu beten. Dies sollte weder vorgeschrieben noch verboten werden. Man sollte sich immer vor Augen halten, dass – mit Ausnahme bestimmter Pflichtgebete –Bahá’u’lláh für die Gestaltung von Andachten im Tempel oder anderswo keine starren oder besonderen Vorschriften erlassen hat. Das Wesen des Gebets ist die Zwiesprache mit Gott, und so transzendiert es rituelle Formen und Formeln.A128
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Er war besonders erfreut über die Anstrengungen, die unternommen wurden, um Land für das Ḥaẓíratu’l-Quds zu kaufen, sowie über die Beiträge, die für dieses heiß ersehnte und verdienstvolle Unterfangen gesammelt wurden… Er hofft aufrichtig, dass die Freunde im Laufe dieses Jahres darin bestätigt werden, vereint das Fundament für dieses Gebäude zu legen und ein geeignetes Stück Land in der Hauptstadt dieses Landes zu erwerben. Er erklärte außerdem, dass die Vollendung dieses Unterfangens unaufhörliche Zusammenarbeit und gegenseitige Unterstützung erfordert und von Opferbereitschaft abhängig ist. Dieses bedeutsame Projekt wird ein Auftakt für die Errichtung des Mashriqu’l-Adhkár in jener Region sein, indem es die Anzahl der Agenturen der Sache erhöht, ihre göttlichen Institutionen stärkt, den Einfluss und die Kraft der Gemeinde mehrt und Glanz und Herrlichkeit über sie alle ausgießt.A129
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Diese Bahá’í-Lehre von menschlicher Verbundenheit und Güte impliziert, dass wir immer bereit sein müssen, den Notleidenden unsere Unterstützung zu gewähren. Wohltätigkeit ist ein wesentliches Element der Bahá’í-Lehren und sollte daher in jeder Bahá’í-Gemeinde entwickelt werden. Gemeinnützige Einrichtungen wie Waisenhäuser, kostenlose Schulen und Krankenhäuser für die Armen bilden einen unverzichtbaren Teil des Mashriqu’l-Adhkár. Es ist die Verantwortung jeder örtlichen Bahá’í-Gemeinde, das Wohlergehen ihrer armen und hilfsbedürftigen Mitglieder zu gewährleisten, und zwar mit allen möglichen Mitteln.A130
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Hinsichtlich eines Sendschreibens ‘Abdu’l-Bahás, das Sie Ihrem Brief vom 20. Oktober beigefügt hatten und in dem der Meister die Reihenfolge festlegt, in der Tempel-Nebengebäude errichtet werden sollen: Dieses Sendschreiben, findet Shoghi Effendi, sollte hinsichtlich der Vorgabe einer genauen Reihenfolge, in der diese Nebengebäude gebaut werden sollen, nicht zu starr interpretiert werden. Es sollte auch nicht als eine vollständige Liste der Gebäude betrachtet werden, die in Zukunft um das Zentralgebäude des Mashriqu’l-Adhkár errichtet werden. Das Internationale Haus der Gerechtigkeit wird die Anzahl und die Reihenfolge dieser zukünftigen Nebengebäude des Tempels definitiv festlegen und ihre Beziehungen zueinander und zum Tempel selbst definieren müssen. Falls verfügbar, würde der Hüter es begrüßen, wenn Sie ihm den Originaltext dieses Sendschreibens zusenden.
Zu Ihrer Frage, in welcher Beziehung das Verwaltungsgebäude zum Tempel steht: Auch dies muss künftig noch festgelegt werden. Wie immer sich diese Beziehung, auch in ihren Einzelheiten, entwickeln wird – sie sollte prinzipiell darauf beruhen, dass diese beiden Bahá’í-Einrichtungen zwei lebenswichtige und unterschiedliche, jedoch untrennbare Aspekte des Bahá’í-Lebens darstellen: Andacht und Dienst. Der Zentralbau des Mashriqu’l-Adhkár ist ausschließlich der Andacht vorbehalten, repräsentiert das geistige Element und erfüllt somit eine Hauptaufgabe in allen Bahá’í-Gemeinden. Alle übrigen Gebäude, die zum Gelände um das Haus der Andacht gehören, sind zweitrangig, d.h. in Bedeutung stehen sie dem Haus der Andacht nach, gleichgültig, ob sie ausschließlich der Verwaltung dienen oder für kulturelle und humanitäre Zwecke erstellt worden sind.A131
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Bezüglich des Tempels und der hierin abgehaltenen Andachten:
Nun, da der erste und größte Tempel des Westens errichtet worden ist und von den Bahá’í in wenigen Jahren für Andachten und regelmäßige Gottesdienste benutzt werden wird, möchte er besonders nachdrücklich darauf hinweisen, dass keine Formen, Riten und festen Gebräuche eingeführt werden, die über das hinausgehen, was in den Lehren als absolut notwendig genannt wird. Diese Versammlungen dienen ihrem Wesen nach dem Gebet, der Meditation und den Lesungen aus den heiligen Schriften unseres Glaubens und anderer Religionen. Die Texte können von einer oder mehreren Personen – Bahá’í oder Nicht-Bahá’í – gelesen werden. Die Versammlungen sind in einfacher und würdiger Weise abzuhalten; ihr Zweck ist es, die Seele zu Gott zu erheben und sie durch Vernehmen des schöpferischen Wortes zu erziehen. Ansprachen und für die Andacht Unerhebliches soll nicht vorgetragen werden.
Bahá’u’lláh hat verboten, Kanzeln zu verwenden. Gegen die Verwendung eines kleinen Podestes ist nichts einzuwenden, wenn damit der Leser besser verstanden werden kann. Dieses Hilfsmittel sollte aber nicht in die architektonische Gestaltung des Gebäudes einbezogen werden.
….
Leser sollten dort stehen, wo sie von allen am besten gesehen und gehört werden können. Zu diesem Punkt sollten die Einzelheiten dem Ermessen Ihres Rates überlassen bleiben, nachdem er hierzu die Meinung von Fachleuten eingeholt hat. Wie er Ihnen bereits mitteilte, ist feststehende Bestuhlung einer beweglichen vorzuziehen.
Es darf nur Vokalmusik verwendet werden. Ihr Rat sollte darüber entscheiden, wo die Ausführenden aufzustellen sind; es sei aber nochmals darauf hingewiesen keinen vorgeschriebenen Standort einzuführen und auch jeglichen architektonischen Hinweis auf einen solchen Standort zu vermeiden. Die Akustik sollte der Hauptgesichtspunkt für die Wahl des Standortes der Sänger sein.
…
Wie wichtig die Entscheidungen sind, die Sie hinsichtlich der Fertigstellung des Tempels jetzt zu treffen haben, muss er nicht mehr besonders betonen … Er drängt Sie, immer die besten technischen Ratschläge einzuholen und nie außer Acht zu lassen, dass es vor allem darum geht, den Versammlungen im Tempel einen schönen und friedvollen, aber auch behaglichen, würdigen und schlichten Rahmen zu geben. Die Zuhörer sollten in der Lage sein, alles genau zu hören, die Tonqualität sollte dem Ohr angenehm sein.A132
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Als wesentliche Vorgabe für die Gestaltung des Gebäudes legt ‘Abdu’l-Bahá eine kreisförmige Struktur mit neun Seiten fest. Abgesehen davon ist der Architekt in keiner Weise eingeschränkt, seinen eigenen Gestaltungsstil zu wählen.A133
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Nebenbei muss ein Punkt erwähnt werden und zwar, dass der Tempel in Wilmette weder eine Vorlage für andere Tempel noch eine neue Art der Bahá’í-Architektur darstellt. Daher ist es nicht nötig, dass Ihre Architekten sich bemühen diesem Muster zu folgen. Wichtig ist es, den Anweisungen des Meisters bezüglich des Tempels zu folgen und dann etwas zu schaffen, was Ihren Wünschen entspricht und für Ihre Gegend angebracht ist.A134
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Beim Bau des Tempels muss man darauf achten, sich nicht von den der Situation geschuldeten Idealen und Gefühlen mitreißen zu lassen, sondern fest auf dem Boden zu bleiben und zu erkennen, dass es sich um Gebäude aus Stahl und Stein handelt. Erforderlich ist, was ein ansprechendes und anziehendes Haus der Andacht hervorbringt – keine Nachbildung des Schreins des Báb oder des Tempels in Wilmette. Wir streben keine herausragenden Beispiele für Architektur an, sondern das Gefühl der Befreiung, das der Bau des ersten geistigen Gebäudes in Europa auslösen wird.A135
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Der Einfluss, den dieser Muttertempel im gesamten pazifischen Raum ausüben wird, ist unermesslich und geheimnisvoll. Der geliebte Meister sagte den amerikanischen Freunden, dass ihr Tempel der größte stille Lehrer sein würde, und es besteht kein Zweifel, dass dieses eine Gebäude einen tiefgreifenden Einfluss auf die Verbreitung des Glaubens ausgeübt hat, nicht nur in den Vereinigten Staaten und der westlichen Hemisphäre, sondern in der ganzen Welt. Wir können daher erwarten, dass der Bau eines weiteren ›Muttertempels‹ im Herzen Australasiens, eines im Zentrum Afrikas sowie eines im Herzen Europas, einen enormen Einfluss sowohl lokal als auch international ausüben wird.A136
Aus Briefen und Botschaften des Universalen Hauses der Gerechtigkeit
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Die in Ihrem Brief vom 23. Januar über die Benutzung des Mashriqu’l-Adhkár gestellten Fragen haben wir einer sorgfältigen Betrachtung unterzogen.
Es steht Ihrem Rat frei, nach seinem Ermessen Textstellen aus den allgemein anerkannten Schriften der früheren Religionen zu verwenden.
Was Ihre Frage über das gemeinsame Lesen durch mehrere Leser zugleich betrifft, so steht einer solchen Vortragsart nichts entgegen, vorausgesetzt, dass sie Ihrem Rat nicht gekünstelt oder theatralisch erscheint. Hinsichtlich des Standortes der Leser hat der geliebte Hüter bereits früher darauf hingewiesen, dass »der Leser stehen sollte, wo er – oder sie – von allen am besten gehört und gesehen werden kann«.
Im Haus der Andacht soll ausschließlich Vokalmusik erklingen, gleich ob von einem oder mehreren Sängern. Dabei ist es unwesentlich, ob es sich um einen Gast, einen Chor oder einen Solisten handelt, vorausgesetzt, dies wird nicht als Werbung für den Besuch einer Andacht verwendet und die von Ihnen erwähnten Vorsichtmaßregeln werden nicht außer Acht gelassen. Zweifellos würde der Einsatz von hervorragenden Tonaufnahmen, wie sie heutzutage erhältlich sind, höchste Vortragsqualität bei niedrigen Kosten gewährleisten; doch alle Textstellen, die sich auf Vokalmusik im Innenraum des Hauses der Andacht beziehen, gehen von der physische Anwesenheit der Sänger aus.
In einem Brief im Auftrag Shoghi Effendis an einen Gläubigen aus Chicago im Jahr 1931, Bahá’í News Nr. 55, Seite 4, brachte er die Hoffnung zum Ausdruck, dass »der jetzt fertiggestellte Tempel vollkommen sich bis zu letzten Platz mit reinen, suchenden Seelen füllt. Er sollte sich von jenen Andachtshäusern unterscheiden, die, selbst wenn sie voll besetzt sind, nur durch die Musik anziehend wirken. In diesem Haus der Andacht sollte ein machtvoller Geist die Herzen aller Besucher zur Herrlichkeit Bahá’u’lláhs erwecken.«
Zusammenfassend macht eine Betrachtung der abschließenden Absätze der erhellenden Botschaft des geliebten Hüters vom 25. Oktober 1929 an die amerikanische Bahá’í-Gemeinde die wahre Natur des Mashriqu’l-Adhkár deutlich. Darin verwirft er die Hüllen einer ausgeklügelten und pompösen Zeremonie und warnt davor zu folgern, »dass das Innere des Zentralbaus selbst in ein Konglomerat religiöser Anbetungsformen verwandelt werden soll«, das »ein Schauspiel zusammenhangloser und verwirrender sektiererischer Bräuche und Riten« bieten würde. In seinen abschließenden Worten bezeichnet Shoghi Effendi die Verbindung von Bahá’í-Andacht und Dienst, die aus der Institution des Mashriqu’l-Adhkár hervorgehen, als lebenswichtig für die Erneuerung der Welt. Darin liegt das Geheimnis der einzigartigen Stellung, die diese erhabene, mächtige und herausragende Institution einnimmt.A137
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Was Bahá’í-Trauungen betrifft, so können die damit verbundenen Zeremonien ohne weiteres auf den Stufen außerhalb des Auditoriums abgehalten werden. Wir sind allerdings der Ansicht, dass das Nebengebäude auf dem Gelände hierfür der geeignetere Ort ist. Überdies können, vor oder nach der Trauzeremonie, Gebete und Meditationen im Tempel gesungen und gesprochen werden.A138
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Bahá’u’lláh hat seit Anbeginn Seiner gewaltigen Sendung die Völker nachdrücklich darauf aufmerksam gemacht, dass es notwendig ist, die menschlichen Verhältnisse so zu ordnen, dass eine Welt entsteht, die in allen wesentlichen Gesichtspunkten ihres Lebens geeint ist. In unzähligen Versen und Sendschreiben erklärte Er mannigfach wiederholt, dass der »Fortschritt der Welt« und die »Entwicklung der Nationen« zu den Verordnungen Gottes für diese Zeit zählen. Die Einheit der Menschheit, gleichermaßen Wirkprinzip und letztes Ziel Seiner Offenbarung, bedingt eine dynamische Übereinstimmung der geistigen und praktischen Erfordernisse des Lebens auf Erden. Wie unerlässlich diese Beziehung ist, zeigt deutlich Seine Bestimmung des Hauses der Andacht zum geistigen Mittelpunkt jeder Bahá’í-Gemeinde, um das herum Nebengebäude entstehen müssen, die dem sozialen, humanitären, erzieherischen und wissenschaftlichen Fortschritt der Menschheit geweiht sind.A139
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In einer früheren Botschaft haben wir schon darauf hingewiesen, dass das Aufblühen der Gemeinde vor allem auf örtlicher Ebene eine entscheidende Verbesserung der Verhaltensweisen erfordert: jener Verhaltensweisen, durch die der kollektive Ausdruck der Tugenden der einzelnen Mitglieder und die Funktionsweise der Geistigen Räte sich in der Einheit und Freundschaft innerhalb der Gemeinde und in der Dynamik ihrer Aktivitäten und ihres Wachstums zeigen. Das erfordert die Integration der sie bildenden Elemente – Erwachsene, Jugendliche, Kinder – in geistige, soziale, erzieherische und administrative Aktivitäten und ihre Beteiligung an örtlichen Lehr- und Entwicklungsplänen. Dazu gehören ein kollektiver Wille und die Ausrichtung auf das Ziel, den Geistigen Rat durch jährliche Wahlen fortbestehen zu lassen. Es schließt die Ausübung gemeinsamer Andachten ein. Daher ist es für das geistige Leben der Gemeinde wesentlich, dass die Freunde regelmäßige Andachtsversammlungen abhalten, in örtlichen Bahá’í-Zentren – wenn sie zur Verfügung stehen – oder anderswo, die Wohnungen der Gläubigen inbegriffen.A140
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In jedem Land nehmen wir die zunehmende Sehnsucht nach geistigem Leben und einer klaren ethischen Linie wahr. Es wird erkannt, dass Pläne und Programme zur Besserung des menschlichen Daseins wirkungslos sind, wenn sie nicht auf einem Leben geistigen Bewusstseins und ethischer Werte gründen. Wer sollte besser gerüstet sein, diese Sehnsucht zu stillen, als jene, die bereits von den Lehren Bahá’u’lláhs beseelt und durch Seine Macht unterstützt werden?
…
Das durch individuelle Andacht erzeugte geistige Wachstum wird verstärkt durch das liebevolle Zusammensein der Freunde an jedem Ort, durch Andacht in der Gemeinde und durch Dienst am Glauben und für unsere Mitmenschen. Diese gemeinschaftlichen Aspekte des gottgefälligen Lebens beziehen sich auf das Gesetz des Mashriqu’l-Adhkár, das sich im Kitáb-i-Aqdas findet. Obgleich die Zeit für den Bau von örtlichen Mashriqu’l-Adhkár noch nicht gekommen ist, sind das Abhalten von regelmäßigen, allen offen stehenden Andachtsversammlungen und die Beteiligung der Bahá’í-Gemeinden an Projekten humanitären Dienstes Ausdruck für diesen Teil des Bahá’í-Lebens und ein weiterer Schritt in der Erfüllung des Gesetzes Gottes.
Bahá’u’lláh schreibt: »Zum Zeichen Unserer Gnade schmückten Wir den Himmel der Rede mit Sternen göttlicher Weisheit und mit heiligen Geboten. Wahrlich, Wir sind der Immervergebende, der Großmütigste. O Freunde Gottes in allen Landen! Erkennt den Wert dieser Tage und haltet euch an alles, was von Gott, dem Größten, dem Erhabensten, herabgesandt ward. Er wahrlich gedenkt euer in Seinem Größten Gefängnis und lehrt euch, was euch einer Stufe nahen lässt, die die Augen derer erfreut, die reinen Herzens sind. Ruhm sei euch und allen, die zum Springquell des Lebens kamen, der sich aus Meiner wundersamen Feder ergießt.«
Unser Gebet an der Heiligen Schwelle erfleht, dass die größere Beachtung des in diesen Gesetzen zum Ausdruck kommenden geistigen Kerns der Lehren die Hingabe der Freunde an die Quelle aller Gnadengaben stärken werde und die empfänglichen Seelen unter Seinen geistig ausgehungerten Kindern zur Sache Gottes anziehen möge.A141
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Ein besonderes Kennzeichen der Fünften Epoche wird die Bereicherung des Andachtslebens der Gemeinde durch den Bau nationaler Häuser der Andacht sein, je nachdem wie es die Umstände in den nationalen Gemeinden zulassen. Der Zeitplan für diese Projekte wird vom Universalen Haus der Gerechtigkeit unter Berücksichtigung des Fortschritts beim Prozess des Beitritts in Scharen in den einzelnen Ländern festgelegt werden. Diese Entwicklung wird sich in aufeinanderfolgenden Phasen von ‘Abdu’l-Bahás Göttlichem Plan fortsetzen. Unmittelbar nach der Fertigstellung des Muttertempels des Westens begann der Hüter mit einem Plan zum Bau von Kontinentalen Häusern der Andacht. Die ersten waren damals die Mashriqu’l-Adhkár in Kampala, Sydney und Frankfurt, die in Erfüllung der Ziele des Zehn-Jahres-Planes gebaut wurden. Das Universale Haus der Gerechtigkeit hat in gleicher Weise die Tempel in Panama City, Apia und New Delhi gebaut. Diese kontinentale Phase muss man aber noch vervollständigen: Ein weiteres Gebäude muss noch gebaut werden. Mit tiefer Dankbarkeit und Freude verkünden wir in diesem verheißungsvollen Augenblick die Entscheidung, dieses letzte Projekt in Angriff zu nehmen. Im Fünf-Jahres-Plan wird mit dem Bau des Muttertempels von Südamerika in Santiago, Chile, begonnen und damit ein von Shoghi Effendi klar ausgesprochener Wunsch erfüllt werden.A142
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Am Nachmittag des elften Tages des Riḍván-Festes vor hundert Jahren hob ‘Abdu’l-Bahá, vor mehreren hundert Zuschauern stehend, zum ersten Spatenstich an und brach die rasenbedeckte Erde des Tempelgeländes in Grosse Pointe, nördlich von Chicago, auf. Diejenigen, die geladen waren, mit Ihm zusammen an jenem Frühlingstag den Boden aufzubrechen, waren unterschiedlicher Herkunft – Norweger, Inder, Franzosen, Japaner, Perser, amerikanische Ureinwohner, um nur einige zu nennen. Es war, als erfülle das noch nicht erbaute Haus der Andacht die Wünsche des Meisters, die am Vorabend der Zeremonie in Bezug auf jedes dieser Bauwerke ausgesprochen worden waren: »dass die Menschheit einen Versammlungsplatz finden möge« und »dass die Verkündung der Einheit der Menschheit aus seinen offenen Höfen der Heiligkeit ertönen werde«.
Bei dieser Gelegenheit konnten Seine Zuhörer wie auch alle, die Ihn im Verlauf Seiner Reisen nach Ägypten und in den Westen hörten, die weitreichende Bedeutung Seiner Worte für die Gesellschaft, für ihre Werte und Anliegen, nur schwach erahnen. Selbst heute – kann irgendjemand behaupten, mehr als nur eine entfernte und verschwommene Ahnung von der zukünftigen Gesellschaft zu haben, deren Errichtung die Bestimmung der Offenbarung Bahá’u’lláhs ist? Denn niemand sollte annehmen, dass die Zivilisation, zu der die göttlichen Lehren die Menschheit drängen werden, lediglich aus Veränderungen der derzeitigen Ordnung hervorgehen wird. Weit gefehlt. In einer Ansprache, die Er wenige Tage nach der Grundsteinlegung des Muttertempels des Westens hielt, sagte ‘Abdu’l-Bahá: »es gehört zu den Folgen der Offenbarung geistiger Kräfte, dass die Menschenwelt sich einer neuen gesellschaftlichen Form anpassen wird«, dass »die Gerechtigkeit Gottes in allen menschlichen Angelegenheiten offenbar werden wird«. Diese und zahllose weitere Äußerungen des Meisters, denen sich die Bahá’í-Gemeinde in dieser Zeit des hundertjährigen Gedenkens immer wieder zuwendet, verdeutlichen den Abstand, der die Gesellschaft, wie sie sich derzeit gestaltet, von der gewaltigen Vision trennt, die Sein Vater der Welt schenkte.
…
In unserer Ridvan-Botschaft 2001 haben wir angedeutet, dass wir in Ländern, in denen der Prozess des Beitritts in Scharen hinreichend weit entwickelt ist und die Bedingungen in den nationalen Gemeinden günstig sind, die Errichtung von Häusern der Andacht auf nationaler Ebene befürworten würden, deren Entstehung ein Merkmal der fünften Epoche des Gestaltenden Zeitalters sein wird. Mit größter Freude künden wir nun an, dass nationale Mashriqu’l-Adhkár in zwei Ländern errichtet werden sollen: in der Demokratischen Republik Kongo und in Papua-Neuguinea. In diesen Ländern sind die von uns aufgestellten Kriterien nachweislich erfüllt, und die Resonanz ihrer Völker auf die durch die derzeitige Reihe von Plänen geschaffenen Möglichkeiten war ungewöhnlich bemerkenswert. Während der Bau des letzten kontinentalen Tempels in Santiago im Gange ist, bietet die Inangriffnahme von Projekten zur Errichtung von nationalen Häusern der Andacht einen weiteren erfreulichen Beweis dafür, dass der Glaube Gottes den Grund der Gesellschaft durchdringt.
Noch ein weiterer Schritt ist möglich.
Der Mashriqu’l-Adhkár, von ‘Abdu’l-Bahá als »eine der wichtigsten Institutionen auf der Welt« bezeichnet, vermählt zwei wesentliche, untrennbare Aspekte des Bahá’í-Lebens:
Andacht und Dienst.
Die Vereinigung dieser beiden spiegelt sich auch in der Kohärenz wider, die zwischen den die Gemeindebildung betreffenden Merkmalen des Planes besteht, insbesondere ein aufkeimender Geist der Andacht, der seinen Ausdruck in Gebetsversammlungen findet, wie auch ein Erziehungsprozess, der für den Dienst an der Menschheit befähigt.
Die Wechselwirkung von Andacht und Dienst tritt besonders in jenen Clustern auf der ganzen Welt deutlich hervor, in denen Bahá’í-Gemeinden maßgeblich an Größe und Vitalität zugenommen haben und wo die Teilnahme an sozialem Handeln offenkundig ist.
Einige von ihnen wurden zu Zentren für die Vermittlung von Lernerfahrungen (Learning Sites) ausersehen, um so die Fähigkeit der Freunde zu nähren, das Juniorjugendprogramm in den angegliederten Regionen voranzubringen.
Die Fähigkeit, dieses Programm aufrechtzuerhalten, befeuert, wie wir kürzlich aufgezeigt haben, auch die Entwicklung von Studienkreisen und Kinderklassen.
So verstärkt die Learning Site, über ihren Hauptzweck hinaus, das gesamte System von Ausbreitung und Festigung.
In diesen Clustern kann man in den kommenden Jahren die Entstehung von örtlichen Mashriqu’l-Adhkár ins Auge fassen.
Mit Herzen, übervoll vor Dankbarkeit gegenüber der Gesegneten Schönheit, teilen wir Ihnen hocherfreut mit, dass wir derzeit Beratungen mit den jeweiligen Nationalen Geistigen Räten aufnehmen in Bezug auf die Errichtung der ersten örtlichen Häuser der Andacht in folgenden Clustern:
Battambang, Kambodscha; Bihar Sharif, Indien; Matunda Soy, Kenia; Norte del Cauca, Kolumbien; und Tanna, Vanuatu.
Um den Bau der zwei nationalen und fünf örtlichen Mashriqu’l-Adhkár zu unterstützen, haben wir entschieden, am Bahá’í-Weltzentrum einen Tempel-Fonds zu Gunsten solcher Projekte einzurichten. Die Freunde sind allerorts eingeladen, aufopferungsvoll zu spenden, so wie ihre Mittel es erlauben.
Geliebte Mitarbeiter: Die vor hundert Jahren durch die Hand ‘Abdu’l-Bahás aufgebrochene Erde wird erneut in sieben weiteren Ländern aufgebrochen werden, und das ist nur das Vorspiel für den Tag, an dem in jeder Stadt und jedem Dorf, dem Gebot Bahá’u’lláhs folgend, ein Gebäude zur Anbetung des Herrn errichtet wird. Von diesen Aufgangsorten des Gedenkens Gottes werden die Strahlen Seines Lichtes scheinen und die Hymnen Seines Lobpreises erklingen.A143
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In immer mehr Clustern nimmt das Wachstumsprogramm sowohl an Umfang als auch an Komplexität zu, entsprechend den zunehmenden Fähigkeiten der drei am Plan Beteiligten – dem Einzelnen, der Gemeinde und den Institutionen des Glaubens – ein Umfeld gegenseitiger Unterstützung zu schaffen. Und wir sind hocherfreut, dass es, wie vorausgesehen, nun zunehmend mehr Cluster gibt, in denen hundert und mehr Freunde das Engagement von Tausenden und mehr ermöglichen, die ein Lebensmuster weben, das geistig, dynamisch und verwandelnd ist. Dem Prozess unterliegt schon von Anfang an natürlich eine kollektive Bewegung hin zur Verwirklichung der Vision materiellen und geistigen Wohlergehens, wie sie Er, der Lebensspender der Welt, dargelegt hat. Aber wenn eine große Anzahl von Menschen beteiligt ist, wird die Bewegung einer gesamten Bevölkerung wahrnehmbar.
Diese Bewegung ist besonders deutlich sichtbar in denjenigen Clustern, in denen ein örtlicher Mashriqu’l-Adhkár errichtet werden soll. Ein Beispiel bietet uns Vanuatu.
…
Vor dem Hintergrund ständiger Ausbreitung und Festigung – der dreißigste Zyklus des intensiven Wachstumsprogramms wurde gerade beendet – erforschen die Freunde aktiv, zusammen mit dem Rest der Inselbevölkerung, was es bedeutet, wenn ein Mashriqu’l-Adhkár, »ein Sammelpunkt für die Menschenseelen«, in ihrer Mitte errichtet wird. Mit aktiver Unterstützung durch traditionelle Führer haben die Bewohner der Insel Tanna nicht weniger als hundert Entwürfe für die Gestaltung des Tempels angeboten, ein Zeichen dafür, wie sehr das Haus der Andacht die Vorstellungskräfte anregt und zugleich einen begeisternden Ausblick auf den Einfluss bietet, den es auf die Menschen ausüben wird, die unter seinem Schatten leben.A144
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Über zwei Jahre sind vergangen, seit wir Riḍván 2012 ankündigten, zwei nationale und fünf örtliche Häuser der Andacht zu errichten, Projekte, die in Verbindung mit dem Bau des letzten der kontinentalen Mashriqu’l-Adhkár in Santiago, Chile, verfolgt werden. Diese Unternehmen, untrennbar verbunden mit der Entwicklung des Gemeindelebens, das nun überall durch hingebungsvolle Taten und Dienste gestärkt wird, stellen weitere Schritte bei der erhabenen Aufgabe dar, die Bahá’u’lláh der Menschheit übertragen hat, Andachtshäuser zu bauen »in allen Landen im Namen Dessen, der der Herr aller Religionen ist,« – Zentren, in denen Seelen sich versammeln können, »einträchtig aufeinander eingestimmt«, um die göttlichen Verse zu hören und flehentlich zu beten, und aus denen »die Stimmen des Lobpreises zum Königreich emporsteigen« und der »Wohlgeruch Gottes« sich verbreitet.
Wir sind tief bewegt von der weltweiten Resonanz auf unseren Aufruf. Besonders in den Ländern und Orten, die vor kurzem für die Errichtung eines Hauses der Andacht bestimmt wurden, haben wir erlebt, wie die Freunde ihrer Freude spontanen Ausdruck verleihen; ihre unmittelbare und beherzte Bereitschaft, ihren Teil beizutragen, um die entscheidenden anstehenden Arbeiten zu bewältigen und die Dynamik jener Tätigkeiten zu erhöhen, die wesentlich für die Entstehung eines Mashriqu’l-Adhkár innerhalb einer Bevölkerung sind; ihre vielfältigen aufopferungsvollen Beiträge an Zeit, Energie und materiellen Mitteln und ihre nachhaltigen Anstrengungen, einer wachsenden Anzahl von Menschen die Vision dieser ganz dem Gedenken Gottes gewidmeten Bauwerke zu vermitteln, die in ihrer Mitte errichtet werden. Die bereitwillige Antwort der Gemeinde des Größten Namens ist in der Tat vielversprechend hinsichtlich ihrer Fähigkeit, diese gemeinsamen Unternehmen voranzutreiben.
…
In vier Ländern haben die Projekte die Phase erreicht, in der ein Entwurf für das Tempelgebäude vorbereitet wird. Dies beginnt mit der Auswahl möglicher Architekten und dem Verfassen einer Aufgabenbeschreibung zu den architektonischen Erfordernissen des Gebäudes und wird schließlich zu einem Vertrag über den endgültigen Entwurf führen. Architekten stehen vor der einzigartigen Herausforderung, Tempel »so vollkommen, wie es in der Welt des Seins möglich ist« zu entwerfen, die mit der örtlichen Kultur und dem Alltag derer, die sich zum Meditieren und Beten versammeln, auf natürliche Weise harmonieren. Die Aufgabe erfordert Kreativität und Geschick, um Schönheit, Anmut und Würde mit Schlichtheit, Funktionalität und Wirtschaftlichkeit zu kombinieren. Eine Reihe von Architekten von nah und fern haben ihre Dienste angeboten. Diese Beiträge sind natürlich willkommen; gleichwohl werden Nationale Räte eher solche Architekten in Betracht ziehen, die mit der Umgebung, in der das Gebäude gebaut wird, gut vertraut sind.
…
Während die Freunde weltweit über diese ermutigenden Fortschritte jubeln, bleiben ihre Energien auf die Prozesse konzentriert, die in einem Cluster nach dem anderen an Kraft gewinnen. Dabei haben sie es nicht versäumt, das dynamische Wechselspiel zu würdigen, das zwischen Gottesdienst und den Bemühungen besteht, die geistigen, sozialen und materiellen Bedingungen der Gesellschaft zu verbessern. Mögen alle, die sich so in Städten und Gemeinden, Nachbarschaften und Dörfern mühen, Erkenntnisse aus den Anstrengungen gewinnen, die zur Wende des zwanzigsten Jahrhunderts unternommen wurden, um die ersten beiden Häuser der Andacht, im Osten und später im Westen, zu errichten.
In ‘Ishqábád widmete eine ergebene Gruppe von Gläubigen, die sich aus Persien kommend angesiedelt hatten und eine Zeit lang Frieden und Ruhe in Turkistán fanden, ihre ganze Energie der Schaffung eines Lebensmusters, das die erhabenen geistigen und sozialen Grundsätze spiegelt, die in der Offenbarung Bahá’u’lláhs verankert sind.
In einem Zeitraum von wenigen Jahrzehnten kamen zu dieser Gruppe, die ursprünglich nur aus einer Handvoll Familien bestand, weitere hinzu, und sie wuchs auf einige tausend Gläubige an.
Diese Gemeinde, durch ihre Kameradschaft fest verbunden und durch die gemeinsamen Ziele und den Geist der Treue belebt, erreichte ein hohes Maß an Zusammenhalt und Entwicklung, wofür sie in der ganzen Bahá’í-Welt bekannt wurde.
Jene Freunde wurden durch ihr Verständnis der göttlichen Lehren geleitet, und innerhalb der Grenzen der religiösen Freiheit, die man ihnen gewährte, mühten sie sich aufs Äußerste, um die Bedingungen zu schaffen, die zur Errichtung eines Mashriqu’l-Adhkár führen würden, jener »krönenden Institution jeder Bahá’í-Gemeinde«.
Auf einem angemessenen Stück Land in der Mitte der Stadt, das einige Jahre zuvor mit Zustimmung der Gesegneten Schönheit Selbst erworben worden war, wurden Einrichtungen zum Wohl der Gemeinde gebaut – unter anderem eine Versammlungshalle, Schulen für Kinder, eine Herberge für Besucher und ein kleines Krankenhaus.
Ein Zeichen für die bemerkenswerten Leistungen der Bahá’í in ‘Ishqábád, die in jenen fruchtbaren Jahren durch ihren Wohlstand, ihre Großzügigkeit und ihre intellektuellen und kulturellen Errungenschaften herausragten, war, dafür zu sorgen, dass alle Bahá’í-Kinder und -Jugendlichen lesen und schreiben lernten – und dies in einer Gesellschaft, in der Analphabetismus, vor allem bei Mädchen, vorherrschte.
In einem solchen Umfeld gemeinsamer Unternehmungen und Fortschritte, in jeder Phase der Entwicklung durch ‘Abdu’l-Bahá gestärkt, entstand ein prächtiges Haus der Andacht – das markanteste Gebäude in der Umgebung.
Über zwanzig Jahre lang erlebten die Freunde die himmlische Freude, ihr hochgestecktes Ziel erreicht zu haben: die Einrichtung eines zentralen Versammlungsortes für den Gottesdienst, das Herz des Gemeindelebens, der Ortes, an dem die Seelen sich bei Tagesanbruch zur demütigen Anrufung und Zwiesprache mit Ihm versammelten, bevor sie aus den Türen strömten, um ihren täglichen Beschäftigungen nachzugehen.
Wenn auch die Kräfte der Religionsfeindlichkeit schließlich durch die Region fegten und Hoffnungen vereitelten, so ist doch das kurze Erscheinen eines Mashriqu’l-Adhkár in ‘Ishqábád ein dauerhaftes Zeugnis für die Willenskraft und Anstrengungen einer Gruppe von Gläubigen, die ein reichhaltiges Lebensmuster etablierten, das seinen Antrieb aus der Macht des Schöpferischen Wortes bezog.
In der westlichen Hemisphäre, kurz nachdem die Arbeit am Haus der Andacht in ‘Ishqábád begann, wurden die Mitglieder der entstehenden Bahá’í-Gemeinde in Nordamerika von dem Gedanken elektrisiert, ihren Glauben und ihre Hingabe durch den Bau eines eigenen Tempels zu erweisen, und sie wandten sich im Jahre 1903 schriftlich an den Meister, um Seine Zustimmung zu erbitten.
Von diesem Moment an war der Mashriqu’l-Adhkár untrennbar mit dem Schicksal jener ergebenen Diener Bahá’u’lláhs verflochten.
Während der Fortschritt dieses komplexen Projektes über Jahrzehnte von den Auswirkungen der beiden Weltkriege und der Weltwirtschaftskrise behindert wurde, war jede Phase seiner Entwicklung eng mit dem Wachstum der Gemeinde und der Entfaltung seiner Gemeindeordnung verbunden.
Am selben Tag im März 1909, als die heiligen Überreste des Báb auf dem Karmel beigesetzt wurden, versammelten sich Delegierte, um die Bahá’í-Tempelvereinigung zu gründen, eine nationale Organisation, deren gewählter Vorstand zum Kern der weit verstreuten örtlichen Gemeinden dieses Kontinents wurde.
Diese Entwicklung führte bald zur Bildung des Nationalen Geistigen Rates der Bahá’í der Vereinigten Staaten und Kanada. ‘Abdu’l-Bahá Selbst legte während Seiner Reisen durch Nordamerika den Grundstein des Gebäudes und stattete damit den Muttertempel des Westens mit enormen geistigen Kräften aus.
Die Beiträge für dieses historische Unternehmen flossen aus Bahá’í-Zentren in Afrika, Asien, Europa, Lateinamerika und dem Pazifik – ein Beweis der Solidarität und Opferbereitschaft der Bahá’í in Ost und West.
Während die Anhänger Bahá’u’lláhs in jedem Land ihre Gedanken auf Gott richten, jeden Tag in Seinem Gedenken verbringen und sich unaufhörlich in Seinem Namen mühen, sollten sie sich inspirieren lassen von diesen bewegenden Worten ‘Abdu’l-Bahás an einen Gläubigen, der sich ganz dem Bau des ersten Hauses der Andacht widmete, das unter Seiner engen und liebevollen Führung errichtet wurde:
»Eile jetzt nach ‘Ishqábád, in größter Loslösung, vom Feuer der Anziehung entflammt und übermittele den Freunden Gottes die innigsten Grüße ‘Abdu’l-Bahás.
Küsse ein jedes Gesicht und bekunde allen die tiefe und aufrichtige Zuneigung dieses Dieners.
Bewege du im Namen ‘Abdu’l-Bahás die Erde, trage den Mörtel und schleppe die Steine für den Bau des Mashriqu’l-Adhkár, so dass die Begeisterung über diese Dienste dem Mittelpunkt des Dienstes Freude und Wonne bringe.
Dieser Mashriqu’l-Adhkár ist die erste sichtbare und greifbare Einrichtung des Herrn.
Daher ist es dieses Dieners Hoffnung, dass jede tugendhafte und aufrechte Seele jedes Opfer bringe, große Freude und Entzücken bekunde und begeistert die Erde und den Mörtel schleppe, damit dieses göttliche Gebäude errichtet werde, die Sache Gottes sich verbreite, und sich die Freunde in jedem Winkel der Welt mit größter Entschlossenheit erheben, um diese große Aufgabe zu erfüllen.
Wäre ‘Abdu’l-Bahá nicht in Haft und wären keine Hindernisse auf seinem Weg, er selbst würde sicherlich nach ‘Ishqábád eilen und die Erde für den Bau des Mashriqu’l-Adhkár mit größter Freude und Wonne tragen.
Es geziemt den Freunden, sich nun mit dieser Absicht im Sinn zu erheben und an meiner Statt zu dienen, sodass dieses Gebäude in kurzer Zeit vor aller Augen offenbar werde, die Geliebten Gottes sich dem Gedenken der Abhá-Schönheit widmen, die Melodien aus dem Mashriqu’l-Adhkár bei Tagesanbruch zu den Himmlischen Heerscharen aufsteigen, und die Gesänge der Nachtigallen Gottes den Bewohnern des Allherrlichen Reiches Freude und Entzücken bringen.
So frohlocken die Herzen, die Seelen erfreuen sich der frohen Botschaften und der Geist der Menschen wird erleuchtet.
Dies ist die höchste Hoffnung der Aufrichtigen; dies ist der Herzenswunsch derer, die Gott nahe sind.«A145
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Das Konzept des Mashriqu’l-Adhkár ist einzigartig in den Annalen der Religionen und ein Sinnbild für die Lehren des neuen Tages Gottes. Der Mashriqu’l-Adhkár, ein gesellschaftliches Versammlungszentrum, in dem herzliche Zuneigung gefördert wird, steht als allgemeiner Andachtsort allen Bewohnern einer Gegend, unabhängig von Religionszugehörigkeit, Herkunft, ethnischer Zugehörigkeit oder Geschlecht, offen, und dient als Oase für tiefes Nachdenken über die geistige Wirklichkeit und die grundlegenden Fragen des Lebens, einschließlich der persönlichen und gemeinschaftlichen Verantwortung für die Verbesserung der Gesellschaft. Männer und Frauen, Kinder und Jugendliche, werden in gleicher Weise in seiner Mitte aufgenommen. Diese einzigartige und umfassende Universalität drückt sich selbst in der Bauweise des Mashriqu’l-Adhkár aus, dessen Entwurf als Bauwerk mit neun Seiten den Eindruck der Vollständigkeit und Vollkommenheit vermittelt, was durch diese Zahl symbolisiert wird.
Als ein Ort, von dem geistige Kräfte ausstrahlen sollen, steht der Mashriqu’l-Adhkár im Zentrum der Nebengebäude, die für das Wohl der Menschheit errichtet werden, und ist Ausdruck eines gemeinsamen Willens und der Bereitschaft zu dienen. Diese Nebengebäude – Zentren der Bildung und des wissenschaftlichen Lernens sowie kultureller und humanitärer Bestrebungen – verkörpern die Ideale sozialen und geistigen Fortschritts, der durch angewandtes Wissen erreicht werden soll, und zeigen, wie sie im Zusammenklang von Religion und Wissenschaft die Stufe des Menschen erhöhen und zum Erblühen der Zivilisation führen. Wie ihrer aller Leben deutlich erkennen lässt, muss Andacht – wie notwendig sie auch für das innere Leben des Menschen und wie entscheidend sie für die geistige Entwicklung ist – auch zu Taten führen, die dem inneren Wandel äußeren Ausdruck verleihen. Dieses Konzept der Andacht – untrennbar mit Dienstbarkeit verbunden – wird durch den Mashriqu’l-Adhkár verbreitet. In diesem Zusammenhang schreibt Shoghi Effendi:
»Abgekoppelt von den sozialen, humanitären, erzieherischen und wissenschaftlichen Bestrebungen, die mit den Einrichtungen des Mashriqu’l-Adhkár, kann die Bahá’í-Andacht, so erhaben sie auch konzipiert ist, so leidenschaftlich sie auch sein mag, niemals mehr erreichen, als die dürftigen und oft flüchtigen Ergebnisse, die durch die Kontemplation des Asketen oder die Zwiesprache des untätigen Gläubigen erzielt werden. Sie kann weder dem Betenden selbst und noch viel weniger der Menschheit im Allgemeinen dauerhafte Zufriedenheit und Nutzen bringen, solange sie nicht in jenen dynamischen und selbstlosen Dienst für die Belange der Menschheit mündet, den zu unterstützen und zu fördern der größte Vorzug der Einrichtungen des Mashriqu’l-Adhkár ist.«
Die Zwillingsleuchten dieses strahlenden Zeitalters haben uns dies gelehrt: Das Gebet ist das unverzichtbare geistige Gespräch der Seele mit ihrem Schöpfer, direkt und ohne Mittler. Es ist die geistige Nahrung, die das Leben des Geistes erhält. Wie der morgendliche Tau bringt es dem Herzen Frische und reinigt es, so dass es frei von den Bindungen des hartnäckigen Egos wird. Es ist ein Feuer, das die Schleier verbrennt, und ein Licht, das zum Meer der Wiedervereinigung mit dem Allmächtigen führt. Auf seinen Flügeln schwingt sich die Seele auf in himmlische Sphären, näher zu der göttlichen Wirklichkeit. Die Entwicklung der grenzenlosen Fähigkeiten der Seele und die Anziehung der Wohltaten Gottes hängen von der Güte des Gebets ab; es auszudehnen ist jedoch nicht wünschenswert. Die im Gebet latenten Kräfte werden offenbar, wenn es aus Liebe zu Gott dargebracht wird, jenseits jeglicher Furcht oder Hoffnung, und frei von Zurschaustellung und Aberglauben. Es sollte mit aufrichtigem und reinem Herzen dargebracht werden und zu innerer Schau und tiefem Nachdenken führen, so dass die Verstandeskraft durch seine Wirkungen erleuchtet werden kann. Ein solches Gebet wird die Beschränkung der Worte überwinden und weit über bloße Töne hinauswachsen. Die Süße seiner Melodien muss das Herz erfreuen und erheben und die durchdringende Macht des Wortes verstärken, irdische Neigungen in himmlische Attribute verwandeln und zu selbstlosem Dienst an der Menschheit inspirieren.
Wir haben die Bahá’í aufgefordert zu erkennen, wie sie mit ihren Bemühungen um die Gemeindebildung ein neues Muster einer möglichen Gesellschaft schaffen. Insgesamt fördert dieses Muster die Fähigkeit für den Dienst – für die Erziehung und Ausbildung der jungen Generationen, für die Förderung der Jugendlichen, für die geistige Erziehung der Kinder, für die Verbesserung der Fähigkeit, gestärkt durch den Einfluss des Wortes Gottes andere auf dem Feld des Dienstes zu begleiten, und für den sozialen und wirtschaftlichen Fortschritt eines Volkes im Licht der göttlichen Lehren für dieses Zeitalter. Wesentlich für dieses Muster ist die Andachtsversammlung – ein gemeinschaftlicher Aspekt des gottgefälligen Lebens und eine Dimension des Konzeptes des Mashriqu’l-Adhkár – eine wunderbare Gelegenheit für Ihre Gemeinde, nicht nur den Allmächtigen anzubeten und Seine Segnungen in Ihrem eigenen Leben zu erflehen, sondern auch dafür, die geistigen Energien des Gebets Ihren Mitbürgern zu vermitteln, für sie die Reinheit der Andacht wiederherzustellen, in ihren Herzen den Glauben an die göttlichen Bestätigungen zu wecken und gleichermaßen in ihnen, und nicht zuletzt in sich selbst, den Eifer zu stärken, ihrem Volk und der Menschheit zu dienen, und auf dem Pfad der Gerechtigkeit konstruktive Widerstandskraft zu zeigen.
Liebe Freunde: Dem Gebet gewidmete Versammlungen, die überall in Ihrem gesegneten Land, in jeder Nachbarschaft, jeder Stadt, jedem Dorf und jedem Weiler stattfinden, und der Zugang zu Bahá’í-Gebeten, den Ihre Mitbürger zunehmend bekommen, ermöglichen es Ihrer Gemeinde, das Licht der Einheit vor aller Menschheit scheinen zu lassen und so zu den Bemühungen Ihrer Mitgläubigen in der ganzen Welt beizutragen. Säen Sie also die Samen künftiger Mashriqu’l-Adhkár zum Wohle aller, entzünden Sie unzählige Leuchtfeuer gegen die Finsternis des Hasses und der Ungerechtigkeit.A146
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Die systematische Umsetzung des Plans in all seinen Dimensionen lässt ein Muster kollektiver Bemühungen entstehen; es zeichnet sich nicht nur durch die Hingabe an den Dienst aus, sondern auch durch die Hinwendung zur Andacht. Die in den nächsten fünf Jahren notwendige Intensivierung der Aktivitäten wird das Andachtsleben derjenigen, die Seite an Seite in Clustern auf der ganzen Welt dienen, weiter bereichern. Dieser Prozess der Bereicherung ist bereits weit fortgeschritten: So erleben wir zum Beispiel, wie Andachtsversammlungen in den Kern des Gemeindelebens integriert wurden. An diesen Andachten kann jede Seele teilnehmen und hat die Möglichkeit, die himmlischen Düfte zu atmen, die Süße des Gebets zu erleben, über das schöpferische Wort zu meditieren, sich auf den Schwingen des Geistes forttragen zu lassen und Zwiesprache mit dem Einen Geliebten zu halten. Gefühle der Gemeinschaft und des gemeinsamen Anliegens werden erzeugt, besonders in den tiefen geistigen Gesprächen, die bei solchen Gelegenheiten ganz natürlich entstehen und in deren Verlauf die »Städte der Menschenherzen« geöffnet werden können. Durch die Einladung zu einer Gebetsversammlung, bei der Erwachsene und Kinder jeder Herkunft willkommen sind, ist an jedem Ort der Geist des Mashriqu’l-Adhkár zu spüren. Die Verstärkung des Andachtscharakters einer Gemeinde hat auch Einfluss auf das Neunzehntagefest und wird bei anderen Gelegenheiten spürbar, zu denen die Freunde zusammenkommen.A147
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Der Mashriqu’l-Adhkár ist »eine der wichtigsten Institutionen auf der Welt«. Ein Tempel und die mit ihm verbundenen Nebengebäude verkörpern zwei wesentliche und untrennbare Aspekte des Bahá’í-Lebens: Andacht und Dienst. Als machtvolles Symbol und integraler Bestandteil der göttlichen Zivilisation, zu der Bahá’u’lláhs Offenbarung alle Völker einlädt, wird das Haus der Andacht zum Mittelpunkt der Gemeinde, in deren Schoß es entstanden ist. »Die heiligen Düfte des Mashriqu’l-Adhkár«, erklärt ‘Abdu’l-Bahá, »beleben die Seelen der Gerechten, und seine erquickenden Brisen verleihen denen, die reinen Herzens sind, Leben.« Tatsächlich ist ihr Einfluss derart, dass er ein ganzes Volk dafür begeistern kann, nach einem tieferen Gefühl einer gemeinsamen Zielsetzung zu streben. Der Blick der Bahá’í-Welt ist zu dieser Stunde fest auf ihren neu eingeweihten Tempel gerichtet, und wir sind sicher, dass dieser langersehnte Sieg die Freunde überall jubeln lassen wird. Doch werden sie sicherlich nicht damit zufrieden sein, sich einfach nur untereinander daran zu erfreuen. Inspiriert von allem, wofür dieses erhabene Bauwerk steht, sollten sie andere dazu einladen, die bleibende Freude zu entdecken, die dem Lob Gottes und dem Dienst an der Menschheit entspringt.
Während wir unsere Häupter an der Schwelle der Altehrwürdigen Schönheit beugen, danken wir dafür, dass Er es Seinen ergebenen Anhängern ermöglicht hat, einen so erstaunlichen Tempel zu erbauen, der, gestaltet aus Glas, Stein und Licht ein Hingezogensein zum Heiligen bewirkt. Die Dankbarkeit, die wir empfinden, mehrt unsere Sehnsucht nach jenem herrlichen Tag, an dem jede Stadt und jedes Dorf mit einem Mashriqu’l-Adhkár gesegnet sein wird, und unser Blick richtet sich zuerst voll Erwartung auf jene Länder, in denen bereits nationale und örtliche Häuser der Andacht im Entstehen begriffen sind. Möge der strahlende Anblick dessen, was die Gemeinschaft des Größten Namens nun in Santiago erreicht hat, überall die Gläubigen dazu anspornen, ihren Dienst – mag er noch so bescheiden sein – zu intensivieren, einen Dienst, geleistet zur Besserung der Welt und der Herrlichkeit Gottes dargebracht.A148
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Noch ist kein ganzes Jahr vergangen, seit die Bahá’í-Welt die Fertigstellung des letzten der kontinentalen Häuser der Andacht beging, und schon bricht ein neuer Morgen in der Entwicklung der Institution des Mashriqu’l-Adhkár an. Sie sind an eben jenem Aufgangsort zusammengekommen – dem Gelände, auf dem sich in der nun eröffneten Phase das erste lokale Haus der Andacht am Horizont erhebt. Die Einweihung dieses einzigartigen Gebäudes ist ein historisches Ereignis, das das Entstehen vieler weiterer lokaler wie auch nationaler Mashriqu’l-Adhkár ankündigt, getreu dem von Bahá’u’lláh in Seinem Heiligsten Buch offenbarten Gebot: »Bauet Andachtshäuser in allen Landen im Namen Dessen, Der der Herr aller Religionen ist.«
…
… das Hervortreten des Hauses der Andacht in Battambang [ist] Zeugnis dafür, wie hell das Licht des Glaubens in den Herzen der dortigen Freunde erstrahlt. Sein Entwurf, die Arbeit eines meisterhaften kambodschanischen Architekten, spiegelt die Anmut und Schönheit der Kultur dieser Nation wider; es verbindet innovative Techniken mit traditionellen Formen dieser Gegend; es gehört zweifellos zu dem Land, auf dem es sich erhebt. Schon bevor der Tempel eingeweiht wurde, ist es ihm gelungen, ein Thema, das wesentlich mit dem Mashriqu’l-Adhkár verbunden ist, ins Bewusstsein derjenigen zu rufen, die in seinem Schatten leben, nämlich die Untrennbarkeit von Andacht und Dienst im Leben einer Gemeinde. Er hat dazu beigetragen, die Bedeutung von Einheit, die nun durch gemeinsame Andacht innerhalb seiner Mauern verstärkt wird, mehr wertzuschätzen. Sein Erstehen ist ein Ansporn für die unternommenen Anstrengungen, Gemeinden zu entwickeln, die sich durch Geistigkeit auszeichnen. Es ist ein Gebäude von edler Bestimmung, errichtet von einem Volk edlen Geistes.A149
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Über die Nebengebäude des Mashriqu’l-Adhkár gibt es in den Sendschreiben und Ansprachen ‘Abdu’l-Bahás eine Reihe von Hinweisen auf diese »wichtigen Einrichtungen«. Zum Beispiel nennt er eine Schule für Waisenkinder, ein Krankenhaus und eine Apotheke für Arme, ein Heim für Behinderte, eine Universität für fortgeschrittene Studien und eine Herberge. An anderer Stelle erklärt er, nachdem er die oben genannten Institutionen aufgelistet hat, dass noch andere Gebäude für wohltätige Zwecke gebaut werden sollen … Das Universale Haus der Gerechtigkeit hat auch gesagt, dass es keinen Text gefunden hat, der verlangt, dass die Anzahl der Nebengebäude neun sein sollte.A150
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Ein Symbol dieses Prozesses [Bahá’í-Beteiligung an Entwicklungsprojekten] kann im Haus der Andacht und seinen Nebengebäuden gesehen werden. Das erste, was gebaut wird, ist das zentrale Gebäude, welches das geistige Herz der Gemeinde ist. Dann, nach und nach, als äußerer Ausdruck dieses geistigen Herzens, werden die verschiedenen Nebengebäude, diese »Einrichtungen des sozialen Dienstes, die den Leidenden Linderung, den Armen Unterhalt, den Reisenden Zuflucht, den Hinterbliebenen Trost und den Ungebildeten Bildung gewähren sollen« errichtet und nehmen ihre Arbeit auf. Dieser Prozess beginnt keimhaft, lange bevor eine Bahá’í-Gemeinde die Stufe erreicht, ihren eigenen Mashriqu’l-Adhkár zu bauen, denn sogar das erste lokale Zentrum, das eine Bahá’í-Gemeinde errichtet, kann anfangs nicht nur als geistiges und administratives Zentrum und Versammlungsort für die Gemeinde dienen, sondern auch als Schulgebäude und als das Herz anderer Aspekte des Gemeindelebens. Das Prinzip jedoch bleibt, dass das Geistige dem Materiellen vorangeht. Zuerst kommt die Erleuchtung von Herz und Geist durch die Offenbarung Bahá’u’lláhs, und dann die Graswurzelbewegung der Gläubigen, die diese Lehren auf das tägliche Leben ihrer Gemeinde anwenden wollen.A151
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Der Begriff ›Mashriqu’l-Adhkár‹ wurde in den Schriften verwendet, um verschiedene Dinge zu bezeichnen: die Versammlung der Freunde zum Gebet in der Morgendämmerung; ein Gebäude, in dem diese Aktivität stattfindet; die vollständige Institution des Mashriqu’l-Adhkár mit seinen Nebengebäuden; das zentrale Gebäude dieser Institution, oft als ›Haus der Andacht‹ oder ›Tempel‹ bezeichnet. Diese Varianten können alle als Phasen oder Aspekte der allmählichen Einführung von Bahá’u’lláhs Konzept, wie es im Kitáb-i-Aqdas verkündet wurde, betrachtet werden. Für die Entwicklung des Mashriqu’l-Adhkár wurden mehrere Handlungslinien in Gang gesetzt, denen die Gläubigen ihre Bemühungen und ihre Aufmerksamkeit widmen sollten.A152
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Der Ausdruck ›Mashriqu’l-Adhkár‹ bezeichnet, wenn er sich auf ein Haus der Andacht bezieht, ein Gebäude, das Zentrum in dem sich die Menschen versammeln, um das Wort Gottes zu hören und Ihn anzubeten. Um dieses zentrale Haus der Andacht herum liegen die Nebengebäude des Mashriqu’l-Adhkár, die Anbetung in Form von Dienst an der Menschheit zum Ausdruck bringen.A153
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Bei der Durchführung dieser Überprüfung sollte beachtet werden, dass es zulässig ist, Auszüge aus den Heiligen Schriften als Text zu verwenden, der vertont wird, und Verse oder Wörter zu wiederholen. Einem Komponisten steht es frei, den musikalischen Stil zu bestimmen, wobei er sich der geistigen Verpflichtung bewusst ist, die Heiligen Texte mit Anstand, Würde und Ehrfurcht zu behandeln. …
Darüber hinaus gibt es keine Einwände gegen die Wiederholung von Versen aus Gebeten oder Auszügen aus den Schriften in Liedern, um den musikalischen Anforderungen zu entsprechen.
Wie oben erwähnt, sind geringfügige Änderungen im Text zulässig, ebenso wie die Wiederholung von Zeilen als Refrain oder von kurzen Phrasen wie ›O Gott, mein Gott‹, um den musikalischen Anforderungen gerecht zu werden. Der musikalische Stil des Stückes kann vom Komponisten festgelegt werden, vorausgesetzt, dass er oder sie die geistige Verpflichtung berücksichtigt, die Heiligen Texte mit dem Anstand, der Würde und der Ehrfurcht zu behandeln, die ihnen zusteht.A154
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Das Haus der Gerechtigkeit war besonders erfreut, von der erheblichen Zunahme der Aktivitäten am Tempel zu erfahren, einschließlich der wachsenden Anzahl von Kernaktivitäten, an denen Teilnehmer aus der breiteren Gesellschaft beteiligt waren. … Aufbauend auf dieser Grundlage ist es von zentraler Bedeutung, dass Ihr Nationaler Rat sich ernsthaft mit der Notwendigkeit befasst, unter den Gläubigen die Einheit des Denkens und der Zielsetzung hinsichtlich der Methoden zu fördern, mit denen ein noch höherer Grad an Kohärenz zwischen den Bemühungen am Haus der Andacht und der Arbeit der Ausbreitung und Festigung im Upolu-Cluster herbeigeführt werden kann.
Im Mittelpunkt dieser Bemühungen werden die Lehraktivitäten und Prozesse der Gemeindebildung am Tempel stehen. Insbesondere müssen die Bemühungen dahingehend, die grundlegenden Lehren des Glaubens den Besuchern und den in der Nachbarschaft lebenden Menschen zu vermitteln und sie einzuladen, an Studienkreisen, Andachtsversammlungen, Kinderklassen und Juniorjugendgruppen auf dem Tempelgelände und in anderen Teilen des Clusters teilzunehmen, systematisiert und mit den erforderlichen personellen und finanziellen Ressourcen unterstützt werden. Man könnte auch überlegen, ein spezielles Programm zu entwickeln, das darauf abzielt, eine Vision des Hauses der Andacht als geistiges Zentrum der Gemeinde zu vermitteln sowie des Einflusses, den es auf das Leben der umliegenden Bevölkerung haben kann – die Vision eines Tempels für die Menschen von Samoa.
Das Haus der Gerechtigkeit hofft inständig, dass die im Upolu-Cluster dienenden Agenturen und Gläubigen in die Lage versetzt werden, den Nutzen des Vorhandenseins des Hauses der Andacht in ihrer Mitte voll auszuschöpfen, während sie daran arbeiten, den Wachstumsprozess voranzutreiben; und es hofft ebenso, dass die Mittel um Besucher anzuziehen und ihr Erlebnis zu steigern im Laufe der Zeit weiter verfeinert werden. Wie bei anderen Aspekten des Bahá’í-Gemeindelebens wird der Erfolg dieser Bemühungen weitgehend davon abhängen, dass die Freunde in einem Modus des Lernens arbeiten, um sicherzustellen, dass Methoden und Aktivitäten kontinuierlich reflektiert und verbessert werden.A155
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Das Haus der Gerechtigkeit war erfreut zu erfahren, dass die Gespräche unter den Gläubigen über die Bedeutung des Mashriqu’l-Adhkár eine starke Bindung an das Unterfangen herstellen und zu einer breiteren Beteiligung der Bahá’í und ihrer Freunde an diesem gemeinsamen Vorhaben führen. Das erhöhte Bewusstsein der Gläubigen in Kolumbien für die Bedeutung des Hauses der Andacht hat sie auch materielle Beiträge erbringen lassen; dies ist ein weiteres Zeichen ihrer geistigen Hingabe. Es ist zu hoffen, dass diese erste Antwort während des gesamten Projekts aufrechterhalten wird und ein Muster regelmäßigen Spendens an die Fonds des Glaubens fördert.A156
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Ein Haus der Andacht ist natürlich ein integraler Bestandteil des Prozesses der Gemeindebildung, und seine Errichtung stellt einen wichtigen Meilenstein in der Entwicklung einer Gemeinde dar. Es ist die Hoffnung des Hauses der Gerechtigkeit, dass die Freunde in … durch den Eifer und die Entschlossenheit, mit denen sie die wesentlichen Aktivitäten des Fünfjahresplans verfolgen, den Tag beschleunigen werden, an dem die rechte Zeit für den Bau eines Mashriqu’l-Adhkár in Ihrem Land gekommen sein wird.A157
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Da es vorgesehen ist, dass die Gestaltung des Tempels »natürlich mit der lokalen Kultur und dem täglichen Leben derjenigen, die sich versammeln werden, um darin zu beten und zu meditieren«, harmoniert, könnten die Freunde ermutigt werden, erste Ideen über seine äußerliche Ausgestaltung einzubringen. Wir hoffen, dass die Gestaltung des Hauses der Andacht letztlich auf Elemente und Symbole zurückgreifen wird, mit denen sich die Menschen Kenias auf natürliche Weise identifizieren. Diese Ideen, die an das bald einzurichtende Baubüro weitergeleitet werden, könnten in die architektonischen Vorgaben einfließen, welche die Anforderungen für das Projekt festlegen.A158
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Hinsichtlich Ihrer Fragen über den Unterschied zwischen kontinentalen, nationalen und lokalen Häusern der Andacht: Die Begründung des Mashriqu’l-Adhkár begann mit dem Bau eines Tempels in verschiedenen Regionen der Welt. Während ihrer Errichtung, wurde die Rolle dieser Häuser der Andacht, ein Zeichen für das Vorhandensein und die Verheißung des Glaubens zu setzen, oft in bildhafter Sprache hervorgehoben. Der Hüter schrieb, dass ein Mashriqu’l-Adhkár ein »Symbol und Vorbote der Weltordnung Bahá’u’lláhs« sei und nannte den ersten auf jedem Kontinent oder in jeder Region häufig einen »Muttertempel«. Wenn das Haus der Gerechtigkeit sich auf die Initiierung von Projekten zum Bau von nationalen Häusern der Andacht bezieht, die in der Fünften Epoche beginnen und auf den Baubeginn des letzten kontinentalen Hauses der Andacht in Chile folgen, schreibt es, dass sie »einen weiteren erfreulichen Beweis dafür [bieten], dass der Glaube Gottes den Grund der Gesellschaft durchdringt.«
Über diese symbolische Bedeutung hinaus ist der Mashriqu’l-Adhkár eine Institution mit enormem praktischen Potenzial. Es ist vorgesehen, dass dort, wo immer ein lokaler oder nationaler Rat gebildet wird, die Institutionen des Mashriqu’l-Adhkár und des Ḥaẓíratu’l-Quds zu gegebener Zeit errichtet werden. »Aus dem Mashriqu’l-Adhkár, den Bahá’u’lláh im Kitáb-i-Aqdas zum Andachtshaus bestimmt hat«, schrieb Shoghi Effendi, »beziehen die Vertreter der örtlichen und nationalen Bahá’í-Gemeinden, wenn sie sich gemeinsam mit den Mitgliedern der zugeordneten Ausschüsse täglich zur Morgendämmerung dort versammeln, die nötige Inspiration, um beim Tageswerk im Ḥaẓíratu’l-Quds, dem Ort der Verwaltungsarbeit, ihre Pflichten und Aufgaben so zu erfüllen, wie es sich für die gewählten Sachwalter Seines Glaubens gehört.«
Darüber hinaus soll ein Haus der Andacht das geistige Zentrum einer Gemeinde sein und zusammen mit seinen Nebengebäuden, die geschaffen werden, zu einem blühenden Muster kollektiven Lebens beitragen. Derzeit dienen die ersten Häuser der Andacht auf jedem Kontinent als nationale Tempel der Länder, in denen sie sich befinden, und sie dienen auch den Gemeinden in ihrer Umgebung und spielen eine bedeutende Rolle bei lokalen Aktivitäten. Während sich der Wachstumsprozess entfaltet, werden zunehmend Tempel auf nationaler und lokaler Ebene errichtet werden, und man wird viel über ihr Wesen und ihren Beitrag zum Prozess der Gemeindebildung lernen. Die vielen Aspekte der Funktionsweise dieser Institution werden dann allmählich offenkundig werden. Wie Shoghi Effendi schrieb: »Einzig die Institution des Mashriqu’l-Adhkár [kann] die wesentlichen Elemente der Bahá’í-Andacht und des Dienstes, die beide für die Erneuerung der Welt so lebenswichtig sind, angemessen gewährleisten.«A159
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Die Texte der Lieder, die im Mashriqu’l-Adhkár vorgetragen werden, müssen nicht auf die Schriften beschränkt sein, sondern es ist erforderlich, dass sie auf Bahá’í-Schriften oder anderen heiligen Schriften basieren und Bahá’í-Themen enthalten. Es sollte beachtet werden, dass der Standard für Liedtexte, die bei Liedern verwendet werden, sich etwas von dem Standard für Schriften und Gebete unterscheidet, die in Andachtsprogrammen in Häusern der Andacht gelesen oder gesungen werden. Es gibt also keine Einwände gegen die Verwendung von Liedern, die auf den Schriften und Reden ‘Abdu’l-Bahás basieren.A160
Ausgewählte Gebete für den Mashriqu’l-Adhkár aus den Schriften ‘Abdu’l-Bahás
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O Herr, mein Gott! Bestätige sie in Deinem Dienst! Stärke ihre Rücken beim Tragen der Steine für die Errichtung des Mashriqu’l-Adhkár! O Herr, mein Gott! Erleuchte die Gesichter dieser Gerechten mit dem Licht, das vom Dämmerungsort Deiner Mysterien hervorscheint. Wahrlich, Du bist der Allmächtige und der Unbezwungene und wahrlich, Du bist der Barmherzige und der Mitleidvolle.A161
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O Gott, mein Gott! Niedrig, demütig und unter Tränen wende ich mein Angesicht dem Königreich Deiner Barmherzigkeit und dem Reiche Deiner Einzigkeit zu und flehe Dich inbrünstig an der Schwelle Deiner Einheit an, Deinen wahren Geliebten zu helfen, ihren Beitrag zur Errichtung des Mashriqu’l-Adhkár in diesem Land zu leisten – auf dass von diesem Gebäude der Glanz Seines Lichtes in alle Richtungen ausstrahlen möge und die freudigen Rufe, die Deinen Namen preisen und rühmen am Morgen und am Abend erhoben werden und zu Deinen himmlischen Heerscharen und Deinem allherrlichen Horizont aufsteigen. O Herr, mein Gott! Lass mich den Klang ihrer Stimmen und das Wehklagen ihrer Herzen trotz der großen Entfernung hören, die diese nahe Seite des Tales und die ›ferne Seite‹ trennt, damit mein Geist jubelt, mein Herz erfreut wird, meine Augen getröstet werden, mein ganzes Wesen vor Freude zittert und mein innerstes Wesen von Glückseligkeit erfüllt wird durch eine solche Ausgießung der Gnade in solch offenkundiger Pracht. O Herr, mein Gott! Öffne weit die Tore Deiner Segnungen für jede Seele, die sich erhebt, um Opfer für dieses erhabene Gebäude, dieses wundersame Haus des Gebetes, diesen Tagesanbruch des Lichtes, zu erbringen. Wahrlich, du bist der Allmächtige, der Starke, der Kraftvolle, der Zarte, der Gnädige.A162
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O Gott, mein Gott! Ich flehe Dich an mit pochendem Herzen und strömenden Tränen, jedem zu helfen, der seine Kraft für die Errichtung dieses Gebäudes und den Bau dieses Hauses aufwendet, in dem Dein Name jeden Morgen und jeden Abend erwähnt wird. O Gott! Sende Deinen göttlichen Segen auf jeden herab, der sich bemüht, diesem Gebäude zu dienen und es unter den Geschlechtern und Religionen der Welt aufzurichten. Bestätige ihn in jeder guten Tat, die das Wohlergehen der Menschheit fördert. Öffne ihm die Tore des Wohlstands und des Reichtums und mache ihn zu einem Erben der unvergänglichen Schätze des Königreiches. Mache ihn zu einem Zeichen Deiner Gaben unter den Völkern und stärke ihn durch das Meer Deiner Großmut und Gnade, das mit den Wellen Deiner Huld und Gunst wogt. Wahrlich, Du bist der Großmütige, der Barmherzige und der Freigebige.A163
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O Gott, mein Gott! Erleuchte die Stirn derer, die Dich wahrhaft lieben, und stehe ihnen bei mit dem siegesgewissen Heer Deiner Engel. Setze ihre Schritte sicher auf Deinen geraden Pfad und öffne ihnen aus Deiner urewigen Großmut die Tore Deines Segens; denn auf Deinem Pfad, zum Schutz Deines Glaubens, geben sie aus, was Du ihnen verliehen hast. In Dein Gedenken setzen sie ihr Vertrauen, aus Liebe zu Dir geben sie ihre Herzen hin, und im Gebet zu Deiner Schönheit, auf der Suche nach Deinem Wohlgefallen, halten sie nicht zurück, was sie besitzen.
O mein Herr! Bestimme ihnen reichen Anteil, genaues Entgelt, sicheren Lohn!
Wahrlich, Du bist der Erhalter, der Helfer, der Großmütige, der Freigebige, der Ewig-Schenkende.A164
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Das Foto des Mashriqu’l-Adhkár, das du gesandt hast, ist angekommen. Es war eine Quelle unermesslicher Freude, denn, gelobt sei Gott, die Geliebten Gottes waren im Mashriqu’l-Adhkár versammelt, ihre Gesichter leuchteten wie Kerzen und erhellten diese Versammlung mit dem Lichte geistiger Empfindungen.
Mein Gott, mein Geliebter, meines Herzens Sehnsucht! Dies sind Diener an der Schwelle Deiner Heiligkeit, die sich vor dem Tor Deiner Einzigkeit niedergeworfen haben. Sie sind in den Dämmerort Deines Lobpreises und die Versammlung Deines Lichtes eingetreten, flehen Dich an, bitten demütig zum Königreich Deiner Einheit, und beten inbrünstig zu Dir mit Herzen, die fest auf Dich gerichtet sind.
O mein Herr! Nimm ihre Taten an, halte Zwiesprache mit ihnen in ihren Gebeten und beflügle sie mit den Wundern Deiner Mysterien, damit sie zu Manifestationen Deiner Freigebigkeit inmitten Deiner Geschöpfe und der Gemeinschaft Deiner Auserwählten unter Deinem Volke werden. Wahrlich, du bist der Sanfte, der Freigebige, der Gnädige, der Barmherzige, der All-Liebende.A165
Bibliographie
Bahá’u’lláh, Kitáb-i-Aqdas, Bahá’í-Verlag 2000
‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften, Bahá’í-Verlag 1998
–Sendschreiben zum Göttlichen Plan, Bahá’í Verlag 2016
Shoghi Effendi, Bahá’í Administration, Bahá’í Publishing Trust, Wilmette 1974
– Gott Geht Vorüber, Bahá’í-Verlag 2019, 22.25
– Das Licht göttlicher Führung, Bd. 1, Bahá’í Verlag 2015
– Messages to the Antipodes, Bahá’í Publications Australia, 1997
Quellenangaben
Anmerkungen
A1 Bahá’u’lláh, Kitáb-i-Aqdas, Bahá’í-Verlag 2000, Erläuterungen 53
A2 siehe Zitat Nr. 67 der Kompilation
A3 siehe Zitat Nr. 67 der Kompilation
A4 siehe Zitat Nr. 6 der Kompilation
A5 siehe Zitat Nr. 28 der Kompilation
A6 siehe Zitat Nr. 9 der Kompilation
A7 siehe Zitat Nr. 66 der Kompilation
A8 siehe Zitat Nr. 28 der Kompilation
A9 siehe Zitat Nr. 43 der Kompilation
A10 siehe Zitat Nr. 67 der Kompilation
A11 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, 14. Oktober 2016, An die in Santiago, Chile, anlässlich der Einweihung des Muttertempels von Südamerika versammelten Freunde
A12 siehe Zitat Nr. 69 der Kompilation
A13 siehe Zitat Nr. 29 der Kompilation
A14 siehe Zitat Nr. 1 der Kompilation
A15 siehe Zitat Nr. 31 der Kompilation
A16 siehe Zitat Nr. 35 der Kompilation
A17 siehe Zitat Nr. 16 der Kompilation
A18 siehe Zitat Nr. 30 der Kompilation
A19 siehe Zitat Nr. 25 der Kompilation
A20 siehe Zitat Nr. 16 der Kompilation
A21 siehe Zitat Nr. 13 der Kompilation
A22 siehe Zitat Nr. 30 der Kompilation
A23 siehe Zitat Nr. 57 der Kompilation
A24 siehe Zitat Nr. 28 der Kompilation
A25 siehe Zitat Nr. 69 der Kompilation
A26 siehe Zitat Nr. 10 der Kompilation
A27 siehe Zitat Nr. 21 der Kompilation
A28 siehe Zitat Nr. 3 der Kompilation
A29 siehe Zitat Nr. 67 der Kompilation
A30 siehe Zitat Nr. 67 der Kompilation
A31 siehe Zitat Nr. 67 der Kompilation
A32 siehe Zitat Nr. 68 der Kompilation
A33 siehe Zitat Nr. 62 der Kompilation
A34 siehe Zitat Nr. 68 der Kompilation
A35 siehe Zitat Nr. 28 der Kompilation
A36 siehe Zitat Nr. 38 der Kompilation
A37 siehe Zitat Nr. 58 der Kompilation
A38 siehe Zitat Nr. 45 der Kompilation
A39 siehe Zitat Nr. 53 der Kompilation
A40 siehe Zitat Nr. 45 der Kompilation
A41 siehe Zitat Nr. 53 der Kompilation
A42 siehe Zitat Nr. 81 der Kompilation
A43 siehe Zitat Nr. 75 der Kompilation
A44 siehe Zitat Nr. 75 der Kompilation
A45 siehe Zitat Nr. 37 der Kompilation
A46 siehe Zitat Nr. 25 der Kompilation
A47 siehe Zitat Nr. 67 der Kompilation
A48 siehe Zitat Nr. 41 der Kompilation
A49 siehe Zitat Nr. 60 der Kompilation
A50 siehe Zitat Nr. 66 der Kompilation
A51 siehe Zitat Nr. 64 der Kompilation
A52 siehe Zitat Nr. 38 der Kompilation
A53 siehe Zitat Nr. 60 der Kompilation
A54 siehe Zitat Nr. 18 der Kompilation
A55 siehe Zitat Nr. 38 der Kompilation
A56 siehe Zitat Nr. 66 der Kompilation
A57 siehe Zitat Nr. 67 der Kompilation
A58 siehe Zitat Nr. 67 der Kompilation
A59 siehe Zitat Nr. 8 der Kompilation
A60 siehe Zitat Nr. 35 der Kompilation
A61 siehe Zitat Nr. 61 der Kompilation
A62 siehe Zitat Nr. 63 der Kompilation
A63 siehe Zitat Nr. 63 der Kompilation
A64 siehe Zitat Nr. 64 der Kompilation
A65 siehe Zitat Nr. 64 der Kompilation
A66 siehe Zitat Nr. 78 der Kompilation
A67 siehe Zitat Nr. 64 der Kompilation
A68 siehe Zitat Nr. 65 der Kompilation
A69 siehe Zitat Nr. 64 der Kompilation
A70 siehe Zitat Nr. 70 der Kompilation
A71 siehe Zitat Nr. 66 der Kompilation
A72 siehe Zitat Nr. 20 der Kompilation
A73 siehe Zitat Nr. 22 der Kompilation
A74 siehe Zitat Nr. 50 der Kompilation
A75 siehe Zitat Nr. 48 der Kompilation
A76 siehe Zitat Nr. 66 der Kompilation
A77 siehe Zitat Nr. 66 der Kompilation
A78 Bahá’u’lláh, Kitáb-i-Aqdas, K 31
A79 Bahá’u’lláh, Kitáb-i-Aqdas, K 115
A80 Bahá’u’lláh, Kitáb-i-Aqdas, K 150
A81 Ṭihrán
A82 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Arabischen und Persischen
A83 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Arabischen und Persischen
A84 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Arabischen und Persischen
A85 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Arabischen und Persischen
A86 ‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 55:1
A87 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A88 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Arabischen
A89 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Arabischen
A90 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A91 ‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 58:1
A92 ‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 57:1
A93 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A94 ‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 60:1
A95 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A96 ‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 64:1
A97 ‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 56.1
A98 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A99 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A100 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A101 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A102 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A103 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A104 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum Göttlichen Plan 11.9
A105 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A106 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A107 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A108 Bahá’u’lláh erklärt im Kitáb-i-Aqdas, in Fragen und Antworten Nr. 15: ›Obwohl im Buche Gottes die Worte ‚zur Stunde der Morgendämmerung‘ stehen, ist vor Gott die Zeit der frühesten Dämmerung, zwischen Dämmerung und Sonnenaufgang oder sogar bis zwei Stunden nach Sonnenaufgang annehmbar.‹
A109 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A110 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A111 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A112 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Arabischen
A113 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A114 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A115 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A116 Brief vom August 1927, An mehrere Nationale Geistige Räte – übersetzt aus dem Persischen
A117 Shoghi Effendi, Brief vom 25. Oktober 1929 zitiert in: Bahá’í Administration: Selected Messages 1922-1932, p. 184
A118 Shoghi Effendi, handschriftlicher Anhang zum Brief in seinem Auftrag vom 8. April 1931, An einen einzelnen Gläubigen vom 8. April 1931
A119 Shoghi Effendi, handschriftlicher Anhang zum Brief vom 20. Dezember 1931 in seinem Auftrag, An den Nationalen Geistigen Rat von Vereinigten Staaten und Kanada
A120 Shoghi Effendi, handschriftlicher Anhang zum Brief vom 4. Juli 1939 in seinem Auftrag, An den Nationalen Geistigen Rat von Vereinigten Staaten und Kanada
A121 Shoghi Effendi, Gott Geht Vorüber 22:25
A122 Shoghi Effendi, zitiert in: Das Licht göttlicher Führung, Briefe des Hüters an die Freunde in Deutschland und Österreich, Band I., S. 250–251
A123 Shoghi Effendi, Brief vom 13. Dezember 1928, An die Bahá’í von ‘Ishqábád, –aus dem Persischen übersetzt
A124 Shoghi Effendi, Brief vom 11. April 1931, An den Nationalen Geistigen Rat von Vereinigten Staaten und Kanada
A125 Shoghi Effendi, Brief vom 6. Mai 1931, An den Nationalen Geistigen Rat von Vereinigten Staaten und Kanada
A126 Shoghi Effendi, Brief vom 14. April 1932, An die Bahá’í von Kenosha, Wisconsin
A127 Shoghi Effendi, Brief vom 30. Dezember 1933, An einzelne Gläubige
A128 Shoghi Effendi, Brief vom 15. Juni 1935, An den Nationalen Geistigen Rat der Vereinigten Staaten und Kanada
A129 Shoghi Effendi, Brief vom 14. Mai 1936, An den Nationalen Geistigen Rat von Ägypten – übersetzt aus dem Arabischen
A130 Shoghi Effendi, Brief vom 26. Juni 1936, An einen einzelnen Gläubigen
A131 Shoghi Effendi, Brief vom 28. Januar 1939, An den Nationalen Geistigen Rat von den Vereinigten Staaten und Kanada
A132 Shoghi Effendi, Brief vom 20. Juli 1946, An den Nationalen Geistigen Rat von den Vereinigten Staaten und Kanada
A133 Shoghi Effendi, zitiert in: Das Licht göttlicher Führung, Briefe des Hüters an die Freunde in Deutschland und Österreich, Band I, 147:6
A134 Shoghi Effendi, zitiert in: Das Licht göttlicher Führung, Briefe des Hüters an die Freunde in Deutschland und Österreich, Band I, 154:4
A135 Shoghi Effendi, Brief vom 9. November 1956, An den Nationalen Geistigen Rat von Deutschland und Österreich
A136 Shoghi Effendi, Brief vom 19. Juli 1957, An den Nationalen Geistigen Rat von Australien, in: Messages to the Antipodes: Communications from Shoghi Effendi to the Bahá’í Communities of Australasia, p. 439
A137 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An den Nationalen Geistigen Rat der Vereinigten Staaten, 13. März 1964
A138 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An den Nationalen Geistigen Rat von Panama, 29. Juli 1973
A139 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An die Bahá’í der Welt, 20. Oktober 1983
A140 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An die Bahá’í der Welt, Riḍván 1996
A141 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An die Bahá’í der Welt, 28. Dezember 1999,
A142 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An die Bahá’í der Welt, Riḍván 2001
A143 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An die Bahá’í der Welt, Riḍván 2012
A144 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An die Bahá’í der Welt, Riḍván 2014
A145 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An die Bahá’í der Welt, 1. August 2014
A146 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An die Bahá’í im Iran, 18. Dezember 2014
A147 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An die Konferenz der Kontinentalen Beraterämter, 29. Dezember 2015
A148 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An die in Santiago, Chile, anlässlich der Einweihung des Muttertempels von Südamerika versammelten Freunde, 14. Oktober 2016
A149 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An die in Battambang, Kambodscha, anlässlich der Einweihung des Hauses der Andacht versammelten Freunde, 1. September 2017
A150 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An einen einzelnen Gläubigen, 18. März 1974
A151 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An den Nationalen Geistigen Rat von Brasilien, 8. Mai 1984
A152 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An einen einzelnen Gläubigen, 20. April 1997
A153 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An einen einzelnen Gläubigen, 24. Februar 1998
A154 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An den Nationalen Geistigen Rat von Australien, 14. Februar 2001
A155 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An den Nationalen Geistigen Rat von Samoa, 27. Dezember 2011
A156 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An den Nationalen Geistigen Rat von Kolumbien, 10. Dezember 2013
A157 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An einen einzelnen Gläubigen, 12. Dezember 2013
A158 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An den Nationalen Geistigen Rat von Kenia, 24. September 2014
A159 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An einen einzelnen Gläubigen, Brief vom 26. Januar 2015
A160 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An den Nationalen Geistigen Rat von Australien, 2. November 2015
A161 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Arabischen
A162 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Arabischen
A163 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Arabischen und Persischen
A164 ‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften Abs. 235
A165 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Arabischen und Persischen
Die Institution des Ma<u>sh</u>riqu’l-A<u>dh</u>kár
Textzusammenstellung
Ein Statement der Forschungsabteilung des Universalen Hauses der Gerechtigkeit
Der Mashriqu’l-Adhkár, der »Aufgangsort des Lobpreises Gottes«A1, wird vom Universalen Haus der Gerechtigkeit in seinem Brief vom 18. Dezember 2014 an die Bahá’í im Iran beschrieben als ein »Konzept, einzigartig in den Annalen der Religion« und als »Sinnbild für die Lehren des neuen Tages Gottes.«A2 Das Haus der Gerechtigkeit führt weiter aus, dass das Haus der Andacht »ein gesellschaftliches Zentrum [ist], in dem herzliche Zuneigung gefördert wird« und dass es
»als allgemeiner Andachtsort allen Bewohnern einer Gegend, unabhängig von Religionszugehörigkeit, Herkunft, ethnischer Zugehörigkeit oder Geschlecht, offen [steht], und als Oase für tiefes Nachdenken über die geistige Wirklichkeit und die grundlegenden Fragen des Lebens, einschließlich der persönlichen und gemeinschaftlichen Verantwortung für die Verbesserung der Gesellschaft [dient]. Männer und Frauen, Kinder und Jugendliche werden in gleicher Weise in seiner Mitte aufgenommen.«A3
Die außerordentliche Bedeutung dieser unvergleichlichen Institution für die Einheit und das Wohlergehen der Menschheit wird in allen Schriften des Glaubens hervorgehoben.
Zum Beispiel verkündet Bahá’u’lláh:
»Selig sind, die sich im Haus der Andacht dem Gedenken Dessen widmen, Der der Herr der Gerechten ist!«A4 ‘Abdu’l-Bahá bekräftigt, dass der Mashriqu’l-Adhkár, obwohl er »auf der Erde gebaut wird, in Wirklichkeit eine Institution der himmlischen Heerscharen [ist]«, dessen »dessen Spitzen bis in den höchsten Himmel reichen werden.«A5 In einem anderen Sendschreiben bezeichnet Er es als den »Aufgangsort des Lichtes« und »den Versammlungsort der Gerechten«, in dem »edle Seelen … bitten und flehen, göttliche Verse vortragen und Gebete mit wundersamen Melodien singen«, sodass »die Bewohner der Höhe [lauschen] und laut [ausrufen]: ›Glücklich sind wir; möge die ganze Welt frohlocken!‹«A6 Es ist, wie der Meister erklärt, »die erste sichtbare und greifbare Einrichtung des Herrn«A7 und ein so bedeutendes Bauwerk, dass allein das »Setzen nur eines Steines für den Mashriqu’l-Adhkár oder eines seiner Nebengebäude dem Bau eines hohen Gebäudes [gleichkommt].«A8 Shoghi Effendi stellt fest, dass der Mashriqu’l-Adhkár ein »Symbol und Vorbote der Weltordnung Bahá’u’lláhs«A9 ist.
Er ist, mit den Worten des Hauses der Gerechtigkeit, ein Leuchtfeuer »gegen die Finsternis des Hasses und der Ungerechtigkeit«.A10 Acht kontinentale Tempel erleuchten nun die Welt, während örtliche und nationale Tempel im Entstehen begriffen sind.
Jeder von ihnen ruft »alle Besucher [auf], den Einen, der ihr Schöpfer ist, anzubeten, ihren unumschränkten Herrscher, den Lichtbringer der Welt,«A11 und jeder begeistert »ein ganzes Volk« [dafür], »nach einem tieferen Gefühl einer gemeinsamen Zielsetzung [zu] streben«.A12 Jeder erinnert uns an ‘Abdu’l-Bahás Versicherung, dass zukünftig »hunderttausend Mashriqu’l-Adhkár in Herrlichkeit, Würde und höchster Majestät errichtet werden«.A13
Als Beitrag zum besseren Verständnis des Wesens dieser göttlichen Institution und ihrer tiefgreifenden Auswirkung auf die geistige Erneuerung der Menschheit, wurde die beigefügte Zusammenstellung bereitgestellt. Sie enthält Auszüge aus den Schriften Bahá’u’lláhs und ‘Abdu’l-Bahás, aus Briefen Shoghi Effendis oder des Universalen Hauses der Gerechtigkeit, sowie aus in deren Auftrag geschriebenen Briefen. Einige der Konzepte, die den verschiedenen Abschnitten der Zusammenstellung entnommen werden können, werden im Folgenden erläutert.
1. Der Einfluss des Mashriqu’l-Adhkár
Im Kitáb-i-Aqdas ruft Bahá’u’lláh die Völker der Welt auf:
»Bauet Andachtshäuser in allen Landen im Namen Dessen, Der der Herr aller Religionen ist. Macht sie so vollkommen, wie es in der Welt des Seins möglich ist, und schmückt sie mit dem, was ihnen gebührt, nicht aber mit Bildern und Skulpturen. Sodann feiert darin in Freude und Heiterkeit den Lobpreis eures Herrn, des Allbarmherzigen. Wahrlich, Sein Gedenken erheitert das Auge und füllt das Herz mit Licht.«A14
‘Abdu’l-Bahá legt die Bedeutung dieser Institution noch genauer dar, indem Er den Mashriqu’l-Adhkár als »Magnet für göttliche Bestätigungen« und »das mächtige Fundament des Herrn, die feste Säule des Glaubens Gottes« bezeichnet. In demselben Sendschreiben erklärt Er, dass die Errichtung des Hauses der Andacht »ein Mittel zur Erhöhung des Wortes Gottes [ist]« und dass das »Lob und die Verherrlichung, die daraus hervorgehen, das Herz jeder rechtschaffenen Seele [erfreuen].« Deshalb ermahnt Er die Freunde, »sich dort dem Gebet und der Anbetung Gottes, dem Rezitieren der Verse und Worte Gottes und dem Singen der himmlischen Oden in Verherrlichung des Allbarmherzigen [zu] widmen.«A15
An anderer Stelle beschreibt ‘Abdu’l-Bahá das Haus der Andacht als ein Zentrum, »in dem der Geist erfreut und das Herz vom Abhá Königreich hingezogen wird«A16 und versichert, dass es einen »gewaltigen Einfluss auf jeden Lebensabschnitt [hat]«A17, die Freunde erwecktA18 und »ein Mittel [ist] um die Einheit der Menschheit zu erreichen.«A19 In diesem Gebäude zusammenzukommen und den Herrn zu erwähnen schmiedet »Bande der Einheit«A20, während »Einheit und Liebe in den Menschenherzen wachsen und blühen«A21.
In der Tat wird die Menschenwelt durch den Mashriqu’l-Adhkár, der »bewirkt, dass die Herzen erleuchtet, die Seelen vergeistigt und die Düfte des Reiches der Herrlichkeit eingeatmet werden«, in eine andere Welt verwandelt, »und die Empfindsamkeit der Herzen wird in solchem Maße erhöht, dass sie die ganze Schöpfung einschließt.«A22 Nach Aussage Shoghi Effendis ist der Einfluss des Mashriqu’l-Adhkár »unermesslich und geheimnisvoll«A23; er stärkt unmittelbar den Glauben des Einzelnen und dient nach den Worten ‘Abdu’l-Bahás zugleich als »das großartigste Mittel, die süßen Düfte des Herrn zu verbreiten.«A24 »Als machtvolles Symbol und integraler Bestandteil der göttlichen Zivilisation, zu der die Offenbarung Bahá’u’lláhs alle Völker einlädt,« bemerkt das Haus der Gerechtigkeit in einem in seinem Auftrag geschriebenen Brief, »wird das Haus der Andacht zum Mittelpunkt der Gemeinde, in deren Schoß es entstanden ist.«A25 »Die Menschen werden herbeieilen, um in diesem himmlischen Tempel zu beten«, erklärt der Meister, »der Duft Gottes wird verbreitet werden, die Göttlichen Lehren werden in den Herzen Wurzeln schlagen, so wie auch der Geist in den Menschenseelen fest begründet werden wird, und die Menschen werden fest in der Sache eures Herrn, des Allbarmherzigen stehen.«A26
2. Ein Ort der Anbetung
‘Abdu’l-Bahá erklärt, dass » reine und strahlende Herzen der Aufgangsort der Erwähnung Gottes [sind], von denen die Melodien des Flehens und des Betens unablässig die himmlischen Heerscharen erreichen«, und Er stellt fest, dass die Freunde, sollten ihre Herzen durch die Gnade Gottes zu göttlichen Tempeln werden, »sicherlich die größten Anstrengungen unternehmen und fest entschlossen [sein würden], den Mashriqu’l-Adhkár zu bauen, sodass die äußere Gestalt die innere Wirklichkeit offenbaren und die äußere Form von der inneren Bedeutung zeugen könnte«.A27 Verschiedene Themenbereiche finden sich in den Schriften im Zusammenhang mit diesem Ort der Anbetung und der inneren Wirklichkeit, die er offenbart, wie zum Beispiel die Kraft des Gebetes, die Wirkung der gemeinsamen Anbetung und das Wesen der Andachten im Gebäude selbst.
Im Kitáb-i-Aqdas weist Bahá’u’lláh darauf hin, welche Kraft das Sprechen der Verse Gottes im Haus der Andacht hat:
»Lehret eure Kinder die Verse, die vom Himmel der Majestät und Macht offenbart wurden, auf dass sie auf höchst melodische Weise die Tafeln des Allbarmherzigen in den Alkoven des Mashriqu’l-Adhkár vortragen. Wer durch die Anbetung Meines Namens, der Mitleidvollste, in Verzückung gerät, wird Gottes Verse so vortragen, dass er die Herzen der noch Schlummernden bezaubert. Wohl dem, der den mystischen Wein ewigen Lebens aus dem Worte seines barmherzigen Herrn trank in Meinem Namen – einem Namen, der jeden majestätisch ragenden Berg zu Staub zermalmt.«A28
Das Haus der Gerechtigkeit erläutert das Thema der Macht des Gebetes und erklärt, dass die Zwillingsleuchten uns gelehrt haben, dass Gebet »das unverzichtbare geistige Gespräch der Seele mit ihrem Schöpfer [ist], direkt und ohne Mittler«, »der morgendliche Tau«, der »dem Herzen Frische [bringt] und [es] reinigt«, »ein Feuer, das die Schleier verbrennt, und ein Licht, das zum Meer der Wiedervereinigung mit dem Allmächtigen führt«.A29 Die Qualität des Betens ist entscheidend. Davon hängen »die Entwicklung der grenzenlosen Fähigkeiten der Seele und die Anziehung der Wohltaten Gottes ab«. Wenn es »aus Liebe zu Gott dargebracht wird«, werden seine Kräfte offenbar. Das Haus der Gerechtigkeit fährt fort:
»Es sollte mit aufrichtigem und reinem Herzen dargebracht werden und zu innerer Schau und tiefem Nachdenken führen, sodass die Verstandeskraft durch seine Wirkungen erleuchtet werden kann. Ein solches Gebet wird die Beschränkung der Worte überwinden und weit über bloße Töne hinauswachsen. Die Süße seiner Melodien muss das Herz erfreuen und erheben und die durchdringende Macht des Wortes verstärken, irdische Neigungen in himmlische Attribute verwandeln und zu selbstlosem Dienst an der Menschheit inspirieren.«A30
Das zweite Thema ist das gemeinsame Gebet, das die Bahá’í und ihre Freunde überall auf der Welt als grundlegend für das Muster kollektiver Bemühungen ansehen, die die Besserung der geistigen und materiellen Bedingungen der Gesellschaft zum Ziel haben. Wesentlich für dieses Muster, stellt das Haus der Gerechtigkeit erneut fest, »ist die Andachtsversammlung – ein gemeinschaftlicher Aspekt des gottgefälligen Lebens und eine Dimension des Konzepts des Mashriqu’l-Adhkár«.A31 Wenn solche Versammlungen »in den Kern des Gemeindelebens integriert« werden, »kann jede Seele teilnehmen und hat die Möglichkeit, die himmlischen Düfte zu atmen, die Süße des Gebets zu erleben, über das schöpferische Wort zu meditieren, sich auf den Schwingen des Geistes forttragen zu lassen und Zwiesprache mit dem Einen Geliebten zu halten«.A32 Die Abhaltung solcher Versammlungen ist »ein weiterer Schritt in der Erfüllung« des Gesetzes des Mashriqu’l-AdhkárA33, wodurch der Geist des Hauses der Andacht an jedem Ort zu spüren ist.A34
Das dritte Thema ist die Art, wie die Andacht im Mashriqu’l-Adhkár gestaltet wird. Häuser der Andacht, versichert ‘Abdu’l-Bahá, »verleihen den Freunden Festigkeit und Standhaftigkeit« und »sind Orte des Flehens und der Anrufung hin zur Schwelle Seiner Erhabenheit«.A35 Wesentlich für solche Andacht und die Erzeugung »einer ruhigen geistigen Atmosphäre«A36, wie Shoghi Effendi es nennt, ist die Vermeidung von Ritualen und Riten. Das Haus der Gerechtigkeit schreibt, dass Shoghi Effendi
»die Hüllen einer ausgeklügelten und pompösen Zeremonie [verwirft] und warnt davor zu folgern, »dass das Innere des Zentralbaus selbst in ein Konglomerat religiöser Anbetungsformen verwandelt werden soll«, das »ein Schauspiel zusammenhangloser und verwirrender sektiererischer Bräuche und Riten« bieten würde.«A37
Stattdessen müssen die Gottesdienste frei von Uniformität oder irgendeiner Form von RitualenA38 sein und müssen, wie Shoghi Effendi in einem Brief in seinem Auftrag rät, einfach, würdig und darauf angelegt sein, »die Seele …zu erheben und sie durch Vernehmen des schöpferischen Wortes zu erziehen«A39. In einem anderen Brief in seinem Auftrag stellt er fest: »Je universeller und zwangloser sich die Bahá’í-Andacht im Tempel darstellt, desto besser.«A40
Eine solche Andacht kann auch Gesang enthalten.A41 In einem Brief in seinem Auftrag stellt das Haus der Gerechtigkeit klar, dass Texte, die im Haus der Andacht gesungen werden, auf »Bahá’í-Schriften oder anderen heiligen Schriften basieren« einschließlich der Schriften und Ansprachen ‘Abdu’l-Bahás und »Bahá’í-Themen enthalten«A42 sollten; sie können »die Wiederholung von Versen aus Gebeten oder Auszügen aus den Schriften« beinhalten, und »geringfügige Änderungen im Text … um den musikalischen Anforderungen gerecht zu werden«A43 sind zulässig. »Einem Komponisten steht es frei, den musikalischen Stil zu bestimmen, wobei er sich der geistigen Verpflichtung bewusst ist, die Heiligen Texte mit Anstand, Würde und Ehrfurcht zu behandeln.«A44
Durch solch einen schlichten, aber zugleich umfassenden Ansatz stellt der Mashriqu’l-Adhkár ein kennzeichnendes Merkmal der Offenbarung Bahá’u’lláhs dar – das Prinzip der Einheit in der Vielfalt – was, laut Shoghi Effendi, » in unübersehbarer und greifbarer Weise ein schönes Sinnbild und einen beständigen Ausdruck des lebendigen und unbegrenzten Geistes der Sache Dessen, Der der Herr der Welten ist, auf Erden schaffen wird.«A45
‘Abdu’l-Bahá selbst versichert:
»Der Mashriqu’l-Adhkár ist ein himmlisches Bauwerk in dieser niederen Welt und ein Mittel, um die Einheit der Menschheit zu erreichen, da sich alle Völker der Welt in Verbundenheit und Harmonie im Mashriqu’l-Adhkár versammeln werden, um den Herrn der Heerscharen zu preisen und zu verherrlichen, indem sie Hymnen der göttlichen Einheit singen.«A46
3. Andacht und Dienst
So machtvoll und weitreichend die geistigen Kräfte auch sind, die durch individuelle und gemeinsame Andacht im Mashriqu’l-Adhkár freigesetzt werden, und so wichtig auch ein reges andächtiges Leben für die geistige Entwicklung ist, muss Andacht, wie das Haus der Gerechtigkeit bemerkt, »zu Taten führen, die dem inneren Wandel äußeren Ausdruck verleihen«.A47 Shoghi Effendi weist darauf hin, dass das Ziel der Gemeinde – einer Gemeinde, die » göttlich verordnet, organisch vereint, mit einer klaren Vision ausgestattet und voller Leben ist« – »durch die zwei richtungsweisenden Prinzipien von Anbetung Gottes und des Dienstes an den Mitmenschen bestimmt ist.«A48 Tatsächlich ist die unabdingbare Verbindung dieser bestimmenden Prinzipien wesentlich für die Einheit der Menschheit, die, wie das Haus der Gerechtigkeit feststellt »gleichermaßen Wirkprinzip und letztes Ziel der Offenbarung«A49 Bahá’u’lláhs ist.
Die Untrennbarkeit von Andacht und Dienst, die vollkommenen Ausdruck im Mashriqu’l-Adhkár findet, zeigt sich immer mehr darin, dass die Gemeinde mit zunehmender Wirksamkeit die Vorgaben des Handlungsrahmens in die Tat umsetzt. Das Haus der Gerechtigkeit bemerkt, dass die Freunde »es nicht versäumt [haben], das dynamische Wechselspiel zu würdigen, das zwischen Gottesdienst und den Bemühungen besteht, die geistigen, sozialen und materiellen Bedingungen der Gesellschaft zu verbessern.«A50 In der Riḍván-Botschaft 2012 an die Bahá’í der Welt schreibt das Haus der Gerechtigkeit:
»Der Mashriqu’l-Adhkár, von ‘Abdu’l-Bahá als »eine der wichtigsten Institutionen auf der Welt« bezeichnet, vermählt zwei wesentliche, untrennbare Aspekte des Bahá’í-Lebens: Andacht und Dienst. Die Vereinigung dieser beiden spiegelt sich auch in der Kohärenz wider, die zwischen den die Gemeindebildung betreffenden Merkmalen des Planes besteht, insbesondere ein aufkeimender Geist der Andacht, der seinen Ausdruck in Gebetsversammlungen findet, wie auch ein Erziehungsprozess, der für den Dienst an der Menschheit befähigt. Die Wechselwirkung von Andacht und Dienst tritt besonders in jenen Clustern auf der ganzen Welt deutlich hervor, in denen Bahá’í-Gemeinden maßgeblich an Größe und Vitalität zugenommen haben und wo die Teilnahme an sozialem Handeln offenkundig ist.«A51
4. Nebengebäude des Mashriqu’l-Adhkár
In der Fülle der Zeit, erklärt Shoghi Effendi, wird das zentrale Gebäude des Mashriqu’l-Adhkár von solchen Einrichtungen für soziale Dienste umgeben sein, die den »Leidenden Linderung, den Armen Unterhalt, den Reisenden Zuflucht, den Hinterbliebenen Trost und den Ungebildeten Bildung gewähren sollen«.A52 Die Unerlässlichkeit »einer dynamischen Übereinstimmung der geistigen und praktischen Erfordernisse des Lebens auf Erden«, schreibt das Haus der Gerechtigkeit, »zeigt deutlich« Bahá’u’lláhs »Bestimmung des Hauses der Andacht zum geistigen Mittelpunkt jeder Bahá’í-Gemeinde, um das herum Nebengebäude entstehen müssen, die dem sozialen, humanitären, erzieherischen und wissenschaftlichen Fortschritt der Menschheit geweiht sind«.A53 ‘Abdu’l-Bahá erklärt in diesem Zusammenhang, dass dem Haus der Andacht »ein Krankenhaus, eine Apotheke, ein Herberge für Reisende, eine Schule für Waisen und eine Universität für fortgeschrittene Studien angeschlossen [sind]«. So ist »der Tempel nicht nur ein Ort der Anbetung, er ist vielmehr in jeder Hinsicht ein umfassendes Ganzes«.A54
Shoghi Effendi betont das unverzichtbare Wechselspiel zwischen Andacht und Dienst und eröffnet die folgende Vision der diesbezüglichen Zusammenhänge zwischen dem zentralen Gebäude und den Nebengebäuden:
»Abgekoppelt von den sozialen, humanitären, erzieherischen und wissenschaftlichen Bestrebungen die mit den Einrichtungen des Mashriqu’l-Adhkár verbunden sind, kann die Bahá’í-Andacht, so erhaben sie auch konzipiert ist, so leidenschaftlich sie auch sein mag, niemals mehr erreichen als die dürftigen und oft flüchtigen Ergebnisse, die durch die Kontemplation des Asketen oder die Zwiesprache des untätigen Gläubigen erzielt werden.
Sie kann weder dem Betenden selbst und noch viel weniger der Menschheit im Allgemeinen dauerhafte Zufriedenheit und Nutzen bringen, solange sie nicht in jenen dynamischen und selbstlosen Dienst für die Belange der Menschheit mündet, den zu unterstützen und zu fördern der größte Vorzug der Einrichtungen des Mashriqu’l-Adhkár ist.
Ebenso werden die Anstrengungen derer, die im Umfeld des Mashriqu’l-Adhkár die Angelegenheiten des zukünftigen Bahá’í-Gemeinwesens verwalten werden, ganz gleich wie uneigennützig und mühevoll sie auch immer sind, keine Früchte tragen und vorankommen, es sei denn, sie stehen täglich in enger Verbindung zu den geistigen Kräften, die im zentralen Heiligtum des Mashriqu’l-Adhkár konzentriert sind und davon ausstrahlen.
Nichts außer einem direkten und fortdauernden Zusammenwirken der geistigen Kräfte, die von diesem mitten im Herzen des Mashriqu’l-Adhkár gelegenen Haus der Andacht ausgehen, mit den Kräften, die gezielt von denen eingesetzt werden, die in ihrem Dienst an der Menschheit seine Angelegenheiten verwalten, kann das notwendige Werkzeug bieten, das imstande ist, die Menschheit von den Leiden zu befreien, von denen sie so lange und so schwer betroffen ist..
Die Errettung einer in ihren Geburtswehen liegenden Welt wird letztlich vom Bewusstsein der Wirksamkeit der Offenbarung Bahá’u’lláhs abhängen, verstärkt einerseits durch die geistige Verbindung mit Seinem Geist, andererseits durch die intellektuelle Anwendung und getreue Ausübung der von Ihm offenbarten Prinzipien und Gesetze.
Von allen mit Seinem Heiligen Namen verbundenen Einrichtungen kann einzig die Institution des Mashriqu’l-Adhkár die wesentlichen Elemente der Bahá’í-Andacht und des Dienstes, die beide für die Erneuerung der Welt so lebenswichtig sind, angemessen gewährleisten.
Hierin liegt das Geheimnis der Erhabenheit, der Wirkkraft und einzigartigen Stellung des Mashriqu’l-Adhkár als eine der herausragenden Institutionen, die Bahá’u’lláh vorgesehen hat.«A55
Die ersten Anzeichen einer Beziehung zwischen dem Geistigen und dem Praktischen, wie sie im Haus der Andacht verkörpert wird, findet sich in den Pionieranstrengungen der Gläubigen von ‘Ishqábád. In seinem Brief vom 1. August 2014 an die Bahá’í der Welt erzählt das Haus der Gerechtigkeit:
»Auf einem angemessenen Stück Land in der Mitte der Stadt, das einige Jahre zuvor mit Zustimmung der Gesegneten Schönheit Selbst erworben worden war, wurden Einrichtungen zum Wohl der Gemeinde gebaut – unter anderem eine Versammlungshalle, Schulen für Kinder, eine Herberge für Besucher und ein kleines Krankenhaus. Ein Zeichen für die bemerkenswerten Leistungen der Bahá’í in ‘Ishqábád, die in jenen fruchtbaren Jahren durch ihren Wohlstand, ihre Großzügigkeit und ihre intellektuellen und kulturellen Errungenschaften herausragten, war, dafür zu sorgen, dass alle Bahá’í-Kinder und -Jugendlichen lesen und schreiben lernten – und dies in einer Gesellschaft, in der Analphabetismus, vor allem bei Mädchen, vorherrschte. … Über zwanzig Jahre lang erlebten die Freunde die himmlische Freude, ihr hochgestecktes Ziel erreicht zu haben: die Einrichtung eines zentralen Versammlungsortes für den Gottesdienst, das Herz des Gemeindelebens, der Ort, an dem die Seelen sich bei Tagesanbruch zur demütigen Anrufung Gottes und Zwiesprache mit Ihm versammelten, bevor sie aus den Türen strömten, um ihren täglichen Beschäftigungen nachzugehen.«A56
Mit anderen Worten, sagt das Haus der Gerechtigkeit in einem späteren Brief, ist der Mashriqu’l-Adhkár »der Ort, von dem geistige Kräfte ausstrahlen sollen«, steht zugleich »im Zentrum der Nebengebäude, die für das Wohl der Menschheit errichtet werden« und ist »Ausdruck eines gemeinsamen Willens und der Bereitschaft zu dienen«.A57 »Diese Nebengebäude,« heißt es in demselben Brief weiter, sind Zentren »wissenschaftlichen Lernens, sowie humanitärer und kultureller Bestrebungen«, die »die Ideale sozialen und geistigen Fortschritts [verkörpern], der durch angewandtes Wissen erreicht werden soll und zeigen, wie sie im Zusammenklang von Religion und Wissenschaft die Stufe des Menschen erhöhen und zum Erblühen der Zivilisation führen«.A58
5. Die Errichtung eines Mashriqu’l-Adhkár
Seit der Offenbarung des Gesetzes des Mashriqu’l-Adhkár durch die Feder Bahá’u’lláhs folgte seine Einführung einem Prozess der allmählichen organischen Entfaltung, entsprechend den Fähigkeiten der Gemeinde. ‘Abdu’l-Bahá schreibt, dass diese »Aufgangsorte der Erwähnung Gottes … nach dem Gebot der Erhabensten Feder in jedem Dorf und jeder Stadt errichtet werden müssen«.A59 Der Meister weist darauf hin, dass dies anfänglich selbst in der bescheidensten Form geschehen könnte:
»Was den Mashriqu’l-Adhkár anbetrifft, so ist er von größter Bedeutung. Die Absicht ist folgende: Ein Ort sollte bestimmt werden, auch wenn es ein kleiner Platz unter Erde und Gestein ist, und er sollte aus Vorsicht versteckt und verborgen werden, damit er nicht die Feindseligkeit der Unruhestifter erregt. Mindestens einmal in der Woche sollte er zum Treffpunkt der auserwählten Freunde werden, die die Geheimnisse entdeckt haben und zu Vertrauten göttlicher Mysterien wurden. Er beliebig gestaltet sein, denn selbst wenn es eine Grube in der Erde wäre, würde diese Grube zu einem schützenden Paradies, zu einer erhabenen Laube und einem Garten der Wonne werden.«A60
Die ersten Möglichkeiten zur Errichtung eines Mashriqu’l-Adhkár in ‘Ishqábád und in Wilmette ergaben sich während der Amtszeit ‘Abdu’l-Bahás. In der Folge wurden an sieben anderen Orten rund um den Globus kontinentale Häuser der Andacht errichtet, gipfelnd in der Einweihung des Tempels von Santiago, Chile. Doch gerade als sich die kontinentale Phase dem Ende zuneigte, eröffnete sich der Bahá’í-Welt dank der wachsenden Dynamik der Gemeindebildung, seit 1996 stimuliert durch eine Reihe von weltweiten Plänen und gegründet auf gemeinsame Andacht und den Aufbau von Fähigkeiten, ein neuer Horizont. In seiner Riḍván-Botschaft an die Bahá’í in jenem Jahr betont das Haus der Gerechtigkeit, dass das »Aufblühen der Gemeinde vor allem auf örtlicher Ebene eine entscheidende Verbesserung der Verhaltensweise erfordert«, einschließlich der »Ausübung gemeinsamer Andachten«. Es ist deshalb »für das geistige Leben der Gemeinde wesentlich, dass die Freunde regelmäßig Andachtsversammlungen abhalten, in örtlichen Bahá’í-Zentren – wenn sie zur Verfügung stehen – oder anderswo, die Wohnungen der Gläubigen inbegriffen«.A61 In seiner Riḍván-Botschaft fünf Jahre später sah das Haus der Gerechtigkeit den Bau nationaler Mashriqu’l-Adhkár in der fünften Epoche des gestaltenden Zeitalters vorher, eine Entwicklung, die sich in »aufeinanderfolgenden Phasen von ‘Abdu’l-Bahás Göttlichem Plan fortsetzt«.A62 Es stellte fest:
»Ein besonderes Kennzeichen der Fünften Epoche wird die Bereicherung des Andachtslebens der Gemeinde durch den Bau nationaler Häuser der Andacht sein, je nachdem, wie es die Umstände in den nationalen Gemeinden zulassen. Der Zeitplan für diese Projekte wird vom Universalen Haus der Gerechtigkeit unter Berücksichtigung des Fortschritts beim Prozess des Beitritts in Scharen in den einzelnen Ländern festgelegt werden.«A63
2012 waren die aufgestellten Kriterien in der Demokratischen Republik Kongo und in Papua-Neuguinea »nachweislich erfüllt«.A64 Das war eine höchst bedeutsame Entwicklung. »Während der Bau des letzten kontinentalen Tempels in Santiago im Gange ist«, schrieb das Haus der Gerechtigkeit in seiner Riḍván-Botschaft jenes Jahres, »bietet die Inangriffnahme von Projekten zur Errichtung von nationalen Häusern der Andacht einen weiteren erfreulichen Beweis dafür, dass der Glaube Gottes den Grund der Gesellschaft durchdringt«.A65 Das Haus der Gerechtigkeit bestätigte auch in einem späteren, in seinem Auftrag geschriebenen Brief, dass das Haus der Andacht » ein integraler Bestandteil des Prozesses der Gemeindebildung [ist] und seine Errichtung einen wichtigen Meilenstein in der Entwicklung einer Gemeinde [darstellt]«.A66
Ebenso ermutigend war es, als an Riḍván 2012 deutlich wurde, dass in Clustern die Entstehung von örtlichen Mashriqu’l-Adhkár ins Auge gefasst werden konnte, die als Zentren zur Vermittlung von Lernerfarungen bezüglich des Programms zur Freisetzung des Potenzials (Learning Sites) der Juniorjugendlichen dienen, und wo »das gesamte System von Ausbreitung und Festigung«A67 verstärkt wurde, was zu jener Zeit in Battambang, Kambodscha; Bihar Sharif, Indien; Matunda Soy, Kenia; Norte del Cauca, Kolumbien und Tanna, Vanuatu, der Fall war. Ausgehend von dieser Vision bringt der folgende Abschnitt der Riḍván-Botschaft 2014 die Entwicklung des Wachstumsprogramms in einem Cluster in direkten Zusammenhang mit der Errichtung eines Mashriqu’l-Adhkár:
»In immer mehr Clustern nimmt das Wachstumsprogramm sowohl an Umfang als auch an Komplexität zu, entsprechend den zunehmenden Fähigkeiten der drei am Plan Beteiligten – dem Einzelnen, der Gemeinde und den Institutionen des Glaubens – ein Umfeld gegenseitiger Unterstützung zu schaffen. Und wir sind hocherfreut, dass es, wie vorausgesehen, nun zunehmend mehr Cluster gibt, in denen hundert und mehr Freunde das Engagement von Tausenden und mehr ermöglichen, die ein Lebensmuster weben, das geistig, dynamisch und verwandelnd ist. Natürlich unterliegt dem Prozess schon von Anfang an eine kollektive Bewegung, hin zur Verwirklichung der Vision materiellen und geistigen Wohlergehens, wie von Ihm, dem Lebensspender der Welt, dargelegt wurde. Aber wenn eine große Anzahl von Menschen beteiligt ist, wird dies als die Bewegung einer gesamten Bevölkerung wahrnehmbar.
Diese Bewegung ist besonders deutlich sichtbar in denjenigen Clustern, in denen ein örtlicher Mashriqu’l-Adhkár errichtet werden soll.«A68
In der Riḍván-Botschaft 2012 unterstrich das Haus der Gerechtigkeit die Tragweite dieses Fortschritts im Gemeindeleben und vermittelte die folgende Vision zum bevorstehenden Bau sowohl der beiden nationalen als auch der fünf örtlichen Häuser der Andacht.
»Geliebte Mitarbeiter: Die vor hundert Jahren durch die Hand ‘Abdu’l-Bahás aufgebrochene Erde wird erneut in sieben weiteren Ländern aufgebrochen werden, und das ist nur das Vorspiel für den Tag, an dem in jeder Stadt und jedem Dorf, dem Gebot Bahá’u’lláhs folgend, ein Gebäude zur Anbetung des Herrn errichtet wird. Von diesen Aufgangsorten des Gedenkens Gottes werden die Strahlen Seines Lichtes scheinen und die Hymnen Seines Lobpreises erklingen.«A69
Das Haus der Gerechtigkeit hat in seiner Botschaft vom 1. September 2017 an die bei der Einweihung des Hauses der Andacht in Battambang, Kambodscha versammelten Freunde auf diese Vision hingewiesen und verkündet, dass »ein neuer Morgen in der Entwicklung der Institution des Mashriqu’l-Adhkár« anbricht und bekräftigt, dass dieses historische Ereignis
»das Entstehen vieler weiterer lokaler wie auch nationaler Mashriqu’l-Adhkár ankündigt, getreu dem von Bahá’u’lláh in Seinem Heiligsten Buch offenbarten Gebot: »Bauet Andachtshäuser in allen Landen im Namen Dessen, Der der Herr aller Religionen ist.«A70
Die Eröffnung dieser neuen Etappe der Errichtung von nationalen und örtlichen Tempeln machte es auch möglich, mehr darüber zu lernen, was der Bau eines Hauses der Andacht mit sich bringt, einschließlich praktischer Überlegungen, wie z.B. die Wahl eines geeigneten Standortes und die Entscheidung über die Größe des Gebäudes, sowie darüber, wie ein Gefühl der Eigenverantwortung für das Projekt bei der örtlichen Bevölkerung gefördert werden soll. Die Auswahl der Architekten war von besonderer Bedeutung, da sie, in den Worten des Universalen Hauses der Gerechtigkeit
»vor der einzigartigen Herausforderung [stehen], Tempel »so vollkommen, wie es in der Welt des Seins möglich ist« zu entwerfen, die mit der örtlichen Kultur und dem Alltag derer, die sich zum Meditieren und Beten versammeln, auf natürliche Weise harmonieren. Die Aufgabe erfordert Kreativität und Geschick, um Schönheit, Anmut und Würde mit Schlichtheit, Funktionalität und Wirtschaftlichkeit zu kombinieren.«A71
Im Laufe dieses Entwicklungsprozesses hatte die Gemeinde immer mehr Gelegenheiten zu erforschen, wie unverzichtbar der Geist der Einheit ist, in dem solche Anstrengungen unternommen werden. Diesbezüglich stellte ‘Abdu’l-Bahá zur Entwicklung der Pläne für den Mashriqu’l-Adhkár in ‘Ishqábád fest:
»Alle Angelegenheiten müssen zu einem Mittel der Einheit und Eintracht gemacht werden, sodass die Verbundenheit und die Harmonie unter den Geliebten Gottes Tag für Tag wachsen können.
Nun muss die Sache des Mashriqu’l-Adhkár selbst so verwirklicht werden, dass Einheit und Einvernehmen unter den Freunden gefördert werden. Das heißt, dass ihr zuerst gemeinsam beraten und danach einen Plan ausarbeiten solltet. Wenn ihr diesen Schritten folgt, werden euch die göttlichen Bestätigungen stets gewährt.«A72
Der Meister gibt auch folgenden Rat:
»Die Grundlage des Lebens und des Seins ist Zusammenarbeit und gegenseitige Unterstützung; wenn hingegen Hilfe und Beistand aufhören, verursacht dies Vernichtung und Verfall. Je höher das Reich des Seins, desto stärker und lebenswichtiger wird diese schwerwiegende Frage der Zusammenarbeit und Unterstützung. In der Menschenwelt haben daher Zusammenarbeit und gegenseitige Unterstützung einen höheren Grad an Vollständigkeit und Vollkommenheit erreicht, als in anderen Bereichen des Seins – und das so sehr, dass das Leben der Menschheit völlig von diesem Prinzip abhängt. Besonders unter den Freunden Gottes muss diese feste Grundlage so gestärkt werden, dass jeder Mensch dem anderen in allen Angelegenheiten helfen kann, sei es in Bezug auf geistige Wirklichkeiten und innere Wahrheiten oder auf materielle und physische Aspekte des Lebens. Dies gilt vor allem für die Gründung öffentlicher Einrichtungen, die allen Menschen zugutekommen, und insbesondere für den Mashriqu’l-Adhkár, der die größte göttliche Stiftung darstellt.A73
Shoghi Effendi ergänzt das Konzept der Zusammenarbeit und betont in einem Brief in seinem Auftrag, dass die Grundlagen für das Haus der Andacht zu legen »unaufhörliche Zusammenarbeit und gegenseitige Unterstützung erfordert und von Opferbereitschaft abhängig ist«.A74 In einem weiteren in seinem Auftrag verfassten Brief mahnt er: »Hingabe, Aufrichtigkeit und echte Begeisterung sind es, die auf lange Sicht die Fertigstellung unseres geliebten Tempels sicherstellen können«. Und er stellt fest: »Materielle Überlegungen sind, obwohl wesentlich, keineswegs das Wichtigste«.A75 Ebenso bringt das Haus der Gerechtigkeit zum Ausdruck, wie bewegt es von der weltweiten Reaktion auf seinen Ruf nach sieben neuen Gotteshäusern war und schreibt:
Besonders in den Ländern und Orten, die vor Kurzem für die Errichtung eines Hauses der Andacht bestimmt wurden, haben wir erlebt, wie die Freunde ihrer Freude spontanen Ausdruck verleihen; ihre unmittelbare und beherzte Bereitschaft ihren Teil beizutragen, um die entscheidenden anstehenden Arbeiten zu bewältigen und die Dynamik jener Tätigkeiten zu erhöhen, die wesentlich für die Entstehung eines Mashriqu’l-Adhkár innerhalb einer Bevölkerung sind; ihre vielfältigen aufopferungsvollen Beiträge an Zeit, Energie und materiellen Mitteln; und ihre nachhaltigen Anstrengungen, einer wachsenden Anzahl von Menschen die Vision dieser ganz dem Gedenken Gottes gewidmeten Bauwerke zu vermitteln, die in ihrer Mitte errichtet werden. Die bereitwillige Antwort der Gemeinde des Größten Namens ist in der Tat vielversprechend hinsichtlich ihrer Fähigkeit, diese gemeinsamen Unternehmen voranzutreiben.«A76
In Anbetracht dieser Führung und um den Geist des wahren Dienstes zu würdigen, der für die Gründung dieser erhabenen Institution erforderlich ist, ist es hilfreich, über ‘Abdu’l-Bahás Sehnsucht nach der Teilnahme am Bau des Mashriqu’l-Adhkár in ‘Ishqábád nachzudenken sowie über Seinen nachdrücklichen Aufruf, die Freunde mögen ihn an Seiner Stelle ausführen.
»Bewege du im Namen ‘Abdu’l-Bahás die Erde, trage den Mörtel und schleppe die Steine für den Bau des Mashriqu’l-Adhkár, so dass die Begeisterung über diese Dienste dem Mittelpunkt des Dienstes Freude und Wonne bringe.
Dieser Mashriqu’l-Adhkár ist die erste sichtbare und greifbare Einrichtung des Herrn.
Daher ist es dieses Dieners Hoffnung, dass jede tugendhafte und aufrechte Seele jedes Opfer bringe, große Freude und Entzücken bekunde und begeistert die Erde und den Mörtel schleppe, damit dieses göttliche Gebäude errichtet werde, die Sache Gottes sich verbreite, und sich die Freunde in jedem Winkel der Welt mit größter Entschlossenheit erheben, um diese große Aufgabe zu erfüllen.
Wäre ‘Abdu’l-Bahá nicht in Haft und wären keine Hindernisse auf seinem Weg, er selbst würde sicherlich nach ‘Ishqábád eilen und die Erde für den Bau des Mashriqu’l-Adhkár mit größter Freude und Wonne tragen.
Es geziemt den Freunden, sich nun mit dieser Absicht im Sinn zu erheben und an meiner statt zu dienen, sodass dieses Gebäude in kurzer Zeit vor aller Augen offenbar werde, die Geliebten Gottes sich dem Gedenken der Abhá-Schönheit widmen, die Melodien aus dem Mashriqu’l-Adhkár bei Tagesanbruch zu den Himmlischen Heerscharen aufsteigen, und die Gesänge der Nachtigallen Gottes den Bewohnern des Allherrlichen Reiches Freude und Entzücken bringen.
So frohlocken die Herzen, die Seelen erfreuen sich der frohen Botschaften und der Geist der Menschen wird erleuchtet.
Dies ist die höchste Hoffnung der Aufrichtigen; dies ist der Herzenswunsch derer, die Gott nahe sind.«A77
Textzusammenstellung
Aus den Schriften Bahá’u’lláhs
1
O Volk der Welt! Bauet Andachtshäuser in allen Landen im Namen Dessen, Der der Herr aller Religionen ist. Macht sie so vollkommen, wie es in der Welt des Seins möglich ist, und schmückt sie mit dem, was ihnen gebührt, nicht aber mit Bildern und Skulpturen. Sodann feiert darin in Freude und Heiterkeit den Lobpreis eures Herrn, des Allbarmherzigen. Wahrlich, Sein Gedenken erheitert das Auge und füllt das Herz mit Licht.A78
2
Selig ist, wer zur Stunde der Morgendämmerung seine Gedanken auf Gott richtet und, Seinem Gedenken hingegeben und Seine Vergebung erflehend, seine Schritte zum Mashriqu’l-Adhkár lenkt, sich dort schweigend setzt und den Versen Gottes, des Souveränen, des Mächtigen, des Allgepriesenen lauscht. Sprich: Der Mashriqu’l-Adhkár ist ein jedes Bauwerk, das in Städten und Dörfern zu Meinem Lobpreis errichtet ist. Dies ist der Name, der ihm vor Gottes Thron verliehen ward, so ihr zu den Verständigen gehöret.A79
3
Lehret eure Kinder die Verse, die vom Himmel der Majestät und Macht offenbart wurden, auf dass sie auf höchst melogische Weise die Tafeln des Allbarmherzigen in den Alkoven des Mashriqu’l-Adhkár vortragen. Wer durch die Anbetung Meines Namens, der Mitleidvollste, in Verzückung gerät, wird Gottes Verse so vortragen, dass er die Herzen der noch Schlummernden bezaubert. Wohl dem, der den mystischen Wein ewigen Lebens aus dem Worte seines barmherzigen Herrn trank in Meinem Namen – einem Namen, der jeden majestätisch ragenden Berg zu Staub zermalmt.A80
4
Was ihr darüber geschrieben habt, dass derMashriqu’l-Adhkár im Land von ṬáA81 errichtet wurde, und durch Gottes Gnade an anderen Orten errichtet wurde und wird: Diese Angelegenheit wurde in Seiner Heiligen und Höchsterhabenen Gegenwart erwähnt, woraufhin die Zunge des Altehrwürdigen der Tage antwortete: »Selig ist der Ort und das Haus und der Platz und die Stadt und das Herz und der Berg und das Obdach und die Höhle und das Tal und das Land und das Meer und die Insel und die Au, wo Gottes gedacht und sein Lob gepriesen wird.«A82
5
Dies ist, was die Zunge des Unbezwungenen hinsichtlich des Mashriqu’l-Adhkár geäußert hat. Er, verherrlicht sei Seine Macht und erhaben Seine Herrschaft, spricht:
»Lobt Ihn, der die Sehnsucht der Welt ist, dass Er dich im Dienst an Seiner Sache bestätigt hat. Die Menschen der Welt sind aufgewühlt, Unheil und Aufruhr nehmen überhand, und alle haben sich erhoben, Sein Licht auszulöschen. Trotz allem – du und Seine Auserwählten habt euch unermüdlich der Erwähnung und dem Gedenken Gottes gewidmet.
Dieses Gebäude wird ewig in Erinnerung bleiben, denn es wurde im Namen des Einen wahren Gottes und in den Tagen Gottes errichtet und mit dem Schmuck Seines Geheißes verziert. Flehe Ihn an, Der die Ewige Wahrheit ist, jede einzelne Seele im Dienst an Seiner Sache zu bestätigen, damit alle standhaft bleiben und sich an das halten, was Gott in Seinem Buch herabgesandt hat.
Wie ganz und gar nichtig und vergänglich sind die Dinge dieser Welt. Bald wird sich alles wieder in Nichts auflösen und nur das wird bestehen bleiben, was die Erhabenste Feder auf Geheiß Gottes, des Helfers in Gefahr, des Selbstbestehenden verordnet hat.«A83
6
Selig sind, die sich im Haus der Andacht dem Gedenken Dessen widmen, der Herr der Gerechten ist! Selig sind, die sich im Dienste dieses Hauses erhoben haben! Selig sind, die dieses Haus errichtet haben! Sie betreten es in einem Zustand des Friedens und der Sehnsucht und verlassen es nur zögerlich und mit Bedauern. Wir flehen zu Gott, unermesslich erhaben ist Er, Unser aller Herr, euch mit sichtbaren und unsichtbaren Mitteln zu helfen und für euch das zu bestimmen, was so lange bestehen wird, wie Sein Name überdauert, ein Name, der alle anderen Namen überragt. Es gibt keinen Gott außer Ihm, dem Immervergebenden, dem Allbarmherzigen.A84
7
Bei meinem Leben und bei Meiner Sache! Um jede Wohnstatt, die Gottes Freunde betreten und von der sich ihr Ruf erhebt, mit dem sie den Herrn lobpreisen, werden die Seelen der wahren Gläubigen und alle auserwählten Engel kreisen. Und sollte sich einigen das Tor der wahren Schau öffnen, so werden sie die Erhabenen Heerscharen erblicken, wie sie das Haus umkreisen und ausrufen: »Gesegnet bist du, o Haus, denn Gott hat dich zur Herberge für Seine Begünstigten gemacht, zu einer Wohnstatt für solche, die Er liebt, zu einem Heim für jene, in die Er Sein Vertrauen setzt. Auf dir ruhe Sein Lob, Seine Herrlichkeit und Seine grenzenlose Gnade.«A85
Aus den Schriften ‘Abdu’l-Bahás
8
Es ziemt den Freunden, ein Treffen abzuhalten, eine Versammlung, in der sie Gott verherrlichen, ihr Herz an Ihn binden, die heiligen Schriften der Gesegneten Schönheit lesen und vortragen – möge meine Seele das Lösegeld für Seine Liebenden sein! Das Licht aus dem allherrlichen Reich, die Strahlen des höchsten Horizontes ergießen sich über solch leuchtende Versammlungen; denn sie sind nichts anderes als die Mashriqu’l-Adhkár, die Aufgangsorte der Erwähnung Gottes, die nach dem Gebot der Erhabensten Feder in jedem Dorf und jeder Stadt errichtet werden müssen … Mit der höchsten Reinheit und Weihe müssen diese geistigen Versammlungen abgehalten werden, so dass der Versammlungsort, seine Erde und die Luft um ihn her den duftenden Hauch des Heiligen Geistes verströmen.A86
9
O ihr wahren Freunde ‘Abdu’l-Bahás! In diesem Augenblick sind meine Gedanken bei euch. Der Sonnenuntergang ist nahe und eine Vielzahl von Drangsalen hat mich jeglicher Annehmlichkeit beraubt, doch wenn ich an euch denke, bringt mir dies die größte Freude und Wonne. So wende ich mich an den Immervergebenden Herrn und flehe Ihn an, euch in überreichem Maße durch Seine machtvolle Gnade zu stärken.
Der Mashriqu’l-Adhkár ist der Aufgangsort des Lichtes und der Versammlungsort der Gerechten. Wann immer edle Seelen dort zu einer himmlischen Versammlung zusammenkommen, bitten und flehen, göttliche Verse vortragen und Gebete mit wundersamen Melodien singen, lauschen die Bewohner der Höhe und rufen laut aus: »Glücklich sind wir; möge die ganze Welt frohlocken!« denn, preis sei Gott, unter den Engeln des Reiches der Herrlichkeit haben sich Seelen in der niederen Welt erhoben, um mit ihrem Herrn zu sprechen und die Verse der Göttlichen Einheit in einer Versammlung der Heiligkeit anzustimmen. Welche Gnade könnte größer sein?A87
10
O Freunde ‘Abdu’l-Bahás, Mitstreiter und Gefährten im Dienste des Herrn der Heerscharen! Wahrlich, das bedeutsamste Vorhaben und das wichtigste Anliegen ist heute, einen Mashriqu’l-Adhkár zu errichten und einen Tempel zu bauen, von dem sich die Stimmen des Lobpreises zum Königreich des Erhabenen Herrn erheben mögen. Gesegnet seid ihr, dass ihr darüber nachgedacht habt und ein solches Gebäude errichten wollt, und dabei alle übertrefft, indem ihr euer Vermögen diesem großen Ziel und diesem großartigen Unterfangen widmet. Bald werdet ihr sehen, wie die Engel der Bestätigung euch immerzu beistehen und Heerscharen der Verstärkung euch voraneilen.
Wenn der Mashriqu’l-Adhkár vollendet ist, wenn das Licht daraus hervorgeht und die Gerechten sich darin versammeln, wenn dem Reich der göttlichen Geheimnisse Gebete dargebracht werden und die Stimme sich erhebt, um den Höchsten Herrn zu verherrlichen, dann werden die Gläubigen frohlocken, und ihre Herzen werden weit, überströmend von der Liebe Gottes, des Ewigseienden, des Selbstbestehenden.
Die Menschen werden herbeieilen, um in diesem himmlischen Tempel zu beten, der Duft Gottes wird verbreitet werden, die Göttlichen Lehren werden in den Herzen Wurzeln schlagen so wie der Geist in den Menschenseelen begründet werden wird, und die Menschen werden fest in der Sache eures Herrn, des Allbarmherzigen, stehen.A88
11
Unter denen, die sich im Dienst für dieses Bauwerk erheben, wird es keine Seele geben, die Gott nicht mit einer Kraft erfüllt, die Seinem mächtigen Reich entströmt, und es werden solch geistige, himmlische Segnungen auf sie herabregnen, dass sie ihr Herz mit einem wundersamen Licht erfüllen und ihre Augen erhellen, damit sie die Herrlichkeit des Altehrwürdigen der Tage schauen.A89
12
O du, der du fest im Bund stehst! Dein Brief ist eingetroffen und sein Inhalt wurde klar und einleuchtend dargelegt. Du hast das hohe Bestreben, die Anstrengung und die Entschlossenheit beschrieben, die die Geliebten Gottes erkennen lassen, ihre nicht zu unterdrückende Begeisterung für den Bau des Mashriqu’l-Adhkár und den Einsatz der gesegneten Personen unter ihnen, die seine Bausteine tragen. Wahrlich, diese Nachricht brachte den Herzen so viel Freude, dass es unmöglich ist, sie zu beschreiben oder zu vermitteln, denn sie beschwor das Bild jener edlen Gemeinschaft hervor, die in äußerster Demut und Sanftmut Steine schleppt und gleichwohl in ihren eigenen Augen erhaben über die Könige der Welt ist.A90
13
Du fragst nach den Stätten der Andacht und ihrem tieferen Sinn. Die Weisheit der Errichtung solcher Bauwerke liegt darin, dass das Volk wissen soll: Zu einer bestimmten Stunde ist es Zeit, sich zu versammeln. Alle sollten dann zusammenkommen und sich, einträchtig aufeinander eingestimmt, im Gebet vertiefen, mit dem Ergebnis, dass aus dieser Versammlung Einheit und Liebe in den Menschenherzen wachsen und blühen.A91
14
Wir hören von deiner Absicht, dein Haus von Zeit zu Zeit mit einem Treffen von Bahá’í zu zieren, wobei einige den Allherrlichen Herrn verherrlichen werden … Wisse: Wenn du dies zustande bringst, wird jenes irdische Haus ein Haus des Himmels, dieser Haufen Steine ein Versammlungsort des Geistes.A92
15
In der Zukunft werden, so Gott will, in allen Regionen [Tempel] errichtet … Tempel von außergewöhnlicher Schönheit und Würde, in denen sich Anmut und Eleganz mit einer Feinheit der Proportionen verbinden, dass es eine Freude ist, sie zu betrachten.A93
16
Obwohl der Mashriqu’l-Adhkár, äußerlich betrachtet, ein stoffliches Gefüge ist, hat er geistige Wirkung. Er schmiedet Bande der Einheit von Herz zu Herz; er ist ein Sammelpunkt für die Menschenseelen. Jede Stadt, wo in den Tagen der Manifestation ein Tempel errichtet ward, hat Sicherheit, Beständigkeit und Frieden verbreitet; denn diese Gebäude waren der immerwährenden Verherrlichung Gottes geweiht, und nur im Gedenken Gottes kann das Herz Ruhe finden. Gütiger Gott! Der Bau des Hauses der Andacht hat gewaltigen Einfluss auf jeden Lebensabschnitt. Erfahrungen im Osten haben dies zur Tatsache gemacht. Selbst wenn in einem kleinen Dorf ein Haus zum Mashriqu’l-Adhkár bestimmt wurde, brachte es eine deutliche Wirkung hervor. Wieviel größer ist der Einfluss, wenn ein Mashriqu’l-Adhkár eigens erbaut wird!A94
17
Jináb-i-Karbilá’íMuḥammad-Hádí, der Hüter des Mashriqu’l-Adhkár, ist mein Meister. Mit anderen Worten, ich bin sein Diener, denn er ist ein Diener der Gesegneten Schönheit. Er fegt das Gelände des Mashriqu’l-Adhkár. Dies ist keine Knechtschaft, sondern Souveränität. Der Dienst, den er erbringt, ist keine gewöhnliche Sache; Nein, er ist eine Gnadengabe Gottes, rein und wahr.A95
18
Der Mashriqu’l-Adhkár ist eine der wichtigsten Institutionen auf der Welt. Er hat viele ergänzende Einrichtungen. Zwar ist er ein Haus der Andacht, ihm sind aber ein Krankenhaus, eine Apotheke, eine Herberge für Reisende, eine Schule für Waisen und eine Universität für fortgeschrittene Studien angeschlossen. Zu jedem Mashriqu’l-Adhkár gehören diese fünf Dinge. Es ist meine Hoffnung, dass in Amerika jetzt der Mashriqu’l-Adhkár errichtet werde und dass dann allmählich das Krankenhaus, die Schule, die Universität, die Apotheke und die Herberge folgen werden, alle nach dem wirksamsten, zweckmäßigsten Verfahren arbeitend. Macht dies alles unter den Geliebten des Herrn bekannt, so dass sie verstehen, wie überragend groß die Bedeutung dieses ›Aufgangsortes des Gedenkens Gottes‹ ist. Der Tempel ist nicht nur ein Ort der Anbetung. Er ist vielmehr in jeder Hinsicht ein umfassendes Ganzes.A96
19
Wann immer eine Gruppe Menschen an einem Versammlungsort zusammenkommt, Gott zu verherrlichen, wann immer sie über die Geheimnisse Gottes sprechen, wird ohne Zweifel der Odem des Heiligen Geistes sanft über sie wehen, und jeder wird sein Teil davon empfangen.A97
20
Dein Brief und die beiden Pläne für den Mashriqu’l-Adhkár sind angekommen. Beide Pläne wurden durchgesehen und fanden großen Anklang. Die Geliebten und die Dienerinnen Gottes haben dir alle ihr Lob ausgesprochen. Du solltest jedoch mit den Mitgliedern des Geistigen Rates über die Form und die Gestaltung des Mashriqu’l-Adhkár beraten, damit ihr gemeinsam eine Entscheidung treffen könnt. Alle Angelegenheiten müssen zu einem Mittel der Einheit und Eintracht werden, auf dass Verbundenheit und Harmonie unter den Geliebten Gottes Tag für Tag wachsen mögen.
Nun muss die Sache des Mashriqu’l-Adhkár selbst so verwirklicht werden, dass Einheit und Einvernehmen unter den Freunden gefördert werden. Das heißt, dass ihr zuerst gemeinsam beraten und danach einen Plan ausarbeiten solltet. Wenn ihr diesen Schritten folgt, werden euch die göttlichen Bestätigungen stets gewährt. Die Freunde in ‘Ishqábád machten die Errichtung des Mashriqu’l-Adhkár zum Mittel, vollkommene Verbundenheit untereinander zu schaffen. Mit größter Liebe und Aufrichtigkeit wählten sie ein Komitee, und dieses Komitee betreute die Errichtung, Organisation, Einrichtung und Gestaltung des Mashriqu’l-Adhkár. Tag für Tag wurden göttliche Bestätigungen gewährt, und – gepriesen sei Gott! – er wurde überaus solide und majestätisch gebaut.A98
21
Wahrlich, reine und strahlende Herzen sind die Aufgangsorte der Erwähnung Gottes, von denen die Melodien des Flehens und Betens fortwährend die himmlischen Heerscharen erreichen. Ich bitte Gott, das Herz eines jeden von euch zu einem göttlichen Tempel zu machen, in dem die Lampe der Höchsten Führung entzündet werden kann. Sollte den Herzen solch eine Gnadengabe zuteil werden, würden sie sicherlich die größten Anstrengungen unternehmen und fest entschlossen sein, den Mashriqu’l-Adhkár zu bauen, so dass die äußere Gestalt die innere Wirklichkeit offenbaren und die äußere Form von der inneren Bedeutung zeugen kann.A99
22
O ihr Freunde des Ostens und des Westens! Unter den Grundlagen der Religion Gottes, den inneren Bedeutungen des Wortes Gottes und den Pflichten der Freunde Gottes ist Zusammenarbeit und gegenseitige Unterstützung am wichtigsten, denn das Reich des Menschen – nein, all der unzähligen Lebewesen, die in der Welt des Seins anzutreffen sind – hängen davon ab. Sollte es keine Zusammenarbeit und gegenseitige Unterstützung unter allem Erschaffenen mehr geben, würde die Welt des Seins völlig zerfallen …
Die Grundlage des Lebens und des Seins ist Zusammenarbeit und gegenseitige Unterstützung; wenn hingegen Hilfe und Beistand aufhören, verursacht dies Vernichtung und Verfall. Je höher das Reich des Seins, desto stärker und lebenswichtiger wird diese schwerwiegende Frage der Zusammenarbeit und Unterstützung. In der Menschenwelt haben daher Zusammenarbeit und gegenseitige Unterstützung einen höheren Grad an Vollständigkeit und Vollkommenheit erreicht, als in anderen Bereichen des Seins – und das so sehr, dass das Leben der Menschheit völlig von diesem Prinzip abhängt. Besonders unter den Freunden Gottes muss diese feste Grundlage so gestärkt werden, dass jeder Mensch dem anderen in allen Angelegenheiten helfen kann, sei es in Bezug auf geistige Wirklichkeiten und innere Wahrheiten oder auf materielle und physische Aspekte des Lebens. Dies gilt vor allem für die Gründung öffentlicher Einrichtungen, die allen Menschen zugutekommen, und insbesondere für den Mashriqu’l-Adhkár, der die größte göttliche Stiftung darstellt.A100
23
Du hattest geschrieben, dass die Freunde beabsichtigen, sich an den Kosten des Mashriqu’l-Adhkár zu beteiligen. Diese Nachricht löste unendliche Freude aus, da die reichen Ausgießungen des Königreiches, die himmlischen Ströme der Gnade Gottes und Seine immerwährenden Bestätigungen auf die Errichtung der Bande der Einheit, Harmonie und Gemeinschaft in der Menschheit gerichtet sind. Daher ist diese wertvolle Tat der Freunde des Ostens, Spenden zu sammeln und in den Westen zu senden, lobenswert, verdienstvoll und gehört zu den besonderen Merkmalen dieser Sendung. In der Vergangenheit war es undenkbar, dass der Osten dem Westen materielle Unterstützung gewährt, also, dass die Freunde in Persien zum Bau des Mashriqu’l-Adhkár in Amerika beitragen. Dies ist das erste Ereignis seiner Art; deshalb werden die Auswirkungen sicherlich rühmenswert sein und zu wunderbaren Ergebnissen führen.
Gelobt sei die Altehrwürdige Schönheit, dass Sie der Menschheit so enge Bande der Freundschaft und Harmonie verliehen, eine so mächtige Grundlage geschaffen und solch ein erhabenes Streben gefördert hat. Dank sei dem Größten Namen, dass Er ein solches Tabernakel mitten im Herzen der Welt errichtet hat, durch das die verschiedenen Nationen der Erde vereint und freundschaftlich miteinander verbunden werden; die unterschiedlichen Nationen der Welt werden künftig ein Land und seine zahlreichen Länder eine Heimat werden; all die verschiedenen Regierungen werden sich in Einheit und Harmonie zusammenschließen; die Wurzeln der Ungerechtigkeit werden ausgerottet und die Grundlagen von Krieg, Konflikt, Raub, Plünderung, Hass und Feindseligkeit werden zerstört werden. Diese Kooperation und Zusammenarbeit zwischen Ost und West liefern einen ausreichenden und unwiderlegbaren Beweis dafür, dass dieses gesegnete Ziel erreicht werden wird.A101
24
O du, der du fest im Bund bist! Die frohe Botschaft von der bevorstehenden Fertigstellung des Mashriqu’l-Adhkár, der Gestaltung seiner Gärten und bald auch dem Fließen seiner Brunnen, brachte unendliche Freude. Der Mashriqu’l-Adhkár wird wahrhaftig ein Ort großen Glücks und großer Freude werden. Die Stärke und Eleganz seiner Struktur, die regelmäßige Anordnung seiner Wege, die Gestaltung seiner Blumenbeete, das Sprudeln seiner Brunnen, seine blühenden Bäume, die Frische seiner Luft und der Charme und die Schönheit seiner äußeren Erscheinung verbinden sich zu einem Paradies höchsten Entzückens. Wahrlich, nichts wird ihm ebenbürtig oder gleich sein.A102
25
Der Mashriqu’l-Adhkár ist ein himmlisches Bauwerk in dieser niederen Welt und ein Mittel, um die Einheit der Menschheit zu erreichen, da sich alle Völker der Welt in Verbundenheit und Harmonie im Mashriqu’l-Adhkár versammeln werden, um den Herrn der Heerscharen zu preisen und zu verherrlichen, indem sie Hymnen der göttlichen Einheit singen. Deine Freude muss mit Sicherheit darauf beruhen, das Licht der göttlichen Führung zu verbreiten.A103
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Der Grundstein für den ersten Mashriqu’l-Adhkár von Amerika wurde in Chicago gelegt, und diese Ehre und Auszeichnung ist von unendlichem Wert. Zweifellos werden aus diesem Mashriqu’l-Adhkár Tausende weitere Mashriqu’l-Adhkár hervorgehen.A104
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Dein Brief vom 23. November 1918 ist eingetroffen. Sein Inhalt zeigt, dass du, gelobt sei Gott, im Dienst für den Mashriqu’l-Adhkár tätig bist, damit dieses universelle Gebäude errichtet werden kann. In der Tat hast du große Anstrengungen in dieser Hinsicht unternommen, und ich hege die Hoffnung, dass diese Bemühungen von Tag zu Tag wachsen mögen. Mit Unternehmungen ist es wie mit Bäumen; einen Baum zu pflanzen ist einfach, während es schwierig ist, ihn zu pflegen bis er Früchte trägt. Bisher wurde Mühe darauf verwendet, das Fundament des Tempels zu legen, aber seine Fertigstellung ist eine schwierige Angelegenheit. Meine Hoffnung ist, dass die Freunde Gottes darin unterstützt werden.A105
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O ihr, die ihr fest im Bund und Testament Gottes seid! Die Aufzeichnungen, mit euren Plänen für die Errichtung des Mashriqu’l-Adhkár und seiner Nebengebäude – bestehend aus einem Krankenhaus, Schulen, einer Herberge und Heimen für Kranke und Arme – und darüber hinaus die Namen derer enthalten, die Mittel für dieses Vorhaben bereit gestellt haben, sind eingetroffen und wurden gelesen. Gelobt sei Gott, dass Er gesegneten Seelen geholfen hat, sich zu erheben und eine Aufgabe von solch großer Tragweite zu erfüllen und den Grundstein für ein Gebäude zu legen, das für alle Ewigkeit bestehen wird, dessen Spitzen bis in den höchsten Himmel reichen werden.
Obwohl dieser Mashriqu’l-Adhkár auf der Erde gebaut wird, ist er in Wirklichkeit eine Institution der himmlischen Heerscharen, und daher kann gesagt werden, dass er die höchsten Himmel erreichen wird. Dankt Gott, dass ihr euch erhoben habt, einen solch bedeutsamen Dienst zu erbringen, denn in diesem Zeitalter und in diesem Jahrhundert ist die Errichtung von Mashriqu’l-Adhkár von äußerster Wichtigkeit. Diese Gebäude werden den Freunden Festigkeit und Beständigkeit verleihen. Sie sind Orte des Flehens und der Anrufung hin zu der Schwelle Seiner Erhabenheit, und sie sind das großartigste Mittel, die süßen Düfte des Herrn zu verbreiten. In diesen Tagen kommt das Setzen nur eines Steines für den Mashriqu’l-Adhkár oder eines seiner Nebengebäude dem Bau eines hohen Gebäudes gleich. Ich bin daher sehr zufrieden mit den Geliebten des Herrn, da es ihnen gelungen ist, einen so entscheidenden Dienst zu leisten. Es ist meine Hoffnung, dass dieses Bauwerk in äußerster Schönheit und Robustheit errichtet wird und dass seine Nebengebäude allmählich fertiggestellt werden.A106
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… bedenke, wie Ḥájí Mírzá Muḥammad-Taqí Afnán, diese geheiligte und bestätigte Seele, sich erhob, um dieser großen Sache zu dienen. Er verzichtete auf ein Leben in Ruhe und Behaglichkeit in Yazd und eilte nach ‘Ishqábád, um für die Sache Gottes zu arbeiten. Wie aufopfernd war er beim Aufbau des Mashriqu’l-Adhkár! Er widmete sein Leben ganz dieser Aufgabe, bis es ihm gelang, den ersten Mashriqu’l-Adhkár in diesem Land zu errichten. Wie außergewöhnlich war doch sein Dienst, denn dies ist der erste Mashriqu’l-Adhkár, der im Namen Gottes in der Welt errichtet wurde. Sein Stellenwert ist daher sehr groß. Und doch sollen in der Zukunft hunderttausend Mashriqu’l-Adhkár in Herrlichkeit, Würde und höchster Majestät errichtet werden. Der Mashriqu’l-Adhkár von ‘Ishqábád hat die Stellung der Mutter, und die anderen Mashriqu’l-Adhkár sind wie geistige Kinder, die aus ihm hervorgehen.A107
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O ihr Geliebten Gottes! Die Nachricht ist eingetroffen, dass ein Mashriqu’l-Adhkár errichtet wurde, dass in diesem Land das Lob und die Verherrlichung Gottes das Reich der Herrlichkeit erreicht haben und dass die Melodien, mit denen der herrliche Geliebte angebetet und gepriesen wird, zu den himmlischen Heerscharen emporgestiegen sind. Welche grenzenlose Freude und welches Glücksgefühl hat diese frohe Botschaft ausgelöst, da der Mashriqu’l-Adhkár bewirkt, dass die Freunde erweckt werden, Gottes gedenken und sich in einem Zustand des demütigen Gebetes befinden. Der Mashriqu’l-Adhkár bewirkt, dass die Herzen erleuchtet, die Seelen vergeistigt und die Düfte des Reiches der Herrlichkeit eingeatmet werden. Die Menschenwelt wird dadurch in eine andere Welt verwandelt und die Empfindsamkeit des Herzens wird in einem Maße erhöht, dass sie die gesamte Schöpfung einschließt. Meine Hoffnung ist, dass in jeder Region und in jedem Winkel des Landes ein Mashriqu’l-Adhkár errichtet wird, auch wenn dies mit äußerster Diskretion und Umsicht geschieht und aus Vorsicht auf ausgewählte und vertrauenswürdige Freunde unter den Geliebten Gottes beschränkt ist, bis zu der Zeit, da die Verbreitung seines Ruhmes kein Entsetzen und keine Unruhe unter den Achtlosen hervorruft.
O ihr Geliebten Gottes! Seht, wie überreich die Frische, Zartheit, Geistigkeit und Ausstrahlung sein werden, die ihr erlangt, wenn ihr euch zur MorgendämmerungA108 an diesem Versammlungsort des Geistes dem Gedenken Gottes widmet und nach dem Sprechen von Gebeten gemeinsam den Freigebigsten Herrn mit süßen Melodien erwähnt. Diese Melodien werden das Reich der Herrlichkeit erreichen, und diese Gesänge die himmlischen Heerscharen beglücken und erfreuen.A109
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Der Mashriqu’l-Adhkár ist der Magnet für göttliche Bestätigungen. Der Mashriqu’l-Adhkár ist das mächtige Fundament des Herrn, die feste Säule des Glaubens Gottes. Die Errichtung des Mashriqu’l-Adhkár ist ein Mittel zur Erhöhung des Wortes Gottes. Das Lob und die Verherrlichung, die daraus hervorgehen, erfreuen das Herz jeder rechtschaffenen Seele. Die heiligen Düfte des Mashriqu’l-Adhkár beleben die Seelen der Gerechten, und seine erfrischenden Brisen verleihen denen Leben, die reinen Herzens sind. Den Strahlen der Morgenröte gleich erleuchten die Lampen des Mashriqu’l-Adhkár die Horizonte. Die Melodie des Mashriqu’l-Adhkár erfreut die Seelen der Himmlischen Heerscharen, und die vorgetragenen Verse Seiner Göttlichen Einheit bringen den Bewohnern des Königreichs der Herrlichkeit Freude und Fröhlichkeit. An diesem Tag ist die Errichtung des Mashriqu’l-Adhkár das größte Anliegen und der vollkommenste Dienst, der an der Heiligen Schwelle Gottes angeboten wird. Die Absicht ist, dass die Geliebten Gottes, während sie äußerste Weisheit walten lassen, sich dort dem Gebet und der Anbetung Gottes, dem Rezitieren der Verse und Worte Gottes und dem Singen der himmlischen Oden in Verherrlichung des Allbarmherzigen widmen.A110
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O Diener Bahás! Musik wird an der Schwelle des Allmächtigen als lobenswerte Kunst angesehen. So singe bei großen Zusammenkünften und Versammlungen Verse in wunderbaren Melodien und lasse im Mashriqu’l-Adhkár Lobeshymnen erklingen, die die himmlischen Heerscharen entzücken. So bedenke, wie sehr die Kunst der Musik bewundert und gepriesen wird. Versuche, so du kannst, geistvolle Melodien, Lieder und Weisen zu verwenden und irdische Musik mit der himmlischen Melodie in Einklang zu bringen. Dann wirst du bemerken, welch großen Einfluss Musik hat und wie sie himmlische Freude und Leben schenkt. Stimme solche Melodien und Weisen an, dass die Nachtigallen göttlicher Geheimnisse mit Freude und Begeisterung erfüllt werden.A111
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Wahrlich, mit aufrichtigen Herzen habe ich Gott dafür gedankt, dass er den Freunden trotz ihrer Armut und ihrer bescheidenen Verhältnisse geholfen hat, zum Mashriqu’l-Adhkár beizutragen, dessen Säulen bald im innersten Herzen Amerikas aufgerichtet werden.A112
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O du wahrer Freund ‘Abdu’l-Bahás! Dein innigster Wunsch war es, dass der Mashriqu’l-Adhkár errichtet und begründet werde. Ein Jegliches hat seine Zeit – und Lob sei Gott, die Zeit, den Mashriqu’l-Adhkár zu bauen, ist jetzt gekommen! Es müssen daher größte Bemühungen unternommen werden, damit dieses mächtige Gebäude mit vornehmer und anmutiger Ausstrahlung solide und robust errichtet wird. Dies ist ein großer Dienst an der Heiligen Schwelle, dessen Ruhm die Herzen der Versammlung der Höhe in alle Ewigkeit erfreuen wird.A113
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Was den Mashriqu’l-Adhkár anbetrifft, so ist er von größter Bedeutung. Die Absicht ist folgende: Ein Ort sollte bestimmt werden, auch wenn es ein kleiner Platz unter Erde und Gestein ist, und er sollte aus Vorsicht versteckt und verborgen werden, damit er nicht die Feindseligkeit der Unruhestifter erregt. Mindestens einmal in der Woche sollte er zum Treffpunkt der auserwählten Freunde werden, die die Geheimnisse entdeckt haben und zu Vertrauten göttlicher Mysterien wurden. Er kann beliebig gestaltet sein, denn selbst wenn es eine Grube in der Erde wäre, würde diese Grube zu einem schützenden Paradies , zu einer erhabenen Laube und einem Garten der Wonne werden. Er wird zu einem Zentrum, in dem der Geist erfreut und das Herz zum Abhá-Königreich hingezogen wird.A114
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Was die Gestaltung des Mashriqu’l-Adhkár anbetrifft: Er sollte dem Mashriqu’l-Adhkár von ‘Ishqábád ähneln. Das heißt, es muss ein neunseitiges Gebäude sein und sollte so errichtet werden, dass es die höchste Geistigkeit, Eleganz, Erhabenheit, Vornehmheit und Anmut zeigt, so dass es zu einem bezaubernden Ort wird. Soweit möglich sollten Anstrengungen unternommen werden, um die Annehmlichkeit des Standortes, seine Frische und Schönheit zu gewährleisten.A115
Aus den Schriften Shoghi Effendis
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Im Laufe der Zeit wird das erhabene Gebäude des Mashriqu’l-Adhkár in näherer Umgebung der historischen Heiligen Stätten der Bahá’í errichtet werden, was die Pracht, die Geistigkeit, den Glanz, die Anmut und Majestät der Bahá’í-Institutionen mehren und in unübersehbarer und greifbarer Weise ein schönes Sinnbild und einen beständigen Ausdruck des lebendigen und ungebundenen Geistes der Sache Dessen, Der der Herr aller Welten ist, auf Erden schaffen wird.A116
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Man sollte sich vergegenwärtigen, dass der Zentralbau des Mashriqu’l-Adhkár, um den sich künftig einmal soziale Einrichtungen zur Unterstützung der Notleidenden und Armen, zum Obdach für Reisende und zum Trost für die Hinterbliebenen sowie zur Bildung der Ungebildeten gruppieren werden, unabhängig von diesen Nebeneinrichtungen als ein Haus angesehen werden sollte, das ganz und gar der Anbetung Gottes geweiht ist, im Einklang mit den wenigen, doch klar formulierten Prinzipien Bahá’u’lláhs im Kitáb-i-Aqdas.
Aus diesen allgemeinen Worten sollte nun nicht geschlossen werden, dass das Innere des Zentralbaus selbst in einen Konglomerat religiöser Anbetungsformen verwandelt werden soll, die gemäß den überkommenen Gepflogenheiten in Kirchen, Moscheen und Synagogen sowie anderen Gotteshäusern abgehalten werden.
Die verschiedenen Zugangswege, die alle auf die Halle im Zentrum unter der Kuppel weisen, dienen nicht dem Einlass sektiererischer Anhänger von starren Glaubenssätzen und menschengemachten Bekenntnissen, die auf ihre Weise bestrebt sind, ihre Riten zu feiern, ihre Gebete zu lesen, ihre Waschungen auszuführen und die besonderen Symbole ihres Glaubens innerhalb gesonderter Bereiche von Bahá’u’lláhs allumfassendem Haus der Anbetung zur Schau zu stellen.
Weit davon entfernt, ein Schauspiel zusammenhangloser und verwirrender sektiererischer Bräuche und Riten zu sein, ein Zustand, der völlig im Widerspruch zu den Bestimmungen des Aqdas steht und unvereinbar ist mit dem Geiste, den es prägt, wird das Zentralgebäude der Bahá’í Andacht, das im Mittelpunkt des Mashriqu’l-Adhkár steht, vielmehr in seinen geheiligten Mauern, in einer ruhigen geistigen Atmosphäre, nur diejenigen versammeln, die für immer die Hüllen einer ausgeklügelten und pompösen Zeremonie aufgegeben haben und bereit sind zur Anbetung des einen wahren Gottes, der sich in diesem Zeitalter durch Bahá’u’lláh offenbart hat.
Ihnen wird der Mashriqu’l-Adhkár ein Symbol für die grundlegende Wahrheit sein, die dem Bahá’í-Glauben innewohnt, dass religiöse Wahrheit nicht absolut, sondern relativ ist und dass göttliche Offenbarung nie abgeschlossen, sondern fortschreitend ist.
Sie werden davon überzeugt sein, dass ein allliebender und allgegenwärtiger Vater, der in der Vergangenheit zu bestimmten Zeitabschnitten der Menschheitsentwicklung Seine Propheten als die Träger Seiner Botschaft und die Manifestationen Seines Lichtes für die Menschheit aussandte, in dieser kritischen Kulturepoche Seinen Kindern nicht die Führung versagen kann, die sie dringend benötigen in dieser dunklen Stunde, die weder das Licht der Wissenschaft noch das des Intellekts und der Weisheit des Menschen zu erhellen vermag.
In Bahá’u’lláh die Quelle des göttlichen Lichts erkennend, fühlen sie sich unwiderstehlich angezogen, den Schutz Seines Hauses zu suchen und sich darin zu versammeln, wo sie ungehindert von Zeremonien und Bekenntnissen dem einen wahren Gott huldigen, dem Wesen und Sonne ewiger Wahrheit, und die Namen Seiner Boten und Propheten erhöhen und preisen, die seit Urgedenken bis heute unter wechselnden Bedingungen und in verschiedenem Maße das Licht göttlicher Führung einer finsteren und irrenden Welt widerspiegeln.
Aber wie begeisternd die Vorstellung der Bahá’í-Andacht auch sein mag, wie sie im Zentralbau dieses erhabenen Tempels erfahren werden kann, ist die Anbetung nicht der einzige, nicht einmal der wesentliche Faktor für die Rolle im organischen Leben der Bahá’í-Gemeinde, die zu spielen dem Mashriqu’l-Adhkár von Bahá’u’lláh bestimmt wurde.
Abgekoppelt von den sozialen, humanitären, erzieherischen und wissenschaftlichen Bestrebungen, die mit den Einrichtungen des Mashriqu’l-Adhkár verbunden sind, kann die Bahá’í-Andacht – wie erhaben sie auch konzipiert ist, so leidenschaftlich sie auch sein mag, niemals mehr erreichen, als die dürftigen und oft flüchtigen Ergebnisse, die durch die Kontemplation des Asketen oder die Zweisprache des untätigen Gläubigen erzielt werden.
Sie kann weder dem Betenden selbst und noch viel weniger der Menschheit im Allgemeinen dauerhafte Zufriedenheit und Nutzen bringen, solange sie nicht in jenen dynamischen und selbstlosen Dienst für die Belange der Menschheit mündet, den zu unterstützen und zu fördern der größte Vorzug der Einrichtungen des Mashriqu’l-Adhkár ist.
Ebenso werden die Anstrengungen derer, die im Umfeld des Mashriqu’l-Adhkár die Angelegenheiten des zukünftigen Bahá’í-Gemeinwesens verwalten werden, ganz gleich wie uneigennützig und mühevoll sie auch immer sind, keine Früchte tragen und nicht vorankommen, es sei denn, sie stehen täglich in enger Verbindung zu den geistigen Kräften, die im zentralen Heiligtum des Mashriqu’l-Adhkár konzentriert sind und davon ausstrahlen.
Nichts außer einem direkten und andauernden Zusammenwirken der geistigen Kräfte, die von diesem mitten im Herzen des Mashriqu’l-Adhkár gelegenen Haus der Andacht ausgehen, mit den Kräften, die gezielt von denen eingesetzt werden, die in ihrem Dienst an der Menschheit seine Angelegenheiten verwalten, kann das notwendige Werkzeug bieten, das imstande ist, die Menschheit von den Leiden zu befreien, von denen sie so lange und so schwer betroffen ist.
Die Errettung einer in ihren Geburtswehen liegenden Welt wird letztlich vom Bewusstsein der Wirksamkeit der Offenbarung Bahá’u’lláhs abhängen, verstärkt einerseits durch die geistige Verbindung mit Seinem Geist, andererseits durch die intelligente Anwendung und getreue Ausübung der von Ihm offenbarten Prinzipien und Gesetze.
Von allen mit Seinem Heiligen Namen verbundenen Einrichtungen kann einzig die Institution des Mashriqu’l-Adhkár die wesentlichen Elemente der Bahá’í-Andacht und des Dienstes, die beide für die Erneuerung der Welt so lebenswichtig sind, angemessen gewährleisten.
Hierin liegt das Geheimnis der Erhabenheit, der Wirkkraft, der einzigartigen Stellung des Mashriqu’l-Adhkár als eine der herausragenden Institutionen, die Bahá’u’lláh vorgesehen hat.A117
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Im Tempel dürfen Gebete in jeglicher Sprache dargebracht werden. Das Darbringen von Gebeten ist auch nicht auf Kinder beschränkt. Geringfügige Änderungen im Text der Gebete sind statthaft, und ich möchte Ihnen raten, dem offenbarten Wort eine musikalische Form zu geben; denn ich glaube, dass dies überaus wirkungsvoll sein wird. Ich werde dafür beten, dass der Geliebte Sie inspiriere, diesen großen Dienst an Seiner Sache zu vollbringen.A118
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Ich schätze zutiefst die fortgesetzten und selbstaufopfernden Bemühungen der amerikanischen Gläubigen angesichts der schweren Finanz- und Wirtschaftskrise, in die ihr Land und die ganze Welt jetzt gestürzt sind. Dass das Tempelgebäude unter solchen Umständen entstehen konnte, dass die Arbeiten an seinen kunstvollen und exquisiten Verzierungen durch die Anstrengungen einer Handvoll getreuer Bahá’í trotz des Dunkels, der Unsicherheit und der Gefahren, die sie umgeben, durchgeführt werden konnten, ist nur ein weiterer Beweis der geheimnisvollen, allbezwingenden Kraft Bahá’u’lláhs, dessen Segnungen allen, die sich erheben, um Seine Absicht zu erfüllen, freigebig gewährt werden. Die Sache tritt in eine Zeit beispielloser Errungenschaften ein. Das volle Maß ihrer Herrlichkeit und Kraft wird sich allmählich manifestieren, wenn wir unsererseits die Anweisungen und das Geheiß, wie uns von unserem geliebten Meister hinterlassen, in vollem Umfang ausführen.A119
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Für die weit verstreuten Bahá’í-Gemeinden in Ost und West, von denen die meisten zunehmend geächtet und schlecht behandelt werden und von denen keine behaupten kann, an der zweifachen Segnung teilzuhaben, die ein eigens entworfenes und gebautes Haus der Andacht und eine vollständig und effizient funktionierende Gemeindeordnung ausnahmslos verleihen, signalisiert die lokale Konzentration dessen, was als der Ursprung des geistigen Lebens der Gemeinde angesehen wird und was bereits als Triebfeder seiner Verwaltungstätigkeiten anerkannt ist, den Beginn einer weiteren Phase des langsamen und unauffälligen Hervortretens der Bahá’í-Gemeinde in diesen Zeiten des Niedergangs einer Gemeinschaft, die göttlich verordnet, organisch vereint, mit einer klaren Vision ausgestattet und voller Leben ist und deren Ziel durch zwei richtungsweisenden Prinzipien Anbetung Gottes und des Dienstes an den Mitmenschen bestimmt ist.A120
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Vom Mashriqu’l-Adhkár, den Bahá’u’lláh im Kitáb-i-Aqdas als ein Haus der Andacht bestimmt hat, erhalten die gewählten Vertreter der örtlichen und nationalen Bahá’í-Gemeinden, wenn sie sich täglich zur Morgendämmerung dort gemeinsam mit den Mitgliedern ihrer jeweiligen Ausschüsse versammeln, die Inspiration, die bei ihrem tagtäglichen Einsatz im Ḥaẓíratu’l-Quds, dem Ort ihrer Verwaltungsarbeit, nötig ist, um ihre Pflichten und Aufgaben so zu erfüllen, wie es für die gewählten Sachwalter Seines Glaubens angemessen ist.A121
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Die Errichtung dieses Symbols und Vorboten der Weltordnung Bahá’u’lláhs, die sich noch im embryonalen Stadium ihrer Entwicklung befindet, inmitten der Wirren, der Ängste, der Rivalitäten und der wiederkehrenden Krisen, die den Niedergang einer todgeweihten Zivilisation kennzeichnen, wird ohne Zweifel dem Vormarsch des Glaubens auf allen Kontinenten der Erde einen enormen Impuls verleihen und wird mehr als jede andere einzelne Tat die Aufmerksamkeit der geistig verarmten, wirtschaftlich angegriffenen, in ihren gesellschaftlichen Beziehungen verwirrten und moralisch desorientierten Massen eines leidgeprüften Kontinents auf seine im Entstehen begriffenen Institutionen lenken.A122
Aus Briefen geschrieben im Auftrag von Shoghi Effendi
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Unter den Zeichen für Entflammtsein, Gnade und Erbauung, für Frohsinn und Geistigkeit ist die Versammlung im Mashriqu’l-Adhkár zur Morgendämmerung und das Darbringen flehender Gebete in diesem majestätischen und leuchtenden Tempel. Die ist sehr wichtig und wird zu großartigen Ergebnissen führen. Allein die Versammlung der Freunde zur Stunde des Tagesanbruchs im Mashriqu’l-Adhkár soll die Macht der Sache demonstrieren, die Wirksamkeit und den Einfluss des Wortes Gottes aufzeigen, die Verbundenheit der Herzen mit den göttlichen Geboten bekunden und die Hinwendung der Seelen zum Ufer Seiner Einheit klar manifestieren. Nachlässigkeit und Gleichgültigkeit gegenüber dieser frommen Tat sind in keiner Weise erlaubt.A123
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Seiner Meinung nach sollten Versammlungen im Innenraum des Tempels ausschließlich der Andacht gewidmet sein; Bahá’í-Ansprachen oder Vorträge sollten auf keinen Fall gestattet werden. Zum jetzigen Zeitpunkt ist jedoch nichts gegen das Abhalten von Versammlungen und Bahá’í -Vorträgen, oder gegen Arbeitssitzungen der Nationaltagung in der ›Foundation Hall‹ einzuwenden. Shoghi Effendi bittet Sie dringend, den Chorgesang von Männern, Frauen und Kindern im Innenraum zu fördern und sorgfältig jede starre Form in der Bahá’í-Andacht zu vermeiden. Je universeller und ungezwungener der Charakter der Bahá’í-Andacht im Tempel ist, desto besser. Bilder und Gemälde sind, mit Ausnahme des Größten Namens, keinesfalls gestattet. Von Bahá’u’lláh und dem Meister offenbarte Gebete sollten gelesen oder gesungen werden, ebenso Texte aus den Heiligen Schriften der Propheten sowie Hymnen, denen die heiligen Texte der Bahá’í- und Nicht-Bahá’í-Schriften zugrunde liegen.A124
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Er hofft sehr, dass der Anblick des Tempels und die Prinzipien, die er verkörpert, einen tiefen Eindruck in den Herzen der Einwohnerschaft hinterlässt und dazu beiträgt, sie zum Glauben hinzuführen. Es genügt nicht, ein schönes Gebäude zu errichten – wir müssen es auch mit aufrichtigen und ergebenen Seelen füllen, die nach seiner geistigen Atmosphäre verlangen.A125
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Sie haben nach einigen Plänen gefragt, durch die Gelder für den Tempel gesammelt werden könnten. Shoghi Effendi glaubt, dass es am besten und edelsten ist, wenn Spenden freiwillig und spontan in dem Bewusstsein gegeben werden, ein Opfer zu bringen, um die Sache voranzutreiben. Durch Opferbereitschaft muss dieser Tempel erbaut werden. Dies ist die wirklich würdige Vorgehensweise. Dieser Grundsatz schließt daher jede Vorgehensweise aus, die die Hilfe von Nicht-Bahá’í beinhaltet. Ein Bahá’í-Tempel sollte von den Bahá’í allein gebaut werden; es handelt sich nicht um eine gewöhnliche humanitäre Tätigkeit, bei der die Hilfe anderer Personen in Anspruch genommen werden könnte.A126
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Ihre Spenden für den Tempel sowie die bemerkenswerte Art und Weise, in der Sie die Gläubigen bei ihren Bemühungen unterstützen, den Umfang ihrer Öffentlichkeitsarbeit zu erweitern, sind echte und bleibende Beiträge, die Sie für den Glauben geleistet haben.
Und obwohl Sie derzeit nicht in der Lage sind, so viel Geld zu spenden, wie in früheren Jahren, sollten Sie sich nicht entmutigt, geschweige denn enttäuscht fühlen.
Denn die beste Art und Weise, wie Sie die Sache des Tempels effektiv unterstützen können, ist nicht durch materielle Mittel, sondern dadurch, dass Sie, wie es Ihre vorrangige Pflicht ist, die moralische Unterstützung denen anbieten, die für den Bau dieses heiligen und einzigartigen Gebäudes verantwortlich sind.
Hingabe, Aufrichtigkeit und echte Begeisterung sind es, die auf lange Sicht die Fertigstellung unseres geliebten Tempels sicherstellen können.
Materielle Überlegungen sind, obwohl wesentlich, keineswegs das Wichtigste.
Andernfalls hätte der Tempel nie das Stadium des Fortschritts erreicht, das er bereits so gut erlangt hat.
Denn die finanziellen Möglichkeiten der Gemeinde sind begrenzt und wurden in den letzten zwei Jahren durch eine beispiellose und weltweite Wirtschaftskrise stark in Mitleidenschaft gezogen.
Aber trotz all dieser materiellen Hindernisse hat der Tempel stetig Fortschritte gemacht, und dies allein genügt, um jeden unvoreingenommenen Beobachter von der göttlichen Kraft zu überzeugen, die den Glauben belebt – eine Kraft, vor der alle materiellen Schwierigkeiten zwangsläufig schwinden müssen.A127
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Was das melodische Vortragen der Heiligen Tafeln im Tempel anbelangt, so möchte Shoghi Effendi die Freunde dringend bitten, jegliche Starrheit und Gleichförmigkeit in der Gestaltung der Andacht zu vermeiden. Gegen das Rezitieren und Singen von Gebeten in einer orientalischen Sprache ist nichts einzuwenden; es ist jedoch keineswegs verpflichtend, bei Andachten im Innenraum des Tempels auf genau diese Weise zu beten. Dies sollte weder vorgeschrieben noch verboten werden. Man sollte sich immer vor Augen halten, dass – mit Ausnahme bestimmter Pflichtgebete –Bahá’u’lláh für die Gestaltung von Andachten im Tempel oder anderswo keine starren oder besonderen Vorschriften erlassen hat. Das Wesen des Gebets ist die Zwiesprache mit Gott, und so transzendiert es rituelle Formen und Formeln.A128
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Er war besonders erfreut über die Anstrengungen, die unternommen wurden, um Land für das Ḥaẓíratu’l-Quds zu kaufen, sowie über die Beiträge, die für dieses heiß ersehnte und verdienstvolle Unterfangen gesammelt wurden… Er hofft aufrichtig, dass die Freunde im Laufe dieses Jahres darin bestätigt werden, vereint das Fundament für dieses Gebäude zu legen und ein geeignetes Stück Land in der Hauptstadt dieses Landes zu erwerben. Er erklärte außerdem, dass die Vollendung dieses Unterfangens unaufhörliche Zusammenarbeit und gegenseitige Unterstützung erfordert und von Opferbereitschaft abhängig ist. Dieses bedeutsame Projekt wird ein Auftakt für die Errichtung des Mashriqu’l-Adhkár in jener Region sein, indem es die Anzahl der Agenturen der Sache erhöht, ihre göttlichen Institutionen stärkt, den Einfluss und die Kraft der Gemeinde mehrt und Glanz und Herrlichkeit über sie alle ausgießt.A129
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Diese Bahá’í-Lehre von menschlicher Verbundenheit und Güte impliziert, dass wir immer bereit sein müssen, den Notleidenden unsere Unterstützung zu gewähren. Wohltätigkeit ist ein wesentliches Element der Bahá’í-Lehren und sollte daher in jeder Bahá’í-Gemeinde entwickelt werden. Gemeinnützige Einrichtungen wie Waisenhäuser, kostenlose Schulen und Krankenhäuser für die Armen bilden einen unverzichtbaren Teil des Mashriqu’l-Adhkár. Es ist die Verantwortung jeder örtlichen Bahá’í-Gemeinde, das Wohlergehen ihrer armen und hilfsbedürftigen Mitglieder zu gewährleisten, und zwar mit allen möglichen Mitteln.A130
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Hinsichtlich eines Sendschreibens ‘Abdu’l-Bahás, das Sie Ihrem Brief vom 20. Oktober beigefügt hatten und in dem der Meister die Reihenfolge festlegt, in der Tempel-Nebengebäude errichtet werden sollen: Dieses Sendschreiben, findet Shoghi Effendi, sollte hinsichtlich der Vorgabe einer genauen Reihenfolge, in der diese Nebengebäude gebaut werden sollen, nicht zu starr interpretiert werden. Es sollte auch nicht als eine vollständige Liste der Gebäude betrachtet werden, die in Zukunft um das Zentralgebäude des Mashriqu’l-Adhkár errichtet werden. Das Internationale Haus der Gerechtigkeit wird die Anzahl und die Reihenfolge dieser zukünftigen Nebengebäude des Tempels definitiv festlegen und ihre Beziehungen zueinander und zum Tempel selbst definieren müssen. Falls verfügbar, würde der Hüter es begrüßen, wenn Sie ihm den Originaltext dieses Sendschreibens zusenden.
Zu Ihrer Frage, in welcher Beziehung das Verwaltungsgebäude zum Tempel steht: Auch dies muss künftig noch festgelegt werden. Wie immer sich diese Beziehung, auch in ihren Einzelheiten, entwickeln wird – sie sollte prinzipiell darauf beruhen, dass diese beiden Bahá’í-Einrichtungen zwei lebenswichtige und unterschiedliche, jedoch untrennbare Aspekte des Bahá’í-Lebens darstellen: Andacht und Dienst. Der Zentralbau des Mashriqu’l-Adhkár ist ausschließlich der Andacht vorbehalten, repräsentiert das geistige Element und erfüllt somit eine Hauptaufgabe in allen Bahá’í-Gemeinden. Alle übrigen Gebäude, die zum Gelände um das Haus der Andacht gehören, sind zweitrangig, d.h. in Bedeutung stehen sie dem Haus der Andacht nach, gleichgültig, ob sie ausschließlich der Verwaltung dienen oder für kulturelle und humanitäre Zwecke erstellt worden sind.A131
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Bezüglich des Tempels und der hierin abgehaltenen Andachten:
Nun, da der erste und größte Tempel des Westens errichtet worden ist und von den Bahá’í in wenigen Jahren für Andachten und regelmäßige Gottesdienste benutzt werden wird, möchte er besonders nachdrücklich darauf hinweisen, dass keine Formen, Riten und festen Gebräuche eingeführt werden, die über das hinausgehen, was in den Lehren als absolut notwendig genannt wird. Diese Versammlungen dienen ihrem Wesen nach dem Gebet, der Meditation und den Lesungen aus den heiligen Schriften unseres Glaubens und anderer Religionen. Die Texte können von einer oder mehreren Personen – Bahá’í oder Nicht-Bahá’í – gelesen werden. Die Versammlungen sind in einfacher und würdiger Weise abzuhalten; ihr Zweck ist es, die Seele zu Gott zu erheben und sie durch Vernehmen des schöpferischen Wortes zu erziehen. Ansprachen und für die Andacht Unerhebliches soll nicht vorgetragen werden.
Bahá’u’lláh hat verboten, Kanzeln zu verwenden. Gegen die Verwendung eines kleinen Podestes ist nichts einzuwenden, wenn damit der Leser besser verstanden werden kann. Dieses Hilfsmittel sollte aber nicht in die architektonische Gestaltung des Gebäudes einbezogen werden.
….
Leser sollten dort stehen, wo sie von allen am besten gesehen und gehört werden können. Zu diesem Punkt sollten die Einzelheiten dem Ermessen Ihres Rates überlassen bleiben, nachdem er hierzu die Meinung von Fachleuten eingeholt hat. Wie er Ihnen bereits mitteilte, ist feststehende Bestuhlung einer beweglichen vorzuziehen.
Es darf nur Vokalmusik verwendet werden. Ihr Rat sollte darüber entscheiden, wo die Ausführenden aufzustellen sind; es sei aber nochmals darauf hingewiesen keinen vorgeschriebenen Standort einzuführen und auch jeglichen architektonischen Hinweis auf einen solchen Standort zu vermeiden. Die Akustik sollte der Hauptgesichtspunkt für die Wahl des Standortes der Sänger sein.
…
Wie wichtig die Entscheidungen sind, die Sie hinsichtlich der Fertigstellung des Tempels jetzt zu treffen haben, muss er nicht mehr besonders betonen … Er drängt Sie, immer die besten technischen Ratschläge einzuholen und nie außer Acht zu lassen, dass es vor allem darum geht, den Versammlungen im Tempel einen schönen und friedvollen, aber auch behaglichen, würdigen und schlichten Rahmen zu geben. Die Zuhörer sollten in der Lage sein, alles genau zu hören, die Tonqualität sollte dem Ohr angenehm sein.A132
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Als wesentliche Vorgabe für die Gestaltung des Gebäudes legt ‘Abdu’l-Bahá eine kreisförmige Struktur mit neun Seiten fest. Abgesehen davon ist der Architekt in keiner Weise eingeschränkt, seinen eigenen Gestaltungsstil zu wählen.A133
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Nebenbei muss ein Punkt erwähnt werden und zwar, dass der Tempel in Wilmette weder eine Vorlage für andere Tempel noch eine neue Art der Bahá’í-Architektur darstellt. Daher ist es nicht nötig, dass Ihre Architekten sich bemühen diesem Muster zu folgen. Wichtig ist es, den Anweisungen des Meisters bezüglich des Tempels zu folgen und dann etwas zu schaffen, was Ihren Wünschen entspricht und für Ihre Gegend angebracht ist.A134
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Beim Bau des Tempels muss man darauf achten, sich nicht von den der Situation geschuldeten Idealen und Gefühlen mitreißen zu lassen, sondern fest auf dem Boden zu bleiben und zu erkennen, dass es sich um Gebäude aus Stahl und Stein handelt. Erforderlich ist, was ein ansprechendes und anziehendes Haus der Andacht hervorbringt – keine Nachbildung des Schreins des Báb oder des Tempels in Wilmette. Wir streben keine herausragenden Beispiele für Architektur an, sondern das Gefühl der Befreiung, das der Bau des ersten geistigen Gebäudes in Europa auslösen wird.A135
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Der Einfluss, den dieser Muttertempel im gesamten pazifischen Raum ausüben wird, ist unermesslich und geheimnisvoll. Der geliebte Meister sagte den amerikanischen Freunden, dass ihr Tempel der größte stille Lehrer sein würde, und es besteht kein Zweifel, dass dieses eine Gebäude einen tiefgreifenden Einfluss auf die Verbreitung des Glaubens ausgeübt hat, nicht nur in den Vereinigten Staaten und der westlichen Hemisphäre, sondern in der ganzen Welt. Wir können daher erwarten, dass der Bau eines weiteren ›Muttertempels‹ im Herzen Australasiens, eines im Zentrum Afrikas sowie eines im Herzen Europas, einen enormen Einfluss sowohl lokal als auch international ausüben wird.A136
Aus Briefen und Botschaften des Universalen Hauses der Gerechtigkeit
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Die in Ihrem Brief vom 23. Januar über die Benutzung des Mashriqu’l-Adhkár gestellten Fragen haben wir einer sorgfältigen Betrachtung unterzogen.
Es steht Ihrem Rat frei, nach seinem Ermessen Textstellen aus den allgemein anerkannten Schriften der früheren Religionen zu verwenden.
Was Ihre Frage über das gemeinsame Lesen durch mehrere Leser zugleich betrifft, so steht einer solchen Vortragsart nichts entgegen, vorausgesetzt, dass sie Ihrem Rat nicht gekünstelt oder theatralisch erscheint. Hinsichtlich des Standortes der Leser hat der geliebte Hüter bereits früher darauf hingewiesen, dass »der Leser stehen sollte, wo er – oder sie – von allen am besten gehört und gesehen werden kann«.
Im Haus der Andacht soll ausschließlich Vokalmusik erklingen, gleich ob von einem oder mehreren Sängern. Dabei ist es unwesentlich, ob es sich um einen Gast, einen Chor oder einen Solisten handelt, vorausgesetzt, dies wird nicht als Werbung für den Besuch einer Andacht verwendet und die von Ihnen erwähnten Vorsichtmaßregeln werden nicht außer Acht gelassen. Zweifellos würde der Einsatz von hervorragenden Tonaufnahmen, wie sie heutzutage erhältlich sind, höchste Vortragsqualität bei niedrigen Kosten gewährleisten; doch alle Textstellen, die sich auf Vokalmusik im Innenraum des Hauses der Andacht beziehen, gehen von der physische Anwesenheit der Sänger aus.
In einem Brief im Auftrag Shoghi Effendis an einen Gläubigen aus Chicago im Jahr 1931, Bahá’í News Nr. 55, Seite 4, brachte er die Hoffnung zum Ausdruck, dass »der jetzt fertiggestellte Tempel vollkommen sich bis zu letzten Platz mit reinen, suchenden Seelen füllt. Er sollte sich von jenen Andachtshäusern unterscheiden, die, selbst wenn sie voll besetzt sind, nur durch die Musik anziehend wirken. In diesem Haus der Andacht sollte ein machtvoller Geist die Herzen aller Besucher zur Herrlichkeit Bahá’u’lláhs erwecken.«
Zusammenfassend macht eine Betrachtung der abschließenden Absätze der erhellenden Botschaft des geliebten Hüters vom 25. Oktober 1929 an die amerikanische Bahá’í-Gemeinde die wahre Natur des Mashriqu’l-Adhkár deutlich. Darin verwirft er die Hüllen einer ausgeklügelten und pompösen Zeremonie und warnt davor zu folgern, »dass das Innere des Zentralbaus selbst in ein Konglomerat religiöser Anbetungsformen verwandelt werden soll«, das »ein Schauspiel zusammenhangloser und verwirrender sektiererischer Bräuche und Riten« bieten würde. In seinen abschließenden Worten bezeichnet Shoghi Effendi die Verbindung von Bahá’í-Andacht und Dienst, die aus der Institution des Mashriqu’l-Adhkár hervorgehen, als lebenswichtig für die Erneuerung der Welt. Darin liegt das Geheimnis der einzigartigen Stellung, die diese erhabene, mächtige und herausragende Institution einnimmt.A137
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Was Bahá’í-Trauungen betrifft, so können die damit verbundenen Zeremonien ohne weiteres auf den Stufen außerhalb des Auditoriums abgehalten werden. Wir sind allerdings der Ansicht, dass das Nebengebäude auf dem Gelände hierfür der geeignetere Ort ist. Überdies können, vor oder nach der Trauzeremonie, Gebete und Meditationen im Tempel gesungen und gesprochen werden.A138
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Bahá’u’lláh hat seit Anbeginn Seiner gewaltigen Sendung die Völker nachdrücklich darauf aufmerksam gemacht, dass es notwendig ist, die menschlichen Verhältnisse so zu ordnen, dass eine Welt entsteht, die in allen wesentlichen Gesichtspunkten ihres Lebens geeint ist. In unzähligen Versen und Sendschreiben erklärte Er mannigfach wiederholt, dass der »Fortschritt der Welt« und die »Entwicklung der Nationen« zu den Verordnungen Gottes für diese Zeit zählen. Die Einheit der Menschheit, gleichermaßen Wirkprinzip und letztes Ziel Seiner Offenbarung, bedingt eine dynamische Übereinstimmung der geistigen und praktischen Erfordernisse des Lebens auf Erden. Wie unerlässlich diese Beziehung ist, zeigt deutlich Seine Bestimmung des Hauses der Andacht zum geistigen Mittelpunkt jeder Bahá’í-Gemeinde, um das herum Nebengebäude entstehen müssen, die dem sozialen, humanitären, erzieherischen und wissenschaftlichen Fortschritt der Menschheit geweiht sind.A139
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In einer früheren Botschaft haben wir schon darauf hingewiesen, dass das Aufblühen der Gemeinde vor allem auf örtlicher Ebene eine entscheidende Verbesserung der Verhaltensweisen erfordert: jener Verhaltensweisen, durch die der kollektive Ausdruck der Tugenden der einzelnen Mitglieder und die Funktionsweise der Geistigen Räte sich in der Einheit und Freundschaft innerhalb der Gemeinde und in der Dynamik ihrer Aktivitäten und ihres Wachstums zeigen. Das erfordert die Integration der sie bildenden Elemente – Erwachsene, Jugendliche, Kinder – in geistige, soziale, erzieherische und administrative Aktivitäten und ihre Beteiligung an örtlichen Lehr- und Entwicklungsplänen. Dazu gehören ein kollektiver Wille und die Ausrichtung auf das Ziel, den Geistigen Rat durch jährliche Wahlen fortbestehen zu lassen. Es schließt die Ausübung gemeinsamer Andachten ein. Daher ist es für das geistige Leben der Gemeinde wesentlich, dass die Freunde regelmäßige Andachtsversammlungen abhalten, in örtlichen Bahá’í-Zentren – wenn sie zur Verfügung stehen – oder anderswo, die Wohnungen der Gläubigen inbegriffen.A140
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In jedem Land nehmen wir die zunehmende Sehnsucht nach geistigem Leben und einer klaren ethischen Linie wahr. Es wird erkannt, dass Pläne und Programme zur Besserung des menschlichen Daseins wirkungslos sind, wenn sie nicht auf einem Leben geistigen Bewusstseins und ethischer Werte gründen. Wer sollte besser gerüstet sein, diese Sehnsucht zu stillen, als jene, die bereits von den Lehren Bahá’u’lláhs beseelt und durch Seine Macht unterstützt werden?
…
Das durch individuelle Andacht erzeugte geistige Wachstum wird verstärkt durch das liebevolle Zusammensein der Freunde an jedem Ort, durch Andacht in der Gemeinde und durch Dienst am Glauben und für unsere Mitmenschen. Diese gemeinschaftlichen Aspekte des gottgefälligen Lebens beziehen sich auf das Gesetz des Mashriqu’l-Adhkár, das sich im Kitáb-i-Aqdas findet. Obgleich die Zeit für den Bau von örtlichen Mashriqu’l-Adhkár noch nicht gekommen ist, sind das Abhalten von regelmäßigen, allen offen stehenden Andachtsversammlungen und die Beteiligung der Bahá’í-Gemeinden an Projekten humanitären Dienstes Ausdruck für diesen Teil des Bahá’í-Lebens und ein weiterer Schritt in der Erfüllung des Gesetzes Gottes.
Bahá’u’lláh schreibt: »Zum Zeichen Unserer Gnade schmückten Wir den Himmel der Rede mit Sternen göttlicher Weisheit und mit heiligen Geboten. Wahrlich, Wir sind der Immervergebende, der Großmütigste. O Freunde Gottes in allen Landen! Erkennt den Wert dieser Tage und haltet euch an alles, was von Gott, dem Größten, dem Erhabensten, herabgesandt ward. Er wahrlich gedenkt euer in Seinem Größten Gefängnis und lehrt euch, was euch einer Stufe nahen lässt, die die Augen derer erfreut, die reinen Herzens sind. Ruhm sei euch und allen, die zum Springquell des Lebens kamen, der sich aus Meiner wundersamen Feder ergießt.«
Unser Gebet an der Heiligen Schwelle erfleht, dass die größere Beachtung des in diesen Gesetzen zum Ausdruck kommenden geistigen Kerns der Lehren die Hingabe der Freunde an die Quelle aller Gnadengaben stärken werde und die empfänglichen Seelen unter Seinen geistig ausgehungerten Kindern zur Sache Gottes anziehen möge.A141
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Ein besonderes Kennzeichen der Fünften Epoche wird die Bereicherung des Andachtslebens der Gemeinde durch den Bau nationaler Häuser der Andacht sein, je nachdem wie es die Umstände in den nationalen Gemeinden zulassen. Der Zeitplan für diese Projekte wird vom Universalen Haus der Gerechtigkeit unter Berücksichtigung des Fortschritts beim Prozess des Beitritts in Scharen in den einzelnen Ländern festgelegt werden. Diese Entwicklung wird sich in aufeinanderfolgenden Phasen von ‘Abdu’l-Bahás Göttlichem Plan fortsetzen. Unmittelbar nach der Fertigstellung des Muttertempels des Westens begann der Hüter mit einem Plan zum Bau von Kontinentalen Häusern der Andacht. Die ersten waren damals die Mashriqu’l-Adhkár in Kampala, Sydney und Frankfurt, die in Erfüllung der Ziele des Zehn-Jahres-Planes gebaut wurden. Das Universale Haus der Gerechtigkeit hat in gleicher Weise die Tempel in Panama City, Apia und New Delhi gebaut. Diese kontinentale Phase muss man aber noch vervollständigen: Ein weiteres Gebäude muss noch gebaut werden. Mit tiefer Dankbarkeit und Freude verkünden wir in diesem verheißungsvollen Augenblick die Entscheidung, dieses letzte Projekt in Angriff zu nehmen. Im Fünf-Jahres-Plan wird mit dem Bau des Muttertempels von Südamerika in Santiago, Chile, begonnen und damit ein von Shoghi Effendi klar ausgesprochener Wunsch erfüllt werden.A142
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Am Nachmittag des elften Tages des Riḍván-Festes vor hundert Jahren hob ‘Abdu’l-Bahá, vor mehreren hundert Zuschauern stehend, zum ersten Spatenstich an und brach die rasenbedeckte Erde des Tempelgeländes in Grosse Pointe, nördlich von Chicago, auf. Diejenigen, die geladen waren, mit Ihm zusammen an jenem Frühlingstag den Boden aufzubrechen, waren unterschiedlicher Herkunft – Norweger, Inder, Franzosen, Japaner, Perser, amerikanische Ureinwohner, um nur einige zu nennen. Es war, als erfülle das noch nicht erbaute Haus der Andacht die Wünsche des Meisters, die am Vorabend der Zeremonie in Bezug auf jedes dieser Bauwerke ausgesprochen worden waren: »dass die Menschheit einen Versammlungsplatz finden möge« und »dass die Verkündung der Einheit der Menschheit aus seinen offenen Höfen der Heiligkeit ertönen werde«.
Bei dieser Gelegenheit konnten Seine Zuhörer wie auch alle, die Ihn im Verlauf Seiner Reisen nach Ägypten und in den Westen hörten, die weitreichende Bedeutung Seiner Worte für die Gesellschaft, für ihre Werte und Anliegen, nur schwach erahnen. Selbst heute – kann irgendjemand behaupten, mehr als nur eine entfernte und verschwommene Ahnung von der zukünftigen Gesellschaft zu haben, deren Errichtung die Bestimmung der Offenbarung Bahá’u’lláhs ist? Denn niemand sollte annehmen, dass die Zivilisation, zu der die göttlichen Lehren die Menschheit drängen werden, lediglich aus Veränderungen der derzeitigen Ordnung hervorgehen wird. Weit gefehlt. In einer Ansprache, die Er wenige Tage nach der Grundsteinlegung des Muttertempels des Westens hielt, sagte ‘Abdu’l-Bahá: »es gehört zu den Folgen der Offenbarung geistiger Kräfte, dass die Menschenwelt sich einer neuen gesellschaftlichen Form anpassen wird«, dass »die Gerechtigkeit Gottes in allen menschlichen Angelegenheiten offenbar werden wird«. Diese und zahllose weitere Äußerungen des Meisters, denen sich die Bahá’í-Gemeinde in dieser Zeit des hundertjährigen Gedenkens immer wieder zuwendet, verdeutlichen den Abstand, der die Gesellschaft, wie sie sich derzeit gestaltet, von der gewaltigen Vision trennt, die Sein Vater der Welt schenkte.
…
In unserer Ridvan-Botschaft 2001 haben wir angedeutet, dass wir in Ländern, in denen der Prozess des Beitritts in Scharen hinreichend weit entwickelt ist und die Bedingungen in den nationalen Gemeinden günstig sind, die Errichtung von Häusern der Andacht auf nationaler Ebene befürworten würden, deren Entstehung ein Merkmal der fünften Epoche des Gestaltenden Zeitalters sein wird. Mit größter Freude künden wir nun an, dass nationale Mashriqu’l-Adhkár in zwei Ländern errichtet werden sollen: in der Demokratischen Republik Kongo und in Papua-Neuguinea. In diesen Ländern sind die von uns aufgestellten Kriterien nachweislich erfüllt, und die Resonanz ihrer Völker auf die durch die derzeitige Reihe von Plänen geschaffenen Möglichkeiten war ungewöhnlich bemerkenswert. Während der Bau des letzten kontinentalen Tempels in Santiago im Gange ist, bietet die Inangriffnahme von Projekten zur Errichtung von nationalen Häusern der Andacht einen weiteren erfreulichen Beweis dafür, dass der Glaube Gottes den Grund der Gesellschaft durchdringt.
Noch ein weiterer Schritt ist möglich.
Der Mashriqu’l-Adhkár, von ‘Abdu’l-Bahá als »eine der wichtigsten Institutionen auf der Welt« bezeichnet, vermählt zwei wesentliche, untrennbare Aspekte des Bahá’í-Lebens:
Andacht und Dienst.
Die Vereinigung dieser beiden spiegelt sich auch in der Kohärenz wider, die zwischen den die Gemeindebildung betreffenden Merkmalen des Planes besteht, insbesondere ein aufkeimender Geist der Andacht, der seinen Ausdruck in Gebetsversammlungen findet, wie auch ein Erziehungsprozess, der für den Dienst an der Menschheit befähigt.
Die Wechselwirkung von Andacht und Dienst tritt besonders in jenen Clustern auf der ganzen Welt deutlich hervor, in denen Bahá’í-Gemeinden maßgeblich an Größe und Vitalität zugenommen haben und wo die Teilnahme an sozialem Handeln offenkundig ist.
Einige von ihnen wurden zu Zentren für die Vermittlung von Lernerfahrungen (Learning Sites) ausersehen, um so die Fähigkeit der Freunde zu nähren, das Juniorjugendprogramm in den angegliederten Regionen voranzubringen.
Die Fähigkeit, dieses Programm aufrechtzuerhalten, befeuert, wie wir kürzlich aufgezeigt haben, auch die Entwicklung von Studienkreisen und Kinderklassen.
So verstärkt die Learning Site, über ihren Hauptzweck hinaus, das gesamte System von Ausbreitung und Festigung.
In diesen Clustern kann man in den kommenden Jahren die Entstehung von örtlichen Mashriqu’l-Adhkár ins Auge fassen.
Mit Herzen, übervoll vor Dankbarkeit gegenüber der Gesegneten Schönheit, teilen wir Ihnen hocherfreut mit, dass wir derzeit Beratungen mit den jeweiligen Nationalen Geistigen Räten aufnehmen in Bezug auf die Errichtung der ersten örtlichen Häuser der Andacht in folgenden Clustern:
Battambang, Kambodscha; Bihar Sharif, Indien; Matunda Soy, Kenia; Norte del Cauca, Kolumbien; und Tanna, Vanuatu.
Um den Bau der zwei nationalen und fünf örtlichen Mashriqu’l-Adhkár zu unterstützen, haben wir entschieden, am Bahá’í-Weltzentrum einen Tempel-Fonds zu Gunsten solcher Projekte einzurichten. Die Freunde sind allerorts eingeladen, aufopferungsvoll zu spenden, so wie ihre Mittel es erlauben.
Geliebte Mitarbeiter: Die vor hundert Jahren durch die Hand ‘Abdu’l-Bahás aufgebrochene Erde wird erneut in sieben weiteren Ländern aufgebrochen werden, und das ist nur das Vorspiel für den Tag, an dem in jeder Stadt und jedem Dorf, dem Gebot Bahá’u’lláhs folgend, ein Gebäude zur Anbetung des Herrn errichtet wird. Von diesen Aufgangsorten des Gedenkens Gottes werden die Strahlen Seines Lichtes scheinen und die Hymnen Seines Lobpreises erklingen.A143
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In immer mehr Clustern nimmt das Wachstumsprogramm sowohl an Umfang als auch an Komplexität zu, entsprechend den zunehmenden Fähigkeiten der drei am Plan Beteiligten – dem Einzelnen, der Gemeinde und den Institutionen des Glaubens – ein Umfeld gegenseitiger Unterstützung zu schaffen. Und wir sind hocherfreut, dass es, wie vorausgesehen, nun zunehmend mehr Cluster gibt, in denen hundert und mehr Freunde das Engagement von Tausenden und mehr ermöglichen, die ein Lebensmuster weben, das geistig, dynamisch und verwandelnd ist. Dem Prozess unterliegt schon von Anfang an natürlich eine kollektive Bewegung hin zur Verwirklichung der Vision materiellen und geistigen Wohlergehens, wie sie Er, der Lebensspender der Welt, dargelegt hat. Aber wenn eine große Anzahl von Menschen beteiligt ist, wird die Bewegung einer gesamten Bevölkerung wahrnehmbar.
Diese Bewegung ist besonders deutlich sichtbar in denjenigen Clustern, in denen ein örtlicher Mashriqu’l-Adhkár errichtet werden soll. Ein Beispiel bietet uns Vanuatu.
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Vor dem Hintergrund ständiger Ausbreitung und Festigung – der dreißigste Zyklus des intensiven Wachstumsprogramms wurde gerade beendet – erforschen die Freunde aktiv, zusammen mit dem Rest der Inselbevölkerung, was es bedeutet, wenn ein Mashriqu’l-Adhkár, »ein Sammelpunkt für die Menschenseelen«, in ihrer Mitte errichtet wird. Mit aktiver Unterstützung durch traditionelle Führer haben die Bewohner der Insel Tanna nicht weniger als hundert Entwürfe für die Gestaltung des Tempels angeboten, ein Zeichen dafür, wie sehr das Haus der Andacht die Vorstellungskräfte anregt und zugleich einen begeisternden Ausblick auf den Einfluss bietet, den es auf die Menschen ausüben wird, die unter seinem Schatten leben.A144
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Über zwei Jahre sind vergangen, seit wir Riḍván 2012 ankündigten, zwei nationale und fünf örtliche Häuser der Andacht zu errichten, Projekte, die in Verbindung mit dem Bau des letzten der kontinentalen Mashriqu’l-Adhkár in Santiago, Chile, verfolgt werden. Diese Unternehmen, untrennbar verbunden mit der Entwicklung des Gemeindelebens, das nun überall durch hingebungsvolle Taten und Dienste gestärkt wird, stellen weitere Schritte bei der erhabenen Aufgabe dar, die Bahá’u’lláh der Menschheit übertragen hat, Andachtshäuser zu bauen »in allen Landen im Namen Dessen, der der Herr aller Religionen ist,« – Zentren, in denen Seelen sich versammeln können, »einträchtig aufeinander eingestimmt«, um die göttlichen Verse zu hören und flehentlich zu beten, und aus denen »die Stimmen des Lobpreises zum Königreich emporsteigen« und der »Wohlgeruch Gottes« sich verbreitet.
Wir sind tief bewegt von der weltweiten Resonanz auf unseren Aufruf. Besonders in den Ländern und Orten, die vor kurzem für die Errichtung eines Hauses der Andacht bestimmt wurden, haben wir erlebt, wie die Freunde ihrer Freude spontanen Ausdruck verleihen; ihre unmittelbare und beherzte Bereitschaft, ihren Teil beizutragen, um die entscheidenden anstehenden Arbeiten zu bewältigen und die Dynamik jener Tätigkeiten zu erhöhen, die wesentlich für die Entstehung eines Mashriqu’l-Adhkár innerhalb einer Bevölkerung sind; ihre vielfältigen aufopferungsvollen Beiträge an Zeit, Energie und materiellen Mitteln und ihre nachhaltigen Anstrengungen, einer wachsenden Anzahl von Menschen die Vision dieser ganz dem Gedenken Gottes gewidmeten Bauwerke zu vermitteln, die in ihrer Mitte errichtet werden. Die bereitwillige Antwort der Gemeinde des Größten Namens ist in der Tat vielversprechend hinsichtlich ihrer Fähigkeit, diese gemeinsamen Unternehmen voranzutreiben.
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In vier Ländern haben die Projekte die Phase erreicht, in der ein Entwurf für das Tempelgebäude vorbereitet wird. Dies beginnt mit der Auswahl möglicher Architekten und dem Verfassen einer Aufgabenbeschreibung zu den architektonischen Erfordernissen des Gebäudes und wird schließlich zu einem Vertrag über den endgültigen Entwurf führen. Architekten stehen vor der einzigartigen Herausforderung, Tempel »so vollkommen, wie es in der Welt des Seins möglich ist« zu entwerfen, die mit der örtlichen Kultur und dem Alltag derer, die sich zum Meditieren und Beten versammeln, auf natürliche Weise harmonieren. Die Aufgabe erfordert Kreativität und Geschick, um Schönheit, Anmut und Würde mit Schlichtheit, Funktionalität und Wirtschaftlichkeit zu kombinieren. Eine Reihe von Architekten von nah und fern haben ihre Dienste angeboten. Diese Beiträge sind natürlich willkommen; gleichwohl werden Nationale Räte eher solche Architekten in Betracht ziehen, die mit der Umgebung, in der das Gebäude gebaut wird, gut vertraut sind.
…
Während die Freunde weltweit über diese ermutigenden Fortschritte jubeln, bleiben ihre Energien auf die Prozesse konzentriert, die in einem Cluster nach dem anderen an Kraft gewinnen. Dabei haben sie es nicht versäumt, das dynamische Wechselspiel zu würdigen, das zwischen Gottesdienst und den Bemühungen besteht, die geistigen, sozialen und materiellen Bedingungen der Gesellschaft zu verbessern. Mögen alle, die sich so in Städten und Gemeinden, Nachbarschaften und Dörfern mühen, Erkenntnisse aus den Anstrengungen gewinnen, die zur Wende des zwanzigsten Jahrhunderts unternommen wurden, um die ersten beiden Häuser der Andacht, im Osten und später im Westen, zu errichten.
In ‘Ishqábád widmete eine ergebene Gruppe von Gläubigen, die sich aus Persien kommend angesiedelt hatten und eine Zeit lang Frieden und Ruhe in Turkistán fanden, ihre ganze Energie der Schaffung eines Lebensmusters, das die erhabenen geistigen und sozialen Grundsätze spiegelt, die in der Offenbarung Bahá’u’lláhs verankert sind.
In einem Zeitraum von wenigen Jahrzehnten kamen zu dieser Gruppe, die ursprünglich nur aus einer Handvoll Familien bestand, weitere hinzu, und sie wuchs auf einige tausend Gläubige an.
Diese Gemeinde, durch ihre Kameradschaft fest verbunden und durch die gemeinsamen Ziele und den Geist der Treue belebt, erreichte ein hohes Maß an Zusammenhalt und Entwicklung, wofür sie in der ganzen Bahá’í-Welt bekannt wurde.
Jene Freunde wurden durch ihr Verständnis der göttlichen Lehren geleitet, und innerhalb der Grenzen der religiösen Freiheit, die man ihnen gewährte, mühten sie sich aufs Äußerste, um die Bedingungen zu schaffen, die zur Errichtung eines Mashriqu’l-Adhkár führen würden, jener »krönenden Institution jeder Bahá’í-Gemeinde«.
Auf einem angemessenen Stück Land in der Mitte der Stadt, das einige Jahre zuvor mit Zustimmung der Gesegneten Schönheit Selbst erworben worden war, wurden Einrichtungen zum Wohl der Gemeinde gebaut – unter anderem eine Versammlungshalle, Schulen für Kinder, eine Herberge für Besucher und ein kleines Krankenhaus.
Ein Zeichen für die bemerkenswerten Leistungen der Bahá’í in ‘Ishqábád, die in jenen fruchtbaren Jahren durch ihren Wohlstand, ihre Großzügigkeit und ihre intellektuellen und kulturellen Errungenschaften herausragten, war, dafür zu sorgen, dass alle Bahá’í-Kinder und -Jugendlichen lesen und schreiben lernten – und dies in einer Gesellschaft, in der Analphabetismus, vor allem bei Mädchen, vorherrschte.
In einem solchen Umfeld gemeinsamer Unternehmungen und Fortschritte, in jeder Phase der Entwicklung durch ‘Abdu’l-Bahá gestärkt, entstand ein prächtiges Haus der Andacht – das markanteste Gebäude in der Umgebung.
Über zwanzig Jahre lang erlebten die Freunde die himmlische Freude, ihr hochgestecktes Ziel erreicht zu haben: die Einrichtung eines zentralen Versammlungsortes für den Gottesdienst, das Herz des Gemeindelebens, der Ortes, an dem die Seelen sich bei Tagesanbruch zur demütigen Anrufung und Zwiesprache mit Ihm versammelten, bevor sie aus den Türen strömten, um ihren täglichen Beschäftigungen nachzugehen.
Wenn auch die Kräfte der Religionsfeindlichkeit schließlich durch die Region fegten und Hoffnungen vereitelten, so ist doch das kurze Erscheinen eines Mashriqu’l-Adhkár in ‘Ishqábád ein dauerhaftes Zeugnis für die Willenskraft und Anstrengungen einer Gruppe von Gläubigen, die ein reichhaltiges Lebensmuster etablierten, das seinen Antrieb aus der Macht des Schöpferischen Wortes bezog.
In der westlichen Hemisphäre, kurz nachdem die Arbeit am Haus der Andacht in ‘Ishqábád begann, wurden die Mitglieder der entstehenden Bahá’í-Gemeinde in Nordamerika von dem Gedanken elektrisiert, ihren Glauben und ihre Hingabe durch den Bau eines eigenen Tempels zu erweisen, und sie wandten sich im Jahre 1903 schriftlich an den Meister, um Seine Zustimmung zu erbitten.
Von diesem Moment an war der Mashriqu’l-Adhkár untrennbar mit dem Schicksal jener ergebenen Diener Bahá’u’lláhs verflochten.
Während der Fortschritt dieses komplexen Projektes über Jahrzehnte von den Auswirkungen der beiden Weltkriege und der Weltwirtschaftskrise behindert wurde, war jede Phase seiner Entwicklung eng mit dem Wachstum der Gemeinde und der Entfaltung seiner Gemeindeordnung verbunden.
Am selben Tag im März 1909, als die heiligen Überreste des Báb auf dem Karmel beigesetzt wurden, versammelten sich Delegierte, um die Bahá’í-Tempelvereinigung zu gründen, eine nationale Organisation, deren gewählter Vorstand zum Kern der weit verstreuten örtlichen Gemeinden dieses Kontinents wurde.
Diese Entwicklung führte bald zur Bildung des Nationalen Geistigen Rates der Bahá’í der Vereinigten Staaten und Kanada. ‘Abdu’l-Bahá Selbst legte während Seiner Reisen durch Nordamerika den Grundstein des Gebäudes und stattete damit den Muttertempel des Westens mit enormen geistigen Kräften aus.
Die Beiträge für dieses historische Unternehmen flossen aus Bahá’í-Zentren in Afrika, Asien, Europa, Lateinamerika und dem Pazifik – ein Beweis der Solidarität und Opferbereitschaft der Bahá’í in Ost und West.
Während die Anhänger Bahá’u’lláhs in jedem Land ihre Gedanken auf Gott richten, jeden Tag in Seinem Gedenken verbringen und sich unaufhörlich in Seinem Namen mühen, sollten sie sich inspirieren lassen von diesen bewegenden Worten ‘Abdu’l-Bahás an einen Gläubigen, der sich ganz dem Bau des ersten Hauses der Andacht widmete, das unter Seiner engen und liebevollen Führung errichtet wurde:
»Eile jetzt nach ‘Ishqábád, in größter Loslösung, vom Feuer der Anziehung entflammt und übermittele den Freunden Gottes die innigsten Grüße ‘Abdu’l-Bahás.
Küsse ein jedes Gesicht und bekunde allen die tiefe und aufrichtige Zuneigung dieses Dieners.
Bewege du im Namen ‘Abdu’l-Bahás die Erde, trage den Mörtel und schleppe die Steine für den Bau des Mashriqu’l-Adhkár, so dass die Begeisterung über diese Dienste dem Mittelpunkt des Dienstes Freude und Wonne bringe.
Dieser Mashriqu’l-Adhkár ist die erste sichtbare und greifbare Einrichtung des Herrn.
Daher ist es dieses Dieners Hoffnung, dass jede tugendhafte und aufrechte Seele jedes Opfer bringe, große Freude und Entzücken bekunde und begeistert die Erde und den Mörtel schleppe, damit dieses göttliche Gebäude errichtet werde, die Sache Gottes sich verbreite, und sich die Freunde in jedem Winkel der Welt mit größter Entschlossenheit erheben, um diese große Aufgabe zu erfüllen.
Wäre ‘Abdu’l-Bahá nicht in Haft und wären keine Hindernisse auf seinem Weg, er selbst würde sicherlich nach ‘Ishqábád eilen und die Erde für den Bau des Mashriqu’l-Adhkár mit größter Freude und Wonne tragen.
Es geziemt den Freunden, sich nun mit dieser Absicht im Sinn zu erheben und an meiner Statt zu dienen, sodass dieses Gebäude in kurzer Zeit vor aller Augen offenbar werde, die Geliebten Gottes sich dem Gedenken der Abhá-Schönheit widmen, die Melodien aus dem Mashriqu’l-Adhkár bei Tagesanbruch zu den Himmlischen Heerscharen aufsteigen, und die Gesänge der Nachtigallen Gottes den Bewohnern des Allherrlichen Reiches Freude und Entzücken bringen.
So frohlocken die Herzen, die Seelen erfreuen sich der frohen Botschaften und der Geist der Menschen wird erleuchtet.
Dies ist die höchste Hoffnung der Aufrichtigen; dies ist der Herzenswunsch derer, die Gott nahe sind.«A145
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Das Konzept des Mashriqu’l-Adhkár ist einzigartig in den Annalen der Religionen und ein Sinnbild für die Lehren des neuen Tages Gottes. Der Mashriqu’l-Adhkár, ein gesellschaftliches Versammlungszentrum, in dem herzliche Zuneigung gefördert wird, steht als allgemeiner Andachtsort allen Bewohnern einer Gegend, unabhängig von Religionszugehörigkeit, Herkunft, ethnischer Zugehörigkeit oder Geschlecht, offen, und dient als Oase für tiefes Nachdenken über die geistige Wirklichkeit und die grundlegenden Fragen des Lebens, einschließlich der persönlichen und gemeinschaftlichen Verantwortung für die Verbesserung der Gesellschaft. Männer und Frauen, Kinder und Jugendliche, werden in gleicher Weise in seiner Mitte aufgenommen. Diese einzigartige und umfassende Universalität drückt sich selbst in der Bauweise des Mashriqu’l-Adhkár aus, dessen Entwurf als Bauwerk mit neun Seiten den Eindruck der Vollständigkeit und Vollkommenheit vermittelt, was durch diese Zahl symbolisiert wird.
Als ein Ort, von dem geistige Kräfte ausstrahlen sollen, steht der Mashriqu’l-Adhkár im Zentrum der Nebengebäude, die für das Wohl der Menschheit errichtet werden, und ist Ausdruck eines gemeinsamen Willens und der Bereitschaft zu dienen. Diese Nebengebäude – Zentren der Bildung und des wissenschaftlichen Lernens sowie kultureller und humanitärer Bestrebungen – verkörpern die Ideale sozialen und geistigen Fortschritts, der durch angewandtes Wissen erreicht werden soll, und zeigen, wie sie im Zusammenklang von Religion und Wissenschaft die Stufe des Menschen erhöhen und zum Erblühen der Zivilisation führen. Wie ihrer aller Leben deutlich erkennen lässt, muss Andacht – wie notwendig sie auch für das innere Leben des Menschen und wie entscheidend sie für die geistige Entwicklung ist – auch zu Taten führen, die dem inneren Wandel äußeren Ausdruck verleihen. Dieses Konzept der Andacht – untrennbar mit Dienstbarkeit verbunden – wird durch den Mashriqu’l-Adhkár verbreitet. In diesem Zusammenhang schreibt Shoghi Effendi:
»Abgekoppelt von den sozialen, humanitären, erzieherischen und wissenschaftlichen Bestrebungen, die mit den Einrichtungen des Mashriqu’l-Adhkár, kann die Bahá’í-Andacht, so erhaben sie auch konzipiert ist, so leidenschaftlich sie auch sein mag, niemals mehr erreichen, als die dürftigen und oft flüchtigen Ergebnisse, die durch die Kontemplation des Asketen oder die Zwiesprache des untätigen Gläubigen erzielt werden. Sie kann weder dem Betenden selbst und noch viel weniger der Menschheit im Allgemeinen dauerhafte Zufriedenheit und Nutzen bringen, solange sie nicht in jenen dynamischen und selbstlosen Dienst für die Belange der Menschheit mündet, den zu unterstützen und zu fördern der größte Vorzug der Einrichtungen des Mashriqu’l-Adhkár ist.«
Die Zwillingsleuchten dieses strahlenden Zeitalters haben uns dies gelehrt: Das Gebet ist das unverzichtbare geistige Gespräch der Seele mit ihrem Schöpfer, direkt und ohne Mittler. Es ist die geistige Nahrung, die das Leben des Geistes erhält. Wie der morgendliche Tau bringt es dem Herzen Frische und reinigt es, so dass es frei von den Bindungen des hartnäckigen Egos wird. Es ist ein Feuer, das die Schleier verbrennt, und ein Licht, das zum Meer der Wiedervereinigung mit dem Allmächtigen führt. Auf seinen Flügeln schwingt sich die Seele auf in himmlische Sphären, näher zu der göttlichen Wirklichkeit. Die Entwicklung der grenzenlosen Fähigkeiten der Seele und die Anziehung der Wohltaten Gottes hängen von der Güte des Gebets ab; es auszudehnen ist jedoch nicht wünschenswert. Die im Gebet latenten Kräfte werden offenbar, wenn es aus Liebe zu Gott dargebracht wird, jenseits jeglicher Furcht oder Hoffnung, und frei von Zurschaustellung und Aberglauben. Es sollte mit aufrichtigem und reinem Herzen dargebracht werden und zu innerer Schau und tiefem Nachdenken führen, so dass die Verstandeskraft durch seine Wirkungen erleuchtet werden kann. Ein solches Gebet wird die Beschränkung der Worte überwinden und weit über bloße Töne hinauswachsen. Die Süße seiner Melodien muss das Herz erfreuen und erheben und die durchdringende Macht des Wortes verstärken, irdische Neigungen in himmlische Attribute verwandeln und zu selbstlosem Dienst an der Menschheit inspirieren.
Wir haben die Bahá’í aufgefordert zu erkennen, wie sie mit ihren Bemühungen um die Gemeindebildung ein neues Muster einer möglichen Gesellschaft schaffen. Insgesamt fördert dieses Muster die Fähigkeit für den Dienst – für die Erziehung und Ausbildung der jungen Generationen, für die Förderung der Jugendlichen, für die geistige Erziehung der Kinder, für die Verbesserung der Fähigkeit, gestärkt durch den Einfluss des Wortes Gottes andere auf dem Feld des Dienstes zu begleiten, und für den sozialen und wirtschaftlichen Fortschritt eines Volkes im Licht der göttlichen Lehren für dieses Zeitalter. Wesentlich für dieses Muster ist die Andachtsversammlung – ein gemeinschaftlicher Aspekt des gottgefälligen Lebens und eine Dimension des Konzeptes des Mashriqu’l-Adhkár – eine wunderbare Gelegenheit für Ihre Gemeinde, nicht nur den Allmächtigen anzubeten und Seine Segnungen in Ihrem eigenen Leben zu erflehen, sondern auch dafür, die geistigen Energien des Gebets Ihren Mitbürgern zu vermitteln, für sie die Reinheit der Andacht wiederherzustellen, in ihren Herzen den Glauben an die göttlichen Bestätigungen zu wecken und gleichermaßen in ihnen, und nicht zuletzt in sich selbst, den Eifer zu stärken, ihrem Volk und der Menschheit zu dienen, und auf dem Pfad der Gerechtigkeit konstruktive Widerstandskraft zu zeigen.
Liebe Freunde: Dem Gebet gewidmete Versammlungen, die überall in Ihrem gesegneten Land, in jeder Nachbarschaft, jeder Stadt, jedem Dorf und jedem Weiler stattfinden, und der Zugang zu Bahá’í-Gebeten, den Ihre Mitbürger zunehmend bekommen, ermöglichen es Ihrer Gemeinde, das Licht der Einheit vor aller Menschheit scheinen zu lassen und so zu den Bemühungen Ihrer Mitgläubigen in der ganzen Welt beizutragen. Säen Sie also die Samen künftiger Mashriqu’l-Adhkár zum Wohle aller, entzünden Sie unzählige Leuchtfeuer gegen die Finsternis des Hasses und der Ungerechtigkeit.A146
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Die systematische Umsetzung des Plans in all seinen Dimensionen lässt ein Muster kollektiver Bemühungen entstehen; es zeichnet sich nicht nur durch die Hingabe an den Dienst aus, sondern auch durch die Hinwendung zur Andacht. Die in den nächsten fünf Jahren notwendige Intensivierung der Aktivitäten wird das Andachtsleben derjenigen, die Seite an Seite in Clustern auf der ganzen Welt dienen, weiter bereichern. Dieser Prozess der Bereicherung ist bereits weit fortgeschritten: So erleben wir zum Beispiel, wie Andachtsversammlungen in den Kern des Gemeindelebens integriert wurden. An diesen Andachten kann jede Seele teilnehmen und hat die Möglichkeit, die himmlischen Düfte zu atmen, die Süße des Gebets zu erleben, über das schöpferische Wort zu meditieren, sich auf den Schwingen des Geistes forttragen zu lassen und Zwiesprache mit dem Einen Geliebten zu halten. Gefühle der Gemeinschaft und des gemeinsamen Anliegens werden erzeugt, besonders in den tiefen geistigen Gesprächen, die bei solchen Gelegenheiten ganz natürlich entstehen und in deren Verlauf die »Städte der Menschenherzen« geöffnet werden können. Durch die Einladung zu einer Gebetsversammlung, bei der Erwachsene und Kinder jeder Herkunft willkommen sind, ist an jedem Ort der Geist des Mashriqu’l-Adhkár zu spüren. Die Verstärkung des Andachtscharakters einer Gemeinde hat auch Einfluss auf das Neunzehntagefest und wird bei anderen Gelegenheiten spürbar, zu denen die Freunde zusammenkommen.A147
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Der Mashriqu’l-Adhkár ist »eine der wichtigsten Institutionen auf der Welt«. Ein Tempel und die mit ihm verbundenen Nebengebäude verkörpern zwei wesentliche und untrennbare Aspekte des Bahá’í-Lebens: Andacht und Dienst. Als machtvolles Symbol und integraler Bestandteil der göttlichen Zivilisation, zu der Bahá’u’lláhs Offenbarung alle Völker einlädt, wird das Haus der Andacht zum Mittelpunkt der Gemeinde, in deren Schoß es entstanden ist. »Die heiligen Düfte des Mashriqu’l-Adhkár«, erklärt ‘Abdu’l-Bahá, »beleben die Seelen der Gerechten, und seine erquickenden Brisen verleihen denen, die reinen Herzens sind, Leben.« Tatsächlich ist ihr Einfluss derart, dass er ein ganzes Volk dafür begeistern kann, nach einem tieferen Gefühl einer gemeinsamen Zielsetzung zu streben. Der Blick der Bahá’í-Welt ist zu dieser Stunde fest auf ihren neu eingeweihten Tempel gerichtet, und wir sind sicher, dass dieser langersehnte Sieg die Freunde überall jubeln lassen wird. Doch werden sie sicherlich nicht damit zufrieden sein, sich einfach nur untereinander daran zu erfreuen. Inspiriert von allem, wofür dieses erhabene Bauwerk steht, sollten sie andere dazu einladen, die bleibende Freude zu entdecken, die dem Lob Gottes und dem Dienst an der Menschheit entspringt.
Während wir unsere Häupter an der Schwelle der Altehrwürdigen Schönheit beugen, danken wir dafür, dass Er es Seinen ergebenen Anhängern ermöglicht hat, einen so erstaunlichen Tempel zu erbauen, der, gestaltet aus Glas, Stein und Licht ein Hingezogensein zum Heiligen bewirkt. Die Dankbarkeit, die wir empfinden, mehrt unsere Sehnsucht nach jenem herrlichen Tag, an dem jede Stadt und jedes Dorf mit einem Mashriqu’l-Adhkár gesegnet sein wird, und unser Blick richtet sich zuerst voll Erwartung auf jene Länder, in denen bereits nationale und örtliche Häuser der Andacht im Entstehen begriffen sind. Möge der strahlende Anblick dessen, was die Gemeinschaft des Größten Namens nun in Santiago erreicht hat, überall die Gläubigen dazu anspornen, ihren Dienst – mag er noch so bescheiden sein – zu intensivieren, einen Dienst, geleistet zur Besserung der Welt und der Herrlichkeit Gottes dargebracht.A148
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Noch ist kein ganzes Jahr vergangen, seit die Bahá’í-Welt die Fertigstellung des letzten der kontinentalen Häuser der Andacht beging, und schon bricht ein neuer Morgen in der Entwicklung der Institution des Mashriqu’l-Adhkár an. Sie sind an eben jenem Aufgangsort zusammengekommen – dem Gelände, auf dem sich in der nun eröffneten Phase das erste lokale Haus der Andacht am Horizont erhebt. Die Einweihung dieses einzigartigen Gebäudes ist ein historisches Ereignis, das das Entstehen vieler weiterer lokaler wie auch nationaler Mashriqu’l-Adhkár ankündigt, getreu dem von Bahá’u’lláh in Seinem Heiligsten Buch offenbarten Gebot: »Bauet Andachtshäuser in allen Landen im Namen Dessen, Der der Herr aller Religionen ist.«
…
… das Hervortreten des Hauses der Andacht in Battambang [ist] Zeugnis dafür, wie hell das Licht des Glaubens in den Herzen der dortigen Freunde erstrahlt. Sein Entwurf, die Arbeit eines meisterhaften kambodschanischen Architekten, spiegelt die Anmut und Schönheit der Kultur dieser Nation wider; es verbindet innovative Techniken mit traditionellen Formen dieser Gegend; es gehört zweifellos zu dem Land, auf dem es sich erhebt. Schon bevor der Tempel eingeweiht wurde, ist es ihm gelungen, ein Thema, das wesentlich mit dem Mashriqu’l-Adhkár verbunden ist, ins Bewusstsein derjenigen zu rufen, die in seinem Schatten leben, nämlich die Untrennbarkeit von Andacht und Dienst im Leben einer Gemeinde. Er hat dazu beigetragen, die Bedeutung von Einheit, die nun durch gemeinsame Andacht innerhalb seiner Mauern verstärkt wird, mehr wertzuschätzen. Sein Erstehen ist ein Ansporn für die unternommenen Anstrengungen, Gemeinden zu entwickeln, die sich durch Geistigkeit auszeichnen. Es ist ein Gebäude von edler Bestimmung, errichtet von einem Volk edlen Geistes.A149
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Über die Nebengebäude des Mashriqu’l-Adhkár gibt es in den Sendschreiben und Ansprachen ‘Abdu’l-Bahás eine Reihe von Hinweisen auf diese »wichtigen Einrichtungen«. Zum Beispiel nennt er eine Schule für Waisenkinder, ein Krankenhaus und eine Apotheke für Arme, ein Heim für Behinderte, eine Universität für fortgeschrittene Studien und eine Herberge. An anderer Stelle erklärt er, nachdem er die oben genannten Institutionen aufgelistet hat, dass noch andere Gebäude für wohltätige Zwecke gebaut werden sollen … Das Universale Haus der Gerechtigkeit hat auch gesagt, dass es keinen Text gefunden hat, der verlangt, dass die Anzahl der Nebengebäude neun sein sollte.A150
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Ein Symbol dieses Prozesses [Bahá’í-Beteiligung an Entwicklungsprojekten] kann im Haus der Andacht und seinen Nebengebäuden gesehen werden. Das erste, was gebaut wird, ist das zentrale Gebäude, welches das geistige Herz der Gemeinde ist. Dann, nach und nach, als äußerer Ausdruck dieses geistigen Herzens, werden die verschiedenen Nebengebäude, diese »Einrichtungen des sozialen Dienstes, die den Leidenden Linderung, den Armen Unterhalt, den Reisenden Zuflucht, den Hinterbliebenen Trost und den Ungebildeten Bildung gewähren sollen« errichtet und nehmen ihre Arbeit auf. Dieser Prozess beginnt keimhaft, lange bevor eine Bahá’í-Gemeinde die Stufe erreicht, ihren eigenen Mashriqu’l-Adhkár zu bauen, denn sogar das erste lokale Zentrum, das eine Bahá’í-Gemeinde errichtet, kann anfangs nicht nur als geistiges und administratives Zentrum und Versammlungsort für die Gemeinde dienen, sondern auch als Schulgebäude und als das Herz anderer Aspekte des Gemeindelebens. Das Prinzip jedoch bleibt, dass das Geistige dem Materiellen vorangeht. Zuerst kommt die Erleuchtung von Herz und Geist durch die Offenbarung Bahá’u’lláhs, und dann die Graswurzelbewegung der Gläubigen, die diese Lehren auf das tägliche Leben ihrer Gemeinde anwenden wollen.A151
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Der Begriff ›Mashriqu’l-Adhkár‹ wurde in den Schriften verwendet, um verschiedene Dinge zu bezeichnen: die Versammlung der Freunde zum Gebet in der Morgendämmerung; ein Gebäude, in dem diese Aktivität stattfindet; die vollständige Institution des Mashriqu’l-Adhkár mit seinen Nebengebäuden; das zentrale Gebäude dieser Institution, oft als ›Haus der Andacht‹ oder ›Tempel‹ bezeichnet. Diese Varianten können alle als Phasen oder Aspekte der allmählichen Einführung von Bahá’u’lláhs Konzept, wie es im Kitáb-i-Aqdas verkündet wurde, betrachtet werden. Für die Entwicklung des Mashriqu’l-Adhkár wurden mehrere Handlungslinien in Gang gesetzt, denen die Gläubigen ihre Bemühungen und ihre Aufmerksamkeit widmen sollten.A152
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Der Ausdruck ›Mashriqu’l-Adhkár‹ bezeichnet, wenn er sich auf ein Haus der Andacht bezieht, ein Gebäude, das Zentrum in dem sich die Menschen versammeln, um das Wort Gottes zu hören und Ihn anzubeten. Um dieses zentrale Haus der Andacht herum liegen die Nebengebäude des Mashriqu’l-Adhkár, die Anbetung in Form von Dienst an der Menschheit zum Ausdruck bringen.A153
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Bei der Durchführung dieser Überprüfung sollte beachtet werden, dass es zulässig ist, Auszüge aus den Heiligen Schriften als Text zu verwenden, der vertont wird, und Verse oder Wörter zu wiederholen. Einem Komponisten steht es frei, den musikalischen Stil zu bestimmen, wobei er sich der geistigen Verpflichtung bewusst ist, die Heiligen Texte mit Anstand, Würde und Ehrfurcht zu behandeln. …
Darüber hinaus gibt es keine Einwände gegen die Wiederholung von Versen aus Gebeten oder Auszügen aus den Schriften in Liedern, um den musikalischen Anforderungen zu entsprechen.
Wie oben erwähnt, sind geringfügige Änderungen im Text zulässig, ebenso wie die Wiederholung von Zeilen als Refrain oder von kurzen Phrasen wie ›O Gott, mein Gott‹, um den musikalischen Anforderungen gerecht zu werden. Der musikalische Stil des Stückes kann vom Komponisten festgelegt werden, vorausgesetzt, dass er oder sie die geistige Verpflichtung berücksichtigt, die Heiligen Texte mit dem Anstand, der Würde und der Ehrfurcht zu behandeln, die ihnen zusteht.A154
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Das Haus der Gerechtigkeit war besonders erfreut, von der erheblichen Zunahme der Aktivitäten am Tempel zu erfahren, einschließlich der wachsenden Anzahl von Kernaktivitäten, an denen Teilnehmer aus der breiteren Gesellschaft beteiligt waren. … Aufbauend auf dieser Grundlage ist es von zentraler Bedeutung, dass Ihr Nationaler Rat sich ernsthaft mit der Notwendigkeit befasst, unter den Gläubigen die Einheit des Denkens und der Zielsetzung hinsichtlich der Methoden zu fördern, mit denen ein noch höherer Grad an Kohärenz zwischen den Bemühungen am Haus der Andacht und der Arbeit der Ausbreitung und Festigung im Upolu-Cluster herbeigeführt werden kann.
Im Mittelpunkt dieser Bemühungen werden die Lehraktivitäten und Prozesse der Gemeindebildung am Tempel stehen. Insbesondere müssen die Bemühungen dahingehend, die grundlegenden Lehren des Glaubens den Besuchern und den in der Nachbarschaft lebenden Menschen zu vermitteln und sie einzuladen, an Studienkreisen, Andachtsversammlungen, Kinderklassen und Juniorjugendgruppen auf dem Tempelgelände und in anderen Teilen des Clusters teilzunehmen, systematisiert und mit den erforderlichen personellen und finanziellen Ressourcen unterstützt werden. Man könnte auch überlegen, ein spezielles Programm zu entwickeln, das darauf abzielt, eine Vision des Hauses der Andacht als geistiges Zentrum der Gemeinde zu vermitteln sowie des Einflusses, den es auf das Leben der umliegenden Bevölkerung haben kann – die Vision eines Tempels für die Menschen von Samoa.
Das Haus der Gerechtigkeit hofft inständig, dass die im Upolu-Cluster dienenden Agenturen und Gläubigen in die Lage versetzt werden, den Nutzen des Vorhandenseins des Hauses der Andacht in ihrer Mitte voll auszuschöpfen, während sie daran arbeiten, den Wachstumsprozess voranzutreiben; und es hofft ebenso, dass die Mittel um Besucher anzuziehen und ihr Erlebnis zu steigern im Laufe der Zeit weiter verfeinert werden. Wie bei anderen Aspekten des Bahá’í-Gemeindelebens wird der Erfolg dieser Bemühungen weitgehend davon abhängen, dass die Freunde in einem Modus des Lernens arbeiten, um sicherzustellen, dass Methoden und Aktivitäten kontinuierlich reflektiert und verbessert werden.A155
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Das Haus der Gerechtigkeit war erfreut zu erfahren, dass die Gespräche unter den Gläubigen über die Bedeutung des Mashriqu’l-Adhkár eine starke Bindung an das Unterfangen herstellen und zu einer breiteren Beteiligung der Bahá’í und ihrer Freunde an diesem gemeinsamen Vorhaben führen. Das erhöhte Bewusstsein der Gläubigen in Kolumbien für die Bedeutung des Hauses der Andacht hat sie auch materielle Beiträge erbringen lassen; dies ist ein weiteres Zeichen ihrer geistigen Hingabe. Es ist zu hoffen, dass diese erste Antwort während des gesamten Projekts aufrechterhalten wird und ein Muster regelmäßigen Spendens an die Fonds des Glaubens fördert.A156
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Ein Haus der Andacht ist natürlich ein integraler Bestandteil des Prozesses der Gemeindebildung, und seine Errichtung stellt einen wichtigen Meilenstein in der Entwicklung einer Gemeinde dar. Es ist die Hoffnung des Hauses der Gerechtigkeit, dass die Freunde in … durch den Eifer und die Entschlossenheit, mit denen sie die wesentlichen Aktivitäten des Fünfjahresplans verfolgen, den Tag beschleunigen werden, an dem die rechte Zeit für den Bau eines Mashriqu’l-Adhkár in Ihrem Land gekommen sein wird.A157
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Da es vorgesehen ist, dass die Gestaltung des Tempels »natürlich mit der lokalen Kultur und dem täglichen Leben derjenigen, die sich versammeln werden, um darin zu beten und zu meditieren«, harmoniert, könnten die Freunde ermutigt werden, erste Ideen über seine äußerliche Ausgestaltung einzubringen. Wir hoffen, dass die Gestaltung des Hauses der Andacht letztlich auf Elemente und Symbole zurückgreifen wird, mit denen sich die Menschen Kenias auf natürliche Weise identifizieren. Diese Ideen, die an das bald einzurichtende Baubüro weitergeleitet werden, könnten in die architektonischen Vorgaben einfließen, welche die Anforderungen für das Projekt festlegen.A158
80
Hinsichtlich Ihrer Fragen über den Unterschied zwischen kontinentalen, nationalen und lokalen Häusern der Andacht: Die Begründung des Mashriqu’l-Adhkár begann mit dem Bau eines Tempels in verschiedenen Regionen der Welt. Während ihrer Errichtung, wurde die Rolle dieser Häuser der Andacht, ein Zeichen für das Vorhandensein und die Verheißung des Glaubens zu setzen, oft in bildhafter Sprache hervorgehoben. Der Hüter schrieb, dass ein Mashriqu’l-Adhkár ein »Symbol und Vorbote der Weltordnung Bahá’u’lláhs« sei und nannte den ersten auf jedem Kontinent oder in jeder Region häufig einen »Muttertempel«. Wenn das Haus der Gerechtigkeit sich auf die Initiierung von Projekten zum Bau von nationalen Häusern der Andacht bezieht, die in der Fünften Epoche beginnen und auf den Baubeginn des letzten kontinentalen Hauses der Andacht in Chile folgen, schreibt es, dass sie »einen weiteren erfreulichen Beweis dafür [bieten], dass der Glaube Gottes den Grund der Gesellschaft durchdringt.«
Über diese symbolische Bedeutung hinaus ist der Mashriqu’l-Adhkár eine Institution mit enormem praktischen Potenzial. Es ist vorgesehen, dass dort, wo immer ein lokaler oder nationaler Rat gebildet wird, die Institutionen des Mashriqu’l-Adhkár und des Ḥaẓíratu’l-Quds zu gegebener Zeit errichtet werden. »Aus dem Mashriqu’l-Adhkár, den Bahá’u’lláh im Kitáb-i-Aqdas zum Andachtshaus bestimmt hat«, schrieb Shoghi Effendi, »beziehen die Vertreter der örtlichen und nationalen Bahá’í-Gemeinden, wenn sie sich gemeinsam mit den Mitgliedern der zugeordneten Ausschüsse täglich zur Morgendämmerung dort versammeln, die nötige Inspiration, um beim Tageswerk im Ḥaẓíratu’l-Quds, dem Ort der Verwaltungsarbeit, ihre Pflichten und Aufgaben so zu erfüllen, wie es sich für die gewählten Sachwalter Seines Glaubens gehört.«
Darüber hinaus soll ein Haus der Andacht das geistige Zentrum einer Gemeinde sein und zusammen mit seinen Nebengebäuden, die geschaffen werden, zu einem blühenden Muster kollektiven Lebens beitragen. Derzeit dienen die ersten Häuser der Andacht auf jedem Kontinent als nationale Tempel der Länder, in denen sie sich befinden, und sie dienen auch den Gemeinden in ihrer Umgebung und spielen eine bedeutende Rolle bei lokalen Aktivitäten. Während sich der Wachstumsprozess entfaltet, werden zunehmend Tempel auf nationaler und lokaler Ebene errichtet werden, und man wird viel über ihr Wesen und ihren Beitrag zum Prozess der Gemeindebildung lernen. Die vielen Aspekte der Funktionsweise dieser Institution werden dann allmählich offenkundig werden. Wie Shoghi Effendi schrieb: »Einzig die Institution des Mashriqu’l-Adhkár [kann] die wesentlichen Elemente der Bahá’í-Andacht und des Dienstes, die beide für die Erneuerung der Welt so lebenswichtig sind, angemessen gewährleisten.«A159
81
Die Texte der Lieder, die im Mashriqu’l-Adhkár vorgetragen werden, müssen nicht auf die Schriften beschränkt sein, sondern es ist erforderlich, dass sie auf Bahá’í-Schriften oder anderen heiligen Schriften basieren und Bahá’í-Themen enthalten. Es sollte beachtet werden, dass der Standard für Liedtexte, die bei Liedern verwendet werden, sich etwas von dem Standard für Schriften und Gebete unterscheidet, die in Andachtsprogrammen in Häusern der Andacht gelesen oder gesungen werden. Es gibt also keine Einwände gegen die Verwendung von Liedern, die auf den Schriften und Reden ‘Abdu’l-Bahás basieren.A160
Ausgewählte Gebete für den Mashriqu’l-Adhkár aus den Schriften ‘Abdu’l-Bahás
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O Herr, mein Gott! Bestätige sie in Deinem Dienst! Stärke ihre Rücken beim Tragen der Steine für die Errichtung des Mashriqu’l-Adhkár! O Herr, mein Gott! Erleuchte die Gesichter dieser Gerechten mit dem Licht, das vom Dämmerungsort Deiner Mysterien hervorscheint. Wahrlich, Du bist der Allmächtige und der Unbezwungene und wahrlich, Du bist der Barmherzige und der Mitleidvolle.A161
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O Gott, mein Gott! Niedrig, demütig und unter Tränen wende ich mein Angesicht dem Königreich Deiner Barmherzigkeit und dem Reiche Deiner Einzigkeit zu und flehe Dich inbrünstig an der Schwelle Deiner Einheit an, Deinen wahren Geliebten zu helfen, ihren Beitrag zur Errichtung des Mashriqu’l-Adhkár in diesem Land zu leisten – auf dass von diesem Gebäude der Glanz Seines Lichtes in alle Richtungen ausstrahlen möge und die freudigen Rufe, die Deinen Namen preisen und rühmen am Morgen und am Abend erhoben werden und zu Deinen himmlischen Heerscharen und Deinem allherrlichen Horizont aufsteigen. O Herr, mein Gott! Lass mich den Klang ihrer Stimmen und das Wehklagen ihrer Herzen trotz der großen Entfernung hören, die diese nahe Seite des Tales und die ›ferne Seite‹ trennt, damit mein Geist jubelt, mein Herz erfreut wird, meine Augen getröstet werden, mein ganzes Wesen vor Freude zittert und mein innerstes Wesen von Glückseligkeit erfüllt wird durch eine solche Ausgießung der Gnade in solch offenkundiger Pracht. O Herr, mein Gott! Öffne weit die Tore Deiner Segnungen für jede Seele, die sich erhebt, um Opfer für dieses erhabene Gebäude, dieses wundersame Haus des Gebetes, diesen Tagesanbruch des Lichtes, zu erbringen. Wahrlich, du bist der Allmächtige, der Starke, der Kraftvolle, der Zarte, der Gnädige.A162
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O Gott, mein Gott! Ich flehe Dich an mit pochendem Herzen und strömenden Tränen, jedem zu helfen, der seine Kraft für die Errichtung dieses Gebäudes und den Bau dieses Hauses aufwendet, in dem Dein Name jeden Morgen und jeden Abend erwähnt wird. O Gott! Sende Deinen göttlichen Segen auf jeden herab, der sich bemüht, diesem Gebäude zu dienen und es unter den Geschlechtern und Religionen der Welt aufzurichten. Bestätige ihn in jeder guten Tat, die das Wohlergehen der Menschheit fördert. Öffne ihm die Tore des Wohlstands und des Reichtums und mache ihn zu einem Erben der unvergänglichen Schätze des Königreiches. Mache ihn zu einem Zeichen Deiner Gaben unter den Völkern und stärke ihn durch das Meer Deiner Großmut und Gnade, das mit den Wellen Deiner Huld und Gunst wogt. Wahrlich, Du bist der Großmütige, der Barmherzige und der Freigebige.A163
85
O Gott, mein Gott! Erleuchte die Stirn derer, die Dich wahrhaft lieben, und stehe ihnen bei mit dem siegesgewissen Heer Deiner Engel. Setze ihre Schritte sicher auf Deinen geraden Pfad und öffne ihnen aus Deiner urewigen Großmut die Tore Deines Segens; denn auf Deinem Pfad, zum Schutz Deines Glaubens, geben sie aus, was Du ihnen verliehen hast. In Dein Gedenken setzen sie ihr Vertrauen, aus Liebe zu Dir geben sie ihre Herzen hin, und im Gebet zu Deiner Schönheit, auf der Suche nach Deinem Wohlgefallen, halten sie nicht zurück, was sie besitzen.
O mein Herr! Bestimme ihnen reichen Anteil, genaues Entgelt, sicheren Lohn!
Wahrlich, Du bist der Erhalter, der Helfer, der Großmütige, der Freigebige, der Ewig-Schenkende.A164
86
Das Foto des Mashriqu’l-Adhkár, das du gesandt hast, ist angekommen. Es war eine Quelle unermesslicher Freude, denn, gelobt sei Gott, die Geliebten Gottes waren im Mashriqu’l-Adhkár versammelt, ihre Gesichter leuchteten wie Kerzen und erhellten diese Versammlung mit dem Lichte geistiger Empfindungen.
Mein Gott, mein Geliebter, meines Herzens Sehnsucht! Dies sind Diener an der Schwelle Deiner Heiligkeit, die sich vor dem Tor Deiner Einzigkeit niedergeworfen haben. Sie sind in den Dämmerort Deines Lobpreises und die Versammlung Deines Lichtes eingetreten, flehen Dich an, bitten demütig zum Königreich Deiner Einheit, und beten inbrünstig zu Dir mit Herzen, die fest auf Dich gerichtet sind.
O mein Herr! Nimm ihre Taten an, halte Zwiesprache mit ihnen in ihren Gebeten und beflügle sie mit den Wundern Deiner Mysterien, damit sie zu Manifestationen Deiner Freigebigkeit inmitten Deiner Geschöpfe und der Gemeinschaft Deiner Auserwählten unter Deinem Volke werden. Wahrlich, du bist der Sanfte, der Freigebige, der Gnädige, der Barmherzige, der All-Liebende.A165
Bibliographie
Bahá’u’lláh, Kitáb-i-Aqdas, Bahá’í-Verlag 2000
‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften, Bahá’í-Verlag 1998
–Sendschreiben zum Göttlichen Plan, Bahá’í Verlag 2016
Shoghi Effendi, Bahá’í Administration, Bahá’í Publishing Trust, Wilmette 1974
– Gott Geht Vorüber, Bahá’í-Verlag 2019, 22.25
– Das Licht göttlicher Führung, Bd. 1, Bahá’í Verlag 2015
– Messages to the Antipodes, Bahá’í Publications Australia, 1997
Quellenangaben
Anmerkungen
A1 Bahá’u’lláh, Kitáb-i-Aqdas, Bahá’í-Verlag 2000, Erläuterungen 53
A2 siehe Zitat Nr. 67 der Kompilation
A3 siehe Zitat Nr. 67 der Kompilation
A4 siehe Zitat Nr. 6 der Kompilation
A5 siehe Zitat Nr. 28 der Kompilation
A6 siehe Zitat Nr. 9 der Kompilation
A7 siehe Zitat Nr. 66 der Kompilation
A8 siehe Zitat Nr. 28 der Kompilation
A9 siehe Zitat Nr. 43 der Kompilation
A10 siehe Zitat Nr. 67 der Kompilation
A11 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, 14. Oktober 2016, An die in Santiago, Chile, anlässlich der Einweihung des Muttertempels von Südamerika versammelten Freunde
A12 siehe Zitat Nr. 69 der Kompilation
A13 siehe Zitat Nr. 29 der Kompilation
A14 siehe Zitat Nr. 1 der Kompilation
A15 siehe Zitat Nr. 31 der Kompilation
A16 siehe Zitat Nr. 35 der Kompilation
A17 siehe Zitat Nr. 16 der Kompilation
A18 siehe Zitat Nr. 30 der Kompilation
A19 siehe Zitat Nr. 25 der Kompilation
A20 siehe Zitat Nr. 16 der Kompilation
A21 siehe Zitat Nr. 13 der Kompilation
A22 siehe Zitat Nr. 30 der Kompilation
A23 siehe Zitat Nr. 57 der Kompilation
A24 siehe Zitat Nr. 28 der Kompilation
A25 siehe Zitat Nr. 69 der Kompilation
A26 siehe Zitat Nr. 10 der Kompilation
A27 siehe Zitat Nr. 21 der Kompilation
A28 siehe Zitat Nr. 3 der Kompilation
A29 siehe Zitat Nr. 67 der Kompilation
A30 siehe Zitat Nr. 67 der Kompilation
A31 siehe Zitat Nr. 67 der Kompilation
A32 siehe Zitat Nr. 68 der Kompilation
A33 siehe Zitat Nr. 62 der Kompilation
A34 siehe Zitat Nr. 68 der Kompilation
A35 siehe Zitat Nr. 28 der Kompilation
A36 siehe Zitat Nr. 38 der Kompilation
A37 siehe Zitat Nr. 58 der Kompilation
A38 siehe Zitat Nr. 45 der Kompilation
A39 siehe Zitat Nr. 53 der Kompilation
A40 siehe Zitat Nr. 45 der Kompilation
A41 siehe Zitat Nr. 53 der Kompilation
A42 siehe Zitat Nr. 81 der Kompilation
A43 siehe Zitat Nr. 75 der Kompilation
A44 siehe Zitat Nr. 75 der Kompilation
A45 siehe Zitat Nr. 37 der Kompilation
A46 siehe Zitat Nr. 25 der Kompilation
A47 siehe Zitat Nr. 67 der Kompilation
A48 siehe Zitat Nr. 41 der Kompilation
A49 siehe Zitat Nr. 60 der Kompilation
A50 siehe Zitat Nr. 66 der Kompilation
A51 siehe Zitat Nr. 64 der Kompilation
A52 siehe Zitat Nr. 38 der Kompilation
A53 siehe Zitat Nr. 60 der Kompilation
A54 siehe Zitat Nr. 18 der Kompilation
A55 siehe Zitat Nr. 38 der Kompilation
A56 siehe Zitat Nr. 66 der Kompilation
A57 siehe Zitat Nr. 67 der Kompilation
A58 siehe Zitat Nr. 67 der Kompilation
A59 siehe Zitat Nr. 8 der Kompilation
A60 siehe Zitat Nr. 35 der Kompilation
A61 siehe Zitat Nr. 61 der Kompilation
A62 siehe Zitat Nr. 63 der Kompilation
A63 siehe Zitat Nr. 63 der Kompilation
A64 siehe Zitat Nr. 64 der Kompilation
A65 siehe Zitat Nr. 64 der Kompilation
A66 siehe Zitat Nr. 78 der Kompilation
A67 siehe Zitat Nr. 64 der Kompilation
A68 siehe Zitat Nr. 65 der Kompilation
A69 siehe Zitat Nr. 64 der Kompilation
A70 siehe Zitat Nr. 70 der Kompilation
A71 siehe Zitat Nr. 66 der Kompilation
A72 siehe Zitat Nr. 20 der Kompilation
A73 siehe Zitat Nr. 22 der Kompilation
A74 siehe Zitat Nr. 50 der Kompilation
A75 siehe Zitat Nr. 48 der Kompilation
A76 siehe Zitat Nr. 66 der Kompilation
A77 siehe Zitat Nr. 66 der Kompilation
A78 Bahá’u’lláh, Kitáb-i-Aqdas, K 31
A79 Bahá’u’lláh, Kitáb-i-Aqdas, K 115
A80 Bahá’u’lláh, Kitáb-i-Aqdas, K 150
A81 Ṭihrán
A82 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Arabischen und Persischen
A83 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Arabischen und Persischen
A84 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Arabischen und Persischen
A85 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Arabischen und Persischen
A86 ‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 55:1
A87 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A88 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Arabischen
A89 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Arabischen
A90 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A91 ‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 58:1
A92 ‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 57:1
A93 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A94 ‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 60:1
A95 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A96 ‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 64:1
A97 ‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften 56.1
A98 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A99 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A100 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A101 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A102 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A103 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A104 ‘Abdu’l-Bahá, in: Sendschreiben zum Göttlichen Plan 11.9
A105 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A106 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A107 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A108 Bahá’u’lláh erklärt im Kitáb-i-Aqdas, in Fragen und Antworten Nr. 15: ›Obwohl im Buche Gottes die Worte ‚zur Stunde der Morgendämmerung‘ stehen, ist vor Gott die Zeit der frühesten Dämmerung, zwischen Dämmerung und Sonnenaufgang oder sogar bis zwei Stunden nach Sonnenaufgang annehmbar.‹
A109 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A110 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A111 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A112 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Arabischen
A113 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A114 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A115 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Persischen
A116 Brief vom August 1927, An mehrere Nationale Geistige Räte – übersetzt aus dem Persischen
A117 Shoghi Effendi, Brief vom 25. Oktober 1929 zitiert in: Bahá’í Administration: Selected Messages 1922-1932, p. 184
A118 Shoghi Effendi, handschriftlicher Anhang zum Brief in seinem Auftrag vom 8. April 1931, An einen einzelnen Gläubigen vom 8. April 1931
A119 Shoghi Effendi, handschriftlicher Anhang zum Brief vom 20. Dezember 1931 in seinem Auftrag, An den Nationalen Geistigen Rat von Vereinigten Staaten und Kanada
A120 Shoghi Effendi, handschriftlicher Anhang zum Brief vom 4. Juli 1939 in seinem Auftrag, An den Nationalen Geistigen Rat von Vereinigten Staaten und Kanada
A121 Shoghi Effendi, Gott Geht Vorüber 22:25
A122 Shoghi Effendi, zitiert in: Das Licht göttlicher Führung, Briefe des Hüters an die Freunde in Deutschland und Österreich, Band I., S. 250–251
A123 Shoghi Effendi, Brief vom 13. Dezember 1928, An die Bahá’í von ‘Ishqábád, –aus dem Persischen übersetzt
A124 Shoghi Effendi, Brief vom 11. April 1931, An den Nationalen Geistigen Rat von Vereinigten Staaten und Kanada
A125 Shoghi Effendi, Brief vom 6. Mai 1931, An den Nationalen Geistigen Rat von Vereinigten Staaten und Kanada
A126 Shoghi Effendi, Brief vom 14. April 1932, An die Bahá’í von Kenosha, Wisconsin
A127 Shoghi Effendi, Brief vom 30. Dezember 1933, An einzelne Gläubige
A128 Shoghi Effendi, Brief vom 15. Juni 1935, An den Nationalen Geistigen Rat der Vereinigten Staaten und Kanada
A129 Shoghi Effendi, Brief vom 14. Mai 1936, An den Nationalen Geistigen Rat von Ägypten – übersetzt aus dem Arabischen
A130 Shoghi Effendi, Brief vom 26. Juni 1936, An einen einzelnen Gläubigen
A131 Shoghi Effendi, Brief vom 28. Januar 1939, An den Nationalen Geistigen Rat von den Vereinigten Staaten und Kanada
A132 Shoghi Effendi, Brief vom 20. Juli 1946, An den Nationalen Geistigen Rat von den Vereinigten Staaten und Kanada
A133 Shoghi Effendi, zitiert in: Das Licht göttlicher Führung, Briefe des Hüters an die Freunde in Deutschland und Österreich, Band I, 147:6
A134 Shoghi Effendi, zitiert in: Das Licht göttlicher Führung, Briefe des Hüters an die Freunde in Deutschland und Österreich, Band I, 154:4
A135 Shoghi Effendi, Brief vom 9. November 1956, An den Nationalen Geistigen Rat von Deutschland und Österreich
A136 Shoghi Effendi, Brief vom 19. Juli 1957, An den Nationalen Geistigen Rat von Australien, in: Messages to the Antipodes: Communications from Shoghi Effendi to the Bahá’í Communities of Australasia, p. 439
A137 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An den Nationalen Geistigen Rat der Vereinigten Staaten, 13. März 1964
A138 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An den Nationalen Geistigen Rat von Panama, 29. Juli 1973
A139 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An die Bahá’í der Welt, 20. Oktober 1983
A140 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An die Bahá’í der Welt, Riḍván 1996
A141 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An die Bahá’í der Welt, 28. Dezember 1999,
A142 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An die Bahá’í der Welt, Riḍván 2001
A143 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An die Bahá’í der Welt, Riḍván 2012
A144 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An die Bahá’í der Welt, Riḍván 2014
A145 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An die Bahá’í der Welt, 1. August 2014
A146 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An die Bahá’í im Iran, 18. Dezember 2014
A147 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An die Konferenz der Kontinentalen Beraterämter, 29. Dezember 2015
A148 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An die in Santiago, Chile, anlässlich der Einweihung des Muttertempels von Südamerika versammelten Freunde, 14. Oktober 2016
A149 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An die in Battambang, Kambodscha, anlässlich der Einweihung des Hauses der Andacht versammelten Freunde, 1. September 2017
A150 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An einen einzelnen Gläubigen, 18. März 1974
A151 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An den Nationalen Geistigen Rat von Brasilien, 8. Mai 1984
A152 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An einen einzelnen Gläubigen, 20. April 1997
A153 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An einen einzelnen Gläubigen, 24. Februar 1998
A154 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An den Nationalen Geistigen Rat von Australien, 14. Februar 2001
A155 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An den Nationalen Geistigen Rat von Samoa, 27. Dezember 2011
A156 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An den Nationalen Geistigen Rat von Kolumbien, 10. Dezember 2013
A157 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An einen einzelnen Gläubigen, 12. Dezember 2013
A158 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An den Nationalen Geistigen Rat von Kenia, 24. September 2014
A159 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An einen einzelnen Gläubigen, Brief vom 26. Januar 2015
A160 Das Universale Haus der Gerechtigkeit, An den Nationalen Geistigen Rat von Australien, 2. November 2015
A161 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Arabischen
A162 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Arabischen
A163 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Arabischen und Persischen
A164 ‘Abdu’l-Bahá, in: Briefe und Botschaften Abs. 235
A165 Aus einem Sendschreiben – übersetzt aus dem Arabischen und Persischen
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