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Source: Bahá'í Library Online (bahai-library.com), curated by Jonah Winters. Used by permission of the curator. Original citation: Abdu'l-Bahá, Selection des Écrits de 'Abdu'l-Baha, bahai-library.com.
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Religare
Sélection des écrits de 'Abdu'l-Bahá
‘Abdu’l-Bahá
Révélation : 1892-1921
Edition : MEB 1984 - isbn: 2872031103
Internet : 23 mai 2016
Bibliothèque des religions
www.religare.org Bahá’íe
Préface
La Révélation bahá’íe est exposée dans les ouvrages d'Abdu'l-Bahá, dans les nombreuses
compilations de ses causeries et dans sa correspondance. Les ouvrages tels que: "Le Secret de la
Civilisation divine", "Le Récit d'un Voyageur", le Testament d'Abdu'l-Bahá, sont disponibles en
version anglaise ou française. De même, de nombreuses compilations ont été publiées et, parmi
celles-ci, nous citerons "Les Leçons de Saint-Jean d'Acre", "Memorials of the Faithful" et
"Causeries d'Abdu'1-Bahá à Paris".
Depuis soixante ans, toutefois, aucune compilation importante en langue française des
innombrables lettres écrites par Abdu'l-Bahá n'a été réalisée; les trois volumes des Tablettes
d'Abdu'l-Bahá publiés aux Etats-Unis entre 1909 et 1916, bien qu'ils doivent faire l'objet d'une
deuxième édition, sont depuis longtemps épuisés.
Avec la compilation que nous présentons aujourd'hui au lecteur, nous avons tenté une sélection
beaucoup plus vaste, dont la lecture apportera des indications sur la grande variété des thèmes
traités par le Maître dans sa correspondance. Nous y avons inclus un certain nombre de tablettes
traduites par un Comité du Centre Mondial Bahá’í en utilisant des projets initialement établis par
Shoghi Effendi du vivant d'Abdu'l-Bahá, ainsi qu'un grand nombre de tablettes traduites par
Marzieh Gail, provenant de la collection du Centre Mondial et comprenant plus de dix-neuf mille
copies originales authentifiées.
Nous avons omis, en revanche, de présenter au lecteur plusieurs tablettes célèbres telles que la
correspondance d'Abdu'l-Bahá avec Auguste Forel et la majeure partie de sa Tablette à La Haye, car
ces écrits sont disponibles dans le cadre de publications séparées.
Les destinataires - bénis et comblés - de la plupart des tablettes présentées ici étaient les premiers
croyants de l'Orient et de l'Occident, des particuliers, des groupes, des comités ou des assemblées
constituées par les amis, et leur valeur aux yeux des communautés naissantes d'occident, à une
époque où la littérature bahá’íe en langue anglaise était encore extrêmement rare, ne saurait être
surestimé. Nous croyons que la publication de ces écrits du Maître contribuera à développer la
ferveur de ses amis bien-aimés en réponse à son appel, tout en les aidant à mieux percevoir la
merveilleuse harmonie entre l'humain et le divin dont il fut, lui, le Mystère de Dieu, un si parfait
exemple.
[nota :Dans les notes de bas de page se référant au Coran, les surihs ont été numérotées conformément au texte
original, tandis que les numéros des versets sont ceux de la traduction anglaise de Rodwell qui diffèrent parfois de ceux
de l’original en langue arabe]
[nota :Les numéros de versets utilisés ici en format électronique pour les besoins de recherche diffèrent de ceux de la
version papier qui référencent seulement les paragraphes]
Sélection des écrits de 'Abdu'l-Bahá - www.religare.org Page 1 / 248
Chapitre: 1. "Ô peuples du monde, le Soleil de Vérité s'est levé ..."
(1.1) Ô peuples du monde, le Soleil de Vérité s'est levé pour illuminer la terre entière et spiritualiser
la communauté humaine. Appréciables sont les résultats et les fruits, et abondantes les saintes
preuves qui découlent de cette grâce.
(1.2)
C'est la miséricorde sans mélange et la bonté la plus pure; c'est la lumière destinée au monde et à
tous ses peuples; c'est l'harmonie et la fraternité, l'amour et la solidarité; en vérité, c'est la
compassion et l'unité, la fin de l'éloignement; c'est le fait d'être à l'unisson, en toute dignité et
liberté, avec tout ce qui est sur terre.
(1.3)
La Beauté bénie dit : "Vous êtes tous les fruits d'un seul arbre, les feuilles d'une même branche":
C'est ainsi qu'Elle a comparé ce monde à un seul arbre et tous ses peuples aux feuilles, aux fleurs et
aux fruits de cet arbre. Il faut que fleurisse le bourgeon, que se développent la feuille et le fruit et,
de cette liaison entre les éléments de l'arbre du monde, dépendent la croissance de la feuille et de la
fleur, et la douceur du fruit.
(1.4)
C'est pourquoi tous les êtres humains doivent se soutenir puissamment les uns les autres et
rechercher la vie éternelle;
(1.5)
c'est pourquoi les amoureux de Dieu, en ce monde contingent, doivent être dignes des grâces et des
bénédictions dispensées par ce Souverain miséricordieux des royaumes visible et invisible.
(1.6)
Qu'ils purifient leur vision du monde et considèrent tous les êtres humains comme les feuilles, les
fleurs et les fruits de l'arbre de l'existence.
(1.7)
Qu'ils s'attachent, en toutes circonstances, à manifester leur bonté envers l'un de leurs compagnons
en lui offrant amour, considération et assistance prévenante.
(1.8)
Qu'ils ne voient en personne un ennemi ou quelqu'un de malveillant, qu'ils regardent tous les êtres
humains comme leurs amis, considérant l'étranger comme un intime et l'inconnu comme un
compagnon, en restant libres de préjugés, sans créer de division.
(1.9)
En ce jour, l'élu accueilli à la porte du Seigneur est celui qui fait passer à la ronde la coupe de
fidélité, celui qui fait don, même à ses ennemis, du joyau de bonté et tend une main secourable à
tous, même à son oppresseur déchu; c'est celui qui sera, même envers le plus acharné de ses
ennemis, un ami bienveillant. Tels sont les enseignements de la Beauté bénie, les conseils du très
Grand Nom.
(1.10)
Ô vous, chers amis! Le monde est en guerre et la race humaine, engagée dans des luttes sans merci,
souffre les douleurs de l'enfantement.
(1.11)
Les ténèbres de la haine se sont installées et la lumière de loyauté est masquée. Les peuples et les
tribus de la terre ont aiguisé leurs griffes et se jettent les uns contre les autres.
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(1.12)
Ce sont les bases mêmes de la société humaine qui sont détruites. Ce sont des milliers de familles
qui errent, démunies de tout, et chaque année voit des milliers d'êtres humains baignant dans leur
sang, d'arides champs de bataille. Les refuges de la vie et de la joie sont anéantis.
(1.13)
Les généraux exercent leur commandement en se glorifiant du sang qu'ils ont versé et en rivalisant
entre eux dans l'incitation à la violence. "A l'aide de cette épée, déclare l'un d'eux, j'ai décapité tout
un peuple. " Et un autre : "j'ai abattu une nation". Un autre encore : "j'ai renversé un
gouvernement!" Voilà de quoi les hommes tirent leur fierté et leur gloire.
(1.14)
L'amour, la droiture sont partout censurés, tandis que l'harmonie et le dévouement à la vérité sont
méprisés.
(1.15)
La foi de la Beauté bénie exhorte l'humanité à la sécurité et à l'amour, à l'amitié et à la paix; elle a
dressé son tabernacle sur les sommets de la terre et lancé son appel à toutes les nations.
(1.16)
C'est pourquoi, Ô vous, les amoureux de Dieu, sachez apprécier la valeur de cette foi précieuse,
suivez ses enseignements, avancez sur ce droit chemin et montrez-le aux peuples.
(1.17)
Elevez la voix et entonnez le chant du Royaume. Propagez de par le monde les préceptes et conseils
du Seigneur affectueux afin que ce monde devienne un monde nouveau, que cette terre envahie par
les ténèbres soit inondée de lumière, que le corps sans vie de l'humanité se lève et vive, que chaque
âme aspire à l'immortalité, grâce aux souffles sacrés de Dieu.
(1.18)
Bientôt prendront fin vos Jours éphémères. La renommée, les richesses, les consolations et les joies
de ce monceau de décombres, le monde, se seront évanouies sans laisser de traces.
(1.19)
Exhortez donc le peuple de Dieu, et invitez l'humanité à suivre l'exemple de l'assemblée divine.
Soyez des pères aimants pour l'orphelin, un refuge pour les âmes en détresse, un trésor pour les
pauvres et un remède pour les malades. Secourez chaque victime de l'oppression et soutenez les
défavorisés.
(1.20)
Veillez, à tout instant, à rendre quelque service à chacun des membres de la race humaine.
(1.21)
Ne vous souciez pas de l'aversion, du refus, du mépris, de l'hostilité, de l'injustice; comportez-vous
de manière vertueuse. Soyez sincèrement bon, pas seulement en apparence.
(1.22)
Que chacun des bien-aimés de Dieu fixe son attention sur ce comportement-ci: être la miséricorde
du Seigneur envers l'homme, être la grâce du Seigneur. Faire du bien à chaque personne rencontrée
sur le chenu, et être pour elle une source de bienfait. S'efforcer d'améliorer le caractère de chacun et
d'orienter à nouveau les esprits des hommes.
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(1.23)
Ainsi la lumière de la direction divine continuera à briller et les bénédictions de Dieu berceront
l'humanité tout entière, car l'amour est lumière, quelle que soit sa demeure, et la haine est ténèbre,
où qu'elle fasse son nid.
(1.24)
Ô amis de Dieu! Efforcez-vous de bannir à tout jamais cette obscurité, afin que le Mystère caché
puisse se révéler et que soit dévoilée la secrète essence de toute chose.
Chapitre: 2. "Ô mon Seigneur! Je me suis approché de Toi ..."
(2.1)
Ô mon Seigneur! Je me suis approché de Toi dans les profondeurs de cette nuit ténébreuse, me
confiant en Toi avec le langage de mon coeur, tremblant de joie sous les brises suaves de ton
royaume, le Très-Glorieux, t'invoquant et disant: Ô mon Seigneur, je ne trouve aucun mot pour te
glorifier, je ne vois aucun moyen pour que l'oiseau de mon esprit s'élève jusqu'à ton Royaume de
sainteté car, en ton essence même, Tu es sanctifié au-dessus de ces hommages, et dans ton être
même, Tu es hors de portée des louanges que t'adresse le peuple que Tu as créé.
(2.2)
Dans la sainteté de ton être même, Tu as été exalté à jamais, au-delà de la compréhension des
érudits de l'Assemblée divine, et Tu demeureras pour toujours enveloppé dans la sainteté de ta
propre réalité, non atteint par la connaissance de ceux qui résident dans ton sublime Royaume et
glorifient ton nom.
(2.3)
Ô Dieu, mon Dieu! Comment puis-je te glorifier ou te décrire, Toi l'inaccessible? Tu es infiniment
élevé et sanctifié au-dessus de toute description et de toute louange. Ô Dieu, mon Dieu! Aie donc
pitié de mon impuissance, de ma pauvreté, de ma détresse, de mon humilité.
(2.4)
Donne-moi à boire à la coupe généreuse de ta grâce et de ton pardon, trouble-moi par les suaves
parfums de ton amour, réjouis mon coeur de la lumière de ta connaissance, purifie mon âme à l'aide
des mystères de ton unicité, ranime-moi par la douce brise qui vient des Jardins de ta miséricorde
Jusqu'à ce que je me sépare de tout autre que Toi, que je saisisse le bord de ton vêtement de
splendeur et que je livre à l'oubli tout ce qui n'est pas Toi;
(2.5)
que je sois accompagné des souffles suaves qui flottent au cours de tes jours et que je parvienne à la
fidélité au seuil de ta sainteté, que je me lève pour servir ta Cause, pour faire preuve d'humilité
devant tes bien-aimés et pour être le néant même auprès de tes élus.
(2.6)
En vérité, Tu es Celui qui secourt, Celui qui soutient, l'Exalté, le Très-généreux.
(2.7)
Ô Dieu, mon Dieu! Je te supplie par les premières lueurs de la lumière de ta beauté qui a illuminé
toute la terre, par le regard de l'oeil de ta divine compassion qui contemple toute chose, par l'océan
houleux de tes bienfaits dans lequel sont plongés toutes choses, par tes nuages de bonté qui amènent
une pluie de bienfaits sur les essences de toutes choses créées, et par les splendeurs de ta
miséricorde qui existaient avant même la création du monde,
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(2.8)
je te supplie d'aider tes élus à se montrer fidèles et tes bien-aimés à servir à ton seuil exalté, de leur
apporter la victoire grâce aux bataillons de ta puissance qui subjugue toute chose, et de les renforcer
à l'aide d'un grand bataillon émanant des cohortes célestes.
(2.9)
Ô mon Dieu! Ce sont de faibles âmes frappant à ta porte, ce sont des indigents dans ta cour, qui
implorent désespérément ta grâce, dans un besoin urgent de ton secours, tournant leur visage vers le
royaume de ton unicité, aspirant à la munificence de tes dons.
(2.10)
Ô mon Seigneur! Inonde leur esprit de ta sainte lumière, purifie leur âme par la grâce de ton
assistance, réjouis leur coeur par le parfum qui s'exhale de ta céleste assemblée, illumine leurs yeux
par la contemplation des signes et des marques de ta puissance; fais d'eux des symboles de pureté,
des étendards de sainteté flottant au-dessus de toutes les créatures sur les sommets de la terre; fais
que leurs paroles puissent émouvoir des coeurs, fussent-ils dur comme le roc.
(2.11)
Qu'ils se lèvent pour te servir et se vouer au Royaume de ta divinité, qu'ils tournent leur visage vers
l'empire de ta souveraine indépendance et propagent tes signes jusqu'au bout de la terre; qu'ils
soient inondés par le ruissellement de tes lumières et qu'ils dévoilent tes mystères cachés.
(2.12)
Puissent-ils guider tes serviteurs vers les eaux douces et la source de ta miséricorde qui monte et
jaillit, au coeur même du paradis de ton unicité.
(2.13)
Puissent ils hisser la voile du détachement sur l'arche du salut et naviguer sur l'océan de ta
connaissance, puissent-ils déployer les ailes de l'unité et s'élever ainsi vers le royaume de ton unicité
pour devenir les serviteurs que l'assemblée suprême applaudira et dont les louanges seront chantées
par les habitants de ton empire très-glorieux;
(2.14)
puissent-ils entendre les hérauts du monde invisible proclamer les bonnes nouvelles de ton
royaume; puissent-ils, dans leur ardent désir de te rencontrer, t'invoquer et te prier, entonnant de
merveilleuses oraisons à l'aurore- Ô mon Seigneur, Toi qui ordonnes toutes choses - versant des
larmes matin et soir, aspirant à passer dans l'ombre de ta miséricorde qui demeure éternellement.
(2.15)
Aide-les, Ô mon Seigneur, en toutes circonstances, soutiens-les à chaque instant par les anges de ta
sainteté, ceux qui forment tes armées invisibles, tes bataillons célestes qui écrasent toutes les armées
de ce bas monde.
(2.16)
Tu es, en vérité, le Puissant, le Fort, Celui qui embrasse toutes choses, Celui qui régit tout ce qui
existe.
(2.17)
Ô Seigneur de sainteté, Ô Seigneur de bonté! Nous errons près de ta demeure, avides de contempler
ta beauté et amoureux de tous tes chemins.
(2.18)
Nous sommes humbles, infortunés et nous ne comptons guère. Nous sommes indigents, montre-
nous ta miséricorde, donne-nous ta bonté, ne considère pas nos défauts, dissimule nos péchés
innombrables.
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(2.19)
Tels que nous sommes, nous t'appartenons et nous te louons; c'est ta face que nous cherchons, c'est
ton chemin que nous suivons. Tu es le Seigneur de bonté et nous, des pécheurs égarés loin de notre
demeure.
(2.20)
Ô nuage de miséricorde, accorde-nous donc quelques gouttes de pluie. Ô Divan de fleurs et de
grâce, exhale une brise parfumée. Ô Mer de tous les dons, fais rouler sur nous une immense vague.
Ô Soleil de générosité, fais descendre un rayon de ta lumière.
(2.21)
Accorde-nous ta pitié, accorde-nous ta grâce. Par ta beauté, nous n'avons d'autre viatique que nos
péchés et, comme seule bonne action, nos espérances.
(2.22)
Sans ton voile pour nous recouvrir et ta protection pour nous abriter et nous bercer, quel pouvoir
avons-nous, nous âmes sans recours, pour nous lever et Te servir?
(2.23)
De quels biens disposons-nous, nous êtres misérables, pour en faire l'étalage? Toi qui es le Fort, le
Tout-Puissant, assiste-nous, accorde-nous tes faveurs! Nous sommes flétris, ravive-nous des ondées
des nuages de ta grâce! Nous sommes humbles et obscurs, éclaire-nous des rayons lumineux de
l'étoile du matin de ton unicité.
(2.24)
Plonge ces poissons altérés dans l'océan de ta miséricorde, guide cette caravane égarée vers le
refuge de ton unicité; à la source de ta direction, conduis ceux qui se sont égarés, et accorde à ceux
qui ont perdu leur chemin un havre dans l'enclos de ta puissance.
(2.25)
Tends à ces lèvres desséchées les eaux abondantes et limpides du paradis; éveille ces morts à la vie
éternelle. Accorde aux aveugles des yeux pour voir, aux sourds des oreilles pour entendre, aux
muets la parole.
(2.26)
Enflamme les esprits découragés, rends attentifs les insouciants, avertis les orgueilleux et réveille
les âmes assoupies!
(2.27)
Tu es le Puissant, tu es le Dispensateur, tu es la Source Aimante. Tu es, en vérité, le Bienfaisant, le
Très-Exalté.
(2.28)
Ô vous les bien-aimés de Dieu, vous les auxiliaires de ce Serviteur éphémère! Lorsque le Soleil de
Réalité déversa son infinie munificence de la source de tous désirs et que ce monde, d'un pôle à
l'autre, fut baigné de cette lumière sacrée, telle fut l'intensité de ses rayons qu'elle effaça pour
toujours les ténèbres du Styx; alors cette terre de poussière devint pour les sphères célestes un objet
de convoitise, et cet humble lieu revêtit la condition et l'apparat du divin royaume.
(2.29)
La douce brise de sainteté souffla sur le monde, répandant de suaves parfums; les vents printaniers
du paradis le traversèrent de part en part et, de la source de toutes effusions, se propagèrent des
ondes fécondantes qui convoyaient une grâce illimitée.
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(2.30)
Alors se leva l'aube lumineuse et parvint l'annonce d'une joie immense. Le divin printemps était
arrivé, plantant sa tente en ce monde contingent, faisant bondir et danser toute la création.
(2.31)
La terre desséchée produisit des fleurs immortelles et la poussière inerte s'éveilla à la vie éternelle.
Ensuite apparurent les fleurs du savoir mystique et, proclamant la connaissance de Dieu, surgirent
de la terre de fraîches verdures.
(2.32)
Le monde contingent dispersa les dons munificents de la grâce divine, le monde visible reflétant les
gloires de royaumes cachés.
(2.33)
L'appel de Dieu fut lancé, la table de l'Alliance éternelle fut dressée, la coupe du Testament passée
de main en main, l'invitation universelle envoyée à tous.
(2.34)
Alors, parmi les créatures, certaines furent enflammées par le vin du paradis, mais d'autres ne
prirent point part à cette très grande dispensation.
(2.35)
La vue et la perspicacité de certains furent éclairées par la lumière de grâce et d'autres, au son des
hymnes à l'unité, bondirent de joie.
(2.36)
Des oiseaux se mirent à chanter dans les jardins de sainteté, des rossignols firent entendre leurs
chants plaintifs dans les branches du céleste rosier. Alors furent ornés et parés le royaume céleste et
le monde d'ici-bas, et la terre fut convoitée par le haut paradis.
(2.37)
Pourtant, hélas! hélas! les négligents persistent dans leur sommeil insouciant, et les insensés ont
rejeté ce don très sacré. Les aveugles demeurent enveloppés dans leurs voiles, les sourds ignorent
l'événement, les morts n'ont nul espoir d'y parvenir car, comme Il dit : « Ils désespèrent de la vie à
venir, comme les infidèles désespèrent de la résurrection des morts » [voir : Coran 60.13].
(2.38)
Quant à vous, Ô bien-aimés de Dieu! Déliez vos langues et rendez-Lui grâce; louez et glorifiez la
beauté de l'Adoré, car vous avez bu du plus pur des calices et vous êtes embrasés du nectar de ce
vin.
(2.39)
Vous avez découvert les suaves parfums de sainteté, vous avez respiré le musc de la fidélité sur
l'habit de Joseph. Vous vous êtes nourris de la sève de la loyauté des mains de Celui qui est l'unique
Adoré, vous vous êtes délectés de mets immortels au banquet généreux du Seigneur.
(2.40)
Cette abondance est une faveur particulière accordée par un Dieu aimant, dont la grâce dispense des
bénédictions et d'ineffables présents.
(2.41)
Dans l'Evangile, Il nous dit : « Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus » [voir : Matthieu 22.14].
Autrement dit, cette grâce divine est offerte à beaucoup d'élus, mais rare est l'âme destinée à
recevoir le don suprême de la direction divine. « Telle est la munificence de Dieu: Il la donne à qui
lui plaît et sa générosité est immense » [voir : Coran 57.21].
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(2.42)
Ô vous, bien-aimés de Dieu! Les peuples du monde font souffler sur le flambeau de l'Alliance des
vents de discorde. Le rossignol de fidélité est cerné par des renégats, qui sont autant d'oiseaux de
proie disséminant la haine.
(2.43)
La colombe du souvenir de Dieu est poursuivie par des oiseaux de nuit et la gazelle qui paît dans les
prairies de l'amour divin est pourchassée par des bêtes voraces. Mortel est le péril, torturante la
douleur.
(2.44)
Les bien-aimés du Seigneur doivent être fixes comme les montagnes, fermes comme des murailles
inexpugnables, impassibles face aux pires adversités, les catastrophes les plus sinistres ne devant
pas les affecter.
(2.45)
Qu'ils s'accrochent au bord du vêtement de Dieu Tout-Puissant et mettent leur confiance dans la
beauté de l'Exalté; qu'ils s'appuient sur le secours infaillible qui vient de l'ancien royaume, et s'en
remettent aux soins et à la protection du Seigneur Très-Généreux.
(2.46)
Qu'en toutes circonstances, ils se rafraîchissent des rosées de la grâce céleste et se ravivent aux
souffles du Saint Esprit.
(2.47)
Qu'ils se lèvent pour servir leur Seigneur et fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour répandre,
d'un bout à l'autre de la terre, ses brises de sainteté.
(2.48)
Qu'ils soient une puissante forteresse pour la défense de sa foi, une citadelle imprenable pour les
armées de l'Antique Beauté. Qu'ils protègent fidèlement, de tous côtés, l'édifice de la Cause de
Dieu; qu'ils deviennent les brillantes étoiles de son ciel lumineux, car les hordes de l'obscurité
assaillent cette Cause de toutes parts, et les peuples de la terre sont résolus à éteindre cette lumière
manifeste.
(2.49)
Alors que tous les peuples du monde ourdissent leurs attaques, comment détourner d'elle notre
attention, fût-ce pour un seul instant? Soyez conscients de ces choses, soyez de vigilants gardiens de
la Cause de Dieu.
(2.50)
Aujourd'hui, la tâche la plus urgente est la purification des caractères, la réforme des moeurs, la
rectification des comportements.
(2.51)
Il incombe aux bien-aimés de Dieu de faire preuve, parmi tous les peuples, de telles qualités et de
tels actes que les vents suaves qui soufflent sur les jardins de sainteté parfument la terre tout entière
et redonnent la vie aux âmes mortes.
(2.52)
Si Dieu s'est manifesté et si des lumières infinies brillent du royaume de l'invisible, c'est
uniquement pour le bienfait des âmes de tous les hommes et l'amélioration de la nature de tous les
habitants de la terre, afin que des créatures bénies, qui se sont libérées de l'obscurité du monde
animal, s'élèvent grâce aux qualités qui font les ornements de la réalité humaine,
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(2.53)
afin que les habitants de la terre deviennent le peuple du paradis et que ceux qui marchent dans les
ténèbres parviennent à la lumière, que les exilés rejoignent le centre du royaume et que ceux qui ne
sont rien deviennent les confidents de la Gloire éternelle; que les indigents reçoivent leur part de
l'océan sans limite et que les ignorants apaisent leur soif à la source du savoir;
(2.54)
que les êtres sanguinaires abandonnent leur sauvagerie, que ceux qui sont bardés de griffes
deviennent doux et indulgents et que ceux qui aiment la guerre recherchent la vraie conciliation;
que les créatures brutales - leurs serres aiguisées telles une lame tranchante - puissent jouir des
avantages d'une paix durable;
(2.55)
que les corrompus sachent qu'il existe un royaume de pureté, et que les impurs trouvent le chemin
des fleuves de sainteté.
(2.56)
Si ces divins bienfaits ne se révèlent pas au plus profond du coeur humain, la générosité de la
Manifestation demeurera stérile et les rayons aveuglants du Soleil de Vérité resteront sans effet.
(2.57)
Ô bien-aimés du Seigneur, efforcez-vous donc, de toute votre âme et de tout votre coeur, d'obtenir
une part de ses saints attributs et des largesses de sa sainteté - afin que vous deveniez des symboles
d'unité, des modèles d'unicité, et que vous recherchiez le sens d'unité; que vous puissiez, en ce
jardin divin, élever la voix et entonner les hymnes bienheureux de l'esprit.
(2.58)
Soyez comme les oiseaux qui lui rendent grâce et, dans les demeures fleuries de la vie, chantez des
mélodies qui éblouiront les esprits de ceux qui savent.
(2.59)
Elevez une bannière sur les plus hauts sommets de la terre, un drapeau de la faveur divine qui flotte
et ondule au vent de sa grâce; plantez dans le champ de la vie, parmi les roses de ce monde visible,
un arbre qui produise des fruits doux et rafraîchissants.
(2.60)
Par le véritable Educateur, je jure que, si vous agissez conformément aux exhortations divines
révélées dans ses lumineuses tablettes, cette sombre poussière reflétera le royaume céleste et ce bas-
monde, le royaume du Très-Glorieux.
(2.61)
Ô vous, bien-aimés du Seigneur! Louanges à Lui; les dons invisibles qui jaillissent du Soleil de
Vérité vous entourent de tous côtés et, partout, les portails de sa miséricorde sont entrouverts.
(2.62)
Il est temps, à présent, de profiter de ces dons et d'en tirer avantage. Reconnaissez la valeur de ce
moment, ne laissez pas cette chance vous échapper.
(2.63)
Ecartez-vous délibérément des préoccupations de ce monde obscur et faites-vous connaître par les
attributs de ces essences qui résident dans le royaume. Alors vous verrez combien intense est la
gloire de l'Etoile du matin, et aveuglants les signes de générosité émanant du royaume invisible.
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Chapitre: 3. "Ô vous, bien-aimés de Dieu! Ô vous, enfants ..."
(3.1)
Ô vous, bien-aimés de Dieu! Ô vous, enfants de son royaume! En vérité, en vérité, le nouveau ciel
et la terre nouvelle sont apparus. La cité sainte, nouvelle Jérusalem, est descendue de la sphère
céleste sous la forme d'une vierge voilée, resplendissant d'une beauté unique, prête à se réunir avec
ses amants sur la terre.
(3.2)
La compagnie des anges de l'Assemblée céleste l'a rejointe dans un appel qui a retenti d'un bout à
l'autre de l'univers, tous acclamant avec force et puissance: "Ceci est la cité de Dieu et sa demeure,
où habiteront les purs et les saints parmi ses serviteurs. Il vivra avec eux, car ils forment son peuple
et Il est leur Seigneur".
(3.3)
Il a essuyé leurs larmes, allumé leurs flambeaux, réjoui leurs coeurs et envoûté leurs âmes. La mort
ne les surprendra plus: ils ne seront plus affligés par les chagrins, les larmes ou les tribulations.
(3.4)
Le Seigneur Dieu Tout-Puissant trône désormais dans son royaume et a renouvelé toutes choses.
Telle est la vérité, et quelle vérité peut surpasser celle qui fut annoncée par la révélation de Saint
Jean le Divin?
(3.5)
Il est l'Alpha et l'Omega. Il est Celui qui donnera à la créature assoiffée de l'eau de la source de vie
et accordera au souffrant le remède du salut véritable.
(3.6)
Celui qui est assisté par tant de grâce est, en vérité, celui qui reçoit le plus glorieux héritage des
Prophètes de Dieu et de ses saints. Le Seigneur sera son Dieu et il sera, lui, son fils tendrement
aimé.
(3.7)
Réjouissez-vous donc, Ô vous bien-aimés et élus du Seigneur, et vous, les enfants et les peuples de
Dieu, élevez la voix pour louer et magnifier le Seigneur, le Très-Haut, car sa lumière a rayonné, ses
signes sont apparus, et les flots de son océan ont abondamment dispersé sur chaque rivage plus
d'une perle précieuse.
Chapitre: 4. "Loué soit Celui qui a créé le monde de l'existence ..."
(4.1)
Loué soit Celui qui a créé le monde de l'existence et formé tout ce qui vit, qui a élevé les esprits
sincères à une position d'honneur [voir : Coran 17.81] et qui fit apparaître le monde invisible dans
l'univers du visible; pourtant les hommes, comme emplis de stupeur et abrutis par la boisson [voir :
Coran 15.72] , errent et s'égarent.
(4.2)
Il a jeté les fondations de la sublime citadelle, Il a inauguré le cycle de gloire, Il a donné naissance à
une création nouvelle en ce jour qui est le Jour du Jugement et, cependant, les insouciants persistent
dans leur abrutissement.
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(4.3)
Le clairon [voir : Coran 39.68 – voir aussi « Epitre au fils du loup » de Bahá’u’lláh] a sonné, la trompette
[voir : Coran 47.8] a retenti, le crieur a lancé son appel, et tous les êtres de la terre se sont évanouis, et
pourtant les morts, dans les tombeaux de leurs corps, poursuivent leur sommeil.
(4.4)
Et le second clairon a retenti, une seconde sonnerie a suivi la première [voir : Coran 79.6], et le terrible
malheur a frappé; chaque mère nourricière en a oublié l'enfant qu'elle tenait contre son sein [voir :
Coran 22.2] ; et pourtant les créatures, distraites, embarrassées, demeurent inattentives.
(4.5)
Et la Résurrection s'est levée, l'heure a sonné, le sentier a été rectifié, la balance redressée, et tout ce
qui est sur la terre a été rassemblé [voir : Coran 34.39]. Et cependant, les hommes n'aperçoivent point
la route à suivre.
(4.6)
La lumière a brillé et son rayonnement immonde le mont Sinaï et, des Jardins du Seigneur
éternellement miséricordieux, parvient une brise légère; les doux effluves de l'esprit traversent le
monde et ceux qui gisaient dans leurs tombes sont en train de se lever et, pourtant, les insouciants
continuent de sommeiller dans leurs tombeaux.
(4.7)
Les flammes de l'enfer se sont mises à rougeoyer et les cieux se sont rapprochés; les jardins célestes
sont en fleurs, des fontaines débordent d'eau fraîche et le paradis rayonne de beauté, mais les
inconscients sont toujours enlisés dans leurs rêves vains.
(4.8)
Le voile est tombé, le rideau s'est levé, les nuages se sont dissipés, le Seigneur des Seigneurs est
visible en pleine lumière et, pourtant, les pécheurs n'ont rien perçu de tout cela.
(4.9)
C'est Lui qui a fait naître pour vous la nouvelle création [voir : Coran 29.19], qui a produit le malheur
[voir : Coran 79.34] qui surpasse tous les autres, et qui a réuni les saints dans le royaume céleste.
Voilà, en vérité, des signes pour ceux qui ont des yeux pour voir.
(4.10)
Et, parmi ses signes, il y a l'apparition de présages et de joyeuses prophéties, d'allusions et d'indices;
la diffusion de nouvelles, nombreuses et variées, et les espérances des vertueux, de ceux qui ont
maintenant atteint leur but. Et, parmi ses signes, nous voyons ses splendeurs, dominant à l'horizon
d'unicité, ses lumières qui fusent de l'aurore de puissance, et l'annonce de la plus grande des bonnes
nouvelles par son héraut, le seul, l'incomparable. En tout ceci, en vérité, réside la preuve radieuse
pour ceux qui possèdent la connaissance.
(4.11)
Parmi ses signes apparaissent sa manifestation, visible par tous, preuve de son avènement, et sa
présence dont peuvent témoigner les habitants de chaque région de la terre, des peuples qui se
jetèrent sur Lui tels des loups, et l'entourèrent de tous côtés.
(4.12)
Parmi ses signes, il y a la résistance qu'il opposa à de puissantes nations et à des États conquérants,
à une armée d'ennemis assoiffés de son sang, résolus à provoquer sa perte à chaque instant, où qu'il
se trouve. Voilà, en vérité, des faits méritant l'examen attentif de ceux qui analysent les signes et les
gages de Dieu.
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(4.13)
Un autre de ses signes est l'enchantement de son discours, l'éloquence de sa parole, la rapidité avec
laquelle furent révélés ses écrits, ses paroles de sagesse, ses vers, ses épîtres, ses instructions, sa
révélation des versets abstrus comme des versets limpides du Coran. Par ta vie même! Cela est clair
comme le jour pour qui le considère du regard de justice.
(4.14)
Parmi ses signes, il y a encore l'aurore de son savoir, la lune naissante de ses arts et talents, la
perfection convaincante de tous ses actes, attestée par les esprits savants et éminents de nombreuses
nations.
(4.15)
Et, toujours parmi ses signes, il y a le fait que sa beauté demeura inviolée et que son temple humain
fut protégé tandis qu'il dévoilait ses splendeurs malgré les assauts conjugués de tous ses ennemis,
qui s'opposèrent à Lui par milliers, armés de flèches, de lances et de glaives. Voilà, en vérité, le
signe d'un miracle et d'un avertissement pour tout juge impartial.
(4.16)
Parmi ses signes, il y a ses longues souffrances, ses tribulations et ses afflictions, son agonie alors
qu'Il était enchaîné et emprisonné et son invocation, réitérée à tout instant :"Venez à moi, venez à
moi, Ô vous les justes! Venez à moi, venez à moi, vous les amoureux du bien ! Venez à moi, venez
à moi, vous aubes de lumière !" En vérité, les portes du mystère sont grandes ouvertes et, pourtant,
les méchants continuent de se divertir de leurs vaines arguties [voir : Coran 6.91 et 52.12].
(4.17)
Un autre signe encore, c'est la promulgation de son livre, son texte sacré décisif dans lequel il blâma
les souverains de la terre, le lugubre avertissement qu'il adressa à celui [nota : Napoléon III] dont la
puissance s'exerçait à travers le monde et dont le trône prestigieux s'écroula en l'espace de quelques
jours - fait clairement établi et connu de tous.
(4.18)
Et un autre de ses signes est la sublimité de sa grandeur, son état exalté, sa gloire ineffable et le
rayonnement de sa beauté par-dessus l'horizon de la prison; ainsi, les têtes s'inclinaient et les voix
baissaient devant Lui; humbles étaient les visages qui se tournaient vers Lui. Voilà une preuve dont
personne n'avait jamais été témoin dans le passé.
(4.19)
Parmi ses signes, il faut mentionner les actes extraordinaires qu'Il accomplissait en permanence, les
miracles qu'il réalisait, les merveilles qui naissaient continuellement de Lui comme le déversement
de ses nuages - et la reconnaissance, même par des incrédules, de la puissante lumière qui émanait
de Lui.
(4.20)
Par sa propre vie! Tout ceci a été clairement vérifié et démontré à ceux - de toutes confessions et
opinions - qui se trouvèrent en présence du Seigneur vivant, qui subsiste par Lui-même.
(4.21)
Et un autre encore de ses signes, c'est le rayonnement du soleil de son ère, la lune naissante de son
époque dans le ciel de tous les âges: son jour, qui se dresse au sommet de tous les jours par son rang
et par sa puissance, par ses sciences et ses arts, répandus au loin, qui ont ébloui le monde et stupéfié
les esprits des hommes. C'est là, en vérité, un fait établi de toute éternité.
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Chapitre: 5. "La grande lumière du monde ..."
(5.1)
La grande lumière du monde qui, autrefois, a resplendi sur toute l'humanité, a fixé son royaume de
gloire impérissable pour briller éternellement de l'horizon d'Abha déversant sa splendeur sur ses
bien-aimés, insufflant dans leurs coeurs et dans leurs âmes la brise de la vie éternelle.
(5.2)
Méditez en vos coeurs sur ce qu'il a prédit dans sa Tablette de la Vision Divine, propagée à travers
le monde, et dans laquelle il dit: « Après quoi elle gémit et s'écria: "Puisse le monde et tout ce qu'il
contient servir de rançon à tes malheurs. Ô souverain du ciel et de la terre! Pourquoi t'es-tu
abandonné aux mains des habitants de cette ville - prison d'Akka?
(5.3)
Hâte-toi vers d'autres terres, vers tes retraites célestes sur lesquelles ne se sont jamais posés les
regards du peuple des noms: « Nous avons souri et nous sommes restés silencieux. Méditez sur ces
paroles très exaltées, et saisissez la raison de ce mystère caché et sacré. »
(5.4)
Ô vous, les bien-aimés du Seigneur! Gardez-vous, gardez-vous d'hésiter ou de fléchir. Ne vous
laissez pas frapper par la peur, le trouble ou la consternation. Veillez, veillez à ce que ce jour
sinistre ne vienne réduire les flammes de votre ardeur ou étouffer vos tendres espérances.
(5.5)
Voici venu le jour de la fermeté et de la constance. Bénis soient ceux qui, fermes et inébranlables
comme le roc, affrontent les tempêtes et les violences de cette heure orageuse.
(5.6)
Ils seront, en vérité, les bénéficiaires de la grâce de Dieu; en vérité, ils recevront son assistance et
remporteront la vraie victoire. Ils brilleront, parmi les hommes, d'un éclat que louent et magnifient
les habitants du pavillon de gloire.
(5.7)
C'est pour eux qu'est lancé cet appel céleste révélé dans son livre le plus saint: « Que vos coeurs ne
se troublent point, Ô peuples, lorsque s'évanouira ma glorieuse présence et que s'apaisera l'océan de
mes paroles; il est une sagesse dans ma présence parmi vous, dans mon absence aussi, mais elle est
impénétrable pour tous sauf pour Dieu, l'Incomparable, l'Omniscient.
(5.8)
En vérité, nous vous contemplons de notre royaume de gloire et assisterons tous ceux qui se
lèveront pour le triomphe de notre Cause, avec les armées célestes et une compagnie de nos anges
favoris. »
(5.9)
Le Soleil de Vérité, cette sublime lumière, s'est couché à l'horizon du monde pour se lever, dans son
immortelle splendeur, au-dessus de l'infini royaume; dans son Livre le plus saint, il appelle les plus
constants de ses amis: « Ne soyez pas effrayés, Ô peuples du monde, lorsqu'aura disparu l'étoile du
matin de ma beauté et que le ciel de mon tabernacle sera dissimulé à votre regard. Levez-vous pour
servir ma Cause et exalter ma parole parmi les hommes. »
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Chapitre: 6. "Ô vous, peuples du royaume! ..."
(6.1)
Ô vous, peuples du royaume! Combien d'âmes ont consacré toute leur existence à l'adoration,
combien ont enduré la mortification de la chair, langui d'entrer dans le royaume, mais tout cela en
pure perte, tandis que vous, sans peine, sans souffrance, sans abnégation, vous avez triomphé et
vous y avez pénétré.
(6.2)
Ainsi en était-il à l'époque du Messie; les Pharisiens et les dévots furent ignorés tandis que Pierre,
Jean et André, qui ne pratiquaient ni l'adoration ni l'ascèse, triomphèrent.
(6.3)
C'est pourquoi vous devez remercier Dieu d'avoir posé sur vos têtes la couronne de gloire éternelle
et de vous avoir accordé cette grâce incommensurable.
(6.4)
Il est temps pour vous, en guise de reconnaissance pour ce bienfait, d'affermir votre foi et votre
constance jour après jour et de vous approcher toujours plus près du Seigneur, votre Dieu, si
enflammés et magnétisés que vos saintes mélodies à la louange de l'Adoré s'élèveront jusqu'à
l'assemblée divine et que chacun d'entre vous, tel un rossignol en cette céleste roseraie, glorifiera le
Seigneur des Armées et deviendra l'éducateur de tous les habitants de la terre.
Chapitre: 7. "Ô vous, amis spirituels d'Abdu'l-Bahá! ..."
(7.1)
Ô vous, amis spirituels d'Abdu'l-Bahá! Un messager de confiance est arrivé; il a délivré, au monde
de l'esprit, un message des bien-aimés de Dieu. Ce messager de bon augure, ce sont les zéphyrs
ardents et les brises vivifiantes de l'amour de Dieu. Par lui, les coeurs se mettent à danser de joie et
les âmes sont envahies d'une extase d'amour et de ravissement.
(7.2)
La gloire de l'unité divine a pénétré si intensément les âmes et les coeurs que, désormais reliés par
de célestes liens, ils ne forment plus qu'un seul coeur et qu'une seule âme. C'est la raison pour
laquelle les reflets de l'esprit et les impressions du divin sont maintenant nettement et fortement
ancrés au plus profond des coeurs.
(7.3)
Je prie Dieu de renforcer, jour après jour, ces liens spirituels, et de faire étinceler toujours plus cette
unité mystique jusqu'à ce qu'enfin, tous les hommes soient comme des soldats rangés sous la
bannière de l'Alliance, à l'ombre protectrice de la parole de Dieu;
(7.4)
qu'ils luttent de toutes leurs forces pour parvenir à une fraternité universelle, solide et chaleureuse, à
un amour sans mélange et à des liens spirituels qui relieront tous les coeurs à travers le monde.
(7.5)
Alors, grâce à cette générosité nouvelle éblouissante, l'humanité tout entière sera réunie dans une
seule et même patrie.
(7.6)
Alors, les conflits et dissensions disparaîtront de la surface de la terre et l'humanité se bercera
d'amour pour la beauté du Très-Glorieux.
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(7.7)
La discorde fera place à l'harmonie et la dissension à l'unisson. Les racines de la malveillance seront
extirpées et les causes de l'agression éliminées.
(7.8)
Les lumineux rayons de l'unité effaceront les ténèbres des restrictions, et les splendeurs célestes
rendront le coeur humain semblable à une mine débordant de l'amour de Dieu.
(7.9)
Ô vous, les bien-aimés du Seigneur! L'heure est venue de vous associer à tous les peuples de la
terre, dans une extrême bonté et un amour sans faille, et d'être pour eux les signes et les
témoignages de la grande miséricorde divine.
(7.10)
Il vous faut devenir l'âme même du monde, l'esprit vivant dans le corps des enfants des hommes.
(7.11)
En cet âge merveilleux, en ce temps où l'Ancienne Beauté, le Plus Grand Nom, portant
d'innombrables présents, s'est élevé au-dessus de l'horizon terrestre, la parole de Dieu a infusé dans
l'essence même de l'humanité un pouvoir si terrifiant qu'il a privé de tout effet les qualités humaines
et, de toute sa puissance triomphante, a rassemblé les peuples au sein d'un vaste océan d'unité.
(7.12)
Le temps est venu, pour les amoureux de Dieu, de lever bien haut les bannières de l'unité,
d'entonner dans les réunions du monde les versets de l'amitié et de l'amour, et de prouver à tous que
la grâce divine est unique.
(7.13)
Ainsi, les tabernacles de sainteté seront hissés jusqu'aux sommets de la terre, rassemblant tous les
peuples à l'ombre protectrice de la parole d'unité.
(7.14)
Cette sublime générosité apparaîtra au-dessus du monde lorsque les amoureux de Dieu se lèveront
pour obéir à ses enseignements et répandre au loin les doux et frais parfums de l'amour universel.
(7.15)
Dans chaque dispensation, le commandement d'amour et de fraternité a été donné, mais il se
confinait à la communauté de ceux qui étaient en accord réciproque, et ne s'étendait pas à
l'adversaire dissident.
(7.16)
En cet âge merveilleux, toutefois - louange à Dieu! - les commandements de Dieu ne sont plus
réservés à un groupe de personnes déterminé; bien au contraire, tous les amis ont été exhortés à
manifester fraternité et amour, considération, générosité et bonté à chacune des communautés de la
terre.
(7.17)
Et à présent, les amoureux de Dieu doivent obéir à ses commandements: être des pères aimants
envers les enfants de la race humaine, des frères miséricordieux à l'égard de la jeunesse, et des
enfants remplis d'abnégation pour ceux qui portent le fardeau des années.
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(7.18)
Cela signifie que vous devez faire preuve de tendresse et d'amour envers chaque être humain, même
envers vos ennemis, et les accueillir tous dans un élan de fraternité, d'encouragement et de bonté
sans mélange.
(7.19)
Si l'un d'eux vous persécute ou vous manifeste de la cruauté, ne perdez pas confiance en lui; lorsque
vous faites l'objet de malveillance, répondez d'un coeur aimable. Si une pluie de flèches et de lances
s'abat sur vous, exposez pour cibles vos poitrines et, face aux injures, sarcasmes et paroles
blessantes, soyez remplis d'amour.
(7.20)
Ainsi, tous les peuples seront témoins de la puissance du Plus Grand Nom, et chaque nation
reconnaîtra le pouvoir de l'Ancienne Beauté, la manière dont Il a renversé les barrières de la
discorde et combien sûrement Il a guidé vers l'unité tous les peuples de la terre; comment Il a rendu
la lumière au monde de l'homme et comment, par son commandement, ont jailli de cette terre de
poussière des flots de lumière.
(7.21)
Ces créatures humaines sont comme des enfants indifférents et effrontés. Or, de tels enfants doivent
être élevés avec une attention infinie et débordante d'amour; ils doivent être tendrement entourés de
compréhension et de miséricorde, afin qu'ils puissent goûter à l'amour divin qui est doux comme le
miel,
(7.22)
qu'ils puissent devenir des flambeaux diffusant leur rayonnement à travers ce monde de ténèbres, et
percevoir clairement quelles étincelantes couronnes de gloire le Plus Grand Nom, - l'Ancienne
Beauté, a posées sur le front de ses bien-aimés, quelles munificences Il a dispensées dans les coeurs
de ceux qu'Il chérit, quel amour Il a déversé dans le sein de l'humanité et quels trésors d'amitié Il a
fait naître parmi toutes les créatures.
(7.23)
Ô Dieu, mon Dieu! Aide tes fidèles serviteurs à conserver des coeurs tendres et aimants, à répandre
parmi toutes les nations de la terre la lumière de direction émanant de l'assemblée divine.
(7.24)
En vérité, Tu es le Fort, le Puissant, le Triomphateur, l'éternel Dispensateur. Tu es, en vérité, le
Généreux, le Doux, le Tendre, le Très-Munificent.
Chapitre: 8. "Ô vous, les bien-aimés d'Abdu'l-Bahá ..."
(8.1)
Ô vous, les bien-aimés d'Abdu'l-Bahá et vous, les servantes du Miséricordieux! Le jour vient de
poindre et les brises vivifiantes du paradis d'Abha soufflent sur toute la création, mais seuls les
coeurs purs peuvent en être troublés et seul un sens intact peut détecter leur parfum. Seul le regard
attentif aperçoit les rayons du soleil; seule l'oreille à l'écoute peut entendre le chant de l'assemblée
céleste.
(8.2)
Même si les pluies abondantes du printemps, les dons du ciel, déferlent sur toutes choses, seuls les
sols fertiles seront fructifiés, car les pluies dédaignent les terrains saumâtres où toute abondance
demeure vaine.
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(8.3)
En ce jour, les saintes et douces brises du royaume d'Abha soufflent sur toute la terre, mais seuls les
coeurs purs s'en approchent et en recueillent les bienfaits.
(8.4)
C'est l'espoir de cette âme meurtrie que, par la grâce de Celui qui subsiste par Lui-même et par le
pouvoir manifeste de la parole de Dieu, l'esprit des insouciants puisse être éclairé, afin qu'ils
perçoivent ces suaves fragrances jaillissant des roseraies secrètes de l'esprit.
(8.5)
Ô vous, les amis de Dieu! Les amis véritables sont semblables à des médecins accomplis, et les
enseignements divins sont comme un baume salutaire, un remède pour la conscience humaine.
(8.6)
Ils clarifient l'esprit et, ainsi, les créatures peuvent inhaler et jouir de leurs suaves parfums. Ils
réveillent ceux qui dorment, avertissent les insouciants; ils apportent une part de consolation aux
exilés et, aux désespérés, une raison de croire.
(8.7)
Si, en ce jour, une âme agit selon les préceptes et les conseils de Dieu, elle sera comme un médecin
divin pour l'humanité et, telle la trompette d'Israfil l'ange qui, au Jour de la Résurrection, sonnera la
trompette pour réveiller les morts à l'appel du Seigneur -éveillera à la vie les morts de ce monde
contingent;
(8.8)
car les confirmations du royaume d'Abha ne cessent d'être dispensées, et une telle âme vertueuse
peut compter, pour lui venir en aide, sur l'infaillible assistance de l'assemblée divine.
(8.9)
Ainsi, un pauvre moustique se transformera en un aigle au faîte de sa puissance et un frêle moineau,
en un royal faucon à l'apogée de l'ancienne gloire.
(8.10)
Ne jaugez donc pas le degré de vos aptitudes, ne demandez pas si vous êtes digne de la tâche:
fondez vos espoirs sur l'assistance et la bonté, les faveurs et les dons de Bahá'u'llah (que mon âme
soit offerte pour ses amis!)
(8.11)
Enfourchez le destrier de l'effort qui parcourt le terrain du sacrifice et remportez, en cette vaste
arène, le prix de la grâce divine.
(8.12)
Ô vous, servantes du Seigneur miséricordieux! Combien de reines de ce monde posèrent leur tête
sur un coussin de poussière et disparurent sans laisser aucune trace, aucun signe, pas même un nom.
Pour elles, plus d'effusion divine; pour elles, plus d'existence.
(8.13)
Il en est autrement des âmes qui servirent au seuil divin; elles ont brillé telles de lumineuses étoiles
dans les cieux de l'antique gloire, déversant leurs splendeurs à travers le cours du temps.
(8.14)
Elles ont réalisé leurs espoirs les plus chers dans le paradis d'Abha et goûté à la douceur de la
réunion au sein de l'assemblée du Seigneur.
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(8.15)
De telles âmes ont tiré profit de leur existence terrestre: 'il fut un temps, certes, où elles étaient
inconnues'.
(8.16)
Ô vous, amoureux de cette âme meurtrie! Purifiez, votre regard, afin de ne considérer aucun homme
comme différent de vous.
(8.17)
Ne considérez plus les hommes comme des étrangers mais comme des amis, car l'amour et l'unité
s'avèrent difficiles quand vous fixez votre regard sur la différence.
(8.18)
En cet âge nouveau et merveilleux, les saintes écritures nous disent que nous devons être en
harmonie avec tous nos semblables, que nous devons ne voir ni rudesse ni injustice ni malveillance,
ni hostilité ni haine, mais tourner plutôt nos regards vers le ciel de l'ancienne gloire.
(8.19)
Car chacune des créatures est un signe de Dieu, et ce fut par la grâce du Seigneur et par son pouvoir
que chacune d'elles a vu le jour en ce monde; c'est pourquoi elles sont toutes les membres d'une
seule et même famille; elles ne sont pas des étrangères mais des amies, et doivent être traitées
comme telles.
(8.20)
Ainsi, les bien-aimés de Dieu doivent se comporter avec la même affection et la même fraternité
envers l'inconnu comme envers l'ami, manifestant à tous une extrême bienveillance, évitant de
considérer leurs capacités et ne demandant jamais s'ils méritent d'être aimés.
(8.21)
Que les amis fassent preuve, en toutes circonstances, de considération et d'une infinie courtoisie.
Qu'ils ne se laissent jamais décourager par la malveillance, l'agression ou la haine - si intenses
soient-elles.
(8.22)
Si d'autres lancent vers vous leurs flèches, offrez-leur du lait et du miel en retour; s'ils empoisonnent
vos vies, adoucissez leurs âmes; s'ils vous injurient, apprenez-leur comment on réconforte; s'ils vous
infligent une blessure, soyez un baume pour leurs souffrances; s'ils vous piquent, tendez à leurs
lèvres une coupe rafraîchissante.
(8.23)
Ô Dieu, mon Dieu! Voici tes faibles serviteurs; ce sont tes loyaux esclaves et tes servantes, qui se
sont inclinés devant ta parole exaltée, se sont abaissés vers ton seuil de lumière et ont rendu
témoignage à ton unicité, par laquelle le soleil s'est mis à briller dans la splendeur de midi.
(8.24)
Ils ont écouté l'appel que tu as lancé de ton royaume caché et, le coeur tressaillant d'amour et de
ravissement, y ont répondu.
(8.25)
Ô Seigneur, déverse sur eux les effusions de ta miséricorde, fais pleuvoir sur eux les eaux de ta
grâce. Fais qu'ils croissent comme des plantes de beauté dans le jardin du ciel et, par les nuages
débordants de tes munificences et les étangs profonds de ta grâce abondante, fais que ce jardin
fleurisse, qu'il demeure toujours vert, éclatant, frais, miroitant et agréable.
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(8.26)
Tu es, en vérité, le Fort, l'Exalté, le Puissant, Celui qui, seul, dans les cieux et sur la terre, demeure
éternellement le même. Il n'est Pas d'autre Dieu que Toi, le Seigneur des preuves et des signes
manifestes.
Chapitre: 9. "Ô toi dont le coeur déborde d'amour ..."
(9.1)
Ô toi dont le coeur déborde d'amour pour le Seigneur! Je m'adresse à toi de ce lieu consacré, pour
réjouir ton coeur de mon épître, car c'est une lettre qui fait voler vers les sommets de la félicité le
coeur de celui qui croit en l'unicité de Dieu.
(9.2)
Rends grâce à Dieu de t'avoir permis d'entrer dans son royaume de puissance. Bientôt, les
munificences de ton Seigneur descendront sur toi, l'une après l'autre, et Il fera de toi un signe pour
tous ceux qui recherchent la vérité.
(9.3)
Tiens-toi fermement à l'Alliance de ton Seigneur et, jour après jour, accrois ta réserve d'amour
envers ses bien-aimés. Penche-toi tendrement sur les serviteurs du Très-Miséricordieux, afin que tu
puisses hisser la voile d'amour sur l'arche de paix qui navigue à travers les océans de la vie.
(9.4)
Ne te chagrine devant rien et ne te laisse irriter par personne. Il convient que tu te réjouisses de la
volonté divine, que tu sois un ami véritable et fidèle pour tous les peuples de la terre, sans exception
aucune.
(9.5)
Voilà la qualité des êtres sincères, la démarche des saints, l'emblème de ceux qui croient en l'unité
de Dieu, et le vêtement du peuple de Bahá.
(9.6)
Remercie et bénis le Seigneur, car Il t'a permis de Lui offrir le Droit de Dieu [nota : Huququ’lláh],
C'est là, en vérité, une faveur spéciale du Seigneur à ton endroit; loue-le donc pour ce
commandement qui est formulé dans les Ecritures de ton Seigneur, de Celui qui est l'Ancien des
jours. En vérité, Il est l'Aimant, le Tendre, l'éternel Dispensateur.
Chapitre: 10. "Ô Toi, chère servante de Dieu! ..."
(10.1)
Ô Toi, chère servante de Dieu! J'ai reçu ta missive et ai pris note de son contenu. Ainsi, tu es à la
recherche d'un principe pour orienter ta vie.
(10.2)
Aie foi en Dieu et garde les yeux fixés sur le royaume exalté; sois amoureuse de la Beauté d'Abha!
Sois constante dans ta fidélité à l'Alliance; brûle de t'élever jusqu'au ciel de la Lumière universelle.
Sépare-toi de ce monde, pour renaître aux brises parfumées qui soufflent du royaume du Très-Haut.
(10.3)
Exhorte à l'amour et sois bonne envers la race humaine tout entière. Aime les enfants des hommes
et partage leurs souffrances. Sois de ceux qui encouragent la paix. Offre ton amitié, sois digne de la
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confiance d'autrui. Sois un baume pour chaque plaie, un remède pour chaque maladie. Relie les
âmes entre elles.
(10.4)
Récite les versets qui te guideront. Pratique le culte de ton Seigneur et lève-toi pour conduire tes
semblables vers le droit chemin.
(10.5)
Délie ta langue, et enseigne; que ton visage soit illuminé du feu de l'amour divin. Ne te repose point
un seul instant, ne prends point d'aise. Ainsi, tu pourras devenir un signe et un symbole de l'amour
divin, un étendard de sa grâce.
Chapitre: 11. "Servir les amis, c'est servir le royaume de Dieu ..."
(11.1)
Servir les amis, c'est servir le royaume de Dieu, et être bienveillant à l'égard des pauvres est l'un des
principaux enseignements divins.
Chapitre: 12. "Sache que l'amour est le secret ..."
(12.1)
Sache, en toute certitude, que l'amour est le secret de la sainte dispensation de Dieu, la
manifestation du Très-Miséricordieux, la source des effusions spirituelles.
(12.2)
L'amour est la douce lumière céleste, le souffle éternel du Saint Esprit qui vivifie l'âme humaine.
(12.3)
L'amour est la cause de la révélation divine envers l'homme, le lien vital inhérent à la réalité des
choses, en harmonie avec la création divine.
(12.4)
L'amour est le seul moyen de procurer la félicité véritable, en ce monde et dans l'autre. L'amour est
la lumière qui nous guide à travers les ténèbres, le vivant lien qui unit Dieu à l'homme et fait
progresser toute âme illuminée.
(12.5)
L'amour est la plus grande loi qui régit ce puissant et céleste cycle, l'unique pouvoir qui relie les
divers éléments de ce monde matériel, la force magnétique suprême qui dirige les mouvements des
sphères dans les célestes royaumes.
(12.6)
L'amour révèle, avec une puissance infaillible et illimitée, les mystères latents de l'univers.
(12.7)
L'amour est l'esprit de vie qui anime le corps embelli de l'humanité; il est la cause de la civilisation
véritable en ce monde mortel, et il dispense une gloire impérissable sur toute race et toute nation
aux nobles idéaux.
(12.8)
Tout peuple auquel est accordée la faveur divine sera, .infailliblement, magnifié et exalté par
l'assemblée céleste, par la cohorte des anges et les habitants du royaume d'Abha.
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(12.9)
Et tout peuple qui détourne son coeur de cet amour divin - la révélation du Miséricordieux - errera
douloureusement, sera la proie du désespoir et sera totalement détruit. Il sera privé de tout refuge et
deviendra semblable aux plus viles créatures terrestres, victimes de la déchéance et de l'opprobre.
(12.10)
Ô vous, bien-aimés du Seigneur! Luttez pour devenir les manifestations de l'amour de Dieu, les
lampes de direction divine irradiant, parmi les enfants de la terre, la lumière de l'amour et de la
concorde. Bénis soient les révélateurs de cette glorieuse lumière!
Chapitre: 13. "Ô toi, fille du royaume! ..."
(13.1)
Ô toi, fille du royaume! J'ai bien reçu ta lettre du 5 décembre 1918 m'apportant la bonne nouvelle:
les amis de Dieu et les servantes du Miséricordieux se sont réunis pendant l'été à Green Acre où,
jour et nuit, ils ont commémoré le Seigneur, célébrant l'unité de l'humanité, faisant preuve d'amour
à l'égard de toutes les religions, se gardant de tout préjugé religieux et manifestant envers :tous la
plus grande bienveillance.
(13.2)
Les religions divines doivent être la cause de l'unité parmi les hommes et les moyens de promouvoir
l'amour; elles doivent promulguer la paix universelle, libérer l'homme de tout préjugé, dispenser la
joie et le bonheur, manifester de la bonté envers toutes les créatures, se garder de toute différence
ou distinction.
(13.3)
S'adressant à l'humanité, Bahá'u'llah dit: "Ô peuples! Vous êtes les fruits d'un seul et même arbre,
les feuilles d'une seule et même branche".
(13.4)
Certaines âmes sont ignorantes, il convient de les éduquer; d'autres sont malades, elles doivent être
guéries; d'autres encore sont d'âge tendre, il faut les aider à atteindre la maturité et leur manifester
une extrême bienveillance. Telle est la ligne de conduite du peuple de Bahá. J'espère que tes frères
et soeurs deviendront tous des amis sincères de l'humanité.
Chapitre: 14. "Ô vous deux, âmes bénies! ..."
(14.1)
Ô vous deux, âmes bénies! J'ai reçu vos lettres m'apprenant que vous avez recherché la vérité et
vous êtes libérées des imitations et superstitions, que vous observez de vos propres yeux et non de
ceux d'autrui, que vous écoutez de vos propres oreilles et non de celles des autres, et que vous
découvrez des mystères à l'aide de votre propre conscience et non de celle des autres.
(14.2)
L'imitateur, en effet dit que telle personne a vu, que telle autre a entendu et que telle conscience a
découvert; en d'autres termes, il dépend de la vue, de l'ouïe et de la conscience d'autrui; il n'a pas de
volonté propre.
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(14.3)
Or, Dieu soit loué, vous avez fait preuve de volonté et vous vous êtes tournées vers le Soleil de
Vérité. La plaine de vos coeurs a été éclairée par les lumières du Seigneur du royaume et vous avez
été conduites vers le droit chemin, vous avez marché sur la route qui mène au royaume, vous êtes
entrées dans le paradis d'Abha et vous avez gagné une part du fruit de l'arbre de vie.
(14.4)
Vous êtes bénies! Un agréable foyer vous attend. A vous mes salutations et mes louanges.
Chapitre: 15. "Ô captif de l'amour divin! ..."
(15.1)
Ô captif de l'amour divin! La lettre que tu as écrite lors de ton départ m'est parvenue. Elle m'a causé
de la joie et c'est mon espoir que ton oeil intérieur puisse complètement s'ouvrir, afin que te soit
révélée l'essence même des mystères divins.
(15.2)
Ta lettre s'ouvrait sur une phrase bénie: "Je suis chrétien". Oh! si tous pouvaient être de vrais
Chrétiens! Il est facile d'être chrétien en paroles, mais difficile de l'être en actes.
(15.3)
Aujourd'hui, quelque 500 millions d'âmes sont chrétiennes, mais le Chrétien véritable est un être
très rare: c'est une âme dont le beau visage rayonne de la splendeur du Christ et reflète les
perfections du royaume; c'est là un point d'une grande importance car, être chrétien, c'est incarner
toutes les vertus existantes.
(15.4)
J'espère que tu deviendras, toi aussi, un vrai Chrétien. Loue le Seigneur puisqu'enfin, par ses divins
enseignements, tu as obtenu au plus haut degré la vue et la perspicacité, et tu t'es solidement
enraciné dans la foi et la certitude.
(15.5)
J'espère que d'autres posséderont une regard éclairé et une oreille attentive, et qu'ils parviendront à
la vie éternelle; que ces nombreuses rivières, dont chacune s'écoule dans un lit différent, trouveront
leur chemin vers la mer ambiante et fusionneront, pour s'élever et s'enfler en une seule et même
vague d'unité; que l'unicité de la vérité, par la puissance de Dieu, effacera a jamais ces différences
illusoires. C'est là le point essentiel car, une fois l'unité réalisée, tous les autres problèmes
disparaîtront d'eux-mêmes.
(15.6)
Ô vous, dame :respectée! Conformément aux enseignements divins de cette glorieuse dispensation,
nous ne devons pas rabaisser autrui ni le taxer d'ignorance en disant; "Toi tu ne sais pas; moi, je
sais".
(15.7)
Nous devons plutôt considérer les autres avec respect et, lorsque nous tentons d'expliquer et de
prouver, nous devons nous exprimer comme si nous étions à la recherche de la vérité. "Voici les
faits qui se présentent à nous. Cherchons à déterminer où trouver la vérité et quelle forme elle peut
revêtir".
(15.8)
L'enseignant ne devrait pas se considérer comme savant et voir en ses semblables des ignorants.
Une telle pensée favorise l'orgueil, et l'orgueil ne contribue pas à toucher les coeurs.
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(15.9)
L'enseignant ne doit voir en lui-même aucune supériorité; il doit parler avec une bienveillance et
une humilité extrêmes, car un tel discours influe sur la pensée de l'interlocuteur et contribue à
éduquer les âmes.
(15.10)
Ô dame respectée! Tous les prophètes, sans exception, ont été envoyés sur terre dans un seul et
même but; c'est dans ce but que le Christ fut manifesté et que Bahá'u'llah lança l'appel du Seigneur:
afin que le monde de l'homme devienne le monde de Dieu, que ce bas monde soit le royaume,
(15.11)
que l'obscurité se change en lumière, que la perversité satanique fasse place à toutes les vertus
célestes et que l'unité, la fraternité et l'amour soient acquis pour la race humaine tout entière;
(15.12)
que l'unité organique réapparaisse, que les causes de discorde soient détruites, que la vie et la grâce
éternelles deviennent la récompense de l'humanité.
(15.13)
Ô dame respectée! Regarde le monde autour de toi: ici l'unité, l'attraction mutuelle, le
rassemblement engendrent la vie, alors que la dissension et la discorde aboutissent à la mort. Si tu
considères tous les phénomènes naturels, tu verras que chaque chose créée a pris naissance grâce à
la combinaison de nombreux éléments et, lorsque cet ensemble d'éléments se dissout, que cette
harmonie entre les composants est brisée, la forme de vie disparaît.
(15.14)
Ô dame respectée! Dans les cycles précédents, l'harmonie fut établie; toutefois, les moyens faisant
défaut, l'unité de l'humanité tout entière n'aurait pu être réalisée. Les continents demeuraient
fortement divisés et, même parmi les peuples d'un seul et même continent, l'association et les
échanges d'idées étaient presque impossibles.
(15.15)
En conséquence, le dialogue, la compréhension et l'unité entre tous les peuples et tribus de la terre
ne pouvaient se réaliser.
(15.16)
De nos Jours, cependant, les moyens de communication se sont multipliés et les cinq continents du
globe ont en fait été unifiés. Pour chacun d'entre nous il est aisé désormais de voyager vers
n'importe quelle destination, de nous mêler aux autres peuples et d'échanger des opinions avec eux,
de se familiariser, grâce à la lecture, avec les conditions de vie, les croyances religieuses et la
pensée de tous les hommes.
(15.17)
De même, tous les membres de la famille humaine - qu'il s'agisse de peuples ou de gouvernements,
de villes ou de villages- sont toujours plus dépendants les uns des autres.
(15.18)
L'autarcie n'est plus possible pour quiconque, dans la mesure où des liens politiques unissent tous
les peuples et les nations et où les relations commerciales, industrielles, agricoles et pédagogiques
s'intensifient jour après jour.
(15.19)
L'unité de toute l'humanité peut donc aujourd'hui être réalisée. Cela est, en vérité, l'une des
merveilles de cet âge merveilleux, de ce siècle glorieux.
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(15.20)
Les âges écoulés en ont été dépourvus, car ce siècle - le siècle de lumière - a été doté d'une gloire,
d'une puissance et d'une illumination uniques et sans précédent.
(15.21)
C'est ce qui explique que, chaque jour, se révèle à nous une nouvelle merveille. Et, plus tard, l'on
verra briller leurs lumières sur l'ensemble des hommes.
(15.22)
Vois comme sa lumière pointe à l'horizon obscurci du monde.
(15.23)
La première lumière est celle de l'unité du monde politique; les premières lueurs en sont déjà
perceptibles.
(15.24)
La deuxième lumière est celle de l'unité de pensée dans les affaires mondiales; on en constatera
bientôt la réalisation.
(15.25)
La troisième lumière est celle de l'unité dans la liberté, et ne peut manquer d'apparaître.
(15.26)
La quatrième lumière, c'est l'unité dans la religion, qui constitue la pierre angulaire de l'édifice
même et qui, par la puissance de Dieu, sera révélée dans toute sa splendeur.
(15.27)
La cinquième lumière est l'unité des nations, qui sera solidement établie en ce siècle et par laquelle
tous les peuples du monde en viendront à se considérer comme les citoyens d'une patrie commune.
(15.28)
La sixième lumière, c'est l'unité entre les races qui fera, de tous les habitants de la terre, les peuples
et les tribus d'une seule et même race.
(15.29)
La septième lumière, enfin, c'est l'unité de langage, c'est-à-dire le choix d'une langue universelle
dans laquelle tous les peuples seront instruits et qu'ils utiliseront pour communiquer entre eux.
(15.30)
Toutes ces lumières, sans exception, finiront par être manifestées dans la mesure où la puissance du
royaume de Dieu contribuera à leur avènement.
Chapitre: 16. "Ô vous, bien-aimés! ..."
(16.1)
Ô vous, bien-aimés! Vous qui êtes illuminés, et vous, servantes du Miséricordieux! Alors que la
nuit ténébreuse de l'ignorance, de l'abandon du monde divin, de la séparation de Dieu avait
enveloppé la terre, l'aube d'un matin rayonnant pointa et, dans le ciel de l'Orient, se mit à briller une
lumière éclatante.
(16.2)
Alors se leva le Soleil de Vérité et se répandirent, à l'est comme à l'ouest, les splendeurs du
royaume. Ceux qui avaient des yeux pour voir se réjouirent à l'annonce des bonnes nouvelles,
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s'écriant: "Ô bénis, nous sommes bénis!'; et perçurent la réalité secrète de toutes choses et
découvrirent les mystères du royaume.
(16.3)
Ainsi délivrés de leurs vaines imaginations et de leurs doutes, ils contemplèrent la lumière de vérité
et, transportés de joie, vidant le calice de l'amour divin, ils en oublièrent totalement et le monde et
leur propre moi.
(16.4)
Dansant de joie, ils se hâtèrent vers le lieu de leur propre martyr et, là où les hommes meurent par
amour, ils tombèrent dans le ravissement.
(16.5)
Ceux qui avaient des yeux mais ne voyaient point s'étonnèrent de ce tumulte et s'écrièrent; "Mais où
est la lumière?"; et encore: "Nous ne voyons aucune lumière! Nous ne voyons aucun soleil levant!
Aucune vérité dans tout ceci. Ce ne sont que fantaisies, rien de plus
(16.6)
" Ils s'enfuirent, telles des chauve-souris, dans les ténèbres souterraines où ils pensaient trouver un
peu de sécurité et de paix.
(16.7)
Ceci, toutefois, n'est que le commencement de l'aube, et la chaleur de l'Astre de Vérité n'est pas
encore à son point culminant.
(16.8)
Lorsque le soleil aura atteint son zénith, ses feux se feront si ardents qu'ils agiteront jusqu'aux êtres
qui rampent sous la terre et, bien que ceux-ci ne puissent contempler la lumière, ils seront animés
d'un mouvement frénétique sous l'effet de la chaleur.
(16.9)
C'est pourquoi, Ô vous, bien-aimés de Dieu, rendez-lui grâces d'avoir, au jour naissant, tourné vos
visages vers la Lumière du monde et de vous avoir fait contempler ses splendeurs.
(16.10)
Vous avez reçu une part de la lumière de vérité, un peu de ces bénédictions qui demeurent
éternellement. Ainsi, en remerciement de cette munificence, ne vous arrêtez pas un seul moment, ne
restez pas assis en silence, transmettez aux oreilles des hommes les bonnes nouvelles du royaume,
répandez la parole de Dieu jusqu'aux extrémités de la terre.
(16.11)
Agissez conformément aux recommandations du Seigneur: ainsi, vous vous lèverez et ferez preuve
de telles qualités que le corps de ce monde sera doté d'une âme vivante et que ce jeune enfant -
l'humanité - parviendra à l'âge adulte.
(16.12)
Faites tout ce qui est en votre pouvoir pour allumer une lampe d'amour dans chaque réunion, pour
réjouir et réconforter chaque âme de votre tendresse.
(16.13)
Prenez soin de l'inconnu comme de l'un de vos proches; manifestez aux étrangers la même affection
que vous réservez à vos amis fidèles.
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(16.14)
Si l'un d'eux en venait aux mains avec vous, cherchez à gagner son amitié; si un autre vous
poignardait le coeur, soyez comme un baume pour ses blessures; si quelqu'un vous accablait de
sarcasmes, opposez-lui votre affection.
(16.15)
Si l'on vous blâme, répondez par des louanges; si l'on vous offre un poison mortel, donnez en
échange le miel le plus doux et, si l'on vous menace de mort, accordez à votre persécuteur un
remède qui le guérira à jamais.
(16.16)
Si votre adversaire est la douleur elle-même, soyez son remède; s'il n'est qu'épines, soyez comme
ses roses et ses herbes douces.
(16.17)
Peut-être alors votre attitude et vos paroles rendront-elles son éclat à ce monde obscurci, peut-être
feront-elles de cette terre poussiéreuse une céleste demeure et, de cette maudite prison, un palais
royal du Seigneur; ainsi, les guerres et les luttes cesseront pour toujours, l'amour et la confiance
planteront leurs tentes sur les sommets du monde.
(16.18)
Telle est l'essence des avertissements de Dieu et tels sont, en résumé, les enseignements de la
dispensation de Bahá.
Chapitre: 17. "Ô vous qui êtes les élus du royaume d'Abha! ..."
(17.1)
Ô vous qui êtes les élus du royaume d'Abha! Louez le Seigneur des Armées car, du ciel du royaume
invisible, il est descendu dans ce monde; ainsi, l'est et l'ouest furent illuminés par la gloire du Soleil
de Vérité; l'appel du royaume fut lancé et les hérauts de l'empire d'En-haut, accompagnés des
mélodies du concours céleste, propagèrent la bonne nouvelle de l'avènement.
(17.2)
Alors le monde de l'existence tout entier tressaillit de joie, et pourtant les créatures - comme le dit le
Messie - persistèrent dans leur indifférence car, au jour de la manifestation, lorsque descendit le
Seigneur des Armées, ils étaient plongés dans le sommeil de l'ignorance.
(17.3)
Comme Il le dit dans l'Evangile, je viendrai tel un voleur dans la maison lorsque le maître ne veille
pas.
(17.4)
De toutes tes créatures, c'est vous qu'il a choisis: vos yeux se sont ouverts à la lumière directrice, et
vos oreilles ont été accordées à la musique de l'assemblée céleste et, bénis par la munificence de la
grâce divine, vos coeurs et vos âmes sont nés à une nouvelle vie.
(17.5)
Remerciez Dieu et louez-le, car la main d'infinies munificences a posé sur vos têtes cette couronne
sertie de joyaux, dont l'éclat illuminera à jamais le cours du temps.
(17.6)
Pour Lui en rendre grâce, faites un immense effort et fixez-vous un noble but- Par la puissance de la
foi, obéissez aux enseignements divins et conformez tous vos actes à ses lois.
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(17.7)
Lisez les Paroles Cachées, méditez sur leur signification profonde et agissez en conséquence.
(17.8)
Lisez attentivement les tablettes de Tarazat (Ornements), Kalimat (Paroles de paradis), Tajalliyyat
(Effulgences), Ishraqat (Splendeurs) et Bisharat (Bonnes nouvelles), et levez-vous comme vous
l'ordonnent les enseignements célestes.
(17.9)
Puissiez-vous être, chacun d'entre vous, une lampe diffusant sa lumière, le centre d'attraction
partout où s'assemblent des créatures, et puissiez-vous, tel un parterre de fleurs, exhaler de suaves
parfums.
(17.10)
Que votre clameur s'amplifie comme le grondement de la mer; tel un nuage prodigue, faites
pleuvoir la grâce céleste. Que s'enflent vos voix pour chanter les mélodies du royaume d'Abha.
(17.11)
Eteignez les foyers de guerre, brandissez l'étendard de paix, travaillez pour l'unité de l'humanité et
souvenez-vous que la religion est la voie par laquelle l'amour se répand sur tous les peuples.
(17.12)
Sachez que les enfants des hommes sont les moutons du Seigneur et qu'Il est leur fidèle berger, qu'Il
veille tendrement sur tout son troupeau, le fait paître dans les vertes prairies de sa grâce et l'abreuve
à la source de vie. Telle est la voie du Seigneur. Tels sont ses bienfaits. Tel est, parmi ses
enseignements, son précepte sur l'unité de l'humanité,
(17.13)
Les portes de ses bénédictions sont largement ouvertes, ses signes se sont répandus au loin et la
vérité a surgi dans toute sa gloire: inépuisables sont les bénédictions divines. Reconnaissez la valeur
de cette époque.
(17.14)
Luttez de tout votre coeur, élevez la voix et criez, jusqu'à ce que ce monde de ténèbres soit inondé
de lumière, que cette étroite et obscure demeure s'élargisse, que ce tas de poussière, résultat d'un
instant fugitif se transforme en un miroir reflétant les jardins éternels du ciel, et que ce globe
terrestre reçoive sa part de grâce divine.
(17.15)
Alors cessera l'agression, toutes les causes de désunion seront éliminées et la structure unitaire
s'édifiera, afin que l'Arbre Béni puisse étendre son ombre à l'est comme à l'ouest, que le tabernacle
de l'unité du genre humain soit dressé sur les sommets de la terre, que les bannières de l'amour et de
la fraternité flottent à travers le monde jusqu'à ce que la mer de vérité enfle très haut ses vagues, que
la terre produise en abondance les roses et les herbes odorantes de la bénédiction et qu'elle
devienne, d'un pôle à l'autre, le paradis d'Abha.
(17.16)
Tels sont les conseils que vous donne Abdu'l-Bahá. Mon espoir est que, bénis des dons du Seigneur
des armées, vous deveniez l'essence spirituelle et le rayonnement même de l'humanité, unissant les
coeurs de tous les hommes par des liens d'amour;
(17.17)
que, par le pouvoir de la parole de Dieu, vous rendiez à la vie les morts qui gisent aujourd'hui dans
les tombes de leurs désirs sensuels; que, grâce aux rayons du Soleil de Vérité, vous rendiez la vue à
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ceux qui sont privés de l'oeil intérieur; que vous apportiez la guérison spirituelle aux malades de
l'esprit.
(17.18)
Ce sont là mes espérances, au nom des munificences et des grâces du Bien-Aimé.
(17.19)
A tout instant, je parle de vous et je vous évoque. Je prie le Seigneur; en larmes, je l'implore de faire
pleuvoir sur vous ses bénédictions infinies, de réjouir vos coeurs, de combler vos âmes, de vous
accorder une joie débordante et de célestes délectations.
(17.20)
Ô Toi, le Dispensateur aimant! Ces âmes ont écouté les appels du royaume et posé leur regard sur la
gloire du Soleil de Vérité. Elles se sont élevées vers les cieux rafraîchissants de l'amour; elles sont
éprises de ta nature et adorent ta beauté.
(17.21)
Elles se sont tournées vers toi et, rassemblées pour célébrer ta gloire, recherchent ta demeure et ont
soif des ruisseaux de ton céleste royaume. Tu es le Dispensateur, l'éternel Amant.
Chapitre: 18. "Ô toi qui possèdes un coeur doué de discernement! ..."
(18.1)
Ô toi qui possèdes un coeur doué de discernement! Bien que, physiquement, tu sois privé du sens de
la vue, tu as reçu - Dieu soit loué! - la vue de l'esprit. Ton coeur voit et ton esprit écoute.
(18.2)
Or la vue du corps est sujette à de multiples maladies et elle est, à coup sûr, vouée à la disparition;
nous devrions donc n'y arracher aucune importance. La vue du coeur, en revanche, a reçu la
lumière; elle discerne et découvre le royaume divin; elle est immortelle et éternelle. Rends donc
grâce à Dieu d'avoir illuminé la vue de ton coeur et aiguisé l'ouïe de ton esprit.
(18.3)
Chacune des réunions que tu as organisées, durant lesquelles tu ressens des émotions célestes et
perçois la réalité et la portée des choses, est semblable au firmament, et ces âmes sont comme de
resplendissantes étoiles engendrées par la lumière directrice.
(18.4)
Bienheureuse est l'âme qui, en cet âge éclatant, recherche les enseignements célestes, et béni est le
coeur que touche et attire l'amour divin.
Chapitre: 19. "Loué soit Celui dont les splendeurs ont embrasé ..."
(19.1)
Loué soit Celui dont les splendeurs ont embrasé la terre et les cieux, dont les souffles odorants font
trembler de joie les jardins de sainteté qui sont la parure des coeurs des élus, Celui qui a répandu sa
lumière et fait briller la face du firmament.
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(19.2)
En vérité, de lumineuses et scintillantes étoiles sont apparues, projetant leurs rayons au-dessus de
l'horizon suprême. Elles durent leur grâce et leur éclat aux munificences du royaume d'Abha; étoiles
de direction, elles déversèrent leurs lumières sur cette terre.
(19.3)
Loué soit Celui qui a façonné cette ère nouvelle, cet âge de majesté, semblable à un spectacle où les
réalités de toutes choses peuvent être exposées à la vue des hommes.
(19.4)
A présent, des nuages d'abondance se déversent sur le monde et les dons du Seigneur aimant se
manifestent, car les deux mondes - le visible et l'invisible - ont été illuminés, le Promis est venu sur
la terre et la beauté de l'Adoré est apparue.
(19.5)
Salutations, bénédictions et bienvenue à cette universelle réalité, à cette parfaite parole, à ce livre
manifeste, à cette splendeur qui est apparue dans le ciel le plus haut, à ce guide de toutes les nations,
à cette lumière du monde - dont l'océan de grâces abondantes a inondé toute la création, ses vagues
déposant sur les sables du monde visible leurs perles éclatantes.
(19.6)
La vérité est apparue et le mensonge s'est enfui; le jour s'est levé et une joie extrême a envahi la
terre; ainsi, les âmes des hommes ont été sanctifiées, leurs consciences purifiées, leurs coeurs
réjouis leurs secrètes pensées clarifiées, le fond de leurs esprits sanctifié, car le jour de la
Résurrection est arrivé et les bienfaits de ton Seigneur, le Compatissant, ont embrassé toutes choses.
(19.7)
Saluts et louanges à ces lumineuses et resplendissantes étoiles qui diffusent leurs rayons du plus
haut des cieux, depuis les assemblées célestes qui entourent le zodiaque du royaume d'Abha. Que la
gloire repose sur elles!
(19.8)
Et maintenant. Ô toi homme révéré qui as prêté l'oreille au grand avènement, lève-toi pour servir la
cause de Dieu, assisté par l'irrésistible pouvoir du royaume d'Abha et les vents qui soufflent de
l'esprit de l'assemblée divine.
(19.9)
Ne t'afflige point de ce que disent de Bahá les Pharisiens et les colporteurs de fausses rumeurs
parmi les Journalistes.
(19.10)
Souviens-toi des jours du Christ, des afflictions qu'accumula sur Lui le peuple, de tous les
tourments et tribulations qu'eurent à endurer ses disciples.
(19.11)
Puisque vous êtes des amoureux de la beauté d'Abha, vous devez, vous aussi, par amour pour Lui,
encourir le blâme populaire, et tout ce qui est advenu à ceux d'un âge antérieur doit, de la même
manière, vous frapper à votre tour.
(19.12)
Alors, les visages des élus s'illumineront des splendeurs du royaume de Dieu et brilleront tout au
long des âges, oui, jusqu'à la fin des temps, alors que les détracteurs demeureront dans leur
déchéance manifeste. Il en sera comme le disait le Christ : "Ils vous persécuteront à cause de mon
nom".
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(19.13)
Rappelez-leur ces paroles et dites-leur: En vérité, les Pharisiens s'élevèrent contre le Messie, malgré
l'éclatante beauté de son visage et ses multiples attraits;
(19.14)
ils clamèrent qu'il n'était pas le Messie (Masih), mais un monstre (Masikh), car il prétendait être
Dieu Tout-Puissant, le souverain Seigneur de toutes choses, et leur disait: "Je suis le fils de Dieu et,
en vérité, en l'être intime de son fils unique, son puissant défenseur, clairement révélé avec tous ses
attributs et toutes ses perfections, réside le Père."
(19.15)
Ceci, disaient-ils, constitue un blasphème, une calomnie contre le Seigneur selon les textes - clairs
et irréfutables - de l'Ancien Testament.
(19.16)
C'est pourquoi ils le condamnèrent, décrétant que son sang serait versé, et il fut pendu sur la croix
d'où il s'écria : "Ô mon bien-aimé Seigneur!, combien de temps encore m'abandonneras-tu à leur
courroux? Elève-moi jusqu'à toi, accorde-moi un refuge auprès de toi, une demeure près de ton
trône de gloire.
(19.17)
Tu es, en vérité, Celui qui exauce les prières, le Très-Compatissant, le Très-Miséricordieux.
(19.18)
Ô mon Seigneur! En vérité, ce monde, si vaste soit-il, ne saurait plus me contenir, et j'aime cette
croix par amour pour ta beauté, et j'aspire à ton céleste royaume à cause de ce feu, attisé par les
brises de ta sainteté, brûlant au-dedans de mon coeur.
(19.19)
Aide-moi, Ô Seigneur, à m'élever jusqu'à toi, soutiens-moi afin que je puisse parvenir au seuil sacré
de ta demeure, Ô mon Seigneur aimant!
(19.20)
Tu es, en vérité, le Miséricordieux, l'éternel Bienfaisant! Tu es, en vérité, le Généreux, le
Compatissant, l'Omniscient. Il n'y a pas d'autre Dieu que Toi, le Fort, le Puissant."
(19.21)
Jamais les Pharisiens ne se seraient enhardis à Le calomnier et à L'accuser d'un tel péché, s'ils
avaient connu le fond même des mystères, s'ils avaient été conscients de ses splendeurs et avaient
considéré ses preuves.
(19.22)
Ils auraient alors reconnu ses paroles, rendu témoignage aux saints versets qu'Il révélait, admis leur
vérité, cherché refuge à l'ombre protectrice de sa bannière, appris à reconnaître ses marques et ses
signes, et auraient exulté en apprenant les heureuses nouvelles qu'Il apportait.
(19.23)
Sache que l'essence divine, appelée l'invisible des invisibles et qui défie toute description, est hors
de portée de l'esprit humain, et qu'elle est sanctifiée au-delà de toute mention ou définition, de toute
allusion, acclamation ou louange.
(19.24)
Dans la mesure où elle est ce qu'elle est, l'intelligence humaine ne pourra jamais la saisir, et l'âme
qui cherche à la connaître n'est qu'un vagabond dans le désert, égaré bien loin de son chemin.
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« Aucune vision ne l'englobe mais, Lui, Il englobe toute vision; Il est le Subtil, le Très-Informé. »
[voir : Coran 6.103]
(19.25)
Si, toutefois, tu considères l'intime essence de toutes choses, et l'individualité de chacune en
particulier, tu contempleras les signes de la miséricorde de ton Seigneur dans chaque chose créée, et
tu verras les rayons diffus de ses noms et attributs à travers le monde de l'existence, avec des
preuves que personne - hormis les obstinés et les ignorants - ne contestera.
(19.26)
Tu observeras alors que l'univers est comme un manuscrit dont les intimes secrets, conservés dans
la tablette bien gardée, sont mis au jour.
(19.27)
Il n'est pas un atome parmi tous les atomes existants, pas une créature parmi les créatures, qui ne
célèbre ses louanges, ne déclame ses attributs et ses noms, ne révèle la gloire de sa puissance et ne
s'oriente vers son unicité et sa miséricorde. Nul, parmi ceux qui ont des oreilles pour entendre, des
yeux pour voir et un esprit raisonnable, ne réfutera cela.
(19.28)
Chaque fois que tu contempleras la création tout entière et en observeras chaque atome, tu
constateras que les rayons du Soleil de Vérité illuminent toutes choses et brillent à l'intérieur de
chacune d'elles, célébrant les splendeurs de cette Etoile du matin, ses mystères et le rayonnement de
ses lumières.
(19.29)
Regarde les arbres, les fleurs et les fruits, et même les pierres. Là aussi, tu contempleras les rayons
du soleil, clairement visibles en toutes ces choses, et qu'elles manifestent.
(19.30)
Si, toutefois, tu portes ton regard sur un miroir éclatant, immaculé et pur, dans lequel se reflète la
divine Beauté, tu y découvriras le soleil brillant de tous ses rayons dans toute sa splendeur,
dispensant toute sa chaleur, car chaque entité distincte possède sa part de la lumière solaire et reflète
le soleil,
(19.31)
mais cette réalité universelle dans toute sa splendeur, ce miroir immaculé dont les qualités sont
appropriées à celles du soleil qui se reflète en lui, exprime dans leur totalité les attributs de la source
de gloire. Or cette réalité universelle, c'est l'homme, l'être divin, l'essence qui demeure à jamais.
(19.32)
« Dis, invoque Dieu ou invoque le Très-Miséricordieux; quels que soient les noms que tu Lui
donnes, ceux-ci sont d'une beauté Suprême » [voir : Coran 17.110]
(19.33)
Tel est le sens des paroles du Messie : le Père est dans le Fils [voir : Jean 14.11]. Ne vois-tu pas que si
un miroir immaculé proclamait: "En vérité, le soleil brille en moi, avec toutes ses qualités, ses
marques et ses signes", une telle parole, prononcée par un tel miroir, ne serait ni décevante ni
mensongère?
(19.34)
Non, par Celui qui l'a créé, formé, façonné pour en faire une entité conforme aux attributs de la
gloire qui réside en elle! Loué soit celui qui l'a créé! Loué soit Celui qui l'a façonné! Loué soit Celui
qui l'a rendu manifeste !
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(19.35)
Telles furent les paroles prononcées par le Christ. Or, à cause de ces paroles, ils le chicanèrent et
l'attaquèrent lorsqu'il leur dit : « En vérité, le fils est dans le père et le père est dans le fils » [voir :
Jean 14.10] . Sache cela et apprends les secrets de ton Seigneur.
(19.36)
Quant aux détracteurs, ils sont privés de Dieu : ils ne voient pas, n'entendent pas, ne comprennent
pas. « Laisse-les se divertir de leurs chicanerie » [voir : Coran 6.91]. Abandonne-les à leurs errances le
long de rivages où ne coule aucune rivière.
(19.37)
Tels des animaux paissant, ils ne peuvent distinguer le strass de la perle. Ne sont-ils pas exclus des
mystères de ton Seigneur, le Clément, le Miséricordieux?
(19.38)
Quant à toi, réjouis-toi de cette nouvelle, la meilleure de toutes les bonnes nouvelles, et lève-toi
pour exalter la parole de Dieu et propager au loin ses doux parfums, à travers ce vaste et puissant
continent.
(19.39)
Sache, en toute certitude, que ton Seigneur te viendra en aide avec une cohorte de l'assemblée
céleste et des armées du royaume d'Abha. Elles se lanceront à l'attaque et, avec acharnement,
assailliront les forces des ignorants, des aveugles.
(19.40)
Sous peu, tu contempleras l'éclat du jour naissant, jaillissant du royaume très exalté et le matin,
inondant toutes les régions de la terre.
(19.41)
Les ténèbres s'évanouiront, l'obscurité de la nuit disparaîtra, le front scintillant de la Foi
s'illuminera, l'Astre du jour se lèvera et envahira le monde.
(19.42)
Ce jour-là, les âmes fidèles se réjouiront et les esprits constants connaîtront la félicité; alors, les
calomniateurs s'éloigneront et les hésitants seront écartés, comme s'effacent les ombres les plus
épaisses aux premières lueurs du jour naissant.
(19.43)
Salut et louange à toi! Ô Dieu, mon Dieu! Voici ton serviteur radieux, ton esclave spirituel, qui s'est
approché de toi et a atteint ta présence.
(19.44)
Il a tourné son visage vers le tien, reconnaissant ton unité et attestant ton unicité; il a fait appel aux
nations en ton nom, et il a conduit le peuple vers les eaux jaillissantes de ta miséricorde, Ô toi,
Seigneur Très-Généreux!
(19.45)
A ceux qui le demandaient, il a donné à boire à la coupe de direction qui déborde du vin de ta grâce
incommensurable,
(19.46)
Ô Seigneur, assiste-le en toutes circonstances, enseigne-lui tes mystères bien gardés et fais ruisseler
sur lui tes perles cachées. Fais de lui un étendard claquant, du haut de tes forteresses, au vent de ton
assistance céleste, fais de lui une source d'eaux cristallines.
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(19.47)
Ô mon Seigneur, toi qui pardonnes! Eclaire les coeurs par les rayons d'une lampe qui diffuse au loin
sa lumière, faisant apparaître, aux yeux de ceux auxquels Tu as dispensé tes généreuses faveurs, les
réalités de toutes choses. En vérité, tu es le Fort, le Puissant, le Protecteur, le Bienfaisant! Tu es, en
vérité, le Seigneur de toutes miséricordes!
Chapitre: 20. "Quand le Christ parut, il y a deux mille ans ..."
(20.1)
Quand le Christ parut [nota : Ecrit tout spécialement pour l’ouvrage du Dr Esslemont intitulé : « Bahá’u’lláh et
l’ère nouvelle »] , il y a deux mille ans, bien que les juifs eussent attendu sa venue et, en larmes, prié
chaque jour, disant « Ô Dieu, hâte l'apparition du Messie », lorsque parut le Soleil de Vérité, ils le
vilipendèrent avec la plus grande véhémence et le renièrent, allant même jusqu'à crucifier cet Esprit
divin, ce Verbe de Dieu, le traitant de démon, l'appelant Belzébuth, ainsi que le rapporte l'Evangile.
(20.2)
La raison de leur attitude? Ils disaient: "La révélation du Christ, selon le texte explicite de la Torah,
sera confirmée par certains signes et, tant que ces signes ne se seront pas produits, quiconque
prétendra être le Messie est un imposteur. "
(20.3)
D'après l'un de ces signes, le Seigneur doit venir d'un lieu inconnu: or, disaient les juifs, nous
connaissons tous la maison de cet homme à Nazareth, et cette région n’a-t-elle jamais produit
quelque chose de bon? Un second signe est qu'il doit régner avec une verge de fer, c'est-à-dire
(pensaient les juifs) une épée, alors que ce Messie n'avait pas même un bâton.
(20.4)
D'après une autre condition, il doit s'asseoir sur le trône de David et établir le règne de David. Mais
loin de siéger sur un trône, ils voyaient que cet homme n'avait même pas une natte pour s'asseoir.
(20.5)
Une autre des conditions requises est la promulgation de toutes les lois de la Torah; or, Jésus a
abrogé les lois, il a même rompu le sabbat, bien qu'un des paragraphes irréfutables du texte dise:
"Celui qui prétend être prophète, fait des miracles et rompt le sabbat, sera mis à mort."
(20.6)
Une autre encore des conditions précise qu'en son règne, la justice sera si parfaite que l'équité et la
droiture s'étendront du monde humain au monde animal, que le serpent et la souris partageront le
même trou, la perdrix et l'aigle le même nid, que le lion et la gazelle iront en pâture dans le même
pré, que le loup et l'agneau s'abreuveront à la même fontaine.
(20.7)
Mais l'injustice et la tyrannie s'étaient tellement accrues à cette époque qu'on le crucifia.
(20.8)
Une autre encore des conditions exige qu'aux jours du Messie, les juifs prospèrent et triomphent de
tous les peuples de la terre; or ils vivaient toujours dans la pire déchéance, esclaves de l'Empire
romain. "Alors, disaient-ils, en quoi ce Messie peut-il être celui promis par la Torah?"
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(20.9)
"Ainsi, les juifs repoussèrent le Soleil de Vérité, bien que cet Esprit de Dieu fût vraiment celui
annoncé dans la Torah. Mais comme ils n'avaient pas compris la signification des signes donnés, ils
crucifièrent le Verbe de Dieu.
(20.10)
A l'heure actuelle, les bahá’ís affirment que les conditions requises furent remplies en la
manifestation du Christ, mais non dans le sens où les juifs l'entendaient: la description de la Torah
est purement allégorique.
(20.11)
Par exemple, on y trouve le signe de la souveraineté. Les bahá’ís disent que la souveraineté du
Christ est céleste, divine, éternelle.
(20.12)
que ce n'est nullement une souveraineté éphémère comme celle de Napoléon. La souveraineté du
Christ s'établit il y a près de deux mille ans, elle persiste toujours, et cet Être saint sera glorifié à
jamais sur un trône éternel. De même, toutes les autres caractéristiques se sont produites, mais les
juifs ne les ont pas discernées. Bien que vingt siècles se soient écoulés depuis l'apparition du Christ
dans toute sa splendeur divine, les Juifs, cependant, attendent toujours la venue du Messie; ils se
considèrent comme seuls justes, et voient dans le Christ un imposteur."
Chapitre: 21. "Ô toi, distingué personnage, toi qui cherches la vérité! ..."
(21.1)
Ô toi, distingué personnage, toi qui cherches la vérité! C'est avec affection que j'ai lu ta lettre du 4
avril 1921.
(21.2)
L'existence de l'Être divin a été clairement établie sur la base de preuves logiques, mais la réalité de
Dieu n'est pas à la portée de la compréhension humaine.
(21.3)
Si tu réfléchis attentivement à ce problème, tu verras qu'un plan inférieur ne peut jamais saisir un
plan supérieur. Le règne minéral par exemple, qui est inférieur, est dans l'impossibilité de
comprendre le règne végétal; pour le règne minéral, une telle compréhension serait parfaitement
impossible.
(21.4)
De même, quel que puisse être le développement du règne végétal, il ne parviendra pas à concevoir
le règne animal et une telle compréhension, à son niveau, serait inconcevable, car l'animal occupe
un plan supérieur à celui du végétal; cet arbre ne peut concevoir le sens de la vue ou de l'ouïe.
(21.5)
Quant au monde animal, quelle que puisse être son évolution, il ne pourra jamais percevoir la réalité
de l'intelligence humaine, qui découvre l'essence intime de toutes choses et saisit les réalités
invisibles, car le plan humain, comparé à celui de l'animal, est très élevé et, bien que tous ces êtres
coexistent dans le monde contingent, leur condition différente, dans chaque cas particulier, les
empêche de saisir l'ensemble de la création;
(21.6)
aucun stade inférieur ne peut comprendre celui qui lui est supérieur, une telle compréhension étant
impossible.
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(21.7)
Le plan supérieur, en revanche, comprend le plan qui lui est inférieur. L'animal, par exemple,
comprend le minéral et le végétal; l'humain comprend les mondes animal végétal et minéral, mais
ce dernier ne peut en aucun cas saisir les domaines de l'homme et, bien que toutes ces entités
coexistent dans le monde phénoménal, malgré cela, aucun degré inférieur ne pourra jamais
comprendre un degré supérieur.
(21.8)
Alors, comment serait-il possible qu'une réalité contingente, c'est-à-dire l'homme, comprenne la
nature de cette Essence préexistante qu'est l'Être divin?
(21.9)
La différence d'état entre l'homme et la Réalité divine est des milliers et des milliers de fois plus
grande que la différence entre le végétal et l'animal. Tout ce qu'un être humain peut conjecturer
dans son esprit n'est que l'image fantaisiste de sa condition humaine, et n'embrasse pas la Réalité
divine; c'est, bien plutôt, cette dernière qui le renferme.
(21.10)
Ainsi, l'homme saisit ses propres concepts illusoires, mais la réalité de la Divinité ne peut jamais
être saisie car elle renferme, en elle-même, toutes choses créées, et celles-ci sont toutes en son
pouvoir.
(21.11)
Cette divinité que l'homme imagine pour lui-même n'existe que dans son esprit, et non en vérité.
L'homme, toutefois, existe à la fois dans son esprit et en vérité; ainsi, l'homme est plus grande que
cette réalité fantaisiste qu'il est capable d'imaginer.
(21.12)
Telles sont les limites extrêmes de cet oiseau d'argile: il peut voleter sur une courte distance dans
l'espace infini, mais ne pourra jamais s'élever à la hauteur du soleil qui brille dans les cieux.
(21.13)
Nous devons néanmoins avancer des preuves- raisonnées ou inspirées - de l'existence de l'Être
divin, c'est-à-dire des preuves proportionnées à la compréhension humaine.
(21.14)
Il est évident que toutes les choses créées sont rattachées les unes aux autres par un lien complet et
parfait; ainsi en est-il, par exemple, des membres du corps humain.
(21.15)
Remarquez la manière dont tous les membres et les parties qui composent le corps humain sont
reliés les uns aux autres. De la même manière, tous les membres de cet univers infini sont liés les
uns aux autres.
(21.16)
Le pied et le pas, par exemple, sont reliés à l'oreille et à l'oeil; celui-ci doit regarder en face avant
que nous fassions un pas. L'oreille doit entendre avant que l'oeil observe attentivement, et toute
déficience d'un élément quelconque du corps humain engendre une déficience des autres éléments.
(21.17)
Le cerveau est relié au coeur et à l'estomac, les poumons sont rattachés à tous les éléments, et il en
est ainsi de toutes les parties composant le corps humain.
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(21.18)
Chacun de ces éléments remplit sa propre fonction spécifique.
(21.19)
La force de l'esprit - qu'elle soit qualifiée de préexistante ou de contingente - dirige et coordonne
tous les éléments du corps humain, veillant à ce que chaque partie composante accomplisse
correctement sa propre fonction spécifique. Si, toutefois, il se produit une interruption dans le
pouvoir de l'esprit, tous les éléments du corps failliront à l'exécution de leurs fonctions essentielles,
des déficiences apparaîtront dans le corps et dans le fonctionnement de ses divers éléments, et le
pouvoir de l'esprit s'avérera inefficace.
(21.20)
Considérez, de même, cet univers infini : il existe, inévitablement, un pouvoir universel qui
renferme toutes choses, dirigeant et réglant toutes les parties de cette création sans limites; sans ce
Directeur, ce Coordinateur, l'univers serait incomplet et défectueux, semblable à un être dément;
(21.21)
or, comme vous pouvez le constater, cette création illimitée remplit ses fonctions selon un ordre
parfait, chacun de ses éléments exécutant sa proche tâche dans des conditions de sécurité totale, et
aucune défectuosité ne pourrait être décelée dans ce fonctionnement complexe.
(21.22)
Il est donc clair qu'il existe un pouvoir universel, qui dirige et règle cet univers sans limites. Tout
esprit rationnel est capable de saisir ce fait.
(21.23)
En outre, bien que toutes les choses créées croissent et se développent, elles demeurent sujettes à
des influences extérieures.
(21.24)
Par exemple, le soleil donne la chaleur, la pluie fertilise, le vent apporte la vie, de telle sorte que
l'homme puisse croître et se développer.
(21.25)
Ainsi, il est évident que le corps humain est soumis à des influences de l'extérieur et que, sans ces
dernières l'homme ne pourrait se développer.
(21.26)
De même, ces influences extérieures sont, à leur tour, soumises à d'autres influences. Par exemple,
le développement d'un être humain dépend de l'existence de l'eau et l'eau dépend de l'existence de la
pluie, la pluie dépendant, à son tour, de l'existence des nuages, et ceux-ci dépendent de l'existence
du soleil, par lequel la terre et la mer produisent de la vapeur, dont la condensation forme les
nuages.
(21.27)
Ainsi, chacune de ces entités exerce son influence et est influencée à son tour. Inévitablement donc,
le processus conduit à Celui qui influence toute la création sans être à son tour influencé par elle et
qui, par là, rompt la chaîne.
(21.28)
L'intime réalité de cet Être demeure toutefois inconnue, bien que ses effets soient clairs et
manifestes.
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(21.29)
De plus, tous les êtres créés sont limités, et cette limitation même de tous les êtres est une preuve de
la réalité infinie, car l'existence d'un être limité dénote l'existence d'un Être sans limites.
(21.30)
En résumé, nombreuses sont les preuves établissant l'existence de cette universelle réalité et,
comme cette réalité est préexistante, elle est insensible aux conditions qui régissent les phénomènes,
car toute entité soumise aux circonstances et au cours des événements est contingente, et non
préexistante.
(21.31)
Sachez-le donc: cette divinité, que d'autres communions et d'autres peuples ont évoquée, entre dans
le seul champ de leur imagination, alors que le réalité de Dieu défie toute conception.
(21.32)
Quant aux saintes manifestations de Dieu, elles sont les foyers où les signes, les témoignages et les
perfections de cette réalité sacrée, préexistante, apparaissent dans toute leur splendeur. Elles sont
une grâce éternelle, une gloire céleste, et c'est d'elles que dépend la vie éternelle de l'humanité.
(21.33)
Pour illustrer cette notion, disons que le Soleil de Vérité réside dans un ciel qui demeure
inaccessible aux âmes quelles qu'elles soient et qu'aucun esprit ne peut atteindre, car Il est bien au-
delà de la compréhension de toutes les créatures.
(21.34)
Et pourtant, les saintes manifestations de Dieu sont semblables à un miroir, poli et sans taches, qui
recueille des rayons lumineux de ce Soleil et, ensuite, répand la gloire sur le reste de la création.
(21.35)
Sur cette surface polie, le Soleil est clairement révélé dans toute sa majesté. Ainsi, si le Soleil reflété
proclame: "Je suis le Soleil!", il dit la vérité et, s'il s'écrie: "Je ne suis pas le Soleil!", il dit encore la
vérité.
(21.36)
Bien que l'Astre du Jour, dans toute sa gloire, sa beauté et ses perfections, soit clairement visible
dans ce miroir sans taches, Il n'est pas descendu de sa propre station exaltée dans les royaumes
célestes, Il n'a pas pénétré dans le miroir; Il continue de résider, comme Il le fera à jamais, dans les
hauteurs suprêmes de sa propre sainteté.
(21.37)
En outre, toutes les créatures terrestres ont besoin de la générosité du soleil, car leur existence
même dépend de la lumière et de la chaleur solaires. Privées du soleil, elles seraient éliminées. Ceci
est le fait d'être avec Dieu, dont parlent les Saintes Ecritures : l'homme doit être avec son Seigneur.
(21.38)
Il est clair, donc, que la réalité essentielle de Dieu est révélée dans ses perfections et le soleil, avec
ses perfections, reflété dans un miroir, est une chose visible, une entité exprimant avec clarté la
générosité de Dieu.
(21.39)
Mon espoir est que tu acquerras un regard perceptif, une oreille attentive, et que les voiles seront
écartés de ta vue.
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Chapitre: 22. "Ô toi qui tournes ton visage vers Dieu! ..."
(22.1)
Ô toi qui tournes ton visage vers Dieu! Ferme les yeux à toutes choses et ouvre-les au royaume du
Très-Glorieux. Ne demande qu'à Lui, et à Lui seul, de répondre à tes désirs et à tes aspirations,
quels qu'ils soient.
(22.2)
D'un seul de ses regards, Il exhausse cent mille espérances; d'un seul de ses clins d'oeil, Il guérit
cent mille malades incurables; d'une seule de ses visions, Il apaise chaque blessure; d'un signe de la
tête, Il délivre les coeurs des contraintes de l'affliction.
(22.3)
Il fait ce qu'Il fait, et de quel recours disposons-nous? Il exécute Ses volontés, Il décrète ce qui Lui
plaît. Ainsi, tu ferais mieux de baisser la tête en signe de soumission et de placer ta confiance dans
le Seigneur Très-Miséricordieux.
Chapitre: 23. "Ô toi qui cherches la vérité! ..."
(23.1)
Ô toi qui cherches la vérité! Ta lettre du 13 décembre 1920 m'est bien parvenue.
(23.2)
De l'époque d'Adam jusqu'à nos jours, les religions de Dieu ont été rendues manifestes, l'une après
l'autre; chacune d'elles a rempli sa fonction propre, revivifiant l'humanité, lui apportant l'éducation
et l'illumination.
(23.3)
Elles délivrèrent le peuple des ténèbres du monde de la nature pour les introduire dans la lumière du
Royaume.
(23.4)
Tandis qu'elle était révélée, chaque foi et chaque loi divine successive demeuraient pendant
plusieurs siècles, comme un arbre aux fruits abondants, et le bonheur de l'humanité lui était confié.
Au fil des siècles, cependant, la foi s'émoussait, cessait de prospérer et de produire des fruits; c'est
pourquoi elle était à nouveau rajeunie.
(23.5)
La religion de Dieu est une, mais elle doit sans cesse être renouvelée. Moïse, par exemple, fut
envoyé à l'humanité. Il établit une loi et, par cette loi - la loi mosaïque - les enfants d'Israël furent
délivrés de leur ignorance et connurent la lumière. Ils furent tirés de leur abjection et atteignirent
une gloire qui ne s'efface pas.
(23.6)
Avec le temps, toutefois, cette gloire s'éteignit, cette splendeur déclina, ce jour éclatant se changea
en nuit et, lorsque celle-ci eut atteint une obscurité trois fois plus profonde, l'étoile du Messie
apparut à l'horizon, illuminant le monde d'une gloire nouvelle.
(23.7)
En d'autres termes: la religion de Dieu est une, elle est l'éducateur de l'humanité et, cependant, elle
doit être renouvelée.
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(23.8)
Lorsque tu plantes un arbre, il grandit de jour en jour; il produit des fleurs, des feuilles et des fruits
succulents mais, à la longue, il vieillit et cesse de produire ses fruits; alors, le cultivateur de la vérité
recueille la graine de ce même arbre, la plante dans une terre intacte et, voyez, là s'élève le premier
arbre, tel qu'il était auparavant.
(23.9)
Souviens-toi toujours que, dans ce monde de l'existence, toutes choses doivent sans cesse être
renouvelées. Regarde comme le monde matériel autour de toi a été renouvelé. Les idées ont changé,
les modes de vie ont été révisés, les sciences et les arts font preuve d'une vigueur nouvelle; il y a des
découvertes, des inventions, des perceptions nouvelles.
(23.10)
Comment, dans ces conditions, un pouvoir vital tel que la religion - qui garantit les progrès de
l'humanité, qui permet d'atteindre à la vie éternelle, qui est le promoteur de l'excellence infinie, la
lumière de deux mondes - comment pourrait-il ne pas être renouvelé? Ce serait incompatible avec la
grâce et l'amour du Seigneur.
(23.11)
La religion, d'autre part, n'est pas une série de croyances et de traditions, mais les enseignements du
Seigneur Dieu, enseignements qui constituent la vie même de l'humanité, qui élèvent l'esprit,
affinent le caractère et jettent les fondements de l'éternelle dignité de l'homme.
(23.12)
Réfléchis bien : ces fièvres dans le monde de l'esprit, ces flammes de guerre et de haine, de
ressentiment et de malveillance entre les nations, ces agressions des peuples les uns contre les
autres, qui ont détruit la paix du monde tout entier, pourraient-elles jamais être combattues sans les
eaux vivifiantes des enseignements divins? Non, jamais!
(23.13)
Il est clair qu'un pouvoir supérieur aux forces de la nature doit être amené à s'exercer pour changer
ces ténèbres en lumière, ces haines, ces ressentiments, cette animosité, ces rancunes, ces conflits et
ces guerres sans fin, en solidarité et en amour entre tous les peuples de la terre. Or ce pouvoir n'est
autre que les brises du Saint Esprit et le puissant influx de la parole de Dieu.
Chapitre: 24. "Ô jeune homme épris de spiritualité! ..."
(24.1)
Ô jeune homme épris de spiritualité! Loue Dieu de t'avoir permis de trouver ton chemin vers le
royaume de splendeur, de déchirer les voiles des vaines illusions et de connaître l'essence de
l'intime mystère des choses.
(24.2)
Ce peuple tout entier a imaginé un dieu dans le royaume de l'esprit et adore l'image qu'il s'est créé.
Et, pourtant, cette image est perçue, l'esprit humain en étant l'organe percepteur et, à coup sûr,
l'esprit qui comprend est au-dessus de l'objet qui est à sa portée, car si l'imagination n'est que la
branche, l'esprit est la racine et, pour sûr, la racine a une valeur plus grande que celle de la branche.
(24.3)
Considère à présent comment tous les peuples du monde plient le genou devant une illusion de leur
propre invention, comment ils ont imaginé un créateur à l'intérieur de leurs propres consciences et
l'appellent le Plasmateur de tout ce qui existe alors qu'en vérité, ce n'est qu'une illusion. Ainsi, les
peuples adorent ce qui n'est qu'une erreur de perception.
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(24.4)
Cependant cette Essence parmi les essences, cet Invisible parmi les invisibles, est sanctifié au-
dessus de toute spéculation humaine et ne sera jamais cerné par l'esprit de l'homme. Jamais cette
réalité immémoriale ne se situera à la portée d'un être contingent.
(24.5)
Son royaume est d'un autre ordre et, de ce royaume, aucune compréhension ne saurait être acquise.
Il est impossible d'y accéder et son entrée est interdite.
(24.6)
Tout ce que l'on peut en dire, c'est que son existence peut être prouvée mais que les conditions de
celle-ci demeurent ignorées.
(24.7)
Qu'une telle essence existe, cela a été compris par tous les philosophes et les savants mais, chaque
fois qu'ils tentaient de s'instruire sur son existence, ils restaient désorientés et consternés;
finalement, en proie au désespoir, leurs espérances ruinées, ils quittaient ce monde.
(24.8)
Pour saisir l'état et le mystère intime de cette Essence parmi les essences, du plus secret des secrets,
il faut disposer d'un autre pouvoir et d'autres facultés; or un tel pouvoir, de telles facultés, seraient
plus que ne peut supporter l'humanité; c'est pourquoi aucune de ses paroles à Lui ne peut parvenir
aux hommes.
(24.9)
Si, par exemple, une personne est douée des sens de l'ouïe, du goût, de l'odorat et du toucher mais
privée du sens de la vue, il lui est impossible de regarder autour d'elle, car la vision ne saurait être
réalisée par l'ouïe, le goût, l'odorat ou le toucher.
(24.10)
De la même manière, les facultés dont dispose l'homme ne lui permettent pas de saisir cette réalité
invisible, sacrée et sanctifiée au-delà de tous les doutes des sceptiques.
(24.11)
Pour y parvenir, il faudrait qu'il dispose d'autres facultés, d'autres sens; s'il était amené à disposer de
tels pouvoirs, un être humain pourrait alors acquérir quelque connaissance de ce monde invisible;
autrement, jamais il n'y parviendra.
Chapitre: 25. "Ô servante de Dieu! ..."
(25.1)
Ô servante de Dieu! Il est écrit, dans les histoires de l'Orient, que Socrate se rendit en Palestine et en
Syrie, où il recueillit certaines vérités spirituelles de la bouche d'hommes versés dans la religion et
que, lors de son retour en Grèce, il promulgua deux croyances: l'unité de Dieu et l'immortalité de
l'âme après sa séparation du corps. Ces concepts, si étrangers à la pensée hellénique, suscitèrent une
grande confusion parmi les Grecs et, finalement, ceux-ci empoisonnèrent le célèbre philosophe.
(25.2)
Cela est authentique; en effet, les Grecs croyaient en de nombreux dieux et Socrate établit le fait
que Dieu est un, ce qui, de toute évidence, était en contradiction avec les croyances grecques.
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(25.3)
Le fondateur du monothéisme fut Abraham; c'est à lui que l'on peut faire remonter ce concept et,
même à l'époque socratique, cette croyance était courante parmi les enfants d'Israël.
(25.4)
Ce qui précède n'est pas mentionné dans les histoires juives; il existe, en effet, de nombreux faits
que ne rapporte pas l'histoire juive.
(25.5)
L'histoire de Josèphe ne rend pas compte de tous les événements de la vie du Christ, bien que ce
soit lui, un juif, qui ait écrit l'histoire de l'époque où vécut Jésus. On ne doit pas refuser de croire
aux événements de la vie du Christ sous prétexte qu'ils ne sont pas rapportés dans l'histoire de
Josèphe.
(25.6)
Les histoires orientales rapportent aussi qu'Hippocrate séjourna longtemps à Tyre, qui est une ville
de Syrie.
Chapitre: 26. "Ô toi qui cherches le Royaume céleste! ..."
(26.1)
Ô toi qui cherches le Royaume céleste! Ta lettre m'est parvenue et je me suis pénétré de son
contenu.
(26.2)
Les saintes manifestations divines possèdent deux conditions; l'une d'ordre physique et l'autre,
d'ordre spirituel. En d'autres termes, l'une de ces conditions est celle d'un être humain et l'autre,
celle de la Réalité divine.
(26.3)
Si les manifestations sont soumises à des épreuves, c'est seulement dans leur condition humaine, et
non dans la splendeur de leur Réalité divine.
(26.4)
En outre, ces épreuves existent seulement du point de vue de l'humanité. En apparence, la condition
humaine des saintes manifestations est soumise à des épreuves et, lorsqu'elles se sont révélées dans
la plénitude de leur force et de leur endurance, d'autres hommes en tirent des enseignements;
(26.5)
ils apprennent quelle doit être leur propre constance et leur résistance au milieu des épreuves et des
tribulations, car le divin Educateur doit instruire par des paroles et aussi par des actes, révélant ainsi
à tous les hommes le droit chemin de la vérité.
(26.6)
Quant à ma condition, elle est celle du "serviteur de Bahá", Abdu'l-Bahá, la visible expression de la
servitude au seuil de la Beauté d'Abha.
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Chapitre: 27. "Dans les cycles passés, chacune des manifestations ..."
(27.1)
Dans les cycles passés, chacune des manifestations de Dieu a tenu son propre rang dans le monde
de l'existence, et chacune d'elles a représenté une phase particulière du développement de
l'humanité, mais la manifestation du Plus Grand Nom (que ma vie soit sacrifiée pour ses bien-
aimés!) fut une expression de la maturité de l'intime réalité humaine en ce monde de l'existence.
(27.2)
Le soleil est, en effet, la source de lumière et de chaleur, le foyer de splendeurs, et il renferme toutes
les perfections manifestées par les autres étoiles apparues au-dessus du monde.
(27.3)
Efforce-toi, à ton tour, de prendre ta place sous le soleil et de recevoir une part abondante de son
éblouissante lumière. Je te le dis en vérité, une fois que tu auras atteint cette station, tu contempleras
les saints inclinant humblement leurs têtes devant Lui.
(27.4)
Hâte-toi vers le printemps avant la venue de l'automne et, avant que frappe la maladie, hâte-toi vers
la guérison, afin de pouvoir devenir un médecin spirituel qui, grâce aux brises du Saint Esprit,
guérit tous les maux de cet âge de renom et de gloire.
Chapitre: 28. "Ô feuille sur l'arbre de vie! ..."
(28.1)
Ô feuille sur l'arbre de vie! L'arbre de vie, dont il est fait mention dans la Bible, est Bahá'u'llah, et
les filles du royaume sont les feuilles de cet arbre béni. Ainsi, rends grâce à Dieu de t'avoir relié à
cet arbre et de t'avoir permis de prospérer à son image.
(28.2)
Les portes du Royaume sont grandes ouvertes et chaque âme élue est assise à la table du Seigneur,
recevant sa part de ce céleste festin.
(28.3)
Dieu soit loué, tu es, toi aussi, présent à cette table, prenant ta part de la munificente nourriture du
ciel. Tu sers le Royaume, et les subtils arômes du paradis d'Abha te sont familiers.
(28.4)
Efforce-toi donc, de tout ton pouvoir, de guider tes semblables, et mange de ce pain qui est
descendu du ciel, car voici le sens des paroles du Christ; "Je suis le pain de vie qui est descendu du
ciel... celui qui mange de ce pain vivra éternellement. "
Chapitre: 29. "Ô toi qui es captivé par la vérité ..."
(29.1)
Ô toi qui es captivé par la vérité et magnétisé par le céleste royaume! Ta longue lettre m'est
parvenue et m'a procuré une grande joie, car elle témoignait clairement de tes efforts acharnés et de
tes nobles intentions.
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(29.2)
Dieu soit loué, tu veux le bien de tous les hommes; tu languis après le royaume de Bahá et aspires à
voir progresser la race humaine. J'espère que, grâce à ces idéaux aux nobles aspirations de ton coeur
et à ces célestes nouvelles, tu deviendras si lumineux qu'éternellement, l'éclat de ton amour envers
Dieu répandra sa gloire.
(29.3)
Tu m'as donné de toi la description d'un étudiant à l'école du progrès spirituel- Heureux que tu es!
(29.4)
Si ces écoles de progrès conduisent à l'université céleste, alors seront créés des branches de la
connaissance grâce auxquelles l'humanité verra la tablette de l'existence se déployer, tel un rouleau,
à l'infini, et toutes les choses crées apparaître sur ce rouleau, tels des mots et des lettres.
(29.5)
Alors on apprendra les différents niveaux de signification et, à l'intérieur de chaque atome de
l'univers, les signes de l'unicité de Dieu seront manifestes. Alors l'homme entendra le cri du
Seigneur du royaume et contemplera les confirmations du Saint Esprit venues le secourir.
(29.6)
Alors il éprouvera un tel bonheur, une telle extase, que le vaste monde ne pourra plus le contenir et
il partira pour le royaume de Dieu, se hâtant vers l'empire de l'esprit car, lorsqu'un oiseau a
développé ses ailes, il quitte le sol pour s'élancer très haut dans les cieux - sauf s'il est attaché par
une patte ou que ses ailes sont brisées ou embourbées.
(29.7)
Ô toi qui cherches la vérité! Le monde du royaume est un. La seule différence est que le printemps
ne cesse de revenir, provoquant chaque fois une nouvelle commotion parmi toutes les choses créées.
(29.8)
Alors les plaines et les coteaux reprennent vie, les arbres se colorent d'un vert délicat, les feuilles les
fleurs et les fruits apparaissent dans toute leur beauté, à la fois tendre et infinie.
(29.9)
C'est pourquoi les dispensations des âges écoulés sont intimement reliées à celles qui leur
succèdent: en réalité, elles ne font qu'une mais, à mesure que se développe le monde, la lumière se
fait plus intense, ainsi que le déversement de la grâce céleste, et c'est alors que se met à briller l'astre
du jour dans la splendeur de midi.
(29.10)
Ô toi qui cherches le royaume! Chaque manifestation divine est la vie même du monde et le
médecin de chaque âme souffrante. Le monde de l'homme est malade et ce médecin compétent
connaît le moyen de le guérir; ses enseignements, conseils et exhortations sont un remède pour
chaque douleur, un baume bienfaisant pour chaque blessure.
(29.11)
Le médecin avisé peut, à tout moment, diagnostiquer les besoins de son malade et appliquer le
traitement prescrit. C'est pourquoi, si tu appliques les enseignements de la Beauté d'Abha aux
nécessités urgentes du moment, tu constateras alors qu'ils apportent un remède immédiat au corps
souffrant du monde. Ils sont, en vérité, l'élixir qui donne la santé éternelle.
(29.12)
Le traitement prescrit par les médecins du passé et par ceux qui leur ont succédé n'est pas identique,
mais dépend plutôt du mal dont souffre le patient; le remède peut changer, cependant le but
demeure le même : rendre la santé au malade.
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(29.13)
Dans les dispensations du passé, le corps affaibli du monde ne pouvait résister à un traitement
rigoureux; c'est pourquoi le Christ a dit : "J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, que vous
n'êtes pas en état de comprendre maintenant, mais quand il sera venu, Lui, L'Esprit de Vérité, il
vous guidera vers la Vérité tout entière".
(29.14)
Ainsi, en cet âge de splendeurs, des enseignements jadis réservés à quelques-uns sont dispensés à
tous les hommes, afin que la miséricorde du Seigneur puisse embrasser toute la terre, à l'Est comme
à l'Ouest, que l'unité du monde humain puisse apparaître dans toute sa beauté et toute sa plénitude,
et que les rayons aveuglants de réalité puissent inonder de lumière le royaume de l'esprit.
(29.15)
La descente de la nouvelle Jérusalem désigne une loi céleste, cette loi qui est la garantie du bonheur
de l'humanité et la fulguration de la parole de Dieu.
(29.16)
Emmanuel [nota : «ceci se rapporte manifestement au Báb, comme le montre clairement le texte, et ne constitue nullement une
référence à Swedenborg.» d’après le secrétaire de Shoghi Effendi de la part de ce dernier le 9 mai 1938 au sujet de cette tablette]
fut, en vérité, le héraut du retour du Christ, celui qui conduisit l'humanité sur le chemin du royaume.
(29.17)
Il est évident que la lettre est un membre de la parole, c'est-à-dire que la lettre est dépendante, quant
à sa valeur, de la parole; elle tire sa grâce de la parole: elle possède une parenté spirituelle avec la
parole et elle est considérée comme partie intégrante de celle-ci.
(29.18)
Les apôtres étaient semblables à des lettres et le Christ, était l'essence de la parole elle-même: le
sens de la parole, qui est la grâce éternelle, déversa une splendeur sur ces lettres. De même, puisque
la lettre fait partie de la parole, elle est donc, dans sa signification intime, en accord avec la parole.
(29.19)
Nous espérons que tu te lèveras en ce jour pour promouvoir les prédictions d'Emmanuel. Sache, en
toute certitude, que tu parviendras au but, car les confirmations du Saint Esprit sont dispensées en
permanence et le pouvoir de la parole exercera une telle influence, que la lettre deviendra le miroir
dans lequel se reflétera le resplendissant soleil - la parole elle-même, - et la grâce et la gloire de la
parole illumineront la terre entière.
(29.20)
Quant à la Jérusalem céleste qui s'est posée sur les sommets du monde, au Saint des Saints de Dieu,
dont la bannière est maintenant élevée vers les cieux, elle renferme en elle-même toutes les
perfections et tout le savoir des dispensations antérieures. Elle proclame l'unité des enfants des
hommes. Elle est l'étendard de la paix universelle, l'esprit de vie éternelle; elle est la gloire des
perfections divines, la grâce omniprésente de toute existence, la parure ornant toutes choses créées,
la source de quiétude intérieure pour l'humanité tout entière.
(29.21)
Porte ton attention sur les tablettes sacrées. Lis les Ishraqat, les Tajalliyyat, les Paroles de Paradis,
les Bonnes Nouvelles, les Tarazat et le Kitab-i-Aqdas (Livre le plus saint).
(29.22)
Alors tu comprendras que ces enseignements célestes constituent l'unique remède pour un monde
malade et souffrant, et qu'ils sont un baume bienfaisant pour les blessures de l'humanité.
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(29.23)
Ils sont l'esprit de vie, l'arche du salut, l'aimant qui attire sur ce monde la gloire éternelle, le pouvoir
dynamique destiné à motiver la conscience humaine.
Chapitre: 30. "L'existence revêt deux formes ..."
(30.1)
L'existence revêt deux formes : l'une d'elles est l'existence de Dieu, qui est au-delà de la
compréhension humaine.
(30.2)
Lui, l'Invisible, l'Exalté et l'Insaisissable, n'est précédé d'aucune cause: c'est plutôt Lui qui est
l'origine de la cause parmi les causes. Lui, l'Ancien, n'a pas eu de commencement; Il est
l'Indépendant par excellence.
(30.3)
La seconde forme d'existence est l'existence humaine. C'est une existence ordinaire, que l'esprit
humain peut comprendre; elle n'est pas ancienne; elle est dépendante et est reliée à une cause.
(30.4)
La substance mortelle ne devient pas éternelle, et vice versa; la race humaine ne devient pas un
créateur, et vice versa. La transformation de la substance innée est une impossibilité.
(30.5)
Dans le monde de l'existence - celui qui est compréhensible - il existe plusieurs stades de mortalité:
le premier stade est le monde minéral et, ensuite, vient le monde végétal. Dans ce dernier, le
minéral existe mais sous une forme distinctive qui est la caractéristique du végétal.
(30.6)
De même, dans le monde animal, les caractéristiques minérales et végétales sont présentes et, en
plus, on y trouve les caractéristiques du monde animal, à savoir les facultés de la vue et de l'ouïe.
(30.7)
Dans le monde humain, on trouve les caractéristiques des mondes minéral, végétal et animal avec,
en plus, celles de la race humaine, c'est-à-dire la caractéristique de l'intelligence, qui découvre les
réalités des choses et saisit les principes universels.
(30.8)
Ainsi l'homme est, sur le plan du monde contingent, l'être le plus parfait. Par homme, on entend
l'individu parfait, qui est semblable à un miroir dans lequel se manifestent et se reflètent les
perfections divines.
(30.9)
Néanmoins, le soleil ne descende pas du haut de sa sainteté pour entrer dans un miroir mais, lorsque
ce dernier est purifié et tourné vers le Soleil de Vérité, les perfections de ce soleil - sa lumière et sa
chaleur - se reflètent et se manifestent dans ce miroir. Ces âmes sont les divines manifestations de
Dieu.
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Chapitre: 31. "Ô toi, être estimable et sage! ..."
(31.1)
Ô toi, être estimable et sage! Ta lettre du 27 mai 1906 m'est parvenue; elle contient de bien
agréables nouvelles et m'a causé une grande joie.
(31.2)
Tu me demandes si cette cause - cette nouvelle et vivante cause - pourrait prendre la place des rites
et cérémonies religieuses en Angleterre, s'il serait possible - à présent que sont apparus divers
groupes dont les membres sont d'éminents religieux et théologiens, de loin supérieurs, par leurs
réalisations, à ceux du passé, - que cette nouvelle cause en arrive à impressionner les membres de
ces groupes à un degré tel qu'elle les rassemble, eux et tous les autres, sous son ombre protectrice.
(31.3)
Ô cher ami! Sache que l'individu distingué de chaque âge est doué selon les perfections de son âge.
Cet individu qui, dans les âges passés, fut placé au-dessus de ses contemporains, était doué des
vertus de son temps.
(31.4)
Mais, en cet âge de splendeurs, en cette ère divine, le personnage prééminent, l'astre lumineux,
l'individu choisi, resplendira de telles perfections et d'un tel pouvoir qu'il en arrivera, en définitive, à
éblouir les esprits de chaque communauté et de chaque groupe humain.
(31.5)
Un tel personnage est supérieur à tous les autres sur le plan des perfections spirituelles et des
connaissances célestes, et il est véritablement le foyer de bénédictions divines et le pivot du cercle
lumineux; il contiendra par conséquent tous les autres et, sans nul doute, son éclat se fera si puissant
qu'il rassemblera toutes les âmes sous son ombre protectrice.
(31.6)
Si tu examines attentivement ce problème, tu constateras qu'il s'agit là d'une loi universelle qui
s'applique à toutes choses : Le tout attire la partie et, dans le cercle, le centre est le pivot des
compas.
(31.7)
Médite sur l'Esprit [nota : Jésus]: parce qu'il était le foyer de pouvoir spirituel, la source de générosité
divine, et bien qu'au début il n'attirât à lui qu'un très petit nombre d'adeptes, il a su, grâce à ce
pouvoir qui subjugue toutes choses, unir par la suite toutes les différentes sectes sous le tabernacle
protecteur du christianisme.
(31.8)
Compare le présent au passé et vois combien grande est la différence; ainsi, tu pourras parvenir à la
vérité et à la certitude.
(31.9)
Les différences entre les religions du monde sont dues à la diversité des formes d'esprit. Tant que
les pouvoirs de l'esprit sont variés, il est certain que les jugements et les opinions des hommes
différeront les uns des autres.
(31.10)
Si, toutefois, un pouvoir de perception unique et universel était introduit - un pouvoir contenant tous
les autres. - ces opinions divergentes se fonderaient en une harmonie et une unité spirituelles.
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(31.11)
Ainsi, lorsque se manifesta le Christ, l'esprit des divers peuples de son époque, leurs opinions, leurs
attitudes émotives, différaient selon qu'il s'agissait de Romains, de Grecs, de Syriens, d'Israélites ou
d'autres peuples.
(31.12)
Toutefois, sous l'influence de son pouvoir universel, Il réussit progressivement, après 300 ans
environ, à rassembler tous ces esprits divergents sous la protection et la conduite d'un seul point
central, les hommes partageant tous, en leurs coeurs, les mêmes émotions spirituelles.
(31.13)
Sous forme de métaphore, disons que lorsqu'une armée est placée sous le commandement de
plusieurs officiers supérieurs - chacun possédant sa propre stratégie. - leurs points de vue sur les
dispositifs et les mouvements de troupes seront évidemment différents.
(31.14)
Mais si le Commandant en Chef, parfaitement versé dans les sciences militaires, prend en main la
direction des troupes, ces autres plans disparaîtront, car le général suprêmement doué prendra sous
son contrôle l'armée tout entière. Cela n'est qu'une métaphore et non pas une comparaison exacte.
(31.15)
A présent, si vous supposez que les autres généraux sont eux aussi éminemment versés dans l'art
militaire, parfaitement compétents et expérimentés et qu'ainsi, ils ne se soumettront pas à la règle
d'un seul individu - aussi éminent soit-il, - votre supposition est insoutenable, car la situation
exposée plus haut, logiquement, est bien celle qui va se produire, cela ne fait aucun doute.
(31.16)
Tel est le cas des saintes manifestations de Dieu et, en particulier, de la réalité divine du Plus Grand
Nom, de la Beauté d'Abha. Lorsqu'il est révélé aux peuples rassemblés du monde et apparaît, avec
tous ses attraits et ses enchantements - séduisant tel un Joseph dans l'Egypte de l'esprit, - il enchaîne
tous les amoureux sur la terre.
(31.17)
Quant aux âmes qui sont nées dans cette vie en tant qu'entités éthérées et radieuses mais qui, du fait
de leurs imperfections et de leurs épreuves, sont privées d'avantages importants et réels, et quittent
ce monde sans avoir pu s'épanouir, leur sort est une cause de profonde tristesse.
(31.18)
C'est la raison pour laquelle les manifestations universelles de Dieu dévoilent leurs propres visages
aux hommes de leur temps, endurent toutes sortes de calamités et d'afflictions et font le sacrifice de
leurs vies pour racheter l'humanité;
(31.19)
c'est pour que ces mêmes hommes - ceux qui sont prêts et possèdent des aptitudes - deviennent des
sources lumineuses et reçoivent la vie qui jamais ne s'éteint. Voilà le véritable sacrifice : l'offrande
de soi comme la fit le Christ, afin de racheter la vie du monde.
(31.20)
Quant à l'influence des êtres saints, et quant au fait qu'ils continuent de dispenser leurs grâces à
l'humanité après avoir abandonné leur forme humaine, c'est là, pour les Bahá’ís, un fait
incontestable.
(31.21)
En vérité, les grâces débordantes et les splendeurs irradiantes des saintes manifestations
apparaissent après que ces dernières ont quitté ce monde.
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(31.22)
L'exaltation de la parole, la révélation de la puissance divine, la conversion d'âmes qui craignaient
Dieu, la dispensation de la vie éternelle - c'est après le martyre du Messie que toutes ces grâces se
multiplièrent et s'intensifièrent.
(31.23)
De la même manière, depuis l'ascension de la Beauté Bénie, les bienfaits de Dieu ont été toujours
plus abondants, la lumière plus rayonnante, les signes de la puissance du Seigneur plus évidents;
l'influence de la parole s'est étendue et bientôt le mouvement, la chaleur, l'éclat et les bénédictions
du soleil de sa réalité animeront la terre tout entière.
(31.24)
Ne t'inquiète pas de la lenteur des progrès de la cause bahá’íe dans ce pays. Nous n'en sommes
encore qu'aux lueurs de l'aube. Songe que, pour la cause du Christ, il fallut attendre trois siècles
avant que se manifeste son immense influence.
(31.25)
Aujourd'hui, moins de soixante ans après la naissance de cette Foi, sa lumière a été diffusée sur
toute la planète.
(31.26)
En ce qui concerne l'association pour la santé à laquelle tu appartiens, son influence s'accroîtra au
centuple lorsqu'elle se trouvera sous la protection de cette Foi.
(31.27)
Tu écris que l'amour parmi les Bahá’ís est très intense et que l'amour, c'est l'essentiel.
(31.28)
La puissance de l'amour a été développée à un très haut degré parmi les Bahá’ís, l'amour y est bien
plus fort que parmi les disciples d'autres religions, et il en est ainsi de toutes les autres vertus,
l'amour étant le fondement de toutes choses.
(31.29)
Sous peu, les livres et les tablettes de la Beauté Bénie seront traduits dans toutes les langues en un
style puissant, clair et distingué.
(31.30)
Le jour où ils seront traduits conformément à l'original, dans un style à la fois puissant et distingué,
les splendeurs de leur signification profonde se répandront à travers le monde et illumineront les
yeux de tous les hommes.
(31.31)
Fais de ton mieux pour que la traduction soit conforme à l'original. La Beauté Bénie s'est rendue à
Haïfa à de nombreuses reprises. Tu as eu l'occasion de Le contempler mais, à l'époque, tu ne Le
connaissais pas encore. J'espère que tu parviendras à Le rencontrer véritablement, c'est-à-dire à Le
contempler non pas avec l'oeil physique, mais avec l'oeil spirituel.
(31.32)
L'essence de l'enseignement de Bahá'u'llah est l'amour qui embrasse toutes choses, car l'amour
contient toutes les qualités humaines. Il permet à chaque âme de progresser. Il dispense à chacune,
en héritage, la vie immortelle.
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(31.33)
Sous peu, tu seras témoin que ses célestes enseignements, la gloire de la réalité elle-même,
illumineront les cieux du monde.
(31.34)
La courte prière par laquelle tu terminais ta lettre est à la fois originale, émouvante et belle. Récite
cette prière à tout moment.
Chapitre: 32. "Ô vous, servantes du Seigneur! ..."
(32.1)
Ô vous, servantes du Seigneur! En ce siècle - le siècle du Seigneur Tout-Puissant - l'Astre du jour
des royaumes célestes, la Lumière de Vérité, brille dans la splendeur de midi et ses rayons
illuminent l'espace tout entier, car cet âge est celui de l'Ancienne Beauté, c'est le jour de révélation
de la puissance et du pouvoir du Plus Grande Nom - puisse ma vie être offerte en sacrifice pour ses
bien-aimés!
(32.2)
Dans les âges à venir, bien que la cause de Dieu puisse croître et prospérer au centuple et que
l'ombre du Sadratu'l-Muntaha puisse protéger toute l'humanité, ce siècle demeurera inégalé car il a
connu l'aurore de ce matin et le lever de ce soleil.
(32.3)
Ce siècle est, en vérité, la source de sa lumière et l'aurore de sa révélation. Les âges et les
générations futurs contempleront la diffusion de son rayonnement et les manifestations de ses
signes.
(32.4)
Il convient par conséquent que vous fassiez des efforts, et peut-être alors obtiendrez-vous votre part,
pleine et entière, de ses bienfaits.
Chapitre: 33. "Ô serviteur de Dieu! ..."
(33.1)
Ô serviteur de Dieu! Nous avons pris note de ta lettre à Jinab-i-Ibn-Abhar et de ta question
concernant le verset suivant: "Quiconque se réclame d'une révélation directe de Dieu, avant
l'expiration d'une période de mille années accomplies, est assurément un imposteur et un menteur."
(33.2)
Le sens de ce verset est le suivant : Tout individu qui, avant l'expiration d'une période de dix siècles
accomplis - délai connu, clairement établi par la coutume et ne nécessitant aucune interprétation -
prétendrait à une révélation qui lui parviendrait directement de Dieu, même s'il révélait certains
signes, cet homme serait assurément un imposteur.
(33.3)
Ceci n'est pas une référence à la manifestation universelle, car il est clairement énoncé dans les
saintes Ecritures que des centaines ou, plutôt, des milliers d'années doivent s'écouler avant que
réapparaisse une manifestation comme celle-ci.
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(33.4)
Il est possible, toutefois, qu'après une période de mille ans, certains êtres saints soient autorisés à
dispenser une révélation, mais cela ne se produira pas à travers une manifestation universelle.
(33.5)
C'est la raison pour laquelle chaque jour du cycle de la Beauté Bénie est en réalité égal à une année,
et chaque année de ce cycle équivaut à un millier d'années.
(33.6)
Considérez, par exemple, le soleil : son passage d'un signe zodiacal au suivant se déroule pendant
une courte période, cependant ce n'est qu'après une longue période qu'il atteint la plénitude de son
resplendissement, de sa chaleur et de sa gloire, sous le signe du lion.
(33.7)
Il devra, au préalable, accomplir une révolution complète à travers les autres constellations avant
d'entrer à nouveau dans le signe du lion pour briller de tout son éclat. Dans ses autres stations, il ne
révèle pas la plénitude de sa chaleur et de sa lumière.
(33.8)
En substance, aucun individu ne peut avoir la présomption de souffler mot avant l'accomplissement
d'une période de dix siècles.
(33.9)
Tous les hommes doivent se considérer comme des sujets, soumis et obéissants aux
commandements de Dieu et aux lois de la Maison Universelle de Justice.
(33.10)
Si l'un quelconque d'entre eux devait dévier - ne fût-ce que d'une pointe d'aiguille - des décrets de la
Maison Universelle de Justice, ou faillir à l'observation de ceux-ci, il serait alors rejeté comme un
proscrit.
(33.11)
En ce qui concerne le cycle de la Beauté Bénie - l'âge du Plus Grand Nom -, il ne se limite pas à
mille ou deux mille ans ... Lorsqu'il est dit que la période de mille ans commence avec la
manifestation de la Beauté Bénie et que chaque jour de cette période égale un millier d'années, il
s'agit là d'une référence au cycle de la Beauté Bénie qui, dans ce contexte, s'étendra sur de
nombreux âges à travers le cours du temps.
Chapitre: 34. "Ô toi qui sers l'humanité! ..."
(34.1)
Ô toi qui sers l'humanité! Ta lettre m'a particulièrement réjoui, car elle est à la fois une preuve
décisive et un brillant témoignage.
(34.2)
Il convient qu'en cet âge illuminé - l'âge du progrès de l'humanité - nous faisions le don de nous-
mêmes et servions le genre humain.
(34.3)
Chaque cause universelle est divine, alors que toute cause personnelle est temporelle. Par
conséquent les principes des manifestations divines ont été universels et ont inclus toutes choses.
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(34.4)
Tout homme imparfait est replié sur lui-même et ne songe qu'à son propre bien. Mais, lorsque ses
pensées prennent un peu d'ampleur, il commence à songer au bien-être et au confort de sa famille.
(34.5)
Si ses idées s'élargissent davantage, il se préoccupera du bonheur de ses concitoyens, puis il songera
à la gloire de son pays et de sa race.
(34.6)
Lorsque ses idées et ses vues atteindront leur ultime degré de développement et parviendront au
stade de la perfection, il s'intéressera alors à l'exaltation de l'humanité.
(34.7)
Il deviendra l'ami bienveillant de tous les hommes et recherchera le bien-être et la prospérité de
toutes les nations. Ainsi répondra-t-il aux critères de perfection.
(34.8)
Donc, les manifestations de Dieu ont eu une conception universelle, qui incluait toutes choses. Elles
ont combattu pour l'amour de chaque vie humaine et se sont engagées à promouvoir l'éducation
universelle. Le champ de leur action n'était pas limité; au contraire, il était vaste et incluait toutes
choses.
(34.9)
C'est la raison pour laquelle vous devez aussi vous préoccuper de chacun de vos semblables, afin
que l'humanité puisse être éduquée, les tempéraments des hommes modérés, et que ce monde se
transforme en un jardin d'Eden.
(34.10)
Aimez toutes les religions et toutes les races d'un amour vrai et sincère; manifestez cet amour par
des actes et non par des paroles, car celles-ci n'ont pas d'importance; en effet, la plupart des hommes
sont, en paroles, des amis bienveillants, tandis que l'action est la meilleure voie.
Chapitre: 35. "Ô armée de Dieu! ..."
(35.1)
Ô armée de Dieu! J'ai bien reçu votre lettre portant vos signatures conjointes. J'en ai apprécié le
contenu si éloquent et le style savoureux: sa lecture fut pour moi un vrai plaisir. Vous m'avez écrit
au sujet du mois de jeûne.
(35.2)
Bienheureux que vous êtes d'avoir obéi au commandement de Dieu et observé ce jeûne pendant la
période sacrée, car ce jeûne matériel est un signe extérieur du jeûne spirituel, un symbole de
retenue, d'abstention de tous les désirs du moi qui acquiert, ainsi, les caractéristiques de l'esprit, est
emporté par les brises célestes, et brûle de l'amour divin.
(35.3)
Votre lettre témoigne aussi de votre unité et de l'intimité de vos coeurs. Je nourris l'espoir que
l'Occident, par la grâce infinie que dispense le Seigneur en cette ère nouvelle, deviendra l'Orient,
l'aurore du Soleil de Vérité, et que les croyants occidentaux seront les aurores lumineuses et les
témoins des signes de Dieu,
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(35.4)
qu'ils seront à l'abri des doutes qui assaillent les insouciants, et qu'ils demeureront fermes et
immuables dans l'Alliance et le Testament; qu'ils s'efforceront, jour et nuit, d'éveiller ceux qui
sommeillent et de rendre attentifs les ignorants, de ramener les proscrits dans l'intimité du cercle
intérieur et d'apporter aux indigents leur part de grâce éternelle.
(35.5)
Qu'ils soient des hérauts du royaume; qu'ils en appellent aux habitants du monde d'ici-bas et les
invitent à entrer dans le royaume céleste.
(35.6)
Ô armée de Dieu! Aujourd'hui, dans ce monde, chaque peuple erre dans son propre désert, se
déplaçant çà et là selon son humeur et ses fantaisies, poursuivant ses caprices personnels.
(35.7)
Dans cette masse grouillante des peuples de la terre, seule la communauté du Plus Grand Nom est
libre d'intrigues humaines et n'a aucun but égoïste à promouvoir.
(35.8)
Seul parmi toutes ces masses, ce peuple s'est levé pour atteindre des objectifs purifiés du moi,
suivant les enseignements divins, luttant avec ardeur pour atteindre un seul but: transformer ce bas
monde en un ciel exalté, faire de cette terre un miroir reflétant le royaume, changer ce monde en un
monde différent, faire que l'humanité tout entière adopte les chemins de la droiture et un nouveau
mode de vie.
(35.9)
Ô armée de Dieu! Avec l'aide de la Beauté Bénie - que ma vie soit sacrifiée pour ses Bien-Aimés! -
et grâce à sa générosité, vous devez vous comporter de manière à resplendir tel un soleil au milieu
de tous vos semblables.
(35.10)
Lorsque l'un d'entre vous entre dans une ville, qu'il s'y distingue par sa sincérité, sa loyauté et son
amour, par son intégrité, sa bonne foi, la confiance qu'il inspire, et sa bienveillance à l'égard de tous
sans exception, afin que les habitants de cette ville puissent déclarer : "Cette personne est sans
aucun doute un Bahá’í, car ses qualités - son comportement, son caractère, son tempérament, sa
moralité - sont celles d'un Bahá’í".
(35.11)
C'est seulement lorsque vous parviendrez à cet état que vous aurez rempli vos obligations envers
l'Alliance et le Testament. En vérité, Il a contracté, à travers des textes irréfutables, une Alliance
avec nous tous, exigeant de nous que nous agissions en conformité avec ses instructions et ses
conseils sacrés.
(35.12)
Ô armée de Dieu! Le temps est venu de manifester, en cet âge d'excellence, les fruits et perfections
du Plus Grand Nom afin d'établir, sans nul doute possible, que cette ère est l'ère de Bahá'u'llah et
que cet âge se distingue de tous les autres âges.
(35.13)
Ô armée de Dieu! Chaque fois que vous contemplez une personne dont l'attention tout entière est
dirigée vers la Cause de Dieu, dont le seul but est d'appliquer la parole divine, qui ne cesse, jour et
nuit, de servir la Cause dans un dessein très pur, dont l'attitude ne révèle pas la moindre trace
d'égoïsme ou de motivations personnelles;
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(35.14)
qui, bien plutôt, erre comme éperdue dans le désert de l'amour de Dieu, qui ne boit qu'à la coupe de
la connaissance de Dieu, qui est tout entière occupée à répandre les doux arômes divins, éprise des
saintes poésies du royaume de Dieu, - sachez, en toute certitude, que le ciel soutiendra et affermira
cette personne; que, semblable à l'étoile du matin, elle scintillera à jamais dans les cieux de la grâce
éternelle.
(35.15)
Si, toutefois, elle manifeste la moindre trace de désir égoïste et d'amour de soi, ses efforts
n'aboutiront à rien et elle sera, en définitive, anéantie et abandonnée, sans espoir.
(35.16)
Ô armée de Dieu! Que Dieu soit loué, Bahá'u'llah a délivré l'humanité de ses chaînes et libéré les
hommes de tout ce qui les entravait, en leur disant : Vous êtes les fruits d'un seul arbre et les feuilles
d'une seule branche; soyez compatissants et bienveillants envers la race humaine tout entière.
(35.17)
Traitez les inconnus comme des amis et chérissez autrui comme vous le feriez de vos proches.
Considérez les ennemis comme des amis et les démons comme des anges; accordez au tyran la
même grande affection que vous portez aux créatures loyales et fidèles et, tels des gazelles arrivant
des cités parfumées de Khata et Khutan [nota : villes chinoises renommées pour leur animaux dont on extrait le
musc] , offrez au loup enragé la douceur du musc.
(35.18)
Soyez un refuge pour les âmes craintives; apportez le repos et la paix aux êtres tourmentés;
constituez des réserves pour les indigents; soyez un trésor de richesses pour les pauvres, un remède
bienfaisant pour ceux qui souffrent; soyez des médecins et des infirmiers pour les malades; faites-
vous les promoteurs de l'amitié, de l'honneur, de la conciliation et de la dévotion à Dieu en ce
monde d'inexistence.
(35.19)
Ô armée de Dieu! Faites un immense effort: Peut-être pourrez-vous inonder cette terre de lumière,
afin que cette misérable demeure qu'est le monde puisse devenir le paradis d'Abha.
(35.20)
L'obscurité a pris la relève, la brutalité prédomine. Ce monde de l'homme n'est plus qu'une arène
livrée aux bêtes sauvages, un terrain où les ignorants et les étourdis saisissent leur chance.
(35.21)
Les âmes des hommes sont comme des loups aveugles; ce sont tantôt des poisons mortels, tantôt de
mauvaises herbes, à l'exception de quelques êtres fort rares qui nourrissent des ambitions et forment
des projets altruistes pour le bien-être de leurs semblables.
(35.22)
Dans ce service à l'humanité, vous devez faire le sacrifice de vos vies mêmes et vous réjouir tout en
vous soumettant.
(35.23)
Ô armée de Dieu! L'Exalté (Le Báb) donna sa vie en sacrifice.
(35.24)
La Perfection Bénie, en un souffle, faisait le don de cent vies. Il supporta des calamités. Il souffrit le
martyr de l'angoisse. On l'emprisonna. On l'enchaîna. Il fut chassé de sa demeure et exilé vers des
terres lointaines. Finalement, il passa ses jours dans la Plus Grande Prison.
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(35.25)
De même, la multitude des amoureux de Dieu qui suivaient ce chemin goûtèrent au miel du martyr
et abandonnèrent tout - leurs vies, leurs biens, leurs familles.
(35.26)
Combien de foyers furent réduits à des tas de décombres, combien de demeures violées par
effraction et pillées; combien de nobles édifices s'effondrèrent, combien de palais se transformèrent
en tombeaux!
(35.27)
Et tout cela pour que l'humanité soit éclairée, pour que l'ignorance fasse place à la connaissance,
pour que les hommes de la terre puissent devenir des hommes du paradis, que la discorde et la
dissension puissent être extirpées et que le royaume de paix s'établisse à travers le monde tout
entier.
(35.28)
Luttez dès à présent pour que se manifeste cette générosité et que cette espérance, chérie entre
toutes, se réalise dans toute sa splendeur à travers la communauté humaine tout entière.
(35.29)
Ô armée de Dieu! Prenez garde de ne faire de tort à aucune âme et de n'affliger aucun coeur, de ne
blesser personne par vos paroles - qu'il s'agisse d'une connaissance ou d'un étranger, d'un ami ou
d'un ennemi.
(35.30)
Priez pour tous les hommes, pour que soient accordés à tous la bénédiction et le pardon de Dieu.
(35.31)
Prenez garde, prenez garde, que l'un d'entre vous ne cherche vengeance, même contre une créature
assoiffée de votre sang. Prenez garde, prenez garde, de ne pas offenser les sentiments de vos
semblables même s'ils sèment le mal et vous veulent du mal.
(35.32)
Ne considérez pas les créatures, tournez-vous plutôt vers leur Créateur. Ne voyez pas les éternels
récalcitrants, ne voyez que le Seigneur des Armées. Ne regardez pas la poussière de ce bas monde.
élevez votre regard vers le soleil éclatant qui a fait briller chaque coin de terre obscure.
(35.33)
Ô armée de Dieu! Si la calamité vous frappe, soyez patients et restez sereins. Quelles que puissent
être vos souffrances, demeurez imperturbables et, armés d'une parfaite confiance en la munificente
grâce divine, bravez la tempête des tribulations et des cruelles épreuves.
(35.34)
L'année passée, un certain nombre d'infidèles à notre cause - tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, tant
connus de nous qu'étrangers - ont porté devant le sultan de Turquie des accusations diffamatoires
contre ces exilés sans foyer, proférant contre nous des accusations non justifiées et sans fondement
aucun.
(35.35)
Le gouvernement ottoman, agissant avec circonspection, prit la décision d'examiner ces accusations
et délégua dans cette ville une commission d'enquête. Ce fut une occasion inespérée pour ceux qui
nous voulaient du mal; ils déclenchèrent une tempête qui défie toute description verbale ou écrite.
Seule une personne qui l'aurait vécue peut savoir quels troubles ils provoquèrent et quelles
convulsions angoissées en résultèrent.
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(35.36)
En dépit de tout, notre réaction fut de nous en remettre entièrement à Dieu et de demeurer sereins,
confiants, longanimes et calmes de façon à ce qu'une personne ignorant tout de la situation nous
aurait cru sans souci aucun, sans peine aucune, parfaitement heureux, robustes et en paix.
(35.37)
Or il advint que les accusateurs eux-mêmes - ceux qui nous avaient diffamés - se joignirent aux
membres de la commission d'enquête et qu'ainsi, plaignants, témoins et juges ne firent plus qu'un :
la conclusion était décidée d'avance.
(35.38)
Il nous faut reconnaître néanmoins que, jusqu'à présent, Sa Majesté le Sultan de Turquie n'a prêté
nulle attention à ces fausses accusations, à ces diffamations, affabulations et médisances, et qu'il
agit avec Justice...
(35.39)
Ô toi, le Dispensateur! Tu as répandu sur les amis de l'Occident les doux parfums du Saint Esprit et,
à l'aide de la lumière de direction divine, tu as éclairé le ciel occidental.
(35.40)
Tu as rapproché de toi ceux qui en étaient éloignés; tu as transformé des inconnus en amis
passionnés; tu as éveillé ceux qui dormaient; tu as rendu l'attention aux étourdis.
(35.41)
Ô toi, le Dispensateur! Aide ces nobles amis à atteindre ton bon plaisir et fais qu'ils soient
bienveillants, tant envers l'étranger qu'à l'égard de l'ami.
(35.42)
Conduis-les vers le monde qui demeure éternellement; accorde-leur une part de grâce céleste; fais
qu'ils soient de fidèles Bahá’ís, sincèrement épris de Dieu: garde-les des apparences extérieures et
affermis-les solidement dans la vérité.
(35.43)
Qu'ils soient des signes et l'expression du royaume, de lumineuses étoiles scintillant au-dessus des
horizons de la vie d'ici-bas. Qu'ils soient le réconfort et la consolation de l'humanité, au service de
la paix du monde. Réjouis-les du vin de tes conseils et accorde-leur à tous la capacité de fouler le
chemin de tes commandements.
(35.44)
Ô toi, le Dispensateur! Le désir le plus cher de ce serviteur à ton seuil est de voir les amis d'Orient
et d'Occident tendrement enlacés, tous les membres de la communauté humaine rassemblés avec
amour en une seule et même famille, ainsi que sont réunies les gouttes d'eau dans un seul et même
océan tempétueux;
(35.45)
de les voir tous tels des oiseaux dans un seul et même jardin de roses, telles les perles d'un seul et
même océan, les feuilles d'un seul et même arbre ou les rayons d'un seul et même soleil.
(35.46)
Tu es le Fort, le Puissant, et Tu es le Dieu de force, l'Omnipotent, Celui qui voit tout.
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Chapitre: 36. "Ô vous deux, servantes élues du Seigneur! ..."
(36.1)
Ô vous deux, servantes élues du Seigneur! J'ai bien reçu la lettre de Mère Beecher, qui parlait
vraiment en votre faveur; c'est la raison pour laquelle je m'adresse à vous deux conjointement, ce
qui me semble tout à fait approprié car vous êtes toutes deux, créatures de pureté, comme une seule
et même pierre précieuse; vous êtes deux bourgeons sur la branche d'un seul et même arbre; vous
adorez toutes deux le même Bien-Aimé et languissez toutes deux après le même resplendissant
soleil.
(36.2)
Mon voeu est que toutes les servantes du Seigneur dans cette région s'unissent, telles les vagues
d'une mer infinie qui, bien que ballottées au gré du vent, sont séparées les unes des autres et
pourtant font corps, en réalité, avec le fond illimité de l'océan.
(36.3)
Combien ce serait merveilleux si les amis étaient tels des faisceaux de lumière, s'ils se tenaient
fermement côte à côte en une ligne ininterrompue.
(36.4)
Désormais, en effet, les rayons de réalité issus du Soleil du monde de l'existence ont uni dans la
prière tous les adorateurs de cette lumière, et ces rayons ont, par une grâce infinie, rassemblé tous
les peuples au sein de cet immense refuge.
(36.5)
Ainsi, toutes les âmes doivent devenir comme une seule âme, et tous les coeurs comme un seul
coeur. Que tous les hommes soient libérés des multiples identités qu'engendrent les passions et les
désirs; que, dans l'unicité de leur amour envers Dieu, ils puisent un nouvel art de vivre.
(36.6)
Ô vous deux, servantes du Seigneur! Il est temps pour vous de devenir de débordantes coupes
d'abondance et, telles des bouffées d'air revivifiantes émanant du paradis d'Abha, de répandre le
parfum du musc à travers ce pays.
(36.7)
Détachez-vous de la vie de ce monde et, à chaque nouvelle étape, désirez ardemment la non-
existence car, lorsque le rayon retourne vers le soleil, il est éliminé; quand la goutte parvient à la
mer, elle disparaît et, lorsque l'amant fidèle trouve sa Bien-Aimée, il rend l'âme.
(36.8)
Tout être humain, jusqu'à ce qu'il pose le pied dans l'univers du sacrifice, est privé de toute faveur et
de toute grâce; cet univers du sacrifice, c'est le royaume de la négation de soi, qui fait jaillir la
lumière du Dieu vivant.
(36.9)
Le monde du martyr est le lieu du détachement de soi, d'où s'élève le chant d'allégresse de l'éternité.
(36.10)
Efforcez-vous, corps et âme, de devenir totalement lasses de votre moi, et attachez-vous à ce visage
de splendeurs; lorsque vous aurez atteint à de telles hauteurs de servitude, vous découvrirez,
rassemblées à l'ombre de vous-mêmes, toutes choses créées.
(36.11)
Telle est la grâce illimitée, telle est la souveraineté suprême, telle est la vie qui ne s'éteint jamais.
Hormis cela, tout n'est, au bout du compte, que perdition manifeste et destruction irrémédiable.
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(36.12)
Louange à Dieu, la porte de la grâce infinie est grande ouverte, la table céleste est dressée, les
serviteurs et les servantes du Miséricordieux prennent part à la fête.
(36.13)
Efforcez-vous de recevoir votre part de cette nourriture éternelle, afin que vous soyez aimées et
chéries en ce monde et dans l'autre.
Chapitre: 37. "Ô vous, chers amis d'Abdu'l-Bahá! ..."
(37.1)
Ô vous, chers amis d'Abdu'l-Bahá! J'ai reçu de vous une lettre bénie m'annonçant l'élection d'une
assemblée spirituelle. Cette nouvelle a réjoui mon coeur;
(37.2)
Dieu soit loué, les amis de cette région ont organisé cette nouvelle élection dans un esprit de
complète unité, de solidarité et d'amour; ils ont réussi à élire des âmes sanctifies, dont la présence
est admise au seuil sacré, et qui sont bien connues des amis pour la constante fidélité dont ils ont
fait preuve à l'égard de l'Alliance de Dieu.
(37.3)
Ces représentants élus doivent maintenant se lever et servir la Cause dans un esprit de spiritualité et
de joie, de pureté d'intention, de ferme attachement et d'attirance pour l'ensemble des qualités et
attributs du Tout-Puissant, dont ils cherchent à exhaler les effluves parfumés avec le soutien de
l'Esprit Saint.
(37.4)
Ces âmes doivent porter haut l'étendard de direction divine et, à l'instar des soldats de la cohorte
céleste, elles doivent exalter la parole de Dieu et diffuser ses suaves parfums, éduquer les âmes
humaines, et promouvoir la Plus Grande Paix.
(37.5)
En vérité, les âmes qui furent élues sont des âmes bénies. Un tressaillement de joie spirituelle me
traversa au moment où je lus leur nom, à la pensée de savoir que - louange à Dieu! - il existait dans
ce pays des êtres bien déterminés à manifester leur servitude envers le Royaume, prêts à faire le
sacrifice de leurs vies à Celui qui n'a ni pair ni égal.
(37.6)
Ô vous, mes chers amis! Faites étinceler, au sein de cette assemblée, les splendeurs de l'amour
divin! Que retentisse la musique joyeuse émanant des sphères sanctifiées! Que les nourritures
célestes de la table du Seigneur restaurent vos esprits.
(37.7)
Que l'enthousiasme et la joie vous animent lorsque vous êtes ensemble et, au début de la réunion,
récitez cette prière : Ô Toi, Seigneur du Royaume! Bien que nous formions ici une assemblée sur le
plan physique, nos coeurs, fascinés, sont emportés par ton amour, et transportés par le rayonnement
de ta resplendissante face.
(37.8)
Malgré notre faiblesse, nous sommes dans l'attente des révélations de ta puissance et de ton pouvoir.
Nous sommes pauvres, dépourvus de biens et de ressources, et pourtant nous puisons l'abondance
dans les trésors de ton royaume.
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(37.9)
Nous sommes de simples gouttes d'eau, et pourtant nous tirons notre vie des profondeurs de ton
océan. Nous ne sommes que des atomes de poussière, et pourtant nous réfléchissons la lumière,
éclairés par la gloire de ton resplendissant soleil.
(37.10)
Ô Toi, notre Dispensateur! Accorde-nous ton aide pour que chacun de nous, présent dans cette
assemblée, puisse devenir un brillant flambeau, un point d'attirance, un appel lancé vers tes célestes
royaumes, jusqu'à pouvoir enfin transformer ce monde inférieur en miroir de ton paradis.
(37.11)
Ô vous, mes chers amis! Il incombe aux assemblées de ces régions de se relier et de correspondre
entre elles, et de communiquer également avec les assemblées d'Orient, afin de devenir ainsi des
centres d'union à travers le monde.
(37.12)
Ô vous, mes amis spirituels! Votre persévérance et votre fermeté doivent être si grandes que s'il
advenait que les méchants mettent tous les croyants à mort et qu'il n'en restât qu'un seul, ce dernier,
solitaire et sans aide aucune, résisterait à tous les peuples de la terre et continuerait de répandre
jusqu'aux confins du monde les parfums suaves et sacrés de Dieu.
(37.13)
S'il vous arrivait de Terre Sainte une terrifiante nouvelle ou le rapport de terribles événements,
veillez à ne pas vaciller, ne soyez pas frappés de chagrin ni ébranlés. Levez-vous, au contraire, tout
aussitôt en faisant preuve d'une résolution indomptable, et servez le royaume de Dieu.
(37.14)
En tout temps, ce serviteur au seuil du Seigneur a connu les périls. Maintenant encore, il se trouve
en danger.
(37.15)
Je n'ai éprouvé un espoir de sécurité à aucun moment de ma vie, et mon souhait le plus cher est
celui-ci : Boire à la coupe du martyre bienfaisante et débordante, et mourir sur le champ du sacrifice
en me délectant de ce vin, qui est le plus précieux des dons du Seigneur. Telle est ma plus haute
espérance, tel est mon désir le plus impétueux.
(37.16)
Nous venons d'apprendre que les tablettes d'Ishraqat (Splendeurs), de Tarazat ;(Ornements), de
Bisharat (Bonnes Nouvelles), de Tajalliyat (Eclats) et de Kalimat (Paroles du Paradis) ont été
traduites et publiées dans ces régions. Vous aurez, dans ces tablettes, un modèle de la manière de se
comporter et de vivre.
Chapitre: 38. "Ô servante de Dieu, qui frissonnes et frémis ..."
(38.1)
Ô servante de Dieu, qui frissonnes et frémis tel un tendre et jeune rameau ondoyant aux souffles de
l'amour divin! J'ai bien lu ta lettre qui mentionne la générosité de ton amour, l'intensité de ton
dévouement, et tes pensées consacrées à commémorer le souvenir de ton Seigneur.
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(38.2)
Appuie-toi sur Dieu. Renonce à ta propre volonté et attache-toi à la sienne, laisse de côté tes propres
désirs et saisis-toi des siens afin de pouvoir devenir, pour ses servantes, un exemple saint, spirituel,
et un signe du Royaume.
(38.3)
Sache, Ô servante, qu'aux yeux de Bahá les femmes sont considérées comme égales aux hommes, et
que Dieu a créé toute l'humanité à sa propre image et à sa propre ressemblance.
(38.4)
Ce qui veut dire qu'hommes et femmes, sans distinction, sont les révélateurs de ses noms et de ses
attributs, et qu'il n'y a, du point de vue spirituel, aucune différence entre eux.
(38.5)
Quiconque, homme ou femme, se rapproche du Seigneur, celui-là est le plus favorisé. Combien de
servantes ardentes et dévouées se sont montrées, à l'ombre protectrice de Bahá, supérieures aux
hommes, et combien d'entre elles ont surpassé les plus illustres de ce monde!
(38.6)
Toutefois, la Maison Universelle de Justice, et cela conformément au texte explicite de la loi de
Dieu, est réservée aux hommes. Cette disposition existe par une sagesse du Seigneur Dieu, qui sera
bientôt rendue aussi clairement manifeste que le soleil à son zénith.
(38.7)
Quant à vous, Ô servantes éprises des senteurs célestes, prévoyez de tenir des réunions consacrées
au souvenir de Dieu et fondez des assemblées spirituelles, car celles-ci sont, à l'origine de la
diffusion des doux parfums de Dieu, de l'exaltation de sa parole, de l'élévation de sa grâce, de la
promulgation de sa religion et de la promotion de ses enseignements.
(38.8)
Et existe-t-il plus grande munificence que cela? Ces assemblées spirituelles sont assistées par
l'Esprit de Dieu. Leur défenseur est Abdu'l-Bahá et, au-dessus d'elles, il déploie ses ailes
protectrices. Existe-t-il plus grande munificence?
(38.9)
Ces assemblées spirituelles sont des lampes étincelantes et des jardins célestes d'où sont diffusés en
toutes régions les parfums de sainteté, et d'où les lumières de la connaissance sont répandues sur
toutes choses créées.
(38.10)
De ces assemblées, l'esprit de vie rayonne dans toutes les directions. Ce sont, en vérité, les
puissantes sources du progrès humain, à tout instant et en toutes circonstances. Existe-t-il plus
grande munificence que cela?
Chapitre: 39. "Ô servante de Dieu! Ta lettre, m'annonçant ..."
(39.1)
Ô servante de Dieu! Ta lettre, m'annonçant l'établissement d'une assemblée dans cette cité, m'est
bien parvenue.
(39.2)
Ne vous arrêtez pas à considérer votre petit nombre, mais attachez-vous plutôt à rechercher des
coeurs qui soient purs. Une seule âme consacrée es: préférable à des milliers d'autres.
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(39.3)
Si un petit nombre de personnes se rassemblent avec amour, dans un esprit de pureté et de sainteté
absolues, le coeur détaché du monde, éprouvant les émotions du royaume ainsi que les puissantes
forces magnétiques du Divin, et unies dans leur heureuse fraternité, un tel rassemblement exercera
son influence sur toute la terre.
(39.4)
La nature de ce groupe de personnes, les mots qu'elles prononcent, les actes qu'elles exécutent,
contribueront à libérer les célestes bienfaits, à faire sentir les prémisses de la béatitude éternelle. Les
armées de l'assemblée divine les défendront et les anges du paradis d'Abha, tour à tour, se porteront
à leur secours.
(39.5)
Les confirmations de Dieu et de ses célestes pouvoirs, voilà le sens du mot "anges". De même les
anges sont des êtres bénis qui ont rompu leurs liens avec ce monde inférieur, se sont dégagés de la
chaîne du moi et des désirs charnels, et ont ancré leurs coeurs dans les célestes royaumes du
Seigneur.
(39.6)
Ils appartiennent au Royaume, ils sont célestes; ils appartiennent à Dieu, ils sont spirituels; ils sont
les révélateurs de la munificente grâce divine, les aurores de ses bienfaits spirituels.
(39.7)
Ö servante de Dieu! Loué soit Dieu, ton époux affectionné a perçu le doux parfum des brises
odorantes qui émanent des jardins célestes. Tu dois maintenant, jour après jour, par l'amour de Dieu
et par tes bonnes actions, l'attirer toujours plus près de la Foi.
(39.8)
La ville de San Francisco a été, en effet, le théâtre de terribles événements [nota : tremblement de terre
de 1906] . De telles catastrophes devraient servir à éveiller l'esprit des gens et à réduire leur
attachement à ce monde éphémère. C'est ici, dans ce monde inférieur, que se produisent semblables
désastres : C'est la coupe qui offre un vin amer.
Chapitre: 40. "Ô vous, bien-aimés d'Abdu'l-Bahá! ..."
(40.1)
Ô vous, bien-aimés d'Abdu'l-Bahá! J'ai pris connaissance de vos nouvelles avec une grande joie.
Elles sont de nature à réchauffer le coeur et à réjouir l'âme.
(40.2)
Si, par les souffles sacrés du Très-Miséricordieux, cette assemblée, grâce à ses divines
confirmations, demeure stable et ferme, les résultats produits seront tangibles, et elle réussira dans
des entreprises de grande importance.
(40.3)
Les assemblées spirituelles qui seront fondées en cet âge de Dieu, au cours de ce siècle sacré, n'ont -
c'est incontestable - pas d'égal ni de ressemblance avec celles des cycles précédents, car les tenants
du pouvoir d'alors dépendaient de l'appui que leur accordaient les puissants parmi les hommes,
tandis que l'autorité de ces assemblées spirituelles repose sur le soutien de la Beauté d'Abha.
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(40.4)
Les défenseurs et les protecteurs des anciennes assemblées étaient les princes, les rois, les grands
prêtres ou les masses populaires. Tout au contraire, ces assemblées spirituelles ont le Seigneur Tout-
Puissant pour défenseur; Il est leur appui, leur secours, leur inspirateur.
(40.5)
Ne considérez pas le moment présent, mais fixez vos regards sur les temps à venir. Si petite soit la
graine à ses débuts, elle devient, pour finir, un arbre puissant. Ne regardez pas la graine, regardez
l'arbre paré de ses fleurs, de ses feuilles et de ses fruits.
(40.6)
Réfléchissez à ce qui s'est passé à l'époque de l'avènement du Christ : un petit groupe de disciples
était seul à le suivre en ce temps-là. Observez ensuite quel arbre puissant cette graine a produit, et
contemplez ses fruits.
(40.7)
Aussi, dès maintenant, apparaîtront des faits bien plus considérables, 'car l'appel du Seigneur des
Armées a retenti, la sonnerie de trompettes du Seigneur vivant se fait entendre, l'hymne de la paix
universelle s'élève, l'étendard de la droiture, de la confiance et de la compréhension est levé au
milieu des différents peuples du globe : Voici la splendeur du Soleil de Vérité, la sainteté de l'esprit
de Dieu Lui-même.
(40.8)
Cette dispensation, la plus puissante de toutes enveloppera toute la terre et, sous sa bannière, tous
les peuples se rassembleront et trouveront refuge.
(40.9)
Sachez donc que cette minuscule semence est d'une importance vitale. Le vrai Laboureur, avec les
mains de sa miséricorde, l'a jetée dans les champs labourés du Seigneur, l'a arrosée de la pluie de
ses grâces et de ses bienfaits, et la nourrit à présent à la chaleur et à la lumière de l'astre de Vérité.
(40.10)
C'est pourquoi, Ô vous les bien-aimés de Dieu, rendez-lui grâce de ce que vous soyez l'objet de
telles faveurs et les bénéficiaires de pareils dons. Vous êtes bénis, accueillez la bonne nouvelle de
cette abondante grâce.
Chapitre: 41. "Ô toi qui demeures constant et ferme dans l'Alliance! ..."
(41.1)
Ô toi qui demeures constant et ferme dans l'Alliance! La lettre que tu m'as écrite... m'a été montrée,
et les opinions que tu y exprimes sont les plus dignes d'éloges.
(41.2)
Il incombe à l'Assemblée spirituelle consultative de New-York de se trouver en parfait accord avec
l'Assemblée de Chicago, puis elles doivent conjointement approuver tout ce qu'elles jugent
approprié à la publication et à la diffusion de la littérature bahá’íe. Qu'elles envoient, à la suite de
cet accord mutuel, une copie à 'Akka (Saint-Jean d'Acre), afin que la publication puisse également
recevoir ici son approbation, après quoi le texte sera retourné pour être publié et diffusé.
(41.3)
La coordination et l'unification des deux assemblées spirituelles - celle de Chicago et celle de New-
York - est une question de la plus haute importance. Et lorsqu'une assemblée spirituelle sera dûment
constituée à Washington, ces deux assemblées devront également établir, avec la nouvelle
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assemblée, des liens d'unité. En résumé, c'est le désir du Seigneur Dieu que les bien-aimés de Dieu
et les servantes du Miséricordieux en Occident parviennent à réaliser ensemble une harmonie et une
unité plus parfaites jour après jour. Aussi longtemps que cette tâche n'aura pas été accomplie,
l'oeuvre ne progressera pas.
(41.4)
Les assemblées spirituelles sont ensemble les instruments les plus efficaces pour l'établissement de
l’unité et de l'harmonie.
(41.5)
Cette question est de la plus haute importance; c'est l'aimant qui attire et fait descendre les
confirmations divines. Si, un jour, la beauté de l'unité - cette divine bien-aimée - est établie entre les
amis et parée des ornements du royaume d'Abha, il est certain qu'en très peu de temps, ces contrées
du royaume d'Abha, deviendront le paradis du Très-Glorieux et que, de l'Occident, les splendeurs de
l'unité jetteront leurs feux sur la terre tout entière.
(41.6)
Nous luttons corps et âme, nuit et jour, sans chercher à nous reposer un seul instant, afin de faire de
ce monde humain le miroir de l'unité de Dieu.
(41.7)
Aussi les bien-aimés du Seigneur doivent-ils refléter cette unité bien davantage! Et cet espoir
caressé, ce désir ardent qui sont les nôtres, ne seront réalisés dans le monde visible que le jour où
les véritables amis de Dieu se lèveront pour appliquer les enseignements de la Beauté d'Abha - que
ma vie soit offerte en rançon pour ceux qui L'aiment!
(41.8)
L'un des enseignements de Bahá'u'llah est le suivant: l'amour et la loyauté doivent à tel point
gouverner le coeur humain que les hommes en arrivent à considérer l'inconnu comme un familier, le
malfaiteur comme l'un des leurs, l'étranger comme un être aimé, l'ennemi comme un compagnon
cher et proche.
(41.9)
Ils donneront le nom de dispensateur de vie à celui qui les tue; celui qui s'écarte, ils le considéreront
comme s'il se rapprochait d'eux: celui qui refuse leur message, ils le regarderont comme s'il
reconnaissait sa vérité.
(41.10)
Le sens de ces paroles, c'est que les hommes doivent traiter tout le genre humain à l'instar de leurs
sympathisants, de leurs coreligionnaires, des êtres qu'ils chérissent, et de leurs familiers.
(41.11)
Lorsque la lumière de ce flambeau brillera sur la communauté mondiale, alors vous vous apercevrez
que des brises parfumées émanent de la terre, devenue un paradis délectable et l'image reflétée des
cieux.
(41.12)
Le monde entier ne sera plus alors qu'une seule et même patrie, ses peuples divers une seule et
même espèce et, d'est en ouest, les nations ne formeront plus qu'une seule famille habitant la même
maison.
(41.13)
Ce jour viendra, c'est mon espoir. Cette splendeur se manifestera, cette vision sera dévoilée dans la
plénitude de sa beauté, telle est mon espérance.
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Chapitre: 42. "Ô vous mes collaborateurs, qui êtes soutenus ..."
(42.1)
Ô vous mes collaborateurs, qui êtes soutenus par les armées du royaume du Très-Glorieux! Bénis
êtes-vous, car vous vous êtes réunis sous l'ombre protectrice de la parole de Dieu, et vous avez
trouvé un refuge dans la grotte de son Alliance.
(42.2)
En prenant pour demeure le paradis d'Abha, vous avez apaisé vos coeurs, et vous êtes bercés au
souffle des douces brises qui émanent de sa tendre bonté; vous vous êtes levés pour servir la Cause
de Dieu et propager sa religion en tous les points du globe, pour promouvoir sa parole et porter haut
les étendards de sainteté à travers toutes ces régions.
(42.3)
Par la vie de Bahá! En vérité, le pouvoir parfait de la réalité divine insufflera en vous les
munificences de l'Esprit Saint, et il vous aidera à réaliser un exploit dont l'oeil de la création n'a
jamais contemplé l'équivalent.
(42.4)
Ô vous, ligue de l'Alliance! En vérité, la Beauté d'Abha a promis aux bien-aimés demeurés
constants dans l'Alliance de renforcer leurs efforts de son soutien le plus ferme et de les secourir par
l'action de sa puissance triomphante.
(42.5)
D'ici peu, vous constaterez que votre communauté d'âmes lumineuses a laissé des signes et marques
manifestes dans les coeurs et les âmes des hommes.
(42.6)
Tenez-vous fermement au pan du vêtement de Dieu et dirigez tous vos efforts vers
l'accomplissement de son Alliance.
(42.7)
Que le feu de son amour brûle en vous toujours plus vif, et que vos coeurs se dilatent de joie sous
l'effet des souffles de servitude qui jaillissent de la poitrine d'Abdu'l-Bahá.
(42.8)
Ranimez votre courage, affermissez vos pas, soyez confiants dans les éternelles munificences qui
seront répandues sur vous, l'une après l'autre, depuis le royaume d'Abha.
(42.9)
Chaque fois que vous vous rassemblez au sein de cette radieuse communauté, sachez que les
splendeurs de Bahá brillent au-dessus de vous.
(42.10)
Il vous appartient de rechercher l'harmonie et d'être unis; Il vous appartient d'être en étroite
communion les uns avec les autres, corps et âmes, jusqu'à ressembler aux Pléiades ou à un collier de
perles éclatantes. C'est de cette manière que vous serez solidement établis dans votre foi, que vos
paroles prévaudront, que votre étoile brillera, et que vos coeurs seront consolés ...
(42.11)
Chaque fois que vous entrez dans la salle du conseil, récitez cette prière avec un coeur brûlant de
l'amour de Dieu et une langue purifiée de tout ce qui n'est pas son souvenir, afin que le Tout-
Puissant vous aide, par le secours de sa grâce, à remporter la suprême victoire:
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(42.12)
Ô Dieu, mon Dieu! Nous sommes tes serviteurs et nous nous sommes tournés avec dévotion vers ta
sainte face, détachés, en ce jour glorieux, de tout ce qui n'est pas toi.
(42.13)
Nous nous sommes réunis en cette assemblée spirituelle, en pleine harmonie de pensée, d'opinion et
de but, pour exalter ta Parole parmi les hommes.
(42.14)
Ô Seigneur notre Dieu! Fais de nous les symboles de ta divine direction, les étendards de ta Foi
exaltée au milieu des hommes, les serviteurs de ta puissante Alliance, Ô Toi, notre Seigneur le Très-
Haut, les manifestations de ta divine unité en ton royaume d'Abha, et de resplendissantes étoiles
brillant sur toutes les régions.
(42.15)
Seigneur! Aide-nous à devenir des océans aux vagues houleuses de ta grâce merveilleuse, des
torrents s'écoulant de tes sommets glorieux, des fruits de choix sur l'arbre de ta Cause divine, des
arbres agités par les brises de ta munificence en ta vigne céleste.
(42.16)
Ô Dieu! Fais que nos âmes s'appuient sur les versets de ta divine unicité, que nos coeurs trouvent
leur réconfort dans les flots de ta grâce, afin que nous soyons unis comme les vagues d'une seule
mer, fondus ensemble comme les rayons de ton éclatante lumière; que nos pensées, nos vues et nos
sentiments ne fassent plus qu'une seule réalité, manifestant l'esprit d'union à travers le monde.
(42.17)
Tu es le Clément, le Généreux, le Dispensateur, le Tout-Puissant le Miséricordieux, le
Compatissant.
Chapitre: 43. "Pour ceux qui se concertent ..."
(43.1)
Pour ceux qui se concertent, les conditions requises sont en premier lieu la pureté d'intention, le
rayonnement de l'esprit, le détachement de tout ce qui n'est pas Dieu, l'attrait pour les senteurs
divines, l'humilité en présence des bien-aimés de Dieu, la patience et l'endurance dans les
difficultés, et la servitude à son seuil exalté.
(43.2)
Si, par la bienveillante grâce du Seigneur, ils sont aidés et qu'ils acquièrent ces attributs, la victoire
leur sera accordée du royaume invisible de Bahá.
Chapitre: 44. "Les membres d'une assemblée spirituelle doivent ..."
(44.1)
Les membres d'une assemblée spirituelle doivent se concerter de manière à éviter tout point de
friction, de malaise ou de discorde. On obtient ce résultat lorsque chaque membre exprime son
opinion et fait valoir son point de vue dans une totale liberté.
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(44.2)
Si quelqu'un s'oppose, il ne doit en aucun cas se sentir offensé, car la bonne direction des choses ne
se révèle qu'après un complet échange d'idées où les questions sont discutées sous tous les aspects.
(44.3)
L'étincelle de vérité ne jaillit que de la confrontation d'opinions divergentes
(44.4)
Si, après la discussion, une décision est adoptée à l'unanimité, c'est parfait mais, s'il subsiste - à
Dieu ne plaise - des avis contraires, une majorité de voix doit l'emporter.
Chapitre: 45. "L'amour et l'harmonie absolus parmi les membres ..."
(45.1)
L'amour et l'harmonie absolus parmi les membres de l'assemblée est la condition primordiale. Ils
doivent être complètement dégagés et libres de tout sentiment d'éloignement, et manifester en eux-
mêmes l'unité de Dieu, car ils sont les vagues d'une même mer, les gouttes d'une même rivière, les
étoiles d'un même ciel, les rayons d'un même soleil, les arbres d'un même verger, les fleurs d'un
même jardin.
(45.2)
Si l'harmonie des pensées et l'union parfaite font défaut, ce groupe de personnes sera dispersé et
cette assemblée, réduite à néant.
(45.3)
La seconde condition requise: lors de leur réunion, ils doivent tourner leur visage vers le royaume
des cieux et demander que l'aide du royaume de Gloire leur soit accordée.
(45.4)
Puis ils doivent faire preuve d'un dévouement, d'une courtoisie, d'une dignité, d'un souci et d'une
modération extrêmes dans l'expression de leurs points de vue.
(45.5)
En toute matière, ils doivent rechercher la vérité et ne pas insister sur leur opinion personnelle, car
leur entêtement et leur obstination aboutiront finalement à des discordes et à des querelles, et la
vérité demeurera cachée.
(45.6)
Les membres honorés de l'assemblée sont appelés à exprimer leurs propres pensées en toute liberté,
et il n'est absolument pas permis à l'un des membres de minimiser l'opinion exprimée par l'un de ses
collègues.
(45.7)
Non, il doit plutôt exposer la vérité avec modération et, s'il surgit des divergences entre les diverses
opinions qui ont été énoncées, une majorité de voix devra prévaloir; tous doivent alors obéir et se
soumettre à la majorité.
(45.8)
Au cours de la réunion ou en dehors de celle-ci, il n'est pas non plus admis que l'un des membres
honorés de l'assemblée fasse objection à une décision adoptée par cette dernière ou qu'il la censure,
même si la décision incriminée n'est pas appropriée, car ce genre de critique empêcherait une
décision quelle qu'elle soit d'être exécutée.
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(45.9)
En résumé, pour toutes les choses décidées dans un esprit d'harmonie, avec amour et pureté
d'intentions, le résultat, c'est la lumière; en revanche, s'il subsiste la moindre trace de mésentente ou
d'éloignement, le résultat ne sera que ténèbres et encore ténèbres ...
(45.10)
Si les membres respectent ces conditions, cette assemblée sera divine, sinon elle conduira à la
froideur et à l'éloignement qui procèdent du Malin ...
(45.11)
S'ils s'efforcent de remplir ces conditions, les membres seront assurés de recevoir la grâce de
l'Esprit Saint, et cette assemblée deviendra le centre des bénédictions divines. Les armées de
confirmation divine viendront à son aide et ses membres recevront, jour après jour, une nouvelle
effusion de l'Esprit.
Chapitre: 46. "Ô vous qui êtes fermes dans l'Alliance! ..."
(46.1)
Ô vous qui êtes fermes dans l'Alliance! Abdu'l-Bahá est en constante et parfaite communion avec
toute assemblée spirituelle instituée par la munificence divine et dont les membres, avec une
consécration extrême, se tournent vers le divin royaume et demeurent fermement attachés à
l'Alliance.
(46.2)
Son coeur leur est acquis et ses liens avec eux sont éternels. Aussi correspond-il avec cette
assemblée en toute sincérité, constance et continuité.
(46.3)
A chaque instant, j'implore pour vous l'assistance, la générosité, une grâce et une bénédiction
nouvelles, afin que les confirmations de Bahá'u'llah, semblables à l'océan, apparaissent sans trêve,
que les feux du Soleil de Vérité vous éclairent, que vous soyez confirmés dans son service et
puissiez devenir des manifestations de sa générosité, et que chacun de vous, se tournant à l'aube
vers la Terre Sainte, puisse ressentir avec intensité les émotions engendrées par l'expérience
spirituelle.
Chapitre: 47. "Ô vous, chers amis! ..."
(47.1)
Ô vous, chers amis! Votre lettre m'a grandement réjoui. Dieu soit loué, vous avez préparé une
réception et célébré la fête qui doit avoir lieu tous les dix-neuf jours.
(47.2)
Chaque fois qu'une réunion est préparée avec amour, que ses participants tournent leurs visages vers
le royaume de Dieu et que les divins enseignements font l'objet des entretiens, contribuant ainsi au
progrès spirituel des membres présents, cette réunion est celle du Seigneur et ce festin est descendu
des cieux.
(47.3)
C'est mon espérance que cette fête sera célébrée une fois tous les dix-neuf jours, car elle vous
rapproche les uns des autres; elle est la source même de l'unité et de l'affection réciproque.
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(47.4)
Vous remarquerez jusqu'à quel point le monde est sujet à des désordres et à des conflits continuels,
et vous voyez bien dans quelle mauvaise passe se trouvent les nations.
(47.5)
Peut-être que ceux qui aiment Dieu réussiront à lever l'étendard de l'unité humaine. Ainsi, le
tabernacle monochrome du royaume céleste étendra-t-il son ombre protectrice sur toute la terre, les
malentendus entre peuples se dissiperont et toutes les nations s'associeront entre elles, et leurs
rapports mutuels seront ceux d'un amant avec sa bien-aimée.
(47.6)
Il est de votre devoir de faire preuve envers tout être humain d'une extrême bienveillance, et de
vouloir son bien; de contribuer à l'élévation morale de la société, d'insuffler aux morts le souffle de
la vie, d'agir en conformité avec les enseignements de Bahá'u'llah et de marcher dans son sentier,
jusqu'à ce que vous transformiez le monde de l'homme en monde de Dieu.
Chapitre: 48. "Ô vous, loyaux serviteurs de l'Ancienne Beauté! ..."
(48.1)
Ô vous, loyaux serviteurs de l'Ancienne Beauté! Dans chaque cycle et dans chaque dispensation, la
fête a fait l'objet de la faveur et de l'amour des hommes, et le fait de dresser une table destinée à
ceux qui aiment Dieu a été considéré comme un acte digne de louange.
(48.2)
C'est le cas tout particulièrement aujourd'hui, en cette incomparable dispensation, en cet âge des
plus généreux; la fête est hautement appréciée et acclamée, car elle est comptée, en vérité, parmi les
réunions qui sont consacrées à l'adoration et à la glorification de Dieu.
(48.3)
C'est pendant la fête que sont entonnés les versets sacrés, c'est là que retentissent les odes et les
louanges célestes, c'est là que les coeurs sont vivifiés et que les âmes sont transportées.
(48.4)
Susciter ces mouvements de l'esprit est le premier but visé, mais il s'ensuit tout naturellement, en
même temps, que les personnes présentes à la fête prennent part à une collation, pour que le monde
du corps puisse refléter le monde de l'esprit et que la chair acquière les qualités de l'âme; ainsi les
délices spirituels, qui sont répandus à profusion, sont accompagnés de délectations matérielles.
(48.5)
C'est un bonheur pour vous que d'observer cette règle, avec toutes ses significations mystiques, de
maintenir ainsi les amis de Dieu alertes et vigilants, et de leur apporter la paix de l'esprit et la joie.
Chapitre: 49. "J'ai bien reçu ta lettre ..."
(49.1)
J'ai bien reçu ta lettre, dans laquelle tu me parles de la fête des dix-neuf jours, et ce que tu m'en dis
m'a réjoui le coeur. Ces réunions font descendre du ciel la table divine, et elles attirent les
confirmations du Très-Miséricordieux.
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(49.2)
Mon espoir est que les souffles du Saint Esprit les animent, et que chaque participant à de grandes
assemblées, avec éloquence et d'un coeur débordant de l'amour divin, s'attache à acclamer le lever
du Soleil de Vérité, l'aurore de l'Astre du Jour qui éclaire le monde entier.
Chapitre: 50. "Vous m'avez interrogé au sujet de la fête ..."
(50.1)
Vous m'avez interrogé au sujet de la fête que l'on célèbre chaque mois bahá’í. Cette fête a lieu dans
le but de développer la fraternité et l'amour, d'invoquer Dieu et, d'un coeur contrit, de le supplier, et
d'encourager les activités bénévoles.
(50.2)
Cela veut dire que les amis, au cours de chaque fête, doivent fixer leurs pensées sur Dieu et le
glorifier, réciter les prières et les versets sacrés, et se comporter les uns envers les autres avec
l'affection et l'amour les plus grandes.
Chapitre: 51. "En ce qui concerne la fête des dix-neuf jours ..."
(51.1)
En ce qui concerne la fête des dix-neuf jours, elle réjouit l'esprit et le coeur. Si elle est célébrée
comme il se doit, les amis, une fois tous les dix-neuf jours, se sentiront spirituellement restaurés, et
doués d'un pouvoir qui n'est pas de ce monde.
Chapitre: 52. "Ô serviteur du seul vrai Dieu! ..."
(52.1)
Ô serviteur du seul vrai Dieu! Loué soit le Seigneur, les bien-aimés de Dieu se trouvent en chaque
pays, et ils sont tous, sans exception. à l'ombre de l'Arbre de Vie et sous la protection de sa
providence.
(52.2)
Sa sollicitude et sa tendre bonté sont semblables à la houle et aux éternelles vagues de la mer, et de
son royaume éternel sont dispensées sans trêve ses bénédictions.
(52.3)
Nous devrions prier pour que les bénédictions qu'Il nous accorde soient toujours plus abondantes, et
pour que nous nous attachions aux moyens susceptibles d'assurer une plus grande effusion de sa
grâce et une mesure plus débordante de son assistance divine.
(52.4)
L'un de ces moyens les plus efficaces est l'esprit de véritable solidarité et d'affectueuse communion
entre les amis.
(52.5)
Rappelez-vous ce dicton : "De tous les pèlerinages, le plus grand consiste à soulager le coeur
meurtri par l'affliction."
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Chapitre: 53. "En vérité, Abdu'l-Bahá inhale le parfum de l'amour ..."
(53.1)
En vérité, Abdu'l-Bahá inhale le parfum de l'amour de Dieu qui se dégage de tout lieu de réunion où
est proférée la parole de Dieu, où sont exposés les preuves et les arguments dont les clartés se
répandent à travers le monde, et où sont relatées les tribulations Abdu'l-Bahá aux mains de ceux qui
ont violé l'Alliance de Dieu.
(53.2)
Ô servante du Seigneur! Ne dis pas un mot sur la politique; ta mission concerne la vie de l'âme, car
celle-ci, en vérité, conduit à la joie de l'homme dans le monde divin.
(53.3)
Sauf pour en dire du bien, ne fais aucune mention des rois de la terre, ni de leurs gouvernements ici-
bas.
(53.4)
Limite plutôt ton discours à répandre les heureuses nouvelles du royaume de Dieu, à démontrer
l'influence de la parole de Dieu et le caractère sacré de sa Cause.
(53.5)
Parle de la joie qui demeure et des délectations spirituelles, des qualités divines et de la manière
dont s'est levé, au-dessus des horizons terrestres, le Soleil de Vérité: parle du souffle de l'esprit de
vie qui pénètre dans le corps du monde.
Chapitre: 54. "Vous m'avez écrit au sujet des réunions ..."
(54.1)
Vous m'avez écrit au sujet des réunions que tiennent les amis, en soulignant à quel point elles sont
imprégnées de paix et de joie. Bien sûr qu'il en est ainsi, car partout où sont rassemblées des
intelligences spirituelles, là règne Bahá'u'llah dans toute sa beauté. Aussi est-il certain que de telles
réunions produiront un bonheur et une paix sans limites.
(54.2)
Aujourd'hui, il appartient à chacun et à tous de s'abstenir de mentionner toute autre chose, et il
convient de faire peu de cas du reste.
(54.3)
Que leur manière de parler (des amis de Dieu), que leur état d'âme intérieur se résument ainsi : "Fais
que tous les mots de mes prières et de ma louange se limitent à l'expression d'un seul refrain: fais
que ma vie entière ne soit que servitude envers Toi".
(54.4)
Autrement dit, qu'ils consacrent toutes leurs pensées, toutes leurs paroles à enseigner la Cause de
Dieu et à propager la Foi de Dieu. à inciter tous leurs semblables à se distinguer par l'acquisition des
qualités divines; à aimer l'humanité; à être purs et saints en toutes choses, et sans tache dans leur vie
publique et privée; intègres et détachés, fervents et pleins d'ardeur.
(54.5)
Ils renonceront à tout sauf au souvenir de Dieu; ils n'apprécieront rien, hormis la louange de Dieu.
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(54.6)
Aujourd'hui, le monde sautera de joie et dansera au son de cette mélodie entonnée par l'Assemblée
céleste : "Gloire à mon Seigneur, le Très-Glorieux!"
(54.7)
Mais sachez bien ceci : A moins d'entendre ce chant de Dieu, nul autre chant ne pourra émouvoir le
monde, et à moins de percevoir les trilles du rossignol de vérité s'envoler du jardin de Dieu, nulle
mélodie n'attirera le coeur. "D'où vient ce chanteur qui prononce le nom du Bien-Aimé?".
Chapitre: 55. "Il est bon que les amis organisent des réunions ..."
(55.1)
Il est bon que les amis organisent des réunions au cours desquelles ils glorifieront Dieu, fixeront
leur coeur sur Lui et réciteront les versets sacrés révélés par la Beauté Bénie - que mon âme soit
donnée en rançon pour ses serviteurs aimants!
(55.2)
De telles assemblées refléteront l'éclat des rayons de l'horizon suprême et des feux du Royaume très
glorieux. Car elles ne sont rien d'autre que les Mashriqu'l-Adhkar [nota : Mashriqu'l-Adhkar - Maisons
d'adoration] , les aurores du souvenir de Dieu qui, sous la direction de la Plume très exaltée, seront
appelées à s'établir dans chaque hameau et dans chaque cité...
(55.3)
Ces réunions spirituelles doivent avoir un caractère de pureté et de consécration extrêmes en sorte
que, du site même où elles se déroulent, de leur emplacement sur la terre et de l'atmosphère qui les
entoure, s'exhalent les brises odorantes de l'Esprit Saint.
Chapitre: 56. Toutes les fois qu'un groupe de personnes s'assembleront ...
(56.1)
Toutes les fois qu'un groupe de personnes s'assembleront dans un lieu de réunion, qu'elles
glorifieront Dieu et qu'elles s'entretiendront des mystères divins, alors, sans aucun doute, les
souffles légers du Saint Esprit leur parviendront, et chacune d'entre elles recevra une part de ses
bienfaits.
Chapitre: 57. "Nous apprenons que tu as l'intention d'embellir ..."
(57.1)
Nous apprenons que tu as l'intention d'embellir ta demeure, de temps à autre, en réunissant des amis
bahá’ís dont quelques-uns s'engageront à louer le Seigneur Très-Glorieux. Si tu arrives à réaliser ton
projet, sache que cette maison terrestre deviendra une demeure céleste et cet édifice de pierre, un
synode de l'esprit.
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Chapitre: 58. "Tu m'as interrogé au sujet des lieux d'adoration ..."
(58.1)
Tu m'as interrogé au sujet des lieux d'adoration et de leur raison d'être. La sagesse qui préside à la
construction de tels édifices est la suivante : à une heure convenue, les gens sauraient qu'il est temps
de se réunir, ils se rassembleraient et, formant une union harmonieuse entre eux, se consacreraient à
la prière. L'unité et l'affection en résulteront; elles se développeront et s'épanouiront dans le coeur
humain.
Chapitre: 59. "Abdu'l-Bahá a longtemps nourri l'espoir ..."
(59.1)
Abdu'l-Bahá a longtemps nourri l'espoir qu'une Maison d'Adoration, un Mashriqu'l-Adhkar, serait
édifiée dans cette région. Dieu en soit loué, grâce aux efforts résolus et constants des amis, la chose
s'est réalisée et l'heureuse nouvelle a été annoncée récemment.
(59.2)
Cet accomplissement est, au seuil de Dieu, hautement acceptable, car le Mashriqu'l-Adhkar inspire
les serviteurs aimants de Dieu, réjouit leurs coeurs, et les encourage à se montrer fermes et
constants.
(59.3)
Il s'agit là d'un projet de la plus haute importance. Si l'édification, en un lieu public, de la Maison
d'Adoration suscitait de l'hostilité chez les malveillants, alors la réunion devrait avoir lieu en
quelque endroit secret.
(59.4)
Jusque dans chaque hameau, il faut réserver un lieu pour le Mashriqu'l-Adhkar, même s'il doit être
souterrain.
(59.5)
Maintenant, Dieu soit loué, vous avez réussi à réaliser ce projet. Au lever du jour, mettez-vous en
prière et commémorez le souvenir du Seigneur. Levez-vous pour le louer et pour le glorifier.
(59.6)
Soyez bénis et que la joie vous habite, Ô vous les justes, car vous avez fixé le point d'aurore des
louanges adressées à Dieu. En vérité, je prie le Seigneur de faire de vous des étendards de salut et
des bannières de rédemption, flottant au vent au-dessus des vallées et des collines.
Chapitre: 60. "Bien que le Mashriqu'l-Adhkar soit ..."
(60.1)
Bien que le Mashriqu'l-Adhkar soit, d'après son apparence extérieure, une structure matérielle, il
exerce cependant un effet d'ordre spirituel. Il forge entre les coeurs des liens d'unité; c'est un centre
communautaire destiné aux âmes humaines.
(60.2)
Chaque ville dans laquelle, au temps de la Manifestation, fut édifié un temple, a fait naître la
sécurité, la constance et la paix, car de tels édifices ont été voués à la perpétuelle glorification de
Dieu, et le coeur humain ne saurait trouver de repos en dehors de la souvenance de Dieu.
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(60.3)
Par le Dieu de miséricorde! L'édifice de la Maison d'Adoration exerce une puissante influence sur
toutes les phases de la vie. En Orient, l'expérience a clairement montré qu'il s'agissait là d'un fait
bien établi.
(60.4)
Même si, dans quelque petit village, une maison était désignée pour faire fonction de Mashriqu'l-
Adhkar, son existence avait une portée significative. Quel pourrait être alors l'impact produit par un
temple spécialement édifié dans ce but!
Chapitre: 61. "Ô Seigneur, Ô Toi qui bénis tous ceux ..."
(61.1)
Ô Seigneur, Ô Toi qui bénis tous ceux qui se montrent fermes dans l'Alliance en leur accordant, par
leur amour pour la Lumière du Monde, de dépenser ce qu'ils ont pour l'offrir au Mashriqu'l-Adhkar,
aurore de ton rayonnement et proclamateur de tes preuves!
(61.2)
Aide ces âmes justes, droites et pieuses, en ce monde et dans le monde à venir, à se rapprocher
toujours davantage de Ton Seuil sacré, et illumine leur visage de tes éblouissantes splendeurs. En
vérité, Tu es le Généreux, l'éternel Dispensateur.
Chapitre: 62. "Ô ma fille bien-aimée du Royaume! ..."
(62.1)
Ô ma fille bien-aimée du Royaume! La lettre que tu avais écrite au Dr Esslemont m'a été transmise
par lui au Pays du désir [nota : Terre Sainte] . Je l'ai lue jusqu'au bout avec la plus grande attention.
(62.2)
D'une part, j 'ai été profondément touché de savoir que tu avais coupé tes belles tresses à l'aide des
ciseaux du détachement de ce monde et du renoncement à soi-même sur le chemin du royaume de
Dieu. Et, d'autre part, j'ai été très heureux d'apprendre que cette fille tendrement aimée avait poussé
l'abnégation au point d'offrir une partie si précieuse de son corps dans la voie de la Cause de Dieu.
(62.3)
Si tu m'avais consulté, je n'aurais jamais consenti à ce que tu coupes une seule de tes jolies boucles
ondulées; non, vraiment, j'aurais moi-même contribué en ton nom au Mashriqu'l-Adhkar. Ton acte,
toutefois, constitue un éloquent témoignage de ton noble esprit d'abnégation. Tu as, en vérité, fait le
sacrifice de ta vie, et féconds seront les résultats que tu en obtiendras sur le plan spirituel.
(62.4)
Garde ta confiance car, jour après jour, tu progresseras et ta fermeté, ainsi que ta constance,
s'accroîtront toujours plus. Les bienfaisances de Bahá'u'llah t'environneront de toutes parts et les
joyeuses nouvelles émanant des sphères célestes te seront communiquées à maintes reprises.
(62.5)
Et bien que ce soit tes propres cheveux que tu as sacrifiés, néanmoins tu recevras une effusion de
l'Esprit. Et bien que ce soit cette partie périssable de ton corps que tu as offerte dans le sentier de
Dieu, néanmoins tu découvriras le don divin, tu contempleras la Beauté céleste, tu obtiendras la
gloire impérissable et parviendras à la vie éternelle.
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Chapitre: 63. "Ô vous, âmes bénies! ..."
(63.1)
Ô vous, âmes bénies ! [nota : bahá’ís de Najaf-Ábad] La lettre que vous avez écrite à Rahmatu'llah m'a
été lue. Elle m'apportait des nouvelles nombreuses et réjouissantes, à savoir que grâce au pouvoir de
la foi et de la fermeté dans l'Alliance, de nombreuses réunions ont eu lieu et que, partout, les bien-
aimés du Seigneur sont en mouvement et actifs.
(63.2)
L'ardent désir d'Abdu'l-Bahá a toujours été que la terre de ce lieu sanctifié qui, aux premiers jours
de la Cause, a été rafraîchie par les ondées printanières de la grâce et a reverdi, puisse fleurir et
s'épanouir au point de remplir de joie tous les coeurs.
(63.3)
Loué soit le Seigneur, la Cause de Dieu a été proclamée et promue à travers l'Orient et l'Occident,
de telle sorte qu'aucun esprit n'avait jamais imaginé la rapidité avec laquelle les douces fragrances
du Seigneur parfumeraient toutes les régions.
(63.4)
En réalité, ce résultat est l'oeuvre de la parfaite munificence de la Beauté bénie à jamais, dont la
grâce et le pouvoir triomphant sont, encore et toujours, dispenses et reçus en abondance.
(63.5)
La construction, au coeur même du continent américain, du Mashriqu'l-Adhkar, et les contributions
de nombreuses âmes des régions avoisinantes à l'érection de ce temple sacré, c'est bien là l'un des
prodigieux événements qui se soient produits récemment.
(63.6)
Parmi les bienfaiteurs se trouve une dame fort estimée de la ville de Manchester, qui a été incitée à
offrir sa part. Comme elle n'avait ni biens, ni richesses terrestres, elle a coupé de sa propre main les
longues, fines et précieuses tresses qui ornaient si gracieusement sa tête et les a mises en vente, afin
que le montant recueilli puisse servir â promouvoir la cause du Mashriqu'l-Adhkar.
(63.7)
Considérez bien ceci : même si aux yeux d'une femme il n'y a rien de plus précieux qu'une
chevelure longue et bouclée, néanmoins cette dame très estimée a fait preuve d'un rare et bel esprit
d'abnégation.
(63.8)
Et bien que ce geste fût spontané et qu'Abdu'l-Bahá n'eût pas consenti à un tel acte, pourtant il
révèle un tel esprit de dévouement, noble et élevé, qu'il en a été profondément touché.
(63.9)
Aussi précieux que soient les cheveux au regard des femmes occidentales, que dis-je, plus précieux
que la vie elle-même, cette dame de Manchester les offrit en sacrifice pour la cause du Mashriqu'l-
Adhkar!
(63.10)
On rapporte qu'à l'époque de l'Apôtre de Dieu [nota : Apôtre de Dieu désigne Muhammad], celui-ci
exprima le désir qu'une armée progressât dans une direction déterminée, et les fidèles furent
autorisés à recueillir des contributions en faveur de la guerre sainte.
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(63.11)
Parmi eux se trouvait un homme qui offrit un millier de chameaux, chacun d'eux chargé de grain;
un autre donna la moitié de ses biens, et un autre encore offrit tout ce qu'il possédait. Mais une
femme très âgée, dont l'unique bien consistait en une poignée de dattes, s'approcha de Muhammad
et déposa à ses pieds son humble contribution.
(63.12)
Sur ces entrefaites, le prophète de Dieu - que ma vie lui soit offerte en sacrifice! - ordonna que cette
poignée de dattes fût placée au-dessus de tous les autres dons réunis, affirmant ainsi le mérite et la
supériorité de cette contribution sur tout le reste. Cela fut fait ainsi parce que cette femme âgée ne
possédait rien d'autre au monde que ces quelques dattes.
(63.13)
Et ainsi en est-il de cette dame estimée; elle n'avait rien d'autre à offrir que ses précieuses boucles,
et elle les sacrifia avec magnanimité pour la cause du Mashriqu'l-Adhkar,
(63.14)
Réfléchissez et songez à quel degré de puissance et d'autorité est parvenue la Cause de Dieu! Une
femme de l'Occident a donné sa chevelure pour la gloire du Mashriqu'l-Adhkar. Pour mieux dire,
ceci n'est qu'une leçon donnée à ceux qui entendent.
(63.15)
En conclusion, je dirai que les bien-aimés de Najaf-'Abad m'ont apporté de grandes satisfactions
car, dès les premières lueurs de la Cause jusqu'à ce jour, chacun d'eux a fait preuve en toute
circonstance, d'un grand esprit d'abnégation.
(63.16)
Avec une entière sincérité, cette âme immaculée que fut Zaynu'l-Muqarrabin n'a cessé de prier,
toute sa vie durant, pour les croyants de Najaf-'Abad, et implora pour eux la grâce de Dieu et ses
divines confirmations. Loué soit le Seigneur, les prières de cette âme bienveillante ont été exaucées,
car leurs effets sont partout manifestes.
Chapitre: 64. "Le Mashriqu'l-Adhkar est l'une des institutions ..."
(64.1)
Le Mashriqu'l-Adhkar est l'une des institutions les plus vitales du monde, et il possède de
nombreuses branches annexes. Tout en étant une Maison d'adoration, il est également rattaché à un
hôpital, à un dispensaire, à une maison d'accueil pour les voyageurs, à une école pour les orphelins
et à un établissement d'études universitaires. Chaque Mashriqu'l-Adhkar est relié à ces cinq
structures.
(64.2)
Mon espoir est que le Mashriqu'l-Adhkar sera maintenant fondé en Amérique et que, peu à peu,
hôpital, l'école, l'université, le dispensaire et la maison d'accueil seront créés ensuite, et que toutes
ces institutions fonctionneront dans les meilleures conditions d'organisation et d'efficacité.
(64.3)
Portez ces questions à la connaissance des bien-aimés du Seigneur, afin qu'ils comprennent à quel
point l'importance de ce "Point d'aurore de la commémoration de Dieu" est grande.
(64.4)
Le temple n'est pas seulement un lieu d'adoration: il est plutôt. à tous égards, un ensemble complet.
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(64.5)
Ô toi, chère servante du Seigneur! Si seulement tu pouvais connaître quelle haute station est
destinée aux âmes qui sont détachées du monde, qui se sentent fortement attirées vers la Foi dont
elles expliquent les enseignements à l'ombre protectrice de Bahá'u'llah!
(64.6)
A la pensée de suivre un tel chemin et de voyager dans la direction du Royaume, comme tu te
réjouirais! Comme tu aimerais étendre tes ailes et t'élever dans le ciel avec des sentiments
d'exultation et de ravissement!
(64.7)
Quant à la terminologie dont j'ai fait usage dans ma lettre pour t'engager à te consacrer au service de
la Cause de Dieu, le sens en est le suivant : limite tes pensées à l'enseignement de la Foi. Jour et
nuit, agis en accord avec les enseignements, les conseils et exhortations de Bahá'u'llah.
(64.8)
Cela n'exclut pas le mariage. Tu peux te choisir un mari et, en même temps, servir la Cause de
Dieu; l'un n'exclut pas l'autre.
(64.9)
Prends conscience de la valeur de ces Jours; ne laisse pas échapper cette chance. Prie pour que Dieu
fasse de toi un flambeau allumé, afin que tu puisses guider une grande multitude à travers ce monde
de ténèbres.
Chapitre: 65. "Ô toi, servante élue du céleste Royaume! ..."
(65.1)
Ô toi, servante élue du céleste Royaume! Ta lettre m'est bien parvenue. Elle exprimait tes
aspirations élevées et tes nobles buts, en mentionnant que tu envisages de partir pour un voyage en
Extrême-Orient et que tu te sens prête à endurer les pires difficultés, afin de pouvoir guider les âmes
et propager, jusqu'aux extrémités de la terre, les bonnes nouvelles du royaume de Dieu. Chère
servante de Dieu, ce dessein que tu as conçu atteste que tu chéris le plus noble de tous les buts.
(65.2)
Lorsque tu transmets le message, parle sans détour et dis : Le Promis de tous les peuples du monde
s'est manifesté et Il s'est fait connaître aux hommes de notre époque.
(65.3)
Car tous les peuples sans exception, et toutes les religions, attendent la venue d'un Promis, et
Bahá'u'llah est Celui que tous attendent.
(65.4)
Et c'est pour cette raison que la Cause de Bahá'u'llah entraînera la réalisation de l'unité de
l'humanité, que le tabernacle de l'unité sera dressé sur les sommets du monde, et que les bannières
de l'universalité de tout le genre humain seront déployées sur les cimes de la terre.
(65.5)
Lorsque ta langue se délie pour annoncer cette grande, cette bonne nouvelle, tu trouveras le moyen
d'enseigner la Foi.
(65.6)
Cependant, le voyage que tu projettes doit s'effectuer vers un pays très éloigné et, à moins qu'un
groupe de personnes soient disponibles, les bonnes nouvelles ne produiront guère d'effet en ces
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lieux. Si tu le juges préférable, rends-toi plutôt en Perse et, sur le chemin du retour, visite le Japon
et la Chine. Il semble que ce serait là un bien meilleur programme, et beaucoup plus agréable. En
tout état de cause, fais ce qui te paraît réalisable, et ta décision sera approuvée.
Chapitre: 66. "Ô toi qui as cherché l'illumination ..."
(66.1)
Ô toi qui as cherché l'illumination dans la lumière de direction! Rends grâce à Dieu de t'avoir
conduit vers la lumière de vérité et de t'avoir invité à entrer dans le royaume d'Abha.
(66.2)
Ta vue a été éclairée et ton coeur transformé en un jardin de roses. Je prie pour que ta foi et ton
assurance s'affermissent toujours davantage, qu'elles flamboient telle une torche allumée dans les
assemblées, et qu'elles leur dispensent la lumière de direction.
(66.3)
Chaque fois qu'une assemblée illuminée des amis de Dieu est réunie, Abdu'l-Bahá est présent en
esprit et en âme bien qu'il soit corporellement absent.
(66.4)
Je suis toujours un voyageur en route vers l'Amérique et je m'associe, assurément, à toute réunion
d'amis spirituels et illuminés.
(66.5)
La distance est annihilée, et elle n'empêche pas deux âmes intimement attachées l'une à l'autre par
des liens d'affection, même si elles résident en deux pays différents, de s'associer ensemble en une
étroite communion.
(66.6)
Donc, je suis ton proche compagnon, à l'unisson et en harmonie avec ton âme.
Chapitre: 67. "Ô toi, dame du Royaume! ..."
(67.1)
Ô toi, dame du Royaume! La lettre que tu m'as adressée de New-York m'est bien parvenue. Le
contenu de ton message m'a rempli de joie et de contentement, car il indiquait la pureté d'intention
et la fermeté de résolution avec lesquelles tu as décidé de te rendre à Paris afin d'allumer, dans cette
cité silencieuse, le feu de l'amour pour Dieu et de briller, telle une torche resplendissante, au sein
des ténèbres de cette nature.
(67.2)
Ce voyage est une entreprise fort louable et opportune. A ton arrivée à Paris, tu dois t'efforcer, quel
que soit le petit nombre d'amis résidant dans cette ville, de constituer l'assemblée spirituelle
instituée par l'Alliance et de revivifier les âmes par le pouvoir de l'Alliance.
(67.3)
Paris est une ville excessivement en proie au découragement, et qui connaît actuellement un état de
torpeur et, jusqu'à maintenant, elle ne s'est pas enflammée bien que la nation française soit de nature
active et enjouée. Mais le monde de la matière a complètement recouvert Paris de son pavillon, et il
a étouffé le sentiment religieux.
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(67.4)
Mais le pouvoir de l'Alliance réchauffera de sa chaleur chaque âme engourdie par le froid; il
dispensera la lumière sur tout ce qui est ténèbres et assurera la véritable liberté du Royaume à ceux
qui sont captifs entre les mains de la nature.
(67.5)
Lève-toi donc aujourd'hui dans la ville de Paris, armée de la puissance du Royaume, de la
confirmation divine, animée d'un zèle et d'une ardeur sincères, et embrasée par la flamme de
l'amour de Dieu.
(67.6)
Rugis à la manière d'un lion, manifeste un bonheur extatique et une affection au milieu de ces
quelques âmes, en sorte que la louange et la glorification de Dieu puissent te parvenir sans cesse du
royaume divin et que de puissantes confirmations descendent sur toi. Conserve ta confiance. Si tu
agis en conséquence, et brandis l'étendard de l'Alliance, Paris s'embrasera.
(67.7)
Ne cesse pas de t'attacher à Bahá'u'llah et de rechercher ses confirmations, car celles-ci transforment
la goutte d'eau en océan et fait du moucheron un aigle.
Chapitre: 68. "Ô vous qui demeurez fermes dans l'Alliance ..."
(68.1)
Ô vous qui demeurez fermes dans l'Alliance et dans le Testament de Bahá'u'llah! Votre lettre m'est
bien parvenue et vos noms bénis ont été lus, l'un après l'autre. Votre lettre exprimait des idées
divinement inspirées et témoignait des générosités de Dieu, parce qu'elle évoquait l'union qui règne
entre les amis ainsi que l'harmonie de tous les coeurs.
(68.2)
Aujourd'hui, la faveur de Dieu la plus remarquable repose sur l'union et l'harmonie; cette unité et
cette concorde sont ainsi susceptibles d'entraîner la promulgation de l'unité du genre humain et de
dégager le monde de ces épaisses ténèbres d'inimitié et de rancoeur, pour que le Soleil de Vérité
puisse briller totalement de sa parfaite splendeur.
(68.3)
A l'heure actuelle, tous les peuples du monde sont absorbés par leurs intérêts égoïstes et déploient
les plus grands efforts afin de promouvoir leurs propres intérêts matériels. Ce qu'ils adorent, ce n'est
pas la réalité divine ni le monde de l'humain, c'est eux-mêmes.
(68.4)
Ils cherchent assidûment leurs bénéfices personnels, et non le bien-être public. Cet état de choses
est dû au fait qu'ils sont prisonniers du monde de la nature et qu'ils ignorent les enseignements
divins, la munificence du Royaume et le Soleil de Vérité.
(68.5)
Mais vous, loué soit Dieu, vous êtes à présent particulièrement comblés par cette munificence, vous
êtes devenus les élus, vous avez reçu l'instruction divine, vous avez obtenu votre admission dans le
royaume de Dieu, vous avez commencé d'être les bénéficiaires de bénédictions illimitées et, enfin,
vous avez été baptisés de l'eau de la Vie, du feu de l'amour de Dieu et du Saint Esprit.
(68.6)
Luttez donc, coeur et âme, pour devenir des torches enflammées au sein de l'assemblée du monde,
de scintillantes étoiles à l'horizon de la Vérité, des sources de propagation de la lumière du
Royaume, afin de transformer le monde en un divin royaume, et ce bas monde en l'univers céleste.
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(68.7)
Puissent l'amour de Dieu et la miséricorde du Seigneur planter leur tente sur les cimes du monde,
les âmes humaines devenir les vagues de l'océan de vérité, le monde de l'homme croître dans la
forme d'un seul arbre béni, que les versets de l'unité soient chantés et que les mélodies de sainteté
parviennent jusqu'à l'assemblée céleste.
(68.8)
Jour et nuit, j'adresse au royaume de Dieu mes supplications, l'implorant de vous accorder son
assistance et ses confirmations infinies.
(68.9)
Ne vous arrêtez pas à l'examen de vos aptitudes et de vos capacités personnelles, mais fixez plutôt
votre regard sur la munificente et parfaite bonté de Dieu, la grâce divine et la puissance du Saint
Esprit - puissance qui transforme la goutte d'eau en océan et l'étoile en soleil.
(68.10)
Loué soit Dieu, les armées de l'assemblée suprême assurent la victoire, et le pouvoir du Royaume
est prêt à accorder son assistance et son appui.
(68.11)
Déliriez-vous votre langue à chaque instant en exprimant des actions de grâce et des paroles de
gratitude, que vous ne pourriez vous acquitter de vos obligations à l'égard de ces divins bienfaits.
(68.12)
Réfléchissez : d'éminents personnages dont la célébrité s'est répandue à travers le monde
disparaîtront, avant peu, dans le néant de l'oubli, parce qu'ils auront été privés de cette céleste
munificence. Ni leur nom ni leur renommée ne leur survivront, et il ne restera d'eux aucune trace,
aucun fruit du souvenir.
(68.13)
Mais vous, qui avez reçu les splendeurs du Soleil de Vérité, vous avez atteint à la vie éternelle; vous
brillerez et vous étincellerez à jamais de l'horizon de l'existence.
(68.14)
Pierre était un pêcheur et Marie-Madeleine une paysanne; néanmoins, ils furent particulièrement
comblés des bénédictions du Christ, l'horizon de leur foi s'illumina et, depuis lors jusqu'à nos jours,
ils scintillent à l'horizon de la gloire éternelle.
(68.15)
A ce rang-là, le mérite et les capacités n'ont pas à être considérées; non, ce sont plutôt les
resplendissants rayons du Soleil de Vérité, qui ont illuminé ces miroirs, dont il faut tenir Compte.
(68.16)
Vous m'invitez à visiter l'Amérique. Moi aussi, j'ai grande envie d'aller contempler ces lumineux
visages, de m'entretenir et de m'associer à ces véritables amis. Mais le pouvoir magnétique capable
de m'attirer vers ces rivages, c'est l'union et l'harmonie dont les amis font preuve, leur
comportement et leur conduite conformes aux enseignements divins, le ferme attachement de tous à
l'Alliance et au Testament.
(68.17)
Ô divine Providence! Cette assemblée est composée de tes amis, qui sont attirés par ta beauté et
embrasés par le feu de ton amour. Transforme ces âmes en anges célestes, ressuscite-les par les
souffles de ton Esprit saint, comble-les d'une parole éloquente et d'un coeur résolu. Dispense-leur le
pouvoir céleste et confère-leur des sensibilités promptes à la compassion.
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(68.18)
Fais qu'ils deviennent les annonciateurs de l'unité du genre humain, afin que le péril des ténèbres
d'ignorants préjugés se dissipe à la lumière du Soleil de Vérité, que ce triste monde devienne
lumineux, que ce monde matériel absorbe les rayons du monde de l'esprit, que ces diverses couleurs
se fondent en une seule et même couleur, et que la mélodie de louange s'élève vers le royaume de
Ta sainteté. En vérité, Tu es l'Omnipotent, le Tout-Puissant!
Chapitre: 69. "Tu m'as écrit au sujet de l'organisation bahá’íe ..."
(69.1)
Tu m'as écrit au sujet de l'organisation bahá’íe. Les enseignements divins, les avertissements et
exhortations de Bahá'u'llah sont clairs et évidents. Ils constituent l'organisation du Royaume, et leur
application est obligatoire. La plus infime déviation à ces principes constitue une erreur absolue.
(69.2)
Tu m'as également écrit au sujet de mon voyage en Amérique. Si tu pouvais voir à quel point
surgissent les constantes vagues de mes occupations, tu aurais saisi que le temps nécessaire pour
entreprendre un tel voyage me fait absolument défaut; dans les périodes ou j'ai une résidence fixe,
un répit, même partiel, s'avère impossible.
(69.3)
Si telle est la volonté de Dieu, j'ai confiance que, grâce à la générosité de Bahá'u'llah, dès que les
moyens conduisant au calme de l'esprit et du coeur me seront accordés, je me déciderai à faire ce
voyage et je t'en informerai.
Chapitre: 70. "Ô toi, cierge enflammé! ..."
(70.1)
Ô toi, cierge enflammé! Ta lettre m'est bien parvenue et elle m'a procuré un contentement spirituel,
car elle était tout imprégnée de sentiments spirituels: elle indiquait l'attirance de ton coeur, ton
attachement au royaume de Dieu et ton amour pour ses divins enseignements.
(70.2)
En vérité, tu fais preuve d'une ardeur très grande, d'intentions pures et sanctifiées, tu ne désires rien,
si ce n'est le bon plaisir de Dieu.
(70.3)
Tu ne recherches rien, si ce n'est d'atteindre ses infinies bontés, et tu t'es engagé dans la
promulgation des enseignements divins et dans l'explication de problèmes métaphysiques abstrus.
(70.4)
C'est mon espoir que, par la grâce de Bahá'u'llah, vous deveniez, toi et ton épouse respectée, des
croyants dont la fermeté et la constance s'affermissent de jour en jour, afin que vous deveniez, dans
ce noble pays, deux étendards déployés et deux resplendissantes lumières.
(70.5)
Au mois d'octobre, voyager vers le Nord, Le Sud, l'Est et l'Ouest, accompagnés de cette lampe de
l'amour pour Dieu qui est Mrs. Maxwell, voilà un projet hautement acceptable. Mon espoir, c'est
qu'elle puisse se rétablir tout à fait. Cette servante bien-aimée de Dieu brûle telle une flamme et,
jour et nuit, ne pense à rien sinon au service de Dieu.
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(70.6)
Pour le moment, voyagez à travers les états du Nord et, pendant la saison hivernale, hâtez-vous de
vous rendre dans les états du Sud. Votre tâche devrait consister à prononcer des paroles pleines
d'éloquence lors de réunions au cours desquelles vous puissiez proclamer les enseignements divins.
(70.7)
Si cela vous est possible, entreprenez un voyage vers les Iles d'Hawaii.
(70.8)
Les événements qui se sont produits ont tous été rapportés il y a cinquante ans dans les tablettes de
Bahá'u'llah - tablettes qui ont été imprimées, publiées et diffusées à travers le monde.
(70.9)
Les enseignements de Bahá'u'llah sont la lumière de cet âge et l'esprit de ce siècle. Exposez-les en
détail, un par un, lors de chaque réunion.
(70.10)
Le premier enseignement est l'investigation de la vérité; Le deuxième, c'est l'union du genre
humain; Le troisième, la paix universelle; Le quatrième, la conformité entre la science et la
révélation divine; Le cinquième, l'abandon des préjugés de race, de religion, des préjugés qui ont
cours dans le monde et dans la politique, préjugés qui tous concourent à la destruction des
fondements de l'humanité;
(70.11)
Le sixième enseignement est la droiture et la justice; Le septième, l'amélioration des qualités
morales ainsi que l'éducation spirituelle; Le huitième, c'est l'égalité entre les deux sexes; Le
neuvième, la diffusion de la connaissance et de l'instruction: Le dixième, la solution des problèmes
économiques, et ainsi de suite.
(70.12)
Luttez pour que les âmes puissent atteindre à la lumière de direction, et tenez ferme le pan de la
robe de Bahá'u'llah.
(70.13)
La lettre que tu as jointe a été lue.
(70.14)
Quand l'âme de l'homme se purifie et qu'elle s'affine, des liens de nature spirituelle s'établissent et,
de ces attachements, naissent des sentiments éprouvés par le coeur.
(70.15)
Le coeur humain ressemble à un miroir. Lorsque celui-ci est purifié, les coeurs humains se trouvent
à l'unisson et se réfléchissent les uns les autres; c'est ainsi que se créent des émotions d'ordre
spirituel.
(70.16)
Il en va de même dans le monde des rêves, lorsque l'homme est détaché des choses tangibles et fait
l'expérience de celles de l'esprit. Que de surprenantes lois s'appliquent alors, et que de remarquables
découvertes sont faites! Et il arrive même que des communications détaillées soient enregistrées ...
(70.17)
Enfin, j'espère qu'à ChicagÔ les amis puissent s'unir et illuminer leur cité, car l'aube de la Cause
s'est levée à Chicago, et c'est pourquoi cette ville possède sur d'autres une certaine faveur. Aussi
doit-elle être considérée avec respect.
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(70.18)
Si Dieu le veut, elle sera peut-être libérée de toute affliction spirituelle, parviendra à une santé
parfaite et deviendra un centre de l'Alliance et du Testament.
Chapitre: 71. "Ô toi, bien-aimée servante du Seigneur! ..."
(71.1)
Ô toi, bien-aimée servante du Seigneur! J'ai bien reçu ta lettre, dans laquelle tu me révèles que les
amis, avec une énergie et un dynamisme parfaits participent à la diffusion des enseignements
célestes. Cette nouvelle a provoqué une joie et une allégresse intenses.
(71.2)
A chaque âge, en effet, correspond un esprit particulier; l'esprit de cet âge illuminé réside dans les
enseignements de Bahá'u'llah, car ces enseignements jettent les bases de l'unité du monde de
l'humanité et proclament la fraternité universelle.
(71.3)
Ils sont fondés sur l'unité de la science et de la religion, ainsi que sur la recherche de la vérité. Ils
défendent le principe selon lequel la religion doit être la cause de l'amitié, de l'union et de
l'harmonie entre les hommes. Ils établissent l'égalité des deux sexes et proposent des principes
économiques visant à assurer le bonheur individuel.
(71.4)
Ils propagent l'éducation universelle, afin que toute âme puisse, autant que possible, obtenir une
portion du savoir. Ils abrogent et annulent les préjugés d'ordre religieux, racial, politique,
patriotique, économique et autre.
(71.5)
Ces enseignements, qui sont disséminés à travers les Épîtres et Tablettes, sont pour l'humanité cause
de vie et d'illumination. Quiconque les proclament recevra, en vérité, l'assistance du royaume de
Dieu.
(71.6)
Le président de la République, le Dr Wilson, est vraiment au service du royaume de Dieu car, jour
et nuit, sans trêve, il lutte pour que les droits de tous les hommes soient sauvegardés, pour que les
petites nations, tout autant que les grandes, demeurent dans la paix et le bien-être, sous la protection
de la droiture et de la justice. C'est là, en vérité, un noble but. J'ai confiance que l'incomparable
providence assistera et confirmera de telles âmes, en toutes circonstances.
Chapitre: 72. "Ô toi, fidèle ami! ..."
(72.1)
Ô toi, fidèle ami! Lis, à l'école de Dieu, les leçons de l'esprit, et apprends les vérités les plus intimes
de Celui qui enseigne l'amour. Cherche les secrets du ciel et relate les grâces et faveurs débordantes
de Dieu.
(72.2)
Bien que l'acquisition des sciences et des arts soit la suprême gloire de l'humanité, c'est seulement à
la condition que la rivière de l'homme se jette dans l'océan et qu'elle puise son inspiration dans
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l'antique source divine. Lorsque ceci se produit, alors chaque éducateur est un océan sans rivage et
chaque élève, une abondante fontaine du savoir.
(72.3)
Si, donc, la recherche de la connaissance conduit vers la beauté de Celui qui est l'objet de tout
savoir, combien excellent est ce but! Sinon, une simple goutte privera peut-être un homme de
répandre la grâce, car l'étude engendre l'arrogance et la fierté, d'où résultent l'erreur et l'indifférence
envers Dieu.
(72.4)
Les sciences d’aujourd’hui sont des ponts vers la réalité ; mais si elles ne conduisent pas à la réalité,
rien ne reste que de l’illusion stérile ?
(72.5)
Par le seul vrai Dieu!, si l'étude n'est pas un moyen de parvenir à Lui, le Plus Manifeste, elle n'est
que perte évidente.
(72.6)
Il t'incombe d'acquérir les diverses branches du savoir et de tourner ton visage vers la beauté de la
Beauté Manifeste, afin que tu puisses être un signe de direction salvatrice parmi les peuples du
monde et un foyer de compréhension en ce domaine d'où sont exclus les sages et leur sagesse, à
l'exception de ceux qui pénètrent dans le royaume des lumières et ont accès au mystère caché, au
secret bien gardé.
Chapitre: 73. "Ô fille du Royaume! ..."
(73.1)
Ô fille du Royaume! Ta lettre m'est bien parvenue; elle montre clairement que tu as dirigé toutes tes
pensées vers l'acquisition de la lumière qui émane des royaumes de mystère.
(73.2)
Tant que les pensées d'un être humain sont éparpillées, ses efforts demeureront vains mais, s'il
concentre sa réflexion sur un seul et même point, merveilleux seront les fruits récoltés.
(73.3)
Il n'est pas possible de capter la lumière solaire dans la plénitude de sa force si elle frappe un miroir
plat mais, lorsque le soleil brille sur un miroir concave ou sur une lentille convexe, toute sa chaleur
se concentre sur un seul et même point, qui brûlera au maximum. Ainsi est-il nécessaire de
concentrer sa pensée sur un point unique, afin qu'elle devienne une force effective. Tu as exprimé le
souhait de célébrer le jour de Ridvan par une fête, et tu voudrais que les amis présents en ce jour
récitent des tablettes dans la délectation et la joie. Tu m'as prié de t'adresser une lettre que vous lirez
à cette occasion. La voici:
(73.4)
Ô vous, mes bien-aimés et vous, servantes du Miséricordieux! Voici le jour où s'est levé l'astre de
vérité à l'horizon de la vie, où s'est répandu sa gloire et où a lui son éclat avec une telle puissance
qu'il a fendu les épais nuages qui s'étaient accumulés, et a gravi les cieux du monde dans toute sa
splendeur. Aussi, comme vous le voyez, toutes choses créées ont été prises d'une agitation nouvelle.
(73.5)
Voyez comme, en ce jour, s'est élargi le champ des sciences et des arts, quels surprenants progrès
techniques ont été réalisés, jusqu'à quel point se sont accrus les pouvoirs de l'esprit, et quelles
prodigieuses inventions ont été effectuées.
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(73.6)
Cet âge équivaut, en vérité, à une centaine d'autres âges: si vous rassembliez les réalisations de cent
âges et les compariez aux progrès accumulés durant notre ère, les résultats acquis au cours de celle-
ci s'avéreraient supérieurs à ceux de cent âges du passé.
(73.7)
Prenez, par exemple, le nombre total des livres qui furent écrits dans les âges écoulés, et comparez-
le à celui des livres et traités qu'a produits notre ère: ces livres, écrits en notre temps, dépassent - et
de loin - le nombre total de volumes produits au fil des âges.
(73.8)
Voyez combien puissante est l'influence exercée par l'astre du jour de ce monde sur l'essence
profonde de toutes choses créées.
(73.9)
Mais, hélas! milles fois hélas!, les yeux ne le voient pas, les oreilles demeurent sourdes, les coeurs
et les esprits sont oublieux de ce suprême bienfait. Efforcez-vous donc, de tout votre coeur et de
toute votre âme, de réveiller les assoupis, de rendre la vue aux aveugles et de faire se lever les
morts.
Chapitre: 74. "Ô oiseau dont le doux chant célèbre la Beauté d'Abha! ..."
(74.1)
Ô oiseau dont le doux chant célèbre la Beauté d'Abha! En cette nouvelle et merveilleuse
dispensation, les voiles de la superstition ont été déchirés et les préjugés des peuples de l'Orient sont
condamnés.
(74.2)
Certaines nations orientales considéraient la musique comme répréhensible mais, en cet âge
nouveau, la Lumière Manifeste a proclamé, dans ses tablettes sacrées, que la musique, qu'elle soit
chantée ou jouée, est, pour l'âme et le coeur, une nourriture spirituelle.
(74.3)
L'art du musicien est un art des plus dignes de louange, car il remue les coeurs de tous les êtres
affligés.
(74.4)
C'est pourquoi, Ô Shahnaz [nota : Shahnaz, le nom attribué au destinataire de cette tablette, désigne aussi un
genre musical] !, joue et chante donc les saintes paroles de Dieu dans les réunions d'amis, afin que
celui qui écoute soit libéré des chaînes du souci et de l'affliction, que son âme bondisse de joie et
s'humilie en prière au royaume de gloire.
Chapitre: 75. "Efforcez-vous, coeurs et âmes, de susciter l'union ..."
(75.1)
Efforcez-vous, coeurs et âmes, de susciter l'union et l'harmonie entre les Blancs et les Noirs,
prouvant ainsi l'unité du monde bahá’í qui exclut les distinctions de couleur, et où seuls sont
considérés les coeurs.
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(75.2)
Dieu soit loué, les coeurs des amis sont unis et liés l'un à l'autre, qu'ils soient de l'Occident ou de
l'Orient, du Nord ou du Sud, qu'ils soient Allemands, Français, Japonais, Américains, qu'ils
appartiennent à la race blanche, noire, rouge, jaune ou brune.
(75.3)
Dans la foi bahá’íe, les diversités de couleur, de nation et de race n'ont aucune importance; bien au
contraire, l'unité bahá’íe les dépasse toutes et abolit toutes ces chimères et vaines imaginations.
Chapitre: 76. "Ô toi qui possèdes un coeur illuminé! ..."
(76.1)
Ô toi qui possèdes un coeur illuminé! Tu es semblable à la pupille de l'oeil, source même de la
lumière, car l'amour divin a dardé ses rayons sur ton être intime, et tu as tourné ton visage vers le
royaume de ton Seigneur.
(76.2)
Intense est la haine entre les Noirs et les Blancs d'Amérique, mais j'espère que le pouvoir du
Royaume les réunira dans l'amitié et deviendra pour eux un baume bienfaisant.
(76.3)
Qu'ils ne considèrent pas la couleur d'un homme, mais son coeur. Si le coeur est rempli de lumière,
cet homme est proche du seuil de son Seigneur; sinon - qu'il soit blanc ou noir - cet homme est
détaché de son Seigneur.
Chapitre: 77. "Ô toi, servante révérée de Dieu! ..."
(77.1)
Ô toi, servante révérée de Dieu! J'ai bien reçu ta lettre de Los Angeles.
(77.2)
Rends grâce à la divine Providence de t'avoir assistée et d'avoir fait de toi la propagatrice de l'unité
de l'humanité, afin que soit dissipée l'obscurité des discriminations parmi les hommes et que le
pavillon de l'unité des nations projette son ombre sur toutes les régions.
(77.3)
Sans une telle unité, il est impossible d'atteindre au repos et au bien-être. à la paix et à la
réconciliation universelle.
(77.4)
Ce siècle illuminé a besoin de cette unité et exige qu'elle soit établie. Dans chaque siècle, un thème
central particulier est confirmé par Dieu selon les besoins propres à ce siècle. En cet âge illuminé, le
thème confirmé est l'unité de l'humanité. Toute âme qui sert cette unité sera, sans nul doute, assistée
et confirmée.
(77.5)
J'espère que, dans les assemblées, tu pourras chanter des louanges accompagnées d'une douce
mélodie et devenir ainsi, pour tous les hommes, source de joie et d'allégresse.
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Chapitre: 78. "Ô toi dont le coeur est pur ..."
(78.1)
Ô toi dont le coeur est pur, l'esprit sanctifié, la réputation sans égale, le visage rayonnant de beauté!
J'ai bien reçu cette photographie qui révèle ta stature éminemment gracieuse et ta lumineuse
apparence. Tu as le teint foncé et un brillant caractère. Tu es pareil à la pupille de l'oeil qui, bien
que de couleur sombre, est source de lumière et révèle le monde contingent.
(78.2)
Je ne t'ai pas oublié et ne t'oublierai pas. Je supplie Dieu que, dans sa munificence, Il fasse de toi le
signe de sa générosité parmi les hommes, qu'Il éclaire ton visage de la lumière des bénédictions
dispensées par le Seigneur miséricordieux, qu'Il te désigne pour son amour en cet âge distingué
entre tous les âges et les siècles passés.
Chapitre: 79. "Ô honoré personnage! ..."
(79.1)
Ô honoré personnage! J'ai lu votre ouvrage intitulé « The Gospel of Wealth » [nota :uUn article tiré du
livre d’Adrew CARNEGIE «Te Gospel of Wealth» a été publié en Angleterre, sous ce même titre,, dans la revue «Pall
Mall Budget» - voir l’autobiographie d’Andrew CARNEGIE, p255] et j'y ai noté des recommandations
réellement saines et appropriées, visant à soulager le sort de l'humanité.
(79.2)
Pour exposer brièvement le sujet, disons que les enseignements de Bahá'u'llah préconisent le
partage volontaire, et ceci est bien meilleur que l'égalisation de la richesse, car l'égalisation doit être
imposée de l'extérieur, alors que le partage est affaire de libre choix.
(79.3)
L'homme atteint à la perfection par de bonnes actions qu'il accomplit volontairement, et non par les
bonnes actions dont la réalisation lui a été imposée.
(79.4)
Le partage est un acte de justice que l'on choisit à titre personnel; autrement dit, les riches devraient
accorder leur assistance aux pauvres, dépenser leur fortune au profit des indigents, mais de leur
plein gré, et non parce qu'ils y ont été contraints par la force, car la force ne récolte que le trouble et
provoque la ruine de l'ordre social.
(79.5)
D'un autre côté, le partage volontaire, la dépense - librement consentie - de sa propre richesse,
contribue au bien-être et à la paix sociale, éclaire le monde et prodigue l'honneur à l'humanité.
(79.6)
J'ai pu constater les heureux effets de votre philanthropie en Amérique, dans plusieurs universités,
au sein de rassemblements dédiés à la paix et d'associations pour la promotion de l'éducation, alors
que je me rendais de ville en ville.
(79.7)
C'est pourquoi je prie en votre nom afin que les générosités et les bénédictions célestes vous
soutiennent toujours et que, à l'est comme à l'ouest, vous accomplissiez de nombreuses actions
philanthropiques.
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(79.8)
Puissiez-vous ainsi briller tel un cierge dans le royaume de Dieu, parvenir à l'honneur et à la vie
éternelle, et resplendir, telle une brillante étoile, à l'horizon de l'éternité.
Chapitre: 80. "Ô toi qui tournes ton visage vers Dieu! ..."
(80.1)
Ô toi qui tournes ton visage vers Dieu! J'ai bien reçu ta lettre m'informant de ton désir de servir les
pauvres. Que peut-on souhaiter de meilleur?
(80.2)
Les âmes qui appartiennent au Royaume n'ont de cesse qu'elles n'assistent les pauvres, ne
sympathisent avec eux, ne manifestent de la bonté envers les miséreux et ne rendent leur vie
féconde. Heureux sois-tu de nourrir une telle aspiration!
(80.3)
Transmets en mon nom, à tes deux enfants, la bonté et l'amour les plus profonds. J'ai bien reçu leurs
lettres, mais je n'ai pas le temps de leur écrire à présent séparément. Manifeste-leur, de ma part, la
plus tendre bienveillance.
Chapitre: 81. "Les âmes qui, au cours de la guerre, ont assisté ..."
(81.1)
Les âmes qui, au cours de la guerre, ont assisté les pauvres et travaillé à la mission de la Croix-
Rouge, sont acceptées au royaume de Dieu. Leurs services leur confèrent la vie éternelle.
Transmettez-leur ces bonnes nouvelles.
Chapitre: 82. "Ô toi qui es ferme dans l'Alliance! ..."
(82.1)
Ô toi qui es ferme dans l'Alliance! Ta lettre m'est bien parvenue. Tu as fait un grand effort pour ce
prisonnier; peut-être cet effort portera-t-il des fruits. Dis-lui néanmoins ce qui suit:
(82.2)
"Les habitants du monde sont confinés dans la prison de la nature - une prison à la fois permanente
et éternelle. Si tu es actuellement détenu à l'intérieur d'une prison temporaire, n'en sois pas affligé;
mon espoir est que tu puisses être délivré de la prison de la matière et accéder à la cour de vie
éternelle. Prie ton Dieu nuit et jour, réclame sa miséricorde et son pardon. L'omnipotence divine
résoudra chaque difficulté."
Chapitre: 83. "Transmets, au nom d'Abdu'l-Bahá ..."
(83.1)
Transmets, au nom d'Abdu'l-Bahá, mes salutations à ton épouse respectée, et dis:
(83.2)
"Il est extrêmement important de manifester de la bonté envers les prisonniers, de leur dispenser
formation et éducation.
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(83.3)
Aussi, comme tu as fait un effort dans ce sens, que tu as éveillé quelques âmes et que, grâce à toi,
elles ont tourné leur visage vers le divin royaume, cet acte digne de louange est éminemment
acceptable." Tu dois, à coup sûr, persévérer. Manifeste en mon nom la plus extrême bienveillance
aux deux prisonniers de San Quentin, et dis-leur ce qui suit:
(83.4)
"Aux yeux des âmes avisées, cette prison est une école de formation et de développement. Vous
devez lutter, coeurs et âmes, pour vous distinguer par votre caractère et votre savoir".
Chapitre: 84. "Ô toi, chère servante de Dieu! ..."
(84.1)
Ô toi, chère servante de Dieu! J'ai bien reçu ta lettre et ai pris note de son contenu.
(84.2)
Parmi les masses populaires, le mariage est un lien physique et cette union ne peut être que
temporaire, puisqu'elle est condamnée d'avance, en dernier ressort, à une séparation physique.
(84.3)
Parmi les disciples de Bahá, en revanche, le mariage doit être à la fois une union du corps et de
l'esprit car, ici, mari et femme sont tous deux enivrés du même vin; tous deux sont amoureux du
même visage incomparable, tous deux vivent et agissent par le même esprit, tous deux sont
illuminés de la même gloire. Cette relation entre eux est d'ordre spirituel et, ainsi, c'est un lien qui
demeurera à jamais.
(84.4)
Ils jouissent, de la même manière, de liens solides et durables dans le monde physique car, si le
mariage repose à la fois sur l'esprit et sur le corps, cette union est véritable et pourra donc durer. Si,
toutefois, le lien est physique et rien de plus, il ne sera assurément que provisoire et doit aboutir,
inexorablement, à la séparation.
(84.5)
Ainsi, lorsque des bahá’ís contractent le mariage, leur union doit être un véritable lien de parenté,
une rencontre à la fois spirituelle et physique, afin qu'à tous les stades de leur vie et dans tous les
mondes de Dieu, leur union puisse durer. Cette unité véritable est un rayon de l'amour divin.
(84.6)
Aussi, lorsque des êtres deviennent de véritables croyants, ils parviendront à une relation spirituelle
les uns avec les autres et témoigneront d'une tendresse qui n'est pas de ce monde. Ils exulteront tous
d'une bouffée d'amour divin et leur union, cette relation, demeurera à jamais.
(84.7)
Les âmes qui enseveliront leur ego dans l'oubli, qui se dépouilleront des défauts de l'humanité et se
libéreront de l'asservissement humain, seront sans nul doute illuminées des célestes splendeurs de
l'unité, et parviendront toutes à la véritable union dans le monde immortel.
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Chapitre: 85. "Quant à la question du mariage ..."
(85.1)
Quant à la question du mariage contracté selon la loi de Dieu: tu dois, en premier lieu, choisir un
conjoint qui te plaise, et la question est ensuite soumise au consentement des parents. Ceux-ci n'ont
aucun droit d'intervenir avant que tu fasses ton choix.
Chapitre: 86. "Le mariage bahá’í est l'engagement ..."
(86.1)
Le mariage bahá’í est l'engagement de deux parties l'une envers l'autre et leur attachement mutuel
sur le plan de l'esprit et du coeur. Chacun doit toutefois veiller avec le plus grand soin, à se
familiariser totalement avec le caractère de son futur conjoint, afin que le pacte qui les reliera soit
un lieu qui demeure à jamais. Ils doivent avoir pour but de devenir de tendres compagnons, en
harmonie l'un avec l'autre jusqu'à la fin des temps ... .
(86.2)
Dans un vrai mariage bahá’í, le mari et la femme doivent être unis à la fois physiquement et
spirituellement, afin de pouvoir améliorer toujours davantage leur vie spirituelle réciproque et jouir
de l'éternelle unité à travers tous les mondes de Dieu. Tel est le mariage bahá’í.
Chapitre: 87. "Ô toi, souvenir de celui qui mourut pour la Beauté ..."
(87.1)
Ô toi, souvenir de celui qui mourut pour la Beauté Bénie! La joyeuse nouvelle de ton mariage avec
cette "feuille lumineuse" nous est récemment parvenue, procurant une joie infinie aux coeurs du
peuple de Dieu.
(87.2)
Des prières de supplication ont été offertes en toute humilité devant le seuil sacré, afin que ce
mariage soit pour les amis un signe de joie, un lien d'amour pour toute l'éternité, qu'il produise des
bienfaits et des fruits éternels.
(87.3)
La séparation est génératrice de maux et d'afflictions de toute sorte, mais l'union des choses créées
produit toujours les résultats les plus dignes de louange.
(87.4)
Dans le monde d'existence, même l'accouplement des plus infimes particules est une manifestation
de grâce et de générosité divines; or, à mesure que l'on s'élève dans l'échelle des particules, l'union
devient plus importante.
(87.5)
« Gloire à Celui qui a créé toutes choses par couple sur la terre, aussi bien les hommes eux-mêmes
que tout ce qui dépasse leur compréhension et leur perception » [voir : Coran 36.36 et cf 51.49].
(87.6)
L'union entre les êtres humains est au-dessus de toutes les autres unions, en particulier lorsqu'elle se
produit dans l'amour de Dieu. Ainsi se manifeste l'unité première; ainsi est jeté le fondement de
l'amour spirituel.
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(87.7)
Il est certain qu'un mariage comme le vôtre entraînera la révélation des bienfaits de Dieu. C'est
pourquoi nous vous présentons nos félicitations et vous bénissons, priant la Beauté Bénie de faire de
cette noce, par son assistance et sa faveur, un motif de joie pour tous, et de la parer de l'harmonie
céleste.
(87.8)
Ô mon Seigneur, Ô mon Seigneur! Ces deux brillantes lunes se sont mariées en ton amour, dans la
servitude à ton seuil sacré, unies dans le service de ta Cause. Fais de ce mariage un filet de lumière
provenant de ta grâce abondante, Ô mon Seigneur, le Très-Miséricordieux, et un rayon lumineux de
tes faveurs, Ô toi le Bienfaisant, l'éternel Dispensateur ! ;
(87.9)
que de ce grand arbre naissent des bourgeons qui verdiront et prospéreront par les dons qui pleuvent
de tes nuages de grâce.
(87.10)
En vérité, tu es le Généreux, en vérité tu es le Tout-Puissant, en vérité tu es le Compatissant, le
Très-Miséricordieux.
Chapitre: 88. "Ô vous, mes deux enfants bien-aimés! ..."
(88.1)
Ô vous, mes deux enfants bien-aimés! Dès qu'elle m'est parvenue, la nouvelle de votre union m'a
rempli d'une joie et d'une gratitude infinies.
(88.2)
Dieu soit loué, ces deux fidèles oiseaux ont cherché refuge dans un seul et même nid. Je supplie
Dieu de les rendre capables de fonder une famille honorée, car l'importance du mariage réside dans
la création d'une famille abondamment bénie, afin que chacun des membres puisse, dans une joie
pleine et entière, illuminer le monde, tels des cierges.
(88.3)
L'illumination du monde dépend de l'homme. Si l'homme n'existait pas en ce monde ce dernier
aurait été comme un arbre stérile.
(88.4)
Mon espoir est que vous deveniez tous deux semblables à un seul arbre et que, grâce aux ondées du
nuage de tendre bonté, vous acquériez la fraîcheur et le charme, que vous fleurissiez et produisiez
des fruits, afin que votre lignée se prolonge éternellement. Que la gloire du Très-Glorieux repose
sur vous!
Chapitre: 89. "Ô toi qui es ferme dans l'Alliance! ..."
(89.1)
Ô toi qui es ferme dans l'Alliance! J'ai bien reçu ta lettre du 2 mai 1919. Loue Dieu de t'avoir
permis, au milieu des épreuves, de rester ferme et constant, de t'accrocher au royaume d'Abha.
Aucune affliction ne t'ébranle, aucune calamité ne te trouble.
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(89.2)
C'est seulement lorsque l'homme est éprouvé que l'or pur se sépare nettement des scories. Les
tourments sont le feu des épreuves; l'or pur y brille d'un resplendissant éclat, les impuretés s'y
consument et s'y noircissent.
(89.3)
Tu es aujourd'hui, grâce à Dieu, ferme et constant au milieu des épreuves, et tu demeures
inébranlable. Ta femme ne s'accorde pas avec toi mais - Dieu soit loué! - La Beauté Bénie est
satisfaite de toi et t'accorde un maximum de générosités et de bénédictions. Efforce-toi cependant
d'être patient envers ta femme; peut-être sera-t-elle transformée et son coeur sera-t-il illuminé.
(89.4)
La contribution que tu as apportée dans le domaine de l'enseignement est digne de louanges et sera
à jamais mentionnée dans le divin royaume; elle est, en effet, source de fragrances et d'exaltation de
la parole de Dieu.
Chapitre: 90. "Ô Dieu, mon Dieu! Ta servante T'invoque ..."
(90.1)
Ô Dieu, mon Dieu! Ta servante T'invoque, elle met en toi sa confiance, elle se tourne vers toi,
T'implorant de déverser sur elle ta céleste munificence, de lui révéler tes mystères spirituels et de
projeter sur elle les lumières de ta divinité.
(90.2)
Ô mon Seigneur! Fais que les yeux de mon mari voient! Réjouis son coeur de la lumière qui éclaire
la connaissance de ta personne, attire son esprit vers ta lumineuse beauté, réjouis son esprit en lui
révélant tes splendeurs manifestes.
(90.3)
Ô mon Seigneur! Lève le voile qui masque son regard. Fais pleuvoir sur lui tes munificences,
enivre-le du vin de l'amour pour toi, fais de lui l'un de tes anges, dont les pieds foulent cette terre
alors que l'âme s'élève vers les cieux. Fais qu'il devienne une lampe lumineuse diffusant la lumière
de ta sagesse au milieu de ton peuple.
(90.4)
Tu es, en vérité, le Précieux, l'éternel Bienfaisant, le Généreux.
Chapitre: 91. "Ô toi qui t'es inclinée en prière devant le royaume ..."
(91.1)
Ô toi qui t'es inclinée en prière devant le royaume de Dieu! Tu es bénie, car la beauté du visage
divin a ravi ton coeur, la lumière de la sagesse intérieure l'a inondé, et en lui resplendit l'éclat du
Royaume. Sache que Dieu est avec toi en tout temps, qu'Il te protège des mutations et des hasards
de ce monde et qu'Il a fait de toi une servante en son puissant vignoble.
(91.2)
Quant à ton mari respecté, il t'incombe de le traiter avec grande bienveillance, de considérer ses
désirs et de te montrer à tout moment conciliante envers lui, jusqu'à ce qu'il comprenne qu'en te
dirigeant vers le royaume de Dieu, tu n'as fait que développer ta tendresse envers lui et ton amour
pour Dieu, ainsi que ton souci de satisfaire ses désirs en toutes circonstances.
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(91.3)
Je prie le Tout-Puissant de te garder fermement établie en son amour et propageant à jamais. à
travers toutes ces contrées, les douces brises de sainteté.
Chapitre: 92. "Ô vous deux qui croyez en Dieu! ..."
(92.1)
Ô vous deux qui croyez en Dieu! Le Seigneur, qui n'a pas d'égal, a créé l'homme et la femme pour
qu'ils demeurent l'un avec l'autre dans la plus intime relation et qu'ils soient semblables à une seule
et même âme. Ce sont deux époux, deux amis intimes, qui devraient se préoccuper de leur bien-être
réciproque.
(92.2)
S'ils vivent de la sorte, ils passeront par ce monde dans un parfait contentement, dans le bonheur et
la paix du coeur, et deviendront des objets de grâce et de faveur divines dans le royaume céleste.
(92.3)
Mais s'ils agissent autrement, ils passeront leur existence dans une grande amertume, aspirant
chaque instant à la mort, et connaîtront la honte dans l'empire des cieux.
(92.4)
Efforcez-vous de demeurer corps et âme l'un près de l'autre, telles deux colombes dans leur nid; car
ainsi, vous serez bénis dans les deux mondes.
Chapitre: 93. "Ô toi, servante de Dieu! Toute femme qui ..."
(93.1)
Ô toi, servante de Dieu! Toute femme qui devient la servante de Dieu surpasse en gloire les
impératrices du monde, car elle est liée à Dieu et sa souveraineté demeure à jamais, alors qu'une
poignée de poussière suffira à oblitérer le nom et la célébrité de ces impératrices. En d'autres
termes, dès qu'elles reposent dans leurs tombes, elles sont réduites à néant.
(93.2)
Les servantes du royaume de Dieu jouissent de l'éternelle souveraineté que les âges et les
générations ne peuvent atteindre.
(93.3)
Songe combien d'impératrices ont régné et disparu depuis l'époque du Christ! Chacune d'elles était à
la tête d'un pays, mais il n'en reste aucune trace à présent.
(93.4)
Au contraire, Marie-Madeleine, qui n'était qu'une paysanne et une servante de Dieu, brille encore à
l'horizon de la gloire éternelle. Efforce-toi donc de demeurer la servante de Dieu.
(93.5)
Tu as fait l'éloge de la convention. Celle-ci revêtira une grande importance dans l'avenir, car elle
sert le divin royaume et le monde de l'humanité.
(93.6)
Elle annonce la paix universelle et jette les fondements de l'unité de l'humanité; elle libère les âmes
des préjugés religieux, raciaux et séculiers, et les rassemble à l'ombre du pavillon de Dieu qui est
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d'une seule et même couleur. Ainsi, loue Dieu de t'avoir permis d'assister à une telle convention et
d'écouter les enseignements divins.
Chapitre: 94. "Ô servantes de la Beauté d'Abha! ..."
(94.1)
Ô servantes de la Beauté d'Abha! Votre lettre m'est bien parvenue et sa lecture m'a procuré une
grande joie. Dieu soit loué, les croyantes ont organisé des réunions où elles apprendront à enseigner
la Foi, répandront les subtils arômes des enseignements et feront des projets en vue de la formation
des enfants.
(94.2)
Ce rassemblement doit être entièrement spirituel, c'est-à-dire que les discussions doivent se limiter à
établir des preuves claires et concluantes de la manifestation du Soleil de Vérité.
(94.3)
En outre, les personnes présentes doivent s'intéresser à tous les moyens propres à l'éducation des
fillettes; les diverses branches du savoir, la bonne conduite, un mode de vie approprié, le
développement d'un caractère noble, la chasteté et la constance, la persévérance, la force, la
détermination et la fermeté d'intention doivent être enseignés;
(94.4)
on y apprendra encore l'art ménager, l'éducation des enfants et tout ce qui concerne plus
particulièrement les besoins des filles, afin que celles-ci, élevées dans une citadelle de toutes les
perfections et protégées par un caractère noble, puissent à leur tour, lorsqu'elles deviendront mères,
éduquer leurs enfants, dès le plus jeune âge, à acquérir de nobles qualités et à se conduire
correctement.
(94.5)
Qu'elles étudient aussi tout ce qui contribuera à développer la santé corporelle et la forme physique,
ainsi que les méthodes de prévention des maladies chez l'enfant.
(94.6)
Lorsque les diverses matières éducatives seront ainsi planifiées, chaque enfant deviendra une plante
sans égale dans les jardins du paradis d'Abha.
Chapitre: 95. "Ô servantes du Seigneur! ..."
(95.1)
Ô servantes du Seigneur! Le rassemblement spirituel que vous avez établi dans cette cité illuminée
est extrêmement propice. Vous avez fait de grands progrès; surpassant tous les autres, vous vous
êtes levées pour servir le seuil sacré et, ce faisant, vous avez mérité les célestes bienfaits. Vous
devez à présent, avec une ardeur spirituelle totale, vous réunir au sein de cette lumineuse assemblée,
réciter les écrits saints et commémorer le Seigneur. Exposez ses arguments et ses preuves.
(95.2)
Travaillez à l'éducation des femmes de ce pays, enseignez les fillettes et les enfants, afin que les
mères puissent éduquer leurs petits dès la plus tendre enfance, les former entièrement à l'acquisition
d'un caractère noble et de solides qualités morales, qu'elles puissent de toutes les vertus humaines,
prévenir l'apparition de comportements qui mériteraient le blâme, et élever leurs enfants dans le
cadre de l'éducation bahá’íe.
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(95.3)
Ainsi, ces jeunes enfants seront nourris à la mamelle de la connaissance de Dieu et de son amour.
Ainsi se développeront-ils dans l'esprit de droiture et de dignité humaine, dans la résolution et la
volonté de lutter et de persévérer. Ainsi apprendront-ils la persévérance en toutes choses, la volonté
de progresser, la grandeur d'âme et la détermination, la chasteté et la pureté de vie. Ainsi pourront-
ils mener à bien toutes leurs entreprises.
(95.4)
Que les mères se le disent: tout ce qui concerne l'éducation des enfants est de la plus haute
importance. Qu'elles déploient tout leur zèle en ce domaine car, quand le bourgeon est vert et
tendre, il peut prendre la forme que vous lui donnez.
(95.5)
Il incombe donc aux mères d'élever leurs enfants comme un jardinier entretient ses jeunes plantes.
Qu'elles s'emploient, nuit et jour, à inculquer à leurs enfants la foi et la certitude, la crainte de Dieu,
l'amour du Bien-Aimé des mondes et toutes les nobles qualités et vertus.
(95.6)
Chaque fois qu'une mère constate que son enfant se conduit bien, qu'elle lui fasse des éloges, qu'elle
l'applaudisse et réjouisse son coeur mais, si le moindre trait indésirable venait à se manifester,
qu'elle conseille l'enfant et le punisse, en utilisant des moyens fondés sur la raison et même, en cas
de nécessité, une légère réprimande verbale.
(95.7)
Il est toutefois inadmissible de frapper un enfant ou de l'humilier. En effet, enfant soumis à des
coups ou à des insultes aura un caractère totalement dénaturé.
Chapitre: 96. "Ô servantes du Miséricordieux! ..."
(96.1)
Ô servantes du Miséricordieux! Rendez grâces à l'Ancienne Beauté de vous avoir élevées et réunies
en ce siècle, le plus puissant de tous, en cet âge illuminé entre tous.
(96.2)
En remerciement d'une telle munificence, demeurez constantes et fermes dans l'Alliance et,
conformément aux préceptes de Dieu et à la Loi sacrée, nourrissez vos enfants, dès leur plus jeune
âge, au lait d'une éducation universelle;
(96.3)
élevez-les de telle manière que, dès leur entrée dans la vie, soit fermement ancré dans leur coeur et
leur plus intime nature un mode de vie en tous points conforme aux enseignements divins.
(96.4)
Les mères sont, en effet, les premiers éducateurs, les premiers guides de l'enfant; c'est d'elles, en
vérité, que dépendent le bonheur, la grandeur future, la noblesse de conduite, le savoir et le
jugement, la compréhension et la foi de leurs jeunes enfants.
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Chapitre: 97. "Certains piliers ont été établis ..."
(97.1)
Certains piliers ont été établis en tant que supports inébranlables de la Foi de Dieu.
(97.2)
Les plus puissants sont l'étude et l'utilisation de l'esprit, le développement de la conscience et la
connaissance intime des réalités de l'univers et des mystères de Dieu Tout-Puissant. Promouvoir la
connaissance est donc un devoir inéluctable imposé à chacun des amis de Dieu. Il incombe à cette
assemblée spirituelle, à cette divine assemblée, de déployer le plus grande zèle dans l'éducation des
enfants afin que, dès leur plus jeune âge, ils soient formés à se conduire en bahá’ís et à suivre les
voies de Dieu, qu'ils croissent et prospèrent, telles de jeunes plantes, dans les eaux limpides que
sont les conseils et exhortations de la Beauté Bénie.
Chapitre: 98. "En l'absence d'éducateur ..."
(98.1)
En l'absence d'éducateur, toutes les âmes demeureraient à l'état sauvage et, sans leur professeur, les
enfants ne seraient que d'ignorantes créatures.
(98.2)
C'est pourquoi, en ce cycle nouveau, l'éducation et la formation sont prescrites dans le Livre de
Dieu, non à titre volontaire mais obligatoire.
(98.3)
Ainsi est-il enjoint au père et à la mère, à titre de devoir, de déployer tous leurs efforts pour former
leur fille et leur fils, pour les nourrir aux mamelles du savoir et les élever dans l'intimité des
sciences et des arts.
(98.4)
S'ils faisaient preuve de négligence en ce domaine, ils seraient tenus pour responsables et
mériteraient des reproches en présence du Seigneur sévère.
Chapitre: 99. "Tu m'as écrit au sujet des enfants ..."
(99.1)
Tu m'as écrit au sujet des enfants. Ceux-ci doivent, dès leur plus jeune âge, recevoir une éducation
divine et être continuellement exhortés à commémorer leur Dieu. Que l'amour pour Dieu pénètre,
avec le lait maternel, au plus profond de leur être.
Chapitre: 100. "Je souhaite que ces enfants reçoivent ..."
(100.1)
Je souhaite que ces enfants reçoivent une éducation bahá’íe, afin qu'ils puissent progresser à la fois
ici-bas et dans le Royaume, et qu'ils réjouissent ton coeur.
(100.2)
Dans le futur, on assistera à une extrême dégénérescence des moeurs. Il est donc essentiel que les
enfants soient élevés selon les principes bahá’ís et qu'ainsi, ils puissent trouver le bonheur à la fois
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en ce monde et dans l'autre; sinon, ils seront assaillis d'afflictions et de désagréments, car le bonheur
humain est fondé sur un comportement spirituel.
Chapitre: 101. "Ô vous qui connaissez la paix de l'âme! ..."
(101.1)
Ô vous qui connaissez la paix de l'âme! Dans les textes divins du Plus Saint Livre ainsi que dans
d'autres tablettes, il est dit:
(101.2)
Il incombe au père et à la mère d'apprendre à leurs enfants à bien se conduire et à étudier; autrement
dit, l'étude doit atteindre le minimum requis pour qu'aucun enfant - garçon ou fille - ne demeure
illettré.
(101.3)
Si le père venait à faillir à son devoir, il devrait alors être contraint de faire face à ses responsabilités
et, s'il était incapable de s'y conformer, la Maison Universelle de Justice devrait prendre en main
l'éducation des enfants;
(101.4)
un enfant ne doit, en aucun cas, être privé d'éducation. C'est là un des commandements rigoureux et
inéluctables, dont la désobéissance provoquerait l'indignation courroucée de Dieu Tout-Puissant.
Chapitre: 102. "Ô compagnons véritables! ..."
(102.1)
Ô compagnons véritables! Toute l'humanité est semblable à des enfants à l'école, dont les
éducateurs prodigieux et sans pareils sont les aurores de lumière, les sources de révélation divine.
(102.2)
A l'école des réalités, ils éduquent ces fils et ces filles conformément aux enseignements de Dieu et
les élèvent dans un environnement de grâce, afin qu'ils puissent progresser dans tous les domaines,
manifester les dons et bénédictions du Seigneur, associer les perfections humaines, se distinguer
dans toutes les formes d'entreprises humaines - qu'elles soient extérieures ou intérieures, visibles ou
cachées, matérielles ou spirituelles -jusqu'à ce qu'ils fassent de ce monde mortel un gigantesque
miroir reflétant cet autre monde, qui ne meurt pas.
(102.3)
Ô vous, amis de Dieu! Parce qu'en cet âge, important entre tous, le Soleil de Vérité s'est levé à
l'apogée de l'équinoxe du printemps et a dardé ses rayons sur chaque contrée de la terre, Il
provoquera un tel tourbillon d'enthousiasme, dégagera de telles vibrations dans le monde de
l'existence, provoquera un tel essor, jaillira dans une telle gloire lumineuse, déversera, des nuages
de sa grâce, de telles prolifiques ondées, fera fourmiller les champs et les plaines d'une telle
diversité de plantes et de fleurs aux suaves senteurs, que cette terre, ici-bas, deviendra le royaume
d'Abha et ce bas monde, le monde d'En-Haut.
(102.4)
Alors cette parcelle de poussière sera comme le vaste cercle des cieux, cette humaine demeure
deviendra la cour du palais divin et cette tache de terre glaise, la source des faveurs infinies du
Seigneur des Seigneurs.
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(102.5)
C'est pourquoi, Ô bien-aimés de Dieu! Faites un immense effort afin que vous soyez vous-mêmes
les signes de ce progrès et de toutes ces confirmations, et que vous deveniez des foyers de
bénédictions de Dieu, des sources de la lumière de Son unicité, des promoteurs des bienfaits et des
grâces de la vie civilisée.
(102.6)
Soyez, dans ce pays, les pionniers des perfections humaines; propagez les diverses branches du
savoir, soyez actifs et progressistes dans le domaine des inventions et des arts.
(102.7)
Efforcez-vous de rectifier la conduite de vos semblables et cherchez à surpasser le monde entier sur
le plan du caractère et de la morale.
(102.8)
Alors que les enfants sont encore dans leur plus jeune âge, nourrissez-les à la mamelle de la grâce
céleste, élevez-les dans le berceau de toutes les excellences, dans le sein de toutes les générosités.
(102.9)
Accordez-leur l'avantage de connaître toute sorte de savoir utile. Qu'ils prennent part à la création
de chaque art nouveau, rare et prodigieux. Enseignez-leur le travail et l'effort, habituez-les aux
épreuves. Apprenez-leur à consacrer leurs vies aux affaires de grande importance, et encouragez-les
à entreprendre des études qui profiteront à l'humanité.
Chapitre: 103. "L'éducation et la formation des enfants ..."
(103.1)
L'éducation et la formation des enfants sont au nombre des actes les plus méritoires de l'humanité et
attirent les grâces et les faveurs du Très-Miséricordieux, car l'éducation est l'indispensable
fondement de toute excellence humaine et permet à l'homme de se frayer un chemin vers les
sommets de gloire éternelle.
(103.2)
Si un enfant est formé dès son plus jeune âge, il pourra, grâce aux soins affectueux du saint
Jardinier, boire à la source cristalline de l'esprit et de la connaissance, tel un jeune arbre parmi les
ruisseaux. Il recueillera assurément les brillants rayons du Soleil de Vérité et, par sa lumière et sa
chaleur, continuera à croître, éternellement frais et gracieux, dans le jardin de la vie.
(103.3)
Le guide doit donc aussi être un médecin; il doit, tout en instruisant l'enfant, remédier à ses défauts;
il doit lui inculquer le savoir et, en même temps, le former à acquérir une nature spirituelle. Que
l'éducateur soigne, tel un médecin, le caractère de l'enfant, et ainsi guérira-t-il les maux spirituels
des enfants des hommes.
(103.4)
Si l'humanité déploie tous ses efforts pour accomplir cette tâche essentielle, elle étincellera de mille
feux dans de nouvelles parures et projettera la plus belle des lumières; alors ce monde obscur sera
illuminé et cette terrestre demeure se transformera en paradis.
(103.5)
Les démons eux-mêmes deviendront des anges, les loups seront les bergers du troupeau et les
hordes de chiens sauvages, des gazelles paissant dans les plaines de l'unité: les bêtes enragées se
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rassembleront en paisibles troupeaux et les oiseaux de proie, aux serres aiguisées comme des
couteaux, deviendront des oiseaux au doux gazouillis.
(103.6)
L'intime réalité de l'homme est, en effet, une ligne de démarcation entre l'ombre et la lumière, un
lieu où se rejoignent les deux mers [voir : Coran 25.55 ; 35.13 ; 55.19-25 - voir aussi la prière pour le mariage
révélée par Abdu’l-Bahá qui commence ainsi: «Il est Dieu! Ô Seigneur sans pareil! En ta toute puissante sagesse, tu as
...»] . Elle occupe le point le plus bas de l'arc descendant [voir : «Les leçons de St. Jean d’Acre» pp.289-290,
des commentaires de ‘Abdu’l-Bahá sur l’arc ascendant et descendant] et, par conséquent, elle est capable
d'accéder à tous les stades supérieurs.
(103.7)
Elle peut, grâce à l'éducation, acquérir toutes les perfections mais, privée d'éducation, elle piétinera
au stade le plus bas de l'imperfection.
(103.8)
Chaque enfant est, en puissance, la lumière du monde et, dans le même temps, son obscurité; c'est
pourquoi le problème de l'éducation doit être considéré comme de première importance.
(103.9)
Dès son plus jeune âge, l'enfant doit être nourri aux mamelles de l'amour divin et dans la
connaissance de Dieu, afin qu'il puisse irradier la lumière, croître en spiritualité, être imprégné de
sagesse et de savoir, et acquérir les caractéristiques de la cohorte angélique.
(103.10)
Puisque vous avez été désigné pour accomplir cette tâche sacrée, vous devez déployer tous vos
efforts pour consolider la renommée de cette école à travers le monde et en faire une source
d'exaltation de la Parole du Seigneur.
Chapitre: 104. "Ô bien-aimés de Dieu et servantes ..."
(104.1)
Ô bien-aimés de Dieu et servantes du Miséricordieux! Un grand nombre d'érudits partagent
l'opinion selon laquelle la diversité des esprits et l'écart dans les degrés de perception sont dus à des
différences d'éducation, de formation et de culture.
(104.2)
Ainsi, selon eux, les esprits sont égaux à la naissance, mais la formation et l'éducation
détermineront des variations dans les facultés mentales et les niveaux intellectuels, ces variations
n'étant nullement inhérentes à la personnalité de chacun, mais résultant de l'éducation; aucun d'entre
nous ne posséderait une supériorité innée sur ses semblables ... .
(104.3)
De la même manière, les manifestations de Dieu s'accordent à penser que l'éducation exerce la plus
forte influence possible sur l'humanité. Elles affirment, toutefois, que les différences au niveau
intellectuel sont innées;
(104.4)
c'est là un fait évident, qu'il serait vain de discuter. Nous constatons, en effet, que des enfants de
même âge, de même nationalité, appartenant à la même race et - qui plus est - à la même famille, et
formés par le même éducateur, diffèrent pourtant quant à leur niveau de compréhension et
d'intelligence.
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(104.5)
L'un d'eux fera de rapides progrès; un autre ne sera instruit que graduellement et un autre encore
demeurera au stade inférieur. En effet, quelle que soit la manière dont vous polissez une coquille,
elle ne deviendra jamais une perle scintillante, et vous ne pourrez transformer un simple coquillage
en une pierre précieuse aux rayons purs illuminant le monde.
(104.6)
Jamais, grâce à la formation et à la culture, la coloquinte et l'arbre de Zaqqum [voir : Coran 37.60 - le
verset nous dit: « En vérité, l’arbre d’Ez-Zaqqúm sera la nourriture des pécheurs, elle bouillira dans leur ventre,
comme de l’eau brûlante »] ne se transformeront en arbre de la bénédiction [voir : Coran 24.35] .
(104.7)
En d'autres termes, l'éducation ne peut modifier la nature intime d'un être humain, mais elle exerce
une énorme influence sur lui et, grâce à ce pouvoir, elle peut révéler chez un individu toutes les
perfections et les capacités qu'il recèle en lui-même.
(104.8)
Un grain de blé, lorsqu'il est cultivé par le fermier, produira toute une récolte, et une semence, par
les soins du jardinier, se transformera en un arbre majestueux.
(104.9)
Grâce aux efforts affectionnés d'un enseignant, les enfants de l'école primaire peuvent parvenir aux
plus hauts degrés de la réussite; en vérité, ses bienfaits peuvent contribuer à élever un enfant de peu
d'importance à un trône sublime.
(104.10)
Il est donc clairement démontré que, de par leur nature essentielle, les esprits varient quant à leurs
capacités, tandis que l'éducation, elle aussi, joue un rôle important et exerce un effet déterminant sur
leur développement.
Chapitre: 105. "Quant à la différence existant entre ..."
(105.1)
Quant à la différence existant entre la civilisation matérielle qui prévaut actuellement et la
civilisation divine, qui sera l'un des bienfaits à attendre de la Maison de Justice, elle réside en ceci:
(105.2)
La civilisation matérielle, grâce au pouvoir de lois punitives et de mesures de représailles, dissuade
les hommes de commettre des actes criminels; or, tandis que prolifèrent des lois destinées à punir
les hommes et à exercer des représailles à leur encontre, il n'existe - comme vous pouvez le
constater - aucune loi visant à les récompenser.
(105.3)
Dans toutes les villes d'Europe et d'Amérique, de vastes bâtiments ont été édifiés pour servir de
prisons destinées aux criminels.
(105.4)
La civilisation divine, en revanche, forme chaque membre de la société de façon à ce que nul, à
l'exception d'une minorité négligeable, n'entreprenne de commettre un crime.
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(105.5)
Il existe donc une différence importante entre la prévention de la criminalité par des mesures de
violence et de rétorsion, et la méthode consistant à former les êtres, à les éclairer et à les
spiritualiser afin que, sans avoir à craindre de punitions ou de vengeances futures, ils évitent de
commettre tout acte criminel.
(105.6)
Ils en arriveront, en fait, à considérer la perpétration même d'un crime comme une profonde
disgrâce et, en elle-même, comme la plus sévère des punitions.
(105.7)
Ils deviendront épris de perfections humaines et consacreront leurs vies à tout ce qui apportera la
lumière au monde et pourra promouvoir les qualités qui sont recevables au seuil sacré de Dieu.
(105.8)
Voyez combien grande est la différence entre civilisation matérielle et civilisation divine. La
première cherche, par la force et par des punitions, à dissuader du mal à empêcher les hommes de
nuire à la société et de commettre des crimes.
(105.9)
Or, dans une civilisation divine l'individu est conditionné de telle manière que, sans avoir à craindre
de punitions, il évite de perpétrer des crimes, considère le crime lui-même comme le plus sévère des
tourments, et c'est avec joie et alacrité qu'il se met à acquérir les vertus du genre humain. à
promouvoir le progrès humain et à diffuser la lumière à travers le monde.
Chapitre: 106. "Parmi les plus nobles de tous les services ..."
(106.1)
Parmi les plus nobles de tous les services que peut rendre l'homme à Dieu le Tout-Puissant, il y a
l'éducation et la formation des enfants, ces jeunes plantes du paradis d'Abha.
(106.2)
Ces enfants pourront ainsi un jour, nourris par la grâce sur le chemin du salut et, telles des perles de
divine munificence dans la coquille de l'éducation, parer de leurs joyaux la couronne de gloire
éternelle.
(106.3)
Il est très malaisé, toutefois, d'entreprendre un tel service, et il est plus difficile encore d'y réussir.
J'espère que tu t'acquitteras correctement de cette tâche - la plus importante entre toutes, - que tu
remporteras la victoire et deviendras un symbole de la grâce munificente de Dieu; que ces enfants,
élevés dans le cadre des enseignements sacrés acquerront des caractères pareils aux douces brises
qui soufflent à travers les jardins du Très-Glorieux, et qu'ils répandront leurs fragrances de par le
monde.
Chapitre: 107. "L'espoir d'Abdu'l-Bahá est que ..."
(107.1)
L'espoir d'Abdu'l-Bahá est que ces jeunes âmes, étudiant dans la classe d'approfondissement de la
connaissance, seront surveillées par un éducateur qui les entraîne à aimer.
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(107.2)
Puissent-elles toutes, à travers les domaines de l'esprit, s'imprégner des mystères cachés de manière
que, dans le royaume du Très-Glorieux, chacune de ces âmes, tel un rossignol doué de parole,
proclame les secrets du céleste empire et, pareille à l'amant languissant, épanche son besoin ardent
et son extrême désir de rencontrer le Bien-Aimé.
Chapitre: 108. "Vous devez considérer l'acquisition d'un caractère ..."
(108.1)
Vous devez considérer l'acquisition d'un caractère noble comme une affaire de première
importance. Il incombe à chaque père et à chaque mère de conseiller leurs enfants pendant une
longue période, et de les orienter vers les qualités qui confèrent l'honneur éternel.
(108.2)
Encouragez-les, dès leur plus jeune âge. à prononcer des paroles de haute qualité afin que, dans
leurs moments de loisir, ils se mettent à converser en termes pertinents et efficaces, s'exprimant
avec éloquence et clarté.
Chapitre: 109. "Ô vous, bénéficiaires des faveurs de Dieu! ..."
(109.1)
Ô vous, bénéficiaires des faveurs de Dieu! Le fondement inébranlable, en cet âge nouveau et
prodigieux, est l'enseignement des sciences et des arts.
(109.2)
Chaque enfant doit être instruit dans les arts et métiers, conformément à des textes sacrés explicites,
et cela jusqu'au niveau souhaité. C'est la raison pour laquelle, dans chaque cité et dans chaque
village, doivent être créés des établissements scolaires, et chaque enfant de cette cité ou de ce
village doit entreprendre des études jusqu'au niveau nécessaire.
(109.3)
En conséquence, toute âme qui offrira son aide à la réalisation de ce but sera, assurément, accueillie
au seuil céleste et louée par l'assemblée divine.
(109.4)
Vous avez déployé de nombreux efforts pour atteindre ce but, important entre tous, j'espère donc
que vous récolterez votre récompense auprès du Seigneur aux marques et aux signes évidents, et
que les faveurs de la grâce céleste se tourneront vers vous.
Chapitre: 110. "A propos de l'organisation des écoles ..."
(110.1)
A propos de l'organisation des écoles: les enfants devraient, dans la mesure du possible, porter le
même genre de vêtement, même si le tissu en est varié. Il est préférable que le tissu, lui aussi, soit
uniforme mais, si cette dernière condition s'avère impraticable, il n'y a là aucun mal.
(110.2)
Les écoliers doivent être maintenus dans un état de parfaite propreté - une propreté irréprochable.
L'école doit être située en un lieu où l'air est léger et pur.
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(110.3)
Les enfants doivent être soigneusement éduqués à se montrer parfaitement courtois et bien élevés.
Ils doivent être constamment encouragés à atteindre tous les sommets des réalisations humaines;
ainsi, dès leur plus jeune âge, ils seront formés à poursuivre de nobles buts, à se conduire
correctement, à être chastes, purs et sans tache, et apprendront à faire preuve de détermination et de
fermeté d'intention en toutes choses.
(110.4)
Qu'ils évitent les plaisanteries et le badinage pour progresser sérieusement vers les buts qu'ils
poursuivent afin qu'en toutes circonstances, ils se montrent fermes et résolus.
(110.5)
La formation dans le domaine des moeurs et de la bonne conduite est beaucoup plus importante que
l'acquisition du savoir. Un enfant propre et net, d'aspect avenant, de bon caractère et bien élevé,
même s'il est ignorant, est préférable à un enfant grossier, malpropre, de mauvais caractère, et
pourtant déjà profondément versé dans les arts et les sciences.
(110.6)
Cela s'explique par le fait que l'enfant qui a une bonne conduite, même s'il est ignorant, est utile à
ses semblables alors qu'un enfant au mauvais caractère et mal élevé est corrompu et peut nuire à
autrui, même s'il a un très grand savoir.
(110.7)
Si, toutefois, l'enfant est formé à se montrer à la fois instruit et bien élevé, de lumineux
accomplissements en résulteront.
(110.8)
Les enfants sont pareils à une branche tendre et verte; ils grandiront dans la direction que vous leur
donnerez. Attachez le plus grand soin à leur inculquer de nobles idéaux et des buts élevés afin que,
parvenus à leur majorité, ils projettent leurs rayons sur le monde, telles de lumineuses lampes, et ne
soient pas souillés par les désirs et les passions à la manière des animaux, inattentifs et inconscients,
mais qu'ils mettent plutôt tout leur coeur à parvenir à l'honneur éternel et à acquérir toutes les
perfections du genre humain.
Chapitre: 111. "L'ignorance est la cause première des méfaits ..."
(111.1)
L'ignorance est la cause première des méfaits: c'est la raison pour laquelle nous devons nous tenir
fermement aux instruments de la perception et du savoir.
(111.2)
L'intégrité morale doit être enseignée. La lumière doit être propagée afin que, à l'école de
l'humanité, tous puissent acquérir les caractéristiques célestes de l'esprit et constater par eux-mêmes
que, sans nul doute, il n'est pas d'enfer plus terrifiant ni d'abîme plus ardent que de posséder un
tempérament mauvais et corrompu; qu'il n'est pas de fosse plus ténébreuse ni de tourment plus
abhorré que de manifester une nature condamnable.
(111.3)
Chaque individu doit recevoir une éducation d'un niveau tel qu'il aimerait mieux avoir la gorge
tranchée plutôt que de proférer un mensonge, et trouverait plus souhaitable d'être tué par une épée
ou transpercé par une lance plutôt que de se livrer à la calomnie ou de se laisser emporter par la
colère.
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(111.4)
Ainsi fera-t-on naître le sens de la dignité et de la fierté humaines, afin de consumer la moisson des
appétits charnels.
(111.5)
Alors chacun d'entre les bien-aimés de Dieu resplendira, telle une brillante lune, grâce à ses qualités
spirituelles, et les relations de chacun avec le seuil sacré du Seigneur ne seront pas illusoires mais
bien réelles et saines, comme sont réels non pas quelque embellissement ornant la façade, mais les
fondations mêmes de la construction.
(111.6)
En conséquence, l'école des enfants doit être un lieu d'ordre et de discipline extrêmes.
(111.7)
L'instruction doit être complète de sorte que les caractères puissent s'affiner et se rectifier. Ainsi,
dès le plus jeune âge, au tréfonds de l'être intime de chaque enfant, sera déposée la fondation divine
et érigée la structure de sainteté.
(111.8)
Sachez qu'instruire l'enfant, faire en sorte que son caractère s'affine et se rectifie, encourager l'enfant
et faire en sorte qu'il montre de l'enthousiasme, est une question de la plus haute importance, car tels
sont les principes de base édictés par Dieu.
(111.9)
Ainsi, si Dieu le veut, ces écoles spirituelles formeront des enfants aux esprits éclairés, parés de
toutes les plus nobles vertus du genre humain, et qui diffuseront leurs lumières non seulement à
travers la Perse, mais tout autour du globe.
(111.10)
Une fois le stade de la puberté franchi, il est extrêmement difficile d'enseigner un être et d'affiner
son caractère car, à ce stade - comme l'expérience l'a montré, - les plus grandes efforts visant à
modifier certains penchants s'avèrent vains. Peut-être l'adolescent fera-t-il au début quelques
progrès mais, au bout de quelques jours, il oubliera et s'en retournera à sa condition antérieure à ses
habitudes premières.
(111.11)
C'est donc lors de la prime enfance qu'une base solide doit être jetée. Tant que la branche est verte
et tendre, elle peut être aisément rectifiée.
(111.12)
Nous voulons dire par là que les qualités spirituelles constituent le fondement primordial et divin,
qu'elles sont la parure de l'essence réelle de l'homme, et que la connaissance est source de progrès
humain.
(111.13)
Les bien-aimés de Dieu doivent attacher une grande importance à ce problème et le résoudre avec
zèle et enthousiasme.
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Chapitre: 112. "Au sein de cette cause sacrée, le sort des orphelins ..."
(112.1)
Au sein de cette cause sacrée, le sort des orphelins est de la plus haute importance. La plus vive
considération doit être manifestée à l'égard des orphelins; ceux-ci doivent être instruits, formés et
éduqués.
(112.2)
Les enseignements de Bahá'u'llah doivent, en particulier, leur être dispensés par tous les moyens et
aussi longtemps que possible.
(112.3)
Je supplie Dieu que tu puisses devenir un parent bienveillant pour les enfants orphelins et que tu les
nourrisses des fragrances de l'Esprit Saint afin que, parvenus à la maturité, ils soient de fidèles
serviteurs de l'humanité et telles des lampes brillant au sein de la communauté humaine.
Chapitre: 113. "Ô servante de Dieu!... Les divins enseignements ..."
(113.1)
Ô servante de Dieu. Les divins enseignements et de judicieux conseils doivent être dispensés aux
mères; elles doivent être encouragées et incitées à former leurs enfants, car la mère est le premier
éducateur de l'enfant.
(113.2)
C'est elle qui, dès la naissance, allaite le nourrisson aux mamelles de la foi et de la loi de Dieu, afin
que l'amour divin puisse pénétrer en lui avec le lait maternel et demeurer avec lui jusqu'à son
dernier souffle.
(113.3)
Tant que la mère faillit à la formation de ses enfants, tant qu'elle ne leur inculque pas un mode de
vie approprié, l'éducation reçue ultérieurement ne produira pas son plein effet.
(113.4)
Il incombe aux assemblées spirituelles de fournir aux mères un programme bien structuré en vue de
l'éducation des enfants, leur montrant comment, dès son plus jeune âge, l'enfant doit être surveillé et
instruit. Ces instructions doivent être dispensées à toutes les mères afin qu'elles leur servent de
guide; ainsi, chaque mère formera et élèvera ses enfants conformément aux enseignements de
Bahá'u'llah.
(113.5)
Ainsi ces jeunes plantes du jardin de l'amour divin croîtront et fleuriront sous les chauds rayons du
Soleil de Vérité, animées par le souffle léger des brises printanières du ciel et guidées par la main
maternelle.
(113.6)
Ainsi, au paradis d'Abha, chacune d'elle deviendra un arbre portant ses fruits et chacune, en cette
saison nouvelle et prodigieuse, grâce aux générosités du printemps, sera parée de toutes les beautés
et de toutes les grâces.
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Chapitre: 114. "Ô vous, mères aimantes ..."
(114.1)
Ô vous, mères aimantes, sachez qu'aux yeux de Dieu, le meilleur moyen de L'adorer est d'éduquer
les enfants et de les former à acquérir toutes les perfections humaines; aucune action ne saurait être
plus noble que celle-là.
Chapitre: 115. "Ô vous deux, bien-aimées servantes de Dieu! ..."
(115.1)
Ô vous deux, bien-aimées servantes de Dieu! Quelles que soient les paroles que profère un homme,
il doit les confirmer par ses actes. S'il prétend être un croyant, qu'il agisse alors en conformité avec
les préceptes du royaume d'Abha.
(115.2)
Loué soit Dieu, vous avez prouvé par vos actes la vérité de vos paroles, et gagné les confirmations
du Seigneur Dieu.
(115.3)
Chaque jour, aux premières lueurs de l'aube, vous rassemblez les enfants bahá’ís et leur enseignez
les entretiens à coeur ouvert et les prières. C'est là un acte éminemment digne de louange, qui
réjouit le coeur des enfants: que, chaque matin, ils se tournent vers le royaume, qu'ils mentionnent
le Seigneur, exaltent son Nom et, de leur voix la plus douce, qu'ils chantent et récitent les versets
sacrés.
(115.4)
Ces enfants sont pareils à de jeunes plantes; leur enseigner les prières, c'est comme faire descendre
sur eux la pluie pour leur permettre de devenir doux et purs et que les brises suaves de l'amour de
Dieu soufflent sur eux les faisant tressaillir de joie. Le béatitude vous attend ainsi qu'un refuge plein
d'attrait.
Chapitre: 116. "Ô toi, fille du royaume! ..."
(116.1)
Ô toi, fille du royaume! J'ai bien reçu tes lettres dans lesquelles tu m'informes de l'ascension de ta
mère vers l'invisible royaume, te laissant dans la solitude. Ton désir est de servir ton père, qui t'est
cher, et aussi le royaume de Dieu, mais tu es perplexe, ne sachant vers laquelle de ces tâches tu
devrais te tourner. Engage-toi, assurément, à servir ton père et, chaque fois que tu en trouveras le
temps, répands également les divines fragrances.
Chapitre: 117. "Ô cher ami d'Abdu'l-Bahá! ..."
(117.1)
Ô cher ami d'Abdu'l-Bahá! Sois le fils de ton père et le fruit de cet arbre. Sois un fils né de son âme
et de son coeur, pas seulement de l'eau et de l'argile. Un fils véritable, c'est celui qui est issu de la
partie spirituelle de l'homme.
(117.2)
Je prie Dieu que tu puisses être, à tout moment, confirmé et affermi.
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Chapitre: 118. "Ô vous, jeunes enfants bahá’ís ..."
(118.1)
Ô vous, jeunes enfants bahá’ís, vous qui cherchez la compréhension et la connaissance véritables!
(118.2)
De nombreux aspects permettent de distinguer un être humain d'un animal. C'est, en premier lieu, le
fait que l'homme est créé à l'image de Dieu, qu'il ressemble à la Lumière céleste; comme Dieu le dit
dans la Tora: "Faisons l'homme à notre image, à notre ressemblance".
(118.3)
Cette image divine témoigne de toutes les qualités de perfection dont les lumières, émanant du
Soleil de Vérité, éclairent les réalités humaines et figurent parmi les attributs d'excellence résidant
au coeur de la sagesse et de la connaissance.
(118.4)
C'est pourquoi vous devez faire un immense effort, lutter nuit et jour, sans trêve et sans repos, pour
acquérir une part abondante de toutes les sciences et de tous les arts, afin que l'image divine, qui
brille au Soleil de Vérité, illumine le miroir des coeurs des hommes.
(118.5)
C'est le désir ardent d'Abdu'l-Bahá que chacun d'entre vous soit considéré comme le plus éminent
des professeurs au sein des académies et qu'à l'école des significations spirituelles, chacun devienne
un guide en matière de sagesse.
Chapitre: 119. "Il incombe aux enfants bahá’ís ..."
(119.1)
Il incombe aux enfants bahá’ís de surpasser les autres enfants dans l'acquisition des sciences et des
arts, car ils ont été bercés dans la grâce de Dieu. Ce que d'autres apprennent en une année, que les
enfants bahá’ís l'apprennent en un mois.
(119.2)
Le coeur d'Abdu'l-Bahá languit, en son amour, de constater que tous les jeunes bahá’í, sans
exception, sont connus de par le monde pour leurs réalisations sur le plan intellectuel. Il est hors de
doute qu'ils déploieront tous leurs efforts, leur énergie et leur sens de l'honneur, afin d'assimiler les
sciences et les arts.
Chapitre: 120. "Ô mes chers enfants! ..."
(120.1)
Ô mes chers enfants! Votre lettre m'est bien parvenue. La nouvelle qu'elle m'apporte m'a rempli
d'une joie telle que je ne saurais la décrire ni en paroles ni par écrit;
(120.2)
ainsi, grâce à Dieu, le pouvoir du royaume de Dieu a formé des enfants qui, dès leur plus jeune âge,
souhaitent vivement recevoir une éducation bahá’íe afin de pouvoir, dès l'enfance, servir l'humanité.
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(120.3)
Mon souhait et mon désir les plus ardents, c'est que vous, qui êtes mes enfants, soyez éduqués
conformément aux enseignements de Bahá'u'llah, et que vous receviez une formation bahá’íe;
(120.4)
que chacun d'entre vous devienne une lampe allumée dans le monde des hommes, qu'il se consacre
au service de toute l'humanité, abandonnant ses loisirs et son confort, afin qu'il devienne source de
quiétude pour le monde de la création.
(120.5)
Tel est l'espoir que je formule pour vous, et j'ai confiance que vous deviendrez la cause de ma joie
et de mon allégresse dans le royaume de Dieu.
Chapitre: 121. "Ô toi qui n'as que peu d'années ..."
(121.1)
Ô toi qui n'as que peu d'années, mais de nombreux dons d'intelligence! Combien d'enfants, malgré
leur jeune âge, ont un jugement mûr et sain!
(121.2)
Et, à l'inverse, combien de personnes âgées sont ignorantes et ont l'esprit confus! C'est qu'en effet la
croissance et le développement dépendent de nos pouvoirs de compréhension et de raisonnement, et
non de notre âge.
(121.3)
Bien que tu sois encore à l'âge de l'enfance, tu as pourtant reconnu ton Seigneur, alors que des
multitudes de femmes Le tiennent dans l'oubli, sont écartées de son céleste Royaume et privées de
ses bienfaits.
(121.4)
Rends grâce à ton Seigneur de ce merveilleux don qu'il t'a octroyé. Je prie Dieu de guérir ta mère,
qui est honorée dans le royaume des cieux.
Chapitre: 122. "Je voudrais répondre à ta question ..."
(122.1)
Je voudrais répondre à ta question concernant l'éducation des enfants:
(122.2)
il t'appartient de les nourrir aux mamelles de l'amour de Dieu et de les encourager vers les choses de
l'esprit, afin qu'ils tournent leur visage vers Dieu, que leur attitude soit conforme aux règles de
bonne conduite et que leur réputation soit sans égale;
(122.3)
qu'ils fassent leur toutes les grâces et les louables qualités de l'humanité; qu'ils acquièrent une solide
connaissance des diverses branches du savoir afin que, dès la prime enfance, ils deviennent des
êtres spirituels, des habitants du Royaume, épris des suaves brises de sainteté, et qu'ils reçoivent une
éducation religieuse, spirituelle, celle qui procède du céleste empire. En vérité, je prierai Dieu de
leur accorder la réussite dans leur entreprise.
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Chapitre: 123. "Ô toi qui poses ton regard sur le royaume de Dieu! ..."
(123.1)
Ô toi qui poses ton regard sur le royaume de Dieu! Ta lettre m'est parvenue et je note que tu as
entrepris d'enseigner les enfants des croyants, que ces tendres petits ont appris les Paroles Cachées,
les prières et ce que cela signifie, être bahá’í.
(123.2)
L'instruction dispensée à ces enfants, c'est comme le labeur d'un jardinier dévoué, qui soigne ses
jeunes plantes dans les prés fleuris du Très-Glorieux.
(123.3)
Il ne fait aucun doute que son action produira les résultats souhaités; ceci est vrai, en particulier, de
l'instruction relative aux obligations et au comportement des bahá’ís, car les jeunes enfants doivent
être avertis, en leur âme et en leur coeur, que "bahá’í" n'est pas simplement un nom, mais une
vérité.
(123.4)
Chaque enfant doit être formé aux choses de l'esprit, afin qu'il incarne toutes les vertus et devienne
une source de gloire pour la Cause de Dieu; sinon, le simple mot "bahá’í," s'il ne porte pas ses
fruits, demeurera stérile.
(123.5)
Efforce-toi donc, au mieux de tes capacités, de faire comprendre à ces enfants qu'un bahá’í, c'est un
être qui incarne toutes les perfections, qui doit briller tel un cierge allumé, et non demeurer dans
l'obscurité tout en portant le nom de bahá’í.
(123.6)
Confère à cette école le nom de "bahá’í Sunday School" (école bahá’íe du dimanche) [nota : classe
d’enfants bahá’ís à Kenosha, dans le Wisconsin]
Chapitre: 124. "L'école du dimanche ..."
(124.1)
L'école du dimanche, où sont récités les tablettes et les enseignements de Bahá'u'llah ainsi que la
parole de Dieu est, en vérité, une institution bénie. Tu dois, certes, poursuivre sans relâche cette
activité organisée et y attacher toute l'importance qu'elle mérite, afin qu'elle se développe jour après
jour, encouragée par le souffle du Saint Esprit. Si cette activité est organisée de manière efficace,
sois assuré qu'elle donnera de magnifiques résultats.
(124.2)
De la fermeté et de la constance sont toutefois nécessaires, faute de quoi cette oeuvre se poursuivra
quelque temps encore, puis elle tombera progressivement dans l'oubli. La persévérance est une
condition essentielle.
(124.3)
Dans la réalisation de chaque projet, constance et fermeté conduiront, sans nul doute, à l'obtention
de résultats satisfaisants; sinon, le projet sera interrompu après quelques jours.
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Chapitre: 125. "Les enseignants ne devraient pas être ..."
(125.1)
Les enseignants ne devraient pas être trop fréquemment changés et leur remplacement trop
longtemps différé; il est préférable d'user de modération.
(125.2)
Il n'est pas souhaitable que vous teniez vos réunions à l'heure où d'autres églises célèbrent leurs
cultes; une telle pratique conduirait à une aliénation puisque les enfants bahá’ís, qui suivent leur
propre enseignement religieux du dimanche, s'en trouveraient privés s'ils tentaient de fréquenter
d'autres écoles dominicales.
(125.3)
En outre, l'admission d'enfants dont les parents ne sont pas bahá’ís à l'école pour enfants bahá’ís
peut être autorisée.
(125.4)
Et si, dans cette école, sont enseignés aux enfants les principes fondamentaux qui sont à la base...de
toutes les religions, il ne peut y avoir là aucun mal.
(125.5)
Vu le nombre restreint des enfants bahá’ís, il est impossible d'organiser plusieurs classes et,
naturellement, une seule suffit. Quant à la dernière question concernant les différences qui séparent
les enfants, agissez comme vous le jugez souhaitable.
Chapitre: 126. "J'ai bien reçu ta lettre. Dieu soit loué ..."
(126.1)
J'ai bien reçu ta lettre. Dieu soit loué, elle m'apporte de bonnes nouvelles de ta santé et de ta
sécurité, et m'apprend que tu t'apprêtes à entrer dans une école d'agronomie. C'est là une formation
qui te convient parfaitement.
(126.2)
Efforce-toi, autant que tu le peux, de bien posséder la science de l'agriculture car, selon les divins
enseignements, l'acquisition des sciences et le perfectionnement des arts sont considérés comme des
actes d'adoration.
(126.3)
Lorsqu'un homme entreprend, de toute son énergie, l'acquisition d'une science ou le
perfectionnement d'un art, c'est comme s'il adorait Dieu dans ses églises et ses temples.
(126.4)
Ainsi, lorsque tu entres dans une école d'agronomie et que tu t'efforces d'acquérir la connaissance de
cette branche de la science, tu accomplis, nuit et jour, des actes d'adoration - actes qui sont agréés
au seuil du Tout-Puissant.
(126.5)
Or qu'y a-t-il de plus grand, dans la munificence, que de considérer la science comme un acte
d'adoration et l'art comme un service à l'égard du royaume de Dieu?
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Chapitre: 127. "Ô toi, serviteur du seul vrai Dieu! ..."
(127.1)
Ô toi, serviteur du seul vrai Dieu! Dans cette dispensation universelle, les talents prodigieux que
déploient les hommes sont reconnus comme des actes d'adoration de la Beauté resplendissante.
Quelle munificence et quelle bénédiction que les oeuvres des hommes soient considérées comme
des actes d'adoration!
(127.2)
On croyait, dans le passé, que ces talents indiquaient l'ignorance, sinon une disgrâce empêchant
l'homme de se rapprocher de Dieu. Considère à présent combien ses bienfaits infinis et ses
abondantes faveurs ont transformé les feux de l'enfer en un paradis de béatitude et ont fait, d'un tas
de poussière obscure, un lumineux jardin.
(127.3)
Il incombe aux artisans du monde d'offrir à chaque instant, au seuil sacré, de multiples marques de
gratitude, et de vouer tous leurs efforts et leur application à l'exercice de leur profession, afin que
ces efforts donnent naissance à une oeuvre qui, aux yeux de tous les hommes, manifestera la plus
grande beauté et la perfection même.
Chapitre: 128. "J'ai bien reçu ta lettre, et j'espère que ..."
(128.1)
J'ai bien reçu ta lettre, et j'espère que tu seras protégé et assisté par la providence du vrai Dieu, que
tu seras toujours occupé à faire mention de ton Seigneur et t'efforceras de mener à bien la tâche qui
est la tienne sur le plan professionnel.
(128.2)
Tu dois déployer de grands efforts, afin que tes réalisations professionnelles ne puissent être égalées
et que tu acquières la renommée dans ces régions, car le fait d'atteindre la perfection dans son
métier, en cet âge de miséricorde, est considéré comme un acte d'adoration envers Dieu et, tout en
exerçant ta profession, tu peux te souvenir du vrai Dieu.
Chapitre: 129. "Ô amis du Dieu pur et omnipotent! ..."
(129.1)
Ô amis du Dieu pur et omnipotent! Être pur et saint en toutes choses est un attribut de l'âme
consacrée et une caractéristique nécessaire de l'esprit non asservi.
(129.2)
La plus haute perfection est d'être sans tache et de se libérer de chacun de ses défauts. Une fois
nettoyé et purifié à tous égards, on devient alors un foyer reflétant la lumière manifeste.
(129.3)
Ce qui compte en premier, dans le comportement d'un être humain, c'est la pureté, la propreté et
l'indépendance de l'esprit. D'abord, le lit du cours d'eau doit être nettoyé et, ensuite, les eaux douces
des rivières pourront y pénétrer.
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(129.4)
Les yeux chastes jouissent de la vision béatifique du Seigneur et savent ce que signifie cette
rencontre; une conscience pure inhale les fragrances qui soufflent des roseraies de sa Grâce; un
coeur poli comme un miroir reflétera la face avenante de la vérité.
(129.5)
C'est pourquoi, dans les Saintes Ecritures, les conseils célestes sont comparés à l'eau. En effet,
comme le dit le Coran: « Et nous faisons descendre du ciel de l'eau pure » [voir : Coran 25.50], et
l'Evangile: « Sauf s'il est baptisé de l'eau et de l'esprit, un homme ne peut entrer dans le royaume de
Dieu ».
(129.6)
Ainsi est-il clair que les enseignements émanant de Dieu [voir : Jean 3.5] sont des flots célestes
déversant la grâce; ce sont des ondées de miséricorde divine, qui purifient le coeur humain.
(129.7)
Ce que je veux dire, c'est que, sous tous les aspects de la vie, la pureté et la sainteté, la propreté et la
netteté, exaltent la condition humaine et favorisent le développement de la réalité intime de
l'homme.
(129.8)
Même dans le monde matériel, la propreté incite à la spiritualité - comme il est dit clairement dans
les écrits sacrés - et la propreté corporelle, bien qu'elle soit une chose d'ordre physique, exerce
néanmoins une puissante influence sur la vie de l'esprit.
(129.9)
Elle est pareille à une voix merveilleusement douce ou à une mélodie: même si les sons ne sont que
vibrations dans l'air affectant le nerf acoustique et que ces vibrations ne sont elles-mêmes que des
phénomènes fortuits transportés à travers l'atmosphère, voyez comme, malgré tout, elles nous
remuent le coeur. Une belle mélodie, ce sont des ailes pour l'esprit, et l'âme en tressaille de joie.
(129.10)
Ainsi, la propreté physique exerce également une action sur l'âme humaine.
(129.11)
Voyez combien la propreté est agréable aux yeux de Dieu et combien les prophètes le soulignent
dans leurs Saints Livres; les Ecritures, en effet, interdisent de manger des aliments impurs ou de se
servir d'objets sales.
(129.12)
Certaines de ces interdictions revêtaient un caractère absolu, applicable à tous, et quiconque
transgressait la Loi était abhorré de Dieu et frappé d'anathème par les croyants. Il en était ainsi, par
exemple, des choses catégoriquement interdites et dont la perpétration était considérée comme un
très grave péché; certaines de ces actions étaient si répugnantes qu'il est même honteux de les
nommer.
(129.13)
Il est cependant d'autres choses interdites qui ne sont pas immédiatement nuisibles et dont les effets
nocifs ne s'exercent que progressivement; le Seigneur répugne également à de tels actes, qui sont
condamnables à ses yeux.
(129.14)
Or, l'illégalité absolue de ces actes n'a toutefois pas été expressément formulée dans le texte sacré,
mais il est nécessaire de les éviter afin de demeurer dans la pureté et la propreté, de préserver sa
santé et d'être libéré de toute forme d'accoutumance.
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(129.15)
Parmi ces actes figure la consommation du tabac, une pratique sale, nauséabonde et nuisible; - une
habitude pernicieuse, et tous commencent à en percevoir la nocivité.
(129.16)
Il a été établi par tous les médecins qualifiés - et des expériences ont démontré - que l'un des
composants du tabac est un poison mortel et que le fumeur est exposé à de nombreuses maladies
diverses. C'est pourquoi l'usage du tabac a été clairement considéré comme une habitude répugnante
sur le plan de l'hygiène.
(129.17)
Le Báb, à l'orée de sa mission, formula explicitement l'interdiction du tabac et tous les amis, sans
exception, cessèrent alors de fumer.
(129.18)
Or, à cette époque, comme il était permis de dissimuler ses convictions et que toute personne
s'abstenant de fumer était exposée aux persécutions et même à la mort, les amis fumaient afin de ne
pas attirer l'attention sur leurs croyances.
(129.19)
Plus tard fut révélé le Kitab-i-Aqdas (Livre le plus Saint) et, comme l'usage du tabac n'y était pas
spécifiquement prohibé, les croyants n'abandonnèrent point cette habitude.
(129.20)
La Beauté Bénie, cependant, exprima toujours sa répugnance à cet égard et si, dans les premiers
temps, il eut des raisons de fumer modérément, il y renonça totalement par la suite, et les âmes
sanctifies qui suivaient son exemple en toutes choses abandonnèrent également l'usage du tabac.
(129.21)
En d'autres termes, fumer du tabac est, aux yeux de Dieu, un acte répugnant, abhorré et, même si la
nocivité en est progressive, il est extrêmement néfaste pour la santé de l'homme. C'est aussi une
perte de temps et d'argent, qui fait du fumeur la proie d'une habitude malsaine.
(129.22)
Tous ceux qui demeurent fermes dans l'Alliance, condamnent donc cette habitude à la fois par
raisonnement et par expérience; le fait d'y renoncer apportera paix et sérénité à l'esprit de tous les
hommes, leur permettant en outre de garder l'haleine fraîche, les doigts non maculés et les cheveux
sans relent nauséabonde et répugnant.
(129.23)
En recevant cette missive, les amis décideront certainement, par tous les moyens, d'abandonner
cette habitude pernicieuse - même si cela doit prendre un certain temps. Tel est mon espoir.
(129.24)
Quant à l'opium, c'est une drogue abominable et maudite. Que Dieu nous protège du châtiment qu'il
inflige au fumeur d'opium!
(129.25)
Conformément au texte explicite du Livre le plus Saint, l'opium est interdit et sa consommation est
totalement condamnée.
(129.26)
La raison même démontre que fumer de l'opium est un acte d'insanité, et l'expérience atteste que le
fumeur d'opium est totalement coupé du royaume des hommes.
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(129.27)
Que Dieu nous protège tous contre la perpétration d'un acte aussi hideux, qui met en ruine la
fondation même de ce qu'est un être humain et condamne le drogué à la dépossession éternelle, car
l'opium s'attache à l'âme de sorte que la conscience s'éteint, que l'esprit s'efface et que les
perceptions s'émoussent.
(129.28)
L'opium transforme l'être vivant en une créature de mort; il détruit la chaleur naturelle. On ne
saurait imaginer malheur plus grand que celui qu'inflige l'opium. Heureux ceux qui jamais n'en
profèrent le nom; alors, songez combien misérable est celui qui en fait usage!
(129.29)
Ô vous, amoureux de Dieu! En ce cycle, qui est celui de Dieu Tout-Puissant, la violence et la force,
la contrainte et l'oppression sont condamnées sans exception. Il est toutefois indispensable que la
consommation de l'opium soit évitée par tous les moyens disponibles, afin que la race humaine
puisse être délivrée de ce fléau entre les fléaux. Si ce n'est pas le cas, malheur à quiconque faillit à
son devoir envers son Seigneur.
(129.30)
Ô divine Providence! [voir : Coran 39.57] Accorde, en toutes choses, pureté et propreté aux adeptes de
Bahá! Fais qu'ils soient délivrés de toute souillure et de toute accoutumance à la drogue. Empêche-
les de commettre un acte répugnant, libère-les des chaînes que leur infligent les habitudes
condamnables, afin qu'ils puissent vivre purs et libres, sains et nets, dignes de servir à ton Seuil
sacré et prêts à être rattachés à leur Seigneur.
(129.31)
Délivre-les de l'usage des boissons alcoolisées et du tabac, sauve-les de cet opium qui conduit à la
folie, fais qu'ils jouissent des suaves arômes de sainteté, qu'ils s'abreuvent à la coupe mystique de
l'amour céleste et qu'ils connaissent le ravissement de s'approcher toujours davantage du royaume
du Très-Glorieux,
(129.32)
car Tu as dit: "Tout ce que tu possèdes dans ton cellier n'apaisera pas la soif de mon amour -
apporte-moi, Ô échanson, une coupe pleine comme la mer du vin de l'esprit!"
(129.33)
Ô vous, bien-aimés de Dieu! L'expérience a montré à quel point l'abandon du tabac, des boissons
alcoolisées et de l'opium contribue à redonner santé et vigueur, vivacité d'esprit et force corporelle.
(129.34)
Il existe aujourd'hui une communauté qui évite rigoureusement l'usage du tabac, de l'alcool et de
l'opium; or, cette communauté est - de très loin - supérieure aux autres sur le plan de la force et du
courage physique, de la santé, de la beauté et de l'attrait.
(129.35)
Un seul de ces hommes peut résister à dix hommes d'une autre tribu, et ceci a été prouvé pour la
communauté tout entière, c'est-à-dire que chaque individu de cette communauté est, à tous égards,
supérieur aux individus d'autres communautés. [nota : les sikhs]
(129.36)
Ainsi, faites un puissant effort afin que la pureté et la sainteté - qui sont, par-dessus tout, chéries par
Abdu'l-Bahá - distinguent le peuple de Bahá:
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(129.37)
que, dans chaque genre de perfection, le peuple de Dieu surpasse tous les autres humains; que, par
leur aspect et dans leur être intime, ils s'avèrent supérieurs à tout le reste; que, sur le plan de la
pureté, du raffinement et de la préservation de la santé, ils soient des pionniers, à l'avant-garde de
ceux qui savent et, par leur délivrance de toute forme d'esclavage, par leur connaissance, leur
maîtrise de soi, qu'ils soient les premiers parmi les êtres purs, libres et sages.
Chapitre: 130. "Ô toi, médecin distingué! ..."
(130.1)
Ô toi, médecin distingué!... Grâce à Dieu, tu possèdes deux pouvoirs : l'un d'entreprendre la
guérison physique et l'autre, d'apporter la guérison spirituelle.
(130.2)
Tout ce qui se rapporte à l'esprit de l'homme exerce un puissant effet sur sa condition physique.
(130.3)
Ainsi, par exemple, tu devrais rendre ton patient heureux, lui apporter réconfort et joie, extase et
exultation. Très souvent il s’est fait qu’un prompt rétablissement en a résulté. Ainsi, pour traiter les
malades, utilise tes deux pouvoirs.
(130.4)
La sensibilité spirituelle exerce un effet surprenant sur la guérison des affections nerveuses.
Chapitre: 131. "Lorsque tu appliques un traitement médical ..."
(131.1)
Lorsque tu appliques un traitement médical, tourne-toi vers la Beauté Bénie et, ensuite, écoute la
voix de ton coeur.
(131.2)
Traite les malades par la joie céleste et l'exultation spirituelle; soigne les grands affligés en leur
transmettant la bonne nouvelle et guéris les blessés grâce à Ses éclatants bienfaits.
(131.3)
Lorsque tu te trouves au chevet d'un patient, réjouis son coeur et conquiers son esprit à l'aide du
pouvoir céleste. En vérité, un tel souffle divin reforme tout os réduit en poussière et revivifie l'esprit
de chaque créature souffrante.
Chapitre: 132. "Bien que la maladie soit l'une des conditions ..."
(132.1)
Bien que la maladie soit l'une des conditions inéluctables de l'homme, elle est, certes, pénible à
supporter. Une bonne santé est le plus précieux de tous les dons.
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Chapitre: 133. "Il existe deux moyens de guérir les malades ..."
(133.1)
Il existe deux moyens de guérir les malades : le moyen matériel et le moyen spirituel. Le premier
est celui du traitement médical: le second consiste en des prières offertes à Dieu par les êtres
spirituels, qui se tournent vers Lui. Les deux moyens doivent être utilisés et mis en pratique.
(133.2)
Les maladies dues à des causes d'ordre physique doivent être traitées par des médecins à l'aide de
remèdes médicaux; celles qui sont dues à des causes d'ordre spirituel disparaissent à l'aide de
moyens spirituels.
(133.3)
Ainsi une maladie causée par l'affliction, la crainte ou des impressions nerveuses, sera plus
efficacement guérie par un traitement spirituel plutôt que physique.
(133.4)
C'est pourquoi ces deux formes de traitement doivent être appliquées; elles ne sont nullement
contradictoires. Tu devrais donc également accepter des remèdes physiques, dans la mesure où ces
derniers procèdent, eux aussi, de la miséricorde et de la faveur divines, car Dieu a révélé et rendu
manifeste la science médicale afin que ses serviteurs puissent bénéficier également de ce genre de
traitement. Tu devrais attacher une attention égale aux traitements d'ordre spirituel, car ils
produisent de merveilleux effets.
(133.5)
A présent, si tu désires connaître le vrai remède qui guérira l'homme de toute forme de maladie et
lui apportera la santé du divin royaume, sache que ce sont les préceptes et enseignements de Dieu.
Concentre donc sur eux toute ton attention.
Chapitre: 134. "Ô toi qui es attiré vers les fragrantes brises de Dieu! ..."
(134.1)
Ô toi qui es attiré vers les fragrantes brises de Dieu! J'ai pris connaissance de ta lettre adressée à
Mme Lua Getsinger. Tu as, certes, examiné avec grande soin les raisons pour lesquelles la maladie
s'empare du corps humain.
(134.2)
Il est certain que les péchés constituent une cause potentielle des affections physiques. Si l'humanité
était délivrée des souillures du péché et de l'erreur, si elle vivait conformément à un équilibre
naturel, inné, sans aboutir là où la conduisent ses passions, il est indéniable que les maladies
auraient cessé de prospérer et ne présenteraient plus une aussi grande diversité.
(134.3)
L'homme a toutefois continué, dans sa perversité, à satisfaire ses appétits lubriques, et ne se
contente pas de nourritures simples. Il a plutôt préparé pour lui-même des aliments composés de
nombreux ingrédients, de substances se différenciant l'une de l'autre.
(134.4)
Ainsi, et par la perpétration d'actes vils et ignobles, son attention s'est trouvée accaparée, et il a
abandonné la tempérance et la modération d'un mode de vie naturel, ce qui a eu pour conséquence
l'apparition de maladies aussi violentes que diverses.
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(134.5)
Le corps de l'animal est composé des mêmes éléments que celui de l'homme. Étant donné, toutefois,
que l'animal se contente de nourritures simples et ne s'efforce aucunement de donner libre cours à
ses désirs inopportuns, et qu'il ne commet pas de péchés, ses maladies sont moins nombreuses que
celles de l'homme.
(134.6)
Nous voyons donc clairement combien le péché et l'accoutumance constituent de puissants facteurs
pathogènes. Et une fois créées, ces maladies se compliquent, se multiplient et se transmettent aux
autres individus. Telles sont les causes spirituelles, intimes, de la maladie.
(134.7)
Le facteur externe, physique, qui est à l'origine de la maladie, c'est une rupture de l'équilibre qui
régnait jusque-là entre les divers éléments dont est composé le corps humain.
(134.8)
Pour illustrer cette assertion, disons que le corps de l'homme est constitué de nombreuses
substances - chacune présente à raison de la quantité prescrite et contribuant à l'équilibre essentiel
de l'ensemble.
(134.9)
Aussi longtemps que ces éléments constituants conservent leur proportion exacte, conformément à
l'équilibre naturel global - c'est-à-dire tant qu'aucun des divers composants ne subit d'altération dans
son volume et son équilibre proportionnel, - il n'existe aucune raison d'ordre physique à l'apparition
de la maladie.
(134.10)
Prenons un exemple : l'amidon doit être présent dans le corps humain, pour une quantité
déterminée, et c'est également le cas pour le sucre. Tant que chacune de ces substances conserve sa
proportion naturelle par rapport à l'ensemble, il n'y aura pas de motif au déclenchement d'un état
pathologique.
(134.11)
Lorsque, toutefois, ces éléments constituants varient quant à leurs quantités et leurs proportions
respectives - c'est-à-dire lorsqu'ils s'accroissent ou se réduisent, - il est certain qu'il devra en résulter
une infiltration de la maladie.
(134.12)
Or ce problème mérite d'être étudié avec la plus grande attention.
(134.13)
Le Báb a dit que les adeptes de Bahá doivent développer la science médicale pour atteindre un
niveau si élevé qu'ils .seront capables de guérir les maladies par l'alimentation.
(134.14)
La raison fondamentale en est que, s'il doit se produire un déséquilibre dans l'une des substances
composant le corps humain, altérant sa proportion correcte par rapport à l'ensemble, ce fait aura
inéluctablement pour résultat l'apparition de la maladie. Si, par exemple, le taux d'amidon s'accroît
ou que le taux de glucose (le sucre) diminue à l'excès, la maladie aura le dessus.
(134.15)
C'est la tâche d'un médecin averti de déterminer lequel des éléments constitutifs du corps de son
patient a subi une diminution et lequel, en revanche, a été l'objet d'une augmentation. Une fois qu'il
a pu établir ces données, il doit prescrire une alimentation contenant, en quantités notables,
l'élément qui fait défaut, afin de restaurer l'équilibre essentiel du corps.
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(134.16)
Le malade sera délivré de la maladie lorsque sa constitution aura retrouvé son équilibre.
(134.17)
La preuve en est que, si les autres animaux n'ont jamais étudié la science médicale ni effectué de
recherches sur les maladies ou les remèdes, les traitements ou les cures, pourtant, lorsque l'un d'eux
devient la proie de la maladie, la nature le guide, à travers les champs ou les endroits déserts, vers la
plante même qui, une fois consommée par l'animal, le délivrera de sa maladie.
(134.18)
A titre d'explication, disons que si, par exemple, le taux de glucose a diminué chez un animal, ce
dernier recherche, selon une loi naturelle, une plante riche en sucre. Alors, par ce besoin naturel
qu'est l'appétit, l'animal découvrira et consommera, parmi mille espèces différentes, la plante qui
contient en grandes quantités un élément glucidique. Ainsi se trouve rétabli l'équilibre essentiel des
substances composant son corps, et l'animal est délivré de la maladie.
(134.19)
Ce problème mérite d'être examiné avec la plus grande attention. Lorsque d'éminents médecins
l'étudieront de manière approfondie, avec persévérance, il deviendra évident que l'apparition de la
maladie est due à une altération des proportions respectives des diverses substances composant le
corps, que le traitement consiste à ajuster ces quantités relatives et, enfin, que ce traitement peut être
appliqué au niveau de l'alimentation.
(134.20)
Il est certain qu'en cet âge nouveau et prodigieux, le développement de la science médicale
permettra aux praticiens de guérir leurs malades à l'aide de produits alimentaires.
(134.21)
Les cinq sens de la vue, de l'ouïe, du goût, de l'odorat et du toucher sont tous des facultés
discriminatives ayant pour but de distinguer les éléments bénéfiques de ceux qui sont nuisibles.
(134.22)
Ainsi est-il possible que le sens humain de l'odorat, qui différencie les odeurs, identifie une odeur
comme répugnante alors même que cette odeur est bénéfique au corps humain? Ce serait absurde!
C'est impossible!
(134.23)
De même, le corps humain pourrait-il, grâce à son sens de la vue - le sens qui différencie les choses
visibles - tirer profit de la vue d'une masse d'excréments repoussante? Jamais!
(134.24)
Ainsi encore, lorsque le sens du goût - une faculté qui permet de choisir et de rejeter - est repoussé
par quelque chose, cette chose n'est certainement pas bénéfique et si, au début, elle peut présenter
quelque avantage, à la longue sa nocivité sera démontrée.
(134.25)
De la même manière, lorsque la constitution d'un être est en équilibre, il ne fait aucun doute que
tout ce qu'il mange de bon appétit sera bénéfique à sa santé.
(134.26)
Observez la façon dont un animal paît dans un champ où poussent quelque cent mille herbes
différentes et comme, à l'aide de son odorat, il hume les odeurs des plantes et les goûte grâce à son
sens du goût: ensuite, il consomme toutes les herbes qui conviennent à ses sens, et en retire un
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bénéfice. Sans ce pouvoir sélectif, les animaux mourraient en l'espace d'un seul jour, car il existe de
multiples plantes vénéneuses et les animaux, certes, ignorent tout de la pharmacopée.
(134.27)
Et pourtant, observe comme ils possèdent une série de balances naturelles très fiables, grâce
auxquelles ils distinguent ce qui est bon de ce qui est nuisible. Si l'un des éléments constitutifs de
leur corps a diminué, ils peuvent rétablir l'équilibre en recherchant et consommant telle ou telle
plante qui renferme, en quantités abondantes, cet élément qui leur fait défaut; ainsi se trouve rétabli
l'équilibre entre les divers éléments de leur corps, et il sont guéris de leur maladie.
(134.28)
Le jour où des médecins hautement qualifiés auront réalisé la guérison des maladies par
l'alimentation et prévu des nourritures simples, interdisant à l'humanité de s'asservir à ses appétits
lubriques, il est certain que l'incidence des affections chroniques et de leur diversification diminuera
et qu'ainsi, l'état de santé de toute l'humanité s'en trouvera très amélioré.
(134.29)
Or ceci est destiné à se réaliser. De la même manière, des modifications seront apportées, sur le plan
universel, au caractère, à la conduite et aux moeurs des hommes.
Chapitre: 135. "Conformément au décret explicite de Bahá'u'llah ..."
(135.1)
Conformément au décret explicite de Bahá'u'llah, nul ne doit se détourner de l'avis d'un médecin
compétent. Il est impératif d'en consulter un, même si le malade lui-même est un praticien éminent
et renommé. En bref, il s'agit pour vous de préserver votre santé en consultant un médecin
hautement qualifié.
Chapitre: 136. "Il incombe à chacun de rechercher un traitement ..."
(136.1)
Il incombe à chacun de rechercher un traitement médical et de suivre les prescriptions du praticien,
car ceci est conforme au décret divin mais, en réalité, Celui qui accorde la guérison, c'est Dieu.
Chapitre: 137. "Ô toi qui énonces les louanges de ton Seigneur! ..."
(137.1)
Ô toi qui énonces les louanges de ton Seigneur! J'ai lu ta lettre, dans laquelle tu exprimes
l'étonnement que t'inspirent certaines des lois de Dieu, telles que celle qui concerne la chasse aux
animaux innocents, ces créatures qui ne sont coupables d'aucun méfait.
(137.2)
Tu ne dois pas en être surpris. Réfléchis aux réalités intimes de l'univers, aux raisons secrètes
impliquées, aux énigmes, aux corrélations, aux règles qui régissent toutes choses.
(137.3)
Chaque partie de l'univers, en effet, est reliée à chacune des autres parties par des liens très
puissants, qui ne souffrent aucun déséquilibre ni relâchement d'aucune sorte.
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(137.4)
Dans le monde physique de la création, toutes les choses mangent et sont mangées à la fois : la
plante s'abreuve au minéral, l'animal consomme la plante l'homme se nourrit de l'animal et le
minéral dévore le corps humain.
(137.5)
Les corps physiques sont transférés d’une barrière à l’autre, d’une vie à une autre, et tout est soumis
aux altérations et aux transformations, tout sauf l’essence de l’existence elle-même - car elle est
constante et immuable, et c’est sur elle que se fonde la vie de chaque espèce, de chaque réalité
contingente à travers la création tout entière.
(137.6)
Chaque fois que tu observeras, à l'aide d'un microscope, l'eau que l'homme boit, l'air qu'il respire, tu
constateras qu'à chaque insufflation d'air, l'homme absorbe une grande quantité de vie animale et
qu'avec chaque gorgée d'eau, il avale également une grande variété d'animaux. Comment pourrait-
on jamais mettre un terme à ce processus?
(137.7)
Toutes les créatures, en effet, mangent et sont mangées, et la structure même de la vie est érigée sur
cette réalité. S'il en était autrement, les liens qui s'entrelacent en toutes choses créées, à l'intérieur de
l'univers, se trouveraient dénoués.
(137.8)
En outre, chaque fois qu'une chose est détruite, qu'elle pourrit et qu'elle est privée de vie, elle est
promue à un monde plus grand que celui qu'elle a connu antérieurement.
(137.9)
Elle quitte, par exemple, la vie minérale et progresse vers la vie végétale, puis elle abandonne celle-
ci et accède à la vie animale, après quoi elle abandonne cette dernière et accède au royaume de la
vie humaine, et ceci s'accomplit par la grâce de ton Seigneur, le Miséricordieux, le Compatissant.
(137.10)
Je prie Dieu de t'aider à saisir les mystères qui résident au coeur même de la création et d'écarter le
voile qui masque ton regard et celui de ta soeur, afin que te soient révélés le secret bien gardé et le
mystère caché, aussi clairement que le soleil de midi; je prie Dieu d'aider ta soeur et ton mari à
entrer dans le céleste Royaume et de te guérir de tous les maux, d'ordre physique ou spirituel, qui
nous assaillent en cette vie.
Chapitre: 138. "Ô vous, bien-aimés du Seigneur! ..."
(138.1)
Ô vous, bien-aimés du Seigneur! Le royaume de Dieu est fondé sur l'équité et la justice, et aussi sur
la miséricorde, la compassion et la bonté envers chaque âme vivante.
(138.2)
Efforcez-vous donc, de tout votre coeur, de traiter avec compassion tous les êtres humains, à
l'exception de ceux qui nourrissent des ambitions égoïstes, personnelles, ou qui sont atteints de
quelque maladie de l'âme.
(138.3)
Nous ne pouvons manifester de la bonté à l'égard du tyran, du traître ou du voleur car, loin de les
éveiller à leurs fautes, nous les inciterions à demeurer dans leurs desseins pervers. Vous aurez beau
manifester de la bonté envers le menteur, il n'en continuera pas moins à mentir de plus belle, car il
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croira vous avoir abusé, alors que vous ne le comprenez que trop bien et que votre silence n'est
motivé que par votre extrême compassion.
(138.4)
En résumé, ce n'est pas seulement leurs semblables que les bien-aimés de Dieu doivent traiter avec
miséricorde et compassion; leur bienveillance doit se manifester à l'égard de chaque créature
vivante car, sur le plan physique et là où intervient l'esprit animal, les animaux et l'homme partagent
les mêmes sentiments.
(138.5)
Or l'homme n'a pas saisi cette vérité et croit que les sensations physiques sont réservées aux êtres
humains, et c'est pourquoi il se montre injuste et cruel envers les animaux. Et pourtant, en vérité,
quelle différence y a-t-il lorsqu'il est question de sensations physiques?
(138.6)
Les sentiments sont identiques - que vous infligiez une douleur à un homme ou à une bête. Il n'y a
là aucune différence quelle qu'elle soit et, en fait, votre attitude est pire lorsque vous faites du tort à
un animal, car l'homme dispose du langage; il peut se plaindre, crier et gémir; s'il est attaqué, il peut
avoir recours aux autorités et celles-ci le protégeront contre son agresseur. La bête, elle, est muette,
elle n'a la faculté ni d'exprimer sa douleur ni de soumettre son cas aux autorités.
(138.7)
Si un homme inflige mille maux à une bête, celle-ci ne peut ni l'écarter par la parole ni le traîner
devant les tribunaux. Il est donc essentiel que vous fassiez preuve de la plus grande considération
pour les animaux et que vous soyez encore plus bienveillant envers eux qu'envers vos semblables.
(138.8)
Formez vos enfants, dès le plus jeune âge, à se montrer tendres et aimants envers les animaux. Si un
animal tombe malade, que les enfants s'efforcent de le guérir; s'il a faim, qu'ils lui donnent à
manger; s'il a soif, qu'ils le désaltèrent et, s'il est épuisé, qu'ils veillent à lui procurer du repos.
(138.9)
La plupart des êtres humains sont des pécheurs, alors que les bêtes sont innocentes. Celles qui sont
pures de tout péché devraient, certes, bénéficier d'une bonté et d'un amour extrêmes - toutes, à
l'exception des animaux nuisibles, tels que les loups assoiffés de sang, les serpents vénéneux et
autres créatures pernicieuses, car leur montrer de la bonté serait un acte injuste à l'égard des êtres
humains et des autres animaux.
(138.10)
Si, par exemple, vous vous montrez tendre à l'égard d'un loup, vous faites preuve de tyrannie envers
un mouton, car le loup détruira tout un troupeau de moutons.
(138.11)
Un chien enragé peut, s'il en a l'occasion, tuer un millier d'hommes et d'animaux. Ainsi, montrer de
la compassion envers des bêtes sauvages et enragées, c'est faire preuve de cruauté envers les
animaux paisibles.
(138.12)
Il faut donc agir en conséquence avec les animaux nuisibles, mais se montrer bon et doux avec les
animaux bénis.
(138.13)
La tendresse et la bonté d'âme sont des principes fondamentaux du céleste royaume de Dieu. Vous
devriez garder ceci soigneusement en mémoire.
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Chapitre: 139. "Ô toi, servante de Dieu! La bonne nouvelle ..."
(139.1)
Ô toi, servante de Dieu! La bonne nouvelle qui émane du ciel doit être transmise avec la plus
extrême dignité et la plus grande magnanimité et, tant qu'une âme n'a pas acquis les qualités
essentielles au porteur de ce message, ses paroles resteront sans effet.
(139.2)
Ô esclave de Dieu! L'esprit humain est doté de pouvoirs prodigieux, mais il doit être raffermi par le
Saint Esprit. Tout ce qui dévie de cette vérité n'est que pure imagination.
(139.3)
Si, toutefois, l'esprit humain est assisté par la munificence de l'Esprit Saint, alors sa force sera digne
d'émerveillement; alors cet esprit humain mettra en évidence des réalités et dévoilera des mystères.
(139.4)
Tourne pleinement ton coeur vers le Saint Esprit et convie tes semblables à suivre ton exemple;
alors tu seras le témoin de prodigieux résultats.
(139.5)
Ô servante de Dieu! Les étoiles du ciel n'exercent aucune influence spirituelle sur ce monde de
poussière, mais les éléments et parties de l'univers sont tous très solidement reliés les uns aux autres
dans cet espace illimité et, de cette interconnexion, naît une réciprocité d'effets matériels.
(139.6)
En dehors de la munificence du Saint Esprit, tout ce que tu peux entendre à propos de l'effet de
transe, des médiums et de leurs trompettes appelant les voix chantantes des trépassés, tout cela n'est
qu'imagination pure et simple.
(139.7)
Quant à la munificence de l'Esprit Saint, tu peux en parler à ton aise, car elle ne saurait être
surestimée; crois, par conséquent, tout ce que l'on peut te révéler à ce sujet, mais les personnes que
je viens de citer, les "sonneurs de trompettes", sont totalement privées de cette munificence et n'en
récoltent nul fruit; leur démarche est une chimère.
(139.8)
Ô servante de Dieu! Les prières sont exaucées à travers les manifestations universelles de Dieu.
Néanmoins, lorsque l'intention est d'obtenir des choses matérielles et même lorsqu'il s'agit de
créatures indifférentes, si elles supplient Dieu, implorant Son aide, même cette prière-là portera.
(139.9)
Ô servante de Dieu! Bien que la réalité de la divinité soit sanctifiée et illimitée, les buts et les
nécessités des créatures sont restreintes.
(139.10)
La grâce de Dieu est comme la pluie qui descende du ciel: l'eau n'est pas cernée par des limitations
de forme et, cependant, partout où elle se déverse, elle acquiert des limitations - dimensions
apparence, forme - selon les caractéristiques locales.
(139.11)
Dans un étang carré, l'eau, antérieurement informe, devient un carré; dans un étang hexagonal, elle
devient un hexagone et, dans un étang octogonal, un octogone, et ainsi de suite. La pluie elle-même
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ne présente ni aspect géométrique ni limite ni forme, mais elle acquiert l'une ou l'autre
caractéristique selon les limites de son contenant.
(139.12)
De la même manière, l'essence sacrée du Seigneur Dieu est sans limite, incommensurable, mais Ses
grâces et Ses splendeurs deviennent limitées à l'intérieur des créatures, du fait de leurs limitations;
c'est pourquoi les prières de certaines personnes seront exaucées dans certains cas.
(139.13)
Ô servante de Dieu! Il en est du Christ comme d'Adam. Le premier être humain qui exista sur cette
terre avait-il un père ou une mère? Il est certain qu'il n'avait ni l'un ni l'autre mais, au Christ, il
manquait seulement un père.
(139.14)
Ô servante de Dieu! Les prières révélées pour implorer la guérison s'appliquent aussi bien à la
guérison physique qu'à la guérison spirituelle. Récite-les donc afin de guérir à la fois l'âme et le
corps.
(139.15)
Si la guérison est appropriée au malade, elle sera certainement accordée mais, pour certaines
personnes souffrantes, la guérison ne serait que la cause d'autres maux et, par conséquent, la sagesse
ne permet pas une réponse affirmative à la prière.
(139.16)
Ô servante de Dieu! Le pouvoir du Saint Esprit guérit à la fois les maux physiques et spirituels.
(139.17)
Ô servante de Dieu! Il est consigné dans la Torah le verset suivant : et je vous donnerai la vallée
d'Achor pour une porte d'espérance. Cette vallée d'Achor est la cité d'Akka, et quiconque a
interprété ce verset différemment est de ceux qui ne savent pas.
Chapitre: 140. "Tu m'as interrogé au sujet de la transfiguration ..."
(140.1)
Tu m'as interrogé au sujet de la transfiguration de Jésus - avec Moïse, Elie et le Père Céleste sur le
Mont Tabor, - telle qu'elle est mentionnée dans la Bible. Les disciples perçurent cet événement
grâce à leur oeil spirituel; c'est pourquoi ce fut un secret bien gardé et une découverte spirituelle de
leur part.
(140.2)
Autrement, si l'on veut dire qu'ils furent témoins de formes physiques, c'est-à-dire qu'ils furent les
spectateurs de cette transfiguration à l'aide de leur vision extérieure, alors disons : il y avait
beaucoup d'autres personnes dans cette plaine et sur cette montagne; et pourquoi omirent-elles de
contempler ce spectacle? Et pourquoi le Seigneur ordonna-t-il à ses disciples de ne rien révéler à
quiconque?
(140.3)
Il est clair qu'il s'est agi d'une vision spirituelle et d'une scène du Royaume. C'est pourquoi le
Messie les pria de garder le secret « jusqu'à ce que le Fils de l'Homme soit ressuscité des morts »
[voir : Mathieu 17.1-19 ; Marc 9.2-9 ; Luc 9.28-36] . C'est-à-dire jusqu'à ce que soit exaltée la Cause de
Dieu, que règne la Parole de Dieu et que se manifeste la réalité du Christ.
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Chapitre: 141. "Ô toi flamme ardente, qui brûle de l'amour de Dieu! ..."
(141.1)
Ô toi flamme ardente, qui brûle de l'amour de Dieu! J'ai lu ta lettre et son contenu, rédigé de façon
élégante et éloquente, a réjoui mon coeur, car il témoigne de ta profonde sincérité dans la Cause de
Dieu, de tes efforts soutenus le long du chemin de son royaume et de ta fermeté dans sa Foi - c'est là
en effet, de toutes les grandes choses, la plus grande à ses yeux.
(141.2)
Combien d'âmes se sont tournées vers le Seigneur, sont entrées dans l'ombre protectrice de sa parole
et sont devenues célèbres à travers le monde - ainsi, par exemple, Judas Iscariote. Puis, lorsque les
épreuves se firent plus implacables et que leur violence s'intensifia, leurs pieds glissèrent sur le
chemin et ils se détournèrent de la Foi;
(141.3)
après avoir reconnu sa vérité, ils la renièrent et abandonnèrent l'harmonie et l'amour, pour sombrer
dans le mal et dans la haine.
(141.4)
Ainsi s'est manifesté le pouvoir des épreuves, capable de faire trembler et vaciller de puissantes
colonnes.
(141.5)
Judas Iscariote fut le plus grand des disciples, et il invita le peuple à rejoindre le Christ, puis il lui
sembla que Jésus manifestait une considération croissante envers l'apôtre Pierre et lorsque Jésus dit
: "Tu es Pierre et, sur cette pierre, je bâtirai mon église", ces paroles adressées à Pierre, ce fait
d'avoir distingué Pierre pour un honneur particulier, eurent un effet marquant sur l'apôtre et firent
naître l'envie dans le coeur de Judas.
(141.6)
C'est pourquoi ce dernier qui, autrefois, s'était approché de Jésus, s'en détourna; lui, qui avait cru
dans la Foi, la renia, et son amour se changea en haine jusqu'à ce qu'il devienne une cause de la
crucifixion de ce glorieux Seigneur, de cette splendeur manifeste.
(141.7)
Tel est le fruit de l'envie, la principale raison pour laquelle des hommes se détournent du droit
chemin. Il en fut ainsi dans le passé, il en sera de même au sein de cette grande Cause mais peu
importe, car c'est ainsi que naît la loyauté dans le coeur des autres hommes et que se lèvent les âmes
qui ne vacillent point, qui sont fermes et immuables comme les montagnes dans leur amour pour la
Lumière manifeste.
(141.8)
Transmets ce message aux servantes du Miséricordieux : lorsqu'une épreuve s'intensifie, elles
doivent demeurer impassibles et fidèles à leur amour pour Bahá.
(141.9)
En hiver sévissent les tempêtes et soufflent les grands vents puis vient le printemps dans toute sa
beauté, parant les collines et les plaines de plantes odorantes et de rouges anémones, belles à
contempler. Alors les oiseaux font entendre leur chant joyeux et, du haut de leurs branchages,
témoignent, par leurs ramages, de la splendeur du Très-Haut.
(141.10)
Bientôt vous témoignerez que les lumières jaillissent, que les bannières du royaume d'En-Haut
flottent au vent, que les suaves fragrances du Très-Miséricordieux sont transportées au loin, que les
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armées du Royaume descendent du ciel, que les anges célestes s'élancent, et que le Saint Esprit
souffle sur toutes ces régions de la terre.
(141.11)
Ce jour-là, tu verras les hésitants - hommes et femmes - frustrés de leurs espérances et
manifestement désorientés. Tel est le décret du Seigneur, Celui qui révèle les versets.
(141.12)
Quant à toi, tu es bénie car tu es ferme dans la cause de Dieu, fidèle à son Alliance. Je le prie de
t'accorder une âme spirituelle et la vie du royaume, et de faire de toi une feuille verdoyante et
florissante sur l'arbre de la vie, afin que tu puisses transmettre aux servantes du Miséricordieux
courage et spiritualité.
(141.13)
Ton généreux Seigneur t'aidera à oeuvrer dans sa vigne et fera de toi la source de propagation de
l'esprit d'unité parmi ses servantes.
(141.14)
Il fera en sorte que ton oeil spirituel perçoive la lumière de la connaissance, Il pardonnera tes péchés
et les transformera en bonnes actions. Il est, en vérité, le Clément, le Compatissant, le Seigneur de
grâce incommensurable.
Chapitre: 142. "Ô toi, chère servante de Dieu! ..."
(142.1)
Ô toi, chère servante de Dieu! Loue Dieu, car Il t'accueille à son Seuil Sacré et te chérit dans le
Royaume de sa puissance. Tu es le chef d'une assemblée qui est l'empreinte même de l'Assemblée
divine, le reflet du très-glorieux empire.
(142.2)
Efforce-toi, coeur et âme, dans l'humilité, l'effacement et la prière, de faire observer la Loi de Dieu
et de répandre au loin ses subtils parfums.
(142.3)
Efforce-toi de devenir la fidèle présidente des assemblées d'âmes spirituelles et une compagne pour
les anges dans le royaume du Très-Miséricordieux.
(142.4)
Tu m'as interrogé sur les versets 10 à 17 du chapitre 21 de l’Apocalypse de Saint Jean le divin.
(142.5)
Sache que, selon des principes mathématiques, le firmament de l'astre du jour de cette terre a été
divisé en douze constellations, que l'on appelle les douze signes du zodiaque. De la même manière,
le Soleil de Vérité brille et déverse ses munificences à travers douze états de sainteté, et ces célestes
signes représentent ces personnages immaculés qui sont les sources mêmes de sainteté et les aurores
de la proclamation de l'unicité de Dieu.
(142.6)
Considère comment, à l'époque de l'interlocuteur (Moïse), il y eut douze êtres sacrés qui furent les
chefs des douze tribus et, de même, dans la dispensation de l'Esprit (le Christ), note qu'il y eut
douze apôtres rassemblés à l'ombre protectrice de cette céleste Lumière et, de ces aurores
resplendissantes, apparut le Soleil de Vérité, comme se lève le soleil dans le ciel.
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(142.7)
Ensuite, à l'époque de Muhammad, observe qu'il y eut douze aurores de sainteté, les révélateurs de
l'aide raffermissante de Dieu.
(142.8)
De même, Saint Jean le Divin parle de douze portes dans sa vision, et de douze fondations.
(142.9)
Le verset suivant : « cette grande cité, Jérusalem la sainte, descendant du ciel et de Dieu » désigne
la Loi sacrée de Dieu; ceci est exposé dans de nombreuses tablettes et mentionné dans les écritures
des prophètes du passé: Par exemple, cette Jérusalem a été vue s'enfonçant dans le désert.
(142.10)
Le sens de ce passage est que cette Jérusalem céleste possède douze portes, par lesquelles les êtres
bénis pénètrent dans la cité de Dieu. Ces portes sont des âmes qui sont tels des guides, des portails
de connaissance et de grâce, auprès desquels se tiennent douze anges.
(142.11)
L'ange" représente le pouvoir des confirmations divines - que la lampe du pouvoir de la
confirmation divine brille dans le refuge de ces âmes, - et signifie que chacun de ces êtres se verra
accorder le soutien le plus inconditionnel et le plus affermissant.
(142.12)
Ces douze portes encerclent le monde tout entier, autrement dit, elles sont un refuge pour toutes les
créatures. Ces douze portes sont aussi les fondations de la cité de Dieu, de la Jérusalem céleste, et
chacune de ces fondations porte le nom d'un des apôtres du Christ; autrement dit, chacun d'eux rend
manifeste les perfections de cet Être sacré, son message de joie et son excellence.
(142.13)
En résumé, l'Ecriture dit : "Et celui qui me parlait avait une baguette en or, une règle à l'aide de
laquelle il mesurait la cité, ses portes et ses tours".
(142.14)
Le sens de ce verset est que certains personnages guidaient le peuple à l'aide d'un bâton sorti de
terre, et les gardaient avec une baguette semblable à celle de Moïse. D'autres entraînaient et
surveillaient le peuple à l'aide d'une baguette en fer, comme ce fut le cas dans la dispensation de
Muhammad.
(142.15)
Dans le présent cycle, comme il s'agit de la plus puissante des dispensations, la baguette sortie du
royaume végétal et celle en fer seront transformées en une baguette faite de l'or le plus pur et tirée
des trésors infinis du royaume du Seigneur. C'est grâce à cette baguette que le peuple sera formé.
(142.16)
Observe bien la différence : Autrefois, les enseignements de Dieu étaient comme un bâton, et c'est
par ce moyen que les Saintes Ecritures furent répandues à travers le monde, que la Loi de Dieu fut
proclamée et sa Foi établie sur la terre.
(142.17)
Puis vint un temps où le bâton du fidèle berger fut comme du fer et, aujourd'hui, en cet âge nouveau
et resplendissant, la baguette est pareille à de l'or pur. Combien grande est la différence!
(142.18)
Sache donc combien ont progressé la Loi et les Enseignements de Dieu en cette dispensation,
comment ils ont atteint de tels sommets qu'ils transcendent - et de loin - les dispensations
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antérieures : en vérité, cette baguette est de l'or le plus pur, alors que celles des temps passés étaient
en fer et en bois.
(142.19)
Ceci est une brève réponse rédigée à ton intention, car le temps me manquait pour m'étendre
davantage. Tu m'en excuseras, j 'en suis sûr.
(142.20)
Les servantes de Dieu doivent s'élever et atteindre un niveau tel que, d'elles-mêmes et sans être
assistées, elles saisissent ces significations profondes et soient capables d'en expliquer chaque mot,
du début à la fin; un niveau où, du plus profond de leur coeur, jaillira une source de sagesse, pareille
à la fontaine qui bondit de sa propre source originelle.
Chapitre: 143. "Ô toi qui t'es approché de l'esprit du Christ ..."
(143.1)
Ô toi qui t'es approché de l'esprit du Christ dans le royaume de Dieu!
(143.2)
En vérité, le corps est composé d'éléments physiques et chacun de ses composants doit
obligatoirement se décomposer.
(143.3)
L'esprit, toutefois, est une essence unique, fine et délicate, incorporelle, éternelle, et qui appartient à
Dieu.
(143.4)
C'est la raison pour laquelle quiconque cherche le Christ dans son corps physique a cherché
vainement et sera séparé de Lui comme par un voile, mais quiconque aspire à Le trouver en esprit
progressera, jour après jour, dans la joie, le désir et l'amour ardent, toujours plus près de Lui, le
Christ lui apparaissant en pleine lumière. En ce jour nouveau et prodigieux, il t'incombe de chercher
l'esprit du Christ.
(143.5)
En vérité, le ciel vers lequel s'éleva le Messie n'était pas ce ciel sans fin, son ciel était plutôt le
royaume de son Seigneur bienfaisant- Ainsi qu'il l'a dit lui-même : « Je suis descendu du ciel »
[voir : Jean 6.38] et aussi : « Le Fils de l'Homme est au ciel » [voir : Jean 3.13] . Ainsi, il est clair que son
ciel est au-delà de tout point; il embrasse toute existence et s'ouvre à ceux qui adorent Dieu.
(143.6)
Prie et implore ton Seigneur de t'élever jusqu'à ce ciel et de te donner de cette nourriture, en cet âge
de majesté et de puissance.
(143.7)
Sache que les hommes, jusqu'à ce jour, n'ont pas réussi à découvrir les secrets cachés du Livre. Ils
s'imaginent que le Christ fut exclu de son ciel à l'époque où il foulait notre terre, qu'il tomba des
sommets de sa sublimité et, plus tard, qu'il s'éleva vers ces couches supérieures du ciel, vers le
paradis qui n'existe aucunement, car il n'y a là que l'espace.
(143.8)
Et les hommes attendent qu'il en redescende à nouveau, monté sur un nuage; et ils imaginent qu'il y
a des nuages dans cet espace infini, que le Christ voyagera sur ces nuages et que, de cette manière,
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il descendra sur la terre. La vérité, c'est qu'un nuage n'est que vapeur qui s'élève de la terre, et qu'il
ne descend pas du ciel.
(143.9)
Le nuage dont parle l'évangile, c'est le corps humain, ainsi nommé parce que le corps est pour
l'homme comme un voile qui, tout comme un nuage, l'empêche de contempler le Soleil de Vérité,
qui brille à l'horizon du Christ.
(143.10)
Je prie Dieu que les portes des découvertes et des perceptions s'ouvrent devant tes yeux, afin que tu
puisses être informé de ses mystères en ce jour, manifeste entre tous.
(143.11)
Je désire vivement te rencontrer, mais les temps ne sont pas propices. Si Dieu le veut, nous
t'informerons d'une période plus favorable où tu pourras venir dans la joie.
Chapitre: 144. "Ô amoureux de l'humanité! ..."
(144.1)
Ô amoureux de l'humanité! J'ai bien reçu ta lettre qui m'apporte, Dieu soit loué!, de bonnes
nouvelles de ta santé et de ton bien-être. De ta réponse à une lettre précédente, il ressort que tu
noues des liens d'affection avec les amis.
(144.2)
Il ne faut voir, en chaque être humain, que ce qui est digne de louange. C'est à cette condition que
l'on peut devenir ami de la race humaine tout entière.
(144.3)
Si, toutefois, nous considérons nos semblables sous l'angle de leurs défauts, alors notre attitude
amicale à leur égard devient une tâche redoutable.
(144.4)
Un jour, à l'époque du Christ - que la vie du monde lui soit offerte en sacrifice!, -Jésus passa près du
cadavre d'un chien, une carcasse hideuse et puante dont les membres tombaient en décomposition.
L'une des personnes présentes s'écria : "Quelle infecte puanteur!" Et une autre de renchérir: "C'est à
vous soulever le coeur! C'est répugnant!" En bref, chacun avait quelque chose à ajouter à cette liste
de paroles réprobatrices. Puis le Christ lui-même prit la parole, et leur dit: "Regardez les dents de ce
chien! Quel blanc et quelle brillance!"
(144.5)
Le regard bienveillant du Messie ne s'arrêta pas un seul instant sur l'aspect repoussant de cette
charogne. Le seul élément attirant dans la carcasse de ce chien, c'était ses dents, et Jésus observait
leur éclatante blancheur.
(144.6)
Il nous incombe ainsi, lorsque nous portons notre regard sur autrui, de voir en quoi l'homme excelle
et non en quoi il faillit.
(144.7)
Dieu soit loué, tu t'es fixé pour but de promouvoir le bien-être de l'humanité et d'aider les âmes à
surmonter leurs défauts. Tes bonnes intentions produiront des résultats dignes de louange.
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Chapitre: 145. "Tu m'as écrit au sujet des découvertes spirituelles ..."
(145.1)
Tu m'as écrit au sujet des découvertes spirituelles.
(145.2)
L'esprit de l'homme est un pouvoir ambiant qui englobe les réalités de toutes choses. Tout ce que tu
vois autour de toi - les fruits prodigieux des recherches, des inventions, des découvertes et autres
preuves de l'activité humaine - fut autrefois un secret enfoui dans le royaume de l'inconnu. Or
l'esprit humain dévoila ce secret et le fit passer du monde invisible vers le monde visible.
(145.3)
Il y a, par exemple, l'énergie de la vapeur, la photographie et le phonographe, la télégraphie sans fil
et les progrès réalisés dans le domaine des mathématiques : chacune de ces découvertes, sans
exception aucune, était autrefois un mystère, un secret farouchement gardée et, pourtant, l'esprit
humain dévoila ces secrets et les sortit du monde invisible pour les faire apparaître en pleine
lumière.
(145.4)
Il est donc clair que l'esprit humain est un pouvoir englobant tout, qui exerce son empire sur
l'essence profonde de toutes choses créées, en dévoilant les mystères bien gardées du monde
phénoménal.
(145.5)
L'esprit divin, toutefois, révèle les réalités divines et les mystères universels qui résident au sein du
monde spirituel.
(145.6)
C'est mon espoir que tu parviendras à cet esprit divin, afin que tu puisses découvrir les secrets de
l'autre monde, ainsi que les mystères d'ici-bas.
(145.7)
Tu m'as interrogé au sujet du verset 30, chap. 14 de l'Evangile de Saint-Jean, dans lequel le Christ
dit : "Je ne parlerai plus guère avec vous, car le prince du monde vient, et Il n'a rien en moi".
(145.8)
Le prince de ce monde, c'est la Beauté Bénie, et les mots "il n'a rien en moi" signifient : après moi,
tous tireront de moi la grâce, mais Lui est indépendant de moi et ne tirera de moi nulle grâce. Il est
riche au-delà de toutes mes grâces.
(145.9)
Quant à ta question concernant les découvertes faites par l'âme après s'être détachée de sa forme
humaine, ce monde est, certes, un monde de perceptions et de découvertes, car le voile interposé
sera levé et l'esprit humain portera son regarde sur des âmes qui se trouvent en haut, en bas, et au
même niveau que lui.
(145.10)
C'est un état semblable à la condition de l'être humain dans le ventre maternel, lorsque ses yeux sont
voilés et que toutes choses lui sont cachées.
(145.11)
Une fois sorti du monde utérin et entré dans cette vie, il découvre qu'elle est, par rapport à celle de
la matrice, un lieu de perceptions et de découvertes, et il observe toutes choses à travers sa vision
extérieure.
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(145.12)
De même, une fois qu'il aura quitté cette vie, il contemplera, en ce monde-là, tout ce qui lui était
caché ici-bas. Cette fois cependant, il regardera et saisira toutes choses grâce à sa vision intérieure.
(145.13)
Il verra ses compagnons et ses pairs, et ceux qui lui sont supérieurs, comme ceux qui lui sont
inférieurs.
(145.14)
Quant au sens de l'égalité des âmes dans le royaume suprême, il est le suivant : les âmes des
croyants, au moment où elles se manifestent pour la première fois dans le monde corporel, sont
égales, et chacune d'elles est sanctifiée et pure. En ce monde, toutefois, elles commencent à différer
l'une de l'autre, certaines d'entre elles atteignant la condition la plus élevée, d'autres parvenant à une
condition moyenne, d'autre encore demeurant au stade inférieur de l'être.
(145.15)
Leur statut d'égalité existe au début de leur vie; la différenciation est consécutive à leur ascension.
(145.16)
Tu m'as écrit à propos de Seir. C'est une localité située près de Nazareth, en Galilée.
(145.17)
Quant à la déclaration de Job, chap. 19, versets 25-27, dans laquelle il dit : "Je sais que mon
rédempteur vit et qu'il se tiendra au dernier jour sur la terre", en voici le sens : Je ne serai pas
abaissé, j'ai un soutien et un gardien, et mon assistant, mon défenseur, se manifestera ultimement.
(145.18)
Et bien qu'aujourd'hui, ma chair soit faible et rongée par les vers, je guérirai pourtant et, de mes
propres yeux, c'est-à-dire grâce à ma vision spirituelle, je Le contemplerai.
(145.19)
Telles furent les paroles que prononça Job après qu'ils lui eurent reproché - et qu'il ait lui-même
déplore-les souffrances que ses tribulations lui avaient infligées.
(145.20)
Et même lorsque, du fait des redoutables assauts de la maladie, son corps était couvert de vermine,
il essayait de dire à ceux qui l'entouraient que, malgré tout, il serait complètement guéri et qu'en son
propre corps, de ses propres yeux, il regarderait son rédempteur.
(145.21)
Quant à la femme de l’Apocalypse de Saint Jean (chap. 12) qui s'enfuit dans le désert et quant au
grand prodige apparaissant dans les cieux - cette femme que le soleil habille, et qui foule la lune
sous ses pieds, elle représente la Loi de Dieu. En effet, selon la terminologie utilisée dans les Livres
Sacrés, ce texte se réfère à la Loi, la femme n'étant ici qu'un symbole.
(145.22)
Quant aux deux sources de lumière - le soleil et la lune - ce sont les deux trônes - celui de la
Turquie et celui de la Perse, - qui sont tous deux sous le commandement de la Loi divine. Le soleil
est le symbole de l'empire de Perse, et la lune est le croissant de l'empire ottoman.
(145.23)
Les douze cannelures de la couronne représentent les douze imams qui, à l'instar des apôtres,
soutinrent la Foi de Dieu.
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(145.24)
L'enfant nouveau-né, est la Beauté de l'Adoré [nota : Le Báb, cf. Questions et Réponses, chap. XIII], issu de
la Loi divine. Saint Jean dit ensuite que la femme s'enfuit dans le désert; cela veut dire que la Loi de
Dieu fut transférée de Palestine vers le désert de Hijaz, où elle demeura 1260 ans, année de
l'avènement de l'Enfant promis. Et chacun sait que, dans les Livres Sacrés, chaque jour équivaut à
une année.
Chapitre: 146. "Ô toi, servante brûlant de l'amour pour Dieu! ..."
(146.1)
Ô toi, servante brûlant de l'amour pour Dieu! J'ai pris connaissance de ta lettre excellente, et
remercié Dieu de t'avoir permis d'arriver saine et sauve dans cette grande cité. Je le prie, par son
aide infaillible, de faire que ton retour exerce un puissant effet.
(146.2)
Or ceci ne peut avoir lieu que si tu te débarrasses de tout attachement pour ce monde et revêts
l'habit de sainteté; si tu limites toutes tes pensées et toutes tes paroles à commémorer et à louer
Dieu, à répandre au loin ses subtils parfums et à accomplir des actes de droiture; si tu te consacres à
éveiller les inattentifs, à rendre la vue aux aveugles, l'ouïe aux sourds, la parole aux muets et, par le
pouvoir de l'esprit, à rendre les morts à la vie.
(146.3)
En effet, comme le Christ a dit dans l'Evangile, les gens sont aveugles, ils sont sourdes, ils sont
muets; et Il ajouta : "Je les guérirai."
(146.4)
Sois bonne et compatissante envers ta mère affaiblie et parle-lui du Royaume, afin que son coeur se
réjouisse. Transmets mes salutations à Miss Ford.
(146.5)
Communique-lui la bonne nouvelle, dis-lui que voici les jours du Royaume de Dieu.
(146.6)
Dis-lui : Tu es bénie pour tes nobles intentions, tu es bénie pour tes bonnes actions, tu es bénie pour
ta nature spirituelle. En vérité, je t'aime à cause de tes intentions, de tes qualités et de tes actes.
(146.7)
Dis-lui encore : Souviens-toi du Messie, des jours qu'il a vécus sur la terre, de son humiliation et de
ses tribulations, souviens-toi comme les hommes feignaient de l'ignorer.
(146.8)
Souviens-toi comme les Juifs le tenaient en ridicule, se moquaient de lui et s'adressaient à lui en ces
termes "La paix soit sur toi, roi des Juifs! La paix soit sur toi, roi des rois!" Ils disaient qu'il était fou
et demandaient comment la cause de ce crucifié pourrait jamais se répandre vers tous les horizons
de l'univers.
(146.9)
Nul ne le suivait alors, sauf quelques âmes, des pêcheurs, des charpentiers et autres petites gens.
Hélas!, hélas!, que de vaines chimères!
(146.10)
Et vois ce qu'il advint alors ; comment leurs puissantes bannières furent renversées et, à leur place,
s'éleva son étendard très exalté; comment toutes les brillantes étoiles de ce ciel d'honneur et de
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fierté déclinèrent, comment elles se noyèrent dans le couchant de tout ce qui s'évanouit - alors que
son orbe brillante luit encore dans les cieux de gloire immortelle, au fil des siècles et des âges.
(146.11)
Soyez donc prévenus, vous qui avez des yeux pour voir! Sous peu, vous verrez des choses plus
grandes encore.
(146.12)
Sache que tous les pouvoirs conjugués n'ont pas le pouvoir d'établir la paix universelle ni de résister
à l'emprise, en tous temps et en toutes saisons, de ces interminables guerres.
(146.13)
Sous peu, toutefois, le pouvoir du ciel, l'autorité du Saint Esprit hisseront, sur les hauts sommets, les
bannières d'amour et de paix et, tout là-haut, au-dessus des châteaux de majesté et de puissance, ces
bannières flotteront aux vents impétueux que fait souffler la tendre miséricorde de Dieu.
(146.14)
Transmets mes salutations à Mrs. Florence, et dis-lui ceci : Les diverses congrégations ont renoncé
aux fondements de leur croyance et adopté des doctrines qui n'ont aucune valeur aux yeux de Dieu.
Elles sont pareilles aux pharisiens qui priaient, observaient le jeûne et, ensuite, condamnèrent à
mort Jésus-Christ. Par la vie de Dieu! Voilà une chose bien singulière!
(146.15)
Quant à toi, Ô servante de Dieu! Récite à voix douce cette prière à ton Seigneur, et dis-lui ;
(146.16)
Ô Dieu, mon Dieu! Remplis pour moi la coupe du détachement de toutes choses et, dans la réunion
de tes splendeurs et de tes bienfaits, réjouis-moi du vin de l'amour de Toi.
(146.17)
Délivre-moi des assauts de la passion et du désir, libère-moi des entraves de ce bas monde, entraîne-
moi, avec ravissement vers ton suprême royaume et rafraîchis-moi, l'une de tes servantes, des
souffles de ta sainteté.
(146.18)
Ô Seigneur, éclaire mon visage des lumières de tes bienfaits, illumine mes yeux de la contemplation
des signes de ta puissance, qui subjugue tout; ravis mon coeur de la gloire de ta connaissance, qui
englobe toutes choses; réjouis mon âme de tes messages de grande joie qui revivifient les âmes, Ô
Toi, roi de ce monde et du royaume d'en-haut, Ô Toi, seigneur de domination et de puissance, afin
que je puisse diffuser tes marques et tes signes, proclamer ta cause et promouvoir tes
enseignements, servir ta Loi et exalter ta parole.
(146.19)
Tu es, en vérité, le Puissant, l'éternel Dispensateur, le Capable, l'Omnipotent.
(146.20)
Quant aux fondements de l'enseignement de la Foi, sache que la transmission du Message ne peut se
faire qu'à travers des actes nobles et des attributs spirituels, une parole claire comme le cristal et le
bonheur que reflète le visage de celui qui expose les enseignements.
(146.21)
Il est essentiel que les actes de l'enseignant affirment la véracité de ses paroles. Tel est l'état de
quiconque répand au loin les subtils parfums de Dieu, et telle est la qualité de celui dont la foi est
sincère.
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(146.22)
Une fois que le Seigneur t'aura permis d'atteindre cette condition, sois assuré qu'Il t'inspirera des
paroles de vérité et te fera t'exprimer grâce aux souffles du Saint Esprit.
Chapitre: 147. "Médite sur les événements passés de l'époque ..."
(147.1)
Médite sur les événements passés de l'époque du Christ, et les événements présents deviendront
clairs et manifestes.
Chapitre: 148. "Ô vous, fils et filles du Royaume! ..."
(148.1)
Ô vous, fils et filles du Royaume! Les oiseaux de l'esprit, reconnaissants, ne cherchent qu'à voler
dans les cieux élevés et à faire entendre leurs chants avec un art prodigieux, mais les vers de terre,
pitoyables, ne rêvent que de creuser leur chemin sous la terre, et quels efforts désespérés ne font-ils
pas pour s'introduire dans ses profondeurs!
(148.2)
Les fils de la terre sont pareils. Leur plus haute ambition est d'accroître les moyens dont ils
disposent pour poursuivre, en ce monde évanescent, cette mort dans la vie, et cela en dépit du fait
qu'ils ont les mains et les pieds liés par mille soucis et chagrins, qu'ils ne sont jamais à l'abri du
danger, pas même un seul instant; jamais en sécurité, puisque toujours menacés d'une mort
soudaine.
(148.3)
C'est pourquoi, après un bref séjour terrestre, ils s'effacent totalement, ne laissant aucun signe d'eux-
mêmes, et aucune de leurs paroles n'est jamais plus entendue.
(148.4)
Livrez-vous donc à la louange de Bahá'u'llah, car c'est par sa grâce et son secours que vous êtes
devenus des fils et des filles du Royaume; c'est grâce à lui que vous êtes maintenant des oiseaux
chantant dans les prairies de la vérité et que vous vous êtes élevés vers les sommets de la gloire qui
demeure éternellement.
(148.5)
Vous avez trouvé votre place dans le monde qui ne meurt pas; les brises du Saint Esprit ont soufflé
sur vous; vous avez accepté une autre vie, vous avez gagné accès au Seuil de Dieu.
(148.6)
Donc, avec une joie triomphante, établissez des assemblées spirituelles et livrez-vous à la louange et
à la glorification du Seigneur, en l'appelant Le Saint et Le Plus Grand.
(148.7)
Elevez jusqu'au royaume du Très-Glorieux vos suppliants appels à l'aide, et exprimez à tout instant
une myriade de remerciements pour avoir obtenu cette abondante faveur et cette grâce extrême.
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Chapitre: 149. "Ô toi qui as des yeux pour voir! ..."
(149.1)
Ô toi qui as des yeux pour voir! Ce que tu as observé est la stricte vérité, et elle procède du royaume
de la vision.
(149.2)
Le parfum est intimement mêlé et mélangé au bouton de la fleur et, le bouton une fois ouvert, sa
subtile fragrance se répand au loin. L'herbe n'est pas sans son fruit, en dépit des apparences car, en
ce jardin de Dieu, chaque plante exerce sa propre influence et possède des propriétés particulières,
et chaque plante peut même rivaliser avec la joyeuse rose aux cent pétales et réjouir l'odorat de son
parfum.
(149.3)
Sois assuré de ceci : Bien que les pages d'un livre ignorent tout des mots et des significations qui
ont été tracés sur elles, malgré cela, à cause de leur relation avec ces mots, les amis se les passent de
main en main avec respect. Cette relation, du reste, est pure générosité.
(149.4)
Lorsque l'âme humaine quittera cet éphémère amas de poussière pour s'élever vers le monde divin,
alors les voiles tomberont et les vérités apparaîtront en pleine lumière, toutes choses ignorées
jusqu'alors deviendront claires et les vérités cachées seront comprises.
(149.5)
Vois comme l'être, dans le monde utérin, est sourd, aveugle et muet; comme il est privé de toute
espèce de perception mais, qu'une fois sorti de ce monde d'obscurité, il est entré dans le monde de
lumière; alors ses yeux ont vu, ses oreilles ont entendu et sa langue a parlé.
(149.6)
De même, une fois échappé de ce séjour mortel pour entrer dans le royaume de Dieu, il naîtra alors
dans l'esprit; alors l'oeil de sa perception s'ouvrira, l'oreille de son âme écoutera, et toutes les vérités
qu'il ignorait jusqu'alors lui apparaîtront simples et claires.
(149.7)
Le voyageur attentif qui marche le long d'un chemin se rappellera certainement ses découvertes, à
moins qu'un accident ne lui survienne et efface ses souvenirs.
Chapitre: 150. "Ô toi, servante brûlant du feu de l'amour divin! ..."
(150.1)
Ô toi, servante brûlant du feu de l'amour divin! Ne t'afflige pas des difficultés et des épreuves de ce
bas monde, et ne te réjouis pas non plus dans les périodes d'aisance et de confort, car les deux
s'effaceront.
(150.2)
Cette vie présente est semblable à une vague qui se soulève. à un mirage, ou à des ombres à la
dérive.
(150.3)
Or, une image déformée dans le désert pourrait-elle jamais servir d'eau rafraîchissante? Non, par le
Seigneur des Seigneurs! Jamais la réalité et sa pure ressemblance ne pourront être une, et grande est
la différence entre l'illusion et le fait, entre la vérité et son spectre.
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(150.4)
Sache que le Royaume est le monde réel et que le monde d'ici-bas n'est que son ombre déployée.
Une ombre n'a pas de vie propre; son existence n'est que fantaisie, rien de plus; ce ne sont que des
images que l'eau nous renvoie, et qui apparaissent comme telles à nos yeux.
(150.5)
Fie-toi à Dieu. Aie confiance en Lui. Prononce sa louange et appelle-Le continuellement en ton
esprit.
(150.6)
En vérité, Il transforme la difficulté en aisance, le chagrin en consolation et le labeur en paix
absolue. En vérité, Il exerce son empire sur toutes choses.
(150.7)
Si tu désires écouter mes paroles, délivre-toi des chaînes de tout ce qui vient à passer. Remercie
plutôt, en toutes circonstances, ton Seigneur aimant, et remets tes affaires à sa volonté, qu'Il exerce
comme il Lui plaît. En vérité, ceci est pour toi préférable à toute autre chose, en ce monde et dans
l'autre.
Chapitre: 151. "Ô toi qui crois en l'unicité de Dieu! ..."
(151.1)
Ô toi qui crois en l'unicité de Dieu! Sache que rien ne profite à une âme, si ce n'est l'amour du Très-
Miséricordieux, et rien n'éclaire un coeur, si ce n'est la splendeur qui brille du royaume du Seigneur.
(151.2)
Abandonne toute autre préoccupation, laisse l'oubli s'emparer du souvenir de tout le reste. Confine
tes pensées à tout ce qui élève l'âme humaine vers le paradis de la grâce céleste, et fais que chaque
oiseau du Royaume s'envole vers l'horizon suprême, le point central de l'honneur éternel en ce
monde contingent.
Chapitre: 152. "Quant à la question concernant l'âme d'un assassin ..."
(152.1)
Quant à la question concernant l'âme d'un assassin et la nature de son châtiment : la réponse était
que l'assassin doit expier son crime; autrement dit si l'on met à mort un assassin, sa mort est la
réparation de son crime et, après la mort, Dieu, en sa justice, ne lui imposera aucune nouvelle
punition, car la justice divine ne le permettrait pas.
Chapitre: 153. "Ô toi, servante de Dieu! En ce jour ..."
(153.1)
Ô toi, servante de Dieu! En ce jour, remercier Dieu de sa munificence consiste à posséder un coeur
radieux et une âme ouverte aux incitations de l'esprit. Telle est l'essence de l'action de grâces.
(153.2)
Quant à remercier Dieu par la parole ou par écrit, bien que ce soit en fait une démarche acceptable,
ce n'est pourtant qu'apparence et irréalité comparée à l'autre forme d'action de grâces, car ce qui est
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essentiel, ce sont ces incitations de l'esprit, ces effluves qui émanent du plus profond de notre coeur.
C'est mon espoir que tu en seras gratifié.
(153.3)
En ce qui concerne notre incapacité et notre manque de mérites au jour de la résurrection, elles ne
contribuent nullement à nous priver des dons et générosités divines, car ce n'est pas le jour de
justice mais le jour de grâce; or la justice attribue à chacun ce qui lui est dû.
(153.4)
Ainsi, ne considère pas le niveau de tes capacités, mais les faveurs illimitées de Bahá'u'llah; sa
munificence englobe toutes choses, et sa grâce est parfaite.
(153.5)
Je demande à Dieu que tu puisses, avec son assistance et son ferme soutien, enseigner la
signification intime de la Tora avec éloquence, compréhension, vigueur et compétence.
(153.6)
Tourne ton visage vers le royaume de Dieu, sollicite les bienfaits du Saint Esprit, exprime-toi, et les
confirmations de l'Esprit te seront acquises.
(153.7)
Quant à cette puissante orbe solaire que tu as vue dans ton rêve, c'était le Promis, l'éclat de ses
rayons, sa munificence, et la surface translucide de la masse aquatique, des êtres au coeur pur et
immaculé; tandis que les vagues houleuses dénotent le grand enthousiasme témoigné par ces êtres et
le fait qu'ils ont été remués et touchés au plus profond de leur coeur; les vagues, enfin, représentent
les émois de l'esprit et les saintes prémonitions de l'âme. Rends grâce à Dieu que, dans le monde des
songes, tu aies été témoin de semblables révélations.
(153.8)
Au sujet de l'individu qui devient entièrement détaché de son moi, l'idée est qu'il doit se lever et se
sacrifier dans toute l'acceptation du terme, c'est-à-dire qu'il doit effacer les impulsions de sa
condition humaine et se débarrasser des caractéristiques répréhensibles qui constituent la face
obscure de cette vie terrestre, sans pour autant tolérer que sa santé physique se détériore ni que son
corps souffre d'infirmité.
(153.9)
Je supplie instamment et humblement le Seuil sacré que les bénédictions célestes et le pardon divin
enveloppent ta chère mère ainsi que tes soeurs aimantes et autres parents. Je prie tout
particulièrement de la part de ton fiancé, qui a brusquement quitté ce monde pour entrer dans
l'autre.
Chapitre: 154. "Ô toi, fils du Royaume! ..."
(154.1)
Ô toi, fils du Royaume! Tes lettres, rédigées dans un style plaisant, réjouissent toujours nos coeurs.
Lorsque le chant est du Royaume il réjouit l'âme.
(154.2)
Loue Dieu de t'avoir permis de te rendre dans ce pays [nota : l’Allemagne] dans le but d'y exalter sa
Parole, de répandre au loin le parfum sacré de son royaume, et de servir tel un jardinier dans les
jardins du ciel. Bientôt, tes efforts seront couronnés de succès.
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(154.3)
Ô toi, fils du Royaume! Toute chose est profitable si elle s'accompagne de l'amour de Dieu et, sans
son amour, toute chose est nuisible et agit comme un voile entre l'homme et le Seigneur du
Royaume.
(154.4)
Lorsque son amour est présent, chaque amertume se fait douceur et chaque générosité procure un
plaisir bénéfique.
(154.5)
Une mélodie douce à l'oreille, par exemple, apporte l'esprit même de la vie au coeur amoureux de
Dieu, mais souille de luxure une âme absorbée par les désirs des sens.
(154.6)
Et chaque branche du savoir, si elle est associée à l'amour divin, est approuvée et digne de louange
mais, privé de son amour, le savoir est stérile - en vérité, il conduit à la démence.
(154.7)
Chaque domaine de la connaissance, chaque science, est comme un arbre : si le fruit qu'il produit
est l'amour de Dieu, alors c'est un arbre béni mais, si ce n'est pas le cas, cet arbre n'est que du bois
desséché et ne pourra servir qu'à faire du feu.
(154.8)
Ô toi, loyal serviteur de Dieu et guérisseur spirituel des hommes! Chaque fois que tu traites un
malade, tourne ton visage vers le Seigneur du royaume céleste, prie le Saint Esprit de venir à ton
aide, puis soigne la maladie.
Chapitre: 155. "Ô toi, flamme de l'amour divin! ..."
(155.1)
Ô toi, flamme de l'amour divin! Ce que tu m'as écrit m'a procuré une grande joie, car ta lettre était
comme un jardin d'où les roses des significations secrètes répandent au loin les douces exhalaisons
de l'amour de Dieu.
(155.2)
De la même manière, mes réponses, celles des ondées de rosée, déverseront sur ces plantes
spirituelles, qui ont fleuri dans le jardin de ton coeur, plus de fraîcheur et de délicate beauté que ne
peuvent exprimer des paroles.
(155.3)
Tu m'as écrit au sujet d'épreuves affligeantes qui t'ont assailli.
(155.4)
Pour une âme loyale, une épreuve n'est que grâce et faveur divines, car l'intrépide se lance
joyeusement dans un furieux combat sur le champ de l'angoisse, alors que le poltron tremble et
frémit de frayeur. De même, l'étudiant talentueux, qui a maîtrisé ses sujets avec grande compétence
et les conserve en sa mémoire, prendra plaisir à exhiber ses dons devant ses examinateurs le jour de
ses examens. Ainsi, encore, l'or massif brillera et reluira merveilleusement au feu de l'essayeur.
(155.5)
Il est donc évident que les épreuves ne sont pour les âmes sanctifiées, que grâce et munificence
divines, alors que pour les faibles, elles sont une calamité, à la fois soudaine et imprévue.
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(155.6)
Ces épreuves, comme tu l'écrivais, ne font qu'enlever la tache du moi sur le miroir du coeur, en
attendant que le Soleil de Vérité puisse y darder ses rayons, car il n'est pas de voile plus épais que le
moi et, si ténu que soit ce voile, il finira par nous isoler complètement et nous privera de notre part
de grâce éternelle.
(155.7)
Ô toi, servante extasiée du Seigneur! Lorsque je revois en pensée les croyants, hommes et femmes,
je me sens réchauffé au feu de l'amour divin je prie le Tout-Puissant de secourir ces saintes âmes à
l'aide de ses invisibles cohortes.
(155.8)
Loué soit le Seigneur, les prophéties de toutes ses Manifestations ont été désormais clairement
accomplies en ce jour, le plus grand d'entre les jours, en cet âge béni et sacré.
(155.9)
Ô toi, servante extasiée de Dieu! L'intimité, en vérité, appartient à l'âme, et non au corps; l'aide
recherchée et l'aide accordée sont spirituelles, et non matérielles; j'espère néanmoins que tu
parviendras à l'intimité dans tous les sens du terme.
(155.10)
La munificence divine atteindra une âme sanctifiée tout comme la lumière du soleil parvient jusqu'à
la lune et aux étoiles; sois bien persuadée de cela.
(155.11)
Fais souffler sur chacun des croyants, hommes et femmes, les fragrantes brises de sainteté de la part
d'Abdu'l-Bahá. Apporte-leur l'inspiration et incite-les à répandre en tous lieux les subtils parfums du
Seigneur.
Chapitre: 156. "Ô toi, serviteur du Seuil Sacré! ..."
(156.1)
Ô toi, serviteur du Seuil Sacré! Nous avons lu ce que ta plume a tracé en ton amour pour Dieu, et
avons trouvé la générosité divine; les brises du Très-Miséricordieux te rafraîchissent et te
renouvellent à tout instant. Tu m'as écrit à propos de la réincarnation.
(156.2)
La croyance en la réincarnation remonte très loin dans l'histoire antique de presque tous les peuples;
elle était en faveur même parmi les philosophes de la Grèce, les sages de Rome, les anciens
Egyptiens et les grands de l'Assyrie. Néanmoins, de telles superstitions et de tels adages ne sont
qu'absurdités aux yeux de Dieu.
(156.3)
L'argument majeur des tenants de la réincarnation était le fait que, selon la justice divine, chacun
doit recevoir son dû : chaque fois qu'un homme est affligé de quelque calamité, par exemple, cela
tient à un mal qu'il a perpétré.
(156.4)
Pourtant, prenez le cas d'un enfant sourd, aveugle, boiteux, anormal qui est encore dans le ventre de
sa mère, l'embryon nouvellement formé, - quel péché un tel enfant a-t-il bien pu commettre pour
mériter de telles afflictions?
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(156.5)
A cela on rétorque que, bien qu'apparemment l'enfant, encore dans l'utérus maternel, ne soit
coupable d'aucun péché, il a cependant perpétré quelque mal lorsqu'il revêtait sa forme antérieure
et, ainsi, a été amené à mériter son châtiment.
(156.6)
Ces arguments ignorent toutefois le point suivant : si la création s'accomplissait selon une règle
unique, comment le Pouvoir qui englobe toutes choses pourrait-Il se faire percevoir? Comment le
Tout-Puissant pourrait-Il être Celui qui « fait comme il Lui plaît et ordonne comme Il veut? » [voir :
Coran 3.35 ; 2.254]
(156.7)
En bref, il est certes question d'un retour dans les Saintes Ecritures, mais il signifie le retour des
qualités, des conditions, des effets, des perfections et des réalités intimes des lumières qui
reviennent lors de chaque dispensation. La mention ne se réfère pas à des âmes et à des identités
particulières et spécifiques.
(156.8)
Il est possible de dire, par exemple, que la lumière de cette lampe est le retour de celle de la veille
au soir, ou que la rose de l'an dernier est de retour cette année dans le jardin. Ici, on ne se réfère pas
à la réalité individuelle, à l'identité exacte, à l'existence spécifique de cette autre rose; le sens est
plutôt que les qualités et les traits distinctifs de cette autre lumière, de cette autre fleur, sont
maintenant présentes dans cette nouvelle lumière, dans cette nouvelle rose.
(156.9)
Ces perfections - à savoir les grâces et les dons d'un printemps antérieur - sont à nouveau de retour
cette année. Nous disons, par exemple, que ce fruit est le même que l'an passé, mais nous ne
songeons qu'à sa délicatesse, à son velouté, à sa fraîcheur et à sa subtile saveur, car il est clair que
ce centre de la réalité imprenable, cette identité, spécifique, ne pourront jamais revenir.
(156.10)
Quelle paix, quelles aises et quel confort les Saints de Dieu ont-ils jamais découverts pendant leur
séjour en ce bas monde, pour chercher continuellement à revenir et à revivre cette vie?
(156.11)
La simple évocation de cette angoisse, de ces afflictions et calamités, de ces chocs corporels, de ces
grandes détresses, n'est-elle pas suffisante pour qu'ils désirent encore faire des visites à la vie de ce
monde? La coupe à laquelle ils avaient bu n'était pas assez douce pour qu'ils souhaitent y boire une
seconde fois.
(156.12)
C'est pourquoi les amoureux de la Beauté d'Abha ne désirent pas d'autre récompense que d'atteindre
la station où ils pourront Le contempler dans le royaume de gloire, et ne foulent pas d'autre chemin
que les sables du désert de la nostalgie de ces sommets exaltés. Ils cherchent l'aise et la consolation
qui demeurent à jamais, et les bienfaits sanctifiés au-delà de la compréhension de l'esprit de ce
monde.
(156.13)
Si tu regardes autour de toi d'un oeil attentif, tu constateras que, sur cette terre de poussière, le genre
humain tout entier est en proie à la souffrance. Ici, aucun homme n'est en repos, en récompense de
ce qu’il a accompli dans des vies antérieures, et personne n'est assez heureux pour paraître récolter
les fruits d'angoisses passées.
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(156.14)
Et si une vie humaine, avec son être spirituel, était limitée à ce terrestre séjour, quelle serait alors la
moisson de la création?
(156.15)
Si une telle notion était la vérité, alors toutes les choses créées, toutes les réalités contingentes et ce
monde d'existence tout entier - tout serait dénué de sens. Dieu fasse que l'on ne s'en tienne pas à une
telle friction et une telle erreur grossière.
(156.16)
Car, de même que les effets et résultats de la vie utérine ne se récoltent pas dans cet espace étroit et
obscur - c'est seulement lorsque l'enfant est arrivé sur cette vaste terre, que sont révélés les bienfaits
et usages de la croissance et du développement en ce monde antérieur - de la même manière, la
récompense et le châtiment, le ciel et l'enfer, la récompense et la rétribution d'actions commises en
cette vie présente, seront révélés dans cet autre monde de l'au-delà.
(156.17)
Et de même que, si la vie humaine dans le ventre maternel était limitée à ce monde utérin,
l'existence y serait dénuée de sens - il en serait de même si la vie de ce monde, les actes qui y sont
perpétrés et leurs résultats, n'apparaissaient pas dans le monde de l'au-delà; le processus tout entier
serait alors irrationnel et insensé.
(156.18)
Sache donc que le Seigneur Dieu possède d'invisibles royaumes que l'intelligence humaine ne
pourra jamais espérer pénétrer ni l'esprit de l'homme concevoir.
(156.19)
Une fois que tu auras purifié les voies de ton sens spirituel de la pollution de cette vie matérielle,
alors tu inhaleras les doux parfums de sainteté qui émanent des heureuses demeures de cette céleste
terre.
(156.20)
Que la gloire divine repose sur toi et sur quiconque se tourne et regarde vers le royaume du Très-
Glorieux, que le Seigneur a sanctifié au-delà de la compréhension de ceux qui Le négligent, et qu'il
a dissimulé au regard de ceux qui Lui manifestent de l'orgueil.
Chapitre: 157. "Ô vous qui êtes puissamment attirés! ..."
(157.1)
Ô vous qui êtes puissamment attirés! Ô vous qui êtes attentifs! Ô vous qui progressez vers le
royaume de Dieu! En vérité, de tout mon coeur, de toute mon âme et en toute humilité, je supplie le
Seigneur Dieu de faire de vous des emblèmes de direction, des bannières de rectitude, des sources
de compréhension et de connaissance afin qu'Il puisse, à travers vous, conduire ceux qui cherchent
vers le droit chemin et les guider vers le large chemin de vérité en cet âge, puissant entre tous.
(157.2)
Ô vous, bien-aimés de Dieu! Sachez que le monde est comme un mirage s'élevant au-dessus des
sables, et que les assoiffés prennent pour de l'eau.
(157.3)
Le vin de ce monde n'est qu'une vapeur dans le désert, sa pitié et sa compassion ne sont que dur
labeur et confusion, le repos qu'il nous offre n'est qu'épuisement et afflictions.
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(157.4)
Abandonnez-le à ceux auxquels il revient et tournez-vous vers le royaume de votre Seigneur le
Très-Miséricordieux, afin que sa grâce et sa munificence puissent jeter sur vous leurs splendeurs
naissantes, qu'une table céleste vous soit envoyée, que votre Seigneur vous bénisse et fasse pleuvoir
sur vous ses trésors afin de réchauffer votre sein et de combler vos coeurs de félicité, d'attirer vos
esprits, de purifier vos âmes et de réconforter votre regard.
(157.5)
Ô vous, bien-aimés de Dieu! Est-il un dispensateur autre que Dieu? Il gratifie de sa miséricorde
quiconque est choisi par Lui.
(157.6)
Sous peu, Il ouvrira devant vous les portes de sa connaissance et remplira vos coeurs de son amour.
Il réjouira vos âmes des douces brises de sa sainteté, éclairera vos visages des splendeurs de ses
lumières et exaltera votre souvenir parmi tous les peuples. En vérité, votre Seigneur est le
Compatissant, le Miséricordieux.
(157.7)
Il vous assistera de ses cohortes invisibles et vous soutiendra par les armées de l'inspiration émanant
du concours d'En-Haut; il vous enverra les suaves parfums du paradis suprême et fera souffler sur
vous les brises pures qui s'exhalent des roseraies de l'Assemblée divine.
(157.8)
Il insufflera dans vos coeurs l'esprit de vie, vous fera pénétrer dans l'arche du salut et vous révélera
ses marques et ses signes manifestes. En vérité, ceci est la grâce abondante. C'est, en vérité, la
victoire que nul ne peut nier.
Chapitre: 158. "Ne sois pas affligé par l'ascension de ..."
(158.1)
Ne sois pas affligé par l'ascension de mon bien-aimé Breakwell, car il s'est élevé vers une roseraie
de splendeurs dans le paradis d'Abha, protégé par la miséricorde de son puissant Seigneur, et il
s'écrie, de toute la force de sa voix : « Ô si mon peuple pouvait savoir avec quelle miséricorde mon
Seigneur m'a pardonné, et comment il a fait de moi l'un de ceux qui sont parvenus en sa présence! »
[voir : Coran 36.25]
(158.2)
Ô Breakwell, Ô mon aimé! Où est désormais ton beau visage? Où est ta langue éloquente? Où est
ton front clair? Où est ton apparence lumineuse?
(158.3)
Ô Breakwell, Ô mon aimé! Où est ton feu flamboyant de l'amour de Dieu? Où est ton ravissement
sous son souffle divin? Où sont les louanges que tu élevais vers Lui? Où est ta fougue pour servir sa
Cause?
(158.4)
Ô Breakwell, Ô mon aimé! Où sont tes yeux magnifiques? Tes lèvres souriantes? Tes joues
princières? Ta silhouette gracieuse?
(158.5)
Ô Breakwell, Ô mon aimé! Tu as quitté ce monde terrestre pour atteindre le Royaume, tu es
parvenu à la grâce du monde invisible, et tu t'es offert au seuil de son Seigneur.
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(158.6)
Ô Breakwell, Ô mon aimé! Tu as laissé ici-bas la lampe qui était ton corps, le verre qui était ta
forme humaine, tes éléments terrestres, ton mode de vie en ce monde.
(158.7)
Ô Breakwell, Ô mon aimé! Tu as allumé une flamme dans la lampe de la compagnie céleste, tu as
posé le pied dans le paradis d'Abha, tu as trouvé un abri à l'ombre de l'arbre sacré, tu as atteint la
réunion avec Lui, au refuge des cieux.
(158.8)
Ô Breakwell, Ô mon aimé! Tu es désormais un oiseau du ciel, tu as quitté ton nid terrestre et tu t'es
envolé vers un jardin de sainteté dans le royaume de ton Seigneur. Tu as atteint un rang plein de
lumière.
(158.9)
Ô Breakwell, Ô mon aimé! Ton chant est désormais comparable à celui d'un oiseau, tu répandes des
versets de louanges sur la pitié de ton Seigneur; de Celui qui toujours pardonne, tu fus un serviteur
reconnaissant; c'est pourquoi tu as pénétré dans une joie sans borne.
(158.10)
Ô Breakwell, Ô mon aimé! Ton Seigneur t'a véritablement élu pour t'accorder son amour, Il t'a
conduit dans sa résidence de sainteté, et Il t'a fait pénétrer au jardin de ceux qui sont ses proches
compagnons, et Il t'a béni en te laissant contempler sa beauté.
(158.11)
Ô Breakwell, Ô mon aimé! Tu as gagné la vie éternelle, la générosité qui ne fait jamais défaut, une
vie qui te plaise, et la grâce en abondance.
(158.12)
Ô Breakwell, Ô mon aimé! Tu es devenu une étoile dans le ciel suprême et une lampe parmi les
anges des cieux; un esprit vivant dans le royaume le plus haut, ayant pour trône l'éternité.
(158.13)
Ô Breakwell, Ô mon aimé! Je demande à Dieu de t'amener toujours plus près, de te tenir toujours
plus fort; de réjouir ton coeur de la proximité de sa présence, de t'emplir de lumière et de plus de
lumière encore, de t'accorder encore plus de beauté, et de te donner la puissance et une gloire
extrême.
(158.14)
Ô Breakwell, Ô mon aimé! A tout instant tu es présent à mon esprit. Je ne t'oublierai jamais. Je prie
pour toi le jour, la nuit; je te vois vraiment devant moi, comme en plein jour. Ô Breakwell, ô mon
aimé!
Chapitre: 159. "En ce qui concerne ta question: toute âme ..."
(159.1)
En ce qui concerne ta question : toute âme, sans exception, parvient-elle à la vie éternelle? Sache
que l'immortalité est réservée aux âmes dans lesquelles a été insufflé l'esprit de vie qui émane de
Dieu. Toutes, à part celles-ci, sont dénuées de vie - ce sont les morts, comme l'a expliqué le Christ
dans le texte évangélique.
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(159.2)
Celui dont le Seigneur a ouvert les yeux verra les âmes des hommes dans les rangs qu'elles
occuperont après leur séparation des corps. Il trouvera les âmes vivantes prospérant à l'intérieur du
royaume de leur Seigneur et les âmes mortes enfouies dans les plus profonds abîmes de la perdition.
(159.3)
Sache que toute âme est façonnée selon la nature de Dieu, chacune étant pure et sainte lors de sa
naissance. Plus tard, toutefois, les individus varieront selon ce qu'ils acquerront de vertus ou de
vices en ce monde. Bien que tous les êtres existants soient, de par leur nature même, créés selon des
rangs ou des degrés, car leurs capacités sont variées, pourtant chaque individu naît saint et pur, et ce
n'est que plus tard qu'il devient souillé.
(159.4)
En outre, bien que les degrés d'existence soient variés, pourtant ils sont tous valables. Observe le
corps humain, ses membres, ses éléments, l'oeil, l'oreille, les organes de l'odorat, du goût, les mains,
les ongles. En dépit des différences que présentent toutes ces parties, chacune d'elles, dans le cadre
des limitations de sa propre existence, participe à un tout cohérent.
(159.5)
Si l'une d'entre elles faillit à son rôle propre, elle doit être guérie et, si aucun remède ne porte ses
fruits, cette partie doit être retirée.
Chapitre: 160. "Ô toi, sincère et loyale servante du Seigneur! ..."
(160.1)
Ô toi, sincère et loyale servante du Seigneur! J'ai lu ta lettre. Tu es véritablement attachée au
Royaume et dévouée à l'Horizon Très-Glorieux. Je prie Dieu, dans sa munificence, de faire que tu
brûles toujours plus ardemment, au fil des jours, du feu de son amour.
(160.2)
Tu as été, semble-t-il, dans la perplexité, ne sachant si tu devais écrire ou enseigner la Foi. Or
l'enseignement est essentiel et, actuellement, préférable pour toi. Chaque fois que m en trouves
l'occasion, délie ta langue et guide la race humaine.
(160.3)
Tu m'as interrogé sur l'acquisition du savoir : lis les livres et les tablettes de Dieu, ainsi que les
articles rédigés en vue de démontrer la vérité de cette Foi.
(160.4)
Parmi ces écrits figurent le Kitab-i-Iqan (Livre de la Certitude), qui a été traduit en anglais, les
ouvrages de Mirza Abu'l-Fad et ceux de quelques autres croyants.
(160.5)
Dans les jours à venir, un grand nombre de saintes tablettes et d'autres écrits sacrés seront traduits;
tu devrais les lire également.
(160.6)
De même, demande à Dieu que l'aimant de son Amour te rapproche de la connaissance de Lui.
(160.7)
Une fois qu'une âme devient sainte en toutes choses, purifiée, sanctifiée, les portes de la
connaissance de Dieu s'ouvriront toutes grandes devant ses yeux.
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(160.8)
Tu m'as écrit au sujet de la chère servante de Dieu, Mme Goodall.
(160.9)
Cette âme en extase devant Dieu sert véritablement la Foi à tout moment et fait tout son possible
pour diffuser au loin les splendeurs célestes. Si elle poursuit dans cette même voie, des résultats
grandioses seront obtenus dans l'avenir. L'essentiel est de demeurer ferme et enraciné, de persévérer
jusqu'au bout.
(160.10)
C'est mon espoir que, grâce aux nobles efforts des servantes du seigneur, Ces rivages et cet océan
brilleront tellement de l'amour divin qu'ils diffuseront leurs rayons jusqu'aux extrémités de la terre.
(160.11)
Tu m'as demandé si, lors de l'avènement du royaume de Dieu, chaque âme était sauvée. Le Soleil de
Vérité a surgi dans toute sa splendeur au-dessus du monde entier et sa lumineuse apparition est le
salut de l'homme et sa vie éternelle, mais seul est sauvé celui qui a ouvert tout grand l'oeil de son
discernement et a contemplé cette gloire.
(160.12)
Tu m'as également demandé si, dans cette dispensation bahá’íe, le spirituel prévaudra en dernier
ressort. Or il est certain que la spiritualité vaincra le matérialisme, que le céleste soumettra l'humain
et que, par l'éducation divine, les masses du genre humain, dans l'ensemble, progresseront à grands
pas à tous les niveaux de l'existence - sauf ceux qui sont aveugles, sourds, muets et morts. Comment
des êtres tels que ceux-là pourraient-ils comprendre la lumière?
(160.13)
Bien que les rayons du soleil illuminent chacun des coins les plus obscurs du globe, les aveugles ne
peuvent néanmoins avoir aucune part de cette gloire et, même si la pluie de la miséricorde céleste se
déverse, torrentielle, sur toute la terre, aucun buisson ni aucune fleur ne naîtront d'une terre stérile.
Chapitre: 161. "Ô toi qui cherches le royaume du ciel! ..."
(161.1)
l. Ô toi qui cherches le royaume du ciel! Ce monde est pareil au corps de l'homme, et le royaume de
Dieu est comme l'esprit de vie. Vois comme le monde physique du corps humain est étroit et
obscur, et quelle proie il constitue pour les maladies et les maux. D'un autre côté, combien frais et
brillant est le royaume de l'esprit humain! Juge, à partir de cette métaphore, comment le monde du
Royaume s'est mis à briller et comment ses lois ont été amenées à régir le monde d'ici-bas.
(161.2)
Bien que l'esprit soit dissimulé à la vue, ses commandements brillent tels des rayons de lumière sur
le monde du corps humain. De la même manière bien que le royaume du ciel soit caché au regard de
ce peuple inconscient, pour celui qui voit à l'aide de son oeil spirituel, il est pourtant clair comme le
jour.
(161.3)
C'est pourquoi tu dois demeurer toujours dans le Royaume et oublier ce bas monde. Sois
entièrement absorbé dans les émanations de l'esprit de sorte que rien, dans le monde des hommes,
ne te distraira.
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Chapitre: 162. "Ô vous, chers amis d'Abdu'l-Bahá! ..."
(162.1)
Ô vous, chers amis d'Abdu'l-Bahá! A tous moments j'attends de vos bonnes nouvelles, anxieux
comme je suis d'apprendre que vous progressez de jour en jour et devenez toujours plus éclairés par
la lumière directrice.
(162.2)
Les bénédictions de Bahá'u'llah sont une mer sans rivage, et même la vie éternelle n'est, en
comparaison, qu'une goutte de rosée. Les vagues de cette mer enveloppent continuellement les
coeurs des amis et, de ces vagues, émanent des incitations de l'esprit et d'ardentes pulsations de
l'âme, jusqu'à ce que le coeur succombe et, qu'il le veuille ou non, se tourne humblement, en prière,
vers le royaume du Seigneur.
(162.3)
Ainsi, faites tout ce qui est en votre pouvoir pour libérer votre être intime afin qu'à tout instant, vous
puissiez refléter de nouvelles splendeurs issues du Soleil de Vérité.
(162.4)
Vous vivez tous dans le coeur d'Abdu'l-Bahá et, à chaque souffle, je tourne mon visage vers le Seuil
d'Unicité et fais descendre des bénédictions sur chacun d'entre vous.
Chapitre: 163. "Ô vous deux, chercheurs de vérité! ..."
(163.1)
Ô vous deux, chercheurs de vérité! J'ai reçu votre lettre et pris note de son contenu. Quant à vos
lettres précédentes, certaines ne me sont pas parvenues, tandis que d'autres sont arrivées à un
moment où la cruauté des oppresseurs était devenue si intense qu'il ne m'a pas été possible de vous
répondre.
(163.2)
A présent cette lettre est auprès de moi, je suis en mesure d'y répondre, et je me suis donc mis à
écrire - en dépit de nombreuses affaires pressantes, - afin que vous sachiez que vous êtes aimés
parmi nous, et aussi acceptés dans le royaume de Dieu. Vos questions ne peuvent toutefois recevoir
que de brèves réponses, car le temps me manque pour vous écrie en détail.
(163.3)
Voici une réponse à la première question : les âmes des enfants du Royaume, après leur séparation
des corps, s'élèvent vers le monde de la vie éternelle.
(163.4)
Mais si vous m'interrogez sur le lieu même, sachez que le monde d'existence est un seul et même
monde, bien que ses niveaux soient variés et distincts.
(163.5)
Le monde minéral, par exemple, occupe son propre plan, mais une entité minérale, sans en être
consciente, appartient au royaume végétal et nie en fait, de sa langue intérieure, qu'il existe un tel
royaume.
(163.6)
De la même manière, une entité végétale ignore tout du monde animal, demeurant totalement
inconsciente de l'existence de ce dernier, car le stade animal est supérieur au stade végétal; celui-ci
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est isolé du monde animal et, intérieurement, nie l'existence de ce monde - alors que l'animal, le
végétal et le minéral cohabitent dans le seul et même monde.
(163.7)
De même, l'animal demeure totalement inconscient du pouvoir de l'esprit humain qui saisit des
idées universelles et met à nu les secrets de la création, de sorte qu'un homme vivant à l'Est peut
établir des plans et faire des arrangements pour l'Ouest et peut dévoiler des mystères; il peut, tout en
étant sur le continent européen, découvrir l'Amérique ou, tout en demeurant sur la terre, accéder aux
réalités internes des étoiles célestes.
(163.8)
De ce pouvoir de découverte qui appartient à l'esprit humain, de ce pouvoir qui peut saisir des idées
abstraites et universelles, l'animal demeure totalement ignorant et, de fait, en nie l'existence.
(163.9)
De même, les habitants de cette terre sont parfaitement inconscients du monde du Royaume et en
nient l'existence. Ils demandent, par exemple: "Où est le Royaume? Où est le Seigneur du
Royaume?"
(163.10)
Ces gens sont comme les minéraux et les végétaux, qui ne savent rien des royaumes animal et
humain; ils ne le voient pas; ils ne le trouvent pas. Pourtant le minéral et le végétal, l'animal et
l'homme, vivent tous ensemble en ce monde d'existence.
(163.11)
Quant à la deuxième question, j'y réponds ainsi: les épreuves divines ont lieu en ce monde, et non
dans le monde du Royaume.
(163.12)
Ma réponse à la troisième question, c'est que, dans l'autre monde, la réalité humaine ne revêt pas
une forme physique, mais plutôt une forme céleste, composée d'éléments de ce royaume céleste.
(163.13)
Et voici la réponse à la quatrième question : le centre du Soleil de Vérité est dans le monde suprême
- le Royaume de Dieu.
(163.14)
Les âmes qui sont pures et immaculées, après la dissolution de leurs structures élémentaires, se
hâtent vers le monde divin, et ce monde-là est à l'intérieur de notre monde.
(163.15)
Les habitants de ce monde, toutefois, sont ignorants de cet autre monde, et pareils aux minéraux et
aux végétaux qui ne savent rien du monde animal et du monde de l'homme.
(163.16)
La réponse à la cinquième question, c'est que Bahá'u'llah a dressé le tabernacle de l'unité humaine.
Quiconque cherche refuge sous ce toit sortira certainement d'autres demeures.
(163.17)
Et en réponse à la sixième question : si, sur tel ou tel point, surgit une divergence parmi deux
groupes opposés, qu'ils en réfèrent au Centre de l'Alliance pour résoudre le problème.
(163.18)
Votre septième question : Bahá'u'llah a été manifesté à l'humanité tout entière et il l'a invitée à la
table de Dieu, au banquet de la divine munificence.
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(163.19)
Aujourd'hui, cependant, la plupart de ceux qui sont assis à cette table sont des pauvres, et c'est
pourquoi le Christ a dit : « Bienheureux sont les pauvres, car les richesses empêchent les riches
d'entrer dans le Royaume »; et Il a dit encore : « Il est plus facile à un chameau d'entrer dans le chas
d'une aiguille qu'à un homme riche d'entrer dans le Royaume de Dieu » [voir : Mathieu 19.24 ; Marc
10.25] .
(163.20)
Si, toutefois, la richesse de ce monde, la gloire et la renommée séculières ne bloquent Pas son entrée
dans l'au-delà, cet homme riche sera favorisé au Seuil sacré et accepté par le Seigneur du Royaume.
(163.21)
En résumé, Bahá'u'llah s'est manifesté afin d'éduquer tous les peuples du monde. Il est l'Educateur
Universel, des riches comme des pauvres, des Noirs comme des Blancs, des peuples d'Orient
comme de ceux d'Occident, du Nord comme du Sud.
(163.22)
Parmi ceux qui visitent 'Akka, certains ont accompli de grands progrès. Ils étaient des lampes
éteintes, ils ont été allumés; ils étaient des plantes sèches, ils ont commencé à fleurir; ils étaient
morts, ils ont été rappelés à la vie et sont rentrés chez eux porteurs de grandes et joyeuses nouvelles.
D'autres, en vérité, n'ont fait que passer; ils ont simplement voyagé.
(163.23)
Ô vous deux qui êtes fermement attachés au Royaume, rendez grâce à Dieu de vous avoir permis de
faire de votre résidence un centre bahá’í et un lieu de rassemblement pour les amis.
Chapitre: 164. "Ô vous deux, âmes fidèles et assurées! ..."
(164.1)
Ô vous deux, âmes fidèles et assurées! J'ai bien reçu votre lettre. Dieu soit loué, elle m'apportait de
bonnes nouvelles. La Californie est prête à promulguer les enseignements de Dieu. Mon espoir est
que vous vous dépensiez corps et âmes, afin que les suaves fragrances parfument les narines...
(164.2)
Transmettez à Mme Chase mes respectueuses salutations, et dites : "Mr Chase est une étoile
scintillant au-dessus de l'horizon de vérité mais, aujourd'hui, elle est encore dissimulée derrière les
nuages; bientôt, ceux-ci se dissiperont et le rayonnement de cette étoile illuminera l'état de
Californie. Apprécie le privilège d'avoir été son épouse et sa compagne en cette vie".
(164.3)
Chaque année, lors de l'anniversaire de l'ascension [nota : 30 septembre 1912] de cette âme bénie, les
amis doivent visiter sa tombe de la part d'Abdu'l-Bahá et, dans la plus parfaite humilité, avec le plus
grand respect, ils devraient déposer sur sa tombe des couronnes de fleurs et passer tout le jour en
prière silencieuse, tournant leur visage vers le royaume des signes et faisant la louange des attributs
de cette illustre personne.
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Chapitre: 165. "Ô mon Dieu! Ô mon Dieu! En vérité ..."
(165.1)
Ô mon Dieu! Ô mon Dieu! En vérité ton serviteur, humble devant la majesté de ta divine
suprématie. à la porte de ton unicité, a cru en toi et en tes versets, a témoigné de ta parole, a été
embrasé du feu de ton amour, a été immergé dans les profondeurs de l'océan de ta connaissance et
attiré par tes brises, a placé en toi sa confiance, a tourné vers toi son visage, t'a offert ses
supplications et a été assuré de ton pardon.
(165.2)
Il a abandonné cette vie mortelle et s'est enfui vers le royaume d'immortalité, languissant après la
faveur de ta rencontre.
(165.3)
Ô Seigneur, glorifie son rang, accorde-lui refuge sous le pavillon de ta suprême miséricorde, fais
qu'il pénètre dans ton glorieux paradis et perpétue son existence en ton jardin de roses exalté, afin
qu'il plonge dans l'océan de lumière du monde des mystères.
(165.4)
Tu es, en vérité, le Généreux, le Puissant, le Clément et le Dispensateur.
(165.5)
Ô toi, âme assurée, toi servante de Dieu! Ne soit pas affligée par la mort de ton mari respecté. Il est,
en vérité, parvenu à rencontrer son Seigneur au siège de vérité, en présence du puissant Roi. Ne
suppose pas que tu l'as perdu. Le voile sera levé et tu contempleras sa face illuminée dans la cohorte
suprême.
(165.6)
Comme l'a dit Dieu, l'Exalté, "Nous éveillerons sûrement à une vie heureuse". C'est pourquoi vous
devez attacher une extrême importance non pas à cette première création, mais plutôt à la vie future.
Chapitre: 166. "Ô serviteur de Bahá! ..."
(166.1)
Ô serviteur de Bahá! Sacrifie-toi sur le chemin de Dieu et prends ton vol vers les cieux de l'amour
pour la Beauté d'Abha, car tout mouvement animé par l'amour se déplace de la périphérie vers le
centre, de l'espace vers l'Astre du Jour de l'univers.
(166.2)
Peut-être penseras-tu que c'est là chose difficile, mais je te dis qu'il ne peut en être ainsi car, lorsque
le pouvoir de motivation et de direction est la divine force du magnétisme, il est possible, grâce à
son aide, de traverser aisément et allègrement le temps et l'espace. Gloire au peuple de Bahá!
Chapitre: 167. "Tu m'as interrogé à propos du destin ..."
(167.1)
Tu m'as interrogé à propos du destin, de la prédestination et de la volonté.
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(167.2)
Le destin et la prédestination consistent dans les rapports nécessaires et indispensables qui existent
dans les réalités des choses. Ces rapports ont été placés, par le pouvoir de création, dans les réalités
des êtres existants, et chaque incident est une conséquence du rapport nécessaire.
(167.3)
Par exemple, Dieu a créé entre le soleil et le globe terrestre une relation par laquelle le soleil
brillerait de ses rayons et le sol serait fécondé. Ces relations constituent la prédestination et leur
manifestation, dans le monde de l'existence, représente le destin. La volonté est cette force active
qui contrôle ces relations et ces incidents. Telle est la quintessence de l'explication du destin et de la
prédestination.
(167.4)
Le temps me manque pour te fournir une explication plus détaillée. Réfléchis bien à ceci; la réalité
du destin, de la prédestination et de la volonté sera rendue manifeste.
Chapitre: 168. "Ô toi, dame du Royaume! ..."
(168.1)
Ô toi, dame du Royaume! Loue Dieu de t'avoir éveillée en cet âge - l'âge de la dispensation de
Bahá'u'llah - et de t'avoir donné conscience de la Manifestation du Seigneur des Armées.
(168.2)
Tous les habitants du monde sont enfouis dans les tombeaux de la nature, ou assoupis dans
l'inattention et l'inconscience. Comme a dit le Christ : 'Je puis venir sans que vous en soyez avertis.
La venue du Fils de l'Homme est comme celle d'un voleur dans une maison, dont le maître est dans
l'ignorance la plus complète".
(168.3)
En résumé, j'espère que, grâce aux générosités de Bahá'u'llah, tu pourras progresser jour après jour
dans le Royaume, devenir un ange céleste confirmé par le souffle du Saint Esprit, et édifier une
structure qui demeurera éternellement ferme et inébranlable ... .
(168.4)
Ces jours sont très précieux; saisis l'occasion présente et allume une lampe qui jamais ne s'éteindra
et qui déversera sa lumière, éclairant éternellement le monde de l'humanité!
Chapitre: 169. "Ô vous deux, âmes patientes! ..."
(169.1)
Ô vous deux, âmes patientes! J'ai bien reçu votre lettre. La mort de ce jeune homme bien-aimé et sa
séparation de vous ont suscité le chagrin le plus cruel car, à la fleur de l'âge et dans sa prime
jeunesse, il a pris son vol vers le céleste nid.
(169.2)
Mais il a été libéré de ce douloureux refuge, il a tourné son visage vers le nid éternel du Royaume
et, délivré d'un monde étroit et obscur, il s'est hâté vers le monde sanctifié de la lumière; en cela
réside la consolation de nos coeurs.
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(169.3)
L'inscrutable sagesse de Dieu est a la base de tels événements douloureux. C'est comme si un
jardinier bienveillant transférait un jeune et tendre arbrisseau d'un endroit confiné à une vaste zone
aérée. Or ce transfert n'est pas la cause du dépérissement, de l'amoindrissement ou de la destruction
de cet arbrisseau; non, il lui permet, au contraire, de croître et de prospérer, d'acquérir sa fraîcheur
et sa délicatesse, de verdir et de porter des fruits.
(169.4)
Ce secret caché est bien connu du jardinier, mais les âmes qui n'ont pas conscience de cette
générosité supposent que le jardinier, dans sa colère, a déraciné l'arbrisseau. Cependant, pour ceux
qui sont au courant, ce fait dissimulé est manifeste et ce décret prédestiné est considéré comme une
générosité.
(169.5)
Ainsi, ne soyez pas affligés ou désolés par l'ascension de cet oiseau de fidélité; non, en toutes
circonstances, priez pour ce jeune homme, implorant pour lui le divin pardon et l'élévation de son
rang.
(169.6)
J'espère que vous parviendrez à la patience, à la quiétude et à la résignation suprêmes; je supplie et
implore au Seuil d'Unicité, priant pour le pardon de Dieu.
(169.7)
Mon espoir est que, par son infinie munificence, Il accorde refuge à cette colombe du jardin de la
foi et la fasse demeurer sur la branche de l'Assemblée suprême afin qu'elle chante, dans les plus
douces mélodies, la louange et la glorification du Seigneur des Noms et des Attributs.
Chapitre: 170. "Ô toi qui cherches le Royaume! ..."
(170.1)
Ô toi qui cherches le Royaume! Ta lettre m'est parvenue. Tu m'écris au sujet de la cruelle calamité
qui t'a frappée - la mort de ton mari respecté.
(170.2)
Cet homme honorable a été tellement soumis aux tensions et aux fatigues de ce monde qu'il éprouva
le désir ardent d'en être délivré. Telle est cette demeure mortelle : une réserve d'affliction et de
souffrance.
(170.3)
C'est l'ignorance qui entrave les hommes, car aucune consolation ne peut être gagnée par une âme
en ce monde - du monarque jusqu'au plus humble des citoyens.
(170.4)
Si, un jour, cette vie nous offre une coupe de douceur, cent coupes amères suivront; telle est la
condition de ce monde.
(170.5)
C'est pourquoi l'homme avisé ne s'attache pas à cette vie mortelle et n'en dépend point; parfois
même, il désire vivement la mort afin de pouvoir être ainsi délivré de ces chagrins et de ces
afflictions. Il arrive donc que certains, sous l'extrême pression de leur angoisse, mettent fin à leur
existence.
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(170.6)
Quant à ton mari, sois sans crainte. Il sera plongé dans l'océan du pardon et deviendra le
bénéficiaire de la générosité et de la faveur divines. Fais de ton mieux pour donner à son enfant une
formation bahá’íe afin que, parvenu à la maturité, il soit miséricordieux, illuminé et céleste.
Chapitre: 171. "Ô toi, bien-aimée servante de Dieu! ..."
(171.1)
Ô toi, bien-aimée servante de Dieu! Bien que la perte d'un fils nous brise le coeur et excède les
limites de l'endurance humaine, pourtant celle qui sait et comprend est assurée que son fils n'a pas
été perdu, mais plutôt qu'il est passé de ce monde dans un autre et qu'elle le retrouvera dans le
royaume divin.
(171.2)
Cette réunion durera à jamais tandis qu'en ce bas monde, la séparation est inévitable, apportant avec
elle une douleur cruelle.
(171.3)
Dieu soit loué, tu as la foi, tu tournes ton visage vers le royaume éternel et tu crois en l'existence
d'un monde céleste. Ainsi ne sois pas inconsolable, ne languis pas, ne soupire pas, ne gémis pas et
ne pleure pas, car l'agitation et le deuil affectent profondément son âme dans le royaume divin.
(171.4)
Cet enfant bien-aimé s'adresse à toi du monde caché : "Ô toi, mère de bonté, remercie la divine
providence de m'avoir libéré d'une cage réduite et obscure et de m'avoir permis, comme les oiseaux
des prairies, de m'envoler vers le monde divin - un monde vaste, illuminé, toujours gai et jubilant.
(171.5)
Donc, ne te lamente pas, ô mère, et ne t'afflige pas; je ne suis pas parmi les disparus; je n'ai été ni
effacé ni détruit. J'ai quitté ma forme mortelle et levé ma bannière en ce monde spirituel.
(171.6)
A cette séparation succède une compagnie éternelle. Tu me trouveras dans le ciel du Seigneur,
plongé dans un océan de lumière".
Chapitre: 172. "Dieu soit loué, ton coeur se consacre ..."
(172.1)
Dieu soit loué, ton coeur se consacre à la commémoration de Dieu, ton âme se réjouit de la bonne
nouvelle et tu es absorbé dans la prière.
(172.2)
L'état de prière est la meilleure des conditions, car l'homme est alors associé à Dieu.
(172.3)
En vérité, la prière confère la vie, surtout lorsqu'elle est offerte en privé, par exemple à minuit, alors
que l'âme est libérée des soucis quotidiens.
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Chapitre: 173. "Les âmes qui, en ce jour, entrent dans le royaume ..."
(173.1)
Les âmes qui, en ce jour, entrent dans le royaume divin et parviennent à la vie éternelle, bien que
demeurant matériellement sur terre, s'élèvent en réalité vers le royaume céleste.
(173.2)
Leurs corps peuvent s'attarder sur terre, mais leurs esprits voyagent dans l'immensité spatiale car,
lorsque les pensées s'élargissent et s'illuminent, elles acquièrent le pouvoir de l'envol et transportent
l'homme vers le royaume de Dieu.
Chapitre: 174. "Ô vous, amis spirituels d'Abdu'l-Bahá! ..."
(174.1)
Ô vous, amis spirituels d'Abdu'l-Bahá! J'ai pris note du contenu de votre lettre, qui m'a grandement
réjoui et témoigne de votre fermeté et de votre constance dans la Cause de Dieu.
(174.2)
Cette Assemblée demeure à l'ombre protectrice du Seigneur de toutes munificences, et c'est mon
espoir que, comme il sied à ce rassemblement, il soit favorisé et revigoré par le souffle du Saint
Esprit et que, jour après jour, vous aimiez Dieu toujours davantage et deveniez toujours plus
attachés à la Beauté qui demeure à jamais, à Celui qui est la lumière du monde, car l'amour envers
Dieu et l'attrait spirituel purifient le coeur humain, le revêtent et le parent du vêtement immaculé de
sainteté, et une fois que le coeur est entièrement attaché au Seigneur et voué à la Perfection Bénie,
alors se révèle la grâce divine.
(174.3)
Cet amour n'est pas celui du corps, mais entièrement celui de l'âme, et les âmes dont l'être intime est
éclairé par l'amour envers Dieu sont comme des rayons diffus de lumière et brillent telles des étoiles
de sainteté dans un ciel pur et cristallin, car le véritable amour, l'amour réel, c'est l'amour pour Dieu,
qui est sanctifié au-delà des notions et des imaginations humaines.
(174.4)
Que les bien-aimés de Dieu - tous sans exception - soient l'essence de la pureté, la vie de sainteté
même afin que, dans chaque pays, ils deviennent renommés pour leur sainteté, leur indépendance
d'esprit et leur douceur.
(174.5)
Qu'ils soient encouragés par des gorgées de la coupe éternelle de l'amour pour Dieu et qu'ils
contemplent la Beauté Bénie, qu'ils ressentent la chaleur de la flamme, qu'ils soient saisis par cette
rencontre et rendus muets de frayeur et d'étonnement. Telle est la condition des âmes sincères; tel
est le chemin des êtres loyaux; tel est l'éclat rayonnant des visages de ceux qui sont proches de leur
Dieu.
(174.6)
C'est pourquoi les amis de Dieu doivent, empreints d'une extrême sainteté, s'élever d'un seul et
même accord, en esprit et en unité l'un avec l'autre, jusqu'à devenir semblables à un seul être et à
une seule âme.
(174.7)
A un tel niveau, les corps physiques ne jouent aucun rôle, c'est plutôt l'esprit qui domine et dirige et,
lorsque son pouvoir englobe toutes choses, alors l'union spirituelle est accomplie.
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(174.8)
Efforcez-vous, nuit et jour, de développer votre unité jusqu'à l'extrême limite.
(174.9)
Que vos pensées se concentrent sur votre propre développement spirituel, et fermez les yeux aux
manquements des autres âmes.
(174.10)
Agissez de telle manière - accomplissant de pures et nobles actions, manifestant modestie et
humilité - que vous puissiez contribuer à éveiller vos semblables.
(174.11)
Jamais Abdu'l-Bahá ne souhaite voir un être blessé, et jamais ne causera-t-il de l'affliction à
quiconque; en effet, l'homme ne peut recevoir de plus noble présent que l'occasion de réjouir le
coeur d'autrui. Je prie Dieu que vous deveniez des dispensateurs de joie, comme le sont les anges du
ciel.
Chapitre: 175. "Le charme mortel s'évanouira ..."
(175.1)
Le charme mortel s'évanouira, les roses céderont la place aux épines, beauté et jeunesse auront leur
temps et disparaîtront, mais ce qui dure éternellement est la beauté du Véritable, car sa splendeur ne
périt point et sa gloire demeure à jamais; son charme est tout-puissant et sa séduction infinie.
(175.2)
Tant il en est de ce visage qui reflète la splendeur de la lumière du Bien-Aimé! Loué soit le
Seigneur, tu en as été illuminé, tu as acquis la perle de la connaissance véritable et proféré la parole
de Vérité.
Chapitre: 176. "Ô toi qui es attiré vers le royaume de Dieu! ..."
(176.1)
Ô toi qui es attiré vers le royaume de Dieu! Chaque âme cherche un objet, nourrit un désir et, nuit et
jour, s'efforce d'atteindre son but. L'une aspire à la richesse, l'autre est assoiffée de gloire, une autre
encore languit après la renommée, l'art, la prospérité, etc. Pourtant, elles sont toutes vouées, en fin
de compte, aux privations et aux déceptions.
(176.2)
L'une comme l'autre, elles laissent derrière elles tout ce qui leur appartient et, les mains vides, se
hâtent vers le royaume de l'au-delà.
(176.3)
Tous leurs efforts resteront vains: elles retourneront toutes à la poussière, dénudées, déprimées,
découragées et en proie au plus profond désespoir.
(176.4)
Loué soit le Seigneur, tu es engagé dans ce qui t'assure un gain qui durera éternellement, et ce n'est
rien d'autre que ton attraction vers le royaume de Dieu, ta foi et ta connaissance, l'illumination de
ton coeur et tes efforts soutenus pour la promotion des divins enseignements. En vérité, ce présent
est impérissable et cette richesse est un trésor issu des cieux!
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Chapitre: 177. "Ô vivante flamme de l'amour céleste! ..."
(177.1)
Ô vivante flamme de l'amour céleste! Ton coeur s'est tellement embrasé de l'amour pour Dieu qu'à
dix mille lieues de distance, sa chaleur et son rayonnement peuvent être ressentis et observés.
(177.2)
Le feu allumé de main mortelle n'apporte sa lumière et sa chaleur qu'à un espace réduit, tandis que
cette flamme sacrée allumée par la Main de Dieu, bien que brûlant à l'Orient enflammera l'Occident
et donnera sa chaleur au Nord comme au Sud; elle s'élèvera plutôt de ce monde pour briller du plus
ardent éclat dans les empires d'En-Haut, inondant de lumière le royaume de gloire éternelle.
(177.3)
Heureux sois-tu d'avoir reçu un si céleste présent. Bénis sois-tu d'être favorisé par ses divins
bienfaits.
(177.4)
Que la gloire de Dieu repose sur toi et sur ceux qui se cramponnent à la ferme poignée de sa volonté
et de son Alliance sacrée.
Chapitre: 178. "Ô servante de Dieu! J'ai bien reçu ta lettre ..."
(178.1)
Ô servante de Dieu! J'ai bien reçu ta lettre en date du 9 décembre 1918 et ai pris note de son
contenu.
(178.2)
Ne perds jamais ta confiance en Dieu! Sois toujours pleine d'espérance, car les générosités divines
ne cessent jamais de se déverser sur l'humanité. Si, considérées d'un point déterminé elles semblent
diminuer, d'un autre point elles sont pleines et entières.
(178.3)
L'homme est, en toutes circonstances, plongé dans un océan de bénédictions divines. Ainsi, ne sois
jamais désespérée, mais plutôt ferme en ton espoir.
(178.4)
La participation aux réunions des amis est spécialement destinée à les garder vigilants, aimants et
attirés vers le divin royaume.
(178.5)
Si le désir que tu as de te rendre à Phillsburg, dans le Montana, est ardent et total, tu en as la
permission; peut-être pourras-tu allumer une lampe parmi ce groupe de mineurs et les rendre
conscients et vigilants, afin qu'ils se tournent vers Dieu et reçoivent une part de la munificence du
royaume divin.
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Chapitre: 179. "Efforcez-vous, autant que vous le pourrez ..."
(179.1)
Efforcez-vous, autant que vous le pourrez, de vous tourner entièrement vers le Royaume, afin
d'acquérir le courage inné et le pouvoir idéal.
Chapitre: 180. "J'espère qu'en ce bas monde, tu atteindras ..."
(180.1)
J'espère qu'en ce bas monde, tu atteindras la lumière céleste, que tu délivreras les âmes des ténèbres
de la nature que constitue le royaume animal, et que tu les feras parvenir à des degrés élevés dans le
royaume humain.
(180.2)
Aujourd'hui, tous les hommes sont plongés dans le monde de la nature; c'est pourquoi tu observes la
jalousie, l'avidité, la lutte pour la survie, la duperie, l'hypocrisie, la tyrannie, l'oppression, les
conflits, les différends, les effusions de sang et le pillage qui, tous, émanent du monde de la nature.
(180.3)
Rares sont ceux qui ont été délivrés de cette obscurité, qui se sont élevés du monde de la nature vers
le monde de l'homme, qui ont observé les enseignements divins, ont servi le monde de l'humanité et
qui resplendissent, miséricordieux, illuminés et semblables à un jardin de roses.
(180.4)
Fais ton possible pour devenir divin, caractérisé par les attributs de Dieu, illuminé et miséricordieux
afin d'être délivré de toute attache et de vouer ton coeur au royaume de l'incomparable Seigneur.
Voilà la générosité bahá’íe et voilà la lumière céleste.
Chapitre: 181. "Quant à la déclaration de Bahá'u'llah ..."
(181.1)
Quant à la déclaration de Bahá'u'llah dans Les Paroles Cachées, selon laquelle l'homme doit
renoncer à son moi, elle signifie qu'il doit renoncer à ses désirs immodérés à ses ambitions égoïstes
et aux impulsions de son être humain pour rechercher les saintes brises de l'esprit, suivre les
aspirations de son être supérieur et se plonger dans l'océan du sacrifice, le coeur fixé sur la beauté
du Très-Glorieux.
(181.2)
Quant à la référence, dans Les Paroles Cachées, à l'Alliance conclue sur le mont Paran, elle signifie
qu'aux yeux de Dieu, passé, présent et avenir ne font qu'un alors que pour l'homme, le passé a
disparu et il est oublié, le présent est éphémère et le futur est du domaine de l'espérance.
(181.3)
C'est un principe fondamental de la Loi de Dieu que, lors de chaque mission prophétique, Il conclut
une Alliance avec tous les croyants - une Alliance qui demeure jusqu'à la fin de cette mission,
jusqu'au jour promis où le personnage, annoncé à l'origine de la mission, est rendu manifeste.
(181.4)
Considérez Moïse, celui qui conversait avec Dieu. En vérité Moïse, sur le mont Sinaï, conclut une
alliance concernant le Messie avec toutes les âmes qui vivraient au temps du Messie.
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(181.5)
Ces âmes, bien qu'elles fussent apparues de nombreux siècles après Moïse, furent néanmoins - dans
la mesure où l'alliance, qui se situe hors du temps, était concernée - présentes là-bas avec Moïse.
(181.6)
Les Juifs, cependant, ne s'en soucièrent et ne s'en souvinrent point, subissant ainsi une lourde et
évidente perte.
(181.7)
Quant à la mention, dans les Paroles Cachées en arabe, selon laquelle l'être humain doit se détacher
de son moi, elle signifie, une fois encore, que l'homme ne devrait rien désirer pour lui-même en
cette vie fugitive, mais qu'il devrait retrancher son moi, c'est-à-dire renoncer au moi et à toutes ses
préoccupations sur le chemin du sacrifice, à l'heure de la venue du Seigneur.
Chapitre: 182. "Ô vous qui vous accrochez à l'Alliance ..."
(182.1)
Ô vous qui vous accrochez à l'Alliance et au Testament! En ce jour, des empires du Très-Glorieux,
du royaume de sainteté où s'élèvent des hosannas de glorification et de louange, l'Assemblée céleste
dirige vers vous son regard.
(182.2)
Chaque fois que son regard illumine les rassemblements de ceux qui sont fermes dans l'Alliance et
dans le Testament, alors elle émet son cri de : "Bonne nouvelle! Bonne nouvelle!"
(182.3)
Alors, exultant, elle élève sa voix et s'écrie : "Ô vous, communion spirituelle! Ô vous,
rassemblement divin! Soyez bénis! Que la bonne nouvelle soit sur vous! Que vos visages
s'illuminent et que vous ayez bon espoir, car vous vous attachez à l'Alliance du Bien-Aimé de tous
les mondes, vous êtes enivrés du vin de son Testament.
(182.4)
Vous avez donné votre foi à l'Ancien des Jours, vous vous êtes abreuvés au calice de la loyauté.
(182.5)
Vous avez gardé et défendu la Cause de Dieu; vous n'avez pas suscité le fractionnement de sa
parole; vous n'avez pas avili sa Foi, mais vous avez lutté pour la glorification de son saint Nom;
(182.6)
vous n'avez pas permis que la Cause bénie soit exposée à la dérision des hommes ni que le rang
désigné soit abaissé; vous n'avez pas voulu non plus que le Centre de l'Autorité soit discrédité ou
livré à la moquerie et à la persécution. Vous avez combattu pour maintenir la Parole une et
intégrale.
(182.7)
Vous avez passé par les portes de la miséricorde. Vous n'avez pas laissé la Beauté Bénie disparaître
de vos consciences ni tomber dans l'oubli." Que la Gloire repose sur vous!
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Chapitre: 183. "Ô toi, fille du Royaume! J'ai bien reçu ta lettre ..."
(183.1)
Ô toi, fille du Royaume! J'ai bien reçu ta lettre. Elle était semblable à la mélodie du rossignol divin
dont le chant réjouit les coeurs, car son contenu témoignait de ta foi, de ton assurance et de ta
fermeté dans l'Alliance et dans le Testament.
(183.2)
Aujourd'hui, le pouvoir dynamique du monde de l'existence est le pouvoir de l'Alliance qui, pareil à
une artère, bat dans le coeur du monde contingent et protège l'unité bahá’íe.
(183.3)
Il est ordonné aux bahá’ís d'établir l'unité de l'humanité; or, s'ils ne peuvent s'unir autour d'un seul
point, comment seront-ils capables de réaliser l'unité du genre humain?
(183.4)
En promulguant cette Alliance et ce Testament, la Beauté Bénie avait pour but de rassembler tous
les êtres existants autour d'un seul point afin que les âmes irréfléchies qui, dans chaque cycle et
dans chaque génération, ont provoqué la dissension, ne puissent saper les fondements de la Cause.
(183.5)
Il a donc décrété que tout ce qui émane du Centre de l'Alliance es juste, se trouve sous sa protection
et est l'objet de sa faveur, alors que tout le reste est erroné.
(183.6)
Tu es - Dieu soit loué! - ferme dans l'Alliance et dans le Testament.
Chapitre: 184. "Ô vous, âmes bénies! Bien que vous soyez soumises..."
(184.1)
Ô vous, âmes bénies! Bien que vous soyez soumises à de cruciales épreuves du fait des tentations
répétées et assidues de certains visant à ébranler la foi des amis à Los Angeles, vous êtes sous le
regard protecteur de la munificence de Bahá'u'llah et assistées par les légions angéliques.
(184.2)
Avancez donc d'un pas assuré et consacrez-vous, avec confiance et certitude absolues, à proclamer
les fragrances divines, à glorifier la parole de Dieu et à demeurer fermes dans l'Alliance.
(184.3)
Soyez assurés que, si une âme se lève dans une extrême persévérance, lance l'appel du Royaume et,
résolument, proclame l'Alliance, ne fût-elle qu'une fourmi insignifiante, elle parviendra à jeter le
redoutable éléphant hors de l'arène et, ne fût-elle qu'une faible mite, elle mettra en loques le
plumage du vautour rapace.
(184.4)
Ainsi, efforcez-vous de disperser l'armée du doute et de l'erreur par le pouvoir des paroles sacrées.
(184.5)
Ceci est mon exhortation, ceci est mon conseil. Ne vous querellez avec personne et évitez toute
forme de conflit.
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(184.6)
Proférez la parole de Dieu. Si votre interlocuteur l'accepte, le but souhaité est atteint et, s'il s'en
détourne, laissez-le à lui-même et gardez votre confiance en Dieu. Tel est l'apanage de ceux qui
sont fermes dans l'Alliance.
Chapitre: 185. "Ô vous, amis et servantes du Miséricordieux! ..."
(185.1)
Ô vous, amis et servantes du Miséricordieux! J'ai reçu de l'Assemblée Spirituelle de Los Angeles
une lettre d'où il ressort que les âmes bénies de Californie pareilles à une montagne immuable,
résistent à la tempête de la violation et que, tels des arbres bénis, elles ont été plantées dans le sol de
l'Alliance où elles demeurent, fermes et constantes.
(185.2)
Ainsi ai-je l'espoir que, par les bénédictions du Soleil de Vérité, ces âmes puissent croître, jour
après jour, en constance et en fermeté.
(185.3)
Les épreuves de chaque dispensation sont directement proportionnelles à la grandeur de la Cause et
comme il n'avait pas été conclu jusqu'ici une telle Alliance manifeste, rédigée par la Plume
Suprême, les épreuves sont comparativement plus sévères.
(185.4)
Elles provoquent l'hésitation chez les âmes faibles, alors que les âmes fortes demeurent
inébranlables.
(185.5)
Or, ces agitations des violateurs ne sont rien d'autre que l'écume des vagues de l'océan - l'un de ses
traits inséparables, - mais l'océan de l'Alliance se dressera et rejettera sur le rivage les dépouilles des
morts, car il ne peut les retenir.
(185.6)
Ainsi voit-on que l'océan de l'Alliance s'est enflé et enflé jusqu'à ce qu'il ait rejeté les cadavres - des
âmes privées de l'esprit de Dieu, perdues dans leurs passions et leur égoïsme, et qui cherchent à
dominer.
(185.7)
Cette écume de l'océan ne durera point; elle se dissipera bientôt puis disparaîtra, tandis que l'océan
de l'Alliance s'enflera et mugira éternellement ... .
(185.8)
Depuis la genèse de la création jusqu'à ce jour, à travers toutes les divines dispensations, il n'a
jamais été conclu d'Alliance aussi ferme et explicite.
(185.9)
Dans ces conditions, est-il possible que cette écume demeure à la surface de l'océan de l'Alliance?
Par Dieu, non!
(185.10)
Les violateurs foulent aux pieds leur propre dignité, arrachent leurs propres fondements et
s'enorgueillissent d'être soutenus par des flagorneurs qui accomplissent un grand effort pour
ébranler la foi des âmes faibles, mais dont les actions demeurent sans effet; c'est là un mirage et non
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de l'eau, de l'écume et non la mer, de la brume et non un nuage, l'illusion et non la réalité. Bientôt,
vous constaterez tout cela.
(185.11)
Dieu soit loué, vous êtes fermes et constants; soyez reconnaissants que, tels des arbres bénis, vous
soyez solidement plantés dans le sol de l'Alliance.
(185.12)
Il est certain que chaque être ferme se développera, donnera de nouveaux fruits et, chaque jour,
croîtra en fraîcheur et en grâce.
(185.13)
Méditez sur tous les écrits de Bahá'u'llah- qu'il s'agisse d'épîtres ou de prières, - et vous rencontrerez
sûrement un millier de passages dans lesquels Bahá'u'llah prie en ces termes : "Ô Dieu! Réduit à
néant les violateurs de l'Alliance et défais les oppresseurs du Testament.
(185.14)
Celui qui renie l'Alliance et le Testament est répudié par Dieu, et celui qui demeure ferme et
constant en eux est accueilli au Seuil d'Unicité. " De telles paroles et prières abondent; reportez-
vous-y, et vous saurez.
(185.15)
Ne soyez jamais abattus. Plus vous êtes remués par la violation, plus vous gagnez en constance et
en fermeté; soyez persuadés que les armées divines triompheront, car elles sont assurées de la
victoire du royaume d'Abha.
(185.16)
De par le monde est levé l'étendard de constance et de fermeté, et dégradé le drapeau de la
violation, car seules quelques âmes faibles ont été détournées par les flatteries et les arguments
spécieux des violateurs qui, extérieurement, prennent le plus grand soin à exhiber leur fermeté mais,
en leur être intime, s'appliquent à agiter les âmes.
(185.17)
Seuls quelques-uns, à la tête des agitateurs, sont bien connus en tant que violateurs alors que les
autres trompent les âmes par de subtils moyens: extérieurement, en effet, ils affirment leur
constance et leur fermeté dans l'Alliance mais, lorsqu'ils rencontrent des coeurs faciles à émouvoir,
ils sèment en secret les graines du soupçon.
(185.18)
Les actes de tous ces détracteurs sont semblables à la violation de l'Alliance par Judas Iscariote et
ses disciples.
(185.19)
Réfléchissez : Ont-ils laissé derrière eux quelque résultat, quelque trace? Ses disciples n'ont pas
même laissé de nom et, bien qu'un certain nombre de Juifs aient pris le parti de Judas, c'était comme
si ce dernier n'avait aucun adepte.
(185.20)
Ce Judas Iscariote, qui était le chef des apôtres, trahit le Christ pour trente pièces d'argent. Prenez
garde, Ô vous, hommes de perception!
(185.21)
Aujourd'hui, ces violateurs sans importance trahiront sûrement le Centre de l'Alliance pour la forte
somme que, par les moyens les plus subtils, ils ont convoitée.
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(185.22)
Trente années se sont écoulées depuis l'ascension de Bahá'u'llah et, à cette époque, ces violateurs
avaient lutté de toutes leurs forces. Or qu'ont-ils réalisé?
(185.23)
En toutes circonstances, ceux qui sont demeurés fermes dans l'Alliance ont triomphé alors que les
violateurs ont connu la défaite, les déboires et le découragement.
(185.24)
Après l'ascension d'Abdu'l-Bahá, ils ne laisseront aucune trace. Ces âmes sont ignorantes de ce qu'il
adviendra et fières de leurs propres chimères.
(185.25)
En résumé, ô vous amis de Dieu et servantes du Miséricordieux! La main de divine munificence a
placé sur vos têtes une couronne sertie de bijoux, dont les pierres précieuses brilleront éternellement
à travers l'espace.
(185.26)
Appréciez cette générosité, déliez vos langues dans la louange et l'action de grâce, et mettez-vous à
proclamer les enseignements divins, car c'est là que résident l'esprit de vie et l'instrument de salut.
Chapitre: 186. "Ô toi qui es ferme dans l'Alliance! J'ai reçu de toi ..."
(186.1)
Ô toi qui es ferme dans l'Alliance! J'ai reçu de toi trois lettres successives et ainsi ai-je appris que,
dans la ville de Cleveland, les coeurs sont affligés par les souffles ténébreux des briseurs d'Alliance,
et que l'harmonie entre les amis a décliné.
(186.2)
Par Dieu! Il a été prédit, des centaines de fois, que les violateurs se tiennent à l'affût et désirent, par
tous les moyens, provoquer la dissension parmi les amis afin que celle-ci puisse aboutir à la
violation de l'Alliance. Comment se fait-il que, malgré cet avertissement, les amis aient négligé
cette déclaration explicite?
(186.3)
La question est claire, directe et d'une brièveté extrême. Ou bien Bahá'u'llah était sage, omniscient
et averti de ce qui s'ensuivrait, ou bien il était ignorant et dans l'erreur.
(186.4)
Il a conclu, de sa plume suprême, une telle Alliance et un tel Testament avec tous les bahá’ís,
d'abord avec les Aghsan, les Afnan et ses parents, leur ordonnant d'obéir et de se tourner vers Lui.
(186.5)
De sa plume suprême, Il a explicitement déclaré que l'objet du verset suivant du Kitab-i-Aqdas est
la Plus Grande Branche : "Lorsque l'océan de ma présence aura reflué et que sera achevé le Livre de
ma Révélation, tournez-vous vers Celui que Dieu avait en vue, Celui qui est issu de cette Antique
Racine. "
(186.6)
Le sens de ce verset peut se résumer ainsi : Après mon ascension, il incombe aux Aghsan, aux
Afnan, aux parents, et à tous les amis de Dieu, de se tourner vers Celui qui s'est ramifie à partir de
l'Antique Racine.
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(186.7)
Il dit aussi très clairement, dans le Kitab-i-Aqdas : "Ô vous, habitants du monde! Lorsque la
Colombe mystique aura pris son envol de son Sanctuaire de Louange et recherché son but lointain,
sa demeure secrète, rapportez-vous, pour tout ce que vous ne comprenez pas dans le Livre, à Celui
qui est issu de cette puissante souche".
(186.8)
S'adressant à tous les habitants du monde, Il dit : "Lorsque la Colombe mystique s'envolera du
verger de louange vers la station suprême et invisible - c'est-à-dire lorsque la Beauté Bénie
abandonnera le monde contingent pour l'invisible royaume, - référez-vous, pour tout ce que vous ne
comprenez pas dans le Livre. à Celui qui est issu de l'Antique Racine. C'est-à-dire que tout ce qu'il
dit est la vérité même".
(186.9)
Et, dans le Livre de l'Alliance. Il dit explicitement que l'objet de ce verset : "Qui est issu de cette
Antique Racine" est la Plus Puissante Branche. Et Il ordonne à tous les Aghsan, les Afnan, les
parents et les bahá’ís de se tourner vers Lui.
(186.10)
A présent, ou bien l'on doit dire que la Beauté Bénie a commis une erreur, ou bien Il doit être obéi.
(186.11)
Abdu'l-Bahá n'a pas d'autre commandement à faire respecter, si ce n'est la diffusion des fragrances
de Dieu, l'exaltation de sa Parole, la proclamation de l'unité de l'humanité, l'établissement de la paix
universelle, ainsi que les autres commandements de Dieu.
(186.12)
Ce sont là des commandements divins, qui n'ont rien à voir avec Abdu'l-Bahá. Quiconque le désire
peut les accepter, et celui qui les rejette peut faire comme bon lui semble.
(186.13)
Parmi ceux qui sèment la discorde, il en est qui, usant de nombreux stratagèmes cherchent à prendre
la direction et, afin d'y parvenir, ils instillent le doute chez les amis pour susciter des différends,
dans l'espoir que ceux-ci provoquent une scission.
(186.14)
Mais les amis de Dieu doivent être vigilants; ils doivent savoir que la propagation de ces doutes est
motivée par des intentions personnelles et par l'ambition du pouvoir.
(186.15)
Ne brisez point l'unité bahá’íe et sachez que cette unité ne peut être maintenue que par la foi en
l'Alliance de Dieu.
(186.16)
Tu éprouves le désir de voyager afin de pouvoir répandre au loin les fragrances divines. C'est là un
souhait hautement valable. Assurément, les confirmations divines t'assisteront et le pouvoir de
l'Alliance et du Testament t'apportera le triomphe et la victoire.
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Chapitre: 187. "Ô toi qui es ferme dans l'Alliance! J'ai bien reçu ..."
(187.1)
Ô toi qui es ferme dans l'Alliance! J'ai bien reçu ta lettre. Tu m'y exprimais ta satisfaction au sujet
de la convention, car ce rassemblement a permis l'élévation de la Cause de Dieu et la démonstration
du pouvoir de sa Parole.
(187.2)
La grandeur de la Cause aplanira ces différends et peut se comparer à la santé du corps humain qui,
une fois établie, élimine toute maladie et toute déficience.
(187.3)
Notre espoir est que ne subsiste aucune trace d'opposition; mais, parmi les amis d'Amérique,
certains sont agités dans leurs ambitions nouvelles et cherchent, à l'ombre et en secret, à découvrir
tout ce qui peut engendrer la dissension.
(187.4)
Dieu soit loué, de telles portes sont toutes closes dans le domaine de la Cause de Bahá'u'llah, car un
Centre spécial investi de pouvoir a été désigné - un Centre qui résout toutes les difficultés et élimine
toutes les différences.
(187.5)
La Maison Universelle de Justice, de la même manière, écarte toutes les différences; tout ce qu'elle
prescrit doit être accepté, et celui qui transgresse est rejeté;
(187.6)
or cette Maison Universelle de Justice, qui est le Corps législatif n'a pas encore été instituée.
(187.7)
Voyez par conséquent qu'il ne subsiste aucun moyen de dissension, mais ce sont les désirs charnels
qui provoquent les différends, et c'est le cas des violateurs.
(187.8)
Ceux-ci ne doutent pas de la validité de l'Alliance, mais des motifs égoïstes les ont entraînés vers
cette condition. Ce n'est pas qu'ils ignorent ce qu'ils font - ils en sont parfaitement conscients, ce qui
ne les empêche pas, pour autant, de manifester leur opposition.
(187.9)
En bref, l'océan de l'Alliance est tumultueux et vaste. Il rejette sur le rivage l'écume de la violation,
et, ainsi, vous n'avez rien à redouter.
(187.10)
Consacre-toi au service du Mashriqu'l-Adhkar et prépare toi à propager les divines fragrances. Ne te
consacre à rien d'autre qu'à cela, de crainte de disperser ton attention et de voir stagner ton oeuvre.
Chapitre: 188. "Ô vous, les bien-aimés d'Abdu'l-Bahá! ..."
(188.1)
Ô vous, les bien-aimés d'Abdu'l-Bahá! Il y a bien longtemps désormais que mon oreille intérieure
n'a perçu les douces mélodies émanant de certaines régions, ou que mon coeur ne s'en est réjoui; et
cela, malgré le fait que vous êtes sans cesse présents dans mes pensées et que je vous vois nettement
devant moi.
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(188.2)
Le gobelet de mon coeur déborde du vin de l'amour que je vous porte et mon désir ardent, celui de
poser sur vous mon regard, court, tel l'esprit, à travers mes artères et mes veines.
(188.3)
Ainsi, grande est mon affliction. Aujourd'hui, au milieu de cette tempête de calamités agitant ses
vagues jusqu'au plus haut des cieux, je suis assailli par une grêle de flèches cruelles et incessantes
qui m'atteignent de tous les points cardinaux.
(188.4)
A chaque instant, ici en Terre Sainte, me parviennent de terrifiantes nouvelles, et chaque jour
apporte son contingent d'horreur.
(188.5)
Le centre de sédition avait imaginé que son arrogante rébellion suffirait à réduire en poussière
l'Alliance et le Testament; cela suffisait, pensait-il, à détourner les âmes justes du Testament sacré.
(188.6)
C'est pourquoi il a propagé de tous côtés ses feuillets de suspicion, élaborant maints projets secrets.
Il clamait que l'édifice de Dieu avait été subverti et ses divins commandements annulés et que, par
là même, l'Alliance et le Testament étaient abolis.
(188.7)
Puis il s'appliquait à soupirer et à gémir qu'il était retenu prisonnier, en proie à la faim et à la soif, de
nuit comme de jour.
(188.8)
Une autre fois, il suscitait un vacarme, déclarant que l'unicité de Dieu avait été reniée puisqu'une
autre manifestation avait été proclamée, avant l'expiration d'une période de mille ans.
(188.9)
Lorsqu'il constata que ses calomnies demeuraient sans effet, il conçut progressivement un plan
destiné à provoquer le trouble. Il commença à semer la discorde et se rendit de porte en porte. Il se
mit à porter de fausses accusations auprès des fonctionnaires du gouvernement. Il prit contact avec
des ressortissants étrangers, gagna leur intimité et, avec ceux-ci, rédigea un document qu'il présenta
au siège du sultanat, semant ainsi la consternation parmi les autorités.
(188.10)
Une de ces nombreuses calomnies accusait cet infortuné d'avoir levé l'étendard de la révolte, un
drapeau portant les mots "Ya-Bahá'u'l-Abha". J'étais accusé de l'avoir arboré en paradant à travers
la campagne, dans chaque cité, chaque ville et chaque village, et même parmi les tribus du désert,
invitant tous les habitants à s'unir sous ce drapeau.
(188.11)
Ô mon Seigneur, en vérité je cherche refuge auprès de Toi à la seule pensée d'une telle action,
contraire à tous les commandements de Bahá'u'llah et qui, en réalité, serait un insigne méfait que
seul un sombre pécheur oserait jamais perpétrer, car Tu as décrété qu'il nous incombe d'obéir aux
dirigeants et aux rois.
(188.12)
Une autre des calomnies du centre de sédition arguait que le tombeau sur le mont Carmel était une
forteresse que j'avais bâtit, solide et inexpugnable - alors que le bâtiment en construction comporte
six pièces - et que je l'avais appelée Médine la Splendide, alors qu'en réalité j'ai nommé le Tombeau
sacré La Mecque la Glorifiée.
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(188.13)
Selon une autre encore de ses calomnies, j'aurais établi une souveraineté indépendante et - Dieu
m'en préserve! Dieu m'en préserve! -j'aurais invité tous les croyants à se joindre à moi pour
perpétrer ce méfait collectif. Combien sinistre, ô mon Seigneur, est sa calomnie!
(188.14)
Pourtant, il prétend encore que, puisque le Tombeau sacré est devenu un lieu de visite pour les
pèlerins venus du monde entier, ce gouvernement et ce peuple subiront ainsi de grands dommages.
(188.15)
Lui, le centre de la sédition, allègue qu'il n'a pris lui-même aucune part à tous ces événements, qu'il
est un Sunni (orthodoxe) des Sunnites et un disciple dévoué d'Abú-Bakr et d'Umar, et considère
Bahá'u'llah simplement comme un homme pieux et un mystique; toutes ces choses, déclare-t-il, ont
été mises sur pied par cet être opprimé.
(188.16)
Pour résumer, une commission d'enquête fut désignée par le sultan - que la gloire de son règne soit
durable! - Cette commission vint ici même et, dès son arrivée, se rendit au domicile de l'un des
accusateurs, puis elle convoqua le groupe qui, travaillant avec mon frère, avait rédigé le document
accusatoire et lui demanda s'il reflétait la vérité.
(188.17)
Le groupe expliqua la teneur du document, déclara que tout ce qui y était consigné n'était autre que
la vérité et ajouta d'autres chefs d'accusation. Ainsi, ce groupe faisait fonction tout à la fois de
plaignants, de témoins et de juge.
(188.18)
La commission est maintenant de retour au siège du califat, et les récits les plus terrifiants
parviennent chaque jour de cette cité. Toutefois - Dieu soit loué! - Abdu'l-Bahá demeure calme et
impassible. Je ne garde rancune à personne pour ces diffamations.
(188.19)
Je m'en suis remis, pour toutes mes affaires. à son irrésistible volonté et j'attends - dans un bonheur
parfait - d'offrir ma vie en sacrifice, prêt à toutes les pires afflictions qui pourraient m'être réservées.
(188.20)
Grâce à Dieu, les croyants, eux aussi, acceptent et demeurent soumis à la volonté divine; satisfaits
de leur sort, radieusement consentants, ils rendent grâce.
(188.21)
Le centre de sédition a imaginé que le sang de cet être opprimé une fois répandu, lorsque j'aurai été
abandonné sur le sable de l'immense désert ou noyé dans la mer Méditerranée disparu dans
l'anonymat sans laisser de trace, sans personne pour témoigner à mon sujet, - alors il disposerait
enfin d'un terrain où il pourrait enfourcher son destrier et, armé de son maillet de mensonges et de
suspicions, frapper violemment la balle de polo de ses ambitions, et remporter la victoire.
(188.22)
Il s'en faudrait de beaucoup! Car, même si le parfum subtil du musc de fidélité disparaissait sans
laisser aucune trace, qui serait attiré par l'odeur nauséabonde de la perfidie?
(188.23)
Et même si quelque gazelle céleste venait à être déchiquetée par des chiens et par des loups, qui
accourrait pour découvrir un loup enragé?
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(188.24)
Même si le jour du Rossignol mystique touchait à sa fin, qui prêterait jamais l'oreille au
croassement du corbeau?
(188.25)
Quelle vaine supposition que la sienne! Quelle folle présomption! « Leurs oeuvres sont comme la
vapeur dans un désert; l'assoiffé rêve qu'elle est de l'eau jusqu'à ce que, parvenu au but, il ne trouve
que le néant » [voir : Coran 24.39].
(188.26)
Ô vous, bien-aimés de Dieu! Ayez le pied ferme et le coeur constant et, par le pouvoir de
l'assistance de la Beauté Bénie, soyez résolus dans vos intentions.
(188.27)
Servez la Cause de Dieu. Faites face à toutes les nations du monde avec la constance et l'endurance
du peuple de Bahá, afin que chacun soit stupéfait et s'interroge : comment peut-il se faire que vos
coeurs soient des sources de confiance et de foi, des mines regorgeant de l'amour pour Dieu.
(188.28)
Soyez tels que vous ne faillirez ni vacillerez à cause de ces tragédies survenues en Terre Sainte; ne
vous laissez pas abattre par ces terribles événements.
(188.29)
Et si tous les croyants étaient passés par les armes, et qu'il n'en restait qu'un, que celui-là élève sa
voix au nom du Seigneur et qu'il répande la bonne nouvelle, qu'il se lève pour affronter tous les
peuples de la terre.
(188.30)
Ne considérez pas les affreux événements survenus en ce Lieu illuminé- La Terre Sainte est en
danger à tout instant et, ici, la marée des calamités est toujours montante, car cet appel a été entendu
de par le monde et sa rumeur est parvenue aux extrémités de la terre.
(188.31)
C'est pourquoi les ennemis - tant de l'intérieur que de l'extérieur - se sont appliqués, avec subtilité et
talent, à propager leurs calomnies.
(188.32)
Il est clair qu'un lieu comme celui-ci serait exposé au danger car, ici, il n'y a nul défenseur, personne
pour se lever et prendre notre parti face à la calomnie : personne - à part quelques âmes sans gîte,
infortunées, retenues captives en cette forteresse.
(188.33)
Elles n'ont pas de défenseur; il n'est personne pour les secourir, personne pour détourner les flèches
du mensonge, les traits de la diffamation qui leur sont assénés : personne, excepté Dieu.
(188.34)
Il vous sied de méditer sur le sort de tous ces bien-aimés qui se hâtèrent vers le terrain sacré du
sacrifice, de ces âmes précieuses qui offrirent leurs vies. Gardez en mémoire ces flots de sang sacré
déversé. Combien de coeurs droits furent mélangés à leur sang, combien de poitrines furent la cible
de l'épée de la tyrannie, combien de chastes corps furent dépecés!
(188.35)
Alors comment pourrions-nous même songer à nous sauver, à nous insinuer dans les bonnes grâces
d'un étranger ou d'un parent et à feindre un compromis! Ne devrions-nous pas, plutôt, prendre le
chemin de la rectitude et suivre les traces de ces grandes âmes disparues?
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(188.36)
Ces quelques brèves journées passeront, cette vie présente s'effacera de notre vue; les roses de ce
monde perdront leur fraîcheur et leur beauté, le jardin des triomphes et des délices de cette terre
languira et s'évanouira.
(188.37)
Le printemps de vie se changera en automne de mort, la joie brillante des halls de palace fera place
à la nuit sans lune des tombeaux. C'est pourquoi rien de tout cela n'est digne de notre amour, et le
coeur du sage ne s'y attachera pas.
(188.38)
Celui qui dispose de la connaissance et du pouvoir recherchera plutôt la gloire céleste, la distinction
spirituelle et la vie éternelle.
(188.39)
Il languit de s'approcher du Seuil Sacré de Dieu car, dans la taverne de ce monde éphémère,
l'homme de Dieu ne se vautrera pas dans l'ivrognerie; pas un seul instant il ne prendra ses aises, ni
ne se souillera par l'attachement à cette vie terrestre.
(188.40)
Au contraire, les amis sont des étoiles dans les cieux de la direction, des corps célestes dans le
firmament de la grâce divine qui, de toute leur puissance, font s'envoler les ténèbres.
(188.41)
Ils abattent les fondements de malveillance et de haine. Ils ne nourrissent qu'un seul désir pour le
monde et tous ses peuples : paix et bien-être.
(188.42)
Par eux, les remparts de guerre et d'agression sont démolis. Ils font preuve de fidélité, d'honnêteté et
d'amitié pour parvenir à leur but, et de bonté même envers un ennemi cruel, jusqu'à ce qu'enfin, ils
transforment cette prison de traîtrise - le monde - en une demeure de confiance extrême, et cette
geôle de haine, de malveillance et de mépris, en divin paradis.
(188.43)
Ô vous, amis aimants! Efforcez-vous, corps et âme, de faire de ce monde le reflet du Royaume, afin
que ce bas monde regorge des bénédictions du royaume de Dieu, que les voix de l'Assemblée divine
s'élèvent en acclamations, et que les signes et marques des générosités et des bienfaits de
Bahá'u'llah embrassent la terre tout entière.
(188.44)
Jinab-i-Amin a exprimé la plus grande admiration pour vous, hommes révérés et femmes
illuminées, vous mentionnant et vous louant tous, l'un après l'autre, parlant longuement de la
fermeté et de la constance dont vous avez tous fait preuve et disant que, Dieu soit loué!, dans toute
la Perse, hommes et femmes se tiennent ensemble, droits, forts, immuables - un puissant édifice
solidement érigé, - et que vous vous appliquez, avec amour et joie, à répandre de par le monde les
subtils parfums du Seigneur.
(188.45)
C'était là des nouvelles de grande joie, d'autant plus qu'elles me sont parvenues en ces jours de péril
extrême, car le souhait le plus cher de cet opprimé est que les amis aient le coeur spirituel et l'esprit
illuminé et, une fois que m'est accordée cette grâce, les calamités, aussi affligeantes soient-elles, ne
sont que munificence déversée sur moi, telle une pluie abondante.
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(188.46)
Ô Dieu, mon Dieu! Tu me vois plongé dans un océan d'angoisse, solidement enchaîné aux feux de
la tyrannie et pleurant dans l'obscurité de la nuit.
(188.47)
Je ne cesse de me retourner dans mon lit, en quête de sommeil, les yeux avides de contempler la
lumière matinale de fidélité et de confiance.
(188.48)
J'agonise tel un poisson dont les entrailles sont en feu tandis qu'il bondit ça et là sur le sable, terrifié;
pourtant je guette, sans cesse de tous côtés, l'apparition de tes bienfaits.
(188.49)
Ô Dieu, mon Dieu! Fais que les croyants d'autres pays participent à ton abondante grâce; délivre,
par ton aide et ta générosité infaillibles, quiconque parmi tes bien-aimés, dans les régions les plus
lointaines, déplore l'amère cruauté de son ennemi.
(188.50)
Ô Seigneur, ils sont captifs de ton amour, prisonniers de tes troupes. Ils sont les oiseaux qui volent
dans les cieux de ta direction, les baleines qui nagent dans l'océan de tes bienfaits, les étoiles qui
scintillent à l'horizon de tes dons.
(188.51)
Ils sont les défenseurs de la forteresse de ta Loi. Ils sont les bannières de ton souvenir parmi les
hommes. Ils sont les puits profonds de ta divine compassion, les fontaines de tes faveurs, les
sources de ta grâce.
(188.52)
Garde-les toujours en sécurité sous ton regard très-protecteur. Aide-les à exalter ta parole; fais que
leurs coeurs demeurent constants dans ton amour; redresse leurs échines afin qu'ils puissent te servir
efficacement; dans la servitude, affermis leurs pouvoirs.
(188.53)
Répands, par eux, tes subtils parfums jusqu'aux extrémités de la terre; expose, à travers eux, tes
Ecrits sacrés; par eux, fais connaître ton verbe; accomplis par eux tes paroles; par eux, déverse ta
miséricorde,
(188.54)
Tu es, en vérité, le Puissant. En vérité, tu es le Clément, le Compatissant.
Chapitre: 189. "Aujourd'hui, chaque être sage ..."
(189.1)
Aujourd'hui, chaque être sage, vigilant et prévoyant est éveillé et les mystères de l'avenir lui sont
dévoilés, qui témoignent que rien, si ce n'est le pouvoir de l'Alliance, n'est capable de remuer le
coeur de l'humanité, de même que le Nouveau et l'Ancien Testaments exposèrent à travers toute la
terre la Cause du Christ et furent la force pulsatoire dans le corps du monde humain.
(189.2)
Un arbre ayant une racine donnera des fruits, alors que celui qui en est dépourvu - si haut et robuste
qu'il puisse être - est appelé à se flétrir, à périr et à devenir une simple bûche tout juste bonne à faire
du feu.
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(189.3)
L'Alliance de Dieu est semblable à un vaste océan insondable. Une lame en surgira, qui rejettera sur
le rivage toute l'écume amoncelée.
(189.4)
Dieu soit loué, le souhait le plus noble des âmes attentives est l'exaltation de la parole de Dieu et la
propagation des divines fragrances. Ceci est, en vérité, le fondement sûr et résistant.
(189.5)
Maintenant, semblable au matin, la lumière du Soleil de Vérité a été diffusée à travers le monde.
(189.6)
Il faut s'efforcer de réveiller les âmes assoupies, de rendre vigilants les inattentifs, et faire en sorte
que les enseignements divins, qui constituent l'esprit de cet âge, parviennent aux oreilles des
habitants du monde, qu'ils soient propagés à travers les gazettes et exposés, avec éloquence et
talent, dans les assemblées humaines.
(189.7)
Notre conduite doit ressembler à celle de Paul, et notre foi doit être semblable à celle de Pierre.
Cette brise musquée parfumera les narines des habitants du monde, et cet esprit ressuscitera les
morts.
(189.8)
L'odeur agressive de la violation a momentanément arrêté la progression de la Cause; sans cela, les
enseignements divins, tels les rayons du soleil, se répandraient et pénétreraient aussitôt dans toutes
les régions du monde.
(189.9)
Tu as l'intention d'imprimer et de publier les causeries d'Abdu'l-Bahá que tu as recueillies. C'est là,
en vérité, une fort louable tâche. Elle te permettra d'acquérir un rayonnant visage dans le royaume
d'Abha et fera de toi un objet de louange et de gratitude de la part des amis, en Orient comme en
Occident, mais ce service doit être entrepris avec un soin extrême, afin que soit reproduit le texte
exact des causeries, à l'exclusion de toutes déviations et altérations commises dans les traductions
antérieures.
Chapitre: 190. "Tu me vois, ô mon Dieu, prosterné ..."
(190.1)
Tu me vois, ô mon Dieu, prosterné en signe d'humilité, m'abaissant devant tes commandements, me
soumettant à ta souveraineté, tremblant devant la puissance de ta domination, fuyant devant ta
colère, implorant ta grâce, comptant sur ton pardon, secoué d'effroi devant ta fureur.
(190.2)
Je t'implore, le coeur battant, en larmes et l'âme languissante, et dans un complet détachement de
toutes choses, de faire de tes amants des rayons de lumière à travers tes royaumes, et d'aider tes
serviteurs élus à exalter ta parole, afin que leurs visages resplendissent et rayonnent, que leurs
coeurs soient remplis de mystères, et que chaque âme dépose son fardeau de péchés.
(190.3)
Garde-les donc de l'agresseur, de celui qui est devenu un faiseur de tort, blasphémateur et sans
vergogne.
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(190.4)
En vérité, tes amants sont assoiffés, ô mon Seigneur; guide-les vers la source de générosité et de
grâce. En vérité, ils sont affamés; fais descendre sur eux ta table céleste. En vérité, ils sont nus;
couvre les des vêtements de l'érudition et de la connaissance.
(190.5)
Ce sont des héros, ô mon Seigneur; conduis-les vers le champ de bataille.
(190.6)
Ce sont des guides; fais qu'ils parlent sans détour, arguments et preuves à l'appui.
(190.7)
Ce sont des serviteurs secourables; fais qu'ils passent à la ronde la coupe débordant du vin de la
certitude.
(190.8)
Ô mon Dieu, fais qu'ils soient des oiseaux au chant joyeux dans des jardins de beauté, des lions
tapis dans les fourrés, des baleines plongeant dans les profondeurs de l'océan.
(190.9)
Tu es, en vérité, Celui dont la grâce abonde. Il n'est pas d'autre Dieu que toi, le Puissant, l'éternel
Dispensateur.
(190.10)
Ô vous, mes amis spirituels! Depuis quelque temps, les pressions se sont aggravées, les restrictions
sont comme les fers d'un prisonnier.
(190.11)
Cet opprimé a été abandonné, car toutes les voies étaient barrées. Des amis se sont vu interdire
l'accès à ma présence; ceux qui avaient ma confiance ont été écartés et l'ennemi m'a encerclé; les
guetteurs malveillants étaient hardis et cruels.
(190.12)
A chaque instant, une nouvelle affliction. A chaque souffle, une nouvelle angoisse. Parents et
étrangers, tous à la fois, sur l'offensive; des amants de jadis, devenus infidèles et sans pitié, ont été
pires que des ennemis tandis qu'ils se levaient pour me harceler.
(190.13)
Personne pour défendre Abdu'l-Bahá, nul assistant, nul protecteur, nul allié, nul défenseur. Je me
noyais dans une mer sans rivage et sans cesse. à mes oreilles, résonnaient les voix rauques des
perfides, pareilles au croassement des corbeaux.
(190.14)
A chaque aurore nouvelle, une triple obscurité. A la tombée du jour, la tyrannie au coeur de pierre.
Jamais un moment de paix, jamais un baume pour les plaies rougies infligées par l'épée.
(190.15)
De temps à autre, on évoquait mon exil vers les sables du Fezzan; d'heure en heure, j'allais être jeté
dans l'océan sans limites.
(190.16)
Maintenant, ils disaient que ces vagabonds sans foyer étaient enfin ruinés et, à nouveau, que la croix
serait bientôt dressée. Cette carcasse usée qu'est la mienne allait servir de cible aux balles ou aux
flèches; ou bien encore, ce corps défaillant allait être mis en lambeaux par l'épée.
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(190.17)
Nos relations hostiles ne pouvaient contenir leur joie, et nos perfides amis exultaient, "Dieu soit
loué", s'exclamait l'un d'entre eux "voilà notre rêve réalisé". Et un autre de s'écrier : "Grâce à Dieu,
notre fer de lance a touché le coeur".
(190.18)
Les afflictions frappaient ce captif telles les grosses pluies printanières, les victoires des
malveillants se succédaient en un flot ininterrompu, et pourtant Abdu'l-Bahá demeurait heureux et
serein, se fiant à la grâce du Très-Miséricordieux.
(190.19)
Cette douleur, cette angoisse étaient un paradis de tous les délices, ces chaînes étaient le collier d'un
roi sur un trône céleste.
(190.20)
Satisfait de la volonté divine, totalement résigné, mon coeur se soumettait à tout ce que me
réserverait le sort, et j'étais heureux. Pour un joyeux compagnon, ma joie était grande.
(190.21)
Il arrive finalement que les amis se furent inconsolables et qu'ils abandonnèrent tout espoir. C'est
alors que pointa le jour inondant toutes choses d'une infinie lumière. Les énormes nuages furent
dispersés, les ombres lugubres s'enfuirent. A cet instant, les liens se desserrèrent, les chaînes furent
détachées du cou de ce sans-abri et pendirent autour du cou de l'ennemi.
(190.22)
Cette détresse se changea en réconfort et, à l'horizon des générosités divines, se leva le soleil de
l'espérance. Tout ceci se produisit par la grâce de Dieu et par ses bienfaits.
(190.23)
Et pourtant, à certains égards, ce voyageur était attristé et abattu. Pour quelle douleur pourrais-je, à
l'avenir, chercher réconfort? A la nouvelle de quel souhait exaucé pourrais-je me réjouir? Il n'y avait
plus ni tyrannie, ni affliction, ni événements tragiques, ni tribulations.
(190.24)
Ma seule joie, en ce monde éphémère, était de fouler le chemin pierreux de Dieu, d'endurer de
cruelles épreuves et toutes les peines matérielles car, autrement, cette vie terrestre apparaîtrait vide
et vaine, et mieux vaudrait la mort. L'arbre de l'existence ne donnerait aucun fruit; le champ
ensemencé de cette vie ne produirait aucune moisson.
(190.25)
Ainsi c'est mon espoir que, de nouveau, quelque circonstance fasse déborder la coupe de mon
angoisse et que le magnifique Amour, ce tueur d'âmes, éblouisse à nouveau ceux qui Le
contemplent. Alors ce coeur connaîtra le bonheur, cette âme sera bénie.
(190.26)
Ô divine Providence! Elève, jusqu'aux lèvres de tes amants, une coupe d'angoisse, pleine à
déborder. Aux nostalgiques sur ton chemin, fais de la douceur un simple aiguillon et rends le poison
doux comme le miel.
(190.27)
Place nos têtes, en ornement, sur la pointe des épées. Fais de nos coeurs les cibles des flèches et des
traits sans pitié. Elève cette âme flétrie à la vie sur le champ du martyr, fais boire à ce coeur flétri la
gorgée de tyrannie et, ainsi, rends-lui sa fraîcheur et sa beauté.
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(190.28)
Enivre-le du vin de ton éternelle Alliance, fais de lui un enivré tenant bien haut sa coupe. Aide-le à
jeter au loin sa vie; accorde-lui d'être sacrifié pour ton amour.
(190.29)
Tu es le Puissant. Tu es Celui qui sait, Celui qui voit, Celui qui entend.
Chapitre: 191. "Ô toi qui as été cruellement affligé ..."
(191.1)
Ô toi qui as été cruellement affligé sur le chemin de l'Alliance! L'angoisse et le tourment, lorsqu'ils
sont endurés sur le chemin du Seigneur, de Celui dont les signes sont manifestes, ne sont que faveur
et grâce; l'affliction n'est que miséricorde et le chagrin, un don de Dieu. Le poison est du sucre sur
la langue et la colère est la bonté, qui nourrit l'âme.
(191.2)
Alors glorifie-Le, Lui le Dispensateur aimant, d'avoir ordonné cette affliction extrême, qui n'est que
pure munificence.
(191.3)
Si je dois, comme Abraham, marcher à travers les flammes Ou encore, comme Jean [nota : Jean
Baptiste] , parcourir une route maculée de sang: Si, comme Joseph, tu me jetais dans un puits ou que
tu m'emprisonnais dans une cellule carcérale, ou que tu me rendais aussi pauvre que le Fils de
Marie, je ne m'éloignerais pas de toi; mon âme et mon corps sont, éternellement, soumis à tes
commandements.
Chapitre: 192. "Aujourd'hui, le Seigneur des Armées ..."
(192.1)
Aujourd'hui, le Seigneur des Armées est le défenseur de l'Alliance, que protègent les forces du
Royaume; les âmes célestes proposent leurs services, et les anges du ciel la proclament et la
propagent à tout vent.
(192.2)
Si nous y réfléchissons avec pénétration, nous verrons que toutes les forces de l'univers, en dernière
analyse, servent l'Alliance. Dans l'avenir, elle sera rendue évidente et manifeste.
(192.3)
De ce fait, que peuvent réaliser ces faibles âmes? Des plantes robustes, dépourvues de racines et
privées des ondées du nuage de miséricorde, ne dureront point. Alors, que peut-on espérer de
fragiles herbes folles?...
Chapitre: 193. "Le jour pointe et, du lieu d'élévation ..."
(193.1)
Le jour pointe et, du lieu d'élévation des royaumes invisibles de Dieu, la lumière d'unité irradie ses
premières lueurs; et voilà qu'arrive du monde caché du royaume d'unicité un flot de grâce
abondante.
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(193.2)
Les bonnes nouvelles du Royaume résonnent de toutes parts et, venant de tous les points cardinaux,
voici les premiers signes matinaux de l'exaltation de la parole de Dieu et de l'élévation de sa Cause.
(193.3)
La parole d'unité se propage, les versets d'unité sont chantés, l'océan des bienfaits de Dieu gonfle
bien haut ses vagues et, en cataractes abruptes, les bénédictions divines se déversent ici-bas.
(193.4)
Les confirmations de Celui qui est l'éternel Compatissant ont enveloppé chaque région de lumière;
(193.5)
les armées de l'Assemblée divine se précipitent au combat aux côtés des amis du Seigneur et
remportent la victoire;
(193.6)
la renommée de l'Ancienne Beauté - que ma vie soit offerte à ses bien-aimés! - résonne d'un pôle à
l'autre, et la parole de la Cause sacrée s'est répandue vers l'Orient et vers l'Occident.
(193.7)
Toutes ces choses réjouissent le coeur et, pourtant, Abdu'l-Bahá est noyé dans un océan de
tourment; la douleur et l'angoisse ont tellement affecté mes membres qu'une faiblesse extrême a
envahi mon corps tout entier.
(193.8)
Lorsque, seul et isolé, sans personne pour me seconder, je lançai l'appel de Dieu à travers le monde,
les peuples se levèrent pour s'opposer, contester et renier.
(193.9)
D'un côté, il est clair que les religieux du passé ont ourdi leurs attaques dans toutes les directions;
l'on parle, à nouveau, des persifleurs mensongers et des moyens extrêmes auxquels ils ont recours
pour déraciner l'Arbre divin.
(193.10)
Quelles malveillantes et calomnieuses accusations ne profèrent-ils pas contre l'Ancienne Beauté,
quels pamphlets truffés d'allégations malveillantes et détournées ne s'appliquent-ils pas à rédiger et
à propager à l'encontre du Plus Grand Nom?
(193.11)
A présent, ils déploient tous leurs efforts dans le plus grand secret, afin de porter à cette Foi un coup
terrible.
(193.12)
Une fois encore, les orgueilleux ont conçu toute sorte de projets et de complots pour réduire
totalement à l'impuissance la Cause de Dieu et effacer, du Livre de vie, le nom d'Abdu'l-Bahá.
(193.13)
Aujourd'hui, venant s'ajouter à toutes ces tribulations, ces misères et ces attaques ennemies, a surgi
un nuage de malveillance parmi les croyants eux-mêmes.
(193.14)
Et ceci bien que la Cause de l'Ancienne Beauté soit l'essence même de l'amour, la voie même de
l'unité, dont l'existence a seulement pour objet que tous puissent devenir les vagues d'un même
océan, les brillantes étoiles du même ciel infini, les perles du coquillage de l'unicité, et les joyaux
étincelants extraits des mines de l'unité;
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(193.15)
qu'ils puissent devenir des serviteurs les uns envers les autres, qu'ils s'adorent mutuellement, qu'ils
se bénissent et se louangent les uns les autres; que chacun puisse délier sa langue et prôner les
mérites de tous les autres sans exception, et qu'il puisse exprimer sa gratitude envers autrui;
(193.16)
que tous lèvent les yeux vers l'horizon de gloire et se souviennent qu'ils sont reliés au Seuil Sacré;
qu'ils ne voient que le bien chez leurs semblables, qu'ils n'entendent que la glorification des uns et
des autres, et ne profèrent mot sur autrui, si ce n'est pour en dire des louanges.
(193.17)
Il en est qui foulent ce chemin de rectitude et, grâce à Dieu, ceux-là sont affermis et soutenus, dans
chaque pays, par le pouvoir céleste.
(193.18)
Mais d'autres ne sont pas parvenus - comme ils le devraient - à cette condition glorifiée et exaltée, et
ceci impose au coeur d'Abdu'l-Bahá un lourd fardeau d'affliction, d'une affliction inconcevable.
(193.19)
Nulle tempête plus périlleuse que celle-ci, en effet, ne pourrait jamais assaillir la Cause de Dieu, et
rien d'autre ne pourrait affaiblir à tel point l'influence de sa parole.
(193.20)
Il sied à tous les bien-aimés de Dieu de devenir comme un seul être, de se rassembler sous la
protection d'un seul étendard, de tenir lieu de corps aux opinions univoques, de suivre un seul et
même chemin, de s'en tenir à une seule et même résolution.
(193.21)
Qu'ils oublient leurs théories divergentes et mettent en sourdine leurs opinions conflictuelles
puisque, Dieu soit loué!, notre intention est une, notre but est un.
(193.22)
Nous sommes les serviteurs d'un seul et même Seuil, nous puisons tous notre nourriture à la seule et
même Source, nous sommes tous rassemblés à l'ombre du seul et même suprême Tabernacle, nous
sommes tous abrités sous le seul et même Arbre céleste.
(193.23)
Ô bien-aimés du Seigneur! Si une personne dit du mal d'un absent, la seule conséquence sera
évidemment la suivante : elle affaiblira le zèle des amis et tendra à susciter leur indifférence. Car la
médisance est prétexte à dissension; elle est la cause principale qui provoque, chez les amis, une
tendance à se retirer.
(193.24)
Si une personne dit du mal d'un absent, il incombe à ses interlocuteurs de l'arrêter, d'une manière
empreinte d'amitié et de spiritualité, et de dire en fait : ce dénigrement servirait-il une intention
utile? Plairait-il à la Beauté Bénie, contribuerait-il à servir durablement l'honneur des amis, à
promouvoir la Foi sacrée, à soutenir l'Alliance ou à profiter, d'une manière ou d'une autre, à une
âme quelle qu'elle soit? Non, jamais! Bien au contraire, cette attitude ferait que la poussière
recouvre le coeur d'une couche si épaisse que les oreilles n'entendent plus, et que les yeux ne voient
plus la lumière de vérité.
(193.25)
Si, toutefois, une personne se met à dire du bien de quelqu'un, desserrant les lèvres pour louer
autrui, elle touchera une corde sensible chez ses interlocuteurs, et ceux-ci seront émus par les
souffles divins.
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(193.26)
Leurs coeurs et leurs âmes se réjouiront de savoir que, grâce à Dieu, voici une âme dans la Foi qui
est un foyer de perfections humaines, l'incarnation même des munificences du Seigneur, un être à la
langue éloquente et au visage rayonnant; dans quelque réunion où il se trouve, cet être porte la
victoire sur son front, et il est soutenu par les doux arômes de Dieu.
(193.27)
A présent, quelle est la voie la meilleure? Je le jure par la beauté du Seigneur : chaque fois que
j'entends dire du bien des amis, mon coeur se remplit de joie mais, chaque fois que j'ai le moindre
soupçon qu'ils sont en mauvais termes l'un avec l'autre, je suis terrassé par le chagrin. Telle est la
condition d'Abdu'l-Bahá. Alors jugez, en conséquence où est votre devoir.
(193.28)
Dieu soit loué, de quelque côté que nous nous tournions, l'Ancienne Beauté a ouvert toutes grandes
les portes de la grâce et annoncé - en des termes qui ne laissent aucune place au doute - les bonnes
nouvelles de la victoire, grâce à l'aide et au soutien du Seigneur.
(193.29)
Par l'amour, il a gagné les coeurs des croyants et confié leur triomphe aux armées du concours d'En-
Haut.
(193.30)
A présent, parmi tous les peuples du monde, les bien-aimés doivent se lever avec un coeur
semblable à l'étoile du matin, en un fort élan intérieur, avec un front éclatant, une haleine musquée,
une langue parlant éternellement de Dieu, un énoncé clair comme le cristal, une noble résolution, un
pouvoir issu du ciel, un caractère spirituel et, enfin, une confirmation qui n'est autre que divine.
(193.31)
Qu'ils deviennent tous, sans exception, une splendeur à l'horizon du ciel et, dans les cieux de ce
monde, une éblouissante étoile. Qu'ils soient des arbres fructueux dans les célestes charmilles, des
floraisons odorantes dans les jardins de Dieu; qu'ils soient des versets de perfection sur la page de
l'univers, des paroles d'unité dans le livre de la vie.
(193.32)
Ceci est le premier âge et le tout début de la dispensation de la Plus Grande Lumière; c'est pourquoi,
au cours de ce siècle doivent être acquises les vertus et, dans ce laps de temps, doivent être affinées
les nobles qualités.
(193.33)
En ces jours mêmes, le paradis d'Abha doit dresser ses pavillons sur les plaines du monde. Les
lumières de réalité doivent maintenant être révélées, et annoncés les secrets des divins bienfaits;
c'est maintenant que l'antique grâce doit apparaître et ce monde se transformer en parc d'agrément
du ciel, en jardin de Dieu.
(193.34)
Et, jaillissant des coeurs purs, et grâce à la munificence céleste, toutes les perfections, qualités et
attributs du divin doivent maintenant se manifester.
(193.35)
A tout instant, Abdu'l-Bahá supplie et, en larmes, implore le Tout-Puissant au Seuil sacré, s'écriant:
Ô toi, Seigneur de bonté! Nous sommes les serviteurs à ton Seuil, nous abritant devant ta Porte
sacrée. Nous ne cherchons refuge qu'auprès de ce robuste pilier et, comme port de salut, nous
n'avons que ta bonne garde.
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(193.36)
Protège-nous, bénis-nous, soutiens-nous, fais en sorte que nous n'aimions rien sinon ton bon plaisir,
que nous ne proférions que ta louange, que nous ne suivions que le chemin de la vérité, que nous
devenions assez riches pour nous passer de tout sauf de toi, recevant nos dons de l'océan de ta
bienfaisance; que, sans trêve, nous nous efforcions d'exalter ta Cause et de répandre tes doux
parfums jusqu'aux extrémités de la terre; que nous devenions oublieux de notre moi, entièrement
absorbés par toi reniant toute autre chose, et emportés en toi.
(193.37)
Ô toi le Dispensateur, ô toi le Clément! Accorde-nous ta grâce et ta tendre bonté, tes dons et tes
bienfaits, et soutiens-nous afin que nous atteignions notre but.
(193.38)
Tu es le Puissant, le Capable, Celui qui sait, Celui qui voit et, en vérité, tu es le Généreux; en vérité,
tu es le Très-Miséricordieux et tu es, en vérité, Celui qui toujours pardonne, Celui à qui est dû le
repentir, Celui qui absout jusqu'au plus noir des péchés.
Chapitre: 194. "Ô vous, les sincères et les bien-aimés ..."
(194.1)
Ô vous, les sincères et les bien-aimés de la Beauté d'Abha! En ces jours la Cause de Dieu, de par le
monde, gagne rapidement en puissance et, jour après jour, se propage jusqu'aux extrémités de la
terre. C'est pourquoi ses adversaires, parmi toutes les tribus et tous les peuples du monde,
deviennent agressifs, malveillants, envieux et cruellement hostiles.
(194.2)
Il incombe aux bien-aimés de Dieu d'exercer le plus grand soin et la plus grande prudence en toutes
choses- qu'elles soient grandes ou petites, - de se consulter mutuellement et de résister, à l'unisson,
aux attaques des fomenteurs de troubles et de ceux qui invitent à la discorde.
(194.3)
Ils doivent s'efforcer de se comporter les uns envers les autres dans un esprit d'amitié, d'observer la
modération dans leur conduite, d'avoir du respect et de la considération les uns pour les autres, de
faire preuve de bonté d'âme et de tendre sollicitude envers tous les peuples du monde;
(194.4)
Ils doivent être patients et endurants, afin de devenir les divins aimants du royaume d'Abha et
d'acquérir la dynamique puissance des armées de l'empire d'En-Haut;
(194.5)
Les années de la vie de l'homme sur cette terre s'écoulent promptement, et le peu qui demeure
encore prendra fin; mais ce qui dure à jamais, c'est le fruit que récolte l'homme de sa servitude au
Seuil divin;
(194.6)
Contemple la vérité de cette assertion, et combien abondantes et glorieuses en sont les preuves dans
le monde de l'existence; Que la gloire des gloires repose sur le peuple de Bahá!
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Chapitre: 195. "Ô toi, bourgeon exalté du divin Arbre de Lotus! ..."
(195.1)
Ô toi, bourgeon exalté du divin Arbre de Lotus! ...
(195.2)
Lorsque tu es méprisé et rejeté par les méchants, ne sois pas abattu et, lorsque tu subis le pouvoir et
l'obstination des présomptueux, ne sois pas contrarié ou découragé, car telle est la voie des
inattentifs, depuis la nuit des temps.
(195.3)
« Ô la misère des hommes! Aucun messager ne vient à eux, mais ils Le couvrent de ridicule » [voir :
Coran 36.29]
(195.4)
En vérité, les attaques des ignorants et les obstacles dressés par eux ne font qu'exalter la parole de
Dieu et propager, de par le monde, ses signes et ses témoignages;
(195.5)
Sans cette opposition des dédaigneux, sans cette opiniâtreté des calomniateurs, sans cette
véhémence des orateurs, sans ces cris et gémissements des grands et des petits, sans ces accusations
de mécréance portées par les ignorants, sans ce tumulte de la part des imbéciles - comment la
nouvelle de l'avènement du Point Primordial et de la brillante aurore de l'astre du jour de Bahá
aurait-elle jamais pu se répandre d'est en ouest?
(195.6)
Comment la planète aurait-elle pu être basculée d'un pôle sur l'autre? Comment la Perse aurait-elle
pu devenir le foyer de splendeurs éparpillées et l'Asie mineure, le coeur rayonnant de la beauté du
Seigneur? Comment - mais comment donc - la flamme de la manifestation aurait-elle pu se
propager vers le Sud? Par quel moyen les cris de Dieu auraient-ils pu être perçus dans le grand
Nord? Comment ses appels auraient-ils pu être entendus sur les continents d'Amérique et d'Afrique
noire?
(195.7)
Comment le chant du coq céleste aurait-il pu parvenir aux oreilles? Comment les doux perroquets
de l'Inde auraient-ils pu se poser sur ce sucre, ou les rossignols élever leur mélodie dans le pays
d'Irak?
(195.8)
Quoi d'autre pouvait faire danser les hommes en Orient comme en Occident, par quelle autre voie
ce lieu consacré pouvait-il devenir le trône de la Beauté de Dieu?
(195.9)
Par quel autre moyen le Sinaï pouvait-il contempler cette ardente brillance et la flamme de
l'avènement orner cette montagne?
(195.10)
Comment la Terre Sainte pouvait-elle devenir le tremplin de la Beauté divine et le vallon sacré de
Towa [voir : Coran 20.12 - le Coran y fait également référence sous l’appellation de «Val sacré»], le site
d'excellence et de grâce, le lieu saint où Moïse se déchaussa?
(195.11)
Comment les souffles célestes pouvaient-ils être acheminés à travers la vallée de sainteté, comment
les courants d'air parfumé qui soufflent des jardins d'Abha pouvaient-ils jamais être perçus par ceux
qui demeurent sur l'île verdoyante?
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(195.12)
Comment auraient jamais pu être accomplis les engagements des prophètes, les joyeuses nouvelles
des saints messagers de jadis, les vibrantes promesses faites à ce lieu sacré par les manifestations de
Dieu?
(195.13)
Par quel autre moyen l'arbre d'Anisa aurait-il pu être planté ici, l'étendard du Testament être
déployé, la coupe enivrante de l'Alliance être élevée jusqu'à ces lèvres?
(195.14)
Tous ces bienfaits, toutes ces bénédictions, les moyens mêmes de proclamer la Foi, sont nés du
mépris des ignorants, de l'opposition des imbéciles, de l'entêtement des pauvres d'esprit, de la
violence des agresseurs.
(195.15)
Sans cela, la nouvelle de l'avènement du Báb ne serait pas même parvenue, à ce jour. à des contrées
toutes proches;
(195.16)
C'est pourquoi nous ne devrions jamais nous affliger de l'aveuglement des inconscients, des
attaques des sots, de l'hostilité des êtres vils, de l'inattention des religieux, des accusations
d'infidélité proférées contre nous par les pauvres d'esprit; telles ont été leurs méthodes au cours des
âges écoulés, et il n'en serait pas ainsi s'ils étaient de ceux qui savent, mais ils sont plongés dans les
ténèbres de l'ignorance et sont loin de comprendre les paroles d'autrui [voir : Coran 4.80];
(195.17)
C'est pourquoi il te sied à toi, pousse de l'Arbre sacré de Dieu, issu de ce puissant tronc - et il nous
sied, à nous également - de brûler ainsi, par la grâce sustentatrice de l'Ancienne Beauté - que ma vie
soit offerte pour son très-saint tombeau! - de cette flamme allumée dans le ciel, afin d'allumer le feu
de l'amour divin d'un pôle à l'autre de la terre;
(195.18)
Prenons pour exemple le grand Arbre sacré du Bab exalté - que ma vie lui soit sacrifiée! Comme
lui, exposons nos poitrines aux flèches de l'agonie et, comme lui, faisons de nos coeurs les cibles
des lances décrétées par Dieu;
(195.19)
Telles des lampes, consumons-nous; telles des mites, brûlons nos ailes; telles des alouettes des
champs, faisons entendre nos cris plaintifs; tels des rossignols, répandons-nous en lamentations;
(195.20)
Pareils aux nuages, versons des larmes et, comme les éclairs, rions de nos parties de chasse au
lièvre, à l'est comme à l'ouest: De nuit comme de jour, ne songeons qu'à répandre les doux parfums
de Dieu;
(195.21)
Ne gardons pas éternellement nos imaginations et nos illusions, cette manière que nous avons
d'analyser, d'interpréter et de propager des sentiments complexes d'incertitude; Laissons de côté
toutes pensées nous concernant;
(195.22)
fermons les yeux à tout ce qui est sur terre, ne dévoilons pas nos souffrances et ne nous plaignons
pas des torts que nous subissons; Devenons, plutôt, oublieux de notre moi et, nous abreuvant du vin
de céleste grâce, clamons notre joie et égarons-nous dans la beauté du Très-Glorieux;
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(195.23)
Ô toi, Afnan de l'Arbre divin du Lotus! Nous devons lutter, chacun d'entre nous, pour devenir tels
de féconds bourgeons et produire des fruits à la chair toujours plus onctueuse et plus nourrissante,
afin que la branche s'avère être le prolongement de la racine et que la partie soit en harmonie avec
l'ensemble;
(195.24)
C'est mon espérance que, par la générosité du Plus Grand Nom et la bonté du Point Primordial - que
mon âme leur soit offerte en sacrifice!, - nous devenions les instruments d'exaltation de la parole
divine à travers le monde;
(195.25)
que nous rendions toujours service à la Source de notre cause et que nous tendions, au-dessus de
tous les hommes, le dais du zèle véritable et sacré du Seigneur:
(195.26)
que, des champs de grâce, nous fassions souffler les zéphyrs, apportant aux hommes les parfums
subtils qui émanent des jardins de Dieu; que nous fassions de cette terre, le paradis d'Abha et, du
monde d'ici-bas, le royaume céleste;
(195.27)
Il est vrai qu'à chacun des serviteurs de Dieu et, en particulier, à ceux qui sont embrasés par la foi, a
été dévolue cette tâche de servitude envers Dieu tout-puissant; pourtant, le devoir qui nous est
imposé est plus grand que celui qui incombe aux autres hommes; C'est de Lui que nous sollicitons
grâce, faveur et force;
(195.28)
Toute louange et reconnaissance à la Beauté Bénie pour avoir fait intervenir les armées de son
royaume d'Abha et nous avoir accordé son assistance toujours renouvelée, fiable comme les étoiles
qui se lèvent au firmament.
(195.29)
Dans chaque région de la terre, Il a soutenu ce serviteur solitaire: à tout instant, Il m'a fait connaître
les signes et les témoignages de son amour;
(195.30)
Il a plongé dans la stupeur tous ceux qui s'accrochent à leurs vaines illusions et les a marqués
d'infamie aux yeux des grands et des humbles; par Lui, ceux qui poursuivent leurs lubies et leurs
vaines imaginations sont devenus des objets de l'opprobre général, et les arrogants ont été exposés
aux regards de tous;
(195.31)
par Lui, les amis qui manquaient de foi ont servi d'avertissement à chaque témoin, et les instigateurs
des hésitants se sont mis à n'aimer qu'eux-mêmes et à sombrer dans l'infatuation; pendant ce temps,
par le pouvoir de sa puissance, il a fait se lever cet oiseau aux ailes brisées devant tous les habitants
de la terre;
(195.32)
Il a bousculé les rangs serrés des séditieux, apporté la victoire aux armées du salut et insufflé, dans
les coeurs de ceux qui sont fermes dans l'Alliance et le Testament, le souffle de la vie éternelle.
(195.33)
Transmets les salutations d'Abha à chacun des Afnan, descendants de l'Arbre sacré; Que la gloire
repose sur toi et sur tous les Afnan qui demeurent fidèles à l'Alliance;
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Chapitre: 196. "Ô toi qui es ferme dans l'Alliance! J'ai bien reçu ..."
(196.1)
Ô toi qui es ferme dans l'Alliance! J'ai bien reçu ta lettre du 9 septembre 1909.
(196.2)
Ne sois pas affligé ni abattu par ce qui s'est produit. Ce trouble t'a frappé alors que tu suivais le
chemin de Dieu; tu devrais donc en ressentir de la joie.
(196.3)
Avant de rédiger cette lettre, nous nous sommes adressés par écrit aux amis et avons fait également
une déclaration verbale selon laquelle les amis de l'Occident auront, sans conteste, leur part des
calamités qui frappent les amis de l'Orient. Il est inévitable que, sur le chemin de Bahá’u’lláh, ils
deviennent, eux aussi, des cibles à la persécution des oppresseurs.
(196.4)
Considère combien, à l'aube de l'ère chrétienne, les apôtres connurent l'affliction, et quels tourments
ils endurèrent sur le chemin du Christ. Chaque jour de leur vie, ils furent exposés aux traits de
moquerie des Pharisiens, aux humiliations et aux injures. Ils subirent de cruelles épreuves; ils
connurent la prison; et la plupart d'entre eux portèrent à leurs lèvres la douce coupe du martyre.
(196.5)
A présent, vous aussi, vous devez assurément devenir mes associés dans une certaine mesure, et
accepter votre part d'épreuves et de chagrins. Cependant, ces épisodes prendront fin, tandis que
cette gloire immuable et cette vie éternelle demeureront, à jamais. De plus, ces afflictions seront à
l'origine d'importants progrès.
(196.6)
Je demande à Dieu que toi, son laboureur, tu retournes le sol dur et pierreux, que tu l'irrigues et
l'ensemences car, ainsi, sera révélée l'habileté du cultivateur, alors que n'importe quel homme peut
semer et labourer là où la terre est molle, dépourvue de ronces et d'épines.
Chapitre: 197. "Ô toi, serviteur de Dieu! Ne sois pas affligé ..."
(197.1)
Ô toi, serviteur de Dieu! Ne sois pas affligé par les malheurs et calamités qui te frappent.
(197.2)
Toutes ces calamités et ces afflictions ont été créées pour l'homme afin qu'il puisse rejeter ce monde
mortel - un monde auquel il est très attaché.
(197.3)
Lorsqu'il est soumis à de sévères épreuves, alors sa nature se révolte et il désire le royaume éternel -
un royaume exempt de toutes afflictions et calamités. Tel est le cas de l'homme avisé. Il ne boira
jamais à une coupe dont le goût est répugnant à la fin mais, au contraire, recherchera la coupe d'eau
pure et limpide. Il ne goûtera pas au miel mélangé à du poison.
(197.4)
Loue Dieu de t'avoir éprouvé, de t'avoir fait vivre une telle tribulation, Sois patient et reconnaissant.
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(197.5)
Tourne-toi vers le divin royaume et lutte afin d'acquérir les vertus de miséricorde, de devenir
illuminé, de posséder les attributs du Royaume et du Seigneur.
(197.6)
Efforce-toi de devenir indifférent aux plaisirs de ce monde et à son confort, de demeurer ferme et
constant dans l'Alliance et de proclamer la Cause de Dieu. Telle est la cause de l'exaltation de
l'homme, la cause de sa gloire et de son salut.
Chapitre: 198. "Ô toi qui es épris des souffles de Dieu! ..."
(198.1)
Ô toi qui es épris des souffles de Dieu! J'ai lu ta lettre, dans laquelle tu clames ton amour pour Dieu
et ton irrésistible attraction vers sa beauté; son merveilleux contenu a réchauffé mon coeur.
(198.2)
Ce que je voulais dire dans ma lettre précédente, c'est que, dans l'exaltation de la parole de Dieu, il
y a des épreuves à subir, des calamités à affronter et que, dans notre amour pour Lui, difficultés,
tourments et afflictions surgissent à tout instant.
(198.3)
Il convient à chacun d'évaluer d'abord ces épreuves, de les accepter de bonne grâce et de les
accueillir avec empressement; alors seulement devrait-il s'appliquer à enseigner la Foi et à exalter la
parole de Dieu.
(198.4)
Dans une telle condition, quoi qu'il puisse lui survenir dans son amour pour Dieu - persécutions,
reproches, humiliations, injures, coups, emprisonnement, mort, - il ne sera jamais abattu et sa
passion pour la Beauté divine n'en sera que renforcée. Voilà ce que je voulais dire dans ma
précédente lettre.
(198.5)
Autrement, malheur à l'âme qui recherche les conforts, les richesses et les délices de ce monde tout
en négligeant de songer à Dieu!
(198.6)
Car les calamités rencontrées sur le chemin de Dieu ne sont, pour Abdu'l-Bahá, que faveurs et
grâces et, dans l'une de ses tablettes, la Beauté Très-Glorieuse a déclaré : Je ne suis jamais passé
devant un arbre sans que mon coeur ne s'adresse à Lui en ces termes : "Ô puisses-tu être abattu en
mon nom, et mon corps être crucifié sur toi!" Telles furent les paroles du Plus Grand Nom. Tel est
son chemin. Telle est la voie vers son royaume de puissance.
Chapitre: 199. "Ô vous âmes sincères, vous âmes ardentes ..."
(199.1)
Ô vous âmes sincères, vous âmes ardentes, vous qui êtes attirés, comme magnétisés, vous qui vous
êtes levés pour servir la cause de Dieu, pour exalter sa parole et répandre ses suaves arômes
jusqu'aux extrémités du monde!
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(199.2)
J'ai lu votre excellente lettre, belle dans son style, éloquente dans ses termes, profonde dans sa
signification, et j'ai loué Dieu et lui ai rendu grâce d'être venu à votre aide et de vous avoir permis
de Le servir dans son immense vignoble.
(199.3)
Bientôt, vos visages brilleront de l'éclat de vos supplications et de votre adoration de Dieu, de vos
prières, de votre humilité et de votre altruisme en présence des amis.
(199.4)
Il fera de votre rassemblement un aimant qui attirera vers vous les rayons éclatants des
confirmations divines émanant de son royaume de gloire.
(199.5)
Il vous incombe de réfléchir dans vos coeurs et de méditer sur ses paroles, de l'implorer
humblement et, dans sa céleste cause, de faire abstraction de votre ego. Voilà ce qui fera de vous
des signes de direction pour l'humanité tout entière, de brillantes étoiles à l'horizon suprême, et des
arbres sublimes au paradis d'Abha.
(199.6)
Sachez qu'Abdu'l-Bahá demeure dans un continuel enchantement. Par la vie de Bahá! Avoir été
logé dans cette lointaine prison est pour moi une cause de joie extrême. Par la vie de Bahá! Cette
prison est mon divin paradis; elle est le but que je chéris, le soulagement de mon sein, le bonheur de
mon cœur ; elle est mon refuge, mon abri, mon asile, mon port de salut et, dans cette prison, j’exulte
parmi les armées célestes et au milieu de l'Assemblée divine.
(199.7)
Réjouissez-vous de mon asservissement, ô vous amis de Dieu, car il sème les graines de la liberté;
réjouissez-vous de mon emprisonnement, car il est la source du salut; réjouissez-vous de mon
labeur, car il conduit au repos éternel.
(199.8)
Par le Seigneur Dieu! Je n'échangerais pas cette prison contre le trône du monde entier et
n'abandonnerais pas ce confinement pour les plaisirs et les divertissements de tous les jardins de
fête de la terre.
(199.9)
C'est mon espérance que, par la grâce abondante du Seigneur, par sa munificence et sa tendre bonté,
je puisse, sur son chemin, être pendu face au ciel, que mon coeur devienne la cible d'un millier de
balles, ou que je sois plongé dans les profondeurs de l'océan, ou abandonné à la mort sur les sables
du désert. Telle est mon attente première,
(199.10)
tel est mon désir suprême, il rafraîchit mon âme, il est un baume à ma poitrine, il est la consolation
même de mon regard.
(199.11)
Quant à vous, ô vous amoureux de Dieu, affermissez vos pas dans sa cause, avec une résolution
telle que vous ne soyez pas ébranlés si les pires calamités assaillent le monde.
(199.12)
Ne vous troublez de rien, quelles que soient les circonstances. Soyez fermement ancrés, telles les
hautes montagnes, soyez des étoiles naissant à l'horizon de la vie, soyez de brillantes lampes au sein
des rassemblements d'unité, soyez d'humbles âmes en présence des amis, soyez innocents de coeur.
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(199.13)
Soyez des symboles de direction et des lumières de piété, soyez détachés du monde, accrochés à la
poignée sûre et solide, répandant partout l'esprit de vie, voguant sur l'arche du salut.
(199.14)
Soyez des aurores de générosité, des sources des mystères de l'existence, des lieux où se nourrit
l'inspiration, des aurores de splendeurs, des âmes soutenues par le Saint Esprit, éprises du Seigneur,
détachées de tout sauf de Lui, saintes au-delà des critères de l'humanité, revêtues des attributs des
anges célestes, afin que vous puissiez acquérir pour vous-mêmes le plus grand de tous les bienfaits
en ce temps nouveau, en cet âge prodigieux.
(199.15)
Par la vie de Bahá! Seul celui qui est sevré du monde atteindra cette ultime grâce, celui qui est
prisonnier de l'amour divin, dénué de passion et d'égoïsme, à tous égards fidèle à son Dieu, humble,
suppliant, en larmes, soumis en présence du Seigneur.
Chapitre: 200. "Ô mes bien-aimés en esprit! ..."
(200.1)
Ô mes bien-aimés en esprit! Au moment où un océan d'épreuves et de tribulations se dressait et
précipitait ses vagues vers les cieux, où des multitudes nous assaillaient et où les tyranniques nous
infligeaient d'innombrables maux - un groupe d'individus résolus à nous diffamer s'allia à notre
frère malveillant, rédigea un pamphlet truffé de réquisitoires calomnieux, et porta contre nous
accusations et diffamations.
(200.2)
Ce faisant, ils inquiétèrent et embarrassèrent les autorités, et l'on peut imaginer ce que devint alors
la condition de ce prisonnier en cette forteresse délabrée, quels torts et quelles cruautés effroyables
lui furent infligés, au-delà de toute description.
(200.3)
En dépit de tout, ce prisonnier sans foyer demeurait tranquille et confiant dans son for intérieur,
comptant sur le Seigneur incomparable, désirant toutes les afflictions qu'il pourrait avoir à subir sur
le chemin de l'amour divin.
(200.4)
Car les déchaînements de haine ne sont, à nos yeux, qu'un don de perles émanant du Seigneur, et le
poison mortel n'est qu'un breuvage bienfaisant.
(200.5)
Telle était notre condition lorsque nous parvint une lettre des amis américains [nota : cette lettre fut
signée par quatre cent vingt-deux croyants des Etats-Unis et adressée à Abdu’l-Bahá le 4 juillet 1905] . Ils avaient
convenu - m'écrivaient-ils - qu'ils s'accorderaient en toutes choses, et tous les signataires de cette
missive s'étaient engagés à consentir des sacrifices sur le chemin de l'amour divin et, ainsi, à
parvenir à la vie éternelle.
(200.6)
Au moment précis où il lut cette lettre, ainsi que les signatures qui la suivaient, Abdu'l-Bahá
éprouva une joie si intense qu'aucune plume ne saurait la décrire, et rendit grâce à Dieu que, dans ce
pays, ont été éduqués des amis qui vivront ensemble en parfaite harmonie, dans le meilleur esprit de
camaraderie, en accord total, étroitement liés, unis dans leurs efforts.
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(200.7)
Plus cette entente sera renforcée, meilleures et plus heureuses seront toutes choses, car elle attirera
les confirmations divines.
(200.8)
Si les amoureux du Seigneur attendent la grâce pour gagner l'amitié de l'Assemblée céleste, ils
doivent tout pour consolider cette entente, car conclure une telle alliance pour la fraternité et l'unité,
c'est comme arroser l'Arbre de vie : c'est la vie éternelle.
(200.9)
Ô vous, amoureux de Dieu! Affermissez vos pas, respectez votre engagement l'un envers l'autre;
marchez en harmonie pour répandre au loin les parfums subtils de l'amour divin et pour établir ses
enseignements, jusqu'à insuffler une âme au corps défunt de ce monde et apporter la guérison
véritable, dans les royaumes matériel et spirituel, à chaque être qui souffre.
(200.10)
Ô vous, amoureux de Dieu! Le monde est semblable à un être humain malade et impotent, dont les
yeux ne voient plus, dont les oreilles n'entendent plus, dont toutes les facultés se sont affaiblies et
usées. C'est pourquoi les amis de Dieu doivent être des médecins compétents qui, en suivant les
saints enseignements, rendront la santé à ce patient.
(200.11)
Peut-être - si Dieu le veut, - le monde s'amendera-t-il pour devenir sain en permanence, et ses
facultés épuisées seront-elles renouvelées, et sa personne acquerra-t-elle tant de vigueur, de
fraîcheur et de verdeur, qu'elle resplendira de charme avenant et de grâce.
(200.12)
Le remède primordial consiste à diriger les hommes afin qu'ils se tournent vers Dieu, qu'ils écoutent
ses conseils et qu'ils aillent dans le monde avec des oreilles qui entendent et des yeux qui voient.
(200.13)
Une fois que leur a été prodiguée cette aide rapidement efficace, ils doivent être amenés à acquérir
les caractéristiques et l'attitude du concours céleste, et encouragés à rechercher toutes les
générosités du royaume d'Abha.
(200.14)
Ils doivent purifier leurs coeurs de la plus infime trace de haine et de mépris, et se mettre en devoir
de se montrer fidèles et honnêtes, conciliants et aimants envers l'humanité tout entière, afin que
l'Orient et l'Occident se tiennent tout près l'un de l'autre - tels deux amants, - que la haine et
l'hostilité disparaissent de la terre pour faire place à une paix universelle fermement enracinée.
(200.15)
Ô vous, amoureux de Dieu! Soyez bons envers tous les peuples, aimez chaque personne, faites tout
ce qui est en votre pouvoir pour purifier les coeurs et les esprits des hommes, efforcez-vous de
réjouir chaque âme.
(200.16)
Soyez une ondée de grâce pour chaque prairie et, pour chaque arbre, l'eau de la vie.
(200.17)
Soyez comme le musc pour les sens de l'humanité et, pour les malades, soyez une brise fraîche et
bienfaisante.
(200.18)
Soyez des eaux réconfortantes pour tous ceux qui ont soif, un guide attentionné pour tous les égarés.
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(200.19)
Soyez un père et une mère pour l'orphelin, des enfants aimants pour le vieillard, un trésor abondant
pour l'indigent.
(200.20)
Considérez l'amour et la camaraderie comme les délices du ciel, l'hostilité et la haine comme les
tourments de l'enfer.
(200.21)
N'accordez pas à votre corps trop de repos, mais travaillez de toute votre âme et, de tout votre
coeur, élevez la voix implorant Dieu qu'Il vous accorde son secours et sa grâce. Ainsi pourrez-vous
faire de ce monde le paradis d'Abha et, de ce globe terrestre, le terrain de parade du royaume d'En-
Haut.
(200.22)
Si seulement vous en faites l'effort, il est certain que ces splendeurs apparaîtront, que ces nuages de
miséricorde déverseront leurs ondées, que ces brises vivifiantes se lèveront et souffleront, que ce
musc odorant sera répandu jusqu'aux extrémités de la terre.
(200.23)
Ô vous, amoureux de Dieu! Ne vous attardez pas sur ce qui est appelé à disparaître en ce lieu sacré,
et ne vous alarmez en aucune façon.
(200.24)
Tout ce qui peut arriver est pour le mieux, car l'affliction n'est que l'essence de la générosité, les
souffrances et les durs labeurs sont pure miséricorde, et l'angoisse est paix de l'âme; consentir un
sacrifice est recevoir un don, et ce qui peut survenir procède de la grâce de Dieu.
(200.25)
Ainsi, veillez à vos propres tâches : guidez les hommes et éduquez-les dans les voies d'Abdu'l-Bahá.
(200.26)
Transmettez à l'humanité ce joyeux message émanant du royaume d'Abha.
(200.27)
De nuit comme de jour ne vous accordez nul repos. à aucun moment, ne recherchez la tranquillité.
Efforcez-vous, de toute votre énergie, d'apporter aux oreilles des hommes ces bonnes nouvelles.
(200.28)
Dans votre amour pour Dieu et votre attachement envers Abdu'l-Bahá, acceptez chaque tribulation,
chaque douleur. Endurez les sarcasmes de l'agresseur, souffrez les reproches de l'adversaire.
(200.29)
Suivez les traces d'Abdu'l-Bahá et, sur le chemin de la Beauté d'Abha, languissez à tout instant de
sacrifier vos vies.
(200.30)
Apparaissez tel l'astre du jour, soyez agités comme la mer; tels les nuages du ciel, inondez de vie
champs et collines et, semblables aux vents d'avril, soufflez la fraîcheur à travers ces arbres
humains, afin de les amener à fleurir.
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Chapitre: 201. "Ô toi qui es emportée par l'amour divin! ..."
(201.1)
Ô toi qui es emportée par l'amour divin! Le Soleil de Vérité s'est levé à l'horizon de ce monde et a
dardé ses rayons de direction divine. La grâce éternelle n'est jamais interrompue, et cette grâce
éternelle a produit un fruit - la paix universelle.
(201.2)
Sois assurée que, en cette ère de l'esprit, le royaume de paix dressera son tabernacle sur les sommets
du monde, et que les commandements du Prince de la Paix régiront les artères et les nerfs de chaque
peuple au point d'attirer, dans son ombre protectrice, toutes les nations de la terre.
(201.3)
Aux sources d'amour, de vérité et d'unité, le fidèle Berger abreuvera ses moutons.
(201.4)
Ô servante de Dieu, il faut en premier lieu établir la paix parmi les hommes en attendant qu'elle
conduise, finalement, à la paix parmi les nations.
(201.5)
C'est pourquoi, ô vous bahá’ís, efforcez-vous, de tout votre pouvoir, de créer, par la puissance de la
parole de Dieu, l'amour véritable, la communion spirituelle et des liens durables parmi les individus.
Telle est votre mission.
Chapitre: 202. "Ô vous amoureux de la vérité ..."
(202.1)
Ô vous amoureux de la vérité, vous serviteurs de l'humanité! De la floraison de vos pensées et de
vos espérances me sont parvenus de fragrants effluves, c'est pourquoi un sens intime du devoir
m'oblige à tracer ces lignes.
(202.2)
Observez combien le monde est divisé contre lui-même, combien nombreuses sont les nations,
rouges de sang, leur poussière même est plaquée de sang.
(202.3)
Les flammes de la discorde sont montées si haut que jamais dans le passé, ni au Moyen-Age ni au
cours de siècles récents, l'on a connu guerre si hideuse, semblable aux meules prenant pour grains
les crânes des hommes.
(202.4)
Et même pire encore, car de florissantes nations ont été réduites à de la rocaille, des cités ont été
rasées et maints villages, jadis prospères, ont été dévastés.
(202.5)
Des pères ont perdu leurs fils, et des fils ont pleuré leurs pères. Des mères se sont consumées dans
les larmes à la mort de leurs enfants. Des enfants se sont trouvés orphelins et des femmes
contraintes à errer, vagabondes et sans gîte.
(202.6)
A tous égards, l'humanité est tombée bien bas. Les cris perçants d'enfants privés de leurs pères et les
voix angoissées des mères se font entendre, s'élevant jusqu'au ciel.
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(202.7)
Et l'origine de toutes ces tragédies, ce sont les préjugés : préjugés raciaux et ethniques, préjugés
religieux et politiques: et la cause première du préjugé, c'est l'imitation aveugle du passé - imitation
en matière de religion, d'attitude raciale, de sentiment national et de politique.
(202.8)
Aussi longtemps que persistera cette imitation servile du passé, les fondements de l'ordre social
continueront à être exposés aux quatre vents du ciel, et l'humanité sera menacée des pires dangers.
(202.9)
A présent, dans un âge aussi illuminé que le nôtre, où des réalités jusque-là ignorées par l'homme
ont été dévoilées, où les secrets des choses créées ont été révélés et où le Matin de Vérité est
apparu, éclairant le monde, est-il admissible que des hommes déclenchent une guerre effroyable qui
conduise l'humanité à sa perte? Par le Seigneur Dieu, non!
(202.10)
Jésus-Christ invita le genre humain tout entier à l'amitié et à la paix. A Pierre, il dit : « Rengaine ton
épée » [voir : Jean 18.11]. Tel était le commandement et le conseil du Seigneur Christ et aujourd'hui.
Pourtant, tous les chrétiens, sans exception, ont sorti leurs épées des fourreaux. Combien grande est
la contradiction entre de tels actes et le texte si limpide de l'Evangile!
(202.11)
Il y a soixante ans apparut Bahá’u’lláh, tel l'astre du jour, sur la Perse. Il déclara que les cieux du
monde étaient obscurs, que cette obscurité était de mauvais augure et que de terribles guerres
éclateraient.
(202.12)
De la prison d'Akka, Il s'adressa au Kaiser allemand dans les termes les plus clairs, lui disant qu'une
grande guerre était en train de se préparer et que sa capitale, Berlin, se répandrait en lamentations et
en gémissements.
(202.13)
Il écrivit, de même, au souverain ottoman, bien qu'il fût lui-même la victime de ce sultan et un
captif en sa prison - il était, en effet, retenu prisonnier dans la forteresse d'Akka - et déclara
nettement que Constantinople subirait une transformation soudaine et radicale, si importante que les
femmes et les enfants de cette cité donneraient libre cours à leurs larmes et à leurs lamentations.
(202.14)
En résumé, Il s'adressa en ces termes à tous les monarques et présidents de la terre, et tout se passa
exactement comme Il l'avait prédit.
(202.15)
Il est sorti, de sa puissante plume, divers enseignements sur la prévention de la guerre, et ceux-ci
ont été propagés à travers le monde.
(202.16)
Le premier enseignement est la recherche indépendante de la vérité, car l'imitation aveugle du passé
entrave le développement spirituel.
(202.17)
Lorsque chaque âme fera sa propre recherche sur la vérité, alors la société sera délivrée de
l'obscurantisme consistant à répéter éternellement le passé.
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(202.18)
Son deuxième principe est l'unité de l'humanité: tous les hommes sont les brebis de Dieu et Dieu est
leur berger aimant, qui prend tendrement soin de tous sans favoriser tel ou tel autre.
(202.19)
« Tu ne peux distinguer aucune différence dans la création du Dieu de miséricorde » [voir : Coran
67.3] ; ils sont tous ses serviteurs, et tous implorent sa grâce.
(202.20)
Son troisième enseignement est que la religion est une puissante forteresse, mais qu'elle doit
engendrer l'amour, et non la malveillance et la haine. Si elle devait conduire à la méchanceté, au
mépris et à la haine, alors elle serait sans valeur aucune. Car la religion est un remède et, si le
remède provoque la maladie, alors il faut en abandonner l'usage.
(202.21)
Quant aux préventions d'ordre religieux, racial, national et politique, tous ces préjugés s'attaquent
aux racines mêmes de la vie humaine, ils engendrent tous des effusions de sang et la perdition du
monde. Aussi longtemps que survivront de tels préjugés, il y aura des guerres continuelles et
effroyables.
(202.22)
Pour remédier à cet état de choses, il faut instaurer la paix universelle. Pour y parvenir, devra être
institué un tribunal suprême, représentatif de tous les gouvernements et de tous les peuples; les
problèmes - tant nationaux qu'internationaux - devront lui être soumis, et tous devront appliquer les
décrets de ce tribunal. Si un gouvernement ou un peuple quelconque ne s'y conformait pas, alors le
monde tout entier se dresserait contre ce gouvernement ou ce peuple.
(202.23)
Un autre enseignement de Bahá'u'llah est l'égalité entre les hommes et les femmes et leur égale
participation à tous les droits. Et il existe de nombreux principes analogues.
(202.24)
Il est désormais évident que ces enseignements constituent la vie et l'âme mêmes du monde. Vous
qui êtes des serviteurs de la race humaine, efforcez-vous, de tout votre coeur, de délivrer l'humanité
de cette obscurité et de ces préjugés qui font partie de la condition humaine et du monde matériel,
afin que l'humanité puisse frayer son chemin vers la lumière du monde de Dieu.
(202.25)
Vous êtes, Dieu soit loué, familiarisés avec les divers principes, institutions et lois du monde.
(202.26)
Or, aujourd'hui, seuls ces divins enseignements peuvent assurer à l'humanité paix et sérénité. Sans
ces enseignements, jamais cette obscurité ne disparaîtra, jamais ces maladies chroniques ne seront
guéries, bien au contraire, elles deviendront de jour en jour plus menaçantes.
(202.27)
Les nations balkaniques demeureront insatisfaites. Leur agitation se développera. Les puissances
vaincues continueront à s'agiter. Elles auront recours à toute mesure susceptible de rallumer la
flamme de la guerre.
(202.28)
Les mouvements, créés de fraîche date et de portée internationale, déploieront des efforts extrêmes
pour faire avancer leurs desseins. Le mouvement dit de gauche acquerra une grande importance, et
son influence se propagera.
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(202.29)
Efforcez-vous par conséquent, avec des esprits et des coeurs illuminés, avec une force issue du ciel,
de devenir comme un bienfait de Dieu pour l'homme et de faire naître, pour toute l'humanité, le
bien-être et la paix.
Chapitre: 203. "Ô toi qui es épris de l'Alliance! ..."
(203.1)
Ô toi qui es épris de l'Alliance! La Beauté Bénie a promis à ce serviteur que des âmes seraient
éduquées pour être les incarnations mêmes de la direction divine, et des bannières de l'Assemblée
céleste, des flambeaux de l'unicité de Dieu et des étoiles de sa vérité pure, scintillant dans les cieux
où seul règne Dieu.
(203.2)
Ces âmes donneraient la vue aux aveugles et permettraient aux sourds d'entendre; elles rendraient la
vie aux morts. Elles confronteraient tous les peuples de la terre, plaidant leur cause à l'aide de
preuves du Seigneur des sept sphères.
(203.3)
C'est mon espérance que, dans sa générosité, Il suscitera bientôt ces âmes, et que sa Cause sera
exaltée. Or l'aimant qui attirera cette grâce, c'est la fermeté dans l'Alliance. Rends grâce à Dieu de
t'avoir permis d'être le plus ferme parmi les fermes.
(203.4)
Ô mon Dieu, aide ton serviteur à exalter la parole et à réfuter ce qui est vain et erroné, à établir la
vérité, à propager à tous vents les versets sacrés, à révéler les splendeurs et à faire poindre, dans le
coeur des justes, la lumière du matin. Tu es, en vérité, le Généreux, le Miséricordieux.
Chapitre: 204. "Ô phénix de cette flamme immortelle ..."
(204.1)
Ô phénix de cette flamme immortelle allumée dans l'Arbre sacré! Bahá'u'llah- que ma vie, mon
âme, mon esprit soient offerts en sacrifice à ses humbles serviteurs! - a, au cours des derniers jours
de sa vie terrestre, formulé la promesse la plus formelle que, par les ondées de la grâce divine et
avec l'aide et l'assistance garanties par son royaume d'En-Haut, apparaîtraient des âmes et des êtres
saints qui, telles des étoiles, orneraient le firmament de la direction divine,
(204.2)
illumineraient l'aurore de tendre bonté et de générosité, manifesteraient les signes de l'unité divine,
brilleraient de la lumière de sainteté et de pureté, recevraient leur pleine mesure d'inspiration divine,
(204.3)
élèveraient bien haut le flambeau sacré de la foi, se tiendraient solides comme le roc et immuables
comme la montagne, et deviendraient des lumières dans les cieux de sa Révélation, de puissants
instruments de sa grâce, des moyens de dispenser l'infinie mansuétude de Dieu, des hérauts
invoquant le nom du seul vrai Dieu, et des architectes posant le suprême fondement du monde.
(204.4)
Ils oeuvreront sans cesse, de nuit comme de jour, ne prêteront garde ni aux épreuves ni aux
infortunes, ne souffriront aucun répit dans leurs efforts, ne chercheront aucun repos délaisseront
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tout bien-être et tout confort et, détachés et immaculés, consacreront chaque moment fugitif de leurs
vies à la propagation de la fragrance divine et à l'exaltation de la sainte parole de Dieu.
(204.5)
Leurs visages rayonneront d'un bonheur céleste, et leurs coeurs seront remplis de joie.
(204.6)
Leurs âmes seront inspirées, et leurs principes demeureront inviolés. Ils se dissémineront à travers
le monde et voyageront en toutes régions. Ils élèveront leurs voix dans chaque assemblée, orneront
et animeront chaque réunion. Ils parleront dans chaque langue et interpréteront chaque signification
cachée. Ils révéleront les mystères du Royaume et manifesteront à chacun les signes de Dieu.
(204.7)
Ils brûleront avec éclat, telle une lampe dans le coeur de chaque réunion et rayonneront, telle une
étoile, au-dessus de chaque horizon.
(204.8)
Les douces brises issues du jardin de leurs coeurs parfumeront et raviveront les âmes des hommes et
les révélations de leurs esprits, semblables à des ondées, revigoreront les peuples et les nations du
monde.
(204.9)
J'attends, anxieusement, qu'apparaissent ces êtres sacrés, et pourtant, jusqu'à quand retarderont-ils
leur venue?
(204.10)
Je prie et supplie ardemment, à la tombée du jour et à l'aurore, que ces scintillantes étoiles déversent
bientôt leur éclat sur le monde, que ces visages sacrés soient dévoilés aux yeux des mortels, que les
armées de l'assistance divine remportent la victoire et que les flots de grâce, surgis de ses océans
célestes, se déversent sur l'humanité tout entière.
(204.11)
Priez, vous aussi, et suppliez-le afin que, grâce à l'aide généreuse de l'Ancienne Beauté, ces âmes
puissent être dévoilées au regard du monde.
(204.12)
Que la gloire de Dieu repose sur toi et sur celui dont le visage est éclairé de cette lumière éternelle
qui émane de son royaume de gloire.
Chapitre: 205. "Ô vous, âmes respectées! ..."
(205.1)
Ô vous, âmes respectées! A force d'imiter continuellement les coutumes anciennes et surannées, le
monde s'était obscurci comme une nuit ténébreuse.
(205.2)
Les fondements des enseignements divins étaient tombés dans l'oubli; leurs substances avaient été
totalement délaissées, et les hommes se cramponnaient, en quelque sorte, à des épluchures. Les
nations - tels des vêtements en loques - étaient tombées dans un état pitoyable.
(205.3)
De cette obscurité est sortie la splendeur matinale des enseignements de Bahá'u'llah.
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(205.4)
Il a revêtu le monde d'un habit neuf et magnifique et cet habit neuf, ce sont les principes envoyés
par Dieu à l'humanité.
(205.5)
A présent s'est ouvert l'âge nouveau, et la création est née à nouveau. L'humanité a revêtu une vie
nouvelle. L'automne est terminé, voici le printemps revivifiant.
(205.6)
Toutes choses sont désormais renouvelées. Les arts et les industries ont été relancés, la science
connaît de nouvelles découvertes et l'on assiste à des inventions nouvelles. Il n'est pas jusqu'aux
moindres détails des affaires humaines, tels que l'habillement et les effets personnels - et même les
armes - qui ne soient ainsi renouvelés. Les lois et procédures de chaque gouvernement ont été
révisées. Le renouveau est à l'ordre du jour.
(205.7)
Or, toutes ces nouveautés ont leur origine dans les déversements de grâce et de faveurs prodigieuses
émanant du Seigneur du Royaume, et qui ont renouvelé le monde.
(205.8)
Ainsi, les hommes doivent être complètement libérés de leurs anciens modèles de pensée, afin que
toute leur attention se concentre sur ces nouveaux principes, car ils sont la lumière de ce temps et
l'esprit même de cet âge.
(205.9)
Tant que ces enseignements n'auront pas été effectivement diffusés parmi les hommes, jusqu'à ce
que les vieilles méthodes et les anciens concepts soient effacés et tombés dans l'oubli, ce monde
d'existence ne trouvera pas de paix et ne reflétera pas les perfections du céleste royaume.
(205.10)
Efforcez-vous, de tout votre coeur, de rendre les inattentifs conscients, de réveiller ceux qui sont
assoupis, d'apporter aux ignorants la connaissance, de donner la vue aux aveugles, de faire entendre
les sourds et de rendre les morts à la vie.
(205.11)
Il vous incombe de faire preuve d'un tel pouvoir, d'une telle endurance, que tous les témoins en
seront étonnés. Les confirmations du Royaume vous sont acquises. Que la gloire du Très-Glorieux
soit sur vous!
Chapitre: 206. "Louanges à celui qui a déchiré les ténèbres ..."
(206.1)
Louanges à celui qui a déchiré les ténèbres, effacé la nuit, écarté et arraché les voiles. Celui dont la
lumière a brillé, dont les signes et les témoignages ont été propagés, et dont les mystères ont été mis
à nu.
(206.2)
Alors, ses nuages se séparèrent et déversèrent sur la terre munificences et bienfaits, adoucissant
toutes choses de leurs ondées, faisant jaillir et tressaillir de joie la fraîche verdure de la
connaissance et les jacinthes de la certitude, jusqu'à ce que le monde tout entier fût parfumé des
fragrances de sa sainteté.
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(206.3)
Salutations et louanges, bénédictions et gloires sur ces divines réalités, ces anémones sacrées issues
de ce suprême bienfait, de cette grâce inondante qui a mugi, tel un océan de dons et de générosités,
lançant ses vagues jusqu'aux cieux.
(206.4)
Ô Dieu, mon Dieu! Louanges à Toi qui as allumé le feu de l'amour divin dans l'Arbre sacré, sur le
sommet de la plus haute des montagnes; cet Arbre qui n'est « ni de l'Orient ni de l'Occident » [voir :
Coran 24.35] , ce feu qui éclata soudain et se propagea jusqu'à ce que ses flammes s'élèvent et
atteignent l'Assemblée céleste.
(206.5)
Grâce à lui ces réalités purent capter la lumière de direction divine, et s'écrièrent : « En vérité, nous
avons aperçu un feu sur le versant du mont Sinaï ». [voir : Coran 28.29]
(206.6)
Ô Dieu, mon Dieu! Rends ce feu chaque jour plus intense, jusqu'à ce que son souffle mette en
branle la terre entière.
(206.7)
Ô toi, mon Seigneur! Allume dans chaque coeur la lumière de ton amour, insuffle dans les âmes des
hommes l'esprit de ta connaissance, réchauffe leurs seins à l'aide des versets de ton unicité.
(206.8)
Appelle à la vie ceux qui gisent dans leurs tombes, avertis les orgueilleux, propage le bonheur à
travers le monde, fais pleuvoir tes eaux cristallines et, dans la réunion des splendeurs manifestes,
fais passer à la ronde cette coupe qui est « tempérée à la fontaine du camphre ». [voir : Coran 76.5]
(206.9)
Tu es, en vérité, celui qui donne, celui qui pardonne, l'éternel Dispensateur. En vérité, tu es le
Miséricordieux, le Compatissant.
(206.10)
Ô vous, bien-aimés de Dieu! La coupe céleste déborde de vin, le banquet de la divine Alliance brille
des lumières de la fête, l'aurore de toutes les dispensations pointe, les douces brises de grâce
soufflent et, du monde invisible, parvient la bonne nouvelle des générosités et des présents.
(206.11)
Le printemps divin a dressé ses tentes dans des prairies parsemées de fleurs, et les âmes spirituelles
respirent de subtils parfums émanant du Saba de l'esprit, portés par le vent d'est.
(206.12)
A présent, le rossignol mystique chante ses odes, et les bourgeons de secrète signification éclatent
en fleurs délicates et gracieuses. Les alouettes des champs sont devenues les musiciennes du festival
et, élevant leurs voix prodigieuses, elles crient et chantent les mélodies de l'Assemblée divine :
"Soyez bénis! Une bonne nouvelle! Une bonne nouvelle!"
(206.13)
Et elles pressent les assoiffés du paradis d'Abha de boire à leur soif, elles pérorent éloquemment sur
l'arbre céleste, et profèrent leurs paroles sacrées.
(206.14)
Tout ceci, afin que les âmes desséchées, parcourant le désert des insouciants, et les âmes flétries,
perdues dans les sables de l'indifférence, puissent renaître à la vie trépidante et se présenter aux
fêtes et aux réveillons du Seigneur Dieu.
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(206.15)
Louange à Lui! La renommée de sa Cause s'est répandue en Orient comme en Occident, et la
nouvelle du pouvoir de la Beauté d'Abha a envahi le nord et le sud.
(206.16)
Ce cri, lancé du continent américain, est un choeur de sainteté, cette clameur qui s'élève des quatre
coins du monde jusqu'à l'Assemblée divine c'est "Ya Bahá'u'l-Abha!"
(206.17)
A présent, l'Orient est illuminé de gloire et l'Occident est doux comme la rose, toute la terre est
embaumée d'ambre gris, et les vents qui soufflent au-dessus du tombeau sacré sont chargés de
musc.
(206.18)
Bientôt vous verrez que même les pays les plus obscurs sont illuminés et que les continents
d'Europe et d'Afrique sont devenus des jardins de fleurs et des forêts d'arbres en fleurs.
(206.19)
Mais, comme l'aurore de cet Astre du Jour apparut en Perse et que, de cet Orient, le soleil brilla sur
l'Occident, c'est notre plus fervent espoir que les flammes du feu de l'amour luisent toujours plus
intensément dans ce pays et que la splendeur de cette Foi sacrée y devienne toujours plus
étincelante.
(206.20)
Que le tumulte engendré par la Cause de Dieu ébranle ce pays jusqu'à ces fondements mêmes, que
la force spirituelle de sa parole se manifeste au point de faire, de l'Iran, le centre et le foyer du bien-
être et de la paix.
(206.21)
Que la rectitude et l'esprit de conciliation, l'amour et la confiance, émanant de l'Iran, confèrent
l'immortalité à tous les habitants de la terre.
(206.22)
Que ce pays dresse, sur les plus hauts sommets, la bannière de l'ordre public, de la plus pure
spiritualité, et de la paix universelle.
(206.23)
Ô vous, bien-aimés de Dieu! En cette dispensation - la dispensation bahá’íe - la Cause de Dieu est
esprit sans mélange.
(206.24)
Sa Cause ne procède pas du monde matériel. Elle n'est destinée ni à la lutte ni à la guerre, ni aux
actes de malveillance ou d'opprobre; son but n'est ni de la disputer à d'autres croyances ni de
susciter des conflits avec les nations du monde.
(206.25)
Sa seule armée est l'amour divin, sa seule joie est le vin limpide de la connaissance de Dieu, sa
seule bataille est l'exposé de la Vérité; sa seule croisade est dirigée contre l'égoïsme persistant et les
néfastes impulsions du coeur humain.
(206.26)
Sa victoire est celle de se soumettre et de céder et sa gloire éternelle, c'est son désintéressement.
(206.27)
En résumé, la cause de Dieu est esprit, et rien d'autre :
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« Si ce n'est pas nécessaire,
Ne blesse pas le serpent dans la poussière
Et, pire encore, ne blesse pas un homme.
Si tu le peux,
N'effraie pas la fourmi;
Surtout, ne frappe pas ton frère. »
(206.28)
Que tous vos efforts tendent vers ce but ; devenir des sources de vie et d'immortalité, de paix, de
bien-être et de joie, pour chaque âme humaine - qu'elle vous soit proche ou étrangère, qu'elle vous
soit hostile ou favorable.
(206.29)
Ne considérez pas la pureté ou l'impureté de sa nature, mais la miséricorde du Seigneur, qui englobe
toutes choses, dont la grâce a illuminé toute la terre et tous ses habitants et dont la munificence,
dans toute sa plénitude, favorise à la fois le sage et l'ignorant.
(206.30)
L'inconnu et l'ami sont tous deux assis à la table de sa faveur. De même que le croyant, l'homme qui
renie et se détourne de Dieu, joint en même temps les mains pour s'abreuver à l'océan de ses
bienfaits.
(206.31)
Il sied aux bien-aimés du Seigneur d'être les signes et les témoignages de son universelle
miséricorde et les incarnations de sa grâce, qui surpasse tout.
(206.32)
Que, tel le soleil, ils dardent leurs rayons à la fois sur le jardin et sur le tas d'ordures et, tels des
nuages printaniers, qu'ils déversent leurs ondées sur la fleur comme sur les épines.
(206.33)
Qu'ils ne recherchent que l'amour et la fidélité; qu'ils ne suivent pas les voies de la malveillance;
que leurs paroles se confinent aux secrets de l'amitié et de la paix. Tels sont les attributs des âmes
justes, telle est la marque distinctive de ceux qui servent à son Seuil.
(206.34)
La Beauté d'Abha endura les plus affligeantes des calamités. Il souffrit d'innombrables maux et
agonies. Il ne connut aucun instant de paix, jamais un souffle de répit; Il erra, sans gîte, à travers les
sables du désert et les versants des montagnes;
(206.35)
Il fut emprisonné dans une forteresse et dans une cellule carcérale mais, à ses yeux, sa misérable
natte de paille était un trône éternel de gloire et ses lourdes chaînes, la parure d'un souverain.
(206.36)
De nuit comme de jour, Il vécut sous une épée virevoltante et s'apprêtait, à chaque instant, à mourir
sur la croix.
(206.37)
Il endura tout cela afin de pouvoir purifier le monde et le parer des tendres miséricordes du
Seigneur Dieu, de pouvoir lui rendre le repos, de faire disparaître conflits et agressions; afin que la
lance et la lame acérée soient échangées contre la fraternité affectueuse, que la malveillance et la
guerre fassent place à la sécurité, à la douceur et à l'amour;
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(206.38)
que les champs de bataille de la haine et du courroux deviennent des jardins de délectation et que
des lieux où, jadis, s'affrontèrent des armées assoiffées de sang, se transforment en jardin de loisirs
embaumant les parfums; que la guerre soit un sujet d'opprobre et que le recours aux armes soit
abandonné par tous les peuples, telle une maladie repoussante; que la paix universelle élève ses
pavillons sur les plus hautes montagnes, et que la guerre disparaisse à jamais de cette terre.
(206.39)
C'est pourquoi les bien-aimés de Dieu doivent, péniblement, à la sueur de leur front, élever, nourrir
et entretenir cet arbre de l'espérance.
(206.40)
En quelque pays qu'ils demeurent, ils doivent secourir et accompagner, de tout leur coeur, ceux qui
leur sont proches, ou très éloignés.
(206.41)
Que, pourvu de qualités semblables à celles du ciel, ils promeuvent les institutions et la religion de
Dieu.
(206.42)
Qu'ils ne perdent jamais courage, ne soient jamais abattus ni affligés. Plus ils rencontrent
d'antagonisme, plus ils doivent manifester leur propre bonne foi; plus ils ont à faire face à des
tourments et à des calamités, plus généreusement ils doivent passer à la ronde la coupe d'abondance.
(206.43)
Tel est l'esprit qui deviendra la vie du monde, telle est la lumière diffuse en son coeur; et celui qui
peut être ainsi mais qui agit autrement, n'est pas digne de servir au seuil sacré du Seigneur.
(206.44)
Ô vous, bien-aimés de Dieu! Le Soleil de Vérité brille depuis des cieux invisibles; sachez la valeur
de ces jours. Levez vos têtes, et devenez aussi grands que des cyprès dans ces courants torrentiels.
Réjouissez-vous de la beauté du narcisse de Najd, car la nuit tombera et la fleur ne sera plus ...
(206.45)
Ô vous, bien-aimés de Dieu! Louange à Lui, le brillant étendard de l'Alliance flotte plus haut jour
après jour, alors que le drapeau de la perfidie a été renversé et mis en berne.
(206.46)
Les agresseurs, plongés dans les ténèbres de l'ignorance, ont été ébranlés au plus profond d'eux-
mêmes; ils sont à présent comme des sépulcres en ruine et, pareils à des créatures aveugles qui
habitent sous la terre, ils rampent autour d'un coin de la tombe et, de ce trou, produisent de temps à
autre des sons inarticulés et poussent des hurlements, telles des bêtes sauvages.
(206.47)
Gloire à Dieu! Comment l'obscurité peut-elle espérer vaincre la lumière, comment les cordes du
magicien peuvent-elles retenir « un serpent visible pour tous » ? « Alors, voyez! Elle (la baguette de
Moïse) a englouti leurs prodiges mensongers » [voir : Coran 26.31- ces versets se réfèrent à la baguette de
Moïse et aux magiciens] .
(206.48)
Hélas pour eux! Ils se sont abusés d'une fable et, pour satisfaire leurs désirs, ont abandonné leurs
propres natures. Ils renoncèrent à la gloire éternelle en échange de l'orgueil humain et sacrifièrent,
aux exigences du moi, la grandeur dans les deux mondes. De ceci, nous vous avons avertis. Sous
peu, vous verrez les insensés dans un embarras manifeste.
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(206.49)
Ô mon Seigneur et mon Espérance! Aide tes bien-aimés à être constants en ta puissante Alliance, à
demeurer fidèles à ta Cause manifeste et à observer les commandements que Tu as édictés à leur
intention dans ton Livre de splendeurs, afin qu'ils puissent devenir des étendards de direction et des
phares de l'Assemblée d'En-Haut, des sources de ton infinie sagesse et des étoiles, qui nous guident
sûrement tandis qu'elles scintillent dans le ciel suprême. Tu es, en vérité, l'invincible, le Tout-
Puissant.
Chapitre: 207. "Ô vous qui vous êtes tournés vers la Beauté exaltée! ..."
(207.1)
Ô vous qui vous êtes tournés vers la Beauté exaltée! La nuit, le jour, à l'aube et au crépuscule, je me
souviens - et me suis toujours souvenu, dans les royaumes de mon esprit et de mon coeur - des bien-
aimés du Seigneur.
(207.2)
Je L'implore de dispenser ses confirmations à ces âmes qui résident dans cette contrée pure et
sacrée, et de leur accorder la réussite en toutes choses : que dans leur caractère, leur attitude, leurs
paroles, leur comportement, en tout ce qu'ils sont et ce qu'ils font, Dieu leur permette de se
distinguer parmi les hommes;
(207.3)
qu'Il les rassemble au sein de la communauté mondiale, leurs coeurs remplis d'extase, de ferveur et
d'amour ardent, de connaissance et de certitude, de constance et d'unité, leurs visages à la fois
magnifiques et rayonnants.
(207.4)
Ô vous, bien-aimés du Seigneur! Ce jour est le jour de l'union, le jour du rassemblement de
l'humanité tout entière.
(207.5)
« En vérité, Dieu aime ceux qui, telle une solide muraille, combattent en rangs serrés pour sa
Cause! » [voir : Coran 61.4]. Observez qu'Il dit "en rangs serrés", c'est-à-dire en foule, pressés l'un
contre l'autre, rivés l'un à l'autre, chacun d'entre eux soutenant ses compagnons.
(207.6)
Livrer bataille, comme il est dit dans le verset sacré, cela ne signifie pas, en cette dispensation - la
plus grande de toutes les dispensations, - surgir armé de l'épée, de la lance et de la flèche, mais
plutôt armé d'intentions pures, de nobles motifs, de conseils salutaires et efficaces, de divins
attributs, d'actions agréables au Tout-Puissant, et des célestes vertus.
(207.7)
Cela veut dire éduquer l'humanité tout entière, guider tous les hommes, propager à travers le monde
les subtils arômes de l'esprit, proclamer les preuves de Dieu, formuler des arguments décisifs et
divins, accomplir des actes charitables.
(207.8)
Chaque fois que de saintes âmes, attirant les célestes pouvoirs, se lèveront, pourvues de telles
qualités spirituelles et marcheront à l'unisson, en rangs serrés, chacune de ces âmes sera pareille à
mille âmes, et les vagues bondissantes de ce puissant océan seront pareilles aux bataillons du
concours d'En-Haut.
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(207.9)
Quelle bénédiction ce sera lorsque, toutes, elles se rassembleront, tels des torrents, des rivières et
des courants, des ruisseaux et de simples gouttes, jadis séparés, et formeront - une fois réunis en un
seul lieu - une puissante mer.
(207.10)
Et l'unité inhérente à tous prévaudra à un tel degré que les traditions, les règles, les coutumes et les
distinctions, observées dans l'existence illusoire de ces populations, seront effacées et disparaîtront
comme des gouttes isolées, une fois que le grand océan d'unité bondira, se dressera et fera rouler ses
vagues.
(207.11)
Je jure, par l'Ancienne Beauté, qu'alors une irrésistible grâce encerclera toutes choses et que la mer
de grandeur inondera ses rivages, au point que la plus étroite voie d'eau s'élargira tel un océan infini,
et que chaque infime goutte sera semblable aux grands fonds illimités.
(207.12)
Ô vous, bien-aimés de Dieu! Luttez pour parvenir à cette haute condition, pour tant faire briller la
splendeur à travers ces terrestres royaumes que ses rayons se refléteront d'un point de l'aurore à
l'horizon de l'éternité.
(207.13)
Ceci est le fondement même de la Cause de Dieu. Ceci est l'essence même de la Loi de Dieu. Ceci
est la puissante structure édifiée par les Manifestations de Dieu. C'est pourquoi pointe l'orbe du
monde de Dieu. C'est pourquoi le Seigneur s'établit sur le trône de son corps humain.
(207.14)
Ô vous, bien-aimés de Dieu! Voyez comment l'Exalté [nota : le Bab] - que les âmes de tous les
habitants de la terre soient livrées en rançon pour Lui! - fit de son coeur béni, pour ce noble but, la
cible des lances de l'affliction; et parce que l'intention réelle de l'Ancienne Beauté - que les âmes du
concours céleste soient sacrifiées pour Lui! - était de gagner ce même but suprême, l'Exalté mit à nu
sa poitrine sacrée pour l'offrir en cible à une myriade de balles tirées par les tenants de la
méchanceté et de la haine et, dans une résignation extrême, Il connut la mort du martyr.
(207.15)
La poussière de ce chemin fut tachée par le sang sacré de milliers et de milliers de saintes âmes, et
que de fois le corps béni d'un loyal amoureux de Dieu fut pendu au gibet!
(207.16)
La Beauté d'Abha lui-même - que l'esprit de toute existence soit sacrifié à ses bien-aimés! - endura
toute sorte d'épreuves et, de son plein gré, accepta pour lui-même d'intenses afflictions.
(207.17)
Il n'est pas de tourment auquel ne fût soumis son corps sacré, ni de souffrance qui ne lui fût infligée.
Combien de nuits, lorsqu'Il était enchaîné, passa-t-Il dans l'insomnie à cause du poids de son collier
de fer? Combien de jours la douleur provoquée par les ceps et les fers ne lui laissa-t-elle nul instant
de repos?
(207.18)
De Niyavaran à Téhéran, ils le firent courir - lui, cet esprit incarné, lui qui avait été habitué à
reposer contre des coussins de soie ornementée - enchaîné, pieds nus et la tête découverte: et, sous
la terre, dans l'obscurité profonde de cet étroit cachot, ils l'emprisonnèrent en compagnie d'assassin,
de rebelles et de voleurs.
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(207.19)
Ils ne cessaient de l'accabler d'un nouveau tourment, et ils étaient tous persuadés que, d'un moment
à l'autre, Il subirait la mort du martyr.
(207.20)
Quelque temps après, ils le bannirent de son pays natal et l'exilèrent vers des nations étrangères et
lointaines.
(207.21)
Durant de nombreuses années, en Irak, il ne s'écoula pas un seul instant sans que la flèche d'une
nouvelle angoisse ne frappât son coeur sacré; à chaque pulsation de son coeur, une épée s'abattait
sur ce corps béni;
(207.22)
Il ne pouvait espérer nul moment de repos et de sécurité. De tous côtés, ses ennemis relançaient
leurs attaques avec une haine implacable et, à lui seul, Il leur résista à tous.
(207.23)
Après toutes ces tribulations, ces sévices corporels, ils l'expulsèrent d'Irak, en Asie, vers l'Europe et,
en ce lieu de cruel exil, d'odieuses épreuves, aux torts accumulés sur lui par le peuple du Coran
s'ajoutèrent alors les venimeuses persécutions, les puissantes attaques, les complots, les calomnies,
les hostilités incessantes, la haine et la méchanceté du peuple du Bayan.
(207.24)
Ma plume est impuissante à décrire tout cela, mais vous en avez été certainement informés.
(207.25)
Alors, après vingt-quatre ans passés en cette Plus Grande Prison, dans l'agonie et l'affliction cruelle,
ses jours prirent fin.
(207.26)
En résumé, l'Ancienne Beauté fut toujours, durant son passage en ce monde éphémère, un captif
enchaîné, vivant sous la menace d'une épée, soumis à des souffrances et à des tourments extrêmes,
ou incarcéré dans la Plus Grande Prison.
(207.27)
A cause de son affaiblissement physique, provoqué par les afflictions répétées, son corps béni était
usé, réduit à un souffle ténu; il était aussi léger qu'une toile d'araignée, après de si longues
souffrances.
(207.28)
Et s'Il endura ce lourd fardeau, toute cette angoisse semblable à un océan précipitant ses vagues
jusqu'aux cieux, s'Il porta les lourdes chaînes de fer et s'Il devint l'incarnation même de la
résignation et de la douceur extrêmes, ce fut afin de guider chaque âme de cette terre vers la
concorde, la fraternité et l'unité;
(207.29)
de faire connaître, parmi tous les peuples, le signe de l'unicité de Dieu pour qu'enfin, l'unité
première déposée au coeur de toutes choses créées portât son fruit prédestiné, et que la splendeur du
verset : « Tu ne peux voir aucune divergence dans la création du Dieu de miséricorde » [voir : Coran
67.3] diffusât ses rayons jusqu'aux extrémités de la terre.
(207.30)
Le temps des efforts les plus ardents est venu, Ô vous bien-aimés du Seigneur. Luttez et efforcez-
vous sans trêve!
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(207.31)
Et puisque l'Ancienne Beauté fut exposée jour et nuit, sur le terrain du martyr, oeuvrons à notre tour
avec acharnement, et entendons et méditons les conseils divins; sacrifiions nos vies et renonçons à
nos jours éphémères et comptés. Détournons nos regards des vaines chimères des formes
divergentes de ce monde, et servons plutôt ce but souverain, ce grand dessein.
(207.32)
N'abattons pas, à cause de nos propres imaginations, cet arbre que la main de céleste grâce a planté;
n'effaçons pas, par les sombres nuages de nos illusions, de nos intérêts égoïstes, la gloire qui jaillit
du royaume d'Abha.
(207.33)
Ne soyons pas comme des barrières qui retiennent l'océan houleux de Dieu tout-puissant.
N'empêchons pas les doux et purs parfums du jardin de la Beauté Très-Glorieuse de se répandre
jusqu'aux extrémités du monde.
(207.34)
N'arrêtons pas, en ce jour de l'union retrouvée, l'averse printanière des bénédictions célestes. Ne
permettons pas que les splendeurs du Soleil de Vérité puissent jamais s'estomper et disparaître.
(207.35)
Telles sont les exhortations de Dieu, formulées dans ses livres sacrés, dans ses écritures et ses
tablettes, qui prodiguent ses conseils aux âmes sincères.
(207.36)
Que la gloire repose sur vous, avec la miséricorde et les bénédictions divines!
Chapitre: 208. "Ô vous, serviteurs au seuil sacré! ..."
(208.1)
Ô vous, serviteurs au seuil sacré! Les armées triomphantes du concours céleste, déployées et
rassemblées dans les royaumes d'En-Haut, sont prêtes à assister et à rendre victorieux ce courageux
cavalier qui, avec confiance, éperonne son destrier dans l'arène du service.
(208.2)
Heureux ce guerrier sans peur qui, armé du pouvoir de la vraie connaissance, se hâte vers le champ
de bataille, disperse les armées de l'ignorance, met en pièces les cohortes de l'erreur, brandit bien
haut l'étendard de la direction divine et sonne le clairon de la victoire. Par la droiture du Seigneur! Il
a remporté un glorieux triomphe et la victoire véritable.
Chapitre: 209. "Ô vous, serviteurs de la Beauté Bénie! ..."
(209.1)
Ô vous, serviteurs de la Beauté Bénie!... Il est clair qu'en ce jour, les confirmations du monde
invisible recouvrent tous ceux qui transmettent le message divin.
(209.2)
Si la tâche de l'enseignement faisait défaut, ces confirmations seraient entièrement supprimées, car
il est impossible aux bien-aimés de Dieu de recevoir son aide, à moins qu'ils n'enseignent la Foi.
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(209.3)
L'enseignement doit se poursuivre en toutes circonstances, mais avec discernement.
(209.4)
Si ce travail ne peut avoir lieu ouvertement, alors les croyants doivent enseigner en privé et, ainsi,
susciter la spiritualité et la fraternité parmi les enfants des hommes.
(209.5)
Si, par exemple, chaque croyant devient un ami véritable pour l'inattentif et que, sa conduite
empreinte de rectitude absolue, il fréquente cette âme, qu'il la traite avec la plus grande bonté,
symbolisant par lui-même les instructions divines dont il est le dépositaire, les nobles vertus et les
modèles de comportement et que, à tout instant, il agit conformément aux exhortations de Dieu, il
est certain que, petit à petit, il réussira à éveiller cette personne, autrefois insouciante, et à
transformer son ignorance en connaissance de la vérité.
(209.6)
Les âmes sont enclines à l'aliénation. Il convient donc, en premier lieu, de veiller à supprimer cette
aliénation, car c'est seulement alors que la Parole produira son effet.
(209.7)
Si un croyant manifeste sa bienveillance envers l'un des négligents et, avec une grande affection,
l'amène progressivement à comprendre la validité de la Cause sacrée, afin qu'il arrive à connaître les
fondements de la Foi de Dieu et ses implications, une telle personne sera certainement transformée,
à l'exception de ces individus rares, semblables à des cendres et dont les coeurs sont « durs comme
le roc, ou plus durs encore » [voir : Coran 2.69].
(209.8)
Si chaque ami s'efforce ainsi de guider une âme vers le droit chemin, le nombre des croyants
doublera chaque année; ce but peut être atteint avec prudence et sagesse, sans qu'il en résulte nul
inconvénient d'aucune sorte.
(209.9)
En outre, les enseignants doivent se déplacer largement et, si la diffusion du message devait
provoquer des troubles, alors qu'ils forment et encouragent les croyants, qu'ils les inspirent, les
réjouissent, réconfortent leurs coeurs, qu'ils les revivifient et les apaisent à l'aide des subtils parfums
de sainteté.
Chapitre: 210. "Ô vous, roses dans le jardin de l'amour divin! ..."
(210.1)
Ô vous, roses dans le jardin de l'amour divin! ô vous, lampes brillant au sein de l'assemblée de la
connaissance de Dieu! Que les douces brises célestes passent sur vous, que la gloire de Dieu
illumine l'horizon de vos coeurs!
(210.2)
Vous êtes les vagues de la profonde mer de connaissance, vous êtes les armées massées sur les
plaines de certitude, vous êtes les étoiles dans les cieux de compassion divine, vous êtes les pierres
qui mettent en fuite les adeptes de la perdition, vous êtes des nuages de miséricorde divine au-
dessus des jardins de vie, vous êtes l'abondante grâce de l'unicité de Dieu déversée sur les essences
de toutes choses créées.
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(210.3)
Sur la tablette déroulée de ce monde, vous êtes les versets de son unicité et, au sommet des hautes
tours du palais, vous êtes les étendards du Seigneur.
(210.4)
Dans ses charmilles, vous êtes les fleurs et les herbes odorantes; dans le jardin de roses de l'esprit,
vous êtes les rossignols aux chants plaintifs.
(210.5)
Vous êtes les oiseaux qui s'élèvent vers le firmament de la connaissance, les faucons royaux sur le
poignet de Dieu.
(210.6)
Alors, pourquoi êtes-vous éteints, silencieux, figés et mornes? Vous devez luire comme l'éclair et
pousser une clameur, tel le vaste océan.
(210.7)
Telle une lampe, vous devez diffuser votre lumière et, pareils aux douces brises de Dieu, souffler à
travers le monde.
(210.8)
Comme les zéphyrs émanant des célestes charmilles, comme les vents chargés de musc issus des
jardins du Seigneur, vous devez parfumer l'atmosphère pour ceux qui possèdent la connaissance et,
comme les splendeurs déversées par le véritable soleil, illuminer les coeurs du genre humain.
(210.9)
Car vous êtes les brises vivifiantes, vous êtes les senteurs de jasmin issues des jardins des élus.
(210.10)
Alors, apportez la vie aux morts et réveillez ceux qui sommeillent.
(210.11)
Dans l'obscurité du monde, soyez de radiantes flammes; dans les sables de perdition, soyez des
sources d'eau de la vie, soyez des instruments de la direction divine.
(210.12)
A présent, il est temps de servir, il est temps de s'embraser, Connaissez la valeur de cette chance, de
cette conjoncture propice - qui est grâce infinie, - avant qu'elle ne glisse de vos mains.
(210.13)
Bientôt notre poignée de jours, notre vie éphémère, ne seront plus, et nous passerons, les mains
vides, dans la tombe creusée pour ceux dont la voix s'est tue; c'est pourquoi nous devons lier nos
coeurs à la Beauté manifeste, et nous cramponner à la ligne de vie qui jamais ne faillit.
(210.14)
Nous devons nous préparer à servir, à allumer la flamme d'amour et nous consumer dans sa chaleur.
(210.15)
Nous devons délier nos langues jusqu'à embraser le coeur du vaste monde et, des rayons éclatants
de la direction divine, anéantir les armées de la nuit puis, par amour pour Lui, sur le champ du
sacrifice, faire abstraction de nos vies.
(210.16)
Ainsi, dispersons parmi chaque peuple les précieuses gemmes de la reconnaissance de Dieu et, par
un langage acéré, persuasif, et à l'aide des flèches précises du savoir, écrasons les cohortes de
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l'égoïsme et de la passion et hâtons-nous vers le lieu du martyr, là où nous succomberons pour
l'amour du Seigneur.
(210.17)
Les étendards flottant au vent et au son des tambours, accédons alors au royaume du Très-Glorieux
et rejoignons l'Assemblée céleste. Heureux ceux qui accomplissent de grandes actions!
Chapitre: 211. "Lorsque les amis ne s'efforcent pas de transmettre ..."
(211.1)
Lorsque les amis ne s'efforcent pas de transmettre le message, ils omettent de commémorer
dignement le Seigneur et, ainsi, ne voient pas les signes de l'assistance et de la confirmation
émanant du royaume d'Abha, et ne captent pas les mystères divins.
(211.2)
Toutefois, lorsque le croyant est occupé à enseigner, il est naturellement encouragé, il devient un
aimant qui attire l'aide et la générosité divines du Royaume, et devient semblable à l'oiseau qui,
lorsque pointe le jour, s'enthousiasme lui-même de son propre chant, de son ramage et de sa
mélodie.
Chapitre: 212. "C'est dans ces moments-là que les amis de Dieu ..."
(212.1)
C'est dans ces moments-là que les amis de Dieu saisissent l'occasion, se précipitent et remportent le
trophée.
(212.2)
Si leur tâche se limite à la bonne conduite et aux conseils, rien ne s'accomplira. Ils doivent
s'exprimer sans détours, exposer les preuves, formuler des arguments clairs, tirer des conclusions
irréfutables établissant la vérité de la manifestation du Soleil de Réalité.
Chapitre: 213. "Les croyants devraient, en toutes circonstances ..."
(213.1)
Les croyants devraient, en toutes circonstances, poursuivre activement la tâche de l'enseignement,
car les confirmations divines en dépendent.
(213.2)
Si un bahá’í s'abstient de s'y engager pleinement, vigoureusement et de grand coeur, il sera privé,
sans nul doute, des bénédictions du royaume d'Abha.
(213.3)
Même ainsi, cette activité devrait être tempérée de sagesse - non pas cette sagesse qui nous fait
garder le silence et négliger une telle obligation, mais celle qui exige de nous que nous manifestions
de la tolérance, de l'amour, de la bonté, de la patience, un noble caractère, et que nous
accomplissions de saintes actions.
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(213.4)
En résumé, encouragez les amis, individuellement. à enseigner la Cause de Dieu, et attirez leur
attention sur la signification de la sagesse mentionnée dans les écritures sacrées, qui est elle-même
l'essence de l'enseignement de la Foi;
(213.5)
mais tout ceci doit être fait avec la plus grande tolérance, afin que les amis puissent bénéficier de
l'assistance céleste et de la confirmation divine.
Chapitre: 214. "Suis le chemin de ton Seigneur et ne profère point ..."
(214.1)
Suis le chemin de ton Seigneur et ne profère point de paroles que les oreilles ne puissent supporter
d'entendre, car un tel discours est comme de la nourriture succulente donnée à de jeunes enfants.
Aussi savoureuse, rare et riche soit-elle, cette nourriture ne peut être assimilée par les organes
digestifs d'un nourrisson.
(214.2)
En conséquence, que chacun reçoive la mesure exacte à laquelle il a droit.
(214.3)
"L'homme ne peut révéler tout ce qu'il sait, de même que tout ce qu'il peut révéler ne saurait être
considéré comme à propos, et chaque parole ne peut être jugée conforme à la capacité de ceux qui
l'entendent". Telle est la sagesse exemplaire à observer dans tes activités.
(214.4)
Ne sois pas oublieux de cette obligation si tu désires, en toutes circonstances, être un homme
d'action. En premier lieu, pose le diagnostic et identifie la maladie; ensuite, prescris le remède, car
telle est la méthode parfaite du médecin de talent.
Chapitre: 215. "J'espère que la grâce du seul véritable Seigneur ..."
(215.1)
J'espère que la grâce du seul véritable Seigneur te permettra de propager, parmi les diverses tribus,
les divines fragrances. Ceci est extrêmement important ...
(215.2)
Si tu parviens à rendre ce service, tu excelleras et seras le premier en ce domaine.
Chapitre: 216. "Sois persuadé que les souffles du Saint Esprit ..."
(216.1)
Sois persuadé que les souffles du Saint Esprit délieront ta langue. Parle donc; parle sans détour,
avec un grand courage, lors de chaque réunion.
(216.2)
Lorsque tu t'apprêtes à prononcer ton allocution, adresse-toi tout d'abord à Bahá'u'llah et sollicite les
confirmations du Saint Esprit, puis desserre les lèvres et profère ce que ton coeur te suggère; cela,
toutefois, avec un courage, une dignité et une conviction extrêmes.
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(216.3)
Mon espoir est que, jour après jour, vos rassemblements se développent et prospèrent, et que ceux
qui cherchent la vérité écoutent les arguments raisonnés et les preuves concluantes.
(216.4)
Je suis avec vous, coeur et âme, à chaque réunion; soyez assurés de cela.
Chapitre: 217. "Le croyant, lorsqu'il enseigne ..."
(217.1)
Le croyant, lorsqu'il enseigne, doit être lui-même totalement enflammé afin que ses paroles, telle la
flamme, puissent exercer une influence et consumer le voile de l'égoïsme et de la passion.
(217.2)
Il doit aussi être parfaitement humble afin de pouvoir édifier ses semblables, et entièrement effacé,
comme évanescent, afin de pouvoir enseigner en harmonie avec l'assemblée céleste, faute de quoi
son enseignement restera sans effet.
Chapitre: 218. "Ô vous, amis chers et intimes d’Abdu'l-Bahá! ..."
(218.1)
Ô vous, amis chers et intimes d'Abdu'l-Bahá! A travers l'Orient, répandez des parfums Et, sur
l'Occident, déversez des splendeurs. Apportez la lumière au Bulgare; Au Slave, insufflez la vie.
(218.2)
Un an après l'ascension de Bahá'u'llah, ce verset sortit des lèvres du Centre de l'Alliance. Les
briseurs d'Alliance le trouvèrent étrange et le traitèrent avec mépris.
(218.3)
Pourtant- Dieu soit loué! - ses effets sont à présent manifestes, son pouvoir est révélé, son
importance est désormais patente car, par la grâce de Dieu, l'Orient et l'Occident tressaillent de joie
et maintenant, grâce aux douces brises de sainteté, la terre entière est parfumée de musc.
(218.4)
La Beauté Bénie a, en termes indubitables, formulé cette promesse dans son livre ; "Nous te
contemplons de notre royaume de gloire et assisterons, avec les armées du Concours céleste et une
compagnie de nos anges favoris, quiconque se lèvera pour le triomphe de notre Cause".
(218.5)
Grâce à Dieu, l'assistance promise a été accordée - ceci est clair pour tous les hommes, - et elle
brille, aussi claire que le soleil dans les cieux.
(218.6)
Par conséquent, Ô vous, amis de Dieu, redoublez d'efforts, jusqu'à ce que vous triomphiez dans
votre servitude à l'égard de la Beauté Ancienne, de la Lumière Manifeste, et deveniez une source de
diffusion, à travers le monde, des rayons de l'Astre du Jour de Vérité.
(218.7)
Insufflez, dans le corps usé et décharné du monde, le souffle frais de la vie et, dans les sillons de
chaque région, semez la graine sacrée.
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(218.8)
Levez-vous pour défendre cette Cause, desserrez les lèvres et enseignez.
(218.9)
Dans l'arène de la vie, soyez une lampe de direction divine; dans les cieux de ce monde, soyez
d'éblouissantes étoiles; dans les jardins de l'unité, soyez des oiseaux de l'esprit, chantant les vérités
et les mystères intimes.
(218.10)
Epuisez chacun des souffles de votre vie dans cette grande Cause, et consacrez tous vos jours au
service de Bahá, afin qu'au bout de votre route, exempt de pertes et de privations, vous héritiez les
trésors accumulés des royaumes d'En-Haut.
(218.11)
Car les jours de l'homme sont semés d'embûches; il ne peut compter sur un seul instant de vie
supplémentaire et pourtant, semblables au mirage de l'illusion, les gens se disent qu'en fin de
compte, ils atteindront les sommets.
(218.12)
Quelle déception, hélas! Les hommes des temps passés nourrissaient en leur sein ces mêmes
chimères, jusqu'à ce qu'une vague les balayât et qu'ils redevinssent poussière; tous se retrouvèrent
alors exclus et abandonnés, tous sauf les âmes qui s'étaient libérées de leur moi et avaient sacrifié
leurs vies sur le chemin de Dieu.
(218.13)
Leur scintillante étoile brilla dans les cieux de l'ancienne gloire, et les souvenirs hérités de tous les
âges sont la preuve de ce que j'allègue.
(218.14)
Par conséquent, ni le jour ni la nuit, ne vous accordez aucun repos et ne recherchez aucun confort.
Enoncez les secrets de la servitude, suivez le chemin du service, jusqu'à ce que vous obteniez le
secours promis qui émane des royaumes de Dieu.
(218.15)
Ô amis! De sombres nuages ont enveloppé la terre entière, et les ténèbres de la haine et de la
méchanceté, de la cruauté, de l'agression et de la profanation, se propagent jusqu'aux extrémités de
la terre.
(218.16)
Tous les hommes, sans exception, passent leur vie dans une stupeur aveugle, et la rapacité, la
cruauté sanguinaire de l'humanité sont tenues pour ses vertus premières.
(218.17)
Dans la masse du genre humain, Dieu a choisi les amis et les a comblés de ses directives et de sa
grâce illimitée.
(218.18)
Son dessein est que nous nous efforcions tous, de tout notre coeur, à nous sacrifier, à guider nos
semblables vers son chemin, à former les âmes des hommes, jusqu'à ce que ces bêtes effrénées se
changent en gazelles dans les prairies de l'unité, que ces loups se transforment en agneaux de Dieu
et ces grossières créatures, en cohortes angéliques;
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(218.19)
que les feux de la haine s'éteignent et que la flamme sortant du vallon abrité du Tombeau Sacré
répande ses splendeurs; que se dissipe l'odeur nauséabonde du fumier du tyran, faisant place aux
douces et pures fragrances qui coulent des parterres fleuris de la foi et de la confiance.
(218.20)
Ce jour-là, les faibles d'esprit puiseront à la munificence de l'Esprit divin universel, et ceux dont la
vie n'est qu'abomination chercheront ces saintes brises purifiantes.
(218.21)
Mais il doit exister des âmes pour manifester de tels bienfaits, il doit y avoir des laboureurs pour
cultiver ces champs et des jardiniers pour entretenir ces jardins, des poissons pour nager dans cette
mer et des étoiles pour scintiller dans ces cieux.
(218.22)
Ces âmes souffrantes doivent être soignées par des médecins de l'esprit, celles qui sont perdues ont
besoin de guides pleins de mansuétude afin que, de telles âmes, les délaissés puissent recevoir leur
part, que les pauvres découvrent chez autrui d'innombrables trésors, et que ceux qui cherchent la
vérité obtiennent des preuves irréfutables.
(218.23)
Ô mon Seigneur, mon protecteur, mon assistance dans le péril! Humblement je t'implore et,
souffrant, je viens à Toi pour être guéri; soumis, j'élève vers Toi ma voix, mon âme et mon esprit :
(218.24)
Ô Dieu, mon Dieu! Les ténèbres de la nuit ont enveloppé chaque région, et d'épais nuages isolent la
terre toute entière.
(218.25)
Les peuples du monde sont noyés dans les noirs abîmes des vaines illusions, tandis que leurs tyrans
se vautrent dans la cruauté et la haine.
(218.26)
Je ne vois que la lueur de feux rougeoyants s'élever du plus profond abîme, je n'entends que le
grondement menaçant s'échapper de milliers de terrifiantes armes d'agression, alors que chaque
pays s'écrie, en son langage secret : "Mes richesses ne me servent à rien et ma souveraineté s'est
évanouie!"
(218.27)
Ô mon Seigneur, les lampes de la direction divine se sont éteintes. Les flammes de la passion
s'élèvent toujours plus haut et la malveillance, peu à peu, gagne le monde.
(218.28)
La méchanceté et la haine ont envahi toute la surface de la terre, et je ne trouve aucune âme, sauf ta
petite cohorte d'opprimés, pour pousser cette clameur : Hâtez-vous d'aimer! Hâtez-vous d'avoir
confiance! Hâtez-vous de donner! Soumettez-vous aux directives célestes!
(218.29)
Venez pour l'harmonie! Pour contempler l'Astre du Jour! Venez ici pour la bonté, pour le réconfort!
Venez ici pour l'amitié et la paix!
(218.30)
Venez et jetez bas les armes de votre courroux, jusqu'à ce que règne l'unité! Venez et que, dans le
vrai chemin du Seigneur, chacun assiste son semblable.
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(218.31)
En vérité, tes opprimés se sacrifient dans chaque pays, corps et âme, avec une joie extrême, pour
tout le genre humain.
(218.32)
Tu les vois, Ô mon Seigneur, pleurant sur les afflictions de ton peuple, se lamentant sur les chagrins
de tes enfants, compatissant avec l'humanité, souffrant des calamités qui assaillent tous les habitants
de la terre.
(218.33)
Ô mon Seigneur, donne-leur les ailes de la victoire afin qu'ils puissent s'élever vers le salut; fortifie
leurs reins dans le service de ton peuple, et leurs échines dans la soumission à ton Seuil de sainteté.
(218.34)
En vérité, Tu es le Généreux; Tu es, en vérité, le Miséricordieux! Il n'est pas d'autre Dieu que Toi,
le Clément, celui qui prend pitié, l'ancien des Jours!
Chapitre: 219. "Ô vous, fils et filles du Royaume! ..."
(219.1)
Ô vous, fils et filles du Royaume! Votre lettre, certainement d'inspiration céleste, m'est bien
parvenue. Sa teneur m'a semblé fort réjouissante, les sentiments qu'elle reflétait émanaient de coeurs
lumineux.
(219.2)
Les croyants, à Londres, sont vraiment constants et fidèles;
(219.3)
ils sont résolus et tenaces dans leur service de la Cause; mis à l'épreuve, ils ne faillissent point, et
leur flamme ne faiblit pas avec le temps qui passe; ils sont, au contraire, des bahá’ís.
(219.4)
Ils sont du ciel, ils sont pleins de lumière, ils sont de Dieu.
(219.5)
Ils deviendront, sans nul doute, des instruments pour exalter la parole divine et promouvoir l'unité
dans le monde des hommes, pour propager les enseignements de Dieu et répandre, sous tous les
horizons, l'égalité de chaque membre de la race humaine.
(219.6)
Il est aisé de s'approcher du céleste royaume, mais il est pénible d'y demeurer ferme et opiniâtre, car
les épreuves sont rigoureuses et lourdes à supporter, mais les Anglais demeurent constants en toutes
circonstances, et ne se laissent pas trébucher au premier signe de désagrément.
(219.7)
Ce ne sont pas des personnes changeantes agissant avec inconstance lors d'un projet pour, bientôt, y
renoncer.
(219.8)
Ils ne se laissent pas fléchir dans leur enthousiasme et leur zèle pour quelque raison futile, une fois
leur intérêt disparu. Non, dans toutes leurs actions, ils se montrent stables, solides comme le roc et
opiniâtres.
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(219.9)
Tout en habitant sur des terres de l'Occident, vous avez, Dieu soit loué, perçu l'appel qu'Il a lancé de
l'Orient et, comme Moïse, vous avez réchauffé vos mains au feu allumé dans l'arbre de l'Asie.
(219.10)
Vous avez découvert le vrai chemin, vous avez été allumés, telles des lampes, et vous êtes entrés
dans le royaume de Dieu.
(219.11)
Vous vous êtes levés, pleins de gratitude pour ces bénédictions, et vous implorez l'assistance divine
pour tous les peuples de la terre, afin que leurs regards puissent contempler les splendeurs du
royaume d'Abha et leurs coeurs, pareils à des miroirs, refléter les rayons étincelants du Soleil de
Vérité.
(219.12)
Mon espoir est que les brises du Saint Esprit soient insufflées dans vos coeurs, de sorte que vos
langues révèlent les mystères et exposent les significations cachées des livres sacrés;
(219.13)
que les amis deviennent des médecins et, grâce au puissant remède des enseignements célestes,
qu'ils guérissent les maladies qui affectent, depuis si longtemps, le corps de ce monde;
(219.14)
qu'ils donnent aux aveugles la vue, aux sourds, la faculté d'entendre et aux morts, la vie; qu'ils
réveillent ceux qui sont plongés dans le sommeil.
(219.15)
Soyez assurés que sur vous descendront les confirmations du Saint Esprit, et que les armées du
royaume d'Abha vous apporteront la victoire.
Chapitre: 220. "Le Seigneur de toute l'humanité ..."
(220.1)
Le Seigneur de toute l'humanité a façonné le royaume de l'homme pour en faire un jardin d'Eden, un
paradis terrestre.
(220.2)
Si - comme il le doit - ce royaume trouve la voie de l'harmonie et de la paix, de l'amour et de la
confiance mutuelle, il deviendra une véritable demeure de félicité, un lieu de multiples bénédictions
et d'infinies délectations.
(220.3)
C'est là que sera révélée la perfection du genre humain; c'est là que, sur chaque main, brilleront les
rayons du Soleil de Vérité.
(220.4)
Souvenez-vous comment, jadis, Adam et les autres hommes vécurent ensemble dans l'Eden. Il a
suffi qu'une discorde surgisse entre Adam et Satan pour que tous soient bannis de ce jardin; ceci
devait servir d'avertissement à la race humaine, et faire savoir aux hommes que la dissension -
même avec le diable - est la voie vers une cruelle perdition.
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(220.5)
C'est pourquoi, en cet âge illuminé qui est le nôtre, Dieu enseigne que les conflits et les
controverses ne peuvent être tolérés, pas même avec Satan en personne.
(220.6)
Bonté divine! Combien grande reste l'insouciance de l'homme même avec un tel enseignement sous
les yeux!
(220.7)
Son monde - nous le voyons - est en guerre d'un pôle à l'autre. C'est la guerre entre les religions, la
guerre entre les nations, la guerre entre les peuples, la guerre entre les dirigeants eux-mêmes.
(220.8)
Quelle heureuse métamorphose ce serait, si seulement ces sombres nuages disparaissaient de
l'horizon du monde, afin que la lumière de la réalité puisse se répandre aux quatre coins du monde!
(220.9)
Si seulement la poussière obscure de ces combats et de ces massacres continuels pouvait se fixer à
jamais et les douces brises de la bonté divine pouvaient souffler de la source de paix! Alors ce
monde se renouvellerait, et la terre brillerait de la lumière de son Seigneur.
(220.10)
S'il existe un espoir, c'est uniquement dans la munificence de Dieu : que vienne sa grâce fortifiante,
que cessent les luttes et les conflits, et que l'amère morsure de l'acier meurtrier se change en miellée
d'amitié, de probité et de confiance. Combien douce serait la saveur de ce jour, combien son parfum
musqué embaumerait!
(220.11)
Dieu fasse que l’année nouvelle apporte une promesse de cette paix nouvelle! Qu'il permette à cette
noble assemblée de conclure un traité équitable et d'établir une juste alliance, afin que vous soyez
bénis à jamais, au-delà des atteintes du temps... [nota : discours prononcé devant les lecteurs de la revue «The
Christian Commonwealth» le 1er janvier 1913]
Chapitre: 221. "Ô vous qui êtes fermes dans l'Alliance! Le pèlerin ..."
(221.1)
Ô vous qui êtes fermes dans l'Alliance! Le pèlerin a fait mention de chacun d'entre vous et a
sollicité l'envoi d'une lettre séparée à chacun, mais ce voyageur dans le désert de l'amour divin est
retenu par mille et une préoccupations, par mille et un soucis; et comme, de l'Orient et de
l'Occident, il est inondé d'un flot ininterrompu de missives, il lui serait impossible d'adresser une
lettre à chacun; c'est pourquoi celle-ci est destinée à chacun d'entre vous; puisse-t-elle, comme du
vin cacheté, réjouir vos âmes et réchauffer vos coeurs.
(221.2)
Ô vous, bien-aimés qui êtes pleins de fermeté! La grâce divine se déverse sur l'humanité, pareille
aux ondées printanières, et les rayons de la Lumière Manifeste ont fait de cette terre un objet de
convoitise pour le ciel;
(221.3)
mais, hélas! les aveugles sont privés de cette munificence, les insouciants en sont exclus, les flétris
désespèrent d'y participer, les âmes desséchées s'éteignent lentement de sorte que, telles des eaux
inondantes, ce flux infini de grâce retourne à sa source première dans un océan caché.
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(221.4)
Seuls quelques-uns reçoivent cette grâce et obtiennent leur part. Par conséquent, plaçons nos espoirs
dans ce que nous tend, de son bras ferme, le Bien-Aimé.
(221.5)
Nous avons confiance que, dans l'avenir, les assoupis s'éveilleront, que les insouciants prendront
conscience, et que les exclus deviendront des initiés dans les mystères.
(221.6)
A présent, les amis doivent continuer à oeuvrer, corps et âme, et à déployer de puissants efforts pour
que les remparts de la dissension s'écroulent et que les gloires de l'unité de l'humanité nous guident
tous vers le rassemblement.
(221.7)
Aujourd'hui, la seule nécessité primordiale est l'unité et l'harmonie entre les bien-aimés du
Seigneur, car ils ne devraient avoir entre eux qu'un seul coeur et une seule âme, et résister de
concert à l'hostilité de tous les peuples du monde;
(221.8)
ils doivent mettre un terme aux préjugés aveugles de toutes les nations et religions, et faire savoir à
chacun des membres de la race humaine qu'ils sont tous les feuilles d'une même branche, les fruits
d'un même bourgeon.
(221.9)
Or, tant que les amis n'ont pas établi entre eux l'unité parfaite, comment peuvent-ils exhorter leurs
semblables à l'harmonie et à la paix?
(221.10)
L'âme qui n'a pas elle-même accédé à la vie Peut-elle espérer en ranimer une autre?
(221.11)
Réfléchissez aux formes de vie autres que celles du monde humain, et soyez ainsi avertis : ces
nuages qui se dispersent ne peuvent produire des pluies abondantes et se dissiperont bientôt; un
troupeau de moutons, une fois dispersé, devient la proie des loups, et les oiseaux qui volent
isolément tomberont rapidement sous les griffes du faucon.
(221.12)
Quelle preuve plus évidente pourrait-il exister que l'unité mène à une vie florissante, alors que la
dissension et le repli sur soi ne conduiront qu'à la misère, car telles sont les voies les plus sûres vers
un cruel désenchantement et vers la ruine.
(221.13)
Les saintes manifestations de Dieu furent envoyées au monde pour faire apparaître l'unité de
l'humanité.
(221.14)
Pour cela, elles endurèrent d'innombrables maux et tribulations afin que, des divers peuples de
l'humanité, puisse surgir une communauté qui se rassemblerait à l'ombre de la parole de Dieu,
vivrait comme un seul être et, avec délectation et grâce, démontrerait sur terre l'unité du genre
humain.
(221.15)
C'est pourquoi les amis doivent aspirer à rassembler et unifier tous les peuples, afin qu'ils reçoivent
tous une grande gorgée de ce vin très pur, de cette coupe « adoucie à la fontaine de camphre » [voir :
Coran 76.5] .
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(221.16)
Que, par eux, les différentes populations soient à l'unisson et que les tribus hostiles et meurtrières de
la terre parviennent à s'aimer les unes les autres.
(221.17)
Qu'ils détachent de leurs gibets les captifs des désirs sensuels et que, par eux, les exclus deviennent
des initiés des mystères.
(221.18)
Qu'ils apportent aux délaissés une part des bénédictions de ces jours; qu'ils orientent les indigents
vers un inépuisable trésor.
(221.19)
Cette grâce peut se répandre à travers des paroles, des moyens et des actions qui sont de l'invisible
royaume et sans lesquels elle ne pourra jamais exister.
(221.20)
Les confirmations divines sont la garantie de ces bénédictions; la sainte munificence de Dieu
dispense ces précieux bienfaits.
(221.21)
Les amis de Dieu sont soutenus par le royaume d'En-Haut, et ils remportent leurs victoires grâce
aux armées massées de la direction suprême. Ainsi, chaque difficulté sera pour eux aplanie, chaque
problème sera résolu de la manière la plus aisée.
(221.22)
Observez combien, lorsque règne l'unité dans une famille, les intérêts de celle-ci sont gérés sans
difficulté; quels progrès réalisent les membres de cette famille et combien ils prospèrent en ce
monde.
(221.23)
Leurs affaires sont en ordre, ils jouissent du bien-être et de la sérénité; ils sont en sécurité, leur
position est assurée, et ils sont enviés de tous. Une telle famille ne fait que rehausser son statut et
son honneur, jour après jour.
(221.24)
Et si nous élargissons quelque peu le cercle d'unité pour y inclure les habitants d'un village qui
cherchent à vivre dans l'amour et dans l'union, qui observent entre eux la convivialité et la
bienveillance, quels immenses progrès ne réaliseront-ils pas? Ils seront - oh! combien - rassurés et
protégés.
(221.25)
Alors, élargissons encore un peu le cercle d'unité; prenons tous les habitants d'une ville, tous sans
exception: s'ils établissent entre eux les liens d'unité les plus solides, comme ils progresseront,
même pour une brève période, et quel pouvoir ils exerceront!
(221.26)
Et si le cercle d'unité se trouve encore élargi, c'est-à-dire si les habitants d'un pays tout entier
révèlent des coeurs épris de paix et si, corps et âme, ils aspirent à coopérer et à vivre dans l'union,
s'ils deviennent bons et affectueux les uns envers les autres, ce pays jouira d'une félicité sans borne
et d'une gloire permanente. Il connaîtra la paix, l'abondance, et possédera d'immenses trésors.
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(221.27)
Observez encore : si chaque clan, chaque tribu, chaque communauté, chaque nation, chaque pays ou
territoire de cette terre se rassemblaient sous le pavillon à une seule couleur de l'unité de l'humanité
et que, par les rayons éblouissants du Soleil de Vérité, ils proclamaient l'universalité de l'homme; si,
par eux, toutes les nations et toutes les croyances ouvraient tout grand leurs bras les unes aux autres,
qu'elles établissaient un conseil mondial et s'employaient à unir les uns aux autres les membres de la
société par de solides liens mutuels, qu'arriverait-il alors?
(221.28)
Il ne fait aucun doute que le divin Bien-Aimé, dans toute sa tendre beauté, ayant avec lui une
immense armée de célestes confirmations, de bénédictions et de bienfaits destinés aux hommes,
apparaîtra dans toute sa gloire devant l'assemblée du monde.
(221.29)
C'est pourquoi, ô vous bien-aimés du Seigneur, empressez-vous, faites tout ce qui est en votre
pouvoir pour être à l'unisson, pour vivre en paix, l'un avec tous les autres, car vous êtes tous les
gouttes d'un seul océan, le feuillage d'un seul arbre, les perles d'un même coquillage, les fleurs et les
douces herbes d'un seul et même jardin.
(221.30)
Et, tout en accomplissant cela, efforcez-vous d'unir les coeurs de ceux qui adhèrent à d'autres fois.
(221.31)
Car vous devez sacrifier votre vie même l'un pour l'autre. Vous devez être infiniment bon envers
chaque être humain. N'appelez personne du nom d'étranger; ne voyez d'ennemi en personne. Soyez
comme si tous les hommes étaient vos parents proches et vos amis respectés.
(221.32)
Agissez de telle manière que ce monde éphémère se transforme en un lieu de splendeur et que ce tas
de poussière lugubre devienne un palais de délectations. Tel est le conseil que vous adresse Abdu'l-
Bahá, cet infortuné serviteur.
Chapitre: 222. "Ô vous, les sans-gîtes et les vagabonds ..."
(222.1)
Ô vous, les sans-gîtes et les vagabonds sur le chemin de Dieu! La prospérité, le contentement et la
liberté, aussi désirés qu'ils soient et propices au bonheur du coeur humain, ne sauraient en aucun cas
se comparer aux épreuves des sans-abris et à l'adversité endurée sur le chemin de Dieu, car un tel
exil et un tel bannissement sont bénis par la faveur divine et, sans nul doute. La miséricorde
providentielle les accompagne.
(222.2)
La joie de la tranquillité du foyer et la douceur d'être délivré de tous soucis passeront, tandis que la
bénédiction de l'exil durera à jamais et ses conséquences, d'une portée incalculable, seront rendues
manifestes.
(222.3)
Le départ d'Abraham de sa terre natale provoqua la manifestation des multiples bienfaits du Très-
Glorieux, et le déclin de la plus brillante étoile de Canaan découvrit aux yeux des hommes l'éclat de
Joseph.
(222.4)
La fuite de Moïse - le prophète du Sinaï - révéla la flamme du Feu du Seigneur, et l'avènement de
Jésus insuffla dans le monde les brises du Saint Esprit.
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(222.5)
Le départ de Muhammad - le Bien-Aimé de Dieu - de sa cité natale fut la cause de l'exaltation de la
sainte parole de Dieu, et le bannissement de la Beauté Sacrée contribua à diffuser, à travers toute la
terre, la lumière de sa Révélation divine. Prenez bien garde, ô peuple perspicace!
Chapitre: 223. "Ô vous, fils et filles du Royaume! J'ai bien reçu ..."
(223.1)
Ô vous, fils et filles du Royaume! J'ai bien reçu votre lettre m'apprenant que - Dieu soit loué! - vos
coeurs demeurent dans la plus extrême pureté et vos âmes se réjouissent des bonnes nouvelles de
Dieu.
(223.2)
La masse des êtres humains est occupée de son moi et de désirs matériels; elle est immergée dans
l'océan de ce bas monde et captive du royaume de la nature - à l'exceptions des âmes qui ont été
libérées des chaînes et des fers du monde matériel et qui, tels des oiseaux au vol rapide, s'élèvent
dans ce royaume sans limites.
(223.3)
Elles sont éveillées et vigilantes, elles fuient l'obscurité du monde de la nature, leur souhait le plus
ardent est que disparaisse, parmi les hommes, la lutte pour l'existence, que se manifestent la
spiritualité et l'amour du royaume d'En-Haut;
(223.4)
que les peuples se considèrent avec une bienveillance extrême, que des rapports intimes et étroits
s'établissent entre les diverses religions, et que l'idéal de l'abnégation de soi soit mis en pratique.
Alors le monde de l'humanité se transformera en royaume de Dieu.
(223.5)
Ô vous, amis, faites un effort! Chaque dépense nécessite un revenu. Aujourd'hui, dans le monde de
l'humanité, les hommes ne cessent de dépenser, car la guerre n'est que la consommation des
hommes et des richesses.
(223.6)
Engagez-vous, tout au moins, dans une action profitable au monde de l'humanité, afin de pouvoir
compenser partiellement cette perte.
(223.7)
Peut-être, grâce aux divines confirmations, pourrez-vous, avec l'aide céleste, proclamer l'amitié et la
concorde parmi les hommes, substituer l'amour à l'inimitié, faire que la paix universelle résulte de la
guerre universelle, transformer la perte et la rancoeur en profit et en amour. Ce souhait sera exaucé
par le pouvoir du Royaume.
Chapitre: 224. "Ô toi, serviteur de Dieu! J'ai bien reçu ..."
(224.1)
Ô toi, serviteur de Dieu! J'ai bien reçu ta lettre. Les termes en sont élevés et sublimes, l'intention
noble et de grande portée.
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(224.2)
e monde de l'humanité a grandement besoin d'être amélioré, car il est une jungle matérielle dans
laquelle prospèrent les arbres stériles et abondent les mauvaises herbes.
(224.3)
S'il se trouve un arbre pour porter des fruits, il est masqué par les arbres stériles et si, dans cette
jungle, il pousse une fleur, elle est cachée et demeure invisible.
(224.4)
Le monde de l'humanité a besoin de jardiniers experts, qui puissent transformer ces forêts en
délicieux jardins de roses, substituer à ces arbres stériles des arbres fructueux, et remplacer ces
mauvaises herbes par des roses et des herbes odorantes.
(224.5)
Ainsi, les âmes actives et les êtres vigilants ne s'accordent, de nuit comme de jour, aucun repos: ils
s'efforcent d'être intimement liés au royaume divin et, par là, de devenir les manifestations de la
munificence infinie et, pour ces forêts, des jardiniers exemplaires.
(224.6)
Ainsi, le monde de l'humanité sera totalement transformé et les générosités miséricordieuses
deviendront manifestes.
Chapitre: 225. "Ô vous, rassemblement du royaume d'Abha! ..."
(225.1)
Ô vous, rassemblement du royaume d'Abha! Deux appels à la réussite et à la prospérité sont lancés
des sommets du bonheur de l'humanité, réveillant les assoupis, donnant la vue aux aveugles, rendant
conscience aux inattentifs, apportant aux sourds la faculté de l'ouïe, déliant la langue des silencieux
et ressuscitant les morts.
(225.2)
L'un est l'appel de la civilisation, du progrès du monde matériel. Il relève du monde phénoménal,
contribue à promouvoir les principes de la réussite matérielle et à développer les talents physiques
de l'humanité.
(225.3)
Il comprend les lois, les règlements, les arts et les sciences grâce auxquels s'est développé le monde
de l'humanité - lois et règlements qui résultent de nobles idéaux et de saines consciences et qui ont
accédé à l'arène de l'existence grâce aux efforts des êtres avisés et cultivés, dans les âges écoulés et
à venir.
(225.4)
Or, l'élément propagateur et le pouvoir exécutif de cet appel, c'est un gouvernement juste.
(225.5)
L'autre est l'appel qui remue l'âme; cet appel vient de Dieu dont les Enseignements spirituels sont la
garantie de la gloire et du bonheur éternels de l'humanité, et de son illumination; ils contribuent à
révéler, dans le monde humain et la vie à venir, les attributs de miséricorde.
(225.6)
Ce second appel repose sur les commandements et les exhortations du Seigneur, sur les admonitions
et les émotions altruistes relevant du domaine de la moralité et qui, telle une brillante lumière,
éclairent et illuminent la lampe des réalités humaines. Son pouvoir pénétrant est la parole de Dieu.
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(225.7)
Toutefois, tant que les réalisations matérielles et les vertus humaines ne seront pas renforcées par
des perfections d'ordre spirituel, par des qualités lumineuses et par les caractéristiques de la
miséricorde, ces réalisations et ces vertus demeureront stériles, et le bonheur du monde de
l'humanité - ce but ultime - ne sera pas atteint.
(225.8)
Car même si les réalisations matérielles et le développement du monde physique apportent la
prospérité qui révèle de façon exquise les buts auxquels elle tend, la menace du danger, de cruelles
calamités et de violentes afflictions n'en demeure pas moins présente.
(225.9)
Par conséquent, lorsque tu observes l'aspect ordonné des royaumes, des villes et des villages,
l'attrait de leurs ornements, la fraîcheur de leurs ressources naturelles, le raffinement de leurs
équipements, le confort de leurs moyens de transport, la somme des connaissances disponibles sur
le monde de la nature, les grandes inventions. Les entreprises colossales, les nobles découvertes et
les recherches scientifiques, tu en déduits volontiers que la civilisation conduit au bonheur et au
progrès du monde humain.
(225.10)
Pourtant, si tu dirigeais ton regard vers la découverte de machines destructrices et infernales, vers le
développement de forces d'anéantissement et l'invention de matériels de guerre terrifiants qui
déracinent l'arbre de vie, il te serait évident et manifeste que la civilisation est associée au
barbarisme.
(225.11)
Progrès et barbarisme vont de pair, tant que la civilisation matérielle n'est pas confirmée par la
direction divine, par les révélations du Très-Miséricordieux et par de saintes vertus; tant qu'elle n'est
pas renforcée par la conduite spirituelle, par les idéaux du Royaume et par les bénédictions du
royaume de puissance.
(225.12)
Observe à présent comme les nations les plus avancées et les plus civilisées du monde ont été
transformées en autant d'arsenaux de matières explosives, comme les continents du globe sont
devenus d'immenses camps et champs de bataille, comme les peuples de la terre se sont constitués
en nations armées et comme les gouvernements du monde rivalisent entre eux, et c'est à qui
accédera le premier au champ du carnage et du bain de sang, soumettant ainsi l'humanité aux
afflictions les plus extrêmes.
(225.13)
Par conséquent, cette civilisation et ce progrès matériel devraient être associés à la Plus Grande
Direction, afin que sur la scène de ce bas monde apparaissent les bienfaits du Royaume et que les
réalisations concrètes soient reliées aux fulgurations du Miséricordieux.
(225.14)
Ceci, afin que la beauté et la perfection du monde de l'homme se dévoilent et se manifestent aux
yeux de tous, dans toute leur grâce et toute leur splendeur. Ainsi seront révélés la gloire et le
bonheur éternels.
(225.15)
Dieu soit loué, au cours des siècles et des âges successifs l'appel de la civilisation a été lancé, le
monde de l'humanité a progressé jour après jour, divers pays se sont développés à pas de géants et
les améliorations d'ordre matériel se sont accrues, jusqu'à ce que le monde de l'existence ait obtenu
la faculté universelle de recevoir les enseignements spirituels et de prêter l'oreille à l'appel de Dieu.
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(225.16)
Le nourrisson traverse différents stades de croissance physique, jusqu'à ce que son corps ait atteint
l'âge de maturité. Parvenu à ce stade, il acquiert la capacité de manifester les perfections spirituelles
et intellectuelles. Les lumières de la compréhension, de l'intelligence et du savoir lui sont désormais
perceptibles, et les pouvoirs de son âme se manifestent.
(225.17)
De même, dans le monde contingent, l'espèce humaine est passée par des mutations physiques
progressives et, grâce à un lent processus, elle a gravi l'échelle de la civilisation, réalisant en elle-
même les prodiges, les perfections et les dons de l'humanité sous leur forme la plus glorieuse,
jusqu'à posséder la faculté d'exprimer les splendeurs des perfections spirituelles et des idéaux
divins, et d'être ainsi en mesure d'écouter l'appel de Dieu.
(225.18)
Alors, enfin, retentit l'appel du Royaume; les vertus et perfections spirituelles furent révélées, le
Soleil de Réalité se leva et les enseignements de la Plus Grande Paix, de l'unité de l'humanité et de
l'universalité des hommes furent promus.
(225.19)
Nous espérons que l'éclat de ces rayons devienne toujours plus intense et les vertus idéales toujours
plus resplendissantes, afin que le but de ce processus humain universel puisse être atteint et que
l'amour divin apparaisse dans toute sa grâce et sa beauté, éblouissant tous les coeurs.
(225.20)
Ô vous, bien-aimés de Dieu! Sachez, en vérité, que le bonheur du genre humain réside dans l'unité
et l'harmonie de la race humaine, et que les progrès - tant spirituels que matériels - reposent sur
l'amour et l'affection parmi tous les hommes.
(225.21)
Considérez les créatures vivantes, en particulier celles qui se déplacent sur la terre et celles qui
volent dans les airs, celles qui paissent et celles qui dévorent les aliments.
(225.22)
Parmi les bêtes de proie, chaque espèce vit séparée des autres espèces du règne animal, dans un
antagonisme et une hostilité absolus; chaque fois que deux espèces se rencontrent, elles engagent
aussitôt un combat sanguinaire, montrant leurs dents et sortant leurs griffes.
(225.23)
C'est ainsi que se comportent les bêtes féroces et les loups assoiffés de sang. Les animaux
carnivores qui vivent dans l'isolement et se battent pour la vie.
(225.24)
Les animaux dociles, pacifiques et doux, au contraire - qu'ils appartiennent aux espèces volatiles ou
aux espèces des ruminants - se mêlent les uns aux autres dans une affinité totale les unissant au sein
du troupeau, et passent leur existence dans la joie, le bonheur et la satisfaction.
(225.25)
Tels sont les oiseaux, qui se contentent de quelques grains; ils vivent dans une totale félicité, faisant
entendre leurs chants riches et mélodieux tandis qu'ils survolent les prairies, les plaines, les collines
et les montagnes.
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(225.26)
De même, les animaux de pâturage tels que le mouton, l'antilope et la gazelle, s'associent dans
l'amitié, l'intimité et l'unité les plus grandes alors qu'ils vivent dans leurs plaines et leurs prairies,
dans un état de contentement total.
(225.27)
En revanche, les chiens, les loups. Les tigres, les hyènes et autres bêtes de proie sont aliénés les uns
aux autres tandis qu'ils chassent et rôdent, isolément.
(225.28)
Les créatures des champs et les oiseaux qui volent dans les airs ne se fuient et ne s'importunent
jamais les uns les autres lorsqu'ils arrivent sur leurs terrains de pâturage et de repos; ils s'acceptent
mutuellement avec mansuétude, à l'inverse des bêtes avides qui se déchirent aussitôt quand l'une
d'entre elles fait irruption dans l'antre ou la tanière d'un autre animal de proie: pire encore, si l'une
d'elles passe devant le repaire d'une autre bête, celle-ci se rue, l'attaque et, si elle le peut, anéantit
l'intruse.
(225.29)
Ainsi, il a été clairement démontré que, dans le royaume animal également, l'amour et l'affinité sont
le résultat d'un caractère doux, d'une nature pure et d'une attitude louable, tandis que la discorde et
l'isolement sont propres aux bêtes féroces de la Jungle.
(225.30)
Le Tout-Puissant n'a pas donné à l'homme les griffes et les crocs des animaux de proie; bien au
contraire, le corps humain a été façonné à l'aide des attributs les plus avenants et doués des vertus
les plus parfaites.
(225.31)
Or, l'honneur de cette création et la valeur de ces attributs exigent que l'homme fasse preuve
d'amour et d'affinité envers ses semblables: mieux encore, qu'il agisse envers toutes créatures
vivantes avec justice et équité.
(225.32)
Considérez encore comme le bien-être, le bonheur, la joie et le confort de l'humanité proviennent de
l'amitié et de l'union, alors que la dissension et la discorde contribuent le plus souvent à imposer des
tribulations, des humiliations, des troubles et des échecs.
(225.33)
Mille et mille fois, hélas! l'homme se rend coupable de négligence; il n'a pas conscience de ces faits
et, quotidiennement, il agit en bête sauvage. Voyez! Tantôt il se transforme en tigre féroce et, tantôt,
devient une vipère rampante et venimeuse!
(225.34)
Pourtant, les grandioses réalisations des hommes résident dans des qualités et attributs qui
n'appartiennent qu'aux anges, du concours suprême.
(225.35)
Ainsi, lorsque l'homme est doté de qualités louables et d'une haute moralité, il devient un être
céleste, un ange du Royaume, une réalité divine et une fulguration des cieux.
(225.36)
Au contraire, lorsqu'il se lance dans les guerres et les conflits sanglants, il devient plus vil que la
plus féroce des créatures sauvages car, si un loup assoiffé de sang dévore un agneau en une seule
nuit, l'homme assassine cent mille de ses semblables sur le champ de bataille, jonchant la terre de
leurs cadavres et l'arrosant de leur sang.
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(225.37)
En bref, l'homme est doté de deux natures distinctes: l'une tendant vers la sublimité morale et la
perfection intellectuelle, l'autre inclinant vers la dégradation bestiale et les imperfections charnelles.
(225.38)
Si vous parcourez les pays du globe, vous observerez d'un côté les séquelles de la ruine et de la
destruction et, de l'autre, les signes de la civilisation et du progrès.
(225.39)
Cette désolation et cette ruine sont le résultat des guerres, des conflits et des dissensions, alors que
tout développement et tout progrès sont les fruits des lumières de la vertu, de la coopération et de la
concorde.
(225.40)
Si vous voyagez à travers les déserts de l'Asie centrale, vous observerez combien de cités -Jadis
importantes et prospères, à l'image de Paris et de Londres - sont à présent démolies et détruites de
fond en comble.
(225.41)
De la mer Caspienne au fleuve Oxus s'étendent des plaines sauvages et désolées, des déserts et des
vallées incultes. Le chemin de fer russe met deux jours et deux nuits à traverser les cités en ruines et
les villages inhabités de ces terres dévastées. Autrefois, cette plaine portait les fruits des
civilisations les plus raffinées.
(225.42)
Partout se manifestaient les signes du développement et de la finesse, on encourageait et protégeait
les sciences. Les métiers et les industries florissaient, le commerce et l'agriculture avaient atteint un
haut niveau d'efficacité, et les concepts de gouvernement et de science politique reposaient sur de
très solides bases.
(225.43)
Aujourd'hui cette vaste région, qui sert avant tout de refuge pour certaines tribus turcomanes, est la
demeure de prédilection des bêtes sauvages.
(225.44)
Les cités antiques de cette plaine, telles que Gurgan, Nissa, Abyord et Shahristan - célèbres à
travers le monde pour leur art, leurs sciences, leurs industries et leur culture, et renommées pour
leur richesse, leur grandeur, leur prospérité et leur noblesse, - ont laissé place à un désert où nulle
voix ne résonne plus désormais, si ce n'est le rugissement des bêtes sauvages, et où rôdent à loisir
des loups assoiffés de sang.
(225.45)
Cette destruction et cette désolation ont été provoquées par les guerres et les conflits, les dissensions
et les discordes entre Persans et Turcs, dont les vues ne coïncidaient pas en matière de religion et de
coutumes.
(225.46)
Les préjugés religieux étaient si forts que les dirigeants impies approuvaient les effusions de sang,
les meurtres d'innocentes victimes, le pillage des propriétés et la désacralisation de la famille - cela,
pour ne citer qu'un seul exemple.
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(225.47)
C'est pourquoi, lorsque tu parcours les régions de la terre, tu en arriveras certainement à la
conclusion que tout progrès est le fruit d'une association, d'une coopération, alors que la ruine
résulte de l'animosité et de la haine.
(225.48)
Et pourtant, l'humanité ne perçoit pas l'avertissement, elle demeure endormie dans le sommeil de
l'insouciance.
(225.49)
L'homme continue à provoquer des guerres et des conflits afin de maintenir ses armées et, à l'aide
de ses légions de se précipiter dans l'arène du massacre et du bain de sang.
(225.50)
Considère dans un deuxième temps les phénomènes de composition et de décomposition,
d'existence et de non-existence. Chaque chose créée dans le monde contingent étant formée d'une
multitude d'atomes différents, son existence dépend de la composition de ces derniers.
(225.51)
En d'autres termes, le divin pouvoir de création assemble de simples éléments pour que puisse
naître, de cette composition, un organisme distinct.
(225.52)
L'existence de toutes choses est fondée sur ce principe mais, lorsque l'ordre est bouleversé, il se
produit le phénomène inverse de décomposition et de désintégration; la chose cesse alors d'exister;
ainsi, l'annihilation de toutes choses, résulte d'une décomposition et d'une désintégration.
(225.53)
Par conséquent, alors que l'attraction et la composition des divers éléments sont les instruments
mêmes de la vie, la discorde, la décomposition et la division provoquent la mort.
(225.54)
Ainsi, en toutes choses, les forces de cohésion et d'attraction contribuent à l'apparition de résultats et
d'effets fructueux, alors que l'aliénation des choses aboutit à des perturbations et, finalement, à la
destruction.
(225.55)
C'est grâce à l'affinité et à l'attraction que toutes les choses vivantes telles que les plantes, les
animaux et les hommes, viennent à exister, tandis que la division et la discorde provoquent la
décomposition et l'anéantissement.
(225.56)
Par conséquent, tout ce qui tend à associer, attirer et unifier les fils des hommes conduit à la vie; par
contre, tout ce qui est cause de division, de répulsion et d'éloignement contribue à la mort du genre
humain.
(225.57)
Si, en passant devant un champ ou une plantation, tu observes les plantes, les fleurs et les herbes
odorantes qui poussent ensemble avec luxuriance, formant un modèle d'unité, c'est là la preuve que
cette plantation et ce jardin prospèrent sous la surveillance d'un jardinier de talent.
(225.58)
Par contre, si le champ est dans un état de désordre et de désolation, tu en déduiras qu'il lui manque
la compétence d'un fermier dont les soins efficaces auraient empêché la pousse des mauvaises
herbes et de l'ivraie.
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(225.59)
Il est donc évident que l'amitié et la cohésion évoquent les soins de l'éducateur véritable, alors que
la dispersion et la séparation sont une preuve de sauvagerie et de l'absence d'éducation divine.
(225.60)
Un critique peut faire objection en déclarant que les peuples, les races, les tribus et communautés de
ce monde diffèrent par leurs coutumes, leurs goûts, leurs caractères, leurs inclinations et leurs idées,
que les opinions et les pensées sont opposées les unes aux autres; comment, dans ces conditions,
est-il possible qu'une réelle unité se manifeste et que vienne à régner, dans l'âme des hommes, un
accord parfait?
(225.61)
Nous dirons, en réponse, qu'il y a deux sortes de différences. La première est cause de destruction;
elle est comme l'antipathie existant entre des nations en guerre et des tribus en conflit, qui cherchent
à détruire l'adversaire, à déraciner ses familles, à le priver de répit et de bien-être, et à déclencher le
carnage.
(225.62)
La seconde, qui est signe de diversité, est l'essence même de la perfection et la cause d'apparition
des bienfaits du Très-Glorieux Seigneur.
(225.63)
Observe les fleurs d'un jardin : elles sont toutes différentes par l'espèce à laquelle elles
appartiennent, par leur couleur, leur grandeur et leur forme; pourtant, si elles sont rafraîchies par les
pluies d'un même printemps, revivifiées par le souffle d'un même vent, revigorées par les rayons
d'un même soleil, cette diversité accroît leur charme et ajoute à leur beauté.
(225.64)
Ainsi, lorsque cette force unifiante qu'est l'influence pénétrante de la parole de Dieu entre en action,
les différences entre coutumes, manières, habitudes, idées, opinions et inclinations embellit le
monde de l'humanité.
(225.65)
Cette diversité témoigne de l'humanité. Cette diversité témoigne de la dissemblance et de la variété
- naturellement créées - des membres et des organes du corps humain; chacun de ces organes
contribue en effet à la beauté, à l'efficacité et à la perfection de l'ensemble.
(225.66)
Lorsque ces divers membres et organes sont soumis à l'influence de l'âme souveraine de l'homme et
que le pouvoir de l'âme se répand à travers les membres et les vaisseaux du corps, alors la
différence accroît l'harmonie, la diversité renforce l'amour et la multiplicité devient le facteur le plus
important de la coordination.
(225.67)
Comme ce serait disgracieux si toutes les fleurs et les plantes, les feuilles, les fruits, les branches et
les arbres de ce jardin avaient tous la même forme et la même couleur!
(225.68)
La diversité des teintes, des tailles et des formes enrichit et agrémente le jardin dont l'effet se
trouve, du même coup, rehaussé.
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(225.69)
De la même manière, lorsque les divergences de vues, de tempérament et de caractère se seront
rassemblées sous le pouvoir et l'influence d'une seule et même action centrale, la beauté et la gloire
de la perfection humaine se révéleront et se manifesteront.
(225.70)
Rien, hormis la céleste puissance de la parole de Dieu, qui régit et transcende les réalités de toutes
choses, n'est capable d'harmoniser les pensées, les sentiments, les idées et les convictions si diverses
des enfants des hommes. En vérité, c'est le pouvoir pénétrant de toutes choses, l'élément moteur des
âmes, le lien et le régulateur du monde de l'humanité.
(225.71)
Dieu soit loué, aujourd'hui la splendeur de la parole de Dieu a illuminé tous les horizons; des âmes
issues de toutes les sectes, races, tribus, nations et communautés se sont réunies à la lumière de la
Parole, se sont rassemblées, unies et accordées en parfaite harmonie.
(225.72)
Oh! Combien de réunions d'âmes provenant de diverses races et sectes! Tous ceux qui y participent
sont frappés d'étonnement et pourraient supposer que ces personnes sont toutes du même pays,
qu'elles appartiennent à la même nationalité, à la même communauté, qu'elles sont animées de la
même pensée, professent la même croyance et la même opinion alors qu'en fait, l'une est
américaine, l'autre africaine, l'une vient d'Asie et l'autre d'Europe, l'une est native de l'Inde, une
autre du Turkestan, l'une est arabe, une autre tadjik, une autre encore est persane ou grecque.
(225.73)
En dépit d'une telle diversité, ces hommes évoluent dans l'harmonie et l'unité, l'amour et la liberté
les plus parfaits; ils n'ont qu'une seule et même voix, une seule et même pensée, un seul et même
but.
(225.74)
En vérité, cela est dû au pouvoir pénétrant de la parole de Dieu! Toutes les forces de l'univers
s'associeraient-elles, qu'elles seraient impuissantes à réunir une seule assemblée d'âmes si
imprégnées d'amour, d'affection, et d'enthousiasme, qu'elles puissent unir les membres des
différentes races et élever, du coeur même du monde, une voix qui éliminera la guerre et les
conflits, extirpera la dissension et la discorde, introduira l'ère de la paix universelle et établira l'unité
et la concorde parmi les hommes.
(225.75)
Est-il un pouvoir qui puisse résister à l'influence pénétrante de la parole divine? Par Dieu,
certainement non! La preuve est évidente et complète!
(225.76)
Si nous observons avec le regard de la justice, frappés d'étonnement, nous témoignerons que tous
les peuples, toutes les sectes et les races de la terre devraient être heureux, satisfaits et
reconnaissants des enseignements et exhortations de Bahá'u'llah, car ces divines injonctions
contribuent à dompter la bête féroce, à transformer l'insecte rampant en un oiseau des airs à faire
que des âmes humaines deviennent des anges du Royaume et que le monde humain soit un foyer
des qualités de miséricorde.
(225.77)
Il incombe, en outre, à chacun de faire preuve d'obéissance, de soumission et de loyauté envers son
propre gouvernement.
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(225.78)
Aujourd'hui, dans le monde, aucun État ne jouit de la paix ou de la sérénité, car la sécurité et la
confiance ont déserté les peuples. Les gouvernés comme les gouvernants sont menacés.
(225.79)
Le seul groupe humain qui à présent, se soumet pacifiquement et loyalement aux lois et
ordonnances gouvernementales, et qui se comporte avec honnêteté et franchise vis-à-vis de la
population, n'est autre que cette communauté lésée.
(225.80)
En effet, alors que toutes les sectes et les races de la Perse et du Turkestan sont occupées à
promouvoir leurs propres intérêts et n'obéissent à leurs gouvernements que dans l'espoir d'une
récompense ou par crainte d'un châtiment, les bahá’ís sont les amis sincères du gouvernement,
obéissant à ses lois et apportant l'amour à tous les peuples.
(225.81)
Or une telle obéissance, une telle soumission sont rendues obligatoires pour tous par le texte
limpide de la Beauté d'Abha.
(225.82)
C'est pourquoi les croyants, obéissant au commandement du vrai Dieu, manifestent envers toutes les
nations la sincérité et la bienveillance les plus extrêmes et, si une âme devait agir contrairement aux
lois gouvernementales, elle se considérerait comme responsable devant Dieu, comme méritant le
courroux et le châtiment divins pour son péché et son méfait.
(225.83)
Il est surprenant que, malgré cela, certains fonctionnaires du gouvernement considèrent les bahá’ís
comme des opposants et qu'ils voient, dans les membres d'autres communautés, des amis sincères.
(225.84)
Bonté divine! Récemment, alors que la révolution et l'agitation régnaient à Téhéran et dans d'autres
provinces de la Perse, il a été prouvé qu'aucun bahá’í n'avait pris part à ces événements ou n'y était
même intervenu. Les bahá’ís ont alors encouru les reproches des ignorants pour avoir obéi au
commandement de la Perfection Bénie et s'être totalement abstenu d'intervenir dans les affaires
politiques.
(225.85)
Ils n'étaient associés à aucun parti, ne s'occupaient que de leurs propres affaires et de leurs propres
métiers, ne s'acquittaient que de leurs propres obligations.
(225.86)
Tous les amis de Dieu portent témoignage du fait qu'Abdu'l-Bahá est, à tous égards, l'ami sincère de
tous les gouvernements et de toutes les nations, et qu'il prie sincèrement pour leur progrès et leur
développement, en particulier pour les deux grands États de l'Orient, car ces deux pays sont la terre
natale et le lieu d'exil de Bahá'u'llah.
(225.87)
Dans toutes ses lettres et tous ses écrits, Il a approuvé et loué ces deux gouvernements, implorant
pour eux, au seuil du seul vrai Dieu, les confirmations divines.
(225.88)
La Beauté d'Abha - que ma vie soit offerte en sacrifice à ses bien-aimés! - a offert des prières de la
part de leurs Majestés impériales.
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(225.89)
Mon Dieu! N'est-il pas étrange que, chaque jour, malgré ces preuves décisives, survienne quelque
événement et que surgissent de nouvelles difficultés.
(225.90)
Pourtant, nous et les amis de Dieu ne devrions, sous aucun prétexte, relâcher nos efforts sur le
chemin de la loyauté, de la sincérité et de la bienveillance.
(225.91)
Nous devrions, à tout instant, manifester notre fidélité et notre loyauté, et nous appliquer à offrir des
prières pour le bien de tous.
(225.92)
Ô vous, bien-aimés de Dieu, ces jours sont ceux de la constance, de la fermeté et de la persévérance
dans la Cause de Dieu.
(225.93)
Vous ne devez pas concentrer votre attention sur la personne d'Abdu'l-Bahá car, bientôt il vous fera
ses adieux. Vous devez plutôt fixer votre regard sur la parole de Dieu.
(225.94)
Si la parole de Dieu est propagée, réjouissez-vous; soyez heureux et reconnaissants, même si
Abdu'l-Bahá lui-même est menacé par l'épée et ploie sous les chaînes et les fers, car c'est le temple
sacré de la Cause de Dieu qui importe, et non le corps physique d'Abdu'l-Bahá.
(225.95)
Les amis de Dieu doivent se lever avec une telle fermeté que si, à un moment quelconque, cent
âmes telles qu'Abdu'l-Bahá deviennent les cibles des flèches de l'affliction, elles ne dériveront et
n'hésiteront point dans leur résolution, leur détermination, leur enthousiasme, leur dévouement et
leur service pour la Cause de Dieu.
(225.96)
Abdu'l-Bahá est lui-même un serviteur au seuil de la Beauté Bénie et une manifestation de pure et
d'extrême servitude au seuil du Tout-Puissant. Il n'a pas d'autre état ou de titre, nul autre rang ou
pouvoir. Ceci est mon ultime but, mon éternel paradis, mon temple le plus sacré et mon Sadratu'l-
Muntaha [nota : Sadratu'l-Muntaha - divin Lotus de la Limite].
(225.97)
Avec la Beauté Bénie d'Abha et l'Exalté, son Héraut - que ma vie soit sacrifiée pour eux deux! -
s'est terminée l'apparition de la manifestation indépendante et universelle de Dieu.
(225.98)
Pendant mille ans, l'humanité tout entière sera illuminée par ses lumières et soutenue par l'océan de
ses faveurs.
(225.99)
Ô vous, amoureux de Dieu! Ceci, en vérité, est mon dernier souhait et mon exhortation à votre
endroit. Béni soit donc celui qui est aidé par Dieu à suivre ce qui est inscrit sur ce rouleau, dont les
paroles sont sanctifiées des symboles en usage parmi les hommes.
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Chapitre: 226. "Ô toi, serviteur de Dieu! J'ai bien reçu ..."
(226.1)
Ô toi, serviteur de Dieu! J'ai bien reçu ta lettre; elle m'a procuré de la joie. Tu as exprimé ton désir
ardent de me voir assister au Congrès de la Paix. Or je n'assiste pas à de telles conférences
politiques, car l'établissement de la paix est irréalisable, si ce n'est par le pouvoir de la parole de
Dieu.
(226.2)
Lorsque sera convoquée une conférence représentative de toutes les nations qui délibérera sous
l'influence de la parole divine, alors la paix universelle sera instaurée, autrement, il est impossible
d'y parvenir.
(226.3)
Actuellement, il est certain qu'une paix temporaire est établie, mais elle n'est pas durable. Tous les
gouvernements et toutes les nations sont fatigués de la guerre; ils en ont assez des difficultés de
transport, des dépenses énormes, des pertes en vies humaines, de l'affliction des femmes, du nombre
élevé d'orphelins; ils se voient donc forcés de s'orienter vers la paix, mais cette paix n'est pas
permanente, elle n'est que provisoire.
(226.4)
Nous espérons que le pouvoir de la parole de Dieu établira une paix appelée à demeurer à jamais,
une paix effective et sûre.
Chapitre: 227. "Ô vous, hommes estimés, pionniers ..."
(227.1)
Ô vous, hommes estimés, pionniers parmi les amis sincères de l'humanité! [nota : ceci est la première
partie de la réponse de “Abdu’l-Bahá à une lettre reçue du Comité exécutif de l’organisation centrale pour une paix
durable. La tablette, décrite par Shoghi Effendi dans «Dieu passe près de nous», est «d’une très grande importance» et
datée du 17 décembre 1919. Elle a été remise au Comité de La Haye par une délégation spéciale]
(227.2)
Les lettres que vous m'avez envoyées pendant la guerre ne me sont pas parvenues mais une autre,
datée du 11 février 1916, vient de m'être remise, et je m'empresse d'y répondre.
(227.3)
Vos intentions méritent mille et mille louanges, car vous servez le monde de l'humanité et
contribuez ainsi au bonheur et au bien-être de tous les hommes.
(227.4)
Cette récente guerre a prouvé au monde et à ses habitants que la guerre est destruction alors que la
paix universelle est construction; la guerre est mort, la paix est vie; la guerre est rapacité et soif de
sang, la paix est bienfaisance et mansuétude;
(227.5)
la guerre est servitude du monde de la nature, la paix est l'un des fondements de la religion divine;
la guerre est ténèbres, encore et toujours, la paix est lumière céleste; la guerre détruit l'édifice
humain, la paix est la vie éternelle du monde de l'humanité; la guerre est comme un loup qui
dévore, la paix est pareille aux anges du ciel;
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(227.6)
la guerre est lutte pour l'existence, la paix est assistance mutuelle et coopération entre les peuples de
la terre; c'est aussi la source du bon plaisir du vrai Dieu dans le royaume céleste.
(227.7)
Il n'est pas une seule âme dont la conscience ne témoigne qu'en ce jour, il n'est pas d'affaire plus
importante que la paix universelle.
(227.8)
Tout être juste en porte témoignage et vénère votre assemblée estimée, car elle a pour but de
transformer ces ténèbres en lumière, cette soif de sang en bonté, ce tourment en bonheur, cette
épreuve en confort, cette inimitié et cette haine en solidarité et en amour. L'effort fourni par ces
âmes estimables est donc digne de louange et d'approbation.
(227.9)
Mais les âmes avisées, qui connaissent les liens essentiels des réalités des choses, considèrent
qu'une seule et même question ne peut, à elle seule, influencer comme elle le devrait la réalité
humaine car, tant que ne seront pas unies les consciences des hommes, aucune affaire importante ne
pourra être menée à bien.
(227.10)
A l'heure actuelle, la paix universelle est un problème de grande importance, mais l'unité de
conscience est essentielle pour que les fondements de la paix puissent devenir stables, son
institution ferme et sa structure solide.
(227.11)
C'est pourquoi Bahá'u'llah, il y a cinquante ans, exposa ce problème de la paix universelle, alors
qu'il était confiné dans la forteresse d'Akka, emprisonné et victime de multiples sévices.
(227.12)
Il écrivit, au sujet de cette importante question de la paix universelle, à tous les grands souverains
du monde, et l'exposa à ses amis de l'Orient.
(227.13)
En Orient, l'horizon était on ne peut plus ténébreux, les nations faisaient preuve l'une envers l'autre
de la haine et de l'hostilité les plus implacables; les religions rivalisaient entre elles dans leur
attitude sanguinaire; tout n'était que ténèbres. A cette époque apparut Bahá'u'llah, tel le soleil à
l'horizon de l'Orient, illuminant la Perse des lumières de ses enseignements. Parmi ceux-ci figurait
la déclaration de paix universelle.
(227.14)
Les hommes - de pays, de religion et de secte différents - qui le suivirent étaient si nombreux qu'ils
formaient, lorsqu'ils se réunissaient, des rassemblements considérables où les diverses nations et
religions de l'Orient étaient représentées.
(227.15)
Chaque âme qui participait à ces rassemblements ne voyait qu'une seule nation, un seul
enseignement, une seule voie, un seul ordre, car les enseignements de Bahá'u'llah n'étaient pas
limités à l'établissement de la paix universelle. Ils englobaient maints enseignements qui venaient
compléter et soutenir celui de la paix universelle.
(227.16)
Il y avait, au nombre de ces enseignements, la recherche indépendante de la réalité, pour que le
monde de l'humanité soit sauvé des ténèbres de l'imitation du passé et qu'il parvienne à la vérité,
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qu'il déchire et rejette cet habit usé et rétréci d'il y a mille ans et qu'il revête la robe tissée, dans la
pureté et la sainteté extrêmes, avec la trame de la réalité.
(227.17)
Comme la réalité est une et ne peut donc admettre la multiplicité, de même les différentes opinions
doivent finir par fusionner.
(227.18)
Au nombre des enseignements de Bahá'u'llah figure aussi l'unité de l'humanité, le fait que tous les
êtres humains sont les brebis de Dieu et qu'Il est le bon Berger.
(227.19)
Ce Berger est bon envers toutes les brebis, car Il les a toutes créées, formées, soignées et protégées.
(227.20)
Il ne fait aucun doute que le Berger est bon envers toutes les brebis et s'il se trouve parmi elles des
ignorantes, elles doivent être éduquées; s'il y a des enfants, ils doivent être formés jusqu'à leur
maturité; s'il y a des malades, ils doivent être guéris.
(227.21)
La haine et l'hostilité doivent être absentes, car ces ignorants et ces malades devraient être traités
comme par un médecin bienveillant.
(227.22)
Au nombre des enseignements de Bahá'u'llah figure encore le principe selon lequel la religion doit
être source de solidarité et d'amour. Si elle devient une cause d'aliénation, alors elle n'est pas
nécessaire, car la religion est comme un remède; s'il aggrave la maladie, alors il devient inutile.
(227.23)
Dans ses enseignements, Bahá'u'llah pose aussi le principe que la religion doit être conforme à la
science et à la raison pour qu'elle puisse exercer une influence sur le coeur des hommes. Elle doit
reposer sur des bases solides et ne pas s'en tenir à des imitations.
(227.24)
Parmi ces enseignements, il y a encore l'idée que les préjugés d'ordre religieux, racial, politique,
économique et patriotique détruisent l'édifice de l'humanité. Tant que prévaudront ces préjugés, le
inonde de l'humanité ne connaîtra pas de paix.
(227.25)
Une période de 6000 ans - celle de l'histoire de la terre - nous informe du monde de l'humanité. Au
cours de ces 6000 années, ce monde n'a pas cessé d'être la proie des guerres, des conflits, des
meurtres et de la soif de sang.
(227.26)
A chaque période, la guerre a régné dans l'un ou l'autre pays, et cette guerre était due à des préjugés
religieux ou raciaux, politiques ou patriotiques.
(227.27)
Il a donc été établi et prouvé que tous ces préjugés contribuent à détruire l'édifice humain. Aussi
longtemps que persisteront ces préjugés, la lutte pour l'existence continuera à prévaloir, la soif du
sang et la rapacité poursuivront leurs méfaits.
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(227.28)
Par conséquent, comme dans le passé, le monde de l'humanité ne peut être sauvé des ténèbres de la
nature et atteindre l'illumination, si ce n'est par l'abandon des préjugés et l'acquisition des principes
moraux du Royaume.
(227.29)
Si ces préjugés et cette hostilité sont dus à la religion, dites-vous que celle-ci devrait être cause de
fraternité, sinon elle demeure stérile.
(227.30)
Si, en outre, ce préjugé est celui de la nationalité, dites-vous que humanité tout entière n'est qu'une
seule nation;
(227.31)
tous les hommes descendent de l'arbre d'Adam, et Adam est la racine de l'arbre. Cet arbre est unique
et toutes les nations en sont comme les branches, et les membres de l'humanité en sont les feuilles,
les fleurs et les fruits.
(227.32)
Ainsi, l'établissement des diverses nations et les combats sanglants qui en résultent, c'est-à-dire la
destruction de l'édifice humain, sont dus à l'ignorance humaine et aux motivations égoïstes.
(227.33)
Quant au préjugé de nature patriotique, il est également dû à l'ignorance absolue, car la surface de la
terre n'est qu'un seul et même pays natal.
(227.34)
Chacun peut vivre en n'importe quel lieu du globe; par conséquent, le monde entier est le pays natal
de l'homme. Les frontières et les issues ont été conçus par l'homme.
(227.35)
Dans la création du monde, de telles frontières et de telles issues ne furent pas instituées.
(227.36)
L'Europe est un seul continent, l'Asie est un seul continent, de même que l'Afrique et l'Australie,
mais certains dirigeants, répondant à des motivations personnelles et protégeant des intérêts égoïstes
ont divisé chacun de ces continents et en ont considéré une partie comme leur propre pays.
(227.37)
Dieu n'a établi aucune frontière entre la France et l'Allemagne.
(227.38)
En vérité, dans les premiers siècles, des êtres mus par l'égoïsme ont, pour promouvoir leurs propres
intérêts, fixé des frontières et des issues et, de jour en jour, y ont attaché une importance croissante,
ce qui a abouti, dans les siècles suivants, à une hostilité, à des carnages et à une rapacité intenses.
(227.39)
De la même manière, cet état de choses se poursuivra indéfiniment et, si cette conception du
patriotisme demeure confinée à un certain milieu, elle sera la cause primordiale de la destruction du
monde.
(227.40)
Aucune personne éprise de sagesse et de justice ne saurait reconnaître ces divisions imaginaires.
Chaque région limitée que nous appelons notre pays natal, nous la considérons comme notre mère
patrie, alors que le globe terrestre est la patrie de tous, et non pas une quelconque zone restreinte.
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(227.41)
En résumé, nous vivons sur cette terre pendant quelques Jours et, ensuite, nous y sommes inhumés;
elle devient alors notre tombe éternelle. Cela vaut-il la peine que nous nous appliquions à verser le
sang et à nous entre-déchirer pour cette tombe éternelle? Certainement pas. Une telle conduite
déplaît à Dieu, et aucun homme sensé ne l'approuverait.
(227.42)
Réfléchissez! Les animaux paisibles ne s'engagent pas dans des conflits patriotiques. Ils vivent dans
une parfaite cohésion les uns avec les autres et coexistent dans l'harmonie.
(227.43)
Si, par exemple, une colombe venant de l'Orient, une autre de l'Occident, une autre encore venant
du Nord et une quatrième du Sud, arrivent en même temps au même endroit, elles s'associent
aussitôt dans l'harmonie. Ainsi en est-il des animaux et des oiseaux pacifiques.
(227.44)
Les animaux féroces, au contraire, dès qu'ils se rencontrent, s'attaquent et se combattent les uns les
autres, s'entre-déchirant, et il leur est impossible de coexister paisiblement en un même lieu. Ils sont
tous des combattants insociables et cruels, sauvages et agressifs.
(227.45)
En ce qui concerne le préjugé d'ordre économique, il est manifeste que, chaque fois que les liens
entre les nations se renforcent, que les échanges commerciaux s'intensifient et qu'un principe
économique est établi dans l'une de ces nations, il finira par toucher les autres pays, et les avantages
qui en résulteront seront universels. Alors, pourquoi ce préjugé?
(227.46)
Quant au préjugé d'ordre politique, c'est la politique de Dieu qui doit être suivie, et il est
incontestable que la politique de Dieu est supérieure à la politique des hommes. Nous devons suivre
la politique divine, et ceci s'applique également à tous les hommes.
(227.47)
Dieu traite également tous les individus : Il n'établit aucune distinction, et ceci est le fondement des
religions divines.
(227.48)
Au nombre des enseignements de Bahá'u'llah, on trouve encore la création d'une langue unique qui
puisse se répandre universellement parmi les hommes.
(227.49)
Cet enseignement a été révélé par la plume de Bahá'u'llah afin que la langue universelle puisse
éliminer les malentendus du monde de l'humanité.
(227.50)
Au nombre des enseignements de Bahá'u'llah, figure aussi l'égalité entre hommes et femmes.
(227.51)
Le monde de l'humanité possède deux ailes - l'une est constituée par les hommes, l'autre par les
femmes. Tant que les deux ailes ne sont pas également développées, l'oiseau ne peut voler. Si une
aile demeure faible, le vol est impossible. Tant que le monde des femmes ne deviendra pas égal au
monde des hommes sur le plan de l'acquisition des vertus et des perfections, le succès et la
prospérité ne pourront être réalisés comme ils devraient l'être.
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(227.52)
Au nombre des enseignements de Bahá'u'llah, on trouve le partage volontaire de ses biens avec
d'autres hommes.
(227.53)
Ce partage volontaire est supérieur à l'égalité, et il consiste en ceci que l'homme ne doit pas se
préférer à autrui mais, plutôt, sacrifier aux autres sa vie et ses possessions.
(227.54)
Ceci ne doit toutefois pas être introduit par voie coercitive, comme une loi que les hommes seraient
contraints de respecter. Non, l'homme doit, spontanément et de son plein gré, sacrifier à autrui sa
propriété et sa vie, et contribuer volontairement à aider les indigents, comme c'est le cas en Perse
parmi les bahá’ís.
(227.55)
Bahá'u'llah enseigne encore la liberté de l'homme, l'idée que, par le Pouvoir idéal, il devrait être
libre et émancipé de la captivité du monde de la nature car, tant que l'homme est prisonnier de la
nature il est un animal féroce, car la lutte pour l'existence est une des exigences du monde de la
nature.
(227.56)
Or, ce problème du combat pour l'existence est la source de toutes les calamités et constitue la
suprême affliction.
(227.57)
Au nombre des enseignements de Bahá'u'llah, il est montré que la religion est un puissant rempart.
(227.58)
Si l'édifice de la religion s'ébranle et menace de tomber en ruine, la confusion et le chaos
s'ensuivront et l'ordre des choses sera totalement bouleversé car, dans le monde de l'humanité, il
existe deux sauvegardes qui protègent l'homme des méfaits.
(227.59)
L'une est la loi qui punit le criminel, mais la loi ne prévient que les crimes patents, et non les crimes
cachés, tandis que la sauvegarde idéale - à savoir la religion de Dieu - prévient à la fois les crimes
patents et les crimes cachés; elle forme les hommes, éduque leur caractère, les contraint à
l'acquisition de vertus, et constitue le pouvoir total qui garantit la félicité du monde de l'humanité.
(227.60)
Toutefois, par religion s'entend ce qui est confirmé par la recherche, et non ce qui est fondé sur
l'imitation pure et simple du passé, les fondements de la religion divine et non les imitations
humaines.
(227.61)
Au nombre des enseignements de Bahá'u'llah, nous trouvons l'idée selon laquelle, bien que la
civilisation matérielle soit l'un des moyens concourant au progrès du monde humain, tant qu'elle ne
sera pas associée à la civilisation divine, le résultat souhaité, à savoir le bonheur de l'humanité, ne
sera pas atteint.
(227.62)
Réfléchissez bien! Ces vaisseaux qui réduisent en ruines une cité en l'espace d'une heure sont le
fruit de la civilisation matérielle; de même, les canons Krupp, les fusils Mauser, la dynamite, les
sous-marins, les torpilleurs, les avions de combat et les bombardiers - toutes ces armes de guerre
sont les fruits pernicieux de la civilisation matérielle.
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(227.63)
i celle - ci avait été associée à la civilisation divine, ces armes terrifiantes n'auraient jamais été
inventées. Bien au contraire, l'énergie humaine aurait été entièrement consacrée à des inventions
utiles et se serait concentrée sur des découvertes dignes de louange.
(227.64)
La civilisation matérielle est comme le verre d'une lampe. La civilisation divine est l'ampoule elle-
même: sans la lumière, le verre reste obscur.
(227.65)
La civilisation matérielle est comme le corps. Aussi gracieux, élégant et beau qu'il puisse être, il est
inanimé. La civilisation divine est comme l'esprit; le corps reçoit la vie de l'esprit, sans lequel il
devient un cadavre.
(227.66)
Ainsi, il a été prouvé que le monde de l'humanité a besoin des souffles de l'Esprit Saint. Sans
l'esprit, le monde de l'humanité est privé de vie et, sans cette lumière, le monde de l'humanité est
plongé dans une obscurité totale, car le monde de la nature est un monde animal.
(227.67)
Tant que l'homme ne renaît pas du monde de la nature, c'est-à-dire tant qu'il ne se détache pas de ce
monde, il est essentiellement un animal, et ce sont les enseignements de Dieu qui transforment en
une âme humaine cet animal.
(227.68)
Et, au nombre des enseignements de Bahá'u'llah, figure la promotion de l'éducation. Chaque enfant
doit être instruit dans les sciences autant qu'il est nécessaire. Si les parents sont en mesure de
pourvoir aux frais de son éducation, c'est parfait; autrement, la communauté doit leur en procurer
les moyens.
(227.69)
Au nombre des enseignements de Bahá'u'llah, on trouve encore les notions de justice et de droit.
Tant que ceux-ci ne seront pas réalisés sur le plan de l'existence, toutes choses en ce monde seront
en désordre et demeureront imparfaites.
(227.70)
Le monde humain est un monde d'oppression et de cruauté, un royaume d'agression et d'erreur.
(227.71)
Finalement, de tels enseignements sont nombreux. Ces divers principes, qui constituent le plus
grand fondement du bonheur de l'humanité et procèdent de la munificence du Miséricordieux,
doivent être assimilés au problème de la paix universelle et lui être associés, afin que les résultats
souhaités puissent être obtenus. Sinon, l'instauration de la paix universelle en elle-même, dans le
monde de l'humanité, demeure problématique.
(227.72)
Les enseignements de Bahá'u'llah, lorsqu'ils sont associés à la paix universelle, sont comme une
table couverte de toutes sortes d'aliments frais et succulents. Tout être peut trouver, à cette table de
munificence infinie, ce qu'il désire.
(227.73)
Si l'on réduit le problème à la seule paix universelle, les résultats remarquables escomptés et désirés
ne seront pas obtenus. La paix universelle doit être de nature à combler les souhaits les plus ardents
de toutes les communautés et de toutes les religions.
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(227.74)
Les enseignements de Bahá'u'llah sont tels, que toutes les communautés du monde - qu'elles soient
religieuses, politiques ou éthiques, anciennes ou modernes - trouvent en eux l'expression de leur
désir le plus noble.
(227.75)
Par exemple, les adeptes des diverses religions trouvent, dans les enseignements de Bahá'u'llah,
l'établissement de la religion universelle - une religion parfaitement conforme aux conditions
présentes et qui, en réalité, assure la guérison immédiate de la maladie incurable, soulage de toute
souffrance et apporte l'infaillible antidote à tout poison mortel.
(227.76)
En effet, si nous voulons mettre en ordre et organiser le monde de l'humanité selon les imitations
religieuses actuelles et, par là, instaurer le bonheur parmi les hommes, la tâche demeure impossible
et impraticable - par exemple, les lois de la Torah et celles des autres religions telles qu'elles sont
imitées actuellement.
(227.77)
Toutefois, la base essentielle de toutes les religions divines, qui découle des vertus du monde de
l'humanité et constitue le fondement du bien-être du monde des hommes, est présente dans les
enseignements de Bahá'u'llah, et cela dans sa présentation la plus parfaite.
(227.78)
Il en est de même pour la liberté que les peuples réclament à corps et à cris : la liberté modérée, qui
garantit le bien-être de l'humanité, qui maintient et préserve les rapports à l'échelle de l'univers, est
contenue - dans toute sa force et son ampleur - dans les enseignements de Bahá'u'llah.
(227.79)
Quant aux partis politiques : ce qui constitue la plus grande politique régissant le monde de
l'humanité - ou, plutôt, la politique divine - est contenu dans les enseignements de Bahá'u'llah.
(227.80)
De même, concernant le parti "de l'égalité" qui recherche la solution des problèmes économiques:
jusqu'à présent, toutes les solutions proposées se sont révélées impraticables, à l'exception des
propositions d'ordre économique contenues dans les enseignements de Bahá'u'llah, qui sont
praticables et n'infligent aucune détresse à la société.
(227.81)
De même, à propos des autres partis, si vous réfléchissez profondément à ce problème, vous
constaterez que les buts les plus nobles de ces partis sont contenus dans les enseignements de
Bahá'u'llah.
(227.82)
Ces enseignements constituent le pouvoir qui embrasse toutes choses parmi les hommes, et peuvent
être mis en application, mais il existe certains enseignements des temps passés, tels que ceux de la
Torah, qui ne peuvent être appliqués à notre époque. Il en est de même d'autres religions et
doctrines professées par les diverses sectes et les différents partis.
(227.83)
Sur le problème de la paix universelle, par exemple, Bahá'u'llah déclare qu'il faut instituer le
Tribunal suprême : bien que la Société des Nations ait été créée, elle est incapable d'instaurer la
paix universelle, mais le Tribunal suprême décrit par Bahá'u'llah accomplira cette tâche sacrée avec
un pouvoir et une puissance extrêmes.
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(227.84)
Son plan est le suivant : les assemblées nationales de chaque pays et de chaque nation- c'est-à-dire
les parlements - doivent élire deux ou trois personnes considérées comme les hommes les plus
éminents de chaque nation, bien informées des lois internationales et des relations
intergouvernementales et connaissant bien les besoins essentiels de l'humanité à notre époque.
(227.85)
Le nombre de ces représentants doit être proportionnel à celui des habitants de chaque pays.
(227.86)
L'élection de ces hommes, choisis par l'assemblée nationale - c'est-à-dire le parlement - doit être
ratifiée à la fois par la chambre haute, le congrès et le cabinet, ainsi que par le président ou le
souverain, afin que ces personnes puissent être les élus de toute la nation et de son gouvernement.
(227.87)
C'est parmi eux que seront élus les membres du Tribunal suprême, et toute l'humanité y aura ainsi
sa part, car chacun de ces délégués est entièrement représentatif de son propre pays.
(227.88)
Lorsque le Tribunal suprême rend un jugement sur un problème international - soit à l'unanimité
soit à la majorité, - le plaignant n'aura plus aucun prétexte pour se plaindre et le défendeur aucun
motif d'objection.
(227.89)
Dans le cas où l'un quelconque des gouvernements ou nations commettrait des négligences ou des
manoeuvres dilatoires dans l'exécution de la décision irrévocable du Tribunal suprême les autres
nations s'élèveraient contre ce gouvernement ou ce pays, car tous les gouvernements et tous les pays
du monde sont les défenseurs de ce Tribunal suprême.
(227.90)
Réfléchissez combien solide est ce fondement! Alors que, par les soins d'une Société des Nations
limitée et restreinte, le but ne sera pas atteint comme il le faudrait.
(227.91)
Telle est la vérité sur la situation, qui a été exposée ...
Chapitre: 228. "Ô serviteur au seuil de Bahá'u'llah! ..."
(228.1)
Ô serviteur au seuil de Bahá'u'llah! J'ai bien reçu ta lettre en date du 14 Juin 1920, ainsi qu'une lettre
de quelques-uns des membres du Comité pour la Paix, auxquels j'ai répondu.
(228.2)
Il est évident que cette assemblée n'est pas à la hauteur de sa réputation et qu'elle est incapable de
résoudre les problèmes de la manière qui s'impose. Il n'en reste pas moins que les affaires dont elle
s'occupe sont de la plus haute importance.
(228.3)
La réunion de La Haye devrait disposer d'un pouvoir et d'une influence tels, que ses délibérations
exercent un effet sur les gouvernements et les nations.
Sélection des écrits de 'Abdu'l-Bahá - www.religare.org Page 229 / 248
(228.4)
Rappelez aux membres du Comité que la Conférence de La Haye, qui s'est tenue avant la guerre,
avait comme président le tsar de Russie, et que ses membres étaient des hommes particulièrement
éminents, ce qui n'a pas permis, malgré tout, d'éviter une aussi terrible guerre. Qu'en sera-t-il
aujourd'hui?
(228.5)
Dans l'avenir, un autre conflit, plus cruel que le dernier, éclatera certainement; ceci est, en vérité,
hors de doute. Or, que peut faire le Comité de La Haye?
(228.6)
Les principes fondamentaux établis par Bahá'u'llah ne cessent de se propager, jour après jour.
(228.7)
Transmets ma réponse à la lettre des membres du Comité; exprime leur l'affection et la bonté les
plus grandes, et laisse-les s'occuper de leurs propres affaires. De toute manière, ils devraient être
satisfaits de vous et, sous réserve de leur approbation, vous pouvez imprimer et distribuer mon
épître détaillée, qui a déjà été traduite en anglais.
(228.8)
Fréquentez les espérantistes. Chaque fois que vous en découvrez un doué d'entendement
transmettez-lui les fragrances de la vie éternelle.
(228.9)
Dans toutes les réunions, entretenez-vous des enseignements de Bahá'u'llah, car ceci aura un effet
dans les pays occidentaux.
(228.10)
Si l'on vous interroge sur votre croyance en Bahá'u'llah, vous devriez répondre que nous le
considérons comme le premier Educateur du monde en cet âge, et expliquer en détail que ces
enseignements sur la paix universelle et d'autres sujets ont été révélés par la plume de Bahá'u'llah il
y a cinquante ans, qu'ils ont déjà été publiés en Perse et en Inde, et diffusés à travers le monde.
(228.11)
Au début, l'incrédulité était générale quant à la notion de paix universelle, considérée comme une
impossibilité.
(228.12)
Parlez ensuite de la grandeur de Bahá'u'llah, des événements qui eurent lieu en Perse et en Turquie,
de l'influence étonnante qu'Il exerça, du contenu des épîtres qu'Il adressa à tous les souverains de la
terre, et de l'accomplissement de ses prophéties.
(228.13)
Parlez aussi de la propagation de la Cause bahá’íe. Nouez des relations aussi étroites que possible
avec le Comité de La Haye en faveur de la Paix universelle, et faites preuve de la plus extrême
courtoisie à l'égard de ses membres.
(228.14)
Il est évident que les espérantistes se montrent réceptifs, et tu es expert dans leur langue. Mets-toi
également en rapport avec les espérantistes d'Allemagne et d'autres pays.
Sélection des écrits de 'Abdu'l-Bahá - www.religare.org Page 230 / 248
(228.15)
Les documents que tu distribues ne doivent traiter que les enseignements bahá’ís. La diffusion
d'autres documents n'est pas souhaitable actuellement. Mon espoir est que les confirmations divines
ne cessent de te soutenir ... .
(228.16)
Ne sois pas affligé de l'apathie et de la froideur qui règnent au sein de la réunion de La Haye. Place
ta confiance en Dieu.
(228.17)
Notre espoir est que, parmi les peuples, la langue espéranto puisse avoir, à l'avenir, une puissante
influence.
(228.18)
Tu as, désormais, semé la graine. Celle-ci germera, assurément. Son développement dépend de
Dieu.
Chapitre: 229. "Ô serviteur sincère du vrai Dieu! ..."
(229.1)
Ô serviteur sincère du vrai Dieu! J'apprends que tu es dans l'affliction et la détresse à cause des
événements mondiaux et des vicissitudes du destin. Pourquoi cette crainte et cette affliction?
(229.2)
Les vrais amoureux de la Beauté d'Abha et ceux qui ont bu à la coupe de l'Alliance ne redoutent
aucune calamité: à l'heure de l'épreuve, ils ne se sentent pas abattus. Ils considèrent le feu de
l'adversité comme leur jardin des délices et le fond de la mer comme l'immensité du firmament.
(229.3)
Toi qui es sous la protection de Dieu et à l'ombre de l'arbre de son Alliance, pourquoi cette
affliction, pourquoi ces plaintes? Sois rassuré et garde ta confiance.
(229.4)
Observe les commandements écrits de ton Seigneur avec joie et sérénité, avec sérieux et sincérité, et
sois l'ami loyal de ton pays et de ton gouvernement. Sa grâce t'assistera à tout instant, ses
bénédictions te seront dispensées, et le désir de ton coeur sera exaucé.
(229.5)
Par l'Ancienne Beauté! - que ma vie soit sacrifiée pour ses bien-aimés! - Si les amis voyaient quelle
glorieuse souveraineté le Seigneur leur a réservée dans son royaume, ils seraient remplis d'extase, se
verraient couronnés de gloire immortelle et transportés de joie.
(229.6)
Sous peu, l'éclat avec lequel la lumière de sa généreuse affection et de sa miséricorde a brillé sur ses
bien-aimés sera manifeste, et l'on verra quel océan tumultueux a bouleversé leurs coeurs! Alors ils
s'exclameront : "Heureux que nous sommes! Que le monde entier se réjouisse!"
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Chapitre: 230. "Ô personnage respecté! J'ai bien reçu ..."
(230.1)
Ô personnage respecté! J'ai bien reçu ta deuxième lettre datée du 19 décembre 1918, qui m'a
grandement réjoui car elle montre ta fermeté et ta constance dans l'Alliance et le Testament, ainsi
que ton désir ardent de lancer l'appel du royaume de Dieu.
(230.2)
Aujourd'hui, l'appel du Royaume est le magnétique pouvoir qui attire à lui le monde humain, car les
facultés des hommes sont immenses.
(230.3)
Les enseignements divins sont l'esprit de cet âge ou, plutôt, le soleil de cet âge.
(230.4)
Chaque âme doit veiller à ce que les voiles qui recouvrent les yeux des hommes puissent être
déchirés, qu'ils puissent voir le soleil, et que les coeurs et les regards en soient illuminés.
(230.5)
Or, grâce à l'assistance et à la générosité divines, tu possèdes ce pouvoir de direction et ce bienfait
de miséricorde. Lève-toi donc, muni du pouvoir suprême, afin de dispenser l'esprit aux os qui
tombent en poussière, de donner la vue aux aveugles, d'apporter baume et fraîcheur aux déprimés,
entrain et grâce aux découragés.
(230.6)
Chaque lampe finira par s'éteindre, sauf la lampe du Royaume, qui croît en splendeur jour après
jour. Tous les appels finiront par s'atténuer, sauf l'appel au Royaume de Dieu, qui ne cesse d'être
lancé. Tous les chemins seront finalement détournés, sauf la voie du Royaume, qui se redresse jour
après jour.
(230.7)
La mélodie céleste ne doit assurément pas être comparée à celle de la terre, ni les lumières
artificielles au Soleil qui brille dans le ciel.
(230.8)
Aussi devons-nous nous efforcer de nous diriger vers tout ce qui est durable et permanent, afin
d'être toujours plus illuminés, affermis et revivifiés...
(230.9)
Je prie et implore le royaume divin que ton père, ta mère et ton frère puissent, guidés par la lumière
de la direction céleste, entrer dans le royaume de Dieu.
Chapitre: 231. "Ô toi, fleur sur l'arbre de vie! ..."
(231.1)
Ô toi, fleur sur l'arbre de vie! Heureux es-tu d'avoir ceint tes reins dans le service de la Cause, de
t'être levé de toutes tes forces pour proclamer les enseignements divins, d'avoir convié des
rassemblements et d'avoir lutté pour l'exaltation de la parole de Dieu.
(231.2)
En ce monde mortel, toute affaire importante est appelée à s'achever, et toute vaste entreprise a une
fin, car nulle ne possède une existence permanente.
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(231.3)
Considère, par exemple, comme les grandes réalisations de l'ancien monde ont été totalement
anéanties; il n'en reste pas la moindre trace hormis la grande Cause du royaume de Dieu, qui n'a pas
eu de commencement et n'aura pas de fin. Elle est, tout au plus, seulement renouvelée.
(231.4)
Au début de chaque rénovation, les hommes n'y portent guère d'attention mais, une fois
définitivement établie, elle ne cessera de progresser et, dans son exaltation quotidienne, elle
atteindra les célestes sommets.
(231.5)
Considère, par exemple, l'époque du Christ qui fut celle du renouveau du royaume de Dieu. Les
peuples du monde n'y ont guère attaché d'importance et n'ont point saisi sa signification; le sépulcre
du Christ est ainsi demeuré abandonné et ignoré pendant trois siècles jusqu'à ce que la servante de
Dieu, Hélène, mère de Constantin, arrivât et découvrît le lieu sacré.
(231.6)
En t'exposant tout ceci, mon intention est de te montrer combien les habitants du monde sont
insouciants et ignorants et combien, au jour de l'établissement du Royaume, ils demeurent
indifférents et négligents.
(231.7)
Sous peu, le pouvoir du Royaume englobera le monde entier. Alors, ils s'éveilleront, alors ils
pleureront et se lamenteront sur le sort des opprimés et des martyrisés; alors ils soupireront et
gémiront. Telle est la nature des hommes.
Chapitre: 232. "Quant au président Wilson ..."
(232.1)
Quant au président Wilson, les quatorze principes qu'il a énoncés se trouvent, pour la plupart, dans
les enseignements de Bahá'u'llah; j'espère donc qu'il sera confirmé et assisté.
(232.2)
Aujourd'hui, nous sommes à l'aube de la paix universelle; mon espoir est que son matin se lèvera
complètement, transformant les ténèbres de la guerre, des conflits et des querelles entre les hommes
en lumière d'union, d'harmonie et d'affection.
Chapitre: 233. "Ô vous amis fidèles ..."
(233.1)
Ô vous amis fidèles, Ô vous, serviteurs sincères de Bahá'u'llah! A présent, au coeur de la nuit, alors
que les yeux sont clos, alors que tous les hommes ont posé leurs têtes sur la couche du repos et
dorment d'un sommeil profond, Abdu'l-Bahá est éveillé dans l'enceinte du Tombeau sacré et, dans
l'ardeur de son invocation, profère cette prière :
(233.2)
Ô Toi, bonne et aimante Providence! L'Orient s'agite et l'Occident se soulève, semblables aux
éternelles vagues de l'océan. Les douces brises de sainteté se diffusent et, de l'invisible royaume
parviennent, resplendissants, les rayons de l'Orbe de Vérité. On entend chanter les hymnes de l'unité
divine et les étendards de la puissance céleste flottent au vent.
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(233.3)
La Voix angélique s'élève et, pareille au grondement du Léviathan, lance l'appel à l'abnégation et à
l'effacement.
(233.4)
Le cri triomphal de Ya Bahá'u'l-Abha résonne de toutes parts, et l'appel de Ya 'Aliyyu'l-A'la retentit
à travers toute la terre.
(233.5)
Pas un mouvement dans le monde, si ce n'est celui de la gloire du seul Ravisseur des coeurs, et nul
tumulte si ce n'est le jaillissement de l'amour de Celui qui est l'Incomparable, le Bien-Aimé.
(233.6)
Les bien-aimés du Seigneur, à l'haleine musquée, brûlent, telles de brillantes lampes, dans chaque
région et les amis du Très-Miséricordieux, telles des fleurs, s'entrouvrent dans toutes les contrées.
(233.7)
Ils ne s'accordent nulle trêve; ils ne respirent que dans le souvenir de Toi et n'aspirent à rien d'autre
qu'à servir ta Cause.
(233.8)
Dans les prairies de la vérité, ils sont comme des rossignols au chant subtil et, dans le jardin fleuri
de la direction divine, ils sont comme des fleurs aux couleurs chatoyantes.
(233.9)
Avec des fleurs mystiques, ils parent les allées du jardin de la réalité; tels des cyprès s'agitant au
vent, ils bordent les rivages de la volonté divine.
(233.10)
A l'horizon de l'existence, ils brillent telles de radieuses étoiles; dans le firmament du monde, ils
scintillent, telles de resplendissantes orbes. Ils sont des manifestations de la grâce céleste et des
sources lumineuses de l'assistance divine.
(233.11)
Daigne, Ô Toi Seigneur aimant, que tous puissent demeurer fermes et constants, éclatant de
splendeur éternelle, afin qu'à chaque instant soufflent de douces brises des charmilles de ta tendre
bonté, que de l'océan de ta grâce s'élève une brume, que les ondées bienfaisantes de ton amour nous
apportent la fraîcheur, et que le zéphyr répande son parfum du jardin de roses de l'unité divine.
(233.12)
Accorde-nous, Ô Toi Bien-Aimé du monde, un rayon de ta splendeur. Ô Bien-Aimé de l'humanité, r
(233.13)
épand sur nous la lumière de ta Face. Ô Dieu Omnipotent, sois notre protection et notre refuge; Ô
Seigneur d'Existence, manifeste ta puissance et ta domination.
(233.14)
Ô Toi, Seigneur aimant, les instigateurs de la sédition s'agitent et s'activent en plusieurs régions et,
de nuit comme de jour infligent de cruels méfaits.
(233.15)
Pareils à des loups, les tyrans sont tapis aux aguets et le troupeau, innocent et lésé, est privé
d'assistance et de secours.
Sélection des écrits de 'Abdu'l-Bahá - www.religare.org Page 234 / 248
(233.16)
Les lévriers sont sur la piste des gazelles des champs de l'unité divine et le faisan, dans les
montagnes de la direction céleste, est poursuivi par les corbeaux de l'envie.
(233.17)
Ô Toi, divine providence, garde-nous et protège-nous! Ô Toi qui es notre bouclier, sauve-nous et
défends-nous! Maintiens-nous sous ta protection et, par ton assistance, délivre-nous de tous les
maux. Tu es, en vérité, le Protecteur véritable, l'invisible Gardien, le céleste Sauveur et le divin
Seigneur aimant.
(233.18)
Ô vous, bien-aimés du Seigneur! D'un côté se déroule l'étendard du seul vrai Dieu et s'élève la Voix
du Royaume. La Cause de Dieu se propage et les prodiges d'En-Haut se manifestent dans leur
splendeur.
(233.19)
L'Orient s'illumine et l'Occident s'embaume de parfums; le Nord exhale l'ambre gris et le Sud, le
musc.
(233.20)
De l'autre côté, les impies nagent dans la haine et la rancoeur, fomentant sans cesse la sédition et les
maux les plus cruels.
(233.21)
Il ne se passe pas de jour que l'un d'entre eux ne lève l'étendard de la révolte et qu'il ne charge son
destrier dans l'arène de la discorde. Pas une heure ne s'écoule sans que l'ignoble vipère découvre son
crochet et répande son mortel venin.
(233.22)
Les bien-aimés du Seigneur sont plongés dans la sincérité et la dévotion extrêmes, faisant peu de
cas de cette rancoeur et de cette malfaisance.
(233.23)
Souples et insidieux sont ces serpents, ces chuchoteurs du mal, ingénieux dans leur fourberie. Soyez
sur vos gardes et toujours vigilants!
(233.24)
Les fidèles sont vifs d'esprit et d'intelligence, les âmes empreintes de certitude sont fermes et
constantes.
(233.25)
Agissez avec toute la circonspection souhaitable! "Craignez la sagacité du fidèle, car il voit à l'aide
de la lumière divine!"
(233.26)
Prenez garde qu'une âme, oeuvrant dans le secret, ne provoque la scission ou ne suscite des conflits.
Dans la Forteresse inexpugnable, soyez de courageux guerriers et, pour la puissante Demeure, des
hôtes intrépides, Nuit et jour, soyez sur vos gardes, afin qu'ainsi, le tyran n'inflige aucun dommage.
(233.27)
Etudiez la tablette du Saint-Nautonier afin de connaître la vérité, et sachez que la Beauté Bénie a
totalement prédit les événements futurs. Que ceux qui perçoivent soient avertis! Il y a là, en vérité,
un trésor de munificence pour les âmes sincères!
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(233.28)
Telle la poussière du seuil sacré, dans une humilité extrême, Abdu'l-Bahá s'applique, nuit et jour, à
proclamer Ses signes. À la moindre occasion, il prie ardemment et Le supplie en pleurant, avec
ferveur :
(233.29)
Ô Toi, divine Providence, nous sommes pitoyables, accorde-nous ton secours; nous sommes des
voyageurs sans gîte, donne-nous ton refuge; nous sommes dispersés, réunis-nous; nous sommes
égarés, rassemble-nous en ton bercail; nous sommes dépossédés, dispense-nous notre part; nous
sommes assoiffés, guide-nous vers la source de vie; nous sommes fragiles, affermis-nous afin que
nous puissions nous lever pour servir ta Cause et nous offrir en vivant sacrifice sur le chemin de la
direction divine.
(233.30)
Les impies, toutefois, ouvertement ou en secret, de nuit comme de jour, déploient tous leurs efforts
pour ébranler les fondements de la Cause, déraciner l'Arbre Béni, empêcher ce serviteur de servir,
fomenter une secrète sédition et anéantir Abdu'l-Bahá.
(233.31)
Extérieurement, ils semblent paisibles comme des agneaux et pourtant, dans leur nature intime, ils
ne sont que des loups enragés; bien que doux en paroles, ils recèlent, en leur coeur, un poison
mortel.
(233.32)
Ô vous, bien-aimés, protégez la Cause de Dieu! Ne vous laissez pas séduire par la douceur du
langage - non, considérez plutôt la motivation de chaque être et méditez sur la pensée qu'il nourrit.
(233.33)
Soyez d'abord attentifs et sur vos gardes. Evitez-le et, cependant, ne soyez pas agressifs! Abstenez-
vous de censurer et de calomnier, et laissez-le entre les mains de Dieu. Que la Gloire des Gloires
repose sur vous!
Chapitre: 234. "Ô toi qui es ensorcelée par les douces brises ..."
(234.1)
Ô toi qui es ensorcelée par les douces brises du Seigneur! J'ai pris note du contenu de ta lettre si
éloquente, et J'ai appris que tu verses des larmes et que ton coeur se consume de chagrin à propos
de l'emprisonnement d'Abdu'l-Bahá.
(234.2)
Ô toi, servante de Dieu! Cette prison m'est plus douce et plus désirable qu'un jardin de fleurs; pour
moi, cet esclavage est meilleur que la liberté d'aller à ma guise, et je trouve ce lieu étroit plus
spacieux que de vastes plaines s'ouvrant à l'infini.
(234.3)
Ne sois pas affligée sur mon sort! Et, si mon Seigneur décrétait que je sois béni de la douce coupe
du martyr, cela signifierait pour moi recevoir ce pour quoi je languis le plus sur cette terre.
(234.4)
Sois sans crainte si cette Branche est coupée de ce monde matériel et ses feuilles jetées au loin; non,
ses feuilles fleuriront, car cette Branche croîtra après sa coupure du monde d'ici-bas; elle atteindra
les plus hautes cimes de gloire et donnera des fruits qui embaumeront le monde de leur fragrance.
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Chapitre: 235. "Ô Dieu, mon Dieu! Illumine le front ..."
(235.1)
Ô Dieu, mon Dieu! Illumine le front de tes fidèles amoureux et soutiens-les par les armées
angéliques du triomphe de certitude.
(235.2)
Affermis leurs pas sur ton droit chemin et, par ton ancienne munificence, ouvre-leur les portails de
tes bénédictions car ils dispersent, sur ton chemin, ce que Tu leur as accordé; ils protègent ta foi,
mettent leur confiance dans ton souvenir, offrent leurs coeurs par amour pour Toi et sont détachés
de ce qu'ils possèdent; ils sont en adoration devant ta Beauté et en quête des moyens de Te plaire.
(235.3)
Ô mon Seigneur! Ordonne pour eux une part abondante et une récompense assurée. Tu es, en vérité,
Celui qui soutient, qui assiste, le Généreux, le Munificent, l'éternel Dispensateur.
Chapitre: 236. "Ô Toi, mon Dieu, Toi qui conduis ..."
(236.1)
Ô Toi, mon Dieu, Toi qui conduis celui qui cherche vers le chemin qui ne dévie point, Toi qui
délivres de la perdition l'âme égarée et aveuglée, Toi qui dispenses aux âmes sincères les bienfaits
et les faveurs les plus grands, qui protèges les effrayés dans ton imprenable refuge, qui réponds, de
ton horizon suprême, à l'appel de ceux qui crient vers Toi.
(236.2)
Louange à Toi, Ô mon Seigneur! Tu as guidé les distraits loin de la mort de l'incroyance et as mené,
au terme de leur voyage, ceux qui se rapprochent de Toi; tu as réjoui ceux-là, parmi tes serviteurs,
qui ont la certitude, en exauçant leurs désirs les plus chers;
(236.3)
tu as, de ton royaume de beauté, ouvert à ceux qui languissent de Toi les portes de la réunion et tu
les as sauvés des feux de la privation et de la perdition; ainsi, ils se sont hâtés vers Toi, ont atteint ta
présence et sont arrivés à ta porte accueillante, où ils ont reçu de tes bienfaits une part abondante.
(236.4)
Ô mon Seigneur, ils étaient assoiffés, Tu as élevé vers leurs lèvres desséchées les eaux de la
réunion.
(236.5)
Ô Toi, le Tendre, le Dispensateur, Tu as calmé leur douleur avec le baume de ta munificence et de
ta grâce, Tu as guéri leurs maux par le souverain remède de ta compassion.
(236.6)
Ô Seigneur, affermis leurs pas sur ton droit chemin, agrandis pour eux le chas de l'aiguille et fais
que, vêtus d'habits royaux, ils marchent à jamais dans la gloire.
(236.7)
Tu es, en vérité, le Généreux, l'éternel Dispensateur, le Précieux, le Très-Munificent. Il n'est pas
d'autre Dieu que Toi, le Puissant, l'Exalté, le Victorieux.
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(236.8)
Ô mes bien-aimés en esprit! Dieu soit loué, vous avez écarté les voiles et reconnu le Bien-Aimé
compatissant, et vous vous êtes hâtés de quitter cette demeure pour le royaume de l'infini.
(236.9)
Vous avez dressé vos tentes dans le monde de Dieu et, pour le glorifier, lui qui subsiste par lui-
même, vous avez, de vos voix très douces, entonné les chants qui ont percé le coeur des hommes.
(236.10)
Bravo! Mille fois bravo! Car vous avez contemplé la lumière manifestée et, en vos êtres recréés,
vous avez lancé ce cri : "Béni soit le Seigneur, le meilleur de tous les créateurs!"
(236.11)
Vous n'étiez que des bébés dans le sein maternel, puis vous avez été des nourrissons et, d'une
précieuse poitrine, vous avez sucé le lait de la connaissance: ensuite vous avez atteint votre plein
développement et avez gagné le salut.
(236.12)
A présent, il est temps de servir; c'est le temps de la servitude à l'égard du Seigneur. Détachez-vous
de toutes pensées distrayantes, délivrez le Message d'une langue éloquente, parez vos assemblées de
la louange du Bien-Aimé, jusqu'à ce que la munificence divine descende en torrents irrésistibles et
revête le monde de fraîche verdure et de fleurs.
(236.13)
Le jaillissement de cette munificence, ce sont les conseils, les exhortations, les instructions et les
injonctions mêmes de Dieu Tout-Puissant.
(236.14)
Ô vous, mes bien-aimés! Le monde est plongé dans les épaisses ténèbres de la révolte ouverte et
balayé par un tourbillon de haine.
(236.15)
Ce sont les feux de la malveillance qui ont dressé leurs flammes jusqu'aux nuages du ciel, c'est un
flot de sang qui se répand à travers les plaines et les collines et personne, à la surface de la terre, ne
peut trouver de repos.
(236.16)
C'est pourquoi les amis de Dieu doivent manifester cette tendresse qui vient du ciel et disperser
l'amour en l'esprit à l'humanité tout entière.
(236.17)
Avec chaque âme, ils doivent se comporter conformément aux conseils et aux exhortations de Dieu;
à tous les hommes, ils doivent manifester bonté et confiance; ils doivent être, envers tous, des amis
sincères.
(236.18)
Ils doivent se sacrifier pour leurs amis et souhaiter bonne chance à leurs ennemis.
(236.19)
Ils doivent réconforter les méchants et traiter avec bonté d'âme leurs oppresseurs.
(236.20)
Ils doivent être comme de l'eau rafraîchissante pour les assoiffés et, pour les malades, comme un
remède rapide; un baume bienfaisant pour ceux qui souffrent et une consolation pour tous les coeurs
lourds. Il doivent être une lumière directrice pour les égarés, un guide très sûr pour les âmes
Sélection des écrits de 'Abdu'l-Bahá - www.religare.org Page 238 / 248
perdues: Ils doivent être des yeux pour les aveugles, des oreilles pour les sourds, la vie éternelle
pour les morts et, pour les accablés, une joie qui ne finira point.
(236.21)
Qu'ils se soumettent de plein gré à chaque souverain épris de justice et qu'ils soient, pour chaque
dirigeant magnanime, de loyaux citoyens. Qu'ils obéissent au gouvernement et ne se mêlent pas des
affaires politiques, mais qu'ils se consacrent à l'amélioration de leur caractère et de leur
comportement, et fixent leur regard sur la Lumière du monde.
Chapitre: 237. "Quiconque récite cette prière avec ferveur ..."
(237.1)
Quiconque récite cette prière avec ferveur et humilité apportera joie et bonheur au coeur de ce
Serviteur; ce sera comme une rencontre, face à face, avec Lui.
(237.2)
Il est le Très-Glorieux! Ô Dieu, mon Dieu! Humble et éploré, je lève vers Toi mes mains
suppliantes et je voile mon visage dans la poussière de ton seuil sacré, exalté au-delà de la
connaissance des érudits et de la louange de tous ceux qui Te glorifient.
(237.3)
Jette un regard de bonté sur ton serviteur qui se tient humblement devant ta porte, un regard de l'oeil
de ta miséricorde, et plonge-le dans l'océan de ta grâce éternelle.
(237.4)
Seigneur! C'est un de tes pauvres et humbles serviteurs captifs; il T'implore, prisonnier en ta main,
Te priant avec ferveur, confiant en Toi, en pleurs devant ton visage, T'invoquant et Te suppliant :
(237.5)
Ô Seigneur mon Dieu! Accorde-moi ta grâce pour servir tes bien-aimés, fortifie-moi dans ma
servitude à ton égard, illumine mon front de la lumière d'adoration en ta cour de sainteté et de prière
en ton royaume de splendeur.
(237.6)
Aide-moi à me montrer magnanime au seuil de ta porte céleste, à me détacher de toutes choses en
ton domaine sacré.
(237.7)
Seigneur! Donne-moi à boire au calice de l'abnégation; revêts-moi de son habit et, dans son océan,
immerge-moi. Rends-moi telle la poussière sur le chemin de tes bien-aimés et accorde-moi de
pouvoir sacrifier mon âme pour la terre ennoblie par les pas de tes élus sur ta route, Ô Seigneur de
gloire au plus haut des cieux!
(237.8)
Par cette prière ton serviteur T'appelle, à l'aube et dans l'obscurité de la nuit. Exauce le désir de son
coeur, Ô Seigneur! Illumine son coeur, réchauffe son sein, allume sa lumière, afin qu'il serve ta
Cause et tes serviteurs.
(237.9)
Tu es le Dispensateur, Celui qui: prend pitié, le Très-Munificent, le Très-Bon, le Miséricordieux, le
Compatissant.
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Table des matières
Chapitre: 1. "Ô peuples du monde, le Soleil de Vérité s'est levé ..." ........................................ 2
Chapitre: 2. "Ô mon Seigneur! Je me suis approché de Toi ..." ................................................ 4
Chapitre: 3. "Ô vous, bien-aimés de Dieu! Ô vous, enfants ..." .............................................. 10
Chapitre: 4. "Loué soit Celui qui a créé le monde de l'existence ..." ...................................... 10
Chapitre: 5. "La grande lumière du monde ..." ....................................................................... 13
Chapitre: 6. "Ô vous, peuples du royaume! ..." ...................................................................... 14
Chapitre: 7. "Ô vous, amis spirituels d'Abdu'l-Bahá! ..." ......................................................... 14
Chapitre: 8. "Ô vous, les bien-aimés d'Abdu'l-Bahá ..." .......................................................... 16
Chapitre: 9. "Ô toi dont le coeur déborde d'amour ..." .......................................................... 19
Chapitre: 10. "Ô Toi, chère servante de Dieu! ..." .................................................................. 19
Chapitre: 11. "Servir les amis, c'est servir le royaume de Dieu ..." ......................................... 20
Chapitre: 12. "Sache que l'amour est le secret ..." ................................................................. 20
Chapitre: 13. "Ô toi, fille du royaume! ..." .............................................................................. 21
Chapitre: 14. "Ô vous deux, âmes bénies! ..."......................................................................... 21
Chapitre: 15. "Ô captif de l'amour divin! ..." ........................................................................... 22
Chapitre: 16. "Ô vous, bien-aimés! ..." .................................................................................... 24
Chapitre: 17. "Ô vous qui êtes les élus du royaume d'Abha! ..." ............................................ 26
Chapitre: 18. "Ô toi qui possèdes un coeur doué de discernement! ..." ................................ 28
Chapitre: 19. "Loué soit Celui dont les splendeurs ont embrasé ..." ...................................... 28
Chapitre: 20. "Quand le Christ parut, il y a deux mille ans ..." ................................................ 33
Chapitre: 21. "Ô toi, distingué personnage, toi qui cherches la vérité! ..." ............................ 34
Chapitre: 22. "Ô toi qui tournes ton visage vers Dieu! ..." ...................................................... 38
Chapitre: 23. "Ô toi qui cherches la vérité! ..." ....................................................................... 38
Chapitre: 24. "Ô jeune homme épris de spiritualité! ..." ........................................................ 39
Chapitre: 25. "Ô servante de Dieu! ..." .................................................................................... 40
Chapitre: 26. "Ô toi qui cherches le Royaume céleste! ..." ..................................................... 41
Chapitre: 27. "Dans les cycles passés, chacune des manifestations ..." ................................. 42
Chapitre: 28. "Ô feuille sur l'arbre de vie! ..." ......................................................................... 42
Chapitre: 29. "Ô toi qui es captivé par la vérité ..."................................................................. 42
Chapitre: 30. "L'existence revêt deux formes ..." ................................................................... 45
Chapitre: 31. "Ô toi, être estimable et sage! ..." ..................................................................... 46
Chapitre: 32. "Ô vous, servantes du Seigneur! ..." .................................................................. 49
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Chapitre: 33. "Ô serviteur de Dieu! ..." ................................................................................... 49
Chapitre: 34. "Ô toi qui sers l'humanité! ..." ........................................................................... 50
Chapitre: 35. "Ô armée de Dieu! ..." ....................................................................................... 51
Chapitre: 36. "Ô vous deux, servantes élues du Seigneur! ..." ............................................... 56
Chapitre: 37. "Ô vous, chers amis d'Abdu'l-Bahá! ..." ............................................................. 57
Chapitre: 38. "Ô servante de Dieu, qui frissonnes et frémis ..." ............................................. 58
Chapitre: 39. "Ô servante de Dieu! Ta lettre, m'annonçant ..." .............................................. 59
Chapitre: 40. "Ô vous, bien-aimés d'Abdu'l-Bahá! ..." ............................................................ 60
Chapitre: 41. "Ô toi qui demeures constant et ferme dans l'Alliance! ..." ............................. 61
Chapitre: 42. "Ô vous mes collaborateurs, qui êtes soutenus ..." .......................................... 63
Chapitre: 43. "Pour ceux qui se concertent ..." ....................................................................... 64
Chapitre: 44. "Les membres d'une assemblée spirituelle doivent ..." .................................... 64
Chapitre: 45. "L'amour et l'harmonie absolus parmi les membres ..." ................................... 65
Chapitre: 46. "Ô vous qui êtes fermes dans l'Alliance! ..." ..................................................... 66
Chapitre: 47. "Ô vous, chers amis! ..." .................................................................................... 66
Chapitre: 48. "Ô vous, loyaux serviteurs de l'Ancienne Beauté! ..." ....................................... 67
Chapitre: 49. "J'ai bien reçu ta lettre ..." ................................................................................. 67
Chapitre: 50. "Vous m'avez interrogé au sujet de la fête ..." .................................................. 68
Chapitre: 51. "En ce qui concerne la fête des dix-neuf jours ..." ............................................ 68
Chapitre: 52. "Ô serviteur du seul vrai Dieu! ..." ..................................................................... 68
Chapitre: 53. "En vérité, Abdu'l-Bahá inhale le parfum de l'amour ..." .................................. 69
Chapitre: 54. "Vous m'avez écrit au sujet des réunions ..." .................................................... 69
Chapitre: 55. "Il est bon que les amis organisent des réunions ..." ........................................ 70
Chapitre: 56. Toutes les fois qu'un groupe de personnes s'assembleront ... ......................... 70
Chapitre: 57. "Nous apprenons que tu as l'intention d'embellir ..." ....................................... 70
Chapitre: 58. "Tu m'as interrogé au sujet des lieux d'adoration ..." ....................................... 71
Chapitre: 59. "Abdu'l-Bahá a longtemps nourri l'espoir ...".................................................... 71
Chapitre: 60. "Bien que le Mashriqu'l-Adhkar soit ..." ............................................................ 71
Chapitre: 61. "Ô Seigneur, Ô Toi qui bénis tous ceux ..." ........................................................ 72
Chapitre: 62. "Ô ma fille bien-aimée du Royaume! ..."........................................................... 72
Chapitre: 63. "Ô vous, âmes bénies! ..." ................................................................................. 73
Chapitre: 64. "Le Mashriqu'l-Adhkar est l'une des institutions ..." ......................................... 74
Chapitre: 65. "Ô toi, servante élue du céleste Royaume! ..." ................................................. 75
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Chapitre: 66. "Ô toi qui as cherché l'illumination ..." .............................................................. 76
Chapitre: 67. "Ô toi, dame du Royaume! ..." .......................................................................... 76
Chapitre: 68. "Ô vous qui demeurez fermes dans l'Alliance ..." ............................................. 77
Chapitre: 69. "Tu m'as écrit au sujet de l'organisation bahá’íe ..." ......................................... 79
Chapitre: 70. "Ô toi, cierge enflammé! ...".............................................................................. 79
Chapitre: 71. "Ô toi, bien-aimée servante du Seigneur! ..." ................................................... 81
Chapitre: 72. "Ô toi, fidèle ami! ..." ......................................................................................... 81
Chapitre: 73. "Ô fille du Royaume! ..." .................................................................................... 82
Chapitre: 74. "Ô oiseau dont le doux chant célèbre la Beauté d'Abha! ..." ............................ 83
Chapitre: 75. "Efforcez-vous, coeurs et âmes, de susciter l'union ..." .................................... 83
Chapitre: 76. "Ô toi qui possèdes un coeur illuminé! ..." ........................................................ 84
Chapitre: 77. "Ô toi, servante révérée de Dieu! ..." ................................................................ 84
Chapitre: 78. "Ô toi dont le coeur est pur ..." ......................................................................... 85
Chapitre: 79. "Ô honoré personnage! ..." ............................................................................... 85
Chapitre: 80. "Ô toi qui tournes ton visage vers Dieu! ..." ...................................................... 86
Chapitre: 81. "Les âmes qui, au cours de la guerre, ont assisté ..." ........................................ 86
Chapitre: 82. "Ô toi qui es ferme dans l'Alliance! ...".............................................................. 86
Chapitre: 83. "Transmets, au nom d'Abdu'l-Bahá ..." ............................................................. 86
Chapitre: 84. "Ô toi, chère servante de Dieu! ..." ................................................................... 87
Chapitre: 85. "Quant à la question du mariage ..." ................................................................. 88
Chapitre: 86. "Le mariage bahá’í est l'engagement ..." .......................................................... 88
Chapitre: 87. "Ô toi, souvenir de celui qui mourut pour la Beauté ..." ................................... 88
Chapitre: 88. "Ô vous, mes deux enfants bien-aimés! ..." ...................................................... 89
Chapitre: 89. "Ô toi qui es ferme dans l'Alliance! ...".............................................................. 89
Chapitre: 90. "Ô Dieu, mon Dieu! Ta servante T'invoque ..." ................................................. 90
Chapitre: 91. "Ô toi qui t'es inclinée en prière devant le royaume ..." ................................... 90
Chapitre: 92. "Ô vous deux qui croyez en Dieu! ..." ................................................................ 91
Chapitre: 93. "Ô toi, servante de Dieu! Toute femme qui ..." ................................................ 91
Chapitre: 94. "Ô servantes de la Beauté d'Abha! ..." .............................................................. 92
Chapitre: 95. "Ô servantes du Seigneur! ..." ........................................................................... 92
Chapitre: 96. "Ô servantes du Miséricordieux! ..." ................................................................. 93
Chapitre: 97. "Certains piliers ont été établis ...".................................................................... 94
Chapitre: 98. "En l'absence d'éducateur ..." ........................................................................... 94
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Chapitre: 99. "Tu m'as écrit au sujet des enfants ..." .............................................................. 94
Chapitre: 100. "Je souhaite que ces enfants reçoivent ..." ..................................................... 94
Chapitre: 101. "Ô vous qui connaissez la paix de l'âme! ..." ................................................... 95
Chapitre: 102. "Ô compagnons véritables! ..." ....................................................................... 95
Chapitre: 103. "L'éducation et la formation des enfants ..." .................................................. 96
Chapitre: 104. "Ô bien-aimés de Dieu et servantes ..." .......................................................... 97
Chapitre: 105. "Quant à la différence existant entre ..." ........................................................ 98
Chapitre: 106. "Parmi les plus nobles de tous les services ..." ................................................ 99
Chapitre: 107. "L'espoir d'Abdu'l-Bahá est que ..." ................................................................. 99
Chapitre: 108. "Vous devez considérer l'acquisition d'un caractère ..." ............................... 100
Chapitre: 109. "Ô vous, bénéficiaires des faveurs de Dieu! ..." ............................................ 100
Chapitre: 110. "A propos de l'organisation des écoles ..." .................................................... 100
Chapitre: 111. "L'ignorance est la cause première des méfaits ..." ...................................... 101
Chapitre: 112. "Au sein de cette cause sacrée, le sort des orphelins ..." ............................. 103
Chapitre: 113. "Ô servante de Dieu!... Les divins enseignements ..." .................................. 103
Chapitre: 114. "Ô vous, mères aimantes ..." ......................................................................... 104
Chapitre: 115. "Ô vous deux, bien-aimées servantes de Dieu! ..." ....................................... 104
Chapitre: 116. "Ô toi, fille du royaume! ..." .......................................................................... 104
Chapitre: 117. "Ô cher ami d'Abdu'l-Bahá! ..." ..................................................................... 104
Chapitre: 118. "Ô vous, jeunes enfants bahá’ís ..." ............................................................... 105
Chapitre: 119. "Il incombe aux enfants bahá’ís ..." ............................................................... 105
Chapitre: 120. "Ô mes chers enfants! ...".............................................................................. 105
Chapitre: 121. "Ô toi qui n'as que peu d'années ..." ............................................................. 106
Chapitre: 122. "Je voudrais répondre à ta question ..." ........................................................ 106
Chapitre: 123. "Ô toi qui poses ton regard sur le royaume de Dieu! ..." .............................. 107
Chapitre: 124. "L'école du dimanche ..." ............................................................................... 107
Chapitre: 125. "Les enseignants ne devraient pas être ..." ................................................... 108
Chapitre: 126. "J'ai bien reçu ta lettre. Dieu soit loué ..." ..................................................... 108
Chapitre: 127. "Ô toi, serviteur du seul vrai Dieu! ..." .......................................................... 109
Chapitre: 128. "J'ai bien reçu ta lettre, et j'espère que ..." ................................................... 109
Chapitre: 129. "Ô amis du Dieu pur et omnipotent! ..." ....................................................... 109
Chapitre: 130. "Ô toi, médecin distingué! ..." ....................................................................... 113
Chapitre: 131. "Lorsque tu appliques un traitement médical ..." ......................................... 113
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Chapitre: 132. "Bien que la maladie soit l'une des conditions ..." ........................................ 113
Chapitre: 133. "Il existe deux moyens de guérir les malades ..." .......................................... 114
Chapitre: 134. "Ô toi qui es attiré vers les fragrantes brises de Dieu! ..." ............................ 114
Chapitre: 135. "Conformément au décret explicite de Bahá'u'llah ..." ................................ 117
Chapitre: 136. "Il incombe à chacun de rechercher un traitement ..."................................. 117
Chapitre: 137. "Ô toi qui énonces les louanges de ton Seigneur! ..." ................................... 117
Chapitre: 138. "Ô vous, bien-aimés du Seigneur! ..." ........................................................... 118
Chapitre: 139. "Ô toi, servante de Dieu! La bonne nouvelle ..." ........................................... 120
Chapitre: 140. "Tu m'as interrogé au sujet de la transfiguration ..." .................................... 121
Chapitre: 141. "Ô toi flamme ardente, qui brûle de l'amour de Dieu! ..." ........................... 122
Chapitre: 142. "Ô toi, chère servante de Dieu! ..." ............................................................... 123
Chapitre: 143. "Ô toi qui t'es approché de l'esprit du Christ ..."........................................... 125
Chapitre: 144. "Ô amoureux de l'humanité! ..." ................................................................... 126
Chapitre: 145. "Tu m'as écrit au sujet des découvertes spirituelles ..." ............................... 127
Chapitre: 146. "Ô toi, servante brûlant de l'amour pour Dieu! ..."....................................... 129
Chapitre: 147. "Médite sur les événements passés de l'époque ..." .................................... 131
Chapitre: 148. "Ô vous, fils et filles du Royaume! ..." ........................................................... 131
Chapitre: 149. "Ô toi qui as des yeux pour voir! ..." ............................................................. 132
Chapitre: 150. "Ô toi, servante brûlant du feu de l'amour divin! ..." ................................... 132
Chapitre: 151. "Ô toi qui crois en l'unicité de Dieu! ..." ........................................................ 133
Chapitre: 152. "Quant à la question concernant l'âme d'un assassin ..." ............................. 133
Chapitre: 153. "Ô toi, servante de Dieu! En ce jour ..." ........................................................ 133
Chapitre: 154. "Ô toi, fils du Royaume! ..." ........................................................................... 134
Chapitre: 155. "Ô toi, flamme de l'amour divin! ..." ............................................................. 135
Chapitre: 156. "Ô toi, serviteur du Seuil Sacré! ..." ............................................................... 136
Chapitre: 157. "Ô vous qui êtes puissamment attirés! ..." ................................................... 138
Chapitre: 158. "Ne sois pas affligé par l'ascension de ..." ..................................................... 139
Chapitre: 159. "En ce qui concerne ta question: toute âme ..." ........................................... 140
Chapitre: 160. "Ô toi, sincère et loyale servante du Seigneur! ..." ....................................... 141
Chapitre: 161. "Ô toi qui cherches le royaume du ciel! ..."................................................... 142
Chapitre: 162. "Ô vous, chers amis d'Abdu'l-Bahá! ..." ......................................................... 143
Chapitre: 163. "Ô vous deux, chercheurs de vérité! ..." ....................................................... 143
Chapitre: 164. "Ô vous deux, âmes fidèles et assurées! ..." ................................................. 145
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Chapitre: 165. "Ô mon Dieu! Ô mon Dieu! En vérité ..." ...................................................... 146
Chapitre: 166. "Ô serviteur de Bahá! ..."............................................................................... 146
Chapitre: 167. "Tu m'as interrogé à propos du destin ..." .................................................... 146
Chapitre: 168. "Ô toi, dame du Royaume! ..." ...................................................................... 147
Chapitre: 169. "Ô vous deux, âmes patientes! ..." ................................................................ 147
Chapitre: 170. "Ô toi qui cherches le Royaume! ..." ............................................................. 148
Chapitre: 171. "Ô toi, bien-aimée servante de Dieu! ..." ...................................................... 149
Chapitre: 172. "Dieu soit loué, ton coeur se consacre ..." .................................................... 149
Chapitre: 173. "Les âmes qui, en ce jour, entrent dans le royaume ..." ............................... 150
Chapitre: 174. "Ô vous, amis spirituels d'Abdu'l-Bahá! ..."................................................... 150
Chapitre: 175. "Le charme mortel s'évanouira ..." ................................................................ 151
Chapitre: 176. "Ô toi qui es attiré vers le royaume de Dieu! ..." .......................................... 151
Chapitre: 177. "Ô vivante flamme de l'amour céleste! ..." ................................................... 152
Chapitre: 178. "Ô servante de Dieu! J'ai bien reçu ta lettre ..."............................................ 152
Chapitre: 179. "Efforcez-vous, autant que vous le pourrez ..." ............................................ 153
Chapitre: 180. "J'espère qu'en ce bas monde, tu atteindras ..." .......................................... 153
Chapitre: 181. "Quant à la déclaration de Bahá'u'llah ..." .................................................... 153
Chapitre: 182. "Ô vous qui vous accrochez à l'Alliance ..." ................................................... 154
Chapitre: 183. "Ô toi, fille du Royaume! J'ai bien reçu ta lettre ..."...................................... 155
Chapitre: 184. "Ô vous, âmes bénies! Bien que vous soyez soumises..." ............................. 155
Chapitre: 185. "Ô vous, amis et servantes du Miséricordieux! ..." ....................................... 156
Chapitre: 186. "Ô toi qui es ferme dans l'Alliance! J'ai reçu de toi ..." ................................. 158
Chapitre: 187. "Ô toi qui es ferme dans l'Alliance! J'ai bien reçu ..." ................................... 160
Chapitre: 188. "Ô vous, les bien-aimés d'Abdu'l-Bahá! ..." ................................................... 160
Chapitre: 189. "Aujourd'hui, chaque être sage ..." ............................................................... 165
Chapitre: 190. "Tu me vois, ô mon Dieu, prosterné ..." ........................................................ 166
Chapitre: 191. "Ô toi qui as été cruellement affligé ..." ........................................................ 169
Chapitre: 192. "Aujourd'hui, le Seigneur des Armées ..." ..................................................... 169
Chapitre: 193. "Le jour pointe et, du lieu d'élévation ..." ..................................................... 169
Chapitre: 194. "Ô vous, les sincères et les bien-aimés ..." .................................................... 173
Chapitre: 195. "Ô toi, bourgeon exalté du divin Arbre de Lotus! ..." .................................... 174
Chapitre: 196. "Ô toi qui es ferme dans l'Alliance! J'ai bien reçu ..." ................................... 177
Chapitre: 197. "Ô toi, serviteur de Dieu! Ne sois pas affligé ..." ........................................... 177
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Chapitre: 198. "Ô toi qui es épris des souffles de Dieu! ..." .................................................. 178
Chapitre: 199. "Ô vous âmes sincères, vous âmes ardentes ..." ........................................... 178
Chapitre: 200. "Ô mes bien-aimés en esprit! ..." .................................................................. 180
Chapitre: 201. "Ô toi qui es emportée par l'amour divin! ..." ............................................... 183
Chapitre: 202. "Ô vous amoureux de la vérité ..." ................................................................ 183
Chapitre: 203. "Ô toi qui es épris de l'Alliance! ..." ............................................................... 186
Chapitre: 204. "Ô phénix de cette flamme immortelle ..." ................................................... 186
Chapitre: 205. "Ô vous, âmes respectées! ..." ...................................................................... 187
Chapitre: 206. "Louanges à celui qui a déchiré les ténèbres ..." ........................................... 188
Chapitre: 207. "Ô vous qui vous êtes tournés vers la Beauté exaltée! ..." ........................... 193
Chapitre: 208. "Ô vous, serviteurs au seuil sacré! ..." ........................................................... 196
Chapitre: 209. "Ô vous, serviteurs de la Beauté Bénie! ..." .................................................. 196
Chapitre: 210. "Ô vous, roses dans le jardin de l'amour divin! ..." ....................................... 197
Chapitre: 211. "Lorsque les amis ne s'efforcent pas de transmettre ..." .............................. 199
Chapitre: 212. "C'est dans ces moments-là que les amis de Dieu ..."................................... 199
Chapitre: 213. "Les croyants devraient, en toutes circonstances ..." ................................... 199
Chapitre: 214. "Suis le chemin de ton Seigneur et ne profère point ..." .............................. 200
Chapitre: 215. "J'espère que la grâce du seul véritable Seigneur ..." ................................... 200
Chapitre: 216. "Sois persuadé que les souffles du Saint Esprit ..." ....................................... 200
Chapitre: 217. "Le croyant, lorsqu'il enseigne ..." ................................................................. 201
Chapitre: 218. "Ô vous, amis chers et intimes d’Abdu'l-Bahá! ..." ....................................... 201
Chapitre: 219. "Ô vous, fils et filles du Royaume! ..." ........................................................... 204
Chapitre: 220. "Le Seigneur de toute l'humanité ..." ............................................................ 205
Chapitre: 221. "Ô vous qui êtes fermes dans l'Alliance! Le pèlerin ..." ................................ 206
Chapitre: 222. "Ô vous, les sans-gîtes et les vagabonds ..." ................................................. 209
Chapitre: 223. "Ô vous, fils et filles du Royaume! J'ai bien reçu ..." ..................................... 210
Chapitre: 224. "Ô toi, serviteur de Dieu! J'ai bien reçu ..." ................................................... 210
Chapitre: 225. "Ô vous, rassemblement du royaume d'Abha! ..." ....................................... 211
Chapitre: 226. "Ô toi, serviteur de Dieu! J'ai bien reçu ..." ................................................... 221
Chapitre: 227. "Ô vous, hommes estimés, pionniers ..." ...................................................... 221
Chapitre: 228. "Ô serviteur au seuil de Bahá'u'llah! ..."........................................................ 229
Chapitre: 229. "Ô serviteur sincère du vrai Dieu! ..." ............................................................ 231
Chapitre: 230. "Ô personnage respecté! J'ai bien reçu ..." ................................................... 232
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Chapitre: 231. "Ô toi, fleur sur l'arbre de vie! ..." ................................................................. 232
Chapitre: 232. "Quant au président Wilson ..." .................................................................... 233
Chapitre: 233. "Ô vous amis fidèles ..." ................................................................................. 233
Chapitre: 234. "Ô toi qui es ensorcelée par les douces brises ..." ........................................ 236
Chapitre: 235. "Ô Dieu, mon Dieu! Illumine le front ..." ....................................................... 237
Chapitre: 236. "Ô Toi, mon Dieu, Toi qui conduis ..." ........................................................... 237
Chapitre: 237. "Quiconque récite cette prière avec ferveur ..." ........................................... 239
© Maison d’éditions bahá’íes, 52 rue Henri Evenpoel, 1030 Bruxelles, Belgique
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Religare
Sélection des écrits de 'Abdu'l-Bahá
‘Abdu’l-Bahá
Révélation : 1892-1921
Edition : MEB 1984 - isbn: 2872031103
Internet : 23 mai 2016
Bibliothèque des religions
www.religare.org Bahá’íe
Préface
La Révélation bahá’íe est exposée dans les ouvrages d'Abdu'l-Bahá, dans les nombreuses
compilations de ses causeries et dans sa correspondance. Les ouvrages tels que: "Le Secret de la
Civilisation divine", "Le Récit d'un Voyageur", le Testament d'Abdu'l-Bahá, sont disponibles en
version anglaise ou française. De même, de nombreuses compilations ont été publiées et, parmi
celles-ci, nous citerons "Les Leçons de Saint-Jean d'Acre", "Memorials of the Faithful" et
"Causeries d'Abdu'1-Bahá à Paris".
Depuis soixante ans, toutefois, aucune compilation importante en langue française des
innombrables lettres écrites par Abdu'l-Bahá n'a été réalisée; les trois volumes des Tablettes
d'Abdu'l-Bahá publiés aux Etats-Unis entre 1909 et 1916, bien qu'ils doivent faire l'objet d'une
deuxième édition, sont depuis longtemps épuisés.
Avec la compilation que nous présentons aujourd'hui au lecteur, nous avons tenté une sélection
beaucoup plus vaste, dont la lecture apportera des indications sur la grande variété des thèmes
traités par le Maître dans sa correspondance. Nous y avons inclus un certain nombre de tablettes
traduites par un Comité du Centre Mondial Bahá’í en utilisant des projets initialement établis par
Shoghi Effendi du vivant d'Abdu'l-Bahá, ainsi qu'un grand nombre de tablettes traduites par
Marzieh Gail, provenant de la collection du Centre Mondial et comprenant plus de dix-neuf mille
copies originales authentifiées.
Nous avons omis, en revanche, de présenter au lecteur plusieurs tablettes célèbres telles que la
correspondance d'Abdu'l-Bahá avec Auguste Forel et la majeure partie de sa Tablette à La Haye, car
ces écrits sont disponibles dans le cadre de publications séparées.
Les destinataires - bénis et comblés - de la plupart des tablettes présentées ici étaient les premiers
croyants de l'Orient et de l'Occident, des particuliers, des groupes, des comités ou des assemblées
constituées par les amis, et leur valeur aux yeux des communautés naissantes d'occident, à une
époque où la littérature bahá’íe en langue anglaise était encore extrêmement rare, ne saurait être
surestimé. Nous croyons que la publication de ces écrits du Maître contribuera à développer la
ferveur de ses amis bien-aimés en réponse à son appel, tout en les aidant à mieux percevoir la
merveilleuse harmonie entre l'humain et le divin dont il fut, lui, le Mystère de Dieu, un si parfait
exemple.
[nota :Dans les notes de bas de page se référant au Coran, les surihs ont été numérotées conformément au texte
original, tandis que les numéros des versets sont ceux de la traduction anglaise de Rodwell qui diffèrent parfois de ceux
de l’original en langue arabe]
[nota :Les numéros de versets utilisés ici en format électronique pour les besoins de recherche diffèrent de ceux de la
version papier qui référencent seulement les paragraphes]
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Chapitre: 1. "Ô peuples du monde, le Soleil de Vérité s'est levé ..."
(1.1) Ô peuples du monde, le Soleil de Vérité s'est levé pour illuminer la terre entière et spiritualiser
la communauté humaine. Appréciables sont les résultats et les fruits, et abondantes les saintes
preuves qui découlent de cette grâce.
(1.2)
C'est la miséricorde sans mélange et la bonté la plus pure; c'est la lumière destinée au monde et à
tous ses peuples; c'est l'harmonie et la fraternité, l'amour et la solidarité; en vérité, c'est la
compassion et l'unité, la fin de l'éloignement; c'est le fait d'être à l'unisson, en toute dignité et
liberté, avec tout ce qui est sur terre.
(1.3)
La Beauté bénie dit : "Vous êtes tous les fruits d'un seul arbre, les feuilles d'une même branche":
C'est ainsi qu'Elle a comparé ce monde à un seul arbre et tous ses peuples aux feuilles, aux fleurs et
aux fruits de cet arbre. Il faut que fleurisse le bourgeon, que se développent la feuille et le fruit et,
de cette liaison entre les éléments de l'arbre du monde, dépendent la croissance de la feuille et de la
fleur, et la douceur du fruit.
(1.4)
C'est pourquoi tous les êtres humains doivent se soutenir puissamment les uns les autres et
rechercher la vie éternelle;
(1.5)
c'est pourquoi les amoureux de Dieu, en ce monde contingent, doivent être dignes des grâces et des
bénédictions dispensées par ce Souverain miséricordieux des royaumes visible et invisible.
(1.6)
Qu'ils purifient leur vision du monde et considèrent tous les êtres humains comme les feuilles, les
fleurs et les fruits de l'arbre de l'existence.
(1.7)
Qu'ils s'attachent, en toutes circonstances, à manifester leur bonté envers l'un de leurs compagnons
en lui offrant amour, considération et assistance prévenante.
(1.8)
Qu'ils ne voient en personne un ennemi ou quelqu'un de malveillant, qu'ils regardent tous les êtres
humains comme leurs amis, considérant l'étranger comme un intime et l'inconnu comme un
compagnon, en restant libres de préjugés, sans créer de division.
(1.9)
En ce jour, l'élu accueilli à la porte du Seigneur est celui qui fait passer à la ronde la coupe de
fidélité, celui qui fait don, même à ses ennemis, du joyau de bonté et tend une main secourable à
tous, même à son oppresseur déchu; c'est celui qui sera, même envers le plus acharné de ses
ennemis, un ami bienveillant. Tels sont les enseignements de la Beauté bénie, les conseils du très
Grand Nom.
(1.10)
Ô vous, chers amis! Le monde est en guerre et la race humaine, engagée dans des luttes sans merci,
souffre les douleurs de l'enfantement.
(1.11)
Les ténèbres de la haine se sont installées et la lumière de loyauté est masquée. Les peuples et les
tribus de la terre ont aiguisé leurs griffes et se jettent les uns contre les autres.
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(1.12)
Ce sont les bases mêmes de la société humaine qui sont détruites. Ce sont des milliers de familles
qui errent, démunies de tout, et chaque année voit des milliers d'êtres humains baignant dans leur
sang, d'arides champs de bataille. Les refuges de la vie et de la joie sont anéantis.
(1.13)
Les généraux exercent leur commandement en se glorifiant du sang qu'ils ont versé et en rivalisant
entre eux dans l'incitation à la violence. "A l'aide de cette épée, déclare l'un d'eux, j'ai décapité tout
un peuple. " Et un autre : "j'ai abattu une nation". Un autre encore : "j'ai renversé un
gouvernement!" Voilà de quoi les hommes tirent leur fierté et leur gloire.
(1.14)
L'amour, la droiture sont partout censurés, tandis que l'harmonie et le dévouement à la vérité sont
méprisés.
(1.15)
La foi de la Beauté bénie exhorte l'humanité à la sécurité et à l'amour, à l'amitié et à la paix; elle a
dressé son tabernacle sur les sommets de la terre et lancé son appel à toutes les nations.
(1.16)
C'est pourquoi, Ô vous, les amoureux de Dieu, sachez apprécier la valeur de cette foi précieuse,
suivez ses enseignements, avancez sur ce droit chemin et montrez-le aux peuples.
(1.17)
Elevez la voix et entonnez le chant du Royaume. Propagez de par le monde les préceptes et conseils
du Seigneur affectueux afin que ce monde devienne un monde nouveau, que cette terre envahie par
les ténèbres soit inondée de lumière, que le corps sans vie de l'humanité se lève et vive, que chaque
âme aspire à l'immortalité, grâce aux souffles sacrés de Dieu.
(1.18)
Bientôt prendront fin vos Jours éphémères. La renommée, les richesses, les consolations et les joies
de ce monceau de décombres, le monde, se seront évanouies sans laisser de traces.
(1.19)
Exhortez donc le peuple de Dieu, et invitez l'humanité à suivre l'exemple de l'assemblée divine.
Soyez des pères aimants pour l'orphelin, un refuge pour les âmes en détresse, un trésor pour les
pauvres et un remède pour les malades. Secourez chaque victime de l'oppression et soutenez les
défavorisés.
(1.20)
Veillez, à tout instant, à rendre quelque service à chacun des membres de la race humaine.
(1.21)
Ne vous souciez pas de l'aversion, du refus, du mépris, de l'hostilité, de l'injustice; comportez-vous
de manière vertueuse. Soyez sincèrement bon, pas seulement en apparence.
(1.22)
Que chacun des bien-aimés de Dieu fixe son attention sur ce comportement-ci: être la miséricorde
du Seigneur envers l'homme, être la grâce du Seigneur. Faire du bien à chaque personne rencontrée
sur le chenu, et être pour elle une source de bienfait. S'efforcer d'améliorer le caractère de chacun et
d'orienter à nouveau les esprits des hommes.
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(1.23)
Ainsi la lumière de la direction divine continuera à briller et les bénédictions de Dieu berceront
l'humanité tout entière, car l'amour est lumière, quelle que soit sa demeure, et la haine est ténèbre,
où qu'elle fasse son nid.
(1.24)
Ô amis de Dieu! Efforcez-vous de bannir à tout jamais cette obscurité, afin que le Mystère caché
puisse se révéler et que soit dévoilée la secrète essence de toute chose.
Chapitre: 2. "Ô mon Seigneur! Je me suis approché de Toi ..."
(2.1)
Ô mon Seigneur! Je me suis approché de Toi dans les profondeurs de cette nuit ténébreuse, me
confiant en Toi avec le langage de mon coeur, tremblant de joie sous les brises suaves de ton
royaume, le Très-Glorieux, t'invoquant et disant: Ô mon Seigneur, je ne trouve aucun mot pour te
glorifier, je ne vois aucun moyen pour que l'oiseau de mon esprit s'élève jusqu'à ton Royaume de
sainteté car, en ton essence même, Tu es sanctifié au-dessus de ces hommages, et dans ton être
même, Tu es hors de portée des louanges que t'adresse le peuple que Tu as créé.
(2.2)
Dans la sainteté de ton être même, Tu as été exalté à jamais, au-delà de la compréhension des
érudits de l'Assemblée divine, et Tu demeureras pour toujours enveloppé dans la sainteté de ta
propre réalité, non atteint par la connaissance de ceux qui résident dans ton sublime Royaume et
glorifient ton nom.
(2.3)
Ô Dieu, mon Dieu! Comment puis-je te glorifier ou te décrire, Toi l'inaccessible? Tu es infiniment
élevé et sanctifié au-dessus de toute description et de toute louange. Ô Dieu, mon Dieu! Aie donc
pitié de mon impuissance, de ma pauvreté, de ma détresse, de mon humilité.
(2.4)
Donne-moi à boire à la coupe généreuse de ta grâce et de ton pardon, trouble-moi par les suaves
parfums de ton amour, réjouis mon coeur de la lumière de ta connaissance, purifie mon âme à l'aide
des mystères de ton unicité, ranime-moi par la douce brise qui vient des Jardins de ta miséricorde
Jusqu'à ce que je me sépare de tout autre que Toi, que je saisisse le bord de ton vêtement de
splendeur et que je livre à l'oubli tout ce qui n'est pas Toi;
(2.5)
que je sois accompagné des souffles suaves qui flottent au cours de tes jours et que je parvienne à la
fidélité au seuil de ta sainteté, que je me lève pour servir ta Cause, pour faire preuve d'humilité
devant tes bien-aimés et pour être le néant même auprès de tes élus.
(2.6)
En vérité, Tu es Celui qui secourt, Celui qui soutient, l'Exalté, le Très-généreux.
(2.7)
Ô Dieu, mon Dieu! Je te supplie par les premières lueurs de la lumière de ta beauté qui a illuminé
toute la terre, par le regard de l'oeil de ta divine compassion qui contemple toute chose, par l'océan
houleux de tes bienfaits dans lequel sont plongés toutes choses, par tes nuages de bonté qui amènent
une pluie de bienfaits sur les essences de toutes choses créées, et par les splendeurs de ta
miséricorde qui existaient avant même la création du monde,
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(2.8)
je te supplie d'aider tes élus à se montrer fidèles et tes bien-aimés à servir à ton seuil exalté, de leur
apporter la victoire grâce aux bataillons de ta puissance qui subjugue toute chose, et de les renforcer
à l'aide d'un grand bataillon émanant des cohortes célestes.
(2.9)
Ô mon Dieu! Ce sont de faibles âmes frappant à ta porte, ce sont des indigents dans ta cour, qui
implorent désespérément ta grâce, dans un besoin urgent de ton secours, tournant leur visage vers le
royaume de ton unicité, aspirant à la munificence de tes dons.
(2.10)
Ô mon Seigneur! Inonde leur esprit de ta sainte lumière, purifie leur âme par la grâce de ton
assistance, réjouis leur coeur par le parfum qui s'exhale de ta céleste assemblée, illumine leurs yeux
par la contemplation des signes et des marques de ta puissance; fais d'eux des symboles de pureté,
des étendards de sainteté flottant au-dessus de toutes les créatures sur les sommets de la terre; fais
que leurs paroles puissent émouvoir des coeurs, fussent-ils dur comme le roc.
(2.11)
Qu'ils se lèvent pour te servir et se vouer au Royaume de ta divinité, qu'ils tournent leur visage vers
l'empire de ta souveraine indépendance et propagent tes signes jusqu'au bout de la terre; qu'ils
soient inondés par le ruissellement de tes lumières et qu'ils dévoilent tes mystères cachés.
(2.12)
Puissent-ils guider tes serviteurs vers les eaux douces et la source de ta miséricorde qui monte et
jaillit, au coeur même du paradis de ton unicité.
(2.13)
Puissent ils hisser la voile du détachement sur l'arche du salut et naviguer sur l'océan de ta
connaissance, puissent-ils déployer les ailes de l'unité et s'élever ainsi vers le royaume de ton unicité
pour devenir les serviteurs que l'assemblée suprême applaudira et dont les louanges seront chantées
par les habitants de ton empire très-glorieux;
(2.14)
puissent-ils entendre les hérauts du monde invisible proclamer les bonnes nouvelles de ton
royaume; puissent-ils, dans leur ardent désir de te rencontrer, t'invoquer et te prier, entonnant de
merveilleuses oraisons à l'aurore- Ô mon Seigneur, Toi qui ordonnes toutes choses - versant des
larmes matin et soir, aspirant à passer dans l'ombre de ta miséricorde qui demeure éternellement.
(2.15)
Aide-les, Ô mon Seigneur, en toutes circonstances, soutiens-les à chaque instant par les anges de ta
sainteté, ceux qui forment tes armées invisibles, tes bataillons célestes qui écrasent toutes les armées
de ce bas monde.
(2.16)
Tu es, en vérité, le Puissant, le Fort, Celui qui embrasse toutes choses, Celui qui régit tout ce qui
existe.
(2.17)
Ô Seigneur de sainteté, Ô Seigneur de bonté! Nous errons près de ta demeure, avides de contempler
ta beauté et amoureux de tous tes chemins.
(2.18)
Nous sommes humbles, infortunés et nous ne comptons guère. Nous sommes indigents, montre-
nous ta miséricorde, donne-nous ta bonté, ne considère pas nos défauts, dissimule nos péchés
innombrables.
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(2.19)
Tels que nous sommes, nous t'appartenons et nous te louons; c'est ta face que nous cherchons, c'est
ton chemin que nous suivons. Tu es le Seigneur de bonté et nous, des pécheurs égarés loin de notre
demeure.
(2.20)
Ô nuage de miséricorde, accorde-nous donc quelques gouttes de pluie. Ô Divan de fleurs et de
grâce, exhale une brise parfumée. Ô Mer de tous les dons, fais rouler sur nous une immense vague.
Ô Soleil de générosité, fais descendre un rayon de ta lumière.
(2.21)
Accorde-nous ta pitié, accorde-nous ta grâce. Par ta beauté, nous n'avons d'autre viatique que nos
péchés et, comme seule bonne action, nos espérances.
(2.22)
Sans ton voile pour nous recouvrir et ta protection pour nous abriter et nous bercer, quel pouvoir
avons-nous, nous âmes sans recours, pour nous lever et Te servir?
(2.23)
De quels biens disposons-nous, nous êtres misérables, pour en faire l'étalage? Toi qui es le Fort, le
Tout-Puissant, assiste-nous, accorde-nous tes faveurs! Nous sommes flétris, ravive-nous des ondées
des nuages de ta grâce! Nous sommes humbles et obscurs, éclaire-nous des rayons lumineux de
l'étoile du matin de ton unicité.
(2.24)
Plonge ces poissons altérés dans l'océan de ta miséricorde, guide cette caravane égarée vers le
refuge de ton unicité; à la source de ta direction, conduis ceux qui se sont égarés, et accorde à ceux
qui ont perdu leur chemin un havre dans l'enclos de ta puissance.
(2.25)
Tends à ces lèvres desséchées les eaux abondantes et limpides du paradis; éveille ces morts à la vie
éternelle. Accorde aux aveugles des yeux pour voir, aux sourds des oreilles pour entendre, aux
muets la parole.
(2.26)
Enflamme les esprits découragés, rends attentifs les insouciants, avertis les orgueilleux et réveille
les âmes assoupies!
(2.27)
Tu es le Puissant, tu es le Dispensateur, tu es la Source Aimante. Tu es, en vérité, le Bienfaisant, le
Très-Exalté.
(2.28)
Ô vous les bien-aimés de Dieu, vous les auxiliaires de ce Serviteur éphémère! Lorsque le Soleil de
Réalité déversa son infinie munificence de la source de tous désirs et que ce monde, d'un pôle à
l'autre, fut baigné de cette lumière sacrée, telle fut l'intensité de ses rayons qu'elle effaça pour
toujours les ténèbres du Styx; alors cette terre de poussière devint pour les sphères célestes un objet
de convoitise, et cet humble lieu revêtit la condition et l'apparat du divin royaume.
(2.29)
La douce brise de sainteté souffla sur le monde, répandant de suaves parfums; les vents printaniers
du paradis le traversèrent de part en part et, de la source de toutes effusions, se propagèrent des
ondes fécondantes qui convoyaient une grâce illimitée.
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(2.30)
Alors se leva l'aube lumineuse et parvint l'annonce d'une joie immense. Le divin printemps était
arrivé, plantant sa tente en ce monde contingent, faisant bondir et danser toute la création.
(2.31)
La terre desséchée produisit des fleurs immortelles et la poussière inerte s'éveilla à la vie éternelle.
Ensuite apparurent les fleurs du savoir mystique et, proclamant la connaissance de Dieu, surgirent
de la terre de fraîches verdures.
(2.32)
Le monde contingent dispersa les dons munificents de la grâce divine, le monde visible reflétant les
gloires de royaumes cachés.
(2.33)
L'appel de Dieu fut lancé, la table de l'Alliance éternelle fut dressée, la coupe du Testament passée
de main en main, l'invitation universelle envoyée à tous.
(2.34)
Alors, parmi les créatures, certaines furent enflammées par le vin du paradis, mais d'autres ne
prirent point part à cette très grande dispensation.
(2.35)
La vue et la perspicacité de certains furent éclairées par la lumière de grâce et d'autres, au son des
hymnes à l'unité, bondirent de joie.
(2.36)
Des oiseaux se mirent à chanter dans les jardins de sainteté, des rossignols firent entendre leurs
chants plaintifs dans les branches du céleste rosier. Alors furent ornés et parés le royaume céleste et
le monde d'ici-bas, et la terre fut convoitée par le haut paradis.
(2.37)
Pourtant, hélas! hélas! les négligents persistent dans leur sommeil insouciant, et les insensés ont
rejeté ce don très sacré. Les aveugles demeurent enveloppés dans leurs voiles, les sourds ignorent
l'événement, les morts n'ont nul espoir d'y parvenir car, comme Il dit : « Ils désespèrent de la vie à
venir, comme les infidèles désespèrent de la résurrection des morts » [voir : Coran 60.13].
(2.38)
Quant à vous, Ô bien-aimés de Dieu! Déliez vos langues et rendez-Lui grâce; louez et glorifiez la
beauté de l'Adoré, car vous avez bu du plus pur des calices et vous êtes embrasés du nectar de ce
vin.
(2.39)
Vous avez découvert les suaves parfums de sainteté, vous avez respiré le musc de la fidélité sur
l'habit de Joseph. Vous vous êtes nourris de la sève de la loyauté des mains de Celui qui est l'unique
Adoré, vous vous êtes délectés de mets immortels au banquet généreux du Seigneur.
(2.40)
Cette abondance est une faveur particulière accordée par un Dieu aimant, dont la grâce dispense des
bénédictions et d'ineffables présents.
(2.41)
Dans l'Evangile, Il nous dit : « Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus » [voir : Matthieu 22.14].
Autrement dit, cette grâce divine est offerte à beaucoup d'élus, mais rare est l'âme destinée à
recevoir le don suprême de la direction divine. « Telle est la munificence de Dieu: Il la donne à qui
lui plaît et sa générosité est immense » [voir : Coran 57.21].
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(2.42)
Ô vous, bien-aimés de Dieu! Les peuples du monde font souffler sur le flambeau de l'Alliance des
vents de discorde. Le rossignol de fidélité est cerné par des renégats, qui sont autant d'oiseaux de
proie disséminant la haine.
(2.43)
La colombe du souvenir de Dieu est poursuivie par des oiseaux de nuit et la gazelle qui paît dans les
prairies de l'amour divin est pourchassée par des bêtes voraces. Mortel est le péril, torturante la
douleur.
(2.44)
Les bien-aimés du Seigneur doivent être fixes comme les montagnes, fermes comme des murailles
inexpugnables, impassibles face aux pires adversités, les catastrophes les plus sinistres ne devant
pas les affecter.
(2.45)
Qu'ils s'accrochent au bord du vêtement de Dieu Tout-Puissant et mettent leur confiance dans la
beauté de l'Exalté; qu'ils s'appuient sur le secours infaillible qui vient de l'ancien royaume, et s'en
remettent aux soins et à la protection du Seigneur Très-Généreux.
(2.46)
Qu'en toutes circonstances, ils se rafraîchissent des rosées de la grâce céleste et se ravivent aux
souffles du Saint Esprit.
(2.47)
Qu'ils se lèvent pour servir leur Seigneur et fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour répandre,
d'un bout à l'autre de la terre, ses brises de sainteté.
(2.48)
Qu'ils soient une puissante forteresse pour la défense de sa foi, une citadelle imprenable pour les
armées de l'Antique Beauté. Qu'ils protègent fidèlement, de tous côtés, l'édifice de la Cause de
Dieu; qu'ils deviennent les brillantes étoiles de son ciel lumineux, car les hordes de l'obscurité
assaillent cette Cause de toutes parts, et les peuples de la terre sont résolus à éteindre cette lumière
manifeste.
(2.49)
Alors que tous les peuples du monde ourdissent leurs attaques, comment détourner d'elle notre
attention, fût-ce pour un seul instant? Soyez conscients de ces choses, soyez de vigilants gardiens de
la Cause de Dieu.
(2.50)
Aujourd'hui, la tâche la plus urgente est la purification des caractères, la réforme des moeurs, la
rectification des comportements.
(2.51)
Il incombe aux bien-aimés de Dieu de faire preuve, parmi tous les peuples, de telles qualités et de
tels actes que les vents suaves qui soufflent sur les jardins de sainteté parfument la terre tout entière
et redonnent la vie aux âmes mortes.
(2.52)
Si Dieu s'est manifesté et si des lumières infinies brillent du royaume de l'invisible, c'est
uniquement pour le bienfait des âmes de tous les hommes et l'amélioration de la nature de tous les
habitants de la terre, afin que des créatures bénies, qui se sont libérées de l'obscurité du monde
animal, s'élèvent grâce aux qualités qui font les ornements de la réalité humaine,
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(2.53)
afin que les habitants de la terre deviennent le peuple du paradis et que ceux qui marchent dans les
ténèbres parviennent à la lumière, que les exilés rejoignent le centre du royaume et que ceux qui ne
sont rien deviennent les confidents de la Gloire éternelle; que les indigents reçoivent leur part de
l'océan sans limite et que les ignorants apaisent leur soif à la source du savoir;
(2.54)
que les êtres sanguinaires abandonnent leur sauvagerie, que ceux qui sont bardés de griffes
deviennent doux et indulgents et que ceux qui aiment la guerre recherchent la vraie conciliation;
que les créatures brutales - leurs serres aiguisées telles une lame tranchante - puissent jouir des
avantages d'une paix durable;
(2.55)
que les corrompus sachent qu'il existe un royaume de pureté, et que les impurs trouvent le chemin
des fleuves de sainteté.
(2.56)
Si ces divins bienfaits ne se révèlent pas au plus profond du coeur humain, la générosité de la
Manifestation demeurera stérile et les rayons aveuglants du Soleil de Vérité resteront sans effet.
(2.57)
Ô bien-aimés du Seigneur, efforcez-vous donc, de toute votre âme et de tout votre coeur, d'obtenir
une part de ses saints attributs et des largesses de sa sainteté - afin que vous deveniez des symboles
d'unité, des modèles d'unicité, et que vous recherchiez le sens d'unité; que vous puissiez, en ce
jardin divin, élever la voix et entonner les hymnes bienheureux de l'esprit.
(2.58)
Soyez comme les oiseaux qui lui rendent grâce et, dans les demeures fleuries de la vie, chantez des
mélodies qui éblouiront les esprits de ceux qui savent.
(2.59)
Elevez une bannière sur les plus hauts sommets de la terre, un drapeau de la faveur divine qui flotte
et ondule au vent de sa grâce; plantez dans le champ de la vie, parmi les roses de ce monde visible,
un arbre qui produise des fruits doux et rafraîchissants.
(2.60)
Par le véritable Educateur, je jure que, si vous agissez conformément aux exhortations divines
révélées dans ses lumineuses tablettes, cette sombre poussière reflétera le royaume céleste et ce bas-
monde, le royaume du Très-Glorieux.
(2.61)
Ô vous, bien-aimés du Seigneur! Louanges à Lui; les dons invisibles qui jaillissent du Soleil de
Vérité vous entourent de tous côtés et, partout, les portails de sa miséricorde sont entrouverts.
(2.62)
Il est temps, à présent, de profiter de ces dons et d'en tirer avantage. Reconnaissez la valeur de ce
moment, ne laissez pas cette chance vous échapper.
(2.63)
Ecartez-vous délibérément des préoccupations de ce monde obscur et faites-vous connaître par les
attributs de ces essences qui résident dans le royaume. Alors vous verrez combien intense est la
gloire de l'Etoile du matin, et aveuglants les signes de générosité émanant du royaume invisible.
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Chapitre: 3. "Ô vous, bien-aimés de Dieu! Ô vous, enfants ..."
(3.1)
Ô vous, bien-aimés de Dieu! Ô vous, enfants de son royaume! En vérité, en vérité, le nouveau ciel
et la terre nouvelle sont apparus. La cité sainte, nouvelle Jérusalem, est descendue de la sphère
céleste sous la forme d'une vierge voilée, resplendissant d'une beauté unique, prête à se réunir avec
ses amants sur la terre.
(3.2)
La compagnie des anges de l'Assemblée céleste l'a rejointe dans un appel qui a retenti d'un bout à
l'autre de l'univers, tous acclamant avec force et puissance: "Ceci est la cité de Dieu et sa demeure,
où habiteront les purs et les saints parmi ses serviteurs. Il vivra avec eux, car ils forment son peuple
et Il est leur Seigneur".
(3.3)
Il a essuyé leurs larmes, allumé leurs flambeaux, réjoui leurs coeurs et envoûté leurs âmes. La mort
ne les surprendra plus: ils ne seront plus affligés par les chagrins, les larmes ou les tribulations.
(3.4)
Le Seigneur Dieu Tout-Puissant trône désormais dans son royaume et a renouvelé toutes choses.
Telle est la vérité, et quelle vérité peut surpasser celle qui fut annoncée par la révélation de Saint
Jean le Divin?
(3.5)
Il est l'Alpha et l'Omega. Il est Celui qui donnera à la créature assoiffée de l'eau de la source de vie
et accordera au souffrant le remède du salut véritable.
(3.6)
Celui qui est assisté par tant de grâce est, en vérité, celui qui reçoit le plus glorieux héritage des
Prophètes de Dieu et de ses saints. Le Seigneur sera son Dieu et il sera, lui, son fils tendrement
aimé.
(3.7)
Réjouissez-vous donc, Ô vous bien-aimés et élus du Seigneur, et vous, les enfants et les peuples de
Dieu, élevez la voix pour louer et magnifier le Seigneur, le Très-Haut, car sa lumière a rayonné, ses
signes sont apparus, et les flots de son océan ont abondamment dispersé sur chaque rivage plus
d'une perle précieuse.
Chapitre: 4. "Loué soit Celui qui a créé le monde de l'existence ..."
(4.1)
Loué soit Celui qui a créé le monde de l'existence et formé tout ce qui vit, qui a élevé les esprits
sincères à une position d'honneur [voir : Coran 17.81] et qui fit apparaître le monde invisible dans
l'univers du visible; pourtant les hommes, comme emplis de stupeur et abrutis par la boisson [voir :
Coran 15.72] , errent et s'égarent.
(4.2)
Il a jeté les fondations de la sublime citadelle, Il a inauguré le cycle de gloire, Il a donné naissance à
une création nouvelle en ce jour qui est le Jour du Jugement et, cependant, les insouciants persistent
dans leur abrutissement.
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(4.3)
Le clairon [voir : Coran 39.68 – voir aussi « Epitre au fils du loup » de Bahá’u’lláh] a sonné, la trompette
[voir : Coran 47.8] a retenti, le crieur a lancé son appel, et tous les êtres de la terre se sont évanouis, et
pourtant les morts, dans les tombeaux de leurs corps, poursuivent leur sommeil.
(4.4)
Et le second clairon a retenti, une seconde sonnerie a suivi la première [voir : Coran 79.6], et le terrible
malheur a frappé; chaque mère nourricière en a oublié l'enfant qu'elle tenait contre son sein [voir :
Coran 22.2] ; et pourtant les créatures, distraites, embarrassées, demeurent inattentives.
(4.5)
Et la Résurrection s'est levée, l'heure a sonné, le sentier a été rectifié, la balance redressée, et tout ce
qui est sur la terre a été rassemblé [voir : Coran 34.39]. Et cependant, les hommes n'aperçoivent point
la route à suivre.
(4.6)
La lumière a brillé et son rayonnement immonde le mont Sinaï et, des Jardins du Seigneur
éternellement miséricordieux, parvient une brise légère; les doux effluves de l'esprit traversent le
monde et ceux qui gisaient dans leurs tombes sont en train de se lever et, pourtant, les insouciants
continuent de sommeiller dans leurs tombeaux.
(4.7)
Les flammes de l'enfer se sont mises à rougeoyer et les cieux se sont rapprochés; les jardins célestes
sont en fleurs, des fontaines débordent d'eau fraîche et le paradis rayonne de beauté, mais les
inconscients sont toujours enlisés dans leurs rêves vains.
(4.8)
Le voile est tombé, le rideau s'est levé, les nuages se sont dissipés, le Seigneur des Seigneurs est
visible en pleine lumière et, pourtant, les pécheurs n'ont rien perçu de tout cela.
(4.9)
C'est Lui qui a fait naître pour vous la nouvelle création [voir : Coran 29.19], qui a produit le malheur
[voir : Coran 79.34] qui surpasse tous les autres, et qui a réuni les saints dans le royaume céleste.
Voilà, en vérité, des signes pour ceux qui ont des yeux pour voir.
(4.10)
Et, parmi ses signes, il y a l'apparition de présages et de joyeuses prophéties, d'allusions et d'indices;
la diffusion de nouvelles, nombreuses et variées, et les espérances des vertueux, de ceux qui ont
maintenant atteint leur but. Et, parmi ses signes, nous voyons ses splendeurs, dominant à l'horizon
d'unicité, ses lumières qui fusent de l'aurore de puissance, et l'annonce de la plus grande des bonnes
nouvelles par son héraut, le seul, l'incomparable. En tout ceci, en vérité, réside la preuve radieuse
pour ceux qui possèdent la connaissance.
(4.11)
Parmi ses signes apparaissent sa manifestation, visible par tous, preuve de son avènement, et sa
présence dont peuvent témoigner les habitants de chaque région de la terre, des peuples qui se
jetèrent sur Lui tels des loups, et l'entourèrent de tous côtés.
(4.12)
Parmi ses signes, il y a la résistance qu'il opposa à de puissantes nations et à des États conquérants,
à une armée d'ennemis assoiffés de son sang, résolus à provoquer sa perte à chaque instant, où qu'il
se trouve. Voilà, en vérité, des faits méritant l'examen attentif de ceux qui analysent les signes et les
gages de Dieu.
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(4.13)
Un autre de ses signes est l'enchantement de son discours, l'éloquence de sa parole, la rapidité avec
laquelle furent révélés ses écrits, ses paroles de sagesse, ses vers, ses épîtres, ses instructions, sa
révélation des versets abstrus comme des versets limpides du Coran. Par ta vie même! Cela est clair
comme le jour pour qui le considère du regard de justice.
(4.14)
Parmi ses signes, il y a encore l'aurore de son savoir, la lune naissante de ses arts et talents, la
perfection convaincante de tous ses actes, attestée par les esprits savants et éminents de nombreuses
nations.
(4.15)
Et, toujours parmi ses signes, il y a le fait que sa beauté demeura inviolée et que son temple humain
fut protégé tandis qu'il dévoilait ses splendeurs malgré les assauts conjugués de tous ses ennemis,
qui s'opposèrent à Lui par milliers, armés de flèches, de lances et de glaives. Voilà, en vérité, le
signe d'un miracle et d'un avertissement pour tout juge impartial.
(4.16)
Parmi ses signes, il y a ses longues souffrances, ses tribulations et ses afflictions, son agonie alors
qu'Il était enchaîné et emprisonné et son invocation, réitérée à tout instant :"Venez à moi, venez à
moi, Ô vous les justes! Venez à moi, venez à moi, vous les amoureux du bien ! Venez à moi, venez
à moi, vous aubes de lumière !" En vérité, les portes du mystère sont grandes ouvertes et, pourtant,
les méchants continuent de se divertir de leurs vaines arguties [voir : Coran 6.91 et 52.12].
(4.17)
Un autre signe encore, c'est la promulgation de son livre, son texte sacré décisif dans lequel il blâma
les souverains de la terre, le lugubre avertissement qu'il adressa à celui [nota : Napoléon III] dont la
puissance s'exerçait à travers le monde et dont le trône prestigieux s'écroula en l'espace de quelques
jours - fait clairement établi et connu de tous.
(4.18)
Et un autre de ses signes est la sublimité de sa grandeur, son état exalté, sa gloire ineffable et le
rayonnement de sa beauté par-dessus l'horizon de la prison; ainsi, les têtes s'inclinaient et les voix
baissaient devant Lui; humbles étaient les visages qui se tournaient vers Lui. Voilà une preuve dont
personne n'avait jamais été témoin dans le passé.
(4.19)
Parmi ses signes, il faut mentionner les actes extraordinaires qu'Il accomplissait en permanence, les
miracles qu'il réalisait, les merveilles qui naissaient continuellement de Lui comme le déversement
de ses nuages - et la reconnaissance, même par des incrédules, de la puissante lumière qui émanait
de Lui.
(4.20)
Par sa propre vie! Tout ceci a été clairement vérifié et démontré à ceux - de toutes confessions et
opinions - qui se trouvèrent en présence du Seigneur vivant, qui subsiste par Lui-même.
(4.21)
Et un autre encore de ses signes, c'est le rayonnement du soleil de son ère, la lune naissante de son
époque dans le ciel de tous les âges: son jour, qui se dresse au sommet de tous les jours par son rang
et par sa puissance, par ses sciences et ses arts, répandus au loin, qui ont ébloui le monde et stupéfié
les esprits des hommes. C'est là, en vérité, un fait établi de toute éternité.
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Chapitre: 5. "La grande lumière du monde ..."
(5.1)
La grande lumière du monde qui, autrefois, a resplendi sur toute l'humanité, a fixé son royaume de
gloire impérissable pour briller éternellement de l'horizon d'Abha déversant sa splendeur sur ses
bien-aimés, insufflant dans leurs coeurs et dans leurs âmes la brise de la vie éternelle.
(5.2)
Méditez en vos coeurs sur ce qu'il a prédit dans sa Tablette de la Vision Divine, propagée à travers
le monde, et dans laquelle il dit: « Après quoi elle gémit et s'écria: "Puisse le monde et tout ce qu'il
contient servir de rançon à tes malheurs. Ô souverain du ciel et de la terre! Pourquoi t'es-tu
abandonné aux mains des habitants de cette ville - prison d'Akka?
(5.3)
Hâte-toi vers d'autres terres, vers tes retraites célestes sur lesquelles ne se sont jamais posés les
regards du peuple des noms: « Nous avons souri et nous sommes restés silencieux. Méditez sur ces
paroles très exaltées, et saisissez la raison de ce mystère caché et sacré. »
(5.4)
Ô vous, les bien-aimés du Seigneur! Gardez-vous, gardez-vous d'hésiter ou de fléchir. Ne vous
laissez pas frapper par la peur, le trouble ou la consternation. Veillez, veillez à ce que ce jour
sinistre ne vienne réduire les flammes de votre ardeur ou étouffer vos tendres espérances.
(5.5)
Voici venu le jour de la fermeté et de la constance. Bénis soient ceux qui, fermes et inébranlables
comme le roc, affrontent les tempêtes et les violences de cette heure orageuse.
(5.6)
Ils seront, en vérité, les bénéficiaires de la grâce de Dieu; en vérité, ils recevront son assistance et
remporteront la vraie victoire. Ils brilleront, parmi les hommes, d'un éclat que louent et magnifient
les habitants du pavillon de gloire.
(5.7)
C'est pour eux qu'est lancé cet appel céleste révélé dans son livre le plus saint: « Que vos coeurs ne
se troublent point, Ô peuples, lorsque s'évanouira ma glorieuse présence et que s'apaisera l'océan de
mes paroles; il est une sagesse dans ma présence parmi vous, dans mon absence aussi, mais elle est
impénétrable pour tous sauf pour Dieu, l'Incomparable, l'Omniscient.
(5.8)
En vérité, nous vous contemplons de notre royaume de gloire et assisterons tous ceux qui se
lèveront pour le triomphe de notre Cause, avec les armées célestes et une compagnie de nos anges
favoris. »
(5.9)
Le Soleil de Vérité, cette sublime lumière, s'est couché à l'horizon du monde pour se lever, dans son
immortelle splendeur, au-dessus de l'infini royaume; dans son Livre le plus saint, il appelle les plus
constants de ses amis: « Ne soyez pas effrayés, Ô peuples du monde, lorsqu'aura disparu l'étoile du
matin de ma beauté et que le ciel de mon tabernacle sera dissimulé à votre regard. Levez-vous pour
servir ma Cause et exalter ma parole parmi les hommes. »
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Chapitre: 6. "Ô vous, peuples du royaume! ..."
(6.1)
Ô vous, peuples du royaume! Combien d'âmes ont consacré toute leur existence à l'adoration,
combien ont enduré la mortification de la chair, langui d'entrer dans le royaume, mais tout cela en
pure perte, tandis que vous, sans peine, sans souffrance, sans abnégation, vous avez triomphé et
vous y avez pénétré.
(6.2)
Ainsi en était-il à l'époque du Messie; les Pharisiens et les dévots furent ignorés tandis que Pierre,
Jean et André, qui ne pratiquaient ni l'adoration ni l'ascèse, triomphèrent.
(6.3)
C'est pourquoi vous devez remercier Dieu d'avoir posé sur vos têtes la couronne de gloire éternelle
et de vous avoir accordé cette grâce incommensurable.
(6.4)
Il est temps pour vous, en guise de reconnaissance pour ce bienfait, d'affermir votre foi et votre
constance jour après jour et de vous approcher toujours plus près du Seigneur, votre Dieu, si
enflammés et magnétisés que vos saintes mélodies à la louange de l'Adoré s'élèveront jusqu'à
l'assemblée divine et que chacun d'entre vous, tel un rossignol en cette céleste roseraie, glorifiera le
Seigneur des Armées et deviendra l'éducateur de tous les habitants de la terre.
Chapitre: 7. "Ô vous, amis spirituels d'Abdu'l-Bahá! ..."
(7.1)
Ô vous, amis spirituels d'Abdu'l-Bahá! Un messager de confiance est arrivé; il a délivré, au monde
de l'esprit, un message des bien-aimés de Dieu. Ce messager de bon augure, ce sont les zéphyrs
ardents et les brises vivifiantes de l'amour de Dieu. Par lui, les coeurs se mettent à danser de joie et
les âmes sont envahies d'une extase d'amour et de ravissement.
(7.2)
La gloire de l'unité divine a pénétré si intensément les âmes et les coeurs que, désormais reliés par
de célestes liens, ils ne forment plus qu'un seul coeur et qu'une seule âme. C'est la raison pour
laquelle les reflets de l'esprit et les impressions du divin sont maintenant nettement et fortement
ancrés au plus profond des coeurs.
(7.3)
Je prie Dieu de renforcer, jour après jour, ces liens spirituels, et de faire étinceler toujours plus cette
unité mystique jusqu'à ce qu'enfin, tous les hommes soient comme des soldats rangés sous la
bannière de l'Alliance, à l'ombre protectrice de la parole de Dieu;
(7.4)
qu'ils luttent de toutes leurs forces pour parvenir à une fraternité universelle, solide et chaleureuse, à
un amour sans mélange et à des liens spirituels qui relieront tous les coeurs à travers le monde.
(7.5)
Alors, grâce à cette générosité nouvelle éblouissante, l'humanité tout entière sera réunie dans une
seule et même patrie.
(7.6)
Alors, les conflits et dissensions disparaîtront de la surface de la terre et l'humanité se bercera
d'amour pour la beauté du Très-Glorieux.
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(7.7)
La discorde fera place à l'harmonie et la dissension à l'unisson. Les racines de la malveillance seront
extirpées et les causes de l'agression éliminées.
(7.8)
Les lumineux rayons de l'unité effaceront les ténèbres des restrictions, et les splendeurs célestes
rendront le coeur humain semblable à une mine débordant de l'amour de Dieu.
(7.9)
Ô vous, les bien-aimés du Seigneur! L'heure est venue de vous associer à tous les peuples de la
terre, dans une extrême bonté et un amour sans faille, et d'être pour eux les signes et les
témoignages de la grande miséricorde divine.
(7.10)
Il vous faut devenir l'âme même du monde, l'esprit vivant dans le corps des enfants des hommes.
(7.11)
En cet âge merveilleux, en ce temps où l'Ancienne Beauté, le Plus Grand Nom, portant
d'innombrables présents, s'est élevé au-dessus de l'horizon terrestre, la parole de Dieu a infusé dans
l'essence même de l'humanité un pouvoir si terrifiant qu'il a privé de tout effet les qualités humaines
et, de toute sa puissance triomphante, a rassemblé les peuples au sein d'un vaste océan d'unité.
(7.12)
Le temps est venu, pour les amoureux de Dieu, de lever bien haut les bannières de l'unité,
d'entonner dans les réunions du monde les versets de l'amitié et de l'amour, et de prouver à tous que
la grâce divine est unique.
(7.13)
Ainsi, les tabernacles de sainteté seront hissés jusqu'aux sommets de la terre, rassemblant tous les
peuples à l'ombre protectrice de la parole d'unité.
(7.14)
Cette sublime générosité apparaîtra au-dessus du monde lorsque les amoureux de Dieu se lèveront
pour obéir à ses enseignements et répandre au loin les doux et frais parfums de l'amour universel.
(7.15)
Dans chaque dispensation, le commandement d'amour et de fraternité a été donné, mais il se
confinait à la communauté de ceux qui étaient en accord réciproque, et ne s'étendait pas à
l'adversaire dissident.
(7.16)
En cet âge merveilleux, toutefois - louange à Dieu! - les commandements de Dieu ne sont plus
réservés à un groupe de personnes déterminé; bien au contraire, tous les amis ont été exhortés à
manifester fraternité et amour, considération, générosité et bonté à chacune des communautés de la
terre.
(7.17)
Et à présent, les amoureux de Dieu doivent obéir à ses commandements: être des pères aimants
envers les enfants de la race humaine, des frères miséricordieux à l'égard de la jeunesse, et des
enfants remplis d'abnégation pour ceux qui portent le fardeau des années.
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(7.18)
Cela signifie que vous devez faire preuve de tendresse et d'amour envers chaque être humain, même
envers vos ennemis, et les accueillir tous dans un élan de fraternité, d'encouragement et de bonté
sans mélange.
(7.19)
Si l'un d'eux vous persécute ou vous manifeste de la cruauté, ne perdez pas confiance en lui; lorsque
vous faites l'objet de malveillance, répondez d'un coeur aimable. Si une pluie de flèches et de lances
s'abat sur vous, exposez pour cibles vos poitrines et, face aux injures, sarcasmes et paroles
blessantes, soyez remplis d'amour.
(7.20)
Ainsi, tous les peuples seront témoins de la puissance du Plus Grand Nom, et chaque nation
reconnaîtra le pouvoir de l'Ancienne Beauté, la manière dont Il a renversé les barrières de la
discorde et combien sûrement Il a guidé vers l'unité tous les peuples de la terre; comment Il a rendu
la lumière au monde de l'homme et comment, par son commandement, ont jailli de cette terre de
poussière des flots de lumière.
(7.21)
Ces créatures humaines sont comme des enfants indifférents et effrontés. Or, de tels enfants doivent
être élevés avec une attention infinie et débordante d'amour; ils doivent être tendrement entourés de
compréhension et de miséricorde, afin qu'ils puissent goûter à l'amour divin qui est doux comme le
miel,
(7.22)
qu'ils puissent devenir des flambeaux diffusant leur rayonnement à travers ce monde de ténèbres, et
percevoir clairement quelles étincelantes couronnes de gloire le Plus Grand Nom, - l'Ancienne
Beauté, a posées sur le front de ses bien-aimés, quelles munificences Il a dispensées dans les coeurs
de ceux qu'Il chérit, quel amour Il a déversé dans le sein de l'humanité et quels trésors d'amitié Il a
fait naître parmi toutes les créatures.
(7.23)
Ô Dieu, mon Dieu! Aide tes fidèles serviteurs à conserver des coeurs tendres et aimants, à répandre
parmi toutes les nations de la terre la lumière de direction émanant de l'assemblée divine.
(7.24)
En vérité, Tu es le Fort, le Puissant, le Triomphateur, l'éternel Dispensateur. Tu es, en vérité, le
Généreux, le Doux, le Tendre, le Très-Munificent.
Chapitre: 8. "Ô vous, les bien-aimés d'Abdu'l-Bahá ..."
(8.1)
Ô vous, les bien-aimés d'Abdu'l-Bahá et vous, les servantes du Miséricordieux! Le jour vient de
poindre et les brises vivifiantes du paradis d'Abha soufflent sur toute la création, mais seuls les
coeurs purs peuvent en être troublés et seul un sens intact peut détecter leur parfum. Seul le regard
attentif aperçoit les rayons du soleil; seule l'oreille à l'écoute peut entendre le chant de l'assemblée
céleste.
(8.2)
Même si les pluies abondantes du printemps, les dons du ciel, déferlent sur toutes choses, seuls les
sols fertiles seront fructifiés, car les pluies dédaignent les terrains saumâtres où toute abondance
demeure vaine.
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(8.3)
En ce jour, les saintes et douces brises du royaume d'Abha soufflent sur toute la terre, mais seuls les
coeurs purs s'en approchent et en recueillent les bienfaits.
(8.4)
C'est l'espoir de cette âme meurtrie que, par la grâce de Celui qui subsiste par Lui-même et par le
pouvoir manifeste de la parole de Dieu, l'esprit des insouciants puisse être éclairé, afin qu'ils
perçoivent ces suaves fragrances jaillissant des roseraies secrètes de l'esprit.
(8.5)
Ô vous, les amis de Dieu! Les amis véritables sont semblables à des médecins accomplis, et les
enseignements divins sont comme un baume salutaire, un remède pour la conscience humaine.
(8.6)
Ils clarifient l'esprit et, ainsi, les créatures peuvent inhaler et jouir de leurs suaves parfums. Ils
réveillent ceux qui dorment, avertissent les insouciants; ils apportent une part de consolation aux
exilés et, aux désespérés, une raison de croire.
(8.7)
Si, en ce jour, une âme agit selon les préceptes et les conseils de Dieu, elle sera comme un médecin
divin pour l'humanité et, telle la trompette d'Israfil l'ange qui, au Jour de la Résurrection, sonnera la
trompette pour réveiller les morts à l'appel du Seigneur -éveillera à la vie les morts de ce monde
contingent;
(8.8)
car les confirmations du royaume d'Abha ne cessent d'être dispensées, et une telle âme vertueuse
peut compter, pour lui venir en aide, sur l'infaillible assistance de l'assemblée divine.
(8.9)
Ainsi, un pauvre moustique se transformera en un aigle au faîte de sa puissance et un frêle moineau,
en un royal faucon à l'apogée de l'ancienne gloire.
(8.10)
Ne jaugez donc pas le degré de vos aptitudes, ne demandez pas si vous êtes digne de la tâche:
fondez vos espoirs sur l'assistance et la bonté, les faveurs et les dons de Bahá'u'llah (que mon âme
soit offerte pour ses amis!)
(8.11)
Enfourchez le destrier de l'effort qui parcourt le terrain du sacrifice et remportez, en cette vaste
arène, le prix de la grâce divine.
(8.12)
Ô vous, servantes du Seigneur miséricordieux! Combien de reines de ce monde posèrent leur tête
sur un coussin de poussière et disparurent sans laisser aucune trace, aucun signe, pas même un nom.
Pour elles, plus d'effusion divine; pour elles, plus d'existence.
(8.13)
Il en est autrement des âmes qui servirent au seuil divin; elles ont brillé telles de lumineuses étoiles
dans les cieux de l'antique gloire, déversant leurs splendeurs à travers le cours du temps.
(8.14)
Elles ont réalisé leurs espoirs les plus chers dans le paradis d'Abha et goûté à la douceur de la
réunion au sein de l'assemblée du Seigneur.
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(8.15)
De telles âmes ont tiré profit de leur existence terrestre: 'il fut un temps, certes, où elles étaient
inconnues'.
(8.16)
Ô vous, amoureux de cette âme meurtrie! Purifiez, votre regard, afin de ne considérer aucun homme
comme différent de vous.
(8.17)
Ne considérez plus les hommes comme des étrangers mais comme des amis, car l'amour et l'unité
s'avèrent difficiles quand vous fixez votre regard sur la différence.
(8.18)
En cet âge nouveau et merveilleux, les saintes écritures nous disent que nous devons être en
harmonie avec tous nos semblables, que nous devons ne voir ni rudesse ni injustice ni malveillance,
ni hostilité ni haine, mais tourner plutôt nos regards vers le ciel de l'ancienne gloire.
(8.19)
Car chacune des créatures est un signe de Dieu, et ce fut par la grâce du Seigneur et par son pouvoir
que chacune d'elles a vu le jour en ce monde; c'est pourquoi elles sont toutes les membres d'une
seule et même famille; elles ne sont pas des étrangères mais des amies, et doivent être traitées
comme telles.
(8.20)
Ainsi, les bien-aimés de Dieu doivent se comporter avec la même affection et la même fraternité
envers l'inconnu comme envers l'ami, manifestant à tous une extrême bienveillance, évitant de
considérer leurs capacités et ne demandant jamais s'ils méritent d'être aimés.
(8.21)
Que les amis fassent preuve, en toutes circonstances, de considération et d'une infinie courtoisie.
Qu'ils ne se laissent jamais décourager par la malveillance, l'agression ou la haine - si intenses
soient-elles.
(8.22)
Si d'autres lancent vers vous leurs flèches, offrez-leur du lait et du miel en retour; s'ils empoisonnent
vos vies, adoucissez leurs âmes; s'ils vous injurient, apprenez-leur comment on réconforte; s'ils vous
infligent une blessure, soyez un baume pour leurs souffrances; s'ils vous piquent, tendez à leurs
lèvres une coupe rafraîchissante.
(8.23)
Ô Dieu, mon Dieu! Voici tes faibles serviteurs; ce sont tes loyaux esclaves et tes servantes, qui se
sont inclinés devant ta parole exaltée, se sont abaissés vers ton seuil de lumière et ont rendu
témoignage à ton unicité, par laquelle le soleil s'est mis à briller dans la splendeur de midi.
(8.24)
Ils ont écouté l'appel que tu as lancé de ton royaume caché et, le coeur tressaillant d'amour et de
ravissement, y ont répondu.
(8.25)
Ô Seigneur, déverse sur eux les effusions de ta miséricorde, fais pleuvoir sur eux les eaux de ta
grâce. Fais qu'ils croissent comme des plantes de beauté dans le jardin du ciel et, par les nuages
débordants de tes munificences et les étangs profonds de ta grâce abondante, fais que ce jardin
fleurisse, qu'il demeure toujours vert, éclatant, frais, miroitant et agréable.
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(8.26)
Tu es, en vérité, le Fort, l'Exalté, le Puissant, Celui qui, seul, dans les cieux et sur la terre, demeure
éternellement le même. Il n'est Pas d'autre Dieu que Toi, le Seigneur des preuves et des signes
manifestes.
Chapitre: 9. "Ô toi dont le coeur déborde d'amour ..."
(9.1)
Ô toi dont le coeur déborde d'amour pour le Seigneur! Je m'adresse à toi de ce lieu consacré, pour
réjouir ton coeur de mon épître, car c'est une lettre qui fait voler vers les sommets de la félicité le
coeur de celui qui croit en l'unicité de Dieu.
(9.2)
Rends grâce à Dieu de t'avoir permis d'entrer dans son royaume de puissance. Bientôt, les
munificences de ton Seigneur descendront sur toi, l'une après l'autre, et Il fera de toi un signe pour
tous ceux qui recherchent la vérité.
(9.3)
Tiens-toi fermement à l'Alliance de ton Seigneur et, jour après jour, accrois ta réserve d'amour
envers ses bien-aimés. Penche-toi tendrement sur les serviteurs du Très-Miséricordieux, afin que tu
puisses hisser la voile d'amour sur l'arche de paix qui navigue à travers les océans de la vie.
(9.4)
Ne te chagrine devant rien et ne te laisse irriter par personne. Il convient que tu te réjouisses de la
volonté divine, que tu sois un ami véritable et fidèle pour tous les peuples de la terre, sans exception
aucune.
(9.5)
Voilà la qualité des êtres sincères, la démarche des saints, l'emblème de ceux qui croient en l'unité
de Dieu, et le vêtement du peuple de Bahá.
(9.6)
Remercie et bénis le Seigneur, car Il t'a permis de Lui offrir le Droit de Dieu [nota : Huququ’lláh],
C'est là, en vérité, une faveur spéciale du Seigneur à ton endroit; loue-le donc pour ce
commandement qui est formulé dans les Ecritures de ton Seigneur, de Celui qui est l'Ancien des
jours. En vérité, Il est l'Aimant, le Tendre, l'éternel Dispensateur.
Chapitre: 10. "Ô Toi, chère servante de Dieu! ..."
(10.1)
Ô Toi, chère servante de Dieu! J'ai reçu ta missive et ai pris note de son contenu. Ainsi, tu es à la
recherche d'un principe pour orienter ta vie.
(10.2)
Aie foi en Dieu et garde les yeux fixés sur le royaume exalté; sois amoureuse de la Beauté d'Abha!
Sois constante dans ta fidélité à l'Alliance; brûle de t'élever jusqu'au ciel de la Lumière universelle.
Sépare-toi de ce monde, pour renaître aux brises parfumées qui soufflent du royaume du Très-Haut.
(10.3)
Exhorte à l'amour et sois bonne envers la race humaine tout entière. Aime les enfants des hommes
et partage leurs souffrances. Sois de ceux qui encouragent la paix. Offre ton amitié, sois digne de la
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confiance d'autrui. Sois un baume pour chaque plaie, un remède pour chaque maladie. Relie les
âmes entre elles.
(10.4)
Récite les versets qui te guideront. Pratique le culte de ton Seigneur et lève-toi pour conduire tes
semblables vers le droit chemin.
(10.5)
Délie ta langue, et enseigne; que ton visage soit illuminé du feu de l'amour divin. Ne te repose point
un seul instant, ne prends point d'aise. Ainsi, tu pourras devenir un signe et un symbole de l'amour
divin, un étendard de sa grâce.
Chapitre: 11. "Servir les amis, c'est servir le royaume de Dieu ..."
(11.1)
Servir les amis, c'est servir le royaume de Dieu, et être bienveillant à l'égard des pauvres est l'un des
principaux enseignements divins.
Chapitre: 12. "Sache que l'amour est le secret ..."
(12.1)
Sache, en toute certitude, que l'amour est le secret de la sainte dispensation de Dieu, la
manifestation du Très-Miséricordieux, la source des effusions spirituelles.
(12.2)
L'amour est la douce lumière céleste, le souffle éternel du Saint Esprit qui vivifie l'âme humaine.
(12.3)
L'amour est la cause de la révélation divine envers l'homme, le lien vital inhérent à la réalité des
choses, en harmonie avec la création divine.
(12.4)
L'amour est le seul moyen de procurer la félicité véritable, en ce monde et dans l'autre. L'amour est
la lumière qui nous guide à travers les ténèbres, le vivant lien qui unit Dieu à l'homme et fait
progresser toute âme illuminée.
(12.5)
L'amour est la plus grande loi qui régit ce puissant et céleste cycle, l'unique pouvoir qui relie les
divers éléments de ce monde matériel, la force magnétique suprême qui dirige les mouvements des
sphères dans les célestes royaumes.
(12.6)
L'amour révèle, avec une puissance infaillible et illimitée, les mystères latents de l'univers.
(12.7)
L'amour est l'esprit de vie qui anime le corps embelli de l'humanité; il est la cause de la civilisation
véritable en ce monde mortel, et il dispense une gloire impérissable sur toute race et toute nation
aux nobles idéaux.
(12.8)
Tout peuple auquel est accordée la faveur divine sera, .infailliblement, magnifié et exalté par
l'assemblée céleste, par la cohorte des anges et les habitants du royaume d'Abha.
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(12.9)
Et tout peuple qui détourne son coeur de cet amour divin - la révélation du Miséricordieux - errera
douloureusement, sera la proie du désespoir et sera totalement détruit. Il sera privé de tout refuge et
deviendra semblable aux plus viles créatures terrestres, victimes de la déchéance et de l'opprobre.
(12.10)
Ô vous, bien-aimés du Seigneur! Luttez pour devenir les manifestations de l'amour de Dieu, les
lampes de direction divine irradiant, parmi les enfants de la terre, la lumière de l'amour et de la
concorde. Bénis soient les révélateurs de cette glorieuse lumière!
Chapitre: 13. "Ô toi, fille du royaume! ..."
(13.1)
Ô toi, fille du royaume! J'ai bien reçu ta lettre du 5 décembre 1918 m'apportant la bonne nouvelle:
les amis de Dieu et les servantes du Miséricordieux se sont réunis pendant l'été à Green Acre où,
jour et nuit, ils ont commémoré le Seigneur, célébrant l'unité de l'humanité, faisant preuve d'amour
à l'égard de toutes les religions, se gardant de tout préjugé religieux et manifestant envers :tous la
plus grande bienveillance.
(13.2)
Les religions divines doivent être la cause de l'unité parmi les hommes et les moyens de promouvoir
l'amour; elles doivent promulguer la paix universelle, libérer l'homme de tout préjugé, dispenser la
joie et le bonheur, manifester de la bonté envers toutes les créatures, se garder de toute différence
ou distinction.
(13.3)
S'adressant à l'humanité, Bahá'u'llah dit: "Ô peuples! Vous êtes les fruits d'un seul et même arbre,
les feuilles d'une seule et même branche".
(13.4)
Certaines âmes sont ignorantes, il convient de les éduquer; d'autres sont malades, elles doivent être
guéries; d'autres encore sont d'âge tendre, il faut les aider à atteindre la maturité et leur manifester
une extrême bienveillance. Telle est la ligne de conduite du peuple de Bahá. J'espère que tes frères
et soeurs deviendront tous des amis sincères de l'humanité.
Chapitre: 14. "Ô vous deux, âmes bénies! ..."
(14.1)
Ô vous deux, âmes bénies! J'ai reçu vos lettres m'apprenant que vous avez recherché la vérité et
vous êtes libérées des imitations et superstitions, que vous observez de vos propres yeux et non de
ceux d'autrui, que vous écoutez de vos propres oreilles et non de celles des autres, et que vous
découvrez des mystères à l'aide de votre propre conscience et non de celle des autres.
(14.2)
L'imitateur, en effet dit que telle personne a vu, que telle autre a entendu et que telle conscience a
découvert; en d'autres termes, il dépend de la vue, de l'ouïe et de la conscience d'autrui; il n'a pas de
volonté propre.
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(14.3)
Or, Dieu soit loué, vous avez fait preuve de volonté et vous vous êtes tournées vers le Soleil de
Vérité. La plaine de vos coeurs a été éclairée par les lumières du Seigneur du royaume et vous avez
été conduites vers le droit chemin, vous avez marché sur la route qui mène au royaume, vous êtes
entrées dans le paradis d'Abha et vous avez gagné une part du fruit de l'arbre de vie.
(14.4)
Vous êtes bénies! Un agréable foyer vous attend. A vous mes salutations et mes louanges.
Chapitre: 15. "Ô captif de l'amour divin! ..."
(15.1)
Ô captif de l'amour divin! La lettre que tu as écrite lors de ton départ m'est parvenue. Elle m'a causé
de la joie et c'est mon espoir que ton oeil intérieur puisse complètement s'ouvrir, afin que te soit
révélée l'essence même des mystères divins.
(15.2)
Ta lettre s'ouvrait sur une phrase bénie: "Je suis chrétien". Oh! si tous pouvaient être de vrais
Chrétiens! Il est facile d'être chrétien en paroles, mais difficile de l'être en actes.
(15.3)
Aujourd'hui, quelque 500 millions d'âmes sont chrétiennes, mais le Chrétien véritable est un être
très rare: c'est une âme dont le beau visage rayonne de la splendeur du Christ et reflète les
perfections du royaume; c'est là un point d'une grande importance car, être chrétien, c'est incarner
toutes les vertus existantes.
(15.4)
J'espère que tu deviendras, toi aussi, un vrai Chrétien. Loue le Seigneur puisqu'enfin, par ses divins
enseignements, tu as obtenu au plus haut degré la vue et la perspicacité, et tu t'es solidement
enraciné dans la foi et la certitude.
(15.5)
J'espère que d'autres posséderont une regard éclairé et une oreille attentive, et qu'ils parviendront à
la vie éternelle; que ces nombreuses rivières, dont chacune s'écoule dans un lit différent, trouveront
leur chemin vers la mer ambiante et fusionneront, pour s'élever et s'enfler en une seule et même
vague d'unité; que l'unicité de la vérité, par la puissance de Dieu, effacera a jamais ces différences
illusoires. C'est là le point essentiel car, une fois l'unité réalisée, tous les autres problèmes
disparaîtront d'eux-mêmes.
(15.6)
Ô vous, dame :respectée! Conformément aux enseignements divins de cette glorieuse dispensation,
nous ne devons pas rabaisser autrui ni le taxer d'ignorance en disant; "Toi tu ne sais pas; moi, je
sais".
(15.7)
Nous devons plutôt considérer les autres avec respect et, lorsque nous tentons d'expliquer et de
prouver, nous devons nous exprimer comme si nous étions à la recherche de la vérité. "Voici les
faits qui se présentent à nous. Cherchons à déterminer où trouver la vérité et quelle forme elle peut
revêtir".
(15.8)
L'enseignant ne devrait pas se considérer comme savant et voir en ses semblables des ignorants.
Une telle pensée favorise l'orgueil, et l'orgueil ne contribue pas à toucher les coeurs.
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(15.9)
L'enseignant ne doit voir en lui-même aucune supériorité; il doit parler avec une bienveillance et
une humilité extrêmes, car un tel discours influe sur la pensée de l'interlocuteur et contribue à
éduquer les âmes.
(15.10)
Ô dame respectée! Tous les prophètes, sans exception, ont été envoyés sur terre dans un seul et
même but; c'est dans ce but que le Christ fut manifesté et que Bahá'u'llah lança l'appel du Seigneur:
afin que le monde de l'homme devienne le monde de Dieu, que ce bas monde soit le royaume,
(15.11)
que l'obscurité se change en lumière, que la perversité satanique fasse place à toutes les vertus
célestes et que l'unité, la fraternité et l'amour soient acquis pour la race humaine tout entière;
(15.12)
que l'unité organique réapparaisse, que les causes de discorde soient détruites, que la vie et la grâce
éternelles deviennent la récompense de l'humanité.
(15.13)
Ô dame respectée! Regarde le monde autour de toi: ici l'unité, l'attraction mutuelle, le
rassemblement engendrent la vie, alors que la dissension et la discorde aboutissent à la mort. Si tu
considères tous les phénomènes naturels, tu verras que chaque chose créée a pris naissance grâce à
la combinaison de nombreux éléments et, lorsque cet ensemble d'éléments se dissout, que cette
harmonie entre les composants est brisée, la forme de vie disparaît.
(15.14)
Ô dame respectée! Dans les cycles précédents, l'harmonie fut établie; toutefois, les moyens faisant
défaut, l'unité de l'humanité tout entière n'aurait pu être réalisée. Les continents demeuraient
fortement divisés et, même parmi les peuples d'un seul et même continent, l'association et les
échanges d'idées étaient presque impossibles.
(15.15)
En conséquence, le dialogue, la compréhension et l'unité entre tous les peuples et tribus de la terre
ne pouvaient se réaliser.
(15.16)
De nos Jours, cependant, les moyens de communication se sont multipliés et les cinq continents du
globe ont en fait été unifiés. Pour chacun d'entre nous il est aisé désormais de voyager vers
n'importe quelle destination, de nous mêler aux autres peuples et d'échanger des opinions avec eux,
de se familiariser, grâce à la lecture, avec les conditions de vie, les croyances religieuses et la
pensée de tous les hommes.
(15.17)
De même, tous les membres de la famille humaine - qu'il s'agisse de peuples ou de gouvernements,
de villes ou de villages- sont toujours plus dépendants les uns des autres.
(15.18)
L'autarcie n'est plus possible pour quiconque, dans la mesure où des liens politiques unissent tous
les peuples et les nations et où les relations commerciales, industrielles, agricoles et pédagogiques
s'intensifient jour après jour.
(15.19)
L'unité de toute l'humanité peut donc aujourd'hui être réalisée. Cela est, en vérité, l'une des
merveilles de cet âge merveilleux, de ce siècle glorieux.
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(15.20)
Les âges écoulés en ont été dépourvus, car ce siècle - le siècle de lumière - a été doté d'une gloire,
d'une puissance et d'une illumination uniques et sans précédent.
(15.21)
C'est ce qui explique que, chaque jour, se révèle à nous une nouvelle merveille. Et, plus tard, l'on
verra briller leurs lumières sur l'ensemble des hommes.
(15.22)
Vois comme sa lumière pointe à l'horizon obscurci du monde.
(15.23)
La première lumière est celle de l'unité du monde politique; les premières lueurs en sont déjà
perceptibles.
(15.24)
La deuxième lumière est celle de l'unité de pensée dans les affaires mondiales; on en constatera
bientôt la réalisation.
(15.25)
La troisième lumière est celle de l'unité dans la liberté, et ne peut manquer d'apparaître.
(15.26)
La quatrième lumière, c'est l'unité dans la religion, qui constitue la pierre angulaire de l'édifice
même et qui, par la puissance de Dieu, sera révélée dans toute sa splendeur.
(15.27)
La cinquième lumière est l'unité des nations, qui sera solidement établie en ce siècle et par laquelle
tous les peuples du monde en viendront à se considérer comme les citoyens d'une patrie commune.
(15.28)
La sixième lumière, c'est l'unité entre les races qui fera, de tous les habitants de la terre, les peuples
et les tribus d'une seule et même race.
(15.29)
La septième lumière, enfin, c'est l'unité de langage, c'est-à-dire le choix d'une langue universelle
dans laquelle tous les peuples seront instruits et qu'ils utiliseront pour communiquer entre eux.
(15.30)
Toutes ces lumières, sans exception, finiront par être manifestées dans la mesure où la puissance du
royaume de Dieu contribuera à leur avènement.
Chapitre: 16. "Ô vous, bien-aimés! ..."
(16.1)
Ô vous, bien-aimés! Vous qui êtes illuminés, et vous, servantes du Miséricordieux! Alors que la
nuit ténébreuse de l'ignorance, de l'abandon du monde divin, de la séparation de Dieu avait
enveloppé la terre, l'aube d'un matin rayonnant pointa et, dans le ciel de l'Orient, se mit à briller une
lumière éclatante.
(16.2)
Alors se leva le Soleil de Vérité et se répandirent, à l'est comme à l'ouest, les splendeurs du
royaume. Ceux qui avaient des yeux pour voir se réjouirent à l'annonce des bonnes nouvelles,
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s'écriant: "Ô bénis, nous sommes bénis!'; et perçurent la réalité secrète de toutes choses et
découvrirent les mystères du royaume.
(16.3)
Ainsi délivrés de leurs vaines imaginations et de leurs doutes, ils contemplèrent la lumière de vérité
et, transportés de joie, vidant le calice de l'amour divin, ils en oublièrent totalement et le monde et
leur propre moi.
(16.4)
Dansant de joie, ils se hâtèrent vers le lieu de leur propre martyr et, là où les hommes meurent par
amour, ils tombèrent dans le ravissement.
(16.5)
Ceux qui avaient des yeux mais ne voyaient point s'étonnèrent de ce tumulte et s'écrièrent; "Mais où
est la lumière?"; et encore: "Nous ne voyons aucune lumière! Nous ne voyons aucun soleil levant!
Aucune vérité dans tout ceci. Ce ne sont que fantaisies, rien de plus
(16.6)
" Ils s'enfuirent, telles des chauve-souris, dans les ténèbres souterraines où ils pensaient trouver un
peu de sécurité et de paix.
(16.7)
Ceci, toutefois, n'est que le commencement de l'aube, et la chaleur de l'Astre de Vérité n'est pas
encore à son point culminant.
(16.8)
Lorsque le soleil aura atteint son zénith, ses feux se feront si ardents qu'ils agiteront jusqu'aux êtres
qui rampent sous la terre et, bien que ceux-ci ne puissent contempler la lumière, ils seront animés
d'un mouvement frénétique sous l'effet de la chaleur.
(16.9)
C'est pourquoi, Ô vous, bien-aimés de Dieu, rendez-lui grâces d'avoir, au jour naissant, tourné vos
visages vers la Lumière du monde et de vous avoir fait contempler ses splendeurs.
(16.10)
Vous avez reçu une part de la lumière de vérité, un peu de ces bénédictions qui demeurent
éternellement. Ainsi, en remerciement de cette munificence, ne vous arrêtez pas un seul moment, ne
restez pas assis en silence, transmettez aux oreilles des hommes les bonnes nouvelles du royaume,
répandez la parole de Dieu jusqu'aux extrémités de la terre.
(16.11)
Agissez conformément aux recommandations du Seigneur: ainsi, vous vous lèverez et ferez preuve
de telles qualités que le corps de ce monde sera doté d'une âme vivante et que ce jeune enfant -
l'humanité - parviendra à l'âge adulte.
(16.12)
Faites tout ce qui est en votre pouvoir pour allumer une lampe d'amour dans chaque réunion, pour
réjouir et réconforter chaque âme de votre tendresse.
(16.13)
Prenez soin de l'inconnu comme de l'un de vos proches; manifestez aux étrangers la même affection
que vous réservez à vos amis fidèles.
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(16.14)
Si l'un d'eux en venait aux mains avec vous, cherchez à gagner son amitié; si un autre vous
poignardait le coeur, soyez comme un baume pour ses blessures; si quelqu'un vous accablait de
sarcasmes, opposez-lui votre affection.
(16.15)
Si l'on vous blâme, répondez par des louanges; si l'on vous offre un poison mortel, donnez en
échange le miel le plus doux et, si l'on vous menace de mort, accordez à votre persécuteur un
remède qui le guérira à jamais.
(16.16)
Si votre adversaire est la douleur elle-même, soyez son remède; s'il n'est qu'épines, soyez comme
ses roses et ses herbes douces.
(16.17)
Peut-être alors votre attitude et vos paroles rendront-elles son éclat à ce monde obscurci, peut-être
feront-elles de cette terre poussiéreuse une céleste demeure et, de cette maudite prison, un palais
royal du Seigneur; ainsi, les guerres et les luttes cesseront pour toujours, l'amour et la confiance
planteront leurs tentes sur les sommets du monde.
(16.18)
Telle est l'essence des avertissements de Dieu et tels sont, en résumé, les enseignements de la
dispensation de Bahá.
Chapitre: 17. "Ô vous qui êtes les élus du royaume d'Abha! ..."
(17.1)
Ô vous qui êtes les élus du royaume d'Abha! Louez le Seigneur des Armées car, du ciel du royaume
invisible, il est descendu dans ce monde; ainsi, l'est et l'ouest furent illuminés par la gloire du Soleil
de Vérité; l'appel du royaume fut lancé et les hérauts de l'empire d'En-haut, accompagnés des
mélodies du concours céleste, propagèrent la bonne nouvelle de l'avènement.
(17.2)
Alors le monde de l'existence tout entier tressaillit de joie, et pourtant les créatures - comme le dit le
Messie - persistèrent dans leur indifférence car, au jour de la manifestation, lorsque descendit le
Seigneur des Armées, ils étaient plongés dans le sommeil de l'ignorance.
(17.3)
Comme Il le dit dans l'Evangile, je viendrai tel un voleur dans la maison lorsque le maître ne veille
pas.
(17.4)
De toutes tes créatures, c'est vous qu'il a choisis: vos yeux se sont ouverts à la lumière directrice, et
vos oreilles ont été accordées à la musique de l'assemblée céleste et, bénis par la munificence de la
grâce divine, vos coeurs et vos âmes sont nés à une nouvelle vie.
(17.5)
Remerciez Dieu et louez-le, car la main d'infinies munificences a posé sur vos têtes cette couronne
sertie de joyaux, dont l'éclat illuminera à jamais le cours du temps.
(17.6)
Pour Lui en rendre grâce, faites un immense effort et fixez-vous un noble but- Par la puissance de la
foi, obéissez aux enseignements divins et conformez tous vos actes à ses lois.
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(17.7)
Lisez les Paroles Cachées, méditez sur leur signification profonde et agissez en conséquence.
(17.8)
Lisez attentivement les tablettes de Tarazat (Ornements), Kalimat (Paroles de paradis), Tajalliyyat
(Effulgences), Ishraqat (Splendeurs) et Bisharat (Bonnes nouvelles), et levez-vous comme vous
l'ordonnent les enseignements célestes.
(17.9)
Puissiez-vous être, chacun d'entre vous, une lampe diffusant sa lumière, le centre d'attraction
partout où s'assemblent des créatures, et puissiez-vous, tel un parterre de fleurs, exhaler de suaves
parfums.
(17.10)
Que votre clameur s'amplifie comme le grondement de la mer; tel un nuage prodigue, faites
pleuvoir la grâce céleste. Que s'enflent vos voix pour chanter les mélodies du royaume d'Abha.
(17.11)
Eteignez les foyers de guerre, brandissez l'étendard de paix, travaillez pour l'unité de l'humanité et
souvenez-vous que la religion est la voie par laquelle l'amour se répand sur tous les peuples.
(17.12)
Sachez que les enfants des hommes sont les moutons du Seigneur et qu'Il est leur fidèle berger, qu'Il
veille tendrement sur tout son troupeau, le fait paître dans les vertes prairies de sa grâce et l'abreuve
à la source de vie. Telle est la voie du Seigneur. Tels sont ses bienfaits. Tel est, parmi ses
enseignements, son précepte sur l'unité de l'humanité,
(17.13)
Les portes de ses bénédictions sont largement ouvertes, ses signes se sont répandus au loin et la
vérité a surgi dans toute sa gloire: inépuisables sont les bénédictions divines. Reconnaissez la valeur
de cette époque.
(17.14)
Luttez de tout votre coeur, élevez la voix et criez, jusqu'à ce que ce monde de ténèbres soit inondé
de lumière, que cette étroite et obscure demeure s'élargisse, que ce tas de poussière, résultat d'un
instant fugitif se transforme en un miroir reflétant les jardins éternels du ciel, et que ce globe
terrestre reçoive sa part de grâce divine.
(17.15)
Alors cessera l'agression, toutes les causes de désunion seront éliminées et la structure unitaire
s'édifiera, afin que l'Arbre Béni puisse étendre son ombre à l'est comme à l'ouest, que le tabernacle
de l'unité du genre humain soit dressé sur les sommets de la terre, que les bannières de l'amour et de
la fraternité flottent à travers le monde jusqu'à ce que la mer de vérité enfle très haut ses vagues, que
la terre produise en abondance les roses et les herbes odorantes de la bénédiction et qu'elle
devienne, d'un pôle à l'autre, le paradis d'Abha.
(17.16)
Tels sont les conseils que vous donne Abdu'l-Bahá. Mon espoir est que, bénis des dons du Seigneur
des armées, vous deveniez l'essence spirituelle et le rayonnement même de l'humanité, unissant les
coeurs de tous les hommes par des liens d'amour;
(17.17)
que, par le pouvoir de la parole de Dieu, vous rendiez à la vie les morts qui gisent aujourd'hui dans
les tombes de leurs désirs sensuels; que, grâce aux rayons du Soleil de Vérité, vous rendiez la vue à
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ceux qui sont privés de l'oeil intérieur; que vous apportiez la guérison spirituelle aux malades de
l'esprit.
(17.18)
Ce sont là mes espérances, au nom des munificences et des grâces du Bien-Aimé.
(17.19)
A tout instant, je parle de vous et je vous évoque. Je prie le Seigneur; en larmes, je l'implore de faire
pleuvoir sur vous ses bénédictions infinies, de réjouir vos coeurs, de combler vos âmes, de vous
accorder une joie débordante et de célestes délectations.
(17.20)
Ô Toi, le Dispensateur aimant! Ces âmes ont écouté les appels du royaume et posé leur regard sur la
gloire du Soleil de Vérité. Elles se sont élevées vers les cieux rafraîchissants de l'amour; elles sont
éprises de ta nature et adorent ta beauté.
(17.21)
Elles se sont tournées vers toi et, rassemblées pour célébrer ta gloire, recherchent ta demeure et ont
soif des ruisseaux de ton céleste royaume. Tu es le Dispensateur, l'éternel Amant.
Chapitre: 18. "Ô toi qui possèdes un coeur doué de discernement! ..."
(18.1)
Ô toi qui possèdes un coeur doué de discernement! Bien que, physiquement, tu sois privé du sens de
la vue, tu as reçu - Dieu soit loué! - la vue de l'esprit. Ton coeur voit et ton esprit écoute.
(18.2)
Or la vue du corps est sujette à de multiples maladies et elle est, à coup sûr, vouée à la disparition;
nous devrions donc n'y arracher aucune importance. La vue du coeur, en revanche, a reçu la
lumière; elle discerne et découvre le royaume divin; elle est immortelle et éternelle. Rends donc
grâce à Dieu d'avoir illuminé la vue de ton coeur et aiguisé l'ouïe de ton esprit.
(18.3)
Chacune des réunions que tu as organisées, durant lesquelles tu ressens des émotions célestes et
perçois la réalité et la portée des choses, est semblable au firmament, et ces âmes sont comme de
resplendissantes étoiles engendrées par la lumière directrice.
(18.4)
Bienheureuse est l'âme qui, en cet âge éclatant, recherche les enseignements célestes, et béni est le
coeur que touche et attire l'amour divin.
Chapitre: 19. "Loué soit Celui dont les splendeurs ont embrasé ..."
(19.1)
Loué soit Celui dont les splendeurs ont embrasé la terre et les cieux, dont les souffles odorants font
trembler de joie les jardins de sainteté qui sont la parure des coeurs des élus, Celui qui a répandu sa
lumière et fait briller la face du firmament.
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(19.2)
En vérité, de lumineuses et scintillantes étoiles sont apparues, projetant leurs rayons au-dessus de
l'horizon suprême. Elles durent leur grâce et leur éclat aux munificences du royaume d'Abha; étoiles
de direction, elles déversèrent leurs lumières sur cette terre.
(19.3)
Loué soit Celui qui a façonné cette ère nouvelle, cet âge de majesté, semblable à un spectacle où les
réalités de toutes choses peuvent être exposées à la vue des hommes.
(19.4)
A présent, des nuages d'abondance se déversent sur le monde et les dons du Seigneur aimant se
manifestent, car les deux mondes - le visible et l'invisible - ont été illuminés, le Promis est venu sur
la terre et la beauté de l'Adoré est apparue.
(19.5)
Salutations, bénédictions et bienvenue à cette universelle réalité, à cette parfaite parole, à ce livre
manifeste, à cette splendeur qui est apparue dans le ciel le plus haut, à ce guide de toutes les nations,
à cette lumière du monde - dont l'océan de grâces abondantes a inondé toute la création, ses vagues
déposant sur les sables du monde visible leurs perles éclatantes.
(19.6)
La vérité est apparue et le mensonge s'est enfui; le jour s'est levé et une joie extrême a envahi la
terre; ainsi, les âmes des hommes ont été sanctifiées, leurs consciences purifiées, leurs coeurs
réjouis leurs secrètes pensées clarifiées, le fond de leurs esprits sanctifié, car le jour de la
Résurrection est arrivé et les bienfaits de ton Seigneur, le Compatissant, ont embrassé toutes choses.
(19.7)
Saluts et louanges à ces lumineuses et resplendissantes étoiles qui diffusent leurs rayons du plus
haut des cieux, depuis les assemblées célestes qui entourent le zodiaque du royaume d'Abha. Que la
gloire repose sur elles!
(19.8)
Et maintenant. Ô toi homme révéré qui as prêté l'oreille au grand avènement, lève-toi pour servir la
cause de Dieu, assisté par l'irrésistible pouvoir du royaume d'Abha et les vents qui soufflent de
l'esprit de l'assemblée divine.
(19.9)
Ne t'afflige point de ce que disent de Bahá les Pharisiens et les colporteurs de fausses rumeurs
parmi les Journalistes.
(19.10)
Souviens-toi des jours du Christ, des afflictions qu'accumula sur Lui le peuple, de tous les
tourments et tribulations qu'eurent à endurer ses disciples.
(19.11)
Puisque vous êtes des amoureux de la beauté d'Abha, vous devez, vous aussi, par amour pour Lui,
encourir le blâme populaire, et tout ce qui est advenu à ceux d'un âge antérieur doit, de la même
manière, vous frapper à votre tour.
(19.12)
Alors, les visages des élus s'illumineront des splendeurs du royaume de Dieu et brilleront tout au
long des âges, oui, jusqu'à la fin des temps, alors que les détracteurs demeureront dans leur
déchéance manifeste. Il en sera comme le disait le Christ : "Ils vous persécuteront à cause de mon
nom".
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(19.13)
Rappelez-leur ces paroles et dites-leur: En vérité, les Pharisiens s'élevèrent contre le Messie, malgré
l'éclatante beauté de son visage et ses multiples attraits;
(19.14)
ils clamèrent qu'il n'était pas le Messie (Masih), mais un monstre (Masikh), car il prétendait être
Dieu Tout-Puissant, le souverain Seigneur de toutes choses, et leur disait: "Je suis le fils de Dieu et,
en vérité, en l'être intime de son fils unique, son puissant défenseur, clairement révélé avec tous ses
attributs et toutes ses perfections, réside le Père."
(19.15)
Ceci, disaient-ils, constitue un blasphème, une calomnie contre le Seigneur selon les textes - clairs
et irréfutables - de l'Ancien Testament.
(19.16)
C'est pourquoi ils le condamnèrent, décrétant que son sang serait versé, et il fut pendu sur la croix
d'où il s'écria : "Ô mon bien-aimé Seigneur!, combien de temps encore m'abandonneras-tu à leur
courroux? Elève-moi jusqu'à toi, accorde-moi un refuge auprès de toi, une demeure près de ton
trône de gloire.
(19.17)
Tu es, en vérité, Celui qui exauce les prières, le Très-Compatissant, le Très-Miséricordieux.
(19.18)
Ô mon Seigneur! En vérité, ce monde, si vaste soit-il, ne saurait plus me contenir, et j'aime cette
croix par amour pour ta beauté, et j'aspire à ton céleste royaume à cause de ce feu, attisé par les
brises de ta sainteté, brûlant au-dedans de mon coeur.
(19.19)
Aide-moi, Ô Seigneur, à m'élever jusqu'à toi, soutiens-moi afin que je puisse parvenir au seuil sacré
de ta demeure, Ô mon Seigneur aimant!
(19.20)
Tu es, en vérité, le Miséricordieux, l'éternel Bienfaisant! Tu es, en vérité, le Généreux, le
Compatissant, l'Omniscient. Il n'y a pas d'autre Dieu que Toi, le Fort, le Puissant."
(19.21)
Jamais les Pharisiens ne se seraient enhardis à Le calomnier et à L'accuser d'un tel péché, s'ils
avaient connu le fond même des mystères, s'ils avaient été conscients de ses splendeurs et avaient
considéré ses preuves.
(19.22)
Ils auraient alors reconnu ses paroles, rendu témoignage aux saints versets qu'Il révélait, admis leur
vérité, cherché refuge à l'ombre protectrice de sa bannière, appris à reconnaître ses marques et ses
signes, et auraient exulté en apprenant les heureuses nouvelles qu'Il apportait.
(19.23)
Sache que l'essence divine, appelée l'invisible des invisibles et qui défie toute description, est hors
de portée de l'esprit humain, et qu'elle est sanctifiée au-delà de toute mention ou définition, de toute
allusion, acclamation ou louange.
(19.24)
Dans la mesure où elle est ce qu'elle est, l'intelligence humaine ne pourra jamais la saisir, et l'âme
qui cherche à la connaître n'est qu'un vagabond dans le désert, égaré bien loin de son chemin.
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« Aucune vision ne l'englobe mais, Lui, Il englobe toute vision; Il est le Subtil, le Très-Informé. »
[voir : Coran 6.103]
(19.25)
Si, toutefois, tu considères l'intime essence de toutes choses, et l'individualité de chacune en
particulier, tu contempleras les signes de la miséricorde de ton Seigneur dans chaque chose créée, et
tu verras les rayons diffus de ses noms et attributs à travers le monde de l'existence, avec des
preuves que personne - hormis les obstinés et les ignorants - ne contestera.
(19.26)
Tu observeras alors que l'univers est comme un manuscrit dont les intimes secrets, conservés dans
la tablette bien gardée, sont mis au jour.
(19.27)
Il n'est pas un atome parmi tous les atomes existants, pas une créature parmi les créatures, qui ne
célèbre ses louanges, ne déclame ses attributs et ses noms, ne révèle la gloire de sa puissance et ne
s'oriente vers son unicité et sa miséricorde. Nul, parmi ceux qui ont des oreilles pour entendre, des
yeux pour voir et un esprit raisonnable, ne réfutera cela.
(19.28)
Chaque fois que tu contempleras la création tout entière et en observeras chaque atome, tu
constateras que les rayons du Soleil de Vérité illuminent toutes choses et brillent à l'intérieur de
chacune d'elles, célébrant les splendeurs de cette Etoile du matin, ses mystères et le rayonnement de
ses lumières.
(19.29)
Regarde les arbres, les fleurs et les fruits, et même les pierres. Là aussi, tu contempleras les rayons
du soleil, clairement visibles en toutes ces choses, et qu'elles manifestent.
(19.30)
Si, toutefois, tu portes ton regard sur un miroir éclatant, immaculé et pur, dans lequel se reflète la
divine Beauté, tu y découvriras le soleil brillant de tous ses rayons dans toute sa splendeur,
dispensant toute sa chaleur, car chaque entité distincte possède sa part de la lumière solaire et reflète
le soleil,
(19.31)
mais cette réalité universelle dans toute sa splendeur, ce miroir immaculé dont les qualités sont
appropriées à celles du soleil qui se reflète en lui, exprime dans leur totalité les attributs de la source
de gloire. Or cette réalité universelle, c'est l'homme, l'être divin, l'essence qui demeure à jamais.
(19.32)
« Dis, invoque Dieu ou invoque le Très-Miséricordieux; quels que soient les noms que tu Lui
donnes, ceux-ci sont d'une beauté Suprême » [voir : Coran 17.110]
(19.33)
Tel est le sens des paroles du Messie : le Père est dans le Fils [voir : Jean 14.11]. Ne vois-tu pas que si
un miroir immaculé proclamait: "En vérité, le soleil brille en moi, avec toutes ses qualités, ses
marques et ses signes", une telle parole, prononcée par un tel miroir, ne serait ni décevante ni
mensongère?
(19.34)
Non, par Celui qui l'a créé, formé, façonné pour en faire une entité conforme aux attributs de la
gloire qui réside en elle! Loué soit celui qui l'a créé! Loué soit Celui qui l'a façonné! Loué soit Celui
qui l'a rendu manifeste !
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(19.35)
Telles furent les paroles prononcées par le Christ. Or, à cause de ces paroles, ils le chicanèrent et
l'attaquèrent lorsqu'il leur dit : « En vérité, le fils est dans le père et le père est dans le fils » [voir :
Jean 14.10] . Sache cela et apprends les secrets de ton Seigneur.
(19.36)
Quant aux détracteurs, ils sont privés de Dieu : ils ne voient pas, n'entendent pas, ne comprennent
pas. « Laisse-les se divertir de leurs chicanerie » [voir : Coran 6.91]. Abandonne-les à leurs errances le
long de rivages où ne coule aucune rivière.
(19.37)
Tels des animaux paissant, ils ne peuvent distinguer le strass de la perle. Ne sont-ils pas exclus des
mystères de ton Seigneur, le Clément, le Miséricordieux?
(19.38)
Quant à toi, réjouis-toi de cette nouvelle, la meilleure de toutes les bonnes nouvelles, et lève-toi
pour exalter la parole de Dieu et propager au loin ses doux parfums, à travers ce vaste et puissant
continent.
(19.39)
Sache, en toute certitude, que ton Seigneur te viendra en aide avec une cohorte de l'assemblée
céleste et des armées du royaume d'Abha. Elles se lanceront à l'attaque et, avec acharnement,
assailliront les forces des ignorants, des aveugles.
(19.40)
Sous peu, tu contempleras l'éclat du jour naissant, jaillissant du royaume très exalté et le matin,
inondant toutes les régions de la terre.
(19.41)
Les ténèbres s'évanouiront, l'obscurité de la nuit disparaîtra, le front scintillant de la Foi
s'illuminera, l'Astre du jour se lèvera et envahira le monde.
(19.42)
Ce jour-là, les âmes fidèles se réjouiront et les esprits constants connaîtront la félicité; alors, les
calomniateurs s'éloigneront et les hésitants seront écartés, comme s'effacent les ombres les plus
épaisses aux premières lueurs du jour naissant.
(19.43)
Salut et louange à toi! Ô Dieu, mon Dieu! Voici ton serviteur radieux, ton esclave spirituel, qui s'est
approché de toi et a atteint ta présence.
(19.44)
Il a tourné son visage vers le tien, reconnaissant ton unité et attestant ton unicité; il a fait appel aux
nations en ton nom, et il a conduit le peuple vers les eaux jaillissantes de ta miséricorde, Ô toi,
Seigneur Très-Généreux!
(19.45)
A ceux qui le demandaient, il a donné à boire à la coupe de direction qui déborde du vin de ta grâce
incommensurable,
(19.46)
Ô Seigneur, assiste-le en toutes circonstances, enseigne-lui tes mystères bien gardés et fais ruisseler
sur lui tes perles cachées. Fais de lui un étendard claquant, du haut de tes forteresses, au vent de ton
assistance céleste, fais de lui une source d'eaux cristallines.
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(19.47)
Ô mon Seigneur, toi qui pardonnes! Eclaire les coeurs par les rayons d'une lampe qui diffuse au loin
sa lumière, faisant apparaître, aux yeux de ceux auxquels Tu as dispensé tes généreuses faveurs, les
réalités de toutes choses. En vérité, tu es le Fort, le Puissant, le Protecteur, le Bienfaisant! Tu es, en
vérité, le Seigneur de toutes miséricordes!
Chapitre: 20. "Quand le Christ parut, il y a deux mille ans ..."
(20.1)
Quand le Christ parut [nota : Ecrit tout spécialement pour l’ouvrage du Dr Esslemont intitulé : « Bahá’u’lláh et
l’ère nouvelle »] , il y a deux mille ans, bien que les juifs eussent attendu sa venue et, en larmes, prié
chaque jour, disant « Ô Dieu, hâte l'apparition du Messie », lorsque parut le Soleil de Vérité, ils le
vilipendèrent avec la plus grande véhémence et le renièrent, allant même jusqu'à crucifier cet Esprit
divin, ce Verbe de Dieu, le traitant de démon, l'appelant Belzébuth, ainsi que le rapporte l'Evangile.
(20.2)
La raison de leur attitude? Ils disaient: "La révélation du Christ, selon le texte explicite de la Torah,
sera confirmée par certains signes et, tant que ces signes ne se seront pas produits, quiconque
prétendra être le Messie est un imposteur. "
(20.3)
D'après l'un de ces signes, le Seigneur doit venir d'un lieu inconnu: or, disaient les juifs, nous
connaissons tous la maison de cet homme à Nazareth, et cette région n’a-t-elle jamais produit
quelque chose de bon? Un second signe est qu'il doit régner avec une verge de fer, c'est-à-dire
(pensaient les juifs) une épée, alors que ce Messie n'avait pas même un bâton.
(20.4)
D'après une autre condition, il doit s'asseoir sur le trône de David et établir le règne de David. Mais
loin de siéger sur un trône, ils voyaient que cet homme n'avait même pas une natte pour s'asseoir.
(20.5)
Une autre des conditions requises est la promulgation de toutes les lois de la Torah; or, Jésus a
abrogé les lois, il a même rompu le sabbat, bien qu'un des paragraphes irréfutables du texte dise:
"Celui qui prétend être prophète, fait des miracles et rompt le sabbat, sera mis à mort."
(20.6)
Une autre encore des conditions précise qu'en son règne, la justice sera si parfaite que l'équité et la
droiture s'étendront du monde humain au monde animal, que le serpent et la souris partageront le
même trou, la perdrix et l'aigle le même nid, que le lion et la gazelle iront en pâture dans le même
pré, que le loup et l'agneau s'abreuveront à la même fontaine.
(20.7)
Mais l'injustice et la tyrannie s'étaient tellement accrues à cette époque qu'on le crucifia.
(20.8)
Une autre encore des conditions exige qu'aux jours du Messie, les juifs prospèrent et triomphent de
tous les peuples de la terre; or ils vivaient toujours dans la pire déchéance, esclaves de l'Empire
romain. "Alors, disaient-ils, en quoi ce Messie peut-il être celui promis par la Torah?"
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(20.9)
"Ainsi, les juifs repoussèrent le Soleil de Vérité, bien que cet Esprit de Dieu fût vraiment celui
annoncé dans la Torah. Mais comme ils n'avaient pas compris la signification des signes donnés, ils
crucifièrent le Verbe de Dieu.
(20.10)
A l'heure actuelle, les bahá’ís affirment que les conditions requises furent remplies en la
manifestation du Christ, mais non dans le sens où les juifs l'entendaient: la description de la Torah
est purement allégorique.
(20.11)
Par exemple, on y trouve le signe de la souveraineté. Les bahá’ís disent que la souveraineté du
Christ est céleste, divine, éternelle.
(20.12)
que ce n'est nullement une souveraineté éphémère comme celle de Napoléon. La souveraineté du
Christ s'établit il y a près de deux mille ans, elle persiste toujours, et cet Être saint sera glorifié à
jamais sur un trône éternel. De même, toutes les autres caractéristiques se sont produites, mais les
juifs ne les ont pas discernées. Bien que vingt siècles se soient écoulés depuis l'apparition du Christ
dans toute sa splendeur divine, les Juifs, cependant, attendent toujours la venue du Messie; ils se
considèrent comme seuls justes, et voient dans le Christ un imposteur."
Chapitre: 21. "Ô toi, distingué personnage, toi qui cherches la vérité! ..."
(21.1)
Ô toi, distingué personnage, toi qui cherches la vérité! C'est avec affection que j'ai lu ta lettre du 4
avril 1921.
(21.2)
L'existence de l'Être divin a été clairement établie sur la base de preuves logiques, mais la réalité de
Dieu n'est pas à la portée de la compréhension humaine.
(21.3)
Si tu réfléchis attentivement à ce problème, tu verras qu'un plan inférieur ne peut jamais saisir un
plan supérieur. Le règne minéral par exemple, qui est inférieur, est dans l'impossibilité de
comprendre le règne végétal; pour le règne minéral, une telle compréhension serait parfaitement
impossible.
(21.4)
De même, quel que puisse être le développement du règne végétal, il ne parviendra pas à concevoir
le règne animal et une telle compréhension, à son niveau, serait inconcevable, car l'animal occupe
un plan supérieur à celui du végétal; cet arbre ne peut concevoir le sens de la vue ou de l'ouïe.
(21.5)
Quant au monde animal, quelle que puisse être son évolution, il ne pourra jamais percevoir la réalité
de l'intelligence humaine, qui découvre l'essence intime de toutes choses et saisit les réalités
invisibles, car le plan humain, comparé à celui de l'animal, est très élevé et, bien que tous ces êtres
coexistent dans le monde contingent, leur condition différente, dans chaque cas particulier, les
empêche de saisir l'ensemble de la création;
(21.6)
aucun stade inférieur ne peut comprendre celui qui lui est supérieur, une telle compréhension étant
impossible.
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(21.7)
Le plan supérieur, en revanche, comprend le plan qui lui est inférieur. L'animal, par exemple,
comprend le minéral et le végétal; l'humain comprend les mondes animal végétal et minéral, mais
ce dernier ne peut en aucun cas saisir les domaines de l'homme et, bien que toutes ces entités
coexistent dans le monde phénoménal, malgré cela, aucun degré inférieur ne pourra jamais
comprendre un degré supérieur.
(21.8)
Alors, comment serait-il possible qu'une réalité contingente, c'est-à-dire l'homme, comprenne la
nature de cette Essence préexistante qu'est l'Être divin?
(21.9)
La différence d'état entre l'homme et la Réalité divine est des milliers et des milliers de fois plus
grande que la différence entre le végétal et l'animal. Tout ce qu'un être humain peut conjecturer
dans son esprit n'est que l'image fantaisiste de sa condition humaine, et n'embrasse pas la Réalité
divine; c'est, bien plutôt, cette dernière qui le renferme.
(21.10)
Ainsi, l'homme saisit ses propres concepts illusoires, mais la réalité de la Divinité ne peut jamais
être saisie car elle renferme, en elle-même, toutes choses créées, et celles-ci sont toutes en son
pouvoir.
(21.11)
Cette divinité que l'homme imagine pour lui-même n'existe que dans son esprit, et non en vérité.
L'homme, toutefois, existe à la fois dans son esprit et en vérité; ainsi, l'homme est plus grande que
cette réalité fantaisiste qu'il est capable d'imaginer.
(21.12)
Telles sont les limites extrêmes de cet oiseau d'argile: il peut voleter sur une courte distance dans
l'espace infini, mais ne pourra jamais s'élever à la hauteur du soleil qui brille dans les cieux.
(21.13)
Nous devons néanmoins avancer des preuves- raisonnées ou inspirées - de l'existence de l'Être
divin, c'est-à-dire des preuves proportionnées à la compréhension humaine.
(21.14)
Il est évident que toutes les choses créées sont rattachées les unes aux autres par un lien complet et
parfait; ainsi en est-il, par exemple, des membres du corps humain.
(21.15)
Remarquez la manière dont tous les membres et les parties qui composent le corps humain sont
reliés les uns aux autres. De la même manière, tous les membres de cet univers infini sont liés les
uns aux autres.
(21.16)
Le pied et le pas, par exemple, sont reliés à l'oreille et à l'oeil; celui-ci doit regarder en face avant
que nous fassions un pas. L'oreille doit entendre avant que l'oeil observe attentivement, et toute
déficience d'un élément quelconque du corps humain engendre une déficience des autres éléments.
(21.17)
Le cerveau est relié au coeur et à l'estomac, les poumons sont rattachés à tous les éléments, et il en
est ainsi de toutes les parties composant le corps humain.
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(21.18)
Chacun de ces éléments remplit sa propre fonction spécifique.
(21.19)
La force de l'esprit - qu'elle soit qualifiée de préexistante ou de contingente - dirige et coordonne
tous les éléments du corps humain, veillant à ce que chaque partie composante accomplisse
correctement sa propre fonction spécifique. Si, toutefois, il se produit une interruption dans le
pouvoir de l'esprit, tous les éléments du corps failliront à l'exécution de leurs fonctions essentielles,
des déficiences apparaîtront dans le corps et dans le fonctionnement de ses divers éléments, et le
pouvoir de l'esprit s'avérera inefficace.
(21.20)
Considérez, de même, cet univers infini : il existe, inévitablement, un pouvoir universel qui
renferme toutes choses, dirigeant et réglant toutes les parties de cette création sans limites; sans ce
Directeur, ce Coordinateur, l'univers serait incomplet et défectueux, semblable à un être dément;
(21.21)
or, comme vous pouvez le constater, cette création illimitée remplit ses fonctions selon un ordre
parfait, chacun de ses éléments exécutant sa proche tâche dans des conditions de sécurité totale, et
aucune défectuosité ne pourrait être décelée dans ce fonctionnement complexe.
(21.22)
Il est donc clair qu'il existe un pouvoir universel, qui dirige et règle cet univers sans limites. Tout
esprit rationnel est capable de saisir ce fait.
(21.23)
En outre, bien que toutes les choses créées croissent et se développent, elles demeurent sujettes à
des influences extérieures.
(21.24)
Par exemple, le soleil donne la chaleur, la pluie fertilise, le vent apporte la vie, de telle sorte que
l'homme puisse croître et se développer.
(21.25)
Ainsi, il est évident que le corps humain est soumis à des influences de l'extérieur et que, sans ces
dernières l'homme ne pourrait se développer.
(21.26)
De même, ces influences extérieures sont, à leur tour, soumises à d'autres influences. Par exemple,
le développement d'un être humain dépend de l'existence de l'eau et l'eau dépend de l'existence de la
pluie, la pluie dépendant, à son tour, de l'existence des nuages, et ceux-ci dépendent de l'existence
du soleil, par lequel la terre et la mer produisent de la vapeur, dont la condensation forme les
nuages.
(21.27)
Ainsi, chacune de ces entités exerce son influence et est influencée à son tour. Inévitablement donc,
le processus conduit à Celui qui influence toute la création sans être à son tour influencé par elle et
qui, par là, rompt la chaîne.
(21.28)
L'intime réalité de cet Être demeure toutefois inconnue, bien que ses effets soient clairs et
manifestes.
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(21.29)
De plus, tous les êtres créés sont limités, et cette limitation même de tous les êtres est une preuve de
la réalité infinie, car l'existence d'un être limité dénote l'existence d'un Être sans limites.
(21.30)
En résumé, nombreuses sont les preuves établissant l'existence de cette universelle réalité et,
comme cette réalité est préexistante, elle est insensible aux conditions qui régissent les phénomènes,
car toute entité soumise aux circonstances et au cours des événements est contingente, et non
préexistante.
(21.31)
Sachez-le donc: cette divinité, que d'autres communions et d'autres peuples ont évoquée, entre dans
le seul champ de leur imagination, alors que le réalité de Dieu défie toute conception.
(21.32)
Quant aux saintes manifestations de Dieu, elles sont les foyers où les signes, les témoignages et les
perfections de cette réalité sacrée, préexistante, apparaissent dans toute leur splendeur. Elles sont
une grâce éternelle, une gloire céleste, et c'est d'elles que dépend la vie éternelle de l'humanité.
(21.33)
Pour illustrer cette notion, disons que le Soleil de Vérité réside dans un ciel qui demeure
inaccessible aux âmes quelles qu'elles soient et qu'aucun esprit ne peut atteindre, car Il est bien au-
delà de la compréhension de toutes les créatures.
(21.34)
Et pourtant, les saintes manifestations de Dieu sont semblables à un miroir, poli et sans taches, qui
recueille des rayons lumineux de ce Soleil et, ensuite, répand la gloire sur le reste de la création.
(21.35)
Sur cette surface polie, le Soleil est clairement révélé dans toute sa majesté. Ainsi, si le Soleil reflété
proclame: "Je suis le Soleil!", il dit la vérité et, s'il s'écrie: "Je ne suis pas le Soleil!", il dit encore la
vérité.
(21.36)
Bien que l'Astre du Jour, dans toute sa gloire, sa beauté et ses perfections, soit clairement visible
dans ce miroir sans taches, Il n'est pas descendu de sa propre station exaltée dans les royaumes
célestes, Il n'a pas pénétré dans le miroir; Il continue de résider, comme Il le fera à jamais, dans les
hauteurs suprêmes de sa propre sainteté.
(21.37)
En outre, toutes les créatures terrestres ont besoin de la générosité du soleil, car leur existence
même dépend de la lumière et de la chaleur solaires. Privées du soleil, elles seraient éliminées. Ceci
est le fait d'être avec Dieu, dont parlent les Saintes Ecritures : l'homme doit être avec son Seigneur.
(21.38)
Il est clair, donc, que la réalité essentielle de Dieu est révélée dans ses perfections et le soleil, avec
ses perfections, reflété dans un miroir, est une chose visible, une entité exprimant avec clarté la
générosité de Dieu.
(21.39)
Mon espoir est que tu acquerras un regard perceptif, une oreille attentive, et que les voiles seront
écartés de ta vue.
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Chapitre: 22. "Ô toi qui tournes ton visage vers Dieu! ..."
(22.1)
Ô toi qui tournes ton visage vers Dieu! Ferme les yeux à toutes choses et ouvre-les au royaume du
Très-Glorieux. Ne demande qu'à Lui, et à Lui seul, de répondre à tes désirs et à tes aspirations,
quels qu'ils soient.
(22.2)
D'un seul de ses regards, Il exhausse cent mille espérances; d'un seul de ses clins d'oeil, Il guérit
cent mille malades incurables; d'une seule de ses visions, Il apaise chaque blessure; d'un signe de la
tête, Il délivre les coeurs des contraintes de l'affliction.
(22.3)
Il fait ce qu'Il fait, et de quel recours disposons-nous? Il exécute Ses volontés, Il décrète ce qui Lui
plaît. Ainsi, tu ferais mieux de baisser la tête en signe de soumission et de placer ta confiance dans
le Seigneur Très-Miséricordieux.
Chapitre: 23. "Ô toi qui cherches la vérité! ..."
(23.1)
Ô toi qui cherches la vérité! Ta lettre du 13 décembre 1920 m'est bien parvenue.
(23.2)
De l'époque d'Adam jusqu'à nos jours, les religions de Dieu ont été rendues manifestes, l'une après
l'autre; chacune d'elles a rempli sa fonction propre, revivifiant l'humanité, lui apportant l'éducation
et l'illumination.
(23.3)
Elles délivrèrent le peuple des ténèbres du monde de la nature pour les introduire dans la lumière du
Royaume.
(23.4)
Tandis qu'elle était révélée, chaque foi et chaque loi divine successive demeuraient pendant
plusieurs siècles, comme un arbre aux fruits abondants, et le bonheur de l'humanité lui était confié.
Au fil des siècles, cependant, la foi s'émoussait, cessait de prospérer et de produire des fruits; c'est
pourquoi elle était à nouveau rajeunie.
(23.5)
La religion de Dieu est une, mais elle doit sans cesse être renouvelée. Moïse, par exemple, fut
envoyé à l'humanité. Il établit une loi et, par cette loi - la loi mosaïque - les enfants d'Israël furent
délivrés de leur ignorance et connurent la lumière. Ils furent tirés de leur abjection et atteignirent
une gloire qui ne s'efface pas.
(23.6)
Avec le temps, toutefois, cette gloire s'éteignit, cette splendeur déclina, ce jour éclatant se changea
en nuit et, lorsque celle-ci eut atteint une obscurité trois fois plus profonde, l'étoile du Messie
apparut à l'horizon, illuminant le monde d'une gloire nouvelle.
(23.7)
En d'autres termes: la religion de Dieu est une, elle est l'éducateur de l'humanité et, cependant, elle
doit être renouvelée.
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(23.8)
Lorsque tu plantes un arbre, il grandit de jour en jour; il produit des fleurs, des feuilles et des fruits
succulents mais, à la longue, il vieillit et cesse de produire ses fruits; alors, le cultivateur de la vérité
recueille la graine de ce même arbre, la plante dans une terre intacte et, voyez, là s'élève le premier
arbre, tel qu'il était auparavant.
(23.9)
Souviens-toi toujours que, dans ce monde de l'existence, toutes choses doivent sans cesse être
renouvelées. Regarde comme le monde matériel autour de toi a été renouvelé. Les idées ont changé,
les modes de vie ont été révisés, les sciences et les arts font preuve d'une vigueur nouvelle; il y a des
découvertes, des inventions, des perceptions nouvelles.
(23.10)
Comment, dans ces conditions, un pouvoir vital tel que la religion - qui garantit les progrès de
l'humanité, qui permet d'atteindre à la vie éternelle, qui est le promoteur de l'excellence infinie, la
lumière de deux mondes - comment pourrait-il ne pas être renouvelé? Ce serait incompatible avec la
grâce et l'amour du Seigneur.
(23.11)
La religion, d'autre part, n'est pas une série de croyances et de traditions, mais les enseignements du
Seigneur Dieu, enseignements qui constituent la vie même de l'humanité, qui élèvent l'esprit,
affinent le caractère et jettent les fondements de l'éternelle dignité de l'homme.
(23.12)
Réfléchis bien : ces fièvres dans le monde de l'esprit, ces flammes de guerre et de haine, de
ressentiment et de malveillance entre les nations, ces agressions des peuples les uns contre les
autres, qui ont détruit la paix du monde tout entier, pourraient-elles jamais être combattues sans les
eaux vivifiantes des enseignements divins? Non, jamais!
(23.13)
Il est clair qu'un pouvoir supérieur aux forces de la nature doit être amené à s'exercer pour changer
ces ténèbres en lumière, ces haines, ces ressentiments, cette animosité, ces rancunes, ces conflits et
ces guerres sans fin, en solidarité et en amour entre tous les peuples de la terre. Or ce pouvoir n'est
autre que les brises du Saint Esprit et le puissant influx de la parole de Dieu.
Chapitre: 24. "Ô jeune homme épris de spiritualité! ..."
(24.1)
Ô jeune homme épris de spiritualité! Loue Dieu de t'avoir permis de trouver ton chemin vers le
royaume de splendeur, de déchirer les voiles des vaines illusions et de connaître l'essence de
l'intime mystère des choses.
(24.2)
Ce peuple tout entier a imaginé un dieu dans le royaume de l'esprit et adore l'image qu'il s'est créé.
Et, pourtant, cette image est perçue, l'esprit humain en étant l'organe percepteur et, à coup sûr,
l'esprit qui comprend est au-dessus de l'objet qui est à sa portée, car si l'imagination n'est que la
branche, l'esprit est la racine et, pour sûr, la racine a une valeur plus grande que celle de la branche.
(24.3)
Considère à présent comment tous les peuples du monde plient le genou devant une illusion de leur
propre invention, comment ils ont imaginé un créateur à l'intérieur de leurs propres consciences et
l'appellent le Plasmateur de tout ce qui existe alors qu'en vérité, ce n'est qu'une illusion. Ainsi, les
peuples adorent ce qui n'est qu'une erreur de perception.
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(24.4)
Cependant cette Essence parmi les essences, cet Invisible parmi les invisibles, est sanctifié au-
dessus de toute spéculation humaine et ne sera jamais cerné par l'esprit de l'homme. Jamais cette
réalité immémoriale ne se situera à la portée d'un être contingent.
(24.5)
Son royaume est d'un autre ordre et, de ce royaume, aucune compréhension ne saurait être acquise.
Il est impossible d'y accéder et son entrée est interdite.
(24.6)
Tout ce que l'on peut en dire, c'est que son existence peut être prouvée mais que les conditions de
celle-ci demeurent ignorées.
(24.7)
Qu'une telle essence existe, cela a été compris par tous les philosophes et les savants mais, chaque
fois qu'ils tentaient de s'instruire sur son existence, ils restaient désorientés et consternés;
finalement, en proie au désespoir, leurs espérances ruinées, ils quittaient ce monde.
(24.8)
Pour saisir l'état et le mystère intime de cette Essence parmi les essences, du plus secret des secrets,
il faut disposer d'un autre pouvoir et d'autres facultés; or un tel pouvoir, de telles facultés, seraient
plus que ne peut supporter l'humanité; c'est pourquoi aucune de ses paroles à Lui ne peut parvenir
aux hommes.
(24.9)
Si, par exemple, une personne est douée des sens de l'ouïe, du goût, de l'odorat et du toucher mais
privée du sens de la vue, il lui est impossible de regarder autour d'elle, car la vision ne saurait être
réalisée par l'ouïe, le goût, l'odorat ou le toucher.
(24.10)
De la même manière, les facultés dont dispose l'homme ne lui permettent pas de saisir cette réalité
invisible, sacrée et sanctifiée au-delà de tous les doutes des sceptiques.
(24.11)
Pour y parvenir, il faudrait qu'il dispose d'autres facultés, d'autres sens; s'il était amené à disposer de
tels pouvoirs, un être humain pourrait alors acquérir quelque connaissance de ce monde invisible;
autrement, jamais il n'y parviendra.
Chapitre: 25. "Ô servante de Dieu! ..."
(25.1)
Ô servante de Dieu! Il est écrit, dans les histoires de l'Orient, que Socrate se rendit en Palestine et en
Syrie, où il recueillit certaines vérités spirituelles de la bouche d'hommes versés dans la religion et
que, lors de son retour en Grèce, il promulgua deux croyances: l'unité de Dieu et l'immortalité de
l'âme après sa séparation du corps. Ces concepts, si étrangers à la pensée hellénique, suscitèrent une
grande confusion parmi les Grecs et, finalement, ceux-ci empoisonnèrent le célèbre philosophe.
(25.2)
Cela est authentique; en effet, les Grecs croyaient en de nombreux dieux et Socrate établit le fait
que Dieu est un, ce qui, de toute évidence, était en contradiction avec les croyances grecques.
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(25.3)
Le fondateur du monothéisme fut Abraham; c'est à lui que l'on peut faire remonter ce concept et,
même à l'époque socratique, cette croyance était courante parmi les enfants d'Israël.
(25.4)
Ce qui précède n'est pas mentionné dans les histoires juives; il existe, en effet, de nombreux faits
que ne rapporte pas l'histoire juive.
(25.5)
L'histoire de Josèphe ne rend pas compte de tous les événements de la vie du Christ, bien que ce
soit lui, un juif, qui ait écrit l'histoire de l'époque où vécut Jésus. On ne doit pas refuser de croire
aux événements de la vie du Christ sous prétexte qu'ils ne sont pas rapportés dans l'histoire de
Josèphe.
(25.6)
Les histoires orientales rapportent aussi qu'Hippocrate séjourna longtemps à Tyre, qui est une ville
de Syrie.
Chapitre: 26. "Ô toi qui cherches le Royaume céleste! ..."
(26.1)
Ô toi qui cherches le Royaume céleste! Ta lettre m'est parvenue et je me suis pénétré de son
contenu.
(26.2)
Les saintes manifestations divines possèdent deux conditions; l'une d'ordre physique et l'autre,
d'ordre spirituel. En d'autres termes, l'une de ces conditions est celle d'un être humain et l'autre,
celle de la Réalité divine.
(26.3)
Si les manifestations sont soumises à des épreuves, c'est seulement dans leur condition humaine, et
non dans la splendeur de leur Réalité divine.
(26.4)
En outre, ces épreuves existent seulement du point de vue de l'humanité. En apparence, la condition
humaine des saintes manifestations est soumise à des épreuves et, lorsqu'elles se sont révélées dans
la plénitude de leur force et de leur endurance, d'autres hommes en tirent des enseignements;
(26.5)
ils apprennent quelle doit être leur propre constance et leur résistance au milieu des épreuves et des
tribulations, car le divin Educateur doit instruire par des paroles et aussi par des actes, révélant ainsi
à tous les hommes le droit chemin de la vérité.
(26.6)
Quant à ma condition, elle est celle du "serviteur de Bahá", Abdu'l-Bahá, la visible expression de la
servitude au seuil de la Beauté d'Abha.
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Chapitre: 27. "Dans les cycles passés, chacune des manifestations ..."
(27.1)
Dans les cycles passés, chacune des manifestations de Dieu a tenu son propre rang dans le monde
de l'existence, et chacune d'elles a représenté une phase particulière du développement de
l'humanité, mais la manifestation du Plus Grand Nom (que ma vie soit sacrifiée pour ses bien-
aimés!) fut une expression de la maturité de l'intime réalité humaine en ce monde de l'existence.
(27.2)
Le soleil est, en effet, la source de lumière et de chaleur, le foyer de splendeurs, et il renferme toutes
les perfections manifestées par les autres étoiles apparues au-dessus du monde.
(27.3)
Efforce-toi, à ton tour, de prendre ta place sous le soleil et de recevoir une part abondante de son
éblouissante lumière. Je te le dis en vérité, une fois que tu auras atteint cette station, tu contempleras
les saints inclinant humblement leurs têtes devant Lui.
(27.4)
Hâte-toi vers le printemps avant la venue de l'automne et, avant que frappe la maladie, hâte-toi vers
la guérison, afin de pouvoir devenir un médecin spirituel qui, grâce aux brises du Saint Esprit,
guérit tous les maux de cet âge de renom et de gloire.
Chapitre: 28. "Ô feuille sur l'arbre de vie! ..."
(28.1)
Ô feuille sur l'arbre de vie! L'arbre de vie, dont il est fait mention dans la Bible, est Bahá'u'llah, et
les filles du royaume sont les feuilles de cet arbre béni. Ainsi, rends grâce à Dieu de t'avoir relié à
cet arbre et de t'avoir permis de prospérer à son image.
(28.2)
Les portes du Royaume sont grandes ouvertes et chaque âme élue est assise à la table du Seigneur,
recevant sa part de ce céleste festin.
(28.3)
Dieu soit loué, tu es, toi aussi, présent à cette table, prenant ta part de la munificente nourriture du
ciel. Tu sers le Royaume, et les subtils arômes du paradis d'Abha te sont familiers.
(28.4)
Efforce-toi donc, de tout ton pouvoir, de guider tes semblables, et mange de ce pain qui est
descendu du ciel, car voici le sens des paroles du Christ; "Je suis le pain de vie qui est descendu du
ciel... celui qui mange de ce pain vivra éternellement. "
Chapitre: 29. "Ô toi qui es captivé par la vérité ..."
(29.1)
Ô toi qui es captivé par la vérité et magnétisé par le céleste royaume! Ta longue lettre m'est
parvenue et m'a procuré une grande joie, car elle témoignait clairement de tes efforts acharnés et de
tes nobles intentions.
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(29.2)
Dieu soit loué, tu veux le bien de tous les hommes; tu languis après le royaume de Bahá et aspires à
voir progresser la race humaine. J'espère que, grâce à ces idéaux aux nobles aspirations de ton coeur
et à ces célestes nouvelles, tu deviendras si lumineux qu'éternellement, l'éclat de ton amour envers
Dieu répandra sa gloire.
(29.3)
Tu m'as donné de toi la description d'un étudiant à l'école du progrès spirituel- Heureux que tu es!
(29.4)
Si ces écoles de progrès conduisent à l'université céleste, alors seront créés des branches de la
connaissance grâce auxquelles l'humanité verra la tablette de l'existence se déployer, tel un rouleau,
à l'infini, et toutes les choses crées apparaître sur ce rouleau, tels des mots et des lettres.
(29.5)
Alors on apprendra les différents niveaux de signification et, à l'intérieur de chaque atome de
l'univers, les signes de l'unicité de Dieu seront manifestes. Alors l'homme entendra le cri du
Seigneur du royaume et contemplera les confirmations du Saint Esprit venues le secourir.
(29.6)
Alors il éprouvera un tel bonheur, une telle extase, que le vaste monde ne pourra plus le contenir et
il partira pour le royaume de Dieu, se hâtant vers l'empire de l'esprit car, lorsqu'un oiseau a
développé ses ailes, il quitte le sol pour s'élancer très haut dans les cieux - sauf s'il est attaché par
une patte ou que ses ailes sont brisées ou embourbées.
(29.7)
Ô toi qui cherches la vérité! Le monde du royaume est un. La seule différence est que le printemps
ne cesse de revenir, provoquant chaque fois une nouvelle commotion parmi toutes les choses créées.
(29.8)
Alors les plaines et les coteaux reprennent vie, les arbres se colorent d'un vert délicat, les feuilles les
fleurs et les fruits apparaissent dans toute leur beauté, à la fois tendre et infinie.
(29.9)
C'est pourquoi les dispensations des âges écoulés sont intimement reliées à celles qui leur
succèdent: en réalité, elles ne font qu'une mais, à mesure que se développe le monde, la lumière se
fait plus intense, ainsi que le déversement de la grâce céleste, et c'est alors que se met à briller l'astre
du jour dans la splendeur de midi.
(29.10)
Ô toi qui cherches le royaume! Chaque manifestation divine est la vie même du monde et le
médecin de chaque âme souffrante. Le monde de l'homme est malade et ce médecin compétent
connaît le moyen de le guérir; ses enseignements, conseils et exhortations sont un remède pour
chaque douleur, un baume bienfaisant pour chaque blessure.
(29.11)
Le médecin avisé peut, à tout moment, diagnostiquer les besoins de son malade et appliquer le
traitement prescrit. C'est pourquoi, si tu appliques les enseignements de la Beauté d'Abha aux
nécessités urgentes du moment, tu constateras alors qu'ils apportent un remède immédiat au corps
souffrant du monde. Ils sont, en vérité, l'élixir qui donne la santé éternelle.
(29.12)
Le traitement prescrit par les médecins du passé et par ceux qui leur ont succédé n'est pas identique,
mais dépend plutôt du mal dont souffre le patient; le remède peut changer, cependant le but
demeure le même : rendre la santé au malade.
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(29.13)
Dans les dispensations du passé, le corps affaibli du monde ne pouvait résister à un traitement
rigoureux; c'est pourquoi le Christ a dit : "J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, que vous
n'êtes pas en état de comprendre maintenant, mais quand il sera venu, Lui, L'Esprit de Vérité, il
vous guidera vers la Vérité tout entière".
(29.14)
Ainsi, en cet âge de splendeurs, des enseignements jadis réservés à quelques-uns sont dispensés à
tous les hommes, afin que la miséricorde du Seigneur puisse embrasser toute la terre, à l'Est comme
à l'Ouest, que l'unité du monde humain puisse apparaître dans toute sa beauté et toute sa plénitude,
et que les rayons aveuglants de réalité puissent inonder de lumière le royaume de l'esprit.
(29.15)
La descente de la nouvelle Jérusalem désigne une loi céleste, cette loi qui est la garantie du bonheur
de l'humanité et la fulguration de la parole de Dieu.
(29.16)
Emmanuel [nota : «ceci se rapporte manifestement au Báb, comme le montre clairement le texte, et ne constitue nullement une
référence à Swedenborg.» d’après le secrétaire de Shoghi Effendi de la part de ce dernier le 9 mai 1938 au sujet de cette tablette]
fut, en vérité, le héraut du retour du Christ, celui qui conduisit l'humanité sur le chemin du royaume.
(29.17)
Il est évident que la lettre est un membre de la parole, c'est-à-dire que la lettre est dépendante, quant
à sa valeur, de la parole; elle tire sa grâce de la parole: elle possède une parenté spirituelle avec la
parole et elle est considérée comme partie intégrante de celle-ci.
(29.18)
Les apôtres étaient semblables à des lettres et le Christ, était l'essence de la parole elle-même: le
sens de la parole, qui est la grâce éternelle, déversa une splendeur sur ces lettres. De même, puisque
la lettre fait partie de la parole, elle est donc, dans sa signification intime, en accord avec la parole.
(29.19)
Nous espérons que tu te lèveras en ce jour pour promouvoir les prédictions d'Emmanuel. Sache, en
toute certitude, que tu parviendras au but, car les confirmations du Saint Esprit sont dispensées en
permanence et le pouvoir de la parole exercera une telle influence, que la lettre deviendra le miroir
dans lequel se reflétera le resplendissant soleil - la parole elle-même, - et la grâce et la gloire de la
parole illumineront la terre entière.
(29.20)
Quant à la Jérusalem céleste qui s'est posée sur les sommets du monde, au Saint des Saints de Dieu,
dont la bannière est maintenant élevée vers les cieux, elle renferme en elle-même toutes les
perfections et tout le savoir des dispensations antérieures. Elle proclame l'unité des enfants des
hommes. Elle est l'étendard de la paix universelle, l'esprit de vie éternelle; elle est la gloire des
perfections divines, la grâce omniprésente de toute existence, la parure ornant toutes choses créées,
la source de quiétude intérieure pour l'humanité tout entière.
(29.21)
Porte ton attention sur les tablettes sacrées. Lis les Ishraqat, les Tajalliyyat, les Paroles de Paradis,
les Bonnes Nouvelles, les Tarazat et le Kitab-i-Aqdas (Livre le plus saint).
(29.22)
Alors tu comprendras que ces enseignements célestes constituent l'unique remède pour un monde
malade et souffrant, et qu'ils sont un baume bienfaisant pour les blessures de l'humanité.
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(29.23)
Ils sont l'esprit de vie, l'arche du salut, l'aimant qui attire sur ce monde la gloire éternelle, le pouvoir
dynamique destiné à motiver la conscience humaine.
Chapitre: 30. "L'existence revêt deux formes ..."
(30.1)
L'existence revêt deux formes : l'une d'elles est l'existence de Dieu, qui est au-delà de la
compréhension humaine.
(30.2)
Lui, l'Invisible, l'Exalté et l'Insaisissable, n'est précédé d'aucune cause: c'est plutôt Lui qui est
l'origine de la cause parmi les causes. Lui, l'Ancien, n'a pas eu de commencement; Il est
l'Indépendant par excellence.
(30.3)
La seconde forme d'existence est l'existence humaine. C'est une existence ordinaire, que l'esprit
humain peut comprendre; elle n'est pas ancienne; elle est dépendante et est reliée à une cause.
(30.4)
La substance mortelle ne devient pas éternelle, et vice versa; la race humaine ne devient pas un
créateur, et vice versa. La transformation de la substance innée est une impossibilité.
(30.5)
Dans le monde de l'existence - celui qui est compréhensible - il existe plusieurs stades de mortalité:
le premier stade est le monde minéral et, ensuite, vient le monde végétal. Dans ce dernier, le
minéral existe mais sous une forme distinctive qui est la caractéristique du végétal.
(30.6)
De même, dans le monde animal, les caractéristiques minérales et végétales sont présentes et, en
plus, on y trouve les caractéristiques du monde animal, à savoir les facultés de la vue et de l'ouïe.
(30.7)
Dans le monde humain, on trouve les caractéristiques des mondes minéral, végétal et animal avec,
en plus, celles de la race humaine, c'est-à-dire la caractéristique de l'intelligence, qui découvre les
réalités des choses et saisit les principes universels.
(30.8)
Ainsi l'homme est, sur le plan du monde contingent, l'être le plus parfait. Par homme, on entend
l'individu parfait, qui est semblable à un miroir dans lequel se manifestent et se reflètent les
perfections divines.
(30.9)
Néanmoins, le soleil ne descende pas du haut de sa sainteté pour entrer dans un miroir mais, lorsque
ce dernier est purifié et tourné vers le Soleil de Vérité, les perfections de ce soleil - sa lumière et sa
chaleur - se reflètent et se manifestent dans ce miroir. Ces âmes sont les divines manifestations de
Dieu.
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Chapitre: 31. "Ô toi, être estimable et sage! ..."
(31.1)
Ô toi, être estimable et sage! Ta lettre du 27 mai 1906 m'est parvenue; elle contient de bien
agréables nouvelles et m'a causé une grande joie.
(31.2)
Tu me demandes si cette cause - cette nouvelle et vivante cause - pourrait prendre la place des rites
et cérémonies religieuses en Angleterre, s'il serait possible - à présent que sont apparus divers
groupes dont les membres sont d'éminents religieux et théologiens, de loin supérieurs, par leurs
réalisations, à ceux du passé, - que cette nouvelle cause en arrive à impressionner les membres de
ces groupes à un degré tel qu'elle les rassemble, eux et tous les autres, sous son ombre protectrice.
(31.3)
Ô cher ami! Sache que l'individu distingué de chaque âge est doué selon les perfections de son âge.
Cet individu qui, dans les âges passés, fut placé au-dessus de ses contemporains, était doué des
vertus de son temps.
(31.4)
Mais, en cet âge de splendeurs, en cette ère divine, le personnage prééminent, l'astre lumineux,
l'individu choisi, resplendira de telles perfections et d'un tel pouvoir qu'il en arrivera, en définitive, à
éblouir les esprits de chaque communauté et de chaque groupe humain.
(31.5)
Un tel personnage est supérieur à tous les autres sur le plan des perfections spirituelles et des
connaissances célestes, et il est véritablement le foyer de bénédictions divines et le pivot du cercle
lumineux; il contiendra par conséquent tous les autres et, sans nul doute, son éclat se fera si puissant
qu'il rassemblera toutes les âmes sous son ombre protectrice.
(31.6)
Si tu examines attentivement ce problème, tu constateras qu'il s'agit là d'une loi universelle qui
s'applique à toutes choses : Le tout attire la partie et, dans le cercle, le centre est le pivot des
compas.
(31.7)
Médite sur l'Esprit [nota : Jésus]: parce qu'il était le foyer de pouvoir spirituel, la source de générosité
divine, et bien qu'au début il n'attirât à lui qu'un très petit nombre d'adeptes, il a su, grâce à ce
pouvoir qui subjugue toutes choses, unir par la suite toutes les différentes sectes sous le tabernacle
protecteur du christianisme.
(31.8)
Compare le présent au passé et vois combien grande est la différence; ainsi, tu pourras parvenir à la
vérité et à la certitude.
(31.9)
Les différences entre les religions du monde sont dues à la diversité des formes d'esprit. Tant que
les pouvoirs de l'esprit sont variés, il est certain que les jugements et les opinions des hommes
différeront les uns des autres.
(31.10)
Si, toutefois, un pouvoir de perception unique et universel était introduit - un pouvoir contenant tous
les autres. - ces opinions divergentes se fonderaient en une harmonie et une unité spirituelles.
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(31.11)
Ainsi, lorsque se manifesta le Christ, l'esprit des divers peuples de son époque, leurs opinions, leurs
attitudes émotives, différaient selon qu'il s'agissait de Romains, de Grecs, de Syriens, d'Israélites ou
d'autres peuples.
(31.12)
Toutefois, sous l'influence de son pouvoir universel, Il réussit progressivement, après 300 ans
environ, à rassembler tous ces esprits divergents sous la protection et la conduite d'un seul point
central, les hommes partageant tous, en leurs coeurs, les mêmes émotions spirituelles.
(31.13)
Sous forme de métaphore, disons que lorsqu'une armée est placée sous le commandement de
plusieurs officiers supérieurs - chacun possédant sa propre stratégie. - leurs points de vue sur les
dispositifs et les mouvements de troupes seront évidemment différents.
(31.14)
Mais si le Commandant en Chef, parfaitement versé dans les sciences militaires, prend en main la
direction des troupes, ces autres plans disparaîtront, car le général suprêmement doué prendra sous
son contrôle l'armée tout entière. Cela n'est qu'une métaphore et non pas une comparaison exacte.
(31.15)
A présent, si vous supposez que les autres généraux sont eux aussi éminemment versés dans l'art
militaire, parfaitement compétents et expérimentés et qu'ainsi, ils ne se soumettront pas à la règle
d'un seul individu - aussi éminent soit-il, - votre supposition est insoutenable, car la situation
exposée plus haut, logiquement, est bien celle qui va se produire, cela ne fait aucun doute.
(31.16)
Tel est le cas des saintes manifestations de Dieu et, en particulier, de la réalité divine du Plus Grand
Nom, de la Beauté d'Abha. Lorsqu'il est révélé aux peuples rassemblés du monde et apparaît, avec
tous ses attraits et ses enchantements - séduisant tel un Joseph dans l'Egypte de l'esprit, - il enchaîne
tous les amoureux sur la terre.
(31.17)
Quant aux âmes qui sont nées dans cette vie en tant qu'entités éthérées et radieuses mais qui, du fait
de leurs imperfections et de leurs épreuves, sont privées d'avantages importants et réels, et quittent
ce monde sans avoir pu s'épanouir, leur sort est une cause de profonde tristesse.
(31.18)
C'est la raison pour laquelle les manifestations universelles de Dieu dévoilent leurs propres visages
aux hommes de leur temps, endurent toutes sortes de calamités et d'afflictions et font le sacrifice de
leurs vies pour racheter l'humanité;
(31.19)
c'est pour que ces mêmes hommes - ceux qui sont prêts et possèdent des aptitudes - deviennent des
sources lumineuses et reçoivent la vie qui jamais ne s'éteint. Voilà le véritable sacrifice : l'offrande
de soi comme la fit le Christ, afin de racheter la vie du monde.
(31.20)
Quant à l'influence des êtres saints, et quant au fait qu'ils continuent de dispenser leurs grâces à
l'humanité après avoir abandonné leur forme humaine, c'est là, pour les Bahá’ís, un fait
incontestable.
(31.21)
En vérité, les grâces débordantes et les splendeurs irradiantes des saintes manifestations
apparaissent après que ces dernières ont quitté ce monde.
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(31.22)
L'exaltation de la parole, la révélation de la puissance divine, la conversion d'âmes qui craignaient
Dieu, la dispensation de la vie éternelle - c'est après le martyre du Messie que toutes ces grâces se
multiplièrent et s'intensifièrent.
(31.23)
De la même manière, depuis l'ascension de la Beauté Bénie, les bienfaits de Dieu ont été toujours
plus abondants, la lumière plus rayonnante, les signes de la puissance du Seigneur plus évidents;
l'influence de la parole s'est étendue et bientôt le mouvement, la chaleur, l'éclat et les bénédictions
du soleil de sa réalité animeront la terre tout entière.
(31.24)
Ne t'inquiète pas de la lenteur des progrès de la cause bahá’íe dans ce pays. Nous n'en sommes
encore qu'aux lueurs de l'aube. Songe que, pour la cause du Christ, il fallut attendre trois siècles
avant que se manifeste son immense influence.
(31.25)
Aujourd'hui, moins de soixante ans après la naissance de cette Foi, sa lumière a été diffusée sur
toute la planète.
(31.26)
En ce qui concerne l'association pour la santé à laquelle tu appartiens, son influence s'accroîtra au
centuple lorsqu'elle se trouvera sous la protection de cette Foi.
(31.27)
Tu écris que l'amour parmi les Bahá’ís est très intense et que l'amour, c'est l'essentiel.
(31.28)
La puissance de l'amour a été développée à un très haut degré parmi les Bahá’ís, l'amour y est bien
plus fort que parmi les disciples d'autres religions, et il en est ainsi de toutes les autres vertus,
l'amour étant le fondement de toutes choses.
(31.29)
Sous peu, les livres et les tablettes de la Beauté Bénie seront traduits dans toutes les langues en un
style puissant, clair et distingué.
(31.30)
Le jour où ils seront traduits conformément à l'original, dans un style à la fois puissant et distingué,
les splendeurs de leur signification profonde se répandront à travers le monde et illumineront les
yeux de tous les hommes.
(31.31)
Fais de ton mieux pour que la traduction soit conforme à l'original. La Beauté Bénie s'est rendue à
Haïfa à de nombreuses reprises. Tu as eu l'occasion de Le contempler mais, à l'époque, tu ne Le
connaissais pas encore. J'espère que tu parviendras à Le rencontrer véritablement, c'est-à-dire à Le
contempler non pas avec l'oeil physique, mais avec l'oeil spirituel.
(31.32)
L'essence de l'enseignement de Bahá'u'llah est l'amour qui embrasse toutes choses, car l'amour
contient toutes les qualités humaines. Il permet à chaque âme de progresser. Il dispense à chacune,
en héritage, la vie immortelle.
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(31.33)
Sous peu, tu seras témoin que ses célestes enseignements, la gloire de la réalité elle-même,
illumineront les cieux du monde.
(31.34)
La courte prière par laquelle tu terminais ta lettre est à la fois originale, émouvante et belle. Récite
cette prière à tout moment.
Chapitre: 32. "Ô vous, servantes du Seigneur! ..."
(32.1)
Ô vous, servantes du Seigneur! En ce siècle - le siècle du Seigneur Tout-Puissant - l'Astre du jour
des royaumes célestes, la Lumière de Vérité, brille dans la splendeur de midi et ses rayons
illuminent l'espace tout entier, car cet âge est celui de l'Ancienne Beauté, c'est le jour de révélation
de la puissance et du pouvoir du Plus Grande Nom - puisse ma vie être offerte en sacrifice pour ses
bien-aimés!
(32.2)
Dans les âges à venir, bien que la cause de Dieu puisse croître et prospérer au centuple et que
l'ombre du Sadratu'l-Muntaha puisse protéger toute l'humanité, ce siècle demeurera inégalé car il a
connu l'aurore de ce matin et le lever de ce soleil.
(32.3)
Ce siècle est, en vérité, la source de sa lumière et l'aurore de sa révélation. Les âges et les
générations futurs contempleront la diffusion de son rayonnement et les manifestations de ses
signes.
(32.4)
Il convient par conséquent que vous fassiez des efforts, et peut-être alors obtiendrez-vous votre part,
pleine et entière, de ses bienfaits.
Chapitre: 33. "Ô serviteur de Dieu! ..."
(33.1)
Ô serviteur de Dieu! Nous avons pris note de ta lettre à Jinab-i-Ibn-Abhar et de ta question
concernant le verset suivant: "Quiconque se réclame d'une révélation directe de Dieu, avant
l'expiration d'une période de mille années accomplies, est assurément un imposteur et un menteur."
(33.2)
Le sens de ce verset est le suivant : Tout individu qui, avant l'expiration d'une période de dix siècles
accomplis - délai connu, clairement établi par la coutume et ne nécessitant aucune interprétation -
prétendrait à une révélation qui lui parviendrait directement de Dieu, même s'il révélait certains
signes, cet homme serait assurément un imposteur.
(33.3)
Ceci n'est pas une référence à la manifestation universelle, car il est clairement énoncé dans les
saintes Ecritures que des centaines ou, plutôt, des milliers d'années doivent s'écouler avant que
réapparaisse une manifestation comme celle-ci.
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(33.4)
Il est possible, toutefois, qu'après une période de mille ans, certains êtres saints soient autorisés à
dispenser une révélation, mais cela ne se produira pas à travers une manifestation universelle.
(33.5)
C'est la raison pour laquelle chaque jour du cycle de la Beauté Bénie est en réalité égal à une année,
et chaque année de ce cycle équivaut à un millier d'années.
(33.6)
Considérez, par exemple, le soleil : son passage d'un signe zodiacal au suivant se déroule pendant
une courte période, cependant ce n'est qu'après une longue période qu'il atteint la plénitude de son
resplendissement, de sa chaleur et de sa gloire, sous le signe du lion.
(33.7)
Il devra, au préalable, accomplir une révolution complète à travers les autres constellations avant
d'entrer à nouveau dans le signe du lion pour briller de tout son éclat. Dans ses autres stations, il ne
révèle pas la plénitude de sa chaleur et de sa lumière.
(33.8)
En substance, aucun individu ne peut avoir la présomption de souffler mot avant l'accomplissement
d'une période de dix siècles.
(33.9)
Tous les hommes doivent se considérer comme des sujets, soumis et obéissants aux
commandements de Dieu et aux lois de la Maison Universelle de Justice.
(33.10)
Si l'un quelconque d'entre eux devait dévier - ne fût-ce que d'une pointe d'aiguille - des décrets de la
Maison Universelle de Justice, ou faillir à l'observation de ceux-ci, il serait alors rejeté comme un
proscrit.
(33.11)
En ce qui concerne le cycle de la Beauté Bénie - l'âge du Plus Grand Nom -, il ne se limite pas à
mille ou deux mille ans ... Lorsqu'il est dit que la période de mille ans commence avec la
manifestation de la Beauté Bénie et que chaque jour de cette période égale un millier d'années, il
s'agit là d'une référence au cycle de la Beauté Bénie qui, dans ce contexte, s'étendra sur de
nombreux âges à travers le cours du temps.
Chapitre: 34. "Ô toi qui sers l'humanité! ..."
(34.1)
Ô toi qui sers l'humanité! Ta lettre m'a particulièrement réjoui, car elle est à la fois une preuve
décisive et un brillant témoignage.
(34.2)
Il convient qu'en cet âge illuminé - l'âge du progrès de l'humanité - nous faisions le don de nous-
mêmes et servions le genre humain.
(34.3)
Chaque cause universelle est divine, alors que toute cause personnelle est temporelle. Par
conséquent les principes des manifestations divines ont été universels et ont inclus toutes choses.
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(34.4)
Tout homme imparfait est replié sur lui-même et ne songe qu'à son propre bien. Mais, lorsque ses
pensées prennent un peu d'ampleur, il commence à songer au bien-être et au confort de sa famille.
(34.5)
Si ses idées s'élargissent davantage, il se préoccupera du bonheur de ses concitoyens, puis il songera
à la gloire de son pays et de sa race.
(34.6)
Lorsque ses idées et ses vues atteindront leur ultime degré de développement et parviendront au
stade de la perfection, il s'intéressera alors à l'exaltation de l'humanité.
(34.7)
Il deviendra l'ami bienveillant de tous les hommes et recherchera le bien-être et la prospérité de
toutes les nations. Ainsi répondra-t-il aux critères de perfection.
(34.8)
Donc, les manifestations de Dieu ont eu une conception universelle, qui incluait toutes choses. Elles
ont combattu pour l'amour de chaque vie humaine et se sont engagées à promouvoir l'éducation
universelle. Le champ de leur action n'était pas limité; au contraire, il était vaste et incluait toutes
choses.
(34.9)
C'est la raison pour laquelle vous devez aussi vous préoccuper de chacun de vos semblables, afin
que l'humanité puisse être éduquée, les tempéraments des hommes modérés, et que ce monde se
transforme en un jardin d'Eden.
(34.10)
Aimez toutes les religions et toutes les races d'un amour vrai et sincère; manifestez cet amour par
des actes et non par des paroles, car celles-ci n'ont pas d'importance; en effet, la plupart des hommes
sont, en paroles, des amis bienveillants, tandis que l'action est la meilleure voie.
Chapitre: 35. "Ô armée de Dieu! ..."
(35.1)
Ô armée de Dieu! J'ai bien reçu votre lettre portant vos signatures conjointes. J'en ai apprécié le
contenu si éloquent et le style savoureux: sa lecture fut pour moi un vrai plaisir. Vous m'avez écrit
au sujet du mois de jeûne.
(35.2)
Bienheureux que vous êtes d'avoir obéi au commandement de Dieu et observé ce jeûne pendant la
période sacrée, car ce jeûne matériel est un signe extérieur du jeûne spirituel, un symbole de
retenue, d'abstention de tous les désirs du moi qui acquiert, ainsi, les caractéristiques de l'esprit, est
emporté par les brises célestes, et brûle de l'amour divin.
(35.3)
Votre lettre témoigne aussi de votre unité et de l'intimité de vos coeurs. Je nourris l'espoir que
l'Occident, par la grâce infinie que dispense le Seigneur en cette ère nouvelle, deviendra l'Orient,
l'aurore du Soleil de Vérité, et que les croyants occidentaux seront les aurores lumineuses et les
témoins des signes de Dieu,
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(35.4)
qu'ils seront à l'abri des doutes qui assaillent les insouciants, et qu'ils demeureront fermes et
immuables dans l'Alliance et le Testament; qu'ils s'efforceront, jour et nuit, d'éveiller ceux qui
sommeillent et de rendre attentifs les ignorants, de ramener les proscrits dans l'intimité du cercle
intérieur et d'apporter aux indigents leur part de grâce éternelle.
(35.5)
Qu'ils soient des hérauts du royaume; qu'ils en appellent aux habitants du monde d'ici-bas et les
invitent à entrer dans le royaume céleste.
(35.6)
Ô armée de Dieu! Aujourd'hui, dans ce monde, chaque peuple erre dans son propre désert, se
déplaçant çà et là selon son humeur et ses fantaisies, poursuivant ses caprices personnels.
(35.7)
Dans cette masse grouillante des peuples de la terre, seule la communauté du Plus Grand Nom est
libre d'intrigues humaines et n'a aucun but égoïste à promouvoir.
(35.8)
Seul parmi toutes ces masses, ce peuple s'est levé pour atteindre des objectifs purifiés du moi,
suivant les enseignements divins, luttant avec ardeur pour atteindre un seul but: transformer ce bas
monde en un ciel exalté, faire de cette terre un miroir reflétant le royaume, changer ce monde en un
monde différent, faire que l'humanité tout entière adopte les chemins de la droiture et un nouveau
mode de vie.
(35.9)
Ô armée de Dieu! Avec l'aide de la Beauté Bénie - que ma vie soit sacrifiée pour ses Bien-Aimés! -
et grâce à sa générosité, vous devez vous comporter de manière à resplendir tel un soleil au milieu
de tous vos semblables.
(35.10)
Lorsque l'un d'entre vous entre dans une ville, qu'il s'y distingue par sa sincérité, sa loyauté et son
amour, par son intégrité, sa bonne foi, la confiance qu'il inspire, et sa bienveillance à l'égard de tous
sans exception, afin que les habitants de cette ville puissent déclarer : "Cette personne est sans
aucun doute un Bahá’í, car ses qualités - son comportement, son caractère, son tempérament, sa
moralité - sont celles d'un Bahá’í".
(35.11)
C'est seulement lorsque vous parviendrez à cet état que vous aurez rempli vos obligations envers
l'Alliance et le Testament. En vérité, Il a contracté, à travers des textes irréfutables, une Alliance
avec nous tous, exigeant de nous que nous agissions en conformité avec ses instructions et ses
conseils sacrés.
(35.12)
Ô armée de Dieu! Le temps est venu de manifester, en cet âge d'excellence, les fruits et perfections
du Plus Grand Nom afin d'établir, sans nul doute possible, que cette ère est l'ère de Bahá'u'llah et
que cet âge se distingue de tous les autres âges.
(35.13)
Ô armée de Dieu! Chaque fois que vous contemplez une personne dont l'attention tout entière est
dirigée vers la Cause de Dieu, dont le seul but est d'appliquer la parole divine, qui ne cesse, jour et
nuit, de servir la Cause dans un dessein très pur, dont l'attitude ne révèle pas la moindre trace
d'égoïsme ou de motivations personnelles;
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(35.14)
qui, bien plutôt, erre comme éperdue dans le désert de l'amour de Dieu, qui ne boit qu'à la coupe de
la connaissance de Dieu, qui est tout entière occupée à répandre les doux arômes divins, éprise des
saintes poésies du royaume de Dieu, - sachez, en toute certitude, que le ciel soutiendra et affermira
cette personne; que, semblable à l'étoile du matin, elle scintillera à jamais dans les cieux de la grâce
éternelle.
(35.15)
Si, toutefois, elle manifeste la moindre trace de désir égoïste et d'amour de soi, ses efforts
n'aboutiront à rien et elle sera, en définitive, anéantie et abandonnée, sans espoir.
(35.16)
Ô armée de Dieu! Que Dieu soit loué, Bahá'u'llah a délivré l'humanité de ses chaînes et libéré les
hommes de tout ce qui les entravait, en leur disant : Vous êtes les fruits d'un seul arbre et les feuilles
d'une seule branche; soyez compatissants et bienveillants envers la race humaine tout entière.
(35.17)
Traitez les inconnus comme des amis et chérissez autrui comme vous le feriez de vos proches.
Considérez les ennemis comme des amis et les démons comme des anges; accordez au tyran la
même grande affection que vous portez aux créatures loyales et fidèles et, tels des gazelles arrivant
des cités parfumées de Khata et Khutan [nota : villes chinoises renommées pour leur animaux dont on extrait le
musc] , offrez au loup enragé la douceur du musc.
(35.18)
Soyez un refuge pour les âmes craintives; apportez le repos et la paix aux êtres tourmentés;
constituez des réserves pour les indigents; soyez un trésor de richesses pour les pauvres, un remède
bienfaisant pour ceux qui souffrent; soyez des médecins et des infirmiers pour les malades; faites-
vous les promoteurs de l'amitié, de l'honneur, de la conciliation et de la dévotion à Dieu en ce
monde d'inexistence.
(35.19)
Ô armée de Dieu! Faites un immense effort: Peut-être pourrez-vous inonder cette terre de lumière,
afin que cette misérable demeure qu'est le monde puisse devenir le paradis d'Abha.
(35.20)
L'obscurité a pris la relève, la brutalité prédomine. Ce monde de l'homme n'est plus qu'une arène
livrée aux bêtes sauvages, un terrain où les ignorants et les étourdis saisissent leur chance.
(35.21)
Les âmes des hommes sont comme des loups aveugles; ce sont tantôt des poisons mortels, tantôt de
mauvaises herbes, à l'exception de quelques êtres fort rares qui nourrissent des ambitions et forment
des projets altruistes pour le bien-être de leurs semblables.
(35.22)
Dans ce service à l'humanité, vous devez faire le sacrifice de vos vies mêmes et vous réjouir tout en
vous soumettant.
(35.23)
Ô armée de Dieu! L'Exalté (Le Báb) donna sa vie en sacrifice.
(35.24)
La Perfection Bénie, en un souffle, faisait le don de cent vies. Il supporta des calamités. Il souffrit le
martyr de l'angoisse. On l'emprisonna. On l'enchaîna. Il fut chassé de sa demeure et exilé vers des
terres lointaines. Finalement, il passa ses jours dans la Plus Grande Prison.
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(35.25)
De même, la multitude des amoureux de Dieu qui suivaient ce chemin goûtèrent au miel du martyr
et abandonnèrent tout - leurs vies, leurs biens, leurs familles.
(35.26)
Combien de foyers furent réduits à des tas de décombres, combien de demeures violées par
effraction et pillées; combien de nobles édifices s'effondrèrent, combien de palais se transformèrent
en tombeaux!
(35.27)
Et tout cela pour que l'humanité soit éclairée, pour que l'ignorance fasse place à la connaissance,
pour que les hommes de la terre puissent devenir des hommes du paradis, que la discorde et la
dissension puissent être extirpées et que le royaume de paix s'établisse à travers le monde tout
entier.
(35.28)
Luttez dès à présent pour que se manifeste cette générosité et que cette espérance, chérie entre
toutes, se réalise dans toute sa splendeur à travers la communauté humaine tout entière.
(35.29)
Ô armée de Dieu! Prenez garde de ne faire de tort à aucune âme et de n'affliger aucun coeur, de ne
blesser personne par vos paroles - qu'il s'agisse d'une connaissance ou d'un étranger, d'un ami ou
d'un ennemi.
(35.30)
Priez pour tous les hommes, pour que soient accordés à tous la bénédiction et le pardon de Dieu.
(35.31)
Prenez garde, prenez garde, que l'un d'entre vous ne cherche vengeance, même contre une créature
assoiffée de votre sang. Prenez garde, prenez garde, de ne pas offenser les sentiments de vos
semblables même s'ils sèment le mal et vous veulent du mal.
(35.32)
Ne considérez pas les créatures, tournez-vous plutôt vers leur Créateur. Ne voyez pas les éternels
récalcitrants, ne voyez que le Seigneur des Armées. Ne regardez pas la poussière de ce bas monde.
élevez votre regard vers le soleil éclatant qui a fait briller chaque coin de terre obscure.
(35.33)
Ô armée de Dieu! Si la calamité vous frappe, soyez patients et restez sereins. Quelles que puissent
être vos souffrances, demeurez imperturbables et, armés d'une parfaite confiance en la munificente
grâce divine, bravez la tempête des tribulations et des cruelles épreuves.
(35.34)
L'année passée, un certain nombre d'infidèles à notre cause - tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, tant
connus de nous qu'étrangers - ont porté devant le sultan de Turquie des accusations diffamatoires
contre ces exilés sans foyer, proférant contre nous des accusations non justifiées et sans fondement
aucun.
(35.35)
Le gouvernement ottoman, agissant avec circonspection, prit la décision d'examiner ces accusations
et délégua dans cette ville une commission d'enquête. Ce fut une occasion inespérée pour ceux qui
nous voulaient du mal; ils déclenchèrent une tempête qui défie toute description verbale ou écrite.
Seule une personne qui l'aurait vécue peut savoir quels troubles ils provoquèrent et quelles
convulsions angoissées en résultèrent.
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(35.36)
En dépit de tout, notre réaction fut de nous en remettre entièrement à Dieu et de demeurer sereins,
confiants, longanimes et calmes de façon à ce qu'une personne ignorant tout de la situation nous
aurait cru sans souci aucun, sans peine aucune, parfaitement heureux, robustes et en paix.
(35.37)
Or il advint que les accusateurs eux-mêmes - ceux qui nous avaient diffamés - se joignirent aux
membres de la commission d'enquête et qu'ainsi, plaignants, témoins et juges ne firent plus qu'un :
la conclusion était décidée d'avance.
(35.38)
Il nous faut reconnaître néanmoins que, jusqu'à présent, Sa Majesté le Sultan de Turquie n'a prêté
nulle attention à ces fausses accusations, à ces diffamations, affabulations et médisances, et qu'il
agit avec Justice...
(35.39)
Ô toi, le Dispensateur! Tu as répandu sur les amis de l'Occident les doux parfums du Saint Esprit et,
à l'aide de la lumière de direction divine, tu as éclairé le ciel occidental.
(35.40)
Tu as rapproché de toi ceux qui en étaient éloignés; tu as transformé des inconnus en amis
passionnés; tu as éveillé ceux qui dormaient; tu as rendu l'attention aux étourdis.
(35.41)
Ô toi, le Dispensateur! Aide ces nobles amis à atteindre ton bon plaisir et fais qu'ils soient
bienveillants, tant envers l'étranger qu'à l'égard de l'ami.
(35.42)
Conduis-les vers le monde qui demeure éternellement; accorde-leur une part de grâce céleste; fais
qu'ils soient de fidèles Bahá’ís, sincèrement épris de Dieu: garde-les des apparences extérieures et
affermis-les solidement dans la vérité.
(35.43)
Qu'ils soient des signes et l'expression du royaume, de lumineuses étoiles scintillant au-dessus des
horizons de la vie d'ici-bas. Qu'ils soient le réconfort et la consolation de l'humanité, au service de
la paix du monde. Réjouis-les du vin de tes conseils et accorde-leur à tous la capacité de fouler le
chemin de tes commandements.
(35.44)
Ô toi, le Dispensateur! Le désir le plus cher de ce serviteur à ton seuil est de voir les amis d'Orient
et d'Occident tendrement enlacés, tous les membres de la communauté humaine rassemblés avec
amour en une seule et même famille, ainsi que sont réunies les gouttes d'eau dans un seul et même
océan tempétueux;
(35.45)
de les voir tous tels des oiseaux dans un seul et même jardin de roses, telles les perles d'un seul et
même océan, les feuilles d'un seul et même arbre ou les rayons d'un seul et même soleil.
(35.46)
Tu es le Fort, le Puissant, et Tu es le Dieu de force, l'Omnipotent, Celui qui voit tout.
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Chapitre: 36. "Ô vous deux, servantes élues du Seigneur! ..."
(36.1)
Ô vous deux, servantes élues du Seigneur! J'ai bien reçu la lettre de Mère Beecher, qui parlait
vraiment en votre faveur; c'est la raison pour laquelle je m'adresse à vous deux conjointement, ce
qui me semble tout à fait approprié car vous êtes toutes deux, créatures de pureté, comme une seule
et même pierre précieuse; vous êtes deux bourgeons sur la branche d'un seul et même arbre; vous
adorez toutes deux le même Bien-Aimé et languissez toutes deux après le même resplendissant
soleil.
(36.2)
Mon voeu est que toutes les servantes du Seigneur dans cette région s'unissent, telles les vagues
d'une mer infinie qui, bien que ballottées au gré du vent, sont séparées les unes des autres et
pourtant font corps, en réalité, avec le fond illimité de l'océan.
(36.3)
Combien ce serait merveilleux si les amis étaient tels des faisceaux de lumière, s'ils se tenaient
fermement côte à côte en une ligne ininterrompue.
(36.4)
Désormais, en effet, les rayons de réalité issus du Soleil du monde de l'existence ont uni dans la
prière tous les adorateurs de cette lumière, et ces rayons ont, par une grâce infinie, rassemblé tous
les peuples au sein de cet immense refuge.
(36.5)
Ainsi, toutes les âmes doivent devenir comme une seule âme, et tous les coeurs comme un seul
coeur. Que tous les hommes soient libérés des multiples identités qu'engendrent les passions et les
désirs; que, dans l'unicité de leur amour envers Dieu, ils puisent un nouvel art de vivre.
(36.6)
Ô vous deux, servantes du Seigneur! Il est temps pour vous de devenir de débordantes coupes
d'abondance et, telles des bouffées d'air revivifiantes émanant du paradis d'Abha, de répandre le
parfum du musc à travers ce pays.
(36.7)
Détachez-vous de la vie de ce monde et, à chaque nouvelle étape, désirez ardemment la non-
existence car, lorsque le rayon retourne vers le soleil, il est éliminé; quand la goutte parvient à la
mer, elle disparaît et, lorsque l'amant fidèle trouve sa Bien-Aimée, il rend l'âme.
(36.8)
Tout être humain, jusqu'à ce qu'il pose le pied dans l'univers du sacrifice, est privé de toute faveur et
de toute grâce; cet univers du sacrifice, c'est le royaume de la négation de soi, qui fait jaillir la
lumière du Dieu vivant.
(36.9)
Le monde du martyr est le lieu du détachement de soi, d'où s'élève le chant d'allégresse de l'éternité.
(36.10)
Efforcez-vous, corps et âme, de devenir totalement lasses de votre moi, et attachez-vous à ce visage
de splendeurs; lorsque vous aurez atteint à de telles hauteurs de servitude, vous découvrirez,
rassemblées à l'ombre de vous-mêmes, toutes choses créées.
(36.11)
Telle est la grâce illimitée, telle est la souveraineté suprême, telle est la vie qui ne s'éteint jamais.
Hormis cela, tout n'est, au bout du compte, que perdition manifeste et destruction irrémédiable.
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(36.12)
Louange à Dieu, la porte de la grâce infinie est grande ouverte, la table céleste est dressée, les
serviteurs et les servantes du Miséricordieux prennent part à la fête.
(36.13)
Efforcez-vous de recevoir votre part de cette nourriture éternelle, afin que vous soyez aimées et
chéries en ce monde et dans l'autre.
Chapitre: 37. "Ô vous, chers amis d'Abdu'l-Bahá! ..."
(37.1)
Ô vous, chers amis d'Abdu'l-Bahá! J'ai reçu de vous une lettre bénie m'annonçant l'élection d'une
assemblée spirituelle. Cette nouvelle a réjoui mon coeur;
(37.2)
Dieu soit loué, les amis de cette région ont organisé cette nouvelle élection dans un esprit de
complète unité, de solidarité et d'amour; ils ont réussi à élire des âmes sanctifies, dont la présence
est admise au seuil sacré, et qui sont bien connues des amis pour la constante fidélité dont ils ont
fait preuve à l'égard de l'Alliance de Dieu.
(37.3)
Ces représentants élus doivent maintenant se lever et servir la Cause dans un esprit de spiritualité et
de joie, de pureté d'intention, de ferme attachement et d'attirance pour l'ensemble des qualités et
attributs du Tout-Puissant, dont ils cherchent à exhaler les effluves parfumés avec le soutien de
l'Esprit Saint.
(37.4)
Ces âmes doivent porter haut l'étendard de direction divine et, à l'instar des soldats de la cohorte
céleste, elles doivent exalter la parole de Dieu et diffuser ses suaves parfums, éduquer les âmes
humaines, et promouvoir la Plus Grande Paix.
(37.5)
En vérité, les âmes qui furent élues sont des âmes bénies. Un tressaillement de joie spirituelle me
traversa au moment où je lus leur nom, à la pensée de savoir que - louange à Dieu! - il existait dans
ce pays des êtres bien déterminés à manifester leur servitude envers le Royaume, prêts à faire le
sacrifice de leurs vies à Celui qui n'a ni pair ni égal.
(37.6)
Ô vous, mes chers amis! Faites étinceler, au sein de cette assemblée, les splendeurs de l'amour
divin! Que retentisse la musique joyeuse émanant des sphères sanctifiées! Que les nourritures
célestes de la table du Seigneur restaurent vos esprits.
(37.7)
Que l'enthousiasme et la joie vous animent lorsque vous êtes ensemble et, au début de la réunion,
récitez cette prière : Ô Toi, Seigneur du Royaume! Bien que nous formions ici une assemblée sur le
plan physique, nos coeurs, fascinés, sont emportés par ton amour, et transportés par le rayonnement
de ta resplendissante face.
(37.8)
Malgré notre faiblesse, nous sommes dans l'attente des révélations de ta puissance et de ton pouvoir.
Nous sommes pauvres, dépourvus de biens et de ressources, et pourtant nous puisons l'abondance
dans les trésors de ton royaume.
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(37.9)
Nous sommes de simples gouttes d'eau, et pourtant nous tirons notre vie des profondeurs de ton
océan. Nous ne sommes que des atomes de poussière, et pourtant nous réfléchissons la lumière,
éclairés par la gloire de ton resplendissant soleil.
(37.10)
Ô Toi, notre Dispensateur! Accorde-nous ton aide pour que chacun de nous, présent dans cette
assemblée, puisse devenir un brillant flambeau, un point d'attirance, un appel lancé vers tes célestes
royaumes, jusqu'à pouvoir enfin transformer ce monde inférieur en miroir de ton paradis.
(37.11)
Ô vous, mes chers amis! Il incombe aux assemblées de ces régions de se relier et de correspondre
entre elles, et de communiquer également avec les assemblées d'Orient, afin de devenir ainsi des
centres d'union à travers le monde.
(37.12)
Ô vous, mes amis spirituels! Votre persévérance et votre fermeté doivent être si grandes que s'il
advenait que les méchants mettent tous les croyants à mort et qu'il n'en restât qu'un seul, ce dernier,
solitaire et sans aide aucune, résisterait à tous les peuples de la terre et continuerait de répandre
jusqu'aux confins du monde les parfums suaves et sacrés de Dieu.
(37.13)
S'il vous arrivait de Terre Sainte une terrifiante nouvelle ou le rapport de terribles événements,
veillez à ne pas vaciller, ne soyez pas frappés de chagrin ni ébranlés. Levez-vous, au contraire, tout
aussitôt en faisant preuve d'une résolution indomptable, et servez le royaume de Dieu.
(37.14)
En tout temps, ce serviteur au seuil du Seigneur a connu les périls. Maintenant encore, il se trouve
en danger.
(37.15)
Je n'ai éprouvé un espoir de sécurité à aucun moment de ma vie, et mon souhait le plus cher est
celui-ci : Boire à la coupe du martyre bienfaisante et débordante, et mourir sur le champ du sacrifice
en me délectant de ce vin, qui est le plus précieux des dons du Seigneur. Telle est ma plus haute
espérance, tel est mon désir le plus impétueux.
(37.16)
Nous venons d'apprendre que les tablettes d'Ishraqat (Splendeurs), de Tarazat ;(Ornements), de
Bisharat (Bonnes Nouvelles), de Tajalliyat (Eclats) et de Kalimat (Paroles du Paradis) ont été
traduites et publiées dans ces régions. Vous aurez, dans ces tablettes, un modèle de la manière de se
comporter et de vivre.
Chapitre: 38. "Ô servante de Dieu, qui frissonnes et frémis ..."
(38.1)
Ô servante de Dieu, qui frissonnes et frémis tel un tendre et jeune rameau ondoyant aux souffles de
l'amour divin! J'ai bien lu ta lettre qui mentionne la générosité de ton amour, l'intensité de ton
dévouement, et tes pensées consacrées à commémorer le souvenir de ton Seigneur.
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(38.2)
Appuie-toi sur Dieu. Renonce à ta propre volonté et attache-toi à la sienne, laisse de côté tes propres
désirs et saisis-toi des siens afin de pouvoir devenir, pour ses servantes, un exemple saint, spirituel,
et un signe du Royaume.
(38.3)
Sache, Ô servante, qu'aux yeux de Bahá les femmes sont considérées comme égales aux hommes, et
que Dieu a créé toute l'humanité à sa propre image et à sa propre ressemblance.
(38.4)
Ce qui veut dire qu'hommes et femmes, sans distinction, sont les révélateurs de ses noms et de ses
attributs, et qu'il n'y a, du point de vue spirituel, aucune différence entre eux.
(38.5)
Quiconque, homme ou femme, se rapproche du Seigneur, celui-là est le plus favorisé. Combien de
servantes ardentes et dévouées se sont montrées, à l'ombre protectrice de Bahá, supérieures aux
hommes, et combien d'entre elles ont surpassé les plus illustres de ce monde!
(38.6)
Toutefois, la Maison Universelle de Justice, et cela conformément au texte explicite de la loi de
Dieu, est réservée aux hommes. Cette disposition existe par une sagesse du Seigneur Dieu, qui sera
bientôt rendue aussi clairement manifeste que le soleil à son zénith.
(38.7)
Quant à vous, Ô servantes éprises des senteurs célestes, prévoyez de tenir des réunions consacrées
au souvenir de Dieu et fondez des assemblées spirituelles, car celles-ci sont, à l'origine de la
diffusion des doux parfums de Dieu, de l'exaltation de sa parole, de l'élévation de sa grâce, de la
promulgation de sa religion et de la promotion de ses enseignements.
(38.8)
Et existe-t-il plus grande munificence que cela? Ces assemblées spirituelles sont assistées par
l'Esprit de Dieu. Leur défenseur est Abdu'l-Bahá et, au-dessus d'elles, il déploie ses ailes
protectrices. Existe-t-il plus grande munificence?
(38.9)
Ces assemblées spirituelles sont des lampes étincelantes et des jardins célestes d'où sont diffusés en
toutes régions les parfums de sainteté, et d'où les lumières de la connaissance sont répandues sur
toutes choses créées.
(38.10)
De ces assemblées, l'esprit de vie rayonne dans toutes les directions. Ce sont, en vérité, les
puissantes sources du progrès humain, à tout instant et en toutes circonstances. Existe-t-il plus
grande munificence que cela?
Chapitre: 39. "Ô servante de Dieu! Ta lettre, m'annonçant ..."
(39.1)
Ô servante de Dieu! Ta lettre, m'annonçant l'établissement d'une assemblée dans cette cité, m'est
bien parvenue.
(39.2)
Ne vous arrêtez pas à considérer votre petit nombre, mais attachez-vous plutôt à rechercher des
coeurs qui soient purs. Une seule âme consacrée es: préférable à des milliers d'autres.
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(39.3)
Si un petit nombre de personnes se rassemblent avec amour, dans un esprit de pureté et de sainteté
absolues, le coeur détaché du monde, éprouvant les émotions du royaume ainsi que les puissantes
forces magnétiques du Divin, et unies dans leur heureuse fraternité, un tel rassemblement exercera
son influence sur toute la terre.
(39.4)
La nature de ce groupe de personnes, les mots qu'elles prononcent, les actes qu'elles exécutent,
contribueront à libérer les célestes bienfaits, à faire sentir les prémisses de la béatitude éternelle. Les
armées de l'assemblée divine les défendront et les anges du paradis d'Abha, tour à tour, se porteront
à leur secours.
(39.5)
Les confirmations de Dieu et de ses célestes pouvoirs, voilà le sens du mot "anges". De même les
anges sont des êtres bénis qui ont rompu leurs liens avec ce monde inférieur, se sont dégagés de la
chaîne du moi et des désirs charnels, et ont ancré leurs coeurs dans les célestes royaumes du
Seigneur.
(39.6)
Ils appartiennent au Royaume, ils sont célestes; ils appartiennent à Dieu, ils sont spirituels; ils sont
les révélateurs de la munificente grâce divine, les aurores de ses bienfaits spirituels.
(39.7)
Ö servante de Dieu! Loué soit Dieu, ton époux affectionné a perçu le doux parfum des brises
odorantes qui émanent des jardins célestes. Tu dois maintenant, jour après jour, par l'amour de Dieu
et par tes bonnes actions, l'attirer toujours plus près de la Foi.
(39.8)
La ville de San Francisco a été, en effet, le théâtre de terribles événements [nota : tremblement de terre
de 1906] . De telles catastrophes devraient servir à éveiller l'esprit des gens et à réduire leur
attachement à ce monde éphémère. C'est ici, dans ce monde inférieur, que se produisent semblables
désastres : C'est la coupe qui offre un vin amer.
Chapitre: 40. "Ô vous, bien-aimés d'Abdu'l-Bahá! ..."
(40.1)
Ô vous, bien-aimés d'Abdu'l-Bahá! J'ai pris connaissance de vos nouvelles avec une grande joie.
Elles sont de nature à réchauffer le coeur et à réjouir l'âme.
(40.2)
Si, par les souffles sacrés du Très-Miséricordieux, cette assemblée, grâce à ses divines
confirmations, demeure stable et ferme, les résultats produits seront tangibles, et elle réussira dans
des entreprises de grande importance.
(40.3)
Les assemblées spirituelles qui seront fondées en cet âge de Dieu, au cours de ce siècle sacré, n'ont -
c'est incontestable - pas d'égal ni de ressemblance avec celles des cycles précédents, car les tenants
du pouvoir d'alors dépendaient de l'appui que leur accordaient les puissants parmi les hommes,
tandis que l'autorité de ces assemblées spirituelles repose sur le soutien de la Beauté d'Abha.
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(40.4)
Les défenseurs et les protecteurs des anciennes assemblées étaient les princes, les rois, les grands
prêtres ou les masses populaires. Tout au contraire, ces assemblées spirituelles ont le Seigneur Tout-
Puissant pour défenseur; Il est leur appui, leur secours, leur inspirateur.
(40.5)
Ne considérez pas le moment présent, mais fixez vos regards sur les temps à venir. Si petite soit la
graine à ses débuts, elle devient, pour finir, un arbre puissant. Ne regardez pas la graine, regardez
l'arbre paré de ses fleurs, de ses feuilles et de ses fruits.
(40.6)
Réfléchissez à ce qui s'est passé à l'époque de l'avènement du Christ : un petit groupe de disciples
était seul à le suivre en ce temps-là. Observez ensuite quel arbre puissant cette graine a produit, et
contemplez ses fruits.
(40.7)
Aussi, dès maintenant, apparaîtront des faits bien plus considérables, 'car l'appel du Seigneur des
Armées a retenti, la sonnerie de trompettes du Seigneur vivant se fait entendre, l'hymne de la paix
universelle s'élève, l'étendard de la droiture, de la confiance et de la compréhension est levé au
milieu des différents peuples du globe : Voici la splendeur du Soleil de Vérité, la sainteté de l'esprit
de Dieu Lui-même.
(40.8)
Cette dispensation, la plus puissante de toutes enveloppera toute la terre et, sous sa bannière, tous
les peuples se rassembleront et trouveront refuge.
(40.9)
Sachez donc que cette minuscule semence est d'une importance vitale. Le vrai Laboureur, avec les
mains de sa miséricorde, l'a jetée dans les champs labourés du Seigneur, l'a arrosée de la pluie de
ses grâces et de ses bienfaits, et la nourrit à présent à la chaleur et à la lumière de l'astre de Vérité.
(40.10)
C'est pourquoi, Ô vous les bien-aimés de Dieu, rendez-lui grâce de ce que vous soyez l'objet de
telles faveurs et les bénéficiaires de pareils dons. Vous êtes bénis, accueillez la bonne nouvelle de
cette abondante grâce.
Chapitre: 41. "Ô toi qui demeures constant et ferme dans l'Alliance! ..."
(41.1)
Ô toi qui demeures constant et ferme dans l'Alliance! La lettre que tu m'as écrite... m'a été montrée,
et les opinions que tu y exprimes sont les plus dignes d'éloges.
(41.2)
Il incombe à l'Assemblée spirituelle consultative de New-York de se trouver en parfait accord avec
l'Assemblée de Chicago, puis elles doivent conjointement approuver tout ce qu'elles jugent
approprié à la publication et à la diffusion de la littérature bahá’íe. Qu'elles envoient, à la suite de
cet accord mutuel, une copie à 'Akka (Saint-Jean d'Acre), afin que la publication puisse également
recevoir ici son approbation, après quoi le texte sera retourné pour être publié et diffusé.
(41.3)
La coordination et l'unification des deux assemblées spirituelles - celle de Chicago et celle de New-
York - est une question de la plus haute importance. Et lorsqu'une assemblée spirituelle sera dûment
constituée à Washington, ces deux assemblées devront également établir, avec la nouvelle
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assemblée, des liens d'unité. En résumé, c'est le désir du Seigneur Dieu que les bien-aimés de Dieu
et les servantes du Miséricordieux en Occident parviennent à réaliser ensemble une harmonie et une
unité plus parfaites jour après jour. Aussi longtemps que cette tâche n'aura pas été accomplie,
l'oeuvre ne progressera pas.
(41.4)
Les assemblées spirituelles sont ensemble les instruments les plus efficaces pour l'établissement de
l’unité et de l'harmonie.
(41.5)
Cette question est de la plus haute importance; c'est l'aimant qui attire et fait descendre les
confirmations divines. Si, un jour, la beauté de l'unité - cette divine bien-aimée - est établie entre les
amis et parée des ornements du royaume d'Abha, il est certain qu'en très peu de temps, ces contrées
du royaume d'Abha, deviendront le paradis du Très-Glorieux et que, de l'Occident, les splendeurs de
l'unité jetteront leurs feux sur la terre tout entière.
(41.6)
Nous luttons corps et âme, nuit et jour, sans chercher à nous reposer un seul instant, afin de faire de
ce monde humain le miroir de l'unité de Dieu.
(41.7)
Aussi les bien-aimés du Seigneur doivent-ils refléter cette unité bien davantage! Et cet espoir
caressé, ce désir ardent qui sont les nôtres, ne seront réalisés dans le monde visible que le jour où
les véritables amis de Dieu se lèveront pour appliquer les enseignements de la Beauté d'Abha - que
ma vie soit offerte en rançon pour ceux qui L'aiment!
(41.8)
L'un des enseignements de Bahá'u'llah est le suivant: l'amour et la loyauté doivent à tel point
gouverner le coeur humain que les hommes en arrivent à considérer l'inconnu comme un familier, le
malfaiteur comme l'un des leurs, l'étranger comme un être aimé, l'ennemi comme un compagnon
cher et proche.
(41.9)
Ils donneront le nom de dispensateur de vie à celui qui les tue; celui qui s'écarte, ils le considéreront
comme s'il se rapprochait d'eux: celui qui refuse leur message, ils le regarderont comme s'il
reconnaissait sa vérité.
(41.10)
Le sens de ces paroles, c'est que les hommes doivent traiter tout le genre humain à l'instar de leurs
sympathisants, de leurs coreligionnaires, des êtres qu'ils chérissent, et de leurs familiers.
(41.11)
Lorsque la lumière de ce flambeau brillera sur la communauté mondiale, alors vous vous apercevrez
que des brises parfumées émanent de la terre, devenue un paradis délectable et l'image reflétée des
cieux.
(41.12)
Le monde entier ne sera plus alors qu'une seule et même patrie, ses peuples divers une seule et
même espèce et, d'est en ouest, les nations ne formeront plus qu'une seule famille habitant la même
maison.
(41.13)
Ce jour viendra, c'est mon espoir. Cette splendeur se manifestera, cette vision sera dévoilée dans la
plénitude de sa beauté, telle est mon espérance.
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Chapitre: 42. "Ô vous mes collaborateurs, qui êtes soutenus ..."
(42.1)
Ô vous mes collaborateurs, qui êtes soutenus par les armées du royaume du Très-Glorieux! Bénis
êtes-vous, car vous vous êtes réunis sous l'ombre protectrice de la parole de Dieu, et vous avez
trouvé un refuge dans la grotte de son Alliance.
(42.2)
En prenant pour demeure le paradis d'Abha, vous avez apaisé vos coeurs, et vous êtes bercés au
souffle des douces brises qui émanent de sa tendre bonté; vous vous êtes levés pour servir la Cause
de Dieu et propager sa religion en tous les points du globe, pour promouvoir sa parole et porter haut
les étendards de sainteté à travers toutes ces régions.
(42.3)
Par la vie de Bahá! En vérité, le pouvoir parfait de la réalité divine insufflera en vous les
munificences de l'Esprit Saint, et il vous aidera à réaliser un exploit dont l'oeil de la création n'a
jamais contemplé l'équivalent.
(42.4)
Ô vous, ligue de l'Alliance! En vérité, la Beauté d'Abha a promis aux bien-aimés demeurés
constants dans l'Alliance de renforcer leurs efforts de son soutien le plus ferme et de les secourir par
l'action de sa puissance triomphante.
(42.5)
D'ici peu, vous constaterez que votre communauté d'âmes lumineuses a laissé des signes et marques
manifestes dans les coeurs et les âmes des hommes.
(42.6)
Tenez-vous fermement au pan du vêtement de Dieu et dirigez tous vos efforts vers
l'accomplissement de son Alliance.
(42.7)
Que le feu de son amour brûle en vous toujours plus vif, et que vos coeurs se dilatent de joie sous
l'effet des souffles de servitude qui jaillissent de la poitrine d'Abdu'l-Bahá.
(42.8)
Ranimez votre courage, affermissez vos pas, soyez confiants dans les éternelles munificences qui
seront répandues sur vous, l'une après l'autre, depuis le royaume d'Abha.
(42.9)
Chaque fois que vous vous rassemblez au sein de cette radieuse communauté, sachez que les
splendeurs de Bahá brillent au-dessus de vous.
(42.10)
Il vous appartient de rechercher l'harmonie et d'être unis; Il vous appartient d'être en étroite
communion les uns avec les autres, corps et âmes, jusqu'à ressembler aux Pléiades ou à un collier de
perles éclatantes. C'est de cette manière que vous serez solidement établis dans votre foi, que vos
paroles prévaudront, que votre étoile brillera, et que vos coeurs seront consolés ...
(42.11)
Chaque fois que vous entrez dans la salle du conseil, récitez cette prière avec un coeur brûlant de
l'amour de Dieu et une langue purifiée de tout ce qui n'est pas son souvenir, afin que le Tout-
Puissant vous aide, par le secours de sa grâce, à remporter la suprême victoire:
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(42.12)
Ô Dieu, mon Dieu! Nous sommes tes serviteurs et nous nous sommes tournés avec dévotion vers ta
sainte face, détachés, en ce jour glorieux, de tout ce qui n'est pas toi.
(42.13)
Nous nous sommes réunis en cette assemblée spirituelle, en pleine harmonie de pensée, d'opinion et
de but, pour exalter ta Parole parmi les hommes.
(42.14)
Ô Seigneur notre Dieu! Fais de nous les symboles de ta divine direction, les étendards de ta Foi
exaltée au milieu des hommes, les serviteurs de ta puissante Alliance, Ô Toi, notre Seigneur le Très-
Haut, les manifestations de ta divine unité en ton royaume d'Abha, et de resplendissantes étoiles
brillant sur toutes les régions.
(42.15)
Seigneur! Aide-nous à devenir des océans aux vagues houleuses de ta grâce merveilleuse, des
torrents s'écoulant de tes sommets glorieux, des fruits de choix sur l'arbre de ta Cause divine, des
arbres agités par les brises de ta munificence en ta vigne céleste.
(42.16)
Ô Dieu! Fais que nos âmes s'appuient sur les versets de ta divine unicité, que nos coeurs trouvent
leur réconfort dans les flots de ta grâce, afin que nous soyons unis comme les vagues d'une seule
mer, fondus ensemble comme les rayons de ton éclatante lumière; que nos pensées, nos vues et nos
sentiments ne fassent plus qu'une seule réalité, manifestant l'esprit d'union à travers le monde.
(42.17)
Tu es le Clément, le Généreux, le Dispensateur, le Tout-Puissant le Miséricordieux, le
Compatissant.
Chapitre: 43. "Pour ceux qui se concertent ..."
(43.1)
Pour ceux qui se concertent, les conditions requises sont en premier lieu la pureté d'intention, le
rayonnement de l'esprit, le détachement de tout ce qui n'est pas Dieu, l'attrait pour les senteurs
divines, l'humilité en présence des bien-aimés de Dieu, la patience et l'endurance dans les
difficultés, et la servitude à son seuil exalté.
(43.2)
Si, par la bienveillante grâce du Seigneur, ils sont aidés et qu'ils acquièrent ces attributs, la victoire
leur sera accordée du royaume invisible de Bahá.
Chapitre: 44. "Les membres d'une assemblée spirituelle doivent ..."
(44.1)
Les membres d'une assemblée spirituelle doivent se concerter de manière à éviter tout point de
friction, de malaise ou de discorde. On obtient ce résultat lorsque chaque membre exprime son
opinion et fait valoir son point de vue dans une totale liberté.
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(44.2)
Si quelqu'un s'oppose, il ne doit en aucun cas se sentir offensé, car la bonne direction des choses ne
se révèle qu'après un complet échange d'idées où les questions sont discutées sous tous les aspects.
(44.3)
L'étincelle de vérité ne jaillit que de la confrontation d'opinions divergentes
(44.4)
Si, après la discussion, une décision est adoptée à l'unanimité, c'est parfait mais, s'il subsiste - à
Dieu ne plaise - des avis contraires, une majorité de voix doit l'emporter.
Chapitre: 45. "L'amour et l'harmonie absolus parmi les membres ..."
(45.1)
L'amour et l'harmonie absolus parmi les membres de l'assemblée est la condition primordiale. Ils
doivent être complètement dégagés et libres de tout sentiment d'éloignement, et manifester en eux-
mêmes l'unité de Dieu, car ils sont les vagues d'une même mer, les gouttes d'une même rivière, les
étoiles d'un même ciel, les rayons d'un même soleil, les arbres d'un même verger, les fleurs d'un
même jardin.
(45.2)
Si l'harmonie des pensées et l'union parfaite font défaut, ce groupe de personnes sera dispersé et
cette assemblée, réduite à néant.
(45.3)
La seconde condition requise: lors de leur réunion, ils doivent tourner leur visage vers le royaume
des cieux et demander que l'aide du royaume de Gloire leur soit accordée.
(45.4)
Puis ils doivent faire preuve d'un dévouement, d'une courtoisie, d'une dignité, d'un souci et d'une
modération extrêmes dans l'expression de leurs points de vue.
(45.5)
En toute matière, ils doivent rechercher la vérité et ne pas insister sur leur opinion personnelle, car
leur entêtement et leur obstination aboutiront finalement à des discordes et à des querelles, et la
vérité demeurera cachée.
(45.6)
Les membres honorés de l'assemblée sont appelés à exprimer leurs propres pensées en toute liberté,
et il n'est absolument pas permis à l'un des membres de minimiser l'opinion exprimée par l'un de ses
collègues.
(45.7)
Non, il doit plutôt exposer la vérité avec modération et, s'il surgit des divergences entre les diverses
opinions qui ont été énoncées, une majorité de voix devra prévaloir; tous doivent alors obéir et se
soumettre à la majorité.
(45.8)
Au cours de la réunion ou en dehors de celle-ci, il n'est pas non plus admis que l'un des membres
honorés de l'assemblée fasse objection à une décision adoptée par cette dernière ou qu'il la censure,
même si la décision incriminée n'est pas appropriée, car ce genre de critique empêcherait une
décision quelle qu'elle soit d'être exécutée.
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(45.9)
En résumé, pour toutes les choses décidées dans un esprit d'harmonie, avec amour et pureté
d'intentions, le résultat, c'est la lumière; en revanche, s'il subsiste la moindre trace de mésentente ou
d'éloignement, le résultat ne sera que ténèbres et encore ténèbres ...
(45.10)
Si les membres respectent ces conditions, cette assemblée sera divine, sinon elle conduira à la
froideur et à l'éloignement qui procèdent du Malin ...
(45.11)
S'ils s'efforcent de remplir ces conditions, les membres seront assurés de recevoir la grâce de
l'Esprit Saint, et cette assemblée deviendra le centre des bénédictions divines. Les armées de
confirmation divine viendront à son aide et ses membres recevront, jour après jour, une nouvelle
effusion de l'Esprit.
Chapitre: 46. "Ô vous qui êtes fermes dans l'Alliance! ..."
(46.1)
Ô vous qui êtes fermes dans l'Alliance! Abdu'l-Bahá est en constante et parfaite communion avec
toute assemblée spirituelle instituée par la munificence divine et dont les membres, avec une
consécration extrême, se tournent vers le divin royaume et demeurent fermement attachés à
l'Alliance.
(46.2)
Son coeur leur est acquis et ses liens avec eux sont éternels. Aussi correspond-il avec cette
assemblée en toute sincérité, constance et continuité.
(46.3)
A chaque instant, j'implore pour vous l'assistance, la générosité, une grâce et une bénédiction
nouvelles, afin que les confirmations de Bahá'u'llah, semblables à l'océan, apparaissent sans trêve,
que les feux du Soleil de Vérité vous éclairent, que vous soyez confirmés dans son service et
puissiez devenir des manifestations de sa générosité, et que chacun de vous, se tournant à l'aube
vers la Terre Sainte, puisse ressentir avec intensité les émotions engendrées par l'expérience
spirituelle.
Chapitre: 47. "Ô vous, chers amis! ..."
(47.1)
Ô vous, chers amis! Votre lettre m'a grandement réjoui. Dieu soit loué, vous avez préparé une
réception et célébré la fête qui doit avoir lieu tous les dix-neuf jours.
(47.2)
Chaque fois qu'une réunion est préparée avec amour, que ses participants tournent leurs visages vers
le royaume de Dieu et que les divins enseignements font l'objet des entretiens, contribuant ainsi au
progrès spirituel des membres présents, cette réunion est celle du Seigneur et ce festin est descendu
des cieux.
(47.3)
C'est mon espérance que cette fête sera célébrée une fois tous les dix-neuf jours, car elle vous
rapproche les uns des autres; elle est la source même de l'unité et de l'affection réciproque.
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(47.4)
Vous remarquerez jusqu'à quel point le monde est sujet à des désordres et à des conflits continuels,
et vous voyez bien dans quelle mauvaise passe se trouvent les nations.
(47.5)
Peut-être que ceux qui aiment Dieu réussiront à lever l'étendard de l'unité humaine. Ainsi, le
tabernacle monochrome du royaume céleste étendra-t-il son ombre protectrice sur toute la terre, les
malentendus entre peuples se dissiperont et toutes les nations s'associeront entre elles, et leurs
rapports mutuels seront ceux d'un amant avec sa bien-aimée.
(47.6)
Il est de votre devoir de faire preuve envers tout être humain d'une extrême bienveillance, et de
vouloir son bien; de contribuer à l'élévation morale de la société, d'insuffler aux morts le souffle de
la vie, d'agir en conformité avec les enseignements de Bahá'u'llah et de marcher dans son sentier,
jusqu'à ce que vous transformiez le monde de l'homme en monde de Dieu.
Chapitre: 48. "Ô vous, loyaux serviteurs de l'Ancienne Beauté! ..."
(48.1)
Ô vous, loyaux serviteurs de l'Ancienne Beauté! Dans chaque cycle et dans chaque dispensation, la
fête a fait l'objet de la faveur et de l'amour des hommes, et le fait de dresser une table destinée à
ceux qui aiment Dieu a été considéré comme un acte digne de louange.
(48.2)
C'est le cas tout particulièrement aujourd'hui, en cette incomparable dispensation, en cet âge des
plus généreux; la fête est hautement appréciée et acclamée, car elle est comptée, en vérité, parmi les
réunions qui sont consacrées à l'adoration et à la glorification de Dieu.
(48.3)
C'est pendant la fête que sont entonnés les versets sacrés, c'est là que retentissent les odes et les
louanges célestes, c'est là que les coeurs sont vivifiés et que les âmes sont transportées.
(48.4)
Susciter ces mouvements de l'esprit est le premier but visé, mais il s'ensuit tout naturellement, en
même temps, que les personnes présentes à la fête prennent part à une collation, pour que le monde
du corps puisse refléter le monde de l'esprit et que la chair acquière les qualités de l'âme; ainsi les
délices spirituels, qui sont répandus à profusion, sont accompagnés de délectations matérielles.
(48.5)
C'est un bonheur pour vous que d'observer cette règle, avec toutes ses significations mystiques, de
maintenir ainsi les amis de Dieu alertes et vigilants, et de leur apporter la paix de l'esprit et la joie.
Chapitre: 49. "J'ai bien reçu ta lettre ..."
(49.1)
J'ai bien reçu ta lettre, dans laquelle tu me parles de la fête des dix-neuf jours, et ce que tu m'en dis
m'a réjoui le coeur. Ces réunions font descendre du ciel la table divine, et elles attirent les
confirmations du Très-Miséricordieux.
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(49.2)
Mon espoir est que les souffles du Saint Esprit les animent, et que chaque participant à de grandes
assemblées, avec éloquence et d'un coeur débordant de l'amour divin, s'attache à acclamer le lever
du Soleil de Vérité, l'aurore de l'Astre du Jour qui éclaire le monde entier.
Chapitre: 50. "Vous m'avez interrogé au sujet de la fête ..."
(50.1)
Vous m'avez interrogé au sujet de la fête que l'on célèbre chaque mois bahá’í. Cette fête a lieu dans
le but de développer la fraternité et l'amour, d'invoquer Dieu et, d'un coeur contrit, de le supplier, et
d'encourager les activités bénévoles.
(50.2)
Cela veut dire que les amis, au cours de chaque fête, doivent fixer leurs pensées sur Dieu et le
glorifier, réciter les prières et les versets sacrés, et se comporter les uns envers les autres avec
l'affection et l'amour les plus grandes.
Chapitre: 51. "En ce qui concerne la fête des dix-neuf jours ..."
(51.1)
En ce qui concerne la fête des dix-neuf jours, elle réjouit l'esprit et le coeur. Si elle est célébrée
comme il se doit, les amis, une fois tous les dix-neuf jours, se sentiront spirituellement restaurés, et
doués d'un pouvoir qui n'est pas de ce monde.
Chapitre: 52. "Ô serviteur du seul vrai Dieu! ..."
(52.1)
Ô serviteur du seul vrai Dieu! Loué soit le Seigneur, les bien-aimés de Dieu se trouvent en chaque
pays, et ils sont tous, sans exception. à l'ombre de l'Arbre de Vie et sous la protection de sa
providence.
(52.2)
Sa sollicitude et sa tendre bonté sont semblables à la houle et aux éternelles vagues de la mer, et de
son royaume éternel sont dispensées sans trêve ses bénédictions.
(52.3)
Nous devrions prier pour que les bénédictions qu'Il nous accorde soient toujours plus abondantes, et
pour que nous nous attachions aux moyens susceptibles d'assurer une plus grande effusion de sa
grâce et une mesure plus débordante de son assistance divine.
(52.4)
L'un de ces moyens les plus efficaces est l'esprit de véritable solidarité et d'affectueuse communion
entre les amis.
(52.5)
Rappelez-vous ce dicton : "De tous les pèlerinages, le plus grand consiste à soulager le coeur
meurtri par l'affliction."
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Chapitre: 53. "En vérité, Abdu'l-Bahá inhale le parfum de l'amour ..."
(53.1)
En vérité, Abdu'l-Bahá inhale le parfum de l'amour de Dieu qui se dégage de tout lieu de réunion où
est proférée la parole de Dieu, où sont exposés les preuves et les arguments dont les clartés se
répandent à travers le monde, et où sont relatées les tribulations Abdu'l-Bahá aux mains de ceux qui
ont violé l'Alliance de Dieu.
(53.2)
Ô servante du Seigneur! Ne dis pas un mot sur la politique; ta mission concerne la vie de l'âme, car
celle-ci, en vérité, conduit à la joie de l'homme dans le monde divin.
(53.3)
Sauf pour en dire du bien, ne fais aucune mention des rois de la terre, ni de leurs gouvernements ici-
bas.
(53.4)
Limite plutôt ton discours à répandre les heureuses nouvelles du royaume de Dieu, à démontrer
l'influence de la parole de Dieu et le caractère sacré de sa Cause.
(53.5)
Parle de la joie qui demeure et des délectations spirituelles, des qualités divines et de la manière
dont s'est levé, au-dessus des horizons terrestres, le Soleil de Vérité: parle du souffle de l'esprit de
vie qui pénètre dans le corps du monde.
Chapitre: 54. "Vous m'avez écrit au sujet des réunions ..."
(54.1)
Vous m'avez écrit au sujet des réunions que tiennent les amis, en soulignant à quel point elles sont
imprégnées de paix et de joie. Bien sûr qu'il en est ainsi, car partout où sont rassemblées des
intelligences spirituelles, là règne Bahá'u'llah dans toute sa beauté. Aussi est-il certain que de telles
réunions produiront un bonheur et une paix sans limites.
(54.2)
Aujourd'hui, il appartient à chacun et à tous de s'abstenir de mentionner toute autre chose, et il
convient de faire peu de cas du reste.
(54.3)
Que leur manière de parler (des amis de Dieu), que leur état d'âme intérieur se résument ainsi : "Fais
que tous les mots de mes prières et de ma louange se limitent à l'expression d'un seul refrain: fais
que ma vie entière ne soit que servitude envers Toi".
(54.4)
Autrement dit, qu'ils consacrent toutes leurs pensées, toutes leurs paroles à enseigner la Cause de
Dieu et à propager la Foi de Dieu. à inciter tous leurs semblables à se distinguer par l'acquisition des
qualités divines; à aimer l'humanité; à être purs et saints en toutes choses, et sans tache dans leur vie
publique et privée; intègres et détachés, fervents et pleins d'ardeur.
(54.5)
Ils renonceront à tout sauf au souvenir de Dieu; ils n'apprécieront rien, hormis la louange de Dieu.
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(54.6)
Aujourd'hui, le monde sautera de joie et dansera au son de cette mélodie entonnée par l'Assemblée
céleste : "Gloire à mon Seigneur, le Très-Glorieux!"
(54.7)
Mais sachez bien ceci : A moins d'entendre ce chant de Dieu, nul autre chant ne pourra émouvoir le
monde, et à moins de percevoir les trilles du rossignol de vérité s'envoler du jardin de Dieu, nulle
mélodie n'attirera le coeur. "D'où vient ce chanteur qui prononce le nom du Bien-Aimé?".
Chapitre: 55. "Il est bon que les amis organisent des réunions ..."
(55.1)
Il est bon que les amis organisent des réunions au cours desquelles ils glorifieront Dieu, fixeront
leur coeur sur Lui et réciteront les versets sacrés révélés par la Beauté Bénie - que mon âme soit
donnée en rançon pour ses serviteurs aimants!
(55.2)
De telles assemblées refléteront l'éclat des rayons de l'horizon suprême et des feux du Royaume très
glorieux. Car elles ne sont rien d'autre que les Mashriqu'l-Adhkar [nota : Mashriqu'l-Adhkar - Maisons
d'adoration] , les aurores du souvenir de Dieu qui, sous la direction de la Plume très exaltée, seront
appelées à s'établir dans chaque hameau et dans chaque cité...
(55.3)
Ces réunions spirituelles doivent avoir un caractère de pureté et de consécration extrêmes en sorte
que, du site même où elles se déroulent, de leur emplacement sur la terre et de l'atmosphère qui les
entoure, s'exhalent les brises odorantes de l'Esprit Saint.
Chapitre: 56. Toutes les fois qu'un groupe de personnes s'assembleront ...
(56.1)
Toutes les fois qu'un groupe de personnes s'assembleront dans un lieu de réunion, qu'elles
glorifieront Dieu et qu'elles s'entretiendront des mystères divins, alors, sans aucun doute, les
souffles légers du Saint Esprit leur parviendront, et chacune d'entre elles recevra une part de ses
bienfaits.
Chapitre: 57. "Nous apprenons que tu as l'intention d'embellir ..."
(57.1)
Nous apprenons que tu as l'intention d'embellir ta demeure, de temps à autre, en réunissant des amis
bahá’ís dont quelques-uns s'engageront à louer le Seigneur Très-Glorieux. Si tu arrives à réaliser ton
projet, sache que cette maison terrestre deviendra une demeure céleste et cet édifice de pierre, un
synode de l'esprit.
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Chapitre: 58. "Tu m'as interrogé au sujet des lieux d'adoration ..."
(58.1)
Tu m'as interrogé au sujet des lieux d'adoration et de leur raison d'être. La sagesse qui préside à la
construction de tels édifices est la suivante : à une heure convenue, les gens sauraient qu'il est temps
de se réunir, ils se rassembleraient et, formant une union harmonieuse entre eux, se consacreraient à
la prière. L'unité et l'affection en résulteront; elles se développeront et s'épanouiront dans le coeur
humain.
Chapitre: 59. "Abdu'l-Bahá a longtemps nourri l'espoir ..."
(59.1)
Abdu'l-Bahá a longtemps nourri l'espoir qu'une Maison d'Adoration, un Mashriqu'l-Adhkar, serait
édifiée dans cette région. Dieu en soit loué, grâce aux efforts résolus et constants des amis, la chose
s'est réalisée et l'heureuse nouvelle a été annoncée récemment.
(59.2)
Cet accomplissement est, au seuil de Dieu, hautement acceptable, car le Mashriqu'l-Adhkar inspire
les serviteurs aimants de Dieu, réjouit leurs coeurs, et les encourage à se montrer fermes et
constants.
(59.3)
Il s'agit là d'un projet de la plus haute importance. Si l'édification, en un lieu public, de la Maison
d'Adoration suscitait de l'hostilité chez les malveillants, alors la réunion devrait avoir lieu en
quelque endroit secret.
(59.4)
Jusque dans chaque hameau, il faut réserver un lieu pour le Mashriqu'l-Adhkar, même s'il doit être
souterrain.
(59.5)
Maintenant, Dieu soit loué, vous avez réussi à réaliser ce projet. Au lever du jour, mettez-vous en
prière et commémorez le souvenir du Seigneur. Levez-vous pour le louer et pour le glorifier.
(59.6)
Soyez bénis et que la joie vous habite, Ô vous les justes, car vous avez fixé le point d'aurore des
louanges adressées à Dieu. En vérité, je prie le Seigneur de faire de vous des étendards de salut et
des bannières de rédemption, flottant au vent au-dessus des vallées et des collines.
Chapitre: 60. "Bien que le Mashriqu'l-Adhkar soit ..."
(60.1)
Bien que le Mashriqu'l-Adhkar soit, d'après son apparence extérieure, une structure matérielle, il
exerce cependant un effet d'ordre spirituel. Il forge entre les coeurs des liens d'unité; c'est un centre
communautaire destiné aux âmes humaines.
(60.2)
Chaque ville dans laquelle, au temps de la Manifestation, fut édifié un temple, a fait naître la
sécurité, la constance et la paix, car de tels édifices ont été voués à la perpétuelle glorification de
Dieu, et le coeur humain ne saurait trouver de repos en dehors de la souvenance de Dieu.
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(60.3)
Par le Dieu de miséricorde! L'édifice de la Maison d'Adoration exerce une puissante influence sur
toutes les phases de la vie. En Orient, l'expérience a clairement montré qu'il s'agissait là d'un fait
bien établi.
(60.4)
Même si, dans quelque petit village, une maison était désignée pour faire fonction de Mashriqu'l-
Adhkar, son existence avait une portée significative. Quel pourrait être alors l'impact produit par un
temple spécialement édifié dans ce but!
Chapitre: 61. "Ô Seigneur, Ô Toi qui bénis tous ceux ..."
(61.1)
Ô Seigneur, Ô Toi qui bénis tous ceux qui se montrent fermes dans l'Alliance en leur accordant, par
leur amour pour la Lumière du Monde, de dépenser ce qu'ils ont pour l'offrir au Mashriqu'l-Adhkar,
aurore de ton rayonnement et proclamateur de tes preuves!
(61.2)
Aide ces âmes justes, droites et pieuses, en ce monde et dans le monde à venir, à se rapprocher
toujours davantage de Ton Seuil sacré, et illumine leur visage de tes éblouissantes splendeurs. En
vérité, Tu es le Généreux, l'éternel Dispensateur.
Chapitre: 62. "Ô ma fille bien-aimée du Royaume! ..."
(62.1)
Ô ma fille bien-aimée du Royaume! La lettre que tu avais écrite au Dr Esslemont m'a été transmise
par lui au Pays du désir [nota : Terre Sainte] . Je l'ai lue jusqu'au bout avec la plus grande attention.
(62.2)
D'une part, j 'ai été profondément touché de savoir que tu avais coupé tes belles tresses à l'aide des
ciseaux du détachement de ce monde et du renoncement à soi-même sur le chemin du royaume de
Dieu. Et, d'autre part, j'ai été très heureux d'apprendre que cette fille tendrement aimée avait poussé
l'abnégation au point d'offrir une partie si précieuse de son corps dans la voie de la Cause de Dieu.
(62.3)
Si tu m'avais consulté, je n'aurais jamais consenti à ce que tu coupes une seule de tes jolies boucles
ondulées; non, vraiment, j'aurais moi-même contribué en ton nom au Mashriqu'l-Adhkar. Ton acte,
toutefois, constitue un éloquent témoignage de ton noble esprit d'abnégation. Tu as, en vérité, fait le
sacrifice de ta vie, et féconds seront les résultats que tu en obtiendras sur le plan spirituel.
(62.4)
Garde ta confiance car, jour après jour, tu progresseras et ta fermeté, ainsi que ta constance,
s'accroîtront toujours plus. Les bienfaisances de Bahá'u'llah t'environneront de toutes parts et les
joyeuses nouvelles émanant des sphères célestes te seront communiquées à maintes reprises.
(62.5)
Et bien que ce soit tes propres cheveux que tu as sacrifiés, néanmoins tu recevras une effusion de
l'Esprit. Et bien que ce soit cette partie périssable de ton corps que tu as offerte dans le sentier de
Dieu, néanmoins tu découvriras le don divin, tu contempleras la Beauté céleste, tu obtiendras la
gloire impérissable et parviendras à la vie éternelle.
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Chapitre: 63. "Ô vous, âmes bénies! ..."
(63.1)
Ô vous, âmes bénies ! [nota : bahá’ís de Najaf-Ábad] La lettre que vous avez écrite à Rahmatu'llah m'a
été lue. Elle m'apportait des nouvelles nombreuses et réjouissantes, à savoir que grâce au pouvoir de
la foi et de la fermeté dans l'Alliance, de nombreuses réunions ont eu lieu et que, partout, les bien-
aimés du Seigneur sont en mouvement et actifs.
(63.2)
L'ardent désir d'Abdu'l-Bahá a toujours été que la terre de ce lieu sanctifié qui, aux premiers jours
de la Cause, a été rafraîchie par les ondées printanières de la grâce et a reverdi, puisse fleurir et
s'épanouir au point de remplir de joie tous les coeurs.
(63.3)
Loué soit le Seigneur, la Cause de Dieu a été proclamée et promue à travers l'Orient et l'Occident,
de telle sorte qu'aucun esprit n'avait jamais imaginé la rapidité avec laquelle les douces fragrances
du Seigneur parfumeraient toutes les régions.
(63.4)
En réalité, ce résultat est l'oeuvre de la parfaite munificence de la Beauté bénie à jamais, dont la
grâce et le pouvoir triomphant sont, encore et toujours, dispenses et reçus en abondance.
(63.5)
La construction, au coeur même du continent américain, du Mashriqu'l-Adhkar, et les contributions
de nombreuses âmes des régions avoisinantes à l'érection de ce temple sacré, c'est bien là l'un des
prodigieux événements qui se soient produits récemment.
(63.6)
Parmi les bienfaiteurs se trouve une dame fort estimée de la ville de Manchester, qui a été incitée à
offrir sa part. Comme elle n'avait ni biens, ni richesses terrestres, elle a coupé de sa propre main les
longues, fines et précieuses tresses qui ornaient si gracieusement sa tête et les a mises en vente, afin
que le montant recueilli puisse servir â promouvoir la cause du Mashriqu'l-Adhkar.
(63.7)
Considérez bien ceci : même si aux yeux d'une femme il n'y a rien de plus précieux qu'une
chevelure longue et bouclée, néanmoins cette dame très estimée a fait preuve d'un rare et bel esprit
d'abnégation.
(63.8)
Et bien que ce geste fût spontané et qu'Abdu'l-Bahá n'eût pas consenti à un tel acte, pourtant il
révèle un tel esprit de dévouement, noble et élevé, qu'il en a été profondément touché.
(63.9)
Aussi précieux que soient les cheveux au regard des femmes occidentales, que dis-je, plus précieux
que la vie elle-même, cette dame de Manchester les offrit en sacrifice pour la cause du Mashriqu'l-
Adhkar!
(63.10)
On rapporte qu'à l'époque de l'Apôtre de Dieu [nota : Apôtre de Dieu désigne Muhammad], celui-ci
exprima le désir qu'une armée progressât dans une direction déterminée, et les fidèles furent
autorisés à recueillir des contributions en faveur de la guerre sainte.
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(63.11)
Parmi eux se trouvait un homme qui offrit un millier de chameaux, chacun d'eux chargé de grain;
un autre donna la moitié de ses biens, et un autre encore offrit tout ce qu'il possédait. Mais une
femme très âgée, dont l'unique bien consistait en une poignée de dattes, s'approcha de Muhammad
et déposa à ses pieds son humble contribution.
(63.12)
Sur ces entrefaites, le prophète de Dieu - que ma vie lui soit offerte en sacrifice! - ordonna que cette
poignée de dattes fût placée au-dessus de tous les autres dons réunis, affirmant ainsi le mérite et la
supériorité de cette contribution sur tout le reste. Cela fut fait ainsi parce que cette femme âgée ne
possédait rien d'autre au monde que ces quelques dattes.
(63.13)
Et ainsi en est-il de cette dame estimée; elle n'avait rien d'autre à offrir que ses précieuses boucles,
et elle les sacrifia avec magnanimité pour la cause du Mashriqu'l-Adhkar,
(63.14)
Réfléchissez et songez à quel degré de puissance et d'autorité est parvenue la Cause de Dieu! Une
femme de l'Occident a donné sa chevelure pour la gloire du Mashriqu'l-Adhkar. Pour mieux dire,
ceci n'est qu'une leçon donnée à ceux qui entendent.
(63.15)
En conclusion, je dirai que les bien-aimés de Najaf-'Abad m'ont apporté de grandes satisfactions
car, dès les premières lueurs de la Cause jusqu'à ce jour, chacun d'eux a fait preuve en toute
circonstance, d'un grand esprit d'abnégation.
(63.16)
Avec une entière sincérité, cette âme immaculée que fut Zaynu'l-Muqarrabin n'a cessé de prier,
toute sa vie durant, pour les croyants de Najaf-'Abad, et implora pour eux la grâce de Dieu et ses
divines confirmations. Loué soit le Seigneur, les prières de cette âme bienveillante ont été exaucées,
car leurs effets sont partout manifestes.
Chapitre: 64. "Le Mashriqu'l-Adhkar est l'une des institutions ..."
(64.1)
Le Mashriqu'l-Adhkar est l'une des institutions les plus vitales du monde, et il possède de
nombreuses branches annexes. Tout en étant une Maison d'adoration, il est également rattaché à un
hôpital, à un dispensaire, à une maison d'accueil pour les voyageurs, à une école pour les orphelins
et à un établissement d'études universitaires. Chaque Mashriqu'l-Adhkar est relié à ces cinq
structures.
(64.2)
Mon espoir est que le Mashriqu'l-Adhkar sera maintenant fondé en Amérique et que, peu à peu,
hôpital, l'école, l'université, le dispensaire et la maison d'accueil seront créés ensuite, et que toutes
ces institutions fonctionneront dans les meilleures conditions d'organisation et d'efficacité.
(64.3)
Portez ces questions à la connaissance des bien-aimés du Seigneur, afin qu'ils comprennent à quel
point l'importance de ce "Point d'aurore de la commémoration de Dieu" est grande.
(64.4)
Le temple n'est pas seulement un lieu d'adoration: il est plutôt. à tous égards, un ensemble complet.
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(64.5)
Ô toi, chère servante du Seigneur! Si seulement tu pouvais connaître quelle haute station est
destinée aux âmes qui sont détachées du monde, qui se sentent fortement attirées vers la Foi dont
elles expliquent les enseignements à l'ombre protectrice de Bahá'u'llah!
(64.6)
A la pensée de suivre un tel chemin et de voyager dans la direction du Royaume, comme tu te
réjouirais! Comme tu aimerais étendre tes ailes et t'élever dans le ciel avec des sentiments
d'exultation et de ravissement!
(64.7)
Quant à la terminologie dont j'ai fait usage dans ma lettre pour t'engager à te consacrer au service de
la Cause de Dieu, le sens en est le suivant : limite tes pensées à l'enseignement de la Foi. Jour et
nuit, agis en accord avec les enseignements, les conseils et exhortations de Bahá'u'llah.
(64.8)
Cela n'exclut pas le mariage. Tu peux te choisir un mari et, en même temps, servir la Cause de
Dieu; l'un n'exclut pas l'autre.
(64.9)
Prends conscience de la valeur de ces Jours; ne laisse pas échapper cette chance. Prie pour que Dieu
fasse de toi un flambeau allumé, afin que tu puisses guider une grande multitude à travers ce monde
de ténèbres.
Chapitre: 65. "Ô toi, servante élue du céleste Royaume! ..."
(65.1)
Ô toi, servante élue du céleste Royaume! Ta lettre m'est bien parvenue. Elle exprimait tes
aspirations élevées et tes nobles buts, en mentionnant que tu envisages de partir pour un voyage en
Extrême-Orient et que tu te sens prête à endurer les pires difficultés, afin de pouvoir guider les âmes
et propager, jusqu'aux extrémités de la terre, les bonnes nouvelles du royaume de Dieu. Chère
servante de Dieu, ce dessein que tu as conçu atteste que tu chéris le plus noble de tous les buts.
(65.2)
Lorsque tu transmets le message, parle sans détour et dis : Le Promis de tous les peuples du monde
s'est manifesté et Il s'est fait connaître aux hommes de notre époque.
(65.3)
Car tous les peuples sans exception, et toutes les religions, attendent la venue d'un Promis, et
Bahá'u'llah est Celui que tous attendent.
(65.4)
Et c'est pour cette raison que la Cause de Bahá'u'llah entraînera la réalisation de l'unité de
l'humanité, que le tabernacle de l'unité sera dressé sur les sommets du monde, et que les bannières
de l'universalité de tout le genre humain seront déployées sur les cimes de la terre.
(65.5)
Lorsque ta langue se délie pour annoncer cette grande, cette bonne nouvelle, tu trouveras le moyen
d'enseigner la Foi.
(65.6)
Cependant, le voyage que tu projettes doit s'effectuer vers un pays très éloigné et, à moins qu'un
groupe de personnes soient disponibles, les bonnes nouvelles ne produiront guère d'effet en ces
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lieux. Si tu le juges préférable, rends-toi plutôt en Perse et, sur le chemin du retour, visite le Japon
et la Chine. Il semble que ce serait là un bien meilleur programme, et beaucoup plus agréable. En
tout état de cause, fais ce qui te paraît réalisable, et ta décision sera approuvée.
Chapitre: 66. "Ô toi qui as cherché l'illumination ..."
(66.1)
Ô toi qui as cherché l'illumination dans la lumière de direction! Rends grâce à Dieu de t'avoir
conduit vers la lumière de vérité et de t'avoir invité à entrer dans le royaume d'Abha.
(66.2)
Ta vue a été éclairée et ton coeur transformé en un jardin de roses. Je prie pour que ta foi et ton
assurance s'affermissent toujours davantage, qu'elles flamboient telle une torche allumée dans les
assemblées, et qu'elles leur dispensent la lumière de direction.
(66.3)
Chaque fois qu'une assemblée illuminée des amis de Dieu est réunie, Abdu'l-Bahá est présent en
esprit et en âme bien qu'il soit corporellement absent.
(66.4)
Je suis toujours un voyageur en route vers l'Amérique et je m'associe, assurément, à toute réunion
d'amis spirituels et illuminés.
(66.5)
La distance est annihilée, et elle n'empêche pas deux âmes intimement attachées l'une à l'autre par
des liens d'affection, même si elles résident en deux pays différents, de s'associer ensemble en une
étroite communion.
(66.6)
Donc, je suis ton proche compagnon, à l'unisson et en harmonie avec ton âme.
Chapitre: 67. "Ô toi, dame du Royaume! ..."
(67.1)
Ô toi, dame du Royaume! La lettre que tu m'as adressée de New-York m'est bien parvenue. Le
contenu de ton message m'a rempli de joie et de contentement, car il indiquait la pureté d'intention
et la fermeté de résolution avec lesquelles tu as décidé de te rendre à Paris afin d'allumer, dans cette
cité silencieuse, le feu de l'amour pour Dieu et de briller, telle une torche resplendissante, au sein
des ténèbres de cette nature.
(67.2)
Ce voyage est une entreprise fort louable et opportune. A ton arrivée à Paris, tu dois t'efforcer, quel
que soit le petit nombre d'amis résidant dans cette ville, de constituer l'assemblée spirituelle
instituée par l'Alliance et de revivifier les âmes par le pouvoir de l'Alliance.
(67.3)
Paris est une ville excessivement en proie au découragement, et qui connaît actuellement un état de
torpeur et, jusqu'à maintenant, elle ne s'est pas enflammée bien que la nation française soit de nature
active et enjouée. Mais le monde de la matière a complètement recouvert Paris de son pavillon, et il
a étouffé le sentiment religieux.
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(67.4)
Mais le pouvoir de l'Alliance réchauffera de sa chaleur chaque âme engourdie par le froid; il
dispensera la lumière sur tout ce qui est ténèbres et assurera la véritable liberté du Royaume à ceux
qui sont captifs entre les mains de la nature.
(67.5)
Lève-toi donc aujourd'hui dans la ville de Paris, armée de la puissance du Royaume, de la
confirmation divine, animée d'un zèle et d'une ardeur sincères, et embrasée par la flamme de
l'amour de Dieu.
(67.6)
Rugis à la manière d'un lion, manifeste un bonheur extatique et une affection au milieu de ces
quelques âmes, en sorte que la louange et la glorification de Dieu puissent te parvenir sans cesse du
royaume divin et que de puissantes confirmations descendent sur toi. Conserve ta confiance. Si tu
agis en conséquence, et brandis l'étendard de l'Alliance, Paris s'embrasera.
(67.7)
Ne cesse pas de t'attacher à Bahá'u'llah et de rechercher ses confirmations, car celles-ci transforment
la goutte d'eau en océan et fait du moucheron un aigle.
Chapitre: 68. "Ô vous qui demeurez fermes dans l'Alliance ..."
(68.1)
Ô vous qui demeurez fermes dans l'Alliance et dans le Testament de Bahá'u'llah! Votre lettre m'est
bien parvenue et vos noms bénis ont été lus, l'un après l'autre. Votre lettre exprimait des idées
divinement inspirées et témoignait des générosités de Dieu, parce qu'elle évoquait l'union qui règne
entre les amis ainsi que l'harmonie de tous les coeurs.
(68.2)
Aujourd'hui, la faveur de Dieu la plus remarquable repose sur l'union et l'harmonie; cette unité et
cette concorde sont ainsi susceptibles d'entraîner la promulgation de l'unité du genre humain et de
dégager le monde de ces épaisses ténèbres d'inimitié et de rancoeur, pour que le Soleil de Vérité
puisse briller totalement de sa parfaite splendeur.
(68.3)
A l'heure actuelle, tous les peuples du monde sont absorbés par leurs intérêts égoïstes et déploient
les plus grands efforts afin de promouvoir leurs propres intérêts matériels. Ce qu'ils adorent, ce n'est
pas la réalité divine ni le monde de l'humain, c'est eux-mêmes.
(68.4)
Ils cherchent assidûment leurs bénéfices personnels, et non le bien-être public. Cet état de choses
est dû au fait qu'ils sont prisonniers du monde de la nature et qu'ils ignorent les enseignements
divins, la munificence du Royaume et le Soleil de Vérité.
(68.5)
Mais vous, loué soit Dieu, vous êtes à présent particulièrement comblés par cette munificence, vous
êtes devenus les élus, vous avez reçu l'instruction divine, vous avez obtenu votre admission dans le
royaume de Dieu, vous avez commencé d'être les bénéficiaires de bénédictions illimitées et, enfin,
vous avez été baptisés de l'eau de la Vie, du feu de l'amour de Dieu et du Saint Esprit.
(68.6)
Luttez donc, coeur et âme, pour devenir des torches enflammées au sein de l'assemblée du monde,
de scintillantes étoiles à l'horizon de la Vérité, des sources de propagation de la lumière du
Royaume, afin de transformer le monde en un divin royaume, et ce bas monde en l'univers céleste.
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(68.7)
Puissent l'amour de Dieu et la miséricorde du Seigneur planter leur tente sur les cimes du monde,
les âmes humaines devenir les vagues de l'océan de vérité, le monde de l'homme croître dans la
forme d'un seul arbre béni, que les versets de l'unité soient chantés et que les mélodies de sainteté
parviennent jusqu'à l'assemblée céleste.
(68.8)
Jour et nuit, j'adresse au royaume de Dieu mes supplications, l'implorant de vous accorder son
assistance et ses confirmations infinies.
(68.9)
Ne vous arrêtez pas à l'examen de vos aptitudes et de vos capacités personnelles, mais fixez plutôt
votre regard sur la munificente et parfaite bonté de Dieu, la grâce divine et la puissance du Saint
Esprit - puissance qui transforme la goutte d'eau en océan et l'étoile en soleil.
(68.10)
Loué soit Dieu, les armées de l'assemblée suprême assurent la victoire, et le pouvoir du Royaume
est prêt à accorder son assistance et son appui.
(68.11)
Déliriez-vous votre langue à chaque instant en exprimant des actions de grâce et des paroles de
gratitude, que vous ne pourriez vous acquitter de vos obligations à l'égard de ces divins bienfaits.
(68.12)
Réfléchissez : d'éminents personnages dont la célébrité s'est répandue à travers le monde
disparaîtront, avant peu, dans le néant de l'oubli, parce qu'ils auront été privés de cette céleste
munificence. Ni leur nom ni leur renommée ne leur survivront, et il ne restera d'eux aucune trace,
aucun fruit du souvenir.
(68.13)
Mais vous, qui avez reçu les splendeurs du Soleil de Vérité, vous avez atteint à la vie éternelle; vous
brillerez et vous étincellerez à jamais de l'horizon de l'existence.
(68.14)
Pierre était un pêcheur et Marie-Madeleine une paysanne; néanmoins, ils furent particulièrement
comblés des bénédictions du Christ, l'horizon de leur foi s'illumina et, depuis lors jusqu'à nos jours,
ils scintillent à l'horizon de la gloire éternelle.
(68.15)
A ce rang-là, le mérite et les capacités n'ont pas à être considérées; non, ce sont plutôt les
resplendissants rayons du Soleil de Vérité, qui ont illuminé ces miroirs, dont il faut tenir Compte.
(68.16)
Vous m'invitez à visiter l'Amérique. Moi aussi, j'ai grande envie d'aller contempler ces lumineux
visages, de m'entretenir et de m'associer à ces véritables amis. Mais le pouvoir magnétique capable
de m'attirer vers ces rivages, c'est l'union et l'harmonie dont les amis font preuve, leur
comportement et leur conduite conformes aux enseignements divins, le ferme attachement de tous à
l'Alliance et au Testament.
(68.17)
Ô divine Providence! Cette assemblée est composée de tes amis, qui sont attirés par ta beauté et
embrasés par le feu de ton amour. Transforme ces âmes en anges célestes, ressuscite-les par les
souffles de ton Esprit saint, comble-les d'une parole éloquente et d'un coeur résolu. Dispense-leur le
pouvoir céleste et confère-leur des sensibilités promptes à la compassion.
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(68.18)
Fais qu'ils deviennent les annonciateurs de l'unité du genre humain, afin que le péril des ténèbres
d'ignorants préjugés se dissipe à la lumière du Soleil de Vérité, que ce triste monde devienne
lumineux, que ce monde matériel absorbe les rayons du monde de l'esprit, que ces diverses couleurs
se fondent en une seule et même couleur, et que la mélodie de louange s'élève vers le royaume de
Ta sainteté. En vérité, Tu es l'Omnipotent, le Tout-Puissant!
Chapitre: 69. "Tu m'as écrit au sujet de l'organisation bahá’íe ..."
(69.1)
Tu m'as écrit au sujet de l'organisation bahá’íe. Les enseignements divins, les avertissements et
exhortations de Bahá'u'llah sont clairs et évidents. Ils constituent l'organisation du Royaume, et leur
application est obligatoire. La plus infime déviation à ces principes constitue une erreur absolue.
(69.2)
Tu m'as également écrit au sujet de mon voyage en Amérique. Si tu pouvais voir à quel point
surgissent les constantes vagues de mes occupations, tu aurais saisi que le temps nécessaire pour
entreprendre un tel voyage me fait absolument défaut; dans les périodes ou j'ai une résidence fixe,
un répit, même partiel, s'avère impossible.
(69.3)
Si telle est la volonté de Dieu, j'ai confiance que, grâce à la générosité de Bahá'u'llah, dès que les
moyens conduisant au calme de l'esprit et du coeur me seront accordés, je me déciderai à faire ce
voyage et je t'en informerai.
Chapitre: 70. "Ô toi, cierge enflammé! ..."
(70.1)
Ô toi, cierge enflammé! Ta lettre m'est bien parvenue et elle m'a procuré un contentement spirituel,
car elle était tout imprégnée de sentiments spirituels: elle indiquait l'attirance de ton coeur, ton
attachement au royaume de Dieu et ton amour pour ses divins enseignements.
(70.2)
En vérité, tu fais preuve d'une ardeur très grande, d'intentions pures et sanctifiées, tu ne désires rien,
si ce n'est le bon plaisir de Dieu.
(70.3)
Tu ne recherches rien, si ce n'est d'atteindre ses infinies bontés, et tu t'es engagé dans la
promulgation des enseignements divins et dans l'explication de problèmes métaphysiques abstrus.
(70.4)
C'est mon espoir que, par la grâce de Bahá'u'llah, vous deveniez, toi et ton épouse respectée, des
croyants dont la fermeté et la constance s'affermissent de jour en jour, afin que vous deveniez, dans
ce noble pays, deux étendards déployés et deux resplendissantes lumières.
(70.5)
Au mois d'octobre, voyager vers le Nord, Le Sud, l'Est et l'Ouest, accompagnés de cette lampe de
l'amour pour Dieu qui est Mrs. Maxwell, voilà un projet hautement acceptable. Mon espoir, c'est
qu'elle puisse se rétablir tout à fait. Cette servante bien-aimée de Dieu brûle telle une flamme et,
jour et nuit, ne pense à rien sinon au service de Dieu.
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(70.6)
Pour le moment, voyagez à travers les états du Nord et, pendant la saison hivernale, hâtez-vous de
vous rendre dans les états du Sud. Votre tâche devrait consister à prononcer des paroles pleines
d'éloquence lors de réunions au cours desquelles vous puissiez proclamer les enseignements divins.
(70.7)
Si cela vous est possible, entreprenez un voyage vers les Iles d'Hawaii.
(70.8)
Les événements qui se sont produits ont tous été rapportés il y a cinquante ans dans les tablettes de
Bahá'u'llah - tablettes qui ont été imprimées, publiées et diffusées à travers le monde.
(70.9)
Les enseignements de Bahá'u'llah sont la lumière de cet âge et l'esprit de ce siècle. Exposez-les en
détail, un par un, lors de chaque réunion.
(70.10)
Le premier enseignement est l'investigation de la vérité; Le deuxième, c'est l'union du genre
humain; Le troisième, la paix universelle; Le quatrième, la conformité entre la science et la
révélation divine; Le cinquième, l'abandon des préjugés de race, de religion, des préjugés qui ont
cours dans le monde et dans la politique, préjugés qui tous concourent à la destruction des
fondements de l'humanité;
(70.11)
Le sixième enseignement est la droiture et la justice; Le septième, l'amélioration des qualités
morales ainsi que l'éducation spirituelle; Le huitième, c'est l'égalité entre les deux sexes; Le
neuvième, la diffusion de la connaissance et de l'instruction: Le dixième, la solution des problèmes
économiques, et ainsi de suite.
(70.12)
Luttez pour que les âmes puissent atteindre à la lumière de direction, et tenez ferme le pan de la
robe de Bahá'u'llah.
(70.13)
La lettre que tu as jointe a été lue.
(70.14)
Quand l'âme de l'homme se purifie et qu'elle s'affine, des liens de nature spirituelle s'établissent et,
de ces attachements, naissent des sentiments éprouvés par le coeur.
(70.15)
Le coeur humain ressemble à un miroir. Lorsque celui-ci est purifié, les coeurs humains se trouvent
à l'unisson et se réfléchissent les uns les autres; c'est ainsi que se créent des émotions d'ordre
spirituel.
(70.16)
Il en va de même dans le monde des rêves, lorsque l'homme est détaché des choses tangibles et fait
l'expérience de celles de l'esprit. Que de surprenantes lois s'appliquent alors, et que de remarquables
découvertes sont faites! Et il arrive même que des communications détaillées soient enregistrées ...
(70.17)
Enfin, j'espère qu'à ChicagÔ les amis puissent s'unir et illuminer leur cité, car l'aube de la Cause
s'est levée à Chicago, et c'est pourquoi cette ville possède sur d'autres une certaine faveur. Aussi
doit-elle être considérée avec respect.
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(70.18)
Si Dieu le veut, elle sera peut-être libérée de toute affliction spirituelle, parviendra à une santé
parfaite et deviendra un centre de l'Alliance et du Testament.
Chapitre: 71. "Ô toi, bien-aimée servante du Seigneur! ..."
(71.1)
Ô toi, bien-aimée servante du Seigneur! J'ai bien reçu ta lettre, dans laquelle tu me révèles que les
amis, avec une énergie et un dynamisme parfaits participent à la diffusion des enseignements
célestes. Cette nouvelle a provoqué une joie et une allégresse intenses.
(71.2)
A chaque âge, en effet, correspond un esprit particulier; l'esprit de cet âge illuminé réside dans les
enseignements de Bahá'u'llah, car ces enseignements jettent les bases de l'unité du monde de
l'humanité et proclament la fraternité universelle.
(71.3)
Ils sont fondés sur l'unité de la science et de la religion, ainsi que sur la recherche de la vérité. Ils
défendent le principe selon lequel la religion doit être la cause de l'amitié, de l'union et de
l'harmonie entre les hommes. Ils établissent l'égalité des deux sexes et proposent des principes
économiques visant à assurer le bonheur individuel.
(71.4)
Ils propagent l'éducation universelle, afin que toute âme puisse, autant que possible, obtenir une
portion du savoir. Ils abrogent et annulent les préjugés d'ordre religieux, racial, politique,
patriotique, économique et autre.
(71.5)
Ces enseignements, qui sont disséminés à travers les Épîtres et Tablettes, sont pour l'humanité cause
de vie et d'illumination. Quiconque les proclament recevra, en vérité, l'assistance du royaume de
Dieu.
(71.6)
Le président de la République, le Dr Wilson, est vraiment au service du royaume de Dieu car, jour
et nuit, sans trêve, il lutte pour que les droits de tous les hommes soient sauvegardés, pour que les
petites nations, tout autant que les grandes, demeurent dans la paix et le bien-être, sous la protection
de la droiture et de la justice. C'est là, en vérité, un noble but. J'ai confiance que l'incomparable
providence assistera et confirmera de telles âmes, en toutes circonstances.
Chapitre: 72. "Ô toi, fidèle ami! ..."
(72.1)
Ô toi, fidèle ami! Lis, à l'école de Dieu, les leçons de l'esprit, et apprends les vérités les plus intimes
de Celui qui enseigne l'amour. Cherche les secrets du ciel et relate les grâces et faveurs débordantes
de Dieu.
(72.2)
Bien que l'acquisition des sciences et des arts soit la suprême gloire de l'humanité, c'est seulement à
la condition que la rivière de l'homme se jette dans l'océan et qu'elle puise son inspiration dans
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l'antique source divine. Lorsque ceci se produit, alors chaque éducateur est un océan sans rivage et
chaque élève, une abondante fontaine du savoir.
(72.3)
Si, donc, la recherche de la connaissance conduit vers la beauté de Celui qui est l'objet de tout
savoir, combien excellent est ce but! Sinon, une simple goutte privera peut-être un homme de
répandre la grâce, car l'étude engendre l'arrogance et la fierté, d'où résultent l'erreur et l'indifférence
envers Dieu.
(72.4)
Les sciences d’aujourd’hui sont des ponts vers la réalité ; mais si elles ne conduisent pas à la réalité,
rien ne reste que de l’illusion stérile ?
(72.5)
Par le seul vrai Dieu!, si l'étude n'est pas un moyen de parvenir à Lui, le Plus Manifeste, elle n'est
que perte évidente.
(72.6)
Il t'incombe d'acquérir les diverses branches du savoir et de tourner ton visage vers la beauté de la
Beauté Manifeste, afin que tu puisses être un signe de direction salvatrice parmi les peuples du
monde et un foyer de compréhension en ce domaine d'où sont exclus les sages et leur sagesse, à
l'exception de ceux qui pénètrent dans le royaume des lumières et ont accès au mystère caché, au
secret bien gardé.
Chapitre: 73. "Ô fille du Royaume! ..."
(73.1)
Ô fille du Royaume! Ta lettre m'est bien parvenue; elle montre clairement que tu as dirigé toutes tes
pensées vers l'acquisition de la lumière qui émane des royaumes de mystère.
(73.2)
Tant que les pensées d'un être humain sont éparpillées, ses efforts demeureront vains mais, s'il
concentre sa réflexion sur un seul et même point, merveilleux seront les fruits récoltés.
(73.3)
Il n'est pas possible de capter la lumière solaire dans la plénitude de sa force si elle frappe un miroir
plat mais, lorsque le soleil brille sur un miroir concave ou sur une lentille convexe, toute sa chaleur
se concentre sur un seul et même point, qui brûlera au maximum. Ainsi est-il nécessaire de
concentrer sa pensée sur un point unique, afin qu'elle devienne une force effective. Tu as exprimé le
souhait de célébrer le jour de Ridvan par une fête, et tu voudrais que les amis présents en ce jour
récitent des tablettes dans la délectation et la joie. Tu m'as prié de t'adresser une lettre que vous lirez
à cette occasion. La voici:
(73.4)
Ô vous, mes bien-aimés et vous, servantes du Miséricordieux! Voici le jour où s'est levé l'astre de
vérité à l'horizon de la vie, où s'est répandu sa gloire et où a lui son éclat avec une telle puissance
qu'il a fendu les épais nuages qui s'étaient accumulés, et a gravi les cieux du monde dans toute sa
splendeur. Aussi, comme vous le voyez, toutes choses créées ont été prises d'une agitation nouvelle.
(73.5)
Voyez comme, en ce jour, s'est élargi le champ des sciences et des arts, quels surprenants progrès
techniques ont été réalisés, jusqu'à quel point se sont accrus les pouvoirs de l'esprit, et quelles
prodigieuses inventions ont été effectuées.
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(73.6)
Cet âge équivaut, en vérité, à une centaine d'autres âges: si vous rassembliez les réalisations de cent
âges et les compariez aux progrès accumulés durant notre ère, les résultats acquis au cours de celle-
ci s'avéreraient supérieurs à ceux de cent âges du passé.
(73.7)
Prenez, par exemple, le nombre total des livres qui furent écrits dans les âges écoulés, et comparez-
le à celui des livres et traités qu'a produits notre ère: ces livres, écrits en notre temps, dépassent - et
de loin - le nombre total de volumes produits au fil des âges.
(73.8)
Voyez combien puissante est l'influence exercée par l'astre du jour de ce monde sur l'essence
profonde de toutes choses créées.
(73.9)
Mais, hélas! milles fois hélas!, les yeux ne le voient pas, les oreilles demeurent sourdes, les coeurs
et les esprits sont oublieux de ce suprême bienfait. Efforcez-vous donc, de tout votre coeur et de
toute votre âme, de réveiller les assoupis, de rendre la vue aux aveugles et de faire se lever les
morts.
Chapitre: 74. "Ô oiseau dont le doux chant célèbre la Beauté d'Abha! ..."
(74.1)
Ô oiseau dont le doux chant célèbre la Beauté d'Abha! En cette nouvelle et merveilleuse
dispensation, les voiles de la superstition ont été déchirés et les préjugés des peuples de l'Orient sont
condamnés.
(74.2)
Certaines nations orientales considéraient la musique comme répréhensible mais, en cet âge
nouveau, la Lumière Manifeste a proclamé, dans ses tablettes sacrées, que la musique, qu'elle soit
chantée ou jouée, est, pour l'âme et le coeur, une nourriture spirituelle.
(74.3)
L'art du musicien est un art des plus dignes de louange, car il remue les coeurs de tous les êtres
affligés.
(74.4)
C'est pourquoi, Ô Shahnaz [nota : Shahnaz, le nom attribué au destinataire de cette tablette, désigne aussi un
genre musical] !, joue et chante donc les saintes paroles de Dieu dans les réunions d'amis, afin que
celui qui écoute soit libéré des chaînes du souci et de l'affliction, que son âme bondisse de joie et
s'humilie en prière au royaume de gloire.
Chapitre: 75. "Efforcez-vous, coeurs et âmes, de susciter l'union ..."
(75.1)
Efforcez-vous, coeurs et âmes, de susciter l'union et l'harmonie entre les Blancs et les Noirs,
prouvant ainsi l'unité du monde bahá’í qui exclut les distinctions de couleur, et où seuls sont
considérés les coeurs.
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(75.2)
Dieu soit loué, les coeurs des amis sont unis et liés l'un à l'autre, qu'ils soient de l'Occident ou de
l'Orient, du Nord ou du Sud, qu'ils soient Allemands, Français, Japonais, Américains, qu'ils
appartiennent à la race blanche, noire, rouge, jaune ou brune.
(75.3)
Dans la foi bahá’íe, les diversités de couleur, de nation et de race n'ont aucune importance; bien au
contraire, l'unité bahá’íe les dépasse toutes et abolit toutes ces chimères et vaines imaginations.
Chapitre: 76. "Ô toi qui possèdes un coeur illuminé! ..."
(76.1)
Ô toi qui possèdes un coeur illuminé! Tu es semblable à la pupille de l'oeil, source même de la
lumière, car l'amour divin a dardé ses rayons sur ton être intime, et tu as tourné ton visage vers le
royaume de ton Seigneur.
(76.2)
Intense est la haine entre les Noirs et les Blancs d'Amérique, mais j'espère que le pouvoir du
Royaume les réunira dans l'amitié et deviendra pour eux un baume bienfaisant.
(76.3)
Qu'ils ne considèrent pas la couleur d'un homme, mais son coeur. Si le coeur est rempli de lumière,
cet homme est proche du seuil de son Seigneur; sinon - qu'il soit blanc ou noir - cet homme est
détaché de son Seigneur.
Chapitre: 77. "Ô toi, servante révérée de Dieu! ..."
(77.1)
Ô toi, servante révérée de Dieu! J'ai bien reçu ta lettre de Los Angeles.
(77.2)
Rends grâce à la divine Providence de t'avoir assistée et d'avoir fait de toi la propagatrice de l'unité
de l'humanité, afin que soit dissipée l'obscurité des discriminations parmi les hommes et que le
pavillon de l'unité des nations projette son ombre sur toutes les régions.
(77.3)
Sans une telle unité, il est impossible d'atteindre au repos et au bien-être. à la paix et à la
réconciliation universelle.
(77.4)
Ce siècle illuminé a besoin de cette unité et exige qu'elle soit établie. Dans chaque siècle, un thème
central particulier est confirmé par Dieu selon les besoins propres à ce siècle. En cet âge illuminé, le
thème confirmé est l'unité de l'humanité. Toute âme qui sert cette unité sera, sans nul doute, assistée
et confirmée.
(77.5)
J'espère que, dans les assemblées, tu pourras chanter des louanges accompagnées d'une douce
mélodie et devenir ainsi, pour tous les hommes, source de joie et d'allégresse.
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Chapitre: 78. "Ô toi dont le coeur est pur ..."
(78.1)
Ô toi dont le coeur est pur, l'esprit sanctifié, la réputation sans égale, le visage rayonnant de beauté!
J'ai bien reçu cette photographie qui révèle ta stature éminemment gracieuse et ta lumineuse
apparence. Tu as le teint foncé et un brillant caractère. Tu es pareil à la pupille de l'oeil qui, bien
que de couleur sombre, est source de lumière et révèle le monde contingent.
(78.2)
Je ne t'ai pas oublié et ne t'oublierai pas. Je supplie Dieu que, dans sa munificence, Il fasse de toi le
signe de sa générosité parmi les hommes, qu'Il éclaire ton visage de la lumière des bénédictions
dispensées par le Seigneur miséricordieux, qu'Il te désigne pour son amour en cet âge distingué
entre tous les âges et les siècles passés.
Chapitre: 79. "Ô honoré personnage! ..."
(79.1)
Ô honoré personnage! J'ai lu votre ouvrage intitulé « The Gospel of Wealth » [nota :uUn article tiré du
livre d’Adrew CARNEGIE «Te Gospel of Wealth» a été publié en Angleterre, sous ce même titre,, dans la revue «Pall
Mall Budget» - voir l’autobiographie d’Andrew CARNEGIE, p255] et j'y ai noté des recommandations
réellement saines et appropriées, visant à soulager le sort de l'humanité.
(79.2)
Pour exposer brièvement le sujet, disons que les enseignements de Bahá'u'llah préconisent le
partage volontaire, et ceci est bien meilleur que l'égalisation de la richesse, car l'égalisation doit être
imposée de l'extérieur, alors que le partage est affaire de libre choix.
(79.3)
L'homme atteint à la perfection par de bonnes actions qu'il accomplit volontairement, et non par les
bonnes actions dont la réalisation lui a été imposée.
(79.4)
Le partage est un acte de justice que l'on choisit à titre personnel; autrement dit, les riches devraient
accorder leur assistance aux pauvres, dépenser leur fortune au profit des indigents, mais de leur
plein gré, et non parce qu'ils y ont été contraints par la force, car la force ne récolte que le trouble et
provoque la ruine de l'ordre social.
(79.5)
D'un autre côté, le partage volontaire, la dépense - librement consentie - de sa propre richesse,
contribue au bien-être et à la paix sociale, éclaire le monde et prodigue l'honneur à l'humanité.
(79.6)
J'ai pu constater les heureux effets de votre philanthropie en Amérique, dans plusieurs universités,
au sein de rassemblements dédiés à la paix et d'associations pour la promotion de l'éducation, alors
que je me rendais de ville en ville.
(79.7)
C'est pourquoi je prie en votre nom afin que les générosités et les bénédictions célestes vous
soutiennent toujours et que, à l'est comme à l'ouest, vous accomplissiez de nombreuses actions
philanthropiques.
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(79.8)
Puissiez-vous ainsi briller tel un cierge dans le royaume de Dieu, parvenir à l'honneur et à la vie
éternelle, et resplendir, telle une brillante étoile, à l'horizon de l'éternité.
Chapitre: 80. "Ô toi qui tournes ton visage vers Dieu! ..."
(80.1)
Ô toi qui tournes ton visage vers Dieu! J'ai bien reçu ta lettre m'informant de ton désir de servir les
pauvres. Que peut-on souhaiter de meilleur?
(80.2)
Les âmes qui appartiennent au Royaume n'ont de cesse qu'elles n'assistent les pauvres, ne
sympathisent avec eux, ne manifestent de la bonté envers les miséreux et ne rendent leur vie
féconde. Heureux sois-tu de nourrir une telle aspiration!
(80.3)
Transmets en mon nom, à tes deux enfants, la bonté et l'amour les plus profonds. J'ai bien reçu leurs
lettres, mais je n'ai pas le temps de leur écrire à présent séparément. Manifeste-leur, de ma part, la
plus tendre bienveillance.
Chapitre: 81. "Les âmes qui, au cours de la guerre, ont assisté ..."
(81.1)
Les âmes qui, au cours de la guerre, ont assisté les pauvres et travaillé à la mission de la Croix-
Rouge, sont acceptées au royaume de Dieu. Leurs services leur confèrent la vie éternelle.
Transmettez-leur ces bonnes nouvelles.
Chapitre: 82. "Ô toi qui es ferme dans l'Alliance! ..."
(82.1)
Ô toi qui es ferme dans l'Alliance! Ta lettre m'est bien parvenue. Tu as fait un grand effort pour ce
prisonnier; peut-être cet effort portera-t-il des fruits. Dis-lui néanmoins ce qui suit:
(82.2)
"Les habitants du monde sont confinés dans la prison de la nature - une prison à la fois permanente
et éternelle. Si tu es actuellement détenu à l'intérieur d'une prison temporaire, n'en sois pas affligé;
mon espoir est que tu puisses être délivré de la prison de la matière et accéder à la cour de vie
éternelle. Prie ton Dieu nuit et jour, réclame sa miséricorde et son pardon. L'omnipotence divine
résoudra chaque difficulté."
Chapitre: 83. "Transmets, au nom d'Abdu'l-Bahá ..."
(83.1)
Transmets, au nom d'Abdu'l-Bahá, mes salutations à ton épouse respectée, et dis:
(83.2)
"Il est extrêmement important de manifester de la bonté envers les prisonniers, de leur dispenser
formation et éducation.
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(83.3)
Aussi, comme tu as fait un effort dans ce sens, que tu as éveillé quelques âmes et que, grâce à toi,
elles ont tourné leur visage vers le divin royaume, cet acte digne de louange est éminemment
acceptable." Tu dois, à coup sûr, persévérer. Manifeste en mon nom la plus extrême bienveillance
aux deux prisonniers de San Quentin, et dis-leur ce qui suit:
(83.4)
"Aux yeux des âmes avisées, cette prison est une école de formation et de développement. Vous
devez lutter, coeurs et âmes, pour vous distinguer par votre caractère et votre savoir".
Chapitre: 84. "Ô toi, chère servante de Dieu! ..."
(84.1)
Ô toi, chère servante de Dieu! J'ai bien reçu ta lettre et ai pris note de son contenu.
(84.2)
Parmi les masses populaires, le mariage est un lien physique et cette union ne peut être que
temporaire, puisqu'elle est condamnée d'avance, en dernier ressort, à une séparation physique.
(84.3)
Parmi les disciples de Bahá, en revanche, le mariage doit être à la fois une union du corps et de
l'esprit car, ici, mari et femme sont tous deux enivrés du même vin; tous deux sont amoureux du
même visage incomparable, tous deux vivent et agissent par le même esprit, tous deux sont
illuminés de la même gloire. Cette relation entre eux est d'ordre spirituel et, ainsi, c'est un lien qui
demeurera à jamais.
(84.4)
Ils jouissent, de la même manière, de liens solides et durables dans le monde physique car, si le
mariage repose à la fois sur l'esprit et sur le corps, cette union est véritable et pourra donc durer. Si,
toutefois, le lien est physique et rien de plus, il ne sera assurément que provisoire et doit aboutir,
inexorablement, à la séparation.
(84.5)
Ainsi, lorsque des bahá’ís contractent le mariage, leur union doit être un véritable lien de parenté,
une rencontre à la fois spirituelle et physique, afin qu'à tous les stades de leur vie et dans tous les
mondes de Dieu, leur union puisse durer. Cette unité véritable est un rayon de l'amour divin.
(84.6)
Aussi, lorsque des êtres deviennent de véritables croyants, ils parviendront à une relation spirituelle
les uns avec les autres et témoigneront d'une tendresse qui n'est pas de ce monde. Ils exulteront tous
d'une bouffée d'amour divin et leur union, cette relation, demeurera à jamais.
(84.7)
Les âmes qui enseveliront leur ego dans l'oubli, qui se dépouilleront des défauts de l'humanité et se
libéreront de l'asservissement humain, seront sans nul doute illuminées des célestes splendeurs de
l'unité, et parviendront toutes à la véritable union dans le monde immortel.
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Chapitre: 85. "Quant à la question du mariage ..."
(85.1)
Quant à la question du mariage contracté selon la loi de Dieu: tu dois, en premier lieu, choisir un
conjoint qui te plaise, et la question est ensuite soumise au consentement des parents. Ceux-ci n'ont
aucun droit d'intervenir avant que tu fasses ton choix.
Chapitre: 86. "Le mariage bahá’í est l'engagement ..."
(86.1)
Le mariage bahá’í est l'engagement de deux parties l'une envers l'autre et leur attachement mutuel
sur le plan de l'esprit et du coeur. Chacun doit toutefois veiller avec le plus grand soin, à se
familiariser totalement avec le caractère de son futur conjoint, afin que le pacte qui les reliera soit
un lieu qui demeure à jamais. Ils doivent avoir pour but de devenir de tendres compagnons, en
harmonie l'un avec l'autre jusqu'à la fin des temps ... .
(86.2)
Dans un vrai mariage bahá’í, le mari et la femme doivent être unis à la fois physiquement et
spirituellement, afin de pouvoir améliorer toujours davantage leur vie spirituelle réciproque et jouir
de l'éternelle unité à travers tous les mondes de Dieu. Tel est le mariage bahá’í.
Chapitre: 87. "Ô toi, souvenir de celui qui mourut pour la Beauté ..."
(87.1)
Ô toi, souvenir de celui qui mourut pour la Beauté Bénie! La joyeuse nouvelle de ton mariage avec
cette "feuille lumineuse" nous est récemment parvenue, procurant une joie infinie aux coeurs du
peuple de Dieu.
(87.2)
Des prières de supplication ont été offertes en toute humilité devant le seuil sacré, afin que ce
mariage soit pour les amis un signe de joie, un lien d'amour pour toute l'éternité, qu'il produise des
bienfaits et des fruits éternels.
(87.3)
La séparation est génératrice de maux et d'afflictions de toute sorte, mais l'union des choses créées
produit toujours les résultats les plus dignes de louange.
(87.4)
Dans le monde d'existence, même l'accouplement des plus infimes particules est une manifestation
de grâce et de générosité divines; or, à mesure que l'on s'élève dans l'échelle des particules, l'union
devient plus importante.
(87.5)
« Gloire à Celui qui a créé toutes choses par couple sur la terre, aussi bien les hommes eux-mêmes
que tout ce qui dépasse leur compréhension et leur perception » [voir : Coran 36.36 et cf 51.49].
(87.6)
L'union entre les êtres humains est au-dessus de toutes les autres unions, en particulier lorsqu'elle se
produit dans l'amour de Dieu. Ainsi se manifeste l'unité première; ainsi est jeté le fondement de
l'amour spirituel.
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(87.7)
Il est certain qu'un mariage comme le vôtre entraînera la révélation des bienfaits de Dieu. C'est
pourquoi nous vous présentons nos félicitations et vous bénissons, priant la Beauté Bénie de faire de
cette noce, par son assistance et sa faveur, un motif de joie pour tous, et de la parer de l'harmonie
céleste.
(87.8)
Ô mon Seigneur, Ô mon Seigneur! Ces deux brillantes lunes se sont mariées en ton amour, dans la
servitude à ton seuil sacré, unies dans le service de ta Cause. Fais de ce mariage un filet de lumière
provenant de ta grâce abondante, Ô mon Seigneur, le Très-Miséricordieux, et un rayon lumineux de
tes faveurs, Ô toi le Bienfaisant, l'éternel Dispensateur ! ;
(87.9)
que de ce grand arbre naissent des bourgeons qui verdiront et prospéreront par les dons qui pleuvent
de tes nuages de grâce.
(87.10)
En vérité, tu es le Généreux, en vérité tu es le Tout-Puissant, en vérité tu es le Compatissant, le
Très-Miséricordieux.
Chapitre: 88. "Ô vous, mes deux enfants bien-aimés! ..."
(88.1)
Ô vous, mes deux enfants bien-aimés! Dès qu'elle m'est parvenue, la nouvelle de votre union m'a
rempli d'une joie et d'une gratitude infinies.
(88.2)
Dieu soit loué, ces deux fidèles oiseaux ont cherché refuge dans un seul et même nid. Je supplie
Dieu de les rendre capables de fonder une famille honorée, car l'importance du mariage réside dans
la création d'une famille abondamment bénie, afin que chacun des membres puisse, dans une joie
pleine et entière, illuminer le monde, tels des cierges.
(88.3)
L'illumination du monde dépend de l'homme. Si l'homme n'existait pas en ce monde ce dernier
aurait été comme un arbre stérile.
(88.4)
Mon espoir est que vous deveniez tous deux semblables à un seul arbre et que, grâce aux ondées du
nuage de tendre bonté, vous acquériez la fraîcheur et le charme, que vous fleurissiez et produisiez
des fruits, afin que votre lignée se prolonge éternellement. Que la gloire du Très-Glorieux repose
sur vous!
Chapitre: 89. "Ô toi qui es ferme dans l'Alliance! ..."
(89.1)
Ô toi qui es ferme dans l'Alliance! J'ai bien reçu ta lettre du 2 mai 1919. Loue Dieu de t'avoir
permis, au milieu des épreuves, de rester ferme et constant, de t'accrocher au royaume d'Abha.
Aucune affliction ne t'ébranle, aucune calamité ne te trouble.
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(89.2)
C'est seulement lorsque l'homme est éprouvé que l'or pur se sépare nettement des scories. Les
tourments sont le feu des épreuves; l'or pur y brille d'un resplendissant éclat, les impuretés s'y
consument et s'y noircissent.
(89.3)
Tu es aujourd'hui, grâce à Dieu, ferme et constant au milieu des épreuves, et tu demeures
inébranlable. Ta femme ne s'accorde pas avec toi mais - Dieu soit loué! - La Beauté Bénie est
satisfaite de toi et t'accorde un maximum de générosités et de bénédictions. Efforce-toi cependant
d'être patient envers ta femme; peut-être sera-t-elle transformée et son coeur sera-t-il illuminé.
(89.4)
La contribution que tu as apportée dans le domaine de l'enseignement est digne de louanges et sera
à jamais mentionnée dans le divin royaume; elle est, en effet, source de fragrances et d'exaltation de
la parole de Dieu.
Chapitre: 90. "Ô Dieu, mon Dieu! Ta servante T'invoque ..."
(90.1)
Ô Dieu, mon Dieu! Ta servante T'invoque, elle met en toi sa confiance, elle se tourne vers toi,
T'implorant de déverser sur elle ta céleste munificence, de lui révéler tes mystères spirituels et de
projeter sur elle les lumières de ta divinité.
(90.2)
Ô mon Seigneur! Fais que les yeux de mon mari voient! Réjouis son coeur de la lumière qui éclaire
la connaissance de ta personne, attire son esprit vers ta lumineuse beauté, réjouis son esprit en lui
révélant tes splendeurs manifestes.
(90.3)
Ô mon Seigneur! Lève le voile qui masque son regard. Fais pleuvoir sur lui tes munificences,
enivre-le du vin de l'amour pour toi, fais de lui l'un de tes anges, dont les pieds foulent cette terre
alors que l'âme s'élève vers les cieux. Fais qu'il devienne une lampe lumineuse diffusant la lumière
de ta sagesse au milieu de ton peuple.
(90.4)
Tu es, en vérité, le Précieux, l'éternel Bienfaisant, le Généreux.
Chapitre: 91. "Ô toi qui t'es inclinée en prière devant le royaume ..."
(91.1)
Ô toi qui t'es inclinée en prière devant le royaume de Dieu! Tu es bénie, car la beauté du visage
divin a ravi ton coeur, la lumière de la sagesse intérieure l'a inondé, et en lui resplendit l'éclat du
Royaume. Sache que Dieu est avec toi en tout temps, qu'Il te protège des mutations et des hasards
de ce monde et qu'Il a fait de toi une servante en son puissant vignoble.
(91.2)
Quant à ton mari respecté, il t'incombe de le traiter avec grande bienveillance, de considérer ses
désirs et de te montrer à tout moment conciliante envers lui, jusqu'à ce qu'il comprenne qu'en te
dirigeant vers le royaume de Dieu, tu n'as fait que développer ta tendresse envers lui et ton amour
pour Dieu, ainsi que ton souci de satisfaire ses désirs en toutes circonstances.
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(91.3)
Je prie le Tout-Puissant de te garder fermement établie en son amour et propageant à jamais. à
travers toutes ces contrées, les douces brises de sainteté.
Chapitre: 92. "Ô vous deux qui croyez en Dieu! ..."
(92.1)
Ô vous deux qui croyez en Dieu! Le Seigneur, qui n'a pas d'égal, a créé l'homme et la femme pour
qu'ils demeurent l'un avec l'autre dans la plus intime relation et qu'ils soient semblables à une seule
et même âme. Ce sont deux époux, deux amis intimes, qui devraient se préoccuper de leur bien-être
réciproque.
(92.2)
S'ils vivent de la sorte, ils passeront par ce monde dans un parfait contentement, dans le bonheur et
la paix du coeur, et deviendront des objets de grâce et de faveur divines dans le royaume céleste.
(92.3)
Mais s'ils agissent autrement, ils passeront leur existence dans une grande amertume, aspirant
chaque instant à la mort, et connaîtront la honte dans l'empire des cieux.
(92.4)
Efforcez-vous de demeurer corps et âme l'un près de l'autre, telles deux colombes dans leur nid; car
ainsi, vous serez bénis dans les deux mondes.
Chapitre: 93. "Ô toi, servante de Dieu! Toute femme qui ..."
(93.1)
Ô toi, servante de Dieu! Toute femme qui devient la servante de Dieu surpasse en gloire les
impératrices du monde, car elle est liée à Dieu et sa souveraineté demeure à jamais, alors qu'une
poignée de poussière suffira à oblitérer le nom et la célébrité de ces impératrices. En d'autres
termes, dès qu'elles reposent dans leurs tombes, elles sont réduites à néant.
(93.2)
Les servantes du royaume de Dieu jouissent de l'éternelle souveraineté que les âges et les
générations ne peuvent atteindre.
(93.3)
Songe combien d'impératrices ont régné et disparu depuis l'époque du Christ! Chacune d'elles était à
la tête d'un pays, mais il n'en reste aucune trace à présent.
(93.4)
Au contraire, Marie-Madeleine, qui n'était qu'une paysanne et une servante de Dieu, brille encore à
l'horizon de la gloire éternelle. Efforce-toi donc de demeurer la servante de Dieu.
(93.5)
Tu as fait l'éloge de la convention. Celle-ci revêtira une grande importance dans l'avenir, car elle
sert le divin royaume et le monde de l'humanité.
(93.6)
Elle annonce la paix universelle et jette les fondements de l'unité de l'humanité; elle libère les âmes
des préjugés religieux, raciaux et séculiers, et les rassemble à l'ombre du pavillon de Dieu qui est
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d'une seule et même couleur. Ainsi, loue Dieu de t'avoir permis d'assister à une telle convention et
d'écouter les enseignements divins.
Chapitre: 94. "Ô servantes de la Beauté d'Abha! ..."
(94.1)
Ô servantes de la Beauté d'Abha! Votre lettre m'est bien parvenue et sa lecture m'a procuré une
grande joie. Dieu soit loué, les croyantes ont organisé des réunions où elles apprendront à enseigner
la Foi, répandront les subtils arômes des enseignements et feront des projets en vue de la formation
des enfants.
(94.2)
Ce rassemblement doit être entièrement spirituel, c'est-à-dire que les discussions doivent se limiter à
établir des preuves claires et concluantes de la manifestation du Soleil de Vérité.
(94.3)
En outre, les personnes présentes doivent s'intéresser à tous les moyens propres à l'éducation des
fillettes; les diverses branches du savoir, la bonne conduite, un mode de vie approprié, le
développement d'un caractère noble, la chasteté et la constance, la persévérance, la force, la
détermination et la fermeté d'intention doivent être enseignés;
(94.4)
on y apprendra encore l'art ménager, l'éducation des enfants et tout ce qui concerne plus
particulièrement les besoins des filles, afin que celles-ci, élevées dans une citadelle de toutes les
perfections et protégées par un caractère noble, puissent à leur tour, lorsqu'elles deviendront mères,
éduquer leurs enfants, dès le plus jeune âge, à acquérir de nobles qualités et à se conduire
correctement.
(94.5)
Qu'elles étudient aussi tout ce qui contribuera à développer la santé corporelle et la forme physique,
ainsi que les méthodes de prévention des maladies chez l'enfant.
(94.6)
Lorsque les diverses matières éducatives seront ainsi planifiées, chaque enfant deviendra une plante
sans égale dans les jardins du paradis d'Abha.
Chapitre: 95. "Ô servantes du Seigneur! ..."
(95.1)
Ô servantes du Seigneur! Le rassemblement spirituel que vous avez établi dans cette cité illuminée
est extrêmement propice. Vous avez fait de grands progrès; surpassant tous les autres, vous vous
êtes levées pour servir le seuil sacré et, ce faisant, vous avez mérité les célestes bienfaits. Vous
devez à présent, avec une ardeur spirituelle totale, vous réunir au sein de cette lumineuse assemblée,
réciter les écrits saints et commémorer le Seigneur. Exposez ses arguments et ses preuves.
(95.2)
Travaillez à l'éducation des femmes de ce pays, enseignez les fillettes et les enfants, afin que les
mères puissent éduquer leurs petits dès la plus tendre enfance, les former entièrement à l'acquisition
d'un caractère noble et de solides qualités morales, qu'elles puissent de toutes les vertus humaines,
prévenir l'apparition de comportements qui mériteraient le blâme, et élever leurs enfants dans le
cadre de l'éducation bahá’íe.
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(95.3)
Ainsi, ces jeunes enfants seront nourris à la mamelle de la connaissance de Dieu et de son amour.
Ainsi se développeront-ils dans l'esprit de droiture et de dignité humaine, dans la résolution et la
volonté de lutter et de persévérer. Ainsi apprendront-ils la persévérance en toutes choses, la volonté
de progresser, la grandeur d'âme et la détermination, la chasteté et la pureté de vie. Ainsi pourront-
ils mener à bien toutes leurs entreprises.
(95.4)
Que les mères se le disent: tout ce qui concerne l'éducation des enfants est de la plus haute
importance. Qu'elles déploient tout leur zèle en ce domaine car, quand le bourgeon est vert et
tendre, il peut prendre la forme que vous lui donnez.
(95.5)
Il incombe donc aux mères d'élever leurs enfants comme un jardinier entretient ses jeunes plantes.
Qu'elles s'emploient, nuit et jour, à inculquer à leurs enfants la foi et la certitude, la crainte de Dieu,
l'amour du Bien-Aimé des mondes et toutes les nobles qualités et vertus.
(95.6)
Chaque fois qu'une mère constate que son enfant se conduit bien, qu'elle lui fasse des éloges, qu'elle
l'applaudisse et réjouisse son coeur mais, si le moindre trait indésirable venait à se manifester,
qu'elle conseille l'enfant et le punisse, en utilisant des moyens fondés sur la raison et même, en cas
de nécessité, une légère réprimande verbale.
(95.7)
Il est toutefois inadmissible de frapper un enfant ou de l'humilier. En effet, enfant soumis à des
coups ou à des insultes aura un caractère totalement dénaturé.
Chapitre: 96. "Ô servantes du Miséricordieux! ..."
(96.1)
Ô servantes du Miséricordieux! Rendez grâces à l'Ancienne Beauté de vous avoir élevées et réunies
en ce siècle, le plus puissant de tous, en cet âge illuminé entre tous.
(96.2)
En remerciement d'une telle munificence, demeurez constantes et fermes dans l'Alliance et,
conformément aux préceptes de Dieu et à la Loi sacrée, nourrissez vos enfants, dès leur plus jeune
âge, au lait d'une éducation universelle;
(96.3)
élevez-les de telle manière que, dès leur entrée dans la vie, soit fermement ancré dans leur coeur et
leur plus intime nature un mode de vie en tous points conforme aux enseignements divins.
(96.4)
Les mères sont, en effet, les premiers éducateurs, les premiers guides de l'enfant; c'est d'elles, en
vérité, que dépendent le bonheur, la grandeur future, la noblesse de conduite, le savoir et le
jugement, la compréhension et la foi de leurs jeunes enfants.
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Chapitre: 97. "Certains piliers ont été établis ..."
(97.1)
Certains piliers ont été établis en tant que supports inébranlables de la Foi de Dieu.
(97.2)
Les plus puissants sont l'étude et l'utilisation de l'esprit, le développement de la conscience et la
connaissance intime des réalités de l'univers et des mystères de Dieu Tout-Puissant. Promouvoir la
connaissance est donc un devoir inéluctable imposé à chacun des amis de Dieu. Il incombe à cette
assemblée spirituelle, à cette divine assemblée, de déployer le plus grande zèle dans l'éducation des
enfants afin que, dès leur plus jeune âge, ils soient formés à se conduire en bahá’ís et à suivre les
voies de Dieu, qu'ils croissent et prospèrent, telles de jeunes plantes, dans les eaux limpides que
sont les conseils et exhortations de la Beauté Bénie.
Chapitre: 98. "En l'absence d'éducateur ..."
(98.1)
En l'absence d'éducateur, toutes les âmes demeureraient à l'état sauvage et, sans leur professeur, les
enfants ne seraient que d'ignorantes créatures.
(98.2)
C'est pourquoi, en ce cycle nouveau, l'éducation et la formation sont prescrites dans le Livre de
Dieu, non à titre volontaire mais obligatoire.
(98.3)
Ainsi est-il enjoint au père et à la mère, à titre de devoir, de déployer tous leurs efforts pour former
leur fille et leur fils, pour les nourrir aux mamelles du savoir et les élever dans l'intimité des
sciences et des arts.
(98.4)
S'ils faisaient preuve de négligence en ce domaine, ils seraient tenus pour responsables et
mériteraient des reproches en présence du Seigneur sévère.
Chapitre: 99. "Tu m'as écrit au sujet des enfants ..."
(99.1)
Tu m'as écrit au sujet des enfants. Ceux-ci doivent, dès leur plus jeune âge, recevoir une éducation
divine et être continuellement exhortés à commémorer leur Dieu. Que l'amour pour Dieu pénètre,
avec le lait maternel, au plus profond de leur être.
Chapitre: 100. "Je souhaite que ces enfants reçoivent ..."
(100.1)
Je souhaite que ces enfants reçoivent une éducation bahá’íe, afin qu'ils puissent progresser à la fois
ici-bas et dans le Royaume, et qu'ils réjouissent ton coeur.
(100.2)
Dans le futur, on assistera à une extrême dégénérescence des moeurs. Il est donc essentiel que les
enfants soient élevés selon les principes bahá’ís et qu'ainsi, ils puissent trouver le bonheur à la fois
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en ce monde et dans l'autre; sinon, ils seront assaillis d'afflictions et de désagréments, car le bonheur
humain est fondé sur un comportement spirituel.
Chapitre: 101. "Ô vous qui connaissez la paix de l'âme! ..."
(101.1)
Ô vous qui connaissez la paix de l'âme! Dans les textes divins du Plus Saint Livre ainsi que dans
d'autres tablettes, il est dit:
(101.2)
Il incombe au père et à la mère d'apprendre à leurs enfants à bien se conduire et à étudier; autrement
dit, l'étude doit atteindre le minimum requis pour qu'aucun enfant - garçon ou fille - ne demeure
illettré.
(101.3)
Si le père venait à faillir à son devoir, il devrait alors être contraint de faire face à ses responsabilités
et, s'il était incapable de s'y conformer, la Maison Universelle de Justice devrait prendre en main
l'éducation des enfants;
(101.4)
un enfant ne doit, en aucun cas, être privé d'éducation. C'est là un des commandements rigoureux et
inéluctables, dont la désobéissance provoquerait l'indignation courroucée de Dieu Tout-Puissant.
Chapitre: 102. "Ô compagnons véritables! ..."
(102.1)
Ô compagnons véritables! Toute l'humanité est semblable à des enfants à l'école, dont les
éducateurs prodigieux et sans pareils sont les aurores de lumière, les sources de révélation divine.
(102.2)
A l'école des réalités, ils éduquent ces fils et ces filles conformément aux enseignements de Dieu et
les élèvent dans un environnement de grâce, afin qu'ils puissent progresser dans tous les domaines,
manifester les dons et bénédictions du Seigneur, associer les perfections humaines, se distinguer
dans toutes les formes d'entreprises humaines - qu'elles soient extérieures ou intérieures, visibles ou
cachées, matérielles ou spirituelles -jusqu'à ce qu'ils fassent de ce monde mortel un gigantesque
miroir reflétant cet autre monde, qui ne meurt pas.
(102.3)
Ô vous, amis de Dieu! Parce qu'en cet âge, important entre tous, le Soleil de Vérité s'est levé à
l'apogée de l'équinoxe du printemps et a dardé ses rayons sur chaque contrée de la terre, Il
provoquera un tel tourbillon d'enthousiasme, dégagera de telles vibrations dans le monde de
l'existence, provoquera un tel essor, jaillira dans une telle gloire lumineuse, déversera, des nuages
de sa grâce, de telles prolifiques ondées, fera fourmiller les champs et les plaines d'une telle
diversité de plantes et de fleurs aux suaves senteurs, que cette terre, ici-bas, deviendra le royaume
d'Abha et ce bas monde, le monde d'En-Haut.
(102.4)
Alors cette parcelle de poussière sera comme le vaste cercle des cieux, cette humaine demeure
deviendra la cour du palais divin et cette tache de terre glaise, la source des faveurs infinies du
Seigneur des Seigneurs.
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(102.5)
C'est pourquoi, Ô bien-aimés de Dieu! Faites un immense effort afin que vous soyez vous-mêmes
les signes de ce progrès et de toutes ces confirmations, et que vous deveniez des foyers de
bénédictions de Dieu, des sources de la lumière de Son unicité, des promoteurs des bienfaits et des
grâces de la vie civilisée.
(102.6)
Soyez, dans ce pays, les pionniers des perfections humaines; propagez les diverses branches du
savoir, soyez actifs et progressistes dans le domaine des inventions et des arts.
(102.7)
Efforcez-vous de rectifier la conduite de vos semblables et cherchez à surpasser le monde entier sur
le plan du caractère et de la morale.
(102.8)
Alors que les enfants sont encore dans leur plus jeune âge, nourrissez-les à la mamelle de la grâce
céleste, élevez-les dans le berceau de toutes les excellences, dans le sein de toutes les générosités.
(102.9)
Accordez-leur l'avantage de connaître toute sorte de savoir utile. Qu'ils prennent part à la création
de chaque art nouveau, rare et prodigieux. Enseignez-leur le travail et l'effort, habituez-les aux
épreuves. Apprenez-leur à consacrer leurs vies aux affaires de grande importance, et encouragez-les
à entreprendre des études qui profiteront à l'humanité.
Chapitre: 103. "L'éducation et la formation des enfants ..."
(103.1)
L'éducation et la formation des enfants sont au nombre des actes les plus méritoires de l'humanité et
attirent les grâces et les faveurs du Très-Miséricordieux, car l'éducation est l'indispensable
fondement de toute excellence humaine et permet à l'homme de se frayer un chemin vers les
sommets de gloire éternelle.
(103.2)
Si un enfant est formé dès son plus jeune âge, il pourra, grâce aux soins affectueux du saint
Jardinier, boire à la source cristalline de l'esprit et de la connaissance, tel un jeune arbre parmi les
ruisseaux. Il recueillera assurément les brillants rayons du Soleil de Vérité et, par sa lumière et sa
chaleur, continuera à croître, éternellement frais et gracieux, dans le jardin de la vie.
(103.3)
Le guide doit donc aussi être un médecin; il doit, tout en instruisant l'enfant, remédier à ses défauts;
il doit lui inculquer le savoir et, en même temps, le former à acquérir une nature spirituelle. Que
l'éducateur soigne, tel un médecin, le caractère de l'enfant, et ainsi guérira-t-il les maux spirituels
des enfants des hommes.
(103.4)
Si l'humanité déploie tous ses efforts pour accomplir cette tâche essentielle, elle étincellera de mille
feux dans de nouvelles parures et projettera la plus belle des lumières; alors ce monde obscur sera
illuminé et cette terrestre demeure se transformera en paradis.
(103.5)
Les démons eux-mêmes deviendront des anges, les loups seront les bergers du troupeau et les
hordes de chiens sauvages, des gazelles paissant dans les plaines de l'unité: les bêtes enragées se
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rassembleront en paisibles troupeaux et les oiseaux de proie, aux serres aiguisées comme des
couteaux, deviendront des oiseaux au doux gazouillis.
(103.6)
L'intime réalité de l'homme est, en effet, une ligne de démarcation entre l'ombre et la lumière, un
lieu où se rejoignent les deux mers [voir : Coran 25.55 ; 35.13 ; 55.19-25 - voir aussi la prière pour le mariage
révélée par Abdu’l-Bahá qui commence ainsi: «Il est Dieu! Ô Seigneur sans pareil! En ta toute puissante sagesse, tu as
...»] . Elle occupe le point le plus bas de l'arc descendant [voir : «Les leçons de St. Jean d’Acre» pp.289-290,
des commentaires de ‘Abdu’l-Bahá sur l’arc ascendant et descendant] et, par conséquent, elle est capable
d'accéder à tous les stades supérieurs.
(103.7)
Elle peut, grâce à l'éducation, acquérir toutes les perfections mais, privée d'éducation, elle piétinera
au stade le plus bas de l'imperfection.
(103.8)
Chaque enfant est, en puissance, la lumière du monde et, dans le même temps, son obscurité; c'est
pourquoi le problème de l'éducation doit être considéré comme de première importance.
(103.9)
Dès son plus jeune âge, l'enfant doit être nourri aux mamelles de l'amour divin et dans la
connaissance de Dieu, afin qu'il puisse irradier la lumière, croître en spiritualité, être imprégné de
sagesse et de savoir, et acquérir les caractéristiques de la cohorte angélique.
(103.10)
Puisque vous avez été désigné pour accomplir cette tâche sacrée, vous devez déployer tous vos
efforts pour consolider la renommée de cette école à travers le monde et en faire une source
d'exaltation de la Parole du Seigneur.
Chapitre: 104. "Ô bien-aimés de Dieu et servantes ..."
(104.1)
Ô bien-aimés de Dieu et servantes du Miséricordieux! Un grand nombre d'érudits partagent
l'opinion selon laquelle la diversité des esprits et l'écart dans les degrés de perception sont dus à des
différences d'éducation, de formation et de culture.
(104.2)
Ainsi, selon eux, les esprits sont égaux à la naissance, mais la formation et l'éducation
détermineront des variations dans les facultés mentales et les niveaux intellectuels, ces variations
n'étant nullement inhérentes à la personnalité de chacun, mais résultant de l'éducation; aucun d'entre
nous ne posséderait une supériorité innée sur ses semblables ... .
(104.3)
De la même manière, les manifestations de Dieu s'accordent à penser que l'éducation exerce la plus
forte influence possible sur l'humanité. Elles affirment, toutefois, que les différences au niveau
intellectuel sont innées;
(104.4)
c'est là un fait évident, qu'il serait vain de discuter. Nous constatons, en effet, que des enfants de
même âge, de même nationalité, appartenant à la même race et - qui plus est - à la même famille, et
formés par le même éducateur, diffèrent pourtant quant à leur niveau de compréhension et
d'intelligence.
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(104.5)
L'un d'eux fera de rapides progrès; un autre ne sera instruit que graduellement et un autre encore
demeurera au stade inférieur. En effet, quelle que soit la manière dont vous polissez une coquille,
elle ne deviendra jamais une perle scintillante, et vous ne pourrez transformer un simple coquillage
en une pierre précieuse aux rayons purs illuminant le monde.
(104.6)
Jamais, grâce à la formation et à la culture, la coloquinte et l'arbre de Zaqqum [voir : Coran 37.60 - le
verset nous dit: « En vérité, l’arbre d’Ez-Zaqqúm sera la nourriture des pécheurs, elle bouillira dans leur ventre,
comme de l’eau brûlante »] ne se transformeront en arbre de la bénédiction [voir : Coran 24.35] .
(104.7)
En d'autres termes, l'éducation ne peut modifier la nature intime d'un être humain, mais elle exerce
une énorme influence sur lui et, grâce à ce pouvoir, elle peut révéler chez un individu toutes les
perfections et les capacités qu'il recèle en lui-même.
(104.8)
Un grain de blé, lorsqu'il est cultivé par le fermier, produira toute une récolte, et une semence, par
les soins du jardinier, se transformera en un arbre majestueux.
(104.9)
Grâce aux efforts affectionnés d'un enseignant, les enfants de l'école primaire peuvent parvenir aux
plus hauts degrés de la réussite; en vérité, ses bienfaits peuvent contribuer à élever un enfant de peu
d'importance à un trône sublime.
(104.10)
Il est donc clairement démontré que, de par leur nature essentielle, les esprits varient quant à leurs
capacités, tandis que l'éducation, elle aussi, joue un rôle important et exerce un effet déterminant sur
leur développement.
Chapitre: 105. "Quant à la différence existant entre ..."
(105.1)
Quant à la différence existant entre la civilisation matérielle qui prévaut actuellement et la
civilisation divine, qui sera l'un des bienfaits à attendre de la Maison de Justice, elle réside en ceci:
(105.2)
La civilisation matérielle, grâce au pouvoir de lois punitives et de mesures de représailles, dissuade
les hommes de commettre des actes criminels; or, tandis que prolifèrent des lois destinées à punir
les hommes et à exercer des représailles à leur encontre, il n'existe - comme vous pouvez le
constater - aucune loi visant à les récompenser.
(105.3)
Dans toutes les villes d'Europe et d'Amérique, de vastes bâtiments ont été édifiés pour servir de
prisons destinées aux criminels.
(105.4)
La civilisation divine, en revanche, forme chaque membre de la société de façon à ce que nul, à
l'exception d'une minorité négligeable, n'entreprenne de commettre un crime.
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(105.5)
Il existe donc une différence importante entre la prévention de la criminalité par des mesures de
violence et de rétorsion, et la méthode consistant à former les êtres, à les éclairer et à les
spiritualiser afin que, sans avoir à craindre de punitions ou de vengeances futures, ils évitent de
commettre tout acte criminel.
(105.6)
Ils en arriveront, en fait, à considérer la perpétration même d'un crime comme une profonde
disgrâce et, en elle-même, comme la plus sévère des punitions.
(105.7)
Ils deviendront épris de perfections humaines et consacreront leurs vies à tout ce qui apportera la
lumière au monde et pourra promouvoir les qualités qui sont recevables au seuil sacré de Dieu.
(105.8)
Voyez combien grande est la différence entre civilisation matérielle et civilisation divine. La
première cherche, par la force et par des punitions, à dissuader du mal à empêcher les hommes de
nuire à la société et de commettre des crimes.
(105.9)
Or, dans une civilisation divine l'individu est conditionné de telle manière que, sans avoir à craindre
de punitions, il évite de perpétrer des crimes, considère le crime lui-même comme le plus sévère des
tourments, et c'est avec joie et alacrité qu'il se met à acquérir les vertus du genre humain. à
promouvoir le progrès humain et à diffuser la lumière à travers le monde.
Chapitre: 106. "Parmi les plus nobles de tous les services ..."
(106.1)
Parmi les plus nobles de tous les services que peut rendre l'homme à Dieu le Tout-Puissant, il y a
l'éducation et la formation des enfants, ces jeunes plantes du paradis d'Abha.
(106.2)
Ces enfants pourront ainsi un jour, nourris par la grâce sur le chemin du salut et, telles des perles de
divine munificence dans la coquille de l'éducation, parer de leurs joyaux la couronne de gloire
éternelle.
(106.3)
Il est très malaisé, toutefois, d'entreprendre un tel service, et il est plus difficile encore d'y réussir.
J'espère que tu t'acquitteras correctement de cette tâche - la plus importante entre toutes, - que tu
remporteras la victoire et deviendras un symbole de la grâce munificente de Dieu; que ces enfants,
élevés dans le cadre des enseignements sacrés acquerront des caractères pareils aux douces brises
qui soufflent à travers les jardins du Très-Glorieux, et qu'ils répandront leurs fragrances de par le
monde.
Chapitre: 107. "L'espoir d'Abdu'l-Bahá est que ..."
(107.1)
L'espoir d'Abdu'l-Bahá est que ces jeunes âmes, étudiant dans la classe d'approfondissement de la
connaissance, seront surveillées par un éducateur qui les entraîne à aimer.
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(107.2)
Puissent-elles toutes, à travers les domaines de l'esprit, s'imprégner des mystères cachés de manière
que, dans le royaume du Très-Glorieux, chacune de ces âmes, tel un rossignol doué de parole,
proclame les secrets du céleste empire et, pareille à l'amant languissant, épanche son besoin ardent
et son extrême désir de rencontrer le Bien-Aimé.
Chapitre: 108. "Vous devez considérer l'acquisition d'un caractère ..."
(108.1)
Vous devez considérer l'acquisition d'un caractère noble comme une affaire de première
importance. Il incombe à chaque père et à chaque mère de conseiller leurs enfants pendant une
longue période, et de les orienter vers les qualités qui confèrent l'honneur éternel.
(108.2)
Encouragez-les, dès leur plus jeune âge. à prononcer des paroles de haute qualité afin que, dans
leurs moments de loisir, ils se mettent à converser en termes pertinents et efficaces, s'exprimant
avec éloquence et clarté.
Chapitre: 109. "Ô vous, bénéficiaires des faveurs de Dieu! ..."
(109.1)
Ô vous, bénéficiaires des faveurs de Dieu! Le fondement inébranlable, en cet âge nouveau et
prodigieux, est l'enseignement des sciences et des arts.
(109.2)
Chaque enfant doit être instruit dans les arts et métiers, conformément à des textes sacrés explicites,
et cela jusqu'au niveau souhaité. C'est la raison pour laquelle, dans chaque cité et dans chaque
village, doivent être créés des établissements scolaires, et chaque enfant de cette cité ou de ce
village doit entreprendre des études jusqu'au niveau nécessaire.
(109.3)
En conséquence, toute âme qui offrira son aide à la réalisation de ce but sera, assurément, accueillie
au seuil céleste et louée par l'assemblée divine.
(109.4)
Vous avez déployé de nombreux efforts pour atteindre ce but, important entre tous, j'espère donc
que vous récolterez votre récompense auprès du Seigneur aux marques et aux signes évidents, et
que les faveurs de la grâce céleste se tourneront vers vous.
Chapitre: 110. "A propos de l'organisation des écoles ..."
(110.1)
A propos de l'organisation des écoles: les enfants devraient, dans la mesure du possible, porter le
même genre de vêtement, même si le tissu en est varié. Il est préférable que le tissu, lui aussi, soit
uniforme mais, si cette dernière condition s'avère impraticable, il n'y a là aucun mal.
(110.2)
Les écoliers doivent être maintenus dans un état de parfaite propreté - une propreté irréprochable.
L'école doit être située en un lieu où l'air est léger et pur.
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(110.3)
Les enfants doivent être soigneusement éduqués à se montrer parfaitement courtois et bien élevés.
Ils doivent être constamment encouragés à atteindre tous les sommets des réalisations humaines;
ainsi, dès leur plus jeune âge, ils seront formés à poursuivre de nobles buts, à se conduire
correctement, à être chastes, purs et sans tache, et apprendront à faire preuve de détermination et de
fermeté d'intention en toutes choses.
(110.4)
Qu'ils évitent les plaisanteries et le badinage pour progresser sérieusement vers les buts qu'ils
poursuivent afin qu'en toutes circonstances, ils se montrent fermes et résolus.
(110.5)
La formation dans le domaine des moeurs et de la bonne conduite est beaucoup plus importante que
l'acquisition du savoir. Un enfant propre et net, d'aspect avenant, de bon caractère et bien élevé,
même s'il est ignorant, est préférable à un enfant grossier, malpropre, de mauvais caractère, et
pourtant déjà profondément versé dans les arts et les sciences.
(110.6)
Cela s'explique par le fait que l'enfant qui a une bonne conduite, même s'il est ignorant, est utile à
ses semblables alors qu'un enfant au mauvais caractère et mal élevé est corrompu et peut nuire à
autrui, même s'il a un très grand savoir.
(110.7)
Si, toutefois, l'enfant est formé à se montrer à la fois instruit et bien élevé, de lumineux
accomplissements en résulteront.
(110.8)
Les enfants sont pareils à une branche tendre et verte; ils grandiront dans la direction que vous leur
donnerez. Attachez le plus grand soin à leur inculquer de nobles idéaux et des buts élevés afin que,
parvenus à leur majorité, ils projettent leurs rayons sur le monde, telles de lumineuses lampes, et ne
soient pas souillés par les désirs et les passions à la manière des animaux, inattentifs et inconscients,
mais qu'ils mettent plutôt tout leur coeur à parvenir à l'honneur éternel et à acquérir toutes les
perfections du genre humain.
Chapitre: 111. "L'ignorance est la cause première des méfaits ..."
(111.1)
L'ignorance est la cause première des méfaits: c'est la raison pour laquelle nous devons nous tenir
fermement aux instruments de la perception et du savoir.
(111.2)
L'intégrité morale doit être enseignée. La lumière doit être propagée afin que, à l'école de
l'humanité, tous puissent acquérir les caractéristiques célestes de l'esprit et constater par eux-mêmes
que, sans nul doute, il n'est pas d'enfer plus terrifiant ni d'abîme plus ardent que de posséder un
tempérament mauvais et corrompu; qu'il n'est pas de fosse plus ténébreuse ni de tourment plus
abhorré que de manifester une nature condamnable.
(111.3)
Chaque individu doit recevoir une éducation d'un niveau tel qu'il aimerait mieux avoir la gorge
tranchée plutôt que de proférer un mensonge, et trouverait plus souhaitable d'être tué par une épée
ou transpercé par une lance plutôt que de se livrer à la calomnie ou de se laisser emporter par la
colère.
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(111.4)
Ainsi fera-t-on naître le sens de la dignité et de la fierté humaines, afin de consumer la moisson des
appétits charnels.
(111.5)
Alors chacun d'entre les bien-aimés de Dieu resplendira, telle une brillante lune, grâce à ses qualités
spirituelles, et les relations de chacun avec le seuil sacré du Seigneur ne seront pas illusoires mais
bien réelles et saines, comme sont réels non pas quelque embellissement ornant la façade, mais les
fondations mêmes de la construction.
(111.6)
En conséquence, l'école des enfants doit être un lieu d'ordre et de discipline extrêmes.
(111.7)
L'instruction doit être complète de sorte que les caractères puissent s'affiner et se rectifier. Ainsi,
dès le plus jeune âge, au tréfonds de l'être intime de chaque enfant, sera déposée la fondation divine
et érigée la structure de sainteté.
(111.8)
Sachez qu'instruire l'enfant, faire en sorte que son caractère s'affine et se rectifie, encourager l'enfant
et faire en sorte qu'il montre de l'enthousiasme, est une question de la plus haute importance, car tels
sont les principes de base édictés par Dieu.
(111.9)
Ainsi, si Dieu le veut, ces écoles spirituelles formeront des enfants aux esprits éclairés, parés de
toutes les plus nobles vertus du genre humain, et qui diffuseront leurs lumières non seulement à
travers la Perse, mais tout autour du globe.
(111.10)
Une fois le stade de la puberté franchi, il est extrêmement difficile d'enseigner un être et d'affiner
son caractère car, à ce stade - comme l'expérience l'a montré, - les plus grandes efforts visant à
modifier certains penchants s'avèrent vains. Peut-être l'adolescent fera-t-il au début quelques
progrès mais, au bout de quelques jours, il oubliera et s'en retournera à sa condition antérieure à ses
habitudes premières.
(111.11)
C'est donc lors de la prime enfance qu'une base solide doit être jetée. Tant que la branche est verte
et tendre, elle peut être aisément rectifiée.
(111.12)
Nous voulons dire par là que les qualités spirituelles constituent le fondement primordial et divin,
qu'elles sont la parure de l'essence réelle de l'homme, et que la connaissance est source de progrès
humain.
(111.13)
Les bien-aimés de Dieu doivent attacher une grande importance à ce problème et le résoudre avec
zèle et enthousiasme.
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Chapitre: 112. "Au sein de cette cause sacrée, le sort des orphelins ..."
(112.1)
Au sein de cette cause sacrée, le sort des orphelins est de la plus haute importance. La plus vive
considération doit être manifestée à l'égard des orphelins; ceux-ci doivent être instruits, formés et
éduqués.
(112.2)
Les enseignements de Bahá'u'llah doivent, en particulier, leur être dispensés par tous les moyens et
aussi longtemps que possible.
(112.3)
Je supplie Dieu que tu puisses devenir un parent bienveillant pour les enfants orphelins et que tu les
nourrisses des fragrances de l'Esprit Saint afin que, parvenus à la maturité, ils soient de fidèles
serviteurs de l'humanité et telles des lampes brillant au sein de la communauté humaine.
Chapitre: 113. "Ô servante de Dieu!... Les divins enseignements ..."
(113.1)
Ô servante de Dieu. Les divins enseignements et de judicieux conseils doivent être dispensés aux
mères; elles doivent être encouragées et incitées à former leurs enfants, car la mère est le premier
éducateur de l'enfant.
(113.2)
C'est elle qui, dès la naissance, allaite le nourrisson aux mamelles de la foi et de la loi de Dieu, afin
que l'amour divin puisse pénétrer en lui avec le lait maternel et demeurer avec lui jusqu'à son
dernier souffle.
(113.3)
Tant que la mère faillit à la formation de ses enfants, tant qu'elle ne leur inculque pas un mode de
vie approprié, l'éducation reçue ultérieurement ne produira pas son plein effet.
(113.4)
Il incombe aux assemblées spirituelles de fournir aux mères un programme bien structuré en vue de
l'éducation des enfants, leur montrant comment, dès son plus jeune âge, l'enfant doit être surveillé et
instruit. Ces instructions doivent être dispensées à toutes les mères afin qu'elles leur servent de
guide; ainsi, chaque mère formera et élèvera ses enfants conformément aux enseignements de
Bahá'u'llah.
(113.5)
Ainsi ces jeunes plantes du jardin de l'amour divin croîtront et fleuriront sous les chauds rayons du
Soleil de Vérité, animées par le souffle léger des brises printanières du ciel et guidées par la main
maternelle.
(113.6)
Ainsi, au paradis d'Abha, chacune d'elle deviendra un arbre portant ses fruits et chacune, en cette
saison nouvelle et prodigieuse, grâce aux générosités du printemps, sera parée de toutes les beautés
et de toutes les grâces.
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Chapitre: 114. "Ô vous, mères aimantes ..."
(114.1)
Ô vous, mères aimantes, sachez qu'aux yeux de Dieu, le meilleur moyen de L'adorer est d'éduquer
les enfants et de les former à acquérir toutes les perfections humaines; aucune action ne saurait être
plus noble que celle-là.
Chapitre: 115. "Ô vous deux, bien-aimées servantes de Dieu! ..."
(115.1)
Ô vous deux, bien-aimées servantes de Dieu! Quelles que soient les paroles que profère un homme,
il doit les confirmer par ses actes. S'il prétend être un croyant, qu'il agisse alors en conformité avec
les préceptes du royaume d'Abha.
(115.2)
Loué soit Dieu, vous avez prouvé par vos actes la vérité de vos paroles, et gagné les confirmations
du Seigneur Dieu.
(115.3)
Chaque jour, aux premières lueurs de l'aube, vous rassemblez les enfants bahá’ís et leur enseignez
les entretiens à coeur ouvert et les prières. C'est là un acte éminemment digne de louange, qui
réjouit le coeur des enfants: que, chaque matin, ils se tournent vers le royaume, qu'ils mentionnent
le Seigneur, exaltent son Nom et, de leur voix la plus douce, qu'ils chantent et récitent les versets
sacrés.
(115.4)
Ces enfants sont pareils à de jeunes plantes; leur enseigner les prières, c'est comme faire descendre
sur eux la pluie pour leur permettre de devenir doux et purs et que les brises suaves de l'amour de
Dieu soufflent sur eux les faisant tressaillir de joie. Le béatitude vous attend ainsi qu'un refuge plein
d'attrait.
Chapitre: 116. "Ô toi, fille du royaume! ..."
(116.1)
Ô toi, fille du royaume! J'ai bien reçu tes lettres dans lesquelles tu m'informes de l'ascension de ta
mère vers l'invisible royaume, te laissant dans la solitude. Ton désir est de servir ton père, qui t'est
cher, et aussi le royaume de Dieu, mais tu es perplexe, ne sachant vers laquelle de ces tâches tu
devrais te tourner. Engage-toi, assurément, à servir ton père et, chaque fois que tu en trouveras le
temps, répands également les divines fragrances.
Chapitre: 117. "Ô cher ami d'Abdu'l-Bahá! ..."
(117.1)
Ô cher ami d'Abdu'l-Bahá! Sois le fils de ton père et le fruit de cet arbre. Sois un fils né de son âme
et de son coeur, pas seulement de l'eau et de l'argile. Un fils véritable, c'est celui qui est issu de la
partie spirituelle de l'homme.
(117.2)
Je prie Dieu que tu puisses être, à tout moment, confirmé et affermi.
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Chapitre: 118. "Ô vous, jeunes enfants bahá’ís ..."
(118.1)
Ô vous, jeunes enfants bahá’ís, vous qui cherchez la compréhension et la connaissance véritables!
(118.2)
De nombreux aspects permettent de distinguer un être humain d'un animal. C'est, en premier lieu, le
fait que l'homme est créé à l'image de Dieu, qu'il ressemble à la Lumière céleste; comme Dieu le dit
dans la Tora: "Faisons l'homme à notre image, à notre ressemblance".
(118.3)
Cette image divine témoigne de toutes les qualités de perfection dont les lumières, émanant du
Soleil de Vérité, éclairent les réalités humaines et figurent parmi les attributs d'excellence résidant
au coeur de la sagesse et de la connaissance.
(118.4)
C'est pourquoi vous devez faire un immense effort, lutter nuit et jour, sans trêve et sans repos, pour
acquérir une part abondante de toutes les sciences et de tous les arts, afin que l'image divine, qui
brille au Soleil de Vérité, illumine le miroir des coeurs des hommes.
(118.5)
C'est le désir ardent d'Abdu'l-Bahá que chacun d'entre vous soit considéré comme le plus éminent
des professeurs au sein des académies et qu'à l'école des significations spirituelles, chacun devienne
un guide en matière de sagesse.
Chapitre: 119. "Il incombe aux enfants bahá’ís ..."
(119.1)
Il incombe aux enfants bahá’ís de surpasser les autres enfants dans l'acquisition des sciences et des
arts, car ils ont été bercés dans la grâce de Dieu. Ce que d'autres apprennent en une année, que les
enfants bahá’ís l'apprennent en un mois.
(119.2)
Le coeur d'Abdu'l-Bahá languit, en son amour, de constater que tous les jeunes bahá’í, sans
exception, sont connus de par le monde pour leurs réalisations sur le plan intellectuel. Il est hors de
doute qu'ils déploieront tous leurs efforts, leur énergie et leur sens de l'honneur, afin d'assimiler les
sciences et les arts.
Chapitre: 120. "Ô mes chers enfants! ..."
(120.1)
Ô mes chers enfants! Votre lettre m'est bien parvenue. La nouvelle qu'elle m'apporte m'a rempli
d'une joie telle que je ne saurais la décrire ni en paroles ni par écrit;
(120.2)
ainsi, grâce à Dieu, le pouvoir du royaume de Dieu a formé des enfants qui, dès leur plus jeune âge,
souhaitent vivement recevoir une éducation bahá’íe afin de pouvoir, dès l'enfance, servir l'humanité.
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(120.3)
Mon souhait et mon désir les plus ardents, c'est que vous, qui êtes mes enfants, soyez éduqués
conformément aux enseignements de Bahá'u'llah, et que vous receviez une formation bahá’íe;
(120.4)
que chacun d'entre vous devienne une lampe allumée dans le monde des hommes, qu'il se consacre
au service de toute l'humanité, abandonnant ses loisirs et son confort, afin qu'il devienne source de
quiétude pour le monde de la création.
(120.5)
Tel est l'espoir que je formule pour vous, et j'ai confiance que vous deviendrez la cause de ma joie
et de mon allégresse dans le royaume de Dieu.
Chapitre: 121. "Ô toi qui n'as que peu d'années ..."
(121.1)
Ô toi qui n'as que peu d'années, mais de nombreux dons d'intelligence! Combien d'enfants, malgré
leur jeune âge, ont un jugement mûr et sain!
(121.2)
Et, à l'inverse, combien de personnes âgées sont ignorantes et ont l'esprit confus! C'est qu'en effet la
croissance et le développement dépendent de nos pouvoirs de compréhension et de raisonnement, et
non de notre âge.
(121.3)
Bien que tu sois encore à l'âge de l'enfance, tu as pourtant reconnu ton Seigneur, alors que des
multitudes de femmes Le tiennent dans l'oubli, sont écartées de son céleste Royaume et privées de
ses bienfaits.
(121.4)
Rends grâce à ton Seigneur de ce merveilleux don qu'il t'a octroyé. Je prie Dieu de guérir ta mère,
qui est honorée dans le royaume des cieux.
Chapitre: 122. "Je voudrais répondre à ta question ..."
(122.1)
Je voudrais répondre à ta question concernant l'éducation des enfants:
(122.2)
il t'appartient de les nourrir aux mamelles de l'amour de Dieu et de les encourager vers les choses de
l'esprit, afin qu'ils tournent leur visage vers Dieu, que leur attitude soit conforme aux règles de
bonne conduite et que leur réputation soit sans égale;
(122.3)
qu'ils fassent leur toutes les grâces et les louables qualités de l'humanité; qu'ils acquièrent une solide
connaissance des diverses branches du savoir afin que, dès la prime enfance, ils deviennent des
êtres spirituels, des habitants du Royaume, épris des suaves brises de sainteté, et qu'ils reçoivent une
éducation religieuse, spirituelle, celle qui procède du céleste empire. En vérité, je prierai Dieu de
leur accorder la réussite dans leur entreprise.
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Chapitre: 123. "Ô toi qui poses ton regard sur le royaume de Dieu! ..."
(123.1)
Ô toi qui poses ton regard sur le royaume de Dieu! Ta lettre m'est parvenue et je note que tu as
entrepris d'enseigner les enfants des croyants, que ces tendres petits ont appris les Paroles Cachées,
les prières et ce que cela signifie, être bahá’í.
(123.2)
L'instruction dispensée à ces enfants, c'est comme le labeur d'un jardinier dévoué, qui soigne ses
jeunes plantes dans les prés fleuris du Très-Glorieux.
(123.3)
Il ne fait aucun doute que son action produira les résultats souhaités; ceci est vrai, en particulier, de
l'instruction relative aux obligations et au comportement des bahá’ís, car les jeunes enfants doivent
être avertis, en leur âme et en leur coeur, que "bahá’í" n'est pas simplement un nom, mais une
vérité.
(123.4)
Chaque enfant doit être formé aux choses de l'esprit, afin qu'il incarne toutes les vertus et devienne
une source de gloire pour la Cause de Dieu; sinon, le simple mot "bahá’í," s'il ne porte pas ses
fruits, demeurera stérile.
(123.5)
Efforce-toi donc, au mieux de tes capacités, de faire comprendre à ces enfants qu'un bahá’í, c'est un
être qui incarne toutes les perfections, qui doit briller tel un cierge allumé, et non demeurer dans
l'obscurité tout en portant le nom de bahá’í.
(123.6)
Confère à cette école le nom de "bahá’í Sunday School" (école bahá’íe du dimanche) [nota : classe
d’enfants bahá’ís à Kenosha, dans le Wisconsin]
Chapitre: 124. "L'école du dimanche ..."
(124.1)
L'école du dimanche, où sont récités les tablettes et les enseignements de Bahá'u'llah ainsi que la
parole de Dieu est, en vérité, une institution bénie. Tu dois, certes, poursuivre sans relâche cette
activité organisée et y attacher toute l'importance qu'elle mérite, afin qu'elle se développe jour après
jour, encouragée par le souffle du Saint Esprit. Si cette activité est organisée de manière efficace,
sois assuré qu'elle donnera de magnifiques résultats.
(124.2)
De la fermeté et de la constance sont toutefois nécessaires, faute de quoi cette oeuvre se poursuivra
quelque temps encore, puis elle tombera progressivement dans l'oubli. La persévérance est une
condition essentielle.
(124.3)
Dans la réalisation de chaque projet, constance et fermeté conduiront, sans nul doute, à l'obtention
de résultats satisfaisants; sinon, le projet sera interrompu après quelques jours.
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Chapitre: 125. "Les enseignants ne devraient pas être ..."
(125.1)
Les enseignants ne devraient pas être trop fréquemment changés et leur remplacement trop
longtemps différé; il est préférable d'user de modération.
(125.2)
Il n'est pas souhaitable que vous teniez vos réunions à l'heure où d'autres églises célèbrent leurs
cultes; une telle pratique conduirait à une aliénation puisque les enfants bahá’ís, qui suivent leur
propre enseignement religieux du dimanche, s'en trouveraient privés s'ils tentaient de fréquenter
d'autres écoles dominicales.
(125.3)
En outre, l'admission d'enfants dont les parents ne sont pas bahá’ís à l'école pour enfants bahá’ís
peut être autorisée.
(125.4)
Et si, dans cette école, sont enseignés aux enfants les principes fondamentaux qui sont à la base...de
toutes les religions, il ne peut y avoir là aucun mal.
(125.5)
Vu le nombre restreint des enfants bahá’ís, il est impossible d'organiser plusieurs classes et,
naturellement, une seule suffit. Quant à la dernière question concernant les différences qui séparent
les enfants, agissez comme vous le jugez souhaitable.
Chapitre: 126. "J'ai bien reçu ta lettre. Dieu soit loué ..."
(126.1)
J'ai bien reçu ta lettre. Dieu soit loué, elle m'apporte de bonnes nouvelles de ta santé et de ta
sécurité, et m'apprend que tu t'apprêtes à entrer dans une école d'agronomie. C'est là une formation
qui te convient parfaitement.
(126.2)
Efforce-toi, autant que tu le peux, de bien posséder la science de l'agriculture car, selon les divins
enseignements, l'acquisition des sciences et le perfectionnement des arts sont considérés comme des
actes d'adoration.
(126.3)
Lorsqu'un homme entreprend, de toute son énergie, l'acquisition d'une science ou le
perfectionnement d'un art, c'est comme s'il adorait Dieu dans ses églises et ses temples.
(126.4)
Ainsi, lorsque tu entres dans une école d'agronomie et que tu t'efforces d'acquérir la connaissance de
cette branche de la science, tu accomplis, nuit et jour, des actes d'adoration - actes qui sont agréés
au seuil du Tout-Puissant.
(126.5)
Or qu'y a-t-il de plus grand, dans la munificence, que de considérer la science comme un acte
d'adoration et l'art comme un service à l'égard du royaume de Dieu?
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Chapitre: 127. "Ô toi, serviteur du seul vrai Dieu! ..."
(127.1)
Ô toi, serviteur du seul vrai Dieu! Dans cette dispensation universelle, les talents prodigieux que
déploient les hommes sont reconnus comme des actes d'adoration de la Beauté resplendissante.
Quelle munificence et quelle bénédiction que les oeuvres des hommes soient considérées comme
des actes d'adoration!
(127.2)
On croyait, dans le passé, que ces talents indiquaient l'ignorance, sinon une disgrâce empêchant
l'homme de se rapprocher de Dieu. Considère à présent combien ses bienfaits infinis et ses
abondantes faveurs ont transformé les feux de l'enfer en un paradis de béatitude et ont fait, d'un tas
de poussière obscure, un lumineux jardin.
(127.3)
Il incombe aux artisans du monde d'offrir à chaque instant, au seuil sacré, de multiples marques de
gratitude, et de vouer tous leurs efforts et leur application à l'exercice de leur profession, afin que
ces efforts donnent naissance à une oeuvre qui, aux yeux de tous les hommes, manifestera la plus
grande beauté et la perfection même.
Chapitre: 128. "J'ai bien reçu ta lettre, et j'espère que ..."
(128.1)
J'ai bien reçu ta lettre, et j'espère que tu seras protégé et assisté par la providence du vrai Dieu, que
tu seras toujours occupé à faire mention de ton Seigneur et t'efforceras de mener à bien la tâche qui
est la tienne sur le plan professionnel.
(128.2)
Tu dois déployer de grands efforts, afin que tes réalisations professionnelles ne puissent être égalées
et que tu acquières la renommée dans ces régions, car le fait d'atteindre la perfection dans son
métier, en cet âge de miséricorde, est considéré comme un acte d'adoration envers Dieu et, tout en
exerçant ta profession, tu peux te souvenir du vrai Dieu.
Chapitre: 129. "Ô amis du Dieu pur et omnipotent! ..."
(129.1)
Ô amis du Dieu pur et omnipotent! Être pur et saint en toutes choses est un attribut de l'âme
consacrée et une caractéristique nécessaire de l'esprit non asservi.
(129.2)
La plus haute perfection est d'être sans tache et de se libérer de chacun de ses défauts. Une fois
nettoyé et purifié à tous égards, on devient alors un foyer reflétant la lumière manifeste.
(129.3)
Ce qui compte en premier, dans le comportement d'un être humain, c'est la pureté, la propreté et
l'indépendance de l'esprit. D'abord, le lit du cours d'eau doit être nettoyé et, ensuite, les eaux douces
des rivières pourront y pénétrer.
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(129.4)
Les yeux chastes jouissent de la vision béatifique du Seigneur et savent ce que signifie cette
rencontre; une conscience pure inhale les fragrances qui soufflent des roseraies de sa Grâce; un
coeur poli comme un miroir reflétera la face avenante de la vérité.
(129.5)
C'est pourquoi, dans les Saintes Ecritures, les conseils célestes sont comparés à l'eau. En effet,
comme le dit le Coran: « Et nous faisons descendre du ciel de l'eau pure » [voir : Coran 25.50], et
l'Evangile: « Sauf s'il est baptisé de l'eau et de l'esprit, un homme ne peut entrer dans le royaume de
Dieu ».
(129.6)
Ainsi est-il clair que les enseignements émanant de Dieu [voir : Jean 3.5] sont des flots célestes
déversant la grâce; ce sont des ondées de miséricorde divine, qui purifient le coeur humain.
(129.7)
Ce que je veux dire, c'est que, sous tous les aspects de la vie, la pureté et la sainteté, la propreté et la
netteté, exaltent la condition humaine et favorisent le développement de la réalité intime de
l'homme.
(129.8)
Même dans le monde matériel, la propreté incite à la spiritualité - comme il est dit clairement dans
les écrits sacrés - et la propreté corporelle, bien qu'elle soit une chose d'ordre physique, exerce
néanmoins une puissante influence sur la vie de l'esprit.
(129.9)
Elle est pareille à une voix merveilleusement douce ou à une mélodie: même si les sons ne sont que
vibrations dans l'air affectant le nerf acoustique et que ces vibrations ne sont elles-mêmes que des
phénomènes fortuits transportés à travers l'atmosphère, voyez comme, malgré tout, elles nous
remuent le coeur. Une belle mélodie, ce sont des ailes pour l'esprit, et l'âme en tressaille de joie.
(129.10)
Ainsi, la propreté physique exerce également une action sur l'âme humaine.
(129.11)
Voyez combien la propreté est agréable aux yeux de Dieu et combien les prophètes le soulignent
dans leurs Saints Livres; les Ecritures, en effet, interdisent de manger des aliments impurs ou de se
servir d'objets sales.
(129.12)
Certaines de ces interdictions revêtaient un caractère absolu, applicable à tous, et quiconque
transgressait la Loi était abhorré de Dieu et frappé d'anathème par les croyants. Il en était ainsi, par
exemple, des choses catégoriquement interdites et dont la perpétration était considérée comme un
très grave péché; certaines de ces actions étaient si répugnantes qu'il est même honteux de les
nommer.
(129.13)
Il est cependant d'autres choses interdites qui ne sont pas immédiatement nuisibles et dont les effets
nocifs ne s'exercent que progressivement; le Seigneur répugne également à de tels actes, qui sont
condamnables à ses yeux.
(129.14)
Or, l'illégalité absolue de ces actes n'a toutefois pas été expressément formulée dans le texte sacré,
mais il est nécessaire de les éviter afin de demeurer dans la pureté et la propreté, de préserver sa
santé et d'être libéré de toute forme d'accoutumance.
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(129.15)
Parmi ces actes figure la consommation du tabac, une pratique sale, nauséabonde et nuisible; - une
habitude pernicieuse, et tous commencent à en percevoir la nocivité.
(129.16)
Il a été établi par tous les médecins qualifiés - et des expériences ont démontré - que l'un des
composants du tabac est un poison mortel et que le fumeur est exposé à de nombreuses maladies
diverses. C'est pourquoi l'usage du tabac a été clairement considéré comme une habitude répugnante
sur le plan de l'hygiène.
(129.17)
Le Báb, à l'orée de sa mission, formula explicitement l'interdiction du tabac et tous les amis, sans
exception, cessèrent alors de fumer.
(129.18)
Or, à cette époque, comme il était permis de dissimuler ses convictions et que toute personne
s'abstenant de fumer était exposée aux persécutions et même à la mort, les amis fumaient afin de ne
pas attirer l'attention sur leurs croyances.
(129.19)
Plus tard fut révélé le Kitab-i-Aqdas (Livre le plus Saint) et, comme l'usage du tabac n'y était pas
spécifiquement prohibé, les croyants n'abandonnèrent point cette habitude.
(129.20)
La Beauté Bénie, cependant, exprima toujours sa répugnance à cet égard et si, dans les premiers
temps, il eut des raisons de fumer modérément, il y renonça totalement par la suite, et les âmes
sanctifies qui suivaient son exemple en toutes choses abandonnèrent également l'usage du tabac.
(129.21)
En d'autres termes, fumer du tabac est, aux yeux de Dieu, un acte répugnant, abhorré et, même si la
nocivité en est progressive, il est extrêmement néfaste pour la santé de l'homme. C'est aussi une
perte de temps et d'argent, qui fait du fumeur la proie d'une habitude malsaine.
(129.22)
Tous ceux qui demeurent fermes dans l'Alliance, condamnent donc cette habitude à la fois par
raisonnement et par expérience; le fait d'y renoncer apportera paix et sérénité à l'esprit de tous les
hommes, leur permettant en outre de garder l'haleine fraîche, les doigts non maculés et les cheveux
sans relent nauséabonde et répugnant.
(129.23)
En recevant cette missive, les amis décideront certainement, par tous les moyens, d'abandonner
cette habitude pernicieuse - même si cela doit prendre un certain temps. Tel est mon espoir.
(129.24)
Quant à l'opium, c'est une drogue abominable et maudite. Que Dieu nous protège du châtiment qu'il
inflige au fumeur d'opium!
(129.25)
Conformément au texte explicite du Livre le plus Saint, l'opium est interdit et sa consommation est
totalement condamnée.
(129.26)
La raison même démontre que fumer de l'opium est un acte d'insanité, et l'expérience atteste que le
fumeur d'opium est totalement coupé du royaume des hommes.
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(129.27)
Que Dieu nous protège tous contre la perpétration d'un acte aussi hideux, qui met en ruine la
fondation même de ce qu'est un être humain et condamne le drogué à la dépossession éternelle, car
l'opium s'attache à l'âme de sorte que la conscience s'éteint, que l'esprit s'efface et que les
perceptions s'émoussent.
(129.28)
L'opium transforme l'être vivant en une créature de mort; il détruit la chaleur naturelle. On ne
saurait imaginer malheur plus grand que celui qu'inflige l'opium. Heureux ceux qui jamais n'en
profèrent le nom; alors, songez combien misérable est celui qui en fait usage!
(129.29)
Ô vous, amoureux de Dieu! En ce cycle, qui est celui de Dieu Tout-Puissant, la violence et la force,
la contrainte et l'oppression sont condamnées sans exception. Il est toutefois indispensable que la
consommation de l'opium soit évitée par tous les moyens disponibles, afin que la race humaine
puisse être délivrée de ce fléau entre les fléaux. Si ce n'est pas le cas, malheur à quiconque faillit à
son devoir envers son Seigneur.
(129.30)
Ô divine Providence! [voir : Coran 39.57] Accorde, en toutes choses, pureté et propreté aux adeptes de
Bahá! Fais qu'ils soient délivrés de toute souillure et de toute accoutumance à la drogue. Empêche-
les de commettre un acte répugnant, libère-les des chaînes que leur infligent les habitudes
condamnables, afin qu'ils puissent vivre purs et libres, sains et nets, dignes de servir à ton Seuil
sacré et prêts à être rattachés à leur Seigneur.
(129.31)
Délivre-les de l'usage des boissons alcoolisées et du tabac, sauve-les de cet opium qui conduit à la
folie, fais qu'ils jouissent des suaves arômes de sainteté, qu'ils s'abreuvent à la coupe mystique de
l'amour céleste et qu'ils connaissent le ravissement de s'approcher toujours davantage du royaume
du Très-Glorieux,
(129.32)
car Tu as dit: "Tout ce que tu possèdes dans ton cellier n'apaisera pas la soif de mon amour -
apporte-moi, Ô échanson, une coupe pleine comme la mer du vin de l'esprit!"
(129.33)
Ô vous, bien-aimés de Dieu! L'expérience a montré à quel point l'abandon du tabac, des boissons
alcoolisées et de l'opium contribue à redonner santé et vigueur, vivacité d'esprit et force corporelle.
(129.34)
Il existe aujourd'hui une communauté qui évite rigoureusement l'usage du tabac, de l'alcool et de
l'opium; or, cette communauté est - de très loin - supérieure aux autres sur le plan de la force et du
courage physique, de la santé, de la beauté et de l'attrait.
(129.35)
Un seul de ces hommes peut résister à dix hommes d'une autre tribu, et ceci a été prouvé pour la
communauté tout entière, c'est-à-dire que chaque individu de cette communauté est, à tous égards,
supérieur aux individus d'autres communautés. [nota : les sikhs]
(129.36)
Ainsi, faites un puissant effort afin que la pureté et la sainteté - qui sont, par-dessus tout, chéries par
Abdu'l-Bahá - distinguent le peuple de Bahá:
Sélection des écrits de 'Abdu'l-Bahá - www.religare.org Page 112 / 248
(129.37)
que, dans chaque genre de perfection, le peuple de Dieu surpasse tous les autres humains; que, par
leur aspect et dans leur être intime, ils s'avèrent supérieurs à tout le reste; que, sur le plan de la
pureté, du raffinement et de la préservation de la santé, ils soient des pionniers, à l'avant-garde de
ceux qui savent et, par leur délivrance de toute forme d'esclavage, par leur connaissance, leur
maîtrise de soi, qu'ils soient les premiers parmi les êtres purs, libres et sages.
Chapitre: 130. "Ô toi, médecin distingué! ..."
(130.1)
Ô toi, médecin distingué!... Grâce à Dieu, tu possèdes deux pouvoirs : l'un d'entreprendre la
guérison physique et l'autre, d'apporter la guérison spirituelle.
(130.2)
Tout ce qui se rapporte à l'esprit de l'homme exerce un puissant effet sur sa condition physique.
(130.3)
Ainsi, par exemple, tu devrais rendre ton patient heureux, lui apporter réconfort et joie, extase et
exultation. Très souvent il s’est fait qu’un prompt rétablissement en a résulté. Ainsi, pour traiter les
malades, utilise tes deux pouvoirs.
(130.4)
La sensibilité spirituelle exerce un effet surprenant sur la guérison des affections nerveuses.
Chapitre: 131. "Lorsque tu appliques un traitement médical ..."
(131.1)
Lorsque tu appliques un traitement médical, tourne-toi vers la Beauté Bénie et, ensuite, écoute la
voix de ton coeur.
(131.2)
Traite les malades par la joie céleste et l'exultation spirituelle; soigne les grands affligés en leur
transmettant la bonne nouvelle et guéris les blessés grâce à Ses éclatants bienfaits.
(131.3)
Lorsque tu te trouves au chevet d'un patient, réjouis son coeur et conquiers son esprit à l'aide du
pouvoir céleste. En vérité, un tel souffle divin reforme tout os réduit en poussière et revivifie l'esprit
de chaque créature souffrante.
Chapitre: 132. "Bien que la maladie soit l'une des conditions ..."
(132.1)
Bien que la maladie soit l'une des conditions inéluctables de l'homme, elle est, certes, pénible à
supporter. Une bonne santé est le plus précieux de tous les dons.
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Chapitre: 133. "Il existe deux moyens de guérir les malades ..."
(133.1)
Il existe deux moyens de guérir les malades : le moyen matériel et le moyen spirituel. Le premier
est celui du traitement médical: le second consiste en des prières offertes à Dieu par les êtres
spirituels, qui se tournent vers Lui. Les deux moyens doivent être utilisés et mis en pratique.
(133.2)
Les maladies dues à des causes d'ordre physique doivent être traitées par des médecins à l'aide de
remèdes médicaux; celles qui sont dues à des causes d'ordre spirituel disparaissent à l'aide de
moyens spirituels.
(133.3)
Ainsi une maladie causée par l'affliction, la crainte ou des impressions nerveuses, sera plus
efficacement guérie par un traitement spirituel plutôt que physique.
(133.4)
C'est pourquoi ces deux formes de traitement doivent être appliquées; elles ne sont nullement
contradictoires. Tu devrais donc également accepter des remèdes physiques, dans la mesure où ces
derniers procèdent, eux aussi, de la miséricorde et de la faveur divines, car Dieu a révélé et rendu
manifeste la science médicale afin que ses serviteurs puissent bénéficier également de ce genre de
traitement. Tu devrais attacher une attention égale aux traitements d'ordre spirituel, car ils
produisent de merveilleux effets.
(133.5)
A présent, si tu désires connaître le vrai remède qui guérira l'homme de toute forme de maladie et
lui apportera la santé du divin royaume, sache que ce sont les préceptes et enseignements de Dieu.
Concentre donc sur eux toute ton attention.
Chapitre: 134. "Ô toi qui es attiré vers les fragrantes brises de Dieu! ..."
(134.1)
Ô toi qui es attiré vers les fragrantes brises de Dieu! J'ai pris connaissance de ta lettre adressée à
Mme Lua Getsinger. Tu as, certes, examiné avec grande soin les raisons pour lesquelles la maladie
s'empare du corps humain.
(134.2)
Il est certain que les péchés constituent une cause potentielle des affections physiques. Si l'humanité
était délivrée des souillures du péché et de l'erreur, si elle vivait conformément à un équilibre
naturel, inné, sans aboutir là où la conduisent ses passions, il est indéniable que les maladies
auraient cessé de prospérer et ne présenteraient plus une aussi grande diversité.
(134.3)
L'homme a toutefois continué, dans sa perversité, à satisfaire ses appétits lubriques, et ne se
contente pas de nourritures simples. Il a plutôt préparé pour lui-même des aliments composés de
nombreux ingrédients, de substances se différenciant l'une de l'autre.
(134.4)
Ainsi, et par la perpétration d'actes vils et ignobles, son attention s'est trouvée accaparée, et il a
abandonné la tempérance et la modération d'un mode de vie naturel, ce qui a eu pour conséquence
l'apparition de maladies aussi violentes que diverses.
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(134.5)
Le corps de l'animal est composé des mêmes éléments que celui de l'homme. Étant donné, toutefois,
que l'animal se contente de nourritures simples et ne s'efforce aucunement de donner libre cours à
ses désirs inopportuns, et qu'il ne commet pas de péchés, ses maladies sont moins nombreuses que
celles de l'homme.
(134.6)
Nous voyons donc clairement combien le péché et l'accoutumance constituent de puissants facteurs
pathogènes. Et une fois créées, ces maladies se compliquent, se multiplient et se transmettent aux
autres individus. Telles sont les causes spirituelles, intimes, de la maladie.
(134.7)
Le facteur externe, physique, qui est à l'origine de la maladie, c'est une rupture de l'équilibre qui
régnait jusque-là entre les divers éléments dont est composé le corps humain.
(134.8)
Pour illustrer cette assertion, disons que le corps de l'homme est constitué de nombreuses
substances - chacune présente à raison de la quantité prescrite et contribuant à l'équilibre essentiel
de l'ensemble.
(134.9)
Aussi longtemps que ces éléments constituants conservent leur proportion exacte, conformément à
l'équilibre naturel global - c'est-à-dire tant qu'aucun des divers composants ne subit d'altération dans
son volume et son équilibre proportionnel, - il n'existe aucune raison d'ordre physique à l'apparition
de la maladie.
(134.10)
Prenons un exemple : l'amidon doit être présent dans le corps humain, pour une quantité
déterminée, et c'est également le cas pour le sucre. Tant que chacune de ces substances conserve sa
proportion naturelle par rapport à l'ensemble, il n'y aura pas de motif au déclenchement d'un état
pathologique.
(134.11)
Lorsque, toutefois, ces éléments constituants varient quant à leurs quantités et leurs proportions
respectives - c'est-à-dire lorsqu'ils s'accroissent ou se réduisent, - il est certain qu'il devra en résulter
une infiltration de la maladie.
(134.12)
Or ce problème mérite d'être étudié avec la plus grande attention.
(134.13)
Le Báb a dit que les adeptes de Bahá doivent développer la science médicale pour atteindre un
niveau si élevé qu'ils .seront capables de guérir les maladies par l'alimentation.
(134.14)
La raison fondamentale en est que, s'il doit se produire un déséquilibre dans l'une des substances
composant le corps humain, altérant sa proportion correcte par rapport à l'ensemble, ce fait aura
inéluctablement pour résultat l'apparition de la maladie. Si, par exemple, le taux d'amidon s'accroît
ou que le taux de glucose (le sucre) diminue à l'excès, la maladie aura le dessus.
(134.15)
C'est la tâche d'un médecin averti de déterminer lequel des éléments constitutifs du corps de son
patient a subi une diminution et lequel, en revanche, a été l'objet d'une augmentation. Une fois qu'il
a pu établir ces données, il doit prescrire une alimentation contenant, en quantités notables,
l'élément qui fait défaut, afin de restaurer l'équilibre essentiel du corps.
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(134.16)
Le malade sera délivré de la maladie lorsque sa constitution aura retrouvé son équilibre.
(134.17)
La preuve en est que, si les autres animaux n'ont jamais étudié la science médicale ni effectué de
recherches sur les maladies ou les remèdes, les traitements ou les cures, pourtant, lorsque l'un d'eux
devient la proie de la maladie, la nature le guide, à travers les champs ou les endroits déserts, vers la
plante même qui, une fois consommée par l'animal, le délivrera de sa maladie.
(134.18)
A titre d'explication, disons que si, par exemple, le taux de glucose a diminué chez un animal, ce
dernier recherche, selon une loi naturelle, une plante riche en sucre. Alors, par ce besoin naturel
qu'est l'appétit, l'animal découvrira et consommera, parmi mille espèces différentes, la plante qui
contient en grandes quantités un élément glucidique. Ainsi se trouve rétabli l'équilibre essentiel des
substances composant son corps, et l'animal est délivré de la maladie.
(134.19)
Ce problème mérite d'être examiné avec la plus grande attention. Lorsque d'éminents médecins
l'étudieront de manière approfondie, avec persévérance, il deviendra évident que l'apparition de la
maladie est due à une altération des proportions respectives des diverses substances composant le
corps, que le traitement consiste à ajuster ces quantités relatives et, enfin, que ce traitement peut être
appliqué au niveau de l'alimentation.
(134.20)
Il est certain qu'en cet âge nouveau et prodigieux, le développement de la science médicale
permettra aux praticiens de guérir leurs malades à l'aide de produits alimentaires.
(134.21)
Les cinq sens de la vue, de l'ouïe, du goût, de l'odorat et du toucher sont tous des facultés
discriminatives ayant pour but de distinguer les éléments bénéfiques de ceux qui sont nuisibles.
(134.22)
Ainsi est-il possible que le sens humain de l'odorat, qui différencie les odeurs, identifie une odeur
comme répugnante alors même que cette odeur est bénéfique au corps humain? Ce serait absurde!
C'est impossible!
(134.23)
De même, le corps humain pourrait-il, grâce à son sens de la vue - le sens qui différencie les choses
visibles - tirer profit de la vue d'une masse d'excréments repoussante? Jamais!
(134.24)
Ainsi encore, lorsque le sens du goût - une faculté qui permet de choisir et de rejeter - est repoussé
par quelque chose, cette chose n'est certainement pas bénéfique et si, au début, elle peut présenter
quelque avantage, à la longue sa nocivité sera démontrée.
(134.25)
De la même manière, lorsque la constitution d'un être est en équilibre, il ne fait aucun doute que
tout ce qu'il mange de bon appétit sera bénéfique à sa santé.
(134.26)
Observez la façon dont un animal paît dans un champ où poussent quelque cent mille herbes
différentes et comme, à l'aide de son odorat, il hume les odeurs des plantes et les goûte grâce à son
sens du goût: ensuite, il consomme toutes les herbes qui conviennent à ses sens, et en retire un
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bénéfice. Sans ce pouvoir sélectif, les animaux mourraient en l'espace d'un seul jour, car il existe de
multiples plantes vénéneuses et les animaux, certes, ignorent tout de la pharmacopée.
(134.27)
Et pourtant, observe comme ils possèdent une série de balances naturelles très fiables, grâce
auxquelles ils distinguent ce qui est bon de ce qui est nuisible. Si l'un des éléments constitutifs de
leur corps a diminué, ils peuvent rétablir l'équilibre en recherchant et consommant telle ou telle
plante qui renferme, en quantités abondantes, cet élément qui leur fait défaut; ainsi se trouve rétabli
l'équilibre entre les divers éléments de leur corps, et il sont guéris de leur maladie.
(134.28)
Le jour où des médecins hautement qualifiés auront réalisé la guérison des maladies par
l'alimentation et prévu des nourritures simples, interdisant à l'humanité de s'asservir à ses appétits
lubriques, il est certain que l'incidence des affections chroniques et de leur diversification diminuera
et qu'ainsi, l'état de santé de toute l'humanité s'en trouvera très amélioré.
(134.29)
Or ceci est destiné à se réaliser. De la même manière, des modifications seront apportées, sur le plan
universel, au caractère, à la conduite et aux moeurs des hommes.
Chapitre: 135. "Conformément au décret explicite de Bahá'u'llah ..."
(135.1)
Conformément au décret explicite de Bahá'u'llah, nul ne doit se détourner de l'avis d'un médecin
compétent. Il est impératif d'en consulter un, même si le malade lui-même est un praticien éminent
et renommé. En bref, il s'agit pour vous de préserver votre santé en consultant un médecin
hautement qualifié.
Chapitre: 136. "Il incombe à chacun de rechercher un traitement ..."
(136.1)
Il incombe à chacun de rechercher un traitement médical et de suivre les prescriptions du praticien,
car ceci est conforme au décret divin mais, en réalité, Celui qui accorde la guérison, c'est Dieu.
Chapitre: 137. "Ô toi qui énonces les louanges de ton Seigneur! ..."
(137.1)
Ô toi qui énonces les louanges de ton Seigneur! J'ai lu ta lettre, dans laquelle tu exprimes
l'étonnement que t'inspirent certaines des lois de Dieu, telles que celle qui concerne la chasse aux
animaux innocents, ces créatures qui ne sont coupables d'aucun méfait.
(137.2)
Tu ne dois pas en être surpris. Réfléchis aux réalités intimes de l'univers, aux raisons secrètes
impliquées, aux énigmes, aux corrélations, aux règles qui régissent toutes choses.
(137.3)
Chaque partie de l'univers, en effet, est reliée à chacune des autres parties par des liens très
puissants, qui ne souffrent aucun déséquilibre ni relâchement d'aucune sorte.
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(137.4)
Dans le monde physique de la création, toutes les choses mangent et sont mangées à la fois : la
plante s'abreuve au minéral, l'animal consomme la plante l'homme se nourrit de l'animal et le
minéral dévore le corps humain.
(137.5)
Les corps physiques sont transférés d’une barrière à l’autre, d’une vie à une autre, et tout est soumis
aux altérations et aux transformations, tout sauf l’essence de l’existence elle-même - car elle est
constante et immuable, et c’est sur elle que se fonde la vie de chaque espèce, de chaque réalité
contingente à travers la création tout entière.
(137.6)
Chaque fois que tu observeras, à l'aide d'un microscope, l'eau que l'homme boit, l'air qu'il respire, tu
constateras qu'à chaque insufflation d'air, l'homme absorbe une grande quantité de vie animale et
qu'avec chaque gorgée d'eau, il avale également une grande variété d'animaux. Comment pourrait-
on jamais mettre un terme à ce processus?
(137.7)
Toutes les créatures, en effet, mangent et sont mangées, et la structure même de la vie est érigée sur
cette réalité. S'il en était autrement, les liens qui s'entrelacent en toutes choses créées, à l'intérieur de
l'univers, se trouveraient dénoués.
(137.8)
En outre, chaque fois qu'une chose est détruite, qu'elle pourrit et qu'elle est privée de vie, elle est
promue à un monde plus grand que celui qu'elle a connu antérieurement.
(137.9)
Elle quitte, par exemple, la vie minérale et progresse vers la vie végétale, puis elle abandonne celle-
ci et accède à la vie animale, après quoi elle abandonne cette dernière et accède au royaume de la
vie humaine, et ceci s'accomplit par la grâce de ton Seigneur, le Miséricordieux, le Compatissant.
(137.10)
Je prie Dieu de t'aider à saisir les mystères qui résident au coeur même de la création et d'écarter le
voile qui masque ton regard et celui de ta soeur, afin que te soient révélés le secret bien gardé et le
mystère caché, aussi clairement que le soleil de midi; je prie Dieu d'aider ta soeur et ton mari à
entrer dans le céleste Royaume et de te guérir de tous les maux, d'ordre physique ou spirituel, qui
nous assaillent en cette vie.
Chapitre: 138. "Ô vous, bien-aimés du Seigneur! ..."
(138.1)
Ô vous, bien-aimés du Seigneur! Le royaume de Dieu est fondé sur l'équité et la justice, et aussi sur
la miséricorde, la compassion et la bonté envers chaque âme vivante.
(138.2)
Efforcez-vous donc, de tout votre coeur, de traiter avec compassion tous les êtres humains, à
l'exception de ceux qui nourrissent des ambitions égoïstes, personnelles, ou qui sont atteints de
quelque maladie de l'âme.
(138.3)
Nous ne pouvons manifester de la bonté à l'égard du tyran, du traître ou du voleur car, loin de les
éveiller à leurs fautes, nous les inciterions à demeurer dans leurs desseins pervers. Vous aurez beau
manifester de la bonté envers le menteur, il n'en continuera pas moins à mentir de plus belle, car il
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croira vous avoir abusé, alors que vous ne le comprenez que trop bien et que votre silence n'est
motivé que par votre extrême compassion.
(138.4)
En résumé, ce n'est pas seulement leurs semblables que les bien-aimés de Dieu doivent traiter avec
miséricorde et compassion; leur bienveillance doit se manifester à l'égard de chaque créature
vivante car, sur le plan physique et là où intervient l'esprit animal, les animaux et l'homme partagent
les mêmes sentiments.
(138.5)
Or l'homme n'a pas saisi cette vérité et croit que les sensations physiques sont réservées aux êtres
humains, et c'est pourquoi il se montre injuste et cruel envers les animaux. Et pourtant, en vérité,
quelle différence y a-t-il lorsqu'il est question de sensations physiques?
(138.6)
Les sentiments sont identiques - que vous infligiez une douleur à un homme ou à une bête. Il n'y a
là aucune différence quelle qu'elle soit et, en fait, votre attitude est pire lorsque vous faites du tort à
un animal, car l'homme dispose du langage; il peut se plaindre, crier et gémir; s'il est attaqué, il peut
avoir recours aux autorités et celles-ci le protégeront contre son agresseur. La bête, elle, est muette,
elle n'a la faculté ni d'exprimer sa douleur ni de soumettre son cas aux autorités.
(138.7)
Si un homme inflige mille maux à une bête, celle-ci ne peut ni l'écarter par la parole ni le traîner
devant les tribunaux. Il est donc essentiel que vous fassiez preuve de la plus grande considération
pour les animaux et que vous soyez encore plus bienveillant envers eux qu'envers vos semblables.
(138.8)
Formez vos enfants, dès le plus jeune âge, à se montrer tendres et aimants envers les animaux. Si un
animal tombe malade, que les enfants s'efforcent de le guérir; s'il a faim, qu'ils lui donnent à
manger; s'il a soif, qu'ils le désaltèrent et, s'il est épuisé, qu'ils veillent à lui procurer du repos.
(138.9)
La plupart des êtres humains sont des pécheurs, alors que les bêtes sont innocentes. Celles qui sont
pures de tout péché devraient, certes, bénéficier d'une bonté et d'un amour extrêmes - toutes, à
l'exception des animaux nuisibles, tels que les loups assoiffés de sang, les serpents vénéneux et
autres créatures pernicieuses, car leur montrer de la bonté serait un acte injuste à l'égard des êtres
humains et des autres animaux.
(138.10)
Si, par exemple, vous vous montrez tendre à l'égard d'un loup, vous faites preuve de tyrannie envers
un mouton, car le loup détruira tout un troupeau de moutons.
(138.11)
Un chien enragé peut, s'il en a l'occasion, tuer un millier d'hommes et d'animaux. Ainsi, montrer de
la compassion envers des bêtes sauvages et enragées, c'est faire preuve de cruauté envers les
animaux paisibles.
(138.12)
Il faut donc agir en conséquence avec les animaux nuisibles, mais se montrer bon et doux avec les
animaux bénis.
(138.13)
La tendresse et la bonté d'âme sont des principes fondamentaux du céleste royaume de Dieu. Vous
devriez garder ceci soigneusement en mémoire.
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Chapitre: 139. "Ô toi, servante de Dieu! La bonne nouvelle ..."
(139.1)
Ô toi, servante de Dieu! La bonne nouvelle qui émane du ciel doit être transmise avec la plus
extrême dignité et la plus grande magnanimité et, tant qu'une âme n'a pas acquis les qualités
essentielles au porteur de ce message, ses paroles resteront sans effet.
(139.2)
Ô esclave de Dieu! L'esprit humain est doté de pouvoirs prodigieux, mais il doit être raffermi par le
Saint Esprit. Tout ce qui dévie de cette vérité n'est que pure imagination.
(139.3)
Si, toutefois, l'esprit humain est assisté par la munificence de l'Esprit Saint, alors sa force sera digne
d'émerveillement; alors cet esprit humain mettra en évidence des réalités et dévoilera des mystères.
(139.4)
Tourne pleinement ton coeur vers le Saint Esprit et convie tes semblables à suivre ton exemple;
alors tu seras le témoin de prodigieux résultats.
(139.5)
Ô servante de Dieu! Les étoiles du ciel n'exercent aucune influence spirituelle sur ce monde de
poussière, mais les éléments et parties de l'univers sont tous très solidement reliés les uns aux autres
dans cet espace illimité et, de cette interconnexion, naît une réciprocité d'effets matériels.
(139.6)
En dehors de la munificence du Saint Esprit, tout ce que tu peux entendre à propos de l'effet de
transe, des médiums et de leurs trompettes appelant les voix chantantes des trépassés, tout cela n'est
qu'imagination pure et simple.
(139.7)
Quant à la munificence de l'Esprit Saint, tu peux en parler à ton aise, car elle ne saurait être
surestimée; crois, par conséquent, tout ce que l'on peut te révéler à ce sujet, mais les personnes que
je viens de citer, les "sonneurs de trompettes", sont totalement privées de cette munificence et n'en
récoltent nul fruit; leur démarche est une chimère.
(139.8)
Ô servante de Dieu! Les prières sont exaucées à travers les manifestations universelles de Dieu.
Néanmoins, lorsque l'intention est d'obtenir des choses matérielles et même lorsqu'il s'agit de
créatures indifférentes, si elles supplient Dieu, implorant Son aide, même cette prière-là portera.
(139.9)
Ô servante de Dieu! Bien que la réalité de la divinité soit sanctifiée et illimitée, les buts et les
nécessités des créatures sont restreintes.
(139.10)
La grâce de Dieu est comme la pluie qui descende du ciel: l'eau n'est pas cernée par des limitations
de forme et, cependant, partout où elle se déverse, elle acquiert des limitations - dimensions
apparence, forme - selon les caractéristiques locales.
(139.11)
Dans un étang carré, l'eau, antérieurement informe, devient un carré; dans un étang hexagonal, elle
devient un hexagone et, dans un étang octogonal, un octogone, et ainsi de suite. La pluie elle-même
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ne présente ni aspect géométrique ni limite ni forme, mais elle acquiert l'une ou l'autre
caractéristique selon les limites de son contenant.
(139.12)
De la même manière, l'essence sacrée du Seigneur Dieu est sans limite, incommensurable, mais Ses
grâces et Ses splendeurs deviennent limitées à l'intérieur des créatures, du fait de leurs limitations;
c'est pourquoi les prières de certaines personnes seront exaucées dans certains cas.
(139.13)
Ô servante de Dieu! Il en est du Christ comme d'Adam. Le premier être humain qui exista sur cette
terre avait-il un père ou une mère? Il est certain qu'il n'avait ni l'un ni l'autre mais, au Christ, il
manquait seulement un père.
(139.14)
Ô servante de Dieu! Les prières révélées pour implorer la guérison s'appliquent aussi bien à la
guérison physique qu'à la guérison spirituelle. Récite-les donc afin de guérir à la fois l'âme et le
corps.
(139.15)
Si la guérison est appropriée au malade, elle sera certainement accordée mais, pour certaines
personnes souffrantes, la guérison ne serait que la cause d'autres maux et, par conséquent, la sagesse
ne permet pas une réponse affirmative à la prière.
(139.16)
Ô servante de Dieu! Le pouvoir du Saint Esprit guérit à la fois les maux physiques et spirituels.
(139.17)
Ô servante de Dieu! Il est consigné dans la Torah le verset suivant : et je vous donnerai la vallée
d'Achor pour une porte d'espérance. Cette vallée d'Achor est la cité d'Akka, et quiconque a
interprété ce verset différemment est de ceux qui ne savent pas.
Chapitre: 140. "Tu m'as interrogé au sujet de la transfiguration ..."
(140.1)
Tu m'as interrogé au sujet de la transfiguration de Jésus - avec Moïse, Elie et le Père Céleste sur le
Mont Tabor, - telle qu'elle est mentionnée dans la Bible. Les disciples perçurent cet événement
grâce à leur oeil spirituel; c'est pourquoi ce fut un secret bien gardé et une découverte spirituelle de
leur part.
(140.2)
Autrement, si l'on veut dire qu'ils furent témoins de formes physiques, c'est-à-dire qu'ils furent les
spectateurs de cette transfiguration à l'aide de leur vision extérieure, alors disons : il y avait
beaucoup d'autres personnes dans cette plaine et sur cette montagne; et pourquoi omirent-elles de
contempler ce spectacle? Et pourquoi le Seigneur ordonna-t-il à ses disciples de ne rien révéler à
quiconque?
(140.3)
Il est clair qu'il s'est agi d'une vision spirituelle et d'une scène du Royaume. C'est pourquoi le
Messie les pria de garder le secret « jusqu'à ce que le Fils de l'Homme soit ressuscité des morts »
[voir : Mathieu 17.1-19 ; Marc 9.2-9 ; Luc 9.28-36] . C'est-à-dire jusqu'à ce que soit exaltée la Cause de
Dieu, que règne la Parole de Dieu et que se manifeste la réalité du Christ.
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Chapitre: 141. "Ô toi flamme ardente, qui brûle de l'amour de Dieu! ..."
(141.1)
Ô toi flamme ardente, qui brûle de l'amour de Dieu! J'ai lu ta lettre et son contenu, rédigé de façon
élégante et éloquente, a réjoui mon coeur, car il témoigne de ta profonde sincérité dans la Cause de
Dieu, de tes efforts soutenus le long du chemin de son royaume et de ta fermeté dans sa Foi - c'est là
en effet, de toutes les grandes choses, la plus grande à ses yeux.
(141.2)
Combien d'âmes se sont tournées vers le Seigneur, sont entrées dans l'ombre protectrice de sa parole
et sont devenues célèbres à travers le monde - ainsi, par exemple, Judas Iscariote. Puis, lorsque les
épreuves se firent plus implacables et que leur violence s'intensifia, leurs pieds glissèrent sur le
chemin et ils se détournèrent de la Foi;
(141.3)
après avoir reconnu sa vérité, ils la renièrent et abandonnèrent l'harmonie et l'amour, pour sombrer
dans le mal et dans la haine.
(141.4)
Ainsi s'est manifesté le pouvoir des épreuves, capable de faire trembler et vaciller de puissantes
colonnes.
(141.5)
Judas Iscariote fut le plus grand des disciples, et il invita le peuple à rejoindre le Christ, puis il lui
sembla que Jésus manifestait une considération croissante envers l'apôtre Pierre et lorsque Jésus dit
: "Tu es Pierre et, sur cette pierre, je bâtirai mon église", ces paroles adressées à Pierre, ce fait
d'avoir distingué Pierre pour un honneur particulier, eurent un effet marquant sur l'apôtre et firent
naître l'envie dans le coeur de Judas.
(141.6)
C'est pourquoi ce dernier qui, autrefois, s'était approché de Jésus, s'en détourna; lui, qui avait cru
dans la Foi, la renia, et son amour se changea en haine jusqu'à ce qu'il devienne une cause de la
crucifixion de ce glorieux Seigneur, de cette splendeur manifeste.
(141.7)
Tel est le fruit de l'envie, la principale raison pour laquelle des hommes se détournent du droit
chemin. Il en fut ainsi dans le passé, il en sera de même au sein de cette grande Cause mais peu
importe, car c'est ainsi que naît la loyauté dans le coeur des autres hommes et que se lèvent les âmes
qui ne vacillent point, qui sont fermes et immuables comme les montagnes dans leur amour pour la
Lumière manifeste.
(141.8)
Transmets ce message aux servantes du Miséricordieux : lorsqu'une épreuve s'intensifie, elles
doivent demeurer impassibles et fidèles à leur amour pour Bahá.
(141.9)
En hiver sévissent les tempêtes et soufflent les grands vents puis vient le printemps dans toute sa
beauté, parant les collines et les plaines de plantes odorantes et de rouges anémones, belles à
contempler. Alors les oiseaux font entendre leur chant joyeux et, du haut de leurs branchages,
témoignent, par leurs ramages, de la splendeur du Très-Haut.
(141.10)
Bientôt vous témoignerez que les lumières jaillissent, que les bannières du royaume d'En-Haut
flottent au vent, que les suaves fragrances du Très-Miséricordieux sont transportées au loin, que les
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armées du Royaume descendent du ciel, que les anges célestes s'élancent, et que le Saint Esprit
souffle sur toutes ces régions de la terre.
(141.11)
Ce jour-là, tu verras les hésitants - hommes et femmes - frustrés de leurs espérances et
manifestement désorientés. Tel est le décret du Seigneur, Celui qui révèle les versets.
(141.12)
Quant à toi, tu es bénie car tu es ferme dans la cause de Dieu, fidèle à son Alliance. Je le prie de
t'accorder une âme spirituelle et la vie du royaume, et de faire de toi une feuille verdoyante et
florissante sur l'arbre de la vie, afin que tu puisses transmettre aux servantes du Miséricordieux
courage et spiritualité.
(141.13)
Ton généreux Seigneur t'aidera à oeuvrer dans sa vigne et fera de toi la source de propagation de
l'esprit d'unité parmi ses servantes.
(141.14)
Il fera en sorte que ton oeil spirituel perçoive la lumière de la connaissance, Il pardonnera tes péchés
et les transformera en bonnes actions. Il est, en vérité, le Clément, le Compatissant, le Seigneur de
grâce incommensurable.
Chapitre: 142. "Ô toi, chère servante de Dieu! ..."
(142.1)
Ô toi, chère servante de Dieu! Loue Dieu, car Il t'accueille à son Seuil Sacré et te chérit dans le
Royaume de sa puissance. Tu es le chef d'une assemblée qui est l'empreinte même de l'Assemblée
divine, le reflet du très-glorieux empire.
(142.2)
Efforce-toi, coeur et âme, dans l'humilité, l'effacement et la prière, de faire observer la Loi de Dieu
et de répandre au loin ses subtils parfums.
(142.3)
Efforce-toi de devenir la fidèle présidente des assemblées d'âmes spirituelles et une compagne pour
les anges dans le royaume du Très-Miséricordieux.
(142.4)
Tu m'as interrogé sur les versets 10 à 17 du chapitre 21 de l’Apocalypse de Saint Jean le divin.
(142.5)
Sache que, selon des principes mathématiques, le firmament de l'astre du jour de cette terre a été
divisé en douze constellations, que l'on appelle les douze signes du zodiaque. De la même manière,
le Soleil de Vérité brille et déverse ses munificences à travers douze états de sainteté, et ces célestes
signes représentent ces personnages immaculés qui sont les sources mêmes de sainteté et les aurores
de la proclamation de l'unicité de Dieu.
(142.6)
Considère comment, à l'époque de l'interlocuteur (Moïse), il y eut douze êtres sacrés qui furent les
chefs des douze tribus et, de même, dans la dispensation de l'Esprit (le Christ), note qu'il y eut
douze apôtres rassemblés à l'ombre protectrice de cette céleste Lumière et, de ces aurores
resplendissantes, apparut le Soleil de Vérité, comme se lève le soleil dans le ciel.
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(142.7)
Ensuite, à l'époque de Muhammad, observe qu'il y eut douze aurores de sainteté, les révélateurs de
l'aide raffermissante de Dieu.
(142.8)
De même, Saint Jean le Divin parle de douze portes dans sa vision, et de douze fondations.
(142.9)
Le verset suivant : « cette grande cité, Jérusalem la sainte, descendant du ciel et de Dieu » désigne
la Loi sacrée de Dieu; ceci est exposé dans de nombreuses tablettes et mentionné dans les écritures
des prophètes du passé: Par exemple, cette Jérusalem a été vue s'enfonçant dans le désert.
(142.10)
Le sens de ce passage est que cette Jérusalem céleste possède douze portes, par lesquelles les êtres
bénis pénètrent dans la cité de Dieu. Ces portes sont des âmes qui sont tels des guides, des portails
de connaissance et de grâce, auprès desquels se tiennent douze anges.
(142.11)
L'ange" représente le pouvoir des confirmations divines - que la lampe du pouvoir de la
confirmation divine brille dans le refuge de ces âmes, - et signifie que chacun de ces êtres se verra
accorder le soutien le plus inconditionnel et le plus affermissant.
(142.12)
Ces douze portes encerclent le monde tout entier, autrement dit, elles sont un refuge pour toutes les
créatures. Ces douze portes sont aussi les fondations de la cité de Dieu, de la Jérusalem céleste, et
chacune de ces fondations porte le nom d'un des apôtres du Christ; autrement dit, chacun d'eux rend
manifeste les perfections de cet Être sacré, son message de joie et son excellence.
(142.13)
En résumé, l'Ecriture dit : "Et celui qui me parlait avait une baguette en or, une règle à l'aide de
laquelle il mesurait la cité, ses portes et ses tours".
(142.14)
Le sens de ce verset est que certains personnages guidaient le peuple à l'aide d'un bâton sorti de
terre, et les gardaient avec une baguette semblable à celle de Moïse. D'autres entraînaient et
surveillaient le peuple à l'aide d'une baguette en fer, comme ce fut le cas dans la dispensation de
Muhammad.
(142.15)
Dans le présent cycle, comme il s'agit de la plus puissante des dispensations, la baguette sortie du
royaume végétal et celle en fer seront transformées en une baguette faite de l'or le plus pur et tirée
des trésors infinis du royaume du Seigneur. C'est grâce à cette baguette que le peuple sera formé.
(142.16)
Observe bien la différence : Autrefois, les enseignements de Dieu étaient comme un bâton, et c'est
par ce moyen que les Saintes Ecritures furent répandues à travers le monde, que la Loi de Dieu fut
proclamée et sa Foi établie sur la terre.
(142.17)
Puis vint un temps où le bâton du fidèle berger fut comme du fer et, aujourd'hui, en cet âge nouveau
et resplendissant, la baguette est pareille à de l'or pur. Combien grande est la différence!
(142.18)
Sache donc combien ont progressé la Loi et les Enseignements de Dieu en cette dispensation,
comment ils ont atteint de tels sommets qu'ils transcendent - et de loin - les dispensations
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antérieures : en vérité, cette baguette est de l'or le plus pur, alors que celles des temps passés étaient
en fer et en bois.
(142.19)
Ceci est une brève réponse rédigée à ton intention, car le temps me manquait pour m'étendre
davantage. Tu m'en excuseras, j 'en suis sûr.
(142.20)
Les servantes de Dieu doivent s'élever et atteindre un niveau tel que, d'elles-mêmes et sans être
assistées, elles saisissent ces significations profondes et soient capables d'en expliquer chaque mot,
du début à la fin; un niveau où, du plus profond de leur coeur, jaillira une source de sagesse, pareille
à la fontaine qui bondit de sa propre source originelle.
Chapitre: 143. "Ô toi qui t'es approché de l'esprit du Christ ..."
(143.1)
Ô toi qui t'es approché de l'esprit du Christ dans le royaume de Dieu!
(143.2)
En vérité, le corps est composé d'éléments physiques et chacun de ses composants doit
obligatoirement se décomposer.
(143.3)
L'esprit, toutefois, est une essence unique, fine et délicate, incorporelle, éternelle, et qui appartient à
Dieu.
(143.4)
C'est la raison pour laquelle quiconque cherche le Christ dans son corps physique a cherché
vainement et sera séparé de Lui comme par un voile, mais quiconque aspire à Le trouver en esprit
progressera, jour après jour, dans la joie, le désir et l'amour ardent, toujours plus près de Lui, le
Christ lui apparaissant en pleine lumière. En ce jour nouveau et prodigieux, il t'incombe de chercher
l'esprit du Christ.
(143.5)
En vérité, le ciel vers lequel s'éleva le Messie n'était pas ce ciel sans fin, son ciel était plutôt le
royaume de son Seigneur bienfaisant- Ainsi qu'il l'a dit lui-même : « Je suis descendu du ciel »
[voir : Jean 6.38] et aussi : « Le Fils de l'Homme est au ciel » [voir : Jean 3.13] . Ainsi, il est clair que son
ciel est au-delà de tout point; il embrasse toute existence et s'ouvre à ceux qui adorent Dieu.
(143.6)
Prie et implore ton Seigneur de t'élever jusqu'à ce ciel et de te donner de cette nourriture, en cet âge
de majesté et de puissance.
(143.7)
Sache que les hommes, jusqu'à ce jour, n'ont pas réussi à découvrir les secrets cachés du Livre. Ils
s'imaginent que le Christ fut exclu de son ciel à l'époque où il foulait notre terre, qu'il tomba des
sommets de sa sublimité et, plus tard, qu'il s'éleva vers ces couches supérieures du ciel, vers le
paradis qui n'existe aucunement, car il n'y a là que l'espace.
(143.8)
Et les hommes attendent qu'il en redescende à nouveau, monté sur un nuage; et ils imaginent qu'il y
a des nuages dans cet espace infini, que le Christ voyagera sur ces nuages et que, de cette manière,
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il descendra sur la terre. La vérité, c'est qu'un nuage n'est que vapeur qui s'élève de la terre, et qu'il
ne descend pas du ciel.
(143.9)
Le nuage dont parle l'évangile, c'est le corps humain, ainsi nommé parce que le corps est pour
l'homme comme un voile qui, tout comme un nuage, l'empêche de contempler le Soleil de Vérité,
qui brille à l'horizon du Christ.
(143.10)
Je prie Dieu que les portes des découvertes et des perceptions s'ouvrent devant tes yeux, afin que tu
puisses être informé de ses mystères en ce jour, manifeste entre tous.
(143.11)
Je désire vivement te rencontrer, mais les temps ne sont pas propices. Si Dieu le veut, nous
t'informerons d'une période plus favorable où tu pourras venir dans la joie.
Chapitre: 144. "Ô amoureux de l'humanité! ..."
(144.1)
Ô amoureux de l'humanité! J'ai bien reçu ta lettre qui m'apporte, Dieu soit loué!, de bonnes
nouvelles de ta santé et de ton bien-être. De ta réponse à une lettre précédente, il ressort que tu
noues des liens d'affection avec les amis.
(144.2)
Il ne faut voir, en chaque être humain, que ce qui est digne de louange. C'est à cette condition que
l'on peut devenir ami de la race humaine tout entière.
(144.3)
Si, toutefois, nous considérons nos semblables sous l'angle de leurs défauts, alors notre attitude
amicale à leur égard devient une tâche redoutable.
(144.4)
Un jour, à l'époque du Christ - que la vie du monde lui soit offerte en sacrifice!, -Jésus passa près du
cadavre d'un chien, une carcasse hideuse et puante dont les membres tombaient en décomposition.
L'une des personnes présentes s'écria : "Quelle infecte puanteur!" Et une autre de renchérir: "C'est à
vous soulever le coeur! C'est répugnant!" En bref, chacun avait quelque chose à ajouter à cette liste
de paroles réprobatrices. Puis le Christ lui-même prit la parole, et leur dit: "Regardez les dents de ce
chien! Quel blanc et quelle brillance!"
(144.5)
Le regard bienveillant du Messie ne s'arrêta pas un seul instant sur l'aspect repoussant de cette
charogne. Le seul élément attirant dans la carcasse de ce chien, c'était ses dents, et Jésus observait
leur éclatante blancheur.
(144.6)
Il nous incombe ainsi, lorsque nous portons notre regard sur autrui, de voir en quoi l'homme excelle
et non en quoi il faillit.
(144.7)
Dieu soit loué, tu t'es fixé pour but de promouvoir le bien-être de l'humanité et d'aider les âmes à
surmonter leurs défauts. Tes bonnes intentions produiront des résultats dignes de louange.
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Chapitre: 145. "Tu m'as écrit au sujet des découvertes spirituelles ..."
(145.1)
Tu m'as écrit au sujet des découvertes spirituelles.
(145.2)
L'esprit de l'homme est un pouvoir ambiant qui englobe les réalités de toutes choses. Tout ce que tu
vois autour de toi - les fruits prodigieux des recherches, des inventions, des découvertes et autres
preuves de l'activité humaine - fut autrefois un secret enfoui dans le royaume de l'inconnu. Or
l'esprit humain dévoila ce secret et le fit passer du monde invisible vers le monde visible.
(145.3)
Il y a, par exemple, l'énergie de la vapeur, la photographie et le phonographe, la télégraphie sans fil
et les progrès réalisés dans le domaine des mathématiques : chacune de ces découvertes, sans
exception aucune, était autrefois un mystère, un secret farouchement gardée et, pourtant, l'esprit
humain dévoila ces secrets et les sortit du monde invisible pour les faire apparaître en pleine
lumière.
(145.4)
Il est donc clair que l'esprit humain est un pouvoir englobant tout, qui exerce son empire sur
l'essence profonde de toutes choses créées, en dévoilant les mystères bien gardées du monde
phénoménal.
(145.5)
L'esprit divin, toutefois, révèle les réalités divines et les mystères universels qui résident au sein du
monde spirituel.
(145.6)
C'est mon espoir que tu parviendras à cet esprit divin, afin que tu puisses découvrir les secrets de
l'autre monde, ainsi que les mystères d'ici-bas.
(145.7)
Tu m'as interrogé au sujet du verset 30, chap. 14 de l'Evangile de Saint-Jean, dans lequel le Christ
dit : "Je ne parlerai plus guère avec vous, car le prince du monde vient, et Il n'a rien en moi".
(145.8)
Le prince de ce monde, c'est la Beauté Bénie, et les mots "il n'a rien en moi" signifient : après moi,
tous tireront de moi la grâce, mais Lui est indépendant de moi et ne tirera de moi nulle grâce. Il est
riche au-delà de toutes mes grâces.
(145.9)
Quant à ta question concernant les découvertes faites par l'âme après s'être détachée de sa forme
humaine, ce monde est, certes, un monde de perceptions et de découvertes, car le voile interposé
sera levé et l'esprit humain portera son regarde sur des âmes qui se trouvent en haut, en bas, et au
même niveau que lui.
(145.10)
C'est un état semblable à la condition de l'être humain dans le ventre maternel, lorsque ses yeux sont
voilés et que toutes choses lui sont cachées.
(145.11)
Une fois sorti du monde utérin et entré dans cette vie, il découvre qu'elle est, par rapport à celle de
la matrice, un lieu de perceptions et de découvertes, et il observe toutes choses à travers sa vision
extérieure.
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(145.12)
De même, une fois qu'il aura quitté cette vie, il contemplera, en ce monde-là, tout ce qui lui était
caché ici-bas. Cette fois cependant, il regardera et saisira toutes choses grâce à sa vision intérieure.
(145.13)
Il verra ses compagnons et ses pairs, et ceux qui lui sont supérieurs, comme ceux qui lui sont
inférieurs.
(145.14)
Quant au sens de l'égalité des âmes dans le royaume suprême, il est le suivant : les âmes des
croyants, au moment où elles se manifestent pour la première fois dans le monde corporel, sont
égales, et chacune d'elles est sanctifiée et pure. En ce monde, toutefois, elles commencent à différer
l'une de l'autre, certaines d'entre elles atteignant la condition la plus élevée, d'autres parvenant à une
condition moyenne, d'autre encore demeurant au stade inférieur de l'être.
(145.15)
Leur statut d'égalité existe au début de leur vie; la différenciation est consécutive à leur ascension.
(145.16)
Tu m'as écrit à propos de Seir. C'est une localité située près de Nazareth, en Galilée.
(145.17)
Quant à la déclaration de Job, chap. 19, versets 25-27, dans laquelle il dit : "Je sais que mon
rédempteur vit et qu'il se tiendra au dernier jour sur la terre", en voici le sens : Je ne serai pas
abaissé, j'ai un soutien et un gardien, et mon assistant, mon défenseur, se manifestera ultimement.
(145.18)
Et bien qu'aujourd'hui, ma chair soit faible et rongée par les vers, je guérirai pourtant et, de mes
propres yeux, c'est-à-dire grâce à ma vision spirituelle, je Le contemplerai.
(145.19)
Telles furent les paroles que prononça Job après qu'ils lui eurent reproché - et qu'il ait lui-même
déplore-les souffrances que ses tribulations lui avaient infligées.
(145.20)
Et même lorsque, du fait des redoutables assauts de la maladie, son corps était couvert de vermine,
il essayait de dire à ceux qui l'entouraient que, malgré tout, il serait complètement guéri et qu'en son
propre corps, de ses propres yeux, il regarderait son rédempteur.
(145.21)
Quant à la femme de l’Apocalypse de Saint Jean (chap. 12) qui s'enfuit dans le désert et quant au
grand prodige apparaissant dans les cieux - cette femme que le soleil habille, et qui foule la lune
sous ses pieds, elle représente la Loi de Dieu. En effet, selon la terminologie utilisée dans les Livres
Sacrés, ce texte se réfère à la Loi, la femme n'étant ici qu'un symbole.
(145.22)
Quant aux deux sources de lumière - le soleil et la lune - ce sont les deux trônes - celui de la
Turquie et celui de la Perse, - qui sont tous deux sous le commandement de la Loi divine. Le soleil
est le symbole de l'empire de Perse, et la lune est le croissant de l'empire ottoman.
(145.23)
Les douze cannelures de la couronne représentent les douze imams qui, à l'instar des apôtres,
soutinrent la Foi de Dieu.
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(145.24)
L'enfant nouveau-né, est la Beauté de l'Adoré [nota : Le Báb, cf. Questions et Réponses, chap. XIII], issu de
la Loi divine. Saint Jean dit ensuite que la femme s'enfuit dans le désert; cela veut dire que la Loi de
Dieu fut transférée de Palestine vers le désert de Hijaz, où elle demeura 1260 ans, année de
l'avènement de l'Enfant promis. Et chacun sait que, dans les Livres Sacrés, chaque jour équivaut à
une année.
Chapitre: 146. "Ô toi, servante brûlant de l'amour pour Dieu! ..."
(146.1)
Ô toi, servante brûlant de l'amour pour Dieu! J'ai pris connaissance de ta lettre excellente, et
remercié Dieu de t'avoir permis d'arriver saine et sauve dans cette grande cité. Je le prie, par son
aide infaillible, de faire que ton retour exerce un puissant effet.
(146.2)
Or ceci ne peut avoir lieu que si tu te débarrasses de tout attachement pour ce monde et revêts
l'habit de sainteté; si tu limites toutes tes pensées et toutes tes paroles à commémorer et à louer
Dieu, à répandre au loin ses subtils parfums et à accomplir des actes de droiture; si tu te consacres à
éveiller les inattentifs, à rendre la vue aux aveugles, l'ouïe aux sourds, la parole aux muets et, par le
pouvoir de l'esprit, à rendre les morts à la vie.
(146.3)
En effet, comme le Christ a dit dans l'Evangile, les gens sont aveugles, ils sont sourdes, ils sont
muets; et Il ajouta : "Je les guérirai."
(146.4)
Sois bonne et compatissante envers ta mère affaiblie et parle-lui du Royaume, afin que son coeur se
réjouisse. Transmets mes salutations à Miss Ford.
(146.5)
Communique-lui la bonne nouvelle, dis-lui que voici les jours du Royaume de Dieu.
(146.6)
Dis-lui : Tu es bénie pour tes nobles intentions, tu es bénie pour tes bonnes actions, tu es bénie pour
ta nature spirituelle. En vérité, je t'aime à cause de tes intentions, de tes qualités et de tes actes.
(146.7)
Dis-lui encore : Souviens-toi du Messie, des jours qu'il a vécus sur la terre, de son humiliation et de
ses tribulations, souviens-toi comme les hommes feignaient de l'ignorer.
(146.8)
Souviens-toi comme les Juifs le tenaient en ridicule, se moquaient de lui et s'adressaient à lui en ces
termes "La paix soit sur toi, roi des Juifs! La paix soit sur toi, roi des rois!" Ils disaient qu'il était fou
et demandaient comment la cause de ce crucifié pourrait jamais se répandre vers tous les horizons
de l'univers.
(146.9)
Nul ne le suivait alors, sauf quelques âmes, des pêcheurs, des charpentiers et autres petites gens.
Hélas!, hélas!, que de vaines chimères!
(146.10)
Et vois ce qu'il advint alors ; comment leurs puissantes bannières furent renversées et, à leur place,
s'éleva son étendard très exalté; comment toutes les brillantes étoiles de ce ciel d'honneur et de
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fierté déclinèrent, comment elles se noyèrent dans le couchant de tout ce qui s'évanouit - alors que
son orbe brillante luit encore dans les cieux de gloire immortelle, au fil des siècles et des âges.
(146.11)
Soyez donc prévenus, vous qui avez des yeux pour voir! Sous peu, vous verrez des choses plus
grandes encore.
(146.12)
Sache que tous les pouvoirs conjugués n'ont pas le pouvoir d'établir la paix universelle ni de résister
à l'emprise, en tous temps et en toutes saisons, de ces interminables guerres.
(146.13)
Sous peu, toutefois, le pouvoir du ciel, l'autorité du Saint Esprit hisseront, sur les hauts sommets, les
bannières d'amour et de paix et, tout là-haut, au-dessus des châteaux de majesté et de puissance, ces
bannières flotteront aux vents impétueux que fait souffler la tendre miséricorde de Dieu.
(146.14)
Transmets mes salutations à Mrs. Florence, et dis-lui ceci : Les diverses congrégations ont renoncé
aux fondements de leur croyance et adopté des doctrines qui n'ont aucune valeur aux yeux de Dieu.
Elles sont pareilles aux pharisiens qui priaient, observaient le jeûne et, ensuite, condamnèrent à
mort Jésus-Christ. Par la vie de Dieu! Voilà une chose bien singulière!
(146.15)
Quant à toi, Ô servante de Dieu! Récite à voix douce cette prière à ton Seigneur, et dis-lui ;
(146.16)
Ô Dieu, mon Dieu! Remplis pour moi la coupe du détachement de toutes choses et, dans la réunion
de tes splendeurs et de tes bienfaits, réjouis-moi du vin de l'amour de Toi.
(146.17)
Délivre-moi des assauts de la passion et du désir, libère-moi des entraves de ce bas monde, entraîne-
moi, avec ravissement vers ton suprême royaume et rafraîchis-moi, l'une de tes servantes, des
souffles de ta sainteté.
(146.18)
Ô Seigneur, éclaire mon visage des lumières de tes bienfaits, illumine mes yeux de la contemplation
des signes de ta puissance, qui subjugue tout; ravis mon coeur de la gloire de ta connaissance, qui
englobe toutes choses; réjouis mon âme de tes messages de grande joie qui revivifient les âmes, Ô
Toi, roi de ce monde et du royaume d'en-haut, Ô Toi, seigneur de domination et de puissance, afin
que je puisse diffuser tes marques et tes signes, proclamer ta cause et promouvoir tes
enseignements, servir ta Loi et exalter ta parole.
(146.19)
Tu es, en vérité, le Puissant, l'éternel Dispensateur, le Capable, l'Omnipotent.
(146.20)
Quant aux fondements de l'enseignement de la Foi, sache que la transmission du Message ne peut se
faire qu'à travers des actes nobles et des attributs spirituels, une parole claire comme le cristal et le
bonheur que reflète le visage de celui qui expose les enseignements.
(146.21)
Il est essentiel que les actes de l'enseignant affirment la véracité de ses paroles. Tel est l'état de
quiconque répand au loin les subtils parfums de Dieu, et telle est la qualité de celui dont la foi est
sincère.
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(146.22)
Une fois que le Seigneur t'aura permis d'atteindre cette condition, sois assuré qu'Il t'inspirera des
paroles de vérité et te fera t'exprimer grâce aux souffles du Saint Esprit.
Chapitre: 147. "Médite sur les événements passés de l'époque ..."
(147.1)
Médite sur les événements passés de l'époque du Christ, et les événements présents deviendront
clairs et manifestes.
Chapitre: 148. "Ô vous, fils et filles du Royaume! ..."
(148.1)
Ô vous, fils et filles du Royaume! Les oiseaux de l'esprit, reconnaissants, ne cherchent qu'à voler
dans les cieux élevés et à faire entendre leurs chants avec un art prodigieux, mais les vers de terre,
pitoyables, ne rêvent que de creuser leur chemin sous la terre, et quels efforts désespérés ne font-ils
pas pour s'introduire dans ses profondeurs!
(148.2)
Les fils de la terre sont pareils. Leur plus haute ambition est d'accroître les moyens dont ils
disposent pour poursuivre, en ce monde évanescent, cette mort dans la vie, et cela en dépit du fait
qu'ils ont les mains et les pieds liés par mille soucis et chagrins, qu'ils ne sont jamais à l'abri du
danger, pas même un seul instant; jamais en sécurité, puisque toujours menacés d'une mort
soudaine.
(148.3)
C'est pourquoi, après un bref séjour terrestre, ils s'effacent totalement, ne laissant aucun signe d'eux-
mêmes, et aucune de leurs paroles n'est jamais plus entendue.
(148.4)
Livrez-vous donc à la louange de Bahá'u'llah, car c'est par sa grâce et son secours que vous êtes
devenus des fils et des filles du Royaume; c'est grâce à lui que vous êtes maintenant des oiseaux
chantant dans les prairies de la vérité et que vous vous êtes élevés vers les sommets de la gloire qui
demeure éternellement.
(148.5)
Vous avez trouvé votre place dans le monde qui ne meurt pas; les brises du Saint Esprit ont soufflé
sur vous; vous avez accepté une autre vie, vous avez gagné accès au Seuil de Dieu.
(148.6)
Donc, avec une joie triomphante, établissez des assemblées spirituelles et livrez-vous à la louange et
à la glorification du Seigneur, en l'appelant Le Saint et Le Plus Grand.
(148.7)
Elevez jusqu'au royaume du Très-Glorieux vos suppliants appels à l'aide, et exprimez à tout instant
une myriade de remerciements pour avoir obtenu cette abondante faveur et cette grâce extrême.
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Chapitre: 149. "Ô toi qui as des yeux pour voir! ..."
(149.1)
Ô toi qui as des yeux pour voir! Ce que tu as observé est la stricte vérité, et elle procède du royaume
de la vision.
(149.2)
Le parfum est intimement mêlé et mélangé au bouton de la fleur et, le bouton une fois ouvert, sa
subtile fragrance se répand au loin. L'herbe n'est pas sans son fruit, en dépit des apparences car, en
ce jardin de Dieu, chaque plante exerce sa propre influence et possède des propriétés particulières,
et chaque plante peut même rivaliser avec la joyeuse rose aux cent pétales et réjouir l'odorat de son
parfum.
(149.3)
Sois assuré de ceci : Bien que les pages d'un livre ignorent tout des mots et des significations qui
ont été tracés sur elles, malgré cela, à cause de leur relation avec ces mots, les amis se les passent de
main en main avec respect. Cette relation, du reste, est pure générosité.
(149.4)
Lorsque l'âme humaine quittera cet éphémère amas de poussière pour s'élever vers le monde divin,
alors les voiles tomberont et les vérités apparaîtront en pleine lumière, toutes choses ignorées
jusqu'alors deviendront claires et les vérités cachées seront comprises.
(149.5)
Vois comme l'être, dans le monde utérin, est sourd, aveugle et muet; comme il est privé de toute
espèce de perception mais, qu'une fois sorti de ce monde d'obscurité, il est entré dans le monde de
lumière; alors ses yeux ont vu, ses oreilles ont entendu et sa langue a parlé.
(149.6)
De même, une fois échappé de ce séjour mortel pour entrer dans le royaume de Dieu, il naîtra alors
dans l'esprit; alors l'oeil de sa perception s'ouvrira, l'oreille de son âme écoutera, et toutes les vérités
qu'il ignorait jusqu'alors lui apparaîtront simples et claires.
(149.7)
Le voyageur attentif qui marche le long d'un chemin se rappellera certainement ses découvertes, à
moins qu'un accident ne lui survienne et efface ses souvenirs.
Chapitre: 150. "Ô toi, servante brûlant du feu de l'amour divin! ..."
(150.1)
Ô toi, servante brûlant du feu de l'amour divin! Ne t'afflige pas des difficultés et des épreuves de ce
bas monde, et ne te réjouis pas non plus dans les périodes d'aisance et de confort, car les deux
s'effaceront.
(150.2)
Cette vie présente est semblable à une vague qui se soulève. à un mirage, ou à des ombres à la
dérive.
(150.3)
Or, une image déformée dans le désert pourrait-elle jamais servir d'eau rafraîchissante? Non, par le
Seigneur des Seigneurs! Jamais la réalité et sa pure ressemblance ne pourront être une, et grande est
la différence entre l'illusion et le fait, entre la vérité et son spectre.
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(150.4)
Sache que le Royaume est le monde réel et que le monde d'ici-bas n'est que son ombre déployée.
Une ombre n'a pas de vie propre; son existence n'est que fantaisie, rien de plus; ce ne sont que des
images que l'eau nous renvoie, et qui apparaissent comme telles à nos yeux.
(150.5)
Fie-toi à Dieu. Aie confiance en Lui. Prononce sa louange et appelle-Le continuellement en ton
esprit.
(150.6)
En vérité, Il transforme la difficulté en aisance, le chagrin en consolation et le labeur en paix
absolue. En vérité, Il exerce son empire sur toutes choses.
(150.7)
Si tu désires écouter mes paroles, délivre-toi des chaînes de tout ce qui vient à passer. Remercie
plutôt, en toutes circonstances, ton Seigneur aimant, et remets tes affaires à sa volonté, qu'Il exerce
comme il Lui plaît. En vérité, ceci est pour toi préférable à toute autre chose, en ce monde et dans
l'autre.
Chapitre: 151. "Ô toi qui crois en l'unicité de Dieu! ..."
(151.1)
Ô toi qui crois en l'unicité de Dieu! Sache que rien ne profite à une âme, si ce n'est l'amour du Très-
Miséricordieux, et rien n'éclaire un coeur, si ce n'est la splendeur qui brille du royaume du Seigneur.
(151.2)
Abandonne toute autre préoccupation, laisse l'oubli s'emparer du souvenir de tout le reste. Confine
tes pensées à tout ce qui élève l'âme humaine vers le paradis de la grâce céleste, et fais que chaque
oiseau du Royaume s'envole vers l'horizon suprême, le point central de l'honneur éternel en ce
monde contingent.
Chapitre: 152. "Quant à la question concernant l'âme d'un assassin ..."
(152.1)
Quant à la question concernant l'âme d'un assassin et la nature de son châtiment : la réponse était
que l'assassin doit expier son crime; autrement dit si l'on met à mort un assassin, sa mort est la
réparation de son crime et, après la mort, Dieu, en sa justice, ne lui imposera aucune nouvelle
punition, car la justice divine ne le permettrait pas.
Chapitre: 153. "Ô toi, servante de Dieu! En ce jour ..."
(153.1)
Ô toi, servante de Dieu! En ce jour, remercier Dieu de sa munificence consiste à posséder un coeur
radieux et une âme ouverte aux incitations de l'esprit. Telle est l'essence de l'action de grâces.
(153.2)
Quant à remercier Dieu par la parole ou par écrit, bien que ce soit en fait une démarche acceptable,
ce n'est pourtant qu'apparence et irréalité comparée à l'autre forme d'action de grâces, car ce qui est
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essentiel, ce sont ces incitations de l'esprit, ces effluves qui émanent du plus profond de notre coeur.
C'est mon espoir que tu en seras gratifié.
(153.3)
En ce qui concerne notre incapacité et notre manque de mérites au jour de la résurrection, elles ne
contribuent nullement à nous priver des dons et générosités divines, car ce n'est pas le jour de
justice mais le jour de grâce; or la justice attribue à chacun ce qui lui est dû.
(153.4)
Ainsi, ne considère pas le niveau de tes capacités, mais les faveurs illimitées de Bahá'u'llah; sa
munificence englobe toutes choses, et sa grâce est parfaite.
(153.5)
Je demande à Dieu que tu puisses, avec son assistance et son ferme soutien, enseigner la
signification intime de la Tora avec éloquence, compréhension, vigueur et compétence.
(153.6)
Tourne ton visage vers le royaume de Dieu, sollicite les bienfaits du Saint Esprit, exprime-toi, et les
confirmations de l'Esprit te seront acquises.
(153.7)
Quant à cette puissante orbe solaire que tu as vue dans ton rêve, c'était le Promis, l'éclat de ses
rayons, sa munificence, et la surface translucide de la masse aquatique, des êtres au coeur pur et
immaculé; tandis que les vagues houleuses dénotent le grand enthousiasme témoigné par ces êtres et
le fait qu'ils ont été remués et touchés au plus profond de leur coeur; les vagues, enfin, représentent
les émois de l'esprit et les saintes prémonitions de l'âme. Rends grâce à Dieu que, dans le monde des
songes, tu aies été témoin de semblables révélations.
(153.8)
Au sujet de l'individu qui devient entièrement détaché de son moi, l'idée est qu'il doit se lever et se
sacrifier dans toute l'acceptation du terme, c'est-à-dire qu'il doit effacer les impulsions de sa
condition humaine et se débarrasser des caractéristiques répréhensibles qui constituent la face
obscure de cette vie terrestre, sans pour autant tolérer que sa santé physique se détériore ni que son
corps souffre d'infirmité.
(153.9)
Je supplie instamment et humblement le Seuil sacré que les bénédictions célestes et le pardon divin
enveloppent ta chère mère ainsi que tes soeurs aimantes et autres parents. Je prie tout
particulièrement de la part de ton fiancé, qui a brusquement quitté ce monde pour entrer dans
l'autre.
Chapitre: 154. "Ô toi, fils du Royaume! ..."
(154.1)
Ô toi, fils du Royaume! Tes lettres, rédigées dans un style plaisant, réjouissent toujours nos coeurs.
Lorsque le chant est du Royaume il réjouit l'âme.
(154.2)
Loue Dieu de t'avoir permis de te rendre dans ce pays [nota : l’Allemagne] dans le but d'y exalter sa
Parole, de répandre au loin le parfum sacré de son royaume, et de servir tel un jardinier dans les
jardins du ciel. Bientôt, tes efforts seront couronnés de succès.
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(154.3)
Ô toi, fils du Royaume! Toute chose est profitable si elle s'accompagne de l'amour de Dieu et, sans
son amour, toute chose est nuisible et agit comme un voile entre l'homme et le Seigneur du
Royaume.
(154.4)
Lorsque son amour est présent, chaque amertume se fait douceur et chaque générosité procure un
plaisir bénéfique.
(154.5)
Une mélodie douce à l'oreille, par exemple, apporte l'esprit même de la vie au coeur amoureux de
Dieu, mais souille de luxure une âme absorbée par les désirs des sens.
(154.6)
Et chaque branche du savoir, si elle est associée à l'amour divin, est approuvée et digne de louange
mais, privé de son amour, le savoir est stérile - en vérité, il conduit à la démence.
(154.7)
Chaque domaine de la connaissance, chaque science, est comme un arbre : si le fruit qu'il produit
est l'amour de Dieu, alors c'est un arbre béni mais, si ce n'est pas le cas, cet arbre n'est que du bois
desséché et ne pourra servir qu'à faire du feu.
(154.8)
Ô toi, loyal serviteur de Dieu et guérisseur spirituel des hommes! Chaque fois que tu traites un
malade, tourne ton visage vers le Seigneur du royaume céleste, prie le Saint Esprit de venir à ton
aide, puis soigne la maladie.
Chapitre: 155. "Ô toi, flamme de l'amour divin! ..."
(155.1)
Ô toi, flamme de l'amour divin! Ce que tu m'as écrit m'a procuré une grande joie, car ta lettre était
comme un jardin d'où les roses des significations secrètes répandent au loin les douces exhalaisons
de l'amour de Dieu.
(155.2)
De la même manière, mes réponses, celles des ondées de rosée, déverseront sur ces plantes
spirituelles, qui ont fleuri dans le jardin de ton coeur, plus de fraîcheur et de délicate beauté que ne
peuvent exprimer des paroles.
(155.3)
Tu m'as écrit au sujet d'épreuves affligeantes qui t'ont assailli.
(155.4)
Pour une âme loyale, une épreuve n'est que grâce et faveur divines, car l'intrépide se lance
joyeusement dans un furieux combat sur le champ de l'angoisse, alors que le poltron tremble et
frémit de frayeur. De même, l'étudiant talentueux, qui a maîtrisé ses sujets avec grande compétence
et les conserve en sa mémoire, prendra plaisir à exhiber ses dons devant ses examinateurs le jour de
ses examens. Ainsi, encore, l'or massif brillera et reluira merveilleusement au feu de l'essayeur.
(155.5)
Il est donc évident que les épreuves ne sont pour les âmes sanctifiées, que grâce et munificence
divines, alors que pour les faibles, elles sont une calamité, à la fois soudaine et imprévue.
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(155.6)
Ces épreuves, comme tu l'écrivais, ne font qu'enlever la tache du moi sur le miroir du coeur, en
attendant que le Soleil de Vérité puisse y darder ses rayons, car il n'est pas de voile plus épais que le
moi et, si ténu que soit ce voile, il finira par nous isoler complètement et nous privera de notre part
de grâce éternelle.
(155.7)
Ô toi, servante extasiée du Seigneur! Lorsque je revois en pensée les croyants, hommes et femmes,
je me sens réchauffé au feu de l'amour divin je prie le Tout-Puissant de secourir ces saintes âmes à
l'aide de ses invisibles cohortes.
(155.8)
Loué soit le Seigneur, les prophéties de toutes ses Manifestations ont été désormais clairement
accomplies en ce jour, le plus grand d'entre les jours, en cet âge béni et sacré.
(155.9)
Ô toi, servante extasiée de Dieu! L'intimité, en vérité, appartient à l'âme, et non au corps; l'aide
recherchée et l'aide accordée sont spirituelles, et non matérielles; j'espère néanmoins que tu
parviendras à l'intimité dans tous les sens du terme.
(155.10)
La munificence divine atteindra une âme sanctifiée tout comme la lumière du soleil parvient jusqu'à
la lune et aux étoiles; sois bien persuadée de cela.
(155.11)
Fais souffler sur chacun des croyants, hommes et femmes, les fragrantes brises de sainteté de la part
d'Abdu'l-Bahá. Apporte-leur l'inspiration et incite-les à répandre en tous lieux les subtils parfums du
Seigneur.
Chapitre: 156. "Ô toi, serviteur du Seuil Sacré! ..."
(156.1)
Ô toi, serviteur du Seuil Sacré! Nous avons lu ce que ta plume a tracé en ton amour pour Dieu, et
avons trouvé la générosité divine; les brises du Très-Miséricordieux te rafraîchissent et te
renouvellent à tout instant. Tu m'as écrit à propos de la réincarnation.
(156.2)
La croyance en la réincarnation remonte très loin dans l'histoire antique de presque tous les peuples;
elle était en faveur même parmi les philosophes de la Grèce, les sages de Rome, les anciens
Egyptiens et les grands de l'Assyrie. Néanmoins, de telles superstitions et de tels adages ne sont
qu'absurdités aux yeux de Dieu.
(156.3)
L'argument majeur des tenants de la réincarnation était le fait que, selon la justice divine, chacun
doit recevoir son dû : chaque fois qu'un homme est affligé de quelque calamité, par exemple, cela
tient à un mal qu'il a perpétré.
(156.4)
Pourtant, prenez le cas d'un enfant sourd, aveugle, boiteux, anormal qui est encore dans le ventre de
sa mère, l'embryon nouvellement formé, - quel péché un tel enfant a-t-il bien pu commettre pour
mériter de telles afflictions?
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(156.5)
A cela on rétorque que, bien qu'apparemment l'enfant, encore dans l'utérus maternel, ne soit
coupable d'aucun péché, il a cependant perpétré quelque mal lorsqu'il revêtait sa forme antérieure
et, ainsi, a été amené à mériter son châtiment.
(156.6)
Ces arguments ignorent toutefois le point suivant : si la création s'accomplissait selon une règle
unique, comment le Pouvoir qui englobe toutes choses pourrait-Il se faire percevoir? Comment le
Tout-Puissant pourrait-Il être Celui qui « fait comme il Lui plaît et ordonne comme Il veut? » [voir :
Coran 3.35 ; 2.254]
(156.7)
En bref, il est certes question d'un retour dans les Saintes Ecritures, mais il signifie le retour des
qualités, des conditions, des effets, des perfections et des réalités intimes des lumières qui
reviennent lors de chaque dispensation. La mention ne se réfère pas à des âmes et à des identités
particulières et spécifiques.
(156.8)
Il est possible de dire, par exemple, que la lumière de cette lampe est le retour de celle de la veille
au soir, ou que la rose de l'an dernier est de retour cette année dans le jardin. Ici, on ne se réfère pas
à la réalité individuelle, à l'identité exacte, à l'existence spécifique de cette autre rose; le sens est
plutôt que les qualités et les traits distinctifs de cette autre lumière, de cette autre fleur, sont
maintenant présentes dans cette nouvelle lumière, dans cette nouvelle rose.
(156.9)
Ces perfections - à savoir les grâces et les dons d'un printemps antérieur - sont à nouveau de retour
cette année. Nous disons, par exemple, que ce fruit est le même que l'an passé, mais nous ne
songeons qu'à sa délicatesse, à son velouté, à sa fraîcheur et à sa subtile saveur, car il est clair que
ce centre de la réalité imprenable, cette identité, spécifique, ne pourront jamais revenir.
(156.10)
Quelle paix, quelles aises et quel confort les Saints de Dieu ont-ils jamais découverts pendant leur
séjour en ce bas monde, pour chercher continuellement à revenir et à revivre cette vie?
(156.11)
La simple évocation de cette angoisse, de ces afflictions et calamités, de ces chocs corporels, de ces
grandes détresses, n'est-elle pas suffisante pour qu'ils désirent encore faire des visites à la vie de ce
monde? La coupe à laquelle ils avaient bu n'était pas assez douce pour qu'ils souhaitent y boire une
seconde fois.
(156.12)
C'est pourquoi les amoureux de la Beauté d'Abha ne désirent pas d'autre récompense que d'atteindre
la station où ils pourront Le contempler dans le royaume de gloire, et ne foulent pas d'autre chemin
que les sables du désert de la nostalgie de ces sommets exaltés. Ils cherchent l'aise et la consolation
qui demeurent à jamais, et les bienfaits sanctifiés au-delà de la compréhension de l'esprit de ce
monde.
(156.13)
Si tu regardes autour de toi d'un oeil attentif, tu constateras que, sur cette terre de poussière, le genre
humain tout entier est en proie à la souffrance. Ici, aucun homme n'est en repos, en récompense de
ce qu’il a accompli dans des vies antérieures, et personne n'est assez heureux pour paraître récolter
les fruits d'angoisses passées.
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(156.14)
Et si une vie humaine, avec son être spirituel, était limitée à ce terrestre séjour, quelle serait alors la
moisson de la création?
(156.15)
Si une telle notion était la vérité, alors toutes les choses créées, toutes les réalités contingentes et ce
monde d'existence tout entier - tout serait dénué de sens. Dieu fasse que l'on ne s'en tienne pas à une
telle friction et une telle erreur grossière.
(156.16)
Car, de même que les effets et résultats de la vie utérine ne se récoltent pas dans cet espace étroit et
obscur - c'est seulement lorsque l'enfant est arrivé sur cette vaste terre, que sont révélés les bienfaits
et usages de la croissance et du développement en ce monde antérieur - de la même manière, la
récompense et le châtiment, le ciel et l'enfer, la récompense et la rétribution d'actions commises en
cette vie présente, seront révélés dans cet autre monde de l'au-delà.
(156.17)
Et de même que, si la vie humaine dans le ventre maternel était limitée à ce monde utérin,
l'existence y serait dénuée de sens - il en serait de même si la vie de ce monde, les actes qui y sont
perpétrés et leurs résultats, n'apparaissaient pas dans le monde de l'au-delà; le processus tout entier
serait alors irrationnel et insensé.
(156.18)
Sache donc que le Seigneur Dieu possède d'invisibles royaumes que l'intelligence humaine ne
pourra jamais espérer pénétrer ni l'esprit de l'homme concevoir.
(156.19)
Une fois que tu auras purifié les voies de ton sens spirituel de la pollution de cette vie matérielle,
alors tu inhaleras les doux parfums de sainteté qui émanent des heureuses demeures de cette céleste
terre.
(156.20)
Que la gloire divine repose sur toi et sur quiconque se tourne et regarde vers le royaume du Très-
Glorieux, que le Seigneur a sanctifié au-delà de la compréhension de ceux qui Le négligent, et qu'il
a dissimulé au regard de ceux qui Lui manifestent de l'orgueil.
Chapitre: 157. "Ô vous qui êtes puissamment attirés! ..."
(157.1)
Ô vous qui êtes puissamment attirés! Ô vous qui êtes attentifs! Ô vous qui progressez vers le
royaume de Dieu! En vérité, de tout mon coeur, de toute mon âme et en toute humilité, je supplie le
Seigneur Dieu de faire de vous des emblèmes de direction, des bannières de rectitude, des sources
de compréhension et de connaissance afin qu'Il puisse, à travers vous, conduire ceux qui cherchent
vers le droit chemin et les guider vers le large chemin de vérité en cet âge, puissant entre tous.
(157.2)
Ô vous, bien-aimés de Dieu! Sachez que le monde est comme un mirage s'élevant au-dessus des
sables, et que les assoiffés prennent pour de l'eau.
(157.3)
Le vin de ce monde n'est qu'une vapeur dans le désert, sa pitié et sa compassion ne sont que dur
labeur et confusion, le repos qu'il nous offre n'est qu'épuisement et afflictions.
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(157.4)
Abandonnez-le à ceux auxquels il revient et tournez-vous vers le royaume de votre Seigneur le
Très-Miséricordieux, afin que sa grâce et sa munificence puissent jeter sur vous leurs splendeurs
naissantes, qu'une table céleste vous soit envoyée, que votre Seigneur vous bénisse et fasse pleuvoir
sur vous ses trésors afin de réchauffer votre sein et de combler vos coeurs de félicité, d'attirer vos
esprits, de purifier vos âmes et de réconforter votre regard.
(157.5)
Ô vous, bien-aimés de Dieu! Est-il un dispensateur autre que Dieu? Il gratifie de sa miséricorde
quiconque est choisi par Lui.
(157.6)
Sous peu, Il ouvrira devant vous les portes de sa connaissance et remplira vos coeurs de son amour.
Il réjouira vos âmes des douces brises de sa sainteté, éclairera vos visages des splendeurs de ses
lumières et exaltera votre souvenir parmi tous les peuples. En vérité, votre Seigneur est le
Compatissant, le Miséricordieux.
(157.7)
Il vous assistera de ses cohortes invisibles et vous soutiendra par les armées de l'inspiration émanant
du concours d'En-Haut; il vous enverra les suaves parfums du paradis suprême et fera souffler sur
vous les brises pures qui s'exhalent des roseraies de l'Assemblée divine.
(157.8)
Il insufflera dans vos coeurs l'esprit de vie, vous fera pénétrer dans l'arche du salut et vous révélera
ses marques et ses signes manifestes. En vérité, ceci est la grâce abondante. C'est, en vérité, la
victoire que nul ne peut nier.
Chapitre: 158. "Ne sois pas affligé par l'ascension de ..."
(158.1)
Ne sois pas affligé par l'ascension de mon bien-aimé Breakwell, car il s'est élevé vers une roseraie
de splendeurs dans le paradis d'Abha, protégé par la miséricorde de son puissant Seigneur, et il
s'écrie, de toute la force de sa voix : « Ô si mon peuple pouvait savoir avec quelle miséricorde mon
Seigneur m'a pardonné, et comment il a fait de moi l'un de ceux qui sont parvenus en sa présence! »
[voir : Coran 36.25]
(158.2)
Ô Breakwell, Ô mon aimé! Où est désormais ton beau visage? Où est ta langue éloquente? Où est
ton front clair? Où est ton apparence lumineuse?
(158.3)
Ô Breakwell, Ô mon aimé! Où est ton feu flamboyant de l'amour de Dieu? Où est ton ravissement
sous son souffle divin? Où sont les louanges que tu élevais vers Lui? Où est ta fougue pour servir sa
Cause?
(158.4)
Ô Breakwell, Ô mon aimé! Où sont tes yeux magnifiques? Tes lèvres souriantes? Tes joues
princières? Ta silhouette gracieuse?
(158.5)
Ô Breakwell, Ô mon aimé! Tu as quitté ce monde terrestre pour atteindre le Royaume, tu es
parvenu à la grâce du monde invisible, et tu t'es offert au seuil de son Seigneur.
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(158.6)
Ô Breakwell, Ô mon aimé! Tu as laissé ici-bas la lampe qui était ton corps, le verre qui était ta
forme humaine, tes éléments terrestres, ton mode de vie en ce monde.
(158.7)
Ô Breakwell, Ô mon aimé! Tu as allumé une flamme dans la lampe de la compagnie céleste, tu as
posé le pied dans le paradis d'Abha, tu as trouvé un abri à l'ombre de l'arbre sacré, tu as atteint la
réunion avec Lui, au refuge des cieux.
(158.8)
Ô Breakwell, Ô mon aimé! Tu es désormais un oiseau du ciel, tu as quitté ton nid terrestre et tu t'es
envolé vers un jardin de sainteté dans le royaume de ton Seigneur. Tu as atteint un rang plein de
lumière.
(158.9)
Ô Breakwell, Ô mon aimé! Ton chant est désormais comparable à celui d'un oiseau, tu répandes des
versets de louanges sur la pitié de ton Seigneur; de Celui qui toujours pardonne, tu fus un serviteur
reconnaissant; c'est pourquoi tu as pénétré dans une joie sans borne.
(158.10)
Ô Breakwell, Ô mon aimé! Ton Seigneur t'a véritablement élu pour t'accorder son amour, Il t'a
conduit dans sa résidence de sainteté, et Il t'a fait pénétrer au jardin de ceux qui sont ses proches
compagnons, et Il t'a béni en te laissant contempler sa beauté.
(158.11)
Ô Breakwell, Ô mon aimé! Tu as gagné la vie éternelle, la générosité qui ne fait jamais défaut, une
vie qui te plaise, et la grâce en abondance.
(158.12)
Ô Breakwell, Ô mon aimé! Tu es devenu une étoile dans le ciel suprême et une lampe parmi les
anges des cieux; un esprit vivant dans le royaume le plus haut, ayant pour trône l'éternité.
(158.13)
Ô Breakwell, Ô mon aimé! Je demande à Dieu de t'amener toujours plus près, de te tenir toujours
plus fort; de réjouir ton coeur de la proximité de sa présence, de t'emplir de lumière et de plus de
lumière encore, de t'accorder encore plus de beauté, et de te donner la puissance et une gloire
extrême.
(158.14)
Ô Breakwell, Ô mon aimé! A tout instant tu es présent à mon esprit. Je ne t'oublierai jamais. Je prie
pour toi le jour, la nuit; je te vois vraiment devant moi, comme en plein jour. Ô Breakwell, ô mon
aimé!
Chapitre: 159. "En ce qui concerne ta question: toute âme ..."
(159.1)
En ce qui concerne ta question : toute âme, sans exception, parvient-elle à la vie éternelle? Sache
que l'immortalité est réservée aux âmes dans lesquelles a été insufflé l'esprit de vie qui émane de
Dieu. Toutes, à part celles-ci, sont dénuées de vie - ce sont les morts, comme l'a expliqué le Christ
dans le texte évangélique.
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(159.2)
Celui dont le Seigneur a ouvert les yeux verra les âmes des hommes dans les rangs qu'elles
occuperont après leur séparation des corps. Il trouvera les âmes vivantes prospérant à l'intérieur du
royaume de leur Seigneur et les âmes mortes enfouies dans les plus profonds abîmes de la perdition.
(159.3)
Sache que toute âme est façonnée selon la nature de Dieu, chacune étant pure et sainte lors de sa
naissance. Plus tard, toutefois, les individus varieront selon ce qu'ils acquerront de vertus ou de
vices en ce monde. Bien que tous les êtres existants soient, de par leur nature même, créés selon des
rangs ou des degrés, car leurs capacités sont variées, pourtant chaque individu naît saint et pur, et ce
n'est que plus tard qu'il devient souillé.
(159.4)
En outre, bien que les degrés d'existence soient variés, pourtant ils sont tous valables. Observe le
corps humain, ses membres, ses éléments, l'oeil, l'oreille, les organes de l'odorat, du goût, les mains,
les ongles. En dépit des différences que présentent toutes ces parties, chacune d'elles, dans le cadre
des limitations de sa propre existence, participe à un tout cohérent.
(159.5)
Si l'une d'entre elles faillit à son rôle propre, elle doit être guérie et, si aucun remède ne porte ses
fruits, cette partie doit être retirée.
Chapitre: 160. "Ô toi, sincère et loyale servante du Seigneur! ..."
(160.1)
Ô toi, sincère et loyale servante du Seigneur! J'ai lu ta lettre. Tu es véritablement attachée au
Royaume et dévouée à l'Horizon Très-Glorieux. Je prie Dieu, dans sa munificence, de faire que tu
brûles toujours plus ardemment, au fil des jours, du feu de son amour.
(160.2)
Tu as été, semble-t-il, dans la perplexité, ne sachant si tu devais écrire ou enseigner la Foi. Or
l'enseignement est essentiel et, actuellement, préférable pour toi. Chaque fois que m en trouves
l'occasion, délie ta langue et guide la race humaine.
(160.3)
Tu m'as interrogé sur l'acquisition du savoir : lis les livres et les tablettes de Dieu, ainsi que les
articles rédigés en vue de démontrer la vérité de cette Foi.
(160.4)
Parmi ces écrits figurent le Kitab-i-Iqan (Livre de la Certitude), qui a été traduit en anglais, les
ouvrages de Mirza Abu'l-Fad et ceux de quelques autres croyants.
(160.5)
Dans les jours à venir, un grand nombre de saintes tablettes et d'autres écrits sacrés seront traduits;
tu devrais les lire également.
(160.6)
De même, demande à Dieu que l'aimant de son Amour te rapproche de la connaissance de Lui.
(160.7)
Une fois qu'une âme devient sainte en toutes choses, purifiée, sanctifiée, les portes de la
connaissance de Dieu s'ouvriront toutes grandes devant ses yeux.
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(160.8)
Tu m'as écrit au sujet de la chère servante de Dieu, Mme Goodall.
(160.9)
Cette âme en extase devant Dieu sert véritablement la Foi à tout moment et fait tout son possible
pour diffuser au loin les splendeurs célestes. Si elle poursuit dans cette même voie, des résultats
grandioses seront obtenus dans l'avenir. L'essentiel est de demeurer ferme et enraciné, de persévérer
jusqu'au bout.
(160.10)
C'est mon espoir que, grâce aux nobles efforts des servantes du seigneur, Ces rivages et cet océan
brilleront tellement de l'amour divin qu'ils diffuseront leurs rayons jusqu'aux extrémités de la terre.
(160.11)
Tu m'as demandé si, lors de l'avènement du royaume de Dieu, chaque âme était sauvée. Le Soleil de
Vérité a surgi dans toute sa splendeur au-dessus du monde entier et sa lumineuse apparition est le
salut de l'homme et sa vie éternelle, mais seul est sauvé celui qui a ouvert tout grand l'oeil de son
discernement et a contemplé cette gloire.
(160.12)
Tu m'as également demandé si, dans cette dispensation bahá’íe, le spirituel prévaudra en dernier
ressort. Or il est certain que la spiritualité vaincra le matérialisme, que le céleste soumettra l'humain
et que, par l'éducation divine, les masses du genre humain, dans l'ensemble, progresseront à grands
pas à tous les niveaux de l'existence - sauf ceux qui sont aveugles, sourds, muets et morts. Comment
des êtres tels que ceux-là pourraient-ils comprendre la lumière?
(160.13)
Bien que les rayons du soleil illuminent chacun des coins les plus obscurs du globe, les aveugles ne
peuvent néanmoins avoir aucune part de cette gloire et, même si la pluie de la miséricorde céleste se
déverse, torrentielle, sur toute la terre, aucun buisson ni aucune fleur ne naîtront d'une terre stérile.
Chapitre: 161. "Ô toi qui cherches le royaume du ciel! ..."
(161.1)
l. Ô toi qui cherches le royaume du ciel! Ce monde est pareil au corps de l'homme, et le royaume de
Dieu est comme l'esprit de vie. Vois comme le monde physique du corps humain est étroit et
obscur, et quelle proie il constitue pour les maladies et les maux. D'un autre côté, combien frais et
brillant est le royaume de l'esprit humain! Juge, à partir de cette métaphore, comment le monde du
Royaume s'est mis à briller et comment ses lois ont été amenées à régir le monde d'ici-bas.
(161.2)
Bien que l'esprit soit dissimulé à la vue, ses commandements brillent tels des rayons de lumière sur
le monde du corps humain. De la même manière bien que le royaume du ciel soit caché au regard de
ce peuple inconscient, pour celui qui voit à l'aide de son oeil spirituel, il est pourtant clair comme le
jour.
(161.3)
C'est pourquoi tu dois demeurer toujours dans le Royaume et oublier ce bas monde. Sois
entièrement absorbé dans les émanations de l'esprit de sorte que rien, dans le monde des hommes,
ne te distraira.
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Chapitre: 162. "Ô vous, chers amis d'Abdu'l-Bahá! ..."
(162.1)
Ô vous, chers amis d'Abdu'l-Bahá! A tous moments j'attends de vos bonnes nouvelles, anxieux
comme je suis d'apprendre que vous progressez de jour en jour et devenez toujours plus éclairés par
la lumière directrice.
(162.2)
Les bénédictions de Bahá'u'llah sont une mer sans rivage, et même la vie éternelle n'est, en
comparaison, qu'une goutte de rosée. Les vagues de cette mer enveloppent continuellement les
coeurs des amis et, de ces vagues, émanent des incitations de l'esprit et d'ardentes pulsations de
l'âme, jusqu'à ce que le coeur succombe et, qu'il le veuille ou non, se tourne humblement, en prière,
vers le royaume du Seigneur.
(162.3)
Ainsi, faites tout ce qui est en votre pouvoir pour libérer votre être intime afin qu'à tout instant, vous
puissiez refléter de nouvelles splendeurs issues du Soleil de Vérité.
(162.4)
Vous vivez tous dans le coeur d'Abdu'l-Bahá et, à chaque souffle, je tourne mon visage vers le Seuil
d'Unicité et fais descendre des bénédictions sur chacun d'entre vous.
Chapitre: 163. "Ô vous deux, chercheurs de vérité! ..."
(163.1)
Ô vous deux, chercheurs de vérité! J'ai reçu votre lettre et pris note de son contenu. Quant à vos
lettres précédentes, certaines ne me sont pas parvenues, tandis que d'autres sont arrivées à un
moment où la cruauté des oppresseurs était devenue si intense qu'il ne m'a pas été possible de vous
répondre.
(163.2)
A présent cette lettre est auprès de moi, je suis en mesure d'y répondre, et je me suis donc mis à
écrire - en dépit de nombreuses affaires pressantes, - afin que vous sachiez que vous êtes aimés
parmi nous, et aussi acceptés dans le royaume de Dieu. Vos questions ne peuvent toutefois recevoir
que de brèves réponses, car le temps me manque pour vous écrie en détail.
(163.3)
Voici une réponse à la première question : les âmes des enfants du Royaume, après leur séparation
des corps, s'élèvent vers le monde de la vie éternelle.
(163.4)
Mais si vous m'interrogez sur le lieu même, sachez que le monde d'existence est un seul et même
monde, bien que ses niveaux soient variés et distincts.
(163.5)
Le monde minéral, par exemple, occupe son propre plan, mais une entité minérale, sans en être
consciente, appartient au royaume végétal et nie en fait, de sa langue intérieure, qu'il existe un tel
royaume.
(163.6)
De la même manière, une entité végétale ignore tout du monde animal, demeurant totalement
inconsciente de l'existence de ce dernier, car le stade animal est supérieur au stade végétal; celui-ci
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est isolé du monde animal et, intérieurement, nie l'existence de ce monde - alors que l'animal, le
végétal et le minéral cohabitent dans le seul et même monde.
(163.7)
De même, l'animal demeure totalement inconscient du pouvoir de l'esprit humain qui saisit des
idées universelles et met à nu les secrets de la création, de sorte qu'un homme vivant à l'Est peut
établir des plans et faire des arrangements pour l'Ouest et peut dévoiler des mystères; il peut, tout en
étant sur le continent européen, découvrir l'Amérique ou, tout en demeurant sur la terre, accéder aux
réalités internes des étoiles célestes.
(163.8)
De ce pouvoir de découverte qui appartient à l'esprit humain, de ce pouvoir qui peut saisir des idées
abstraites et universelles, l'animal demeure totalement ignorant et, de fait, en nie l'existence.
(163.9)
De même, les habitants de cette terre sont parfaitement inconscients du monde du Royaume et en
nient l'existence. Ils demandent, par exemple: "Où est le Royaume? Où est le Seigneur du
Royaume?"
(163.10)
Ces gens sont comme les minéraux et les végétaux, qui ne savent rien des royaumes animal et
humain; ils ne le voient pas; ils ne le trouvent pas. Pourtant le minéral et le végétal, l'animal et
l'homme, vivent tous ensemble en ce monde d'existence.
(163.11)
Quant à la deuxième question, j'y réponds ainsi: les épreuves divines ont lieu en ce monde, et non
dans le monde du Royaume.
(163.12)
Ma réponse à la troisième question, c'est que, dans l'autre monde, la réalité humaine ne revêt pas
une forme physique, mais plutôt une forme céleste, composée d'éléments de ce royaume céleste.
(163.13)
Et voici la réponse à la quatrième question : le centre du Soleil de Vérité est dans le monde suprême
- le Royaume de Dieu.
(163.14)
Les âmes qui sont pures et immaculées, après la dissolution de leurs structures élémentaires, se
hâtent vers le monde divin, et ce monde-là est à l'intérieur de notre monde.
(163.15)
Les habitants de ce monde, toutefois, sont ignorants de cet autre monde, et pareils aux minéraux et
aux végétaux qui ne savent rien du monde animal et du monde de l'homme.
(163.16)
La réponse à la cinquième question, c'est que Bahá'u'llah a dressé le tabernacle de l'unité humaine.
Quiconque cherche refuge sous ce toit sortira certainement d'autres demeures.
(163.17)
Et en réponse à la sixième question : si, sur tel ou tel point, surgit une divergence parmi deux
groupes opposés, qu'ils en réfèrent au Centre de l'Alliance pour résoudre le problème.
(163.18)
Votre septième question : Bahá'u'llah a été manifesté à l'humanité tout entière et il l'a invitée à la
table de Dieu, au banquet de la divine munificence.
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(163.19)
Aujourd'hui, cependant, la plupart de ceux qui sont assis à cette table sont des pauvres, et c'est
pourquoi le Christ a dit : « Bienheureux sont les pauvres, car les richesses empêchent les riches
d'entrer dans le Royaume »; et Il a dit encore : « Il est plus facile à un chameau d'entrer dans le chas
d'une aiguille qu'à un homme riche d'entrer dans le Royaume de Dieu » [voir : Mathieu 19.24 ; Marc
10.25] .
(163.20)
Si, toutefois, la richesse de ce monde, la gloire et la renommée séculières ne bloquent Pas son entrée
dans l'au-delà, cet homme riche sera favorisé au Seuil sacré et accepté par le Seigneur du Royaume.
(163.21)
En résumé, Bahá'u'llah s'est manifesté afin d'éduquer tous les peuples du monde. Il est l'Educateur
Universel, des riches comme des pauvres, des Noirs comme des Blancs, des peuples d'Orient
comme de ceux d'Occident, du Nord comme du Sud.
(163.22)
Parmi ceux qui visitent 'Akka, certains ont accompli de grands progrès. Ils étaient des lampes
éteintes, ils ont été allumés; ils étaient des plantes sèches, ils ont commencé à fleurir; ils étaient
morts, ils ont été rappelés à la vie et sont rentrés chez eux porteurs de grandes et joyeuses nouvelles.
D'autres, en vérité, n'ont fait que passer; ils ont simplement voyagé.
(163.23)
Ô vous deux qui êtes fermement attachés au Royaume, rendez grâce à Dieu de vous avoir permis de
faire de votre résidence un centre bahá’í et un lieu de rassemblement pour les amis.
Chapitre: 164. "Ô vous deux, âmes fidèles et assurées! ..."
(164.1)
Ô vous deux, âmes fidèles et assurées! J'ai bien reçu votre lettre. Dieu soit loué, elle m'apportait de
bonnes nouvelles. La Californie est prête à promulguer les enseignements de Dieu. Mon espoir est
que vous vous dépensiez corps et âmes, afin que les suaves fragrances parfument les narines...
(164.2)
Transmettez à Mme Chase mes respectueuses salutations, et dites : "Mr Chase est une étoile
scintillant au-dessus de l'horizon de vérité mais, aujourd'hui, elle est encore dissimulée derrière les
nuages; bientôt, ceux-ci se dissiperont et le rayonnement de cette étoile illuminera l'état de
Californie. Apprécie le privilège d'avoir été son épouse et sa compagne en cette vie".
(164.3)
Chaque année, lors de l'anniversaire de l'ascension [nota : 30 septembre 1912] de cette âme bénie, les
amis doivent visiter sa tombe de la part d'Abdu'l-Bahá et, dans la plus parfaite humilité, avec le plus
grand respect, ils devraient déposer sur sa tombe des couronnes de fleurs et passer tout le jour en
prière silencieuse, tournant leur visage vers le royaume des signes et faisant la louange des attributs
de cette illustre personne.
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Chapitre: 165. "Ô mon Dieu! Ô mon Dieu! En vérité ..."
(165.1)
Ô mon Dieu! Ô mon Dieu! En vérité ton serviteur, humble devant la majesté de ta divine
suprématie. à la porte de ton unicité, a cru en toi et en tes versets, a témoigné de ta parole, a été
embrasé du feu de ton amour, a été immergé dans les profondeurs de l'océan de ta connaissance et
attiré par tes brises, a placé en toi sa confiance, a tourné vers toi son visage, t'a offert ses
supplications et a été assuré de ton pardon.
(165.2)
Il a abandonné cette vie mortelle et s'est enfui vers le royaume d'immortalité, languissant après la
faveur de ta rencontre.
(165.3)
Ô Seigneur, glorifie son rang, accorde-lui refuge sous le pavillon de ta suprême miséricorde, fais
qu'il pénètre dans ton glorieux paradis et perpétue son existence en ton jardin de roses exalté, afin
qu'il plonge dans l'océan de lumière du monde des mystères.
(165.4)
Tu es, en vérité, le Généreux, le Puissant, le Clément et le Dispensateur.
(165.5)
Ô toi, âme assurée, toi servante de Dieu! Ne soit pas affligée par la mort de ton mari respecté. Il est,
en vérité, parvenu à rencontrer son Seigneur au siège de vérité, en présence du puissant Roi. Ne
suppose pas que tu l'as perdu. Le voile sera levé et tu contempleras sa face illuminée dans la cohorte
suprême.
(165.6)
Comme l'a dit Dieu, l'Exalté, "Nous éveillerons sûrement à une vie heureuse". C'est pourquoi vous
devez attacher une extrême importance non pas à cette première création, mais plutôt à la vie future.
Chapitre: 166. "Ô serviteur de Bahá! ..."
(166.1)
Ô serviteur de Bahá! Sacrifie-toi sur le chemin de Dieu et prends ton vol vers les cieux de l'amour
pour la Beauté d'Abha, car tout mouvement animé par l'amour se déplace de la périphérie vers le
centre, de l'espace vers l'Astre du Jour de l'univers.
(166.2)
Peut-être penseras-tu que c'est là chose difficile, mais je te dis qu'il ne peut en être ainsi car, lorsque
le pouvoir de motivation et de direction est la divine force du magnétisme, il est possible, grâce à
son aide, de traverser aisément et allègrement le temps et l'espace. Gloire au peuple de Bahá!
Chapitre: 167. "Tu m'as interrogé à propos du destin ..."
(167.1)
Tu m'as interrogé à propos du destin, de la prédestination et de la volonté.
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(167.2)
Le destin et la prédestination consistent dans les rapports nécessaires et indispensables qui existent
dans les réalités des choses. Ces rapports ont été placés, par le pouvoir de création, dans les réalités
des êtres existants, et chaque incident est une conséquence du rapport nécessaire.
(167.3)
Par exemple, Dieu a créé entre le soleil et le globe terrestre une relation par laquelle le soleil
brillerait de ses rayons et le sol serait fécondé. Ces relations constituent la prédestination et leur
manifestation, dans le monde de l'existence, représente le destin. La volonté est cette force active
qui contrôle ces relations et ces incidents. Telle est la quintessence de l'explication du destin et de la
prédestination.
(167.4)
Le temps me manque pour te fournir une explication plus détaillée. Réfléchis bien à ceci; la réalité
du destin, de la prédestination et de la volonté sera rendue manifeste.
Chapitre: 168. "Ô toi, dame du Royaume! ..."
(168.1)
Ô toi, dame du Royaume! Loue Dieu de t'avoir éveillée en cet âge - l'âge de la dispensation de
Bahá'u'llah - et de t'avoir donné conscience de la Manifestation du Seigneur des Armées.
(168.2)
Tous les habitants du monde sont enfouis dans les tombeaux de la nature, ou assoupis dans
l'inattention et l'inconscience. Comme a dit le Christ : 'Je puis venir sans que vous en soyez avertis.
La venue du Fils de l'Homme est comme celle d'un voleur dans une maison, dont le maître est dans
l'ignorance la plus complète".
(168.3)
En résumé, j'espère que, grâce aux générosités de Bahá'u'llah, tu pourras progresser jour après jour
dans le Royaume, devenir un ange céleste confirmé par le souffle du Saint Esprit, et édifier une
structure qui demeurera éternellement ferme et inébranlable ... .
(168.4)
Ces jours sont très précieux; saisis l'occasion présente et allume une lampe qui jamais ne s'éteindra
et qui déversera sa lumière, éclairant éternellement le monde de l'humanité!
Chapitre: 169. "Ô vous deux, âmes patientes! ..."
(169.1)
Ô vous deux, âmes patientes! J'ai bien reçu votre lettre. La mort de ce jeune homme bien-aimé et sa
séparation de vous ont suscité le chagrin le plus cruel car, à la fleur de l'âge et dans sa prime
jeunesse, il a pris son vol vers le céleste nid.
(169.2)
Mais il a été libéré de ce douloureux refuge, il a tourné son visage vers le nid éternel du Royaume
et, délivré d'un monde étroit et obscur, il s'est hâté vers le monde sanctifié de la lumière; en cela
réside la consolation de nos coeurs.
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(169.3)
L'inscrutable sagesse de Dieu est a la base de tels événements douloureux. C'est comme si un
jardinier bienveillant transférait un jeune et tendre arbrisseau d'un endroit confiné à une vaste zone
aérée. Or ce transfert n'est pas la cause du dépérissement, de l'amoindrissement ou de la destruction
de cet arbrisseau; non, il lui permet, au contraire, de croître et de prospérer, d'acquérir sa fraîcheur
et sa délicatesse, de verdir et de porter des fruits.
(169.4)
Ce secret caché est bien connu du jardinier, mais les âmes qui n'ont pas conscience de cette
générosité supposent que le jardinier, dans sa colère, a déraciné l'arbrisseau. Cependant, pour ceux
qui sont au courant, ce fait dissimulé est manifeste et ce décret prédestiné est considéré comme une
générosité.
(169.5)
Ainsi, ne soyez pas affligés ou désolés par l'ascension de cet oiseau de fidélité; non, en toutes
circonstances, priez pour ce jeune homme, implorant pour lui le divin pardon et l'élévation de son
rang.
(169.6)
J'espère que vous parviendrez à la patience, à la quiétude et à la résignation suprêmes; je supplie et
implore au Seuil d'Unicité, priant pour le pardon de Dieu.
(169.7)
Mon espoir est que, par son infinie munificence, Il accorde refuge à cette colombe du jardin de la
foi et la fasse demeurer sur la branche de l'Assemblée suprême afin qu'elle chante, dans les plus
douces mélodies, la louange et la glorification du Seigneur des Noms et des Attributs.
Chapitre: 170. "Ô toi qui cherches le Royaume! ..."
(170.1)
Ô toi qui cherches le Royaume! Ta lettre m'est parvenue. Tu m'écris au sujet de la cruelle calamité
qui t'a frappée - la mort de ton mari respecté.
(170.2)
Cet homme honorable a été tellement soumis aux tensions et aux fatigues de ce monde qu'il éprouva
le désir ardent d'en être délivré. Telle est cette demeure mortelle : une réserve d'affliction et de
souffrance.
(170.3)
C'est l'ignorance qui entrave les hommes, car aucune consolation ne peut être gagnée par une âme
en ce monde - du monarque jusqu'au plus humble des citoyens.
(170.4)
Si, un jour, cette vie nous offre une coupe de douceur, cent coupes amères suivront; telle est la
condition de ce monde.
(170.5)
C'est pourquoi l'homme avisé ne s'attache pas à cette vie mortelle et n'en dépend point; parfois
même, il désire vivement la mort afin de pouvoir être ainsi délivré de ces chagrins et de ces
afflictions. Il arrive donc que certains, sous l'extrême pression de leur angoisse, mettent fin à leur
existence.
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(170.6)
Quant à ton mari, sois sans crainte. Il sera plongé dans l'océan du pardon et deviendra le
bénéficiaire de la générosité et de la faveur divines. Fais de ton mieux pour donner à son enfant une
formation bahá’íe afin que, parvenu à la maturité, il soit miséricordieux, illuminé et céleste.
Chapitre: 171. "Ô toi, bien-aimée servante de Dieu! ..."
(171.1)
Ô toi, bien-aimée servante de Dieu! Bien que la perte d'un fils nous brise le coeur et excède les
limites de l'endurance humaine, pourtant celle qui sait et comprend est assurée que son fils n'a pas
été perdu, mais plutôt qu'il est passé de ce monde dans un autre et qu'elle le retrouvera dans le
royaume divin.
(171.2)
Cette réunion durera à jamais tandis qu'en ce bas monde, la séparation est inévitable, apportant avec
elle une douleur cruelle.
(171.3)
Dieu soit loué, tu as la foi, tu tournes ton visage vers le royaume éternel et tu crois en l'existence
d'un monde céleste. Ainsi ne sois pas inconsolable, ne languis pas, ne soupire pas, ne gémis pas et
ne pleure pas, car l'agitation et le deuil affectent profondément son âme dans le royaume divin.
(171.4)
Cet enfant bien-aimé s'adresse à toi du monde caché : "Ô toi, mère de bonté, remercie la divine
providence de m'avoir libéré d'une cage réduite et obscure et de m'avoir permis, comme les oiseaux
des prairies, de m'envoler vers le monde divin - un monde vaste, illuminé, toujours gai et jubilant.
(171.5)
Donc, ne te lamente pas, ô mère, et ne t'afflige pas; je ne suis pas parmi les disparus; je n'ai été ni
effacé ni détruit. J'ai quitté ma forme mortelle et levé ma bannière en ce monde spirituel.
(171.6)
A cette séparation succède une compagnie éternelle. Tu me trouveras dans le ciel du Seigneur,
plongé dans un océan de lumière".
Chapitre: 172. "Dieu soit loué, ton coeur se consacre ..."
(172.1)
Dieu soit loué, ton coeur se consacre à la commémoration de Dieu, ton âme se réjouit de la bonne
nouvelle et tu es absorbé dans la prière.
(172.2)
L'état de prière est la meilleure des conditions, car l'homme est alors associé à Dieu.
(172.3)
En vérité, la prière confère la vie, surtout lorsqu'elle est offerte en privé, par exemple à minuit, alors
que l'âme est libérée des soucis quotidiens.
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Chapitre: 173. "Les âmes qui, en ce jour, entrent dans le royaume ..."
(173.1)
Les âmes qui, en ce jour, entrent dans le royaume divin et parviennent à la vie éternelle, bien que
demeurant matériellement sur terre, s'élèvent en réalité vers le royaume céleste.
(173.2)
Leurs corps peuvent s'attarder sur terre, mais leurs esprits voyagent dans l'immensité spatiale car,
lorsque les pensées s'élargissent et s'illuminent, elles acquièrent le pouvoir de l'envol et transportent
l'homme vers le royaume de Dieu.
Chapitre: 174. "Ô vous, amis spirituels d'Abdu'l-Bahá! ..."
(174.1)
Ô vous, amis spirituels d'Abdu'l-Bahá! J'ai pris note du contenu de votre lettre, qui m'a grandement
réjoui et témoigne de votre fermeté et de votre constance dans la Cause de Dieu.
(174.2)
Cette Assemblée demeure à l'ombre protectrice du Seigneur de toutes munificences, et c'est mon
espoir que, comme il sied à ce rassemblement, il soit favorisé et revigoré par le souffle du Saint
Esprit et que, jour après jour, vous aimiez Dieu toujours davantage et deveniez toujours plus
attachés à la Beauté qui demeure à jamais, à Celui qui est la lumière du monde, car l'amour envers
Dieu et l'attrait spirituel purifient le coeur humain, le revêtent et le parent du vêtement immaculé de
sainteté, et une fois que le coeur est entièrement attaché au Seigneur et voué à la Perfection Bénie,
alors se révèle la grâce divine.
(174.3)
Cet amour n'est pas celui du corps, mais entièrement celui de l'âme, et les âmes dont l'être intime est
éclairé par l'amour envers Dieu sont comme des rayons diffus de lumière et brillent telles des étoiles
de sainteté dans un ciel pur et cristallin, car le véritable amour, l'amour réel, c'est l'amour pour Dieu,
qui est sanctifié au-delà des notions et des imaginations humaines.
(174.4)
Que les bien-aimés de Dieu - tous sans exception - soient l'essence de la pureté, la vie de sainteté
même afin que, dans chaque pays, ils deviennent renommés pour leur sainteté, leur indépendance
d'esprit et leur douceur.
(174.5)
Qu'ils soient encouragés par des gorgées de la coupe éternelle de l'amour pour Dieu et qu'ils
contemplent la Beauté Bénie, qu'ils ressentent la chaleur de la flamme, qu'ils soient saisis par cette
rencontre et rendus muets de frayeur et d'étonnement. Telle est la condition des âmes sincères; tel
est le chemin des êtres loyaux; tel est l'éclat rayonnant des visages de ceux qui sont proches de leur
Dieu.
(174.6)
C'est pourquoi les amis de Dieu doivent, empreints d'une extrême sainteté, s'élever d'un seul et
même accord, en esprit et en unité l'un avec l'autre, jusqu'à devenir semblables à un seul être et à
une seule âme.
(174.7)
A un tel niveau, les corps physiques ne jouent aucun rôle, c'est plutôt l'esprit qui domine et dirige et,
lorsque son pouvoir englobe toutes choses, alors l'union spirituelle est accomplie.
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(174.8)
Efforcez-vous, nuit et jour, de développer votre unité jusqu'à l'extrême limite.
(174.9)
Que vos pensées se concentrent sur votre propre développement spirituel, et fermez les yeux aux
manquements des autres âmes.
(174.10)
Agissez de telle manière - accomplissant de pures et nobles actions, manifestant modestie et
humilité - que vous puissiez contribuer à éveiller vos semblables.
(174.11)
Jamais Abdu'l-Bahá ne souhaite voir un être blessé, et jamais ne causera-t-il de l'affliction à
quiconque; en effet, l'homme ne peut recevoir de plus noble présent que l'occasion de réjouir le
coeur d'autrui. Je prie Dieu que vous deveniez des dispensateurs de joie, comme le sont les anges du
ciel.
Chapitre: 175. "Le charme mortel s'évanouira ..."
(175.1)
Le charme mortel s'évanouira, les roses céderont la place aux épines, beauté et jeunesse auront leur
temps et disparaîtront, mais ce qui dure éternellement est la beauté du Véritable, car sa splendeur ne
périt point et sa gloire demeure à jamais; son charme est tout-puissant et sa séduction infinie.
(175.2)
Tant il en est de ce visage qui reflète la splendeur de la lumière du Bien-Aimé! Loué soit le
Seigneur, tu en as été illuminé, tu as acquis la perle de la connaissance véritable et proféré la parole
de Vérité.
Chapitre: 176. "Ô toi qui es attiré vers le royaume de Dieu! ..."
(176.1)
Ô toi qui es attiré vers le royaume de Dieu! Chaque âme cherche un objet, nourrit un désir et, nuit et
jour, s'efforce d'atteindre son but. L'une aspire à la richesse, l'autre est assoiffée de gloire, une autre
encore languit après la renommée, l'art, la prospérité, etc. Pourtant, elles sont toutes vouées, en fin
de compte, aux privations et aux déceptions.
(176.2)
L'une comme l'autre, elles laissent derrière elles tout ce qui leur appartient et, les mains vides, se
hâtent vers le royaume de l'au-delà.
(176.3)
Tous leurs efforts resteront vains: elles retourneront toutes à la poussière, dénudées, déprimées,
découragées et en proie au plus profond désespoir.
(176.4)
Loué soit le Seigneur, tu es engagé dans ce qui t'assure un gain qui durera éternellement, et ce n'est
rien d'autre que ton attraction vers le royaume de Dieu, ta foi et ta connaissance, l'illumination de
ton coeur et tes efforts soutenus pour la promotion des divins enseignements. En vérité, ce présent
est impérissable et cette richesse est un trésor issu des cieux!
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Chapitre: 177. "Ô vivante flamme de l'amour céleste! ..."
(177.1)
Ô vivante flamme de l'amour céleste! Ton coeur s'est tellement embrasé de l'amour pour Dieu qu'à
dix mille lieues de distance, sa chaleur et son rayonnement peuvent être ressentis et observés.
(177.2)
Le feu allumé de main mortelle n'apporte sa lumière et sa chaleur qu'à un espace réduit, tandis que
cette flamme sacrée allumée par la Main de Dieu, bien que brûlant à l'Orient enflammera l'Occident
et donnera sa chaleur au Nord comme au Sud; elle s'élèvera plutôt de ce monde pour briller du plus
ardent éclat dans les empires d'En-Haut, inondant de lumière le royaume de gloire éternelle.
(177.3)
Heureux sois-tu d'avoir reçu un si céleste présent. Bénis sois-tu d'être favorisé par ses divins
bienfaits.
(177.4)
Que la gloire de Dieu repose sur toi et sur ceux qui se cramponnent à la ferme poignée de sa volonté
et de son Alliance sacrée.
Chapitre: 178. "Ô servante de Dieu! J'ai bien reçu ta lettre ..."
(178.1)
Ô servante de Dieu! J'ai bien reçu ta lettre en date du 9 décembre 1918 et ai pris note de son
contenu.
(178.2)
Ne perds jamais ta confiance en Dieu! Sois toujours pleine d'espérance, car les générosités divines
ne cessent jamais de se déverser sur l'humanité. Si, considérées d'un point déterminé elles semblent
diminuer, d'un autre point elles sont pleines et entières.
(178.3)
L'homme est, en toutes circonstances, plongé dans un océan de bénédictions divines. Ainsi, ne sois
jamais désespérée, mais plutôt ferme en ton espoir.
(178.4)
La participation aux réunions des amis est spécialement destinée à les garder vigilants, aimants et
attirés vers le divin royaume.
(178.5)
Si le désir que tu as de te rendre à Phillsburg, dans le Montana, est ardent et total, tu en as la
permission; peut-être pourras-tu allumer une lampe parmi ce groupe de mineurs et les rendre
conscients et vigilants, afin qu'ils se tournent vers Dieu et reçoivent une part de la munificence du
royaume divin.
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Chapitre: 179. "Efforcez-vous, autant que vous le pourrez ..."
(179.1)
Efforcez-vous, autant que vous le pourrez, de vous tourner entièrement vers le Royaume, afin
d'acquérir le courage inné et le pouvoir idéal.
Chapitre: 180. "J'espère qu'en ce bas monde, tu atteindras ..."
(180.1)
J'espère qu'en ce bas monde, tu atteindras la lumière céleste, que tu délivreras les âmes des ténèbres
de la nature que constitue le royaume animal, et que tu les feras parvenir à des degrés élevés dans le
royaume humain.
(180.2)
Aujourd'hui, tous les hommes sont plongés dans le monde de la nature; c'est pourquoi tu observes la
jalousie, l'avidité, la lutte pour la survie, la duperie, l'hypocrisie, la tyrannie, l'oppression, les
conflits, les différends, les effusions de sang et le pillage qui, tous, émanent du monde de la nature.
(180.3)
Rares sont ceux qui ont été délivrés de cette obscurité, qui se sont élevés du monde de la nature vers
le monde de l'homme, qui ont observé les enseignements divins, ont servi le monde de l'humanité et
qui resplendissent, miséricordieux, illuminés et semblables à un jardin de roses.
(180.4)
Fais ton possible pour devenir divin, caractérisé par les attributs de Dieu, illuminé et miséricordieux
afin d'être délivré de toute attache et de vouer ton coeur au royaume de l'incomparable Seigneur.
Voilà la générosité bahá’íe et voilà la lumière céleste.
Chapitre: 181. "Quant à la déclaration de Bahá'u'llah ..."
(181.1)
Quant à la déclaration de Bahá'u'llah dans Les Paroles Cachées, selon laquelle l'homme doit
renoncer à son moi, elle signifie qu'il doit renoncer à ses désirs immodérés à ses ambitions égoïstes
et aux impulsions de son être humain pour rechercher les saintes brises de l'esprit, suivre les
aspirations de son être supérieur et se plonger dans l'océan du sacrifice, le coeur fixé sur la beauté
du Très-Glorieux.
(181.2)
Quant à la référence, dans Les Paroles Cachées, à l'Alliance conclue sur le mont Paran, elle signifie
qu'aux yeux de Dieu, passé, présent et avenir ne font qu'un alors que pour l'homme, le passé a
disparu et il est oublié, le présent est éphémère et le futur est du domaine de l'espérance.
(181.3)
C'est un principe fondamental de la Loi de Dieu que, lors de chaque mission prophétique, Il conclut
une Alliance avec tous les croyants - une Alliance qui demeure jusqu'à la fin de cette mission,
jusqu'au jour promis où le personnage, annoncé à l'origine de la mission, est rendu manifeste.
(181.4)
Considérez Moïse, celui qui conversait avec Dieu. En vérité Moïse, sur le mont Sinaï, conclut une
alliance concernant le Messie avec toutes les âmes qui vivraient au temps du Messie.
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(181.5)
Ces âmes, bien qu'elles fussent apparues de nombreux siècles après Moïse, furent néanmoins - dans
la mesure où l'alliance, qui se situe hors du temps, était concernée - présentes là-bas avec Moïse.
(181.6)
Les Juifs, cependant, ne s'en soucièrent et ne s'en souvinrent point, subissant ainsi une lourde et
évidente perte.
(181.7)
Quant à la mention, dans les Paroles Cachées en arabe, selon laquelle l'être humain doit se détacher
de son moi, elle signifie, une fois encore, que l'homme ne devrait rien désirer pour lui-même en
cette vie fugitive, mais qu'il devrait retrancher son moi, c'est-à-dire renoncer au moi et à toutes ses
préoccupations sur le chemin du sacrifice, à l'heure de la venue du Seigneur.
Chapitre: 182. "Ô vous qui vous accrochez à l'Alliance ..."
(182.1)
Ô vous qui vous accrochez à l'Alliance et au Testament! En ce jour, des empires du Très-Glorieux,
du royaume de sainteté où s'élèvent des hosannas de glorification et de louange, l'Assemblée céleste
dirige vers vous son regard.
(182.2)
Chaque fois que son regard illumine les rassemblements de ceux qui sont fermes dans l'Alliance et
dans le Testament, alors elle émet son cri de : "Bonne nouvelle! Bonne nouvelle!"
(182.3)
Alors, exultant, elle élève sa voix et s'écrie : "Ô vous, communion spirituelle! Ô vous,
rassemblement divin! Soyez bénis! Que la bonne nouvelle soit sur vous! Que vos visages
s'illuminent et que vous ayez bon espoir, car vous vous attachez à l'Alliance du Bien-Aimé de tous
les mondes, vous êtes enivrés du vin de son Testament.
(182.4)
Vous avez donné votre foi à l'Ancien des Jours, vous vous êtes abreuvés au calice de la loyauté.
(182.5)
Vous avez gardé et défendu la Cause de Dieu; vous n'avez pas suscité le fractionnement de sa
parole; vous n'avez pas avili sa Foi, mais vous avez lutté pour la glorification de son saint Nom;
(182.6)
vous n'avez pas permis que la Cause bénie soit exposée à la dérision des hommes ni que le rang
désigné soit abaissé; vous n'avez pas voulu non plus que le Centre de l'Autorité soit discrédité ou
livré à la moquerie et à la persécution. Vous avez combattu pour maintenir la Parole une et
intégrale.
(182.7)
Vous avez passé par les portes de la miséricorde. Vous n'avez pas laissé la Beauté Bénie disparaître
de vos consciences ni tomber dans l'oubli." Que la Gloire repose sur vous!
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Chapitre: 183. "Ô toi, fille du Royaume! J'ai bien reçu ta lettre ..."
(183.1)
Ô toi, fille du Royaume! J'ai bien reçu ta lettre. Elle était semblable à la mélodie du rossignol divin
dont le chant réjouit les coeurs, car son contenu témoignait de ta foi, de ton assurance et de ta
fermeté dans l'Alliance et dans le Testament.
(183.2)
Aujourd'hui, le pouvoir dynamique du monde de l'existence est le pouvoir de l'Alliance qui, pareil à
une artère, bat dans le coeur du monde contingent et protège l'unité bahá’íe.
(183.3)
Il est ordonné aux bahá’ís d'établir l'unité de l'humanité; or, s'ils ne peuvent s'unir autour d'un seul
point, comment seront-ils capables de réaliser l'unité du genre humain?
(183.4)
En promulguant cette Alliance et ce Testament, la Beauté Bénie avait pour but de rassembler tous
les êtres existants autour d'un seul point afin que les âmes irréfléchies qui, dans chaque cycle et
dans chaque génération, ont provoqué la dissension, ne puissent saper les fondements de la Cause.
(183.5)
Il a donc décrété que tout ce qui émane du Centre de l'Alliance es juste, se trouve sous sa protection
et est l'objet de sa faveur, alors que tout le reste est erroné.
(183.6)
Tu es - Dieu soit loué! - ferme dans l'Alliance et dans le Testament.
Chapitre: 184. "Ô vous, âmes bénies! Bien que vous soyez soumises..."
(184.1)
Ô vous, âmes bénies! Bien que vous soyez soumises à de cruciales épreuves du fait des tentations
répétées et assidues de certains visant à ébranler la foi des amis à Los Angeles, vous êtes sous le
regard protecteur de la munificence de Bahá'u'llah et assistées par les légions angéliques.
(184.2)
Avancez donc d'un pas assuré et consacrez-vous, avec confiance et certitude absolues, à proclamer
les fragrances divines, à glorifier la parole de Dieu et à demeurer fermes dans l'Alliance.
(184.3)
Soyez assurés que, si une âme se lève dans une extrême persévérance, lance l'appel du Royaume et,
résolument, proclame l'Alliance, ne fût-elle qu'une fourmi insignifiante, elle parviendra à jeter le
redoutable éléphant hors de l'arène et, ne fût-elle qu'une faible mite, elle mettra en loques le
plumage du vautour rapace.
(184.4)
Ainsi, efforcez-vous de disperser l'armée du doute et de l'erreur par le pouvoir des paroles sacrées.
(184.5)
Ceci est mon exhortation, ceci est mon conseil. Ne vous querellez avec personne et évitez toute
forme de conflit.
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(184.6)
Proférez la parole de Dieu. Si votre interlocuteur l'accepte, le but souhaité est atteint et, s'il s'en
détourne, laissez-le à lui-même et gardez votre confiance en Dieu. Tel est l'apanage de ceux qui
sont fermes dans l'Alliance.
Chapitre: 185. "Ô vous, amis et servantes du Miséricordieux! ..."
(185.1)
Ô vous, amis et servantes du Miséricordieux! J'ai reçu de l'Assemblée Spirituelle de Los Angeles
une lettre d'où il ressort que les âmes bénies de Californie pareilles à une montagne immuable,
résistent à la tempête de la violation et que, tels des arbres bénis, elles ont été plantées dans le sol de
l'Alliance où elles demeurent, fermes et constantes.
(185.2)
Ainsi ai-je l'espoir que, par les bénédictions du Soleil de Vérité, ces âmes puissent croître, jour
après jour, en constance et en fermeté.
(185.3)
Les épreuves de chaque dispensation sont directement proportionnelles à la grandeur de la Cause et
comme il n'avait pas été conclu jusqu'ici une telle Alliance manifeste, rédigée par la Plume
Suprême, les épreuves sont comparativement plus sévères.
(185.4)
Elles provoquent l'hésitation chez les âmes faibles, alors que les âmes fortes demeurent
inébranlables.
(185.5)
Or, ces agitations des violateurs ne sont rien d'autre que l'écume des vagues de l'océan - l'un de ses
traits inséparables, - mais l'océan de l'Alliance se dressera et rejettera sur le rivage les dépouilles des
morts, car il ne peut les retenir.
(185.6)
Ainsi voit-on que l'océan de l'Alliance s'est enflé et enflé jusqu'à ce qu'il ait rejeté les cadavres - des
âmes privées de l'esprit de Dieu, perdues dans leurs passions et leur égoïsme, et qui cherchent à
dominer.
(185.7)
Cette écume de l'océan ne durera point; elle se dissipera bientôt puis disparaîtra, tandis que l'océan
de l'Alliance s'enflera et mugira éternellement ... .
(185.8)
Depuis la genèse de la création jusqu'à ce jour, à travers toutes les divines dispensations, il n'a
jamais été conclu d'Alliance aussi ferme et explicite.
(185.9)
Dans ces conditions, est-il possible que cette écume demeure à la surface de l'océan de l'Alliance?
Par Dieu, non!
(185.10)
Les violateurs foulent aux pieds leur propre dignité, arrachent leurs propres fondements et
s'enorgueillissent d'être soutenus par des flagorneurs qui accomplissent un grand effort pour
ébranler la foi des âmes faibles, mais dont les actions demeurent sans effet; c'est là un mirage et non
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de l'eau, de l'écume et non la mer, de la brume et non un nuage, l'illusion et non la réalité. Bientôt,
vous constaterez tout cela.
(185.11)
Dieu soit loué, vous êtes fermes et constants; soyez reconnaissants que, tels des arbres bénis, vous
soyez solidement plantés dans le sol de l'Alliance.
(185.12)
Il est certain que chaque être ferme se développera, donnera de nouveaux fruits et, chaque jour,
croîtra en fraîcheur et en grâce.
(185.13)
Méditez sur tous les écrits de Bahá'u'llah- qu'il s'agisse d'épîtres ou de prières, - et vous rencontrerez
sûrement un millier de passages dans lesquels Bahá'u'llah prie en ces termes : "Ô Dieu! Réduit à
néant les violateurs de l'Alliance et défais les oppresseurs du Testament.
(185.14)
Celui qui renie l'Alliance et le Testament est répudié par Dieu, et celui qui demeure ferme et
constant en eux est accueilli au Seuil d'Unicité. " De telles paroles et prières abondent; reportez-
vous-y, et vous saurez.
(185.15)
Ne soyez jamais abattus. Plus vous êtes remués par la violation, plus vous gagnez en constance et
en fermeté; soyez persuadés que les armées divines triompheront, car elles sont assurées de la
victoire du royaume d'Abha.
(185.16)
De par le monde est levé l'étendard de constance et de fermeté, et dégradé le drapeau de la
violation, car seules quelques âmes faibles ont été détournées par les flatteries et les arguments
spécieux des violateurs qui, extérieurement, prennent le plus grand soin à exhiber leur fermeté mais,
en leur être intime, s'appliquent à agiter les âmes.
(185.17)
Seuls quelques-uns, à la tête des agitateurs, sont bien connus en tant que violateurs alors que les
autres trompent les âmes par de subtils moyens: extérieurement, en effet, ils affirment leur
constance et leur fermeté dans l'Alliance mais, lorsqu'ils rencontrent des coeurs faciles à émouvoir,
ils sèment en secret les graines du soupçon.
(185.18)
Les actes de tous ces détracteurs sont semblables à la violation de l'Alliance par Judas Iscariote et
ses disciples.
(185.19)
Réfléchissez : Ont-ils laissé derrière eux quelque résultat, quelque trace? Ses disciples n'ont pas
même laissé de nom et, bien qu'un certain nombre de Juifs aient pris le parti de Judas, c'était comme
si ce dernier n'avait aucun adepte.
(185.20)
Ce Judas Iscariote, qui était le chef des apôtres, trahit le Christ pour trente pièces d'argent. Prenez
garde, Ô vous, hommes de perception!
(185.21)
Aujourd'hui, ces violateurs sans importance trahiront sûrement le Centre de l'Alliance pour la forte
somme que, par les moyens les plus subtils, ils ont convoitée.
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(185.22)
Trente années se sont écoulées depuis l'ascension de Bahá'u'llah et, à cette époque, ces violateurs
avaient lutté de toutes leurs forces. Or qu'ont-ils réalisé?
(185.23)
En toutes circonstances, ceux qui sont demeurés fermes dans l'Alliance ont triomphé alors que les
violateurs ont connu la défaite, les déboires et le découragement.
(185.24)
Après l'ascension d'Abdu'l-Bahá, ils ne laisseront aucune trace. Ces âmes sont ignorantes de ce qu'il
adviendra et fières de leurs propres chimères.
(185.25)
En résumé, ô vous amis de Dieu et servantes du Miséricordieux! La main de divine munificence a
placé sur vos têtes une couronne sertie de bijoux, dont les pierres précieuses brilleront éternellement
à travers l'espace.
(185.26)
Appréciez cette générosité, déliez vos langues dans la louange et l'action de grâce, et mettez-vous à
proclamer les enseignements divins, car c'est là que résident l'esprit de vie et l'instrument de salut.
Chapitre: 186. "Ô toi qui es ferme dans l'Alliance! J'ai reçu de toi ..."
(186.1)
Ô toi qui es ferme dans l'Alliance! J'ai reçu de toi trois lettres successives et ainsi ai-je appris que,
dans la ville de Cleveland, les coeurs sont affligés par les souffles ténébreux des briseurs d'Alliance,
et que l'harmonie entre les amis a décliné.
(186.2)
Par Dieu! Il a été prédit, des centaines de fois, que les violateurs se tiennent à l'affût et désirent, par
tous les moyens, provoquer la dissension parmi les amis afin que celle-ci puisse aboutir à la
violation de l'Alliance. Comment se fait-il que, malgré cet avertissement, les amis aient négligé
cette déclaration explicite?
(186.3)
La question est claire, directe et d'une brièveté extrême. Ou bien Bahá'u'llah était sage, omniscient
et averti de ce qui s'ensuivrait, ou bien il était ignorant et dans l'erreur.
(186.4)
Il a conclu, de sa plume suprême, une telle Alliance et un tel Testament avec tous les bahá’ís,
d'abord avec les Aghsan, les Afnan et ses parents, leur ordonnant d'obéir et de se tourner vers Lui.
(186.5)
De sa plume suprême, Il a explicitement déclaré que l'objet du verset suivant du Kitab-i-Aqdas est
la Plus Grande Branche : "Lorsque l'océan de ma présence aura reflué et que sera achevé le Livre de
ma Révélation, tournez-vous vers Celui que Dieu avait en vue, Celui qui est issu de cette Antique
Racine. "
(186.6)
Le sens de ce verset peut se résumer ainsi : Après mon ascension, il incombe aux Aghsan, aux
Afnan, aux parents, et à tous les amis de Dieu, de se tourner vers Celui qui s'est ramifie à partir de
l'Antique Racine.
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(186.7)
Il dit aussi très clairement, dans le Kitab-i-Aqdas : "Ô vous, habitants du monde! Lorsque la
Colombe mystique aura pris son envol de son Sanctuaire de Louange et recherché son but lointain,
sa demeure secrète, rapportez-vous, pour tout ce que vous ne comprenez pas dans le Livre, à Celui
qui est issu de cette puissante souche".
(186.8)
S'adressant à tous les habitants du monde, Il dit : "Lorsque la Colombe mystique s'envolera du
verger de louange vers la station suprême et invisible - c'est-à-dire lorsque la Beauté Bénie
abandonnera le monde contingent pour l'invisible royaume, - référez-vous, pour tout ce que vous ne
comprenez pas dans le Livre. à Celui qui est issu de l'Antique Racine. C'est-à-dire que tout ce qu'il
dit est la vérité même".
(186.9)
Et, dans le Livre de l'Alliance. Il dit explicitement que l'objet de ce verset : "Qui est issu de cette
Antique Racine" est la Plus Puissante Branche. Et Il ordonne à tous les Aghsan, les Afnan, les
parents et les bahá’ís de se tourner vers Lui.
(186.10)
A présent, ou bien l'on doit dire que la Beauté Bénie a commis une erreur, ou bien Il doit être obéi.
(186.11)
Abdu'l-Bahá n'a pas d'autre commandement à faire respecter, si ce n'est la diffusion des fragrances
de Dieu, l'exaltation de sa Parole, la proclamation de l'unité de l'humanité, l'établissement de la paix
universelle, ainsi que les autres commandements de Dieu.
(186.12)
Ce sont là des commandements divins, qui n'ont rien à voir avec Abdu'l-Bahá. Quiconque le désire
peut les accepter, et celui qui les rejette peut faire comme bon lui semble.
(186.13)
Parmi ceux qui sèment la discorde, il en est qui, usant de nombreux stratagèmes cherchent à prendre
la direction et, afin d'y parvenir, ils instillent le doute chez les amis pour susciter des différends,
dans l'espoir que ceux-ci provoquent une scission.
(186.14)
Mais les amis de Dieu doivent être vigilants; ils doivent savoir que la propagation de ces doutes est
motivée par des intentions personnelles et par l'ambition du pouvoir.
(186.15)
Ne brisez point l'unité bahá’íe et sachez que cette unité ne peut être maintenue que par la foi en
l'Alliance de Dieu.
(186.16)
Tu éprouves le désir de voyager afin de pouvoir répandre au loin les fragrances divines. C'est là un
souhait hautement valable. Assurément, les confirmations divines t'assisteront et le pouvoir de
l'Alliance et du Testament t'apportera le triomphe et la victoire.
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Chapitre: 187. "Ô toi qui es ferme dans l'Alliance! J'ai bien reçu ..."
(187.1)
Ô toi qui es ferme dans l'Alliance! J'ai bien reçu ta lettre. Tu m'y exprimais ta satisfaction au sujet
de la convention, car ce rassemblement a permis l'élévation de la Cause de Dieu et la démonstration
du pouvoir de sa Parole.
(187.2)
La grandeur de la Cause aplanira ces différends et peut se comparer à la santé du corps humain qui,
une fois établie, élimine toute maladie et toute déficience.
(187.3)
Notre espoir est que ne subsiste aucune trace d'opposition; mais, parmi les amis d'Amérique,
certains sont agités dans leurs ambitions nouvelles et cherchent, à l'ombre et en secret, à découvrir
tout ce qui peut engendrer la dissension.
(187.4)
Dieu soit loué, de telles portes sont toutes closes dans le domaine de la Cause de Bahá'u'llah, car un
Centre spécial investi de pouvoir a été désigné - un Centre qui résout toutes les difficultés et élimine
toutes les différences.
(187.5)
La Maison Universelle de Justice, de la même manière, écarte toutes les différences; tout ce qu'elle
prescrit doit être accepté, et celui qui transgresse est rejeté;
(187.6)
or cette Maison Universelle de Justice, qui est le Corps législatif n'a pas encore été instituée.
(187.7)
Voyez par conséquent qu'il ne subsiste aucun moyen de dissension, mais ce sont les désirs charnels
qui provoquent les différends, et c'est le cas des violateurs.
(187.8)
Ceux-ci ne doutent pas de la validité de l'Alliance, mais des motifs égoïstes les ont entraînés vers
cette condition. Ce n'est pas qu'ils ignorent ce qu'ils font - ils en sont parfaitement conscients, ce qui
ne les empêche pas, pour autant, de manifester leur opposition.
(187.9)
En bref, l'océan de l'Alliance est tumultueux et vaste. Il rejette sur le rivage l'écume de la violation,
et, ainsi, vous n'avez rien à redouter.
(187.10)
Consacre-toi au service du Mashriqu'l-Adhkar et prépare toi à propager les divines fragrances. Ne te
consacre à rien d'autre qu'à cela, de crainte de disperser ton attention et de voir stagner ton oeuvre.
Chapitre: 188. "Ô vous, les bien-aimés d'Abdu'l-Bahá! ..."
(188.1)
Ô vous, les bien-aimés d'Abdu'l-Bahá! Il y a bien longtemps désormais que mon oreille intérieure
n'a perçu les douces mélodies émanant de certaines régions, ou que mon coeur ne s'en est réjoui; et
cela, malgré le fait que vous êtes sans cesse présents dans mes pensées et que je vous vois nettement
devant moi.
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(188.2)
Le gobelet de mon coeur déborde du vin de l'amour que je vous porte et mon désir ardent, celui de
poser sur vous mon regard, court, tel l'esprit, à travers mes artères et mes veines.
(188.3)
Ainsi, grande est mon affliction. Aujourd'hui, au milieu de cette tempête de calamités agitant ses
vagues jusqu'au plus haut des cieux, je suis assailli par une grêle de flèches cruelles et incessantes
qui m'atteignent de tous les points cardinaux.
(188.4)
A chaque instant, ici en Terre Sainte, me parviennent de terrifiantes nouvelles, et chaque jour
apporte son contingent d'horreur.
(188.5)
Le centre de sédition avait imaginé que son arrogante rébellion suffirait à réduire en poussière
l'Alliance et le Testament; cela suffisait, pensait-il, à détourner les âmes justes du Testament sacré.
(188.6)
C'est pourquoi il a propagé de tous côtés ses feuillets de suspicion, élaborant maints projets secrets.
Il clamait que l'édifice de Dieu avait été subverti et ses divins commandements annulés et que, par
là même, l'Alliance et le Testament étaient abolis.
(188.7)
Puis il s'appliquait à soupirer et à gémir qu'il était retenu prisonnier, en proie à la faim et à la soif, de
nuit comme de jour.
(188.8)
Une autre fois, il suscitait un vacarme, déclarant que l'unicité de Dieu avait été reniée puisqu'une
autre manifestation avait été proclamée, avant l'expiration d'une période de mille ans.
(188.9)
Lorsqu'il constata que ses calomnies demeuraient sans effet, il conçut progressivement un plan
destiné à provoquer le trouble. Il commença à semer la discorde et se rendit de porte en porte. Il se
mit à porter de fausses accusations auprès des fonctionnaires du gouvernement. Il prit contact avec
des ressortissants étrangers, gagna leur intimité et, avec ceux-ci, rédigea un document qu'il présenta
au siège du sultanat, semant ainsi la consternation parmi les autorités.
(188.10)
Une de ces nombreuses calomnies accusait cet infortuné d'avoir levé l'étendard de la révolte, un
drapeau portant les mots "Ya-Bahá'u'l-Abha". J'étais accusé de l'avoir arboré en paradant à travers
la campagne, dans chaque cité, chaque ville et chaque village, et même parmi les tribus du désert,
invitant tous les habitants à s'unir sous ce drapeau.
(188.11)
Ô mon Seigneur, en vérité je cherche refuge auprès de Toi à la seule pensée d'une telle action,
contraire à tous les commandements de Bahá'u'llah et qui, en réalité, serait un insigne méfait que
seul un sombre pécheur oserait jamais perpétrer, car Tu as décrété qu'il nous incombe d'obéir aux
dirigeants et aux rois.
(188.12)
Une autre des calomnies du centre de sédition arguait que le tombeau sur le mont Carmel était une
forteresse que j'avais bâtit, solide et inexpugnable - alors que le bâtiment en construction comporte
six pièces - et que je l'avais appelée Médine la Splendide, alors qu'en réalité j'ai nommé le Tombeau
sacré La Mecque la Glorifiée.
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(188.13)
Selon une autre encore de ses calomnies, j'aurais établi une souveraineté indépendante et - Dieu
m'en préserve! Dieu m'en préserve! -j'aurais invité tous les croyants à se joindre à moi pour
perpétrer ce méfait collectif. Combien sinistre, ô mon Seigneur, est sa calomnie!
(188.14)
Pourtant, il prétend encore que, puisque le Tombeau sacré est devenu un lieu de visite pour les
pèlerins venus du monde entier, ce gouvernement et ce peuple subiront ainsi de grands dommages.
(188.15)
Lui, le centre de la sédition, allègue qu'il n'a pris lui-même aucune part à tous ces événements, qu'il
est un Sunni (orthodoxe) des Sunnites et un disciple dévoué d'Abú-Bakr et d'Umar, et considère
Bahá'u'llah simplement comme un homme pieux et un mystique; toutes ces choses, déclare-t-il, ont
été mises sur pied par cet être opprimé.
(188.16)
Pour résumer, une commission d'enquête fut désignée par le sultan - que la gloire de son règne soit
durable! - Cette commission vint ici même et, dès son arrivée, se rendit au domicile de l'un des
accusateurs, puis elle convoqua le groupe qui, travaillant avec mon frère, avait rédigé le document
accusatoire et lui demanda s'il reflétait la vérité.
(188.17)
Le groupe expliqua la teneur du document, déclara que tout ce qui y était consigné n'était autre que
la vérité et ajouta d'autres chefs d'accusation. Ainsi, ce groupe faisait fonction tout à la fois de
plaignants, de témoins et de juge.
(188.18)
La commission est maintenant de retour au siège du califat, et les récits les plus terrifiants
parviennent chaque jour de cette cité. Toutefois - Dieu soit loué! - Abdu'l-Bahá demeure calme et
impassible. Je ne garde rancune à personne pour ces diffamations.
(188.19)
Je m'en suis remis, pour toutes mes affaires. à son irrésistible volonté et j'attends - dans un bonheur
parfait - d'offrir ma vie en sacrifice, prêt à toutes les pires afflictions qui pourraient m'être réservées.
(188.20)
Grâce à Dieu, les croyants, eux aussi, acceptent et demeurent soumis à la volonté divine; satisfaits
de leur sort, radieusement consentants, ils rendent grâce.
(188.21)
Le centre de sédition a imaginé que le sang de cet être opprimé une fois répandu, lorsque j'aurai été
abandonné sur le sable de l'immense désert ou noyé dans la mer Méditerranée disparu dans
l'anonymat sans laisser de trace, sans personne pour témoigner à mon sujet, - alors il disposerait
enfin d'un terrain où il pourrait enfourcher son destrier et, armé de son maillet de mensonges et de
suspicions, frapper violemment la balle de polo de ses ambitions, et remporter la victoire.
(188.22)
Il s'en faudrait de beaucoup! Car, même si le parfum subtil du musc de fidélité disparaissait sans
laisser aucune trace, qui serait attiré par l'odeur nauséabonde de la perfidie?
(188.23)
Et même si quelque gazelle céleste venait à être déchiquetée par des chiens et par des loups, qui
accourrait pour découvrir un loup enragé?
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(188.24)
Même si le jour du Rossignol mystique touchait à sa fin, qui prêterait jamais l'oreille au
croassement du corbeau?
(188.25)
Quelle vaine supposition que la sienne! Quelle folle présomption! « Leurs oeuvres sont comme la
vapeur dans un désert; l'assoiffé rêve qu'elle est de l'eau jusqu'à ce que, parvenu au but, il ne trouve
que le néant » [voir : Coran 24.39].
(188.26)
Ô vous, bien-aimés de Dieu! Ayez le pied ferme et le coeur constant et, par le pouvoir de
l'assistance de la Beauté Bénie, soyez résolus dans vos intentions.
(188.27)
Servez la Cause de Dieu. Faites face à toutes les nations du monde avec la constance et l'endurance
du peuple de Bahá, afin que chacun soit stupéfait et s'interroge : comment peut-il se faire que vos
coeurs soient des sources de confiance et de foi, des mines regorgeant de l'amour pour Dieu.
(188.28)
Soyez tels que vous ne faillirez ni vacillerez à cause de ces tragédies survenues en Terre Sainte; ne
vous laissez pas abattre par ces terribles événements.
(188.29)
Et si tous les croyants étaient passés par les armes, et qu'il n'en restait qu'un, que celui-là élève sa
voix au nom du Seigneur et qu'il répande la bonne nouvelle, qu'il se lève pour affronter tous les
peuples de la terre.
(188.30)
Ne considérez pas les affreux événements survenus en ce Lieu illuminé- La Terre Sainte est en
danger à tout instant et, ici, la marée des calamités est toujours montante, car cet appel a été entendu
de par le monde et sa rumeur est parvenue aux extrémités de la terre.
(188.31)
C'est pourquoi les ennemis - tant de l'intérieur que de l'extérieur - se sont appliqués, avec subtilité et
talent, à propager leurs calomnies.
(188.32)
Il est clair qu'un lieu comme celui-ci serait exposé au danger car, ici, il n'y a nul défenseur, personne
pour se lever et prendre notre parti face à la calomnie : personne - à part quelques âmes sans gîte,
infortunées, retenues captives en cette forteresse.
(188.33)
Elles n'ont pas de défenseur; il n'est personne pour les secourir, personne pour détourner les flèches
du mensonge, les traits de la diffamation qui leur sont assénés : personne, excepté Dieu.
(188.34)
Il vous sied de méditer sur le sort de tous ces bien-aimés qui se hâtèrent vers le terrain sacré du
sacrifice, de ces âmes précieuses qui offrirent leurs vies. Gardez en mémoire ces flots de sang sacré
déversé. Combien de coeurs droits furent mélangés à leur sang, combien de poitrines furent la cible
de l'épée de la tyrannie, combien de chastes corps furent dépecés!
(188.35)
Alors comment pourrions-nous même songer à nous sauver, à nous insinuer dans les bonnes grâces
d'un étranger ou d'un parent et à feindre un compromis! Ne devrions-nous pas, plutôt, prendre le
chemin de la rectitude et suivre les traces de ces grandes âmes disparues?
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(188.36)
Ces quelques brèves journées passeront, cette vie présente s'effacera de notre vue; les roses de ce
monde perdront leur fraîcheur et leur beauté, le jardin des triomphes et des délices de cette terre
languira et s'évanouira.
(188.37)
Le printemps de vie se changera en automne de mort, la joie brillante des halls de palace fera place
à la nuit sans lune des tombeaux. C'est pourquoi rien de tout cela n'est digne de notre amour, et le
coeur du sage ne s'y attachera pas.
(188.38)
Celui qui dispose de la connaissance et du pouvoir recherchera plutôt la gloire céleste, la distinction
spirituelle et la vie éternelle.
(188.39)
Il languit de s'approcher du Seuil Sacré de Dieu car, dans la taverne de ce monde éphémère,
l'homme de Dieu ne se vautrera pas dans l'ivrognerie; pas un seul instant il ne prendra ses aises, ni
ne se souillera par l'attachement à cette vie terrestre.
(188.40)
Au contraire, les amis sont des étoiles dans les cieux de la direction, des corps célestes dans le
firmament de la grâce divine qui, de toute leur puissance, font s'envoler les ténèbres.
(188.41)
Ils abattent les fondements de malveillance et de haine. Ils ne nourrissent qu'un seul désir pour le
monde et tous ses peuples : paix et bien-être.
(188.42)
Par eux, les remparts de guerre et d'agression sont démolis. Ils font preuve de fidélité, d'honnêteté et
d'amitié pour parvenir à leur but, et de bonté même envers un ennemi cruel, jusqu'à ce qu'enfin, ils
transforment cette prison de traîtrise - le monde - en une demeure de confiance extrême, et cette
geôle de haine, de malveillance et de mépris, en divin paradis.
(188.43)
Ô vous, amis aimants! Efforcez-vous, corps et âme, de faire de ce monde le reflet du Royaume, afin
que ce bas monde regorge des bénédictions du royaume de Dieu, que les voix de l'Assemblée divine
s'élèvent en acclamations, et que les signes et marques des générosités et des bienfaits de
Bahá'u'llah embrassent la terre tout entière.
(188.44)
Jinab-i-Amin a exprimé la plus grande admiration pour vous, hommes révérés et femmes
illuminées, vous mentionnant et vous louant tous, l'un après l'autre, parlant longuement de la
fermeté et de la constance dont vous avez tous fait preuve et disant que, Dieu soit loué!, dans toute
la Perse, hommes et femmes se tiennent ensemble, droits, forts, immuables - un puissant édifice
solidement érigé, - et que vous vous appliquez, avec amour et joie, à répandre de par le monde les
subtils parfums du Seigneur.
(188.45)
C'était là des nouvelles de grande joie, d'autant plus qu'elles me sont parvenues en ces jours de péril
extrême, car le souhait le plus cher de cet opprimé est que les amis aient le coeur spirituel et l'esprit
illuminé et, une fois que m'est accordée cette grâce, les calamités, aussi affligeantes soient-elles, ne
sont que munificence déversée sur moi, telle une pluie abondante.
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(188.46)
Ô Dieu, mon Dieu! Tu me vois plongé dans un océan d'angoisse, solidement enchaîné aux feux de
la tyrannie et pleurant dans l'obscurité de la nuit.
(188.47)
Je ne cesse de me retourner dans mon lit, en quête de sommeil, les yeux avides de contempler la
lumière matinale de fidélité et de confiance.
(188.48)
J'agonise tel un poisson dont les entrailles sont en feu tandis qu'il bondit ça et là sur le sable, terrifié;
pourtant je guette, sans cesse de tous côtés, l'apparition de tes bienfaits.
(188.49)
Ô Dieu, mon Dieu! Fais que les croyants d'autres pays participent à ton abondante grâce; délivre,
par ton aide et ta générosité infaillibles, quiconque parmi tes bien-aimés, dans les régions les plus
lointaines, déplore l'amère cruauté de son ennemi.
(188.50)
Ô Seigneur, ils sont captifs de ton amour, prisonniers de tes troupes. Ils sont les oiseaux qui volent
dans les cieux de ta direction, les baleines qui nagent dans l'océan de tes bienfaits, les étoiles qui
scintillent à l'horizon de tes dons.
(188.51)
Ils sont les défenseurs de la forteresse de ta Loi. Ils sont les bannières de ton souvenir parmi les
hommes. Ils sont les puits profonds de ta divine compassion, les fontaines de tes faveurs, les
sources de ta grâce.
(188.52)
Garde-les toujours en sécurité sous ton regard très-protecteur. Aide-les à exalter ta parole; fais que
leurs coeurs demeurent constants dans ton amour; redresse leurs échines afin qu'ils puissent te servir
efficacement; dans la servitude, affermis leurs pouvoirs.
(188.53)
Répands, par eux, tes subtils parfums jusqu'aux extrémités de la terre; expose, à travers eux, tes
Ecrits sacrés; par eux, fais connaître ton verbe; accomplis par eux tes paroles; par eux, déverse ta
miséricorde,
(188.54)
Tu es, en vérité, le Puissant. En vérité, tu es le Clément, le Compatissant.
Chapitre: 189. "Aujourd'hui, chaque être sage ..."
(189.1)
Aujourd'hui, chaque être sage, vigilant et prévoyant est éveillé et les mystères de l'avenir lui sont
dévoilés, qui témoignent que rien, si ce n'est le pouvoir de l'Alliance, n'est capable de remuer le
coeur de l'humanité, de même que le Nouveau et l'Ancien Testaments exposèrent à travers toute la
terre la Cause du Christ et furent la force pulsatoire dans le corps du monde humain.
(189.2)
Un arbre ayant une racine donnera des fruits, alors que celui qui en est dépourvu - si haut et robuste
qu'il puisse être - est appelé à se flétrir, à périr et à devenir une simple bûche tout juste bonne à faire
du feu.
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(189.3)
L'Alliance de Dieu est semblable à un vaste océan insondable. Une lame en surgira, qui rejettera sur
le rivage toute l'écume amoncelée.
(189.4)
Dieu soit loué, le souhait le plus noble des âmes attentives est l'exaltation de la parole de Dieu et la
propagation des divines fragrances. Ceci est, en vérité, le fondement sûr et résistant.
(189.5)
Maintenant, semblable au matin, la lumière du Soleil de Vérité a été diffusée à travers le monde.
(189.6)
Il faut s'efforcer de réveiller les âmes assoupies, de rendre vigilants les inattentifs, et faire en sorte
que les enseignements divins, qui constituent l'esprit de cet âge, parviennent aux oreilles des
habitants du monde, qu'ils soient propagés à travers les gazettes et exposés, avec éloquence et
talent, dans les assemblées humaines.
(189.7)
Notre conduite doit ressembler à celle de Paul, et notre foi doit être semblable à celle de Pierre.
Cette brise musquée parfumera les narines des habitants du monde, et cet esprit ressuscitera les
morts.
(189.8)
L'odeur agressive de la violation a momentanément arrêté la progression de la Cause; sans cela, les
enseignements divins, tels les rayons du soleil, se répandraient et pénétreraient aussitôt dans toutes
les régions du monde.
(189.9)
Tu as l'intention d'imprimer et de publier les causeries d'Abdu'l-Bahá que tu as recueillies. C'est là,
en vérité, une fort louable tâche. Elle te permettra d'acquérir un rayonnant visage dans le royaume
d'Abha et fera de toi un objet de louange et de gratitude de la part des amis, en Orient comme en
Occident, mais ce service doit être entrepris avec un soin extrême, afin que soit reproduit le texte
exact des causeries, à l'exclusion de toutes déviations et altérations commises dans les traductions
antérieures.
Chapitre: 190. "Tu me vois, ô mon Dieu, prosterné ..."
(190.1)
Tu me vois, ô mon Dieu, prosterné en signe d'humilité, m'abaissant devant tes commandements, me
soumettant à ta souveraineté, tremblant devant la puissance de ta domination, fuyant devant ta
colère, implorant ta grâce, comptant sur ton pardon, secoué d'effroi devant ta fureur.
(190.2)
Je t'implore, le coeur battant, en larmes et l'âme languissante, et dans un complet détachement de
toutes choses, de faire de tes amants des rayons de lumière à travers tes royaumes, et d'aider tes
serviteurs élus à exalter ta parole, afin que leurs visages resplendissent et rayonnent, que leurs
coeurs soient remplis de mystères, et que chaque âme dépose son fardeau de péchés.
(190.3)
Garde-les donc de l'agresseur, de celui qui est devenu un faiseur de tort, blasphémateur et sans
vergogne.
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(190.4)
En vérité, tes amants sont assoiffés, ô mon Seigneur; guide-les vers la source de générosité et de
grâce. En vérité, ils sont affamés; fais descendre sur eux ta table céleste. En vérité, ils sont nus;
couvre les des vêtements de l'érudition et de la connaissance.
(190.5)
Ce sont des héros, ô mon Seigneur; conduis-les vers le champ de bataille.
(190.6)
Ce sont des guides; fais qu'ils parlent sans détour, arguments et preuves à l'appui.
(190.7)
Ce sont des serviteurs secourables; fais qu'ils passent à la ronde la coupe débordant du vin de la
certitude.
(190.8)
Ô mon Dieu, fais qu'ils soient des oiseaux au chant joyeux dans des jardins de beauté, des lions
tapis dans les fourrés, des baleines plongeant dans les profondeurs de l'océan.
(190.9)
Tu es, en vérité, Celui dont la grâce abonde. Il n'est pas d'autre Dieu que toi, le Puissant, l'éternel
Dispensateur.
(190.10)
Ô vous, mes amis spirituels! Depuis quelque temps, les pressions se sont aggravées, les restrictions
sont comme les fers d'un prisonnier.
(190.11)
Cet opprimé a été abandonné, car toutes les voies étaient barrées. Des amis se sont vu interdire
l'accès à ma présence; ceux qui avaient ma confiance ont été écartés et l'ennemi m'a encerclé; les
guetteurs malveillants étaient hardis et cruels.
(190.12)
A chaque instant, une nouvelle affliction. A chaque souffle, une nouvelle angoisse. Parents et
étrangers, tous à la fois, sur l'offensive; des amants de jadis, devenus infidèles et sans pitié, ont été
pires que des ennemis tandis qu'ils se levaient pour me harceler.
(190.13)
Personne pour défendre Abdu'l-Bahá, nul assistant, nul protecteur, nul allié, nul défenseur. Je me
noyais dans une mer sans rivage et sans cesse. à mes oreilles, résonnaient les voix rauques des
perfides, pareilles au croassement des corbeaux.
(190.14)
A chaque aurore nouvelle, une triple obscurité. A la tombée du jour, la tyrannie au coeur de pierre.
Jamais un moment de paix, jamais un baume pour les plaies rougies infligées par l'épée.
(190.15)
De temps à autre, on évoquait mon exil vers les sables du Fezzan; d'heure en heure, j'allais être jeté
dans l'océan sans limites.
(190.16)
Maintenant, ils disaient que ces vagabonds sans foyer étaient enfin ruinés et, à nouveau, que la croix
serait bientôt dressée. Cette carcasse usée qu'est la mienne allait servir de cible aux balles ou aux
flèches; ou bien encore, ce corps défaillant allait être mis en lambeaux par l'épée.
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(190.17)
Nos relations hostiles ne pouvaient contenir leur joie, et nos perfides amis exultaient, "Dieu soit
loué", s'exclamait l'un d'entre eux "voilà notre rêve réalisé". Et un autre de s'écrier : "Grâce à Dieu,
notre fer de lance a touché le coeur".
(190.18)
Les afflictions frappaient ce captif telles les grosses pluies printanières, les victoires des
malveillants se succédaient en un flot ininterrompu, et pourtant Abdu'l-Bahá demeurait heureux et
serein, se fiant à la grâce du Très-Miséricordieux.
(190.19)
Cette douleur, cette angoisse étaient un paradis de tous les délices, ces chaînes étaient le collier d'un
roi sur un trône céleste.
(190.20)
Satisfait de la volonté divine, totalement résigné, mon coeur se soumettait à tout ce que me
réserverait le sort, et j'étais heureux. Pour un joyeux compagnon, ma joie était grande.
(190.21)
Il arrive finalement que les amis se furent inconsolables et qu'ils abandonnèrent tout espoir. C'est
alors que pointa le jour inondant toutes choses d'une infinie lumière. Les énormes nuages furent
dispersés, les ombres lugubres s'enfuirent. A cet instant, les liens se desserrèrent, les chaînes furent
détachées du cou de ce sans-abri et pendirent autour du cou de l'ennemi.
(190.22)
Cette détresse se changea en réconfort et, à l'horizon des générosités divines, se leva le soleil de
l'espérance. Tout ceci se produisit par la grâce de Dieu et par ses bienfaits.
(190.23)
Et pourtant, à certains égards, ce voyageur était attristé et abattu. Pour quelle douleur pourrais-je, à
l'avenir, chercher réconfort? A la nouvelle de quel souhait exaucé pourrais-je me réjouir? Il n'y avait
plus ni tyrannie, ni affliction, ni événements tragiques, ni tribulations.
(190.24)
Ma seule joie, en ce monde éphémère, était de fouler le chemin pierreux de Dieu, d'endurer de
cruelles épreuves et toutes les peines matérielles car, autrement, cette vie terrestre apparaîtrait vide
et vaine, et mieux vaudrait la mort. L'arbre de l'existence ne donnerait aucun fruit; le champ
ensemencé de cette vie ne produirait aucune moisson.
(190.25)
Ainsi c'est mon espoir que, de nouveau, quelque circonstance fasse déborder la coupe de mon
angoisse et que le magnifique Amour, ce tueur d'âmes, éblouisse à nouveau ceux qui Le
contemplent. Alors ce coeur connaîtra le bonheur, cette âme sera bénie.
(190.26)
Ô divine Providence! Elève, jusqu'aux lèvres de tes amants, une coupe d'angoisse, pleine à
déborder. Aux nostalgiques sur ton chemin, fais de la douceur un simple aiguillon et rends le poison
doux comme le miel.
(190.27)
Place nos têtes, en ornement, sur la pointe des épées. Fais de nos coeurs les cibles des flèches et des
traits sans pitié. Elève cette âme flétrie à la vie sur le champ du martyr, fais boire à ce coeur flétri la
gorgée de tyrannie et, ainsi, rends-lui sa fraîcheur et sa beauté.
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(190.28)
Enivre-le du vin de ton éternelle Alliance, fais de lui un enivré tenant bien haut sa coupe. Aide-le à
jeter au loin sa vie; accorde-lui d'être sacrifié pour ton amour.
(190.29)
Tu es le Puissant. Tu es Celui qui sait, Celui qui voit, Celui qui entend.
Chapitre: 191. "Ô toi qui as été cruellement affligé ..."
(191.1)
Ô toi qui as été cruellement affligé sur le chemin de l'Alliance! L'angoisse et le tourment, lorsqu'ils
sont endurés sur le chemin du Seigneur, de Celui dont les signes sont manifestes, ne sont que faveur
et grâce; l'affliction n'est que miséricorde et le chagrin, un don de Dieu. Le poison est du sucre sur
la langue et la colère est la bonté, qui nourrit l'âme.
(191.2)
Alors glorifie-Le, Lui le Dispensateur aimant, d'avoir ordonné cette affliction extrême, qui n'est que
pure munificence.
(191.3)
Si je dois, comme Abraham, marcher à travers les flammes Ou encore, comme Jean [nota : Jean
Baptiste] , parcourir une route maculée de sang: Si, comme Joseph, tu me jetais dans un puits ou que
tu m'emprisonnais dans une cellule carcérale, ou que tu me rendais aussi pauvre que le Fils de
Marie, je ne m'éloignerais pas de toi; mon âme et mon corps sont, éternellement, soumis à tes
commandements.
Chapitre: 192. "Aujourd'hui, le Seigneur des Armées ..."
(192.1)
Aujourd'hui, le Seigneur des Armées est le défenseur de l'Alliance, que protègent les forces du
Royaume; les âmes célestes proposent leurs services, et les anges du ciel la proclament et la
propagent à tout vent.
(192.2)
Si nous y réfléchissons avec pénétration, nous verrons que toutes les forces de l'univers, en dernière
analyse, servent l'Alliance. Dans l'avenir, elle sera rendue évidente et manifeste.
(192.3)
De ce fait, que peuvent réaliser ces faibles âmes? Des plantes robustes, dépourvues de racines et
privées des ondées du nuage de miséricorde, ne dureront point. Alors, que peut-on espérer de
fragiles herbes folles?...
Chapitre: 193. "Le jour pointe et, du lieu d'élévation ..."
(193.1)
Le jour pointe et, du lieu d'élévation des royaumes invisibles de Dieu, la lumière d'unité irradie ses
premières lueurs; et voilà qu'arrive du monde caché du royaume d'unicité un flot de grâce
abondante.
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(193.2)
Les bonnes nouvelles du Royaume résonnent de toutes parts et, venant de tous les points cardinaux,
voici les premiers signes matinaux de l'exaltation de la parole de Dieu et de l'élévation de sa Cause.
(193.3)
La parole d'unité se propage, les versets d'unité sont chantés, l'océan des bienfaits de Dieu gonfle
bien haut ses vagues et, en cataractes abruptes, les bénédictions divines se déversent ici-bas.
(193.4)
Les confirmations de Celui qui est l'éternel Compatissant ont enveloppé chaque région de lumière;
(193.5)
les armées de l'Assemblée divine se précipitent au combat aux côtés des amis du Seigneur et
remportent la victoire;
(193.6)
la renommée de l'Ancienne Beauté - que ma vie soit offerte à ses bien-aimés! - résonne d'un pôle à
l'autre, et la parole de la Cause sacrée s'est répandue vers l'Orient et vers l'Occident.
(193.7)
Toutes ces choses réjouissent le coeur et, pourtant, Abdu'l-Bahá est noyé dans un océan de
tourment; la douleur et l'angoisse ont tellement affecté mes membres qu'une faiblesse extrême a
envahi mon corps tout entier.
(193.8)
Lorsque, seul et isolé, sans personne pour me seconder, je lançai l'appel de Dieu à travers le monde,
les peuples se levèrent pour s'opposer, contester et renier.
(193.9)
D'un côté, il est clair que les religieux du passé ont ourdi leurs attaques dans toutes les directions;
l'on parle, à nouveau, des persifleurs mensongers et des moyens extrêmes auxquels ils ont recours
pour déraciner l'Arbre divin.
(193.10)
Quelles malveillantes et calomnieuses accusations ne profèrent-ils pas contre l'Ancienne Beauté,
quels pamphlets truffés d'allégations malveillantes et détournées ne s'appliquent-ils pas à rédiger et
à propager à l'encontre du Plus Grand Nom?
(193.11)
A présent, ils déploient tous leurs efforts dans le plus grand secret, afin de porter à cette Foi un coup
terrible.
(193.12)
Une fois encore, les orgueilleux ont conçu toute sorte de projets et de complots pour réduire
totalement à l'impuissance la Cause de Dieu et effacer, du Livre de vie, le nom d'Abdu'l-Bahá.
(193.13)
Aujourd'hui, venant s'ajouter à toutes ces tribulations, ces misères et ces attaques ennemies, a surgi
un nuage de malveillance parmi les croyants eux-mêmes.
(193.14)
Et ceci bien que la Cause de l'Ancienne Beauté soit l'essence même de l'amour, la voie même de
l'unité, dont l'existence a seulement pour objet que tous puissent devenir les vagues d'un même
océan, les brillantes étoiles du même ciel infini, les perles du coquillage de l'unicité, et les joyaux
étincelants extraits des mines de l'unité;
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(193.15)
qu'ils puissent devenir des serviteurs les uns envers les autres, qu'ils s'adorent mutuellement, qu'ils
se bénissent et se louangent les uns les autres; que chacun puisse délier sa langue et prôner les
mérites de tous les autres sans exception, et qu'il puisse exprimer sa gratitude envers autrui;
(193.16)
que tous lèvent les yeux vers l'horizon de gloire et se souviennent qu'ils sont reliés au Seuil Sacré;
qu'ils ne voient que le bien chez leurs semblables, qu'ils n'entendent que la glorification des uns et
des autres, et ne profèrent mot sur autrui, si ce n'est pour en dire des louanges.
(193.17)
Il en est qui foulent ce chemin de rectitude et, grâce à Dieu, ceux-là sont affermis et soutenus, dans
chaque pays, par le pouvoir céleste.
(193.18)
Mais d'autres ne sont pas parvenus - comme ils le devraient - à cette condition glorifiée et exaltée, et
ceci impose au coeur d'Abdu'l-Bahá un lourd fardeau d'affliction, d'une affliction inconcevable.
(193.19)
Nulle tempête plus périlleuse que celle-ci, en effet, ne pourrait jamais assaillir la Cause de Dieu, et
rien d'autre ne pourrait affaiblir à tel point l'influence de sa parole.
(193.20)
Il sied à tous les bien-aimés de Dieu de devenir comme un seul être, de se rassembler sous la
protection d'un seul étendard, de tenir lieu de corps aux opinions univoques, de suivre un seul et
même chemin, de s'en tenir à une seule et même résolution.
(193.21)
Qu'ils oublient leurs théories divergentes et mettent en sourdine leurs opinions conflictuelles
puisque, Dieu soit loué!, notre intention est une, notre but est un.
(193.22)
Nous sommes les serviteurs d'un seul et même Seuil, nous puisons tous notre nourriture à la seule et
même Source, nous sommes tous rassemblés à l'ombre du seul et même suprême Tabernacle, nous
sommes tous abrités sous le seul et même Arbre céleste.
(193.23)
Ô bien-aimés du Seigneur! Si une personne dit du mal d'un absent, la seule conséquence sera
évidemment la suivante : elle affaiblira le zèle des amis et tendra à susciter leur indifférence. Car la
médisance est prétexte à dissension; elle est la cause principale qui provoque, chez les amis, une
tendance à se retirer.
(193.24)
Si une personne dit du mal d'un absent, il incombe à ses interlocuteurs de l'arrêter, d'une manière
empreinte d'amitié et de spiritualité, et de dire en fait : ce dénigrement servirait-il une intention
utile? Plairait-il à la Beauté Bénie, contribuerait-il à servir durablement l'honneur des amis, à
promouvoir la Foi sacrée, à soutenir l'Alliance ou à profiter, d'une manière ou d'une autre, à une
âme quelle qu'elle soit? Non, jamais! Bien au contraire, cette attitude ferait que la poussière
recouvre le coeur d'une couche si épaisse que les oreilles n'entendent plus, et que les yeux ne voient
plus la lumière de vérité.
(193.25)
Si, toutefois, une personne se met à dire du bien de quelqu'un, desserrant les lèvres pour louer
autrui, elle touchera une corde sensible chez ses interlocuteurs, et ceux-ci seront émus par les
souffles divins.
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(193.26)
Leurs coeurs et leurs âmes se réjouiront de savoir que, grâce à Dieu, voici une âme dans la Foi qui
est un foyer de perfections humaines, l'incarnation même des munificences du Seigneur, un être à la
langue éloquente et au visage rayonnant; dans quelque réunion où il se trouve, cet être porte la
victoire sur son front, et il est soutenu par les doux arômes de Dieu.
(193.27)
A présent, quelle est la voie la meilleure? Je le jure par la beauté du Seigneur : chaque fois que
j'entends dire du bien des amis, mon coeur se remplit de joie mais, chaque fois que j'ai le moindre
soupçon qu'ils sont en mauvais termes l'un avec l'autre, je suis terrassé par le chagrin. Telle est la
condition d'Abdu'l-Bahá. Alors jugez, en conséquence où est votre devoir.
(193.28)
Dieu soit loué, de quelque côté que nous nous tournions, l'Ancienne Beauté a ouvert toutes grandes
les portes de la grâce et annoncé - en des termes qui ne laissent aucune place au doute - les bonnes
nouvelles de la victoire, grâce à l'aide et au soutien du Seigneur.
(193.29)
Par l'amour, il a gagné les coeurs des croyants et confié leur triomphe aux armées du concours d'En-
Haut.
(193.30)
A présent, parmi tous les peuples du monde, les bien-aimés doivent se lever avec un coeur
semblable à l'étoile du matin, en un fort élan intérieur, avec un front éclatant, une haleine musquée,
une langue parlant éternellement de Dieu, un énoncé clair comme le cristal, une noble résolution, un
pouvoir issu du ciel, un caractère spirituel et, enfin, une confirmation qui n'est autre que divine.
(193.31)
Qu'ils deviennent tous, sans exception, une splendeur à l'horizon du ciel et, dans les cieux de ce
monde, une éblouissante étoile. Qu'ils soient des arbres fructueux dans les célestes charmilles, des
floraisons odorantes dans les jardins de Dieu; qu'ils soient des versets de perfection sur la page de
l'univers, des paroles d'unité dans le livre de la vie.
(193.32)
Ceci est le premier âge et le tout début de la dispensation de la Plus Grande Lumière; c'est pourquoi,
au cours de ce siècle doivent être acquises les vertus et, dans ce laps de temps, doivent être affinées
les nobles qualités.
(193.33)
En ces jours mêmes, le paradis d'Abha doit dresser ses pavillons sur les plaines du monde. Les
lumières de réalité doivent maintenant être révélées, et annoncés les secrets des divins bienfaits;
c'est maintenant que l'antique grâce doit apparaître et ce monde se transformer en parc d'agrément
du ciel, en jardin de Dieu.
(193.34)
Et, jaillissant des coeurs purs, et grâce à la munificence céleste, toutes les perfections, qualités et
attributs du divin doivent maintenant se manifester.
(193.35)
A tout instant, Abdu'l-Bahá supplie et, en larmes, implore le Tout-Puissant au Seuil sacré, s'écriant:
Ô toi, Seigneur de bonté! Nous sommes les serviteurs à ton Seuil, nous abritant devant ta Porte
sacrée. Nous ne cherchons refuge qu'auprès de ce robuste pilier et, comme port de salut, nous
n'avons que ta bonne garde.
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(193.36)
Protège-nous, bénis-nous, soutiens-nous, fais en sorte que nous n'aimions rien sinon ton bon plaisir,
que nous ne proférions que ta louange, que nous ne suivions que le chemin de la vérité, que nous
devenions assez riches pour nous passer de tout sauf de toi, recevant nos dons de l'océan de ta
bienfaisance; que, sans trêve, nous nous efforcions d'exalter ta Cause et de répandre tes doux
parfums jusqu'aux extrémités de la terre; que nous devenions oublieux de notre moi, entièrement
absorbés par toi reniant toute autre chose, et emportés en toi.
(193.37)
Ô toi le Dispensateur, ô toi le Clément! Accorde-nous ta grâce et ta tendre bonté, tes dons et tes
bienfaits, et soutiens-nous afin que nous atteignions notre but.
(193.38)
Tu es le Puissant, le Capable, Celui qui sait, Celui qui voit et, en vérité, tu es le Généreux; en vérité,
tu es le Très-Miséricordieux et tu es, en vérité, Celui qui toujours pardonne, Celui à qui est dû le
repentir, Celui qui absout jusqu'au plus noir des péchés.
Chapitre: 194. "Ô vous, les sincères et les bien-aimés ..."
(194.1)
Ô vous, les sincères et les bien-aimés de la Beauté d'Abha! En ces jours la Cause de Dieu, de par le
monde, gagne rapidement en puissance et, jour après jour, se propage jusqu'aux extrémités de la
terre. C'est pourquoi ses adversaires, parmi toutes les tribus et tous les peuples du monde,
deviennent agressifs, malveillants, envieux et cruellement hostiles.
(194.2)
Il incombe aux bien-aimés de Dieu d'exercer le plus grand soin et la plus grande prudence en toutes
choses- qu'elles soient grandes ou petites, - de se consulter mutuellement et de résister, à l'unisson,
aux attaques des fomenteurs de troubles et de ceux qui invitent à la discorde.
(194.3)
Ils doivent s'efforcer de se comporter les uns envers les autres dans un esprit d'amitié, d'observer la
modération dans leur conduite, d'avoir du respect et de la considération les uns pour les autres, de
faire preuve de bonté d'âme et de tendre sollicitude envers tous les peuples du monde;
(194.4)
Ils doivent être patients et endurants, afin de devenir les divins aimants du royaume d'Abha et
d'acquérir la dynamique puissance des armées de l'empire d'En-Haut;
(194.5)
Les années de la vie de l'homme sur cette terre s'écoulent promptement, et le peu qui demeure
encore prendra fin; mais ce qui dure à jamais, c'est le fruit que récolte l'homme de sa servitude au
Seuil divin;
(194.6)
Contemple la vérité de cette assertion, et combien abondantes et glorieuses en sont les preuves dans
le monde de l'existence; Que la gloire des gloires repose sur le peuple de Bahá!
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Chapitre: 195. "Ô toi, bourgeon exalté du divin Arbre de Lotus! ..."
(195.1)
Ô toi, bourgeon exalté du divin Arbre de Lotus! ...
(195.2)
Lorsque tu es méprisé et rejeté par les méchants, ne sois pas abattu et, lorsque tu subis le pouvoir et
l'obstination des présomptueux, ne sois pas contrarié ou découragé, car telle est la voie des
inattentifs, depuis la nuit des temps.
(195.3)
« Ô la misère des hommes! Aucun messager ne vient à eux, mais ils Le couvrent de ridicule » [voir :
Coran 36.29]
(195.4)
En vérité, les attaques des ignorants et les obstacles dressés par eux ne font qu'exalter la parole de
Dieu et propager, de par le monde, ses signes et ses témoignages;
(195.5)
Sans cette opposition des dédaigneux, sans cette opiniâtreté des calomniateurs, sans cette
véhémence des orateurs, sans ces cris et gémissements des grands et des petits, sans ces accusations
de mécréance portées par les ignorants, sans ce tumulte de la part des imbéciles - comment la
nouvelle de l'avènement du Point Primordial et de la brillante aurore de l'astre du jour de Bahá
aurait-elle jamais pu se répandre d'est en ouest?
(195.6)
Comment la planète aurait-elle pu être basculée d'un pôle sur l'autre? Comment la Perse aurait-elle
pu devenir le foyer de splendeurs éparpillées et l'Asie mineure, le coeur rayonnant de la beauté du
Seigneur? Comment - mais comment donc - la flamme de la manifestation aurait-elle pu se
propager vers le Sud? Par quel moyen les cris de Dieu auraient-ils pu être perçus dans le grand
Nord? Comment ses appels auraient-ils pu être entendus sur les continents d'Amérique et d'Afrique
noire?
(195.7)
Comment le chant du coq céleste aurait-il pu parvenir aux oreilles? Comment les doux perroquets
de l'Inde auraient-ils pu se poser sur ce sucre, ou les rossignols élever leur mélodie dans le pays
d'Irak?
(195.8)
Quoi d'autre pouvait faire danser les hommes en Orient comme en Occident, par quelle autre voie
ce lieu consacré pouvait-il devenir le trône de la Beauté de Dieu?
(195.9)
Par quel autre moyen le Sinaï pouvait-il contempler cette ardente brillance et la flamme de
l'avènement orner cette montagne?
(195.10)
Comment la Terre Sainte pouvait-elle devenir le tremplin de la Beauté divine et le vallon sacré de
Towa [voir : Coran 20.12 - le Coran y fait également référence sous l’appellation de «Val sacré»], le site
d'excellence et de grâce, le lieu saint où Moïse se déchaussa?
(195.11)
Comment les souffles célestes pouvaient-ils être acheminés à travers la vallée de sainteté, comment
les courants d'air parfumé qui soufflent des jardins d'Abha pouvaient-ils jamais être perçus par ceux
qui demeurent sur l'île verdoyante?
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(195.12)
Comment auraient jamais pu être accomplis les engagements des prophètes, les joyeuses nouvelles
des saints messagers de jadis, les vibrantes promesses faites à ce lieu sacré par les manifestations de
Dieu?
(195.13)
Par quel autre moyen l'arbre d'Anisa aurait-il pu être planté ici, l'étendard du Testament être
déployé, la coupe enivrante de l'Alliance être élevée jusqu'à ces lèvres?
(195.14)
Tous ces bienfaits, toutes ces bénédictions, les moyens mêmes de proclamer la Foi, sont nés du
mépris des ignorants, de l'opposition des imbéciles, de l'entêtement des pauvres d'esprit, de la
violence des agresseurs.
(195.15)
Sans cela, la nouvelle de l'avènement du Báb ne serait pas même parvenue, à ce jour. à des contrées
toutes proches;
(195.16)
C'est pourquoi nous ne devrions jamais nous affliger de l'aveuglement des inconscients, des
attaques des sots, de l'hostilité des êtres vils, de l'inattention des religieux, des accusations
d'infidélité proférées contre nous par les pauvres d'esprit; telles ont été leurs méthodes au cours des
âges écoulés, et il n'en serait pas ainsi s'ils étaient de ceux qui savent, mais ils sont plongés dans les
ténèbres de l'ignorance et sont loin de comprendre les paroles d'autrui [voir : Coran 4.80];
(195.17)
C'est pourquoi il te sied à toi, pousse de l'Arbre sacré de Dieu, issu de ce puissant tronc - et il nous
sied, à nous également - de brûler ainsi, par la grâce sustentatrice de l'Ancienne Beauté - que ma vie
soit offerte pour son très-saint tombeau! - de cette flamme allumée dans le ciel, afin d'allumer le feu
de l'amour divin d'un pôle à l'autre de la terre;
(195.18)
Prenons pour exemple le grand Arbre sacré du Bab exalté - que ma vie lui soit sacrifiée! Comme
lui, exposons nos poitrines aux flèches de l'agonie et, comme lui, faisons de nos coeurs les cibles
des lances décrétées par Dieu;
(195.19)
Telles des lampes, consumons-nous; telles des mites, brûlons nos ailes; telles des alouettes des
champs, faisons entendre nos cris plaintifs; tels des rossignols, répandons-nous en lamentations;
(195.20)
Pareils aux nuages, versons des larmes et, comme les éclairs, rions de nos parties de chasse au
lièvre, à l'est comme à l'ouest: De nuit comme de jour, ne songeons qu'à répandre les doux parfums
de Dieu;
(195.21)
Ne gardons pas éternellement nos imaginations et nos illusions, cette manière que nous avons
d'analyser, d'interpréter et de propager des sentiments complexes d'incertitude; Laissons de côté
toutes pensées nous concernant;
(195.22)
fermons les yeux à tout ce qui est sur terre, ne dévoilons pas nos souffrances et ne nous plaignons
pas des torts que nous subissons; Devenons, plutôt, oublieux de notre moi et, nous abreuvant du vin
de céleste grâce, clamons notre joie et égarons-nous dans la beauté du Très-Glorieux;
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(195.23)
Ô toi, Afnan de l'Arbre divin du Lotus! Nous devons lutter, chacun d'entre nous, pour devenir tels
de féconds bourgeons et produire des fruits à la chair toujours plus onctueuse et plus nourrissante,
afin que la branche s'avère être le prolongement de la racine et que la partie soit en harmonie avec
l'ensemble;
(195.24)
C'est mon espérance que, par la générosité du Plus Grand Nom et la bonté du Point Primordial - que
mon âme leur soit offerte en sacrifice!, - nous devenions les instruments d'exaltation de la parole
divine à travers le monde;
(195.25)
que nous rendions toujours service à la Source de notre cause et que nous tendions, au-dessus de
tous les hommes, le dais du zèle véritable et sacré du Seigneur:
(195.26)
que, des champs de grâce, nous fassions souffler les zéphyrs, apportant aux hommes les parfums
subtils qui émanent des jardins de Dieu; que nous fassions de cette terre, le paradis d'Abha et, du
monde d'ici-bas, le royaume céleste;
(195.27)
Il est vrai qu'à chacun des serviteurs de Dieu et, en particulier, à ceux qui sont embrasés par la foi, a
été dévolue cette tâche de servitude envers Dieu tout-puissant; pourtant, le devoir qui nous est
imposé est plus grand que celui qui incombe aux autres hommes; C'est de Lui que nous sollicitons
grâce, faveur et force;
(195.28)
Toute louange et reconnaissance à la Beauté Bénie pour avoir fait intervenir les armées de son
royaume d'Abha et nous avoir accordé son assistance toujours renouvelée, fiable comme les étoiles
qui se lèvent au firmament.
(195.29)
Dans chaque région de la terre, Il a soutenu ce serviteur solitaire: à tout instant, Il m'a fait connaître
les signes et les témoignages de son amour;
(195.30)
Il a plongé dans la stupeur tous ceux qui s'accrochent à leurs vaines illusions et les a marqués
d'infamie aux yeux des grands et des humbles; par Lui, ceux qui poursuivent leurs lubies et leurs
vaines imaginations sont devenus des objets de l'opprobre général, et les arrogants ont été exposés
aux regards de tous;
(195.31)
par Lui, les amis qui manquaient de foi ont servi d'avertissement à chaque témoin, et les instigateurs
des hésitants se sont mis à n'aimer qu'eux-mêmes et à sombrer dans l'infatuation; pendant ce temps,
par le pouvoir de sa puissance, il a fait se lever cet oiseau aux ailes brisées devant tous les habitants
de la terre;
(195.32)
Il a bousculé les rangs serrés des séditieux, apporté la victoire aux armées du salut et insufflé, dans
les coeurs de ceux qui sont fermes dans l'Alliance et le Testament, le souffle de la vie éternelle.
(195.33)
Transmets les salutations d'Abha à chacun des Afnan, descendants de l'Arbre sacré; Que la gloire
repose sur toi et sur tous les Afnan qui demeurent fidèles à l'Alliance;
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Chapitre: 196. "Ô toi qui es ferme dans l'Alliance! J'ai bien reçu ..."
(196.1)
Ô toi qui es ferme dans l'Alliance! J'ai bien reçu ta lettre du 9 septembre 1909.
(196.2)
Ne sois pas affligé ni abattu par ce qui s'est produit. Ce trouble t'a frappé alors que tu suivais le
chemin de Dieu; tu devrais donc en ressentir de la joie.
(196.3)
Avant de rédiger cette lettre, nous nous sommes adressés par écrit aux amis et avons fait également
une déclaration verbale selon laquelle les amis de l'Occident auront, sans conteste, leur part des
calamités qui frappent les amis de l'Orient. Il est inévitable que, sur le chemin de Bahá’u’lláh, ils
deviennent, eux aussi, des cibles à la persécution des oppresseurs.
(196.4)
Considère combien, à l'aube de l'ère chrétienne, les apôtres connurent l'affliction, et quels tourments
ils endurèrent sur le chemin du Christ. Chaque jour de leur vie, ils furent exposés aux traits de
moquerie des Pharisiens, aux humiliations et aux injures. Ils subirent de cruelles épreuves; ils
connurent la prison; et la plupart d'entre eux portèrent à leurs lèvres la douce coupe du martyre.
(196.5)
A présent, vous aussi, vous devez assurément devenir mes associés dans une certaine mesure, et
accepter votre part d'épreuves et de chagrins. Cependant, ces épisodes prendront fin, tandis que
cette gloire immuable et cette vie éternelle demeureront, à jamais. De plus, ces afflictions seront à
l'origine d'importants progrès.
(196.6)
Je demande à Dieu que toi, son laboureur, tu retournes le sol dur et pierreux, que tu l'irrigues et
l'ensemences car, ainsi, sera révélée l'habileté du cultivateur, alors que n'importe quel homme peut
semer et labourer là où la terre est molle, dépourvue de ronces et d'épines.
Chapitre: 197. "Ô toi, serviteur de Dieu! Ne sois pas affligé ..."
(197.1)
Ô toi, serviteur de Dieu! Ne sois pas affligé par les malheurs et calamités qui te frappent.
(197.2)
Toutes ces calamités et ces afflictions ont été créées pour l'homme afin qu'il puisse rejeter ce monde
mortel - un monde auquel il est très attaché.
(197.3)
Lorsqu'il est soumis à de sévères épreuves, alors sa nature se révolte et il désire le royaume éternel -
un royaume exempt de toutes afflictions et calamités. Tel est le cas de l'homme avisé. Il ne boira
jamais à une coupe dont le goût est répugnant à la fin mais, au contraire, recherchera la coupe d'eau
pure et limpide. Il ne goûtera pas au miel mélangé à du poison.
(197.4)
Loue Dieu de t'avoir éprouvé, de t'avoir fait vivre une telle tribulation, Sois patient et reconnaissant.
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(197.5)
Tourne-toi vers le divin royaume et lutte afin d'acquérir les vertus de miséricorde, de devenir
illuminé, de posséder les attributs du Royaume et du Seigneur.
(197.6)
Efforce-toi de devenir indifférent aux plaisirs de ce monde et à son confort, de demeurer ferme et
constant dans l'Alliance et de proclamer la Cause de Dieu. Telle est la cause de l'exaltation de
l'homme, la cause de sa gloire et de son salut.
Chapitre: 198. "Ô toi qui es épris des souffles de Dieu! ..."
(198.1)
Ô toi qui es épris des souffles de Dieu! J'ai lu ta lettre, dans laquelle tu clames ton amour pour Dieu
et ton irrésistible attraction vers sa beauté; son merveilleux contenu a réchauffé mon coeur.
(198.2)
Ce que je voulais dire dans ma lettre précédente, c'est que, dans l'exaltation de la parole de Dieu, il
y a des épreuves à subir, des calamités à affronter et que, dans notre amour pour Lui, difficultés,
tourments et afflictions surgissent à tout instant.
(198.3)
Il convient à chacun d'évaluer d'abord ces épreuves, de les accepter de bonne grâce et de les
accueillir avec empressement; alors seulement devrait-il s'appliquer à enseigner la Foi et à exalter la
parole de Dieu.
(198.4)
Dans une telle condition, quoi qu'il puisse lui survenir dans son amour pour Dieu - persécutions,
reproches, humiliations, injures, coups, emprisonnement, mort, - il ne sera jamais abattu et sa
passion pour la Beauté divine n'en sera que renforcée. Voilà ce que je voulais dire dans ma
précédente lettre.
(198.5)
Autrement, malheur à l'âme qui recherche les conforts, les richesses et les délices de ce monde tout
en négligeant de songer à Dieu!
(198.6)
Car les calamités rencontrées sur le chemin de Dieu ne sont, pour Abdu'l-Bahá, que faveurs et
grâces et, dans l'une de ses tablettes, la Beauté Très-Glorieuse a déclaré : Je ne suis jamais passé
devant un arbre sans que mon coeur ne s'adresse à Lui en ces termes : "Ô puisses-tu être abattu en
mon nom, et mon corps être crucifié sur toi!" Telles furent les paroles du Plus Grand Nom. Tel est
son chemin. Telle est la voie vers son royaume de puissance.
Chapitre: 199. "Ô vous âmes sincères, vous âmes ardentes ..."
(199.1)
Ô vous âmes sincères, vous âmes ardentes, vous qui êtes attirés, comme magnétisés, vous qui vous
êtes levés pour servir la cause de Dieu, pour exalter sa parole et répandre ses suaves arômes
jusqu'aux extrémités du monde!
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(199.2)
J'ai lu votre excellente lettre, belle dans son style, éloquente dans ses termes, profonde dans sa
signification, et j'ai loué Dieu et lui ai rendu grâce d'être venu à votre aide et de vous avoir permis
de Le servir dans son immense vignoble.
(199.3)
Bientôt, vos visages brilleront de l'éclat de vos supplications et de votre adoration de Dieu, de vos
prières, de votre humilité et de votre altruisme en présence des amis.
(199.4)
Il fera de votre rassemblement un aimant qui attirera vers vous les rayons éclatants des
confirmations divines émanant de son royaume de gloire.
(199.5)
Il vous incombe de réfléchir dans vos coeurs et de méditer sur ses paroles, de l'implorer
humblement et, dans sa céleste cause, de faire abstraction de votre ego. Voilà ce qui fera de vous
des signes de direction pour l'humanité tout entière, de brillantes étoiles à l'horizon suprême, et des
arbres sublimes au paradis d'Abha.
(199.6)
Sachez qu'Abdu'l-Bahá demeure dans un continuel enchantement. Par la vie de Bahá! Avoir été
logé dans cette lointaine prison est pour moi une cause de joie extrême. Par la vie de Bahá! Cette
prison est mon divin paradis; elle est le but que je chéris, le soulagement de mon sein, le bonheur de
mon cœur ; elle est mon refuge, mon abri, mon asile, mon port de salut et, dans cette prison, j’exulte
parmi les armées célestes et au milieu de l'Assemblée divine.
(199.7)
Réjouissez-vous de mon asservissement, ô vous amis de Dieu, car il sème les graines de la liberté;
réjouissez-vous de mon emprisonnement, car il est la source du salut; réjouissez-vous de mon
labeur, car il conduit au repos éternel.
(199.8)
Par le Seigneur Dieu! Je n'échangerais pas cette prison contre le trône du monde entier et
n'abandonnerais pas ce confinement pour les plaisirs et les divertissements de tous les jardins de
fête de la terre.
(199.9)
C'est mon espérance que, par la grâce abondante du Seigneur, par sa munificence et sa tendre bonté,
je puisse, sur son chemin, être pendu face au ciel, que mon coeur devienne la cible d'un millier de
balles, ou que je sois plongé dans les profondeurs de l'océan, ou abandonné à la mort sur les sables
du désert. Telle est mon attente première,
(199.10)
tel est mon désir suprême, il rafraîchit mon âme, il est un baume à ma poitrine, il est la consolation
même de mon regard.
(199.11)
Quant à vous, ô vous amoureux de Dieu, affermissez vos pas dans sa cause, avec une résolution
telle que vous ne soyez pas ébranlés si les pires calamités assaillent le monde.
(199.12)
Ne vous troublez de rien, quelles que soient les circonstances. Soyez fermement ancrés, telles les
hautes montagnes, soyez des étoiles naissant à l'horizon de la vie, soyez de brillantes lampes au sein
des rassemblements d'unité, soyez d'humbles âmes en présence des amis, soyez innocents de coeur.
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(199.13)
Soyez des symboles de direction et des lumières de piété, soyez détachés du monde, accrochés à la
poignée sûre et solide, répandant partout l'esprit de vie, voguant sur l'arche du salut.
(199.14)
Soyez des aurores de générosité, des sources des mystères de l'existence, des lieux où se nourrit
l'inspiration, des aurores de splendeurs, des âmes soutenues par le Saint Esprit, éprises du Seigneur,
détachées de tout sauf de Lui, saintes au-delà des critères de l'humanité, revêtues des attributs des
anges célestes, afin que vous puissiez acquérir pour vous-mêmes le plus grand de tous les bienfaits
en ce temps nouveau, en cet âge prodigieux.
(199.15)
Par la vie de Bahá! Seul celui qui est sevré du monde atteindra cette ultime grâce, celui qui est
prisonnier de l'amour divin, dénué de passion et d'égoïsme, à tous égards fidèle à son Dieu, humble,
suppliant, en larmes, soumis en présence du Seigneur.
Chapitre: 200. "Ô mes bien-aimés en esprit! ..."
(200.1)
Ô mes bien-aimés en esprit! Au moment où un océan d'épreuves et de tribulations se dressait et
précipitait ses vagues vers les cieux, où des multitudes nous assaillaient et où les tyranniques nous
infligeaient d'innombrables maux - un groupe d'individus résolus à nous diffamer s'allia à notre
frère malveillant, rédigea un pamphlet truffé de réquisitoires calomnieux, et porta contre nous
accusations et diffamations.
(200.2)
Ce faisant, ils inquiétèrent et embarrassèrent les autorités, et l'on peut imaginer ce que devint alors
la condition de ce prisonnier en cette forteresse délabrée, quels torts et quelles cruautés effroyables
lui furent infligés, au-delà de toute description.
(200.3)
En dépit de tout, ce prisonnier sans foyer demeurait tranquille et confiant dans son for intérieur,
comptant sur le Seigneur incomparable, désirant toutes les afflictions qu'il pourrait avoir à subir sur
le chemin de l'amour divin.
(200.4)
Car les déchaînements de haine ne sont, à nos yeux, qu'un don de perles émanant du Seigneur, et le
poison mortel n'est qu'un breuvage bienfaisant.
(200.5)
Telle était notre condition lorsque nous parvint une lettre des amis américains [nota : cette lettre fut
signée par quatre cent vingt-deux croyants des Etats-Unis et adressée à Abdu’l-Bahá le 4 juillet 1905] . Ils avaient
convenu - m'écrivaient-ils - qu'ils s'accorderaient en toutes choses, et tous les signataires de cette
missive s'étaient engagés à consentir des sacrifices sur le chemin de l'amour divin et, ainsi, à
parvenir à la vie éternelle.
(200.6)
Au moment précis où il lut cette lettre, ainsi que les signatures qui la suivaient, Abdu'l-Bahá
éprouva une joie si intense qu'aucune plume ne saurait la décrire, et rendit grâce à Dieu que, dans ce
pays, ont été éduqués des amis qui vivront ensemble en parfaite harmonie, dans le meilleur esprit de
camaraderie, en accord total, étroitement liés, unis dans leurs efforts.
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(200.7)
Plus cette entente sera renforcée, meilleures et plus heureuses seront toutes choses, car elle attirera
les confirmations divines.
(200.8)
Si les amoureux du Seigneur attendent la grâce pour gagner l'amitié de l'Assemblée céleste, ils
doivent tout pour consolider cette entente, car conclure une telle alliance pour la fraternité et l'unité,
c'est comme arroser l'Arbre de vie : c'est la vie éternelle.
(200.9)
Ô vous, amoureux de Dieu! Affermissez vos pas, respectez votre engagement l'un envers l'autre;
marchez en harmonie pour répandre au loin les parfums subtils de l'amour divin et pour établir ses
enseignements, jusqu'à insuffler une âme au corps défunt de ce monde et apporter la guérison
véritable, dans les royaumes matériel et spirituel, à chaque être qui souffre.
(200.10)
Ô vous, amoureux de Dieu! Le monde est semblable à un être humain malade et impotent, dont les
yeux ne voient plus, dont les oreilles n'entendent plus, dont toutes les facultés se sont affaiblies et
usées. C'est pourquoi les amis de Dieu doivent être des médecins compétents qui, en suivant les
saints enseignements, rendront la santé à ce patient.
(200.11)
Peut-être - si Dieu le veut, - le monde s'amendera-t-il pour devenir sain en permanence, et ses
facultés épuisées seront-elles renouvelées, et sa personne acquerra-t-elle tant de vigueur, de
fraîcheur et de verdeur, qu'elle resplendira de charme avenant et de grâce.
(200.12)
Le remède primordial consiste à diriger les hommes afin qu'ils se tournent vers Dieu, qu'ils écoutent
ses conseils et qu'ils aillent dans le monde avec des oreilles qui entendent et des yeux qui voient.
(200.13)
Une fois que leur a été prodiguée cette aide rapidement efficace, ils doivent être amenés à acquérir
les caractéristiques et l'attitude du concours céleste, et encouragés à rechercher toutes les
générosités du royaume d'Abha.
(200.14)
Ils doivent purifier leurs coeurs de la plus infime trace de haine et de mépris, et se mettre en devoir
de se montrer fidèles et honnêtes, conciliants et aimants envers l'humanité tout entière, afin que
l'Orient et l'Occident se tiennent tout près l'un de l'autre - tels deux amants, - que la haine et
l'hostilité disparaissent de la terre pour faire place à une paix universelle fermement enracinée.
(200.15)
Ô vous, amoureux de Dieu! Soyez bons envers tous les peuples, aimez chaque personne, faites tout
ce qui est en votre pouvoir pour purifier les coeurs et les esprits des hommes, efforcez-vous de
réjouir chaque âme.
(200.16)
Soyez une ondée de grâce pour chaque prairie et, pour chaque arbre, l'eau de la vie.
(200.17)
Soyez comme le musc pour les sens de l'humanité et, pour les malades, soyez une brise fraîche et
bienfaisante.
(200.18)
Soyez des eaux réconfortantes pour tous ceux qui ont soif, un guide attentionné pour tous les égarés.
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(200.19)
Soyez un père et une mère pour l'orphelin, des enfants aimants pour le vieillard, un trésor abondant
pour l'indigent.
(200.20)
Considérez l'amour et la camaraderie comme les délices du ciel, l'hostilité et la haine comme les
tourments de l'enfer.
(200.21)
N'accordez pas à votre corps trop de repos, mais travaillez de toute votre âme et, de tout votre
coeur, élevez la voix implorant Dieu qu'Il vous accorde son secours et sa grâce. Ainsi pourrez-vous
faire de ce monde le paradis d'Abha et, de ce globe terrestre, le terrain de parade du royaume d'En-
Haut.
(200.22)
Si seulement vous en faites l'effort, il est certain que ces splendeurs apparaîtront, que ces nuages de
miséricorde déverseront leurs ondées, que ces brises vivifiantes se lèveront et souffleront, que ce
musc odorant sera répandu jusqu'aux extrémités de la terre.
(200.23)
Ô vous, amoureux de Dieu! Ne vous attardez pas sur ce qui est appelé à disparaître en ce lieu sacré,
et ne vous alarmez en aucune façon.
(200.24)
Tout ce qui peut arriver est pour le mieux, car l'affliction n'est que l'essence de la générosité, les
souffrances et les durs labeurs sont pure miséricorde, et l'angoisse est paix de l'âme; consentir un
sacrifice est recevoir un don, et ce qui peut survenir procède de la grâce de Dieu.
(200.25)
Ainsi, veillez à vos propres tâches : guidez les hommes et éduquez-les dans les voies d'Abdu'l-Bahá.
(200.26)
Transmettez à l'humanité ce joyeux message émanant du royaume d'Abha.
(200.27)
De nuit comme de jour ne vous accordez nul repos. à aucun moment, ne recherchez la tranquillité.
Efforcez-vous, de toute votre énergie, d'apporter aux oreilles des hommes ces bonnes nouvelles.
(200.28)
Dans votre amour pour Dieu et votre attachement envers Abdu'l-Bahá, acceptez chaque tribulation,
chaque douleur. Endurez les sarcasmes de l'agresseur, souffrez les reproches de l'adversaire.
(200.29)
Suivez les traces d'Abdu'l-Bahá et, sur le chemin de la Beauté d'Abha, languissez à tout instant de
sacrifier vos vies.
(200.30)
Apparaissez tel l'astre du jour, soyez agités comme la mer; tels les nuages du ciel, inondez de vie
champs et collines et, semblables aux vents d'avril, soufflez la fraîcheur à travers ces arbres
humains, afin de les amener à fleurir.
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Chapitre: 201. "Ô toi qui es emportée par l'amour divin! ..."
(201.1)
Ô toi qui es emportée par l'amour divin! Le Soleil de Vérité s'est levé à l'horizon de ce monde et a
dardé ses rayons de direction divine. La grâce éternelle n'est jamais interrompue, et cette grâce
éternelle a produit un fruit - la paix universelle.
(201.2)
Sois assurée que, en cette ère de l'esprit, le royaume de paix dressera son tabernacle sur les sommets
du monde, et que les commandements du Prince de la Paix régiront les artères et les nerfs de chaque
peuple au point d'attirer, dans son ombre protectrice, toutes les nations de la terre.
(201.3)
Aux sources d'amour, de vérité et d'unité, le fidèle Berger abreuvera ses moutons.
(201.4)
Ô servante de Dieu, il faut en premier lieu établir la paix parmi les hommes en attendant qu'elle
conduise, finalement, à la paix parmi les nations.
(201.5)
C'est pourquoi, ô vous bahá’ís, efforcez-vous, de tout votre pouvoir, de créer, par la puissance de la
parole de Dieu, l'amour véritable, la communion spirituelle et des liens durables parmi les individus.
Telle est votre mission.
Chapitre: 202. "Ô vous amoureux de la vérité ..."
(202.1)
Ô vous amoureux de la vérité, vous serviteurs de l'humanité! De la floraison de vos pensées et de
vos espérances me sont parvenus de fragrants effluves, c'est pourquoi un sens intime du devoir
m'oblige à tracer ces lignes.
(202.2)
Observez combien le monde est divisé contre lui-même, combien nombreuses sont les nations,
rouges de sang, leur poussière même est plaquée de sang.
(202.3)
Les flammes de la discorde sont montées si haut que jamais dans le passé, ni au Moyen-Age ni au
cours de siècles récents, l'on a connu guerre si hideuse, semblable aux meules prenant pour grains
les crânes des hommes.
(202.4)
Et même pire encore, car de florissantes nations ont été réduites à de la rocaille, des cités ont été
rasées et maints villages, jadis prospères, ont été dévastés.
(202.5)
Des pères ont perdu leurs fils, et des fils ont pleuré leurs pères. Des mères se sont consumées dans
les larmes à la mort de leurs enfants. Des enfants se sont trouvés orphelins et des femmes
contraintes à errer, vagabondes et sans gîte.
(202.6)
A tous égards, l'humanité est tombée bien bas. Les cris perçants d'enfants privés de leurs pères et les
voix angoissées des mères se font entendre, s'élevant jusqu'au ciel.
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(202.7)
Et l'origine de toutes ces tragédies, ce sont les préjugés : préjugés raciaux et ethniques, préjugés
religieux et politiques: et la cause première du préjugé, c'est l'imitation aveugle du passé - imitation
en matière de religion, d'attitude raciale, de sentiment national et de politique.
(202.8)
Aussi longtemps que persistera cette imitation servile du passé, les fondements de l'ordre social
continueront à être exposés aux quatre vents du ciel, et l'humanité sera menacée des pires dangers.
(202.9)
A présent, dans un âge aussi illuminé que le nôtre, où des réalités jusque-là ignorées par l'homme
ont été dévoilées, où les secrets des choses créées ont été révélés et où le Matin de Vérité est
apparu, éclairant le monde, est-il admissible que des hommes déclenchent une guerre effroyable qui
conduise l'humanité à sa perte? Par le Seigneur Dieu, non!
(202.10)
Jésus-Christ invita le genre humain tout entier à l'amitié et à la paix. A Pierre, il dit : « Rengaine ton
épée » [voir : Jean 18.11]. Tel était le commandement et le conseil du Seigneur Christ et aujourd'hui.
Pourtant, tous les chrétiens, sans exception, ont sorti leurs épées des fourreaux. Combien grande est
la contradiction entre de tels actes et le texte si limpide de l'Evangile!
(202.11)
Il y a soixante ans apparut Bahá’u’lláh, tel l'astre du jour, sur la Perse. Il déclara que les cieux du
monde étaient obscurs, que cette obscurité était de mauvais augure et que de terribles guerres
éclateraient.
(202.12)
De la prison d'Akka, Il s'adressa au Kaiser allemand dans les termes les plus clairs, lui disant qu'une
grande guerre était en train de se préparer et que sa capitale, Berlin, se répandrait en lamentations et
en gémissements.
(202.13)
Il écrivit, de même, au souverain ottoman, bien qu'il fût lui-même la victime de ce sultan et un
captif en sa prison - il était, en effet, retenu prisonnier dans la forteresse d'Akka - et déclara
nettement que Constantinople subirait une transformation soudaine et radicale, si importante que les
femmes et les enfants de cette cité donneraient libre cours à leurs larmes et à leurs lamentations.
(202.14)
En résumé, Il s'adressa en ces termes à tous les monarques et présidents de la terre, et tout se passa
exactement comme Il l'avait prédit.
(202.15)
Il est sorti, de sa puissante plume, divers enseignements sur la prévention de la guerre, et ceux-ci
ont été propagés à travers le monde.
(202.16)
Le premier enseignement est la recherche indépendante de la vérité, car l'imitation aveugle du passé
entrave le développement spirituel.
(202.17)
Lorsque chaque âme fera sa propre recherche sur la vérité, alors la société sera délivrée de
l'obscurantisme consistant à répéter éternellement le passé.
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(202.18)
Son deuxième principe est l'unité de l'humanité: tous les hommes sont les brebis de Dieu et Dieu est
leur berger aimant, qui prend tendrement soin de tous sans favoriser tel ou tel autre.
(202.19)
« Tu ne peux distinguer aucune différence dans la création du Dieu de miséricorde » [voir : Coran
67.3] ; ils sont tous ses serviteurs, et tous implorent sa grâce.
(202.20)
Son troisième enseignement est que la religion est une puissante forteresse, mais qu'elle doit
engendrer l'amour, et non la malveillance et la haine. Si elle devait conduire à la méchanceté, au
mépris et à la haine, alors elle serait sans valeur aucune. Car la religion est un remède et, si le
remède provoque la maladie, alors il faut en abandonner l'usage.
(202.21)
Quant aux préventions d'ordre religieux, racial, national et politique, tous ces préjugés s'attaquent
aux racines mêmes de la vie humaine, ils engendrent tous des effusions de sang et la perdition du
monde. Aussi longtemps que survivront de tels préjugés, il y aura des guerres continuelles et
effroyables.
(202.22)
Pour remédier à cet état de choses, il faut instaurer la paix universelle. Pour y parvenir, devra être
institué un tribunal suprême, représentatif de tous les gouvernements et de tous les peuples; les
problèmes - tant nationaux qu'internationaux - devront lui être soumis, et tous devront appliquer les
décrets de ce tribunal. Si un gouvernement ou un peuple quelconque ne s'y conformait pas, alors le
monde tout entier se dresserait contre ce gouvernement ou ce peuple.
(202.23)
Un autre enseignement de Bahá'u'llah est l'égalité entre les hommes et les femmes et leur égale
participation à tous les droits. Et il existe de nombreux principes analogues.
(202.24)
Il est désormais évident que ces enseignements constituent la vie et l'âme mêmes du monde. Vous
qui êtes des serviteurs de la race humaine, efforcez-vous, de tout votre coeur, de délivrer l'humanité
de cette obscurité et de ces préjugés qui font partie de la condition humaine et du monde matériel,
afin que l'humanité puisse frayer son chemin vers la lumière du monde de Dieu.
(202.25)
Vous êtes, Dieu soit loué, familiarisés avec les divers principes, institutions et lois du monde.
(202.26)
Or, aujourd'hui, seuls ces divins enseignements peuvent assurer à l'humanité paix et sérénité. Sans
ces enseignements, jamais cette obscurité ne disparaîtra, jamais ces maladies chroniques ne seront
guéries, bien au contraire, elles deviendront de jour en jour plus menaçantes.
(202.27)
Les nations balkaniques demeureront insatisfaites. Leur agitation se développera. Les puissances
vaincues continueront à s'agiter. Elles auront recours à toute mesure susceptible de rallumer la
flamme de la guerre.
(202.28)
Les mouvements, créés de fraîche date et de portée internationale, déploieront des efforts extrêmes
pour faire avancer leurs desseins. Le mouvement dit de gauche acquerra une grande importance, et
son influence se propagera.
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(202.29)
Efforcez-vous par conséquent, avec des esprits et des coeurs illuminés, avec une force issue du ciel,
de devenir comme un bienfait de Dieu pour l'homme et de faire naître, pour toute l'humanité, le
bien-être et la paix.
Chapitre: 203. "Ô toi qui es épris de l'Alliance! ..."
(203.1)
Ô toi qui es épris de l'Alliance! La Beauté Bénie a promis à ce serviteur que des âmes seraient
éduquées pour être les incarnations mêmes de la direction divine, et des bannières de l'Assemblée
céleste, des flambeaux de l'unicité de Dieu et des étoiles de sa vérité pure, scintillant dans les cieux
où seul règne Dieu.
(203.2)
Ces âmes donneraient la vue aux aveugles et permettraient aux sourds d'entendre; elles rendraient la
vie aux morts. Elles confronteraient tous les peuples de la terre, plaidant leur cause à l'aide de
preuves du Seigneur des sept sphères.
(203.3)
C'est mon espérance que, dans sa générosité, Il suscitera bientôt ces âmes, et que sa Cause sera
exaltée. Or l'aimant qui attirera cette grâce, c'est la fermeté dans l'Alliance. Rends grâce à Dieu de
t'avoir permis d'être le plus ferme parmi les fermes.
(203.4)
Ô mon Dieu, aide ton serviteur à exalter la parole et à réfuter ce qui est vain et erroné, à établir la
vérité, à propager à tous vents les versets sacrés, à révéler les splendeurs et à faire poindre, dans le
coeur des justes, la lumière du matin. Tu es, en vérité, le Généreux, le Miséricordieux.
Chapitre: 204. "Ô phénix de cette flamme immortelle ..."
(204.1)
Ô phénix de cette flamme immortelle allumée dans l'Arbre sacré! Bahá'u'llah- que ma vie, mon
âme, mon esprit soient offerts en sacrifice à ses humbles serviteurs! - a, au cours des derniers jours
de sa vie terrestre, formulé la promesse la plus formelle que, par les ondées de la grâce divine et
avec l'aide et l'assistance garanties par son royaume d'En-Haut, apparaîtraient des âmes et des êtres
saints qui, telles des étoiles, orneraient le firmament de la direction divine,
(204.2)
illumineraient l'aurore de tendre bonté et de générosité, manifesteraient les signes de l'unité divine,
brilleraient de la lumière de sainteté et de pureté, recevraient leur pleine mesure d'inspiration divine,
(204.3)
élèveraient bien haut le flambeau sacré de la foi, se tiendraient solides comme le roc et immuables
comme la montagne, et deviendraient des lumières dans les cieux de sa Révélation, de puissants
instruments de sa grâce, des moyens de dispenser l'infinie mansuétude de Dieu, des hérauts
invoquant le nom du seul vrai Dieu, et des architectes posant le suprême fondement du monde.
(204.4)
Ils oeuvreront sans cesse, de nuit comme de jour, ne prêteront garde ni aux épreuves ni aux
infortunes, ne souffriront aucun répit dans leurs efforts, ne chercheront aucun repos délaisseront
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tout bien-être et tout confort et, détachés et immaculés, consacreront chaque moment fugitif de leurs
vies à la propagation de la fragrance divine et à l'exaltation de la sainte parole de Dieu.
(204.5)
Leurs visages rayonneront d'un bonheur céleste, et leurs coeurs seront remplis de joie.
(204.6)
Leurs âmes seront inspirées, et leurs principes demeureront inviolés. Ils se dissémineront à travers
le monde et voyageront en toutes régions. Ils élèveront leurs voix dans chaque assemblée, orneront
et animeront chaque réunion. Ils parleront dans chaque langue et interpréteront chaque signification
cachée. Ils révéleront les mystères du Royaume et manifesteront à chacun les signes de Dieu.
(204.7)
Ils brûleront avec éclat, telle une lampe dans le coeur de chaque réunion et rayonneront, telle une
étoile, au-dessus de chaque horizon.
(204.8)
Les douces brises issues du jardin de leurs coeurs parfumeront et raviveront les âmes des hommes et
les révélations de leurs esprits, semblables à des ondées, revigoreront les peuples et les nations du
monde.
(204.9)
J'attends, anxieusement, qu'apparaissent ces êtres sacrés, et pourtant, jusqu'à quand retarderont-ils
leur venue?
(204.10)
Je prie et supplie ardemment, à la tombée du jour et à l'aurore, que ces scintillantes étoiles déversent
bientôt leur éclat sur le monde, que ces visages sacrés soient dévoilés aux yeux des mortels, que les
armées de l'assistance divine remportent la victoire et que les flots de grâce, surgis de ses océans
célestes, se déversent sur l'humanité tout entière.
(204.11)
Priez, vous aussi, et suppliez-le afin que, grâce à l'aide généreuse de l'Ancienne Beauté, ces âmes
puissent être dévoilées au regard du monde.
(204.12)
Que la gloire de Dieu repose sur toi et sur celui dont le visage est éclairé de cette lumière éternelle
qui émane de son royaume de gloire.
Chapitre: 205. "Ô vous, âmes respectées! ..."
(205.1)
Ô vous, âmes respectées! A force d'imiter continuellement les coutumes anciennes et surannées, le
monde s'était obscurci comme une nuit ténébreuse.
(205.2)
Les fondements des enseignements divins étaient tombés dans l'oubli; leurs substances avaient été
totalement délaissées, et les hommes se cramponnaient, en quelque sorte, à des épluchures. Les
nations - tels des vêtements en loques - étaient tombées dans un état pitoyable.
(205.3)
De cette obscurité est sortie la splendeur matinale des enseignements de Bahá'u'llah.
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(205.4)
Il a revêtu le monde d'un habit neuf et magnifique et cet habit neuf, ce sont les principes envoyés
par Dieu à l'humanité.
(205.5)
A présent s'est ouvert l'âge nouveau, et la création est née à nouveau. L'humanité a revêtu une vie
nouvelle. L'automne est terminé, voici le printemps revivifiant.
(205.6)
Toutes choses sont désormais renouvelées. Les arts et les industries ont été relancés, la science
connaît de nouvelles découvertes et l'on assiste à des inventions nouvelles. Il n'est pas jusqu'aux
moindres détails des affaires humaines, tels que l'habillement et les effets personnels - et même les
armes - qui ne soient ainsi renouvelés. Les lois et procédures de chaque gouvernement ont été
révisées. Le renouveau est à l'ordre du jour.
(205.7)
Or, toutes ces nouveautés ont leur origine dans les déversements de grâce et de faveurs prodigieuses
émanant du Seigneur du Royaume, et qui ont renouvelé le monde.
(205.8)
Ainsi, les hommes doivent être complètement libérés de leurs anciens modèles de pensée, afin que
toute leur attention se concentre sur ces nouveaux principes, car ils sont la lumière de ce temps et
l'esprit même de cet âge.
(205.9)
Tant que ces enseignements n'auront pas été effectivement diffusés parmi les hommes, jusqu'à ce
que les vieilles méthodes et les anciens concepts soient effacés et tombés dans l'oubli, ce monde
d'existence ne trouvera pas de paix et ne reflétera pas les perfections du céleste royaume.
(205.10)
Efforcez-vous, de tout votre coeur, de rendre les inattentifs conscients, de réveiller ceux qui sont
assoupis, d'apporter aux ignorants la connaissance, de donner la vue aux aveugles, de faire entendre
les sourds et de rendre les morts à la vie.
(205.11)
Il vous incombe de faire preuve d'un tel pouvoir, d'une telle endurance, que tous les témoins en
seront étonnés. Les confirmations du Royaume vous sont acquises. Que la gloire du Très-Glorieux
soit sur vous!
Chapitre: 206. "Louanges à celui qui a déchiré les ténèbres ..."
(206.1)
Louanges à celui qui a déchiré les ténèbres, effacé la nuit, écarté et arraché les voiles. Celui dont la
lumière a brillé, dont les signes et les témoignages ont été propagés, et dont les mystères ont été mis
à nu.
(206.2)
Alors, ses nuages se séparèrent et déversèrent sur la terre munificences et bienfaits, adoucissant
toutes choses de leurs ondées, faisant jaillir et tressaillir de joie la fraîche verdure de la
connaissance et les jacinthes de la certitude, jusqu'à ce que le monde tout entier fût parfumé des
fragrances de sa sainteté.
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(206.3)
Salutations et louanges, bénédictions et gloires sur ces divines réalités, ces anémones sacrées issues
de ce suprême bienfait, de cette grâce inondante qui a mugi, tel un océan de dons et de générosités,
lançant ses vagues jusqu'aux cieux.
(206.4)
Ô Dieu, mon Dieu! Louanges à Toi qui as allumé le feu de l'amour divin dans l'Arbre sacré, sur le
sommet de la plus haute des montagnes; cet Arbre qui n'est « ni de l'Orient ni de l'Occident » [voir :
Coran 24.35] , ce feu qui éclata soudain et se propagea jusqu'à ce que ses flammes s'élèvent et
atteignent l'Assemblée céleste.
(206.5)
Grâce à lui ces réalités purent capter la lumière de direction divine, et s'écrièrent : « En vérité, nous
avons aperçu un feu sur le versant du mont Sinaï ». [voir : Coran 28.29]
(206.6)
Ô Dieu, mon Dieu! Rends ce feu chaque jour plus intense, jusqu'à ce que son souffle mette en
branle la terre entière.
(206.7)
Ô toi, mon Seigneur! Allume dans chaque coeur la lumière de ton amour, insuffle dans les âmes des
hommes l'esprit de ta connaissance, réchauffe leurs seins à l'aide des versets de ton unicité.
(206.8)
Appelle à la vie ceux qui gisent dans leurs tombes, avertis les orgueilleux, propage le bonheur à
travers le monde, fais pleuvoir tes eaux cristallines et, dans la réunion des splendeurs manifestes,
fais passer à la ronde cette coupe qui est « tempérée à la fontaine du camphre ». [voir : Coran 76.5]
(206.9)
Tu es, en vérité, celui qui donne, celui qui pardonne, l'éternel Dispensateur. En vérité, tu es le
Miséricordieux, le Compatissant.
(206.10)
Ô vous, bien-aimés de Dieu! La coupe céleste déborde de vin, le banquet de la divine Alliance brille
des lumières de la fête, l'aurore de toutes les dispensations pointe, les douces brises de grâce
soufflent et, du monde invisible, parvient la bonne nouvelle des générosités et des présents.
(206.11)
Le printemps divin a dressé ses tentes dans des prairies parsemées de fleurs, et les âmes spirituelles
respirent de subtils parfums émanant du Saba de l'esprit, portés par le vent d'est.
(206.12)
A présent, le rossignol mystique chante ses odes, et les bourgeons de secrète signification éclatent
en fleurs délicates et gracieuses. Les alouettes des champs sont devenues les musiciennes du festival
et, élevant leurs voix prodigieuses, elles crient et chantent les mélodies de l'Assemblée divine :
"Soyez bénis! Une bonne nouvelle! Une bonne nouvelle!"
(206.13)
Et elles pressent les assoiffés du paradis d'Abha de boire à leur soif, elles pérorent éloquemment sur
l'arbre céleste, et profèrent leurs paroles sacrées.
(206.14)
Tout ceci, afin que les âmes desséchées, parcourant le désert des insouciants, et les âmes flétries,
perdues dans les sables de l'indifférence, puissent renaître à la vie trépidante et se présenter aux
fêtes et aux réveillons du Seigneur Dieu.
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(206.15)
Louange à Lui! La renommée de sa Cause s'est répandue en Orient comme en Occident, et la
nouvelle du pouvoir de la Beauté d'Abha a envahi le nord et le sud.
(206.16)
Ce cri, lancé du continent américain, est un choeur de sainteté, cette clameur qui s'élève des quatre
coins du monde jusqu'à l'Assemblée divine c'est "Ya Bahá'u'l-Abha!"
(206.17)
A présent, l'Orient est illuminé de gloire et l'Occident est doux comme la rose, toute la terre est
embaumée d'ambre gris, et les vents qui soufflent au-dessus du tombeau sacré sont chargés de
musc.
(206.18)
Bientôt vous verrez que même les pays les plus obscurs sont illuminés et que les continents
d'Europe et d'Afrique sont devenus des jardins de fleurs et des forêts d'arbres en fleurs.
(206.19)
Mais, comme l'aurore de cet Astre du Jour apparut en Perse et que, de cet Orient, le soleil brilla sur
l'Occident, c'est notre plus fervent espoir que les flammes du feu de l'amour luisent toujours plus
intensément dans ce pays et que la splendeur de cette Foi sacrée y devienne toujours plus
étincelante.
(206.20)
Que le tumulte engendré par la Cause de Dieu ébranle ce pays jusqu'à ces fondements mêmes, que
la force spirituelle de sa parole se manifeste au point de faire, de l'Iran, le centre et le foyer du bien-
être et de la paix.
(206.21)
Que la rectitude et l'esprit de conciliation, l'amour et la confiance, émanant de l'Iran, confèrent
l'immortalité à tous les habitants de la terre.
(206.22)
Que ce pays dresse, sur les plus hauts sommets, la bannière de l'ordre public, de la plus pure
spiritualité, et de la paix universelle.
(206.23)
Ô vous, bien-aimés de Dieu! En cette dispensation - la dispensation bahá’íe - la Cause de Dieu est
esprit sans mélange.
(206.24)
Sa Cause ne procède pas du monde matériel. Elle n'est destinée ni à la lutte ni à la guerre, ni aux
actes de malveillance ou d'opprobre; son but n'est ni de la disputer à d'autres croyances ni de
susciter des conflits avec les nations du monde.
(206.25)
Sa seule armée est l'amour divin, sa seule joie est le vin limpide de la connaissance de Dieu, sa
seule bataille est l'exposé de la Vérité; sa seule croisade est dirigée contre l'égoïsme persistant et les
néfastes impulsions du coeur humain.
(206.26)
Sa victoire est celle de se soumettre et de céder et sa gloire éternelle, c'est son désintéressement.
(206.27)
En résumé, la cause de Dieu est esprit, et rien d'autre :
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« Si ce n'est pas nécessaire,
Ne blesse pas le serpent dans la poussière
Et, pire encore, ne blesse pas un homme.
Si tu le peux,
N'effraie pas la fourmi;
Surtout, ne frappe pas ton frère. »
(206.28)
Que tous vos efforts tendent vers ce but ; devenir des sources de vie et d'immortalité, de paix, de
bien-être et de joie, pour chaque âme humaine - qu'elle vous soit proche ou étrangère, qu'elle vous
soit hostile ou favorable.
(206.29)
Ne considérez pas la pureté ou l'impureté de sa nature, mais la miséricorde du Seigneur, qui englobe
toutes choses, dont la grâce a illuminé toute la terre et tous ses habitants et dont la munificence,
dans toute sa plénitude, favorise à la fois le sage et l'ignorant.
(206.30)
L'inconnu et l'ami sont tous deux assis à la table de sa faveur. De même que le croyant, l'homme qui
renie et se détourne de Dieu, joint en même temps les mains pour s'abreuver à l'océan de ses
bienfaits.
(206.31)
Il sied aux bien-aimés du Seigneur d'être les signes et les témoignages de son universelle
miséricorde et les incarnations de sa grâce, qui surpasse tout.
(206.32)
Que, tel le soleil, ils dardent leurs rayons à la fois sur le jardin et sur le tas d'ordures et, tels des
nuages printaniers, qu'ils déversent leurs ondées sur la fleur comme sur les épines.
(206.33)
Qu'ils ne recherchent que l'amour et la fidélité; qu'ils ne suivent pas les voies de la malveillance;
que leurs paroles se confinent aux secrets de l'amitié et de la paix. Tels sont les attributs des âmes
justes, telle est la marque distinctive de ceux qui servent à son Seuil.
(206.34)
La Beauté d'Abha endura les plus affligeantes des calamités. Il souffrit d'innombrables maux et
agonies. Il ne connut aucun instant de paix, jamais un souffle de répit; Il erra, sans gîte, à travers les
sables du désert et les versants des montagnes;
(206.35)
Il fut emprisonné dans une forteresse et dans une cellule carcérale mais, à ses yeux, sa misérable
natte de paille était un trône éternel de gloire et ses lourdes chaînes, la parure d'un souverain.
(206.36)
De nuit comme de jour, Il vécut sous une épée virevoltante et s'apprêtait, à chaque instant, à mourir
sur la croix.
(206.37)
Il endura tout cela afin de pouvoir purifier le monde et le parer des tendres miséricordes du
Seigneur Dieu, de pouvoir lui rendre le repos, de faire disparaître conflits et agressions; afin que la
lance et la lame acérée soient échangées contre la fraternité affectueuse, que la malveillance et la
guerre fassent place à la sécurité, à la douceur et à l'amour;
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(206.38)
que les champs de bataille de la haine et du courroux deviennent des jardins de délectation et que
des lieux où, jadis, s'affrontèrent des armées assoiffées de sang, se transforment en jardin de loisirs
embaumant les parfums; que la guerre soit un sujet d'opprobre et que le recours aux armes soit
abandonné par tous les peuples, telle une maladie repoussante; que la paix universelle élève ses
pavillons sur les plus hautes montagnes, et que la guerre disparaisse à jamais de cette terre.
(206.39)
C'est pourquoi les bien-aimés de Dieu doivent, péniblement, à la sueur de leur front, élever, nourrir
et entretenir cet arbre de l'espérance.
(206.40)
En quelque pays qu'ils demeurent, ils doivent secourir et accompagner, de tout leur coeur, ceux qui
leur sont proches, ou très éloignés.
(206.41)
Que, pourvu de qualités semblables à celles du ciel, ils promeuvent les institutions et la religion de
Dieu.
(206.42)
Qu'ils ne perdent jamais courage, ne soient jamais abattus ni affligés. Plus ils rencontrent
d'antagonisme, plus ils doivent manifester leur propre bonne foi; plus ils ont à faire face à des
tourments et à des calamités, plus généreusement ils doivent passer à la ronde la coupe d'abondance.
(206.43)
Tel est l'esprit qui deviendra la vie du monde, telle est la lumière diffuse en son coeur; et celui qui
peut être ainsi mais qui agit autrement, n'est pas digne de servir au seuil sacré du Seigneur.
(206.44)
Ô vous, bien-aimés de Dieu! Le Soleil de Vérité brille depuis des cieux invisibles; sachez la valeur
de ces jours. Levez vos têtes, et devenez aussi grands que des cyprès dans ces courants torrentiels.
Réjouissez-vous de la beauté du narcisse de Najd, car la nuit tombera et la fleur ne sera plus ...
(206.45)
Ô vous, bien-aimés de Dieu! Louange à Lui, le brillant étendard de l'Alliance flotte plus haut jour
après jour, alors que le drapeau de la perfidie a été renversé et mis en berne.
(206.46)
Les agresseurs, plongés dans les ténèbres de l'ignorance, ont été ébranlés au plus profond d'eux-
mêmes; ils sont à présent comme des sépulcres en ruine et, pareils à des créatures aveugles qui
habitent sous la terre, ils rampent autour d'un coin de la tombe et, de ce trou, produisent de temps à
autre des sons inarticulés et poussent des hurlements, telles des bêtes sauvages.
(206.47)
Gloire à Dieu! Comment l'obscurité peut-elle espérer vaincre la lumière, comment les cordes du
magicien peuvent-elles retenir « un serpent visible pour tous » ? « Alors, voyez! Elle (la baguette de
Moïse) a englouti leurs prodiges mensongers » [voir : Coran 26.31- ces versets se réfèrent à la baguette de
Moïse et aux magiciens] .
(206.48)
Hélas pour eux! Ils se sont abusés d'une fable et, pour satisfaire leurs désirs, ont abandonné leurs
propres natures. Ils renoncèrent à la gloire éternelle en échange de l'orgueil humain et sacrifièrent,
aux exigences du moi, la grandeur dans les deux mondes. De ceci, nous vous avons avertis. Sous
peu, vous verrez les insensés dans un embarras manifeste.
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(206.49)
Ô mon Seigneur et mon Espérance! Aide tes bien-aimés à être constants en ta puissante Alliance, à
demeurer fidèles à ta Cause manifeste et à observer les commandements que Tu as édictés à leur
intention dans ton Livre de splendeurs, afin qu'ils puissent devenir des étendards de direction et des
phares de l'Assemblée d'En-Haut, des sources de ton infinie sagesse et des étoiles, qui nous guident
sûrement tandis qu'elles scintillent dans le ciel suprême. Tu es, en vérité, l'invincible, le Tout-
Puissant.
Chapitre: 207. "Ô vous qui vous êtes tournés vers la Beauté exaltée! ..."
(207.1)
Ô vous qui vous êtes tournés vers la Beauté exaltée! La nuit, le jour, à l'aube et au crépuscule, je me
souviens - et me suis toujours souvenu, dans les royaumes de mon esprit et de mon coeur - des bien-
aimés du Seigneur.
(207.2)
Je L'implore de dispenser ses confirmations à ces âmes qui résident dans cette contrée pure et
sacrée, et de leur accorder la réussite en toutes choses : que dans leur caractère, leur attitude, leurs
paroles, leur comportement, en tout ce qu'ils sont et ce qu'ils font, Dieu leur permette de se
distinguer parmi les hommes;
(207.3)
qu'Il les rassemble au sein de la communauté mondiale, leurs coeurs remplis d'extase, de ferveur et
d'amour ardent, de connaissance et de certitude, de constance et d'unité, leurs visages à la fois
magnifiques et rayonnants.
(207.4)
Ô vous, bien-aimés du Seigneur! Ce jour est le jour de l'union, le jour du rassemblement de
l'humanité tout entière.
(207.5)
« En vérité, Dieu aime ceux qui, telle une solide muraille, combattent en rangs serrés pour sa
Cause! » [voir : Coran 61.4]. Observez qu'Il dit "en rangs serrés", c'est-à-dire en foule, pressés l'un
contre l'autre, rivés l'un à l'autre, chacun d'entre eux soutenant ses compagnons.
(207.6)
Livrer bataille, comme il est dit dans le verset sacré, cela ne signifie pas, en cette dispensation - la
plus grande de toutes les dispensations, - surgir armé de l'épée, de la lance et de la flèche, mais
plutôt armé d'intentions pures, de nobles motifs, de conseils salutaires et efficaces, de divins
attributs, d'actions agréables au Tout-Puissant, et des célestes vertus.
(207.7)
Cela veut dire éduquer l'humanité tout entière, guider tous les hommes, propager à travers le monde
les subtils arômes de l'esprit, proclamer les preuves de Dieu, formuler des arguments décisifs et
divins, accomplir des actes charitables.
(207.8)
Chaque fois que de saintes âmes, attirant les célestes pouvoirs, se lèveront, pourvues de telles
qualités spirituelles et marcheront à l'unisson, en rangs serrés, chacune de ces âmes sera pareille à
mille âmes, et les vagues bondissantes de ce puissant océan seront pareilles aux bataillons du
concours d'En-Haut.
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(207.9)
Quelle bénédiction ce sera lorsque, toutes, elles se rassembleront, tels des torrents, des rivières et
des courants, des ruisseaux et de simples gouttes, jadis séparés, et formeront - une fois réunis en un
seul lieu - une puissante mer.
(207.10)
Et l'unité inhérente à tous prévaudra à un tel degré que les traditions, les règles, les coutumes et les
distinctions, observées dans l'existence illusoire de ces populations, seront effacées et disparaîtront
comme des gouttes isolées, une fois que le grand océan d'unité bondira, se dressera et fera rouler ses
vagues.
(207.11)
Je jure, par l'Ancienne Beauté, qu'alors une irrésistible grâce encerclera toutes choses et que la mer
de grandeur inondera ses rivages, au point que la plus étroite voie d'eau s'élargira tel un océan infini,
et que chaque infime goutte sera semblable aux grands fonds illimités.
(207.12)
Ô vous, bien-aimés de Dieu! Luttez pour parvenir à cette haute condition, pour tant faire briller la
splendeur à travers ces terrestres royaumes que ses rayons se refléteront d'un point de l'aurore à
l'horizon de l'éternité.
(207.13)
Ceci est le fondement même de la Cause de Dieu. Ceci est l'essence même de la Loi de Dieu. Ceci
est la puissante structure édifiée par les Manifestations de Dieu. C'est pourquoi pointe l'orbe du
monde de Dieu. C'est pourquoi le Seigneur s'établit sur le trône de son corps humain.
(207.14)
Ô vous, bien-aimés de Dieu! Voyez comment l'Exalté [nota : le Bab] - que les âmes de tous les
habitants de la terre soient livrées en rançon pour Lui! - fit de son coeur béni, pour ce noble but, la
cible des lances de l'affliction; et parce que l'intention réelle de l'Ancienne Beauté - que les âmes du
concours céleste soient sacrifiées pour Lui! - était de gagner ce même but suprême, l'Exalté mit à nu
sa poitrine sacrée pour l'offrir en cible à une myriade de balles tirées par les tenants de la
méchanceté et de la haine et, dans une résignation extrême, Il connut la mort du martyr.
(207.15)
La poussière de ce chemin fut tachée par le sang sacré de milliers et de milliers de saintes âmes, et
que de fois le corps béni d'un loyal amoureux de Dieu fut pendu au gibet!
(207.16)
La Beauté d'Abha lui-même - que l'esprit de toute existence soit sacrifié à ses bien-aimés! - endura
toute sorte d'épreuves et, de son plein gré, accepta pour lui-même d'intenses afflictions.
(207.17)
Il n'est pas de tourment auquel ne fût soumis son corps sacré, ni de souffrance qui ne lui fût infligée.
Combien de nuits, lorsqu'Il était enchaîné, passa-t-Il dans l'insomnie à cause du poids de son collier
de fer? Combien de jours la douleur provoquée par les ceps et les fers ne lui laissa-t-elle nul instant
de repos?
(207.18)
De Niyavaran à Téhéran, ils le firent courir - lui, cet esprit incarné, lui qui avait été habitué à
reposer contre des coussins de soie ornementée - enchaîné, pieds nus et la tête découverte: et, sous
la terre, dans l'obscurité profonde de cet étroit cachot, ils l'emprisonnèrent en compagnie d'assassin,
de rebelles et de voleurs.
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(207.19)
Ils ne cessaient de l'accabler d'un nouveau tourment, et ils étaient tous persuadés que, d'un moment
à l'autre, Il subirait la mort du martyr.
(207.20)
Quelque temps après, ils le bannirent de son pays natal et l'exilèrent vers des nations étrangères et
lointaines.
(207.21)
Durant de nombreuses années, en Irak, il ne s'écoula pas un seul instant sans que la flèche d'une
nouvelle angoisse ne frappât son coeur sacré; à chaque pulsation de son coeur, une épée s'abattait
sur ce corps béni;
(207.22)
Il ne pouvait espérer nul moment de repos et de sécurité. De tous côtés, ses ennemis relançaient
leurs attaques avec une haine implacable et, à lui seul, Il leur résista à tous.
(207.23)
Après toutes ces tribulations, ces sévices corporels, ils l'expulsèrent d'Irak, en Asie, vers l'Europe et,
en ce lieu de cruel exil, d'odieuses épreuves, aux torts accumulés sur lui par le peuple du Coran
s'ajoutèrent alors les venimeuses persécutions, les puissantes attaques, les complots, les calomnies,
les hostilités incessantes, la haine et la méchanceté du peuple du Bayan.
(207.24)
Ma plume est impuissante à décrire tout cela, mais vous en avez été certainement informés.
(207.25)
Alors, après vingt-quatre ans passés en cette Plus Grande Prison, dans l'agonie et l'affliction cruelle,
ses jours prirent fin.
(207.26)
En résumé, l'Ancienne Beauté fut toujours, durant son passage en ce monde éphémère, un captif
enchaîné, vivant sous la menace d'une épée, soumis à des souffrances et à des tourments extrêmes,
ou incarcéré dans la Plus Grande Prison.
(207.27)
A cause de son affaiblissement physique, provoqué par les afflictions répétées, son corps béni était
usé, réduit à un souffle ténu; il était aussi léger qu'une toile d'araignée, après de si longues
souffrances.
(207.28)
Et s'Il endura ce lourd fardeau, toute cette angoisse semblable à un océan précipitant ses vagues
jusqu'aux cieux, s'Il porta les lourdes chaînes de fer et s'Il devint l'incarnation même de la
résignation et de la douceur extrêmes, ce fut afin de guider chaque âme de cette terre vers la
concorde, la fraternité et l'unité;
(207.29)
de faire connaître, parmi tous les peuples, le signe de l'unicité de Dieu pour qu'enfin, l'unité
première déposée au coeur de toutes choses créées portât son fruit prédestiné, et que la splendeur du
verset : « Tu ne peux voir aucune divergence dans la création du Dieu de miséricorde » [voir : Coran
67.3] diffusât ses rayons jusqu'aux extrémités de la terre.
(207.30)
Le temps des efforts les plus ardents est venu, Ô vous bien-aimés du Seigneur. Luttez et efforcez-
vous sans trêve!
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(207.31)
Et puisque l'Ancienne Beauté fut exposée jour et nuit, sur le terrain du martyr, oeuvrons à notre tour
avec acharnement, et entendons et méditons les conseils divins; sacrifiions nos vies et renonçons à
nos jours éphémères et comptés. Détournons nos regards des vaines chimères des formes
divergentes de ce monde, et servons plutôt ce but souverain, ce grand dessein.
(207.32)
N'abattons pas, à cause de nos propres imaginations, cet arbre que la main de céleste grâce a planté;
n'effaçons pas, par les sombres nuages de nos illusions, de nos intérêts égoïstes, la gloire qui jaillit
du royaume d'Abha.
(207.33)
Ne soyons pas comme des barrières qui retiennent l'océan houleux de Dieu tout-puissant.
N'empêchons pas les doux et purs parfums du jardin de la Beauté Très-Glorieuse de se répandre
jusqu'aux extrémités du monde.
(207.34)
N'arrêtons pas, en ce jour de l'union retrouvée, l'averse printanière des bénédictions célestes. Ne
permettons pas que les splendeurs du Soleil de Vérité puissent jamais s'estomper et disparaître.
(207.35)
Telles sont les exhortations de Dieu, formulées dans ses livres sacrés, dans ses écritures et ses
tablettes, qui prodiguent ses conseils aux âmes sincères.
(207.36)
Que la gloire repose sur vous, avec la miséricorde et les bénédictions divines!
Chapitre: 208. "Ô vous, serviteurs au seuil sacré! ..."
(208.1)
Ô vous, serviteurs au seuil sacré! Les armées triomphantes du concours céleste, déployées et
rassemblées dans les royaumes d'En-Haut, sont prêtes à assister et à rendre victorieux ce courageux
cavalier qui, avec confiance, éperonne son destrier dans l'arène du service.
(208.2)
Heureux ce guerrier sans peur qui, armé du pouvoir de la vraie connaissance, se hâte vers le champ
de bataille, disperse les armées de l'ignorance, met en pièces les cohortes de l'erreur, brandit bien
haut l'étendard de la direction divine et sonne le clairon de la victoire. Par la droiture du Seigneur! Il
a remporté un glorieux triomphe et la victoire véritable.
Chapitre: 209. "Ô vous, serviteurs de la Beauté Bénie! ..."
(209.1)
Ô vous, serviteurs de la Beauté Bénie!... Il est clair qu'en ce jour, les confirmations du monde
invisible recouvrent tous ceux qui transmettent le message divin.
(209.2)
Si la tâche de l'enseignement faisait défaut, ces confirmations seraient entièrement supprimées, car
il est impossible aux bien-aimés de Dieu de recevoir son aide, à moins qu'ils n'enseignent la Foi.
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(209.3)
L'enseignement doit se poursuivre en toutes circonstances, mais avec discernement.
(209.4)
Si ce travail ne peut avoir lieu ouvertement, alors les croyants doivent enseigner en privé et, ainsi,
susciter la spiritualité et la fraternité parmi les enfants des hommes.
(209.5)
Si, par exemple, chaque croyant devient un ami véritable pour l'inattentif et que, sa conduite
empreinte de rectitude absolue, il fréquente cette âme, qu'il la traite avec la plus grande bonté,
symbolisant par lui-même les instructions divines dont il est le dépositaire, les nobles vertus et les
modèles de comportement et que, à tout instant, il agit conformément aux exhortations de Dieu, il
est certain que, petit à petit, il réussira à éveiller cette personne, autrefois insouciante, et à
transformer son ignorance en connaissance de la vérité.
(209.6)
Les âmes sont enclines à l'aliénation. Il convient donc, en premier lieu, de veiller à supprimer cette
aliénation, car c'est seulement alors que la Parole produira son effet.
(209.7)
Si un croyant manifeste sa bienveillance envers l'un des négligents et, avec une grande affection,
l'amène progressivement à comprendre la validité de la Cause sacrée, afin qu'il arrive à connaître les
fondements de la Foi de Dieu et ses implications, une telle personne sera certainement transformée,
à l'exception de ces individus rares, semblables à des cendres et dont les coeurs sont « durs comme
le roc, ou plus durs encore » [voir : Coran 2.69].
(209.8)
Si chaque ami s'efforce ainsi de guider une âme vers le droit chemin, le nombre des croyants
doublera chaque année; ce but peut être atteint avec prudence et sagesse, sans qu'il en résulte nul
inconvénient d'aucune sorte.
(209.9)
En outre, les enseignants doivent se déplacer largement et, si la diffusion du message devait
provoquer des troubles, alors qu'ils forment et encouragent les croyants, qu'ils les inspirent, les
réjouissent, réconfortent leurs coeurs, qu'ils les revivifient et les apaisent à l'aide des subtils parfums
de sainteté.
Chapitre: 210. "Ô vous, roses dans le jardin de l'amour divin! ..."
(210.1)
Ô vous, roses dans le jardin de l'amour divin! ô vous, lampes brillant au sein de l'assemblée de la
connaissance de Dieu! Que les douces brises célestes passent sur vous, que la gloire de Dieu
illumine l'horizon de vos coeurs!
(210.2)
Vous êtes les vagues de la profonde mer de connaissance, vous êtes les armées massées sur les
plaines de certitude, vous êtes les étoiles dans les cieux de compassion divine, vous êtes les pierres
qui mettent en fuite les adeptes de la perdition, vous êtes des nuages de miséricorde divine au-
dessus des jardins de vie, vous êtes l'abondante grâce de l'unicité de Dieu déversée sur les essences
de toutes choses créées.
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(210.3)
Sur la tablette déroulée de ce monde, vous êtes les versets de son unicité et, au sommet des hautes
tours du palais, vous êtes les étendards du Seigneur.
(210.4)
Dans ses charmilles, vous êtes les fleurs et les herbes odorantes; dans le jardin de roses de l'esprit,
vous êtes les rossignols aux chants plaintifs.
(210.5)
Vous êtes les oiseaux qui s'élèvent vers le firmament de la connaissance, les faucons royaux sur le
poignet de Dieu.
(210.6)
Alors, pourquoi êtes-vous éteints, silencieux, figés et mornes? Vous devez luire comme l'éclair et
pousser une clameur, tel le vaste océan.
(210.7)
Telle une lampe, vous devez diffuser votre lumière et, pareils aux douces brises de Dieu, souffler à
travers le monde.
(210.8)
Comme les zéphyrs émanant des célestes charmilles, comme les vents chargés de musc issus des
jardins du Seigneur, vous devez parfumer l'atmosphère pour ceux qui possèdent la connaissance et,
comme les splendeurs déversées par le véritable soleil, illuminer les coeurs du genre humain.
(210.9)
Car vous êtes les brises vivifiantes, vous êtes les senteurs de jasmin issues des jardins des élus.
(210.10)
Alors, apportez la vie aux morts et réveillez ceux qui sommeillent.
(210.11)
Dans l'obscurité du monde, soyez de radiantes flammes; dans les sables de perdition, soyez des
sources d'eau de la vie, soyez des instruments de la direction divine.
(210.12)
A présent, il est temps de servir, il est temps de s'embraser, Connaissez la valeur de cette chance, de
cette conjoncture propice - qui est grâce infinie, - avant qu'elle ne glisse de vos mains.
(210.13)
Bientôt notre poignée de jours, notre vie éphémère, ne seront plus, et nous passerons, les mains
vides, dans la tombe creusée pour ceux dont la voix s'est tue; c'est pourquoi nous devons lier nos
coeurs à la Beauté manifeste, et nous cramponner à la ligne de vie qui jamais ne faillit.
(210.14)
Nous devons nous préparer à servir, à allumer la flamme d'amour et nous consumer dans sa chaleur.
(210.15)
Nous devons délier nos langues jusqu'à embraser le coeur du vaste monde et, des rayons éclatants
de la direction divine, anéantir les armées de la nuit puis, par amour pour Lui, sur le champ du
sacrifice, faire abstraction de nos vies.
(210.16)
Ainsi, dispersons parmi chaque peuple les précieuses gemmes de la reconnaissance de Dieu et, par
un langage acéré, persuasif, et à l'aide des flèches précises du savoir, écrasons les cohortes de
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l'égoïsme et de la passion et hâtons-nous vers le lieu du martyr, là où nous succomberons pour
l'amour du Seigneur.
(210.17)
Les étendards flottant au vent et au son des tambours, accédons alors au royaume du Très-Glorieux
et rejoignons l'Assemblée céleste. Heureux ceux qui accomplissent de grandes actions!
Chapitre: 211. "Lorsque les amis ne s'efforcent pas de transmettre ..."
(211.1)
Lorsque les amis ne s'efforcent pas de transmettre le message, ils omettent de commémorer
dignement le Seigneur et, ainsi, ne voient pas les signes de l'assistance et de la confirmation
émanant du royaume d'Abha, et ne captent pas les mystères divins.
(211.2)
Toutefois, lorsque le croyant est occupé à enseigner, il est naturellement encouragé, il devient un
aimant qui attire l'aide et la générosité divines du Royaume, et devient semblable à l'oiseau qui,
lorsque pointe le jour, s'enthousiasme lui-même de son propre chant, de son ramage et de sa
mélodie.
Chapitre: 212. "C'est dans ces moments-là que les amis de Dieu ..."
(212.1)
C'est dans ces moments-là que les amis de Dieu saisissent l'occasion, se précipitent et remportent le
trophée.
(212.2)
Si leur tâche se limite à la bonne conduite et aux conseils, rien ne s'accomplira. Ils doivent
s'exprimer sans détours, exposer les preuves, formuler des arguments clairs, tirer des conclusions
irréfutables établissant la vérité de la manifestation du Soleil de Réalité.
Chapitre: 213. "Les croyants devraient, en toutes circonstances ..."
(213.1)
Les croyants devraient, en toutes circonstances, poursuivre activement la tâche de l'enseignement,
car les confirmations divines en dépendent.
(213.2)
Si un bahá’í s'abstient de s'y engager pleinement, vigoureusement et de grand coeur, il sera privé,
sans nul doute, des bénédictions du royaume d'Abha.
(213.3)
Même ainsi, cette activité devrait être tempérée de sagesse - non pas cette sagesse qui nous fait
garder le silence et négliger une telle obligation, mais celle qui exige de nous que nous manifestions
de la tolérance, de l'amour, de la bonté, de la patience, un noble caractère, et que nous
accomplissions de saintes actions.
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(213.4)
En résumé, encouragez les amis, individuellement. à enseigner la Cause de Dieu, et attirez leur
attention sur la signification de la sagesse mentionnée dans les écritures sacrées, qui est elle-même
l'essence de l'enseignement de la Foi;
(213.5)
mais tout ceci doit être fait avec la plus grande tolérance, afin que les amis puissent bénéficier de
l'assistance céleste et de la confirmation divine.
Chapitre: 214. "Suis le chemin de ton Seigneur et ne profère point ..."
(214.1)
Suis le chemin de ton Seigneur et ne profère point de paroles que les oreilles ne puissent supporter
d'entendre, car un tel discours est comme de la nourriture succulente donnée à de jeunes enfants.
Aussi savoureuse, rare et riche soit-elle, cette nourriture ne peut être assimilée par les organes
digestifs d'un nourrisson.
(214.2)
En conséquence, que chacun reçoive la mesure exacte à laquelle il a droit.
(214.3)
"L'homme ne peut révéler tout ce qu'il sait, de même que tout ce qu'il peut révéler ne saurait être
considéré comme à propos, et chaque parole ne peut être jugée conforme à la capacité de ceux qui
l'entendent". Telle est la sagesse exemplaire à observer dans tes activités.
(214.4)
Ne sois pas oublieux de cette obligation si tu désires, en toutes circonstances, être un homme
d'action. En premier lieu, pose le diagnostic et identifie la maladie; ensuite, prescris le remède, car
telle est la méthode parfaite du médecin de talent.
Chapitre: 215. "J'espère que la grâce du seul véritable Seigneur ..."
(215.1)
J'espère que la grâce du seul véritable Seigneur te permettra de propager, parmi les diverses tribus,
les divines fragrances. Ceci est extrêmement important ...
(215.2)
Si tu parviens à rendre ce service, tu excelleras et seras le premier en ce domaine.
Chapitre: 216. "Sois persuadé que les souffles du Saint Esprit ..."
(216.1)
Sois persuadé que les souffles du Saint Esprit délieront ta langue. Parle donc; parle sans détour,
avec un grand courage, lors de chaque réunion.
(216.2)
Lorsque tu t'apprêtes à prononcer ton allocution, adresse-toi tout d'abord à Bahá'u'llah et sollicite les
confirmations du Saint Esprit, puis desserre les lèvres et profère ce que ton coeur te suggère; cela,
toutefois, avec un courage, une dignité et une conviction extrêmes.
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(216.3)
Mon espoir est que, jour après jour, vos rassemblements se développent et prospèrent, et que ceux
qui cherchent la vérité écoutent les arguments raisonnés et les preuves concluantes.
(216.4)
Je suis avec vous, coeur et âme, à chaque réunion; soyez assurés de cela.
Chapitre: 217. "Le croyant, lorsqu'il enseigne ..."
(217.1)
Le croyant, lorsqu'il enseigne, doit être lui-même totalement enflammé afin que ses paroles, telle la
flamme, puissent exercer une influence et consumer le voile de l'égoïsme et de la passion.
(217.2)
Il doit aussi être parfaitement humble afin de pouvoir édifier ses semblables, et entièrement effacé,
comme évanescent, afin de pouvoir enseigner en harmonie avec l'assemblée céleste, faute de quoi
son enseignement restera sans effet.
Chapitre: 218. "Ô vous, amis chers et intimes d’Abdu'l-Bahá! ..."
(218.1)
Ô vous, amis chers et intimes d'Abdu'l-Bahá! A travers l'Orient, répandez des parfums Et, sur
l'Occident, déversez des splendeurs. Apportez la lumière au Bulgare; Au Slave, insufflez la vie.
(218.2)
Un an après l'ascension de Bahá'u'llah, ce verset sortit des lèvres du Centre de l'Alliance. Les
briseurs d'Alliance le trouvèrent étrange et le traitèrent avec mépris.
(218.3)
Pourtant- Dieu soit loué! - ses effets sont à présent manifestes, son pouvoir est révélé, son
importance est désormais patente car, par la grâce de Dieu, l'Orient et l'Occident tressaillent de joie
et maintenant, grâce aux douces brises de sainteté, la terre entière est parfumée de musc.
(218.4)
La Beauté Bénie a, en termes indubitables, formulé cette promesse dans son livre ; "Nous te
contemplons de notre royaume de gloire et assisterons, avec les armées du Concours céleste et une
compagnie de nos anges favoris, quiconque se lèvera pour le triomphe de notre Cause".
(218.5)
Grâce à Dieu, l'assistance promise a été accordée - ceci est clair pour tous les hommes, - et elle
brille, aussi claire que le soleil dans les cieux.
(218.6)
Par conséquent, Ô vous, amis de Dieu, redoublez d'efforts, jusqu'à ce que vous triomphiez dans
votre servitude à l'égard de la Beauté Ancienne, de la Lumière Manifeste, et deveniez une source de
diffusion, à travers le monde, des rayons de l'Astre du Jour de Vérité.
(218.7)
Insufflez, dans le corps usé et décharné du monde, le souffle frais de la vie et, dans les sillons de
chaque région, semez la graine sacrée.
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(218.8)
Levez-vous pour défendre cette Cause, desserrez les lèvres et enseignez.
(218.9)
Dans l'arène de la vie, soyez une lampe de direction divine; dans les cieux de ce monde, soyez
d'éblouissantes étoiles; dans les jardins de l'unité, soyez des oiseaux de l'esprit, chantant les vérités
et les mystères intimes.
(218.10)
Epuisez chacun des souffles de votre vie dans cette grande Cause, et consacrez tous vos jours au
service de Bahá, afin qu'au bout de votre route, exempt de pertes et de privations, vous héritiez les
trésors accumulés des royaumes d'En-Haut.
(218.11)
Car les jours de l'homme sont semés d'embûches; il ne peut compter sur un seul instant de vie
supplémentaire et pourtant, semblables au mirage de l'illusion, les gens se disent qu'en fin de
compte, ils atteindront les sommets.
(218.12)
Quelle déception, hélas! Les hommes des temps passés nourrissaient en leur sein ces mêmes
chimères, jusqu'à ce qu'une vague les balayât et qu'ils redevinssent poussière; tous se retrouvèrent
alors exclus et abandonnés, tous sauf les âmes qui s'étaient libérées de leur moi et avaient sacrifié
leurs vies sur le chemin de Dieu.
(218.13)
Leur scintillante étoile brilla dans les cieux de l'ancienne gloire, et les souvenirs hérités de tous les
âges sont la preuve de ce que j'allègue.
(218.14)
Par conséquent, ni le jour ni la nuit, ne vous accordez aucun repos et ne recherchez aucun confort.
Enoncez les secrets de la servitude, suivez le chemin du service, jusqu'à ce que vous obteniez le
secours promis qui émane des royaumes de Dieu.
(218.15)
Ô amis! De sombres nuages ont enveloppé la terre entière, et les ténèbres de la haine et de la
méchanceté, de la cruauté, de l'agression et de la profanation, se propagent jusqu'aux extrémités de
la terre.
(218.16)
Tous les hommes, sans exception, passent leur vie dans une stupeur aveugle, et la rapacité, la
cruauté sanguinaire de l'humanité sont tenues pour ses vertus premières.
(218.17)
Dans la masse du genre humain, Dieu a choisi les amis et les a comblés de ses directives et de sa
grâce illimitée.
(218.18)
Son dessein est que nous nous efforcions tous, de tout notre coeur, à nous sacrifier, à guider nos
semblables vers son chemin, à former les âmes des hommes, jusqu'à ce que ces bêtes effrénées se
changent en gazelles dans les prairies de l'unité, que ces loups se transforment en agneaux de Dieu
et ces grossières créatures, en cohortes angéliques;
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(218.19)
que les feux de la haine s'éteignent et que la flamme sortant du vallon abrité du Tombeau Sacré
répande ses splendeurs; que se dissipe l'odeur nauséabonde du fumier du tyran, faisant place aux
douces et pures fragrances qui coulent des parterres fleuris de la foi et de la confiance.
(218.20)
Ce jour-là, les faibles d'esprit puiseront à la munificence de l'Esprit divin universel, et ceux dont la
vie n'est qu'abomination chercheront ces saintes brises purifiantes.
(218.21)
Mais il doit exister des âmes pour manifester de tels bienfaits, il doit y avoir des laboureurs pour
cultiver ces champs et des jardiniers pour entretenir ces jardins, des poissons pour nager dans cette
mer et des étoiles pour scintiller dans ces cieux.
(218.22)
Ces âmes souffrantes doivent être soignées par des médecins de l'esprit, celles qui sont perdues ont
besoin de guides pleins de mansuétude afin que, de telles âmes, les délaissés puissent recevoir leur
part, que les pauvres découvrent chez autrui d'innombrables trésors, et que ceux qui cherchent la
vérité obtiennent des preuves irréfutables.
(218.23)
Ô mon Seigneur, mon protecteur, mon assistance dans le péril! Humblement je t'implore et,
souffrant, je viens à Toi pour être guéri; soumis, j'élève vers Toi ma voix, mon âme et mon esprit :
(218.24)
Ô Dieu, mon Dieu! Les ténèbres de la nuit ont enveloppé chaque région, et d'épais nuages isolent la
terre toute entière.
(218.25)
Les peuples du monde sont noyés dans les noirs abîmes des vaines illusions, tandis que leurs tyrans
se vautrent dans la cruauté et la haine.
(218.26)
Je ne vois que la lueur de feux rougeoyants s'élever du plus profond abîme, je n'entends que le
grondement menaçant s'échapper de milliers de terrifiantes armes d'agression, alors que chaque
pays s'écrie, en son langage secret : "Mes richesses ne me servent à rien et ma souveraineté s'est
évanouie!"
(218.27)
Ô mon Seigneur, les lampes de la direction divine se sont éteintes. Les flammes de la passion
s'élèvent toujours plus haut et la malveillance, peu à peu, gagne le monde.
(218.28)
La méchanceté et la haine ont envahi toute la surface de la terre, et je ne trouve aucune âme, sauf ta
petite cohorte d'opprimés, pour pousser cette clameur : Hâtez-vous d'aimer! Hâtez-vous d'avoir
confiance! Hâtez-vous de donner! Soumettez-vous aux directives célestes!
(218.29)
Venez pour l'harmonie! Pour contempler l'Astre du Jour! Venez ici pour la bonté, pour le réconfort!
Venez ici pour l'amitié et la paix!
(218.30)
Venez et jetez bas les armes de votre courroux, jusqu'à ce que règne l'unité! Venez et que, dans le
vrai chemin du Seigneur, chacun assiste son semblable.
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(218.31)
En vérité, tes opprimés se sacrifient dans chaque pays, corps et âme, avec une joie extrême, pour
tout le genre humain.
(218.32)
Tu les vois, Ô mon Seigneur, pleurant sur les afflictions de ton peuple, se lamentant sur les chagrins
de tes enfants, compatissant avec l'humanité, souffrant des calamités qui assaillent tous les habitants
de la terre.
(218.33)
Ô mon Seigneur, donne-leur les ailes de la victoire afin qu'ils puissent s'élever vers le salut; fortifie
leurs reins dans le service de ton peuple, et leurs échines dans la soumission à ton Seuil de sainteté.
(218.34)
En vérité, Tu es le Généreux; Tu es, en vérité, le Miséricordieux! Il n'est pas d'autre Dieu que Toi,
le Clément, celui qui prend pitié, l'ancien des Jours!
Chapitre: 219. "Ô vous, fils et filles du Royaume! ..."
(219.1)
Ô vous, fils et filles du Royaume! Votre lettre, certainement d'inspiration céleste, m'est bien
parvenue. Sa teneur m'a semblé fort réjouissante, les sentiments qu'elle reflétait émanaient de coeurs
lumineux.
(219.2)
Les croyants, à Londres, sont vraiment constants et fidèles;
(219.3)
ils sont résolus et tenaces dans leur service de la Cause; mis à l'épreuve, ils ne faillissent point, et
leur flamme ne faiblit pas avec le temps qui passe; ils sont, au contraire, des bahá’ís.
(219.4)
Ils sont du ciel, ils sont pleins de lumière, ils sont de Dieu.
(219.5)
Ils deviendront, sans nul doute, des instruments pour exalter la parole divine et promouvoir l'unité
dans le monde des hommes, pour propager les enseignements de Dieu et répandre, sous tous les
horizons, l'égalité de chaque membre de la race humaine.
(219.6)
Il est aisé de s'approcher du céleste royaume, mais il est pénible d'y demeurer ferme et opiniâtre, car
les épreuves sont rigoureuses et lourdes à supporter, mais les Anglais demeurent constants en toutes
circonstances, et ne se laissent pas trébucher au premier signe de désagrément.
(219.7)
Ce ne sont pas des personnes changeantes agissant avec inconstance lors d'un projet pour, bientôt, y
renoncer.
(219.8)
Ils ne se laissent pas fléchir dans leur enthousiasme et leur zèle pour quelque raison futile, une fois
leur intérêt disparu. Non, dans toutes leurs actions, ils se montrent stables, solides comme le roc et
opiniâtres.
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(219.9)
Tout en habitant sur des terres de l'Occident, vous avez, Dieu soit loué, perçu l'appel qu'Il a lancé de
l'Orient et, comme Moïse, vous avez réchauffé vos mains au feu allumé dans l'arbre de l'Asie.
(219.10)
Vous avez découvert le vrai chemin, vous avez été allumés, telles des lampes, et vous êtes entrés
dans le royaume de Dieu.
(219.11)
Vous vous êtes levés, pleins de gratitude pour ces bénédictions, et vous implorez l'assistance divine
pour tous les peuples de la terre, afin que leurs regards puissent contempler les splendeurs du
royaume d'Abha et leurs coeurs, pareils à des miroirs, refléter les rayons étincelants du Soleil de
Vérité.
(219.12)
Mon espoir est que les brises du Saint Esprit soient insufflées dans vos coeurs, de sorte que vos
langues révèlent les mystères et exposent les significations cachées des livres sacrés;
(219.13)
que les amis deviennent des médecins et, grâce au puissant remède des enseignements célestes,
qu'ils guérissent les maladies qui affectent, depuis si longtemps, le corps de ce monde;
(219.14)
qu'ils donnent aux aveugles la vue, aux sourds, la faculté d'entendre et aux morts, la vie; qu'ils
réveillent ceux qui sont plongés dans le sommeil.
(219.15)
Soyez assurés que sur vous descendront les confirmations du Saint Esprit, et que les armées du
royaume d'Abha vous apporteront la victoire.
Chapitre: 220. "Le Seigneur de toute l'humanité ..."
(220.1)
Le Seigneur de toute l'humanité a façonné le royaume de l'homme pour en faire un jardin d'Eden, un
paradis terrestre.
(220.2)
Si - comme il le doit - ce royaume trouve la voie de l'harmonie et de la paix, de l'amour et de la
confiance mutuelle, il deviendra une véritable demeure de félicité, un lieu de multiples bénédictions
et d'infinies délectations.
(220.3)
C'est là que sera révélée la perfection du genre humain; c'est là que, sur chaque main, brilleront les
rayons du Soleil de Vérité.
(220.4)
Souvenez-vous comment, jadis, Adam et les autres hommes vécurent ensemble dans l'Eden. Il a
suffi qu'une discorde surgisse entre Adam et Satan pour que tous soient bannis de ce jardin; ceci
devait servir d'avertissement à la race humaine, et faire savoir aux hommes que la dissension -
même avec le diable - est la voie vers une cruelle perdition.
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(220.5)
C'est pourquoi, en cet âge illuminé qui est le nôtre, Dieu enseigne que les conflits et les
controverses ne peuvent être tolérés, pas même avec Satan en personne.
(220.6)
Bonté divine! Combien grande reste l'insouciance de l'homme même avec un tel enseignement sous
les yeux!
(220.7)
Son monde - nous le voyons - est en guerre d'un pôle à l'autre. C'est la guerre entre les religions, la
guerre entre les nations, la guerre entre les peuples, la guerre entre les dirigeants eux-mêmes.
(220.8)
Quelle heureuse métamorphose ce serait, si seulement ces sombres nuages disparaissaient de
l'horizon du monde, afin que la lumière de la réalité puisse se répandre aux quatre coins du monde!
(220.9)
Si seulement la poussière obscure de ces combats et de ces massacres continuels pouvait se fixer à
jamais et les douces brises de la bonté divine pouvaient souffler de la source de paix! Alors ce
monde se renouvellerait, et la terre brillerait de la lumière de son Seigneur.
(220.10)
S'il existe un espoir, c'est uniquement dans la munificence de Dieu : que vienne sa grâce fortifiante,
que cessent les luttes et les conflits, et que l'amère morsure de l'acier meurtrier se change en miellée
d'amitié, de probité et de confiance. Combien douce serait la saveur de ce jour, combien son parfum
musqué embaumerait!
(220.11)
Dieu fasse que l’année nouvelle apporte une promesse de cette paix nouvelle! Qu'il permette à cette
noble assemblée de conclure un traité équitable et d'établir une juste alliance, afin que vous soyez
bénis à jamais, au-delà des atteintes du temps... [nota : discours prononcé devant les lecteurs de la revue «The
Christian Commonwealth» le 1er janvier 1913]
Chapitre: 221. "Ô vous qui êtes fermes dans l'Alliance! Le pèlerin ..."
(221.1)
Ô vous qui êtes fermes dans l'Alliance! Le pèlerin a fait mention de chacun d'entre vous et a
sollicité l'envoi d'une lettre séparée à chacun, mais ce voyageur dans le désert de l'amour divin est
retenu par mille et une préoccupations, par mille et un soucis; et comme, de l'Orient et de
l'Occident, il est inondé d'un flot ininterrompu de missives, il lui serait impossible d'adresser une
lettre à chacun; c'est pourquoi celle-ci est destinée à chacun d'entre vous; puisse-t-elle, comme du
vin cacheté, réjouir vos âmes et réchauffer vos coeurs.
(221.2)
Ô vous, bien-aimés qui êtes pleins de fermeté! La grâce divine se déverse sur l'humanité, pareille
aux ondées printanières, et les rayons de la Lumière Manifeste ont fait de cette terre un objet de
convoitise pour le ciel;
(221.3)
mais, hélas! les aveugles sont privés de cette munificence, les insouciants en sont exclus, les flétris
désespèrent d'y participer, les âmes desséchées s'éteignent lentement de sorte que, telles des eaux
inondantes, ce flux infini de grâce retourne à sa source première dans un océan caché.
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(221.4)
Seuls quelques-uns reçoivent cette grâce et obtiennent leur part. Par conséquent, plaçons nos espoirs
dans ce que nous tend, de son bras ferme, le Bien-Aimé.
(221.5)
Nous avons confiance que, dans l'avenir, les assoupis s'éveilleront, que les insouciants prendront
conscience, et que les exclus deviendront des initiés dans les mystères.
(221.6)
A présent, les amis doivent continuer à oeuvrer, corps et âme, et à déployer de puissants efforts pour
que les remparts de la dissension s'écroulent et que les gloires de l'unité de l'humanité nous guident
tous vers le rassemblement.
(221.7)
Aujourd'hui, la seule nécessité primordiale est l'unité et l'harmonie entre les bien-aimés du
Seigneur, car ils ne devraient avoir entre eux qu'un seul coeur et une seule âme, et résister de
concert à l'hostilité de tous les peuples du monde;
(221.8)
ils doivent mettre un terme aux préjugés aveugles de toutes les nations et religions, et faire savoir à
chacun des membres de la race humaine qu'ils sont tous les feuilles d'une même branche, les fruits
d'un même bourgeon.
(221.9)
Or, tant que les amis n'ont pas établi entre eux l'unité parfaite, comment peuvent-ils exhorter leurs
semblables à l'harmonie et à la paix?
(221.10)
L'âme qui n'a pas elle-même accédé à la vie Peut-elle espérer en ranimer une autre?
(221.11)
Réfléchissez aux formes de vie autres que celles du monde humain, et soyez ainsi avertis : ces
nuages qui se dispersent ne peuvent produire des pluies abondantes et se dissiperont bientôt; un
troupeau de moutons, une fois dispersé, devient la proie des loups, et les oiseaux qui volent
isolément tomberont rapidement sous les griffes du faucon.
(221.12)
Quelle preuve plus évidente pourrait-il exister que l'unité mène à une vie florissante, alors que la
dissension et le repli sur soi ne conduiront qu'à la misère, car telles sont les voies les plus sûres vers
un cruel désenchantement et vers la ruine.
(221.13)
Les saintes manifestations de Dieu furent envoyées au monde pour faire apparaître l'unité de
l'humanité.
(221.14)
Pour cela, elles endurèrent d'innombrables maux et tribulations afin que, des divers peuples de
l'humanité, puisse surgir une communauté qui se rassemblerait à l'ombre de la parole de Dieu,
vivrait comme un seul être et, avec délectation et grâce, démontrerait sur terre l'unité du genre
humain.
(221.15)
C'est pourquoi les amis doivent aspirer à rassembler et unifier tous les peuples, afin qu'ils reçoivent
tous une grande gorgée de ce vin très pur, de cette coupe « adoucie à la fontaine de camphre » [voir :
Coran 76.5] .
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(221.16)
Que, par eux, les différentes populations soient à l'unisson et que les tribus hostiles et meurtrières de
la terre parviennent à s'aimer les unes les autres.
(221.17)
Qu'ils détachent de leurs gibets les captifs des désirs sensuels et que, par eux, les exclus deviennent
des initiés des mystères.
(221.18)
Qu'ils apportent aux délaissés une part des bénédictions de ces jours; qu'ils orientent les indigents
vers un inépuisable trésor.
(221.19)
Cette grâce peut se répandre à travers des paroles, des moyens et des actions qui sont de l'invisible
royaume et sans lesquels elle ne pourra jamais exister.
(221.20)
Les confirmations divines sont la garantie de ces bénédictions; la sainte munificence de Dieu
dispense ces précieux bienfaits.
(221.21)
Les amis de Dieu sont soutenus par le royaume d'En-Haut, et ils remportent leurs victoires grâce
aux armées massées de la direction suprême. Ainsi, chaque difficulté sera pour eux aplanie, chaque
problème sera résolu de la manière la plus aisée.
(221.22)
Observez combien, lorsque règne l'unité dans une famille, les intérêts de celle-ci sont gérés sans
difficulté; quels progrès réalisent les membres de cette famille et combien ils prospèrent en ce
monde.
(221.23)
Leurs affaires sont en ordre, ils jouissent du bien-être et de la sérénité; ils sont en sécurité, leur
position est assurée, et ils sont enviés de tous. Une telle famille ne fait que rehausser son statut et
son honneur, jour après jour.
(221.24)
Et si nous élargissons quelque peu le cercle d'unité pour y inclure les habitants d'un village qui
cherchent à vivre dans l'amour et dans l'union, qui observent entre eux la convivialité et la
bienveillance, quels immenses progrès ne réaliseront-ils pas? Ils seront - oh! combien - rassurés et
protégés.
(221.25)
Alors, élargissons encore un peu le cercle d'unité; prenons tous les habitants d'une ville, tous sans
exception: s'ils établissent entre eux les liens d'unité les plus solides, comme ils progresseront,
même pour une brève période, et quel pouvoir ils exerceront!
(221.26)
Et si le cercle d'unité se trouve encore élargi, c'est-à-dire si les habitants d'un pays tout entier
révèlent des coeurs épris de paix et si, corps et âme, ils aspirent à coopérer et à vivre dans l'union,
s'ils deviennent bons et affectueux les uns envers les autres, ce pays jouira d'une félicité sans borne
et d'une gloire permanente. Il connaîtra la paix, l'abondance, et possédera d'immenses trésors.
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(221.27)
Observez encore : si chaque clan, chaque tribu, chaque communauté, chaque nation, chaque pays ou
territoire de cette terre se rassemblaient sous le pavillon à une seule couleur de l'unité de l'humanité
et que, par les rayons éblouissants du Soleil de Vérité, ils proclamaient l'universalité de l'homme; si,
par eux, toutes les nations et toutes les croyances ouvraient tout grand leurs bras les unes aux autres,
qu'elles établissaient un conseil mondial et s'employaient à unir les uns aux autres les membres de la
société par de solides liens mutuels, qu'arriverait-il alors?
(221.28)
Il ne fait aucun doute que le divin Bien-Aimé, dans toute sa tendre beauté, ayant avec lui une
immense armée de célestes confirmations, de bénédictions et de bienfaits destinés aux hommes,
apparaîtra dans toute sa gloire devant l'assemblée du monde.
(221.29)
C'est pourquoi, ô vous bien-aimés du Seigneur, empressez-vous, faites tout ce qui est en votre
pouvoir pour être à l'unisson, pour vivre en paix, l'un avec tous les autres, car vous êtes tous les
gouttes d'un seul océan, le feuillage d'un seul arbre, les perles d'un même coquillage, les fleurs et les
douces herbes d'un seul et même jardin.
(221.30)
Et, tout en accomplissant cela, efforcez-vous d'unir les coeurs de ceux qui adhèrent à d'autres fois.
(221.31)
Car vous devez sacrifier votre vie même l'un pour l'autre. Vous devez être infiniment bon envers
chaque être humain. N'appelez personne du nom d'étranger; ne voyez d'ennemi en personne. Soyez
comme si tous les hommes étaient vos parents proches et vos amis respectés.
(221.32)
Agissez de telle manière que ce monde éphémère se transforme en un lieu de splendeur et que ce tas
de poussière lugubre devienne un palais de délectations. Tel est le conseil que vous adresse Abdu'l-
Bahá, cet infortuné serviteur.
Chapitre: 222. "Ô vous, les sans-gîtes et les vagabonds ..."
(222.1)
Ô vous, les sans-gîtes et les vagabonds sur le chemin de Dieu! La prospérité, le contentement et la
liberté, aussi désirés qu'ils soient et propices au bonheur du coeur humain, ne sauraient en aucun cas
se comparer aux épreuves des sans-abris et à l'adversité endurée sur le chemin de Dieu, car un tel
exil et un tel bannissement sont bénis par la faveur divine et, sans nul doute. La miséricorde
providentielle les accompagne.
(222.2)
La joie de la tranquillité du foyer et la douceur d'être délivré de tous soucis passeront, tandis que la
bénédiction de l'exil durera à jamais et ses conséquences, d'une portée incalculable, seront rendues
manifestes.
(222.3)
Le départ d'Abraham de sa terre natale provoqua la manifestation des multiples bienfaits du Très-
Glorieux, et le déclin de la plus brillante étoile de Canaan découvrit aux yeux des hommes l'éclat de
Joseph.
(222.4)
La fuite de Moïse - le prophète du Sinaï - révéla la flamme du Feu du Seigneur, et l'avènement de
Jésus insuffla dans le monde les brises du Saint Esprit.
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(222.5)
Le départ de Muhammad - le Bien-Aimé de Dieu - de sa cité natale fut la cause de l'exaltation de la
sainte parole de Dieu, et le bannissement de la Beauté Sacrée contribua à diffuser, à travers toute la
terre, la lumière de sa Révélation divine. Prenez bien garde, ô peuple perspicace!
Chapitre: 223. "Ô vous, fils et filles du Royaume! J'ai bien reçu ..."
(223.1)
Ô vous, fils et filles du Royaume! J'ai bien reçu votre lettre m'apprenant que - Dieu soit loué! - vos
coeurs demeurent dans la plus extrême pureté et vos âmes se réjouissent des bonnes nouvelles de
Dieu.
(223.2)
La masse des êtres humains est occupée de son moi et de désirs matériels; elle est immergée dans
l'océan de ce bas monde et captive du royaume de la nature - à l'exceptions des âmes qui ont été
libérées des chaînes et des fers du monde matériel et qui, tels des oiseaux au vol rapide, s'élèvent
dans ce royaume sans limites.
(223.3)
Elles sont éveillées et vigilantes, elles fuient l'obscurité du monde de la nature, leur souhait le plus
ardent est que disparaisse, parmi les hommes, la lutte pour l'existence, que se manifestent la
spiritualité et l'amour du royaume d'En-Haut;
(223.4)
que les peuples se considèrent avec une bienveillance extrême, que des rapports intimes et étroits
s'établissent entre les diverses religions, et que l'idéal de l'abnégation de soi soit mis en pratique.
Alors le monde de l'humanité se transformera en royaume de Dieu.
(223.5)
Ô vous, amis, faites un effort! Chaque dépense nécessite un revenu. Aujourd'hui, dans le monde de
l'humanité, les hommes ne cessent de dépenser, car la guerre n'est que la consommation des
hommes et des richesses.
(223.6)
Engagez-vous, tout au moins, dans une action profitable au monde de l'humanité, afin de pouvoir
compenser partiellement cette perte.
(223.7)
Peut-être, grâce aux divines confirmations, pourrez-vous, avec l'aide céleste, proclamer l'amitié et la
concorde parmi les hommes, substituer l'amour à l'inimitié, faire que la paix universelle résulte de la
guerre universelle, transformer la perte et la rancoeur en profit et en amour. Ce souhait sera exaucé
par le pouvoir du Royaume.
Chapitre: 224. "Ô toi, serviteur de Dieu! J'ai bien reçu ..."
(224.1)
Ô toi, serviteur de Dieu! J'ai bien reçu ta lettre. Les termes en sont élevés et sublimes, l'intention
noble et de grande portée.
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(224.2)
e monde de l'humanité a grandement besoin d'être amélioré, car il est une jungle matérielle dans
laquelle prospèrent les arbres stériles et abondent les mauvaises herbes.
(224.3)
S'il se trouve un arbre pour porter des fruits, il est masqué par les arbres stériles et si, dans cette
jungle, il pousse une fleur, elle est cachée et demeure invisible.
(224.4)
Le monde de l'humanité a besoin de jardiniers experts, qui puissent transformer ces forêts en
délicieux jardins de roses, substituer à ces arbres stériles des arbres fructueux, et remplacer ces
mauvaises herbes par des roses et des herbes odorantes.
(224.5)
Ainsi, les âmes actives et les êtres vigilants ne s'accordent, de nuit comme de jour, aucun repos: ils
s'efforcent d'être intimement liés au royaume divin et, par là, de devenir les manifestations de la
munificence infinie et, pour ces forêts, des jardiniers exemplaires.
(224.6)
Ainsi, le monde de l'humanité sera totalement transformé et les générosités miséricordieuses
deviendront manifestes.
Chapitre: 225. "Ô vous, rassemblement du royaume d'Abha! ..."
(225.1)
Ô vous, rassemblement du royaume d'Abha! Deux appels à la réussite et à la prospérité sont lancés
des sommets du bonheur de l'humanité, réveillant les assoupis, donnant la vue aux aveugles, rendant
conscience aux inattentifs, apportant aux sourds la faculté de l'ouïe, déliant la langue des silencieux
et ressuscitant les morts.
(225.2)
L'un est l'appel de la civilisation, du progrès du monde matériel. Il relève du monde phénoménal,
contribue à promouvoir les principes de la réussite matérielle et à développer les talents physiques
de l'humanité.
(225.3)
Il comprend les lois, les règlements, les arts et les sciences grâce auxquels s'est développé le monde
de l'humanité - lois et règlements qui résultent de nobles idéaux et de saines consciences et qui ont
accédé à l'arène de l'existence grâce aux efforts des êtres avisés et cultivés, dans les âges écoulés et
à venir.
(225.4)
Or, l'élément propagateur et le pouvoir exécutif de cet appel, c'est un gouvernement juste.
(225.5)
L'autre est l'appel qui remue l'âme; cet appel vient de Dieu dont les Enseignements spirituels sont la
garantie de la gloire et du bonheur éternels de l'humanité, et de son illumination; ils contribuent à
révéler, dans le monde humain et la vie à venir, les attributs de miséricorde.
(225.6)
Ce second appel repose sur les commandements et les exhortations du Seigneur, sur les admonitions
et les émotions altruistes relevant du domaine de la moralité et qui, telle une brillante lumière,
éclairent et illuminent la lampe des réalités humaines. Son pouvoir pénétrant est la parole de Dieu.
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(225.7)
Toutefois, tant que les réalisations matérielles et les vertus humaines ne seront pas renforcées par
des perfections d'ordre spirituel, par des qualités lumineuses et par les caractéristiques de la
miséricorde, ces réalisations et ces vertus demeureront stériles, et le bonheur du monde de
l'humanité - ce but ultime - ne sera pas atteint.
(225.8)
Car même si les réalisations matérielles et le développement du monde physique apportent la
prospérité qui révèle de façon exquise les buts auxquels elle tend, la menace du danger, de cruelles
calamités et de violentes afflictions n'en demeure pas moins présente.
(225.9)
Par conséquent, lorsque tu observes l'aspect ordonné des royaumes, des villes et des villages,
l'attrait de leurs ornements, la fraîcheur de leurs ressources naturelles, le raffinement de leurs
équipements, le confort de leurs moyens de transport, la somme des connaissances disponibles sur
le monde de la nature, les grandes inventions. Les entreprises colossales, les nobles découvertes et
les recherches scientifiques, tu en déduits volontiers que la civilisation conduit au bonheur et au
progrès du monde humain.
(225.10)
Pourtant, si tu dirigeais ton regard vers la découverte de machines destructrices et infernales, vers le
développement de forces d'anéantissement et l'invention de matériels de guerre terrifiants qui
déracinent l'arbre de vie, il te serait évident et manifeste que la civilisation est associée au
barbarisme.
(225.11)
Progrès et barbarisme vont de pair, tant que la civilisation matérielle n'est pas confirmée par la
direction divine, par les révélations du Très-Miséricordieux et par de saintes vertus; tant qu'elle n'est
pas renforcée par la conduite spirituelle, par les idéaux du Royaume et par les bénédictions du
royaume de puissance.
(225.12)
Observe à présent comme les nations les plus avancées et les plus civilisées du monde ont été
transformées en autant d'arsenaux de matières explosives, comme les continents du globe sont
devenus d'immenses camps et champs de bataille, comme les peuples de la terre se sont constitués
en nations armées et comme les gouvernements du monde rivalisent entre eux, et c'est à qui
accédera le premier au champ du carnage et du bain de sang, soumettant ainsi l'humanité aux
afflictions les plus extrêmes.
(225.13)
Par conséquent, cette civilisation et ce progrès matériel devraient être associés à la Plus Grande
Direction, afin que sur la scène de ce bas monde apparaissent les bienfaits du Royaume et que les
réalisations concrètes soient reliées aux fulgurations du Miséricordieux.
(225.14)
Ceci, afin que la beauté et la perfection du monde de l'homme se dévoilent et se manifestent aux
yeux de tous, dans toute leur grâce et toute leur splendeur. Ainsi seront révélés la gloire et le
bonheur éternels.
(225.15)
Dieu soit loué, au cours des siècles et des âges successifs l'appel de la civilisation a été lancé, le
monde de l'humanité a progressé jour après jour, divers pays se sont développés à pas de géants et
les améliorations d'ordre matériel se sont accrues, jusqu'à ce que le monde de l'existence ait obtenu
la faculté universelle de recevoir les enseignements spirituels et de prêter l'oreille à l'appel de Dieu.
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(225.16)
Le nourrisson traverse différents stades de croissance physique, jusqu'à ce que son corps ait atteint
l'âge de maturité. Parvenu à ce stade, il acquiert la capacité de manifester les perfections spirituelles
et intellectuelles. Les lumières de la compréhension, de l'intelligence et du savoir lui sont désormais
perceptibles, et les pouvoirs de son âme se manifestent.
(225.17)
De même, dans le monde contingent, l'espèce humaine est passée par des mutations physiques
progressives et, grâce à un lent processus, elle a gravi l'échelle de la civilisation, réalisant en elle-
même les prodiges, les perfections et les dons de l'humanité sous leur forme la plus glorieuse,
jusqu'à posséder la faculté d'exprimer les splendeurs des perfections spirituelles et des idéaux
divins, et d'être ainsi en mesure d'écouter l'appel de Dieu.
(225.18)
Alors, enfin, retentit l'appel du Royaume; les vertus et perfections spirituelles furent révélées, le
Soleil de Réalité se leva et les enseignements de la Plus Grande Paix, de l'unité de l'humanité et de
l'universalité des hommes furent promus.
(225.19)
Nous espérons que l'éclat de ces rayons devienne toujours plus intense et les vertus idéales toujours
plus resplendissantes, afin que le but de ce processus humain universel puisse être atteint et que
l'amour divin apparaisse dans toute sa grâce et sa beauté, éblouissant tous les coeurs.
(225.20)
Ô vous, bien-aimés de Dieu! Sachez, en vérité, que le bonheur du genre humain réside dans l'unité
et l'harmonie de la race humaine, et que les progrès - tant spirituels que matériels - reposent sur
l'amour et l'affection parmi tous les hommes.
(225.21)
Considérez les créatures vivantes, en particulier celles qui se déplacent sur la terre et celles qui
volent dans les airs, celles qui paissent et celles qui dévorent les aliments.
(225.22)
Parmi les bêtes de proie, chaque espèce vit séparée des autres espèces du règne animal, dans un
antagonisme et une hostilité absolus; chaque fois que deux espèces se rencontrent, elles engagent
aussitôt un combat sanguinaire, montrant leurs dents et sortant leurs griffes.
(225.23)
C'est ainsi que se comportent les bêtes féroces et les loups assoiffés de sang. Les animaux
carnivores qui vivent dans l'isolement et se battent pour la vie.
(225.24)
Les animaux dociles, pacifiques et doux, au contraire - qu'ils appartiennent aux espèces volatiles ou
aux espèces des ruminants - se mêlent les uns aux autres dans une affinité totale les unissant au sein
du troupeau, et passent leur existence dans la joie, le bonheur et la satisfaction.
(225.25)
Tels sont les oiseaux, qui se contentent de quelques grains; ils vivent dans une totale félicité, faisant
entendre leurs chants riches et mélodieux tandis qu'ils survolent les prairies, les plaines, les collines
et les montagnes.
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(225.26)
De même, les animaux de pâturage tels que le mouton, l'antilope et la gazelle, s'associent dans
l'amitié, l'intimité et l'unité les plus grandes alors qu'ils vivent dans leurs plaines et leurs prairies,
dans un état de contentement total.
(225.27)
En revanche, les chiens, les loups. Les tigres, les hyènes et autres bêtes de proie sont aliénés les uns
aux autres tandis qu'ils chassent et rôdent, isolément.
(225.28)
Les créatures des champs et les oiseaux qui volent dans les airs ne se fuient et ne s'importunent
jamais les uns les autres lorsqu'ils arrivent sur leurs terrains de pâturage et de repos; ils s'acceptent
mutuellement avec mansuétude, à l'inverse des bêtes avides qui se déchirent aussitôt quand l'une
d'entre elles fait irruption dans l'antre ou la tanière d'un autre animal de proie: pire encore, si l'une
d'elles passe devant le repaire d'une autre bête, celle-ci se rue, l'attaque et, si elle le peut, anéantit
l'intruse.
(225.29)
Ainsi, il a été clairement démontré que, dans le royaume animal également, l'amour et l'affinité sont
le résultat d'un caractère doux, d'une nature pure et d'une attitude louable, tandis que la discorde et
l'isolement sont propres aux bêtes féroces de la Jungle.
(225.30)
Le Tout-Puissant n'a pas donné à l'homme les griffes et les crocs des animaux de proie; bien au
contraire, le corps humain a été façonné à l'aide des attributs les plus avenants et doués des vertus
les plus parfaites.
(225.31)
Or, l'honneur de cette création et la valeur de ces attributs exigent que l'homme fasse preuve
d'amour et d'affinité envers ses semblables: mieux encore, qu'il agisse envers toutes créatures
vivantes avec justice et équité.
(225.32)
Considérez encore comme le bien-être, le bonheur, la joie et le confort de l'humanité proviennent de
l'amitié et de l'union, alors que la dissension et la discorde contribuent le plus souvent à imposer des
tribulations, des humiliations, des troubles et des échecs.
(225.33)
Mille et mille fois, hélas! l'homme se rend coupable de négligence; il n'a pas conscience de ces faits
et, quotidiennement, il agit en bête sauvage. Voyez! Tantôt il se transforme en tigre féroce et, tantôt,
devient une vipère rampante et venimeuse!
(225.34)
Pourtant, les grandioses réalisations des hommes résident dans des qualités et attributs qui
n'appartiennent qu'aux anges, du concours suprême.
(225.35)
Ainsi, lorsque l'homme est doté de qualités louables et d'une haute moralité, il devient un être
céleste, un ange du Royaume, une réalité divine et une fulguration des cieux.
(225.36)
Au contraire, lorsqu'il se lance dans les guerres et les conflits sanglants, il devient plus vil que la
plus féroce des créatures sauvages car, si un loup assoiffé de sang dévore un agneau en une seule
nuit, l'homme assassine cent mille de ses semblables sur le champ de bataille, jonchant la terre de
leurs cadavres et l'arrosant de leur sang.
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(225.37)
En bref, l'homme est doté de deux natures distinctes: l'une tendant vers la sublimité morale et la
perfection intellectuelle, l'autre inclinant vers la dégradation bestiale et les imperfections charnelles.
(225.38)
Si vous parcourez les pays du globe, vous observerez d'un côté les séquelles de la ruine et de la
destruction et, de l'autre, les signes de la civilisation et du progrès.
(225.39)
Cette désolation et cette ruine sont le résultat des guerres, des conflits et des dissensions, alors que
tout développement et tout progrès sont les fruits des lumières de la vertu, de la coopération et de la
concorde.
(225.40)
Si vous voyagez à travers les déserts de l'Asie centrale, vous observerez combien de cités -Jadis
importantes et prospères, à l'image de Paris et de Londres - sont à présent démolies et détruites de
fond en comble.
(225.41)
De la mer Caspienne au fleuve Oxus s'étendent des plaines sauvages et désolées, des déserts et des
vallées incultes. Le chemin de fer russe met deux jours et deux nuits à traverser les cités en ruines et
les villages inhabités de ces terres dévastées. Autrefois, cette plaine portait les fruits des
civilisations les plus raffinées.
(225.42)
Partout se manifestaient les signes du développement et de la finesse, on encourageait et protégeait
les sciences. Les métiers et les industries florissaient, le commerce et l'agriculture avaient atteint un
haut niveau d'efficacité, et les concepts de gouvernement et de science politique reposaient sur de
très solides bases.
(225.43)
Aujourd'hui cette vaste région, qui sert avant tout de refuge pour certaines tribus turcomanes, est la
demeure de prédilection des bêtes sauvages.
(225.44)
Les cités antiques de cette plaine, telles que Gurgan, Nissa, Abyord et Shahristan - célèbres à
travers le monde pour leur art, leurs sciences, leurs industries et leur culture, et renommées pour
leur richesse, leur grandeur, leur prospérité et leur noblesse, - ont laissé place à un désert où nulle
voix ne résonne plus désormais, si ce n'est le rugissement des bêtes sauvages, et où rôdent à loisir
des loups assoiffés de sang.
(225.45)
Cette destruction et cette désolation ont été provoquées par les guerres et les conflits, les dissensions
et les discordes entre Persans et Turcs, dont les vues ne coïncidaient pas en matière de religion et de
coutumes.
(225.46)
Les préjugés religieux étaient si forts que les dirigeants impies approuvaient les effusions de sang,
les meurtres d'innocentes victimes, le pillage des propriétés et la désacralisation de la famille - cela,
pour ne citer qu'un seul exemple.
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(225.47)
C'est pourquoi, lorsque tu parcours les régions de la terre, tu en arriveras certainement à la
conclusion que tout progrès est le fruit d'une association, d'une coopération, alors que la ruine
résulte de l'animosité et de la haine.
(225.48)
Et pourtant, l'humanité ne perçoit pas l'avertissement, elle demeure endormie dans le sommeil de
l'insouciance.
(225.49)
L'homme continue à provoquer des guerres et des conflits afin de maintenir ses armées et, à l'aide
de ses légions de se précipiter dans l'arène du massacre et du bain de sang.
(225.50)
Considère dans un deuxième temps les phénomènes de composition et de décomposition,
d'existence et de non-existence. Chaque chose créée dans le monde contingent étant formée d'une
multitude d'atomes différents, son existence dépend de la composition de ces derniers.
(225.51)
En d'autres termes, le divin pouvoir de création assemble de simples éléments pour que puisse
naître, de cette composition, un organisme distinct.
(225.52)
L'existence de toutes choses est fondée sur ce principe mais, lorsque l'ordre est bouleversé, il se
produit le phénomène inverse de décomposition et de désintégration; la chose cesse alors d'exister;
ainsi, l'annihilation de toutes choses, résulte d'une décomposition et d'une désintégration.
(225.53)
Par conséquent, alors que l'attraction et la composition des divers éléments sont les instruments
mêmes de la vie, la discorde, la décomposition et la division provoquent la mort.
(225.54)
Ainsi, en toutes choses, les forces de cohésion et d'attraction contribuent à l'apparition de résultats et
d'effets fructueux, alors que l'aliénation des choses aboutit à des perturbations et, finalement, à la
destruction.
(225.55)
C'est grâce à l'affinité et à l'attraction que toutes les choses vivantes telles que les plantes, les
animaux et les hommes, viennent à exister, tandis que la division et la discorde provoquent la
décomposition et l'anéantissement.
(225.56)
Par conséquent, tout ce qui tend à associer, attirer et unifier les fils des hommes conduit à la vie; par
contre, tout ce qui est cause de division, de répulsion et d'éloignement contribue à la mort du genre
humain.
(225.57)
Si, en passant devant un champ ou une plantation, tu observes les plantes, les fleurs et les herbes
odorantes qui poussent ensemble avec luxuriance, formant un modèle d'unité, c'est là la preuve que
cette plantation et ce jardin prospèrent sous la surveillance d'un jardinier de talent.
(225.58)
Par contre, si le champ est dans un état de désordre et de désolation, tu en déduiras qu'il lui manque
la compétence d'un fermier dont les soins efficaces auraient empêché la pousse des mauvaises
herbes et de l'ivraie.
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(225.59)
Il est donc évident que l'amitié et la cohésion évoquent les soins de l'éducateur véritable, alors que
la dispersion et la séparation sont une preuve de sauvagerie et de l'absence d'éducation divine.
(225.60)
Un critique peut faire objection en déclarant que les peuples, les races, les tribus et communautés de
ce monde diffèrent par leurs coutumes, leurs goûts, leurs caractères, leurs inclinations et leurs idées,
que les opinions et les pensées sont opposées les unes aux autres; comment, dans ces conditions,
est-il possible qu'une réelle unité se manifeste et que vienne à régner, dans l'âme des hommes, un
accord parfait?
(225.61)
Nous dirons, en réponse, qu'il y a deux sortes de différences. La première est cause de destruction;
elle est comme l'antipathie existant entre des nations en guerre et des tribus en conflit, qui cherchent
à détruire l'adversaire, à déraciner ses familles, à le priver de répit et de bien-être, et à déclencher le
carnage.
(225.62)
La seconde, qui est signe de diversité, est l'essence même de la perfection et la cause d'apparition
des bienfaits du Très-Glorieux Seigneur.
(225.63)
Observe les fleurs d'un jardin : elles sont toutes différentes par l'espèce à laquelle elles
appartiennent, par leur couleur, leur grandeur et leur forme; pourtant, si elles sont rafraîchies par les
pluies d'un même printemps, revivifiées par le souffle d'un même vent, revigorées par les rayons
d'un même soleil, cette diversité accroît leur charme et ajoute à leur beauté.
(225.64)
Ainsi, lorsque cette force unifiante qu'est l'influence pénétrante de la parole de Dieu entre en action,
les différences entre coutumes, manières, habitudes, idées, opinions et inclinations embellit le
monde de l'humanité.
(225.65)
Cette diversité témoigne de l'humanité. Cette diversité témoigne de la dissemblance et de la variété
- naturellement créées - des membres et des organes du corps humain; chacun de ces organes
contribue en effet à la beauté, à l'efficacité et à la perfection de l'ensemble.
(225.66)
Lorsque ces divers membres et organes sont soumis à l'influence de l'âme souveraine de l'homme et
que le pouvoir de l'âme se répand à travers les membres et les vaisseaux du corps, alors la
différence accroît l'harmonie, la diversité renforce l'amour et la multiplicité devient le facteur le plus
important de la coordination.
(225.67)
Comme ce serait disgracieux si toutes les fleurs et les plantes, les feuilles, les fruits, les branches et
les arbres de ce jardin avaient tous la même forme et la même couleur!
(225.68)
La diversité des teintes, des tailles et des formes enrichit et agrémente le jardin dont l'effet se
trouve, du même coup, rehaussé.
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(225.69)
De la même manière, lorsque les divergences de vues, de tempérament et de caractère se seront
rassemblées sous le pouvoir et l'influence d'une seule et même action centrale, la beauté et la gloire
de la perfection humaine se révéleront et se manifesteront.
(225.70)
Rien, hormis la céleste puissance de la parole de Dieu, qui régit et transcende les réalités de toutes
choses, n'est capable d'harmoniser les pensées, les sentiments, les idées et les convictions si diverses
des enfants des hommes. En vérité, c'est le pouvoir pénétrant de toutes choses, l'élément moteur des
âmes, le lien et le régulateur du monde de l'humanité.
(225.71)
Dieu soit loué, aujourd'hui la splendeur de la parole de Dieu a illuminé tous les horizons; des âmes
issues de toutes les sectes, races, tribus, nations et communautés se sont réunies à la lumière de la
Parole, se sont rassemblées, unies et accordées en parfaite harmonie.
(225.72)
Oh! Combien de réunions d'âmes provenant de diverses races et sectes! Tous ceux qui y participent
sont frappés d'étonnement et pourraient supposer que ces personnes sont toutes du même pays,
qu'elles appartiennent à la même nationalité, à la même communauté, qu'elles sont animées de la
même pensée, professent la même croyance et la même opinion alors qu'en fait, l'une est
américaine, l'autre africaine, l'une vient d'Asie et l'autre d'Europe, l'une est native de l'Inde, une
autre du Turkestan, l'une est arabe, une autre tadjik, une autre encore est persane ou grecque.
(225.73)
En dépit d'une telle diversité, ces hommes évoluent dans l'harmonie et l'unité, l'amour et la liberté
les plus parfaits; ils n'ont qu'une seule et même voix, une seule et même pensée, un seul et même
but.
(225.74)
En vérité, cela est dû au pouvoir pénétrant de la parole de Dieu! Toutes les forces de l'univers
s'associeraient-elles, qu'elles seraient impuissantes à réunir une seule assemblée d'âmes si
imprégnées d'amour, d'affection, et d'enthousiasme, qu'elles puissent unir les membres des
différentes races et élever, du coeur même du monde, une voix qui éliminera la guerre et les
conflits, extirpera la dissension et la discorde, introduira l'ère de la paix universelle et établira l'unité
et la concorde parmi les hommes.
(225.75)
Est-il un pouvoir qui puisse résister à l'influence pénétrante de la parole divine? Par Dieu,
certainement non! La preuve est évidente et complète!
(225.76)
Si nous observons avec le regard de la justice, frappés d'étonnement, nous témoignerons que tous
les peuples, toutes les sectes et les races de la terre devraient être heureux, satisfaits et
reconnaissants des enseignements et exhortations de Bahá'u'llah, car ces divines injonctions
contribuent à dompter la bête féroce, à transformer l'insecte rampant en un oiseau des airs à faire
que des âmes humaines deviennent des anges du Royaume et que le monde humain soit un foyer
des qualités de miséricorde.
(225.77)
Il incombe, en outre, à chacun de faire preuve d'obéissance, de soumission et de loyauté envers son
propre gouvernement.
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(225.78)
Aujourd'hui, dans le monde, aucun État ne jouit de la paix ou de la sérénité, car la sécurité et la
confiance ont déserté les peuples. Les gouvernés comme les gouvernants sont menacés.
(225.79)
Le seul groupe humain qui à présent, se soumet pacifiquement et loyalement aux lois et
ordonnances gouvernementales, et qui se comporte avec honnêteté et franchise vis-à-vis de la
population, n'est autre que cette communauté lésée.
(225.80)
En effet, alors que toutes les sectes et les races de la Perse et du Turkestan sont occupées à
promouvoir leurs propres intérêts et n'obéissent à leurs gouvernements que dans l'espoir d'une
récompense ou par crainte d'un châtiment, les bahá’ís sont les amis sincères du gouvernement,
obéissant à ses lois et apportant l'amour à tous les peuples.
(225.81)
Or une telle obéissance, une telle soumission sont rendues obligatoires pour tous par le texte
limpide de la Beauté d'Abha.
(225.82)
C'est pourquoi les croyants, obéissant au commandement du vrai Dieu, manifestent envers toutes les
nations la sincérité et la bienveillance les plus extrêmes et, si une âme devait agir contrairement aux
lois gouvernementales, elle se considérerait comme responsable devant Dieu, comme méritant le
courroux et le châtiment divins pour son péché et son méfait.
(225.83)
Il est surprenant que, malgré cela, certains fonctionnaires du gouvernement considèrent les bahá’ís
comme des opposants et qu'ils voient, dans les membres d'autres communautés, des amis sincères.
(225.84)
Bonté divine! Récemment, alors que la révolution et l'agitation régnaient à Téhéran et dans d'autres
provinces de la Perse, il a été prouvé qu'aucun bahá’í n'avait pris part à ces événements ou n'y était
même intervenu. Les bahá’ís ont alors encouru les reproches des ignorants pour avoir obéi au
commandement de la Perfection Bénie et s'être totalement abstenu d'intervenir dans les affaires
politiques.
(225.85)
Ils n'étaient associés à aucun parti, ne s'occupaient que de leurs propres affaires et de leurs propres
métiers, ne s'acquittaient que de leurs propres obligations.
(225.86)
Tous les amis de Dieu portent témoignage du fait qu'Abdu'l-Bahá est, à tous égards, l'ami sincère de
tous les gouvernements et de toutes les nations, et qu'il prie sincèrement pour leur progrès et leur
développement, en particulier pour les deux grands États de l'Orient, car ces deux pays sont la terre
natale et le lieu d'exil de Bahá'u'llah.
(225.87)
Dans toutes ses lettres et tous ses écrits, Il a approuvé et loué ces deux gouvernements, implorant
pour eux, au seuil du seul vrai Dieu, les confirmations divines.
(225.88)
La Beauté d'Abha - que ma vie soit offerte en sacrifice à ses bien-aimés! - a offert des prières de la
part de leurs Majestés impériales.
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(225.89)
Mon Dieu! N'est-il pas étrange que, chaque jour, malgré ces preuves décisives, survienne quelque
événement et que surgissent de nouvelles difficultés.
(225.90)
Pourtant, nous et les amis de Dieu ne devrions, sous aucun prétexte, relâcher nos efforts sur le
chemin de la loyauté, de la sincérité et de la bienveillance.
(225.91)
Nous devrions, à tout instant, manifester notre fidélité et notre loyauté, et nous appliquer à offrir des
prières pour le bien de tous.
(225.92)
Ô vous, bien-aimés de Dieu, ces jours sont ceux de la constance, de la fermeté et de la persévérance
dans la Cause de Dieu.
(225.93)
Vous ne devez pas concentrer votre attention sur la personne d'Abdu'l-Bahá car, bientôt il vous fera
ses adieux. Vous devez plutôt fixer votre regard sur la parole de Dieu.
(225.94)
Si la parole de Dieu est propagée, réjouissez-vous; soyez heureux et reconnaissants, même si
Abdu'l-Bahá lui-même est menacé par l'épée et ploie sous les chaînes et les fers, car c'est le temple
sacré de la Cause de Dieu qui importe, et non le corps physique d'Abdu'l-Bahá.
(225.95)
Les amis de Dieu doivent se lever avec une telle fermeté que si, à un moment quelconque, cent
âmes telles qu'Abdu'l-Bahá deviennent les cibles des flèches de l'affliction, elles ne dériveront et
n'hésiteront point dans leur résolution, leur détermination, leur enthousiasme, leur dévouement et
leur service pour la Cause de Dieu.
(225.96)
Abdu'l-Bahá est lui-même un serviteur au seuil de la Beauté Bénie et une manifestation de pure et
d'extrême servitude au seuil du Tout-Puissant. Il n'a pas d'autre état ou de titre, nul autre rang ou
pouvoir. Ceci est mon ultime but, mon éternel paradis, mon temple le plus sacré et mon Sadratu'l-
Muntaha [nota : Sadratu'l-Muntaha - divin Lotus de la Limite].
(225.97)
Avec la Beauté Bénie d'Abha et l'Exalté, son Héraut - que ma vie soit sacrifiée pour eux deux! -
s'est terminée l'apparition de la manifestation indépendante et universelle de Dieu.
(225.98)
Pendant mille ans, l'humanité tout entière sera illuminée par ses lumières et soutenue par l'océan de
ses faveurs.
(225.99)
Ô vous, amoureux de Dieu! Ceci, en vérité, est mon dernier souhait et mon exhortation à votre
endroit. Béni soit donc celui qui est aidé par Dieu à suivre ce qui est inscrit sur ce rouleau, dont les
paroles sont sanctifiées des symboles en usage parmi les hommes.
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Chapitre: 226. "Ô toi, serviteur de Dieu! J'ai bien reçu ..."
(226.1)
Ô toi, serviteur de Dieu! J'ai bien reçu ta lettre; elle m'a procuré de la joie. Tu as exprimé ton désir
ardent de me voir assister au Congrès de la Paix. Or je n'assiste pas à de telles conférences
politiques, car l'établissement de la paix est irréalisable, si ce n'est par le pouvoir de la parole de
Dieu.
(226.2)
Lorsque sera convoquée une conférence représentative de toutes les nations qui délibérera sous
l'influence de la parole divine, alors la paix universelle sera instaurée, autrement, il est impossible
d'y parvenir.
(226.3)
Actuellement, il est certain qu'une paix temporaire est établie, mais elle n'est pas durable. Tous les
gouvernements et toutes les nations sont fatigués de la guerre; ils en ont assez des difficultés de
transport, des dépenses énormes, des pertes en vies humaines, de l'affliction des femmes, du nombre
élevé d'orphelins; ils se voient donc forcés de s'orienter vers la paix, mais cette paix n'est pas
permanente, elle n'est que provisoire.
(226.4)
Nous espérons que le pouvoir de la parole de Dieu établira une paix appelée à demeurer à jamais,
une paix effective et sûre.
Chapitre: 227. "Ô vous, hommes estimés, pionniers ..."
(227.1)
Ô vous, hommes estimés, pionniers parmi les amis sincères de l'humanité! [nota : ceci est la première
partie de la réponse de “Abdu’l-Bahá à une lettre reçue du Comité exécutif de l’organisation centrale pour une paix
durable. La tablette, décrite par Shoghi Effendi dans «Dieu passe près de nous», est «d’une très grande importance» et
datée du 17 décembre 1919. Elle a été remise au Comité de La Haye par une délégation spéciale]
(227.2)
Les lettres que vous m'avez envoyées pendant la guerre ne me sont pas parvenues mais une autre,
datée du 11 février 1916, vient de m'être remise, et je m'empresse d'y répondre.
(227.3)
Vos intentions méritent mille et mille louanges, car vous servez le monde de l'humanité et
contribuez ainsi au bonheur et au bien-être de tous les hommes.
(227.4)
Cette récente guerre a prouvé au monde et à ses habitants que la guerre est destruction alors que la
paix universelle est construction; la guerre est mort, la paix est vie; la guerre est rapacité et soif de
sang, la paix est bienfaisance et mansuétude;
(227.5)
la guerre est servitude du monde de la nature, la paix est l'un des fondements de la religion divine;
la guerre est ténèbres, encore et toujours, la paix est lumière céleste; la guerre détruit l'édifice
humain, la paix est la vie éternelle du monde de l'humanité; la guerre est comme un loup qui
dévore, la paix est pareille aux anges du ciel;
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(227.6)
la guerre est lutte pour l'existence, la paix est assistance mutuelle et coopération entre les peuples de
la terre; c'est aussi la source du bon plaisir du vrai Dieu dans le royaume céleste.
(227.7)
Il n'est pas une seule âme dont la conscience ne témoigne qu'en ce jour, il n'est pas d'affaire plus
importante que la paix universelle.
(227.8)
Tout être juste en porte témoignage et vénère votre assemblée estimée, car elle a pour but de
transformer ces ténèbres en lumière, cette soif de sang en bonté, ce tourment en bonheur, cette
épreuve en confort, cette inimitié et cette haine en solidarité et en amour. L'effort fourni par ces
âmes estimables est donc digne de louange et d'approbation.
(227.9)
Mais les âmes avisées, qui connaissent les liens essentiels des réalités des choses, considèrent
qu'une seule et même question ne peut, à elle seule, influencer comme elle le devrait la réalité
humaine car, tant que ne seront pas unies les consciences des hommes, aucune affaire importante ne
pourra être menée à bien.
(227.10)
A l'heure actuelle, la paix universelle est un problème de grande importance, mais l'unité de
conscience est essentielle pour que les fondements de la paix puissent devenir stables, son
institution ferme et sa structure solide.
(227.11)
C'est pourquoi Bahá'u'llah, il y a cinquante ans, exposa ce problème de la paix universelle, alors
qu'il était confiné dans la forteresse d'Akka, emprisonné et victime de multiples sévices.
(227.12)
Il écrivit, au sujet de cette importante question de la paix universelle, à tous les grands souverains
du monde, et l'exposa à ses amis de l'Orient.
(227.13)
En Orient, l'horizon était on ne peut plus ténébreux, les nations faisaient preuve l'une envers l'autre
de la haine et de l'hostilité les plus implacables; les religions rivalisaient entre elles dans leur
attitude sanguinaire; tout n'était que ténèbres. A cette époque apparut Bahá'u'llah, tel le soleil à
l'horizon de l'Orient, illuminant la Perse des lumières de ses enseignements. Parmi ceux-ci figurait
la déclaration de paix universelle.
(227.14)
Les hommes - de pays, de religion et de secte différents - qui le suivirent étaient si nombreux qu'ils
formaient, lorsqu'ils se réunissaient, des rassemblements considérables où les diverses nations et
religions de l'Orient étaient représentées.
(227.15)
Chaque âme qui participait à ces rassemblements ne voyait qu'une seule nation, un seul
enseignement, une seule voie, un seul ordre, car les enseignements de Bahá'u'llah n'étaient pas
limités à l'établissement de la paix universelle. Ils englobaient maints enseignements qui venaient
compléter et soutenir celui de la paix universelle.
(227.16)
Il y avait, au nombre de ces enseignements, la recherche indépendante de la réalité, pour que le
monde de l'humanité soit sauvé des ténèbres de l'imitation du passé et qu'il parvienne à la vérité,
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qu'il déchire et rejette cet habit usé et rétréci d'il y a mille ans et qu'il revête la robe tissée, dans la
pureté et la sainteté extrêmes, avec la trame de la réalité.
(227.17)
Comme la réalité est une et ne peut donc admettre la multiplicité, de même les différentes opinions
doivent finir par fusionner.
(227.18)
Au nombre des enseignements de Bahá'u'llah figure aussi l'unité de l'humanité, le fait que tous les
êtres humains sont les brebis de Dieu et qu'Il est le bon Berger.
(227.19)
Ce Berger est bon envers toutes les brebis, car Il les a toutes créées, formées, soignées et protégées.
(227.20)
Il ne fait aucun doute que le Berger est bon envers toutes les brebis et s'il se trouve parmi elles des
ignorantes, elles doivent être éduquées; s'il y a des enfants, ils doivent être formés jusqu'à leur
maturité; s'il y a des malades, ils doivent être guéris.
(227.21)
La haine et l'hostilité doivent être absentes, car ces ignorants et ces malades devraient être traités
comme par un médecin bienveillant.
(227.22)
Au nombre des enseignements de Bahá'u'llah figure encore le principe selon lequel la religion doit
être source de solidarité et d'amour. Si elle devient une cause d'aliénation, alors elle n'est pas
nécessaire, car la religion est comme un remède; s'il aggrave la maladie, alors il devient inutile.
(227.23)
Dans ses enseignements, Bahá'u'llah pose aussi le principe que la religion doit être conforme à la
science et à la raison pour qu'elle puisse exercer une influence sur le coeur des hommes. Elle doit
reposer sur des bases solides et ne pas s'en tenir à des imitations.
(227.24)
Parmi ces enseignements, il y a encore l'idée que les préjugés d'ordre religieux, racial, politique,
économique et patriotique détruisent l'édifice de l'humanité. Tant que prévaudront ces préjugés, le
inonde de l'humanité ne connaîtra pas de paix.
(227.25)
Une période de 6000 ans - celle de l'histoire de la terre - nous informe du monde de l'humanité. Au
cours de ces 6000 années, ce monde n'a pas cessé d'être la proie des guerres, des conflits, des
meurtres et de la soif de sang.
(227.26)
A chaque période, la guerre a régné dans l'un ou l'autre pays, et cette guerre était due à des préjugés
religieux ou raciaux, politiques ou patriotiques.
(227.27)
Il a donc été établi et prouvé que tous ces préjugés contribuent à détruire l'édifice humain. Aussi
longtemps que persisteront ces préjugés, la lutte pour l'existence continuera à prévaloir, la soif du
sang et la rapacité poursuivront leurs méfaits.
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(227.28)
Par conséquent, comme dans le passé, le monde de l'humanité ne peut être sauvé des ténèbres de la
nature et atteindre l'illumination, si ce n'est par l'abandon des préjugés et l'acquisition des principes
moraux du Royaume.
(227.29)
Si ces préjugés et cette hostilité sont dus à la religion, dites-vous que celle-ci devrait être cause de
fraternité, sinon elle demeure stérile.
(227.30)
Si, en outre, ce préjugé est celui de la nationalité, dites-vous que humanité tout entière n'est qu'une
seule nation;
(227.31)
tous les hommes descendent de l'arbre d'Adam, et Adam est la racine de l'arbre. Cet arbre est unique
et toutes les nations en sont comme les branches, et les membres de l'humanité en sont les feuilles,
les fleurs et les fruits.
(227.32)
Ainsi, l'établissement des diverses nations et les combats sanglants qui en résultent, c'est-à-dire la
destruction de l'édifice humain, sont dus à l'ignorance humaine et aux motivations égoïstes.
(227.33)
Quant au préjugé de nature patriotique, il est également dû à l'ignorance absolue, car la surface de la
terre n'est qu'un seul et même pays natal.
(227.34)
Chacun peut vivre en n'importe quel lieu du globe; par conséquent, le monde entier est le pays natal
de l'homme. Les frontières et les issues ont été conçus par l'homme.
(227.35)
Dans la création du monde, de telles frontières et de telles issues ne furent pas instituées.
(227.36)
L'Europe est un seul continent, l'Asie est un seul continent, de même que l'Afrique et l'Australie,
mais certains dirigeants, répondant à des motivations personnelles et protégeant des intérêts égoïstes
ont divisé chacun de ces continents et en ont considéré une partie comme leur propre pays.
(227.37)
Dieu n'a établi aucune frontière entre la France et l'Allemagne.
(227.38)
En vérité, dans les premiers siècles, des êtres mus par l'égoïsme ont, pour promouvoir leurs propres
intérêts, fixé des frontières et des issues et, de jour en jour, y ont attaché une importance croissante,
ce qui a abouti, dans les siècles suivants, à une hostilité, à des carnages et à une rapacité intenses.
(227.39)
De la même manière, cet état de choses se poursuivra indéfiniment et, si cette conception du
patriotisme demeure confinée à un certain milieu, elle sera la cause primordiale de la destruction du
monde.
(227.40)
Aucune personne éprise de sagesse et de justice ne saurait reconnaître ces divisions imaginaires.
Chaque région limitée que nous appelons notre pays natal, nous la considérons comme notre mère
patrie, alors que le globe terrestre est la patrie de tous, et non pas une quelconque zone restreinte.
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(227.41)
En résumé, nous vivons sur cette terre pendant quelques Jours et, ensuite, nous y sommes inhumés;
elle devient alors notre tombe éternelle. Cela vaut-il la peine que nous nous appliquions à verser le
sang et à nous entre-déchirer pour cette tombe éternelle? Certainement pas. Une telle conduite
déplaît à Dieu, et aucun homme sensé ne l'approuverait.
(227.42)
Réfléchissez! Les animaux paisibles ne s'engagent pas dans des conflits patriotiques. Ils vivent dans
une parfaite cohésion les uns avec les autres et coexistent dans l'harmonie.
(227.43)
Si, par exemple, une colombe venant de l'Orient, une autre de l'Occident, une autre encore venant
du Nord et une quatrième du Sud, arrivent en même temps au même endroit, elles s'associent
aussitôt dans l'harmonie. Ainsi en est-il des animaux et des oiseaux pacifiques.
(227.44)
Les animaux féroces, au contraire, dès qu'ils se rencontrent, s'attaquent et se combattent les uns les
autres, s'entre-déchirant, et il leur est impossible de coexister paisiblement en un même lieu. Ils sont
tous des combattants insociables et cruels, sauvages et agressifs.
(227.45)
En ce qui concerne le préjugé d'ordre économique, il est manifeste que, chaque fois que les liens
entre les nations se renforcent, que les échanges commerciaux s'intensifient et qu'un principe
économique est établi dans l'une de ces nations, il finira par toucher les autres pays, et les avantages
qui en résulteront seront universels. Alors, pourquoi ce préjugé?
(227.46)
Quant au préjugé d'ordre politique, c'est la politique de Dieu qui doit être suivie, et il est
incontestable que la politique de Dieu est supérieure à la politique des hommes. Nous devons suivre
la politique divine, et ceci s'applique également à tous les hommes.
(227.47)
Dieu traite également tous les individus : Il n'établit aucune distinction, et ceci est le fondement des
religions divines.
(227.48)
Au nombre des enseignements de Bahá'u'llah, on trouve encore la création d'une langue unique qui
puisse se répandre universellement parmi les hommes.
(227.49)
Cet enseignement a été révélé par la plume de Bahá'u'llah afin que la langue universelle puisse
éliminer les malentendus du monde de l'humanité.
(227.50)
Au nombre des enseignements de Bahá'u'llah, figure aussi l'égalité entre hommes et femmes.
(227.51)
Le monde de l'humanité possède deux ailes - l'une est constituée par les hommes, l'autre par les
femmes. Tant que les deux ailes ne sont pas également développées, l'oiseau ne peut voler. Si une
aile demeure faible, le vol est impossible. Tant que le monde des femmes ne deviendra pas égal au
monde des hommes sur le plan de l'acquisition des vertus et des perfections, le succès et la
prospérité ne pourront être réalisés comme ils devraient l'être.
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(227.52)
Au nombre des enseignements de Bahá'u'llah, on trouve le partage volontaire de ses biens avec
d'autres hommes.
(227.53)
Ce partage volontaire est supérieur à l'égalité, et il consiste en ceci que l'homme ne doit pas se
préférer à autrui mais, plutôt, sacrifier aux autres sa vie et ses possessions.
(227.54)
Ceci ne doit toutefois pas être introduit par voie coercitive, comme une loi que les hommes seraient
contraints de respecter. Non, l'homme doit, spontanément et de son plein gré, sacrifier à autrui sa
propriété et sa vie, et contribuer volontairement à aider les indigents, comme c'est le cas en Perse
parmi les bahá’ís.
(227.55)
Bahá'u'llah enseigne encore la liberté de l'homme, l'idée que, par le Pouvoir idéal, il devrait être
libre et émancipé de la captivité du monde de la nature car, tant que l'homme est prisonnier de la
nature il est un animal féroce, car la lutte pour l'existence est une des exigences du monde de la
nature.
(227.56)
Or, ce problème du combat pour l'existence est la source de toutes les calamités et constitue la
suprême affliction.
(227.57)
Au nombre des enseignements de Bahá'u'llah, il est montré que la religion est un puissant rempart.
(227.58)
Si l'édifice de la religion s'ébranle et menace de tomber en ruine, la confusion et le chaos
s'ensuivront et l'ordre des choses sera totalement bouleversé car, dans le monde de l'humanité, il
existe deux sauvegardes qui protègent l'homme des méfaits.
(227.59)
L'une est la loi qui punit le criminel, mais la loi ne prévient que les crimes patents, et non les crimes
cachés, tandis que la sauvegarde idéale - à savoir la religion de Dieu - prévient à la fois les crimes
patents et les crimes cachés; elle forme les hommes, éduque leur caractère, les contraint à
l'acquisition de vertus, et constitue le pouvoir total qui garantit la félicité du monde de l'humanité.
(227.60)
Toutefois, par religion s'entend ce qui est confirmé par la recherche, et non ce qui est fondé sur
l'imitation pure et simple du passé, les fondements de la religion divine et non les imitations
humaines.
(227.61)
Au nombre des enseignements de Bahá'u'llah, nous trouvons l'idée selon laquelle, bien que la
civilisation matérielle soit l'un des moyens concourant au progrès du monde humain, tant qu'elle ne
sera pas associée à la civilisation divine, le résultat souhaité, à savoir le bonheur de l'humanité, ne
sera pas atteint.
(227.62)
Réfléchissez bien! Ces vaisseaux qui réduisent en ruines une cité en l'espace d'une heure sont le
fruit de la civilisation matérielle; de même, les canons Krupp, les fusils Mauser, la dynamite, les
sous-marins, les torpilleurs, les avions de combat et les bombardiers - toutes ces armes de guerre
sont les fruits pernicieux de la civilisation matérielle.
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(227.63)
i celle - ci avait été associée à la civilisation divine, ces armes terrifiantes n'auraient jamais été
inventées. Bien au contraire, l'énergie humaine aurait été entièrement consacrée à des inventions
utiles et se serait concentrée sur des découvertes dignes de louange.
(227.64)
La civilisation matérielle est comme le verre d'une lampe. La civilisation divine est l'ampoule elle-
même: sans la lumière, le verre reste obscur.
(227.65)
La civilisation matérielle est comme le corps. Aussi gracieux, élégant et beau qu'il puisse être, il est
inanimé. La civilisation divine est comme l'esprit; le corps reçoit la vie de l'esprit, sans lequel il
devient un cadavre.
(227.66)
Ainsi, il a été prouvé que le monde de l'humanité a besoin des souffles de l'Esprit Saint. Sans
l'esprit, le monde de l'humanité est privé de vie et, sans cette lumière, le monde de l'humanité est
plongé dans une obscurité totale, car le monde de la nature est un monde animal.
(227.67)
Tant que l'homme ne renaît pas du monde de la nature, c'est-à-dire tant qu'il ne se détache pas de ce
monde, il est essentiellement un animal, et ce sont les enseignements de Dieu qui transforment en
une âme humaine cet animal.
(227.68)
Et, au nombre des enseignements de Bahá'u'llah, figure la promotion de l'éducation. Chaque enfant
doit être instruit dans les sciences autant qu'il est nécessaire. Si les parents sont en mesure de
pourvoir aux frais de son éducation, c'est parfait; autrement, la communauté doit leur en procurer
les moyens.
(227.69)
Au nombre des enseignements de Bahá'u'llah, on trouve encore les notions de justice et de droit.
Tant que ceux-ci ne seront pas réalisés sur le plan de l'existence, toutes choses en ce monde seront
en désordre et demeureront imparfaites.
(227.70)
Le monde humain est un monde d'oppression et de cruauté, un royaume d'agression et d'erreur.
(227.71)
Finalement, de tels enseignements sont nombreux. Ces divers principes, qui constituent le plus
grand fondement du bonheur de l'humanité et procèdent de la munificence du Miséricordieux,
doivent être assimilés au problème de la paix universelle et lui être associés, afin que les résultats
souhaités puissent être obtenus. Sinon, l'instauration de la paix universelle en elle-même, dans le
monde de l'humanité, demeure problématique.
(227.72)
Les enseignements de Bahá'u'llah, lorsqu'ils sont associés à la paix universelle, sont comme une
table couverte de toutes sortes d'aliments frais et succulents. Tout être peut trouver, à cette table de
munificence infinie, ce qu'il désire.
(227.73)
Si l'on réduit le problème à la seule paix universelle, les résultats remarquables escomptés et désirés
ne seront pas obtenus. La paix universelle doit être de nature à combler les souhaits les plus ardents
de toutes les communautés et de toutes les religions.
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(227.74)
Les enseignements de Bahá'u'llah sont tels, que toutes les communautés du monde - qu'elles soient
religieuses, politiques ou éthiques, anciennes ou modernes - trouvent en eux l'expression de leur
désir le plus noble.
(227.75)
Par exemple, les adeptes des diverses religions trouvent, dans les enseignements de Bahá'u'llah,
l'établissement de la religion universelle - une religion parfaitement conforme aux conditions
présentes et qui, en réalité, assure la guérison immédiate de la maladie incurable, soulage de toute
souffrance et apporte l'infaillible antidote à tout poison mortel.
(227.76)
En effet, si nous voulons mettre en ordre et organiser le monde de l'humanité selon les imitations
religieuses actuelles et, par là, instaurer le bonheur parmi les hommes, la tâche demeure impossible
et impraticable - par exemple, les lois de la Torah et celles des autres religions telles qu'elles sont
imitées actuellement.
(227.77)
Toutefois, la base essentielle de toutes les religions divines, qui découle des vertus du monde de
l'humanité et constitue le fondement du bien-être du monde des hommes, est présente dans les
enseignements de Bahá'u'llah, et cela dans sa présentation la plus parfaite.
(227.78)
Il en est de même pour la liberté que les peuples réclament à corps et à cris : la liberté modérée, qui
garantit le bien-être de l'humanité, qui maintient et préserve les rapports à l'échelle de l'univers, est
contenue - dans toute sa force et son ampleur - dans les enseignements de Bahá'u'llah.
(227.79)
Quant aux partis politiques : ce qui constitue la plus grande politique régissant le monde de
l'humanité - ou, plutôt, la politique divine - est contenu dans les enseignements de Bahá'u'llah.
(227.80)
De même, concernant le parti "de l'égalité" qui recherche la solution des problèmes économiques:
jusqu'à présent, toutes les solutions proposées se sont révélées impraticables, à l'exception des
propositions d'ordre économique contenues dans les enseignements de Bahá'u'llah, qui sont
praticables et n'infligent aucune détresse à la société.
(227.81)
De même, à propos des autres partis, si vous réfléchissez profondément à ce problème, vous
constaterez que les buts les plus nobles de ces partis sont contenus dans les enseignements de
Bahá'u'llah.
(227.82)
Ces enseignements constituent le pouvoir qui embrasse toutes choses parmi les hommes, et peuvent
être mis en application, mais il existe certains enseignements des temps passés, tels que ceux de la
Torah, qui ne peuvent être appliqués à notre époque. Il en est de même d'autres religions et
doctrines professées par les diverses sectes et les différents partis.
(227.83)
Sur le problème de la paix universelle, par exemple, Bahá'u'llah déclare qu'il faut instituer le
Tribunal suprême : bien que la Société des Nations ait été créée, elle est incapable d'instaurer la
paix universelle, mais le Tribunal suprême décrit par Bahá'u'llah accomplira cette tâche sacrée avec
un pouvoir et une puissance extrêmes.
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(227.84)
Son plan est le suivant : les assemblées nationales de chaque pays et de chaque nation- c'est-à-dire
les parlements - doivent élire deux ou trois personnes considérées comme les hommes les plus
éminents de chaque nation, bien informées des lois internationales et des relations
intergouvernementales et connaissant bien les besoins essentiels de l'humanité à notre époque.
(227.85)
Le nombre de ces représentants doit être proportionnel à celui des habitants de chaque pays.
(227.86)
L'élection de ces hommes, choisis par l'assemblée nationale - c'est-à-dire le parlement - doit être
ratifiée à la fois par la chambre haute, le congrès et le cabinet, ainsi que par le président ou le
souverain, afin que ces personnes puissent être les élus de toute la nation et de son gouvernement.
(227.87)
C'est parmi eux que seront élus les membres du Tribunal suprême, et toute l'humanité y aura ainsi
sa part, car chacun de ces délégués est entièrement représentatif de son propre pays.
(227.88)
Lorsque le Tribunal suprême rend un jugement sur un problème international - soit à l'unanimité
soit à la majorité, - le plaignant n'aura plus aucun prétexte pour se plaindre et le défendeur aucun
motif d'objection.
(227.89)
Dans le cas où l'un quelconque des gouvernements ou nations commettrait des négligences ou des
manoeuvres dilatoires dans l'exécution de la décision irrévocable du Tribunal suprême les autres
nations s'élèveraient contre ce gouvernement ou ce pays, car tous les gouvernements et tous les pays
du monde sont les défenseurs de ce Tribunal suprême.
(227.90)
Réfléchissez combien solide est ce fondement! Alors que, par les soins d'une Société des Nations
limitée et restreinte, le but ne sera pas atteint comme il le faudrait.
(227.91)
Telle est la vérité sur la situation, qui a été exposée ...
Chapitre: 228. "Ô serviteur au seuil de Bahá'u'llah! ..."
(228.1)
Ô serviteur au seuil de Bahá'u'llah! J'ai bien reçu ta lettre en date du 14 Juin 1920, ainsi qu'une lettre
de quelques-uns des membres du Comité pour la Paix, auxquels j'ai répondu.
(228.2)
Il est évident que cette assemblée n'est pas à la hauteur de sa réputation et qu'elle est incapable de
résoudre les problèmes de la manière qui s'impose. Il n'en reste pas moins que les affaires dont elle
s'occupe sont de la plus haute importance.
(228.3)
La réunion de La Haye devrait disposer d'un pouvoir et d'une influence tels, que ses délibérations
exercent un effet sur les gouvernements et les nations.
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(228.4)
Rappelez aux membres du Comité que la Conférence de La Haye, qui s'est tenue avant la guerre,
avait comme président le tsar de Russie, et que ses membres étaient des hommes particulièrement
éminents, ce qui n'a pas permis, malgré tout, d'éviter une aussi terrible guerre. Qu'en sera-t-il
aujourd'hui?
(228.5)
Dans l'avenir, un autre conflit, plus cruel que le dernier, éclatera certainement; ceci est, en vérité,
hors de doute. Or, que peut faire le Comité de La Haye?
(228.6)
Les principes fondamentaux établis par Bahá'u'llah ne cessent de se propager, jour après jour.
(228.7)
Transmets ma réponse à la lettre des membres du Comité; exprime leur l'affection et la bonté les
plus grandes, et laisse-les s'occuper de leurs propres affaires. De toute manière, ils devraient être
satisfaits de vous et, sous réserve de leur approbation, vous pouvez imprimer et distribuer mon
épître détaillée, qui a déjà été traduite en anglais.
(228.8)
Fréquentez les espérantistes. Chaque fois que vous en découvrez un doué d'entendement
transmettez-lui les fragrances de la vie éternelle.
(228.9)
Dans toutes les réunions, entretenez-vous des enseignements de Bahá'u'llah, car ceci aura un effet
dans les pays occidentaux.
(228.10)
Si l'on vous interroge sur votre croyance en Bahá'u'llah, vous devriez répondre que nous le
considérons comme le premier Educateur du monde en cet âge, et expliquer en détail que ces
enseignements sur la paix universelle et d'autres sujets ont été révélés par la plume de Bahá'u'llah il
y a cinquante ans, qu'ils ont déjà été publiés en Perse et en Inde, et diffusés à travers le monde.
(228.11)
Au début, l'incrédulité était générale quant à la notion de paix universelle, considérée comme une
impossibilité.
(228.12)
Parlez ensuite de la grandeur de Bahá'u'llah, des événements qui eurent lieu en Perse et en Turquie,
de l'influence étonnante qu'Il exerça, du contenu des épîtres qu'Il adressa à tous les souverains de la
terre, et de l'accomplissement de ses prophéties.
(228.13)
Parlez aussi de la propagation de la Cause bahá’íe. Nouez des relations aussi étroites que possible
avec le Comité de La Haye en faveur de la Paix universelle, et faites preuve de la plus extrême
courtoisie à l'égard de ses membres.
(228.14)
Il est évident que les espérantistes se montrent réceptifs, et tu es expert dans leur langue. Mets-toi
également en rapport avec les espérantistes d'Allemagne et d'autres pays.
Sélection des écrits de 'Abdu'l-Bahá - www.religare.org Page 230 / 248
(228.15)
Les documents que tu distribues ne doivent traiter que les enseignements bahá’ís. La diffusion
d'autres documents n'est pas souhaitable actuellement. Mon espoir est que les confirmations divines
ne cessent de te soutenir ... .
(228.16)
Ne sois pas affligé de l'apathie et de la froideur qui règnent au sein de la réunion de La Haye. Place
ta confiance en Dieu.
(228.17)
Notre espoir est que, parmi les peuples, la langue espéranto puisse avoir, à l'avenir, une puissante
influence.
(228.18)
Tu as, désormais, semé la graine. Celle-ci germera, assurément. Son développement dépend de
Dieu.
Chapitre: 229. "Ô serviteur sincère du vrai Dieu! ..."
(229.1)
Ô serviteur sincère du vrai Dieu! J'apprends que tu es dans l'affliction et la détresse à cause des
événements mondiaux et des vicissitudes du destin. Pourquoi cette crainte et cette affliction?
(229.2)
Les vrais amoureux de la Beauté d'Abha et ceux qui ont bu à la coupe de l'Alliance ne redoutent
aucune calamité: à l'heure de l'épreuve, ils ne se sentent pas abattus. Ils considèrent le feu de
l'adversité comme leur jardin des délices et le fond de la mer comme l'immensité du firmament.
(229.3)
Toi qui es sous la protection de Dieu et à l'ombre de l'arbre de son Alliance, pourquoi cette
affliction, pourquoi ces plaintes? Sois rassuré et garde ta confiance.
(229.4)
Observe les commandements écrits de ton Seigneur avec joie et sérénité, avec sérieux et sincérité, et
sois l'ami loyal de ton pays et de ton gouvernement. Sa grâce t'assistera à tout instant, ses
bénédictions te seront dispensées, et le désir de ton coeur sera exaucé.
(229.5)
Par l'Ancienne Beauté! - que ma vie soit sacrifiée pour ses bien-aimés! - Si les amis voyaient quelle
glorieuse souveraineté le Seigneur leur a réservée dans son royaume, ils seraient remplis d'extase, se
verraient couronnés de gloire immortelle et transportés de joie.
(229.6)
Sous peu, l'éclat avec lequel la lumière de sa généreuse affection et de sa miséricorde a brillé sur ses
bien-aimés sera manifeste, et l'on verra quel océan tumultueux a bouleversé leurs coeurs! Alors ils
s'exclameront : "Heureux que nous sommes! Que le monde entier se réjouisse!"
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Chapitre: 230. "Ô personnage respecté! J'ai bien reçu ..."
(230.1)
Ô personnage respecté! J'ai bien reçu ta deuxième lettre datée du 19 décembre 1918, qui m'a
grandement réjoui car elle montre ta fermeté et ta constance dans l'Alliance et le Testament, ainsi
que ton désir ardent de lancer l'appel du royaume de Dieu.
(230.2)
Aujourd'hui, l'appel du Royaume est le magnétique pouvoir qui attire à lui le monde humain, car les
facultés des hommes sont immenses.
(230.3)
Les enseignements divins sont l'esprit de cet âge ou, plutôt, le soleil de cet âge.
(230.4)
Chaque âme doit veiller à ce que les voiles qui recouvrent les yeux des hommes puissent être
déchirés, qu'ils puissent voir le soleil, et que les coeurs et les regards en soient illuminés.
(230.5)
Or, grâce à l'assistance et à la générosité divines, tu possèdes ce pouvoir de direction et ce bienfait
de miséricorde. Lève-toi donc, muni du pouvoir suprême, afin de dispenser l'esprit aux os qui
tombent en poussière, de donner la vue aux aveugles, d'apporter baume et fraîcheur aux déprimés,
entrain et grâce aux découragés.
(230.6)
Chaque lampe finira par s'éteindre, sauf la lampe du Royaume, qui croît en splendeur jour après
jour. Tous les appels finiront par s'atténuer, sauf l'appel au Royaume de Dieu, qui ne cesse d'être
lancé. Tous les chemins seront finalement détournés, sauf la voie du Royaume, qui se redresse jour
après jour.
(230.7)
La mélodie céleste ne doit assurément pas être comparée à celle de la terre, ni les lumières
artificielles au Soleil qui brille dans le ciel.
(230.8)
Aussi devons-nous nous efforcer de nous diriger vers tout ce qui est durable et permanent, afin
d'être toujours plus illuminés, affermis et revivifiés...
(230.9)
Je prie et implore le royaume divin que ton père, ta mère et ton frère puissent, guidés par la lumière
de la direction céleste, entrer dans le royaume de Dieu.
Chapitre: 231. "Ô toi, fleur sur l'arbre de vie! ..."
(231.1)
Ô toi, fleur sur l'arbre de vie! Heureux es-tu d'avoir ceint tes reins dans le service de la Cause, de
t'être levé de toutes tes forces pour proclamer les enseignements divins, d'avoir convié des
rassemblements et d'avoir lutté pour l'exaltation de la parole de Dieu.
(231.2)
En ce monde mortel, toute affaire importante est appelée à s'achever, et toute vaste entreprise a une
fin, car nulle ne possède une existence permanente.
Sélection des écrits de 'Abdu'l-Bahá - www.religare.org Page 232 / 248
(231.3)
Considère, par exemple, comme les grandes réalisations de l'ancien monde ont été totalement
anéanties; il n'en reste pas la moindre trace hormis la grande Cause du royaume de Dieu, qui n'a pas
eu de commencement et n'aura pas de fin. Elle est, tout au plus, seulement renouvelée.
(231.4)
Au début de chaque rénovation, les hommes n'y portent guère d'attention mais, une fois
définitivement établie, elle ne cessera de progresser et, dans son exaltation quotidienne, elle
atteindra les célestes sommets.
(231.5)
Considère, par exemple, l'époque du Christ qui fut celle du renouveau du royaume de Dieu. Les
peuples du monde n'y ont guère attaché d'importance et n'ont point saisi sa signification; le sépulcre
du Christ est ainsi demeuré abandonné et ignoré pendant trois siècles jusqu'à ce que la servante de
Dieu, Hélène, mère de Constantin, arrivât et découvrît le lieu sacré.
(231.6)
En t'exposant tout ceci, mon intention est de te montrer combien les habitants du monde sont
insouciants et ignorants et combien, au jour de l'établissement du Royaume, ils demeurent
indifférents et négligents.
(231.7)
Sous peu, le pouvoir du Royaume englobera le monde entier. Alors, ils s'éveilleront, alors ils
pleureront et se lamenteront sur le sort des opprimés et des martyrisés; alors ils soupireront et
gémiront. Telle est la nature des hommes.
Chapitre: 232. "Quant au président Wilson ..."
(232.1)
Quant au président Wilson, les quatorze principes qu'il a énoncés se trouvent, pour la plupart, dans
les enseignements de Bahá'u'llah; j'espère donc qu'il sera confirmé et assisté.
(232.2)
Aujourd'hui, nous sommes à l'aube de la paix universelle; mon espoir est que son matin se lèvera
complètement, transformant les ténèbres de la guerre, des conflits et des querelles entre les hommes
en lumière d'union, d'harmonie et d'affection.
Chapitre: 233. "Ô vous amis fidèles ..."
(233.1)
Ô vous amis fidèles, Ô vous, serviteurs sincères de Bahá'u'llah! A présent, au coeur de la nuit, alors
que les yeux sont clos, alors que tous les hommes ont posé leurs têtes sur la couche du repos et
dorment d'un sommeil profond, Abdu'l-Bahá est éveillé dans l'enceinte du Tombeau sacré et, dans
l'ardeur de son invocation, profère cette prière :
(233.2)
Ô Toi, bonne et aimante Providence! L'Orient s'agite et l'Occident se soulève, semblables aux
éternelles vagues de l'océan. Les douces brises de sainteté se diffusent et, de l'invisible royaume
parviennent, resplendissants, les rayons de l'Orbe de Vérité. On entend chanter les hymnes de l'unité
divine et les étendards de la puissance céleste flottent au vent.
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(233.3)
La Voix angélique s'élève et, pareille au grondement du Léviathan, lance l'appel à l'abnégation et à
l'effacement.
(233.4)
Le cri triomphal de Ya Bahá'u'l-Abha résonne de toutes parts, et l'appel de Ya 'Aliyyu'l-A'la retentit
à travers toute la terre.
(233.5)
Pas un mouvement dans le monde, si ce n'est celui de la gloire du seul Ravisseur des coeurs, et nul
tumulte si ce n'est le jaillissement de l'amour de Celui qui est l'Incomparable, le Bien-Aimé.
(233.6)
Les bien-aimés du Seigneur, à l'haleine musquée, brûlent, telles de brillantes lampes, dans chaque
région et les amis du Très-Miséricordieux, telles des fleurs, s'entrouvrent dans toutes les contrées.
(233.7)
Ils ne s'accordent nulle trêve; ils ne respirent que dans le souvenir de Toi et n'aspirent à rien d'autre
qu'à servir ta Cause.
(233.8)
Dans les prairies de la vérité, ils sont comme des rossignols au chant subtil et, dans le jardin fleuri
de la direction divine, ils sont comme des fleurs aux couleurs chatoyantes.
(233.9)
Avec des fleurs mystiques, ils parent les allées du jardin de la réalité; tels des cyprès s'agitant au
vent, ils bordent les rivages de la volonté divine.
(233.10)
A l'horizon de l'existence, ils brillent telles de radieuses étoiles; dans le firmament du monde, ils
scintillent, telles de resplendissantes orbes. Ils sont des manifestations de la grâce céleste et des
sources lumineuses de l'assistance divine.
(233.11)
Daigne, Ô Toi Seigneur aimant, que tous puissent demeurer fermes et constants, éclatant de
splendeur éternelle, afin qu'à chaque instant soufflent de douces brises des charmilles de ta tendre
bonté, que de l'océan de ta grâce s'élève une brume, que les ondées bienfaisantes de ton amour nous
apportent la fraîcheur, et que le zéphyr répande son parfum du jardin de roses de l'unité divine.
(233.12)
Accorde-nous, Ô Toi Bien-Aimé du monde, un rayon de ta splendeur. Ô Bien-Aimé de l'humanité, r
(233.13)
épand sur nous la lumière de ta Face. Ô Dieu Omnipotent, sois notre protection et notre refuge; Ô
Seigneur d'Existence, manifeste ta puissance et ta domination.
(233.14)
Ô Toi, Seigneur aimant, les instigateurs de la sédition s'agitent et s'activent en plusieurs régions et,
de nuit comme de jour infligent de cruels méfaits.
(233.15)
Pareils à des loups, les tyrans sont tapis aux aguets et le troupeau, innocent et lésé, est privé
d'assistance et de secours.
Sélection des écrits de 'Abdu'l-Bahá - www.religare.org Page 234 / 248
(233.16)
Les lévriers sont sur la piste des gazelles des champs de l'unité divine et le faisan, dans les
montagnes de la direction céleste, est poursuivi par les corbeaux de l'envie.
(233.17)
Ô Toi, divine providence, garde-nous et protège-nous! Ô Toi qui es notre bouclier, sauve-nous et
défends-nous! Maintiens-nous sous ta protection et, par ton assistance, délivre-nous de tous les
maux. Tu es, en vérité, le Protecteur véritable, l'invisible Gardien, le céleste Sauveur et le divin
Seigneur aimant.
(233.18)
Ô vous, bien-aimés du Seigneur! D'un côté se déroule l'étendard du seul vrai Dieu et s'élève la Voix
du Royaume. La Cause de Dieu se propage et les prodiges d'En-Haut se manifestent dans leur
splendeur.
(233.19)
L'Orient s'illumine et l'Occident s'embaume de parfums; le Nord exhale l'ambre gris et le Sud, le
musc.
(233.20)
De l'autre côté, les impies nagent dans la haine et la rancoeur, fomentant sans cesse la sédition et les
maux les plus cruels.
(233.21)
Il ne se passe pas de jour que l'un d'entre eux ne lève l'étendard de la révolte et qu'il ne charge son
destrier dans l'arène de la discorde. Pas une heure ne s'écoule sans que l'ignoble vipère découvre son
crochet et répande son mortel venin.
(233.22)
Les bien-aimés du Seigneur sont plongés dans la sincérité et la dévotion extrêmes, faisant peu de
cas de cette rancoeur et de cette malfaisance.
(233.23)
Souples et insidieux sont ces serpents, ces chuchoteurs du mal, ingénieux dans leur fourberie. Soyez
sur vos gardes et toujours vigilants!
(233.24)
Les fidèles sont vifs d'esprit et d'intelligence, les âmes empreintes de certitude sont fermes et
constantes.
(233.25)
Agissez avec toute la circonspection souhaitable! "Craignez la sagacité du fidèle, car il voit à l'aide
de la lumière divine!"
(233.26)
Prenez garde qu'une âme, oeuvrant dans le secret, ne provoque la scission ou ne suscite des conflits.
Dans la Forteresse inexpugnable, soyez de courageux guerriers et, pour la puissante Demeure, des
hôtes intrépides, Nuit et jour, soyez sur vos gardes, afin qu'ainsi, le tyran n'inflige aucun dommage.
(233.27)
Etudiez la tablette du Saint-Nautonier afin de connaître la vérité, et sachez que la Beauté Bénie a
totalement prédit les événements futurs. Que ceux qui perçoivent soient avertis! Il y a là, en vérité,
un trésor de munificence pour les âmes sincères!
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(233.28)
Telle la poussière du seuil sacré, dans une humilité extrême, Abdu'l-Bahá s'applique, nuit et jour, à
proclamer Ses signes. À la moindre occasion, il prie ardemment et Le supplie en pleurant, avec
ferveur :
(233.29)
Ô Toi, divine Providence, nous sommes pitoyables, accorde-nous ton secours; nous sommes des
voyageurs sans gîte, donne-nous ton refuge; nous sommes dispersés, réunis-nous; nous sommes
égarés, rassemble-nous en ton bercail; nous sommes dépossédés, dispense-nous notre part; nous
sommes assoiffés, guide-nous vers la source de vie; nous sommes fragiles, affermis-nous afin que
nous puissions nous lever pour servir ta Cause et nous offrir en vivant sacrifice sur le chemin de la
direction divine.
(233.30)
Les impies, toutefois, ouvertement ou en secret, de nuit comme de jour, déploient tous leurs efforts
pour ébranler les fondements de la Cause, déraciner l'Arbre Béni, empêcher ce serviteur de servir,
fomenter une secrète sédition et anéantir Abdu'l-Bahá.
(233.31)
Extérieurement, ils semblent paisibles comme des agneaux et pourtant, dans leur nature intime, ils
ne sont que des loups enragés; bien que doux en paroles, ils recèlent, en leur coeur, un poison
mortel.
(233.32)
Ô vous, bien-aimés, protégez la Cause de Dieu! Ne vous laissez pas séduire par la douceur du
langage - non, considérez plutôt la motivation de chaque être et méditez sur la pensée qu'il nourrit.
(233.33)
Soyez d'abord attentifs et sur vos gardes. Evitez-le et, cependant, ne soyez pas agressifs! Abstenez-
vous de censurer et de calomnier, et laissez-le entre les mains de Dieu. Que la Gloire des Gloires
repose sur vous!
Chapitre: 234. "Ô toi qui es ensorcelée par les douces brises ..."
(234.1)
Ô toi qui es ensorcelée par les douces brises du Seigneur! J'ai pris note du contenu de ta lettre si
éloquente, et J'ai appris que tu verses des larmes et que ton coeur se consume de chagrin à propos
de l'emprisonnement d'Abdu'l-Bahá.
(234.2)
Ô toi, servante de Dieu! Cette prison m'est plus douce et plus désirable qu'un jardin de fleurs; pour
moi, cet esclavage est meilleur que la liberté d'aller à ma guise, et je trouve ce lieu étroit plus
spacieux que de vastes plaines s'ouvrant à l'infini.
(234.3)
Ne sois pas affligée sur mon sort! Et, si mon Seigneur décrétait que je sois béni de la douce coupe
du martyr, cela signifierait pour moi recevoir ce pour quoi je languis le plus sur cette terre.
(234.4)
Sois sans crainte si cette Branche est coupée de ce monde matériel et ses feuilles jetées au loin; non,
ses feuilles fleuriront, car cette Branche croîtra après sa coupure du monde d'ici-bas; elle atteindra
les plus hautes cimes de gloire et donnera des fruits qui embaumeront le monde de leur fragrance.
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Chapitre: 235. "Ô Dieu, mon Dieu! Illumine le front ..."
(235.1)
Ô Dieu, mon Dieu! Illumine le front de tes fidèles amoureux et soutiens-les par les armées
angéliques du triomphe de certitude.
(235.2)
Affermis leurs pas sur ton droit chemin et, par ton ancienne munificence, ouvre-leur les portails de
tes bénédictions car ils dispersent, sur ton chemin, ce que Tu leur as accordé; ils protègent ta foi,
mettent leur confiance dans ton souvenir, offrent leurs coeurs par amour pour Toi et sont détachés
de ce qu'ils possèdent; ils sont en adoration devant ta Beauté et en quête des moyens de Te plaire.
(235.3)
Ô mon Seigneur! Ordonne pour eux une part abondante et une récompense assurée. Tu es, en vérité,
Celui qui soutient, qui assiste, le Généreux, le Munificent, l'éternel Dispensateur.
Chapitre: 236. "Ô Toi, mon Dieu, Toi qui conduis ..."
(236.1)
Ô Toi, mon Dieu, Toi qui conduis celui qui cherche vers le chemin qui ne dévie point, Toi qui
délivres de la perdition l'âme égarée et aveuglée, Toi qui dispenses aux âmes sincères les bienfaits
et les faveurs les plus grands, qui protèges les effrayés dans ton imprenable refuge, qui réponds, de
ton horizon suprême, à l'appel de ceux qui crient vers Toi.
(236.2)
Louange à Toi, Ô mon Seigneur! Tu as guidé les distraits loin de la mort de l'incroyance et as mené,
au terme de leur voyage, ceux qui se rapprochent de Toi; tu as réjoui ceux-là, parmi tes serviteurs,
qui ont la certitude, en exauçant leurs désirs les plus chers;
(236.3)
tu as, de ton royaume de beauté, ouvert à ceux qui languissent de Toi les portes de la réunion et tu
les as sauvés des feux de la privation et de la perdition; ainsi, ils se sont hâtés vers Toi, ont atteint ta
présence et sont arrivés à ta porte accueillante, où ils ont reçu de tes bienfaits une part abondante.
(236.4)
Ô mon Seigneur, ils étaient assoiffés, Tu as élevé vers leurs lèvres desséchées les eaux de la
réunion.
(236.5)
Ô Toi, le Tendre, le Dispensateur, Tu as calmé leur douleur avec le baume de ta munificence et de
ta grâce, Tu as guéri leurs maux par le souverain remède de ta compassion.
(236.6)
Ô Seigneur, affermis leurs pas sur ton droit chemin, agrandis pour eux le chas de l'aiguille et fais
que, vêtus d'habits royaux, ils marchent à jamais dans la gloire.
(236.7)
Tu es, en vérité, le Généreux, l'éternel Dispensateur, le Précieux, le Très-Munificent. Il n'est pas
d'autre Dieu que Toi, le Puissant, l'Exalté, le Victorieux.
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(236.8)
Ô mes bien-aimés en esprit! Dieu soit loué, vous avez écarté les voiles et reconnu le Bien-Aimé
compatissant, et vous vous êtes hâtés de quitter cette demeure pour le royaume de l'infini.
(236.9)
Vous avez dressé vos tentes dans le monde de Dieu et, pour le glorifier, lui qui subsiste par lui-
même, vous avez, de vos voix très douces, entonné les chants qui ont percé le coeur des hommes.
(236.10)
Bravo! Mille fois bravo! Car vous avez contemplé la lumière manifestée et, en vos êtres recréés,
vous avez lancé ce cri : "Béni soit le Seigneur, le meilleur de tous les créateurs!"
(236.11)
Vous n'étiez que des bébés dans le sein maternel, puis vous avez été des nourrissons et, d'une
précieuse poitrine, vous avez sucé le lait de la connaissance: ensuite vous avez atteint votre plein
développement et avez gagné le salut.
(236.12)
A présent, il est temps de servir; c'est le temps de la servitude à l'égard du Seigneur. Détachez-vous
de toutes pensées distrayantes, délivrez le Message d'une langue éloquente, parez vos assemblées de
la louange du Bien-Aimé, jusqu'à ce que la munificence divine descende en torrents irrésistibles et
revête le monde de fraîche verdure et de fleurs.
(236.13)
Le jaillissement de cette munificence, ce sont les conseils, les exhortations, les instructions et les
injonctions mêmes de Dieu Tout-Puissant.
(236.14)
Ô vous, mes bien-aimés! Le monde est plongé dans les épaisses ténèbres de la révolte ouverte et
balayé par un tourbillon de haine.
(236.15)
Ce sont les feux de la malveillance qui ont dressé leurs flammes jusqu'aux nuages du ciel, c'est un
flot de sang qui se répand à travers les plaines et les collines et personne, à la surface de la terre, ne
peut trouver de repos.
(236.16)
C'est pourquoi les amis de Dieu doivent manifester cette tendresse qui vient du ciel et disperser
l'amour en l'esprit à l'humanité tout entière.
(236.17)
Avec chaque âme, ils doivent se comporter conformément aux conseils et aux exhortations de Dieu;
à tous les hommes, ils doivent manifester bonté et confiance; ils doivent être, envers tous, des amis
sincères.
(236.18)
Ils doivent se sacrifier pour leurs amis et souhaiter bonne chance à leurs ennemis.
(236.19)
Ils doivent réconforter les méchants et traiter avec bonté d'âme leurs oppresseurs.
(236.20)
Ils doivent être comme de l'eau rafraîchissante pour les assoiffés et, pour les malades, comme un
remède rapide; un baume bienfaisant pour ceux qui souffrent et une consolation pour tous les coeurs
lourds. Il doivent être une lumière directrice pour les égarés, un guide très sûr pour les âmes
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perdues: Ils doivent être des yeux pour les aveugles, des oreilles pour les sourds, la vie éternelle
pour les morts et, pour les accablés, une joie qui ne finira point.
(236.21)
Qu'ils se soumettent de plein gré à chaque souverain épris de justice et qu'ils soient, pour chaque
dirigeant magnanime, de loyaux citoyens. Qu'ils obéissent au gouvernement et ne se mêlent pas des
affaires politiques, mais qu'ils se consacrent à l'amélioration de leur caractère et de leur
comportement, et fixent leur regard sur la Lumière du monde.
Chapitre: 237. "Quiconque récite cette prière avec ferveur ..."
(237.1)
Quiconque récite cette prière avec ferveur et humilité apportera joie et bonheur au coeur de ce
Serviteur; ce sera comme une rencontre, face à face, avec Lui.
(237.2)
Il est le Très-Glorieux! Ô Dieu, mon Dieu! Humble et éploré, je lève vers Toi mes mains
suppliantes et je voile mon visage dans la poussière de ton seuil sacré, exalté au-delà de la
connaissance des érudits et de la louange de tous ceux qui Te glorifient.
(237.3)
Jette un regard de bonté sur ton serviteur qui se tient humblement devant ta porte, un regard de l'oeil
de ta miséricorde, et plonge-le dans l'océan de ta grâce éternelle.
(237.4)
Seigneur! C'est un de tes pauvres et humbles serviteurs captifs; il T'implore, prisonnier en ta main,
Te priant avec ferveur, confiant en Toi, en pleurs devant ton visage, T'invoquant et Te suppliant :
(237.5)
Ô Seigneur mon Dieu! Accorde-moi ta grâce pour servir tes bien-aimés, fortifie-moi dans ma
servitude à ton égard, illumine mon front de la lumière d'adoration en ta cour de sainteté et de prière
en ton royaume de splendeur.
(237.6)
Aide-moi à me montrer magnanime au seuil de ta porte céleste, à me détacher de toutes choses en
ton domaine sacré.
(237.7)
Seigneur! Donne-moi à boire au calice de l'abnégation; revêts-moi de son habit et, dans son océan,
immerge-moi. Rends-moi telle la poussière sur le chemin de tes bien-aimés et accorde-moi de
pouvoir sacrifier mon âme pour la terre ennoblie par les pas de tes élus sur ta route, Ô Seigneur de
gloire au plus haut des cieux!
(237.8)
Par cette prière ton serviteur T'appelle, à l'aube et dans l'obscurité de la nuit. Exauce le désir de son
coeur, Ô Seigneur! Illumine son coeur, réchauffe son sein, allume sa lumière, afin qu'il serve ta
Cause et tes serviteurs.
(237.9)
Tu es le Dispensateur, Celui qui: prend pitié, le Très-Munificent, le Très-Bon, le Miséricordieux, le
Compatissant.
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Table des matières
Chapitre: 1. "Ô peuples du monde, le Soleil de Vérité s'est levé ..." ........................................ 2
Chapitre: 2. "Ô mon Seigneur! Je me suis approché de Toi ..." ................................................ 4
Chapitre: 3. "Ô vous, bien-aimés de Dieu! Ô vous, enfants ..." .............................................. 10
Chapitre: 4. "Loué soit Celui qui a créé le monde de l'existence ..." ...................................... 10
Chapitre: 5. "La grande lumière du monde ..." ....................................................................... 13
Chapitre: 6. "Ô vous, peuples du royaume! ..." ...................................................................... 14
Chapitre: 7. "Ô vous, amis spirituels d'Abdu'l-Bahá! ..." ......................................................... 14
Chapitre: 8. "Ô vous, les bien-aimés d'Abdu'l-Bahá ..." .......................................................... 16
Chapitre: 9. "Ô toi dont le coeur déborde d'amour ..." .......................................................... 19
Chapitre: 10. "Ô Toi, chère servante de Dieu! ..." .................................................................. 19
Chapitre: 11. "Servir les amis, c'est servir le royaume de Dieu ..." ......................................... 20
Chapitre: 12. "Sache que l'amour est le secret ..." ................................................................. 20
Chapitre: 13. "Ô toi, fille du royaume! ..." .............................................................................. 21
Chapitre: 14. "Ô vous deux, âmes bénies! ..."......................................................................... 21
Chapitre: 15. "Ô captif de l'amour divin! ..." ........................................................................... 22
Chapitre: 16. "Ô vous, bien-aimés! ..." .................................................................................... 24
Chapitre: 17. "Ô vous qui êtes les élus du royaume d'Abha! ..." ............................................ 26
Chapitre: 18. "Ô toi qui possèdes un coeur doué de discernement! ..." ................................ 28
Chapitre: 19. "Loué soit Celui dont les splendeurs ont embrasé ..." ...................................... 28
Chapitre: 20. "Quand le Christ parut, il y a deux mille ans ..." ................................................ 33
Chapitre: 21. "Ô toi, distingué personnage, toi qui cherches la vérité! ..." ............................ 34
Chapitre: 22. "Ô toi qui tournes ton visage vers Dieu! ..." ...................................................... 38
Chapitre: 23. "Ô toi qui cherches la vérité! ..." ....................................................................... 38
Chapitre: 24. "Ô jeune homme épris de spiritualité! ..." ........................................................ 39
Chapitre: 25. "Ô servante de Dieu! ..." .................................................................................... 40
Chapitre: 26. "Ô toi qui cherches le Royaume céleste! ..." ..................................................... 41
Chapitre: 27. "Dans les cycles passés, chacune des manifestations ..." ................................. 42
Chapitre: 28. "Ô feuille sur l'arbre de vie! ..." ......................................................................... 42
Chapitre: 29. "Ô toi qui es captivé par la vérité ..."................................................................. 42
Chapitre: 30. "L'existence revêt deux formes ..." ................................................................... 45
Chapitre: 31. "Ô toi, être estimable et sage! ..." ..................................................................... 46
Chapitre: 32. "Ô vous, servantes du Seigneur! ..." .................................................................. 49
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Chapitre: 33. "Ô serviteur de Dieu! ..." ................................................................................... 49
Chapitre: 34. "Ô toi qui sers l'humanité! ..." ........................................................................... 50
Chapitre: 35. "Ô armée de Dieu! ..." ....................................................................................... 51
Chapitre: 36. "Ô vous deux, servantes élues du Seigneur! ..." ............................................... 56
Chapitre: 37. "Ô vous, chers amis d'Abdu'l-Bahá! ..." ............................................................. 57
Chapitre: 38. "Ô servante de Dieu, qui frissonnes et frémis ..." ............................................. 58
Chapitre: 39. "Ô servante de Dieu! Ta lettre, m'annonçant ..." .............................................. 59
Chapitre: 40. "Ô vous, bien-aimés d'Abdu'l-Bahá! ..." ............................................................ 60
Chapitre: 41. "Ô toi qui demeures constant et ferme dans l'Alliance! ..." ............................. 61
Chapitre: 42. "Ô vous mes collaborateurs, qui êtes soutenus ..." .......................................... 63
Chapitre: 43. "Pour ceux qui se concertent ..." ....................................................................... 64
Chapitre: 44. "Les membres d'une assemblée spirituelle doivent ..." .................................... 64
Chapitre: 45. "L'amour et l'harmonie absolus parmi les membres ..." ................................... 65
Chapitre: 46. "Ô vous qui êtes fermes dans l'Alliance! ..." ..................................................... 66
Chapitre: 47. "Ô vous, chers amis! ..." .................................................................................... 66
Chapitre: 48. "Ô vous, loyaux serviteurs de l'Ancienne Beauté! ..." ....................................... 67
Chapitre: 49. "J'ai bien reçu ta lettre ..." ................................................................................. 67
Chapitre: 50. "Vous m'avez interrogé au sujet de la fête ..." .................................................. 68
Chapitre: 51. "En ce qui concerne la fête des dix-neuf jours ..." ............................................ 68
Chapitre: 52. "Ô serviteur du seul vrai Dieu! ..." ..................................................................... 68
Chapitre: 53. "En vérité, Abdu'l-Bahá inhale le parfum de l'amour ..." .................................. 69
Chapitre: 54. "Vous m'avez écrit au sujet des réunions ..." .................................................... 69
Chapitre: 55. "Il est bon que les amis organisent des réunions ..." ........................................ 70
Chapitre: 56. Toutes les fois qu'un groupe de personnes s'assembleront ... ......................... 70
Chapitre: 57. "Nous apprenons que tu as l'intention d'embellir ..." ....................................... 70
Chapitre: 58. "Tu m'as interrogé au sujet des lieux d'adoration ..." ....................................... 71
Chapitre: 59. "Abdu'l-Bahá a longtemps nourri l'espoir ...".................................................... 71
Chapitre: 60. "Bien que le Mashriqu'l-Adhkar soit ..." ............................................................ 71
Chapitre: 61. "Ô Seigneur, Ô Toi qui bénis tous ceux ..." ........................................................ 72
Chapitre: 62. "Ô ma fille bien-aimée du Royaume! ..."........................................................... 72
Chapitre: 63. "Ô vous, âmes bénies! ..." ................................................................................. 73
Chapitre: 64. "Le Mashriqu'l-Adhkar est l'une des institutions ..." ......................................... 74
Chapitre: 65. "Ô toi, servante élue du céleste Royaume! ..." ................................................. 75
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Chapitre: 66. "Ô toi qui as cherché l'illumination ..." .............................................................. 76
Chapitre: 67. "Ô toi, dame du Royaume! ..." .......................................................................... 76
Chapitre: 68. "Ô vous qui demeurez fermes dans l'Alliance ..." ............................................. 77
Chapitre: 69. "Tu m'as écrit au sujet de l'organisation bahá’íe ..." ......................................... 79
Chapitre: 70. "Ô toi, cierge enflammé! ...".............................................................................. 79
Chapitre: 71. "Ô toi, bien-aimée servante du Seigneur! ..." ................................................... 81
Chapitre: 72. "Ô toi, fidèle ami! ..." ......................................................................................... 81
Chapitre: 73. "Ô fille du Royaume! ..." .................................................................................... 82
Chapitre: 74. "Ô oiseau dont le doux chant célèbre la Beauté d'Abha! ..." ............................ 83
Chapitre: 75. "Efforcez-vous, coeurs et âmes, de susciter l'union ..." .................................... 83
Chapitre: 76. "Ô toi qui possèdes un coeur illuminé! ..." ........................................................ 84
Chapitre: 77. "Ô toi, servante révérée de Dieu! ..." ................................................................ 84
Chapitre: 78. "Ô toi dont le coeur est pur ..." ......................................................................... 85
Chapitre: 79. "Ô honoré personnage! ..." ............................................................................... 85
Chapitre: 80. "Ô toi qui tournes ton visage vers Dieu! ..." ...................................................... 86
Chapitre: 81. "Les âmes qui, au cours de la guerre, ont assisté ..." ........................................ 86
Chapitre: 82. "Ô toi qui es ferme dans l'Alliance! ...".............................................................. 86
Chapitre: 83. "Transmets, au nom d'Abdu'l-Bahá ..." ............................................................. 86
Chapitre: 84. "Ô toi, chère servante de Dieu! ..." ................................................................... 87
Chapitre: 85. "Quant à la question du mariage ..." ................................................................. 88
Chapitre: 86. "Le mariage bahá’í est l'engagement ..." .......................................................... 88
Chapitre: 87. "Ô toi, souvenir de celui qui mourut pour la Beauté ..." ................................... 88
Chapitre: 88. "Ô vous, mes deux enfants bien-aimés! ..." ...................................................... 89
Chapitre: 89. "Ô toi qui es ferme dans l'Alliance! ...".............................................................. 89
Chapitre: 90. "Ô Dieu, mon Dieu! Ta servante T'invoque ..." ................................................. 90
Chapitre: 91. "Ô toi qui t'es inclinée en prière devant le royaume ..." ................................... 90
Chapitre: 92. "Ô vous deux qui croyez en Dieu! ..." ................................................................ 91
Chapitre: 93. "Ô toi, servante de Dieu! Toute femme qui ..." ................................................ 91
Chapitre: 94. "Ô servantes de la Beauté d'Abha! ..." .............................................................. 92
Chapitre: 95. "Ô servantes du Seigneur! ..." ........................................................................... 92
Chapitre: 96. "Ô servantes du Miséricordieux! ..." ................................................................. 93
Chapitre: 97. "Certains piliers ont été établis ...".................................................................... 94
Chapitre: 98. "En l'absence d'éducateur ..." ........................................................................... 94
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Chapitre: 99. "Tu m'as écrit au sujet des enfants ..." .............................................................. 94
Chapitre: 100. "Je souhaite que ces enfants reçoivent ..." ..................................................... 94
Chapitre: 101. "Ô vous qui connaissez la paix de l'âme! ..." ................................................... 95
Chapitre: 102. "Ô compagnons véritables! ..." ....................................................................... 95
Chapitre: 103. "L'éducation et la formation des enfants ..." .................................................. 96
Chapitre: 104. "Ô bien-aimés de Dieu et servantes ..." .......................................................... 97
Chapitre: 105. "Quant à la différence existant entre ..." ........................................................ 98
Chapitre: 106. "Parmi les plus nobles de tous les services ..." ................................................ 99
Chapitre: 107. "L'espoir d'Abdu'l-Bahá est que ..." ................................................................. 99
Chapitre: 108. "Vous devez considérer l'acquisition d'un caractère ..." ............................... 100
Chapitre: 109. "Ô vous, bénéficiaires des faveurs de Dieu! ..." ............................................ 100
Chapitre: 110. "A propos de l'organisation des écoles ..." .................................................... 100
Chapitre: 111. "L'ignorance est la cause première des méfaits ..." ...................................... 101
Chapitre: 112. "Au sein de cette cause sacrée, le sort des orphelins ..." ............................. 103
Chapitre: 113. "Ô servante de Dieu!... Les divins enseignements ..." .................................. 103
Chapitre: 114. "Ô vous, mères aimantes ..." ......................................................................... 104
Chapitre: 115. "Ô vous deux, bien-aimées servantes de Dieu! ..." ....................................... 104
Chapitre: 116. "Ô toi, fille du royaume! ..." .......................................................................... 104
Chapitre: 117. "Ô cher ami d'Abdu'l-Bahá! ..." ..................................................................... 104
Chapitre: 118. "Ô vous, jeunes enfants bahá’ís ..." ............................................................... 105
Chapitre: 119. "Il incombe aux enfants bahá’ís ..." ............................................................... 105
Chapitre: 120. "Ô mes chers enfants! ...".............................................................................. 105
Chapitre: 121. "Ô toi qui n'as que peu d'années ..." ............................................................. 106
Chapitre: 122. "Je voudrais répondre à ta question ..." ........................................................ 106
Chapitre: 123. "Ô toi qui poses ton regard sur le royaume de Dieu! ..." .............................. 107
Chapitre: 124. "L'école du dimanche ..." ............................................................................... 107
Chapitre: 125. "Les enseignants ne devraient pas être ..." ................................................... 108
Chapitre: 126. "J'ai bien reçu ta lettre. Dieu soit loué ..." ..................................................... 108
Chapitre: 127. "Ô toi, serviteur du seul vrai Dieu! ..." .......................................................... 109
Chapitre: 128. "J'ai bien reçu ta lettre, et j'espère que ..." ................................................... 109
Chapitre: 129. "Ô amis du Dieu pur et omnipotent! ..." ....................................................... 109
Chapitre: 130. "Ô toi, médecin distingué! ..." ....................................................................... 113
Chapitre: 131. "Lorsque tu appliques un traitement médical ..." ......................................... 113
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Chapitre: 132. "Bien que la maladie soit l'une des conditions ..." ........................................ 113
Chapitre: 133. "Il existe deux moyens de guérir les malades ..." .......................................... 114
Chapitre: 134. "Ô toi qui es attiré vers les fragrantes brises de Dieu! ..." ............................ 114
Chapitre: 135. "Conformément au décret explicite de Bahá'u'llah ..." ................................ 117
Chapitre: 136. "Il incombe à chacun de rechercher un traitement ..."................................. 117
Chapitre: 137. "Ô toi qui énonces les louanges de ton Seigneur! ..." ................................... 117
Chapitre: 138. "Ô vous, bien-aimés du Seigneur! ..." ........................................................... 118
Chapitre: 139. "Ô toi, servante de Dieu! La bonne nouvelle ..." ........................................... 120
Chapitre: 140. "Tu m'as interrogé au sujet de la transfiguration ..." .................................... 121
Chapitre: 141. "Ô toi flamme ardente, qui brûle de l'amour de Dieu! ..." ........................... 122
Chapitre: 142. "Ô toi, chère servante de Dieu! ..." ............................................................... 123
Chapitre: 143. "Ô toi qui t'es approché de l'esprit du Christ ..."........................................... 125
Chapitre: 144. "Ô amoureux de l'humanité! ..." ................................................................... 126
Chapitre: 145. "Tu m'as écrit au sujet des découvertes spirituelles ..." ............................... 127
Chapitre: 146. "Ô toi, servante brûlant de l'amour pour Dieu! ..."....................................... 129
Chapitre: 147. "Médite sur les événements passés de l'époque ..." .................................... 131
Chapitre: 148. "Ô vous, fils et filles du Royaume! ..." ........................................................... 131
Chapitre: 149. "Ô toi qui as des yeux pour voir! ..." ............................................................. 132
Chapitre: 150. "Ô toi, servante brûlant du feu de l'amour divin! ..." ................................... 132
Chapitre: 151. "Ô toi qui crois en l'unicité de Dieu! ..." ........................................................ 133
Chapitre: 152. "Quant à la question concernant l'âme d'un assassin ..." ............................. 133
Chapitre: 153. "Ô toi, servante de Dieu! En ce jour ..." ........................................................ 133
Chapitre: 154. "Ô toi, fils du Royaume! ..." ........................................................................... 134
Chapitre: 155. "Ô toi, flamme de l'amour divin! ..." ............................................................. 135
Chapitre: 156. "Ô toi, serviteur du Seuil Sacré! ..." ............................................................... 136
Chapitre: 157. "Ô vous qui êtes puissamment attirés! ..." ................................................... 138
Chapitre: 158. "Ne sois pas affligé par l'ascension de ..." ..................................................... 139
Chapitre: 159. "En ce qui concerne ta question: toute âme ..." ........................................... 140
Chapitre: 160. "Ô toi, sincère et loyale servante du Seigneur! ..." ....................................... 141
Chapitre: 161. "Ô toi qui cherches le royaume du ciel! ..."................................................... 142
Chapitre: 162. "Ô vous, chers amis d'Abdu'l-Bahá! ..." ......................................................... 143
Chapitre: 163. "Ô vous deux, chercheurs de vérité! ..." ....................................................... 143
Chapitre: 164. "Ô vous deux, âmes fidèles et assurées! ..." ................................................. 145
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Chapitre: 165. "Ô mon Dieu! Ô mon Dieu! En vérité ..." ...................................................... 146
Chapitre: 166. "Ô serviteur de Bahá! ..."............................................................................... 146
Chapitre: 167. "Tu m'as interrogé à propos du destin ..." .................................................... 146
Chapitre: 168. "Ô toi, dame du Royaume! ..." ...................................................................... 147
Chapitre: 169. "Ô vous deux, âmes patientes! ..." ................................................................ 147
Chapitre: 170. "Ô toi qui cherches le Royaume! ..." ............................................................. 148
Chapitre: 171. "Ô toi, bien-aimée servante de Dieu! ..." ...................................................... 149
Chapitre: 172. "Dieu soit loué, ton coeur se consacre ..." .................................................... 149
Chapitre: 173. "Les âmes qui, en ce jour, entrent dans le royaume ..." ............................... 150
Chapitre: 174. "Ô vous, amis spirituels d'Abdu'l-Bahá! ..."................................................... 150
Chapitre: 175. "Le charme mortel s'évanouira ..." ................................................................ 151
Chapitre: 176. "Ô toi qui es attiré vers le royaume de Dieu! ..." .......................................... 151
Chapitre: 177. "Ô vivante flamme de l'amour céleste! ..." ................................................... 152
Chapitre: 178. "Ô servante de Dieu! J'ai bien reçu ta lettre ..."............................................ 152
Chapitre: 179. "Efforcez-vous, autant que vous le pourrez ..." ............................................ 153
Chapitre: 180. "J'espère qu'en ce bas monde, tu atteindras ..." .......................................... 153
Chapitre: 181. "Quant à la déclaration de Bahá'u'llah ..." .................................................... 153
Chapitre: 182. "Ô vous qui vous accrochez à l'Alliance ..." ................................................... 154
Chapitre: 183. "Ô toi, fille du Royaume! J'ai bien reçu ta lettre ..."...................................... 155
Chapitre: 184. "Ô vous, âmes bénies! Bien que vous soyez soumises..." ............................. 155
Chapitre: 185. "Ô vous, amis et servantes du Miséricordieux! ..." ....................................... 156
Chapitre: 186. "Ô toi qui es ferme dans l'Alliance! J'ai reçu de toi ..." ................................. 158
Chapitre: 187. "Ô toi qui es ferme dans l'Alliance! J'ai bien reçu ..." ................................... 160
Chapitre: 188. "Ô vous, les bien-aimés d'Abdu'l-Bahá! ..." ................................................... 160
Chapitre: 189. "Aujourd'hui, chaque être sage ..." ............................................................... 165
Chapitre: 190. "Tu me vois, ô mon Dieu, prosterné ..." ........................................................ 166
Chapitre: 191. "Ô toi qui as été cruellement affligé ..." ........................................................ 169
Chapitre: 192. "Aujourd'hui, le Seigneur des Armées ..." ..................................................... 169
Chapitre: 193. "Le jour pointe et, du lieu d'élévation ..." ..................................................... 169
Chapitre: 194. "Ô vous, les sincères et les bien-aimés ..." .................................................... 173
Chapitre: 195. "Ô toi, bourgeon exalté du divin Arbre de Lotus! ..." .................................... 174
Chapitre: 196. "Ô toi qui es ferme dans l'Alliance! J'ai bien reçu ..." ................................... 177
Chapitre: 197. "Ô toi, serviteur de Dieu! Ne sois pas affligé ..." ........................................... 177
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Chapitre: 198. "Ô toi qui es épris des souffles de Dieu! ..." .................................................. 178
Chapitre: 199. "Ô vous âmes sincères, vous âmes ardentes ..." ........................................... 178
Chapitre: 200. "Ô mes bien-aimés en esprit! ..." .................................................................. 180
Chapitre: 201. "Ô toi qui es emportée par l'amour divin! ..." ............................................... 183
Chapitre: 202. "Ô vous amoureux de la vérité ..." ................................................................ 183
Chapitre: 203. "Ô toi qui es épris de l'Alliance! ..." ............................................................... 186
Chapitre: 204. "Ô phénix de cette flamme immortelle ..." ................................................... 186
Chapitre: 205. "Ô vous, âmes respectées! ..." ...................................................................... 187
Chapitre: 206. "Louanges à celui qui a déchiré les ténèbres ..." ........................................... 188
Chapitre: 207. "Ô vous qui vous êtes tournés vers la Beauté exaltée! ..." ........................... 193
Chapitre: 208. "Ô vous, serviteurs au seuil sacré! ..." ........................................................... 196
Chapitre: 209. "Ô vous, serviteurs de la Beauté Bénie! ..." .................................................. 196
Chapitre: 210. "Ô vous, roses dans le jardin de l'amour divin! ..." ....................................... 197
Chapitre: 211. "Lorsque les amis ne s'efforcent pas de transmettre ..." .............................. 199
Chapitre: 212. "C'est dans ces moments-là que les amis de Dieu ..."................................... 199
Chapitre: 213. "Les croyants devraient, en toutes circonstances ..." ................................... 199
Chapitre: 214. "Suis le chemin de ton Seigneur et ne profère point ..." .............................. 200
Chapitre: 215. "J'espère que la grâce du seul véritable Seigneur ..." ................................... 200
Chapitre: 216. "Sois persuadé que les souffles du Saint Esprit ..." ....................................... 200
Chapitre: 217. "Le croyant, lorsqu'il enseigne ..." ................................................................. 201
Chapitre: 218. "Ô vous, amis chers et intimes d’Abdu'l-Bahá! ..." ....................................... 201
Chapitre: 219. "Ô vous, fils et filles du Royaume! ..." ........................................................... 204
Chapitre: 220. "Le Seigneur de toute l'humanité ..." ............................................................ 205
Chapitre: 221. "Ô vous qui êtes fermes dans l'Alliance! Le pèlerin ..." ................................ 206
Chapitre: 222. "Ô vous, les sans-gîtes et les vagabonds ..." ................................................. 209
Chapitre: 223. "Ô vous, fils et filles du Royaume! J'ai bien reçu ..." ..................................... 210
Chapitre: 224. "Ô toi, serviteur de Dieu! J'ai bien reçu ..." ................................................... 210
Chapitre: 225. "Ô vous, rassemblement du royaume d'Abha! ..." ....................................... 211
Chapitre: 226. "Ô toi, serviteur de Dieu! J'ai bien reçu ..." ................................................... 221
Chapitre: 227. "Ô vous, hommes estimés, pionniers ..." ...................................................... 221
Chapitre: 228. "Ô serviteur au seuil de Bahá'u'llah! ..."........................................................ 229
Chapitre: 229. "Ô serviteur sincère du vrai Dieu! ..." ............................................................ 231
Chapitre: 230. "Ô personnage respecté! J'ai bien reçu ..." ................................................... 232
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Chapitre: 231. "Ô toi, fleur sur l'arbre de vie! ..." ................................................................. 232
Chapitre: 232. "Quant au président Wilson ..." .................................................................... 233
Chapitre: 233. "Ô vous amis fidèles ..." ................................................................................. 233
Chapitre: 234. "Ô toi qui es ensorcelée par les douces brises ..." ........................................ 236
Chapitre: 235. "Ô Dieu, mon Dieu! Illumine le front ..." ....................................................... 237
Chapitre: 236. "Ô Toi, mon Dieu, Toi qui conduis ..." ........................................................... 237
Chapitre: 237. "Quiconque récite cette prière avec ferveur ..." ........................................... 239
© Maison d’éditions bahá’íes, 52 rue Henri Evenpoel, 1030 Bruxelles, Belgique
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Briefe und Botschaften á ‘Abdu’l-Bahá á Bahá'í Verlag GmbH, Auflage 4.01 (O-2021-09-29)
Briefe und Botschaften
‘Abdu’l-Bahá
Vorwort
‘Abdu’l-Bahás Darstellung der Bahá’í-Offenbarung findet sich in Seinen Schriften, in zahlreichen Zusammenstellungen Seiner Reden und Gespräche sowie in Seinen Briefen. Die schriftlichen Werke wie Geheimnis göttlicher Kultur, A Traveller’s Narrative sowie Wille und Testament sind in abendländische Sprachen übersetzt, ebenso Sammlungen Seiner Reden wie Beantwortete Fragen, Vorbilder der Treue, Ansprachen in Paris und Promulgation of Universal Peace. Dagegen wurde in den letzten 70 Jahren keine größere Zusammenstellung aus Seinen unzähligen Briefen in europäischen Sprachen vorgelegt. Die drei Bände Tablets of ‘Abdu’l-Bahá, die in den Vereinigten Staaten zwischen 1909 und 1916 veröffentlicht und 1930 ein zweites Mal aufgelegt wurden, sind längst vergriffen.
Die Auswahl der vorliegenden Zusammenstellung ist viel breiter angelegt als die der früheren Bände; sie zeigt das weitgefächerte Spektrum der Themen, mit denen sich der Meister in Seinen Briefen befasste. Aufgenommen wurden einige Sendbriefe, die ein Ausschuss im Weltzentrum übersetzte; dabei wurden Entwürfe benutzt, die Shoghi Effendi noch zu Lebzeiten ‘Abdu’l-Bahás machte. Viele Briefe hat Marzieh Gail übersetzt; die Auswahl dieser Briefe war ihr aus der 19.000 Originale und bestätigte Kopien umfassenden Sammlung des Weltzentrums zugegangen. Bekannte Sendschreiben wie der Brief an August Forel oder der größere Teil des Sendschreibens nach Den Haag wurden weggelassen, weil sie bereits in gesonderten Veröffentlichungen zugänglich sind.
Die glücklichen, gesegneten Empfänger der meisten hier zusammengetragenen Sendbriefe waren frühe Gläubige in Ost und West: einzelne Gläubige, Gruppen, Ausschüsse oder Versammlungen der Freunde. Die Bedeutung dieser Botschaften für die eben erst entstehenden Gemeinden des Westens zu einer Zeit, als noch kaum Bahá’í-Literatur in europäischen Sprachen zugänglich war, kann nicht überschätzt werden.
Sicherlich wird die Veröffentlichung dieser Schriften des Meisters alle, die Ihn lieben, in ihrem Eifer bestärken, auf Seinen Ruf zu antworten, und wird ihnen ein Gespür für den wundervollen Zusammenklang von Menschlichem und Göttlichem geben, den Er, das Geheimnis Gottes, so vollkommen verkörperte.
Versangaben bei Qur’án-Zitaten erfolgen nach der kufischen Zählung. Bei Qur’án-Ausgaben mit anderer Zählweise können sich geringfügige Verschiebungen ergeben.
Einführung
‘Abdu’l-Bahá (23. Mai 1844 – 28 November 1921) war der älteste überlebende Sohn und ernannte Nachfolger Bahá’u’lláhs, des prophetischen Gründers des Bahá’í-Glaubens. Obgleich er außerhalb der Bahá’í-Gemeinde als ›‘Abbás Effendi‹ bekannt war, bezeichnen die Bahá’í ihn oft als den »Größten Ast«, »das Geheimnis Gottes« und den »Meister« – Titel, die ihm von Bahá’u’lláh verliehen worden waren. Nach dem Hinscheiden Bahá’u’lláhs im Jahre 1892, nannte er sich selbst »‘Abdu’l-Bahá«, den ›Diener Bahás‹.
Der Bahá’í-Glaube stammt aus dem Írán der Mitte des 19. Jahrhunderts und verdankt seinen Ursprung den Bemühungen zweier aufeinanderfolgender Gründerpropheten: des Báb and Bahá’u’lláhs. Wie der erste von ihnen verkündete, bestand seine Mission darin, den Weg zu bereiten für »Den, den Gott offenbaren wird«, dem von den Anhängern aller Glaubensrichtungen erwarteten Offenbarer Gottes. Während der wiederholten, auf diese Verkündigung antwortenden Verfolgungswellen, die das Leben des Báb, sowie etlicher Tausend Seiner Anhänger forderten, erklärte Bahá’u’lláh sich selbst als die Erfüllung dieses göttlichen Versprechens.
‘Abdu’l-Bahá erkannte als Kind die spirituelle Stufe seines Vaters, noch bevor diese öffentlich bekannt gegeben wurde und begleitete Bahá’u’lláh vom 8. Lebensjahr an in Exils und die Verbannung. ‘Abdu’l-Bahá vertrat seinen Vater oft beim Umgang mit Behörden und der Öffentlichkeit. Nach Bahá’u’lláh’s Hinscheiden im Jahre 1892, wurde ‘Abdu’l-Bahá in Übereinstimmung mit in den Schriften Bahá’u’lláhs getroffenen Vorkehrungen das Oberhaupt des Bahá’í-Glaubens.
Als Bahá’u’lláh’s Nachfolger und ernannter Interpret Seiner Schriften kommt ‘Abdu’l-Bahá eine eigene spirituelle Stufe zu. Die Bahá’í betrachten ihn als die vollkommene Verkörperung des Bahá’í-Glaubens, und als mit göttlichem Wissen ausgestattet, nicht jedoch als Propheten.
Während seiner bemerkenswerten Amtszeit korrespondierte ‘Abdu’l-Bahá mit Bahá’ís aus der ganzen Welt und versorgte sie mit einer Fülle praktischer und spiritueller Führung. Obgleich viele der in diesem Band zusammengestellten Briefe an Einzelpersonen addressiert waren und Antworten auf spezifische Fragen darstellen, enthält die in ihnen vermittelte Führung universelle Wahrheiten, die es wert sind von allen studiert zu werden. Die hier zusammengetragene Korrespondenz und schriftlichen Äußerungen decken ein weites Themenfeld ab und enthalten tiefe spirituelle Weisheit, die heute ebenso maßgeblich und unerläßlich ist, wie als sie zu Papier gebracht wurde.
1A1
O Völker der Erde! Die Sonne der Wahrheit ist aufgegangen, um die ganze Welt zu erleuchten und die Gesellschaft der Menschen zu vergeistigen. Lobenswert sind die Ergebnisse und Früchte, reichhaltig die heiligen Beweise, die aus dieser Gnade fließen. Dies bedeutet echte Barmherzigkeit und reinste Großmut, Licht für die Welt und alle ihre Völker, Harmonie und Brüderlichkeit, Liebe und Solidarität; ja es bedeutet Mitleid und Einigkeit und das Ende von Entfremdung, es bedeutet, eins zu sein mit allen auf Erden in vollkommener Würde und Freiheit.
Die Gesegnete Schönheit spricht: »Ihr seid alle die Früchte eines Baumes und die Blätter eines Zweiges.«Q1 Er hat diese Welt des Seins mit einem einzigen Baum verglichen und alle ihre Völker mit dessen Blättern, Blüten und Früchten. Der Zweig muss zum Blühen kommen, Blatt und Frucht müssen wachsen; das Gedeihen von Blatt und Blüte und die Süße der Frucht hängen von der innigen Verbundenheit aller Teile des Weltenbaumes ab.
Deshalb müssen alle Menschen sich gegenseitig äußerst wirksam unterstützen, alle müssen nach dem ewigen Leben trachten; und aus demselben Grunde müssen die, die Gott lieben, in dieser Welt des Zufalls zu Gnadengaben und Segnungen werden, die durch den milden König der sichtbaren und unsichtbaren Reiche ausgestrahlt wurden. Sie sollten ihren Blick läutern und die ganze Menschheit als Blätter, Blüten und Früchte am Baume des Seins erkennen. Sie sollten zu allen Zeiten danach trachten, eine gute Tat für einen Mitmenschen zu tun und ihm Liebe, Beachtung und fürsorgliche Hilfe zu erweisen. Niemanden sollten sie als ihren Feind betrachten noch jemandem etwas Böses wünschen, sondern in jedem Menschen den Freund sehen, den Fremden als Vertrauten, den Unbekannten als Weggefährten betrachten, frei von Vorurteil und ohne Grenzen.
Heute ist der ein Begünstigter an der Schwelle des Herrn, der den Becher der Treue weiterreicht, der den Edelstein der Freigebigkeit sogar seinen Feinden gewährt und selbst seinem gestrauchelten Unterdrücker eine helfende Hand reicht. Er ist selbst seinem erbittertsten Feind ein liebevoller Freund. Dies sind die Lehren der Gesegneten Schönheit, dies die Ratschläge des Größten Namens.
O ihr geliebten Freunde! In der Welt herrscht Krieg, das Menschengeschlecht liegt in Wehen und tödlichem Kampf. Die finstere Nacht des Hasses hat die Überhand gewonnen, das Licht der Vertrauenswürdigkeit ist erloschen. Die Völker und Geschlechter der Erde haben ihre Klauen geschärft und stürzen sich im Kampf aufeinander. Die Menschheit zerstört ihre eigenen Lebensgrundlagen. Tausende von Familien sind ihrer Habe beraubt und irren umher, und jedes Jahr sieht Tausende und Abertausende von Menschen sich auf staubigen Schlachtfeldern in ihrem Blute wälzen. Die Zelte des Lebens und der Freude sind abgebrochen. Generäle üben sich in ihrer Feldherrnkunst, rühmen sich des Blutes, das sie vergießen, und wetteifern miteinander im Anstacheln zu Gewalttaten. »Mit diesem Schwert«, sagt einer von ihnen, »habe ich ein Volk enthauptet!« Und ein anderer sagt: »Ich stürzte eine Nation zu Boden!« Und ein weiterer: »Ich habe eine Regierung zu Fall gebracht!« Solcher Dinge rühmen sich die Menschen, auf solche Dinge sind sie stolz! Liebe – Rechtschaffenheit – überall werden sie gerügt, und Eintracht und Hingabe an die Wahrheit werden verachtet.
Der Glaube der Gesegneten Schönheit ruft die Menschheit auf zu Sicherheit und Liebe, zu Freundschaft und Frieden. Er hat seine Stiftshütte auf den Höhen der Erde errichtet und lässt seinen Ruf an alle Völker ergehen. Seid euch daher des Wertes dieses kostbaren Glaubens bewusst, o ihr, die ihr Gott liebt. Gehorcht seinen Geboten, wandelt auf seinen Wegen, die gerade sind, und weist die Menschheit darauf hin. Erhebt eure Stimme und singt das Lied des Königreiches. Verbreitet die Lehren und Gebote des liebenden Herrn in allen Landen, auf dass diese Welt in eine andere verwandelt und diese dunkle Erde mit Licht überflutet werde und der tote Leib der Menschheit auferstehe und lebe, auf dass jede Seele nach Unsterblichkeit trachte durch den heiligen Odem Gottes.
Bald werden eure schnell dahinfliegenden Tage vergangen sein, und Ruf und Reichtum, Bequemlichkeit und Freude, die dieser Schutthaufen von Welt bereitet hat, werden spurlos verschwunden sein. Ruft deshalb die Menschheit vor Gott und ladet sie ein, dem Beispiel der himmlischen Heerscharen zu folgen. Seid der Waise ein liebevoller Vater, eine Zuflucht dem Hilflosen, ein Schatz dem Armen, dem Kranken Heilung. Seid jedem Opfer der Unterdrückung ein Helfer, ein Beschützer dem Beladenen. Denkt zu allen Zeiten daran, wie ihr jedem Glied der Menschheit einen Dienst erweisen könnt. Schenkt Abneigung und Zurückweisung, Geringschätzung, Feindseligkeit und Ungerechtigkeit keine Beachtung: Tut das Gegenteil. Seid aufrichtig freundlich, nicht nur dem Anschein nach. Jeder der Geliebten Gottes sollte seine Aufmerksamkeit auf das Folgende richten: des Herrn Segen für die Menschen, des Herrn Gnade zu sein. Er sollte jedem, dem er begegnet, einen guten Dienst erweisen und ihm von Nutzen sein. Er sollte jedermanns Charakter veredeln und den Gedanken der Menschen eine neue Richtung geben. So wird das Licht der göttlichen Führung leuchten und der Segen Gottes die ganze Menschheit umfangen, denn Liebe ist Licht, wo immer sie wohnt, und Hass ist Finsternis, wo immer er nistet. O Freunde Gottes! Möge das verborgene Mysterium offenbart und das geheime Wesen aller Dinge enthüllt werden. Strebet danach, das Dunkel auf immer und ewig zu bannen.
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O mein Herr! Dir habe ich mich zugewandt, mitten in dieser finsteren Nacht, und Dir vertraue ich mich an mit der Sprache meines Herzens; ich erbebe vor Freude bei den süßen Düften, die aus Deinem allherrlichen Reich her wehen; ich rufe Dich an und spreche:
O mein Herr, ich finde keine Worte, Dich zu verherrlichen; ich sehe keinen Weg für den Vogel meines Geistes, in Dein Königreich der Heiligkeit aufzusteigen; denn Du bist in Deinem innersten Sein geheiligt über alle Huldigung, Du bist in Deinem innersten Wesen unerreichbar für allen Lobpreis, Dir dargebracht von dem Volke, das Du erschaffen hast. In Deines Wesens Heiligkeit warst Du immer erhaben über das Verständnis der Gelehrten aus den himmlischen Heerscharen, und ewig wirst Du verhüllt bleiben in der Heiligkeit Deiner eigenen Wirklichkeit, unerreicht vom Wissen derer, die in Deinem hehren Königreich wohnen und Deinen Namen verherrlichen.
O Gott, mein Gott! Wie kann ich Dich verherrlichen, wie Dich beschreiben, der Du unerreichbar bist? Unermesslich erhaben und geheiligt bist Du über Beschreibung und Lobpreis.
O Gott, mein Gott! So habe denn Erbarmen mit meiner Hilflosigkeit, meiner Armut, meiner Not, meiner Erniedrigung! Gib mir zu trinken aus dem vollen Kelch Deiner Gnade und Vergebung, erwecke mich mit den süßen Düften Deiner Liebe, weite mir die Brust mit dem Lichte Deiner Erkenntnis, läutere meine Seele mit den Mysterien Deiner Einheit, rufe mich zum Leben mit der sanften Brise aus dem Garten Deiner Barmherzigkeit – bis ich mich löse von allem außer Dir, mich festhalte am Saum des Gewandes Deiner Erhabenheit, bis ich alles, was Du nicht bist, vergesse, ganz umgeben von dem süßen Odem, der Deine Tage durchweht, bis ich Treue erwerbe an der Schwelle Deiner Heiligkeit, bis ich mich erhebe, Deiner Sache zu dienen, bescheiden vor Deinen Geliebten und in der Gegenwart Deiner Begünstigten ein völliges Nichts.
Du wahrlich bist der Helfer, der Erhalter, der Erhabene, der Freigebigste.
O Gott, mein Gott! Ich flehe Dich an beim Morgenlicht Deiner Schönheit, das die ganze Erde erleuchtet, beim Augenlicht Deines göttlichen Erbarmens, das auf allen Dingen ruht, bei der brandenden See Deiner Gnadengaben, in die alle Dinge eingetaucht sind, bei Deinen strömenden Wolken der Großmut, die auf das Wesen alles Erschaffenen ihren Segen herabregnen, und beim Strahlenglanz Deiner Barmherzigkeit, die da war, ehe denn die Welt war: Hilf Deinen Erwählten, treu zu sein, stehe Deinen Geliebten bei, an Deiner erhabenen Schwelle zu dienen, lasse sie siegen durch die Bataillone Deiner alles überwindenden Macht und stärke sie durch zahllose Kämpfer aus den himmlischen Heerscharen.
O mein Herr! Sie sind schwache Seelen vor Deiner Tür, Bettler an Deinem Hof, die nach Deiner Gnade dürsten, verzweifelt Deiner Hilfe bedürfen, ihr Angesicht dem Reiche Deiner Einheit zuwenden und nach Deinen Gnadengaben schmachten. O mein Herr! Gieße Dein heiliges Licht über ihre Seelen aus, läutere ihre Herzen mit der Gunst Deiner Hilfe; weite ihnen die Brust mit dem Duft des Entzückens, der heranweht von Deinen Himmelsscharen; lasse ihre Augen leuchten, wenn sie auf die Zeichen und Beweise Deiner Macht blicken; lasse sie Standarten der Reinheit sein, Banner der Heiligkeit, die hoch über allen Geschöpfen auf den Gipfeln der Erde wehen; lasse ihre Worte Herzen, so hart wie Stein, bewegen. Lasse sie sich erheben, Dir zu dienen, hingegeben an das Königreich Deiner Göttlichkeit; lasse sie ihr Angesicht auf die Höhen Deines Selbstbestehens richten und Deine Zeichen überallhin verbreiten; erleuchte sie mit Deiner Lichtflut; lasse sie Deine verborgenen Geheimnisse enthüllen. Gib, dass sie Deine Diener zu sanften Wassern führen, zum Springquell Deiner Barmherzigkeit, der mitten im Himmel Deiner Einheit wallt und sprudelt. Gib, dass sie auf der Arche des Heils das Segel der Loslösung setzen und über das Meer Deiner Erkenntnis fahren; gib, dass sie die Schwingen der Einigkeit ausbreiten und aufsteigen in das Königreich Deiner Einzigkeit, um Diener zu werden, die das Lob der himmlischen Heerscharen und den Preis der Bewohner Deines allherrlichen Reiches erwerben; lasse sie den Boten der unsichtbaren Welt lauschen, wenn sie den Ruf der mächtigsten frohen Botschaft erheben; gib, dass sie in ihrer Sehnsucht, Dir zu begegnen, zu Dir rufen und flehen, wundersame Gebete im Morgenlicht auf den Lippen – o mein Herr, der Du alle Dinge lenkst – unter Tränen am Morgen und am Abend, voll Verlangen, unter den Schatten Deiner unendlichen Barmherzigkeit zu treten.
Hilf ihnen unter allen Umständen, o mein Herr; stehe ihnen jederzeit bei mit Deinen Engeln der Heiligkeit, die Deine unsichtbaren Heerscharen sind, Deine himmlischen Bataillone, welche die vereinte Streitmacht dieser niederen Welt besiegen.
Wahrlich, Du bist der Mächtige, der Kraftvolle, der Starke, der Allumfassende, der höchste Herr über alles, was ist.
O heiliger Herr! O Herr liebender Gnade! Wir irren um Deinen Wohnsitz, sehnen uns, Deine Schönheit zu schauen, voll Liebe zu all Deinen Wegen. Wir sind unglücklich, gering und bedeutungslos. Wir sind arm; erweise uns Barmherzigkeit und Großmut; sieh nicht auf unsere Verfehlungen, verbirg unsere fortgesetzten Sünden. Was wir auch sind, wir sind immer Dein; was wir sprechen und hören, ist Dein Lobpreis; Dein Antlitz suchen wir, Deinem Pfad folgen wir. Du bist der Herr liebender Gnade, wir sind verirrte Sünder fern unserer Heimat. So spende uns ein paar Regentropfen, Du Wolke der Barmherzigkeit. Sende uns Deinen duftenden Windhauch, Du Blumenbeet der Gnade. Überflute uns mit einer mächtigen Woge, Du Meer aller Güte. Sende einen Lichtstrahl auf uns hernieder, Du Sonne der Freigebigkeit. Hab Erbarmen mit uns, gewähre uns Gnade. Bei Deiner Schönheit, wir kommen mit nichts als unseren Sünden, mit keinen nennenswerten guten Taten, nur Hoffnungen. Wenn Dein verhüllender Schleier uns nicht bedeckt, Dein Schutz uns nicht schirmt und hegt, welche Kraft haben wir hilflosen Seelen, uns zu erheben und Dir zu dienen; wie können wir Elenden uns tapfer erweisen? Du, der Du der Mächtige bist, der Allgewaltige, hilf uns, begünstige uns. Wir sind verdorrt; belebe uns mit Regenschauern aus Deinen Wolken der Gnade. Gering sind wir; erleuchte uns mit den hellen Sonnenstrahlen Deiner Einheit. Wirf diesen dürstenden Fisch in das Meer Deiner Barmherzigkeit, führe diese verlorene Karawane unter das Obdach Deiner Einzigkeit. Zum Brunnquell der Führung leite Du die verirrten Wanderer und gewähre denen, die den Pfad verfehlten, Zuflucht in der Freistatt Deiner Macht. Setze an diese ausgedörrten Lippen die reichen, sanftfließenden Wasser des Himmels, erwecke diese Toten zu ewigem Leben. Gib den Blinden sehende Augen. Lasse die Tauben hören, die Stummen sprechen. Entflamme die Entmutigten, mache die Unbekümmerten achtsam, warne die Hochmütigen, erwecke die Schläfer.
Du bist der Mächtige, Du bist der Schenkende, Du bist der Liebende. Wahrlich, Du bist der Wohltätige, der Erhabenste.
O ihr Geliebten Gottes, ihr Helfer dieses dahinschwindenden Dieners! Als die Sonne der Wirklichkeit ihre unendlichen Gaben vom Aufgangsort aller Sehnsucht ausströmte, als dieses heilige Licht die Welt des Seins von Pol zu Pol erleuchtete, da warf diese Sonne ihre Strahlen mit solcher Kraft hernieder, dass sie das schauerliche Dunkel für alle Zeit tilgte. So wurde unsere Welt des Staubes zum Neid der himmlischen Sphären; dieser niedrige Ort nahm die Pracht und den Schmuck des überirdischen Reiches an. Der Heiligkeit sanfte Lüfte wehten darüber hin und verbreiteten süßen Duft. Die himmlischen Frühlingswinde umfächelten sie. Aus dem Quell aller Segensgaben strömten befruchtende Brisen und brachten grenzenlose Gnade. Dann brach der strahlende Morgen an, und mit ihm kam die Botschaft großer Freude. Die göttliche Frühlingszeit errichtete ihre Zelte in dieser bedingten Welt, so dass alle Schöpfung hüpfte und tanzte. Die welke Erde brachte unsterbliche Blüten hervor. Der tote Staub erwachte zu ewigem Leben. Der Erde entsprossen Blumen mystischer Gelehrsamkeit und frisches Grün voll der Erkenntnis Gottes. Die bedingte Welt offenbarte Gottes großmütige Gaben, die sichtbare Welt spiegelte die ganze Herrlichkeit der Reiche, die den Augen verborgen sind. Gottes Ruf ward verkündet, die Tafel des Ewigen Bündnisses bereitet; der Kelch des Testamentes ging von Hand zu Hand, die Ladung an alle war verkündet. Da ließen sich einige aus dem Volk vom himmlischen Wein entflammen; andere hatten keinen Anteil an diesem größten Geschenk. Sicht und Einsicht einiger wurden erleuchtet vom Licht der Gnade; manche hörten die Hymnen der Einheit und hüpften vor Freude. Vögel stimmten in den Gärten der Heiligkeit ihr Jubellied an, und Nachtigallen sangen in den himmlischen Rosenzweigen ihre wehmütigen Lieder. Sowohl das Reich der Höhe als auch die Erde hienieden waren aufs Schönste geschmückt, und der hohe Himmel beneidete diese Welt. Aber ach, noch immer verharren die Achtlosen unbekümmert in festem Schlaf, und die Narren weisen diesen heiligsten Segen von sich. Die Blinden bleiben in ihre Schleier gehüllt, die Tauben haben keinen Anteil an dem, was vorgegangen ist. Die Toten sind ohne Hoffnung, etwas davon zu erlangen, wie Er sagt: »Sie verzweifeln an dem zukünftigen Leben ebenso, wie die Ungläubigen an der Auferstehung derer verzweifeln, die in den Gräbern liegen.«Q2
Zu euch, o ihr Geliebten Gottes! Löst eure Zunge und bringt Ihm Dank dar, preist und verherrlicht die Schönheit des Angebeteten; denn ihr habt aus diesem reinsten Kelch getrunken, ihr seid begeistert und entflammt von diesem Wein. Ihr habt den süßen Duft der Heiligkeit entdeckt, ihr atmet den Moschus der Treue aus Josefs Gewand. Ihr nährt euch vom Honigtau der Ergebenheit aus der Hand des Einziggeliebten, ihr labt euch an unsterblicher Speise von der üppigen Festtafel des Herrn. Dieser Überfluss ist eine besondere Gunst, die ein liebender Gott euch schenkt; das sind Segnungen und seltene Gaben, die aus Seiner Gnade kommen. Im Evangelium sagt Er: »Denn viele sind berufen, aber wenige sind auserwählt.«Q3 Das bedeutet: Vielen wurde es angetragen, aber nur wenige Seelen sind erwählt, die große Gabe der Führung zu empfangen. »So ist Gottes Großmut: Wem Er geben will, dem gibt Er, und Gott ist von unermesslicher Großmut.«Q4
O ihr Geliebten Gottes! Von den Völkern der Welt stürmen die Winde der Uneinigkeit gegen die Kerze des Bündnisses. Raben des Hasses gleich, setzen Abtrünnige der Nachtigall der Treue zu. Hart bedrängen geistlose Nachtvögel die Taube des Gottesgedenkens, und beutegierige Bestien hetzen die Gazelle, die in den Auen der Gottesliebe wohnt. Tödlich ist die Gefahr, qualvoll der Schmerz.
Die Geliebten des Herrn müssen fest wie Berge sein, standhaft wie unüberwindliche Festungsmauern. Unerschütterlich müssen sie auch in bitterer Not bleiben, unbekümmert auch im schlimmsten Unheil: Lasst sie festhalten am Saum des allmächtigen Gottes, verankert im Glauben an die Schönheit des Allerhöchsten; lasst sie auf die unfehlbare Hilfe aus dem Urewigen Königreich bauen und sich stützen auf die schützende Fürsorge des großmütigen Herrn. Lasst sie allezeit sich erfrischen mit den Tautropfen himmlischer Gnade und sich durch den Odem des Heiligen Geistes in jedem Augenblick wiederbeleben. Lasst sie aufstehen zum Dienste an ihrem Herrn und alles in ihrer Macht Stehende tun, Seine Düfte der Heiligkeit allüberall zu verbreiten. Lasst sie ein mächtiges Bollwerk sein, Seinen Glauben zu verteidigen, eine uneinnehmbare Feste für die Heerscharen der Urewigen Schönheit. Lasst sie über den Bau der Sache Gottes von allen Seiten sorgsam wachen; lasst sie strahlende Sterne werden an Seinen leuchtenden Himmeln. Denn die Horden der Finsternis bestürmen diese Sache von allen Seiten, und die Völker der Erde wollen dieses offenbare Licht ersticken. Und wenn alle Geschlechter der Welt zum Angriff rüsten, wie können wir da unsere Aufmerksamkeit auch nur für einen Augenblick schweifen lassen? Wisst um diese Dinge mit Sicherheit, seid wachsam und beschützt die Sache Gottes.
Eure wichtigste Pflicht ist heute, euren Charakter zu veredeln, eure Sitten zu bessern und euer Verhalten zu ordnen. Die Geliebten Gottes müssen unter Seinen Geschöpfen mit einem Charakter und einem Verhalten hervortreten, dass der Duft ihrer Heiligkeit die ganze Welt umfängt und den toten Seelen das Leben wiedergibt, hat doch die Manifestation Gottes, das grenzenlose Morgenlicht aus dem Unsichtbaren, den Zweck, jeden lebenden Menschen seelisch zu erziehen und seinen Charakter zu läutern – so dass gesegnete Wesen erstehen, losgelöst vom Dunkel der tierischen Welt, mit Eigenschaften, die des Menschen Wirklichkeit zieren. Ziel ist, die Erdenmenschen in das Volk des Himmels zu verwandeln, die Wanderer aus der Finsternis ins Licht zu führen, die Ausgestoßenen in den innersten Kreis des Königreiches treten zu lassen, die Nichtswürdigen zu Vertrauten der ewigen Herrlichkeit zu machen. Die Mittellosen sollen ihren Anteil an der endlosen See erhalten, die Unwissenden sich satt trinken am Lebensquell der Erkenntnis, die Blutdürstigen ihre Barbarei aufgeben. Alle, die ihre Klauen zeigen, sollen freundlich und nachsichtig werden; alle, die den Krieg lieben, sollen wahre Versöhnung suchen; die Unmenschlichen mit messerscharfen Krallen sollen sich der Wohltat dauerhaften Friedens erfreuen; die Unreinen sollen erfahren, dass es ein Reich der Reinheit gibt, die Verderbten ihren Weg finden zu den Strömen der Heiligkeit.
Ehe sich dieser Gottessegen nicht im Wesenskern der Menschlichkeit offenbart, erweist sich die Gabenfülle der Manifestation Gottes als unfruchtbar, und die Sonne der Wahrheit mit all ihrem Strahlenglanz bleibt wirkungslos.
Deshalb bemüht euch mit ganzem Herzen und ganzer Seele, o ihr Geliebten des Herrn, an Seinen himmlischen Eigenschaften teilzuhaben und an den Wohltaten Seiner Heiligkeit euren Anteil zu empfangen, damit ihr Merkmale der Einigkeit und Banner der Einzigkeit werdet, damit ihr die Bedeutung der Einheit erforscht, im Garten Gottes eure Stimme erhebt und selige Hymnen des Geistes singt. Werdet wie die Vögel, die Ihm ihren Dank darbringen, und singt in den blühenden Lauben des Lebens Lieder, welche die Gemüter der Wissenden berücken. Hisst auf den höchsten Gipfeln der Welt die Fahne der Gunst Gottes, damit sie hoch in den Lüften Seiner Gnade flattere und wehe; pflanzt auf dem Felde des Lebens, inmitten der Rosen der sichtbaren Welt, einen Baum, der frische, süße Früchte hervorbringt.
Ich schwöre bei dem wahren Lehrer: Wenn ihr nach den Ermahnungen Gottes handelt, wie sie in Seinen erleuchteten Sendschreiben offenbart sind, dann wird dieser dunkle Staub das Himmelreich widerspiegeln, diese niedere Welt das Reich des Allherrlichen.
O ihr Geliebten des Herrn! Preis sei Ihm, dem Unsichtbaren! Die Sonne der Wahrheit umfängt euch mit überströmenden Gnadengaben, und die Tore Seiner Barmherzigkeit stehen auf allen Seiten offen. Jetzt ist es an der Zeit, diesen Segen anzuwenden und zu nutzen. Seid euch des Wertes dieser Zeit bewusst, lasst euch die Gelegenheit nicht entgehen. Bleibt völlig frei von den Belangen dieser dunklen Welt, zeichnet euch durch solche Wesenszüge aus, die dem Reiche Gottes innewohnen. Dann werdet ihr sehen, wie herrlich das himmlische Tagesgestirn strahlt, wie blendend hell die Zeichen der Großmut sind, die aus dem unsichtbaren Reich erscheinen.
3
O ihr Geliebten Gottes! O ihr Kinder Seines Königreiches! Wahrlich, wahrlich, der neue Himmel und die neue Erde sind erschienen. Die Heilige Stadt, das neue Jerusalem, ist aus der Höhe herniedergestiegen in Gestalt einer himmlischen Jungfrau, verschleiert, wunderschön, einzigartig und bereit, sich mit ihren Liebenden auf Erden zu vereinen. Die Engel der himmlischen Heerscharen stimmen ein in den Ruf, der durch das ganze Weltall schallt. Alle künden laut und machtvoll: »Dies ist die Stadt Gottes und Seine Stätte, darin die Reinen und Heiligen unter Seinen Dienern wohnen sollen. Er wird mit ihnen leben, denn sie sind Sein Volk, und Er ist ihr Herr.«
Er trocknet ihre Tränen, entzündet ihr Licht, erfreut ihre Herzen und entflammt ihre Seelen. Der Tod wird ihnen nichts mehr anhaben, noch werden Kummer, Tränen oder Leid sie betrüben. Gott, der Herr, der Allmächtige hat in Seinem Reich den Thron bestiegen und macht alles neu. Dies ist die Wahrheit, und welche Wahrheit kann größer sein als die Wahrheit, die der heilige Johannes in seiner Offenbarung kündete?
Er ist Alpha und Omega. Er reicht dem Dürstenden das Wasser des Lebens, dem Kranken die Arznei wahrer Erlösung. Wem solche Gnade zuteil wird, der empfängt wahrlich das herrlichste Vermächtnis von Gottes Propheten und Heiligen. Der Herr wird sein Gott sein, und er Sein zärtlich geliebter Sohn.
Frohlocket, o ihr Geliebten des Herrn, ihr Seine Erwählten, ihr Kinder Gottes und Sein Volk. Erhebt eure Stimmen, den höchsten Herrn zu preisen und zu verherrlichen; denn Sein Licht erstrahlt, Seine Zeichen sind offenbar und die Wogen Seiner brandenden See tragen jedem Ufer kostbare Perlen zu.
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Gelobt sei Er, der die Welt des Daseins erschuf und allem Gestalt gab, Er, der die Aufrichtigen zu einer Stufe der Ehre erhobA2 und die unsichtbare Welt auf der Ebene der sichtbaren erscheinen ließ. – Doch noch immer wandeln die Menschen in trunkenem StumpfsinnA3 und gehen in die Irre.
Er legt die Grundmauern für die hohe Burg, Er leitet den Zyklus der Herrlichkeit ein, Er lässt eine neue Schöpfung erstehen an diesem Tag, der eindeutig der Tag des Gerichts ist – und noch immer verharren die Achtlosen in trunkenem Schlaf.
Die PosauneA4 ertönt, die TrompeteA5 wird geblasen, der Ausrufer lässt seinen Ruf erschallen, allen auf Erden schwinden die Sinne – aber noch immer schlafen die Toten in den Gräbern ihrer Leiber.
Und der zweite TrompetenschallA6 ertönt, der zweite Posaunenstoß folgt dem erstenA7, das gefürchtete Weh tritt ein, jede stillende Mutter vergisst das Kind an ihrer BrustA8 – und dennoch achten die Menschen in ihrer Verwirrung nicht darauf.
Der Tag der Auferstehung ist angebrochen, die Stunde hat geschlagen, der Pfad ist geebnet, die Waage ist aufgestellt und alle auf Erden sind versammeltA9 – aber noch immer sehen die Menschen vom Weg keine Spur.
Das Licht scheint hell, Strahlenglanz umflutet den Berg Sinai, ein zarter Wind weht aus den Gärten des immervergebenden Herrn, der sanfte Hauch des Geistes streift vorbei und die Toten stehen aus ihren Gräbern auf – doch immer noch schlummern die Achtlosen in ihrer Gruft.
Die Flammen der Hölle sind angefacht, der Himmel ist nahe, die Himmelsgärten stehen in Blüte, frische Wasser quellen über, das Paradies erstrahlt in voller Schönheit – aber die Unwissenden sind noch immer versunken im Sumpf ihrer leeren Träume.
Der Schleier ist gefallen, der Vorhang gehoben, die Wolken sind zerteilt, der Herr der Herren ist offenbar – doch den Sündern ist alles entgangen.
Er hat die neue Schöpfung für euch erschaffenA10 und das LeidA11 gebracht, das alles andere Leid übersteigt. Er hat die Heiligen im Reich der Höhe versammelt. Wahrlich, in all dem liegen Zeichen für alle, die Augen haben zu sehen.
Zu Seinen Zeichen gehört das Erscheinen von Vorzeichen und frohen Verheißungen, Andeutungen und Fingerzeigen, die Verbreitung vieler verschiedener Botschaften und die Vorahnungen der Rechtschaffenen, die nunmehr ihr Ziel erreicht haben.
Und zu Seinen Zeichen gehört Sein Strahlenglanz über dem Horizont der Einheit, Sein Licht vom Tagesanbruch der Macht, die Verkündigung der größten frohen Botschaften durch Seinen Herold, den Einen, den Unvergleichlichen. Wahrlich, darin liegt ein leuchtender Beweis für die Schar der Wissenden.
Zu Seinen Zeichen gehört Sein Offenbarsein, Seine Sichtbarkeit für alle, Sein Beweis durch sich selbst, Sein Auftreten vor Zeugen allüberall, unter Völkern, die wie Wölfe über Ihn herfielen und Ihn von allen Seiten umringten.
Zu Seinen Zeichen gehört Sein Widerstand gegen mächtige Nationen und siegreiche Staaten, gegen ein Heer von Feinden, die nach Seinem Blute lechzten und Ihn unablässig zu vernichten suchten, wo immer Er auch weilte. Wahrlich, diese Tatsache verdient die genaue Prüfung derer, die über die Zeichen und Beweise Gottes nachdenken.
Ein weiteres Seiner Zeichen ist das Wunder Seiner Abhandlungen, der Fluss Seiner Rede, die Schnelligkeit, mit der Seine Schriften offenbart wurden, Seine Worte der Weisheit, Seine Verse, Seine Sendschreiben, Seine Andachten, Seine Auslegungen des Qur’áns, der schwerverständlichen wie der klaren Verse. Bei deinem Leben! Das alles ist klar wie der helle Tag für jeden, der es mit dem Auge der Gerechtigkeit betrachtet.
Ferner gehört zu Seinen Zeichen die Morgensonne Seines Wissens, der aufsteigende Mond Seiner Künste und Fähigkeiten, die Art, wie Er auf allen Seinen Wegen Vollkommenheit zeigt. Das wird von den Gelehrten und Gebildeten vieler Nationen bezeugt.
Und weiterhin gehört zu Seinen Zeichen die Tatsache, dass Seine Schönheit unversehrt blieb und Sein menschlicher Tempel geschützt war, da Er Seinen Strahlenglanz offenbarte, trotz der massiven Angriffe Seiner Feinde, die zu Tausenden mit ihren spitzen Pfeilen, Speeren und Schwertern auf Ihn einstürmten. Das ist wahrlich ein Wunder und eine Mahnung für alle, die gerecht urteilen.
Und zu Seinen Zeichen gehört Seine Langmut, Seine Leiden und Schmerzen, Seine Pein in Ketten und Banden, und Sein Ruf zu jeder Stunde: »Kommt zu Mir, kommt zu Mir, ihr Rechtschaffenen! Kommt zu Mir, kommt zu Mir, die ihr das Gute liebt! Kommt zu Mir, kommt zu Mir, ihr Aufgangsorte des Lichtes!« Wahrlich, die Tore des Mysteriums sind weit geöffnet – aber immer noch ergötzen sich die Frevler an ihren sinnlosen Kritteleien.A12
Ein anderes Seiner Zeichen ist die Verkündigung Seines Buches, Sein eindeutiger heiliger Text, darin Er die Könige tadelt, und Seine unheilverkündende Warnung an denA13, dessen mächtige Herrschaft in aller Welt zu spüren war – und dessen hochragender Thron in wenigen Tagen stürzte. Diese Tatsache ist eindeutig bewiesen und weithin bekannt.
Und zu Seinen Zeichen gehören Seine hehre Würde, Seine hohe Stufe, Seine alles überragende Herrlichkeit und die Ausstrahlung Seiner Schönheit hoch über das Gefängnis hinaus, so dass sich die Häupter vor Ihm beugten, die Stimmen sich senkten und nur demütige Gesichter Seinen Weg kreuzten. Das ist ein Beweis, wie er in vorangegangenen Zeitaltern niemals erbracht wurde.
Und weiter gehören zu Seinen Zeichen die fortwährenden, außergewöhnlichen Taten, die vollbrachten Wunder, die Wundertaten, die ohne Unterbrechung von Ihm ausgingen, wie der Regen aus Seinen Wolken fällt – und die Bestätigung Seines gewaltigen Lichtes selbst durch Ungläubige. Bei Seinem Leben! Das ist eindeutig nachgewiesen. Es zeigte sich den Angehörigen jedweder Überzeugung, die in die Gegenwart des lebendigen, des selbstbestehenden Herrn gelangten.
Und schließlich gehören zu Seinen Zeichen die Sonne Seiner Ära mit ihren weitreichenden Strahlen, der aufgehende Mond Seiner Epoche am Himmel aller Zeitalter; Sein Tag, der im Zenit aller Tage steht, was Rang und Macht, allumfassende Wissenschaften und Künste anbelangt, welche die Welt verblüffen und den Geist der Menschen in Erstaunen versetzen.
Wahrlich, dies ist eine Tatsache, die für alle Zeiten unumstößlich feststeht.
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Das große Licht der Welt, das die ganze Menschheit erhellte, ist untergegangen, um ewig vom Horizont Abhá, Seinem Reich unvergänglicher Herrlichkeit, zu strahlen, Seine Pracht aus der Höhe über Seine Geliebten zu ergießen und ihren Herzen und Seelen den Odem ewigen Lebens einzuflößen.
Denket nach in Eurem Herzen über das, was Er in Seinem weltweit verbreiteten Sendbrief von der göttlichen Schau vorausgesagt hat. Er spricht darin: »Daraufhin klagte sie und rief: ›Möge die Welt mit allem darin ein Lösegeld sein für Deine Leiden. O Du Herrscher über Himmel und Erde! Warum hast Du Dich den Bewohnern dieser Gefängnisstadt ‘Akká in die Hände gegeben? Eile in andere Herrschaftsgebiete, zu Deinen überirdischen Zufluchtsorten, die das Volk der Namen noch nie geschaut hat.‹ Wir lächelten und schwiegen. Denke nach über diese höchsterhabenen Worte und begreife den Sinn dieses verborgenen, heiligen Mysteriums.«
O ihr Geliebten des Herrn! Hütet euch, hütet euch, dass ihr weder zögert noch schwankt. Lasst nicht zu, dass Furcht euch ergreift, Unruhe oder Verzweiflung über euch kommt. Nehmt euch in Acht, dass dieser verhängnisvolle Tag nicht die Flammen eurer Begeisterung lösche und eure zarten Hoffnungen ersticke. Heute ist der Tag der Standhaftigkeit und der Treue. Selig sind, die fest und unerschütterlich bleiben wie der Fels, die dem Sturm und Druck dieser aufwühlenden Stunde mutig entgegentreten. Sie werden wahrlich Gottes Gnade empfangen; sie werden wahrlich Seinen göttlichen Beistand erlangen und wahrhaft siegreich sein. Sie werden unter den Menschen mit solchem Glanz aufleuchten, dass die Bewohner des Zeltes der Herrlichkeit sie preisen und rühmen. Ihnen ward dieser himmlische Ruf verkündet, der in Seinem Heiligsten BuchA14 offenbart ist: »Seid nicht verstört im Herzen, o Menschen, wenn die Herrlichkeit Meiner Gegenwart entschwunden und das Meer Meiner Äußerung verebbt sein wird. In Meiner Gegenwart unter euch liegt eine Weisheit, und in Meinem Fernsein liegt eine andere, unergründlich für alle außer Gott, dem Unvergleichlichen, dem Allwissenden. Wahrlich, von Unserem Reiche der Herrlichkeit aus schauen Wir auf euch und werden jedem, der sich für den Sieg Unserer Sache erhebt, mit den himmlischen Heerscharen und einer Schar Unserer begünstigten Engel beistehen.«Q5
Die Sonne der Wahrheit, dieses Größte Licht, ging am Horizont der Welt unter, um mit unsterblichem Glanz über dem Reich des Grenzenlosen aufzugehen. In Seinem Heiligsten Buch ruft Er den Festen und Standhaften unter Seinen Freunden zu: »Seid nicht verzagt, o Völker der Welt, wenn die Sonne Meiner Schönheit untergegangen und der Himmel Meines Heiligtums vor eueren Augen verhüllt sein wird. Erhebt euch, um Meine Sache weiterzutragen und Mein Wort unter den Menschen zu erhöhen.«Q6
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O ihr Völker des Königreiches! Wie viele Seelen verbrachten ihr ganzes Leben in Anbetung, ertrugen die Kasteiung des Fleisches, sehnten sich nach Zutritt zum Reich Gottes und scheiterten dennoch. Ihr aber habt dieses Ziel ohne Mühe, Qual oder Selbstverleugnung erreicht und das Reich betreten.
Es ist wie zur Zeit des Messias, als die Pharisäer und die Frommen leer ausgingen, während Petrus, Johannes und Andreas, die sich weder der frommen Anbetung noch der Askese hingaben, den Sieg davontrugen. Darum danket Gott, dass Er euch die Krone ewiger Herrlichkeit aufs Haupt drückte und euch diese unermessliche Gnade gewährte.
Es ist an der Zeit, dass ihr aus Dankbarkeit für diese Gnadengabe Tag für Tag an Glauben und Standhaftigkeit wachset. Ihr solltet dem Herrn, eurem Gott, immer näher kommen und in solchem Maße angezogen und entflammt werden, dass eure heiligen Melodien zum Lobe des Geliebten die Scharen der Höhe erreichen, dass jeder von euch gleich einer Nachtigall in diesem Rosengarten Gottes den Herrn der Heerscharen verherrliche und zum Lehrer werde für alle, die auf Erden wohnen.
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O ihr geistigen Freunde ‘Abdu’l-Bahás! Ein vertrauter Bote ist angekommen und hat in der Welt des Geistes eine Botschaft von Gottes Geliebten überbracht. Dieser glückverheißende Bote trägt den Duft der Inbrunst und Begeisterung, den Lebenshauch der Liebe Gottes. Er lässt die Herzen vor Freude tanzen und erfüllt die Seelen mit Entzücken und mit überströmender Liebe. So stark hat die Herrlichkeit göttlicher Einheit Herzen und Seelen durchdrungen, dass sie nun alle durch himmlische Bande verbunden sind, ein Herz und eine Seele. So spiegeln sie jetzt aus tiefem Herzensgrund klar und deutlich den Abglanz des Geistigen und den Eindruck des Göttlichen. Ich erbitte von Gott, dass Er diese geistigen Bande Tag für Tag festige und diese mystische Einheit immer heller strahlen lasse, bis schließlich alle zu Heerscharen werden, gesammelt unter dem Banner des Bündnisses, unter dem Schutz und Schirm des Wortes Gottes; dass sie mit ganzer Kraft nach allumfassender, enger, herzlicher Freundschaft streben, und dass echte Liebe und geistige Verbundenheit alle Herzen in der Welt zusammenschmieden. Dann wird die ganze Menschheit durch diese neue hellstrahlende Gnadengabe in einem einzigen Heimatland versammelt. Dann werden Kampf und Streit von der Erdoberfläche verschwinden; dann wird die Menschheit in der Liebe zur Schönheit des Allherrlichen geborgen sein. Missklang wird sich in Einklang wandeln, Streit in Übereinstimmung. Die Wurzeln aller Bosheit werden ausgerissen, die Grundlagen der Angriffswut vernichtet werden. Die hellen Strahlen der Vereinigung werden das Dunkel der Grenzen verscheuchen, und himmlischer Glanz wird das menschliche Herz zu einem Schatzberg machen, der von der Liebe Gottes wie von Goldadern durchzogen ist.
O ihr Geliebten des Herrn! Dies ist die Stunde, da ihr euch mit allen Völkern der Erde in höchster Güte und Liebe verbinden sollt, da ihr die Zeichen und Merkmale von Gottes unermesslicher Barmherzigkeit für sie sein sollt. Ihr müsst die wahre Seele der Welt werden, der Lebenshauch im Leib der Menschenkinder. In diesem wundervollen Zeitalter, da die Urewige Schönheit, der Größte Name mit zahllosen Gaben am Horizont der Welt erschienen ist, flößt Gott durch Sein Wort dem innersten Wesenskern der Menschheit solche erstaunlichen Kräfte ein, dass Er menschlichen Eigenschaften alle Wirkung nimmt und die Völker mit Seiner allbezwingenden Macht in einem weiten Meer der Einheit zusammenführt.
Jetzt ist es Zeit für die Geliebten Gottes, das Banner der Einheit hochzurecken, in den Versammlungen der Welt die Lieder der Liebe und Freundschaft anzustimmen und allen zu zeigen, dass Gottes Gnade einzig ist. Dann werden die Tabernakel der Heiligkeit auf den Gipfeln der Erde errichtet, und alle Völker werden im schützenden Schatten des Wortes der Einheit versammelt. Dieser große Segen wird über der Welt aufgehen, wenn die Geliebten Gottes sich erheben, Seine Lehren auszuführen und den frischen, süßen Duft weltumspannender Liebe nah und fern zu verbreiten.
Das Gebot der Liebe und Freundschaft galt in jeder Sendung; aber dieses Gebot war begrenzt auf die Gemeinschaft derer, die miteinander einig waren. Es galt nicht gegenüber andersdenkenden Feinden. Gelobt sei Gott, denn in diesem wundervollen Zeitalter sind Gottes Gebote nicht abgegrenzt oder auf eine bestimmte Gruppe beschränkt. Vielmehr ist allen Freunden zur Pflicht gemacht, jeder Gemeinschaft auf Erden Liebe und Freundschaft, Rücksicht, Großmut und Wohlwollen entgegenzubringen. Jetzt müssen sich die Geliebten Gottes erheben, Seine Gebote in die Tat umzusetzen: Lasst sie den Menschenkindern gütige Väter sein, der Jugend mitfühlende Brüder, den vom Alter Gebeugten selbstlose Nachkommen. Das bedeutet, dass ihr jedem menschlichen Wesen zarte Liebe erzeigt, selbst euren Feinden, und dass ihr sie alle mit ungetrübter Freundschaft, mit Frohsinn und Güte willkommen heißt. Sollte euch jemand grausam verfolgen, so haltet ihm die Treue. Sollte Bosheit euren Weg kreuzen, so antwortet mit freundlichem Herzen. Wenn Speere und Pfeile auf euch regnen, so bietet eure Brust als spiegelblanke Zielscheibe; und als Antwort auf Fluch, Spott und böse Worte erzeigt überströmende Liebe. So werden alle Völker die Kraft des Größten Namens bezeugen; jedes Volk wird die Macht der Urewigen Schönheit anerkennen und sehen, wie Er die Mauern der Zwietracht niederreißt, wie sicher Er alle Völker auf Erden zur Einheit führt, wie Er die Menschenwelt erleuchtet und diese staubige Erde Lichtströme ausstrahlen lässt.
Diese menschlichen Wesen sind wie Kinder: frech und unbekümmert. Solche Kinder müssen erzogen werden mit grenzenloser Liebe und Fürsorge; sie müssen gütig gehegt werden in den Armen der Gnade, so dass sie die Liebe Gottes in ihrer geistigen Honigsüße kosten, dass sie zu Kerzen werden, die ihre Strahlen in diese finstere Welt ergießen, und deutlich erkennen, welche Flammenkronen der Herrlichkeit Er, der Größte Name, die Urewige Schönheit, Seinen Geliebten auf die Stirne setzt, welche reichen Gaben Er denen, die Er liebt, ins Herz legt, welche Liebe Er der Menschheit in die Brust pflanzt und welche Schätze an Freundschaft Er unter allen Menschen zum Vorschein bringt.
O Gott, mein Gott! Stehe Deinen vertrauten Dienern bei, dass sie liebevolle, empfindsame Herzen haben. Hilf ihnen, der Führung Licht, das von den himmlischen Heerscharen ausgeht, unter allen Erdenvölkern zu verbreiten. Wahrlich, Du bist der Starke, der Gewaltige, der Mächtige, der Allunterwerfende, der Immervergebende. Wahrlich, Du bist der Freigebige, der Sanfte, der Empfindsame, der Großmütigste.
8
O ihr Geliebten ‘Abdu’l-Bahás und ihr Dienerinnen des Barmherzigen! Es ist früh am Morgen, die belebenden Winde des Paradieses Abhá wehen über die ganze Schöpfung. Aber sie können nur jene bewegen, die reinen Herzens sind; nur der reine Sinn kann ihren Duft wahrnehmen. Nur das erkennende Auge erblickt die Sonnenstrahlen; nur das hörende Ohr kann dem Gesang der himmlischen Heerscharen lauschen. Zwar ergießt sich ergiebiger Frühlingsregen, der Segen des Himmels, auf alle Dinge; doch nur gute Erde kann er fruchtbar machen; den versalzenen Boden, auf dem alle Freigebigkeit keine Wirkung hervorbringen kann, den liebt er nicht.
Heute weht der sanfte, heilige Lufthauch des Reiches Abhá über alle Lande, aber nur, die reinen Herzens sind, kommen ihm nahe und können ihn nutzen. Diese unrecht behandelte Seele hofft, dass die Gnade des Selbstbestehenden und die offenbare Kraft des Wortes Gottes die Köpfe der Gedankenlosen freimachen, so dass sie den süßen Duft wahrnehmen, der aus den verborgenen Rosenbeeten des Geistes weht.
O ihr Freunde Gottes! Wahre Freunde sind wie erfahrene Ärzte, und Gottes Lehren sind wie heilender Balsam für das Bewusstsein des Menschen. Sie machen den Kopf klar, so dass der Mensch sie einatmen und sich an ihrem süßen Duft erfreuen kann. Sie erwecken die Schläfer. Sie machen die Achtlosen bewusst, schenken den Ausgestoßenen ihren Anteil und den Entmutigten Hoffnung.
Wenn an diesem Tag ein Mensch in Übereinstimmung mit Gottes Geboten und Ratschlägen handelt, wird er der Menschheit als göttlicher Arzt dienen, und wie die Posaune IsráfílsA15 wird er die Toten dieser bedingten Welt zum Leben rufen. Denn die Bestätigungen des Reiches Abhá strömen ununterbrochen, und eine Seele von solcher Tugend hat die unfehlbare Hilfe der himmlischen Heerscharen zum Beistand. So wird eine winzige Mücke zum machtvollen Adler, ein armseliger Spatz wandelt sich zu einem königlichen Falken in den Höhen urewiger Herrlichkeit.
Schaut deshalb nicht auf eure beschränkten Fähigkeiten, fragt nicht, ob ihr der Aufgabe würdig seid: Setzt eure Hoffnungen auf die Hilfe und Güte, die Gaben und Segnungen Bahá’u’lláhs – möge meine Seele ein Opfer für Seine Freunde sein! Jagt auf dem Kampfross hehren Strebens über das Schlachtfeld des Opfers, traget aus dieser weiten Kampfbahn den Preis göttlicher Güte von dannen.
O ihr Dienerinnen des barmherzigen Herrn! Wieviele Königinnen dieser Welt legten ihr Haupt auf ein Kissen aus Staub und schwanden dahin. Keine Frucht, keine Spur, kein Zeichen, nicht einmal ihre Namen ließen sie zurück. Für sie gibt es keinen Segen, ja kein Leben mehr. Nicht so die Dienerinnen an der Schwelle Gottes! Hell wie glitzernde Sterne leuchten sie an den Himmeln urewiger Herrlichkeit und verströmen ihren Glanz über alle Zeit. Sie haben ihre tiefsten Hoffnungen im Paradies Abhá erfüllt, sie haben den Honig der Wiedervereinigung in der Gemeinde des Herrn gekostet. Seelen wie diese nutzten ihr Erdendasein: Sie pflückten die Frucht des Lebens. Und die anderen? »Über sie brach wahrlich eine Zeit herein, da sie vergessen waren.«
O ihr Geliebten dieses Unterdrückten! Wischt euch die Augen, dass ihr keinen Menschen anders betrachtet als euch selbst. Seht keine Fremden, seht vielmehr alle Menschen als Freunde; denn Liebe und Einheit fallen schwer, wenn ihr den Blick auf das Andersartige heftet. Und in diesem neuen, wunderbaren Zeitalter lehren uns die heiligen Schriften, dass wir mit jedem Volk eins sein müssen, dass wir weder Grobheit noch Unrecht, weder bösen Willen noch Feindschaft oder Hass beachten dürfen. Vielmehr müssen wir unsere Augen auf den Himmel urewiger Herrlichkeit richten; denn jedes Geschöpf ist ein Zeichen Gottes, es kam durch die Gnade des Herrn und durch Seine Macht in die Welt. Deshalb ist keiner ein Fremder, jeder gehört zur Familie. Keiner ist Ausländer, jeder ein Freund, und jeder muss als Freund behandelt werden.
So müssen sich die Geliebten Gottes in herzlicher Verbundenheit Fremden wie Freunden gleicherweise zuwenden und allen das höchste Maß an Wohlwollen entgegenbringen. Dabei dürfen sie nicht auf ihre beschränkten Möglichkeiten achten und niemals fragen, ob es die anderen verdienen, geliebt zu werden. Lasst die Freunde in jedem Fall rücksichtsvoll und unendlich gütig sein. Lasst sie nie den Mut verlieren wegen der Bosheit der Leute, ihrer Angriffslust und ihrem Hass, wie schlimm das auch sei. Wenn andere ihre Speere nach euch schleudern, so bietet ihnen Milch und Honig als Gegengabe. Wenn sie euch das Leben vergiften, versüßt ihnen die Seele. Wenn sie euch schaden, lehrt sie, wie man getröstet wird. Wenn sie euch eine Wunde schlagen, seid Balsam für ihre Schmerzen. Wenn sie nach euch stechen, setzt ihnen einen erfrischenden Becher an die Lippen.
O Gott, mein Gott! Dies sind Deine schwachen Diener, Deine ergebenen Knechte und Mägde, die sich niederbeugen vor Deinem erhabenen Wort, sich demütigen an Deiner strahlenden Schwelle und Deine Einheit bezeugen, welche die Sonne in ihrem Mittagsglanz erstrahlen ließ. Sie lauschen dem Ruf, den Du aus Deinem verborgenen Reich erhebst, und bebenden Herzens, voll Liebe und Entzücken antworten sie darauf.
O Herr, lasse auf sie alle die Schauer Deines Erbarmens, die Wasser Deiner Gnade herabregnen. Lasse sie zu herrlichen Pflanzen des Himmelsgartens heranwachsen. Gib, dass dieser Garten unter den reichen Wolken Deiner Gnadengaben und aus den tiefen Wassern Deiner unendlichen Güte allezeit frisch und prächtig grüne und blühe.
Du bist wahrlich der Mächtige, der Erhabene, der Gewaltige, der allein in den Himmeln und auf Erden unverwandelt bleibt. Es gibt keinen Gott außer Dir, dem Herrn offenbarer Zeichen und Beweise.
9
O du, dessen Herz überfließt vor Liebe zum Herrn! Ich wende mich dir zu an diesem geweihten Ort, um dein Herz mit meinem Sendbrief zu erfreuen; denn dieser Brief lässt das Herz dessen, der an die Einheit Gottes glaubt, seinen Flug zu den Gipfeln der Seligkeit nehmen.
Danke Gott, dass Er dich fähig macht, in Sein Reich der Macht einzutreten. Bald werden die Wohltaten deines Herrn in steter Folge über dich kommen, bald wird Er dich zum Zeichen machen für jeden Wahrheitssucher.
Halte dich fest an das Bündnis deines Herrn, und mit jedem Tag lasse deinen Vorrat an Liebe für Seine Geliebten wachsen. Wende dich in Güte den Dienern des Allbarmherzigen zu, um auf der Arche des Friedens, die über die Meere des Lebens fährt, das Segel der Liebe zu setzen. Lasse dich von nichts betrüben, ärgere dich über niemanden. Dir geziemt es, dem Willen Gottes ergeben allen Völkern auf Erden ohne Ausnahme ein wahrer, liebender, vertrauter Freund zu sein. Dies ist die Tugend der Aufrichtigen, die Art der Heiligen, das Zeichen derer, die an Gottes Einheit glauben, das Gewand des Volkes Bahá.
Danke dem Herrn und preise Ihn, dass Er dir gestattete, Ihm das Recht GottesA16 darzubringen. Das ist wahrlich eine besondere Gunst von Ihm für dich; so preise Ihn für dies Gebot, das in den Schriften deines Herrn niedergelegt wurde vom Altehrwürdigen der Tage.
Er ist wahrlich der Liebende, der Zarte, der Immerschenkende.
10
O du liebe Dienerin Gottes! Deinen Brief habe ich erhalten und seinen Inhalt zur Kenntnis genommen. Du bittest um eine Regel, nach der du dein Leben ausrichten sollst.
Glaube an Gott und richte dein Angesicht auf Sein hehres Reich. Sei verliebt in die Schönheit Abhá, stehe fest im Bündnis, sehne dich danach, zum Himmel allumfassenden Lichts aufzusteigen. Löse dich von dieser Welt und werde wiedergeboren durch den süßen Duft der Heiligkeit, der aus dem Reich des Höchsten weht. Rufe die Menschen zur Liebe, sei gütig zum ganzen Menschengeschlecht. Liebe die Menschenkinder, nimm Anteil an ihrem Leid. Gehöre zu denen, die Frieden stiften. Biete deine Freundschaft an und sei vertrauenswürdig. Sei Balsam für jede Wunde, Arznei für jedes Übel. Bringe die Seelen zusammen. Singe die Verse der Führung. Bete zu deinem Herrn, erhebe dich und führe die Menschen auf den rechten Pfad. Löse deine Zunge, lehre und lasse aus deinem Angesicht das Feuer der Liebe Gottes leuchten. Halte keinen Augenblick inne, suche keinen Atemzug der Ruhe. So wirst du zum Zeichen und Symbol der Liebe Gottes, zum Banner Seiner Gnade.
11
Den Freunden dienen heißt, dem Reiche Gottes dienen, und den Armen Beachtung schenken, ist eine der bedeutendsten Lehren Gottes.
12
Erkenne mit Gewissheit: Liebe ist das Geheimnis von Gottes heiliger Sendung, die Offenbarung des Allbarmherzigen, der Quell geistiger Ausgießung. Liebe ist des Himmels gütiges Licht, ewiger Odem des Heiligen Geistes, der die Menschenseele belebt. Liebe ist der Grund, warum sich Gott dem Menschen offenbart; sie ist im Einklang mit der göttlichen Schöpfung das Lebensband in den Wirklichkeiten der Dinge. Liebe sichert als einziges Mittel echtes Glück in dieser und der zukünftigen Welt. Liebe ist das Licht, das durchs Dunkel führt, das lebendige Bindeglied, das Gott mit dem Menschen vereint und den Fortschritt jeder erleuchteten Seele verbürgt. Liebe ist das größte Gesetz, das diesen mächtigen, himmlischen Zyklus regiert, die einzigartige Kraft, welche die verschiedenen Elemente der stofflichen Welt zusammenhält, die höchste Anziehungskraft, welche die Bewegung der Sphären in den Himmelsreichen regiert. Liebe enthüllt mit unfehlbarer, grenzenloser Kraft die verborgenen Geheimnisse des Weltalls. Liebe ist der Geist des Lebens für den geschmückten Leib der Menschheit. Sie errichtet in dieser vergänglichen Welt wahre Kultur und verströmt unvergänglichen Ruhm über jede Rasse und Nation, die hohe Ziele anstrebt.
Den Namen jedes Volkes, das Gott gnädiglich mit Liebe beschenkt, werden die himmlischen Heerscharen, die Schar der Engel und die Bewohner des Reiches Abhá gewiss preisen und verherrlichen. Jedes Volk jedoch, das sein Herz von dieser göttlichen Liebe, dieser Offenbarung des Barmherzigen, abkehrt, wird in schweren Irrtum absinken, verzweifeln und völlig zerfallen. Dieses Volk wird nirgends mehr Schutz finden; es wird den gemeinsten Kreaturen dieser Erde gleich werden, ein Opfer der Erniedrigung und der Schande.
O ihr Geliebten des Herrn! Bemüht euch, Offenbarungen der Liebe Gottes zu werden, Leuchten göttlicher Führung, die unter allen Geschlechtern auf Erden mit dem Licht der Liebe und Eintracht strahlen.
Heil sei den Offenbarern dieses herrlichen Lichtes!
13
O du Tochter des Königreiches! Dein Brief vom 5. Dezember 1918 erreichte mich. Er enthielt die gute Nachricht, dass die Freunde Gottes und die Dienerinnen des Barmherzigen im Sommer in Green Acre zusammengekommen sind, dass sie Tag und Nacht im Gedenken Gottes zubrachten, der Einheit der Menschenwelt dienten, allen Religionen Liebe bezeigten, frei blieben von jedem religiösen Vorurteil und gütig zu allen Menschen waren. Die göttlichen Religionen müssen Einheit unter den Menschen bewirken, als Mittel zu Einigkeit und Liebe dienen. Sie müssen den Weltfrieden verkünden, den Menschen von allen Vorurteilen befreien, Freude und Frohsinn spenden, Güte gegenüber allen Menschen einüben und alle Unterschiede beiseite räumen. So sagte Bahá’u’lláh, an die Menschenwelt gewandt: »O Menschen! Ihr seid die Früchte eines Baumes, die Blätter eines Zweiges.«Q7 Allenfalls ist es so, dass einige Seelen unwissend sind; sie müssen erzogen werden. Manche sind krank; sie müssen geheilt werden. Einige sind noch wie Kinder; wir müssen ihnen helfen, die Reife zu erreichen, und müssen ihnen gegenüber besonders gütig sein. So verhält sich das Volk Bahás.
Ich hoffe, deine Brüder und Schwestern werden alle zu Förderern der Menschheit werden.
14
O ihr beiden gesegneten Seelen! Eure Briefe sind angekommen. Sie zeigten, dass ihr nach der Wahrheit forscht und euch freigemacht habt von Nachahmung und Aberglauben, dass ihr mit eigenen und nicht mit fremden Augen schaut, mit eigenen und nicht mit fremden Ohren hört, dass ihr Geheimnisse mit eigenem und nicht mit fremdem Bewusstsein entdeckt. Wer nachahmt, sagt: Dieser Mensch hat etwas gesehen, dieser Mensch hat etwas gehört, dieser Mensch hat etwas entdeckt. Mit anderen Worten, er hängt von der Sicht, dem Gehör und dem Bewusstsein anderer ab und besitzt keinen eigenen Willen.
Preis sei Gott, denn ihr habt Willenskraft bewiesen und euch der Sonne der Wahrheit zugewandt. Die Gefilde eurer Herzen hat der Herr mit dem Licht des Königreichs erleuchtet; ihr wurdet auf den geraden Pfad geführt und geht die Straße, die zum Reich Gottes führt. Ihr habt das Paradies Abhá betreten und euren Anteil erlangt an der Frucht vom Baum des Lebens.
Selig seid ihr. Eine herrliche Wohnstatt erwartet euch. Gruß und Preis seien mit euch!
15
O du Gefangene der Liebe Gottes!A17 Der Brief, den du bei deiner Abreise geschrieben hast, hat mich erreicht und sehr erfreut. Ich hoffe, dass dir dein inneres Auge weit geöffnet wird, so dass sich dir der Kern göttlicher Geheimnisse erschließt.
Du begannst deinen Brief mit einem gesegneten Satz: »Ich bin Christin.« O wenn doch alle wahre Christen wären! Es ist einfach, sich als Christ zu bekennen; aber ein wirklicher Christ zu sein, ist schwierig. Heute sind etwa fünfhundert Millionen Seelen Christen; aber der wahre Christ ist selten: Er ist die Seele, aus deren anmutigem Gesicht Christi Herrlichkeit strahlt, die Seele, welche die Vollkommenheiten des Königreiches offenbart. Das ist sehr wichtig, denn Christ zu sein, heißt jede vorhandene Vollkommenheit verkörpern. Ich hoffe, dass auch du eine wahre Christin wirst. Danke Gott, dass du durch die göttlichen Lehren zu guter Letzt in höchstem Maße beides erhalten hast, das äußere wie das innere Auge, dass du fest in der Gewissheit und im Glauben wurzelst. Ich hoffe sehr, dass auch andere erleuchtete Augen, hörende Ohren und ewiges Leben erlangen, dass diese vielen Flüsse aus den verschiedenen, verstreuten Flussbetten ihren Weg heimfinden in das alles umspülende Meer, dass sie zusammenfließen und sich zu einer einzigen Woge brandender Einheit erheben, dass die einende Wahrheit durch die Macht Gottes alle eingebildeten Unterschiede verschwinden lasse. Dies ist das einzig Wesentliche; denn wenn Einheit erreicht ist, verschwinden alle anderen Probleme von selbst.
O verehrte Dame! Nach den göttlichen Lehren in dieser ruhmreichen Sendung sollten wir keinen herabsetzen oder unwissend nennen mit den Worten: »Du weißt es nicht, ich aber weiß es.« Vielmehr sollten wir anderen mit Achtung begegnen, und wenn wir etwas erklären und zeigen möchten, sollten wir wie Wahrheitssucher sagen: »Hier liegen uns diese Dinge vor. Lasst uns forschen, damit wir entscheiden können, wo und in welcher Gestalt die Wahrheit zu finden ist.« Der Lehrer darf nicht sich selbst als wissend und die anderen als unwissend betrachten. Solche Gedanken erzeugen nur Stolz, und der Stolz trägt nicht dazu bei, andere zu beeinflussen. Der Lehrer darf sich in keiner Weise als überlegen ansehen. Er muss äußerst freundlich, bescheiden und demütig sprechen; denn diese Sprechweise übt Einfluss aus und erzieht die Seelen.
O verehrte Dame! Alle Propheten wurden nur zu einem einzigen Zweck zur Erde herniedergesandt. Christus wurde zu diesem Zweck offenbart, Bahá’u’lláh erhob dafür den Ruf des Herrn: dass die Menschenwelt zur Welt Gottes werde, diese niedere Welt zum Reich Gottes, dieses Dunkel zu Licht, diese satanische Bosheit zum Kanon himmlischer Tugenden; ferner dass Einheit, Freundschaft und Liebe für das ganze Menschengeschlecht errungen werden, dass organische Einheit wieder erscheine, die Grundlagen der Uneinigkeit zerstört werden und die Menschheit ewiges Leben und ewige Gnade ernte.
O verehrte Dame! Schau dich um in der Welt! Einheit, gegenseitige Anziehung, Zusammensein verursachen Leben; aber Uneinigkeit und Missklang bedeuten Tod. Wenn du alle Erscheinungen bedenkst, wirst du erkennen, wie jedes erschaffene Ding durch die Vermischung vieler Elemente entsteht. Wenn diese Gesamtheit der Elemente aufgelöst wird, wenn der Einklang der Elemente aufgehoben wird, ist damit das Leben in dieser Erscheinungsform ausgelöscht.
O verehrte Dame! Obwohl in vergangenen Religionszyklen Einklang begründet wurde, war in Ermangelung der Mittel die Einheit der Menschheit unerreichbar. Die Kontinente blieben weit voneinander getrennt, ja sogar unter den Völkern ein und desselben Kontinents waren Verbindung und Austausch nahezu unmöglich. Infolgedessen waren Umgang, Verständigung und Einheit zwischen allen Völkern und Geschlechtern der Erde unerreichbar. Heute jedoch haben sich die Kommunikationsmittel vervielfacht, und die fünf Kontinente der Erde sind im Grunde genommen zu einem Ganzen verschmolzen. Jedem Menschen fällt es heute leicht, überallhin zu reisen, mit anderen Völkern zusammenzukommen und Meinungen auszutauschen oder sich durch Veröffentlichungen mit den Lebensbedingungen, Glaubensvorstellungen und Gedanken aller Menschen vertraut zu machen. Ebenso sind alle Glieder der menschlichen Familie, ob Völker oder Regierungen, Städte oder Dörfer, in steigendem Maße voneinander abhängig geworden. Keiner kann mehr in Selbstgenügsamkeit leben, weil politische Bindungen alle Völker und Nationen vereinen, die Bande des Handels und der Industrie, der Landwirtschaft und des Bildungswesens Tag für Tag stärker werden. Folglich ist die Einheit der ganzen Menschheit heutzutage erreichbar geworden. Wahrlich, dies ist nur eines der Wunder dieses wunderbaren Zeitalters, dieses ruhmreichen Jahrhunderts. Die vergangenen Zeitalter waren all dessen beraubt, denn dieses Jahrhundert – das Jahrhundert des Lichtes – ist mit einzigartiger, unvergleichlicher Herrlichkeit, mit Macht und Erleuchtung ausgestattet worden. Darum entfaltet sich mit jedem Tag ein ungeschautes, erstaunliches Wunder. Schließlich wird man sehen, wie hell seine Lichtstrahlen in der Gemeinschaft der Menschen leuchten werden.
Sieh, wie dieses Licht nun am dunklen Horizont der Welt zu dämmern beginnt! Der erste Lichtstrahl ist die Einheit im politischen Bereich; der allererste Schimmer davon lässt sich nunmehr erkennen. Der zweite Lichtstrahl ist die Einheit des Denkens in weltweiten Unternehmungen, die bald vollzogen werden wird. Der dritte Lichtstrahl ist die Einheit in der Freiheit, die sicherlich eintreten wird. Der vierte Lichtstrahl ist die Einheit in der Religion, der Eckstein, auf dem die Grundlage ruht; auch sie wird durch die Macht Gottes in ihrer ganzen Strahlenfülle offenbar werden. Der fünfte Lichtstrahl ist die Einheit der Nationen – eine Einheit, die in diesem Jahrhundert sicher begründet werden wird, so dass sich alle Völker der Welt als Bürger eines gemeinsamen Vaterlandes betrachten. Der sechste Lichtstrahl ist die Einheit der Rassen, die alle Erdenbewohner zu Völkern und Geschlechtern einer Rasse macht. Der siebte Lichtstrahl ist die Einheit der Sprache, das heißt die Wahl einer universalen Sprache, in der alle Menschen unterrichtet werden und miteinander verkehren. All dies wird unausweichlich eintreten, weil die Macht des Reiches Gottes seine Verwirklichung fördern und unterstützen wird.
16
O ihr erleuchteten Geliebten und ihr Dienerinnen des Barmherzigen! Zu einer Zeit, da die finstere Nacht der Unwissenheit, der Missachtung des Göttlichen und die von Gott trennenden Schleier die Erde umhüllten, dämmerte ein strahlender Morgen, und ein Licht stieg am östlichen Himmel empor. Dann erschien die Sonne der Wahrheit, und der strahlende Glanz des Reiches Gottes ergoss sich über Ost und West. Die Augen hatten zu sehen, erfreuten sich der frohen Botschaft und riefen: »O selig, selig sind wir!« Und sie erkannten die geistige Wirklichkeit aller Dinge und entdeckten die Geheimnisse des Gottesreiches. Von ihren Einbildungen und Zweifeln erlöst, schauten sie das Licht der Wahrheit. Sie tranken den Kelch der Liebe Gottes bis zur Neige und wurden so begeistert, dass sie die Welt und ihr eigenes Selbst gänzlich vergaßen. In jauchzender Freude eilten sie zur Stätte ihres Martyriums, und wo die Menschen aus Liebe sterben, da warfen sie Haupt und Herz von sich.
Die aber, deren Augen nicht sahen, wunderten sich über diese Erregung und riefen: »Wo ist denn das Licht?« und wiederum: »Wir sehen kein Licht! Wir sehen keine Sonne aufgehen! Hier gibt es keine Wahrheit. Das ist nur Einbildung und sonst nichts.« Wie Fledermäuse flohen sie ins verborgene Dunkel und fanden dort, wie sie meinten, ein gewisses Maß an Sicherheit und Frieden.
All das ist jedoch erst der Beginn der Morgendämmerung; die Glut der aufgehenden Sonne der Wahrheit ist noch nicht auf dem Höhepunkt ihrer Kraft. Wenn aber die Sonne im Zenit steht, wird sie so heiß brennen, dass sie sogar das Gewürm in der Erde aufschreckt. Und obwohl es kein Licht sehen kann, wird es dennoch durch diese Hitze in rasende Bewegung versetzt.
Darum, o ihr Geliebten Gottes, seid dankbar, dass ihr am Tage der Morgendämmerung euer Angesicht dem Lichte der Welt zuwendet und seine Herrlichkeit schaut. Ihr habt einen Anteil am Lichte der Wahrheit empfangen; ihr erfreut euch einer Vielzahl von Segnungen, die ewig währen. Darum sollt ihr als Dankesgabe für diese Gnade keinen Augenblick ruhen noch rasten. Bringt den Menschen die frohe Botschaft vom Reiche Gottes, verbreitet überall Gottes Wort.
Handelt im Einklang mit dem Willen des Herrn: Erhebt euch also in solcher Weise und mit solchen Tugenden, dass dem Körper dieser Welt eine lebendige Seele geschenkt wird, und bringt dieses zarte Kind, die Menschheit, zur Stufe der Reife. Entzündet, wann immer ihr könnt, bei jeder Begegnung eine Kerze der Liebe, erfreut und ermutigt mitfühlend jedes Herz. Sorgt euch um den Fremden wie um einen der euren, zeigt Ausländern die gleiche Liebe und Güte wie euren treuen Freunden. Sollte jemand Streit mit euch suchen, trachtet danach, ihn zum Freunde zu gewinnen. Sollte jemand euch bis ins Innerste verletzen, seid ein heilender Balsam für seine Wunden. Sollte euch jemand verspotten und verhöhnen, begegnet ihm mit Liebe. Sollte jemand seine Schuld auf euch abwälzen, lobt ihn. Sollte er euch tödliches Gift anbieten, so gebt ihm dafür den besten Honig; und sollte er euer Leben bedrohen, so gewährt ihm eine Arznei, die ihn für immer heilen wird. Sollte er die Qual selbst sein, so seid ihr seine Medizin. Sollte er wie Dornen sein, seid ihr seine Rosen und süßen Kräuter. Vielleicht werden solche Taten und Worte von euch diese finstere Welt schließlich hell erstrahlen lassen, diese staubige Erde himmlisch machen, diesen höllischen Kerker in einen Königspalast des Herrn verwandeln – so dass Krieg und Hader verschwinden und nicht mehr sind, Liebe und Vertrauen ihre Zelte auf den Gipfeln der Welt errichten. Das ist der Wesenskern der Ermahnungen Gottes. Das sind – mit wenigen Worten – die Lehren der Sendung Bahás.
17
O ihr Erwählten des Reiches Abhá! Lobet den Herrn der Heerscharen; denn auf den Wolken schwebend ist Er aus dem Himmel des unsichtbaren Reiches in diese Welt herabgekommen, um Ost und West durch die herrliche Sonne der Wahrheit zu erleuchten. Der Ruf des Königreiches erscholl, die Boten aus den Sphären der Höhe sangen nach den Weisen der himmlischen Heerscharen die frohe Botschaft Seines Kommens. Da erzitterte die ganze Welt des Seins vor Freude, doch die Menschen schliefen weiter, wie es der Messias voraussagte; denn der Tag der Manifestation, da der Herr der Heerscharen herabstieg, fand sie verhüllt in den Schlaf der Unwissenheit. Wie Er im Evangelium sagte: »Mein Kommen geschieht, wie wenn der Dieb im Hause ist, und der Hausherr ist nicht auf der Hut.«Q8
Vor allen Menschen hat Er euch erwählt. Eure Augen wurden dem Lichte der Führung eröffnet, eure Ohren auf die Musik der himmlischen Heerscharen eingestimmt. Ihr wurdet mit großer Gnade gesegnet, denn eure Herzen und Seelen sind zu neuem Leben wiedergeboren. Danket und preiset Gott, dass die Hand unermesslicher Segnungen euch diese edelsteinbesetzte Krone aufs Haupt gedrückt hat – eine Krone, deren leuchtende Juwelen bis in alle Ewigkeit glitzern und strahlen werden.
Bemüht euch nach Kräften und erwählt euch ein erhabenes Ziel, um Ihm für all das zu danken. Gehorcht den Lehren Gottes durch die Macht des Glaubens, und lasst all eure Taten mit Seinen Geboten in Einklang sein. Lest die Verborgenen Worte, denkt über ihre innere Bedeutung nach und handelt danach. Lest mit größter Aufmerksamkeit die Sendschreiben ṬarázátA18, KalimátA19, TajallíyátA20, IshráqátA21 und BishárátA22 und erhebt euch, wie in den himmlischen Lehren geboten. So sei jeder von euch wie eine leuchtende Kerze der Anziehungspunkt, wo immer Menschen zusammenkommen, und wie ein Blumenbeet sollt ihr süßen Duft verbreiten.
Tost wie das brüllende Meer, und wie eine schwere Wolke regnet die Gnade des Himmels nieder. Erhebt eure Stimme und singt die Weisen vom Reiche Abhá. Erstickt die Flammen des Krieges, hisst hoch die Banner des Friedens, arbeitet für die Einheit der Menschheit und denkt daran, dass Religion ein Kanal der Liebe zu allen Völkern ist. Wisst, dass die Menschenkinder Gottes Schafe sind und Er ihr liebender Hirte, dass Er zärtlich all Seine Schafe umsorgt, sie auf Seinen grünen Auen der Gnade weidet und sie aus dem Brunnquell des Lebens tränkt. So handelt der Herr. Das sind Seine Segnungen. Das ist aus Seinen Lehren Sein Gebot für die Einheit der Menschheit.
Die Tore Seines Segens sind weit geöffnet, Seine Zeichen sind überall kundgetan, hell leuchtet die Wahrheit in ihrer Herrlichkeit. Gottes Segen ist unerschöpflich. Erkennt den Wert dieser Zeit. Strebet aus ganzem Herzen, erhebt eure Stimme und rufet laut, bis diese dunkle Welt sich mit Licht erfüllt, bis diese enge Schattengruft sich weitet, bis dieser flüchtige Haufen Staub sich in einen Spiegel der ewigen Himmelsgärten verwandelt und dieser Erdball seinen Teil an der himmlischen Gnade erhält.
Dann wird die Angriffslust verpuffen; was zu Uneinigkeit führt, wird ausgerottet, und der Bau der Einheit wird errichtet – auf dass der Gesegnete Baum seinen Schatten über Ost und West breite, die Stiftshütte der Einzigkeit des Menschen auf den höchsten Gipfeln errichtet werde, die Flaggen der Liebe und Freundschaft rund um die Welt an ihren Masten flattern, bis das Meer der Wahrheit hoch aufbraust, die Erde die Rosen und würzigen Kräuter immerwährender Segnungen hervorbringt und von Pol zu Pol zum Paradies Abhá wird.
Dies ist ‘Abdu’l-Bahás Rat. Ich hoffe, dass ihr mit dem Segen des Herrn der Heerscharen zur geistigen Substanz, zum Strahlenglanz des Menschengeschlechts werdet und alle Herzen mit dem Bande der Liebe vereint; dass ihr durch die Macht des Wortes Gottes die Toten zum Leben erweckt, die jetzt in den Gräbern ihrer sinnlichen Wünsche liegen, dass ihr mit den Sonnenstrahlen der Wahrheit denen die Sicht wiedergebt, deren inneres Auge erblindet ist, dass ihr den geistig Kranken geistige Heilung bringt. Auf all das aus den Segnungen und Gnadengaben des Geliebten hoffe ich.
Zu allen Zeiten spreche ich von euch und denke an euch. Ich bete zum Herrn, und unter Tränen flehe ich Ihn an, dass Er all diese Segnungen über euch ausschütte, eure Herzen erfreue, eure Seelen entzücke und euch unermessliche Freude und himmlische Wonne schenke …
O Du liebender Versorger! Diese Seelen hören auf den Ruf des Königreiches und schauen die Sonne der Wahrheit in ihrer Herrlichkeit. Sie erheben sich in die frischen Himmel der Liebe, fühlen sich hingezogen zu Deinem Wesen und beten Deine Schönheit an. Dir wenden sie sich zu, sprechen miteinander von Dir, suchen nach Deiner Wohnstatt und dürsten nach den Wasserläufen Deines himmlischen Reiches.
Du bist der Geber, der Verleiher, der Ewig-Liebende.
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O du, der du ein sehendes Herz hast! Zwar bist du körperlich des Augenlichtes beraubt, doch hast du, gepriesen sei Gott, geistige Einsicht. Dein Herz sieht, dein Geist hört. Das Augenlicht unterliegt tausend Krankheiten und geht schließlich mit Sicherheit verloren. Deshalb sollte ihm keine Bedeutung beigemessen werden. Aber das Auge des Herzens ist erleuchtet. Es entdeckt und erforscht das Gottesreich. Es besteht immer und ewig. So preise Gott, dass deines Herzens Auge erleuchtet ist und deines Geistes Ohr empfänglich.
Jede Zusammenkunft, die ihr organisiert, darin ihr himmlische Regungen fühlt, Wirklichkeiten und Bedeutungen erfasst, ist wie das Sternenzelt, und die Seelen dort sind strahlende Sterne, die mit dem Licht der Führung leuchten.
Glücklich die Seele, die in diesem herrlichen Zeitalter himmlische Lehren sucht, und selig das Herz, das von der Liebe Gottes bewegt und angezogen wird.
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Preis sei Ihm, in Dessen Herrlichkeit Erde und Himmel erglühen, in Dessen Dufthauch die Gärten der Heiligkeit, welche die Herzen der Auserwählten schmücken, vor Freude erzittern. Preis sei Ihm, der Sein Licht verströmt und das Angesicht des Firmaments erhellt. Wahrlich, strahlende, feurige Sterne sind erschienen; sie funkeln, leuchten und senden ihre Strahlen dem höchsten Horizont entgegen. Ihre Anmut und Pracht empfingen sie aus den Gnadengaben des Reiches Abhá. Zu Sternen der Führung geworden, ergossen sie ihr Licht auf diese Erde.
Preis sei Ihm, der diese neue Ära, dieses Zeitalter höchster Würde, gestaltet hat wie ein Festspiel, das aller Dinge Wirklichkeit den Augen enthüllt. Nun regnen die Wolken der Freigebigkeit hernieder, die Gaben des liebenden Herrn sind offenbar; denn die sichtbare wie die unsichtbare Welt wurden erleuchtet, der Verheißene kam zur Erde, die Schönheit des Angebeteten erstrahlte.
Gruß, Segen und Willkomm seien dieser Umfassenden Wirklichkeit, diesem Vollkommenen Wort, diesem Offenbaren Buch, diesem Strahlenglanz, der am höchsten Himmel anbrach, diesem Führer aller Nationen, diesem Licht der Welt – Dessen überströmende Gnade, einem wogenden Meere gleich, die ganze Schöpfung überflutete, so dass seine Wellen schimmernde Perlen an die Gestade der sichtbaren Welt spülten. Jetzt ist die Wahrheit erschienen und die Falschheit geflohen. Jetzt ist der Tag angebrochen, und alles jauchzt. Die Seelen der Menschen werden geheiligt, ihr Geist geläutert, ihr Herz beglückt, ihr Verstand geklärt, ihre geheimen Gedanken gesunden, ihr Gewissen wird reingewaschen, ihr innerstes Selbst geheiligt; denn der Tag der Auferstehung ist gekommen, und die Segnungen deines Herrn, des Vergebenden, umfassen alle Dinge. Heil und Preis seien den glänzenden, prangenden Sternen, die ihre Strahlen aus dem höchsten Himmel herniedersenden, diesen Sternbildern im umgürtenden Tierkreis des Reiches Abhá. Ruhm sei mit ihnen.
Und nun, o du verehrter Freund, der du die Große Verkündigung vernommen hast, erhebe dich, der Sache Gottes zu dienen mit der unwiderstehlichen Macht des Reiches Abhá und mit dem Odem, der aus dem Geiste der himmlischen Heerscharen weht. Sei nicht bekümmert über das, was die Pharisäer und die Gerüchteköche unter den Zeitungsleuten über Bahá sagen. Rufe dir die Tage Christi ins Gedächtnis und die Leiden, mit denen das Volk Ihn überschüttete, und all die Qual und Trübsal, die man Seinen Jüngern zufügte. Da ihr Liebende der Schönheit Abhá seid, müsst auch ihr um Seiner Liebe willen die Schmach der Völker auf euch laden; alles, was den Jüngern einst widerfuhr, muss auch euch treffen. Dann werden die Angesichter der Auserwählten strahlen im Glanz des Gottesreiches in allen Zeitaltern, ja in allen Zyklen der Zukunft. Die Leugner aber verharren in offenkundigem Verlust. Es wird sein, wie es Christus, der Herr, voraussagte: »Sie werden euch verfolgen um Meines Namens willen.«Q9
Rufe ihnen diese Worte ins Gedächtnis und sprich: »Wahrlich, die Pharisäer erhoben sich gegen den Messias, trotz der leuchtenden Schönheit Seines Antlitzes und all Seiner Anmut, und sie schrien, Er sei nicht der Messias,A23 sondern ein UnholdA24 weil Er behauptete, der allmächtige Gott, der unumschränkte Herr über alle zu sein. Und Er sagte ihnen: ›Ich bin Gottes Sohn, und wahrlich, im innersten Sein des einzigen Sohnes, Seines mächtigen Schützlings, stehet der Vater, deutlich offenbart mit allen Seinen Eigenschaften und Vollkommenheiten.‹ Das sei, so sagten sie, nach den klaren, unwiderleglichen Texten des Alten Testaments offene Gotteslästerung und eine Verleumdung des Herrn. Deshalb fällten. sie das Urteil gegen Ihn, bestimmten, dass Sein Blut vergossen werde, und hängten Ihn ans Kreuz, wo Er ausrief: ›O Mein geliebter Herr, wie lange willst Du Mich ihnen überlassen? Erhebe Mich zu Dir, schütze Mich bei Dir, gib Mir eine Wohnstatt bei Deinem Thron der Herrlichkeit. Wahrlich, Du bist der Erhörer der Gebete, und Du bist der Gütige, der Barmherzige. O Mein Herr! Wahrlich, diese weite Welt ist zu klein für Mich; Ich liebe dieses Kreuz aus Liebe zu Deiner Schönheit, aus Sehnsucht nach Deinem Reich der Höhe und um des Feuers willen, das, von den Windstößen Deiner Heiligkeit entfacht, in Meinem Herzen lodert. Hilf Mir, o Herr, zu Dir aufzusteigen, stehe Mir bei, Deine Heilige Schwelle zu erreichen, o Mein liebender Herr! Wahrlich, Du bist der Barmherzige, der Besitzer großer Gabenfülle! Wahrlich, Du bist der Großmütige! Wahrlich, Du bist der Mitleidvolle! Wahrlich, Du bist der Allwissende! Es gibt keinen Gott außer Dir, dem Mächtigen, dem Kraftvollen!‹«
Nur aus Unwissenheit über den tiefsten Kern der Geheimnisse, nur weil sie Seinen Strahlenglanz nicht schauten und Seine Beweise nicht beachteten, erkühnten sich die Pharisäer, Ihn zu verleumden und dieser schweren Sünde zu beschuldigen. Sonst hätten sie Seine Worte anerkannt und für die von Ihm offenbarten Verse Zeugnis abgelegt. Sie hätten die Wahrheit Seiner Äußerungen bekannt, im schirmenden Schatten Seines Banners Schutz gesucht, von Seinen Zeichen und Beweisen gelernt und über Seine glückselige Botschaft frohlockt.
Wisse, dass Gott in Seinem Wesen – wenn man Ihn den Unsichtbaren des Unsichtbaren nennt, unbeschreiblich und jenseits menschlicher Fassungskraft – erhaben ist über jede Erwähnung oder Begriffsbestimmung, jede Andeutung oder Anspielung, jeden Beifall oder Lobpreis. In dem Sinn, dass Er ist, der Er ist, kann der Verstand Ihn niemals begreifen, und die Seele, die Seine Erkenntnis sucht, ist nur ein Wanderer in der Wüste, weit in die Irre gegangen. »Keine Schau kann Ihn umfassen, aber Er umfasst alle Schau. Er ist der Sinnreiche, der Allwissende.«Q10
Wenn du aber über das innerste Wesen aller Dinge und über die Eigenart eines jeden nachsinnst, wirst du die Zeichen für die Gnade deines Herrn in allem Erschaffenen erblicken und schauen, wie sich Seine Namen und Eigenschaften strahlengleich über das ganze Reich des Seins verbreiten mit Beweisen, die nur die Eigensinnigen und die Achtlosen leugnen können. So wirst du das Weltall als eine Schriftrolle begreifen, die Seine auf wohlbehüteter Tafel verwahrten verborgenen Geheimnisse offenlegt. Und es gibt kein Atom unter allen Atomen, kein Geschöpf unter allen Geschöpfen, das nicht Sein Lob sänge, Seine Namen und Eigenschaften kündete, die Herrlichkeit Seiner Macht offenbarte und den Weg wiese zu Seiner Einheit und Gnade. Niemand mit Ohren zu hören, Augen zu sehen und einem gesunden Menschenverstand wird das leugnen.
Und wenn du auf die Schöpfung als Ganzes blickst und die Atome darin betrachtest, wirst du erkennen, dass die Sonne der Wahrheit ihre Strahlen auf alle Dinge ergießt, in allen Dingen leuchtet und durch alle Dinge ihren Glanz, ihre Geheimnisse und ihre Lichtfülle verkündet. Schaue die Bäume, die Blüten und Früchte, ja selbst die Steine. Überall siehst du, wie sich die Sonnenstrahlen über die Dinge ergießen, in ihnen deutlich sichtbar sind und durch sie sich offenbaren.
Wenn du aber deinen Blick auf einen hell glänzenden, makellos reinen Spiegel richtest, der die göttliche Schönheit wiedergibt, so siehst du darin die Sonne mit ihren Strahlen, ihrer Wärme, ihrer Scheibe, ihrer ganzen erhabenen Gestalt. Jedes einzelne Wesen besitzt den ihm zugemessenen Anteil am Sonnenlicht und kündet von der Sonne; aber jene allumfassende Wirklichkeit in ihrer ganzen Herrlichkeit, jener makellose Spiegel, dessen Eigenschaften denen der darin offenbarten Sonne entsprechen, drückt den Ursprung der Herrlichkeit mit all seinen Merkmalen aus. Und diese universale Wirklichkeit ist Mensch, göttliches Sein, immerwährendes Wesen. »Sprich: Rufet Gott an oder ruft den Allbarmherzigen an; wie ihr Ihn auch anrufet, überaus herrlich sind Seine Namen.«Q11
Das ist die Bedeutung der Worte des Messias, dass der Vater im Sohne ist.A25 Erkennst du es nicht? Sollte ein makelloser Spiegel verkünden: »Wahrlich, die Sonne mit allen ihren Eigenschaften, Beweisen und Zeichen scheint in mir«, so wäre des Spiegels Rede weder irreführend noch falsch. Nein, bei Dem, der den Spiegel erschuf, ihn formte, ihm Gestalt gab und ihn zu einem Wesen machte, das den ihm innewohnenden Merkmalen der Herrlichkeit entspricht! Gelobt sei Er, der ihn erschuf! Gelobt sei Er, der ihm Gestalt gab! Gelobt sei Er, der ihn offenbarte!
Das waren die Worte aus dem Munde Christi. Und wegen dieser Worte wurde Er von ihnen kritisiert und angegriffen, als Er zu ihnen sagte: »Wahrlich, der Sohn ist im Vater und der Vater ist im Sohn.«Q12 Lasse dich darüber belehren und erkenne die Geheimnisse deines Herrn. Die Leugner indes sind durch Schleier von Gott getrennt: Sie sehen nichts, sie hören nichts und verstehen nichts. »Überlass sie dem müßigen Umgang mit ihren Spitzfindigkeiten.«Q13 Überlass sie ihren Wanderungen an Flussbetten, darin kein Wasser fließt. Wie das Vieh auf der Weide können sie buntes Glas nicht von Perlen unterscheiden. Sind sie nicht ausgeschlossen von den Geheimnissen deines Herrn, des Gütigen, des Gnädigen?
Du aber erfreue dich dieser schönsten aller frohen Botschaften! Erhebe dich, Gottes Wort zu preisen und Seinen süßen Duft in jenem weiten, mächtigen Land zu verbreiten. Wisse mit Gewissheit, dein Herr wird dir zu Hilfe eilen mit einer Streitmacht der himmlischen Heerscharen aus dem Reich Abhá. Sie werden zum Angriff übergehen und mit Ungestüm über die Scharen der Unwissenden und Blinden hereinbrechen. Binnen kurzem wirst du sehen, wie die Dämmerröte aus dem erhabensten Reich hervorbricht und das Morgenlicht alle Gebiete umfängt. Es wird das Dunkel in die Flucht schlagen, die Düsternis der Nacht wird vergehen, strahlend wird der Glaube die Stirn erheben, die Sonne wird aufsteigen und die Welt erleuchten. An jenem Tage werden die Getreuen frohlocken und die Standhaften glückselig sein. Dann werden sich die Verleumder aus dem Staub machen; die Unentschlossenen werden ausgelöscht, selbst die dunkelsten Schatten vergehen, wenn das erste Morgenlicht anbricht.
Gegrüßt und gepriesen seiest du.
O Gott, mein Gott! Hier ist Dein strahlender Diener, Dein geistiger Knecht, der sich Dir zukehrt und sich Deiner Gegenwart nähert. Dir wendet er sein Angesicht zu und bekennt Deine Einheit und Einzigkeit. In Deinem Namen ruft er die Völker und führt die Menschen zu den strömenden Wassern Deines Erbarmens, o Du großmütigster Herr! Denen, die darum bitten, gibt er zu trinken aus der Führung Kelch, der überfließt vom Weine Deiner unermesslichen Gnade.
O Herr, stehe ihm bei in jeder Lage, lasse ihn Deine wohlgehüteten Geheimnisse erfahren und regne Deine verborgenen Perlen auf ihn nieder. Mache ihn zu einem Banner, das von des Turmes Zinnen im Winde Deines himmlischen Beistands weht. Mache ihn zu einem Quell kristallklaren Wassers.
O mein vergebender Herr! Erhelle die Herzen mit einer leuchtenden Lampe, die weithin scheint und denen in Deinem Volke, die Du großmütig begünstigst, aller Dinge Wirklichkeit enthüllt.
Wahrlich, Du bist der Mächtige, der Gewaltige, der Beschützer, der Starke, der Wohltäter! Wahrlich, Du bist der Herr allen Erbarmens.
20A26
Obgleich die Juden, als Christus vor zwanzig Jahrhunderten erschien, sehnlichst Sein Kommen erwarteten und jeden Tag unter Tränen beteten und flehten: »O Gott, beschleunige die Offenbarung des Messias«, verleugneten sie Ihn doch, als die Sonne der Wahrheit dämmerte, und erhoben sich gegen Ihn in größter Feindschaft. Schließlich kreuzigten sie diesen göttlichen Geist, das Wort Gottes, und nannten Ihn Beelzebub, den Bösen, wie es das Evangelium berichtet. Der Grund war, dass sie sagten: »Die Offenbarung Christi wird nach dem klaren Text der Thora durch gewisse Zeichen bezeugt werden, und solange diese Zeichen nicht erschienen sind, ist jeder ein Betrüger, der beansprucht, ein Messias zu sein. Eines dieser Zeichen ist, dass der Messias von einem unbekannten Ort kommen wird; wir alle aber kennen dieses Mannes Haus in Nazareth, und was kann von Nazareth Gutes kommen? Das zweite Zeichen ist, dass Er herrschen wird mit einem Stab aus Eisen, das heißt, dass Er mit dem Schwerte Taten verrichten wird. Dieser Messias aber hat nicht einmal einen hölzernen Stab. Eine andere Bedingung und ein anderes Zeichen sind: Er muss sitzen auf dem Throne Davids und Davids Herrschaft aufrichten. Nun aber hat dieser Mann, weit davon entfernt, auf einem Thron zu sitzen, nicht einmal eine Matte, auf der er sich niederlassen könnte. Eine andere Bedingung ist die Verkündigung aller Gesetze der Thora. Dieser Mann aber hat diese Gesetze abgeschafft und sogar den Sabbat gebrochen, obgleich der klare Text der Thora bestimmt, dass, wer den Anspruch erhebt, ein Prophet zu sein, und Wunder tut, aber den Sabbat bricht, getötet werden müsse. Ein anderes Zeichen ist, dass unter Seiner Regierung die Gerechtigkeit so fortgeschritten sein wird, dass rechter Sinn und rechte Tat sich von der menschlichen Welt sogar auf die Tierwelt ausbreiten. Schlange und Maus werden ein Loch miteinander teilen, Adler und Rebhuhn ein Nest. Löwe und Gazelle werden auf einer Wiese weiden, Wolf und Lamm werden trinken aus einem Quell. Nun haben aber zu seiner Zeit Ungerechtigkeit und Tyrannei so überhandgenommen, dass sie ihn gekreuzigt haben. Eine andere Bedingung ist, dass in den Tagen des Messias die Juden zu Wohlstand kommen und über alle Völker der Welt triumphieren werden. Heute aber leben sie in äußerster Erniedrigung und in der Knechtschaft des Römerreiches. Wie kann dieser Mann der in der Thora verheißene Messias sein?«
So verwarfen sie die Sonne der Wahrheit, obgleich dieser Geist Gottes wirklich der in der Thora Verheißene war. Weil sie aber die Bedeutung der Zeichen nicht verstanden, kreuzigten sie das Wort Gottes. Die Bahá’í sind der Ansicht, dass die überlieferten Zeichen in der Manifestation Christi verwirklicht sind, wenn auch nicht in dem Sinne, wie es die Juden verstanden; denn die Beschreibung in der Thora ist sinnbildlich aufzufassen. So ist zum Beispiel eines der Zeichen das der Herrschaft. Die Bahá’í sagen, dass die Herrschaft Christi eine himmlische, göttliche, ewige Herrschaft sei, nicht eine napoleonische, die nur kurze Zeit währt. Denn vor nahezu zwei Jahrtausenden wurde Christi Herrschaft errichtet und dauert noch an, und für alle Ewigkeit wird dieses heilige Wesen erhöht sein auf einem ewigen Throne.
Ebenso sind die anderen Zeichen alle offenbar geworden, aber die Juden verstanden sie nicht. Obgleich nahezu zwanzig Jahrhunderte verflossen sind, seit Christus in göttlichem Glanze erschien, erwarten die Juden noch immer das Kommen des Messias, dünken sich selbst im Recht und halten Christus für einen falschen Propheten.
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O du verehrter Würdenträger, du Sucher nach Wahrheit! Dein Brief vom 4. April 1921 wurde mit Liebe gelesen.
Dass es das Göttliche Wesen gibt, ist durch logische Beweise überzeugend begründet; aber die Wirklichkeit Gottes übersteigt die Fassungskraft des Verstandes. Wenn du darüber sorgsam nachdenkst, wirst du erkennen, dass eine niedrigere Stufe niemals die höhere erfassen kann. Dem Mineralreich, das niedriger ist, ist es beispielsweise versagt, das Pflanzenreich zu erfassen; dem Mineral wäre jedes derartige Verständnis ganz unmöglich. Ebenso erlangt das Pflanzenreich, wie weit es sich auch entwickeln mag, keine Vorstellung vom Tierreich, und jedes derartige Verständnis wäre auf seiner Stufe undenkbar; denn das Tier steht eine Stufe höher als die Pflanze: Dieser Baum hat keine Vorstellung von Hören und Sehen. Das Tierreich, wie weit es sich auch entwickeln mag, begreift niemals die Wirklichkeit des Verstandes, der das innere Wesen aller Dinge entdeckt und unsichtbare Wirklichkeiten erfasst; denn verglichen mit der des Tieres, ist die Stufe des Menschen sehr hoch. Auch wenn all diese Wesen in der bedingten Welt nebeneinander bestehen, verhindert die Verschiedenheit ihrer Stufen, dass sie das Ganze begreifen; denn keine niedrigere Stufe kann eine höhere verstehen. Solches Verständnis ist unmöglich.
Die höhere Stufe aber versteht die niedrigere. Das Tier erfasst zum Beispiel das Mineral und die Pflanze, der Mensch versteht die Stufen des Tieres, der Pflanze und des Minerals. Das Mineral indes kann keinesfalls die Reiche des Menschen verstehen. Und trotz der Tatsache, dass alle diese Wesenheiten in der Welt der Erscheinung nebeneinander bestehen, kann keine niedrigere Stufe jemals eine höhere erfassen.
Wie könnte es da einer bedingten Wirklichkeit – und das ist der Mensch – möglich sein, das präexistente Sein, das Göttliche dem Wesen nach zu verstehen? Der Stufenunterschied zwischen dem Menschen und der göttlichen Wirklichkeit ist abertausendmal größer als der Unterschied zwischen Pflanze und Tier. Und was der Mensch in seinem Geist heraufbeschwören kann, ist nur das ausgeschmückte Phantasiebild seiner menschlichen Beschaffenheit; es umfasst nicht Gottes Wirklichkeit, sondern wird von ihr umfasst. Das heißt, der Mensch begreift seine eigenen Einbildungen, aber die Wirklichkeit des Göttlichen kann niemals begriffen werden. Sie umfasst ihrerseits alles Erschaffene, und alles Erschaffene liegt in ihrer Hand. Das Göttliche, das sich der Mensch vorstellt, besteht nur in seiner Vorstellung, nicht in Wirklichkeit; der Mensch jedoch besteht sowohl in seiner Vorstellung als auch in Wahrheit. Folglich ist der Mensch größer als die eingebildete Wirklichkeit, die er sich vorstellen kann.
Dies sind die äußersten Grenzen für diesen tönernen Vogel: Er kann eine kurze Strecke in die endlose Weite flattern, aber er kann sich niemals hoch in die Himmel zur Sonne emporschwingen. Dennoch müssen wir vernünftige oder inspirierte Beweise für die Existenz des Göttlichen dartun, das heißt Beweise, die dem Verständnis des Menschen entsprechen.
Offensichtlich sind alle erschaffenen Dinge durch vollständige, vollkommene Verknüpfung miteinander verbunden, wie zum Beispiel die Glieder des menschlichen Körpers. Beachte, wie alle Glieder und Bestandteile des Leibes miteinander verbunden sind. Genauso sind alle Teile des endlosen Weltalls miteinander verknüpft. Fuß und Schritt beispielsweise sind mit dem Ohr und dem Auge verbunden. Das Auge muss vorwärts schauen, bevor der Schritt getan wird. Das Ohr muss hören, bevor das Auge genau hinschaut. Und jedes Glied des menschlichen Körpers, das nicht in Ordnung ist, schwächt die anderen Glieder. Das Gehirn ist mit Herz und Magen verbunden, die Lungen mit allen Gliedern. So ist es auch mit den anderen Gliedern des Leibes.
Jedes dieser Glieder hat seine eigene, besondere Aufgabe. Die Kraft des Geistes – einerlei, ob wir sie präexistent oder abhängig nennen – regelt und steuert alle Glieder des Körpers und achtet darauf, dass jedes Teil, jedes Glied seine ihm eigene besondere Aufgabe ordnungsgemäß verrichtet. Wird die Kraft des Geistes jedoch irgendwie unterbrochen, so sind die Glieder nicht mehr in der Lage, ihre eigentlichen Aufgaben auszuführen. Im Körper und im Zusammenwirken seiner Glieder treten Störungen auf; seine Kraft erweist sich als wirkungslos.
Genauso ist das endlose Weltall zu sehen: Auch dort herrscht unausweichlich eine allumfassende Kraft, die alle Teile dieser unendlichen Schöpfung regelt und steuert. Gäbe es diesen Regler und Steuerer nicht, wäre das Weltall voller Mängel und Fehler. Es wäre irrsinnig, während ihr doch erkennt, dass die unendliche Schöpfung ihre Abläufe in vollkommener Ordnung abwickelt, dass jedes Einzelteil seine Aufgaben ganz zuverlässig ausführt. Kein Fehler lässt sich in dem gesamten Ablauf finden. Deshalb ist klar, dass eine allumfassende Kraft herrscht, die dieses unendliche Weltall regelt und steuert. Jeder vernünftige Geist kann diese Tatsache begreifen.
Alle erschaffenen Dinge wachsen und entwickeln sich, sind aber äußeren Einwirkungen ausgesetzt. So gibt die Sonne beispielsweise Wärme, der Regen nährt, der Wind bringt Leben, damit der Mensch sich entwickeln und wachsen kann. Es ist klar, dass der menschliche Körper unter äußeren Einwirkungen steht und ohne solche Einwirkungen nicht wachsen könnte. Und genauso sind jene äußeren Einwirkungen ihrerseits anderen Einwirkungen ausgesetzt. Beispielsweise ist das Wachstum und die Entwicklung eines Menschen von Wasser abhängig; das Wasser kommt vom Regen, der Regen kommt von den Wolken, die Wolken von der Sonne, die Land und Meer Dampf hervorbringen lässt, der sich zu Wolken verdichtet. So übt jede dieser Wesenheiten ihren Einfluss aus und wird ihrerseits beeinflusst. Dieser Prozess führt unausweichlich zu Einem, der alles beeinflusst, selbst aber durch nichts beeinflusst wird und so die Kette durchtrennt. Die innere Wirklichkeit dieses Wesens jedoch ist unbekannt, obwohl Seine Wirkungen klar und augenscheinlich sind.
Weiter sind alle erschaffenen Wesen begrenzt, und gerade diese Begrenzung alles Erschaffenen beweist die Wirklichkeit des Unbegrenzten; denn das Dasein eines begrenzten Wesens zeigt das Dasein eines Unbegrenzten.
Zusammenfassend sei gesagt: Es gibt viele Beweise, die das Dasein der allumfassenden Wirklichkeit begründen. Da diese Wirklichkeit präexistent ist, wird sie von den Verhältnissen der Erscheinungen nicht berührt; denn jede von Umständen und vom Zusammenspiel der Ereignisse abhängige Wesenheit, ist kontingent und nicht präexistent. Deshalb wisse: Die Gottheit, die andere Gemeinschaften und Völker heraufbeschworen haben, bleibt im Rahmen ihres Vorstellungsvermögens und geht nicht darüber hinaus; die Wirklichkeit der Gottheit aber ist jenseits aller Vorstellung.
Was die heiligen Manifestationen Gottes betrifft, so sind sie die Brennpunkte, worin die Zeichen, Beweise und Vollkommenheiten jener heiligen, präexistenten Wirklichkeit in vollem Glanz erscheinen. Sie sind immerwährende Gnade, himmlische Herrlichkeit; von ihnen hängt das ewige Leben der Menschheit ab. Zur Veranschaulichung: Die Sonne der Wahrheit wohnt in einem Himmel, zu dem keine Seele Zugang hat und den kein Geist erreichen kann, und Er ist weit über dem Begriffsvermögen aller Kreaturen. Die Manifestationen Gottes sind wie ein reiner, fleckenloser Spiegel, der die Lichtströme jener Sonne bündelt und dann diese Herrlichkeit auf die übrige Schöpfung ausstrahlt. In diesem reinen Spiegel ist die Sonne mit ihrer ganzen Majestät offenbar. Sollte deshalb die Sonne im Spiegel verkünden »Ich bin die Sonne!« so ist das die Wahrheit; und sollte sie rufen »Ich bin nicht die Sonne!« so ist das gleichfalls die Wahrheit. Und obgleich die Sonne mit all ihrer Herrlichkeit, Schönheit und Vollkommenheit in jenem fleckenlosen Spiegel klar zu sehen ist, ist sie doch von ihrer erhabenen Stufe in den Reichen der Höhe nicht herabgestiegen. Sie ist nicht in den Spiegel eingetreten, sondern sie wird weiterhin bis in alle Ewigkeit in den erhabenen Höhen ihrer Heiligkeit wohnen.
Auch bedürfen alle irdischen Geschöpfe der Sonne und ihrer Wohltaten, denn ihr ganzes Sein ist von der Sonne Licht und Wärme abhängig. Würde ihnen die Sonne entzogen, so wären sie ausgelöscht. Das ist das ›bei Gott sein‹, das die Heiligen Bücher meinen: Der Mensch muss bei seinem Herrn sein.
Daher ist klar, dass die wesenhafte Wirklichkeit Gottes in Seinen Vollkommenheiten offenbar wird; die mit ihren Vollkommenheiten im Spiegel widergespiegelte Sonne ist eine sichtbare Wesenheit, die Gottes Güte klar zum Ausdruck bringt.
Ich hoffe, dass du dir ein scharfes Auge, ein vernehmendes Ohr erwirbst und dass die Schleier vor deinem Auge entfernt werden.
22
O du, der du dein Angesicht Gott zuwendest! Schließe deine Augen für alles andere und öffne sie dem Reiche des Allherrlichen. Nur von Ihm erbitte, was immer du wünschst, nur bei Ihm suche, was immer du suchst. Mit einem Blick erhört Er hunderttausend Hoffnungen, mit einem Lichtstrahl heilt Er hunderttausend unheilbare Krankheiten, mit einem Nicken legt Er Balsam auf jede Wunde, mit einem Augenaufschlag befreit Er die Herzen aus den Ketten des Leids. Er tut, was Er tut, und welche Zuflucht bleibt uns? Er vollzieht Seinen Willen. Er verordnet, was Ihm beliebt. So ist es besser für dich, dein Haupt in Ergebenheit zu beugen und dein Vertrauen in den allbarmherzigen Herrn zu setzen.
23
O du, der du nach Wahrheit suchst! Dein Brief vom 13. Dezember 1920 ist angekommen.
Seit den Tagen Adams bis heute wurden die Religionen Gottes offenbart; eine folgte der andern, und jede erfüllte ihre Aufgabe, belebte die Menschheit, gab ihr Erziehung und Erleuchtung. Sie erlösten das Volk aus dem Dunkel der stofflichen Welt und führten es in den Glanz des Gottesreiches. Jeder nachfolgende Glaube, jedes neu offenbarte Gesetz blieb jahrhundertelang ein überaus fruchtbarer Baum, dem das Glück der Menschheit anvertraut war. Aber im Laufe der Jahrhunderte alterte er, blühte nicht mehr und brachte keine Frucht mehr hervor. Deshalb wurde er wieder verjüngt.
Gottes Religion ist eine einzige Religion, aber sie muss immer wieder erneuert werden. Moses zum Beispiel wurde zu den Menschen gesandt; Er gab ein Gesetz, und durch dieses Mosaische Gesetz wurden die Kinder Israels aus ihrer Unwissenheit befreit und ins Licht geführt. Sie wurden aus ihrem Elend emporgehoben und erlangten unvergängliche Herrlichkeit. Und doch, als die langen Jahre vergingen, verblasste dieser Glanz, die Pracht verschwand, der helle Tag wurde zur Nacht, und als die Nacht stockdunkel war, ging der Stern des Messias auf, so dass wieder eine Herrlichkeit über der Welt leuchtete.
Was wir sagen wollen, ist folgendes: Es gibt nur eine Religion Gottes. Sie ist die Erzieherin der Menschheit, aber sie muss erneuert werden. Wenn du einen Baum pflanzt, wächst er Tag für Tag. Er blüht, bekommt Blätter und saftige Früchte. Nach langer Zeit aber wird er alt und trägt keine Frucht mehr. Dann nimmt der Gärtner der Wahrheit Samen von ebendiesem Baum und legt ihn in unverbrauchte Erde. Und siehe! Bald steht da der erste Baum, genauso wie er vordem war.
Bedenke sorgfältig, dass in dieser Welt des Seins alle Dinge immer wieder erneuert werden müssen. Schau dich um in der stofflichen Welt, sieh, wie sie jetzt erneuert wird. Die Gedankenwelt verändert sich, die Lebensweise wandelt sich, Wissenschaften und Künste zeigen neue Kraft, Entdeckungen und Erfindungen werden gemacht, neue Erkenntnisse gewonnen. Wie könnte da eine so lebensnotwendige Kraft wie die Religion – die Garantin für die großen Fortschritte der Menschheit, das Mittel zur Erlangung ewigen Lebens, die Hebamme unbegrenzter Vollkommenheit, das Licht beider Welten – nicht erneuert werden? Das wäre mit der Gnade und Barmherzigkeit des Herrn unvereinbar.
Religion ist im Übrigen keine Ansammlung von Glaubenssätzen oder Bräuchen; Religion ist die Lehre Gottes, des Herrn, eine Lehre, die das Leben der Menschheit begründet, dem Verstand erhabene Gedanken eingibt, den Charakter veredelt und den Grundstock legt für des Menschen ewige Ehre.
Denke darüber nach: Können diese Fieberschauer in der Welt der Gedanken, diese Feuerstürme des Krieges und des Hasses, der Empörung und Bosheit unter den Nationen, diese gegenseitigen Angriffe der Völker, welche die Ruhe der ganzen Welt zerstören, jemals mit einem anderen Mittel beseitigt werden als mit den Lebenswassern der Lehren Gottes? Nein, niemals!
Und das ist klar: Eine Kraft, hoch über den Naturkräften, muss notwendigerweise wirksam werden, damit dieses schwarze Dunkel in Licht, dieser Hass und diese Bosheit, dieser Neid und Groll, diese endlosen Kämpfe und Kriege in Freundschaft und Liebe unter den Völkern der Erde verwandelt werden. Solche Kraft ist nichts anderes als der Odem des Heiligen Geistes und der mächtige Zustrom von Gottes Wort.
24
O du geistiger Jüngling! Preise Gott, dass du den Weg zum Reich des Strahlenglanzes gefunden, den Schleier leeren Wahns zerrissen und den Kern des verborgenen Geheimnisses erkannt hast.
Das ganze Erdenvolk hat sich im Reich des Verstandes einen eigenen Gott ausgemalt, und dieses selbstgemachte Bildnis beten sie an. Aber dieses Bildnis wird begriffen; der menschliche Verstand begreift es, und gewiss ist das Begreifende größer als das, was in seinem Begriffsvermögen liegt; denn das Vorstellungsvermögen ist nur der Ast, der Verstand aber die Wurzel, und die Wurzel ist wahrlich bedeutender als der Ast. Bedenke, wie alle Völker der Welt das Knie beugen vor einem Trugbild, das sie selbst ersonnen haben, wie sie in ihrem eigenen Verstand einen Schöpfer geschaffen haben, den sie Gestalter alles Seienden nennen; in Wahrheit ist er bloße Einbildung. So beten die Menschen nur eine irrige Wahrnehmung an.
Aber jenes Wesen aller Wesen, jener Unsichtbarste aller Unsichtbaren ist geheiligt über alle menschliche Spekulation und kann niemals vom Verstand des Menschen erreicht werden. Niemals wird diese urewige Wirklichkeit in der Sphäre eines abhängigen Wesens wohnen. Sein ist ein anderes Reich, und dieses Reich kann keiner begreifen. Keinen Zugang gibt es; jeglicher Eintritt ist verboten. Als Äußerstes kann man sagen, dass Seine Existenz beweisbar ist, aber die Bedingungen Seines Daseins sind unbekannt.
Dass es ein solches Wesen gibt, haben die Philosophen und Gelehrten allesamt erkannt; aber wenn sie versuchten, etwas über Sein Wesen zu erfahren, wurden sie bestürzt und entmutigt, um schließlich hoffnungslos verzweifelt ihrer Wege zu gehen und aus diesem Leben zu scheiden. Denn um den Zustand und das innere Mysterium dieses Wesens aller Wesen, dieses geheimsten aller Geheimnisse zu begreifen, muss man andere Kräfte und Fähigkeiten besitzen. Solche Kräfte und Fähigkeiten wären mehr, als das Menschengeschlecht tragen könnte. Deshalb kann kein Wort von Ihm zu den Menschen gelangen.
Wenn beispielsweise jemandem die Sinne des Gehörs, Geschmacks, Geruchs und Gefühls verliehen sind, ihm aber das Augenlicht fehlt, wird es ihm nicht möglich sein umherzublicken. Denn man kann nicht sehen, indem man hört oder schmeckt, riecht oder tastet. So ist es auch dem Menschen mit seinen Fähigkeiten unmöglich, die unsichtbare Wirklichkeit zu begreifen, die heilig und erhaben ist über alle Zweifel der Skeptiker. Dafür sind andere Fähigkeiten, andere Sinne vonnöten. Wenn der Mensch solche Kräfte erlangt, kann er von jener Welt Kenntnisse erhalten, andernfalls nie.
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O du Dienerin Gottes! Die östliche Geschichtsschreibung berichtet, dass Sokrates Palästina und Syrien bereiste und sich dort von gotteskundigen Männern bestimmte geistige Wahrheiten aneignete; nach Griechenland zurückgekehrt, verkündete er zwei Glaubenswahrheiten: zum einen die Einheit Gottes, zum anderen die Unsterblichkeit der Seele nach ihrer Trennung vom Leibe. Wie weiter berichtet wird, waren diese Vorstellungen den Griechen und ihrer Gedankenwelt so fremd, dass große Verwirrung entstand, bis sie ihm schließlich Gift gaben und ihn töteten.
Das ist authentisch; denn die Griechen glaubten an viele Götter. Sokrates wies nach, dass Gott einzig ist, und das stand offensichtlich in Widerspruch zu griechischen Glaubenslehren.
Der Begründer des Monotheismus war Abraham. Bis zu Ihm kann diese Vorstellung zurückverfolgt werden, und der Glaube daran herrschte unter den Kindern Israels auch in den Tagen des Sokrates.
Diese Ausführungen finden sich jedoch nicht in den jüdischen Geschichtsquellen; es gibt viele Tatsachen, die die jüdische Geschichte nicht wiedergibt. Nicht alle Ereignisse aus dem Leben Christi sind in der Chronik des Juden JosephusA27 dargestellt, obwohl er die Geschichte der Zeit Christi niederschrieb. Deshalb kann man es aber nicht ablehnen, die Ereignisse in den Tagen Christi für wahr zu halten, mit der Begründung, dass sie in der Darstellung des Josephus nicht erwähnt werden.
Östliche Geschichtswerke führen auch aus, dass Hippokrates lange Zeit in Tyrus, einer Stadt in Syrien, weilte.
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O du, der du das Himmelreich suchst! Dein Brief ist angekommen, sein Inhalt wurde zur Kenntnis genommen.
Die heiligen Manifestationen Gottes nehmen zwei Stufen ein: Die eine ist ihre leibliche Stufe, die andere ihre geistige. Mit anderen Worten, eine Stufe ist die eines menschlichen Wesens, die andere die der göttlichen Wirklichkeit. Wenn die Manifestationen Prüfungen unterworfen sind, betrifft das nur ihre menschliche Stufe, nicht den Glanz ihrer göttlichen Wirklichkeit.
Auch handelt es sich nur aus dem Blickwinkel der Menschen um Prüfungen. Das heißt, dem äußeren Anschein nach ist das Menschliche der heiligen Manifestation Prüfungen ausgesetzt, und wenn dadurch ihre Stärke und Ausdauer in aller Kraftfülle offenbar werden, ziehen andere Menschen daraus Lehren; es wird ihnen bewusst, wie groß ihre eigene Standfestigkeit und ihre Geduld in Prüfungen und Drangsalen sein müssen. Denn der göttliche Erzieher muss durch Wort und Tat lehren, um allen den geraden Pfad der Wahrheit vor Augen zu führen.
Was meine Stufe betrifft, ist es die des Dieners Bahás: ‘Abdu’l-Bahá, der sichtbare Ausdruck der Dienstbarkeit an der Schwelle der Schönheit Abhá.
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In den vergangenen Zyklen hatte jede Manifestation Gottes in der Welt des Daseins ihren eigenen Rang; jede vertrat eine Stufe der Menschheitsentwicklung. Die Manifestation des Größten Namens jedoch – möge mein Leben ein Opfer für Seine Geliebten sein – war Ausdruck für das Mündigwerden, die Reife der innersten Wirklichkeit des Menschen in dieser Welt des Seins, ist doch die Sonne Quell und Ursprung von Licht und Wärme, Brennpunkt des Strahlenglanzes, umfasst sie doch alle Vollkommenheiten der anderen über der Welt aufgegangenen Sterne. Bemühe dich, deinen Platz unter der Sonne einzunehmen und reichen Anteil an ihrem blendenden Lichte zu empfangen. Wahrlich, ich sage dir: Hast du diese Stufe erreicht, so wirst du die Heiligen schauen, wie sie ihr Haupt voll Demut vor Ihm beugen. Eile zum Leben, bevor der Tod kommt, eile dem Frühling entgegen, bevor der Herbst einzieht, und bevor die Krankheit zuschlägt, eile du zur Heilkunst – auf dass du ein Arzt des Geistes werdest, der in diesem gepriesenen, diesem herrlichen Zeitalter alle Arten von Krankheiten mit dem Odem des Heiligen Geistes heilt.
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O du Blatt am Baume des Lebens! Der in der Bibel erwähnte Baum des Lebens ist Bahá’u’lláh, und die Töchter des Königreiches sind die Blätter an diesem gesegneten Baum. Darum danke Gott, dass du mit diesem Baum verbunden bist und zart und frisch heranwächst.
Weit stehen die Tore des Königreiches offen; jede begnadete Seele sitzt an der Festtafel des Herrn und empfängt ihren Anteil an dem himmlischen Festmahl. Gelobt sei Gott, auch du bist an dieser Tafel zugegen und nimmst deinen Anteil von der gnadenreichen Speise des Himmels. Du dienst dem Reiche Gottes und bist wohl vertraut mit den süßen Düften des Paradieses Abhá.
So strebe denn mit aller Kraft danach, die Menschen zu führen, und iss vom Brot, das vom Himmel herabkam. Denn dies ist die Bedeutung der Worte Christi: »Ich bin das lebendige Brot, welches herabkam vom Himmel…; wer von diesem Brote isst, wird ewig leben.«Q14
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O du, den die Wahrheit fesselt und das Himmelreich wie ein Magnet anzieht! Dein langer Brief kam an und brachte große Freude, weil er deine eifrigen Bemühungen und hohen Absichten klar zum Ausdruck bringt. Preis sei Gott, du wünschst den Menschen Gutes, verlangst nach dem Reiche Bahás und sehnst dich, das Menschengeschlecht vorwärtsdrängen zu sehen. Ich hoffe, du wirst durch diese hohen Ideale, diese edlen Regungen des Herzens und diese frohen Botschaften des Himmels so hell erstrahlen, dass deine Liebe zu Gott durch alle Zeitalter hindurch das Licht ihrer Herrlichkeit verströmen wird.
Du hast dich als Schüler in der Schule geistigen Fortschritts bezeichnet. Wie glücklich bist du! Wenn diese Schulen des Fortschritts zur Universität des Himmels hinführen, dann werden Wissenszweige entwickelt, die der Menschheit die Tafel des Seins als eine sich endlos entfaltende Schriftrolle enthüllen werden. Und alle erschaffenen Dinge werden auf dieser Rolle als Buchstaben und Wörter erscheinen. Dann werden die verschiedenen Ebenen der Bedeutung erlernt; in jedem Atom des Weltalls werden die Zeichen der Einheit Gottes bezeugt. Dann wird der Mensch den Herrn des Königreiches rufen hören und erfahren, wie die Bestätigungen des Heiligen Geistes ihm zu Hilfe eilen. Dann wird er solche Seligkeit fühlen, solches Entzücken, dass ihn die große, weite Welt nicht länger fassen kann; er wird sich vielmehr aufmachen in das Reich Gottes und zu den Gefilden des Geistes eilen. Denn wenn einem Vogel die Flügel gewachsen sind, bleibt er nicht länger auf dem Boden sitzen, sondern schwingt sich auf in den hohen Himmel – ausgenommen die Vögel, die am Bein festgebunden sind, deren Flügel gebrochen oder mit Schlamm besudelt sind.
O du Wahrheitssucher! Die Welt des Königreiches ist nur eine Welt. Der einzige Unterschied ist, dass der Frühling immer wiederkehrt und bei allem Erschaffenen eine große neue Erregung bewirkt. Dann beleben sich Ebenen und Hügel, die Bäume grünen zart, Blätter, Blüten und Früchte kommen in ihrer Schönheit zum Vorschein, in unendlicher Fülle und Feinheit. So sind die Sendungen vergangener Zeitalter eng verbunden mit denen, die ihnen folgen: Sie sind in der Tat ein und dieselbe. Aber wie die Welt wächst, so wächst auch das Licht und der Regenguss himmlischer Gnade; und dann scheint die Sonne im mittäglichen Glanz.
O du Sucher nach dem Königreich! Jede göttliche Manifestation ist das Leben der Welt, der erfahrene Arzt jeder leidenden Seele. Die Menschenwelt ist krank, der tüchtige Arzt kennt das Heilmittel. Er erscheint mit Ratschlägen, Lehren und Ermahnungen – Arznei für jedes Leiden, heilender Balsam für jede Wunde. Gewiss kann der weise Arzt die Nöte seines Patienten zu jeder Jahreszeit erkennen und das Heilverfahren anwenden. Deshalb setze die Lehren der Schönheit Abhá in Beziehung zu den dringenden Bedürfnissen des heutigen Tages. Du wirst sehen, sie bieten das sofort wirkende Heilmittel für den leidenden Körper der Welt. Sie sind wahrlich das Elixier, das ewiges Heil bringt.
Die weisen Ärzte der Vergangenheit und diejenigen, die ihnen folgten, haben nicht ein und dieselbe Behandlung verordnet. Die Behandlung hängt vielmehr davon ab, was dem Patienten fehlt. Mag auch das Heilmittel anders sein, ist doch das Ziel immer, den Patienten wieder gesunden zu lassen. In den vorangegangenen Sendungen konnte der schwache Körper der Welt keine strenge, gewaltige Kur ertragen. Aus diesem Grund sagte Christus: »Ich habe euch noch viel zu sagen, was gesagt werden muss; aber ihr könnt es jetzt noch nicht tragen. Wenn aber jener Geist der Wahrheit kommt, den der Vater senden wird, der wird euch in alle Wahrheit leiten.«Q15
Deshalb sind in diesem Zeitalter des Strahlenglanzes die Lehren, die früher nur den wenigen galten, allen zugänglich gemacht, damit die Gnade des Herrn Osten und Westen umfange, die Einheit der Menschenwelt in ihrer ganzen Schönheit aufleuchte und die hellen Strahlen der Wirklichkeit das Reich des Verstandes mit Licht überfluten.
Die Herabkunft des Neuen Jerusalem bezeichnet ein himmlisches Gesetz, das Gesetz, das die Gewähr für menschliches Glück bietet und aus der Welt Gottes hervorleuchtet.
EmmanuelA28 war tatsächlich der Vorläufer des zweiten Kommens Christi, ein Rufer zum Pfade des Königreiches. Es ist offenkundig, dass der Buchstabe ein Teil des Wortes ist, und dieser Anteil am Wort bedeutet, dass der Buchstabe in seinem Wert vom Worte abhängt. Das heißt, er bezieht seine Gnade vom Wort; er hat eine geistige Verwandtschaft mit dem Wort und ist als wesentlicher Teil des Wortes anzusehen. Die Apostel waren wie Buchstaben, Christus war das Wesen des Wortes. Die Bedeutung des Wortes, nämlich ewige Gnade, wirft einen Glanz auf jene Buchstaben. Noch einmal: Weil der Buchstabe Teil des Wortes ist, steht er in seiner inneren Bedeutung in Einklang mit dem Wort.
Wir hoffen, dass du dich an diesem Tage erheben wirst, um das voranzutragen, was Emmanuel vorhersagte. Wisse mit Sicherheit, dass du damit Erfolg haben wirst, denn die Bestätigungen des Heiligen Geistes steigen ständig hernieder, und die Kraft des Wortes übt solchen Einfluss aus, dass der Buchstabe zum Spiegel wird, der die herrliche Sonne – das Wort selbst – widerspiegelt, und die Gnade und Herrlichkeit des Wortes werden die ganze Erde erleuchten.
Das himmlische Jerusalem aber, das herabkam auf die Gipfel der Welt, und Gottes Allerheiligstes, dessen Banner jetzt hoch in den Lüften schwebt, umfassen alle Vollkommenheiten, alle Erkenntnis der vorangegangenen Sendungen. Darüber hinaus verkündet es die Einheit der Menschenkinder. Es ist das Banner des Weltfriedens, der Geist ewigen Lebens; es ist die Herrlichkeit der Vollkommenheiten Gottes, die umfassende Gnade für alles Sein, der alles Erschaffene zierende Schmuck, der Quell innerer Ruhe für die ganze Menschheit.
Richte deine Aufmerksamkeit auf die heiligen Sendschreiben. Lies Ishráqát, Tajallíyát, die Worte des Paradieses, die Frohen Botschaften, Ṭarázát, das Heiligste Buch. Dann wirst du sehen, dass diese himmlischen Lehren heutzutage das Heilmittel für eine kranke, leidende Welt, heilender Balsam für die Wunden am Körper der Menschheit sind. Sie sind der Geist des Lebens, die Arche der Erlösung, der Magnet, der ewige Herrlichkeit anzieht, die bewegende Kraft des Ansporns für des Menschen innerstes Wesen.
30
Das Sein ist von zweierlei Art: Die eine ist das Sein Gottes; es übersteigt des Menschen Verständnis. Ihm, dem Unsichtbaren, Erhabenen, Unfassbaren, geht keine Ursache voraus. Er ist selbst Urheber der Ursache aller Ursachen. Er, der Urewige, hatte keinen Anfang und ist der All-Unabhängige. Die zweite Art des Seins ist das menschliche Sein. Es ist gewöhnliches Sein, dem menschlichen Verstand begreifbar. Es ist nicht urewig, es ist abhängig und hat eine Ursache. Die sterbliche Substanz wird nicht ewig und umgekehrt. Das Menschengeschlecht wird nicht Schöpfer und umgekehrt. Die Wandlung der angeborenen Substanz ist unmöglich.
In der Welt des Seins – der begreiflichen Welt – gibt es Stufen der Vergänglichkeit: die erste Stufe ist die Mineralwelt, die nächste die Pflanzenwelt. Darin ist das Mineral vorhanden, aber in einer besonderen, den Pflanzen eigenen Art. So ist es auch in der Tierwelt: Die Eigenschaften des Minerals und der Pflanze sind darin vorhanden und darüber hinaus die besonderen Eigenschaften der Tierwelt, die Fähigkeiten des Hörens und des Sehens. In der Menschenwelt sind die Eigenschaften der Mineral-, Pflanzen- und Tierwelt zu finden und darüber hinaus die der menschlichen Gattung, nämlich die Eigenschaft des Verstandes, der die Wirklichkeiten der Dinge entdeckt und allgemeingültige Prinzipien erfasst.
Der Mensch ist deshalb auf der Ebene der bedingten Welt das vollkommenste Wesen. ›Mensch‹ bedeutet hier das vollkommene Individuum: Es ist wie ein Spiegel, der die göttlichen Vollkommenheiten offenbart und widerspiegelt. Zwar steigt die Sonne von den Höhen ihrer Heiligkeit nicht herab, um in den Spiegel einzutreten. Ist aber der Spiegel gereinigt und der Sonne der Wahrheit zugewandt, so reflektieren und offenbaren sich in diesem Spiegel die Vollkommenheiten der Sonne, Licht und Wärme. Solche Seelen sind die Manifestationen Gottes.
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O du geliebter, weiser Freund! Dein Brief vom 27. Mai 1906 ist angekommen. Sein Inhalt hat sehr gefallen und große Freude gebracht.
Du fragst, ob diese Sache, diese neue, lebensprühende Sache, an die Stelle der toten religiösen Riten und Zeremonien Englands treten könne, ob diese neue Sache jetzt, da vielerlei Gruppen auftreten, zu denen hochstehende Geistliche und Theologen zählen, die weit befähigter sind als in der Vergangenheit, die Mitglieder solcher Gruppen derart beeindrucken könne, dass sie und alle anderen sich in ihrem allbeschützenden Schatten vereinen.
O du lieber Freund! Wisse, dass Er, die überragende Persönlichkeit, zu allen Zeiten mit den Vollkommenheiten Seines jeweiligen Zeitalters begabt ist. Er stand in vergangenen Zeiten über Seinen Mitmenschen und besaß Gaben entsprechend den Tugenden Seiner Zeit. Aber in diesem Zeitalter des Strahlenglanzes, in dieser Ära Gottes, wird die überragende Persönlichkeit, das leuchtende Gestirn, der Auserwählte, mit solchen Vollkommenheiten und solcher Kraft strahlen, dass der Geist jeder Gemeinschaft und Gruppe am Ende geblendet ist. Und weil Er an geistigen Vollkommenheiten und himmlischen Errungenschaften allen anderen überlegen ist, weil Er fürwahr der Brennpunkt göttlicher Segnungen, die Achse des Lichtkreises ist, wird Er alle anderen umfassen. Ohne jeden Zweifel wird Er mit solcher Macht aufleuchten, dass Er alle Seelen in Seinem schützenden Schatten versammeln wird.
Wenn du dies alles sorgfältig bedenkst, stellst du fest, dass hier ein allumfassendes Gesetz waltet, das man in allen Dingen vorfindet: Das Ganze zieht den Teil an, und in einem Kreis dreht sich alles um die Achse. Denke über den GeistA29 nach: Weil Er der Brennpunkt geistiger Kraft war, der Quell geistiger Gnadengaben, gelang es Ihm, unter dem schützenden Tabernakel des Christentums alle widerstreitenden Sekten zu vereinen, obgleich Er am Anfang nur ein paar Seelen um sich scharte. Das geschah durch die Ihm gegebene allunterwerfende Kraft. Vergleiche Gegenwart und Vergangenheit und beachte den großen Unterschied; so kannst du Wahrheit und Gewissheit erlangen.
Die Unterschiede zwischen den Religionen der Welt sind auf die unterschiedlichen Geisteshaltungen zurückzuführen. Solange sich die Geisteskräfte unterscheiden, werden mit Sicherheit auch die Urteile und Meinungen der Menschen auseinandergehen. Wird aber eine einzige, allumfassende Wahrnehmungskraft eingebracht, eine Kraft, die alles andere einschließt, so werden diese unterschiedlichen Meinungen verschmelzen; geistige Harmonie und Einheit werden sichtbar werden. Als beispielsweise Christus offenbart wurde, standen die verschiedenen Völker der damaligen Zeit – Römer, Griechen, Syrer, Israeliten und andere – mit ihren Ansichten und Gefühlsregungen im Widerspruch zueinander. Sobald jedoch Seine allumfassende Kraft zum Tragen kam, gelang es ihr im Laufe von dreihundert Jahren allmählich, alle diese auseinanderstrebenden Geister unter dem Schutz und der Herrschaft eines Sammelpunktes zusammenzuführen, und alle hegten die gleichen geistigen Gefühle im Herzen.
Um mit einem Gleichnis zu sprechen: Wenn eine Armee verschiedenen Befehlshabern unterstellt wird, von denen jeder seinen eigenen Kriegsplan verfolgt, werden diese Befehlshaber sicherlich mit ihren Gefechtslinien und Truppenbewegungen voneinander abweichen. Sobald aber der oberste Heerführer, der die Kriegskunst gründlich beherrscht, die Führung übernimmt, werden die anderen Pläne verschwinden, denn der besonders befähigte Feldmarschall wird die gesamte Armee unter seine Kontrolle bringen. Das soll nur ein Gleichnis sein, kein genaues Abbild. Wolltest du nun sagen, alle anderen Generäle seien in der Kriegskunst ebenfalls bewandert, erprobt und erfahren, und würden sich deshalb nicht der Befehlsgewalt eines einzelnen unterstellen, wie unbeschreiblich groß er auch sei, so ist deine Behauptung unhaltbar; denn was oben geschildert ist, wird genauso geschehen, daran gibt es keinen Zweifel.
So verhält es sich auch mit den heiligen Manifestationen Gottes, im Besonderen mit der göttlichen Wirklichkeit des Größten Namens, der Schönheit Abhá. Ist Er erst einmal vor den versammelten Völkern der Welt offenbar, erscheint Er mit solcher Schönheit, solchem Zauber, so anziehend wie ein Josef im Ägypten des Geistes, dann schlägt Er alle Liebenden auf Erden in Seinen Bann.
Wenn Seelen als vergeistigte, strahlende Wesen in dieses Leben geboren werden, dann aber durch Belastungen und Versuchungen wahrhafter Vorzüge verlustig gehen und schließlich die Welt verlassen, ohne ihr Leben ausgeschöpft zu haben, so ist dies wahrlich ein Grund, traurig zu sein. Die allumfassenden Manifestationen Gottes enthüllen dem Menschen ihr Antlitz, nehmen jedes Elend, jede Heimsuchung auf sich und bringen ihr Leben zum Opfer, damit gerade diese vorbereiteten, aufnahmefähigen Menschen zu Aufgangsorten des Lichtes werden und das unvergängliche Leben erlangen. Das ist das wahre Opfer: sich selbst hinzugeben, wie es Christus tat, als ein Lösegeld für das Leben der Welt.
Der Einfluss heiliger Wesen und die Fortdauer ihrer Gnade für die Menschheit, nachdem sie die menschliche Hülle abgelegt haben, ist für die Bahá’í eine unumstößliche Tatsache, erscheinen doch die überflutenden Gnadengaben, die strömenden Segnungen der heiligen Manifestationen erst nach ihrem Aufstieg aus dieser Welt. Die Erhöhung des Wortes, die Enthüllung der Macht Gottes, die Bekehrung gottesfürchtiger Seelen, die Verleihung ewigen Lebens – all dies wuchs verstärkt nach dem Martyrium des Messias. So mehrten sich auch nach dem Hinscheiden der Gesegneten Schönheit die Gnadengaben, das Licht breitete sich noch strahlender aus, die Zeichen des Herrn und Seiner Macht wurden noch kraftvoller, der Einfluss des Wortes ist viel stärker, und es währt nicht mehr lange, bis die Sonne Seiner Wirklichkeit die ganze Erde mit ihrem Antrieb, ihrer Glut, ihrem Glanz und Segen umfassen wird.
Sei nicht traurig über den langsamen Fortschritt der Bahá’í-Sache dortzulande. Heute ist erst die frühe Morgendämmerung. Bedenke, wie in der Sache Christi dreihundert Jahre vergehen mussten, ehe ihr großer Einfluss offenkundig wurde. Heute, knapp sechzig Jahre nach seiner Geburt, ist das Licht dieses Glaubens bereits über den Planeten verbreitet.
Wenn die Gesundheitsorganisation, deren Mitglied du bist, unter den Schutz dieses Glaubens kommt, wird ihr Einfluss hundertfach zunehmen.
Du siehst, dass die Liebe unter den Bahá’í sehr groß ist, und diese Liebe ist die Hauptsache. Wie die Kraft der Liebe unter den Bahá’í in so hohem Maß entwickelt wurde und viel stärker ist als unter den Angehörigen anderer Religionen, so ist es mit allem anderen; denn die Liebe ist die Grundlage aller Dinge.
Was die Übersetzung der Bücher und Sendbriefe der Gesegneten Schönheit angeht, werden sie bald in jede Sprache mit Kraft, Klarheit und Anmut übersetzt werden. Sobald sie den Originalen entsprechend übersetzt sind, mit ihrer ganzen Kraft und der Anmut ihres Stils, wird der Strahlenglanz ihrer inneren Bedeutungen sich allenthalben verbreiten und die Augen der ganzen Menschheit erleuchten. Gib dein Bestes, um sicherzustellen, dass die Übersetzung dem Original entspricht.
Die Gesegnete Schönheit begab sich zu vielen Gelegenheiten nach Haifa. Du hast Ihn dort gesehen, aber du hast Ihn damals noch nicht erkannt. Ich hoffe, du erreichst die wahre Begegnung mit Ihm. Das bedeutet, Ihn mit dem inneren, nicht mit dem äußeren Auge zu sehen.
Das Wesen der Lehre Bahá’u’lláhs ist allumfassende Liebe; denn die Liebe begreift jede Vortrefflichkeit des Menschengeschlechtes in sich. Sie bewirkt, dass jede Seele voranschreitet. Sie schenkt jedem Menschen als Erbgut das ewige Leben. Bald wirst du Zeuge sein, dass Seine himmlischen Lehren, die Wahrheit in ihrer größten Herrlichkeit, die Himmel dieser Welt erhellen.
Das kurze Gebet, das du an den Schluss deines Briefes setztest, war in der Tat unverwechselbar, bewegend und schön. Sprich dieses Gebet zu allen Zeiten.
32
O ihr Dienerinnen des Herrn! In diesem Jahrhundert, dem Jahrhundert des allmächtigen Herrn, scheint die Sonne aus den Reichen der Höhe, das Licht der Wahrheit, in ihrem Mittagsglanz, und ihre Strahlen erleuchten alle Gefilde, denn heute ist das Zeitalter der Urewigen Schönheit, der Tag der Offenbarung des Größten Namens in all seiner Kraft und Macht – möge mein Leben Seinen Geliebten zum Opfer gebracht sein.
Wenn sich auch die Sache Gottes in den kommenden Zeitaltern entfalten und zur hundertfachen Stärke anwachsen wird, wenn auch der Sadratu’l-MuntaháA30 der ganzen Menschheit in seinem Schatten Schutz bieten wird, bleibt doch dieses gegenwärtige Jahrhundert unerreicht; denn es war Zeuge, wie dieser Morgen angebrochen und diese Sonne aufgegangen ist. Dieses Jahrhundert ist wahrlich der Quell Seines Lichtes, der Tagesanbruch Seiner Offenbarung. Künftige Zeitalter und Geschlechter werden die Verbreitung seines Glanzes und die Offenbarungen seiner Zeichen schauen.
Bemüht euch deshalb, dass ihr euren vollen Anteil an Seinen Segnungen erlangt.
33
O Diener Gottes! Wir haben zur Kenntnis genommen, was du an Jináb-i-ibn-i-Abhar geschrieben hast, ebenso deine Frage zu dem Vers: »Wer vor Ablauf eines vollen Jahrtausends den Anspruch auf eine unmittelbare Offenbarung von Gott erhebt, ist gewiss ein Lügner und Betrüger.«Q16
Dies bedeutet, dass jeder, der vor Ablauf eines vollen Jahrtausends – tausend Jahre wie bekannt, durch allgemeinen Brauch eindeutig festgelegt und keiner Erläuterung bedürftig – den Anspruch auf eine Offenbarung unmittelbar von Gott erhebt, mit Sicherheit falsch und ein Betrüger ist, selbst wenn er bestimmte Zeichen kundtut.
Dies bezieht sich nicht auf die Universale Manifestation; denn in den Heiligen Schriften ist deutlich dargelegt, dass Jahrhunderte, nein Jahrtausende sich vollenden müssen, ehe eine Manifestation wie diese wieder erscheint.
Es ist zwar möglich, dass nach Ablauf eines vollen Jahrtausends heilige Wesen ermächtigt werden, eine Offenbarung mitzuteilen; dies wird aber nicht durch eine Universale Manifestation geschehen. Deshalb entspricht jeder Tag im Zyklus der Gesegneten Schönheit in Wirklichkeit einem Jahr und jedes Jahr einem Jahrtausend.
Betrachte zum Beispiel die Sonne: Ihr Übergang von einem Tierkreiszeichen zum nächsten vollzieht sich in einer kurzen Zeitspanne, doch erst nach einer langen Zeit erreicht sie die ganze Fülle ihres Glanzes, ihrer Hitze und Pracht im Zeichen des Löwen. Sie muss den ganzen Umlauf durch die anderen Sternbilder vollenden, ehe sie wieder ins Zeichen des Löwen eintritt, um in vollem Glanz zu leuchten. In den anderen Häusern zeigt sie nicht die Fülle ihrer Hitze und ihres Lichtes.
Kern der Aussage ist, dass vor Ablauf von tausend Jahren kein Mensch sich erkühnen kann, auch nur ein Wort davon zu erwähnen. Alle müssen sich zur Klasse der Untertanen rechnen, den Geboten Gottes und den Gesetzen des Hauses der Gerechtigkeit ergeben und gehorsam. Sollte jemand auch nur um Haaresbreite von den Verordnungen des Universalen Hauses der Gerechtigkeit abweichen oder in seiner Ergebenheit zu ihm schwanken, so gehört er zu den Ausgestoßenen und Verworfenen.
Was den Zyklus der Gesegneten Schönheit betrifft, das Zeitalter des Größten Namens, so ist es nicht auf tausend oder zweitausend Jahre beschränkt…
Wenn gesagt wird, dass die Zeitspanne von tausend Jahren mit der Offenbarung der Gesegneten Schönheit beginnt und jeder Tag dieser Zeit tausend Jahre währt, soll sich dies auf den Zyklus der Gesegneten Schönheit beziehen, der sich in diesem Sinn über viele Zeitalter in die noch ungeborene Zukunft hinein erstrecken wird.
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O du, der du der Menschenwelt dienst! Dein Brief ist angekommen, und sein Inhalt machte uns außerordentlich froh. Er war ein schlüssiger Beweis, ein prachtvolles Zeugnis. Es ist angemessen und richtig, dass wir in diesem erleuchteten Zeitalter – dem Zeitalter des Fortschritts der Menschenwelt – uns aufopfern und dem Menschengeschlecht dienen sollen. Jede allumfassende Sache ist göttlich, jede begrenzte ist zeitlich. Die Grundsätze der heiligen Manifestationen Gottes waren demnach allumfassend und allumschließend.
Die unvollkommene Seele ist ichsüchtig und denkt nur an ihr eigenes Wohl. Aber wenn sich ihre Gedanken ein bisschen weiten, beginnt sie, an das Wohl und die Bequemlichkeit ihrer Familie zu denken. Wenn die Vorstellungen noch weiter gerichtet sind, kümmert sich der Mensch um das Glück seiner Mitbürger. Und wenn er noch weiter denkt, hat er den Ruhm seines Landes und seiner Rasse im Sinn. Wenn jedoch die Gedanken und Einsichten sich im höchsten Grade weiten, die Stufe der Vollkommenheit erreichen, wird sich der Mensch die Erhöhung des Menschengeschlechts angelegen sein lassen. Er wünscht dann allen Menschen das Beste und müht sich um Wohlergehen und Wohlfahrt aller Länder. Das ist ein Zeichen der Vollkommenheit.
So hatten die heiligen Manifestationen Gottes einen umfassenden, allumschließenden Plan. Sie mühten sich um das Leben eines jeden und stellten sich in den Dienst allgemeiner Erziehung. Ihr Betätigungsfeld war nicht begrenzt, nein, es war weit und allumfassend.
Deshalb musst auch du an alle denken, damit die Menschheit erzogen werde, ihr Charakter sich mäßige und diese Welt sich in einen Garten Eden verwandle.
Liebe alle Religionen und alle Rassen mit wahrer, aufrichtiger Liebe und zeige diese Liebe durch Taten, nicht durch Worte; denn letztere sind unbedeutend, da die meisten Menschen dem Wort nach schon Menschenfreunde sind. Die Tat aber ist das Beste.
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O Heerschar Gottes! Ein Brief, von euch allen unterschrieben, ist angekommen. Er war sehr beredt und voll Duft; es war eine Freude, ihn zu lesen.
Ihr schreibt über den Fastenmonat. Glücklich seid ihr, dass ihr dem Gebote Gottes gehorcht und das Fasten in der heiligen Zeit gehalten habt; denn körperliches Fasten ist äußeres Zeichen geistigen Fastens, es ist ein Symbol für Selbstzucht, dafür, dass man sich aller Triebe des Selbstes enthält, die Merkmale des Geistes annimmt, vom Himmelsodem weggetragen wird und an der Liebe Gottes Feuer fängt.
Euer Brief zeigt auch eure Einheit und Herzensverbundenheit. Ich hoffe, dass der Westen durch die grenzenlose Gnade, die Gott in diesem Zeitalter vergießt, zum Osten wird, zum Aufgangsort für die Sonne der Wahrheit, und dass die westlichen Gläubigen Morgenlichter werden, Offenbarer der Zeichen Gottes, dass sie vor den Zweifeln der Achtlosen beschützt bleiben, fest und unverrückbar im Bund und Testament; dass sie sich Tag und Nacht mühen, bis sie die Schlafenden erwecken, die Ahnungslosen achtsam machen, die Verstoßenen als vertraute Freunde in den engsten Kreis einbeziehen und den Mittellosen ihren Anteil an der ewigen Gnade geben. Lasst sie Rufer des Königreiches sein, laut die Bewohner dieser niederen Welt herbeirufen und zum Eintritt in das Reich der Höhe auffordern.
O Heerschar Gottes! In dieser Welt irrt jedes Volk durch seine eigene Wüste, kreuz und quer, wie es ihm Wahn und Launen eingeben, jeder seiner eigenen Grille folgend. Im Menschengewimmel der Erde ist allein die Gemeinde des Größten Namens los und frei von menschlichen Ränken; nur sie verfolgt keine eigennützigen Zwecke. Allein dieses Volk hat sich vor allen anderen mit Vorsätzen erhoben, die von der Selbstsucht gereinigt sind. So folgt es den Lehren Gottes, so schafft es und müht sich um das eine Ziel: diesen niedrigen Staub in den höchsten Himmel zu verwandeln, diese Welt zum Spiegel des Gottesreiches zu machen, sie zu verändern in eine andere Welt, damit die ganze Menschheit den Pfad der Rechtschaffenheit wandle und sich eine neue Lebensart zu eigen mache.
O Heerschar Gottes! Unter dem Schutz und mit der Hilfe der Gesegneten Schönheit – möge mein Leben ein Opfer für Seine Geliebten sein – sollt ihr euch so verhalten, dass ihr vornehm und leuchtend wie die Sonne unter den Menschenseelen hervorragt. Wenn einer von euch in eine Stadt kommt, soll er durch seine Aufrichtigkeit, seine Lauterkeit und Liebe, seine Ehrlichkeit und Treue, seine Wahrheitsliebe und Güte gegenüber allen Völkern der Welt zu einem Brennpunkt der Anziehungskraft werden, so dass die Menschen dieser Stadt ausrufen und sagen: »Dieser Mann ist ohne Zweifel ein Bahá’í, denn sein Benehmen, seine Haltung, seine Lebensweise, seine Sitten, seine Art und sein Wesen spiegeln die Eigenschaften der Bahá’í wider.« Bevor ihr diese Stufe erreicht, kann man nicht sagen, dass ihr dem Bund und Testament Gottes treu ergeben seid. Denn Er ist mit uns allen in unwiderleglichen Texten ein festes Bündnis eingegangen; es fordert von uns, dass wir nach Seinen heiligen Geboten und Ratschlägen handeln.
O Heerschar Gottes! Jetzt ist die Zeit, die Wirkungen und Vollkommenheiten des Größten Namens in diesem herrlichen Zeitalter offenbar zu machen, um über alle Zweifel erhaben zu beweisen, dass dies das Zeitalter Bahá’u’lláhs ist, vor allen anderen Zeitaltern ausgezeichnet.
O Heerschar Gottes! Wenn ihr einen Menschen seht, dessen ganze Aufmerksamkeit auf die Sache Gottes gerichtet ist, dessen einziges Bestreben es ist, dem Worte Gottes zur Wirkung zu verhelfen, der Tag und Nacht aus reiner Absicht der Sache Gottes dient, in dessen Verhalten nicht die geringste Spur von Egoismus oder eigensüchtigen Motiven zu erkennen ist, der vielmehr wie von Sinnen durch die Wildnis der Liebe Gottes wandert, nur aus dem Kelch der Gotterkenntnis trinkt und völlig darin aufgeht, Gottes süße Düfte zu verbreiten, verliebt in die heiligen Verse des Gottesreiches – so wisset fürwahr, dass dieser Mensch den Beistand und die Kraft des Himmels erhalten wird. Wie der Morgenstern wird er immerdar hell vom Firmament ewiger Gnade leuchten. Aber wenn er auch nur den geringsten Anflug von selbstischen Wünschen und Eigenliebe zeigt, werden seine ganzen Anstrengungen zunichte; er wird zerstört und bleibt hoffnungslos zurück.
O Heerschar Gottes! Preis sei Gott! Bahá’u’lláh löst der Menschheit die Ketten vom Nacken. Er befreit den Menschen von allem, was ihn fesselte, und sagt ihm: Ihr seid alle die Früchte eines Baumes und die Blätter eines Zweiges. Seid mitleidsvoll und gütig zum ganzen Menschengeschlecht! Behandelt Fremde wie Freunde! Haltet andere so lieb wie euer eigen Fleisch und Blut! Betrachtet Feinde als Freunde, Dämonen als Engel! Bezeugt dem Tyrannen die gleiche große Liebe wie den Ergebenen und Getreuen, und wie Gazellen aus den duftenden Städten Khaṭá und KhutanA31 bietet dem reißenden Wolf süßen Moschus. Seid den Furchtsamen eine Zuflucht, bringt den Verstörten Ruhe und Frieden, versorgt die Mittellosen, seid eine volle Schatzkammer für die Armen, eine Arznei für die Leidenden, Arzt und Pfleger für die Gebrechlichen, fördert Freundschaft, Ehre, Aussöhnung und Hingabe an Gott in dieser nichtigen Welt.
O Heerschar Gottes! Strengt euch mächtig an; dann könnt ihr diese Erde so mit Licht überfluten, dass diese Lehmhütte, die Welt, zum Paradies Abhá wird. Dunkel hat sich ausgebreitet, tierische Triebe gewinnen die Oberhand. Die Menschenwelt ist jetzt eine Kampfbahn wilder Bestien, ein Schlachtfeld, auf dem die Unwissenden und die Achtlosen ihre Gelegenheit ergreifen. Die Menschenseelen sind reißende Wölfe, Tiere mit verblendeten Augen; sie sind tödliches Gift oder nutzloses Unkraut – bis auf ganz wenige, die tatsächlich selbstlose Ziele und Pläne für das Wohl ihrer Mitmenschen hegen. Ihr aber müsst in dieser Sache, im Dienst an der Menschheit, euer ganzes Leben opfern, und wenn ihr euch so hingebt, müsst ihr frohlocken.
O Heerschar Gottes! Der Erhabene, der Báb, gab Sein Leben hin. Bahá’u’lláh, die Gesegnete Vollkommenheit, gab hundert Leben hin mit jedem Atemzug. Er trug Elend, Er litt Qualen, Er war eingekerkert, Er lag in Ketten. Er verlor Sein Heim und wurde in ferne Länder verbannt. Schließlich lebte Er bis ans Ende Seiner Tage im Größten Gefängnis. Ebenso hat eine große Anzahl der Geliebten Gottes, die Seinem Wege folgten, den Honig des Martyriums gekostet. Sie gaben alles hin: Leben, Besitz, Verwandtschaft, alles, was sie hatten. Wie viele Häuser wurden dem Erdboden gleichgemacht, wie viele Wohnungen wurden aufgebrochen und ausgeraubt, wie viele herrliche Gebäude liegen in Schutt und Asche, wie viele Paläste wurden zu Gräbern zerschlagen! Und all dies geschah, damit die Menschheit erleuchtet werde, damit Unwissenheit der Erkenntnis weiche, damit die Erdenmenschen zu Himmelsmenschen werden, Zwietracht und Uneinigkeit mit den Wurzeln ausgerissen werden, das Reich des Friedens auf der ganzen Welt errichtet werde. Nun strebet danach, dass diese Segensgabe sich zeige und diese höchste aller Hoffnungen in der Gemeinschaft aller Menschen glanzvoll verwirklicht werde.
O Heerschar Gottes! Hütet euch, eine Seele zu kränken, ein Herz zu betrüben oder einen Menschen mit euren Worten zu verletzen, sei er euer Bekannter oder ein Fremdling, Freund oder Feind. Betet für alle; bittet, dass alle selig werden und Vergebung finden. Hütet euch, hütet euch, Rache zu nehmen, selbst dann, wenn jemand nach eurem Blut dürstet. Hütet euch, hütet euch, die Gefühle eines anderen zu verletzen, auch wenn er ein Übeltäter ist und euch Böses wünscht. Schaut nicht auf die Geschöpfe, wendet euch ihrem Schöpfer zu. Überseht die nichtsnutzigen Leute, seht nur den Herrn der Heerscharen. Starrt nicht nieder in den Staub, schauet empor zur strahlenden Sonne, die jeden Flecken dunkler Erde im Lichte glühen lässt.
O Heerschar Gottes! Widerfährt euch Unheil, so seid geduldig und gelassen. Wie quälend euer Leid auch sei, bleibt ruhig, und mit vollkommenem Vertrauen auf Gottes überströmende Gnade trotzet dem Sturm der Trübsal und des feurigen Gottesgerichts.
Im vergangenen Jahr brachte eine Anzahl Ungläubiger von drinnen und draußen, altbekannte und fremde, vor dem Sultan der Türkei Verleumdungen gegen uns heimatlos Verbannte vor, schwere Anschuldigungen ohne jede Grundlage. Nach den Regeln der Klugheit entschloss sich die Regierung, diese Vorwürfe zu prüfen, und entsandte eine Untersuchungskommission in unsere Stadt. Es ist offenkundig, welche Möglichkeit sich damit den uns übel Gesinnten bot und welchen Sturm sie entfesselten; all dies übersteigt jede Schilderung durch die Zunge oder die Feder. Nur ein Augenzeuge kann wissen, welchen Aufruhr sie entfesselten, welches Erdbeben an Schmerzen die Folge war. Aber trotz alledem war die Antwort, sich ganz auf Gott zu verlassen und gelassen, vertrauensvoll, langmütig und ungestört in solchem Maße zu bleiben, dass ein Uneingeweihter uns für behaglich an Leib und Seele, vollkommen glücklich, blühend und friedevoll gehalten hätte.
Dann kam es soweit, dass die Denunzianten selbst, welche die verleumderischen Behauptungen gegen uns vorgebracht hatten, mit den Kommissionsmitgliedern gemeinsame Sache machten, um die Beschuldigungen zu ermitteln, so dass Kläger, Zeugen und Richter alle dieselben waren und das Ergebnis von vornherein ausgemacht war. Dennoch muss fairerweise festgestellt werden, dass bis jetzt Seine Majestät der Sultan der Türkei diesen falschen Anschuldigungen, dieser üblen Nachrede, dieser Schmach, diesen Fabeln und Verleumdungen keine Beachtung geschenkt und mit Gerechtigkeit gehandelt hat…
O Du unser Versorger! Du hast über die Freunde im Westen die Düfte des Heiligen Geistes gehaucht und den Himmel im Westen mit dem Lichte göttlicher Führung erleuchtet. Du hast zu Dir hingezogen, die einstmals fern von Dir waren. Fremde hast Du in liebreiche Freunde verwandelt, die Schlafenden erweckt und die Nachlässigen achtsam gemacht.
O Du unser Versorger! Steh diesen edlen Freunden bei, Dein Wohlgefallen zu gewinnen und Fremden wie Freunden wohlgesonnen zu sein. Geleite sie in die ewige Welt, lasse sie himmlischer Gnade teilhaftig sein und wirkliche Bahá’í werden, aufrichtig vor Gott. Bewahre sie vor Äußerlichkeit, gründe sie fest in der Wahrheit. Mache sie zu Zeichen und Beweisen für Dein Reich, zu funkelnden Sternen hoch über den Niederungen dieses Lebens. Lasse sie Hilfe und Trost für die Menschheit, Diener des Weltfriedens sein. Entzücke sie mit dem Wein Deines Ratschlusses und gib, dass sie alle auf dem Pfade Deiner Gebote wandeln.
O Du unser Versorger! Es ist dieses Dieners Herzenswunsch an Deiner Schwelle, die Freunde des Westens und des Ostens in fester Umarmung zu schauen, alle Mitglieder der menschlichen Gesellschaft voll Liebe in einer großen Gemeinde vereint zu sehen, wie die in einem mächtigen Meere versammelten Tropfen, wie die Vögel eines einzigen Rosengartens, die Perlen eines Ozeans, die Blätter eines Baumes, die Strahlen einer Sonne.
Du bist der Mächtige, der Gewaltige, und Du bist der Gott der Stärke, der Allmächtige, der Allsehende.
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O ihr beiden begünstigten Mägde des Herrn! Der Brief von Mutter Beecher ist eingetroffen. Er spricht in Wahrheit für euch beide. Deshalb schreibe ich euch beiden zusammen. Das ist für mich wundervoll; denn ihr beiden reinen Wesen seid wie ein einziger wertvoller Juwel, ihr seid zwei Zweige desselben Baumes, ihr betet beide denselben Geliebten an, ihr sehnt euch beide nach derselben strahlenden Sonne.
Es ist meine Hoffnung, dass sich alle Mägde Gottes dortzulande vereinen wie die Wellen einer unendlichen See. Der Wind bewegt sie nach seinem Belieben, jede ist von den andern getrennt, aber in Wahrheit sind sie alle eins mit der grenzenlosen Tiefe.
Wie gut ist es doch, wenn die Freunde sich so nahe sind wie ein Bündel Strahlen, wenn sie Seite an Seite stehen in einer starken, ungebrochenen Front. Denn jetzt vereint die Sonne der Welt des Seins mit ihren Strahlen der Wirklichkeit alle, die dieses Licht anbeten; in unendlicher Gnade sammeln diese Strahlen alle Völker unter diesem breiten Obdach. Deshalb müssen alle Seelen wie eine einzige Seele werden, alle Herzen wie ein Herz. Lasst alle frei werden von den vielfältigen Eigenarten, die aus Lust und Leidenschaft geboren sind, und lasst sie in der Einheit ihrer Liebe zu Gott eine neue Lebensbahn finden.
O ihr beiden Mägde Gottes! Jetzt ist es Zeit für euch, dass ihr segenspendende Kelche werdet, gefüllt bis zum Rand, belebende Winde aus dem Paradies Abhá, Moschusduft über euer Land verbreitend. Macht euch frei vom Leben dieser Welt. Sehnt euch auf jeder Stufe nach dem Nichtsein; denn wenn der Strahl zur Sonne zurückkehrt, wird er ausgelöscht; wenn der Tropfen zum Meer zurückkommt, verschwindet er, und wenn der aufrichtig Liebende seinen Geliebten findet, gibt er seine Seele auf.
Solange ein Wesen seinen Fuß nicht auf das Feld des Opfers setzt, ist es jeder Gunst und Gnade beraubt. Das Feld des Opfers aber ist der Zustand, da das Selbst stirbt, damit der strahlende Glanz des lebendigen Gottes hervorbrechen kann. Das Feld des Martyriums ist der Ort der Loslösung vom Selbst, der Ort, wo die Hymnen der Ewigkeit emporsteigen können. Tut, was ihr vermögt, um eures Selbstes völlig überdrüssig zu werden, und bindet euch an jenes strahlende Antlitz. Sowie ihr diese Höhen der Dienstbarkeit erreicht habt, werdet ihr alle erschaffenen Dinge in eurem Schatten versammelt finden. Das ist grenzenlose Gnade; das ist die höchste Souveränität. Das ist das Leben, das nicht vergeht. Alles andere ist letztlich nur offenbare Verdammnis und schlimmer Verlust.
Preis sei Gott, das Tor grenzenloser Gnade ist weit geöffnet, die himmlische Tafel ist gedeckt, die Diener des Barmherzigen und Seine Mägde sind zum Fest versammelt. Strebt danach, euren Anteil an diesem ewigen Mahl zu erhalten, damit ihr in dieser und der zukünftigen Welt geliebt und geachtet seid.
37
O ihr lieben Freunde ‘Abdu’l-Bahás! Ein gesegneter Brief von euch ist eingegangen; er berichtet über die Wahl eines Geistigen Rates. Mein Herz wurde sehr froh, als ich hörte, dass die Freunde jenes Gebietes – gelobt sei Gott – in vollkommener Einheit, Freundschaft und Liebe die neue Wahl abgehalten haben und dass es ihnen gelungen ist, Seelen zu wählen, die geheiligt sind, begünstigt an der Heiligen Schwelle, bekannt unter den Freunden für ihre Standhaftigkeit und Festigkeit im Bündnis.
Jetzt müssen sich diese gewählten Vertreter erheben, in Geistigkeit und Freude zu dienen, in reiner Absicht, stark angezogen vom Duft des Allmächtigen, kraftvoll gestützt vom Heiligen Geist. Lasst sie das Banner der Führung hissen, und als Soldaten der himmlischen Heerscharen lasst sie Gottes Wort erhöhen, Seinen süßen Duft verbreiten, die Menschenseelen erziehen und den Größten Frieden fördern.
Wahrlich, es wurden gesegnete Seelen gewählt. Im Augenblick, als ich ihre Namen las, überlief mich ein Schauer geistiger Freude, weil ich erkannte, dass dortzulande – gelobt sei Gott – Menschen erweckt wurden, welche Diener des Königreiches und bereit sind, ihr Leben für Ihn, der Seinesgleichen nicht hat, hinzugeben.
O meine lieben Freunde! Erleuchtet diesen Rat mit dem Glanz der Gottesliebe. Lasst ihn laut die freudigen Weisen der Himmelssphären anstimmen. Lasst ihn gedeihen durch die Speisen beim Abendmahl des Herrn, an der himmlischen Festtafel Gottes. Versammelt euch in ungetrübter Freude und sprecht zu Beginn eurer Zusammenkunft dieses Gebet:
O Du Herr des Königreiches! Leiblich sind wir hier versammelt, doch unsere verzückten Herzen sind von Deiner Liebe fortgetragen. Hingerissen sind wir vom Strahlenglanz Deines Antlitzes. Schwach, wie wir sind, harren wir der Offenbarungen Deiner Macht und Gewalt. Arm sind wir und mittellos, doch aus Deines Reiches Schatzkammern erhalten wir Wohlstand die Fülle. Nur Tropfen sind wir, doch speisen wir uns aus den Tiefen Deines Meeres. Nur Staubkörner sind wir, doch leuchten wir in Deiner Sonne herrlichem Strahlenglanz.
O Du unser Versorger! Sende Deine Hilfe auf uns nieder, so dass jeder von uns hier eine leuchtende Kerze werde, ein Anziehungspunkt, ein Bote, der zu Deinen himmlischen Reichen ruft, bis wir schließlich die Welt hienieden zum Spiegelbild Deines Paradieses machen.
O ihr meine lieben Freunde! Es ist die Pflicht der Räte jener Gebiete, miteinander in Verbindung und Briefverkehr zu stehen. Auch sollen sie sich mit den Räten im Osten austauschen, so dass sie Mittler für die Vereinigung der ganzen Welt werden.
O ihr geistigen Freunde! Eure Standhaftigkeit muss so groß sein, dass – sollten die Böswilligen alle Gläubigen töten und nur einen einzigen übrig lassen – der letzte Überlebende allein allen Völkern der Erde widerstünde und weiterhin nah und fern die heiligen Düfte Gottes verbreitete. Wenn euch eine Schreckensnachricht, ein Wort über schlimme Begebenheiten aus dem Heiligen Land erreicht, so sorgt dafür, dass ihr nicht wankt; seid nicht niedergeschlagen vor Kummer, seid nicht erschüttert. Vielmehr erhebt euch sofort mit eiserner Entschlossenheit und dient dem Reiche Gottes.
Dieser Diener an der Schwelle des Herrn war stets in Gefahr. Er ist auch jetzt in Gefahr. Zu keiner Zeit gab es für mich die geringste Hoffnung auf Sicherheit. Mein höchster Wunsch ist, aus dem gnadenreichen, randvollen Becher des Martyriums zu trinken, auf dem Feld des Opfers sterben zu dürfen und mich an jenem Wein zu laben, der das kostbarste Geschenk Gottes ist. Dies ist meine höchste Hoffnung, mein innigstes Sehnen.
Wir hören, dass die Sendschreiben IshráqátA32, ṬarázátA33, BishárátA34, TajallíyátA35 und KalimátA36 übersetzt und dortzulande veröffentlicht worden sind. In diesen Sendschreiben findet ihr ein Modell dafür, wie man sein und wie man leben soll.
38
O Dienerin Gottes, die du dich wie ein frischer, zarter Zweig im Windhauch der Liebe Gottes bewegst! Ich habe deinen Brief gelesen, der von deiner grenzenlosen Liebe, deiner tiefen Ergebenheit und deinem steten Gedenken an deinen Herrn kündet.
Verlasse dich auf Gott. Gib deinen eigenen Willen auf und halte an dem Seinen fest, lasse deine Wünsche beiseite und nimm die Seinen an, auf dass du Seinen Dienerinnen ein heiliges, geistiges Vorbild aus Gottes Reich werdest.
Wisse, o Dienerin, dass vor dem Antlitz Bahás die Frauen so viel gelten wie die Männer und dass Gott die ganze Menschheit nach Seinem Ebenbild erschaffen hat. Dies bedeutet, dass Männer und Frauen gleichermaßen die Verkünder Seiner Namen und Eigenschaften sind und vom geistigen Standpunkt aus keinen Unterschied zwischen ihnen besteht. Wer sich Gott nähert, ob Mann oder Frau, hat die größte Gunst erlangt. Wie viele glühend ergebene Dienerinnen haben sich im schützenden Schatten Bahás den Männern überlegen erwiesen und selbst die Berühmten der Erde überflügelt.
Das Haus der Gerechtigkeit jedoch ist gemäß dem ausdrücklichen Text des Gesetzes Gottes nur für Männer bestimmt; dies ist eine der Weisheiten Gottes, des Herrn, welche in absehbarer Zeit so klar wie die Sonne am Mittag offenbar werden wird.
Was nun euch betrifft, o ihr anderen Dienerinnen, die ihr die himmlischen Düfte liebt, haltet heilige Versammlungen ab und gründet Geistige Räte, denn sie sind die Grundlage für die Verbreitung der süßen Düfte Gottes; sie erhöhen Sein Wort, halten die Lampe Seiner Gnade hoch, verkünden Seine Religion und verbreiten Seine Lehren – und welche Gnade ist größer als diese? Diese Geistigen Räte werden vom Geist Gottes unterstützt. Ihr Verteidiger ist ‘Abdu’l-Bahá. Über sie breitet Er Seine Flügel aus. Welche Gnade ist größer als diese? Diese Geistigen Räte sind strahlende Leuchten und himmlische Gärten, aus denen die Düfte der Heiligkeit über alle Regionen wehen und die Leuchten der Erkenntnis über alles Erschaffene strahlen. Von ihnen strömt der Geist des Lebens nach allen Richtungen. Sie sind wahrlich zu allen Zeiten und unter allen Umständen die mächtigen Quellen des Fortschritts für den Menschen. Welche Gnade ist größer als diese?
39
O Magd Gottes! Dein Brief ist angekommen mit der Nachricht, dass in jener Stadt ein Rat errichtet wurde.
Schaut nicht auf eure geringe Zahl, sucht vielmehr nach Herzen, die rein sind. Eine geheiligte Seele ist tausend anderen Seelen vorzuziehen. Wenn eine Handvoll Menschen sich in Liebe, in völliger Reinheit und Heiligkeit mit von der Welt gelösten Herzen versammelt, wenn sie dabei die Empfindungen des Königreiches und die machtvoll anziehende Kraft des Göttlichen verspürt, wenn sie eins ist in froher Gemeinschaft, so wird diese Versammlung ihren Einfluss über die ganze Erde breiten. Das Wesen dieser Menschen, die Worte, die sie sprechen, die Taten, die sie tun, setzen die Segnungen des Himmels frei und lassen einen Schimmer der ewigen Seligkeit ahnen. Die himmlischen Heerscharen werden sie verteidigen, die Engel des Paradieses Abhá werden ohne Unterlass zu ihrer Hilfe herabsteigen.
»Engel« bedeuten die Bestätigungen Gottes und Seine himmlischen Kräfte. Auch sind Engel gesegnete Wesen, die alle Bindungen zur niederen Welt gelöst haben, befreit von den Ketten des Selbstes und den Wünschen des Fleisches, die Herzen verankert in den himmlischen Gefilden des Herrn. Sie sind aus dem Königreich und himmlisch, sie sind von Gott und geistig, sie offenbaren Gottes reiche Gnade, sie sind Aufgangsorte Seiner geistigen Segnungen.
O Dienerin Gottes! Gepriesen sei Gott, dein lieber Mann verspürt die süßen Düfte, die aus den Gärten des Himmels wehen. Nun musst du ihn Tag für Tag durch die Liebe Gottes und deine guten Taten immer näher zum Glauben hinziehen.
Das waren wahrhaftig schreckliche Geschehnisse in San Franzisko.A37 Katastrophen dieser Art sollen dazu dienen, die Menschen wachzurütteln und die Liebe ihrer Herzen zu dieser unbeständigen Welt zu schwächen. Nur in dieser niederen Welt geschehen so tragische Dinge: Dies ist der Becher, der bitteren Wein bietet.
40
O ihr Geliebten ‘Abdu’l-Bahás! Ich habe eure Berichte mit großer Freude gelesen; sie sind von einer Art, die das Herz ermuntert und erfrischt, die Seele glücklich macht. Wenn euer Rat durch den heiligen Hauch des Allbarmherzigen und durch Seine göttlichen Bestätigungen beharrlich, fest und standhaft bleibt, wird er beachtliche Ergebnisse hervorbringen und mit Unternehmungen von großer Tragweite Erfolg haben.
Die Geistigen Räte, die in diesem Zeitalter Gottes, in diesem heiligen Jahrhundert, zu errichten sind, hatten unbestreitbar nicht ihresgleichen in den vergangenen Zyklen, waren doch Ratsversammlungen, die Macht ausübten, bisher auf die Unterstützung kraftvoller Führerpersönlichkeiten angewiesen, während diese Räte auf die Hilfe der Schönheit Abhá gegründet sind. Verteidiger und Schutzherr jener anderen Ratsversammlungen war ein Fürst, ein König, ein Hohepriester oder die Masse des Volkes. Doch diese Geistigen Räte haben als Beschützer, Erhalter, Helfer und Beleber den allgewaltigen Herrn.
Schaut nicht auf die Gegenwart. Richtet euren Blick auf künftige Zeiten. Wie klein ist der Same zu Beginn, aber am Ende ist er ein mächtiger Baum. Schaut nicht auf den Samen, schaut auf den Baum, auf seine Blüten, Blätter und Früchte. Denkt an die Zeit Christi, als nur ein kleines Häuflein Ihm nachfolgte, und seht, was für ein mächtiger Baum aus diesem Samen wurde, seht seine Früchte. Nun werden noch größere Ereignisse eintreten; denn dies ist die Vorladung des Herrn der Heerscharen, dies ist der Posaunenstoß des lebendigen Herrn, dies ist die Hymne des Weltfriedens, dies ist das Banner der Redlichkeit, des Vertrauens und der Verständigung, aufgepflanzt inmitten all der vielfarbigen Völker des Erdballs. Dies ist die Sonne der Wahrheit mit ihrem Strahlenglanz; dies ist der Geist Gottes in all Seiner Heiligkeit. Diese mächtigste Sendung wird die ganze Erde umspannen; unter ihrem Banner werden sich alle Völker versammeln und Schutz finden. Deshalb wisset um die lebensnotwendige Bedeutung dieses zarten Samens, den der wahre Landmann mit den Händen Seines Erbarmens in die gepflügten Felder des Herrn säte und mit den Schauern der Segnungen und Gnadengaben wässerte; nun lässt Er ihn wachsen und gedeihen in der Wärme und im Lichte der Sonne der Wahrheit.
Deshalb, o ihr Geliebten Gottes, bringt Ihm euren Dank dar, denn Er lässt euch solchen Segen zukommen, solche Gaben empfangen. Selig seid ihr, mit dieser reichen Gnade wird euch frohe Botschaft zuteil.
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O du, der du treu und standhaft im Bündnis bist! Der Brief, den du geschrieben hast,… wurde mir gezeigt; die darin ausgedrückten Ansichten sind sehr lobenswert. Es ist die Pflicht des Geistigen Beratungsgremiums von New York, mit dem von Chikago voll übereinzustimmen. Beide Beratungsgremien müssen gemeinsam gutheißen, was sie für die Veröffentlichung und Verteilung geeignet finden. Anschließend mögen sie eine Kopie nach ‘Akká schicken, damit es auch hier gebilligt werde. Sodann wird das Material zurückgeschickt, damit es veröffentlicht und verbreitet werden kann.
Die Frage des Zusammenwirkens und der Übereinkunft der beiden Geistigen Räte von Chikago und New York ist von allergrößter Wichtigkeit, und sobald in Washington ordnungsgemäß ein Geistiger Rat gebildet ist, sollten jene beiden Räte auch zu diesem Geistigen Rat Bande der Einheit knüpfen. Zusammengefasst: Es ist der Wunsch Gottes, des Herrn, dass die Geliebten Gottes und die Dienerinnen des Barmherzigen im Westen Tag für Tag in Harmonie und Einheit enger zusammenkommen. Solange das nicht erreicht ist, wird die Arbeit nicht voranschreiten. Die Geistigen Räte sind vereint das wirksamste Werkzeug, um Einheit und Harmonie zu bewirken. Diese Angelegenheit hat höchste Bedeutung; dies ist der Magnet, der die Bestätigungen Gottes anzieht. Wenn dereinst die Einheit zwischen den Freunden – diese göttliche Geliebte – in all ihrer Schönheit mit dem Schmuck des Reiches Abhá angetan ist, werden jene Länder sicherlich in kurzer Zeit zum Paradies des Allherrlichen werden, und vom Westen her wird der Strahlenglanz der Einheit sein helles Licht auf die ganze Erde werfen.
Wir bemühen uns mit Herz und Seele, ohne Rast bei Tag und Nacht, ohne auch nur einen Augenblick der Ruhe, die Menschenwelt zum Spiegel der Einheit Gottes zu machen. Wie viel mehr müssen also die Geliebten des Herrn diese Einheit widerspiegeln? Und diese sehnliche Hoffnung, dieser unser brennender Wunsch wird erst dann sichtbar erfüllt sein, wenn sich die wahren Freunde Gottes erheben, die Lehren der Schönheit Abhá – möge mein Leben ein Lösegeld für Seine Geliebten sein – in die Tat umzusetzen. Eine Seiner Lehren lautet, dass Liebe und gute Absicht das Menschenherz so beherrschen müssen, dass die Menschen den Fremden als vertrauten Freund sehen, den Übeltäter als einen der ihren, den Ausländer als einen Angehörigen, den Feind als einen teuren, engen Gefährten. Wer sie tötet, den werden sie einen Lebensspender nennen; wer sich von ihnen abwendet, dem werden sie begegnen, als kehrte er sich ihnen zu; wer ihre Botschaft ablehnt, den werden sie betrachten, als anerkenne er die Wahrheit. Das bedeutet, sie müssen die ganze Menschheit so behandeln, wie sie die ihnen Wohlgesonnenen behandeln, ihre Mitgläubigen, ihre Angehörigen und ihre vertrauten Freunde.
Sollte diese Fackel die Weltgemeinschaft erleuchten, so werdet ihr bemerken, dass die ganze Erde einen Duft hervorbringt, dass sie ein wonnevolles Paradies geworden ist, dass ihre Oberfläche des höchsten Himmels Ebenbild ist. Dann wird die ganze Welt ein einziges Heimatland, ihre verschiedenen Völker ein einziges Geschlecht, die Nationen des Ostens und des Westens eine Hausgemeinschaft.
Ich hoffe sehr, dass dieser Tag kommen wird, dass dieser Glanz aufleuchtet, dass diese Schau in ihrer ganzen Schönheit enthüllt wird.
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O ihr Mitarbeiter, gestützt von Heerscharen aus dem Reich des Allherrlichen! Selig seid ihr, denn ihr seid im schützenden Schatten des Wortes Gottes zusammengekommen und habt Zuflucht gefunden in der Grotte Seines Bundes; ihr habt euren Herzen Frieden gebracht, indem ihr euch im Paradiese Abhá eingerichtet habt und von den sanften Winden aus dem Quell Seiner Güte wiegen lasset. Ihr habt euch erhoben, der Sache Gottes zu dienen, Seinen Glauben nah und fern zu verbreiten, Sein Wort zu künden und hoch die Banner der Heiligkeit aufzurichten in allen jenen Landen.
Beim Leben Bahás! Wahrlich, die vollkommene Kraft der Göttlichen Wirklichkeit wird euch die Segnungen des Heiligen Geistes einhauchen und euch helfen, eine Heldentat zu vollbringen, wie sie das Auge der Schöpfung noch nie geschaut hat.
O Gemeinschaft des Bundes! Wahrlich, die Schönheit Abhá gab den im Bündnis standhaften Geliebten das Versprechen, dass Er ihre Bestrebungen stärke mit dem stärksten Beistand und ihnen helfe mit Seiner siegreichen Macht. In kurzer Zeit werdet ihr sehen, wie eure erleuchtete Versammlung deutliche Zeichen und Merkmale in die Herzen und Seelen der Menschen prägt. Fasst Gottes Gewand fest am Saum und lenkt all euren Eifer darauf, Seinen Bund zu fördern und im Feuer Seiner Liebe immer heller zu lodern, auf dass eure Herzen vor Freude tanzen im Odem der Dienstbarkeit, der ‘Abdu’l-Bahás Brust entströmt. Sammelt eure Herzen, macht eure Schritte fest, vertraut auf die nie endenden Segensgaben, die eine nach der anderen aus dem Reich Abhá über euch kommen. Wann immer ihr in dieser strahlenden Versammlung zusammenkommt, seid gewiss, dass Bahás Strahlenglanz über euch leuchtet. Ihr müsst Übereinstimmung suchen und einig sein; ihr müsst in enger Verbindung zueinander stehen, eins sein mit Leib und Seele, bis ihr den Plejaden gleicht oder einer Kette glänzender Perlen. So werdet ihr fest stehen, so wird euer Wort gelten, euer Stern wird strahlen, und eure Herzen werden getröstet sein…
Wenn ihr den Beratungsraum betretet, sprecht dieses Gebet mit einem Herzen, das pocht aus Liebe zu Gott, und mit einer Zunge, die geläutert ist von allem außer Seinem Gedenken, auf dass der Allmächtige euch gnädiglich helfe, den höchsten Sieg zu erringen:
O Gott, mein Gott! Wir sind Deine Diener, die sich in Ergebenheit Deinem heiligen Antlitz zuwenden und sich an diesem herrlichen Tag von allem außer Dir loslösen. Wir sind zusammengekommen in diesem Geistigen Rat, einig in unseren Ansichten und Gedanken, und wir stimmen überein in dem Vorsatz, Dein Wort vor aller Menschheit zu erhöhen. O Herr, unser Gott! Mache uns zu Zeichen Deiner göttlichen Führung, zu Bannern Deines erhabenen Glaubens unter den Menschen, zu Dienern Deines mächtigen Bündnisses, o Du unser höchster Herr, zu Offenbarungen Deiner göttlichen Einheit in Deinem Reich Abhá und zu strahlenden Sternen, die über alle Regionen scheinen. Herr, hilf uns, dass wir Meeren gleichen, die in den Wogen Deiner wundersamen Gnade branden, Wassern, die von Deinen allherrlichen Höhen fließen, guten Früchten am Baume Deiner himmlischen Sache, Bäumen, die der Windhauch Deiner Großmut in Deinem himmlischen Weinberg bewegt. O Gott, lasse unsere Seelen dürsten nach den Versen Deiner göttlichen Einheit, unsere Herzen fröhlich sein durch den Strom Deiner Gnade, damit wir zusammenfließen wie die Wellen eines Meeres und ineinanderschmelzen wie die Strahlen Deines glänzenden Lichtes, bis unsere Gedanken, unsere Ansichten, unsere Gefühle eine Wirklichkeit werden, die den Geist der Eintracht über die ganze Welt hin kündet! Du bist der Gnädige, der Gütige, der Schenkende, der Allmächtige, der Barmherzige, der Mitleidvolle.
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Die Haupterfordernisse für jene, die miteinander beraten, sind Reinheit des Beweggrundes, strahlender Geist, Loslösung von allem außer Gott, Hingezogensein zu Seinen göttlichen Düften, Bescheidenheit und Demut vor Seinen Geliebten, Geduld und Langmut in Schwierigkeiten, Dienstbarkeit an Seiner erhabenen Schwelle. Wenn sie mit gnädigem Beistand diese Eigenschaften erlangen, wird ihnen vom unsichtbaren Reiche Bahás der Sieg gewährt.
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Seine MitgliederA38 müssen so miteinander beraten, dass sich kein Anlass für Unmut oder Zwietracht ergibt. Dies ist erreichbar, wenn jedes Mitglied in vollkommener Freiheit seine Meinung äußert und seine Argumente vorbringt. Es darf sich, sollte jemand widersprechen, auf keinen Fall verletzt fühlen; denn erst wenn eine Angelegenheit vollständig erörtert ist, kann sich der richtige Weg zeigen. Der zündende Funke der Wahrheit erscheint erst nach dem Zusammenprall verschiedener Meinungen. Wenn nach der Beratung ein Beschluss einstimmig gefasst wird, ist dies schön und gut; sollten aber, was der Herr verhüten möge, voneinander abweichende Meinungen bestehen bleiben, muss die Stimmenmehrheit gelten.
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Die erste Bedingung ist vollkommene Liebe und Harmonie unter den Mitgliedern des Rates. Sie müssen völlig frei sein von Entfremdung und in sich selbst Gottes Einheit offenbaren, denn sie sind die Wellen eines Meeres, die Tropfen eines Stromes, die Sterne eines Himmels, die Strahlen einer Sonne, die Bäume eines Obsthains, die Blumen eines Gartens. So keine Harmonie im Denken, keine vollkommene Einheit herrschen, wird jene Versammlung sich auflösen und jener Rat scheitern. Die zweite Bedingung ist, dass die Mitglieder des Rates vereint einen Vorsitzenden wählen und Richtlinien sowie eine Satzung für ihre Zusammenkünfte und Beratungen aufstellen. Der Vorsitzende soll für die Beachtung solcher Regeln und Bestimmungen sorgen, sie schützen und durchsetzen. Die anderen Mitglieder sollten ihnen Gehorsam leisten; sie sollten es unterlassen, sich über nebensächliche, nicht zur Sache gehörende Dinge zu unterhalten. Sie müssen, wenn sie zusammenkommen, ihr Angesicht dem Königreich der Höhe zuwenden und Hilfe erbitten aus dem Reiche der Herrlichkeit. Dann müssen sie mit höchster Hingabe, Höflichkeit, Würde, Sorgfalt und Mäßigung ihre Ansichten vortragen. Sie müssen in jeder Angelegenheit die Wahrheit erforschen und dürfen nicht auf ihrer eigenen Meinung bestehen; denn Starrsinn und Beharren auf der eigenen Ansicht führen schließlich zu Zank und Streit; die Wahrheit aber bleibt verborgen. Die verehrten Mitglieder müssen in aller Freiheit ihre eigenen Gedanken ausdrücken; es ist in keiner Weise erlaubt, dass einer die Gedanken des anderen herabsetzt. Nein, er muss die Wahrheit mit Augenmaß darlegen, und sollten sich Meinungsverschiedenheiten ergeben, so muss die Stimmenmehrheit gelten; alle müssen dann gehorchen und sich der Mehrheit fügen. Es ist auch nicht erlaubt, dass eines der verehrten Mitglieder innerhalb oder außerhalb der Sitzung gegen eine zuvor getroffene Entscheidung Einwände erhebt oder sie tadelt, selbst wenn die Entscheidung falsch wäre; denn solche Kritik würde verhindern, dass irgendeine Entscheidung in Kraft tritt. Kurz gesagt, was immer in Harmonie, Liebe und reiner Absicht getan wird, bewirkt Licht; wenn aber die geringste Spur von Entfremdung herrscht, wird das in schwarzes Dunkel führen… Wird dies beachtet, so ist jener Rat von Gott; andernfalls führt er zu Kälte und Entfremdung, die vom Bösen ausgehen… Wenn sie sich bemühen, diese Bedingungen zu erfüllen, wird ihnen die Gnade des Heiligen Geistes gewährt, und jener Rat wird zum Mittelpunkt göttlichen Segens. Die Heerscharen göttlicher Bestätigung werden seinen Mitgliedern zu Hilfe kommen, und Tag für Tag werden sie eine neue Ausgießung des Geistes erfahren.
46
O ihr, die ihr fest im Bündnis steht! ‘Abdu’l-Bahá ist ständig in gedanklicher Verbindung mit jedem Geistigen Rat, der durch die göttliche Großmut errichtet ward, dessen Mitglieder sich in völliger Hingabe zum göttlichen Königreich wenden und fest im Bündnis sind. Ihnen ist er aus ganzem Herzen zugetan, verbunden durch unvergängliche Bande. So ist der Austausch mit jener Versammlung aufrichtig, dauerhaft und ununterbrochen.
In jedem Augenblick bitte ich für euch um Hilfe, Gnade, neue Gunst und neuen Segen, damit Bahá’u’lláhs Bestätigungen wie ein Meer immerfort branden, das Sonnenlicht der Wahrheit über euch leuchte und ihr, gefestigt in eurem Dienst, Offenbarungen göttlicher Gabenfülle werdet, jeder zur Morgendämmerung dem Heiligen Lande zugewandt, zutiefst bewegt durch geistige Erfahrung.
47
O ihr wahren Freunde! Euer Brief kam an und brachte große Freude. Preis sei Gott, ihr habt Freunde bewirtet und das Fest eingeführt, das alle neunzehn Tage abgehalten werden soll. Wenn eine Versammlung mit größter Liebe vorbereitet wird, wenn die Anwesenden ihr Angesicht dem Reiche Gottes zuwenden, wenn das Gespräch die Lehren Gottes betrifft und die Anwesenden Fortschritte machen lässt – dann ist dies eine Versammlung des Herrn, und die festliche Tafel kommt vom Himmel hernieder.
Ich hoffe, dieses Fest wird alle neunzehn Tage gefeiert, denn es bringt euch enger zusammen; es ist der wahre Quell der Einheit und der Herzensgüte.
Ihr seht, in welchem Maße die Welt ständigen Unruhen und Kämpfen ausgesetzt ist und wie sich die Lage ihrer Völker zuspitzt. Hoffentlich gelingt es den Geliebten Gottes, das Banner menschlicher Einheit zu hissen, so dass das einfarbige Thronzelt des Himmelreichs seine schützenden Schatten über die ganze Erde wirft, dass die Missverständnisse zwischen den Völkern der Erde verschwinden, dass alle Nationen sich vermischen und einander behandeln wie Liebende.
Es ist eure Pflicht, zu jedem menschlichen Wesen überaus freundlich zu sein und jedem Gutes zu wünschen, für die geistige Erneuerung der Gesellschaft zu arbeiten, den Toten den Odem des Lebens einzuhauchen, nach den Geboten Bahá’u’lláhs zu handeln und auf Seinem Pfade zu wandeln – bis ihr die Welt des Menschen in die Welt Gottes verwandelt habt.
48
O ihr getreuen Diener der Urewigen Schönheit! In jedem Zyklus, in jeder Sendung war das Fest etwas Hochgeschätztes und Geliebtes. Denen, die Gott lieben, den Tisch zu bereiten, galt als löblich. Heute, in dieser unvergleichlichen Sendung, diesem Zeitalter der Großmut, trifft dies besonders zu. Heute wird ein Fest jubelnd begrüßt, denn es gehört wahrlich zu den Versammlungen, die dem Lobe Gottes und Seiner Verherrlichung dienen. Hier werden die heiligen Verse, die himmlischen Oden und Lobgesänge angestimmt, das Herz wird belebt und über sich selbst emporgehoben.
Die vornehmste Absicht ist, diese geistigen Regungen zu entflammen; aber zugleich ergibt es sich ganz natürlich, dass die Anwesenden zusammen etwas essen, so dass die Welt des Leibes die geistige Welt widerspiegelt und das Fleisch die Merkmale der Seele annimmt. Wie es hier geistige Freuden in Fülle gibt, so gibt es auch stoffliche Freuden.
Glücklich seid ihr, die ihr dieser Regel mit all ihrer mystischen Bedeutung folgt. So haltet ihr die Freunde Gottes munter und achtsam; ihr bringt ihnen Seelenfrieden und Freude.
49
Dein Brief ist eingetroffen. Du schreibst über das Neunzehntagefest, und das erfreut mein Herz. Diese Versammlungen lassen die göttliche Tafel vom Himmel herniederkommen und ziehen die Bestätigungen des Allerbarmers an. Ich hoffe, der Odem des Heiligen Geistes weht über sie hin, und jeder Anwesende schickt sich an, in großen Versammlungen mit beredter Zunge, mit einem vor Gottesliebe überströmenden Herzen den Sonnenaufgang der Wahrheit, das Morgenlicht des die ganze Welt erleuchtenden Tagesgestirns zu verkünden.
50
Ihr habt nach dem Fest in jedem Bahá’í-Monat gefragt. Dieses Fest wird gefeiert, Freundschaft und Liebe zu fördern, Gottes zu gedenken, Ihn mit bußfertigem Herzen anzuflehen und wohltätige Unternehmungen anzuregen.
Das heißt, die Freunde sollten dort bei Gott verweilen und Ihn verherrlichen, die Gebete und heiligen Verse lesen und einander in äußerster Zuneigung und Liebe begegnen.
51
Was das Neunzehntagefest betrifft, so erfreut es Geist und Herz. Wird dieses Fest angemessen gefeiert, so werden sich die Freunde alle neunzehn Tage einmal geistig erneuert finden, begabt mit einer Macht, die nicht von dieser Welt ist.
52
O Diener des einen wahren Gottes! Gepriesen sei der Herr! In jedem Land gibt es die Geliebten Gottes, und allesamt stehen sie im Schatten des Lebensbaumes, im Schutze Seiner Vorsehung. Seine Fürsorge und Gnade branden wie die ewigen Wogen der See, Seine Segnungen regnen ohne Unterlass aus Seinem ewigen Reich.
Wir sollten darum beten, dass Sein Segen uns in noch größerem Überfluss gewährt wird, und uns an den Mitteln festhalten, die eine noch mächtigere Ausgießung Seiner Gnade, ein noch volleres Maß Seines göttlichen Beistandes sichern.
Eines der wichtigsten Mittel ist der Geist wahrer Zusammengehörigkeit und liebevoller Gemeinschaft unter den Freunden. Erinnert euch des Wortes: »Von allen Pilgerfahrten die größte ist, ein sorgenbeladenes Herz zu erleichtern.«
53
Wahrlich, ‘Abdu’l-Bahá atmet den Duft der Liebe Gottes von jedem Versammlungsort, wo das Wort Gottes verkündet und schlüssige Beweise vorgebracht werden, die ihre Strahlen über die ganze Welt verbreiten, und wo über ‘Abdu’l-Bahás Not und Leid in den bösen Händen der Bündnisbrecher berichtet wird.
O Dienerin des Herrn! Sprich kein Wort über Politik; deine Aufgabe betrifft das Leben der Seele; denn dies führt wahrlich zur Freude des Menschen in Gottes Welt. Erwähne die Könige der Erde und die weltlichen Regierungen nur, um Gutes über sie zu sagen. Beschränke deine Rede darauf, die frohe Botschaft vom Reiche Gottes zu verbreiten, den Einfluss des Wortes Gottes und die Heiligkeit der Sache Gottes darzutun. Sprich über ewige Freude, geistiges Ergötzen und göttliche Eigenschaften; sprich darüber, wie die Sonne der Wahrheit über den Horizonten der Erde aufstrahlt und wie dem Körper der Welt der Geist des Lebens eingehaucht wird.
54
Ihr schreibt über die Zusammenkünfte der Freunde, und wie sie voll Friede und Freude sind. Natürlich ist das so, denn wo sich die geistig Gesinnten auch versammeln, regiert Bahá’u’lláh in all Seiner Schönheit. Deshalb bringen solche Begegnungen gewisslich grenzenloses Glück und Frieden hervor.
Heute ziemt es allen, nichts anderes mehr zu erwähnen und alle Dinge außer Acht zu lassen. Ihre Rede, ihr innerer Zustand seien zusammengefasst in den Worten: »Lasse alle meine Worte des Gebetes und des Lobpreises auf einen einzigen Kehrreim beschränkt sein; lasse mein ganzes Leben nur Dienst an Dir sein.« Das bedeutet: Lasst sie alle ihre Gedanken und Worte darauf konzentrieren, dass sie die Sache Gottes lehren, den Glauben Gottes verbreiten und alle dafür begeistern, sich mit den Eigenschaften Gottes auszuzeichnen; dass sie die Menschheit lieben, dass sie in jeder Hinsicht rein und heilig seien, makellos in ihrem öffentlichen und privaten Leben; dass sie aufrecht und losgelöst seien, voller Inbrunst und Glut. Alles muss aufgegeben werden außer dem Gedenken Gottes. Alles muss gering geachtet werden außer Seinem Lobpreis. Zu dieser Melodie der himmlischen Heerscharen will die Welt heute springen und tanzen: »Herrlichkeit sei meinem Herrn, dem Allherrlichen!« Aber wisset: Außer diesem Gesang Gottes wird kein Gesang die Welt aufrütteln, außer diesem Nachtigallenruf der Wahrheit aus dem Garten Gottes wird keine Melodie das Herz bezaubern. »Woher kommt dieser Sänger, der den Geliebten beim Namen nennt?«
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Es ziemt den Freunden, ein Treffen abzuhalten, eine Versammlung, in der sie Gott verherrlichen, ihr Herz an Ihn binden, die heiligen Schriften der Gesegneten Schönheit lesen und vortragen – möge meine Seele das Lösegeld für Seine Liebenden sein! Das Licht aus dem allherrlichen Reich, die Strahlen des höchsten Horizontes ergießen sich über solch leuchtende Versammlungen; denn sie sind nichts anderes als die Mashriqu’l-Adhkár, die Aufgangsorte der Erwähnung Gottes, die nach dem Gebot der Erhabensten Feder in jedem Dorf und jeder Stadt errichtet werden müssen… Mit der höchsten Reinheit und Weihe müssen diese geistigen Versammlungen abgehalten werden, so dass der Versammlungsort, seine Erde und die Luft um ihn her den duftenden Hauch des Heiligen Geistes verströmen.
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Wann immer eine Gruppe Menschen an einem Versammlungsort zusammenkommt, Gott zu verherrlichen, wann immer sie über die Geheimnisse Gottes sprechen, wird ohne Zweifel der Odem des Heiligen Geistes sanft über sie wehen, und jeder wird sein Teil davon empfangen.
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Wir hören von deiner Absicht, dein Haus von Zeit zu Zeit mit einem Treffen von Bahá’í zu zieren, wobei einige den Allherrlichen Herrn verherrlichen werden… Wisse: Wenn du dies zustande bringst, wird jenes irdische Haus ein Haus des Himmels, dieser Haufen Steine ein Versammlungsort des Geistes.
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Du fragst nach den Stätten der Andacht und ihrem tieferen Sinn. Die Weisheit der Errichtung solcher Bauwerke liegt darin, dass das Volk wissen soll: Zu einer bestimmten Stunde ist es Zeit, sich zu versammeln. Alle sollten dann zusammenkommen und sich, einträchtig aufeinander eingestimmt, im Gebet vertiefen, mit dem Ergebnis, dass aus dieser Versammlung Einheit und Liebe in den Menschenherzen wachsen und blühen.
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‘Abdu’l-Bahá hegt seit langem den Wunsch, dass dortzulande ein Mashriqu’l-Adhkár errichtet wird. Preis sei Gott, dank der tatkräftigen Bemühungen der Freunde ist vor kurzem die glückliche Nachricht darüber eingegangen. Dieser Dienst wird an der Schwelle Gottes hoch geschätzt; denn der Mashriqu’l-Adhkár begeistert die Liebenden Gottes, erleuchtet ihre Herzen und lässt sie fest und standhaft werden.
Die Sache hat größte Bedeutung. Wenn die Errichtung des Hauses der Andacht an einem öffentlichen Platz die Feindseligkeit von Übeltätern wachruft, muss die Versammlung dort an einem verborgenen Platz abgehalten werden. Selbst in jedem Dorf muss ein Platz als Mashriqu’l-Adhkár vorgesehen werden, sogar dann, wenn er unter der Erde läge.
Gelobt sei Gott! Euch war Erfolg beschieden. So gedenket Gottes zur Morgendämmerung; erhebt euch, Ihn zu preisen und zu verherrlichen. Selig seid ihr, und Freude sei mit euch, o ihr Rechtschaffenen, weil ihr den Aufgangsort des Lobpreises Gottes errichtet habt. Wahrlich, ich bitte den Herrn, dass Er euch zu Standarten des Heils, zu Bannern der Erlösung mache, hoch im Wind über Berg und Tal.
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Obwohl der Mashriqu’l-Adhkár, äußerlich betrachtet, ein stoffliches Gefüge ist, hat er geistige Wirkung. Er schmiedet Bande der Einheit von Herz zu Herz; er ist ein Sammelpunkt für die Menschenseelen. Jede Stadt, wo in den Tagen der Manifestation ein Tempel errichtet ward, hat Sicherheit, Beständigkeit und Frieden verbreitet; denn diese Gebäude waren der immerwährenden Verherrlichung Gottes geweiht, und nur im Gedenken Gottes kann das Herz Ruhe finden. Gütiger Gott! Der Bau des Hauses der Andacht hat gewaltigen Einfluss auf jeden Lebensabschnitt. Erfahrungen im Osten haben dies zur Tatsache gemacht. Selbst wenn in einem kleinen Dorf ein Haus zum Mashriqu’l-Adhkár bestimmt wurde, brachte es eine deutliche Wirkung hervor. Wie viel größer ist der Einfluss, wenn ein Mashriqu’l-Adhkár eigens erbaut wird!
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O Herr, der Du alle segnest, die fest im Bündnis stehen, indem Du sie fähig machst, aus Liebe zum Licht der Welt all ihren Besitz als Opfer hinzugeben für den Mashriqu’l-Adhkár, den Tagesanbruch Deines weitreichenden Lichtes und Verkünder Deiner Zeugnisse! Hilf Du diesen Gerechten, diesen Aufrichtigen und Gottesfürchtigen in dieser und der künftigen Welt, dass sie Deiner heiligen Schwelle immer näher kommen, und erleuchte ihre Angesichter mit Deinem Strahlenglanz.
Wahrlich, Du bist der Großmütige, der Ewig-Schenkende.
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O meine inniggeliebte Tochter im Königreich! Dr. Esslemont hat deinen Brief an ihn ins Land der SehnsuchtA39 weitergereicht. Ich las ihn mit größter Aufmerksamkeit vom Anfang bis zum Ende. Einerseits war ich zutiefst gerührt, weil du deine schönen Locken abgeschnitten hast mit der Schere der Loslösung von dieser Welt und der Selbstopferung auf dem Pfade des Königreiches. Andererseits war ich hoch erfreut; denn diese inniggeliebte Tochter hat einen solchen Geist der Selbsthingabe bewiesen, dass sie einen so teuren Teil ihres Leibes auf dem Pfade der Sache Gottes darbrachte. Hättest du mich gefragt, so wäre ich auf keinen Fall damit einverstanden gewesen, dass du auch nur ein einziges Haar deiner anmutigen Lockenpracht abgeschnitten hättest; nein, ich selbst hätte in deinem Namen für den Mashriqu’l-Adhkár gespendet. Deine Tat ist jedoch ein beredtes Zeugnis für deinen hehren Geist der Selbsthingabe. Du hast wahrlich dein Leben geopfert, und groß werden die geistigen Wirkungen für dich selber sein. Vertraue allezeit darauf, dass du Tag für Tag fortschreiten und weiter an Festigkeit und Beständigkeit wachsen wirst. Bahá’u’lláhs Gnadengaben werden dich umfangen, die frohe Botschaft aus der Höhe wird dir immer neu zuteil werden. Ist es auch dein Haar, das du geopfert hast, so wirst du doch vom Geist erfüllt sein, und ist es auch dieses vergängliche Stück deines Leibes, das du auf dem Pfade Gottes hingegeben hast, so wirst du doch die Gottesgabe entdecken, die himmlische Schönheit schauen, unvergängliche Herrlichkeit erwerben und ewiges Leben erlangen.
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O ihr gesegneten Seelen!A40 Euer Brief an Raḥmatu’lláh wurde zur Kenntnis genommen. Er enthielt vielerlei frohe Botschaften, vor allem die, dass durch die Kraft des Glaubens und die Beständigkeit im Bündnis zahlreiche Zusammenkünfte einberufen wurden und dass die Geliebten überall rege und aktiv sind.
Es war immer ‘Abdu’l-Bahás brennender Wunsch, dass die Gefilde jenes geheiligten Ortes, bereits in den frühesten Tagen der Sache Gottes neu belebt und grünend unter den Frühlingsschauern der Gnade, immerfort so leuchten und blühen, dass jedes Herz sich mit Freude füllt.
Gepriesen sei der Herr! Überall in Ost und West wurde Gottes Sache so verkündet und vorangetragen, dass sich niemand je vorstellen konnte, wie rasch der süße Duft des Herrn alle Bereiche durchdringt. Dies geschah wahrlich nur durch die vollendeten Gnadengaben der ewiggesegneten Schönheit, deren Gunst und siegreiche Macht immer wieder in überreichem Maß empfangen ward.
Eines der wunderbaren Ereignisse, das erst kürzlich eintrat, ist die Errichtung des Mashriqu’l-Adhkár im Herzen des amerikanischen Kontinents sowie die Tatsache, dass zahllose Seelen im Umkreis für die Errichtung dieses heiligen Tempels spenden. Unter ihnen ist eine hochgeschätzte Dame aus der Stadt Manchester, die auch gerne ihren Beitrag leisten wollte.
Da sie weder Gut noch Geld besaß, schnitt sie mit eigener Hand die schönen, langen, kostbaren Locken ab, die ihr Haupt anmutig zierten, und bot sie zum Verkauf an, um mit dem Erlös das Vorhaben des Mashriqu’l-Adhkár zu unterstützen.
Bedenkt: Obwohl in den Augen der Frauen nichts kostbarer ist als volles, langes, lockiges Haar, hat diese hochverehrte Dame dessen ungeachtet einen so seltenen, wundervollen Geist der Selbstaufopferung bekundet.
Und obgleich diese Tat nicht verlangt war und ‘Abdu’l-Bahá ihr nicht zugestimmt hätte, zeigt sie doch einen so hehren, edlen Geist der Hingabe, dass er zutiefst gerührt war. Wie kostbar das Haar in den Augen westlicher Frauen auch sei, kostbarer selbst als das Leben, gab sie es hin als ein Opfer für die Sache des Mashriqu’l-Adhkár!
Wie berichtet wird, tat einst der Gesandte GottesA41 Seinen Wunsch kund, dass eine Streitmacht in eine bestimmte Richtung vorstoßen solle. Den Gläubigen wurde die Erlaubnis gewährt, für den heiligen Krieg Beiträge einzuziehen. Unter den vielen Spendern war ein Mann, der tausend Kamele gab, jedes beladen mit Getreide, ein anderer stiftete die Hälfte seines Vermögens, wieder einer bot alles, was er hatte. Aber eine hochbetagte Frau, deren ganzer Besitz eine Handvoll Datteln war, kam zum Gesandten und legte Ihm ihren bescheidenen Beitrag zu Füßen. Daraufhin befahl der Prophet Gottes – möge mein Leben ein Opfer für Ihn sein –, dass diese Handvoll Datteln zuoberst auf alle gesammelten Spenden gelegt werde, damit ihr Wert und Vorrang vor allem anderen zum Ausdruck komme. Dies geschah, weil die alte Frau keinen anderen irdischen Besitz hatte.
In ähnlicher Weise hatte diese geschätzte Dame nichts zu geben als ihre kostbaren Locken, die sie ruhmreich für die Sache des Mashriqu’l-Adhkár opferte.
Denkt darüber nach, wie mächtig und stark die Sache Gottes geworden ist! Eine Frau aus dem Westen gibt ihr Haar für die Herrlichkeit des Mashriqu’l-Adhkár.
Das ist wahrlich eine Lektion für diejenigen, die begreifen.
Ich möchte noch sagen, ich bin sehr zufrieden mit den Geliebten in Najaf-Ábád; denn sie haben vom ersten Dämmerlicht der Sache Gottes bis zum heutigen Tage ausnahmslos unter allen Bedingungen einen großartigen Geist der Selbsthingabe bewiesen.
Zaynu’l-Muqarrabín hat sein Leben lang mit der ganzen Aufrichtigkeit seiner makellosen Seele für die Gläubigen in Najaf-Ábád gebetet und Gottes Gnade und Seine göttliche Bestätigung für sie erfleht.
Dem Herrn sei Dank, dass die Gebete dieser gütigen Seele erhört wurden; die Wirkungen sind überall offenkundig.
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Der Mashriqu’l-Adhkár ist eine der wichtigsten Institutionen auf der Welt. Er hat viele ergänzende Einrichtungen. Zwar ist er ein Haus der Andacht, ihm sind aber ein Krankenhaus, eine Apotheke, ein Hospiz für Reisende, eine Schule für Waisen und eine Universität für fortgeschrittene Studien angeschlossen. Zu jedem Mashriqu’l-Adhkár gehören diese fünf Dinge. Es ist meine Hoffnung, dass in Amerika jetzt der Mashriqu’l-Adhkár errichtet werde und dass dann allmählich das Krankenhaus, die Schule, die Universität, die Apotheke und das Hospiz folgen werden, alle nach dem wirksamsten, zweckmäßigsten Verfahren arbeitend. Macht dies alles unter den Geliebten des Herrn bekannt, so dass sie verstehen, wie überragend groß die Bedeutung dieses ›Aufgangsortes des Gedenkens Gottes‹ ist. Der Tempel ist nicht nur ein Ort der Anbetung. Er ist vielmehr in jeder Hinsicht ein umfassendes Ganzes.
O du liebe Magd Gottes! Wenn du nur erkennen könntest, welch hohe Stufe denjenigen Seelen bestimmt ist, die sich von der Welt lösen, mit aller Macht zum Glauben hingezogen sind und unter dem schützenden Schatten Bahá’u’lláhs lehren! Wie würdest du jubeln, wie würdest du voll Begeisterung und Entzücken die Flügel breiten und himmelwärts steigen – weil du ein Jünger auf diesem Pfad, ein Wanderer zu diesem Königreich bist.
Die Bedeutung der Worte, die ich in meinem Brief gebrauchte, als ich dich hieß, dich dem Dienst an der Sache Gottes zu weihen, ist: Richte deine Gedanken allein auf das Lehren des Glaubens. Handle Tag und Nacht nach den Lehren, Ratschlägen und Ermahnungen Bahá’u’lláhs. Das schließt eine Ehe nicht aus. Du kannst dir einen Mann nehmen und zugleich der Sache Gottes dienen; das eine schließt das andere nicht aus. Erkenne den Wert dieser Tage; lasse diese Gelegenheit nicht verstreichen. Bitte Gott, dich zu einer leuchtenden Kerze zu machen, damit du eine große Schar durch diese dunkle Welt führest.
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O du begünstigte Magd des Himmelreiches! Dein Brief ist eingetroffen. Er zeigt hohes Streben und edle Ziele, denn du möchtest eine Reise in den Fernen Osten unternehmen und bist bereit, große Mühsal auf dich zu laden, um die Seelen zu führen und weit und breit die frohe Botschaft vom Reich Gottes zu verkünden. Dieses Vorhaben zeigt, dass du, liebe Magd Gottes, das edelste aller Ziele im Herzen trägst.
Wenn du die frohe Botschaft überbringst, sprich gerade heraus und sage: Der Verheißene aller Völker der Welt ist jetzt offenbar. Denn alle Völker und Religionen erwarten einen Verheißenen, und Bahá’u’lláh ist der Eine, den alle erwarten; deshalb wird die Sache Bahá’u’lláhs die Einheit der Menschheit zustande bringen. Das Thronzelt der Einheit wird auf den Höhen der Welt errichtet werden, die Fahnen der einen Menschheit werden auf den Gipfeln der Erde gehisst. Wenn du deine Zunge lösest, diese große, frohe Botschaft zu künden, ist dies das Mittel, die Menschen zu lehren.
Deine geplante Reise geht allerdings in ein sehr fernes Land, und wenn nicht eine ganze Gruppe Menschen zur Verfügung steht, werden die frohen Botschaften dort nicht viel bewirken. Wenn du es für das beste hältst, reise stattdessen nach Persien und nimm den Rückweg über Japan und China. Dies scheint viel besser zu sein und weit vergnüglicher. In jedem Fall tu, was möglich erscheint, und es wird gutgeheißen.
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O du, der du Erleuchtung suchst beim Licht der Führung! Preise Gott, dass Er dich zum Licht der Wahrheit leitet und dich einlädt, das Reich Abhá zu betreten. Dein Blick ward erleuchtet, dein Herz in einen Rosengarten verwandelt. Ich bete für dich, dass du immerdar an Glauben und Gewissheit wachsest, einer Fackel gleich in den Versammlungen strahlest und ihnen das Licht der Führung spendest.
Sooft die Freunde Gottes zu einer erleuchteten Versammlung zusammentreten, ist ‘Abdu’l-Bahá, obzwar körperlich abwesend, mit Geist und Seele dabei. Ich bin immer auf der Reise nach Amerika und gewisslich mit durchgeistigten, erleuchteten Freunden vereint. Die Entfernung ist aufgehoben. Sie kann die enge, innige Verbindung zweier Seelen, die sich von Herzen nah sind, selbst dann nicht verhindern, wenn sie in zwei verschiedenen Ländern sind. So bin ich dein enger Gefährte, ganz auf dich eingestimmt und im Einklang mit deiner Seele.
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O du Herrin des Königreiches! Dein Brief aus New York ist angekommen. Sein Inhalt schenkt Freude und Glück, denn er zeigt, dass du mit festem Sinn und reiner Absicht entschlossen bist, nach Paris zu reisen, damit du in dieser stummen Stadt das Feuer der Liebe Gottes entzündest und mitten im Dunkel der stofflichen Welt wie eine strahlende Kerze leuchtest. Diese Reise ist sehr lobenswert und angebracht. Wenn du Paris erreichst, musst du dich bemühen, wie klein die Anzahl der Freunde auch sei, die Versammlung des Bündnisses zu errichten und die Seelen durch die Macht des Bündnisses zu beleben.
Paris ist tief entmutigt, in einem Zustand der Starre und bis jetzt nicht entflammt, obwohl die französische Nation aktiv und lebhaft ist. Die Stoffwelt hat Paris mit ihrem großen Zelt zugedeckt und religiöse Empfindungen beseitigt. Aber die Kraft des Bündnisses wird jede fröstelnde Seele erwärmen, wird auf alles Dunkle Licht verströmen und dem Gefangenen in den Klauen der stofflichen Welt Gottes Reich mit seiner wahren Freiheit bringen.
Erhebe dich jetzt in Paris mit der Kraft des Königreiches, mit göttlicher Bestätigung, mit echtem Eifer und Inbrunst, mit der Flamme der Liebe Gottes. Brülle wie eine Löwin, zeige solche Begeisterung und Liebe unter diesen wenigen Seelen, dass dir der Preis und Ruhm aus dem Gottesreich ständig zufließe und machtvolle Bestätigung auf dich herniederkomme. Bleibe gewiss! Wenn du entsprechend handelst und das Banner des Bündnisses hissest, wird Paris in Flammen stehen. Halte dich ständig an die Bestätigungen Bahá’u’lláhs und suche sie immerdar; denn sie verwandeln den Tropfen in ein Meer, die Mücke in einen Adler.
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O ihr, die ihr fest seid im Bund und Testament! Euer Brief kam an, und jeder eurer gesegneter Namen wurde zur Kenntnis genommen. Dieser Brief hatte göttliche Eingebungen und offenbare Gnadengaben zum Inhalt, denn er zeigte die Einheit der Freunde und den Einklang aller Herzen.
Heute kreist Gottes ganz besondere Gunst um Einheit und Einklang unter den Freunden, auf dass diese Einheit und dieser Einklang die Einheit der Menschenwelt verkünden, die Erde aus dem tiefen Dunkel des Hasses und der Feindschaft befreien und die Sonne der Wahrheit in hellem, vollkommenem Mittagsglanz erstrahlen lassen.
Alle Völker der Welt geben sich heute dem Eigennutz hin und bieten alles auf, ihre materiellen Interessen voranzutreiben. Sie beten sich selbst an, statt die göttliche Wirklichkeit und die Welt der Menschheit anzubeten. Mit Bedacht suchen sie ihren eigenen Vorteil und nicht das Gemeinwohl; denn sie sind Gefangene der stofflichen Welt, ohne Bewusstsein für die göttlichen Lehren, die Gaben des Königreiches und die Sonne der Wahrheit. Ihr aber, Preis sei Gott, seid derzeit mit dieser Gabenfülle besonders gesegnet: Ihr seid unter die Erwählten aufgenommen, ihr seid über den himmlischen Befehl im Bilde, ihr habt Einlass ins Reich Gottes erlangt, ihr wurdet Empfänger grenzenlosen Segens, getauft mit dem Wasser des Lebens, dem Feuer der Liebe Gottes und dem Heiligen Geist.
Strebet deshalb mit Herz und Seele danach, brennende Kerzen in der Versammlung der Welt zu werden, funkelnde Sterne am Horizont der Wahrheit, Sprachrohre für die Verkündigung des strahlenden Gottesreiches, damit die Menschenwelt verwandelt werde in ein Reich des Himmels, die niedere Welt in die Welt der Höhe, damit die Liebe Gottes und die Gnade des Herrn ihren Baldachin hoch über der Welt aufrichten, die Menschenseelen zu Meereswellen der Wahrheit werden, die Welt der Menschheit zu einem gesegneten Baum zusammenwachse, die Verse der Einheit erklingen und die Lieder der Heiligkeit bis zu den himmlischen Heerscharen aufsteigen.
Tag und Nacht flehe ich demütig zum Reiche Gottes und erbitte für euch grenzenlosen Beistand und Bestätigung. Schaut nicht auf eure eigenen Fähigkeiten und Möglichkeiten, sondern richtet euren Blick auf die vollendete Gnade, die göttlichen Segnungen und die Macht des Heiligen Geistes – die Macht, die den Tropfen zur See, den Stern zur Sonne werden lässt.
Preis sei Gott, die himmlischen Heerscharen sichern den Sieg, die Macht des Königreiches ist bereit zu helfen und beizustehen. Wolltet ihr jeden Augenblick eure Zunge lösen, um Dank zu sagen, ihr wäret dennoch unfähig, eurer Dankespflicht für diese Gaben gerecht zu werden.
Bedenkt: Wichtige Persönlichkeiten, deren Ruf über die ganze Welt verbreitet ist, werden binnen kurzem zu völliger Bedeutungslosigkeit dahinwelken, weil sie von dieser himmlischen Gabenfülle ausgeschlossen sind. Weder Ruf noch Namen lassen sie zurück, keine Frucht und keine Spur wird von ihnen bleiben. Aber über euch ist die Sonne der Wahrheit mit all ihrem Glanz aufgegangen, ihr habt ewiges Leben erlangt, ihr werdet immerdar am Horizont des Seins funkeln und strahlen.
Petrus war ein Fischer, Maria Magdalena eine Bäuerin. Aber weil ihnen Christi Segen zuteil ward, erstrahlte der Horizont ihres Glaubens, und sie leuchten bis zum heutigen Tage vom Himmel ewigwährender Herrlichkeit. Auf dieser Stufe zählen Verdienste und Fähigkeiten nicht. Nein, die Sonne der Wahrheit muss mit ihrem Strahlenglanz, der diese Spiegel erleuchtet, in Betracht gezogen werden.
Ihr ladet mich nach Amerika ein. Ich sehne mich selbst danach, dort in die strahlenden Angesichter zu schauen, mich mit den treuen Freunden zu unterhalten und mit ihnen zusammen zu sein. Aber die Magnetkraft, die mich an jene Gestade ziehen wird, ist die Einheit und Eintracht der Freunde, ihr Verhalten und Betragen im Einklang mit den Lehren Gottes, ihrer aller Standhaftigkeit im Bund und Testament.
O göttliche Vorsehung! Diese Versammlung Deiner Freunde ist von Deiner Schönheit angezogen und vom Feuer Deiner Liebe entflammt. Mache aus diesen Seelen himmlische Engel, erwecke sie zu neuem Leben durch den Odem Deines Heiligen Geistes, verleihe ihnen beredte Zungen und mutige Herzen, gib ihnen himmlische Kraft und barmherzige Empfindsamkeit. Mache sie zu Wegbereitern für die Einheit der Menschheit, zur Wirkkraft der Liebe und Eintracht in der Menschenwelt, so dass die gefährliche Finsternis dummer Vorurteile dem Sonnenlicht der Wahrheit weiche, diese düstere Welt erleuchtet werde, das stoffliche Reich die Strahlen der Geisteswelt aufnehme, die Farbenvielfalt zu einer Farbe verschmelze und das Loblied sich erhebe im Königreich Deiner Heiligkeit.
Wahrlich, Du bist der Allmächtige, der Allgewaltige!
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Du schreibst über Organisation. Bahá’u’lláhs göttliche Lehren, Warnungen und Ermahnungen sind offenkundig und klar. Sie bilden die Organisation des Gottesreiches, ihre Anwendung ist Pflicht. Die geringste Abweichung davon ist völliger Irrtum.
Du schreibst über meine Reise nach Amerika. Könntest du sehen, wie die Wogen der Arbeit ständig branden, so wüsstest du, dass die Zeit zum Reisen einfach nicht da ist. Selbst zu Zeiten eines festen Wohnsitzes ist stundenweise Ruhe fast unmöglich. So Gott will, hoffe ich, dass ich mich durch Bahá’u’lláhs Segen zur Reise entschließen kann, sobald Möglichkeiten vorhanden sind, Sinn und Herz zu beruhigen. Ich werde dir dann Nachricht geben.
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O du entzündete Kerze! Dein Brief ist angekommen. Sein Inhalt brachte geistige Freude, denn er war erfüllt von geistigen Gefühlen und zeigte, wie hingezogen dein Herz ist, wie hingegeben an das Reich Gottes und die Liebe zu Seinen göttlichen Lehren.
Wahrlich, du zeigst hehres Mühen, hast reine, heilige Vorsätze, wünschst nichts als Gottes Wohlgefallen, suchst nur grenzenlose Gnadengaben zu erreichen und bist bemüht, die göttlichen Lehren zu verbreiten und schwierige metaphysische Fragen zu erklären. Ich hoffe, dass du und deine verehrte Gemahlin durch die Gunst Bahá’u’lláhs täglich an Festigkeit und Standhaftigkeit wachsen werden, bis ihr in jenem gepriesenen Land zwei hoch flatternde Fahnen und zwei strahlende Leuchten werdet.
Ausgedehnte Reisen im Oktober nach Norden, Süden, Osten und Westen in Begleitung von Frau Maxwell, jener Kerze der Liebe Gottes, wären sehr zu begrüßen. Ich hoffe, dass sie sich vollständig erholen wird. Diese geliebte Dienerin Gottes gleicht einer Feuerflamme; Tag und Nacht denkt sie nur daran, Gott zu dienen. Einstweilen reist durch die nördlichen Staaten, und im Winter eilt in die Staaten des Südens. Euer Dienst sollte in beredten Vorträgen bei Versammlungen bestehen, in denen ihr die göttlichen Lehren verkündigt. Wenn möglich, unternehmt irgendwann eine Reise auf die Hawaii-Inseln.
Die Ereignisse, die bekannt geworden sind, wurden alle vor fünfzig Jahren aufgezeichnet in Bahá’u’lláhs Sendschreiben, die gedruckt, veröffentlicht und in aller Welt verbreitet wurden. Bahá’u’lláhs Lehren sind das Licht des Zeitalters und der Geist des Jahrhunderts. Erklärt sie einzeln bei jeder Zusammenkunft. Die erste ist das Suchen nach Wahrheit, die zweite die Einheit der Menschheit, die dritte der Weltfrieden, die vierte die Übereinstimmung zwischen Wissenschaft und göttlicher Offenbarung, die fünfte das Ablegen rassischer, religiöser, weltlicher und politischer Vorurteile, welche die Grundlage der Menschheit zerstören, die sechste ist Rechtschaffenheit und Gerechtigkeit, die siebte ist die Hebung der Sittlichkeit und himmlische Erziehung, die achte ist die Gleichwertigkeit der beiden Geschlechter, die neunte ist die Verbreitung von Wissen und Erziehung, die zehnte betrifft wirtschaftliche Fragen und so weiter und so fort. Strebet danach, dass die Seelen zum Lichte der Führung gelangen und sich an den Saum Bahá’u’lláhs klammern.
Der Brief, den du beigelegt hast, wurde durchgelesen. Wenn des Menschen Seele geläutert und gereinigt ist, werden geistige Bande geknüpft, und von diesen Banden kommen Empfindungen, die das Herz fühlt. Das Herz des Menschen gleicht einem Spiegel. Ist der Spiegel rein, so stellen sich die Herzen aufeinander ein und spiegeln sich gegenseitig; so werden geistige Gefühle erzeugt. Das ist wie in der Traumwelt, wenn der Mensch vom Greifbaren gelöst ist und Geistiges erfährt. Was für erstaunliche Gesetze wirken da, was für einzigartige Entdeckungen werden gemacht! Es kann sogar sein, dass ausführliche Botschaften empfangen werden…
Zum Schluss hoffe ich, dass die Freunde in Chikago vereint werden und jene Stadt erleuchten; denn in ihr ist das erste Morgenlicht der Sache Gottes erschienen, und darin liegt ihr Vorzug vor anderen Städten. Deshalb gebührt ihr besondere Achtung; vielleicht kann sie – so Gott will – von aller geistigen Not befreit werden, vollkommene Gesundheit erlangen und für Bund und Testament ein Mittelpunkt sein.
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O du geliebte Dienerin Gottes! Dein Brief ist angekommen. Sein Inhalt belegt die Tatsache, dass die Freunde sich mit vollendeter Ausdauer und Lebenskraft um die Verbreitung der himmlischen Lehren mühen. Diese Nachricht macht sehr froh und glücklich, hat doch jedes Zeitalter einen besonderen Geist, und liegt doch der Geist dieses erleuchteten Zeitalters in den Lehren Bahá’u’lláhs; denn sie begründen die Einheit der Menschenwelt und verbreiten weltumspannende Brüderschaft. Sie beruhen auf der Einheit von Wissenschaft und Religion sowie auf dem Forschen nach Wahrheit. Sie vertreten den Grundsatz, dass die Religion Freundschaft, Einheit und Einklang unter den Menschen bewirken muss. Sie begründen die Gleichwertigkeit beider Geschlechter und vertreten wirtschaftliche Grundsätze für das Glück jedes Menschen. Sie verbreiten Erziehung, so dass jede Seele möglichst hohen Anteil am Wissen hat. Sie tilgen und beseitigen Vorurteile religiöser, rassischer, politischer, patriotischer, wirtschaftlicher und anderer Art. Diese Lehren sind überall in den Schriften und Sendschreiben zu finden; sie bringen der Menschenwelt Erleuchtung und Leben. Wer sie verbreitet, dem steht wahrlich das Reich Gottes bei.
Der Präsident der Republik, Dr. Wilson, dient in der Tat dem Reich Gottes, denn er gönnt sich keine Ruhe und bemüht sich Tag und Nacht darum, dass die Rechte aller Menschen gewahrt und gesichert seien, dass die kleinen Nationen wie die größeren in Frieden und Wohlfahrt unter dem Schutz von Recht und Gerechtigkeit leben. Dies ist in der Tat eine edle Absicht. Ich vertraue darauf, dass die unvergleichliche Vorsehung solche Seelen in jeder Lage unterstützt und bestätigt.
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O du wahrer Freund! Lies in der Schule Gottes die Lektionen des Geistes und lerne vom Lehrer der Liebe die tiefsten Wahrheiten. Suche nach den Geheimnissen des Himmels und sprich über Gottes überströmende Gunst und Gnade.
Zwar bedeutet es den höchsten Ruhm der Menschheit, Wissenschaften und Künste zu erwerben, aber nur unter der Bedingung, dass des Menschen Strom in die mächtige See mündet und aus Gottes urewigem Quell Gottes Eingebung schöpft. Sobald das geschieht, ist jeder Lehrer ein uferloses Meer, jeder Schüler ein üppiger Springquell des Wissens. Wenn so das Streben nach Wissen zur Schönheit Dessen führt, der das Ziel allen Wissens ist, wie wunderbar ist dann die Absicht! Andernfalls mag vielleicht ein winziger Tropfen den Menschen vom Strom der Gnade fernhalten, denn mit Gelehrsamkeit gehen Hochmut und Stolz einher; das aber führt zu Irrtum und Gleichgültigkeit gegen Gott.
Die Wissenschaften von heute sind Brücken zur Wirklichkeit. Wenn sie also nicht zur Wirklichkeit führen, bleibt nur nutzlose Einbildung. Bei dem einen wahren Gott! Wenn Wissenserwerb nicht den Zugang bahnt zu Ihm, dem Alloffenbarsten, ist er nur offensichtlicher Verlust.
Es ist deine Pflicht, dir die verschiedenen Wissenszweige anzueignen und dein Antlitz der offenbaren Schönheit zuzuwenden, auf dass du ein Zeichen rettender Führung unter den Völkern der Welt seist, ein Brennpunkt des Verstehens in dieser Sphäre, von der die Weisen mit all ihrer Weisheit ausgeschlossen sind, außer denen, die das Reich des Lichtes betreten und Kunde erhalten von dem verschleierten, verborgenen Mysterium, dem wohlgehüteten Geheimnis.
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O Tochter des Gottesreiches! Dein Brief ist angekommen. Er zeigt, dass du alle deine Gedanken darauf richtest, Licht aus den Reichen des Geheimnisses zu empfangen. Solange der Mensch seine Gedanken verzettelt, erreicht er nichts; wenn sich aber sein Denken auf einen Punkt konzentriert, werden die Früchte wundervoll sein.
Die volle Kraft des Sonnenlichts kann man nicht erhalten, wenn es auf einen flachen Spiegel fällt. Scheint die Sonne aber auf einen konkaven Spiegel oder auf eine konvexe Linse, wird ihre ganze Hitze auf einen einzigen Punkt konzentriert, und dieser eine Punkt wird am heißesten brennen. So ist es auch notwendig, unser Denken auf einen Brennpunkt zu richten, damit es zu einer wirksamen Kraft wird.
Du möchtest den Riḍván-Tag mit einem Fest begehen und die Anwesenden in Frohsinn und Freude Sendschreiben vortragen lassen. Du bittest mich, dir einen Brief zu senden, der an diesem Tag verlesen werden soll. Hier ist mein Brief:
O ihr Geliebten und ihr Dienerinnen des Gnadenvollen! Dies ist der Tag, da die Sonne der Wahrheit am Horizont des Lebens aufging, ihre Herrlichkeit verbreitete und ihren Glanz mit solcher Macht verströmte, dass sie die dichten, hochgetürmten Wolken spaltete und an den Himmeln der Welt in ihrer ganzen Lichtfülle emporstieg. So seid ihr Zeugen, wie alles Erschaffene neu sich regt.
Seht, wie an diesem Tag Wissenschaften und Künste ihren Wirkkreis ausdehnen, welche wunderbaren technischen Fortschritte gemacht werden, zu welcher Höhe sich die Verstandeskräfte erheben und was für erstaunliche Erfindungen erscheinen.
Dieses Zeitalter ist in der Tat wie hundert andere Zeitalter zusammengenommen. Wenn ihr den Gewinn von hundert Zeitaltern zusammentragt und das Gesamtergebnis unserer Zeit dagegensetzt, wird der Gewinn dieses einen Zeitalters sich größer erweisen als der von hundert vergangenen. Nehmt zum Beispiel alle Bücher zusammen, die in vergangenen Zeitaltern geschrieben wurden, und vergleicht sie mit den Büchern und Abhandlungen unserer Zeit: Die Bücher, die allein in unseren Tagen geschrieben werden, übersteigen bei weitem die Gesamtzahl der Bände aller Jahrhunderte. Seht, welch mächtigen Einfluss die Sonne der Welt auf das innerste Wesen alles Erschaffenen ausübt.
Aber weh und ach, tausendmal weh und ach! Die Augen sehen es nicht, die Ohren sind taub, die Herzen und Gemüter vergessen diese höchste Gnadengabe. Strebt mit ganzem Herzen und ganzer Seele danach, die Schlafenden zu erwecken, die Blinden sehen und die Toten auferstehen zu lassen.
74
O du Vöglein, das so lieblich die Schönheit Abhá besingt! In dieser neuen, wunderbaren Sendung wurden die Schleier des Aberglaubens zerrissen und die Vorurteile der östlichen Völker missbilligt. Die Musik wurde bei einigen östlichen Völkern als verwerflich angesehen, aber in diesem neuen Zeitalter hat das Licht der Offenbarung in Seinen heiligen Sendbriefen besonders dargelegt, dass Musik, gesungen oder gespielt, geistige Nahrung für Herz und Seele ist.
Die Musik gehört zu den Künsten, die höchstes Lob verdienen. Sie bewegt alle Herzen, die traurig sind. O Shahnáz,A42 spiele und singe darum die heiligen Worte Gottes in den Versammlungen der Freunde mit herrlichen Tönen, so dass die Ketten des Kummers und der Sorge von den Hörern abfallen, ihre Seelen sich vor Freude erheben und sich demütig im Gebet dem Reiche der Herrlichkeit zuwenden.
75
Strebe mit Herz und Seele danach, Einigkeit und Harmonie zwischen Schwarz und Weiß zu schaffen; zeige damit die Einheit der Bahá’í-Welt, in der es keine Unterscheidung nach Rassen gibt, sondern nur auf die Herzen geachtet wird. Preis sei Gott, denn die Herzen der Freunde sind vereint und miteinander verbunden, seien sie vom Osten oder Westen, Norden oder Süden, seien sie Deutsche, Franzosen, Japaner oder Amerikaner, gehören sie der weißen, schwarzen, roten, gelben oder braunen Rasse an. Unterschiede der Hautfarbe, der Herkunft oder Rasse haben in der Bahá’í-Religion keine Bedeutung, im Gegenteil, die Bahá’í-Einheit überwindet sie alle und lässt all diese Einbildungen verschwinden.
76
O du, der du ein erleuchtetes Herz besitzt! Du bist wie die Pupille des Auges, der wirkliche Quell des Lichtes, denn Gottes Liebe hat ihre Strahlen auf dein innerstes Sein gerichtet, und du hast dein Antlitz dem Reich deines Herrn zugewandt.
Der Hass zwischen Schwarz und Weiß sitzt in Amerika sehr tief, aber ich hoffe, dass die Macht des Königreiches diese beiden Rassen in Freundschaft verbinden und ihnen als heilender Balsam dienen wird.
Führt sie dazu, nicht auf die Hautfarbe eines Menschen zu achten, sondern auf sein Herz. Ist des Menschen Herz von Licht erfüllt, so ist er der Schwelle seines Herrn nahe, wenn nicht, ist er seinem Herrn gegenüber gleichgültig, sei er weiß oder schwarz.
77
O du verehrte Dienerin Gottes! Dein Brief aus Los Angeles ist angekommen. Danke der göttlichen Vorsehung, dass du im Dienen Beistand fandest und die Einheit der Menschenwelt verkünden konntest, so dass die düsteren Unterschiede zwischen den Menschen verschwinden und die Einheit der Nationen wie ein Festzelt alle Bereiche überschattet. Ohne diese Einheit sind Ruhe und Behagen, Frieden und weltweite Aussöhnung unerreichbar. Unser erleuchtetes Jahrhundert braucht diese Erfüllung und verlangt danach. In jedem Jahrhundert wird nach den Bedürfnissen der Zeit ein besonderes, zentrales Thema von Gott bestätigt. In unserem erleuchteten Zeitalter ist es die Einheit der Menschenwelt. Jede Seele, die dieser Einheit dient, wird zweifelsohne unterstützt und bestätigt.
Ich hoffe, dass du in den Versammlungen mit einer süßen Melodie Lobpreisungen singen und allen damit Glück und Freude bringen wirst.
78
O du, der du reinen Herzens, geheiligten Geistes, unvergleichlichen Charakters und strahlenden Antlitzes bist! Dein Lichtbild ist angekommen und zeigt deine leibliche Gestalt in höchster Anmut und vollendeter Erscheinung. Du bist dunkel im Angesicht und hell im Charakter. Du bist wie die Pupille des Auges: dunkel an Farbe und doch Urquell des Lichtes und Offenbarer der abhängigen Welt.
Ich habe dich nicht vergessen, noch werde ich dich je vergessen. Ich flehe zu Gott, Er möge dich in Seiner Gnade zum Zeichen Seiner Gaben unter der Menschheit machen, dein Antlitz erleuchten mit dem Lichte solcher Segnungen, wie sie der barmherzige Herr verleiht, und dich damit für Seine Liebe auswählen in dieser Zeit, die vor allen vergangenen Jahrhunderten und Zeitaltern ausgezeichnet ist.
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O verehrte Persönlichkeit! Ich habe Ihr Werk The Gospel of WealthA43 gelesen und darin sehr zutreffende, vernünftige Empfehlungen gefunden.
Um es kurz zu fassen: Die Lehren Bahá’u’lláhs empfehlen freiwilliges Teilen, und das bedeutet mehr als den Ausgleich des Wohlstands; denn der Ausgleich muss von außen auferlegt werden, Teilen aber ist Sache der freien Wahl.
Der Mensch vervollkommnet sich durch gute Taten, die er freiwillig ausführt, nicht durch gute Taten, zu denen er gezwungen wird. Teilen ist ein persönlich gewählter Akt der Gerechtigkeit. Das heißt, die Reichen sollten den Armen Hilfe gewähren, sollten ihre Mittel für die Armen ausgeben, aber aus freien Stücken und nicht deshalb, weil die Armen dieses Ziel durch Gewalt erreichen. Denn die Ernte der Gewalt ist Aufruhr und der Zerfall der Gesellschaftsordnung. Andererseits führt freiwilliges Teilen, die frei gewählte Ausgabe der eigenen Mittel, zu Wohlfahrt und Frieden der Gesellschaft. Es erleuchtet die Welt; es verleiht der Menschheit Ehre.
Ich habe die edlen Wirkungen Ihrer Menschenfreundlichkeit in Amerika an verschiedenen Universitäten, in Friedensversammlungen und Vereinigungen zur Bildungsförderung gesehen, als ich dort von Stadt zu Stadt reiste. Deshalb bete ich für Sie, dass Sie allezeit von den Gnadengaben und Segnungen des Himmels umfangen sein mögen, um viele menschendienliche Werke in Ost und West zu vollbringen. Mögen Sie wie eine flammende Kerze im Reiche Gottes leuchten, mögen Sie Ehre und ewiges Leben erlangen, strahlend wie ein heller Stern am Horizonte der Ewigkeit.
80
O du, der du dein Angesicht Gott zuwendest! Dein Brief ist angekommen. Seinem Inhalt entnehme ich, dass du den Armen zu dienen wünschst. Welcher Wunsch könnte edler sein! Seelen, die aus dem Reich Gottes stammen, wünschen sich sehnsüchtig, den Armen dienen zu können, mit ihnen zu fühlen, freundlich zu den Unglücklichen zu sein und ihr Leben fruchtbar zu machen. Glücklich bist du, dass du diesen Wunsch hegst.
Übermittle deinen beiden Kindern meine innige Liebe und Güte. Ihre Briefe sind angekommen, aber weil ich keine Zeit habe, kann ich keine besonderen Briefe schreiben. Zeige ihnen in meinem Namen höchste Güte.
81
Die Dienste der Seelen, die während des Krieges für die Armen sorgten und in der Rot-Kreuz-Mission tätig waren, werden im Reiche Gottes angenommen und verhelfen ihnen zu ewigem Leben. Übermittle ihnen diese frohe Botschaft.
82
O du, der du fest im Bündnis stehst! Dein Brief ist angekommen. Du hast dir um jenen Gefangenen große Mühe gemacht, vielleicht trägt das Früchte. Sage ihm aber: »Die Bewohner dieser Welt sind eingesperrt im Gefängnis der Natur – einem Gefängnis, das immer währt und ewig ist. Wenn du derzeit in einem vergänglichen Gefängnis festgehalten wirst, sei nicht bekümmert. Es ist meine Hoffnung, dass du aus dem Gefängnis der Natur befreit werdest und zum Hofe des ewigen Lebens gelangest. Bete Tag und Nacht zu Gott, bitte um Vergebung und Verzeihung. Die Allmacht Gottes wird jede Schwierigkeit lösen.«
83
Übermittle im Namen ‘Abdu’l-Bahás deiner verehrten Frau meine Abhá-Grüße und sage ihr: »Güte, Ausbildung und Erziehung für die Gefangenen sind äußerst wichtig. Du hast dich bemüht, hast einige von ihnen erweckt und veranlasst, ihr Angesicht dem Reiche Gottes zuzuwenden. Diese edle Tat ist höchst annehmbar. Fahre voller Zuversicht damit fort. Übermittle den beiden Gefangenen in San Quentin meine freundlichsten Grüße und sage ihnen: ›Dieses Gefängnis ist in den Augen weiser Seelen eine Schule der Übung und der Entwicklung. Ihr müsst mit Herz und Seele danach streben, dass ihr für euren Charakter und eure Erkenntnis berühmt werdet.‹«
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O du geliebte Magd Gottes! Dein Brief kam an und sein Inhalt wurde zur Kenntnis genommen.
Für die Masse des Volkes ist die Ehe ein leibliches Band, und diese Verbindung kann nur vorübergehend sein, weil sie von vornherein dazu verurteilt ist, in einer körperlichen Trennung zu enden.
Unter dem Volk Bahás jedoch muss die Ehe sowohl eine leibliche als auch eine geistige Verbindung sein, da Mann und Frau vom selben Weine berauscht sind. Beide sind vom selben unvergleichlichen Antlitz bezaubert, beide leben und entwickeln sich durch den gleichen Geist, beide werden von der gleichen Herrlichkeit erleuchtet. Diese Verbindung ist geistiger Natur, und darum wird dieser Bund ewig bestehen. Ebenso werden sie sich in der stofflichen Welt einer starken, dauerhaften Verbindung erfreuen; denn wenn die Ehe auf Geist und Leib gegründet ist, ist sie eine echte Vereinigung, die überdauern wird. Ist die Verbindung jedoch nur eine leibliche, so ist sie gewiss nur vorübergehend und muss unvermeidlich zur Trennung führen.
Wenn daher das Volk Bahás zu heiraten gedenkt, muss dieser Bund eine echte Beziehung, ein geistiges wie körperliches Zusammenfinden sein, so dass diese Verbindung in allen Lebensabschnitten und Welten Gottes fortdauert, denn diese wahre Einheit ist ein Lichtstrahl der Liebe Gottes.
Ebenso werden die Seelen, wenn sie zu wahren Gläubigen heranwachsen, geistige Verwandtschaft erlangen und eine Zartheit aufweisen, die nicht von dieser Welt ist. Alle werden sie durch einen Hauch der göttlichen Liebe erhoben, und ihre Vereinigung, ihre Verbindung wird ebenfalls ewig bestehen. Seelen, die ihr Selbst dem Vergessen preisgeben, die menschliche Schwächen ablegen und sich von irdischen Bindungen lösen, werden zweifellos mit dem himmlischen Glanz der Einheit erleuchtet und in der unvergänglichen Welt alle zur wahren Vereinigung gelangen.
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Was die Frage der Heirat im Einklang mit dem Gesetz Gottes betrifft: Zunächst musst du jemanden finden, der dir gefällt, und dann unterliegt die Sache der Zustimmung von Vater und Mutter. Ehe du nicht gewählt hast, haben sie kein Recht, sich einzumischen.
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Bahá’í-Ehe bedeutet die Bindung zweier Partner aneinander, ihre gegenseitige Zuneigung mit Kopf und Herz. Jeder von beiden muss sich jedoch voller Sorgfalt bemühen, mit der Wesensart des anderen gründlich vertraut zu werden, so dass der feste Bund zwischen ihnen eine ewige Bindung werde. Ihr Bestreben muss sein, liebevolle Gefährten und für immer und ewig miteinander eins zu sein…
Die wahre Bahá’í-Ehe bedeutet, dass Mann und Frau leiblich und geistig eins sein sollen, dass sie einander ständig in ihrem geistigen Leben vervollkommnen und sich in allen Welten Gottes ewiger Einheit erfreuen. Dies ist die Bahá’í-Ehe.
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O du Zeichen der Erinnerung an den, der für die Gesegnete Schönheit starb! Kürzlich kam die glückliche Nachricht deiner Vermählung mit jenem leuchtenden Blatt und hat die Herzen des Volkes Gottes ungemein erfreut. Voller Bescheidenheit wurden Fürbitten an der Heiligen Schwelle dargebracht, dass diese Ehe den Freunden ein Freudenbote sei, dass sie ein Liebesband werde für alle Ewigkeit, dass sie ewigwährende Gaben und Früchte hervorbringe.
Aus der Trennung kommt alle Art Schaden und Leid, aber die Vereinigung von Erschaffenem führt zu höchst löblichen Ergebnissen. In der Paarung selbst der kleinsten Teilchen aus der Welt des Seins offenbart sich Gottes Güte und Gnade, und je höher die Stufe, umso bedeutender ist die Vereinigung. »Ehre sei Ihm, der alle Paare erschaffen hat aus den Dingen, welche die Erde hervorbringt, aus den Menschen selbst und aus den Dingen jenseits ihres Gesichtskreises.«Q17 Und erhaben über jede andere Verbindung ist die Verbindung der Menschen miteinander, besonders wenn sie in der Liebe Gottes zustande kommt. So wird die Ureinheit sichtbar, so wird die Grundlage der Liebe im Geiste gelegt. Es ist gewiss, dass eine Heirat wie die eure zur Offenbarung göttlichen Segens führt. So wünschen wir euch Glück und himmlischen Segen und bitten Ihn, die Gesegnete Schönheit, durch Seine Hilfe und Gnade dieses Hochzeitsfest zu einer großen Freude für alle zu machen und es mit der Harmonie des Himmels zu schmücken.
O mein Herr, o mein Herr! Diese beiden hellen Gestirne sind in Deiner Liebe vermählt, vereint in der Dienstbarkeit an Deiner heiligen Schwelle, in der Arbeit für Deine Sache. Mache diese Ehe zum Leitstern Deiner überreichen Gnade, o mein Herr, Du Allbarmherziger, und zum leuchtenden Strahl Deines Segens, Du Wohltäter, Du Immergebender, auf dass von diesem großen Baum Zweige sprießen, die grünen und blühen durch die Gaben, die wie der Regen aus den Wolken Deiner Gnade fallen.
Wahrlich, Du bist der Freigebige, wahrlich, Du bist der Allmächtige, wahrlich, Du bist der Mitleidvolle, der Allbarmherzige.
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O meine beiden geliebten Kinder! Als mich die Nachricht eurer Verbindung erreichte, brachte sie mir große Freude und Dankbarkeit. Preis sei Gott, diese beiden treuen Vögel suchen Schutz im gleichen Nest. Ich flehe zu Gott, dass Er sie befähige, eine ehrbare Familie zu gründen, denn die Bedeutung der Ehe liegt darin, eine reich gesegnete Familie aufzuziehen, damit sie voller Freude wie Kerzen die Welt erleuchte. Denn die Erleuchtung der Welt hängt von des Menschen Dasein ab. Gäbe es in dieser Welt den Menschen nicht, so wäre sie ein Baum ohne Frucht. Ich hoffe, dass ihr beide wie ein Baum werdet, anmutig frisch durch den Regen aus der Wolke der Güte, blühend und fruchtbar, so dass euer Geschlecht ewig fortdauert.
Auf euch sei die Herrlichkeit des Allherrlichen.
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O du, der du standhaft im Bündnis bist! Dein Brief vom 2. Mai 1919 ist eingetroffen. Danke Gott, dass du in Prüfungen fest und standhaft bist und dich an das Reich Abhá hältst. Keine Betrübnis kann dich wankend machen, kein Unheil dich verwirren. Erst wenn der Mensch geprüft wird, trennt sich das reine Gold deutlich von der Schlacke. Schmerzenspein ist das Feuer der Prüfung, darin das reine Gold prächtig glänzt, alles Unreine jedoch schwarz wird und verbrennt. Du bist jetzt, Dank sei Gott, fest und standhaft in Prüfungen und Heimsuchungen. Sie erschüttern dich nicht.
Deine Frau ist nicht im Einklang mit dir, doch – Gott sei gelobt – die Gesegnete Schönheit ist zufrieden mit dir und verleiht dir reiche Segensgaben. Bemühe dich aber auch weiterhin, geduldig mit deiner Frau zu sein; vielleicht wird sie verwandelt und ihr Herz erleuchtet. Dein Beitrag für die Lehrarbeit ist hoch anzuerkennen. Er wird im Reich Gottes ewig erwähnt werden; denn er führt zur Verbreitung der Düfte und zur Erhöhung von Gottes Wort.
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O Gott, mein Gott! Deine Magd ruft Dich an, wendet vertrauensvoll ihr Angesicht Dir zu mit Bitten und Flehen: Ergieße über sie Deine himmlischen Gnadengaben, enthülle ihr Deine geistigen Geheimnisse und wirf auf sie das Licht Deiner Göttlichkeit.
O mein Herr! Mache die Augen meines Gemahls sehend, erfreue sein Herz mit dem Lichte Deiner Erkenntnis, ziehe sein Gemüt hin zu Deiner strahlenden Schönheit und erheitere seinen Geist mit der Enthüllung Deiner offenbaren Herrlichkeit.
O mein Herr! Nimm den Schleier von seinen Augen, lasse Deine reichen Gnadengaben auf ihn herabregnen, berausche ihn mit dem Wein der Liebe zu Dir, mache ihn zu einem Deiner Engel, deren Füße über die Erde wandeln, während ihre Seelen sich in die höchsten Himmel aufschwingen. Mache ihn zu einer strahlenden Lampe, die mit dem Licht Deiner Weisheit inmitten Deines Volkes scheint.
Wahrlich, Du bist der Kostbare, der Immergewährende, der Freigebige.
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O du, der du dich im Gebet vor dem Reiche Gottes niederbeugst. Selig bist du, denn die Schönheit des göttlichen Antlitzes hat dein Herz entzückt, das Licht innerer Weisheit hat es ganz erfüllt, und der Glanz des Gottesreiches leuchtet darin. Wisse, dass Gott in allen Lebenslagen mit dir ist, dass Er dich schützt vor den Wechselfällen dieser Welt und dich zu einer Dienerin in Seinem großen Weinberg gemacht hat…
Was deinen verehrten Gemahl betrifft, so musst du ihn voller Güte behandeln, auf seine Wünsche Rücksicht nehmen und stets auf Ausgleich bedacht sein, bis er sieht, dass deine Zuneigung zu ihm, deine Liebe zu Gott und auch deine Rücksicht auf seine Wünsche in allen Lebenslagen nur zugenommen haben, weil du dich dem Reiche Gottes zugewandt hast.
Ich bitte den Allmächtigen, dich fest in Seiner Liebe zu bewahren und dich immerdar die süßen Düfte der Heiligkeit in alle jene Bereiche verströmen zu lassen.
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O ihr, die ihr beide an Gott glaubt! Der Herr, einzig ist Er, hat Mann und Frau erschaffen, damit sie in engster Gemeinschaft miteinander leben und wie eine einzige Seele seien. Sie sind zwei Gefährten, zwei nahe Freunde, die gegenseitig auf ihr Wohl bedacht sein sollten.
Wenn sie so leben, werden sie diese Welt vollkommen zufrieden, glückselig und heiteren Gemüts durchschreiten, um im Himmelreich zum Ziel göttlicher Gnade und Gunst zu werden. Aber wenn sie sich anders verhalten, wird sich ihr Leben in großer Bitterkeit verzehren, jeden Augenblick werden sie den Tod herbeisehnen, und im Himmelreich werden sie beschämt sein.
Seid daher bemüht, mit Leib und Seele wie zwei Tauben in einem Nest miteinander zu wohnen, denn dies bedeutet Segen in beiden Welten.
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O du Dienerin Gottes! Jede Frau, die Gottes Dienerin wird, überstrahlt in ihrer Herrlichkeit die Kaiserinnen der Welt, denn sie ist Gott verbunden, und ihre Souveränität währt ewiglich. Dagegen wird eine Handvoll Staub Namen und Ruf jener Kaiserinnen auslöschen. Mit anderen Worten: Sobald sie ins Grab sinken, werden sie zunichte. Die Dienerinnen des Königreichs Gottes dagegen genießen ewige Souveränität, unangetastet von der Vergänglichkeit der Jahrhunderte und der Geschlechterfolgen.
Denke darüber nach, wie viele Kaiserinnen seit der Zeit Christi kamen und gingen. Jede herrschte über ein Land; aber heute sind alle Spuren und Namen von ihnen verloren, während Maria Magdalena, die nur eine Bäuerin und Gottes Dienerin war, noch immer vom Horizonte ewiger Herrlichkeit strahlt. Strebe deshalb danach, Gottes Dienerin zu bleiben.
Du hast die Tagung gelobt. Diese Jahrestagung wird in Zukunft große Bedeutung erlangen, denn sie dient dem Reiche Gottes und der Menschenwelt. Sie verkündet den Weltfrieden und legt den Grund für die Einheit der Menschheit. Sie befreit die Seelen von religiösen, rassischen und weltlichen Vorurteilen und versammelt sie im Schatten von Gottes einfarbigem Thronzelt. So preise denn Gott, dass du solch einer Tagung beiwohnen und den göttlichen Lehren lauschen durftest.
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O Dienerinnen der Schönheit Abhá! Euer Brief kam an, und ihn zu lesen, brachte große Freude. Gelobt sei Gott, die Frauen unter den Gläubigen haben Treffen veranstaltet, um zu lernen, wie man den Glauben verbreitet, die süßen Düfte der Lehren verströmt und Pläne für die Erziehung der Kinder aufstellt.
Diese Zusammenkunft muss durch und durch geistig sein. Das bedeutet, die Diskussionen müssen sich darauf beschränken, klare und schlüssige Beweise aufzustellen, dass die Sonne der Wahrheit in der Tat aufgegangen ist. Weiterhin sollten sich die Anwesenden mit allen Möglichkeiten der Mädchenerziehung beschäftigen, mit dem Mädchenunterricht auf verschiedenen Wissensgebieten: Wohlverhalten und ordentliche Lebensführung, Charakterbildung, Keuschheit und Treue, Standhaftigkeit, Kraft, Entschlossenheit, fester Vorsatz; ferner Haushaltsführung, Kindererziehung und was sonst Mädchen besonders brauchen. Aufgezogen in der Hochburg aller Vollkommenheiten, versehen mit dem Schutz eines edlen Charakters, werden diese Mädchen, wenn sie selbst Mütter sind, ihre Kinder von frühester Jugend an zu einem edlen Charakter und zu rechtem Verhalten erziehen.
Lasst sie auch lernen, was der leiblichen Gesundheit dient und wie sie ihre Kinder vor Krankheit schützen können.
Wenn so alles wohl geordnet ist, wird jedes Kind zu einer unvergleichlichen Pflanze in den Gärten des Paradieses Abhá.
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O Dienerinnen des Herrn! Die geistige Versammlung, die ihr in jener erleuchteten Stadt einberufen habt, ist überaus segensreich. Ihr habt große Anstrengungen unternommen, habt die anderen übertroffen, euch erhoben, an der Heiligen Schwelle zu dienen, und himmlische Gnadengaben erlangt. Nun müsst ihr euch mit allem geistigen Eifer in dieser erleuchteten Versammlung treffen, die Heiligen Schriften vorlesen und des Herrn gedenken. Legt Seine Zeugnisse und Beweise dar. Arbeitet für die Führung der Frauen in jenem Lande, lehrt die jungen Mädchen und Kinder, damit die Mütter ihre Kleinen von frühester Kindheit an sorgfältig erziehen, sie zu einem guten Charakter und hoher Sittlichkeit anleiten, sie zu allen Tugenden der Menschheit führen, die Entwicklung tadelnswerten Betragens verhindern und sie im Schoße der Bahá’í-Erziehung fördern. So sollen diese zarten Kinder am Busen der Erkenntnis und Liebe Gottes genährt werden. So sollen sie wachsen und gedeihen, erzogen in Rechtschaffenheit, menschlicher Würde, Entschlossenheit und im Willen zu Strebsamkeit und Ausdauer. So sollen sie Beständigkeit in allen Dingen lernen, den Willen, voranzukommen, Hochherzigkeit und edle Entschlossenheit, Keuschheit und Reinheit des Lebens. So sollen sie fähig werden, was immer sie unternehmen, zu einem erfolgreichen Ende zu führen.
Die Mütter sollten daran denken, dass alles, was Kindererziehung berührt, den Vorrang hat. Sie sollten in dieser Hinsicht jede Anstrengung unternehmen, denn wenn der Zweig grün und zart ist, wird er in jede vorgegebene Richtung wachsen. Darum ist es die Pflicht der Mütter, ihre Kleinen so heranzuziehen, wie ein Gärtner seine jungen Pflanzen pflegt. Tag und Nacht sollen sie sich bemühen, in ihren Kindern Glauben und Gewissheit, Gottesfurcht, Liebe zu dem Geliebten der Welten sowie alle guten Eigenschaften und Charakterzüge zu verankern. Wann immer eine Mutter sieht, dass ihr Kind etwas gut gemacht hat, soll sie es loben, ihre Anerkennung äußern und sein Herz erfreuen. Und wenn sich der kleinste unerwünschte Zug zeigt, soll sie dem Kind raten, die Mittel der Vernunft gebrauchen und erforderlichenfalls das Kind auch durch sanften mündlichen Tadel strafen. Es ist jedoch nicht erlaubt, ein Kind zu schlagen oder es verächtlich zu machen, denn der Charakter des Kindes wird durch Prügel oder Beschimpfung völlig verdorben.
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O Dienerinnen des Barmherzigen! Bringt der Urewigen Schönheit euren Dank dar, dass ihr erhoben und versammelt wurdet in diesem mächtigsten Jahrhundert, diesem erleuchtetsten Zeitalter. Als angemessenen Dank für diesen Segen bleibt fest und stark im Bündnis, folgt den Geboten Gottes und dem heiligen Gesetz und säugt eure Kinder vom ersten Tag an mit der Milch allumfassender Erziehung! Erzieht sie so, dass von frühester Kindheit an tief in ihren Herzen, in ihrem ureigensten Wesen, eine Lebensart fest begründet wird, die mit den göttlichen Lehren völlig übereinstimmt.
Mütter sind die ersten Erzieher, die ersten Berater; sie sind es wahrlich, die das Glück, die zukünftige Bedeutung, die Liebenswürdigkeit, Bildung und Urteilskraft, das Verständnis und den Glauben ihrer Kleinen vorherbestimmen.
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Es gibt bestimmte Pfeiler, die als unerschütterliche Stützen des Glaubens Gottes errichtet sind. Die mächtigsten Pfeiler sind Bildung, der Gebrauch des Verstandes, die Erweiterung des Bewusstseins, die Einsicht in die Wirklichkeiten des Weltalls und in die verborgenen Geheimnisse des allmächtigen Gottes.
Wissen zu fördern, ist somit eine unausweichliche Pflicht für jeden einzelnen Freund Gottes. Es obliegt jenem Geistigen Rat, jener Versammlung Gottes, alle Mühe für die Erziehung der Kinder auf sich zu nehmen, damit sie sich von frühester Kindheit in der Lebensführung als Bahá’í auf Gottes Wegen üben, um wie junge Pflanzen an den sanft fließenden Wassern der Ratschläge und Ermahnungen der Gesegneten Schönheit zu gedeihen und zu blühen.
98
Gäbe es keinen Erzieher, blieben alle Seelen roh und wild, und gäbe es keinen Lehrer, so wären die Kinder unwissende Geschöpfe.
Deshalb sind in diesem neuen Zyklus Erziehung und Ausbildung im Buche Gottes als Pflicht verzeichnet, nicht als freiwillige Angelegenheit. Das bedeutet, Vater und Mutter sind verpflichtet, Tochter und Sohn mit größter Anstrengung auszubilden, sie an der Brust der Erkenntnis zu nähren und sie aufzuziehen am Busen der Wissenschaften und Künste. Wer diese Aufgabe vernachlässigt, der wird in Gegenwart des gestrengen Herrn zur Rechenschaft gezogen und mit Vorwürfen überhäuft werden.
99
Du schreibst über die Kinder: Von allem Anfang an müssen die Kinder göttliche Erziehung erhalten und ständig erinnert werden, ihres Gottes zu gedenken. Lasse die Liebe Gottes mit der Muttermilch ihr tiefstes Wesen durchdringen.
100
Es ist mein Wunsch, dass diese Kinder eine Bahá’í-Erziehung erhalten, so dass sie hienieden wie im Gottesreich Fortschritte machen und dein Herz erfreuen.
In nächster Zeit werden die Sitten auf eine sehr niedere Stufe sinken. Es ist wichtig, dass die Kinder nach Bahá’í-Art erzogen werden, damit sie in dieser und der zukünftigen Welt glücklich werden. Gelingt das nicht, so werden sie von Kummer und Mühsal umgeben sein; denn menschliches Glück gründet sich auf geistiges Verhalten.
101
O ihr, die ihr Seelenfrieden habt! In den göttlichen Versen des Heiligsten Buches wie auch in anderen Sendschreiben steht: Es ist Pflicht des Vaters und der Mutter, ihre Kinder sowohl zu rechtem Verhalten als auch zum Studium der Bücher zu erziehen. Studium bedeutet im erforderlichen Umfang, so dass kein Kind, ob Mädchen oder Junge, Analphabet bleibt. Wenn der Vater seine Pflicht versäumt, muss er gezwungen werden, seiner Verantwortung nachzukommen, und wenn ihm das nicht möglich ist, hat das Haus der Gerechtigkeit die Erziehung der Kinder zu übernehmen; in keinem Fall darf ein Kind ohne Erziehung bleiben. Das ist eines der bindenden, unumstößlichen Gebote. Seine Missachtung würde den zornigen Unwillen des allmächtigen Gottes hervorrufen.
102
O ihr wahren Gefährten! Die ganze Menschheit gleicht Kindern in der Schule, und die Aufgangsorte des Lichtes, die Quellen göttlicher Offenbarung, sind die Lehrer, wundersam und ohnegleichen. In der Schule der Wirklichkeiten erziehen sie diese Söhne und Töchter nach Gottes Lehren und nähren sie an der Brust der Gnade, damit sie sich in jeder Hinsicht entwickeln, die vortrefflichen Gnadengaben des Herrn dartun und menschliche Vollkommenheiten in sich vereinen, damit sie ferner auf allen Gebieten menschlichen Bemühens, äußerlich wie innerlich, erkennbar oder verborgen, stofflich oder geistig, Fortschritte machen, bis sie diese vergängliche Welt zu einem großflächigen Spiegel machen, der die andere, die unsterbliche Welt, widerspiegelt.
O ihr Freunde Gottes! Weil die Sonne der Wahrheit in diesem bedeutendsten aller Zeitalter zum höchsten Punkt der Frühlings-Tagundnachtgleiche emporgestiegen ist und ihre Strahlen auf alle Landstriche wirft, wird sie in der Welt des Seins solch prickelnde Erregung entfachen, solche Schwingungen auslösen, solches Wachstum und solche Entwicklung in Gang setzen, mit solcher Herrlichkeit ihr Licht verströmen, die Wolken der Gnade in solcher Fülle ergießen, Felder und Auen mit einer solchen Myriade süßduftender Pflanzen und Blumen übersäen, dass diese bescheidene Erde zum Reich Abhá, diese niedere Welt zur Welt der Höhe erhoben wird. Dann wird dieser kleine Staubfleck wie der weite Himmelskreis, diese menschliche Stätte wird Gottes Königshof, diese Handvoll Lehm wird zum Morgen unendlicher Gunstbeweise des Herrn der Herren.
So strengt euch denn mächtig an, ihr Geliebten Gottes, damit ihr diesen Fortschritt und alle diese Bestätigungen an euch selber zeigt und Brennpunkte für Gottes Gnadengaben, Aufgangsorte Seiner lichtvollen Einheit, Förderer aller Segnungen und Gunstbeweise kultivierten Lebens werdet! Werdet dortzulande zur Vorhut menschlicher Vollkommenheit, tragt die verschiedenen Wissenszweige voran, seid aktiv und fortschrittlich auf dem Gebiet der Erfindungen und Künste. Bemüht euch, das menschliche Verhalten zu verbessern, und trachtet danach, die ganze Welt sittlich zu übertreffen. Solange die Kinder noch klein sind, nährt sie an der Brust himmlischer Gnade, hegt sie in der Wiege aller Vollkommenheiten, zieht sie groß in den Armen der Gabenfülle. Gönnt ihnen den Vorzug alles brauchbaren Wissens. Lasst sie teilhaben an jedem neuen, trefflichen, wundersamen Handwerk und Kunstgewerbe. Erzieht sie zu Arbeit und Einsatz, gewöhnt sie an Mühsal. Lehrt sie, ihr Leben wichtigen Dingen zu widmen, begeistert sie zu Studien, die der Menschheit nützen.
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Die Erziehung und Ausbildung der Kinder gehört zu den verdienstvollsten Taten der Menschheit. Sie zieht die Gnade und den Segen des Allbarmherzigen auf sich; denn Erziehung ist die unentbehrliche Grundlage jeder herausragenden menschlichen Leistung und erlaubt dem Menschen, sich seinen Weg zu den Höhen immerwährender Herrlichkeit zu bahnen. Wird ein Kind vom Säuglingsalter an erzogen, so trinkt es durch die liebende Fürsorge des heiligen Gärtners aus den kristallenen Wassern des Geistes und der Erkenntnis, wie ein junger Baum an plätschernden Bächen. Es wird gewiss die hellen Sonnenstrahlen der Wahrheit auf sich ziehen; durch der Sonne Licht und Wärme wird es allzeit frisch und schön im Garten des Lebens gedeihen.
Deshalb muss der treue Ratgeber zugleich Arzt sein, das heißt, er muss das Kind beim Unterricht von Fehlern heilen, ihm Wissen vermitteln und es gleichzeitig zu geistiger Wesensart erziehen. Lasst den Lehrer Arzt sein für den Charakter des Kindes. Damit wird er die geistigen Leiden der Menschenkinder heilen.
Wenn große Mühe auf diese wichtige Aufgabe verwandt wird, erstrahlt die Menschenwelt in neuem Schmuck und verströmt helles Licht. Dann wird dieser dunkle Ort erleuchtet, dieser irdene Wohnsitz in den Himmel verwandelt. Selbst Teufel werden dann zu Engeln, Wölfe zu Hirten, die Meute wilder Hunde zu Gazellen, die auf den Auen der Einheit grasen; reißende Bestien werden zu friedlichen Herden, Greifvögel mit messerscharfen Krallen werden zu Sängern, die ihre süßen Lieder trillern.
Denn die innere Wirklichkeit des Menschen ist eine Grenzlinie zwischen Schatten und Licht, der Ort, an dem die beiden Meere aufeinandertreffen.A44 Sie ist der niedrigste Punkt des absteigenden BogensA45 und deshalb fähig, alle Stufen darüber zu erreichen. Durch Erziehung kann sie jeden Vorzug gewinnen; ohne Erziehung bleibt sie dem niedersten Punkt der Unvollkommenheit verhaftet.
Jedes Kind hat die Möglichkeit in sich, das Licht der Welt zu sein – und genauso ihre Dunkelheit. Deshalb muss der Frage der Erziehung höchste Bedeutung beigemessen werden. Vom Säuglingsalter an muss das Kind an der Brust der Liebe Gottes genährt und in den Armen Seiner Erkenntnis gehegt werden, damit es Licht verströme, in der Geistigkeit wachse, erfüllt sei von Weisheit und Bildung und die Eigenschaften der Engelsschar annehme.
Euch ist diese heilige Aufgabe übertragen. So müsst ihr euch Mühe geben, jene Schule in jeder Hinsicht auf der ganzen Welt berühmt zu machen. Sorgt dafür, dass durch sie das Wort des Herrn verherrlicht wird.
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O ihr Geliebten Gottes und Dienerinnen des Barmherzigen! Ein großer Teil der Gelehrten ist der Ansicht, dass Abweichungen bei den Verstandeskräften und verschiedenartige Stufen der Wahrnehmungsfähigkeit auf Unterschiede der Erziehung, Ausbildung und Kultur zurückgehen. Sie glauben also, dass die Verstandeskräfte anfangs gleich sind, dass jedoch Ausbildung und Erziehung geistige Unterschiede und Abstufungen der Intelligenz hervorbringen und dass solche Unterschiede kein angeborener Teil der Person, sondern Ergebnis der Erziehung sind, dass also niemand von Geburt an anderen überlegen ist…
Die Manifestationen Gottes stimmen darin überein, dass die Erziehung den größtmöglichen Einfluss auf die Menschheit ausübt. Sie betonen jedoch, dass Unterschiede im Grad der Intelligenz angeboren sind. Diese Tatsache ist offensichtlich, sie braucht nicht diskutiert zu werden. Wir sehen, wie Kinder desselben Alters, desselben Landes, derselben Rasse, ja sogar derselben Familie, die durch dieselbe Person ausgebildet werden, trotzdem verschieden in ihrer Aufnahmefähigkeit und Intelligenz sind. Der eine macht schnelle Fortschritte, der zweite nimmt die Anleitungen nur allmählich auf, ein dritter bleibt auf der niedersten Stufe stehen. Wie sehr man auch eine Muschelschale poliert, es wird keine glänzende Perle daraus. Auch kann man keinen stumpfen Kiesel in einen Edelstein verwandeln, dessen reines Funkeln die Welt erleuchtet. Niemals wird sich der Bitterapfel und der HöllenbaumA46 durch Erziehung und Kultivierung in den Baum des SegensA47 verwandeln. Das heißt, Erziehung kann das innere Wesen des Menschen nicht ändern; aber sie übt gewaltigen Einfluss aus, und mit dieser Kraft kann sie aus dem einzelnen hervorbringen, was an Vollkommenheiten und Fähigkeiten in ihm angelegt ist. Ein Weizenkorn wird eine ganze Ernte bringen, wenn es vom Bauern kultiviert wird, und ein Samenkorn wird durch die Pflege des Gärtners zu einem großen Baum heranwachsen. Dank den liebevollen Bemühungen eines Lehrers können Grundschulkinder die höchsten Stufen der Vollendung erreichen; seine Wohltat kann tatsächlich manches unscheinbare Kind auf einen hehren Thron heben. Das zeigt klar, dass die Verstandeskräfte von Natur aus in ihrer Leistungsfähigkeit voneinander abweichen, die Erziehung aber für ihre Entwicklung eine große Rolle spielt und machtvollen Einfluss ausübt.
105
Der Unterschied zwischen der heute herrschenden materiellen Zivilisation und der göttlichen Kultur, die eine der vom Haus der Gerechtigkeit ausgehenden Wohltaten sein wird, besteht im Folgenden: Die materielle Zivilisation schreckt das Volk durch den Zwang vergeltender Strafgesetze von Verbrechen ab, und obwohl diese vergeltenden Strafgesetze ständig weiter wuchern, gibt es, wie ihr seht, keine Gesetze, die den Menschen belohnen. In allen Städten Europas und Amerikas wurden riesige Gebäude errichtet, die als Gefängnisse für Straffällige dienen.
Die göttliche Kultur indessen erzieht jedes Glied der Gesellschaft so, dass außer ganz wenigen niemand ein Verbrechen begeht. Es besteht daher ein großer Unterschied zwischen der Verbrechensverhütung durch gewalttätige, vergeltende Maßnahmen und derartiger Erziehung, Aufklärung und Vergeistigung, dass die Menschen ohne Angst vor Strafe oder Rache Verbrechen unterlassen. Sie werden fürwahr schon das Begehen eines Verbrechens als eine große Schande und als die härteste Strafe ansehen. Sie werden sich in die menschlichen Vollkommenheiten verlieben und ihr Leben dem weihen, was der Welt Licht bringt und die an der heiligen Schwelle Gottes annehmbaren Tugenden fördert.
Sieh nun, wie groß der Unterschied zwischen der materiellen Zivilisation und der göttlichen Kultur ist. Die materielle Zivilisation will das Volk durch Gewalt und Strafe abschrecken, Unheil zu stiften, der Gesellschaft Schaden zuzufügen und Verbrechen zu begehen. In einer göttlichen Kultur wird der Mensch jedoch so erzogen sein, dass er ohne Angst vor Strafe vor dem Verbrechen zurückschaudert, das Verbrechen als die größte Pein ansieht und sich mit freudiger Dienstbereitschaft anschickt, die Tugenden der Menschheit zu erwerben, den menschlichen Fortschritt zu fördern und Licht über die Welt zu verbreiten.
106
Zu den größten Diensten, die der Mensch dem allmächtigen Gott je erweisen kann, gehört die Erziehung und Ausbildung von Kindern, jungen Pflanzen im Paradies Abhá, so dass diese Kinder wie Perlen göttlicher Großmut in der Muschel der Erziehung wachsen, gehegt in Gnade auf dem Pfade des Heils, bis sie schließlich juwelengleich die Krone ewiger Herrlichkeit schmücken.
Es ist jedoch sehr schwierig, diesen Dienst zu leisten, und noch schwerer ist es, darin Erfolg zu haben. Ich hoffe, du wirst dich bei dieser wichtigsten Aufgabe bewähren, den Sieg davontragen und zum Banner der überfließenden Gnade Gottes werden. Auch hoffe ich, dass diese Kinder, allesamt in den heiligen Lehren gehegt und behütet, Charaktere wie die süßen Lüfte aus den Gärten des Allherrlichen entwickeln und ihren Duft über die ganze Welt verbreiten.
107
‘Abdu’l-Bahá hofft, dass jene jungen Seelen im Schulsaal vertieften Wissens von einem Lehrer geführt werden, der sie lieben lehrt. Mögen sie in allen Bereichen des Geistes viel über die verborgenen Geheimnisse lernen, so viel, dass jeder im Königreich des Allherrlichen wie eine sprachbegabte Nachtigall die Geheimnisse des Himmelreiches kündet und wie ein sehnsüchtig Liebender seine brennende Not, sein heißes Verlangen nach dem Geliebten hervorstößt.
108
Der Charakterfrage solltet ihr die größte Bedeutung zumessen. Es ist die Pflicht jeden Vaters und jeder Mutter, ihre Kinder lange Zeit zu beraten und sie zu den Dingen zu führen, die zu ewiger Ehre gereichen.
Ermutigt die Schulkinder von Jugend auf, wohlgesetzte Reden zu halten, so dass sie in ihrer Freizeit damit beschäftigt sind, überzeugende, wirksame Ansprachen zu halten und sich dabei klar und beredt auszudrücken.
109
O ihr, die ihr Gottes Gunst empfanget! Die unerschütterliche Grundlage dieses neuen, wunderbaren Zeitalters ist das Lehren der Wissenschaften und Künste. Nach den ausdrücklichen Heiligen Worten muss jedes Kind in ausreichendem Maß in Kunst und Handwerk unterwiesen werden. Deshalb müssen in jeder Stadt und jedem Dorf Schulen errichtet werden, und jedes Kind dieser Stadt oder dieses Dorfes muss im nötigen Umfang lernen.
Es folgt daraus, dass jede Seele, die mithilft, das zu verwirklichen, an der himmlischen Schwelle mit Sicherheit aufgenommen und von den himmlischen Heerscharen gepriesen wird.
Da ihr euch um dieses überragend wichtige Ziel so sehr bemüht habt, hoffe ich, dass ihr euren Lohn vom Herrn klarer Zeichen und Beweise erntet und die Blicke himmlischer Gnade sich auf euch richten.
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Was die Organisation der Schulen betrifft: Wenn möglich, sollten die Kinder alle dieselbe Art Kleidung tragen, selbst wenn der Stoff verschieden ist. Am besten wäre auch der Stoff einheitlich; ist das aber unmöglich, so schadet es auch nicht. Je sauberer die Schüler sind, desto besser. Sie sollten makellos sein. Die Schule muss an einem Ort mit guter, reiner Luft sein. Die Kinder müssen sorgfältig dazu erzogen werden, äußerst höflich zu sein und sich gut zu betragen. Sie müssen fortwährend ermutigt und begeistert werden, zu den Gipfeln menschlicher Vervollkommnung zu streben, so dass sie von frühester Kindheit an gelehrt werden, sich hohe Ziele zu setzen, sich richtig zu verhalten, keusch, rein und makellos zu sein, und dass sie lernen, in jeder Hinsicht starke Entschlusskraft und festen Vorsatz zu zeigen. Lasst sie nicht spaßen und tändeln, sondern ihre Ziele gewissenhaft verfolgen, dass sie in jeder Lage entschlossen und gefestigt sind.
Moralische Erziehung und gutes Benehmen sind viel wichtiger als Bücherwissen. Ein sauberes, anmutiges Kind mit gutem Charakter und richtigem Benehmen ist – selbst dann, wenn es nicht viel weiß – einem Kind vorzuziehen, das unhöflich, ungewaschen und boshaft, doch in allen Künsten und Wissenschaften bewandert ist. Der Grund ist, dass das Kind, das sich gut benimmt, auch wenn es nicht viel weiß, für andere zum Gewinn wird, während das boshafte, ungezogene Kind verderbt ist und anderen schadet, selbst wenn es viel weiß. Wenn jedoch das Kind so erzogen wird, dass es beides ist, gebildet und gut, so führt das zum strahlendsten Licht.
Kinder sind wie ein frischer, grüner Zweig; sie werden in diejenige Richtung wachsen, in die ihr sie biegt. Verwendet die allergrößte Sorgfalt darauf, ihnen hohe Ideale und Ziele zu vermitteln, so dass sie als Erwachsene ihre Lichtstrahlen wie leuchtende Kerzen über die Welt ergießen und sich nicht achtlos-unwissend durch tierische Gelüste und Leidenschaften entehren. Sie sollen stattdessen ihre Herzen darauf richten, ewigwährende Ehre zu erlangen und sich alle Vollkommenheiten der Menschheit anzueignen.
111
Die Wurzel schlechter Taten ist Unwissenheit; wir müssen uns deshalb fest an die Werkzeuge der Wahrnehmung und Erkenntnis halten. Ein guter Charakter muss gelehrt werden. Das Licht muss weithin verbreitet werden, damit alle in der Schule der Menschlichkeit die himmlischen Eigenschaften des Geistes erwerben und zweifelsfrei erkennen, dass es keine heißere Hölle, keinen feurigeren Abgrund gibt als einen unzuverlässigen, verderbten Charakter. Es gibt keine dunklere Grube, keine abscheulichere Qual als verdammungswürdige Eigenschaften.
Jeder Mensch muss zu einer so hohen Stufe erzogen werden, dass er sich lieber die Kehle durchschneiden lässt, als eine Lüge auszusprechen, und dass es für ihn leichter ist, vom Schwert geteilt oder vom Speer durchbohrt zu werden, als eine Verleumdung zu äußern oder dem Jähzorn zu verfallen.
So wird der Sinn für Würde und Stolz entzündet, damit er die Ernten wollüstiger Begierden verbrenne. Dann wird jeder Geliebte Gottes wie ein leuchtender Mond mit den Tugenden des Geistes erstrahlen, und die Beziehung jedes einzelnen zur Heiligen Schwelle seines Herrn wird kein Trug sein, sondern echt und wahr; sie wird die Grundmauer des Bauwerks sein, kein Zierrat an der Fassade.
Daraus folgt, die Schule für Kinder sollte eine Stätte höchster Disziplin und Ordnung sein, eine gründliche Unterweisung bieten und für die Verbesserung und Verfeinerung des Charakters Sorge tragen, so dass von klein auf im Wesen des Kindes die göttliche Grundlage gelegt und das Bauwerk der Heiligkeit errichtet wird.
Wisse, dass diese Fragen des Unterrichts, der Charakterformung und -bildung, der Freude und Ermutigung des Kindes von allergrößter Bedeutung sind; denn sie sind Leitgrundsätze Gottes.
So werden, wenn Gott will, aus diesen geistigen Schulen erleuchtete Kinder hervorgehen, geschmückt mit den herrlichsten Tugenden der Menschheit. Nicht nur auf Persien werden sie ihr Licht ergießen, sondern auf die ganze Welt.
Es ist äußerst schwierig, nach der Pubertät den Menschen zu lehren und seinen Charakter zu verbessern. Dann nämlich, so zeigt uns die Erfahrung, nützt alles nichts mehr, auch wenn noch so große Anstrengungen unternommen werden, seine Neigungen zu verändern. Er wird sich heute vielleicht etwas bessern. Aber einige Tage später vergisst er alles wieder und fällt zurück in seinen gewohnten Trott, seine eingefahrenen Geleise. Deshalb muss in frühester Kindheit eine feste Grundlage gelegt werden. Solange der Zweig grün und zart ist, kann er leicht gerade gebogen werden.
Unserer Meinung nach sind die Eigenschaften des Geistes die erste, die göttliche Grundlage. Sie schmücken das wahre Wesen des Menschen, und Wissen ist die Ursache menschlichen Fortschritts. Die Geliebten Gottes müssen dieser Angelegenheit große Bedeutung beimessen und sie mit Eifer und Begeisterung vorantreiben.
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In dieser heiligen Sache hat die Frage der Waisen besondere Bedeutung. Waisen muss größte Beachtung geschenkt werden. Sie müssen gelehrt, ausgebildet und erzogen werden. Insbesondere müssen ihnen, soweit möglich, die Lehren Bahá’u’lláhs vermittelt werden.
Ich flehe zu Gott, dass du den Waisenkindern eine gütige Mutter werdest und sie mit den Düften des Heiligen Geistes belebst, so dass sie das Alter der Reife als wahrhafte Diener der Menschenwelt, als leuchtende Kerzen in der Versammlung der Menschheit erreichen werden.
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O Dienerin Gottes! … Den Müttern müssen die göttlichen Lehren und wirksame Ratschläge gegeben werden, sie müssen ermutigt und begeistert werden, ihre Kinder auszubilden, denn die Mutter ist die erste Erzieherin des Kindes. Sie ist es, die zunächst das Neugeborene an der Brust des Gottesglaubens und des Gottesgesetzes stillt. So soll das Kind göttliche Liebe schon mit der Muttermilch saugen und bis zum letzten Atemzug bewahren.
Wenn die Mutter in der Erziehung ihrer Kinder versagt und sie nicht auf eine ordentliche Lebensbahn lenkt, wird auch alle spätere Erziehung nicht voll zur Wirkung kommen. Es obliegt den Geistigen Räten, den Müttern ein wohldurchdachtes Programm für die Kindererziehung zu vermitteln und ihnen zu zeigen, wie das Kind vom Säuglingsalter an behütet und belehrt werden muss. Diese Anweisungen müssen jeder Mutter gegeben werden, so dass sie sich danach richten und ihre Kinder nach den göttlichen Lehren bilden und hegen kann.
So werden diese jungen Pflanzen im Garten der Liebe Gottes in der warmen Sonne der Wahrheit, den sanften Frühlingswinden des Himmels und an der führenden Hand ihrer Mutter wachsen und blühen, bis jede im Paradies Abhá zu einem Baum wird, der reiche Frucht trägt und in dieser neuen, wundersamen Jahreszeit durch den Frühlingssegen alle Schönheit und Anmut empfängt.
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Wisset, o ihr liebenden Mütter: In den Augen Gottes ist der beste Weg, Ihn zu verherrlichen, die Erziehung der Kinder und ihre Bildung in allen Vollkommenheiten der Menschheit. Keine edlere Tat ist denkbar.
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O ihr beiden innig geliebten Dienerinnen Gottes! Was immer des Menschen Zunge verkündet, soll er durch seine Taten beweisen. Wenn er behauptet, ein Gläubiger zu sein, so handle er nach den Geboten des Reiches Abhá.
Gelobt sei Gott! Ihr beide habt die Wahrheit eurer Worte durch eure Taten erwiesen und habt die Bestätigungen Gottes, des Herrn, erlangt. Täglich im Morgengrauen versammelt ihr die Bahá’í-Kinder; ihr lehrt sie, zu beten und sich Gott zuzuwenden. Das ist sehr lobenswert und bringt den Herzen der Kinder Freude. So sollten sie jeden Morgen ihr Angesicht dem Königreich zuwenden, den Herrn anrufen, Seinen Namen preisen und mit der süßesten Stimme Gottes Verse singen und aufsagen.
Die Kinder sind wie junge Pflanzen. Sie die Gebete zu lehren, gleicht dem Regen, der auf sie niedergeht, damit sie zart und frisch heranwachsen, damit die sanften Winde der Liebe Gottes über sie hinwehen und sie vor Freude erschauern lassen.
Glückseligkeit erwartet euch und eine sichere Zuflucht.
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O du Tochter des Königreichs! Deine Briefe sind angekommen. Sie besagen, dass deine Mutter in das unsichtbare Reich emporgestiegen ist und dich zurückließ. Du möchtest deinem Vater dienen, der dir teuer ist, gleichzeitig aber auch dem Reich Gottes, und weißt nicht, wie du dich entscheiden sollst. Gewiss sollst du deinem Vater dienen und, sooft du Zeit findest, die göttlichen Düfte verbreiten.
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O du Freund ‘Abdu’l-Bahás! Sei der Sohn deines Vaters und die Frucht jenes Baumes. Sei ein Sohn, geboren aus seiner Seele und seinem Herzen, nicht nur aus Wasser und Lehm. Der ist ein wahrer Sohn, der aus dem geistigen Sein eines Menschen entsprossen ist. Ich bitte Gott, dass du zu allen Zeiten bestätigt und gestärkt werdest.
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O ihr jungen Bahá’í-Kinder, ihr Sucher nach Wahrheit, Verständnis und Wissen! Ein menschliches Wesen unterscheidet sich von einem Tier auf vielerlei Art. Vor allen Dingen ist der Mensch nach dem Bilde Gottes erschaffen, in der Gestalt des himmlischen Lichtes, wie die Thora sagt: »Lasset uns Menschen machen, ein Bild, das uns gleich sei.«Q18 Dieses göttliche Bild bezeichnet alle Eigenschaften der Vollkommenheit, deren Licht von der Sonne der Wahrheit ausgeht und die Wirklichkeit der Menschen erleuchtet. Zu den höchsten dieser Eigenschaften gehören Weisheit und Wissen. Ihr müsst euch deshalb gewaltig anstrengen, Tag und Nacht streben und keinen Augenblick rasten, damit ihr einen großen Anteil an allen Wissenschaften und Künsten erwerbt und damit Gottes Bild, aus der Sonne der Wahrheit strahlend, den Spiegel der Menschenherzen erleuchte.
Es ist ‘Abdu’l-Bahás sehnlichster Wunsch, jeden von euch als vorzüglichen Lehrer an den Akademien und den Schulen innerer Bedeutungen anerkannt zu sehen, jeder ein Führer der Weisheit.
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Die Bahá’í-Kinder müssen die anderen Kinder beim Studium der Wissenschaften und Künste übertreffen, denn sie werden in der Gnade Gottes aufgezogen.
Was andere Kinder in einem Jahr lernen, sollen Bahá’í-Kinder in einem Monat lernen. ‘Abdu’l-Bahás Herz sehnt sich voller Liebe danach mitzuerleben, wie alle jungen Bahá’í wegen ihrer intellektuellen Fähigkeiten in der ganzen Welt bekannt werden. Es besteht kein Zweifel daran, dass sie all ihre Mühe, ihre Kraft und ihren Stolz darauf verwenden werden, sich Wissenschaften und Künste anzueignen.
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O meine lieben Kinder! Euer Brief ist angekommen. Er brachte so große Freude, dass Wort und Schrift sie nicht ausdrücken können, hat doch, gelobt sei Gott, die Macht des Gottesreiches Kinder herangebildet, die von frühester Jugend an sehnsüchtig eine Bahá’í-Erziehung erlangen möchten, damit sie sich von Kindesbeinen an dem Dienst an der Menschenwelt widmen können.
Es ist mein höchster Wunsch und mein größtes Verlangen, dass ihr, die ihr meine Kinder seid, nach den Lehren Bahá’u’lláhs erzogen werdet und eine Bahá’í-Ausbildung erhaltet, auf dass jeder von euch eine brennende Kerze in der Menschenwelt werde, sich dem Dienst an der ganzen Menschheit widme, Ruhe und Behagen aufgebe, um für die Befriedung der erschaffenen Welt zu wirken.
Das ist meine Hoffnung für euch. Ich glaube fest, dass ihr mir Grund zur Freude und zum Glück im Reiche Gottes geben werdet.
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O du, der du erst wenige Jahre zählst und schon viele Geistesgaben hast! Wie ist so manches Kind noch jung an Jahren und doch schon reif und sicher in seinem Urteil! Und wie ist so mancher betagte Mensch unwissend und verwirrt! Denn Wachstum und Entwicklung hängen von den Verstandeskräften und der Vernunft eines Menschen ab, nicht von seinem Alter oder der Dauer seiner Erdentage.
Du befindest dich noch in der Zeit der Kindheit und hast doch bereits deinen Herrn erkannt, während zahllose Frauen Ihn vergessen haben und ausgeschlossen sind aus Seinem Himmelreich, Seiner Segnungen beraubt. Danke deinem Herrn für diese wundersame Gabe.
Ich bitte Gott, dass Er deine Mutter heile; sie ist hochverehrt im himmlischen Königreich.
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Zu deiner Frage über die Kindererziehung: Du hast die Pflicht, die Kinder an der Brust der Liebe Gottes zu nähren und sie an das Geistige heranzuführen, damit sie ihr Angesicht Gott zuwenden, damit ihre Lebensführung den Maßstäben rechten Verhaltens entspricht und ihr Charakter unübertroffen sei, damit sie sich alle Anmut, alle löblichen Eigenschaften der Menschheit zu eigen machen, damit sie auf den verschiedenen Wissensgebieten gründliche Kenntnisse erwerben, vom ersten Atemzug an geistige Wesen werden, Bewohner des Königreiches, verliebt in den süßen Duft der Heiligkeit, und damit sie eine religiöse, geistige Erziehung empfangen, geboren aus dem himmlischen Reich. Ich will wahrlich Gott bitten, ihnen ein glückhaftes Ergebnis dieser Bemühungen zu schenken.
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O du, die du deinen Blick fest auf das Reich Gottes richtest! Dein Brief ist angekommen; wir entnehmen ihm, dass du dich bemühst, die Kinder der Gläubigen zu lehren, und dass die Kleinen die Verborgenen Worte, die Gebete sowie die Bedeutung des Bahá’í-Seins gelernt haben.
Die Unterweisung dieser Kinder ist der Arbeit eines liebenden Gärtners zu vergleichen, der seine jungen Pflanzen auf den blühenden Feldern des Allherrlichen pflegt. Das wird zweifellos die gewünschten Ergebnisse bringen. Dies gilt besonders für die Unterweisung in den Bahá’í-Pflichten und in der Lebensführung als Bahá’í, denn die kleinen Kinder müssen tief in Herz und Seele erkennen, dass ›Bahá’í‹ nicht nur ein Name, sondern eine Wahrheit ist. Jedes Kind muss in geistigen Dingen erzogen werden, so dass es alle Tugenden verkörpert und ein Quell des Ruhmes für die Sache Gottes wird. Das bloße Wort ›Bahá’í‹ führt zu nichts, wenn es keine Frucht hervorbringt.
Bemühe dich, so gut du irgend kannst, und lehre diese Kinder, dass ein Bahá’í ein Mensch ist, der alle Vollkommenheiten verkörpert, strahlend wie eine entzündete Kerze – keine schwarze Finsternis und doch ›Bahá’í‹ dem Namen nach.
Nenne diese Schule die Bahá’í-Sonntagsschule.A48
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Die Sonntagsschule für Kinder, in der die Sendbriefe und Lehren Bahá’u’lláhs gelesen werden und das Wort Gottes den Kindern vorgetragen wird, ist fürwahr ein Segen. Du musst diese organisierte Tätigkeit unaufhörlich fortsetzen und wichtig nehmen, so dass sie Tag für Tag wachse und vom Hauch des Heiligen Geistes gestärkt werde. Sei ganz sicher, dass diese Tätigkeit große Ergebnisse zeitigen wird, wenn sie gut organisiert ist. Festigkeit und Standhaftigkeit sind jedoch nötig; sonst wird sie nur kurz bestehen und allmählich in Vergessenheit geraten. Ausdauer ist eine wesentliche Voraussetzung. Bei jedem Vorhaben werden Festigkeit und Standhaftigkeit zweifelsohne zu guten Ergebnissen führen; sonst besteht es nur ein paar Tage und wird dann wieder aufgegeben.
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Die Lehrer sollten weder zu häufig wechseln, noch sollte man dies zu lange hinauszögern. Das rechte Maß ist vorzuziehen. Es ist nicht ratsam, dass ihr eure Versammlungen zu einer Zeit abhaltet, da in anderen Kirchen Gebetszeit ist. Das würde zu Entfremdung führen, weil Bahá’í-Kinder, die ihre eigene Sonntagsschule haben, nicht dabei sein könnten, wenn sie gerne andere Sonntagsschulen besuchen möchten. Auch ist es statthaft, Kinder, deren Eltern nicht Bahá’í sind, zur Schule für Bahá’í-Kinder zuzulassen. Und wenn in dieser Schule die Hauptgrundsätze aller Religionen im Überblick zur Unterrichtung der Kinder dargelegt werden, kann das nicht schaden.
Da nur wenige Kinder teilnehmen, ist es nicht möglich, verschiedene Klassen einzurichten. So ist natürlich nur eine Klasse notwendig. Was die letzte Frage zu Streitigkeiten zwischen den Kindern betrifft, handelt so, wie es euch ratsam erscheint.
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Dein Brief ist angekommen. Gelobt sei Gott, er enthält die gute Nachricht, dass du gesund und sicher bist und in eine Landwirtschaftsschule eintreten willst. Das ist sehr gut. Bemühe dich, so sehr du kannst, in der Agrarwissenschaft gut bewandert zu sein, denn nach den göttlichen Lehren ist der Erwerb von Wissen und die Vervollkommnung in den Künsten als Gottesdienst zu betrachten. Wenn ein Mensch sich mit ganzer Kraft müht, eine Wissenschaft zu erlernen oder sich in einer Kunst zu vervollkommnen, so ist es, als bete er Gott in Kirchen und Tempeln an. Da du nun in eine Landwirtschaftsschule eintrittst und danach strebst, dir diese Wissenschaft anzueignen, hältst du Tag und Nacht Gottesdienst ab – ein Dienst, der an der Schwelle des Allmächtigen angenommen wird. Welcher Segen ist größer als der, dass Wissenschaft als Gottesdienst und Kunst als Dienst am Reiche Gottes zu betrachten sind!
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O du Diener des einen wahren Gottes! In dieser allumfassenden Sendung wird des Menschen wundersame Kunstfertigkeit als Anbetung der Strahlenden Schönheit gewertet. Bedenke, welche Gabe, welchen Segen es bedeutet, dass Handwerk als Gottesdienst gilt. Früher glaubte man, solche Fähigkeiten seien gleichbedeutend mit Unwissenheit oder gar ein Unglück, weil sie den Menschen daran hindern, Gott näherzukommen. Nun überlege, wie Seine unendlichen Gnadengaben, Seine reichen Segnungen das Höllenfeuer in ein glückseliges Paradies, einen Haufen grauen Staub in einen leuchtenden Garten verwandelten.
Den Künstlern und Handwerkern dieser Welt geziemt es, in jedem Augenblick an der Heiligen Schwelle tausend Beweise der Dankbarkeit darzubringen, sich größte Mühe zu geben und fleißig ihrem Beruf nachzugehen, so dass aus ihrem Bemühen erstehe, was vor den Augen aller Menschen die höchste Schönheit und Vollkommenheit offenbar werden lässt.
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Dein Brief ist angekommen. Ich hoffe auf Schutz und Hilfe für dich unter der Fürsorge des Wahrhaftigen. Ich hoffe, du bist allezeit damit befasst, den Herrn zu erwähnen, und du bemühst dich, deine Berufsausbildung abzurunden. Du musst dich sehr anstrengen, damit du in deinem Fach einzigartig wirst und berühmt für deine Fähigkeiten; denn in diesem begnadeten Zeitalter gilt die Vervollkommnung im Beruf als Gottesdienst. Und während du deinen Beruf ausübst, kannst du des Wahrhaftigen gedenken.
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O ihr Freunde des reinen, allmächtigen Gottes! Reinheit und Heiligkeit in allen Dingen sind Kennzeichen der gesegneten Seele und Wesensmerkmale edlen Denkens. Die höchste Vervollkommnung besteht aus Makellosigkeit und der Befreiung von jeder Unzulänglichkeit. Ist der Mensch in jeder Beziehung gereinigt und geläutert, so wird er zum Brennpunkt, der das Offenbare Licht widerstrahlt.
Das erste im Lebenswandel eines Menschen muss Reinheit sein, sodann Frische, Sauberkeit und Unabhängigkeit des Denkens. Das Bachbett muss zuerst gereinigt werden, dann mag das frische Wasser hineinfließen. Das keusche Auge erfreut sich der glückseligen Schau Gottes und versteht, was diese Begegnung bedeutet; der klare Sinn atmet die Düfte, die dem Rosengarten Seiner Großmut entströmen; das geläuterte Herz wird zum Spiegel für das liebliche Antlitz der Wahrheit.
Das ist der Grund, weshalb in den himmlischen Büchern die göttlichen Ratschläge mit Wasser verglichen werden. So wird im Qur’án gesagt: »Und wir lassen reines Wasser vom Himmel herabkommen«Q19, und im Evangelium heißt es: »Es sei denn, dass jemand getauft werde mit Wasser und Geist, so kann er nicht in das Reich Gottes kommen.«Q20 Daraus wird klar, dass die göttlichen Lehren himmlische Ausflüsse der Gnade, Regenschauer göttlicher Barmherzigkeit sind und das Menschenherz reinigen.
Damit will ich sagen, dass Reinheit und Heiligkeit, Sauberkeit und feine Sitten in jeder Hinsicht den Zustand des Menschen verbessern und die Entwicklung seiner inneren Wirklichkeit fördern. Selbst im stofflichen Reich führt Reinlichkeit zu Geistigkeit, wie die Heiligen Schriften eindeutig bezeugen. Obwohl körperliche Sauberkeit nur etwas Stoffliches ist, hat sie großen Einfluss auf das geistige Leben. Sie wirkt wie eine wundervolle Stimme oder ein schöner Klang. Obwohl Töne nur Schwingungen der Luft sind, die auf den Hörnerv wirken, obwohl diese Schwingungen nur von der Luft transportierte Zufallserscheinungen sind – sieh, wie sie das Herz bewegen! Eine wundersame Melodie beflügelt den Geist und lässt die Seele vor Freude erschauern. Damit soll gesagt werden, dass auch körperliche Reinheit Einfluss auf die Seele des Menschen hat.
Sieh nun, wie willkommen die Reinlichkeit vor Gott ist, wie ausdrücklich sie in den heiligen Büchern der Propheten betont wird; denn die Heiligen Schriften verbieten den Verzehr und den Gebrauch alles Unreinen. Manche dieser Verbote waren absolut und für alle bindend; wer das gegebene Gesetz übertrat, wurde von Gott verabscheut und aus der Gemeinschaft der Gläubigen ausgeschlossen. Gewisse Dinge waren zum Beispiel kategorisch verboten und als besonders schwere Sünden bewertet, darunter so abscheuliche Taten, dass ihre Erwähnung schon schändlich ist.
Es gibt aber andere verbotene Dinge, die keinen sofortigen Schaden verursachen und deren verderbliche Wirkungen erst allmählich zutage treten. Auch diese Taten werden vom Herrn verabscheut, getadelt und zurückgewiesen. Ihre absolute Gesetzwidrigkeit ist jedoch in den Heiligen Schriften nicht niedergelegt, obwohl Reinheit und Makellosigkeit, der Schutz der Gesundheit und die Freiheit von Sucht erfordern, dass man sie meidet.
Zu diesen letzteren zählt das Tabakrauchen, das schmutzig, übelriechend und anstößig ist – ein übler Brauch, dessen Schädlichkeit allmählich allen offenkundig wird. Jeder fähige Arzt bestätigt – und Versuche zeigen –, dass einer der Bestandteile des Tabaks ein tödliches Gift ist und dass sich der Raucher vielerlei Krankheiten aussetzt. Deshalb wird das Rauchen vom hygienischen Standpunkt aus für rundum verabscheuungswürdig erklärt.
Der Báb verbot den Tabak zu Beginn Seiner Sendung ausdrücklich, und die Freunde hörten allesamt auf zu rauchen. Da es aber zu jener Zeit gestattet war, den Glauben zu verbergen, und jeder, der nicht rauchte, geplagt, misshandelt und sogar zu Tode gebracht werden konnte, haben die Freunde wiederum geraucht, um ihren Glauben nicht allgemein kundzutun. Später wurde der Kitáb-i-Aqdas offenbart, und weil dort das Tabakrauchen nicht ausdrücklich verboten war, gaben die Freunde es nicht auf. Doch die Gesegnete Schönheit zeigte immer eine Abneigung dagegen; obwohl Er früher aus bestimmten Gründen ein wenig geraucht hatte, stellte Er es später gänzlich ein, und die reinen Seelen, die in allem Seinem Vorbild folgten, gaben es ebenfalls auf.
Nach meinem Urteil ist das Tabakrauchen in den Augen Gottes verwerflich, anstößig und äußerst schmutzig; es richtet langsam, aber sicher die Gesundheit zugrunde. Außerdem ist es eine Geld- und Zeitvergeudung und lässt den Raucher einer schädlichen Sucht zum Opfer fallen. Diese Gewohnheit wird von den im Bündnis Standhaften aus Gründen der Vernunft und der Erfahrung für tadelnswert erachtet. Sie aufzugeben, wird allen Menschen Erleichterung und inneren Frieden bringen. Sie werden überdies den Mund frisch, die Finger sauber und die Haare frei von abstoßendem Gestank halten. Sicherlich werden die Freunde Gottes, sobald dieses Sendschreiben sie erreicht, diese schädliche Gewohnheit unter allen Umständen, wenn auch Schritt für Schritt, aufgeben. Dies ist meine Hoffnung.
Was jedoch die Frage des Opiums betrifft: Es ist abscheulich und verflucht, und Gott möge uns vor Seiner Strafe für den, der es gebraucht, beschützen! Der Text des Heiligsten Buches verbietet es ausdrücklich und verurteilt seinen Gebrauch in höchstem Maße. Die Vernunft sieht im Opiumrauchen eine Wahnsinnstat, und die Erfahrung zeigt, dass der Opiumraucher aus der menschlichen Gesellschaft völlig ausgeschlossen wird. Möge Gott alle beschützen vor einer so abscheulichen Tat, welche die Grundlage des Menschseins zerstört und den Süchtigen für Zeit und Ewigkeit zugrunde richtet. Opium ergreift Besitz von der Seele des Menschen, so dass sein Gewissen stirbt, sein Verstand besudelt und sein Wahrnehmungsvermögen zerfressen wird. Es tötet das Leben und löscht die natürliche Wärme. Kein größerer Schaden ist vorstellbar als der durch Opium. Wohl denen, die nicht einmal das Wort Opium über die Lippen bringen; bedenkt somit, wie erbärmlich derjenige ist, der es gebraucht!
O ihr Freunde Gottes! Zwang, Gewalt, Nötigung und Unterdrückung sind in diesem Zeitalter Gottes, des Allmächtigen, allesamt verurteilt. Aber um den Opiumgebrauch zu verhindern, müssen alle erdenklichen Maßnahmen ergriffen werden, damit die Menschheit von dieser schlimmsten Seuche erlöst werde. Ansonsten: Wehe und Elend einem jeden, der seine Pflicht vor Gott versäumt!A49
O göttliche Vorsehung! Verleihe dem Volke Bahás in allen Dingen Reinheit und Makellosigkeit. Gib, dass die Bahá’í von jeder Befleckung und Sucht befreit werden. Bewahre sie vor jeder anstößigen Tat; mache sie frei von den Fesseln jeder schlechten Gewohnheit, so dass sie rein und frei, gesund und geläutert leben, würdig des Dienstes an Deiner heiligen Schwelle und der Verbindung zu ihrem Herrn. Befreie sie von berauschendem Trank und vom Tabak, rette und befreie sie vom Opium, das Wahnsinn bringt. Lasse sie sich freuen an den süßen Düften der Heiligkeit, in vollen Zügen trinken aus dem mystischen Kelch himmlischer Liebe und die Verzückung des Hingezogenseins zum Reich des Allherrlichen erfahren. Ist es doch, wie Du sagst: »Alles, was du in deinem Weinkeller hast, wird meiner Liebe Durst nicht stillen – bring mir, o Mundschenk, vom Wein des Geistes einen Kelch, voll wie das Meer!«
O ihr Geliebten Gottes! Die Erfahrung zeigt, wie nachhaltig die Enthaltsamkeit von Tabak, berauschenden Getränken und Opium zu Gesundheit und Lebenskraft, zu klarem, geschliffenem Denken und zu Körperkräften führt. Es gibt heute ein Volk,A50 das Tabak, berauschende Getränke und Opium strikt ablehnt. Dieses Volk übertrifft bei weitem alle anderen an Kraft, Tapferkeit, Gesundheit, Schönheit und Anmut. Ein einziger seiner Männer kann es mit zehn Männern eines anderen Stammes aufnehmen. Dies trifft für das ganze Volk zu und bedeutet, dass alle Angehörigen dieser Gemeinschaft, Mann für Mann, den Angehörigen anderer Gemeinschaften überlegen sind.
Strengt euch deshalb kräftig an, damit Reinheit und Heiligkeit, wie sie ‘Abdu’l-Bahá über alles schätzt, das Volk Bahás auszeichnen, damit Gottes Volk die anderen Menschen in allen Vortrefflichkeiten überrage, damit es sich äußerlich wie innerlich vor den anderen auszeichne, an Reinheit, Makellosigkeit, Vornehmheit und Gesundheit führend unter den Wissenden sei. Und durch ihre Freiheit von Sklaverei, ihre Erkenntnis und Selbstbeherrschung sollen die Bahá’í die ersten unter den Reinen, Freien und Weisen sein.
130
O du vortrefflicher Arzt! … Dank sei Gott, dass du zwei Kräfte besitzest: zum einen, körperlich zu heilen, zum andern, geistig zu heilen. Was den menschlichen Geist betrifft, hat großen Einfluss auf seine körperliche Verfassung. So solltest du beispielsweise deinem Patienten Fröhlichkeit schenken, ihm Wohlbehagen und Freude vermitteln, ihn begeistern und frohlocken lassen. Wie oft schon hat dies baldige Genesung bewirkt. Deshalb behandle die Kranken mit beiden Kräften.
131
Wenn du als Arzt Menschen behandelst, wende dich der Gesegneten Schönheit zu, dann folge den Eingebungen deines Herzens. Hilf den Kranken durch himmlische Freude und geistiges Frohlocken, heile die schwer Leidenden, indem du ihnen frohe, glückselige Botschaften enthüllst, und versorge die Verletzten mit Seinen strahlenden Gnadengaben. Wenn du am Bett eines Patienten stehst, ermutige und erfreue sein Herz, entzücke seinen Geist durch himmlische Kraft. Solch ein himmlischer Hauch stärkt in der Tat jedes modernde Gebein und belebt den Geist jedes Kranken und Leidenden.
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Obwohl Krankheit zu den unvermeidlichen Bedingungen des Menschseins gehört, ist sie doch wahrlich schwer zu tragen. Die Gabe guter Gesundheit ist das größte Geschenk.
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Es gibt zweierlei Mittel, Krankheiten zu heilen: stoffliche und geistige. Das erste ist ärztliche Behandlung, das zweite sind Gebete, die geistige Menschen an Gott richten, und Hinwendung zu Ihm. Beide Mittel sollten angewandt werden.
Erkrankungen, die auf stofflichen Ursachen beruhen, sollten von den Ärzten mit medizinischen Heilmitteln behandelt werden; solche, die geistige Ursachen haben, verschwinden durch geistige Mittel. So lässt sich eine von Kummer, Angst und nervösen Einflüssen verursachte Krankheit eher durch geistige als durch körperliche Behandlung heilen. Es sollten also beide Heilmethoden Anwendung finden; sie stehen nicht im Widerspruch zueinander. Du solltest deshalb auch die körperlichen Heilmittel annehmen, zumal auch sie der Barmherzigkeit und Gunst Gottes entspringen, der die ärztliche Wissenschaft offenbart hat und ins Dasein treten ließ, damit Seine Diener auch aus dieser Heilweise Nutzen ziehen. Die gleiche Beachtung solltest du auch den geistigen Heilverfahren schenken, denn sie bringen wunderbare Wirkungen hervor.
Wenn du nun das wahre Heilmittel wissen willst, das den Menschen von jeglicher Krankheit heilt und ihm die Gesundheit des göttlichen Reiches verleiht, so wisse, dass dies die Gebote und Lehren Gottes sind. Richte deine ganze Aufmerksamkeit auf sie!
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O du, der du hingezogen bist zu Gottes duftendem Hauch! Ich habe deinen Brief an Frau Lua Getsinger gelesen. Du hast in der Tat mit großer Sorgfalt die Gründe geprüft, warum Krankheit den menschlichen Körper befällt. Sicher sind Sünden eine mächtige Ursache körperlicher Leiden. Wäre die Menschheit frei vom Makel der Sünde und des kindischen Eigensinns, lebte sie nach ihrem natürlichen, eingeborenen Gleichgewicht, ohne sich von ihren Leidenschaften verführen zu lassen, so nähmen Krankheiten zweifelsohne nicht länger zu und verbreiteten sich nicht mit solcher Heftigkeit.
Aber der Mensch frönt seit je widernatürlich seinen lüsternen Begierden und gibt sich nicht mit einfacher Nahrung zufrieden. Vielmehr bereitet er sich Mahlzeiten, aus vielen Zutaten zusammengesetzt, aus Substanzen, die völlig verschieden voneinander sind. Dies und gemeine, widerliche Laster, nahmen seine Aufmerksamkeit völlig in Anspruch, so dass er die Selbstbeherrschung und Mäßigung einer natürlichen Lebensweise aufgab. Das führte zu Krankheiten, die zugleich heftig und vielschichtig sind.
Das Tier ist leiblich aus den gleichen Bestandteilen erschaffen wie der Mensch. Weil sich aber das Tier mit einfacher Nahrung zufrieden gibt, in keinem nennenswerten Umfang drängenden Gelüsten nachzugeben sucht und keine Sünden begeht, hat es, verglichen mit dem Menschen, nur wenige Gebrechen. Daraus sehen wir deutlich, wie machtvoll sich Sünde und Aufsässigkeit als krankheitserregende Faktoren auswirken. Und sind sie erst einmal da, dann verbinden sich diese Krankheiten miteinander; sie vermehren sich und werden auf andere übertragen. Das sind die geistigen, inneren Ursachen der Krankheit.
Die äußere, stoffliche Ursache der Krankheit ist eine Störung der Ausgewogenheit, des rechten Gleichgewichts all der Bausteine, aus denen der menschliche Körper zusammengesetzt ist. Um das zu veranschaulichen: Der Menschenleib ist eine Mischung aus vielen Substanzen; jeder Bestandteil ist in vorgeschriebener Menge vorhanden und trägt zum lebensnotwendigen Gleichgewicht des Ganzen bei. Solange diese Bestandteile im richtigen Verhältnis zueinander bleiben, im Einklang mit dem natürlichen Gleichgewicht des Ganzen – das heißt, solange kein Bestandteil eine Veränderung in seinem natürlichen Anteil, Maß und Gleichgewicht erleidet, solange kein Bestandteil vermehrt oder vermindert wird – gibt es keine körperliche Ursache für das Eindringen einer Krankheit.
Zum Beispiel muss der Bestandteil Stärke in vorgegebener Menge vorhanden sein, auch Zucker in vorgegebener Menge. Solange jedes in seinem natürlichen Verhältnis zum Ganzen verbleibt, hat die Krankheit keinen Angriffspunkt. Wenn jedoch diese Bestandteile von ihren natürlichen, richtigen Mengen abweichen – das heißt, wenn sie vermehrt oder vermindert werden – ebnet dies sicherlich der Krankheit den Weg.
Diese Frage bedarf der gründlichsten Untersuchung. Der Báb sagt, das Volk Bahá müsse die ärztliche Wissenschaft zu einer so hohen Stufe entwickeln, dass es Krankheiten durch die Ernährung heilt. Die Grundüberlegung ist: Wenn in einer Teilsubstanz des menschlichen Körpers ein Ungleichgewicht entsteht, das ihr richtiges Verhältnis zum Ganzen verändert, wird dies unausweichlich zum Ausbruch einer Krankheit führen. Wird beispielsweise der Stärkeanteil übermäßig erhöht oder der Zuckeranteil gesenkt, so tritt eine Krankheit ein. Ein erfahrener Arzt hat herauszufinden, welcher Bestandteil im Körper seines Patienten vermindert und welcher vermehrt wurde. Wenn er das entdeckt hat, muss er ein Nahrungsmittel verschreiben, das den herabgesetzten Bestandteil in hohem Maße enthält, um so das lebensnotwendige Gleichgewicht des Körpers wiederherzustellen. Der Patient ist seine Krankheit los, sobald seine leibliche Verfassung wieder im Gleichgewicht ist.
Der Beweis dafür ist, dass die anderen Lebewesen niemals die medizinische Wissenschaft studieren, niemals Krankheiten, Arzneien, Behandlungen oder Heilverfahren erforschen; aber, wenn eines von ihnen der Krankheit zum Opfer fällt, führt es die Natur auf den Weiden und Wüsten gerade zu der Pflanze hin, die das Tier, das davon frisst, von seiner Krankheit befreit. Ist zum Beispiel der Zuckeranteil im Körper des Tieres abgesunken, so verlangt das Tier, einem Naturgesetz folgend, nach einem Kraut, das reich an Zucker ist. Dann entdeckt und frisst es durch seinen Appetit als einen natürlichen Trieb unter den tausend verschiedenen Pflanzen der Steppe gerade das Kraut mit einem hohen Anteil Zucker. So wird das lebensnotwendige Gleichgewicht der Substanzen, die seinen Körper ausmachen, wiederhergestellt, und das Tier ist seine Krankheit los.
Diese Frage erfordert die sorgfältigste Untersuchung. Wenn erfahrene Ärzte sich diesen Dingen mit der nötigen Sorgfalt und Ausdauer widmen, wird sich herausstellen, dass eine Krankheit dann in den Körper eindringt, wenn die relativen Mengen der Körperbestandteile durcheinandergebracht sind, und dass die Behandlung darin besteht, diese relativen Anteile richtig einzustellen. Es wird sich auch zeigen, dass dies erkennbar und durch die Ernährung möglich ist.
Ganz sicher wird sich in diesem wundervollen neuen Zeitalter die medizinische Wissenschaft so weit entwickeln, dass die Ärzte ihre Patienten durch Nahrungsmittel heilen; denn Gesicht, Gehör, Geschmack, Geruch und Tastsinn sind Unterscheidungsfähigkeiten mit dem Zweck, Nützliches und Schädliches auseinanderzuhalten. Ist es möglich, dass des Menschen Geruchssinn, der die Düfte unterscheidet, einen bestimmten Geruch widerlich findet und dieser Geruch heilsam für den menschlichen Körper ist? Absurd! Unmöglich! Oder könnte dem menschlichen Körper etwa durch die Fähigkeit des Sehens, die Sichtbares unterscheidet, der Anblick einer ekelhaften Masse Kot nützen? Niemals! Und wenn nun der Geschmack, gleichfalls eine Fähigkeit, die aussondert und zurückweist, an etwas Anstoß nimmt, ist es bestimmt nicht nützlich. Selbst wenn es anfangs Vorteile brächte, erwiese sich auf die Dauer seine Schädlichkeit.
Zweifellos dient alles, was mit Appetit genossen wird, der Gesundheit, sofern die Körperbeschaffenheit im Gleichgewicht ist. Beobachte, wie ein Tier auf der Wiese grast, wo hunderttausend verschiedene Kräuter und Gräser wachsen, wie es mit seinem Geruchssinn den Duft der Pflanzen aufnimmt und sie mit seinem Geschmackssinn kostet. Dann frisst es die Gräser, die diesen Sinnen gefallen, und das tut ihm gut. Gäbe es nicht diese Fähigkeit des Auswählens, verendeten alle Tiere an einem einzigen Tag; denn es gibt viele giftige Pflanzen und die Tiere wissen nichts über das Arzneibuch. Doch beobachte nur, was für verlässliche Maßstäbe sie haben, um Gutes von Schädlichem zu unterscheiden. Welcher Bestandteil ihres Körpers auch abnimmt, sie können das wiedergutmachen, indem sie eine Pflanze, in der dieses verminderte Element reichlich vorhanden ist, aussuchen und fressen. So wird das Gleichgewicht ihrer Körperbestandteile wiederhergestellt, und sie sind ihre Krankheiten los.
Sobald erfahrene Ärzte die Heilkunst durch Nahrung entwickelt haben, sobald sie für einfache Speisen sorgen und die Menschheit hindern, als Sklaven ihrer Lüste und Süchte zu leben, werden die Fälle chronischer, vielschichtiger Krankheiten mit Sicherheit drastisch vermindert und das Allgemeinbefinden der ganzen Menschheit stark verbessert. Es wird bestimmt soweit kommen. Ebenso werden im Charakter, in der Lebensführung und den Sitten der Menschen umfassende Veränderungen eintreten.
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Nach dem ausdrücklichen Gebot Bahá’u’lláhs darf man sich vom Rat eines fähigen Arztes nicht abwenden. Es ist Pflicht, solch einen Arzt beizuziehen, selbst wenn der Patient seinerseits ein bekannter, angesehener Arzt ist. Kurz, du sollst deine Gesundheit bewahren, indem du einen sehr erfahrenen Arzt zu Rate ziehst.
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Es ist jedermanns Pflicht, sich in ärztliche Behandlung zu begeben und den Anweisungen des Arztes Folge zu leisten, denn das entspricht dem göttlichen Gebot, aber in Wirklichkeit ist es Gott, der Heilung gewährt.
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O du, der du den Lobpreis deines Herrn in Worte fassest! Ich habe deinen Brief gelesen, in dem du dein Erstaunen über einige Gesetze Gottes ausdrückst, beispielsweise über die Gesetze betreffend die Jagd auf unschuldige Tiere, Geschöpfe, die nichts Böses getan haben.
Sei darüber nicht erstaunt. Sinne nach über die inneren Wirklichkeiten des Weltalls, seine geheimen Weisheiten, seine Rätsel und Wechselbeziehungen, seine alles steuernden Regeln; denn jeder Teil des Weltalls ist mit jedem anderen Teil verknüpft durch mächtige Bande, die kein Ungleichgewicht zulassen und nicht erschlaffen. Im Reich der natürlichen Schöpfung sind alle Fresser oder Gefressene: die Pflanze saugt das Mineral auf, das Tier frisst und schluckt die Pflanze, der Mensch ernährt sich vom Tier und das Mineral zersetzt den Menschenleib. Die stofflichen Leiber überschreiten eine Schranke nach der anderen, durchmessen ein Leben nach dem anderen. Alle Dinge unterliegen dem Wandel und Wechsel. Ausgenommen ist nur das eigentliche Wesen des Seins; denn es ist beständig und unwandelbar, und auf ihm beruht das Leben jeder Gattung und Art, jeder abhängigen Wirklichkeit in der ganzen Schöpfung.
Wenn du unter dem Mikroskop das Wasser untersuchst, das der Mensch trinkt, oder die Luft, die er atmet, wirst du sehen, dass der Mensch mit jedem Atemzug eine Fülle tierischen Lebens in sich aufnimmt, und dass er mit jedem Schluck Wasser eine Vielzahl von Tieren aufnimmt. Wie könnte es jemals möglich sein, diesem Vorgang Einhalt zu gebieten? Alle Geschöpfe sind Fresser oder Gefressene, das ganze System des Lebens ist auf dieser Tatsache aufgebaut. Wäre dem nicht so, würden die Bindungen aufgelöst, die alles Erschaffene miteinander verflechten.
Überdies wird ein Ding, das zugrunde geht, zerfällt und vom Leben abgeschnitten wird, in eine Welt versetzt, die größer ist als die Welt, die es vorher kannte. Es verlässt beispielsweise das Leben des Minerals und schreitet fort in das Leben der Pflanze; dann verlässt es das pflanzliche Leben und steigt auf in das des Tieres. Schließlich gibt es das Tierleben auf und steigt in das Reich des Menschenlebens empor. Und dies geschieht durch die Gnade deines Herrn, des Barmherzigen, des Mitleidvollen.
Ich bitte Gott, dass Er dir beistehe, die Mysterien im Herzen der Schöpfung zu erfassen, dass Er den Schleier vor deinen und deiner Schwester Augen hinwegnehme, damit dir das wohlgehütete Geheimnis enthüllt und das verborgene Mysterium klar wie die Mittagssonne offenbart werde, dass Er deiner Schwester und deinem Mann helfe, das Gottesreich zu betreten, und dich heile von jeder Krankheit körperlicher oder geistiger Art, die uns in diesem Leben befällt.
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O ihr Geliebten des Herrn! Das Reich Gottes ist auf Unparteilichkeit und Gerechtigkeit, auf Erbarmen, Mitleid und Güte für jede lebendige Seele gegründet. So bemühet euch denn aus ganzem Herzen, alle Menschen voll Mitleid zu behandeln – die ausgenommen, die selbstische Beweggründe hegen oder an der Seele krank sind. Dem Menschenschinder, dem Betrüger oder dem Dieb kann keine Güte entgegengebracht werden; denn Güte würde ihnen keinesfalls ihren Irrtum vor Augen führen, sie vielmehr in ihrem falschen Tun fortfahren lassen. Wie viel Güte ihr auch dem Lügner bezeigt, er wird weiterlügen; denn er glaubt, ihr hättet euch täuschen lassen, auch wenn ihr ihn nur zu gut durchschaut habt und aus Übermaß an Mitleid schweigt.
Kurz, nicht nur ihren Mitmenschen müssen die Geliebten Gottes voll Erbarmen und Mitleid begegnen; sie müssen vielmehr jedem Lebewesen höchste Güte bezeigen, hegen doch in allen körperlichen Vorgängen, wo immer der Tiergeist betroffen ist, Mensch und Tier dieselben Gefühle. Der Mensch hat diese Wahrheit allerdings nicht begriffen. Er wähnt, dass sich körperliche Empfindungen auf menschliche Wesen beschränken. Deshalb ist er zu den Tieren ungerecht und grausam.
Und doch: Welcher Unterschied besteht denn wirklich, wenn es um körperliche Empfindungen geht? Die Gefühle sind dieselben, ob man einem Menschen oder einem Tier Schmerz zufügt. Da gibt es keinerlei Unterschied. Tatsächlich ist es schlimmer, einem Tier zu schaden; denn der Mensch hat Sprache, er kann sich beklagen, kann schreien und jammern. Wenn ihm Unrecht geschieht, kann er sich an die Behörden wenden, und sie werden ihn vor seinem Angreifer schützen. Aber das unglückliche Tier ist stumm. Es kann weder seinen Schmerz ausdrücken noch seinen Fall vor die Behörden bringen. Wenn ein Mensch einem Tiere tausend Übel zufügt, kann es ihn weder mit Worten abwehren noch vor Gericht ziehen. Deshalb ist es besonders wichtig, dass ihr den Tieren die größte Rücksicht erweist und zu ihnen eher noch gütiger seid als zu euren Mitmenschen.
Erzieht eure Kinder von den frühesten Tagen an, unendlich zart und liebevoll zu Tieren zu sein. Ist ein Tier krank, lasst die Kinder es zu heilen versuchen; ist es hungrig, lasst sie es füttern; ist es durstig, lasst sie es tränken; ist es schwach, lasst sie dafür sorgen, dass es ausruht.
Die meisten Menschen sind Sünder; aber die Tiere sind schuldlos. Wer ohne Sünde ist, sollte gewiss die größte Güte und Liebe empfangen – alle Tiere außer den Schädlingen wie reißende Wölfe, Giftschlangen oder andere gefährliche Geschöpfe. Der Grund für diese Ausnahme: Würden Schädlinge dieselbe Güte erfahren, so wäre das ein Unrecht gegen die Menschen und die anderen Tiere. Ist man beispielsweise dem Wolf gegenüber weichherzig, so bedeutet dies Grausamkeit für das Schaf; denn der Wolf wird eine ganze Schafherde vernichten. Ein tollwütiger Hund kann tausend Menschen und Tiere umbringen, wenn man ihn lässt. Deshalb ist Mitleid mit wilden, beutegierigen Bestien Grausamkeit gegenüber den sanften Tieren; die schädlichen müssen richtig behandelt werden. Aber den gesegneten Tieren muss man große Güte erweisen – je mehr, desto besser. Zartheit und Güte sind grundlegende Leitlinien für Gottes himmlisches Reich. Das solltet ihr besonders sorgsam im Herzen tragen.
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O du Magd Gottes! Die himmlische frohe Botschaft muss mit höchster Würde und Großmut verkündet werden. Ehe die Seele, die sich erhebt, nicht die für den Träger dieser Botschaft wesentlichen Eigenschaften besitzt, werden ihre Worte ohne Wirkung sein.
O du Leibeigene Gottes! Der Menschengeist birgt wundersame Kräfte, aber er muss durch den Heiligen Geist verstärkt werden. Was du anderes hörst, ist reine Einbildung. Jedoch von der Gnade des Heiligen Geistes unterstützt, wird seine Kraft erstaunlich sein. Dann wird dieser Menschengeist Wirklichkeiten aufdecken und Geheimnisse enthüllen. Wende dein Herz ganz dem Heiligen Geist zu und fordere andere auf, dasselbe zu tun; so wirst du wunderbare Ergebnisse schauen.
O Magd Gottes! Die Sterne am Himmel üben keinerlei geistigen Einfluss auf diese Welt des Staubes aus. Aber alle Glieder und Teile des Weltalls sind in diesem endlosen Raum eng miteinander verbunden, und diese Verbindung schafft materielle Wirkungen auf Gegenseitigkeit. Was du jenseits der Gnade des Heiligen Geistes über die Wirkungen von Entrückungszuständen oder über Medien als Sprachrohr hörst, welche die singenden Stimmen der Toten vermitteln, ist reine, schlichte Einbildung. Über die Gabenfülle des Heiligen Geistes erzähle, was du willst; es kann nicht übertrieben sein. Glaube deshalb, was immer du darüber hörst. Die Menschen hingegen, auf die du dich beziehst, diese Sprachrohrleute, sind von jener Gabenfülle völlig ausgeschlossen und erhalten keinen Anteil; ihr Weg ist ein Hirngespinst.
O Magd Gottes! Gebete werden durch die allumfassenden Offenbarer Gottes erhört. Selbst wenn der Wunsch auf Stoffliches gerichtet ist, selbst wenn Achtlose beten, hat es eine Wirkung, so sie nur flehentlich und demütig Gottes Hilfe erbitten.
O Magd Gottes! Während die göttliche Wirklichkeit geheiligt und grenzenlos ist, sind die Ziele und Bedürfnisse der Geschöpfe beschränkt. Gottes Gnade ist wie der Regen, der vom Himmel fällt: Das Wasser ist nicht durch eine Form begrenzt; sobald es jedoch auf einen Ort herabströmt, nimmt es Begrenzungen an – Ausmaße, Aussehen, Gestalt – entsprechend den Besonderheiten dieses Ortes. In einem quadratischen Becken wird das vorher formlose Wasser zum Quadrat; in einem sechseckigen Becken wird es ein Sechseck, in einem achteckigen Becken ein Achteck, und so fort. Der Regen selbst hat keine geometrische Gestalt, keine Begrenzungen, aber er nimmt je nach den Begrenzungen des Gefäßes diese oder jene Gestalt an. Genauso ist das Heilige Wesen Gottes, des Herrn, schrankenlos und unermesslich, aber Seine Gnadengaben und Lichtstrahlen werden in den Geschöpfen wegen deren Begrenztheit eingeschränkt, weshalb die Gebete gewisser Personen in bestimmten Fällen eine günstige Antwort erhalten.
O Magd Gottes! Mit dem Herrn Christus ist es wie mit Adam. Hatte der erste Mensch, der auf dieser Erde entstand, einen Vater oder eine Mutter? Es ist sicher, dass er keinen von beiden hatte. Aber Christus hatte nur keinen Vater.
O Magd Gottes! Die Gebete, die offenbart wurden, Heilung zu erbitten, sind für leibliche wie geistige Heilung anwendbar. Sprich sie also, um Leib und Seele zu heilen. Wenn die Heilung für den Kranken das Rechte ist, wird sie sicher gewährt; aber für manche Kranke wäre die Heilung nur die Ursache anderer Leiden, und daher erlaubt die Weisheit nicht, dass das Gebet erhört wird.
O Magd Gottes! Die Macht des Heiligen Geistes heilt körperliche wie geistige Gebrechen.
O Magd Gottes! In der Thora steht geschrieben: Und ich werde dir das Tal Achor als ein Tor der Hoffnung geben. Dieses Tal Achor ist die Stadt ‘Akká, und wer immer dies anders auslegt, gehört zu den Unwissenden.
140
Du fragst nach der Verklärung Jesu mit Moses, Elias und dem himmlischen Vater auf dem Berg Tabor, wie in der Bibel erwähnt. Dieses Ereignis nahmen die Jünger mit ihrem inneren Auge wahr; deshalb war es ein verborgenes Geheimnis und ihre geistige Entdeckung. Wäre die Bedeutung nämlich, dass sie leibliche Gestalten sahen, das heißt, diese Verklärung mit ihren äußeren Augen wahrnahmen, warum sahen es dann nicht die vielen anderen, die auf dem Berg und in der Ebene zugegen waren? Und warum verlangte dann der Herr von ihnen, niemandem davon zu erzählen? Es ist eindeutig, dass es eine geistige Schau war, ein Aufzug des Gottesreiches. Warum sonst gebot ihnen der Messias, es verborgen zu halten, »bis der Menschensohn von den Toten auferweckt worden ist«Q21, – das heißt, bis die Sache Gottes verherrlicht würde, das Wort Gottes sich durchsetzte und die Wirklichkeit Christi sichtbar wäre?
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O du sehnsuchtsvolle Flamme, die du in der Liebe zu Gott loderst! Ich habe deinen Brief gelesen; sein beredter, wohlgesetzter Inhalt erfreute mein Herz, weil er deine tiefe Aufrichtigkeit in der Sache Gottes zeigt, deine ausdauernden Schritte auf dem Pfade Seines Königreiches und deine Treue zu Seinem Glauben – und von allen großen Dingen ist dies in Seinen Augen das bedeutendste.
Wie viele Seelen wandten sich doch dem Herrn zu, betraten Seines Wortes schützenden Schatten und wurden auf der ganzen Welt berühmt – zum Beispiel Judas Ischariot. Doch dann, als die Prüfungen härter und heftiger wurden, glitten ihre Füße auf dem Pfade aus. Sie wandten sich vom Glauben ab, nachdem sie seine Wahrheit anerkannt hatten, und verleugneten ihn; von Einklang und Liebe fielen sie ab in Unheil und Hass. So zeigte sich die Macht der Prüfungen, die starke Pfeiler zittern macht.
Judas Ischariot war der bedeutendste der Jünger; er rief die Menschen zu Christus. Dann schien es ihm, als ob Jesus dem Apostel Petrus zunehmend mehr Aufmerksamkeit schenkte. Als Jesus sagte: »Du bist Petrus, und auf diesen Felsen will ich meine Kirche bauen«Q22, hatten diese an Petrus gerichteten Worte, die Auserwählung des Petrus zu besonderer Ehre, deutliche Wirkung auf den Apostel – und sie entfachten Neid im Herzen des Judas. So wandte sich der einst Nahegekommene ab, der vormals Glaubende verleugnete nun seinen Glauben; seine Liebe wurde zu Hass, bis er die Kreuzigung dieses herrlichen Herrn, dieses offenbarten Lichtes herbeiführte. Solches bewirkt der Neid. Deshalb wenden sich die Menschen vom geraden Pfad ab. So geschah es früher, so wird es auch in dieser großen Sache geschehen. Aber es macht nichts, denn bei den übrigen bewirkt es Treue und lässt Seelen erstehen, die nicht zaudern, die wie Berge so fest und unerschütterlich sind in ihrer Liebe zu dem offenbaren Licht.
Übermittle den Dienerinnen des Barmherzigen die Botschaft, dass sie standhaft und treu in ihrer Liebe zu Bahá bleiben müssen, wenn eine Prüfung schwer wird. Im Winter kommen die Stürme, heftige Winde blasen. Aber dann folgt der Frühling in all seiner Schönheit, lieblich anzusehen mit geschmückten Hügeln und Tälern, mit duftenden Blumen und roten Anemonen. Dann werden die Vögel in den Zweigen ihre Freudengesänge schmettern und mit beschwingten Weisen von den Kanzeln der Bäume predigen. Bald werdet ihr schauen, wie die Lichter fluten, die Banner des Himmelreichs flattern, die süßen Düfte des Allbarmherzigen sich überallhin verbreiten, die Heerscharen des Königreiches herniederkommen, die Himmelsengel vorwärtsstürmen und der Heilige Geist über alle jene Lande weht. Dann werdet ihr die Zauderer sehen, Männer wie Frauen, enttäuscht in ihren Hoffnungen und in offensichtlichem Verlust. So ist es verordnet vom Herrn, dem Offenbarer der Verse.
Du aber bist selig, denn du bist standhaft in der Sache Gottes, fest in Seinem Bund. Ich bete zu Ihm, dir eine geistige Seele und das Leben des Gottesreiches zu verleihen und dich als ein grünes Blatt am Baum des Lebens gedeihen zu lassen, damit du vergeistigt und frohgemut den Mägden des Barmherzigen dienst.
Dein freigebiger Herr wird dir bei der Arbeit in Seinem Weinberg beistehen und dich zum Werkzeug machen, den Geist der Einheit unter Seinen Dienerinnen zu verbreiten. Er wird dein inneres Auge sehend machen mit dem Licht der Erkenntnis, deine Sünden vergeben und sie in gute Taten wandeln. Wahrlich, Er ist der Vergebende, der Mitleidige, der Herr unermesslicher Gnade.
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O du liebe Dienerin Gottes! Preise Gott, denn du bist begünstigt an Seiner Heiligen Schwelle, gehegt im Reiche Seiner Macht. Du bist Vorsitzende eines Rates, der geprägt ist von den himmlischen Heerscharen und das allherrliche Reich widerspiegelt. Strebe mit Herz und Seele, in demütigem Gebet und in Selbstauslöschung, Gottes Gesetz zu vertreten und Seine süßen Düfte allenthalben zu verbreiten. Mühe dich, den Versammlungen geistiger Seelen die wahre Vorsitzende zu sein, eine Gefährtin der Engel im Reich des Allbarmherzigen.
Du fragst nach dem zehnten bis siebzehnten Vers im einundzwanzigsten Kapitel der Johannes-Offenbarung. Wisse, dass das Firmament der strahlenden Sonne über unserer Erde nach mathematischen Regeln in zwölf Sternbilder eingeteilt wird, die man die zwölf Tierkreiszeichen nennt. Genauso scheint und ergießt die Sonne der Wahrheit ihre Gnadengaben in zwölf Stufen der Heiligkeit; mit diesen himmlischen Zeichen sind makellose, unbefleckte Menschen gemeint, Quellen der Heiligkeit, Dämmerorte für die Verkündung der Einheit Gottes.
Beachte, wie es in den Tagen Dessen, der Zwiesprache hielt,A51 zwölf heilige Wesen gab, welche die Führer der zwölf Stämme waren. Ebenso findest du in der Sendung des GeistesA52 zwölf Apostel im schirmenden Schatten jenes erhabenen Lichtes versammelt; von diesen leuchtenden Dämmerorten strahlte die Sonne der Wahrheit wie die Sonne am Himmel hervor. Sieh, wie es in den Tagen Muḥammads wieder zwölf Dämmerorte der Heiligkeit gab, Offenbarer der bestätigenden Hilfe Gottes. So geht das zu.
Demgemäß berichtete der heilige Johannes von zwölf Toren in seiner Vision und von zwölf Grundsteinen. Mit der »großen Stadt, dem heiligen Jerusalem, das aus dem Himmel von Gott herabkommt«Q23 ist das heilige Gesetz Gottes gemeint: Dies ist in vielen Tablets erklärt und bei den Propheten der Vergangenheit in den Schriften zu lesen, zum Beispiel, dass Jerusalem gesehen wurde, als es in die Wüste zog.
Die Bedeutung dieses Abschnitts ist, dass das göttliche Jerusalem zwölf Tore hat, durch welche die Seligen in die Stadt Gottes einziehen. Diese Tore sind Seelen, die Leitsternen gleichen, Tore des Wissens und der Gnade; unter diesen Toren stehen zwölf Engel. Mit ›Engel‹ ist die Macht der Bestätigungen Gottes gemeint – die Kerze der bestätigenden Macht Gottes scheint aus der Lampennische jener Seelen hervor –; es bedeutet, dass jedem dieser Wesen die gewaltigste Bestätigung und Hilfe zuteilwird.
Diese zwölf Tore umgeben die ganze Welt, das heißt, sie sind eine Zuflucht für alle Geschöpfe. Darüber hinaus sind diese zwölf Tore die Grundsteine der Stadt Gottes, des himmlischen Jerusalems, und auf jedem dieser Grundsteine steht der Name eines Apostels Christi geschrieben. Das bedeutet, jeder offenbart die Vollkommenheiten, die frohe Botschaft und die Vortrefflichkeit jenes heiligen Wesens.
Kurz, die Schrift sagt: »Und der mit mir redete, hatte ein gülden Rohr, einen Maßstab, dass er die Stadt, ihre Tore und Türme messe.«Q24 Die Bedeutung ist, dass bestimmte Persönlichkeiten das Volk mit einem Stecken, der aus der Erde gewachsen war, führten und sie mit einem Stab gleich dem des Mose hüteten. Andere erzogen und führten das Volk mit einem eisernen Stab wie in der Sendung Muḥammads. Im gegenwärtigen Zyklus wird, da es die mächtigste Sendung ist, der Stab, der aus dem Pflanzenreich wuchs, und der Stab aus Eisen in ein Rohr aus reinstem Gold verwandelt, den unermesslichen Schatzkammern des Reiches Gottes entnommen. Durch dieses Rohr werden die Menschen erzogen.
Achte auf den Unterschied: Einst waren die Lehren Gottes wie ein Stecken, durch den die Heiligen Schriften überallhin verbreitet, das Gesetz Gottes verkündet und Sein Glaube errichtet wurde. Dann folgte eine Zeit, in der der Stab des wahren Hirten wie aus Eisen war. Heute, in diesem neuen, herrlichen Zeitalter, ist der Stab wie reines Gold. Welcher Unterschied! Erkenne daraus, wie weit das Gesetz Gottes und Seine Lehren in dieser Sendung fortgeschritten sind, wie sie solche Höhen erreicht haben, dass sie die vorangegangenen Sendungen weit überragen. Dieser Stab ist wahrlich aus reinstem Gold, während die Stäbe früherer Tage aus Eisen und Holz waren.
Das ist eine kurze Antwort, für dich verfasst; für mehr fehlt die Zeit. Sicherlich wirst du mir vergeben. Gottes Dienerinnen müssen sich auf eine solche Stufe erheben, dass sie von selbst und ohne Hilfe diese inneren Bedeutungen begreifen und fähig werden, jedes Wort in allen Einzelheiten zu erläutern – eine Stufe, auf der aus der Wahrheit ihres tiefsten Herzens ein Quell der Weisheit sprudelt, wie sich ein Springbrunnen aus seinem eigenen Urgrund ergießt.
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O du, der du im Reiche Gottes dem Geiste Christi nahegekommen bist! Wahrlich, der Leib ist aus stofflichen Elementen zusammengesetzt, und alles Zusammengesetzte muss sich auflösen. Der Geist jedoch ist eine einzige Wesenheit, zart und fein, körperlos, ewig und göttlich. Wer deshalb Christus in Seinem stofflichen Leib erwartet, der hält vergebliche Ausschau und wird wie durch einen Schleier von Ihm ausgeschlossen sein. Wer sich aber sehnt, Ihn im Geiste zu finden, wird Tag für Tag wachsen vor freudigem Verlangen und brennender Liebe, weil er Ihm nahekommt und Ihn klar und deutlich erkennt. An diesem neuen, wundersamen Tag steht dir an, nach Christi Geist zu suchen.
Wahrlich, der Himmel, in den sich der Messias erhob, war nicht dieses unendliche Firmament; vielmehr war Sein Himmel das Reich Seines gütigen Herrn. So sagt Er selbst: »Ich bin vom Himmel gekommen«Q25, und ein andermal: »Des Menschen Sohn ist im Himmel«Q26. Daraus erhellt, dass Sein Himmel jenseits aller Himmelsrichtungen ist, das ganze Sein umschließt und für diejenigen errichtet ist, die Gott anbeten. Bete und flehe zu deinem Herrn, dass Er dich in diesen Himmel emporhebe und dir von seiner Nahrung in diesem Zeitalter der Macht und Majestät zu essen gebe.
Wisse, dass das Volk bis auf den heutigen Tag die Geheimnisse des Buches nicht entwirrt hat. Sie wähnen, Christus sei während Seines Erdenwandels von Seinem Himmel ausgeschlossen gewesen, sei vom Gipfel Seiner Erhabenheit abgefallen und hinterher in die höheren Gefilde des Himmels aufgestiegen, zu dem Himmel, der überhaupt nicht existiert, da er nur Weltraum ist. Sie warten darauf, dass Er von dort auf einer Wolke reitend wiederkomme. Sie bilden sich ein, dass es in diesem unendlichen All Wolken gebe, dass Er auf ihnen reite und so herniederfahre. Die Wahrheit ist indessen, dass eine Wolke nur Dampf ist, der von der Erde aufsteigt; sie kommt nicht vom Himmel herab. Vielmehr ist die Wolke, auf die sich das Evangelium bezieht, der Menschenleib. Er wird so bezeichnet, weil für den Menschen der Körper ein Schleier ist, der ihn wie eine Wolke daran hindert, die Sonne der Wahrheit zu erkennen, die vom Horizonte Christi scheint.
Ich bitte Gott, deinen Augen die Tore der Entdeckungen und Wahrnehmungen zu öffnen, damit du an diesem offenbarsten Tag Seine Geheimnisse erkennst.
Ich bin sehr begierig, dich zu treffen, aber die Zeiten sind ungünstig. So Gott will, werden wir dich wissen lassen, wann du zu einer besseren Zeit frohlockend kommen kannst.
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O du, der du die Menschen liebst! Dein Brief ist angekommen, und er berichtet, Gott sei gepriesen, über deine Gesundheit und dein Wohlbefinden. Aus deiner Antwort auf einen früheren Brief geht hervor, dass zwischen dir und den Freunden Gefühle der Zuneigung entstanden sind.
Man darf in jedem menschlichen Wesen nur das sehen, was des Lobes würdig ist. Wenn man so handelt, kann man der ganzen Menschheit Freund sein. Betrachten wir die Menschen jedoch vom Standpunkt ihrer Fehler aus, dann ist es eine äußerst schwierige Aufgabe, mit ihnen Freundschaft zu pflegen.
Es geschah eines Tages zur Zeit Christi – möge das Leben der ganzen Welt ein Opfer für Ihn sein – dass Er an einem toten Hund vorbeikam, einem übelriechenden Kadaver, widerlich anzusehen, mit faulenden Gliedern. Einer Seiner Begleiter sagte: »Wie faul ist sein Gestank!« Ein anderer meinte: »Wie ekelerregend, wie abscheulich!« Kurzum, jeder hatte etwas hinzuzufügen.
Aber dann sprach Christus, und Er sagte ihnen: »Sehet die Zähne des Hundes! Wie strahlend weiß sie sind!«
Der sündenbedeckende Blick des Messias verweilte keinen Augenblick lang auf dem Widerwärtigen des Aases. Der einzige Teil des Kadavers, der keine Abscheu erregte, waren seine Zähne, und Jesus schaute auf ihren Glanz.
So sollten wir, wenn wir unseren Blick auf andere Menschen richten, das sehen, worin sie sich auszeichnen, und nicht das, worin sie versagen.
Preis sei Gott! Dein Ziel ist, das Wohlbefinden der Menschheit zu fördern und den Seelen zu helfen, ihre Fehler zu überwinden. Diese gute Absicht wird löbliche Früchte zeitigen.
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Du schriebst über die Frage geistiger Entdeckungen. Des Menschen Geist ist eine Kraft, welche alle Dinge umkreist und ihre Wirklichkeiten umfängt. Was immer du um dich her erblickst – wunderbare Ergebnisse menschlicher Kunstfertigkeit, Erfindungen, Entdeckungen und ähnliche Erscheinungen –, all dies war einmal ein Geheimnis, das im Reiche des Unbekannten verborgen lag. Der Menschengeist deckte dieses Geheimnis auf, holte es aus der unsichtbaren in die sichtbare Welt. So steht es zum Beispiel mit der Dampfkraft, der Photographie und dem Phonographen, der drahtlosen Telegraphie und den Fortschritten in der Mathematik: Alles war einst ein Mysterium, ein streng bewachtes Geheimnis; der Menschengeist enthüllte jedoch diese Geheimnisse und brachte sie aus dem Unsichtbaren ans Tageslicht. So ist deutlich, dass der menschliche Geist eine alles umfangende Kraft ist, die ihre Herrschaft über das innere Wesen alles Erschaffenen ausübt und die wohlverwahrten Mysterien der Erscheinungswelt aufdeckt.
Der göttliche Geist hingegen enthüllt göttliche Wirklichkeiten und allumfassende Geheimnisse, die in der geistigen Welt liegen. Ich hoffe, dass du diesen göttlichen Geist erlangen wirst, so dass du die Geheimnisse der anderen Welt ebenso entdeckst wie die Mysterien der Welt hienieden.
Du fragst hinsichtlich des 14. Kapitels, Vers 30, des Johannes-Evangeliums, wo Christus, der Herr, sagt: »Ich werde nicht mehr viel mit euch reden, denn es kommt der Fürst dieser Welt, und hat nichts an Mir.«Q27 Der Fürst dieser Welt ist die Gesegnete Schönheit; und »hat nichts an Mir« bedeutet: Nach Mir werden alle Gnade von Mir empfangen, aber Er ist von Mir unabhängig und wird keine Gnade von Mir empfangen. Das bedeutet, dass Er reich ist über Meine Gnade hinaus.
Zu deiner Frage über Entdeckungen, welche die Seele macht, nachdem sie ihre menschliche Hülle abgelegt hat: Sicherlich ist jene Welt eine Welt der Wahrnehmungen und Entdeckungen; denn der dazwischenliegende Schleier wird weggenommen werden, und der menschliche Geist wird auf Seelen schauen, die sich über ihm, unter ihm und auf gleicher Stufe mit ihm befinden. Man kann es mit dem Zustand des Menschen im Mutterleib vergleichen, wo seine Augen verschleiert und alle Dinge vor ihm verborgen sind. Wenn er aus der Welt des Mutterleibs geboren wird und ins Leben tritt, empfindet er dieses Leben, verglichen mit dem im Mutterleib, als einen Ort der Wahrnehmungen und Entdeckungen, nimmt er doch alle Dinge mit seinem äußeren Auge wahr. Genauso wird er, wenn er dieses Leben hinter sich lässt, in jener Welt alles sehen, was ihm hier verborgen war; aber dort wird er alles mit seinem inneren Auge sehen und verstehen. Dort wird er seine Gefährten und Ebenbürtigen schauen und diejenigen, die sich auf den Stufen über und unter ihm befinden. Was die Gleichheit der Seelen in dem allerhöchsten Reich betrifft, so bedeutet sie: Die Seelen der Gläubigen sind zu der Zeit, da sie zuerst in der Welt des Leibes erscheinen, gleich; jede ist heilig und rein. In dieser Welt jedoch fangen sie an, sich voneinander zu unterscheiden. Einige erreichen die höchste Stufe, manche eine mittlere, andere bleiben auf der untersten Stufe des Seins. Ihre Gleichstellung besteht am Anfang ihrer Existenz; die Unterscheidung folgt ihrem Hinscheiden.
Du schriebst wegen Seir. Seir ist ein Ort bei Nazareth in Galilea.
Was die Stelle bei Hiob, 19. Kapitel, Vers 25-27, betrifft: »Ich weiß, dass mein Erlöser lebt und dass Er am Jüngsten Tage auf Erden weilen wird«Q28, so bedeutet sie: Ich werde nicht erniedrigt werden, denn ich habe einen Erhalter und Hüter; und mein Helfer, mein Verteidiger wird schließlich offenbart werden. Obwohl mein Fleisch jetzt schwach und von Würmern bedeckt ist, werde ich geheilt werden, und mit diesen meinen eigenen Augen, das heißt mit meiner inneren Wahrnehmung, werde ich Ihn schauen. Dies sagte Hiob, nachdem ihm die anderen Vorwürfe gemacht hatten, und er selbst über das Leid seiner Prüfungen geklagt hatte. Selbst als sein Körper durch den unbarmherzigen Würgegriff der Krankheit mit Würmern bedeckt war, versuchte er noch, denen um ihn her zu sagen, dass er vollständig geheilt werde und in seinem Leib mit eigenen Augen seinen Erlöser schauen werde.
Was die Frau in der Offenbarung des Johannes, 12. Kapitel, anbelangt, die in die Wüste floh, und das große Wunder, das am Himmel erschien – die Frau, mit der Sonne bekleidet und dem Mond unter den Füßen: Mit der Frau ist Gottes Gesetz gemeint; denn nach der Begriffswelt der Heiligen Bücher bezieht sich diese Stelle auf das Gesetz, dessen Symbol hier die Frau ist. Die zwei Leuchten, Sonne und Mond, sind zwei Throne, der türkische und der persische, die beide unter der Herrschaft des Gesetzes Gottes stehen. Die Sonne ist das Symbol des persischen Reiches, und der Mond ist der Halbmond des türkischen Reiches. Die zwölffache Krone sind die zwölf Imame, die wie die Apostel den Gottesglauben unterstützten. Das neugeborene Kind ist die Schönheit des AngebetetenA53, die aus dem Gesetz Gottes hervorkam. Er sagt dann, dass die Frau in die Wüste floh, das heißt, das Gesetz Gottes wurde aus Palästina in die Wüste Ḥijáz getragen und blieb dort 1260 Jahre – also bis zur Ankunft des verheißenen Kindes. Wie wohl bekannt ist, wird in den Heiligen Büchern jeder Tag als ein Jahr gezählt.
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O Dienerin, entflammt in der Liebe zu Gott! Ich habe deinen ausgezeichneten Brief gründlich gelesen und Gott für deine sichere Ankunft in jener großen Stadt gedankt. Ich bitte Ihn, durch Seine unfehlbare Hilfe deine Rückkehr dorthin mit machtvoller Wirkung auszustatten. Das kann nur dann geschehen, wenn du dich aller Bindungen an diese Welt entledigst und dich in das Gewand der Heiligkeit kleidest, wenn du all deine Gedanken und Worte auf das Gedenken Gottes und Seinen Lobpreis beschränkst, auf die Verbreitung Seiner süßen Düfte überallhin und auf die Verrichtung guter Taten, wenn du dich der Aufgabe widmest, die Achtlosen zu erwecken, die Blinden sehend zu machen, die Tauben hörend, die Stummen sprechend, und wenn du durch die Macht des Geistes den Toten belebst.
Denn die Menschen sind blind, wie Jesus im Evangelium von ihnen sprach, sie sind taub und stumm; und Er sagte: »Ich werde sie heilen.«
Sei freundlich und mitleidig zu deiner schwachen Mutter. Sprich mit ihr über das Gottesreich, damit ihr Herz frohlocke.
Richte Fräulein Ford Grüße von mir aus. Übermittle ihr die frohe Botschaft, dass dies die Tage des Gottesreiches sind. Sage ihr: Gesegnet bist du ob deiner erhabenen Ziele, gesegnet bist du ob deiner guten Werke, gesegnet bist du ob deines geistigen Wesens. Wahrlich, ich liebe dich wegen dieser deiner Ziele, Eigenschaften und Taten. Sprich weiter zu ihr: Denke an den Messias, an Seine Tage auf Erden, Seine Erniedrigung, Seine Heimsuchung und wie die Menschen Ihm keine Aufmerksamkeit schenkten. Denke daran, wie die Juden Ihn dem Spott preisgaben, sich über Ihn lustig machten und zu Ihm sprachen: »Friede sei mit dir, König der Juden! Friede sei mit dir, König der Könige!«A54 Wie sie sagten, Er sei verrückt, und fragten, wie sich die Sache dieses Gekreuzigten jemals im Osten und Westen der Welt verbreiten könne. Keiner folgte Ihm außer ein paar Seelen: Fischer, Zimmerleute und andere aus dem gemeinen Volk. Wehe, wehe ob der Verblendung!
Und siehe, was dann geschah: wie ihre mächtigen Fahnen eingeholt wurden und stattdessen Sein erhabenes Banner gehisst wurde, wie all die hellen Sterne an jenem Himmel der Ehre und des Stolzes versanken, wie sie im Westen der Vergänglichkeit untergingen – und wie Sein Lichtgestirn von den Himmeln unsterblichen Ruhmes strahlt, während die Jahrhunderte und Zeitalter verrinnen. Seid also gewarnt, ihr, die ihr Augen habt zu sehen! Bald werdet ihr noch größere Dinge schauen als diese.
Wisse, dass alle Mächte vereint nicht die Kraft haben, den Weltfrieden zu errichten oder zu allen Zeiten der überwältigenden Vorherrschaft dieser endlosen Kriege standzuhalten. Bald jedoch wird die Macht des Himmels, die Vorherrschaft des Heiligen Geistes, auf den hohen Gipfeln die Fahnen der Liebe und des Friedens hissen; hoch über den Burgen der Majestät und Macht werden diese Fahnen wehen in den rauschenden Winden, die Gottes liebender Gnade entströmen.
Richte Frau Florence meine Grüße aus und sage ihr: Die verschiedenen Kirchengemeinschaften haben das Fundament ihres Glaubens aufgegeben und Lehren angenommen, die in den Augen Gottes keinerlei Bedeutung haben. Sie sind wie die Pharisäer, die beteten, fasteten und dann Christus zum Tode verurteilten. Beim Leben Gottes! Es ist eine eigenartige Sache!
Und du, o Dienerin Gottes, lies du liebevoll dieses Gebet zu deinem Herrn und sprich zu Ihm:
O Gott, mein Gott! Fülle mir den Kelch völliger Loslösung, und umgeben von Deinen herrlichen Gaben, erfreue mich mit dem Wein der Liebe zu Dir. Befreie mich vom Angriff der Leidenschaft und Begierde und löse mich aus den Fesseln der niederen Welt. Ziehe mich verzückt hinan zu Deinem hehren Reich, und belebe mich im Kreis Deiner Mägde mit dem Odem Deiner Heiligkeit.
O Herr, erleuchte mein Angesicht mit dem Lichte Deiner Gaben. Lass meine Augen strahlen, wenn sie die Zeichen Deiner allbeherrschenden Macht schauen. Ergötze mein Herz mit der Herrlichkeit Deines allumfassenden Wissens, mache meine Seele froh mit Deiner belebenden Freudenbotschaft, o Du König dieser Welt und des Reiches droben, o Du Herr der Herrschaft und Macht, damit ich Deine Beweise und Zeichen verbreite, Deine Sache verkünde, Deine Lehren fördere, Deinem Gesetz diene und Dein Wort erhöhe.
Du bist wahrlich der Machtvolle, der Immervergebende, der Fähige, der Allmächtige.
Was die grundlegenden Lehren des Glaubens angeht: Wisse, dass die Botschaft nur durch gute Taten und geistige Eigenschaften verbreitet werden kann, durch eine kristallklare Sprache und durch die Freude, die sich im Antlitz dessen widerspiegelt, der die Lehren darlegt. Es ist grundlegend, dass die Taten des Lehrers die Wahrheit seiner Worte bezeugen müssen. Dies ist der Zustand dessen, der die süßen Düfte Gottes allenthalben verbreitet, und die Eigenschaft dessen, der aufrichtig in seinem Glauben ist.
Hat der Herr dich dazu befähigt, diesen Zustand zu erreichen, so sei versichert, dass Er dir Worte der Wahrheit eingeben und dich durch den Odem des Heiligen Geistes sprechen lassen wird.
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Denke über die Ereignisse zur Zeit Christi nach; dann werden die gegenwärtigen Ereignisse verständlich und offenbar werden.
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O ihr Söhne und Töchter des Gottesreiches! In ihrer Dankbarkeit streben die Vögel des Geistes nur danach, zu den Himmelshöhen emporzufliegen und mit wundersamer Kunst ihre Lieder zu singen. Die jämmerlichen Regenwürmer jedoch wollen sich nur in die Erde graben. Wie heftig sie sich mühen, in die tiefsten Tiefen zu gelangen! Genauso sind die Erdensöhne. Ihr höchstes Ziel ist, in dieser vergänglichen Welt, diesem Tod im Leben, ihren Unterhalt zu mehren. Und dies trotz des Umstandes, dass ihnen Hand und Fuß durch tausend Kümmernisse und Sorgen gebunden sind und sie keinen Augenblick vor Gefahren geschützt sind; niemals sind sie sicher, nicht einmal vor plötzlichem Tod. So werden sie nach kurzer Zeit völlig ausgelöscht; keine Spur bleibt, die von ihnen berichtet, keines ihrer Worte wird jemals wieder vernommen.
Darum lobet und preiset Bahá’u’lláh; denn durch Seine Gnade und Hilfe seid ihr Söhne und Töchter des Gottesreiches, dank Ihm seid ihr nun Singvögel auf den Auen der Wahrheit und schwingt euch himmelwärts zu den Höhen des Ruhmes, der nie vergeht. Ihr habt euren Platz gefunden in der unsterblichen Welt; der Hauch des Heiligen Geistes weht über euch; ihr habt ein anderes Leben erwählt, ihr habt Zutritt zur Schwelle Gottes erlangt.
So errichtet denn freudevoll Geistige Räte; befasst euch mit dem Lobpreis und dem Ruhm des Herrn, nennt Ihn den Heiligen und den Größten. Richtet eure flehenden Hilferufe zum Reich des Allherrlichen, und stimmt jeden Augenblick eine Myriade Danksagungen an, dass ihr diese überreiche Gunst, diese überragende Gnade erlangt habt.
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O du, der du Augen hast zu sehen! Was du erlebt hast, ist die reine Wahrheit und gehört ins Reich der geistigen Schau.
Der Duft ist mit der Knospe eng verbunden und verschmolzen; sobald die Knospe sich öffnet, verbreitet sich ihr süßer Geruch weithin. Das Kraut ist nicht ohne Frucht, auch wenn es so scheint; denn in diesem Gottesgarten übt jede Pflanze ihren Einfluss aus, jede hat ihre Sonderheiten, jede kann es sogar mit der lachenden, hundertblättrigen Rose aufnehmen, wenn sie mit ihrem Duft die Sinne erfreut. Sei dessen gewiss! Wenngleich die Buchseiten nichts von den Worten und Bedeutungen auf ihnen wissen, werden sie doch wegen ihrer Verbindung mit diesen Worten von den Freunden ehrfürchtig von Hand zu Hand gereicht. Diese Verbindung ist überdies die reinste Gnadengabe.
Schwingt sich die Seele aus diesem vergänglichen Haufen Staub empor, erhebt sie sich in die Welt Gottes, dann fallen die Schleier ab, alle Wahrheiten treten ans Licht, alles Unbekannte wird klar, und verborgene Einsichten werden verstanden.
Bedenke, wie ein Wesen in der Welt des Mutterleibes taube Ohren, blinde Augen und eine stumme Zunge hat, wie es jeglicher Wahrnehmung beraubt ist. Doch sobald es aus jener dunklen Welt in diese Welt des Lichtes tritt, sehen seine Augen, hören seine Ohren und spricht seine Zunge. So wird es auch, wenn es von diesem sterblichen Ort in das Reich Gottes eilt, im Geiste wiedergeboren. Dann öffnet sich seiner Wahrnehmung Auge, seiner Seele Ohr horcht auf, und alle ihm bisher unbekannten Wahrheiten werden offenkundig.
Ein aufmerksamer Reisender wird sich seiner Entdeckungen unterwegs sicher wieder erinnern, es sei denn, er hätte einen Unfall, der seine Erinnerung auslöscht.
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O Magd, entflammt im Feuer der Liebe Gottes! Gräme dich weder über die Misslichkeiten und die Not dieser niederen Welt noch freue dich in Zeiten ruhigen Behagens; denn beides wird vergehen. Das gegenwärtige Leben ist wie eine auflaufende Welle, eine Fata Morgana oder ein flüchtiger Schatten. Kann ein Zerrbild in der Wüste je als erquickendes Wasser dienen? Nein, bei dem Herrn der Herren! Niemals können die Wirklichkeit und ihr bloßer Schein dasselbe sein; groß ist der Unterschied zwischen Wahn und Tatsache, zwischen der Wahrheit und ihrem Trugbild.
Wisse, dass das Reich Gottes die wirkliche Welt, diese Welt hienieden aber nur sein vorausgeworfener Schatten ist. Ein Schatten hat kein eigenes Leben; sein Vorhandensein ist nur ein Hirngespinst und nichts mehr; es sind nur Bilder, vom Wasser gespiegelt, die dem Auge als Gemälde erscheinen.
Verlasse dich auf Gott. Vertraue Ihm. Preise Ihn und gedenke Seiner ständig. Er verwandelt wahrlich Kummer in Wohlbefinden, Sorge in Trost, Mühsal in vollkommenen Frieden. Er hat wahrlich Herrschaft über alle Dinge.
Wenn du auf meine Worte hörst, löse dich von den Fesseln allen Geschehens. Nein, danke deinem liebenden Herrn in allen Lebenslagen und stelle deine Angelegenheiten Seinem Willen anheim, der bewirkt, was Ihm gefällt. Dies ist wahrlich besser für dich als alles andere in beiden Welten.
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O du, der du an die Einzigkeit Gottes glaubst! Wisse, dass nichts der Seele nützt außer der Liebe zum Allgütigen, nichts erleuchtet das Herz außer dem Glanz, der vom Reiche des Herrn scheint.
Sage dich los von allen anderen Sorgen, lass das Vergessen die Erinnerung an alles andere überwinden. Beschränke deine Gedanken auf das, was die Menschenseele zum Paradiese himmlischer Gnade erhebt, und lasse jeden Vogel des Gottesreiches zum höchsten Horizonte fliegen, zum Mittelpunkt ewiger Ehre in dieser vergänglichen Welt.
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Zu der Frage nach der Seele eines Mörders und nach seiner Strafe ist die Antwort, dass der Mörder sein Verbrechen sühnen muss. Das heißt, wenn man den Mörder tötet, ist sein Tod die Sühne für sein Verbrechen, und nach seinem Tod wird Gott in Seiner Gerechtigkeit ihm keine zweite Strafe auferlegen, denn die göttliche Gerechtigkeit ließe dies nicht zu.
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O du Dienerin Gottes! An diesem Tage besteht der Dank an Gott für Seine Gnadengaben darin, ein strahlendes Herz und eine Seele zu besitzen, die den Eingebungen des Geistes offensteht. Dies ist das Wesen des Dankes.
Was die Danksagung durch Wort oder Schrift angeht, so ist sie fürwahr annehmbar, verglichen mit jenem anderen Dank aber nur unwirklicher Schein; denn wesentlich ist, was der Geist dir eingibt, die Ausstrahlungen aus der Tiefe des Herzens. Ich hoffe, dass du damit begnadet wirst.
Was des Menschen Mangel an Fähigkeiten und Verdiensten am Tag der Auferstehung anbelangt, so schließt ihn dies nicht von Gaben und Gnadenerweisen aus; denn es ist nicht der Tag der Gerechtigkeit, sondern der Tag der Gnade, während die Gerechtigkeit jedem das zuteilt, was ihm gebührt. Schaue daher nicht auf den Grad deiner Fähigkeit, sondern schaue auf die grenzenlose Gunst Bahá’u’lláhs. Allumfassend ist Seine Gnade, vollkommen Seine Güte.
Ich bitte Gott darum, dass du mit Seiner Hilfe und kraftvollen Unterstützung die tiefe Bedeutung der Thora mit Beredsamkeit, Verständnis, Nachdruck und Geschick lehrst. Wende dein Angesicht dem Reich Gottes zu, bitte um die Gaben des Heiligen Geistes, rede, und die Bestätigungen des Geistes werden sich zeigen.
Die mächtige Sonnenkugel, die du in deinem Traum sahst, war der Verheißene, ihre sich ausbreitenden Strahlen waren Seine Gnadengaben. Die lichtdurchlässige Wasseroberfläche bedeutet unbefleckte, reine Herzen, während die wogenden Wellen die große Erregung dieser Herzen und die Tatsache kennzeichnen, dass sie erschüttert und tief bewegt wurden; das heißt, die Wellen sind die Bewegungen des Geistes und die heiligen Eingebungen der Seele. Preise Gott, dass du in der Traumwelt solche Enthüllungen wahrnahmst.
Zur Bedeutung eines Menschen, der sich selbst völlig vergisst: Die Absicht ist, dass er sich erheben und sich im wahren Sinne opfern soll; das heißt, er soll die Antriebe des menschlichen Zustands auslöschen und sich solcher Merkmale entledigen, die tadelnswert sind und das trübe Dunkel dieses Erdenlebens ausmachen. Der Sinn ist nicht, seine Gesundheit zu vernachlässigen und seinen Leib zu schwächen.
Ich flehe inständig und demütig an der Heiligen Schwelle, dass deine liebe Mutter, deine lieben Schwestern und Verwandten himmlische Segnungen und göttliche Vergebung umfangen. Besonders bete ich für deinen Verlobten, der so plötzlich von dieser in die nächste Welt eilte.
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O du Sohn des Königreiches! Deine höchst liebenswürdigen Briefe erfreuen allezeit mit ihrem gefälligen Stil unsere Herzen. Wenn das Lied vom Gottesreich handelt, frohlockt das Herz.
Preise Gott, dass du in jenes LandA55 gereist bist, Sein Wort zu erhöhen und den heiligen Duft Seines Reiches zu verbreiten, dass du als Gärtner in den Himmelsgärten dienst. Bald werden deine Anstrengungen von Erfolg gekrönt sein.
O du Sohn des Königreiches! Alles mit der Liebe Gottes Verbundene ist nützlich; ohne Seine Liebe sind alle Dinge schädlich und treten als Schleier zwischen den Menschen und den Herrn des Königreiches. Wo Seine Liebe ist, wird jede Bitternis süß und jede Gnadengabe bringt wohltuende Freude. So bringt zum Beispiel eine dem Ohr süße Melodie dem in Gott verliebten Herzen den wahren Geist des Lebens, die in sinnlichem Verlangen versunkene Seele jedoch besudelt sie mit Begierde. Jedes Wissensgebiet wird gebilligt und ist rühmenswert, wenn es mit der Liebe Gottes verbunden ist; Seiner Liebe beraubt, ist Wissen jedoch unfruchtbar – es führt fürwahr zum Wahnsinn. Jede Art von Erkenntnis, jede Wissenschaft ist wie ein Baum: Ist seine Frucht die Liebe zu Gott, so ist es ein gesegneter Baum; wo nicht, ist dieser Baum vertrocknetes Holz und nährt nur das Feuer.
O du treuer Diener Gottes, du geistiger Heiler der Menschen! Wann immer du einen Patienten behandelst, wende dein Antlitz dem Herrn des Himmelreiches zu, bitte den Heiligen Geist, dir beizustehen, und heile dann die Krankheit.
155
O du Flamme der Gottesliebe! Was du geschrieben hast, bereitete große Freude, denn dein Brief war wie ein Garten, aus dem die Rosen tiefer Bedeutungen den süßen Duft der Liebe Gottes verbreiten. So dienen meine Antworten als Regenschauer und Tau, um den geistigen Pflanzen, im Garten deines Herzens erblüht, mehr Frische und zarte Schönheit zu verleihen, als Worte ausdrücken können.
Du schriebst von schmerzlichen Prüfungen, die dich heimgesucht haben. Für die treue Seele ist eine Prüfung nur Gottes Gunst und Gnade; denn auf dem Feld des Schmerzes stürmt der Mutige freudig in die wilde Schlacht, während der Feigling vor Furcht winselt, zittert und bebt. So wird auch der tüchtige Student, der den Stoff mit großem Geschick beherrscht und seinem Gedächtnis einverleibt, den Prüfern am Tage der Prüfung froh sein Können vorführen; gediegenes Gold wird im Feuer des Münzprüfers wundersam glänzen und leuchten.
Es liegt auf der Hand, dass Prüfungen und Heimsuchungen für geheiligte Seelen nur Gottes Gunst und Gabe sind, während sie für den Schwachen ein unerwartetes, plötzlich auftretendes Unheil bedeuten.
Diese Prüfungen waschen nur, wie auch du schriebst, den Makel des Selbstes vom Spiegel des Herzens, bis die Sonne der Wahrheit ihre Strahlen darauf werfen kann; denn es gibt keinen schlimmeren Schleier als das Selbst, und wie fein dieser Schleier auch sei, wird er zuletzt einen Menschen vollständig ausschließen und ihn seines Anteils an der ewigen Gnade berauben.
O du entzückte Dienerin des Herrn! Wenn die Gläubigen, Männer wie Frauen, an meinem geistigen Auge vorüberziehen, fühle ich mich durch das Feuer der Gottesliebe erwärmt und flehe, dass der Allmächtige diesen heiligen Seelen mit Seinen unsichtbaren Heerscharen beistehe. Gepriesen sei der Herr, dass die Verheißungen all Seiner Manifestationen nun deutlich erfüllt sind an diesem größten aller Tage, in diesem heiligen, gesegneten Zeitalter!
O du entzückte Dienerin Gottes! Die Nähe ist wahrlich etwas Geistiges, nichts Leibliches; die Hilfe, nach der es uns verlangt, und die Hilfe, die kommt, ist nicht stofflicher, sondern geistiger Art. Trotzdem hoffe ich, dass du in jeder Hinsicht Nähe erlangst. Gottes Gnadengaben werden wahrlich eine geheiligte Seele umgeben, wie das Sonnenlicht den Mond und die Sterne einschließt: Sei dessen versichert.
Trage im Namen ‘Abdu’l-Bahás zu allen Gläubigen, Männern wie Frauen, den duftenden Hauch der Heiligkeit. Begeistere sie alle und bewege sie dazu, die süßen Düfte des Herrn zu verbreiten.
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O du Diener an der Heiligen Schwelle. Wir haben gelesen, was deiner Feder entfloss in deiner Liebe zu Gott, und der Inhalt deines Briefes gefiel uns sehr. Ich hoffe, dass dich durch Gottes Güte der Hauch des Allbarmherzigen allzeit beleben und erneuern wird.
Du schriebst über die Reinkarnation. Der Glaube an die Reinkarnation geht weit zurück in die Vorgeschichte der meisten Völker; er behauptete sich sogar bei den griechischen Philosophen, den römischen Weisen, den alten Ägyptern und den großen Assyrern. Trotzdem sind dieser Aberglaube und solche Redensarten in der Sicht Gottes barer Unsinn.
Das Hauptargument der Anhänger der Reinkarnation war, dass nach Gottes Gerechtigkeit jeder seinen Verdienst erhalten muss: Sooft zum Beispiel ein Mensch von einem Unheil bedrückt wird, ist dies wegen eines Unrechts, das er begangen hat. Doch nimm ein Kind, das noch im Mutterleib ist. Der Embryo sei eben erst geformt, das Kind sei blind, taub, lahm und unvollkommen – welche Sünde hat ein solches Kind begangen, dass es seine Leiden verdient? Sie antworten: Obwohl das Kind im Mutterleib äußerem Anschein nach keiner Sünde schuldig ist, hat es doch in seiner früheren Gestalt Unrecht begangen, und deshalb verdient es jetzt Strafe.
Diese Leute übersehen jedoch folgenden Punkt: Wenn die Schöpfung nur nach einer einzigen Regel voranschritte, wie könnte die allumfassende Macht sich wahrnehmbar machen? Wie könnte der Allmächtige Der sein, »der tut, was Ihm gefällt, und befiehlt, was Er will«Q29?
Kurz, die Heiligen Schriften sprechen von einer Wiederkehr, aber damit ist die Wiederkehr der Eigenschaften, Bedingungen, Wirkungen, Vollkommenheiten und inneren Wirklichkeiten der Geistesleuchten gemeint, die in jeder Sendung wieder auftreten. Der Hinweis bezieht sich nicht auf bestimmte Seelen und Persönlichkeiten.
Man kann zum Beispiel sagen, dass dieses Lampenlicht die Wiederkehr des Lichtes des vergangenen Abends ist oder dass die Rose des vergangenen Jahres heuer in den Garten zurückgekommen ist. Hier bezieht man sich nicht auf die individuelle Wirklichkeit, die fest umrissene Identität, das besondere Wesen jener anderen Rose, vielmehr bedeutet es, dass die Eigenschaften, die Unterscheidungsmerkmale jenes anderen Lichtes, jener anderen Blume, jetzt in diesem Licht, dieser Blume gegenwärtig sind. Die Vollkommenheiten, das heißt, die Gnadengaben eines vergangenen Frühlings sind dieses Jahr zurückgekehrt. Wir sagen zum Beispiel, diese Frucht ist die gleiche wie die des letzten Jahres; wir denken dabei aber nur an die Feinheit, Schönheit, Frische und Süße; denn offensichtlich kann der unerschütterliche Kern der Wirklichkeit, die besondere Wesenheit, niemals wiederkehren.
Welchen Frieden, welches Behagen, welche Annehmlichkeit entdeckten Gottes Heilige während ihres Verweilens in dieser niederen Welt, dass sie immerfort danach streben sollten, zurückzukommen und dieses Leben noch einmal zu führen? Genügt nicht ein einziger Blick auf diese Angst, diese Heimsuchungen, dieses Unheil, diese Schläge, diese grässlichen Schwierigkeiten? Sollten sie da eine mehrfache Rückkehr ins Erdenleben wünschen? Dieser Becher ist nicht so süß, dass man Lust hätte, ihn ein zweites Mal zu leeren.
Deshalb ersehnt, wer die Schönheit Abhá liebt, keinen anderen Trost als den, die Stufe zu erreichen, wo er Ihn im Reiche der Herrlichkeit schauen kann. Keinen anderen Pfad wandert er als den Pfad durch die Wüste der Sehnsucht nach diesen erhabenen Höhen. Er sucht das Behagen und den Trost, die immerdar bleiben; er sucht jene Gaben, die geheiligt sind über alle weltliche Gesinnung.
Wenn du dich scharfsichtigen Auges umschaust, merkst du, dass in dieser Welt des Staubes alle Menschen leiden. Hier findet kein Mensch Ruhe als Entschädigung für das, was er in früheren Leben begangen hat; auch ist hier niemand so selig, dass er vor aller Augen die Früchte vergangener Qualen pflückt. Fürwahr, wozu führte dann das Wirken und Walten der Gottheit? Wäre ein Menschenleben mit seinem geistigen Sein auf diese irdische Zeitspanne beschränkt, was wäre dann die Frucht der Schöpfung? Wäre solch eine Auffassung richtig, so wären alle erschaffenen Dinge, alle abhängigen Wirklichkeiten, ja die ganze Welt des Seins ohne jede Bedeutung. Gott behüte, dass jemand an solch einem Hirngespinst, solch einem schweren Irrtum festhält!
Wie die Wirkungen und der Nutzen des Lebens im Mutterleib nicht an jenem dunklen, engen Ort zu suchen sind, wie der Zweck und Nutzen des Wachstums und der Entwicklung in jener vorherigen Welt erst dann offenbar werden, wenn das Kind in unsere weite Welt eintritt, so werden Lohn und Strafe, Himmel und Hölle, Vergeltung und ausgleichende Gerechtigkeit für die im gegenwärtigen Leben begangenen Taten in jener anderen Welt offenbar werden. Und wie das Leben im Mutterleib, für sich genommen, ein unsinniges Leben ohne Bedeutung wäre, so wäre der gesamte Vorgang des Lebens sinnlos und töricht, trügen das Dasein in dieser Welt und die hier vollbrachten Taten nicht in der jenseitigen Welt ihre Frucht.
So wisse denn, dass Gott, der Herr, über unsichtbare Reiche gebietet, die des Menschen Verstand niemals erfassen, des Menschen Geist niemals begreifen kann. Hast du erst den Kanal deiner geistigen Wahrnehmung vom Schmutz des weltlichen Lebens gereinigt, so wirst du die süßen Düfte der Heiligkeit atmen, die aus den seligen Gemächern des Himmelreichs wehen.
Die Herrlichkeit sei mit dir und jedem, der sich dem Königreich des Allherrlichen zuwendet und es erschaut – das Reich, das der Herr geheiligt hat über das Verstehen derer, die Ihn vergessen, und das Er vor denen verbirgt, die stolz sind vor Ihm.
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O ihr, die ihr mächtig hingezogen seid! O ihr Achtsamen! O ihr, die ihr dem Reiche Gottes nahekommt! Wahrlich, ich flehe aus vollem Herzen, mit ganzer Seele und in aller Demut zum Herrn, dass Er euch zu Zeichen der Führung mache, zu Bannern der Rechtschaffenheit, zu Quellen des Verstehens und Wissens, um durch euch die Sucher auf den geraden Pfaden zu leiten und sie auf den breiten Weg der Wahrheit in diesem mächtigsten Zeitalter zu führen.
O ihr Geliebten Gottes! Wisset, dass die Welt wie eine Fata Morgana ist, die sich über dem Sand erhebt und die der Dürstende für Wasser hält. Der Wein dieser Welt ist nur Dunst in der Wüste, ihr Mitleid und Erbarmen nur Mühe und Arbeit, alle Erholung, die sie bietet, nur Müdigkeit und Sorge. Überlasst sie denen, die ihr angehören, und wendet euer Angesicht zum Reich eures Herrn, des Allgütigen, damit Seine Gnade und Großmut ihr Morgenlicht auf euch strahle, damit eine himmlische Tafel zu euch herabgesandt werde, euer Herr euch segne und Seine Reichtümer über euch ergieße, um eure Brust zu erfreuen, euer Herz mit Wonne zu erfüllen, euren Geist hinanzuziehen, eure Seelen zu reinigen und eure Augen zu trösten.
O ihr Geliebten Gottes! Gibt es einen Geber außer Gott? Er erwählt für Seine Gnadengaben, wen immer Er will. Bald wird Er vor euch die Tore Seines Wissens öffnen und Euer Herz mit Seiner Liebe erfüllen. Er wird eure Seelen erfreuen mit den sanften Winden Seiner Heiligkeit, euer Angesicht erleuchten mit dem Glanz Seines Lichtes und das Gedenken an euch unter allen Völkern erhöhen. Euer Herr ist wahrlich der Mitleidige, der Barmherzige.
Mit unsichtbaren Heerscharen wird Er euch zu Hilfe kommen und euch mit der himmlischen Streitmacht göttlicher Eingebung unterstützen; Er wird süße Düfte aus dem höchsten Paradies auf euch herabsenden und den reinen Hauch aus dem Rosengarten der höchsten Versammlung über euch wehen lassen. Ins Herz wird Er euch den Geist des Lebens hauchen, euch einlassen in die Arche des Heils und euch Seine klaren Zeichen und Beweise offenbaren. Wahrlich, dies ist überreiche Gnade. Wahrlich, dies ist der unleugbare Sieg.
158
Trauere nicht über das Hinscheiden meines geliebten Breakwell, denn er ist aufgestiegen zu einem Rosengarten der Herrlichkeit im Paradies Abhá, beschirmt von der Barmherzigkeit seines mächtigen Herrn, und mit lauter Stimme ruft er: »O wüsste doch mein Volk, wie barmherzig mein Herr mir vergeben und mich zu denen gesellt hat, die in Seine Gegenwart gelangt sind!«Q30
O mein geliebter Breakwell! Wo ist dein schönes Antlitz, wo deine beredte Zunge? Wo deine leuchtende Stirn und wo deine strahlende Schönheit?
O mein geliebter Breakwell! Wo ist dein Feuer, lodernd in Gottes Liebe? Wo deine Verzückung bei Seinem heiligen Hauch? Wo ist dein Lobpreis, den du zu Ihm erhobst? Machst du dich auf, Seiner Sache zu dienen?
O mein geliebter Breakwell! Wo sind deine strahlenden Augen, wo deine lächelnden Lippen? Wo ist deine edle Wange, wo deine anmutige Gestalt?
O mein geliebter Breakwell! Du hast diese irdische Welt verlassen, hast dich aufgeschwungen in das Gottesreich, du hast die Gnade der unsichtbaren Welt erlangt und dich geopfert an der Schwelle ihres Herrn!
O mein geliebter Breakwell! Zurückgelassen hast du die Lampe, die dein Erdenleib war, das Glas deiner Menschengestalt, deine irdischen Elemente, deine Lebensart hienieden.
O mein geliebter Breakwell! Du hast eine Flamme entfacht im Leuchter der himmlischen Heerscharen, bist eingetreten in das Paradies Abhá, hast Schutz gefunden im Schatten des Gesegneten Baumes, bist im himmlischen Hafen Ihm begegnet.
O mein geliebter Breakwell! Nun bist du ein Himmelsvogel, hast dein irdisches Nest aufgegeben, bist weggeflogen zu einem Garten der Heiligkeit im Reich deines Herrn. Du hast dich erhoben auf eine Stufe voll des Lichts.
O mein geliebter Breakwell! Dein Lied ist jetzt wie Nachtigallenschlag, üppig ergießest du Verse zum Lob der Gnade deines Herrn, der immer vergibt. Du warst ein dankbarer Diener, so gelangtest du zur seligsten Wonne.
O mein geliebter Breakwell! Wahrlich, dein Herr hat dich auserwählt für Seine Liebe, hat dich in den Hof Seiner Heiligkeit geführt, hat dich den Paradiesesgarten Seiner Gefährten betreten lassen und dich damit gesegnet, Seine Schönheit zu schauen.
O mein geliebter Breakwell! Du hast das ewige Leben erlangt, die unverbrüchliche Gnadengabe, ein Leben, das dir wohlgefällt, und Gottes Gunst die Fülle.
O mein geliebter Breakwell! Du wurdest zu einem Stern am himmlischen Firmament, zu einer Lampe unter den Engeln des Himmels. Du wurdest zu einem lebendigen Geist im erhabensten Reich, thronend in Ewigkeit.
O mein geliebter Breakwell! Ich bitte Gott, dich immer näher zu sich hinzuziehen, fest dich zu fassen, dein Herz mit der Nähe Seiner Gegenwart zu erfreuen, mit immer mehr Licht dich zu erfüllen, dir noch mehr Schönheit zu verleihen und dich mit Kraft und großer Herrlichkeit auszustatten.
O mein geliebter Breakwell! Unablässig denke ich an dich, nie werde ich dich vergessen. Tag und Nacht bete ich für dich. Deutlich, wie im hellen Sonnenlicht, stehst du vor meinen Augen.
O mein geliebter Breakwell!
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Zu deiner Frage, ob alle Seelen ausnahmslos ewiges Leben erlangen: Wisse, dass die Unsterblichkeit den Seelen eigen ist, denen von Gott der Geist des Lebens eingehaucht ward. Alle anderen sind leblos – sie sind tot, wie Christus im Evangelium erklärt hat. Wem der Herr die Augen öffnet, der wird die Menschenseelen in dem Rang sehen, den sie nach ihrer Befreiung aus dem Leib einnehmen werden. Er wird die Lebenden in der Nähe ihres Herrn blühen sehen, die Toten versunken in den tiefsten Abgrund der Verdammnis.
Wisse, dass jede Seele nach Gottes Wesen erschaffen, jede bei der Geburt rein und heilig ist. Später jedoch unterscheiden sich die Menschen je nach den Tugenden oder Lastern, die sie in der Welt erwerben. Wenn auch alles seinem Wesen nach in Rängen oder Stufen erschaffen wird, weil die Fähigkeiten verschieden sind, wird doch jeder einzelne heilig und rein geboren, und erst hernach kann er verderbt werden.
Im Übrigen ist alles gut, wenn auch die Daseinsstufen verschieden sind. Betrachte den menschlichen Körper, seine Gliedmaßen, das Auge, das Ohr, den Geruchs- und Geschmackssinn, die Hände, die Fingernägel. Ungeachtet der Unterschiede zwischen diesen Teilen wirkt jeder innerhalb der ihm eigenen Grenzen am zusammenhängenden Ganzen mit. Versagt einer, so muss er geheilt werden; hilft kein Heilmittel, so muss dieser Teil entfernt werden.
160
O du treue, ergebene Dienerin des Herrn! Ich habe deinen Brief gelesen. Du bist wahrhaftig vom Königreich angezogen und hast dich dem allherrlichen Horizont geweiht. Ich bitte Gott, dich in Seiner Güte mit jedem neuen Tag im Feuer Seiner Liebe noch leuchtender brennen zu lassen.
Du warst, scheint es, im Zweifel darüber, ob du schreiben oder den Glauben lehren sollst. Es ist äußerst wichtig, den Glauben zu lehren, und Lehren ist im Augenblick besser für dich. Wann immer du eine Gelegenheit findest, löse deine Zunge und führe das Menschengeschlecht.
Du fragst mich über den Erwerb von Wissen: Lies die Bücher und Sendschreiben Gottes und die Aufsätze, die geschrieben wurden, um die Wahrheit dieses Glaubens darzulegen. Zu ihnen gehören der Íqán, der ins Englische übersetzt ist, die Werke von MírzáAbu’l-Faḍl und einigen anderen Gläubigen. In Zukunft wird eine große Anzahl heiliger Sendschreiben und anderer heiliger Schriften übersetzt werden, du solltest sie gut lesen. Desgleichen erbitte von Gott, dass der Magnet Seiner Liebe das Wissen um Ihn auf dich ziehe. Ist eine Seele in allen Dingen geheiligt, geläutert und geweiht, so werden sich die Tore der Erkenntnis Gottes weit vor ihren Augen öffnen.
Du schreibst über die liebe Dienerin Gottes, Frau Goodall. Diese von Gott begeisterte Seele dient wahrhaftig stets dem Glauben und tut alles, was ihr nur möglich ist, um den himmlischen Strahlenglanz zu verbreiten. Wenn sie so fortfährt, werden in künftigen Zeiten sehr große Wirkungen daraus folgen. Das wichtigste ist, standhaft und festverwurzelt zu bleiben und bis zum Ende auszuharren. Ich hoffe, dass die Dienerinnen des Herrn mit ihren hochherzigen Bemühungen jene Berge und jenes MeerA56 so hell in der Liebe Gottes erstrahlen lassen, dass sie ihren Widerschein bis ans Ende der Erde werfen.
Du fragst, ob mit dem Kommen des Gottesreiches jede Seele gerettet werde. Die Sonne der Wahrheit strahlt in ihrer Herrlichkeit über die ganze Welt; ihr lichtvoller Aufgang ist des Menschen Heil und sein ewiges Leben; aber nur der gehört zu den Geretteten, der das Auge seiner Einsicht weit öffnet und diese Herrlichkeit erblickt.
Du hast auch gefragt, ob im Bahá’í-Zeitalter das Geistige schließlich den Sieg davontrage. Es ist gewiss, dass Geistigkeit den Materialismus überwinden wird, dass der göttliche Wille den menschlichen bezwingen wird, dass die Massen der Menschheit durch göttliche Erziehung große Fortschritte auf allen Lebensstufen machen werden – ausgenommen jene, die blind und taub, stumm und tot sind. Wie könnten sie das Licht verstehen? Selbst wenn die Sonnenstrahlen jeden noch so dunklen Winkel des Erdballs erhellen, haben die Blinden doch keinen Anteil an dieser Herrlichkeit, und selbst wenn der Regen göttlicher Barmherzigkeit in Strömen auf die ganze Erde fällt, blüht doch auf unfruchtbarem Boden kein Strauch und keine Blume.
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O du, der du nach dem Reich des Himmels trachtest! Diese Welt ist wie des Menschen Leib, und Gottes Reich ist wie der Geist des Lebens. Sieh, wie eng und dunkel die stoffliche Welt des Leibes ist, wie sie Leiden und Krankheiten zum Opfer fällt. Wie frisch und strahlend ist dagegen das Reich des menschlichen Geistes. Schließe aus diesem Gleichnis, wie die Welt des Königreichs herniederstrahlt, wie ihre Gesetze geschaffen sind, in diesem niederen Reich zu wirken. Zwar ist der Geist dem Blick verborgen, doch strahlen seine Befehle wie der Sonnenschein auf die Welt des Menschenleibs. So ist auch für den, der mit dem inneren Auge schaut, das Himmelreich klar wie der Tag, obgleich es dem Blick dieses unwissenden Volkes verborgen bleibt.
Wohne du deshalb für immer im Reich Gottes und vergiss diese niedere Welt. Gehe völlig auf in der Ausstrahlung des Geistes, so dass nichts in der Menschenwelt dich ablenkt.
162
O ihr lieben Freunde ‘Abdu’l-Bahás! Immerzu warte ich auf gute Nachrichten von euch und sehne mich danach zu hören, dass ihr täglich Fortschritte macht und immer heller vom Lichte der Führung erleuchtet werdet.
Bahá’u’lláhs Segnungen sind ein uferloses Meer, und selbst ewiges Leben ist nur ein Tautropfen daraus. Die Wogen dieser See branden ohne Unterlass gegen die Herzen der Freunde, und aus diesen Wellen rühren die Eingebungen des Geistes und die inbrünstigen Pulsschläge der Seele, bis das Herz nachgibt und, ob es will oder nicht, sich demütig im Gebet dem Königreich des Herrn zuwendet. Deshalb tut, was ihr könnt, und befreit euer innerstes Selbst, damit ihr jeden Augenblick neuen Strahlenglanz von der Sonne der Wahrheit widerspiegelt.
Ihr wohnt allesamt im Herzen ‘Abdu’l-Bahás; mit jedem Atemzug wende ich mein Angesicht der Schwelle der Einheit zu und rufe Segnungen auf jeden einzelnen von euch hernieder.
163
O ihr beiden Wahrheitssucher! Euer Brief ist angekommen; sein Inhalt wurde zur Kenntnis genommen. Die früheren Briefe sind nicht alle eingetroffen. Einige kamen an, als die Grausamkeit der Unterdrücker so überhandnahm, dass es unmöglich war, eine Antwort abzusenden. Jetzt ist dieser Brief hier, und wir können ihn beantworten. Trotz dringender Geschäfte schreibe ich euch jetzt, damit ihr wisst, dass ihr von uns allen geliebt werdet und im Reich Gottes angenommen seid.
Eure Fragen können allerdings nur kurz behandelt werden; für eine ausführliche Antwort fehlt die Zeit. Zur ersten Frage: Die Seelen der Kinder des Königreiches erheben sich nach ihrer Trennung vom Leib in das Reich ewigen Lebens. Aber wenn ihr nach dem Ort fragt, so wisst, dass die Welt des Seins eine einzige Welt ist, wenn auch ihre Stufen verschiedenartig und voneinander getrennt sind. Zum Beispiel nimmt das mineralische Leben seine eigene Stufe ein; aber mineralisches Dasein ist sich des Pflanzenreiches in keiner Weise bewusst. Ja, es leugnet mit seiner inwendigen Zunge, dass es überhaupt so ein Reich gibt. Genauso weiß pflanzliches Dasein nichts über die tierische Welt. Es kümmert sich nicht um sie, und sie bleibt ihm verborgen; denn die Stufe des Tieres ist höher als die der Pflanze. Vor der Pflanze ist die Tierwelt verschleiert, und inwendig leugnet sie das Dasein jener Welt – das alles, obwohl Tier, Pflanze und Mineral in derselben Welt wohnen. Völlig unbewusst bleibt auch dem Tier die Macht des menschlichen Verstandes, der weltumfassende Ideen aufnimmt und die Geheimnisse der Schöpfung enthüllt, so dass ein Mensch, der im Osten lebt, Pläne und Vorkehrungen für den Westen entwickeln und Geheimnisse enträtseln kann. Er kann Amerika entdecken und befindet sich doch auf dem europäischen Kontinent; er kann die innersten Wirklichkeiten der Himmelssterne erfassen und ist doch auf der Erde. Diese dem menschlichen Verstand eigene Entdeckerkraft, diese Macht, abstrakte, weltumfassende Ideen aufzunehmen, bleibt dem Tier völlig verborgen; das Tier leugnet in der Tat ihr Vorhandensein.
Genauso können die Erdenbewohner die Welt des Reiches Gottes nicht erkennen und leugnen ihr Vorhandensein. Sie fragen zum Beispiel: »Wo ist das Königreich? Wo ist der Herr des Königreiches?« Diese Menschen sind wie das Mineral und die Pflanze, die über das Tierreich und das Menschenreich nichts wissen. Sie sehen es nicht, sie finden es nicht. Und doch leben sie alle, das Mineral und die Pflanze, das Tier und der Mensch, zusammen in dieser Welt des Seins.
Zur zweiten Frage: Prüfungen und Heimsuchungen von Gott finden auf dieser Welt statt, nicht in der Welt des Gottesreichs.
Die Antwort auf die dritte Frage lautet, dass des Menschen Wirklichkeit in der anderen Welt keine leibliche Gestalt anlegt; vielmehr nimmt sie eine himmlische Gestalt an, die aus Elementen jenes himmlischen Reiches gemacht ist.
Und die Antwort auf die vierte Frage: Die Sonne der Wahrheit hat ihren Mittelpunkt in der überirdischen Welt, im Reich Gottes. Reine, makellose Seelen eilen bei der Auflösung ihrer stofflichen Gestalt hin zur Welt Gottes, und jene Welt ist inmitten dieser Welt. Nur sind sich die Menschen dieser Welt nicht bewusst. Sie sind wie das Mineral und die Pflanze, die über die Tierwelt und die Menschenwelt nichts wissen.
Die Antwort auf die fünfte Frage lautet: Bahá’u’lláh hat das Königszelt der Einheit der Menschheit errichtet. Wer immer unter diesem Dach Schutz sucht, wird gewiss aus anderen Behausungen herauskommen.
Zur sechsten Frage: Ergeben sich zu irgendwelchen Fragen Meinungsunterschiede zwischen zwei widerstreitenden Gruppen, so mögen sie sich zur Lösung des Problems an den Mittelpunkt des Bündnisses wenden.
Und zur siebten Frage: Bahá’u’lláh ist der ganzen Menschheit offenbart. Er lädt alle an Gottes Tafel, zum Festmahl göttlicher Großmut. Heute gehören jedoch die meisten, die an dieser Tafel sitzen, zu den Armen, und darum sagte Christus: »Selig sind die Armen«; denn die Reichen hält der Reichtum davon ab, das Königreich zu betreten. Und wiederum sagte Er: »Es ist leichter, dass ein Kamel durch ein Nadelöhr gehe, denn dass ein Reicher ins Reich Gottes komme.«Q31 Wenn jedoch der Reichtum dieser Welt, irdischer Ruhm und Ansehen den Reichen nicht am Eintritt in das Gottesreich hindern, wird er an der Heiligen Schwelle begünstigt und vom Herrn des Königreiches angenommen.
Kurz gesagt, Bahá’u’lláh wurde offenbar, um alle Völker der Welt zu erziehen. Er ist der weltumfassende Erzieher, für Reiche und Arme, Schwarze und Weiße, für die Völker des Ostens wie des Westens, des Nordens wie des Südens.
Einige von denen, die ‘Akká besucht haben, machen große Fortschritte. Sie waren erloschene Kerzen und wurden entzündet; sie waren verwelkt und begannen zu blühen, sie waren tot, wurden zum Leben erweckt und kehrten heim mit der Botschaft großer Freude. Andere jedoch, das ist wahr, gingen, wie sie gekommen waren. Es war nur ein Ausflug für sie.
O ihr beiden, die ihr euch so stark vom Gottesreich angezogen fühlt. Danket Gott, dass ihr euer Heim zu einem Bahá’í-Zentrum und zum Versammlungsort für die Freunde macht.
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O ihr beiden gläubigen, überzeugten Seelen! Der Brief ist angekommen. Gelobt sei Gott, er brachte gute Nachrichten. Kalifornien ist bereit für die Verkündigung der Lehren Gottes. Ich hoffe, ihr müht euch mit Herz und Seele, damit der süße Duft den Menschen in die Nase steige…
Überbringt Frau Chase meine ergebenen Grüße und sagt ihr: »Herr Chase ist ein funkelnder Stern am Horizont der Wahrheit; aber derzeit noch hinter den Wolken verborgen. Bald werden diese Wolken vertrieben, und der Strahlenglanz jenes Sterns wird das Land Kalifornien erleuchten. Würdige die Gnadengabe, dass du seine Frau und Lebensgefährtin warst.«
Jedes Jahr müssen die Freunde im Namen ‘Abdu’l-Bahás am TodestagA57 das Grabmal dieser gesegneten Seele besuchen, in tiefster Demut und Bescheidenheit voll Ehrerbietung Blumengebinde auf ihr Grab legen, den ganzen Tag in stillem Gebet verbringen, das Antlitz dem Königreich der Zeichen zugewandt, die Tugenden dieser ruhmreichen Persönlichkeit lobpreisend.
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O mein Gott! O mein Gott! Wahrlich, Dein Diener, der demütig vor der Majestät Deiner höchsten, göttlichen Gewalt und bescheiden am Tor Deiner Einzigartigkeit steht, hat an Dich und Deine Verse geglaubt. Er hat für Dein Wort gezeugt und war entflammt vom Feuer Deiner Liebe. Tief war er in das Meer Deiner Erkenntnis eingetaucht und angezogen von Deinem Windhauch. Auf Dich hat er sich verlassen, Dir sein Angesicht zugewandt und Dir seine Gebete dargebracht, Deiner Vergebung und Verzeihung gewiss. Nun hat er dieses vergängliche Leben verlassen und sich emporgeschwungen ins Reich der Unsterblichkeit, voll Sehnsucht nach der Gnade, Dir zu begegnen.
O Herr, verherrliche seine Stufe, beherberge ihn unter dem Thronzelt Deines höchsten Erbarmens, gewähre ihm Einlass in Dein herrliches Paradies und lass ihn immerdar leben in Deinem erhabenen Rosengarten, eingetaucht in die Welt der Mysterien wie in ein Lichtermeer.
Wahrlich, Du bist der Freigebige, der Gewaltige, der Vergebende und der Schenkende.
O du überzeugte Seele, du Dienerin Gottes…! Sei nicht traurig über den Tod deines verehrten Gatten. Er hat wahrlich die Begegnung mit seinem Herrn an der Stätte der Wahrheit in des mächtigen Königs Gegenwart erlangt. Wähne nicht, du hättest ihn verloren. Der Schleier wird hinweggetan, und du wirst sein Antlitz inmitten der höchsten Heerscharen leuchten sehen, wie Gott, der Erhabene, spricht: »Wir werden ihn gewiss zu einem glücklichen Leben erwecken.«Q32 Höchste Bedeutung ist deshalb nicht dieser ersten Erschaffung beizumessen, sondern dem künftigen Leben.
166
O Diener Bahás! Opfere dich auf dem Pfade Gottes, nimm deinen Flug zum Himmel der Liebe zur Schönheit Abhá; denn von Liebe beseelte Bewegung zielt vom Umkreis zum Mittelpunkt hin, aus dem Raum zur Sonne des Alls. Vielleicht hältst du das für schwierig; aber ich sage dir, dass dem nicht so ist, denn wenn die bewegende, führende Kraft die göttliche Kraft der Anziehung ist, kann man mit ihrer Hilfe Zeit und Raum leicht und schnell durchmessen. Ruhm sei dem Volk Bahás.
167
Du fragst nach Schicksal, Vorherbestimmung und Willen. Schicksal und Vorherbestimmung bestehen aus den zwangsläufigen, unumgänglichen Beziehungen in den Wirklichkeiten der Dinge. Diese Beziehungen sind durch die Schöpferkraft in die Wirklichkeiten der bestehenden Wesen hineingelegt, und jedes Geschehnis ist eine Folge der zwangsläufigen Beziehung. Zum Beispiel hat Gott eine Beziehung zwischen der Sonne und der Erdkugel geschaffen, nach der die Sonnenstrahlen scheinen und der Erdboden Frucht tragen soll. Diese Beziehungen bedeuten Vorherbestimmung; ihre Offenbarung auf der Ebene des Daseins ist Schicksal. Der Wille ist die Wirkkraft, die diese Beziehungen und diese Geschehnisse überwacht. Das ist die kurze Erklärung des Schicksals und der Vorherbestimmung. Ich habe keine Zeit für eine ausführliche Erklärung. Denke darüber nach; der Zusammenhang von Schicksal, Vorherbestimmung und Willen wird dann offenbar werden.
168
O du hohe Dame im Königreich! Preise Gott, dass du in diesem Zeitalter, im Zeitalter der Sendung Bahá’u’lláhs, erweckt und des Herrn der Heerscharen in Seiner Offenbarung bewusst wurdest. Alle Bewohner der Welt liegen in den Gräbern der Natur oder schlummern, achtlos und unbewusst, wie Christus sagte: »Ich werde kommen, wenn ihr es nicht gewahr seid. Der Menschensohn kommt, wie ein Dieb ins Haus kommt, und der Eigentümer ist sich dessen nicht bewusst.«
Kurz, ich hoffe, du schreitest durch Bahá’u’lláhs Gnadengaben täglich im Gottesreich voran und wirst ein himmlischer Engel, bestätigt vom Odem des Heiligen Geistes, ein Bauwerk errichtend, das ewig fest und unerschüttert steht…
Diese Tage sind überaus kostbar; ergreife die Gelegenheit und entzünde eine Kerze, die nie verlöscht und ihr Licht ewig auf die Menschenwelt ergießt.
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O ihr beiden geduldigen Seelen! Euer Brief traf ein. Der Tod dieses jungen Menschen und seine Trennung von euch haben Kummer und große Trauer über euch gebracht; denn in der Blüte seiner Jugend nahm er seinen Flug zum himmlischen Nest. Aber er wurde befreit aus dieser kummervollen Stätte und wandte sein Antlitz seinem ewigen Nest im Königreich zu. Befreit aus einer dunklen, engen Welt, eilte er ins geheiligte Reich des Lichtes. Darin liegt der Trost für unsere Herzen.
Solche herzzerreißenden Geschehnisse unterliegen Gottes unerforschlicher Weisheit. Es ist, als pflanze ein liebevoller Gärtner einen jungen, zarten Busch von einem engen Platz weg in ein weites, offenes Feld. Diese Verpflanzung bedeutet nicht, dass der Busch welkt, schrumpft oder eingeht. Im Gegenteil, sie lässt ihn wachsen und gedeihen, verleiht ihm köstliche Frische, lässt ihn ergrünen und Frucht tragen. Dieses verborgene Geheimnis ist dem Gärtner wohlbekannt; nur Seelen, die solcher Gnadengaben unbewusst sind, wähnen, der Gärtner entwurzele den Busch aus Ärger und Zorn. Allen Verständigen jedoch ist die verborgene Tatsache offenkundig; der vorherbestimmte Ratschluss gilt ihnen als ein Segen. Seid darum nicht traurig und verzweifelt über den Aufstieg dieses Vogels der Treue; nein, betet unter allen Umständen für diesen jungen Menschen. Bittet, dass er Vergebung finde und seine Stufe erhöht werde.
Ich hoffe, dass ihr höchste Geduld, Gelassenheit und Ergebenheit erlanget, und an der Schwelle der Einheit bitte ich flehentlich um Vergebung und Verzeihung. Von Gottes ewigen Gnadengaben erhoffe ich, dass Er diese Taube aus dem Garten des Glaubens beschütze und sie auf dem Zweig der himmlischen Heerscharen herberge, damit sie zum Ruhm und Preis des Herrn der Namen und Tugenden ihr schönstes Lied singe.
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O du Sucherin nach dem Reich Gottes! Dein Brief traf ein. Du schreibst über den großen Kummer, der dich getroffen hat – den Tod deines verehrten Gatten. Dieser ehrenhafte Mann unterlag dem Druck und der Spannung dieser Welt derart, dass es sein größter Wunsch war, daraus befreit zu werden. Das ist die sterbliche Wohnstatt: ein Vorratslager voll Kummer und Leid. Was den Menschen daran bindet, ist Unwissenheit; denn keine Seele vom Monarchen bis hinunter zum einfachsten Untertanen kann in dieser Welt Genüge finden. So dieses Leben dem Menschen einmal einen süßen Becher reicht, werden sicher hundert bittere folgen. Das ist der Zustand dieser Welt. Der Weise bindet sich deshalb nicht an dieses vergängliche Leben und macht sich nicht davon abhängig. Manchmal wünscht er sich sogar sehnsüchtig den Tod, damit er frei werde von diesen Leiden und Heimsuchungen. So kommt es auch, dass manche unter starker Seelenqual Selbstmord verüben.
Was deinen Gatten angeht, so sei ganz sicher. Er wird in das Meer der Vergebung getaucht; er wird Gnade und Gunst empfangen. Bemühe dich sehr, seinem Kind eine Bahá’í-Erziehung zu geben, damit es als Erwachsener barmherzig, erleuchtet und himmlisch sei.
171
O du geliebte Dienerin Gottes! Der Verlust eines Sohnes bricht einem Menschen das Herz und ist unerträglich. Wer aber Erkenntnis und Verständnis hat, ist sicher, dass der Sohn nicht verloren ging, vielmehr aus dieser Welt in eine andere ging und im Reich Gottes wiederzufinden ist. Die Wiedervereinigung wird für die Ewigkeit sein; nur in dieser Welt ist die Trennung unvermeidlich und bringt brennenden Schmerz.
Preis sei Gott, dass du Gewissheit hast, dein Angesicht dem ewigen Königreich zuwendest und an die Existenz einer himmlischen Welt glaubst. Sei deshalb nicht verzweifelt, lass dich nicht niederdrücken, seufze nicht, wehklage und weine nicht; denn aufbegehrendes Klagen beeinträchtigt seine Seele im himmlischen Reich zutiefst.
Aus der verborgenen Welt spricht dieses geliebte Kind zu dir: »O du liebe Mutter, danke der göttlichen Vorsehung, dass ich befreit wurde aus einem engen, dunklen Käfig und mich wie die Vögel auf den Feldern aufgeschwungen habe in die göttliche Welt – eine Welt, die weit, erleuchtet, allzeit froh und jauchzend ist. Deshalb, o Mutter, wehklage nicht und sei nicht traurig. Ich bin weder verloren, noch bin ich zuschanden und ausgelöscht. Ich habe meine sterbliche Gestalt abgeschüttelt und mein Banner in dieser geistigen Welt gehisst. Dieser Trennung folgt ewige Vereinigung. Du wirst mich im Himmel des Herrn wiederfinden, versunken in einem Meer von Licht.«
172
Gelobt sei Gott! Dein Herz ist mit dem Gedenken Gottes befasst, deine Seele ist erfreut durch die frohen Botschaften Gottes, und du bist im Gebet versunken. Die Gebetshaltung ist der beste Zustand, denn da hat der Mensch Verbindung mit Gott. Wahrlich, das Gebet verleiht Leben, besonders wenn man es allein und zurückgezogen darbringt, zu Zeiten wie um Mitternacht, wenn man der täglichen Pflichten ledig ist.
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Die Seelen, die an diesem Tage in das Reich Gottes eintreten und ewiges Leben erlangen, schweben, obwohl körperlich auf Erden, in Wirklichkeit in himmlischen Gefilden. Ihr Leib mag auf Erden weilen, aber ihr Geist schweift in der Unendlichkeit des Raumes. Denn wenn die Gedanken sich weiten und erleuchtet sind, werden sie beflügelt und tragen den Menschen in das Reich Gottes.
174
O ihr geistigen Freunde ‘Abdu’l-Bahás. Euer Brief ist angekommen. Sein Inhalt brachte große Freude, zeigt er doch eure Festigkeit und Standhaftigkeit in der Sache Gottes.
Der dortige Rat steht im schützenden Schatten des Herrn aller Segnungen, und ich hoffe, dass er, wie es einer solchen Körperschaft zukommt, vom Odem des Heiligen Geistes begünstigt und bestärkt werde, dass ihr alle Gott jeden Tag in noch größerem Maße liebt und noch fester verbunden werdet mit Ihm, der ewigwährenden Schönheit, dem Licht der Welt. Denn Gottesliebe und geistige Anziehung reinigen und heiligen des Menschen Herz; sie kleiden und schmücken es mit dem makellosen Gewand der Heiligkeit. Und wenn das Herz ganz dem Herrn zugewandt ist, wenn es der Gesegneten Vollkommenheit verpflichtet ist, dann wird die Gnade Gottes offenbar.
Diese Liebe kommt nicht vom Leibe, sondern ganz aus der Seele. Und Seelen, deren inneres Sein von der Liebe Gottes erleuchtet ist, breiten sich aus wie Lichtstrahlen, leuchten wie Sterne der Heiligkeit an einem reinen, kristallklaren Himmel. Denn die wahre, die wirkliche Liebe ist die Liebe zu Gott; sie ist geheiligt über menschliche Begriffe und Einbildungen.
Lasst die Geliebten Gottes allesamt das Wesen der Reinheit verkörpern, das Leben wahrer Heiligkeit, so dass sie überall für ihre Lauterkeit, ihre geistige Unabhängigkeit und ihre Sanftmut bekannt werden. Lasst sie ermuntert sein durch den Trunk aus dem ewigen Kelch der Liebe Gottes und fröhlich werden, wenn sie aus den Weinkellern des Himmels trinken. Lasst sie die Gesegnete Schönheit schauen, die flammende Begeisterung dieser Zusammenkunft spüren, stumm vor Ehrfurcht und Staunen. Das ist die Stufe der Aufrichtigen; das ist der Weg der treu Ergebenen; das ist der Strahlenglanz im Antlitz derer, die Gott nahe sind.
Deshalb müssen sich die Freunde Gottes hochheilig und einhellig im Geiste erheben, eins miteinander in solchem Maße, dass sie ein Wesen und eine Seele werden. Auf dieser Ebene spielen die stofflichen Leiber keine Rolle mehr, vielmehr übernimmt der Geist die Führung und regiert; wenn seine Macht alle umschließt, ist die geistige Vereinigung erreicht. Strebt Tag und Nacht danach, eure Einheit voll zu veredeln. Lenkt eure Gedanken auf eure geistige Entwicklung, schließt eure Augen vor den Fehlern anderer Seelen. Handelt so, dass andere durch euch erweckt werden; bringt reine und gute Taten hervor, zeigt Bescheidenheit und Demut!
Niemals ist es der Wunsch ‘Abdu’l-Bahás, ein Wesen verletzt zu sehen, noch will er jemandem Kummer bereiten; denn kein größeres Geschenk kann der Mensch empfangen, als eines anderen Herz zu erfreuen. Ich bitte Gott, dass ihr Freudenspender werdet wie die Engel im Himmel.
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Sterblicher Liebreiz schwindet, die Rosen weichen den Dornen; Schönheit und Jugend haben ihre Zeit und gehen dahin. Was aber ewig währt, ist die Schönheit des Einen Wahren, denn ihr Glanz vergeht nie, ihre Herrlichkeit dauert ewig; ihr Liebreiz ist allmächtig, ihre Anziehung grenzenlos. Gut ist es um das Antlitz bestellt, das den Lichtglanz des Geliebten widerspiegelt. Der Herr sei gelobt, du bist von diesem Licht erleuchtet, du hast die Perle wahrer Erkenntnis erworben und das Wort der Wahrheit ausgesprochen.
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O du, der du vom Reiche Gottes angezogen bist! Jede Seele sucht etwas, hegt einen bestimmten Wunsch und müht sich Tag und Nacht, ihr Ziel zu erreichen. Der eine sehnt sich nach Reichtum, ein anderer dürstet nach Ehre, wieder andere schmachten nach Ruhm, Kunst, Wohlstand und so weiter. Am Ende jedoch sind Verlust und Enttäuschung ihr Los. Alle lassen sie zurück, was ihnen gehört; mit leeren Händen eilen sie in das jenseitige Reich, und all ihre Mühe war vergebens. Alle kehren sie zum Staub zurück, entblößt, erniedrigt, entmutigt und voller Verzweiflung.
Du aber, gelobt sei der Herr, befassest dich mit dem, was dir ewigen Nutzen bringt, und das ist nichts anderes als dein Hingezogensein zum Reiche Gottes, es ist dein Glaube, deine Erkenntnis, die Erleuchtung deines Herzens und dein ernstes Bemühen, Gottes Lehren zu verbreiten.
Wahrlich, diese Gabe ist unvergänglich, dieser Reichtum ist ein Schatz aus der Höhe.
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O du lebendige Flamme himmlischer Liebe! Dein Herz brennt in Gottes Liebe so lichterloh, dass seine Wärme und sein Glanz zehntausend Meilen weit zu fühlen und zu sehen sind. Das Feuer, das sterbliche Hände entfachen, spendet nur einem kleinen Raum Licht und Wärme; aber die heilige Flamme, die Gottes Hand entzündet hat, setzt den Westen in Flammen, auch wenn sie im Osten brennt, und Nord und Süd spendet sie ihre Wärme. Mehr noch, sie erhebt sich von dieser Welt, glüht mit heißester Flamme in den Gefilden der Höhe, und überflutet mit ihrem Licht das Reich ewiger Herrlichkeit.
Glücklich bist du, dass du ein so himmlisches Geschenk empfangen hast. Selig bist du, begnadet mit Seinen göttlichen Gaben.
Die Herrlichkeit Gottes sei mit dir und allen, die sich fest an den sicheren Griff Seines Willens und an das heilige Bündnis halten.
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O Magd Gottes! Dein Brief vom 9. Dezember 1918 ist eingetroffen; sein Inhalt wurde zur Kenntnis genommen. Verliere niemals dein Vertrauen in Gott. Sei immer voller Hoffnung; denn unablässig strömen Gottes Segnungen auf den Menschen herab. Aus einem bestimmten Blickwinkel betrachtet, scheinen sie schwächer zu werden, aber aus einem anderen sind sie reich und vollendet. Der Mensch ist unter allen Lebensbedingungen in ein Meer göttlichen Segens getaucht. Deshalb sei unter keinen Umständen mutlos, sondern sei fest in deinem Hoffen.
Anwesenheit bei Zusammenkünften der Freunde ist wichtig, damit sie bereit und wachsam bleiben, liebevoll und zum himmlischen Königreich hingezogen.
Wenn du unbedingt sehnsüchtig danach verlangst, nach Phillsburg in Montana zu reisen, so sei dir das erlaubt. Vielleicht kannst du in dieser Gruppe von Bergleuten eine Kerze entzünden, sie erwecken und wachsam machen, so dass sie sich Gott zuwenden und einen Anteil an den Gnadengaben des himmlischen Reiches empfangen.
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Strebt, so sehr ihr könnt, euch ganz dem Reich Gottes zuzuwenden, damit ihr aus eurem innersten Wesen heraus mutig werdet und geistige Macht erlangt.
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Ich hoffe, dass du in dieser niederen Welt zum himmlischen Licht gelangst, die Seelen aus dem Dunkel der Natur, dem Tierreich, befreist und sie zu hohen Stufen im Reich des Menschen führst. Heutzutage sind alle Menschen in der Welt der Natur versunken. So siehst du Neid, Habsucht, Kampf ums Dasein, Betrug, Heuchelei, Gewaltherrschaft, Unterdrückung, Zank, Streit, Blutvergießen, Raub und Plünderung: All dies kommt aus der Welt der Natur. Nur wenige sind aus diesem Dunkel befreit und steigen aus der Welt der Natur in die Welt des Menschen empor, den göttlichen Lehren folgend, der Menschheit dienend, strahlend, barmherzig, erleuchtet, einem Rosengarten gleich. Bemühe dich bis zum äußersten, Gott ähnlich zu werden, Seine Eigenschaften in deinem Charakter zu verwirklichen, erleuchtet und barmherzig zu sein, so dass du frei werdest von jeder Bindung, im Herzen hingezogen zum Reich des unvergleichlichen Herrn. Das ist die Bahá’í-Gnadengabe, das ist himmlisches Licht.
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Was die Aussage in den Verborgenen Worten betrifft, dass der Mensch seinem Selbst entsagen muss, so bedeutet dies, dass er seine zügellosen Wünsche, seine selbstsüchtigen Ziele und die Einflüsterungen seines menschlichen Ichs aufgeben, des Geistes heiligen Odem suchen, den Sehnsüchten seines höheren Ichs folgen und in das Meer des Opfers tauchen soll, das Herz ganz auf die Schönheit des Allherrlichen gerichtet.
Die Anspielung in den Verborgenen Worten auf den Bund vom Berge PáránA58 bedeutet, dass in Gottes Augen Vergangenheit, Gegenwart und Zukunft ein und dasselbe sind, aber in Bezug auf den Menschen ist die Vergangenheit vorüber und vergessen, die Gegenwart flüchtig, und die Zukunft liegt im Reich der Hoffnung. Und es ist ein Hauptgrundsatz im Gesetz Gottes, dass Er in jeder prophetischen Sendung mit allen Gläubigen einen Bund schließt, der bis ans Ende dieser Sendung währt, bis zu dem verheißenen Tag, da die bereits zu Anbeginn der Sendung vorherbestimmte Persönlichkeit offenbar wird. Denke an Moses, der mit Gott Zwiesprache hielt. Wahrlich, auf dem Berg Sinai schloss Moses ein Bündnis, den Messias betreffend, mit allen Seelen, die am Tage des Messias leben würden. Diese Seelen, die erst viele Jahrhunderte nach Moses erschienen, waren dennoch dort mit Moses zusammen, was das über die Zeit erhabene Bündnis anbelangt. Die Juden allerdings achteten nicht darauf; sie erinnerten sich nicht daran, und so erlitten sie einen schweren, deutlichen Verlust.
Die Stellen in den arabischen Verborgenen Worten, nach denen sich der Mensch von seinem Selbst lösen muss, bedeuten ebenfalls, dass der Mensch in diesem schnell dahinschwindenden Leben nichts, was es auch sei, für das eigene Ich erstreben soll. Vielmehr soll er sein Ich abtrennen; das heißt, er soll sein Ich und alles, was das Ich betrifft, zu der Zeit, da der Herr kommt, auf dem Felde des Martyriums hingeben.
182
O ihr, die ihr euch fest an den Bund und das Testament haltet! An diesem Tage richten die himmlischen Heerscharen den Blick auf euch aus den Gefilden des Allherrlichen, aus dem Reich der Heiligkeit, von dem Lobgesänge der Verherrlichung und des Lobpreises aufsteigen. Wann immer ihr Blick auf die Zusammenkünfte der Standhaften im Bund und Testament fällt, erschallt ihr Ruf: »Frohe Botschaft! Frohe Botschaft!« Triumphierend erheben sie ihre Stimmen und rufen: »O du geistige Gemeinde! O du Versammlung Gottes! Selig seid ihr! Frohe Botschaften seien euch! Hell sei euer Angesicht! Seid guten Mutes, denn ihr seid dem Bündnis des Geliebten aller Welten treu, ihr seid entflammt vom Wein Seines Testamentes. Ihr habt euch dem Altehrwürdigen der Tage verschrieben, habt tief aus dem Kelch der Treue getrunken. Ihr habt die Sache Gottes behütet und verteidigt; ihr wurdet nicht zur Ursache für die Spaltung Seines Wortes; ihr habt Seinen Glauben nicht erniedrigt, sondern strebt danach, Seinen Heiligen Namen zu verherrlichen, ihr habt nicht gestattet, dass die Gesegnete Sache dem Gespött der Leute ausgesetzt sei. Ihr habt nicht zugelassen, dass die Auserwählte Stufe erniedrigt werde, noch seid ihr willens, den Mittelpunkt der Amtsgewalt in einen schlechten Ruf gebracht oder Hohn und Verfolgung ausgesetzt zu sehen. Ihr seid bemüht, das Wort Gottes vollständig und ganz zu bewahren. Ihr habt die Tore der Barmherzigkeit durchschritten. Ihr ließet die Gesegnete Schönheit nicht eurem Gedächtnis entschwinden, vergangen und vergessen.«
Die Herrlichkeit ruhe auf euch.
183
O du Tochter des Königreiches! Dein Brief ist angekommen. Er war wie das Lied der göttlichen Nachtigall, die mit ihrem Gesang das Herz entzückt; denn sein Inhalt zeigt Glauben, Zuversicht und Standhaftigkeit im Bund und Testament. Heutzutage ist die treibende Kraft in der Welt des Seins die Macht des Bündnisses, die der bedingten Welt wie eine Schlagader im Leibe pocht und den Bahá’í die Einheit sichert.
Die Bahá’í stehen unter dem Befehl, die Einheit der Menschheit zu errichten. Wenn sie sich nicht um einen Mittelpunkt vereinigen können, wie sind sie dann fähig, die Einheit der Menschheit zustandezubringen?
Als die Gesegnete Schönheit dieses Bündnis und Testament besiegelte, hatte Sie das Ziel, alle Lebewesen um einen Punkt zu sammeln, damit die gedankenlosen Seelen, die in jedem Zeit- und Menschenalter Zwietracht bewirken, die Sache Gottes nicht zugrunderichten können. Er hat deshalb befohlen, dass alles, was vom Mittelpunkt des Bündnisses ausgeht, rechtens ist und unter Seinem Schutz und Seiner Gnade steht, während alles andere Irrtum ist.
Preis sei Gott! Du bist fest im Bund und Testament.
184
O ihr gesegneten Seelen! Obwohl ihr ständigen Feuerproben ausgesetzt seid, da einige wiederholt und ausdauernd versuchen, den Glauben der Freunde in Los Angeles zu erschüttern, steht ihr dabei doch unter dem wachsamen Auge der Großmut Bahá’u’lláhs, und Legionen von Engeln kommen euch zu Hilfe.
Geht deshalb sicheren Schritts voran und befasst euch voll Vertrauen und Zuversicht damit, Gottes Düfte zu verbreiten, Sein Wort zu verherrlichen und im Bündnis standhaft zu sein. Seid versichert, dass eine Seele, die sich in äußerster Standhaftigkeit erhebt, den Ruf zum Gottesreich anstimmt und entschlossen vom Bündnis kündet, befähigt wird, selbst als winzige Ameise den gewaltigen Elefanten aus dem Feld zu jagen und als zarter Nachtfalter das Gefieder des räuberischen Geiers zu zerfetzen.
Bemüht euch deshalb, dass ihr das Heer des Zweifels und des Irrtums mit der Macht des heiligen Wortes versprengt und auseinandertreibt. Das ist meine Ermahnung und mein Rat. Streitet mit niemandem, meidet Wortgefechte aller Art. Sprecht das Wort Gottes. Nimmt es der Hörer an, ist das ersehnte Ziel erreicht; wendet er sich ab, so überlasst ihn sich selbst und vertraut auf Gott.
Das sind die Eigenschaften derer, die fest im Bündnis stehen.
185
O ihr Freunde und Dienerinnen des Barmherzigen! Ein Brief des Geistigen Rates von Los Angeles ist angekommen. Er war ein Beweis dafür, dass die gesegneten Seelen in Kalifornien einem unerschütterlichen Berge gleich dem Sturm des Bündnisbruchs widerstehen und wie gesegnete Bäume fest und unverrückbar im Boden des Bündnisses verwurzelt sind. Das berechtigt zu der Hoffnung, dass sie durch die Segnungen der Sonne der Wahrheit täglich an Festigkeit und Standhaftigkeit zunehmen. In jeder Sendung stehen die Prüfungen im direkten Verhältnis zur Größe der Sache, und da in der Vergangenheit solch ein offenbares Bündnis, wie es die Erhabenste Feder geschrieben hat, noch nie geschlossen wurde, sind die Prüfungen heute entsprechend heftiger. Diese Prüfungen lassen die schwachen Seelen erzittern, die festen Seelen aber bleiben unberührt. Die Machenschaften der Bündnisbrecher sind nicht mehr als Wellenschaum, eine vom Meer untrennbare Erscheinung. Das Meer des Bündnisses wird branden und die Leiber der Toten an den Strand werfen; denn es kann sie nicht halten. So sehen wir, dass das Meer des Bündnisses wogte und wogte, bis es die Leichen an Land warf, Seelen, die des Geistes Gottes beraubt sind, verloren in Leidenschaft und Selbstsucht, nach Führerschaft dürstend. Dieser Gischt ist nicht von Dauer. Bald wird er zerflattern und verschwinden, während das Meer des Bündnisses ewiglich brandet und tost…
Seit Anbeginn der Schöpfung bis auf den heutigen Tag wurde in keiner göttlichen Sendung solch ein fester, klarer Bund geschlossen. Kann angesichts dieser Tatsache der Gischt überhaupt auf der Meeresoberfläche des Bündnisses verbleiben? Nein, bei Gott! Die Bündnisbrecher treten ihr Ansehen mit Füßen, sie reißen ihre eigenen Grundmauern aus und sind stolz darauf, von Schmeichlern gestützt zu werden, die mit großer Mühe den Glauben schwacher Seelen ins Wanken bringen. Aber ihr Tun bewirkt nichts; es ist ein Dunstbild und kein Wasser, Gischt und kein Meer, Nebel und keine Wolke, Wahn und keine Wirklichkeit. Das alles werdet ihr bald erkennen.
Preis sei Gott, ihr seid fest und standhaft. Seid dankbar, dass ihr wie gesegnete Bäume fest in den Boden des Bündnisses hineingepflanzt seid. Gewiss wird jeder fest Verwurzelte wachsen, neue Früchte hervorbringen und Tag für Tag an Frische und Anmut gewinnen. Denkt nach über alle Schriften Bahá’u’lláhs, ob Sendschreiben oder Gebete: Ihr werdet sicher tausend Stellen finden, in denen Bahá’u’lláh betet: »O Gott! Bringe die Bündnisbrecher zum Scheitern, besiege die Unterdrücker des Testaments.« »Wer Bund und Testament leugnet, ist von Gott verworfen, und wer fest und standhaft darin bleibt, ist an der Schwelle der Einheit begnadet.« Solche Aussprüche und Gebete gibt es zuhauf. Befasst euch damit, dann werdet ihr es erkennen.
Seid niemals niedergeschlagen. Je mehr euch der Bündnisbruch erregt, desto mehr vertieft euch in Festigkeit und Standhaftigkeit. Seid sicher, dass die göttlichen Heerscharen siegen werden, denn ihnen ist der Triumph des Reiches Abhá verheißen. Überall wird das Banner der Festigkeit und Standhaftigkeit gehisst, die Fahne des Bündnisbruchs jedoch gesenkt; denn nur eine Handvoll schwacher Seelen ließ sich von den Schmeicheleien und Scheinargumenten der Bündnisbrecher verführen, die nach außen hin mit aller Sorgfalt ihre Festigkeit zeigen, im Innern aber darauf aus sind, die Seelen ins Wanken zu bringen. Nur einige wenige, nämlich die Anführer der Unruhestifter, sind auch nach außen hin als Bündnisbrecher bekannt. Der Rest aber täuscht die Seelen durch Hinterlist; denn nach außen beteuern sie ihre Festigkeit und Standhaftigkeit im Bündnis, aber wenn sie auf offene Ohren stoßen, säen sie heimlich die Saat des Misstrauens. Ihr Fall gleicht dem Bündnisbruch durch Judas Ischariot und seinen Anhang. Bedenket: Blieb von ihnen irgendein Erfolg oder die geringste Spur? Nicht mal ein Name blieb von seinen Nachfolgern, und obwohl eine Reihe von Juden zu ihm hielten, war es, als hätte er keinerlei Gefolgsleute gehabt. Dieser Judas Ischariot war der Führer, der Apostel, und doch verriet er Christus für dreißig Silberlinge. Hüte dich, o Volk der Einsicht!
Dieses Mal werden jene bedeutungslosen Bündnisbrecher den Mittelpunkt des Bündnisses sicherlich für die große Summe verraten, die sie durch Hinterlist aller Art erbettelt haben. Es sind nun dreißig Jahre seit Bahá’u’lláhs Hinscheiden vergangen, und während dieser ganzen Zeit haben sich diese Verräter mit aller Kraft angestrengt. Was haben sie erreicht? Die Standhaften im Bündnis haben unter allen Bedingungen gesiegt, während die Bündnisbrecher Niederlagen, Enttäuschungen und Trübsinn erfahren haben. Nach dem Heimgang ‘Abdu’l-Bahás wird keine Spur von ihnen übrig bleiben. Diese Seelen wissen nicht, was kommen wird, und brüsten sich in ihrem Wahn.
Kurz gesagt, o ihr Freunde Gottes und Dienerinnen des Barmherzigen, die Hand der göttlichen Freigebigkeit hat euch eine juwelengeschmückte Krone aufs Haupt gesetzt; ihre Edelsteine strahlen ewig über die ganze Welt. Schätzt diese Gnadengabe, löst eure Zungen in Preis und Danksagung und setzt euch ein für die Verbreitung der göttlichen Lehren, denn dies ist der Geist des Lebens und das Mittel der Erlösung.
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O du, der du fest im Bündnis stehst! Drei aufeinanderfolgende Briefe von dir sind hier eingegangen. Ihr Inhalt zeigt, dass in Cleveland der schwarze Odem der Bündnisbrecher die Herzen heimsucht und der Einklang zwischen den Freunden gelitten hat. Gnädiger Gott! Hundert Mal wurde vorhergesagt, dass die Bündnisbrecher auf der Lauer liegen und mit allen Mitteln Zwietracht unter den Freunden säen wollen, damit diese Zwietracht schließlich zum Bündnisbruch führt. Wie kommt es, dass die Freunde, allen Warnungen zum Trotz, diese ausdrückliche Erklärung nicht beachtet haben?
Der Streitpunkt ist klar, kurz und bündig: Entweder war Bahá’u’lláh weise, allwissend und vorausschauend, oder Er war unwissend und irrte sich. Er schloss durch Seine erhabene Feder ein festes Bündnis und Testament mit allen Bahá’í; allen voran mit den Aghṣán, den Afnán und Seinen Verwandten. Ihnen befahl Er, Ihm zu gehorchen und sich Ihm zuzuwenden. Durch Seine erhabene Feder hat Er ausdrücklich erklärt, dass das Objekt des folgenden Verses aus dem Kitáb-i-Aqdas der Größte Zweig ist:
»Wenn das Meer Meiner Gegenwart verebbt und das Buch Meiner Offenbarung geschlossen ist, so wendet euer Angesicht Ihm zu, den Gott bestimmt hat, Ihm, der aus dieser Urewigen Wurzel kam.«Q33 Die Bedeutung ist kurz folgende: Nach Meinem Hinscheiden obliegt es den Aghṣán, den Afnán, den Verwandten und allen Freunden Gottes, ihr Antlitz Ihm zuzuwenden, der aus der Altehrwürdigen Wurzel entsproß.
Er sagte auch klar im Kitáb-i-Aqdas: »O Volk der Welt! Wenn sich die Mystische Taube auf ihrem Tempel des Lobpreises emporgeschwungen und ihr fernes Ziel, ihre verborgene Wohnstatt, erreicht hat, dann legt alles, was ihr im Buche nicht versteht, Ihm vor, der diesem mächtigen Stamm entsproß.«Q34 Er wendet sich an alle Menschen der Welt und sagt: Wenn die Mystische Taube aus dem Garten des Lobpreises zu der höchsterhabenen, unsichtbaren Stufe emporfliegt, das heißt, wenn die Gesegnete Schönheit aus der bedingten Welt zu den unsichtbaren Gefilden aufsteigt, dann wendet euch in allem, was ihr im Buch nicht versteht, an Ihn, der als Zweig aus der Urewigen Wurzel entsprang. Das heißt, alles was Er sagt, ist die volle Wahrheit.
Und im Buch des Bundes sagt Er ausdrücklich, dass der Vers »Der aus der Urewigen Wurzel kam«Q35 sich auf den Mächtigsten Zweig bezieht. Er befiehlt allen Aghṣán, Afnán, Verwandten und Bahá’í, sich Ihm zuzuwenden. Nun muss man entweder sagen, Er, die Gesegnete Schönheit, habe einen Fehler gemacht, oder man muss Ihm gehorchen. ‘Abdu’l-Bahá bringt dem Volk kein Gebot, dem es gehorchen muss, außer der Verbreitung der Düfte Gottes, der Erhöhung Seines Wortes, der Verkündung der Einheit der Menschenwelt, der Errichtung des Weltfriedens und anderen Geboten Gottes. Das sind göttliche Gebote; sie haben mit ‘Abdu’l-Bahá nichts zu tun. Wer immer es wünscht, der nehme sie an, und wer sie ablehnt, soll tun, was er will.
Nun trachten manche Unheilstifter mit allerlei Kunstgriffen nach der Führerschaft, und um diese Stellung zu erreichen, flößen sie den Freunden Zweifel ein. Die sollen Streit bewirken, und dieser Streit soll dazu führen, dass sie selbst eine Gruppe an sich ziehen. Aber die Freunde Gottes müssen wachsam sein; sie müssen erkennen, dass die Beweggründe für die Aussaat dieser Zweifel persönliche Wünsche und das Verlangen nach Führerschaft sind.
Zerreißt nicht die Bahá’í-Einheit und wisst, dass diese Einheit nicht anders erhalten werden kann als durch den Glauben an den Bund Gottes.
Du möchtest gerne reisen, um die Düfte Gottes zu verbreiten. Das ist höchst willkommen. Göttliche Bestätigungen werden dir gewisslich helfen. Die Macht des Bunds und Testaments wird dir den Triumph und den Sieg sichern.
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O du, der du fest im Bündnis stehst! Dein Brief kam an. Du drückst darin deine Zufriedenheit mit der Nationaltagung aus; durch diese Zusammenkunft sei die Sache Gottes erhöht, die Macht Seines Wortes sichtbar geworden. Die Größe der Sache wird die bestehenden Meinungsverschiedenheiten wegräumen. Man kann sie mit der Gesundheit im Menschenleib vergleichen. Ist sie erlangt, heilt sie alle Krankheiten und Schwächen. Wir hoffen, dass keine Spur von Gegnerschaft zurückbleiben wird. Aber einige der amerikanischen Freunde sind ruhelos in ihrem neugeweckten Ehrgeiz; sie mühen sich und suchen unter der Oberfläche und in der Luft etwas zu entdecken, was Zwietracht stiften könnte.
Preis sei Gott, alle diese Türen sind in der Sache Bahá’u’lláhs verschlossen, denn ein Mittelpunkt der Amtsgewalt wurde eigens ernannt – ein Mittelpunkt, der alle Schwierigkeiten löst und alle Streitigkeiten abwendet. Auch das Universale Haus der Gerechtigkeit wird alle Streitigkeiten abwenden. Was immer es vorschreibt, muss angenommen werden, und wer dagegen verstößt, ist verworfen. Aber dieses Universale Haus der Gerechtigkeit, das die Gesetze gibt, wurde noch nicht errichtet.
Es zeigt sich also, dass keine Waffe der Zwietracht geblieben ist; aber fleischliche Begierden führen zu Meinungsverschiedenheiten, wie das bei den Bündnisbrechern der Fall ist. Sie zweifeln nicht an der Gültigkeit des Bündnisses, aber selbstsüchtige Beweggründe haben sie in diese Lage gebracht. Es ist nicht so, dass sie nicht wüssten, was sie tun – sie wissen es ganz genau, und trotzdem lehnen sie sich auf.
Kurz gesagt, das Meer des Bündnisses ist stürmisch und weit. Es wirft den Gischt des Bündnisbruchs an die Küsten. Bleibe darum ruhig und sicher. Arbeite für den Bau des Mashriqu’l-Adhkár und ebne den Weg, die göttlichen Düfte zu verbreiten. Kümmere dich um nichts anderes; denn sonst verzettelst du dich, und die Arbeit schreitet nicht voran.
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O ihr innig Geliebten ‘Abdu’l-Bahás! Es ist schon lange her, dass mein inneres Ohr eine süße Melodie aus gewissen Landen hörte oder mein Herz erfreut ward – trotz der Tatsache, dass ihr in meinen Gedanken immer gegenwärtig seid und mir deutlich sichtbar vor Augen steht. Meines Herzens Kelch ist zum Überfließen gefüllt mit dem Wein der Liebe, die ich für euch hege, und mein Verlangen, die Augen auf euch zu richten, pulst wie der Geist durch meine Adern. Daran seht ihr, wie groß mein Kummer ist. In dieser Zeit, in diesem Sturm der Trübsale, der seine Wogen hoch in den Himmel wirft, schießt man von allen Seiten unablässig spitze Pfeile gegen mich; in jedem Augenblick gehen hier im Heiligen Land Schreckensnachrichten ein, und jeder neue Tag bringt sein Teil an Greueln. Der Mittelpunkt des Aufruhrs wähnte, seine anmaßende Auflehnung genüge, das Bündnis und Testament zugrundezurichten; es brauchte weiter nichts, dachte er, um die Gerechten von dem Heiligen Willen abzubringen. So sandte er seine Flugblätter des Zweifels überall hin und dachte sich allerhand Ränke aus. Einmal klagt er, das Haus Gottes sei erschüttert, Seine göttlichen Gebote aufgehoben; demnach sei auch das Bündnis und Testament abgeschafft. Dann wieder verlegt er sich aufs Seufzen und Stöhnen, er werde als Gefangener gehalten, müsse Tag und Nacht hungern und dürsten. Ein andermal erhebt er ein Geschrei, die Einheit Gottes sei verleugnet worden, weil vor Ablauf von tausend Jahren eine neue Manifestation verkündet worden sei.
Als er sah, dass seine Verleumdungen keinen Erfolg hatten, entwickelte er Schritt für Schritt den Plan, zum Aufruhr aufzuwiegeln. Er begann, Zwietracht zu säen und klopfte an jede Tür. Er fing an, den Beamten der Regierung gegenüber falsche Anschuldigungen zu machen. Er machte sich an einige Ausländer heran, schmeichelte sich bei ihnen ein, und setzte mit ihnen ein Dokument auf, das er der Hohen Pforte vorlegte, wo es die Behörden in Bestürzung versetzte. Unter den vielen verleumderischen Beschuldigungen war die, ich Unglücklicher hätte das Banner des Aufruhrs gehisst, eine Flagge mit den Worten Yá Bahá’u’l-Abhá. Ich sei damit durchs ganze Land gezogen, in jede Stadt, in jedes Dorf, selbst unter die Wüstenstämme, und hätte alle Bewohner aufgerufen, sich unter dieser Flagge zu vereinen.
O mein Herr! Wahrlich, ich suche Zuflucht bei Dir vor dem bloßen Gedanken an eine solche Tat, die im Gegensatz zu allen Geboten Bahá’u’lláhs steht und fürwahr ein großes Unrecht wäre, das nur ein arger Sünder beginge, hast Du uns doch die Pflicht auferlegt, den Herrschern und Königen zu gehorchen.
Eine weitere Verleumdung von ihm war, dass der Schrein am Berg Karmel eine Festung sei, die ich gewaltig und uneinnehmbar erbaut hätte – und das, als der Rohbau ganze sechs Räume umfasste – und dass ich den Schrein Medina, die Prächtige, genannt hätte, während ich das Heilige GrabA59 als Mekka, das Herrliche, bezeichnet hätte. Eine andere seiner Verleumdungen war, ich hätte eine unabhängige Staatsgewalt errichtet und – Gott behüte! Gott behüte! Gott behüte! – alle Gläubigen aufgerufen, bei dieser schweren Sünde mitzuwirken. Wie grauenhaft, o mein Herr, ist seine Verleumdung!
Und weiter behauptet er, da der Heilige Schrein zu einem Ort wurde, den Pilger aus aller Welt besuchen, erwachse dieser Regierung und ihrem Volk großer Schaden. Er, der Mittelpunkt des Aufruhrs, versichert, er selbst habe bei all diesen Dingen niemals die Hand im Spiel gehabt, er sei ein Sunnit unter Sunniten, ergebener Anhänger von Abú-Bakr und ‘Umar; er sehe in Bahá’u’lláh nur einen frommen Mann und Mystiker. Alles Erwähnte, sagt er, sei nur durch mich Unterdrückten in Gang gesetzt worden.
Um es kurz zu machen: Der Sulṭán – möge der Glanz seiner Regentschaft dauern – ernannte eine Untersuchungskommission. Diese Kommission reiste hierher und begab sich nach der Ankunft sogleich zum Hause eines der Ankläger. Dann rief man die Gruppe zusammen, die mit meinem Bruder die Anklageschrift verfasst hatte, und fragten sie, ob diese Anzeige stimme. Die Gruppe erläuterte den Inhalt des Dokuments, behauptete, alles Aufgeführte sei nichts als die Wahrheit und fügte weitere Anschuldigungen hinzu. So waren sie zur gleichen Zeit Ankläger, Zeugen und Richter.
Die Kommission ist jetzt zum Sitz des Kalifats zurückgekehrt. Täglich kommen aus jener Stadt bedrohliche Berichte. Trotz allem bleibt ‘Abdu’l-Bahá, gelobt sei Gott, ruhig und gelassen. Keinem will ich übel wegen dieser Verleumdung. Ich habe alle meine Angelegenheiten gänzlich Seinem unwiderstehlichen Willen anheimgegeben und warte in vollkommener Glückseligkeit darauf, mein Leben hinzugeben. Welche schrecklichen Leiden mir auch bevorstehen mögen, ich bin dazu bereit. Gelobt sei Gott, auch die liebevollen Gläubigen nehmen das hin; zufrieden unterwerfen sie sich Gottes Willen, strahlend ergeben und voll Dankbarkeit.
Der Mittelpunkt des Aufruhrs wähnt, sobald das Blut dieses Unterdrückten vergossen sei, sobald ich in die Weite des Wüstensandes verbannt oder im Mittelmeer ertränkt sei – namenlos verschwunden ohne Spur, ohne jemanden, der von mir spricht, hätte er endlich ein Feld, auf dem er sein Ross antreiben, mit seinem Schlagholz aus Lügen und Zweifeln den Poloball seiner Leidenschaften hart schlagen und den Preis gewinnen könne.
Weit gefehlt! Selbst wenn der Moschusduft der Treue verwehte und keine Spur davon bliebe, wer würde schon vom Gestank des Verrats angezogen? Und selbst wenn die Hunde und Wölfe eine Gazelle des Himmels rissen, wer würde sich zu einem beutegierigen Wolf flüchten? Selbst wenn sich der Tag der Mystischen Nachtigall zu Ende neigt, wer würde je sein Ohr dem Krächzen des Raben oder der Krähe leihen? Welch leere Einbildung hegt er doch! Was für eine törichte Annahme! »Ihre Werke gleichen dem Dunst in der Wüste, von dem der Dürstende wähnt, er sei Wasser, bis er hingelangt und nichts findet.«Q36
O ihr Geliebten Gottes! Steht festgegründet und von Herzen treu, und durch die helfende Macht der Gesegneten Schönheit bleibt eurem Vorhaben verpflichtet. Dient der Sache Gottes. Begegnet allen Völkern der Welt mit der Beständigkeit und Ausdauer des Volkes Bahás, so dass die Menschen erstaunt fragen, wie es möglich sei, dass eure Herzen Quellen gläubigen Vertrauens gleichen und wie Erzgruben so reich an Liebe zu Gott sind. Verhaltet euch so, dass euch diese Trauerspiele im Heiligen Land weder schwächen noch ins Wanken bringen; lasst diese schrecklichen Ereignisse euch nicht den Mut rauben. Und sollten alle Gläubigen dem Schwert anheimfallen und nur ein einziger überleben, so lasst diesen einen laut im Namen des Herrn rufen und die frohe Botschaft verkünden; lasst ihn aufstehen und allen Völkern der Erde gegenübertreten.
Richtet euren Blick nicht auf das Unheil an diesem erleuchteten Ort. Das Heilige Land ist allezeit in Gefahr, und die Flut der Trübsal steht hier immer hoch, nachdem dieser Ruf nunmehr auf der ganzen Welt vernommen wurde und sein Ruhm in den letzten Winkel der Erde gedrungen ist. Das ist der Grund, warum sich die Feinde von innen und außen mit Scharfsinn und Hinterlist aufgemacht haben, Verleumdungen zu verbreiten. Es ist klar, dass ein Ort wie dieser der Gefahr ausgesetzt ist; denn hier gibt es keinen Verteidiger, keinen, der sich angesichts der Verleumdung erhebt und uns zur Seite stellt: Hier gibt es nur eine Handvoll Seelen, heimatlose, unglückliche Gefangene in dieser Feste. Sie haben keinen, der ihre Sache verficht, keinen Helfer, der den Lügenpfeilen wehrt, den Speeren der Verleumdung, die gegen sie geschleudert werden – keinen außer Gott.
Ihr solltet über all die Geliebten nachdenken, die auf das heilige Feld des Opfers eilten, diese edlen Seelen, die ihr Leben hingaben. Seid euch immer bewusst, welche Ströme heiligen Blutes vergossen wurden, wie so manches redliche Herz in seinem roten Saft ertrank, wie so manche Brust zur Zielscheibe für Tyrannenspeere wurde, wie viele unbefleckte Leiber man in Stücke riss. Wie könnte es da für uns angemessen sein, an unsere eigene Sicherheit auch nur zu denken, sich bei Fremden oder Freunden einzuschmeicheln, Kompromissbereitschaft zur Schau zu tragen? Sollten wir nicht eher den Pfad der Rechtschaffenen einschlagen und in die Fußstapfen dieser großen, uns vorangegangenen Seelen treten?
Unsere wenigen kurzen Tage gehen dahin, unser Leben schwindet vor unseren Augen. Die Rosen dieser Welt bleiben nicht frisch und schön; der Garten dieser Erde, wo Siegesfreude und Vergnügen blühen, verdorrt und verwelkt. Die Frühlingszeit des Lebens verwandelt sich in den Herbst des Todes, der helle Jubel der Palastsäle weicht dem Neumond des Grabes. Deshalb verdient nichts von alledem unsere Liebe, und der Weise hängt sein Herz nicht daran.
Wer Erkenntnis und Kraft hat, sucht weit eher des Himmels Herrlichkeit, geistigen Adel und unvergängliches Leben. Er sehnt sich danach, der heiligen Schwelle Gottes näherzukommen. Denn der Gottesmann liegt nicht trunken in der Schenke dieser flüchtigen Welt, nicht einen Augenblick lang gibt er sich seinem Behagen hin oder befleckt sich mit dem Hang zum irdischen Leben.
Nein, die Freunde sind vielmehr Sterne hoch am Himmel der Führung, Himmelskörper am Firmament göttlicher Gnade, die mit ihrer ganzen Kraft das Dunkel vertreiben. Sie brechen die Mauern der Böswilligkeit und des Hasses. Sie hegen nur eine Sehnsucht für die Welt und all ihre Völker: Wohlergehen und Frieden. Die Wälle des Kampfes und der Angriffslust reißen sie nieder. Wahrhaftigkeit, ehrbares Handeln und Freundschaft sind ihr Ziel, Freundlichkeit, selbst zu einem böswilligen Feind, bis sie schließlich die Welt, dieses Gefängnis des Verrats, in eine Heimstatt völligen Vertrauens, diesen Kerker des Hasses, der Bosheit und der Gemeinheit in Gottes Paradies verwandeln.
O ihr liebenden Freunde! Strebt mit Herz und Seele danach, diesen Erdball zum Spiegelbild des Gottesreiches zu machen, auf dass diese niedere Welt an Segnungen aus der Welt Gottes überquelle, die Stimmen der himmlischen Heerscharen in Jubel ausbrechen, und die Wohltat und Gnadengaben Bahá’u’lláhs mit ihren Zeichen und Beweisen die ganze Erde umfassen.
Jináb-i-Amín hat für euch, ihr verehrten Männer und erleuchteten Frauen, größte Bewunderung zum Ausdruck gebracht; er hat jeden von euch namentlich erwähnt und gelobt. Ausführlich berichtete er von eurer Standhaftigkeit und Beständigkeit und sagte, dass – Gott sei gedankt – in Persien die Männer und Frauen zusammenhalten – zuverlässig, sicher, unerschütterlich, ein mächtiges, festgegründetes Bauwerk –, und dass ihr mit Liebe und Freude die süßen Düfte des Herrn verbreitet.
Das waren Botschaften, die große Freude brachten, zumal sie mich in diesen Tagen höchster Gefahr erreichten, ist es doch der teuerste Wunsch dieses Unterdrückten, dass die Freunde ein geistiges Herz und einen erleuchteten Sinn erlangen. Wird mir diese Gnade gewährt, so ist jedes Unheil, wie quälend es auch sei, nichts als Wohltat, die sich über mich ergießt wie üppiger Regen.
O Gott, mein Gott! Du siehst mich in ein Meer von Qualen gestürzt, in die Feuer der Tyrannei geworfen, weinend im Dunkel der Nacht. Schlaflos wälze ich mich auf meinem Lager, angestrengt schaue ich aus nach dem Morgenlicht der Ehrbarkeit und Treue. Wie ein Fisch mit Feuer im Leibe verschmachtend auf dem Sandstrand zappelt, so winde ich mich in Todesqual, und doch blicke ich mich unentwegt um nach Deinen Gnadengaben.
O Gott, mein Gott! Lasse Du die Gläubigen in anderen Landen an Deiner reichen Gnade teilhaben. Befreie durch Deine unfehlbare Hilfe und Großmut jeden unter Deinen Geliebten, der in den entlegensten Gefilden über die bitteren Gräuel seines Feindes seufzt. O Herr, sie sind gefesselt von Deiner Liebe, Gefangene Deiner Heerscharen. Sie sind Vögel, die in die Himmel Deiner Führung fliegen, Wale, die im Ozean Deiner Segnungen schwimmen, Sterne, die am Horizont Deiner Gaben funkeln. Sie sind die Verteidiger in der Feste Deines Gesetzes. Sie sind die Banner Deiner Erwähnung unter den Menschen. Sie sind die tiefen Brunnen Deines göttlichen Erbarmens, die Fontänen Deiner Gunst, die Quellen Deiner Gnade.
Bewahre sie immerdar sicher unter Deinem allbeschützenden Auge. Stehe ihnen bei, Dein Wort zu erhöhen; mache ihre Herzen beständig in Deiner Liebe, stärke ihnen den Rücken, damit sie Dir aufrichtig dienen können; festige ihre Kräfte in ihrer Dienstbarkeit.
Verbreite durch sie Deine süßen Düfte überallhin, erkläre durch sie Deine Heilige Schrift; lasse durch sie Deine Rede bekannt werden; durch sie erfülle Dein Wort; durch sie ergieße Deine Gnade.
Wahrlich, Du bist der Mächtige, der Machtvolle. Wahrlich, Du bist der Gnädige, der Mitleidvolle.
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Heute wird jeder weise, wachsame, weitblickende Mensch erweckt. Die Geheimnisse der Zukunft werden ihm enthüllt; sie zeigen, dass nur die Macht des Bündnisses der Menschheit Herz aufzurütteln und zu bewegen vermag, wie einst das Neue und Alte Testament die Sache Christi allenthalben verfocht und so die pulsierende Kraft im Körper der Menschenwelt war. Ein Baum mit Wurzel wird Früchte tragen, aber ein wurzelloser Baum, und sei er noch so groß und stark, wird schließlich welken, absterben und nur ein Scheit fürs Feuer sein.
Das Bündnis Gottes ist wie ein unendliches, unergründliches Meer. Die Woge steigt und brandet und wirft allen angesammelten Gischt ans Ufer.
Preis sei Gott, der höchste Wunsch achtsamer Seelen ist, das Wort Gottes zu erhöhen und die göttlichen Düfte zu verbreiten. Das ist in Wahrheit die sichere, feste Grundlage.
Das Sonnenlicht der Wahrheit breitet sich wie der Morgen über alle Lande. Bemühen tut not, damit die schlummernden Seelen erwachen, damit die Achtlosen aufmerken und die göttlichen Lehren, die den Geist dieses Zeitalters verkörpern, die Ohren des Erdenvolkes erreichen, in der Presse verkündet und in den Versammlungen der Menschen klar und beredt dargelegt werden.
Des Menschen Verhalten muss wie das von Paulus sein, des Menschen Glaube wie der von Petrus. Diesen Moschusduft soll das Volk der Welt atmen, dieser Geist soll die Toten auferwecken.
Der widerwärtige Geruch des Bündnisbruchs hat den Vormarsch der Sache Gottes vorübergehend aufgehalten; sonst würden sich die göttlichen Lehren wie Sonnenstrahlen unmittelbar ausbreiten und alle Lande durchdringen.
Du willst ‘Abdu’l-Bahás Ansprachen, die du zusammengetragen hast, drucken und veröffentlichen. Das ist fürwahr sehr ratsam. Durch diesen Dienst wirst du im Reich Abhá ein strahlendes Antlitz erwerben; die Freunde im Osten wie im Westen werden dich preisen und dir dankbar sein. Aber es muss mit größter Sorgfalt geschehen, so dass der genaue Text wiedergegeben wird und alle Abweichungen und Verfälschungen durch frühere Übersetzer ausschließt.
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Du siehst mich, o mein Gott, wie ich in Demut niederknie, mich beuge vor Deinem Gebot, mich Deiner Souveränität unterwerfe, vor der Macht Deiner Herrschaft erzittere, Deinen Zorn fliehe, Deine Gnade erflehe, auf Deine Vergebung vertraue, ehrfürchtig schaudernd vor Deiner Wut. Ich flehe Dich an mit pochendem Herzen und strömenden Tränen, die Seele voll Sehnsucht, in vollkommener Loslösung von allen Dingen: Mache Deine Liebenden zu Lichtstrahlen über all Deinen Reichen und hilf Deinen erwählten Dienern, Dein Wort zu erhöhen, auf dass ihr Antlitz in Schönheit und Herrlichkeit leuchte, ihr Herz der Geheimnisse voll sei und jede Seele ihre Sündenlast niederlege. Alsdann beschütze sie vor dem Angreifer, vor dem, der zum schamlosen, lästerlichen Übeltäter wurde.
Wahrlich, Deine Liebenden dürsten, o mein Herr, führe sie zum Brunnquell der Güte und Gnade. Wahrlich, sie hungern; sende Deine himmlische Tafel zu ihnen hernieder. Wahrlich, sie sind nackt; kleide sie in das Gewand der Gelehrsamkeit und Erkenntnis.
Sie sind Helden, o mein Herr, führe sie auf das Schlachtfeld. Wegweiser sind sie; lass sie laut reden mit Gründen und Beweisen. Sie sind Messdiener, lass sie den Kelch umherreichen, der vom Wein der Gewissheit überquillt. O mein Gott, mache sie zu Singvögeln, die in lieblichen Gärten jubilieren, mache sie zu Löwen, die im Dickicht lagern, zu Walen, die sich in gewaltige Tiefen stürzen.
Wahrlich, Du bist der Gnadenreiche. Es gibt keinen Gott außer Dir, dem Mächtigen, dem Machtvollen, dem Immerschenkenden.
O ihr meine geistigen Freunde! Lange Zeit war die Drangsal sehr hart, waren die Beschränkungen wie eherne Ketten. Dieser Unglückliche, dem Unrecht geschieht, war einsam und verlassen, denn alle Wege waren versperrt. Den Freunden wurde der Zutritt zu mir verboten, die Vertrauten waren ausgeschlossen; der Feind umzingelte mich, die Wachposten des Bösen waren wild und aufsässig. Jeder Augenblick brachte neuen Kummer, jeder Atemzug neue Qual. Verwandte wie Fremde griffen mich an. Die einst mich liebten, waren nunmehr treulos und ohne Erbarmen; schlimmer als Feinde erhoben sie sich, mich zu peinigen. Keiner war da, ‘Abdu’l-Bahá zu verteidigen, kein Helfer, kein Beschützer, kein Verbündeter, kein Mitstreiter. Ich ertrank in einem uferlosen Meer, und immerzu dröhnte das Gekrächze der Treulosen in meinen Ohren.
Jeder Tagesanbruch brachte dreifaches Dunkel, jeder Abend hartherzige Grausamkeit. Kein Augenblick des Friedens, kein Balsam für die blutenden Wunden der Speere. Jeden Augenblick konnte der Befehl zu meiner Verbannung in die Sandwüste Fezzan kommen, stündlich konnte es geschehen, dass ich in das endlose Meer geworfen würde. Dann wieder hieß es, diese heimatlosen Wanderer wären bald vollends vernichtet, und das Kreuz käme demnächst wieder in Gebrauch. Meine abgezehrte Gestalt sollte Zielscheibe sein für Kugel oder Pfeil; oder dieser schwindende Leib sollte durch das Schwert in Stücke gehauen werden.
Unsere falschen Bekannten konnten sich vor Freude nicht halten, unsere verräterischen Freunde verfielen in Begeisterung. »Gepriesen sei Gott!« rief man aus. »Hier wird unser Traum endlich wahr.« Und ein anderer: »Gott sei gedankt! Unsere Speerspitze traf ihn ins Herz.«
Das Leid prasselte auf diesen Gefangenen hernieder wie der heftige Frühlingsregen, und die Siege der Böswilligen ergossen sich zu einer erbarmungslosen Flut. Doch ‘Abdu’l-Bahá blieb glücklich und gelassen. Er verließ sich auf die Gnade des Allbarmherzigen. Diese Qual, dieser Schmerz war ein Paradies mit all seinen Freuden; diese Ketten waren das Geschmeide eines Königs auf himmlischem Thron. Zufrieden mit Gottes Willen und Ihm ganz ergeben nahm mein Herz alles hin, was das Schicksal brachte, und ich war glücklich. Unbändige Freude war mein Zechkumpan.
Schließlich kam eine Zeit, da die Freunde nicht mehr zu trösten waren und alle Hoffnung aufgaben. Da aber brach der Morgen an und überflutete alles mit unendlicher Lichtfülle. Die Wolkentürme zerstreuten sich, die düsteren Schatten flohen. In diesem Augenblick fielen die Fesseln ab, die Ketten wurden diesem Heimatlosen vom Nacken genommen und dem Feind um den Hals gehängt. Grauenhafte Not wandelte sich in Ruhe, am Horizont der Gottesgaben stieg die Sonne der Hoffnung empor. Das alles kam aus Gottes Gnade und durch Seinen Segen.
Und doch, von einem bestimmten Standpunkt aus betrachtet, war dieser Wanderer traurig und bekümmert. Für welche Qual könnte ich künftig Linderung suchen? Wie könnte mich noch die Nachricht erfreuen, mein Wunsch sei mir gewährt? Tyrannei, Leid, Schicksalsschläge und Trübsal waren vorüber. Meine einzige Freude in dieser flüchtigen Welt war, den steinigen Pfad Gottes zu betreten, harte Prüfungen und alle materiellen Sorgen zu erdulden. Sonst wäre dieses irdische Leben wertlos und vergeblich; der Tod wäre besser. Der Baum des Lebens trüge keine Frucht. Das bestellte Feld dieses Daseins brächte keine Ernte ein. So hoffe ich, dass irgendein Ergebnis meinen Schmerzenskelch wiederum zum Überfließen bringe und dieser schöne Geliebte, dieser Seelentöter die Zuschauer aufs Neue blende. Dann wird dies Herz glückselig, wird diese Seele gesegnet sein.
O göttliche Vorsehung! Führe Deinen Liebenden den bis zum Rand gefüllten Kelch des Schmerzes an die Lippen. Mache den Sehnsuchtsvollen auf Deinem Pfad die Süße zum Stachel, das Gift zum süßen Honig. Lass unsere Häupter die Speerspitzen zieren. Mache unsere Herzen zu Zielscheiben für die erbarmungslosen Pfeile und Spieße. Erwecke Du diese welke Seele zum Leben auf dem Feld des Martyriums, lass Du dies schwache Herz den Trank der Tyrannei kosten, der es wieder frisch und schön macht. Lass ihn trunken sein vom Wein Deines Ewigen BundesA60, mache ihn zu einem Zecher, der hoch den Becher hält. Hilf ihm, sein Leben fahren zu lassen; gewähre, dass er sich um Deinetwillen darbringt.
Du bist der Mächtige, der Kraftvolle. Du bist der Wissende, der Sehende, der Hörende.
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O du, der du schwer betrübt bist auf dem Pfad des Bundes! Schmerz und Qual, erduldet auf dem Pfad des Herrn offenbarer Zeichen, sind nichts als Gnade und Gunst. Das Leid ist reine Barmherzigkeit, der Kummer ein Geschenk Gottes. Gift ist Zucker auf der Zunge; Zorn ist Güte und stärkt die Seele.
So preise Ihn, die liebende Vorsehung, dass Er dir dieses bittere Leid verordnete, das lautere Wohltat ist.
Muss ich wie Abraham durch Flammen schreiten, – JohannesA61 gleich die blutige Straße ziehn, – Wirfst Du wie Josef mich in einen Brunnen, – Schließt Du mich tief in einen Kerker ein, – Machst Du mich arm wie einst Mariens Sohn – Ich werde dennoch nimmer von Dir lassen. – Fest will ich stehn; – So neig’ ich Leib und Seel’ vor Deinem Willen.
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Der Herr der Heerscharen ist heute der Verteidiger des Bündnisses; die Streitmacht des Gottesreiches ist sein Beschützer. Himmlische Seelen bieten ihre Dienste, die Engel der Höhe verkünden und verbreiten das Bündnis in allen Landen. Wer es mit Einsicht betrachtet, der sieht alle Kräfte des Weltalls letzten Endes dem Bündnis dienen. In Zukunft wird sich das in aller Deutlichkeit zeigen. Was können angesichts dieser Tatsache jene schwachen, kraftlosen Seelen erreichen? Selbst widerstandsfähige Pflanzen überdauern nicht, wenn sie ihrer Wurzeln und der Regengüsse aus den Wolken der Gnade beraubt sind. Was kann man da von schwachem Unkraut erwarten?…
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Der Tag bricht an; am Aufgangsort der unsichtbaren Gefilde Gottes dämmert das Licht der Einheit, und aus dem verborgenen Reich der Einzigkeit strömt reiche Gnade wie eine Sturzflut hernieder. Von allen Seiten erschallen die frohen Botschaften des Gottesreichs, und aus allen Richtungen wehen an diesem Morgen die ersten Zeichen, dass Gottes Wort erhöht und Seine Sache aufgerichtet wird. Das Wort der Einheit verbreitet sich, die Verse der Einzigkeit werden gesungen, das Meer der Gottesgaben schlägt hohe Wellen; Sein Segen strömt in stürzenden Wasserfällen hernieder.
Des Allvergebenden Zeugnis hat alle Lande in Licht gehüllt, die Heere der himmlischen Schar stürmen voran, um an der Seite der Freunde des Herrn in die Schlacht zu ziehen und den Sieg davonzutragen. Der Ruf der Altehrwürdigen Schönheit – möge mein Leben ein Opfer für Seine Geliebten sein – erschallt von Pol zu Pol, und das Wort der Heiligen Sache verbreitet sich in Ost und West.
Das alles schenkt dem Herzen Freude, und doch ist ‘Abdu’l-Bahá tief in einem Meer des Leids versunken. Qual und Pein wirken derart auf meine Glieder, dass mich lähmende Schwäche am ganzen Leib ergriffen hat. Denkt daran, wie ich allein und ohne Hilfe den Ruf Gottes rund um die Welt kündete, wie die Völker sich erhoben, um sich zu widersetzen, zu streiten und zu leugnen. Einerseits weiß man, wie ewiggestrige Eiferer ihren Angriff in jeder Hinsicht vorantreiben; andererseits hört man von Lügnern und Spöttern, wie sie bis zum äußersten gehen, um den Göttlichen Baum mit den Wurzeln auszureißen. Welche gehässigen, verleumderischen Beschuldigungen bringen sie gegen die Urewige Schönheit vor, was für Schmähschriften voll boshafter, abartiger Behauptungen über den Größten Namen schreiben und verbreiten sie emsig! Und jetzt bieten sie in strengster Verschwiegenheit alles auf, um diesem Glauben einen furchtbaren Schlag zu versetzen.
Wieder haben die Hochmütigen alle möglichen Intrigen und Machenschaften ersonnen, um die Sache Gottes völlig lahm zu legen und um ‘Abdu’l-Bahás Namen aus dem Buch des Lebens zu tilgen.
Und jetzt hat sich zu all diesen Trübsalen, diesem Elend, diesen Angriffen der Feinde unter den Gläubigen selbst eine Staubwolke des Grolls erhoben, ungeachtet der Tatsache, dass die Sache der Urewigen Schönheit geradezu das Wesen der Liebe, der Kanal der Einheit ist, nur dazu da, dass alle zu Wellen eines Meeres werden, zu strahlenden Sternen am selben unendlichen Firmament, zu Perlen in der Muschel der Einzigkeit, zu funkelnden Edelsteinen aus den Bergwerken der Einheit, dass alle der anderen Diener werden, einander verehren, segnen und lobpreisen; dass jeder seine Zunge löse und alle anderen ohne Ausnahme in den Himmel hebe, jeder den anderen seinen Dank darbringe, dass alle die Augen zum Horizont der Herrlichkeit heben und eingedenk bleiben, wie sie der Heiligen Schwelle verbunden sind; dass sie nur das Gute im anderen sehen, nur Lob voneinander hören und kein Wort übereinander sprechen, es sei denn Lob und Preis.
Tatsächlich gibt es manche, die diesen Weg der Rechtschaffenheit beschreiten, und Gott sei Dank, sie empfangen durch himmlische Macht allüberall Kraft und Hilfe. Aber andere haben sich nicht so, wie sie sollten, zu dieser herrlichen, erhabenen Stufe erhoben, und das legt ‘Abdu’l-Bahá eine schwere Bürde Leid, unvorstellbares Leid aufs Herz. Denn kein gefährlicherer Sturm als dieser könnte jemals die Sache Gottes angreifen, nichts anderes könnte je den Einfluss Seines Wortes in solcher Weise mindern.
Es geziemt allen Geliebten Gottes, eins zu werden, sich im Schutz desselben Banners zu scharen, ein einheitliches Weltbild zu vertreten, demselben Pfad zu folgen, sich fest an einen einzigen Entschluss zu halten. Lasst sie ihre auseinandergehenden Theorien vergessen, ihre widersprüchlichen Ansichten beiseitelegen, denn – gelobt sei Gott! – unsere Absicht ist nur eine, unser Ziel ist eins. Wir sind die Diener an der einen Schwelle, wir nähren uns aus derselben Quelle, wir alle sind im Schatten desselben hehren Königszeltes versammelt, wir alle stehen im Schutz des einen himmlischen Baumes.
O ihr Geliebten des Herrn! Wenn jemand über einen Abwesenden Schlechtes sagt, führt das nur zu dem einen Ergebnis: Er dämpft die Begeisterung der Freunde und macht sie gleichgültig. Denn üble Nachrede entzweit und ist der Hauptgrund dafür, dass sich Freunde zurückziehen. Wenn jemand Schlechtes über einen Abwesenden sagt, haben seine Zuhörer die Pflicht, ihm auf geistige, freundliche Art Einhalt zu gebieten und ihm etwa folgendes zu sagen: Könnte diese Herabsetzung einem guten Zweck dienen? Würde sie die Gesegnete Schönheit erfreuen, zur bleibenden Ehre der Freunde beitragen, den heiligen Glauben voranbringen, das Bündnis stärken, oder irgendeiner Seele nützen? Nein, niemals! Im Gegenteil, dieses Gerede würde so dicke Lagen Staub auf die Herzen häufen, dass die Ohren nichts mehr hören, und die Augen das Licht der Wahrheit nicht mehr sehen.
Wenn sich aber jemand anschickt, Gutes über einen anderen zu sagen, wenn er seine Lippen zum Lob eines anderen öffnet, bringt er bei seinen Hörern eine Saite zum Schwingen, und Gottes Odem regt sie an. Ihre Herzen und Seelen jubeln über die Erfahrung, dass hier, Gott sei gedankt, dem Glauben eine Seele angehört, die ein Brennpunkt menschlicher Vollkommenheiten ist, eine Verkörperung der Gnadengaben des Herrn, ein Mensch von beredter Zunge und strahlendem Antlitz, in welcher Versammlung er auch sei, ein Wesen, dem der Sieg auf die Stirn geschrieben steht, den Gottes süße Düfte bestätigen.
Welches ist nun der bessere Weg? Ich schwöre bei der Schönheit des Herrn: Wann immer ich Gutes von den Freunden höre, wird mir das Herz voll vor Freude; wenn ich aber auch nur andeutungsweise erfahre, dass sie schlecht miteinander auskommen, übermannt mich der Kummer. So geht es ‘Abdu’l-Bahá. Urteilt selbst, was eure Pflicht ist.
Gott sei gelobt! Wohin wir uns auch wenden, überall öffnet die Urewige Schönheit weit die Tore der Gnade und verkündet in unmissverständlichen Worten frohe Botschaften des Sieges durch die Hilfe des Herrn. Durch Liebe gewinnt Er die Herzen der Gläubigen; ihren Sieg hat Er den himmlischen Heerscharen anvertraut.
Jetzt müssen sich die Geliebten inmitten aller Völker dieser Welt erheben, mit einem Herzen, so hell wie der Morgenstern, mit starkem inneren Verlangen, strahlendem Angesicht, moschusduftendem Atem, mit einer Zunge, die unaufhörlich von Gott spricht, mit kristallklarer Darlegung, hohem Entschluss, himmlischer Kraft, geistigem Charakter, mit geradezu göttlicher Bestätigung. Lasst sie alle am Horizont des Himmels erglänzen und am Firmament der Welt zu strahlenden Sternen werden. Lasst sie fruchttragende Bäume im himmlischen Hain, süßduftende Blüten im göttlichen Garten sein. Lasst sie vollendete Verse auf der Tafel des Weltalls, Worte der Einheit im Buch des Lebens sein. Dies ist die Anfangszeit, Anbeginn der Offenbarung des Größten Lichtes. Deshalb müssen in diesem Jahrhundert Tugenden erworben werden, edle Eigenschaften müssen in dieser Zeitspanne vervollkommnet werden. Jetzt in diesen Tagen muss das Paradies Abhá seine Zelte in den Gefilden der Welt errichten. Das Licht der Wirklichkeit muss jetzt enthüllt, die Geheimnisse der Segnungen Gottes müssen jetzt bekannt gemacht werden; jetzt muss die alte Gnade wieder scheinen, muss diese Welt sich wandeln in die Au des Himmels, in den Garten Gottes. Und aus reinen Herzen, durch himmlische Gnadengaben müssen jetzt alle Vollkommenheiten, Eigenschaften und Kennzeichen des Göttlichen offenbar gemacht werden.
Zu allen Zeiten betet und fleht ‘Abdu’l-Bahá demütig unter Tränen zum Allmächtigen an der Heiligen Schwelle, laut rufend:
O Du gütiger Herr! Wir sind Diener an Deiner Schwelle, die an Deinem heiligen Tor Obdach nehmen. Wir suchen keine Zuflucht als zu dieser starken Säule und wenden uns nach keinem Port als Deinem sicheren Gewahrsam. Beschütze uns, segne uns, hilf uns; lass uns nur Dein Wohlgefallen lieben, nur Dein Lob anstimmen, nur auf dem Pfad der Wahrheit wandeln, bis wir so reich werden, dass wir alles außer Dir entbehren können, unsere Gaben aus dem Meer Deiner Wohltätigkeit empfangen und allezeit danach trachten, Deine Sache zu erheben und Deine süßen Düfte nah und fern zu verbreiten, auf dass wir unser Selbst vergessen und, nur mit Dir befasst, alles für wertlos erachten und ganz in Dir aufgehen.
O Du Versorger, o Du Vergeber! Gewähre uns Deine Güte und Gnade, Deine Gaben und Spenden, und gib uns die Kraft, unser Ziel zu erreichen. Du bist der Gewaltige, der Fähige, der Wissende, der Sehende; wahrlich, Du bist der Freigebige, wahrlich, Du bist der Allerbarmer, wahrlich, Du bist der Immervergebende, dem Reue geschuldet wird, der selbst die schwersten Sünden vergibt.
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O ihr aufrichtigen Geliebten der Schönheit Abhá! Auf der ganzen Erde wächst in dieser Zeit die Sache Gottes an Macht. Tag für Tag verbreitet sie sich immer weiter, bis ans Ende der Welt. Deshalb werden auch ihre Gegner aus allen Völkern und Geschlechtern der Welt angriffslustig, böswillig, neidisch und überaus feindselig. Die Geliebten Gottes müssen daher in allen Dingen, bedeutend oder nicht, die größte Sorgfalt und Besonnenheit walten lassen; sie müssen miteinander beraten und vereint dem Angriff derer widerstehen, die zum Streit aufhetzen und Unheil stiften. Sie müssen sich bemühen, mit jedermann freundlich zu verkehren, sie müssen bescheiden auftreten, einander Achtung und Rücksicht bezeigen, allen Völkern der Welt Güte und einfühlsame Aufmerksamkeit entgegenbringen. Geduldig und langmütig müssen sie sein, so dass sie göttliche Magneten des Reiches Abhá werden und die Tatkraft der himmlischen Heerscharen erwerben.
Des Menschen flüchtige Stunden auf Erden vergehen rasch, und das wenige, was bleibt, wird ein Ende haben; was aber kein Ende hat und immer währen wird, ist die Frucht seiner Dienstbarkeit an der göttlichen Schwelle. Bedenket die Wahrheit dieses Spruches. Wie überaus viele herrliche Beweise gibt es dafür in der Welt des Seins!
Die Herrlichkeit der Herrlichkeiten sei auf dem Volk Bahás!
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O du erhabener Zweig am göttlichen Lotosbaum! … Wirst du von denen, die Unrecht tun, geschmäht und zurückgewiesen, so sei nicht entmutigt. Lass die Gewaltsamkeit und Halsstarrigkeit der Anmaßenden dir weder die Ruhe nehmen noch das Herz brechen; denn das ist die Art achtloser Seelen seit undenklichen Zeiten. »O das Elend der Menschen! Kein Gesandter kommt zu ihnen, ohne dass sie ihn verlachen!«Q37
Tatsächlich führt der Unwissenden Angriff und Widerstand nur dazu, dass Gottes Wort erhöht wird und Seine Zeichen und Beweise sich weithin verbreiten. Gäbe es nicht die Gegnerschaft der Verächter, die Verstocktheit der Verleumder, das Geschrei von den Kanzeln, das Rufen und Klagen von groß und klein gleichermaßen, den Vorwurf des Unglaubens aus dem Munde der Unwissenden, den Aufruhr der Toren – wie hätte dann wohl die Nachricht vom Kommen des Ersten Punktes und vom strahlenden Aufgang des Tagesgestirns Bahás Ost und West jemals erreicht? Wie sonst wäre der Planet von Pol zu Pol erschüttert worden? Wie sonst wäre Persien zum Lichtquell strahlenden Glanzes geworden, Kleinasien zum leuchtenden Herzen für die Schönheit des Herrn? Wie sonst hätte sich die Flamme der Offenbarung gen Süden verbreiten können? Wodurch sonst wäre Gottes Ruf im fernen Norden zu vernehmen gewesen? Wie sonst wäre Seine Vorladung im Erdteil Amerika und im dunklen Afrika gehört worden? Wie sonst hätte der Hahnenschrei des Himmels in die Ohren dringen können? Wie sonst hätten Indiens süße Papageien diesen Zucker kosten, wie hätten Iraks Nachtigallen ihren Jubel erheben können? Was sonst hätte Ost und West zum Tanze gebracht, wie hätte dieser Geheiligte Ort zum Thron der Schönheit Gottes werden können? Wie sonst hätte Sinai diesen lodernden Glanz erblicken, wie die Flamme der Wiederkunft jenen Berg schmücken können? Wie wäre das Heilige Land der Schönheit Gottes zum Schemel gemacht worden? Wie wäre das heilige Tal von TuváA62 zum Sitz überwältigender Gnade geworden, der geheiligte Ort, da Moses die Schuhe ablegte? Was sonst hätte den Himmelshauch durch das Tal der Heiligkeit getragen? Wie wären die süßen Lüfte aus den Gärten Abhás von den Bewohnern der Grünen Insel je wahrgenommen worden? Wie hätten sonst die Versprechen der Propheten, die frohen Botschaften der heiligen Seher vergangener Zeiten, die begeisternden Verheißungen der Manifestationen Gottes für diesen Heiligen Ort jemals erfüllt werden können?
Wie sonst hätte der Baum Anísá hier gepflanzt, des Testamentes Banner hier gehisst, der berauschende Kelch des Bündnisses an diese Lippen gesetzt werden können? All diese Segnungen und Gnadengaben, die Hauptwerkzeuge für die Verbreitung des Glaubens, sind durch den Spott der Unwissenden, die Gegnerschaft der Toren, den Starrsinn der Stumpfsinnigen, die Gewalt der Angreifer zustande gekommen. Anders hätte die Nachricht vom Kommen des Báb bis zum heutigen Tag noch nicht einmal die Nachbarländer erreicht. Deshalb sollten die Blindheit der Unwissenden, die Angriffe der Toren, die Feindseligkeit der Niederträchtigen, die Achtlosigkeit der Geistlichen, der Vorwurf des Unglaubens aus dem Munde der Gedankenlosen uns niemals betrüben. So handelten sie auch in vergangener Zeit. Dem wäre nicht so, wenn sie zu den Wissenden zählten. Sie aber sind umnachtet und kommen dem Verständnis dessen, was ihnen gesagt wird, nicht nahe.A63
So ziemt es dir, dem Spross aus Gottes Heiligem Baum, dem Zweig des mächtigen Stamms, wie es auch uns geziemt, durch die stärkende Gnade der Urewigen Schönheit – möge mein Leben ein Opfer für Seinen Heiligsten Schrein sein – mit der im Himmel entfachten Flamme zu lodern, damit wir von Pol zu Pol das Feuer der Liebe Gottes entzünden. Lass uns den großen, heiligen Baum des erhabenen Báb – möge mein Leben ein Opfer für Ihn sein – zum Vorbild nehmen. Wie Er lass uns die Brust entblößen für die Pfeile des Todeskampfes, wie Er unsere Herzen zu Zielscheiben für die Speere machen, die Gott uns bestimmt hat. Lass uns wie Kerzen niederbrennen, wie Motten lass uns die Flügel versengen, wie Lerchen unsere Klagerufe ausstoßen, wie Nachtigallen in Trauerlieder ausbrechen.
Wie Wolken lass uns Tränen vergießen, wie der flammende Blitz lass uns auflachen auf unserer Hetzjagd durch Ost und West. Bei Tag und bei Nacht lass uns nur daran denken, wie wir Gottes süße Düfte verbreiten. Lass uns nicht immer fortfahren in unseren Phantastereien und Illusionen, mit unserem unaufhörlichen Zergliedern und Interpretieren und Weiterverbreiten vielschichtiger Unsicherheiten und Zweifel. Lass uns alle selbstischen Gedanken beiseiteschieben; lass uns die Augen schließen für alles auf dieser Erde, lass uns weder bekanntmachen, was wir erdulden, noch uns über erlittenes Unrecht beklagen. Lass uns vielmehr unser eigenes Ich vergessen, und den Wein himmlischer Gnade trinkend, wollen wir unseren Jubel laut hinausrufen und uns in der Schönheit des Allherrlichen verlieren.
O du Afnán des göttlichen Lotosbaumes! Wir müssen uns alle darum bemühen, wie beladene Äste zu werden, die immer süßere, immer bekömmlichere Früchte tragen, so dass im Zweig die Wurzel weiterwirkt und der Teil mit dem Ganzen in Einklang steht. Es ist meine Hoffnung, dass wir durch die Freigebigkeit des Größten Namens und durch die Güte des Ersten Punktes – möge meine Seele für sie beide ein Opfer sein – Werkzeuge für die Verherrlichung von Gottes Wort auf der ganzen Welt werden, dass wir immerfort dem Ursprung unserer Sache dienen und über alle Menschen den Baldachin des wahren, heiligen Eifers für den Herrn ausspannen, dass wir über den Gefilden der Gnade die linden Lüfte wecken, die den Menschen die süßen Düfte aus Gottes Gärten zutragen, dass wir diese Erde zum Paradies Abhá machen, diese niedrige Welt in das Königreich des Himmels verwandeln.
Allen Dienern Gottes, ganz besonders den vom Glauben Entflammten, ward diese Aufgabe des Dienstes für den allmächtigen Gott wahrlich zuteil; aber die uns auferlegte Pflicht ist noch größer als die der anderen. Bei Gott suchen wir Gnade, Gunst und Kraft.
Aller Lob und Dank sei Ihm, der Gesegneten Schönheit, dass Er die Streitmacht Seines Reiches Abhá zum Kampfe ruft und uns Seine nie versagende Hilfe sendet, zuverlässig wie die aufgehenden Sterne. In jedem Winkel dieser Erde stützt Er diesen einsamen, auf sich gestellten Diener, in jedem Augenblick lässt Er mich um die Zeichen und Beweise Seiner Liebe wissen. Die ihrem eitlen Wahn anhangen, macht Er stumpf und starr, ehrlos vor hoch und niedrig. Wer Wahn und Launen nachläuft, den setzt Er dem Schimpf des Volkes aus; den Anmaßenden stellt Er an den Pranger. Die Freunde, die in ihrem Glauben wankend wurden, lässt Er zur Warnung werden für jedes offene Auge; die Führer der Wankelmütigen, gefangen in Eigenliebe, lässt Er in Eitelkeit ertrinken. Doch durch die Kraft Seiner Macht lässt Er diesen flügellahmen Vogel sich aufschwingen vor den Augen aller Erdenbewohner. Er zerschlägt die geschlossene Front der Empörer, den Heerscharen der Erlösung verleiht Er den Sieg, Er haucht den Herzen der im Bund und Testament Standhaften den Odem ewigen Lebens ein.
Gib die Grüße Abhás jedem Afnán weiter, der den Zweigen des Heiligen Baumes entsprossen ist. Die Herrlichkeit sei mit dir und allen Afnán, die dem Bündnis gläubig und treu verbunden sind.
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O du, der du standhaft im Bündnis bist! Dein Brief vom 9. September 1909 ist angekommen. Sei weder traurig noch verzweifelt über das, was geschehen ist. Dieses Unheil brach über dich als Wanderer auf dem Pfade Gottes herein; deshalb soll es dir Freude bringen. Wir wandten uns bereits früher schriftlich an die Freunde und erklärten ihnen auch mündlich, dass die Freunde im Westen zweifellos ihren Anteil an den Schicksalsschlägen der Freunde im Osten werden tragen müssen. Unvermeidlich werden auch sie, die sie auf dem Pfad Bahá’u’lláhs wandeln, zur Zielscheibe für die Verfolgung der Unterdrücker.
Bedenke, wie zu Beginn der christlichen Zeit die Apostel heimgesucht wurden, welche Qualen sie auf dem Pfad Christi erduldeten. Jeden Tag ihres Lebens dienten sie den Pharisäern als Zielscheibe für die Pfeile des Spottes, der Verleumdung und Beschimpfung. Sie trugen großes Ungemach, kamen ins Gefängnis, und die meisten von ihnen führten den süßen Kelch des Martyriums an die Lippen.
Nun müsst ihr gewiss ebenfalls in kleinem Umfang meine Teilhaber werden und euer Maß an Kummer und Prüfungen auf euch nehmen. Aber diese Stunden gehen vorüber, während bleibende Herrlichkeit und ewiges Leben unverändert bestehen. Mehr noch, dieses Leid führt zu großem Fortschritt.
Ich flehe zu Gott, dass du als Sein Ackerknecht den harten, steinigen Boden pflügst, wässerst und die Saat ausbringst – denn das wird zeigen, wie fähig der Bauer ist. Die lockere Erde, frei von Dorngestrüpp, kann jeder bestellen.
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O du Diener Gottes! Gräme dich nicht wegen der Heimsuchungen und Trübsale, die über dich gekommen sind. Alle Trübsale und Heimsuchungen werden dem Menschen zuteil, damit er diese sterbliche Welt verschmähe – eine Welt, der er sehr verhaftet ist. Wenn er schwere Prüfungen und Nöte erfährt, wird sein Wesen vor dieser Verhaftung zurückschrecken und sich nach dem ewigen Reiche sehnen – einem Reich, das über alle Heimsuchungen und Trübsale geheiligt ist. So ergeht es dem weisen Menschen. Er wird nie aus einem Becher trinken, der einen widerlichen Nachgeschmack hat, im Gegenteil, er wird den Becher reinen und klaren Wassers suchen. Er wird nicht den Honig kosten, der mit Gift gemischt ist.
Preise Gott, dass du versucht wurdest und eine solche Prüfung erfahren hast. Sei geduldig und dankbar. Wende dein Angesicht dem Reiche Gottes zu und strebe danach, barmherzig und erleuchtet zu werden, die Kennzeichen des Gottesreiches und des Herrn zu erlangen. Bemühe dich, gegen die Vergnügungen dieser Welt und ihre Bequemlichkeit gleichgültig zu werden, fest und standhaft im Bündnis zu bleiben und die Sache Gottes zu verkünden.
Darauf beruht die Erhöhung des Menschen, seine Herrlichkeit und sein Heil.
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O du, der du in den Hauch Gottes verliebt bist! Ich las den Brief, der deine Liebe zu Gott, dein unwiderstehliches Hingezogensein zu Seiner Schönheit laut hinausruft. Die wundersame Melodie dieses Briefes machte mir das Herz froh.
Mit meinem vorangegangenen Brief wollte ich dir sagen, dass wir uns Prüfungen und Trübsalen unterziehen müssen, wenn wir das Wort Gottes verherrlichen wollen, und dass es jeden Augenblick Ungemach, Kummer und Qualen gibt, wenn wir Ihn lieben.
Zunächst muss der Mensch diese Gottesurteile schätzen lernen; er muss sie bereitwillig annehmen und voll Eifer willkommen heißen; erst dann sollte er die Lehrarbeit für den Glauben beginnen und Gottes Wort verherrlichen.
In diesem Zustand wird er niemals entmutigt werden, einerlei was ihm in seiner Liebe zu Gott zustoßen sollte: Belästigung, Vorwurf, Verleumdung, Fluch, Misshandlung, Kerker, Tod. Seine Leidenschaft für die Göttliche Schönheit wird nur an Stärke gewinnen. Das war, was ich sagen wollte.
Wehe andererseits der elenden Seele, die Bequemlichkeit, Reichtümer und irdische Freuden sucht und dabei versäumt, an Gott zu denken! Denn für ‘Abdu’l-Bahá ist Trübsal auf dem Pfade Gottes nur Gunst und Gnade, und die Allherrliche Schönheit erklärt in einem Sendbrief: »Nie ging Ich an einem Baum vorbei, ohne dass Mein Herz ihn anredete und sprach: ›O würdest du doch in Meinem Namen gefällt und Mein Leib an dir gekreuzigt!‹«Q38 Das waren die Worte des Größten Namens. Das ist Sein Pfad. Das ist der Weg zu Seinem Reich der Macht.
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O ihr Aufrichtigen, ihr Sehnsüchtigen, die ihr wie von einem Magneten angezogen seid und euch erhoben habt, der Sache Gottes zu dienen, Sein Wort zu verherrlichen und Seine süßen Düfte überall zu verbreiten! Ich las euren vortrefflichen Brief, wunderschön im Stil, ausdrucksvoll in der Wortwahl, tief an Bedeutung, und ich pries Gott und dankte Ihm, dass Er euch zu Hilfe kommt und euch befähigt, Ihm in Seinem weiten Weinberg zu dienen.
Bald werden eure Angesichter strahlen im Widerschein eurer demütigen Bitten, eurer Andacht vor Gott, eurer Gebete zu Ihm und eurer selbstlosen Bescheidenheit in der Gegenwart der Freunde. Er wird eure Versammlung zu einem Magneten machen, der die lichten Strahlen göttlicher Bestätigung aus Seinem Reich der Herrlichkeit auf euch herniederzieht.
Es ist eure Pflicht, tief im Herzen nachzusinnen und Seine Worte zu bedenken, Ihn demütig anzurufen und in Seiner himmlischen Sache euer Selbst beiseitezulegen. Dies wird euch zu Zeichen der Führung für die ganze Menschheit machen, zu strahlenden Sternen, die vom allhöchsten Horizont scheinen, zu mächtigen Bäumen im Paradies Abhá.
Wisset, dass ‘Abdu’l-Bahá in immerwährender Freude lebt. In diesem entlegenen Gefängnis zu wohnen, bedeutet mir größte Freude. Beim Leben Bahás! Dieses Gefängnis ist mein himmlisches Paradies, mein ersehntes Ziel, Trost meiner Brust, die Seligkeit meines Herzens; es ist meine Zuflucht, mein Schutz, mein Asyl, mein sicherer Hafen, und in diesem Gefängnis frohlocke ich inmitten der himmlischen Heerscharen.
Freut euch meiner Knechtschaft, o ihr Freunde Gottes, denn sie sät den Samen der Freiheit; freut euch meiner Kerkerhaft, denn sie ist der Quell der Erlösung; seid froh über meine Mühe und Plage, denn sie führen zu ewigem Behagen. Bei Gott, dem Herrn! Nicht für den Thron der ganzen Welt würde ich dieses Gefängnis tauschen, nicht für Vergnügen und Kurzweil in all den lieblichen Gärten auf Erden will ich diese Haft aufgeben. Es ist meine Hoffnung, dass ich durch die reiche Güte des Herrn, durch Seine Freigebigkeit und Gnade auf Seinem Pfade den Galgen ziere, dass mein Herz zur Zielscheibe werde für tausend Kugeln, dass ich in die Meerestiefen versenkt oder im Wüstensand dem Verschmachten preisgegeben werde. Danach sehne ich mich am meisten, das ist mein höchstes Verlangen; es erquickt meine Seele, ist Balsam für meine Brust, der Trost meiner Augen.
Und ihr, o ihr Geliebten Gottes, macht eure Schritte sicher in Seiner Sache mit so festem Entschluss, dass ihr nicht erschüttert werdet, selbst wenn die schrecklichsten Trübsale die Welt bestürmen. Lasst euch unter keinen Umständen und durch nichts verwirren. Seid fest verankert wie die hohen Berge, seid Sterne, die am Horizont des Lebens aufleuchten, strahlende Lichter in den Versammlungen der Einheit, bescheidene, demütige Seelen in der Gegenwart der Freunde, unschuldig in eurem Herzen. Seid Sinnbilder der Führung und Leuchten der Frömmigkeit, losgelöst von der Welt, fest an den sicheren, starken Griff geklammert, den Geist des Lebens verbreitend, geborgen in der Arche der Erlösung. Seid Morgenstrahlen der Freigebigkeit, Dämmerorte der Geheimnisse des Seins, Stätten, aus denen die Erleuchtung steigt, Aufgangsorte des Strahlenglanzes; seid Seelen, denen der Heilige Geist Kraft verleiht, den Herrn innig liebend, gelöst von allem außer Ihm, geheiligt über die Wesenszüge des Menschlichen, geschmückt mit den Eigenschaften der Engel im Himmel, so dass ihr in dieser neuen Zeit, diesem wundervollen Jahrhundert, den höchsten Segen erlanget.
Beim Leben Bahás! Nur wer losgelöst ist von der Welt, wird diese Gnadenfülle erlangen, nur wer gefangen ist in Gottes Liebe, frei von Leidenschaft, frei vom Ich, seinem Gott in jeder Hinsicht treu, bescheiden, demütig, nur wer flehentlich unter Tränen darum bittet und völlig ergeben ist in der Gegenwart des Herrn.
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O meine geistig Geliebten! Zu einer Zeit, da hoch ein Meer von Prüfungen und Leiden brandete und seine Wellen bis zum Himmel warf, da ganze Scharen uns angriffen und die Tyrannen uns drückendes Unrecht zufügten – zu einer solchen Zeit waren einige darauf aus, uns zu verleumden. Sie taten sich mit unserem lieblosen Bruder zusammen, brachten eine Abhandlung voll lügnerischer Anschuldigungen heraus und erhoben Anklagen und Verleumdungen gegen uns.
Auf diese Weise alarmierten sie die Regierungsbehörden und brachten sie durcheinander. Es ist deutlich zu sehen, wie sich daraufhin die Lage dieses Gefangenen in der verfallenen Festung entwickelte, welch schreckliches Unrecht und Unheil angerichtet wurde, schlimmer als es Worte ausdrücken können. Trotz allem blieb dieser heimatlose Gefangene innerlich sicher und ruhig, im Vertrauen auf den unvergleichlichen Herrn, voll Sehnsucht nach all den Leiden, die auf dem Pfade der Gottesliebe zu bestehen sein mögen. Denn des Hasses Pfeile sind in unseren Augen wie ein Perlenband als Geschenk von Ihm, und tödliches Gift ist wie ein Heiltrank.
In dieser Lage befanden wir uns, als uns ein Brief der amerikanischen FreundeA64 erreichte. Sie hatten sich geschworen, so schrieben sie, in allen Dingen einig zu bleiben. Die Unterzeichnenden hatten allesamt gelobt, auf dem Pfade der Liebe Gottes Opfer zu bringen, um ewiges Leben zu gewinnen. In dem Augenblick, als dieser Brief mit all den Unterschriften am Ende verlesen wurde, überkam ‘Abdu’l-Bahá so große Freude, dass keine Feder sie zu beschreiben vermag. Er dankte Gott, dass sich dortzulande Freunde erhoben haben, die in vollkommener Eintracht zusammenleben wollen, in der schönsten Gemeinschaft, in voller Übereinstimmung, eng miteinander verbunden und vereint in ihren Bemühungen.
Je mehr ihr an dieser Übereinkunft festhaltet, desto glücklicher und gedeihlicher wird sich alles gestalten; denn dieser Bund zieht Gottes Bestätigungen auf sich. Hoffen die Liebenden Gottes auf die Gnade, die himmlischen Heerscharen zu Freunden zu gewinnen, so müssen sie alles in ihrer Macht Stehende tun, diese Übereinkunft zu stärken; denn eine solche Verbindung der Bruderschaft und Einigkeit bedeutet, den Baum des Lebens zu bewässern: Sie ist das ewige Leben.
O ihr, die ihr Gott liebt! Macht eure Schritte fest. Erfüllt das Versprechen, das ihr einander gabt. Schreitet einträchtig voran, damit ihr den süßen Duft der Gottesliebe verbreitet und Seine Lehren aufrichtet, bis ihr dem Leichnam dieser Welt eine Seele einhaucht und im Reich des Stoffes wie des Geistes jedem Kranken wahre Heilung bringt.
O ihr, die ihr Gott liebt! Die Welt gleicht einem Menschen, der krank und schwach ist, dessen Augen nichts mehr sehen und dessen Ohren taub wurden. Seine ganze Kraft ist zerstört und verbraucht. Deshalb müssen die Freunde Gottes fähige Ärzte sein, die diesen Kranken nach den heiligen Lehren pflegen, bis er wieder gesund ist. So Gott will, wird die Welt genesen und auf Dauer heil bleiben. Ihre erschöpften Fähigkeiten werden wiederhergestellt, ihr Leib wird solche Lebenskraft und Frische annehmen, dass er in heiterer Anmut erstrahlt.
Das erste Heilmittel ist, das Volk rechtzuleiten, so dass es sich Gott zuwendet, auf Seinen Rat hört und alsdann mit hörenden Ohren und sehenden Augen voranschreitet. Hat man den Menschen diesen rasch wirkenden Trunk verabreicht, dann muss man sie nach den Lehren dazu führen, sich die Eigenschaften und Verhaltensweisen der himmlischen Heerscharen anzueignen, und muss sie ermutigen, die Gnadengaben des Reiches Abhá zu suchen. Sie müssen die letzte Spur von Hass und Groll aus ihren Herzen tilgen und sich anschicken, wahrhaftig und ehrlich zu sein, versöhnungsbereit und liebevoll gegenüber allen Menschen, damit sich Ost und West wie zwei Liebende umschlungen halten, Hass und Feindseligkeit von dieser Erde verschwinden und an ihrer Statt der Weltfriede fest verwurzelt wird.
O ihr, die ihr Gott liebt! Seid freundlich zu allen Völkern, kümmert euch um jeden Menschen, tut, was ihr könnt, um die Herzen und Gemüter der Menschen zu läutern, und bemüht euch, jede Seele zu erfreuen. Seid für jede Au ein Regenschauer der Gnade, für jeden Baum das Wasser des Lebens, seid wie süßer Moschus für den Sinn der Menschen, und für die Kranken seid eine frische, belebende Brise. Seid schmackhaftes Wasser für alle Dürstenden, ein behutsamer Führer für alle, die ihren Weg verloren haben; seid den Waisen Vater und Mutter, den Alten liebevolle Söhne und Töchter, ein reicher Schatz den Armen. Erachtet Liebe und Brüderlichkeit als des Himmels Wonnen, Feindseligkeit und Hass als Höllenqual.
Verwöhnt euren Leib nicht mit Ruhe, sondern arbeitet mit ganzer Seele, und aus vollem Herzen ruft und bittet Gott, dass Er euch Seine Hilfe und Gnade gewähre. So verwandelt ihr diese Welt in das Paradies Abhá, diesen Erdball in den Paradeplatz für das Reich der Höhe. Wenn ihr nur die Mühe auf euch nehmt, wird diese Pracht sicherlich leuchten, diese Wolken der Barmherzigkeit werden ihren Regen verströmen, diese lebenspendenden Winde werden sich erheben und wehen, dieser süßduftende Moschus wird sich allenthalben verbreiten.
O ihr, die ihr Gott liebt! Denkt nicht weiter darüber nach, was an diesem heiligen Ort noch geschehen mag, und seid in keiner Weise beunruhigt. Was immer geschieht, gereicht zum besten; denn Leid ist nur der innerste Kern der Gnadengabe, Sorge und Plage sind lautere Barmherzigkeit, Schmerz ist Seelenfrieden, und ein Opfer zu bringen, bedeutet, ein Geschenk zu empfangen. Was auch immer geschehen wird, es kommt aus Gottes Gnade.
Richtet euren Blick deshalb auf eure eigenen Aufgaben: Führt das Volk und erzieht es auf den Wegen ‘Abdu’l-Bahás. Überbringt der Menschheit diese frohe Botschaft aus dem Reich Abhá. Rastet weder bei Tag noch bei Nacht. Sucht keinen Augenblick der Ruhe. Bemüht euch mit ganzer Kraft und bringt den Menschen diese frohe Botschaft zu Gehör. In eurer Liebe zu Gott und eurer Bindung an ‘Abdu’l-Bahá nehmt jede Drangsal, jede Sorge auf euch. Erduldet des Angreifers Hohn, nehmt des Feindes Vorwurf hin. Folgt den Fußstapfen ‘Abdu’l-Bahás auf dem Pfade der Schönheit Abhá und sehnt euch jeden Augenblick danach, euer Leben hinzugeben. Strahlt wie die Sonne, seid ruhelos wie das Meer, vergießt wie die Wolken des Himmels Leben über Feld und Flur, und den Aprilwinden gleich blast Frische durch den Menschenwald und bringt ihn zum Blühen.
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O du, die Gottes Liebe mitreißt! Die Sonne der Wahrheit ist über dem Horizont dieser Welt aufgegangen und wirft ihre Lichtstrahlen der Führung hernieder. Die ewige Gnade wird nie unterbrochen, und eine Frucht dieser ewigen Gnade ist der Weltfrieden. Sei deshalb gewiss: In diesem Zeitalter des Geistes wird das Reich des Friedens sein Königszelt auf den Gipfeln der Welt errichten. Das Gebot des Friedefürsten wird die Adern und die Nerven jedes Volkes so beherrschen, dass es alle Nationen auf Erden in Seinen schützenden Schatten zieht. An den Quellen der Liebe, der Wahrheit und der Einheit wird der wahre Hirte Seine Schafe tränken.
O du Dienerin Gottes! Der Friede muss zuerst unter den einzelnen Menschen gestiftet werden, bis er schließlich zum Frieden unter den Nationen führt. O ihr Bahá’í! Strebt deshalb mit ganzer Kraft danach, durch die Macht des Gotteswortes echte Liebe, geistige Gemeinschaft und dauerhafte Bande zwischen den Menschen zu schaffen. Das ist eure Aufgabe.
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O ihr Liebenden der Wahrheit, ihr Diener der Menschheit! Herrliche Düfte strömten aus den Blüten eurer Gedanken und Hoffnungen. Deshalb treibt mich ein tiefes Pflichtgefühl, diese Worte niederzuschreiben.
Ihr seht, wie diese Welt in sich zerstritten ist, wie viele Länder rot sind von Blut, wie ihr Staub zu Klumpen gebacken ist mit geronnenem Menschenblut. Die Feuer des Streites lodern so hoch, dass zu keiner früheren Zeit, weder im Mittelalter noch in der Neuzeit, jemals ein so grauenhafter Krieg herrschte, ein Krieg, der die Schädel der Menschen zermalmt wie Mühlsteine das Korn. Noch viel schrecklicher, denn reiche Länder fielen in Schutt und Asche, ganze Städte wurden dem Erdboden gleichgemacht, viele blühende Dörfer sind jetzt Ruinen. Väter verloren ihre Söhne und Söhne ihre Väter, Mütter zerfließen in Tränen über ihre toten Kinder, Kinder wurden zu Waisen, Frauen irren vertrieben und heimatlos umher. In jeder Hinsicht ist die Menschheit tief gesunken. Laut gellen die Schreie vaterloser Kinder, laut die schmerzerfüllten Stimmen der Mütter zum Himmel.
Der Nährboden all dieser Tragödien ist das Vorurteil: das Vorurteil der Rasse und Nation, der Religion, der politischen Meinung; und die Wurzel des Vorurteils ist die blinde Nachahmung der Vergangenheit – die Nachahmung in der Religion, bei Einstellungen zu anderen Rassen, bei nationalen Vorlieben, in der Politik. Solange dieses Nachäffen der Vergangenheit anhält, werden die Grundlagen der Gesellschaftsordnung in alle Winde verweht, und die Menschheit wird ständig den schrecklichsten Gefahren ausgesetzt sein.
Ist es heutzutage, in unserem erleuchteten Zeitalter, da vormals unbekannte Wirklichkeiten aufgedeckt und die Geheimnisse der Schöpfung dem Menschen enthüllt sind, da der Morgen der Wahrheit angebrochen ist und die Welt erleuchtet hat – ist es da überhaupt statthaft, dass die Menschen einen so fürchterlichen Krieg führen, der die Menschheit ins Verderben stürzt? Nein, bei Gott, dem Herrn!
Jesus Christus rief die ganze Menschheit zu Freundschaft und Frieden auf. Zu Petrus sprach Er: »Stecke dein Schwert in die Scheide.«Q39 Das war das Gebot und der Rat Christi, des Herrn; und doch haben heutzutage alle Christen ihre Schwerter aus der Scheide gezogen. Wie groß ist der Widerspruch zwischen solchem Tun und dem klaren Wortlaut des Evangeliums!
Vor sechzig Jahren erhob sich Bahá’u’lláh wie die Sonne über Persien. Er erklärte, dass die Himmel der Welt verdunkelt sind, dass dieses Dunkel Unheil verkündet und schreckliche Kriege bevorstehen. Aus dem Gefängnis von ‘Akká wandte Er sich an den deutschen Kaiser in deutlicher Sprache und sagte ihm, dass ein großer Krieg bevorstehe und seine Stadt Berlin in Jammern und Wehklagen ausbrechen werde. So schrieb Er auch an den türkischen Herrscher, obwohl Er selbst ein Opfer dieses Sulṭáns, ein Gefangener in dessen Gefängnis war; Er war in der Festung ‘Akká eingekerkert. Klar führte Er aus, dass Konstantinopel von einem plötzlichen, radikalen Umschwung überrascht würde, so heftig, dass die Frauen und Kinder der Stadt jammern und laut klagen würden. Kurz gesagt, solche Worte richtete Er an alle Monarchen und Präsidenten, und alles ereignete sich genauso, wie Er vorhersagte.
Aus Seiner machtvollen Feder ergingen vielseitige Lehren, wie Krieg zu verhindern sei; diese Lehren wurden überallhin verbreitet.
Die erste Lehre ist das unabhängige Forschen nach der Wahrheit; denn blinde Nachahmung des Vergangenen lässt den Geist verkümmern. Sobald aber jede Seele nach der Wahrheit forscht, ist die Gesellschaft befreit vom Dunkel des ständigen Wiederholens der Vergangenheit.
Sein zweites Prinzip ist die Einheit der Menschheit: Alle Menschen sind Gottes Herde, und Gott ist ihr liebender Hirte, der zärtlich für alle sorgt, ohne den einen oder anderen vorzuziehen. »Keinen Unterschied kannst du sehen in der Schöpfung des Gottes der Barmherzigkeit.«Q40 Alle sind Seine Diener, alle erbitten Seine Gnade.
Seine dritte Lehre ist, dass die Religion eine mächtige Feste ist, dass sie aber Liebe hervorbringen muss, nicht Böswilligkeit und Hass. Führt sie zu Bosheit, Groll und Hass, so hat sie keinerlei Wert. Denn die Religion ist ein Heilmittel; wenn aber das Heilmittel krank macht, lässt man es besser weg. Noch einmal zu den religiösen, rassischen, nationalen und politischen Voreingenommenheiten: Alle diese Vorurteile treffen menschliches Leben an der Wurzel. Sie alle ziehen Blutvergießen nach sich, sie zerstören die Welt. Solange diese Vorurteile bestehen, wird es beständig schreckliche Kriege geben.
Um diesen Zustand zu heilen, brauchen wir den Weltfrieden, und um ihn zustandezubringen, muss ein höchster Gerichtshof, in welchem alle Regierungen und Völker vertreten sind, errichtet werden. Nationale wie internationale Streitfragen müssen ihm unterbreitet werden, und alle müssen die Entscheidungen dieses Gerichtshofes durchführen. Sollte eine Regierung oder ein Volk nicht gehorchen, so lasst die ganze Welt sich gegen diese Regierung oder dieses Volk erheben.
Eine weitere Lehre Bahá’u’lláhs ist die Gleichheit von Mann und Frau und ihre völlige Gleichberechtigung. Es gibt noch viele ähnliche Grundsätze. Bereits heute ist offensichtlich, dass diese Lehren Leben und Seele der Welt sind.
O ihr Diener des Menschengeschlechts! Strebt aus ganzem Herzen danach, die Menschheit zu erlösen von den dunklen Vorurteilen, die den menschlichen Lebensumständen und der Naturwelt angehören, damit die Menschenwelt ihren Weg in das Licht der Welt Gottes finde.
Preis sei Ihm! Ihr kennt die vielfältigen Gesetze, Institutionen und Grundsätze der Welt. Nur die göttlichen Lehren können heutzutage den Frieden und die Ruhe der Menschheit sichern. Ohne diese Lehren hört das Dunkel nicht auf, werden die chronischen Krankheiten nie geheilt. Nein, sie werden sich von Tag zu Tag verschlimmern. Der Balkan wird unzufrieden bleiben. Seine Ruhelosigkeit wird wachsen. Die besiegten Mächte werden weiterwühlen. Sie werden zu jedem Mittel greifen, die Flamme des Krieges wieder zu entzünden. Neugeschaffene Bewegungen von weltweiter Bedeutung werden alle Kräfte für den Fortschritt ihrer Pläne aufbieten. Die Bewegung der Linken wird große Bedeutung erlangen. Ihr Einfluss wird sich ausbreiten.
Bemüht euch deshalb mit Gottes Hilfe, erleuchtetem Verstand, mit Herz und Hand, mit einer Kraft, die aus dem Himmel geboren ist, dass ihr Gottes Gnadengabe für die Menschen werdet und der ganzen Menschheit Frieden und Wohlfahrt bringt.
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O du, der du den Bund Gottes innig liebst! Die Gesegnete Schönheit hat diesem Diener prophezeit, dass sich Seelen erheben werden, die wahre Verkörperungen der Führung sind, Banner der himmlischen Heerscharen, Fackeln der Einheit Gottes und Sterne Seiner reinen Wahrheit, strahlend in den Himmeln, wo Gott allein regiert. Sie werden die Blinden sehend und die Tauben hörend machen; sie werden die Toten zum Leben erwecken. Allen Völkern der Erde werden sie entgegentreten und ihre Sache mit den Beweisen des Herrn der sieben Sphären vertreten.
Ich hoffe, dass Er in Seiner Güte diese Seelen bald erwecken wird, auf dass Seine Sache erhöht werde. Der Magnet, der diese Gnade anziehen wird, ist Festigkeit im Bündnis. Danke du Gott, dass du der Festeste der Festen bist.
O mein Gott! Hilf Du Deinem Diener, das Wort zu erhöhen und zu widerlegen, was falsch und eitel ist, die Wahrheit fest zu begründen, die heiligen Verse überallhin zu verbreiten, die Herrlichkeit zu enthüllen und das Morgenlicht in den Herzen der Rechtschaffenen anbrechen zu lassen.
Du bist wahrlich der Großmütige, der Vergebende.
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O Phönix aus der unsterblichen Flamme, die im geheiligten Baume brennt! Bahá’u’lláh – mögen mein Leben, meine Seele, mein Geist Opfer für Seine demütigen Diener sein – hat in Seinen letzten Tagen auf Erden eindrücklich verheißen, die Gnadenströme Gottes und die hilfreiche Unterstützung aus Seinem Reich in der Höhe werden dazu führen, dass sich Seelen erheben und heilige Wesen erscheinen, die sternengleich das Himmelszelt göttlicher Führung schmücken, den Tagesanbruch der liebevollen Güte und Gnadengaben erleuchten, die Zeichen der Einheit Gottes offenbaren, Seelen, die mit dem Licht der Heiligkeit und Reinheit strahlen, ihr volles Maß göttlicher Eingebung empfangen, hoch die heilige Fackel des Glaubens recken, fest stehen wie der Fels und unverrückbar wie der Berg und wachsen, um Leuchten in den Himmeln Seiner Offenbarung zu werden, breite Kanäle Seiner Gnade, Werkzeuge für die Segnungen von Gottes wohltätiger Fürsorge, Herolde, die den Namen des einen wahren Gottes ausrufen, und Bauleute an der Welt größtem Ordnungsgefüge.
Unablässig werden sie Tag und Nacht tätig sein, weder Prüfung noch Schmerz achten, keinen Aufschub in ihren Anstrengungen dulden, keine Ruhe suchen, Wohlstand und Behagen verschmähen und losgelöst und unbefleckt jeden flüchtigen Augenblick ihres Lebens der Verbreitung der Düfte Gottes, der Verherrlichung Seines heiligen Wortes weihen. Himmlische Freude wird ihr Angesicht ausstrahlen, und ihr Herz wird von Frohlocken erfüllt sein. Ihre Seelen werden erleuchtet sein, ihre Grundlagen fest verankert. In alle Welt hin werden sie sich zerstreuen, durch alle Regionen werden sie reisen. Ihre Stimme werden sie in jeder Versammlung erheben, jede Zusammenkunft werden sie schmücken und beleben. In jeder Sprache werden sie reden und alle verborgenen Bedeutungen erklären. Die Geheimnisse des Reiches Gottes werden sie offenbaren und jedem Menschen die Zeichen Gottes enthüllen. Wie helle Kerzen werden sie im Herzen jeder Versammlung brennen, wie Sterne von allen Horizonten strahlen. Die linden Lüfte aus den Gärten ihrer Herzen werden die Seelen der Menschen erwecken und durchduften, und die Enthüllungen ihres Geistes werden wie Regenschauer die Völker und Nationen der Welt neu beleben.
Ich warte, ich warte voll Ungeduld auf das Erscheinen dieser Heiligen. Wie lange werden sie noch säumen? Mein Gebet, meine flehende Bitte des Abends und des Morgens ist, diese strahlenden Sterne mögen bald ihren Glanz über die Welt ergießen, ihr gesegnetes Angesicht möge sterblichen Augen entschleiert werden, die Heerscharen göttlichen Beistands mögen ihren Sieg sichern, und die Wogen der Gnade, die aus Seinen himmlischen Meeren steigen, mögen sich über die ganze Menschheit ergießen. Betet auch ihr und fleht zu Ihm, dass durch die helfende Gunst der Altehrwürdigen Schönheit diese Seelen den Augen der Welt enthüllt werden.
Die Herrlichkeit Gottes sei mit dir und mit dem, dessen Antlitz von diesem ewigen Licht aus Seinem Reiche der Herrlichkeit erleuchtet ist.
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O ihr verehrten Seelen! Die fortgesetzte Nachahmung veralteter, überlebter Gewohnheiten machte die Welt finster wie die schwarze Nacht. Die Grundlagen der göttlichen Lehren gingen dem Gedächtnis verloren; ihr Herz und Mark gerieten ganz und gar in Vergessenheit; die Menschen hielten sich an die Schalen. Die Nationen waren in einen jämmerlichen Zustand verfallen, wie zerrissene, längst abgetragene Kleider.
Aus dieser schwarzen Finsternis dämmerten die Lehren Bahá’u’lláhs wie der Morgenglanz. Er legte der Welt ein neues, lichtes Gewand an, und dieses neue Gewand sind die Grundsätze, die von Gott herniederkamen.
Jetzt ist das neue Zeitalter angebrochen, die Schöpfung wiedergeboren. Die Menschheit ist zu neuem Leben erwacht. Der Herbst ist vorüber, der belebende Frühling ist gekommen. Alles ist neu gemacht. Künste und Gewerbe sind wiedergeboren, es gibt neue Entdeckungen in der Wissenschaft und neue Erfindungen. Selbst Einzelheiten des täglichen Lebens, wie Bekleidung und persönliche Habe – sogar Waffen: Alles dies wurde gleichfalls erneuert. Die Gesetze und Verfahren jeder Regierung wurden überarbeitet. Erneuerung ist an der Tagesordnung.
Und all dieses Neue hat seinen Ursprung in den frischen Ausgießungen wundersamer Gunst und Gnade vom Herrn des Gottesreiches. Sie haben die Welt erneuert. Deshalb müssen die Menschen gänzlich frei werden von ihren alten Denkmustern, so dass sie ihre ganze Aufmerksamkeit auf diese neuen Grundsätze richten können, sind sie doch das Licht des Zeitalters und sein wahrer Geist.
Solange diese Lehren nicht wirksam unter den Menschen verbreitet sind, solange die alten Bahnen und Konzepte nicht verlassen und vergessen sind, wird die Welt des Seins keinen Frieden finden, geschweige denn die Vollkommenheiten des Himmelreichs widerspiegeln. Bemüht euch aus ganzem Herzen, die Achtlosen bewusst zu machen, die Schlafenden zu wecken, den Unwissenden Erkenntnis zu bringen, die Blinden sehend, die Tauben hörend zu machen und die Toten dem Leben zurückzugeben.
Ihr müsst eine solche Kraft und Beharrlichkeit zeigen, dass alle Beobachter staunen. Die Bestätigungen des Gottesreiches sind mit euch. Auf euch sei die Herrlichkeit des Allherrlichen.
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Gepriesen sei Er, der das Dunkel zerrissen und die Nacht vertrieben, die Hüllen beseitigt und die Schleier entfernt hat, dessen Licht daraufhin erstrahlte, dessen Zeichen und Beweise verbreitet und dessen Geheimnisse aufgedeckt sind. Daraufhin teilten sich Seine Wolken, überschütteten die Erde mit Seinen Segnungen und Gnadengaben, machten mit ihrem Regen alle Dinge süß und saftig, ließen das frische Grün der Erkenntnis und die Hyazinthen der Gewissheit sprießen und vor Freude erzittern, bis die ganze Welt vom Duft Seiner Heiligkeit erfüllt war.
Gruß und Preis, Segen und Ruhm seien auf den göttlichen Wirklichkeiten, den heiligen Anemonen, die aus dieser höchsten Gnadengabe hervorkamen, dieser überströmenden Gunst, brausend wie ein brandendes Meer der Geschenke und Segnungen, das seine Wogen hoch in den Himmel wirft.
O Gott, mein Gott! Preis sei Dir, da Du das Feuer göttlicher Liebe im Heiligen Baum auf den Gipfeln des erhabensten Berges entzündet hast: jenem Baum, der »weder des Ostens noch des Westens ist«Q41, und jenes Feuer, das lichterloh brannte, bis seine Flamme die himmlischen Heerscharen erreichte, bis jene Wirklichkeiten das Licht der Führung daraus einfingen und ausriefen: »Wahrlich, wir gewahrten ein Feuer am Hang des Berges Sinai.«Q42
O Gott, mein Gott! Lass dieses Feuer wachsen Tag für Tag, bis seine Glut die ganze Erde bewegt. O Du mein Herr! Entzünde das Licht Deiner Liebe in jedem Herzen, hauche den Geist Deiner Erkenntnis den Menschen in die Seele und weite ihnen die Brust mit den Versen Deiner Einheit. Rufe die ins Leben zurück, die in ihren Gräbern wohnen, warne Du die Hoffärtigen, lass weltweit Glückseligkeit herrschen, sende Deine kristallklaren Wasser hernieder, und in der Versammlung offenbaren Strahlenglanzes lass den Kelch kreisen, der »gemischt ist an der Kampferquelle«Q43.
Wahrlich, Du bist der Gebende, der Verzeihende, der Ewigschenkende. Wahrlich, Du bist der Barmherzige, der Mitleidvolle.
O ihr Geliebten Gottes! Der Kelch himmlischen Weines quillt über, der Festsaal des Gottesbundes strahlt in feierlichem Lichterglanz, der Morgen allen Segens bricht an, sanft wehen die Winde der Gnade, und aus der unsichtbaren Welt kommt frohe Botschaft über reiche Gnadengaben. Auf blumengeschmückten Auen hat die göttliche Frühlingszeit ihre Zelte aufgeschlagen, und die geistig Gesinnten atmen die süßen Düfte aus dem Saba des Geistes, die der Ostwind zu ihnen trägt. Da flötet die mystische Nachtigall ihre Lieder, und Knospen tiefer Bedeutung brechen auf zu zarten, anmutigen Blüten. Die Lerchen des Feldes sind die Festmusikanten; hoch heben sie ihre wundersamen Stimmen und singen nach den Weisen der himmlischen Heerscharen: »Selig seid ihr! Frohe Botschaft! Frohe Botschaft!« Und sie drängen alle Zecher im Paradies Abhá, sich satt zu trinken. Auf dem Himmelsbaum halten sie lange Reden und stoßen ihre heiligen Rufe aus, damit die verwelkten Seelen in der Wüste der Achtlosigkeit und die Dahingeschwundenen im Sande der Gleichgültigkeit pulsierendes Leben gewinnen und sich einfinden bei den Festen und Lustbarkeiten Gottes, des Herrn.
Gelobt sei Er! Der Ruhm Seiner Sache erreicht Ost und West, die Nachricht von der Schönheit Abhá und ihrer Macht belebt Nord und Süd. Nah und fern ertönt jener Ruf vom amerikanischen Erdteil, ein Chorgesang der Heiligkeit steigt auf zu den Scharen der Höhe: »Yá Bahá’u’l-Abhá!« Jetzt ist der Osten erleuchtet in Herrlichkeit, der Westen duftet süß nach Rosen, die ganze Erde riecht nach Ambra, und die Winde, die über den Heiligen Schrein wehen, sind mit Moschus beladen. Bald werdet ihr sehen, wie die dunkelsten Länder hell erstrahlen, wie die Erdteile Europa und Afrika in Blumengärten, in Haine mit blühenden Bäumen verwandelt sind.
Weil aber diese Sonne in Persien aufging und vom Orient aus den Westen beschien, ist es unsere liebste Hoffnung, dass die Flammen der Liebesglut dortzulande noch heftiger lodern und der Strahlenglanz dieses heiligen Glaubens noch stärker leuchte. Möge der Aufruhr um die Sache Gottes dieses Land in seinen Grundmauern erschüttern, möge die geistige Kraft Seines Wortes sich solcherart offenbaren, dass der Írán zum Kern und Brennpunkt der Wohlfahrt und des Friedens wird. Mögen Rechtschaffenheit und Versöhnungsbereitschaft, Liebe und Vertrauen vom Írán ausgehen und allen auf Erden Unsterblichkeit verleihen. Möge der Írán die Banner der Staatsordnung, der reinsten Geistigkeit und des Weltfriedens auf die höchsten Gipfel pflanzen.
O ihr Geliebten Gottes! In der Bahá’í-Sendung ist die Sache Gottes reiner, unvermischter Geist. Seine Sache gehört nicht der Welt des Stoffes an. Sie steht nicht für Streit und Krieg, stiftet kein Unheil und bereitet keine Schande. Sie wünscht weder Zank mit anderen Glaubensbekenntnissen noch Hader mit den Nationen. Ihre einzige Heeresmacht ist die Gottesliebe, ihre einzige Freude der klare Wein Seiner Erkenntnis, ihr einziger Kampf die Darlegung der Wahrheit, ihr einziger Kreuzzug geht gegen das beharrende Selbst, die bösen Einflüsterungen des Menschenherzens. Ihr Sieg ist Unterwerfung und Ergebung, und Selbstlosigkeit ist ihre ewige Herrlichkeit. Kurz gesagt, die Sache Gottes ist Geist über Geist: – Nur in der Not – tritt du die Natter tot, – zu jeder Zeit erspar’ dem andern Leid – Sei stets bereit, – die Ameis’ selbst zu schützen; – um wie viel mehr sollst du dem Bruder nützen!
Lasst euer ganzes Streben dahin gehen, für jede Menschenseele, bekannt oder fremd, Gegner oder Mitstreiter, der Quell des Lebens und der Unsterblichkeit, des Friedens, des Wohlergehens und der Freude zu werden. Schaut nicht auf die Lauterkeit oder Unlauterkeit des Charakters; schaut auf die allumfassende Barmherzigkeit des Herrn, auf das Licht Seiner Gnade, das die ganze Erde mit allen, die darin wohnen, umschließt, auf die Fülle Seiner Freigebigkeit, in die alle eingetaucht sind, die Weisen wie die Unwissenden. An der Tafel Seiner Gunst sitzen Fremde und Freunde. Wie der Gläubige, so schöpft auch der Leugner, der sich von Gott abwendet, mit beiden Händen den Trank aus dem Meer Seines Segens.
Es ziemt den Geliebten des Herrn, Zeichen und Beweise Seiner allumfassenden Barmherzigkeit zu sein, Verkörperungen Seiner alles überragenden Gnade. Wie die Sonne sollen sie ihre Strahlen auf Gärten wie Schutthalden werfen, wie die Frühlingswolken ihren Regenschauer vergießen auf Blumen und Dornen. Lasst sie nur nach Liebe und Treue streben, lasst sie den Pfad der Unfreundlichkeit meiden, lasst ihre Rede beschränkt sein auf die Geheimnisse der Freundschaft und des Friedens. Das sind die Merkmale der Rechtschaffenen, das ist das Erkennungszeichen der Diener an Seiner Schwelle.
Die Schönheit Abhá erduldete die qualvollsten Trübsale. Er trug Pein und Unglück ohne Grenzen. Keinen Augenblick lebte Er in Frieden, keinen Atemzug lang fand Er Erleichterung. Heimatlos zog Er durch den Wüstensand und über Berghänge. Er war eingekerkert in einer Festung, einer Gefängniszelle. Aber für Ihn war Seine armselige Strohmatte ein unvergänglicher Thron der Herrlichkeit, Seine schweren Ketten waren Ihm Herrschergeschmeide. Tag und Nacht lebte Er unter einem sausenden Schwert, und jeden Augenblick war Er bereit, den Kreuzestod zu sterben. Er ertrug das alles, um die Welt zu läutern, um sie zu schmücken mit der sanften Gnade Gottes, des Herrn, um sie zu befrieden, um Kampf und Streit zu bannen, die Lanze und das scharfe Schwert gegen liebende Bruderschaft zu tauschen, Bosheit und Krieg in Sicherheit, Sanftmut und Liebe zu verwandeln, bis die Schlachtfelder des Hasses und des Zorns Gärten der Freude werden und dort, wo einst Heere blutig aufeinanderprallten, duftende Lustgärten entstehen, bis alle Kriegsführung als Schande gilt, jede Anwendung von Waffengewalt als widerliche Krankheit, gemieden von jedem Volk, bis der Weltfriede seine Zelte auf den höchsten Bergen errichtet und der Krieg auf ewig von der Erde verschwindet.
Deshalb müssen die Geliebten Gottes diesen Baum der Hoffnung mit den Wassern ihres ganzen Strebens fleißig nähren und pflegen. In welchem Land sie auch leben, lasst sie aus ganzem Herzen Freunde und Gefährten sein für alle, die ihnen nahe stehen oder ferne sind. Lasst sie mit himmelsgleichen Eigenschaften die Institutionen Gottes und Seine Religion fördern. Lasst sie nie den Mut verlieren, nie verzweifeln, nie sich niedergeschlagen fühlen. Je mehr Widerstand sie begegnen, desto mehr lasst sie ihren festen Glauben zeigen; je mehr Schmerz und Trübsal auf sie zukommen, desto freigebiger lasst sie allen den Kelch der Großmut reichen. Das ist der Geist, der der Welt neues Leben gibt, das ist das weithin strahlende Licht in seinem Wesenskern. Wer anders ist oder anders handelt, ist es nicht wert, an der Heiligen Schwelle des Herrn zu dienen.
O ihr Geliebten Gottes! Die Sonne der Wahrheit scheint aus unsichtbaren Himmeln hernieder. Seid euch des Wertes dieser Tage bewusst. Erhebt das Haupt und wachst, Zypressen gleich, an diesen strömenden Wassern. Freut euch der Narzisse von Najd und ihrer Schönheit; denn die Nacht wird kommen, und sie wird nicht mehr sein…
O ihr Geliebten Gottes! Gelobt sei Er, das leuchtende Banner des Bundes weht höher mit jedem Tag, wogegen die Flagge des Verrats niedergeholt wurde und auf Halbmast hängt. Die umnachteten Angreifer wurden bis ins Innerste erschüttert. Sie sind nunmehr wie zerstörte Grabstätten. Wie blinde Kreaturen, die unter der Erde hausen, kriechen und krabbeln sie um eine Ecke des Grabes; von Zeit zu Zeit kläffen und brüllen sie aus ihrem Loch heraus wie wilde Tiere. Ruhm sei Gott! Wie kann die Dunkelheit je das Licht besiegen? Wie kann der Strick des Zauberers »eine Schlange« binden, »für alle deutlich sichtbar«? »Sieh da! Sie verschlang ihre verlogenen Wunder.« Wehe ihnen! Sie haben sich selbst mit einer Lüge getäuscht, und um ihrer Begierde zu frönen, haben sie ihr Ich aufgegeben. Ewige Herrlichkeit gaben sie preis für menschlichen Hochmut, die Erhabenheit beider Welten opferten sie den Wünschen des beharrenden Selbstes. Davor haben Wir euch gewarnt. Binnen kurzem werdet ihr die Toren in offensichtlichem Verlust sehen.
O mein Herr und meine Hoffnung! Hilf Du Deinen Geliebten, standhaft in Deinem mächtigen Bunde zu sein, Deiner offenbaren Sache treu zu bleiben und die Befehle auszuführen, die Du für sie in Deinem Buche der Herrlichkeit verzeichnet hast, damit sie Banner der Führung, Leuchten der himmlischen Heerscharen werden, Quellen Deiner unendlichen Weisheit und Sterne, die den rechten Weg weisen, aus Deinem überirdischen Himmel herniederstrahlend.
Du bist wahrlich der Unbesiegbare, der Allmächtige, der Allgewaltige.
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O ihr, die ihr euer Antlitz der Erhabenen Schönheit zuwendet! Bei Tag und Nacht, im Morgengrauen und bei Sonnenuntergang, wenn die Dunkelheit hereinbricht und wenn das erste Licht dämmert, gedenke ich wie eh und je in den Reichen meines Geistes und meines Herzens der Geliebten des Herrn. Ich bitte Ihn, Er möge Seine Bestätigungen ergießen über die Geliebten, die in jenem reinen, heiligen Lande wohnen, und ihnen in jeder Hinsicht Erfolg gewähren: Er helfe ihnen, sich mit ihrem Charakter, ihrem Verhalten, ihren Worten, ihrer Lebensweise, mit allem, was sie sind und tun, vor den Menschen auszuzeichnen; Er führe sie in die Weltgemeinde ein, mit Herzen voller Begeisterung, Eifer und sehnsüchtiger Liebe, mit Erkenntnis und Gewissheit, mit Standhaftigkeit und Einigkeit, mit Angesichtern von strahlender Schönheit.
O ihr Geliebten des Herrn! Dies ist der Tag der Vereinigung, der Tag der Ernte für die ganze Menschheit. »Wahrlich, Gott liebt die, welche in geschlossener Front für Seine Sache kämpfen, als wären sie ein fester Wall.«Q44 – Beachtet, dass Er sagt: »in geschlossener Front«. Das bedeutet dichtgedrängt, jeder dem anderen untergehakt, jeder seinen Gefährten beistehend. Kämpfen, wie es in dem heiligen Vers heißt, bedeutet in dieser größten aller Sendungen nicht, mit Schwert und Speer, mit Lanze und durchbohrenden Pfeilen voranzustürmen, sondern bewaffnet zu sein mit reiner Absicht, mit rechtschaffenen Motiven, mit hilfreichen, wirksamen Ratschlägen, mit göttlichen Eigenschaften, mit Taten, die dem Allmächtigen wohlgefallen, mit den Tugenden des Himmels. Es bedeutet: die ganze Menschheit erziehen, alle Menschen führen, die süßen Düfte des Geistes weltweit verbreiten, die Beweise Gottes darlegen, schlüssige göttliche Argumente vorbringen sowie barmherzige Taten verüben.
Wann immer heilige Seelen, gestärkt von den Kräften des Himmels, sich mit solchen Tugenden des Geistes erheben und Reihe um Reihe geschlossen vorwärtsstreben, wird jede dieser Seelen gleich einem Tausend, und die brausenden Wogen dieses mächtigen Meeres werden den Bataillonen der himmlischen Heerscharen gleich. Was für ein Segen wird das sein – wenn alle zusammenkommen wie vormals getrennte Wildwasser, Flüsse und Bäche, Rinnsale und einzelne Tropfen. Sammeln sie sich an einem Platz, so bilden sie ein mächtiges Meer. In solchem Ausmaß wird sich da die Ureinheit aller Menschen durchsetzen, dass die Überlieferungen, Gewohnheiten, Gebräuche und Verschiedenheiten in dem wunderlichen Leben aller Völkerschaften in den Hintergrund treten und verschwinden, wie einzelne Tropfen vergehen, sobald das große Meer der Einheit braust und wallt und wogt.
Ich schwöre bei der Urewigen Schönheit: Überwältigende Gnade wird zu jener Zeit alle umschließen. Das Meer der Herrlichkeit wird so über die Ufer treten, dass die kleinste Pfütze zu einer endlosen See anschwillt und der winzigste Tropfen zur uferlosen Tiefe wächst.
O ihr Geliebten Gottes! Bemüht euch und strebt danach, diese hohe Stufe zu erreichen und so viel Glanz über die Erdenreiche zu verbreiten, dass seine Strahlen zurückgeworfen werden von einem Aufgangsort am Horizont der Ewigkeit. Dies ist die wahre Grundlage der Sache Gottes. Dies ist das Mark des Gesetzes Gottes. Dies ist das mächtige Bauwerk, das Gottes Manifestationen errichtet haben. Dafür geht die Sonne der Welt Gottes auf. Dafür setzt sich der Herr selbst auf den Thron Seines Menschenleibs.
O ihr Geliebten Gottes! Seht, wie der ErhabeneA66 – mögen die Seelen aller auf Erden ein Lösegeld für Ihn sein – um dieser hehren Absicht willen Sein gesegnetes Herz zur Zielscheibe für die Speere des Leides machte. Und weil es der wahre Vorsatz der Urewigen Schönheit war – mögen die Seelen der himmlischen Heerscharen Opfer für Ihn sein – dieses selbe himmlische Ziel zu erreichen, entblößte der Erhabene Seine heilige Brust als Zielscheibe für eine Myriade Kugeln, die das Volk der Bosheit und des Hasses auf Ihn feuerte, und so starb Er in größter Demut den Märtyrertod. Im Staube dieses Pfades verströmten Tausende und Abertausende geheiligter Seelen ihr heiliges Blut, und unzählige Male ward der gesegnete Leib eines treu Liebenden Gottes am Galgen aufgehängt.
Die Schönheit Abhá – möge der Geist allen Seins für Seine Geliebten ein Opfer sein – ertrug alle Arten von Heimsuchungen und nahm schwere Leiden bereitwillig auf sich. Keine Qual, der Seine heilige Gestalt nicht ausgesetzt war, kein Leid, das nicht über Ihn gekommen wäre. Wie viele Nächte verbrachte Er schlaflos, als Er in Ketten lag, unter der Last des eisernen Ringes um Seinen Hals. Wie viele Tage ließ Ihm der brennende Schmerz der Pflöcke und Fesseln keinen Augenblick der Ruhe. Von Níyávarán nach Ṭihrán zwang man Ihn zu laufen – Ihn, den verkörperten Geist, der gewohnt war, auf bestickten Seidenkissen zu ruhen – in Ketten, ohne Schuhe und ohne Kopfbedeckung. Und tief unter der Erde, im undurchdringlichen Dunkel des engen Verlieses, kerkerte man Ihn ein, zusammen mit Mördern, Aufrührern und Dieben. Immer wieder überfiel man Ihn mit einer neuen Folter, und alle waren sicher, dass Er früher oder später den Märtyrertod erleiden würde. Später verbannte man Ihn aus Seiner Heimat und sandte Ihn in ferne, fremde Lande. Viele Jahre lang verging im ‘Iráq kein Augenblick, ohne dass der Pfeil eines neuen Leides Sein heiliges Herz durchbohrte. Mit jedem Atemzug senkte sich ein Schwert auf Seinen heiligen Leib, und keinen Augenblick konnte Er auf Sicherheit und Ruhe hoffen. Von allen Seiten richteten Seine Feinde ihren Angriff mit unstillbarem Hass gegen Ihn. Einsam und allein widerstand Er ihnen. Nach all den Verfolgungen und vernichtenden Schlägen vertrieben sie Ihn aus dem ‘Iráq, von Asien nach Europa, und dort, im bitteren Exil, in elender Not, kamen zu dem ganzen Unrecht, das Ihm das Volk des Qur’án antat, noch die boshaften Verfolgungen, die heftigen Angriffe, die Anschläge, Verleumdungen, ständigen Feindseligkeiten, der Hass und die Bosheit des Volkes des Bayán. Meiner Feder fehlt die Kraft, das alles zu beschreiben; aber ihr seid sicher davon unterrichtet. Und dann, nach vierundzwanzig Jahren im Größten Gefängnis, in großer Pein und schlimmem Leid, gingen Seine Tage zu Ende.
Fassen wir zusammen: Er, die Urewige Schönheit, war immer, während Seiner ganzen Tage in dieser vergänglichen Welt, entweder ein Gefangener in Ketten, oder Er lebte unter einem Schwert, war großem Leid und Schmerz ausgesetzt und im Größten Gefängnis eingekerkert. Durch Seine körperliche Schwäche, die Seine Leiden hervorgerufen hatten, war Sein gesegneter Leib nur noch ein Schatten; über dem anhaltenden Kummer war Er leicht geworden wie ein Spinnengewebe. Und der Grund, warum Er diese schwere Last auf sich nahm und all die Qual ertrug, die einem Meere gleich ihre Wellen hoch zum Himmel warf – der Grund, warum Er die schweren Eisenketten anlegte und die Verkörperung völliger Ergebung und Demut wurde, war, jede Seele auf Erden zu Eintracht, Mitgefühl und Einheit zu führen, unter allen Völkern das Zeichen der Einzigkeit Gottes kundzutun, damit endlich die ursprüngliche Einheit im Herzen aller erschaffenen Dinge ihre vorherbestimmte Frucht trage und der Glanz des »Keinen Unterschied kannst du in der Schöpfung des Gottes der Barmherzigkeit erkennen«Q45 seine Strahlen allüberall verbreite.
Jetzt ist die Zeit für eifriges Bemühen, o ihr Geliebten des Herrn! Ringt und strebt! Und weil die Urewige Schönheit Tag und Nacht auf dem Felde des Martyriums allen Angriffen ausgesetzt war, lasst auch uns hart arbeiten, auf den Rat Gottes hören und darüber nachdenken; lasst uns das Leben hingeben und unserer kurzen, abgezählten Tage entsagen. Lasst uns den Blick wenden vom leeren Trug der bunten Formen dieser Welt, lasst uns stattdessen diesem überragenden Ziel, diesem großen Plan dienen. Lasst uns nicht unseres eigenen Wahnes wegen den Baum fällen, den die Hand himmlischer Gnade gepflanzt hat. Lasst uns nicht mit den dunklen Wolken unserer Trugbilder, unseren selbstischen Interessen, die Herrlichkeit löschen, die aus dem Reiche Abhá strömt. Lasst uns nicht Hindernisse sein, welche die brandende See des allmächtigen Gottes aufhalten. Lasst uns nicht die reinen, süßen Düfte aus dem Garten der allherrlichen Schönheit hindern, überallhin zu verströmen. Lasst uns nicht an diesem Tag der Wiedervereinigung den Frühlingsregen himmlischer Segnungen fernhalten. Lassen wir es nicht zu, dass der Sonnenglanz der Wahrheit jemals abnehme und verschwinde. So lauten die Ermahnungen Gottes, wie Er sie in Seinen Heiligen Büchern, Schriften und Sendschreiben niedergelegt hat, um Seine Ratschläge den Aufrichtigen bekanntzugeben.
Die Herrlichkeit, die Barmherzigkeit Gottes und Sein Segen seien mit euch.
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O ihr Diener an der heiligen Schwelle! Die siegreichen Scharen der himmlischen Heere stehen in den Reichen der Höhe bereit zum Streite. Sie warten darauf, dem tapferen Ritter, der sein Streitross voll Vertrauen auf das Feld des Dienens drängt, zum sicheren Sieg zu verhelfen. Wohl dem furchtlosen Kämpen, der, gerüstet mit der Macht wahrer Erkenntnis, auf das Schlachtfeld stürmt, die Heerhaufen der Unwissenheit zerstreut und die Truppen des Irrtums auseinanderjagt, das Banner göttlicher Führung emporhält und den Fanfarenstoß des Sieges erschallen lässt. Bei der Gerechtigkeit des Herrn! Er erringt einen herrlichen Triumph und den wahren Sieg.
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O ihr Diener der Gesegneten Schönheit! … Es ist klar, dass an diesem Tag Bestätigungen aus der unsichtbaren Welt alle jene umfangen, welche die göttliche Botschaft weitergeben. Sollte die Lehrarbeit aufhören, würden diese Bestätigungen gänzlich abgeschnitten; denn wenn sie nicht lehren, können die Geliebten Gottes keinen Beistand finden.
Unter allen Bedingungen muss die Lehrarbeit vorangetragen werden, aber es muss mit Weisheit sein. Kann die Arbeit nicht öffentlich geschehen, so lehrt privat und bewirkt auf diese Weise Geistigkeit und Bruderschaft unter den Menschenkindern. Wird beispielsweise jeder einzelne Gläubige einem gleichgültigen Menschen zum wahren Freund, indem er sich absolut rechtschaffen benimmt, mit dieser Seele Umgang pflegt, sie mit äußerster Freundlichkeit behandelt und selbst ein Beispiel gibt für die göttlichen Lehren, die guten Eigenschaften und Verhaltensmuster, die er empfangen, handelt er zu jeder Zeit in Übereinstimmung mit den Ermahnungen Gottes, so wird er sicher nach und nach Erfolg haben, diesen vormals achtlosen Menschen erwecken und seine Unwissenheit in die Erkenntnis der Wahrheit verwandeln.
Die Seelen neigen zur Entfremdung. Zuerst sollten Schritte unternommen werden, diese Entfremdung zu beseitigen; nur dann wird das Wort wirken. Wenn ein Gläubiger einem Gleichgültigen freundlich begegnet, wenn er ihm mit großer Liebe langsam zum Verständnis der Heiligen Sache und ihrer Gültigkeit verhilft, so dass er allmählich über die Grundlagen des Gottesglaubens und über die Folgerungen daraus Wissen erlangt, so wird sich dieser Mensch bestimmt verändern – ausgenommen einige selten anzutreffende Personen, die wie Asche sind, mit Herzen »hart wie Stein oder noch härter«Q46.
Bemüht sich jeder der Freunde in dieser Weise, eine einzige Seele rechtzuleiten, so verdoppelt sich die Zahl der Gläubigen jedes Jahr. Das kann durch Klugheit und Weisheit vollbracht werden; keinerlei Schaden kann daraus entstehen.
Außerdem müssen die Lehrer umherreisen. Sollte die öffentliche Verbreitung der Botschaft zu Unruhen führen, so lasst sie stattdessen die Gläubigen anspornen und schulen, sie begeistern und entzücken, ihre Herzen erfreuen, sie beleben und mit dem süßen Duft der Heiligkeit erquicken.
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O ihr Rosen im Garten der Liebe Gottes! O ihr strahlenden Leuchten in der Versammlung Seiner Erkenntnis! Gottes sanfter Atem wehe über euch, Gottes Herrlichkeit erleuchte den Horizont eurer Herzen! Ihr seid die Wogen der tiefen See des Wissens, ihr seid die vereinigte Streitmacht auf dem Schlachtfeld der Gewissheit, ihr seid die Sterne am Himmel göttlichen Erbarmens, ihr seid die Steine, die das Volk der Verdammnis in die Flucht schlagen, ihr seid Regenwolken göttlichen Mitleids über den Gärten des Lebens, ihr seid die unendliche Gnade der Einheit Gottes, die über die Wirklichkeiten alles Erschaffenen verströmt ward.
Auf der enthüllten Tafel dieser Welt seid ihr die Verse Seiner Einzigkeit, auf den hohen Zinnen der Paläste seid ihr die Banner des Herrn. In Seinen Lauben seid ihr die Blüten und süßduftenden Kräuter, im Rosengarten des Geistes die Nachtigallen, die ihre Klagelieder flöten. Ihr seid die Vögel, die sich aufschwingen zum Firmament der Erkenntnis, die königlichen Falken auf Gottes Arm.
Warum seid ihr da bedrückt und stumm, warum träge und schwerfällig? Ihr müsst aufleuchten wie der Blitz und donnern wie die mächtige See. Wie eine Kerze müsst ihr euer Licht verströmen, wie Gottes sanfte Brise müsst ihr über die Welt wehen. Wie süßer Duft aus himmlischen Gemächern, wie moschusschwere Winde aus den Gärten des Herrn müsst ihr die Atemluft für das Volk der Erkenntnis würzen, wie der Glanz der wahren Sonne müsst ihr der Menschheit Herz erleuchten; denn ihr seid die lebenspendenden Winde, ihr seid der Jasminduft aus den Gärten der Erlösten. So bringt den Toten Leben, erweckt die Schlummernden. Seid leuchtende Flammen im Dunkel der Welt; seid Quellen des Lebenswassers, seid göttliche Führung in der Wüste des Verderbens. Jetzt ist die Zeit des Dienens, jetzt ist die Zeit, entflammt zu sein. Erkennt den Wert dieser Gelegenheit, dieses günstigen Augenblicks, bevor er euch aus den Händen gleitet.
Bald wird unsere Handvoll Tage, unser vergängliches Leben, vorüber sein. Mit leeren Händen fahren wir in die Grube, die für die Verstummten ausgehoben wird. Deshalb müssen wir unsere Herzen an die offenbare Schönheit binden und uns klammern an die Rettungsleine, die nie versagt. Wir müssen uns zum Dienste rüsten, die Flamme der Liebe entzünden und in ihrer Glut verbrennen. Wir müssen unsere Zungen lösen, bis wir das Herz der weiten Welt in Brand setzen, mit den leuchtenden Strahlen der Führung die Heere der Nacht vertilgen und um Seinetwillen unser Leben auf dem Feld des Opfers von uns werfen.
So lasst uns die Juwelenschätze der Gotterkenntnis über alle Völker ausstreuen, mit der scharfen Klinge der Zunge, mit des Wissens zielsicheren Pfeilen lasst uns die Scharen des Selbstes und der Leidenschaft überwinden und vorwärts stürmen zur Stätte des Martyriums, dem Ort, wo wir für den Herrn sterben. Und mit fliegenden Fahnen, unter Trommelwirbel lasst uns sodann hinüberschreiten ins Reich des Allherrlichen und uns den himmlischen Heerscharen anschließen.
Wohl denen, die große Taten vollbringen!
211
Wenn die Freunde sich nicht bemühen, die Botschaft zu verbreiten, gedenken sie Gottes nicht auf angemessene Weise; sie werden die Zeichen des Beistands und der Bestätigung aus dem Reich Abhá nicht sehen und die göttlichen Geheimnisse nicht verstehen. Wenn jedoch die Zunge lehrt, wird auf natürliche Weise der Lehrer selbst angeregt; er wird zum Magneten für die göttliche Hilfe und die Gnadengaben des Königreiches. Es ergeht ihm wie dem Vogel, der zur Stunde der Morgendämmerung durch seinen eigenen Gesang, sein Trillern und sein Lied hochgestimmt wird.
212
Bei solchen Gelegenheiten nutzen die Freunde Gottes die Gunst der Stunde, sie erfassen ihre Chance, stürmen vorwärts und gewinnen den Siegespreis. Wird ihre Aufgabe auf gutes Benehmen und Ratschläge beschränkt, so kommt nichts zustande. Sie müssen frei heraus reden, die Beweise darlegen, klare Argumente vorbringen, unwiderlegbare Schlüsse ziehen und damit die Wahrheit untermauern, dass die Sonne der Wirklichkeit sich offenbart hat.
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Unter allen Umständen sollten die Gläubigen die Lehrarbeit aktiv vorantreiben, weil die göttlichen Bestätigungen davon abhängen. Wenn sich ein Bahá’í nicht gänzlich, nachhaltig und aus vollem Herzen der Lehrarbeit widmet, bleibt er zweifelsohne des Segens aus dem Reich Abhá beraubt. Allerdings sollte diese Tätigkeit durch Weisheit gezügelt werden – nicht durch jene Weisheit, die verstummen und die hohe Pflicht vergessen lässt, vielmehr durch die Weisheit, welche göttliche Toleranz, Liebe, Güte, Geduld, guten Charakter, und geheiligte Taten darzutun gebietet. Kurz gesagt, ermutigt jeden einzelnen Freund, Gottes Sache zu lehren, und lenkt ihre Aufmerksamkeit auf diese in den Schriften dargelegte Bedeutung der Weisheit; sie ist das Wesen des Lehrens. Aber all das muss mit größter Toleranz geschehen, damit die Freunde himmlischen Beistand und göttliche Bestätigung erfahren.
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Folge dem Wege deines Herrn und sprich nicht, was die Ohren nicht ertragen können, denn solche Rede ist wie eine köstliche Speise, die man kleinen Kindern gibt. Wie wohlschmeckend, erlesen und nahrhaft die Speise auch sein mag, kann sie doch nicht von den Verdauungsorganen eines Säuglings aufgenommen werden. Daher sollte jedem, der ein Anrecht hat, das ihm bestimmte Maß gegeben werden.
»Nicht alles, was ein Mensch weiß, kann enthüllt werden, noch kann alles, was er enthüllen kann, als zeitgemäß angesehen werden, noch kann jede zeitgemäße Äußerung als tauglich für die Fassungskraft der Hörer erachtet werden.«A67 Diese höchste Weisheit solltest du in deinem Streben beachten. Lasse sie nicht außer Acht, wenn du unter allen Umständen ein Mensch der Tat sein willst. Stelle zuerst das Leiden fest und bestimme die Krankheit, dann verschreibe das Heilmittel, denn dies ist die vollkommene Methode des fähigen Arztes.
215
Von der Gnade unseres wahren Herrn erhoffe ich, dass du befähigt werdest, Gottes Düfte unter den Volksstämmen zu verbreiten. Das ist ungemein wichtig…
Hast du in diesem Dienst Erfolg, so zeichnest du dich aus und bist im Felde der Führer.
216
Sei sicher, dass dir der Odem des Heiligen Geistes die Zunge lösen wird. Rede deshalb; rede in jeder Versammlung frei und voller Mut! Wenn du dich anschickst, deine Ansprache zu halten, dann wende dich zuerst Bahá’u’lláh zu und bitte um die Bestätigungen des Heiligen Geistes; sodann öffne deine Lippen, sprich aus, was deinem Herzen eingegeben wird, und zwar mit höchstem Mut, voll Würde und Überzeugung. Ich hoffe sehr, dass eure Versammlungen Tag für Tag wachsen und gedeihen und die Wahrheitssucher darin vernünftigen Argumenten und schlüssigen Beweisen lauschen. Mit Herz und Seele bin ich zu jedem Treffen unter euch; sei dessen gewiss.
217
Beim Lehren muss der Lehrer selbst in Flammen stehen, damit seine Rede wie ein loderndes Feuer wirkt und den Schleier selbstsüchtiger Leidenschaft verbrennt. Er muss aber auch völlig ergeben und demütig sein, damit andere erbaut werden; völlig ausgelöscht und dahingeschwunden, damit er mit dem Lied der himmlischen Heerscharen lehrt – sonst bleibt sein Lehren ohne Wirkung.
218
O ihr lieben, vertrauten Freunde ‘Abdu’l-Bahás! – Verbreitet Duft im Orient – und Strahlenglanz im Westen. – Bringt Bulgarien das Licht – und den Slawen das Leben.
Ein Jahr nach dem Hinscheiden Bahá’u’lláhs kam dieser Vers dem Mittelpunkt des Bündnisses über die Lippen. Die Bündnisbrecher fanden ihn wunderlich und taten ihn mit Spott ab. Preis sei Gott, jetzt zeigt sich seine Wirkung, seine Kraft ist offenbar, seine Bedeutung klar; denn durch Gottes Gnade beben heute Ost und West vor Freude. Die ganze Erde duftet nach Moschus im süßen Hauch der Heiligkeit.
Die Gesegnete Schönheit hat in Seinem Buch mit unmissverständlichen Worten dieses Versprechen gegeben. »Wahrlich, von Unserem Reich der Herrlichkeit schauen Wir auf euch und werden jedem, der sich für den Sieg Unserer Sache erhebt, mit den himmlischen Heerscharen und einer Schar Unserer begünstigten Engel beistehen.«Q47
Gott sei Dank! Die versprochene Hilfe wurde gewährt. Alle können es sehen, sie strahlt hell wie die Sonne am Himmel.
Deshalb, o ihr Freunde Gottes, verstärkt euer Bemühen, bietet alles auf, bis ihr in eurem Dienst für die Urewige Schönheit, das Offenbare Licht, den Sieg davontragt und bewirkt, dass sich die Sonnenstrahlen der Wahrheit überallhin verbreiten. Haucht dem erschöpften, ausgelaugten Leib der Welt den frischen Lebensodem ein und legt die heilige Saat in die Ackerfurchen aller Länder. Erhebt euch, diese Sache zu verfechten. Öffnet die Lippen und lehrt. Am Versammlungsort des Lebens seid wegweisende Kerzen; an den Himmeln dieser Welt seid funkelnde Sterne; in den Gärten der Einheit seid Singvögel des Geistes, die von tiefen Wahrheiten und Geheimnissen künden.
Verströmt euren ganzen Lebensodem für diese große Sache und widmet all eure Tage dem Dienst an Bahá, so dass ihr am Ende, sicher vor schmerzlichem Verlust, die unermesslichen Schätze des Himmelreichs erbt. Denn des Menschen Tage sind voller Gefahr; er kann sich nicht darauf verlassen, auch nur einen Augenblick weiterzuleben. Und doch erzählen sich jene, die selbst nur schwankende Trugbilder sind, dass sie am Ende die Gipfel erreichen werden. Wehe ihnen! Ihre Vorfahren hegten dieselben Einbildungen in der Brust, bis eine Welle über ihnen zusammenschlug, bis sie zum Staub zurückkehrten und sich ausgestoßen sahen in schmerzlichem Verlust – alle außer den Seelen, die sich vom eigenen Ich befreit und ihr Leben hingegeben hatten auf dem Pfade Gottes. Ihr leuchtender Stern erstrahlte am Himmel urewiger Herrlichkeit, und die Überlieferungen aller Zeiten sind Beweis für meine Worte.
Deshalb ruht weder bei Tag noch bei Nacht, trachtet nicht nach Bequemlichkeit. Sprecht über die Geheimnisse der Dienstbarkeit, beschreitet den Pfad des Dienens, bis ihr den verheißenen Beistand aus den Reichen Gottes erlangt.
O Freunde! Schwarze Wolken haben die ganze Erde umhüllt. Das Dunkel des Hasses und der Bosheit, der Grausamkeit, Angriffslust und Schande verbreitet sich allenthalben. Die Menschen verbringen allesamt ihr Leben in achtloser Stumpfheit. Als höchste menschliche Tugenden gelten Raubgier und Blutdurst. Aus der ganzen Masse der Menschheit hat Gott die Freunde erwählt; ihnen gewährt Er Seine Führung und grenzenlose Gnade. Seine Absicht ist, dass wir alle uns aus ganzem Herzen bemühen, uns selbst darzubringen, andere auf Seinen Pfad zu führen und die Menschenseelen zu erziehen – bis diese rasenden Bestien sich in Gazellen auf den Auen der Einheit verwandeln, diese Wölfe in Lämmer Gottes, diese viehischen Geschöpfe in Engelsscharen, bis die Feuer des Hasses gelöscht sind und die Flamme aus dem geschützten Tal des Heiligen Schreines ihren Strahlenglanz verströmt, bis der Gestank vom Misthaufen des Tyrannen verweht und an seiner Statt der reine, süße Duft aus den Rosenbeeten des Glaubens und der Treue sich verbreitet. Dann werden die geistig Armen des göttlichen Weltgeistes in Fülle teilhaftig, und die, deren Leben schiere Gemeinheit ist, werden nach diesem läuternden, heiligen Odem trachten.
Aber es bedarf der Seelen, die solche Segnungen kundtun. Es bedarf der Bauern, diese Felder zu bestellen, der Gärtner für diese Gärten. Es muss Fische geben, die in diesem Meere schwimmen, Sterne, die an diesem Himmel leuchten. Die Kranken müssen von geistigen Ärzten behandelt werden, die Verlorenen bedürfen liebevoller Führung, so dass die Beraubten von solchen Seelen ihren Anteil erhalten, die Ausgeschlossenen bei ihnen teilhaben, die Armen unermesslichen Reichtum bei ihnen entdecken, die Sucher unwiderlegliche Beweise von ihnen hören.
O mein Herr, mein Beschützer, mein Beistand in Gefahr! Bescheiden wende ich mich an Dich, leidend komme ich zu Dir, um geheilt zu werden, demütig rufe ich Dich an mit meiner Zunge, meiner Seele, meinem Geist:
O Gott, mein Gott! Das Dunkel der Nacht hat alles verhüllt, die ganze Erde ist unter dichten Wolken begraben. In schwarze Tiefen eitlen Wahns sind die Völker der Welt versunken; ihre Gewaltherrscher schwelgen in Hass und Gräueln. Ich sehe nur das grelle Licht sengenden Feuers aus dem niedersten Abgrund aufflammen, ich höre nur das donnernde Tosen aus abertausend feurig glühenden Angriffswaffen aufheulen, während jedes Land in seiner verborgenen Sprache laut aufschreit: »Meine Reichtümer nützen mir nichts, meine Staatsgewalt ist zerfallen!«
O mein Herr, die Lampen der Führung sind verloschen. Hoch lodern die Flammen der Leidenschaft, und Bosheit breitet sich über die Welt. Hass und Heimtücke haben die ganze Erde überzogen, und außer Deiner kleinen unterdrückten Schar kann ich keine Seelen finden, die diesen Ruf erheben:
Eilt zur Liebe! Eilt zu Treu und Glauben! Eilt und spendet Gaben! Kommt, lasst euch führen!
Kommt und werdet einig! Schaut den Morgenstern! Kommt zu Herzensgüte und Seelenruhe! Kommt zu Freundschaft und Frieden!
Kommt und werft eure Waffen des Zornes von euch, damit die Einheit errungen werde! Kommt und lasst auf dem wahren Pfade des Herrn einen des anderen Helfer sein.
Wahrlich, mit größter Freude, mit Herz und Seele opfern sich Deine unterdrückten Diener für alle Menschen in jedem Land. Du siehst sie, o mein Herr, wie sie weinen über die Tränen Deines Volkes, wie sie klagen über den Schmerz Deiner Kinder, wie sie mitfühlen mit der ganzen Menschheit und mitleiden an dem Elend, das die Erdenbewohner bedrängt.
O mein Herr, beflügle sie zum Sieg, dass sie aufsteigen zum Heil, stärke ihnen die Lenden in der Arbeit für Dein Volk und den Rücken im Dienst an Deiner Schwelle der Heiligkeit.
Wahrlich, Du bist der Großmütige, wahrlich, Du bist der Barmherzige! Es gibt keinen Gott außer Dir, dem Gnädigen, dem Mitleidvollen, dem Altehrwürdigen der Tage!
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O ihr Söhne und Töchter des Gottesreichs! Euer Brief, der euch wahrhaftig vom Himmel eingegeben wurde, ist eingetroffen. Sein Inhalt hat sehr gefallen, steigen doch seine Empfindungen aus erleuchteten Herzen empor.
Die Gläubigen in London sind in der Tat standhaft und treu; sie sind entschlossen und beständig in ihrem Dienst. In Prüfungen versagen sie nicht, noch erlischt ihr Feuer im Verlauf der Zeit. Ja, sie sind Bahá’í! Sie sind vom Himmel, sie sind voll des Lichtes, sie sind von Gott. Ohne jeden Zweifel wird durch sie Gottes Wort erhoben und die Einheit der Menschenwelt vorangetrieben; die Lehren Gottes werden durch sie verkündet, die Gleichheit aller Angehörigen des Menschengeschlechts wird überallhin verbreitet.
Es ist leicht, dem Himmelreich zu nahen, aber mühselig, fest und standhaft darin zu bleiben; denn die Prüfungen sind hart und schwer zu ertragen. Die Engländer indes bleiben standhaft unter allen Bedingungen, ihr Schritt schwankt nicht beim ersten Anzeichen von Schwierigkeiten. Sie sind nicht wankelmütig; mit einem Vorhaben gehen sie nicht leichtfertig um und geben es nicht bald wieder auf. Sie verlieren nicht ihre Begeisterung und ihren Eifer aus nichtigem Anlass, wenn ihr Interesse erlahmt. Nein, in allem, was sie tun, sind sie standhaft, felsenfest und zuverlässig.
Obwohl ihr in westlichen Ländern wohnt, habt ihr doch – Gott sei gedankt – Seinen Ruf aus dem Osten vernommen. Wie Moses habt ihr die Hände gewärmt an dem Feuer, das im asiatischen Busch entzündet ward. Ihr habt den wahren Pfad gefunden, und wie Lampen erleuchtet, seid ihr eingetreten in das Gottesreich. Jetzt habt ihr euch zum Dank für diesen Segen erhoben und erbittet Gottes Hilfe für alle Völker der Erde, damit auch deren Augen die Herrlichkeit des Reiches Abhá schauen und ihre Herzen wie Spiegel die hellen Sonnenstrahlen der Wahrheit wiedergeben.
Ich hoffe, der Odem des Heiligen Geistes wird euren Herzen so eingehaucht, dass eure Zungen die Geheimnisse der Heiligen Bücher enthüllen und deren innere Bedeutungen auslegen werden, dass die Freunde zu Ärzten werden und durch die wirksame Arznei der himmlischen Lehren die alten Krankheiten heilen, die den Leib dieser Welt quälen, dass sie die Blinden sehend, die Tauben hörend, die Toten lebendig machen und alle wecken, die tief schlafen.
Seid sicher, dass die Bestätigungen des Heiligen Geistes auf euch kommen und die Heerscharen des Reiches Abhá euch den Sieg erringen.
220A68
Der Herr der ganzen Menschheit hat das Menschenreich zum Garten Eden, zum irdischen Paradies gestaltet. Findet das Menschenreich den Weg, den es finden muss, zu Eintracht und Frieden, zu Liebe und allseitigem Vertrauen, so wird es ein wahres Gefilde der Seligkeit, eine Stätte vielfältigen Segens und unendlicher Wonne. Dann wird die Menschheit ihre Vortrefflichkeit offenbaren, dann wird die Sonne der Wahrheit ihre Strahlen auf alle Lande werfen.
Erinnert euch, wie Adam und die andern einst zusammen in Eden lebten. Kaum war jedoch ein Streit zwischen Adam und Satan ausgebrochen, da wurden sie allesamt aus dem Garten verbannt. Das sollte dem Menschengeschlecht eine Warnung sein, ein Hinweis an die Menschheit, dass aller Zwist – selbst mit dem Teufel – zu herbem Verlust führt. Deshalb lehrt Gott in unserem erleuchteten Zeitalter, dass Zank und Streit, selbst mit dem Satan, unzulässig sind.
Gnädiger Gott! Wie achtlos ist doch der Mensch, selbst mit einer solchen Lektion vor Augen! Noch immer sehen wir seine Welt im Kriegszustand von Pol zu Pol. Da gibt es Krieg zwischen den Religionen, Krieg zwischen den Nationen, Krieg zwischen den Völkern, Krieg zwischen den Herrschern. Welch eine willkommene Veränderung wäre es, zögen diese schwarzen Wolken vom Himmel der Welt hinweg, so dass der Wirklichkeit Licht überallhin strömte! Legte sich doch nur der schwarze Staub dieses fortwährenden Kämpfens und Tötens für immerdar, bliesen doch nur die linden Lüfte der Gottesgüte vom Urquell des Friedens her! So würde diese Welt zu einer anderen Welt, die Erde erstrahlte im Lichte ihres Herrn.
Wenn es eine Hoffnung gibt, so liegt sie einzig und allein in Gottes Großmut: dass Seine bestärkende Gnade komme, dass Kampf und Streit aufhören, dass die beißende Schärfe bluttriefenden Stahls in den Honigtau der Freundschaft, der Redlichkeit und des Vertrauens verwandelt werde. Wie süß läge dieser Tag auf der Zunge, wie moschusgleich wäre sein Duft!
Gebe Gott, dass das neue Jahr die Verheißung des neuen Friedens bringe. Möge Er diese erlesene Versammlung befähigen, einen gerechten Vertrag zu schließen und ein wahres Bündnis zu errichten, damit ihr für immer gesegnet seid, bis in die fernste Zukunft hinein.
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O ihr, die ihr im Bündnis standhaft seid! Der Pilger hat jeden von euch erwähnt; er bat um einen besonderen Brief für jeden von euch, aber tausend Sorgen und Belange hindern diesen Wanderer in der Wildnis der Gottesliebe, und weil aus dem Osten und Westen der Erde eine Sturzflut von Briefen auf ihn herabregnet, wäre es unmöglich, jedem eine besondere Botschaft zu schicken. Deshalb ist dieser eine Brief an jeden von euch gerichtet. Möge er wie versiegelter Wein eure Seelen erfreuen und eure Herzen erwärmen.
O ihr standhaften Geliebten! Wie Frühlingsregen geht Gottes Gnade auf die Menschheit nieder. Der Strahlenglanz des offenbaren Lichtes lässt den Himmel die Erde beneiden. Aber ach! Die Blinden erkennen diesen Segen nicht, den Achtlosen ist er verschlossen, die Ausgemergelten verlieren die Hoffnung, die Dahinsiechenden sterben hinweg, so dass dieser endlose Gnadenstrom wie flutendes Wasser zurück zu seinem Ursprung in einem verborgenen Meer fließt. Nur einige wenige empfangen diese Gnade und nehmen ihren Anteil. Deshalb wollen wir unsere Hoffnung auf alles setzen, was der starke Arm des Geliebten hervorbringen kann.
Wir vertrauen darauf, dass die Zeit kommen wird, da die Schläfer erwachen, die Achtlosen bewusst und die Ausgeschlossenen in die Geheimnisse eingeweiht werden. Jetzt müssen die Freunde mit Herz und Seele weiterarbeiten. Sie müssen große Anstrengungen unternehmen, bis die Mauern der Zwietracht geschleift sind und die Einheit der Menschheit in ihrer Herrlichkeit alle Menschen zur Einigkeit führt.
Die allüberragende Notwendigkeit ist heutzutage Einheit und Eintracht unter den Geliebten des Herrn. Sie müssen untereinander ein Herz und eine Seele sein. Sie müssen, soweit es in ihren Kräften steht, der Feindseligkeit aller Völker der Welt vereint widerstehen. Sie müssen die dummen Vorurteile aller Nationen und Religionen beseitigen und jedem Mitglied der menschlichen Gattung bekannt machen, dass alle die Blätter eines Zweiges, die Früchte eines Astes sind.
Wie aber können die Freunde andere zu Eintracht und Frieden rufen, ehe sie selbst untereinander nicht vollkommen einig sind? – Wie kann je hoffen, wer nicht sucht noch strebt, – dass andre im Glauben er neu belebt?
Denkt über andere, nichtmenschliche Lebensformen nach und lasst euch ermahnen: Wolken, die auseinanderdriften, können den Segen des Regens nicht erbringen; sie sind bald verloren. Eine verstreute Schafherde fällt dem Wolf zur Beute. Alleinfliegende Vögel fängt schnell der Habicht. Was gibt es für eine bessere Beweisführung, dass Einheit zu blühendem Leben führt, während Uneinigkeit und Abkehr von den anderen nur ins Elend stürzt, denn das ist der sichere Weg zu bitterer Enttäuschung und Vernichtung.
Gottes heilige Manifestationen wurden herniedergesandt, die Einheit der Menschheit sichtbar zu machen. Sie erduldeten unzählige Übel und grenzenloses Leid, damit sich eine Gemeinde aus den auseinanderstrebenden Völkern der Menschheit im Schatten des Gotteswortes sammle, als ein Ganzes bestehe und auf Erden voll Freude und Anmut die Einheit der Menschheit vorlebe. Deshalb muss es das Verlangen der Freunde sein, alle Völker zusammenzubringen und zu vereinen, auf dass alle einen tiefen Zug reinen Weines aus dem Kelch tun, der »gekühlt ward an der Kampferquelle«Q48. Lasst sie die unterschiedlichen Volksgruppen zu einem Ganzen verschmelzen und die feindlichen, mordlustigen Geschlechter auf Erden dazu bringen, dass sie einander lieben. Lasst sie die Sklaven sinnlicher Wünsche aus ihren Fesseln lösen und die Ausgestoßenen mit den Geheimnissen vertraut machen. Lasst sie den Beraubten ihren Anteil an dem Segen dieser Tage geben, lasst sie die Mittellosen zu dem unerschöpflichen Schatz führen. Zustandekommen kann diese Gnade durch Worte, Lebensweisen und Taten, die dem Unsichtbaren Gottesreich zugehören; anders wird nichts daraus.
Gottes Bestätigungen sind die Bürgschaft für diesen Segen. Gottes heilige Freigebigkeit schenkt diese großen Gaben. Die Freunde Gottes werden vom Reich der Höhe unterstützt; sie erringen ihre Siege durch die Heeresmacht der höchsten Führung. So wird für sie jede Schwierigkeit erleichtert, jedes Problem einfach zu lösen.
Beachtet, wie leicht sich die Angelegenheiten einer Familie regeln lassen, wenn Einheit herrscht, welche Fortschritte die Familienmitglieder dann machen, wie erfolgreich sie in der Welt sind. Ihre Beziehungen sind geordnet, sie erfreuen sich behaglicher Ruhe. Sie sind ohne Sorge, ihre Stellung ist gesichert, sie werden von allen beneidet. Mit jedem Tag festigt eine solche Familie ihre Stellung und mehrt ihre dauernde Ehre. Und wenn wir den Bereich der Einheit ein wenig ausweiten, um die Bewohner eines Dorfes einzubeziehen, die sich bemühen, liebevoll und einig zu sein, die miteinander verkehren und freundlich zueinander sind, was für große Fortschritte werden sie machen, wie sicher und behütet werden sie sein! Dann lasst uns den Kreis noch ein bisschen weiter ziehen, lasst uns die Bewohner einer Stadt nehmen, alle zusammen: Wenn sie untereinander starke Bande der Einheit aufrichten, wie groß werden dann selbst in kurzer Zeit ihre Fortschritte sein! Welche Macht werden sie ausüben! Wird der Bereich der Einheit noch weiter ausgedehnt, stimmen also die Einwohner eines ganzen Landes ihre Herzen friedvoll, sehnen sie sich mit Herz und Seele danach, zusammenzuarbeiten und in Einheit zu leben, werden sie zueinander freundlich und liebevoll, so wird dieses Land unvergängliche Freude und bleibenden Ruhm erlangen. Es wird Frieden haben und Wohlstand im Überfluss.
Beachtet: Kämen alle Sippen, Stämme, Gemeinden, Nationen, Länder und Gebiete auf Erden im einfarbigen Zelt der Einheit der Menschheit zusammen, verkündeten sie im blendend hellen Sonnenlicht der Wahrheit die Welteinheit der Menschen, könnten sie alle Nationen und Glaubensgemeinschaften dazu bringen, weit die Arme füreinander zu öffnen, einen Weltrat einzuberufen und dazu überzugehen, die Gesellschaftsmitglieder durch feste gegenseitige Bande aneinanderzubinden, was würde dann geschehen? Ohne jeden Zweifel erschiene dann der göttliche Geliebte in all Seiner liebreizenden Schönheit, in all Seiner Herrlichkeit vor der Versammlung der Welt, und in Seinem Gefolge eine starke Heerschar himmlischer Bestätigungen sowie menschlicher Segnungen und Gnadengaben.
Deshalb, o ihr Geliebten des Herrn, strengt euch an, tut alles, was in eurer Macht steht, damit ihr eins seid und jeder mit den anderen in Frieden lebt; denn ihr seid alle Tropfen eines Meeres, Blätter eines Baumes, Perlen einer Muschel, Blumen und Kräuter eines Gartens. Und während ihr das erreicht, bemüht euch, die Herzen der Anhänger anderer Glaubensrichtungen zu vereinen.
Selbst das Leben müsst ihr füreinander geben. Zu jedem menschlichen Wesen müsst ihr unendlich freundlich sein. Nennt keinen einen Fremdling, haltet keinen für euren Feind. Verhaltet euch, als wären alle Menschen eure engen Verwandten und verehrten Freunde. Wandelt in einer Weise, dass sich diese vergängliche Welt in Herrlichkeit verklärt, dieser elende Haufen Staub zum Palast der Freude wird. Das ist der Rat ‘Abdu’l-Bahás, des unglücklichen Dieners.
222
O ihr heimatlosen Wanderer auf dem Pfade Gottes! Wohlstand, Zufriedenheit und Freiheit, so wünschenswert und förderlich sie für das Glück des Menschenherzens auch sind, lassen sich auf keine Weise mit den Prüfungen der Heimatlosigkeit und des Ungemachs auf dem Pfade Gottes vergleichen; denn solche Vertreibung und Verbannung sind mit göttlicher Gnade gesegnet und ziehen sicherlich die Barmherzigkeit der Vorsehung nach sich. Das Wohlbefinden im eigenen Heim und die süße Freiheit von allen Sorgen werden vergehen, aber der Segen der Heimatlosigkeit wird ewig währen; seine weitreichenden Folgen werden eines Tages offenbar.
Abrahams Auszug aus Seinem Heimatland offenbarte die segensreichen Gaben des Allherrlichen, und der Untergang von Kanaans hellstem Stern enthüllte Josefs Strahlenglanz vor aller Augen. Die Flucht Mose, des Propheten am Sinai, offenbarte die Feuerflamme des Herrn, und Jesu Aufstieg hauchte der Welt den Odem des Heiligen Geistes ein. Der Aufbruch Muḥammads, des Geliebten Gottes, aus Seiner Geburtsstadt führte zur Erhöhung von Gottes heiligem Wort, und die Verbannung der Geheiligten Schönheit bewirkte, dass das Licht Seiner göttlichen Offenbarung sich allenthalben ausbreitete.
Merke auf, o Volk der Einsicht!
223
O ihr Söhne und Töchter des Königreichs! Euer Brief ist angekommen. Sein Inhalt zeigt, dass eure Herzen – Preis sei Gott – überaus rein sind und eure Seelen sich Gottes froher Botschaft erfreuen. Die Masse des Volkes ist mit ihrem Selbst und mit weltlichen Wünschen beschäftigt, eingetaucht in das Meer der niederen Welt, gefangen in der Welt der Natur. Ausgenommen sind die Seelen, die von den Ketten und Fesseln der stofflichen Welt befreit sind und pfeilschnell wie die Vögel in dieses Reich grenzenloser Weite emporsteigen. Sie sind erweckt und achtsam; sie meiden das Dunkel der Naturwelt. Ihr höchster Wunsch ist darauf gerichtet, den Kampf ums Dasein zwischen den Menschen auszurotten, Geistigkeit und Liebe zum Reich der Höhe auszustrahlen, innigste Zuneigung unter den Völkern zu üben, eine enge, vertraute Verbindung zwischen den Religionen zu verwirklichen und das Ideal der Selbstaufopferung in die Tat umzusetzen. So wird die Menschenwelt in das Reich Gottes verwandelt.
O ihr Freunde! Bemüht euch mit ganzer Kraft! Jede Ausgabe setzt eine Einnahme voraus. In der heutigen Menschenwelt machen die Leute unaufhörlich nur Ausgaben; denn Krieg ist nichts als fortwährender Verbrauch an Menschen und Wohlstand. Ihr aber sollt euch mit dem befassen, was der Menschenwelt Gewinn einbringt, damit ihr diesen großen Verlust zu einem Teil ausgleicht. Durch die göttlichen Bestätigungen werdet ihr von ungefähr Beistand erhalten, wenn ihr Freundschaft und Eintracht unter den Menschen verbreitet, Feindschaft durch Liebe ersetzt, dem Weltkrieg den Weltfrieden folgen lasst und Verlust und Hass in Gewinn und Liebe umformt. Dieser Wunsch wird durch die Macht des Gottesreiches verwirklicht werden.
224
O du Diener Gottes! Dein Brief ist angekommen. Sein Inhalt war edel und erhaben, sein Ziel hochgesteckt und weitreichend. Die Menschenwelt bedarf umfassender Verbesserungen; denn sie ist ein materieller Urwald, in dem Bäume ohne Frucht und nutzlose Unkräuter wuchern. Wenn es darin überhaupt einen fruchtbaren Baum gibt, überschatten ihn die fruchtlosen Bäume, und wenn eine Blume in diesem Urwald wächst, ist sie versteckt und verborgen. Die Welt der Menschheit braucht fachkundige Gärtner, die diese Wälder in herrliche Rosengärten verwandeln, die wilden Bäume durch fruchtbare ersetzen und statt des nutzlosen Unkrauts Rosen und duftende Kräuter pflanzen. Diese tatkräftigen, umsichtigen Seelen ruhen weder bei Tag noch bei Nacht; sie streben danach, eng mit dem Reich Gottes verbunden zu sein. So werden sie für diese Wälder zu Offenbarungen grenzenloser Wohltat und zu idealen Gärtnern. Auf diese Weise wird die Menschenwelt völlig verwandelt, und die segensreichen Gnadengaben werden sichtbar.
225
O Heerscharen des Reiches Abhá! Zwei Aufrufe zu Erfolg und Wohlfahrt erschallen von den Höhen des Glücks für die Menschheit. Sie erwecken die Schläfer, sie verleihen den Blinden Sehkraft, den Achtlosen Bewusstheit, den Tauben Gehör, sie lösen den Stummen die Zunge und rufen die Toten ins Leben zurück.
Der eine ist der Ruf der Zivilisation, des Fortschritts in der stofflichen Welt. Er betrifft die Welt der Erscheinung; er fördert die Grundlagen materieller Errungenschaften und ist der Lehrmeister für die naturwissenschaftlichen Kenntnisse der Menschheit. Er umfasst die Gesetze, Ordnungen, Künste und Wissenschaften, durch die sich die Menschenwelt entwickelt. Diese Gesetze und Ordnungen sind die Folge edler Ideale und das Ergebnis des gesunden Menschenverstands; auf das Feld des Daseins sind sie durch die Bemühungen der Weisen und Gebildeten aus früher und späterer Zeit getreten. Verkünder und Vollstrecker dieses Rufes ist die gerechte Staatsmacht.
Das andere ist der seelenbewegende Ruf Gottes, dessen geistige Lehren die ewige Herrlichkeit, das ewige Glück und die ewige Erleuchtung der Menschenwelt sichern und die Eigenschaften der Barmherzigkeit in der Menschenwelt wie auch im jenseitigen Leben offenbaren.
Dieser zweite Ruf beruht auf den Lehren und Ermahnungen des Herrn, auf den Warnungen und selbstlosen Empfindungen aus dem Reich der Sittlichkeit, die wie ein helles Licht die Lampe menschlicher Wirklichkeiten zum Strahlen bringen. Seine durchdringende Kraft ist das Wort Gottes.
Solange jedoch materielle Errungenschaften, naturwissenschaftliche Kenntnisse und menschliche Tugenden noch nicht durch geistige Vollkommenheiten, strahlende Eigenschaften und Kennzeichen der Barmherzigkeit verstärkt sind, bringen sie keine Frucht und kein Ergebnis; auch bewirken sie nicht der Menschheit Glück, welches doch das letzte Ziel ist. Denn obwohl einerseits die materiellen Errungenschaften und die Entwicklung der stofflichen Welt zu einem Wohlstand führen, der die gesteckten Ziele vorzüglich offenbart, drohen daraus doch andererseits Gefahren, schweres Unheil und gewaltige Not.
Wenn du demnach dein Augenmerk auf das geordnete Muster der Königreiche, Städte und Dörfer richtest und siehst, wie reizvoll sie geschmückt sind, wie frisch ihre natürlichen Hilfsquellen sind, wie hoch ihre Technik entwickelt ist, wie leicht ihr Verkehr fließt, welch umfangreiches Wissen über die Welt der Natur verfügbar ist, wie groß die Erfindungen, wie riesig die Unternehmen, wie vortrefflich die Entdeckungen und wissenschaftlichen Forschungen sind, so magst du daraus schließen, dass die Zivilisation der Menschenwelt zu Glück und Fortschritt gereicht. Wendest du die Augen jedoch darauf, dass Höllenmaschinen entwickelt, Zerstörungskräfte entfaltet und Kriegsgeräte erfunden werden, die den Baum des Lebens mit der Wurzel ausreißen, so wird dir klar und offenbar, wie eng die Zivilisation mit der Barbarei verbunden ist. Fortschritt und Barbarei gehen Hand in Hand, es sei denn, die materielle Zivilisation wird bestätigt durch göttliche Führung, durch die Offenbarungen des Allbarmherzigen und durch göttliche Tugenden, verstärkt durch geistiges Verhalten, durch die Ideale des Gottesreiches und die Ausgießungen aus dem Reich der Macht.
Überlege, dass heute die fortschrittlichsten, zivilisiertesten Länder der Welt in Pulverfässer, die Kontinente des Erdballs in riesige Heerlager und Schlachtfelder verwandelt sind, dass die Völker der Welt sich zu waffenstarrenden Nationen formiert haben, dass die Regierungen der Welt miteinander wetteifern, wer den ersten Schritt auf das Feld des Gemetzels und Blutvergießens tut und so die Menschheit ins tiefste Elend stürzt.
Deshalb müssen Zivilisation und materieller Fortschritt mit der Größten Führung verbunden sein, so dass diese niedere Welt der Schauplatz für die Segnungen des Gottesreiches werde und die stofflichen Errungenschaften sich mit dem Glanz des Barmherzigen vereinigen, damit die Menschenwelt ihre Schönheit und Vollkommenheit enthülle und in hell strahlender Anmut vor allen offenbare. So wird sich immerwährende Herrlichkeit und Glückseligkeit zeigen.
Preis sei Gott, im Verlauf vieler Jahrhunderte und Zeitalter wurde der Ruf der Zivilisation erhoben. Die Menschenwelt machte täglich Fortschritte. Manche Länder entwickelten sich in gewaltigen Sprüngen. Materielle Verbesserungen nahmen ständig zu, bis die Welt des Daseins die umfassende Fähigkeit erlangte, die geistigen Lehren aufzunehmen und auf den göttlichen Ruf zu hören. Der Säugling durchläuft verschiedene Entwicklungsstufen. Er wächst und entwickelt sich auf jeder Stufe, bis sein Körper das Reifealter erreicht. Auf dieser Stufe erwirbt er die Fähigkeit, geistige und intellektuelle Vollkommenheiten zu offenbaren. Das Licht des Begreifens, des Verstandes und der Erkenntnis wird an ihm sichtbar; seine Seelenkräfte entfalten sich. So hat in der bedingten Welt auch die Gattung Mensch fortschreitend körperliche Veränderungen durchgemacht und ist in einem langsamen Prozess die Leiter der Zivilisation emporgestiegen. Sie verkörperte somit die Wunder, Vortrefflichkeiten und Gaben des Menschseins in ihrer herrlichsten Gestalt, bis sie die Fähigkeit erlangte, die Pracht geistiger Vollkommenheiten und göttlicher Ideale auszudrücken, und den Ruf Gottes vernehmen konnte. Der Ruf zum Reich Gottes wurde schließlich erhoben, die geistigen Tugenden und Vollkommenheiten wurden offenbart, die Sonne der Wirklichkeit ist aufgegangen, die Lehren über den Größten Frieden, die Einheit der Menschheit und die Allgemeingültigkeit alles Menschlichen wurden verkündet. Wir hoffen, dass diese Strahlen ihren Glanz immer stärker verbreiten, dass vollkommene Tugenden diesen Strahlenglanz immer mehr widerspiegeln, bis das Ziel dieses allumfassenden menschlichen Entwicklungsprozesses erreicht ist, bis die Liebe Gottes in höchster Anmut und Schönheit erscheint und alle Herzen in ihren Bann schlägt.
O ihr Geliebten Gottes! Wisst wahrlich, dass der Menschheit ganzes Glück in der Einheit und Eintracht des Menschengeschlechts beschlossen liegt, dass die geistigen wie materiellen Entwicklungen von Liebe und Freundschaft zwischen allen Menschen abhängen. Betrachtet die Lebewesen: die Tiere, die sich auf der Erde fortbewegen und jene, die fliegen; solche, die weiden, und solche, die andere verschlingen. Bei den Raubtieren lebt jede Art getrennt von den anderen Arten ihrer Gattung; sie beobachten einander mit größter Feindseligkeit und Gegnerschaft. Wenn sie aufeinandertreffen, kämpfen sie sofort bis aufs Blut, fletschen die Zähne und zeigen ihre Krallen. So benehmen sich wilde Bestien und blutrünstige Wölfe, fleischfressende Tiere, Einzelgänger, die um ihr Leben kämpfen. Aber die gelehrigen, gutmütigen, freundlichen Tiere, ob sie nun zu den fliegenden oder zu den grasenden Arten gehören, gesellen sich voll Zutrauen zueinander; sie sind vereint in ihren Herden, sie leben froh, glücklich und zufrieden. So etwa die Vögel, die mit ein paar Körnern zufrieden und dafür dankbar sind; sie leben in vollkommener Freude und stimmen herrliche Lieder an, wenn sie sich aufschwingen über Fluren und Steppen, Hügel und Berge. Genauso gesellen sich Weidetiere wie Schafe, Antilopen und Gazellen in größtem Einvernehmen, Vertrautheit und Eintracht zueinander. Sie leben zusammen auf Ebenen, im Zustand völliger Zufriedenheit. Hunde, Wölfe, Tiger, Hyänen und die anderen Raubtiere hingegen wenden sich voneinander ab; denn sie jagen und streifen allein umher. Die Tiere auf dem Felde und die Vögel in den Lüften meiden sich weder noch belästigen sie einander, wenn sie auf ihren Weiden oder Rastplätzen zusammentreffen; sie nehmen sich gegenseitig in Freundlichkeit an, ganz anders als die reißenden Bestien, die sich sofort zerfleischen, wenn einer in des anderen Höhle oder Lager eindringt. Ja, wenn einer nur an der Behausung des anderen vorbeigeht, stürzt dieser sofort heraus, um jenen anzugreifen und möglichst zu töten.
Hier wird deutlich, dass auch im Tierreich Liebe und Einvernehmen die Früchte einer freundlichen Gesinnung, eines reinen Wesens und eines lobenswerten Charakters sind, Uneinigkeit und Abgrenzung dagegen Kennzeichen der Raubtiere in der Wildnis.
Der Allmächtige hat den Menschen nicht mit den Klauen und Zähnen wilder Tiere erschaffen, vielmehr wurde die menschliche Gestalt mit den anmutigsten Eigenschaften versehen und mit den vollkommensten Tugenden geschmückt. Aus Ehrerbietung vor dieser Schöpfung, aus Wertschätzung für dieses Gewand muss der Mensch Liebe und Zuneigung für seine eigene Art aufbringen, nein, alle Lebewesen muss er gerecht und unparteiisch behandeln.
Überlegt, wie Freundschaft und Eintracht bei der Menschheit zu Wohlergehen, Glück, Freude und Behagen führen, wogegen Streit und Missklang fast immer Not, Erniedrigung, Unruhe und Versagen bewirken.
Aber wehe, tausendmal wehe! Der Mensch ist gleichgültig und dieser Tatsache unbewusst. Täglich brüstet er sich mit den Merkmalen einer wilden Bestie. Siehe! Plötzlich verwandelt er sich in einen grausamen Tiger; im nächsten Augenblick wird er zur kriechenden Giftschlange! Doch die erhabenen menschlichen Errungenschaften liegen in solchen Tugenden und Eigenschaften, die ausschließlich den Engeln der himmlischen Heerscharen zugehören. So wird der Mensch, wenn lobenswerte Eigenschaften und hohe sittliche Werte von ihm ausgehen, ein himmlisches Wesen, ein Engel des Gottesreichs, eine göttliche Wirklichkeit von überirdischem Glanz. Befasst er sich hingegen mit Kriegsführung, Streit und Blutvergießen, so wird er gemeiner als das grausamste Raubtier; denn ein blutrünstiger Wolf frisst in einer Nacht nur ein Lamm, der Mensch aber mordet Hunderttausende auf dem Schlachtfeld, übersät den Boden mit ihren Leibern und tränkt die Erde mit ihrem Blut.
Kurz gesagt, dem Menschen sind zwei Wesensarten gegeben: Die eine strebt nach Verfeinerung der Sitten und geistiger Vollkommenheit, während die andere zu tierischer Erniedrigung und fleischlichen Unvollkommenheiten neigt. Wenn ihr durch die Länder dieses Erdballs reist, seht ihr einerseits die Überreste von Verfall und Zerstörung, andererseits die Zeichen der Kultur und der Entwicklung. Verfall und Zerstörung sind das Ergebnis von Krieg, Zank und Streit, Entwicklung und Fortschritt hingegen die glänzenden Früchte der Tugend, der Zusammenarbeit und der Eintracht.
Wer durch die Wüsten Mittelasiens reist, der sieht, wie viele Städte, die einst groß und blühend waren wie Paris und London, heute zerstört und dem Erdboden gleichgemacht sind. Vom Kaspischen Meer bis zum Oxus erstrecken sich wilde, öde Steppen, Wüsten, Einöden und Täler. Zwei Tage und zwei Nächte lang fährt die russische Eisenbahn an den zerstörten Städten und unbewohnten Dörfern dieses Ödlandes vorbei. Früher trugen in dieser Ebene die vortrefflichsten Zivilisationen der Vergangenheit ihre Frucht. Die Zeichen der Entwicklung und Verfeinerung waren überall zu erkennen, Künste und Wissenschaften wurden geschützt und gefördert, Berufe und Gewerbe blühten auf, Handel und Landwirtschaft hatten einen hohen Leistungsgrad erreicht, Verwaltung und Regierungskunst fußten auf starker, kraftvoller Grundlage. Heute ist der größte Teil dieses ausgedehnten Landes Zuflucht für turkmenische Stämme und Kampfbahn für wilde Tiere. Die alten Städte dieser Ebene wie Gurgán, Nissá, Ábívard und Shahristán waren in der ganzen Welt berühmt für ihre Künste, Wissenschaften, Kultur und Gewerbe, bekannt für ihren Wohlstand, ihre Größe und Vornehmheit. Sie sind einer Wildnis gewichen, in der sich keine Stimme erhebt außer dem Brüllen wilder Tiere, und in der blutrünstige Wölfe frei umherziehen. Diese Zerstörung und Verwüstung hatte ihre Ursache in Krieg und Streit, Zwietracht und Uneinigkeit zwischen Persern und Türken, die sich in Religion und Sitten unterschieden. So unnachgiebig war der Geist religiösen Vorurteils, dass die Führer ohne wahren Glauben es richtig fanden, unschuldiges Blut zu vergießen, Eigentum zu vernichten und Familienehre zu schänden. Das ist nur ein Beispiel von vielen.
Wenn du die Weltgegenden durchstreifst, wirst du zu dem Ergebnis kommen, dass aller Fortschritt auf Vereinigung und Zusammenarbeit beruht, Niedergang jedoch von Feindseligkeit und Hass herrührt. Trotzdem lässt sich die Menschenwelt nicht belehren, sie erwacht auch nicht aus dem Schlummer der Achtlosigkeit. Nach wie vor verursacht der Mensch Zwietracht, Zank und Streit, damit er Kriegsscharen aufstellen und sich dann mit Heeresmacht auf das Schlachtfeld des Blutvergießens stürzen kann.
Betrachte sodann die Erscheinungen der Verbindung und der Auflösung, des Seins und des Nichtseins. Alles Erschaffene in der bedingten Welt ist aus vielen verschiedenartigen Atomen zusammengesetzt. Sein Dasein hängt von der Verbindung dieser Atome ab. Mit anderen Worten, durch Gottes Schöpferkraft werden einfache Urstoffe zusammengefügt, so dass aus dieser Verbindung ein bestimmter Organismus entsteht. Das Dasein aller Dinge beruht auf diesem Prinzip. Wenn aber die Ordnung gestört wird, bewirkt dies Auflösung, und Verfall setzt ein. Dann hört das betroffene Ding zu bestehen auf. Das bedeutet, die Vernichtung aller Dinge hat ihre Ursache im Zerfall und in der Auflösung. Deshalb bewirkt Anziehung und Verbindung zwischen den verschiedenen Elementen Leben; Uneinigkeit, Zerfall und Teilung verursachen Tod. So führen die Kräfte des Zusammenhalts und der Anziehung dazu, dass ertragreiche Ergebnisse und Wirkungen entstehen, während Entfremdung und Abkehr zur Verwirrung und Vernichtung der Dinge führen. Durch Verbindungsfähigkeit und Anziehung wird alles Lebendige – Pflanzen, Tiere und Menschen – ins Dasein gerufen, während Teilung und Uneinigkeit Zerfall und Zerstörung herbeiführen.
Deshalb ist alles, was der Vereinigung, Anziehung und Einheit unter den Menschenkindern dient, Mittel zum Lebenserhalt für die Menschenwelt; alles, was Teilung, Abneigung und Entfremdung bewirkt, führt die Menschheit in den Tod.
Und wenn du an Feldern und Anpflanzungen vorbeikommst, siehst du die Pflanzen, Blumen und duftenden Kräuter reich und fruchtbar zusammen wachsen und ein Muster für die Einheit abgeben. Das ist ein Beweis dafür, dass diese Anpflanzung, dieser Garten unter der Fürsorge eines erfahrenen Gärtners gedeiht. Siehst du diesen Garten aber in einem Zustand der Unordnung und Verwahrlosung, so schließest du daraus, dass ihm die Pflege eines erfahrenen Landmanns fehlt und er demzufolge Wicken und Unkraut hervorbringt.
Das zeigt, dass Freundschaft und Zusammenhalt auf die Ausbildung durch einen wahren Erzieher hindeuten, Auflösung und Trennung jedoch Beweise für Barbarei und Mangel an göttlicher Erziehung sind.
Ein Kritiker mag einwenden, die Völker, Rassen, Stämme und Gemeinden der Welt hätten verschiedene, voneinander abweichende Gebräuche, Gewohnheiten, Geschmacksrichtungen, Charaktere, Neigungen und Ideen; ihre Ansichten und Gedanken seien gegensätzlich. Wie könnte da wahre Einheit offenbar werden und vollkommener Gleichklang zwischen den Menschenseelen eintreten?
Wir antworten, dass es zwei Arten von Verschiedenheit gibt. Die eine Art bewirkt Vernichtung und gleicht der Abneigung zwischen kriegführenden Nationen und kämpfenden Stämmen, die sich gegenseitig zerstören, die Familien entwurzeln, einander die Ruhe und den Wohlstand rauben und ein Blutbad anrichten wollen. Die andere Art ist ein Zeichen der Mannigfaltigkeit; sie ist das Wesen der Vollkommenheit und bewirkt, dass die Segnungen des Allherrlichsten Herrn erscheinen.
Betrachte die Blumen eines Gartens. Obwohl sie nach Art, Farbe, Form und Gestalt verschieden sind, werden sie doch vom Wasser einer Quelle erfrischt, vom selben Windhauch belebt, von den Strahlen einer Sonne gestärkt, und so erhöht die Vielfalt ihren Reiz und steigert ihre Schönheit. Wenn die vereinende Kraft, der durchdringende Einfluss von Gottes Wort dergestalt wirkt, verschönern die unterschiedlichen Gebräuche, Verhaltensweisen, Ideen, Ansichten und Veranlagungen die Menschenwelt. Diese Mannigfaltigkeit, diese Verschiedenheit entspricht der naturgeschaffenen Ungleichheit und Vielfalt der Glieder und Organe des Menschenleibs; denn jedes trägt zur Schönheit, Wirksamkeit und Vollkommenheit des Ganzen bei. Wenn diese verschiedenen Körperteile und Organe unter den Einfluss der souveränen Seele des Menschen kommen, wenn die Macht der Seele die Gliedmaßen und Körperteile, die Venen und Schlagadern des Körpers durchpulst, dann verstärkt die Unterschiedlichkeit den Einklang, die Verschiedenartigkeit vermehrt die Liebe und die Vielfalt ist der wichtigste Antrieb für das Zusammenwirken.
Wie unerfreulich wäre es für das Auge, wenn alle Blumen und Pflanzen, Blätter und Blüten, Früchte, Zweige und Bäume jenes Gartens die gleiche Form und Farbe hätten! Vielfalt in Farbe, Form und Gestalt bereichert und verschönert den Garten und erhöht dessen Ausdruck. Werden verschiedene Schattierungen von Gedanken, Temperamenten und Charakteren unter der Macht und dem Einfluss einer zentralen Kraftquelle zusammengeführt, so wird in gleicher Weise die Schönheit und der Glanz menschlicher Vollkommenheit offenbar und sichtbar. Nur die himmlische Macht des Wortes Gottes, die die Wirklichkeit aller Dinge beherrscht und übersteigt, ist fähig, die auseinandergehenden Gedanken, Gefühle, Ideen und Überzeugungen der Menschenkinder in Einklang zu bringen. Wahrlich, sie ist die durchdringende Kraft in allen Dingen, die die Seelen bewegt und in der Welt der Menschheit alles verbindet und steuert.
Preis sei Gott! Heute erleuchtet Gottes Wort alle Horizonte mit seinem Strahlenglanz. Aus allen Religionsgemeinschaften, Rassen, Stämmen, Nationen und Gemeinden sind Seelen im Lichte des Wortes zusammengekommen. Sie haben sich in vollkommener Eintracht versammelt und vereinigt. Oh! Wie viele Treffen werden abgehalten, geschmückt mit Seelen aus verschiedenen Rassen und Glaubensgemeinschaften! Wer dabei ist, staunt darüber und meint, dass diese Seelen einem einzigen Land angehören, einer Nationalität, einer Gemeinschaft, einem Gedanken, einem Glauben und einer Meinung. In Wirklichkeit ist der eine Amerikaner, der andere Afrikaner; einer kommt aus Asien, ein anderer aus Europa, einer ist aus Indien, ein anderer aus Turkestan; einer ist Araber, ein anderer Tadschike, einer ist Perser und wieder ein anderer Grieche. Ungeachtet dieser Verschiedenheit, sind sie in vollkommener Eintracht und Einigkeit, Liebe und Freiheit beisammen. Sie haben nur eine Stimme, einen Gedanken, eine Absicht. Wahrlich, das bewirkt die durchdringende Macht des Gotteswortes! Alle vereinten Kräfte des Weltalls wären außerstande, auch nur eine einzige Versammlung zusammenzubringen, die von den Gefühlen der Liebe, der Zuneigung, der Anziehung und Begeisterung derart durchdrungen ist, dass sie die Angehörigen der verschiedenen Rassen einigen und aus dem Herzen der Welt eine Stimme erheben könnte, die Krieg und Hader vertreibt, Zank und Streit ausrottet, das Zeitalter des Weltfriedens einführt sowie Einheit und Eintracht unter den Menschen errichtet.
Kann irgendeine Macht dem durchdringenden Einfluss des Gotteswortes widerstehen? Nein, bei Gott! Der Beweis ist klar, das Zeugnis vollkommen! Wer mit dem Auge der Gerechtigkeit schaut, wird verblüfft sein und staunen. Er wird bezeugen, dass alle Völker, Religionsgemeinschaften und Rassen der Welt über die Lehren und Ermahnungen Bahá’u’lláhs froh, zufrieden und dankbar sein sollten; denn diese göttlichen Verfügungen zähmen jedes wilde Tier, sie verwandeln das krabbelnde Insekt in einen hochfliegenden Vogel, machen die Menschenseelen zu Engeln des Gottesreiches und die Menschenwelt zum Brennpunkt für die Tugenden der Barmherzigkeit.
Des Weiteren ist jedermann gehalten, seiner Regierung Gehorsam, Unterordnung und Loyalität zu erweisen. Heutzutage befindet sich kein Staat der Welt in einem Zustand des Friedens und der inneren Ruhe; denn im Volk sind Sicherheit und Vertrauen verschwunden. Regierte und Regierende sind gleichermaßen in Gefahr. Die einzige Gruppe, die sich heute friedlich und loyal den Gesetzen und Verordnungen der Regierung unterordnet und die Menschen ehrlich und offen behandelt, ist diese misshandelte Gemeinde. Alle Religionsgemeinschaften und Volksgruppen in Persien und Turkestan sind damit beschäftigt, ihre eigenen Interessen zu verfolgen, und gehorchen ihrer Regierung nur in der Hoffnung auf einen Vorteil oder aus Angst vor Strafe. Die Bahá’í dagegen stehen der Regierung wohlwollend gegenüber, gehorchen den Gesetzen und hegen Liebe für alle Völker.
Dieser Gehorsam und diese Unterordnung sind im deutlichen Buch der Schönheit Abhá allen zur Pflicht gemacht. Weil die Gläubigen dem Gebot des Einen Wahren Gehorsam leisten, bezeigen sie allen Nationen größte Aufrichtigkeit und guten Willen. Eine Seele, die den Gesetzen der Regierung zuwiderhandelt, betrachtet sich vor Gott als verantwortlich und glaubt, dass sie für ihre Sünde Gottes Zorn und Strafe verdient. Seltsamerweise meinen einige Regierungsbeamte trotz dieser Tatsache, die Bahá’í seien ihnen schlecht gesonnen, während sie die Mitglieder anderer Gemeinschaften als ihre Freunde betrachten. Gütiger Gott! Als neulich in Ṭihrán und anderen Provinzen Persiens allgemein Umsturz und Aufruhr herrschten, erwies es sich, dass nicht ein einziger Bahá’í beteiligt war oder sich eingemischt hätte. Die Unwissenden machten deshalb den Bahá’í Vorwürfe, weil diese dem Gebot der Gesegneten Schönheit folgten und sich von jeglicher Einmischung in politische Angelegenheiten fernhielten. Sie schlossen sich keiner Partei an, sondern gingen, mit ihren eigenen Angelegenheiten und ihren Berufen beschäftigt, ihren Pflichten nach.
Alle Freunde Gottes bezeugen die Tatsache, dass ‘Abdu’l-Bahá für alle Regierungen und Nationen von jedem Standpunkt aus nur das Beste will und aufrichtig für ihren Fortschritt betet, ganz besonders für die beiden großen Staaten des Ostens; denn diese beiden Länder sind das Geburtsland und der Verbannungsort Bahá’u’lláhs. In allen Botschaften und Schriften hat Er diese beiden Regierungen lobend erwähnt und göttliche Bestätigungen von der Schwelle des einen wahren Gottes für sie erfleht. Die Schönheit Abhá – möge mein Leben ein Opfer für Seine Geliebten sein – brachte für Ihre Kaiserlichen Majestäten Gebete dar. Gnädiger Gott! Wie seltsam: Ungeachtet dieser schlüssigen Beweise bringt jeder neue Tag irgendein Geschehnis, und Schwierigkeiten treten auf. Aber wir und die Freunde Gottes sollten unter keinen Umständen nachlassen in unserem Bemühen, loyal, aufrichtig und wohlwollend zu sein. Wir sollten allezeit unsere Wahrhaftigkeit und Aufrichtigkeit zeigen. Mehr noch: Wir müssen unerschütterlich bleiben in unserer Ehrlichkeit und Vertrauenswürdigkeit und uns damit befassen, Gebete zum Wohle aller darzubringen.
O ihr Geliebten Gottes, dies sind die Tage der Standhaftigkeit, der Festigkeit und der Ausdauer in der Sache Gottes. Ihr dürft eure Aufmerksamkeit nicht auf die Person ‘Abdu’l-Bahás richten, denn binnen kurzem wird er euch Lebewohl sagen. Ihr müsst euer Augenmerk vielmehr fest auf Gottes Wort richten. Wenn das Wort Gottes gefördert wird, seid froh, glücklich und dankbar, selbst wenn ‘Abdu’l-Bahá vom Schwert bedroht oder von Ketten und Fesseln niedergedrückt ist. Denn wichtig ist der heilige Tempel der Sache Gottes, nicht ‘Abdu’l-Bahás leibliche Gestalt. Die Freunde Gottes müssen sich mit solcher Standhaftigkeit erheben, dass sie auch dann, wenn einmal hundert Seelen wie ‘Abdu’l-Bahá zur Zielscheibe für die Schmerzenspfeile werden, in ihrem Entschluss, ihrer Entschiedenheit, ihrer Begeisterung, ihrer Hingabe und ihrem Dienst an der Sache Gottes nicht wanken. ‘Abdu’l-Bahá selbst ist ein Diener an der Schwelle der Gesegneten Schönheit, ein Ausdruck reiner, gänzlicher Dienstbarkeit an der Schwelle des Allmächtigen. Er hat keine andere Stufe und keinen anderen Titel, keinen anderen Rang und keine Macht. Das ist mein höchstes Ziel, mein ewiges Paradies, mein heiligster Tempel, mein Sadratu’l-MuntaháA69. Mit der Gesegneten Schönheit Abhá und mit dem Erhabenen, Seinem Herold – möge mein Leben ein Opfer für beide sein – endete die Erscheinung von Gottes unabhängiger, allumfassender Manifestation. In den nächsten tausend Jahren werden alle von Seinem Licht erleuchtet und vom Meer Seiner Gnadengaben belebt.
O ihr Geliebten Gottes! Dies ist in Wahrheit mein letzter Wunsch und meine Ermahnung an euch. Selig ist, wer mit Gottes Hilfe dem folgt, was verzeichnet ist auf dieser Schriftrolle, deren Worte geheiligt sind über die Sinnbilder, die bei den Menschen im Schwange sind.
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O du Diener Gottes! Dein Brief kam an und brachte Freude. Du hast darin deinen heißen Wunsch geäußert, dass ich dem Friedenskongress beiwohnen soll. Ich erscheine nicht zu solchen politischen Konferenzen; denn der Frieden kann nur durch die Macht des Wortes Gottes errichtet werden. Wenn eine Konferenz einberufen wird, die alle Nationen vertritt und unter dem Einfluss des Wortes Gottes arbeitet, dann wird der Weltfriede errichtet; andernfalls ist das unmöglich.
Gegenwärtig wird mit Sicherheit ein vorläufiger Friede errichtet, aber er wird nicht von Dauer sein. Alle Regierungen und Nationen sind den Krieg leid, die Reisebeschränkungen, die unermesslichen Ausgaben, den Verlust an Menschenleben, den Schmerz der Frauen, die vielen Waisenkinder. So sind sie zum Frieden gezwungen. Aber dieser Friede ist nicht von Dauer, er ist zeitlich begrenzt.
Wir hoffen, dass die Macht des Gotteswortes einen Frieden errichten wird, der ewig wirksam und sicher bleibt.
227A70
O ihr Hochgeehrten, die ihr Pioniere seid unter den Wohltätern der Menschenwelt!
Die Briefe, die ihr während des Kriegs abgesandt habt, sind nicht eingetroffen, aber ein Brief vom 11. Februar 1916 hat mich soeben erreicht, und darauf folgt sofort eine Antwort. Eure Absicht verdient tausendfältiges Lob; denn ihr dient der Menschenwelt, und dies führt zu aller Glück und Wohlergehen. Dieser jüngstvergangene Krieg hat der Welt und dem Volk bewiesen, dass Krieg Vernichtung ist, Weltfrieden dagegen Aufbau. Krieg ist Tod, Frieden hingegen Leben. Krieg ist Raubsucht und Blutgier, Frieden indessen Wohltat und Menschlichkeit; Krieg gehört der Welt der Natur an, Frieden aber zur Grundlage der Religion Gottes; Krieg ist Finsternis über Finsternis, während Frieden himmlisches Licht ist; Krieg zerstört den Bau der Menschheit, während Frieden der Menschenwelt ewiges Leben ist; Krieg ist wie ein reißender Wolf, Frieden aber den Engeln des Himmels gleich; Krieg ist Kampf ums Dasein, während Frieden gegenseitige Hilfe und Zusammenarbeit unter den Völkern der Welt ist und das Wohlgefallen des Einen Wahren im himmlischen Reiche herbeiführt.
Es gibt keine Seele, deren Gewissen nicht bezeugte, dass es heutigen Tages nichts Wichtigeres auf der Welt gibt als den Weltfrieden. Jeder Gerechte bestätigt dies und bewundert jene geehrte Versammlung; denn sie verfolgt das Ziel, diese Finsternis in Licht, diesen Blutdurst in Güte, diese Folter in Wonne, diese Mühsal in Behagen und diese Feindschaft, diesen Hass in Freundschaft und Liebe zu verwandeln. Daher ist die Bemühung jener geachteten Seelen des Preises und des Lobes wert.
Der wesenhaften Beziehungen gewahr, die von den Wirklichkeiten der Dinge ausgehen, bedenken weise Seelen jedoch, dass eine einzelne Sache für sich die menschliche Wirklichkeit nicht so beeinflussen kann, wie es sein sollte und müsste; denn ehe die Menschen in ihrer Gesinnung geeinigt werden, lässt sich nichts Wichtiges bewerkstelligen. Heute ist der Weltfriede von großer Bedeutung, aber die Einheit des Gewissens ist dabei wesentlich, damit des Friedens Grundlage gesichert, sein Gefüge fest und sein Bau stark sei.
Darum erläuterte Bahá’u’lláh vor fünfzig Jahren die Frage des Weltfriedens zu einer Zeit, als Er in der Festung ‘Akká in strenger Haft Unrecht erduldete und eingekerkert war. Er schrieb über diese wichtige Angelegenheit, den Weltfrieden, an alle großen Herrscher der Welt und verwirklichte ihn im Kreise Seiner Freunde im Orient. Des Ostens Horizont war in tiefes Dunkel gehüllt, die Völker standen sich in Hass und Feindschaft gegenüber, die religiösen Gruppen lechzten nach dem Blut der anderen – es herrschte Finsternis über Finsternis. Zu solcher Zeit erstrahlte Bahá’u’lláh der Sonne gleich vom Horizont des Ostens und erhellte Persien mit dem Licht dieser Lehren.
Eine Seiner Lehren war die Erklärung des Weltfriedens. Menschen verschiedener Völker, Religionen und Sekten, die Ihm nachfolgten, kamen sich derart nahe, dass bemerkenswerte Versammlungen zustande kamen, die aus den verschiedenen Völkern und Religionen des Ostens zusammengesetzt waren. Wer solche Versammlungen besuchte, sah nur ein Volk, eine Lehre, einen Pfad, eine Ordnung; denn Bahá’u’lláhs Lehren waren ja nicht auf die Errichtung des Weltfriedens beschränkt; sie umfassten viele Lehren, welche die des Weltfriedens ergänzten und stützten.
Eine dieser Lehren ist das selbständige Erforschen der Wirklichkeit, so dass die Menschenwelt aus dem Dunkel der Nachahmung errettet werde und zur Wahrheit gelange, dass sie das zerlumpte, abgetragene Kleid von vor tausend Jahren abreiße und wegwerfe und ein Gewand anlege, welches in höchster Reinheit und Heiligkeit auf dem Webstuhl der Wirklichkeit gewoben ist. Da es nur eine Wirklichkeit gibt, die keine Vieldeutigkeit zulässt, müssen unterschiedliche Ansichten schließlich in einer aufgehen.
Eine der Lehren Bahá’u’lláhs ist die Einheit der Menschenwelt. Alle Menschen sind Gottes Schafe, und Er ist der gütige Hirte. Dieser Hirte ist gut zu allen Schafen, denn Er schuf sie alle, erzog sie, sorgte für sie und beschützte sie. Es besteht kein Zweifel, dass der Hirte gütig zu allen Schafen ist; sind Unwissende darunter, so müssen sie belehrt werden; sind Kinder darunter, so müssen sie erzogen werden, bis sie die Reife erlangen; sind Kranke darunter, so müssen sie geheilt werden. Hass und Feindschaft darf es nicht geben. Wie von einem gütigen Arzt müssen diese Unwissenden, diese Kranken behandelt werden.
Eine weitere Lehre Bahá’u’lláhs ist, dass Religion zu Freundschaft und Liebe führen muss. Bewirkt sie Entfremdung, dann bedarf man ihrer nicht; denn Religion ist wie eine Arznei: Verschlimmert sie das Leiden, dann wird sie unnötig.
Unter Bahá’u’lláhs Lehren finden wir ferner, dass Religion mit Wissenschaft und Vernunft in Einklang sein muss, so dass sie auf die Menschenherzen wirkt. Die Grundlage muss festgefügt sein und darf nicht auf Nachahmung beruhen.
Eine andere Lehre Bahá’u’lláhs ist, dass religiöse, rassische, politische, wirtschaftliche und vaterländische Vorurteile den Bau der Menschheit zerstören. Solange diese Vorurteile herrschen, wird die Menschenwelt keine Ruhe finden. Über einen Zeitraum von sechstausend Jahren berichtet uns die Weltgeschichte. Während dieser sechstausend Jahre war die Menschenwelt nie frei von Krieg, Streit, Mord und Blutgier. Zu jeder Zeit wurde in diesem oder jenem Land Krieg geführt; der Krieg entstand entweder aus religiösem Vorurteil oder aus rassischem Vorurteil, aus politischem Vorurteil oder aus vaterländischem Vorurteil. So ist gesichert und erwiesen, dass alle Vorurteile den Bau der Menschheit zerstören. Solange diese Vorurteile weiterbestehen, muss der Kampf ums Dasein vorherrschen, müssen Blutdurst und Raubgier fortdauern. Deshalb kann die Menschheit, wie in der Vergangenheit so auch heute, nur dann aus der Finsternis der Erdgebundenheit errettet werden und Erleuchtung empfangen, wenn sie Vorurteile ablegt und die Tugenden des Gottesreiches erwirbt.
Gehen Vorurteile und Feindseligkeiten auf das Konto der Religion, so bedenkt, dass die Religion zu Freundschaft führen muss; andernfalls ist sie unnütz. Und ist das Vorurteil nationaler Art, so bedenkt, dass alle Menschen einer Nation angehören. Alle sind dem Baume Adams entsprossen; Adam ist die Wurzel des Baumes. Der Baum ist einer, alle Völker sind wie Äste, während die einzelnen Menschen den Blättern, Blüten und Früchten daran gleichen. So sind die Bildung verschiedener Nationen und in der Folge alles Blutvergießen und alle Zerstörung am Bau der Menschheit nur menschlicher Unwissenheit und eigennützigen Beweggründen entsprungen.
Was das vaterländische Vorurteil betrifft, so entstammt auch dieses völliger Unwissenheit, denn der Erdkreis ist ein Heimatland. Jeder Mensch kann an jedem beliebigen Ort des Erdballs leben. Darum ist die ganze Welt des Menschen Vaterstadt. Grenzlinien und Grenzübergänge wurden durch den Menschen ersonnen. In der Schöpfung sind keine solchen Grenzen und Hoheitsgebiete festgeschrieben. Europa ist ein einziger Erdteil, Asien ist ein Erdteil, Afrika ist ein Erdteil, Australien ist ein Erdteil, aber einige Seelen haben aus persönlichen Beweggründen, aus Eigennutz, jeden dieser Erdteile zerteilt und einen bestimmten Teil als ihr eigenes Land betrachtet. Gott hat keine Grenze zwischen Frankreich und Deutschland gezogen: Sie gehen ineinander über. Fürwahr, in den ersten Jahrhunderten haben selbstsüchtige Seelen um ihrer eigenen Vorteile willen Grenzen und Übergänge geschaffen und ihnen Tag für Tag mehr Gewicht beigelegt, bis dies schließlich in den späteren Jahrhunderten zu heftiger Feindschaft, zu Blutvergießen und Raubgier führte. So wird es unaufhörlich weitergehen, und wenn der Gedanke der Vaterlandsliebe auf einen engen Kreis beschränkt bleibt, wird er die Hauptursache der Weltzerstörung sein. Kein kluger, gerechter Mensch wird diese eingebildeten Unterscheidungen anerkennen. Eine begrenzte Fläche, welche wir unser Vaterland nennen, betrachten wir als unsere Heimat, wo doch der ganze Erdball, nicht eine begrenzte Fläche, die Heimat aller ist. Kurz gesagt: Nur wenige Tage leben wir auf dieser Erde; schließlich werden wir darin bestattet, sie ist unser ewiges Grab. Ist dieses ewige Grab es wert, dass wir Menschenblut vergießen und einander in Stücke reißen? Nein, keineswegs: Weder ist Gott erfreut über ein solches Verhalten, noch kann es ein Mensch mit gesundem Verstand gutheißen.
Überlegt: Die glückseligen Tiere lassen sich nie in einen vaterländischen Streit ein, sie leben in bester Kameradschaft einmütig miteinander. Kommen zum Beispiel eine Taube aus dem Osten, eine Taube aus dem Westen, eine Taube aus dem Norden und eine Taube aus dem Süden zufällig zur gleichen Zeit an einem Platze zusammen, so gesellen sie sich alsbald einträchtig zueinander. So ist es bei allen glückseligen Tieren und Vögeln. Die Raubtiere aber greifen einander an, sobald sie sich treffen, kämpfen miteinander und reißen sich in Stücke. Es ist ihnen unmöglich, friedlich am selben Ort zusammenzuleben. Sie sind alle ungesellig, grausam, wild und kampflustig.
Betrachtet man das wirtschaftliche Vorurteil, so tritt klar zu Tage, dass dann, wenn man die Verbindungen zwischen den Völkern festigt und den Warenaustausch beschleunigt, jedes wirtschaftliche Prinzip, das man in einem Land durchsetzt, schließlich die anderen Länder beeinflusst und allgemeinen Nutzen stiftet. Wozu also dieses Vorurteil?
Was nun das politische Vorurteil betrifft, so muss Gottes Politik befolgt werden, und es ist unbestreitbar, dass Gottes Politik größer ist denn menschliche Politik. Wir müssen der göttlichen Politik folgen, sie gilt gleichermaßen für alle. Gott behandelt alle Menschen gleich: Kein Unterschied wird gemacht. Dies ist die Grundlage der göttlichen Religionen.
Eine weitere Lehre Bahá’u’lláhs ist die Schaffung einer Sprache, die weltweit im Volk verbreitet werden kann. Die Feder Bahá’u’lláhs offenbarte diese Lehre, damit die Weltsprache Missverständnisse zwischen den Menschen beseitige.
Eine Lehre Bahá’u’lláhs ist ferner die Wesensgleichheit von Frauen und Männern. Die Menschenwelt hat zwei Flügel: Den einen bilden die Frauen, den anderen die Männer. Erst wenn beide Flügel gleichmäßig entwickelt sind, kann der Vogel fliegen. Bleibt ein Flügel schwächlich, so ist kein Flug möglich. Erst wenn die Frauenwelt der Männerwelt im Erwerb von Tugenden und Vollkommenheiten gleichkommt, sind Erfolg und Gedeihen so erreichbar, wie es sein soll.
Eine weitere Lehre Bahá’u’lláhs ist das freiwillige Teilen des Eigentums mit anderen unter der ganzen Menschheit. Dieses freiwillige Teilen übertrifft die Wesensgleichheit; es bedeutet, dass der Mensch sich selbst nicht anderen vorziehen, vielmehr sein Leben und sein Eigentum für andere opfern soll. Dies soll aber nicht zwangsweise eingeführt und ein Gesetz werden, das der Mensch gezwungenermaßen befolgen muss. Im Gegenteil soll der Mensch aus freiem Antrieb, auf selbstgewähltem Opfergang, Eigentum und Leben für andere hingeben und willig den Armen spenden, wie es in Persien unter den Bahá’í geschieht.
Eine weitere Lehre Bahá’u’lláhs ist des Menschen Freiheit: Durch die geistige Macht soll er frei werden und sich der Verhaftung in der natürlichen Welt entledigen. Denn solange der Mensch in der Natur gefangen liegt, ist er ein Raubtier, da der Kampf ums Dasein zu den Bedürfnissen der Naturwelt gehört. Dieser Kampf ums Dasein ist der Ursprung allen Elends und die höchste Not.
Eine weitere Lehre Bahá’u’lláhs besagt, dass die Religion ein mächtiges Bollwerk ist. Wenn das Gebäude der Religion erzittert und schwankt, folgen Aufruhr und Chaos, und die Ordnung der Dinge wird völlig umgestürzt; denn in der Menschenwelt gibt es zwei Wächter, die den Menschen vor dem Unrechttun bewahren: Der eine ist das Gesetz, das den Verbrecher bestraft; aber das Gesetz verhindert nur das offenkundige Verbrechen, nicht jedoch die geheime Sünde. Hingegen verhütet der ideale Wächter, die Religion Gottes, sowohl das offenkundige wie das geheime Verbrechen. Er erzieht den Menschen, entwickelt Sittlichkeit, nötigt zur Tugend und ist die allumfassende Macht, die für das Glück der Menschenwelt die Gewähr bietet. Unter Religion aber ist das zu verstehen, was durch Forschen nach Wahrheit gesichert ist, nicht was lediglich auf Nachahmung beruht – also die Grundlagen der göttlichen Religionen, nicht menschliche Nachahmungen.
Zu den Lehren Bahá’u’lláhs gehört ferner, dass die materielle Zivilisation zwar ein Mittel zum Fortschritt der Menschenwelt ist, dass jedoch der gewünschte Erfolg – das Glück der Menschheit – erst dann zu erreichen ist, wenn die materielle Zivilisation mit der göttlichen Kultur vereinigt wird. Bedenkt! Diese Schlachtschiffe, welche eine Stadt innerhalb einer Stunde in ein Trümmerfeld verwandeln, sind das Ergebnis der materiellen Zivilisation; ebenso die Kruppkanonen, die Mausergewehre, das Dynamit, die Unterseeboote, die Torpedoboote, die Jagdflieger und Bomber. Alle diese Kriegswerkzeuge sind die bösen Früchte der materiellen Zivilisation. Wäre die materielle Zivilisation mit der göttlichen Kultur verbunden worden, so hätte man diese fürchterlichen Waffen niemals erfunden. Im Gegenteil, die menschliche Tatkraft hätte sich ganz und gar nützlichen Erfindungen zugewandt und auf rühmliche Entdeckungen konzentriert. Die materielle Zivilisation ist wie das Glas um die Lampe, die göttliche Kultur ist die Lampe selbst. Das Glas ohne Licht ist dunkel. Die materielle Zivilisation ist wie der Leib. Sei er auch noch so anmutig, elegant und schön, so ist er dennoch tot. Die göttliche Kultur ist wie der Geist; der Leib erhält sein Leben durch den Geist, sonst ist er ein Leichnam. So ist es klar, dass die Menschenwelt den Odem des Heiligen Geistes braucht. Ohne den Geist ist die Menschenwelt leblos; ohne dieses Licht verbleibt die Menschenwelt in tiefster Finsternis. Denn die Naturwelt ist eine tierische Welt. Ehe der Mensch wiedergeboren wird aus der Welt der Natur, das heißt, ehe er sich von der Naturwelt loslöst, ist er seinem Wesen nach ein Tier, und es sind die Lehren Gottes, die dieses Tier in eine menschliche Seele umwandeln.
Eine weitere Lehre Bahá’u’lláhs ist die Förderung der Erziehung. Jedes Kind muss im erforderlichen Umfang in den Wissenschaften unterrichtet werden. Können die Eltern die Kosten dieser Erziehung tragen, so ist es gut; andernfalls muss die Gemeinde die Mittel für den Unterricht des Kindes aufbringen.
Eine weitere Lehre Bahá’u’lláhs handelt von Recht und Gerechtigkeit. Ehe nicht Recht und Gerechtigkeit auf der Ebene des Daseins verwirklicht sind, werden alle Dinge in Unordnung sein und unvollkommen bleiben. Die Menschenwelt ist dann eine Welt der Unterdrückung und der Grausamkeit, ein Reich der Angriffslust und des Irrtums.
Kurz, es gibt viele derartige Lehren. Diese mannigfaltigen Prinzipien – die mächtigste Grundlage für der Menschen Glück, eine Gnadengabe des Barmherzigen – müssen die Sache des Weltfriedens ergänzen und damit verbunden werden, so dass Erfolge eintreten. Auf andere Art, für sich allein ist der Weltfrieden in der Menschenwelt nur schwer zu verwirklichen. So wie Bahá’u’lláhs Lehren mit dem Weltfrieden verknüpft sind, gleichen sie einer Tafel mit frischen, köstlichen Speisen aller Art. An dieser Tafel unermesslicher Gaben kann jede Seele finden, was sie ersehnt. Bleibt aber die Frage allein auf den Weltfrieden beschränkt, so sind die herausragenden Erfolge, die man erwartet und erhofft, nicht zu erzielen. Die Perspektive des Weltfriedens muss so sein, dass alle Gemeinschaften und Religionen ihre höchste Sehnsucht darin verwirklicht finden. Bahá’u’lláhs Lehren sind so beschaffen, dass alle Gemeinschaften der Welt, religiöse, politische oder ethische, althergebrachte oder neuzeitliche, den Ausdruck ihrer höchsten Wünsche darin finden.
Zum Beispiel finden die Gläubigen der Religionen in Bahá’u’lláhs Lehren die Begründung der allumfassenden Religion, einer Religion, die vollkommen auf die gegenwärtigen Verhältnisse passt, echte, rasche Heilung der unheilbaren Krankheit schafft, alle Schmerzen stillt und das unfehlbare Gegenmittel für jedes tödliche Gift bietet. Denn wollten wir die Menschenwelt nach den derzeit herrschenden religiösen Nachahmungen einrichten und organisieren, wollten wir darauf der Menschheit Glück aufbauen, so wäre dies unmöglich und undurchführbar. Zum Beispiel wäre es unmöglich, die Gesetze der Thora und der anderen Religionen so durchzuführen, wie es heutiger Nachahmung entspricht. Den Wesensgrund aller göttlichen Religionen aber, der auf die Tugenden der Menschenwelt gerichtet ist und ihrer Wohlfahrt zugrundeliegt, findet man in den Lehren Bahá’u’lláhs in der vollkommensten Darstellung.
Ähnlich steht es um die Menschen, die nach Freiheit schreien. Die gemäßigte Freiheit, welche die Gewähr für die Wohlfahrt der Menschheit bietet und allumfassende Beziehungen aufrechterhält, findet ihre kraftvolle Ausprägung in den Lehren Bahá’u’lláhs.
So ist es auch bei den politischen Parteien: Die höchste Staatskunst, die Menschenwelt zu lenken, ja die Göttliche Politik findet sich in den Lehren Bahá’u’lláhs.
Desgleichen die Partei der ›Gleichheit‹, welche die Wirtschaftsprobleme zu lösen sucht: Bis heute haben sich alle vorgeschlagenen Lösungen als undurchführbar erwiesen, außer den wirtschaftlichen Vorschlägen in den Lehren Bahá’u’lláhs, die durchführbar sind und der Gesellschaft nicht schaden.
Und so ist es auch mit anderen Interessengruppen. Wenn ihr euch in die Sache vertieft, werdet ihr die höchsten Ziele dieser Parteien in Bahá’u’lláhs Lehren finden. Diese Lehren bilden die allumschließende Macht unter den Menschen und sind durchführbar. Es gibt aber manche Lehren aus der Vergangenheit wie die aus der Thora, die heute nicht mehr anwendbar sind. Das gleiche gilt von den anderen Religionen sowie den Lehrsätzen der verschiedenen Sekten und Parteien.
Zum Beispiel sagte Bahá’u’lláh über den Weltfrieden, dass der Höchste Gerichtshof begründet werden muss. Obgleich der Völkerbund geschaffen worden ist, ist er doch unfähig, den Weltfrieden zu errichten. Der Höchste Gerichtshof aber, den Bahá’u’lláh beschrieben hat, wird diese heilige Aufgabe mit größter Macht und Kraft erfüllen. Sein Plan geht dahin, dass die Nationalversammlungen jedes Landes und jeder Nation, das heißt, die Parlamente, zwei oder drei Personen auswählen, die Edelsten ihres Volkes, Kenner des internationalen Rechts sowie der Beziehungen zwischen den Regierungen, dazuhin vertraut mit den wesentlichen Bedürfnissen der heutigen Menschheit. Die Zahl dieser Abgeordneten sollte im Verhältnis zu der Bevölkerungszahl des Landes stehen. Die Wahl dieser Seelen durch die Nationalversammlung, das heißt, durch das Parlament, ist vom Oberhaus, vom Kongress, vom Kabinett und ebenso vom Präsidenten oder Monarchen zu bestätigen, damit diese Persönlichkeiten die Gewählten des ganzen Volkes und der Regierung sind. Aus diesem Personenkreis sind die Mitglieder des Höchsten Gerichtshofes zu wählen. Die ganze Menschheit hat somit Anteil daran; denn jeder Abgeordnete vertritt die ganze Nation. Wenn der Höchste Gerichtshof zu einer internationalen Frage ein Urteil fällt, entweder einmütig oder durch Mehrheitsbeschluss, so gibt es keinen Einwand mehr für den Kläger und keine Ausflucht für den Beklagten. Falls eine Regierung oder Nation die unwiderlegliche Entscheidung des Höchsten Gerichtshofs missachtet oder die Ausführung verschleppt, werden die übrigen Nationen dagegen auftreten; denn alle Regierungen und Nationen der Welt sind die Stützen dieses Höchsten Gerichtshofs. Überlegt, wie fest diese Grundlage ist! Ein beschränkter, eingeengter Bund jedoch erfüllt den Zweck nicht angemessen. Dies ist die Wahrheit über die erwähnte Lage. …
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O Diener an der Schwelle Bahá’u’lláhs!A71 Dein Brief vom 14. Juni 1920 ist angekommen. Ein Brief von einigen Mitgliedern des Friedensausschusses ging ebenfalls zu; ihnen wurde eine Antwort erteilt. Händige sie ihnen aus.
Es ist klar, dass dieses Treffen nicht das ist, wofür es gehalten wird, ist es doch außerstande, die Angelegenheiten so zu ordnen, wie es richtig und nötig wäre. Wie dem auch sei: Die Sache, um die man sich bemüht, ist von höchster Wichtigkeit. Das Treffen im Haag sollte so viel Macht und Einfluss haben, dass sein Wort auf die Regierungen und Nationen wirkt. Weise die verehrten dort versammelten Mitglieder darauf hin, dass die vor dem Krieg abgehaltene Haager Konferenz den Zaren von Russland zum Präsidenten hatte und dass ihre Mitglieder Männer von höchstem Rang waren. Dennoch hat das diesen schrecklichen Krieg nicht verhindert. Wie wird es weitergehen? In der Zukunft wird mit Sicherheit ein weiterer Krieg ausbrechen, schrecklicher als der letzte. Wahrlich, daran gibt es keinerlei Zweifel. Was kann das Treffen im Haag ausrichten?
Aber die von Bahá’u’lláh niedergelegten Grundsätze verbreiten sich Tag für Tag. Übergib ihnen die Antwort auf ihren Brief, zeige ihnen die größte Liebe und Güte; dann überlasse sie ihren eigenen Angelegenheiten. Auf jeden Fall solltest du ihr Wohlwollen erlangen, und wenn sie zustimmen, kannst du meinen ausführlichen Lehrbrief, der bereits ins Englische übersetzt ist, drucken lassen und verbreiten.
Was die Esperantisten betrifft, so pflege mit ihnen Umgang. Wann immer du unter ihnen jemanden aufnahmebereit findest, überbringe ihm den Duft des Lebens. Sprich bei allen Treffen über die Lehren Bahá’u’lláhs; denn das führt heutzutage in den westlichen Ländern zum Erfolg. Und wenn sie Fragen stellen über deinen Glauben an Bahá’u’lláh, so antworte, dass wir Ihn als der Welt höchsten Lehrer und Erzieher in diesem Zeitalter betrachten. Stelle sodann klar heraus und erkläre im Einzelnen, dass diese Lehren über den Weltfrieden und andere Themen durch Bahá’u’lláhs Feder schon vor fünfzig Jahren offenbart wurden, dass sie bereits in Persien und Indien veröffentlicht und über die ganze Welt verbreitet sind. Anfangs standen alle der Idee des Weltfriedens skeptisch gegenüber und betrachteten sie als Unmöglichkeit. Sprich des Weiteren über Bahá’u’lláhs Größe, über die Ereignisse in Persien und der Türkei, über Bahá’u’lláhs erstaunlichen Einfluss, über den Inhalt Seiner an alle Herrscher gerichteten Sendschreiben und über deren Erfüllung. Sprich auch über die Verbreitung der Bahá’í-Sache. Arbeite mit dem Ausschuss für den Weltfrieden im Haag so eng wie möglich zusammen und erweise ihnen alle Höflichkeit.
Es zeigt sich, dass die Esperantisten aufnahmebereit sind; du kennst ihre Sprache und bist darin bewandert. Setze dich auch mit den Esperantisten in Deutschland und anderswo in Verbindung. Das Schrifttum, das du verbreitest, sollte sich ausschließlich mit den Lehren beschäftigen. Die Verbreitung anderer Schriften ist derzeit nicht ratsam. Es ist meine Hoffnung, dass die göttlichen Bestätigungen dich ständig unterstützen…
Sei nicht traurig über die Gleichgültigkeit und Kälte der Haager Versammlung. Setze dein Vertrauen in Gott. Wir hoffen, dass die Esperanto-Sprache in Zukunft machtvoll auf das Volk wirkt. Du hast jetzt den Samen gesät. Sicherlich wird er wachsen. Sein Wachstum hängt von Gott ab.
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O du aufrichtiger Diener des Wahrhaftigen! Ich höre, du bist traurig und niedergeschlagen über die Ereignisse in der Welt und die Wechselfälle des Schicksals. Wozu diese Furcht und Besorgnis? Wer die Schönheit Abhá wahrhaft liebt, wer den Kelch des Bündnisses leert, der fürchtet kein Unglück, noch fühlt er sich niedergeschlagen in der Stunde der Prüfung. Das Feuer der Not ist sein Lustgarten, und in den Tiefen der See erlebt er die Weiten des Himmels.
Du stehst unter dem Obdach Gottes, im Schatten des Baumes Seines Bündnisses. Warum sorgst du dich? Warum klagst du? Bleibe ruhig und habe Vertrauen! Halte freudig und friedevoll, ernst und aufrichtig die Gebote, die dein Herr niedergeschrieben hat. Wünsche deinem Land und deiner Regierung das Beste. Seine Gnade wird dir allzeit beistehen, Sein Segen wird dir gewährt, und die Sehnsucht deines Herzens wird gestillt werden.
Bei der Altehrwürdigen Schönheit – möge mein Leben ein Opfer für Seine Geliebten sein! Würden die Freunde erkennen, welche ruhmreiche Souveränität ihnen der Herr in Seinem Königreich bestimmt hat, sie wären gewiss von Entzücken erfüllt; sie sähen sich gekrönt mit unsterblicher Herrlichkeit und gerieten vor Begeisterung außer sich. Binnen kurzem wird sich erweisen, wie prächtig das Licht Seiner gütigen Sorge und Barmherzigkeit auf Seine Geliebten strahlt, welch stürmische See in ihren Herzen aufgewühlt ward! Dann werden sie laut ausrufen: Glücklich sind wir, lasst alle Welt frohlocken!
230
O du verehrte Persönlichkeit! Dein zweiter Brief vom 19. Dezember 1918 ist eingegangen. Er brachte große Freude, denn er zeigt deine Festigkeit und Standhaftigkeit im Bund und Testament wie auch dein Verlangen, den Ruf zum Reich Gottes zu erheben. Heute ist der Ruf zum Gottesreich der Magnet, welcher die Menschenwelt zu sich hinzieht; denn groß ist die Fassungskraft des Menschen. Göttliche Lehren bilden den Geist dieses Zeitalters, mehr noch, sie sind die Sonne dieses Zeitalters. Jede Seele muss sich mühen, die Schleier vor dem menschlichen Auge zu zerreißen. Dann ist sofort die Sonne zu sehen; Auge und Herz werden von ihr erleuchtet.
Nun ruhen durch Gottes Hilfe und Großmut diese Kraft der Führung und diese barmherzige Gnadengabe in dir. Erhebe dich deshalb mit höchster Macht, damit du den modernden Gebeinen den Geist schenkst, den Blinden die Sehkraft, den Bedrückten Balsam und Frische, den Mutlosen lebendige Anmut. Jede Lampe verlöscht zuguterletzt, außer der Lampe des Gottesreichs; ihr Glanz wächst von Tag zu Tag. Jeder Ruf verhallt schließlich, außer dem Ruf zum Reich Gottes; er erschallt Tag für Tag. Jeder Pfad windet sich, außer der Straße des Königreichs; sie wird täglich bequemer. Das Himmelslied lässt sich ohne Zweifel nicht an einem irdischen Lied messen, das Kunstlicht nicht mit der himmlischen Sonne vergleichen. So muss sich der Mensch um das bemühen, was fortdauert und ewig währt, damit er in wachsendem Maße erleuchtet, gestärkt und neu belebt werde…
Ich bete und flehe zum himmlischen Reich, dass dein Vater, deine Mutter und dein Bruder durch das Licht der Führung das Reich Gottes betreten.
231
O du Blüte am Baum des Lebens! Glücklich bist du, denn du hast deine Lenden im Dienste gegürtet, hast dich mit ganzer Kraft für die Verkündung der göttlichen Lehren erhoben, Versammlungen einberufen und dich um die Verherrlichung des Gotteswortes bemüht.
In dieser sterblichen Welt hat alles Wichtige ein Ende, und jede noch so außergewöhnliche Errungenschaft findet ihren Abschluss. Nichts ist von Dauer. Betrachte zum Beispiel die wichtigen Errungenschaften der Antike, sie sind gänzlich verschwunden und keine Spur blieb von ihnen zurück, außer der großen Sache des Gottesreiches, die keinen Anfang und kein Ende hat. Sie wird allenfalls erneuert. Zu Beginn einer jeden Erneuerung schauen die Menschen darüber hinweg; wenn aber die Sache Gottes endgültig errichtet ist, schreitet sie täglich voran, und ihre tägliche Verherrlichung erreicht die höchsten Himmel.
Betrachte zum Beispiel den Tag Christi, den Tag der Erneuerung des Gottesreiches. Das Volk der Welt schenkte ihm keine Beachtung und erkannte seine Bedeutung so wenig, dass die Grabstätte Christi für die folgenden dreihundert Jahre vergessen und unbekannt blieb, bis Gottes Magd Helena, die Mutter Konstantins, kam und den heiligen Ort entdeckte.
Meine Absicht bei alledem ist zu zeigen, wie schlecht das Volk der Welt beobachtet, wie unwissend es ist, wie achtlos und gleichgültig es an dem Tag verharrt, da das Gottesreich errichtet wird.
Binnen kurzem wird die Macht des Gottesreiches die ganze Welt umfassen. Dann werden die Menschen auferweckt; sie werden schreien und wehklagen über all jene, die unterdrückt wurden und den Märtyrertod fanden, und sie werden seufzen und jammern. So ist der Menschen Wesensart.
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Was Präsident Wilson betrifft, so finden sich die vierzehn Prinzipien, die er aufgestellt hat, zum größten Teil in den Lehren Bahá’u’lláhs. Deshalb hoffe ich, dass er bestätigt und unterstützt werde. Heute dämmert der Weltfrieden am Horizont; ich hoffe, dass sein Morgen vollends anbricht und das Dunkel des Krieges, des Zanks und Streits unter den Menschen in das Licht der Einheit, der Eintracht und Zuneigung verwandelt.
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O ihr treuen Freunde, ihr aufrichtigen Diener Bahá’u’lláhs! Zur Zeit der Mitternachtswache, da alle Augen im Schlummer geschlossen sind und alle in tiefem Schlaf ihr Haupt auf das Ruhelager betten, wacht ‘Abdu’l-Bahá in der Umfriedung des Heiligen Schreines, und in glühender Beschwörung spricht er dieses sein Bittgebet:
O du gütige, liebende Vorsehung! Der Osten bebt, der Westen brandet wie die ewigen Wogen der See. Weithin wehen der Heiligkeit sanfte Winde, und aus dem Unsichtbaren Königreich strahlt die Sonne der Wahrheit in hellem Glanz. Die Hymnen göttlicher Einheit erklingen, die Banner himmlischer Macht wehen. Die Engelsstimme erschallt, und wie Leviathans Gebrüll dröhnt der Ruf nach Selbstlosigkeit und Selbstauslöschung. ›Yá Bahá’u’l-Abhá‹ hallt der Siegesruf von allen Seiten, und ›Yá ‘Alíyyu’l-A‘lá‹ erschallt es durch alle Lande. Nichts bewegt sich in der Welt, es sei denn durch die Herrlichkeit des großen Verzückers der Herzen, und kein Aufruhr tritt ein, außer im Wogen der Liebe zu Ihm, dem Unvergleichlichen, dem Heißgeliebten.
Mit ihrem moschusduftenden Odem brennen die Geliebten des Herrn in allen Landen wie leuchtende Kerzen, und allüberall trifft man auf die Freunde des Allbarmherzigen, die sich wie Blumen entfalten. Keinen Augenblick rasten sie, keinen Atemzug tun sie, ohne Deiner zu gedenken, und nichts erflehen sie als den Dienst an Deiner Sache. In den Fluren der Wahrheit sind sie wie süß flötende Nachtigallen, im Blumengarten der Führung sind sie wie leuchtend bunte Blüten. Mit mystischen Blumen schmücken sie die Pfade im Garten der Wirklichkeit, wie wogende Zypressen säumen sie die Ufer am Strom des göttlichen Willens. Hoch über dem Horizont des Seins leuchten sie wie strahlende Sterne; am Firmament der Welt glänzen sie wie helle Sonnen. Manifestationen himmlischer Gnade sind sie, Morgenröten des Lichtes göttlichen Beistands.
Gib, o Du liebender Herr, dass alle fest und standhaft bleiben, in ewiger Herrlichkeit so strahlend, dass mit jedem Atemzug sanfte Winde aus den Gemächern Deiner Gnade wehen, dass aus dem Meer Deiner Gunst ein belebender Sprühregen aufsteige, dass Deiner Liebe wohltätige Schauer Frische schenken und der Zephir seinen Duft aus dem Rosengarten göttlicher Einheit herbeitrage.
Gewähre uns, o Meistgeliebter der Welt, einen Strahl Deiner Herrlichkeit! O Du Heißgeliebter der Menschheit, ergieße das Licht Deines Antlitzes auf uns!
O Du allmächtiger Gott, beschütze uns und sei unsere Zuflucht! Zeige Du, o Herr des Seins, Deine Macht und Deine Herrschaft!
O Du liebender Herr, die Aufwiegler regen und rühren sich mancherorts; Tag und Nacht tun sie schweres Unrecht.
Wie Wölfe lauern die Tyrannen; der Unterdrückten arglose Herde hat weder Hilfe noch Beistand. Hetzhunde setzen den Gazellen auf den Auen göttlicher Einheit nach, und den Fasan in den Bergen himmlischer Führung verfolgen die Raben des Neides.
O Du göttliche Vorsehung, bewahre und beschütze uns! O Du unser Schild, errette und verteidige uns! Birg uns unter Deinem Obdach, behüte uns durch Deine Hilfe vor allem Übel. Du bist in der Tat der wahre Beschützer, der unsichtbare Hüter, der himmlische Erhalter, der liebende Herr des Himmels.
O ihr Geliebten des Herrn! Einerseits ist des einen wahren Gottes Banner entfaltet, die Stimme des Gottesreiches erschallt. Gottes Sache breitet sich aus, die Wunder aus der Höhe sind in ihrer Herrlichkeit offenbar. Der Osten ist erleuchtet, der Westen voll Wohlgeruch, der Norden duftet nach Ambra, der Süden nach Moschus.
Andererseits steigern die Treulosen ihren Hass und Groll; ständig schüren sie Aufruhr und Unheil. Täglich hisst jemand das Banner der Auflehnung und prescht mit seinem Schlachtross in die Arena der Zwietracht. Stündlich zeigt die niederträchtige Natter ihre Zähne und verspritzt ihr tödliches Gift.
Die Geliebten des Herrn sind ganz von Aufrichtigkeit und Ergebenheit umfangen; sie achten dieser bösen Tücke nicht. Schlüpfrig und hinterhältig sind diese Schlangen, die das Böse flüstern, geschickt in ihrer Kunst und Arglist. Seid auf der Hut und bleibt wachsam! Schlagfertig und scharf von Verstand sind die Getreuen, fest und standhaft sind die Überzeugten. Handelt wohlüberlegt!
»Fürchtet den Scharfblick des Getreuen, denn er sieht durch Gottes Licht.«
Hütet euch, dass keine Seele insgeheim Spaltung bewirkt oder Streit entfacht. Seid tapfere Krieger in der uneinnehmbaren Feste, eine heldenhafte Schar in der mächtigen Burg. Handelt mit äußerster Sorgfalt und seid Tag und Nacht auf der Hut, damit der Tyrann keinen Schaden anrichten kann.
Studiert das Tablet des Heiligen Seefahrers,A72 damit ihr die Wahrheit erkennt, und denkt darüber nach, wie die Gesegnete Schönheit künftige Ereignisse klar voraussagte. Lasst alle Erkennenden gewarnt sein. Wahrlich, das ist ein Segen für die Aufrichtigen!
Wie der Staub auf der Heiligen Schwelle, mit ganzer Demut und Ergebenheit, weiht sich ‘Abdu’l-Bahá Tag und Nacht der Verkündung Seiner Zeichen. Wann immer er Zeit findet, betet er inbrünstig, fleht heißen Herzens unter Tränen zu Ihm und spricht:
O Du göttliche Vorsehung, wir sind erbärmlich, gewähre uns Deinen Beistand; wir sind heimatlose Wanderer, gib uns Deinen Schutz; auseinandergerissen sind wir, vereinige Du uns; wir sind vom rechten Wege abgeirrt, führe uns zu Deiner Herde; beraubt sind wir, gewähre uns einen Anteil; wir dürsten, führe uns zum Urquell des Lebens; schwach sind wir, mache uns stark, damit wir uns erheben, Deiner Sache zu helfen und uns als lebendige Opfer auf dem Pfade der Führung darbringen.
Die Treulosen aber mühen sich Tag und Nacht, offen und insgeheim, mit ganzer Kraft, die Grundmauern der Sache zu erschüttern, den Gesegneten Baum mit der Wurzel auszureißen, diesen Diener von seinem Dienst abzuhalten, geheimen Aufruhr und Streit anzuzetteln und ‘Abdu’l-Bahá zu vernichten. Äußerlich erscheinen sie als Schafe, aber inwendig sind sie nichts als reißende Wölfe. Mit süßen Worten auf den Lippen sind sie im Herzen tödliches Gift.
O ihr Geliebten, beschützt die Sache Gottes! Lasst euch nicht von süßen Zungen betören, seht vielmehr auf den Beweggrund jeder Seele, sinnt nach über die Gedanken, die sie hegt. Gebt sofort Acht und seid auf der Hut. Meidet sie, aber greift sie nicht an! Enthaltet euch der Kritik und der üblen Nachrede, überlasst sie der Hand Gottes. Die Herrlichkeit der Herrlichkeiten sei mit euch.
234
O du, die der süße Hauch des Herrn verzückt! Den Inhalt deines beredten Briefes habe ich zur Kenntnis genommen und erfahren, dass du Tränen vergießest und dein Herz vor Kummer brennt über ‘Abdu’l-Bahás Gefangenschaft.
O du Magd Gottes! Dieses Gefängnis ist mir süßer und willkommener als ein Blumengarten, diese Gefangenschaft ist besser als die Freiheit, meiner Wege zu gehen, und dieses enge Gelass bietet mir mehr Raum als weite, offene Auen. Sei meinetwegen nicht bekümmert. Und sollte mein Herr bestimmen, dass ich mit dem Kelch des Martyriums gesegnet werde, so bedeutet das nur, dass ich bekomme, was ich am meisten ersehne.
Fürchtet euch nicht, wenn dieser Zweig von der stofflichen Welt getrennt wird und seine Blätter abwirft. Nein, seine Blätter sollen grünen, denn dieser Zweig wird wachsen, nachdem er von der Welt hienieden abgeschnitten ist. Die höchsten Gipfel der Herrlichkeit soll er erreichen und Früchte tragen, welche die Welt mit ihrem Wohlgeruch erfüllen.
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O Gott, mein Gott! Erleuchte die Stirn derer, die Dich wahrhaft lieben, und stehe ihnen bei mit dem siegesgewissen Heer Deiner Engel. Setze ihre Schritte sicher auf Deinen geraden Pfad und öffne ihnen aus Deiner urewigen Großmut die Tore Deines Segens; denn auf Deinem Pfad, zum Schutz Deines Glaubens, geben sie aus, was Du ihnen verliehen hast. In Dein Gedenken setzen sie ihr Vertrauen, aus Liebe zu Dir geben sie ihre Herzen hin, und im Gebet zu Deiner Schönheit, auf der Suche nach Deinem Wohlgefallen, halten sie nicht zurück, was sie besitzen.
O mein Herr! Bestimme ihnen reichen Anteil, genaues Entgelt, sicheren Lohn!
Wahrlich, Du bist der Erhalter, der Helfer, der Großmütige, der Freigebige, der Ewig-Schenkende.
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O Du mein Gott, der Du den Sucher auf den geraden Pfad führest, die verlorene, verblendete Seele aus den Wüsten der Verdammnis erlösest, dem Aufrichtigen große Gnadengaben verleihest, dem Verängstigten Schutz an uneinnehmbarer Stätte gewährest und von Deinem höchsten Horizont denen antwortest, die Dich anrufen. Gepriesen seiest Du, o mein Herr! Du führst die Irregeleiteten aus den Todesfängen des Unglaubens, Du bringst jene, die sich Dir nähern, zu ihrer Reise Ziel. Die Standhaften unter Deinen Dienern lässest Du frohlocken, weil Du ihre tiefste Sehnsucht stillst, und öffnest in Deiner Schönheit Reich die Tore der Wiedervereinigung vor den Augen derer, die nach Dir verlangen. Du errettest sie aus den Feuern des Verlusts und Verderbens, so dass sie zu Dir eilen, in Deine Gegenwart gelangen, an Deinem einladenden Tor anlangen und Deine Gaben überreich empfangen.
O mein Gott, sie waren durstig, Du reichtest ihren ausgedörrten Lippen die Wasser der Wiedervereinigung. O Du Zärtlicher, Du Schenkender, Du stillst ihren Schmerz mit dem Balsam Deiner Gunst und Gnade, Du heilst ihre Gebrechen mit der allmächtigen Arznei Deines Mitleids. O Herr, mache ihre Schritte fest auf Deinem geraden Pfad, weite ihnen das Nadelöhr und lass sie in königlichen Gewändern allezeit in Herrlichkeit wandeln.
Wahrlich, Du bist der Freigebige, der Immergebende, der Kostbare, der Großmütigste. Es gibt keinen Gott außer Dir, dem Mächtigen, dem Gewaltigen, dem Erhabenen, dem Siegreichen.
O meine Geliebten im Geiste! Preis sei Gott, ihr habt die Schleier beiseitegeschoben, habt den mitfühlenden Geliebten erkannt und seid von dieser Wohnstätte ins Reich des Raumlosen geeilt. Ihr habt eure Zelte in Gottes Welt aufgeschlagen, ihr habt eure süße Stimme erhoben, Ihn, den Selbst-Bestehenden, zu verherrlichen, und Lieder angestimmt, die tief ins Herz dringen. Wohlgetan, tausendmal wohlgetan! Ihr habt das offenbarte Licht geschaut, und in eurem wiedergeborenen Sein habt ihr den Ruf erhoben: »Gesegnet sei der Herr, der beste der Schöpfer!«Q49 Ihr wart zuerst wie Ungeborene im Mutterschoß, dann wart ihr Säuglinge und habt aus kostbarer Brust die Milch der Erkenntnis gesogen, später seid ihr zu voller Größe herangewachsen und habt das Heil erlangt. Nun ist die Zeit des Dienstes, der Dienstbarkeit für den Herrn. Befreit euch von jedem Gedanken an Zerstreuung, überbringt die Botschaft mit beredter Zunge, schmückt eure Zusammenkünfte mit dem Lobpreis des Geliebten, bis des Segens überwältigende Flut herabströmt, die Welt in frisches Grün und Blütenpracht zu kleiden. Dieser Segensstrom besteht in den Ratschlägen, Ermahnungen, Anweisungen und Geboten Gottes, des Allmächtigen.
O meine Geliebten! Die Welt ist eingehüllt in das dichte Dunkel offenen Aufruhrs, aufgewühlt von einem Wirbelsturm des Hasses. Darin lodern die Feuer der Feindseligkeit bis zu den Wolken des Himmels, ein Strom von Blut rollt über die Ebenen und die Berghänge hinab. Kein Mensch auf Erden kann Frieden finden. Deshalb müssen Gottes Freunde jene zärtliche Güte hervorbringen, die vom Himmel kommt, und der ganzen Menschheit geistige Liebe spenden. Jede Seele müssen sie nach den göttlichen Ratschlägen und Ermahnungen behandeln; allen müssen sie Freundlichkeit und guten Glauben entgegenbringen, allen müssen sie wohlgesonnen sein. Sie müssen sich für ihre Freunde aufopfern und ihren Feinden alles Gute wünschen. Sie müssen den Boshaften trösten und ihre Unterdrücker mit Güte behandeln. Für die Dürstenden müssen sie frisches Wasser sein, für die Kranken eine rasch wirkende Arznei, heilender Balsam für die Leidenden, ein Trost für jedes beladene Herz. Sie müssen ein Licht der Rechtleitung sein für die Irrenden, verlässliche Führer für den Verlorenen. Den Blinden müssen sie Auge, den Tauben Ohr, den Toten ewiges Leben, den Verzweifelten immerwährende Freude sein.
Aus freien Stücken müssen sie sich jedem gerechten König unterwerfen und jedem großmütigen Herrscher gute Bürger sein. Sie müssen der Regierung gehorchen und dürfen sich nicht in politische Angelegenheiten einmischen, vielmehr müssen sie sich der Besserung des Charakters und des Verhaltens widmen und ihre Augen auf das Licht der Welt richten.
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Wer immer dieses Gebet demütig und inbrünstig spricht, wird das Herz dieses Dieners mit Freude und Glück erfüllen:: Es wird sein, als begegne er Ihm von Angesicht zu Angesicht.
Er ist der Allherrliche!
O Gott, mein Gott! Demütig und unter Tränen erhebe ich meine flehenden Hände zu Dir und bedecke mein Angesicht im Staub Deiner Schwelle, die erhaben ist über das Wissen der Gelehrten und das Lob aller, die Dich verherrlichen. Schaue gnädiglich mit dem Auge Deines Erbarmens auf Deinen Diener, der bescheiden und demütig an Deiner Pforte steht, und tauche ihn ein in das Meer Deiner ewigen Gnade.
Herr! Er ist Dein armer, demütiger Diener, der, von Dir bezaubert, Dich anfleht, der, gefangen in Deiner Hand, inbrünstig zu Dir betet, der, Dir vertrauend, mit Tränen vor Deinem Angesicht zu Dir ruft und flehend zu Dir spricht:
O Herr, mein Gott! Schenke mir Deine Gnade, Deinen Geliebten zu dienen, stärke mich in meiner Dienstbarkeit vor Dir, erleuchte meine Stirn mit dem Licht der Anbetung an Deinem Hof der Heiligkeit und des Gebets zu Deinem Reich der Größe. Hilf mir, selbstlos zu sein am himmlischen Zugang zu Deinem Tor, und stehe mir bei, in Deinen heiligen Gefilden von allem losgelöst zu sein. Herr! Gib mir zu trinken aus dem Kelch der Selbstlosigkeit, hülle mich in ihr Gewand, tauche mich ein in ihr Meer. Mache mich zu Staub auf dem Pfade Deiner Geliebten und gib, dass ich meine Seele opfere für die Erde, die durch die Spur Deiner Erwählten auf Deinem Pfad geadelt ist, o Du Herr der Herrlichkeit in der höchsten Höhe.
Mit diesem Gebet ruft Dein Diener zu Dir im Morgengrauen und zur Nachtzeit. Erfülle seines Herzens Wunsch, o Herr! Erleuchte sein Herz, erheitere seine Brust, entzünde sein Licht, dass er Deiner Sache und Deinen Dienern diene.
Du bist der Schenkende, der Mitleidige, der Allgütige, der Gnadenreiche, der Barmherzige, der Erbarmer.
Quellenangaben
Q1 vgl. Bahá’u’lláh, in: Tabernakel der Einheit 1:15, 2:36, in: Botschaften aus ‘Akká 11:5 – Anm. d. Hrsg.
Q2 Qur’án 60:13.
Q3 Mt. 22:14.
Q4 Qur’án 57:21.
Q5 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 72:1 – Anm. d. Hrsg.
Q6 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 71:1 – Anm. d. Hrsg.
Q7 vgl. Bahá’u’lláh, in: Tabernakel der Einheit 1:15, 2:36, in: Botschaften aus ‘Akká 11:5 – Anm. d. Hrsg.
Q8 vgl. Mt. 24:43–44; Lk. 12:39–40; Thomasevangelium 21 – Anm. d. Hrsg.
Q9 vgl. Lk. 21:12; siehe auch Mt. 5:11, 13:9; Lk. 6:22 – Anm. d. Hrsg.
Q10 Qur’án 6:103.
Q11 Qur’án 17:110.
Q12 Joh. 14:10.
Q13 Qur’án 6:91.
Q14 Joh. 6:51, 6:58.
Q15 vgl. Joh. 15:26, 16:12–13.
Q16 Bahá’u’lláh, Kitáb-i-Aqdas 1:37, in: Ährenlese 166 – Anm. d. Hrsg.
Q17 Qur’án 36:36; vgl. 51:49.
Q18 Gen. 1:26.
Q19 Qur’án 25:48.
Q20 vgl. Joh. 3:5.
Q21 Mt. 17:1–19; Mk. 9:2–9; Lk. 9:28–36.
Q22 Mt. 16:18 – Anm. d. Hrsg.
Q23 Offb. 21:10 – Anm. d. Hrsg.
Q24 vgl. Offb. 21:15 – Anm. d. Hrsg.
Q25 Joh. 6:38.
Q26 Joh. 3:13.
Q27 Joh. 14:30.
Q28 Hi. 19:25.
Q29 vgl. Qur’án 3:40; 2:253.
Q30 vgl. Qur’án 36:26–27.
Q31 Mt. 19:24; Mk. 10:25.
Q32 Qur’án 16:97 – Anm. d. Hrsg.
Q33 Bahá’u’lláh, Kitáb-i-‘Ahd, in: Botschaften aus ‘Akká 15:9 – Anm. d. Hrsg.
Q34 Bahá’u’lláh, Kitáb-i-Aqdas 1:174 – Anm. d. Hrsg.
Q35 Bahá’u’lláh, Kitáb-i-Aqdas 1:121 – Anm. d. Hrsg.
Q36 Qur’án 24:39.
Q37 Qur’án 36:30.
Q38 Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 2:22.
Q39 Joh. 18:11.
Q40 Qur’án 67:3.
Q41 Qur’án 24:35.
Q42 vgl. Qur’án 28:29.
Q43 Qur’án 76:5.
Q44 Qur’án 61:4.
Q45 Qur’án 67:3.
Q46 Qur’án 2:74.
Q47 Bahá’u’lláh, Kitáb-i-Aqdas 1:53, in: Ährenlese 72:1.
Q48 Qur’án 76:5.
Q49 Qur’án 23:14 – Anm. d. Hrsg.
Anmerkungen
A1 Von ‘Abdu’l-Bahá während des Ersten Weltkrieges niedergeschrieben und dem Sendbrief an die Zentralorganisation für einen dauernden Frieden im Haag beigefügt; vgl. Kap. 227 sowie ‘Abdu’l-Bahá, Der Weltfriedensvertrag, Hofheim-Langenhain 1988 – Anm. d. Hrsg.
A2 Qur’án 17:79.
A3 Qur’án 15:72.
A4 Qur’án 39:68; Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 8:37; Brief an den Sohn des Wolfes 192, S. 117.
A5 Qur’án 74:8.
A6 Qur’án 39:68.
A7 Qur’án 79:6–7.
A8 Qur’án 22:2.
A9 Qur’án 34:40.
A10 Qur’án 29:19.
A11 Qur’án 79:34.
A12 Qur’án 6:91; 52:12.
A13 Napoleon III.
A14 Kitáb-i-Aqdas – Anm. d. Hrsg.
A15 Isráfíl ist der Engel, der nach der Überlieferung am Tag der Auferstehung in die Posaune stößt, um auf Befehl des Herrn die Toten zu erwecken.
A16 Ḥuqúqu’lláh.
A17 Jane Elizabeth Whyte, Edinburg, vgl. Anjam Khursheed, The Seven Candles of Unity, Bahá’í Publishing Trust, London 1991, p. 45 – Anm. d. Hrsg.
A18 Der Schmuck, [siehe Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká, Kap. 4].
A19 Worte des Paradieses, [siehe Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká, Kap. 6].
A20 Der Strahlenglanz, [siehe Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká, Kap. 5].
A21 Die Pracht, [siehe Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká, Kap. 8].
A22 Die frohen Botschaften, [siehe Bahá’u’lláh, Botschaften aus ‘Akká, Kap. 3].
A23 Masíḥ.
A24 Masíkh.
A25 Joh. 14:11.
A26 Als Beitrag zu John E. Esslemont, Bahá’u’lláh und das neue Zeitalter, geschrieben.
A27 Flavius Josephus (37/38–100 n.Chr.) schrieb eine zwanzigbändige Geschichte der Juden in griechischer Sprache – Anm. d. Hrsg.
A28 Über diesen Sendbrief schrieb Shoghi Effendis Sekretär am 9. Mai 1938 in seinem Auftrag: »… Dies bezieht sich offenkundig, wie der Text deutlich zeigt, auf den Báb und ist keineswegs ein Hinweis auf Swedenborg.«.
A29 Jesus Christus.
A30 der »Baum, über den hinaus keiner gehen kann«, ein Symbol für die Manifestation Gottes; vgl. Qur’án 53:8–18, Shoghi Effendi, Gott Geht Vorüber 132 – Anm. d. Hrsg.
A31 Chinesische Städte, bekannt für ihre moschusproduzierenden Tiere.
A32 Die Pracht, [siehe Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká, Kap. 8].
A33 Der Schmuck, [siehe Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká, Kap. 4].
A34 Die frohen Botschaften, [siehe Bahá’u’lláh, Botschaften aus ‘Akká, Kap. 3].
A35 Der Strahlenglanz, [siehe Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká, Kap. 5].
A36 Worte des Paradieses, [siehe Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká Kap. 6].
A37 das Erdbeben von 1906.
A38 des Geistigen Rats.
A39 das Heilige Land.
A40 die Bahá’í von Najaf-Ábád.
A41 Muhammad.
A42 Shahnáz, der Name der Empfängerin dieses Sendbriefes, ist auch die Bezeichnung einer musikalischen Tonart.
A43 Ein Aufsatz aus dem Buch The Gospel of Wealth von Andrew Carnegie (1835–1919) wurde in England im Pall Mall Budget unter der Überschrift The Gospel of Wealth wiedergegeben; vgl. Andrew Carnegie, Autobiography, p. 255, [deutsch Geschichte meines Lebens (1921)].
A44 Qur’án 25:53, 35:12, 55:19–25. Vgl. auch das Hochzeitsgebet ‘Abdu’l-Bahás in: Gebete, Hofheim-Langenhain 1984, Nr. 224.
A45 Siehe ‘Abdu’l-Bahá, in: Beantwortete Fragen, 81:6–9, S. 275 zur Erläuterung des absteigenden und des aufsteigenden Bogens.
A46 Koloquinte und Baum Zaqqúm (vgl. Qur’án 37:62).
A47 vgl. Qur’án 24:35.
A48 Bahá’í-Kinderklasse in Kenosha, Wisconsin, USA.
A49 vgl. Qur’án 39:56.
A50 Möglicherweise bezieht sich ‘Abdu’l-Bahá auf die Sikhs; die Schilderung scheint auf sie zuzutreffen.
A51 Moses.
A52 Jesus.
A53 der Báb, siehe ‘Abdu’l-Bahá, in: Beantwortete Fragen, Kap. 13.
A54 vgl. Mt. 27:29, Mk. 15:18, – Anm. d. Hrsg.
A55 Deutschland.
A56 den Pazifischen Ozean.
A57 30. September 1912.
A58 Bahá’u’lláh, Verborgene Worte, pers. 71 – Anm. d. Hrsg.
A59 in Bahjí.
A60 vgl. Qur’án 7:172 – Anm. d. Hrsg.
A61 Johannes der Täufer.
A62 Qur’án 20:12 – wird auch als »Heiliges Tal« bezeichnet.
A63 vgl. Qur’án 4:78.
A64 Dieser Brief trug die Unterschriften von 422 amerikanischen Gläubigen und das Datum vom 4. Juli 1905.
A65 Dieser Sendbrief wurde im Januar 1920 verfaßt; vgl. Shoghi Effendi, Die Weltordnung Bahá’u’lláhs 3:6, S. 51 – Anm. d. Hrsg.
A66 der Báb.
A67 von Bahá’u’lláh zitierte Überlieferung, vgl. Ährenlese 89:3; dazu A. Taherzadeh, Die Offenbarung Bahá’u’lláhs, I. Baghdád 1853–1863, 1981—138, S. 53 ff.
A68 An die Leser der Zeitschrift The Christian Commonwealth vom 1. Januar 1913.
A69 siehe Anm. 50 zu 32:2 – Anm. d. Hrsg.
A70 Dies ist der erste Teil der Antwort ‘Abdu’l-Bahás auf einen Brief, den der Exekutivausschuß der Zentralorganisation für einen dauernden Frieden [, eine private, 1915 im Haag gegründete Initiative engagierter Friedensfreunde, an Ihn gerichtet hatte]. ‘Abdu’l-Bahás Brief vom 17. Dezember 1919, den Shoghi Effendi als ein »Sendschreiben von weittragender Bedeutung« bezeichnet (Gott geht vorüber, 1974–131, S. 350), wurde 1920 von einer besonderen Bahá’í-Delegation im Haag übergeben. [Vgl. ‘Abdu’l-Bahá, Der Weltfrieden-Vertrag. Ein Brief an die Zentralorganisation für einen dauernden Frieden, Hofheim-Langenhain 1988–145.
A71 MírzáAḥmadKhánYazdání (1891–1977), der Überbringer von ‘Abdu’l-Bahás Brief an die Zentralorganisation für einen dauernden Frieden im Haag; vgl. Abschnitt 227 – Anm. d. Hrsg.
A72 vgl. Adib Taherzadeh, Die Offenbarung Bahá’u’lláhs, I. Baghdád 1853–1863, Hofheim-Langenhain 1981–138, S. 273 ff.
A73 Munájátu’l-Liqá’ (Tablet der Begegnung). Dieses Gebet wird an ‘Abdu’l-Bahás Schrein gelesen; es wird auch als privates Gebet gebraucht.
Briefe und Botschaften
‘Abdu’l-Bahá
Vorwort
‘Abdu’l-Bahás Darstellung der Bahá’í-Offenbarung findet sich in Seinen Schriften, in zahlreichen Zusammenstellungen Seiner Reden und Gespräche sowie in Seinen Briefen. Die schriftlichen Werke wie Geheimnis göttlicher Kultur, A Traveller’s Narrative sowie Wille und Testament sind in abendländische Sprachen übersetzt, ebenso Sammlungen Seiner Reden wie Beantwortete Fragen, Vorbilder der Treue, Ansprachen in Paris und Promulgation of Universal Peace. Dagegen wurde in den letzten 70 Jahren keine größere Zusammenstellung aus Seinen unzähligen Briefen in europäischen Sprachen vorgelegt. Die drei Bände Tablets of ‘Abdu’l-Bahá, die in den Vereinigten Staaten zwischen 1909 und 1916 veröffentlicht und 1930 ein zweites Mal aufgelegt wurden, sind längst vergriffen.
Die Auswahl der vorliegenden Zusammenstellung ist viel breiter angelegt als die der früheren Bände; sie zeigt das weitgefächerte Spektrum der Themen, mit denen sich der Meister in Seinen Briefen befasste. Aufgenommen wurden einige Sendbriefe, die ein Ausschuss im Weltzentrum übersetzte; dabei wurden Entwürfe benutzt, die Shoghi Effendi noch zu Lebzeiten ‘Abdu’l-Bahás machte. Viele Briefe hat Marzieh Gail übersetzt; die Auswahl dieser Briefe war ihr aus der 19.000 Originale und bestätigte Kopien umfassenden Sammlung des Weltzentrums zugegangen. Bekannte Sendschreiben wie der Brief an August Forel oder der größere Teil des Sendschreibens nach Den Haag wurden weggelassen, weil sie bereits in gesonderten Veröffentlichungen zugänglich sind.
Die glücklichen, gesegneten Empfänger der meisten hier zusammengetragenen Sendbriefe waren frühe Gläubige in Ost und West: einzelne Gläubige, Gruppen, Ausschüsse oder Versammlungen der Freunde. Die Bedeutung dieser Botschaften für die eben erst entstehenden Gemeinden des Westens zu einer Zeit, als noch kaum Bahá’í-Literatur in europäischen Sprachen zugänglich war, kann nicht überschätzt werden.
Sicherlich wird die Veröffentlichung dieser Schriften des Meisters alle, die Ihn lieben, in ihrem Eifer bestärken, auf Seinen Ruf zu antworten, und wird ihnen ein Gespür für den wundervollen Zusammenklang von Menschlichem und Göttlichem geben, den Er, das Geheimnis Gottes, so vollkommen verkörperte.
Versangaben bei Qur’án-Zitaten erfolgen nach der kufischen Zählung. Bei Qur’án-Ausgaben mit anderer Zählweise können sich geringfügige Verschiebungen ergeben.
Einführung
‘Abdu’l-Bahá (23. Mai 1844 – 28 November 1921) war der älteste überlebende Sohn und ernannte Nachfolger Bahá’u’lláhs, des prophetischen Gründers des Bahá’í-Glaubens. Obgleich er außerhalb der Bahá’í-Gemeinde als ›‘Abbás Effendi‹ bekannt war, bezeichnen die Bahá’í ihn oft als den »Größten Ast«, »das Geheimnis Gottes« und den »Meister« – Titel, die ihm von Bahá’u’lláh verliehen worden waren. Nach dem Hinscheiden Bahá’u’lláhs im Jahre 1892, nannte er sich selbst »‘Abdu’l-Bahá«, den ›Diener Bahás‹.
Der Bahá’í-Glaube stammt aus dem Írán der Mitte des 19. Jahrhunderts und verdankt seinen Ursprung den Bemühungen zweier aufeinanderfolgender Gründerpropheten: des Báb and Bahá’u’lláhs. Wie der erste von ihnen verkündete, bestand seine Mission darin, den Weg zu bereiten für »Den, den Gott offenbaren wird«, dem von den Anhängern aller Glaubensrichtungen erwarteten Offenbarer Gottes. Während der wiederholten, auf diese Verkündigung antwortenden Verfolgungswellen, die das Leben des Báb, sowie etlicher Tausend Seiner Anhänger forderten, erklärte Bahá’u’lláh sich selbst als die Erfüllung dieses göttlichen Versprechens.
‘Abdu’l-Bahá erkannte als Kind die spirituelle Stufe seines Vaters, noch bevor diese öffentlich bekannt gegeben wurde und begleitete Bahá’u’lláh vom 8. Lebensjahr an in Exils und die Verbannung. ‘Abdu’l-Bahá vertrat seinen Vater oft beim Umgang mit Behörden und der Öffentlichkeit. Nach Bahá’u’lláh’s Hinscheiden im Jahre 1892, wurde ‘Abdu’l-Bahá in Übereinstimmung mit in den Schriften Bahá’u’lláhs getroffenen Vorkehrungen das Oberhaupt des Bahá’í-Glaubens.
Als Bahá’u’lláh’s Nachfolger und ernannter Interpret Seiner Schriften kommt ‘Abdu’l-Bahá eine eigene spirituelle Stufe zu. Die Bahá’í betrachten ihn als die vollkommene Verkörperung des Bahá’í-Glaubens, und als mit göttlichem Wissen ausgestattet, nicht jedoch als Propheten.
Während seiner bemerkenswerten Amtszeit korrespondierte ‘Abdu’l-Bahá mit Bahá’ís aus der ganzen Welt und versorgte sie mit einer Fülle praktischer und spiritueller Führung. Obgleich viele der in diesem Band zusammengestellten Briefe an Einzelpersonen addressiert waren und Antworten auf spezifische Fragen darstellen, enthält die in ihnen vermittelte Führung universelle Wahrheiten, die es wert sind von allen studiert zu werden. Die hier zusammengetragene Korrespondenz und schriftlichen Äußerungen decken ein weites Themenfeld ab und enthalten tiefe spirituelle Weisheit, die heute ebenso maßgeblich und unerläßlich ist, wie als sie zu Papier gebracht wurde.
1A1
O Völker der Erde! Die Sonne der Wahrheit ist aufgegangen, um die ganze Welt zu erleuchten und die Gesellschaft der Menschen zu vergeistigen. Lobenswert sind die Ergebnisse und Früchte, reichhaltig die heiligen Beweise, die aus dieser Gnade fließen. Dies bedeutet echte Barmherzigkeit und reinste Großmut, Licht für die Welt und alle ihre Völker, Harmonie und Brüderlichkeit, Liebe und Solidarität; ja es bedeutet Mitleid und Einigkeit und das Ende von Entfremdung, es bedeutet, eins zu sein mit allen auf Erden in vollkommener Würde und Freiheit.
Die Gesegnete Schönheit spricht: »Ihr seid alle die Früchte eines Baumes und die Blätter eines Zweiges.«Q1 Er hat diese Welt des Seins mit einem einzigen Baum verglichen und alle ihre Völker mit dessen Blättern, Blüten und Früchten. Der Zweig muss zum Blühen kommen, Blatt und Frucht müssen wachsen; das Gedeihen von Blatt und Blüte und die Süße der Frucht hängen von der innigen Verbundenheit aller Teile des Weltenbaumes ab.
Deshalb müssen alle Menschen sich gegenseitig äußerst wirksam unterstützen, alle müssen nach dem ewigen Leben trachten; und aus demselben Grunde müssen die, die Gott lieben, in dieser Welt des Zufalls zu Gnadengaben und Segnungen werden, die durch den milden König der sichtbaren und unsichtbaren Reiche ausgestrahlt wurden. Sie sollten ihren Blick läutern und die ganze Menschheit als Blätter, Blüten und Früchte am Baume des Seins erkennen. Sie sollten zu allen Zeiten danach trachten, eine gute Tat für einen Mitmenschen zu tun und ihm Liebe, Beachtung und fürsorgliche Hilfe zu erweisen. Niemanden sollten sie als ihren Feind betrachten noch jemandem etwas Böses wünschen, sondern in jedem Menschen den Freund sehen, den Fremden als Vertrauten, den Unbekannten als Weggefährten betrachten, frei von Vorurteil und ohne Grenzen.
Heute ist der ein Begünstigter an der Schwelle des Herrn, der den Becher der Treue weiterreicht, der den Edelstein der Freigebigkeit sogar seinen Feinden gewährt und selbst seinem gestrauchelten Unterdrücker eine helfende Hand reicht. Er ist selbst seinem erbittertsten Feind ein liebevoller Freund. Dies sind die Lehren der Gesegneten Schönheit, dies die Ratschläge des Größten Namens.
O ihr geliebten Freunde! In der Welt herrscht Krieg, das Menschengeschlecht liegt in Wehen und tödlichem Kampf. Die finstere Nacht des Hasses hat die Überhand gewonnen, das Licht der Vertrauenswürdigkeit ist erloschen. Die Völker und Geschlechter der Erde haben ihre Klauen geschärft und stürzen sich im Kampf aufeinander. Die Menschheit zerstört ihre eigenen Lebensgrundlagen. Tausende von Familien sind ihrer Habe beraubt und irren umher, und jedes Jahr sieht Tausende und Abertausende von Menschen sich auf staubigen Schlachtfeldern in ihrem Blute wälzen. Die Zelte des Lebens und der Freude sind abgebrochen. Generäle üben sich in ihrer Feldherrnkunst, rühmen sich des Blutes, das sie vergießen, und wetteifern miteinander im Anstacheln zu Gewalttaten. »Mit diesem Schwert«, sagt einer von ihnen, »habe ich ein Volk enthauptet!« Und ein anderer sagt: »Ich stürzte eine Nation zu Boden!« Und ein weiterer: »Ich habe eine Regierung zu Fall gebracht!« Solcher Dinge rühmen sich die Menschen, auf solche Dinge sind sie stolz! Liebe – Rechtschaffenheit – überall werden sie gerügt, und Eintracht und Hingabe an die Wahrheit werden verachtet.
Der Glaube der Gesegneten Schönheit ruft die Menschheit auf zu Sicherheit und Liebe, zu Freundschaft und Frieden. Er hat seine Stiftshütte auf den Höhen der Erde errichtet und lässt seinen Ruf an alle Völker ergehen. Seid euch daher des Wertes dieses kostbaren Glaubens bewusst, o ihr, die ihr Gott liebt. Gehorcht seinen Geboten, wandelt auf seinen Wegen, die gerade sind, und weist die Menschheit darauf hin. Erhebt eure Stimme und singt das Lied des Königreiches. Verbreitet die Lehren und Gebote des liebenden Herrn in allen Landen, auf dass diese Welt in eine andere verwandelt und diese dunkle Erde mit Licht überflutet werde und der tote Leib der Menschheit auferstehe und lebe, auf dass jede Seele nach Unsterblichkeit trachte durch den heiligen Odem Gottes.
Bald werden eure schnell dahinfliegenden Tage vergangen sein, und Ruf und Reichtum, Bequemlichkeit und Freude, die dieser Schutthaufen von Welt bereitet hat, werden spurlos verschwunden sein. Ruft deshalb die Menschheit vor Gott und ladet sie ein, dem Beispiel der himmlischen Heerscharen zu folgen. Seid der Waise ein liebevoller Vater, eine Zuflucht dem Hilflosen, ein Schatz dem Armen, dem Kranken Heilung. Seid jedem Opfer der Unterdrückung ein Helfer, ein Beschützer dem Beladenen. Denkt zu allen Zeiten daran, wie ihr jedem Glied der Menschheit einen Dienst erweisen könnt. Schenkt Abneigung und Zurückweisung, Geringschätzung, Feindseligkeit und Ungerechtigkeit keine Beachtung: Tut das Gegenteil. Seid aufrichtig freundlich, nicht nur dem Anschein nach. Jeder der Geliebten Gottes sollte seine Aufmerksamkeit auf das Folgende richten: des Herrn Segen für die Menschen, des Herrn Gnade zu sein. Er sollte jedem, dem er begegnet, einen guten Dienst erweisen und ihm von Nutzen sein. Er sollte jedermanns Charakter veredeln und den Gedanken der Menschen eine neue Richtung geben. So wird das Licht der göttlichen Führung leuchten und der Segen Gottes die ganze Menschheit umfangen, denn Liebe ist Licht, wo immer sie wohnt, und Hass ist Finsternis, wo immer er nistet. O Freunde Gottes! Möge das verborgene Mysterium offenbart und das geheime Wesen aller Dinge enthüllt werden. Strebet danach, das Dunkel auf immer und ewig zu bannen.
2
O mein Herr! Dir habe ich mich zugewandt, mitten in dieser finsteren Nacht, und Dir vertraue ich mich an mit der Sprache meines Herzens; ich erbebe vor Freude bei den süßen Düften, die aus Deinem allherrlichen Reich her wehen; ich rufe Dich an und spreche:
O mein Herr, ich finde keine Worte, Dich zu verherrlichen; ich sehe keinen Weg für den Vogel meines Geistes, in Dein Königreich der Heiligkeit aufzusteigen; denn Du bist in Deinem innersten Sein geheiligt über alle Huldigung, Du bist in Deinem innersten Wesen unerreichbar für allen Lobpreis, Dir dargebracht von dem Volke, das Du erschaffen hast. In Deines Wesens Heiligkeit warst Du immer erhaben über das Verständnis der Gelehrten aus den himmlischen Heerscharen, und ewig wirst Du verhüllt bleiben in der Heiligkeit Deiner eigenen Wirklichkeit, unerreicht vom Wissen derer, die in Deinem hehren Königreich wohnen und Deinen Namen verherrlichen.
O Gott, mein Gott! Wie kann ich Dich verherrlichen, wie Dich beschreiben, der Du unerreichbar bist? Unermesslich erhaben und geheiligt bist Du über Beschreibung und Lobpreis.
O Gott, mein Gott! So habe denn Erbarmen mit meiner Hilflosigkeit, meiner Armut, meiner Not, meiner Erniedrigung! Gib mir zu trinken aus dem vollen Kelch Deiner Gnade und Vergebung, erwecke mich mit den süßen Düften Deiner Liebe, weite mir die Brust mit dem Lichte Deiner Erkenntnis, läutere meine Seele mit den Mysterien Deiner Einheit, rufe mich zum Leben mit der sanften Brise aus dem Garten Deiner Barmherzigkeit – bis ich mich löse von allem außer Dir, mich festhalte am Saum des Gewandes Deiner Erhabenheit, bis ich alles, was Du nicht bist, vergesse, ganz umgeben von dem süßen Odem, der Deine Tage durchweht, bis ich Treue erwerbe an der Schwelle Deiner Heiligkeit, bis ich mich erhebe, Deiner Sache zu dienen, bescheiden vor Deinen Geliebten und in der Gegenwart Deiner Begünstigten ein völliges Nichts.
Du wahrlich bist der Helfer, der Erhalter, der Erhabene, der Freigebigste.
O Gott, mein Gott! Ich flehe Dich an beim Morgenlicht Deiner Schönheit, das die ganze Erde erleuchtet, beim Augenlicht Deines göttlichen Erbarmens, das auf allen Dingen ruht, bei der brandenden See Deiner Gnadengaben, in die alle Dinge eingetaucht sind, bei Deinen strömenden Wolken der Großmut, die auf das Wesen alles Erschaffenen ihren Segen herabregnen, und beim Strahlenglanz Deiner Barmherzigkeit, die da war, ehe denn die Welt war: Hilf Deinen Erwählten, treu zu sein, stehe Deinen Geliebten bei, an Deiner erhabenen Schwelle zu dienen, lasse sie siegen durch die Bataillone Deiner alles überwindenden Macht und stärke sie durch zahllose Kämpfer aus den himmlischen Heerscharen.
O mein Herr! Sie sind schwache Seelen vor Deiner Tür, Bettler an Deinem Hof, die nach Deiner Gnade dürsten, verzweifelt Deiner Hilfe bedürfen, ihr Angesicht dem Reiche Deiner Einheit zuwenden und nach Deinen Gnadengaben schmachten. O mein Herr! Gieße Dein heiliges Licht über ihre Seelen aus, läutere ihre Herzen mit der Gunst Deiner Hilfe; weite ihnen die Brust mit dem Duft des Entzückens, der heranweht von Deinen Himmelsscharen; lasse ihre Augen leuchten, wenn sie auf die Zeichen und Beweise Deiner Macht blicken; lasse sie Standarten der Reinheit sein, Banner der Heiligkeit, die hoch über allen Geschöpfen auf den Gipfeln der Erde wehen; lasse ihre Worte Herzen, so hart wie Stein, bewegen. Lasse sie sich erheben, Dir zu dienen, hingegeben an das Königreich Deiner Göttlichkeit; lasse sie ihr Angesicht auf die Höhen Deines Selbstbestehens richten und Deine Zeichen überallhin verbreiten; erleuchte sie mit Deiner Lichtflut; lasse sie Deine verborgenen Geheimnisse enthüllen. Gib, dass sie Deine Diener zu sanften Wassern führen, zum Springquell Deiner Barmherzigkeit, der mitten im Himmel Deiner Einheit wallt und sprudelt. Gib, dass sie auf der Arche des Heils das Segel der Loslösung setzen und über das Meer Deiner Erkenntnis fahren; gib, dass sie die Schwingen der Einigkeit ausbreiten und aufsteigen in das Königreich Deiner Einzigkeit, um Diener zu werden, die das Lob der himmlischen Heerscharen und den Preis der Bewohner Deines allherrlichen Reiches erwerben; lasse sie den Boten der unsichtbaren Welt lauschen, wenn sie den Ruf der mächtigsten frohen Botschaft erheben; gib, dass sie in ihrer Sehnsucht, Dir zu begegnen, zu Dir rufen und flehen, wundersame Gebete im Morgenlicht auf den Lippen – o mein Herr, der Du alle Dinge lenkst – unter Tränen am Morgen und am Abend, voll Verlangen, unter den Schatten Deiner unendlichen Barmherzigkeit zu treten.
Hilf ihnen unter allen Umständen, o mein Herr; stehe ihnen jederzeit bei mit Deinen Engeln der Heiligkeit, die Deine unsichtbaren Heerscharen sind, Deine himmlischen Bataillone, welche die vereinte Streitmacht dieser niederen Welt besiegen.
Wahrlich, Du bist der Mächtige, der Kraftvolle, der Starke, der Allumfassende, der höchste Herr über alles, was ist.
O heiliger Herr! O Herr liebender Gnade! Wir irren um Deinen Wohnsitz, sehnen uns, Deine Schönheit zu schauen, voll Liebe zu all Deinen Wegen. Wir sind unglücklich, gering und bedeutungslos. Wir sind arm; erweise uns Barmherzigkeit und Großmut; sieh nicht auf unsere Verfehlungen, verbirg unsere fortgesetzten Sünden. Was wir auch sind, wir sind immer Dein; was wir sprechen und hören, ist Dein Lobpreis; Dein Antlitz suchen wir, Deinem Pfad folgen wir. Du bist der Herr liebender Gnade, wir sind verirrte Sünder fern unserer Heimat. So spende uns ein paar Regentropfen, Du Wolke der Barmherzigkeit. Sende uns Deinen duftenden Windhauch, Du Blumenbeet der Gnade. Überflute uns mit einer mächtigen Woge, Du Meer aller Güte. Sende einen Lichtstrahl auf uns hernieder, Du Sonne der Freigebigkeit. Hab Erbarmen mit uns, gewähre uns Gnade. Bei Deiner Schönheit, wir kommen mit nichts als unseren Sünden, mit keinen nennenswerten guten Taten, nur Hoffnungen. Wenn Dein verhüllender Schleier uns nicht bedeckt, Dein Schutz uns nicht schirmt und hegt, welche Kraft haben wir hilflosen Seelen, uns zu erheben und Dir zu dienen; wie können wir Elenden uns tapfer erweisen? Du, der Du der Mächtige bist, der Allgewaltige, hilf uns, begünstige uns. Wir sind verdorrt; belebe uns mit Regenschauern aus Deinen Wolken der Gnade. Gering sind wir; erleuchte uns mit den hellen Sonnenstrahlen Deiner Einheit. Wirf diesen dürstenden Fisch in das Meer Deiner Barmherzigkeit, führe diese verlorene Karawane unter das Obdach Deiner Einzigkeit. Zum Brunnquell der Führung leite Du die verirrten Wanderer und gewähre denen, die den Pfad verfehlten, Zuflucht in der Freistatt Deiner Macht. Setze an diese ausgedörrten Lippen die reichen, sanftfließenden Wasser des Himmels, erwecke diese Toten zu ewigem Leben. Gib den Blinden sehende Augen. Lasse die Tauben hören, die Stummen sprechen. Entflamme die Entmutigten, mache die Unbekümmerten achtsam, warne die Hochmütigen, erwecke die Schläfer.
Du bist der Mächtige, Du bist der Schenkende, Du bist der Liebende. Wahrlich, Du bist der Wohltätige, der Erhabenste.
O ihr Geliebten Gottes, ihr Helfer dieses dahinschwindenden Dieners! Als die Sonne der Wirklichkeit ihre unendlichen Gaben vom Aufgangsort aller Sehnsucht ausströmte, als dieses heilige Licht die Welt des Seins von Pol zu Pol erleuchtete, da warf diese Sonne ihre Strahlen mit solcher Kraft hernieder, dass sie das schauerliche Dunkel für alle Zeit tilgte. So wurde unsere Welt des Staubes zum Neid der himmlischen Sphären; dieser niedrige Ort nahm die Pracht und den Schmuck des überirdischen Reiches an. Der Heiligkeit sanfte Lüfte wehten darüber hin und verbreiteten süßen Duft. Die himmlischen Frühlingswinde umfächelten sie. Aus dem Quell aller Segensgaben strömten befruchtende Brisen und brachten grenzenlose Gnade. Dann brach der strahlende Morgen an, und mit ihm kam die Botschaft großer Freude. Die göttliche Frühlingszeit errichtete ihre Zelte in dieser bedingten Welt, so dass alle Schöpfung hüpfte und tanzte. Die welke Erde brachte unsterbliche Blüten hervor. Der tote Staub erwachte zu ewigem Leben. Der Erde entsprossen Blumen mystischer Gelehrsamkeit und frisches Grün voll der Erkenntnis Gottes. Die bedingte Welt offenbarte Gottes großmütige Gaben, die sichtbare Welt spiegelte die ganze Herrlichkeit der Reiche, die den Augen verborgen sind. Gottes Ruf ward verkündet, die Tafel des Ewigen Bündnisses bereitet; der Kelch des Testamentes ging von Hand zu Hand, die Ladung an alle war verkündet. Da ließen sich einige aus dem Volk vom himmlischen Wein entflammen; andere hatten keinen Anteil an diesem größten Geschenk. Sicht und Einsicht einiger wurden erleuchtet vom Licht der Gnade; manche hörten die Hymnen der Einheit und hüpften vor Freude. Vögel stimmten in den Gärten der Heiligkeit ihr Jubellied an, und Nachtigallen sangen in den himmlischen Rosenzweigen ihre wehmütigen Lieder. Sowohl das Reich der Höhe als auch die Erde hienieden waren aufs Schönste geschmückt, und der hohe Himmel beneidete diese Welt. Aber ach, noch immer verharren die Achtlosen unbekümmert in festem Schlaf, und die Narren weisen diesen heiligsten Segen von sich. Die Blinden bleiben in ihre Schleier gehüllt, die Tauben haben keinen Anteil an dem, was vorgegangen ist. Die Toten sind ohne Hoffnung, etwas davon zu erlangen, wie Er sagt: »Sie verzweifeln an dem zukünftigen Leben ebenso, wie die Ungläubigen an der Auferstehung derer verzweifeln, die in den Gräbern liegen.«Q2
Zu euch, o ihr Geliebten Gottes! Löst eure Zunge und bringt Ihm Dank dar, preist und verherrlicht die Schönheit des Angebeteten; denn ihr habt aus diesem reinsten Kelch getrunken, ihr seid begeistert und entflammt von diesem Wein. Ihr habt den süßen Duft der Heiligkeit entdeckt, ihr atmet den Moschus der Treue aus Josefs Gewand. Ihr nährt euch vom Honigtau der Ergebenheit aus der Hand des Einziggeliebten, ihr labt euch an unsterblicher Speise von der üppigen Festtafel des Herrn. Dieser Überfluss ist eine besondere Gunst, die ein liebender Gott euch schenkt; das sind Segnungen und seltene Gaben, die aus Seiner Gnade kommen. Im Evangelium sagt Er: »Denn viele sind berufen, aber wenige sind auserwählt.«Q3 Das bedeutet: Vielen wurde es angetragen, aber nur wenige Seelen sind erwählt, die große Gabe der Führung zu empfangen. »So ist Gottes Großmut: Wem Er geben will, dem gibt Er, und Gott ist von unermesslicher Großmut.«Q4
O ihr Geliebten Gottes! Von den Völkern der Welt stürmen die Winde der Uneinigkeit gegen die Kerze des Bündnisses. Raben des Hasses gleich, setzen Abtrünnige der Nachtigall der Treue zu. Hart bedrängen geistlose Nachtvögel die Taube des Gottesgedenkens, und beutegierige Bestien hetzen die Gazelle, die in den Auen der Gottesliebe wohnt. Tödlich ist die Gefahr, qualvoll der Schmerz.
Die Geliebten des Herrn müssen fest wie Berge sein, standhaft wie unüberwindliche Festungsmauern. Unerschütterlich müssen sie auch in bitterer Not bleiben, unbekümmert auch im schlimmsten Unheil: Lasst sie festhalten am Saum des allmächtigen Gottes, verankert im Glauben an die Schönheit des Allerhöchsten; lasst sie auf die unfehlbare Hilfe aus dem Urewigen Königreich bauen und sich stützen auf die schützende Fürsorge des großmütigen Herrn. Lasst sie allezeit sich erfrischen mit den Tautropfen himmlischer Gnade und sich durch den Odem des Heiligen Geistes in jedem Augenblick wiederbeleben. Lasst sie aufstehen zum Dienste an ihrem Herrn und alles in ihrer Macht Stehende tun, Seine Düfte der Heiligkeit allüberall zu verbreiten. Lasst sie ein mächtiges Bollwerk sein, Seinen Glauben zu verteidigen, eine uneinnehmbare Feste für die Heerscharen der Urewigen Schönheit. Lasst sie über den Bau der Sache Gottes von allen Seiten sorgsam wachen; lasst sie strahlende Sterne werden an Seinen leuchtenden Himmeln. Denn die Horden der Finsternis bestürmen diese Sache von allen Seiten, und die Völker der Erde wollen dieses offenbare Licht ersticken. Und wenn alle Geschlechter der Welt zum Angriff rüsten, wie können wir da unsere Aufmerksamkeit auch nur für einen Augenblick schweifen lassen? Wisst um diese Dinge mit Sicherheit, seid wachsam und beschützt die Sache Gottes.
Eure wichtigste Pflicht ist heute, euren Charakter zu veredeln, eure Sitten zu bessern und euer Verhalten zu ordnen. Die Geliebten Gottes müssen unter Seinen Geschöpfen mit einem Charakter und einem Verhalten hervortreten, dass der Duft ihrer Heiligkeit die ganze Welt umfängt und den toten Seelen das Leben wiedergibt, hat doch die Manifestation Gottes, das grenzenlose Morgenlicht aus dem Unsichtbaren, den Zweck, jeden lebenden Menschen seelisch zu erziehen und seinen Charakter zu läutern – so dass gesegnete Wesen erstehen, losgelöst vom Dunkel der tierischen Welt, mit Eigenschaften, die des Menschen Wirklichkeit zieren. Ziel ist, die Erdenmenschen in das Volk des Himmels zu verwandeln, die Wanderer aus der Finsternis ins Licht zu führen, die Ausgestoßenen in den innersten Kreis des Königreiches treten zu lassen, die Nichtswürdigen zu Vertrauten der ewigen Herrlichkeit zu machen. Die Mittellosen sollen ihren Anteil an der endlosen See erhalten, die Unwissenden sich satt trinken am Lebensquell der Erkenntnis, die Blutdürstigen ihre Barbarei aufgeben. Alle, die ihre Klauen zeigen, sollen freundlich und nachsichtig werden; alle, die den Krieg lieben, sollen wahre Versöhnung suchen; die Unmenschlichen mit messerscharfen Krallen sollen sich der Wohltat dauerhaften Friedens erfreuen; die Unreinen sollen erfahren, dass es ein Reich der Reinheit gibt, die Verderbten ihren Weg finden zu den Strömen der Heiligkeit.
Ehe sich dieser Gottessegen nicht im Wesenskern der Menschlichkeit offenbart, erweist sich die Gabenfülle der Manifestation Gottes als unfruchtbar, und die Sonne der Wahrheit mit all ihrem Strahlenglanz bleibt wirkungslos.
Deshalb bemüht euch mit ganzem Herzen und ganzer Seele, o ihr Geliebten des Herrn, an Seinen himmlischen Eigenschaften teilzuhaben und an den Wohltaten Seiner Heiligkeit euren Anteil zu empfangen, damit ihr Merkmale der Einigkeit und Banner der Einzigkeit werdet, damit ihr die Bedeutung der Einheit erforscht, im Garten Gottes eure Stimme erhebt und selige Hymnen des Geistes singt. Werdet wie die Vögel, die Ihm ihren Dank darbringen, und singt in den blühenden Lauben des Lebens Lieder, welche die Gemüter der Wissenden berücken. Hisst auf den höchsten Gipfeln der Welt die Fahne der Gunst Gottes, damit sie hoch in den Lüften Seiner Gnade flattere und wehe; pflanzt auf dem Felde des Lebens, inmitten der Rosen der sichtbaren Welt, einen Baum, der frische, süße Früchte hervorbringt.
Ich schwöre bei dem wahren Lehrer: Wenn ihr nach den Ermahnungen Gottes handelt, wie sie in Seinen erleuchteten Sendschreiben offenbart sind, dann wird dieser dunkle Staub das Himmelreich widerspiegeln, diese niedere Welt das Reich des Allherrlichen.
O ihr Geliebten des Herrn! Preis sei Ihm, dem Unsichtbaren! Die Sonne der Wahrheit umfängt euch mit überströmenden Gnadengaben, und die Tore Seiner Barmherzigkeit stehen auf allen Seiten offen. Jetzt ist es an der Zeit, diesen Segen anzuwenden und zu nutzen. Seid euch des Wertes dieser Zeit bewusst, lasst euch die Gelegenheit nicht entgehen. Bleibt völlig frei von den Belangen dieser dunklen Welt, zeichnet euch durch solche Wesenszüge aus, die dem Reiche Gottes innewohnen. Dann werdet ihr sehen, wie herrlich das himmlische Tagesgestirn strahlt, wie blendend hell die Zeichen der Großmut sind, die aus dem unsichtbaren Reich erscheinen.
3
O ihr Geliebten Gottes! O ihr Kinder Seines Königreiches! Wahrlich, wahrlich, der neue Himmel und die neue Erde sind erschienen. Die Heilige Stadt, das neue Jerusalem, ist aus der Höhe herniedergestiegen in Gestalt einer himmlischen Jungfrau, verschleiert, wunderschön, einzigartig und bereit, sich mit ihren Liebenden auf Erden zu vereinen. Die Engel der himmlischen Heerscharen stimmen ein in den Ruf, der durch das ganze Weltall schallt. Alle künden laut und machtvoll: »Dies ist die Stadt Gottes und Seine Stätte, darin die Reinen und Heiligen unter Seinen Dienern wohnen sollen. Er wird mit ihnen leben, denn sie sind Sein Volk, und Er ist ihr Herr.«
Er trocknet ihre Tränen, entzündet ihr Licht, erfreut ihre Herzen und entflammt ihre Seelen. Der Tod wird ihnen nichts mehr anhaben, noch werden Kummer, Tränen oder Leid sie betrüben. Gott, der Herr, der Allmächtige hat in Seinem Reich den Thron bestiegen und macht alles neu. Dies ist die Wahrheit, und welche Wahrheit kann größer sein als die Wahrheit, die der heilige Johannes in seiner Offenbarung kündete?
Er ist Alpha und Omega. Er reicht dem Dürstenden das Wasser des Lebens, dem Kranken die Arznei wahrer Erlösung. Wem solche Gnade zuteil wird, der empfängt wahrlich das herrlichste Vermächtnis von Gottes Propheten und Heiligen. Der Herr wird sein Gott sein, und er Sein zärtlich geliebter Sohn.
Frohlocket, o ihr Geliebten des Herrn, ihr Seine Erwählten, ihr Kinder Gottes und Sein Volk. Erhebt eure Stimmen, den höchsten Herrn zu preisen und zu verherrlichen; denn Sein Licht erstrahlt, Seine Zeichen sind offenbar und die Wogen Seiner brandenden See tragen jedem Ufer kostbare Perlen zu.
4
Gelobt sei Er, der die Welt des Daseins erschuf und allem Gestalt gab, Er, der die Aufrichtigen zu einer Stufe der Ehre erhobA2 und die unsichtbare Welt auf der Ebene der sichtbaren erscheinen ließ. – Doch noch immer wandeln die Menschen in trunkenem StumpfsinnA3 und gehen in die Irre.
Er legt die Grundmauern für die hohe Burg, Er leitet den Zyklus der Herrlichkeit ein, Er lässt eine neue Schöpfung erstehen an diesem Tag, der eindeutig der Tag des Gerichts ist – und noch immer verharren die Achtlosen in trunkenem Schlaf.
Die PosauneA4 ertönt, die TrompeteA5 wird geblasen, der Ausrufer lässt seinen Ruf erschallen, allen auf Erden schwinden die Sinne – aber noch immer schlafen die Toten in den Gräbern ihrer Leiber.
Und der zweite TrompetenschallA6 ertönt, der zweite Posaunenstoß folgt dem erstenA7, das gefürchtete Weh tritt ein, jede stillende Mutter vergisst das Kind an ihrer BrustA8 – und dennoch achten die Menschen in ihrer Verwirrung nicht darauf.
Der Tag der Auferstehung ist angebrochen, die Stunde hat geschlagen, der Pfad ist geebnet, die Waage ist aufgestellt und alle auf Erden sind versammeltA9 – aber noch immer sehen die Menschen vom Weg keine Spur.
Das Licht scheint hell, Strahlenglanz umflutet den Berg Sinai, ein zarter Wind weht aus den Gärten des immervergebenden Herrn, der sanfte Hauch des Geistes streift vorbei und die Toten stehen aus ihren Gräbern auf – doch immer noch schlummern die Achtlosen in ihrer Gruft.
Die Flammen der Hölle sind angefacht, der Himmel ist nahe, die Himmelsgärten stehen in Blüte, frische Wasser quellen über, das Paradies erstrahlt in voller Schönheit – aber die Unwissenden sind noch immer versunken im Sumpf ihrer leeren Träume.
Der Schleier ist gefallen, der Vorhang gehoben, die Wolken sind zerteilt, der Herr der Herren ist offenbar – doch den Sündern ist alles entgangen.
Er hat die neue Schöpfung für euch erschaffenA10 und das LeidA11 gebracht, das alles andere Leid übersteigt. Er hat die Heiligen im Reich der Höhe versammelt. Wahrlich, in all dem liegen Zeichen für alle, die Augen haben zu sehen.
Zu Seinen Zeichen gehört das Erscheinen von Vorzeichen und frohen Verheißungen, Andeutungen und Fingerzeigen, die Verbreitung vieler verschiedener Botschaften und die Vorahnungen der Rechtschaffenen, die nunmehr ihr Ziel erreicht haben.
Und zu Seinen Zeichen gehört Sein Strahlenglanz über dem Horizont der Einheit, Sein Licht vom Tagesanbruch der Macht, die Verkündigung der größten frohen Botschaften durch Seinen Herold, den Einen, den Unvergleichlichen. Wahrlich, darin liegt ein leuchtender Beweis für die Schar der Wissenden.
Zu Seinen Zeichen gehört Sein Offenbarsein, Seine Sichtbarkeit für alle, Sein Beweis durch sich selbst, Sein Auftreten vor Zeugen allüberall, unter Völkern, die wie Wölfe über Ihn herfielen und Ihn von allen Seiten umringten.
Zu Seinen Zeichen gehört Sein Widerstand gegen mächtige Nationen und siegreiche Staaten, gegen ein Heer von Feinden, die nach Seinem Blute lechzten und Ihn unablässig zu vernichten suchten, wo immer Er auch weilte. Wahrlich, diese Tatsache verdient die genaue Prüfung derer, die über die Zeichen und Beweise Gottes nachdenken.
Ein weiteres Seiner Zeichen ist das Wunder Seiner Abhandlungen, der Fluss Seiner Rede, die Schnelligkeit, mit der Seine Schriften offenbart wurden, Seine Worte der Weisheit, Seine Verse, Seine Sendschreiben, Seine Andachten, Seine Auslegungen des Qur’áns, der schwerverständlichen wie der klaren Verse. Bei deinem Leben! Das alles ist klar wie der helle Tag für jeden, der es mit dem Auge der Gerechtigkeit betrachtet.
Ferner gehört zu Seinen Zeichen die Morgensonne Seines Wissens, der aufsteigende Mond Seiner Künste und Fähigkeiten, die Art, wie Er auf allen Seinen Wegen Vollkommenheit zeigt. Das wird von den Gelehrten und Gebildeten vieler Nationen bezeugt.
Und weiterhin gehört zu Seinen Zeichen die Tatsache, dass Seine Schönheit unversehrt blieb und Sein menschlicher Tempel geschützt war, da Er Seinen Strahlenglanz offenbarte, trotz der massiven Angriffe Seiner Feinde, die zu Tausenden mit ihren spitzen Pfeilen, Speeren und Schwertern auf Ihn einstürmten. Das ist wahrlich ein Wunder und eine Mahnung für alle, die gerecht urteilen.
Und zu Seinen Zeichen gehört Seine Langmut, Seine Leiden und Schmerzen, Seine Pein in Ketten und Banden, und Sein Ruf zu jeder Stunde: »Kommt zu Mir, kommt zu Mir, ihr Rechtschaffenen! Kommt zu Mir, kommt zu Mir, die ihr das Gute liebt! Kommt zu Mir, kommt zu Mir, ihr Aufgangsorte des Lichtes!« Wahrlich, die Tore des Mysteriums sind weit geöffnet – aber immer noch ergötzen sich die Frevler an ihren sinnlosen Kritteleien.A12
Ein anderes Seiner Zeichen ist die Verkündigung Seines Buches, Sein eindeutiger heiliger Text, darin Er die Könige tadelt, und Seine unheilverkündende Warnung an denA13, dessen mächtige Herrschaft in aller Welt zu spüren war – und dessen hochragender Thron in wenigen Tagen stürzte. Diese Tatsache ist eindeutig bewiesen und weithin bekannt.
Und zu Seinen Zeichen gehören Seine hehre Würde, Seine hohe Stufe, Seine alles überragende Herrlichkeit und die Ausstrahlung Seiner Schönheit hoch über das Gefängnis hinaus, so dass sich die Häupter vor Ihm beugten, die Stimmen sich senkten und nur demütige Gesichter Seinen Weg kreuzten. Das ist ein Beweis, wie er in vorangegangenen Zeitaltern niemals erbracht wurde.
Und weiter gehören zu Seinen Zeichen die fortwährenden, außergewöhnlichen Taten, die vollbrachten Wunder, die Wundertaten, die ohne Unterbrechung von Ihm ausgingen, wie der Regen aus Seinen Wolken fällt – und die Bestätigung Seines gewaltigen Lichtes selbst durch Ungläubige. Bei Seinem Leben! Das ist eindeutig nachgewiesen. Es zeigte sich den Angehörigen jedweder Überzeugung, die in die Gegenwart des lebendigen, des selbstbestehenden Herrn gelangten.
Und schließlich gehören zu Seinen Zeichen die Sonne Seiner Ära mit ihren weitreichenden Strahlen, der aufgehende Mond Seiner Epoche am Himmel aller Zeitalter; Sein Tag, der im Zenit aller Tage steht, was Rang und Macht, allumfassende Wissenschaften und Künste anbelangt, welche die Welt verblüffen und den Geist der Menschen in Erstaunen versetzen.
Wahrlich, dies ist eine Tatsache, die für alle Zeiten unumstößlich feststeht.
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Das große Licht der Welt, das die ganze Menschheit erhellte, ist untergegangen, um ewig vom Horizont Abhá, Seinem Reich unvergänglicher Herrlichkeit, zu strahlen, Seine Pracht aus der Höhe über Seine Geliebten zu ergießen und ihren Herzen und Seelen den Odem ewigen Lebens einzuflößen.
Denket nach in Eurem Herzen über das, was Er in Seinem weltweit verbreiteten Sendbrief von der göttlichen Schau vorausgesagt hat. Er spricht darin: »Daraufhin klagte sie und rief: ›Möge die Welt mit allem darin ein Lösegeld sein für Deine Leiden. O Du Herrscher über Himmel und Erde! Warum hast Du Dich den Bewohnern dieser Gefängnisstadt ‘Akká in die Hände gegeben? Eile in andere Herrschaftsgebiete, zu Deinen überirdischen Zufluchtsorten, die das Volk der Namen noch nie geschaut hat.‹ Wir lächelten und schwiegen. Denke nach über diese höchsterhabenen Worte und begreife den Sinn dieses verborgenen, heiligen Mysteriums.«
O ihr Geliebten des Herrn! Hütet euch, hütet euch, dass ihr weder zögert noch schwankt. Lasst nicht zu, dass Furcht euch ergreift, Unruhe oder Verzweiflung über euch kommt. Nehmt euch in Acht, dass dieser verhängnisvolle Tag nicht die Flammen eurer Begeisterung lösche und eure zarten Hoffnungen ersticke. Heute ist der Tag der Standhaftigkeit und der Treue. Selig sind, die fest und unerschütterlich bleiben wie der Fels, die dem Sturm und Druck dieser aufwühlenden Stunde mutig entgegentreten. Sie werden wahrlich Gottes Gnade empfangen; sie werden wahrlich Seinen göttlichen Beistand erlangen und wahrhaft siegreich sein. Sie werden unter den Menschen mit solchem Glanz aufleuchten, dass die Bewohner des Zeltes der Herrlichkeit sie preisen und rühmen. Ihnen ward dieser himmlische Ruf verkündet, der in Seinem Heiligsten BuchA14 offenbart ist: »Seid nicht verstört im Herzen, o Menschen, wenn die Herrlichkeit Meiner Gegenwart entschwunden und das Meer Meiner Äußerung verebbt sein wird. In Meiner Gegenwart unter euch liegt eine Weisheit, und in Meinem Fernsein liegt eine andere, unergründlich für alle außer Gott, dem Unvergleichlichen, dem Allwissenden. Wahrlich, von Unserem Reiche der Herrlichkeit aus schauen Wir auf euch und werden jedem, der sich für den Sieg Unserer Sache erhebt, mit den himmlischen Heerscharen und einer Schar Unserer begünstigten Engel beistehen.«Q5
Die Sonne der Wahrheit, dieses Größte Licht, ging am Horizont der Welt unter, um mit unsterblichem Glanz über dem Reich des Grenzenlosen aufzugehen. In Seinem Heiligsten Buch ruft Er den Festen und Standhaften unter Seinen Freunden zu: »Seid nicht verzagt, o Völker der Welt, wenn die Sonne Meiner Schönheit untergegangen und der Himmel Meines Heiligtums vor eueren Augen verhüllt sein wird. Erhebt euch, um Meine Sache weiterzutragen und Mein Wort unter den Menschen zu erhöhen.«Q6
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O ihr Völker des Königreiches! Wie viele Seelen verbrachten ihr ganzes Leben in Anbetung, ertrugen die Kasteiung des Fleisches, sehnten sich nach Zutritt zum Reich Gottes und scheiterten dennoch. Ihr aber habt dieses Ziel ohne Mühe, Qual oder Selbstverleugnung erreicht und das Reich betreten.
Es ist wie zur Zeit des Messias, als die Pharisäer und die Frommen leer ausgingen, während Petrus, Johannes und Andreas, die sich weder der frommen Anbetung noch der Askese hingaben, den Sieg davontrugen. Darum danket Gott, dass Er euch die Krone ewiger Herrlichkeit aufs Haupt drückte und euch diese unermessliche Gnade gewährte.
Es ist an der Zeit, dass ihr aus Dankbarkeit für diese Gnadengabe Tag für Tag an Glauben und Standhaftigkeit wachset. Ihr solltet dem Herrn, eurem Gott, immer näher kommen und in solchem Maße angezogen und entflammt werden, dass eure heiligen Melodien zum Lobe des Geliebten die Scharen der Höhe erreichen, dass jeder von euch gleich einer Nachtigall in diesem Rosengarten Gottes den Herrn der Heerscharen verherrliche und zum Lehrer werde für alle, die auf Erden wohnen.
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O ihr geistigen Freunde ‘Abdu’l-Bahás! Ein vertrauter Bote ist angekommen und hat in der Welt des Geistes eine Botschaft von Gottes Geliebten überbracht. Dieser glückverheißende Bote trägt den Duft der Inbrunst und Begeisterung, den Lebenshauch der Liebe Gottes. Er lässt die Herzen vor Freude tanzen und erfüllt die Seelen mit Entzücken und mit überströmender Liebe. So stark hat die Herrlichkeit göttlicher Einheit Herzen und Seelen durchdrungen, dass sie nun alle durch himmlische Bande verbunden sind, ein Herz und eine Seele. So spiegeln sie jetzt aus tiefem Herzensgrund klar und deutlich den Abglanz des Geistigen und den Eindruck des Göttlichen. Ich erbitte von Gott, dass Er diese geistigen Bande Tag für Tag festige und diese mystische Einheit immer heller strahlen lasse, bis schließlich alle zu Heerscharen werden, gesammelt unter dem Banner des Bündnisses, unter dem Schutz und Schirm des Wortes Gottes; dass sie mit ganzer Kraft nach allumfassender, enger, herzlicher Freundschaft streben, und dass echte Liebe und geistige Verbundenheit alle Herzen in der Welt zusammenschmieden. Dann wird die ganze Menschheit durch diese neue hellstrahlende Gnadengabe in einem einzigen Heimatland versammelt. Dann werden Kampf und Streit von der Erdoberfläche verschwinden; dann wird die Menschheit in der Liebe zur Schönheit des Allherrlichen geborgen sein. Missklang wird sich in Einklang wandeln, Streit in Übereinstimmung. Die Wurzeln aller Bosheit werden ausgerissen, die Grundlagen der Angriffswut vernichtet werden. Die hellen Strahlen der Vereinigung werden das Dunkel der Grenzen verscheuchen, und himmlischer Glanz wird das menschliche Herz zu einem Schatzberg machen, der von der Liebe Gottes wie von Goldadern durchzogen ist.
O ihr Geliebten des Herrn! Dies ist die Stunde, da ihr euch mit allen Völkern der Erde in höchster Güte und Liebe verbinden sollt, da ihr die Zeichen und Merkmale von Gottes unermesslicher Barmherzigkeit für sie sein sollt. Ihr müsst die wahre Seele der Welt werden, der Lebenshauch im Leib der Menschenkinder. In diesem wundervollen Zeitalter, da die Urewige Schönheit, der Größte Name mit zahllosen Gaben am Horizont der Welt erschienen ist, flößt Gott durch Sein Wort dem innersten Wesenskern der Menschheit solche erstaunlichen Kräfte ein, dass Er menschlichen Eigenschaften alle Wirkung nimmt und die Völker mit Seiner allbezwingenden Macht in einem weiten Meer der Einheit zusammenführt.
Jetzt ist es Zeit für die Geliebten Gottes, das Banner der Einheit hochzurecken, in den Versammlungen der Welt die Lieder der Liebe und Freundschaft anzustimmen und allen zu zeigen, dass Gottes Gnade einzig ist. Dann werden die Tabernakel der Heiligkeit auf den Gipfeln der Erde errichtet, und alle Völker werden im schützenden Schatten des Wortes der Einheit versammelt. Dieser große Segen wird über der Welt aufgehen, wenn die Geliebten Gottes sich erheben, Seine Lehren auszuführen und den frischen, süßen Duft weltumspannender Liebe nah und fern zu verbreiten.
Das Gebot der Liebe und Freundschaft galt in jeder Sendung; aber dieses Gebot war begrenzt auf die Gemeinschaft derer, die miteinander einig waren. Es galt nicht gegenüber andersdenkenden Feinden. Gelobt sei Gott, denn in diesem wundervollen Zeitalter sind Gottes Gebote nicht abgegrenzt oder auf eine bestimmte Gruppe beschränkt. Vielmehr ist allen Freunden zur Pflicht gemacht, jeder Gemeinschaft auf Erden Liebe und Freundschaft, Rücksicht, Großmut und Wohlwollen entgegenzubringen. Jetzt müssen sich die Geliebten Gottes erheben, Seine Gebote in die Tat umzusetzen: Lasst sie den Menschenkindern gütige Väter sein, der Jugend mitfühlende Brüder, den vom Alter Gebeugten selbstlose Nachkommen. Das bedeutet, dass ihr jedem menschlichen Wesen zarte Liebe erzeigt, selbst euren Feinden, und dass ihr sie alle mit ungetrübter Freundschaft, mit Frohsinn und Güte willkommen heißt. Sollte euch jemand grausam verfolgen, so haltet ihm die Treue. Sollte Bosheit euren Weg kreuzen, so antwortet mit freundlichem Herzen. Wenn Speere und Pfeile auf euch regnen, so bietet eure Brust als spiegelblanke Zielscheibe; und als Antwort auf Fluch, Spott und böse Worte erzeigt überströmende Liebe. So werden alle Völker die Kraft des Größten Namens bezeugen; jedes Volk wird die Macht der Urewigen Schönheit anerkennen und sehen, wie Er die Mauern der Zwietracht niederreißt, wie sicher Er alle Völker auf Erden zur Einheit führt, wie Er die Menschenwelt erleuchtet und diese staubige Erde Lichtströme ausstrahlen lässt.
Diese menschlichen Wesen sind wie Kinder: frech und unbekümmert. Solche Kinder müssen erzogen werden mit grenzenloser Liebe und Fürsorge; sie müssen gütig gehegt werden in den Armen der Gnade, so dass sie die Liebe Gottes in ihrer geistigen Honigsüße kosten, dass sie zu Kerzen werden, die ihre Strahlen in diese finstere Welt ergießen, und deutlich erkennen, welche Flammenkronen der Herrlichkeit Er, der Größte Name, die Urewige Schönheit, Seinen Geliebten auf die Stirne setzt, welche reichen Gaben Er denen, die Er liebt, ins Herz legt, welche Liebe Er der Menschheit in die Brust pflanzt und welche Schätze an Freundschaft Er unter allen Menschen zum Vorschein bringt.
O Gott, mein Gott! Stehe Deinen vertrauten Dienern bei, dass sie liebevolle, empfindsame Herzen haben. Hilf ihnen, der Führung Licht, das von den himmlischen Heerscharen ausgeht, unter allen Erdenvölkern zu verbreiten. Wahrlich, Du bist der Starke, der Gewaltige, der Mächtige, der Allunterwerfende, der Immervergebende. Wahrlich, Du bist der Freigebige, der Sanfte, der Empfindsame, der Großmütigste.
8
O ihr Geliebten ‘Abdu’l-Bahás und ihr Dienerinnen des Barmherzigen! Es ist früh am Morgen, die belebenden Winde des Paradieses Abhá wehen über die ganze Schöpfung. Aber sie können nur jene bewegen, die reinen Herzens sind; nur der reine Sinn kann ihren Duft wahrnehmen. Nur das erkennende Auge erblickt die Sonnenstrahlen; nur das hörende Ohr kann dem Gesang der himmlischen Heerscharen lauschen. Zwar ergießt sich ergiebiger Frühlingsregen, der Segen des Himmels, auf alle Dinge; doch nur gute Erde kann er fruchtbar machen; den versalzenen Boden, auf dem alle Freigebigkeit keine Wirkung hervorbringen kann, den liebt er nicht.
Heute weht der sanfte, heilige Lufthauch des Reiches Abhá über alle Lande, aber nur, die reinen Herzens sind, kommen ihm nahe und können ihn nutzen. Diese unrecht behandelte Seele hofft, dass die Gnade des Selbstbestehenden und die offenbare Kraft des Wortes Gottes die Köpfe der Gedankenlosen freimachen, so dass sie den süßen Duft wahrnehmen, der aus den verborgenen Rosenbeeten des Geistes weht.
O ihr Freunde Gottes! Wahre Freunde sind wie erfahrene Ärzte, und Gottes Lehren sind wie heilender Balsam für das Bewusstsein des Menschen. Sie machen den Kopf klar, so dass der Mensch sie einatmen und sich an ihrem süßen Duft erfreuen kann. Sie erwecken die Schläfer. Sie machen die Achtlosen bewusst, schenken den Ausgestoßenen ihren Anteil und den Entmutigten Hoffnung.
Wenn an diesem Tag ein Mensch in Übereinstimmung mit Gottes Geboten und Ratschlägen handelt, wird er der Menschheit als göttlicher Arzt dienen, und wie die Posaune IsráfílsA15 wird er die Toten dieser bedingten Welt zum Leben rufen. Denn die Bestätigungen des Reiches Abhá strömen ununterbrochen, und eine Seele von solcher Tugend hat die unfehlbare Hilfe der himmlischen Heerscharen zum Beistand. So wird eine winzige Mücke zum machtvollen Adler, ein armseliger Spatz wandelt sich zu einem königlichen Falken in den Höhen urewiger Herrlichkeit.
Schaut deshalb nicht auf eure beschränkten Fähigkeiten, fragt nicht, ob ihr der Aufgabe würdig seid: Setzt eure Hoffnungen auf die Hilfe und Güte, die Gaben und Segnungen Bahá’u’lláhs – möge meine Seele ein Opfer für Seine Freunde sein! Jagt auf dem Kampfross hehren Strebens über das Schlachtfeld des Opfers, traget aus dieser weiten Kampfbahn den Preis göttlicher Güte von dannen.
O ihr Dienerinnen des barmherzigen Herrn! Wieviele Königinnen dieser Welt legten ihr Haupt auf ein Kissen aus Staub und schwanden dahin. Keine Frucht, keine Spur, kein Zeichen, nicht einmal ihre Namen ließen sie zurück. Für sie gibt es keinen Segen, ja kein Leben mehr. Nicht so die Dienerinnen an der Schwelle Gottes! Hell wie glitzernde Sterne leuchten sie an den Himmeln urewiger Herrlichkeit und verströmen ihren Glanz über alle Zeit. Sie haben ihre tiefsten Hoffnungen im Paradies Abhá erfüllt, sie haben den Honig der Wiedervereinigung in der Gemeinde des Herrn gekostet. Seelen wie diese nutzten ihr Erdendasein: Sie pflückten die Frucht des Lebens. Und die anderen? »Über sie brach wahrlich eine Zeit herein, da sie vergessen waren.«
O ihr Geliebten dieses Unterdrückten! Wischt euch die Augen, dass ihr keinen Menschen anders betrachtet als euch selbst. Seht keine Fremden, seht vielmehr alle Menschen als Freunde; denn Liebe und Einheit fallen schwer, wenn ihr den Blick auf das Andersartige heftet. Und in diesem neuen, wunderbaren Zeitalter lehren uns die heiligen Schriften, dass wir mit jedem Volk eins sein müssen, dass wir weder Grobheit noch Unrecht, weder bösen Willen noch Feindschaft oder Hass beachten dürfen. Vielmehr müssen wir unsere Augen auf den Himmel urewiger Herrlichkeit richten; denn jedes Geschöpf ist ein Zeichen Gottes, es kam durch die Gnade des Herrn und durch Seine Macht in die Welt. Deshalb ist keiner ein Fremder, jeder gehört zur Familie. Keiner ist Ausländer, jeder ein Freund, und jeder muss als Freund behandelt werden.
So müssen sich die Geliebten Gottes in herzlicher Verbundenheit Fremden wie Freunden gleicherweise zuwenden und allen das höchste Maß an Wohlwollen entgegenbringen. Dabei dürfen sie nicht auf ihre beschränkten Möglichkeiten achten und niemals fragen, ob es die anderen verdienen, geliebt zu werden. Lasst die Freunde in jedem Fall rücksichtsvoll und unendlich gütig sein. Lasst sie nie den Mut verlieren wegen der Bosheit der Leute, ihrer Angriffslust und ihrem Hass, wie schlimm das auch sei. Wenn andere ihre Speere nach euch schleudern, so bietet ihnen Milch und Honig als Gegengabe. Wenn sie euch das Leben vergiften, versüßt ihnen die Seele. Wenn sie euch schaden, lehrt sie, wie man getröstet wird. Wenn sie euch eine Wunde schlagen, seid Balsam für ihre Schmerzen. Wenn sie nach euch stechen, setzt ihnen einen erfrischenden Becher an die Lippen.
O Gott, mein Gott! Dies sind Deine schwachen Diener, Deine ergebenen Knechte und Mägde, die sich niederbeugen vor Deinem erhabenen Wort, sich demütigen an Deiner strahlenden Schwelle und Deine Einheit bezeugen, welche die Sonne in ihrem Mittagsglanz erstrahlen ließ. Sie lauschen dem Ruf, den Du aus Deinem verborgenen Reich erhebst, und bebenden Herzens, voll Liebe und Entzücken antworten sie darauf.
O Herr, lasse auf sie alle die Schauer Deines Erbarmens, die Wasser Deiner Gnade herabregnen. Lasse sie zu herrlichen Pflanzen des Himmelsgartens heranwachsen. Gib, dass dieser Garten unter den reichen Wolken Deiner Gnadengaben und aus den tiefen Wassern Deiner unendlichen Güte allezeit frisch und prächtig grüne und blühe.
Du bist wahrlich der Mächtige, der Erhabene, der Gewaltige, der allein in den Himmeln und auf Erden unverwandelt bleibt. Es gibt keinen Gott außer Dir, dem Herrn offenbarer Zeichen und Beweise.
9
O du, dessen Herz überfließt vor Liebe zum Herrn! Ich wende mich dir zu an diesem geweihten Ort, um dein Herz mit meinem Sendbrief zu erfreuen; denn dieser Brief lässt das Herz dessen, der an die Einheit Gottes glaubt, seinen Flug zu den Gipfeln der Seligkeit nehmen.
Danke Gott, dass Er dich fähig macht, in Sein Reich der Macht einzutreten. Bald werden die Wohltaten deines Herrn in steter Folge über dich kommen, bald wird Er dich zum Zeichen machen für jeden Wahrheitssucher.
Halte dich fest an das Bündnis deines Herrn, und mit jedem Tag lasse deinen Vorrat an Liebe für Seine Geliebten wachsen. Wende dich in Güte den Dienern des Allbarmherzigen zu, um auf der Arche des Friedens, die über die Meere des Lebens fährt, das Segel der Liebe zu setzen. Lasse dich von nichts betrüben, ärgere dich über niemanden. Dir geziemt es, dem Willen Gottes ergeben allen Völkern auf Erden ohne Ausnahme ein wahrer, liebender, vertrauter Freund zu sein. Dies ist die Tugend der Aufrichtigen, die Art der Heiligen, das Zeichen derer, die an Gottes Einheit glauben, das Gewand des Volkes Bahá.
Danke dem Herrn und preise Ihn, dass Er dir gestattete, Ihm das Recht GottesA16 darzubringen. Das ist wahrlich eine besondere Gunst von Ihm für dich; so preise Ihn für dies Gebot, das in den Schriften deines Herrn niedergelegt wurde vom Altehrwürdigen der Tage.
Er ist wahrlich der Liebende, der Zarte, der Immerschenkende.
10
O du liebe Dienerin Gottes! Deinen Brief habe ich erhalten und seinen Inhalt zur Kenntnis genommen. Du bittest um eine Regel, nach der du dein Leben ausrichten sollst.
Glaube an Gott und richte dein Angesicht auf Sein hehres Reich. Sei verliebt in die Schönheit Abhá, stehe fest im Bündnis, sehne dich danach, zum Himmel allumfassenden Lichts aufzusteigen. Löse dich von dieser Welt und werde wiedergeboren durch den süßen Duft der Heiligkeit, der aus dem Reich des Höchsten weht. Rufe die Menschen zur Liebe, sei gütig zum ganzen Menschengeschlecht. Liebe die Menschenkinder, nimm Anteil an ihrem Leid. Gehöre zu denen, die Frieden stiften. Biete deine Freundschaft an und sei vertrauenswürdig. Sei Balsam für jede Wunde, Arznei für jedes Übel. Bringe die Seelen zusammen. Singe die Verse der Führung. Bete zu deinem Herrn, erhebe dich und führe die Menschen auf den rechten Pfad. Löse deine Zunge, lehre und lasse aus deinem Angesicht das Feuer der Liebe Gottes leuchten. Halte keinen Augenblick inne, suche keinen Atemzug der Ruhe. So wirst du zum Zeichen und Symbol der Liebe Gottes, zum Banner Seiner Gnade.
11
Den Freunden dienen heißt, dem Reiche Gottes dienen, und den Armen Beachtung schenken, ist eine der bedeutendsten Lehren Gottes.
12
Erkenne mit Gewissheit: Liebe ist das Geheimnis von Gottes heiliger Sendung, die Offenbarung des Allbarmherzigen, der Quell geistiger Ausgießung. Liebe ist des Himmels gütiges Licht, ewiger Odem des Heiligen Geistes, der die Menschenseele belebt. Liebe ist der Grund, warum sich Gott dem Menschen offenbart; sie ist im Einklang mit der göttlichen Schöpfung das Lebensband in den Wirklichkeiten der Dinge. Liebe sichert als einziges Mittel echtes Glück in dieser und der zukünftigen Welt. Liebe ist das Licht, das durchs Dunkel führt, das lebendige Bindeglied, das Gott mit dem Menschen vereint und den Fortschritt jeder erleuchteten Seele verbürgt. Liebe ist das größte Gesetz, das diesen mächtigen, himmlischen Zyklus regiert, die einzigartige Kraft, welche die verschiedenen Elemente der stofflichen Welt zusammenhält, die höchste Anziehungskraft, welche die Bewegung der Sphären in den Himmelsreichen regiert. Liebe enthüllt mit unfehlbarer, grenzenloser Kraft die verborgenen Geheimnisse des Weltalls. Liebe ist der Geist des Lebens für den geschmückten Leib der Menschheit. Sie errichtet in dieser vergänglichen Welt wahre Kultur und verströmt unvergänglichen Ruhm über jede Rasse und Nation, die hohe Ziele anstrebt.
Den Namen jedes Volkes, das Gott gnädiglich mit Liebe beschenkt, werden die himmlischen Heerscharen, die Schar der Engel und die Bewohner des Reiches Abhá gewiss preisen und verherrlichen. Jedes Volk jedoch, das sein Herz von dieser göttlichen Liebe, dieser Offenbarung des Barmherzigen, abkehrt, wird in schweren Irrtum absinken, verzweifeln und völlig zerfallen. Dieses Volk wird nirgends mehr Schutz finden; es wird den gemeinsten Kreaturen dieser Erde gleich werden, ein Opfer der Erniedrigung und der Schande.
O ihr Geliebten des Herrn! Bemüht euch, Offenbarungen der Liebe Gottes zu werden, Leuchten göttlicher Führung, die unter allen Geschlechtern auf Erden mit dem Licht der Liebe und Eintracht strahlen.
Heil sei den Offenbarern dieses herrlichen Lichtes!
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O du Tochter des Königreiches! Dein Brief vom 5. Dezember 1918 erreichte mich. Er enthielt die gute Nachricht, dass die Freunde Gottes und die Dienerinnen des Barmherzigen im Sommer in Green Acre zusammengekommen sind, dass sie Tag und Nacht im Gedenken Gottes zubrachten, der Einheit der Menschenwelt dienten, allen Religionen Liebe bezeigten, frei blieben von jedem religiösen Vorurteil und gütig zu allen Menschen waren. Die göttlichen Religionen müssen Einheit unter den Menschen bewirken, als Mittel zu Einigkeit und Liebe dienen. Sie müssen den Weltfrieden verkünden, den Menschen von allen Vorurteilen befreien, Freude und Frohsinn spenden, Güte gegenüber allen Menschen einüben und alle Unterschiede beiseite räumen. So sagte Bahá’u’lláh, an die Menschenwelt gewandt: »O Menschen! Ihr seid die Früchte eines Baumes, die Blätter eines Zweiges.«Q7 Allenfalls ist es so, dass einige Seelen unwissend sind; sie müssen erzogen werden. Manche sind krank; sie müssen geheilt werden. Einige sind noch wie Kinder; wir müssen ihnen helfen, die Reife zu erreichen, und müssen ihnen gegenüber besonders gütig sein. So verhält sich das Volk Bahás.
Ich hoffe, deine Brüder und Schwestern werden alle zu Förderern der Menschheit werden.
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O ihr beiden gesegneten Seelen! Eure Briefe sind angekommen. Sie zeigten, dass ihr nach der Wahrheit forscht und euch freigemacht habt von Nachahmung und Aberglauben, dass ihr mit eigenen und nicht mit fremden Augen schaut, mit eigenen und nicht mit fremden Ohren hört, dass ihr Geheimnisse mit eigenem und nicht mit fremdem Bewusstsein entdeckt. Wer nachahmt, sagt: Dieser Mensch hat etwas gesehen, dieser Mensch hat etwas gehört, dieser Mensch hat etwas entdeckt. Mit anderen Worten, er hängt von der Sicht, dem Gehör und dem Bewusstsein anderer ab und besitzt keinen eigenen Willen.
Preis sei Gott, denn ihr habt Willenskraft bewiesen und euch der Sonne der Wahrheit zugewandt. Die Gefilde eurer Herzen hat der Herr mit dem Licht des Königreichs erleuchtet; ihr wurdet auf den geraden Pfad geführt und geht die Straße, die zum Reich Gottes führt. Ihr habt das Paradies Abhá betreten und euren Anteil erlangt an der Frucht vom Baum des Lebens.
Selig seid ihr. Eine herrliche Wohnstatt erwartet euch. Gruß und Preis seien mit euch!
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O du Gefangene der Liebe Gottes!A17 Der Brief, den du bei deiner Abreise geschrieben hast, hat mich erreicht und sehr erfreut. Ich hoffe, dass dir dein inneres Auge weit geöffnet wird, so dass sich dir der Kern göttlicher Geheimnisse erschließt.
Du begannst deinen Brief mit einem gesegneten Satz: »Ich bin Christin.« O wenn doch alle wahre Christen wären! Es ist einfach, sich als Christ zu bekennen; aber ein wirklicher Christ zu sein, ist schwierig. Heute sind etwa fünfhundert Millionen Seelen Christen; aber der wahre Christ ist selten: Er ist die Seele, aus deren anmutigem Gesicht Christi Herrlichkeit strahlt, die Seele, welche die Vollkommenheiten des Königreiches offenbart. Das ist sehr wichtig, denn Christ zu sein, heißt jede vorhandene Vollkommenheit verkörpern. Ich hoffe, dass auch du eine wahre Christin wirst. Danke Gott, dass du durch die göttlichen Lehren zu guter Letzt in höchstem Maße beides erhalten hast, das äußere wie das innere Auge, dass du fest in der Gewissheit und im Glauben wurzelst. Ich hoffe sehr, dass auch andere erleuchtete Augen, hörende Ohren und ewiges Leben erlangen, dass diese vielen Flüsse aus den verschiedenen, verstreuten Flussbetten ihren Weg heimfinden in das alles umspülende Meer, dass sie zusammenfließen und sich zu einer einzigen Woge brandender Einheit erheben, dass die einende Wahrheit durch die Macht Gottes alle eingebildeten Unterschiede verschwinden lasse. Dies ist das einzig Wesentliche; denn wenn Einheit erreicht ist, verschwinden alle anderen Probleme von selbst.
O verehrte Dame! Nach den göttlichen Lehren in dieser ruhmreichen Sendung sollten wir keinen herabsetzen oder unwissend nennen mit den Worten: »Du weißt es nicht, ich aber weiß es.« Vielmehr sollten wir anderen mit Achtung begegnen, und wenn wir etwas erklären und zeigen möchten, sollten wir wie Wahrheitssucher sagen: »Hier liegen uns diese Dinge vor. Lasst uns forschen, damit wir entscheiden können, wo und in welcher Gestalt die Wahrheit zu finden ist.« Der Lehrer darf nicht sich selbst als wissend und die anderen als unwissend betrachten. Solche Gedanken erzeugen nur Stolz, und der Stolz trägt nicht dazu bei, andere zu beeinflussen. Der Lehrer darf sich in keiner Weise als überlegen ansehen. Er muss äußerst freundlich, bescheiden und demütig sprechen; denn diese Sprechweise übt Einfluss aus und erzieht die Seelen.
O verehrte Dame! Alle Propheten wurden nur zu einem einzigen Zweck zur Erde herniedergesandt. Christus wurde zu diesem Zweck offenbart, Bahá’u’lláh erhob dafür den Ruf des Herrn: dass die Menschenwelt zur Welt Gottes werde, diese niedere Welt zum Reich Gottes, dieses Dunkel zu Licht, diese satanische Bosheit zum Kanon himmlischer Tugenden; ferner dass Einheit, Freundschaft und Liebe für das ganze Menschengeschlecht errungen werden, dass organische Einheit wieder erscheine, die Grundlagen der Uneinigkeit zerstört werden und die Menschheit ewiges Leben und ewige Gnade ernte.
O verehrte Dame! Schau dich um in der Welt! Einheit, gegenseitige Anziehung, Zusammensein verursachen Leben; aber Uneinigkeit und Missklang bedeuten Tod. Wenn du alle Erscheinungen bedenkst, wirst du erkennen, wie jedes erschaffene Ding durch die Vermischung vieler Elemente entsteht. Wenn diese Gesamtheit der Elemente aufgelöst wird, wenn der Einklang der Elemente aufgehoben wird, ist damit das Leben in dieser Erscheinungsform ausgelöscht.
O verehrte Dame! Obwohl in vergangenen Religionszyklen Einklang begründet wurde, war in Ermangelung der Mittel die Einheit der Menschheit unerreichbar. Die Kontinente blieben weit voneinander getrennt, ja sogar unter den Völkern ein und desselben Kontinents waren Verbindung und Austausch nahezu unmöglich. Infolgedessen waren Umgang, Verständigung und Einheit zwischen allen Völkern und Geschlechtern der Erde unerreichbar. Heute jedoch haben sich die Kommunikationsmittel vervielfacht, und die fünf Kontinente der Erde sind im Grunde genommen zu einem Ganzen verschmolzen. Jedem Menschen fällt es heute leicht, überallhin zu reisen, mit anderen Völkern zusammenzukommen und Meinungen auszutauschen oder sich durch Veröffentlichungen mit den Lebensbedingungen, Glaubensvorstellungen und Gedanken aller Menschen vertraut zu machen. Ebenso sind alle Glieder der menschlichen Familie, ob Völker oder Regierungen, Städte oder Dörfer, in steigendem Maße voneinander abhängig geworden. Keiner kann mehr in Selbstgenügsamkeit leben, weil politische Bindungen alle Völker und Nationen vereinen, die Bande des Handels und der Industrie, der Landwirtschaft und des Bildungswesens Tag für Tag stärker werden. Folglich ist die Einheit der ganzen Menschheit heutzutage erreichbar geworden. Wahrlich, dies ist nur eines der Wunder dieses wunderbaren Zeitalters, dieses ruhmreichen Jahrhunderts. Die vergangenen Zeitalter waren all dessen beraubt, denn dieses Jahrhundert – das Jahrhundert des Lichtes – ist mit einzigartiger, unvergleichlicher Herrlichkeit, mit Macht und Erleuchtung ausgestattet worden. Darum entfaltet sich mit jedem Tag ein ungeschautes, erstaunliches Wunder. Schließlich wird man sehen, wie hell seine Lichtstrahlen in der Gemeinschaft der Menschen leuchten werden.
Sieh, wie dieses Licht nun am dunklen Horizont der Welt zu dämmern beginnt! Der erste Lichtstrahl ist die Einheit im politischen Bereich; der allererste Schimmer davon lässt sich nunmehr erkennen. Der zweite Lichtstrahl ist die Einheit des Denkens in weltweiten Unternehmungen, die bald vollzogen werden wird. Der dritte Lichtstrahl ist die Einheit in der Freiheit, die sicherlich eintreten wird. Der vierte Lichtstrahl ist die Einheit in der Religion, der Eckstein, auf dem die Grundlage ruht; auch sie wird durch die Macht Gottes in ihrer ganzen Strahlenfülle offenbar werden. Der fünfte Lichtstrahl ist die Einheit der Nationen – eine Einheit, die in diesem Jahrhundert sicher begründet werden wird, so dass sich alle Völker der Welt als Bürger eines gemeinsamen Vaterlandes betrachten. Der sechste Lichtstrahl ist die Einheit der Rassen, die alle Erdenbewohner zu Völkern und Geschlechtern einer Rasse macht. Der siebte Lichtstrahl ist die Einheit der Sprache, das heißt die Wahl einer universalen Sprache, in der alle Menschen unterrichtet werden und miteinander verkehren. All dies wird unausweichlich eintreten, weil die Macht des Reiches Gottes seine Verwirklichung fördern und unterstützen wird.
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O ihr erleuchteten Geliebten und ihr Dienerinnen des Barmherzigen! Zu einer Zeit, da die finstere Nacht der Unwissenheit, der Missachtung des Göttlichen und die von Gott trennenden Schleier die Erde umhüllten, dämmerte ein strahlender Morgen, und ein Licht stieg am östlichen Himmel empor. Dann erschien die Sonne der Wahrheit, und der strahlende Glanz des Reiches Gottes ergoss sich über Ost und West. Die Augen hatten zu sehen, erfreuten sich der frohen Botschaft und riefen: »O selig, selig sind wir!« Und sie erkannten die geistige Wirklichkeit aller Dinge und entdeckten die Geheimnisse des Gottesreiches. Von ihren Einbildungen und Zweifeln erlöst, schauten sie das Licht der Wahrheit. Sie tranken den Kelch der Liebe Gottes bis zur Neige und wurden so begeistert, dass sie die Welt und ihr eigenes Selbst gänzlich vergaßen. In jauchzender Freude eilten sie zur Stätte ihres Martyriums, und wo die Menschen aus Liebe sterben, da warfen sie Haupt und Herz von sich.
Die aber, deren Augen nicht sahen, wunderten sich über diese Erregung und riefen: »Wo ist denn das Licht?« und wiederum: »Wir sehen kein Licht! Wir sehen keine Sonne aufgehen! Hier gibt es keine Wahrheit. Das ist nur Einbildung und sonst nichts.« Wie Fledermäuse flohen sie ins verborgene Dunkel und fanden dort, wie sie meinten, ein gewisses Maß an Sicherheit und Frieden.
All das ist jedoch erst der Beginn der Morgendämmerung; die Glut der aufgehenden Sonne der Wahrheit ist noch nicht auf dem Höhepunkt ihrer Kraft. Wenn aber die Sonne im Zenit steht, wird sie so heiß brennen, dass sie sogar das Gewürm in der Erde aufschreckt. Und obwohl es kein Licht sehen kann, wird es dennoch durch diese Hitze in rasende Bewegung versetzt.
Darum, o ihr Geliebten Gottes, seid dankbar, dass ihr am Tage der Morgendämmerung euer Angesicht dem Lichte der Welt zuwendet und seine Herrlichkeit schaut. Ihr habt einen Anteil am Lichte der Wahrheit empfangen; ihr erfreut euch einer Vielzahl von Segnungen, die ewig währen. Darum sollt ihr als Dankesgabe für diese Gnade keinen Augenblick ruhen noch rasten. Bringt den Menschen die frohe Botschaft vom Reiche Gottes, verbreitet überall Gottes Wort.
Handelt im Einklang mit dem Willen des Herrn: Erhebt euch also in solcher Weise und mit solchen Tugenden, dass dem Körper dieser Welt eine lebendige Seele geschenkt wird, und bringt dieses zarte Kind, die Menschheit, zur Stufe der Reife. Entzündet, wann immer ihr könnt, bei jeder Begegnung eine Kerze der Liebe, erfreut und ermutigt mitfühlend jedes Herz. Sorgt euch um den Fremden wie um einen der euren, zeigt Ausländern die gleiche Liebe und Güte wie euren treuen Freunden. Sollte jemand Streit mit euch suchen, trachtet danach, ihn zum Freunde zu gewinnen. Sollte jemand euch bis ins Innerste verletzen, seid ein heilender Balsam für seine Wunden. Sollte euch jemand verspotten und verhöhnen, begegnet ihm mit Liebe. Sollte jemand seine Schuld auf euch abwälzen, lobt ihn. Sollte er euch tödliches Gift anbieten, so gebt ihm dafür den besten Honig; und sollte er euer Leben bedrohen, so gewährt ihm eine Arznei, die ihn für immer heilen wird. Sollte er die Qual selbst sein, so seid ihr seine Medizin. Sollte er wie Dornen sein, seid ihr seine Rosen und süßen Kräuter. Vielleicht werden solche Taten und Worte von euch diese finstere Welt schließlich hell erstrahlen lassen, diese staubige Erde himmlisch machen, diesen höllischen Kerker in einen Königspalast des Herrn verwandeln – so dass Krieg und Hader verschwinden und nicht mehr sind, Liebe und Vertrauen ihre Zelte auf den Gipfeln der Welt errichten. Das ist der Wesenskern der Ermahnungen Gottes. Das sind – mit wenigen Worten – die Lehren der Sendung Bahás.
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O ihr Erwählten des Reiches Abhá! Lobet den Herrn der Heerscharen; denn auf den Wolken schwebend ist Er aus dem Himmel des unsichtbaren Reiches in diese Welt herabgekommen, um Ost und West durch die herrliche Sonne der Wahrheit zu erleuchten. Der Ruf des Königreiches erscholl, die Boten aus den Sphären der Höhe sangen nach den Weisen der himmlischen Heerscharen die frohe Botschaft Seines Kommens. Da erzitterte die ganze Welt des Seins vor Freude, doch die Menschen schliefen weiter, wie es der Messias voraussagte; denn der Tag der Manifestation, da der Herr der Heerscharen herabstieg, fand sie verhüllt in den Schlaf der Unwissenheit. Wie Er im Evangelium sagte: »Mein Kommen geschieht, wie wenn der Dieb im Hause ist, und der Hausherr ist nicht auf der Hut.«Q8
Vor allen Menschen hat Er euch erwählt. Eure Augen wurden dem Lichte der Führung eröffnet, eure Ohren auf die Musik der himmlischen Heerscharen eingestimmt. Ihr wurdet mit großer Gnade gesegnet, denn eure Herzen und Seelen sind zu neuem Leben wiedergeboren. Danket und preiset Gott, dass die Hand unermesslicher Segnungen euch diese edelsteinbesetzte Krone aufs Haupt gedrückt hat – eine Krone, deren leuchtende Juwelen bis in alle Ewigkeit glitzern und strahlen werden.
Bemüht euch nach Kräften und erwählt euch ein erhabenes Ziel, um Ihm für all das zu danken. Gehorcht den Lehren Gottes durch die Macht des Glaubens, und lasst all eure Taten mit Seinen Geboten in Einklang sein. Lest die Verborgenen Worte, denkt über ihre innere Bedeutung nach und handelt danach. Lest mit größter Aufmerksamkeit die Sendschreiben ṬarázátA18, KalimátA19, TajallíyátA20, IshráqátA21 und BishárátA22 und erhebt euch, wie in den himmlischen Lehren geboten. So sei jeder von euch wie eine leuchtende Kerze der Anziehungspunkt, wo immer Menschen zusammenkommen, und wie ein Blumenbeet sollt ihr süßen Duft verbreiten.
Tost wie das brüllende Meer, und wie eine schwere Wolke regnet die Gnade des Himmels nieder. Erhebt eure Stimme und singt die Weisen vom Reiche Abhá. Erstickt die Flammen des Krieges, hisst hoch die Banner des Friedens, arbeitet für die Einheit der Menschheit und denkt daran, dass Religion ein Kanal der Liebe zu allen Völkern ist. Wisst, dass die Menschenkinder Gottes Schafe sind und Er ihr liebender Hirte, dass Er zärtlich all Seine Schafe umsorgt, sie auf Seinen grünen Auen der Gnade weidet und sie aus dem Brunnquell des Lebens tränkt. So handelt der Herr. Das sind Seine Segnungen. Das ist aus Seinen Lehren Sein Gebot für die Einheit der Menschheit.
Die Tore Seines Segens sind weit geöffnet, Seine Zeichen sind überall kundgetan, hell leuchtet die Wahrheit in ihrer Herrlichkeit. Gottes Segen ist unerschöpflich. Erkennt den Wert dieser Zeit. Strebet aus ganzem Herzen, erhebt eure Stimme und rufet laut, bis diese dunkle Welt sich mit Licht erfüllt, bis diese enge Schattengruft sich weitet, bis dieser flüchtige Haufen Staub sich in einen Spiegel der ewigen Himmelsgärten verwandelt und dieser Erdball seinen Teil an der himmlischen Gnade erhält.
Dann wird die Angriffslust verpuffen; was zu Uneinigkeit führt, wird ausgerottet, und der Bau der Einheit wird errichtet – auf dass der Gesegnete Baum seinen Schatten über Ost und West breite, die Stiftshütte der Einzigkeit des Menschen auf den höchsten Gipfeln errichtet werde, die Flaggen der Liebe und Freundschaft rund um die Welt an ihren Masten flattern, bis das Meer der Wahrheit hoch aufbraust, die Erde die Rosen und würzigen Kräuter immerwährender Segnungen hervorbringt und von Pol zu Pol zum Paradies Abhá wird.
Dies ist ‘Abdu’l-Bahás Rat. Ich hoffe, dass ihr mit dem Segen des Herrn der Heerscharen zur geistigen Substanz, zum Strahlenglanz des Menschengeschlechts werdet und alle Herzen mit dem Bande der Liebe vereint; dass ihr durch die Macht des Wortes Gottes die Toten zum Leben erweckt, die jetzt in den Gräbern ihrer sinnlichen Wünsche liegen, dass ihr mit den Sonnenstrahlen der Wahrheit denen die Sicht wiedergebt, deren inneres Auge erblindet ist, dass ihr den geistig Kranken geistige Heilung bringt. Auf all das aus den Segnungen und Gnadengaben des Geliebten hoffe ich.
Zu allen Zeiten spreche ich von euch und denke an euch. Ich bete zum Herrn, und unter Tränen flehe ich Ihn an, dass Er all diese Segnungen über euch ausschütte, eure Herzen erfreue, eure Seelen entzücke und euch unermessliche Freude und himmlische Wonne schenke …
O Du liebender Versorger! Diese Seelen hören auf den Ruf des Königreiches und schauen die Sonne der Wahrheit in ihrer Herrlichkeit. Sie erheben sich in die frischen Himmel der Liebe, fühlen sich hingezogen zu Deinem Wesen und beten Deine Schönheit an. Dir wenden sie sich zu, sprechen miteinander von Dir, suchen nach Deiner Wohnstatt und dürsten nach den Wasserläufen Deines himmlischen Reiches.
Du bist der Geber, der Verleiher, der Ewig-Liebende.
18
O du, der du ein sehendes Herz hast! Zwar bist du körperlich des Augenlichtes beraubt, doch hast du, gepriesen sei Gott, geistige Einsicht. Dein Herz sieht, dein Geist hört. Das Augenlicht unterliegt tausend Krankheiten und geht schließlich mit Sicherheit verloren. Deshalb sollte ihm keine Bedeutung beigemessen werden. Aber das Auge des Herzens ist erleuchtet. Es entdeckt und erforscht das Gottesreich. Es besteht immer und ewig. So preise Gott, dass deines Herzens Auge erleuchtet ist und deines Geistes Ohr empfänglich.
Jede Zusammenkunft, die ihr organisiert, darin ihr himmlische Regungen fühlt, Wirklichkeiten und Bedeutungen erfasst, ist wie das Sternenzelt, und die Seelen dort sind strahlende Sterne, die mit dem Licht der Führung leuchten.
Glücklich die Seele, die in diesem herrlichen Zeitalter himmlische Lehren sucht, und selig das Herz, das von der Liebe Gottes bewegt und angezogen wird.
19
Preis sei Ihm, in Dessen Herrlichkeit Erde und Himmel erglühen, in Dessen Dufthauch die Gärten der Heiligkeit, welche die Herzen der Auserwählten schmücken, vor Freude erzittern. Preis sei Ihm, der Sein Licht verströmt und das Angesicht des Firmaments erhellt. Wahrlich, strahlende, feurige Sterne sind erschienen; sie funkeln, leuchten und senden ihre Strahlen dem höchsten Horizont entgegen. Ihre Anmut und Pracht empfingen sie aus den Gnadengaben des Reiches Abhá. Zu Sternen der Führung geworden, ergossen sie ihr Licht auf diese Erde.
Preis sei Ihm, der diese neue Ära, dieses Zeitalter höchster Würde, gestaltet hat wie ein Festspiel, das aller Dinge Wirklichkeit den Augen enthüllt. Nun regnen die Wolken der Freigebigkeit hernieder, die Gaben des liebenden Herrn sind offenbar; denn die sichtbare wie die unsichtbare Welt wurden erleuchtet, der Verheißene kam zur Erde, die Schönheit des Angebeteten erstrahlte.
Gruß, Segen und Willkomm seien dieser Umfassenden Wirklichkeit, diesem Vollkommenen Wort, diesem Offenbaren Buch, diesem Strahlenglanz, der am höchsten Himmel anbrach, diesem Führer aller Nationen, diesem Licht der Welt – Dessen überströmende Gnade, einem wogenden Meere gleich, die ganze Schöpfung überflutete, so dass seine Wellen schimmernde Perlen an die Gestade der sichtbaren Welt spülten. Jetzt ist die Wahrheit erschienen und die Falschheit geflohen. Jetzt ist der Tag angebrochen, und alles jauchzt. Die Seelen der Menschen werden geheiligt, ihr Geist geläutert, ihr Herz beglückt, ihr Verstand geklärt, ihre geheimen Gedanken gesunden, ihr Gewissen wird reingewaschen, ihr innerstes Selbst geheiligt; denn der Tag der Auferstehung ist gekommen, und die Segnungen deines Herrn, des Vergebenden, umfassen alle Dinge. Heil und Preis seien den glänzenden, prangenden Sternen, die ihre Strahlen aus dem höchsten Himmel herniedersenden, diesen Sternbildern im umgürtenden Tierkreis des Reiches Abhá. Ruhm sei mit ihnen.
Und nun, o du verehrter Freund, der du die Große Verkündigung vernommen hast, erhebe dich, der Sache Gottes zu dienen mit der unwiderstehlichen Macht des Reiches Abhá und mit dem Odem, der aus dem Geiste der himmlischen Heerscharen weht. Sei nicht bekümmert über das, was die Pharisäer und die Gerüchteköche unter den Zeitungsleuten über Bahá sagen. Rufe dir die Tage Christi ins Gedächtnis und die Leiden, mit denen das Volk Ihn überschüttete, und all die Qual und Trübsal, die man Seinen Jüngern zufügte. Da ihr Liebende der Schönheit Abhá seid, müsst auch ihr um Seiner Liebe willen die Schmach der Völker auf euch laden; alles, was den Jüngern einst widerfuhr, muss auch euch treffen. Dann werden die Angesichter der Auserwählten strahlen im Glanz des Gottesreiches in allen Zeitaltern, ja in allen Zyklen der Zukunft. Die Leugner aber verharren in offenkundigem Verlust. Es wird sein, wie es Christus, der Herr, voraussagte: »Sie werden euch verfolgen um Meines Namens willen.«Q9
Rufe ihnen diese Worte ins Gedächtnis und sprich: »Wahrlich, die Pharisäer erhoben sich gegen den Messias, trotz der leuchtenden Schönheit Seines Antlitzes und all Seiner Anmut, und sie schrien, Er sei nicht der Messias,A23 sondern ein UnholdA24 weil Er behauptete, der allmächtige Gott, der unumschränkte Herr über alle zu sein. Und Er sagte ihnen: ›Ich bin Gottes Sohn, und wahrlich, im innersten Sein des einzigen Sohnes, Seines mächtigen Schützlings, stehet der Vater, deutlich offenbart mit allen Seinen Eigenschaften und Vollkommenheiten.‹ Das sei, so sagten sie, nach den klaren, unwiderleglichen Texten des Alten Testaments offene Gotteslästerung und eine Verleumdung des Herrn. Deshalb fällten. sie das Urteil gegen Ihn, bestimmten, dass Sein Blut vergossen werde, und hängten Ihn ans Kreuz, wo Er ausrief: ›O Mein geliebter Herr, wie lange willst Du Mich ihnen überlassen? Erhebe Mich zu Dir, schütze Mich bei Dir, gib Mir eine Wohnstatt bei Deinem Thron der Herrlichkeit. Wahrlich, Du bist der Erhörer der Gebete, und Du bist der Gütige, der Barmherzige. O Mein Herr! Wahrlich, diese weite Welt ist zu klein für Mich; Ich liebe dieses Kreuz aus Liebe zu Deiner Schönheit, aus Sehnsucht nach Deinem Reich der Höhe und um des Feuers willen, das, von den Windstößen Deiner Heiligkeit entfacht, in Meinem Herzen lodert. Hilf Mir, o Herr, zu Dir aufzusteigen, stehe Mir bei, Deine Heilige Schwelle zu erreichen, o Mein liebender Herr! Wahrlich, Du bist der Barmherzige, der Besitzer großer Gabenfülle! Wahrlich, Du bist der Großmütige! Wahrlich, Du bist der Mitleidvolle! Wahrlich, Du bist der Allwissende! Es gibt keinen Gott außer Dir, dem Mächtigen, dem Kraftvollen!‹«
Nur aus Unwissenheit über den tiefsten Kern der Geheimnisse, nur weil sie Seinen Strahlenglanz nicht schauten und Seine Beweise nicht beachteten, erkühnten sich die Pharisäer, Ihn zu verleumden und dieser schweren Sünde zu beschuldigen. Sonst hätten sie Seine Worte anerkannt und für die von Ihm offenbarten Verse Zeugnis abgelegt. Sie hätten die Wahrheit Seiner Äußerungen bekannt, im schirmenden Schatten Seines Banners Schutz gesucht, von Seinen Zeichen und Beweisen gelernt und über Seine glückselige Botschaft frohlockt.
Wisse, dass Gott in Seinem Wesen – wenn man Ihn den Unsichtbaren des Unsichtbaren nennt, unbeschreiblich und jenseits menschlicher Fassungskraft – erhaben ist über jede Erwähnung oder Begriffsbestimmung, jede Andeutung oder Anspielung, jeden Beifall oder Lobpreis. In dem Sinn, dass Er ist, der Er ist, kann der Verstand Ihn niemals begreifen, und die Seele, die Seine Erkenntnis sucht, ist nur ein Wanderer in der Wüste, weit in die Irre gegangen. »Keine Schau kann Ihn umfassen, aber Er umfasst alle Schau. Er ist der Sinnreiche, der Allwissende.«Q10
Wenn du aber über das innerste Wesen aller Dinge und über die Eigenart eines jeden nachsinnst, wirst du die Zeichen für die Gnade deines Herrn in allem Erschaffenen erblicken und schauen, wie sich Seine Namen und Eigenschaften strahlengleich über das ganze Reich des Seins verbreiten mit Beweisen, die nur die Eigensinnigen und die Achtlosen leugnen können. So wirst du das Weltall als eine Schriftrolle begreifen, die Seine auf wohlbehüteter Tafel verwahrten verborgenen Geheimnisse offenlegt. Und es gibt kein Atom unter allen Atomen, kein Geschöpf unter allen Geschöpfen, das nicht Sein Lob sänge, Seine Namen und Eigenschaften kündete, die Herrlichkeit Seiner Macht offenbarte und den Weg wiese zu Seiner Einheit und Gnade. Niemand mit Ohren zu hören, Augen zu sehen und einem gesunden Menschenverstand wird das leugnen.
Und wenn du auf die Schöpfung als Ganzes blickst und die Atome darin betrachtest, wirst du erkennen, dass die Sonne der Wahrheit ihre Strahlen auf alle Dinge ergießt, in allen Dingen leuchtet und durch alle Dinge ihren Glanz, ihre Geheimnisse und ihre Lichtfülle verkündet. Schaue die Bäume, die Blüten und Früchte, ja selbst die Steine. Überall siehst du, wie sich die Sonnenstrahlen über die Dinge ergießen, in ihnen deutlich sichtbar sind und durch sie sich offenbaren.
Wenn du aber deinen Blick auf einen hell glänzenden, makellos reinen Spiegel richtest, der die göttliche Schönheit wiedergibt, so siehst du darin die Sonne mit ihren Strahlen, ihrer Wärme, ihrer Scheibe, ihrer ganzen erhabenen Gestalt. Jedes einzelne Wesen besitzt den ihm zugemessenen Anteil am Sonnenlicht und kündet von der Sonne; aber jene allumfassende Wirklichkeit in ihrer ganzen Herrlichkeit, jener makellose Spiegel, dessen Eigenschaften denen der darin offenbarten Sonne entsprechen, drückt den Ursprung der Herrlichkeit mit all seinen Merkmalen aus. Und diese universale Wirklichkeit ist Mensch, göttliches Sein, immerwährendes Wesen. »Sprich: Rufet Gott an oder ruft den Allbarmherzigen an; wie ihr Ihn auch anrufet, überaus herrlich sind Seine Namen.«Q11
Das ist die Bedeutung der Worte des Messias, dass der Vater im Sohne ist.A25 Erkennst du es nicht? Sollte ein makelloser Spiegel verkünden: »Wahrlich, die Sonne mit allen ihren Eigenschaften, Beweisen und Zeichen scheint in mir«, so wäre des Spiegels Rede weder irreführend noch falsch. Nein, bei Dem, der den Spiegel erschuf, ihn formte, ihm Gestalt gab und ihn zu einem Wesen machte, das den ihm innewohnenden Merkmalen der Herrlichkeit entspricht! Gelobt sei Er, der ihn erschuf! Gelobt sei Er, der ihm Gestalt gab! Gelobt sei Er, der ihn offenbarte!
Das waren die Worte aus dem Munde Christi. Und wegen dieser Worte wurde Er von ihnen kritisiert und angegriffen, als Er zu ihnen sagte: »Wahrlich, der Sohn ist im Vater und der Vater ist im Sohn.«Q12 Lasse dich darüber belehren und erkenne die Geheimnisse deines Herrn. Die Leugner indes sind durch Schleier von Gott getrennt: Sie sehen nichts, sie hören nichts und verstehen nichts. »Überlass sie dem müßigen Umgang mit ihren Spitzfindigkeiten.«Q13 Überlass sie ihren Wanderungen an Flussbetten, darin kein Wasser fließt. Wie das Vieh auf der Weide können sie buntes Glas nicht von Perlen unterscheiden. Sind sie nicht ausgeschlossen von den Geheimnissen deines Herrn, des Gütigen, des Gnädigen?
Du aber erfreue dich dieser schönsten aller frohen Botschaften! Erhebe dich, Gottes Wort zu preisen und Seinen süßen Duft in jenem weiten, mächtigen Land zu verbreiten. Wisse mit Gewissheit, dein Herr wird dir zu Hilfe eilen mit einer Streitmacht der himmlischen Heerscharen aus dem Reich Abhá. Sie werden zum Angriff übergehen und mit Ungestüm über die Scharen der Unwissenden und Blinden hereinbrechen. Binnen kurzem wirst du sehen, wie die Dämmerröte aus dem erhabensten Reich hervorbricht und das Morgenlicht alle Gebiete umfängt. Es wird das Dunkel in die Flucht schlagen, die Düsternis der Nacht wird vergehen, strahlend wird der Glaube die Stirn erheben, die Sonne wird aufsteigen und die Welt erleuchten. An jenem Tage werden die Getreuen frohlocken und die Standhaften glückselig sein. Dann werden sich die Verleumder aus dem Staub machen; die Unentschlossenen werden ausgelöscht, selbst die dunkelsten Schatten vergehen, wenn das erste Morgenlicht anbricht.
Gegrüßt und gepriesen seiest du.
O Gott, mein Gott! Hier ist Dein strahlender Diener, Dein geistiger Knecht, der sich Dir zukehrt und sich Deiner Gegenwart nähert. Dir wendet er sein Angesicht zu und bekennt Deine Einheit und Einzigkeit. In Deinem Namen ruft er die Völker und führt die Menschen zu den strömenden Wassern Deines Erbarmens, o Du großmütigster Herr! Denen, die darum bitten, gibt er zu trinken aus der Führung Kelch, der überfließt vom Weine Deiner unermesslichen Gnade.
O Herr, stehe ihm bei in jeder Lage, lasse ihn Deine wohlgehüteten Geheimnisse erfahren und regne Deine verborgenen Perlen auf ihn nieder. Mache ihn zu einem Banner, das von des Turmes Zinnen im Winde Deines himmlischen Beistands weht. Mache ihn zu einem Quell kristallklaren Wassers.
O mein vergebender Herr! Erhelle die Herzen mit einer leuchtenden Lampe, die weithin scheint und denen in Deinem Volke, die Du großmütig begünstigst, aller Dinge Wirklichkeit enthüllt.
Wahrlich, Du bist der Mächtige, der Gewaltige, der Beschützer, der Starke, der Wohltäter! Wahrlich, Du bist der Herr allen Erbarmens.
20A26
Obgleich die Juden, als Christus vor zwanzig Jahrhunderten erschien, sehnlichst Sein Kommen erwarteten und jeden Tag unter Tränen beteten und flehten: »O Gott, beschleunige die Offenbarung des Messias«, verleugneten sie Ihn doch, als die Sonne der Wahrheit dämmerte, und erhoben sich gegen Ihn in größter Feindschaft. Schließlich kreuzigten sie diesen göttlichen Geist, das Wort Gottes, und nannten Ihn Beelzebub, den Bösen, wie es das Evangelium berichtet. Der Grund war, dass sie sagten: »Die Offenbarung Christi wird nach dem klaren Text der Thora durch gewisse Zeichen bezeugt werden, und solange diese Zeichen nicht erschienen sind, ist jeder ein Betrüger, der beansprucht, ein Messias zu sein. Eines dieser Zeichen ist, dass der Messias von einem unbekannten Ort kommen wird; wir alle aber kennen dieses Mannes Haus in Nazareth, und was kann von Nazareth Gutes kommen? Das zweite Zeichen ist, dass Er herrschen wird mit einem Stab aus Eisen, das heißt, dass Er mit dem Schwerte Taten verrichten wird. Dieser Messias aber hat nicht einmal einen hölzernen Stab. Eine andere Bedingung und ein anderes Zeichen sind: Er muss sitzen auf dem Throne Davids und Davids Herrschaft aufrichten. Nun aber hat dieser Mann, weit davon entfernt, auf einem Thron zu sitzen, nicht einmal eine Matte, auf der er sich niederlassen könnte. Eine andere Bedingung ist die Verkündigung aller Gesetze der Thora. Dieser Mann aber hat diese Gesetze abgeschafft und sogar den Sabbat gebrochen, obgleich der klare Text der Thora bestimmt, dass, wer den Anspruch erhebt, ein Prophet zu sein, und Wunder tut, aber den Sabbat bricht, getötet werden müsse. Ein anderes Zeichen ist, dass unter Seiner Regierung die Gerechtigkeit so fortgeschritten sein wird, dass rechter Sinn und rechte Tat sich von der menschlichen Welt sogar auf die Tierwelt ausbreiten. Schlange und Maus werden ein Loch miteinander teilen, Adler und Rebhuhn ein Nest. Löwe und Gazelle werden auf einer Wiese weiden, Wolf und Lamm werden trinken aus einem Quell. Nun haben aber zu seiner Zeit Ungerechtigkeit und Tyrannei so überhandgenommen, dass sie ihn gekreuzigt haben. Eine andere Bedingung ist, dass in den Tagen des Messias die Juden zu Wohlstand kommen und über alle Völker der Welt triumphieren werden. Heute aber leben sie in äußerster Erniedrigung und in der Knechtschaft des Römerreiches. Wie kann dieser Mann der in der Thora verheißene Messias sein?«
So verwarfen sie die Sonne der Wahrheit, obgleich dieser Geist Gottes wirklich der in der Thora Verheißene war. Weil sie aber die Bedeutung der Zeichen nicht verstanden, kreuzigten sie das Wort Gottes. Die Bahá’í sind der Ansicht, dass die überlieferten Zeichen in der Manifestation Christi verwirklicht sind, wenn auch nicht in dem Sinne, wie es die Juden verstanden; denn die Beschreibung in der Thora ist sinnbildlich aufzufassen. So ist zum Beispiel eines der Zeichen das der Herrschaft. Die Bahá’í sagen, dass die Herrschaft Christi eine himmlische, göttliche, ewige Herrschaft sei, nicht eine napoleonische, die nur kurze Zeit währt. Denn vor nahezu zwei Jahrtausenden wurde Christi Herrschaft errichtet und dauert noch an, und für alle Ewigkeit wird dieses heilige Wesen erhöht sein auf einem ewigen Throne.
Ebenso sind die anderen Zeichen alle offenbar geworden, aber die Juden verstanden sie nicht. Obgleich nahezu zwanzig Jahrhunderte verflossen sind, seit Christus in göttlichem Glanze erschien, erwarten die Juden noch immer das Kommen des Messias, dünken sich selbst im Recht und halten Christus für einen falschen Propheten.
21
O du verehrter Würdenträger, du Sucher nach Wahrheit! Dein Brief vom 4. April 1921 wurde mit Liebe gelesen.
Dass es das Göttliche Wesen gibt, ist durch logische Beweise überzeugend begründet; aber die Wirklichkeit Gottes übersteigt die Fassungskraft des Verstandes. Wenn du darüber sorgsam nachdenkst, wirst du erkennen, dass eine niedrigere Stufe niemals die höhere erfassen kann. Dem Mineralreich, das niedriger ist, ist es beispielsweise versagt, das Pflanzenreich zu erfassen; dem Mineral wäre jedes derartige Verständnis ganz unmöglich. Ebenso erlangt das Pflanzenreich, wie weit es sich auch entwickeln mag, keine Vorstellung vom Tierreich, und jedes derartige Verständnis wäre auf seiner Stufe undenkbar; denn das Tier steht eine Stufe höher als die Pflanze: Dieser Baum hat keine Vorstellung von Hören und Sehen. Das Tierreich, wie weit es sich auch entwickeln mag, begreift niemals die Wirklichkeit des Verstandes, der das innere Wesen aller Dinge entdeckt und unsichtbare Wirklichkeiten erfasst; denn verglichen mit der des Tieres, ist die Stufe des Menschen sehr hoch. Auch wenn all diese Wesen in der bedingten Welt nebeneinander bestehen, verhindert die Verschiedenheit ihrer Stufen, dass sie das Ganze begreifen; denn keine niedrigere Stufe kann eine höhere verstehen. Solches Verständnis ist unmöglich.
Die höhere Stufe aber versteht die niedrigere. Das Tier erfasst zum Beispiel das Mineral und die Pflanze, der Mensch versteht die Stufen des Tieres, der Pflanze und des Minerals. Das Mineral indes kann keinesfalls die Reiche des Menschen verstehen. Und trotz der Tatsache, dass alle diese Wesenheiten in der Welt der Erscheinung nebeneinander bestehen, kann keine niedrigere Stufe jemals eine höhere erfassen.
Wie könnte es da einer bedingten Wirklichkeit – und das ist der Mensch – möglich sein, das präexistente Sein, das Göttliche dem Wesen nach zu verstehen? Der Stufenunterschied zwischen dem Menschen und der göttlichen Wirklichkeit ist abertausendmal größer als der Unterschied zwischen Pflanze und Tier. Und was der Mensch in seinem Geist heraufbeschwören kann, ist nur das ausgeschmückte Phantasiebild seiner menschlichen Beschaffenheit; es umfasst nicht Gottes Wirklichkeit, sondern wird von ihr umfasst. Das heißt, der Mensch begreift seine eigenen Einbildungen, aber die Wirklichkeit des Göttlichen kann niemals begriffen werden. Sie umfasst ihrerseits alles Erschaffene, und alles Erschaffene liegt in ihrer Hand. Das Göttliche, das sich der Mensch vorstellt, besteht nur in seiner Vorstellung, nicht in Wirklichkeit; der Mensch jedoch besteht sowohl in seiner Vorstellung als auch in Wahrheit. Folglich ist der Mensch größer als die eingebildete Wirklichkeit, die er sich vorstellen kann.
Dies sind die äußersten Grenzen für diesen tönernen Vogel: Er kann eine kurze Strecke in die endlose Weite flattern, aber er kann sich niemals hoch in die Himmel zur Sonne emporschwingen. Dennoch müssen wir vernünftige oder inspirierte Beweise für die Existenz des Göttlichen dartun, das heißt Beweise, die dem Verständnis des Menschen entsprechen.
Offensichtlich sind alle erschaffenen Dinge durch vollständige, vollkommene Verknüpfung miteinander verbunden, wie zum Beispiel die Glieder des menschlichen Körpers. Beachte, wie alle Glieder und Bestandteile des Leibes miteinander verbunden sind. Genauso sind alle Teile des endlosen Weltalls miteinander verknüpft. Fuß und Schritt beispielsweise sind mit dem Ohr und dem Auge verbunden. Das Auge muss vorwärts schauen, bevor der Schritt getan wird. Das Ohr muss hören, bevor das Auge genau hinschaut. Und jedes Glied des menschlichen Körpers, das nicht in Ordnung ist, schwächt die anderen Glieder. Das Gehirn ist mit Herz und Magen verbunden, die Lungen mit allen Gliedern. So ist es auch mit den anderen Gliedern des Leibes.
Jedes dieser Glieder hat seine eigene, besondere Aufgabe. Die Kraft des Geistes – einerlei, ob wir sie präexistent oder abhängig nennen – regelt und steuert alle Glieder des Körpers und achtet darauf, dass jedes Teil, jedes Glied seine ihm eigene besondere Aufgabe ordnungsgemäß verrichtet. Wird die Kraft des Geistes jedoch irgendwie unterbrochen, so sind die Glieder nicht mehr in der Lage, ihre eigentlichen Aufgaben auszuführen. Im Körper und im Zusammenwirken seiner Glieder treten Störungen auf; seine Kraft erweist sich als wirkungslos.
Genauso ist das endlose Weltall zu sehen: Auch dort herrscht unausweichlich eine allumfassende Kraft, die alle Teile dieser unendlichen Schöpfung regelt und steuert. Gäbe es diesen Regler und Steuerer nicht, wäre das Weltall voller Mängel und Fehler. Es wäre irrsinnig, während ihr doch erkennt, dass die unendliche Schöpfung ihre Abläufe in vollkommener Ordnung abwickelt, dass jedes Einzelteil seine Aufgaben ganz zuverlässig ausführt. Kein Fehler lässt sich in dem gesamten Ablauf finden. Deshalb ist klar, dass eine allumfassende Kraft herrscht, die dieses unendliche Weltall regelt und steuert. Jeder vernünftige Geist kann diese Tatsache begreifen.
Alle erschaffenen Dinge wachsen und entwickeln sich, sind aber äußeren Einwirkungen ausgesetzt. So gibt die Sonne beispielsweise Wärme, der Regen nährt, der Wind bringt Leben, damit der Mensch sich entwickeln und wachsen kann. Es ist klar, dass der menschliche Körper unter äußeren Einwirkungen steht und ohne solche Einwirkungen nicht wachsen könnte. Und genauso sind jene äußeren Einwirkungen ihrerseits anderen Einwirkungen ausgesetzt. Beispielsweise ist das Wachstum und die Entwicklung eines Menschen von Wasser abhängig; das Wasser kommt vom Regen, der Regen kommt von den Wolken, die Wolken von der Sonne, die Land und Meer Dampf hervorbringen lässt, der sich zu Wolken verdichtet. So übt jede dieser Wesenheiten ihren Einfluss aus und wird ihrerseits beeinflusst. Dieser Prozess führt unausweichlich zu Einem, der alles beeinflusst, selbst aber durch nichts beeinflusst wird und so die Kette durchtrennt. Die innere Wirklichkeit dieses Wesens jedoch ist unbekannt, obwohl Seine Wirkungen klar und augenscheinlich sind.
Weiter sind alle erschaffenen Wesen begrenzt, und gerade diese Begrenzung alles Erschaffenen beweist die Wirklichkeit des Unbegrenzten; denn das Dasein eines begrenzten Wesens zeigt das Dasein eines Unbegrenzten.
Zusammenfassend sei gesagt: Es gibt viele Beweise, die das Dasein der allumfassenden Wirklichkeit begründen. Da diese Wirklichkeit präexistent ist, wird sie von den Verhältnissen der Erscheinungen nicht berührt; denn jede von Umständen und vom Zusammenspiel der Ereignisse abhängige Wesenheit, ist kontingent und nicht präexistent. Deshalb wisse: Die Gottheit, die andere Gemeinschaften und Völker heraufbeschworen haben, bleibt im Rahmen ihres Vorstellungsvermögens und geht nicht darüber hinaus; die Wirklichkeit der Gottheit aber ist jenseits aller Vorstellung.
Was die heiligen Manifestationen Gottes betrifft, so sind sie die Brennpunkte, worin die Zeichen, Beweise und Vollkommenheiten jener heiligen, präexistenten Wirklichkeit in vollem Glanz erscheinen. Sie sind immerwährende Gnade, himmlische Herrlichkeit; von ihnen hängt das ewige Leben der Menschheit ab. Zur Veranschaulichung: Die Sonne der Wahrheit wohnt in einem Himmel, zu dem keine Seele Zugang hat und den kein Geist erreichen kann, und Er ist weit über dem Begriffsvermögen aller Kreaturen. Die Manifestationen Gottes sind wie ein reiner, fleckenloser Spiegel, der die Lichtströme jener Sonne bündelt und dann diese Herrlichkeit auf die übrige Schöpfung ausstrahlt. In diesem reinen Spiegel ist die Sonne mit ihrer ganzen Majestät offenbar. Sollte deshalb die Sonne im Spiegel verkünden »Ich bin die Sonne!« so ist das die Wahrheit; und sollte sie rufen »Ich bin nicht die Sonne!« so ist das gleichfalls die Wahrheit. Und obgleich die Sonne mit all ihrer Herrlichkeit, Schönheit und Vollkommenheit in jenem fleckenlosen Spiegel klar zu sehen ist, ist sie doch von ihrer erhabenen Stufe in den Reichen der Höhe nicht herabgestiegen. Sie ist nicht in den Spiegel eingetreten, sondern sie wird weiterhin bis in alle Ewigkeit in den erhabenen Höhen ihrer Heiligkeit wohnen.
Auch bedürfen alle irdischen Geschöpfe der Sonne und ihrer Wohltaten, denn ihr ganzes Sein ist von der Sonne Licht und Wärme abhängig. Würde ihnen die Sonne entzogen, so wären sie ausgelöscht. Das ist das ›bei Gott sein‹, das die Heiligen Bücher meinen: Der Mensch muss bei seinem Herrn sein.
Daher ist klar, dass die wesenhafte Wirklichkeit Gottes in Seinen Vollkommenheiten offenbar wird; die mit ihren Vollkommenheiten im Spiegel widergespiegelte Sonne ist eine sichtbare Wesenheit, die Gottes Güte klar zum Ausdruck bringt.
Ich hoffe, dass du dir ein scharfes Auge, ein vernehmendes Ohr erwirbst und dass die Schleier vor deinem Auge entfernt werden.
22
O du, der du dein Angesicht Gott zuwendest! Schließe deine Augen für alles andere und öffne sie dem Reiche des Allherrlichen. Nur von Ihm erbitte, was immer du wünschst, nur bei Ihm suche, was immer du suchst. Mit einem Blick erhört Er hunderttausend Hoffnungen, mit einem Lichtstrahl heilt Er hunderttausend unheilbare Krankheiten, mit einem Nicken legt Er Balsam auf jede Wunde, mit einem Augenaufschlag befreit Er die Herzen aus den Ketten des Leids. Er tut, was Er tut, und welche Zuflucht bleibt uns? Er vollzieht Seinen Willen. Er verordnet, was Ihm beliebt. So ist es besser für dich, dein Haupt in Ergebenheit zu beugen und dein Vertrauen in den allbarmherzigen Herrn zu setzen.
23
O du, der du nach Wahrheit suchst! Dein Brief vom 13. Dezember 1920 ist angekommen.
Seit den Tagen Adams bis heute wurden die Religionen Gottes offenbart; eine folgte der andern, und jede erfüllte ihre Aufgabe, belebte die Menschheit, gab ihr Erziehung und Erleuchtung. Sie erlösten das Volk aus dem Dunkel der stofflichen Welt und führten es in den Glanz des Gottesreiches. Jeder nachfolgende Glaube, jedes neu offenbarte Gesetz blieb jahrhundertelang ein überaus fruchtbarer Baum, dem das Glück der Menschheit anvertraut war. Aber im Laufe der Jahrhunderte alterte er, blühte nicht mehr und brachte keine Frucht mehr hervor. Deshalb wurde er wieder verjüngt.
Gottes Religion ist eine einzige Religion, aber sie muss immer wieder erneuert werden. Moses zum Beispiel wurde zu den Menschen gesandt; Er gab ein Gesetz, und durch dieses Mosaische Gesetz wurden die Kinder Israels aus ihrer Unwissenheit befreit und ins Licht geführt. Sie wurden aus ihrem Elend emporgehoben und erlangten unvergängliche Herrlichkeit. Und doch, als die langen Jahre vergingen, verblasste dieser Glanz, die Pracht verschwand, der helle Tag wurde zur Nacht, und als die Nacht stockdunkel war, ging der Stern des Messias auf, so dass wieder eine Herrlichkeit über der Welt leuchtete.
Was wir sagen wollen, ist folgendes: Es gibt nur eine Religion Gottes. Sie ist die Erzieherin der Menschheit, aber sie muss erneuert werden. Wenn du einen Baum pflanzt, wächst er Tag für Tag. Er blüht, bekommt Blätter und saftige Früchte. Nach langer Zeit aber wird er alt und trägt keine Frucht mehr. Dann nimmt der Gärtner der Wahrheit Samen von ebendiesem Baum und legt ihn in unverbrauchte Erde. Und siehe! Bald steht da der erste Baum, genauso wie er vordem war.
Bedenke sorgfältig, dass in dieser Welt des Seins alle Dinge immer wieder erneuert werden müssen. Schau dich um in der stofflichen Welt, sieh, wie sie jetzt erneuert wird. Die Gedankenwelt verändert sich, die Lebensweise wandelt sich, Wissenschaften und Künste zeigen neue Kraft, Entdeckungen und Erfindungen werden gemacht, neue Erkenntnisse gewonnen. Wie könnte da eine so lebensnotwendige Kraft wie die Religion – die Garantin für die großen Fortschritte der Menschheit, das Mittel zur Erlangung ewigen Lebens, die Hebamme unbegrenzter Vollkommenheit, das Licht beider Welten – nicht erneuert werden? Das wäre mit der Gnade und Barmherzigkeit des Herrn unvereinbar.
Religion ist im Übrigen keine Ansammlung von Glaubenssätzen oder Bräuchen; Religion ist die Lehre Gottes, des Herrn, eine Lehre, die das Leben der Menschheit begründet, dem Verstand erhabene Gedanken eingibt, den Charakter veredelt und den Grundstock legt für des Menschen ewige Ehre.
Denke darüber nach: Können diese Fieberschauer in der Welt der Gedanken, diese Feuerstürme des Krieges und des Hasses, der Empörung und Bosheit unter den Nationen, diese gegenseitigen Angriffe der Völker, welche die Ruhe der ganzen Welt zerstören, jemals mit einem anderen Mittel beseitigt werden als mit den Lebenswassern der Lehren Gottes? Nein, niemals!
Und das ist klar: Eine Kraft, hoch über den Naturkräften, muss notwendigerweise wirksam werden, damit dieses schwarze Dunkel in Licht, dieser Hass und diese Bosheit, dieser Neid und Groll, diese endlosen Kämpfe und Kriege in Freundschaft und Liebe unter den Völkern der Erde verwandelt werden. Solche Kraft ist nichts anderes als der Odem des Heiligen Geistes und der mächtige Zustrom von Gottes Wort.
24
O du geistiger Jüngling! Preise Gott, dass du den Weg zum Reich des Strahlenglanzes gefunden, den Schleier leeren Wahns zerrissen und den Kern des verborgenen Geheimnisses erkannt hast.
Das ganze Erdenvolk hat sich im Reich des Verstandes einen eigenen Gott ausgemalt, und dieses selbstgemachte Bildnis beten sie an. Aber dieses Bildnis wird begriffen; der menschliche Verstand begreift es, und gewiss ist das Begreifende größer als das, was in seinem Begriffsvermögen liegt; denn das Vorstellungsvermögen ist nur der Ast, der Verstand aber die Wurzel, und die Wurzel ist wahrlich bedeutender als der Ast. Bedenke, wie alle Völker der Welt das Knie beugen vor einem Trugbild, das sie selbst ersonnen haben, wie sie in ihrem eigenen Verstand einen Schöpfer geschaffen haben, den sie Gestalter alles Seienden nennen; in Wahrheit ist er bloße Einbildung. So beten die Menschen nur eine irrige Wahrnehmung an.
Aber jenes Wesen aller Wesen, jener Unsichtbarste aller Unsichtbaren ist geheiligt über alle menschliche Spekulation und kann niemals vom Verstand des Menschen erreicht werden. Niemals wird diese urewige Wirklichkeit in der Sphäre eines abhängigen Wesens wohnen. Sein ist ein anderes Reich, und dieses Reich kann keiner begreifen. Keinen Zugang gibt es; jeglicher Eintritt ist verboten. Als Äußerstes kann man sagen, dass Seine Existenz beweisbar ist, aber die Bedingungen Seines Daseins sind unbekannt.
Dass es ein solches Wesen gibt, haben die Philosophen und Gelehrten allesamt erkannt; aber wenn sie versuchten, etwas über Sein Wesen zu erfahren, wurden sie bestürzt und entmutigt, um schließlich hoffnungslos verzweifelt ihrer Wege zu gehen und aus diesem Leben zu scheiden. Denn um den Zustand und das innere Mysterium dieses Wesens aller Wesen, dieses geheimsten aller Geheimnisse zu begreifen, muss man andere Kräfte und Fähigkeiten besitzen. Solche Kräfte und Fähigkeiten wären mehr, als das Menschengeschlecht tragen könnte. Deshalb kann kein Wort von Ihm zu den Menschen gelangen.
Wenn beispielsweise jemandem die Sinne des Gehörs, Geschmacks, Geruchs und Gefühls verliehen sind, ihm aber das Augenlicht fehlt, wird es ihm nicht möglich sein umherzublicken. Denn man kann nicht sehen, indem man hört oder schmeckt, riecht oder tastet. So ist es auch dem Menschen mit seinen Fähigkeiten unmöglich, die unsichtbare Wirklichkeit zu begreifen, die heilig und erhaben ist über alle Zweifel der Skeptiker. Dafür sind andere Fähigkeiten, andere Sinne vonnöten. Wenn der Mensch solche Kräfte erlangt, kann er von jener Welt Kenntnisse erhalten, andernfalls nie.
25
O du Dienerin Gottes! Die östliche Geschichtsschreibung berichtet, dass Sokrates Palästina und Syrien bereiste und sich dort von gotteskundigen Männern bestimmte geistige Wahrheiten aneignete; nach Griechenland zurückgekehrt, verkündete er zwei Glaubenswahrheiten: zum einen die Einheit Gottes, zum anderen die Unsterblichkeit der Seele nach ihrer Trennung vom Leibe. Wie weiter berichtet wird, waren diese Vorstellungen den Griechen und ihrer Gedankenwelt so fremd, dass große Verwirrung entstand, bis sie ihm schließlich Gift gaben und ihn töteten.
Das ist authentisch; denn die Griechen glaubten an viele Götter. Sokrates wies nach, dass Gott einzig ist, und das stand offensichtlich in Widerspruch zu griechischen Glaubenslehren.
Der Begründer des Monotheismus war Abraham. Bis zu Ihm kann diese Vorstellung zurückverfolgt werden, und der Glaube daran herrschte unter den Kindern Israels auch in den Tagen des Sokrates.
Diese Ausführungen finden sich jedoch nicht in den jüdischen Geschichtsquellen; es gibt viele Tatsachen, die die jüdische Geschichte nicht wiedergibt. Nicht alle Ereignisse aus dem Leben Christi sind in der Chronik des Juden JosephusA27 dargestellt, obwohl er die Geschichte der Zeit Christi niederschrieb. Deshalb kann man es aber nicht ablehnen, die Ereignisse in den Tagen Christi für wahr zu halten, mit der Begründung, dass sie in der Darstellung des Josephus nicht erwähnt werden.
Östliche Geschichtswerke führen auch aus, dass Hippokrates lange Zeit in Tyrus, einer Stadt in Syrien, weilte.
26
O du, der du das Himmelreich suchst! Dein Brief ist angekommen, sein Inhalt wurde zur Kenntnis genommen.
Die heiligen Manifestationen Gottes nehmen zwei Stufen ein: Die eine ist ihre leibliche Stufe, die andere ihre geistige. Mit anderen Worten, eine Stufe ist die eines menschlichen Wesens, die andere die der göttlichen Wirklichkeit. Wenn die Manifestationen Prüfungen unterworfen sind, betrifft das nur ihre menschliche Stufe, nicht den Glanz ihrer göttlichen Wirklichkeit.
Auch handelt es sich nur aus dem Blickwinkel der Menschen um Prüfungen. Das heißt, dem äußeren Anschein nach ist das Menschliche der heiligen Manifestation Prüfungen ausgesetzt, und wenn dadurch ihre Stärke und Ausdauer in aller Kraftfülle offenbar werden, ziehen andere Menschen daraus Lehren; es wird ihnen bewusst, wie groß ihre eigene Standfestigkeit und ihre Geduld in Prüfungen und Drangsalen sein müssen. Denn der göttliche Erzieher muss durch Wort und Tat lehren, um allen den geraden Pfad der Wahrheit vor Augen zu führen.
Was meine Stufe betrifft, ist es die des Dieners Bahás: ‘Abdu’l-Bahá, der sichtbare Ausdruck der Dienstbarkeit an der Schwelle der Schönheit Abhá.
27
In den vergangenen Zyklen hatte jede Manifestation Gottes in der Welt des Daseins ihren eigenen Rang; jede vertrat eine Stufe der Menschheitsentwicklung. Die Manifestation des Größten Namens jedoch – möge mein Leben ein Opfer für Seine Geliebten sein – war Ausdruck für das Mündigwerden, die Reife der innersten Wirklichkeit des Menschen in dieser Welt des Seins, ist doch die Sonne Quell und Ursprung von Licht und Wärme, Brennpunkt des Strahlenglanzes, umfasst sie doch alle Vollkommenheiten der anderen über der Welt aufgegangenen Sterne. Bemühe dich, deinen Platz unter der Sonne einzunehmen und reichen Anteil an ihrem blendenden Lichte zu empfangen. Wahrlich, ich sage dir: Hast du diese Stufe erreicht, so wirst du die Heiligen schauen, wie sie ihr Haupt voll Demut vor Ihm beugen. Eile zum Leben, bevor der Tod kommt, eile dem Frühling entgegen, bevor der Herbst einzieht, und bevor die Krankheit zuschlägt, eile du zur Heilkunst – auf dass du ein Arzt des Geistes werdest, der in diesem gepriesenen, diesem herrlichen Zeitalter alle Arten von Krankheiten mit dem Odem des Heiligen Geistes heilt.
28
O du Blatt am Baume des Lebens! Der in der Bibel erwähnte Baum des Lebens ist Bahá’u’lláh, und die Töchter des Königreiches sind die Blätter an diesem gesegneten Baum. Darum danke Gott, dass du mit diesem Baum verbunden bist und zart und frisch heranwächst.
Weit stehen die Tore des Königreiches offen; jede begnadete Seele sitzt an der Festtafel des Herrn und empfängt ihren Anteil an dem himmlischen Festmahl. Gelobt sei Gott, auch du bist an dieser Tafel zugegen und nimmst deinen Anteil von der gnadenreichen Speise des Himmels. Du dienst dem Reiche Gottes und bist wohl vertraut mit den süßen Düften des Paradieses Abhá.
So strebe denn mit aller Kraft danach, die Menschen zu führen, und iss vom Brot, das vom Himmel herabkam. Denn dies ist die Bedeutung der Worte Christi: »Ich bin das lebendige Brot, welches herabkam vom Himmel…; wer von diesem Brote isst, wird ewig leben.«Q14
29
O du, den die Wahrheit fesselt und das Himmelreich wie ein Magnet anzieht! Dein langer Brief kam an und brachte große Freude, weil er deine eifrigen Bemühungen und hohen Absichten klar zum Ausdruck bringt. Preis sei Gott, du wünschst den Menschen Gutes, verlangst nach dem Reiche Bahás und sehnst dich, das Menschengeschlecht vorwärtsdrängen zu sehen. Ich hoffe, du wirst durch diese hohen Ideale, diese edlen Regungen des Herzens und diese frohen Botschaften des Himmels so hell erstrahlen, dass deine Liebe zu Gott durch alle Zeitalter hindurch das Licht ihrer Herrlichkeit verströmen wird.
Du hast dich als Schüler in der Schule geistigen Fortschritts bezeichnet. Wie glücklich bist du! Wenn diese Schulen des Fortschritts zur Universität des Himmels hinführen, dann werden Wissenszweige entwickelt, die der Menschheit die Tafel des Seins als eine sich endlos entfaltende Schriftrolle enthüllen werden. Und alle erschaffenen Dinge werden auf dieser Rolle als Buchstaben und Wörter erscheinen. Dann werden die verschiedenen Ebenen der Bedeutung erlernt; in jedem Atom des Weltalls werden die Zeichen der Einheit Gottes bezeugt. Dann wird der Mensch den Herrn des Königreiches rufen hören und erfahren, wie die Bestätigungen des Heiligen Geistes ihm zu Hilfe eilen. Dann wird er solche Seligkeit fühlen, solches Entzücken, dass ihn die große, weite Welt nicht länger fassen kann; er wird sich vielmehr aufmachen in das Reich Gottes und zu den Gefilden des Geistes eilen. Denn wenn einem Vogel die Flügel gewachsen sind, bleibt er nicht länger auf dem Boden sitzen, sondern schwingt sich auf in den hohen Himmel – ausgenommen die Vögel, die am Bein festgebunden sind, deren Flügel gebrochen oder mit Schlamm besudelt sind.
O du Wahrheitssucher! Die Welt des Königreiches ist nur eine Welt. Der einzige Unterschied ist, dass der Frühling immer wiederkehrt und bei allem Erschaffenen eine große neue Erregung bewirkt. Dann beleben sich Ebenen und Hügel, die Bäume grünen zart, Blätter, Blüten und Früchte kommen in ihrer Schönheit zum Vorschein, in unendlicher Fülle und Feinheit. So sind die Sendungen vergangener Zeitalter eng verbunden mit denen, die ihnen folgen: Sie sind in der Tat ein und dieselbe. Aber wie die Welt wächst, so wächst auch das Licht und der Regenguss himmlischer Gnade; und dann scheint die Sonne im mittäglichen Glanz.
O du Sucher nach dem Königreich! Jede göttliche Manifestation ist das Leben der Welt, der erfahrene Arzt jeder leidenden Seele. Die Menschenwelt ist krank, der tüchtige Arzt kennt das Heilmittel. Er erscheint mit Ratschlägen, Lehren und Ermahnungen – Arznei für jedes Leiden, heilender Balsam für jede Wunde. Gewiss kann der weise Arzt die Nöte seines Patienten zu jeder Jahreszeit erkennen und das Heilverfahren anwenden. Deshalb setze die Lehren der Schönheit Abhá in Beziehung zu den dringenden Bedürfnissen des heutigen Tages. Du wirst sehen, sie bieten das sofort wirkende Heilmittel für den leidenden Körper der Welt. Sie sind wahrlich das Elixier, das ewiges Heil bringt.
Die weisen Ärzte der Vergangenheit und diejenigen, die ihnen folgten, haben nicht ein und dieselbe Behandlung verordnet. Die Behandlung hängt vielmehr davon ab, was dem Patienten fehlt. Mag auch das Heilmittel anders sein, ist doch das Ziel immer, den Patienten wieder gesunden zu lassen. In den vorangegangenen Sendungen konnte der schwache Körper der Welt keine strenge, gewaltige Kur ertragen. Aus diesem Grund sagte Christus: »Ich habe euch noch viel zu sagen, was gesagt werden muss; aber ihr könnt es jetzt noch nicht tragen. Wenn aber jener Geist der Wahrheit kommt, den der Vater senden wird, der wird euch in alle Wahrheit leiten.«Q15
Deshalb sind in diesem Zeitalter des Strahlenglanzes die Lehren, die früher nur den wenigen galten, allen zugänglich gemacht, damit die Gnade des Herrn Osten und Westen umfange, die Einheit der Menschenwelt in ihrer ganzen Schönheit aufleuchte und die hellen Strahlen der Wirklichkeit das Reich des Verstandes mit Licht überfluten.
Die Herabkunft des Neuen Jerusalem bezeichnet ein himmlisches Gesetz, das Gesetz, das die Gewähr für menschliches Glück bietet und aus der Welt Gottes hervorleuchtet.
EmmanuelA28 war tatsächlich der Vorläufer des zweiten Kommens Christi, ein Rufer zum Pfade des Königreiches. Es ist offenkundig, dass der Buchstabe ein Teil des Wortes ist, und dieser Anteil am Wort bedeutet, dass der Buchstabe in seinem Wert vom Worte abhängt. Das heißt, er bezieht seine Gnade vom Wort; er hat eine geistige Verwandtschaft mit dem Wort und ist als wesentlicher Teil des Wortes anzusehen. Die Apostel waren wie Buchstaben, Christus war das Wesen des Wortes. Die Bedeutung des Wortes, nämlich ewige Gnade, wirft einen Glanz auf jene Buchstaben. Noch einmal: Weil der Buchstabe Teil des Wortes ist, steht er in seiner inneren Bedeutung in Einklang mit dem Wort.
Wir hoffen, dass du dich an diesem Tage erheben wirst, um das voranzutragen, was Emmanuel vorhersagte. Wisse mit Sicherheit, dass du damit Erfolg haben wirst, denn die Bestätigungen des Heiligen Geistes steigen ständig hernieder, und die Kraft des Wortes übt solchen Einfluss aus, dass der Buchstabe zum Spiegel wird, der die herrliche Sonne – das Wort selbst – widerspiegelt, und die Gnade und Herrlichkeit des Wortes werden die ganze Erde erleuchten.
Das himmlische Jerusalem aber, das herabkam auf die Gipfel der Welt, und Gottes Allerheiligstes, dessen Banner jetzt hoch in den Lüften schwebt, umfassen alle Vollkommenheiten, alle Erkenntnis der vorangegangenen Sendungen. Darüber hinaus verkündet es die Einheit der Menschenkinder. Es ist das Banner des Weltfriedens, der Geist ewigen Lebens; es ist die Herrlichkeit der Vollkommenheiten Gottes, die umfassende Gnade für alles Sein, der alles Erschaffene zierende Schmuck, der Quell innerer Ruhe für die ganze Menschheit.
Richte deine Aufmerksamkeit auf die heiligen Sendschreiben. Lies Ishráqát, Tajallíyát, die Worte des Paradieses, die Frohen Botschaften, Ṭarázát, das Heiligste Buch. Dann wirst du sehen, dass diese himmlischen Lehren heutzutage das Heilmittel für eine kranke, leidende Welt, heilender Balsam für die Wunden am Körper der Menschheit sind. Sie sind der Geist des Lebens, die Arche der Erlösung, der Magnet, der ewige Herrlichkeit anzieht, die bewegende Kraft des Ansporns für des Menschen innerstes Wesen.
30
Das Sein ist von zweierlei Art: Die eine ist das Sein Gottes; es übersteigt des Menschen Verständnis. Ihm, dem Unsichtbaren, Erhabenen, Unfassbaren, geht keine Ursache voraus. Er ist selbst Urheber der Ursache aller Ursachen. Er, der Urewige, hatte keinen Anfang und ist der All-Unabhängige. Die zweite Art des Seins ist das menschliche Sein. Es ist gewöhnliches Sein, dem menschlichen Verstand begreifbar. Es ist nicht urewig, es ist abhängig und hat eine Ursache. Die sterbliche Substanz wird nicht ewig und umgekehrt. Das Menschengeschlecht wird nicht Schöpfer und umgekehrt. Die Wandlung der angeborenen Substanz ist unmöglich.
In der Welt des Seins – der begreiflichen Welt – gibt es Stufen der Vergänglichkeit: die erste Stufe ist die Mineralwelt, die nächste die Pflanzenwelt. Darin ist das Mineral vorhanden, aber in einer besonderen, den Pflanzen eigenen Art. So ist es auch in der Tierwelt: Die Eigenschaften des Minerals und der Pflanze sind darin vorhanden und darüber hinaus die besonderen Eigenschaften der Tierwelt, die Fähigkeiten des Hörens und des Sehens. In der Menschenwelt sind die Eigenschaften der Mineral-, Pflanzen- und Tierwelt zu finden und darüber hinaus die der menschlichen Gattung, nämlich die Eigenschaft des Verstandes, der die Wirklichkeiten der Dinge entdeckt und allgemeingültige Prinzipien erfasst.
Der Mensch ist deshalb auf der Ebene der bedingten Welt das vollkommenste Wesen. ›Mensch‹ bedeutet hier das vollkommene Individuum: Es ist wie ein Spiegel, der die göttlichen Vollkommenheiten offenbart und widerspiegelt. Zwar steigt die Sonne von den Höhen ihrer Heiligkeit nicht herab, um in den Spiegel einzutreten. Ist aber der Spiegel gereinigt und der Sonne der Wahrheit zugewandt, so reflektieren und offenbaren sich in diesem Spiegel die Vollkommenheiten der Sonne, Licht und Wärme. Solche Seelen sind die Manifestationen Gottes.
31
O du geliebter, weiser Freund! Dein Brief vom 27. Mai 1906 ist angekommen. Sein Inhalt hat sehr gefallen und große Freude gebracht.
Du fragst, ob diese Sache, diese neue, lebensprühende Sache, an die Stelle der toten religiösen Riten und Zeremonien Englands treten könne, ob diese neue Sache jetzt, da vielerlei Gruppen auftreten, zu denen hochstehende Geistliche und Theologen zählen, die weit befähigter sind als in der Vergangenheit, die Mitglieder solcher Gruppen derart beeindrucken könne, dass sie und alle anderen sich in ihrem allbeschützenden Schatten vereinen.
O du lieber Freund! Wisse, dass Er, die überragende Persönlichkeit, zu allen Zeiten mit den Vollkommenheiten Seines jeweiligen Zeitalters begabt ist. Er stand in vergangenen Zeiten über Seinen Mitmenschen und besaß Gaben entsprechend den Tugenden Seiner Zeit. Aber in diesem Zeitalter des Strahlenglanzes, in dieser Ära Gottes, wird die überragende Persönlichkeit, das leuchtende Gestirn, der Auserwählte, mit solchen Vollkommenheiten und solcher Kraft strahlen, dass der Geist jeder Gemeinschaft und Gruppe am Ende geblendet ist. Und weil Er an geistigen Vollkommenheiten und himmlischen Errungenschaften allen anderen überlegen ist, weil Er fürwahr der Brennpunkt göttlicher Segnungen, die Achse des Lichtkreises ist, wird Er alle anderen umfassen. Ohne jeden Zweifel wird Er mit solcher Macht aufleuchten, dass Er alle Seelen in Seinem schützenden Schatten versammeln wird.
Wenn du dies alles sorgfältig bedenkst, stellst du fest, dass hier ein allumfassendes Gesetz waltet, das man in allen Dingen vorfindet: Das Ganze zieht den Teil an, und in einem Kreis dreht sich alles um die Achse. Denke über den GeistA29 nach: Weil Er der Brennpunkt geistiger Kraft war, der Quell geistiger Gnadengaben, gelang es Ihm, unter dem schützenden Tabernakel des Christentums alle widerstreitenden Sekten zu vereinen, obgleich Er am Anfang nur ein paar Seelen um sich scharte. Das geschah durch die Ihm gegebene allunterwerfende Kraft. Vergleiche Gegenwart und Vergangenheit und beachte den großen Unterschied; so kannst du Wahrheit und Gewissheit erlangen.
Die Unterschiede zwischen den Religionen der Welt sind auf die unterschiedlichen Geisteshaltungen zurückzuführen. Solange sich die Geisteskräfte unterscheiden, werden mit Sicherheit auch die Urteile und Meinungen der Menschen auseinandergehen. Wird aber eine einzige, allumfassende Wahrnehmungskraft eingebracht, eine Kraft, die alles andere einschließt, so werden diese unterschiedlichen Meinungen verschmelzen; geistige Harmonie und Einheit werden sichtbar werden. Als beispielsweise Christus offenbart wurde, standen die verschiedenen Völker der damaligen Zeit – Römer, Griechen, Syrer, Israeliten und andere – mit ihren Ansichten und Gefühlsregungen im Widerspruch zueinander. Sobald jedoch Seine allumfassende Kraft zum Tragen kam, gelang es ihr im Laufe von dreihundert Jahren allmählich, alle diese auseinanderstrebenden Geister unter dem Schutz und der Herrschaft eines Sammelpunktes zusammenzuführen, und alle hegten die gleichen geistigen Gefühle im Herzen.
Um mit einem Gleichnis zu sprechen: Wenn eine Armee verschiedenen Befehlshabern unterstellt wird, von denen jeder seinen eigenen Kriegsplan verfolgt, werden diese Befehlshaber sicherlich mit ihren Gefechtslinien und Truppenbewegungen voneinander abweichen. Sobald aber der oberste Heerführer, der die Kriegskunst gründlich beherrscht, die Führung übernimmt, werden die anderen Pläne verschwinden, denn der besonders befähigte Feldmarschall wird die gesamte Armee unter seine Kontrolle bringen. Das soll nur ein Gleichnis sein, kein genaues Abbild. Wolltest du nun sagen, alle anderen Generäle seien in der Kriegskunst ebenfalls bewandert, erprobt und erfahren, und würden sich deshalb nicht der Befehlsgewalt eines einzelnen unterstellen, wie unbeschreiblich groß er auch sei, so ist deine Behauptung unhaltbar; denn was oben geschildert ist, wird genauso geschehen, daran gibt es keinen Zweifel.
So verhält es sich auch mit den heiligen Manifestationen Gottes, im Besonderen mit der göttlichen Wirklichkeit des Größten Namens, der Schönheit Abhá. Ist Er erst einmal vor den versammelten Völkern der Welt offenbar, erscheint Er mit solcher Schönheit, solchem Zauber, so anziehend wie ein Josef im Ägypten des Geistes, dann schlägt Er alle Liebenden auf Erden in Seinen Bann.
Wenn Seelen als vergeistigte, strahlende Wesen in dieses Leben geboren werden, dann aber durch Belastungen und Versuchungen wahrhafter Vorzüge verlustig gehen und schließlich die Welt verlassen, ohne ihr Leben ausgeschöpft zu haben, so ist dies wahrlich ein Grund, traurig zu sein. Die allumfassenden Manifestationen Gottes enthüllen dem Menschen ihr Antlitz, nehmen jedes Elend, jede Heimsuchung auf sich und bringen ihr Leben zum Opfer, damit gerade diese vorbereiteten, aufnahmefähigen Menschen zu Aufgangsorten des Lichtes werden und das unvergängliche Leben erlangen. Das ist das wahre Opfer: sich selbst hinzugeben, wie es Christus tat, als ein Lösegeld für das Leben der Welt.
Der Einfluss heiliger Wesen und die Fortdauer ihrer Gnade für die Menschheit, nachdem sie die menschliche Hülle abgelegt haben, ist für die Bahá’í eine unumstößliche Tatsache, erscheinen doch die überflutenden Gnadengaben, die strömenden Segnungen der heiligen Manifestationen erst nach ihrem Aufstieg aus dieser Welt. Die Erhöhung des Wortes, die Enthüllung der Macht Gottes, die Bekehrung gottesfürchtiger Seelen, die Verleihung ewigen Lebens – all dies wuchs verstärkt nach dem Martyrium des Messias. So mehrten sich auch nach dem Hinscheiden der Gesegneten Schönheit die Gnadengaben, das Licht breitete sich noch strahlender aus, die Zeichen des Herrn und Seiner Macht wurden noch kraftvoller, der Einfluss des Wortes ist viel stärker, und es währt nicht mehr lange, bis die Sonne Seiner Wirklichkeit die ganze Erde mit ihrem Antrieb, ihrer Glut, ihrem Glanz und Segen umfassen wird.
Sei nicht traurig über den langsamen Fortschritt der Bahá’í-Sache dortzulande. Heute ist erst die frühe Morgendämmerung. Bedenke, wie in der Sache Christi dreihundert Jahre vergehen mussten, ehe ihr großer Einfluss offenkundig wurde. Heute, knapp sechzig Jahre nach seiner Geburt, ist das Licht dieses Glaubens bereits über den Planeten verbreitet.
Wenn die Gesundheitsorganisation, deren Mitglied du bist, unter den Schutz dieses Glaubens kommt, wird ihr Einfluss hundertfach zunehmen.
Du siehst, dass die Liebe unter den Bahá’í sehr groß ist, und diese Liebe ist die Hauptsache. Wie die Kraft der Liebe unter den Bahá’í in so hohem Maß entwickelt wurde und viel stärker ist als unter den Angehörigen anderer Religionen, so ist es mit allem anderen; denn die Liebe ist die Grundlage aller Dinge.
Was die Übersetzung der Bücher und Sendbriefe der Gesegneten Schönheit angeht, werden sie bald in jede Sprache mit Kraft, Klarheit und Anmut übersetzt werden. Sobald sie den Originalen entsprechend übersetzt sind, mit ihrer ganzen Kraft und der Anmut ihres Stils, wird der Strahlenglanz ihrer inneren Bedeutungen sich allenthalben verbreiten und die Augen der ganzen Menschheit erleuchten. Gib dein Bestes, um sicherzustellen, dass die Übersetzung dem Original entspricht.
Die Gesegnete Schönheit begab sich zu vielen Gelegenheiten nach Haifa. Du hast Ihn dort gesehen, aber du hast Ihn damals noch nicht erkannt. Ich hoffe, du erreichst die wahre Begegnung mit Ihm. Das bedeutet, Ihn mit dem inneren, nicht mit dem äußeren Auge zu sehen.
Das Wesen der Lehre Bahá’u’lláhs ist allumfassende Liebe; denn die Liebe begreift jede Vortrefflichkeit des Menschengeschlechtes in sich. Sie bewirkt, dass jede Seele voranschreitet. Sie schenkt jedem Menschen als Erbgut das ewige Leben. Bald wirst du Zeuge sein, dass Seine himmlischen Lehren, die Wahrheit in ihrer größten Herrlichkeit, die Himmel dieser Welt erhellen.
Das kurze Gebet, das du an den Schluss deines Briefes setztest, war in der Tat unverwechselbar, bewegend und schön. Sprich dieses Gebet zu allen Zeiten.
32
O ihr Dienerinnen des Herrn! In diesem Jahrhundert, dem Jahrhundert des allmächtigen Herrn, scheint die Sonne aus den Reichen der Höhe, das Licht der Wahrheit, in ihrem Mittagsglanz, und ihre Strahlen erleuchten alle Gefilde, denn heute ist das Zeitalter der Urewigen Schönheit, der Tag der Offenbarung des Größten Namens in all seiner Kraft und Macht – möge mein Leben Seinen Geliebten zum Opfer gebracht sein.
Wenn sich auch die Sache Gottes in den kommenden Zeitaltern entfalten und zur hundertfachen Stärke anwachsen wird, wenn auch der Sadratu’l-MuntaháA30 der ganzen Menschheit in seinem Schatten Schutz bieten wird, bleibt doch dieses gegenwärtige Jahrhundert unerreicht; denn es war Zeuge, wie dieser Morgen angebrochen und diese Sonne aufgegangen ist. Dieses Jahrhundert ist wahrlich der Quell Seines Lichtes, der Tagesanbruch Seiner Offenbarung. Künftige Zeitalter und Geschlechter werden die Verbreitung seines Glanzes und die Offenbarungen seiner Zeichen schauen.
Bemüht euch deshalb, dass ihr euren vollen Anteil an Seinen Segnungen erlangt.
33
O Diener Gottes! Wir haben zur Kenntnis genommen, was du an Jináb-i-ibn-i-Abhar geschrieben hast, ebenso deine Frage zu dem Vers: »Wer vor Ablauf eines vollen Jahrtausends den Anspruch auf eine unmittelbare Offenbarung von Gott erhebt, ist gewiss ein Lügner und Betrüger.«Q16
Dies bedeutet, dass jeder, der vor Ablauf eines vollen Jahrtausends – tausend Jahre wie bekannt, durch allgemeinen Brauch eindeutig festgelegt und keiner Erläuterung bedürftig – den Anspruch auf eine Offenbarung unmittelbar von Gott erhebt, mit Sicherheit falsch und ein Betrüger ist, selbst wenn er bestimmte Zeichen kundtut.
Dies bezieht sich nicht auf die Universale Manifestation; denn in den Heiligen Schriften ist deutlich dargelegt, dass Jahrhunderte, nein Jahrtausende sich vollenden müssen, ehe eine Manifestation wie diese wieder erscheint.
Es ist zwar möglich, dass nach Ablauf eines vollen Jahrtausends heilige Wesen ermächtigt werden, eine Offenbarung mitzuteilen; dies wird aber nicht durch eine Universale Manifestation geschehen. Deshalb entspricht jeder Tag im Zyklus der Gesegneten Schönheit in Wirklichkeit einem Jahr und jedes Jahr einem Jahrtausend.
Betrachte zum Beispiel die Sonne: Ihr Übergang von einem Tierkreiszeichen zum nächsten vollzieht sich in einer kurzen Zeitspanne, doch erst nach einer langen Zeit erreicht sie die ganze Fülle ihres Glanzes, ihrer Hitze und Pracht im Zeichen des Löwen. Sie muss den ganzen Umlauf durch die anderen Sternbilder vollenden, ehe sie wieder ins Zeichen des Löwen eintritt, um in vollem Glanz zu leuchten. In den anderen Häusern zeigt sie nicht die Fülle ihrer Hitze und ihres Lichtes.
Kern der Aussage ist, dass vor Ablauf von tausend Jahren kein Mensch sich erkühnen kann, auch nur ein Wort davon zu erwähnen. Alle müssen sich zur Klasse der Untertanen rechnen, den Geboten Gottes und den Gesetzen des Hauses der Gerechtigkeit ergeben und gehorsam. Sollte jemand auch nur um Haaresbreite von den Verordnungen des Universalen Hauses der Gerechtigkeit abweichen oder in seiner Ergebenheit zu ihm schwanken, so gehört er zu den Ausgestoßenen und Verworfenen.
Was den Zyklus der Gesegneten Schönheit betrifft, das Zeitalter des Größten Namens, so ist es nicht auf tausend oder zweitausend Jahre beschränkt…
Wenn gesagt wird, dass die Zeitspanne von tausend Jahren mit der Offenbarung der Gesegneten Schönheit beginnt und jeder Tag dieser Zeit tausend Jahre währt, soll sich dies auf den Zyklus der Gesegneten Schönheit beziehen, der sich in diesem Sinn über viele Zeitalter in die noch ungeborene Zukunft hinein erstrecken wird.
34
O du, der du der Menschenwelt dienst! Dein Brief ist angekommen, und sein Inhalt machte uns außerordentlich froh. Er war ein schlüssiger Beweis, ein prachtvolles Zeugnis. Es ist angemessen und richtig, dass wir in diesem erleuchteten Zeitalter – dem Zeitalter des Fortschritts der Menschenwelt – uns aufopfern und dem Menschengeschlecht dienen sollen. Jede allumfassende Sache ist göttlich, jede begrenzte ist zeitlich. Die Grundsätze der heiligen Manifestationen Gottes waren demnach allumfassend und allumschließend.
Die unvollkommene Seele ist ichsüchtig und denkt nur an ihr eigenes Wohl. Aber wenn sich ihre Gedanken ein bisschen weiten, beginnt sie, an das Wohl und die Bequemlichkeit ihrer Familie zu denken. Wenn die Vorstellungen noch weiter gerichtet sind, kümmert sich der Mensch um das Glück seiner Mitbürger. Und wenn er noch weiter denkt, hat er den Ruhm seines Landes und seiner Rasse im Sinn. Wenn jedoch die Gedanken und Einsichten sich im höchsten Grade weiten, die Stufe der Vollkommenheit erreichen, wird sich der Mensch die Erhöhung des Menschengeschlechts angelegen sein lassen. Er wünscht dann allen Menschen das Beste und müht sich um Wohlergehen und Wohlfahrt aller Länder. Das ist ein Zeichen der Vollkommenheit.
So hatten die heiligen Manifestationen Gottes einen umfassenden, allumschließenden Plan. Sie mühten sich um das Leben eines jeden und stellten sich in den Dienst allgemeiner Erziehung. Ihr Betätigungsfeld war nicht begrenzt, nein, es war weit und allumfassend.
Deshalb musst auch du an alle denken, damit die Menschheit erzogen werde, ihr Charakter sich mäßige und diese Welt sich in einen Garten Eden verwandle.
Liebe alle Religionen und alle Rassen mit wahrer, aufrichtiger Liebe und zeige diese Liebe durch Taten, nicht durch Worte; denn letztere sind unbedeutend, da die meisten Menschen dem Wort nach schon Menschenfreunde sind. Die Tat aber ist das Beste.
35
O Heerschar Gottes! Ein Brief, von euch allen unterschrieben, ist angekommen. Er war sehr beredt und voll Duft; es war eine Freude, ihn zu lesen.
Ihr schreibt über den Fastenmonat. Glücklich seid ihr, dass ihr dem Gebote Gottes gehorcht und das Fasten in der heiligen Zeit gehalten habt; denn körperliches Fasten ist äußeres Zeichen geistigen Fastens, es ist ein Symbol für Selbstzucht, dafür, dass man sich aller Triebe des Selbstes enthält, die Merkmale des Geistes annimmt, vom Himmelsodem weggetragen wird und an der Liebe Gottes Feuer fängt.
Euer Brief zeigt auch eure Einheit und Herzensverbundenheit. Ich hoffe, dass der Westen durch die grenzenlose Gnade, die Gott in diesem Zeitalter vergießt, zum Osten wird, zum Aufgangsort für die Sonne der Wahrheit, und dass die westlichen Gläubigen Morgenlichter werden, Offenbarer der Zeichen Gottes, dass sie vor den Zweifeln der Achtlosen beschützt bleiben, fest und unverrückbar im Bund und Testament; dass sie sich Tag und Nacht mühen, bis sie die Schlafenden erwecken, die Ahnungslosen achtsam machen, die Verstoßenen als vertraute Freunde in den engsten Kreis einbeziehen und den Mittellosen ihren Anteil an der ewigen Gnade geben. Lasst sie Rufer des Königreiches sein, laut die Bewohner dieser niederen Welt herbeirufen und zum Eintritt in das Reich der Höhe auffordern.
O Heerschar Gottes! In dieser Welt irrt jedes Volk durch seine eigene Wüste, kreuz und quer, wie es ihm Wahn und Launen eingeben, jeder seiner eigenen Grille folgend. Im Menschengewimmel der Erde ist allein die Gemeinde des Größten Namens los und frei von menschlichen Ränken; nur sie verfolgt keine eigennützigen Zwecke. Allein dieses Volk hat sich vor allen anderen mit Vorsätzen erhoben, die von der Selbstsucht gereinigt sind. So folgt es den Lehren Gottes, so schafft es und müht sich um das eine Ziel: diesen niedrigen Staub in den höchsten Himmel zu verwandeln, diese Welt zum Spiegel des Gottesreiches zu machen, sie zu verändern in eine andere Welt, damit die ganze Menschheit den Pfad der Rechtschaffenheit wandle und sich eine neue Lebensart zu eigen mache.
O Heerschar Gottes! Unter dem Schutz und mit der Hilfe der Gesegneten Schönheit – möge mein Leben ein Opfer für Seine Geliebten sein – sollt ihr euch so verhalten, dass ihr vornehm und leuchtend wie die Sonne unter den Menschenseelen hervorragt. Wenn einer von euch in eine Stadt kommt, soll er durch seine Aufrichtigkeit, seine Lauterkeit und Liebe, seine Ehrlichkeit und Treue, seine Wahrheitsliebe und Güte gegenüber allen Völkern der Welt zu einem Brennpunkt der Anziehungskraft werden, so dass die Menschen dieser Stadt ausrufen und sagen: »Dieser Mann ist ohne Zweifel ein Bahá’í, denn sein Benehmen, seine Haltung, seine Lebensweise, seine Sitten, seine Art und sein Wesen spiegeln die Eigenschaften der Bahá’í wider.« Bevor ihr diese Stufe erreicht, kann man nicht sagen, dass ihr dem Bund und Testament Gottes treu ergeben seid. Denn Er ist mit uns allen in unwiderleglichen Texten ein festes Bündnis eingegangen; es fordert von uns, dass wir nach Seinen heiligen Geboten und Ratschlägen handeln.
O Heerschar Gottes! Jetzt ist die Zeit, die Wirkungen und Vollkommenheiten des Größten Namens in diesem herrlichen Zeitalter offenbar zu machen, um über alle Zweifel erhaben zu beweisen, dass dies das Zeitalter Bahá’u’lláhs ist, vor allen anderen Zeitaltern ausgezeichnet.
O Heerschar Gottes! Wenn ihr einen Menschen seht, dessen ganze Aufmerksamkeit auf die Sache Gottes gerichtet ist, dessen einziges Bestreben es ist, dem Worte Gottes zur Wirkung zu verhelfen, der Tag und Nacht aus reiner Absicht der Sache Gottes dient, in dessen Verhalten nicht die geringste Spur von Egoismus oder eigensüchtigen Motiven zu erkennen ist, der vielmehr wie von Sinnen durch die Wildnis der Liebe Gottes wandert, nur aus dem Kelch der Gotterkenntnis trinkt und völlig darin aufgeht, Gottes süße Düfte zu verbreiten, verliebt in die heiligen Verse des Gottesreiches – so wisset fürwahr, dass dieser Mensch den Beistand und die Kraft des Himmels erhalten wird. Wie der Morgenstern wird er immerdar hell vom Firmament ewiger Gnade leuchten. Aber wenn er auch nur den geringsten Anflug von selbstischen Wünschen und Eigenliebe zeigt, werden seine ganzen Anstrengungen zunichte; er wird zerstört und bleibt hoffnungslos zurück.
O Heerschar Gottes! Preis sei Gott! Bahá’u’lláh löst der Menschheit die Ketten vom Nacken. Er befreit den Menschen von allem, was ihn fesselte, und sagt ihm: Ihr seid alle die Früchte eines Baumes und die Blätter eines Zweiges. Seid mitleidsvoll und gütig zum ganzen Menschengeschlecht! Behandelt Fremde wie Freunde! Haltet andere so lieb wie euer eigen Fleisch und Blut! Betrachtet Feinde als Freunde, Dämonen als Engel! Bezeugt dem Tyrannen die gleiche große Liebe wie den Ergebenen und Getreuen, und wie Gazellen aus den duftenden Städten Khaṭá und KhutanA31 bietet dem reißenden Wolf süßen Moschus. Seid den Furchtsamen eine Zuflucht, bringt den Verstörten Ruhe und Frieden, versorgt die Mittellosen, seid eine volle Schatzkammer für die Armen, eine Arznei für die Leidenden, Arzt und Pfleger für die Gebrechlichen, fördert Freundschaft, Ehre, Aussöhnung und Hingabe an Gott in dieser nichtigen Welt.
O Heerschar Gottes! Strengt euch mächtig an; dann könnt ihr diese Erde so mit Licht überfluten, dass diese Lehmhütte, die Welt, zum Paradies Abhá wird. Dunkel hat sich ausgebreitet, tierische Triebe gewinnen die Oberhand. Die Menschenwelt ist jetzt eine Kampfbahn wilder Bestien, ein Schlachtfeld, auf dem die Unwissenden und die Achtlosen ihre Gelegenheit ergreifen. Die Menschenseelen sind reißende Wölfe, Tiere mit verblendeten Augen; sie sind tödliches Gift oder nutzloses Unkraut – bis auf ganz wenige, die tatsächlich selbstlose Ziele und Pläne für das Wohl ihrer Mitmenschen hegen. Ihr aber müsst in dieser Sache, im Dienst an der Menschheit, euer ganzes Leben opfern, und wenn ihr euch so hingebt, müsst ihr frohlocken.
O Heerschar Gottes! Der Erhabene, der Báb, gab Sein Leben hin. Bahá’u’lláh, die Gesegnete Vollkommenheit, gab hundert Leben hin mit jedem Atemzug. Er trug Elend, Er litt Qualen, Er war eingekerkert, Er lag in Ketten. Er verlor Sein Heim und wurde in ferne Länder verbannt. Schließlich lebte Er bis ans Ende Seiner Tage im Größten Gefängnis. Ebenso hat eine große Anzahl der Geliebten Gottes, die Seinem Wege folgten, den Honig des Martyriums gekostet. Sie gaben alles hin: Leben, Besitz, Verwandtschaft, alles, was sie hatten. Wie viele Häuser wurden dem Erdboden gleichgemacht, wie viele Wohnungen wurden aufgebrochen und ausgeraubt, wie viele herrliche Gebäude liegen in Schutt und Asche, wie viele Paläste wurden zu Gräbern zerschlagen! Und all dies geschah, damit die Menschheit erleuchtet werde, damit Unwissenheit der Erkenntnis weiche, damit die Erdenmenschen zu Himmelsmenschen werden, Zwietracht und Uneinigkeit mit den Wurzeln ausgerissen werden, das Reich des Friedens auf der ganzen Welt errichtet werde. Nun strebet danach, dass diese Segensgabe sich zeige und diese höchste aller Hoffnungen in der Gemeinschaft aller Menschen glanzvoll verwirklicht werde.
O Heerschar Gottes! Hütet euch, eine Seele zu kränken, ein Herz zu betrüben oder einen Menschen mit euren Worten zu verletzen, sei er euer Bekannter oder ein Fremdling, Freund oder Feind. Betet für alle; bittet, dass alle selig werden und Vergebung finden. Hütet euch, hütet euch, Rache zu nehmen, selbst dann, wenn jemand nach eurem Blut dürstet. Hütet euch, hütet euch, die Gefühle eines anderen zu verletzen, auch wenn er ein Übeltäter ist und euch Böses wünscht. Schaut nicht auf die Geschöpfe, wendet euch ihrem Schöpfer zu. Überseht die nichtsnutzigen Leute, seht nur den Herrn der Heerscharen. Starrt nicht nieder in den Staub, schauet empor zur strahlenden Sonne, die jeden Flecken dunkler Erde im Lichte glühen lässt.
O Heerschar Gottes! Widerfährt euch Unheil, so seid geduldig und gelassen. Wie quälend euer Leid auch sei, bleibt ruhig, und mit vollkommenem Vertrauen auf Gottes überströmende Gnade trotzet dem Sturm der Trübsal und des feurigen Gottesgerichts.
Im vergangenen Jahr brachte eine Anzahl Ungläubiger von drinnen und draußen, altbekannte und fremde, vor dem Sultan der Türkei Verleumdungen gegen uns heimatlos Verbannte vor, schwere Anschuldigungen ohne jede Grundlage. Nach den Regeln der Klugheit entschloss sich die Regierung, diese Vorwürfe zu prüfen, und entsandte eine Untersuchungskommission in unsere Stadt. Es ist offenkundig, welche Möglichkeit sich damit den uns übel Gesinnten bot und welchen Sturm sie entfesselten; all dies übersteigt jede Schilderung durch die Zunge oder die Feder. Nur ein Augenzeuge kann wissen, welchen Aufruhr sie entfesselten, welches Erdbeben an Schmerzen die Folge war. Aber trotz alledem war die Antwort, sich ganz auf Gott zu verlassen und gelassen, vertrauensvoll, langmütig und ungestört in solchem Maße zu bleiben, dass ein Uneingeweihter uns für behaglich an Leib und Seele, vollkommen glücklich, blühend und friedevoll gehalten hätte.
Dann kam es soweit, dass die Denunzianten selbst, welche die verleumderischen Behauptungen gegen uns vorgebracht hatten, mit den Kommissionsmitgliedern gemeinsame Sache machten, um die Beschuldigungen zu ermitteln, so dass Kläger, Zeugen und Richter alle dieselben waren und das Ergebnis von vornherein ausgemacht war. Dennoch muss fairerweise festgestellt werden, dass bis jetzt Seine Majestät der Sultan der Türkei diesen falschen Anschuldigungen, dieser üblen Nachrede, dieser Schmach, diesen Fabeln und Verleumdungen keine Beachtung geschenkt und mit Gerechtigkeit gehandelt hat…
O Du unser Versorger! Du hast über die Freunde im Westen die Düfte des Heiligen Geistes gehaucht und den Himmel im Westen mit dem Lichte göttlicher Führung erleuchtet. Du hast zu Dir hingezogen, die einstmals fern von Dir waren. Fremde hast Du in liebreiche Freunde verwandelt, die Schlafenden erweckt und die Nachlässigen achtsam gemacht.
O Du unser Versorger! Steh diesen edlen Freunden bei, Dein Wohlgefallen zu gewinnen und Fremden wie Freunden wohlgesonnen zu sein. Geleite sie in die ewige Welt, lasse sie himmlischer Gnade teilhaftig sein und wirkliche Bahá’í werden, aufrichtig vor Gott. Bewahre sie vor Äußerlichkeit, gründe sie fest in der Wahrheit. Mache sie zu Zeichen und Beweisen für Dein Reich, zu funkelnden Sternen hoch über den Niederungen dieses Lebens. Lasse sie Hilfe und Trost für die Menschheit, Diener des Weltfriedens sein. Entzücke sie mit dem Wein Deines Ratschlusses und gib, dass sie alle auf dem Pfade Deiner Gebote wandeln.
O Du unser Versorger! Es ist dieses Dieners Herzenswunsch an Deiner Schwelle, die Freunde des Westens und des Ostens in fester Umarmung zu schauen, alle Mitglieder der menschlichen Gesellschaft voll Liebe in einer großen Gemeinde vereint zu sehen, wie die in einem mächtigen Meere versammelten Tropfen, wie die Vögel eines einzigen Rosengartens, die Perlen eines Ozeans, die Blätter eines Baumes, die Strahlen einer Sonne.
Du bist der Mächtige, der Gewaltige, und Du bist der Gott der Stärke, der Allmächtige, der Allsehende.
36
O ihr beiden begünstigten Mägde des Herrn! Der Brief von Mutter Beecher ist eingetroffen. Er spricht in Wahrheit für euch beide. Deshalb schreibe ich euch beiden zusammen. Das ist für mich wundervoll; denn ihr beiden reinen Wesen seid wie ein einziger wertvoller Juwel, ihr seid zwei Zweige desselben Baumes, ihr betet beide denselben Geliebten an, ihr sehnt euch beide nach derselben strahlenden Sonne.
Es ist meine Hoffnung, dass sich alle Mägde Gottes dortzulande vereinen wie die Wellen einer unendlichen See. Der Wind bewegt sie nach seinem Belieben, jede ist von den andern getrennt, aber in Wahrheit sind sie alle eins mit der grenzenlosen Tiefe.
Wie gut ist es doch, wenn die Freunde sich so nahe sind wie ein Bündel Strahlen, wenn sie Seite an Seite stehen in einer starken, ungebrochenen Front. Denn jetzt vereint die Sonne der Welt des Seins mit ihren Strahlen der Wirklichkeit alle, die dieses Licht anbeten; in unendlicher Gnade sammeln diese Strahlen alle Völker unter diesem breiten Obdach. Deshalb müssen alle Seelen wie eine einzige Seele werden, alle Herzen wie ein Herz. Lasst alle frei werden von den vielfältigen Eigenarten, die aus Lust und Leidenschaft geboren sind, und lasst sie in der Einheit ihrer Liebe zu Gott eine neue Lebensbahn finden.
O ihr beiden Mägde Gottes! Jetzt ist es Zeit für euch, dass ihr segenspendende Kelche werdet, gefüllt bis zum Rand, belebende Winde aus dem Paradies Abhá, Moschusduft über euer Land verbreitend. Macht euch frei vom Leben dieser Welt. Sehnt euch auf jeder Stufe nach dem Nichtsein; denn wenn der Strahl zur Sonne zurückkehrt, wird er ausgelöscht; wenn der Tropfen zum Meer zurückkommt, verschwindet er, und wenn der aufrichtig Liebende seinen Geliebten findet, gibt er seine Seele auf.
Solange ein Wesen seinen Fuß nicht auf das Feld des Opfers setzt, ist es jeder Gunst und Gnade beraubt. Das Feld des Opfers aber ist der Zustand, da das Selbst stirbt, damit der strahlende Glanz des lebendigen Gottes hervorbrechen kann. Das Feld des Martyriums ist der Ort der Loslösung vom Selbst, der Ort, wo die Hymnen der Ewigkeit emporsteigen können. Tut, was ihr vermögt, um eures Selbstes völlig überdrüssig zu werden, und bindet euch an jenes strahlende Antlitz. Sowie ihr diese Höhen der Dienstbarkeit erreicht habt, werdet ihr alle erschaffenen Dinge in eurem Schatten versammelt finden. Das ist grenzenlose Gnade; das ist die höchste Souveränität. Das ist das Leben, das nicht vergeht. Alles andere ist letztlich nur offenbare Verdammnis und schlimmer Verlust.
Preis sei Gott, das Tor grenzenloser Gnade ist weit geöffnet, die himmlische Tafel ist gedeckt, die Diener des Barmherzigen und Seine Mägde sind zum Fest versammelt. Strebt danach, euren Anteil an diesem ewigen Mahl zu erhalten, damit ihr in dieser und der zukünftigen Welt geliebt und geachtet seid.
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O ihr lieben Freunde ‘Abdu’l-Bahás! Ein gesegneter Brief von euch ist eingegangen; er berichtet über die Wahl eines Geistigen Rates. Mein Herz wurde sehr froh, als ich hörte, dass die Freunde jenes Gebietes – gelobt sei Gott – in vollkommener Einheit, Freundschaft und Liebe die neue Wahl abgehalten haben und dass es ihnen gelungen ist, Seelen zu wählen, die geheiligt sind, begünstigt an der Heiligen Schwelle, bekannt unter den Freunden für ihre Standhaftigkeit und Festigkeit im Bündnis.
Jetzt müssen sich diese gewählten Vertreter erheben, in Geistigkeit und Freude zu dienen, in reiner Absicht, stark angezogen vom Duft des Allmächtigen, kraftvoll gestützt vom Heiligen Geist. Lasst sie das Banner der Führung hissen, und als Soldaten der himmlischen Heerscharen lasst sie Gottes Wort erhöhen, Seinen süßen Duft verbreiten, die Menschenseelen erziehen und den Größten Frieden fördern.
Wahrlich, es wurden gesegnete Seelen gewählt. Im Augenblick, als ich ihre Namen las, überlief mich ein Schauer geistiger Freude, weil ich erkannte, dass dortzulande – gelobt sei Gott – Menschen erweckt wurden, welche Diener des Königreiches und bereit sind, ihr Leben für Ihn, der Seinesgleichen nicht hat, hinzugeben.
O meine lieben Freunde! Erleuchtet diesen Rat mit dem Glanz der Gottesliebe. Lasst ihn laut die freudigen Weisen der Himmelssphären anstimmen. Lasst ihn gedeihen durch die Speisen beim Abendmahl des Herrn, an der himmlischen Festtafel Gottes. Versammelt euch in ungetrübter Freude und sprecht zu Beginn eurer Zusammenkunft dieses Gebet:
O Du Herr des Königreiches! Leiblich sind wir hier versammelt, doch unsere verzückten Herzen sind von Deiner Liebe fortgetragen. Hingerissen sind wir vom Strahlenglanz Deines Antlitzes. Schwach, wie wir sind, harren wir der Offenbarungen Deiner Macht und Gewalt. Arm sind wir und mittellos, doch aus Deines Reiches Schatzkammern erhalten wir Wohlstand die Fülle. Nur Tropfen sind wir, doch speisen wir uns aus den Tiefen Deines Meeres. Nur Staubkörner sind wir, doch leuchten wir in Deiner Sonne herrlichem Strahlenglanz.
O Du unser Versorger! Sende Deine Hilfe auf uns nieder, so dass jeder von uns hier eine leuchtende Kerze werde, ein Anziehungspunkt, ein Bote, der zu Deinen himmlischen Reichen ruft, bis wir schließlich die Welt hienieden zum Spiegelbild Deines Paradieses machen.
O ihr meine lieben Freunde! Es ist die Pflicht der Räte jener Gebiete, miteinander in Verbindung und Briefverkehr zu stehen. Auch sollen sie sich mit den Räten im Osten austauschen, so dass sie Mittler für die Vereinigung der ganzen Welt werden.
O ihr geistigen Freunde! Eure Standhaftigkeit muss so groß sein, dass – sollten die Böswilligen alle Gläubigen töten und nur einen einzigen übrig lassen – der letzte Überlebende allein allen Völkern der Erde widerstünde und weiterhin nah und fern die heiligen Düfte Gottes verbreitete. Wenn euch eine Schreckensnachricht, ein Wort über schlimme Begebenheiten aus dem Heiligen Land erreicht, so sorgt dafür, dass ihr nicht wankt; seid nicht niedergeschlagen vor Kummer, seid nicht erschüttert. Vielmehr erhebt euch sofort mit eiserner Entschlossenheit und dient dem Reiche Gottes.
Dieser Diener an der Schwelle des Herrn war stets in Gefahr. Er ist auch jetzt in Gefahr. Zu keiner Zeit gab es für mich die geringste Hoffnung auf Sicherheit. Mein höchster Wunsch ist, aus dem gnadenreichen, randvollen Becher des Martyriums zu trinken, auf dem Feld des Opfers sterben zu dürfen und mich an jenem Wein zu laben, der das kostbarste Geschenk Gottes ist. Dies ist meine höchste Hoffnung, mein innigstes Sehnen.
Wir hören, dass die Sendschreiben IshráqátA32, ṬarázátA33, BishárátA34, TajallíyátA35 und KalimátA36 übersetzt und dortzulande veröffentlicht worden sind. In diesen Sendschreiben findet ihr ein Modell dafür, wie man sein und wie man leben soll.
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O Dienerin Gottes, die du dich wie ein frischer, zarter Zweig im Windhauch der Liebe Gottes bewegst! Ich habe deinen Brief gelesen, der von deiner grenzenlosen Liebe, deiner tiefen Ergebenheit und deinem steten Gedenken an deinen Herrn kündet.
Verlasse dich auf Gott. Gib deinen eigenen Willen auf und halte an dem Seinen fest, lasse deine Wünsche beiseite und nimm die Seinen an, auf dass du Seinen Dienerinnen ein heiliges, geistiges Vorbild aus Gottes Reich werdest.
Wisse, o Dienerin, dass vor dem Antlitz Bahás die Frauen so viel gelten wie die Männer und dass Gott die ganze Menschheit nach Seinem Ebenbild erschaffen hat. Dies bedeutet, dass Männer und Frauen gleichermaßen die Verkünder Seiner Namen und Eigenschaften sind und vom geistigen Standpunkt aus keinen Unterschied zwischen ihnen besteht. Wer sich Gott nähert, ob Mann oder Frau, hat die größte Gunst erlangt. Wie viele glühend ergebene Dienerinnen haben sich im schützenden Schatten Bahás den Männern überlegen erwiesen und selbst die Berühmten der Erde überflügelt.
Das Haus der Gerechtigkeit jedoch ist gemäß dem ausdrücklichen Text des Gesetzes Gottes nur für Männer bestimmt; dies ist eine der Weisheiten Gottes, des Herrn, welche in absehbarer Zeit so klar wie die Sonne am Mittag offenbar werden wird.
Was nun euch betrifft, o ihr anderen Dienerinnen, die ihr die himmlischen Düfte liebt, haltet heilige Versammlungen ab und gründet Geistige Räte, denn sie sind die Grundlage für die Verbreitung der süßen Düfte Gottes; sie erhöhen Sein Wort, halten die Lampe Seiner Gnade hoch, verkünden Seine Religion und verbreiten Seine Lehren – und welche Gnade ist größer als diese? Diese Geistigen Räte werden vom Geist Gottes unterstützt. Ihr Verteidiger ist ‘Abdu’l-Bahá. Über sie breitet Er Seine Flügel aus. Welche Gnade ist größer als diese? Diese Geistigen Räte sind strahlende Leuchten und himmlische Gärten, aus denen die Düfte der Heiligkeit über alle Regionen wehen und die Leuchten der Erkenntnis über alles Erschaffene strahlen. Von ihnen strömt der Geist des Lebens nach allen Richtungen. Sie sind wahrlich zu allen Zeiten und unter allen Umständen die mächtigen Quellen des Fortschritts für den Menschen. Welche Gnade ist größer als diese?
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O Magd Gottes! Dein Brief ist angekommen mit der Nachricht, dass in jener Stadt ein Rat errichtet wurde.
Schaut nicht auf eure geringe Zahl, sucht vielmehr nach Herzen, die rein sind. Eine geheiligte Seele ist tausend anderen Seelen vorzuziehen. Wenn eine Handvoll Menschen sich in Liebe, in völliger Reinheit und Heiligkeit mit von der Welt gelösten Herzen versammelt, wenn sie dabei die Empfindungen des Königreiches und die machtvoll anziehende Kraft des Göttlichen verspürt, wenn sie eins ist in froher Gemeinschaft, so wird diese Versammlung ihren Einfluss über die ganze Erde breiten. Das Wesen dieser Menschen, die Worte, die sie sprechen, die Taten, die sie tun, setzen die Segnungen des Himmels frei und lassen einen Schimmer der ewigen Seligkeit ahnen. Die himmlischen Heerscharen werden sie verteidigen, die Engel des Paradieses Abhá werden ohne Unterlass zu ihrer Hilfe herabsteigen.
»Engel« bedeuten die Bestätigungen Gottes und Seine himmlischen Kräfte. Auch sind Engel gesegnete Wesen, die alle Bindungen zur niederen Welt gelöst haben, befreit von den Ketten des Selbstes und den Wünschen des Fleisches, die Herzen verankert in den himmlischen Gefilden des Herrn. Sie sind aus dem Königreich und himmlisch, sie sind von Gott und geistig, sie offenbaren Gottes reiche Gnade, sie sind Aufgangsorte Seiner geistigen Segnungen.
O Dienerin Gottes! Gepriesen sei Gott, dein lieber Mann verspürt die süßen Düfte, die aus den Gärten des Himmels wehen. Nun musst du ihn Tag für Tag durch die Liebe Gottes und deine guten Taten immer näher zum Glauben hinziehen.
Das waren wahrhaftig schreckliche Geschehnisse in San Franzisko.A37 Katastrophen dieser Art sollen dazu dienen, die Menschen wachzurütteln und die Liebe ihrer Herzen zu dieser unbeständigen Welt zu schwächen. Nur in dieser niederen Welt geschehen so tragische Dinge: Dies ist der Becher, der bitteren Wein bietet.
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O ihr Geliebten ‘Abdu’l-Bahás! Ich habe eure Berichte mit großer Freude gelesen; sie sind von einer Art, die das Herz ermuntert und erfrischt, die Seele glücklich macht. Wenn euer Rat durch den heiligen Hauch des Allbarmherzigen und durch Seine göttlichen Bestätigungen beharrlich, fest und standhaft bleibt, wird er beachtliche Ergebnisse hervorbringen und mit Unternehmungen von großer Tragweite Erfolg haben.
Die Geistigen Räte, die in diesem Zeitalter Gottes, in diesem heiligen Jahrhundert, zu errichten sind, hatten unbestreitbar nicht ihresgleichen in den vergangenen Zyklen, waren doch Ratsversammlungen, die Macht ausübten, bisher auf die Unterstützung kraftvoller Führerpersönlichkeiten angewiesen, während diese Räte auf die Hilfe der Schönheit Abhá gegründet sind. Verteidiger und Schutzherr jener anderen Ratsversammlungen war ein Fürst, ein König, ein Hohepriester oder die Masse des Volkes. Doch diese Geistigen Räte haben als Beschützer, Erhalter, Helfer und Beleber den allgewaltigen Herrn.
Schaut nicht auf die Gegenwart. Richtet euren Blick auf künftige Zeiten. Wie klein ist der Same zu Beginn, aber am Ende ist er ein mächtiger Baum. Schaut nicht auf den Samen, schaut auf den Baum, auf seine Blüten, Blätter und Früchte. Denkt an die Zeit Christi, als nur ein kleines Häuflein Ihm nachfolgte, und seht, was für ein mächtiger Baum aus diesem Samen wurde, seht seine Früchte. Nun werden noch größere Ereignisse eintreten; denn dies ist die Vorladung des Herrn der Heerscharen, dies ist der Posaunenstoß des lebendigen Herrn, dies ist die Hymne des Weltfriedens, dies ist das Banner der Redlichkeit, des Vertrauens und der Verständigung, aufgepflanzt inmitten all der vielfarbigen Völker des Erdballs. Dies ist die Sonne der Wahrheit mit ihrem Strahlenglanz; dies ist der Geist Gottes in all Seiner Heiligkeit. Diese mächtigste Sendung wird die ganze Erde umspannen; unter ihrem Banner werden sich alle Völker versammeln und Schutz finden. Deshalb wisset um die lebensnotwendige Bedeutung dieses zarten Samens, den der wahre Landmann mit den Händen Seines Erbarmens in die gepflügten Felder des Herrn säte und mit den Schauern der Segnungen und Gnadengaben wässerte; nun lässt Er ihn wachsen und gedeihen in der Wärme und im Lichte der Sonne der Wahrheit.
Deshalb, o ihr Geliebten Gottes, bringt Ihm euren Dank dar, denn Er lässt euch solchen Segen zukommen, solche Gaben empfangen. Selig seid ihr, mit dieser reichen Gnade wird euch frohe Botschaft zuteil.
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O du, der du treu und standhaft im Bündnis bist! Der Brief, den du geschrieben hast,… wurde mir gezeigt; die darin ausgedrückten Ansichten sind sehr lobenswert. Es ist die Pflicht des Geistigen Beratungsgremiums von New York, mit dem von Chikago voll übereinzustimmen. Beide Beratungsgremien müssen gemeinsam gutheißen, was sie für die Veröffentlichung und Verteilung geeignet finden. Anschließend mögen sie eine Kopie nach ‘Akká schicken, damit es auch hier gebilligt werde. Sodann wird das Material zurückgeschickt, damit es veröffentlicht und verbreitet werden kann.
Die Frage des Zusammenwirkens und der Übereinkunft der beiden Geistigen Räte von Chikago und New York ist von allergrößter Wichtigkeit, und sobald in Washington ordnungsgemäß ein Geistiger Rat gebildet ist, sollten jene beiden Räte auch zu diesem Geistigen Rat Bande der Einheit knüpfen. Zusammengefasst: Es ist der Wunsch Gottes, des Herrn, dass die Geliebten Gottes und die Dienerinnen des Barmherzigen im Westen Tag für Tag in Harmonie und Einheit enger zusammenkommen. Solange das nicht erreicht ist, wird die Arbeit nicht voranschreiten. Die Geistigen Räte sind vereint das wirksamste Werkzeug, um Einheit und Harmonie zu bewirken. Diese Angelegenheit hat höchste Bedeutung; dies ist der Magnet, der die Bestätigungen Gottes anzieht. Wenn dereinst die Einheit zwischen den Freunden – diese göttliche Geliebte – in all ihrer Schönheit mit dem Schmuck des Reiches Abhá angetan ist, werden jene Länder sicherlich in kurzer Zeit zum Paradies des Allherrlichen werden, und vom Westen her wird der Strahlenglanz der Einheit sein helles Licht auf die ganze Erde werfen.
Wir bemühen uns mit Herz und Seele, ohne Rast bei Tag und Nacht, ohne auch nur einen Augenblick der Ruhe, die Menschenwelt zum Spiegel der Einheit Gottes zu machen. Wie viel mehr müssen also die Geliebten des Herrn diese Einheit widerspiegeln? Und diese sehnliche Hoffnung, dieser unser brennender Wunsch wird erst dann sichtbar erfüllt sein, wenn sich die wahren Freunde Gottes erheben, die Lehren der Schönheit Abhá – möge mein Leben ein Lösegeld für Seine Geliebten sein – in die Tat umzusetzen. Eine Seiner Lehren lautet, dass Liebe und gute Absicht das Menschenherz so beherrschen müssen, dass die Menschen den Fremden als vertrauten Freund sehen, den Übeltäter als einen der ihren, den Ausländer als einen Angehörigen, den Feind als einen teuren, engen Gefährten. Wer sie tötet, den werden sie einen Lebensspender nennen; wer sich von ihnen abwendet, dem werden sie begegnen, als kehrte er sich ihnen zu; wer ihre Botschaft ablehnt, den werden sie betrachten, als anerkenne er die Wahrheit. Das bedeutet, sie müssen die ganze Menschheit so behandeln, wie sie die ihnen Wohlgesonnenen behandeln, ihre Mitgläubigen, ihre Angehörigen und ihre vertrauten Freunde.
Sollte diese Fackel die Weltgemeinschaft erleuchten, so werdet ihr bemerken, dass die ganze Erde einen Duft hervorbringt, dass sie ein wonnevolles Paradies geworden ist, dass ihre Oberfläche des höchsten Himmels Ebenbild ist. Dann wird die ganze Welt ein einziges Heimatland, ihre verschiedenen Völker ein einziges Geschlecht, die Nationen des Ostens und des Westens eine Hausgemeinschaft.
Ich hoffe sehr, dass dieser Tag kommen wird, dass dieser Glanz aufleuchtet, dass diese Schau in ihrer ganzen Schönheit enthüllt wird.
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O ihr Mitarbeiter, gestützt von Heerscharen aus dem Reich des Allherrlichen! Selig seid ihr, denn ihr seid im schützenden Schatten des Wortes Gottes zusammengekommen und habt Zuflucht gefunden in der Grotte Seines Bundes; ihr habt euren Herzen Frieden gebracht, indem ihr euch im Paradiese Abhá eingerichtet habt und von den sanften Winden aus dem Quell Seiner Güte wiegen lasset. Ihr habt euch erhoben, der Sache Gottes zu dienen, Seinen Glauben nah und fern zu verbreiten, Sein Wort zu künden und hoch die Banner der Heiligkeit aufzurichten in allen jenen Landen.
Beim Leben Bahás! Wahrlich, die vollkommene Kraft der Göttlichen Wirklichkeit wird euch die Segnungen des Heiligen Geistes einhauchen und euch helfen, eine Heldentat zu vollbringen, wie sie das Auge der Schöpfung noch nie geschaut hat.
O Gemeinschaft des Bundes! Wahrlich, die Schönheit Abhá gab den im Bündnis standhaften Geliebten das Versprechen, dass Er ihre Bestrebungen stärke mit dem stärksten Beistand und ihnen helfe mit Seiner siegreichen Macht. In kurzer Zeit werdet ihr sehen, wie eure erleuchtete Versammlung deutliche Zeichen und Merkmale in die Herzen und Seelen der Menschen prägt. Fasst Gottes Gewand fest am Saum und lenkt all euren Eifer darauf, Seinen Bund zu fördern und im Feuer Seiner Liebe immer heller zu lodern, auf dass eure Herzen vor Freude tanzen im Odem der Dienstbarkeit, der ‘Abdu’l-Bahás Brust entströmt. Sammelt eure Herzen, macht eure Schritte fest, vertraut auf die nie endenden Segensgaben, die eine nach der anderen aus dem Reich Abhá über euch kommen. Wann immer ihr in dieser strahlenden Versammlung zusammenkommt, seid gewiss, dass Bahás Strahlenglanz über euch leuchtet. Ihr müsst Übereinstimmung suchen und einig sein; ihr müsst in enger Verbindung zueinander stehen, eins sein mit Leib und Seele, bis ihr den Plejaden gleicht oder einer Kette glänzender Perlen. So werdet ihr fest stehen, so wird euer Wort gelten, euer Stern wird strahlen, und eure Herzen werden getröstet sein…
Wenn ihr den Beratungsraum betretet, sprecht dieses Gebet mit einem Herzen, das pocht aus Liebe zu Gott, und mit einer Zunge, die geläutert ist von allem außer Seinem Gedenken, auf dass der Allmächtige euch gnädiglich helfe, den höchsten Sieg zu erringen:
O Gott, mein Gott! Wir sind Deine Diener, die sich in Ergebenheit Deinem heiligen Antlitz zuwenden und sich an diesem herrlichen Tag von allem außer Dir loslösen. Wir sind zusammengekommen in diesem Geistigen Rat, einig in unseren Ansichten und Gedanken, und wir stimmen überein in dem Vorsatz, Dein Wort vor aller Menschheit zu erhöhen. O Herr, unser Gott! Mache uns zu Zeichen Deiner göttlichen Führung, zu Bannern Deines erhabenen Glaubens unter den Menschen, zu Dienern Deines mächtigen Bündnisses, o Du unser höchster Herr, zu Offenbarungen Deiner göttlichen Einheit in Deinem Reich Abhá und zu strahlenden Sternen, die über alle Regionen scheinen. Herr, hilf uns, dass wir Meeren gleichen, die in den Wogen Deiner wundersamen Gnade branden, Wassern, die von Deinen allherrlichen Höhen fließen, guten Früchten am Baume Deiner himmlischen Sache, Bäumen, die der Windhauch Deiner Großmut in Deinem himmlischen Weinberg bewegt. O Gott, lasse unsere Seelen dürsten nach den Versen Deiner göttlichen Einheit, unsere Herzen fröhlich sein durch den Strom Deiner Gnade, damit wir zusammenfließen wie die Wellen eines Meeres und ineinanderschmelzen wie die Strahlen Deines glänzenden Lichtes, bis unsere Gedanken, unsere Ansichten, unsere Gefühle eine Wirklichkeit werden, die den Geist der Eintracht über die ganze Welt hin kündet! Du bist der Gnädige, der Gütige, der Schenkende, der Allmächtige, der Barmherzige, der Mitleidvolle.
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Die Haupterfordernisse für jene, die miteinander beraten, sind Reinheit des Beweggrundes, strahlender Geist, Loslösung von allem außer Gott, Hingezogensein zu Seinen göttlichen Düften, Bescheidenheit und Demut vor Seinen Geliebten, Geduld und Langmut in Schwierigkeiten, Dienstbarkeit an Seiner erhabenen Schwelle. Wenn sie mit gnädigem Beistand diese Eigenschaften erlangen, wird ihnen vom unsichtbaren Reiche Bahás der Sieg gewährt.
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Seine MitgliederA38 müssen so miteinander beraten, dass sich kein Anlass für Unmut oder Zwietracht ergibt. Dies ist erreichbar, wenn jedes Mitglied in vollkommener Freiheit seine Meinung äußert und seine Argumente vorbringt. Es darf sich, sollte jemand widersprechen, auf keinen Fall verletzt fühlen; denn erst wenn eine Angelegenheit vollständig erörtert ist, kann sich der richtige Weg zeigen. Der zündende Funke der Wahrheit erscheint erst nach dem Zusammenprall verschiedener Meinungen. Wenn nach der Beratung ein Beschluss einstimmig gefasst wird, ist dies schön und gut; sollten aber, was der Herr verhüten möge, voneinander abweichende Meinungen bestehen bleiben, muss die Stimmenmehrheit gelten.
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Die erste Bedingung ist vollkommene Liebe und Harmonie unter den Mitgliedern des Rates. Sie müssen völlig frei sein von Entfremdung und in sich selbst Gottes Einheit offenbaren, denn sie sind die Wellen eines Meeres, die Tropfen eines Stromes, die Sterne eines Himmels, die Strahlen einer Sonne, die Bäume eines Obsthains, die Blumen eines Gartens. So keine Harmonie im Denken, keine vollkommene Einheit herrschen, wird jene Versammlung sich auflösen und jener Rat scheitern. Die zweite Bedingung ist, dass die Mitglieder des Rates vereint einen Vorsitzenden wählen und Richtlinien sowie eine Satzung für ihre Zusammenkünfte und Beratungen aufstellen. Der Vorsitzende soll für die Beachtung solcher Regeln und Bestimmungen sorgen, sie schützen und durchsetzen. Die anderen Mitglieder sollten ihnen Gehorsam leisten; sie sollten es unterlassen, sich über nebensächliche, nicht zur Sache gehörende Dinge zu unterhalten. Sie müssen, wenn sie zusammenkommen, ihr Angesicht dem Königreich der Höhe zuwenden und Hilfe erbitten aus dem Reiche der Herrlichkeit. Dann müssen sie mit höchster Hingabe, Höflichkeit, Würde, Sorgfalt und Mäßigung ihre Ansichten vortragen. Sie müssen in jeder Angelegenheit die Wahrheit erforschen und dürfen nicht auf ihrer eigenen Meinung bestehen; denn Starrsinn und Beharren auf der eigenen Ansicht führen schließlich zu Zank und Streit; die Wahrheit aber bleibt verborgen. Die verehrten Mitglieder müssen in aller Freiheit ihre eigenen Gedanken ausdrücken; es ist in keiner Weise erlaubt, dass einer die Gedanken des anderen herabsetzt. Nein, er muss die Wahrheit mit Augenmaß darlegen, und sollten sich Meinungsverschiedenheiten ergeben, so muss die Stimmenmehrheit gelten; alle müssen dann gehorchen und sich der Mehrheit fügen. Es ist auch nicht erlaubt, dass eines der verehrten Mitglieder innerhalb oder außerhalb der Sitzung gegen eine zuvor getroffene Entscheidung Einwände erhebt oder sie tadelt, selbst wenn die Entscheidung falsch wäre; denn solche Kritik würde verhindern, dass irgendeine Entscheidung in Kraft tritt. Kurz gesagt, was immer in Harmonie, Liebe und reiner Absicht getan wird, bewirkt Licht; wenn aber die geringste Spur von Entfremdung herrscht, wird das in schwarzes Dunkel führen… Wird dies beachtet, so ist jener Rat von Gott; andernfalls führt er zu Kälte und Entfremdung, die vom Bösen ausgehen… Wenn sie sich bemühen, diese Bedingungen zu erfüllen, wird ihnen die Gnade des Heiligen Geistes gewährt, und jener Rat wird zum Mittelpunkt göttlichen Segens. Die Heerscharen göttlicher Bestätigung werden seinen Mitgliedern zu Hilfe kommen, und Tag für Tag werden sie eine neue Ausgießung des Geistes erfahren.
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O ihr, die ihr fest im Bündnis steht! ‘Abdu’l-Bahá ist ständig in gedanklicher Verbindung mit jedem Geistigen Rat, der durch die göttliche Großmut errichtet ward, dessen Mitglieder sich in völliger Hingabe zum göttlichen Königreich wenden und fest im Bündnis sind. Ihnen ist er aus ganzem Herzen zugetan, verbunden durch unvergängliche Bande. So ist der Austausch mit jener Versammlung aufrichtig, dauerhaft und ununterbrochen.
In jedem Augenblick bitte ich für euch um Hilfe, Gnade, neue Gunst und neuen Segen, damit Bahá’u’lláhs Bestätigungen wie ein Meer immerfort branden, das Sonnenlicht der Wahrheit über euch leuchte und ihr, gefestigt in eurem Dienst, Offenbarungen göttlicher Gabenfülle werdet, jeder zur Morgendämmerung dem Heiligen Lande zugewandt, zutiefst bewegt durch geistige Erfahrung.
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O ihr wahren Freunde! Euer Brief kam an und brachte große Freude. Preis sei Gott, ihr habt Freunde bewirtet und das Fest eingeführt, das alle neunzehn Tage abgehalten werden soll. Wenn eine Versammlung mit größter Liebe vorbereitet wird, wenn die Anwesenden ihr Angesicht dem Reiche Gottes zuwenden, wenn das Gespräch die Lehren Gottes betrifft und die Anwesenden Fortschritte machen lässt – dann ist dies eine Versammlung des Herrn, und die festliche Tafel kommt vom Himmel hernieder.
Ich hoffe, dieses Fest wird alle neunzehn Tage gefeiert, denn es bringt euch enger zusammen; es ist der wahre Quell der Einheit und der Herzensgüte.
Ihr seht, in welchem Maße die Welt ständigen Unruhen und Kämpfen ausgesetzt ist und wie sich die Lage ihrer Völker zuspitzt. Hoffentlich gelingt es den Geliebten Gottes, das Banner menschlicher Einheit zu hissen, so dass das einfarbige Thronzelt des Himmelreichs seine schützenden Schatten über die ganze Erde wirft, dass die Missverständnisse zwischen den Völkern der Erde verschwinden, dass alle Nationen sich vermischen und einander behandeln wie Liebende.
Es ist eure Pflicht, zu jedem menschlichen Wesen überaus freundlich zu sein und jedem Gutes zu wünschen, für die geistige Erneuerung der Gesellschaft zu arbeiten, den Toten den Odem des Lebens einzuhauchen, nach den Geboten Bahá’u’lláhs zu handeln und auf Seinem Pfade zu wandeln – bis ihr die Welt des Menschen in die Welt Gottes verwandelt habt.
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O ihr getreuen Diener der Urewigen Schönheit! In jedem Zyklus, in jeder Sendung war das Fest etwas Hochgeschätztes und Geliebtes. Denen, die Gott lieben, den Tisch zu bereiten, galt als löblich. Heute, in dieser unvergleichlichen Sendung, diesem Zeitalter der Großmut, trifft dies besonders zu. Heute wird ein Fest jubelnd begrüßt, denn es gehört wahrlich zu den Versammlungen, die dem Lobe Gottes und Seiner Verherrlichung dienen. Hier werden die heiligen Verse, die himmlischen Oden und Lobgesänge angestimmt, das Herz wird belebt und über sich selbst emporgehoben.
Die vornehmste Absicht ist, diese geistigen Regungen zu entflammen; aber zugleich ergibt es sich ganz natürlich, dass die Anwesenden zusammen etwas essen, so dass die Welt des Leibes die geistige Welt widerspiegelt und das Fleisch die Merkmale der Seele annimmt. Wie es hier geistige Freuden in Fülle gibt, so gibt es auch stoffliche Freuden.
Glücklich seid ihr, die ihr dieser Regel mit all ihrer mystischen Bedeutung folgt. So haltet ihr die Freunde Gottes munter und achtsam; ihr bringt ihnen Seelenfrieden und Freude.
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Dein Brief ist eingetroffen. Du schreibst über das Neunzehntagefest, und das erfreut mein Herz. Diese Versammlungen lassen die göttliche Tafel vom Himmel herniederkommen und ziehen die Bestätigungen des Allerbarmers an. Ich hoffe, der Odem des Heiligen Geistes weht über sie hin, und jeder Anwesende schickt sich an, in großen Versammlungen mit beredter Zunge, mit einem vor Gottesliebe überströmenden Herzen den Sonnenaufgang der Wahrheit, das Morgenlicht des die ganze Welt erleuchtenden Tagesgestirns zu verkünden.
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Ihr habt nach dem Fest in jedem Bahá’í-Monat gefragt. Dieses Fest wird gefeiert, Freundschaft und Liebe zu fördern, Gottes zu gedenken, Ihn mit bußfertigem Herzen anzuflehen und wohltätige Unternehmungen anzuregen.
Das heißt, die Freunde sollten dort bei Gott verweilen und Ihn verherrlichen, die Gebete und heiligen Verse lesen und einander in äußerster Zuneigung und Liebe begegnen.
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Was das Neunzehntagefest betrifft, so erfreut es Geist und Herz. Wird dieses Fest angemessen gefeiert, so werden sich die Freunde alle neunzehn Tage einmal geistig erneuert finden, begabt mit einer Macht, die nicht von dieser Welt ist.
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O Diener des einen wahren Gottes! Gepriesen sei der Herr! In jedem Land gibt es die Geliebten Gottes, und allesamt stehen sie im Schatten des Lebensbaumes, im Schutze Seiner Vorsehung. Seine Fürsorge und Gnade branden wie die ewigen Wogen der See, Seine Segnungen regnen ohne Unterlass aus Seinem ewigen Reich.
Wir sollten darum beten, dass Sein Segen uns in noch größerem Überfluss gewährt wird, und uns an den Mitteln festhalten, die eine noch mächtigere Ausgießung Seiner Gnade, ein noch volleres Maß Seines göttlichen Beistandes sichern.
Eines der wichtigsten Mittel ist der Geist wahrer Zusammengehörigkeit und liebevoller Gemeinschaft unter den Freunden. Erinnert euch des Wortes: »Von allen Pilgerfahrten die größte ist, ein sorgenbeladenes Herz zu erleichtern.«
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Wahrlich, ‘Abdu’l-Bahá atmet den Duft der Liebe Gottes von jedem Versammlungsort, wo das Wort Gottes verkündet und schlüssige Beweise vorgebracht werden, die ihre Strahlen über die ganze Welt verbreiten, und wo über ‘Abdu’l-Bahás Not und Leid in den bösen Händen der Bündnisbrecher berichtet wird.
O Dienerin des Herrn! Sprich kein Wort über Politik; deine Aufgabe betrifft das Leben der Seele; denn dies führt wahrlich zur Freude des Menschen in Gottes Welt. Erwähne die Könige der Erde und die weltlichen Regierungen nur, um Gutes über sie zu sagen. Beschränke deine Rede darauf, die frohe Botschaft vom Reiche Gottes zu verbreiten, den Einfluss des Wortes Gottes und die Heiligkeit der Sache Gottes darzutun. Sprich über ewige Freude, geistiges Ergötzen und göttliche Eigenschaften; sprich darüber, wie die Sonne der Wahrheit über den Horizonten der Erde aufstrahlt und wie dem Körper der Welt der Geist des Lebens eingehaucht wird.
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Ihr schreibt über die Zusammenkünfte der Freunde, und wie sie voll Friede und Freude sind. Natürlich ist das so, denn wo sich die geistig Gesinnten auch versammeln, regiert Bahá’u’lláh in all Seiner Schönheit. Deshalb bringen solche Begegnungen gewisslich grenzenloses Glück und Frieden hervor.
Heute ziemt es allen, nichts anderes mehr zu erwähnen und alle Dinge außer Acht zu lassen. Ihre Rede, ihr innerer Zustand seien zusammengefasst in den Worten: »Lasse alle meine Worte des Gebetes und des Lobpreises auf einen einzigen Kehrreim beschränkt sein; lasse mein ganzes Leben nur Dienst an Dir sein.« Das bedeutet: Lasst sie alle ihre Gedanken und Worte darauf konzentrieren, dass sie die Sache Gottes lehren, den Glauben Gottes verbreiten und alle dafür begeistern, sich mit den Eigenschaften Gottes auszuzeichnen; dass sie die Menschheit lieben, dass sie in jeder Hinsicht rein und heilig seien, makellos in ihrem öffentlichen und privaten Leben; dass sie aufrecht und losgelöst seien, voller Inbrunst und Glut. Alles muss aufgegeben werden außer dem Gedenken Gottes. Alles muss gering geachtet werden außer Seinem Lobpreis. Zu dieser Melodie der himmlischen Heerscharen will die Welt heute springen und tanzen: »Herrlichkeit sei meinem Herrn, dem Allherrlichen!« Aber wisset: Außer diesem Gesang Gottes wird kein Gesang die Welt aufrütteln, außer diesem Nachtigallenruf der Wahrheit aus dem Garten Gottes wird keine Melodie das Herz bezaubern. »Woher kommt dieser Sänger, der den Geliebten beim Namen nennt?«
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Es ziemt den Freunden, ein Treffen abzuhalten, eine Versammlung, in der sie Gott verherrlichen, ihr Herz an Ihn binden, die heiligen Schriften der Gesegneten Schönheit lesen und vortragen – möge meine Seele das Lösegeld für Seine Liebenden sein! Das Licht aus dem allherrlichen Reich, die Strahlen des höchsten Horizontes ergießen sich über solch leuchtende Versammlungen; denn sie sind nichts anderes als die Mashriqu’l-Adhkár, die Aufgangsorte der Erwähnung Gottes, die nach dem Gebot der Erhabensten Feder in jedem Dorf und jeder Stadt errichtet werden müssen… Mit der höchsten Reinheit und Weihe müssen diese geistigen Versammlungen abgehalten werden, so dass der Versammlungsort, seine Erde und die Luft um ihn her den duftenden Hauch des Heiligen Geistes verströmen.
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Wann immer eine Gruppe Menschen an einem Versammlungsort zusammenkommt, Gott zu verherrlichen, wann immer sie über die Geheimnisse Gottes sprechen, wird ohne Zweifel der Odem des Heiligen Geistes sanft über sie wehen, und jeder wird sein Teil davon empfangen.
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Wir hören von deiner Absicht, dein Haus von Zeit zu Zeit mit einem Treffen von Bahá’í zu zieren, wobei einige den Allherrlichen Herrn verherrlichen werden… Wisse: Wenn du dies zustande bringst, wird jenes irdische Haus ein Haus des Himmels, dieser Haufen Steine ein Versammlungsort des Geistes.
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Du fragst nach den Stätten der Andacht und ihrem tieferen Sinn. Die Weisheit der Errichtung solcher Bauwerke liegt darin, dass das Volk wissen soll: Zu einer bestimmten Stunde ist es Zeit, sich zu versammeln. Alle sollten dann zusammenkommen und sich, einträchtig aufeinander eingestimmt, im Gebet vertiefen, mit dem Ergebnis, dass aus dieser Versammlung Einheit und Liebe in den Menschenherzen wachsen und blühen.
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‘Abdu’l-Bahá hegt seit langem den Wunsch, dass dortzulande ein Mashriqu’l-Adhkár errichtet wird. Preis sei Gott, dank der tatkräftigen Bemühungen der Freunde ist vor kurzem die glückliche Nachricht darüber eingegangen. Dieser Dienst wird an der Schwelle Gottes hoch geschätzt; denn der Mashriqu’l-Adhkár begeistert die Liebenden Gottes, erleuchtet ihre Herzen und lässt sie fest und standhaft werden.
Die Sache hat größte Bedeutung. Wenn die Errichtung des Hauses der Andacht an einem öffentlichen Platz die Feindseligkeit von Übeltätern wachruft, muss die Versammlung dort an einem verborgenen Platz abgehalten werden. Selbst in jedem Dorf muss ein Platz als Mashriqu’l-Adhkár vorgesehen werden, sogar dann, wenn er unter der Erde läge.
Gelobt sei Gott! Euch war Erfolg beschieden. So gedenket Gottes zur Morgendämmerung; erhebt euch, Ihn zu preisen und zu verherrlichen. Selig seid ihr, und Freude sei mit euch, o ihr Rechtschaffenen, weil ihr den Aufgangsort des Lobpreises Gottes errichtet habt. Wahrlich, ich bitte den Herrn, dass Er euch zu Standarten des Heils, zu Bannern der Erlösung mache, hoch im Wind über Berg und Tal.
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Obwohl der Mashriqu’l-Adhkár, äußerlich betrachtet, ein stoffliches Gefüge ist, hat er geistige Wirkung. Er schmiedet Bande der Einheit von Herz zu Herz; er ist ein Sammelpunkt für die Menschenseelen. Jede Stadt, wo in den Tagen der Manifestation ein Tempel errichtet ward, hat Sicherheit, Beständigkeit und Frieden verbreitet; denn diese Gebäude waren der immerwährenden Verherrlichung Gottes geweiht, und nur im Gedenken Gottes kann das Herz Ruhe finden. Gütiger Gott! Der Bau des Hauses der Andacht hat gewaltigen Einfluss auf jeden Lebensabschnitt. Erfahrungen im Osten haben dies zur Tatsache gemacht. Selbst wenn in einem kleinen Dorf ein Haus zum Mashriqu’l-Adhkár bestimmt wurde, brachte es eine deutliche Wirkung hervor. Wie viel größer ist der Einfluss, wenn ein Mashriqu’l-Adhkár eigens erbaut wird!
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O Herr, der Du alle segnest, die fest im Bündnis stehen, indem Du sie fähig machst, aus Liebe zum Licht der Welt all ihren Besitz als Opfer hinzugeben für den Mashriqu’l-Adhkár, den Tagesanbruch Deines weitreichenden Lichtes und Verkünder Deiner Zeugnisse! Hilf Du diesen Gerechten, diesen Aufrichtigen und Gottesfürchtigen in dieser und der künftigen Welt, dass sie Deiner heiligen Schwelle immer näher kommen, und erleuchte ihre Angesichter mit Deinem Strahlenglanz.
Wahrlich, Du bist der Großmütige, der Ewig-Schenkende.
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O meine inniggeliebte Tochter im Königreich! Dr. Esslemont hat deinen Brief an ihn ins Land der SehnsuchtA39 weitergereicht. Ich las ihn mit größter Aufmerksamkeit vom Anfang bis zum Ende. Einerseits war ich zutiefst gerührt, weil du deine schönen Locken abgeschnitten hast mit der Schere der Loslösung von dieser Welt und der Selbstopferung auf dem Pfade des Königreiches. Andererseits war ich hoch erfreut; denn diese inniggeliebte Tochter hat einen solchen Geist der Selbsthingabe bewiesen, dass sie einen so teuren Teil ihres Leibes auf dem Pfade der Sache Gottes darbrachte. Hättest du mich gefragt, so wäre ich auf keinen Fall damit einverstanden gewesen, dass du auch nur ein einziges Haar deiner anmutigen Lockenpracht abgeschnitten hättest; nein, ich selbst hätte in deinem Namen für den Mashriqu’l-Adhkár gespendet. Deine Tat ist jedoch ein beredtes Zeugnis für deinen hehren Geist der Selbsthingabe. Du hast wahrlich dein Leben geopfert, und groß werden die geistigen Wirkungen für dich selber sein. Vertraue allezeit darauf, dass du Tag für Tag fortschreiten und weiter an Festigkeit und Beständigkeit wachsen wirst. Bahá’u’lláhs Gnadengaben werden dich umfangen, die frohe Botschaft aus der Höhe wird dir immer neu zuteil werden. Ist es auch dein Haar, das du geopfert hast, so wirst du doch vom Geist erfüllt sein, und ist es auch dieses vergängliche Stück deines Leibes, das du auf dem Pfade Gottes hingegeben hast, so wirst du doch die Gottesgabe entdecken, die himmlische Schönheit schauen, unvergängliche Herrlichkeit erwerben und ewiges Leben erlangen.
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O ihr gesegneten Seelen!A40 Euer Brief an Raḥmatu’lláh wurde zur Kenntnis genommen. Er enthielt vielerlei frohe Botschaften, vor allem die, dass durch die Kraft des Glaubens und die Beständigkeit im Bündnis zahlreiche Zusammenkünfte einberufen wurden und dass die Geliebten überall rege und aktiv sind.
Es war immer ‘Abdu’l-Bahás brennender Wunsch, dass die Gefilde jenes geheiligten Ortes, bereits in den frühesten Tagen der Sache Gottes neu belebt und grünend unter den Frühlingsschauern der Gnade, immerfort so leuchten und blühen, dass jedes Herz sich mit Freude füllt.
Gepriesen sei der Herr! Überall in Ost und West wurde Gottes Sache so verkündet und vorangetragen, dass sich niemand je vorstellen konnte, wie rasch der süße Duft des Herrn alle Bereiche durchdringt. Dies geschah wahrlich nur durch die vollendeten Gnadengaben der ewiggesegneten Schönheit, deren Gunst und siegreiche Macht immer wieder in überreichem Maß empfangen ward.
Eines der wunderbaren Ereignisse, das erst kürzlich eintrat, ist die Errichtung des Mashriqu’l-Adhkár im Herzen des amerikanischen Kontinents sowie die Tatsache, dass zahllose Seelen im Umkreis für die Errichtung dieses heiligen Tempels spenden. Unter ihnen ist eine hochgeschätzte Dame aus der Stadt Manchester, die auch gerne ihren Beitrag leisten wollte.
Da sie weder Gut noch Geld besaß, schnitt sie mit eigener Hand die schönen, langen, kostbaren Locken ab, die ihr Haupt anmutig zierten, und bot sie zum Verkauf an, um mit dem Erlös das Vorhaben des Mashriqu’l-Adhkár zu unterstützen.
Bedenkt: Obwohl in den Augen der Frauen nichts kostbarer ist als volles, langes, lockiges Haar, hat diese hochverehrte Dame dessen ungeachtet einen so seltenen, wundervollen Geist der Selbstaufopferung bekundet.
Und obgleich diese Tat nicht verlangt war und ‘Abdu’l-Bahá ihr nicht zugestimmt hätte, zeigt sie doch einen so hehren, edlen Geist der Hingabe, dass er zutiefst gerührt war. Wie kostbar das Haar in den Augen westlicher Frauen auch sei, kostbarer selbst als das Leben, gab sie es hin als ein Opfer für die Sache des Mashriqu’l-Adhkár!
Wie berichtet wird, tat einst der Gesandte GottesA41 Seinen Wunsch kund, dass eine Streitmacht in eine bestimmte Richtung vorstoßen solle. Den Gläubigen wurde die Erlaubnis gewährt, für den heiligen Krieg Beiträge einzuziehen. Unter den vielen Spendern war ein Mann, der tausend Kamele gab, jedes beladen mit Getreide, ein anderer stiftete die Hälfte seines Vermögens, wieder einer bot alles, was er hatte. Aber eine hochbetagte Frau, deren ganzer Besitz eine Handvoll Datteln war, kam zum Gesandten und legte Ihm ihren bescheidenen Beitrag zu Füßen. Daraufhin befahl der Prophet Gottes – möge mein Leben ein Opfer für Ihn sein –, dass diese Handvoll Datteln zuoberst auf alle gesammelten Spenden gelegt werde, damit ihr Wert und Vorrang vor allem anderen zum Ausdruck komme. Dies geschah, weil die alte Frau keinen anderen irdischen Besitz hatte.
In ähnlicher Weise hatte diese geschätzte Dame nichts zu geben als ihre kostbaren Locken, die sie ruhmreich für die Sache des Mashriqu’l-Adhkár opferte.
Denkt darüber nach, wie mächtig und stark die Sache Gottes geworden ist! Eine Frau aus dem Westen gibt ihr Haar für die Herrlichkeit des Mashriqu’l-Adhkár.
Das ist wahrlich eine Lektion für diejenigen, die begreifen.
Ich möchte noch sagen, ich bin sehr zufrieden mit den Geliebten in Najaf-Ábád; denn sie haben vom ersten Dämmerlicht der Sache Gottes bis zum heutigen Tage ausnahmslos unter allen Bedingungen einen großartigen Geist der Selbsthingabe bewiesen.
Zaynu’l-Muqarrabín hat sein Leben lang mit der ganzen Aufrichtigkeit seiner makellosen Seele für die Gläubigen in Najaf-Ábád gebetet und Gottes Gnade und Seine göttliche Bestätigung für sie erfleht.
Dem Herrn sei Dank, dass die Gebete dieser gütigen Seele erhört wurden; die Wirkungen sind überall offenkundig.
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Der Mashriqu’l-Adhkár ist eine der wichtigsten Institutionen auf der Welt. Er hat viele ergänzende Einrichtungen. Zwar ist er ein Haus der Andacht, ihm sind aber ein Krankenhaus, eine Apotheke, ein Hospiz für Reisende, eine Schule für Waisen und eine Universität für fortgeschrittene Studien angeschlossen. Zu jedem Mashriqu’l-Adhkár gehören diese fünf Dinge. Es ist meine Hoffnung, dass in Amerika jetzt der Mashriqu’l-Adhkár errichtet werde und dass dann allmählich das Krankenhaus, die Schule, die Universität, die Apotheke und das Hospiz folgen werden, alle nach dem wirksamsten, zweckmäßigsten Verfahren arbeitend. Macht dies alles unter den Geliebten des Herrn bekannt, so dass sie verstehen, wie überragend groß die Bedeutung dieses ›Aufgangsortes des Gedenkens Gottes‹ ist. Der Tempel ist nicht nur ein Ort der Anbetung. Er ist vielmehr in jeder Hinsicht ein umfassendes Ganzes.
O du liebe Magd Gottes! Wenn du nur erkennen könntest, welch hohe Stufe denjenigen Seelen bestimmt ist, die sich von der Welt lösen, mit aller Macht zum Glauben hingezogen sind und unter dem schützenden Schatten Bahá’u’lláhs lehren! Wie würdest du jubeln, wie würdest du voll Begeisterung und Entzücken die Flügel breiten und himmelwärts steigen – weil du ein Jünger auf diesem Pfad, ein Wanderer zu diesem Königreich bist.
Die Bedeutung der Worte, die ich in meinem Brief gebrauchte, als ich dich hieß, dich dem Dienst an der Sache Gottes zu weihen, ist: Richte deine Gedanken allein auf das Lehren des Glaubens. Handle Tag und Nacht nach den Lehren, Ratschlägen und Ermahnungen Bahá’u’lláhs. Das schließt eine Ehe nicht aus. Du kannst dir einen Mann nehmen und zugleich der Sache Gottes dienen; das eine schließt das andere nicht aus. Erkenne den Wert dieser Tage; lasse diese Gelegenheit nicht verstreichen. Bitte Gott, dich zu einer leuchtenden Kerze zu machen, damit du eine große Schar durch diese dunkle Welt führest.
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O du begünstigte Magd des Himmelreiches! Dein Brief ist eingetroffen. Er zeigt hohes Streben und edle Ziele, denn du möchtest eine Reise in den Fernen Osten unternehmen und bist bereit, große Mühsal auf dich zu laden, um die Seelen zu führen und weit und breit die frohe Botschaft vom Reich Gottes zu verkünden. Dieses Vorhaben zeigt, dass du, liebe Magd Gottes, das edelste aller Ziele im Herzen trägst.
Wenn du die frohe Botschaft überbringst, sprich gerade heraus und sage: Der Verheißene aller Völker der Welt ist jetzt offenbar. Denn alle Völker und Religionen erwarten einen Verheißenen, und Bahá’u’lláh ist der Eine, den alle erwarten; deshalb wird die Sache Bahá’u’lláhs die Einheit der Menschheit zustande bringen. Das Thronzelt der Einheit wird auf den Höhen der Welt errichtet werden, die Fahnen der einen Menschheit werden auf den Gipfeln der Erde gehisst. Wenn du deine Zunge lösest, diese große, frohe Botschaft zu künden, ist dies das Mittel, die Menschen zu lehren.
Deine geplante Reise geht allerdings in ein sehr fernes Land, und wenn nicht eine ganze Gruppe Menschen zur Verfügung steht, werden die frohen Botschaften dort nicht viel bewirken. Wenn du es für das beste hältst, reise stattdessen nach Persien und nimm den Rückweg über Japan und China. Dies scheint viel besser zu sein und weit vergnüglicher. In jedem Fall tu, was möglich erscheint, und es wird gutgeheißen.
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O du, der du Erleuchtung suchst beim Licht der Führung! Preise Gott, dass Er dich zum Licht der Wahrheit leitet und dich einlädt, das Reich Abhá zu betreten. Dein Blick ward erleuchtet, dein Herz in einen Rosengarten verwandelt. Ich bete für dich, dass du immerdar an Glauben und Gewissheit wachsest, einer Fackel gleich in den Versammlungen strahlest und ihnen das Licht der Führung spendest.
Sooft die Freunde Gottes zu einer erleuchteten Versammlung zusammentreten, ist ‘Abdu’l-Bahá, obzwar körperlich abwesend, mit Geist und Seele dabei. Ich bin immer auf der Reise nach Amerika und gewisslich mit durchgeistigten, erleuchteten Freunden vereint. Die Entfernung ist aufgehoben. Sie kann die enge, innige Verbindung zweier Seelen, die sich von Herzen nah sind, selbst dann nicht verhindern, wenn sie in zwei verschiedenen Ländern sind. So bin ich dein enger Gefährte, ganz auf dich eingestimmt und im Einklang mit deiner Seele.
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O du Herrin des Königreiches! Dein Brief aus New York ist angekommen. Sein Inhalt schenkt Freude und Glück, denn er zeigt, dass du mit festem Sinn und reiner Absicht entschlossen bist, nach Paris zu reisen, damit du in dieser stummen Stadt das Feuer der Liebe Gottes entzündest und mitten im Dunkel der stofflichen Welt wie eine strahlende Kerze leuchtest. Diese Reise ist sehr lobenswert und angebracht. Wenn du Paris erreichst, musst du dich bemühen, wie klein die Anzahl der Freunde auch sei, die Versammlung des Bündnisses zu errichten und die Seelen durch die Macht des Bündnisses zu beleben.
Paris ist tief entmutigt, in einem Zustand der Starre und bis jetzt nicht entflammt, obwohl die französische Nation aktiv und lebhaft ist. Die Stoffwelt hat Paris mit ihrem großen Zelt zugedeckt und religiöse Empfindungen beseitigt. Aber die Kraft des Bündnisses wird jede fröstelnde Seele erwärmen, wird auf alles Dunkle Licht verströmen und dem Gefangenen in den Klauen der stofflichen Welt Gottes Reich mit seiner wahren Freiheit bringen.
Erhebe dich jetzt in Paris mit der Kraft des Königreiches, mit göttlicher Bestätigung, mit echtem Eifer und Inbrunst, mit der Flamme der Liebe Gottes. Brülle wie eine Löwin, zeige solche Begeisterung und Liebe unter diesen wenigen Seelen, dass dir der Preis und Ruhm aus dem Gottesreich ständig zufließe und machtvolle Bestätigung auf dich herniederkomme. Bleibe gewiss! Wenn du entsprechend handelst und das Banner des Bündnisses hissest, wird Paris in Flammen stehen. Halte dich ständig an die Bestätigungen Bahá’u’lláhs und suche sie immerdar; denn sie verwandeln den Tropfen in ein Meer, die Mücke in einen Adler.
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O ihr, die ihr fest seid im Bund und Testament! Euer Brief kam an, und jeder eurer gesegneter Namen wurde zur Kenntnis genommen. Dieser Brief hatte göttliche Eingebungen und offenbare Gnadengaben zum Inhalt, denn er zeigte die Einheit der Freunde und den Einklang aller Herzen.
Heute kreist Gottes ganz besondere Gunst um Einheit und Einklang unter den Freunden, auf dass diese Einheit und dieser Einklang die Einheit der Menschenwelt verkünden, die Erde aus dem tiefen Dunkel des Hasses und der Feindschaft befreien und die Sonne der Wahrheit in hellem, vollkommenem Mittagsglanz erstrahlen lassen.
Alle Völker der Welt geben sich heute dem Eigennutz hin und bieten alles auf, ihre materiellen Interessen voranzutreiben. Sie beten sich selbst an, statt die göttliche Wirklichkeit und die Welt der Menschheit anzubeten. Mit Bedacht suchen sie ihren eigenen Vorteil und nicht das Gemeinwohl; denn sie sind Gefangene der stofflichen Welt, ohne Bewusstsein für die göttlichen Lehren, die Gaben des Königreiches und die Sonne der Wahrheit. Ihr aber, Preis sei Gott, seid derzeit mit dieser Gabenfülle besonders gesegnet: Ihr seid unter die Erwählten aufgenommen, ihr seid über den himmlischen Befehl im Bilde, ihr habt Einlass ins Reich Gottes erlangt, ihr wurdet Empfänger grenzenlosen Segens, getauft mit dem Wasser des Lebens, dem Feuer der Liebe Gottes und dem Heiligen Geist.
Strebet deshalb mit Herz und Seele danach, brennende Kerzen in der Versammlung der Welt zu werden, funkelnde Sterne am Horizont der Wahrheit, Sprachrohre für die Verkündigung des strahlenden Gottesreiches, damit die Menschenwelt verwandelt werde in ein Reich des Himmels, die niedere Welt in die Welt der Höhe, damit die Liebe Gottes und die Gnade des Herrn ihren Baldachin hoch über der Welt aufrichten, die Menschenseelen zu Meereswellen der Wahrheit werden, die Welt der Menschheit zu einem gesegneten Baum zusammenwachse, die Verse der Einheit erklingen und die Lieder der Heiligkeit bis zu den himmlischen Heerscharen aufsteigen.
Tag und Nacht flehe ich demütig zum Reiche Gottes und erbitte für euch grenzenlosen Beistand und Bestätigung. Schaut nicht auf eure eigenen Fähigkeiten und Möglichkeiten, sondern richtet euren Blick auf die vollendete Gnade, die göttlichen Segnungen und die Macht des Heiligen Geistes – die Macht, die den Tropfen zur See, den Stern zur Sonne werden lässt.
Preis sei Gott, die himmlischen Heerscharen sichern den Sieg, die Macht des Königreiches ist bereit zu helfen und beizustehen. Wolltet ihr jeden Augenblick eure Zunge lösen, um Dank zu sagen, ihr wäret dennoch unfähig, eurer Dankespflicht für diese Gaben gerecht zu werden.
Bedenkt: Wichtige Persönlichkeiten, deren Ruf über die ganze Welt verbreitet ist, werden binnen kurzem zu völliger Bedeutungslosigkeit dahinwelken, weil sie von dieser himmlischen Gabenfülle ausgeschlossen sind. Weder Ruf noch Namen lassen sie zurück, keine Frucht und keine Spur wird von ihnen bleiben. Aber über euch ist die Sonne der Wahrheit mit all ihrem Glanz aufgegangen, ihr habt ewiges Leben erlangt, ihr werdet immerdar am Horizont des Seins funkeln und strahlen.
Petrus war ein Fischer, Maria Magdalena eine Bäuerin. Aber weil ihnen Christi Segen zuteil ward, erstrahlte der Horizont ihres Glaubens, und sie leuchten bis zum heutigen Tage vom Himmel ewigwährender Herrlichkeit. Auf dieser Stufe zählen Verdienste und Fähigkeiten nicht. Nein, die Sonne der Wahrheit muss mit ihrem Strahlenglanz, der diese Spiegel erleuchtet, in Betracht gezogen werden.
Ihr ladet mich nach Amerika ein. Ich sehne mich selbst danach, dort in die strahlenden Angesichter zu schauen, mich mit den treuen Freunden zu unterhalten und mit ihnen zusammen zu sein. Aber die Magnetkraft, die mich an jene Gestade ziehen wird, ist die Einheit und Eintracht der Freunde, ihr Verhalten und Betragen im Einklang mit den Lehren Gottes, ihrer aller Standhaftigkeit im Bund und Testament.
O göttliche Vorsehung! Diese Versammlung Deiner Freunde ist von Deiner Schönheit angezogen und vom Feuer Deiner Liebe entflammt. Mache aus diesen Seelen himmlische Engel, erwecke sie zu neuem Leben durch den Odem Deines Heiligen Geistes, verleihe ihnen beredte Zungen und mutige Herzen, gib ihnen himmlische Kraft und barmherzige Empfindsamkeit. Mache sie zu Wegbereitern für die Einheit der Menschheit, zur Wirkkraft der Liebe und Eintracht in der Menschenwelt, so dass die gefährliche Finsternis dummer Vorurteile dem Sonnenlicht der Wahrheit weiche, diese düstere Welt erleuchtet werde, das stoffliche Reich die Strahlen der Geisteswelt aufnehme, die Farbenvielfalt zu einer Farbe verschmelze und das Loblied sich erhebe im Königreich Deiner Heiligkeit.
Wahrlich, Du bist der Allmächtige, der Allgewaltige!
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Du schreibst über Organisation. Bahá’u’lláhs göttliche Lehren, Warnungen und Ermahnungen sind offenkundig und klar. Sie bilden die Organisation des Gottesreiches, ihre Anwendung ist Pflicht. Die geringste Abweichung davon ist völliger Irrtum.
Du schreibst über meine Reise nach Amerika. Könntest du sehen, wie die Wogen der Arbeit ständig branden, so wüsstest du, dass die Zeit zum Reisen einfach nicht da ist. Selbst zu Zeiten eines festen Wohnsitzes ist stundenweise Ruhe fast unmöglich. So Gott will, hoffe ich, dass ich mich durch Bahá’u’lláhs Segen zur Reise entschließen kann, sobald Möglichkeiten vorhanden sind, Sinn und Herz zu beruhigen. Ich werde dir dann Nachricht geben.
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O du entzündete Kerze! Dein Brief ist angekommen. Sein Inhalt brachte geistige Freude, denn er war erfüllt von geistigen Gefühlen und zeigte, wie hingezogen dein Herz ist, wie hingegeben an das Reich Gottes und die Liebe zu Seinen göttlichen Lehren.
Wahrlich, du zeigst hehres Mühen, hast reine, heilige Vorsätze, wünschst nichts als Gottes Wohlgefallen, suchst nur grenzenlose Gnadengaben zu erreichen und bist bemüht, die göttlichen Lehren zu verbreiten und schwierige metaphysische Fragen zu erklären. Ich hoffe, dass du und deine verehrte Gemahlin durch die Gunst Bahá’u’lláhs täglich an Festigkeit und Standhaftigkeit wachsen werden, bis ihr in jenem gepriesenen Land zwei hoch flatternde Fahnen und zwei strahlende Leuchten werdet.
Ausgedehnte Reisen im Oktober nach Norden, Süden, Osten und Westen in Begleitung von Frau Maxwell, jener Kerze der Liebe Gottes, wären sehr zu begrüßen. Ich hoffe, dass sie sich vollständig erholen wird. Diese geliebte Dienerin Gottes gleicht einer Feuerflamme; Tag und Nacht denkt sie nur daran, Gott zu dienen. Einstweilen reist durch die nördlichen Staaten, und im Winter eilt in die Staaten des Südens. Euer Dienst sollte in beredten Vorträgen bei Versammlungen bestehen, in denen ihr die göttlichen Lehren verkündigt. Wenn möglich, unternehmt irgendwann eine Reise auf die Hawaii-Inseln.
Die Ereignisse, die bekannt geworden sind, wurden alle vor fünfzig Jahren aufgezeichnet in Bahá’u’lláhs Sendschreiben, die gedruckt, veröffentlicht und in aller Welt verbreitet wurden. Bahá’u’lláhs Lehren sind das Licht des Zeitalters und der Geist des Jahrhunderts. Erklärt sie einzeln bei jeder Zusammenkunft. Die erste ist das Suchen nach Wahrheit, die zweite die Einheit der Menschheit, die dritte der Weltfrieden, die vierte die Übereinstimmung zwischen Wissenschaft und göttlicher Offenbarung, die fünfte das Ablegen rassischer, religiöser, weltlicher und politischer Vorurteile, welche die Grundlage der Menschheit zerstören, die sechste ist Rechtschaffenheit und Gerechtigkeit, die siebte ist die Hebung der Sittlichkeit und himmlische Erziehung, die achte ist die Gleichwertigkeit der beiden Geschlechter, die neunte ist die Verbreitung von Wissen und Erziehung, die zehnte betrifft wirtschaftliche Fragen und so weiter und so fort. Strebet danach, dass die Seelen zum Lichte der Führung gelangen und sich an den Saum Bahá’u’lláhs klammern.
Der Brief, den du beigelegt hast, wurde durchgelesen. Wenn des Menschen Seele geläutert und gereinigt ist, werden geistige Bande geknüpft, und von diesen Banden kommen Empfindungen, die das Herz fühlt. Das Herz des Menschen gleicht einem Spiegel. Ist der Spiegel rein, so stellen sich die Herzen aufeinander ein und spiegeln sich gegenseitig; so werden geistige Gefühle erzeugt. Das ist wie in der Traumwelt, wenn der Mensch vom Greifbaren gelöst ist und Geistiges erfährt. Was für erstaunliche Gesetze wirken da, was für einzigartige Entdeckungen werden gemacht! Es kann sogar sein, dass ausführliche Botschaften empfangen werden…
Zum Schluss hoffe ich, dass die Freunde in Chikago vereint werden und jene Stadt erleuchten; denn in ihr ist das erste Morgenlicht der Sache Gottes erschienen, und darin liegt ihr Vorzug vor anderen Städten. Deshalb gebührt ihr besondere Achtung; vielleicht kann sie – so Gott will – von aller geistigen Not befreit werden, vollkommene Gesundheit erlangen und für Bund und Testament ein Mittelpunkt sein.
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O du geliebte Dienerin Gottes! Dein Brief ist angekommen. Sein Inhalt belegt die Tatsache, dass die Freunde sich mit vollendeter Ausdauer und Lebenskraft um die Verbreitung der himmlischen Lehren mühen. Diese Nachricht macht sehr froh und glücklich, hat doch jedes Zeitalter einen besonderen Geist, und liegt doch der Geist dieses erleuchteten Zeitalters in den Lehren Bahá’u’lláhs; denn sie begründen die Einheit der Menschenwelt und verbreiten weltumspannende Brüderschaft. Sie beruhen auf der Einheit von Wissenschaft und Religion sowie auf dem Forschen nach Wahrheit. Sie vertreten den Grundsatz, dass die Religion Freundschaft, Einheit und Einklang unter den Menschen bewirken muss. Sie begründen die Gleichwertigkeit beider Geschlechter und vertreten wirtschaftliche Grundsätze für das Glück jedes Menschen. Sie verbreiten Erziehung, so dass jede Seele möglichst hohen Anteil am Wissen hat. Sie tilgen und beseitigen Vorurteile religiöser, rassischer, politischer, patriotischer, wirtschaftlicher und anderer Art. Diese Lehren sind überall in den Schriften und Sendschreiben zu finden; sie bringen der Menschenwelt Erleuchtung und Leben. Wer sie verbreitet, dem steht wahrlich das Reich Gottes bei.
Der Präsident der Republik, Dr. Wilson, dient in der Tat dem Reich Gottes, denn er gönnt sich keine Ruhe und bemüht sich Tag und Nacht darum, dass die Rechte aller Menschen gewahrt und gesichert seien, dass die kleinen Nationen wie die größeren in Frieden und Wohlfahrt unter dem Schutz von Recht und Gerechtigkeit leben. Dies ist in der Tat eine edle Absicht. Ich vertraue darauf, dass die unvergleichliche Vorsehung solche Seelen in jeder Lage unterstützt und bestätigt.
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O du wahrer Freund! Lies in der Schule Gottes die Lektionen des Geistes und lerne vom Lehrer der Liebe die tiefsten Wahrheiten. Suche nach den Geheimnissen des Himmels und sprich über Gottes überströmende Gunst und Gnade.
Zwar bedeutet es den höchsten Ruhm der Menschheit, Wissenschaften und Künste zu erwerben, aber nur unter der Bedingung, dass des Menschen Strom in die mächtige See mündet und aus Gottes urewigem Quell Gottes Eingebung schöpft. Sobald das geschieht, ist jeder Lehrer ein uferloses Meer, jeder Schüler ein üppiger Springquell des Wissens. Wenn so das Streben nach Wissen zur Schönheit Dessen führt, der das Ziel allen Wissens ist, wie wunderbar ist dann die Absicht! Andernfalls mag vielleicht ein winziger Tropfen den Menschen vom Strom der Gnade fernhalten, denn mit Gelehrsamkeit gehen Hochmut und Stolz einher; das aber führt zu Irrtum und Gleichgültigkeit gegen Gott.
Die Wissenschaften von heute sind Brücken zur Wirklichkeit. Wenn sie also nicht zur Wirklichkeit führen, bleibt nur nutzlose Einbildung. Bei dem einen wahren Gott! Wenn Wissenserwerb nicht den Zugang bahnt zu Ihm, dem Alloffenbarsten, ist er nur offensichtlicher Verlust.
Es ist deine Pflicht, dir die verschiedenen Wissenszweige anzueignen und dein Antlitz der offenbaren Schönheit zuzuwenden, auf dass du ein Zeichen rettender Führung unter den Völkern der Welt seist, ein Brennpunkt des Verstehens in dieser Sphäre, von der die Weisen mit all ihrer Weisheit ausgeschlossen sind, außer denen, die das Reich des Lichtes betreten und Kunde erhalten von dem verschleierten, verborgenen Mysterium, dem wohlgehüteten Geheimnis.
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O Tochter des Gottesreiches! Dein Brief ist angekommen. Er zeigt, dass du alle deine Gedanken darauf richtest, Licht aus den Reichen des Geheimnisses zu empfangen. Solange der Mensch seine Gedanken verzettelt, erreicht er nichts; wenn sich aber sein Denken auf einen Punkt konzentriert, werden die Früchte wundervoll sein.
Die volle Kraft des Sonnenlichts kann man nicht erhalten, wenn es auf einen flachen Spiegel fällt. Scheint die Sonne aber auf einen konkaven Spiegel oder auf eine konvexe Linse, wird ihre ganze Hitze auf einen einzigen Punkt konzentriert, und dieser eine Punkt wird am heißesten brennen. So ist es auch notwendig, unser Denken auf einen Brennpunkt zu richten, damit es zu einer wirksamen Kraft wird.
Du möchtest den Riḍván-Tag mit einem Fest begehen und die Anwesenden in Frohsinn und Freude Sendschreiben vortragen lassen. Du bittest mich, dir einen Brief zu senden, der an diesem Tag verlesen werden soll. Hier ist mein Brief:
O ihr Geliebten und ihr Dienerinnen des Gnadenvollen! Dies ist der Tag, da die Sonne der Wahrheit am Horizont des Lebens aufging, ihre Herrlichkeit verbreitete und ihren Glanz mit solcher Macht verströmte, dass sie die dichten, hochgetürmten Wolken spaltete und an den Himmeln der Welt in ihrer ganzen Lichtfülle emporstieg. So seid ihr Zeugen, wie alles Erschaffene neu sich regt.
Seht, wie an diesem Tag Wissenschaften und Künste ihren Wirkkreis ausdehnen, welche wunderbaren technischen Fortschritte gemacht werden, zu welcher Höhe sich die Verstandeskräfte erheben und was für erstaunliche Erfindungen erscheinen.
Dieses Zeitalter ist in der Tat wie hundert andere Zeitalter zusammengenommen. Wenn ihr den Gewinn von hundert Zeitaltern zusammentragt und das Gesamtergebnis unserer Zeit dagegensetzt, wird der Gewinn dieses einen Zeitalters sich größer erweisen als der von hundert vergangenen. Nehmt zum Beispiel alle Bücher zusammen, die in vergangenen Zeitaltern geschrieben wurden, und vergleicht sie mit den Büchern und Abhandlungen unserer Zeit: Die Bücher, die allein in unseren Tagen geschrieben werden, übersteigen bei weitem die Gesamtzahl der Bände aller Jahrhunderte. Seht, welch mächtigen Einfluss die Sonne der Welt auf das innerste Wesen alles Erschaffenen ausübt.
Aber weh und ach, tausendmal weh und ach! Die Augen sehen es nicht, die Ohren sind taub, die Herzen und Gemüter vergessen diese höchste Gnadengabe. Strebt mit ganzem Herzen und ganzer Seele danach, die Schlafenden zu erwecken, die Blinden sehen und die Toten auferstehen zu lassen.
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O du Vöglein, das so lieblich die Schönheit Abhá besingt! In dieser neuen, wunderbaren Sendung wurden die Schleier des Aberglaubens zerrissen und die Vorurteile der östlichen Völker missbilligt. Die Musik wurde bei einigen östlichen Völkern als verwerflich angesehen, aber in diesem neuen Zeitalter hat das Licht der Offenbarung in Seinen heiligen Sendbriefen besonders dargelegt, dass Musik, gesungen oder gespielt, geistige Nahrung für Herz und Seele ist.
Die Musik gehört zu den Künsten, die höchstes Lob verdienen. Sie bewegt alle Herzen, die traurig sind. O Shahnáz,A42 spiele und singe darum die heiligen Worte Gottes in den Versammlungen der Freunde mit herrlichen Tönen, so dass die Ketten des Kummers und der Sorge von den Hörern abfallen, ihre Seelen sich vor Freude erheben und sich demütig im Gebet dem Reiche der Herrlichkeit zuwenden.
75
Strebe mit Herz und Seele danach, Einigkeit und Harmonie zwischen Schwarz und Weiß zu schaffen; zeige damit die Einheit der Bahá’í-Welt, in der es keine Unterscheidung nach Rassen gibt, sondern nur auf die Herzen geachtet wird. Preis sei Gott, denn die Herzen der Freunde sind vereint und miteinander verbunden, seien sie vom Osten oder Westen, Norden oder Süden, seien sie Deutsche, Franzosen, Japaner oder Amerikaner, gehören sie der weißen, schwarzen, roten, gelben oder braunen Rasse an. Unterschiede der Hautfarbe, der Herkunft oder Rasse haben in der Bahá’í-Religion keine Bedeutung, im Gegenteil, die Bahá’í-Einheit überwindet sie alle und lässt all diese Einbildungen verschwinden.
76
O du, der du ein erleuchtetes Herz besitzt! Du bist wie die Pupille des Auges, der wirkliche Quell des Lichtes, denn Gottes Liebe hat ihre Strahlen auf dein innerstes Sein gerichtet, und du hast dein Antlitz dem Reich deines Herrn zugewandt.
Der Hass zwischen Schwarz und Weiß sitzt in Amerika sehr tief, aber ich hoffe, dass die Macht des Königreiches diese beiden Rassen in Freundschaft verbinden und ihnen als heilender Balsam dienen wird.
Führt sie dazu, nicht auf die Hautfarbe eines Menschen zu achten, sondern auf sein Herz. Ist des Menschen Herz von Licht erfüllt, so ist er der Schwelle seines Herrn nahe, wenn nicht, ist er seinem Herrn gegenüber gleichgültig, sei er weiß oder schwarz.
77
O du verehrte Dienerin Gottes! Dein Brief aus Los Angeles ist angekommen. Danke der göttlichen Vorsehung, dass du im Dienen Beistand fandest und die Einheit der Menschenwelt verkünden konntest, so dass die düsteren Unterschiede zwischen den Menschen verschwinden und die Einheit der Nationen wie ein Festzelt alle Bereiche überschattet. Ohne diese Einheit sind Ruhe und Behagen, Frieden und weltweite Aussöhnung unerreichbar. Unser erleuchtetes Jahrhundert braucht diese Erfüllung und verlangt danach. In jedem Jahrhundert wird nach den Bedürfnissen der Zeit ein besonderes, zentrales Thema von Gott bestätigt. In unserem erleuchteten Zeitalter ist es die Einheit der Menschenwelt. Jede Seele, die dieser Einheit dient, wird zweifelsohne unterstützt und bestätigt.
Ich hoffe, dass du in den Versammlungen mit einer süßen Melodie Lobpreisungen singen und allen damit Glück und Freude bringen wirst.
78
O du, der du reinen Herzens, geheiligten Geistes, unvergleichlichen Charakters und strahlenden Antlitzes bist! Dein Lichtbild ist angekommen und zeigt deine leibliche Gestalt in höchster Anmut und vollendeter Erscheinung. Du bist dunkel im Angesicht und hell im Charakter. Du bist wie die Pupille des Auges: dunkel an Farbe und doch Urquell des Lichtes und Offenbarer der abhängigen Welt.
Ich habe dich nicht vergessen, noch werde ich dich je vergessen. Ich flehe zu Gott, Er möge dich in Seiner Gnade zum Zeichen Seiner Gaben unter der Menschheit machen, dein Antlitz erleuchten mit dem Lichte solcher Segnungen, wie sie der barmherzige Herr verleiht, und dich damit für Seine Liebe auswählen in dieser Zeit, die vor allen vergangenen Jahrhunderten und Zeitaltern ausgezeichnet ist.
79
O verehrte Persönlichkeit! Ich habe Ihr Werk The Gospel of WealthA43 gelesen und darin sehr zutreffende, vernünftige Empfehlungen gefunden.
Um es kurz zu fassen: Die Lehren Bahá’u’lláhs empfehlen freiwilliges Teilen, und das bedeutet mehr als den Ausgleich des Wohlstands; denn der Ausgleich muss von außen auferlegt werden, Teilen aber ist Sache der freien Wahl.
Der Mensch vervollkommnet sich durch gute Taten, die er freiwillig ausführt, nicht durch gute Taten, zu denen er gezwungen wird. Teilen ist ein persönlich gewählter Akt der Gerechtigkeit. Das heißt, die Reichen sollten den Armen Hilfe gewähren, sollten ihre Mittel für die Armen ausgeben, aber aus freien Stücken und nicht deshalb, weil die Armen dieses Ziel durch Gewalt erreichen. Denn die Ernte der Gewalt ist Aufruhr und der Zerfall der Gesellschaftsordnung. Andererseits führt freiwilliges Teilen, die frei gewählte Ausgabe der eigenen Mittel, zu Wohlfahrt und Frieden der Gesellschaft. Es erleuchtet die Welt; es verleiht der Menschheit Ehre.
Ich habe die edlen Wirkungen Ihrer Menschenfreundlichkeit in Amerika an verschiedenen Universitäten, in Friedensversammlungen und Vereinigungen zur Bildungsförderung gesehen, als ich dort von Stadt zu Stadt reiste. Deshalb bete ich für Sie, dass Sie allezeit von den Gnadengaben und Segnungen des Himmels umfangen sein mögen, um viele menschendienliche Werke in Ost und West zu vollbringen. Mögen Sie wie eine flammende Kerze im Reiche Gottes leuchten, mögen Sie Ehre und ewiges Leben erlangen, strahlend wie ein heller Stern am Horizonte der Ewigkeit.
80
O du, der du dein Angesicht Gott zuwendest! Dein Brief ist angekommen. Seinem Inhalt entnehme ich, dass du den Armen zu dienen wünschst. Welcher Wunsch könnte edler sein! Seelen, die aus dem Reich Gottes stammen, wünschen sich sehnsüchtig, den Armen dienen zu können, mit ihnen zu fühlen, freundlich zu den Unglücklichen zu sein und ihr Leben fruchtbar zu machen. Glücklich bist du, dass du diesen Wunsch hegst.
Übermittle deinen beiden Kindern meine innige Liebe und Güte. Ihre Briefe sind angekommen, aber weil ich keine Zeit habe, kann ich keine besonderen Briefe schreiben. Zeige ihnen in meinem Namen höchste Güte.
81
Die Dienste der Seelen, die während des Krieges für die Armen sorgten und in der Rot-Kreuz-Mission tätig waren, werden im Reiche Gottes angenommen und verhelfen ihnen zu ewigem Leben. Übermittle ihnen diese frohe Botschaft.
82
O du, der du fest im Bündnis stehst! Dein Brief ist angekommen. Du hast dir um jenen Gefangenen große Mühe gemacht, vielleicht trägt das Früchte. Sage ihm aber: »Die Bewohner dieser Welt sind eingesperrt im Gefängnis der Natur – einem Gefängnis, das immer währt und ewig ist. Wenn du derzeit in einem vergänglichen Gefängnis festgehalten wirst, sei nicht bekümmert. Es ist meine Hoffnung, dass du aus dem Gefängnis der Natur befreit werdest und zum Hofe des ewigen Lebens gelangest. Bete Tag und Nacht zu Gott, bitte um Vergebung und Verzeihung. Die Allmacht Gottes wird jede Schwierigkeit lösen.«
83
Übermittle im Namen ‘Abdu’l-Bahás deiner verehrten Frau meine Abhá-Grüße und sage ihr: »Güte, Ausbildung und Erziehung für die Gefangenen sind äußerst wichtig. Du hast dich bemüht, hast einige von ihnen erweckt und veranlasst, ihr Angesicht dem Reiche Gottes zuzuwenden. Diese edle Tat ist höchst annehmbar. Fahre voller Zuversicht damit fort. Übermittle den beiden Gefangenen in San Quentin meine freundlichsten Grüße und sage ihnen: ›Dieses Gefängnis ist in den Augen weiser Seelen eine Schule der Übung und der Entwicklung. Ihr müsst mit Herz und Seele danach streben, dass ihr für euren Charakter und eure Erkenntnis berühmt werdet.‹«
84
O du geliebte Magd Gottes! Dein Brief kam an und sein Inhalt wurde zur Kenntnis genommen.
Für die Masse des Volkes ist die Ehe ein leibliches Band, und diese Verbindung kann nur vorübergehend sein, weil sie von vornherein dazu verurteilt ist, in einer körperlichen Trennung zu enden.
Unter dem Volk Bahás jedoch muss die Ehe sowohl eine leibliche als auch eine geistige Verbindung sein, da Mann und Frau vom selben Weine berauscht sind. Beide sind vom selben unvergleichlichen Antlitz bezaubert, beide leben und entwickeln sich durch den gleichen Geist, beide werden von der gleichen Herrlichkeit erleuchtet. Diese Verbindung ist geistiger Natur, und darum wird dieser Bund ewig bestehen. Ebenso werden sie sich in der stofflichen Welt einer starken, dauerhaften Verbindung erfreuen; denn wenn die Ehe auf Geist und Leib gegründet ist, ist sie eine echte Vereinigung, die überdauern wird. Ist die Verbindung jedoch nur eine leibliche, so ist sie gewiss nur vorübergehend und muss unvermeidlich zur Trennung führen.
Wenn daher das Volk Bahás zu heiraten gedenkt, muss dieser Bund eine echte Beziehung, ein geistiges wie körperliches Zusammenfinden sein, so dass diese Verbindung in allen Lebensabschnitten und Welten Gottes fortdauert, denn diese wahre Einheit ist ein Lichtstrahl der Liebe Gottes.
Ebenso werden die Seelen, wenn sie zu wahren Gläubigen heranwachsen, geistige Verwandtschaft erlangen und eine Zartheit aufweisen, die nicht von dieser Welt ist. Alle werden sie durch einen Hauch der göttlichen Liebe erhoben, und ihre Vereinigung, ihre Verbindung wird ebenfalls ewig bestehen. Seelen, die ihr Selbst dem Vergessen preisgeben, die menschliche Schwächen ablegen und sich von irdischen Bindungen lösen, werden zweifellos mit dem himmlischen Glanz der Einheit erleuchtet und in der unvergänglichen Welt alle zur wahren Vereinigung gelangen.
85
Was die Frage der Heirat im Einklang mit dem Gesetz Gottes betrifft: Zunächst musst du jemanden finden, der dir gefällt, und dann unterliegt die Sache der Zustimmung von Vater und Mutter. Ehe du nicht gewählt hast, haben sie kein Recht, sich einzumischen.
86
Bahá’í-Ehe bedeutet die Bindung zweier Partner aneinander, ihre gegenseitige Zuneigung mit Kopf und Herz. Jeder von beiden muss sich jedoch voller Sorgfalt bemühen, mit der Wesensart des anderen gründlich vertraut zu werden, so dass der feste Bund zwischen ihnen eine ewige Bindung werde. Ihr Bestreben muss sein, liebevolle Gefährten und für immer und ewig miteinander eins zu sein…
Die wahre Bahá’í-Ehe bedeutet, dass Mann und Frau leiblich und geistig eins sein sollen, dass sie einander ständig in ihrem geistigen Leben vervollkommnen und sich in allen Welten Gottes ewiger Einheit erfreuen. Dies ist die Bahá’í-Ehe.
87
O du Zeichen der Erinnerung an den, der für die Gesegnete Schönheit starb! Kürzlich kam die glückliche Nachricht deiner Vermählung mit jenem leuchtenden Blatt und hat die Herzen des Volkes Gottes ungemein erfreut. Voller Bescheidenheit wurden Fürbitten an der Heiligen Schwelle dargebracht, dass diese Ehe den Freunden ein Freudenbote sei, dass sie ein Liebesband werde für alle Ewigkeit, dass sie ewigwährende Gaben und Früchte hervorbringe.
Aus der Trennung kommt alle Art Schaden und Leid, aber die Vereinigung von Erschaffenem führt zu höchst löblichen Ergebnissen. In der Paarung selbst der kleinsten Teilchen aus der Welt des Seins offenbart sich Gottes Güte und Gnade, und je höher die Stufe, umso bedeutender ist die Vereinigung. »Ehre sei Ihm, der alle Paare erschaffen hat aus den Dingen, welche die Erde hervorbringt, aus den Menschen selbst und aus den Dingen jenseits ihres Gesichtskreises.«Q17 Und erhaben über jede andere Verbindung ist die Verbindung der Menschen miteinander, besonders wenn sie in der Liebe Gottes zustande kommt. So wird die Ureinheit sichtbar, so wird die Grundlage der Liebe im Geiste gelegt. Es ist gewiss, dass eine Heirat wie die eure zur Offenbarung göttlichen Segens führt. So wünschen wir euch Glück und himmlischen Segen und bitten Ihn, die Gesegnete Schönheit, durch Seine Hilfe und Gnade dieses Hochzeitsfest zu einer großen Freude für alle zu machen und es mit der Harmonie des Himmels zu schmücken.
O mein Herr, o mein Herr! Diese beiden hellen Gestirne sind in Deiner Liebe vermählt, vereint in der Dienstbarkeit an Deiner heiligen Schwelle, in der Arbeit für Deine Sache. Mache diese Ehe zum Leitstern Deiner überreichen Gnade, o mein Herr, Du Allbarmherziger, und zum leuchtenden Strahl Deines Segens, Du Wohltäter, Du Immergebender, auf dass von diesem großen Baum Zweige sprießen, die grünen und blühen durch die Gaben, die wie der Regen aus den Wolken Deiner Gnade fallen.
Wahrlich, Du bist der Freigebige, wahrlich, Du bist der Allmächtige, wahrlich, Du bist der Mitleidvolle, der Allbarmherzige.
88
O meine beiden geliebten Kinder! Als mich die Nachricht eurer Verbindung erreichte, brachte sie mir große Freude und Dankbarkeit. Preis sei Gott, diese beiden treuen Vögel suchen Schutz im gleichen Nest. Ich flehe zu Gott, dass Er sie befähige, eine ehrbare Familie zu gründen, denn die Bedeutung der Ehe liegt darin, eine reich gesegnete Familie aufzuziehen, damit sie voller Freude wie Kerzen die Welt erleuchte. Denn die Erleuchtung der Welt hängt von des Menschen Dasein ab. Gäbe es in dieser Welt den Menschen nicht, so wäre sie ein Baum ohne Frucht. Ich hoffe, dass ihr beide wie ein Baum werdet, anmutig frisch durch den Regen aus der Wolke der Güte, blühend und fruchtbar, so dass euer Geschlecht ewig fortdauert.
Auf euch sei die Herrlichkeit des Allherrlichen.
89
O du, der du standhaft im Bündnis bist! Dein Brief vom 2. Mai 1919 ist eingetroffen. Danke Gott, dass du in Prüfungen fest und standhaft bist und dich an das Reich Abhá hältst. Keine Betrübnis kann dich wankend machen, kein Unheil dich verwirren. Erst wenn der Mensch geprüft wird, trennt sich das reine Gold deutlich von der Schlacke. Schmerzenspein ist das Feuer der Prüfung, darin das reine Gold prächtig glänzt, alles Unreine jedoch schwarz wird und verbrennt. Du bist jetzt, Dank sei Gott, fest und standhaft in Prüfungen und Heimsuchungen. Sie erschüttern dich nicht.
Deine Frau ist nicht im Einklang mit dir, doch – Gott sei gelobt – die Gesegnete Schönheit ist zufrieden mit dir und verleiht dir reiche Segensgaben. Bemühe dich aber auch weiterhin, geduldig mit deiner Frau zu sein; vielleicht wird sie verwandelt und ihr Herz erleuchtet. Dein Beitrag für die Lehrarbeit ist hoch anzuerkennen. Er wird im Reich Gottes ewig erwähnt werden; denn er führt zur Verbreitung der Düfte und zur Erhöhung von Gottes Wort.
90
O Gott, mein Gott! Deine Magd ruft Dich an, wendet vertrauensvoll ihr Angesicht Dir zu mit Bitten und Flehen: Ergieße über sie Deine himmlischen Gnadengaben, enthülle ihr Deine geistigen Geheimnisse und wirf auf sie das Licht Deiner Göttlichkeit.
O mein Herr! Mache die Augen meines Gemahls sehend, erfreue sein Herz mit dem Lichte Deiner Erkenntnis, ziehe sein Gemüt hin zu Deiner strahlenden Schönheit und erheitere seinen Geist mit der Enthüllung Deiner offenbaren Herrlichkeit.
O mein Herr! Nimm den Schleier von seinen Augen, lasse Deine reichen Gnadengaben auf ihn herabregnen, berausche ihn mit dem Wein der Liebe zu Dir, mache ihn zu einem Deiner Engel, deren Füße über die Erde wandeln, während ihre Seelen sich in die höchsten Himmel aufschwingen. Mache ihn zu einer strahlenden Lampe, die mit dem Licht Deiner Weisheit inmitten Deines Volkes scheint.
Wahrlich, Du bist der Kostbare, der Immergewährende, der Freigebige.
91
O du, der du dich im Gebet vor dem Reiche Gottes niederbeugst. Selig bist du, denn die Schönheit des göttlichen Antlitzes hat dein Herz entzückt, das Licht innerer Weisheit hat es ganz erfüllt, und der Glanz des Gottesreiches leuchtet darin. Wisse, dass Gott in allen Lebenslagen mit dir ist, dass Er dich schützt vor den Wechselfällen dieser Welt und dich zu einer Dienerin in Seinem großen Weinberg gemacht hat…
Was deinen verehrten Gemahl betrifft, so musst du ihn voller Güte behandeln, auf seine Wünsche Rücksicht nehmen und stets auf Ausgleich bedacht sein, bis er sieht, dass deine Zuneigung zu ihm, deine Liebe zu Gott und auch deine Rücksicht auf seine Wünsche in allen Lebenslagen nur zugenommen haben, weil du dich dem Reiche Gottes zugewandt hast.
Ich bitte den Allmächtigen, dich fest in Seiner Liebe zu bewahren und dich immerdar die süßen Düfte der Heiligkeit in alle jene Bereiche verströmen zu lassen.
92
O ihr, die ihr beide an Gott glaubt! Der Herr, einzig ist Er, hat Mann und Frau erschaffen, damit sie in engster Gemeinschaft miteinander leben und wie eine einzige Seele seien. Sie sind zwei Gefährten, zwei nahe Freunde, die gegenseitig auf ihr Wohl bedacht sein sollten.
Wenn sie so leben, werden sie diese Welt vollkommen zufrieden, glückselig und heiteren Gemüts durchschreiten, um im Himmelreich zum Ziel göttlicher Gnade und Gunst zu werden. Aber wenn sie sich anders verhalten, wird sich ihr Leben in großer Bitterkeit verzehren, jeden Augenblick werden sie den Tod herbeisehnen, und im Himmelreich werden sie beschämt sein.
Seid daher bemüht, mit Leib und Seele wie zwei Tauben in einem Nest miteinander zu wohnen, denn dies bedeutet Segen in beiden Welten.
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O du Dienerin Gottes! Jede Frau, die Gottes Dienerin wird, überstrahlt in ihrer Herrlichkeit die Kaiserinnen der Welt, denn sie ist Gott verbunden, und ihre Souveränität währt ewiglich. Dagegen wird eine Handvoll Staub Namen und Ruf jener Kaiserinnen auslöschen. Mit anderen Worten: Sobald sie ins Grab sinken, werden sie zunichte. Die Dienerinnen des Königreichs Gottes dagegen genießen ewige Souveränität, unangetastet von der Vergänglichkeit der Jahrhunderte und der Geschlechterfolgen.
Denke darüber nach, wie viele Kaiserinnen seit der Zeit Christi kamen und gingen. Jede herrschte über ein Land; aber heute sind alle Spuren und Namen von ihnen verloren, während Maria Magdalena, die nur eine Bäuerin und Gottes Dienerin war, noch immer vom Horizonte ewiger Herrlichkeit strahlt. Strebe deshalb danach, Gottes Dienerin zu bleiben.
Du hast die Tagung gelobt. Diese Jahrestagung wird in Zukunft große Bedeutung erlangen, denn sie dient dem Reiche Gottes und der Menschenwelt. Sie verkündet den Weltfrieden und legt den Grund für die Einheit der Menschheit. Sie befreit die Seelen von religiösen, rassischen und weltlichen Vorurteilen und versammelt sie im Schatten von Gottes einfarbigem Thronzelt. So preise denn Gott, dass du solch einer Tagung beiwohnen und den göttlichen Lehren lauschen durftest.
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O Dienerinnen der Schönheit Abhá! Euer Brief kam an, und ihn zu lesen, brachte große Freude. Gelobt sei Gott, die Frauen unter den Gläubigen haben Treffen veranstaltet, um zu lernen, wie man den Glauben verbreitet, die süßen Düfte der Lehren verströmt und Pläne für die Erziehung der Kinder aufstellt.
Diese Zusammenkunft muss durch und durch geistig sein. Das bedeutet, die Diskussionen müssen sich darauf beschränken, klare und schlüssige Beweise aufzustellen, dass die Sonne der Wahrheit in der Tat aufgegangen ist. Weiterhin sollten sich die Anwesenden mit allen Möglichkeiten der Mädchenerziehung beschäftigen, mit dem Mädchenunterricht auf verschiedenen Wissensgebieten: Wohlverhalten und ordentliche Lebensführung, Charakterbildung, Keuschheit und Treue, Standhaftigkeit, Kraft, Entschlossenheit, fester Vorsatz; ferner Haushaltsführung, Kindererziehung und was sonst Mädchen besonders brauchen. Aufgezogen in der Hochburg aller Vollkommenheiten, versehen mit dem Schutz eines edlen Charakters, werden diese Mädchen, wenn sie selbst Mütter sind, ihre Kinder von frühester Jugend an zu einem edlen Charakter und zu rechtem Verhalten erziehen.
Lasst sie auch lernen, was der leiblichen Gesundheit dient und wie sie ihre Kinder vor Krankheit schützen können.
Wenn so alles wohl geordnet ist, wird jedes Kind zu einer unvergleichlichen Pflanze in den Gärten des Paradieses Abhá.
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O Dienerinnen des Herrn! Die geistige Versammlung, die ihr in jener erleuchteten Stadt einberufen habt, ist überaus segensreich. Ihr habt große Anstrengungen unternommen, habt die anderen übertroffen, euch erhoben, an der Heiligen Schwelle zu dienen, und himmlische Gnadengaben erlangt. Nun müsst ihr euch mit allem geistigen Eifer in dieser erleuchteten Versammlung treffen, die Heiligen Schriften vorlesen und des Herrn gedenken. Legt Seine Zeugnisse und Beweise dar. Arbeitet für die Führung der Frauen in jenem Lande, lehrt die jungen Mädchen und Kinder, damit die Mütter ihre Kleinen von frühester Kindheit an sorgfältig erziehen, sie zu einem guten Charakter und hoher Sittlichkeit anleiten, sie zu allen Tugenden der Menschheit führen, die Entwicklung tadelnswerten Betragens verhindern und sie im Schoße der Bahá’í-Erziehung fördern. So sollen diese zarten Kinder am Busen der Erkenntnis und Liebe Gottes genährt werden. So sollen sie wachsen und gedeihen, erzogen in Rechtschaffenheit, menschlicher Würde, Entschlossenheit und im Willen zu Strebsamkeit und Ausdauer. So sollen sie Beständigkeit in allen Dingen lernen, den Willen, voranzukommen, Hochherzigkeit und edle Entschlossenheit, Keuschheit und Reinheit des Lebens. So sollen sie fähig werden, was immer sie unternehmen, zu einem erfolgreichen Ende zu führen.
Die Mütter sollten daran denken, dass alles, was Kindererziehung berührt, den Vorrang hat. Sie sollten in dieser Hinsicht jede Anstrengung unternehmen, denn wenn der Zweig grün und zart ist, wird er in jede vorgegebene Richtung wachsen. Darum ist es die Pflicht der Mütter, ihre Kleinen so heranzuziehen, wie ein Gärtner seine jungen Pflanzen pflegt. Tag und Nacht sollen sie sich bemühen, in ihren Kindern Glauben und Gewissheit, Gottesfurcht, Liebe zu dem Geliebten der Welten sowie alle guten Eigenschaften und Charakterzüge zu verankern. Wann immer eine Mutter sieht, dass ihr Kind etwas gut gemacht hat, soll sie es loben, ihre Anerkennung äußern und sein Herz erfreuen. Und wenn sich der kleinste unerwünschte Zug zeigt, soll sie dem Kind raten, die Mittel der Vernunft gebrauchen und erforderlichenfalls das Kind auch durch sanften mündlichen Tadel strafen. Es ist jedoch nicht erlaubt, ein Kind zu schlagen oder es verächtlich zu machen, denn der Charakter des Kindes wird durch Prügel oder Beschimpfung völlig verdorben.
96
O Dienerinnen des Barmherzigen! Bringt der Urewigen Schönheit euren Dank dar, dass ihr erhoben und versammelt wurdet in diesem mächtigsten Jahrhundert, diesem erleuchtetsten Zeitalter. Als angemessenen Dank für diesen Segen bleibt fest und stark im Bündnis, folgt den Geboten Gottes und dem heiligen Gesetz und säugt eure Kinder vom ersten Tag an mit der Milch allumfassender Erziehung! Erzieht sie so, dass von frühester Kindheit an tief in ihren Herzen, in ihrem ureigensten Wesen, eine Lebensart fest begründet wird, die mit den göttlichen Lehren völlig übereinstimmt.
Mütter sind die ersten Erzieher, die ersten Berater; sie sind es wahrlich, die das Glück, die zukünftige Bedeutung, die Liebenswürdigkeit, Bildung und Urteilskraft, das Verständnis und den Glauben ihrer Kleinen vorherbestimmen.
97
Es gibt bestimmte Pfeiler, die als unerschütterliche Stützen des Glaubens Gottes errichtet sind. Die mächtigsten Pfeiler sind Bildung, der Gebrauch des Verstandes, die Erweiterung des Bewusstseins, die Einsicht in die Wirklichkeiten des Weltalls und in die verborgenen Geheimnisse des allmächtigen Gottes.
Wissen zu fördern, ist somit eine unausweichliche Pflicht für jeden einzelnen Freund Gottes. Es obliegt jenem Geistigen Rat, jener Versammlung Gottes, alle Mühe für die Erziehung der Kinder auf sich zu nehmen, damit sie sich von frühester Kindheit in der Lebensführung als Bahá’í auf Gottes Wegen üben, um wie junge Pflanzen an den sanft fließenden Wassern der Ratschläge und Ermahnungen der Gesegneten Schönheit zu gedeihen und zu blühen.
98
Gäbe es keinen Erzieher, blieben alle Seelen roh und wild, und gäbe es keinen Lehrer, so wären die Kinder unwissende Geschöpfe.
Deshalb sind in diesem neuen Zyklus Erziehung und Ausbildung im Buche Gottes als Pflicht verzeichnet, nicht als freiwillige Angelegenheit. Das bedeutet, Vater und Mutter sind verpflichtet, Tochter und Sohn mit größter Anstrengung auszubilden, sie an der Brust der Erkenntnis zu nähren und sie aufzuziehen am Busen der Wissenschaften und Künste. Wer diese Aufgabe vernachlässigt, der wird in Gegenwart des gestrengen Herrn zur Rechenschaft gezogen und mit Vorwürfen überhäuft werden.
99
Du schreibst über die Kinder: Von allem Anfang an müssen die Kinder göttliche Erziehung erhalten und ständig erinnert werden, ihres Gottes zu gedenken. Lasse die Liebe Gottes mit der Muttermilch ihr tiefstes Wesen durchdringen.
100
Es ist mein Wunsch, dass diese Kinder eine Bahá’í-Erziehung erhalten, so dass sie hienieden wie im Gottesreich Fortschritte machen und dein Herz erfreuen.
In nächster Zeit werden die Sitten auf eine sehr niedere Stufe sinken. Es ist wichtig, dass die Kinder nach Bahá’í-Art erzogen werden, damit sie in dieser und der zukünftigen Welt glücklich werden. Gelingt das nicht, so werden sie von Kummer und Mühsal umgeben sein; denn menschliches Glück gründet sich auf geistiges Verhalten.
101
O ihr, die ihr Seelenfrieden habt! In den göttlichen Versen des Heiligsten Buches wie auch in anderen Sendschreiben steht: Es ist Pflicht des Vaters und der Mutter, ihre Kinder sowohl zu rechtem Verhalten als auch zum Studium der Bücher zu erziehen. Studium bedeutet im erforderlichen Umfang, so dass kein Kind, ob Mädchen oder Junge, Analphabet bleibt. Wenn der Vater seine Pflicht versäumt, muss er gezwungen werden, seiner Verantwortung nachzukommen, und wenn ihm das nicht möglich ist, hat das Haus der Gerechtigkeit die Erziehung der Kinder zu übernehmen; in keinem Fall darf ein Kind ohne Erziehung bleiben. Das ist eines der bindenden, unumstößlichen Gebote. Seine Missachtung würde den zornigen Unwillen des allmächtigen Gottes hervorrufen.
102
O ihr wahren Gefährten! Die ganze Menschheit gleicht Kindern in der Schule, und die Aufgangsorte des Lichtes, die Quellen göttlicher Offenbarung, sind die Lehrer, wundersam und ohnegleichen. In der Schule der Wirklichkeiten erziehen sie diese Söhne und Töchter nach Gottes Lehren und nähren sie an der Brust der Gnade, damit sie sich in jeder Hinsicht entwickeln, die vortrefflichen Gnadengaben des Herrn dartun und menschliche Vollkommenheiten in sich vereinen, damit sie ferner auf allen Gebieten menschlichen Bemühens, äußerlich wie innerlich, erkennbar oder verborgen, stofflich oder geistig, Fortschritte machen, bis sie diese vergängliche Welt zu einem großflächigen Spiegel machen, der die andere, die unsterbliche Welt, widerspiegelt.
O ihr Freunde Gottes! Weil die Sonne der Wahrheit in diesem bedeutendsten aller Zeitalter zum höchsten Punkt der Frühlings-Tagundnachtgleiche emporgestiegen ist und ihre Strahlen auf alle Landstriche wirft, wird sie in der Welt des Seins solch prickelnde Erregung entfachen, solche Schwingungen auslösen, solches Wachstum und solche Entwicklung in Gang setzen, mit solcher Herrlichkeit ihr Licht verströmen, die Wolken der Gnade in solcher Fülle ergießen, Felder und Auen mit einer solchen Myriade süßduftender Pflanzen und Blumen übersäen, dass diese bescheidene Erde zum Reich Abhá, diese niedere Welt zur Welt der Höhe erhoben wird. Dann wird dieser kleine Staubfleck wie der weite Himmelskreis, diese menschliche Stätte wird Gottes Königshof, diese Handvoll Lehm wird zum Morgen unendlicher Gunstbeweise des Herrn der Herren.
So strengt euch denn mächtig an, ihr Geliebten Gottes, damit ihr diesen Fortschritt und alle diese Bestätigungen an euch selber zeigt und Brennpunkte für Gottes Gnadengaben, Aufgangsorte Seiner lichtvollen Einheit, Förderer aller Segnungen und Gunstbeweise kultivierten Lebens werdet! Werdet dortzulande zur Vorhut menschlicher Vollkommenheit, tragt die verschiedenen Wissenszweige voran, seid aktiv und fortschrittlich auf dem Gebiet der Erfindungen und Künste. Bemüht euch, das menschliche Verhalten zu verbessern, und trachtet danach, die ganze Welt sittlich zu übertreffen. Solange die Kinder noch klein sind, nährt sie an der Brust himmlischer Gnade, hegt sie in der Wiege aller Vollkommenheiten, zieht sie groß in den Armen der Gabenfülle. Gönnt ihnen den Vorzug alles brauchbaren Wissens. Lasst sie teilhaben an jedem neuen, trefflichen, wundersamen Handwerk und Kunstgewerbe. Erzieht sie zu Arbeit und Einsatz, gewöhnt sie an Mühsal. Lehrt sie, ihr Leben wichtigen Dingen zu widmen, begeistert sie zu Studien, die der Menschheit nützen.
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Die Erziehung und Ausbildung der Kinder gehört zu den verdienstvollsten Taten der Menschheit. Sie zieht die Gnade und den Segen des Allbarmherzigen auf sich; denn Erziehung ist die unentbehrliche Grundlage jeder herausragenden menschlichen Leistung und erlaubt dem Menschen, sich seinen Weg zu den Höhen immerwährender Herrlichkeit zu bahnen. Wird ein Kind vom Säuglingsalter an erzogen, so trinkt es durch die liebende Fürsorge des heiligen Gärtners aus den kristallenen Wassern des Geistes und der Erkenntnis, wie ein junger Baum an plätschernden Bächen. Es wird gewiss die hellen Sonnenstrahlen der Wahrheit auf sich ziehen; durch der Sonne Licht und Wärme wird es allzeit frisch und schön im Garten des Lebens gedeihen.
Deshalb muss der treue Ratgeber zugleich Arzt sein, das heißt, er muss das Kind beim Unterricht von Fehlern heilen, ihm Wissen vermitteln und es gleichzeitig zu geistiger Wesensart erziehen. Lasst den Lehrer Arzt sein für den Charakter des Kindes. Damit wird er die geistigen Leiden der Menschenkinder heilen.
Wenn große Mühe auf diese wichtige Aufgabe verwandt wird, erstrahlt die Menschenwelt in neuem Schmuck und verströmt helles Licht. Dann wird dieser dunkle Ort erleuchtet, dieser irdene Wohnsitz in den Himmel verwandelt. Selbst Teufel werden dann zu Engeln, Wölfe zu Hirten, die Meute wilder Hunde zu Gazellen, die auf den Auen der Einheit grasen; reißende Bestien werden zu friedlichen Herden, Greifvögel mit messerscharfen Krallen werden zu Sängern, die ihre süßen Lieder trillern.
Denn die innere Wirklichkeit des Menschen ist eine Grenzlinie zwischen Schatten und Licht, der Ort, an dem die beiden Meere aufeinandertreffen.A44 Sie ist der niedrigste Punkt des absteigenden BogensA45 und deshalb fähig, alle Stufen darüber zu erreichen. Durch Erziehung kann sie jeden Vorzug gewinnen; ohne Erziehung bleibt sie dem niedersten Punkt der Unvollkommenheit verhaftet.
Jedes Kind hat die Möglichkeit in sich, das Licht der Welt zu sein – und genauso ihre Dunkelheit. Deshalb muss der Frage der Erziehung höchste Bedeutung beigemessen werden. Vom Säuglingsalter an muss das Kind an der Brust der Liebe Gottes genährt und in den Armen Seiner Erkenntnis gehegt werden, damit es Licht verströme, in der Geistigkeit wachse, erfüllt sei von Weisheit und Bildung und die Eigenschaften der Engelsschar annehme.
Euch ist diese heilige Aufgabe übertragen. So müsst ihr euch Mühe geben, jene Schule in jeder Hinsicht auf der ganzen Welt berühmt zu machen. Sorgt dafür, dass durch sie das Wort des Herrn verherrlicht wird.
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O ihr Geliebten Gottes und Dienerinnen des Barmherzigen! Ein großer Teil der Gelehrten ist der Ansicht, dass Abweichungen bei den Verstandeskräften und verschiedenartige Stufen der Wahrnehmungsfähigkeit auf Unterschiede der Erziehung, Ausbildung und Kultur zurückgehen. Sie glauben also, dass die Verstandeskräfte anfangs gleich sind, dass jedoch Ausbildung und Erziehung geistige Unterschiede und Abstufungen der Intelligenz hervorbringen und dass solche Unterschiede kein angeborener Teil der Person, sondern Ergebnis der Erziehung sind, dass also niemand von Geburt an anderen überlegen ist…
Die Manifestationen Gottes stimmen darin überein, dass die Erziehung den größtmöglichen Einfluss auf die Menschheit ausübt. Sie betonen jedoch, dass Unterschiede im Grad der Intelligenz angeboren sind. Diese Tatsache ist offensichtlich, sie braucht nicht diskutiert zu werden. Wir sehen, wie Kinder desselben Alters, desselben Landes, derselben Rasse, ja sogar derselben Familie, die durch dieselbe Person ausgebildet werden, trotzdem verschieden in ihrer Aufnahmefähigkeit und Intelligenz sind. Der eine macht schnelle Fortschritte, der zweite nimmt die Anleitungen nur allmählich auf, ein dritter bleibt auf der niedersten Stufe stehen. Wie sehr man auch eine Muschelschale poliert, es wird keine glänzende Perle daraus. Auch kann man keinen stumpfen Kiesel in einen Edelstein verwandeln, dessen reines Funkeln die Welt erleuchtet. Niemals wird sich der Bitterapfel und der HöllenbaumA46 durch Erziehung und Kultivierung in den Baum des SegensA47 verwandeln. Das heißt, Erziehung kann das innere Wesen des Menschen nicht ändern; aber sie übt gewaltigen Einfluss aus, und mit dieser Kraft kann sie aus dem einzelnen hervorbringen, was an Vollkommenheiten und Fähigkeiten in ihm angelegt ist. Ein Weizenkorn wird eine ganze Ernte bringen, wenn es vom Bauern kultiviert wird, und ein Samenkorn wird durch die Pflege des Gärtners zu einem großen Baum heranwachsen. Dank den liebevollen Bemühungen eines Lehrers können Grundschulkinder die höchsten Stufen der Vollendung erreichen; seine Wohltat kann tatsächlich manches unscheinbare Kind auf einen hehren Thron heben. Das zeigt klar, dass die Verstandeskräfte von Natur aus in ihrer Leistungsfähigkeit voneinander abweichen, die Erziehung aber für ihre Entwicklung eine große Rolle spielt und machtvollen Einfluss ausübt.
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Der Unterschied zwischen der heute herrschenden materiellen Zivilisation und der göttlichen Kultur, die eine der vom Haus der Gerechtigkeit ausgehenden Wohltaten sein wird, besteht im Folgenden: Die materielle Zivilisation schreckt das Volk durch den Zwang vergeltender Strafgesetze von Verbrechen ab, und obwohl diese vergeltenden Strafgesetze ständig weiter wuchern, gibt es, wie ihr seht, keine Gesetze, die den Menschen belohnen. In allen Städten Europas und Amerikas wurden riesige Gebäude errichtet, die als Gefängnisse für Straffällige dienen.
Die göttliche Kultur indessen erzieht jedes Glied der Gesellschaft so, dass außer ganz wenigen niemand ein Verbrechen begeht. Es besteht daher ein großer Unterschied zwischen der Verbrechensverhütung durch gewalttätige, vergeltende Maßnahmen und derartiger Erziehung, Aufklärung und Vergeistigung, dass die Menschen ohne Angst vor Strafe oder Rache Verbrechen unterlassen. Sie werden fürwahr schon das Begehen eines Verbrechens als eine große Schande und als die härteste Strafe ansehen. Sie werden sich in die menschlichen Vollkommenheiten verlieben und ihr Leben dem weihen, was der Welt Licht bringt und die an der heiligen Schwelle Gottes annehmbaren Tugenden fördert.
Sieh nun, wie groß der Unterschied zwischen der materiellen Zivilisation und der göttlichen Kultur ist. Die materielle Zivilisation will das Volk durch Gewalt und Strafe abschrecken, Unheil zu stiften, der Gesellschaft Schaden zuzufügen und Verbrechen zu begehen. In einer göttlichen Kultur wird der Mensch jedoch so erzogen sein, dass er ohne Angst vor Strafe vor dem Verbrechen zurückschaudert, das Verbrechen als die größte Pein ansieht und sich mit freudiger Dienstbereitschaft anschickt, die Tugenden der Menschheit zu erwerben, den menschlichen Fortschritt zu fördern und Licht über die Welt zu verbreiten.
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Zu den größten Diensten, die der Mensch dem allmächtigen Gott je erweisen kann, gehört die Erziehung und Ausbildung von Kindern, jungen Pflanzen im Paradies Abhá, so dass diese Kinder wie Perlen göttlicher Großmut in der Muschel der Erziehung wachsen, gehegt in Gnade auf dem Pfade des Heils, bis sie schließlich juwelengleich die Krone ewiger Herrlichkeit schmücken.
Es ist jedoch sehr schwierig, diesen Dienst zu leisten, und noch schwerer ist es, darin Erfolg zu haben. Ich hoffe, du wirst dich bei dieser wichtigsten Aufgabe bewähren, den Sieg davontragen und zum Banner der überfließenden Gnade Gottes werden. Auch hoffe ich, dass diese Kinder, allesamt in den heiligen Lehren gehegt und behütet, Charaktere wie die süßen Lüfte aus den Gärten des Allherrlichen entwickeln und ihren Duft über die ganze Welt verbreiten.
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‘Abdu’l-Bahá hofft, dass jene jungen Seelen im Schulsaal vertieften Wissens von einem Lehrer geführt werden, der sie lieben lehrt. Mögen sie in allen Bereichen des Geistes viel über die verborgenen Geheimnisse lernen, so viel, dass jeder im Königreich des Allherrlichen wie eine sprachbegabte Nachtigall die Geheimnisse des Himmelreiches kündet und wie ein sehnsüchtig Liebender seine brennende Not, sein heißes Verlangen nach dem Geliebten hervorstößt.
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Der Charakterfrage solltet ihr die größte Bedeutung zumessen. Es ist die Pflicht jeden Vaters und jeder Mutter, ihre Kinder lange Zeit zu beraten und sie zu den Dingen zu führen, die zu ewiger Ehre gereichen.
Ermutigt die Schulkinder von Jugend auf, wohlgesetzte Reden zu halten, so dass sie in ihrer Freizeit damit beschäftigt sind, überzeugende, wirksame Ansprachen zu halten und sich dabei klar und beredt auszudrücken.
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O ihr, die ihr Gottes Gunst empfanget! Die unerschütterliche Grundlage dieses neuen, wunderbaren Zeitalters ist das Lehren der Wissenschaften und Künste. Nach den ausdrücklichen Heiligen Worten muss jedes Kind in ausreichendem Maß in Kunst und Handwerk unterwiesen werden. Deshalb müssen in jeder Stadt und jedem Dorf Schulen errichtet werden, und jedes Kind dieser Stadt oder dieses Dorfes muss im nötigen Umfang lernen.
Es folgt daraus, dass jede Seele, die mithilft, das zu verwirklichen, an der himmlischen Schwelle mit Sicherheit aufgenommen und von den himmlischen Heerscharen gepriesen wird.
Da ihr euch um dieses überragend wichtige Ziel so sehr bemüht habt, hoffe ich, dass ihr euren Lohn vom Herrn klarer Zeichen und Beweise erntet und die Blicke himmlischer Gnade sich auf euch richten.
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Was die Organisation der Schulen betrifft: Wenn möglich, sollten die Kinder alle dieselbe Art Kleidung tragen, selbst wenn der Stoff verschieden ist. Am besten wäre auch der Stoff einheitlich; ist das aber unmöglich, so schadet es auch nicht. Je sauberer die Schüler sind, desto besser. Sie sollten makellos sein. Die Schule muss an einem Ort mit guter, reiner Luft sein. Die Kinder müssen sorgfältig dazu erzogen werden, äußerst höflich zu sein und sich gut zu betragen. Sie müssen fortwährend ermutigt und begeistert werden, zu den Gipfeln menschlicher Vervollkommnung zu streben, so dass sie von frühester Kindheit an gelehrt werden, sich hohe Ziele zu setzen, sich richtig zu verhalten, keusch, rein und makellos zu sein, und dass sie lernen, in jeder Hinsicht starke Entschlusskraft und festen Vorsatz zu zeigen. Lasst sie nicht spaßen und tändeln, sondern ihre Ziele gewissenhaft verfolgen, dass sie in jeder Lage entschlossen und gefestigt sind.
Moralische Erziehung und gutes Benehmen sind viel wichtiger als Bücherwissen. Ein sauberes, anmutiges Kind mit gutem Charakter und richtigem Benehmen ist – selbst dann, wenn es nicht viel weiß – einem Kind vorzuziehen, das unhöflich, ungewaschen und boshaft, doch in allen Künsten und Wissenschaften bewandert ist. Der Grund ist, dass das Kind, das sich gut benimmt, auch wenn es nicht viel weiß, für andere zum Gewinn wird, während das boshafte, ungezogene Kind verderbt ist und anderen schadet, selbst wenn es viel weiß. Wenn jedoch das Kind so erzogen wird, dass es beides ist, gebildet und gut, so führt das zum strahlendsten Licht.
Kinder sind wie ein frischer, grüner Zweig; sie werden in diejenige Richtung wachsen, in die ihr sie biegt. Verwendet die allergrößte Sorgfalt darauf, ihnen hohe Ideale und Ziele zu vermitteln, so dass sie als Erwachsene ihre Lichtstrahlen wie leuchtende Kerzen über die Welt ergießen und sich nicht achtlos-unwissend durch tierische Gelüste und Leidenschaften entehren. Sie sollen stattdessen ihre Herzen darauf richten, ewigwährende Ehre zu erlangen und sich alle Vollkommenheiten der Menschheit anzueignen.
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Die Wurzel schlechter Taten ist Unwissenheit; wir müssen uns deshalb fest an die Werkzeuge der Wahrnehmung und Erkenntnis halten. Ein guter Charakter muss gelehrt werden. Das Licht muss weithin verbreitet werden, damit alle in der Schule der Menschlichkeit die himmlischen Eigenschaften des Geistes erwerben und zweifelsfrei erkennen, dass es keine heißere Hölle, keinen feurigeren Abgrund gibt als einen unzuverlässigen, verderbten Charakter. Es gibt keine dunklere Grube, keine abscheulichere Qual als verdammungswürdige Eigenschaften.
Jeder Mensch muss zu einer so hohen Stufe erzogen werden, dass er sich lieber die Kehle durchschneiden lässt, als eine Lüge auszusprechen, und dass es für ihn leichter ist, vom Schwert geteilt oder vom Speer durchbohrt zu werden, als eine Verleumdung zu äußern oder dem Jähzorn zu verfallen.
So wird der Sinn für Würde und Stolz entzündet, damit er die Ernten wollüstiger Begierden verbrenne. Dann wird jeder Geliebte Gottes wie ein leuchtender Mond mit den Tugenden des Geistes erstrahlen, und die Beziehung jedes einzelnen zur Heiligen Schwelle seines Herrn wird kein Trug sein, sondern echt und wahr; sie wird die Grundmauer des Bauwerks sein, kein Zierrat an der Fassade.
Daraus folgt, die Schule für Kinder sollte eine Stätte höchster Disziplin und Ordnung sein, eine gründliche Unterweisung bieten und für die Verbesserung und Verfeinerung des Charakters Sorge tragen, so dass von klein auf im Wesen des Kindes die göttliche Grundlage gelegt und das Bauwerk der Heiligkeit errichtet wird.
Wisse, dass diese Fragen des Unterrichts, der Charakterformung und -bildung, der Freude und Ermutigung des Kindes von allergrößter Bedeutung sind; denn sie sind Leitgrundsätze Gottes.
So werden, wenn Gott will, aus diesen geistigen Schulen erleuchtete Kinder hervorgehen, geschmückt mit den herrlichsten Tugenden der Menschheit. Nicht nur auf Persien werden sie ihr Licht ergießen, sondern auf die ganze Welt.
Es ist äußerst schwierig, nach der Pubertät den Menschen zu lehren und seinen Charakter zu verbessern. Dann nämlich, so zeigt uns die Erfahrung, nützt alles nichts mehr, auch wenn noch so große Anstrengungen unternommen werden, seine Neigungen zu verändern. Er wird sich heute vielleicht etwas bessern. Aber einige Tage später vergisst er alles wieder und fällt zurück in seinen gewohnten Trott, seine eingefahrenen Geleise. Deshalb muss in frühester Kindheit eine feste Grundlage gelegt werden. Solange der Zweig grün und zart ist, kann er leicht gerade gebogen werden.
Unserer Meinung nach sind die Eigenschaften des Geistes die erste, die göttliche Grundlage. Sie schmücken das wahre Wesen des Menschen, und Wissen ist die Ursache menschlichen Fortschritts. Die Geliebten Gottes müssen dieser Angelegenheit große Bedeutung beimessen und sie mit Eifer und Begeisterung vorantreiben.
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In dieser heiligen Sache hat die Frage der Waisen besondere Bedeutung. Waisen muss größte Beachtung geschenkt werden. Sie müssen gelehrt, ausgebildet und erzogen werden. Insbesondere müssen ihnen, soweit möglich, die Lehren Bahá’u’lláhs vermittelt werden.
Ich flehe zu Gott, dass du den Waisenkindern eine gütige Mutter werdest und sie mit den Düften des Heiligen Geistes belebst, so dass sie das Alter der Reife als wahrhafte Diener der Menschenwelt, als leuchtende Kerzen in der Versammlung der Menschheit erreichen werden.
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O Dienerin Gottes! … Den Müttern müssen die göttlichen Lehren und wirksame Ratschläge gegeben werden, sie müssen ermutigt und begeistert werden, ihre Kinder auszubilden, denn die Mutter ist die erste Erzieherin des Kindes. Sie ist es, die zunächst das Neugeborene an der Brust des Gottesglaubens und des Gottesgesetzes stillt. So soll das Kind göttliche Liebe schon mit der Muttermilch saugen und bis zum letzten Atemzug bewahren.
Wenn die Mutter in der Erziehung ihrer Kinder versagt und sie nicht auf eine ordentliche Lebensbahn lenkt, wird auch alle spätere Erziehung nicht voll zur Wirkung kommen. Es obliegt den Geistigen Räten, den Müttern ein wohldurchdachtes Programm für die Kindererziehung zu vermitteln und ihnen zu zeigen, wie das Kind vom Säuglingsalter an behütet und belehrt werden muss. Diese Anweisungen müssen jeder Mutter gegeben werden, so dass sie sich danach richten und ihre Kinder nach den göttlichen Lehren bilden und hegen kann.
So werden diese jungen Pflanzen im Garten der Liebe Gottes in der warmen Sonne der Wahrheit, den sanften Frühlingswinden des Himmels und an der führenden Hand ihrer Mutter wachsen und blühen, bis jede im Paradies Abhá zu einem Baum wird, der reiche Frucht trägt und in dieser neuen, wundersamen Jahreszeit durch den Frühlingssegen alle Schönheit und Anmut empfängt.
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Wisset, o ihr liebenden Mütter: In den Augen Gottes ist der beste Weg, Ihn zu verherrlichen, die Erziehung der Kinder und ihre Bildung in allen Vollkommenheiten der Menschheit. Keine edlere Tat ist denkbar.
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O ihr beiden innig geliebten Dienerinnen Gottes! Was immer des Menschen Zunge verkündet, soll er durch seine Taten beweisen. Wenn er behauptet, ein Gläubiger zu sein, so handle er nach den Geboten des Reiches Abhá.
Gelobt sei Gott! Ihr beide habt die Wahrheit eurer Worte durch eure Taten erwiesen und habt die Bestätigungen Gottes, des Herrn, erlangt. Täglich im Morgengrauen versammelt ihr die Bahá’í-Kinder; ihr lehrt sie, zu beten und sich Gott zuzuwenden. Das ist sehr lobenswert und bringt den Herzen der Kinder Freude. So sollten sie jeden Morgen ihr Angesicht dem Königreich zuwenden, den Herrn anrufen, Seinen Namen preisen und mit der süßesten Stimme Gottes Verse singen und aufsagen.
Die Kinder sind wie junge Pflanzen. Sie die Gebete zu lehren, gleicht dem Regen, der auf sie niedergeht, damit sie zart und frisch heranwachsen, damit die sanften Winde der Liebe Gottes über sie hinwehen und sie vor Freude erschauern lassen.
Glückseligkeit erwartet euch und eine sichere Zuflucht.
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O du Tochter des Königreichs! Deine Briefe sind angekommen. Sie besagen, dass deine Mutter in das unsichtbare Reich emporgestiegen ist und dich zurückließ. Du möchtest deinem Vater dienen, der dir teuer ist, gleichzeitig aber auch dem Reich Gottes, und weißt nicht, wie du dich entscheiden sollst. Gewiss sollst du deinem Vater dienen und, sooft du Zeit findest, die göttlichen Düfte verbreiten.
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O du Freund ‘Abdu’l-Bahás! Sei der Sohn deines Vaters und die Frucht jenes Baumes. Sei ein Sohn, geboren aus seiner Seele und seinem Herzen, nicht nur aus Wasser und Lehm. Der ist ein wahrer Sohn, der aus dem geistigen Sein eines Menschen entsprossen ist. Ich bitte Gott, dass du zu allen Zeiten bestätigt und gestärkt werdest.
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O ihr jungen Bahá’í-Kinder, ihr Sucher nach Wahrheit, Verständnis und Wissen! Ein menschliches Wesen unterscheidet sich von einem Tier auf vielerlei Art. Vor allen Dingen ist der Mensch nach dem Bilde Gottes erschaffen, in der Gestalt des himmlischen Lichtes, wie die Thora sagt: »Lasset uns Menschen machen, ein Bild, das uns gleich sei.«Q18 Dieses göttliche Bild bezeichnet alle Eigenschaften der Vollkommenheit, deren Licht von der Sonne der Wahrheit ausgeht und die Wirklichkeit der Menschen erleuchtet. Zu den höchsten dieser Eigenschaften gehören Weisheit und Wissen. Ihr müsst euch deshalb gewaltig anstrengen, Tag und Nacht streben und keinen Augenblick rasten, damit ihr einen großen Anteil an allen Wissenschaften und Künsten erwerbt und damit Gottes Bild, aus der Sonne der Wahrheit strahlend, den Spiegel der Menschenherzen erleuchte.
Es ist ‘Abdu’l-Bahás sehnlichster Wunsch, jeden von euch als vorzüglichen Lehrer an den Akademien und den Schulen innerer Bedeutungen anerkannt zu sehen, jeder ein Führer der Weisheit.
119
Die Bahá’í-Kinder müssen die anderen Kinder beim Studium der Wissenschaften und Künste übertreffen, denn sie werden in der Gnade Gottes aufgezogen.
Was andere Kinder in einem Jahr lernen, sollen Bahá’í-Kinder in einem Monat lernen. ‘Abdu’l-Bahás Herz sehnt sich voller Liebe danach mitzuerleben, wie alle jungen Bahá’í wegen ihrer intellektuellen Fähigkeiten in der ganzen Welt bekannt werden. Es besteht kein Zweifel daran, dass sie all ihre Mühe, ihre Kraft und ihren Stolz darauf verwenden werden, sich Wissenschaften und Künste anzueignen.
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O meine lieben Kinder! Euer Brief ist angekommen. Er brachte so große Freude, dass Wort und Schrift sie nicht ausdrücken können, hat doch, gelobt sei Gott, die Macht des Gottesreiches Kinder herangebildet, die von frühester Jugend an sehnsüchtig eine Bahá’í-Erziehung erlangen möchten, damit sie sich von Kindesbeinen an dem Dienst an der Menschenwelt widmen können.
Es ist mein höchster Wunsch und mein größtes Verlangen, dass ihr, die ihr meine Kinder seid, nach den Lehren Bahá’u’lláhs erzogen werdet und eine Bahá’í-Ausbildung erhaltet, auf dass jeder von euch eine brennende Kerze in der Menschenwelt werde, sich dem Dienst an der ganzen Menschheit widme, Ruhe und Behagen aufgebe, um für die Befriedung der erschaffenen Welt zu wirken.
Das ist meine Hoffnung für euch. Ich glaube fest, dass ihr mir Grund zur Freude und zum Glück im Reiche Gottes geben werdet.
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O du, der du erst wenige Jahre zählst und schon viele Geistesgaben hast! Wie ist so manches Kind noch jung an Jahren und doch schon reif und sicher in seinem Urteil! Und wie ist so mancher betagte Mensch unwissend und verwirrt! Denn Wachstum und Entwicklung hängen von den Verstandeskräften und der Vernunft eines Menschen ab, nicht von seinem Alter oder der Dauer seiner Erdentage.
Du befindest dich noch in der Zeit der Kindheit und hast doch bereits deinen Herrn erkannt, während zahllose Frauen Ihn vergessen haben und ausgeschlossen sind aus Seinem Himmelreich, Seiner Segnungen beraubt. Danke deinem Herrn für diese wundersame Gabe.
Ich bitte Gott, dass Er deine Mutter heile; sie ist hochverehrt im himmlischen Königreich.
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Zu deiner Frage über die Kindererziehung: Du hast die Pflicht, die Kinder an der Brust der Liebe Gottes zu nähren und sie an das Geistige heranzuführen, damit sie ihr Angesicht Gott zuwenden, damit ihre Lebensführung den Maßstäben rechten Verhaltens entspricht und ihr Charakter unübertroffen sei, damit sie sich alle Anmut, alle löblichen Eigenschaften der Menschheit zu eigen machen, damit sie auf den verschiedenen Wissensgebieten gründliche Kenntnisse erwerben, vom ersten Atemzug an geistige Wesen werden, Bewohner des Königreiches, verliebt in den süßen Duft der Heiligkeit, und damit sie eine religiöse, geistige Erziehung empfangen, geboren aus dem himmlischen Reich. Ich will wahrlich Gott bitten, ihnen ein glückhaftes Ergebnis dieser Bemühungen zu schenken.
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O du, die du deinen Blick fest auf das Reich Gottes richtest! Dein Brief ist angekommen; wir entnehmen ihm, dass du dich bemühst, die Kinder der Gläubigen zu lehren, und dass die Kleinen die Verborgenen Worte, die Gebete sowie die Bedeutung des Bahá’í-Seins gelernt haben.
Die Unterweisung dieser Kinder ist der Arbeit eines liebenden Gärtners zu vergleichen, der seine jungen Pflanzen auf den blühenden Feldern des Allherrlichen pflegt. Das wird zweifellos die gewünschten Ergebnisse bringen. Dies gilt besonders für die Unterweisung in den Bahá’í-Pflichten und in der Lebensführung als Bahá’í, denn die kleinen Kinder müssen tief in Herz und Seele erkennen, dass ›Bahá’í‹ nicht nur ein Name, sondern eine Wahrheit ist. Jedes Kind muss in geistigen Dingen erzogen werden, so dass es alle Tugenden verkörpert und ein Quell des Ruhmes für die Sache Gottes wird. Das bloße Wort ›Bahá’í‹ führt zu nichts, wenn es keine Frucht hervorbringt.
Bemühe dich, so gut du irgend kannst, und lehre diese Kinder, dass ein Bahá’í ein Mensch ist, der alle Vollkommenheiten verkörpert, strahlend wie eine entzündete Kerze – keine schwarze Finsternis und doch ›Bahá’í‹ dem Namen nach.
Nenne diese Schule die Bahá’í-Sonntagsschule.A48
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Die Sonntagsschule für Kinder, in der die Sendbriefe und Lehren Bahá’u’lláhs gelesen werden und das Wort Gottes den Kindern vorgetragen wird, ist fürwahr ein Segen. Du musst diese organisierte Tätigkeit unaufhörlich fortsetzen und wichtig nehmen, so dass sie Tag für Tag wachse und vom Hauch des Heiligen Geistes gestärkt werde. Sei ganz sicher, dass diese Tätigkeit große Ergebnisse zeitigen wird, wenn sie gut organisiert ist. Festigkeit und Standhaftigkeit sind jedoch nötig; sonst wird sie nur kurz bestehen und allmählich in Vergessenheit geraten. Ausdauer ist eine wesentliche Voraussetzung. Bei jedem Vorhaben werden Festigkeit und Standhaftigkeit zweifelsohne zu guten Ergebnissen führen; sonst besteht es nur ein paar Tage und wird dann wieder aufgegeben.
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Die Lehrer sollten weder zu häufig wechseln, noch sollte man dies zu lange hinauszögern. Das rechte Maß ist vorzuziehen. Es ist nicht ratsam, dass ihr eure Versammlungen zu einer Zeit abhaltet, da in anderen Kirchen Gebetszeit ist. Das würde zu Entfremdung führen, weil Bahá’í-Kinder, die ihre eigene Sonntagsschule haben, nicht dabei sein könnten, wenn sie gerne andere Sonntagsschulen besuchen möchten. Auch ist es statthaft, Kinder, deren Eltern nicht Bahá’í sind, zur Schule für Bahá’í-Kinder zuzulassen. Und wenn in dieser Schule die Hauptgrundsätze aller Religionen im Überblick zur Unterrichtung der Kinder dargelegt werden, kann das nicht schaden.
Da nur wenige Kinder teilnehmen, ist es nicht möglich, verschiedene Klassen einzurichten. So ist natürlich nur eine Klasse notwendig. Was die letzte Frage zu Streitigkeiten zwischen den Kindern betrifft, handelt so, wie es euch ratsam erscheint.
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Dein Brief ist angekommen. Gelobt sei Gott, er enthält die gute Nachricht, dass du gesund und sicher bist und in eine Landwirtschaftsschule eintreten willst. Das ist sehr gut. Bemühe dich, so sehr du kannst, in der Agrarwissenschaft gut bewandert zu sein, denn nach den göttlichen Lehren ist der Erwerb von Wissen und die Vervollkommnung in den Künsten als Gottesdienst zu betrachten. Wenn ein Mensch sich mit ganzer Kraft müht, eine Wissenschaft zu erlernen oder sich in einer Kunst zu vervollkommnen, so ist es, als bete er Gott in Kirchen und Tempeln an. Da du nun in eine Landwirtschaftsschule eintrittst und danach strebst, dir diese Wissenschaft anzueignen, hältst du Tag und Nacht Gottesdienst ab – ein Dienst, der an der Schwelle des Allmächtigen angenommen wird. Welcher Segen ist größer als der, dass Wissenschaft als Gottesdienst und Kunst als Dienst am Reiche Gottes zu betrachten sind!
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O du Diener des einen wahren Gottes! In dieser allumfassenden Sendung wird des Menschen wundersame Kunstfertigkeit als Anbetung der Strahlenden Schönheit gewertet. Bedenke, welche Gabe, welchen Segen es bedeutet, dass Handwerk als Gottesdienst gilt. Früher glaubte man, solche Fähigkeiten seien gleichbedeutend mit Unwissenheit oder gar ein Unglück, weil sie den Menschen daran hindern, Gott näherzukommen. Nun überlege, wie Seine unendlichen Gnadengaben, Seine reichen Segnungen das Höllenfeuer in ein glückseliges Paradies, einen Haufen grauen Staub in einen leuchtenden Garten verwandelten.
Den Künstlern und Handwerkern dieser Welt geziemt es, in jedem Augenblick an der Heiligen Schwelle tausend Beweise der Dankbarkeit darzubringen, sich größte Mühe zu geben und fleißig ihrem Beruf nachzugehen, so dass aus ihrem Bemühen erstehe, was vor den Augen aller Menschen die höchste Schönheit und Vollkommenheit offenbar werden lässt.
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Dein Brief ist angekommen. Ich hoffe auf Schutz und Hilfe für dich unter der Fürsorge des Wahrhaftigen. Ich hoffe, du bist allezeit damit befasst, den Herrn zu erwähnen, und du bemühst dich, deine Berufsausbildung abzurunden. Du musst dich sehr anstrengen, damit du in deinem Fach einzigartig wirst und berühmt für deine Fähigkeiten; denn in diesem begnadeten Zeitalter gilt die Vervollkommnung im Beruf als Gottesdienst. Und während du deinen Beruf ausübst, kannst du des Wahrhaftigen gedenken.
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O ihr Freunde des reinen, allmächtigen Gottes! Reinheit und Heiligkeit in allen Dingen sind Kennzeichen der gesegneten Seele und Wesensmerkmale edlen Denkens. Die höchste Vervollkommnung besteht aus Makellosigkeit und der Befreiung von jeder Unzulänglichkeit. Ist der Mensch in jeder Beziehung gereinigt und geläutert, so wird er zum Brennpunkt, der das Offenbare Licht widerstrahlt.
Das erste im Lebenswandel eines Menschen muss Reinheit sein, sodann Frische, Sauberkeit und Unabhängigkeit des Denkens. Das Bachbett muss zuerst gereinigt werden, dann mag das frische Wasser hineinfließen. Das keusche Auge erfreut sich der glückseligen Schau Gottes und versteht, was diese Begegnung bedeutet; der klare Sinn atmet die Düfte, die dem Rosengarten Seiner Großmut entströmen; das geläuterte Herz wird zum Spiegel für das liebliche Antlitz der Wahrheit.
Das ist der Grund, weshalb in den himmlischen Büchern die göttlichen Ratschläge mit Wasser verglichen werden. So wird im Qur’án gesagt: »Und wir lassen reines Wasser vom Himmel herabkommen«Q19, und im Evangelium heißt es: »Es sei denn, dass jemand getauft werde mit Wasser und Geist, so kann er nicht in das Reich Gottes kommen.«Q20 Daraus wird klar, dass die göttlichen Lehren himmlische Ausflüsse der Gnade, Regenschauer göttlicher Barmherzigkeit sind und das Menschenherz reinigen.
Damit will ich sagen, dass Reinheit und Heiligkeit, Sauberkeit und feine Sitten in jeder Hinsicht den Zustand des Menschen verbessern und die Entwicklung seiner inneren Wirklichkeit fördern. Selbst im stofflichen Reich führt Reinlichkeit zu Geistigkeit, wie die Heiligen Schriften eindeutig bezeugen. Obwohl körperliche Sauberkeit nur etwas Stoffliches ist, hat sie großen Einfluss auf das geistige Leben. Sie wirkt wie eine wundervolle Stimme oder ein schöner Klang. Obwohl Töne nur Schwingungen der Luft sind, die auf den Hörnerv wirken, obwohl diese Schwingungen nur von der Luft transportierte Zufallserscheinungen sind – sieh, wie sie das Herz bewegen! Eine wundersame Melodie beflügelt den Geist und lässt die Seele vor Freude erschauern. Damit soll gesagt werden, dass auch körperliche Reinheit Einfluss auf die Seele des Menschen hat.
Sieh nun, wie willkommen die Reinlichkeit vor Gott ist, wie ausdrücklich sie in den heiligen Büchern der Propheten betont wird; denn die Heiligen Schriften verbieten den Verzehr und den Gebrauch alles Unreinen. Manche dieser Verbote waren absolut und für alle bindend; wer das gegebene Gesetz übertrat, wurde von Gott verabscheut und aus der Gemeinschaft der Gläubigen ausgeschlossen. Gewisse Dinge waren zum Beispiel kategorisch verboten und als besonders schwere Sünden bewertet, darunter so abscheuliche Taten, dass ihre Erwähnung schon schändlich ist.
Es gibt aber andere verbotene Dinge, die keinen sofortigen Schaden verursachen und deren verderbliche Wirkungen erst allmählich zutage treten. Auch diese Taten werden vom Herrn verabscheut, getadelt und zurückgewiesen. Ihre absolute Gesetzwidrigkeit ist jedoch in den Heiligen Schriften nicht niedergelegt, obwohl Reinheit und Makellosigkeit, der Schutz der Gesundheit und die Freiheit von Sucht erfordern, dass man sie meidet.
Zu diesen letzteren zählt das Tabakrauchen, das schmutzig, übelriechend und anstößig ist – ein übler Brauch, dessen Schädlichkeit allmählich allen offenkundig wird. Jeder fähige Arzt bestätigt – und Versuche zeigen –, dass einer der Bestandteile des Tabaks ein tödliches Gift ist und dass sich der Raucher vielerlei Krankheiten aussetzt. Deshalb wird das Rauchen vom hygienischen Standpunkt aus für rundum verabscheuungswürdig erklärt.
Der Báb verbot den Tabak zu Beginn Seiner Sendung ausdrücklich, und die Freunde hörten allesamt auf zu rauchen. Da es aber zu jener Zeit gestattet war, den Glauben zu verbergen, und jeder, der nicht rauchte, geplagt, misshandelt und sogar zu Tode gebracht werden konnte, haben die Freunde wiederum geraucht, um ihren Glauben nicht allgemein kundzutun. Später wurde der Kitáb-i-Aqdas offenbart, und weil dort das Tabakrauchen nicht ausdrücklich verboten war, gaben die Freunde es nicht auf. Doch die Gesegnete Schönheit zeigte immer eine Abneigung dagegen; obwohl Er früher aus bestimmten Gründen ein wenig geraucht hatte, stellte Er es später gänzlich ein, und die reinen Seelen, die in allem Seinem Vorbild folgten, gaben es ebenfalls auf.
Nach meinem Urteil ist das Tabakrauchen in den Augen Gottes verwerflich, anstößig und äußerst schmutzig; es richtet langsam, aber sicher die Gesundheit zugrunde. Außerdem ist es eine Geld- und Zeitvergeudung und lässt den Raucher einer schädlichen Sucht zum Opfer fallen. Diese Gewohnheit wird von den im Bündnis Standhaften aus Gründen der Vernunft und der Erfahrung für tadelnswert erachtet. Sie aufzugeben, wird allen Menschen Erleichterung und inneren Frieden bringen. Sie werden überdies den Mund frisch, die Finger sauber und die Haare frei von abstoßendem Gestank halten. Sicherlich werden die Freunde Gottes, sobald dieses Sendschreiben sie erreicht, diese schädliche Gewohnheit unter allen Umständen, wenn auch Schritt für Schritt, aufgeben. Dies ist meine Hoffnung.
Was jedoch die Frage des Opiums betrifft: Es ist abscheulich und verflucht, und Gott möge uns vor Seiner Strafe für den, der es gebraucht, beschützen! Der Text des Heiligsten Buches verbietet es ausdrücklich und verurteilt seinen Gebrauch in höchstem Maße. Die Vernunft sieht im Opiumrauchen eine Wahnsinnstat, und die Erfahrung zeigt, dass der Opiumraucher aus der menschlichen Gesellschaft völlig ausgeschlossen wird. Möge Gott alle beschützen vor einer so abscheulichen Tat, welche die Grundlage des Menschseins zerstört und den Süchtigen für Zeit und Ewigkeit zugrunde richtet. Opium ergreift Besitz von der Seele des Menschen, so dass sein Gewissen stirbt, sein Verstand besudelt und sein Wahrnehmungsvermögen zerfressen wird. Es tötet das Leben und löscht die natürliche Wärme. Kein größerer Schaden ist vorstellbar als der durch Opium. Wohl denen, die nicht einmal das Wort Opium über die Lippen bringen; bedenkt somit, wie erbärmlich derjenige ist, der es gebraucht!
O ihr Freunde Gottes! Zwang, Gewalt, Nötigung und Unterdrückung sind in diesem Zeitalter Gottes, des Allmächtigen, allesamt verurteilt. Aber um den Opiumgebrauch zu verhindern, müssen alle erdenklichen Maßnahmen ergriffen werden, damit die Menschheit von dieser schlimmsten Seuche erlöst werde. Ansonsten: Wehe und Elend einem jeden, der seine Pflicht vor Gott versäumt!A49
O göttliche Vorsehung! Verleihe dem Volke Bahás in allen Dingen Reinheit und Makellosigkeit. Gib, dass die Bahá’í von jeder Befleckung und Sucht befreit werden. Bewahre sie vor jeder anstößigen Tat; mache sie frei von den Fesseln jeder schlechten Gewohnheit, so dass sie rein und frei, gesund und geläutert leben, würdig des Dienstes an Deiner heiligen Schwelle und der Verbindung zu ihrem Herrn. Befreie sie von berauschendem Trank und vom Tabak, rette und befreie sie vom Opium, das Wahnsinn bringt. Lasse sie sich freuen an den süßen Düften der Heiligkeit, in vollen Zügen trinken aus dem mystischen Kelch himmlischer Liebe und die Verzückung des Hingezogenseins zum Reich des Allherrlichen erfahren. Ist es doch, wie Du sagst: »Alles, was du in deinem Weinkeller hast, wird meiner Liebe Durst nicht stillen – bring mir, o Mundschenk, vom Wein des Geistes einen Kelch, voll wie das Meer!«
O ihr Geliebten Gottes! Die Erfahrung zeigt, wie nachhaltig die Enthaltsamkeit von Tabak, berauschenden Getränken und Opium zu Gesundheit und Lebenskraft, zu klarem, geschliffenem Denken und zu Körperkräften führt. Es gibt heute ein Volk,A50 das Tabak, berauschende Getränke und Opium strikt ablehnt. Dieses Volk übertrifft bei weitem alle anderen an Kraft, Tapferkeit, Gesundheit, Schönheit und Anmut. Ein einziger seiner Männer kann es mit zehn Männern eines anderen Stammes aufnehmen. Dies trifft für das ganze Volk zu und bedeutet, dass alle Angehörigen dieser Gemeinschaft, Mann für Mann, den Angehörigen anderer Gemeinschaften überlegen sind.
Strengt euch deshalb kräftig an, damit Reinheit und Heiligkeit, wie sie ‘Abdu’l-Bahá über alles schätzt, das Volk Bahás auszeichnen, damit Gottes Volk die anderen Menschen in allen Vortrefflichkeiten überrage, damit es sich äußerlich wie innerlich vor den anderen auszeichne, an Reinheit, Makellosigkeit, Vornehmheit und Gesundheit führend unter den Wissenden sei. Und durch ihre Freiheit von Sklaverei, ihre Erkenntnis und Selbstbeherrschung sollen die Bahá’í die ersten unter den Reinen, Freien und Weisen sein.
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O du vortrefflicher Arzt! … Dank sei Gott, dass du zwei Kräfte besitzest: zum einen, körperlich zu heilen, zum andern, geistig zu heilen. Was den menschlichen Geist betrifft, hat großen Einfluss auf seine körperliche Verfassung. So solltest du beispielsweise deinem Patienten Fröhlichkeit schenken, ihm Wohlbehagen und Freude vermitteln, ihn begeistern und frohlocken lassen. Wie oft schon hat dies baldige Genesung bewirkt. Deshalb behandle die Kranken mit beiden Kräften.
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Wenn du als Arzt Menschen behandelst, wende dich der Gesegneten Schönheit zu, dann folge den Eingebungen deines Herzens. Hilf den Kranken durch himmlische Freude und geistiges Frohlocken, heile die schwer Leidenden, indem du ihnen frohe, glückselige Botschaften enthüllst, und versorge die Verletzten mit Seinen strahlenden Gnadengaben. Wenn du am Bett eines Patienten stehst, ermutige und erfreue sein Herz, entzücke seinen Geist durch himmlische Kraft. Solch ein himmlischer Hauch stärkt in der Tat jedes modernde Gebein und belebt den Geist jedes Kranken und Leidenden.
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Obwohl Krankheit zu den unvermeidlichen Bedingungen des Menschseins gehört, ist sie doch wahrlich schwer zu tragen. Die Gabe guter Gesundheit ist das größte Geschenk.
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Es gibt zweierlei Mittel, Krankheiten zu heilen: stoffliche und geistige. Das erste ist ärztliche Behandlung, das zweite sind Gebete, die geistige Menschen an Gott richten, und Hinwendung zu Ihm. Beide Mittel sollten angewandt werden.
Erkrankungen, die auf stofflichen Ursachen beruhen, sollten von den Ärzten mit medizinischen Heilmitteln behandelt werden; solche, die geistige Ursachen haben, verschwinden durch geistige Mittel. So lässt sich eine von Kummer, Angst und nervösen Einflüssen verursachte Krankheit eher durch geistige als durch körperliche Behandlung heilen. Es sollten also beide Heilmethoden Anwendung finden; sie stehen nicht im Widerspruch zueinander. Du solltest deshalb auch die körperlichen Heilmittel annehmen, zumal auch sie der Barmherzigkeit und Gunst Gottes entspringen, der die ärztliche Wissenschaft offenbart hat und ins Dasein treten ließ, damit Seine Diener auch aus dieser Heilweise Nutzen ziehen. Die gleiche Beachtung solltest du auch den geistigen Heilverfahren schenken, denn sie bringen wunderbare Wirkungen hervor.
Wenn du nun das wahre Heilmittel wissen willst, das den Menschen von jeglicher Krankheit heilt und ihm die Gesundheit des göttlichen Reiches verleiht, so wisse, dass dies die Gebote und Lehren Gottes sind. Richte deine ganze Aufmerksamkeit auf sie!
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O du, der du hingezogen bist zu Gottes duftendem Hauch! Ich habe deinen Brief an Frau Lua Getsinger gelesen. Du hast in der Tat mit großer Sorgfalt die Gründe geprüft, warum Krankheit den menschlichen Körper befällt. Sicher sind Sünden eine mächtige Ursache körperlicher Leiden. Wäre die Menschheit frei vom Makel der Sünde und des kindischen Eigensinns, lebte sie nach ihrem natürlichen, eingeborenen Gleichgewicht, ohne sich von ihren Leidenschaften verführen zu lassen, so nähmen Krankheiten zweifelsohne nicht länger zu und verbreiteten sich nicht mit solcher Heftigkeit.
Aber der Mensch frönt seit je widernatürlich seinen lüsternen Begierden und gibt sich nicht mit einfacher Nahrung zufrieden. Vielmehr bereitet er sich Mahlzeiten, aus vielen Zutaten zusammengesetzt, aus Substanzen, die völlig verschieden voneinander sind. Dies und gemeine, widerliche Laster, nahmen seine Aufmerksamkeit völlig in Anspruch, so dass er die Selbstbeherrschung und Mäßigung einer natürlichen Lebensweise aufgab. Das führte zu Krankheiten, die zugleich heftig und vielschichtig sind.
Das Tier ist leiblich aus den gleichen Bestandteilen erschaffen wie der Mensch. Weil sich aber das Tier mit einfacher Nahrung zufrieden gibt, in keinem nennenswerten Umfang drängenden Gelüsten nachzugeben sucht und keine Sünden begeht, hat es, verglichen mit dem Menschen, nur wenige Gebrechen. Daraus sehen wir deutlich, wie machtvoll sich Sünde und Aufsässigkeit als krankheitserregende Faktoren auswirken. Und sind sie erst einmal da, dann verbinden sich diese Krankheiten miteinander; sie vermehren sich und werden auf andere übertragen. Das sind die geistigen, inneren Ursachen der Krankheit.
Die äußere, stoffliche Ursache der Krankheit ist eine Störung der Ausgewogenheit, des rechten Gleichgewichts all der Bausteine, aus denen der menschliche Körper zusammengesetzt ist. Um das zu veranschaulichen: Der Menschenleib ist eine Mischung aus vielen Substanzen; jeder Bestandteil ist in vorgeschriebener Menge vorhanden und trägt zum lebensnotwendigen Gleichgewicht des Ganzen bei. Solange diese Bestandteile im richtigen Verhältnis zueinander bleiben, im Einklang mit dem natürlichen Gleichgewicht des Ganzen – das heißt, solange kein Bestandteil eine Veränderung in seinem natürlichen Anteil, Maß und Gleichgewicht erleidet, solange kein Bestandteil vermehrt oder vermindert wird – gibt es keine körperliche Ursache für das Eindringen einer Krankheit.
Zum Beispiel muss der Bestandteil Stärke in vorgegebener Menge vorhanden sein, auch Zucker in vorgegebener Menge. Solange jedes in seinem natürlichen Verhältnis zum Ganzen verbleibt, hat die Krankheit keinen Angriffspunkt. Wenn jedoch diese Bestandteile von ihren natürlichen, richtigen Mengen abweichen – das heißt, wenn sie vermehrt oder vermindert werden – ebnet dies sicherlich der Krankheit den Weg.
Diese Frage bedarf der gründlichsten Untersuchung. Der Báb sagt, das Volk Bahá müsse die ärztliche Wissenschaft zu einer so hohen Stufe entwickeln, dass es Krankheiten durch die Ernährung heilt. Die Grundüberlegung ist: Wenn in einer Teilsubstanz des menschlichen Körpers ein Ungleichgewicht entsteht, das ihr richtiges Verhältnis zum Ganzen verändert, wird dies unausweichlich zum Ausbruch einer Krankheit führen. Wird beispielsweise der Stärkeanteil übermäßig erhöht oder der Zuckeranteil gesenkt, so tritt eine Krankheit ein. Ein erfahrener Arzt hat herauszufinden, welcher Bestandteil im Körper seines Patienten vermindert und welcher vermehrt wurde. Wenn er das entdeckt hat, muss er ein Nahrungsmittel verschreiben, das den herabgesetzten Bestandteil in hohem Maße enthält, um so das lebensnotwendige Gleichgewicht des Körpers wiederherzustellen. Der Patient ist seine Krankheit los, sobald seine leibliche Verfassung wieder im Gleichgewicht ist.
Der Beweis dafür ist, dass die anderen Lebewesen niemals die medizinische Wissenschaft studieren, niemals Krankheiten, Arzneien, Behandlungen oder Heilverfahren erforschen; aber, wenn eines von ihnen der Krankheit zum Opfer fällt, führt es die Natur auf den Weiden und Wüsten gerade zu der Pflanze hin, die das Tier, das davon frisst, von seiner Krankheit befreit. Ist zum Beispiel der Zuckeranteil im Körper des Tieres abgesunken, so verlangt das Tier, einem Naturgesetz folgend, nach einem Kraut, das reich an Zucker ist. Dann entdeckt und frisst es durch seinen Appetit als einen natürlichen Trieb unter den tausend verschiedenen Pflanzen der Steppe gerade das Kraut mit einem hohen Anteil Zucker. So wird das lebensnotwendige Gleichgewicht der Substanzen, die seinen Körper ausmachen, wiederhergestellt, und das Tier ist seine Krankheit los.
Diese Frage erfordert die sorgfältigste Untersuchung. Wenn erfahrene Ärzte sich diesen Dingen mit der nötigen Sorgfalt und Ausdauer widmen, wird sich herausstellen, dass eine Krankheit dann in den Körper eindringt, wenn die relativen Mengen der Körperbestandteile durcheinandergebracht sind, und dass die Behandlung darin besteht, diese relativen Anteile richtig einzustellen. Es wird sich auch zeigen, dass dies erkennbar und durch die Ernährung möglich ist.
Ganz sicher wird sich in diesem wundervollen neuen Zeitalter die medizinische Wissenschaft so weit entwickeln, dass die Ärzte ihre Patienten durch Nahrungsmittel heilen; denn Gesicht, Gehör, Geschmack, Geruch und Tastsinn sind Unterscheidungsfähigkeiten mit dem Zweck, Nützliches und Schädliches auseinanderzuhalten. Ist es möglich, dass des Menschen Geruchssinn, der die Düfte unterscheidet, einen bestimmten Geruch widerlich findet und dieser Geruch heilsam für den menschlichen Körper ist? Absurd! Unmöglich! Oder könnte dem menschlichen Körper etwa durch die Fähigkeit des Sehens, die Sichtbares unterscheidet, der Anblick einer ekelhaften Masse Kot nützen? Niemals! Und wenn nun der Geschmack, gleichfalls eine Fähigkeit, die aussondert und zurückweist, an etwas Anstoß nimmt, ist es bestimmt nicht nützlich. Selbst wenn es anfangs Vorteile brächte, erwiese sich auf die Dauer seine Schädlichkeit.
Zweifellos dient alles, was mit Appetit genossen wird, der Gesundheit, sofern die Körperbeschaffenheit im Gleichgewicht ist. Beobachte, wie ein Tier auf der Wiese grast, wo hunderttausend verschiedene Kräuter und Gräser wachsen, wie es mit seinem Geruchssinn den Duft der Pflanzen aufnimmt und sie mit seinem Geschmackssinn kostet. Dann frisst es die Gräser, die diesen Sinnen gefallen, und das tut ihm gut. Gäbe es nicht diese Fähigkeit des Auswählens, verendeten alle Tiere an einem einzigen Tag; denn es gibt viele giftige Pflanzen und die Tiere wissen nichts über das Arzneibuch. Doch beobachte nur, was für verlässliche Maßstäbe sie haben, um Gutes von Schädlichem zu unterscheiden. Welcher Bestandteil ihres Körpers auch abnimmt, sie können das wiedergutmachen, indem sie eine Pflanze, in der dieses verminderte Element reichlich vorhanden ist, aussuchen und fressen. So wird das Gleichgewicht ihrer Körperbestandteile wiederhergestellt, und sie sind ihre Krankheiten los.
Sobald erfahrene Ärzte die Heilkunst durch Nahrung entwickelt haben, sobald sie für einfache Speisen sorgen und die Menschheit hindern, als Sklaven ihrer Lüste und Süchte zu leben, werden die Fälle chronischer, vielschichtiger Krankheiten mit Sicherheit drastisch vermindert und das Allgemeinbefinden der ganzen Menschheit stark verbessert. Es wird bestimmt soweit kommen. Ebenso werden im Charakter, in der Lebensführung und den Sitten der Menschen umfassende Veränderungen eintreten.
135
Nach dem ausdrücklichen Gebot Bahá’u’lláhs darf man sich vom Rat eines fähigen Arztes nicht abwenden. Es ist Pflicht, solch einen Arzt beizuziehen, selbst wenn der Patient seinerseits ein bekannter, angesehener Arzt ist. Kurz, du sollst deine Gesundheit bewahren, indem du einen sehr erfahrenen Arzt zu Rate ziehst.
136
Es ist jedermanns Pflicht, sich in ärztliche Behandlung zu begeben und den Anweisungen des Arztes Folge zu leisten, denn das entspricht dem göttlichen Gebot, aber in Wirklichkeit ist es Gott, der Heilung gewährt.
137
O du, der du den Lobpreis deines Herrn in Worte fassest! Ich habe deinen Brief gelesen, in dem du dein Erstaunen über einige Gesetze Gottes ausdrückst, beispielsweise über die Gesetze betreffend die Jagd auf unschuldige Tiere, Geschöpfe, die nichts Böses getan haben.
Sei darüber nicht erstaunt. Sinne nach über die inneren Wirklichkeiten des Weltalls, seine geheimen Weisheiten, seine Rätsel und Wechselbeziehungen, seine alles steuernden Regeln; denn jeder Teil des Weltalls ist mit jedem anderen Teil verknüpft durch mächtige Bande, die kein Ungleichgewicht zulassen und nicht erschlaffen. Im Reich der natürlichen Schöpfung sind alle Fresser oder Gefressene: die Pflanze saugt das Mineral auf, das Tier frisst und schluckt die Pflanze, der Mensch ernährt sich vom Tier und das Mineral zersetzt den Menschenleib. Die stofflichen Leiber überschreiten eine Schranke nach der anderen, durchmessen ein Leben nach dem anderen. Alle Dinge unterliegen dem Wandel und Wechsel. Ausgenommen ist nur das eigentliche Wesen des Seins; denn es ist beständig und unwandelbar, und auf ihm beruht das Leben jeder Gattung und Art, jeder abhängigen Wirklichkeit in der ganzen Schöpfung.
Wenn du unter dem Mikroskop das Wasser untersuchst, das der Mensch trinkt, oder die Luft, die er atmet, wirst du sehen, dass der Mensch mit jedem Atemzug eine Fülle tierischen Lebens in sich aufnimmt, und dass er mit jedem Schluck Wasser eine Vielzahl von Tieren aufnimmt. Wie könnte es jemals möglich sein, diesem Vorgang Einhalt zu gebieten? Alle Geschöpfe sind Fresser oder Gefressene, das ganze System des Lebens ist auf dieser Tatsache aufgebaut. Wäre dem nicht so, würden die Bindungen aufgelöst, die alles Erschaffene miteinander verflechten.
Überdies wird ein Ding, das zugrunde geht, zerfällt und vom Leben abgeschnitten wird, in eine Welt versetzt, die größer ist als die Welt, die es vorher kannte. Es verlässt beispielsweise das Leben des Minerals und schreitet fort in das Leben der Pflanze; dann verlässt es das pflanzliche Leben und steigt auf in das des Tieres. Schließlich gibt es das Tierleben auf und steigt in das Reich des Menschenlebens empor. Und dies geschieht durch die Gnade deines Herrn, des Barmherzigen, des Mitleidvollen.
Ich bitte Gott, dass Er dir beistehe, die Mysterien im Herzen der Schöpfung zu erfassen, dass Er den Schleier vor deinen und deiner Schwester Augen hinwegnehme, damit dir das wohlgehütete Geheimnis enthüllt und das verborgene Mysterium klar wie die Mittagssonne offenbart werde, dass Er deiner Schwester und deinem Mann helfe, das Gottesreich zu betreten, und dich heile von jeder Krankheit körperlicher oder geistiger Art, die uns in diesem Leben befällt.
138
O ihr Geliebten des Herrn! Das Reich Gottes ist auf Unparteilichkeit und Gerechtigkeit, auf Erbarmen, Mitleid und Güte für jede lebendige Seele gegründet. So bemühet euch denn aus ganzem Herzen, alle Menschen voll Mitleid zu behandeln – die ausgenommen, die selbstische Beweggründe hegen oder an der Seele krank sind. Dem Menschenschinder, dem Betrüger oder dem Dieb kann keine Güte entgegengebracht werden; denn Güte würde ihnen keinesfalls ihren Irrtum vor Augen führen, sie vielmehr in ihrem falschen Tun fortfahren lassen. Wie viel Güte ihr auch dem Lügner bezeigt, er wird weiterlügen; denn er glaubt, ihr hättet euch täuschen lassen, auch wenn ihr ihn nur zu gut durchschaut habt und aus Übermaß an Mitleid schweigt.
Kurz, nicht nur ihren Mitmenschen müssen die Geliebten Gottes voll Erbarmen und Mitleid begegnen; sie müssen vielmehr jedem Lebewesen höchste Güte bezeigen, hegen doch in allen körperlichen Vorgängen, wo immer der Tiergeist betroffen ist, Mensch und Tier dieselben Gefühle. Der Mensch hat diese Wahrheit allerdings nicht begriffen. Er wähnt, dass sich körperliche Empfindungen auf menschliche Wesen beschränken. Deshalb ist er zu den Tieren ungerecht und grausam.
Und doch: Welcher Unterschied besteht denn wirklich, wenn es um körperliche Empfindungen geht? Die Gefühle sind dieselben, ob man einem Menschen oder einem Tier Schmerz zufügt. Da gibt es keinerlei Unterschied. Tatsächlich ist es schlimmer, einem Tier zu schaden; denn der Mensch hat Sprache, er kann sich beklagen, kann schreien und jammern. Wenn ihm Unrecht geschieht, kann er sich an die Behörden wenden, und sie werden ihn vor seinem Angreifer schützen. Aber das unglückliche Tier ist stumm. Es kann weder seinen Schmerz ausdrücken noch seinen Fall vor die Behörden bringen. Wenn ein Mensch einem Tiere tausend Übel zufügt, kann es ihn weder mit Worten abwehren noch vor Gericht ziehen. Deshalb ist es besonders wichtig, dass ihr den Tieren die größte Rücksicht erweist und zu ihnen eher noch gütiger seid als zu euren Mitmenschen.
Erzieht eure Kinder von den frühesten Tagen an, unendlich zart und liebevoll zu Tieren zu sein. Ist ein Tier krank, lasst die Kinder es zu heilen versuchen; ist es hungrig, lasst sie es füttern; ist es durstig, lasst sie es tränken; ist es schwach, lasst sie dafür sorgen, dass es ausruht.
Die meisten Menschen sind Sünder; aber die Tiere sind schuldlos. Wer ohne Sünde ist, sollte gewiss die größte Güte und Liebe empfangen – alle Tiere außer den Schädlingen wie reißende Wölfe, Giftschlangen oder andere gefährliche Geschöpfe. Der Grund für diese Ausnahme: Würden Schädlinge dieselbe Güte erfahren, so wäre das ein Unrecht gegen die Menschen und die anderen Tiere. Ist man beispielsweise dem Wolf gegenüber weichherzig, so bedeutet dies Grausamkeit für das Schaf; denn der Wolf wird eine ganze Schafherde vernichten. Ein tollwütiger Hund kann tausend Menschen und Tiere umbringen, wenn man ihn lässt. Deshalb ist Mitleid mit wilden, beutegierigen Bestien Grausamkeit gegenüber den sanften Tieren; die schädlichen müssen richtig behandelt werden. Aber den gesegneten Tieren muss man große Güte erweisen – je mehr, desto besser. Zartheit und Güte sind grundlegende Leitlinien für Gottes himmlisches Reich. Das solltet ihr besonders sorgsam im Herzen tragen.
139
O du Magd Gottes! Die himmlische frohe Botschaft muss mit höchster Würde und Großmut verkündet werden. Ehe die Seele, die sich erhebt, nicht die für den Träger dieser Botschaft wesentlichen Eigenschaften besitzt, werden ihre Worte ohne Wirkung sein.
O du Leibeigene Gottes! Der Menschengeist birgt wundersame Kräfte, aber er muss durch den Heiligen Geist verstärkt werden. Was du anderes hörst, ist reine Einbildung. Jedoch von der Gnade des Heiligen Geistes unterstützt, wird seine Kraft erstaunlich sein. Dann wird dieser Menschengeist Wirklichkeiten aufdecken und Geheimnisse enthüllen. Wende dein Herz ganz dem Heiligen Geist zu und fordere andere auf, dasselbe zu tun; so wirst du wunderbare Ergebnisse schauen.
O Magd Gottes! Die Sterne am Himmel üben keinerlei geistigen Einfluss auf diese Welt des Staubes aus. Aber alle Glieder und Teile des Weltalls sind in diesem endlosen Raum eng miteinander verbunden, und diese Verbindung schafft materielle Wirkungen auf Gegenseitigkeit. Was du jenseits der Gnade des Heiligen Geistes über die Wirkungen von Entrückungszuständen oder über Medien als Sprachrohr hörst, welche die singenden Stimmen der Toten vermitteln, ist reine, schlichte Einbildung. Über die Gabenfülle des Heiligen Geistes erzähle, was du willst; es kann nicht übertrieben sein. Glaube deshalb, was immer du darüber hörst. Die Menschen hingegen, auf die du dich beziehst, diese Sprachrohrleute, sind von jener Gabenfülle völlig ausgeschlossen und erhalten keinen Anteil; ihr Weg ist ein Hirngespinst.
O Magd Gottes! Gebete werden durch die allumfassenden Offenbarer Gottes erhört. Selbst wenn der Wunsch auf Stoffliches gerichtet ist, selbst wenn Achtlose beten, hat es eine Wirkung, so sie nur flehentlich und demütig Gottes Hilfe erbitten.
O Magd Gottes! Während die göttliche Wirklichkeit geheiligt und grenzenlos ist, sind die Ziele und Bedürfnisse der Geschöpfe beschränkt. Gottes Gnade ist wie der Regen, der vom Himmel fällt: Das Wasser ist nicht durch eine Form begrenzt; sobald es jedoch auf einen Ort herabströmt, nimmt es Begrenzungen an – Ausmaße, Aussehen, Gestalt – entsprechend den Besonderheiten dieses Ortes. In einem quadratischen Becken wird das vorher formlose Wasser zum Quadrat; in einem sechseckigen Becken wird es ein Sechseck, in einem achteckigen Becken ein Achteck, und so fort. Der Regen selbst hat keine geometrische Gestalt, keine Begrenzungen, aber er nimmt je nach den Begrenzungen des Gefäßes diese oder jene Gestalt an. Genauso ist das Heilige Wesen Gottes, des Herrn, schrankenlos und unermesslich, aber Seine Gnadengaben und Lichtstrahlen werden in den Geschöpfen wegen deren Begrenztheit eingeschränkt, weshalb die Gebete gewisser Personen in bestimmten Fällen eine günstige Antwort erhalten.
O Magd Gottes! Mit dem Herrn Christus ist es wie mit Adam. Hatte der erste Mensch, der auf dieser Erde entstand, einen Vater oder eine Mutter? Es ist sicher, dass er keinen von beiden hatte. Aber Christus hatte nur keinen Vater.
O Magd Gottes! Die Gebete, die offenbart wurden, Heilung zu erbitten, sind für leibliche wie geistige Heilung anwendbar. Sprich sie also, um Leib und Seele zu heilen. Wenn die Heilung für den Kranken das Rechte ist, wird sie sicher gewährt; aber für manche Kranke wäre die Heilung nur die Ursache anderer Leiden, und daher erlaubt die Weisheit nicht, dass das Gebet erhört wird.
O Magd Gottes! Die Macht des Heiligen Geistes heilt körperliche wie geistige Gebrechen.
O Magd Gottes! In der Thora steht geschrieben: Und ich werde dir das Tal Achor als ein Tor der Hoffnung geben. Dieses Tal Achor ist die Stadt ‘Akká, und wer immer dies anders auslegt, gehört zu den Unwissenden.
140
Du fragst nach der Verklärung Jesu mit Moses, Elias und dem himmlischen Vater auf dem Berg Tabor, wie in der Bibel erwähnt. Dieses Ereignis nahmen die Jünger mit ihrem inneren Auge wahr; deshalb war es ein verborgenes Geheimnis und ihre geistige Entdeckung. Wäre die Bedeutung nämlich, dass sie leibliche Gestalten sahen, das heißt, diese Verklärung mit ihren äußeren Augen wahrnahmen, warum sahen es dann nicht die vielen anderen, die auf dem Berg und in der Ebene zugegen waren? Und warum verlangte dann der Herr von ihnen, niemandem davon zu erzählen? Es ist eindeutig, dass es eine geistige Schau war, ein Aufzug des Gottesreiches. Warum sonst gebot ihnen der Messias, es verborgen zu halten, »bis der Menschensohn von den Toten auferweckt worden ist«Q21, – das heißt, bis die Sache Gottes verherrlicht würde, das Wort Gottes sich durchsetzte und die Wirklichkeit Christi sichtbar wäre?
141
O du sehnsuchtsvolle Flamme, die du in der Liebe zu Gott loderst! Ich habe deinen Brief gelesen; sein beredter, wohlgesetzter Inhalt erfreute mein Herz, weil er deine tiefe Aufrichtigkeit in der Sache Gottes zeigt, deine ausdauernden Schritte auf dem Pfade Seines Königreiches und deine Treue zu Seinem Glauben – und von allen großen Dingen ist dies in Seinen Augen das bedeutendste.
Wie viele Seelen wandten sich doch dem Herrn zu, betraten Seines Wortes schützenden Schatten und wurden auf der ganzen Welt berühmt – zum Beispiel Judas Ischariot. Doch dann, als die Prüfungen härter und heftiger wurden, glitten ihre Füße auf dem Pfade aus. Sie wandten sich vom Glauben ab, nachdem sie seine Wahrheit anerkannt hatten, und verleugneten ihn; von Einklang und Liebe fielen sie ab in Unheil und Hass. So zeigte sich die Macht der Prüfungen, die starke Pfeiler zittern macht.
Judas Ischariot war der bedeutendste der Jünger; er rief die Menschen zu Christus. Dann schien es ihm, als ob Jesus dem Apostel Petrus zunehmend mehr Aufmerksamkeit schenkte. Als Jesus sagte: »Du bist Petrus, und auf diesen Felsen will ich meine Kirche bauen«Q22, hatten diese an Petrus gerichteten Worte, die Auserwählung des Petrus zu besonderer Ehre, deutliche Wirkung auf den Apostel – und sie entfachten Neid im Herzen des Judas. So wandte sich der einst Nahegekommene ab, der vormals Glaubende verleugnete nun seinen Glauben; seine Liebe wurde zu Hass, bis er die Kreuzigung dieses herrlichen Herrn, dieses offenbarten Lichtes herbeiführte. Solches bewirkt der Neid. Deshalb wenden sich die Menschen vom geraden Pfad ab. So geschah es früher, so wird es auch in dieser großen Sache geschehen. Aber es macht nichts, denn bei den übrigen bewirkt es Treue und lässt Seelen erstehen, die nicht zaudern, die wie Berge so fest und unerschütterlich sind in ihrer Liebe zu dem offenbaren Licht.
Übermittle den Dienerinnen des Barmherzigen die Botschaft, dass sie standhaft und treu in ihrer Liebe zu Bahá bleiben müssen, wenn eine Prüfung schwer wird. Im Winter kommen die Stürme, heftige Winde blasen. Aber dann folgt der Frühling in all seiner Schönheit, lieblich anzusehen mit geschmückten Hügeln und Tälern, mit duftenden Blumen und roten Anemonen. Dann werden die Vögel in den Zweigen ihre Freudengesänge schmettern und mit beschwingten Weisen von den Kanzeln der Bäume predigen. Bald werdet ihr schauen, wie die Lichter fluten, die Banner des Himmelreichs flattern, die süßen Düfte des Allbarmherzigen sich überallhin verbreiten, die Heerscharen des Königreiches herniederkommen, die Himmelsengel vorwärtsstürmen und der Heilige Geist über alle jene Lande weht. Dann werdet ihr die Zauderer sehen, Männer wie Frauen, enttäuscht in ihren Hoffnungen und in offensichtlichem Verlust. So ist es verordnet vom Herrn, dem Offenbarer der Verse.
Du aber bist selig, denn du bist standhaft in der Sache Gottes, fest in Seinem Bund. Ich bete zu Ihm, dir eine geistige Seele und das Leben des Gottesreiches zu verleihen und dich als ein grünes Blatt am Baum des Lebens gedeihen zu lassen, damit du vergeistigt und frohgemut den Mägden des Barmherzigen dienst.
Dein freigebiger Herr wird dir bei der Arbeit in Seinem Weinberg beistehen und dich zum Werkzeug machen, den Geist der Einheit unter Seinen Dienerinnen zu verbreiten. Er wird dein inneres Auge sehend machen mit dem Licht der Erkenntnis, deine Sünden vergeben und sie in gute Taten wandeln. Wahrlich, Er ist der Vergebende, der Mitleidige, der Herr unermesslicher Gnade.
142
O du liebe Dienerin Gottes! Preise Gott, denn du bist begünstigt an Seiner Heiligen Schwelle, gehegt im Reiche Seiner Macht. Du bist Vorsitzende eines Rates, der geprägt ist von den himmlischen Heerscharen und das allherrliche Reich widerspiegelt. Strebe mit Herz und Seele, in demütigem Gebet und in Selbstauslöschung, Gottes Gesetz zu vertreten und Seine süßen Düfte allenthalben zu verbreiten. Mühe dich, den Versammlungen geistiger Seelen die wahre Vorsitzende zu sein, eine Gefährtin der Engel im Reich des Allbarmherzigen.
Du fragst nach dem zehnten bis siebzehnten Vers im einundzwanzigsten Kapitel der Johannes-Offenbarung. Wisse, dass das Firmament der strahlenden Sonne über unserer Erde nach mathematischen Regeln in zwölf Sternbilder eingeteilt wird, die man die zwölf Tierkreiszeichen nennt. Genauso scheint und ergießt die Sonne der Wahrheit ihre Gnadengaben in zwölf Stufen der Heiligkeit; mit diesen himmlischen Zeichen sind makellose, unbefleckte Menschen gemeint, Quellen der Heiligkeit, Dämmerorte für die Verkündung der Einheit Gottes.
Beachte, wie es in den Tagen Dessen, der Zwiesprache hielt,A51 zwölf heilige Wesen gab, welche die Führer der zwölf Stämme waren. Ebenso findest du in der Sendung des GeistesA52 zwölf Apostel im schirmenden Schatten jenes erhabenen Lichtes versammelt; von diesen leuchtenden Dämmerorten strahlte die Sonne der Wahrheit wie die Sonne am Himmel hervor. Sieh, wie es in den Tagen Muḥammads wieder zwölf Dämmerorte der Heiligkeit gab, Offenbarer der bestätigenden Hilfe Gottes. So geht das zu.
Demgemäß berichtete der heilige Johannes von zwölf Toren in seiner Vision und von zwölf Grundsteinen. Mit der »großen Stadt, dem heiligen Jerusalem, das aus dem Himmel von Gott herabkommt«Q23 ist das heilige Gesetz Gottes gemeint: Dies ist in vielen Tablets erklärt und bei den Propheten der Vergangenheit in den Schriften zu lesen, zum Beispiel, dass Jerusalem gesehen wurde, als es in die Wüste zog.
Die Bedeutung dieses Abschnitts ist, dass das göttliche Jerusalem zwölf Tore hat, durch welche die Seligen in die Stadt Gottes einziehen. Diese Tore sind Seelen, die Leitsternen gleichen, Tore des Wissens und der Gnade; unter diesen Toren stehen zwölf Engel. Mit ›Engel‹ ist die Macht der Bestätigungen Gottes gemeint – die Kerze der bestätigenden Macht Gottes scheint aus der Lampennische jener Seelen hervor –; es bedeutet, dass jedem dieser Wesen die gewaltigste Bestätigung und Hilfe zuteilwird.
Diese zwölf Tore umgeben die ganze Welt, das heißt, sie sind eine Zuflucht für alle Geschöpfe. Darüber hinaus sind diese zwölf Tore die Grundsteine der Stadt Gottes, des himmlischen Jerusalems, und auf jedem dieser Grundsteine steht der Name eines Apostels Christi geschrieben. Das bedeutet, jeder offenbart die Vollkommenheiten, die frohe Botschaft und die Vortrefflichkeit jenes heiligen Wesens.
Kurz, die Schrift sagt: »Und der mit mir redete, hatte ein gülden Rohr, einen Maßstab, dass er die Stadt, ihre Tore und Türme messe.«Q24 Die Bedeutung ist, dass bestimmte Persönlichkeiten das Volk mit einem Stecken, der aus der Erde gewachsen war, führten und sie mit einem Stab gleich dem des Mose hüteten. Andere erzogen und führten das Volk mit einem eisernen Stab wie in der Sendung Muḥammads. Im gegenwärtigen Zyklus wird, da es die mächtigste Sendung ist, der Stab, der aus dem Pflanzenreich wuchs, und der Stab aus Eisen in ein Rohr aus reinstem Gold verwandelt, den unermesslichen Schatzkammern des Reiches Gottes entnommen. Durch dieses Rohr werden die Menschen erzogen.
Achte auf den Unterschied: Einst waren die Lehren Gottes wie ein Stecken, durch den die Heiligen Schriften überallhin verbreitet, das Gesetz Gottes verkündet und Sein Glaube errichtet wurde. Dann folgte eine Zeit, in der der Stab des wahren Hirten wie aus Eisen war. Heute, in diesem neuen, herrlichen Zeitalter, ist der Stab wie reines Gold. Welcher Unterschied! Erkenne daraus, wie weit das Gesetz Gottes und Seine Lehren in dieser Sendung fortgeschritten sind, wie sie solche Höhen erreicht haben, dass sie die vorangegangenen Sendungen weit überragen. Dieser Stab ist wahrlich aus reinstem Gold, während die Stäbe früherer Tage aus Eisen und Holz waren.
Das ist eine kurze Antwort, für dich verfasst; für mehr fehlt die Zeit. Sicherlich wirst du mir vergeben. Gottes Dienerinnen müssen sich auf eine solche Stufe erheben, dass sie von selbst und ohne Hilfe diese inneren Bedeutungen begreifen und fähig werden, jedes Wort in allen Einzelheiten zu erläutern – eine Stufe, auf der aus der Wahrheit ihres tiefsten Herzens ein Quell der Weisheit sprudelt, wie sich ein Springbrunnen aus seinem eigenen Urgrund ergießt.
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O du, der du im Reiche Gottes dem Geiste Christi nahegekommen bist! Wahrlich, der Leib ist aus stofflichen Elementen zusammengesetzt, und alles Zusammengesetzte muss sich auflösen. Der Geist jedoch ist eine einzige Wesenheit, zart und fein, körperlos, ewig und göttlich. Wer deshalb Christus in Seinem stofflichen Leib erwartet, der hält vergebliche Ausschau und wird wie durch einen Schleier von Ihm ausgeschlossen sein. Wer sich aber sehnt, Ihn im Geiste zu finden, wird Tag für Tag wachsen vor freudigem Verlangen und brennender Liebe, weil er Ihm nahekommt und Ihn klar und deutlich erkennt. An diesem neuen, wundersamen Tag steht dir an, nach Christi Geist zu suchen.
Wahrlich, der Himmel, in den sich der Messias erhob, war nicht dieses unendliche Firmament; vielmehr war Sein Himmel das Reich Seines gütigen Herrn. So sagt Er selbst: »Ich bin vom Himmel gekommen«Q25, und ein andermal: »Des Menschen Sohn ist im Himmel«Q26. Daraus erhellt, dass Sein Himmel jenseits aller Himmelsrichtungen ist, das ganze Sein umschließt und für diejenigen errichtet ist, die Gott anbeten. Bete und flehe zu deinem Herrn, dass Er dich in diesen Himmel emporhebe und dir von seiner Nahrung in diesem Zeitalter der Macht und Majestät zu essen gebe.
Wisse, dass das Volk bis auf den heutigen Tag die Geheimnisse des Buches nicht entwirrt hat. Sie wähnen, Christus sei während Seines Erdenwandels von Seinem Himmel ausgeschlossen gewesen, sei vom Gipfel Seiner Erhabenheit abgefallen und hinterher in die höheren Gefilde des Himmels aufgestiegen, zu dem Himmel, der überhaupt nicht existiert, da er nur Weltraum ist. Sie warten darauf, dass Er von dort auf einer Wolke reitend wiederkomme. Sie bilden sich ein, dass es in diesem unendlichen All Wolken gebe, dass Er auf ihnen reite und so herniederfahre. Die Wahrheit ist indessen, dass eine Wolke nur Dampf ist, der von der Erde aufsteigt; sie kommt nicht vom Himmel herab. Vielmehr ist die Wolke, auf die sich das Evangelium bezieht, der Menschenleib. Er wird so bezeichnet, weil für den Menschen der Körper ein Schleier ist, der ihn wie eine Wolke daran hindert, die Sonne der Wahrheit zu erkennen, die vom Horizonte Christi scheint.
Ich bitte Gott, deinen Augen die Tore der Entdeckungen und Wahrnehmungen zu öffnen, damit du an diesem offenbarsten Tag Seine Geheimnisse erkennst.
Ich bin sehr begierig, dich zu treffen, aber die Zeiten sind ungünstig. So Gott will, werden wir dich wissen lassen, wann du zu einer besseren Zeit frohlockend kommen kannst.
144
O du, der du die Menschen liebst! Dein Brief ist angekommen, und er berichtet, Gott sei gepriesen, über deine Gesundheit und dein Wohlbefinden. Aus deiner Antwort auf einen früheren Brief geht hervor, dass zwischen dir und den Freunden Gefühle der Zuneigung entstanden sind.
Man darf in jedem menschlichen Wesen nur das sehen, was des Lobes würdig ist. Wenn man so handelt, kann man der ganzen Menschheit Freund sein. Betrachten wir die Menschen jedoch vom Standpunkt ihrer Fehler aus, dann ist es eine äußerst schwierige Aufgabe, mit ihnen Freundschaft zu pflegen.
Es geschah eines Tages zur Zeit Christi – möge das Leben der ganzen Welt ein Opfer für Ihn sein – dass Er an einem toten Hund vorbeikam, einem übelriechenden Kadaver, widerlich anzusehen, mit faulenden Gliedern. Einer Seiner Begleiter sagte: »Wie faul ist sein Gestank!« Ein anderer meinte: »Wie ekelerregend, wie abscheulich!« Kurzum, jeder hatte etwas hinzuzufügen.
Aber dann sprach Christus, und Er sagte ihnen: »Sehet die Zähne des Hundes! Wie strahlend weiß sie sind!«
Der sündenbedeckende Blick des Messias verweilte keinen Augenblick lang auf dem Widerwärtigen des Aases. Der einzige Teil des Kadavers, der keine Abscheu erregte, waren seine Zähne, und Jesus schaute auf ihren Glanz.
So sollten wir, wenn wir unseren Blick auf andere Menschen richten, das sehen, worin sie sich auszeichnen, und nicht das, worin sie versagen.
Preis sei Gott! Dein Ziel ist, das Wohlbefinden der Menschheit zu fördern und den Seelen zu helfen, ihre Fehler zu überwinden. Diese gute Absicht wird löbliche Früchte zeitigen.
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Du schriebst über die Frage geistiger Entdeckungen. Des Menschen Geist ist eine Kraft, welche alle Dinge umkreist und ihre Wirklichkeiten umfängt. Was immer du um dich her erblickst – wunderbare Ergebnisse menschlicher Kunstfertigkeit, Erfindungen, Entdeckungen und ähnliche Erscheinungen –, all dies war einmal ein Geheimnis, das im Reiche des Unbekannten verborgen lag. Der Menschengeist deckte dieses Geheimnis auf, holte es aus der unsichtbaren in die sichtbare Welt. So steht es zum Beispiel mit der Dampfkraft, der Photographie und dem Phonographen, der drahtlosen Telegraphie und den Fortschritten in der Mathematik: Alles war einst ein Mysterium, ein streng bewachtes Geheimnis; der Menschengeist enthüllte jedoch diese Geheimnisse und brachte sie aus dem Unsichtbaren ans Tageslicht. So ist deutlich, dass der menschliche Geist eine alles umfangende Kraft ist, die ihre Herrschaft über das innere Wesen alles Erschaffenen ausübt und die wohlverwahrten Mysterien der Erscheinungswelt aufdeckt.
Der göttliche Geist hingegen enthüllt göttliche Wirklichkeiten und allumfassende Geheimnisse, die in der geistigen Welt liegen. Ich hoffe, dass du diesen göttlichen Geist erlangen wirst, so dass du die Geheimnisse der anderen Welt ebenso entdeckst wie die Mysterien der Welt hienieden.
Du fragst hinsichtlich des 14. Kapitels, Vers 30, des Johannes-Evangeliums, wo Christus, der Herr, sagt: »Ich werde nicht mehr viel mit euch reden, denn es kommt der Fürst dieser Welt, und hat nichts an Mir.«Q27 Der Fürst dieser Welt ist die Gesegnete Schönheit; und »hat nichts an Mir« bedeutet: Nach Mir werden alle Gnade von Mir empfangen, aber Er ist von Mir unabhängig und wird keine Gnade von Mir empfangen. Das bedeutet, dass Er reich ist über Meine Gnade hinaus.
Zu deiner Frage über Entdeckungen, welche die Seele macht, nachdem sie ihre menschliche Hülle abgelegt hat: Sicherlich ist jene Welt eine Welt der Wahrnehmungen und Entdeckungen; denn der dazwischenliegende Schleier wird weggenommen werden, und der menschliche Geist wird auf Seelen schauen, die sich über ihm, unter ihm und auf gleicher Stufe mit ihm befinden. Man kann es mit dem Zustand des Menschen im Mutterleib vergleichen, wo seine Augen verschleiert und alle Dinge vor ihm verborgen sind. Wenn er aus der Welt des Mutterleibs geboren wird und ins Leben tritt, empfindet er dieses Leben, verglichen mit dem im Mutterleib, als einen Ort der Wahrnehmungen und Entdeckungen, nimmt er doch alle Dinge mit seinem äußeren Auge wahr. Genauso wird er, wenn er dieses Leben hinter sich lässt, in jener Welt alles sehen, was ihm hier verborgen war; aber dort wird er alles mit seinem inneren Auge sehen und verstehen. Dort wird er seine Gefährten und Ebenbürtigen schauen und diejenigen, die sich auf den Stufen über und unter ihm befinden. Was die Gleichheit der Seelen in dem allerhöchsten Reich betrifft, so bedeutet sie: Die Seelen der Gläubigen sind zu der Zeit, da sie zuerst in der Welt des Leibes erscheinen, gleich; jede ist heilig und rein. In dieser Welt jedoch fangen sie an, sich voneinander zu unterscheiden. Einige erreichen die höchste Stufe, manche eine mittlere, andere bleiben auf der untersten Stufe des Seins. Ihre Gleichstellung besteht am Anfang ihrer Existenz; die Unterscheidung folgt ihrem Hinscheiden.
Du schriebst wegen Seir. Seir ist ein Ort bei Nazareth in Galilea.
Was die Stelle bei Hiob, 19. Kapitel, Vers 25-27, betrifft: »Ich weiß, dass mein Erlöser lebt und dass Er am Jüngsten Tage auf Erden weilen wird«Q28, so bedeutet sie: Ich werde nicht erniedrigt werden, denn ich habe einen Erhalter und Hüter; und mein Helfer, mein Verteidiger wird schließlich offenbart werden. Obwohl mein Fleisch jetzt schwach und von Würmern bedeckt ist, werde ich geheilt werden, und mit diesen meinen eigenen Augen, das heißt mit meiner inneren Wahrnehmung, werde ich Ihn schauen. Dies sagte Hiob, nachdem ihm die anderen Vorwürfe gemacht hatten, und er selbst über das Leid seiner Prüfungen geklagt hatte. Selbst als sein Körper durch den unbarmherzigen Würgegriff der Krankheit mit Würmern bedeckt war, versuchte er noch, denen um ihn her zu sagen, dass er vollständig geheilt werde und in seinem Leib mit eigenen Augen seinen Erlöser schauen werde.
Was die Frau in der Offenbarung des Johannes, 12. Kapitel, anbelangt, die in die Wüste floh, und das große Wunder, das am Himmel erschien – die Frau, mit der Sonne bekleidet und dem Mond unter den Füßen: Mit der Frau ist Gottes Gesetz gemeint; denn nach der Begriffswelt der Heiligen Bücher bezieht sich diese Stelle auf das Gesetz, dessen Symbol hier die Frau ist. Die zwei Leuchten, Sonne und Mond, sind zwei Throne, der türkische und der persische, die beide unter der Herrschaft des Gesetzes Gottes stehen. Die Sonne ist das Symbol des persischen Reiches, und der Mond ist der Halbmond des türkischen Reiches. Die zwölffache Krone sind die zwölf Imame, die wie die Apostel den Gottesglauben unterstützten. Das neugeborene Kind ist die Schönheit des AngebetetenA53, die aus dem Gesetz Gottes hervorkam. Er sagt dann, dass die Frau in die Wüste floh, das heißt, das Gesetz Gottes wurde aus Palästina in die Wüste Ḥijáz getragen und blieb dort 1260 Jahre – also bis zur Ankunft des verheißenen Kindes. Wie wohl bekannt ist, wird in den Heiligen Büchern jeder Tag als ein Jahr gezählt.
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O Dienerin, entflammt in der Liebe zu Gott! Ich habe deinen ausgezeichneten Brief gründlich gelesen und Gott für deine sichere Ankunft in jener großen Stadt gedankt. Ich bitte Ihn, durch Seine unfehlbare Hilfe deine Rückkehr dorthin mit machtvoller Wirkung auszustatten. Das kann nur dann geschehen, wenn du dich aller Bindungen an diese Welt entledigst und dich in das Gewand der Heiligkeit kleidest, wenn du all deine Gedanken und Worte auf das Gedenken Gottes und Seinen Lobpreis beschränkst, auf die Verbreitung Seiner süßen Düfte überallhin und auf die Verrichtung guter Taten, wenn du dich der Aufgabe widmest, die Achtlosen zu erwecken, die Blinden sehend zu machen, die Tauben hörend, die Stummen sprechend, und wenn du durch die Macht des Geistes den Toten belebst.
Denn die Menschen sind blind, wie Jesus im Evangelium von ihnen sprach, sie sind taub und stumm; und Er sagte: »Ich werde sie heilen.«
Sei freundlich und mitleidig zu deiner schwachen Mutter. Sprich mit ihr über das Gottesreich, damit ihr Herz frohlocke.
Richte Fräulein Ford Grüße von mir aus. Übermittle ihr die frohe Botschaft, dass dies die Tage des Gottesreiches sind. Sage ihr: Gesegnet bist du ob deiner erhabenen Ziele, gesegnet bist du ob deiner guten Werke, gesegnet bist du ob deines geistigen Wesens. Wahrlich, ich liebe dich wegen dieser deiner Ziele, Eigenschaften und Taten. Sprich weiter zu ihr: Denke an den Messias, an Seine Tage auf Erden, Seine Erniedrigung, Seine Heimsuchung und wie die Menschen Ihm keine Aufmerksamkeit schenkten. Denke daran, wie die Juden Ihn dem Spott preisgaben, sich über Ihn lustig machten und zu Ihm sprachen: »Friede sei mit dir, König der Juden! Friede sei mit dir, König der Könige!«A54 Wie sie sagten, Er sei verrückt, und fragten, wie sich die Sache dieses Gekreuzigten jemals im Osten und Westen der Welt verbreiten könne. Keiner folgte Ihm außer ein paar Seelen: Fischer, Zimmerleute und andere aus dem gemeinen Volk. Wehe, wehe ob der Verblendung!
Und siehe, was dann geschah: wie ihre mächtigen Fahnen eingeholt wurden und stattdessen Sein erhabenes Banner gehisst wurde, wie all die hellen Sterne an jenem Himmel der Ehre und des Stolzes versanken, wie sie im Westen der Vergänglichkeit untergingen – und wie Sein Lichtgestirn von den Himmeln unsterblichen Ruhmes strahlt, während die Jahrhunderte und Zeitalter verrinnen. Seid also gewarnt, ihr, die ihr Augen habt zu sehen! Bald werdet ihr noch größere Dinge schauen als diese.
Wisse, dass alle Mächte vereint nicht die Kraft haben, den Weltfrieden zu errichten oder zu allen Zeiten der überwältigenden Vorherrschaft dieser endlosen Kriege standzuhalten. Bald jedoch wird die Macht des Himmels, die Vorherrschaft des Heiligen Geistes, auf den hohen Gipfeln die Fahnen der Liebe und des Friedens hissen; hoch über den Burgen der Majestät und Macht werden diese Fahnen wehen in den rauschenden Winden, die Gottes liebender Gnade entströmen.
Richte Frau Florence meine Grüße aus und sage ihr: Die verschiedenen Kirchengemeinschaften haben das Fundament ihres Glaubens aufgegeben und Lehren angenommen, die in den Augen Gottes keinerlei Bedeutung haben. Sie sind wie die Pharisäer, die beteten, fasteten und dann Christus zum Tode verurteilten. Beim Leben Gottes! Es ist eine eigenartige Sache!
Und du, o Dienerin Gottes, lies du liebevoll dieses Gebet zu deinem Herrn und sprich zu Ihm:
O Gott, mein Gott! Fülle mir den Kelch völliger Loslösung, und umgeben von Deinen herrlichen Gaben, erfreue mich mit dem Wein der Liebe zu Dir. Befreie mich vom Angriff der Leidenschaft und Begierde und löse mich aus den Fesseln der niederen Welt. Ziehe mich verzückt hinan zu Deinem hehren Reich, und belebe mich im Kreis Deiner Mägde mit dem Odem Deiner Heiligkeit.
O Herr, erleuchte mein Angesicht mit dem Lichte Deiner Gaben. Lass meine Augen strahlen, wenn sie die Zeichen Deiner allbeherrschenden Macht schauen. Ergötze mein Herz mit der Herrlichkeit Deines allumfassenden Wissens, mache meine Seele froh mit Deiner belebenden Freudenbotschaft, o Du König dieser Welt und des Reiches droben, o Du Herr der Herrschaft und Macht, damit ich Deine Beweise und Zeichen verbreite, Deine Sache verkünde, Deine Lehren fördere, Deinem Gesetz diene und Dein Wort erhöhe.
Du bist wahrlich der Machtvolle, der Immervergebende, der Fähige, der Allmächtige.
Was die grundlegenden Lehren des Glaubens angeht: Wisse, dass die Botschaft nur durch gute Taten und geistige Eigenschaften verbreitet werden kann, durch eine kristallklare Sprache und durch die Freude, die sich im Antlitz dessen widerspiegelt, der die Lehren darlegt. Es ist grundlegend, dass die Taten des Lehrers die Wahrheit seiner Worte bezeugen müssen. Dies ist der Zustand dessen, der die süßen Düfte Gottes allenthalben verbreitet, und die Eigenschaft dessen, der aufrichtig in seinem Glauben ist.
Hat der Herr dich dazu befähigt, diesen Zustand zu erreichen, so sei versichert, dass Er dir Worte der Wahrheit eingeben und dich durch den Odem des Heiligen Geistes sprechen lassen wird.
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Denke über die Ereignisse zur Zeit Christi nach; dann werden die gegenwärtigen Ereignisse verständlich und offenbar werden.
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O ihr Söhne und Töchter des Gottesreiches! In ihrer Dankbarkeit streben die Vögel des Geistes nur danach, zu den Himmelshöhen emporzufliegen und mit wundersamer Kunst ihre Lieder zu singen. Die jämmerlichen Regenwürmer jedoch wollen sich nur in die Erde graben. Wie heftig sie sich mühen, in die tiefsten Tiefen zu gelangen! Genauso sind die Erdensöhne. Ihr höchstes Ziel ist, in dieser vergänglichen Welt, diesem Tod im Leben, ihren Unterhalt zu mehren. Und dies trotz des Umstandes, dass ihnen Hand und Fuß durch tausend Kümmernisse und Sorgen gebunden sind und sie keinen Augenblick vor Gefahren geschützt sind; niemals sind sie sicher, nicht einmal vor plötzlichem Tod. So werden sie nach kurzer Zeit völlig ausgelöscht; keine Spur bleibt, die von ihnen berichtet, keines ihrer Worte wird jemals wieder vernommen.
Darum lobet und preiset Bahá’u’lláh; denn durch Seine Gnade und Hilfe seid ihr Söhne und Töchter des Gottesreiches, dank Ihm seid ihr nun Singvögel auf den Auen der Wahrheit und schwingt euch himmelwärts zu den Höhen des Ruhmes, der nie vergeht. Ihr habt euren Platz gefunden in der unsterblichen Welt; der Hauch des Heiligen Geistes weht über euch; ihr habt ein anderes Leben erwählt, ihr habt Zutritt zur Schwelle Gottes erlangt.
So errichtet denn freudevoll Geistige Räte; befasst euch mit dem Lobpreis und dem Ruhm des Herrn, nennt Ihn den Heiligen und den Größten. Richtet eure flehenden Hilferufe zum Reich des Allherrlichen, und stimmt jeden Augenblick eine Myriade Danksagungen an, dass ihr diese überreiche Gunst, diese überragende Gnade erlangt habt.
149
O du, der du Augen hast zu sehen! Was du erlebt hast, ist die reine Wahrheit und gehört ins Reich der geistigen Schau.
Der Duft ist mit der Knospe eng verbunden und verschmolzen; sobald die Knospe sich öffnet, verbreitet sich ihr süßer Geruch weithin. Das Kraut ist nicht ohne Frucht, auch wenn es so scheint; denn in diesem Gottesgarten übt jede Pflanze ihren Einfluss aus, jede hat ihre Sonderheiten, jede kann es sogar mit der lachenden, hundertblättrigen Rose aufnehmen, wenn sie mit ihrem Duft die Sinne erfreut. Sei dessen gewiss! Wenngleich die Buchseiten nichts von den Worten und Bedeutungen auf ihnen wissen, werden sie doch wegen ihrer Verbindung mit diesen Worten von den Freunden ehrfürchtig von Hand zu Hand gereicht. Diese Verbindung ist überdies die reinste Gnadengabe.
Schwingt sich die Seele aus diesem vergänglichen Haufen Staub empor, erhebt sie sich in die Welt Gottes, dann fallen die Schleier ab, alle Wahrheiten treten ans Licht, alles Unbekannte wird klar, und verborgene Einsichten werden verstanden.
Bedenke, wie ein Wesen in der Welt des Mutterleibes taube Ohren, blinde Augen und eine stumme Zunge hat, wie es jeglicher Wahrnehmung beraubt ist. Doch sobald es aus jener dunklen Welt in diese Welt des Lichtes tritt, sehen seine Augen, hören seine Ohren und spricht seine Zunge. So wird es auch, wenn es von diesem sterblichen Ort in das Reich Gottes eilt, im Geiste wiedergeboren. Dann öffnet sich seiner Wahrnehmung Auge, seiner Seele Ohr horcht auf, und alle ihm bisher unbekannten Wahrheiten werden offenkundig.
Ein aufmerksamer Reisender wird sich seiner Entdeckungen unterwegs sicher wieder erinnern, es sei denn, er hätte einen Unfall, der seine Erinnerung auslöscht.
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O Magd, entflammt im Feuer der Liebe Gottes! Gräme dich weder über die Misslichkeiten und die Not dieser niederen Welt noch freue dich in Zeiten ruhigen Behagens; denn beides wird vergehen. Das gegenwärtige Leben ist wie eine auflaufende Welle, eine Fata Morgana oder ein flüchtiger Schatten. Kann ein Zerrbild in der Wüste je als erquickendes Wasser dienen? Nein, bei dem Herrn der Herren! Niemals können die Wirklichkeit und ihr bloßer Schein dasselbe sein; groß ist der Unterschied zwischen Wahn und Tatsache, zwischen der Wahrheit und ihrem Trugbild.
Wisse, dass das Reich Gottes die wirkliche Welt, diese Welt hienieden aber nur sein vorausgeworfener Schatten ist. Ein Schatten hat kein eigenes Leben; sein Vorhandensein ist nur ein Hirngespinst und nichts mehr; es sind nur Bilder, vom Wasser gespiegelt, die dem Auge als Gemälde erscheinen.
Verlasse dich auf Gott. Vertraue Ihm. Preise Ihn und gedenke Seiner ständig. Er verwandelt wahrlich Kummer in Wohlbefinden, Sorge in Trost, Mühsal in vollkommenen Frieden. Er hat wahrlich Herrschaft über alle Dinge.
Wenn du auf meine Worte hörst, löse dich von den Fesseln allen Geschehens. Nein, danke deinem liebenden Herrn in allen Lebenslagen und stelle deine Angelegenheiten Seinem Willen anheim, der bewirkt, was Ihm gefällt. Dies ist wahrlich besser für dich als alles andere in beiden Welten.
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O du, der du an die Einzigkeit Gottes glaubst! Wisse, dass nichts der Seele nützt außer der Liebe zum Allgütigen, nichts erleuchtet das Herz außer dem Glanz, der vom Reiche des Herrn scheint.
Sage dich los von allen anderen Sorgen, lass das Vergessen die Erinnerung an alles andere überwinden. Beschränke deine Gedanken auf das, was die Menschenseele zum Paradiese himmlischer Gnade erhebt, und lasse jeden Vogel des Gottesreiches zum höchsten Horizonte fliegen, zum Mittelpunkt ewiger Ehre in dieser vergänglichen Welt.
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Zu der Frage nach der Seele eines Mörders und nach seiner Strafe ist die Antwort, dass der Mörder sein Verbrechen sühnen muss. Das heißt, wenn man den Mörder tötet, ist sein Tod die Sühne für sein Verbrechen, und nach seinem Tod wird Gott in Seiner Gerechtigkeit ihm keine zweite Strafe auferlegen, denn die göttliche Gerechtigkeit ließe dies nicht zu.
153
O du Dienerin Gottes! An diesem Tage besteht der Dank an Gott für Seine Gnadengaben darin, ein strahlendes Herz und eine Seele zu besitzen, die den Eingebungen des Geistes offensteht. Dies ist das Wesen des Dankes.
Was die Danksagung durch Wort oder Schrift angeht, so ist sie fürwahr annehmbar, verglichen mit jenem anderen Dank aber nur unwirklicher Schein; denn wesentlich ist, was der Geist dir eingibt, die Ausstrahlungen aus der Tiefe des Herzens. Ich hoffe, dass du damit begnadet wirst.
Was des Menschen Mangel an Fähigkeiten und Verdiensten am Tag der Auferstehung anbelangt, so schließt ihn dies nicht von Gaben und Gnadenerweisen aus; denn es ist nicht der Tag der Gerechtigkeit, sondern der Tag der Gnade, während die Gerechtigkeit jedem das zuteilt, was ihm gebührt. Schaue daher nicht auf den Grad deiner Fähigkeit, sondern schaue auf die grenzenlose Gunst Bahá’u’lláhs. Allumfassend ist Seine Gnade, vollkommen Seine Güte.
Ich bitte Gott darum, dass du mit Seiner Hilfe und kraftvollen Unterstützung die tiefe Bedeutung der Thora mit Beredsamkeit, Verständnis, Nachdruck und Geschick lehrst. Wende dein Angesicht dem Reich Gottes zu, bitte um die Gaben des Heiligen Geistes, rede, und die Bestätigungen des Geistes werden sich zeigen.
Die mächtige Sonnenkugel, die du in deinem Traum sahst, war der Verheißene, ihre sich ausbreitenden Strahlen waren Seine Gnadengaben. Die lichtdurchlässige Wasseroberfläche bedeutet unbefleckte, reine Herzen, während die wogenden Wellen die große Erregung dieser Herzen und die Tatsache kennzeichnen, dass sie erschüttert und tief bewegt wurden; das heißt, die Wellen sind die Bewegungen des Geistes und die heiligen Eingebungen der Seele. Preise Gott, dass du in der Traumwelt solche Enthüllungen wahrnahmst.
Zur Bedeutung eines Menschen, der sich selbst völlig vergisst: Die Absicht ist, dass er sich erheben und sich im wahren Sinne opfern soll; das heißt, er soll die Antriebe des menschlichen Zustands auslöschen und sich solcher Merkmale entledigen, die tadelnswert sind und das trübe Dunkel dieses Erdenlebens ausmachen. Der Sinn ist nicht, seine Gesundheit zu vernachlässigen und seinen Leib zu schwächen.
Ich flehe inständig und demütig an der Heiligen Schwelle, dass deine liebe Mutter, deine lieben Schwestern und Verwandten himmlische Segnungen und göttliche Vergebung umfangen. Besonders bete ich für deinen Verlobten, der so plötzlich von dieser in die nächste Welt eilte.
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O du Sohn des Königreiches! Deine höchst liebenswürdigen Briefe erfreuen allezeit mit ihrem gefälligen Stil unsere Herzen. Wenn das Lied vom Gottesreich handelt, frohlockt das Herz.
Preise Gott, dass du in jenes LandA55 gereist bist, Sein Wort zu erhöhen und den heiligen Duft Seines Reiches zu verbreiten, dass du als Gärtner in den Himmelsgärten dienst. Bald werden deine Anstrengungen von Erfolg gekrönt sein.
O du Sohn des Königreiches! Alles mit der Liebe Gottes Verbundene ist nützlich; ohne Seine Liebe sind alle Dinge schädlich und treten als Schleier zwischen den Menschen und den Herrn des Königreiches. Wo Seine Liebe ist, wird jede Bitternis süß und jede Gnadengabe bringt wohltuende Freude. So bringt zum Beispiel eine dem Ohr süße Melodie dem in Gott verliebten Herzen den wahren Geist des Lebens, die in sinnlichem Verlangen versunkene Seele jedoch besudelt sie mit Begierde. Jedes Wissensgebiet wird gebilligt und ist rühmenswert, wenn es mit der Liebe Gottes verbunden ist; Seiner Liebe beraubt, ist Wissen jedoch unfruchtbar – es führt fürwahr zum Wahnsinn. Jede Art von Erkenntnis, jede Wissenschaft ist wie ein Baum: Ist seine Frucht die Liebe zu Gott, so ist es ein gesegneter Baum; wo nicht, ist dieser Baum vertrocknetes Holz und nährt nur das Feuer.
O du treuer Diener Gottes, du geistiger Heiler der Menschen! Wann immer du einen Patienten behandelst, wende dein Antlitz dem Herrn des Himmelreiches zu, bitte den Heiligen Geist, dir beizustehen, und heile dann die Krankheit.
155
O du Flamme der Gottesliebe! Was du geschrieben hast, bereitete große Freude, denn dein Brief war wie ein Garten, aus dem die Rosen tiefer Bedeutungen den süßen Duft der Liebe Gottes verbreiten. So dienen meine Antworten als Regenschauer und Tau, um den geistigen Pflanzen, im Garten deines Herzens erblüht, mehr Frische und zarte Schönheit zu verleihen, als Worte ausdrücken können.
Du schriebst von schmerzlichen Prüfungen, die dich heimgesucht haben. Für die treue Seele ist eine Prüfung nur Gottes Gunst und Gnade; denn auf dem Feld des Schmerzes stürmt der Mutige freudig in die wilde Schlacht, während der Feigling vor Furcht winselt, zittert und bebt. So wird auch der tüchtige Student, der den Stoff mit großem Geschick beherrscht und seinem Gedächtnis einverleibt, den Prüfern am Tage der Prüfung froh sein Können vorführen; gediegenes Gold wird im Feuer des Münzprüfers wundersam glänzen und leuchten.
Es liegt auf der Hand, dass Prüfungen und Heimsuchungen für geheiligte Seelen nur Gottes Gunst und Gabe sind, während sie für den Schwachen ein unerwartetes, plötzlich auftretendes Unheil bedeuten.
Diese Prüfungen waschen nur, wie auch du schriebst, den Makel des Selbstes vom Spiegel des Herzens, bis die Sonne der Wahrheit ihre Strahlen darauf werfen kann; denn es gibt keinen schlimmeren Schleier als das Selbst, und wie fein dieser Schleier auch sei, wird er zuletzt einen Menschen vollständig ausschließen und ihn seines Anteils an der ewigen Gnade berauben.
O du entzückte Dienerin des Herrn! Wenn die Gläubigen, Männer wie Frauen, an meinem geistigen Auge vorüberziehen, fühle ich mich durch das Feuer der Gottesliebe erwärmt und flehe, dass der Allmächtige diesen heiligen Seelen mit Seinen unsichtbaren Heerscharen beistehe. Gepriesen sei der Herr, dass die Verheißungen all Seiner Manifestationen nun deutlich erfüllt sind an diesem größten aller Tage, in diesem heiligen, gesegneten Zeitalter!
O du entzückte Dienerin Gottes! Die Nähe ist wahrlich etwas Geistiges, nichts Leibliches; die Hilfe, nach der es uns verlangt, und die Hilfe, die kommt, ist nicht stofflicher, sondern geistiger Art. Trotzdem hoffe ich, dass du in jeder Hinsicht Nähe erlangst. Gottes Gnadengaben werden wahrlich eine geheiligte Seele umgeben, wie das Sonnenlicht den Mond und die Sterne einschließt: Sei dessen versichert.
Trage im Namen ‘Abdu’l-Bahás zu allen Gläubigen, Männern wie Frauen, den duftenden Hauch der Heiligkeit. Begeistere sie alle und bewege sie dazu, die süßen Düfte des Herrn zu verbreiten.
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O du Diener an der Heiligen Schwelle. Wir haben gelesen, was deiner Feder entfloss in deiner Liebe zu Gott, und der Inhalt deines Briefes gefiel uns sehr. Ich hoffe, dass dich durch Gottes Güte der Hauch des Allbarmherzigen allzeit beleben und erneuern wird.
Du schriebst über die Reinkarnation. Der Glaube an die Reinkarnation geht weit zurück in die Vorgeschichte der meisten Völker; er behauptete sich sogar bei den griechischen Philosophen, den römischen Weisen, den alten Ägyptern und den großen Assyrern. Trotzdem sind dieser Aberglaube und solche Redensarten in der Sicht Gottes barer Unsinn.
Das Hauptargument der Anhänger der Reinkarnation war, dass nach Gottes Gerechtigkeit jeder seinen Verdienst erhalten muss: Sooft zum Beispiel ein Mensch von einem Unheil bedrückt wird, ist dies wegen eines Unrechts, das er begangen hat. Doch nimm ein Kind, das noch im Mutterleib ist. Der Embryo sei eben erst geformt, das Kind sei blind, taub, lahm und unvollkommen – welche Sünde hat ein solches Kind begangen, dass es seine Leiden verdient? Sie antworten: Obwohl das Kind im Mutterleib äußerem Anschein nach keiner Sünde schuldig ist, hat es doch in seiner früheren Gestalt Unrecht begangen, und deshalb verdient es jetzt Strafe.
Diese Leute übersehen jedoch folgenden Punkt: Wenn die Schöpfung nur nach einer einzigen Regel voranschritte, wie könnte die allumfassende Macht sich wahrnehmbar machen? Wie könnte der Allmächtige Der sein, »der tut, was Ihm gefällt, und befiehlt, was Er will«Q29?
Kurz, die Heiligen Schriften sprechen von einer Wiederkehr, aber damit ist die Wiederkehr der Eigenschaften, Bedingungen, Wirkungen, Vollkommenheiten und inneren Wirklichkeiten der Geistesleuchten gemeint, die in jeder Sendung wieder auftreten. Der Hinweis bezieht sich nicht auf bestimmte Seelen und Persönlichkeiten.
Man kann zum Beispiel sagen, dass dieses Lampenlicht die Wiederkehr des Lichtes des vergangenen Abends ist oder dass die Rose des vergangenen Jahres heuer in den Garten zurückgekommen ist. Hier bezieht man sich nicht auf die individuelle Wirklichkeit, die fest umrissene Identität, das besondere Wesen jener anderen Rose, vielmehr bedeutet es, dass die Eigenschaften, die Unterscheidungsmerkmale jenes anderen Lichtes, jener anderen Blume, jetzt in diesem Licht, dieser Blume gegenwärtig sind. Die Vollkommenheiten, das heißt, die Gnadengaben eines vergangenen Frühlings sind dieses Jahr zurückgekehrt. Wir sagen zum Beispiel, diese Frucht ist die gleiche wie die des letzten Jahres; wir denken dabei aber nur an die Feinheit, Schönheit, Frische und Süße; denn offensichtlich kann der unerschütterliche Kern der Wirklichkeit, die besondere Wesenheit, niemals wiederkehren.
Welchen Frieden, welches Behagen, welche Annehmlichkeit entdeckten Gottes Heilige während ihres Verweilens in dieser niederen Welt, dass sie immerfort danach streben sollten, zurückzukommen und dieses Leben noch einmal zu führen? Genügt nicht ein einziger Blick auf diese Angst, diese Heimsuchungen, dieses Unheil, diese Schläge, diese grässlichen Schwierigkeiten? Sollten sie da eine mehrfache Rückkehr ins Erdenleben wünschen? Dieser Becher ist nicht so süß, dass man Lust hätte, ihn ein zweites Mal zu leeren.
Deshalb ersehnt, wer die Schönheit Abhá liebt, keinen anderen Trost als den, die Stufe zu erreichen, wo er Ihn im Reiche der Herrlichkeit schauen kann. Keinen anderen Pfad wandert er als den Pfad durch die Wüste der Sehnsucht nach diesen erhabenen Höhen. Er sucht das Behagen und den Trost, die immerdar bleiben; er sucht jene Gaben, die geheiligt sind über alle weltliche Gesinnung.
Wenn du dich scharfsichtigen Auges umschaust, merkst du, dass in dieser Welt des Staubes alle Menschen leiden. Hier findet kein Mensch Ruhe als Entschädigung für das, was er in früheren Leben begangen hat; auch ist hier niemand so selig, dass er vor aller Augen die Früchte vergangener Qualen pflückt. Fürwahr, wozu führte dann das Wirken und Walten der Gottheit? Wäre ein Menschenleben mit seinem geistigen Sein auf diese irdische Zeitspanne beschränkt, was wäre dann die Frucht der Schöpfung? Wäre solch eine Auffassung richtig, so wären alle erschaffenen Dinge, alle abhängigen Wirklichkeiten, ja die ganze Welt des Seins ohne jede Bedeutung. Gott behüte, dass jemand an solch einem Hirngespinst, solch einem schweren Irrtum festhält!
Wie die Wirkungen und der Nutzen des Lebens im Mutterleib nicht an jenem dunklen, engen Ort zu suchen sind, wie der Zweck und Nutzen des Wachstums und der Entwicklung in jener vorherigen Welt erst dann offenbar werden, wenn das Kind in unsere weite Welt eintritt, so werden Lohn und Strafe, Himmel und Hölle, Vergeltung und ausgleichende Gerechtigkeit für die im gegenwärtigen Leben begangenen Taten in jener anderen Welt offenbar werden. Und wie das Leben im Mutterleib, für sich genommen, ein unsinniges Leben ohne Bedeutung wäre, so wäre der gesamte Vorgang des Lebens sinnlos und töricht, trügen das Dasein in dieser Welt und die hier vollbrachten Taten nicht in der jenseitigen Welt ihre Frucht.
So wisse denn, dass Gott, der Herr, über unsichtbare Reiche gebietet, die des Menschen Verstand niemals erfassen, des Menschen Geist niemals begreifen kann. Hast du erst den Kanal deiner geistigen Wahrnehmung vom Schmutz des weltlichen Lebens gereinigt, so wirst du die süßen Düfte der Heiligkeit atmen, die aus den seligen Gemächern des Himmelreichs wehen.
Die Herrlichkeit sei mit dir und jedem, der sich dem Königreich des Allherrlichen zuwendet und es erschaut – das Reich, das der Herr geheiligt hat über das Verstehen derer, die Ihn vergessen, und das Er vor denen verbirgt, die stolz sind vor Ihm.
157
O ihr, die ihr mächtig hingezogen seid! O ihr Achtsamen! O ihr, die ihr dem Reiche Gottes nahekommt! Wahrlich, ich flehe aus vollem Herzen, mit ganzer Seele und in aller Demut zum Herrn, dass Er euch zu Zeichen der Führung mache, zu Bannern der Rechtschaffenheit, zu Quellen des Verstehens und Wissens, um durch euch die Sucher auf den geraden Pfaden zu leiten und sie auf den breiten Weg der Wahrheit in diesem mächtigsten Zeitalter zu führen.
O ihr Geliebten Gottes! Wisset, dass die Welt wie eine Fata Morgana ist, die sich über dem Sand erhebt und die der Dürstende für Wasser hält. Der Wein dieser Welt ist nur Dunst in der Wüste, ihr Mitleid und Erbarmen nur Mühe und Arbeit, alle Erholung, die sie bietet, nur Müdigkeit und Sorge. Überlasst sie denen, die ihr angehören, und wendet euer Angesicht zum Reich eures Herrn, des Allgütigen, damit Seine Gnade und Großmut ihr Morgenlicht auf euch strahle, damit eine himmlische Tafel zu euch herabgesandt werde, euer Herr euch segne und Seine Reichtümer über euch ergieße, um eure Brust zu erfreuen, euer Herz mit Wonne zu erfüllen, euren Geist hinanzuziehen, eure Seelen zu reinigen und eure Augen zu trösten.
O ihr Geliebten Gottes! Gibt es einen Geber außer Gott? Er erwählt für Seine Gnadengaben, wen immer Er will. Bald wird Er vor euch die Tore Seines Wissens öffnen und Euer Herz mit Seiner Liebe erfüllen. Er wird eure Seelen erfreuen mit den sanften Winden Seiner Heiligkeit, euer Angesicht erleuchten mit dem Glanz Seines Lichtes und das Gedenken an euch unter allen Völkern erhöhen. Euer Herr ist wahrlich der Mitleidige, der Barmherzige.
Mit unsichtbaren Heerscharen wird Er euch zu Hilfe kommen und euch mit der himmlischen Streitmacht göttlicher Eingebung unterstützen; Er wird süße Düfte aus dem höchsten Paradies auf euch herabsenden und den reinen Hauch aus dem Rosengarten der höchsten Versammlung über euch wehen lassen. Ins Herz wird Er euch den Geist des Lebens hauchen, euch einlassen in die Arche des Heils und euch Seine klaren Zeichen und Beweise offenbaren. Wahrlich, dies ist überreiche Gnade. Wahrlich, dies ist der unleugbare Sieg.
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Trauere nicht über das Hinscheiden meines geliebten Breakwell, denn er ist aufgestiegen zu einem Rosengarten der Herrlichkeit im Paradies Abhá, beschirmt von der Barmherzigkeit seines mächtigen Herrn, und mit lauter Stimme ruft er: »O wüsste doch mein Volk, wie barmherzig mein Herr mir vergeben und mich zu denen gesellt hat, die in Seine Gegenwart gelangt sind!«Q30
O mein geliebter Breakwell! Wo ist dein schönes Antlitz, wo deine beredte Zunge? Wo deine leuchtende Stirn und wo deine strahlende Schönheit?
O mein geliebter Breakwell! Wo ist dein Feuer, lodernd in Gottes Liebe? Wo deine Verzückung bei Seinem heiligen Hauch? Wo ist dein Lobpreis, den du zu Ihm erhobst? Machst du dich auf, Seiner Sache zu dienen?
O mein geliebter Breakwell! Wo sind deine strahlenden Augen, wo deine lächelnden Lippen? Wo ist deine edle Wange, wo deine anmutige Gestalt?
O mein geliebter Breakwell! Du hast diese irdische Welt verlassen, hast dich aufgeschwungen in das Gottesreich, du hast die Gnade der unsichtbaren Welt erlangt und dich geopfert an der Schwelle ihres Herrn!
O mein geliebter Breakwell! Zurückgelassen hast du die Lampe, die dein Erdenleib war, das Glas deiner Menschengestalt, deine irdischen Elemente, deine Lebensart hienieden.
O mein geliebter Breakwell! Du hast eine Flamme entfacht im Leuchter der himmlischen Heerscharen, bist eingetreten in das Paradies Abhá, hast Schutz gefunden im Schatten des Gesegneten Baumes, bist im himmlischen Hafen Ihm begegnet.
O mein geliebter Breakwell! Nun bist du ein Himmelsvogel, hast dein irdisches Nest aufgegeben, bist weggeflogen zu einem Garten der Heiligkeit im Reich deines Herrn. Du hast dich erhoben auf eine Stufe voll des Lichts.
O mein geliebter Breakwell! Dein Lied ist jetzt wie Nachtigallenschlag, üppig ergießest du Verse zum Lob der Gnade deines Herrn, der immer vergibt. Du warst ein dankbarer Diener, so gelangtest du zur seligsten Wonne.
O mein geliebter Breakwell! Wahrlich, dein Herr hat dich auserwählt für Seine Liebe, hat dich in den Hof Seiner Heiligkeit geführt, hat dich den Paradiesesgarten Seiner Gefährten betreten lassen und dich damit gesegnet, Seine Schönheit zu schauen.
O mein geliebter Breakwell! Du hast das ewige Leben erlangt, die unverbrüchliche Gnadengabe, ein Leben, das dir wohlgefällt, und Gottes Gunst die Fülle.
O mein geliebter Breakwell! Du wurdest zu einem Stern am himmlischen Firmament, zu einer Lampe unter den Engeln des Himmels. Du wurdest zu einem lebendigen Geist im erhabensten Reich, thronend in Ewigkeit.
O mein geliebter Breakwell! Ich bitte Gott, dich immer näher zu sich hinzuziehen, fest dich zu fassen, dein Herz mit der Nähe Seiner Gegenwart zu erfreuen, mit immer mehr Licht dich zu erfüllen, dir noch mehr Schönheit zu verleihen und dich mit Kraft und großer Herrlichkeit auszustatten.
O mein geliebter Breakwell! Unablässig denke ich an dich, nie werde ich dich vergessen. Tag und Nacht bete ich für dich. Deutlich, wie im hellen Sonnenlicht, stehst du vor meinen Augen.
O mein geliebter Breakwell!
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Zu deiner Frage, ob alle Seelen ausnahmslos ewiges Leben erlangen: Wisse, dass die Unsterblichkeit den Seelen eigen ist, denen von Gott der Geist des Lebens eingehaucht ward. Alle anderen sind leblos – sie sind tot, wie Christus im Evangelium erklärt hat. Wem der Herr die Augen öffnet, der wird die Menschenseelen in dem Rang sehen, den sie nach ihrer Befreiung aus dem Leib einnehmen werden. Er wird die Lebenden in der Nähe ihres Herrn blühen sehen, die Toten versunken in den tiefsten Abgrund der Verdammnis.
Wisse, dass jede Seele nach Gottes Wesen erschaffen, jede bei der Geburt rein und heilig ist. Später jedoch unterscheiden sich die Menschen je nach den Tugenden oder Lastern, die sie in der Welt erwerben. Wenn auch alles seinem Wesen nach in Rängen oder Stufen erschaffen wird, weil die Fähigkeiten verschieden sind, wird doch jeder einzelne heilig und rein geboren, und erst hernach kann er verderbt werden.
Im Übrigen ist alles gut, wenn auch die Daseinsstufen verschieden sind. Betrachte den menschlichen Körper, seine Gliedmaßen, das Auge, das Ohr, den Geruchs- und Geschmackssinn, die Hände, die Fingernägel. Ungeachtet der Unterschiede zwischen diesen Teilen wirkt jeder innerhalb der ihm eigenen Grenzen am zusammenhängenden Ganzen mit. Versagt einer, so muss er geheilt werden; hilft kein Heilmittel, so muss dieser Teil entfernt werden.
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O du treue, ergebene Dienerin des Herrn! Ich habe deinen Brief gelesen. Du bist wahrhaftig vom Königreich angezogen und hast dich dem allherrlichen Horizont geweiht. Ich bitte Gott, dich in Seiner Güte mit jedem neuen Tag im Feuer Seiner Liebe noch leuchtender brennen zu lassen.
Du warst, scheint es, im Zweifel darüber, ob du schreiben oder den Glauben lehren sollst. Es ist äußerst wichtig, den Glauben zu lehren, und Lehren ist im Augenblick besser für dich. Wann immer du eine Gelegenheit findest, löse deine Zunge und führe das Menschengeschlecht.
Du fragst mich über den Erwerb von Wissen: Lies die Bücher und Sendschreiben Gottes und die Aufsätze, die geschrieben wurden, um die Wahrheit dieses Glaubens darzulegen. Zu ihnen gehören der Íqán, der ins Englische übersetzt ist, die Werke von MírzáAbu’l-Faḍl und einigen anderen Gläubigen. In Zukunft wird eine große Anzahl heiliger Sendschreiben und anderer heiliger Schriften übersetzt werden, du solltest sie gut lesen. Desgleichen erbitte von Gott, dass der Magnet Seiner Liebe das Wissen um Ihn auf dich ziehe. Ist eine Seele in allen Dingen geheiligt, geläutert und geweiht, so werden sich die Tore der Erkenntnis Gottes weit vor ihren Augen öffnen.
Du schreibst über die liebe Dienerin Gottes, Frau Goodall. Diese von Gott begeisterte Seele dient wahrhaftig stets dem Glauben und tut alles, was ihr nur möglich ist, um den himmlischen Strahlenglanz zu verbreiten. Wenn sie so fortfährt, werden in künftigen Zeiten sehr große Wirkungen daraus folgen. Das wichtigste ist, standhaft und festverwurzelt zu bleiben und bis zum Ende auszuharren. Ich hoffe, dass die Dienerinnen des Herrn mit ihren hochherzigen Bemühungen jene Berge und jenes MeerA56 so hell in der Liebe Gottes erstrahlen lassen, dass sie ihren Widerschein bis ans Ende der Erde werfen.
Du fragst, ob mit dem Kommen des Gottesreiches jede Seele gerettet werde. Die Sonne der Wahrheit strahlt in ihrer Herrlichkeit über die ganze Welt; ihr lichtvoller Aufgang ist des Menschen Heil und sein ewiges Leben; aber nur der gehört zu den Geretteten, der das Auge seiner Einsicht weit öffnet und diese Herrlichkeit erblickt.
Du hast auch gefragt, ob im Bahá’í-Zeitalter das Geistige schließlich den Sieg davontrage. Es ist gewiss, dass Geistigkeit den Materialismus überwinden wird, dass der göttliche Wille den menschlichen bezwingen wird, dass die Massen der Menschheit durch göttliche Erziehung große Fortschritte auf allen Lebensstufen machen werden – ausgenommen jene, die blind und taub, stumm und tot sind. Wie könnten sie das Licht verstehen? Selbst wenn die Sonnenstrahlen jeden noch so dunklen Winkel des Erdballs erhellen, haben die Blinden doch keinen Anteil an dieser Herrlichkeit, und selbst wenn der Regen göttlicher Barmherzigkeit in Strömen auf die ganze Erde fällt, blüht doch auf unfruchtbarem Boden kein Strauch und keine Blume.
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O du, der du nach dem Reich des Himmels trachtest! Diese Welt ist wie des Menschen Leib, und Gottes Reich ist wie der Geist des Lebens. Sieh, wie eng und dunkel die stoffliche Welt des Leibes ist, wie sie Leiden und Krankheiten zum Opfer fällt. Wie frisch und strahlend ist dagegen das Reich des menschlichen Geistes. Schließe aus diesem Gleichnis, wie die Welt des Königreichs herniederstrahlt, wie ihre Gesetze geschaffen sind, in diesem niederen Reich zu wirken. Zwar ist der Geist dem Blick verborgen, doch strahlen seine Befehle wie der Sonnenschein auf die Welt des Menschenleibs. So ist auch für den, der mit dem inneren Auge schaut, das Himmelreich klar wie der Tag, obgleich es dem Blick dieses unwissenden Volkes verborgen bleibt.
Wohne du deshalb für immer im Reich Gottes und vergiss diese niedere Welt. Gehe völlig auf in der Ausstrahlung des Geistes, so dass nichts in der Menschenwelt dich ablenkt.
162
O ihr lieben Freunde ‘Abdu’l-Bahás! Immerzu warte ich auf gute Nachrichten von euch und sehne mich danach zu hören, dass ihr täglich Fortschritte macht und immer heller vom Lichte der Führung erleuchtet werdet.
Bahá’u’lláhs Segnungen sind ein uferloses Meer, und selbst ewiges Leben ist nur ein Tautropfen daraus. Die Wogen dieser See branden ohne Unterlass gegen die Herzen der Freunde, und aus diesen Wellen rühren die Eingebungen des Geistes und die inbrünstigen Pulsschläge der Seele, bis das Herz nachgibt und, ob es will oder nicht, sich demütig im Gebet dem Königreich des Herrn zuwendet. Deshalb tut, was ihr könnt, und befreit euer innerstes Selbst, damit ihr jeden Augenblick neuen Strahlenglanz von der Sonne der Wahrheit widerspiegelt.
Ihr wohnt allesamt im Herzen ‘Abdu’l-Bahás; mit jedem Atemzug wende ich mein Angesicht der Schwelle der Einheit zu und rufe Segnungen auf jeden einzelnen von euch hernieder.
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O ihr beiden Wahrheitssucher! Euer Brief ist angekommen; sein Inhalt wurde zur Kenntnis genommen. Die früheren Briefe sind nicht alle eingetroffen. Einige kamen an, als die Grausamkeit der Unterdrücker so überhandnahm, dass es unmöglich war, eine Antwort abzusenden. Jetzt ist dieser Brief hier, und wir können ihn beantworten. Trotz dringender Geschäfte schreibe ich euch jetzt, damit ihr wisst, dass ihr von uns allen geliebt werdet und im Reich Gottes angenommen seid.
Eure Fragen können allerdings nur kurz behandelt werden; für eine ausführliche Antwort fehlt die Zeit. Zur ersten Frage: Die Seelen der Kinder des Königreiches erheben sich nach ihrer Trennung vom Leib in das Reich ewigen Lebens. Aber wenn ihr nach dem Ort fragt, so wisst, dass die Welt des Seins eine einzige Welt ist, wenn auch ihre Stufen verschiedenartig und voneinander getrennt sind. Zum Beispiel nimmt das mineralische Leben seine eigene Stufe ein; aber mineralisches Dasein ist sich des Pflanzenreiches in keiner Weise bewusst. Ja, es leugnet mit seiner inwendigen Zunge, dass es überhaupt so ein Reich gibt. Genauso weiß pflanzliches Dasein nichts über die tierische Welt. Es kümmert sich nicht um sie, und sie bleibt ihm verborgen; denn die Stufe des Tieres ist höher als die der Pflanze. Vor der Pflanze ist die Tierwelt verschleiert, und inwendig leugnet sie das Dasein jener Welt – das alles, obwohl Tier, Pflanze und Mineral in derselben Welt wohnen. Völlig unbewusst bleibt auch dem Tier die Macht des menschlichen Verstandes, der weltumfassende Ideen aufnimmt und die Geheimnisse der Schöpfung enthüllt, so dass ein Mensch, der im Osten lebt, Pläne und Vorkehrungen für den Westen entwickeln und Geheimnisse enträtseln kann. Er kann Amerika entdecken und befindet sich doch auf dem europäischen Kontinent; er kann die innersten Wirklichkeiten der Himmelssterne erfassen und ist doch auf der Erde. Diese dem menschlichen Verstand eigene Entdeckerkraft, diese Macht, abstrakte, weltumfassende Ideen aufzunehmen, bleibt dem Tier völlig verborgen; das Tier leugnet in der Tat ihr Vorhandensein.
Genauso können die Erdenbewohner die Welt des Reiches Gottes nicht erkennen und leugnen ihr Vorhandensein. Sie fragen zum Beispiel: »Wo ist das Königreich? Wo ist der Herr des Königreiches?« Diese Menschen sind wie das Mineral und die Pflanze, die über das Tierreich und das Menschenreich nichts wissen. Sie sehen es nicht, sie finden es nicht. Und doch leben sie alle, das Mineral und die Pflanze, das Tier und der Mensch, zusammen in dieser Welt des Seins.
Zur zweiten Frage: Prüfungen und Heimsuchungen von Gott finden auf dieser Welt statt, nicht in der Welt des Gottesreichs.
Die Antwort auf die dritte Frage lautet, dass des Menschen Wirklichkeit in der anderen Welt keine leibliche Gestalt anlegt; vielmehr nimmt sie eine himmlische Gestalt an, die aus Elementen jenes himmlischen Reiches gemacht ist.
Und die Antwort auf die vierte Frage: Die Sonne der Wahrheit hat ihren Mittelpunkt in der überirdischen Welt, im Reich Gottes. Reine, makellose Seelen eilen bei der Auflösung ihrer stofflichen Gestalt hin zur Welt Gottes, und jene Welt ist inmitten dieser Welt. Nur sind sich die Menschen dieser Welt nicht bewusst. Sie sind wie das Mineral und die Pflanze, die über die Tierwelt und die Menschenwelt nichts wissen.
Die Antwort auf die fünfte Frage lautet: Bahá’u’lláh hat das Königszelt der Einheit der Menschheit errichtet. Wer immer unter diesem Dach Schutz sucht, wird gewiss aus anderen Behausungen herauskommen.
Zur sechsten Frage: Ergeben sich zu irgendwelchen Fragen Meinungsunterschiede zwischen zwei widerstreitenden Gruppen, so mögen sie sich zur Lösung des Problems an den Mittelpunkt des Bündnisses wenden.
Und zur siebten Frage: Bahá’u’lláh ist der ganzen Menschheit offenbart. Er lädt alle an Gottes Tafel, zum Festmahl göttlicher Großmut. Heute gehören jedoch die meisten, die an dieser Tafel sitzen, zu den Armen, und darum sagte Christus: »Selig sind die Armen«; denn die Reichen hält der Reichtum davon ab, das Königreich zu betreten. Und wiederum sagte Er: »Es ist leichter, dass ein Kamel durch ein Nadelöhr gehe, denn dass ein Reicher ins Reich Gottes komme.«Q31 Wenn jedoch der Reichtum dieser Welt, irdischer Ruhm und Ansehen den Reichen nicht am Eintritt in das Gottesreich hindern, wird er an der Heiligen Schwelle begünstigt und vom Herrn des Königreiches angenommen.
Kurz gesagt, Bahá’u’lláh wurde offenbar, um alle Völker der Welt zu erziehen. Er ist der weltumfassende Erzieher, für Reiche und Arme, Schwarze und Weiße, für die Völker des Ostens wie des Westens, des Nordens wie des Südens.
Einige von denen, die ‘Akká besucht haben, machen große Fortschritte. Sie waren erloschene Kerzen und wurden entzündet; sie waren verwelkt und begannen zu blühen, sie waren tot, wurden zum Leben erweckt und kehrten heim mit der Botschaft großer Freude. Andere jedoch, das ist wahr, gingen, wie sie gekommen waren. Es war nur ein Ausflug für sie.
O ihr beiden, die ihr euch so stark vom Gottesreich angezogen fühlt. Danket Gott, dass ihr euer Heim zu einem Bahá’í-Zentrum und zum Versammlungsort für die Freunde macht.
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O ihr beiden gläubigen, überzeugten Seelen! Der Brief ist angekommen. Gelobt sei Gott, er brachte gute Nachrichten. Kalifornien ist bereit für die Verkündigung der Lehren Gottes. Ich hoffe, ihr müht euch mit Herz und Seele, damit der süße Duft den Menschen in die Nase steige…
Überbringt Frau Chase meine ergebenen Grüße und sagt ihr: »Herr Chase ist ein funkelnder Stern am Horizont der Wahrheit; aber derzeit noch hinter den Wolken verborgen. Bald werden diese Wolken vertrieben, und der Strahlenglanz jenes Sterns wird das Land Kalifornien erleuchten. Würdige die Gnadengabe, dass du seine Frau und Lebensgefährtin warst.«
Jedes Jahr müssen die Freunde im Namen ‘Abdu’l-Bahás am TodestagA57 das Grabmal dieser gesegneten Seele besuchen, in tiefster Demut und Bescheidenheit voll Ehrerbietung Blumengebinde auf ihr Grab legen, den ganzen Tag in stillem Gebet verbringen, das Antlitz dem Königreich der Zeichen zugewandt, die Tugenden dieser ruhmreichen Persönlichkeit lobpreisend.
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O mein Gott! O mein Gott! Wahrlich, Dein Diener, der demütig vor der Majestät Deiner höchsten, göttlichen Gewalt und bescheiden am Tor Deiner Einzigartigkeit steht, hat an Dich und Deine Verse geglaubt. Er hat für Dein Wort gezeugt und war entflammt vom Feuer Deiner Liebe. Tief war er in das Meer Deiner Erkenntnis eingetaucht und angezogen von Deinem Windhauch. Auf Dich hat er sich verlassen, Dir sein Angesicht zugewandt und Dir seine Gebete dargebracht, Deiner Vergebung und Verzeihung gewiss. Nun hat er dieses vergängliche Leben verlassen und sich emporgeschwungen ins Reich der Unsterblichkeit, voll Sehnsucht nach der Gnade, Dir zu begegnen.
O Herr, verherrliche seine Stufe, beherberge ihn unter dem Thronzelt Deines höchsten Erbarmens, gewähre ihm Einlass in Dein herrliches Paradies und lass ihn immerdar leben in Deinem erhabenen Rosengarten, eingetaucht in die Welt der Mysterien wie in ein Lichtermeer.
Wahrlich, Du bist der Freigebige, der Gewaltige, der Vergebende und der Schenkende.
O du überzeugte Seele, du Dienerin Gottes…! Sei nicht traurig über den Tod deines verehrten Gatten. Er hat wahrlich die Begegnung mit seinem Herrn an der Stätte der Wahrheit in des mächtigen Königs Gegenwart erlangt. Wähne nicht, du hättest ihn verloren. Der Schleier wird hinweggetan, und du wirst sein Antlitz inmitten der höchsten Heerscharen leuchten sehen, wie Gott, der Erhabene, spricht: »Wir werden ihn gewiss zu einem glücklichen Leben erwecken.«Q32 Höchste Bedeutung ist deshalb nicht dieser ersten Erschaffung beizumessen, sondern dem künftigen Leben.
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O Diener Bahás! Opfere dich auf dem Pfade Gottes, nimm deinen Flug zum Himmel der Liebe zur Schönheit Abhá; denn von Liebe beseelte Bewegung zielt vom Umkreis zum Mittelpunkt hin, aus dem Raum zur Sonne des Alls. Vielleicht hältst du das für schwierig; aber ich sage dir, dass dem nicht so ist, denn wenn die bewegende, führende Kraft die göttliche Kraft der Anziehung ist, kann man mit ihrer Hilfe Zeit und Raum leicht und schnell durchmessen. Ruhm sei dem Volk Bahás.
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Du fragst nach Schicksal, Vorherbestimmung und Willen. Schicksal und Vorherbestimmung bestehen aus den zwangsläufigen, unumgänglichen Beziehungen in den Wirklichkeiten der Dinge. Diese Beziehungen sind durch die Schöpferkraft in die Wirklichkeiten der bestehenden Wesen hineingelegt, und jedes Geschehnis ist eine Folge der zwangsläufigen Beziehung. Zum Beispiel hat Gott eine Beziehung zwischen der Sonne und der Erdkugel geschaffen, nach der die Sonnenstrahlen scheinen und der Erdboden Frucht tragen soll. Diese Beziehungen bedeuten Vorherbestimmung; ihre Offenbarung auf der Ebene des Daseins ist Schicksal. Der Wille ist die Wirkkraft, die diese Beziehungen und diese Geschehnisse überwacht. Das ist die kurze Erklärung des Schicksals und der Vorherbestimmung. Ich habe keine Zeit für eine ausführliche Erklärung. Denke darüber nach; der Zusammenhang von Schicksal, Vorherbestimmung und Willen wird dann offenbar werden.
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O du hohe Dame im Königreich! Preise Gott, dass du in diesem Zeitalter, im Zeitalter der Sendung Bahá’u’lláhs, erweckt und des Herrn der Heerscharen in Seiner Offenbarung bewusst wurdest. Alle Bewohner der Welt liegen in den Gräbern der Natur oder schlummern, achtlos und unbewusst, wie Christus sagte: »Ich werde kommen, wenn ihr es nicht gewahr seid. Der Menschensohn kommt, wie ein Dieb ins Haus kommt, und der Eigentümer ist sich dessen nicht bewusst.«
Kurz, ich hoffe, du schreitest durch Bahá’u’lláhs Gnadengaben täglich im Gottesreich voran und wirst ein himmlischer Engel, bestätigt vom Odem des Heiligen Geistes, ein Bauwerk errichtend, das ewig fest und unerschüttert steht…
Diese Tage sind überaus kostbar; ergreife die Gelegenheit und entzünde eine Kerze, die nie verlöscht und ihr Licht ewig auf die Menschenwelt ergießt.
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O ihr beiden geduldigen Seelen! Euer Brief traf ein. Der Tod dieses jungen Menschen und seine Trennung von euch haben Kummer und große Trauer über euch gebracht; denn in der Blüte seiner Jugend nahm er seinen Flug zum himmlischen Nest. Aber er wurde befreit aus dieser kummervollen Stätte und wandte sein Antlitz seinem ewigen Nest im Königreich zu. Befreit aus einer dunklen, engen Welt, eilte er ins geheiligte Reich des Lichtes. Darin liegt der Trost für unsere Herzen.
Solche herzzerreißenden Geschehnisse unterliegen Gottes unerforschlicher Weisheit. Es ist, als pflanze ein liebevoller Gärtner einen jungen, zarten Busch von einem engen Platz weg in ein weites, offenes Feld. Diese Verpflanzung bedeutet nicht, dass der Busch welkt, schrumpft oder eingeht. Im Gegenteil, sie lässt ihn wachsen und gedeihen, verleiht ihm köstliche Frische, lässt ihn ergrünen und Frucht tragen. Dieses verborgene Geheimnis ist dem Gärtner wohlbekannt; nur Seelen, die solcher Gnadengaben unbewusst sind, wähnen, der Gärtner entwurzele den Busch aus Ärger und Zorn. Allen Verständigen jedoch ist die verborgene Tatsache offenkundig; der vorherbestimmte Ratschluss gilt ihnen als ein Segen. Seid darum nicht traurig und verzweifelt über den Aufstieg dieses Vogels der Treue; nein, betet unter allen Umständen für diesen jungen Menschen. Bittet, dass er Vergebung finde und seine Stufe erhöht werde.
Ich hoffe, dass ihr höchste Geduld, Gelassenheit und Ergebenheit erlanget, und an der Schwelle der Einheit bitte ich flehentlich um Vergebung und Verzeihung. Von Gottes ewigen Gnadengaben erhoffe ich, dass Er diese Taube aus dem Garten des Glaubens beschütze und sie auf dem Zweig der himmlischen Heerscharen herberge, damit sie zum Ruhm und Preis des Herrn der Namen und Tugenden ihr schönstes Lied singe.
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O du Sucherin nach dem Reich Gottes! Dein Brief traf ein. Du schreibst über den großen Kummer, der dich getroffen hat – den Tod deines verehrten Gatten. Dieser ehrenhafte Mann unterlag dem Druck und der Spannung dieser Welt derart, dass es sein größter Wunsch war, daraus befreit zu werden. Das ist die sterbliche Wohnstatt: ein Vorratslager voll Kummer und Leid. Was den Menschen daran bindet, ist Unwissenheit; denn keine Seele vom Monarchen bis hinunter zum einfachsten Untertanen kann in dieser Welt Genüge finden. So dieses Leben dem Menschen einmal einen süßen Becher reicht, werden sicher hundert bittere folgen. Das ist der Zustand dieser Welt. Der Weise bindet sich deshalb nicht an dieses vergängliche Leben und macht sich nicht davon abhängig. Manchmal wünscht er sich sogar sehnsüchtig den Tod, damit er frei werde von diesen Leiden und Heimsuchungen. So kommt es auch, dass manche unter starker Seelenqual Selbstmord verüben.
Was deinen Gatten angeht, so sei ganz sicher. Er wird in das Meer der Vergebung getaucht; er wird Gnade und Gunst empfangen. Bemühe dich sehr, seinem Kind eine Bahá’í-Erziehung zu geben, damit es als Erwachsener barmherzig, erleuchtet und himmlisch sei.
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O du geliebte Dienerin Gottes! Der Verlust eines Sohnes bricht einem Menschen das Herz und ist unerträglich. Wer aber Erkenntnis und Verständnis hat, ist sicher, dass der Sohn nicht verloren ging, vielmehr aus dieser Welt in eine andere ging und im Reich Gottes wiederzufinden ist. Die Wiedervereinigung wird für die Ewigkeit sein; nur in dieser Welt ist die Trennung unvermeidlich und bringt brennenden Schmerz.
Preis sei Gott, dass du Gewissheit hast, dein Angesicht dem ewigen Königreich zuwendest und an die Existenz einer himmlischen Welt glaubst. Sei deshalb nicht verzweifelt, lass dich nicht niederdrücken, seufze nicht, wehklage und weine nicht; denn aufbegehrendes Klagen beeinträchtigt seine Seele im himmlischen Reich zutiefst.
Aus der verborgenen Welt spricht dieses geliebte Kind zu dir: »O du liebe Mutter, danke der göttlichen Vorsehung, dass ich befreit wurde aus einem engen, dunklen Käfig und mich wie die Vögel auf den Feldern aufgeschwungen habe in die göttliche Welt – eine Welt, die weit, erleuchtet, allzeit froh und jauchzend ist. Deshalb, o Mutter, wehklage nicht und sei nicht traurig. Ich bin weder verloren, noch bin ich zuschanden und ausgelöscht. Ich habe meine sterbliche Gestalt abgeschüttelt und mein Banner in dieser geistigen Welt gehisst. Dieser Trennung folgt ewige Vereinigung. Du wirst mich im Himmel des Herrn wiederfinden, versunken in einem Meer von Licht.«
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Gelobt sei Gott! Dein Herz ist mit dem Gedenken Gottes befasst, deine Seele ist erfreut durch die frohen Botschaften Gottes, und du bist im Gebet versunken. Die Gebetshaltung ist der beste Zustand, denn da hat der Mensch Verbindung mit Gott. Wahrlich, das Gebet verleiht Leben, besonders wenn man es allein und zurückgezogen darbringt, zu Zeiten wie um Mitternacht, wenn man der täglichen Pflichten ledig ist.
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Die Seelen, die an diesem Tage in das Reich Gottes eintreten und ewiges Leben erlangen, schweben, obwohl körperlich auf Erden, in Wirklichkeit in himmlischen Gefilden. Ihr Leib mag auf Erden weilen, aber ihr Geist schweift in der Unendlichkeit des Raumes. Denn wenn die Gedanken sich weiten und erleuchtet sind, werden sie beflügelt und tragen den Menschen in das Reich Gottes.
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O ihr geistigen Freunde ‘Abdu’l-Bahás. Euer Brief ist angekommen. Sein Inhalt brachte große Freude, zeigt er doch eure Festigkeit und Standhaftigkeit in der Sache Gottes.
Der dortige Rat steht im schützenden Schatten des Herrn aller Segnungen, und ich hoffe, dass er, wie es einer solchen Körperschaft zukommt, vom Odem des Heiligen Geistes begünstigt und bestärkt werde, dass ihr alle Gott jeden Tag in noch größerem Maße liebt und noch fester verbunden werdet mit Ihm, der ewigwährenden Schönheit, dem Licht der Welt. Denn Gottesliebe und geistige Anziehung reinigen und heiligen des Menschen Herz; sie kleiden und schmücken es mit dem makellosen Gewand der Heiligkeit. Und wenn das Herz ganz dem Herrn zugewandt ist, wenn es der Gesegneten Vollkommenheit verpflichtet ist, dann wird die Gnade Gottes offenbar.
Diese Liebe kommt nicht vom Leibe, sondern ganz aus der Seele. Und Seelen, deren inneres Sein von der Liebe Gottes erleuchtet ist, breiten sich aus wie Lichtstrahlen, leuchten wie Sterne der Heiligkeit an einem reinen, kristallklaren Himmel. Denn die wahre, die wirkliche Liebe ist die Liebe zu Gott; sie ist geheiligt über menschliche Begriffe und Einbildungen.
Lasst die Geliebten Gottes allesamt das Wesen der Reinheit verkörpern, das Leben wahrer Heiligkeit, so dass sie überall für ihre Lauterkeit, ihre geistige Unabhängigkeit und ihre Sanftmut bekannt werden. Lasst sie ermuntert sein durch den Trunk aus dem ewigen Kelch der Liebe Gottes und fröhlich werden, wenn sie aus den Weinkellern des Himmels trinken. Lasst sie die Gesegnete Schönheit schauen, die flammende Begeisterung dieser Zusammenkunft spüren, stumm vor Ehrfurcht und Staunen. Das ist die Stufe der Aufrichtigen; das ist der Weg der treu Ergebenen; das ist der Strahlenglanz im Antlitz derer, die Gott nahe sind.
Deshalb müssen sich die Freunde Gottes hochheilig und einhellig im Geiste erheben, eins miteinander in solchem Maße, dass sie ein Wesen und eine Seele werden. Auf dieser Ebene spielen die stofflichen Leiber keine Rolle mehr, vielmehr übernimmt der Geist die Führung und regiert; wenn seine Macht alle umschließt, ist die geistige Vereinigung erreicht. Strebt Tag und Nacht danach, eure Einheit voll zu veredeln. Lenkt eure Gedanken auf eure geistige Entwicklung, schließt eure Augen vor den Fehlern anderer Seelen. Handelt so, dass andere durch euch erweckt werden; bringt reine und gute Taten hervor, zeigt Bescheidenheit und Demut!
Niemals ist es der Wunsch ‘Abdu’l-Bahás, ein Wesen verletzt zu sehen, noch will er jemandem Kummer bereiten; denn kein größeres Geschenk kann der Mensch empfangen, als eines anderen Herz zu erfreuen. Ich bitte Gott, dass ihr Freudenspender werdet wie die Engel im Himmel.
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Sterblicher Liebreiz schwindet, die Rosen weichen den Dornen; Schönheit und Jugend haben ihre Zeit und gehen dahin. Was aber ewig währt, ist die Schönheit des Einen Wahren, denn ihr Glanz vergeht nie, ihre Herrlichkeit dauert ewig; ihr Liebreiz ist allmächtig, ihre Anziehung grenzenlos. Gut ist es um das Antlitz bestellt, das den Lichtglanz des Geliebten widerspiegelt. Der Herr sei gelobt, du bist von diesem Licht erleuchtet, du hast die Perle wahrer Erkenntnis erworben und das Wort der Wahrheit ausgesprochen.
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O du, der du vom Reiche Gottes angezogen bist! Jede Seele sucht etwas, hegt einen bestimmten Wunsch und müht sich Tag und Nacht, ihr Ziel zu erreichen. Der eine sehnt sich nach Reichtum, ein anderer dürstet nach Ehre, wieder andere schmachten nach Ruhm, Kunst, Wohlstand und so weiter. Am Ende jedoch sind Verlust und Enttäuschung ihr Los. Alle lassen sie zurück, was ihnen gehört; mit leeren Händen eilen sie in das jenseitige Reich, und all ihre Mühe war vergebens. Alle kehren sie zum Staub zurück, entblößt, erniedrigt, entmutigt und voller Verzweiflung.
Du aber, gelobt sei der Herr, befassest dich mit dem, was dir ewigen Nutzen bringt, und das ist nichts anderes als dein Hingezogensein zum Reiche Gottes, es ist dein Glaube, deine Erkenntnis, die Erleuchtung deines Herzens und dein ernstes Bemühen, Gottes Lehren zu verbreiten.
Wahrlich, diese Gabe ist unvergänglich, dieser Reichtum ist ein Schatz aus der Höhe.
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O du lebendige Flamme himmlischer Liebe! Dein Herz brennt in Gottes Liebe so lichterloh, dass seine Wärme und sein Glanz zehntausend Meilen weit zu fühlen und zu sehen sind. Das Feuer, das sterbliche Hände entfachen, spendet nur einem kleinen Raum Licht und Wärme; aber die heilige Flamme, die Gottes Hand entzündet hat, setzt den Westen in Flammen, auch wenn sie im Osten brennt, und Nord und Süd spendet sie ihre Wärme. Mehr noch, sie erhebt sich von dieser Welt, glüht mit heißester Flamme in den Gefilden der Höhe, und überflutet mit ihrem Licht das Reich ewiger Herrlichkeit.
Glücklich bist du, dass du ein so himmlisches Geschenk empfangen hast. Selig bist du, begnadet mit Seinen göttlichen Gaben.
Die Herrlichkeit Gottes sei mit dir und allen, die sich fest an den sicheren Griff Seines Willens und an das heilige Bündnis halten.
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O Magd Gottes! Dein Brief vom 9. Dezember 1918 ist eingetroffen; sein Inhalt wurde zur Kenntnis genommen. Verliere niemals dein Vertrauen in Gott. Sei immer voller Hoffnung; denn unablässig strömen Gottes Segnungen auf den Menschen herab. Aus einem bestimmten Blickwinkel betrachtet, scheinen sie schwächer zu werden, aber aus einem anderen sind sie reich und vollendet. Der Mensch ist unter allen Lebensbedingungen in ein Meer göttlichen Segens getaucht. Deshalb sei unter keinen Umständen mutlos, sondern sei fest in deinem Hoffen.
Anwesenheit bei Zusammenkünften der Freunde ist wichtig, damit sie bereit und wachsam bleiben, liebevoll und zum himmlischen Königreich hingezogen.
Wenn du unbedingt sehnsüchtig danach verlangst, nach Phillsburg in Montana zu reisen, so sei dir das erlaubt. Vielleicht kannst du in dieser Gruppe von Bergleuten eine Kerze entzünden, sie erwecken und wachsam machen, so dass sie sich Gott zuwenden und einen Anteil an den Gnadengaben des himmlischen Reiches empfangen.
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Strebt, so sehr ihr könnt, euch ganz dem Reich Gottes zuzuwenden, damit ihr aus eurem innersten Wesen heraus mutig werdet und geistige Macht erlangt.
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Ich hoffe, dass du in dieser niederen Welt zum himmlischen Licht gelangst, die Seelen aus dem Dunkel der Natur, dem Tierreich, befreist und sie zu hohen Stufen im Reich des Menschen führst. Heutzutage sind alle Menschen in der Welt der Natur versunken. So siehst du Neid, Habsucht, Kampf ums Dasein, Betrug, Heuchelei, Gewaltherrschaft, Unterdrückung, Zank, Streit, Blutvergießen, Raub und Plünderung: All dies kommt aus der Welt der Natur. Nur wenige sind aus diesem Dunkel befreit und steigen aus der Welt der Natur in die Welt des Menschen empor, den göttlichen Lehren folgend, der Menschheit dienend, strahlend, barmherzig, erleuchtet, einem Rosengarten gleich. Bemühe dich bis zum äußersten, Gott ähnlich zu werden, Seine Eigenschaften in deinem Charakter zu verwirklichen, erleuchtet und barmherzig zu sein, so dass du frei werdest von jeder Bindung, im Herzen hingezogen zum Reich des unvergleichlichen Herrn. Das ist die Bahá’í-Gnadengabe, das ist himmlisches Licht.
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Was die Aussage in den Verborgenen Worten betrifft, dass der Mensch seinem Selbst entsagen muss, so bedeutet dies, dass er seine zügellosen Wünsche, seine selbstsüchtigen Ziele und die Einflüsterungen seines menschlichen Ichs aufgeben, des Geistes heiligen Odem suchen, den Sehnsüchten seines höheren Ichs folgen und in das Meer des Opfers tauchen soll, das Herz ganz auf die Schönheit des Allherrlichen gerichtet.
Die Anspielung in den Verborgenen Worten auf den Bund vom Berge PáránA58 bedeutet, dass in Gottes Augen Vergangenheit, Gegenwart und Zukunft ein und dasselbe sind, aber in Bezug auf den Menschen ist die Vergangenheit vorüber und vergessen, die Gegenwart flüchtig, und die Zukunft liegt im Reich der Hoffnung. Und es ist ein Hauptgrundsatz im Gesetz Gottes, dass Er in jeder prophetischen Sendung mit allen Gläubigen einen Bund schließt, der bis ans Ende dieser Sendung währt, bis zu dem verheißenen Tag, da die bereits zu Anbeginn der Sendung vorherbestimmte Persönlichkeit offenbar wird. Denke an Moses, der mit Gott Zwiesprache hielt. Wahrlich, auf dem Berg Sinai schloss Moses ein Bündnis, den Messias betreffend, mit allen Seelen, die am Tage des Messias leben würden. Diese Seelen, die erst viele Jahrhunderte nach Moses erschienen, waren dennoch dort mit Moses zusammen, was das über die Zeit erhabene Bündnis anbelangt. Die Juden allerdings achteten nicht darauf; sie erinnerten sich nicht daran, und so erlitten sie einen schweren, deutlichen Verlust.
Die Stellen in den arabischen Verborgenen Worten, nach denen sich der Mensch von seinem Selbst lösen muss, bedeuten ebenfalls, dass der Mensch in diesem schnell dahinschwindenden Leben nichts, was es auch sei, für das eigene Ich erstreben soll. Vielmehr soll er sein Ich abtrennen; das heißt, er soll sein Ich und alles, was das Ich betrifft, zu der Zeit, da der Herr kommt, auf dem Felde des Martyriums hingeben.
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O ihr, die ihr euch fest an den Bund und das Testament haltet! An diesem Tage richten die himmlischen Heerscharen den Blick auf euch aus den Gefilden des Allherrlichen, aus dem Reich der Heiligkeit, von dem Lobgesänge der Verherrlichung und des Lobpreises aufsteigen. Wann immer ihr Blick auf die Zusammenkünfte der Standhaften im Bund und Testament fällt, erschallt ihr Ruf: »Frohe Botschaft! Frohe Botschaft!« Triumphierend erheben sie ihre Stimmen und rufen: »O du geistige Gemeinde! O du Versammlung Gottes! Selig seid ihr! Frohe Botschaften seien euch! Hell sei euer Angesicht! Seid guten Mutes, denn ihr seid dem Bündnis des Geliebten aller Welten treu, ihr seid entflammt vom Wein Seines Testamentes. Ihr habt euch dem Altehrwürdigen der Tage verschrieben, habt tief aus dem Kelch der Treue getrunken. Ihr habt die Sache Gottes behütet und verteidigt; ihr wurdet nicht zur Ursache für die Spaltung Seines Wortes; ihr habt Seinen Glauben nicht erniedrigt, sondern strebt danach, Seinen Heiligen Namen zu verherrlichen, ihr habt nicht gestattet, dass die Gesegnete Sache dem Gespött der Leute ausgesetzt sei. Ihr habt nicht zugelassen, dass die Auserwählte Stufe erniedrigt werde, noch seid ihr willens, den Mittelpunkt der Amtsgewalt in einen schlechten Ruf gebracht oder Hohn und Verfolgung ausgesetzt zu sehen. Ihr seid bemüht, das Wort Gottes vollständig und ganz zu bewahren. Ihr habt die Tore der Barmherzigkeit durchschritten. Ihr ließet die Gesegnete Schönheit nicht eurem Gedächtnis entschwinden, vergangen und vergessen.«
Die Herrlichkeit ruhe auf euch.
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O du Tochter des Königreiches! Dein Brief ist angekommen. Er war wie das Lied der göttlichen Nachtigall, die mit ihrem Gesang das Herz entzückt; denn sein Inhalt zeigt Glauben, Zuversicht und Standhaftigkeit im Bund und Testament. Heutzutage ist die treibende Kraft in der Welt des Seins die Macht des Bündnisses, die der bedingten Welt wie eine Schlagader im Leibe pocht und den Bahá’í die Einheit sichert.
Die Bahá’í stehen unter dem Befehl, die Einheit der Menschheit zu errichten. Wenn sie sich nicht um einen Mittelpunkt vereinigen können, wie sind sie dann fähig, die Einheit der Menschheit zustandezubringen?
Als die Gesegnete Schönheit dieses Bündnis und Testament besiegelte, hatte Sie das Ziel, alle Lebewesen um einen Punkt zu sammeln, damit die gedankenlosen Seelen, die in jedem Zeit- und Menschenalter Zwietracht bewirken, die Sache Gottes nicht zugrunderichten können. Er hat deshalb befohlen, dass alles, was vom Mittelpunkt des Bündnisses ausgeht, rechtens ist und unter Seinem Schutz und Seiner Gnade steht, während alles andere Irrtum ist.
Preis sei Gott! Du bist fest im Bund und Testament.
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O ihr gesegneten Seelen! Obwohl ihr ständigen Feuerproben ausgesetzt seid, da einige wiederholt und ausdauernd versuchen, den Glauben der Freunde in Los Angeles zu erschüttern, steht ihr dabei doch unter dem wachsamen Auge der Großmut Bahá’u’lláhs, und Legionen von Engeln kommen euch zu Hilfe.
Geht deshalb sicheren Schritts voran und befasst euch voll Vertrauen und Zuversicht damit, Gottes Düfte zu verbreiten, Sein Wort zu verherrlichen und im Bündnis standhaft zu sein. Seid versichert, dass eine Seele, die sich in äußerster Standhaftigkeit erhebt, den Ruf zum Gottesreich anstimmt und entschlossen vom Bündnis kündet, befähigt wird, selbst als winzige Ameise den gewaltigen Elefanten aus dem Feld zu jagen und als zarter Nachtfalter das Gefieder des räuberischen Geiers zu zerfetzen.
Bemüht euch deshalb, dass ihr das Heer des Zweifels und des Irrtums mit der Macht des heiligen Wortes versprengt und auseinandertreibt. Das ist meine Ermahnung und mein Rat. Streitet mit niemandem, meidet Wortgefechte aller Art. Sprecht das Wort Gottes. Nimmt es der Hörer an, ist das ersehnte Ziel erreicht; wendet er sich ab, so überlasst ihn sich selbst und vertraut auf Gott.
Das sind die Eigenschaften derer, die fest im Bündnis stehen.
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O ihr Freunde und Dienerinnen des Barmherzigen! Ein Brief des Geistigen Rates von Los Angeles ist angekommen. Er war ein Beweis dafür, dass die gesegneten Seelen in Kalifornien einem unerschütterlichen Berge gleich dem Sturm des Bündnisbruchs widerstehen und wie gesegnete Bäume fest und unverrückbar im Boden des Bündnisses verwurzelt sind. Das berechtigt zu der Hoffnung, dass sie durch die Segnungen der Sonne der Wahrheit täglich an Festigkeit und Standhaftigkeit zunehmen. In jeder Sendung stehen die Prüfungen im direkten Verhältnis zur Größe der Sache, und da in der Vergangenheit solch ein offenbares Bündnis, wie es die Erhabenste Feder geschrieben hat, noch nie geschlossen wurde, sind die Prüfungen heute entsprechend heftiger. Diese Prüfungen lassen die schwachen Seelen erzittern, die festen Seelen aber bleiben unberührt. Die Machenschaften der Bündnisbrecher sind nicht mehr als Wellenschaum, eine vom Meer untrennbare Erscheinung. Das Meer des Bündnisses wird branden und die Leiber der Toten an den Strand werfen; denn es kann sie nicht halten. So sehen wir, dass das Meer des Bündnisses wogte und wogte, bis es die Leichen an Land warf, Seelen, die des Geistes Gottes beraubt sind, verloren in Leidenschaft und Selbstsucht, nach Führerschaft dürstend. Dieser Gischt ist nicht von Dauer. Bald wird er zerflattern und verschwinden, während das Meer des Bündnisses ewiglich brandet und tost…
Seit Anbeginn der Schöpfung bis auf den heutigen Tag wurde in keiner göttlichen Sendung solch ein fester, klarer Bund geschlossen. Kann angesichts dieser Tatsache der Gischt überhaupt auf der Meeresoberfläche des Bündnisses verbleiben? Nein, bei Gott! Die Bündnisbrecher treten ihr Ansehen mit Füßen, sie reißen ihre eigenen Grundmauern aus und sind stolz darauf, von Schmeichlern gestützt zu werden, die mit großer Mühe den Glauben schwacher Seelen ins Wanken bringen. Aber ihr Tun bewirkt nichts; es ist ein Dunstbild und kein Wasser, Gischt und kein Meer, Nebel und keine Wolke, Wahn und keine Wirklichkeit. Das alles werdet ihr bald erkennen.
Preis sei Gott, ihr seid fest und standhaft. Seid dankbar, dass ihr wie gesegnete Bäume fest in den Boden des Bündnisses hineingepflanzt seid. Gewiss wird jeder fest Verwurzelte wachsen, neue Früchte hervorbringen und Tag für Tag an Frische und Anmut gewinnen. Denkt nach über alle Schriften Bahá’u’lláhs, ob Sendschreiben oder Gebete: Ihr werdet sicher tausend Stellen finden, in denen Bahá’u’lláh betet: »O Gott! Bringe die Bündnisbrecher zum Scheitern, besiege die Unterdrücker des Testaments.« »Wer Bund und Testament leugnet, ist von Gott verworfen, und wer fest und standhaft darin bleibt, ist an der Schwelle der Einheit begnadet.« Solche Aussprüche und Gebete gibt es zuhauf. Befasst euch damit, dann werdet ihr es erkennen.
Seid niemals niedergeschlagen. Je mehr euch der Bündnisbruch erregt, desto mehr vertieft euch in Festigkeit und Standhaftigkeit. Seid sicher, dass die göttlichen Heerscharen siegen werden, denn ihnen ist der Triumph des Reiches Abhá verheißen. Überall wird das Banner der Festigkeit und Standhaftigkeit gehisst, die Fahne des Bündnisbruchs jedoch gesenkt; denn nur eine Handvoll schwacher Seelen ließ sich von den Schmeicheleien und Scheinargumenten der Bündnisbrecher verführen, die nach außen hin mit aller Sorgfalt ihre Festigkeit zeigen, im Innern aber darauf aus sind, die Seelen ins Wanken zu bringen. Nur einige wenige, nämlich die Anführer der Unruhestifter, sind auch nach außen hin als Bündnisbrecher bekannt. Der Rest aber täuscht die Seelen durch Hinterlist; denn nach außen beteuern sie ihre Festigkeit und Standhaftigkeit im Bündnis, aber wenn sie auf offene Ohren stoßen, säen sie heimlich die Saat des Misstrauens. Ihr Fall gleicht dem Bündnisbruch durch Judas Ischariot und seinen Anhang. Bedenket: Blieb von ihnen irgendein Erfolg oder die geringste Spur? Nicht mal ein Name blieb von seinen Nachfolgern, und obwohl eine Reihe von Juden zu ihm hielten, war es, als hätte er keinerlei Gefolgsleute gehabt. Dieser Judas Ischariot war der Führer, der Apostel, und doch verriet er Christus für dreißig Silberlinge. Hüte dich, o Volk der Einsicht!
Dieses Mal werden jene bedeutungslosen Bündnisbrecher den Mittelpunkt des Bündnisses sicherlich für die große Summe verraten, die sie durch Hinterlist aller Art erbettelt haben. Es sind nun dreißig Jahre seit Bahá’u’lláhs Hinscheiden vergangen, und während dieser ganzen Zeit haben sich diese Verräter mit aller Kraft angestrengt. Was haben sie erreicht? Die Standhaften im Bündnis haben unter allen Bedingungen gesiegt, während die Bündnisbrecher Niederlagen, Enttäuschungen und Trübsinn erfahren haben. Nach dem Heimgang ‘Abdu’l-Bahás wird keine Spur von ihnen übrig bleiben. Diese Seelen wissen nicht, was kommen wird, und brüsten sich in ihrem Wahn.
Kurz gesagt, o ihr Freunde Gottes und Dienerinnen des Barmherzigen, die Hand der göttlichen Freigebigkeit hat euch eine juwelengeschmückte Krone aufs Haupt gesetzt; ihre Edelsteine strahlen ewig über die ganze Welt. Schätzt diese Gnadengabe, löst eure Zungen in Preis und Danksagung und setzt euch ein für die Verbreitung der göttlichen Lehren, denn dies ist der Geist des Lebens und das Mittel der Erlösung.
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O du, der du fest im Bündnis stehst! Drei aufeinanderfolgende Briefe von dir sind hier eingegangen. Ihr Inhalt zeigt, dass in Cleveland der schwarze Odem der Bündnisbrecher die Herzen heimsucht und der Einklang zwischen den Freunden gelitten hat. Gnädiger Gott! Hundert Mal wurde vorhergesagt, dass die Bündnisbrecher auf der Lauer liegen und mit allen Mitteln Zwietracht unter den Freunden säen wollen, damit diese Zwietracht schließlich zum Bündnisbruch führt. Wie kommt es, dass die Freunde, allen Warnungen zum Trotz, diese ausdrückliche Erklärung nicht beachtet haben?
Der Streitpunkt ist klar, kurz und bündig: Entweder war Bahá’u’lláh weise, allwissend und vorausschauend, oder Er war unwissend und irrte sich. Er schloss durch Seine erhabene Feder ein festes Bündnis und Testament mit allen Bahá’í; allen voran mit den Aghṣán, den Afnán und Seinen Verwandten. Ihnen befahl Er, Ihm zu gehorchen und sich Ihm zuzuwenden. Durch Seine erhabene Feder hat Er ausdrücklich erklärt, dass das Objekt des folgenden Verses aus dem Kitáb-i-Aqdas der Größte Zweig ist:
»Wenn das Meer Meiner Gegenwart verebbt und das Buch Meiner Offenbarung geschlossen ist, so wendet euer Angesicht Ihm zu, den Gott bestimmt hat, Ihm, der aus dieser Urewigen Wurzel kam.«Q33 Die Bedeutung ist kurz folgende: Nach Meinem Hinscheiden obliegt es den Aghṣán, den Afnán, den Verwandten und allen Freunden Gottes, ihr Antlitz Ihm zuzuwenden, der aus der Altehrwürdigen Wurzel entsproß.
Er sagte auch klar im Kitáb-i-Aqdas: »O Volk der Welt! Wenn sich die Mystische Taube auf ihrem Tempel des Lobpreises emporgeschwungen und ihr fernes Ziel, ihre verborgene Wohnstatt, erreicht hat, dann legt alles, was ihr im Buche nicht versteht, Ihm vor, der diesem mächtigen Stamm entsproß.«Q34 Er wendet sich an alle Menschen der Welt und sagt: Wenn die Mystische Taube aus dem Garten des Lobpreises zu der höchsterhabenen, unsichtbaren Stufe emporfliegt, das heißt, wenn die Gesegnete Schönheit aus der bedingten Welt zu den unsichtbaren Gefilden aufsteigt, dann wendet euch in allem, was ihr im Buch nicht versteht, an Ihn, der als Zweig aus der Urewigen Wurzel entsprang. Das heißt, alles was Er sagt, ist die volle Wahrheit.
Und im Buch des Bundes sagt Er ausdrücklich, dass der Vers »Der aus der Urewigen Wurzel kam«Q35 sich auf den Mächtigsten Zweig bezieht. Er befiehlt allen Aghṣán, Afnán, Verwandten und Bahá’í, sich Ihm zuzuwenden. Nun muss man entweder sagen, Er, die Gesegnete Schönheit, habe einen Fehler gemacht, oder man muss Ihm gehorchen. ‘Abdu’l-Bahá bringt dem Volk kein Gebot, dem es gehorchen muss, außer der Verbreitung der Düfte Gottes, der Erhöhung Seines Wortes, der Verkündung der Einheit der Menschenwelt, der Errichtung des Weltfriedens und anderen Geboten Gottes. Das sind göttliche Gebote; sie haben mit ‘Abdu’l-Bahá nichts zu tun. Wer immer es wünscht, der nehme sie an, und wer sie ablehnt, soll tun, was er will.
Nun trachten manche Unheilstifter mit allerlei Kunstgriffen nach der Führerschaft, und um diese Stellung zu erreichen, flößen sie den Freunden Zweifel ein. Die sollen Streit bewirken, und dieser Streit soll dazu führen, dass sie selbst eine Gruppe an sich ziehen. Aber die Freunde Gottes müssen wachsam sein; sie müssen erkennen, dass die Beweggründe für die Aussaat dieser Zweifel persönliche Wünsche und das Verlangen nach Führerschaft sind.
Zerreißt nicht die Bahá’í-Einheit und wisst, dass diese Einheit nicht anders erhalten werden kann als durch den Glauben an den Bund Gottes.
Du möchtest gerne reisen, um die Düfte Gottes zu verbreiten. Das ist höchst willkommen. Göttliche Bestätigungen werden dir gewisslich helfen. Die Macht des Bunds und Testaments wird dir den Triumph und den Sieg sichern.
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O du, der du fest im Bündnis stehst! Dein Brief kam an. Du drückst darin deine Zufriedenheit mit der Nationaltagung aus; durch diese Zusammenkunft sei die Sache Gottes erhöht, die Macht Seines Wortes sichtbar geworden. Die Größe der Sache wird die bestehenden Meinungsverschiedenheiten wegräumen. Man kann sie mit der Gesundheit im Menschenleib vergleichen. Ist sie erlangt, heilt sie alle Krankheiten und Schwächen. Wir hoffen, dass keine Spur von Gegnerschaft zurückbleiben wird. Aber einige der amerikanischen Freunde sind ruhelos in ihrem neugeweckten Ehrgeiz; sie mühen sich und suchen unter der Oberfläche und in der Luft etwas zu entdecken, was Zwietracht stiften könnte.
Preis sei Gott, alle diese Türen sind in der Sache Bahá’u’lláhs verschlossen, denn ein Mittelpunkt der Amtsgewalt wurde eigens ernannt – ein Mittelpunkt, der alle Schwierigkeiten löst und alle Streitigkeiten abwendet. Auch das Universale Haus der Gerechtigkeit wird alle Streitigkeiten abwenden. Was immer es vorschreibt, muss angenommen werden, und wer dagegen verstößt, ist verworfen. Aber dieses Universale Haus der Gerechtigkeit, das die Gesetze gibt, wurde noch nicht errichtet.
Es zeigt sich also, dass keine Waffe der Zwietracht geblieben ist; aber fleischliche Begierden führen zu Meinungsverschiedenheiten, wie das bei den Bündnisbrechern der Fall ist. Sie zweifeln nicht an der Gültigkeit des Bündnisses, aber selbstsüchtige Beweggründe haben sie in diese Lage gebracht. Es ist nicht so, dass sie nicht wüssten, was sie tun – sie wissen es ganz genau, und trotzdem lehnen sie sich auf.
Kurz gesagt, das Meer des Bündnisses ist stürmisch und weit. Es wirft den Gischt des Bündnisbruchs an die Küsten. Bleibe darum ruhig und sicher. Arbeite für den Bau des Mashriqu’l-Adhkár und ebne den Weg, die göttlichen Düfte zu verbreiten. Kümmere dich um nichts anderes; denn sonst verzettelst du dich, und die Arbeit schreitet nicht voran.
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O ihr innig Geliebten ‘Abdu’l-Bahás! Es ist schon lange her, dass mein inneres Ohr eine süße Melodie aus gewissen Landen hörte oder mein Herz erfreut ward – trotz der Tatsache, dass ihr in meinen Gedanken immer gegenwärtig seid und mir deutlich sichtbar vor Augen steht. Meines Herzens Kelch ist zum Überfließen gefüllt mit dem Wein der Liebe, die ich für euch hege, und mein Verlangen, die Augen auf euch zu richten, pulst wie der Geist durch meine Adern. Daran seht ihr, wie groß mein Kummer ist. In dieser Zeit, in diesem Sturm der Trübsale, der seine Wogen hoch in den Himmel wirft, schießt man von allen Seiten unablässig spitze Pfeile gegen mich; in jedem Augenblick gehen hier im Heiligen Land Schreckensnachrichten ein, und jeder neue Tag bringt sein Teil an Greueln. Der Mittelpunkt des Aufruhrs wähnte, seine anmaßende Auflehnung genüge, das Bündnis und Testament zugrundezurichten; es brauchte weiter nichts, dachte er, um die Gerechten von dem Heiligen Willen abzubringen. So sandte er seine Flugblätter des Zweifels überall hin und dachte sich allerhand Ränke aus. Einmal klagt er, das Haus Gottes sei erschüttert, Seine göttlichen Gebote aufgehoben; demnach sei auch das Bündnis und Testament abgeschafft. Dann wieder verlegt er sich aufs Seufzen und Stöhnen, er werde als Gefangener gehalten, müsse Tag und Nacht hungern und dürsten. Ein andermal erhebt er ein Geschrei, die Einheit Gottes sei verleugnet worden, weil vor Ablauf von tausend Jahren eine neue Manifestation verkündet worden sei.
Als er sah, dass seine Verleumdungen keinen Erfolg hatten, entwickelte er Schritt für Schritt den Plan, zum Aufruhr aufzuwiegeln. Er begann, Zwietracht zu säen und klopfte an jede Tür. Er fing an, den Beamten der Regierung gegenüber falsche Anschuldigungen zu machen. Er machte sich an einige Ausländer heran, schmeichelte sich bei ihnen ein, und setzte mit ihnen ein Dokument auf, das er der Hohen Pforte vorlegte, wo es die Behörden in Bestürzung versetzte. Unter den vielen verleumderischen Beschuldigungen war die, ich Unglücklicher hätte das Banner des Aufruhrs gehisst, eine Flagge mit den Worten Yá Bahá’u’l-Abhá. Ich sei damit durchs ganze Land gezogen, in jede Stadt, in jedes Dorf, selbst unter die Wüstenstämme, und hätte alle Bewohner aufgerufen, sich unter dieser Flagge zu vereinen.
O mein Herr! Wahrlich, ich suche Zuflucht bei Dir vor dem bloßen Gedanken an eine solche Tat, die im Gegensatz zu allen Geboten Bahá’u’lláhs steht und fürwahr ein großes Unrecht wäre, das nur ein arger Sünder beginge, hast Du uns doch die Pflicht auferlegt, den Herrschern und Königen zu gehorchen.
Eine weitere Verleumdung von ihm war, dass der Schrein am Berg Karmel eine Festung sei, die ich gewaltig und uneinnehmbar erbaut hätte – und das, als der Rohbau ganze sechs Räume umfasste – und dass ich den Schrein Medina, die Prächtige, genannt hätte, während ich das Heilige GrabA59 als Mekka, das Herrliche, bezeichnet hätte. Eine andere seiner Verleumdungen war, ich hätte eine unabhängige Staatsgewalt errichtet und – Gott behüte! Gott behüte! Gott behüte! – alle Gläubigen aufgerufen, bei dieser schweren Sünde mitzuwirken. Wie grauenhaft, o mein Herr, ist seine Verleumdung!
Und weiter behauptet er, da der Heilige Schrein zu einem Ort wurde, den Pilger aus aller Welt besuchen, erwachse dieser Regierung und ihrem Volk großer Schaden. Er, der Mittelpunkt des Aufruhrs, versichert, er selbst habe bei all diesen Dingen niemals die Hand im Spiel gehabt, er sei ein Sunnit unter Sunniten, ergebener Anhänger von Abú-Bakr und ‘Umar; er sehe in Bahá’u’lláh nur einen frommen Mann und Mystiker. Alles Erwähnte, sagt er, sei nur durch mich Unterdrückten in Gang gesetzt worden.
Um es kurz zu machen: Der Sulṭán – möge der Glanz seiner Regentschaft dauern – ernannte eine Untersuchungskommission. Diese Kommission reiste hierher und begab sich nach der Ankunft sogleich zum Hause eines der Ankläger. Dann rief man die Gruppe zusammen, die mit meinem Bruder die Anklageschrift verfasst hatte, und fragten sie, ob diese Anzeige stimme. Die Gruppe erläuterte den Inhalt des Dokuments, behauptete, alles Aufgeführte sei nichts als die Wahrheit und fügte weitere Anschuldigungen hinzu. So waren sie zur gleichen Zeit Ankläger, Zeugen und Richter.
Die Kommission ist jetzt zum Sitz des Kalifats zurückgekehrt. Täglich kommen aus jener Stadt bedrohliche Berichte. Trotz allem bleibt ‘Abdu’l-Bahá, gelobt sei Gott, ruhig und gelassen. Keinem will ich übel wegen dieser Verleumdung. Ich habe alle meine Angelegenheiten gänzlich Seinem unwiderstehlichen Willen anheimgegeben und warte in vollkommener Glückseligkeit darauf, mein Leben hinzugeben. Welche schrecklichen Leiden mir auch bevorstehen mögen, ich bin dazu bereit. Gelobt sei Gott, auch die liebevollen Gläubigen nehmen das hin; zufrieden unterwerfen sie sich Gottes Willen, strahlend ergeben und voll Dankbarkeit.
Der Mittelpunkt des Aufruhrs wähnt, sobald das Blut dieses Unterdrückten vergossen sei, sobald ich in die Weite des Wüstensandes verbannt oder im Mittelmeer ertränkt sei – namenlos verschwunden ohne Spur, ohne jemanden, der von mir spricht, hätte er endlich ein Feld, auf dem er sein Ross antreiben, mit seinem Schlagholz aus Lügen und Zweifeln den Poloball seiner Leidenschaften hart schlagen und den Preis gewinnen könne.
Weit gefehlt! Selbst wenn der Moschusduft der Treue verwehte und keine Spur davon bliebe, wer würde schon vom Gestank des Verrats angezogen? Und selbst wenn die Hunde und Wölfe eine Gazelle des Himmels rissen, wer würde sich zu einem beutegierigen Wolf flüchten? Selbst wenn sich der Tag der Mystischen Nachtigall zu Ende neigt, wer würde je sein Ohr dem Krächzen des Raben oder der Krähe leihen? Welch leere Einbildung hegt er doch! Was für eine törichte Annahme! »Ihre Werke gleichen dem Dunst in der Wüste, von dem der Dürstende wähnt, er sei Wasser, bis er hingelangt und nichts findet.«Q36
O ihr Geliebten Gottes! Steht festgegründet und von Herzen treu, und durch die helfende Macht der Gesegneten Schönheit bleibt eurem Vorhaben verpflichtet. Dient der Sache Gottes. Begegnet allen Völkern der Welt mit der Beständigkeit und Ausdauer des Volkes Bahás, so dass die Menschen erstaunt fragen, wie es möglich sei, dass eure Herzen Quellen gläubigen Vertrauens gleichen und wie Erzgruben so reich an Liebe zu Gott sind. Verhaltet euch so, dass euch diese Trauerspiele im Heiligen Land weder schwächen noch ins Wanken bringen; lasst diese schrecklichen Ereignisse euch nicht den Mut rauben. Und sollten alle Gläubigen dem Schwert anheimfallen und nur ein einziger überleben, so lasst diesen einen laut im Namen des Herrn rufen und die frohe Botschaft verkünden; lasst ihn aufstehen und allen Völkern der Erde gegenübertreten.
Richtet euren Blick nicht auf das Unheil an diesem erleuchteten Ort. Das Heilige Land ist allezeit in Gefahr, und die Flut der Trübsal steht hier immer hoch, nachdem dieser Ruf nunmehr auf der ganzen Welt vernommen wurde und sein Ruhm in den letzten Winkel der Erde gedrungen ist. Das ist der Grund, warum sich die Feinde von innen und außen mit Scharfsinn und Hinterlist aufgemacht haben, Verleumdungen zu verbreiten. Es ist klar, dass ein Ort wie dieser der Gefahr ausgesetzt ist; denn hier gibt es keinen Verteidiger, keinen, der sich angesichts der Verleumdung erhebt und uns zur Seite stellt: Hier gibt es nur eine Handvoll Seelen, heimatlose, unglückliche Gefangene in dieser Feste. Sie haben keinen, der ihre Sache verficht, keinen Helfer, der den Lügenpfeilen wehrt, den Speeren der Verleumdung, die gegen sie geschleudert werden – keinen außer Gott.
Ihr solltet über all die Geliebten nachdenken, die auf das heilige Feld des Opfers eilten, diese edlen Seelen, die ihr Leben hingaben. Seid euch immer bewusst, welche Ströme heiligen Blutes vergossen wurden, wie so manches redliche Herz in seinem roten Saft ertrank, wie so manche Brust zur Zielscheibe für Tyrannenspeere wurde, wie viele unbefleckte Leiber man in Stücke riss. Wie könnte es da für uns angemessen sein, an unsere eigene Sicherheit auch nur zu denken, sich bei Fremden oder Freunden einzuschmeicheln, Kompromissbereitschaft zur Schau zu tragen? Sollten wir nicht eher den Pfad der Rechtschaffenen einschlagen und in die Fußstapfen dieser großen, uns vorangegangenen Seelen treten?
Unsere wenigen kurzen Tage gehen dahin, unser Leben schwindet vor unseren Augen. Die Rosen dieser Welt bleiben nicht frisch und schön; der Garten dieser Erde, wo Siegesfreude und Vergnügen blühen, verdorrt und verwelkt. Die Frühlingszeit des Lebens verwandelt sich in den Herbst des Todes, der helle Jubel der Palastsäle weicht dem Neumond des Grabes. Deshalb verdient nichts von alledem unsere Liebe, und der Weise hängt sein Herz nicht daran.
Wer Erkenntnis und Kraft hat, sucht weit eher des Himmels Herrlichkeit, geistigen Adel und unvergängliches Leben. Er sehnt sich danach, der heiligen Schwelle Gottes näherzukommen. Denn der Gottesmann liegt nicht trunken in der Schenke dieser flüchtigen Welt, nicht einen Augenblick lang gibt er sich seinem Behagen hin oder befleckt sich mit dem Hang zum irdischen Leben.
Nein, die Freunde sind vielmehr Sterne hoch am Himmel der Führung, Himmelskörper am Firmament göttlicher Gnade, die mit ihrer ganzen Kraft das Dunkel vertreiben. Sie brechen die Mauern der Böswilligkeit und des Hasses. Sie hegen nur eine Sehnsucht für die Welt und all ihre Völker: Wohlergehen und Frieden. Die Wälle des Kampfes und der Angriffslust reißen sie nieder. Wahrhaftigkeit, ehrbares Handeln und Freundschaft sind ihr Ziel, Freundlichkeit, selbst zu einem böswilligen Feind, bis sie schließlich die Welt, dieses Gefängnis des Verrats, in eine Heimstatt völligen Vertrauens, diesen Kerker des Hasses, der Bosheit und der Gemeinheit in Gottes Paradies verwandeln.
O ihr liebenden Freunde! Strebt mit Herz und Seele danach, diesen Erdball zum Spiegelbild des Gottesreiches zu machen, auf dass diese niedere Welt an Segnungen aus der Welt Gottes überquelle, die Stimmen der himmlischen Heerscharen in Jubel ausbrechen, und die Wohltat und Gnadengaben Bahá’u’lláhs mit ihren Zeichen und Beweisen die ganze Erde umfassen.
Jináb-i-Amín hat für euch, ihr verehrten Männer und erleuchteten Frauen, größte Bewunderung zum Ausdruck gebracht; er hat jeden von euch namentlich erwähnt und gelobt. Ausführlich berichtete er von eurer Standhaftigkeit und Beständigkeit und sagte, dass – Gott sei gedankt – in Persien die Männer und Frauen zusammenhalten – zuverlässig, sicher, unerschütterlich, ein mächtiges, festgegründetes Bauwerk –, und dass ihr mit Liebe und Freude die süßen Düfte des Herrn verbreitet.
Das waren Botschaften, die große Freude brachten, zumal sie mich in diesen Tagen höchster Gefahr erreichten, ist es doch der teuerste Wunsch dieses Unterdrückten, dass die Freunde ein geistiges Herz und einen erleuchteten Sinn erlangen. Wird mir diese Gnade gewährt, so ist jedes Unheil, wie quälend es auch sei, nichts als Wohltat, die sich über mich ergießt wie üppiger Regen.
O Gott, mein Gott! Du siehst mich in ein Meer von Qualen gestürzt, in die Feuer der Tyrannei geworfen, weinend im Dunkel der Nacht. Schlaflos wälze ich mich auf meinem Lager, angestrengt schaue ich aus nach dem Morgenlicht der Ehrbarkeit und Treue. Wie ein Fisch mit Feuer im Leibe verschmachtend auf dem Sandstrand zappelt, so winde ich mich in Todesqual, und doch blicke ich mich unentwegt um nach Deinen Gnadengaben.
O Gott, mein Gott! Lasse Du die Gläubigen in anderen Landen an Deiner reichen Gnade teilhaben. Befreie durch Deine unfehlbare Hilfe und Großmut jeden unter Deinen Geliebten, der in den entlegensten Gefilden über die bitteren Gräuel seines Feindes seufzt. O Herr, sie sind gefesselt von Deiner Liebe, Gefangene Deiner Heerscharen. Sie sind Vögel, die in die Himmel Deiner Führung fliegen, Wale, die im Ozean Deiner Segnungen schwimmen, Sterne, die am Horizont Deiner Gaben funkeln. Sie sind die Verteidiger in der Feste Deines Gesetzes. Sie sind die Banner Deiner Erwähnung unter den Menschen. Sie sind die tiefen Brunnen Deines göttlichen Erbarmens, die Fontänen Deiner Gunst, die Quellen Deiner Gnade.
Bewahre sie immerdar sicher unter Deinem allbeschützenden Auge. Stehe ihnen bei, Dein Wort zu erhöhen; mache ihre Herzen beständig in Deiner Liebe, stärke ihnen den Rücken, damit sie Dir aufrichtig dienen können; festige ihre Kräfte in ihrer Dienstbarkeit.
Verbreite durch sie Deine süßen Düfte überallhin, erkläre durch sie Deine Heilige Schrift; lasse durch sie Deine Rede bekannt werden; durch sie erfülle Dein Wort; durch sie ergieße Deine Gnade.
Wahrlich, Du bist der Mächtige, der Machtvolle. Wahrlich, Du bist der Gnädige, der Mitleidvolle.
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Heute wird jeder weise, wachsame, weitblickende Mensch erweckt. Die Geheimnisse der Zukunft werden ihm enthüllt; sie zeigen, dass nur die Macht des Bündnisses der Menschheit Herz aufzurütteln und zu bewegen vermag, wie einst das Neue und Alte Testament die Sache Christi allenthalben verfocht und so die pulsierende Kraft im Körper der Menschenwelt war. Ein Baum mit Wurzel wird Früchte tragen, aber ein wurzelloser Baum, und sei er noch so groß und stark, wird schließlich welken, absterben und nur ein Scheit fürs Feuer sein.
Das Bündnis Gottes ist wie ein unendliches, unergründliches Meer. Die Woge steigt und brandet und wirft allen angesammelten Gischt ans Ufer.
Preis sei Gott, der höchste Wunsch achtsamer Seelen ist, das Wort Gottes zu erhöhen und die göttlichen Düfte zu verbreiten. Das ist in Wahrheit die sichere, feste Grundlage.
Das Sonnenlicht der Wahrheit breitet sich wie der Morgen über alle Lande. Bemühen tut not, damit die schlummernden Seelen erwachen, damit die Achtlosen aufmerken und die göttlichen Lehren, die den Geist dieses Zeitalters verkörpern, die Ohren des Erdenvolkes erreichen, in der Presse verkündet und in den Versammlungen der Menschen klar und beredt dargelegt werden.
Des Menschen Verhalten muss wie das von Paulus sein, des Menschen Glaube wie der von Petrus. Diesen Moschusduft soll das Volk der Welt atmen, dieser Geist soll die Toten auferwecken.
Der widerwärtige Geruch des Bündnisbruchs hat den Vormarsch der Sache Gottes vorübergehend aufgehalten; sonst würden sich die göttlichen Lehren wie Sonnenstrahlen unmittelbar ausbreiten und alle Lande durchdringen.
Du willst ‘Abdu’l-Bahás Ansprachen, die du zusammengetragen hast, drucken und veröffentlichen. Das ist fürwahr sehr ratsam. Durch diesen Dienst wirst du im Reich Abhá ein strahlendes Antlitz erwerben; die Freunde im Osten wie im Westen werden dich preisen und dir dankbar sein. Aber es muss mit größter Sorgfalt geschehen, so dass der genaue Text wiedergegeben wird und alle Abweichungen und Verfälschungen durch frühere Übersetzer ausschließt.
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Du siehst mich, o mein Gott, wie ich in Demut niederknie, mich beuge vor Deinem Gebot, mich Deiner Souveränität unterwerfe, vor der Macht Deiner Herrschaft erzittere, Deinen Zorn fliehe, Deine Gnade erflehe, auf Deine Vergebung vertraue, ehrfürchtig schaudernd vor Deiner Wut. Ich flehe Dich an mit pochendem Herzen und strömenden Tränen, die Seele voll Sehnsucht, in vollkommener Loslösung von allen Dingen: Mache Deine Liebenden zu Lichtstrahlen über all Deinen Reichen und hilf Deinen erwählten Dienern, Dein Wort zu erhöhen, auf dass ihr Antlitz in Schönheit und Herrlichkeit leuchte, ihr Herz der Geheimnisse voll sei und jede Seele ihre Sündenlast niederlege. Alsdann beschütze sie vor dem Angreifer, vor dem, der zum schamlosen, lästerlichen Übeltäter wurde.
Wahrlich, Deine Liebenden dürsten, o mein Herr, führe sie zum Brunnquell der Güte und Gnade. Wahrlich, sie hungern; sende Deine himmlische Tafel zu ihnen hernieder. Wahrlich, sie sind nackt; kleide sie in das Gewand der Gelehrsamkeit und Erkenntnis.
Sie sind Helden, o mein Herr, führe sie auf das Schlachtfeld. Wegweiser sind sie; lass sie laut reden mit Gründen und Beweisen. Sie sind Messdiener, lass sie den Kelch umherreichen, der vom Wein der Gewissheit überquillt. O mein Gott, mache sie zu Singvögeln, die in lieblichen Gärten jubilieren, mache sie zu Löwen, die im Dickicht lagern, zu Walen, die sich in gewaltige Tiefen stürzen.
Wahrlich, Du bist der Gnadenreiche. Es gibt keinen Gott außer Dir, dem Mächtigen, dem Machtvollen, dem Immerschenkenden.
O ihr meine geistigen Freunde! Lange Zeit war die Drangsal sehr hart, waren die Beschränkungen wie eherne Ketten. Dieser Unglückliche, dem Unrecht geschieht, war einsam und verlassen, denn alle Wege waren versperrt. Den Freunden wurde der Zutritt zu mir verboten, die Vertrauten waren ausgeschlossen; der Feind umzingelte mich, die Wachposten des Bösen waren wild und aufsässig. Jeder Augenblick brachte neuen Kummer, jeder Atemzug neue Qual. Verwandte wie Fremde griffen mich an. Die einst mich liebten, waren nunmehr treulos und ohne Erbarmen; schlimmer als Feinde erhoben sie sich, mich zu peinigen. Keiner war da, ‘Abdu’l-Bahá zu verteidigen, kein Helfer, kein Beschützer, kein Verbündeter, kein Mitstreiter. Ich ertrank in einem uferlosen Meer, und immerzu dröhnte das Gekrächze der Treulosen in meinen Ohren.
Jeder Tagesanbruch brachte dreifaches Dunkel, jeder Abend hartherzige Grausamkeit. Kein Augenblick des Friedens, kein Balsam für die blutenden Wunden der Speere. Jeden Augenblick konnte der Befehl zu meiner Verbannung in die Sandwüste Fezzan kommen, stündlich konnte es geschehen, dass ich in das endlose Meer geworfen würde. Dann wieder hieß es, diese heimatlosen Wanderer wären bald vollends vernichtet, und das Kreuz käme demnächst wieder in Gebrauch. Meine abgezehrte Gestalt sollte Zielscheibe sein für Kugel oder Pfeil; oder dieser schwindende Leib sollte durch das Schwert in Stücke gehauen werden.
Unsere falschen Bekannten konnten sich vor Freude nicht halten, unsere verräterischen Freunde verfielen in Begeisterung. »Gepriesen sei Gott!« rief man aus. »Hier wird unser Traum endlich wahr.« Und ein anderer: »Gott sei gedankt! Unsere Speerspitze traf ihn ins Herz.«
Das Leid prasselte auf diesen Gefangenen hernieder wie der heftige Frühlingsregen, und die Siege der Böswilligen ergossen sich zu einer erbarmungslosen Flut. Doch ‘Abdu’l-Bahá blieb glücklich und gelassen. Er verließ sich auf die Gnade des Allbarmherzigen. Diese Qual, dieser Schmerz war ein Paradies mit all seinen Freuden; diese Ketten waren das Geschmeide eines Königs auf himmlischem Thron. Zufrieden mit Gottes Willen und Ihm ganz ergeben nahm mein Herz alles hin, was das Schicksal brachte, und ich war glücklich. Unbändige Freude war mein Zechkumpan.
Schließlich kam eine Zeit, da die Freunde nicht mehr zu trösten waren und alle Hoffnung aufgaben. Da aber brach der Morgen an und überflutete alles mit unendlicher Lichtfülle. Die Wolkentürme zerstreuten sich, die düsteren Schatten flohen. In diesem Augenblick fielen die Fesseln ab, die Ketten wurden diesem Heimatlosen vom Nacken genommen und dem Feind um den Hals gehängt. Grauenhafte Not wandelte sich in Ruhe, am Horizont der Gottesgaben stieg die Sonne der Hoffnung empor. Das alles kam aus Gottes Gnade und durch Seinen Segen.
Und doch, von einem bestimmten Standpunkt aus betrachtet, war dieser Wanderer traurig und bekümmert. Für welche Qual könnte ich künftig Linderung suchen? Wie könnte mich noch die Nachricht erfreuen, mein Wunsch sei mir gewährt? Tyrannei, Leid, Schicksalsschläge und Trübsal waren vorüber. Meine einzige Freude in dieser flüchtigen Welt war, den steinigen Pfad Gottes zu betreten, harte Prüfungen und alle materiellen Sorgen zu erdulden. Sonst wäre dieses irdische Leben wertlos und vergeblich; der Tod wäre besser. Der Baum des Lebens trüge keine Frucht. Das bestellte Feld dieses Daseins brächte keine Ernte ein. So hoffe ich, dass irgendein Ergebnis meinen Schmerzenskelch wiederum zum Überfließen bringe und dieser schöne Geliebte, dieser Seelentöter die Zuschauer aufs Neue blende. Dann wird dies Herz glückselig, wird diese Seele gesegnet sein.
O göttliche Vorsehung! Führe Deinen Liebenden den bis zum Rand gefüllten Kelch des Schmerzes an die Lippen. Mache den Sehnsuchtsvollen auf Deinem Pfad die Süße zum Stachel, das Gift zum süßen Honig. Lass unsere Häupter die Speerspitzen zieren. Mache unsere Herzen zu Zielscheiben für die erbarmungslosen Pfeile und Spieße. Erwecke Du diese welke Seele zum Leben auf dem Feld des Martyriums, lass Du dies schwache Herz den Trank der Tyrannei kosten, der es wieder frisch und schön macht. Lass ihn trunken sein vom Wein Deines Ewigen BundesA60, mache ihn zu einem Zecher, der hoch den Becher hält. Hilf ihm, sein Leben fahren zu lassen; gewähre, dass er sich um Deinetwillen darbringt.
Du bist der Mächtige, der Kraftvolle. Du bist der Wissende, der Sehende, der Hörende.
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O du, der du schwer betrübt bist auf dem Pfad des Bundes! Schmerz und Qual, erduldet auf dem Pfad des Herrn offenbarer Zeichen, sind nichts als Gnade und Gunst. Das Leid ist reine Barmherzigkeit, der Kummer ein Geschenk Gottes. Gift ist Zucker auf der Zunge; Zorn ist Güte und stärkt die Seele.
So preise Ihn, die liebende Vorsehung, dass Er dir dieses bittere Leid verordnete, das lautere Wohltat ist.
Muss ich wie Abraham durch Flammen schreiten, – JohannesA61 gleich die blutige Straße ziehn, – Wirfst Du wie Josef mich in einen Brunnen, – Schließt Du mich tief in einen Kerker ein, – Machst Du mich arm wie einst Mariens Sohn – Ich werde dennoch nimmer von Dir lassen. – Fest will ich stehn; – So neig’ ich Leib und Seel’ vor Deinem Willen.
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Der Herr der Heerscharen ist heute der Verteidiger des Bündnisses; die Streitmacht des Gottesreiches ist sein Beschützer. Himmlische Seelen bieten ihre Dienste, die Engel der Höhe verkünden und verbreiten das Bündnis in allen Landen. Wer es mit Einsicht betrachtet, der sieht alle Kräfte des Weltalls letzten Endes dem Bündnis dienen. In Zukunft wird sich das in aller Deutlichkeit zeigen. Was können angesichts dieser Tatsache jene schwachen, kraftlosen Seelen erreichen? Selbst widerstandsfähige Pflanzen überdauern nicht, wenn sie ihrer Wurzeln und der Regengüsse aus den Wolken der Gnade beraubt sind. Was kann man da von schwachem Unkraut erwarten?…
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Der Tag bricht an; am Aufgangsort der unsichtbaren Gefilde Gottes dämmert das Licht der Einheit, und aus dem verborgenen Reich der Einzigkeit strömt reiche Gnade wie eine Sturzflut hernieder. Von allen Seiten erschallen die frohen Botschaften des Gottesreichs, und aus allen Richtungen wehen an diesem Morgen die ersten Zeichen, dass Gottes Wort erhöht und Seine Sache aufgerichtet wird. Das Wort der Einheit verbreitet sich, die Verse der Einzigkeit werden gesungen, das Meer der Gottesgaben schlägt hohe Wellen; Sein Segen strömt in stürzenden Wasserfällen hernieder.
Des Allvergebenden Zeugnis hat alle Lande in Licht gehüllt, die Heere der himmlischen Schar stürmen voran, um an der Seite der Freunde des Herrn in die Schlacht zu ziehen und den Sieg davonzutragen. Der Ruf der Altehrwürdigen Schönheit – möge mein Leben ein Opfer für Seine Geliebten sein – erschallt von Pol zu Pol, und das Wort der Heiligen Sache verbreitet sich in Ost und West.
Das alles schenkt dem Herzen Freude, und doch ist ‘Abdu’l-Bahá tief in einem Meer des Leids versunken. Qual und Pein wirken derart auf meine Glieder, dass mich lähmende Schwäche am ganzen Leib ergriffen hat. Denkt daran, wie ich allein und ohne Hilfe den Ruf Gottes rund um die Welt kündete, wie die Völker sich erhoben, um sich zu widersetzen, zu streiten und zu leugnen. Einerseits weiß man, wie ewiggestrige Eiferer ihren Angriff in jeder Hinsicht vorantreiben; andererseits hört man von Lügnern und Spöttern, wie sie bis zum äußersten gehen, um den Göttlichen Baum mit den Wurzeln auszureißen. Welche gehässigen, verleumderischen Beschuldigungen bringen sie gegen die Urewige Schönheit vor, was für Schmähschriften voll boshafter, abartiger Behauptungen über den Größten Namen schreiben und verbreiten sie emsig! Und jetzt bieten sie in strengster Verschwiegenheit alles auf, um diesem Glauben einen furchtbaren Schlag zu versetzen.
Wieder haben die Hochmütigen alle möglichen Intrigen und Machenschaften ersonnen, um die Sache Gottes völlig lahm zu legen und um ‘Abdu’l-Bahás Namen aus dem Buch des Lebens zu tilgen.
Und jetzt hat sich zu all diesen Trübsalen, diesem Elend, diesen Angriffen der Feinde unter den Gläubigen selbst eine Staubwolke des Grolls erhoben, ungeachtet der Tatsache, dass die Sache der Urewigen Schönheit geradezu das Wesen der Liebe, der Kanal der Einheit ist, nur dazu da, dass alle zu Wellen eines Meeres werden, zu strahlenden Sternen am selben unendlichen Firmament, zu Perlen in der Muschel der Einzigkeit, zu funkelnden Edelsteinen aus den Bergwerken der Einheit, dass alle der anderen Diener werden, einander verehren, segnen und lobpreisen; dass jeder seine Zunge löse und alle anderen ohne Ausnahme in den Himmel hebe, jeder den anderen seinen Dank darbringe, dass alle die Augen zum Horizont der Herrlichkeit heben und eingedenk bleiben, wie sie der Heiligen Schwelle verbunden sind; dass sie nur das Gute im anderen sehen, nur Lob voneinander hören und kein Wort übereinander sprechen, es sei denn Lob und Preis.
Tatsächlich gibt es manche, die diesen Weg der Rechtschaffenheit beschreiten, und Gott sei Dank, sie empfangen durch himmlische Macht allüberall Kraft und Hilfe. Aber andere haben sich nicht so, wie sie sollten, zu dieser herrlichen, erhabenen Stufe erhoben, und das legt ‘Abdu’l-Bahá eine schwere Bürde Leid, unvorstellbares Leid aufs Herz. Denn kein gefährlicherer Sturm als dieser könnte jemals die Sache Gottes angreifen, nichts anderes könnte je den Einfluss Seines Wortes in solcher Weise mindern.
Es geziemt allen Geliebten Gottes, eins zu werden, sich im Schutz desselben Banners zu scharen, ein einheitliches Weltbild zu vertreten, demselben Pfad zu folgen, sich fest an einen einzigen Entschluss zu halten. Lasst sie ihre auseinandergehenden Theorien vergessen, ihre widersprüchlichen Ansichten beiseitelegen, denn – gelobt sei Gott! – unsere Absicht ist nur eine, unser Ziel ist eins. Wir sind die Diener an der einen Schwelle, wir nähren uns aus derselben Quelle, wir alle sind im Schatten desselben hehren Königszeltes versammelt, wir alle stehen im Schutz des einen himmlischen Baumes.
O ihr Geliebten des Herrn! Wenn jemand über einen Abwesenden Schlechtes sagt, führt das nur zu dem einen Ergebnis: Er dämpft die Begeisterung der Freunde und macht sie gleichgültig. Denn üble Nachrede entzweit und ist der Hauptgrund dafür, dass sich Freunde zurückziehen. Wenn jemand Schlechtes über einen Abwesenden sagt, haben seine Zuhörer die Pflicht, ihm auf geistige, freundliche Art Einhalt zu gebieten und ihm etwa folgendes zu sagen: Könnte diese Herabsetzung einem guten Zweck dienen? Würde sie die Gesegnete Schönheit erfreuen, zur bleibenden Ehre der Freunde beitragen, den heiligen Glauben voranbringen, das Bündnis stärken, oder irgendeiner Seele nützen? Nein, niemals! Im Gegenteil, dieses Gerede würde so dicke Lagen Staub auf die Herzen häufen, dass die Ohren nichts mehr hören, und die Augen das Licht der Wahrheit nicht mehr sehen.
Wenn sich aber jemand anschickt, Gutes über einen anderen zu sagen, wenn er seine Lippen zum Lob eines anderen öffnet, bringt er bei seinen Hörern eine Saite zum Schwingen, und Gottes Odem regt sie an. Ihre Herzen und Seelen jubeln über die Erfahrung, dass hier, Gott sei gedankt, dem Glauben eine Seele angehört, die ein Brennpunkt menschlicher Vollkommenheiten ist, eine Verkörperung der Gnadengaben des Herrn, ein Mensch von beredter Zunge und strahlendem Antlitz, in welcher Versammlung er auch sei, ein Wesen, dem der Sieg auf die Stirn geschrieben steht, den Gottes süße Düfte bestätigen.
Welches ist nun der bessere Weg? Ich schwöre bei der Schönheit des Herrn: Wann immer ich Gutes von den Freunden höre, wird mir das Herz voll vor Freude; wenn ich aber auch nur andeutungsweise erfahre, dass sie schlecht miteinander auskommen, übermannt mich der Kummer. So geht es ‘Abdu’l-Bahá. Urteilt selbst, was eure Pflicht ist.
Gott sei gelobt! Wohin wir uns auch wenden, überall öffnet die Urewige Schönheit weit die Tore der Gnade und verkündet in unmissverständlichen Worten frohe Botschaften des Sieges durch die Hilfe des Herrn. Durch Liebe gewinnt Er die Herzen der Gläubigen; ihren Sieg hat Er den himmlischen Heerscharen anvertraut.
Jetzt müssen sich die Geliebten inmitten aller Völker dieser Welt erheben, mit einem Herzen, so hell wie der Morgenstern, mit starkem inneren Verlangen, strahlendem Angesicht, moschusduftendem Atem, mit einer Zunge, die unaufhörlich von Gott spricht, mit kristallklarer Darlegung, hohem Entschluss, himmlischer Kraft, geistigem Charakter, mit geradezu göttlicher Bestätigung. Lasst sie alle am Horizont des Himmels erglänzen und am Firmament der Welt zu strahlenden Sternen werden. Lasst sie fruchttragende Bäume im himmlischen Hain, süßduftende Blüten im göttlichen Garten sein. Lasst sie vollendete Verse auf der Tafel des Weltalls, Worte der Einheit im Buch des Lebens sein. Dies ist die Anfangszeit, Anbeginn der Offenbarung des Größten Lichtes. Deshalb müssen in diesem Jahrhundert Tugenden erworben werden, edle Eigenschaften müssen in dieser Zeitspanne vervollkommnet werden. Jetzt in diesen Tagen muss das Paradies Abhá seine Zelte in den Gefilden der Welt errichten. Das Licht der Wirklichkeit muss jetzt enthüllt, die Geheimnisse der Segnungen Gottes müssen jetzt bekannt gemacht werden; jetzt muss die alte Gnade wieder scheinen, muss diese Welt sich wandeln in die Au des Himmels, in den Garten Gottes. Und aus reinen Herzen, durch himmlische Gnadengaben müssen jetzt alle Vollkommenheiten, Eigenschaften und Kennzeichen des Göttlichen offenbar gemacht werden.
Zu allen Zeiten betet und fleht ‘Abdu’l-Bahá demütig unter Tränen zum Allmächtigen an der Heiligen Schwelle, laut rufend:
O Du gütiger Herr! Wir sind Diener an Deiner Schwelle, die an Deinem heiligen Tor Obdach nehmen. Wir suchen keine Zuflucht als zu dieser starken Säule und wenden uns nach keinem Port als Deinem sicheren Gewahrsam. Beschütze uns, segne uns, hilf uns; lass uns nur Dein Wohlgefallen lieben, nur Dein Lob anstimmen, nur auf dem Pfad der Wahrheit wandeln, bis wir so reich werden, dass wir alles außer Dir entbehren können, unsere Gaben aus dem Meer Deiner Wohltätigkeit empfangen und allezeit danach trachten, Deine Sache zu erheben und Deine süßen Düfte nah und fern zu verbreiten, auf dass wir unser Selbst vergessen und, nur mit Dir befasst, alles für wertlos erachten und ganz in Dir aufgehen.
O Du Versorger, o Du Vergeber! Gewähre uns Deine Güte und Gnade, Deine Gaben und Spenden, und gib uns die Kraft, unser Ziel zu erreichen. Du bist der Gewaltige, der Fähige, der Wissende, der Sehende; wahrlich, Du bist der Freigebige, wahrlich, Du bist der Allerbarmer, wahrlich, Du bist der Immervergebende, dem Reue geschuldet wird, der selbst die schwersten Sünden vergibt.
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O ihr aufrichtigen Geliebten der Schönheit Abhá! Auf der ganzen Erde wächst in dieser Zeit die Sache Gottes an Macht. Tag für Tag verbreitet sie sich immer weiter, bis ans Ende der Welt. Deshalb werden auch ihre Gegner aus allen Völkern und Geschlechtern der Welt angriffslustig, böswillig, neidisch und überaus feindselig. Die Geliebten Gottes müssen daher in allen Dingen, bedeutend oder nicht, die größte Sorgfalt und Besonnenheit walten lassen; sie müssen miteinander beraten und vereint dem Angriff derer widerstehen, die zum Streit aufhetzen und Unheil stiften. Sie müssen sich bemühen, mit jedermann freundlich zu verkehren, sie müssen bescheiden auftreten, einander Achtung und Rücksicht bezeigen, allen Völkern der Welt Güte und einfühlsame Aufmerksamkeit entgegenbringen. Geduldig und langmütig müssen sie sein, so dass sie göttliche Magneten des Reiches Abhá werden und die Tatkraft der himmlischen Heerscharen erwerben.
Des Menschen flüchtige Stunden auf Erden vergehen rasch, und das wenige, was bleibt, wird ein Ende haben; was aber kein Ende hat und immer währen wird, ist die Frucht seiner Dienstbarkeit an der göttlichen Schwelle. Bedenket die Wahrheit dieses Spruches. Wie überaus viele herrliche Beweise gibt es dafür in der Welt des Seins!
Die Herrlichkeit der Herrlichkeiten sei auf dem Volk Bahás!
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O du erhabener Zweig am göttlichen Lotosbaum! … Wirst du von denen, die Unrecht tun, geschmäht und zurückgewiesen, so sei nicht entmutigt. Lass die Gewaltsamkeit und Halsstarrigkeit der Anmaßenden dir weder die Ruhe nehmen noch das Herz brechen; denn das ist die Art achtloser Seelen seit undenklichen Zeiten. »O das Elend der Menschen! Kein Gesandter kommt zu ihnen, ohne dass sie ihn verlachen!«Q37
Tatsächlich führt der Unwissenden Angriff und Widerstand nur dazu, dass Gottes Wort erhöht wird und Seine Zeichen und Beweise sich weithin verbreiten. Gäbe es nicht die Gegnerschaft der Verächter, die Verstocktheit der Verleumder, das Geschrei von den Kanzeln, das Rufen und Klagen von groß und klein gleichermaßen, den Vorwurf des Unglaubens aus dem Munde der Unwissenden, den Aufruhr der Toren – wie hätte dann wohl die Nachricht vom Kommen des Ersten Punktes und vom strahlenden Aufgang des Tagesgestirns Bahás Ost und West jemals erreicht? Wie sonst wäre der Planet von Pol zu Pol erschüttert worden? Wie sonst wäre Persien zum Lichtquell strahlenden Glanzes geworden, Kleinasien zum leuchtenden Herzen für die Schönheit des Herrn? Wie sonst hätte sich die Flamme der Offenbarung gen Süden verbreiten können? Wodurch sonst wäre Gottes Ruf im fernen Norden zu vernehmen gewesen? Wie sonst wäre Seine Vorladung im Erdteil Amerika und im dunklen Afrika gehört worden? Wie sonst hätte der Hahnenschrei des Himmels in die Ohren dringen können? Wie sonst hätten Indiens süße Papageien diesen Zucker kosten, wie hätten Iraks Nachtigallen ihren Jubel erheben können? Was sonst hätte Ost und West zum Tanze gebracht, wie hätte dieser Geheiligte Ort zum Thron der Schönheit Gottes werden können? Wie sonst hätte Sinai diesen lodernden Glanz erblicken, wie die Flamme der Wiederkunft jenen Berg schmücken können? Wie wäre das Heilige Land der Schönheit Gottes zum Schemel gemacht worden? Wie wäre das heilige Tal von TuváA62 zum Sitz überwältigender Gnade geworden, der geheiligte Ort, da Moses die Schuhe ablegte? Was sonst hätte den Himmelshauch durch das Tal der Heiligkeit getragen? Wie wären die süßen Lüfte aus den Gärten Abhás von den Bewohnern der Grünen Insel je wahrgenommen worden? Wie hätten sonst die Versprechen der Propheten, die frohen Botschaften der heiligen Seher vergangener Zeiten, die begeisternden Verheißungen der Manifestationen Gottes für diesen Heiligen Ort jemals erfüllt werden können?
Wie sonst hätte der Baum Anísá hier gepflanzt, des Testamentes Banner hier gehisst, der berauschende Kelch des Bündnisses an diese Lippen gesetzt werden können? All diese Segnungen und Gnadengaben, die Hauptwerkzeuge für die Verbreitung des Glaubens, sind durch den Spott der Unwissenden, die Gegnerschaft der Toren, den Starrsinn der Stumpfsinnigen, die Gewalt der Angreifer zustande gekommen. Anders hätte die Nachricht vom Kommen des Báb bis zum heutigen Tag noch nicht einmal die Nachbarländer erreicht. Deshalb sollten die Blindheit der Unwissenden, die Angriffe der Toren, die Feindseligkeit der Niederträchtigen, die Achtlosigkeit der Geistlichen, der Vorwurf des Unglaubens aus dem Munde der Gedankenlosen uns niemals betrüben. So handelten sie auch in vergangener Zeit. Dem wäre nicht so, wenn sie zu den Wissenden zählten. Sie aber sind umnachtet und kommen dem Verständnis dessen, was ihnen gesagt wird, nicht nahe.A63
So ziemt es dir, dem Spross aus Gottes Heiligem Baum, dem Zweig des mächtigen Stamms, wie es auch uns geziemt, durch die stärkende Gnade der Urewigen Schönheit – möge mein Leben ein Opfer für Seinen Heiligsten Schrein sein – mit der im Himmel entfachten Flamme zu lodern, damit wir von Pol zu Pol das Feuer der Liebe Gottes entzünden. Lass uns den großen, heiligen Baum des erhabenen Báb – möge mein Leben ein Opfer für Ihn sein – zum Vorbild nehmen. Wie Er lass uns die Brust entblößen für die Pfeile des Todeskampfes, wie Er unsere Herzen zu Zielscheiben für die Speere machen, die Gott uns bestimmt hat. Lass uns wie Kerzen niederbrennen, wie Motten lass uns die Flügel versengen, wie Lerchen unsere Klagerufe ausstoßen, wie Nachtigallen in Trauerlieder ausbrechen.
Wie Wolken lass uns Tränen vergießen, wie der flammende Blitz lass uns auflachen auf unserer Hetzjagd durch Ost und West. Bei Tag und bei Nacht lass uns nur daran denken, wie wir Gottes süße Düfte verbreiten. Lass uns nicht immer fortfahren in unseren Phantastereien und Illusionen, mit unserem unaufhörlichen Zergliedern und Interpretieren und Weiterverbreiten vielschichtiger Unsicherheiten und Zweifel. Lass uns alle selbstischen Gedanken beiseiteschieben; lass uns die Augen schließen für alles auf dieser Erde, lass uns weder bekanntmachen, was wir erdulden, noch uns über erlittenes Unrecht beklagen. Lass uns vielmehr unser eigenes Ich vergessen, und den Wein himmlischer Gnade trinkend, wollen wir unseren Jubel laut hinausrufen und uns in der Schönheit des Allherrlichen verlieren.
O du Afnán des göttlichen Lotosbaumes! Wir müssen uns alle darum bemühen, wie beladene Äste zu werden, die immer süßere, immer bekömmlichere Früchte tragen, so dass im Zweig die Wurzel weiterwirkt und der Teil mit dem Ganzen in Einklang steht. Es ist meine Hoffnung, dass wir durch die Freigebigkeit des Größten Namens und durch die Güte des Ersten Punktes – möge meine Seele für sie beide ein Opfer sein – Werkzeuge für die Verherrlichung von Gottes Wort auf der ganzen Welt werden, dass wir immerfort dem Ursprung unserer Sache dienen und über alle Menschen den Baldachin des wahren, heiligen Eifers für den Herrn ausspannen, dass wir über den Gefilden der Gnade die linden Lüfte wecken, die den Menschen die süßen Düfte aus Gottes Gärten zutragen, dass wir diese Erde zum Paradies Abhá machen, diese niedrige Welt in das Königreich des Himmels verwandeln.
Allen Dienern Gottes, ganz besonders den vom Glauben Entflammten, ward diese Aufgabe des Dienstes für den allmächtigen Gott wahrlich zuteil; aber die uns auferlegte Pflicht ist noch größer als die der anderen. Bei Gott suchen wir Gnade, Gunst und Kraft.
Aller Lob und Dank sei Ihm, der Gesegneten Schönheit, dass Er die Streitmacht Seines Reiches Abhá zum Kampfe ruft und uns Seine nie versagende Hilfe sendet, zuverlässig wie die aufgehenden Sterne. In jedem Winkel dieser Erde stützt Er diesen einsamen, auf sich gestellten Diener, in jedem Augenblick lässt Er mich um die Zeichen und Beweise Seiner Liebe wissen. Die ihrem eitlen Wahn anhangen, macht Er stumpf und starr, ehrlos vor hoch und niedrig. Wer Wahn und Launen nachläuft, den setzt Er dem Schimpf des Volkes aus; den Anmaßenden stellt Er an den Pranger. Die Freunde, die in ihrem Glauben wankend wurden, lässt Er zur Warnung werden für jedes offene Auge; die Führer der Wankelmütigen, gefangen in Eigenliebe, lässt Er in Eitelkeit ertrinken. Doch durch die Kraft Seiner Macht lässt Er diesen flügellahmen Vogel sich aufschwingen vor den Augen aller Erdenbewohner. Er zerschlägt die geschlossene Front der Empörer, den Heerscharen der Erlösung verleiht Er den Sieg, Er haucht den Herzen der im Bund und Testament Standhaften den Odem ewigen Lebens ein.
Gib die Grüße Abhás jedem Afnán weiter, der den Zweigen des Heiligen Baumes entsprossen ist. Die Herrlichkeit sei mit dir und allen Afnán, die dem Bündnis gläubig und treu verbunden sind.
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O du, der du standhaft im Bündnis bist! Dein Brief vom 9. September 1909 ist angekommen. Sei weder traurig noch verzweifelt über das, was geschehen ist. Dieses Unheil brach über dich als Wanderer auf dem Pfade Gottes herein; deshalb soll es dir Freude bringen. Wir wandten uns bereits früher schriftlich an die Freunde und erklärten ihnen auch mündlich, dass die Freunde im Westen zweifellos ihren Anteil an den Schicksalsschlägen der Freunde im Osten werden tragen müssen. Unvermeidlich werden auch sie, die sie auf dem Pfad Bahá’u’lláhs wandeln, zur Zielscheibe für die Verfolgung der Unterdrücker.
Bedenke, wie zu Beginn der christlichen Zeit die Apostel heimgesucht wurden, welche Qualen sie auf dem Pfad Christi erduldeten. Jeden Tag ihres Lebens dienten sie den Pharisäern als Zielscheibe für die Pfeile des Spottes, der Verleumdung und Beschimpfung. Sie trugen großes Ungemach, kamen ins Gefängnis, und die meisten von ihnen führten den süßen Kelch des Martyriums an die Lippen.
Nun müsst ihr gewiss ebenfalls in kleinem Umfang meine Teilhaber werden und euer Maß an Kummer und Prüfungen auf euch nehmen. Aber diese Stunden gehen vorüber, während bleibende Herrlichkeit und ewiges Leben unverändert bestehen. Mehr noch, dieses Leid führt zu großem Fortschritt.
Ich flehe zu Gott, dass du als Sein Ackerknecht den harten, steinigen Boden pflügst, wässerst und die Saat ausbringst – denn das wird zeigen, wie fähig der Bauer ist. Die lockere Erde, frei von Dorngestrüpp, kann jeder bestellen.
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O du Diener Gottes! Gräme dich nicht wegen der Heimsuchungen und Trübsale, die über dich gekommen sind. Alle Trübsale und Heimsuchungen werden dem Menschen zuteil, damit er diese sterbliche Welt verschmähe – eine Welt, der er sehr verhaftet ist. Wenn er schwere Prüfungen und Nöte erfährt, wird sein Wesen vor dieser Verhaftung zurückschrecken und sich nach dem ewigen Reiche sehnen – einem Reich, das über alle Heimsuchungen und Trübsale geheiligt ist. So ergeht es dem weisen Menschen. Er wird nie aus einem Becher trinken, der einen widerlichen Nachgeschmack hat, im Gegenteil, er wird den Becher reinen und klaren Wassers suchen. Er wird nicht den Honig kosten, der mit Gift gemischt ist.
Preise Gott, dass du versucht wurdest und eine solche Prüfung erfahren hast. Sei geduldig und dankbar. Wende dein Angesicht dem Reiche Gottes zu und strebe danach, barmherzig und erleuchtet zu werden, die Kennzeichen des Gottesreiches und des Herrn zu erlangen. Bemühe dich, gegen die Vergnügungen dieser Welt und ihre Bequemlichkeit gleichgültig zu werden, fest und standhaft im Bündnis zu bleiben und die Sache Gottes zu verkünden.
Darauf beruht die Erhöhung des Menschen, seine Herrlichkeit und sein Heil.
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O du, der du in den Hauch Gottes verliebt bist! Ich las den Brief, der deine Liebe zu Gott, dein unwiderstehliches Hingezogensein zu Seiner Schönheit laut hinausruft. Die wundersame Melodie dieses Briefes machte mir das Herz froh.
Mit meinem vorangegangenen Brief wollte ich dir sagen, dass wir uns Prüfungen und Trübsalen unterziehen müssen, wenn wir das Wort Gottes verherrlichen wollen, und dass es jeden Augenblick Ungemach, Kummer und Qualen gibt, wenn wir Ihn lieben.
Zunächst muss der Mensch diese Gottesurteile schätzen lernen; er muss sie bereitwillig annehmen und voll Eifer willkommen heißen; erst dann sollte er die Lehrarbeit für den Glauben beginnen und Gottes Wort verherrlichen.
In diesem Zustand wird er niemals entmutigt werden, einerlei was ihm in seiner Liebe zu Gott zustoßen sollte: Belästigung, Vorwurf, Verleumdung, Fluch, Misshandlung, Kerker, Tod. Seine Leidenschaft für die Göttliche Schönheit wird nur an Stärke gewinnen. Das war, was ich sagen wollte.
Wehe andererseits der elenden Seele, die Bequemlichkeit, Reichtümer und irdische Freuden sucht und dabei versäumt, an Gott zu denken! Denn für ‘Abdu’l-Bahá ist Trübsal auf dem Pfade Gottes nur Gunst und Gnade, und die Allherrliche Schönheit erklärt in einem Sendbrief: »Nie ging Ich an einem Baum vorbei, ohne dass Mein Herz ihn anredete und sprach: ›O würdest du doch in Meinem Namen gefällt und Mein Leib an dir gekreuzigt!‹«Q38 Das waren die Worte des Größten Namens. Das ist Sein Pfad. Das ist der Weg zu Seinem Reich der Macht.
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O ihr Aufrichtigen, ihr Sehnsüchtigen, die ihr wie von einem Magneten angezogen seid und euch erhoben habt, der Sache Gottes zu dienen, Sein Wort zu verherrlichen und Seine süßen Düfte überall zu verbreiten! Ich las euren vortrefflichen Brief, wunderschön im Stil, ausdrucksvoll in der Wortwahl, tief an Bedeutung, und ich pries Gott und dankte Ihm, dass Er euch zu Hilfe kommt und euch befähigt, Ihm in Seinem weiten Weinberg zu dienen.
Bald werden eure Angesichter strahlen im Widerschein eurer demütigen Bitten, eurer Andacht vor Gott, eurer Gebete zu Ihm und eurer selbstlosen Bescheidenheit in der Gegenwart der Freunde. Er wird eure Versammlung zu einem Magneten machen, der die lichten Strahlen göttlicher Bestätigung aus Seinem Reich der Herrlichkeit auf euch herniederzieht.
Es ist eure Pflicht, tief im Herzen nachzusinnen und Seine Worte zu bedenken, Ihn demütig anzurufen und in Seiner himmlischen Sache euer Selbst beiseitezulegen. Dies wird euch zu Zeichen der Führung für die ganze Menschheit machen, zu strahlenden Sternen, die vom allhöchsten Horizont scheinen, zu mächtigen Bäumen im Paradies Abhá.
Wisset, dass ‘Abdu’l-Bahá in immerwährender Freude lebt. In diesem entlegenen Gefängnis zu wohnen, bedeutet mir größte Freude. Beim Leben Bahás! Dieses Gefängnis ist mein himmlisches Paradies, mein ersehntes Ziel, Trost meiner Brust, die Seligkeit meines Herzens; es ist meine Zuflucht, mein Schutz, mein Asyl, mein sicherer Hafen, und in diesem Gefängnis frohlocke ich inmitten der himmlischen Heerscharen.
Freut euch meiner Knechtschaft, o ihr Freunde Gottes, denn sie sät den Samen der Freiheit; freut euch meiner Kerkerhaft, denn sie ist der Quell der Erlösung; seid froh über meine Mühe und Plage, denn sie führen zu ewigem Behagen. Bei Gott, dem Herrn! Nicht für den Thron der ganzen Welt würde ich dieses Gefängnis tauschen, nicht für Vergnügen und Kurzweil in all den lieblichen Gärten auf Erden will ich diese Haft aufgeben. Es ist meine Hoffnung, dass ich durch die reiche Güte des Herrn, durch Seine Freigebigkeit und Gnade auf Seinem Pfade den Galgen ziere, dass mein Herz zur Zielscheibe werde für tausend Kugeln, dass ich in die Meerestiefen versenkt oder im Wüstensand dem Verschmachten preisgegeben werde. Danach sehne ich mich am meisten, das ist mein höchstes Verlangen; es erquickt meine Seele, ist Balsam für meine Brust, der Trost meiner Augen.
Und ihr, o ihr Geliebten Gottes, macht eure Schritte sicher in Seiner Sache mit so festem Entschluss, dass ihr nicht erschüttert werdet, selbst wenn die schrecklichsten Trübsale die Welt bestürmen. Lasst euch unter keinen Umständen und durch nichts verwirren. Seid fest verankert wie die hohen Berge, seid Sterne, die am Horizont des Lebens aufleuchten, strahlende Lichter in den Versammlungen der Einheit, bescheidene, demütige Seelen in der Gegenwart der Freunde, unschuldig in eurem Herzen. Seid Sinnbilder der Führung und Leuchten der Frömmigkeit, losgelöst von der Welt, fest an den sicheren, starken Griff geklammert, den Geist des Lebens verbreitend, geborgen in der Arche der Erlösung. Seid Morgenstrahlen der Freigebigkeit, Dämmerorte der Geheimnisse des Seins, Stätten, aus denen die Erleuchtung steigt, Aufgangsorte des Strahlenglanzes; seid Seelen, denen der Heilige Geist Kraft verleiht, den Herrn innig liebend, gelöst von allem außer Ihm, geheiligt über die Wesenszüge des Menschlichen, geschmückt mit den Eigenschaften der Engel im Himmel, so dass ihr in dieser neuen Zeit, diesem wundervollen Jahrhundert, den höchsten Segen erlanget.
Beim Leben Bahás! Nur wer losgelöst ist von der Welt, wird diese Gnadenfülle erlangen, nur wer gefangen ist in Gottes Liebe, frei von Leidenschaft, frei vom Ich, seinem Gott in jeder Hinsicht treu, bescheiden, demütig, nur wer flehentlich unter Tränen darum bittet und völlig ergeben ist in der Gegenwart des Herrn.
200
O meine geistig Geliebten! Zu einer Zeit, da hoch ein Meer von Prüfungen und Leiden brandete und seine Wellen bis zum Himmel warf, da ganze Scharen uns angriffen und die Tyrannen uns drückendes Unrecht zufügten – zu einer solchen Zeit waren einige darauf aus, uns zu verleumden. Sie taten sich mit unserem lieblosen Bruder zusammen, brachten eine Abhandlung voll lügnerischer Anschuldigungen heraus und erhoben Anklagen und Verleumdungen gegen uns.
Auf diese Weise alarmierten sie die Regierungsbehörden und brachten sie durcheinander. Es ist deutlich zu sehen, wie sich daraufhin die Lage dieses Gefangenen in der verfallenen Festung entwickelte, welch schreckliches Unrecht und Unheil angerichtet wurde, schlimmer als es Worte ausdrücken können. Trotz allem blieb dieser heimatlose Gefangene innerlich sicher und ruhig, im Vertrauen auf den unvergleichlichen Herrn, voll Sehnsucht nach all den Leiden, die auf dem Pfade der Gottesliebe zu bestehen sein mögen. Denn des Hasses Pfeile sind in unseren Augen wie ein Perlenband als Geschenk von Ihm, und tödliches Gift ist wie ein Heiltrank.
In dieser Lage befanden wir uns, als uns ein Brief der amerikanischen FreundeA64 erreichte. Sie hatten sich geschworen, so schrieben sie, in allen Dingen einig zu bleiben. Die Unterzeichnenden hatten allesamt gelobt, auf dem Pfade der Liebe Gottes Opfer zu bringen, um ewiges Leben zu gewinnen. In dem Augenblick, als dieser Brief mit all den Unterschriften am Ende verlesen wurde, überkam ‘Abdu’l-Bahá so große Freude, dass keine Feder sie zu beschreiben vermag. Er dankte Gott, dass sich dortzulande Freunde erhoben haben, die in vollkommener Eintracht zusammenleben wollen, in der schönsten Gemeinschaft, in voller Übereinstimmung, eng miteinander verbunden und vereint in ihren Bemühungen.
Je mehr ihr an dieser Übereinkunft festhaltet, desto glücklicher und gedeihlicher wird sich alles gestalten; denn dieser Bund zieht Gottes Bestätigungen auf sich. Hoffen die Liebenden Gottes auf die Gnade, die himmlischen Heerscharen zu Freunden zu gewinnen, so müssen sie alles in ihrer Macht Stehende tun, diese Übereinkunft zu stärken; denn eine solche Verbindung der Bruderschaft und Einigkeit bedeutet, den Baum des Lebens zu bewässern: Sie ist das ewige Leben.
O ihr, die ihr Gott liebt! Macht eure Schritte fest. Erfüllt das Versprechen, das ihr einander gabt. Schreitet einträchtig voran, damit ihr den süßen Duft der Gottesliebe verbreitet und Seine Lehren aufrichtet, bis ihr dem Leichnam dieser Welt eine Seele einhaucht und im Reich des Stoffes wie des Geistes jedem Kranken wahre Heilung bringt.
O ihr, die ihr Gott liebt! Die Welt gleicht einem Menschen, der krank und schwach ist, dessen Augen nichts mehr sehen und dessen Ohren taub wurden. Seine ganze Kraft ist zerstört und verbraucht. Deshalb müssen die Freunde Gottes fähige Ärzte sein, die diesen Kranken nach den heiligen Lehren pflegen, bis er wieder gesund ist. So Gott will, wird die Welt genesen und auf Dauer heil bleiben. Ihre erschöpften Fähigkeiten werden wiederhergestellt, ihr Leib wird solche Lebenskraft und Frische annehmen, dass er in heiterer Anmut erstrahlt.
Das erste Heilmittel ist, das Volk rechtzuleiten, so dass es sich Gott zuwendet, auf Seinen Rat hört und alsdann mit hörenden Ohren und sehenden Augen voranschreitet. Hat man den Menschen diesen rasch wirkenden Trunk verabreicht, dann muss man sie nach den Lehren dazu führen, sich die Eigenschaften und Verhaltensweisen der himmlischen Heerscharen anzueignen, und muss sie ermutigen, die Gnadengaben des Reiches Abhá zu suchen. Sie müssen die letzte Spur von Hass und Groll aus ihren Herzen tilgen und sich anschicken, wahrhaftig und ehrlich zu sein, versöhnungsbereit und liebevoll gegenüber allen Menschen, damit sich Ost und West wie zwei Liebende umschlungen halten, Hass und Feindseligkeit von dieser Erde verschwinden und an ihrer Statt der Weltfriede fest verwurzelt wird.
O ihr, die ihr Gott liebt! Seid freundlich zu allen Völkern, kümmert euch um jeden Menschen, tut, was ihr könnt, um die Herzen und Gemüter der Menschen zu läutern, und bemüht euch, jede Seele zu erfreuen. Seid für jede Au ein Regenschauer der Gnade, für jeden Baum das Wasser des Lebens, seid wie süßer Moschus für den Sinn der Menschen, und für die Kranken seid eine frische, belebende Brise. Seid schmackhaftes Wasser für alle Dürstenden, ein behutsamer Führer für alle, die ihren Weg verloren haben; seid den Waisen Vater und Mutter, den Alten liebevolle Söhne und Töchter, ein reicher Schatz den Armen. Erachtet Liebe und Brüderlichkeit als des Himmels Wonnen, Feindseligkeit und Hass als Höllenqual.
Verwöhnt euren Leib nicht mit Ruhe, sondern arbeitet mit ganzer Seele, und aus vollem Herzen ruft und bittet Gott, dass Er euch Seine Hilfe und Gnade gewähre. So verwandelt ihr diese Welt in das Paradies Abhá, diesen Erdball in den Paradeplatz für das Reich der Höhe. Wenn ihr nur die Mühe auf euch nehmt, wird diese Pracht sicherlich leuchten, diese Wolken der Barmherzigkeit werden ihren Regen verströmen, diese lebenspendenden Winde werden sich erheben und wehen, dieser süßduftende Moschus wird sich allenthalben verbreiten.
O ihr, die ihr Gott liebt! Denkt nicht weiter darüber nach, was an diesem heiligen Ort noch geschehen mag, und seid in keiner Weise beunruhigt. Was immer geschieht, gereicht zum besten; denn Leid ist nur der innerste Kern der Gnadengabe, Sorge und Plage sind lautere Barmherzigkeit, Schmerz ist Seelenfrieden, und ein Opfer zu bringen, bedeutet, ein Geschenk zu empfangen. Was auch immer geschehen wird, es kommt aus Gottes Gnade.
Richtet euren Blick deshalb auf eure eigenen Aufgaben: Führt das Volk und erzieht es auf den Wegen ‘Abdu’l-Bahás. Überbringt der Menschheit diese frohe Botschaft aus dem Reich Abhá. Rastet weder bei Tag noch bei Nacht. Sucht keinen Augenblick der Ruhe. Bemüht euch mit ganzer Kraft und bringt den Menschen diese frohe Botschaft zu Gehör. In eurer Liebe zu Gott und eurer Bindung an ‘Abdu’l-Bahá nehmt jede Drangsal, jede Sorge auf euch. Erduldet des Angreifers Hohn, nehmt des Feindes Vorwurf hin. Folgt den Fußstapfen ‘Abdu’l-Bahás auf dem Pfade der Schönheit Abhá und sehnt euch jeden Augenblick danach, euer Leben hinzugeben. Strahlt wie die Sonne, seid ruhelos wie das Meer, vergießt wie die Wolken des Himmels Leben über Feld und Flur, und den Aprilwinden gleich blast Frische durch den Menschenwald und bringt ihn zum Blühen.
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O du, die Gottes Liebe mitreißt! Die Sonne der Wahrheit ist über dem Horizont dieser Welt aufgegangen und wirft ihre Lichtstrahlen der Führung hernieder. Die ewige Gnade wird nie unterbrochen, und eine Frucht dieser ewigen Gnade ist der Weltfrieden. Sei deshalb gewiss: In diesem Zeitalter des Geistes wird das Reich des Friedens sein Königszelt auf den Gipfeln der Welt errichten. Das Gebot des Friedefürsten wird die Adern und die Nerven jedes Volkes so beherrschen, dass es alle Nationen auf Erden in Seinen schützenden Schatten zieht. An den Quellen der Liebe, der Wahrheit und der Einheit wird der wahre Hirte Seine Schafe tränken.
O du Dienerin Gottes! Der Friede muss zuerst unter den einzelnen Menschen gestiftet werden, bis er schließlich zum Frieden unter den Nationen führt. O ihr Bahá’í! Strebt deshalb mit ganzer Kraft danach, durch die Macht des Gotteswortes echte Liebe, geistige Gemeinschaft und dauerhafte Bande zwischen den Menschen zu schaffen. Das ist eure Aufgabe.
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O ihr Liebenden der Wahrheit, ihr Diener der Menschheit! Herrliche Düfte strömten aus den Blüten eurer Gedanken und Hoffnungen. Deshalb treibt mich ein tiefes Pflichtgefühl, diese Worte niederzuschreiben.
Ihr seht, wie diese Welt in sich zerstritten ist, wie viele Länder rot sind von Blut, wie ihr Staub zu Klumpen gebacken ist mit geronnenem Menschenblut. Die Feuer des Streites lodern so hoch, dass zu keiner früheren Zeit, weder im Mittelalter noch in der Neuzeit, jemals ein so grauenhafter Krieg herrschte, ein Krieg, der die Schädel der Menschen zermalmt wie Mühlsteine das Korn. Noch viel schrecklicher, denn reiche Länder fielen in Schutt und Asche, ganze Städte wurden dem Erdboden gleichgemacht, viele blühende Dörfer sind jetzt Ruinen. Väter verloren ihre Söhne und Söhne ihre Väter, Mütter zerfließen in Tränen über ihre toten Kinder, Kinder wurden zu Waisen, Frauen irren vertrieben und heimatlos umher. In jeder Hinsicht ist die Menschheit tief gesunken. Laut gellen die Schreie vaterloser Kinder, laut die schmerzerfüllten Stimmen der Mütter zum Himmel.
Der Nährboden all dieser Tragödien ist das Vorurteil: das Vorurteil der Rasse und Nation, der Religion, der politischen Meinung; und die Wurzel des Vorurteils ist die blinde Nachahmung der Vergangenheit – die Nachahmung in der Religion, bei Einstellungen zu anderen Rassen, bei nationalen Vorlieben, in der Politik. Solange dieses Nachäffen der Vergangenheit anhält, werden die Grundlagen der Gesellschaftsordnung in alle Winde verweht, und die Menschheit wird ständig den schrecklichsten Gefahren ausgesetzt sein.
Ist es heutzutage, in unserem erleuchteten Zeitalter, da vormals unbekannte Wirklichkeiten aufgedeckt und die Geheimnisse der Schöpfung dem Menschen enthüllt sind, da der Morgen der Wahrheit angebrochen ist und die Welt erleuchtet hat – ist es da überhaupt statthaft, dass die Menschen einen so fürchterlichen Krieg führen, der die Menschheit ins Verderben stürzt? Nein, bei Gott, dem Herrn!
Jesus Christus rief die ganze Menschheit zu Freundschaft und Frieden auf. Zu Petrus sprach Er: »Stecke dein Schwert in die Scheide.«Q39 Das war das Gebot und der Rat Christi, des Herrn; und doch haben heutzutage alle Christen ihre Schwerter aus der Scheide gezogen. Wie groß ist der Widerspruch zwischen solchem Tun und dem klaren Wortlaut des Evangeliums!
Vor sechzig Jahren erhob sich Bahá’u’lláh wie die Sonne über Persien. Er erklärte, dass die Himmel der Welt verdunkelt sind, dass dieses Dunkel Unheil verkündet und schreckliche Kriege bevorstehen. Aus dem Gefängnis von ‘Akká wandte Er sich an den deutschen Kaiser in deutlicher Sprache und sagte ihm, dass ein großer Krieg bevorstehe und seine Stadt Berlin in Jammern und Wehklagen ausbrechen werde. So schrieb Er auch an den türkischen Herrscher, obwohl Er selbst ein Opfer dieses Sulṭáns, ein Gefangener in dessen Gefängnis war; Er war in der Festung ‘Akká eingekerkert. Klar führte Er aus, dass Konstantinopel von einem plötzlichen, radikalen Umschwung überrascht würde, so heftig, dass die Frauen und Kinder der Stadt jammern und laut klagen würden. Kurz gesagt, solche Worte richtete Er an alle Monarchen und Präsidenten, und alles ereignete sich genauso, wie Er vorhersagte.
Aus Seiner machtvollen Feder ergingen vielseitige Lehren, wie Krieg zu verhindern sei; diese Lehren wurden überallhin verbreitet.
Die erste Lehre ist das unabhängige Forschen nach der Wahrheit; denn blinde Nachahmung des Vergangenen lässt den Geist verkümmern. Sobald aber jede Seele nach der Wahrheit forscht, ist die Gesellschaft befreit vom Dunkel des ständigen Wiederholens der Vergangenheit.
Sein zweites Prinzip ist die Einheit der Menschheit: Alle Menschen sind Gottes Herde, und Gott ist ihr liebender Hirte, der zärtlich für alle sorgt, ohne den einen oder anderen vorzuziehen. »Keinen Unterschied kannst du sehen in der Schöpfung des Gottes der Barmherzigkeit.«Q40 Alle sind Seine Diener, alle erbitten Seine Gnade.
Seine dritte Lehre ist, dass die Religion eine mächtige Feste ist, dass sie aber Liebe hervorbringen muss, nicht Böswilligkeit und Hass. Führt sie zu Bosheit, Groll und Hass, so hat sie keinerlei Wert. Denn die Religion ist ein Heilmittel; wenn aber das Heilmittel krank macht, lässt man es besser weg. Noch einmal zu den religiösen, rassischen, nationalen und politischen Voreingenommenheiten: Alle diese Vorurteile treffen menschliches Leben an der Wurzel. Sie alle ziehen Blutvergießen nach sich, sie zerstören die Welt. Solange diese Vorurteile bestehen, wird es beständig schreckliche Kriege geben.
Um diesen Zustand zu heilen, brauchen wir den Weltfrieden, und um ihn zustandezubringen, muss ein höchster Gerichtshof, in welchem alle Regierungen und Völker vertreten sind, errichtet werden. Nationale wie internationale Streitfragen müssen ihm unterbreitet werden, und alle müssen die Entscheidungen dieses Gerichtshofes durchführen. Sollte eine Regierung oder ein Volk nicht gehorchen, so lasst die ganze Welt sich gegen diese Regierung oder dieses Volk erheben.
Eine weitere Lehre Bahá’u’lláhs ist die Gleichheit von Mann und Frau und ihre völlige Gleichberechtigung. Es gibt noch viele ähnliche Grundsätze. Bereits heute ist offensichtlich, dass diese Lehren Leben und Seele der Welt sind.
O ihr Diener des Menschengeschlechts! Strebt aus ganzem Herzen danach, die Menschheit zu erlösen von den dunklen Vorurteilen, die den menschlichen Lebensumständen und der Naturwelt angehören, damit die Menschenwelt ihren Weg in das Licht der Welt Gottes finde.
Preis sei Ihm! Ihr kennt die vielfältigen Gesetze, Institutionen und Grundsätze der Welt. Nur die göttlichen Lehren können heutzutage den Frieden und die Ruhe der Menschheit sichern. Ohne diese Lehren hört das Dunkel nicht auf, werden die chronischen Krankheiten nie geheilt. Nein, sie werden sich von Tag zu Tag verschlimmern. Der Balkan wird unzufrieden bleiben. Seine Ruhelosigkeit wird wachsen. Die besiegten Mächte werden weiterwühlen. Sie werden zu jedem Mittel greifen, die Flamme des Krieges wieder zu entzünden. Neugeschaffene Bewegungen von weltweiter Bedeutung werden alle Kräfte für den Fortschritt ihrer Pläne aufbieten. Die Bewegung der Linken wird große Bedeutung erlangen. Ihr Einfluss wird sich ausbreiten.
Bemüht euch deshalb mit Gottes Hilfe, erleuchtetem Verstand, mit Herz und Hand, mit einer Kraft, die aus dem Himmel geboren ist, dass ihr Gottes Gnadengabe für die Menschen werdet und der ganzen Menschheit Frieden und Wohlfahrt bringt.
203
O du, der du den Bund Gottes innig liebst! Die Gesegnete Schönheit hat diesem Diener prophezeit, dass sich Seelen erheben werden, die wahre Verkörperungen der Führung sind, Banner der himmlischen Heerscharen, Fackeln der Einheit Gottes und Sterne Seiner reinen Wahrheit, strahlend in den Himmeln, wo Gott allein regiert. Sie werden die Blinden sehend und die Tauben hörend machen; sie werden die Toten zum Leben erwecken. Allen Völkern der Erde werden sie entgegentreten und ihre Sache mit den Beweisen des Herrn der sieben Sphären vertreten.
Ich hoffe, dass Er in Seiner Güte diese Seelen bald erwecken wird, auf dass Seine Sache erhöht werde. Der Magnet, der diese Gnade anziehen wird, ist Festigkeit im Bündnis. Danke du Gott, dass du der Festeste der Festen bist.
O mein Gott! Hilf Du Deinem Diener, das Wort zu erhöhen und zu widerlegen, was falsch und eitel ist, die Wahrheit fest zu begründen, die heiligen Verse überallhin zu verbreiten, die Herrlichkeit zu enthüllen und das Morgenlicht in den Herzen der Rechtschaffenen anbrechen zu lassen.
Du bist wahrlich der Großmütige, der Vergebende.
204
O Phönix aus der unsterblichen Flamme, die im geheiligten Baume brennt! Bahá’u’lláh – mögen mein Leben, meine Seele, mein Geist Opfer für Seine demütigen Diener sein – hat in Seinen letzten Tagen auf Erden eindrücklich verheißen, die Gnadenströme Gottes und die hilfreiche Unterstützung aus Seinem Reich in der Höhe werden dazu führen, dass sich Seelen erheben und heilige Wesen erscheinen, die sternengleich das Himmelszelt göttlicher Führung schmücken, den Tagesanbruch der liebevollen Güte und Gnadengaben erleuchten, die Zeichen der Einheit Gottes offenbaren, Seelen, die mit dem Licht der Heiligkeit und Reinheit strahlen, ihr volles Maß göttlicher Eingebung empfangen, hoch die heilige Fackel des Glaubens recken, fest stehen wie der Fels und unverrückbar wie der Berg und wachsen, um Leuchten in den Himmeln Seiner Offenbarung zu werden, breite Kanäle Seiner Gnade, Werkzeuge für die Segnungen von Gottes wohltätiger Fürsorge, Herolde, die den Namen des einen wahren Gottes ausrufen, und Bauleute an der Welt größtem Ordnungsgefüge.
Unablässig werden sie Tag und Nacht tätig sein, weder Prüfung noch Schmerz achten, keinen Aufschub in ihren Anstrengungen dulden, keine Ruhe suchen, Wohlstand und Behagen verschmähen und losgelöst und unbefleckt jeden flüchtigen Augenblick ihres Lebens der Verbreitung der Düfte Gottes, der Verherrlichung Seines heiligen Wortes weihen. Himmlische Freude wird ihr Angesicht ausstrahlen, und ihr Herz wird von Frohlocken erfüllt sein. Ihre Seelen werden erleuchtet sein, ihre Grundlagen fest verankert. In alle Welt hin werden sie sich zerstreuen, durch alle Regionen werden sie reisen. Ihre Stimme werden sie in jeder Versammlung erheben, jede Zusammenkunft werden sie schmücken und beleben. In jeder Sprache werden sie reden und alle verborgenen Bedeutungen erklären. Die Geheimnisse des Reiches Gottes werden sie offenbaren und jedem Menschen die Zeichen Gottes enthüllen. Wie helle Kerzen werden sie im Herzen jeder Versammlung brennen, wie Sterne von allen Horizonten strahlen. Die linden Lüfte aus den Gärten ihrer Herzen werden die Seelen der Menschen erwecken und durchduften, und die Enthüllungen ihres Geistes werden wie Regenschauer die Völker und Nationen der Welt neu beleben.
Ich warte, ich warte voll Ungeduld auf das Erscheinen dieser Heiligen. Wie lange werden sie noch säumen? Mein Gebet, meine flehende Bitte des Abends und des Morgens ist, diese strahlenden Sterne mögen bald ihren Glanz über die Welt ergießen, ihr gesegnetes Angesicht möge sterblichen Augen entschleiert werden, die Heerscharen göttlichen Beistands mögen ihren Sieg sichern, und die Wogen der Gnade, die aus Seinen himmlischen Meeren steigen, mögen sich über die ganze Menschheit ergießen. Betet auch ihr und fleht zu Ihm, dass durch die helfende Gunst der Altehrwürdigen Schönheit diese Seelen den Augen der Welt enthüllt werden.
Die Herrlichkeit Gottes sei mit dir und mit dem, dessen Antlitz von diesem ewigen Licht aus Seinem Reiche der Herrlichkeit erleuchtet ist.
205
O ihr verehrten Seelen! Die fortgesetzte Nachahmung veralteter, überlebter Gewohnheiten machte die Welt finster wie die schwarze Nacht. Die Grundlagen der göttlichen Lehren gingen dem Gedächtnis verloren; ihr Herz und Mark gerieten ganz und gar in Vergessenheit; die Menschen hielten sich an die Schalen. Die Nationen waren in einen jämmerlichen Zustand verfallen, wie zerrissene, längst abgetragene Kleider.
Aus dieser schwarzen Finsternis dämmerten die Lehren Bahá’u’lláhs wie der Morgenglanz. Er legte der Welt ein neues, lichtes Gewand an, und dieses neue Gewand sind die Grundsätze, die von Gott herniederkamen.
Jetzt ist das neue Zeitalter angebrochen, die Schöpfung wiedergeboren. Die Menschheit ist zu neuem Leben erwacht. Der Herbst ist vorüber, der belebende Frühling ist gekommen. Alles ist neu gemacht. Künste und Gewerbe sind wiedergeboren, es gibt neue Entdeckungen in der Wissenschaft und neue Erfindungen. Selbst Einzelheiten des täglichen Lebens, wie Bekleidung und persönliche Habe – sogar Waffen: Alles dies wurde gleichfalls erneuert. Die Gesetze und Verfahren jeder Regierung wurden überarbeitet. Erneuerung ist an der Tagesordnung.
Und all dieses Neue hat seinen Ursprung in den frischen Ausgießungen wundersamer Gunst und Gnade vom Herrn des Gottesreiches. Sie haben die Welt erneuert. Deshalb müssen die Menschen gänzlich frei werden von ihren alten Denkmustern, so dass sie ihre ganze Aufmerksamkeit auf diese neuen Grundsätze richten können, sind sie doch das Licht des Zeitalters und sein wahrer Geist.
Solange diese Lehren nicht wirksam unter den Menschen verbreitet sind, solange die alten Bahnen und Konzepte nicht verlassen und vergessen sind, wird die Welt des Seins keinen Frieden finden, geschweige denn die Vollkommenheiten des Himmelreichs widerspiegeln. Bemüht euch aus ganzem Herzen, die Achtlosen bewusst zu machen, die Schlafenden zu wecken, den Unwissenden Erkenntnis zu bringen, die Blinden sehend, die Tauben hörend zu machen und die Toten dem Leben zurückzugeben.
Ihr müsst eine solche Kraft und Beharrlichkeit zeigen, dass alle Beobachter staunen. Die Bestätigungen des Gottesreiches sind mit euch. Auf euch sei die Herrlichkeit des Allherrlichen.
206
Gepriesen sei Er, der das Dunkel zerrissen und die Nacht vertrieben, die Hüllen beseitigt und die Schleier entfernt hat, dessen Licht daraufhin erstrahlte, dessen Zeichen und Beweise verbreitet und dessen Geheimnisse aufgedeckt sind. Daraufhin teilten sich Seine Wolken, überschütteten die Erde mit Seinen Segnungen und Gnadengaben, machten mit ihrem Regen alle Dinge süß und saftig, ließen das frische Grün der Erkenntnis und die Hyazinthen der Gewissheit sprießen und vor Freude erzittern, bis die ganze Welt vom Duft Seiner Heiligkeit erfüllt war.
Gruß und Preis, Segen und Ruhm seien auf den göttlichen Wirklichkeiten, den heiligen Anemonen, die aus dieser höchsten Gnadengabe hervorkamen, dieser überströmenden Gunst, brausend wie ein brandendes Meer der Geschenke und Segnungen, das seine Wogen hoch in den Himmel wirft.
O Gott, mein Gott! Preis sei Dir, da Du das Feuer göttlicher Liebe im Heiligen Baum auf den Gipfeln des erhabensten Berges entzündet hast: jenem Baum, der »weder des Ostens noch des Westens ist«Q41, und jenes Feuer, das lichterloh brannte, bis seine Flamme die himmlischen Heerscharen erreichte, bis jene Wirklichkeiten das Licht der Führung daraus einfingen und ausriefen: »Wahrlich, wir gewahrten ein Feuer am Hang des Berges Sinai.«Q42
O Gott, mein Gott! Lass dieses Feuer wachsen Tag für Tag, bis seine Glut die ganze Erde bewegt. O Du mein Herr! Entzünde das Licht Deiner Liebe in jedem Herzen, hauche den Geist Deiner Erkenntnis den Menschen in die Seele und weite ihnen die Brust mit den Versen Deiner Einheit. Rufe die ins Leben zurück, die in ihren Gräbern wohnen, warne Du die Hoffärtigen, lass weltweit Glückseligkeit herrschen, sende Deine kristallklaren Wasser hernieder, und in der Versammlung offenbaren Strahlenglanzes lass den Kelch kreisen, der »gemischt ist an der Kampferquelle«Q43.
Wahrlich, Du bist der Gebende, der Verzeihende, der Ewigschenkende. Wahrlich, Du bist der Barmherzige, der Mitleidvolle.
O ihr Geliebten Gottes! Der Kelch himmlischen Weines quillt über, der Festsaal des Gottesbundes strahlt in feierlichem Lichterglanz, der Morgen allen Segens bricht an, sanft wehen die Winde der Gnade, und aus der unsichtbaren Welt kommt frohe Botschaft über reiche Gnadengaben. Auf blumengeschmückten Auen hat die göttliche Frühlingszeit ihre Zelte aufgeschlagen, und die geistig Gesinnten atmen die süßen Düfte aus dem Saba des Geistes, die der Ostwind zu ihnen trägt. Da flötet die mystische Nachtigall ihre Lieder, und Knospen tiefer Bedeutung brechen auf zu zarten, anmutigen Blüten. Die Lerchen des Feldes sind die Festmusikanten; hoch heben sie ihre wundersamen Stimmen und singen nach den Weisen der himmlischen Heerscharen: »Selig seid ihr! Frohe Botschaft! Frohe Botschaft!« Und sie drängen alle Zecher im Paradies Abhá, sich satt zu trinken. Auf dem Himmelsbaum halten sie lange Reden und stoßen ihre heiligen Rufe aus, damit die verwelkten Seelen in der Wüste der Achtlosigkeit und die Dahingeschwundenen im Sande der Gleichgültigkeit pulsierendes Leben gewinnen und sich einfinden bei den Festen und Lustbarkeiten Gottes, des Herrn.
Gelobt sei Er! Der Ruhm Seiner Sache erreicht Ost und West, die Nachricht von der Schönheit Abhá und ihrer Macht belebt Nord und Süd. Nah und fern ertönt jener Ruf vom amerikanischen Erdteil, ein Chorgesang der Heiligkeit steigt auf zu den Scharen der Höhe: »Yá Bahá’u’l-Abhá!« Jetzt ist der Osten erleuchtet in Herrlichkeit, der Westen duftet süß nach Rosen, die ganze Erde riecht nach Ambra, und die Winde, die über den Heiligen Schrein wehen, sind mit Moschus beladen. Bald werdet ihr sehen, wie die dunkelsten Länder hell erstrahlen, wie die Erdteile Europa und Afrika in Blumengärten, in Haine mit blühenden Bäumen verwandelt sind.
Weil aber diese Sonne in Persien aufging und vom Orient aus den Westen beschien, ist es unsere liebste Hoffnung, dass die Flammen der Liebesglut dortzulande noch heftiger lodern und der Strahlenglanz dieses heiligen Glaubens noch stärker leuchte. Möge der Aufruhr um die Sache Gottes dieses Land in seinen Grundmauern erschüttern, möge die geistige Kraft Seines Wortes sich solcherart offenbaren, dass der Írán zum Kern und Brennpunkt der Wohlfahrt und des Friedens wird. Mögen Rechtschaffenheit und Versöhnungsbereitschaft, Liebe und Vertrauen vom Írán ausgehen und allen auf Erden Unsterblichkeit verleihen. Möge der Írán die Banner der Staatsordnung, der reinsten Geistigkeit und des Weltfriedens auf die höchsten Gipfel pflanzen.
O ihr Geliebten Gottes! In der Bahá’í-Sendung ist die Sache Gottes reiner, unvermischter Geist. Seine Sache gehört nicht der Welt des Stoffes an. Sie steht nicht für Streit und Krieg, stiftet kein Unheil und bereitet keine Schande. Sie wünscht weder Zank mit anderen Glaubensbekenntnissen noch Hader mit den Nationen. Ihre einzige Heeresmacht ist die Gottesliebe, ihre einzige Freude der klare Wein Seiner Erkenntnis, ihr einziger Kampf die Darlegung der Wahrheit, ihr einziger Kreuzzug geht gegen das beharrende Selbst, die bösen Einflüsterungen des Menschenherzens. Ihr Sieg ist Unterwerfung und Ergebung, und Selbstlosigkeit ist ihre ewige Herrlichkeit. Kurz gesagt, die Sache Gottes ist Geist über Geist: – Nur in der Not – tritt du die Natter tot, – zu jeder Zeit erspar’ dem andern Leid – Sei stets bereit, – die Ameis’ selbst zu schützen; – um wie viel mehr sollst du dem Bruder nützen!
Lasst euer ganzes Streben dahin gehen, für jede Menschenseele, bekannt oder fremd, Gegner oder Mitstreiter, der Quell des Lebens und der Unsterblichkeit, des Friedens, des Wohlergehens und der Freude zu werden. Schaut nicht auf die Lauterkeit oder Unlauterkeit des Charakters; schaut auf die allumfassende Barmherzigkeit des Herrn, auf das Licht Seiner Gnade, das die ganze Erde mit allen, die darin wohnen, umschließt, auf die Fülle Seiner Freigebigkeit, in die alle eingetaucht sind, die Weisen wie die Unwissenden. An der Tafel Seiner Gunst sitzen Fremde und Freunde. Wie der Gläubige, so schöpft auch der Leugner, der sich von Gott abwendet, mit beiden Händen den Trank aus dem Meer Seines Segens.
Es ziemt den Geliebten des Herrn, Zeichen und Beweise Seiner allumfassenden Barmherzigkeit zu sein, Verkörperungen Seiner alles überragenden Gnade. Wie die Sonne sollen sie ihre Strahlen auf Gärten wie Schutthalden werfen, wie die Frühlingswolken ihren Regenschauer vergießen auf Blumen und Dornen. Lasst sie nur nach Liebe und Treue streben, lasst sie den Pfad der Unfreundlichkeit meiden, lasst ihre Rede beschränkt sein auf die Geheimnisse der Freundschaft und des Friedens. Das sind die Merkmale der Rechtschaffenen, das ist das Erkennungszeichen der Diener an Seiner Schwelle.
Die Schönheit Abhá erduldete die qualvollsten Trübsale. Er trug Pein und Unglück ohne Grenzen. Keinen Augenblick lebte Er in Frieden, keinen Atemzug lang fand Er Erleichterung. Heimatlos zog Er durch den Wüstensand und über Berghänge. Er war eingekerkert in einer Festung, einer Gefängniszelle. Aber für Ihn war Seine armselige Strohmatte ein unvergänglicher Thron der Herrlichkeit, Seine schweren Ketten waren Ihm Herrschergeschmeide. Tag und Nacht lebte Er unter einem sausenden Schwert, und jeden Augenblick war Er bereit, den Kreuzestod zu sterben. Er ertrug das alles, um die Welt zu läutern, um sie zu schmücken mit der sanften Gnade Gottes, des Herrn, um sie zu befrieden, um Kampf und Streit zu bannen, die Lanze und das scharfe Schwert gegen liebende Bruderschaft zu tauschen, Bosheit und Krieg in Sicherheit, Sanftmut und Liebe zu verwandeln, bis die Schlachtfelder des Hasses und des Zorns Gärten der Freude werden und dort, wo einst Heere blutig aufeinanderprallten, duftende Lustgärten entstehen, bis alle Kriegsführung als Schande gilt, jede Anwendung von Waffengewalt als widerliche Krankheit, gemieden von jedem Volk, bis der Weltfriede seine Zelte auf den höchsten Bergen errichtet und der Krieg auf ewig von der Erde verschwindet.
Deshalb müssen die Geliebten Gottes diesen Baum der Hoffnung mit den Wassern ihres ganzen Strebens fleißig nähren und pflegen. In welchem Land sie auch leben, lasst sie aus ganzem Herzen Freunde und Gefährten sein für alle, die ihnen nahe stehen oder ferne sind. Lasst sie mit himmelsgleichen Eigenschaften die Institutionen Gottes und Seine Religion fördern. Lasst sie nie den Mut verlieren, nie verzweifeln, nie sich niedergeschlagen fühlen. Je mehr Widerstand sie begegnen, desto mehr lasst sie ihren festen Glauben zeigen; je mehr Schmerz und Trübsal auf sie zukommen, desto freigebiger lasst sie allen den Kelch der Großmut reichen. Das ist der Geist, der der Welt neues Leben gibt, das ist das weithin strahlende Licht in seinem Wesenskern. Wer anders ist oder anders handelt, ist es nicht wert, an der Heiligen Schwelle des Herrn zu dienen.
O ihr Geliebten Gottes! Die Sonne der Wahrheit scheint aus unsichtbaren Himmeln hernieder. Seid euch des Wertes dieser Tage bewusst. Erhebt das Haupt und wachst, Zypressen gleich, an diesen strömenden Wassern. Freut euch der Narzisse von Najd und ihrer Schönheit; denn die Nacht wird kommen, und sie wird nicht mehr sein…
O ihr Geliebten Gottes! Gelobt sei Er, das leuchtende Banner des Bundes weht höher mit jedem Tag, wogegen die Flagge des Verrats niedergeholt wurde und auf Halbmast hängt. Die umnachteten Angreifer wurden bis ins Innerste erschüttert. Sie sind nunmehr wie zerstörte Grabstätten. Wie blinde Kreaturen, die unter der Erde hausen, kriechen und krabbeln sie um eine Ecke des Grabes; von Zeit zu Zeit kläffen und brüllen sie aus ihrem Loch heraus wie wilde Tiere. Ruhm sei Gott! Wie kann die Dunkelheit je das Licht besiegen? Wie kann der Strick des Zauberers »eine Schlange« binden, »für alle deutlich sichtbar«? »Sieh da! Sie verschlang ihre verlogenen Wunder.« Wehe ihnen! Sie haben sich selbst mit einer Lüge getäuscht, und um ihrer Begierde zu frönen, haben sie ihr Ich aufgegeben. Ewige Herrlichkeit gaben sie preis für menschlichen Hochmut, die Erhabenheit beider Welten opferten sie den Wünschen des beharrenden Selbstes. Davor haben Wir euch gewarnt. Binnen kurzem werdet ihr die Toren in offensichtlichem Verlust sehen.
O mein Herr und meine Hoffnung! Hilf Du Deinen Geliebten, standhaft in Deinem mächtigen Bunde zu sein, Deiner offenbaren Sache treu zu bleiben und die Befehle auszuführen, die Du für sie in Deinem Buche der Herrlichkeit verzeichnet hast, damit sie Banner der Führung, Leuchten der himmlischen Heerscharen werden, Quellen Deiner unendlichen Weisheit und Sterne, die den rechten Weg weisen, aus Deinem überirdischen Himmel herniederstrahlend.
Du bist wahrlich der Unbesiegbare, der Allmächtige, der Allgewaltige.
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O ihr, die ihr euer Antlitz der Erhabenen Schönheit zuwendet! Bei Tag und Nacht, im Morgengrauen und bei Sonnenuntergang, wenn die Dunkelheit hereinbricht und wenn das erste Licht dämmert, gedenke ich wie eh und je in den Reichen meines Geistes und meines Herzens der Geliebten des Herrn. Ich bitte Ihn, Er möge Seine Bestätigungen ergießen über die Geliebten, die in jenem reinen, heiligen Lande wohnen, und ihnen in jeder Hinsicht Erfolg gewähren: Er helfe ihnen, sich mit ihrem Charakter, ihrem Verhalten, ihren Worten, ihrer Lebensweise, mit allem, was sie sind und tun, vor den Menschen auszuzeichnen; Er führe sie in die Weltgemeinde ein, mit Herzen voller Begeisterung, Eifer und sehnsüchtiger Liebe, mit Erkenntnis und Gewissheit, mit Standhaftigkeit und Einigkeit, mit Angesichtern von strahlender Schönheit.
O ihr Geliebten des Herrn! Dies ist der Tag der Vereinigung, der Tag der Ernte für die ganze Menschheit. »Wahrlich, Gott liebt die, welche in geschlossener Front für Seine Sache kämpfen, als wären sie ein fester Wall.«Q44 – Beachtet, dass Er sagt: »in geschlossener Front«. Das bedeutet dichtgedrängt, jeder dem anderen untergehakt, jeder seinen Gefährten beistehend. Kämpfen, wie es in dem heiligen Vers heißt, bedeutet in dieser größten aller Sendungen nicht, mit Schwert und Speer, mit Lanze und durchbohrenden Pfeilen voranzustürmen, sondern bewaffnet zu sein mit reiner Absicht, mit rechtschaffenen Motiven, mit hilfreichen, wirksamen Ratschlägen, mit göttlichen Eigenschaften, mit Taten, die dem Allmächtigen wohlgefallen, mit den Tugenden des Himmels. Es bedeutet: die ganze Menschheit erziehen, alle Menschen führen, die süßen Düfte des Geistes weltweit verbreiten, die Beweise Gottes darlegen, schlüssige göttliche Argumente vorbringen sowie barmherzige Taten verüben.
Wann immer heilige Seelen, gestärkt von den Kräften des Himmels, sich mit solchen Tugenden des Geistes erheben und Reihe um Reihe geschlossen vorwärtsstreben, wird jede dieser Seelen gleich einem Tausend, und die brausenden Wogen dieses mächtigen Meeres werden den Bataillonen der himmlischen Heerscharen gleich. Was für ein Segen wird das sein – wenn alle zusammenkommen wie vormals getrennte Wildwasser, Flüsse und Bäche, Rinnsale und einzelne Tropfen. Sammeln sie sich an einem Platz, so bilden sie ein mächtiges Meer. In solchem Ausmaß wird sich da die Ureinheit aller Menschen durchsetzen, dass die Überlieferungen, Gewohnheiten, Gebräuche und Verschiedenheiten in dem wunderlichen Leben aller Völkerschaften in den Hintergrund treten und verschwinden, wie einzelne Tropfen vergehen, sobald das große Meer der Einheit braust und wallt und wogt.
Ich schwöre bei der Urewigen Schönheit: Überwältigende Gnade wird zu jener Zeit alle umschließen. Das Meer der Herrlichkeit wird so über die Ufer treten, dass die kleinste Pfütze zu einer endlosen See anschwillt und der winzigste Tropfen zur uferlosen Tiefe wächst.
O ihr Geliebten Gottes! Bemüht euch und strebt danach, diese hohe Stufe zu erreichen und so viel Glanz über die Erdenreiche zu verbreiten, dass seine Strahlen zurückgeworfen werden von einem Aufgangsort am Horizont der Ewigkeit. Dies ist die wahre Grundlage der Sache Gottes. Dies ist das Mark des Gesetzes Gottes. Dies ist das mächtige Bauwerk, das Gottes Manifestationen errichtet haben. Dafür geht die Sonne der Welt Gottes auf. Dafür setzt sich der Herr selbst auf den Thron Seines Menschenleibs.
O ihr Geliebten Gottes! Seht, wie der ErhabeneA66 – mögen die Seelen aller auf Erden ein Lösegeld für Ihn sein – um dieser hehren Absicht willen Sein gesegnetes Herz zur Zielscheibe für die Speere des Leides machte. Und weil es der wahre Vorsatz der Urewigen Schönheit war – mögen die Seelen der himmlischen Heerscharen Opfer für Ihn sein – dieses selbe himmlische Ziel zu erreichen, entblößte der Erhabene Seine heilige Brust als Zielscheibe für eine Myriade Kugeln, die das Volk der Bosheit und des Hasses auf Ihn feuerte, und so starb Er in größter Demut den Märtyrertod. Im Staube dieses Pfades verströmten Tausende und Abertausende geheiligter Seelen ihr heiliges Blut, und unzählige Male ward der gesegnete Leib eines treu Liebenden Gottes am Galgen aufgehängt.
Die Schönheit Abhá – möge der Geist allen Seins für Seine Geliebten ein Opfer sein – ertrug alle Arten von Heimsuchungen und nahm schwere Leiden bereitwillig auf sich. Keine Qual, der Seine heilige Gestalt nicht ausgesetzt war, kein Leid, das nicht über Ihn gekommen wäre. Wie viele Nächte verbrachte Er schlaflos, als Er in Ketten lag, unter der Last des eisernen Ringes um Seinen Hals. Wie viele Tage ließ Ihm der brennende Schmerz der Pflöcke und Fesseln keinen Augenblick der Ruhe. Von Níyávarán nach Ṭihrán zwang man Ihn zu laufen – Ihn, den verkörperten Geist, der gewohnt war, auf bestickten Seidenkissen zu ruhen – in Ketten, ohne Schuhe und ohne Kopfbedeckung. Und tief unter der Erde, im undurchdringlichen Dunkel des engen Verlieses, kerkerte man Ihn ein, zusammen mit Mördern, Aufrührern und Dieben. Immer wieder überfiel man Ihn mit einer neuen Folter, und alle waren sicher, dass Er früher oder später den Märtyrertod erleiden würde. Später verbannte man Ihn aus Seiner Heimat und sandte Ihn in ferne, fremde Lande. Viele Jahre lang verging im ‘Iráq kein Augenblick, ohne dass der Pfeil eines neuen Leides Sein heiliges Herz durchbohrte. Mit jedem Atemzug senkte sich ein Schwert auf Seinen heiligen Leib, und keinen Augenblick konnte Er auf Sicherheit und Ruhe hoffen. Von allen Seiten richteten Seine Feinde ihren Angriff mit unstillbarem Hass gegen Ihn. Einsam und allein widerstand Er ihnen. Nach all den Verfolgungen und vernichtenden Schlägen vertrieben sie Ihn aus dem ‘Iráq, von Asien nach Europa, und dort, im bitteren Exil, in elender Not, kamen zu dem ganzen Unrecht, das Ihm das Volk des Qur’án antat, noch die boshaften Verfolgungen, die heftigen Angriffe, die Anschläge, Verleumdungen, ständigen Feindseligkeiten, der Hass und die Bosheit des Volkes des Bayán. Meiner Feder fehlt die Kraft, das alles zu beschreiben; aber ihr seid sicher davon unterrichtet. Und dann, nach vierundzwanzig Jahren im Größten Gefängnis, in großer Pein und schlimmem Leid, gingen Seine Tage zu Ende.
Fassen wir zusammen: Er, die Urewige Schönheit, war immer, während Seiner ganzen Tage in dieser vergänglichen Welt, entweder ein Gefangener in Ketten, oder Er lebte unter einem Schwert, war großem Leid und Schmerz ausgesetzt und im Größten Gefängnis eingekerkert. Durch Seine körperliche Schwäche, die Seine Leiden hervorgerufen hatten, war Sein gesegneter Leib nur noch ein Schatten; über dem anhaltenden Kummer war Er leicht geworden wie ein Spinnengewebe. Und der Grund, warum Er diese schwere Last auf sich nahm und all die Qual ertrug, die einem Meere gleich ihre Wellen hoch zum Himmel warf – der Grund, warum Er die schweren Eisenketten anlegte und die Verkörperung völliger Ergebung und Demut wurde, war, jede Seele auf Erden zu Eintracht, Mitgefühl und Einheit zu führen, unter allen Völkern das Zeichen der Einzigkeit Gottes kundzutun, damit endlich die ursprüngliche Einheit im Herzen aller erschaffenen Dinge ihre vorherbestimmte Frucht trage und der Glanz des »Keinen Unterschied kannst du in der Schöpfung des Gottes der Barmherzigkeit erkennen«Q45 seine Strahlen allüberall verbreite.
Jetzt ist die Zeit für eifriges Bemühen, o ihr Geliebten des Herrn! Ringt und strebt! Und weil die Urewige Schönheit Tag und Nacht auf dem Felde des Martyriums allen Angriffen ausgesetzt war, lasst auch uns hart arbeiten, auf den Rat Gottes hören und darüber nachdenken; lasst uns das Leben hingeben und unserer kurzen, abgezählten Tage entsagen. Lasst uns den Blick wenden vom leeren Trug der bunten Formen dieser Welt, lasst uns stattdessen diesem überragenden Ziel, diesem großen Plan dienen. Lasst uns nicht unseres eigenen Wahnes wegen den Baum fällen, den die Hand himmlischer Gnade gepflanzt hat. Lasst uns nicht mit den dunklen Wolken unserer Trugbilder, unseren selbstischen Interessen, die Herrlichkeit löschen, die aus dem Reiche Abhá strömt. Lasst uns nicht Hindernisse sein, welche die brandende See des allmächtigen Gottes aufhalten. Lasst uns nicht die reinen, süßen Düfte aus dem Garten der allherrlichen Schönheit hindern, überallhin zu verströmen. Lasst uns nicht an diesem Tag der Wiedervereinigung den Frühlingsregen himmlischer Segnungen fernhalten. Lassen wir es nicht zu, dass der Sonnenglanz der Wahrheit jemals abnehme und verschwinde. So lauten die Ermahnungen Gottes, wie Er sie in Seinen Heiligen Büchern, Schriften und Sendschreiben niedergelegt hat, um Seine Ratschläge den Aufrichtigen bekanntzugeben.
Die Herrlichkeit, die Barmherzigkeit Gottes und Sein Segen seien mit euch.
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O ihr Diener an der heiligen Schwelle! Die siegreichen Scharen der himmlischen Heere stehen in den Reichen der Höhe bereit zum Streite. Sie warten darauf, dem tapferen Ritter, der sein Streitross voll Vertrauen auf das Feld des Dienens drängt, zum sicheren Sieg zu verhelfen. Wohl dem furchtlosen Kämpen, der, gerüstet mit der Macht wahrer Erkenntnis, auf das Schlachtfeld stürmt, die Heerhaufen der Unwissenheit zerstreut und die Truppen des Irrtums auseinanderjagt, das Banner göttlicher Führung emporhält und den Fanfarenstoß des Sieges erschallen lässt. Bei der Gerechtigkeit des Herrn! Er erringt einen herrlichen Triumph und den wahren Sieg.
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O ihr Diener der Gesegneten Schönheit! … Es ist klar, dass an diesem Tag Bestätigungen aus der unsichtbaren Welt alle jene umfangen, welche die göttliche Botschaft weitergeben. Sollte die Lehrarbeit aufhören, würden diese Bestätigungen gänzlich abgeschnitten; denn wenn sie nicht lehren, können die Geliebten Gottes keinen Beistand finden.
Unter allen Bedingungen muss die Lehrarbeit vorangetragen werden, aber es muss mit Weisheit sein. Kann die Arbeit nicht öffentlich geschehen, so lehrt privat und bewirkt auf diese Weise Geistigkeit und Bruderschaft unter den Menschenkindern. Wird beispielsweise jeder einzelne Gläubige einem gleichgültigen Menschen zum wahren Freund, indem er sich absolut rechtschaffen benimmt, mit dieser Seele Umgang pflegt, sie mit äußerster Freundlichkeit behandelt und selbst ein Beispiel gibt für die göttlichen Lehren, die guten Eigenschaften und Verhaltensmuster, die er empfangen, handelt er zu jeder Zeit in Übereinstimmung mit den Ermahnungen Gottes, so wird er sicher nach und nach Erfolg haben, diesen vormals achtlosen Menschen erwecken und seine Unwissenheit in die Erkenntnis der Wahrheit verwandeln.
Die Seelen neigen zur Entfremdung. Zuerst sollten Schritte unternommen werden, diese Entfremdung zu beseitigen; nur dann wird das Wort wirken. Wenn ein Gläubiger einem Gleichgültigen freundlich begegnet, wenn er ihm mit großer Liebe langsam zum Verständnis der Heiligen Sache und ihrer Gültigkeit verhilft, so dass er allmählich über die Grundlagen des Gottesglaubens und über die Folgerungen daraus Wissen erlangt, so wird sich dieser Mensch bestimmt verändern – ausgenommen einige selten anzutreffende Personen, die wie Asche sind, mit Herzen »hart wie Stein oder noch härter«Q46.
Bemüht sich jeder der Freunde in dieser Weise, eine einzige Seele rechtzuleiten, so verdoppelt sich die Zahl der Gläubigen jedes Jahr. Das kann durch Klugheit und Weisheit vollbracht werden; keinerlei Schaden kann daraus entstehen.
Außerdem müssen die Lehrer umherreisen. Sollte die öffentliche Verbreitung der Botschaft zu Unruhen führen, so lasst sie stattdessen die Gläubigen anspornen und schulen, sie begeistern und entzücken, ihre Herzen erfreuen, sie beleben und mit dem süßen Duft der Heiligkeit erquicken.
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O ihr Rosen im Garten der Liebe Gottes! O ihr strahlenden Leuchten in der Versammlung Seiner Erkenntnis! Gottes sanfter Atem wehe über euch, Gottes Herrlichkeit erleuchte den Horizont eurer Herzen! Ihr seid die Wogen der tiefen See des Wissens, ihr seid die vereinigte Streitmacht auf dem Schlachtfeld der Gewissheit, ihr seid die Sterne am Himmel göttlichen Erbarmens, ihr seid die Steine, die das Volk der Verdammnis in die Flucht schlagen, ihr seid Regenwolken göttlichen Mitleids über den Gärten des Lebens, ihr seid die unendliche Gnade der Einheit Gottes, die über die Wirklichkeiten alles Erschaffenen verströmt ward.
Auf der enthüllten Tafel dieser Welt seid ihr die Verse Seiner Einzigkeit, auf den hohen Zinnen der Paläste seid ihr die Banner des Herrn. In Seinen Lauben seid ihr die Blüten und süßduftenden Kräuter, im Rosengarten des Geistes die Nachtigallen, die ihre Klagelieder flöten. Ihr seid die Vögel, die sich aufschwingen zum Firmament der Erkenntnis, die königlichen Falken auf Gottes Arm.
Warum seid ihr da bedrückt und stumm, warum träge und schwerfällig? Ihr müsst aufleuchten wie der Blitz und donnern wie die mächtige See. Wie eine Kerze müsst ihr euer Licht verströmen, wie Gottes sanfte Brise müsst ihr über die Welt wehen. Wie süßer Duft aus himmlischen Gemächern, wie moschusschwere Winde aus den Gärten des Herrn müsst ihr die Atemluft für das Volk der Erkenntnis würzen, wie der Glanz der wahren Sonne müsst ihr der Menschheit Herz erleuchten; denn ihr seid die lebenspendenden Winde, ihr seid der Jasminduft aus den Gärten der Erlösten. So bringt den Toten Leben, erweckt die Schlummernden. Seid leuchtende Flammen im Dunkel der Welt; seid Quellen des Lebenswassers, seid göttliche Führung in der Wüste des Verderbens. Jetzt ist die Zeit des Dienens, jetzt ist die Zeit, entflammt zu sein. Erkennt den Wert dieser Gelegenheit, dieses günstigen Augenblicks, bevor er euch aus den Händen gleitet.
Bald wird unsere Handvoll Tage, unser vergängliches Leben, vorüber sein. Mit leeren Händen fahren wir in die Grube, die für die Verstummten ausgehoben wird. Deshalb müssen wir unsere Herzen an die offenbare Schönheit binden und uns klammern an die Rettungsleine, die nie versagt. Wir müssen uns zum Dienste rüsten, die Flamme der Liebe entzünden und in ihrer Glut verbrennen. Wir müssen unsere Zungen lösen, bis wir das Herz der weiten Welt in Brand setzen, mit den leuchtenden Strahlen der Führung die Heere der Nacht vertilgen und um Seinetwillen unser Leben auf dem Feld des Opfers von uns werfen.
So lasst uns die Juwelenschätze der Gotterkenntnis über alle Völker ausstreuen, mit der scharfen Klinge der Zunge, mit des Wissens zielsicheren Pfeilen lasst uns die Scharen des Selbstes und der Leidenschaft überwinden und vorwärts stürmen zur Stätte des Martyriums, dem Ort, wo wir für den Herrn sterben. Und mit fliegenden Fahnen, unter Trommelwirbel lasst uns sodann hinüberschreiten ins Reich des Allherrlichen und uns den himmlischen Heerscharen anschließen.
Wohl denen, die große Taten vollbringen!
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Wenn die Freunde sich nicht bemühen, die Botschaft zu verbreiten, gedenken sie Gottes nicht auf angemessene Weise; sie werden die Zeichen des Beistands und der Bestätigung aus dem Reich Abhá nicht sehen und die göttlichen Geheimnisse nicht verstehen. Wenn jedoch die Zunge lehrt, wird auf natürliche Weise der Lehrer selbst angeregt; er wird zum Magneten für die göttliche Hilfe und die Gnadengaben des Königreiches. Es ergeht ihm wie dem Vogel, der zur Stunde der Morgendämmerung durch seinen eigenen Gesang, sein Trillern und sein Lied hochgestimmt wird.
212
Bei solchen Gelegenheiten nutzen die Freunde Gottes die Gunst der Stunde, sie erfassen ihre Chance, stürmen vorwärts und gewinnen den Siegespreis. Wird ihre Aufgabe auf gutes Benehmen und Ratschläge beschränkt, so kommt nichts zustande. Sie müssen frei heraus reden, die Beweise darlegen, klare Argumente vorbringen, unwiderlegbare Schlüsse ziehen und damit die Wahrheit untermauern, dass die Sonne der Wirklichkeit sich offenbart hat.
213
Unter allen Umständen sollten die Gläubigen die Lehrarbeit aktiv vorantreiben, weil die göttlichen Bestätigungen davon abhängen. Wenn sich ein Bahá’í nicht gänzlich, nachhaltig und aus vollem Herzen der Lehrarbeit widmet, bleibt er zweifelsohne des Segens aus dem Reich Abhá beraubt. Allerdings sollte diese Tätigkeit durch Weisheit gezügelt werden – nicht durch jene Weisheit, die verstummen und die hohe Pflicht vergessen lässt, vielmehr durch die Weisheit, welche göttliche Toleranz, Liebe, Güte, Geduld, guten Charakter, und geheiligte Taten darzutun gebietet. Kurz gesagt, ermutigt jeden einzelnen Freund, Gottes Sache zu lehren, und lenkt ihre Aufmerksamkeit auf diese in den Schriften dargelegte Bedeutung der Weisheit; sie ist das Wesen des Lehrens. Aber all das muss mit größter Toleranz geschehen, damit die Freunde himmlischen Beistand und göttliche Bestätigung erfahren.
214
Folge dem Wege deines Herrn und sprich nicht, was die Ohren nicht ertragen können, denn solche Rede ist wie eine köstliche Speise, die man kleinen Kindern gibt. Wie wohlschmeckend, erlesen und nahrhaft die Speise auch sein mag, kann sie doch nicht von den Verdauungsorganen eines Säuglings aufgenommen werden. Daher sollte jedem, der ein Anrecht hat, das ihm bestimmte Maß gegeben werden.
»Nicht alles, was ein Mensch weiß, kann enthüllt werden, noch kann alles, was er enthüllen kann, als zeitgemäß angesehen werden, noch kann jede zeitgemäße Äußerung als tauglich für die Fassungskraft der Hörer erachtet werden.«A67 Diese höchste Weisheit solltest du in deinem Streben beachten. Lasse sie nicht außer Acht, wenn du unter allen Umständen ein Mensch der Tat sein willst. Stelle zuerst das Leiden fest und bestimme die Krankheit, dann verschreibe das Heilmittel, denn dies ist die vollkommene Methode des fähigen Arztes.
215
Von der Gnade unseres wahren Herrn erhoffe ich, dass du befähigt werdest, Gottes Düfte unter den Volksstämmen zu verbreiten. Das ist ungemein wichtig…
Hast du in diesem Dienst Erfolg, so zeichnest du dich aus und bist im Felde der Führer.
216
Sei sicher, dass dir der Odem des Heiligen Geistes die Zunge lösen wird. Rede deshalb; rede in jeder Versammlung frei und voller Mut! Wenn du dich anschickst, deine Ansprache zu halten, dann wende dich zuerst Bahá’u’lláh zu und bitte um die Bestätigungen des Heiligen Geistes; sodann öffne deine Lippen, sprich aus, was deinem Herzen eingegeben wird, und zwar mit höchstem Mut, voll Würde und Überzeugung. Ich hoffe sehr, dass eure Versammlungen Tag für Tag wachsen und gedeihen und die Wahrheitssucher darin vernünftigen Argumenten und schlüssigen Beweisen lauschen. Mit Herz und Seele bin ich zu jedem Treffen unter euch; sei dessen gewiss.
217
Beim Lehren muss der Lehrer selbst in Flammen stehen, damit seine Rede wie ein loderndes Feuer wirkt und den Schleier selbstsüchtiger Leidenschaft verbrennt. Er muss aber auch völlig ergeben und demütig sein, damit andere erbaut werden; völlig ausgelöscht und dahingeschwunden, damit er mit dem Lied der himmlischen Heerscharen lehrt – sonst bleibt sein Lehren ohne Wirkung.
218
O ihr lieben, vertrauten Freunde ‘Abdu’l-Bahás! – Verbreitet Duft im Orient – und Strahlenglanz im Westen. – Bringt Bulgarien das Licht – und den Slawen das Leben.
Ein Jahr nach dem Hinscheiden Bahá’u’lláhs kam dieser Vers dem Mittelpunkt des Bündnisses über die Lippen. Die Bündnisbrecher fanden ihn wunderlich und taten ihn mit Spott ab. Preis sei Gott, jetzt zeigt sich seine Wirkung, seine Kraft ist offenbar, seine Bedeutung klar; denn durch Gottes Gnade beben heute Ost und West vor Freude. Die ganze Erde duftet nach Moschus im süßen Hauch der Heiligkeit.
Die Gesegnete Schönheit hat in Seinem Buch mit unmissverständlichen Worten dieses Versprechen gegeben. »Wahrlich, von Unserem Reich der Herrlichkeit schauen Wir auf euch und werden jedem, der sich für den Sieg Unserer Sache erhebt, mit den himmlischen Heerscharen und einer Schar Unserer begünstigten Engel beistehen.«Q47
Gott sei Dank! Die versprochene Hilfe wurde gewährt. Alle können es sehen, sie strahlt hell wie die Sonne am Himmel.
Deshalb, o ihr Freunde Gottes, verstärkt euer Bemühen, bietet alles auf, bis ihr in eurem Dienst für die Urewige Schönheit, das Offenbare Licht, den Sieg davontragt und bewirkt, dass sich die Sonnenstrahlen der Wahrheit überallhin verbreiten. Haucht dem erschöpften, ausgelaugten Leib der Welt den frischen Lebensodem ein und legt die heilige Saat in die Ackerfurchen aller Länder. Erhebt euch, diese Sache zu verfechten. Öffnet die Lippen und lehrt. Am Versammlungsort des Lebens seid wegweisende Kerzen; an den Himmeln dieser Welt seid funkelnde Sterne; in den Gärten der Einheit seid Singvögel des Geistes, die von tiefen Wahrheiten und Geheimnissen künden.
Verströmt euren ganzen Lebensodem für diese große Sache und widmet all eure Tage dem Dienst an Bahá, so dass ihr am Ende, sicher vor schmerzlichem Verlust, die unermesslichen Schätze des Himmelreichs erbt. Denn des Menschen Tage sind voller Gefahr; er kann sich nicht darauf verlassen, auch nur einen Augenblick weiterzuleben. Und doch erzählen sich jene, die selbst nur schwankende Trugbilder sind, dass sie am Ende die Gipfel erreichen werden. Wehe ihnen! Ihre Vorfahren hegten dieselben Einbildungen in der Brust, bis eine Welle über ihnen zusammenschlug, bis sie zum Staub zurückkehrten und sich ausgestoßen sahen in schmerzlichem Verlust – alle außer den Seelen, die sich vom eigenen Ich befreit und ihr Leben hingegeben hatten auf dem Pfade Gottes. Ihr leuchtender Stern erstrahlte am Himmel urewiger Herrlichkeit, und die Überlieferungen aller Zeiten sind Beweis für meine Worte.
Deshalb ruht weder bei Tag noch bei Nacht, trachtet nicht nach Bequemlichkeit. Sprecht über die Geheimnisse der Dienstbarkeit, beschreitet den Pfad des Dienens, bis ihr den verheißenen Beistand aus den Reichen Gottes erlangt.
O Freunde! Schwarze Wolken haben die ganze Erde umhüllt. Das Dunkel des Hasses und der Bosheit, der Grausamkeit, Angriffslust und Schande verbreitet sich allenthalben. Die Menschen verbringen allesamt ihr Leben in achtloser Stumpfheit. Als höchste menschliche Tugenden gelten Raubgier und Blutdurst. Aus der ganzen Masse der Menschheit hat Gott die Freunde erwählt; ihnen gewährt Er Seine Führung und grenzenlose Gnade. Seine Absicht ist, dass wir alle uns aus ganzem Herzen bemühen, uns selbst darzubringen, andere auf Seinen Pfad zu führen und die Menschenseelen zu erziehen – bis diese rasenden Bestien sich in Gazellen auf den Auen der Einheit verwandeln, diese Wölfe in Lämmer Gottes, diese viehischen Geschöpfe in Engelsscharen, bis die Feuer des Hasses gelöscht sind und die Flamme aus dem geschützten Tal des Heiligen Schreines ihren Strahlenglanz verströmt, bis der Gestank vom Misthaufen des Tyrannen verweht und an seiner Statt der reine, süße Duft aus den Rosenbeeten des Glaubens und der Treue sich verbreitet. Dann werden die geistig Armen des göttlichen Weltgeistes in Fülle teilhaftig, und die, deren Leben schiere Gemeinheit ist, werden nach diesem läuternden, heiligen Odem trachten.
Aber es bedarf der Seelen, die solche Segnungen kundtun. Es bedarf der Bauern, diese Felder zu bestellen, der Gärtner für diese Gärten. Es muss Fische geben, die in diesem Meere schwimmen, Sterne, die an diesem Himmel leuchten. Die Kranken müssen von geistigen Ärzten behandelt werden, die Verlorenen bedürfen liebevoller Führung, so dass die Beraubten von solchen Seelen ihren Anteil erhalten, die Ausgeschlossenen bei ihnen teilhaben, die Armen unermesslichen Reichtum bei ihnen entdecken, die Sucher unwiderlegliche Beweise von ihnen hören.
O mein Herr, mein Beschützer, mein Beistand in Gefahr! Bescheiden wende ich mich an Dich, leidend komme ich zu Dir, um geheilt zu werden, demütig rufe ich Dich an mit meiner Zunge, meiner Seele, meinem Geist:
O Gott, mein Gott! Das Dunkel der Nacht hat alles verhüllt, die ganze Erde ist unter dichten Wolken begraben. In schwarze Tiefen eitlen Wahns sind die Völker der Welt versunken; ihre Gewaltherrscher schwelgen in Hass und Gräueln. Ich sehe nur das grelle Licht sengenden Feuers aus dem niedersten Abgrund aufflammen, ich höre nur das donnernde Tosen aus abertausend feurig glühenden Angriffswaffen aufheulen, während jedes Land in seiner verborgenen Sprache laut aufschreit: »Meine Reichtümer nützen mir nichts, meine Staatsgewalt ist zerfallen!«
O mein Herr, die Lampen der Führung sind verloschen. Hoch lodern die Flammen der Leidenschaft, und Bosheit breitet sich über die Welt. Hass und Heimtücke haben die ganze Erde überzogen, und außer Deiner kleinen unterdrückten Schar kann ich keine Seelen finden, die diesen Ruf erheben:
Eilt zur Liebe! Eilt zu Treu und Glauben! Eilt und spendet Gaben! Kommt, lasst euch führen!
Kommt und werdet einig! Schaut den Morgenstern! Kommt zu Herzensgüte und Seelenruhe! Kommt zu Freundschaft und Frieden!
Kommt und werft eure Waffen des Zornes von euch, damit die Einheit errungen werde! Kommt und lasst auf dem wahren Pfade des Herrn einen des anderen Helfer sein.
Wahrlich, mit größter Freude, mit Herz und Seele opfern sich Deine unterdrückten Diener für alle Menschen in jedem Land. Du siehst sie, o mein Herr, wie sie weinen über die Tränen Deines Volkes, wie sie klagen über den Schmerz Deiner Kinder, wie sie mitfühlen mit der ganzen Menschheit und mitleiden an dem Elend, das die Erdenbewohner bedrängt.
O mein Herr, beflügle sie zum Sieg, dass sie aufsteigen zum Heil, stärke ihnen die Lenden in der Arbeit für Dein Volk und den Rücken im Dienst an Deiner Schwelle der Heiligkeit.
Wahrlich, Du bist der Großmütige, wahrlich, Du bist der Barmherzige! Es gibt keinen Gott außer Dir, dem Gnädigen, dem Mitleidvollen, dem Altehrwürdigen der Tage!
219
O ihr Söhne und Töchter des Gottesreichs! Euer Brief, der euch wahrhaftig vom Himmel eingegeben wurde, ist eingetroffen. Sein Inhalt hat sehr gefallen, steigen doch seine Empfindungen aus erleuchteten Herzen empor.
Die Gläubigen in London sind in der Tat standhaft und treu; sie sind entschlossen und beständig in ihrem Dienst. In Prüfungen versagen sie nicht, noch erlischt ihr Feuer im Verlauf der Zeit. Ja, sie sind Bahá’í! Sie sind vom Himmel, sie sind voll des Lichtes, sie sind von Gott. Ohne jeden Zweifel wird durch sie Gottes Wort erhoben und die Einheit der Menschenwelt vorangetrieben; die Lehren Gottes werden durch sie verkündet, die Gleichheit aller Angehörigen des Menschengeschlechts wird überallhin verbreitet.
Es ist leicht, dem Himmelreich zu nahen, aber mühselig, fest und standhaft darin zu bleiben; denn die Prüfungen sind hart und schwer zu ertragen. Die Engländer indes bleiben standhaft unter allen Bedingungen, ihr Schritt schwankt nicht beim ersten Anzeichen von Schwierigkeiten. Sie sind nicht wankelmütig; mit einem Vorhaben gehen sie nicht leichtfertig um und geben es nicht bald wieder auf. Sie verlieren nicht ihre Begeisterung und ihren Eifer aus nichtigem Anlass, wenn ihr Interesse erlahmt. Nein, in allem, was sie tun, sind sie standhaft, felsenfest und zuverlässig.
Obwohl ihr in westlichen Ländern wohnt, habt ihr doch – Gott sei gedankt – Seinen Ruf aus dem Osten vernommen. Wie Moses habt ihr die Hände gewärmt an dem Feuer, das im asiatischen Busch entzündet ward. Ihr habt den wahren Pfad gefunden, und wie Lampen erleuchtet, seid ihr eingetreten in das Gottesreich. Jetzt habt ihr euch zum Dank für diesen Segen erhoben und erbittet Gottes Hilfe für alle Völker der Erde, damit auch deren Augen die Herrlichkeit des Reiches Abhá schauen und ihre Herzen wie Spiegel die hellen Sonnenstrahlen der Wahrheit wiedergeben.
Ich hoffe, der Odem des Heiligen Geistes wird euren Herzen so eingehaucht, dass eure Zungen die Geheimnisse der Heiligen Bücher enthüllen und deren innere Bedeutungen auslegen werden, dass die Freunde zu Ärzten werden und durch die wirksame Arznei der himmlischen Lehren die alten Krankheiten heilen, die den Leib dieser Welt quälen, dass sie die Blinden sehend, die Tauben hörend, die Toten lebendig machen und alle wecken, die tief schlafen.
Seid sicher, dass die Bestätigungen des Heiligen Geistes auf euch kommen und die Heerscharen des Reiches Abhá euch den Sieg erringen.
220A68
Der Herr der ganzen Menschheit hat das Menschenreich zum Garten Eden, zum irdischen Paradies gestaltet. Findet das Menschenreich den Weg, den es finden muss, zu Eintracht und Frieden, zu Liebe und allseitigem Vertrauen, so wird es ein wahres Gefilde der Seligkeit, eine Stätte vielfältigen Segens und unendlicher Wonne. Dann wird die Menschheit ihre Vortrefflichkeit offenbaren, dann wird die Sonne der Wahrheit ihre Strahlen auf alle Lande werfen.
Erinnert euch, wie Adam und die andern einst zusammen in Eden lebten. Kaum war jedoch ein Streit zwischen Adam und Satan ausgebrochen, da wurden sie allesamt aus dem Garten verbannt. Das sollte dem Menschengeschlecht eine Warnung sein, ein Hinweis an die Menschheit, dass aller Zwist – selbst mit dem Teufel – zu herbem Verlust führt. Deshalb lehrt Gott in unserem erleuchteten Zeitalter, dass Zank und Streit, selbst mit dem Satan, unzulässig sind.
Gnädiger Gott! Wie achtlos ist doch der Mensch, selbst mit einer solchen Lektion vor Augen! Noch immer sehen wir seine Welt im Kriegszustand von Pol zu Pol. Da gibt es Krieg zwischen den Religionen, Krieg zwischen den Nationen, Krieg zwischen den Völkern, Krieg zwischen den Herrschern. Welch eine willkommene Veränderung wäre es, zögen diese schwarzen Wolken vom Himmel der Welt hinweg, so dass der Wirklichkeit Licht überallhin strömte! Legte sich doch nur der schwarze Staub dieses fortwährenden Kämpfens und Tötens für immerdar, bliesen doch nur die linden Lüfte der Gottesgüte vom Urquell des Friedens her! So würde diese Welt zu einer anderen Welt, die Erde erstrahlte im Lichte ihres Herrn.
Wenn es eine Hoffnung gibt, so liegt sie einzig und allein in Gottes Großmut: dass Seine bestärkende Gnade komme, dass Kampf und Streit aufhören, dass die beißende Schärfe bluttriefenden Stahls in den Honigtau der Freundschaft, der Redlichkeit und des Vertrauens verwandelt werde. Wie süß läge dieser Tag auf der Zunge, wie moschusgleich wäre sein Duft!
Gebe Gott, dass das neue Jahr die Verheißung des neuen Friedens bringe. Möge Er diese erlesene Versammlung befähigen, einen gerechten Vertrag zu schließen und ein wahres Bündnis zu errichten, damit ihr für immer gesegnet seid, bis in die fernste Zukunft hinein.
221
O ihr, die ihr im Bündnis standhaft seid! Der Pilger hat jeden von euch erwähnt; er bat um einen besonderen Brief für jeden von euch, aber tausend Sorgen und Belange hindern diesen Wanderer in der Wildnis der Gottesliebe, und weil aus dem Osten und Westen der Erde eine Sturzflut von Briefen auf ihn herabregnet, wäre es unmöglich, jedem eine besondere Botschaft zu schicken. Deshalb ist dieser eine Brief an jeden von euch gerichtet. Möge er wie versiegelter Wein eure Seelen erfreuen und eure Herzen erwärmen.
O ihr standhaften Geliebten! Wie Frühlingsregen geht Gottes Gnade auf die Menschheit nieder. Der Strahlenglanz des offenbaren Lichtes lässt den Himmel die Erde beneiden. Aber ach! Die Blinden erkennen diesen Segen nicht, den Achtlosen ist er verschlossen, die Ausgemergelten verlieren die Hoffnung, die Dahinsiechenden sterben hinweg, so dass dieser endlose Gnadenstrom wie flutendes Wasser zurück zu seinem Ursprung in einem verborgenen Meer fließt. Nur einige wenige empfangen diese Gnade und nehmen ihren Anteil. Deshalb wollen wir unsere Hoffnung auf alles setzen, was der starke Arm des Geliebten hervorbringen kann.
Wir vertrauen darauf, dass die Zeit kommen wird, da die Schläfer erwachen, die Achtlosen bewusst und die Ausgeschlossenen in die Geheimnisse eingeweiht werden. Jetzt müssen die Freunde mit Herz und Seele weiterarbeiten. Sie müssen große Anstrengungen unternehmen, bis die Mauern der Zwietracht geschleift sind und die Einheit der Menschheit in ihrer Herrlichkeit alle Menschen zur Einigkeit führt.
Die allüberragende Notwendigkeit ist heutzutage Einheit und Eintracht unter den Geliebten des Herrn. Sie müssen untereinander ein Herz und eine Seele sein. Sie müssen, soweit es in ihren Kräften steht, der Feindseligkeit aller Völker der Welt vereint widerstehen. Sie müssen die dummen Vorurteile aller Nationen und Religionen beseitigen und jedem Mitglied der menschlichen Gattung bekannt machen, dass alle die Blätter eines Zweiges, die Früchte eines Astes sind.
Wie aber können die Freunde andere zu Eintracht und Frieden rufen, ehe sie selbst untereinander nicht vollkommen einig sind? – Wie kann je hoffen, wer nicht sucht noch strebt, – dass andre im Glauben er neu belebt?
Denkt über andere, nichtmenschliche Lebensformen nach und lasst euch ermahnen: Wolken, die auseinanderdriften, können den Segen des Regens nicht erbringen; sie sind bald verloren. Eine verstreute Schafherde fällt dem Wolf zur Beute. Alleinfliegende Vögel fängt schnell der Habicht. Was gibt es für eine bessere Beweisführung, dass Einheit zu blühendem Leben führt, während Uneinigkeit und Abkehr von den anderen nur ins Elend stürzt, denn das ist der sichere Weg zu bitterer Enttäuschung und Vernichtung.
Gottes heilige Manifestationen wurden herniedergesandt, die Einheit der Menschheit sichtbar zu machen. Sie erduldeten unzählige Übel und grenzenloses Leid, damit sich eine Gemeinde aus den auseinanderstrebenden Völkern der Menschheit im Schatten des Gotteswortes sammle, als ein Ganzes bestehe und auf Erden voll Freude und Anmut die Einheit der Menschheit vorlebe. Deshalb muss es das Verlangen der Freunde sein, alle Völker zusammenzubringen und zu vereinen, auf dass alle einen tiefen Zug reinen Weines aus dem Kelch tun, der »gekühlt ward an der Kampferquelle«Q48. Lasst sie die unterschiedlichen Volksgruppen zu einem Ganzen verschmelzen und die feindlichen, mordlustigen Geschlechter auf Erden dazu bringen, dass sie einander lieben. Lasst sie die Sklaven sinnlicher Wünsche aus ihren Fesseln lösen und die Ausgestoßenen mit den Geheimnissen vertraut machen. Lasst sie den Beraubten ihren Anteil an dem Segen dieser Tage geben, lasst sie die Mittellosen zu dem unerschöpflichen Schatz führen. Zustandekommen kann diese Gnade durch Worte, Lebensweisen und Taten, die dem Unsichtbaren Gottesreich zugehören; anders wird nichts daraus.
Gottes Bestätigungen sind die Bürgschaft für diesen Segen. Gottes heilige Freigebigkeit schenkt diese großen Gaben. Die Freunde Gottes werden vom Reich der Höhe unterstützt; sie erringen ihre Siege durch die Heeresmacht der höchsten Führung. So wird für sie jede Schwierigkeit erleichtert, jedes Problem einfach zu lösen.
Beachtet, wie leicht sich die Angelegenheiten einer Familie regeln lassen, wenn Einheit herrscht, welche Fortschritte die Familienmitglieder dann machen, wie erfolgreich sie in der Welt sind. Ihre Beziehungen sind geordnet, sie erfreuen sich behaglicher Ruhe. Sie sind ohne Sorge, ihre Stellung ist gesichert, sie werden von allen beneidet. Mit jedem Tag festigt eine solche Familie ihre Stellung und mehrt ihre dauernde Ehre. Und wenn wir den Bereich der Einheit ein wenig ausweiten, um die Bewohner eines Dorfes einzubeziehen, die sich bemühen, liebevoll und einig zu sein, die miteinander verkehren und freundlich zueinander sind, was für große Fortschritte werden sie machen, wie sicher und behütet werden sie sein! Dann lasst uns den Kreis noch ein bisschen weiter ziehen, lasst uns die Bewohner einer Stadt nehmen, alle zusammen: Wenn sie untereinander starke Bande der Einheit aufrichten, wie groß werden dann selbst in kurzer Zeit ihre Fortschritte sein! Welche Macht werden sie ausüben! Wird der Bereich der Einheit noch weiter ausgedehnt, stimmen also die Einwohner eines ganzen Landes ihre Herzen friedvoll, sehnen sie sich mit Herz und Seele danach, zusammenzuarbeiten und in Einheit zu leben, werden sie zueinander freundlich und liebevoll, so wird dieses Land unvergängliche Freude und bleibenden Ruhm erlangen. Es wird Frieden haben und Wohlstand im Überfluss.
Beachtet: Kämen alle Sippen, Stämme, Gemeinden, Nationen, Länder und Gebiete auf Erden im einfarbigen Zelt der Einheit der Menschheit zusammen, verkündeten sie im blendend hellen Sonnenlicht der Wahrheit die Welteinheit der Menschen, könnten sie alle Nationen und Glaubensgemeinschaften dazu bringen, weit die Arme füreinander zu öffnen, einen Weltrat einzuberufen und dazu überzugehen, die Gesellschaftsmitglieder durch feste gegenseitige Bande aneinanderzubinden, was würde dann geschehen? Ohne jeden Zweifel erschiene dann der göttliche Geliebte in all Seiner liebreizenden Schönheit, in all Seiner Herrlichkeit vor der Versammlung der Welt, und in Seinem Gefolge eine starke Heerschar himmlischer Bestätigungen sowie menschlicher Segnungen und Gnadengaben.
Deshalb, o ihr Geliebten des Herrn, strengt euch an, tut alles, was in eurer Macht steht, damit ihr eins seid und jeder mit den anderen in Frieden lebt; denn ihr seid alle Tropfen eines Meeres, Blätter eines Baumes, Perlen einer Muschel, Blumen und Kräuter eines Gartens. Und während ihr das erreicht, bemüht euch, die Herzen der Anhänger anderer Glaubensrichtungen zu vereinen.
Selbst das Leben müsst ihr füreinander geben. Zu jedem menschlichen Wesen müsst ihr unendlich freundlich sein. Nennt keinen einen Fremdling, haltet keinen für euren Feind. Verhaltet euch, als wären alle Menschen eure engen Verwandten und verehrten Freunde. Wandelt in einer Weise, dass sich diese vergängliche Welt in Herrlichkeit verklärt, dieser elende Haufen Staub zum Palast der Freude wird. Das ist der Rat ‘Abdu’l-Bahás, des unglücklichen Dieners.
222
O ihr heimatlosen Wanderer auf dem Pfade Gottes! Wohlstand, Zufriedenheit und Freiheit, so wünschenswert und förderlich sie für das Glück des Menschenherzens auch sind, lassen sich auf keine Weise mit den Prüfungen der Heimatlosigkeit und des Ungemachs auf dem Pfade Gottes vergleichen; denn solche Vertreibung und Verbannung sind mit göttlicher Gnade gesegnet und ziehen sicherlich die Barmherzigkeit der Vorsehung nach sich. Das Wohlbefinden im eigenen Heim und die süße Freiheit von allen Sorgen werden vergehen, aber der Segen der Heimatlosigkeit wird ewig währen; seine weitreichenden Folgen werden eines Tages offenbar.
Abrahams Auszug aus Seinem Heimatland offenbarte die segensreichen Gaben des Allherrlichen, und der Untergang von Kanaans hellstem Stern enthüllte Josefs Strahlenglanz vor aller Augen. Die Flucht Mose, des Propheten am Sinai, offenbarte die Feuerflamme des Herrn, und Jesu Aufstieg hauchte der Welt den Odem des Heiligen Geistes ein. Der Aufbruch Muḥammads, des Geliebten Gottes, aus Seiner Geburtsstadt führte zur Erhöhung von Gottes heiligem Wort, und die Verbannung der Geheiligten Schönheit bewirkte, dass das Licht Seiner göttlichen Offenbarung sich allenthalben ausbreitete.
Merke auf, o Volk der Einsicht!
223
O ihr Söhne und Töchter des Königreichs! Euer Brief ist angekommen. Sein Inhalt zeigt, dass eure Herzen – Preis sei Gott – überaus rein sind und eure Seelen sich Gottes froher Botschaft erfreuen. Die Masse des Volkes ist mit ihrem Selbst und mit weltlichen Wünschen beschäftigt, eingetaucht in das Meer der niederen Welt, gefangen in der Welt der Natur. Ausgenommen sind die Seelen, die von den Ketten und Fesseln der stofflichen Welt befreit sind und pfeilschnell wie die Vögel in dieses Reich grenzenloser Weite emporsteigen. Sie sind erweckt und achtsam; sie meiden das Dunkel der Naturwelt. Ihr höchster Wunsch ist darauf gerichtet, den Kampf ums Dasein zwischen den Menschen auszurotten, Geistigkeit und Liebe zum Reich der Höhe auszustrahlen, innigste Zuneigung unter den Völkern zu üben, eine enge, vertraute Verbindung zwischen den Religionen zu verwirklichen und das Ideal der Selbstaufopferung in die Tat umzusetzen. So wird die Menschenwelt in das Reich Gottes verwandelt.
O ihr Freunde! Bemüht euch mit ganzer Kraft! Jede Ausgabe setzt eine Einnahme voraus. In der heutigen Menschenwelt machen die Leute unaufhörlich nur Ausgaben; denn Krieg ist nichts als fortwährender Verbrauch an Menschen und Wohlstand. Ihr aber sollt euch mit dem befassen, was der Menschenwelt Gewinn einbringt, damit ihr diesen großen Verlust zu einem Teil ausgleicht. Durch die göttlichen Bestätigungen werdet ihr von ungefähr Beistand erhalten, wenn ihr Freundschaft und Eintracht unter den Menschen verbreitet, Feindschaft durch Liebe ersetzt, dem Weltkrieg den Weltfrieden folgen lasst und Verlust und Hass in Gewinn und Liebe umformt. Dieser Wunsch wird durch die Macht des Gottesreiches verwirklicht werden.
224
O du Diener Gottes! Dein Brief ist angekommen. Sein Inhalt war edel und erhaben, sein Ziel hochgesteckt und weitreichend. Die Menschenwelt bedarf umfassender Verbesserungen; denn sie ist ein materieller Urwald, in dem Bäume ohne Frucht und nutzlose Unkräuter wuchern. Wenn es darin überhaupt einen fruchtbaren Baum gibt, überschatten ihn die fruchtlosen Bäume, und wenn eine Blume in diesem Urwald wächst, ist sie versteckt und verborgen. Die Welt der Menschheit braucht fachkundige Gärtner, die diese Wälder in herrliche Rosengärten verwandeln, die wilden Bäume durch fruchtbare ersetzen und statt des nutzlosen Unkrauts Rosen und duftende Kräuter pflanzen. Diese tatkräftigen, umsichtigen Seelen ruhen weder bei Tag noch bei Nacht; sie streben danach, eng mit dem Reich Gottes verbunden zu sein. So werden sie für diese Wälder zu Offenbarungen grenzenloser Wohltat und zu idealen Gärtnern. Auf diese Weise wird die Menschenwelt völlig verwandelt, und die segensreichen Gnadengaben werden sichtbar.
225
O Heerscharen des Reiches Abhá! Zwei Aufrufe zu Erfolg und Wohlfahrt erschallen von den Höhen des Glücks für die Menschheit. Sie erwecken die Schläfer, sie verleihen den Blinden Sehkraft, den Achtlosen Bewusstheit, den Tauben Gehör, sie lösen den Stummen die Zunge und rufen die Toten ins Leben zurück.
Der eine ist der Ruf der Zivilisation, des Fortschritts in der stofflichen Welt. Er betrifft die Welt der Erscheinung; er fördert die Grundlagen materieller Errungenschaften und ist der Lehrmeister für die naturwissenschaftlichen Kenntnisse der Menschheit. Er umfasst die Gesetze, Ordnungen, Künste und Wissenschaften, durch die sich die Menschenwelt entwickelt. Diese Gesetze und Ordnungen sind die Folge edler Ideale und das Ergebnis des gesunden Menschenverstands; auf das Feld des Daseins sind sie durch die Bemühungen der Weisen und Gebildeten aus früher und späterer Zeit getreten. Verkünder und Vollstrecker dieses Rufes ist die gerechte Staatsmacht.
Das andere ist der seelenbewegende Ruf Gottes, dessen geistige Lehren die ewige Herrlichkeit, das ewige Glück und die ewige Erleuchtung der Menschenwelt sichern und die Eigenschaften der Barmherzigkeit in der Menschenwelt wie auch im jenseitigen Leben offenbaren.
Dieser zweite Ruf beruht auf den Lehren und Ermahnungen des Herrn, auf den Warnungen und selbstlosen Empfindungen aus dem Reich der Sittlichkeit, die wie ein helles Licht die Lampe menschlicher Wirklichkeiten zum Strahlen bringen. Seine durchdringende Kraft ist das Wort Gottes.
Solange jedoch materielle Errungenschaften, naturwissenschaftliche Kenntnisse und menschliche Tugenden noch nicht durch geistige Vollkommenheiten, strahlende Eigenschaften und Kennzeichen der Barmherzigkeit verstärkt sind, bringen sie keine Frucht und kein Ergebnis; auch bewirken sie nicht der Menschheit Glück, welches doch das letzte Ziel ist. Denn obwohl einerseits die materiellen Errungenschaften und die Entwicklung der stofflichen Welt zu einem Wohlstand führen, der die gesteckten Ziele vorzüglich offenbart, drohen daraus doch andererseits Gefahren, schweres Unheil und gewaltige Not.
Wenn du demnach dein Augenmerk auf das geordnete Muster der Königreiche, Städte und Dörfer richtest und siehst, wie reizvoll sie geschmückt sind, wie frisch ihre natürlichen Hilfsquellen sind, wie hoch ihre Technik entwickelt ist, wie leicht ihr Verkehr fließt, welch umfangreiches Wissen über die Welt der Natur verfügbar ist, wie groß die Erfindungen, wie riesig die Unternehmen, wie vortrefflich die Entdeckungen und wissenschaftlichen Forschungen sind, so magst du daraus schließen, dass die Zivilisation der Menschenwelt zu Glück und Fortschritt gereicht. Wendest du die Augen jedoch darauf, dass Höllenmaschinen entwickelt, Zerstörungskräfte entfaltet und Kriegsgeräte erfunden werden, die den Baum des Lebens mit der Wurzel ausreißen, so wird dir klar und offenbar, wie eng die Zivilisation mit der Barbarei verbunden ist. Fortschritt und Barbarei gehen Hand in Hand, es sei denn, die materielle Zivilisation wird bestätigt durch göttliche Führung, durch die Offenbarungen des Allbarmherzigen und durch göttliche Tugenden, verstärkt durch geistiges Verhalten, durch die Ideale des Gottesreiches und die Ausgießungen aus dem Reich der Macht.
Überlege, dass heute die fortschrittlichsten, zivilisiertesten Länder der Welt in Pulverfässer, die Kontinente des Erdballs in riesige Heerlager und Schlachtfelder verwandelt sind, dass die Völker der Welt sich zu waffenstarrenden Nationen formiert haben, dass die Regierungen der Welt miteinander wetteifern, wer den ersten Schritt auf das Feld des Gemetzels und Blutvergießens tut und so die Menschheit ins tiefste Elend stürzt.
Deshalb müssen Zivilisation und materieller Fortschritt mit der Größten Führung verbunden sein, so dass diese niedere Welt der Schauplatz für die Segnungen des Gottesreiches werde und die stofflichen Errungenschaften sich mit dem Glanz des Barmherzigen vereinigen, damit die Menschenwelt ihre Schönheit und Vollkommenheit enthülle und in hell strahlender Anmut vor allen offenbare. So wird sich immerwährende Herrlichkeit und Glückseligkeit zeigen.
Preis sei Gott, im Verlauf vieler Jahrhunderte und Zeitalter wurde der Ruf der Zivilisation erhoben. Die Menschenwelt machte täglich Fortschritte. Manche Länder entwickelten sich in gewaltigen Sprüngen. Materielle Verbesserungen nahmen ständig zu, bis die Welt des Daseins die umfassende Fähigkeit erlangte, die geistigen Lehren aufzunehmen und auf den göttlichen Ruf zu hören. Der Säugling durchläuft verschiedene Entwicklungsstufen. Er wächst und entwickelt sich auf jeder Stufe, bis sein Körper das Reifealter erreicht. Auf dieser Stufe erwirbt er die Fähigkeit, geistige und intellektuelle Vollkommenheiten zu offenbaren. Das Licht des Begreifens, des Verstandes und der Erkenntnis wird an ihm sichtbar; seine Seelenkräfte entfalten sich. So hat in der bedingten Welt auch die Gattung Mensch fortschreitend körperliche Veränderungen durchgemacht und ist in einem langsamen Prozess die Leiter der Zivilisation emporgestiegen. Sie verkörperte somit die Wunder, Vortrefflichkeiten und Gaben des Menschseins in ihrer herrlichsten Gestalt, bis sie die Fähigkeit erlangte, die Pracht geistiger Vollkommenheiten und göttlicher Ideale auszudrücken, und den Ruf Gottes vernehmen konnte. Der Ruf zum Reich Gottes wurde schließlich erhoben, die geistigen Tugenden und Vollkommenheiten wurden offenbart, die Sonne der Wirklichkeit ist aufgegangen, die Lehren über den Größten Frieden, die Einheit der Menschheit und die Allgemeingültigkeit alles Menschlichen wurden verkündet. Wir hoffen, dass diese Strahlen ihren Glanz immer stärker verbreiten, dass vollkommene Tugenden diesen Strahlenglanz immer mehr widerspiegeln, bis das Ziel dieses allumfassenden menschlichen Entwicklungsprozesses erreicht ist, bis die Liebe Gottes in höchster Anmut und Schönheit erscheint und alle Herzen in ihren Bann schlägt.
O ihr Geliebten Gottes! Wisst wahrlich, dass der Menschheit ganzes Glück in der Einheit und Eintracht des Menschengeschlechts beschlossen liegt, dass die geistigen wie materiellen Entwicklungen von Liebe und Freundschaft zwischen allen Menschen abhängen. Betrachtet die Lebewesen: die Tiere, die sich auf der Erde fortbewegen und jene, die fliegen; solche, die weiden, und solche, die andere verschlingen. Bei den Raubtieren lebt jede Art getrennt von den anderen Arten ihrer Gattung; sie beobachten einander mit größter Feindseligkeit und Gegnerschaft. Wenn sie aufeinandertreffen, kämpfen sie sofort bis aufs Blut, fletschen die Zähne und zeigen ihre Krallen. So benehmen sich wilde Bestien und blutrünstige Wölfe, fleischfressende Tiere, Einzelgänger, die um ihr Leben kämpfen. Aber die gelehrigen, gutmütigen, freundlichen Tiere, ob sie nun zu den fliegenden oder zu den grasenden Arten gehören, gesellen sich voll Zutrauen zueinander; sie sind vereint in ihren Herden, sie leben froh, glücklich und zufrieden. So etwa die Vögel, die mit ein paar Körnern zufrieden und dafür dankbar sind; sie leben in vollkommener Freude und stimmen herrliche Lieder an, wenn sie sich aufschwingen über Fluren und Steppen, Hügel und Berge. Genauso gesellen sich Weidetiere wie Schafe, Antilopen und Gazellen in größtem Einvernehmen, Vertrautheit und Eintracht zueinander. Sie leben zusammen auf Ebenen, im Zustand völliger Zufriedenheit. Hunde, Wölfe, Tiger, Hyänen und die anderen Raubtiere hingegen wenden sich voneinander ab; denn sie jagen und streifen allein umher. Die Tiere auf dem Felde und die Vögel in den Lüften meiden sich weder noch belästigen sie einander, wenn sie auf ihren Weiden oder Rastplätzen zusammentreffen; sie nehmen sich gegenseitig in Freundlichkeit an, ganz anders als die reißenden Bestien, die sich sofort zerfleischen, wenn einer in des anderen Höhle oder Lager eindringt. Ja, wenn einer nur an der Behausung des anderen vorbeigeht, stürzt dieser sofort heraus, um jenen anzugreifen und möglichst zu töten.
Hier wird deutlich, dass auch im Tierreich Liebe und Einvernehmen die Früchte einer freundlichen Gesinnung, eines reinen Wesens und eines lobenswerten Charakters sind, Uneinigkeit und Abgrenzung dagegen Kennzeichen der Raubtiere in der Wildnis.
Der Allmächtige hat den Menschen nicht mit den Klauen und Zähnen wilder Tiere erschaffen, vielmehr wurde die menschliche Gestalt mit den anmutigsten Eigenschaften versehen und mit den vollkommensten Tugenden geschmückt. Aus Ehrerbietung vor dieser Schöpfung, aus Wertschätzung für dieses Gewand muss der Mensch Liebe und Zuneigung für seine eigene Art aufbringen, nein, alle Lebewesen muss er gerecht und unparteiisch behandeln.
Überlegt, wie Freundschaft und Eintracht bei der Menschheit zu Wohlergehen, Glück, Freude und Behagen führen, wogegen Streit und Missklang fast immer Not, Erniedrigung, Unruhe und Versagen bewirken.
Aber wehe, tausendmal wehe! Der Mensch ist gleichgültig und dieser Tatsache unbewusst. Täglich brüstet er sich mit den Merkmalen einer wilden Bestie. Siehe! Plötzlich verwandelt er sich in einen grausamen Tiger; im nächsten Augenblick wird er zur kriechenden Giftschlange! Doch die erhabenen menschlichen Errungenschaften liegen in solchen Tugenden und Eigenschaften, die ausschließlich den Engeln der himmlischen Heerscharen zugehören. So wird der Mensch, wenn lobenswerte Eigenschaften und hohe sittliche Werte von ihm ausgehen, ein himmlisches Wesen, ein Engel des Gottesreichs, eine göttliche Wirklichkeit von überirdischem Glanz. Befasst er sich hingegen mit Kriegsführung, Streit und Blutvergießen, so wird er gemeiner als das grausamste Raubtier; denn ein blutrünstiger Wolf frisst in einer Nacht nur ein Lamm, der Mensch aber mordet Hunderttausende auf dem Schlachtfeld, übersät den Boden mit ihren Leibern und tränkt die Erde mit ihrem Blut.
Kurz gesagt, dem Menschen sind zwei Wesensarten gegeben: Die eine strebt nach Verfeinerung der Sitten und geistiger Vollkommenheit, während die andere zu tierischer Erniedrigung und fleischlichen Unvollkommenheiten neigt. Wenn ihr durch die Länder dieses Erdballs reist, seht ihr einerseits die Überreste von Verfall und Zerstörung, andererseits die Zeichen der Kultur und der Entwicklung. Verfall und Zerstörung sind das Ergebnis von Krieg, Zank und Streit, Entwicklung und Fortschritt hingegen die glänzenden Früchte der Tugend, der Zusammenarbeit und der Eintracht.
Wer durch die Wüsten Mittelasiens reist, der sieht, wie viele Städte, die einst groß und blühend waren wie Paris und London, heute zerstört und dem Erdboden gleichgemacht sind. Vom Kaspischen Meer bis zum Oxus erstrecken sich wilde, öde Steppen, Wüsten, Einöden und Täler. Zwei Tage und zwei Nächte lang fährt die russische Eisenbahn an den zerstörten Städten und unbewohnten Dörfern dieses Ödlandes vorbei. Früher trugen in dieser Ebene die vortrefflichsten Zivilisationen der Vergangenheit ihre Frucht. Die Zeichen der Entwicklung und Verfeinerung waren überall zu erkennen, Künste und Wissenschaften wurden geschützt und gefördert, Berufe und Gewerbe blühten auf, Handel und Landwirtschaft hatten einen hohen Leistungsgrad erreicht, Verwaltung und Regierungskunst fußten auf starker, kraftvoller Grundlage. Heute ist der größte Teil dieses ausgedehnten Landes Zuflucht für turkmenische Stämme und Kampfbahn für wilde Tiere. Die alten Städte dieser Ebene wie Gurgán, Nissá, Ábívard und Shahristán waren in der ganzen Welt berühmt für ihre Künste, Wissenschaften, Kultur und Gewerbe, bekannt für ihren Wohlstand, ihre Größe und Vornehmheit. Sie sind einer Wildnis gewichen, in der sich keine Stimme erhebt außer dem Brüllen wilder Tiere, und in der blutrünstige Wölfe frei umherziehen. Diese Zerstörung und Verwüstung hatte ihre Ursache in Krieg und Streit, Zwietracht und Uneinigkeit zwischen Persern und Türken, die sich in Religion und Sitten unterschieden. So unnachgiebig war der Geist religiösen Vorurteils, dass die Führer ohne wahren Glauben es richtig fanden, unschuldiges Blut zu vergießen, Eigentum zu vernichten und Familienehre zu schänden. Das ist nur ein Beispiel von vielen.
Wenn du die Weltgegenden durchstreifst, wirst du zu dem Ergebnis kommen, dass aller Fortschritt auf Vereinigung und Zusammenarbeit beruht, Niedergang jedoch von Feindseligkeit und Hass herrührt. Trotzdem lässt sich die Menschenwelt nicht belehren, sie erwacht auch nicht aus dem Schlummer der Achtlosigkeit. Nach wie vor verursacht der Mensch Zwietracht, Zank und Streit, damit er Kriegsscharen aufstellen und sich dann mit Heeresmacht auf das Schlachtfeld des Blutvergießens stürzen kann.
Betrachte sodann die Erscheinungen der Verbindung und der Auflösung, des Seins und des Nichtseins. Alles Erschaffene in der bedingten Welt ist aus vielen verschiedenartigen Atomen zusammengesetzt. Sein Dasein hängt von der Verbindung dieser Atome ab. Mit anderen Worten, durch Gottes Schöpferkraft werden einfache Urstoffe zusammengefügt, so dass aus dieser Verbindung ein bestimmter Organismus entsteht. Das Dasein aller Dinge beruht auf diesem Prinzip. Wenn aber die Ordnung gestört wird, bewirkt dies Auflösung, und Verfall setzt ein. Dann hört das betroffene Ding zu bestehen auf. Das bedeutet, die Vernichtung aller Dinge hat ihre Ursache im Zerfall und in der Auflösung. Deshalb bewirkt Anziehung und Verbindung zwischen den verschiedenen Elementen Leben; Uneinigkeit, Zerfall und Teilung verursachen Tod. So führen die Kräfte des Zusammenhalts und der Anziehung dazu, dass ertragreiche Ergebnisse und Wirkungen entstehen, während Entfremdung und Abkehr zur Verwirrung und Vernichtung der Dinge führen. Durch Verbindungsfähigkeit und Anziehung wird alles Lebendige – Pflanzen, Tiere und Menschen – ins Dasein gerufen, während Teilung und Uneinigkeit Zerfall und Zerstörung herbeiführen.
Deshalb ist alles, was der Vereinigung, Anziehung und Einheit unter den Menschenkindern dient, Mittel zum Lebenserhalt für die Menschenwelt; alles, was Teilung, Abneigung und Entfremdung bewirkt, führt die Menschheit in den Tod.
Und wenn du an Feldern und Anpflanzungen vorbeikommst, siehst du die Pflanzen, Blumen und duftenden Kräuter reich und fruchtbar zusammen wachsen und ein Muster für die Einheit abgeben. Das ist ein Beweis dafür, dass diese Anpflanzung, dieser Garten unter der Fürsorge eines erfahrenen Gärtners gedeiht. Siehst du diesen Garten aber in einem Zustand der Unordnung und Verwahrlosung, so schließest du daraus, dass ihm die Pflege eines erfahrenen Landmanns fehlt und er demzufolge Wicken und Unkraut hervorbringt.
Das zeigt, dass Freundschaft und Zusammenhalt auf die Ausbildung durch einen wahren Erzieher hindeuten, Auflösung und Trennung jedoch Beweise für Barbarei und Mangel an göttlicher Erziehung sind.
Ein Kritiker mag einwenden, die Völker, Rassen, Stämme und Gemeinden der Welt hätten verschiedene, voneinander abweichende Gebräuche, Gewohnheiten, Geschmacksrichtungen, Charaktere, Neigungen und Ideen; ihre Ansichten und Gedanken seien gegensätzlich. Wie könnte da wahre Einheit offenbar werden und vollkommener Gleichklang zwischen den Menschenseelen eintreten?
Wir antworten, dass es zwei Arten von Verschiedenheit gibt. Die eine Art bewirkt Vernichtung und gleicht der Abneigung zwischen kriegführenden Nationen und kämpfenden Stämmen, die sich gegenseitig zerstören, die Familien entwurzeln, einander die Ruhe und den Wohlstand rauben und ein Blutbad anrichten wollen. Die andere Art ist ein Zeichen der Mannigfaltigkeit; sie ist das Wesen der Vollkommenheit und bewirkt, dass die Segnungen des Allherrlichsten Herrn erscheinen.
Betrachte die Blumen eines Gartens. Obwohl sie nach Art, Farbe, Form und Gestalt verschieden sind, werden sie doch vom Wasser einer Quelle erfrischt, vom selben Windhauch belebt, von den Strahlen einer Sonne gestärkt, und so erhöht die Vielfalt ihren Reiz und steigert ihre Schönheit. Wenn die vereinende Kraft, der durchdringende Einfluss von Gottes Wort dergestalt wirkt, verschönern die unterschiedlichen Gebräuche, Verhaltensweisen, Ideen, Ansichten und Veranlagungen die Menschenwelt. Diese Mannigfaltigkeit, diese Verschiedenheit entspricht der naturgeschaffenen Ungleichheit und Vielfalt der Glieder und Organe des Menschenleibs; denn jedes trägt zur Schönheit, Wirksamkeit und Vollkommenheit des Ganzen bei. Wenn diese verschiedenen Körperteile und Organe unter den Einfluss der souveränen Seele des Menschen kommen, wenn die Macht der Seele die Gliedmaßen und Körperteile, die Venen und Schlagadern des Körpers durchpulst, dann verstärkt die Unterschiedlichkeit den Einklang, die Verschiedenartigkeit vermehrt die Liebe und die Vielfalt ist der wichtigste Antrieb für das Zusammenwirken.
Wie unerfreulich wäre es für das Auge, wenn alle Blumen und Pflanzen, Blätter und Blüten, Früchte, Zweige und Bäume jenes Gartens die gleiche Form und Farbe hätten! Vielfalt in Farbe, Form und Gestalt bereichert und verschönert den Garten und erhöht dessen Ausdruck. Werden verschiedene Schattierungen von Gedanken, Temperamenten und Charakteren unter der Macht und dem Einfluss einer zentralen Kraftquelle zusammengeführt, so wird in gleicher Weise die Schönheit und der Glanz menschlicher Vollkommenheit offenbar und sichtbar. Nur die himmlische Macht des Wortes Gottes, die die Wirklichkeit aller Dinge beherrscht und übersteigt, ist fähig, die auseinandergehenden Gedanken, Gefühle, Ideen und Überzeugungen der Menschenkinder in Einklang zu bringen. Wahrlich, sie ist die durchdringende Kraft in allen Dingen, die die Seelen bewegt und in der Welt der Menschheit alles verbindet und steuert.
Preis sei Gott! Heute erleuchtet Gottes Wort alle Horizonte mit seinem Strahlenglanz. Aus allen Religionsgemeinschaften, Rassen, Stämmen, Nationen und Gemeinden sind Seelen im Lichte des Wortes zusammengekommen. Sie haben sich in vollkommener Eintracht versammelt und vereinigt. Oh! Wie viele Treffen werden abgehalten, geschmückt mit Seelen aus verschiedenen Rassen und Glaubensgemeinschaften! Wer dabei ist, staunt darüber und meint, dass diese Seelen einem einzigen Land angehören, einer Nationalität, einer Gemeinschaft, einem Gedanken, einem Glauben und einer Meinung. In Wirklichkeit ist der eine Amerikaner, der andere Afrikaner; einer kommt aus Asien, ein anderer aus Europa, einer ist aus Indien, ein anderer aus Turkestan; einer ist Araber, ein anderer Tadschike, einer ist Perser und wieder ein anderer Grieche. Ungeachtet dieser Verschiedenheit, sind sie in vollkommener Eintracht und Einigkeit, Liebe und Freiheit beisammen. Sie haben nur eine Stimme, einen Gedanken, eine Absicht. Wahrlich, das bewirkt die durchdringende Macht des Gotteswortes! Alle vereinten Kräfte des Weltalls wären außerstande, auch nur eine einzige Versammlung zusammenzubringen, die von den Gefühlen der Liebe, der Zuneigung, der Anziehung und Begeisterung derart durchdrungen ist, dass sie die Angehörigen der verschiedenen Rassen einigen und aus dem Herzen der Welt eine Stimme erheben könnte, die Krieg und Hader vertreibt, Zank und Streit ausrottet, das Zeitalter des Weltfriedens einführt sowie Einheit und Eintracht unter den Menschen errichtet.
Kann irgendeine Macht dem durchdringenden Einfluss des Gotteswortes widerstehen? Nein, bei Gott! Der Beweis ist klar, das Zeugnis vollkommen! Wer mit dem Auge der Gerechtigkeit schaut, wird verblüfft sein und staunen. Er wird bezeugen, dass alle Völker, Religionsgemeinschaften und Rassen der Welt über die Lehren und Ermahnungen Bahá’u’lláhs froh, zufrieden und dankbar sein sollten; denn diese göttlichen Verfügungen zähmen jedes wilde Tier, sie verwandeln das krabbelnde Insekt in einen hochfliegenden Vogel, machen die Menschenseelen zu Engeln des Gottesreiches und die Menschenwelt zum Brennpunkt für die Tugenden der Barmherzigkeit.
Des Weiteren ist jedermann gehalten, seiner Regierung Gehorsam, Unterordnung und Loyalität zu erweisen. Heutzutage befindet sich kein Staat der Welt in einem Zustand des Friedens und der inneren Ruhe; denn im Volk sind Sicherheit und Vertrauen verschwunden. Regierte und Regierende sind gleichermaßen in Gefahr. Die einzige Gruppe, die sich heute friedlich und loyal den Gesetzen und Verordnungen der Regierung unterordnet und die Menschen ehrlich und offen behandelt, ist diese misshandelte Gemeinde. Alle Religionsgemeinschaften und Volksgruppen in Persien und Turkestan sind damit beschäftigt, ihre eigenen Interessen zu verfolgen, und gehorchen ihrer Regierung nur in der Hoffnung auf einen Vorteil oder aus Angst vor Strafe. Die Bahá’í dagegen stehen der Regierung wohlwollend gegenüber, gehorchen den Gesetzen und hegen Liebe für alle Völker.
Dieser Gehorsam und diese Unterordnung sind im deutlichen Buch der Schönheit Abhá allen zur Pflicht gemacht. Weil die Gläubigen dem Gebot des Einen Wahren Gehorsam leisten, bezeigen sie allen Nationen größte Aufrichtigkeit und guten Willen. Eine Seele, die den Gesetzen der Regierung zuwiderhandelt, betrachtet sich vor Gott als verantwortlich und glaubt, dass sie für ihre Sünde Gottes Zorn und Strafe verdient. Seltsamerweise meinen einige Regierungsbeamte trotz dieser Tatsache, die Bahá’í seien ihnen schlecht gesonnen, während sie die Mitglieder anderer Gemeinschaften als ihre Freunde betrachten. Gütiger Gott! Als neulich in Ṭihrán und anderen Provinzen Persiens allgemein Umsturz und Aufruhr herrschten, erwies es sich, dass nicht ein einziger Bahá’í beteiligt war oder sich eingemischt hätte. Die Unwissenden machten deshalb den Bahá’í Vorwürfe, weil diese dem Gebot der Gesegneten Schönheit folgten und sich von jeglicher Einmischung in politische Angelegenheiten fernhielten. Sie schlossen sich keiner Partei an, sondern gingen, mit ihren eigenen Angelegenheiten und ihren Berufen beschäftigt, ihren Pflichten nach.
Alle Freunde Gottes bezeugen die Tatsache, dass ‘Abdu’l-Bahá für alle Regierungen und Nationen von jedem Standpunkt aus nur das Beste will und aufrichtig für ihren Fortschritt betet, ganz besonders für die beiden großen Staaten des Ostens; denn diese beiden Länder sind das Geburtsland und der Verbannungsort Bahá’u’lláhs. In allen Botschaften und Schriften hat Er diese beiden Regierungen lobend erwähnt und göttliche Bestätigungen von der Schwelle des einen wahren Gottes für sie erfleht. Die Schönheit Abhá – möge mein Leben ein Opfer für Seine Geliebten sein – brachte für Ihre Kaiserlichen Majestäten Gebete dar. Gnädiger Gott! Wie seltsam: Ungeachtet dieser schlüssigen Beweise bringt jeder neue Tag irgendein Geschehnis, und Schwierigkeiten treten auf. Aber wir und die Freunde Gottes sollten unter keinen Umständen nachlassen in unserem Bemühen, loyal, aufrichtig und wohlwollend zu sein. Wir sollten allezeit unsere Wahrhaftigkeit und Aufrichtigkeit zeigen. Mehr noch: Wir müssen unerschütterlich bleiben in unserer Ehrlichkeit und Vertrauenswürdigkeit und uns damit befassen, Gebete zum Wohle aller darzubringen.
O ihr Geliebten Gottes, dies sind die Tage der Standhaftigkeit, der Festigkeit und der Ausdauer in der Sache Gottes. Ihr dürft eure Aufmerksamkeit nicht auf die Person ‘Abdu’l-Bahás richten, denn binnen kurzem wird er euch Lebewohl sagen. Ihr müsst euer Augenmerk vielmehr fest auf Gottes Wort richten. Wenn das Wort Gottes gefördert wird, seid froh, glücklich und dankbar, selbst wenn ‘Abdu’l-Bahá vom Schwert bedroht oder von Ketten und Fesseln niedergedrückt ist. Denn wichtig ist der heilige Tempel der Sache Gottes, nicht ‘Abdu’l-Bahás leibliche Gestalt. Die Freunde Gottes müssen sich mit solcher Standhaftigkeit erheben, dass sie auch dann, wenn einmal hundert Seelen wie ‘Abdu’l-Bahá zur Zielscheibe für die Schmerzenspfeile werden, in ihrem Entschluss, ihrer Entschiedenheit, ihrer Begeisterung, ihrer Hingabe und ihrem Dienst an der Sache Gottes nicht wanken. ‘Abdu’l-Bahá selbst ist ein Diener an der Schwelle der Gesegneten Schönheit, ein Ausdruck reiner, gänzlicher Dienstbarkeit an der Schwelle des Allmächtigen. Er hat keine andere Stufe und keinen anderen Titel, keinen anderen Rang und keine Macht. Das ist mein höchstes Ziel, mein ewiges Paradies, mein heiligster Tempel, mein Sadratu’l-MuntaháA69. Mit der Gesegneten Schönheit Abhá und mit dem Erhabenen, Seinem Herold – möge mein Leben ein Opfer für beide sein – endete die Erscheinung von Gottes unabhängiger, allumfassender Manifestation. In den nächsten tausend Jahren werden alle von Seinem Licht erleuchtet und vom Meer Seiner Gnadengaben belebt.
O ihr Geliebten Gottes! Dies ist in Wahrheit mein letzter Wunsch und meine Ermahnung an euch. Selig ist, wer mit Gottes Hilfe dem folgt, was verzeichnet ist auf dieser Schriftrolle, deren Worte geheiligt sind über die Sinnbilder, die bei den Menschen im Schwange sind.
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O du Diener Gottes! Dein Brief kam an und brachte Freude. Du hast darin deinen heißen Wunsch geäußert, dass ich dem Friedenskongress beiwohnen soll. Ich erscheine nicht zu solchen politischen Konferenzen; denn der Frieden kann nur durch die Macht des Wortes Gottes errichtet werden. Wenn eine Konferenz einberufen wird, die alle Nationen vertritt und unter dem Einfluss des Wortes Gottes arbeitet, dann wird der Weltfriede errichtet; andernfalls ist das unmöglich.
Gegenwärtig wird mit Sicherheit ein vorläufiger Friede errichtet, aber er wird nicht von Dauer sein. Alle Regierungen und Nationen sind den Krieg leid, die Reisebeschränkungen, die unermesslichen Ausgaben, den Verlust an Menschenleben, den Schmerz der Frauen, die vielen Waisenkinder. So sind sie zum Frieden gezwungen. Aber dieser Friede ist nicht von Dauer, er ist zeitlich begrenzt.
Wir hoffen, dass die Macht des Gotteswortes einen Frieden errichten wird, der ewig wirksam und sicher bleibt.
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O ihr Hochgeehrten, die ihr Pioniere seid unter den Wohltätern der Menschenwelt!
Die Briefe, die ihr während des Kriegs abgesandt habt, sind nicht eingetroffen, aber ein Brief vom 11. Februar 1916 hat mich soeben erreicht, und darauf folgt sofort eine Antwort. Eure Absicht verdient tausendfältiges Lob; denn ihr dient der Menschenwelt, und dies führt zu aller Glück und Wohlergehen. Dieser jüngstvergangene Krieg hat der Welt und dem Volk bewiesen, dass Krieg Vernichtung ist, Weltfrieden dagegen Aufbau. Krieg ist Tod, Frieden hingegen Leben. Krieg ist Raubsucht und Blutgier, Frieden indessen Wohltat und Menschlichkeit; Krieg gehört der Welt der Natur an, Frieden aber zur Grundlage der Religion Gottes; Krieg ist Finsternis über Finsternis, während Frieden himmlisches Licht ist; Krieg zerstört den Bau der Menschheit, während Frieden der Menschenwelt ewiges Leben ist; Krieg ist wie ein reißender Wolf, Frieden aber den Engeln des Himmels gleich; Krieg ist Kampf ums Dasein, während Frieden gegenseitige Hilfe und Zusammenarbeit unter den Völkern der Welt ist und das Wohlgefallen des Einen Wahren im himmlischen Reiche herbeiführt.
Es gibt keine Seele, deren Gewissen nicht bezeugte, dass es heutigen Tages nichts Wichtigeres auf der Welt gibt als den Weltfrieden. Jeder Gerechte bestätigt dies und bewundert jene geehrte Versammlung; denn sie verfolgt das Ziel, diese Finsternis in Licht, diesen Blutdurst in Güte, diese Folter in Wonne, diese Mühsal in Behagen und diese Feindschaft, diesen Hass in Freundschaft und Liebe zu verwandeln. Daher ist die Bemühung jener geachteten Seelen des Preises und des Lobes wert.
Der wesenhaften Beziehungen gewahr, die von den Wirklichkeiten der Dinge ausgehen, bedenken weise Seelen jedoch, dass eine einzelne Sache für sich die menschliche Wirklichkeit nicht so beeinflussen kann, wie es sein sollte und müsste; denn ehe die Menschen in ihrer Gesinnung geeinigt werden, lässt sich nichts Wichtiges bewerkstelligen. Heute ist der Weltfriede von großer Bedeutung, aber die Einheit des Gewissens ist dabei wesentlich, damit des Friedens Grundlage gesichert, sein Gefüge fest und sein Bau stark sei.
Darum erläuterte Bahá’u’lláh vor fünfzig Jahren die Frage des Weltfriedens zu einer Zeit, als Er in der Festung ‘Akká in strenger Haft Unrecht erduldete und eingekerkert war. Er schrieb über diese wichtige Angelegenheit, den Weltfrieden, an alle großen Herrscher der Welt und verwirklichte ihn im Kreise Seiner Freunde im Orient. Des Ostens Horizont war in tiefes Dunkel gehüllt, die Völker standen sich in Hass und Feindschaft gegenüber, die religiösen Gruppen lechzten nach dem Blut der anderen – es herrschte Finsternis über Finsternis. Zu solcher Zeit erstrahlte Bahá’u’lláh der Sonne gleich vom Horizont des Ostens und erhellte Persien mit dem Licht dieser Lehren.
Eine Seiner Lehren war die Erklärung des Weltfriedens. Menschen verschiedener Völker, Religionen und Sekten, die Ihm nachfolgten, kamen sich derart nahe, dass bemerkenswerte Versammlungen zustande kamen, die aus den verschiedenen Völkern und Religionen des Ostens zusammengesetzt waren. Wer solche Versammlungen besuchte, sah nur ein Volk, eine Lehre, einen Pfad, eine Ordnung; denn Bahá’u’lláhs Lehren waren ja nicht auf die Errichtung des Weltfriedens beschränkt; sie umfassten viele Lehren, welche die des Weltfriedens ergänzten und stützten.
Eine dieser Lehren ist das selbständige Erforschen der Wirklichkeit, so dass die Menschenwelt aus dem Dunkel der Nachahmung errettet werde und zur Wahrheit gelange, dass sie das zerlumpte, abgetragene Kleid von vor tausend Jahren abreiße und wegwerfe und ein Gewand anlege, welches in höchster Reinheit und Heiligkeit auf dem Webstuhl der Wirklichkeit gewoben ist. Da es nur eine Wirklichkeit gibt, die keine Vieldeutigkeit zulässt, müssen unterschiedliche Ansichten schließlich in einer aufgehen.
Eine der Lehren Bahá’u’lláhs ist die Einheit der Menschenwelt. Alle Menschen sind Gottes Schafe, und Er ist der gütige Hirte. Dieser Hirte ist gut zu allen Schafen, denn Er schuf sie alle, erzog sie, sorgte für sie und beschützte sie. Es besteht kein Zweifel, dass der Hirte gütig zu allen Schafen ist; sind Unwissende darunter, so müssen sie belehrt werden; sind Kinder darunter, so müssen sie erzogen werden, bis sie die Reife erlangen; sind Kranke darunter, so müssen sie geheilt werden. Hass und Feindschaft darf es nicht geben. Wie von einem gütigen Arzt müssen diese Unwissenden, diese Kranken behandelt werden.
Eine weitere Lehre Bahá’u’lláhs ist, dass Religion zu Freundschaft und Liebe führen muss. Bewirkt sie Entfremdung, dann bedarf man ihrer nicht; denn Religion ist wie eine Arznei: Verschlimmert sie das Leiden, dann wird sie unnötig.
Unter Bahá’u’lláhs Lehren finden wir ferner, dass Religion mit Wissenschaft und Vernunft in Einklang sein muss, so dass sie auf die Menschenherzen wirkt. Die Grundlage muss festgefügt sein und darf nicht auf Nachahmung beruhen.
Eine andere Lehre Bahá’u’lláhs ist, dass religiöse, rassische, politische, wirtschaftliche und vaterländische Vorurteile den Bau der Menschheit zerstören. Solange diese Vorurteile herrschen, wird die Menschenwelt keine Ruhe finden. Über einen Zeitraum von sechstausend Jahren berichtet uns die Weltgeschichte. Während dieser sechstausend Jahre war die Menschenwelt nie frei von Krieg, Streit, Mord und Blutgier. Zu jeder Zeit wurde in diesem oder jenem Land Krieg geführt; der Krieg entstand entweder aus religiösem Vorurteil oder aus rassischem Vorurteil, aus politischem Vorurteil oder aus vaterländischem Vorurteil. So ist gesichert und erwiesen, dass alle Vorurteile den Bau der Menschheit zerstören. Solange diese Vorurteile weiterbestehen, muss der Kampf ums Dasein vorherrschen, müssen Blutdurst und Raubgier fortdauern. Deshalb kann die Menschheit, wie in der Vergangenheit so auch heute, nur dann aus der Finsternis der Erdgebundenheit errettet werden und Erleuchtung empfangen, wenn sie Vorurteile ablegt und die Tugenden des Gottesreiches erwirbt.
Gehen Vorurteile und Feindseligkeiten auf das Konto der Religion, so bedenkt, dass die Religion zu Freundschaft führen muss; andernfalls ist sie unnütz. Und ist das Vorurteil nationaler Art, so bedenkt, dass alle Menschen einer Nation angehören. Alle sind dem Baume Adams entsprossen; Adam ist die Wurzel des Baumes. Der Baum ist einer, alle Völker sind wie Äste, während die einzelnen Menschen den Blättern, Blüten und Früchten daran gleichen. So sind die Bildung verschiedener Nationen und in der Folge alles Blutvergießen und alle Zerstörung am Bau der Menschheit nur menschlicher Unwissenheit und eigennützigen Beweggründen entsprungen.
Was das vaterländische Vorurteil betrifft, so entstammt auch dieses völliger Unwissenheit, denn der Erdkreis ist ein Heimatland. Jeder Mensch kann an jedem beliebigen Ort des Erdballs leben. Darum ist die ganze Welt des Menschen Vaterstadt. Grenzlinien und Grenzübergänge wurden durch den Menschen ersonnen. In der Schöpfung sind keine solchen Grenzen und Hoheitsgebiete festgeschrieben. Europa ist ein einziger Erdteil, Asien ist ein Erdteil, Afrika ist ein Erdteil, Australien ist ein Erdteil, aber einige Seelen haben aus persönlichen Beweggründen, aus Eigennutz, jeden dieser Erdteile zerteilt und einen bestimmten Teil als ihr eigenes Land betrachtet. Gott hat keine Grenze zwischen Frankreich und Deutschland gezogen: Sie gehen ineinander über. Fürwahr, in den ersten Jahrhunderten haben selbstsüchtige Seelen um ihrer eigenen Vorteile willen Grenzen und Übergänge geschaffen und ihnen Tag für Tag mehr Gewicht beigelegt, bis dies schließlich in den späteren Jahrhunderten zu heftiger Feindschaft, zu Blutvergießen und Raubgier führte. So wird es unaufhörlich weitergehen, und wenn der Gedanke der Vaterlandsliebe auf einen engen Kreis beschränkt bleibt, wird er die Hauptursache der Weltzerstörung sein. Kein kluger, gerechter Mensch wird diese eingebildeten Unterscheidungen anerkennen. Eine begrenzte Fläche, welche wir unser Vaterland nennen, betrachten wir als unsere Heimat, wo doch der ganze Erdball, nicht eine begrenzte Fläche, die Heimat aller ist. Kurz gesagt: Nur wenige Tage leben wir auf dieser Erde; schließlich werden wir darin bestattet, sie ist unser ewiges Grab. Ist dieses ewige Grab es wert, dass wir Menschenblut vergießen und einander in Stücke reißen? Nein, keineswegs: Weder ist Gott erfreut über ein solches Verhalten, noch kann es ein Mensch mit gesundem Verstand gutheißen.
Überlegt: Die glückseligen Tiere lassen sich nie in einen vaterländischen Streit ein, sie leben in bester Kameradschaft einmütig miteinander. Kommen zum Beispiel eine Taube aus dem Osten, eine Taube aus dem Westen, eine Taube aus dem Norden und eine Taube aus dem Süden zufällig zur gleichen Zeit an einem Platze zusammen, so gesellen sie sich alsbald einträchtig zueinander. So ist es bei allen glückseligen Tieren und Vögeln. Die Raubtiere aber greifen einander an, sobald sie sich treffen, kämpfen miteinander und reißen sich in Stücke. Es ist ihnen unmöglich, friedlich am selben Ort zusammenzuleben. Sie sind alle ungesellig, grausam, wild und kampflustig.
Betrachtet man das wirtschaftliche Vorurteil, so tritt klar zu Tage, dass dann, wenn man die Verbindungen zwischen den Völkern festigt und den Warenaustausch beschleunigt, jedes wirtschaftliche Prinzip, das man in einem Land durchsetzt, schließlich die anderen Länder beeinflusst und allgemeinen Nutzen stiftet. Wozu also dieses Vorurteil?
Was nun das politische Vorurteil betrifft, so muss Gottes Politik befolgt werden, und es ist unbestreitbar, dass Gottes Politik größer ist denn menschliche Politik. Wir müssen der göttlichen Politik folgen, sie gilt gleichermaßen für alle. Gott behandelt alle Menschen gleich: Kein Unterschied wird gemacht. Dies ist die Grundlage der göttlichen Religionen.
Eine weitere Lehre Bahá’u’lláhs ist die Schaffung einer Sprache, die weltweit im Volk verbreitet werden kann. Die Feder Bahá’u’lláhs offenbarte diese Lehre, damit die Weltsprache Missverständnisse zwischen den Menschen beseitige.
Eine Lehre Bahá’u’lláhs ist ferner die Wesensgleichheit von Frauen und Männern. Die Menschenwelt hat zwei Flügel: Den einen bilden die Frauen, den anderen die Männer. Erst wenn beide Flügel gleichmäßig entwickelt sind, kann der Vogel fliegen. Bleibt ein Flügel schwächlich, so ist kein Flug möglich. Erst wenn die Frauenwelt der Männerwelt im Erwerb von Tugenden und Vollkommenheiten gleichkommt, sind Erfolg und Gedeihen so erreichbar, wie es sein soll.
Eine weitere Lehre Bahá’u’lláhs ist das freiwillige Teilen des Eigentums mit anderen unter der ganzen Menschheit. Dieses freiwillige Teilen übertrifft die Wesensgleichheit; es bedeutet, dass der Mensch sich selbst nicht anderen vorziehen, vielmehr sein Leben und sein Eigentum für andere opfern soll. Dies soll aber nicht zwangsweise eingeführt und ein Gesetz werden, das der Mensch gezwungenermaßen befolgen muss. Im Gegenteil soll der Mensch aus freiem Antrieb, auf selbstgewähltem Opfergang, Eigentum und Leben für andere hingeben und willig den Armen spenden, wie es in Persien unter den Bahá’í geschieht.
Eine weitere Lehre Bahá’u’lláhs ist des Menschen Freiheit: Durch die geistige Macht soll er frei werden und sich der Verhaftung in der natürlichen Welt entledigen. Denn solange der Mensch in der Natur gefangen liegt, ist er ein Raubtier, da der Kampf ums Dasein zu den Bedürfnissen der Naturwelt gehört. Dieser Kampf ums Dasein ist der Ursprung allen Elends und die höchste Not.
Eine weitere Lehre Bahá’u’lláhs besagt, dass die Religion ein mächtiges Bollwerk ist. Wenn das Gebäude der Religion erzittert und schwankt, folgen Aufruhr und Chaos, und die Ordnung der Dinge wird völlig umgestürzt; denn in der Menschenwelt gibt es zwei Wächter, die den Menschen vor dem Unrechttun bewahren: Der eine ist das Gesetz, das den Verbrecher bestraft; aber das Gesetz verhindert nur das offenkundige Verbrechen, nicht jedoch die geheime Sünde. Hingegen verhütet der ideale Wächter, die Religion Gottes, sowohl das offenkundige wie das geheime Verbrechen. Er erzieht den Menschen, entwickelt Sittlichkeit, nötigt zur Tugend und ist die allumfassende Macht, die für das Glück der Menschenwelt die Gewähr bietet. Unter Religion aber ist das zu verstehen, was durch Forschen nach Wahrheit gesichert ist, nicht was lediglich auf Nachahmung beruht – also die Grundlagen der göttlichen Religionen, nicht menschliche Nachahmungen.
Zu den Lehren Bahá’u’lláhs gehört ferner, dass die materielle Zivilisation zwar ein Mittel zum Fortschritt der Menschenwelt ist, dass jedoch der gewünschte Erfolg – das Glück der Menschheit – erst dann zu erreichen ist, wenn die materielle Zivilisation mit der göttlichen Kultur vereinigt wird. Bedenkt! Diese Schlachtschiffe, welche eine Stadt innerhalb einer Stunde in ein Trümmerfeld verwandeln, sind das Ergebnis der materiellen Zivilisation; ebenso die Kruppkanonen, die Mausergewehre, das Dynamit, die Unterseeboote, die Torpedoboote, die Jagdflieger und Bomber. Alle diese Kriegswerkzeuge sind die bösen Früchte der materiellen Zivilisation. Wäre die materielle Zivilisation mit der göttlichen Kultur verbunden worden, so hätte man diese fürchterlichen Waffen niemals erfunden. Im Gegenteil, die menschliche Tatkraft hätte sich ganz und gar nützlichen Erfindungen zugewandt und auf rühmliche Entdeckungen konzentriert. Die materielle Zivilisation ist wie das Glas um die Lampe, die göttliche Kultur ist die Lampe selbst. Das Glas ohne Licht ist dunkel. Die materielle Zivilisation ist wie der Leib. Sei er auch noch so anmutig, elegant und schön, so ist er dennoch tot. Die göttliche Kultur ist wie der Geist; der Leib erhält sein Leben durch den Geist, sonst ist er ein Leichnam. So ist es klar, dass die Menschenwelt den Odem des Heiligen Geistes braucht. Ohne den Geist ist die Menschenwelt leblos; ohne dieses Licht verbleibt die Menschenwelt in tiefster Finsternis. Denn die Naturwelt ist eine tierische Welt. Ehe der Mensch wiedergeboren wird aus der Welt der Natur, das heißt, ehe er sich von der Naturwelt loslöst, ist er seinem Wesen nach ein Tier, und es sind die Lehren Gottes, die dieses Tier in eine menschliche Seele umwandeln.
Eine weitere Lehre Bahá’u’lláhs ist die Förderung der Erziehung. Jedes Kind muss im erforderlichen Umfang in den Wissenschaften unterrichtet werden. Können die Eltern die Kosten dieser Erziehung tragen, so ist es gut; andernfalls muss die Gemeinde die Mittel für den Unterricht des Kindes aufbringen.
Eine weitere Lehre Bahá’u’lláhs handelt von Recht und Gerechtigkeit. Ehe nicht Recht und Gerechtigkeit auf der Ebene des Daseins verwirklicht sind, werden alle Dinge in Unordnung sein und unvollkommen bleiben. Die Menschenwelt ist dann eine Welt der Unterdrückung und der Grausamkeit, ein Reich der Angriffslust und des Irrtums.
Kurz, es gibt viele derartige Lehren. Diese mannigfaltigen Prinzipien – die mächtigste Grundlage für der Menschen Glück, eine Gnadengabe des Barmherzigen – müssen die Sache des Weltfriedens ergänzen und damit verbunden werden, so dass Erfolge eintreten. Auf andere Art, für sich allein ist der Weltfrieden in der Menschenwelt nur schwer zu verwirklichen. So wie Bahá’u’lláhs Lehren mit dem Weltfrieden verknüpft sind, gleichen sie einer Tafel mit frischen, köstlichen Speisen aller Art. An dieser Tafel unermesslicher Gaben kann jede Seele finden, was sie ersehnt. Bleibt aber die Frage allein auf den Weltfrieden beschränkt, so sind die herausragenden Erfolge, die man erwartet und erhofft, nicht zu erzielen. Die Perspektive des Weltfriedens muss so sein, dass alle Gemeinschaften und Religionen ihre höchste Sehnsucht darin verwirklicht finden. Bahá’u’lláhs Lehren sind so beschaffen, dass alle Gemeinschaften der Welt, religiöse, politische oder ethische, althergebrachte oder neuzeitliche, den Ausdruck ihrer höchsten Wünsche darin finden.
Zum Beispiel finden die Gläubigen der Religionen in Bahá’u’lláhs Lehren die Begründung der allumfassenden Religion, einer Religion, die vollkommen auf die gegenwärtigen Verhältnisse passt, echte, rasche Heilung der unheilbaren Krankheit schafft, alle Schmerzen stillt und das unfehlbare Gegenmittel für jedes tödliche Gift bietet. Denn wollten wir die Menschenwelt nach den derzeit herrschenden religiösen Nachahmungen einrichten und organisieren, wollten wir darauf der Menschheit Glück aufbauen, so wäre dies unmöglich und undurchführbar. Zum Beispiel wäre es unmöglich, die Gesetze der Thora und der anderen Religionen so durchzuführen, wie es heutiger Nachahmung entspricht. Den Wesensgrund aller göttlichen Religionen aber, der auf die Tugenden der Menschenwelt gerichtet ist und ihrer Wohlfahrt zugrundeliegt, findet man in den Lehren Bahá’u’lláhs in der vollkommensten Darstellung.
Ähnlich steht es um die Menschen, die nach Freiheit schreien. Die gemäßigte Freiheit, welche die Gewähr für die Wohlfahrt der Menschheit bietet und allumfassende Beziehungen aufrechterhält, findet ihre kraftvolle Ausprägung in den Lehren Bahá’u’lláhs.
So ist es auch bei den politischen Parteien: Die höchste Staatskunst, die Menschenwelt zu lenken, ja die Göttliche Politik findet sich in den Lehren Bahá’u’lláhs.
Desgleichen die Partei der ›Gleichheit‹, welche die Wirtschaftsprobleme zu lösen sucht: Bis heute haben sich alle vorgeschlagenen Lösungen als undurchführbar erwiesen, außer den wirtschaftlichen Vorschlägen in den Lehren Bahá’u’lláhs, die durchführbar sind und der Gesellschaft nicht schaden.
Und so ist es auch mit anderen Interessengruppen. Wenn ihr euch in die Sache vertieft, werdet ihr die höchsten Ziele dieser Parteien in Bahá’u’lláhs Lehren finden. Diese Lehren bilden die allumschließende Macht unter den Menschen und sind durchführbar. Es gibt aber manche Lehren aus der Vergangenheit wie die aus der Thora, die heute nicht mehr anwendbar sind. Das gleiche gilt von den anderen Religionen sowie den Lehrsätzen der verschiedenen Sekten und Parteien.
Zum Beispiel sagte Bahá’u’lláh über den Weltfrieden, dass der Höchste Gerichtshof begründet werden muss. Obgleich der Völkerbund geschaffen worden ist, ist er doch unfähig, den Weltfrieden zu errichten. Der Höchste Gerichtshof aber, den Bahá’u’lláh beschrieben hat, wird diese heilige Aufgabe mit größter Macht und Kraft erfüllen. Sein Plan geht dahin, dass die Nationalversammlungen jedes Landes und jeder Nation, das heißt, die Parlamente, zwei oder drei Personen auswählen, die Edelsten ihres Volkes, Kenner des internationalen Rechts sowie der Beziehungen zwischen den Regierungen, dazuhin vertraut mit den wesentlichen Bedürfnissen der heutigen Menschheit. Die Zahl dieser Abgeordneten sollte im Verhältnis zu der Bevölkerungszahl des Landes stehen. Die Wahl dieser Seelen durch die Nationalversammlung, das heißt, durch das Parlament, ist vom Oberhaus, vom Kongress, vom Kabinett und ebenso vom Präsidenten oder Monarchen zu bestätigen, damit diese Persönlichkeiten die Gewählten des ganzen Volkes und der Regierung sind. Aus diesem Personenkreis sind die Mitglieder des Höchsten Gerichtshofes zu wählen. Die ganze Menschheit hat somit Anteil daran; denn jeder Abgeordnete vertritt die ganze Nation. Wenn der Höchste Gerichtshof zu einer internationalen Frage ein Urteil fällt, entweder einmütig oder durch Mehrheitsbeschluss, so gibt es keinen Einwand mehr für den Kläger und keine Ausflucht für den Beklagten. Falls eine Regierung oder Nation die unwiderlegliche Entscheidung des Höchsten Gerichtshofs missachtet oder die Ausführung verschleppt, werden die übrigen Nationen dagegen auftreten; denn alle Regierungen und Nationen der Welt sind die Stützen dieses Höchsten Gerichtshofs. Überlegt, wie fest diese Grundlage ist! Ein beschränkter, eingeengter Bund jedoch erfüllt den Zweck nicht angemessen. Dies ist die Wahrheit über die erwähnte Lage. …
228
O Diener an der Schwelle Bahá’u’lláhs!A71 Dein Brief vom 14. Juni 1920 ist angekommen. Ein Brief von einigen Mitgliedern des Friedensausschusses ging ebenfalls zu; ihnen wurde eine Antwort erteilt. Händige sie ihnen aus.
Es ist klar, dass dieses Treffen nicht das ist, wofür es gehalten wird, ist es doch außerstande, die Angelegenheiten so zu ordnen, wie es richtig und nötig wäre. Wie dem auch sei: Die Sache, um die man sich bemüht, ist von höchster Wichtigkeit. Das Treffen im Haag sollte so viel Macht und Einfluss haben, dass sein Wort auf die Regierungen und Nationen wirkt. Weise die verehrten dort versammelten Mitglieder darauf hin, dass die vor dem Krieg abgehaltene Haager Konferenz den Zaren von Russland zum Präsidenten hatte und dass ihre Mitglieder Männer von höchstem Rang waren. Dennoch hat das diesen schrecklichen Krieg nicht verhindert. Wie wird es weitergehen? In der Zukunft wird mit Sicherheit ein weiterer Krieg ausbrechen, schrecklicher als der letzte. Wahrlich, daran gibt es keinerlei Zweifel. Was kann das Treffen im Haag ausrichten?
Aber die von Bahá’u’lláh niedergelegten Grundsätze verbreiten sich Tag für Tag. Übergib ihnen die Antwort auf ihren Brief, zeige ihnen die größte Liebe und Güte; dann überlasse sie ihren eigenen Angelegenheiten. Auf jeden Fall solltest du ihr Wohlwollen erlangen, und wenn sie zustimmen, kannst du meinen ausführlichen Lehrbrief, der bereits ins Englische übersetzt ist, drucken lassen und verbreiten.
Was die Esperantisten betrifft, so pflege mit ihnen Umgang. Wann immer du unter ihnen jemanden aufnahmebereit findest, überbringe ihm den Duft des Lebens. Sprich bei allen Treffen über die Lehren Bahá’u’lláhs; denn das führt heutzutage in den westlichen Ländern zum Erfolg. Und wenn sie Fragen stellen über deinen Glauben an Bahá’u’lláh, so antworte, dass wir Ihn als der Welt höchsten Lehrer und Erzieher in diesem Zeitalter betrachten. Stelle sodann klar heraus und erkläre im Einzelnen, dass diese Lehren über den Weltfrieden und andere Themen durch Bahá’u’lláhs Feder schon vor fünfzig Jahren offenbart wurden, dass sie bereits in Persien und Indien veröffentlicht und über die ganze Welt verbreitet sind. Anfangs standen alle der Idee des Weltfriedens skeptisch gegenüber und betrachteten sie als Unmöglichkeit. Sprich des Weiteren über Bahá’u’lláhs Größe, über die Ereignisse in Persien und der Türkei, über Bahá’u’lláhs erstaunlichen Einfluss, über den Inhalt Seiner an alle Herrscher gerichteten Sendschreiben und über deren Erfüllung. Sprich auch über die Verbreitung der Bahá’í-Sache. Arbeite mit dem Ausschuss für den Weltfrieden im Haag so eng wie möglich zusammen und erweise ihnen alle Höflichkeit.
Es zeigt sich, dass die Esperantisten aufnahmebereit sind; du kennst ihre Sprache und bist darin bewandert. Setze dich auch mit den Esperantisten in Deutschland und anderswo in Verbindung. Das Schrifttum, das du verbreitest, sollte sich ausschließlich mit den Lehren beschäftigen. Die Verbreitung anderer Schriften ist derzeit nicht ratsam. Es ist meine Hoffnung, dass die göttlichen Bestätigungen dich ständig unterstützen…
Sei nicht traurig über die Gleichgültigkeit und Kälte der Haager Versammlung. Setze dein Vertrauen in Gott. Wir hoffen, dass die Esperanto-Sprache in Zukunft machtvoll auf das Volk wirkt. Du hast jetzt den Samen gesät. Sicherlich wird er wachsen. Sein Wachstum hängt von Gott ab.
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O du aufrichtiger Diener des Wahrhaftigen! Ich höre, du bist traurig und niedergeschlagen über die Ereignisse in der Welt und die Wechselfälle des Schicksals. Wozu diese Furcht und Besorgnis? Wer die Schönheit Abhá wahrhaft liebt, wer den Kelch des Bündnisses leert, der fürchtet kein Unglück, noch fühlt er sich niedergeschlagen in der Stunde der Prüfung. Das Feuer der Not ist sein Lustgarten, und in den Tiefen der See erlebt er die Weiten des Himmels.
Du stehst unter dem Obdach Gottes, im Schatten des Baumes Seines Bündnisses. Warum sorgst du dich? Warum klagst du? Bleibe ruhig und habe Vertrauen! Halte freudig und friedevoll, ernst und aufrichtig die Gebote, die dein Herr niedergeschrieben hat. Wünsche deinem Land und deiner Regierung das Beste. Seine Gnade wird dir allzeit beistehen, Sein Segen wird dir gewährt, und die Sehnsucht deines Herzens wird gestillt werden.
Bei der Altehrwürdigen Schönheit – möge mein Leben ein Opfer für Seine Geliebten sein! Würden die Freunde erkennen, welche ruhmreiche Souveränität ihnen der Herr in Seinem Königreich bestimmt hat, sie wären gewiss von Entzücken erfüllt; sie sähen sich gekrönt mit unsterblicher Herrlichkeit und gerieten vor Begeisterung außer sich. Binnen kurzem wird sich erweisen, wie prächtig das Licht Seiner gütigen Sorge und Barmherzigkeit auf Seine Geliebten strahlt, welch stürmische See in ihren Herzen aufgewühlt ward! Dann werden sie laut ausrufen: Glücklich sind wir, lasst alle Welt frohlocken!
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O du verehrte Persönlichkeit! Dein zweiter Brief vom 19. Dezember 1918 ist eingegangen. Er brachte große Freude, denn er zeigt deine Festigkeit und Standhaftigkeit im Bund und Testament wie auch dein Verlangen, den Ruf zum Reich Gottes zu erheben. Heute ist der Ruf zum Gottesreich der Magnet, welcher die Menschenwelt zu sich hinzieht; denn groß ist die Fassungskraft des Menschen. Göttliche Lehren bilden den Geist dieses Zeitalters, mehr noch, sie sind die Sonne dieses Zeitalters. Jede Seele muss sich mühen, die Schleier vor dem menschlichen Auge zu zerreißen. Dann ist sofort die Sonne zu sehen; Auge und Herz werden von ihr erleuchtet.
Nun ruhen durch Gottes Hilfe und Großmut diese Kraft der Führung und diese barmherzige Gnadengabe in dir. Erhebe dich deshalb mit höchster Macht, damit du den modernden Gebeinen den Geist schenkst, den Blinden die Sehkraft, den Bedrückten Balsam und Frische, den Mutlosen lebendige Anmut. Jede Lampe verlöscht zuguterletzt, außer der Lampe des Gottesreichs; ihr Glanz wächst von Tag zu Tag. Jeder Ruf verhallt schließlich, außer dem Ruf zum Reich Gottes; er erschallt Tag für Tag. Jeder Pfad windet sich, außer der Straße des Königreichs; sie wird täglich bequemer. Das Himmelslied lässt sich ohne Zweifel nicht an einem irdischen Lied messen, das Kunstlicht nicht mit der himmlischen Sonne vergleichen. So muss sich der Mensch um das bemühen, was fortdauert und ewig währt, damit er in wachsendem Maße erleuchtet, gestärkt und neu belebt werde…
Ich bete und flehe zum himmlischen Reich, dass dein Vater, deine Mutter und dein Bruder durch das Licht der Führung das Reich Gottes betreten.
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O du Blüte am Baum des Lebens! Glücklich bist du, denn du hast deine Lenden im Dienste gegürtet, hast dich mit ganzer Kraft für die Verkündung der göttlichen Lehren erhoben, Versammlungen einberufen und dich um die Verherrlichung des Gotteswortes bemüht.
In dieser sterblichen Welt hat alles Wichtige ein Ende, und jede noch so außergewöhnliche Errungenschaft findet ihren Abschluss. Nichts ist von Dauer. Betrachte zum Beispiel die wichtigen Errungenschaften der Antike, sie sind gänzlich verschwunden und keine Spur blieb von ihnen zurück, außer der großen Sache des Gottesreiches, die keinen Anfang und kein Ende hat. Sie wird allenfalls erneuert. Zu Beginn einer jeden Erneuerung schauen die Menschen darüber hinweg; wenn aber die Sache Gottes endgültig errichtet ist, schreitet sie täglich voran, und ihre tägliche Verherrlichung erreicht die höchsten Himmel.
Betrachte zum Beispiel den Tag Christi, den Tag der Erneuerung des Gottesreiches. Das Volk der Welt schenkte ihm keine Beachtung und erkannte seine Bedeutung so wenig, dass die Grabstätte Christi für die folgenden dreihundert Jahre vergessen und unbekannt blieb, bis Gottes Magd Helena, die Mutter Konstantins, kam und den heiligen Ort entdeckte.
Meine Absicht bei alledem ist zu zeigen, wie schlecht das Volk der Welt beobachtet, wie unwissend es ist, wie achtlos und gleichgültig es an dem Tag verharrt, da das Gottesreich errichtet wird.
Binnen kurzem wird die Macht des Gottesreiches die ganze Welt umfassen. Dann werden die Menschen auferweckt; sie werden schreien und wehklagen über all jene, die unterdrückt wurden und den Märtyrertod fanden, und sie werden seufzen und jammern. So ist der Menschen Wesensart.
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Was Präsident Wilson betrifft, so finden sich die vierzehn Prinzipien, die er aufgestellt hat, zum größten Teil in den Lehren Bahá’u’lláhs. Deshalb hoffe ich, dass er bestätigt und unterstützt werde. Heute dämmert der Weltfrieden am Horizont; ich hoffe, dass sein Morgen vollends anbricht und das Dunkel des Krieges, des Zanks und Streits unter den Menschen in das Licht der Einheit, der Eintracht und Zuneigung verwandelt.
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O ihr treuen Freunde, ihr aufrichtigen Diener Bahá’u’lláhs! Zur Zeit der Mitternachtswache, da alle Augen im Schlummer geschlossen sind und alle in tiefem Schlaf ihr Haupt auf das Ruhelager betten, wacht ‘Abdu’l-Bahá in der Umfriedung des Heiligen Schreines, und in glühender Beschwörung spricht er dieses sein Bittgebet:
O du gütige, liebende Vorsehung! Der Osten bebt, der Westen brandet wie die ewigen Wogen der See. Weithin wehen der Heiligkeit sanfte Winde, und aus dem Unsichtbaren Königreich strahlt die Sonne der Wahrheit in hellem Glanz. Die Hymnen göttlicher Einheit erklingen, die Banner himmlischer Macht wehen. Die Engelsstimme erschallt, und wie Leviathans Gebrüll dröhnt der Ruf nach Selbstlosigkeit und Selbstauslöschung. ›Yá Bahá’u’l-Abhá‹ hallt der Siegesruf von allen Seiten, und ›Yá ‘Alíyyu’l-A‘lá‹ erschallt es durch alle Lande. Nichts bewegt sich in der Welt, es sei denn durch die Herrlichkeit des großen Verzückers der Herzen, und kein Aufruhr tritt ein, außer im Wogen der Liebe zu Ihm, dem Unvergleichlichen, dem Heißgeliebten.
Mit ihrem moschusduftenden Odem brennen die Geliebten des Herrn in allen Landen wie leuchtende Kerzen, und allüberall trifft man auf die Freunde des Allbarmherzigen, die sich wie Blumen entfalten. Keinen Augenblick rasten sie, keinen Atemzug tun sie, ohne Deiner zu gedenken, und nichts erflehen sie als den Dienst an Deiner Sache. In den Fluren der Wahrheit sind sie wie süß flötende Nachtigallen, im Blumengarten der Führung sind sie wie leuchtend bunte Blüten. Mit mystischen Blumen schmücken sie die Pfade im Garten der Wirklichkeit, wie wogende Zypressen säumen sie die Ufer am Strom des göttlichen Willens. Hoch über dem Horizont des Seins leuchten sie wie strahlende Sterne; am Firmament der Welt glänzen sie wie helle Sonnen. Manifestationen himmlischer Gnade sind sie, Morgenröten des Lichtes göttlichen Beistands.
Gib, o Du liebender Herr, dass alle fest und standhaft bleiben, in ewiger Herrlichkeit so strahlend, dass mit jedem Atemzug sanfte Winde aus den Gemächern Deiner Gnade wehen, dass aus dem Meer Deiner Gunst ein belebender Sprühregen aufsteige, dass Deiner Liebe wohltätige Schauer Frische schenken und der Zephir seinen Duft aus dem Rosengarten göttlicher Einheit herbeitrage.
Gewähre uns, o Meistgeliebter der Welt, einen Strahl Deiner Herrlichkeit! O Du Heißgeliebter der Menschheit, ergieße das Licht Deines Antlitzes auf uns!
O Du allmächtiger Gott, beschütze uns und sei unsere Zuflucht! Zeige Du, o Herr des Seins, Deine Macht und Deine Herrschaft!
O Du liebender Herr, die Aufwiegler regen und rühren sich mancherorts; Tag und Nacht tun sie schweres Unrecht.
Wie Wölfe lauern die Tyrannen; der Unterdrückten arglose Herde hat weder Hilfe noch Beistand. Hetzhunde setzen den Gazellen auf den Auen göttlicher Einheit nach, und den Fasan in den Bergen himmlischer Führung verfolgen die Raben des Neides.
O Du göttliche Vorsehung, bewahre und beschütze uns! O Du unser Schild, errette und verteidige uns! Birg uns unter Deinem Obdach, behüte uns durch Deine Hilfe vor allem Übel. Du bist in der Tat der wahre Beschützer, der unsichtbare Hüter, der himmlische Erhalter, der liebende Herr des Himmels.
O ihr Geliebten des Herrn! Einerseits ist des einen wahren Gottes Banner entfaltet, die Stimme des Gottesreiches erschallt. Gottes Sache breitet sich aus, die Wunder aus der Höhe sind in ihrer Herrlichkeit offenbar. Der Osten ist erleuchtet, der Westen voll Wohlgeruch, der Norden duftet nach Ambra, der Süden nach Moschus.
Andererseits steigern die Treulosen ihren Hass und Groll; ständig schüren sie Aufruhr und Unheil. Täglich hisst jemand das Banner der Auflehnung und prescht mit seinem Schlachtross in die Arena der Zwietracht. Stündlich zeigt die niederträchtige Natter ihre Zähne und verspritzt ihr tödliches Gift.
Die Geliebten des Herrn sind ganz von Aufrichtigkeit und Ergebenheit umfangen; sie achten dieser bösen Tücke nicht. Schlüpfrig und hinterhältig sind diese Schlangen, die das Böse flüstern, geschickt in ihrer Kunst und Arglist. Seid auf der Hut und bleibt wachsam! Schlagfertig und scharf von Verstand sind die Getreuen, fest und standhaft sind die Überzeugten. Handelt wohlüberlegt!
»Fürchtet den Scharfblick des Getreuen, denn er sieht durch Gottes Licht.«
Hütet euch, dass keine Seele insgeheim Spaltung bewirkt oder Streit entfacht. Seid tapfere Krieger in der uneinnehmbaren Feste, eine heldenhafte Schar in der mächtigen Burg. Handelt mit äußerster Sorgfalt und seid Tag und Nacht auf der Hut, damit der Tyrann keinen Schaden anrichten kann.
Studiert das Tablet des Heiligen Seefahrers,A72 damit ihr die Wahrheit erkennt, und denkt darüber nach, wie die Gesegnete Schönheit künftige Ereignisse klar voraussagte. Lasst alle Erkennenden gewarnt sein. Wahrlich, das ist ein Segen für die Aufrichtigen!
Wie der Staub auf der Heiligen Schwelle, mit ganzer Demut und Ergebenheit, weiht sich ‘Abdu’l-Bahá Tag und Nacht der Verkündung Seiner Zeichen. Wann immer er Zeit findet, betet er inbrünstig, fleht heißen Herzens unter Tränen zu Ihm und spricht:
O Du göttliche Vorsehung, wir sind erbärmlich, gewähre uns Deinen Beistand; wir sind heimatlose Wanderer, gib uns Deinen Schutz; auseinandergerissen sind wir, vereinige Du uns; wir sind vom rechten Wege abgeirrt, führe uns zu Deiner Herde; beraubt sind wir, gewähre uns einen Anteil; wir dürsten, führe uns zum Urquell des Lebens; schwach sind wir, mache uns stark, damit wir uns erheben, Deiner Sache zu helfen und uns als lebendige Opfer auf dem Pfade der Führung darbringen.
Die Treulosen aber mühen sich Tag und Nacht, offen und insgeheim, mit ganzer Kraft, die Grundmauern der Sache zu erschüttern, den Gesegneten Baum mit der Wurzel auszureißen, diesen Diener von seinem Dienst abzuhalten, geheimen Aufruhr und Streit anzuzetteln und ‘Abdu’l-Bahá zu vernichten. Äußerlich erscheinen sie als Schafe, aber inwendig sind sie nichts als reißende Wölfe. Mit süßen Worten auf den Lippen sind sie im Herzen tödliches Gift.
O ihr Geliebten, beschützt die Sache Gottes! Lasst euch nicht von süßen Zungen betören, seht vielmehr auf den Beweggrund jeder Seele, sinnt nach über die Gedanken, die sie hegt. Gebt sofort Acht und seid auf der Hut. Meidet sie, aber greift sie nicht an! Enthaltet euch der Kritik und der üblen Nachrede, überlasst sie der Hand Gottes. Die Herrlichkeit der Herrlichkeiten sei mit euch.
234
O du, die der süße Hauch des Herrn verzückt! Den Inhalt deines beredten Briefes habe ich zur Kenntnis genommen und erfahren, dass du Tränen vergießest und dein Herz vor Kummer brennt über ‘Abdu’l-Bahás Gefangenschaft.
O du Magd Gottes! Dieses Gefängnis ist mir süßer und willkommener als ein Blumengarten, diese Gefangenschaft ist besser als die Freiheit, meiner Wege zu gehen, und dieses enge Gelass bietet mir mehr Raum als weite, offene Auen. Sei meinetwegen nicht bekümmert. Und sollte mein Herr bestimmen, dass ich mit dem Kelch des Martyriums gesegnet werde, so bedeutet das nur, dass ich bekomme, was ich am meisten ersehne.
Fürchtet euch nicht, wenn dieser Zweig von der stofflichen Welt getrennt wird und seine Blätter abwirft. Nein, seine Blätter sollen grünen, denn dieser Zweig wird wachsen, nachdem er von der Welt hienieden abgeschnitten ist. Die höchsten Gipfel der Herrlichkeit soll er erreichen und Früchte tragen, welche die Welt mit ihrem Wohlgeruch erfüllen.
235
O Gott, mein Gott! Erleuchte die Stirn derer, die Dich wahrhaft lieben, und stehe ihnen bei mit dem siegesgewissen Heer Deiner Engel. Setze ihre Schritte sicher auf Deinen geraden Pfad und öffne ihnen aus Deiner urewigen Großmut die Tore Deines Segens; denn auf Deinem Pfad, zum Schutz Deines Glaubens, geben sie aus, was Du ihnen verliehen hast. In Dein Gedenken setzen sie ihr Vertrauen, aus Liebe zu Dir geben sie ihre Herzen hin, und im Gebet zu Deiner Schönheit, auf der Suche nach Deinem Wohlgefallen, halten sie nicht zurück, was sie besitzen.
O mein Herr! Bestimme ihnen reichen Anteil, genaues Entgelt, sicheren Lohn!
Wahrlich, Du bist der Erhalter, der Helfer, der Großmütige, der Freigebige, der Ewig-Schenkende.
236
O Du mein Gott, der Du den Sucher auf den geraden Pfad führest, die verlorene, verblendete Seele aus den Wüsten der Verdammnis erlösest, dem Aufrichtigen große Gnadengaben verleihest, dem Verängstigten Schutz an uneinnehmbarer Stätte gewährest und von Deinem höchsten Horizont denen antwortest, die Dich anrufen. Gepriesen seiest Du, o mein Herr! Du führst die Irregeleiteten aus den Todesfängen des Unglaubens, Du bringst jene, die sich Dir nähern, zu ihrer Reise Ziel. Die Standhaften unter Deinen Dienern lässest Du frohlocken, weil Du ihre tiefste Sehnsucht stillst, und öffnest in Deiner Schönheit Reich die Tore der Wiedervereinigung vor den Augen derer, die nach Dir verlangen. Du errettest sie aus den Feuern des Verlusts und Verderbens, so dass sie zu Dir eilen, in Deine Gegenwart gelangen, an Deinem einladenden Tor anlangen und Deine Gaben überreich empfangen.
O mein Gott, sie waren durstig, Du reichtest ihren ausgedörrten Lippen die Wasser der Wiedervereinigung. O Du Zärtlicher, Du Schenkender, Du stillst ihren Schmerz mit dem Balsam Deiner Gunst und Gnade, Du heilst ihre Gebrechen mit der allmächtigen Arznei Deines Mitleids. O Herr, mache ihre Schritte fest auf Deinem geraden Pfad, weite ihnen das Nadelöhr und lass sie in königlichen Gewändern allezeit in Herrlichkeit wandeln.
Wahrlich, Du bist der Freigebige, der Immergebende, der Kostbare, der Großmütigste. Es gibt keinen Gott außer Dir, dem Mächtigen, dem Gewaltigen, dem Erhabenen, dem Siegreichen.
O meine Geliebten im Geiste! Preis sei Gott, ihr habt die Schleier beiseitegeschoben, habt den mitfühlenden Geliebten erkannt und seid von dieser Wohnstätte ins Reich des Raumlosen geeilt. Ihr habt eure Zelte in Gottes Welt aufgeschlagen, ihr habt eure süße Stimme erhoben, Ihn, den Selbst-Bestehenden, zu verherrlichen, und Lieder angestimmt, die tief ins Herz dringen. Wohlgetan, tausendmal wohlgetan! Ihr habt das offenbarte Licht geschaut, und in eurem wiedergeborenen Sein habt ihr den Ruf erhoben: »Gesegnet sei der Herr, der beste der Schöpfer!«Q49 Ihr wart zuerst wie Ungeborene im Mutterschoß, dann wart ihr Säuglinge und habt aus kostbarer Brust die Milch der Erkenntnis gesogen, später seid ihr zu voller Größe herangewachsen und habt das Heil erlangt. Nun ist die Zeit des Dienstes, der Dienstbarkeit für den Herrn. Befreit euch von jedem Gedanken an Zerstreuung, überbringt die Botschaft mit beredter Zunge, schmückt eure Zusammenkünfte mit dem Lobpreis des Geliebten, bis des Segens überwältigende Flut herabströmt, die Welt in frisches Grün und Blütenpracht zu kleiden. Dieser Segensstrom besteht in den Ratschlägen, Ermahnungen, Anweisungen und Geboten Gottes, des Allmächtigen.
O meine Geliebten! Die Welt ist eingehüllt in das dichte Dunkel offenen Aufruhrs, aufgewühlt von einem Wirbelsturm des Hasses. Darin lodern die Feuer der Feindseligkeit bis zu den Wolken des Himmels, ein Strom von Blut rollt über die Ebenen und die Berghänge hinab. Kein Mensch auf Erden kann Frieden finden. Deshalb müssen Gottes Freunde jene zärtliche Güte hervorbringen, die vom Himmel kommt, und der ganzen Menschheit geistige Liebe spenden. Jede Seele müssen sie nach den göttlichen Ratschlägen und Ermahnungen behandeln; allen müssen sie Freundlichkeit und guten Glauben entgegenbringen, allen müssen sie wohlgesonnen sein. Sie müssen sich für ihre Freunde aufopfern und ihren Feinden alles Gute wünschen. Sie müssen den Boshaften trösten und ihre Unterdrücker mit Güte behandeln. Für die Dürstenden müssen sie frisches Wasser sein, für die Kranken eine rasch wirkende Arznei, heilender Balsam für die Leidenden, ein Trost für jedes beladene Herz. Sie müssen ein Licht der Rechtleitung sein für die Irrenden, verlässliche Führer für den Verlorenen. Den Blinden müssen sie Auge, den Tauben Ohr, den Toten ewiges Leben, den Verzweifelten immerwährende Freude sein.
Aus freien Stücken müssen sie sich jedem gerechten König unterwerfen und jedem großmütigen Herrscher gute Bürger sein. Sie müssen der Regierung gehorchen und dürfen sich nicht in politische Angelegenheiten einmischen, vielmehr müssen sie sich der Besserung des Charakters und des Verhaltens widmen und ihre Augen auf das Licht der Welt richten.
237A73
Wer immer dieses Gebet demütig und inbrünstig spricht, wird das Herz dieses Dieners mit Freude und Glück erfüllen:: Es wird sein, als begegne er Ihm von Angesicht zu Angesicht.
Er ist der Allherrliche!
O Gott, mein Gott! Demütig und unter Tränen erhebe ich meine flehenden Hände zu Dir und bedecke mein Angesicht im Staub Deiner Schwelle, die erhaben ist über das Wissen der Gelehrten und das Lob aller, die Dich verherrlichen. Schaue gnädiglich mit dem Auge Deines Erbarmens auf Deinen Diener, der bescheiden und demütig an Deiner Pforte steht, und tauche ihn ein in das Meer Deiner ewigen Gnade.
Herr! Er ist Dein armer, demütiger Diener, der, von Dir bezaubert, Dich anfleht, der, gefangen in Deiner Hand, inbrünstig zu Dir betet, der, Dir vertrauend, mit Tränen vor Deinem Angesicht zu Dir ruft und flehend zu Dir spricht:
O Herr, mein Gott! Schenke mir Deine Gnade, Deinen Geliebten zu dienen, stärke mich in meiner Dienstbarkeit vor Dir, erleuchte meine Stirn mit dem Licht der Anbetung an Deinem Hof der Heiligkeit und des Gebets zu Deinem Reich der Größe. Hilf mir, selbstlos zu sein am himmlischen Zugang zu Deinem Tor, und stehe mir bei, in Deinen heiligen Gefilden von allem losgelöst zu sein. Herr! Gib mir zu trinken aus dem Kelch der Selbstlosigkeit, hülle mich in ihr Gewand, tauche mich ein in ihr Meer. Mache mich zu Staub auf dem Pfade Deiner Geliebten und gib, dass ich meine Seele opfere für die Erde, die durch die Spur Deiner Erwählten auf Deinem Pfad geadelt ist, o Du Herr der Herrlichkeit in der höchsten Höhe.
Mit diesem Gebet ruft Dein Diener zu Dir im Morgengrauen und zur Nachtzeit. Erfülle seines Herzens Wunsch, o Herr! Erleuchte sein Herz, erheitere seine Brust, entzünde sein Licht, dass er Deiner Sache und Deinen Dienern diene.
Du bist der Schenkende, der Mitleidige, der Allgütige, der Gnadenreiche, der Barmherzige, der Erbarmer.
Quellenangaben
Q1 vgl. Bahá’u’lláh, in: Tabernakel der Einheit 1:15, 2:36, in: Botschaften aus ‘Akká 11:5 – Anm. d. Hrsg.
Q2 Qur’án 60:13.
Q3 Mt. 22:14.
Q4 Qur’án 57:21.
Q5 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 72:1 – Anm. d. Hrsg.
Q6 Bahá’u’lláh, in: Ährenlese 71:1 – Anm. d. Hrsg.
Q7 vgl. Bahá’u’lláh, in: Tabernakel der Einheit 1:15, 2:36, in: Botschaften aus ‘Akká 11:5 – Anm. d. Hrsg.
Q8 vgl. Mt. 24:43–44; Lk. 12:39–40; Thomasevangelium 21 – Anm. d. Hrsg.
Q9 vgl. Lk. 21:12; siehe auch Mt. 5:11, 13:9; Lk. 6:22 – Anm. d. Hrsg.
Q10 Qur’án 6:103.
Q11 Qur’án 17:110.
Q12 Joh. 14:10.
Q13 Qur’án 6:91.
Q14 Joh. 6:51, 6:58.
Q15 vgl. Joh. 15:26, 16:12–13.
Q16 Bahá’u’lláh, Kitáb-i-Aqdas 1:37, in: Ährenlese 166 – Anm. d. Hrsg.
Q17 Qur’án 36:36; vgl. 51:49.
Q18 Gen. 1:26.
Q19 Qur’án 25:48.
Q20 vgl. Joh. 3:5.
Q21 Mt. 17:1–19; Mk. 9:2–9; Lk. 9:28–36.
Q22 Mt. 16:18 – Anm. d. Hrsg.
Q23 Offb. 21:10 – Anm. d. Hrsg.
Q24 vgl. Offb. 21:15 – Anm. d. Hrsg.
Q25 Joh. 6:38.
Q26 Joh. 3:13.
Q27 Joh. 14:30.
Q28 Hi. 19:25.
Q29 vgl. Qur’án 3:40; 2:253.
Q30 vgl. Qur’án 36:26–27.
Q31 Mt. 19:24; Mk. 10:25.
Q32 Qur’án 16:97 – Anm. d. Hrsg.
Q33 Bahá’u’lláh, Kitáb-i-‘Ahd, in: Botschaften aus ‘Akká 15:9 – Anm. d. Hrsg.
Q34 Bahá’u’lláh, Kitáb-i-Aqdas 1:174 – Anm. d. Hrsg.
Q35 Bahá’u’lláh, Kitáb-i-Aqdas 1:121 – Anm. d. Hrsg.
Q36 Qur’án 24:39.
Q37 Qur’án 36:30.
Q38 Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 2:22.
Q39 Joh. 18:11.
Q40 Qur’án 67:3.
Q41 Qur’án 24:35.
Q42 vgl. Qur’án 28:29.
Q43 Qur’án 76:5.
Q44 Qur’án 61:4.
Q45 Qur’án 67:3.
Q46 Qur’án 2:74.
Q47 Bahá’u’lláh, Kitáb-i-Aqdas 1:53, in: Ährenlese 72:1.
Q48 Qur’án 76:5.
Q49 Qur’án 23:14 – Anm. d. Hrsg.
Anmerkungen
A1 Von ‘Abdu’l-Bahá während des Ersten Weltkrieges niedergeschrieben und dem Sendbrief an die Zentralorganisation für einen dauernden Frieden im Haag beigefügt; vgl. Kap. 227 sowie ‘Abdu’l-Bahá, Der Weltfriedensvertrag, Hofheim-Langenhain 1988 – Anm. d. Hrsg.
A2 Qur’án 17:79.
A3 Qur’án 15:72.
A4 Qur’án 39:68; Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká 8:37; Brief an den Sohn des Wolfes 192, S. 117.
A5 Qur’án 74:8.
A6 Qur’án 39:68.
A7 Qur’án 79:6–7.
A8 Qur’án 22:2.
A9 Qur’án 34:40.
A10 Qur’án 29:19.
A11 Qur’án 79:34.
A12 Qur’án 6:91; 52:12.
A13 Napoleon III.
A14 Kitáb-i-Aqdas – Anm. d. Hrsg.
A15 Isráfíl ist der Engel, der nach der Überlieferung am Tag der Auferstehung in die Posaune stößt, um auf Befehl des Herrn die Toten zu erwecken.
A16 Ḥuqúqu’lláh.
A17 Jane Elizabeth Whyte, Edinburg, vgl. Anjam Khursheed, The Seven Candles of Unity, Bahá’í Publishing Trust, London 1991, p. 45 – Anm. d. Hrsg.
A18 Der Schmuck, [siehe Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká, Kap. 4].
A19 Worte des Paradieses, [siehe Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká, Kap. 6].
A20 Der Strahlenglanz, [siehe Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká, Kap. 5].
A21 Die Pracht, [siehe Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká, Kap. 8].
A22 Die frohen Botschaften, [siehe Bahá’u’lláh, Botschaften aus ‘Akká, Kap. 3].
A23 Masíḥ.
A24 Masíkh.
A25 Joh. 14:11.
A26 Als Beitrag zu John E. Esslemont, Bahá’u’lláh und das neue Zeitalter, geschrieben.
A27 Flavius Josephus (37/38–100 n.Chr.) schrieb eine zwanzigbändige Geschichte der Juden in griechischer Sprache – Anm. d. Hrsg.
A28 Über diesen Sendbrief schrieb Shoghi Effendis Sekretär am 9. Mai 1938 in seinem Auftrag: »… Dies bezieht sich offenkundig, wie der Text deutlich zeigt, auf den Báb und ist keineswegs ein Hinweis auf Swedenborg.«.
A29 Jesus Christus.
A30 der »Baum, über den hinaus keiner gehen kann«, ein Symbol für die Manifestation Gottes; vgl. Qur’án 53:8–18, Shoghi Effendi, Gott Geht Vorüber 132 – Anm. d. Hrsg.
A31 Chinesische Städte, bekannt für ihre moschusproduzierenden Tiere.
A32 Die Pracht, [siehe Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká, Kap. 8].
A33 Der Schmuck, [siehe Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká, Kap. 4].
A34 Die frohen Botschaften, [siehe Bahá’u’lláh, Botschaften aus ‘Akká, Kap. 3].
A35 Der Strahlenglanz, [siehe Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká, Kap. 5].
A36 Worte des Paradieses, [siehe Bahá’u’lláh, in: Botschaften aus ‘Akká Kap. 6].
A37 das Erdbeben von 1906.
A38 des Geistigen Rats.
A39 das Heilige Land.
A40 die Bahá’í von Najaf-Ábád.
A41 Muhammad.
A42 Shahnáz, der Name der Empfängerin dieses Sendbriefes, ist auch die Bezeichnung einer musikalischen Tonart.
A43 Ein Aufsatz aus dem Buch The Gospel of Wealth von Andrew Carnegie (1835–1919) wurde in England im Pall Mall Budget unter der Überschrift The Gospel of Wealth wiedergegeben; vgl. Andrew Carnegie, Autobiography, p. 255, [deutsch Geschichte meines Lebens (1921)].
A44 Qur’án 25:53, 35:12, 55:19–25. Vgl. auch das Hochzeitsgebet ‘Abdu’l-Bahás in: Gebete, Hofheim-Langenhain 1984, Nr. 224.
A45 Siehe ‘Abdu’l-Bahá, in: Beantwortete Fragen, 81:6–9, S. 275 zur Erläuterung des absteigenden und des aufsteigenden Bogens.
A46 Koloquinte und Baum Zaqqúm (vgl. Qur’án 37:62).
A47 vgl. Qur’án 24:35.
A48 Bahá’í-Kinderklasse in Kenosha, Wisconsin, USA.
A49 vgl. Qur’án 39:56.
A50 Möglicherweise bezieht sich ‘Abdu’l-Bahá auf die Sikhs; die Schilderung scheint auf sie zuzutreffen.
A51 Moses.
A52 Jesus.
A53 der Báb, siehe ‘Abdu’l-Bahá, in: Beantwortete Fragen, Kap. 13.
A54 vgl. Mt. 27:29, Mk. 15:18, – Anm. d. Hrsg.
A55 Deutschland.
A56 den Pazifischen Ozean.
A57 30. September 1912.
A58 Bahá’u’lláh, Verborgene Worte, pers. 71 – Anm. d. Hrsg.
A59 in Bahjí.
A60 vgl. Qur’án 7:172 – Anm. d. Hrsg.
A61 Johannes der Täufer.
A62 Qur’án 20:12 – wird auch als »Heiliges Tal« bezeichnet.
A63 vgl. Qur’án 4:78.
A64 Dieser Brief trug die Unterschriften von 422 amerikanischen Gläubigen und das Datum vom 4. Juli 1905.
A65 Dieser Sendbrief wurde im Januar 1920 verfaßt; vgl. Shoghi Effendi, Die Weltordnung Bahá’u’lláhs 3:6, S. 51 – Anm. d. Hrsg.
A66 der Báb.
A67 von Bahá’u’lláh zitierte Überlieferung, vgl. Ährenlese 89:3; dazu A. Taherzadeh, Die Offenbarung Bahá’u’lláhs, I. Baghdád 1853–1863, 1981—138, S. 53 ff.
A68 An die Leser der Zeitschrift The Christian Commonwealth vom 1. Januar 1913.
A69 siehe Anm. 50 zu 32:2 – Anm. d. Hrsg.
A70 Dies ist der erste Teil der Antwort ‘Abdu’l-Bahás auf einen Brief, den der Exekutivausschuß der Zentralorganisation für einen dauernden Frieden [, eine private, 1915 im Haag gegründete Initiative engagierter Friedensfreunde, an Ihn gerichtet hatte]. ‘Abdu’l-Bahás Brief vom 17. Dezember 1919, den Shoghi Effendi als ein »Sendschreiben von weittragender Bedeutung« bezeichnet (Gott geht vorüber, 1974–131, S. 350), wurde 1920 von einer besonderen Bahá’í-Delegation im Haag übergeben. [Vgl. ‘Abdu’l-Bahá, Der Weltfrieden-Vertrag. Ein Brief an die Zentralorganisation für einen dauernden Frieden, Hofheim-Langenhain 1988–145.
A71 MírzáAḥmadKhánYazdání (1891–1977), der Überbringer von ‘Abdu’l-Bahás Brief an die Zentralorganisation für einen dauernden Frieden im Haag; vgl. Abschnitt 227 – Anm. d. Hrsg.
A72 vgl. Adib Taherzadeh, Die Offenbarung Bahá’u’lláhs, I. Baghdád 1853–1863, Hofheim-Langenhain 1981–138, S. 273 ff.
A73 Munájátu’l-Liqá’ (Tablet der Begegnung). Dieses Gebet wird an ‘Abdu’l-Bahás Schrein gelesen; es wird auch als privates Gebet gebraucht.
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