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Source: Bahá'í Library Online (bahai-library.com), curated by Jonah Winters. Used by permission of the curator. Original citation: Bahá'u'lláh, Tablette de la Médecine (Lawh-i-Tibb), bahai-library.com.
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Tablette de la Médecine
Bahá'u'lláh
originellement revélée comme "Lawh-i-Tibb".
Introduction
Tablette de la Médecine
par/de la part de la Maison Universelle de Justice
08-06-1989
https://bahai-library.com/uhj_tablet_physician_1989
Cette lettre est apparue originellement dans le
Australian Baha'i Bulletin (September
1989), p. 4.
(traduction provisoire)
Pierre Daoust
La Maison Universelle de Justice, Département du secrétariat (lettre datée du 8 juin 1989) a
répondu à votre lettre demandant des détails supplémentaires concernant la Tablette de la
Médecine :
"En réponse à votre lettre du 9 mai 1989 dans laquelle vous faites part de la requête de l'un des
croyants demandant une information concernant la Tablette de la Médecine révélée par Bahá'u'lláh,
voici un extrait d'une lettre écrite de la part du bien-aimé Gardien sur ce sujet. :
La Tablette de la Médecine fut adressée à un homme qui était étudiant de l'ancien type de guérison
prévalant en orient et familier avec la terminologie utilisée à cette période, et Il s'adresse à lui avec
les termes utilisés par les personnes du milieu médical de ces temps-là. Ces termes sont assez
différents de ceux utilisés dans la médecine moderne et pour comprendre les questions clarifiées
par Bahá'u'lláh, il faut avoir une profonde connaissance de cette ancienne école de médecine.
Dès lors, le traducteur de cette Tablette, s'il ne veut pas commettre de sérieuses erreurs, devrait avoir
« une profonde connaissance de cette ancienne école de médecine ». Ces parties de la Tablette qui
contiennent des conseils généraux pour être en bonne santé ont déjà été traduits en anglais et ont été
publiées dans "Star of the West", vol. XIII, no. 9 (December 1922) p.252, dont une copie a été
annexée à votre lettre. Une autre et légèrement différente traduction en anglais a été publiée dans
"Herald of the South", vol. 2, no. 4 (October-November 1927), p.1. Bien qu'une copie de la Tablette
originale soit déposée au Centre mondial, une traduction approuvée n'est pas encore disponible."
(Voir Khazeh Fananapazir et Stephen Lambden, "Baha'u'llah's Tablet of Medicine: Introduction,
Provisional Translation and Notes," in Baha'i Studies Bulletin 6:4-7:2 (October 1992), pp. 18-
65. )
*****************
Lawh-i-Tibb (Tablette de la Médecine)
par Stephen Lambden
http://irfancolloquia.org/22/lambden_tibb
Présentée la première fois au Irfan Colloquia
London, England
August 27–29, 1999
(Traduction provisoire)
Pierre Daoust
Le texte arabe/persan de la Tablette de la Médecine peut être datée du début de la période d'‘Akká
(début 1870?). Elle était adressée à un bahá'í nommé Mírzá Muhammad Ridá'-yi Tabib-i Yazdí, un
médecin de l'école traditionnelle. Le texte fut d'abord publié au Caire au début 1920 et comporte
deux parties : 1. une partie arabe qui tourne largement autour du sujet des traitements médicaux et
2. une section en persan qui fournit des avertissements aux bahá'ís, dans le dessein d'accroître leur
degré de sagesse, de dévotion et de service. Seules quelques parties de la Tablette ont été traduites
en anglais, plus particulièrement dans Star of the West 13/9 (December 1922; le traducteur de
passages arabes sélectionnés est inconnu). Et dans l'introduction classique de l'ouvrage de John
Esslemont's, L'Ère Nouvelle de Bahá'u'lláh (voir chapitre VII, 'Santé et Guérison'), premièrement
publié en 1923. Il n'y a, à cette date, aucune traduction autorisée de l'ensemble de la Tablette bien
qu'un certain nombre de traductions provisoires en diverses langues aient été tentées.
Certaines directives au début de la section arabe de la Tablette concordent avec les directives de
santé modernes. D'autres cependant, sont en accord avec les anciennes directives, consacrées, de la
pratique médicinale traditionnelle ou gréco-arabe : par exemple, l'importance donnée à des
pratiques diététiques en accord avec l'équilibration des quatre humeurs de la constitution humaine
(sang, atrabile, lymphe, bile jaune). Les avertissements de la Tablette font écho aux maximes et
parties de conseils utiles (fawa'id) trouvées dans une variété de littératures grecques et islamiques.
Bien que le Qur’án contienne peu ou pas de notions médicales explicites -ni les mots médecin ou
médecine n'y sont mentionnés- ceci est plus que compensé par la littérature des hadiths sunnites et
chiites. C'est à partir de ce contexte gréco-islamique que l'on peut mieux comprendre une grande
partie de la Tablette, car son destinataire était un médecin du 19ème siècle de Yazd familier avec la
terminologie et les méthodes de la médecine antique.
Alors que dans Son Kitáb-i-Aqdas et ailleurs, Bahá'u'lláh conseille aux malades de consulter des
médecins compétents, dans la Tablette de la Médecine Il leur conseille d'utiliser des « moyens
reconnus » (bi'l-asbab). L'importance de la dimension spirituelle en pratique médicale est également
mise en valeur de diverses façons. C'est dans la partie du début, en arabe, que la prière de guérison
bien connue est trouvée, commençant par « Ton Nom est ma guérison, ô mon Dieu... ». La section
d'ouverture de la Tablette confirme aussi que la vraie médecine est « la plus noble des sciences ».
La section persane de la Tablette commence par une salutation aux amis bahá'ís et met en évidence
l'importance de « deux décrets » : 1. l'utilisation de la 'sagesse' et de la 'parole' et 2. la fermeté dans
la Cause. La personne qui atteint ces deux qualités est compté et exalté comme parmi les « habitants
de la Cité d'Immortalité » (madínah-yi baqá). À la fin de la section persane, Bahá'u'lláh déclare que
c'est l'orientation des âmes vers « l'immortelle Foi de Dieu » qui est l'acte de la plus haute
importance à la vue de Dieu.
**************************
Tablette de la Médecine
Bahá'u'lláh
La Lawh-i-Tibb fut révélée par Bahá’u’lláh à Ákká entre 1870 et 1872, en l'honneur de Áqá Mírzá Muhammad-Ridáyi-Tabib-i-Yazdí, un médecin de l'ancienne école de médicine. Le texte arabe/persan est publié dans Majmu‘ih-yi Alváhi-Mubarakih, pp. 222-226 [MAM., rep. Wilmette, Illinois, 1978]. La Tablette est discutée dans Taherzadeh, The
Revelation of Bahá’u’lláh, Vol. 3 pp. 358-360.
(La versification dans cette traduction provisoire suit essentiellement la structure phraséologique indiquée dans
l'impression arabe mentionnée ci-dessus)
https://hurqalya.ucmerced.edu/node/311/
I
Révélée pour l'un des Médecins (al-atiba'), sur lui soit la Splendeur de Dieu
(baha'-Allah)!
Il est Dieu,
Celui qui est le Suprême Omniscient (al-a`lam).
La langue de l'Ancien des Jours (lisan al-qidam) profère ce qui sera un trésor indispensable pour
ceux qui sont prudents (ghunyat al-alibba') en l'absence de médecins (ghaybat al-atiba').
II
[1]
Dis : ô peuple !
Ne mange que si tu as faim (al-ju`)! [2] Et ne bois que si ta faim est apaisée (al-huju`). [3] Combien
bénéfique est l'exercice lorsque [l'estomac] de quelqu'un est vide car grâce à lui les membres se
renforcent ; et combien sombre est la calamité lorsque l'exercice est effectué [l'estomac] rempli ! [4]
N'évite pas un traitement médical (al-`ilaj) quand tu en as besoin mais abandonne-le lorsque ton
organisme a été restauré (istiqamat).
[5] Ne prends pas de repas avant l'entière digestion [du repas précédent] et n'avale pas tant que la
mastication n'est pas complète. [6] Traite une maladie d'abord avec des nutriments [ou nourriture,
aliments] (aghdhiya) et ne recoure pas [immédiatement] à des médications (adwiyat). [7] Si ce que
tu désires se trouve dans un nutriment simple (al-mufradat), abstiens-toi de traitements associés (almurakkabat). [8] Abandonne la médication (al-dawwa') quand tu as retrouvé la santé mais empare-ten lorsque tu en as besoin. [9] Si des nourritures de nature opposée (diddan) se trouvent à table, ne
les mélange pas ; en de telles circonstances, contente-toi d'une seule de celles-ci. [10] Commence
d'abord par la nourriture légère (al-raqiq) avant de passer à la nourriture plus lourde
(al-ghaliz) et le liquide avant le solide. [11]
Ingérer une nourriture qui se superpose à une autre (ikhal al-ta`am `ala
ta`am) est dangereux ; sois averti de cette question.
III
Traduction révisée de Stephen Lambden, UC Merced. Une version antérieure de cette traduction
avec Khazeh Fananapazir a été publiée dans un numéro du Baha'i Studies Bulletin.
En cours de correction, révision et re-traduction -en progrès. Dernière mise à jour 9 mai 2015.
[1] En commençant à manger, débutez par la mention de Mon Plus Glorieux Nom (al-abha) et
terminez avec le Nom de votre Seigneur, le Possesseur du Trône d'en-haut et de la terre en-dessous.
[2] Et après avoir terminé de manger, marchez un peu pour laisser descendre le repas.[3] Les
[denrées alimentaires] qui sont difficiles à mastiquer ; de même sont-elles interdites pour ceux qui
sont dotés d'intelligence. Ainsi te le commande la Plume Suprême. [4] Mange un peu le matin car
c'est une lampe pour le corps. [5] Renonce aux habitudes nuisibles [c'est à dire entraînant une
dépendance al-i`_da al-muirra] car ,vraiment, elles sont une calamité pour les choses créées.
Préviens la maladie en utilisant des moyens éprouvés (bi'l-asbab). [6] Cette parole est le
commandement décisif dans ce discours.
IV
[1] Ce qui est le plus nécessaire à ton bien-être est le contentement (al-qan_`at) en toutes
circonstances car par lui l'âme sera sauvée de la paresse et du mal-être. [2] Évite l'anxiété
(alhamma) et la dépression (al-ghamm) car par leur conjonction une sombre affliction se produira .
(bal_' adh_m).
V
[1] Dis : l'envie (al-asad) consume le corps et la rage [ou colère, furie] (al-ghay)
brûle le foie : évite-les toutes deux comme le ferait un féroce lion (al-asad). [2] La purification des
intestins (tanqiyat al-fu_l) constitue un pilier [de la santé] (al-`umdat) lorsque accomplie pendant les
saisons tempérées (al-fu_l al-mu'tadila). [3] Celui qui mange de façon excessive, sa maladie sera
aggravée. [4] Nous, assurément, avons décrété une cause (sabab ) pour toutes choses et attribué à
chaque chose un effet (al-athar). Tout cela en vertu de la splendeur de Mon Nom, l'Efficace, [Celui
qui produit des effets] (al-mu'aththir) sur toutes choses existantes. En vérité, ton Seigneur est Celui
qui déploie son commandement sur tout ce qu'Il veut.
VI
[1] Dis : avec tout ce que Nous avons exposé [l'équilibre] des quatre humeurs (al-akhl_) ne
dépassera pas la balance équilibrée (al-i`tid_l), et leurs mesures ne dévieront pas de leurs conditions
moyennes. [2] La fondation [constitutionnelle humaine] (al-asl) gardera sa pureté et la 'sixième
part ' et le 'sixième de la sixième part' (wa'l-suds wa suds
al-suds) conserveront leur état stable. [3] Les deux forces jumelles (f_`il_n) et les deux réalités
jumelles passives (munf_`il_n) seront rendues homogènes. Et en Dieu est toute notre confiance. Il
n'y a pas d'autre Dieu que Lui, le vrai Guérisseur, l'Omniscient, Celui dont le secours est recherché
par tous. [4] Ma Plume Suprême ne s'est mue sur des mots tels que ci-dessus que par Mon amour
pour toi, que tu puisses savoir que les chagrins n'ont pas submergé la Beauté Ancienne et qu'Il n'est
pas attristé par les chagrins qui L'ont abattu de la part des nations. [5] La tristesse appartient à celui
qui a perdu quelque chose, et dans Ma poigne tout ce qui est dans les cieux et sur terre n'est pas
perdu.
VII
[1]
Ô Médecin !
Premièrement, soigne les malades par le Souvenir de ton Seigneur (bi-dhikr rabbika), le Seigneur du
Jour de l'Invocation (yawm al-tanad) et ensuite avec ce que Nous avons ordonné pour la santé de la
constitution des serviteurs. [2] Par ma vie ! Atteindre simplement la présence du médecin qui a bu
du Vin de Mon amour confère la guérison et son simple souffle apporte miséricorde et espoir. [3]
Dis : Applique-le pour restaurer le bien-être du corps. [4] En vérité un tel médecin est assisté par
Dieu pour le traitement des maladies. [5] Dis : La science de guérir est la plus noble de toutes les
sciences. [6] En vérité, c'est le plus grand instrument donné par Dieu, Celui qui fait revivre les os
décomposés, pour la préservation du corps des gens. Dieu lui a donné la préséance sur toutes les
sciences et branches de la sagesse.
[7] Mais ce Jour est le Jour lors duquel tu devrais te lever pour instaurer Ma victoire, détaché de
tous les mondes.
VIII
[1] « Dis : Ton Nom est Ma guérison, ô mon Dieu, et me souvenir de Toi est mon remède. Être
proche de Toi est mon espoir et mon amour pour Toi mon compagnon. Ta miséricorde envers moi
est ma guérison (ab_b) et mon secours à la fois dans ce monde et le monde à venir. Tu es, en vérité,
le Très-Généreux, l'Omniscient, le Très-Sage. »
IX
[section persane]
[1] Adresse les salutations de Dieu à tous les amis. [2] Dis : En ce Jour, deux décrets (du
amr) sont bien aimés et doivent être désirés. Le premier est la sagesse et la parole. [3] Le second est
la fermeté dans la Cause de ton Seigneur, le Plus Compatissant. [4] Chacun qui atteint ces
commandements jumeaux est compté et mentionné, à la vue de Dieu, comme faisant partie des
habitants de la Cité d'Immortalité (madinah-i baqa'). [5] Car c'est par l'instrumentalité de ces décrets
jumeaux que la Cause de Dieu a été et continuera à être établie parmi les serviteurs de Dieu. [6]
Ceci en raison du fait que, s'il n'y avait pas la sagesse et la parole, tout deviendrait amèrement mis à
l'épreuve. Si tel était le cas il n'y aurait plus personne pour guider les gens vers la Religion du seul
Vrai Dieu. [7] De plus, s'il n'y avait la fermeté, les mots de l'enseignant (dhakir) n'auraient aucune
efficacité.
X
[1]
Dis : ô amis !
L'appréhension et l'agitation appartiennent aux femmes. [2] Et si le bien-aimé de Dieu réfléchissait
brièvement au monde et à ses manifestes vicissitudes, la domination de ceux qui ont été des tyrans
ne leur ferait pas peur. [3] Alors prendront-ils leur envol sur les ailes de l'ardent désir vers Celui qui
est au centre de l'Horizon lumineux [du prochain Monde?] (nayyir al-ufuq) [4] Ce serviteur a voulu
pour Lui-même ce qu'il a voulu pour tous les serviteurs de Dieu. [5] La raison pour laquelle la
sagesse (hikmat) et la protection des amis ont été et seront toujours ordonnées est que ceux qui se
souviennent de Moi devraient rester dans le monde et se consacrer à la mention du Seigneur de tous
les mondes. [6] Il est dès lors impérieux et nécessaire que tous puissent se protéger, eux-mêmes et
leurs frères, pour l'amour de la Cause de Dieu. [7] Si les bien-aimés de Dieu avaient accompli ce
qui leur a été commandé, la majorité des peuples du monde aurait, en ce moment, été ornée du
vêtement de la foi. [8] Grande est la bénédiction de celui qui conduit une autre âme vers
l'Immortelle Foi de Dieu et la guide vers la vie éternelle. [9] Ceci est un acte d'une suprême
importance en présence de ton Seigneur, le Puissant, le Plus Exalté. Puisse l'Esprit être sur toi ! Et
puisse la Gloire être également sur toi !
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Tablette de la Médecine
Bahá'u'lláh
originellement revélée comme "Lawh-i-Tibb".
Introduction
Tablette de la Médecine
par/de la part de la Maison Universelle de Justice
08-06-1989
https://bahai-library.com/uhj_tablet_physician_1989
Cette lettre est apparue originellement dans le
Australian Baha'i Bulletin (September
1989), p. 4.
(traduction provisoire)
Pierre Daoust
La Maison Universelle de Justice, Département du secrétariat (lettre datée du 8 juin 1989) a
répondu à votre lettre demandant des détails supplémentaires concernant la Tablette de la
Médecine :
"En réponse à votre lettre du 9 mai 1989 dans laquelle vous faites part de la requête de l'un des
croyants demandant une information concernant la Tablette de la Médecine révélée par Bahá'u'lláh,
voici un extrait d'une lettre écrite de la part du bien-aimé Gardien sur ce sujet. :
La Tablette de la Médecine fut adressée à un homme qui était étudiant de l'ancien type de guérison
prévalant en orient et familier avec la terminologie utilisée à cette période, et Il s'adresse à lui avec
les termes utilisés par les personnes du milieu médical de ces temps-là. Ces termes sont assez
différents de ceux utilisés dans la médecine moderne et pour comprendre les questions clarifiées
par Bahá'u'lláh, il faut avoir une profonde connaissance de cette ancienne école de médecine.
Dès lors, le traducteur de cette Tablette, s'il ne veut pas commettre de sérieuses erreurs, devrait avoir
« une profonde connaissance de cette ancienne école de médecine ». Ces parties de la Tablette qui
contiennent des conseils généraux pour être en bonne santé ont déjà été traduits en anglais et ont été
publiées dans "Star of the West", vol. XIII, no. 9 (December 1922) p.252, dont une copie a été
annexée à votre lettre. Une autre et légèrement différente traduction en anglais a été publiée dans
"Herald of the South", vol. 2, no. 4 (October-November 1927), p.1. Bien qu'une copie de la Tablette
originale soit déposée au Centre mondial, une traduction approuvée n'est pas encore disponible."
(Voir Khazeh Fananapazir et Stephen Lambden, "Baha'u'llah's Tablet of Medicine: Introduction,
Provisional Translation and Notes," in Baha'i Studies Bulletin 6:4-7:2 (October 1992), pp. 18-
65. )
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Lawh-i-Tibb (Tablette de la Médecine)
par Stephen Lambden
http://irfancolloquia.org/22/lambden_tibb
Présentée la première fois au Irfan Colloquia
London, England
August 27–29, 1999
(Traduction provisoire)
Pierre Daoust
Le texte arabe/persan de la Tablette de la Médecine peut être datée du début de la période d'‘Akká
(début 1870?). Elle était adressée à un bahá'í nommé Mírzá Muhammad Ridá'-yi Tabib-i Yazdí, un
médecin de l'école traditionnelle. Le texte fut d'abord publié au Caire au début 1920 et comporte
deux parties : 1. une partie arabe qui tourne largement autour du sujet des traitements médicaux et
2. une section en persan qui fournit des avertissements aux bahá'ís, dans le dessein d'accroître leur
degré de sagesse, de dévotion et de service. Seules quelques parties de la Tablette ont été traduites
en anglais, plus particulièrement dans Star of the West 13/9 (December 1922; le traducteur de
passages arabes sélectionnés est inconnu). Et dans l'introduction classique de l'ouvrage de John
Esslemont's, L'Ère Nouvelle de Bahá'u'lláh (voir chapitre VII, 'Santé et Guérison'), premièrement
publié en 1923. Il n'y a, à cette date, aucune traduction autorisée de l'ensemble de la Tablette bien
qu'un certain nombre de traductions provisoires en diverses langues aient été tentées.
Certaines directives au début de la section arabe de la Tablette concordent avec les directives de
santé modernes. D'autres cependant, sont en accord avec les anciennes directives, consacrées, de la
pratique médicinale traditionnelle ou gréco-arabe : par exemple, l'importance donnée à des
pratiques diététiques en accord avec l'équilibration des quatre humeurs de la constitution humaine
(sang, atrabile, lymphe, bile jaune). Les avertissements de la Tablette font écho aux maximes et
parties de conseils utiles (fawa'id) trouvées dans une variété de littératures grecques et islamiques.
Bien que le Qur’án contienne peu ou pas de notions médicales explicites -ni les mots médecin ou
médecine n'y sont mentionnés- ceci est plus que compensé par la littérature des hadiths sunnites et
chiites. C'est à partir de ce contexte gréco-islamique que l'on peut mieux comprendre une grande
partie de la Tablette, car son destinataire était un médecin du 19ème siècle de Yazd familier avec la
terminologie et les méthodes de la médecine antique.
Alors que dans Son Kitáb-i-Aqdas et ailleurs, Bahá'u'lláh conseille aux malades de consulter des
médecins compétents, dans la Tablette de la Médecine Il leur conseille d'utiliser des « moyens
reconnus » (bi'l-asbab). L'importance de la dimension spirituelle en pratique médicale est également
mise en valeur de diverses façons. C'est dans la partie du début, en arabe, que la prière de guérison
bien connue est trouvée, commençant par « Ton Nom est ma guérison, ô mon Dieu... ». La section
d'ouverture de la Tablette confirme aussi que la vraie médecine est « la plus noble des sciences ».
La section persane de la Tablette commence par une salutation aux amis bahá'ís et met en évidence
l'importance de « deux décrets » : 1. l'utilisation de la 'sagesse' et de la 'parole' et 2. la fermeté dans
la Cause. La personne qui atteint ces deux qualités est compté et exalté comme parmi les « habitants
de la Cité d'Immortalité » (madínah-yi baqá). À la fin de la section persane, Bahá'u'lláh déclare que
c'est l'orientation des âmes vers « l'immortelle Foi de Dieu » qui est l'acte de la plus haute
importance à la vue de Dieu.
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Tablette de la Médecine
Bahá'u'lláh
La Lawh-i-Tibb fut révélée par Bahá’u’lláh à Ákká entre 1870 et 1872, en l'honneur de Áqá Mírzá Muhammad-Ridáyi-Tabib-i-Yazdí, un médecin de l'ancienne école de médicine. Le texte arabe/persan est publié dans Majmu‘ih-yi Alváhi-Mubarakih, pp. 222-226 [MAM., rep. Wilmette, Illinois, 1978]. La Tablette est discutée dans Taherzadeh, The
Revelation of Bahá’u’lláh, Vol. 3 pp. 358-360.
(La versification dans cette traduction provisoire suit essentiellement la structure phraséologique indiquée dans
l'impression arabe mentionnée ci-dessus)
https://hurqalya.ucmerced.edu/node/311/
I
Révélée pour l'un des Médecins (al-atiba'), sur lui soit la Splendeur de Dieu
(baha'-Allah)!
Il est Dieu,
Celui qui est le Suprême Omniscient (al-a`lam).
La langue de l'Ancien des Jours (lisan al-qidam) profère ce qui sera un trésor indispensable pour
ceux qui sont prudents (ghunyat al-alibba') en l'absence de médecins (ghaybat al-atiba').
II
[1]
Dis : ô peuple !
Ne mange que si tu as faim (al-ju`)! [2] Et ne bois que si ta faim est apaisée (al-huju`). [3] Combien
bénéfique est l'exercice lorsque [l'estomac] de quelqu'un est vide car grâce à lui les membres se
renforcent ; et combien sombre est la calamité lorsque l'exercice est effectué [l'estomac] rempli ! [4]
N'évite pas un traitement médical (al-`ilaj) quand tu en as besoin mais abandonne-le lorsque ton
organisme a été restauré (istiqamat).
[5] Ne prends pas de repas avant l'entière digestion [du repas précédent] et n'avale pas tant que la
mastication n'est pas complète. [6] Traite une maladie d'abord avec des nutriments [ou nourriture,
aliments] (aghdhiya) et ne recoure pas [immédiatement] à des médications (adwiyat). [7] Si ce que
tu désires se trouve dans un nutriment simple (al-mufradat), abstiens-toi de traitements associés (almurakkabat). [8] Abandonne la médication (al-dawwa') quand tu as retrouvé la santé mais empare-ten lorsque tu en as besoin. [9] Si des nourritures de nature opposée (diddan) se trouvent à table, ne
les mélange pas ; en de telles circonstances, contente-toi d'une seule de celles-ci. [10] Commence
d'abord par la nourriture légère (al-raqiq) avant de passer à la nourriture plus lourde
(al-ghaliz) et le liquide avant le solide. [11]
Ingérer une nourriture qui se superpose à une autre (ikhal al-ta`am `ala
ta`am) est dangereux ; sois averti de cette question.
III
Traduction révisée de Stephen Lambden, UC Merced. Une version antérieure de cette traduction
avec Khazeh Fananapazir a été publiée dans un numéro du Baha'i Studies Bulletin.
En cours de correction, révision et re-traduction -en progrès. Dernière mise à jour 9 mai 2015.
[1] En commençant à manger, débutez par la mention de Mon Plus Glorieux Nom (al-abha) et
terminez avec le Nom de votre Seigneur, le Possesseur du Trône d'en-haut et de la terre en-dessous.
[2] Et après avoir terminé de manger, marchez un peu pour laisser descendre le repas.[3] Les
[denrées alimentaires] qui sont difficiles à mastiquer ; de même sont-elles interdites pour ceux qui
sont dotés d'intelligence. Ainsi te le commande la Plume Suprême. [4] Mange un peu le matin car
c'est une lampe pour le corps. [5] Renonce aux habitudes nuisibles [c'est à dire entraînant une
dépendance al-i`_da al-muirra] car ,vraiment, elles sont une calamité pour les choses créées.
Préviens la maladie en utilisant des moyens éprouvés (bi'l-asbab). [6] Cette parole est le
commandement décisif dans ce discours.
IV
[1] Ce qui est le plus nécessaire à ton bien-être est le contentement (al-qan_`at) en toutes
circonstances car par lui l'âme sera sauvée de la paresse et du mal-être. [2] Évite l'anxiété
(alhamma) et la dépression (al-ghamm) car par leur conjonction une sombre affliction se produira .
(bal_' adh_m).
V
[1] Dis : l'envie (al-asad) consume le corps et la rage [ou colère, furie] (al-ghay)
brûle le foie : évite-les toutes deux comme le ferait un féroce lion (al-asad). [2] La purification des
intestins (tanqiyat al-fu_l) constitue un pilier [de la santé] (al-`umdat) lorsque accomplie pendant les
saisons tempérées (al-fu_l al-mu'tadila). [3] Celui qui mange de façon excessive, sa maladie sera
aggravée. [4] Nous, assurément, avons décrété une cause (sabab ) pour toutes choses et attribué à
chaque chose un effet (al-athar). Tout cela en vertu de la splendeur de Mon Nom, l'Efficace, [Celui
qui produit des effets] (al-mu'aththir) sur toutes choses existantes. En vérité, ton Seigneur est Celui
qui déploie son commandement sur tout ce qu'Il veut.
VI
[1] Dis : avec tout ce que Nous avons exposé [l'équilibre] des quatre humeurs (al-akhl_) ne
dépassera pas la balance équilibrée (al-i`tid_l), et leurs mesures ne dévieront pas de leurs conditions
moyennes. [2] La fondation [constitutionnelle humaine] (al-asl) gardera sa pureté et la 'sixième
part ' et le 'sixième de la sixième part' (wa'l-suds wa suds
al-suds) conserveront leur état stable. [3] Les deux forces jumelles (f_`il_n) et les deux réalités
jumelles passives (munf_`il_n) seront rendues homogènes. Et en Dieu est toute notre confiance. Il
n'y a pas d'autre Dieu que Lui, le vrai Guérisseur, l'Omniscient, Celui dont le secours est recherché
par tous. [4] Ma Plume Suprême ne s'est mue sur des mots tels que ci-dessus que par Mon amour
pour toi, que tu puisses savoir que les chagrins n'ont pas submergé la Beauté Ancienne et qu'Il n'est
pas attristé par les chagrins qui L'ont abattu de la part des nations. [5] La tristesse appartient à celui
qui a perdu quelque chose, et dans Ma poigne tout ce qui est dans les cieux et sur terre n'est pas
perdu.
VII
[1]
Ô Médecin !
Premièrement, soigne les malades par le Souvenir de ton Seigneur (bi-dhikr rabbika), le Seigneur du
Jour de l'Invocation (yawm al-tanad) et ensuite avec ce que Nous avons ordonné pour la santé de la
constitution des serviteurs. [2] Par ma vie ! Atteindre simplement la présence du médecin qui a bu
du Vin de Mon amour confère la guérison et son simple souffle apporte miséricorde et espoir. [3]
Dis : Applique-le pour restaurer le bien-être du corps. [4] En vérité un tel médecin est assisté par
Dieu pour le traitement des maladies. [5] Dis : La science de guérir est la plus noble de toutes les
sciences. [6] En vérité, c'est le plus grand instrument donné par Dieu, Celui qui fait revivre les os
décomposés, pour la préservation du corps des gens. Dieu lui a donné la préséance sur toutes les
sciences et branches de la sagesse.
[7] Mais ce Jour est le Jour lors duquel tu devrais te lever pour instaurer Ma victoire, détaché de
tous les mondes.
VIII
[1] « Dis : Ton Nom est Ma guérison, ô mon Dieu, et me souvenir de Toi est mon remède. Être
proche de Toi est mon espoir et mon amour pour Toi mon compagnon. Ta miséricorde envers moi
est ma guérison (ab_b) et mon secours à la fois dans ce monde et le monde à venir. Tu es, en vérité,
le Très-Généreux, l'Omniscient, le Très-Sage. »
IX
[section persane]
[1] Adresse les salutations de Dieu à tous les amis. [2] Dis : En ce Jour, deux décrets (du
amr) sont bien aimés et doivent être désirés. Le premier est la sagesse et la parole. [3] Le second est
la fermeté dans la Cause de ton Seigneur, le Plus Compatissant. [4] Chacun qui atteint ces
commandements jumeaux est compté et mentionné, à la vue de Dieu, comme faisant partie des
habitants de la Cité d'Immortalité (madinah-i baqa'). [5] Car c'est par l'instrumentalité de ces décrets
jumeaux que la Cause de Dieu a été et continuera à être établie parmi les serviteurs de Dieu. [6]
Ceci en raison du fait que, s'il n'y avait pas la sagesse et la parole, tout deviendrait amèrement mis à
l'épreuve. Si tel était le cas il n'y aurait plus personne pour guider les gens vers la Religion du seul
Vrai Dieu. [7] De plus, s'il n'y avait la fermeté, les mots de l'enseignant (dhakir) n'auraient aucune
efficacité.
X
[1]
Dis : ô amis !
L'appréhension et l'agitation appartiennent aux femmes. [2] Et si le bien-aimé de Dieu réfléchissait
brièvement au monde et à ses manifestes vicissitudes, la domination de ceux qui ont été des tyrans
ne leur ferait pas peur. [3] Alors prendront-ils leur envol sur les ailes de l'ardent désir vers Celui qui
est au centre de l'Horizon lumineux [du prochain Monde?] (nayyir al-ufuq) [4] Ce serviteur a voulu
pour Lui-même ce qu'il a voulu pour tous les serviteurs de Dieu. [5] La raison pour laquelle la
sagesse (hikmat) et la protection des amis ont été et seront toujours ordonnées est que ceux qui se
souviennent de Moi devraient rester dans le monde et se consacrer à la mention du Seigneur de tous
les mondes. [6] Il est dès lors impérieux et nécessaire que tous puissent se protéger, eux-mêmes et
leurs frères, pour l'amour de la Cause de Dieu. [7] Si les bien-aimés de Dieu avaient accompli ce
qui leur a été commandé, la majorité des peuples du monde aurait, en ce moment, été ornée du
vêtement de la foi. [8] Grande est la bénédiction de celui qui conduit une autre âme vers
l'Immortelle Foi de Dieu et la guide vers la vie éternelle. [9] Ceci est un acte d'une suprême
importance en présence de ton Seigneur, le Puissant, le Plus Exalté. Puisse l'Esprit être sur toi ! Et
puisse la Gloire être également sur toi !
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