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Source : www.bahai-biblio.org
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LE MARIAGE BAHÁ'Í ET LA VIE FAMILIALE
Sélections des Ecrits de la foi bahá'íe

Traduction sous l'autorité de l'Assemblée Spirituelle Nationale de Canada.
(c) Maison d'Editions Bahá'íes , 205 Rue du Trône, 1050 Bruxelles
D/1547/1999/5 - ISBN 2-87203-047-6

Table des Matières

INTRODUCTION

I. L'INSTITUTION DU MARIAGE
A. La loi du mariage
B. Les engagements et les responsabilités
C. La cérémonie du mariage
D. Le mariage: base de l'unité
E. Attitude à l'égard du divorce
F. Les relations sexuelles dans le mariage

II. PREPARATION AU MARIAGE
A. La connaissance de soi
B. Le choix du partenaire pour le mariage
C. La chasteté
D. Le consentement des parents
E. Les fiançailles

III. LA VIE FAMILIALE
A. L'amour et l'unité
B. La communication
C. Les épreuves et les difficultés
D. L'égalité de l'homme et de la femme
E. L'éducation des enfants
F. Les rapports à l'intérieur de la famille
G. La mort
H. Le travail et les revenus
I. L'hospitalité
J. Interactions avec les institutions bahá'íes et la communauté
K. La vie familiale et le service à la cause bahá'íe
L. Les prières
a) Pour les futures mères
b) Pour les nouveau-nés
c) Pour les enfants
d) Pour les jeunes
e) Pour les parents
f) Pour les familles
g) Pour le mariage


BIBLIOGRAPHIE


Introduction

L'ensemble des institutions de la Foi Bahá'íe ont été établies pour que l'amour et l'unité puissent trouver leur expression dans la vie de la société humaine. Ceci s'applique particulièrement à l'institution du mariage que Bahá'u'lláh appela "forteresse du bien être" et qui est la base de la vie familiale.

Rien n'est plus enchanteur que d'imaginer deux être établir, progressivement, ce que Bahá'u'lláh décrit comme "une attraction mutuelle de la raison et du cœur"; et comme "un lien qui demeure à jamais"; nous permettant de devenir "de tendres compagnons et amis" et "unis dans l'éternité"...

Y-a-t'il une plus grande joie que d'aimer et d'être aimé et d'é1ever une famille marquée du sceau de l'unité et de l'harmonie? Quel effort est trop grand, quelle discipline est trop astreignante pour accéder à une telle joie, une telle récompense?

Le but du présent ouvrage est justement de nous aider dans la préparation du mariage, d'assister ceux d'entre nous qui sont déjà mariés et d'améliorer notre vie familiale. Il est aussi destiné à assister les Assemblées Spirituelles bahá'íes dans leurs responsabilités d'enseignement et d'éducation.

Deux compilations des enseignements bahá'ís "Le Divorce" est "La Vie Familiale" élaborées par la Maison Universelle de Justice y sont reprises. Ces deux compilations ne seront plus par conséquent ré-éditées. Les thèmes qu'elles traitent étant avantageusement analysés dans le présent ouvrage qui appréhende exhaustivement l'institution du mariage et les multiples aspects qui s'y rattachent. La Maison d'Editions Bahá'íes est heureuse de témoigner sa reconnaissance à l'Assemblée Spirituelle Nationale du Canada qui a conçu, traduit et préparé, pour l'édition, cet ouvrage, ainsi qu'à Madame Jeanine Lenoir qui a révisé les textes originaux.

Bruxelles, Maison d'Editions Bahá'íes
Juin 1985.


I. L'institution du mariage

A. La loi du mariage

1. "Et quand Il a voulu manifester grâce et bienfaisance aux hommes et mettre de l'ordre dans le monde, Il révéla des observances et créa des lois; parmi elles, Il établit la loi du mariage, la conçut comme une forteresse pour le bien-être et le salut, et nous l'imposa comme envoyée du ciel de sainteté dans son plus saint Livre. Il dit, grande est sa gloire: "Mariez-vous, ô peuple, afin que de vous puisse apparaître celui qui se rappellera de moi parmi mes serviteurs; ceci est un des commandements que je vous donne pour votre propre bien."
(Bahá'u'lláh, Bahá'í Prayers, U.S. 1982, p. 187)

2. "Les actes pieux des moines et des prêtres parmi les disciples de l'Esprit--que la paix de Dieu repose sur Lui--sont inscrits dans sa mémoire. Néanmoins, il faut que de nos jours ils renoncent à vivre dans la retraite et se tournent vers le monde extérieur et s'occupent de ce qui sera profitable à eux-mêmes et aux autres. Nous leur avons permis de se marier afin qu'ils puissent procréer quelqu'un qui mentionnera Dieu, le Seigneur du visible et de l'invisible, le Seigneur du Trône exalté."
(Bahá'u'lláh, Tablets of Bahá'u'lláh, p. 24)

3. "En ce qui concerne la question du mariage: sache que le commandement du mariage est éternel. Il ne sera jamais changé ni modifié. Ceci est création divine et il n'y a pas la moindre possibilité qu'un changement ou une altération affecte cette création divine qu'est le mariage."
('Abdu'l-Bahá, Tablets of 'Abdu'l-Bahá, Vol, II, p. 474)

4. "Bien sûr, dans des circonstances normales, chaque personne devrait considérer le mariage comme un devoir moral. Et c'est pour cela que Bahá'u'lláh encouragea les croyants à se marier. Mais, le mariage n'est en aucune façon une obligation. En dernier ressort, c'est 'a l'individu de décider s'il désire mener une vie de famille ou vivre dans le célibat."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre datée du 3 mai 1936, adressée à un croyant)

5. "De plus, il ne faut pas oublier que quoique le mariage soit très souhaitable, et que Bahá'u'lláh l'ait fortement recommandé, il n'est pas le but central de notre vie. Si une personne doit attendre longtemps avant de trouver un(e) conjoint(e), ou à en fin de compte, il ou elle reste célibataire, cela ne veut pas dire que de ce fait il ou elle est incapable d'accomplir le but de sa vie."
(Messages de la Maison Universelle de Justice, 1966-1973)


B. Les engagements et les responsabilités

6. "Le mariage bahá'í est l'engagement de deux parties l'une envers l'autre et leur attachement mutuel sur le plan de l'esprit et du cœur. Chacun doit toutefois veiller avec le plus grand soin, à se familiariser totalement avec le caractère de son futur conjoint, afin que le pacte qui les reliera soit un lien qui demeure à jamais. Ils doivent avoir pour but de devenir de tendres compagnons, en harmonie l'un avec l'autre jusqu'à la fin des temps...
Dans un vrai mariage bahá'í, le mari et la femme doivent être unis à la fois physiquement et spirituellement, afin de pouvoir améliorer toujours davantage leur vie spirituelle réciproque et jouir de l'éternelle unité à travers tous les mondes de Dieu. Tel est le mariage bahá'í."
('Abdu'l-Bahá, Sélections des Ecrits de 'Abdu'l-Bahá, p. 1l7 no. 86)

7. "O vous deux qui croyez en Dieu! Le Seigneur, qui n'a pas d'égal, a créé l'homme et la femme pour qu'ils demeurent l'un avec l'autre dans la plus intime relation et qu'ils soient semblables à une seule et même âme. Ce sont deux époux, deux amis intimes, qui devraient se préoccuper de leur bien-être réciproque.
S'ils vivent de la sorte, ils passeront par ce monde dans un parfait contentement, dans le bonheur et la paix du cœur, et deviendront des objets de grâce et de faveurs divines dans le royaume céleste. Mais s'ils agissent autrement, ils passeront leur existence dans une grande amertume, aspirant chaque instant à la mort, et connaîtront la honte dans l'empire des cieux.
Efforcez-vous de demeurer corps et âme l'un prés de l'autre, telles deux colombes dans leur nid; car ainsi, vous serez bénis dans les deux mondes."
('Abdu'l-Bahá, Sélections des Ecrits de 'Abdu'l-Bahá, p. 121 no. 92)

8. "O vous, mes deux enfants bien-aimés! Dès qu'elle m'est parvenue, la nouvelle de votre union m'a rempli d'une joie et d'une gratitude infinies. Dieu soit loué, ces deux fidèles oiseaux ont cherché refuge dans un seul et même nid. Je supplie Dieu de les rendre capables de fonder une famille honorée, car l'importance du mariage réside dans la création d'une famille abondamment bénie, afin que chacun des membres puisse, dans une joie pleine et entière, illuminer le monde, tels des cierges. L'illumination du monde dépend de l'homme. Si l'homme n'existait pas en ce monde, ce dernier aurait été comme un arbre stérile. Mon espoir est que vous deveniez tous deux semblables à un seul arbre; que, grâce aux ondées du nuage de tendre bonté, vous acquériez la fraîcheur et le charme et que vous fleurissiez et produisiez des fruits, afin que votre lignée se prolonge éternellement.
Que la gloire du Très-Glorieux repose sur vous!"
('Abdu'l-Bahá, Sélections des Ecrits de 'Abdu'l-Bahá, p. 119 no. 88)

9. "Ainsi est-il enjoint au père et à la mère, à titre de devoir, de déployer tous leurs efforts pour former leur fille et leur fils, pour les nourrir aux mamelles du savoir et les élever dans la lumière des sciences et des arts. S'ils faisaient preuve de négligence en ce domaine, ils seraient tenus pour responsables et mériteraient des reproches en présence du Seigneur."
('Abdu'l-Bahá, Sélections des Ecrits de 'Abdu'l-Bahá, p. 125 no. 98)

10. "Il n'y a rien dans les Ecrits Sacrés qui se rapporte à la limitation des naissances, à l'avortement ou à la stérilisation. Mais Bahá'u'lláh a bien indiqué que le but primordial du mariage était la procréation et c'est à ce but primordial que le bien-aimé Gardien fait allusion dans beaucoup de lettres citées dans la compilation. Ceci n'implique pas qu'un couple soit obligé d'avoir autant d'enfants que possible. En réponse à une question, le Gardien par l'intermédiaire de son secrétaire indique clairement que c'est seulement au mari et à la femme qu'il appartient de décider du nombre d'enfants qu'ils désirent avoir. La décision de ne pas avoir d'enfants du tout fausserait le but premier du mariage à moins qu'il n'y ait bien sûr quelque raison médicale qui exige une telle décision."
(La Maison Universelle de Justice, lettre datée du 28 janvier 1977, adressée à un croyant)


C. La cérémonie du mariage

11. "Il appartient aux deux parties de réciter un verset spécialement révélé pour exprimer leur satisfaction devant la volonté de Dieu."
(Synopsis et Codification du Kitáb-i-Aqdas, p. 42)

12. "Le verset spécialement révélé est: "En vérité, nous voulons tous nous en remettre à la volonté de Dieu."
(Synopsis et Codification du Kitáb-i-Aqdas, p. 42)

13. "La célébration des mariages doit être soumise aux assemblées."
(Extrait d'une lettre datée à 23 juin 1950, écrite de la part de Shoghi Effendi à l'Assemblée spirituelle nationale du Canada)

14. "La cérémonie en elle-même doit être très simple."
(Shoghi Effendi, cité dans "Les principes de l'Administration bahá'íe", p. 65)

15. "De nos jours le mariage bahá'í ne doit pas être enfermé dans n'importe quel moule uniforme. Ce qui est absolument essentiel c'est ce que Bahá'u'lláh a stipulé dans l'Aqdas; si cela plaît aux amis ils peuvent ajouter des écrits choisis, mais la Tablette de Mariage (qui est révélée par 'Abdu'l-Bahá) n'est pas une partie nécessaire à tous les mariages bahá'ís."
(Shoghi Effendi, cité dans "Les Principes de l'Administration")

16. "Lorsqu'il y a plus d'une cérémonie, le service bahá'í et l'autre cérémonie civile ou religieuse doivent être célébrés le même jour."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre datée du 20 juin 1940 à l'Assemblée spirituelle nationale d'Autriche et de la Nouvelle-Zélande)

17. "Vu que les cérémonies bahá'íes et civiles sont célébrées le même jour, vu que le mariage ne doit pas être consommé tant que les deux cérémonies n'ont pas eu lieu, une nuit ne doit pas s'écouler entre les deux cérémonies."
(Maison Universelle de Justice, Extrait d'une lettre datée du 23 avril 1971 à l'Assemblée spirituelle nationale des Etats-Unis)

18. "La mariée et le marié doivent déclarer devant deux témoins: "En vérité, nous dépendons de la Volonté de Dieu". Ces deux témoins sont choisis soit par le couple, soit par l'Assemblée spirituelle, mais en tous cas leur choix doit être accepté par l'Assemblée."
(Maison Universelle de Justice, Extrait d'une lettre datée du 8 août 1969, à l'Assemblée spirituelle nationale des Etats-Unis)

19. "La consommation du mariage par un couple, comme vous l'indiquez avec justesse, est un sujet intime et privé qui ne concerne personne d'autre que les intéresses. Bien que la consommation implique normalement une relation sexuelle, la loi bahá'í exigeant qu'elle ait lieu dans les vingt quatre heures de la cérémonie, le mariage est considéré comme étant consommé si le couple a commencé à cohabiter avec l'intention de fonder une famille."
(Maison Universelle de Justice, Extrait d'une lettre du 28 juillet 1978 à un croyant)

20. "....les personnes désirant se marier après être devenues bahá'íes, doivent avoir une cérémonie bahá'í et ne sont effectivement pas considérées comme mari et femme s'ils n'ont pas suivis les lois bahá'íes."
(Maison Universelle de Justice, Extrait d'une lettre datée du 22 mai 1967 à l'Assemblée spirituelle nationale des bahá'ís des Etats-Unis)

21 "...comme dit le Gardien: "Le mariage bahá'í est célébré quand vous allez être uni pour la première fois et non longtemps après que l'union ait eu lieu." Si toutefois un couple devenu récemment bahá'í aimait organiser une réunion de prières et de lectures d'écrits bahá'ís au profit de leur mariage en compagnie de leurs amis, il n'y a aucune objection à agir de la sorte, quoiqu'il soit entendu que ceci ne constitue pas une cérémonie de mariage bahá'í."
(Maison Universelle de Justice, Extrait d'une lettre datée du 23 juin 1969, à l'Assemblée spirituelle nationale du Pérou)


D. Le mariage: base de l'unité

22. "Le Grand Être dit: O vous enfants des hommes! L'objet fondamental de la Foi de Dieu et de sa Religion est de sauvegarder les intérêts de la race humaine, d'établir son unité et de développer entre les hommes l'esprit d'amour et de fraternité."
(Bahá'u'lláh, Extraits des Ecrits de Bahá'u'lláh, p. 199)

23. "En vérité, ils se sont mariés par obéissance à ton commandement. Permets-leur de devenir jusqu'à la fin des temps des symboles d'harmonie et d'unité. En vérité, Tu es l'Omnipotent, l'Omniprésent, et le Tout-Puissant."
('Abdu'l-Bahá, Bahá'í Prayers, U.S. 1982, p. 107)

24. "La séparation est génératrice de maux et d'afflictions de toute sorte, mais l'union des choses créées produit toujours les résultats les plus dignes de louange. Dans le monde d'existence même l'accouplement des plus infimes particules est une manifestation de grâce et de générosité divines; or, à mesure que l'on s'élève dans l'échelle des particules, l'union devient plus importance. "Gloire à Celui qui a créé toutes choses par couple sur la terre, aussi bien les hommes eux-mêmes que tout ce qui dépasse leur compréhension et leur perception". L'union entre les êtres humains est au-dessus de toutes les autres unions, en particulier lorsqu'elle se produit dans l'amour de Dieu. Ainsi se manifeste l'unité première; ainsi est jeté le fondement de l'amour spirituel."
('Abdu'l-Bahá, Sélections des Ecrits de 'Abdu'l-Bahá, p. 118)

25. "Parmi les masses populaires, le mariage est un lien physique et cette union ne peut être que temporaire, puisqu'elle est condamnée d'avance, en dernier ressort, à une séparation physique.

Parmi les disciples de Bahá, en revanche, le mariage doit être à la fois une union du corps et de l'esprit car, ici, mari et femme sont tous deux enivrés du même vin; tous deux sont amoureux du même visage incomparable, tous deux vivent et agissent par le même esprit, tous deux sont illuminés de la même gloire. Cette relation entre eux est d'ordre spirituel et, ainsi, c'est un lien qui demeurera à jamais. Ils jouissent, de la même manière, de liens solides et durables dans le monde physique car, si le mariage repose à la fois sur l'esprit et sur le corps, cette union est véritable et pourra donc durer. Si, toutefois, le lien est physique et rien de plus, il ne sera assurément que provisoire et doit aboutir, inexorablement, à la séparation.

Ainsi, lorsque des bahá'ís contractent, le mariage, leur union doit être un véritable lien de parenté, une rencontre à la fois spirituelle et physique, afin qu'à tous les stades de leur vie et dans tous les mondes de Dieu, leur union puisse durer. Cette unité véritable est un rayon de l'amour divin.
Aussi, lorsque des êtres deviennent de véritables croyants, ils parviendront à une relation spirituelle les uns avec les autres et témoigneront d'une tendresse qui n'est pas de ce monde. Ils seront tous transportés par un courant d'amour divin et leur union demeurera à jamais. Les âmes qui enseveliront leur égo dans l'oubli, qui se dépouilleront des défauts de la condition humaine et se libéreront de l'asservissement humain, seront sans nul doute illuminées des célestes splendeurs de l'unité et parviendront toutes à la véritable union dans le monde immortel."
('Abdu'l-Bahá, Sélection des Ecrits de 'Abdu'l-Bahá, pp. Il6-Il7)

26. "Quant à ta question concernant le mari et son épouse, ainsi que les liens entre eux et les enfants que Dieu leur a donnés: sache, en vérité, qu'un mari est celui qui s'est tourné sincèrement vers Dieu, s'est éveillé à l'appel de la beauté du Tout-Glorieux et chante les versets de l'unité dans les grandes assemblées; qu'une femme est un être qui cherche les noms et attributs de Dieu et qui désire en être inondée; et le lien qui les unit n'est autre que la parole de Dieu. En vérité, il est la cause du rassemblement des foules et de la réunion des éloignés. Ainsi le mari et sa femme sont-ils attirés par affinité, sont-ils unis et harmonisés, aussi fort que s'ils ne faisaient qu'une personne. Par leur union mutuelle, leur camaraderie et leur amour, de grands résultats sont produits dans ce monde, aussi bien matériellement que spirituellement.

Le résultat spirituel est l'apparition des bontés divines. Le résultat matériel est la naissance des enfants dans le berceau de l'amour de Dieu, leur nutrition au sein de la connaissance de Dieu, leur croissance au giron du don de Dieu et leur développement aux mamelles de la connaissance divine. Ces enfants sont ceux dont le Christ a dit: "En vérité, ils sont les enfants du Royaume"!
('Abdu'l-Bahá, Tablets of 'Abdu'l-Bahá--Compilation la vie familiale, p. 9)


E. Attitude à l'égard du divorce

27. "Dieu en vérité chérit l'union et la concorde, et abhorre la séparation et le divorce."
(Bahá'u'lláh, cité dans une compilation de la Maison Universelle de Justice, datée du 18 janvier 1980, adressée aux Assemblées spirituelles nationales)

28. "Maintenant les amis d'Amérique doivent vivre et se conduire de la même manière. Ils doivent absolument éviter le divorce à moins que quelque chose ne survienne les obligeant à se séparer en raison de leur aversion mutuelle, auquel cas ils peuvent décider de divorcer après en avoir averti leur assemblée spirituelle. Ils doivent alors patienter et attendre une année entière. Si durant cette année l'harmonie n'est pas rétablie entre eux, alors le divorce peut être réalisé. Il ne doit pas avoir lieu à l'occasion d'une légère friction ou d'un simple mécontentement entre homme et femme, le mari pensant à une union avec quelque autre femme, ou bien, Dieu nous en préserve, la femme à un autre mari. Ceci est contraire à la perfection des valeurs célestes et à la vraie chasteté. Les amis de Dieu doivent vivre et se conduire en faisant preuve d'un caractère et d'une conduite si parfaits qu'ils en étonneront les autres.

L'amour entre mari et femme ne doit pas être purement physique mais plutôt spirituel et céleste. Ces deux âmes doivent être considérées comme une seule âme. Qu'il serait difficile de désunir une seule âme! Ce serait même une énorme difficulté!

"En résumé, les fondements du Royaume de Dieu sont basés sur l'harmonie et l'amour, l'unité, l'union et non sur les différences, surtout entre mari et femme. Si l'un des deux devient la cause du divorce, il rencontrera de grandes difficultés, deviendra victime de redoutables calamités et en éprouvera un profond remords."
('Abdu'l-Bahá, cité dans une compilation de la Maison Universelle de Justice, datée du 18 janvier 1980, adressée aux Assemblées spirituelles nationales)

29. "La situation à laquelle vous êtes confronté est sans conteste difficile et délicate mais les responsabilités qu'elle entraîne et qu'en tant que fidèle et loyal disciple vous devez assumer consciencieusement et complètement n'en sont pas moins graves et vitales. Le Gardien, par conséquent, tout en étant parfaitement conscient des circonstances particulières à votre cas, et quelque profonde que puisse être la sympathie qu'il vous porte dans la résolution de ce défi auquel vous êtes malheureusement confronté, ne peut, en raison des injonctions formelles contenues dans les enseignements, ni approuver votre demande de contracter un second mariage alors que votre, première femme est toujours en vie et unie à vous par les liens sacrés du mariage, ni même suggérer ou approuver votre divorce pour avoir l'autorisation une épouser une autre.

"Car les enseignements bahá'ís non seulement excluent la possibilité de la bigamie, mais aussi, tout en autorisant le divorce, le considèrent comme un acte répréhensible auquel on ne doit avoir recours qu'en des circonstances exceptionnelles et lorsque des dénouements raves sont en jeu, dépassant des considérations... telles que l'attraction physique ou la compatibilité et l'harmonie sexuelles.

L'Institution du mariage, ainsi qu'elle a été établie par Bahá'u'lláh, tout en donnant à l'aspect physique de l'union conjugale l'importance qui lui est due, le considère comme subordonné aux desseins et fonctions Morales et spirituelles dont elle a été investie par une Providence qui est toute sagesse et amour. Ce sera seulement lorsqu'on donnera à ces différentes valeurs l'importance qui leur est due, et seulement sur la base de la subordination du physique au moral et du charnel au spirituel, que de tels excès et un tel relâchement dans les relations conjugales, malheureusement si souvent rencontrés en cet Age décadent, pourront être évités et que la vie familiale pourra retrouver sa pureté originelle et remplir la vraie fonction pour laquelle elle a été instituée par Dieu.

"Le Gardien priera ardemment pour que, inspiré et guidé par de telles valeurs divines, et fortifié par l'assistance et les confirmations continuelles de Bahá'u'lláh, vous puissiez arranger d'une manière satisfaisante vos relations avec les personnes concernées, et apporter ainsi la seule solution équitable à ce réel défi de votre vie."

(d'après une lettre datée du 8 mai 1939, écrite de la part du Gardien à un croyant qui, ayant épousé une première femme par compassion, désirait obtenir maintenant la permission d'épouser une femme dont il citait tombé amoureux, expliquant que sa femme ne voyait aucun inconvénient à ce qu'il prenne une seconde femme)

30. "En ce qui concerne le divorce, le Gardien spécifie qu'il est déconseillé, désapprouvé et contre le bon plaisir de Dieu. L'assemblée doit faire circuler parmi les amis tout ce que la Plume de 'Abdu'l-Bahá a révélé à ce sujet afin qu'ils l'aient toujours à l'esprit. Le divorce dépend de l'approbation et de la permission de l'assemblée spirituelle. Dans de telles affaires, les membres de l'assemblée doivent étudier et examiner indépendamment et avec soin chaque cas. S'il y a de sérieux motifs de divorce et si l'on se rend compte que la réconciliation est absolument impossible, l'antipathie intense et qu'elle ne peut disparaître, alors l'assemblée peut approuver le divorce."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre datée du 7juillet 1938, à l'Assemblée spirituelle nationale d'Iran)

31. "Shoghi Effendi désire que j'ajoute cette note en rapport avec votre mariage: il pense qu'aucun croyant, en quelque circonstance que ce soit, ne peut jamais se servir de la cause ou d'un service qu'il lui rend pour motiver l'abandon de sa vie conjugale: le divorce, comme vous le savez, est très fortement condamné par Bahá'u'lláh et seules des raisons d'une extrême gravité peuvent le justifier."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre datée du 7 avril 1947 écrite de sa part et adressée à un croyant)

32. "Partout où existe une famille bahá'íe, ceux qui sont concernés devraient par tous les moyens faire ce qu'ils peuvent pour la préserver, car le divorce est fortement condamné dans les enseignements, alors que l'harmonie, l'unité et l'amour sont tenus pour les idéaux les plus élevés des relations humaines. Ceci doit toujours s'appliquer aux bahá'ís, qu'ils travaillent comme pionniers ou non."
(Shoghi Effendi 9 novembre 1956 à l'Assemblée Spirituelle Nationale des Bahá'ís d'Amérique centrale)

33. "Il désire que je vous exprime son extrême regret à propos du chagrin qui vous accable, et il acquiesce sur tout ce que vous avez énoncé en général sur le divorce.
"Il est indubitable que les croyants d'Amérique, probablement influencés inconsciemment par l'extrême relâchement des mœurs qui s'y développe et l'attitude désinvolte envers le divorce qui semble l'emporter d'une maniée croissante, ne considérant pas celui-ci d'une manière suffisamment sérieuse et ne semble pas saisir le fait que, bien que Bahá'u'lláh l'ait permis, Il ne l'a autorisé que comme solution extrême et le condamne sévèrement.
"La présence d'enfants ne peut être ignorée comme facteur dans le divorce, car elle fait sûrement peser une responsabilité encore plus lourde sur l'homme et la femme qui envisagent un tel pas. Le divorce, en aucun cas, ne concerne plus uniquement ces deux êtres, leurs désirs et leurs sentiments, mais concerne aussi tout l'avenir des enfants et leur propre attitude devant le mariage."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre datée du 19 décembre 1947, écrite de sa part et adressée à un croyant)

34. "Le divorce devrait être rigoureusement évité par les croyants et on ne doit y recourir qu'en des circonstances exceptionnelles et urgentes. La société moderne est négligente d'une façon criminelle envers la nature sacrée du mariage et les croyants doivent combattre énergiquement cette tendance."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre datée du 5 janvier 1948, écrite de sa part et adressée à un croyant)

35. "Il fut extrêmement peiné d'apprendre que vous envisagiez de vous séparer de votre mari. Comme vous le savez certainement, Bahá'u'lláh considère le mariage comme un lien très sacré. Le divorce n'est conseillé aux bahá'ís que dans des circonstances exceptionnelles et insupportables.

"Le Gardien ne dit pas que vous ne devez pas vous séparer de votre mari; mais il vous supplie, non seulement parce que vous êtes croyante, anxieuse d'obéir aux lois divines, mais aussi pour le bonheur de vos enfants, de considérer, dans le recueillement de la prière, s'il ne vous est pas possible de vous élever au-dessus des limitations que vous avez ressenties dans votre mariage jusqu'à présent, et de repartir ensemble.

"Il nous semble souvent que notre bonheur se trouve dans une certaine direction; cependant, si nous devons payer un prix trop élevé pour celui-ci, il se peut que nous découvrions en fin de compte que nous n'avons pas réellement acquis la liberté ou le bonheur, mais seulement quelque nouvel état de frustration et de désillusion."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre datée du 5 avril 1951, écrite de sa part et adressée à un croyant)

36. "Il fut vraiment désolé d'apprendre que vous et votre mari ne vivez toujours pas heureux ensemble. C'est tout le temps une source de tristesse dans la vie lorsque des personnes mariées n'arrivent pas à bien s'entendre, mais le Gardien estime que vous et votre mari devriez, en envisageant le divorce, penser à l'avenir de vos enfants et à la manière dont ce pas important influencera leur vie et leur bonheur.

"Si vous sentez le besoin de conseils ou d'une consultation, il suggère que vous vous en référiez à votre assemblée locale; vos confrères bahá'ís feront sûrement tout ce qu'ils peuvent pour vous conseiller et vous aider, et protéger vos intérêts et ceux de la Cause."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre datée du 16 novembre 1945, écrite de sa part et adressée à un croyant)

37. "Dans l'Aqdas, le mariage est présenté comme le lien le plus sacré et le plus fort et les bahá'ís devraient réaliser que le divorce est considéré comme la dernière solution. Il doit être évité à tout prix si possible et ne pas être accordé à la légère."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre datée du 17 octobre 1944, écrite de sa part et adressée à un croyant)


F Les relations sexuelles dans le mariage

38. "Mariez-vous pour qu'un autre se lève à votre place. En vérité, Nous vous avons interdit la lubricité, mais pas ce qui est favorable à la fidélité."
(Bahá'u'lláh, Epistle to the Son of Wolf, p. 49)

39. "Unissez-vous par les liens du mariage, ô peuple, afin de donner naissance à un être qui fera mention de moi; ceci est un de mes commandements: observez-le pour votre propre bien."
('Abdu'l-Bahá, Bahá'í Prayers, U.S. 1982, p. 188)

40. "Aussi daigne unir, au ciel de ta miséricorde, ces deux oiseaux du nid de ton amour et fais d'eux des centres d'attraction de ton éternelle grâce afin que, de l'union de ces deux océans d'amour, une vague de tendresse puisse surgir et amener aux rivages de la vie, les perles d'une pure et belle postérité.
"Il a donné libre cours à deux océans pour qu'ils se rejoignent. Entre eux il est une limite qu'ils ne doivent pas dépasser. Lequel des bienfaits de Dieu refuserez-vous? De chacun d'eux a fait sortir de grosses et de petites perles.
"O Toi, Seigneur bienveillant! Fais que de cette union naissent des perles et de précieux coraux.
"Tu es véritablement le Tout-Puissant, le Plus Grand, Celui qui éternellement pardonne."
('Abdu'l-Bahá, Prières bahá'íes, 1973, p. 147)

41. "Bahá'u'lláh a fortement conseillé à tous les peuples cette forme de vie naturelle et légitime qu'est le mariage... Cependant, il a également souligné avec fermeté sa nature spirituelle qui, sans, aucunement exclure une vie physique normale, est l'aspect essentiel du mariage. Que deux personnes vivent dans l'amour et l'harmonie est d'une bien plus grande importance que d'être dévorés de passion l'un pour l'autre. L'un est un immense roc solide sur lequel on s'appuie en cas de besoin; l'autre n'est qu'une chose purement temporaire qui peut disparaître à tout moment."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre datée du 20 janvier 1943, écrite de sa part, et adressée à un croyant)

42. "La foi bahá'íe reconnaît importance de l'impulsion sexuelle mais condamne sa pratique illégitime et inconvenante tel que l'amour libre, l'union libre, tout ce qu'elle considère absolument nuisible à l'homme et à la société dans laquelle il vit. L'usage convenable de l'instinct sexuel est le droit naturel de chaque individu et c'est précisément pour ce même but que l'institution du mariage a été établie. Les bahá'ís ne croient pas à la suppression de l'impulsion sexuelle mais à sa régulation et à son contrôle.
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre datée du 5 septembre 1938 écrite de sa part et adressée à un croyant)

43. "La question que vous soulevez, quant à la place que peut avoir dans la vie un profond lien d'amour avec une personne autre que notre époux ou épouse, est bien définie dans les enseignements. La chasteté implique une vie sexuelle saine et chaste aussi bien avant qu'après le mariage. Avant le mariage une vie absolument chaste et après le mariage une fidélité absolue envers son ou sa partenaire choisi(e). La fidélité dans tous les actes sexuels, la fidélité en paroles et en action.
"Aujourd'hui le monde est submergé par une valorisation exagérée de l'importance de l'amour physique et un appauvrissement des valeurs spirituelles. Les croyants devraient, autant que possible, essayer de comprendre ceci et s'élever au-dessus du niveau de leurs semblables qui attachent tant d'importance au côté purement physique de l'union, ce qui est typique dans toutes les périodes décadentes de l'histoire. En dehors de leur vie matrimoniale normale et légitime, ils devraient s'efforcer d'établir des liens d'amitié et d'amour éternels, fondés sur la vie spirituelle et non physique. Ceci est un des nombreux domaines où il est du devoir des bahá'ís de donner l'exemple et d'ouvrir la vie vers des normes de voie vraiment humaines dans lesquelles l'âme de l'homme est exaltée et où son corps n'est que l'instrument de son élévation spirituelle. Inutile de dire que ceci n'empêche pas de vivre une vie sexuelle parfaitement normale dans la 1égitimité à mariage."
(Extrait d'une lettre écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant, datée du 28 septembre 1941)


II. Préparation pour le mariage

A. La connaissance de soi

44. "O Mes serviteurs! Si vous pouviez concevoir les merveilles de munificence et de bonté dont J'ai voulu faire vos âmes dépositaires! En vérité, vous rompriez avec tout attachement aux choses créées et vous parviendriez ainsi à une connaissance de vous-mêmes qui serait la compréhension de Mon Être propre. Vous vous trouveriez indépendants de tout ce qui n'est pas Moi et, et votre œil interne et externe, aussi manifestes que la. révélation de Mon nom resplendissant, vous verriez les mers de Ma tendre bonté et de Ma générosité s'agiter au dedans de vous."
(Bahá'u'lláh, Extraits des Ecrits de Bahá'u'lláh, p. 304)

45. "Loin, combien loin de Ta gloire est ce que l'homme peut affirmer de Toi, ou T'attribuer, ou dire à Ta louange! Le devoir que Tu as prescrit à Tes serviteurs exalter à l'infini Ta gloire et Ta majesté n'est qu'un gage de Ta grâce à leur endroit, un moyen que Tu leur donnes de s'élever jusqu'à cet état que Tu les a rendus capables d'atteindre, à savoir la connaissance d'eux-mêmes."
(Bahá'u'lláh, Extraits des Ecrits de Bahá'u'lláh, p. 6)

46. "... l'homme devrait se connaître lui-même, et discerner ce qui le conduit à l'é1évation ou à la bassesse, à la gloire ou à l'avilissement, à l'enrichissement ou à la pauvreté."
(Bahá'u'lláh, Tablets of Bahá'u'lláh, p. 35)


B. Le choix du partenaire pour le mariage

47. "O fils de l'esprit, Je t'ai créé riche, pourquoi t'abaisses-tu à la pauvreté? Je t'ai fait noble, comment peux-tu t'avilir? De l'essence du savoir je t'ai conféré la vie, pourquoi cherches-tu les lumières auprès de tout autre que moi? Dans l'argile de l'amour je t'ai façonné, comment peux-tu t'occuper d'autre chose? Porte ton regard sur toi-même afin que tu puisses me trouver en toi, fort, puissant et immuable."
(Bahá'u'lláh, Les Paroles cachées, p. 6)

48. "Dépouillez-vous, de tout attachement à ce monde et à ses vanités. Prenez garde de ne pas les approcher de crainte qu'ils ne vous induisent à suivre vos propres instincts et convoitises, et qu'ils ne vous empêchent d'emprunter le chemin de la droiture et de la gloire."
(Bahá'u'lláh, Extraits des Ecrits de Bahá'u'lláh, p. 256)

49. "O fils de l'existence, Fais ton examen de conscience chaque jour avant que tu ne sois convoquée; car la mort fondra sur toi sans prévenir et tu seras appelé à rendre compte de tes actes."
(Bahá'u'lláh, Les Paroles cachées, p. 10)

50. "O mon fils, la compagnie des impies accroît la tristesse tandis que la camaraderie avec les justes débarrasse le cœur de la rouille. Que celui qui désire communier avec Dieu recherche la compagnie de ses amis; et que celui qui veut entendre la parole de Dieu prête l'oreille aux paroles de ses élus."
(Bahá'u'lláh, Les Paroles cachées, p. 41)

51. "La consultation confère une plus grande perception et transforme la conjecture en certitude. Elle est une brillante lumière qui, dans un monde obscur, nous ouvre la voie et nous guide. Pour toutes choses, il y a et il y aura toujours un degré de perfection et de maturité. La maturité du don de compréhension est rendue manifeste par la consultation."
(Bahá'u'lláh, cité dans "Compilation sur la consultation", p. 3)

52. "Maintenant, parle avec équité. Ne déforme pas le sujet, ni pour toi-même, ni pour les autres."
('Abdu'l-Bahá, Tablets of 'Abdu'l-Bahá, vol. I, p. 43)

53. "Quant à la question du mariage contracté selon la loi do Dieu: tu dois, en premier lieu, choisir un conjoint qui te plaise et la question est ensuite soumise au consentement du père et de la mère. Ceux-ci n'ont aucun droit d'intervenir avant que tu ne fasses ton choix."
('Abdu'l-Bahá, Sélections des Ecrits de 'Abdu'l-Bahá, p. 117)

54. "L'amour qui existe entre les cœurs de deux croyants est mû par l'idéal de l'unité des esprits. On parvient à cet amour par la connaissance de Dieu de sorte que les hommes voient l'amour divin reflété dans le cœur. Chacun voit dans l'autre la beauté de Dieu reflétée dans l'âme et, trouvant ce point de similitude, ils sont attirés l'un vers l'autre dans l'amour. Par cet amour tous les hommes seront comme les vagues d'une seule mer, les étoiles d'un même ciel et les fruits d'un même arbre. Cet amour réalisera la vraie entente, la fondation de l'unité réelle.

"Mais l'amour qui existe entre les amis n'est pas le véritable amour, car il est susceptible de mutation, ce n'est que fascination. Quand la brise souffle, les arbres faibles s'inclinent. Si le vent souffle de l'est, l'arbre se penche vers l'ouest, et si le vent souffle de l'ouest, l'arbre plie vers l'est. Cette sorte d'amour dérive des conditions accidentelles de la vie. Ce n'est pas l'amour ce ne sont que des relations d'amitié et elles sont sujettes au changement.
"Aujourd'hui vous verrez deux âmes être apparemment en étroite amitié, demain tout ceci peut changer. Hier, elles étaient prêtes à mourir l'une pour l'autre, aujourd'hui elles se fuient mutuellement. Ceci n'est pas l'amour, c'est la sujétion des cœurs aux aléas de la vie. Quand s'évanouit ce qui a causé l'existence de ce genre d'amour, ce dernier s'évanouit aussi; en réalité ceci n'est de l'amour."
('Abdu'l-Bahá, extrait d'une causerie de 'Abdu'l-Bahá à Londres--Paris Talks pp. 180-181)

55. "O toi fils du Royaume! Si quelqu'un possède l'amour de Dieu, tout ce qu'il entreprend est utile; mais si tes entreprises sont dépourvues de l'amour de Dieu, alors sont nuisibles et la cause de l'éloignement de soi-même du Seigneur du Royaume. Mais avec l'amour de Dieu toute amertume est changée en douceur et chaque don devient précieux. Par exemple, une voix musicale et mélodieuse donne vie à un cœur amoureux mais peut mener au vice des âmes envahies par les passions et les désirs."
('Abdu'l-Bahá, Sélections from the Writings of 'Abdu'l-Bahá, p. 137)

56. "Une fois le stade de la puberté franchi, il est extrêmement difficile d'éduquer une personne et d'affiner son caractère. À ce stade--comme l'expérience l'a montré,--les plus grands efforts visant à modifier ces penchants s'avèrent vains. Peut-être l'adolescent fera-t-il au début quelques progrès mais, au bout de quelques jours, il oubliera et s'en retournera à sa condition et à ses manières habituelles."
('Abdu'l-Bahá, Sélections des Ecrits de 'Abdu'l-Bahá, p 6)

57. "Cependant tu dois te soumettre et t'en remettre à Dieu en toutes circonstances et Il t'accordera ce qui est favorable à ton bien-être. En vérité, Il est le miséricordieux et le compatissant! Car combien d'affaires en difficulté furent ensuite redressées, et combien de problèmes furent résolus avec la permission de Dieu."
('Abdu'l-Bahá, Tablets of 'Abdu'l-Bahá, Vol I, p. 10)

58. "S'il est possible, réunis ces deux races, noire et blanche en une seule assemblée et mets un tel amour dans leur cœur que non seulement elles soient unies mais aussi se marient entre elles. Sois sûr que le résultat de cet acte effacera les différences et les désaccords les noirs et les blancs."
('Abdu'l-Bahá, cité dans Bahá'í World Faith, p. 359)

59 "... nous devons atteindre un plan spirituel où Dieu vient en premier et où les grandes passions humaines ne peuvent pas nous détourner de Lui. Tout le temps nous voyons des personnes qui, soit par la force de la haine, soit par l'attachement passionné qu'elles éprouvent pour une autre personne sacrifient leurs principes où se coupent la route du chemin de Dieu...
"Nous devons aimer Dieu et, dans cet état, un amour général pour toute l'humanité devient possible. Nous pouvons pas aimer chaque être humain pour lui-même, mais notre sentiment pour l'humanité devrait être animé par notre amour pour le Père qui a créé tous les hommes."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre du 4 octobre 1940, écrite de sa part à un croyant)

60. "Votre exposé sur l'effet du principe de l'unité du genre humain qui empêche les vrais bahá'ís de considérer la race elle-même comme un obstacle à l'union, est en complet accord avec les enseignements de la foi à ce sujet. Car Bahá'u'lláh et 'Abdu'l-Bahá n'ont jamais ni désapprouvé ni découragé l'idée du mariage entre races.
"Les enseignements bahá'ís, en vérité par leur nature même dépassent toutes les limites imposées par la race, et ne doivent jamais être identifiées à aucune école particulière raciale."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre datée du 27 janvier, écrite de sa part à l'Assemblée spirituelle nationale des Etats-Unis et du Canada--Bahá'í News, no. 90, Mars 1935, p.1)

61. "Il y a une différence entre le caractère et la foi. Souvent c'est très dur d'accepter ce fait et de s'y accommoder. Mais il reste qu'une personne peut croire et aimer la cause--et même être prête à mourir pour elle--et pourtant, ne pas avoir un bon caractère, ou posséder des traits qui diffèrent des enseignements. Nous devrions essayer de changer, de permettre que le pouvoir de Dieu nous aide à nous recréer et à devenir de vrais bahá'ís aussi bien dans les actes que dans la croyance. Mais parfois le processus est lent, parfois il ne se produit jamais car l'individu ne fait pas suffisamment d'efforts. Alors cela nous fait souffrir et devient une épreuve."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre écrite de sa part, datée du 17 octobre 1944 et adressée à un croyant)

62. "Un homme et une femme devraient étudier leur caractère réciproques et consacrer du temps pour se connaître avant de prendre la décision de se marier et quand ils se marient, ce devrait être avec l'intention d'établir un lien éternel."
(Maison Universelle de Justice, Extrait d'une lettre datée du 2 novembre 1982, adressée à un croyant)


C. Chasteté

63. "Nous avons, dans notre Livre, décrété qu'une magnifique récompense serait le prix de quiconque se détournerait de la perversité pour mener une pure vie dans le respect de Dieu. Il est, en vérité, le Généreux, le Très-Bon."
(Bahá'u'lláh, Extraits des Ecrits de Bahá'u'lláh, p. 109)

64. "Je t'implore, ô Toi qui façonne les nations, Toi Roi de l'Eternité, de protéger tes servantes dans le Tabernacle de Ta pureté et de révoquer celles de leurs actions qui sont indignes de Tes jours."
(Bahá'u'lláh, Prayers & Méditations, p. 231)

65. "La pureté et la chasteté ont été et sont toujours les ornements les plus grandioses des servantes de Dieu, Dieu m'en est témoin! L'éclat de la lumière de chasteté répand sa clarté sur les mondes de l'esprit et son parfum suave souffle même jusqu'au Paradis le Plus Elevé. Dieu a vraiment fait de la pureté une couronne pour ses servantes. Grande est la bénédiction reçue par la servante qui a atteint cet état élevé."
(Bahá'u'lláh, dans "L'Avènement de la Justice Divine" p. 46)

66. "Dis: Il n'est point du peuple de Bahá celui qui cède aux désirs d'ordre terrestre ou qui enchaîne son cœur aux choses de ce monde... s'il rencontrait la plus aimable, la plus avenante et la plus séduisante des femmes, il ne ressentirait pas en son cœur l'ombre même d'un désir pour sa beauté.
"Celui-là est, en vérité, l'incarnation d'une pureté immaculée. Ainsi vous instruit la Plume de l'Ancien des Jours, sur l'ordre de votre Seigneur, le Tout-Puissant, le Très-Généreux."
(Bahá'u'lláh, Extraits des Ecrits de Bahá'u'lláh, p. 110)

67. "Comme ce support physique est le trône du temple intérieur, tout ce qui arrive au premier est ressenti par l'autre. En réalité, tout ce qui s'exalte dans la joie ou s'attriste dans la peine est le temple intérieur du corps, et non le corps lui-même. Vu que ce corps physique est l'assise sur laquelle est établi le temple intérieur, Dieu a ordonné que préservé dans toute la mesure du possible, afin qu'il n'en soit éprouvé aucune répugnance."
(Báb, Sélections des Ecrits du Báb, p. 87-88)

68. "Une telle vie chaste et sainte, avec ses implications de modestie, de pureté, de sobriété, de décence et de pureté de pensée n'implique rien de moins que l'exercice de la modération dans tout ce qui se rapporte aux habits, au langage, aux distractions et à toute occupation artistique et littéraire. Elle demande une vigilance journalière dans le contrôle des désirs sensuels et des inclinations à la corruption. Elle réclame l'abandon d'une conduite frivole avec son attachement excessif aux plaisirs futiles et souvent mal dirigés. Elle exige une abstinence totale des boissons alcooliques, de l'opium et de drogues similaires entraînant une dépendance.

Elle condamne la prostitution de l'art et de la littérature, les pratiques du nudisme et du concubinage, l'infidélité dans les conjugaux et toutes formes de promiscuité, de familiarité facile et de vices sexuels. Elle ne peut consentir aucun compromis envers les théories, les normes, les habitudes et les excès d'un Age décadent. Non, elle cherche plutôt à démontrer, par la force dynamique de son exemple, caractère pernicieux de telles théories, la fausseté de telles normes, la vacuité de telles prétentions, la perversité de telles habitudes et le caractère sacrilège de tels excès."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre datée du 17 octobre 1944, écrite de sa part et adressée à un croyant)

69. "Concernant votre question de savoir s'il y a formes 1égitimes d'expression de l'instinct sexuel hors du mariage, selon les enseignements bahá'ís, aucun sexuel ne peut être considéré comme permis à moins qu'il ne soit accompli par des personnes 1également mariées. En dehors de la vie conjugale, il ne peut y avoir aucun usage licite ou sain de la pulsion sexuelle. D'une part on devrait apprendre aux jeunes bahá'ís la maîtrise de soi, qui mise en pratique, a indiscutablement un effet salutaire sur le développement du caractère et de la personnalité et, d'autre part, on devrait leur conseiller et même les encourager à se marier tant qu'ils sont jeunes et en pleine possession de leur vigueur physique. Les facteurs économiques, sans doute, sont souvent un obstacle sérieux mariage précoce mais dans la plupart des cas ils sont: souvent une excuse et, comme tels, ne devraient pas être surestimés."
(Shoghi Effendi, Extrait d'une lettre datée du 13 décembre 1940 adressée à un croyant)


D. Le consentement des parents

70. "En vérité, le mariage dépend, selon le Bayán (la révélation du Báb), du consentement réciproque (des fiancés). Comme Nous désirons instaurer l'amour, l'amitié et l'unité parmi les serviteurs, Nous avons posé cette condition supplémentaire: le consentement des parents, afin d'éviter toute inimitié et amertume."
(Bahá'u'lláh, cité dans "Bahá'u'lláh et l'Ère nouvelle", p. 223)

71. "Le mariage est subordonné au consentement des deux parties et à celui de leurs parents, que la femme soit ou non une jeune fille."
(Synopsis et Codification des lois et ordonnances du Kitáb-i-Aqdas, p. 42)

72. "Bahá'u'lláh a clairement formulé que le consentement tous les parents vivants est requis pour le mariage bahá'í. Ceci s'applique aux parents bahá'ís aussi bien que non-bahá'ís, divorcés depuis des années ou non. Il a prescrit cette loi pour consolider l'édifice social, pour lier plus étroitement les liens familiaux, pour installer dans le cœur des enfants une certaine reconnaissance et du respect pour ceux qui leur ont donné la vie et fait partir leurs âmes pour le voyage éternel vers leur Créateur. Nous, bahá'ís devons réaliser que nous assistons, dans la société d'aujourd'hui, au processus exactement inverse: les jeunes se préoccupent de moins en moins des désirs de leurs parents, le divorce est considéré comme un droit naturel que l'on obtient pour les prétextes les plus futiles, les plus mesquins et les plus injustifiables. Les personnes séparées l'une de l'autre, particulièrement si l'une d'entre elles a assumé la pleine charge des enfants, ne désirent que trop amoindrir l'importance de leur partenaire tout aussi responsable en tant que parent de la mise au monde de ces enfants.

"Les bahá'ís doivent, par une stricte adhésion aux lois et enseignements bahá'ís, combattre ces forces corrosives qui détruisent si rapidement la vie du foyer et la beauté des relations familiales et mettent en pièce la structure morale de la société."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre datée du 25 octobre 1947, écrite de sa part et adressée à l'Assemblée spirituelle nationale des Bahá'ís des Etats-Unis)

73. "La validité du mariage bahá'í dépend du libre et plein consentement des quatre parents. La liberté des parents dans l'exercice de ce droit est sans restriction ni condition. Ils peuvent refuser leur consentement pour n'importe quel motif et ils ne sont responsables de leur décision que devant Dieu seul."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre datée du 19 mars 1938, adressée à un croyant)

74. "C'est assurément un cas très malheureux lorsque les parents et les enfants sont en désaccord sur des problème de vie aussi importants que le mariage, mais la meilleure manière n'est pas de mépriser leurs opinions réciproque et de discuter du cas dans une atmosphère lourde mais plutôt d'essayer d'arranger la situation à l'amiable."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre écrite de sa part, datée 29 mai 1929 à un croyant)

75. "Je m'aperçois que j'ai oublié de répondre à votre question concernant... le consentement au mariage de sa fille: il doit être donné afin que le mariage soit valide selon la loi bahá'íe. Bahá'u'lláh l'exige et n'a rien prévu au cas où l'un des parents change d'avis. Donc, ils sont libres de le faire. Une fois que le consentement par écrit a été donné et que le mariage a eu lieu, les parents n'ont plus le droit d'intervenir."
(Shoghi Effendi, Messages to Canada, p. 47)

76. "Nous avons l'impression d'après la lettre de M. X qu'il considère la règle de demander le consentement des parents avant le mariage comme une simple formalité administrative. Il ne se rend pas compte que ceci est une loi d'une grande importance touchant les bases mêmes de la société humaine. De plus, il semble ne pas apprécier que dans la foi bahá'íe les aspects spirituels et administratifs soient complémentaires et que les lois sociales de la foi soient aussi contraignantes que les lois purement spirituelles."
(Maison Universelle de Justice, extrait d'une lettre datée du 4 décembre 1964 à l'Assemblée spirituelle nationale du Nord-Est d'Asie)

77. "II est parfaitement vrai que la déclaration de Bahá'u'lláh selon laquelle le consentement de tous les parents en vie est exigé pour le mariage, place chaque parent en face d'une grave responsabilité. Dans le cas où les parents sont eux-mêmes bahá'ís, ils doivent bien sur agir d'une manière objective quand ils prennent la décision de leur accord. Ils ne peuvent fuir cette responsabilité en acquiescent simplement au désir de leur enfant, ni rester indécis sous l'effet d'un préjugé; mais que les parents soient bahá'ís ou non, leur décision est contraignante, quelle que soit la raison qui les motive. Les enfants doivent admettre et comprendre que ce consentement est du devoir des parents. Ils doivent respecter ceux qui leur ont donné la vie et doivent toujours s'efforcer de leur plaire."
(Maison Universelle de Justice, extrait d'une lettre datée du 1 février 1968 à l'Assemblée spirituelle nationale des Etats-Unis)

78. "... il faut obtenir le consentement des parents dans tous les cas, avant que le mariage ne puisse avoir lieu. L'obéissance aux règles de Bahá'u'lláh imposera nécessairement une contrainte dans certains cas particuliers. En devenant bahá'í, personne ne doit s'attendre à ce que sa foi ne soit pas soumise à l'épreuve et pour notre compréhension limitée concernant de tels sujets, ces épreuves peuvent nous paraître parfois insupportables. Mais nous sommes conscients de l'assurance que Bahá'u'lláh donna lui-même aux croyants qu'ils ne subiront jamais une épreuve plus grande que leur capacité de l'endurer."
(Maison Universelle de Justice, extrait d'une lettre datée du 29 janvier 1970 à l'Assemblée spirituelle nationale des Iles de Hawaï)

79. "La loi bahá'íe n'exige pas que les parents adoptifs ou autres parents qui pourraient être appelés à agir au lieu des pères et mères donnent leur consentement au enfants qu'ils élèvent; bien qu'il n'y ait aucune objection à ce que les enfants demandent leur consentement le désirent."
(Maison Universelle de Justice, extrait d'une lettre datée du 9 avril 1970 à l'Assemblée spirituelle nationale d'Italie )

80. "Les bahá'ís, qui ne peuvent pas se marier parce que le père ou la mère, ou bien les deux, refusent de donner leur consentement au mariage, peuvent consulter spirituelle locale pour voir si elle peut suggérer un moyen de changer l'attitude des parents concernés. Lorsque les croyants font face à de tels problèmes, ils doivent placer toute leur confiance en Bahá'u'lláh, consacrer davantage de leur temps au service à l'enseignement et au développement de sa cause, être absolument fidèle à son commandement d'observer une vie pure et chaste et se fier à Lui pour ouvrir la voie et pour éliminer l'obstacle ou faire connaître sa volonté."
(Maison Universelle de Justice, extrait d'une lettre datée du 9 septembre 1969 à un croyant)

81. "En considérant l'effet d'obéissance aux lois sur la vie de chaque individu, nous devons nous rappeler que le but de cette vie est de préparer l'âme pour le monde futur. Ici-bas, nous devons apprendre à contrôler et diriger nos impulsions animales et ne pas être leur esclave. La vie dans ce monde est une succession d'épreuves et de réalisations, d'échecs puis de nouveaux progrès spirituels. Parfois, le chemin peut paraître très difficile mais on peut constater fréquemment que l'âme qui obéit fermement aux lois de Bahá'u'lláh, si difficiles quelles paraissent, progresse spirituellement; tandis que celui qui compromet la loi pour un apparent bonheur personnel a poursuivi une chimère. Il n'atteint pas le bonheur qu'il cherchait et retarde son avancement spirituel et souvent se crée de nouveaux problèmes.

"Pour prendre un exemple très clair: la règle bahá'íe exige le consentement des parents pour le mariage. Trop souvent, de nos jours, les parents qui ne sont pas bahá'ís refusent de donner un tel consentement pour des raisons d'étroitesse d'esprit ou de préjugé racial; et pourtant, nous avons constaté plus d'une fois l'effet profond que la fermeté des enfants dans l'obéissance à la loi bahá'í a causé chez ces mêmes parents, au point que non seulement le consentement est finalement donné dans beaucoup de cas, mais le caractère des parents peut aussi être touché et leur relation avec leur enfant grandement raffermie. Donc en observant les lois bahá'íes face à toutes les difficultés qui se présentent, non seulement nous renforçons notre propre caractère mais nous influençons aussi notre entourage."
(Maison Universelle de Justice, Messages of the Universal House of Justice, 1967-1973, pp. 106-107)


E. Les fiançailles

82. "Concernant la question du mariage et la période stipulée entre le temps des fiançailles et du mariage, ceci décisif du Livre de Dieu et il ne peut être interprète. Dans le passé, de sérieuses difficultés et problèmes se sont présentés lorsqu'une longue durée de temps les fiançailles et le mariage. Maintenant, selon le texte du Livre saint, lorsque le mariage entre les parties est arrangé, c'est-à-dire quand les parties se sont fiancées et qu'il est certain quelles vont se marier, la durée de 95 jours ne doit pas être dépassée avant que le mariage ait lieu..."
('Abdu'l-Bahá cité dans une lettre de la Maison Universelle datée du 11 avril 1982, à l'Assemblée spirituelle des Etats-Unis)

83. "Le début des 95 jours avant le mariage est le jour où les consentements ont été obtenus."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre datée du 3 avril 1943 à un croyant)

84. "La loi exigeant que les bahá'ís se marient pendant la période des 95 jours suivant les fiançailles n'est pas encore applicable en Occident. Cependant, les bahá'ís iraniens résidant en Occident obéissent à ces lois pour raison de conscience."
(Maison Universelle de Justice, extrait d'une lettre datée du 14 juillet 1965 à une Assemblée spirituelle nationale)

85. "En ce qui concerne l'observance des détails de la loi bahá'íe sur le mariage, telle que la durée de la période des fiançailles... Pour les croyants iraniens résidant actuellement en Occident, ces lois sont contraignantes si les deux parties sont iraniennes. Cependant, si l'un des deux est iranien et l'autre un croyant Occidental, bien que ce soit un acte louable d'informer son époux, ou épouse, de ces lois, le croyant iranien ne doit pas exercer de pression en vue de son observance."
(Maison Universelle de Justice, extrait d'une lettre datée du 7 juillet 1968 à un croyant)


III. La vie familiale

A. L'amour et l'unité

86. "L'union et l'association ont de tout temps été agréables aux yeux de Dieu, et la séparation et la dissension abhorrées. Tiens t'en fermement 'a ce que Dieu aime et à ce qu'il t'a ordonné. Il est en vérité Celui qui sait tout, celui qui voit tout et Il est le très sage Ordonnateur."
(Bahá'u'lláh, cité dans une compilation de la Maison Universelle de Justice datée du 18 janvier 1980 aux Assemblées spirituelles nationales)

87. "Après la reconnaissance de Dieu par l'homme et son entrée ferme dans sa cause, la position de l'affection, de l'harmonie, de la concorde et de l'unité dans l'échelle des valeurs, est supérieure à celle de la plupart des bonnes actions. C'est ce dont a témoigné chaque matin et chaque soir celui qui est le Désir du monde. Que Dieu vous accorde de pouvoir suivre ce qui a été révélé dans le Kitáb-i-Aqdas."
(Bahá'u'lláh, cité dans une compilation datée du 18 janvier 1980 de la Maison Universelle de Justice et adressée à toutes les Assemblées spirituelles nationales)

88. "Que vos relations avec vos semblables soient toujours empreintes d'amour et d'harmonie extrêmes, de l'esprit le plus amical et le plus fraternel. Celui qui est l'Etoile du Matin de la Vérité en porte témoignage: si puissante est la lumière de l'unité qu'elle peut illuminer toute la terre. Le seul vrai Dieu, Celui qui connaît toutes choses, témoigne de la vérité de ces paroles."
(Bahá'u'lláh, Extraits des Ecrits de Bahá'u'lláh, p. 268)

89. "La venue des prophètes et la révélation des Livres saints a pour but de créer l'amour entre les âmes et l'amitié entre les habitants de la terre. Le véritable amour est impossible à moins que nous ne nous tournions vers Dieu et ne soyions attirés par sa Beauté."
('Abdu'l-Bahá, cité dans Bahá'í World Faith, p. 364)

90. "L'unité de Dieu et l'unité du genre humain sont les enseignements importants et fondamentaux de Bahá'u'lláh. Ceci est le lien d'union parmi les bahá'ís à travers le monde. L'union s'établit d'abord entre eux et ensuite, ils unissent les autres. Il est impossible d'unifier à moins d'été unis."
('Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 156)

91. "Quand vous aimez un membre de votre famille ou un compatriote, que ce soit avec une étincelle de, l'Amour infini. Que ce soit en Dieu et pour Dieu. Aimez toute personne en qui vous trouvez les attributs de Dieu, qu'elle soit de votre famille ou d'une autre. Répandez la lumière d'un amour sans limites sur les êtres humains que vous rencontrez."
('Abdu'l-Bahá, les Causeries de 'Abdu'l-Bahá à Paris, p. 47)

92. "Comparez les nations du monde aux membres d'une famille. Une famille est une nation en miniature. Il suffit d'élargir le cercle de la famille et vous avez la nation. Elargissez le cercle des nations et vous aurez toute l'humanité. Les conditions touchant la famille touchent la nation. Les événements dans la famille sont les événements dans la vie de la nation. Une famille peut-elle progresser et avancer si des dissensions, des disputes, des spoliations, la jalousie, la vengeance, la recherche d'un avantage égoïste s'élèvent parmi ses membres? Non, cela serait la cause de l'effacement du progrès. Il en est de même de la grande famille des nations, car les nations ne sont que des agrégats de familles."
('Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 157)

93. "Il est très important pour l'homme de fonder un foyer. Tant qu'il est jeune, en raison de la satisfaction de sois, propre à la jeunesse, il n'en réalise pas la signification, mais cela sera une source de regret lorsqu'il vieillira... Dans cette cause glorieuse, la vie d'un couple marié devrait ressembler à la vie des anges dans le ciel--une vie remplie de joie et de délice spirituel, une vie d'unité et de concorde, une amitié aussi bien mentale que physique. Le foyer devrait être ordonné et bien organisé. Leurs idées et leurs pensées devraient être comme les rayons du soleil de vérité et comme le rayonnement des brillantes étoiles du ciel. Comme deux oiseaux ils devraient chanter des mélodies sur les branches de l'arbre d'amitié et d'harmonie. Ils devraient toujours être transportés de joie et de satisfaction et être une source de gaieté pour le cœur des autres. Ils devraient montrer l'exemple à leurs semblables, manifester un amour réel et sincère l'un envers l'autre et éduquer leurs enfants de telle manière qu'ils couvrent leur famille de gloire et de bonne renommée."
('Abdu'l-Bahá, cité dans une compilation de la Maison Universelle de Justice "La vie familiale", datée de janvier 1982 et adressée aux Assemblées spirituelles nationales)

94. "Considérez l'effet pernicieux de la discorde et de la dissension dans une famille; ensuite pensez aux faveurs et aux bénédictions qui entourent cette famille lorsque ses divers membres sont unis. Que d'avantages et de bénédictions incalculables descendraient sur la grande famille humaine si l'unité et la fraternité étaient établies! En ce siècle, alors que les résultats salutaires de l'unité et les effets pernicieux de la discorde sont si clairement évidents, les moyens de réalisation et d'accomplissement de la camaraderie humaine sont apparus dans le monde. Sa sainteté Bahá'u'lláh a proclamé et fourni le moyen par lequel l'hostilité et la dissension pourraient être éliminés du monde humain. Il n'a laissé aucune place ni aucune possibilité pour la lutte ou le désaccord. En premier lieu, il a proclamé l'unité du genre humain et des enseignements religieux spécialisés pour les conditions de l'existence humaine."
('Abdu'l-Bahá, cité dans Star of the West vol 17, n° 7, p. 232)

95. "Remarquez, là où l'unité existe dans une famille donnée, avec quelle facilité les affaires de cette famille sont conduites; quels progrès ses membres réalisent, à quel point ils prospèrent dans ce monde. Leurs affaires sont en ordre, ils goûtent le confort et la tranquillité ils vivent en sécurité, leur situation est assurée, ils suscitent l'envie de tous. Au fur et à mesure que les jours se succèdent, une telle famille ne fait qu'accroître sa dimension et son honneur durable."
('Abdu'l-Bahá, Sélections des Ecrits de 'Abdu'l-Bahá, p. 277)

96. "Si l'amour et l'accord sont manifestes dans une seule famille, cette famille avancera, deviendra éclairée et spirituelle; mais si l'inimitié et la haine existent en son sein, sa destruction et sa dispersion sont inévitables."
('Abdu'l-Bahá, Promulgation of Universal Peace, p. 136)

97. "Je vous enjoins tous, chacun en particulier, de concentrer toutes les pensées de votre cœur sur l'amour et l'unité... les pensées d'amour créent la fraternité, la paix, l'amitié et le bonheur."
('Abdu'l-Bahá, Causeries de 'Abdu'l-Bahá à Paris, p. 36)

98. "Prends connaissance d'une certitude, l'amour est le secret de la sainte Dispensation de Dieu, la manifestation du Miséricordieux, la fontaine des jaillissements spirituels. L'amour est la douce lumière du ciel, le souffle éternel de l'Esprit Saint qui vivifie l'âme humaine. L'amour est la cause de la révélation que Dieu a faite à l'homme, le lien vital inhérent aux réalités des choses selon la création divine. L'amour est l'unique moyen qui garantisse le vrai bonheur à la fois dans ce monde et dans l'autre. L'amour est la lumière qui guide dans les ténèbres, le trait d'union vivant qui unit Dieu à l'homme et qui assure le progrès de toute âme illuminée."
('Abdu'l-Bahá, cité dans the Bahá'í World Vol 11 p. 50)

99. "...l'évolution humaine... a connu ses anciennes origines avec la naissance de la vie familiale, puis a eu son développement ultérieur dans l'accomplissement de la solidarité tribale, ce qui a ensuite conduit à la constitution de la ville-état et s'est plus tard agrandi en institution de nations indépendantes et souveraines."
(Shoghi Effendi, The World Order of Bahá'u'lláh, p. 43)

100. "...La cause n'est pas venue pour détruire les liens familiaux mais pour les renforcer, elle n'est pas venue éliminer l'amour mais le fortifier, elle n'a pas été créée pour affaiblir les institutions sociales mais pour les consolider."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre datée du 14 octobre 1928 écrite de sa part à un croyant)

101. "Si nous, les bahá'ís nous ne pouvons pas parvenir à l'unité cordiale entre nous, nous avons alors manqué d'accomplir le but principal pour lequel le Báb, Bahá'u'lláh et le Maître bien-aimé ont vécu et souffert.
"Afin de réaliser cette unité amicale, un des points essentiels sur lequel Bahá'u'lláh et 'Abdu'l-Bahá insistèrent est que nous devons résister à cette tendance, naturelle de laisser notre attention se fixer sur les défauts et les faiblesses des autres au lieu de la fixer sur les nôtres. Chacun de nous n'est responsable que d'une seule vie, c'est-à-dire la nôtre. Chacun de nous est infiniment loin d'être "parfait comme l'est notre Père céleste" et la tâche de perfectionner notre propre vie et notre caractère est une tâche qui nécessite tout notre attention, toute notre volonté et toute notre énergie. Si nous laissons notre attention et notre énergie s'absorber dans la tâche ardue de vouloir garder les autres dans le droit chemin et remédier à leurs défauts, nous perdons un temps précieux.

"Nous sommes comme des laboureurs, chacun pour soi doit mener son attelage et diriger sa charrue; afin d'obtenir un sillon droit, il doit garder l'œil sur son but et se concentrer sur sa propre tâche. S'il regarde d'un côté ou de l'autre pour voir comment Tom et Harry font leur travail et pour critiquer leur labourage, alors sans aucun doute, son propre sillon deviendra tortueux.
"Sur aucun sujet les enseignements bahá'ís n'insistent autant que sur la nécessité de s'abstenir de chercher les défauts des autres et médire, mais plutôt de nous intéresser à déraciner nos propres défauts et à surmonter nos propres faiblesses.

"Si nous faisons profession de loyauté envers Bahá'u'lláh, notre Maître bien-aimé 'Abdu'l-Bahá et notre cher Gardien, nous devons alors prouver notre amour en obéissant à ces enseignements explicites. Des actes et non des paroles, voilà ce qu'ils demandent et, notre loyauté et notre vénération, ne peut compenser notre manque à nous comporter selon l'esprit des enseignements."
(Shoghi Effendi extrait d'une lettre datée du 12 mai 1925, écrite de sa part à un croyant)


B. La communication

102. "Si vous sentez que vous possédez quelque vérité et un joyau dont les autres sont privés, faites-leur en part avec bonté et bonne grâce. S'ils l'acceptent, votre but est atteint. En cas de refus, abandonnez-les à eux-mêmes, en priant toutefois Dieu de les guider. Gardez-vous toute rudesse à leur égard. Un langage bienveillant est l'aimant qui attire les cœurs des hommes. C'est le pain de l'esprit, il revêt les mots de signification, il est la fontaine d'où coule la lumière de la sagesse et de l'intelligence...".
(Bahá'u'lláh, Extraits des Ecrits de Bahá'u'lláh, p.269)

103. "Le grand Être dit: Le ciel de la sagesse divine est éclairé par deux flambeaux, celui de la consultation et celui de la compassion. Consultez-vous ensemble sur tous les sujets puisque la consultation est une lampe de direction qui montre le chemin et est la dispensatrice de la compréhension."
(Bahá'u'lláh, cité dans "la Compilation sur la Consultation", p. 3)

104. "Dis: aucun être ne pourra atteindre son vrai rang que par son équité. Aucun pouvoir ne pourra exister que par l'unité. Aucun bonheur et aucun bien-être ne pourront être atteints que par la consultation."
(Bahá'u'lláh, cité dans "la Compilation sur la Consultation", p. 3)

105. "La consultation accorde une plus grande vigilance et transforme la conjecture en certitude. Elle est une brillante lumière qui, dans un monde obscur, nous ouvre la voie et nous conduit. Grâce à elle, il y aura toujours un degré de perfection et de maturité. La maturité du don de la compréhension est rendue manifeste à travers la consultation."
(Bahá'u'lláh, cité dans "la Compilation sur la Consultation", p. 3)

106. "Pour toutes choses, il est nécessaire de se consulter. Tu devrais beaucoup insister sur ce sujet, afin que la consultation soit observée par tous les amis. Le but de tout ce qui a été révélé par la plume du Plus-haut est que la consultation soit pleinement appliquée parmi les amis, puisqu'elle est et sera toujours une cause de vigilance et d'éveil, et aussi une source de bien et de satisfaction."
(Bahá'u'lláh, cité dans "la Compilation sur la Consultation", pp. 3-4)

107. "Avoir confiance en Dieu et rester impassible devant la louange ou de fausses accusations..."
('Abdu'l-Bahá, Tablets of 'Abdu'l-Bahá, Vol I, p. 158)

108. "Consultez-vous pour prendre une décision en toutes chose, qu'elles soient importantes ou ordinaires. Ne prenez aucune décision dans vos affaires personnelles sans une consultation préalable. Intéressez-vous les uns aux autres. Aidez-vous les uns les autres à avancer dans vos projets et vos plans. Donnez-vous de la peine les uns pour les autres. Ne laissez personne être malheureux pays dans tout le pays. Aidez-vous les uns les autres jusqu'à ce que vous deveniez un seul corps, tous sans exception."
('Abdu'l-Bahá, cité dans "la Compilation sur la Consultation", p. 9)

109. "Les conditions primordiales pour ceux qui se concertent, sont la pureté d'intention, le rayonnement de l'esprit, le détachement de tout ce qui n'est pas Dieu, l'attrait pour les senteurs divines, l'humilité en présence des bien-aimés de Dieu, la patience et l'endurance dans les difficultés, et la servitude à son seuil exalté. S'ils étaient gracieusement aidés dans l'acquisition de ces attributs, la victoire leur sera concédée du royaume invisible de Bahá."
('Abdu'l-Bahá, Sélections des Ecrits de 'Abdu'l-Bahá, p. 86)

110. "Les membres d'une assemblée spirituelle doivent se concerter de manière à éviter tout point de friction, de malaise ou de discorde. On obtient ce résultat lorsque chaque membre exprime son opinion et fait valoir son point de vue dans une totale liberté. Si quelqu'un devait faire objection il ne doit en aucun cas se sentir offensé, car la vrai voie ne peut être révè1ée avant que les questions n'aient été entièrement débattues. L'étincelle de vérité ne jaillit que de la confrontation de différences d'opinions divergentes."
('Abdu'l-Bahá, Sélections des Ecrits de 'Abdu'l-Bahá, pp. 86-87)

111. "S'ils sont d'accord sur un sujet, même s'il est faux, c'est beaucoup mieux que d'être en désaccord sur un sujet tout à fait juste, car cette différence en désaccord sur un sujet tout à fait juste, car cette différence produirait l'effritement des fondations divines. Si l'une des parties a raison et que les autres ne sont pas d'accord, ce sera la cause de mille torts, mais s'ils s'accordent et que tous deux ont tort, l'unité régnant, la vérité sera révélée et ce qui est faux sera rectifié et deviendra juste."
('Abdu'l-Bahá, cité dans "Principes de l'administration bahá'íe", p. 56)

112. "Selon le commandement direct de Dieu, il nous est interdit de calomnier. Rappelez-vous par-dessus tout l'enseignement de Bahá'u'lláh concernant les commérages et les paroles inconvenantes sur les autres. Les histoires répétées sur le compte d'autrui sont rarement bénéfiques. Le silence est le plus sûr. Même dire du bien peut être nuisible si on le dit au mauvais moment ou à la mauvaise personne."
('Abdu'l-Bahá, 'Abdu'l-Bahá in London, p. 131)

113. "Être silencieux sur les fautes des autres, prier pour eux, les aider par la bonté à se corriger.
"Regarder toujours le bien et jamais le mal. Si un homme a dix bonnes qualités et un défaut, considérer les qualités et oublier le défaut et si un homme a dix défauts et une qualité, retenir celle-ci et oublier les dix défauts.
"Ne jamais nous permettre de proférer une seule parole malveillante contre un autre, même s'il est notre ennemi."
('Abdu'l-Bahá, cité dans "Bahá'u'lláh et l'Ère nouvelle", p. 110)

114. "L'homme doit consulter sur tous les sujets, qu'ils soient primordiaux ou secondaires, afin de prendre connaissance de ce qui est bien. La consultation lui donne un aperçu des choses et lui permet d'étudier à fond les questions qui lui sont inconnues. La lumière de vérité rayonne du visage de ceux qui s'engagent dans la consultation. Une telle consultation permet aux eaux vives de couler dans le pré de la réalité de l'homme, aux rayons l'ancienne gloire de l'éclairer, et permet que l'arbre de son être soit orné de fruits merveilleux. Néanmoins, les membres qui se consultent devraient agir entre eux avec beaucoup d'amour, d'harmonie et de sincérité. Le principe de la consultation est l'un des é1éments les plus fondamentaux de l'édifice divin. Chaque membre de la société devrait même consulter pour les affaires ordinaires."
('Abdu'l-Bahá, cité dans "la Compilation sur la Consultation", pp. 7-8)

115. "Bahá'u'lláh a également souligné l'importance de la consultation. Nous ne devrions pas penser que méthode précieuse pour aboutir à des solutions est limitée aux institutions administratives de la foi. La consultation familiale basée sur une discussion franche, complète et animée de la conscience du besoin de modération d'équilibre, peut être la panacée pour les scènes de ménage."
(Maison Universelle de Justice, extrait d'une lettre datée du 1 août 1978 à un croyant)


C. Epreuves et difficultés

116. "O fils de l'homme,
"Une calamité venant de moi est ma providence; en apparence, c'est feu et vengeance, mais en réalité c'est lumière et miséricorde. Empresse-toi d'aller vers elle pour pouvoir devenir une lumière éternelle et un esprit immortel. Ceci est mon commandement, sache l'observer."
(Bahá'u'lláh, "Les Paroles cachées", p. 14)

117. "O ami étranger,
"La flamme de ton cœur est allumée par la main de mon pouvoir, ne l'éteins pas aux vents contraires de l'égoïsme et de la passion. Te souvenir de moi, c'est guérir de tous tes maux, ne l'oublie pas. Fais de mon amour ton trésor et chéris-le autant que tes propres yeux et que ta vie même."
(Bahá'u'lláh, "Les Paroles cachées", p. 33)

118. "En vérité, la chose la, plus nécessaire est le contentement en toutes circonstances; il préserve des conditions morbides et de la lassitude. Ne cédez pas à la tristesse ni au chagrin: ils causent les plus grandes misères. La jalouse consume le corps et la colère brûle le foie: évitez-les comme vous éviteriez un lion."
(Bahá'u'lláh, cité dans "Bahá'u'lláh et l'Ère nouvelle", p. 139)

119. "Si quelque différend s'élève entre vous, songez que Je suis toujours au milieu de vous! À cause de Mon Nom et en témoignage de votre amour de Ma Cause manifeste et resplendissante, fermez les yeux sur vos fautes et vos défauts réciproques. Il nous serait doux de voir qu'en tout temps, dans le paradis de Mon bon plaisir, la concorde et le bon vouloir président à vos relations et que de tous vos actes se dégage le parfum de l'amitié et de l'unité, de la tendre bonté et de la parfaite fraternité."
(Bahá'u'lláh, "Extraits des Ecrits de Bahá'u'lláh", p. 293)

120. "O toi qui es ferme dans l'Alliance! J'ai bien reçu ta lettre du 2 mai 1919. Loue Dieu de t'avoir permis, au milieu des épreuves, de rester ferme et constant et de t'accrocher au royaume d'Abhá. Aucune affliction ne t'ébranle, aucune calamité ne te trouble. C'est seulement lorsque l'homme est éprouvé que l'or pur se sépare nettement des scories. Les tourments sont le feu des épreuves; l'or pur y brille d'un resplendissant éclat, les impuretés s'y consument et s'y noircissent. Tu es aujourd'hui, grâce à Dieu, ferme et constant au milieu des épreuves et tu demeures inébranlable."
('Abdu'l-Bahá, "Sélections des Ecrits de 'Abdu'l-Bahá", p. 119)

121. "Fie-toi à Dieu. Aie confiance en Lui. Prononce sa louange et appelle-Le continuellement en ton esprit. En vérité, Il transforme les soucis en tranquillité, le chagrin en consolation et l'effort en repos. En vérité, Il exerce son empire sur toutes choses."
('Abdu'l-Bahá, Sélections des Ecrits de 'Abdu'l-Bahá, p. 177)

122. "Si ta vie quotidienne devient difficile, bientôt (Dieu) ton Seigneur t'accordera ce qui te satisfera. Sois patients dans les moments d'affliction et d'épreuves, supporte chaque difficulté et épreuve avec un cœur ouvert, un esprit élevé et une langue éloquente en souvenir du Miséricordieux. En vérité, ceci est la vie pleine de satisfaction, l'existence dans la spiritualité, le repos du ciel, la bénédiction divine et la table céleste. Bientôt, ton Seigneur atténuera les conditions pénibles même dans ce monde."
('Abdu'l-Bahá, "Tablets of 'Abdu'l-Bahá", Vol. I, p. 98)

123. "Quant à ton mari respecté, il t'incombe de le traiter avec grande bienveillance, de considérer ses désirs et de te montrer à tout moment conciliante envers lui, qu'il comprenne qu'en te dirigeant vers le royaume de Dieu, tu n'as fait que développer ta tendresse envers lui et ton amour pour Dieu, ainsi que ton souci de satisfaire ses désirs en toutes circonstances."
('Abdu'l-Bahá, "Sélections des Ecrits de 'Abdu'l-Bahá", p. 121)

124. "Ta femme ne s'accorde pas avec toi mais - Dieu soit loué! - La Beauté Bénie est satisfaite de toi et t'accorde un maximum de générosités et de bénédictions. Efforce-toi cependant d'être patient envers ta femme; peut-être sera-t-elle transformée et son cœur sera-t-il illuminé.
('Abdu'l-Bahá, Selections from the Writings of 'Abdu'l-Bahá, p. 12)

125. "Néanmoins, nous ne devons pas oublier qu'une caractéristique essentielle de ce monde est constituée par les rigueurs et les tribulations et c'est en les surmontant que nous acquérons notre développement moral et spirituel. Comme dit le Maître, la peine est comme les sillons, plus ils sont profonds, plus le résultat obtenu abondant."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre écrite de sa part le 5 novembre 1931 et adressée à un croyant)

126. "Nous devons toujours être prévoyants et d'accomplir dans le futur ce que nous n'avons pu faire dans le passé. Si les échecs, les épreuves et les tribulations sont utilisés correctement, ils peuvent devenir un moyen de purification de notre esprit, d'affermissement de notre caractère et nous permettre de nous élever à de plus hauts niveaux de service."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre écrite de sa part le 4 décembre 1941 et adressée à un croyant)

127. "Nous devons non seulement être patients avec les autres--infiniment patients--mais aussi envers nous-mêmes, nous rappelant que même les Prophètes de Dieu connaissaient parfois la lassitude et pleuraient de désespoir!"
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre écrite de sa part le 5 avril 1956 et adressée à un croyant)

128. "Il pense que vous devriez, par tous les moyens, faire tout votre effort pour conserver l'unité de votre mariage, particulièrement pour le salut de vos enfants qui, comme tous les enfants divorcés ; ne peuvent que souffrir de "fidélités" en conflit car ils sont privés de bénédictions d'une mère dans un foyer unique que chercheraient leurs intérêts et les aimeraient conjointement.
"Maintenant que vous réalisez que votre mari est malade, vous devriez pouvoir accepter les difficultés que vous avez vécues avec lui émotionnellement, et ne pas adopter une attitude rancunière, autant que vous puissiez souffrir.
"Nous savons que Bahá'u'lláh a très fortement désapprouvé le divorce; et c'est vraiment le devoir des bahá'ís de réaliser un effort presque surhumain pour ne pas permettre qu'un mariage soit dissout."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre écrite de sa part le 6 mars 1953 et adressée à un croyant)

129. "L'apparition d'une telle divergence d'opinion et de conviction entre le mari et son épouse est très regrettable car elle déprécie ce lien spirituel qui est la forteresse de l'unité familiale, particulièrement lors des difficultés. Cependant, la façon d'y remédier n'est pas de s'aliéner l'autre conjoint. En vérité, un des buts de la cause est de rendre le lien familial plus étroit. C'est pour cette raison que dans tous les cas semblables, le Maître avait l'habitude de conseiller l'obéissance aux désirs de l'autre et la prière. Priez pour que votre mari puisse graduellement voir la lumière et agissez en même temps de manière à l'attirer, plutôt que de lui porter préjudice. Vous aurez la possibilité de servir librement dés qu'aura été garanti le retour à l'harmonie."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre écrite de sa part le 15 juillet 1928 et adressée à un croyant)

130. "Maintenant que vous avez trouvé en vous-même ce que vous cherchiez et que vous ajoutez cette joie dans votre vie au service de notre foi glorieuse, il pense que vous devriez plus que jamais montrer plus de gentillesse et de considération envers votre mari et faire tout ce qui est en votre pouvoir pour qu'il ressente que cela ne vous a pas séparée de lui, mais a seulement accru votre amour pour lui et votre désir d'être une épouse. Qu'il puisse en fin de compte devenir bahá'í ou pas, le temps seul pourra le dire; mais il n'existe aucun doute quant à votre devoir de lui faire apprécier le fait que votre nouvelle affiliation n'entrave en aucune manière sa vie familiale ou son mariage mais au contraire les a tous deux renforcés.

"Il est très difficile pour quelqu'un qui a découvert ce qu'il sait être la vérité, de côtoyer et de regarder un parent proche et cher qui y est complètement aveugle. Il est tentant d'essayer de les "secouer et de leur faire voir la lumière", mais souvent cela conduit au désastre. Le silence l'amour et la patience gagneront les plus grandes victoires dans de tels cas. Cependant, votre mari, n'a pas le droit de vous demander de ne plus être bahá'íe. C'est aller trop loin. Personne ne peut empiéter sur le lien sacré que tout être humain a le droit d'avoir avec son créateur."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre écrite de sa part le 20 avril 1957 et adressée à un croyant)

131. "Le Gardien... a pris connaissance avec grand intérêt de vos problèmes et difficultés familiales. Il désire vous assurer qu'il priera avec ferveur pour vous et ceux que vous chérissez, afin que vous puissiez être guidée et assistée par le concours céleste pour régler vos différends et rebâtir une complète harmonie et camaraderie au sein de votre foyer. Mais, tout en vous recommandant de faire les sacrifices nécessaires pour établir l'unité dans votre famille, il désire que vous ne soyiez pas découragée si vos portent pas de fruits immédiats. Vous devez vous acquitter de votre tache avec une foi absolue afin de remplir de la sorte votre devoir de bahá'íe. Le reste est assurément dans les mains de Dieu.

"En ce qui concerne l'attitude de votre mari envers la foi aussi hostile soit-il, vous devez toujours espérer pouvoir, graduellement, réussir à gagner sa sympathie envers la foi, par des manières conciliantes et amicales, et par des efforts de patience, de tact et de sagesse. Vous ne devez, en aucune circonstance, essayer de lui dicter vos convictions religieuses, ni les lui imposer de force. De même, ne devez-vous jamais permettre que son opposition à la cause mette un sérieux frein à vos activités... Vous devez agir avec tact et patience, en restant confiante que vos efforts sont guidés et renforcés par Bahá'u'lláh."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre écrite de sa part le 23 juillet 1937)

132. "Il fut vraiment désolé de voir que vous aviez des dans votre foyer à la cause de la foi bahá'íe. Il estime que vous devriez faire tout ce qui est en votre pouvoir pour favoriser l'amour et l'harmonie entre votre mari et vous-même pour votre salut à tous deux et celui de vos enfants. Vous devriez cependant lui signaler que chaque homme est libre de chercher Dieu pour lui-même et que, bien que vous ne chercherez jamais à l'influencer ou même à discuter de la foi s'il ne le désire pas, il devrait vous laisser libre de fréquenter les réunions. Le Gardien espère qu'avec de la patience, du tact et la prière, vous triompherez peu à peu de ses préjugés."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre écrite de sa part le 16 mars 1946 et adressée à un croyant)

133. "Le Gardien désire particulièrement que je vous prie de rester patiente et confiante, et par-dessus tout de montrer à votre mari le plus grand amour et une extrême gentillesse en réponse à toute l'opposition et à la haine que vous recevez de sa part. Une attitude conciliante et amicale dans de tels cas est non seulement le devoir de chaque bahá'í, mais est aussi le moyen le plus efficace de gagner pour la cause l'admiration et la sympathie de ceux qui en était précédemment adversaires et ennemis. L'amour est, en vérité, l'élixir le plus puissant pour la transformation des gens les plus vils et les plus misérables en âmes célestes. Que votre exemple contribue à confirmer la vérité de ce merveilleux enseignement de la foi."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre écrite de sa part le 6 décembre 19358 et adressée à un croyant)

134. "Cependant ; et vous le savez sans aucun doute, Bahá'u'lláh a établi que le but du mariage est de promouvoir l'unité. Vous devriez garder ceci en mémoire quand vous discutez avec des parents non-bahá'ís; on ne peut s'attendre à ce qu'ils ressentent de la même façon que nous les questions d'amitié raciale, et nous ne devons pas leur imposer nos opinions mais avec sagesse et amour chercher à les éduquer."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre écrite de sa part datée du 30 août 1957 et adressée à un croyant)

135. "Il n'y a aucune limite à vos dons pour le temple. Plus nous donnons mieux c'est! Pour la cause et pour nous-mêmes. Mais votre situation est particulière puisque votre mari n'est pas un croyant. Si vous réussissez à le convaincre de l'importance de vos donations à la cause, c'est vraiment très bien. Mais ne soyez jamais en opposition avec lui en cette matière et ne permettez à rien de troubler la paix et l'unité de votre vie familiale."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre écrite de sa part le 21 septembre 1933 et adressée à un croyant

136. "Quant à votre autre question concernant les relations tendues entre votre belle-mère et vous-même et les moyens d'apaiser cette situation, nous estimons que persévérer dans vols efforts pour établir l'unité familiale, avec l'aide et la consultation de votre mari. Selon votre description de l'attitude inamicale à votre égard de votre belle-mère, il est clair que vous n'aurez pas la tâche facile. Cependant, l'essentiel est, en tant que bahá'í, d'être conscient de l'exhortation de 'Abdu'l-Bahá de se concentrer sur les bonnes qualités des individus et de considérer que cette voie d'approche vis-à-vis de votre belle-mère peut renforcer votre résolution d'aboutir à l'unité. De plus, la prière persévérante vous donnera la force de continuer vos efforts."
(Maison universelle de Justice, extrait d'une lettre du 6 septembre 1980 et adressée à une croyante)

137. "La Maison Universelle de Justice fait remarquer qu'apprendre à ne pas s'occuper des défauts des autres semble être pour les gens une des leçons les plus difficiles à maîtriser et que l'échec en cette manière est une cause fertile en disputes parmi les bahá'ís; il en est d'ailleurs ainsi entre les hommes et les femmes en général. Dans "Star of the West" vol. 8 n° 10, p. 138, il est mentionné que lors d'une entrevue privée à Paris en 1913, 'Abdu'l-Bahá donna la réponse suivante à une question.

On lui demanda: "Comment puis-je éviter de voir défauts des autres--alors que j'ai conscience de leurs erreurs?" Et il répondit: "Je vais vous le dire. Toutes les fois que vous reconnaissez les défauts d'une autre personne, pensez à vous-même et demandez-vous: Quelles sont mes imperfections? et essayez de les supprimer. Faites ceci chaque fois que vous êtes mis à l'épreuve par les paroles ou les actions des autres. Ainsi vous progresserez et deviendrez plus parfait. Vous vous vaincrez vous-même et vous n'aurez même plus le temps de penser aux défauts des autres..."
(Maison Universelle de Justice, extrait d'une lettre datée du 5 avril 1981 écrite de sa part et adressée à un croyant)

138. "Considérant les problèmes dont vous et votre femme faites l'expérience, la Maison de Justice fait remarquer que l'unité de votre famille devrait avoir priorité sur tout autre considération... Par exemple, le service pour la cause ne devrait pas entraîner de négligence envers la famille. Il est important que vous programmiez votre temps de telle façon que votre vie familiale soit harmonieuse et que votre vie ménagère reçoive l'attention est nécessaire."
(Maison Universelle de Justice, extrait d'une lettre datée du 1 août adressée à une croyante)


D. Egalité de l'homme et de la femme

139. "O enfants des hommes,
"Ne savez-vous donc pas pourquoi Nous vous avons créés tous de la même poussière? C'est pour que nul ne s'élève au-dessus des autres. Méditez sans cesse de la manière dont vous fûtes créés. Puisque Nous vous avons tous faits d'une même substance, il convient que vous soyez comme une seule âme, allant d'un même pas, mangeant d'une même bouche et habitant la même terre afin que, du tréfonds de vous-mêmes, par vos actes et part vos œuvres, les signes de l'unité et l'essence du détachement puissent se manifester. C'est le conseil que je vous donne, ô assemblée de lumière. Suivez-le afin de récolter le fruit de sainteté sur l'arbre de gloire merveilleuse."
(Bahá'u'lláh, les Paroles cachées, p. 19)

140. "Comme l'oiseau, l'humanité possède deux ailes, l'une mâle, l'autre femelle. Si les deux ailes ne sont pas également fortes et mues par une force commune, l'oiseau ne peut s'envoler vers le ciel. Selon l'esprit de l'âge présent, les femmes doivent progresser et remplir leur mission dans tous les domaines de la vie, devenant ainsi les égales des hommes. Elles doivent être au même niveau qu'eux et jouir des même droits. Ceci est ma plus profonde prière et c'est l'un des principes fondamentaux de Bahá'u'lláh."
('Abdu'l-Bahá, cité dans "Bahá'u'lláh et l'Ère nouvelle", p. 188)

141. "La justice divine exige que les droits des deux sexes soient également respectés puisque, au regard de Dieu, aucun des deux n'est supérieur à l'autre. La dignité devant Dieu ne dépend pas du sexe mais de la pureté de la luminosité du cœur. Les vertus humaines appartiennent également à tous."
('Abdu'l-Bahá, Les Causeries de 'Abdu'l-Bahá à Paris, p. 199)

142. "Les femmes ont des droits égaux à ceux des hommes sur la terre. En matière religieuse comme dans la société, elles constituent un élément très important. Aussi longtemps que les femmes seront empêchées d'atteindre leurs plus hautes possibilités, les hommes seront incapables de réaliser la grandeur qui pourrait être la leur."
('Abdu'l-Bahá, Les Causeries de 'Abdu'l-Bahá à Paris, p. 162)

143. "Dans le monde humain nous trouvons grande différence: le sexe féminin y est considéré comme inférieur. On ne lui accorde ni droits ni privilèges égaux à ceux de l'autre sexe. Cette condition n'est pas due à la nature mais à l'éducation. Dans la Création divine, cette distinction n'existe pas et, au regard de Dieu, l'un sexes n'est pas supérieur à l'autre. Pourquoi donc l'un d'eux devrait affirmer l'infériorité de l'autre, lui refusant de justes droits et des privilèges, comme si Dieu avait marqué de son autorité une telle ligne de conduite?
" Si les femmes bénéficiaient de la même éducation que les hommes, le résultat démontrerait leur égalité de capacité pour les études."
('Abdu'l-Bahá, Causeries de 'Abdu'l-Bahá à Paris, pp. 198-199-Cet extrait n'a pas été repris dans l'édition française, car ces paroles furent prononcées à Londres et non à Paris)

144. "Sa Sainteté Bahá'u'lláh a beaucoup renforcé la cause des femmes; les droits et les privilèges des femmes sont un des plus grands principes de 'Abdu'l-Bahá. Soyez-en assurés car bientôt le jour viendra où les hommes diront des femmes: "Vous êtes bénies! Vous êtes bénies! En vérité vous méritez que votre tête soit ornée de la couronne de gloire perpétuelle, car en sciences et en arts, en vertus et en perfections, vous deviendrez égales à l'homme; quant à la tendresse du cœur et à l'abondance de grâce et de sympathie vous lui êtes supérieures."
('Abdu'l-Bahá, Paris Talks, pp. 183-4, Cette page n'est pas publiée dans l'édition française, car les propos furent tenus à Londres et non à Paris)

145. "Dans la Révélation de Bahá'u'lláh, les femmes sont égales aux hommes. Dans aucun mouvement elles ne seront négligées. Elles auront les mêmes droits que les hommes. Elles entreront dans toutes les branches administratives. Elles parviendront à un niveau si élevé dans tous les domaines qu'elles seront considérées occupant la plus haute position du monde humain et prendront part à toutes les affaires. Soyez-en assurés. Ne regardez pas les conditions actuelles; dans un futur très proche, le monde des femmes deviendra tout resplendissant et tout glorieux, CAR SA SAINTETE BAHÁ'U'LLÁH L'A DESIRE AINSI. Au temps des élections le droit de vote est le droit inaliénable des femmes et l'entrée des femmes dans toutes les branches humaines est une question irréfutable et incontestable. Aucune âme ne peut le retarder ni l'empêcher."
('Abdu'l-Bahá, Paris Talks, pp. 182-3--Cette page n'est publiée dans l'édition française, puisque ces propos furent également tenus à Londres et non à Paris)

146. "La femme doit donc s'efforcer d'atteindre plus haute perfection, pour être l'égale de l'homme à tous égards, et faire des progrès pour rattraper son retard, afin que l'homme soit contraint de reconnaître ses aptitudes égales aux siennes."
('Abdu'l-Bahá, Causeries à Paris, p. 199)

147. "L'absence de progrès et de compétence chez la femme sont dus au fait qu'elle n'a pas bénéficie de la même égalité de chances que l'homme pour s'éduquer et apprendre. Si on lui avait permis cette égalité, il n'y a aucun doute qu'elle serait équivalente à l'homme en aptitudes et en capacités. Le bonheur de l'humanité sera réalisé quand les femmes et les hommes s'accorderont et avanceront d'une manière égale, car chacun est le complément et l'assistant de l'autre."
('Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 182)


E. L'éducation des enfants

148. "C'est le devoir impérieux des parents d'apprendre à leurs enfants à être fermes dans la foi, la raison en est qu'un enfant qui s'éloigne de la religion de Dieu n'agira pas de façon à gagner le bon plaisir de ses parents et de son Seigneur. Car tout acte naît de la lumière de la religion. Sans ce don suprême l'enfant ne se détournera d'aucun mal ni ne se rapprochera d'aucun bien."
(Bahá'u'lláh, cité dans la "Compilation sur l'éducation bahá'íe", p. 5)

149. "La crainte de Dieu a toujours été le facteur primordial dans l'éducation de ses créatures. Heureux ceux qui y parvenus."
(Bahá'u'lláh, Epistle to the Son of the Wolf, p. 27)

150. "Il a été ordonné à chaque père d'instruire son fils et sa fille dans l'art de la lecture et de l'écriture et en tout ce qui est prescrit dans la sainte Tablette. S'il omet de faire ce qui lui est commandé et s'il est riche, les mandataires devront alors prélever sur sa fortune l'argent nécessaire à cette instruction; s'il n'est pas riche, la question revient à la Maison de Justice. En vérité, Nous en avons fait un abri pour les pauvres et les indigents. Celui qui élève son fils ou le fils d'un autre, c'est comme s'il avait élevé l'un de mes fils; que sur lui reposent ma gloire, mon affectueuse bonté et ma miséricorde qui ont entouré le monde."
(Bahá'u'lláh, cité dans "Synopsis et Codification du Kitáb-i-Aqdas", p. 16)

151. "Les enfants doivent absolument s'efforcer d'apprendre l'art d'écrire et de lire. Pour certains, savoir écrire afin de parer aux besoins urgents suffira; ensuite il vaut mieux et il est plus profitable qu'ils consacrent leurs temps à étudier les branches de connaissances qui utiles.
"La Plume suprême a initialement prescrit ceci, car dans chaque art et métier, Dieu aime la plus grande perfection."
(Bahá'u'lláh, cité dans la "Compilation sur l'éducation bahá'íe", p. 6)

152. "La mère est le premier professeur de l'enfant. Car au début de leur vie les enfants sont malléables et tendres comme un jeune rameau et peuvent être formés de la manière qu'on désire. Si on élève l'enfant à être droit, il grandira droit en parfaite harmonie. Il est clair que la mère est le premier professeur et que c'est elle établit le caractère et la conduite de l'enfant."
('Abdu'l-Bahá, cité dans la "Compilation sur l'éducation bahá'íe", p. 41)

153. "O vous, mères aimantes, sachez qu'aux yeux de Dieu, le meilleur moyen de L'adorer est d'éduquer les enfants et de les former à acquérir toutes les perfections de l'humanité; aucune action ne saurait être plus noble que celle-là."
('Abdu'l-Bahá, Sélections des Ecrits de 'Abdu'l-Bahá, p. 138)

154. "Le père doit toujours s'efforcer d'éduquer son fils et de lui faire connaître les enseignements divins. Il doit le conseiller et l'encourager en tout temps, lui enseigner une conduite et un caractère dignes d'é1oges, lui permettre de recevoir une instruction scolaire et l'enseignement d'arts et de sciences jugés utiles et nécessaires. En bref, qu'il instille en son esprit les vertus et perfections du monde de l'humanité. Et par-dessus tout, il doit continuellement lui rappeler le souvenir de Dieu afin que les battements de ses artères et de ses veines se fassent au rythme des pulsations de l'amour de Dieu.
D'un autre côté, le fils doit faire preuve de la plus grande obéissance envers son père et doit se comporter comme un serviteur humble et modeste.

Il doit jour et nuit rechercher diligemment le confort et le bien être de son père affectueux et assurer son bon plaisir. Il doit renoncer à son repos et à son plaisir et s'efforcer constamment d'apporter la j oie au cœur de sa mère et de son père, afin d'atteindre, de cette manière, le bon plaisir du Tout-Puissant et être gracieusement aidé par les hôtes de l'Inaperçu."
('Abdu'l-Bahá, cité dans la Compilation "la vie familiale", janvier 1982 de la Maison Universelle de Justice et envoyée à toutes les Assemblées spirituelles nationales)

155. "O servantes du Seigneur! La réunion spirituelle que vous avez instaurée dans cette cité éclairée est très judicieuse. Vous avez fait de grands progrès; vous avez surpassé les autres, vous vous êtes levées pour servir le Seuil sacré et avez obtenu les dons célestes. Maintenant de tout votre zèle spirituel, vous devez vous réunir dans cette assemblée éclairée et réciter les Ecrits sacrés et vous efforcer de vous souvenir du Seigneur. Exposez Ses arguments et Ses preuves.

Travaillez pour guider les femmes dans ce pays, enseignez les jeunes filles et les enfants pour que les mères puissent éduquer leurs petits pour qu'ils aient un bon caractère et de bonnes mœurs. Guidez-les vers toutes les vertus de l'humanité. Empêchez le développement de toute conduite qui serait blâmable et amenez-les davantage dans le sein de l'éducation bahá'íe. Ainsi ces tendres nouveau-nés seront nourris au sein de la connaissance de Dieu et de Son amour; et ils grandiront et se développeront et on leur enseignera la droiture et la dignité de l'homme, la fermeté et la volonté de faire des efforts et de souffrir avec patience. Ainsi ils apprendront la persévérance en toutes choses, la volonté de progresser, la grandeur d'âme et les nobles déterminations, la chasteté et la pureté de vie. Ainsi, ils seront capables de mener à bien tout ce qu'ils entreprendront.

"Que les mères considèrent tout ce qui concerne l'éducation des enfants comme de la première importance. Qu'elles fassent tous les efforts à cet égard, car, quand la branche est verte et tendre, elle grandira dans la direction où vous la conduirez. Pour cette raison, il incombe aux mères d'é1ever leurs petits comme un jardinier soigne ses plantes. Laissez-les s'efforcer jour et nuit d'affirmer, dans leurs enfants, foi et certitude, crainte de Dieu, amour du Bien-Aimé des mondes et toutes les autres qualités et attributs. Chaque fois qu'une mère voit que son enfant a bien fait, qu'elle le loue et l'applaudisse et réjouisse son cœur et si le moindre trait indésirable se manifestait, qu'elle conseille l'enfant, le punisse et emploie des moyens basés sur la raison, même un léger châtiment verbal si cela s'avère nécessaire. Il n'est pas permis de frapper un enfant ou de le vilipender, car le caractère de l'enfant sera totalement perverti s'il est sujet à des coups ou des insultes."
('Abdu'l-Bahá, Sélections des Ecrits de 'Abdu'l-Bahá, p. 123 et "Compilation sur l'éducation bahá'íe", pp. 41-42)

156. "O servantes de la Beauté d'Abhá!
" Votre lettre est arrivée et sa lecture a apporté une grande joie. Loué soit Dieu, les croyantes ont organisé des réunions où elles apprendront à enseigner la Foi, répandront les doux arômes des Enseignements et feront des plans pour l'instruction des enfants.

Cette rencontre doit être totalement spirituelle; c'est-à-dire que les discussions doivent être limitées à exposer les preuves claires et concluantes prouvant que le Soleil de Vérité s'est vraiment levé. De plus, les femmes qui sont en fonction, devraient se préoccuper de trouver moyens pour former les enfants. Elles devraient aussi se préoccuper de leur enseigner les diverses branches de la connaissance, la bonne conduite, la façon correcte de vivre, l'acquisition d'un bon caractère, la chasteté et la constance, la persévérance, la force, la détermination, la fermeté d'intention; elles devraient les préparer à la gestion du ménage, à l'éducation des enfants et à tout ce qui s'adresse spécialement aux besoins des filles afin que ces filles élevées dans la forteresse des perfections et sous la protection d'un bon caractère, é1évent, quand elles-mêmes deviendront mères, leurs enfants dés les premières années, de façon qu'ils aient un bon caractère et se conduisent bien.

Laissez-les également apprendre tout ce qui entretiendra la santé du corps et sa solidité physique et comment protéger leurs enfants des maladies.
Quant tout est organisé ainsi, chaque enfant deviendra une plante incomparable dans les jardins du paradis d'Abhá."
('Abdu'l-Bahá, Sélections des Ecrits de 'Abdu'l-Bahá, pp. 122-123 et Compilation sur l'éducation bahá'íe, pp. 40-41)

157. "Vous devez considérer la question de la bonté du caractère comme étant de première importance. Il incombe à chaque père et mère de conseiller leurs enfants pendant une longue période, et de les guider vers les qualités qui confèrent l'honneur éternel.
"Encouragez-les, dés leur plus jeune âge, à prononcer des paroles de haute qualité afin que, dans leurs moments de loisir, ils se mettent à converser en termes pertinents et efficaces, s'exprimant avec clarté et éloquence."
('Abdu'l-Bahá, Sélection des Ecrits de 'Abdu'l-Bahá, p. 133)

158. "Formez vos enfants, dés le plus jeune âge, à se montrer tendres et aimants envers les animaux. Si un animal tombe malade, que les enfants s'efforcent de le guérir; s'il a faim, qu'ils lui donnent à manger; s'il a soif, qu'ils le désaltèrent et, s'il est épuisé, qu'ils veillent à lui procurer du repos.
"La plupart des êtres humains sont des pécheurs, alors que les bêtes sont innocentes. Celles qui sont pures de tout péché devraient, certes, bénéficier d'une bonté et d'un amour extrêmes; toutes à l'exception des animaux nuisibles, tels que les loups assoiffés de sang, les serpents vénéneux et autres créatures pernicieuses, car leur montrer de la bonté serait un acte injuste à l'égard des êtres humains et des autres animaux."
('Abdu'l-Bahá, Sélections des Ecrits de 'Abdu'l-Bahá, pp. 158-159)

159. "L'art de la musique est divin et produit un grand effet. C'est la nourriture de l'âme et de l'esprit. Par la puissance et le charme de la musique, l'esprit de l'homme s'élève. Elle règne sur eux et à des conséquences sur l'âme des enfants car leurs cœurs sont purs et les mélodies ont une grande influence sur eux. Les talents latents dont ces enfants sont dotés trouveront leur expression par l'intermédiaire de la musique. Pour cette raison, vous devez contribuer à en faire des connaisseurs; enseignez leur à chanter d'une manière excellente et distinguée. Il appartient à chaque enfant de chanter d'une manière suave et vigoureuse. Il appartient à chaque enfant de connaître quelque chose de la musique car sans connaissance de cet art, les mélodies des instruments et de la voix ne peuvent être proprement appréciées."
('Abdu'l-Bahá, - cité dans la "Compilation sur l'éducation bahá'íe", p. 63)

160. "Je vous donne mon conseil: formez ces enfants selon les exhortations divines. Dès leur enfance, inspirez-leur l'amour de Dieu pour que dans leurs vies ils puissent manifester la crainte de Dieu et avoir confiance en ses dons. Enseignez-leur à se libérer des imperfections humaines et à acquérir les perfections divines latentes dans le cœur de tout homme. La vie de l'homme est utile s'il atteint les perfections humaines. S'il devient le centre des imperfections du monde des hommes, la mort vaut mieux que la vie et la non-existence mieux que l'existence. À cette fin, faites un effort pour que ces enfants soient convenablement formés et éduqués et que chacun d'eux puisse atteindre la perfection dans le monde des hommes. Appréciez la valeur de ces enfants car ce sont tous mes enfants."
('Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, pp. 53-54)

161. "Un enfant ne doit pas être accablé ou blâmé parce qu'il n'est pas encore formé, il doit être élevé patiemment."
('Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, pp. 175-6)

162. "Concernant l'affirmation attribuée à 'Abdu'l-Bahá et que vous avez citée dans votre lettre au sujet d'un "enfant problème", ces affirmations du Maître, bien que vraies en substance, ne devraient jamais être interprétées littéralement. Il n'est pas possible que 'Abdu'l-Bahá ait voulu dire qu'un enfant devrait être entièrement abandonné à lui-même. En fait, l'éducation bahá'íe, comme tout autre système éducatif, est basé sur l'hypothèse qu'il y a certaines déficiences naturelles chez chaque enfant, quels que soient ses dons; déficiences auxquelles ses éducateurs, que ce soit ses parents, ses instituteurs, ses guides spirituels ou ses précepteurs, devraient s'efforcer de porter remède.

Une certaine sorte de discipline, soit physique, soit morale ou intellectuelle, est en effet indispensable, et aucune formation ne peut être appelée complète et fructueuse si elle néglige cet élément. L'enfant à sa naissance est loin d'être parfait. Il n'est pas seulement faible mais est réellement imparfait et est même naturellement attiré vers le mal. Il devrait être formé, ses penchants naturels mis en harmonie, ajustés et contrô1és, et si nécessaire supprimés ou régularisés afin d'assurer un développement sain, physique et moral. Les parents bahá'ís ne peuvent pas simplement adopter une attitude de non-résistance envers leurs enfants."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre datée du 9 juillet 1939 écrite de sa part et adressée à un croyant--citée dans la compilation Education bahá'íe, pp. 54-55)

163. "En ce qui concerne vos plans, le Gardien est tout à fait d'accord avec vous sur ce point que, quel que soit les besoins urgents et vitaux du travail d'enseignement, vous ne devez en aucun cas négliger l'éducation de vos enfants, car vous avez envers eux une obligation qui n'est pas moins sacrée que celle que vous avez envers la Cause. Quel que soit le plan ou l'arrangement fixé, vous pourriez combiner vos deux tâches envers votre famille et la Cause, ainsi vous pourriez reprendre un travail actif comme pionnier enseignant et aussi prendre soin de vos enfants pour ne pas compromettre leur avenir dans la Cause; ceci recevrait la pleine approbation du Gardien."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre datée du 16 novembre 1939 écrite de sa part et adressée à un croyant)

164. "La question de la formation et de l'instruction des enfants dans le cas où l'un des parents n'est pas bahá'í relève uniquement des parents eux-mêmes; ils devraient en décider suivant la voie qu'ils estiment être la meilleure et la plus propice au maintien de l'unité de leur famille et du bien-être futur de leurs enfants. Cependant une fois que l'enfant atteint sa maturité, il conviendrait de lui donner pleine liberté de choisir sa religion, indépendamment des vœux et des désirs de ses parents."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre datée du 14 décembre 1940 écrite de sa part et adressée à un croyant--cité dans la compilation "La vie familiale" p. 21)

165. "Que le premier instructeur de l'enfant soit la mère ne devrait pas être étonnant. Cette disposition de la nature ne minimise en aucun cas le rôle du père dans la famille bahá'íe. À nouveau, égalité de droit n'est pas synonyme d'identité de fonction."
(Maison Universelle de Justice, extrait d'une lettre datée du 23 juin 1974 adressée à un croyant)


F. Les rapports à l'intérieur de la famille

166. "Les parents doivent faire tout leur effort pour élever leur progéniture dans un esprit religieux, car si les enfants sont privés de cette grande faveur ils n'obéiront pas à leurs parents, ce qui, dans un certain sens, signifie qu'ils n'obéiront pas à Dieu. En effet, de tels enfants n'auront de considération pour personne et feront exactement ce qui leur plaît."
(Bahá'u'lláh, cité dans la compilation "Education bahá'íe", p. 3)

167. "Nous avons provoqué ton retour à la maison en signe de miséricorde envers ta mère étant donné que nous l'avons trouvée accablée par le chagrin. Nous t'avons enjoint dans le Livre "de n'adorer quiconque sauf Dieu et de montrer de la gentillesse envers tes parents". Ainsi a parlé le seul vrai Dieu et le décret fut mis à exécution par le Tout-Puissant, l'Infiniment Sage. C'est pourquoi nous avons provoqué ton retour vers elle et vers ta sœur afin que les yeux de ta mère puissent être consolés et qu'elle soit du nombre des reconnaissants.

"Dis: O mon peuple! Honorez vos parents et rendez-leur hommage. Vous en recevrez les bénédictions des nuages de la bonté de votre Seigneur, l'Exalté, le Grand.
"En apprenant sa tristesse, nous t'avons dirigé vers elle, en témoignage de notre miséricorde envers toi et en avertissement pour les autres.
"Prenez garde de commettre ce qui pourrait attrister les cœurs de vos pères et mères. Suivez le chemin de la Vérité qui, en effet, est un chemin droit. Vous donnerait-on le choix entre la possibilité de me rendre service ou de les servir, choisissez de les servir et faites en sorte qu'un tel service soit un sentier qui vous conduira vers moi. Voilà quels sont mon exhortation et mon commandement."
(Bahá'u'lláh, cité dans la compilation "La vie familiale" de janvier 1982, préparée par la Maison Universelle de Justice et envoyée à toutes les Assemblées spirituelles nationales)

168. "Les fruits de l'arbre de vie sont la fidélité, la loyauté, la sincérité et la pureté. Après avoir reconnu l'unité du Seigneur--exalté soit-il,--le plus important de tous les devoirs est de témoigner aux droits des parents les égards qui leur sont dûs. Ce sujet a été mentionné dans tous les livres de Dieu."
(Bahá'u'lláh, cité dans la compilation "La vie familiale", janvier 1982, préparée par la Maison Universelle de Justice et envoyée à toutes les Assemblées spirituelles nationales)

169. "Ces paroles bénies furent prononcées par la Langue de Grandeur au Pays du Mystère (Andrinople), exaltées et glorifies soient-elles:
"Un des caractères distinctifs de cette dispensation grandiose est que les parents de ceux qui ont reconnu et embrassé la vérité de cette révélation, de ceux qui, à la gloire de son nom--le Seigneur Souverain--ont bu à longs traits le vin choisi, cacheté; au calice de l'amour du seul vrai Dieu, seront à leur mort, même s'ils sont incroyants en apparence, gracieusement investis du pardon divin et seront englobés dans l'océan de sa miséricorde.

"Cependant, cette bonté ne sera accordée qu'à ces âmes qui n'auront infligé aucun tort à Celui qui est la vérité souveraine ni à ses bien-aimés.
"Ainsi l'a ordonné Celui qui est le seigneur du trône céleste et le souverain de ce monde et du monde à venir."
(Bahá'u'lláh, cité dans la compilation "La vie familiale" janvier 1982, préparée par la Maison Universelle de Justice et envoyée à toutes les Assemblées spirituelles nationales)

170. "Nous avons enjoint à chaque fils de servir son père. Aussi avons-nous édicté le commandement dans le Livre.
(Bahá'u'lláh, cité dans la compilation La vie familiale" janvier 1982, préparée par la Maison Universelle de Justice et envoyée à toutes les Assemblées spirituelles nationales)

171. "Si vous pouviez montrer de la considération et de la gentillesse envers vos parents de telle sorte qu'ils en ressentent d'une manière générale du contentement, cela me ferait aussi plaisir, car les parents doivent être hautement respectés et il est essentiel qu'ils se sentent satisfaits, à condition qu'ils ne vous empêchent pas d'accéder au parvis du Tout-puissant, ni ne vous retiennent de marcher dans le chemin du royaume. En vérité, il leur appartient de vous encourager et de vous stimuler dans cette direction."
('Abdu'l-Bahá, cité dans une compilation "La vie familiale" janvier 1982, préparé par la Maison Universelle de Justice et envoyée à toutes les Assemblées spirituelles nationales)

172. "Selon les enseignements de Bahá'u'lláh, la famille était une unité humaine, elle doit être éduquée selon les règles de sainteté. Toutes les vertus doivent être enseignées à la famille. L'intégrité du lien familial doit constamment être pris en considération et les droits des membres individuels ne doivent pas être violés. Les droits du fils, du père, de la mère doivent être respectés; aucun d'eux ne doit être violé, aucun d'eux ne doit être arbitraire. Tout comme le fils a certaines obligations envers son père, le père a aussi certaines obligations envers son fils. La mère, la sœur et d'autres membres du foyer ont leurs prérogatives bien définies. Tous ces droits et prérogatives doivent être préservés, cependant que l'unité de la famille doit être soutenu. Le préjudice infligé à l'un sera considéré comme un préjudice infligé à tous; l'honneur de l'un sera considéré comme l'honneur tous."
('Abdu'l-Bahá, The Promulgation of Universal Peace, p. 168)

173. "Les jeunes doivent grandir, se développer et prendre la place de leur père, afin que cette grâce abondante, dans la postérité de chacun des bien-aimés de Dieu qui ont supporté de si grands supplices, puisse jour après jour augmenter jusqu'à ce qu'à la fin elle porte ses fruits sur terre et dans le ciel."
('Abdu'l-Bahá, cité dans la compilation "Education bahá'íe", p. 43)

174. "Il y a également certains devoirs sacrés des enfants envers les parents, ces devoirs inscrits dans le Livre de Dieu appartiennent à Dieu. La prospérité (des enfants) dans ce monde et dans le royaume dépend du bon plaisir des parents, et sans cela ils seraient vraiment perdus."
('Abdu'l-Bahá, cité dans la compilation "Education bahá'íe", p. 43)

175. "O vous chers enfants!
"Votre père est compatissant, clément et miséricordieux pour vous et désire votre succès, votre prospérité et la vie éternelle dans le royaume de Dieu. Pour cela, chers enfants, il vous incombe de chercher son bon plaisir, d'être guidés par ses directives, d'être attirés par l'aimant de l'amour de Dieu et d'être éduqués dans le sein de l'amour de Dieu; que vous puissiez devenir de belles branches verdoyantes et arrosées par l'abondance des bontés de Dieu dans le jardin d'El-Abhá."
('Abdu'l-Bahá, cité dans la compilation "Education bahá'íe", p. 43)

176. "O bien-aimé de 'Abdu'l-Bahá! Sois le fils de ton père et le fruit de cet arbre. Sois un fils né de son âme et de son cœur, et non seulement d'eau et d'argile. Un véritable fils est celui qui est issu de la partie spirituelle d'un homme. Je demande à Dieu que tu puisses être confirmé et fortifié en tout temps."
('Abdu'l-Bahá, cité dans la compilation "Education bahá'íe", p. 43)

177. "Réconforte ta mère et efforce-toi de faire ce qui apportera de la joie à son cœur."
('Abdu'l-Bahá, Tablets of 'Abdu'l-Bahá, Vol. I, p. 74)

178. "Vous avez demandé si un mari avait la possibilité d'empêcher sa femme d'embrasser la lumière divine ou si une femme pouvait dissuader son mari d'entrer dans le royaume de Dieu. En vérité, aucun des deux ne peut empêcher l'autre de pénétrer dans ce royaume si ce n'est pas un attachement excessif du mari envers sa femme ou réciproquement. En vérité, quand l'un des deux prend l'autre en adoration en excluant Dieu, il pourrait empêcher l'autre d'atteindre ce royaume."
('Abdu'l-Bahá, cité dans la Compilation de la Maison Universelle de Justice "La vie familiale", janvier 1982, et envoyée à toutes les Assemblées spirituelles nationales)

179. "Quant à la question concernant la consultation d'un père avec son fils, ou d'un fils avec son père, en matière de commerce et de négoce, cette consultation est l'un des éléments essentiels du fondement de la Loi divine. Une telle consultation est sans aucun doute excellente, qu'elle ait lieu entre un père et son fils, ou avec d'autres. Il n'existe rien de mieux. L'homme doit consulter en toute matière car cela le conduira aux profondeurs de chaque problème et lui permettra de trouver la bonne solution."
('Abdu'l-Bahá, cité dans une compilation de la Maison Universelle de Justice, janvier 1982, p. 11, et envoyée à toutes les Assemblées spirituelles nationales)

180. "Le maintien de l'unité dans le foyer est un des principes essentiels de la foi. Bien sûr, cela n'implique nullement qu'un quelconque membre de la famille aie le droit d'influencer la foi d'une autre membre. Si cela est compris par tous ces membres, il apparaît alors comme certain que cette unité doit être possible."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre datée du 6 juillet 1952, écrite de sa part et adressée à un croyant--citée dans la compilation "Vie familiale" p. 26)

181. "En ce qui concerne les questions que vous lui avez posées: bien que vous soyez dans une certaine mesure une charge financière pour vos enfants, il a la ferme conviction que c'est pour eux un privilège de s'occuper de vous; vous êtes leur mère, vous leur avez donné la vie et à travers la bonté de Bahá'u'lláh ils sont maintenant attirés par la foi. Quoi qu'ifs fassent pour vous ce n'est qu'une faible récompense pour tout ce que vous avez fait pour eux."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre datée du 20 septembre 1948 écrite de sa part et adressée à un croyant--citée dans "La vie familiale", p. 25)

182. "La récente confirmation de votre... amie, connaissant son très vif désir de servir et de promouvoir la foi, l'a rendu très heureux. Il priera pour qu'elle puisse, malgré l'opposition de ses parents et de ses relations, connaître et comprendre les enseignements de façon croissante et devenir bientôt animée d'un tel zèle qu'elle se 1évera et attirera à la cause un grand nombre de ses anciens coreligionnaires.
"Elle ne devrait cependant, en aucune circonstance, permettre que ses parents deviennent complètement détachés d'elle, mais c'est son devoir impérieux de lutter, par des efforts continus, patients et affectueux, pour gagner leur sympathie envers la foi et même, qui sait, entraîner leur confirmation..."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre datée du 6juillet 1938 écrite de sa part et adressée à un croyant--cité dans la compilation "La vie familiale" p. 19)

183. "La Maison de Justice suggère que toutes instructions des écrits saints concernant des domaines spécifiques des relations entre les hommes et les femmes soient considérées à la lumière du principe fondamental de l'égalité des sexes, énoncé de manière répétée et péremptoire dans les textes sacrés.
"Dans une de ses tablettes, 'Abdu'l-Bahá affirme: "En cet âge divin, les bienfaits de Dieu ont enveloppé le monde de la femme. L'égalité de l'homme et de la femme, sauf dans certains cas négligeables, a été pleinement et catégoriquement annoncée. Les distinctions ont été complètement effacées. "Que l'homme et la femme différent l'un de l'autre par certaines caractéristiques et fonctions est un fait inéluctable de la nature; l'essentiel que 'Abdu'l-Bahá considère ces inégalités innées entre les sexes comme négligeables.

"Les relations entre mari et épouse doivent être examinées dans le contexte de l'idéal bahá'í de la vie familiale. Bahá'u'lláh est venu pour apporter l'unité au monde. L'un des fondements de son enseignement est l'unité de la famille. C'est pourquoi nous devons croire que l'intention de la foi est de consolider la famille et non de l'affaiblir et que l'une des clés de cette consolidation est la consultation affectueuse. L'atmosphère qui règne dans une famille bahá'íe ainsi qu'au sein de l'ensemble de la communauté devrait refléter la "clé de voûte de la cause de Dieu" qui, selon les instructions du Bien-aimé, "n'est pas l'autorité dictatoriale mais l'humble, camaraderie, n'est pas le pouvoir arbitraire, mais l'esprit d'une consultation franche et affectueuse."
"Une famille cependant est un genre très particulier de communauté. Le département de recherche n'a découvert aucune instruction qui désigne le père comme responsable de la "sécurité, du progrès et de l'unité de la famille"... mais on peut inférer d'un certain nombre de ses responsabilités, que le père doit être considéré comme le "chef" de la famille.

"Les membres d'une famille ont tous des devoirs et des responsabilités les uns envers les autres et envers l'entité familiale, mais ces devoirs et responsabilités différent d'un membre à l'autre en raison de leurs relations naturelles. Les parents ont l'inéluctable devoir d'éduquer leurs enfants, mais la réciproque n'est pas vraie. Les enfants ont le devoir d'obéir à leurs parents --mais les parents n'obéissent pas aux enfants. La mère - et non le père - met les enfants au monde, les nourrit pendant la première enfance et est donc leur premier éducateur; de là le droit prioritaire à l'éducation des filles par rapport aux garçons et, comme le secrétaire de Shoghi Effendi l'a écrit de sa part, "la tâche d'é1ever un enfant bahá'í, ainsi que souligné à maintes reprises dans les écrits bahá'ís, est la responsabilité principale de la mère, dont le privilège unique est certainement de créer dans son foyer les conditions favorables à son bien-être et à son développement ultérieur."

Un corollaire de cette responsabilité de la mère est le droit d'être soutenue par son époux. Ce principe de la responsabilité du mari de pourvoir aux besoins de la famille et de la protéger trouve aussi son application dans la loi sur les intestats qui prévoit qu'à la mort du père, la demeure familiale revient non pas à la veuve mais au fils aîné, ce dernier ayant en même temps la responsabilité de s'occuper de sa mère.

C'est dans ce contexte de devoirs et de responsabilités mutuels et complémentaires que l'on doit lire la tablette dans laquelle 'Abdu'l-Bahá donne l'exhortation suivante:

"O servantes du Seigneur qui subsiste par Lui-même! Efforcez-vous d'atteindre l'honneur et le privilège ordonnés pour les femmes. Sans aucun doute la plus grande gloire pour les femmes est la servitude devant son seuil et la soumission devant sa porte; c'est la possession d'un cœur vigilant et la louange de Dieu l'incomparable; c'est l'amour sincère envers les autres servantes et la chasteté sans tache; c'est l'obéissance et la considération envers leur mari, l'attention portée aux enfants et éducation; et c'est la sérénité, la dignité, la persévérance dans le souvenir du Seigneur et l'attraction et l'embrasement les plus grands."

"Cette exhortation au degré extrême de la spiritualité et de l'abnégation de soi ne doit pas être comprise comme une définition légale donnant au mari l'autorité absolue sur son épouse, car dans une lettre écrite à un croyant individuel et datée du 22 juillet 1943, le secrétaire Bien-aimé Gardien écrit de sa part:
"Le Gardien, dans ses commentaires sur les relations enfants-parents et maris-épouses en Amérique, voulait dire qu'il existe au niveau des enfants de ce pays une tendance à devenir trop indépendants des désirs de leurs parents et à manquer au respect qui est dû à ceux-ci. Les épouses aussi, dans certains cas, ont tendance à exercer un degré injuste de domination sur leurs époux ce qui, bien sûr, n'est pas correct, de même que ne le serait une domination injuste du mari sur sa femme.

"Dans tout groupe, aussi affectueuse que soit la consultation, il persiste néanmoins des points sur lesquels, de temps en temps, un accord ne peut intervenir. Dans une assemblée locale, ce dilemme est résolu par un vote majoritaire. Il ne peut cependant être question de majorité là où seulement deux parties sont en jeu, comme dans le cas d'un mari et de son épouse. Il y a dès lors des occasions où la femme devrait se rendre à l'avis de son mari, et vice-versa, mais il ne devrait jamais y avoir une domination de l'un sur l'autre. En bref, la relation entre le mari et son épouse devrait être celle qui a été solennellement exprimée dans la prière révélée par 'Abdu'l-Bahá et souvent lue aux mariages bahá'ís: "En vérité, ils se sont mariés en soumission à ton commandement. Que par Toi, ils deviennent des signes de l'harmonie et de l'unité jusqu'à la fin des temps."

"Toutes les relations décrites ci-dessus se passent au sein de la famille, mais il existe une sphère de relations homme-femme bien plus large que dans le foyer, et cette relation doit aussi être examinée dans le contexte d'une société bahá'íe et non avec les normes sociales du passé ou du présent. Par exemple, bien que la mère soit le premier éducateur de l'enfant et qu'elle ait la plus importante influence formatrice pendant son développement, le père aussi a la responsabilité de l'éducation de l'enfant et cette responsabilité est si sérieuse que Bahá'u'lláh a établi qu'un père qui faillit à son exercice perd ses droits de paternité. Similairement, bien que la responsabilité première de soutenir la famille financièrement soit placée sur le mari, cela n'implique aucunement que la place de la femme soit confinée à la maison. Au contraire, 'Abdu'l-Bahá a établi que:

"Dans cette révélation de Bahá'u'lláh, les femmes vont main dans la main avec les hommes. Elles ne seront laissées en arrière dans aucun mouvement. Leurs droits sont égaux en degré à ceux des hommes. Elles entreront dans toutes les branches administratives. Elles atteindront en tout un degré tel qu'il sera considéré comme la station la plus élevée du monde de l'humanité et prendront part à toutes les affaires."
(Paris Talks, p. 182)

Et encore:
"Il arrivera progressivement que lorsque les femmes participeront pleinement et de manière égale aux affaires du monde, pénétreront avec assurance et compétence dans la grande arène des lois et de la politique, la guerre cessera..."
(The Promulgation of Universal Peace, VoL II, p. 369 - l'édition française n'existant pas)

Dans la Tablette du Monde, Bahá'u'lláh Lui-même a envisagé que les femmes comme les hommes pourraient gagner leur vie, en proclamant:
"Chacun, qu'il soit homme ou femme, doit donner une partie de ce qu'il gagne par le commerce, l'agriculture ou autre activité, à une personne digne de confiance, qui l'utilisera pour l'éducation et l'instruction des enfants. Ce dépôt doit être investi dans l'éducation des enfants, suivant le conseil des administrateurs de la Maison de Justice."
(Compilation sur l'éducation bahá'íe p. 4)

"Un élément très important pour établir une telle égalité est la stipulation de Bahá'u'lláh selon laquelle garçons et filles doivent suivre essentiellement le même programme scolaire."
(Maison Universelle de Justice, extrait d'une lettre datée du 28 décembre 1980 à l'Assemblée spirituelle nationale de la Nouvelle Zélande)


G. La mort

184. "O fils de l'Être Suprême,
"De la mort, j'ai fait, pour toi, une messagère de joie. Alors, pourquoi t'affliges-tu? J'ai fait la lumière pour qu'elle t'illumine de sa splendeur. Pourquoi te voiles-tu devant elle?"
(Bahá'u'lláh, Les Paroles cachées, p. 10)

185. "O toi, âme ferme, toi servante de Dieu! Ne sois pas affligée par la mort de ton mari respecté. Il est, en vérité, parvenu à rencontrer son Seigneur au siège de vérité, en présence du puissant Roi. Ne suppose pas que tu l'as perdu. Le voile sera levé et tu contempleras sa face illuminée dans la cohorte suprême. Comme l'a dit Dieu, l'Exalté, "Nous l'éveillerons sûrement à une vie heureuse"! C'est pourquoi vous devez attacher une extrême importance non pas à cette première création, mais plutôt à la vie future."
('Abdu'l-Bahá, Sélections des Ecrits de 'Abdu'l-Bahá, p. 195)

186. "O toi, bien-aimée servante de Dieu! Bien que la perte d'un fils nous brise le cœur et excède les limites de l'endurance humaine, pourtant celle qui sait et comprend est assurée que son fils n'a pas été perdu, mais plutôt qu'il est passé de ce monde dans un autre et qu'elle le retrouvera dans le royaume divin. Cette réunion durera à jamais tandis qu'en ce bas monde, la séparation est inévitable, apportant avec elle une douleur cruelle.
"Dieu soit loué, tu as la foi, tu tournes ton visage vers le royaume éternel et tu crois en l'existence d'un monde céleste. Ainsi ne sois pas inconsolable, ne languis pas, ne soupire pas, ne gémis pas et ne pleure pas, car l'agitation et le deuil affectent profondément son âme dans le royaume divin.
"Cet enfant bien-aimé s'adresse à toi du monde caché: "O toi, mère de bonté, remercie la divine providence de m'avoir libéré d'une cage réduite et obscure et de m'avoir permis, comme les oiseaux des prairies, de m'envoler vers le monde divin - un monde vaste, illuminé, toujours gai et joyeux. Donc, ne te lamente pas, ô mère, et ne t'afflige pas; je ne suis pas parmi les disparus; je n'ai été ni effacé ni détruit. J'ai quitté ma forme mortelle et levé ma bannière en ce monde spirituel. À cette séparation succède une compagnie éternelle. Tu me trouveras dans le ciel du Seigneur, plongé dans un océan de lumière."
('Abdu'l-Bahá, Sélections des Ecrits de 'Abdu'l-Bahá, pp. 198-199)

187. "Question--Quelle est la condition des enfants qui meurent avant d'avoir atteint leur maturité, ou avant le terme de leur naissance?
"Réponse--Ces enfants sont à l'ombre de la faveur de Dieu: comme ils n'ont commis aucun péché et qu'ils ne sont pas souillés par les corruptions du monde de la nature, ils sont des lieux de manifestation de la bonté et l'œil de la compassion se portera sur eux."
('Abdu'l-Bahá, "Les leçons de St. Jean d'Acre")

188. "La mort de ce jeune homme bien-aimé et sa séparation d'avec vous ont suscité un chagrin et une peine extrêmes car, à la fleur de l'âge et dans sa prime jeunesse, il a pris son vol vers le céleste nid. Cependant il a été libéré de ce douloureux refuge, il a tourné son visage vers le nid éternel du Royaume et, délivré d'un monde étroit et obscur, il s'est hâté vers le monde sanctifié de la lumière; en cela réside la consolation de nos cœurs.

"L'inscrutable sagesse de Dieu est à la base de tels événements douloureux. C'est comme si un jardinier bienveillant transférait un jeune et tendre arbrisseau d'un endroit confiné à une vaste zone aérée. Or ce transfert n'est pas la cause du dépérissement, de l'amoindrissement ou de la destruction de cet arbrisseau; non, il lui permet, au contraire, de croître et de prospérer, d'acquérir fraîcheur et délicatesse, de verdir et de porter des fruits. Ce secret caché est bien connu du jardinier, mais les âmes qui n'ont pas conscience de cette générosité supposent que le jardinier, dans sa colère, a déraciné l'arbrisseau. Cependant, pour ceux qui sont au courant, ce fait dissimulé est manifeste et ce décret prédestiné est considéré comme une générosité. Ainsi, ne soyez pas affligés ou désolés par l'ascension de cet oiseau de fidélité; non, en toutes circonstances, priez pour ce jeune homme, implorant pour lui le divin pardon et l'é1évation de son rang.

"J'espère que vous parviendrez à la patience, à la quiétude et à la résignation suprêmes, je supplie et implore au Seuil d'unicité, priant pour le pardon de Dieu. Mon espoir est que, par son infinie munificence, Il accords refuge à cette colombe du jardin de la foi et la fasse demeurer sur la branche de l'Assemblée suprême afin qu'elle chante, dans les plus douces mélodies, la louange et la glorification du Seigneur des Noms et des Attributs."
('Abdu'l-Bahá, Sélections des Ecrits de 'Abdu'l-Bahá, pp. 197-198)

189. "Dans l'autre monde, l'homme se trouvera libéré de beaucoup des incapacités dont il souffre maintenant. Ceux qui ont dépassé le seuil de la mort entrent dans une sphère qui leur est propre. Elle n'est pas séparée de la nôtre; leur travail du Royaume est le nôtre; mais est sanctifié de ce que nous appelons le temps et l'espace. Pour nous le temps est mesuré par le soleil. S'il n'y a plus de mesure de lever et de coucher de soleil, cette sorte de temps n'existe pas pour l'homme. Ceux qui sont décédés, ont des attributs différents de ceux qui sont encore sur cette terre, et pourtant, il n'y a pas de vraie séparation.
"Dans la prière, il y a une interpénétration de niveaux de conditions. Priez pour eux comme ils prient pour vous."
('Abdu'l-Bahá, "'Abdu'l-Bahá in London", p. 97)


H. Le travail et les revenus

190. "Ce qui, en ce jour, vous détourne de l'amour de Dieu n'est rien d'autre que le monde. Fuyez-le, afin d'être du nombre des bénis. Si, toutefois, un homme épris de la beauté des choses terrestres désire s'en parer et prendre sa part des bienfaits que le monde procure, il ne lui arrivera rien de mal, s'il ne permet à quoi que ce soit de s'interposer entre lui et Dieu, car Dieu a, en effet, créé pour ceux de ses serviteurs qui croient vraiment en Lui toutes les bonnes choses de la terre et des cieux. Mangez, ô peuple, les bonnes choses que Dieu vous a accordées et ne vous privez pas de ses merveilleux bienfaits. Rendez Lui grâces et louanges, et soyez de ceux qui lui sont réellement reconnaissants."
(Bahá'u'lláh, "Extraits des Ecrits de Bahá'u'lláh", p. 257)

191. "O fils de l'homme,
"Lorsque survient la prospérité, ne te réjouis pas; et si l'humiliation t'atteint, ne t'afflige pas, car toutes deux pas, car toutes deux passeront et disparaîtront."
(Bahá'u'lláh, Les Paroles cachées, p. 15)

192. "O fils de l'existence,
"Si la pauvreté te frappe, ne t'attriste pas, car en temps le Seigneur de la richesse viendra à toi. Ne crains pas l'humiliation, car un jour la gloire se fixera sur toi."
(Bahá'u'lláh, Les Paroles cachées, p. 15)

193. "O mon serviteur,
"Les hommes les meilleurs sont ceux qui gagnent leur vie dans leur métier et, pour l'amour de Dieu, le Seigneur de tous les mondes, dépensent leur argent pour eux-mêmes et pour leurs semblables."
(Bahá'u'lláh, Les Paroles cachées, pp. 49-50)

194. "O toi, serviteur du seul vrai Dieu! Dans cette dispensation universelle, les talents prodigieux que déploient les hommes sont reconnus comme des actes d'adoration de la Beauté resplendissante. Quelle munificence et quelle bénédiction que les œuvres des hommes soient considérées comme des actes d'adoration! On croyait, dans le passé, que ces talents indiquaient l'ignorance, sinon une disgrâce empêchant l'homme de se rapprocher de Dieu. Considère à présent combien ses bienfaits infinis et ses abondantes faveurs ont transformé les feux de l'enfer en un paradis de béatitude et ont fait, d'un tas de poussière obscure, un lumineux jardin.

"Il incombe aux artisans du monde d'offrir à chaque instant, au seuil sacré, de multiples marques de gratitude et de vouer tous leurs efforts et leur application à l'exercice de leur profession, afin que ces efforts donnent naissance à une œuvre qui, aux yeux de tous les hommes, manifestera la plus grande beauté et la perfection même."
('Abdu'l-Bahá, Sélections des Ecrits de 'Abdu'l-Bahá, p. 144)

195. "J'ai bien reçu ta lettre, et j'espère que tu seras protégé et assisté par la providence du vrai Dieu, que tu seras toujours occupé à faire mention de ton Seigneur et t'efforceras de mener à bien la tâche qui est la tienne sur le plan professionnel. Tu dois déployer de grands efforts, afin que tes réalisations professionnelles ne puissent être égalées et que tu acquières la renommée dans ces régions, car le fait d'atteindre la perfection dans son métier, en cet âge de miséricorde, est considéré comme un acte d'adoration envers Dieu et, tout en exerçant ta profession, tu peux te souvenir du vrai Dieu."
('Abdu'l-Bahá, Sélections des Ecrits de 'Abdu'l-Bahá, pp. 144-145)

196. "La vie de certains hommes est occupée uniquement par les choses de ce monde. Leur attention est si absorbée par les coutumes et les questions extérieures, qu'ils sont indifférents à tout autre domaine de l'existence et à la signification spirituelle de toutes choses. Ils ne pensent qu'au progrès matériel et ne rêvent qu'à leur réputation mondiale. Leur horizon est borné aux plaisirs sensuels et à une ambiance confortable. Leurs plus hautes ambitions sont centrées sur leur fortune et leur situation matérielle. Ils ne modèrent pas leurs tendances inférieures: ils mangent, boivent et dorment comme les animaux, n'aspirant à rien d'autre qu'a leur bien-être physique.

"Il est vrai qu'il faut satisfaire à ces nécessités. La vie est un fardeau qu'il nous faut porter sur terre, mais il ne faut pas laisser les soucis matériels accaparer toutes les pensées et les aspirations de l'être humain. Les ambitions du cœur et l'activité intellectuelle devraient s'élever vers un plan supérieur et poursuivre un objectif plus glorieux. Les hommes devraient conserver dans leur esprit la vision de la céleste perfection et y préparer un sanctuaire pou l'inépuisable. Bonté de l'Esprit divin.
Que votre ambition soit de réaliser sur terre une civilisation céleste! J'invoque en votre faveur les bénédictions suprêmes, afin que l'Esprit divin vous anime d'une telle énergie, que vous deveniez la cause de la vie dans le monde."
('Abdu'l-Bahá, Les Causeries à Paris, pp. 121-122)

197. "Quand un homme réussit dans ses affaires, sont art ou sa profession, il peut dès lors améliorer son bien-être matériel et s'accorder les facilités et le confort dans lesquels il se complaît. De nos jours, nous voyons partout l'homme s'entourer de luxe et de tout le confort moderne et ne rien refuser à sa nature physique. Mais prenez garde d'oublier la vie de l'âme en vous préoccupant par trop des questions corporelles, car les avantages matériels n'élèvent pas l'esprit d'un homme. La perfection dans ce domaine procure un plaisir physique sans aucune gloire pour l'âme. Il se peut qu'un homme soit comblé par la fortune, qu'il vive au sein du plus grand confort de la civilisation moderne, et qu'il soit dénué du précieux bienfait du Saint-Esprit. Il est bon et louable de progresser au point de vue matériel, mais en même temps il ne faut pas négliger le progrès spirituel, bien plus important, et fermer les yeux à la Lumière divine qui brille au milieu de nous."
('Abdu'l-Bahá, Les Causeries à Paris, p. 77)

198. "Nous devons ressembler à la fontaine ou à la source qui, se vidant sans cesse de son contenu, déborde sans arrêt sous l'action d'un invisible jaillissement. Donner continuellement pour le bien de nos semblables, ignorant la crainte de la pauvreté et confiants en l'infaillible générosité de la Source de toute richesse et de tout bien--tel est le secret d'une vie droite."
(Shoghi Effendi, cité dans "Le Fonds Bahá'í et les Contributions aux Fonds" p. 27)

199. "Bien que Shoghi Effendi veuille presser chaque croyant de se sacrifier autant que possible en faveur de la contribution au fonds de l'Assemblée nationale, il aimerait cependant dissuader les amis de contracter des dettes pour ce faire. On nous demande de donner ce que nous avons et non ce que nous ne possédons pas, spécialement si cet emprunt entraînait des ennuis pour quelqu'un d'autre. En de telles matières, il faut user de discernement et de sagesse et faire part de ses intentions aux autres bahá'ís de bonne volonté."
(Shoghi Effendi, cité dans "Le Fonds bahá'í et les Contributions aux Fonds" p. 17)


I. Hospitalité

200. "Béni est le foyer qui a atteint ma tendre miséricorde, au sein duquel mon souvenir est cé1ébré et qui est ennobli par la présence de mes bien-aimés; qui a aussi ma louange, s'est fermement attaché à la corde de ma grâce et s'est honoré en chantant mes versets. En vérité, ils sont les serviteurs exaltés que Dieu a loués dans le Qayyúmu'l-Asmá et d'autres écrits. Il est, en vérité, celui qui entend tout, celui qui répond, celui qui perçoit toute chose."
(Bahá'u'lláh, cité dans la compilation "La vie familiale" p. 3, janvier 1982, préparée par la Maison Universelle de Justice et envoyée à toutes les Assemblées nationales)

201. "Associez-vous avec les disciples de toutes les religions dans un esprit d'amitié et de camaraderie... Ceux qui sont doués de sincérité et de loyauté devraient s'associer à tous les peuples et les familles de la terre avec joie et rayonnement puisque la fréquentation des peuples a promu et continuera de promouvoir l'unité et la concorde, qui à leur tour conduisent au maintien de l'ordre dans le monde et à la régénération des nations. Bénis sont ceux qui s'accrochent fermement à la corde de la bonté et de la tendre miséricorde et sont affranchis d'animosité et de haine."
(Bahá'u'lláh, Tablets of Bahá'u'lláh, pp. 35-36)

202. "O mes amis,
"Parcourez les chemins du bon plaisir de l'Ami et sachez que son plaisir est en celui de ses créatures. Cela veut dire que nul ne devrait pénétrer chez son ami sans son consentement ni mettre la main sur ses biens, ni préférer sa propre volonté à celle de son ami ni, en aucune façon, chercher à tirer profit de lui. Réfléchissez à ceci, ô vous qui êtes dotés de discernement."
(Bahá'u'lláh, Les Paroles cachées, p. 36)

203. "O mon Dieu! Fais descendre les effusions de ta munificence et de tes bénédictions sur les foyers dont les habitants ont embrassé ta foi, comme un signe de ta grâce et une marque de la bonté émanant de ta présence."
(Báb, Sélections des Ecrits du Báb, p. 185)

204. "Mon foyer est foyer de paix. Mon foyer est de joie et de délice. Mon foyer est foyer de rires et d'exaltation. Quiconque franchit les portes de ce foyer doit en sortir avec un cœur joyeux. C'est le foyer de la lumière, quiconque y entre doit en sortir éclairé."
('Abdu'l-Bahá, Star of the West vol., n° 2, p. 52)

205. "Traite tous tes amis et parents, et même les étrangers, avec un esprit d'amour et de gentillesse extrêmes."
('Abdu'l-Bahá, cité dans la compilation de la Maison Universelle de Justice, janvier 1982, "La vie familiale" p. 10)

206. "Ainsi, les bien-aimés de Dieu doivent se comporter avec la même affection et la même fraternité envers l'inconnu qu'envers l'ami, manifestant à tous une extrême bienveillance, ne tenant aucun compte de leurs capacités et ne se demandant jamais s'ils méritent d'être Qu'en toutes circonstances, les amis fassent preuve de considération et d'une infinie gentillesse."
('Abdu'l-Bahá, Sélections des Ecrits de 'Abdu'l-Bahá, p. 24)

207. "Je supplie Dieu de faire, par sa grâce, de votre maison un centre de diffusion de la lumière de guidance divine, de dissémination des paroles de Dieu et d'embrasement continuel de ses fidèles servantes et serviteurs par le feu de l'amour. Sache à n'en point douter que chaque maison d'où un chant de louange s'est élevé jusqu'au royaume de gloire en célébration du nom de Dieu, est vraiment un foyer céleste, et l'un des jardins de délices dans le parades divin."
('Abdu'l-Bahá, cité dans une compilation de la Maison Universelle de Justice "La vie familiale", janvier 1982, et envoyée à toutes les Assemblées spirituelles nationales)

208. "Ceci est en vérité une maison bahá'íe. Chaque fois qu'une telle maison ou lieu de rencontre est établi, elle devient un des plus grands apports au développement général de la ville et du pays où elle est située. Elle favorise le progrès de l'étude et de la science et est connue pour son intense spiritualité ainsi que pour l'amour qu'elle répand parmi les populations."
('Abdu'l-Bahá, Les Causeries à Paris, p. 63 Ed 1980)


J. Interactions avec les institutions bahá'íes et la communauté

209. "La première condition est la fermeté dans l'Alliance de Dieu. Car la puissance de l'Alliance protégera la cause de Bahá'u'lláh des doutes du peuple de l'erreur. Elle est la forteresse solide de la cause de Dieu et le pilier inébranlable de la religion de Dieu. Aujourd'hui, aucune force n'est capable de préserver l'unité du monde bahá'í si ce n'est l'Alliance de Dieu; sans elle, des différends, comparables aux plus violentes tempêtes, assailliraient le monde bahá'í. Il est évident que l'axe de l'unité du monde humain est constitué par la puissance de l'Alliance et par rien d'autre.

De ce fait, dés le début, chacun doit s'engager fermement dans l'Alliance--de sorte que les confirmations de Bahá'u'lláh puissent l'entourer de toutes parts, que les cohortes de l'Assemblée suprême puissent devenir ses défenseurs et ses aides, et que les exhortations et les conseils de 'Abdu'l-Bahá, pareils à des images gravées dans la pierre, puissent demeurer permanents et ineffaçables dans la tablette des cœurs."
('Abdu'l-Bahá, Tablets of the Divine Plan, 1977 édition, p. 49--cité dans, le "Covenant", édition 1955, pp. 25-26)

210. "Certains piliers ont été établis en tant que supports inébranlables de la Foi de Dieu. Les plus puissants sont l'étude et l'utilisation de l'esprit, le développement de la conscience et la connaissance intime des réalités de l'univers et des mystères de Dieu Tout-Puissant.
"Promouvoir la connaissance est donc un devoir inéluctable imposé à chacun des amis de Dieu. Il incombe à cette assemblée spirituelle, à cette divine assemblée, de déployer le plus grand zèle dans l'éducation des enfants afin que, dès leur plus jeune âge, il soient formés à se conduire en bahá'ís et à suivre les voies de Dieu, qu'ils croissent et prospèrent, telles de jeunes plantes, dans les eaux limpides que sont les conseils et exhortations de la Beauté Bénie."

211. "Et maintenant, lorsque je regarde l'avenir, j'espère voir les amis en tout temps, dans chaque pays, et de toutes nuances de pensées et de caractères différents, se rassemblant volontairement et joyeusement autour de leurs centres d'activités locaux et en particulier nationaux, soutenant et promouvant leurs intérêts en toute unanimité et contentement, avec une compréhension parfaite, un enthousiasme authentique et une vigueur soutenue. Ceci en fait est la seule joie et la seule aspiration de ma vie, car, c'est la source de laquelle toutes les bénédictions futures découleront, l'ample fondation sur laquelle la sécurité de l'édifice divin doit finalement reposer."
(Shoghi Effendi, Bahá'í administration, p. 67)

212. "Lors de la Fête des 19 jours, il y a un laps de temps réservé à la communauté pour exprimer ses points de vue et faire des suggestions à son assemblée; l'Assemblée et les croyants devraient envisager avec plaisir cette heureuse période de discussion, et ne pas la craindre ni la supprimer."
(Shoghi Effendi, Extrait d'une lettre datée du 20 juin 1949, écrite de sa part et adressée à l'Assemblée spirituelle nationale d'Allemagne et d'Autriche)

213. "Il fut très affligé d'apprendre que vous aviez eu tant d'épreuves dans votre vie de bahá'íe. Il n'y a pas de doutes que beaucoup d'entre elles sont dues à votre propre nature. En d'autres mots, si nous sommes très sensibles--ou si nous sommes en quelque sorte élevés dans un milieu différent de celui des bahá'ís avec qui nous vivons, il est naturel que nous voyions les choses différemment et puissions les ressentir d'une manière plus aiguë; d'autre part, les imperfections de nos amis bahá'ís peuvent être une grande épreuve pour nous.
"Il lui semble que, si vous fermez les yeux sur les défauts des autres et fixez votre amour et prières sur Bahá'u'lláh, vous aurez la force de résister à cette tempête à la fin vous vous en sortirez spirituellement beaucoup mieux. Bien que vous souffriez, vous gagnerez en maturité, ce qui vous permettra d'être une plus grande aide aussi bien pour vos compagnons bahá'ís que pour vos enfants."
( Shoghi Effendi, Extrait d'une lettre datée du 5 avril 1956, de sa part et adressée à un croyant)

214. "Les amis doivent être patients les uns envers les autres et doivent comprendre que la cause est encore son enfance et que ses institutions ne fonctionnent pas encore parfaitement. Plus grandes sont la patience, la compréhension aimante et l'indulgence que les croyants manifestent entre eux et pour leurs défauts, plus grand le progrès de la communauté bahá'íe tout entière."
(Shoghi Effendi, Extrait d'une lettre écrite au nom de Shoghi Effendi, datée du 27 février 1943 et adressée à un croyant)

215. "Le plus grand besoin, partout à l'intérieur de la cause est, semble-t-il, que mes amis s'imprègnent de la nécessité de l'amour mutuel. Il y a une tendance à mélanger les fonctions de l'administration et à essayer de les appliquer dans les relations individuelles, ce qui n'aboutit à rien, puisqu'une Assemblée est une Maison de justice naissante et est supposée administrer les affaires de la communauté suivant les enseignements. Mais les individus, dans relations mutuelles, doivent être mus par l'amour, l'unité, le pardon et par un œil aveugle au péché. Une fois que les amis auront compris ceci, ils s'entendront mieux, mais s'ils continuant à assimiler à eux-mêmes l'Assemblée spirituelle et s'attendent à ce que l'Assemblée réagisse comme un individu..."
(Shoghi Effendi, Extrait d'une lettre écrite au nom de Shoghi Effendi, datée du 5 décembre 1950 et adressée à un croyant)

216. "Quand la critique et les paroles désagréables, s'élèvent dans une communauté bahá'íe, il n'y a pas d'autre remède que de laisser le passé derrière soi, de persuader tous ceux qui sont concernés de tourner une nouvelle page et, pour l'amour de Dieu et de sa foi, de s'abstenir de mentionner les sujets qui ont conduit à la mésentente et à la désunion. Plus les amis argumentent le pour et le contre en maintenant, chacun de leur côté, que leur point de vue est le seul juste, plus la situation entière s'aggrave.

"Quand nous voyons la condition du monde d'aujourd'hui, nous devons assurément oublier ces désaccords internes complètement insignifiants et nous lancer, unis, au secours de l'humanité. Vous devriez exhorter vos coreligionnaires à adopter ce point de vue et à se joindre à vous, dans un effort énergique, en vue de supprimer toute pensée critique et toute parole blessante, afin de permettre à l'esprit de Bahá'u'lláh de couler dans toute la communauté et de la rendre unie dans son amour et dans son service."
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre datée du 16 février 1951 écrite de sa part et adressée à un croyant)

217. "Nous devons prendre conscience de notre imperfection et ne pas permettre d'être trop bouleversés par les incidents malheureux qui se produisent quelquefois en Convention, quelquefois en Assemblées ou en comités, etc. De telles choses sont essentiellement superficielles et disparaîtront à la longue."
(Shoghi Effendi, Extrait d'une lettre écrite au nom de Shoghi, datée du 17 mars 1943 et adressée à un croyant)

218. "Il pense, en ce qui concerne vos problèmes familiaux, que vous devriez débattre de ces questions votre assemblée si vous désirez un conseil; un des devoirs de ces assemblées est de conseiller et d'aider les amis, et c'est votre privilège de vous tourner vers votre assemblée."
(Shoghi Effendi, Extrait d'une lettre datée du 10 avril 1947, de sa part et adressée à un croyant)

219. "L'institution de l'Assemblée spirituelle locale, divinement ordonnée, fonctionne aux premiers niveaux de la société humaine et elle représente une unité administrative de base de l'Ordre mondial de Bahá'u'lláh. Elle s'occupe des individus et des familles qu'elle doit constamment encourager à s'unir dans une société bahá'íe distincte, animée et gardée par les lois, ordonnances et de la Révélation de Bahá'u'lláh. Elle protège la Cause de Dieu, elle agit comme le berger bienveillant le troupeau des bahá'ís."
(Message de la Maison Universelle de Justice aux bahá'ís du monde, lançant le Plan de cinq ans, Naw-Ruz, 1974)

220. "Lorsqu'un croyant a un problème et qu'il doit prendre une décision, plusieurs voies se présentent à lui. Si c'est un sujet qui touche les intérêts de la foi, il devrait consulter l'Assemblée ou le comité approprié. Mais, les individus ont beaucoup de problèmes qui sont purement personnels et ils ne sont pas obligés de présenter de tels problèmes aux institutions de la foi; en effet, lorsque le besoin du travail d'enseignement est urgent, il est préférable que les amis n'accablent pas leurs Assemblées de problèmes personnels quand ils peuvent les résoudre eux-mêmes."

"Un Bahá'í qui a un problème, souhaite peut-être prendre une décision lui-même après avoir fait des prières et après en avoir considéré tous les aspects, peut-être préférera-t-il consulter des amis ou des conseillers professionnels tel que son docteur ou son avocat, il pourra avoir recours à de tels conseillers pour prendre une décision; ou bien, dans un cas où plusieurs personnes sont touchées (par exemple une situation familiale) il peut éventuellement réunir tous ceux qui sont intéressés pour arriver à une décision collective. Aussi, il n'y a aucune objection quelconque à ce qu'un bahá'í demande à un groupe de gens de se consulter ensemble au sujet d'un problème qui le concerne."

"Il ne faut pas oublier que toute consultation a pour but d'arriver à la solution d'un problème et cette méthode est tout à fait différente de celle qui met l'âme à nu. De nos jours, ceci est populaire dans certains cercles et touche cette sorte de confession qui est interdite dans la foi. Concernant le sujet de la confession, le Gardien a écrit ceci à un croyant par l'intermédiaire de son secrétaire: "Il est interdit de confesser nos péchés ou nos défauts à qui que ce soit, comme le font les catholiques à leurs prêtres, ou de se confesser en public comme le font certaines sectes religieuses. Néanmoins, nous sommes tout à fait libres d'avouer spontanément notre erreur sur un sujet quelconque, ou de mentionner les défauts de notre caractère et de même demander pardon à une autre personne. Néanmoins, le Gardien désire préciser que nous ne sommes pas obligés d'agir ainsi. L'individu est libre d'agir comme il lui plaît."
(Maison Universelle de Justice, extrait d'une lettre datée du 19 mars 1973 à l'Assemblée spirituelle nationale du Canada)

221. "Les amis sont appelés à donner tout leur soutien et toute leur coopération sincère à l'Assemblée spirituelle locale, premièrement en votant pour les adhésions et ensuite en poursuivant énergiquement ses plans et ses programmes, en se tournant vers elle en temps de difficulté, en priant pour son succès et en prenant plaisir à son progrès d'influence et d'honneur. Nous devons chérir, nourrir, aimer, assister, obéir et prier pour cette grande faveur, ce don de Dieu dans chaque communauté.

"Comme on peut l'envisager lorsque les assemblées locales sont vraiment efficaces, une telle vie de communauté fermement établie, active et heureuse, procurera à la localité une base solide dont les amis retireront du courage, de la force et un encouragement affectueux en portant le Message divin à leurs semblables et en conformant leurs vies à son règlement bienfaisant."
(Maison Universelle de Justice, Message de la Maison Universelle de Justice au monde bahá'í, en lançant le plan de cinq ans, Naw-Ruz 1974)


K. La vie familiale et le service à la cause bahá'íe

222. "Loué soit Dieu, vous avez prouvé par vos actes la vérité de vos paroles et gagné les confirmations du Seigneur Dieu. Chaque jour, aux premières lueurs de l'aube, vous rassemblez les enfants bahá'ís et leur enseignez les entretiens à cœur ouvert et les prières. C'est là un acte éminemment digne de louange, qui réjouit le cœur des enfants: que, chaque matin, ils se tournent vers le royaume, qu'ils mentionnent le Seigneur, exaltent son Nom et, de leur voix la plus douce, qu'ils chantent et récitent les versets sacrés.
"Ces enfants sont pareils à de jeunes plantes; leur enseigner les prières, c'est comme faire descendre sur eux la pluie pour leur permettre de devenir doux et purs et que les brises suaves de l'amour de Dieu soufflent sur eux, les faisant tressaillir de joie."
('Abdu'l-Bahá, Sélections des Ecrits de 'Abdu'l-Bahá, p. 138)

223. "Un vrai foyer bahá'í est une réelle forteresse sur laquelle la cause peut se reposer lorsque ses campagnes sont planifiées. Si X et Y s'aiment et veulent se marier, Shoghi Effendi ne désire pas qu'ils croient, en agissant de la sorte, se priver eux-mêmes du privilège de servir; en réalité, une telle union augmentera leur capacité de servir. Il n'y a rien de plus beau que des jeunes bahá'ís se marient et fondent de vrais foyers bahá'ís, conformes au désir de Bahá'u'lláh. Envoyez-leur s'il vous plaît, les salutations affectueuses du Gardien."
(Shoghi Effendi, Extrait d'une lettre datée du 6 novembre 1932, écrite de sa part, et adressée à un croyant)

224. "Il est de notre devoir et privilège de traduire, en faits et en actes, l'amour et la dévotion que nous vouons à notre cause bien-aimée ce qui contribuera au plus grand bien de l'humanité."
(Shoghi Effendi, Extrait d'une lettre datée du 20 novembre 1924 et adressée à un croyant)

225. "Les bahá'ís devraient chercher à être des personnes aux talents variés, normales et bien équilibrées - aussi bien mentalement que spirituellement. Nous ne devons pas donner l'impression d'être des fanatiques, mais en même temps nous devons vivre selon nos principes."
(Shoghi Effendi, Extrait d'une lettre datée du 12 mars 1946, de sa part et adressée à un croyant)

226. "Il est certain que Shoghi Effendi aimerait vous voir, vous et les autres amis, donner l'entièreté de votre temps et de votre énergie à la cause, car nous avons un important besoin de travailleurs compétents; mais le foyer est une institution que Bahá'u'lláh est venu renforcer et non affaiblir. Beaucoup de choses regrettables sont arrivées dans des foyers bahá'ís où ce point avait été négligé. Servez la cause mais souvenez-vous aussi de vos devoirs envers votre famille. C'est à vous de trouver le juste milieu et de faire en sorte que l'un ne vous fasse pas négliger l'autre. Nous aurions beaucoup plus de maris dans la cause si les femmes étaient plus réfléchies et modérées dans leurs activités bahá'íes."
(Shoghi Effendi, Extrait d'une lettre datée du 14 mai 1929, écrite de sa part et adressée à un croyant)

227. "Le Gardien a longtemps estimé que les bahá'ís américains ne poursuivent pas, dans certains cas, l'idéal du mariage énoncé par Bahá'u'lláh. Ils sont portés à subir l'influence des courants modernes et de l'attitude égoïste des gens envers le lien du mariage. Par conséquent, quand il voit que vous vivez, avec succès, selon le modèle bahá'í, en y mettant le meilleur de vous-même et en préservant ce lien sacré qui vous unit à votre mari, il est vraiment très heureux. Il espère que vous pourrez devenir un exemple pour les autres. Car il désapprouve la façon dont certaines bahá'íes, au nom du service pour la cause, se débarrassent de leur mari, ou vont en chercher de nouveaux!"
(Shoghi Effendi, Extrait d'une lettre datée du 2 avril 1950 écrite de sa part et adressée à un croyant)

228. "Etant donné que votre mari ne désire pas réellement être séparé de vous, mais au contraire désire maintenir votre mariage, le Gardien pense que, en tant que bahá'íe, vous n'avez pas le droit de le détruire à cause de votre désir de servir la foi.
"Le mariage est une institution vraiment sacrée. Bahá'u'lláh a dit que son but est de promouvoir l'unité. Si les amis, pour le salut de la cause, négligent cette institution, ils donnent une bien pauvre idée de la foi au public. Actuellement, les peuples du monde sont très immoraux et traitent l'institution du mariage très légèrement; et nous, en tant que bahá'ís, en contraste avec les peuples du monde, essayons de créer un modèle moral élevé et de rétablir la sainteté du mariage.
"Si votre mari vous permet de réaliser une certaine somme de travail d'enseignement, et occasionnellement de voyager pour les intérêts de la foi, tant mieux; car il ne pense pas que la foi doive devenir l'élément qui détruira votre vie familiale."
(Shoghi Effendi, Extrait d'une lettre datée du 6 juin 1954 écrite de sa part et adressée à un croyant)

229. "Bien que vos fils ne puissent être dès le premier instant capables de servir avec vous comme pionniers, ils vous aident certainement à le faire dévoué et leur complète coopération. La vie, même la meilleure, est tellement pleine de vicissitudes imprévues que laisser vos enfants à la maison ne présente pas, pense-t-il, de risques supplémentaires. Ils sont dévoués à la foi et seront sans aucun doute inspirés par votre exemple."
(Shoghi Effendi, Extrait d'une lettre datée du 10 août 1953, de sa part et adressée à un croyant)

230. "Très grande est votre responsabilité envers votre fils et votre mari et le Gardien espère que votre travail aura bientôt atteint un tel point que vous pourrez retourner vers eux, au moins pour quelque temps, et pourrez leur donner cet amour et cet encouragement qui sont une grande contribution de la femme à la vie de famille."
(Shoghi Effendi, Extrait d'une lettre datée du 5 août 1949, écrite de sa part et adressée à un croyant)

231. "Il a remarqué, avec des sentiments de véritable admiration, votre ardent désir de servir dans le champ l'enseignement pionnier, mais est attristé d'entendre que les circonstances de votre vie ménagère ne vous permettent pas de réaliser ce désir si cher à votre cœur.
"Alors qu'il apprécie sincèrement votre ardeur à enseigner la foi dans ces territoires distants et jusqu'ici toujours fermés, il a le sentiment qu'eu égard à l'opposition de votre mari et également en considération des besoins qu'ont vos enfants de votre aide et étroite guidance, vous devriez plutôt, pour le moment, vous efforcer de travailler dans les localités non ouvertes au voisinage de... ou des villes avoisinantes."
(Shoghi Effendi, Extrait d'une lettre datée du 7 novembre 1940, écrite de sa part et adressée à un croyant)

232. "Encouragez dans les familles la pratique de la prière quotidienne et la lecture des saintes écritures."
(Maison Universelle de Justice, extrait d'une lettre datée de janvier 1981 aux bahá'ís du Canada)

233. "Considérant les problèmes que vous et votre femme rencontrent, la Maison de Justice fait remarquer que l'unité de votre famille devrait avoir priorité sur toute autre considération. Bahá'u'lláh est venu pour apporter l'unité au monde et l'unité fondamentale est celle de la famille. Donc, nous devons croire que la foi a pour but de consolider la famille et non de l'affaiblir. Par exemple, le service pour la cause ne devrait pas entraîner de négligence envers la famille. Il est important que vous programmiez votre temps de telle façon que votre vie familiale soit harmonieuse et que votre ménage reçoive l'attention requise."
(Maison Universelle de Justice, extrait d'une lettre datée du 1 août 1978 adressée à un croyant)

234. "Bien que les services à la cause bahá'íe devraient être accomplis dans un esprit de sacrifice, on ne peut perdre de vue l'importance donnée dans nos écrits aux responsabilités des parents vis-à-vis de leurs enfants, ainsi qu'aux devoirs des enfants envers leurs parents."
(Maison Universelle de Justice, extrait d'une lettre datée du novembre 1978 adressée à un croyant)


L. Prières

a) Pour les futures mères

235. "O Seigneur mon Dieu! Je te loue et te remercie pour avoir favorisé ton humble servante, ton esclave, t'implorant et te suppliant, car Tu l'as vraiment guidée vers ton royaume manifeste et tu lui as fait entendre ton appel exalté dans le monde contingent et voir tes signes qui prouvent l'apparition de ton règne victorieux au-dessus de toutes choses.

"O mon Seigneur, je te consacre ce qui est dans mon sein! Fais qu'il soit un enfant louable dans ton royaume et heureux par ta faveur et ta générosité; qu'il se développe et grandisse sous l'effet de ton éducation. En vérité, Tu es le Bienveillant! En vérité, Tu es le Seigneur de grande faveur!"
('Abdu'l-Bahá, Bahá'í Prayers, U.S. 1982, pp. 66-67)


b) Pour les nouveau-nés

236. "Loué sois-tu, O Seigneur mon Dieu! Par ta miséricorde, fais que cet enfant soit nourri au sein de ta tendre bonté et aimante providence et du fruit de tes arbres célestes. Ne souffre pas qu'il soit livré aux soins de quiconque sauf toi, vu que, Toi seul, par la puissance de ta volonté et de ton pouvoir souverain, Tu as créé et appelé à être. Il n'y a pas d'autre Dieu que Toi, le Tout-puissant, Celui qui sait tout.

"Loué sois-Tu, O mon Bien-aimé, répands sur lui le souffle des douces saveurs de ta transcendante abondance et des parfums de tes saintes faveurs. Permets-lui donc de chercher refuge sous l'ombre de ton Nom exalté, O Toi qui tiens dans ta main le royaume des noms et des attributs. En vérité, tu as le pouvoir de faire ce qui Te plaît et Tu es en effet le Puissant, l'Exalté, Celui qui toujours pardonne, le Bienveillant, le Généreux, le Miséricordieux."
(Bahá'u'lláh, Bahá'í Prayers and Tablets for the Young, p.3)

237. "O Toi Seigneur incomparable, permets à ce nourrisson d'être nourri au sein de ton aimable amour et garde-le dans le berceau de ta sécurité et de ta protection; permets qu'il soit élevé dans les bras de ta tendre affection."
('Abdu'l-Bahá, Bahá'í Prayers and Tablets for the Young, p. 6)


c) Pour les enfants

238. "O Toi, Dieu de pureté! Je suis un petit enfant. Accorde-moi de trouver en ton sein un doux lieu de repos. Fais que je puisse grandir nourri par le lait et par le miel de ton amour. Enseigne-moi à m'abreuver à la source de ta connaissance, accorde-moi la noblesse et la sagesse tant que je suis un enfant.
"O Toi, le Dieu Indépendant, fais de moi un confident du Royaume de l'Invisible. En vérité, Tu es le fort, le puissant."
('Abdu'l-Bahá, Prières bahá'íes, p. 152 en partie)

239. "O Seigneur, par Ta Miséricorde, aide cet enfant à grandir et à s'éveiller dans la prairie de ta tendre bonté. En vérité, Tu es Celui qui donne, le Clément, le Compatissant."
('Abdu'l-Bahá, Bahá'í Prayers and Tablets for the Young, p. 25)

240. "Mon Dieu! Guide-moi, protège-moi. Illumine la lampe de mon cœur et fais de moi une étoile brillante.
"Tu es le Fort, le Puissant."
('Abdu'l-Bahá, Bahá'í Prayers and Tablets for the Young,--livre de prière en français, p. 149)


d) Pour les jeunes

241. "O Dieu! Illumine ce jeune, fortifie ce faible; accorde-lui la connaissance, et chaque matin donne-lui une force accrue; qu'il puisse de la sorte être placé sous ta protection et être à l'abri de tout péché afin de servir ta cause, de guider ceux qui s'égarent, de conduire ceux qui sont faibles et pauvres, de libérer ceux qui connaissent la captivité ou les limitations, d'éveiller ceux qui sont en léthargie et d'être heureux par ton souvenir et ta pensée.
"Tu es le Puissant, le Sage."
('Abdu'l-Bahá, Prières bahá'íes, p. 145)


e) Pour les parents

242. "Il sied au serviteur, après chaque prière, de supplier Dieu d'accorder grâce et pardon à ses parents. Après quoi l'appel de Dieu s'élèvera: "Ta récompense sera des milliers et des milliers de fois ce que tu as demandé pour tes parents!" Béni est celui qui se souvient de ses parents alors qu'il communie avec Dieu. En vérité, il n'y a d'autre Dieu que Lui, le Puissant, le Bien-Aimé."
(Báb, Sélections des Ecrits du Báb, p. 87)

243. "O Seigneur! Dans cette très grande dispensation, Tu acceptes l'intercession des enfants au nom des parents. C'est là une des faveurs infinies et spéciales de cette dispensation. C'est pourquoi, O Toi Seigneur de bonté, accepte la requête de ce serviteur au seuil de ton unicité et immerge son père dans l'océan de ta grâce, car ce fils s'est levé pour te servir et voue ses efforts en tout temps dans le sentier de ton amour. En vérité, Tu es celui qui donne, celui qui pardonne et le bienveillant!"
('Abdu'l-Bahá, Bahá'í Prayers, U.S. 1982, p. 65--cité dans la compilation "Vie familiale" p. 10)


f) Pour les familles

244. "Gloire à toi, ô Seigneur mon Dieu! Je te prie de me pardonner ainsi qu'à ceux qui soutiennent ta foi. En vérité, tu es le Seigneur souverain, celui qui pardonne, le Très-Généreux. O mon Dieu! Permets que soient admis en ta cause ceux de tes serviteurs qui sont dépourvus de connaissance; car, dès qu'ils apprennent ton existence, ils témoignent de la vérité du jour du jugement et ne contestent pas les révélations de ta munificence. Fais descendre sur eux les marques de ta grâce et accorde-leur, où qu'ils résident, une part généreuse de ce que tu as ordonné pour les dévots parmi tes serviteurs. Tu es, en vérité, le Souverain suprême, l'infiniment Généreux, le Très-Bienveillant.

"O mon Dieu! Fais couler les flots de ta bonté et de tes bénédictions sur les foyers dont les âmes ont embrassé ta foi, en témoignage de ta grâce et en signe de la bienveillance de ta présence.
"En vérité, tu es sans égal pour accorder le pardon. Si ta générosité était refusée à quelqu'un, comment pourrait-il être compté parmi les disciples de la foi en ton jour?

"Bénis-moi, ô mon Dieu, ainsi que ceux qui croiront en tes signes au jour fixé, et ceux qui chérissent en leur cœur mon amour--un amour que tu instilles en eux. En vérité, tu es le Seigneur d'équité, le Très-Exalté."
(Báb, Sélections des Ecrits du Báb pp. 184-185)

245. "Je sollicite ta clémence, ô mon Dieu, et implore ton pardon de la manière dont tu désires que tes serviteurs s'adressent à toi. Je te prie d'effacer nos péchés comme il convient à ta suzeraineté et de me pardonner ainsi qu'à mes parents et à ceux qui, selon toi, sont entrés dans la demeure de ton amour d'une manière digne de ta souveraineté transcendante et convenant à la gloire de ton céleste pouvoir.

"O mon Dieu! Tu as inspiré mon âme pour qu'elle t'offre sa supplication et, si ce n'était toi, je ne t'invoquerais pas. Tu es loué et glorifié; je te rends grâce car tu t'es révélé à moi et je te prie de me pardonner, car j'ai manqué à mon devoir de te connaître et je n'ai pas suivi le chemin de ton amour."
(Báb, Sélection des Ecrits du Báb, p. 194)


g) Pour le mariage

246. "Il est le Généreux, le Dieu de toute bonté! Louange à Dieu, l'Ancien, l'Immuable, l'Inchangé, l'Éternel! Lui qui, par son Être même, attesta qu'Il est en vérité le Seul, l'Unique, l'Indépendant, le Très-Élevé.

"Nous témoignons qu'en vérité il n'est pas d'autre Dieu que Lui; nous reconnaissons son unité, nous confessons son unicité. Il a toujours été en d'inaccessibles hauteurs, au sommet de son élévation, au-delà de la mention et de la description de tout autre que Lui.

"Et lorsqu'Il voulut manifester aux hommes sa grâce et sa bienfaisance et établir l'ordre dans le monde, Il créa des lois et révéla des ordonnances; entre autres, Il établit la loi du mariage dont Il fit une forteresse de bien-être et de salut et, du ciel de sainteté, Il nous la prescrivit dans son Très-Saint Livre.

"Il dit--grande est sa gloire--: "Mariez-vous, afin que de vous puisse naître celui qui me rappellera au souvenir de mes serviteurs; ceci est l'un des commandements, observez-le dans votre intérêt."
(Bahá'u'lláh, Prières bahá'íes, p. 76)

247. "Gloire à Toi, ô mon Dieu! En vérité, ton serviteur et ta servante que voici se sont placés sous l'ombre de ta miséricorde, et ils sont unis par ta faveur et ta générosité. O Seigneur! Assiste-les en ce monde qui T'appartient et en ton royaume, par ta générosité et ta grâce, réserve-leur tous les biens.
"O Seigneur! Confirme-les dans leur servitude envers Toi et assiste-les dans ton service. Souffre qu'ils deviennent les symboles de ton nom sur cette terre qui est tienne et entoure-les de ta protection, leur accordant tes bienfaits qui sont inépuisables en ce monde et dans l'autre.
"O Seigneur! Ils adressent leurs supplications et leurs invocations aux royaumes de ta miséricorde et de ton unité.

"En vérité, ils se sont mariés par obéissance à ton commandement. Permets-leur de devenir, jusqu'à la fin des temps, des symboles d'harmonie et d'unité.
"En vérité Tu es l'Omnipotent, l'Omniprésent et le Tout-Puissant!"
('Abdu'l-Bahá, Prières bahá'íes, p. 148)

248. "O mon Seigneur, ô mon Seigneur! Ces deux brillantes lunes se sont mariées en ton amour, dans la servitude à ton seuil sacré, unies dans le service de ta Cause. Fais de ce mariage un filet de lumière provenant de ta grâce abondante, ô mon Seigneur, le Très-Miséricordieux, et un rayon lumineux de tes faveurs, ô toi le Bien-faisant, l'éternel Dispensateur; que de ce grand arbre naissent des bourgeons qui verdiront et prospéreront par les dons qui pleuvent de tes nuages de grâce.
"En vérité, tu es le Généreux, en vérité tu es le Tout-Puissant, en vérité tu es le Compatissant, le Très-Miséricordieux."
('Abdu'l-Bahá, Sélections des Ecrits de 'Abdu'l-Bahá, pp. 118-119)

249. "Il est Dieu! O Seigneur incomparable! En ta suprême sagesse, Tu as enjoint aux humains de se marier, afin que leurs générations puissent se succéder en ce monde contingent et qu'a jamais, tant que durera le monde, elle puissent se consacrer au seuil de ton unité, en toute louange et adoration, en toute ferveur, servitude et vénération.

"Dieu n'a créé les esprits et les hommes que pour l'adorer."
"Aussi daigne unir, au ciel de ta miséricorde, ces deux oiseaux du nid de ton amour et fais d'eux des centres d'attraction de ton éternelle grâce afin que, de l'union de ces deux océans d'amour une vague de tendresse puisse surgir et amener aux rivages de la vie, les perles d'une pure et belle postérité.

"Il a donné libre cours à deux océans pour qu'ils se rejoignent. "Entre eux il est une limite qu'ils ne doivent pas dépasser. Lequel des bienfaits de Dieu refuserez-vous! De chacun d'eux Il fait sortir de grosses et de petites perles."
"O Toi, Seigneur bienveillant! Fais que de cette union naissent des perles et de précieux coraux.
"Tu es véritablement le Tout-Puissant, le Plus Grand, Celui qui éternellement pardonne."
('Abdu'l-Bahá, Prières bahá'íes, pp. 146-147)

250. "O Dieu! Ta servante T'invoque, elle met en toi sa confiance, elle se tourne vers toi. T'implorant de déverser sur elle ta céleste munificence, de lui révéler tes mystères spirituels et de projeter sur elle les lumières de ta divinité.

"O mon Seigneur! Fais que les yeux de mon mari voient! Réjouis son cœur de la lumière qui éclaire la connaissance de ta personne, attire son esprit vers ta lumineuse beauté, réjouis son esprit en lui révélant tes splendeurs manifestes.
"O mon Seigneur! Lève le voile qui masque son regard. Fais pleuvoir sur lui tes munificences, enivre-le du vin de l'amour pour toi, fais de lui l'un de tes anges, dont les pieds foulent cette terre alors que l'âme s'élève vers les cieux. Fais qu'il devienne une lampe lumineuse diffusant la lumière de ta sagesse au milieu de ton peuple.

"Tu es, en vérité, le Précieux, l'éternel Bienfaisant, le Généreux."
('Abdu'l-Bahá, Sélections des Ecrits de 'Abdu'l-Bahá, p. 120)


Bibliographie

Bahá'u'lláh et l'ère nouvelle
Certificat de mariage bahá'í
Compilation des extraits des écrits de Bahá'u'lláh
Leçons de Saint Jean d'Acre
Livre de la Certitude
Nouveau jardin
Paroles de Dieu
Pouvoir de l'assistance divine
Principes de l'administration bahá'í
Prisonnier de Saint Jean d'Acre
Secret de la civilisation divine
Sé1ections des Ecrits de 'Abdu'l-Bahá
Synopsis et codification des lois et ordonnances du Kitáb-i-Aqdas

Tous ces ouvrages peuvent être commandés à la Maison d'Editions Bahá'íes
205 rue du Trône, 1050 Bruxelles, ou aux Assemblées Spirituelles Nationales des pays francophones

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Source: Bahá'í Library Online (bahai-library.com), curated by Jonah Winters. Used by permission of the curator. Original citation: (unknown), Baha'i Marriage and Family Life, bahai-library.com.
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B aháí
M arriage
and
Family Life

Selections
from the Writinss
of the
Bahà’i Faith

Bahà’i Publishing Trust
Wilmette, Illinois 60091
Originally published by the National Spiritual Assembly
of the Bahd’is o f Canada, 1983

Copyright © 1983
by the National Spiritual Assembly o f the Bahd’is o f Canada
All rights reserved.

Reprinted by permission in 1997 by the
U.S. Baha’i Publishing Trust,
Wilmette, IL 60091-2844

Printed in the United States o f America

00 99 98 97 4 3 2 1

Library o f Congress Cataloging-in-Publication Data

Baha’i marriage and family life : selections from the writings o f the
Baha’i Faith.
p. cm.
Originally published: Thornhill, Ont., Canada : National Spiritual
Assembly of the Bahd’is o f Canada, 1983.
Includes bibliographical references.
ISBN 0-87743-258-9
1. Marriage— Religious aspects— Bahai Faith. 2. Bahai Faith—
Doctrines. 3. Family— Religious aspects— Bahai faith.
BP388.M37B34 1997
297.9’3 4 4 l— dc21
97-60
CIP
Table o f Contents

Introduction.... ............................................................................................... vii

I. The Institution o f Marriage
A. Law of Marriage.................................................................................. 3
B. Commitments and Responsibilities................................................... 4
C. The Marriage Ceremony.................................................................... 6
D. Marriage as the Basis of Unity............................................................ 8
E. Attitude Towards Divorce................... 10
E Sex in Marriage.................... *.............................................................. 15

II. Preparation for Marriage
A. Self-Knowledge..... ............... .............................................................. 17
B. Choosing a Marriage Partner.............................................................. 18
C. Chastity ........................ 22
D. Parental C onsent................................................................................... 24
E. Engagement............. 28

III. Family Life
A. Love and U nity..................................................................................... 31
B. Communication.................................................................................... 36
C. Tests and Difficulties.............................................................................39
D. Equality of Men and W om en..............................................................46
E. Education of Children......................................................................... 48
F. Relationships within the Family...........................................................54
G. D eath..................................................................................................... 63
H. Work and Finances................................................................................65
I. Hospitality.............................................................................................68
J. Relationship with Bahà’i Institutions and Community...................... 70
K. Family Life and Bahà’i Service..............................................................75
L. Prayers.................................................................................................... 79
Introduction
All óf the institutions of the Bahà’i Faith were established so that love
and unity would have means of expression in the life of human society.
This is especially true of the institution of marriage, which BaháVlláh
called a “fortress for well-being,” and which is the foundation of family
life.
Nothing is more delightful than to visualize ourselves as entering
into a relationship which ‘Abdu 1-Bahá describes as “mutual attraction
of mind and heart,” “a tie that will endure forever,” enabling us to be­
come “loving companions and comrades,” and “at one with each other
for time and eternity.” The question is not: “Is this what I want?” The
question is: “Have we developed the qualities of character which will
make it possible to build such a relationship?”
This compilation is designed to help us prepare for marriage, to
assist those of us already married, and to improve our family life. It is
also intended to assist Bahà’i Spiritual Assemblies in their educational
and counseling responsibilities.
Two compilations from the Bahà’i teachings on “Discouraging
Divorce” and “Family Life,” sent to National Spiritual Assemblies by
the Universal House of Justice, have been incorporated into this collec­
tion. Additional passages have been selected for their capacity to shed
further light on the terms and concepts referred to in the guidance spe­
cifically related to Bahai marriage and family life.
What greater joy is there than to love and to be loved, and to raise
a family distinguished for its unity and harmony? What effort is too
great, what discipline too strenuous for the reward of such a joy?

Warmest Bahà’i love,
NATIONAL SPIRITUAL ASSEMBLY
OF THE BAHÁ1S OF CANADA

vii
B a h á í Marriage
an d Family Life
I. THE INSTITUTION OF MARRIAGE

A , Law o f Marriage________________________________

1. “And when He desired to manifest grace and beneficence to
men, and to set the world in order. He revealed observances and created
laws; among them He established the law of marriage, made it as a
fortress for well-being and salvation, and enjoined it upon us in that
which was sent down out of the heaven of sanctity in His Most Holy
Book. He saith, great is His glory; ‘Enter into wedlock, O people, that
ye may bring forth one who will make mention of Me and My servants.
This is My bidding unto you; hold fast to it as an assistance to yourselves.’”
(Bahà’u’ilàh, U.S. 1982, p. 187)

2. “The pious deeds of the monks and priests among the followers
of the Spirit— upon Him be the peace of God— are remembered in His
presence. In this Day, however, let them give up the life of seclusion and
direct their steps towards the open world and busy themselves with that

4 BAHÁ’1 MARRIAGE AND FAMILY LIFE

which will profit themselves and others. We have granted them leave to
enter into wedlock that they may bring forth one who will make men­
tion of God, the Lord of the seen and the unseen, the Lord of the Ex­
alted Throne.”
(BaháVlláh, Tablets o f Bahâ’u'llâh, p. 24)

3. “Regarding the question of matrimony: Know thou that the
command of marriage is eternal. It will never be changed nor altered.
This is divine creation and there is not the slightest possibility that change
or alteration affect this divine creation (marriage).”
(‘Abdu 1-Bahá, Tablets o f Abdul-Baha Abbas, Vol. II, p. 474)

4. “O f course, under normal circumstances, every person should
consider it his moral duty to marry. And this is what Bahďulláh has
encouraged the believers to do. But marriage is by no means an obliga­
tion. In the last resort it is for the individual to decide whether he wishes
to lead a family life or live in a state of celibacy.”
(Shoghi Effendi, from a letter dated May 3, 1936, to an individual believer)

5. “It should, moreover, be borne in mind that although to be
married is highly desirable, and BaháVlláh has strongly recommended
it, it is not the central purpose of life. If a person has to wait a consider­
able period before finding a spouse, or if ultimately, he or she must
remain single, it does not mean that he or she is thereby unable to fulfill
his or her life’s purpose.”
(Universal House o f Justice, Messages from the Universal
House o f Justice, 1963-1986, 126.9)

B, Commitments and Responsibilities______________

6. “Bahà’i marriage is the commitment of the two parties one to
the other, and their mutual attachment of mind and heart. Each must,
however, exercise the utmost care to become thoroughly acquainted with
the character of the other, that the binding covenant between them may
be a tie that will endure forever. Their purpose must be this: to become
THE INSTITUTION OF MARRIAGE 5

loving companions and comrades and at one with each other for time
and eternity...
“The true marriage of Bahà’is is this, that husband and wife should
be united both physically and spiritually, that they may ever improve
the spiritual life of each other, and may enjoy everlasting unity through­
out all the worlds of God. This is Bahd’i marriage.”
(‘A bdul- Bahá, Selectionsfrom the Writings o f A
‘ bdul-Bahá, 86.1-2)

7. “O ye two believers in God! The Lord, peerless is He, hath
made woman and man to abide with each other in the closest compan­
ionship, and to be even as a single soul. They are two helpmates, two
intimate friends, who should be concerned about the welfare of each
other.
“If they live thus, they will pass through this world with perfect
contentment, bliss, and peace of heart, and become the object of divine
grace and favor in the Kingdom of heaven. But if they do other than
this they will live out their lives in great bitterness, longing at every
moment for death, and will be shamefaced in the heavenly realm.
“Strive, then, to abide, heart and soul with each other as two doves
in the nest, for this is to be blessed in both worlds.”
(Abdul-Bahá, Selectionsfrom the Writings o f A
‘ bdul-Bahá, 92.1-3)

8 . “O ye my two beloved children! The news of your union, as
soon as it reached me, imparted infinite joy and gratitude. Praise be to
God, those two faithful birds have sought shelter in one nest. I beseech
God that He may enable them to raise an honored family, for the impor­
tance of marriage lieth in the bringing up of a richly blessed family, so
that with entire gladness they may, even as candles, illuminate the world.
For the enlightenment of the world dependeth upon the existence of
man. If man did not exist in this world, it would have been like a tree
without fruit. My hope is that you both may become even as one tree,
and may, through the outpourings of the cloud of loving-kindness, ac­
quire freshness and charm, and may blossom and yield fruit, so that
your line may eternally endure.
“Upon ye be the Glory of the Most Glorious.”
(Abdu 1-Bahá, Selections from the Writings o f A
‘ bdul-Bahá, 88.1-2)
6 BAHAI MAH HI A(. I ANIH AMU Y I II I

9. . . it is cnjoinrd upon ili» I . h I k i .nul mother, as a duty, to
strive with all effort to train the duughiri and the son, to nurse them
from the breast oi knowledge and i<> teat them in the bosom o f sciences
and arts. Should they neglect this matter, they shall be held responsible
and worthy o f reproach in the present e of the stern Lord.”
(‘A bdul-Bahá, Selections from the Writings o f Abdul-Bahd, 98.2)

10. “There is nothing in the Sacred Writings specifically on the
subjects o f birth control, abortion or sterilization, but BaháVlláh did
state that the primary purpose o f marriage was the procreation o f chil­
dren, and it is to this primary purpose that the beloved Guardian alludes
in many o f the letters which are quoted in the compilation. This does
not imply that a couple are obliged to have as many children as they
can; the Guardians secretary clearly stated on his behalf, in answer to an
enquiry, that it was for the husband and wife to decide how many chil­
dren they would have. A decision to have no children at all would vitiate
the primary purpose o f marriage unless, o f course, there were some
medical reason why such a decision would be required.”
(Universal House o f Justice, from a letter dated January 28, 1977,
to an individual believer)

C. The Marriage Cerem ony

11. “It is incumbent upon both parties to recite a specifically re­
vealed verse indicating their being content with the will o f God.”
{Synopsis and Codification o f the Laws and Ordinances o f the Kitáb-i-Aqdas, p. 40)

12. “The specifically revealed verse is, ‘We will all, verily, abide by
the Will o f God.’”
(Synopsis and Codification o f the Laws and Ordinances o f the Kitáb-i-Aqdas, p. 59)

13. “. . . Bahà’i marriages should be referred to Assemblies to
officiate.”
(Shoghi Effendi, from a letter dated June 23, 1950,
written on his behalf to the National Spiritual Assembly o f Canada)
THE INSTITUTION OF MARRIAGE 7

14. “The ceremony itself must be very simple.”
(Shoghi EfFendi, quoted in Principles o f Bahá7 Administration, p. 13)

15. “Bahd’i marriage should at present not be pressed into any
kind o f a uniform mold. What is absolutely essential is what BaháVlláh
stipulated in the Aqdas: the friends can add to these selected writings if
they please— but the so-called ‘Marriage Tablet* (revealed by ‘Abdu’l-
Bahá) is not a necessary part o f every Bahà’i marriage.”
(Shoghi EfFendi, quoted in Principles o f Bahá / Administration, p. 14)

16. “In cases where there is more than one ceremony, the Bahá*í
service and the other civil or religious ceremony must be performed on
the same day.”
(Shoghi EfFendi, From a letter dated June 20, 1940,
to the National Spiritual Assembly oř Australia and New Zealand)

17. “As to the holding o f the Bahá*í and civil ceremonies on the
same day, as consummation o f the marriage should not take place until
both ceremonies have been held, a night should not intervene between
the two ceremonies.”
(Universal House o f Justice, from a letter dated April 23, 1971,
to the National Spiritual Assembly o f the United States)

18. “. . . The bride and groom, before two witnesses, must state:
‘We will all, verily, abide by the Will o f God.* These two witnesses may
be chosen by the couple or by the Spiritual Assembly, but must in any
case be acceptable to the Assembly.”
(Universal House o f Justice, from a letter dated August 8, 1969,
to the National Spiritual Assembly o f the United States)

19. “The consummation o f marriage by a couple is, as you aptly
state, an intimate and private matter outside the scrutiny o f others. While
consummation normally implies a sexual relationship, the Bahá*í law
requiring consummation to take place within twenty-four hours o f the
8 BAHÀ’Î MARRIAGE A N D FAMILY LIFE

ceremony can be considered as fulfilled if the couple has commenced
cohabitation with the intention o f setting up the family relationship.”
(Universal House o f Justice, from a letter dated July 28, 1978,
to an individual believer)

2 0 . . . persons wishing to marry after they become Bahà’is must
have a Bahd’i ceremony and are indeed not regarded as married unless
they have met the requirements o f Bahd’i law.”
(Universal House o f Justice, from a letter dated May 22, 1967,
to the National Spiritual Assembly o f the United States)

21. “. . . as the Guardian says, ‘Bahai marriage is something you
perform when you are going to be united for the first time, not long after
the union takes place.’ If, however, such a couple would like to have a
meeting o f their friends at which Bahà’i prayers and readings are said on
behalf o f their marriage now that they are Bahà’is, there is no objection
to their doing so, although it must be understood that this does not
constitute a Bahà’i marriage ceremony.”
(Universal House o f Justice, from a letter dated June 23, 1969,
to the National Spiritual Assembly o f Peru)

D. Marriage as the Basis o f Unity___________________

22. “The Great Being saith: O ye children o f men! The funda­
mental purpose animating the Faith o f God and His Religion is to safe­
guard the interests and promote the unity o f the human race, and to
foster the spirit o f love and fellowship amongst men.”
(Baha ulláh, Gleanings from the Writings o f Bahâ'ullâk, p. 213)

23. “. . . Verily they are married in obedience to Thy command.
Cause them to become the signs o f harmony and unity until the end o f
time. Verily Thou art the Omnipotent, the Omnipresent and the Al­
mighty!”
(‘A bdul-Bahá, Bahcl'l I*rayers, U.S. 1982, p. 107)
THE INSTITUTIO N OF MARRIAGE 9

24. “From separation doth every kind o f hurt and harm proceed,
but the union o f created things doth ever yield most laudable results.
From the pairing o f even the smallest particles in the world o f being are
the grace and bounty o f God made manifest; and the higher the degree,
the more momentous is the union. ‘Glory be to Him W ho hath created
all the pairs, o f such things as earth produceth, and out o f men them­
selves, and o f things beyond their ken.5 And above all other unions is
that between human beings, especially when it cometh to pass in the
love o f God. Thus is the primal oneness made to appear; thus is laid the
foundation o f love in the spirit.”
(‘Abdul-Bahá, Selections from the Writings o f Abdul-Bahá, 87.2)

25. “Marriage, among the mass o f the people, is a physical bond,
and this union can only be temporary, since it is foredoomed to a physi­
cal separation at the close.
“Among the people o f Bahá, however, marriage must be a union
o f the body and o f the spirit as well, for here both husband and wife are
aglow with the same wine, both are enamored o f the same matchless
Face, both live and move through the same spirit, both are illumined by
the same glory. This connection between them is a spiritual one, hence
it is a bond that will abide forever. Likewise do they enjoy strong and
lasting ties in the physical world as well, for if the marriage is based both
on the spirit and the body, that union is a true one, hence it will endure.
If, however, the bond is physical and nothing more, it is sure to be only
temporary, and must inexorably end in separation.
“When, therefore, the people o f Bahá undertake to marry, the
union must be a true relationship, a spiritual coming together as well as
a physical one, so that throughout every phase o f life, and in all the
worlds o f God, their union will endure; for this real oneness is a gleam­
ing out o f the love o f God.
“In the same way, when any souls grow to be true believers, they
will attain a spiritual relationship with one another, and show forth a
tenderness which is not o f this world. They will, all o f them, become
elated from a draught o f divine love, and that union o f theirs, that con­
nection, will also abide forever. Souls, that is, who will consign their
own selves to oblivion, strip from themselves the defects o f humankind,
10 BAHÁ1 MARRIAGE AN D FAMILY LIFE

and unchain themselves from human bondage, will beyond any doubt
be illumined with the heavenly splendors o f oneness, and will all attain
unto real union in the world that dieth not.”
(Abdul-Bahá, Selectionsfrom the Writings o f Abdul-Bahá, 84.2-5)

26. “As to thy question concerning the husband and wife, the tie
between them and the children given to them by God: Know thou,
verily, the husband is one who hath sincerely turned unto God, is awak­
ened by the call o f the Beauty o f the All-Glorious and chanteth the
verses o f Oneness in the great assemblies; the wife is a being who wisheth
to be overflowing with and seeketh after the attributes o f God and His
names; and the tie between them is none other than the Word o f God.
Verily, it causeth the multitudes to assemble together and the remote
ones to be united. Thus the husband and wife are brought into affinity,
are united and harmonized, even as though they were one person.
Through their mutual union, companionship and love great results are
produced in the world, both material and spiritual. The spiritual result
is the appearance o f divine bounties. The material result is the children
who are born in the cradle o f the love o f God, who are nurtured by the
breast o f the knowledge o f God, who are brought up in the bosom o f
the gift o f God, and who are fostered in the lap o f the training o f God.
Such children are those o f whom it was said by Christ, ‘Verily, they are
the children o f the Kingdom!’”
(‘A bdul-Bahá, Tablets o f Abdul-Baha Abbas, Vol. Ill, pp. 60 5 -6 0 6 )

E. A ttitu d e Towards Divorce

27. “God doth verily love union and concord, and abhorreth sepa­
ration and divorce.”
(Bahá’ulláh, quoted in a compilation dated January 18, 1980,
sent by the Universal House o f Justice to National Spiritual Assemblies)

28. “Now the friends in America must live and conduct them­
selves in this way. They must strictly refrain from divorce unless some­
thing ariseth which compelled! them to separate because o f their aver-
THE INSTITUTIO N OF MARRIAGE 11

sion for each other, in that case with the knowledge o f the Spiritual
Assembly they may decide to separate. They must then be patient and
wait one complete year. If during this year harmony is not re-established
between them, then divorce may be realized. It should not happen that
upon the occurrence o f a slight friction or displeasure between husband
and wife, the husband would think o f union with some other woman,
or God forbid, the wife also think o f another husband. This is contrary
to the standard o f heavenly value and true chastity. The friends o f God
must so live and conduct themselves, and evince such excellence o f char­
acter and conduct, as to make others astonished. The love between hus­
band and wife should not be purely physical, nay rather it must be spiri­
tual and heavenly. These two souls should be considered as one soul.
How difficult it would be to divide a single soul! Nay, greater would be
the difficulty.
“In short, the foundation o f the Kingdom o f God is based upon
harmony and love, oneness, relationship and union, not upon differences,
especially between husband and wife. If one o f these two become the
cause o f divorce, that one will unquestionably fall into great difficulties,
will become the victim o f formidable calamities and experience deep
remorse.”
CAbdu 1-Bahá, quoted in a compilation dated January 18, 1980,
sent by the Universal House o f Justice to National Spiritual Assemblies)

29. “The situation facing you is admittedly difficult and delicate,
but no less grave and indeed vital are the responsibilities which it entails
and which, as a faithful and loyal believer, you should conscientiously
and thoroughly assume. The Guardian, therefore, while fully alive to
the special circumstances o f your case, and however profound his sym­
pathy may be for you in this challenging issue with which you are so
sadly faced, cannot, in view o f the emphatic injunctions contained in
the Teachings, either sanction your demand to contract a second mar­
riage while your first wife is still alive and is united with you in the
sacred bonds o f matrimony, or even suggest or approve that you divorce
her just in order to be permitted to marry a new one.
“For the Bahà’i Teachings do not only preclude the possibility o f
bigamy, but also, while permitting divorce, consider it a reprehensible
12 BAHÂ’f m a r r i a g e a n d f a m il y l if e

act, which should be resorted to only in exceptional circumstances, and
when grave issues are involved, transcending such . . . considerations as
physical attraction or sexual compatibility and harmony. The institu­
tion o f marriage, as established by BaháVlláh, while giving due impor­
tance to the physical aspect o f marital union considers it as subordinate
to the moral and spiritual purposes and functions with which it has
been invested by an all-wise and loving Providence. Only when these
different values are given each their due importance, and only on the
basis o f the subordination o f the physical to the moral, and the carnal to
the spiritual can such excesses and laxity in marital relations as our deca­
dent age is so sadly witnessing be avoided, and family life be restored to
its original purity, and fulfill the true function for which it has been
instituted by God.
“The Guardian will most fervently pray that, inspired and guided
by such divine standard, and strengthened by Bahďu lláhs unfailing as­
sistance and confirmations, you may be able to satisfactorily adjust your
relations with the persons concerned, and thus reach the one right solu­
tion for this assuredly challenging problem o f your life.”
(Shoghi EfFendi, from a letter dated May 8, 1939, written on his behalf
to a believer who, having married his first wife out of compassion, now wished
to be permitted to marry a woman with whom he had fallen in love,
saying that his wife was agreeable to his taking this second wife.)

3 0 . “Regarding divorce, the Guardian stated that it is discouraged,
deprecated and against the good pleasure o f God. The Assembly must
circulate among the friends whatever has been revealed from the Pen o f
‘A bdu 1-Bahá in this connection so that all may be fully reminded. D i­
vorce is conditional upon the approval and permission o f the Spiritual
Assembly. The members o f the Assembly must in such matters indepen­
dently and carefully study and investigate each case. If there should be
valid grounds for divorce and it is found that reconciliation is utterly
impossible, that antipathy is intense and its removal is not possible,
then the Assembly may approve the divorce.”
(Shoghi EfFendi, from a letter dated July 7, 1938,
to the National Spiritual Assembly o f Iran)

31. “Shoghi EfFendi wishes me to add this note in connection with
your marriage; he does not feel that any believer, under any circum-
THE INSTITUTION OF MARRIAGE 13

stances whatsoever, can ever use the Cause or service to it as a reason for
abandoning their marriage; divorce, as we know it, is very strongly con­
demned by BaháVlláh, and only grounds o f extreme gravity justify it.”
(Shoghi Effendi, from a letter dated April 7, 1947,
written on his behalf to an individual believer)

32. “Wherever there is a Bahà’i family, those concerned should by
all means do all they can to preserve it, because divorce is strongly con­
demned in the Teachings, whereas harmony, unity and love are held up
as the highest ideals in human relationships. This must always apply to
the Bahà’is, whether they are serving in the pioneering field or not.”
(Shoghi Effendi, from a letter dated November 9, 1956,
written on his behalf to the National Spiritual Assembly o f Central America)

33. “He wishes me to tell you that he regrets extremely the sorrow
that has come into your life, and that he agrees with all you have stated
in general on the subject o f divorce.
“There is no doubt about it that the believers in America, prob­
ably unconsciously influenced by the extremely lax morals prevalent and
the flippant attitude towards divorce which seems to be increasingly pre­
vailing, do not take divorce seriously enough and do not seem to grasp
the fact that although BaháVlláh has permitted it, He has only permit­
ted it as a last resort and strongly condemns it.
“The presence o f children, as a factor in divorce, cannot be ig­
nored, for surely it places an even greater weight o f moral responsibility
on the man and wife in considering such a step. Divorce under such
circumstances no longer just concerns them and their desires and feel­
ings but also concerns the childrens entire future and their own attitude
towards marriage.”
(Shoghi Effendi, from a letter dated December 19, 1947,
written on his behalf to an individual believer)

3 4 . “Divorce should be avoided most strictly by the believers, and
only under rare and urgent circumstances be resorted to. Modern soci­
ety is criminally lax as to the sacred nature o f marriage, and the believers
must combat this trend assiduously.”
(Shoghi Effendi, from a letter dated January 5, 1948,
written on his behalf to an individual believer)
14 BAHÁ1 MARRIAGE A ND FAMILY LIFE

35. “He was very sorry to hear that you are contemplating separa­
tion from your husband. As you no doubt know, Bahďu lláh considers
the marriage bond very sacred; and only under very exceptional and
unbearable circumstances is divorce advisable for Bahd’is.
“The Guardian does not tell you that you must not divorce your
husband; but he does urge you to consider prayerfully, not only because
you are a believer and anxious to obey the laws o f God, but also for the
sake o f the happiness o f your children, whether it is not possible for you
to rise above the limitations you have felt in your marriage hitherto, and
make a go o f it together.
“We often feel that our happiness lies in a certain direction; and
yet, if we have to pay too heavy a price for it in the end we may discover
that we have not really purchased either freedom or happiness, but just
some new situation o f frustration and disillusion.”
(Shoghi Effendi, from a letter dated April 5, 1951,
written on his behalf to an individual believer)

36. “He was very sorry to hear that you and your husband are still
so unhappy together. It is always a source o f sorrow in life when married
people cannot get on well together, but the Guardian feels that you and
your husband, in contemplating divorce, should think o f the future o f
your children and how this major step on your part will influence their
lives and happiness.
“If you feel the need o f advice and consultation he suggests you
consult your local Assembly; your fellow Bahd’is will surely do all they
can to counsel and help you, protect your interests and those o f the
Cause.”
(Shoghi Effendi, from a letter dated November 16, 1945,
written on his behalf to an individual believer)

37. “Marriage is, in the Aqdas, set forth as a most sacred and bind­
ing tie, and the Bahd’is should realize that divorce is viewed as a last
resort, to be avoided at all costs if possible and not to be lightly granted.”
(Shoghi Effendi, from a letter dated October 17,1944,
written on his behalf to an individual believer)
TH E INSTITUTION OF MARRIAGE 15

F. Sex in Marriage

3 8 . .. Enter ye into wedlock, that after you another may arise in
your stead. We, verily, have forbidden you lechery, and not that which is
conducive to fidelity. .
(BaháVlláh, Epistle to the Son o f the Wolf p. 49)

39. “‘Enter into wedlock, O people, that ye may bring forth one
who will make mention o f Me amid My servants. This is my bidding
unto you; hold fast to it as an assistance to yourselves/”
(BaháVlláh, Bahá VPrayers, U.S. 1982, p. 105)

4 0 . “Wherefore, wed Thou in the heaven o f Thy mercy these two
birds o f the nest o f Thy love, and make them the means o f attracting
perpetual grace: that from the union o f these two seas o f love a wave o f
tenderness may surge and cast the pearls o f pure and goodly issue on the
shore o f life.”
(‘A bdul-Bahá, Bahai Prayers, U.S. 1982, p. 188)

41. “BaháVlláh has urged marriage upon all people as the natural
and rightful way o f life. He has also, however, placed strong emphasis
on its spiritual nature, which, while in no way precluding a normal physi­
cal way o f life, is the most essential aspect o f marriage. That two people
should live their lives in love and harmony is o f far greater importance
than that they should be consumed with passion for each other. The one
is a great rock o f strength on which to lean in time o f need; the other is
a purely temporary thing which may at any time die out.”
(Shoghi EfFendi, from a letter dated January 20, 1943,
written on his behalf to an individual believer)

4 2 . “The Bahà’i Faith recognizes the value o f the sex impulse, but
condemns its illegitimate and improper expressions such as free love,
companionate marriage and others, all o f which it considers positively
harmful to man and to the society in which he lives. The proper use o f
the sex instinct is the natural right o f every individual, and it is precisely
for this very purpose that the institution o f marriage has been estab-
16 BAHÁ1 MARRIAGE A N D FAMILY LIFE

lished. The Bahà’is do not believe in the suppression o f the sex impulse
but in its regulation and control.”
(Shoghi EfFendi, from a letter dated September 5, 1938,
written on his behalf to an individual believer)

43. “The question you raise as to the place in ones life that a deep
bond o f love with someone we meet other than our husband or wife can
have is easily defined in view o f the teachings. Chastity implies both
before and after marriage an unsullied, chaste sex life. Before marriage
absolutely chaste, after marriage absolutely faithful to ones chosen com­
panion. Faithful in all sexual acts, faithful in word and in deed.
“The world today is submerged, amongst other things, in an over­
exaggeration o f the importance o f physical love, and a dearth o f spiri­
tual values. In as far as possible the believers should try to realize this
and rise above the level o f their fellow-men who are, typical o f all deca­
dent periods in history, placing so much over-emphasis on the purely
physical side o f mating. Outside o f their normal, legitimate married life
they should seek to establish bonds o f comradeship and love which are
eternal and founded on the spiritual life o f man, not on his physical life.
This is one o f the many fields in which it is incumbent on the Bahd’is to
set the example and lead the way to a true human standard o f life, when
the soul o f man is exalted and his body but the tool for his enlightened
spirit. Needless to say this does not preclude the living o f a perfectly
normal sex life in its legitimate channel o f marriage.”
(Shoghi EfFendi, From a letter dated September 28, 1941,
written on his behalF to an individual believer)
IL PREPARATION FOR MARRIAGE

A . Self-Knowledge_______________________________

4 4 . “O My servants! Could ye apprehend with what wonders o f
My munificence and bounty I have willed to entrust your souls, ye would,
o f a truth, rid yourselves o f attachment to all created things, and would
gain a true knowledge o f your own selves— a knowledge which is the
same as the comprehension o f Mine own Being. Ye would find your­
selves independent o f all else but Me, and would perceive, with your
inner and outer eye, and as manifest as the revelation o f My effulgent
Name, the seas o f My loving-kindness and bounty moving within you.”
(BaháVlláh, Gleanings from the Writings o f BaháVlláh, pp. 326-327)

4 5 . “Far, far from Thy glory be what mortal man can affirm o f
Thee, or attribute unto Thee, or the praise with which he can glorify
Thee! Whatever duty Thou hast prescribed unto Thy servants o f extol­
ling to the utmost Thy majesty and glory is but a token o f Thy grace

18 BAHÀ’f MARRIAGE A N D FAMILY LIFE

unto them, that they may be enabled to ascend unto the station con­
ferred upon their own inmost being, the station o f the knowledge o f
their own selves.”
(BaháVlláh, Gleanings from the Writings o f BaháVlláh, pp. 4 -5 )

4 6 . . . man should know his own self, and recognize that which
leadeth unto loftiness or lowliness, glory or abasement, wealth or pov­
erty.”
(BaháVlláh, Tablets o f BaháVlláh, p. 35)

B. Choosing a Marriage Partner____________________

4 7 . “O SO N OF SPIRIT!
WI created thee rich, why dost thou bring thyself down to poverty?
Noble I made thee, wherewith dost thou abase thyself? O ut o f the es­
sence o f knowledge I gave thee being, why seekest thou enlightenment
from anyone beside Me? Out o f the clay o f love I molded thee, how
dost thou busy thyself with another? Turn thy sight unto thyself, that
thou mayest find Me standing within thee, mighty, powerful and selfsubsisting.”
(BaháVlláh, The Hidden Words, pp. 6 -7 )

4 8 . “Disencumber yourselves o f all attachment to this world and
the vanities thereof. Beware that ye approach them not, inasmuch as
they prompt you to walk after your own lusts and covetous desires, and
hinder you from entering the straight and glorious Path.”
(BaháVlláh, Gleanings from the Writings o f Bahďulláh, p. 276)

4 9 . “O SO N OF BEING!
“Bring thyself to account each day ere thou art summoned to a
reckoning; for death, unheralded, shall come upon thee and thou shalt
be called to give account for thy deeds.”
(BaháVlláh, p. 11)
PREPARATION FOR MARRIAGE 19

50. “O MY SON!”
“The company o f the ungodly increaseth sorrow, whilst fellow­
ship with the righteous cleanseth the rust from off the heart. He that
seeketh to commune with God, let him betake himself to the compan­
ionship o f His loved ones; and he that desireth to hearken to the word
o f God, let him give ear to the words o f His chosen ones.”
(BaháVlláh, The Hidden Words, p. 42)

51. “Consultation bestoweth greater awareness and transmuteth
conjecture into certitude. It is a shining light which, in a dark world,
leadeth the way and guideth. For everything there is and will continue
to be a station o f perfection and maturity. The maturity o f the gift o f
understanding is made manifest through consultation.”
(BaháVlláh, quoted in Consultation: A Compilation, no. 3)

52. “Now speak forth with fairness. Do not misrepresent the mat­
ter, neither to thyself nor to the people.”
(lAbdu’l-Bahá, Tablets o f Abdul-Baha Abbas, Vol. I, p. 43)

53. “As for the question regarding marriage under the Law o f God:
first thou must choose one who is pleasing to thee, and then the matter
is subject to the consent o f father and mother. Before thou makest thy
choice, they have no right to interfere.”
(‘A bdul-Bahá, Selectionsfrom the Writings o f Abdul-Bahá, 83.1)

5 4 . “The love which exists between the hearts o f believers is
prompted by the ideal o f the unity o f spirits. This love is attained through
the knowledge o f God, so that men see the Divine Love reflected in the
heart. Each sees in the other the Beauty o f God reflected in the soul,
and finding this point o f similarity, they are attracted to one another in
love. This love will make all men the waves o f one sea, this love will
make them all the stars o f one heaven and the fruits o f one tree. This
love will bring the realization o f true accord, the foundation o f real
unity.
“But the love which sometimes exists between friends is not (true)
love, because it is subject to transmutation; this is merely fascination. As
20 BAHÀ’Î MARRIAGE A N D FAMILY LIFE

the breeze blows, the slender trees yield. If the wind is in the East the
tree leans to the West, and if the wind turns to the West the tree leans to
the East. This kind o f love is originated by the accidental conditions o f
life. This is not love, it is merely acquaintanceship; it is subject to change.
“Today you will see two souls apparently in close friendship; to­
morrow all this may be changed. Yesterday they were ready to die for
one another, today they shun one another’s society! This is not love; it is
the yielding o f the hearts to the accidents o f life. When that which has
caused this ‘love’ to exist passes, the love passes also; this is not in reality
love.”
(‘Abdu 1-Bahá, Paris Talks, 59.7-9)

55. “O thou son o f the Kingdom! If one possesses the love o f
God, everything that he undertakes is useful, but if the undertaking is
without the love o f God, then it is hurtful and the cause o f veiling one’s
self from the Lord o f the Kingdom. But with the love o f God every
bitterness is changed into sweetness and every gift becometh precious.
For instance, a musical and melodious voice imparteth life to an at­
tracted heart but lureth toward lust those souls who are engulfed in
passion and desire.”
(‘A bdul-Bahá, quoted in Bahá VWorld Faith, p. 366)

56. “It is extremely difficult to teach the individual and refine his
character once puberty is passed. By then, as experience hath shown,
even if every effort be exerted to modify some tendency o f his, it all
availeth nothing. He may, perhaps, improve somewhat today; but let a
few days pass and he forgetteth, and turneth backward to his habitual
condition and accustomed ways.”
(‘Abdu 1-Bahá, Selections from the Writings o f 'Abdiil-Bahâ, 111.7)

57. “But thou must submit to and rely upon God under all condi­
tions and He will bestow upon thee that which is conducive to thy well­
being. Verily He is the merciful and compassionate! For how many an
affair was involved in difficulty and then was straightened, and how
many a problem was solved by the permission o f God.”
(‘Abdu 1-Bahá, Tablets o f Abdul-Baha Abbas, Vol. I, p. 10)
PRÉPARATION FOR MARRIAGE 21

58. “If it be possible, gather together these two races, black and
white, into one Assembly, and put such love into their hearts that they
shall not only unite but even intermarry. Be sure that the result o f this
will abolish differences and disputes between black and white.”
(‘Abdu 1-Bahá, quoted in Bahá *i World Faith, p. 359)

59. .. we must reach a spiritual plane where God comes first and
great human passions are unable to turn us away from Him. All the time
we see people who either through the force o f hate or the passionate
attachment they have to another person, sacrifice principle or bar them­
selves from the Path o f God . . .
“We must love God, and in this state, a general love for all men
becomes possible. We cannot love each human being for himself, but
our feeling towards humanity should be motivated by our love for the
Father who created all men.”
(Shoghi Effendi, from a letter dated October 4, 1950,
written on his behalf to an individual believer)

6 0. “. . . your statement to the effect that the principle o f the
oneness o f mankind prevents any true Bahà’i from regarding race itself
as a bar to union is in complete accord with the Teachings o f the Faith
on this point. For both Bahd’u lldh and Abdu 1-Bahá never disapproved
the idea o f inter-racial marriage, nor discouraged it. The Bahd’i Teach­
ings, indeed, by their very nature transcend all limitations imposed by
race, and as such can and should never be identified with any particular
school o f racial philosophy.”
(Shoghi Effendi, from a letter dated January 27, 1935,
written on his behalf to the National Spiritual Assembly o f the United States
and Canada— BaháH News, no. 90, March 1935, p. 1)

61. “There is a difference between character and faith; it is often
very hard to accept this fact and put up with it, but the fact remains that
a person may believe in and love the Cause— even to being ready to die
for it— and yet not have a good personal character, or possess traits at
variance with the teachings. We should try to change, to let the Power
o f God help recreate us and make us true Bahá’is in deed as well as in
22 BAHA’I MARRIAGE AN D FAMILY LIFE

belief. But sometimes the process is slow, sometimes it never happens
because the individual does not try hard enough. But these things cause
us suffering and are a test to us . . . ”
(Shoghi EfFendi, from a letter dated October 17, 1944,
written on his behalf to an individual believer)

62. “A couple should study each others character and spend time
getting to know each other before they decide to marry, and when they
do marry it should be with the intention o f establishing an eternal bond.”
(Universal House o f Justice, from a letter dated
November 2, 1982, to an individual believer)

C. Chastity

6 3 . “We, verily, have decreed in Our Book a goodly and bountiful
reward to whosoever will turn away from wickedness and lead a chaste
and godly life. He, in truth, is the Great Giver, the All-Bountiful.”
(BaháVlláh, Gleanings from the Writings o f BaháVlláh, p. 117)

6 4 . “I implore Thee, O Thou Fashioner o f the nations and the
King o f eternity, to guard Thy handmaidens within the tabernacle o f
Thy chastity, and to cancel such o f their deeds as are unworthy o f Thy
days.”
(BaháVlláh, Prayers and Meditations, p. 231)

6 5 . “Purity and chastity have been, and still are, the most great
ornaments for the handmaidens o f God. God is My Witness! The bright­
ness o f the light o f chastity sheddeth its illumination upon the worlds
o f the spirit, and its fragrance is wafted even unto the Most Exalted
Paradise. God hath verily made chastity to be a crown for the heads o f
His handmaidens. Great is the blessedness o f that handmaiden that hath
attained unto this great station.”
(BaháVlláh, quoted in The Advent o f Divine Justice, p. 27)
PREPARATION FOR MARRIAGE 23

6 6 . “Say: He is not to be numbered with the people o f Bahá who
followeth his mundane desires, or fixeth his heart on things o f the earth
. . . if he met the fairest and most comely o f women, he would not feel
his heart seduced by the least shadow o f desire for her beauty. Such an
one, indeed, is the creation o f spotless chastity. Thus instructeth you
the Pen o f the Ancient o f Days, as bidden by your Lord, the Almighty,
the All-Bountiful.”
(BaháVlláh, Gleanings from the Writings o f BaháVlláh, p. 118)

67. “As this physical frame is the throne o f the inner temple, what­
ever occurs to the former is felt by the latter. In reality that which takes
delight in joy or is saddened by pain is the inner temple o f the body, not
the body itself. Since this physical body is the throne whereon the inner
temple is established, God hath ordained that the body be preserved to
the extent possible, so that nothing that causeth repugnance may be
experienced.”
(The Báb, Selectionsfrom the Writings o f the Báb, p. 95)

68. “Such a chaste and holy life, with its implications o f modesty,
purity, temperance, decency, and clean-mindedness, involves no less
than the exercise o f moderation in all that pertains to dress, language,
amusements, and all artistic and literary avocations. It demands daily
vigilance in the control o f ones carnal desires and corrupt inclinations.
It calls for the abandonment o f a frivolous conduct, with its excessive
attachment to trivial and often misdirected pleasures. It requires total
abstinence from all alcoholic drinks, from opium, and from similar habit­
forming drugs. It condemns the prostitution o f art and literature, the
practices o f nudism and o f companionate marriage, infidelity in marital
relationships, and all manner o f promiscuity, o f easy familiarity, and o f
sexual vices. It can tolerate no compromise with the theories, the stan­
dards, the habits, and the excesses o f a decadent age. Nay rather it seeks
to demonstrate, through the dynamic force o f its example, the perni­
cious character o f such theories, the falsity o f such standards, the hol­
lowness o f such claims, the perversity o f such habits, and the sacrile­
gious character o f such excesses.”
(Shoghi Effendi, The Advent o f Divine Justice, p. 25)
24 BAHÀ’Î MARRIAGE A N D FAMILY LIFE

6 9. “Concerning your question whether there are any legitimate
forms o f expression o f the sex instinct outside o f marriage; according to
the Bahà’i Teachings no sexual act can be considered lawful unless per­
formed between lawfully married persons. Outside o f marital life there
can be no lawful or healthy use o f the sex impulse. The Bahd’i youth
should, on the one hand, be taught the lesson o f self-control which,
when exercised, undoubtedly has a salutary effect on the development
o f character and o f personality in general, and on the other should be
advised, nay even encouraged, to contract marriage while still young
and in full possession o f their physical vigor. Economic factors, no doubt,
are often a serious hindrance to early marriage but in most cases are only
an excuse, and as such should not be over stressed.”
(Shoghi EfFendi, from a letter dated December 13, 1940,
to an individual believer)

D. Parental Consent

70. “Verily in the Book o f Bayan (the Bábs Revelation) the matter
is restricted to the consent o f both (bride and bridegroom). As we de­
sired to bring about love and friendship and the unity o f the people,
therefore We made it conditional upon the consent o f the parents also,
that enmity and ill-feeling might be avoided.”
(Bahà’u’ilàh, quoted in Bahaulldh and the New Era, p. 182)

71. “Marriage is conditioned on the consent o f both parties and
their parents, whether the woman be a maiden or not.”
(Synopsis and Codification o f the Laws and Ordinances
o f the Kitab-i-Aqdas, p. 39)

7 2 . “Bahďulláh has clearly stated the consent o f all living parents
is required for Bahà’i marriage. This applies whether the parents are
Bahà’is or non-Bahá’ís, divorced for years or not. This great law He has
laid down to strengthen the social fabric, to knit closer the ties o f the
home, to place a certain gratitude and respect in the hearts o f children
for those who have given them life and sent their souls out on the eternal
PREPARATION FOR MARRIAGE 25

journey towards their Creator. We Baha is must realize that in presentday society the exact opposite process is taking place: young people care
less and less for their parents’ wishes, divorce is considered a natural
right, and obtained on the flimsiest and most unwarrantable and shabby
pretexts. People separated from each other, especially if one o f them has
had full custody o f the children, are only too willing to belittle the im­
portance o f the partner in marriage also responsible as a parent for bring­
ing those children into this world. The Bahd’is must, through rigid ad­
herence to the Bahd’i laws and teachings, combat these corrosive forces
which are so rapidly destroying home life and the beauty o f family rela­
tionships, and tearing down the moral structure o f society.”
(Shoglii EfFendi, from a letter dated October 25, 1947, written on his behalf
to the National Spiritual Assembly o f the United States)

7 3 . “The validity o f a Bahd’i marriage is dependent upon the free
and full consent o f all four parents. The freedom o f the parents in the
exercise o f this right is unrestricted and unconditioned. They may refuse
their consent on any ground, and they are responsible for their decision
to God alone.”
(Shoghi EfFendi, from a letter dated March 19, 1938,
written on his behalf to an individual believer)

74. “It is surely a very unfortunate case when the parents and chil­
dren differ on some grave issues o f life such as marriage, but the best
way is not to flout each other’s opinion nor to discuss it in a charged
atmosphere but rather try to settle it in an amicable way.”
(Shoghi EfFendi, from a letter dated May 29, 1929,
written on his behalf to an individual believer)

75. “I notice that I have neglected to answer your question con­
cerning . . . consent to her daughter’s marriage: this must be given in
order to be a Bahd’i Marriage. Baha u’lldh requires this and makes no
provision about a parent changing his or her mind. So they are free to do
so. Once the written consent is given and the marriage takes place, the
parents have no right to interfere any more.”
(Shoghi EfFendi, Messages to Canada, p. 47)
26 BAHÂ’Î MARRIAGE A N D FAMILY LIFE

76. “We gain the impression from Mr. . . . s letter that he looks
upon the law requiring consent o f parents before marriage as a mere
administrative regulation, and does not realize that this is a law o f great
importance affecting the very foundations o f human society. Moreover,
he seems not to appreciate that in the Bahà’i Faith the spiritual and ad­
ministrative aspects are complementary and that the social laws o f the
Faith are as binding as the purely spiritual ones.”
(Universal House o f Justice, from a letter dated December 4, 1964,
to the National Spiritual Assembly o f North East Asia)

77. “It is perfectly true that Bahà’u’ilàh’s statement that the con­
sent o f all living parents is required for marriage places a grave responsi­
bility on each parent. When the parents are Bahà’is they should, o f
course act objectively in withholding or granting their approval. They
cannot evade this responsibility by merely acquiescing in their child’s
wish, nor should they be swayed by prejudice; but, whether they be
Bahà’i or non-Bahá’í, the parents’ decision is binding, whatever the rea­
son that may have motivated it. Children must recognize and under­
stand that this act o f consenting is the duty o f a parent. They must have
respect in their hearts for those who have given them life, and whose
good pleasure they must at all times strive to win.”
(Universal House o f Justice, from a letter dated February 1, 1968,
to the National Spiritual Assembly o f the United States)

78. “. . . consent o f parents must be obtained in all cases before
marriage can take place. Obedience to the laws o f Bahà’u’ilàh will nec­
essarily impose hardships in individual cases. N o one should expect,
upon becoming a Bahd’i, that his faith will not be tested, and to our
finite understanding o f such matters these tests may occasionally seem
unbearable. But we are aware o f the assurance which Bahà’u’ilàh Him ­
self has given the believers that they will never be called upon to meet a
test greater than their capacity to endure.”
(Universal House o f Justice, from a letter dated January 29, 1970,
to the National Spiritual Assembly o f the Hawaiian Islands)
PREPARATION FOR MARRIAGE 27

7 9 . .. Foster parents or relatives who may act in loco parentis are
not required by Bahà’i law to give their consent to the marriage o f the
children they raise although there is no objection to the children obtain­
ing such consent, should they wish to do so.”
(Universal House o f Justice, from a letter dated April 9, 1970,
to the National Spiritual Assembly o f Italy)

80. “Bahà’is who cannot marry because o f lack o f consent o f one
or more parents could consult with their Local Spiritual Assembly, to
see whether it may suggest a way to change the attitude o f any o f the
parents involved. The believers, when faced with such problems, should
put their trust in BaháVlláh, devote more time to the service, the teach­
ing and the promotion o f His Faith, be absolutely faithful to His in­
junctions on the observance o f an unsullied, chaste life, and rely upon
Him to open the way and remove the obstacle, or make known His
w ill”
(Universal House o f Justice, from a letter dated
September 9, 1969, to an individual believer)

81. “In considering the effect o f obedience to the laws on indi­
vidual lives, one must remember that the purpose o f this life is to pre­
pare the soul for the next. Here one must learn to control and direct
one’s animal impulses, not to be a slave to them. Life in this world is a
succession o f tests and achievements, o f falling short and o f making
new spiritual advances. Sometimes the course may seem very hard, but
one can witness, again and again, that the soul who steadfastly obeys the
law o f Bahà’u’ilàh, however hard it may seem, grows spiritually, while
the one who compromises with the law for the sake o f his own apparent
happiness is seen to have been following a chimera: he does not attain
the happiness he sought, he retards his spiritual advance and often brings
new problems upon himself.
“To give one very obvious example: The Bahà’i law requiring con­
sent o f parents to marriage. All too often nowadays such consent is with­
held by non-Bahá’í parents for reasons o f bigotry or racial prejudice; yet
28 BAHÀ’Î MARRIAGE A N D FAMILY LIFE

we have seen again and again the profound effect on those very parents
o f the firmness o f the children in the Bahà’i law, to the extent that not
only is the consent ultimately given in many cases, but the character o f
the parents can be affected and their relationship with their child greatly
strengthened.
“Thus, by upholding Bahà’i law in the face o f all difficulties we
not only strengthen our own characters but influence those around us.”
(Universal House of Justice, Messages from the
Universal House o f Justice, 1963—1986, 126.4-6)

E. Engagement__________________________________

8 2. “Concerning the question o f marriage and the stipulated pe­
riod between the time o f the engagement and the marriage, this is the
decisive text o f the Book o f God and may not be interpreted. In the
past, serious difficulties and problems arose when a long period o f time
elapsed between the engagement and the marriage. Now according to
the Text o f the Book, when marriage between the parties is arranged,
i.e. when the parties become engaged, and it is certain that they will be
married, not more than ninety-five days should elapse before the mar­
riage takes place . .
(‘A bdul-Bahá, quoted in a letter dated April 11, 1982, from the Universal House
o f Justice to the National Spiritual Assembly o f the United States)

83. “The beginning o f the ninety-five days before the marriage is
the day on which the consents have been obtained.”
(Shoghi Effendi, from a letter dated April 3, 1943,
to an individual believer)

8 4 . “The law requiring Baha is to be married within the ninetyfive day period following the engagement is not yet applicable in the
West. However, Iranians residing in the West obey such laws as a matter
o f conscience.”
(Universal House o f Justice, from a letter dated July 14, 1965,
to a National Spiritual Assembly)
PREPARATION FOR MARRIAGE 29

85. “Concerning the observance o f details o f Bahd’i law pertain­
ing to marriage such as the duration o f the engagement period . . . by
the Iranian believers now residing in the West, these laws are binding if
the two parties are Iranians. However, if one party is Iranian and the
other is a western believer, the Iranian believer, although it is a praise­
worthy act to inform his/her spouse o f these laws, should not bring
pressure to bear for their observance.”
(Universal House o f Justice, from a letter dated
July 7, 1968, to an individual believer)
IIL FAMILY LIFE

A , Love and Unity________________________________

8 6. “At all times hath union and association been well-pleasing in
the sight o f God, and separation and dissension abhorred. Hold fast
unto that which God loveth and is His command unto you. He, verily,
is the All-Knowing and the All-Seeing, and He is the All-Wise Ordainer.”
(BaháVlláh, quoted in a compilation dated January 18, 1980, sent by the
Universal House o f Justice to National Spiritual Assemblies)

87. “After mans recognition o f God, and becoming steadfast in
His Cause the station o f affection, o f harmony, o f concord and o f unity
is superior to that o f most other goodly deeds. This is what He W ho is
the Desire o f the world hath testified at every morn and eve. God grant
that ye may follow that which hath been revealed in the Kitáb-i-Aqdas.”
(BaháVlláh, quoted in a compilation dated January 18, 1980, sent by the
Universal House o f Justice to National Spiritual Assemblies)

32 BAHÂ’Î MARRIAGE A N D FAMILY LIFE

88. “Deal ye one with another with the utmost love and harmony,
with friendliness and fellowship. He Who is the Day Star o f Truth beareth
Me witness! So powerful is the light o f unity that it can illuminate the
whole earth. The one true God, He W ho knoweth all things, H imself
testifieth to the truth o f these words.”
(Bahďulláh, Gleanings from the Writings o f BaháVlláh, p. 288)

89. “The advent o f the prophets and the revelation o f the Holy
Books is intended to create love between souls and friendship between
the inhabitants o f the earth. Real love is impossible unless one turn his
face towards God and be attracted to His Beauty.”
(‘A bdul-Bahá, quoted in Bahá / World Faith, p. 364)

9 0 . “The great and fundamental teachings o f BaháVlláh are the
oneness o f God and unity o f mankind. This is the bond o f union among
Bahà’is all over the world. They become united themselves, then unite
others. It is impossible to unite unless united.”
(‘A bdul-Bahá, The Promulgation o f Universal Peace, p. 156)
*

91. “When you love a member o f your family or a compatriot, let
it be with a ray o f the Infinite Love! Let it be in God, and for God!
Wherever you find the attributes o f God love that person, whether he be
o f your family or o f another. Shed the light o f a boundless love on every
human being whom you m eet. . . ”
(‘Abdul-Bahá, Paris Talks, 9.21)

92. “Compare the nations o f the world to the members o f a fam­
ily. A family is a nation in miniature. Simply enlarge the circle o f the
household and you have the nation. Enlarge the circle o f nations and
you have all humanity. The conditions surrounding the family surround
the nation. The happenings in the family are the happenings in the life
o f the nation. Would it add to the progress and advancement o f a fam­
ily if dissensions should arise among its members, fighting, pillaging
each other, jealous and revengeful o f injury, seeking selfish advantage?
Nay, this would be the cause o f the effacement o f progress and advance-
FAMILY LIFE 33

ment. So it is in the great family o f nations, for nations are but an aggre­
gate o f families.”
(‘A bdul-Bahá, The Promulgation o f Universal Peace, p. 137)

93. “It is highly important for man to raise a family. So long as he
is young, because o f youthful self-complacency, he does not realize its
significance, but this will be a source o f regret when he grows old___ In
this glorious Cause the life o f a married couple should resemble the life
o f the angels in heaven— a life full o f joy and spiritual delight, a life o f
unity and concord, a friendship both mental and physical. The home
should be orderly and well-organized. Their ideas and thoughts should
be like the rays o f the sun o f truth and the radiance o f the brilliant stars
in the heavens. Even as two birds they should warble melodies upon the
branches o f the tree o f fellowship and harmony. They should always be
elated with joy and gladness and be a source o f happiness to the hearts
o f others. They should set an example to their fellow-men, manifest
true and sincere love towards each other and educate their children in
such a manner as to blazon the fame and glory o f their family.”
(‘Abdul-Bahá, quoted in a compilation on Family Life dated January 1982
sent by the Universal House o f Justice to National Spiritual Assemblies)

94. “Consider the harmful effect o f discord and dissension in a
family; then reflect upon the favors and blessings which descend upon
that family when unity exists among its various members. What incal­
culable benefits and blessings would descend upon the great human
family if unity and brotherhood were established! In this century when
the beneficent results o f unity and the ill effects o f discord are so clearly
apparent, the means for the attainment and accomplishment o f human
fellowship have appeared in the world. His Holiness BaháVlláh has pro­
claimed and provided the way by which hostility and dissension may be
removed from the human world. He has left no ground or possibility for
strife and disagreement. First he has proclaimed the oneness o f man­
kind and specialized religious teachings for existing human conditions.”
(‘A bdul-Bahá, quoted in Star o f the West, Vol. XVII, No. 7, p. 232)
34 BAHÀ’Î MARRIAGE A N D FAMILY LIFE

9 5 . “Note ye how easily, where unity existeth in a given family, the
affairs o f that family are conducted; what progress the members o f that
family make, how they prosper in the world. Their concerns are in or­
der, they enjoy comfort and tranquillity, they are secure, their position
is assured, they come to be envied by all. Such a family but addeth to its
stature and its lasting honor, as day succeedeth day.”
(‘A bdul-Bahá, Selectionsfrom the Writings o f Abdul-Bahá, 221.9)

96. “If love and agreement are manifest in a single family, that
family will advance, become illumined and spiritual; but if enmity and
hatred exist within it, destruction and dispersion are inevitable.”
(Abdul-Bahá, The Promulgation o f Universal Peace, pp. 144-145)

9 7. “I charge you all that each one o f you concentrate all the
thoughts o f your heart on love and unity . . .
“Thoughts o f love are constructive o f brotherhood, peace, friend­
ship, and happiness.”
(Abdul-Bahá, Paris Talks, 6.7, 8)

9 8. “Know thou o f a certainty that Love is the secret o f G ods holy
Dispensation, the manifestation o f the All-Merciful, the fountain o f
spiritual outpourings. Love is heavens kindly light, the Holy Spirits
eternal breath that vivifies the human soul. Love is the cause o f G ods
revelation unto man, the vital bond inherent, according to Divine cre­
ation, in the realities o f things. Love is the one means that insures true
felicity both in this world and the next. Love is the light that guideth in
darkness, the living link that united God with man, that assureth the
progress o f every illumined soul.”
(Abdul-Bahá, quoted in TheBahá'1 World, Vol. II, p. 50)

9 9. “. . . human evolution . . . had its earliest beginnings in the
birth o f family life, its subsequent development in the achievement o f
tribal solidarity, leading in turn to the constitution o f the city-state, and
expanding later into the institution o f independent and sovereign na­
tions.”
(Shoghi Effendi, The World Order o f Baha'ulhih, p. 43)
FAMILY LIFE 35

100. . . the Cause has not come to break up family ties but to
strengthen them; it has not come to eliminate love but to strengthen it;
it has not been created to weaken social institutions but to strengthen
them.”
(Shoghi EfFendi, from a letter dated October 14, 1928,
written on his behalf to an individual believer)

101. “If we Bahà’is cannot attain to cordial unity among ourselves,
then we fail to realize the main purpose for which the Báb, BaháVlláh,
and the Beloved Master lived and suffered.
“In order to achieve this cordial unity, one o f the first essentials
insisted on by BaháV lláh and ‘A bdul-Bahá is that we resist the natural
tendency to let our attention dwell on the faults and failings o f others
rather than on our own. Each o f us is responsible for one life only, and
that is our own. Each o f us is immeasurably far from being perfect as
our heavenly Father is perfect’ and the task o f perfecting our own life
and character is one that requires all our attention, our will-power and
energy. If we allow our attention and energy to be taken up in efforts to
keep others right and remedy their faults, we are wasting precious time.
We are like ploughmen each o f whom has his team to manage and his
plough to direct, and in order to keep his furrow straight he must keep
his eye on his goal and concentrate on his own task. If he looks to this
side and that to see how Tom and Harry are getting on and to criticize
their ploughing, then his own furrow will assuredly become crooked.
“O n no subject are the Bahà’i teachings more emphatic than on
the necessity to abstain from fault-finding and backbiting while being
ever eager to discover and root out our own faults and overcome our
own failings.
“If we profess loyalty to BaháVlláh, to our Beloved Master and
our dear Guardian, then we must show our love by obedience to these
explicit teachings. Deeds not words are what they demand, and no
amount o f fervor in the use o f expressions o f loyalty and adulation will
compensate for failure to live in the spirit o f the teachings.”
(Shoghi EfFendi, from a letter dated May 12, 1925,
written on his behalf to an individual believer)
36 BAHÂ’Î MARRIAGE A N D FAMILY LIFE

B. Communication

102. “If ye be aware o f a certain truth, if ye possess a jewel, o f
which others are deprived, share it with them in a language o f utmost
kindliness and good-will. If it be accepted, if it fulfill its purpose, your
object is attained. If any one should refuse it, leave him unto himself,
and beseech God to guide him. Beware lest ye deal unkindly with him.
A kindly tongue is the lodestone o f the hearts o f men. It is the bread o f
the spirit, it clotheth the words with meaning, it is the fountain o f the
light o f wisdom and understanding. .
(BaháVlláh, Gleanings from the Writings o f Bahaulldh, p. 289)

103. “The Great Being saith: The heaven o f divine wisdom is illu­
mined with the two luminaries o f consultation and compassion. Take
ye counsel together in all matters, inasmuch as consultation is the lamp
o f guidance which leadeth the way, and is the bestower o f understand-
• »
mg.
(Baha ulláh, quoted in Consultation: A Compilation, no. 1)

104. “Say: no man can attain his true station except through his
justice. N o power can exist except through unity. N o welfare and no
well-being can be attained except through consultation.”
(BaháVlláh, quoted in Consultation: A Compilation, no. 2)

105. “Consultation bestoweth greater awareness and transmuteth
conjecture into certitude. It is a shining light which, in a dark world,
leadeth the way and guideth. For everything there is and will continue
to be a station o f perfection and maturity. The maturity o f the gift o f
understanding is made manifest through consultation.”
(BaháVlláh, quoted in Consultation: A Compilation, no. 3)

106. “In all things it is necessary to consult. This matter should be
forcibly stressed by thee, so that consultation may be observed by all.
The intent o f what hath been revealed from the Pen o f the Most High is
that consultation may be fully carried out among the friends, inasmuch
FAMILY LIFE 37

as it is and will always be a cause o f awareness and o f awakening and a
source o f good and well-being.”
(Baha u llá h , q u oted in Consultation: A Compilation, no. 5)

107. “Trust in God and be unmoved by either praise or false accu­
sations . . . depend entirely on God.”
(‘A b d u l-B ahá, Tablets o f Abdul-Baha Abbas, Vol. I, p. 138)

108. “Settle all things, both great and small, by consultation. W ith­
out prior consultation, take no important step in your own personal
affairs. Concern yourselves with one another. Help along one another’s
projects and plans. Grieve over one another. Let none in the whole country
go in need. Befriend one another until ye become as a single body, one
and a l l . . . ”
(‘A b d u l-B ah á, q u oted in Consultation: A Compilation, no. 19)

109. “The prime requisites for them that take counsel together are
purity o f motive, radiance o f spirit, detachment from all else save God,
attraction to His Divine Fragrances, humility and lowliness amongst
His loved ones, patience and long-suffering in difficulties and servitude
to His exalted Threshold. Should they be graciously aided to acquire
these attributes, victory from the unseen Kingdom o f Bahá shall be vouch­
safed to them.”
(‘A b d u l-B ah á, Selections from the Writings o f Abdul-Bahá, 4 3.1)

110. “The members thereof must take counsel together in such
wise that no occasion for ill-feeling or discord may arise. This can be
attained when every member expresseth with absolute freedom his own
opinion and setteth forth his argument. Should anyone oppose, he must
on no account feel hurt for not until matters are fully discussed can the
right way be revealed. The shining spark o f truth cometh forth only
after the clash o f differing opinions . . . ”
(‘A b d u l-B ah á, Selections from the Writings o f Abdul-Bahá, 4 4 .1 )

111. “If they agree upon a subject, even though it be wrong, it is
better than to disagree and be in the right, for this difference will pro-
38 BAHÀ’Î MARRIAGE A N D FAMILY LIFE

duce the demolition o f the divine foundation. Though one o f the par­
ties may be in the right and they disagree that will be the cause o f a
thousand wrongs, but if they agree and both parties are in the wrong, as
it is in unity the truth will be revealed and the wrong made right.”
(‘A b d u l- Bahá, q u oted in Baha'i World Faith, p. 411)

112, “According to the direct command o f God we are forbidden
to utter slander. Remember above all the teaching o f BaháVlláh con­
cerning gossip and unseemly talk about others. Stories repeated about
others are seldom good. A silent tongue is safest. Even good may be
harmful if spoken at the wrong time or to the wrong person.”
(‘A b d u l-Bahá, Abdul-Bahá in London, p. 131)

113. “To be silent concerning the faults o f others, to pray for them,
and to help them, through kindness, to correct their faults.
“To look always at the good and not at the bad. If a man has ten
good qualities and one bad one, to look at the ten and forget the one;
and if a man has ten bad qualities and one good one, to look at the one
and forget the ten.
“Never to allow ourselves to speak one unkind word about an­
other, even though that other be our enemy.”
(‘A b d u l-Bahá, q u oted in Bahaulláh and the New Era, p. 94)

114. “Man must consult on all matters, whether major or minor,
so that he may become cognizant o f what is good. Consultation giveth
him insight into things and enableth him to delve into questions which
are unknown. The light o f truth shineth from the faces o f those who
engage in consultation. Such consultation causeth the living waters to
flow in the meadows o f mans reality, the rays o f ancient glory to shine
upon him, and the tree o f his being to be adorned with wondrous fruit.
The members who are consulting, however, should behave in the ut­
most love, harmony and sincerity towards each other. The principle o f
consultation is one o f the most fundamental elements o f the divine
edifice. Even in their ordinary affairs the individual members o f society
should consult.”
(‘A b d u l-B ahá, q u oted in Consultation: A Compilation, no. 14)
FAMILY LIFE 39

115. “BaháVlláh also stressed the importance o f consultation. We
should not think this worthwhile method o f seeking solutions is con­
fined to the administrative institutions o f the Cause. Family consulta­
tion employing full and frank discussion, and animated by awareness o f
the need for moderation and balance, can be the panacea for domestic
conflict.”
(Universal House o f Justice, from a letter dated
August 1, 1978, to an individual believer)

C. Tests and Difficulties

116. “O SO N OF MAN!
“My calamity is My providence, outwardly it is fire and vengeance,
but inwardly it is light and mercy. Hasten thereunto that thou mayest
become an eternal light and an immortal spirit. This is My command
unto thee, do thou observe it.”
(BaháVlláh, The Hidden Words, p. 15)

117. “O BEFRIENDED STRANGER!
“The candle o f thine heart is lighted by the hand o f My power,
quench it not with the contrary winds o f self and passion. The healer o f
all thine ills is remembrance o f me, forget it not. Make My love thy
treasure and cherish it even as thy very sight and life.”
(BaháVlláh, The Hidden Words, p. 33)

118. “Verily the most necessary thing is contentment under all
circumstances; by this one is preserved from morbid conditions and
from lassitude. Yield not to grief and sorrow; they cause the greatest
misery. Jealousy consumeth the body and anger doth burn the liver;
avoid these two as you would a lion.”
(BaháVlláh, quoted in BaháVlláh and the New Era, p. 117)

119. “If any differences arise amongst you, behold Me standing
before your face, and overlook the faults o f one another for My names
40 BAHÂ’Î m a r r i a g e a n d f a m il y l if e

sake and as a token o f your love for My manifest and resplendent Cause.
We love to see you at all times consorting in amity and concord within
the paradise o f My good-pleasure, and to inhale from your acts the fra­
grance o f friendliness and unity, o f loving-kindness and fellowship.”
(Bahà’u’ilàh, Gleanings from the Writings o f Bahaulláh, p. 315)

120. “O thou who art firm in the Covenant! The letter thou hadst
written on 2 May 1919 was received. Praise thou God that in tests thou
art firm and steadfast and art holding fast to the Abhá Kingdom. Thou
art not shaken by any affliction or disturbed by any calamity. N ot until
man is tried doth the pure gold distinctly separate from the dross. Tor­
ment is the fire o f test wherein the pure gold shineth resplendently and
the impurity is burned and blackened. At present thou art, praise be to
God, firm and steadfast in tests and trials and art not shaken by them.”
(‘Abdul-Bahá, Selections from the Writings o f Abdul-Baháy 89.1)

121. “Rely upon God. Trust in Him. Praise Him, and call Him
continually to mind. He verily turneth trouble into ease, and sorrow
into solace, and toil into utter peace. He verily hath dominion over all
things.”
(‘Abdul-Bahá, Selections from the Writings o f Abdul-Baháy 150.3)

122. “If thy daily living become difficult, soon (God) thy Lord
will bestow upon thee that which will satisfy thee. Be patient in the time
o f affliction and trial, endure every difficulty and hardship with a di­
lated heart, attracted spirit and eloquent tongue in remembrance o f the
Merciful. Verily this is the life o f satisfaction, the spiritual existence,
heavenly repose, divine benediction and the celestial table! Soon thy
Lord will extenuate thy straitened circumstances even in this world.”
(‘Abdul-Bahá, Tablets o f Abdtd-Baha Abbasy Vol. I, p. 98)

123. “As to thy respected husband: it is incumbent upon thee to
treat him with great kindness, to consider his wishes and be conciliatory
with him at all times, till he seeth that because thou hast directed thyself
toward the Kingdom o f God, thy tenderness for him and thy love for
FAMILY LIFE 41

God have but increased, as well as thy concern for his wishes under all
conditions.”
(‘Abdul-Bahá, Selectionsfrom the Writings o f 'Abdul-Bahá, 91.2)

124. “Thy wife is not in harmony with thee, but praise be to God,
the Blessed Beauty is pleased with thee and is conferring upon thee the
utmost bounty and blessings. But still try to be patient with thy wife,
perchance she may be transformed and her heart may be illumined.”
(‘Abdul-Bahá, Selectionsfrom the Writings o f Abdul-Bahá, 89.2)

125. “We should not, however, forget that an essential character­
istic o f this world is hardship and tribulation and that it is by overcom­
ing them that we achieve our moral and spiritual development. As the
Master says, sorrow is like furrows, the deeper they go, the more plenti­
ful is the fruit we obtain.”
(Shoghi EfFendi, from a letter dated November 5, 1931,
written on his behalf to an individual believer)

126. “We must always look ahead and seek to accomplish in the
future what we may have failed to do in the past. Failures, tests, and
trials, if we use them correctly, can become the means o f purifying our
spirits, strengthening our characters, and enable us to rise to greater
heights o f service.”
(Shoghi EfFendi, from a letter dated December 14, 1941,
written on his behalf to an individual believer)

127. “We must not only be patient with others, infinitely patient!,
but also with our own poor selves, remembering that even the Prophets
o f God sometimes got tired and cried out in despair!”
(Shoghi EfFendi, from a letter dated April 5, 1956,
written on his behalf to an individual believer)

128. “He feels that you should by all means make every effort to
hold your marriage together, especially for the sake o f your children,
who, like all children o f divorced parents, cannot but suffer from i on
42 BAHÀ’Î MARRIAGE A N D FAMILY LIFE

flicting loyalties, for they are deprived o f the blessings o f a father and
mother in one home, to look after their interests and love them jointly.
“Now that you realize that your husband is ill, you should be able
to reconcile yourself to the difficulties you have faced with him emo­
tionally, and not take an unforgiving attitude, however much you may
suffer.
“We know that Bahďulláh has very strongly frowned on divorce;
and it is really incumbent upon the Bahd’is to make almost a superhu­
man effort not to allow a marriage to be dissolved.”
(Shoghi Effendi, from a letter dated March 6, 1953,
written on his behalf to an individual believer)

129. “When such differences o f opinion and belief occurs between
husband and wife it is very unfortunate for undoubtedly it detracts from
that spiritual bond which is the stronghold o f the family bond, espe­
cially in times o f difficulty. The way, however, that it could be remedied
is not by acting in such wise as to alienate the other party. One o f the
objects o f the Cause is actually to bring about a closer bond in the homes.
In all such cases, therefore, the Master used to advise obedience to the
wishes o f the other party and prayer. Pray that your husband may gradu­
ally see the light and at the same time so act as to draw him nearer rather
than prejudice him. Once that harmony is secured then you will be able
to serve unhampered.”
(Shoghi Effendi, from a letter dated July 15, 1928,
written on his behalf to an individual believer)

130. “He feels that, now that you have found the thing you were
searching for inwardly, and have this added joy in your life o f our glori­
ous Faith, you should be kinder to your husband and more considerate
than ever, and do everything in your power to make him feel that this
has not taken you away from him, but only made your love for him, and
your desire to be a good wife to him, greater. Whether he will ultimately
be able to become a Bahà’i or not, is something that only time can tell;
but there is no doubt where your duty lies, and that is to make him
appreciate the fact that your new affiliation has not interfered in any
way with his home life or his marriage, but, on the contrary, has strength­
ened both.
FAMILY LIFE 43

“It is very difficult when one has found what one knows is the
truth, to sit by and see a dear and close relative completely blind to it.
The temptation is to try and ‘stir them up and make them see the light,’
but this is often disastrous. Silence, love and forbearance will win greater
victories in such cases. However, your husband has no right to ask you
to give up being a Bahà’i. That is going too far. Nobody should trespass
on the sacred bond every human being has a right to have with their
Creator.”
(Shoghi Effendi, from a letter dated April 20, 1957,
written on his behalf to an individual believer)

131. “The Guardian . . . has learned with deep concern o f your
family difficulties and troubles. He wishes me to assure you o f his fer­
vent prayers on your behalf and your dear ones at home, that you may
be guided and assisted from on high to compose your differences and to
restore complete harmony and fellowship in your midst. W hile he would
urge you to make any sacrifice in order to bring about unity in your
family, he wishes you not to feel discouraged if your endeavors do not
yield any immediate fruit. You should do your part with absolute faith
that in doing so you are fulfilling your duty as a Bahà’i. The rest is
assuredly in G ods hand.
“As regards your husbands attitude towards the Cause; unfriendly
though that may be you should always hope that, through conciliatory
and friendly means, and with wise, tactful and patient effort you can
gradually succeed in winning his sympathy for the Faith. Under no cir­
cumstances should you try to dictate and impose upon him by force
your personal religious convictions. Neither should you allow his oppo­
sition to the Cause to seriously hinder your activities. . . You should act
patiently, tactfully and with confidence that your efforts are being guided
and reinforced by BaháVlláh.”
(Shoghi Effendi, from a letter dated July 23, 1937,
written on his behalf to an individual believer)

132. “He was very sorry to see you are having trouble in your
home because o f the Bahà’i Faith. He feels that you should do all in
your power to promote love and harmony between your husband and
yourself, for your own sakes and for the sake o f your children. You should,
44 BAHÁ1 MARRIAGE A N D FAMILY LIFE

however, point out to him that every man is free to seek God for him­
self, and that, although you will never seek to influence him or even
discuss the Bahà’i Faith with him, if he does not want to, he should
leave you free to attend the meetings. The Guardian hopes that through
patience, tact and prayer, you will gradually overcome his prejudice.”
(Shoghi Effendi, from a letter dated March 16, 1946,
written on his behalf to an individual believer)

133. “The Guardian wishes me specially to urge you to remain
patient and confident, and above all to show your husband the utmost
kindness and love, in return for all the opposition and hatred you re­
ceive from him. A conciliatory and friendly attitude in such cases is not
only the duty o f every Bahd’i but is also the most effective way o f win­
ning for the Cause the sympathy and admiration o f its former foes and
enemies. Love is, indeed, a most potent elixir that can transform the
vilest and meanest o f people into heavenly souls. May your example
serve to further confirm the truth o f this beautiful teaching o f our Faith.”
(Shoghi Effendi, from a letter dated December 6, 1935,
written on his behalf to an individual believer)

134. “However, as you no doubt know, Bahà’u lláh has stated that
the purpose o f marriage is to promote unity, so you should bear this in
mind when dealing with your non-Baha i relatives; they cannot be ex­
pected to feel the way we do on questions o f racial amity, and we must
not force our views on them, but rather lovingly and wisely seek to edu­
cate them.”
(Shoghi Effendi, from a letter dated August 30, 1957,
written on his behalf to an individual believer)

135. “There is no limit to our offerings to the Temple. The more
we give, the better it is for the Cause and for ourselves. But your case is
a special one, since your husband is not a believer. If you can succeed in
convincing him o f the importance o f your donations to the Cause, so
much the better. But you should never oppose him on this matter and
allow anything to disturb the peace and unity o f your family life.”
(Shoghi Effendi from a letter dated September 21, 1933,
written on his behalf to an individual believer)
FAMILY LIFE 45

136. “Regarding your other question concerning the strained rela­
tionship between you and your mother-in-law and what you can do to
alleviate the situation, we feel you should, with the help and consulta­
tion o f your husband, persevere in your efforts to achieve unity in the
family. From your description o f the unfriendly attitude your motherin-law displays toward you it is clear that you will not have an easy task.
However, the important thing is that you, as a Baha i, are aware o f Abdu 1-
Bahás admonition to concentrate on an individuals good qualities and
that this approach to your mother-in-law can strengthen you in your
resolve to achieve unity. And furthermore, perseverance in prayer will
give you the strength to continue your efforts.”
(Universal House of Justice, from a letter dated
September 6, 1980, to an individual believer)

137. “The House o f Justice points out that learning not to con­
cern oneself with the faults o f others seems to be one o f the most diffi­
cult lessons for people to master, and that failing in this is a fertile cause
o f disputes among Bahà’is as it is among men and women in general. In
‘Star o f the West,’ Volume 8, No. 10, on page 138, there is a record o f a
reply given by Abdul-Bahá in a private interview in Paris in 1913. He
was asked ‘How shall I overcome seeing the faults o f others— recogniz­
ing the wrong in others?’ and He replied: ‘I will tell you. Whenever you
recognize the fault o f another, think o f yourself: What are my imperfec­
tions?— and try to remove them. Do this whenever you are tried through
the words or deeds o f others. Thus you will grow, become more perfect.
You will overcome self, you will not even have time to think o f the faults
o f others . .
(Universal House of Justice, from a letter dated
April 5, 1981, written on its behalf to an individual believer)

138. “In considering the problems that you and your wife are ex­
periencing, the House o f Justice points out that the unity o f your family
should take priority over any other consideration . . . For example, ser­
vice to the Cause should not produce neglect o f the family. It is impor­
tant for you to arrange your time so that your family life is harmonious
and your household receives the attention it requires.”
(Universal House of Justice, from a letter dated
August 1, 1978, to an individual believer)
46 BAHÁ1 MARRIAGE A N D FAMILY LIFE

D, Equality o f Men and Women____________________

139- “O CHILDREN OF MEN!
“Know ye not why We created you all from the same dust? That
no one should exalt himself over the other. Ponder at all times in your
hearts how ye were created. Since We have created you all from one
substance it is incumbent on you to be even as one soul, to walk with
the same feet, eat with the same mouth and dwell in the same land, that
from your inmost being, by your deeds and actions, the signs o f oneness
and the essence o f detachment may be made manifest. Such is My counsel
to you, O concourse o f light! Heed ye this counsel that ye may obtain
the fruit o f holiness from the tree o f wondrous glory.”
(BaháVUáh, The Hidden Words, p. 20)

140. “Humanity is like a bird with its two wings— the one is male,
the other female. Unless both wings are strong and impelled by some
common force, the bird cannot fly heavenwards. According to the spirit
o f this age, women must advance and fulfill their mission in all depart­
ments o f life, becoming equal to men. They must be on the same level
as men and enjoy equal rights. This is my earnest prayer and it is one o f
the fundamental principles o f BaháVlláh.”
(‘Abdul-Bahá, quoted in Bahaullúh and the New Era, p. 154)

141. “Divine justice demands that the rights o f both sexes should
be equally respected since neither is superior to the other in the eyes o f
Heaven. Dignity before God depends not on sex, but on purity and
luminosity o f heart. Human virtues belong equally to all!”
(‘A bdul-Bahá, Paris Talks, 50.10)

142. “Women have equal rights with men upon earth; in religion
and society they are a very important element. As long as women are
prevented from attaining their highest possibilities, so long will men be
unable to achieve the greatness which might be theirs.”
(Abdu 1-Bahá, Paris Talks, 40.33)

143. “In the world o f humanity we find a great difference; the
female sex is treated as though inferior, and is not allowed equal rights
FAMILY LIFE 47

and privileges. This condition is due not to nature, but to education. In
the Divine Creation there is no such distinction. Neither sex is superior
to the other in the sight o f God. Why then should one sex assert the
inferiority o f the other, withholding just rights and privileges as though
God had given His authority for such a course o f action? If women
received the same educational advantages as those o f men, the result
would demonstrate the equality o f capacity o f both for scholarship.”
(Abdu 1-Bahá, Paris Talks, 50.5)

144. MHis Holiness Bahà’u lláh has greatly strengthened the cause
o f women, and the rights and privileges o f women is one o f the greatest
principles o f Abdu 1-Bahá. Rest ye assured! Ere long the days shall come
when the men addressing the women shall say: ‘Blessed are ye! Blessed
are ye! Verily ye are worthy o f every gift. Verily ye deserve to adorn your
heads with the crown o f everlasting glory, because in sciences and arts,
in virtues and perfections ye shall become equal to man, and as regards
tenderness o f heart and the abundance o f mercy and sympathy ye are
superior.’”
(‘Abdu 1-Bahá, Paris Talks, 59.8)

145. “In this Revelation o f BaháVlláh, the women go neck and
neck with the men. In no movement will they be left behind. Their
rights with men are equal in degree. They will enter all the administra­
tive branches o f politics. They will attain in all such a degree as will be
considered the very highest station o f the world o f humanity and will
take part in all affairs. Rest ye assured. Do ye not look upon the present
conditions; in the not far distant future the world o f women will become all-refulgent and all-glorious FOR HIS HOLINESS BAHÀ’U ’-
LLÁH HATH WILLED IT SO! At the time o f elections the right to
vote is the inalienable right o f women, and the entrance o f women into
all human departments is an irrefutable and incontrovertible question.
N o soul can retard or prevent it.”
CAbdu 1-Bahá, Paris Talks, 59.5)

146. “Woman must endeavor then to attain greater perfection, to
be mans equal in every respect, to make progress in all in which she has
48 BAHÁ1 MARRIAGE A N D FAMILY LIFE

been backward, so that man will be compelled to acknowledge her equal­
ity o f capacity and attainment.”
(‘A b d u l-Bahá, Paris Talks, 50.11)

147. “Womans lack o f progress and proficiency has been due to
her need o f equal education and opportunity. Had she been allowed
this equality there is no doubt she would be the counterpart o f man in
ability and capacity. The happiness o f mankind will be realized when
women and men coordinate and advance equally, for each is the comple­
ment and helpmeet o f the other.”
(‘A b d u l-B ah á, The Promulgation o f Universal Peace, p. 182)

E. Education o f Children

148. “It is the bounden duty o f parents to rear their children to be
staunch in faith, the reason being that a child who removeth himself
from the religion o f God will not act in such a way as to win the good
pleasure o f his parents and his Lord. For every praiseworthy deed is born
out o f the light o f religion, and lacking this supreme bestowal the child
will not turn away from any evil, nor will he draw nigh unto any good.”
(Balia ulláh, quoted in BaháHEducation: A Compilation, no. 12)

149. “The fear o f God hath ever been the prime factor in the edu­
cation o f His creatures. Well is it with them that have attained there­
unto!”
(Baha ulláh, Epistle to the Son o f the Wolf, p. 27)

150. “Unto every father hath been enjoined the instruction o f his
son and daughter in the art o f reading and writing and in all that hath
been laid down in the Holy Tablet. He that putteth away that which is
commanded unto him, the Trustees are then to take from him that which
is required for their instruction, if he be wealthy, and if not the matter
devolveth upon the House o f Justice. Verily, have We made it a shelter
for the poor and needy. He that bringeth up his son or the son o f an­
other, it is as though he hath brought up a son o f Mine, upon him rest
FAMILY LIFE 49

My Glory, My loving kindness, My Mercy, that have compassed the
world.”
(BaháVIláh, quoted in Synopsis and Codification
o f the Laws and Ordinances o f the Kitáb-i-Aqdas, pp. 15-16)

151. “It is incumbent upon the children to exert themselves to the
utmost in acquiring the art o f reading and writing. Writing skills that
will provide for urgent needs will be enough for some; and then it is
better and more fitting that they should spend their time in studying
those branches o f knowledge which are o f use.
“As for what the Supreme Pen hath previously set down, the reason
is that in every art and skill, God loveth the highest perfection.”
(BaháVIláh, quoted in Bahá VEducation: A Compilation, no. 20)

152. “The mother is the first teacher o f the child. For children, at
the beginning o f life, are fresh and tender as a young twig, and can be
trained in any fashion you desire. If you rear the child to be straight, he
will grow straight, in perfect symmetry. It is clear that the mother is the
first teacher and that it is she who establisheth the character and con­
duct o f the child.”
(‘A bdul-Bahá, quoted in Bahá/ Education: A Compilation, no. 96)

153. “O ye loving mothers, know ye that in G ods sight, the best
o f all ways to worship Him is to educate the children and train them in
all the perfections o f humankind; and no nobler deed than this can be
imagined.”
(‘Abdul-Bahá, Selections from the Writings o f Abdul-Bahá» 114.1)

154. “The father must always endeavor to educate his son and to
acquaint him with the heavenly teachings. He must give him advice and
exhort him at all times, teach him praiseworthy conduct and character,
enable him to receive training at school and to be instructed in such arts
and sciences as are deemed useful and necessary. In brief, let him instill
into his mind the virtues and perfections o f the world o f humanity.
Above all he should continually call to his mind the remembrance o f
50 BAHÁ1 MARRIAGE A N D FAMILY LIFE

God so that his throbbing veins and arteries may pulsate with the love
o f God.
“The son, on the other hand, must show forth the utmost obedi­
ence towards his father, and should conduct himself as a humble and a
lowly servant. Day and night he should seek diligently to ensure the
comfort and welfare o f his loving father and to secure his good-pleasure.
He must forgo his own rest and enjoyment, and constantly strive to
bring gladness to the hearts o f his father and mother, that thereby he
may attain the good-pleasure o f the Almighty and be graciously aided
by the hosts o f the unseen.”
(Abdu 1-Bahá, quoted in a compilation on Family Life dated January 1982
sent by the Universal House of Justice to National Spiritual Assemblies)

155. “O handmaids o f the Lord! The spiritual assemblage that ye
established in that illumined city is most propitious. Ye have made great
strides; ye have surpassed the others, have arisen to serve the Holy Thresh­
old, and have won heavenly bestowals. Now with all spiritual zeal must
ye gather in that enlightened assemblage and recite the Holy Writings
and engage in remembering the Lord. Set ye forth His arguments and
proofs. Work ye for the guidance o f the women in that land, teach the
young girls and the children, so that the mothers may educate their little
ones from their earliest days, thoroughly train them, rear them to have a
goodly character and good morals, guide them to all the virtues o f hu­
mankind, prevent the development o f any behavior that would be wor­
thy o f blame, and foster them in the embrace of Bahd’i education. Thus
shall these tender infants be nurtured at the breast o f the knowledge o f
God and His love. Thus shall they grow and flourish, and be taught
righteousness and the dignity o f humankind, resolution and the will to
strive and to endure. Thus shall they learn perseverance in all things, the
will to advance, high mindedness and high resolve, chastity and purity
o f life. Thus shall they be enabled to carry to a successful conclusion
whatsoever they undertake.
“Let the mothers consider that whatever concerneth the education
o f children is o f the first importance. Let them put forth every effort in
this regard, for when the bough is green and tender it will grow in what­
ever way ye train it. Therefore is it incumbent upon the mothers to rear
their little ones even as a gardener tendeth his young plants. Let them
FAMILY LIFE 51

strive by day and by night to establish within their children faith and
certitude, the fear o f God, the love o f the Beloved o f the worlds, and all
good qualities and traits. Whensoever a mother seeth that her child hath
done well, let her praise and applaud him and cheer his heart; and if the
slightest undesirable trait should manifest itself, let her counsel the child
and punish him, and use means based on reason, even a slight verbal
chastisement should this be necessary. It is not, however, permissible to
strike a child, or vilify him, for the child’s character will be totally per­
verted if he be subjected to blows or verbal abuse.”
(‘A bdul-Bahá, Selectionsfrom the Writings o f Abdul-Bahá, 95.1-2)

156. “O handmaids o f the beauty o f Abhá! Your letter hath come,
and its perusal brought great joy. Praised be God, the women believers
have organized meetings where they will learn how to teach the Faith,
will spread the sweet savors o f the Teachings and make plans for training
the children.
“This gathering must be completely spiritual. That is, the discus­
sions must be confined to marshaling clear and conclusive proofs that
the Sun o f Truth hath indeed arisen. And further, those present should
concern themselves with every means o f training the girl children; with
teaching the various branches o f knowledge, good behavior, a proper
way o f life, the cultivation o f a good character, chastity and constancy,
perseverance, strength, determination, firmness o f purpose; with house­
hold management, the education o f children, and whatever especially
applieth to the needs o f girls— to the end that these girls, reared in the
stronghold o f all perfections, and with the protection o f a goodly char­
acter, will, when they themselves become mothers, bring up their chil­
dren from earliest infancy to have a good character and conduct them­
selves well.
“Let them also study whatever will nurture the health o f the body
and its physical soundness, and how to guard their children from dis­
ease.
“W hen matters are thus well arranged, every child will become a
peerless plant in the gardens o f the Abhá Paradise.”
(‘Abdul-Bahá, Selections from the Writings o f Abdul-Bahá, 94.1-4)
52 BAHÀ’Î MARRIAGE AND FAMILY LIFE

157. “Ye should consider the question of goodly character as of
the first importance. It is incumbent upon every father and mother to
counsel their children over a long period, and guide them unto those
things which lead to everlasting honor.
“Encourage ye the school children, from their earliest years, to
deliver speeches of high quality, so that in their leisure time they will
engage in giving cogent and effective talks, expressing themselves with
clarity and eloquence.”
(‘A b d u l-Bahá, Selections from the Writings o f Abdul-Bahá, 108.1-2)

158. “Train your children from their earliest days to be infinitely
tender and loving to animals. If an animal be sick, let the children try to
heal it, if it be hungry, let them feed it, if thirsty, let them quench its
thirst, if weary, let them see that it rests.
“Most human beings are sinners, but the beasts are innocent. Surely
those without sin should receive the most kindness and love— all except
animals which are harmful, such as bloodthirsty wolves, such as poison­
ous snakes and similar pernicious creatures, the reason being that kind­
ness to these is an injustice to human beings and to other animals as
well.”
(‘A bdul-Bahá, Selections from the Writings o f Abdul-Bahá,, 13 8 .4 -5 )

159. “The art of music is divine and effective. It is the food of the
soul and spirit. Through the power and charm of music the spirit of
man is uplifted. It has wonderful sway and effect in the hearts of chil­
dren, for their hearts are pure and melodies have great influence in them.
The latent talents with which the hearts of these children are endowed
will find expression through the medium of music. Therefore you must
exert yourselves to make them proficient; teach them to sing with excel­
lence and effect. It is incumbent upon each child to know something of
music, for without knowledge of this art, the melodies of instrument
and voice cannot be rightly enjoyed.”
(‘A bdul-Bahá, The Promulgation o f Universal Peace, 52)

160. “I give you my advice and it is this: Train these children with
divine exhortations. From their childhood instill in their hearts the love
FAMILY LIFE 53

of God so they may manifest in their lives the fear of God and have
confidence in the bestowals of God. Teach them to free themselves from
human imperfections and to acquire the divine perfections latent in the
heart of man. The life of man is useful if he attains the perfections of
man. If he becomes the center of the imperfections of the world of
humanity, death is better than life, and nonexistence better than exis­
tence. Therefore make ye an effort in order that these children may be
rightly trained and educated and that each one of them may attain per­
fection in the world of humanity. Know ye the value of these children
for they are all my children.”
(‘A b du l-Bahá, The Promulgation o f Universal Peace, pp. 5 3 -5 4 )

161. “The child must not be oppressed or censured because it is
undeveloped; it must be patiently trained.”
(‘A b du l-Bahá, The Promulgation o f Universal Peace, pp. 180-181)

162. “With regard to the statement attributed to ‘Abdul-Bahá and
which you have quoted in your letter regarding a problem child’; these
statements of the Master, however true in their substance, should never
be given a literal interpretation. ‘Abdul-Bahá could have never meant
that a child should be left to himself, entirely free. In fact Bahà’i educa­
tion, just like any other system of education is based on the assumption
that there are certain natural deficiencies in every child, no matter how
gifted, which his educators, whether his parents, schoolmasters, or his
spiritual guides and preceptors should endeavor to remedy. Discipline
of some sort, whether physical, moral or intellectual, is indeed indis­
pensable, and no training can be said to be complete and fruitful if it
disregards this element. The child when born is far from being perfect.
It is not only helpless, but actually is imperfect, and even is naturally
inclined towards evil. He should be trained, his natural inclinations har­
monized, adjusted and controlled, and if necessary suppressed or regu­
lated, so as to ensure his healthy physical and moral development. Bahá’í parents cannot simply adopt an attitude of nonresistance towards
their children . . . ”
(Shoghi EfFendi, from a letter dated July 9, 1939,
written on his behalf to an individual believer)
54 BAHÁ1 MARRIAGE AND FAMILY LIFE

163. “As regards your plans, the Guardian fully approves indeed of
your view that no matter how urgent and vital the requirements of the
teaching work may be you should under no circumstance neglect the
education of your children, as towards them you have an obligation no
less sacred than towards the Cause.
“Any plan or arrangement you may arrive at which would com­
bine your two-fold duties toward your family and the Cause, and would
permit you to resume active work in the field of pioneer teaching, and
also to take good care of your children so as to not jeopardize their
future in the Cause would meet with the whole-hearted approval of the
Guardian.”
(Shoghi Effendi, from a letter dated November 16, 1939,
written on his behalf to an individual believer)

164. “The question of the training and education of children in
case one of the parents is a non-Bahá’í is one which solely concerns the
parents themselves, who should decide about it the way they find best
and most conducive to the maintenance of the unity of their family,
and to the future welfare of their children. Once the child comes of age,
however, he should be given full freedom to choose his religion, irre­
spective of the wishes and desires of his parents.”
(Shoghi Effendi, from a letter dated December 14, 1940, written on his behalf
to the National Spiritual Assembly o f India and Burma)

165. “That the first teacher of the child is the mother should not
be startling, for the primary orientation of the infant is to its mother.
This provision of nature in no way minimizes the role of the father in
the Bahà’i family. Again, equality of status does not mean identity of
function.”
(Universal House o f Justice, from a letter dated
June 23, 1974, to an individual believer)

F. Relationships within the Family

166. “The parents must exert every effort to rear their offspring to
be religious, for should the children not attain this greatest of adorn-
FAMILY LIFE 55

merits, they will not obey their parents, which in a certain sense means
that they will not obey God. Indeed, such children will show no consid­
eration to anyone, and will do exactly as they please.”
(Bahà’u’ilàh, quoted in BaháHEducation: A Compilation, no. 14)

167. “We have caused thee to return to thy home as a token of
Our mercy unto thy mother, inasmuch as We have found her over­
whelmed with sorrow. We have enjoined you in the Book ‘to worship no
one but God and to show kindness to your parents.’ Thus hath the one
true God spoken and the decree hath been fulfilled by the Almighty, the
All-wise. Therefore We have caused Thee to return unto her and unto
thy sister, that your mother s eyes may thereby be cheered, and she may
be of the thankful.
“Say, O My people! Show honor to your parents and pay homage
to them. This will cause blessings to descend upon you from the clouds
of the bounty of your Lord, the Exalted, the Great.
“When We learned of her sadness, We directed thee to return unto
her, as a token of mercy unto thee from Our presence, and as an ad­
monishment for others.
“Beware lest ye commit that which would sadden the hearts of
your fathers.and mothers. Follow ye the path of Truth which indeed is a
straight path. Should anyone give you a choice between the opportunity
to render a service to me and a service to them, choose ye to serve them,
and let such service be a path leading you to Me. This is My exhortation
and command unto thee. Observe therefore that which thy Lord, the
Mighty, the Gracious, hath prescribed unto thee.”
(Bahďulláh, quoted in a compilation on Family Life dated January 1982
sent by the Universal House o f Justice to National Spiritual Assemblies)

168. “The fruits of the tree of existence are trustworthiness, loy­
alty, truthfulness and purity. After the recognition of the oneness of the
Lord, exalted be He, the most important of all duties is to have due
regard for the rights of ones parents. This matter hath been mentioned
in all the Books of God.”
(Bahďulláh, quoted in a compilation on Family Life dated January 1982
sent by the Universal House o f Justice to National Spiritual Assemblies)
56 BAHÀ’Î MARRIAGE AND FAMILY LIFE

169. “These blessed words were uttered by the Tongue of gran­
deur in the Land of Mystery (Adrianople), exalted and glorified is His
utterance:
“One of the distinguishing characteristics of this most great Dis­
pensation is that the kin of such as have recognized and embraced the
truth of this Revelation and have, in the glory of His name, the Sover­
eign Lord, quaffed the choice, sealed wine from the chalice of the love
of the one True God, will, upon their death, if they are outwardly non­
believers, be graciously invested with divine forgiveness and partake of
the ocean of His Mercy.
“This bounty, however, will be vouchsafed only to such souls as
have inflicted no harm upon Him Who is the Sovereign Truth nor upon
His loved ones.
“Thus hath it been ordained by Him Who is the Lord of the Throne
on high and the Ruler of this world and of the world to come.”
(Bahà’u lláh, quoted in a compilation on Family Life dated January 1982
sent by the Universal House o f Justice to National Spiritual Assemblies)

170. “We have enjoined upon every son to serve his father. Thus
have we decreed this command in the Book.”
(Balià’u lláh, quoted in a compilation on Family Life dated January 1982
sent by the Universal House o f Justice to National Spiritual Assemblies)

171. “If thou wouldst show kindness and consideration to thy par­
ents so that they may feel generally pleased, this would also please Me,
for parents must be highly respected and it is essential that they should
feel contented, provided they deter thee not from gaining access to the
Threshold of the Almighty, nor keep thee back from walking in the way
of the Kingdom. Indeed it behooveth them to encourage and spur thee
on in this direction.”
OAbdul-Bahá, quoted in a compilation on Family Life dated January, 1982,
sent by the Universal House o f Justice to National Spiritual Assemblies)

172. “According to the teachings of Bahà’u lláh, the family being a
human unit must be educated according to the rules of sanctity. All the
virtues must be taught the family. The integrity of the family bond must
FAMILY LIFE 57

be constantly considered and the rights of the individual members must
not be transgressed. The rights of the son, the father, the mother, none
of them must be transgressed, none of them must be arbitrary. Just as
the son has certain obligations to his father, the father likewise has cer­
tain obligations to his son. The mother, the sister and other members of
the household have their certain prerogatives. All these rights and pre­
rogatives must be conserved, yet the unity of the family must be sus­
tained. The injury of one shall be considered the injury of all; the com­
fort of each the comfort of all; the honor of one the honor of all.”
(‘A bdul-Bahá, The Promulgation o f Universal Peace, p. 168)

173. “The youth must grow and develop and take the place of
their fathers, that this abundant grace, in the posterity of each one of
the loved ones of God who bore great agonies, may day by day increase,
until in the end, it shall yield its fruit on earth and in Heaven.”
(‘A bdul-Bahá, quoted in Baha I Education: A Compilation, no. 103)

174. “There are also certain sacred duties of children toward par­
ents, which duties are written in the Book of God, as belonging to God.
The (children s) prosperity in this world and the Kingdom depends upon
the good pleasure of parents, and without this they will be in manifest
loss.”
(‘A bdul-Bahá, Tablets o f Abdul-Baha Abbas, Vol. II, pp. 2 6 2 -2 6 3 )

175. “O ye dear children!
“Your father is very compassionate, clement and merciful unto
you and desireth for you success, prosperity and eternal life in the King­
dom of God. Therefore, it is incumbent upon you, dear children, to
seek his good pleasure, to be guided by his guidance, to be drawn by the
magnet of the love of God and be brought up in the lap of the love of
God; that ye may become beautiful branches in the Garden of El-Abha,
verdant and watered by the abundance of the gift of God.”
(‘A bdul-Bahá, Tablets o f Abdid-Baha Abbas, Vol. Ill, p. 622)

176. “O dear one of Abdu 1-Bahá! Be the son of thy father and be
the fruit of that tree. Be a son that hath been born of his soul and heart
58 BAHÀ’Î MARRIAGE AND FAMILY LIFE

and not only of the water and clay. A real son is such an one as hath
branched from the spiritual part of a man. I ask God that thou mayest
be at all times confirmed and strengthened.”
(Abdul-Bahá, Tablets o f Abdul-Baha Abbas, Vol. II, p. 342)

177. “Comfort thy mother and endeavor to do what is conducive
to the happiness of her heart.”
(‘A bdul-Bahá, Tablets o f Abdul-Baha Abbas, Vol. I, p. 74)

178. “You have asked whether a husband would be able to prevent
his wife from embracing the divine light or a wife dissuade her husband
from gaining entry into the Kingdom of God. In truth neither of them
could prevent the other from entering into the Kingdom, unless the
husband hath an excessive attachment to the wife or the wife to the
husband. Indeed when either of the two worshippeth the other to the
exclusion of God, then each could prevent the other from seeking ad­
mittance into His Kingdom.”
(‘A bdul-Bahá, quoted in a compilation on Family Life dated January 1982
sent by the Universal House o f Justice to National Spiritual Assemblies)

179. “Regarding thy question about consultation of a father with
his son, or a son with his father, in matters of trade and commerce,
consultation is one of the fundamental elements of the foundation of
the Law of God. Such consultation is assuredly acceptable, whether be­
tween father and son, or with others. There is nothing better than this.
Man must consult in all things for this will lead him to the depths of
each problem and enable him to find the right solution.”
(‘Abdul-Bahá, quoted in a compilation on Family Life dated January 1982
sent by the Universal House o f Justice to National Spiritual Assemblies)

180. “It is one of the essential teachings of the Faith that unity
should be maintained in the home. O f course this does not mean that
any member of the family has a right to influence the faith of any other
member; and if this is realized by all the members then it seems certain
that unity would be feasible.”
(Shoghi Effendi, from a letter dated July 6, 1952,
written on his behalf to an individual believer)
FAMILY LIFE 59

181. “In regard to the question you asked him: he feels sure that,
although in some ways you may be a financial burden to your children,
it is to them a privilege to look after you; you are their mother and have
given them life, and through the bounty of Baha ulláh they are now
attracted to His Faith. Anything they do for you is small recompense for
all you have done for them.”
(Shoghi EfFendi, from a letter dated September 20, 1948,
written on his behalf to an individual believer)

182. “It made him very happy to know of the recent confirmation
of your . . . friend, and of her earnest desire to serve and promote the
Faith. He will certainly pray on her behalf that she may, notwithstand­
ing the opposition of her parents and relatives, increasingly gain in knowl­
edge and in understanding of the Teachings, and become animated with
such zeal as to arise, and bring into the Cause a large number of her
former co-religionists.
“Under no circumstances, however, should she allow her parents
to become completely alienated from her, but it is her bounden duty to
strive, through patient, continued and loving effort, to win their sympa­
thy for the Faith, and even perhaps, to bring about their confirmation
»
(Shoghi EfFendi, from a letter dated July 6, 1938,
written on his behalf to an individual believer)

183. “The House of Justice suggests that all statements in the Holy
Writings concerning specific areas of the relationship between men and
women should be considered in the light of the general principle of
equality between the sexes that has been authoritatively and repeatedly
enunciated in the Sacred Texts. In one of His Tablets ‘A bdul-Bahá as­
serts: ‘In this divine age the bounties of God have encompassed the
world of women. Equality of men and women, except in some negli­
gible instances, has been fully and categorically announced. Distinc­
tions have been utterly removed.’ That men and women differ from one
another in certain characteristics and functions is an inescapable fact of
nature; the important thing is that ‘A bdul-Bahá regards such inequali­
ties as remain between the sexes as being ‘negligible/
60 BAHA’I m a r r ia g e a n d fam ily life

“The relationship between husband and wife must be viewed in
the context of the Bahd’i ideal of family life. Bahďu lláh came to bring
unity to the world, and a fundamental unity is that of the family. There­
fore, one must believe that the Faith is intended to strengthen the fam­
ily, not weaken it, and one of the keys to the strengthening of unity is
loving consultation. The atmosphere within a Bahd’i family as within
the community as a whole should express the keynote of the Cause of
Goď which, the beloved Guardian has stated, ‘is not dictatorial author­
ity but humble fellowship, not arbitrary power, but the spirit of frank
and loving consultation.’
“A family, however, is a very special kind of community.’ The
Research Department has not come across any statements which specifi­
cally name the father as responsible for the ‘security, progress and unity
of the family’ . . . but it can be inferred from a number of the responsi­
bilities placed upon him, that the father can be regarded as the ‘head’ of
the family. The members of a family all have duties and responsibilities
towards one another and to the family as a whole, and these duties and
responsibilities vary from member to member because of their natural
relationships. The parents have the inescapable duty to educate their
children— but not vice versa; the children have the duty to obey their
parents— the parents do not obey the children; the mother— not the
father— bears the children, nurses them in babyhood, and is thus their
first educator, hence daughters have a prior right to education over sons
and, as the Guardian’s secretary has written on his behalf, ‘The task of
bringing up a Bahà’i child, as emphasized time and again in Bahd’i Writ­
ings, is the chief responsibility of the mother, whose unique privilege is
indeed to create in her home such conditions as ‘would be most condu­
cive to both his material and spiritual welfare and advancement. The
training which the child first receives through his mother constitutes the
strongest foundation for his future development.’ A corollary of this
responsibility of the mother is her right to be supported by her hus­
band— a husband has no explicit right to be supported by his wife. This
principle of the husband’s responsibility to provide for and protect the
family can be seen applied also in the law in intestacy which provides
that the family’s dwelling place passes, on the father’s death, not to his
widow, but to his eldest son; the son at the same time has the responsi­
bility to care for his mother.
FAMILY LIFE 61

“It is in this context of mutual and complementary duties and
responsibilities that one should read the Tablet in which Abdu 1-Bahá
gives the following exhortation:
‘O Handmaids of the Self-Sustaining Lord! Exert your efforts so
that you may obtain the honor and privilege ordained for women.
Undoubtedly the greatest glory of women is servitude at His thresh­
old and submissiveness at His door; it is the possession of a vigi­
lant heart, and praise of the incomparable God; it is heartfelt love
towards other handmaids and spotless chastity; it is obedience to
and consideration for their husbands and the education and care
of their children; and it is tranquillity, and dignity, and persever­
ance in the remembrance of the Lord, and the utmost enkindlement
and attraction.’
“This exhortation to the utmost degree of spirituality and selfabnegation should not be read as a legal definition giving the husband
absolute authority over his wife, for, in a letter written to an individual
believer on 22 July 1943, the beloved Guardians secretary wrote on his
behalf:
‘The Guardian, in his remarks . . . about parents and children,
wives’ and husbands’ relations in America, meant that there is a
tendency in that country for children to be too independent of the
wishes of their parents and lacking in the respect due to them.
Also wives, in some cases, have a tendency to exert an unjust de­
gree of domination over their husbands which, of course, is not
right, any more than that the husband should unjustly dominate
his wife.’
“In any group, however loving the consultation, there are never­
theless points on which, from time to time, agreement cannot be reached.
In a Spiritual Assembly this dilemma is resolved by a majority vote.
There can, however, be no majority where only two parties are involved,
as in the case of a husband and wife. There are, therefore, times when a
wife should defer to her husband, and times when a husband should
defer to his wife, but neither should ever unjustly dominate the other. In
short, the relationship between husband and wife should be as held forth
in the prayer revealed by Abdul-Bahá which is often read at Bahà’i wed­
dings: ‘Verily they are married in obedience to Thy command. Cause
them to become the signs of harmony and unity till the end of time.’
62 BAHAI MARRIAGE AND FAMILY LIFE

“These are all relationships within the family, but there is a much
wider sphere of relationship between men and women than in the home,
and this too we should consider in the context of Bahà’i society, not in
that of past or present social norms. For example, although the mother
is the first educator of the child, and the most formative influence in his
development, the father also has the responsibility of educating his chil­
dren, and this responsibility is so weighty that Bahà’u’ilàh has stated
that a father who fails to exercise it forfeits his rights of fatherhood.
Similarly, although the primary responsibility for supporting the family
financially is placed upon the husband, this does not by any means im­
ply that the place of women is confined to the home. On the contrary,
‘Abdu 1-Bahá has stated:

‘In this Revelation of Bahà’u’ilàh, the women go neck and neck
with men. In no movement will they be left behind. Their rights
with men are equal in degree. They will enter all the administra­
tive branches of politics. They will attain in all such a degree as
will be considered the very highest station of the world of human­
ity and will take part in all affairs.’
{Paris Talks, [59.5])

and again:

‘So it will come to pass that when women participate fully and
equally in the affairs of the world, enter confidently and capably
the great arena of laws and politics, war will cease;. . . ’
{T he Promulgation o f Universal Peace, p. 135)

“In the Tablet of the World, Bahà’u’ilàh Himself has envisaged
that women as well as men would be breadwinners in stating:

‘Everyone, whether man or woman, should hand over to a trusted
person a portion of what he or she earneth through trade, agricul­
ture or other occupation, for the training and education of chil­
dren, to be spent for this purpose with the knowledge of the Trust­
ees of the House of Justice.’
{Tablets o f Bahď ulláh, p. 90)
FAMILY LIFE 63

“A very important element in the attainment of such equality is
BaháVlláhs provision that boys and girls must follow essentially the
same curriculum in schools.”
(Universal House o f Justice, from a letter dated December 28, 1980,
to the National Spiritual Assembly o f N ew Zealand)

G* Death

184. “O SON OF THE SUPREME!
“I have made death a messenger of joy to thee. Wherefore dost
thou grieve? I made the light to shed on thee its splendor. Why dost
thou veil thyself therefrom?”
(B ahaulláh, The H idden Words, p. 11)

185. “O thou assured soul, thou maidservant of God . . . ! Be not
grieved at the death of thy respected husband. He hath, verily, attained
the meeting of His Lord at the seat of Truth in the presence of the
potent King. Do not suppose that thou hast lost him. The veil shall be
lifted and thou shalt behold his face illumined in the Supreme Con­
course. Just as God, the Exalted, hath said, ‘Him will we surely quicken
to a happy life/ Supreme importance should be attached, therefore, not
to this first creation but rather to the future life.”
CAbdul-Bahá, Selections from the W ritings o f ‘A bdul-B ahá, 165.4)

186. “O thou beloved maid-servant of God, although the loss of a
son is indeed heart-breaking and beyond the limits of human endur­
ance, yet one who knoweth and understandeth is assured that the son
hath not been lost but, rather, hath stepped from this world into an­
other, and she will find him in the divine realm. That reunion shall be
for eternity, while in this world separation is inevitable and bringeth
with it a burning grief.
“Praise be unto God that thou hast faith, art turning thy face to­
ward the everlasting Kingdom and believest in the existence of a heav­
enly world. Therefore be thou not disconsolate, do not languish, do not
sigh, neither wail nor weep; for agitation and mourning deeply affect his
soul in the divine realm.
64 BAHÂ’Î MARRIAGE AND FAMILY LIFE

“That beloved child addresseth thee from the hidden world: ‘O
thou kind Mother, thank divine Providence that I have been freed from
a small and gloomy cage and, like the birds of the meadows, have soared
to the divine world— a world which is spacious, illumined, and ever gay
and jubilant. Therefore, lament not, O Mother, and be not grieved; I
am not of the lost, nor have I been obliterated and destroyed. I have
shaken off the mortal form and have raised my banner in this spiritual
world. Following this separation is everlasting companionship. Thou
shalt find me in the heaven of the Lord, immersed in an ocean of light.’”
(‘A bdul-Bahá, Selections from the W ritings o f A bdul-B ahá, 171.1-3)

187. “Question.— What is the condition of children who die be­
fore attaining the age of discretion, or before the appointed time of birth?
“Answer.— These infants are under the shadow of the favor of
God; and as they have not committed any sin, and are not soiled with
the impurities of the world of nature, they are the centers of the mani­
festation of bounty, and the Eye of Compassion will be turned upon
them.”
(‘Abdul-Bahá, Some Answered Questions, pp. 2 7 8 -2 7 9 )

188. “The death of that beloved youth and his separation from
you have caused the utmost sorrow and grief; for he winged his flight in
the flower of his age and the bloom of his youth to the heavenly nest.
But he hath been freed from this sorrow-stricken shelter and hath turned
his face toward the everlasting nest of the Kingdom, and, being deliv­
ered from a dark and narrow world, hath hastened to the sanctified realm
of light; therein lieth the consolation of our hearts.
“The inscrutable divine wisdom underlieth such heart-rending
occurrences. It is as if a kind gardener transferreth a fresh and tender
shrub from a confined place to a wide open area. This transfer is not the
cause of the withering, the lessening or the destruction of that shrub;
nay, on the contrary, it maketh it to grow and thrive, acquire freshness
and delicacy, become green and bear fruit. This hidden secret is well
known to the gardener, but those souls who are unaware of this bounty
suppose that the gardener, in his anger and wrath, hath uprooted the
shrub. Yet to those who are aware, this concealed fact is manifest, and
FAMILY LIFE 65

this predestined decree is considered a bounty. Do not feel grieved or
disconsolate, therefore, at the ascension of that bird of faithfulness; nay,
under all circumstances pray for that youth, supplicating for him for­
giveness and the elevation of his station.
“I hope that you will attain the utmost patience, composure and
resignation and I entreat and implore at the Threshold of Oneness, beg­
ging for forgiveness and pardon. My hope from the infinite bounties of
God is that He may shelter this dove of the garden of faith, and cause
him to abide on the branch of the Supreme Concourse, that he may sing
in the best of melodies the praise and glorification of the Lord of Names
and Attributes.”
(‘A bdul-Bahá, Selections from the W ritings o f A bdul-B ahá, 169.1-3)

189. “In the next world man will find himself freed from many of
the disabilities under which he now suffers. Those who have passed on
through death, have a sphere of their own. It is not removed from ours:
their work of the Kingdom, is ours; but it is sanctified from what we call
time and place. Time with us is measured by the sun. When there is no
more sunrise and no more sunset, that kind of time does not exist for
man. Those who have ascended have different attributes (conditions)
from those who are still on earth, yet there is no real separation.
“In prayer there is a mingling of stations, a mingling of condition.
Pray for them as they pray for you.”
(‘A bdul-Bahá, A bdul-B ahá in London, p. 97)

H. W ork and Finances

190. “Whatsoever deterreth you, in this Day, from loving God is
nothing but the world. Flee it, that ye may be numbered with the blest.
Should a man wish to adorn himself with the ornaments of the earth, to
wear its apparels, or partake of the benefits it can bestow, no harm can
befall him, if he alloweth nothing whatever to intervene between him
and God, for God hath ordained every good thing, whether created in
the heavens or in the earth, for such of His servants as truly believe in
Him. Eat ye, O people, of the good things which God hath allowed
66 BAHÀ’Î MARRIAGE AND FAMILY LIFE

you, and deprive not yourselves from His wondrous bounties. Render
thanks and praise unto him, and be of them that are truly thankful.”
(BaháVlláh, Gleanings from the W ritings o f B aháV lláh, p. 276)

191. “O SON OF MAN!
“Should prosperity befall thee, rejoice not, and should abasement
come upon thee, grieve not, for both shall pass away and be no more.”
(BaháVlláh, The H idden Words, p. 16)

192. “O SON OF BEING!
“If poverty overtake thee, be not sad; for in time the Lord of wealth
shall visit thee. Fear not abasement, for glory shall one day rest on thee.”
(Bahďulláh, The H idden Words, p. 16)

193. “O MY SERVANT!
“The best of men are they that earn a livelihood by their calling
and spend upon themselves and upon their kindred for the love of God,
the Lord of all worlds.”
(BaháVlláh, The H idden W ords,?. 51)

194. “O thou servant of the One true God! In this universal dis­
pensation mans wondrous craftsmanship is reckoned as worship of the
Resplendent Beauty. Consider what a bounty and blessing it is that crafts­
manship is regarded as worship. In former times, it was believed that
such skills were tantamount to ignorance, if not a misfortune, hindering
man from drawing nigh unto God. Now consider how His infinite be­
stowals and abundant favors have changed hell-fire into blissful para­
dise, and a heap of dark dust into a luminous garden.
“It behooveth the craftsmen of the world at each moment to offer
a thousand tokens of gratitude at the Sacred Threshold, and to exert
their highest endeavor and diligently pursue their professions so that
their efforts may produce that which will manifest the greatest beauty
and perfection before the eyes of all men.”
(‘A b d u l-Bahá, Selections from the Writings o f A bdul-B ahá, 1271-2)
FAMILY LIFE 67

195. “Thy letter was received. I hope that thou mayest be pro­
tected and assisted under the providence of the True one, be occupied
always in mentioning the Lord and display effort to complete thy profes­
sion. Thou must endeavor greatly so that thou mayest become unique in
thy profession and famous in those parts, because attaining perfection
in ones profession in this merciful period is considered to be worship of
God. And whilst thou art occupied with thy profession, thou canst re­
member the True One.”
(‘A bdul-Bahá, Selections from the W ritings o f A bdul-B ahá, 128.1)

196. “Some mens lives are solely occupied with the things of this
world; their minds are so circumscribed by exterior manners and tradi­
tional interests that they are blind to any other realm of existence, to the
„ spiritual significance of all things! They think and dream of earthly fame,
of material progress. Sensuous delights and comfortable surroundings
bound their horizon, their highest ambitions center in success of worldly
conditions and circumstances! They curb not their lower propensities;
they eat, drink and sleep! Like the animal, they have no thought beyond
their own physical well-being. It is true that these necessities must be
dispatched. Life is a load which must be carried on while we are on
earth, but the cares of the lower things of life should not be allowed to
monopolize all the thoughts and aspirations of a human being. The
hearts ambitions should ascend to a more glorious goal, mental activity
should rise to higher levels! Men should hold in their souls the vision of
celestial perfection, and there prepare a dwelling-place for the inexhaust­
ible bounty of the Divine Spirit.
“Let your ambition be the achievement on earth of a Heavenly
civilization! I ask for you the supreme blessing, that you may be so filled
with the vitality of the Heavenly Spirit that you may be the cause of life
to the world.”
(‘A bdul-Bahá, Paris Talks, 31.9-10)

197. “If a man is successful in his business, art, or profession he is
thereby enabled to increase his physical wellbeing and to give his body
the amount of ease and comfort in which it delights. All around us
today we see how man surrounds himself with every modern conve-
68 BAHÁ’1 MARRIAGE AND FAMILY LIFE

nience and luxury, and denies nothing to the physical and material side
of his nature. But, take heed, lest in thinking too earnestly of the things
of the body you forget the things of the soul: for material advantages do
not elevate the spirit of man. Perfection in worldly things is a joy to the
body of a man but in no wise does it glorify his soul.
“It may be that a man who has every material benefit, and who
lives surrounded by all the greatest comfort modern civilization can give
him, is denied the all important gift of the Holy Spirit.
“It is indeed a good and praiseworthy thing to progress materially,
but in so doing, let us not neglect the more important spiritual progress,
and close our eyes to the Divine light shining in our midst.”
(‘A bdu 1-Bahá, Paris Talks., 19.3-5)

198. “We must be like the fountain or spring that is continually
emptying itself of all that it has and is continually being refilled from an
invisible source. To be continually giving out for the good of our fellows
undeterred by the fear of poverty and reliant on the unfailing bounty of
the Source of all wealth and all good— this is the secret of right living.”
(Shoghi Effendi, quoted in Bahá VFunds an d Contributions, p. 16)

199. “Even though Shoghi Effendi would urge every believer to
sacrifice as much as possible for the sake of contributing towards the
fund of the National Assembly, yet he would discourage the friends to
incur debts for that purpose. We are asked to give what we have, not
what we do not possess, especially if such an act causes suffering to
others. In such matters we should use judgment and wisdom and take
into our confidence other devoted Bahd’is.”
(Shoghi Effendi, quoted in B a h a i Funds an d Contributions, p. 10)

L H ospitality_____________________________________

200. “Blessed is the house that hath attained unto My tender mercy,
wherein My remembrance is celebrated, and which is ennobled by the
presence of My loved ones, who have proclaimed My praise, cleaved
fast to the cord of My grace and been honored by chanting My verses.
FAMILY LIFE 69

Verily they are the exalted servants whom God hath extolled in the
Qayyúmu 1-Asmá* and other scriptures. Verily He is the All-Hearing,
the Answerer, He Who perceiveth all things.”
(Bahďulláh, quoted in a compilation on Family Life dated January 1982
sent from the Universal House o f Justice to National Spiritual Assemblies)

201. . . consort with the followers of all religions in a spirit of
friendliness and fellowship . . . They that are endued with sincerity and
faithfulness should associate with all the peoples and kindreds of the
earth with joy and radiance, inasmuch as consorting with people hath
promoted and will continue to promote unity and concord, which in
turn are conducive to the maintenance of order in the world and to the
regeneration of nations. Blessed are such as hold fast to the cord of
kindliness and tender mercy and are free from animosity and hatred.”
(BaháVlláh, Tablets o f Bahď ulláh, pp. 3 5 -3 6 )

202. “O MY FRIENDS!
“Walk ye in the ways of the good pleasure of the Friend, and know
that His pleasure is in the pleasure of His creatures. That is: no man
should enter the house of his friend save at his friends pleasure, nor lay
hands upon his treasures nor prefer his own will to his friends, and in
no wise seek an advantage over him. Ponder this, ye that have insight!”
(Baha ulláh, The H idden Words, p. 37)

203. “O my God! let the outpourings of Thy bounty and bless­
ings descend upon homes whose inmates have embraced Thy Faith, as a
token of Thy grace and as a mark of loving-kindness from Thy pres­
ence.”
(The Báb, Selections from the W ritings o f the Báb, p. 200)

204. “My home is the home of peace. My home is the home of joy
and delight. My home is the home of laughter and exaltation. Whoever
enters through the portals of this home, must go out with gladsome
heart. This is the home of light; whoever enters here must become illu­
mined.”
(‘A bdu 1-Bahá, quoted in Star o f the West, Vol. XX, N o. 2, p. 52)
70 BAHAI m a r r ia g e a n d fa m ily life

205. “Treat all thy friends and relatives, even strangers, with a
spirit of utmost love and kindliness.”
(‘Abdu 1-Bahá, quoted in a compilation on Family Life dated January 1982
sent by the Universal House o f Justice to National Spiritual Assemblies)

206. “Wherefore must the loved ones of God associate in affec­
tionate fellowship with stranger and friend alike, showing forth to all
the utmost loving-kindness, disregarding the degree of their capacity,
never asking whether they deserve to be loved. In every instance let the
friends be considerate and infinitely kind.”
(‘A bdul-Bahá, Selections from the W ritings o f A bdul-B ahá, 8.8)

207. “I beseech God to graciously make of thy home a center for
the diffusion of the light of divine guidance, for the dissemination of
the Words of God and for enkindling at all times the fire of love in the
hearts of His faithful servants and maidservants. Know thou of a cer­
tainty that every house wherein the anthem of praise is raised to the
Realm of Glory in celebration of the Name of God is indeed a heavenly
home, and one of the gardens of delight in the Paradise of God.”
(‘A bdul-Bahá, quoted in a compilation on Family Life dated January 1982
sent by the Universal House o f Justice to National Spiritual Assemblies)

208. “This is in truth a Bahd’i house. Every time such a house or
meeting place is founded it becomes one of the greatest aids to the gen­
eral development of the town and country to which it belongs. It en­
courages the growth of learning and science and is known for its intense
spirituality and for the love it spreads among the peoples.”
(‘Abdul-Bahá, Paris Talks, 24.1)

J. Relationship with Bahà'i Institutions and Community

209. “The first condition is firmness in the Covenant of God. For
the power of the Covenant will protect the Cause of BaháVlláh from
the doubts of the people of error. It is the fortified fortress of the Cause
of God and the firm pillar of the religion of God. Today no power can
FAMILY LIFE 71

conserve the oneness of the Bahà’i world save the Covenant of God;
otherwise differences like unto a most great tempest will encompass the
Bahd’i world. It is evident that the axis of the oneness of the world of
humanity is the power of the Covenant and nothing else. . . Therefore,
in the beginning one must make his steps firm in the Covenant so that
the confirmations of Bahà’u lláh may encircle from all sides, the cohorts
of the Supreme Concourse may become the supporters and the helpers,
and the exhortations and advices of ‘Abdul-Bahá, like unto the pictures
engraved on stone, may remain permanent and ineffaceable in the tab­
lets of the hearts.”
(‘A bdul-Bahá, Tablets o f the D ivin e Plan, 8.8)

210. “There are certain pillars which have been established as the
unshakable supports of the Faith of God. The mightiest of these is learn­
ing and the use of the mind, the expansion of consciousness, and in­
sight into the realities of the universe and the hidden mysteries of Al­
mighty God.
“To promote knowledge is thus an inescapable duty imposed on
every one of the friends of God. It is incumbent upon that Spiritual
Assembly, that assemblage of God, to exert every effort to educate the
children, so that from infancy they will be trained in Bahà’i conduct
and the ways of God, and will, even as young plants, thrive and flourish
in the soft-flowing waters that are the counsels and admonitions of the
Blessed Beauty.”
(‘A bdul-Bahá, Selections from the W ritings o f A bdul-B ahá, 97.1-2)

211. “And now as I look into the future, I hope to see the friends at
all times, in every land, and of every shade of thought and character,
voluntarily and joyously rallying round their local and in particular their
national centers of activity, upholding and promoting their interests
with complete unanimity and contentment, with perfect understand­
ing, genuine enthusiasm, and sustained vigor. This indeed is the one joy
and yearning of my life, for it is the fountain-head from which all future
blessings will flow, the broad foundation upon which the security of the
Divine Edifice must ultimately rest.”
(Shoghi Effendi, Bahá 'í A dm inistration, p. 67)
72 BAHÂ’Î MARRIAGE AND FAMILY LIFE

212. “There is a time set aside at the 19 Day Feasts for the Com­
munity to express its views and make suggestions to its Assembly; the
Assembly and the believers should look forward to this happy period of
discussion, and neither fear it nor suppress it.”
(Shoghi EiFendi, from a letter dated June 20, 1949, written on his behalf
to the National Spiritual Assembly o f Germany and Austria)

213. “He was very sorry to hear that you have had so many tests in
your Bahd’i life. There is no doubt that many of them are due to your
own nature. In other words, if we are very sensitive, or if we are in some
way brought up in a different environment from the Bahà’is amongst
whom we live, we naturally see things differently and may feel them
more acutely; and the other side of it is that the imperfections of our
fellow-Bahà’is can be a great trial to us.
“He feels that, if you close your eyes to the failings of others, and
fix your love and prayers upon Bahà’u’ilàh, you will have the strength to
weather this storm, and will be much better for it in the end, spiritually.
Although you suffer, you will gain a maturity that will enable you to be
of greater help to both your fellow-Bahd’is and your children.”
(Shoghi Effendi, from a letter dated April 5, 1956,
written on his behalf to an individual believer)

214. “The friends must be patient with each other and must real­
ize that the Cause is still in its infancy and its institutions are not yet
functioning perfectly. The greater the patience, the loving understand­
ing and the forbearance the believers show towards each other and their
shortcomings, the greater will be the progress of the whole Baha’i com­
munity at large.”
(Shoghi Effendi, from a letter dated February 27, 1943,
written on his behalf to an individual believer)

215. “The greatest need it seems everywhere inside the Cause is to
impress upon the friends the need for love among them. There is a ten­
dency to mix up the functions of the Administration and try to apply it
in individual relationships, which is abortive, because the Assembly is a
nascent House of Justice and is supposed to administer, according to the
FAMILY LIFE 73

Teachings, the affairs of the community. But individuals toward each
other are governed by love, unity, forgiveness and a sin-covering eye.
Once the friends grasp this they will get along much better, but they
keep playing Spiritual Assembly to each other and expect the Assembly
to behave like an individual. . . ”
(Shoghi Effendi, from a letter dated October 3, 1950,
written on his behalf to an individual believer)

216. “When criticism and harsh words arise within a Bahd’i com­
munity, there is no remedy except to put the past behind one, and per­
suade all concerned to turn over a new leaf, and for the sake of God and
His Faith refrain from mentioning the subjects which have led to mis­
understanding and inharmony. The more the friends argue back and
forth and maintain, each side, that their point of view is the right one
the worse the whole situation becomes.
“When we see the condition the world is in today, we must surely
forget these utterly insignificant internal disturbances, and rush, unit­
edly, to the rescue of humanity. You should urge your fellow-Bahd’is to
take this point of view, and to support you in a strong effort to suppress
every critical thought and every harsh word, in order to let the spirit of
Baha’u’llah flow into the entire community, and unite it in His love and
His service.”
(Shoghi Effendi, from a letter dated February 16, 1951,
written on his behalf to an individual believer)

217. “We must realize our imperfection and not permit ourselves
to get too upset over the unfortunate things which occur, sometimes in
Conventions, sometimes in Assemblies or on Committees, etc. Such
things are essentially superficial and in time will be outgrown.”
(Shoghi Effendi, from a letter dated March 17, 1943,
written on his behalf to an individual believer)

218. “He feels, in regard to your family problems, that you should
take these matters up with your assembly, if you desire advice; one of
the duties of these assemblies is to advise and aid the friends, and it is
your privilege to turn to your Assembly.”
(Shoghi Effendi, from a letter dated April 10, 1947,
written on his behalf to an individual believer)
74 BAHA’I MARRIAGE AND FAMILY LIFE

219. “The divinely ordained institution of the Local Spiritual As­
sembly operates at the first levels of human society and is the basic ad­
ministrative unit of Bahà’u’Uàh’s World Order. It is concerned with indi­
viduals and families whom it must constantly encourage to unite in a
distinctive Bahà’i society, vitalized and guarded by the laws, ordinances
and principles of Bahà’u lláhs Revelation. It protects the Cause of God;
it acts as the loving shepherd of the Bahà’i flock.”
(Universal House o f Justice, in its Message to the Bahd’is o f the World,
launching the Five Year Plan, Naw-Rúz, 1974)

220. “When a believer has a problem concerning which he must
make a decision, he has several courses open to him. If it is a matter that
affects the interests of the Faith he should consult with the appropriate
Assembly or committee, but individuals have many problems which are
purely personal and there is no obligation to take such problems to the
institutions of the Faith: indeed, it is better if the friends will not bur­
den their Assemblies with personal problems that they can solve by them­
selves.
“A Bahà’i who has a problem may wish to make his own decision
upon it after prayer and after weighing all the aspects of it in his own
mind; he may prefer to seek the counsel of individual friends or of pro­
fessional counselors such as his doctor or lawyer so that he can consider
such advice when making his decision; or in a case where several people
are involved, such as a family situation, he may want to gather together
those who are affected so that they may arrive at a collective decision.
There is also no objection whatever to a Bahà’i asking a group of people
to consult together on a problem facing him.
“It should be borne in mind that all consultation is aimed at arriv­
ing at a solution to a problem and is quite different from the sort of
group baring of the soul that is popular in some circles these days and
which borders on the kind of confession that is forbidden in the Faith.
On the subject of confession the Guardians secretary wrote on his be­
half to an individual believer: ‘We are forbidden to confess to any per­
son, as do the Catholics to their priests, our sins and shortcomings, or to
do so in public, as some religious sects do. However, if we spontane­
ously desire to acknowledge we have been wrong in something, or that
we have some fault of character, and ask another persons forgiveness or
FAMILY LIFE 75

pardon, we are quite free to do so. The Guardian wants to point out,
however, that we are not obliged to do so. It rests entirely with the indi­
vidual.’”
(Universal House o f Justice, from a letter dated March 19, 1973,
to the National Spiritual Assembly o f Canada)

221. “The friends are called upon to give their whole-hearted sup­
port and cooperation to the Local Spiritual Assembly, first by voting for
the membership and then by energetically pursuing its plans and pro­
grams, by turning to it in time of trouble or difficulty, by praying for its
success and taking delight in its rise to influence and honor. This great
prize, this gift of God within each community must be cherished, nur­
tured, loved, assisted, obeyed and prayed for.
“Such a firmly founded, busy and happy community life as is en­
visioned when Local Spiritual Assemblies are truly effective, will pro­
vide a firm home foundation from which the friends may derive courage
and strength and loving support in bearing the Divine Message to their
fellow-men and conforming their lives to its benevolent rule.”
(Universal House o f Justice, in its Message to the Bahà’is o f the World,
launching the Five Year Plan, Naw-Rúz, 1974)

K* Family Life and Bahà’i Service

222. “Praised be God, ye two have demonstrated the truth of your
words by your deeds, and have won the confirmation of the Lord God.
Every day at first light, ye gather the Bahai children together and teach
them the communes and prayers. This is a most praiseworthy act, and
bringeth joy to the childrens hearts: that they should, at every morn,
turn their faces toward the Kingdom and make mention of the Lord
and praise His Name, and in the sweetest of voices, chant and recite.
“These children are even as young plants, and teaching them the
prayers is as letting the rain pour down upon them, that they may wax
tender and fresh, and the soft breezes of the love of God may blow over
them, making them to tremble with joy.”
(‘Abdul-Bahá, Selectionsfrom the W ritings o f ‘A bdul-Bahá* 115.2-3)
76 BAHÀ1 MARRIAGE AND FAMILY LIFE

223. “A truly Bahà’i home is a true fortress upon which the Cause
can rely while planning its campaigns. I f . . . a n d . . . love each other and
would like to marry, Shoghi Effendi does not wish them to think that by
doing so they are depriving themselves of the privilege of service; in fact
such a union will enhance their ability to serve. There is nothing more
beautiful than to have young Bahd’is marry and found truly Bahd’i homes,
the type Bahd’u’lldh wishes them to be. Please give them both the
Guardians loving greetings.”
(Shoghi EfFendi, from a letter dated November 6, 1932,
written on his behalf to an individual believer)

224. “It is our duty and privilege to translate the love and devo­
tion we have for our beloved Cause into deeds and actions that will be
conducive to the highest good of mankind.”
(Shoghi Effendi, from a letter dated November 20, 1924, to an individual believer)

225. “Bahd’is should seek to be many-sided, normal and well bal­
anced, mentally and spiritually. We must not give the impression of
being fanatics but at the same time we must live up to our principles.”
(Shoghi Effendi, from a letter dated March 12, 1946,
written on his behalf to an individual believer)

226. “Surely Shoghi Effendi would like to see you and the other
friends give their whole time and energy to the Cause, for we are in great
need for competent workers, but the home is an institution that Bahd’­
u’lldh has come to strengthen and not to weaken. Many unfortunate
things have happened in Baha’i homes just for neglecting this point.
Serve the Cause but also remember your duties towards your home. It is
for you to find the balance and see that neither makes you neglect the
other. We would have many more husbands in the Cause were the wives
more thoughtful and moderate in their Bahai activities.”
(Shoghi Effendi, from a letter dated May 14, 1929,
written on his behalf to an individual believer)

227. “The Guardian has long felt that the American Bahà’is are
not, in some cases, living up to the ideal of marriage set forth by Bahá’-
FAMILY LIFE 77

ulláh. They are prone to being influenced by the current light and selfish
attitude of the people towards the marriage bond. Consequently when
he sees you are successfully living up to the Bahà’i standard, putting
your best into it and preserving this sacred tie you have with your hus­
band, he is very happy indeed. He hopes you will be in a position to be
an example to others. For he disapproves of the way some Bahà’is, in the
name of serving the Cause, disencumber themselves of their husbands,
or go and get new ones!”
(Shoghi Effendi, from a letter dated April 2 , 1950,
written on his behalf to an individual believer)

228^ “The Guardian, in view of the fact that your husband does
not really wish to be separated from you, but on the contrary is desirous
of keeping your marriage together, feels that you, as a Bahà’i, have no
right to destroy it because of your desire to serve the Faith.
“Marriage is a very sacred institution. Bahà’u lláh said its purpose
is to promote unity. If the friends neglect, for the sake of the Cause, this
institution, they place the Faith in a poor light before the public. In
these days the people of the world are so immoral, and treat the mar­
riage institution so lightly; and we, as Bahà’is, in contrast to the people
of the world, are trying to create a high moral standard and reinstate the
sanctity of marriage.
“If your husband will allow you to do a certain amount of teach­
ing work, and occasionally travel in the interests of the Faith, all the
better; but he does not think the Faith should be made the thing which
destroys your family life.”
(Shoghi Effendi, from a letter dated June 6, 1954,
written on his behalf to an individual believer)

229. “Your sons, even though they will not be able at first to serve
with you in pioneering, are certainly helping you to do so because of
their devoted spirit and their complete cooperation. Life at best is so full
of unexpected vicissitudes that leaving your boys at home does not, he
feels, present any added risks. They are devoted to the Cause and will no
doubt be inspired by your example.”
(Shoghi Effendi, from a letter dated August 10, 1953,
written on his behalf to an individual believer)
78 BAHÂ’Î MARRIAGE AND FAMILY LIFE

230. “Your responsibility towards your son and your husband is
very great, and the Guardian hopes your work will soon reach a point
where you can return, at least for some time, to them, and give them
that love and encouragement which is a womans great contribution to
home life.”
(Shoghi EfFendi, from a letter dated August 5, 1949,
written on his behalf to an individual believer)

231. “He has noted with feelings of genuine admiration your long­
ing to serve in the field of pioneer teaching, but is sorry to hear that your
domestic circumstances do not permit you to carry out this dear wish of
your heart.
“While he heartily appreciates your eagerness to labor for the Faith
in distant and hitherto unopened territories, he feels that, in view of
your husbands opposition, and also in consideration of the need of
your children for your close help and guidance, you should, for the
present, endeavor instead to work in virgin localities in the vicinity of
. . . or of the adjoining towns.”
(Shoghi EfFendi, from a letter dated November 7, 1940,
written on his behalf to an individual believer)

232. “Encourage within families, the practice of daily prayer and
reading of the Holy Writings.”
(Universal House o f Justice, from a letter dated
January, 1981, to the Bahà’is o f Canada)

233. “In considering the problems that you and your wife are ex­
periencing, the House of Justice points out that the unity of your family
should take priority over any other consideration. BaháVlláh came to
bring unity to the world, and a fundamental unity is that of the family.
Therefore, we must believe that the Faith is intended to strengthen the
family, not weaken it. For example, service to the Cause should not
produce neglect of the family. It is important for you to arrange your
time so that your family life is harmonious and your household receives
the attention it requires.”
(Universal House o f Justice, from a letter dated
August 1, 1978, to an individual believer)
FAMILY LIFE 79

234. “Although Bahà’i services should be undertaken with a spirit
of sacrifice, one cannot lose sight of the importance given in our Holy
Writings to the responsibilities placed on parents in relationship to their
children, as well as to the duties of children towards their parents.”
(Universal House o f Justice, from a letter dated
November 19, 1978, to an individual believer)

L. Prayers________________________________________
For Expectant Mothers____________________________

235. “My Lord! My Lord! I praise Thee and I thank Thee for
whereby Thou hast favored Thine humble maidservant, Thy slave be­
seeching and supplicating Thee, because Thou hast verily guided her
unto Thine obvious Kingdom and caused her to hear Thine exalted
Call in the contingent world and to behold Thy Signs which prove the
appearance of Thy victorious reign over all things.
“O my Lord, I dedicate that which is in my womb unto Thee.
Then cause it to be a praiseworthy child in Thy Kingdom and a fortu­
nate one by Thy favor and Thy generosity; to develop and to grow up
under the charge of Thine education. Verily, Thou art the Gracious!
Verily, Thou art the Lord of Great Favor!”
(‘A b du l-Bahá, Bahá ’í Prayers, U.S. 1982, pp. 6 6 -6 7 )

For Infants

236. “Praised be Thou, O Lord my God! Graciously grant that
this infant be fed from the breast of Thy tender mercy and loving provi­
dence and be nourished with the fruit of Thy celestial trees. Suffer him
not to be committed to the care of anyone save Thee, inasmuch as Thou,
Thyself, through the potency of Thy sovereign will and power, didst
create and call him into being. There is none other God but Thee, the
Almighty, the All-Knowing.
“Lauded art Thou, O my Best Beloved, waft over him the sweet
savors of Thy transcendent bounty and the fragrances of Thy holy be­
stowals. Enable him then to seek shelter beneath the shadow of Thy
80 BAHÂ’Î MARRIAGE AND FAMILY LIFE

most exalted name, O Thou Who holdest in Thy grasp the kingdom of
names and attributes. Verily Thou art potent to do what Thou wiliest,
and Thou art indeed the Mighty, the Exalted, the Ever-Forgiving, the
Gracious, the Generous, the Merciful.”
(BaháVlláh, BaháH Prayers an d Tablets fo r the Young, p. 3)

237. “O Thou peerless Lord! Let this suckling babe be nursed
from the breast of Thy loving-kindness, guard it within the cradle of
Thy safety and protection and grant that it be reared in the arms of Thy
tender affection.”
(‘A b du l-Bahá, B a h a i Prayers an d Tablets fo r the Young, p. 6)

For Children

238. “O Thou pure God! I am a little child; grant that the breast
of Thy loving-kindness be the breast that I cherish; suffer me to be
nourished with the honey and the milk of Thy love; rear me in the
bosom of Thy knowledge, and bestow upon me nobility and wisdom
while I am still a child.
“O Thou the Self-Sufficing God! Make me a confidant of the King­
dom of the Unseen. Verily, Thou art the Mighty, the Powerful.”
(‘A b du l-Bahá, Bahá HPrayers a n d Tablets fo r theYoung, p. 9)

239. “O Lord! Graciously assist this child to grow and be quick­
ened in the meads of Thy tender affection. Thou art verily the Bestower,
the Merciful, the Compassionate.”
(‘A bdu l-Baha, B a h a i Prayers an d Tablets fo r theYoung, p. 23)

240. “O God, guide me, protect me, make of me a shining lamp
and a brilliant star. Thou art the Mighty and the Powerful.”
(‘A bdul-Bahá, B a h a i Prayers, U.S. 1982, p. 37)
FAMILY LIFE 81

For Youth

241. “O Lord! Make this youth radiant and confer Thy bounty
upon this poor creature. Bestow upon him knowledge, grant him added
strength at the break of every morn and guard him within the shelter of
Thy protection so that he may be freed from error, may devote himself
to the service of Thy Cause, may guide the wayward, lead the hapless,
free the captives and awaken the heedless, that all may be blessed with
Thy remembrance and praise. Thou art the Mighty and the Powerful.”
(‘A bdul-Bahá, B a h a i Prayers an d Tablets fo r the Young, p. 11)

For Parents

242. “It is seemly that the servant should, after each prayer, sup­
plicate God to bestow mercy and forgiveness upon his parents. There­
upon Gods call will be raised: ‘Thousand upon thousand of what thou
hast asked for thy parents shall be thy recompense!’ Blessed is he who
remembereth his parents when communing with God. There is, verily,
no God but Him, the Mighty, the Well-Beloved.”
(The Báb, Selections from the W ritings o f the Báb, p. 94)

243. “O Lord! In this Most Great Dispensation Thou dost accept
the intercession of children in behalf of their parents. This is one of the
special infinite bestowals of this Dispensation. Therefore, O Thou kind
Lord, accept the request of this Thy servant at the threshold of Thy
singleness and submerge his father in the ocean of Thy grace, because
this son hath arisen to render Thee service and is exerting effort at all
times in the pathway of Thy love. Verily, Thou art the Giver, the Forgiver and the Kind!”
(‘A bdul-Bahá, BaháH Prayers, U.S. 1982, p. 65)

For Families

244. “Glory be unto Thee, O Lord my God! I beg Thee to forgive
me and those who support Thy Faith. Verily, Thou art the sovereign
Lord, the Forgiver, the Most Generous. O my God! Enable such ser-
82 BAHAI m a r r ia g e a n d fa m ily life

vants of Thine as are deprived of knowledge to be admitted into Thy
Cause; for once they learn of Thee, they bear witness to the truth of the
Day of Judgment and do not dispute the revelations of Thy bounty.
Send down upon them the tokens of Thy grace, and grant them, wher­
ever they reside, a liberal share of that which Thou hast ordained for the
pious among Thy servants. Thou art in truth the Supreme Ruler, the
All-Bounteous, the Most Benevolent.
“O my God! Let the outpourings of Thy bounty and blessings
descend upon homes whose inmates have embraced Thy Faith, as a
token of Thy grace and as a mark of loving-kindness from Thy pres­
ence. Verily unsurpassed art Thou in granting forgiveness. Should Thy
bounty be withheld from anyone, how could he be reckoned among the
followers of the Faith in Thy Day?
“Bless me, O my God, and those who will believe in Thy signs on
the appointed Day, and such as cherish my love in their hearts— a love
which Thou dost instill into them. Verily, Thou art the Lord of righ­
teousness, the Most Exalted.”
(The Báb, Selections from the W ritings o f the Báb, p. 200)

245. “I beg Thy forgiveness, O my God, and implore pardon after
the manner Thou wishest Thy servants to direct themselves to Thee. I
beg of Thee to wash away our sins as befitteth Thy Lordship, and to
forgive me, my parents, and those who in Thy estimation have entered
the abode of Thy love in a manner which is worthy of Thy transcendent
sovereignty and well beseemeth the glory of Thy celestial power.
“O my God! Thou hast inspired my soul to offer its supplication
to Thee, and but for Thee, I would not call upon Thee. Lauded and
glorified art Thou; I yield Thee praise inasmuch as Thou didst reveal
Thyself unto me, and I beg Thee to forgive me, since I have fallen short
in my duty to know Thee and have failed to walk in the path of Thy
love.”
(The Báb, Selectionsfrom the W ritings o f the Báb, p. 210)

For Marriage

246. “He is the Bestower, the Bounteous!
“Praise be to God, the Ancient, the Ever-Abiding, the Changeless,
FAMILY LIFE 83

the Eternal! He Who hath testified in His Own Being that verily He is
the One, the Single, the Untrammeled, the Exalted. We bear witness
that verily there is no God but Him, acknowledging His oneness, con­
fessing His singleness. He hath ever dwelt in unapproachable heights, in
the summits of His loftiness, sanctified from the mention of aught save
Himself, free from the description of aught but Him.
“And when He desired to manifest grace and beneficence to men,
and to set the world in order, He revealed observances and created laws;
among them He established the law of marriage, made it as a fortress for
well-being and salvation, and enjoined it upon us in that which was sent
down out of the heaven of sanctity in His Most Holy Book. He saith,
great fc His glory: ‘Enter into wedlock, O people, that ye may bring
forth one who will make mention of Me amid My servants. This is My
bidding unto you; hold fast to it as an assistance to yourselves.’”
(BaháVlláh, B ahâ’i Prayers, U.S. 1982, pp. 104-105)

247. “Glory be unto Thee, O my God! Verily, this Thy servant
and this Thy maidservant have gathered under the shadow of Thy mercy
and they are united through Thy favor and generosity. O Lord! Assist
them in this Thy world and Thy kingdom and destine for them every
good through Thy bounty and grace. O Lord! Confirm them in Thy
servitude and assist them in Thy service. Suffer them to become the
signs of Thy Name in Thy world and protect them through Thy be­
stowals which are inexhaustible in this world and the world to come. O
Lord! They are supplicating the kingdom of Thy mercifulness and in­
voking the realm of Thy singleness. Verily, they are married in obedi­
ence to Thy command. Cause them to become the signs of harmony
and unity until the end of time. Verily, Thou art the Omnipotent, the
Omnipresent and the Almighty!”
CAbdu 1-Bahá, B ah ai Prayers, U.S. 1982, p. 107)

248. “O my Lord, O my Lord! These two bright moons are wed­
ded in Thy love, conjoined in servitude to Thy Holy Threshold, united
in ministering to Thy Cause. Make Thou this marriage to be as thread­
ing lights of Thine abounding grace, O my Lord, the All-Merciful, and
luminous rays of Thy bestowals, O Thou the Beneficent, the Ever-Giv­
ing, that there may branch out from this great tree boughs that will grow
84 BAHA’I MARRIAGE AND FAMILY LIFE

green and flourishing through the gifts that rain down from Thy clouds
of grace.
“Verily, Thou art the Generous. Verily, Thou art the Almighty.
Verily, Thou art the Compassionate, the All-Merciful.”
(‘A bdul-Bahá, Bahá / Prayers, U.S. 1982, pp. 107-108)

249. “He is God!
“O peerless Lord! In Thine almighty wisdom Thou hast enjoined
marriage upon the peoples, that the generations of men may succeed
one another in this contingent world, and that ever, so long as the world
shall last, they may busy themselves at the Threshold of Thy oneness
with servitude and worship, with salutation, adoration and praise. ‘I
have not created spirits and men, but that they should worship me.’
Wherefore, wed Thou in the heaven of Thy mercy these two birds of
the nest of Thy love, and make them the means of attracting perpetual
grace; that from the union of these two seas of love a wave of tenderness
may surge and cast the pearls of pure and goodly issue on the shore of
life. ‘He hath let loose the two seas, that they meet each other: Between
them is a barrier which they overpass not. Which then of the bounties
of your Lord will ye deny? From each He bringeth up greater and lesser
pearls.’
“O Thou kind Lord! Make Thou this marriage to bring forth coral
and pearls. Thou art verily the All-Powerful, the Most Great, the Ever-
Forgiving.”
(‘A bdul-Bahá, Bahâ 'i Prayers, U .S. 1982, pp. 105-106)

250. “O God, my God! This Thy handmaid is calling upon Thee,
trusting in Thee, turning her face unto Thee, imploring Thee to shed
Thy heavenly bounties upon her, and to disclose unto her Thy spiritual
mysteries, and to cast upon her the lights of Thy Godhead.
“O my Lord! Make the eyes of my husband to see. Rejoice Thou
his heart with the light of the knowledge of Thee, draw Thou his mind
unto Thy luminous beauty, cheer Thou his spirit by revealing unto him
Thy manifest splendors.
“O my Lord! Lift Thou the veil from before his sight. Rain down
Thy plenteous bounties upon him, intoxicate him with the wine of love
FAMILY LIFE 85

for Thee, make him one of Thy angels whose feet walk upon this earth
even as their souls are soaring through the high heavens. Cause him to
become a brilliant lamp, shining out with the light of Thy wisdom in
the midst of Thy people.
“Verily Thou art the Precious, the Ever-Bestowing, the Open of
Hand.”
(‘Abdul-Bahá, Selections from the W ritings o f 'Abdul-Bahá, 9 0 .1 -4 )