# Florilège d'écrits de Bahá'u'lláh

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> Source: Bahá'í Library Online (bahai-library.com), curated by Jonah Winters. Used by permission of the curator. Original citation: Bahá'u'lláh, Florilège d'écrits de Bahá'u'lláh, bahai-library.com.
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> 
> Religare
> Florilège d'écrits de Bahá’u’lláh
> 
> Bahá’u’lláh
> Révélation : 1852-92
> Edition : MEB 2006 - isbn: 2872030735
> Internet : 23 mai 2016
> 
> Bibliothèque des religions
> 
> www.religare.org              Bahá’íe
> Préface
> 
> Le concept de révélation progressive, tel que Bahá’u’lláh l’expose, implique que, pour un bahá’í,
> les Écritures saintes sont formées de l’ensemble des textes révélés par les fondateurs des grandes
> religions du passé. Ainsi, la Bible, le Coran et, dans la mesure où l’on peut les considérer comme
> authentiques, les textes fondateurs de l’hindouisme, du bouddhisme, du zoroastrisme...font partie du
> bagage religieux du bahá’í. En effet, échappant au double piège du syncrétisme et de l’éclectisme,
> la foi bahá’íe accepte et intègre, dans une perspective historique, toutes les révélations du passé, se
> présentant elle-même comme une nouvelle effusion de l’Esprit dans l’histoire du monde.
> 
> En réponse aux promesses sacrées de Moïse, Bouddha, Jésus ou Muhammad, Bahá’u’lláh affirme
> inaugurer l’ère nouvelle de l’accomplissement, le royaume de Dieu sur la terre. La présente
> compilation offre des extraits de textes révélés par le fondateur de la foi bahá’íe. Dernier en date
> d’une longue lignée de messagers divins, Bahá’u’lláh (18l7-1892) connut le sort de ses
> prédécesseurs : incompréhension et persécution. Il vécut la plus grande partie de sa mission
> prophétique en exil et en prison, et termina sa vie terrestre en Terre sainte, aux abords du mont
> Carmel. Ces quarante années furent propices à une mise par écrit de son message : pendant de
> longues périodes, l’écrit fut le seul lien possible entre lui et ses disciples. Ses textes révélés,
> innombrables, furent très tôt collectés et constituent un ensemble d’écrits authentiques, unique dans
> l’histoire religieuse du monde. La présente compilation réunit des extraits de nombreux ouvrages de
> Bahá’u’lláh et constitue une première approche de son message. Les sujets abordés y sont variés et
> trop nombreux pour être tous cités ici, allant de l’unicité de Dieu à l’identité des messagers divins et
> à l’affirmation de l’unité de l’humanité. Le lecteur y trouvera ample matière à réflexion, découvrant
> des textes religieux compatibles avec notre époque et qui, souvent, la précèdent. Il y trouvera aussi
> les principes religieux, intellectuels, moraux et sociaux indispensables à une transformation de la
> société mondiale pour que l’évolution de notre planète ne soit plus synonyme de danger,
> d’instabilité et de tensions mais au contraire, source de développement, d’harmonie et de progrès,
> pour l’être humain et pour la société. Il ressentira dans ces lignes le souffle puissant de l’Esprit
> divin inspirant, une fois encore, un de ces grands prophètes dont le message, créateur de nouvelles
> valeurs, fonde les civilisations.
> 
> Au-delà de l’aspect essentiel, spirituel et religieux, abordé dans cet ouvrage, la communauté bahá’íe
> travaille, de par le monde, à former une communauté humaine incarnant les principes sociaux
> révélés par Bahá’u’lláh, dans le but de les offrir en modèle à l’humanité. Car c’est à une
> transformation totale de l’individu et de la société que nous sommes appelés pour répondre aux
> défis de l’Histoire.
> 
> Pierre Spierckel
> 
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> 1. À Aqa Muhammad Hasan
> 
> (1.1)
> Loué et glorifié sois-tu, ô Seigneur, mon Dieu ! Comment saurais-je parler de toi alors que, j'en suis
> convaincu, il n'est point de langue, aussi profonde qu'en soit la sagesse, capable de magnifier
> dignement ton nom, ni de coeur qui puisse espérer s'envoler jusqu'au ciel de ta science et de ta
> majesté, si ardente que soit son aspiration vers toi ?
> 
> (1.2)
> Si je te représente, ô mon Dieu, comme celui qui perçoit toutes choses, je me trouve contraint
> d'admettre que ceux qui sont les plus hautes incarnations de la perception ont été créés par la vertu
> de ton ordre. Et si je t'exalte comme celui qui est le Très-Sage, je me vois aussi forcé de reconnaître
> que les sources mêmes de la sagesse furent engendrées par l'opération de ta volonté. Et si je
> proclame que tu es l'Incomparable, je découvre bientôt que ceux qui sont la plus pure essence de
> l'unité furent envoyés par toi et ne sont que les manifestations de ton oeuvre. Et si je t'acclame
> comme l'Omniscient, je dois confesser que ceux qui sont la quintessence du savoir ne sont eux-
> mêmes que la création et les instruments de ta Providence.
> 
> (1.3)
> Exalté es-tu, immensément exalté, au-dessus des efforts de l'homme pour pénétrer ton mystère,
> décrire ta gloire ou même faire allusion à la nature de ton essence ! Car ces efforts, produits de ton
> décret et fruits de ton oeuvre, ne peuvent, quoiqu'ils puissent accomplir, donner des résultats
> dépassant les limites que tu as assignées à tes créatures. Le sentiment le plus élevé que les plus
> saints parmi les saints peuvent exprimer pour te louer, la plus profonde sagesse que les plus savants
> des hommes exercent pour comprendre ta nature, gravitent tous deux autour de ce Centre
> entièrement soumis à ta souveraineté, qui adore ta beauté et que ta plume anime de son propre
> mouvement.
> 
> (1.4)
> Et Dieu me garde d'avoir prononcé des mots qui impliqueraient nécessairement l'existence de
> quelque lien direct entre la Plume de ta révélation et l'essence des choses créées. Ceux qui te sont
> unis sont bien au-delà d'un tel concept ! Ni comparaison ni ressemblance ne rendent justice à l'arbre
> de ta révélation et toute voie est barrée à la compréhension de la Manifestation de toi-même et de
> l'Aurore de ta beauté.
> 
> (1.5)
> Ce que l'homme peut affirmer de toi, ou t'attribuer, et ces louanges par lesquelles il te glorifie sont
> bien éloignées de ta gloire ! Le devoir prescrit à tes serviteurs d'exalter à l'infini ta gloire et ta
> majesté est une preuve de ta grâce à leur endroit afin de les rendre capables de s'élever à cet état de
> la connaissance de soi accordé à leur être intime.
> 
> (1.6)
> Nul autre que toi ne sondera jamais ton mystère ni n'exaltera convenablement ta grandeur. Tu
> resteras à jamais impénétrable et très au-delà de la louange des hommes. Il n'est de Dieu que toi,
> l'Inaccessible, l'Omnipotent, l'Omniscient, le Saint des saints.
> 
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> 2. Aux amis bahá’ís
> 
> (2.1)
> Le commencement de toutes choses est la connaissance de Dieu, et la fin de toutes choses est la
> stricte observance de tout ce qui est envoyé de l'empyrée de la volonté divine animant tout ce qui
> est dans le ciel et tout ce qui est sur la terre.
> 
> 3. À Ustad Muhammad 'Aliy-i-Salmani
> é
> (3.1)
> La révélation qui, de temps immémorial, a été acclamée comme le dessein et la promesse de tous
> les prophètes de Dieu ainsi que le plus cher désir de ses messagers, est maintenant donnée aux
> hommes par la vertu de la volonté omniprésente du Tout-Puissant et sur son commandement
> irrésistible. Toutes les Écritures saintes ont annoncé l'avènement de cette révélation. Et voyez
> comment, en dépit d'une telle annonce, l'humanité s'est écartée de son sentier et privée de sa gloire.
> 
> (3.2)
> Dis: Ô vous, aimants du seul vrai Dieu, efforcez-vous de l'accepter, de le connaître et de garder ses
> préceptes. Telle est cette révélation que si un homme versait pour l'amour d'elle une goutte de son
> sang, des myriades d'océans seraient sa récompense !
> 
> (3.3)
> Ô amis ! veillez à ne pas perdre un bienfait si précieux, et à n'en pas méconnaître le caractère
> sublime. Considérez la multitude de vies qui ont été sacrifiées et le sont encore dans un monde
> abusé par le spectre des vaines imaginations de ses peuples.
> 
> (3.4)
> Rendez grâces à Dieu d'avoir réalisé le désir de votre coeur et d'être unis à celui qui est la promesse
> de toutes les nations. Avec l'aide du seul vrai Dieu - exaltée soit sa gloire -, préservez l'intégrité de
> l'état où vous êtes parvenus et attachez-vous fermement à tout ce qui peut servir sa cause. Il vous
> prescrit, en vérité, ce qui est juste et propre à exalter le rang de l'homme. Glorifié soit le
> Miséricordieux, l'Auteur de cette merveilleuse tablette !
> 
> 4. À Ghulam-Husayn
> 
> (4.1)
> Voici le jour où Dieu a prodigué aux hommes les plus précieuses faveurs, le jour où sa grâce
> puissante a imprégné toutes les choses créées. Il incombe à tous les peuples du monde de concilier
> leurs différends et de demeurer unis dans la paix la plus parfaite, à l'ombre de l'Arbre de sa
> providence et de sa tendre bonté. Il leur faut s'attacher à tout ce qui peut, en ce jour, exalter leur
> condition et servir leurs véritables intérêts. Heureux ceux dont la Plume glorieuse a rappelé le
> souvenir, et bénis ces hommes dont nous avons préféré taire les noms, en vertu de notre
> impénétrable décret !
> 
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> (4.2)
> Priez le seul vrai Dieu que sa grâce vous aide à accomplir ce qui est recevable à nos yeux. Bientôt le
> présent ordre des choses sera révolu et un nouveau le remplacera. Certes, ton Seigneur dit la vérité,
> il connaît les choses cachées.
> 
> 5. À Jamal
> Dj
> (5.1)
> Voici le jour où l'océan de la miséricorde de Dieu est manifesté aux hommes, le jour où le Soleil de
> sa tendre bonté répand sur eux son éclat, le jour où les nuées de sa grâce abondante enveloppe
> l'humanité tout entière. L'heure est maintenant venue de réconforter les malheureux, de les ranimer
> au souffle de la brise vivifiante de l'amour et de la fraternité, et par les eaux vives de l'amitié et de la
> charité.
> 
> (5.2)
> Où qu'ils se réunissent et quelles que soient les personnes présentes, les bien-aimés de Dieu doivent
> montrer dans leur attitude envers lui et dans leur façon de célébrer sa louange une humilité et une
> soumission telles que les atomes de la poussière foulée par leurs pieds attestent la profondeur de
> leur dévotion. Les propos de ces âmes saintes doivent être animés d'une telle force que ces mêmes
> atomes en viennent à vibrer sous leur influence. Elles doivent se conduire de telle sorte que la terre
> qu'elles piétinent ne puisse jamais leur dire: « Je dois vous être préférée. Car voyez avec quelle
> patience je supporte le fardeau que fait poser sur moi le laboureur. Je suis l'instrument qui sans
> cesse dispense à tous les êtres les bénédictions déposées en moi par celui qui est la source de toute
> grâce. Malgré l'honneur qui m'a été ainsi conféré et les innombrables preuves de ma richesse qui
> pourvoit aux besoins de toute la création, voyez le degré de mon humilité, et avec quelle soumission
> je me laisse fouler par les pieds des hommes [...] »
> 
> (5.3)
> Soyez indulgents et bienveillants, aimez-vous les uns les autres. S'il s'en trouve parmi vous qui
> soient incapables de saisir quelque vérité ou qui doivent faire effort pour la comprendre, entretenez-
> vous avec eux dans un esprit d'extrême bonté et de parfaite bonne grâce. Aidez-les à voir et à
> reconnaître la vérité, sans vous estimer le moins du monde supérieurs ou plus doués.
> En ce jour, le seul devoir de l'homme est d'obtenir la part du flot de grâce que Dieu lui destine. En
> conséquence, que personne ne s'attache à considérer la capacité du récipient. La part des uns peut
> tenir dans le creux de la main, celle des autres remplir une coupe ou même un tonneau.
> 
> (5.4)
> En ce jour, chacun doit chercher ce qui servira le mieux la cause de Dieu. Celui qui est l'éternelle
> vérité en répond pour moi ! Absolument rien, en ce jour, ne peut nuire davantage à cette cause que
> la discorde, les dissensions, les disputes, la désaffection et l'apathie chez les aimés de Dieu. Par son
> pouvoir et sa grâce souveraine, évitez tout cela et efforcez-vous d'unir les coeurs des hommes, en
> son nom, l'Unificateur, l'Omniscient, le Très-Sage.
> 
> (5.5)
> Priez le seul vrai Dieu de vous permettre de goûter à la saveur des oeuvres accomplies dans son
> chemin et de participer à la douceur de l'humilité et de la soumission consenties pour l'amour de lui.
> Oubliez-vous et tournez vos regards vers votre prochain. Tendez votre énergie vers ce qui sert
> l'éducation des hommes. Rien n'est et ne peut être caché à Dieu. Si vous suivez sa voie, ses
> bénédictions innombrables et impérissables pleuvront sur vous. Telle est la tablette lumineuse dont
> 
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> les versets coulent de la plume de celui qui est le Seigneur de tous les mondes. Méditez-la en votre
> coeur et soyez de ceux qui en observent les préceptes.
> 
> 6. A un inconnu
> 
> (6.1)
> Voyez comme les divers peuples et phratries de la terre ont attendu la venue du Promis de Dieu. Et
> pourtant, celui qui est le Soleil de vérité ne s'était pas plutôt manifesté, que tous se sont détournés
> de lui, à l'exception de ceux qu'il plut à Dieu de guider. Nous n'osons, en ce jour, soulever le voile
> qui cache le rang sublime que tout vrai croyant peut atteindre, car la joie suscitée par cette
> révélation serait telle que quelques-uns en mourraient.
> 
> (6.2)
> Celui qui est le coeur et le centre du Bayan a écrit: "Le germe où sont contenues les potentialités de
> la révélation à venir est doué d'une puissance supérieure aux forces combinées de tous ceux qui me
> suivent." Et il a dit encore: "De tous les hommages que j'ai rendus à celui qui doit venir après moi,
> le plus grand est cette déclaration écrite: je ne trouve point de mots pour le décrire convenablement,
> et rien de ce que j'ai dit de lui dans mon livre le Bayan ne peut rendre justice à sa cause."
> 
> (6.3)
> Quiconque sonde les profondeurs des océans de sagesse cachés dans ces paroles exaltées et pénètre
> leur signification, perçoit une lueur de la gloire ineffable dont est dotée cette puissante, sublime et
> très sainte révélation. L'excellence d'une si grande révélation permet d'imaginer l'honneur qui ne
> manque pas de rejaillir sur ses fidèles disciples. Par la justice du seul vrai Dieu, le souffle même de
> ces âmes est à lui seul plus riche que tous les trésors de la terre. Heureux l'homme qui parvient à ce
> rang et malheur aux négligents.
> 
> 7. À Jinab-i-Mirza Sadiq-i-Mushrif-i-Fawj
> Djénab-é-mirza
> (7.1)
> En vérité, je vous le dis, voici le jour où l'humanité peut contempler le visage et entendre la voix du
> Promis. L'appel de Dieu se fait entendre et la lumière de son visage se lève sur les hommes. Il
> convient à chacun d'effacer de la tablette de son coeur toute trace de vaines paroles, et de considérer
> d'un esprit ouvert et exempt de préjugés les signes de sa révélation, les preuves de sa mission et les
> témoignages de sa gloire.
> 
> (7.2)
> Grand, en vérité, est ce jour ! Les allusions qu'y font les saintes Écritures en tant que jour de Dieu
> attestent sa grandeur. L'âme de chaque prophète de Dieu, de chaque messager divin a eu soif de ce
> jour merveilleux. Et tous les peuples de la terre ont aspiré à le vivre. Le Soleil de sa révélation ne
> s'était pas plutôt manifesté dans le ciel de la volonté divine, que tous, à l'exception de ceux qu'il plut
> au Tout-Puissant de guider, sont restés interdits et indifférents.
> 
> (7.3)
> Ô toi qui te souviens de moi, le plus épais des voiles prive de sa gloire les peuples de la terre et les
> empêche d'entendre son appel. Dieu veuille que la lumière de l'unité enveloppe la terre entière et
> que le sceau "le royaume est à Dieu" soit imprimé sur le front de ses habitants !
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> 8. Suratu'l-Qamis, à Rada'r-Ruh et aux amis bahá’ís
> i
> (8.1)
> Par la justice de Dieu, voici les jours où Dieu met à l'épreuve les coeurs de l'ensemble de ses
> messagers et prophètes et, par-delà, ceux qui veillent sur son sanctuaire inviolable, les hôtes de la
> tente céleste et du tabernacle de gloire. Terrible sera donc le châtiment de ceux qui donnent des
> associés à Dieu!
> 
> 9. À Husayn
> 
> (9.1)
> Considère, ô Husayn, l'impatience avec laquelle certains peuples et nations ont attendu le retour de
> l'Imam Husayn, dont la venue, après l'apparition du Qa'im, a été prophétisée par les élus de Dieu,
> exaltée soit sa gloire ! Ces âmes saintes ont annoncé de plus que tous les prophètes et messagers, y
> compris le Qá’im, s'assembleront à l'ombre de l'étendard sacré levé par le Promis, lorsque se
> manifestera celui qui est l'aube de la multitude des grâces divines. Cette heure est venue.
> 
> (9.2)
> Le monde est illuminé de la gloire resplendissante de son visage. Et cependant voyez comme les
> peuples se sont écartés de son chemin. Personne n'a cru en lui, à l'exception de ceux qui par la
> puissance du Seigneur des noms, ont brisé les idoles de leurs vaines imaginations et de leurs désirs
> corrompus, et sont entrés dans la cité de la certitude. En ce jour et en son nom, l'Indépendant, le
> sceau est rompu qui scellait le vin choisi de sa révélation. Les effusions de sa grâce se déversent à
> flots sur les hommes. Emplis ta coupe et bois en son nom, le Très-Saint, le Magnifié.
> 
> 10. Aux bahá’ís du Khurasan
> 
> (10.1)
> Le temps fixé de toute éternité pour les peuples et familles de la terre est aujourd'hui venu. Les
> promesses divines mentionnées dans les saintes Écritures sont toutes accomplies. De Sion est sortie
> la loi de Dieu, et Jérusalem et ses collines, et la terre qui l'environne sont remplies de la gloire de sa
> révélation. Heureux l'homme qui pèse en son coeur ce qui a été révélé dans les livres de Dieu, le
> Secours, l'Absolu. Méditez cela, ô bien-aimés de Dieu, et que votre oreille soit attentive à sa parole ;
> ainsi, par sa grâce et sa miséricorde, vous étancherez votre soif aux eaux cristallines de la fidélité et
> deviendrez aussi fermes et inébranlables en sa cause que la montagne.
> 
> (10.2)
> Il est écrit dans le livre d'Isaïe:
> "Va dans les rochers, cache-toi dans la terre devant la terreur du Seigneur et l'éclat de sa majesté."
> 
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> (10.3)
> Aucun homme, méditant ce verset, ne peut manquer de reconnaître la grandeur de cette cause ni
> mettre en doute le caractère de ce jour qui est le jour de Dieu lui-même.
> 
> (10.4)
> Le dit verset est suivi de ces mots:
> Et seul le Seigneur sera exalté en ce jour."
> 
> (10.5)
> C'est, en effet, le jour glorifié par la Plume du Très-Haut dans toutes les Écritures saintes. Pas un
> verset ne s'y trouve qui ne proclame la gloire de son saint Nom, pas un livre qui ne témoigne de
> l'élévation de ce thème sublime. Si nous voulions mentionner tout ce qui est dit sur cette révélation
> dans les Livres sacrés et les Écritures saintes, cette tablette prendrait d'impossibles dimensions. En
> ce jour, il incombe à tout homme de mettre sa confiance dans la multitude des bienfaits de Dieu et
> de se lever pour diffuser les vérités de sa cause avec la plus grande sagesse. Alors, mais alors
> seulement, la terre entière sera enveloppée de la lumière matinale de sa révélation.
> 
> 11. Tablette du Carmel
> 
> (11.1)
> Gloire à ce jour, jour où les fragrances de la miséricorde sont répandues sur toute la création, jour
> béni et sans rival dans les âges et les siècles passés, jour où la face de l'Ancien des jours s'est
> tournée vers son siège sacré. Alors, les voix de toutes choses créées et, au-delà, celles de
> l'Assemblée céleste, lancent cet appel: "Hâte toi, ô Carmel, car voici que se lève sur toi la lumière
> de la face de Dieu, le Souverain du royaume des noms et le Façonneur des cieux."
> 
> (11.2)
> Sur quoi, transporté de joie et élevant la voix, il s'écrie: "Que ma vie te soit offerte en sacrifice car
> tu as fixé sur moi ton regard, tu m'as accordé tes bienfaits et tu as dirigé vers moi tes pas. Je me
> consumais d'être séparé de toi, ô Source de vie éternelle, et mon éloignement de ta présence avait
> réduit mon âme en cendres. Loué sois-tu pour m'avoir permis d'entendre ton appel, pour m'avoir
> honoré de tes pas et pour avoir ranimé mon âme du parfum vivifiant de ton jour et du son perçant de
> ta plume, son qui est, selon ta volonté, ton appel de trompette parmi ton peuple. Et lorsque sonna
> l'heure où devait être manifestée ta foi irrésistible, tu insufflas à ta Plume un souffle de ton Esprit et
> voici: la création tout entière, ébranlée jusqu'en ses fondements, dévoile à l'humanité des mystères
> recelés dans les trésors de celui qui possède toutes choses créées."
> 
> (11.3)
> Dès que sa voix atteignit ce lieu très exalté, nous répondîmes: "Rends grâce à ton Seigneur, ô
> Carmel. Le feu de notre séparation te consumait rapidement lorsque l'océan de ma présence
> s'enflant devant toi, vint réjouir tes yeux et ceux de toute la création, et remplir d'allégresse toutes
> choses visibles et invisibles. Réjouis-toi, car en ce jour Dieu a établi son trône sur toi, a fait de toi
> l'Orient de ses signes et l'aurore des preuves de sa révélation. Heureux celui qui gravite autour de
> toi, proclame la révélation de ta gloire et relate ce que la générosité du Seigneur ton Dieu a fait
> pleuvoir sur toi. Saisis le Calice d'immortalité au nom de ton Seigneur, le Très-Glorieux, et rends-
> lui grâce d'avoir, en gage de sa miséricorde, changé ta peine en allégresse, ton chagrin en béatitude.
> En vérité, il chérit ce lieu devenu le siège de sa puissance, foulé de ses pas, honoré de sa présence,
> d'où il a lancé son appel et sur lequel il a versé des larmes.
> 
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> (11.4)
> Interpelle Sion, ô Carmel, et annonce la joyeuse nouvelle: celui qui était caché aux yeux des mortels
> est venu ! Sa souveraineté conquérante est manifeste, son universelle splendeur est révélée. Prends
> garde d'hésiter ou de t'arrêter. Empresse-toi de circumambuler autour de la Cité de Dieu descendue
> du ciel, la céleste Kaaba, autour de laquelle gravitaient les élus de Dieu, les coeurs purs et
> l'assemblée des anges les plus glorieux. Oh ! comme j'ai hâte d'annoncer en chaque lieu de la terre
> et d'apporter à chacune de ses cités la bonne nouvelle de cette révélation qui charme le Sinaï et au
> nom de laquelle le Buisson ardent proclame: « C'est à Dieu, le Seigneur des seigneurs,
> qu'appartiennent les royaumes du ciel et de la terre ». En vérité, voici le jour où la terre et la mer se
> réjouissent de cette déclaration, jour pour lequel Dieu accumula ces choses destinées à être révélées,
> par un effet de sa générosité inconcevable au coeur et à l'esprit humain. Avant peu, Dieu fera
> voguer son arche sur toi et manifestera le peuple de Bahá mentionné dans le Livre des Noms.
> 
> (11.5)
> Sanctifié soit le Seigneur de l'humanité. La mention de son nom fait vibrer tous les atomes de la
> terre et incite la Langue de grandeur à dévoiler ce qui est enfoui dans son savoir et dissimulé dans le
> trésor de sa puissance. Par la force de son nom, le Tout-Puissant, le Très-Haut, il est, en vérité, le
> Souverain de tout ce qui est dans les cieux et sur la terre.
> 
> 12. Ridvanu'l-'Adl, à Siyyid Muhammad Rida Shahmirzadi
> di
> (12.1)
> Ô peuple, éveillez-vous en prévision des jours de la justice divine, car voici venue l'heure promise.
> Craignez d'en méconnaître l'importance et d'être comptés parmi les égarés.
> 
> 13. Kitab-i-Iqan
> 
> (13.1)
> Considérez le passé. Ils étaient nombreux ceux qui, de toutes conditions et en tous temps,
> souhaitaient ardemment l’avènement des Manifestations de Dieu en la personne sainte de ses Élus.
> Ils attendaient sans cesse la venue de la Beauté promise et priaient sans répit que le souffle de la
> miséricorde divine s’élève, que cette Beauté sorte de sa retraite et qu’elle se révèle au monde entier.
> Mais chaque fois que se sont ouvertes les portes de la grâce, que les nuages de la munificence
> divine ont déversé leur pluie sur l’humanité et que la lumière de l’invisible a brillé à l’horizon du
> pouvoir céleste, tous l’ont reniée et se sont détournés de sa face, la face de Dieu lui-même. [...]
> 
> (13.2)
> Réfléchissez à ce qui peut motiver de semblables actions et provoquer une telle attitude envers ceux
> qui révèlent la beauté du Très-Glorieux. Quelle que fût jadis la cause qui mena les gens au
> reniement et à l’opposition, elle induit aujourd’hui la perversité des gens de notre époque. Continuer
> à prétendre que le témoignage de la providence fut incomplet et fut la cause du rejet des hommes est
> un pur blasphème. Rien ne serait plus éloigné de la grâce du Très-Généreux, de son affectueuse
> providence et de sa tendre miséricorde que de choisir l’un d’entre les hommes pour guider ses
> créatures, puis, d’une part de lui refuser la pleine mesure de son divin témoignage et, d’autre part,
> d’infliger à son peuple un châtiment sévère pour s’être détourné de son élu ! Au contraire, les
> multiples bienfaits du Seigneur de tous les êtres n’ont cessé de se répandre sur la terre et sur tout ce
> 
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> qui y demeure grâce aux Manifestations de sa divine Essence. Pas un instant il ne retient sa grâce et
> les ondées de sa tendre bonté ne cessent de pleuvoir sur l’humanité.
> 
> (13.3)
> Une telle conduite ne peut être attribuée qu’à l’étroitesse d’esprit de ces âmes qui errent dans la
> vallée de l’arrogance et de l’orgueil, qui se perdent dans le désert de l’éloignement, suivent le
> chemin de leurs vaines imaginations et obéissent aux diktats de leurs chefs spirituels. Leur unique
> souci est de faire opposition, leur seul désir d’ignorer la vérité. Il est évident à tout observateur
> éclairé que si les gens à chaque époque des manifestations du Soleil de vérité avaient purifié leurs
> yeux, leurs oreilles et leur coeur de ce qu’ils avaient vu, entendu et ressenti, ils n’auraient certes pas
> été privés de contempler la beauté de Dieu et ne se seraient pas égarés loin des demeures de gloire.
> Parce qu’ils ont pesé le témoignage de Dieu à l’aune de leur propre savoir, glané des enseignements
> des chefs religieux, et qu’ils l’ont trouvé en désaccord avec leur interprétation limitée, ils ont
> perpétré ces actes si répréhensibles. [...]
> 
> (13.4)
> Son temps révolu, vint celui de Moïse. Armé de la verge du pouvoir céleste, fort de la blanche main
> du savoir divin, descendant du Párán de l’amour de Dieu, et brandissant le serpent de puissance et
> d’éternelle majesté, il rayonna sur le monde depuis le Sinaï de lumière. Il appela au royaume de
> l’éternité tous les peuples et phratries de la terre, et les invita à partager les fruits de l’arbre de la
> fidélité. Vous savez combien Pharaon et son peuple s’opposèrent violemment à lui et combien de
> pierres de vaines imaginations les infidèles jetèrent sur cet Arbre béni. Ils allèrent jusqu’à se lever
> pour éteindre de toutes leurs forces le feu de cet Arbre sacré sous les eaux du mensonge et du
> reniement, oubliant qu’aucune eau terrestre ne saurait étouffer les flammes de la sagesse divine, ni
> aucun souffle mortel éteindre la lampe de l’éternelle souveraineté. Au contraire, une telle eau ne
> peut qu’attiser la flamme, de tels souffles ne peuvent qu’entretenir la lampe si vous regardiez avec
> discernement et si vous marchiez sur le chemin de la sainte volonté et du bon plaisir de Dieu...
> 
> (13.5)
> Et lorsque le temps de Moïse fut passé, et que la lumière de Jésus, de l’aurore de l’Esprit brilla sur
> le monde, tout le peuple d’Israël se dressa contre lui. Ils prétendirent que celui que la Bible
> annonçait devait venir pour promouvoir et accomplir les lois de Moïse, alors que ce jeune Nazaréen,
> qui revendiquait le rang de Messie divin, avait abrogé les lois du divorce et du sabbat, les plus
> importantes des lois de Moïse. De plus, qu’en est-il des signes de la Manifestation à venir ? Ces
> gens d’Israël attendent encore aujourd’hui la Manifestation prédite par la Bible.
> 
> (13.6)
> Combien de Manifestations de sainteté, combien de Révélateurs de la lumière éternelle sont apparus
> depuis le temps de Moïse, et cependant Israël, enveloppé des voiles les plus opaques de
> l’imagination satanique et des vaines chimères, attend toujours que l’idole créée de ses propres
> mains apparaisse avec les signes qu’il a lui-même conçus. Alors Dieu les a punis de leurs péchés, a
> éteint en eux l’esprit de la foi et les a tourmentés par les feux de l’enfer. Et cela pour la seule raison
> qu’Israël refusa de comprendre la signification des paroles de la Bible concernant les signes de la
> révélation à venir. Parce qu’il n’a jamais saisi leur véritable signification et qu’en apparence ces
> signes ne se sont pas produits, il s’est privé de reconnaître la beauté de Jésus et de contempler la
> face de Dieu. Et il attend toujours sa venue. Depuis les temps immémoriaux et jusqu’à ce jour,
> toutes les phratries et les peuples de la terre adhèrent à des pensées aussi vaines qu’inconvenantes et
> se privent ainsi des eaux claires jaillissant des sources de pureté et de sainteté. [...]
> 
> (13.7)
> Pour ceux qui sont doués de compréhension, il est clair et manifeste que, lorsque le feu de l’amour
> de Jésus eut consumé les voiles des limitations juives et que son autorité fut évidente et
> partiellement établie, lui, le révélateur de la Beauté invisible, s’adressa un jour à ses disciples et fit
> allusion à son trépas ; allumant dans leur coeur le feu de la séparation, il leur dit : « Je m’en vais et
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> je reviendrai vers vous ». Puis ailleurs : « Je m’en vais et un autre viendra, qui vous dira ce que je
> ne vous ai pas dit et qui accomplira mes paroles. » Si, avec la clairvoyance divine, vous méditez sur
> les manifestations de l’unité de Dieu, ces deux phrases n’ont qu’une seule et même signification.
> 
> (13.8)
> Tout observateur éclairé reconnaîtra que la révélation du Coran confirme et le Livre et la cause de
> Jésus. Pour ce qui est de la question des noms, Muhammad lui-même déclara : « Je suis Jésus ». Il
> reconnut la véracité des signes, des prophéties et des paroles de Jésus, témoignant que tous venaient
> de Dieu. En ce sens, ni la personne de Jésus ni ses Écrits ne diffèrent de la personne de Muhammad
> et de son Livre saint dans la mesure où l’un et l’autre soutiennent la cause de Dieu, exaltent sa
> louange et révèlent ses commandements. C’est pourquoi Jésus lui-même déclara : « Je m’en vais et
> je vous reviendrai. »
> 
> (13.9)
> Daignez considérer le soleil. S’il disait aujourd’hui « Je suis le soleil d’hier », il dirait la vérité. Et
> si, tenant compte de l’écoulement du temps, il prétendait être un autre soleil, ce serait toujours la
> vérité. De même, il est correct de dire que tous les jours ne sont qu’un seul et même jour, et tout
> aussi correct de dire qu’ils diffèrent si l’on considère leur nom particulier. Car, bien qu’ils soient
> identiques, on reconnaît chacun par une désignation distincte, un attribut spécifique, un caractère
> propre. Conçois de la même manière les distinctions, les différences et l’unité qui caractérisent
> toutes les Manifestations de sainteté ; tu comprendras ainsi les allusions que fait aux mystères de la
> pluralité et de l’unité le créateur de tous les noms et attributs et, en réponse à ta question, tu
> comprendras pourquoi cette Beauté éternelle s’est donné des noms et des titres divers selon les
> époques. [...]
> 
> (13.10)
> Quand l’Invisible, l’Éternel, l’Essence divine, fit lever le soleil de Muhammad à l’horizon de la
> connaissance, les religieux juifs objectèrent, parmi d’autres ergoteries, qu’après Moïse, Dieu
> n’enverrait aucun autre prophète. Il est bien fait mention dans les Écritures d’une âme qui doit se
> manifester pour propager la Foi et favoriser les intérêts du peuple et de Moïse, de telle sorte que la
> loi de la dispensation mosaïque embrasse le monde entier. C’est ainsi que le Roi de gloire éternelle
> se réfère, dans son Livre, aux paroles prononcées par ceux qui errent dans les vallées de
> l’éloignement et de l’erreur : « Les juifs disent : “La main de Dieu est fermée.” Que leurs propres
> mains soient fermées et qu’ils soient maudits à cause de leurs paroles. Bien au contraire, les mains
> de Dieu sont largement ouvertes. » Et encore : « La main de Dieu est posée sur leurs mains. »
> 
> (13.11)
> Bien que les commentateurs du Coran aient diversement rapporté les circonstances accompagnant la
> révélation de ce verset, tâche cependant d’en saisir le sens. Il dit : c’est faux, ce que les juifs ont
> imaginé ! La main de celui qui est en vérité le Roi, qui a suscité la figure de Moïse et l’a revêtue de
> la tunique de prophétie, comment pourrait-elle être fermée et enchaînée ? Comment concevoir que
> Dieu soit impuissant à susciter après Moïse un autre messager ? Vois l’absurdité de leurs propos.
> Comme ils s’écartent du chemin de la connaissance et de l’entendement ! Et vois aussi comment, en
> ce jour, tous ces gens perdent leur temps avec de telles absurdités ridicules ! Depuis plus de mille
> ans, ils vont répétant ce verset, critiquant inconsciemment les juifs, sans se douter le moins du
> monde qu’ils professent, en public et en privé, les sentiments et les croyances du peuple juif !
> 
> (13.12)
> Tu connais sans doute la thèse vaine qu’ils soutiennent : toute révélation est désormais close, les
> portes de la miséricorde divine se sont fermées, plus jamais aucun soleil ne se lèvera à l’orient
> d’éternelle sainteté, l’Océan de grâce éternelle est à jamais étale et du tabernacle de l’ancienne
> gloire, aucun messager de Dieu ne sera plus manifesté. Tel est le degré de compréhension de ces
> méprisables petits esprits. Ils ont imaginé que s’est tari le flot de la grâce universelle et de
> l’abondante miséricorde de Dieu, dont aucun esprit ne peut prévoir l’épuisement. Ils se sont levés
> Florilège d'écrits de Bahá’u’lláh - www.religare.org                                    Page 10 / 157
> de toutes parts, endossant le vêtement de la tyrannie, et s’efforcent d’étouffer la flamme du Buisson
> ardent de Dieu sous les eaux amères de leurs vaines imaginations, oubliant que dans sa puissante
> forteresse, le globe du pouvoir protège la lampe de Dieu. [...]
> 
> (13.13)
> Voyez comme aujourd’hui la souveraineté de Muhammad, le messager de Dieu, est apparente et
> manifeste parmi les gens. Vous savez bien ? quel fut le sort de sa foi, aux premiers jours de sa
> dispensation. Terribles furent les souffrances infligées à cette Essence de l’esprit, à cet Être pur et
> saint, par les infidèles et les égarés, les religieux de son temps et leurs partisans ! Nombreuses
> furent les épines, les ronces semées sur son chemin ! De toute évidence, cette génération misérable,
> dans son imagination perfide et diabolique, tenait tout dommage infligé à cet Être immortel pour un
> moyen d’atteindre à la félicité éternelle. En effet, les religieux reconnus de l’époque, tels que
> ‘Abdu’lláh-i-Ubayy, l’ermite Abu-’Amir, Ka’b-Ibn-i-A shraf et Nadr-Ibn-i-Hári th le traitèrent tous
> d’imposteur, le déclarèrent fou et calomniateur. Telles furent les accusations portées contre lui que
> Dieu, à leur récit, empêche l’encre de couler, notre plume de se mouvoir et la page de les recueillir.
> Ces perfides accusations incitèrent le peuple à se lever pour le tourmenter. Et plus cruel encore est
> ce tourment quand le clergé de l’époque en est le principal instigateur, qu’il le dénonce à ses
> disciples, le rejette de son sein et le déclare mécréant. N’est-ce pas ce qui est advenu aussi à ce
> Serviteur, ce dont tous sont témoins ?
> 
> (13.14)
> C’est ce qui explique ce cri de Muhammad : « Aucun prophète de Dieu n’a souffert ce que nous
> avons enduré ! ». Et le Coran relate toutes les calomnies et tous les reproches dont il fut l’objet,
> toutes les afflictions qui l’accablèrent. Reportez-vous-y pour savoir ce qui advint de sa révélation.
> Si sévère fut son sort que, pour un temps, tous cessèrent d’entretenir des relations avec lui ou avec
> ses compagnons. Et quiconque le fréquentait fut victime de l’implacable cruauté de ses ennemis
> [...]
> 
> (13.15)
> Vois comme la situation a changé aujourd’hui ! Vois combien de souverains plient le genou devant
> son nom, et combien de nations, combien de royaumes recherchent l’abri de son ombre, proclament
> leur allégeance à sa foi et s’en font gloire ! Du haut des chaires s’élèvent aujourd’hui les paroles de
> louange qui, avec une humilité profonde, glorifient son nom béni, et du haut des minarets résonne
> l’appel invitant tout son peuple à l’adorer. Même les rois de la terre qui refusèrent d’embrasser sa
> foi et de se dépouiller du vêtement de l’incroyance, confessent et proclament néanmoins la grandeur
> et la majesté souveraines de ce Soleil de tendre bonté. Telle est Sa souveraineté terrestre ! tu peux
> en voir les signes en tous lieux. C’est cette souveraineté qui doit être révélée et établie, soit du
> vivant de chaque Manifestation de Dieu, soit après son ascension vers sa demeure véritable dans les
> royaumes célestes. [...]
> 
> (13.16)
> Il est évident que les changements apportés dans chaque dispensation forment les sombres nuages
> qui s’interposent entre l’oeil de l’intelligence humaine et l’Astre divin qui brille à l’orient de
> l’Essence divine. Vois comme les hommes, depuis des générations, imitent aveuglément leurs pères
> et sont éduqués selon les usages et les comportements établis par les préceptes de leur foi. Quand
> donc ils découvrent tout à coup qu’un homme, vivant parmi eux, leur égal dans les limites de la
> condition humaine, se lève pour abolir chaque principe traditionnel que leur foi leur impose, leur
> aveuglement les empêche évidemment de reconnaître sa vérité, d’autant plus qu’ils ont été, durant
> des siècles, entraînés à suivre ces principes et en sont arrivés à tenir pour infidèle, dépravé et
> mauvais celui qui les rejette. Voilà ce que sont les « nuages » qui voilent les yeux de ceux dont
> l’être intérieur n’a pas goûté au Salsabíl du détachement ni bu les eaux du Kaw thar de la
> connaissance de Dieu. Quand ils sont informés de ces faits, ces hommes sont si aveuglés que, sans
> 
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> la moindre hésitation, ils déclarent infidèle et condamnent à mort la Manifestation de Dieu. Comme
> tu le sais, pareille chose s’est produite à toute époque, et aujourd’hui encore tu en es témoin.
> 
> (13.17)
> Il nous incombe donc de déployer tous nos efforts afin qu’avec l’invisible assistance de Dieu ces
> sombres voiles, ces nuages d’épreuves envoyées du ciel, ne nous empêchent de contempler la
> beauté de son visage resplendissant et que nous puissions le reconnaître uniquement par son Soi.
> 
> 14. Tablette du Ridvan
> Rezvan
> (14.1)
> Voici venu le printemps divin, ô Plume sublime, car la fête du Miséricordieux approche à grands
> pas. Lève-toi donc pour magnifier le nom de Dieu devant la création tout entière et célébrer sa
> louange de telle sorte que toutes choses créées en soient régénérées et rénovées. Parle, et ne prends
> aucun repos. Le soleil de l'allégresse brille à l'horizon de notre nom, le Bienheureux, car le nom de
> ton Seigneur, Créateur des cieux, orne le royaume du nom de Dieu. Lève-toi face aux nations de la
> terre, arme-toi du pouvoir de ce Plus-Grand-Nom, et ne traîne pas.
> 
> (14.2)
> Pourquoi t'arrêtes-tu, ô Plume, et cesses-tu de courir sur ma tablette ? L'éclat du visage divin
> t'aurait-il déconcertée, les vains discours des incroyants t'auraient-ils à ce point remplie de tristesse
> que tes mouvements en sont paralysés ? Que rien ne t'empêche d'exalter la grandeur de ce Jour où le
> doigt de majesté et de pouvoir rompt le sceau du vin de la réunion et appelle tous les habitants des
> cieux et de la terre. Tarderas-tu encore, alors que souffle déjà sur toi la brise qui annonce le jour de
> Dieu, ou bien seras-tu de ceux qu'un voile sépare de lui ?
> 
> (14.3)
> Ô Seigneur de tous les noms et Créateur des cieux, jamais aucun voile ne m'a empêchée de
> reconnaître la gloire de ton Jour qui est le phare du monde entier, et qui, devant tous ses habitants,
> témoigne de l'Ancien des jours. Mon silence a pour cause les voiles qui te cachent aux yeux de tes
> créatures, et la raison de mon mutisme est dans les obstacles qui privent ton peuple de reconnaître ta
> vérité. Tu sais ce qui est en moi, mais j'ignore ce qui est en toi. Tu es l'Omniscient, l'Informé. Par
> ton nom qui surpasse tous les noms ! si ton ordre impérieux et irrésistible devait jamais m'atteindre,
> il me donnerait le pouvoir de revivifier toutes les âmes par ta parole sublime que prononce la
> Langue de puissance en ton royaume de gloire, comme je l'ai entendue. Il me permettrait d'annoncer
> la révélation de ton visage resplendissant qui a manifesté en ton nom, le Perspicace, le Protecteur
> souverain, l'Absolu, tout ce qui était caché aux yeux des hommes.
> 
> (14.4)
> Ô Plume, peux-tu trouver autre que moi en ce jour ? Qu'est-il advenu de la création et de ses
> manifestations ? Et les noms et leur royaume, que sont-ils devenus ? Où sont passées toutes les
> choses créées, tant visibles qu'invisibles ? Et qu'en est-il des secrets cachés et des révélations de
> l'univers ? Vois, la création tout entière s'est éteinte ! Il ne reste que mon visage, l'Éternel, le
> Resplendissant, le Très-Glorieux.
> 
> (14.5)
> Voici le jour où seules se voient les splendeurs de la lumière qui rayonne de la face de ton Seigneur,
> le Clément, le Généreux. En vérité, sur notre ordre irrésistible et souverain, toutes les âmes ont
> expiré. Puis, nous avons appelé à l'être une création nouvelle en signe de notre grâce envers les
> hommes. Je suis en vérité le Très-Généreux, l'Ancien des jours.
> 
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> (14.6)
> Voici le jour où le monde invisible s'écrie: "Ô Terre, grande est ta bénédiction car tu es devenue le
> marchepied de ton Dieu, et tu as été choisie pour être le siège de son trône puissant", et le royaume
> de gloire s'exclame: "Que ma vie te soit offerte en sacrifice, car le Bien-Aimé du Très-
> Miséricordieux a établi sur toi sa souveraineté par le pouvoir de son nom promis à toutes choses,
> passées et futures." Voici le jour où mon vêtement répand sur toute la création son parfum qui
> imprègne toute chose embaumée. Voici le jour où les torrents de la vie éternelle jaillissent de la
> volonté du Très-Miséricordieux. De tout votre coeur et de toute votre âme, hâtez-vous d'y boire à
> satiété, ô Assemblée des royaumes célestes !
> 
> (14.7)
> Dis: Il est la Manifestation de l'Inconnaissable, l'Invisible des invisibles, puissiez-vous le
> comprendre. Il est celui qui découvre à vos yeux le précieux Joyau caché, si vous êtes de ceux qui
> cherchent. Il est le Bien-Aimé de toutes choses passées et futures. Que votre amour et votre espoir
> soient placés en lui !
> 
> (14.8)
> Ô Plume, ta supplique monte jusqu'à nous et nous excusons ton silence. Qu'est-ce qui a pu te
> troubler à ce point ?
> 
> (14.9)
> Ô Bien-Aimé de tous les mondes, l'ivresse de ta présence s'est emparée de moi.
> 
> (14.10)
> Lève-toi et proclame devant toute la création que le Très-Miséricordieux a dirigé ses pas vers le
> Ridvan et qu'il y est entré. Puis, guide le peuple jusqu'au jardin de délices dont Dieu a fait le trône
> de son paradis. Nous t'avons élu pour être notre très puissante Trompette dont la sonnerie doit
> annoncer la résurrection de toute l'humanité.
> 
> (14.11)
> Dis: Voici le paradis dont les frondaisons portent ce témoignage, inscrit par le vin de la Parole:
> "Celui qui était caché aux yeux des hommes est révélé et il est investi du pouvoir et de la
> souveraineté !" Voici le paradis dont le bruissement des feuilles proclame: "Ô vous, habitants du
> ciel et de la terre ! vient d'apparaître ce qui n'était jamais apparu. Celui qui, de toute éternité, avait
> caché sa face à la vue de la création est maintenant venu." De la brise qui souffle dans ses branches,
> s'élève le cri: "Le souverain Seigneur de toutes choses est aujourd'hui manifeste. Le royaume est à
> Dieu", et de ses ruisseaux sourd le murmure: "Celui que personne n'a contemplé, dont nul n'a
> encore pénétré le secret, soulève le voile de gloire, découvre le visage de beauté, et tous les yeux
> sont réjouis."
> 
> (14.12)
> Des plus hauts séjours de ce paradis, les vierges célestes s'écrient: "Réjouissez-vous, habitants des
> royaumes d'en-haut, car au coeur même des cieux, la voix de l'Ancien des jours lance le plus grand
> appel au nom du Très-Glorieux. La main de la munificence passe à la ronde les coupes de vie
> éternelle. Approchez-vous et buvez à satiété. Savourez ce breuvage vivifiant, ô vous qui incarnez
> l'attente ardente, ô vous qui personnifiez le désir passionné !"
> 
> (14.13)
> Voici le jour où le Révélateur des noms de Dieu sort du tabernacle de gloire et proclame pour tous
> ceux qui sont au ciel et sur la terre: "Ecartez les coupes du paradis avec les eaux vivifiantes qu'elles
> contiennent, car voici que le peuple de Bahá entre dans la demeure bénie de la Présence divine et
> boit le vin de la réunion au calice de la beauté de son Seigneur, l'Omnipossédant, le Très-Haut".
> 
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> (14.14)
> Ô Plume, oublie le monde de la création et tourne-toi vers la face de ton Seigneur, le Seigneur de
> tous les noms. Puis, pare le monde des faveurs de ton Seigneur, le Roi des jours qui ne finissent
> point. Car nous respirons le parfum du jour où le Désir de toutes les nations répand sur les
> royaumes de l'invisible et du visible la lumière resplendissante de ses noms les plus excellents et les
> enveloppe de l'éclat des flambeaux de ses faveurs les plus précieuses, faveurs que seul peut compter
> l'omnipotent Protecteur de toute la création.
> 
> (14.15)
> Ne vois les créatures de Dieu que par l'oeil de la bonté et de la miséricorde, car notre tendre
> sollicitude pénètre toutes choses créées, et notre grâce embrasse et la terre et les cieux. Voici le jour
> où les vrais serviteurs de Dieu partagent les eaux vivifiantes de la réunion, le jour où ceux qui sont
> proches de lui peuvent se désaltérer au fleuve tranquille de l'immortalité, où ceux qui croient en son
> unité boivent le vin de sa présence par la simple reconnaissance de celui qui est la fin suprême de
> tout ; en lui la Langue de majesté et de gloire lance cet appel: "Le royaume est mien. Et moi, de
> mon propre droit, je suis son Souverain."
> 
> (14.16)
> Par la voix de celui qui est l'unique Bien-Aimé, attire le coeur des hommes. Dis: c'est la voix de
> Dieu, si vous pouvez l'entendre. C'est l'aurore de la révélation de Dieu, si seulement vous le saviez.
> C'est l'aube de la cause de Dieu, si seulement vous la reconnaissiez. C'est la source des
> commandements de Dieu, si seulement vous en jugiez avec équité. C'est le secret manifeste et
> caché, puissiez-vous le saisir. Ô peuples du monde, rejetez en mon nom, qui surpasse tous les autres
> noms, tout ce que vous possédez et plongez-vous dans cet océan qui recèle dans ses profondeurs les
> perles de la sagesse et de la parole et qui s'enfle en mon nom, le Très-Miséricordieux. Ainsi vous
> instruit celui qui détient le Livre-Mère.
> 
> (14.17)
> Le Bien-Aimé est venu, il tient dans la main droite le vin cacheté de son nom. Heureux l'homme qui
> se tourne vers lui, qui boit à satiété et s'écrie: "Loué sois-tu, ô Révélateur des signes de Dieu !" Par
> la vertu du Tout-Puissant ! toute chose cachée est révélée par le pouvoir de la vérité. Toutes les
> faveurs de Dieu sont dispensées en signe de sa miséricorde, et toutes les eaux de vie éternelle sont
> offertes aux hommes. La main du Bien-Aimé fait passer chaque coupe à la ronde, l'une après l'autre.
> Approche-toi, ne t'attarde pas, ne fût-ce qu'un instant.
> 
> (14.18)
> Bénis ceux qui s'élèvent sur les ailes de l'abnégation et atteignent cet état qui, sur l'ordre de Dieu,
> couvre de son ombre la création tout entière. Bénis ceux que les vaines imaginations des savants et
> toutes les armées de la terre ne peuvent détourner de sa cause ! Qui parmi vous, ô peuple, renoncera
> au monde pour se rapprocher du Seigneur de tous les noms ? S'en trouvera-t-il un qui, armé du
> pouvoir de mon nom qui surpasse toutes choses créées, rejettera les biens de ce monde et s'attachera
> de toutes ses forces à ce que lui a prescrit d'observer Dieu qui connaît toutes choses, tant visibles
> qu'invisibles ? Sa générosité est dispensée à chacun, sa promesse est accomplie et sa preuve
> resplendit à l'horizon de la miséricorde. Grande sera la récompense de celui qui croit et qui
> s'exclame: "Loué sois-tu, ô Bien-Aimé de tous les mondes ! Magnifié soit ton nom, ô toi, Désir de
> tout coeur éclairé !"
> 
> (14.19)
> Ô peuple de Bahá, réjouis-toi d'une joie sans pareille en évoquant ce Jour de suprême félicité où
> s'exprima la Langue de l'Ancien des jours car il a quitté sa demeure pour se rendre au lieu d'où il
> répandit sur la création tout entière les splendeurs de son nom, le Très-Miséricordieux. Dieu est
> notre témoin. Si nous révélions les secrets de ce jour, tous les habitants du ciel et de la terre
> s'évanouiraient et mourraient à l'exception de ceux que préserverait Dieu, le Tout-Puissant,
> l'Omniscient, le Très-Sage.
> 
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> (14.20)
> L'effet enivrant des paroles de Dieu sur le Révélateur de ses preuves indubitables est tel que sa
> plume ne peut se mouvoir plus longtemps. Et de conclure sa tablette par ces paroles: "Il n'est de
> Dieu que moi, le Sublime, le Tout-Puissant, l'Excellent, l'Omniscient !"
> 
> 15. À Jinab-i-Mirza Dhabih
> Mi                    bih
> (15.1)
> La Plume de révélation s'écrie: « En ce jour, le royaume est à Dieu ! » Et la Langue de pouvoir
> proclame: « En ce jour, la souveraineté est très certainement à Dieu ! » De la branche immortelle, le
> Phénix des royaumes célestes s'écrie: « La gloire de toute grandeur appartient à Dieu,
> l'Incomparable, l'Irrésistible ! » De sa paisible demeure, dans le paradis immortel, la Colombe
> mystique proclame: « En Dieu, l'Unique, le Clément, se trouve en ce jour la source de toute grâce
> !»
> 
> (15.2)
> Dans sa retraite de sainteté, l'Oiseau du trône chante sa mélodie: « L'autorité suprême ne peut être
> attribuée en ce jour qu'à Dieu seul, lui qui n'a ni pair ni égal, le Tout-Puissant, le Conquérant ! »
> L'essence même de toutes choses témoigne en toutes choses: "Tout pardon en ce jour vient de Dieu,
> celui à qui personne ne peut être comparé, à qui nul partenaire ne peut être associé, le souverain
> Protecteur de tous les hommes, Celui qui tait leurs péchés !" La Quintessence de gloire élève la voix
> au-dessus de ma tête et, des sommets qu'aucune plume ni aucune langue ne sauraient décrire,
> s'écrie: "Dieu m'en est témoin ! L'Ancien des jours éternels est venu, ceint de puissance et de
> majesté. Il n'est d'autre Dieu que lui, le Très-Glorieux, le Tout-Puissant, le Très-Haut, le Très-Sage,
> le Dominateur, le Clairvoyant, l'Omniscient, le Protecteur souverain, la Source de lumière éternelle
> !"
> 
> (15.3)
> Ô mon serviteur, toi qui cherches en toutes choses le bon plaisir de Dieu et qui t'accroches à son
> amour, puisse Dieu, par sa grâce, t'offrir, en ce jour où tous se détournent de lui à l'exception de
> quelques-uns doués de clairvoyance, une récompense généreuse, incorruptible et éternelle pour
> l'avoir cherché le jour où tous sont aveugles ! Sache-le: si nous te révélions ne seraient-ce que
> quelques gouttes des torrents qui, des mains des envieux et des méchants, se sont déversés sur nous
> selon la volonté de Dieu, tu éclaterais en longs sanglots et tu pleurerais sur notre sort jour et nuit.
> Oh ! s'il se trouvait seulement une âme juste et perspicace pour reconnaître en cette révélation les
> merveilles qui proclament la souveraineté de Dieu et la grandeur de sa puissance ! Puisse un tel
> homme se lever et, pour Dieu seul, exhorter ses semblables, publiquement et dans l'intimité, à
> s'activer pour aider cet Opprimé que les artisans d'iniquité ont affligé si cruellement.
> 
> (15.4)
> Je crois entendre derrière moi la voix de l'Esprit saint: "Change de thème et de ton, de peur
> d'attrister le coeur de celui qui a fixé son regard sur ta face. Dis: Par la grâce de Dieu et par sa
> puissance, je n'ai cherché dans le passé d'autre appui que le sien et je n'en chercherai jamais d'autre
> à l'avenir. C'est lui qui m'assista par le pouvoir de la vérité au cours de mon exil en Irak. C'est lui
> qui m'enveloppa de sa protection quand les enfants de la terre me contestaient. C'est lui qui a permis
> que je quitte la ville, ceint d'une majesté que personne ne peut ignorer sauf les négateurs et les
> méchants."
> 
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> (15.5)
> Dis: Mon armée est ma confiance en Dieu, mon peuple la force de ma foi en lui. Mon amour est
> mon étendard, et mon compagnon le souvenir de Dieu, le souverain Seigneur de tous, le Tout-
> Puissant, le Très-Glorieux, l'Indépendant !
> 
> (15.6)
> Ô toi qui chemines dans le sentier de l'amour de Dieu, lève-toi pour soutenir sa cause. Dis: Ô
> peuple, n'échange pas cet Adolescent pour les vanités de ce monde ni pour les délices du ciel. Par la
> justice du seul vrai Dieu, un seul de ses cheveux a plus de valeur que tout ce qui est dans les cieux
> et que tout ce qui est sur la terre. Hommes, prenez garde ! Ne soyez pas tentés de vous séparer de
> lui pour l'or et l'argent que vous possédez. Que son amour soit pour vos âmes une mine de trésors le
> jour où rien d'autre que lui ne vous profitera, le jour où tout pilier sera ébranlé, où tous les hommes
> frissonneront de peur, où tous les yeux se dilateront de terreur. Dis: Ô peuple ! Craignez Dieu, ne
> rejetez pas avec dédain sa révélation. Prosternez-vous devant lui face contre terre, et célébrez sa
> louange de jour comme de nuit.
> 
> (15.7)
> Que votre âme brille de la flamme de ce feu qui brûle au coeur du monde sans jamais se consumer,
> de telle sorte que toutes les eaux de l'univers soient impuissantes à en refroidir l'ardeur. Alors
> mentionnez votre Seigneur pour que vos paroles admonestent les négligents parmi nos serviteurs et
> réjouissent le coeur des justes.
> 
> 16. À Aqa Mirza Asadu’lláh
> 
> (16.1)
> Dis: Ô peuple, ce jour est sans égal. Que soit aussi sans égale la langue qui célèbre la louange du
> Désiré des nations et sans égal l'acte qui cherche à être acceptable à ses yeux. Toute l'humanité
> désire ardemment voir ce jour, dans l'espoir qu'il apportera ce qui convient à sa condition et est
> digne de sa destinée. Béni l'homme que les affaires du monde n'empêchent pas de le reconnaître,
> lui, le Seigneur de toutes choses.
> 
> (16.2)
> Tel est l'aveuglement du coeur humain que rien ne peut secouer sa torpeur, ni la vue de la cité en
> ruines ou de l'effondrement de la montagne, ni même celle de la terre qui se fend. Les allusions
> dans les Écritures sont dévoilées et révélés les signes qu'elles contiennent, l'appel prophétique ne
> cesse de s'élever. Et pourtant tous, à l'exception de ceux qu'il plait à Dieu de guider, s'égarent dans
> l'ivresse de leur insouciance.
> 
> (16.3)
> Voyez comme le monde est affligé chaque jour d'une calamité nouvelle. Ses tribulations ne cessent
> de s'aggraver. Depuis la révélation de la Suriy-i-Ra'is jusqu'à aujourd'hui, le monde n'a pas connu de
> tranquillité, ni le coeur de ses habitants de repos. Tantôt il fut agité par des conflits et des disputes,
> tantôt il fut bouleversé par des guerres ou en proie à des maladies implacables. Son état est
> presqu'au stade du désespoir du fait qu'on empêche le vrai médecin d'administrer le remède
> cependant que des praticiens incapables jouissent de la faveur publique et ont toute liberté d'action
> [...] La poussière de la sédition a obscurci le coeur des hommes et aveuglé leurs yeux. Avant peu, ils
> réaliseront les conséquences de ce que leurs mains ont accompli au jour de Dieu. Ainsi vous en
> avertit l'Omniscient, selon la volonté de celui qui est le Tout-Puissant, l'Omnipotent.
> 
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> 17. A un inconnu
> 
> (17.1)
> Par lui, la grande Nouvelle ! Le Très-Miséricordieux est venu, investi d'une souveraineté
> incontestable. La Balance est désignée et tous les habitants de la terre sont rassemblés. La
> Trompette retentit, et voici que tous les yeux se remplissent de terreur, que le coeur de tous ceux qui
> sont sur la terre et dans les cieux tressaille excepté chez ceux qu'anime le souffle des versets de
> Dieu et qui se détachent de toutes choses.
> 
> (17.2)
> C'est le jour où la terre s'exprimera. Les artisans d'iniquité pèsent sur elle, puissiez-vous le
> comprendre. La lune des vaines imaginations s'est fendue, et du ciel s'élève une fumée visible. Nous
> voyons les hommes terrassés, terrifiés dans la crainte de ton Seigneur, le Tout-Puissant,
> l'Omnipotent. Le Crieur se fait entendre, et telle est la fureur de sa colère que les hommes sont
> déchiquetés. Le peuple de la gauche gémit et se lamente. Le peuple de la droite réside dans de
> nobles demeures: ils reçoivent des mains du Très-Miséricordieux le vin qui est la vie même, ils sont
> en vérité les bienheureux.
> 
> (17.3)
> La terre tremble, les montagnes s'effondrent et les anges apparaissent en rangs serrés devant nous.
> La plupart des hommes, désorientés en leur ivresse, portent sur leur visage les marques de la colère.
> Ainsi avons-nous rassemblé les artisans d'iniquité. Nous les voyons se précipiter vers leur idole.
> Dis: Personne en ce jour ne sera à l'abri du décret de Dieu. C'est, en vérité, un jour terrible. Nous
> leur désignons ceux qui les ont égarés. Ils les voient et ne les reconnaissent point. Leurs yeux sont
> ivres, ils sont vraiment aveugles. Leurs arguments sont les calomnies qu'ils profèrent, elles sont
> condamnées par Dieu ces calomnies. Il est le Secours, l'Absolu. Le Malin instille le mal dans leur
> coeur, et ils connaissent un tourment que personne ne peut écarter. Ils se hâtent vers les méchants,
> portant le registre des artisans d'iniquité. Tels sont leurs actes.
> 
> (17.4)
> Dis: Les cieux ont été repliés, la terre est entre ses mains, les artisans de corruption sont retenus par
> leur toupet, et ils ne comprennent toujours rien. Ils s'abreuvent d'eau polluée et ne le savent pas.
> Dis: Le cri a retenti, les hommes sortent de leurs tombeaux et se lèvent en regardant autour d'eux.
> Quelques-uns se hâtent d'atteindre la cour du Dieu de miséricorde, d'autres sont précipités dans le
> feu de l'enfer, d'autres encore sont frappés de stupeur. Les versets de Dieu sont révélés, pourtant ils
> s'en détournent. Sa preuve est évidente, pourtant ils n'en ont pas conscience. Et quand ils
> contemplent la face du Très-Miséricordieux, leur visage s'attriste alors qu'ils se livrent à leurs
> divertissements. Ils se précipitent vers le feu de l'enfer et le prennent pour la lumière. Loin de Dieu
> ce qu'ils se plaisent à imaginer ! Dis: Que vous vous réjouissiez ou que vous éclatiez de colère, les
> cieux se sont ouverts, et Dieu en est descendu, investi d'une éclatante souveraineté. On entend
> toutes choses créées s'exclamer: "Le royaume est à Dieu, le Tout-puissant, l'Omniscient, le Très-
> Sage !"
> 
> (17.5)
> Sache, de plus, qu'en conséquence de ce que les mains des infidèles ont perpétré, nous avons été
> jeté dans une prison douloureuse et sommes entouré des armées de la tyrannie. Mais l'allégresse
> goûtée par cet Adolescent est telle qu'aucune joie terrestre ne lui est comparable. Par Dieu ! le mal
> qu'il a souffert aux mains de l'agresseur ne peut affliger son coeur pas plus que ne l'attriste le
> triomphe de ceux qui ont rejeté sa vérité.
> 
> Florilège d'écrits de Bahá’u’lláh - www.religare.org                                  Page 17 / 157
> (17.6)
> Dis: La tribulation est un horizon pour ma révélation, le soleil de grâce y resplendit et répand une
> lumière que ne peuvent obscurcir ni les nuages des chimères des hommes ni les vaines imaginations
> de l'agresseur.
> 
> (17.7)
> Suis les pas de ton Seigneur, et souviens-toi de ses serviteurs comme il s'est souvenu de toi, sans
> redouter la clameur des négligents ni les épées de l'ennemi [...] Répands au loin les doux parfums de
> ton Seigneur et n'hésite pas, fût-ce un seul instant, à servir sa cause. Le jour approche où sera
> proclamée la victoire de ton Seigneur, le Clément, le Très-Généreux.
> 
> 18. A un inconnu
> 
> (18.1)
> Dis: Nous faisons couler de notre trône les fleuves de la parole divine, afin que les herbes tendres de
> la sagesse et de la compréhension jaillissent du sol de vos coeurs. N'aurez-vous aucune gratitude ?
> Ceux qui dédaignent d'adorer leur Seigneur seront au nombre des réprouvés. Nos versets ont beau
> leur être répétés, ils persistent dans leur dédain orgueilleux et leur violation monstrueuse de sa loi,
> et ils ne le savent pas. Quant à ceux qui ont refusé de croire en lui, ils seront entourés de ténèbres.
> "L'Heure" est venue alors qu'ils se livrent à leur divertissement. Ils sont retenus par leur toupet,
> mais ne le savent pas.
> 
> (18.2)
> Ce qui devait arriver est arrivé soudainement, voyez comme ils le fuient ! L'inévitable s'est produit,
> voyez comme ils le rejettent derrière eux ! C'est le jour où tout homme se fuira lui-même, les siens
> davantage encore, puissiez-vous le comprendre ! Dis: Par Dieu ! l'appel de la Trompette retentit et
> voici que l'humanité défaille devant nous. Le Héraut s'exclame et le Convocateur dit en élevant la
> voix: "Le royaume est à Dieu, le Tout-Puissant, le Secours, l'Absolu."
> 
> (18.3)
> Voici le jour où tous les yeux se rempliront de terreur, le jour où le coeur des habitants de la terre
> tressaillira, excepté chez ceux qu'il a plu au Seigneur d'exempter, il est l'Omniscient, le Très-Sage.
> Tous les visages se sont noircis, exceptés chez ceux à qui le Dieu de miséricorde a conféré un coeur
> radieux. Ivres sont les yeux de ces hommes qui ont ouvertement refusé de contempler la face de
> Dieu, le Très-Glorieux, le Loué.
> 
> (18.4)
> Dis: N'avez-vous point parcouru le Coran ? Lisez-le, afin d'y trouver la vérité, car ce Livre est
> vraiment le sentier droit. C'est le chemin de Dieu pour tous ceux qui sont aux cieux et tous ceux qui
> sont sur la terre. Si vous ne vous souciez pas du Coran, vous ne pourrez dire du Bayan qu'il est loin
> de vous. Voici qu'il est ouvert devant vos yeux. Lisez ses versets, afin de pouvoir renoncer aux
> actes qui font gémir et se lamenter les messagers de Dieu.
> 
> (18.5)
> Sortez vite de vos tombeaux. Combien de temps resterez-vous endormis ? Le second appel de la
> Trompette a retenti. Qui regardez-vous ? Voici votre Seigneur, le Dieu de miséricorde. Voyez
> comme vous niez ses signes ? La terre est ébranlée par une grande secousse et rejette ses fardeaux.
> Ne l'admettrez-vous pas ? Dis: Ne reconnaîtrez-vous pas que les montagnes sont devenues
> semblables à des flocons de laine, qu'un profond désarroi s'est emparé des hommes devant la
> 
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> terrible majesté de la cause de Dieu ? Voyez: leurs maisons ne sont plus que des ruines vides, et
> eux-mêmes une armée en déroute !
> 
> (18.6)
> Voici le jour où le Très-Miséricordieux est descendu, enveloppé des nuées de la connaissance et
> revêtu d'une souveraineté manifeste. Il connaît bien les actions des hommes. Il est celui dont
> personne ne peut méconnaître la gloire, puissiez-vous le comprendre ! Le ciel de toute religion est
> déchiré, la terre de la compréhension humaine est fendue en deux, et l'on voit descendre les anges
> de Dieu. Dis: Voici le jour du mensonge général, où donc fuyez-vous ? Les montagnes se sont
> effondrées, les cieux se sont repliés et la terre entière est entre ses mains, puissiez-vous le
> comprendre. Qui peut vous protéger ? Personne, par celui qui est le Très-Miséricordieux ! Personne,
> excepté Dieu, le Tout-Puissant, le Très-Glorieux, le Bienfaisant ! Toute femme avec un fardeau
> dans les entrailles l'a rejeté. Nous voyons les hommes ivres en ce jour, ce jour où hommes et anges
> ont été réunis.
> 
> (18.7)
> Dis: Y a-t-il le moindre doute concernant Dieu ? Voyez comme il descend du ciel de sa grâce, ceint
> de puissance et investi de souveraineté. Y a-t-il le moindre doute concernant ses signes ? Ouvrez les
> yeux et considérez sa preuve manifeste. Le paradis est à votre droite, tout près de vous, cependant
> que flambe le feu de l'enfer. Voyez ses flammes dévorantes. Hâtez-vous d'entrer au paradis, marque
> de notre miséricorde à votre égard, et recevez des mains du Très-Miséricordieux le vin qui est la vie
> même.
> 
> (18.8)
> Buvez avec délices, ô peuple de Bahá ! En vérité, vous êtes de ceux qui connaîtront la félicité. C'est
> ce qu'atteignent ceux qui approchent Dieu. C'est l'eau vive promise en récompense par votre
> Seigneur, le Dieu de miséricorde, dans le Coran et plus tard dans le Bayan. Bénis ceux qui en
> boivent !
> 
> (18.9)
> Ô mon serviteur, qui a tourné vers moi ta face ! Rends grâces à Dieu de t'avoir envoyé cette tablette
> dans cette prison, pour que tu rappelles au peuple les jours de ton Seigneur, le Très-Glorieux,
> l'Omniscient. Ainsi avons-nous établi pour toi, par les eaux de notre sagesse et de nos paroles, les
> fondements de ta croyance. C'est, en vérité, l'eau sur laquelle le trône de ton Seigneur a été élevé.
> 
> (18.10)
> "Son trône a été établi sur les eaux." Pèse cela en ton coeur afin d'en comprendre le sens. Dis:
> Louange à Dieu, le Seigneur de tous les mondes !
> 
> 19. Kitab-i-Iqan, à Siyyid Muhammad-i-Khal-i-Akbar
> 
> (19.1)
> Pour tout coeur perspicace et éclairé, il est évident que Dieu, l’Essence inconnaissable, l’Être divin,
> est immensément exalté au-dessus de tout attribut humain, tels qu’existence corporelle, faculté de
> monter et de descendre, d’entrer et de sortir. Loin de sa gloire le fait que le langage des hommes
> célèbre adéquatement sa louange et que le coeur humain pénètre son insondable mystère. Il est et a
> toujours été voilé dans l’antique éternité de son Essence et, dans sa Réalité, il restera éternellement
> caché aux yeux des hommes. « Les regards des hommes ne l’atteignent pas, mais il scrute les
> regards. Il est le Subtil, il est parfaitement informé. »
> 
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> (19.2)
> Comme la porte de la connaissance de l’Ancien des jours se trouve fermée à la face de tous les
> êtres, celui qui est la Source de grâce infinie, fidèle à la promesse qu’il a donnée par ces paroles :
> « Sa grâce transcende toutes choses, ma grâce les englobe toutes », a fait surgir du royaume de
> l’esprit, sous la noble forme du temple humain, ces joyaux lumineux de sainteté et les a manifestés
> aux hommes pour qu’ils communiquent au monde les mystères de l’Être immuable et lui expliquent
> les subtilités de son impérissable Essence.
> 
> (19.3)
> Ces purs Miroirs, ces Aurores de gloire antique sont, tous sans exception, les représentants sur terre
> de celui qui est l’Orbe central de l’univers, son essence et but ultime. De lui procèdent leur science
> et leur puissance ; de lui procède leur souveraineté. La beauté de leur visage n’est qu’un reflet de
> son image et leur révélation n’est qu’un signe de sa gloire immortelle. Ils sont les Dépositaires de la
> science divine et de la sagesse céleste. Par eux est transmise une grâce infinie et révélée une lumière
> qui ne saurait faiblir. [...] Ces Tabernacles de sainteté, ces Miroirs primordiaux qui reflètent la
> lumière d’impérissable gloire ne sont que des expressions de celui qui est l’Invisible des invisibles.
> Par la révélation de ces joyaux de vertu divine, sont manifestés tous les noms et attributs de Dieu
> tels que savoir et pouvoir, souveraineté et empire, miséricorde et sagesse, gloire, grâce et
> générosité.
> 
> (19.4)
> Ces attributs de Dieu ne sont pas accordés spécialement à certains prophètes à l’exclusion des autres
> et ne l’ont jamais été. Au contraire, tous les prophètes de Dieu, ses messagers bien-aimés, saints et
> choisis, sont sans exception les porteurs de ses noms et les incarnations de ses attributs. Ils ne
> diffèrent entre eux que par l’intensité de leur révélation et la puissance relative de leur lumière.
> Ainsi qu’il est révélé : « Nous avons élevé certains prophètes au-dessus des autres. » Il est par
> conséquent clair et évident que la lumière des noms illimités de Dieu et de ses attributs sublimes
> s’est reflétée au sein du tabernacle de ces prophètes et de ces élus de Dieu, encore que, de ces
> temples rayonnants, la lumière de certains de ces attributs puissent ou non avoir été révélés aux
> yeux des hommes.
> 
> (19.5)
> Que tel attribut de Dieu n’ait pas été visiblement manifesté par ces Essences de détachement
> n’implique nullement que ceux qui sont les Orients des attributs de Dieu et les Dépositaires de ses
> saints noms ne le possédaient pas. Ces âmes illuminées, ces figures de beauté ont donc, toutes sans
> exception, reçu en partage tous les attributs de Dieu tels que souveraineté, autorité et qualités
> semblables, même si elles semblent dépourvues, selon les apparences extérieures, de toute majesté
> terrestre. [...]
> 
> 20. À Muhammad                                         Ibrahim-i-Khalil-i-Qazvini                 (dit
> Muhalim, enseignant)
> 
> (20.1)
> Sache, à n'en point douter, que l'invisible ne peut en aucune façon incarner son essence et la révéler
> aux hommes. Il est et restera toujours infiniment au-dessus de tout ce qui peut être perçu et exprimé.
> De sa retraite de gloire, sa voix toujours proclame: "En vérité, je suis Dieu, il n'est pas d'autre Dieu
> que moi, l'Omniscient, le Très-Sage. Je me suis manifesté aux hommes, et je leur ai envoyé celui
> qui est l'Aurore des signes de ma révélation. Par lui, j'ai fait attester à toute la création qu'il n'est
> d'autre Dieu que Dieu, l'Incomparable, l'Omniscient, le Très-Sage." Celui qui, de toute éternité, est
> 
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> caché aux yeux des hommes ne peut être connu que par sa Manifestation, et sa Manifestation ne
> peut apporter de plus grande preuve de la vérité de sa mission que celle de sa personne elle-même.
> 
> 21. Lawh-i-Salman, à Shaykh Salman Hindijani
> Lo                                  Sher
> (21.1)
> Ô Salman ! la porte de la connaissance de l'Éternel a toujours été et restera à jamais fermée à la face
> des hommes. Aucune intelligence humaine n'accédera jamais en sa sainte cour. Toutefois, en gage
> de sa miséricorde et en signe de sa tendre bonté, il a manifesté aux hommes les Soleils de sa
> providence, les Symboles de sa divine unité, et il a voulu que la science de ces Êtres sanctifiés soit
> identique à sa propre science. Qui les reconnaît, reconnaît Dieu. Qui écoute leur voix, écoute la voix
> de Dieu, et qui atteste la vérité de leur révélation, atteste la vérité de Dieu lui-même. Quiconque se
> détourne d'eux se détourne de Dieu, et quiconque ne croit pas en eux refuse de croire en Dieu.
> Chacun d'eux est la Voie divine qui relie ce monde aux royaumes d'en haut. Chacun d'eux est
> l'étendard et la vérité de Dieu pour tous les habitants du ciel et de la terre. Ils sont les manifestations
> de Dieu parmi les hommes, les preuves de sa vérité et les signes de sa gloire.
> 
> 22. Kitab-i-Iqan à Siyyid Muhammad-i-Khal-i-Akbar
> 
> (22.1)
> C’est comme dispensateurs d’une cause nouvelle, porteurs d’un message nouveau, que les
> dépositaires de la confiance de Dieu sont manifestés aux peuples de la terre. Dans la mesure où ces
> Oiseaux du trône céleste sont tous envoyés du ciel de la volonté de Dieu et se lèvent tous pour
> proclamer sa foi irrésistible, ils sont considérés comme étant une seule âme et une même personne.
> Car tous boivent à la même coupe de l’amour de Dieu et tous mangent les fruits du même arbre
> d’unité.
> 
> (22.2)
> Toutes ces Manifestations de Dieu ont un double état. Le premier est la condition de pure
> abstraction, d’unité essentielle. Dès lors, si tu les désignes toutes du même nom et leur assignes les
> mêmes attributs, tu ne t’écartes pas de la vérité. Ainsi qu’il l’a révélé : « Nous ne faisons pas de
> différence entre ses prophètes. » Car toutes et chacune appellent les habitants de la terre à
> reconnaître l’unité de Dieu et leur annoncent le Kaw thar de grâce et de générosité infinies. Elles
> ont toutes endossé le vêtement de prophétie et sont honorées du manteau de gloire.
> 
> (22.3)
> C’est ainsi que Muhammad, le Point du Coran, a révélé : « Je suis tous les prophètes. » Et de
> même : « Je suis le premier Adam, Noé, Moïse et Jésus. » ‘Alí a fait des déclarations analogues.
> Des déclarations semblables montrant l’unité essentielle de ces Révélateurs de l’Un, émanent des
> Canaux de la parole immortelle de Dieu et des Mines des joyaux de la science divine et sont
> rapportées dans les Écritures. Ces Figures sont les légataires du commandement divin et les orients
> de sa révélation. Cette révélation s’élève au-dessus des voiles de la pluralité et des exigences du
> nombre. Ainsi qu’il a dit : « Notre cause est une ». La Cause étant une seule et même cause, ceux
> qui en sont les dispensateurs ne peuvent être qu’une seule et même personne. Les Imáms de la foi
> de Muhammad, ces lampes de certitude, ont dit aussi : « Muhammad est notre premier, Muhammad
> est notre dernier, Muhammad est notre tout. »
> 
> Florilège d'écrits de Bahá’u’lláh - www.religare.org                                    Page 21 / 157
> (22.4)
> Il est clair et évident pour toi que tous les prophètes sont les Temples de la cause de Dieu, vêtus de
> différentes tenues. Si tu observes avec discernement, tu verras qu’ils habitent tous le même
> tabernacle, qu’ils planent dans le même ciel, qu’ils siègent sur le même trône, qu’ils tiennent le
> même discours et proclament la même Foi. Telle est l’unité de ces Essences de l’existence, de ces
> Astres d’infinie et incommensurable splendeur. En conséquence, si l’une de ces Manifestations de
> sainteté s’exclamait : « Je suis le retour de tous les prophètes », elle dirait sans aucun doute la
> vérité. De même, dans toute révélation suivante, le retour de la révélation précédente est un fait dont
> la vérité est fermement établie [...]
> 
> (22.5)
> L’autre état est celui de la particularité ; il appartient au monde de la création et de ses limites. De
> ce point de vue, chaque manifestation de Dieu a une individualité distincte, une mission clairement
> assignée, une révélation prédestinée et des limites bien définies. Chacune d’elles est connue par un
> nom différent et caractérisée par un attribut spécial. Chacune d’elles remplit une mission définie et a
> la charge d’une révélation particulière. Ainsi a-t-il dit : « Nous avons élevé certains prophètes au-
> dessus des autres. Il en est à qui Dieu a parlé, et Dieu a élevé plusieurs d’entre eux à des degrés
> supérieurs. Nous avons donné à Jésus, fils de Marie, des preuves évidentes. Nous l’avons fortifié
> par l’Esprit de sainteté. »
> 
> (22.6)
> C’est à cause de cette différence de rang et de mission que les paroles et les propos qui coulent de
> ces Sources de science divine semblent diverger et différer. Par contre, aux yeux de ceux qui sont
> initiés aux mystères de la sagesse divine, tous leurs propos ne sont en fait que l’expression d’une
> même vérité. C’est faute de se rendre compte des états dont nous venons de parler que la plupart des
> gens restent perplexes et troublés devant les paroles différentes énoncées par les Manifestations,
> qui, en leur essence, ne sont qu’une seule et même parole.
> 
> (22.7)
> Il a toujours été évident que toutes ces diversités d’expression sont dues uniquement à des
> différences d’état. Et si l’on considère ces Essences de l’existence du point de vue de leur unité et
> de leur sublime détachement, les attributs d’être divin, de divinité, de leur singularité suprême et de
> quintessence, leur furent et leur sont toujours applicables, puisqu’elles demeurent toutes sur le trône
> de la révélation divine, établies sur le siège du divin mystère. Leur venue manifeste la révélation de
> Dieu, et leur figure dévoile la beauté de Dieu. C’est pourquoi les Manifestations de l’Être divin font
> entendre les accents de Dieu lui-même.
> 
> (22.8)
> À les considérer sous leur second état, celui de la distinction, de la différenciation, des limites
> temporelles, des caractéristiques et des normes, elles manifestent une absolue servitude, un entier
> dénuement et un complet effacement de soi. Ainsi a-t-il dit : « Je suis, en vérité, le serviteur de
> Dieu. Je ne suis qu’un mortel semblable à vous. » [...]
> 
> (22.9)
> Si l’une de ces Manifestations universelles de Dieu venait à déclarer : « Je suis Dieu », elle dirait
> assurément la vérité. Il n’y a aucun doute à ce sujet. Car il a été démontré à plusieurs reprises que,
> par leur révélation, leurs attributs et leurs noms, la révélation de Dieu, son nom et ses attributs se
> manifestent dans le monde. Ainsi a-t-il révélé : « Tu ne lançais pas toi-même les traits quand tu les
> lançais, mais Dieu les lançait » Et il a dit aussi : « Ceux qui te prêtent un serment d’allégeance ne
> font que prêter serment à Dieu. » Et si l’une d’elles venait à affirmer : « Je suis le messager de
> Dieu », elle dirait aussi la vérité, la vérité incontestable. Ainsi qu’il le dit: « Muhammad n’est le
> père d’aucun homme parmi vous, mais il est le messager de Dieu ». Considérées sous ce jour, elles
> ne sont que les messagers de ce Roi idéal, de cette immuable Essence. Que toutes proclament : « Je
> 
> Florilège d'écrits de Bahá’u’lláh - www.religare.org                                 Page 22 / 157
> suis le sceau des prophètes », elles disent vraiment la vérité, sans l’ombre d’un doute. Car elles ne
> font qu’une seule personne, une seule âme, un seul esprit, un seul être, une seule révélation.
> 
> (22.10)
> Elles sont toutes la manifestation du « Commencement » et de la « Fin », du « Premier » et du
> « Dernier », du « Visible » et du « Caché » – toutes appartiennent à celui qui est l’Esprit des esprits
> le plus secret et l’éternelle Essence des essences. Et si elles disent : « Nous sommes les serviteurs de
> Dieu », voici encore un fait manifeste et indiscutable. Car c’est dans l’état de servitude la plus
> absolue qu’elles ont été manifestées, une servitude qu’aucun homme ne peut atteindre. Ainsi,
> lorsque ces Essences de l’être plongeaient au fin fond des océans de l’éternelle sainteté ou
> lorsqu’elles planaient aux plus hauts sommets des mystères divins, elles déclaraient que leur parole
> était la voix de la divinité, l’appel de Dieu lui-même.
> 
> (22.11)
> Si l’on ouvrait l’oeil du discernement, on reconnaîtrait que, dans cette condition précise, elles se
> voient elles-mêmes complètement effacées, inexistantes devant celui qui est l’Omnipénétrant,
> l’Incorruptible. Il me semble qu’elles se considèrent comme purs néants et jugent blasphématoire la
> mention de leur nom dans ce lieu. Car le plus faible murmure de l’égo, dans un tel lieu, serait un
> signe d’autosuffisance et d’existence indépendante. Une telle idée est une faute grave aux yeux de
> ceux qui sont parvenus dans cette cour. Ce serait plus grave encore si quoi que ce soit était
> mentionné en cette Présence-là, ou si le coeur de l’homme, sa langue, son esprit ou son âme
> s’occupaient de quelqu’un d’autre que le Bien-Aimé, si ses yeux contemplaient un autre beauté que
> celle de son visage, ses oreilles étaient attirées par une autre mélodie que celle de sa voix, et si ses
> pieds foulaient un autre sentier que son sentier. [...]
> 
> (22.12)
> En vertu de cet état, elles affirment être la Voix de la divinité et autres affirmations semblables,
> alors qu’en vertu de leur état de messager, elles se déclarent les messagers de Dieu. Dans chaque
> circonstance, elles prononcent un discours conforme aux besoins du moment et s’attribuent toutes
> ces déclarations, déclarations qui vont du royaume de la révélation divine au royaume de la création
> et du domaine de la divinité jusqu’au domaine de l’existence terrestre. Ainsi, quel que soit leur
> discours, qu’il appartienne au royaume de la divinité, de la seigneurie, de la mission prophétique et
> de l’état de messager, de vicaire, d’apôtre ou de serviteur, tout est vrai sans l’ombre d’un doute. En
> conséquence, les citations que nous avons faites à l’appui de notre thèse doivent être attentivement
> considérées, afin que les divergences de discours des Manifestations de l’Invisible et des Aurores de
> sainteté cessent d’agiter les âmes et de troubler les esprits.
> 
> 23. À 'Abbas Farrukh
> 
> (23.1)
> Considère les générations qui nous ont précédé. Vois comment, chaque fois que le Soleil de la
> générosité divine répand sur le monde la lumière de sa révélation, ceux de son Jour se lèvent contre
> lui et répudient sa vérité. Ceux qui sont censés diriger les hommes s'efforcent invariablement
> d'empêcher leurs disciples de se tourner vers celui qui est l'Océan de la générosité sans limites.
> 
> (23.2)
> Vois comment le peuple, obéissant au verdict prononcé par les religieux de son époque, a jeté au
> feu Abraham, l'Ami de Dieu ; comment Moïse, qui conversait avec le Tout-Puissant, fut dénoncé
> comme menteur et calomniateur ; comment Jésus, l'Esprit de Dieu, fut traité par ses ennemis, en
> dépit de sa douceur ineffable et de sa profonde tendresse de coeur. Si violente fut l'opposition à
> 
> Florilège d'écrits de Bahá’u’lláh - www.religare.org                                 Page 23 / 157
> laquelle il dut faire face, qu'il n'avait, lui, l'Essence de l'être et le Seigneur du visible et de
> l'invisible, nulle place où reposer sa tête. Il errait de place en place, sans demeure permanente.
> Médite encore sur ce qui advint à Muhammad, le Sceau des prophètes - puisse toute vie lui être
> offerte en sacrifice !
> 
> (23.3)
> Combien furent cruelles les afflictions que les dirigeants du peuple juif et des idolâtres firent
> pleuvoir sur celui qui est le souverain Seigneur de toutes choses, pour avoir proclamé l'unité de
> Dieu et la vérité de son message ! Par la justice de ma cause ! ma plume gémit et toutes choses
> créées éclatent en sanglots devant les malheurs qu'il souffrit des mains de ceux qui avaient rompu
> l'alliance de Dieu, violé son pacte, rejeté ses preuves et contesté ses signes. Nous te rapportons ainsi
> ce qui advint dans les jours passés, afin que tu comprennes.
> 
> (23.4)
> Tu as su combien cruelles furent les afflictions des prophètes de Dieu, de ses messagers et de ses
> élus. Réfléchis un instant aux raisons d'une telle persécution. Jamais, dans aucune révélation, les
> prophètes de Dieu n'échappèrent aux blasphèmes de leurs ennemis, à la cruauté de leurs
> oppresseurs, aux dénonciations des savants de leur temps qui prenaient l'apparence de la droiture et
> de la piété. Jour et nuit ils passèrent par des souffrances telles que, seule, la science de Dieu -
> exaltée soit sa gloire - est capable de les mesurer.
> 
> (23.5)
> Considère cette innocente victime. Les preuves les plus éclatantes attestent la vérité de notre cause ;
> les prophéties que nous fîmes dans le plus clair langage sont toutes accomplies, encore que, n'étant
> pas compté parmi les savants, nous n'ayons pas fréquenté d'école et n'ayons aucune expérience des
> disputes théologiques ayant cours parmi les théologiens. Nous avons fait pleuvoir sur les hommes
> les averses d'un savoir inspiré par Dieu. Et cependant vois comment, en dépit de cela, cette
> génération rejette notre autorité et se rebelle contre nous.
> 
> (23.6)
> Nous avons, pendant la plus grande partie de notre vie, enduré, des griffes de nos ennemis, les plus
> cruelles épreuves, et nos souffrances ont maintenant atteint leur point culminant dans cette
> affligeante prison, où nous ont si injustement jeté nos oppresseurs. Dieu veuille que tu observes
> d'une vision pénétrante et d'un coeur radieux ce qui est advenu dans le passé et qui advient encore
> aujourd'hui et que, le méditant en toi-même, tu reconnaisses ce qui échappe à la plupart des
> hommes. S'il plaît à Dieu, tu respireras le doux parfum de son Jour, tu auras part aux effusions sans
> limites de sa grâce, tu boiras, par sa faveur bienveillante, ton content du vaste océan qui s'enfle en
> ce jour au nom de l'antique Roi, et tu resteras en sa cause aussi ferme et aussi immuable que la
> montagne !
> 
> (23.7)
> Dis: Gloire à toi par qui tous les saints confessent leur faiblesse devant les multiples révélations de
> ta puissance, et par qui chaque prophète reconnaît son pur néant devant l'éclat de ta gloire
> immortelle. Je te supplie par ton nom qui a ouvert les portes du ciel et rempli d'extase l'Assemblée
> céleste, de me rendre capable de te servir en ce jour et de me fortifier dans l'observance de ce que tu
> prescris en ton Livre. Ô mon Seigneur, tu sais, ce qui est en moi, mais j'ignore ce qui est en toi. Tu
> es l'Omniscient, l'Informé.
> 
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> 24. Madinatu't-Tawhid (Bagdad), à Shaykh Salman
> non
> (24.1)
> Ô croyants en l'unité de Dieu, gardez-vous de distinguer entre les Manifestations de sa cause, de
> faire à leur sujet quelque discrimination qui aille à l'encontre des signes dont s'est accompagnée leur
> révélation et l'ont proclamée. Voilà le sens réel de l'unité divine, si vous êtes de ceux qui peuvent
> comprendre cette vérité et y croire. De plus, soyez assurés que non seulement les oeuvres et les
> actes de toutes ces Manifestations de Dieu, mais aussi tout ce qui les concerne et tout ce qu'elles
> pourront manifester à l'avenir, tout est d'ordre divin et reflète la volonté et le dessein de Dieu. En
> effet, il refuse de croire en Dieu, répudie ses signes et trahit la cause de ses messagers, celui qui fait
> la plus légère différence entre leurs personnes, leurs paroles, leurs messages, leurs actes et leurs
> façons d'agir.
> 
> 25. A un inconnu
> 
> (25.1)
> Tout âge dans lequel vit une Manifestation de Dieu est évidemment un âge d'ordre divin et peut
> être, en ce sens, qualifié de jour désigné par Dieu. Ce jour, toutefois, est un jour unique et doit être
> distingué de ceux qui l'ont précédé. L'appellation "Sceau des Prophètes" révèle pleinement son rang
> élevé. En fait, le cycle prophétique est clos. La Vérité éternelle est maintenant venue. Levant
> l'étendard de la puissance, Dieu répand à présent sur le monde l'éclat sans nuage de sa révélation.
> 
> 26. Lawh-i-Tawhid (Acre)
> 
> (26.1)
> Loué soit Dieu, l'Omnipossédant, le Roi d'incomparable gloire, d'une louange infiniment supérieure
> à la compréhension de tout ce qui est créé, hors de la portée des intelligences humaines. Nul autre
> que lui n'a jamais été capable de célébrer convenablement sa louange, et jamais aucun homme ne
> parviendra à donner la mesure de sa gloire. Qui peut prétendre avoir atteint les sommets de sa
> sublime essence, et quelle intelligence peut mesurer les profondeurs de son insondable mystère ? De
> chacune des révélations émanées de la source de sa gloire, des preuves sans fin sont apparues,
> toutes d'une splendeur inimaginable, et de chacune des manifestations de son invincible puissance
> ont coulé des océans de lumière éternelle.
> 
> (26.2)
> Sublimes sont les merveilleux témoignages de sa toute-puissante souveraineté dont une simple
> lueur, si elle les atteignait, suffirait à consumer tous ceux qui sont dans le ciel et tous ceux qui sont
> sur la terre ! Ineffables sont les gages de son pouvoir souverain, dont un seul signe, si petit soit-il,
> dépasse la compréhension de tout ce qui a été appelé à l'être depuis le commencement qui n'a pas de
> commencement, et de tout ce qui sera créé dans l'avenir, jusqu'à la fin qui n'a pas de fin. Toutes les
> incarnations de ses noms errent dans le désert de la recherche, altérées et avides de découvrir son
> essence et, du Sinaï de sainteté, toutes les manifestations de ses attributs l'implorent de les laisser
> pénétrer son mystère.
> 
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> (26.3)
> Une goutte du bouillonnant océan de sa miséricorde orne la création de la parure de l'existence, et
> un souffle parti de son paradis incomparable revêt tous les êtres du vêtement de sa gloire et de sa
> sainteté. Quelques gouttes de sa volonté insondable, souveraine et universelle, appellent du néant à
> l'être une création infinie dans son étendue et immortelle dans sa durée. Les merveilles de sa
> munificence ne peuvent cesser, et le cours de sa grâce miséricordieuse ne peut jamais être arrêté. Le
> processus de sa création n'a pas eu de commencement et ne peut avoir de fin.
> 
> (26.4)
> En tout âge et dans chaque cycle, par la lumière resplendissante des Manifestations de sa
> merveilleuse essence, il a recréé toutes choses, afin que rien de ce qui reflète les signes de sa gloire
> sur la terre et dans les cieux, ne soit privé des torrents de sa miséricorde ni ne désespère de recevoir
> la pluie de ses faveurs. Voyez comme les merveilles de sa grâce sans limites embrassent toutes
> choses, comme elles imprègnent la création tout entière. Telle en est la vertu qu'il n'y a pas dans
> l'univers un seul atome qui ne proclame la puissance de Dieu, qui ne glorifie son saint nom, qui ne
> reflète la resplendissante lumière de son unité.
> 
> (26.5)
> Si parfaite et si vaste est sa création qu'il n'est pas d'intelligence ni de coeur, pour pénétrant ou pur
> qu'il soit, qui puisse saisir la nature essentielle de la plus insignifiante de ses créatures, et moins
> encore pénétrer le mystère de celui qui est le Soleil de vérité, l'invisible et inconnaissable Essence.
> Les conceptions des plus dévots des mystiques, les oeuvres des plus accomplis parmi les hommes,
> les plus hautes louanges que la plume ou la parole puissent exprimer, tout cela est le produit de
> l'intelligence finie de l'homme et reste enfermé dans les limites de cette intelligence.
> 
> (26.6)
> Dix mille prophètes, dont chacun est un Moïse, sont foudroyés sur le Sinaï de leur quête, par cet
> arrêt terrifiant: "Jamais tu ne contempleras ma face !", cependant qu'une myriade de messagers, tous
> aussi grands que Jésus, demeurent consternés sur leur trône céleste devant l'interdiction: "Mon
> essence, tu ne la comprendras jamais !" De temps immémorial, il est voilé dans la sainteté ineffable
> de sa sublime Personne, et il restera à jamais enveloppé de l'impénétrable mystère de son essence
> inconnaissable. Toute tentative pour comprendre son inaccessible réalité a tourné à l'entière
> confusion de son auteur, et tout effort pour approcher sa Personne sublime et se représenter son
> essence, a abouti à un échec désespéré.
> 
> (26.7)
> Pour moi, tenter en mon insignifiance de sonder les profondeurs sacrées de ta science, serait
> déconcertant ! Et futiles seraient mes efforts pour envisager la grandeur de la puissance inhérente à
> ton oeuvre, par lequel se révèle ton pouvoir créateur ! Comment mon oeil, qui n'a pas même la
> faculté de se percevoir lui-même, pourrait-il se flatter d'avoir discerné ton essence, et comment mon
> coeur, déjà impuissant à saisir le sens de ses propres potentialités, prétendrait-il avoir compris ta
> nature ? Comment revendiquerais-je de t'avoir connu quand toute la création est confondue par ton
> mystère, et comment, d'autre part, confesserais-je ne point t'avoir connu, alors que l'univers entier
> proclame ta présence et atteste ta vérité ?
> 
> (26.8)
> De toute éternité, les portails de ta grâce sont restés grands ouverts ; des voies se sont toujours
> offertes pour accéder à ta présence, et les révélations de ta beauté sans égale n'ont cessé d'être
> imprimées sur l'essentielle réalité de tous les êtres, tant visibles qu'invisibles. Et pourtant, en dépit
> de cette suprême faveur, de ce don parfait, je suis poussé à attester que ta cour de gloire et de
> sainteté est exaltée par-delà toute mesure au-dessus de la connaissance de tout autre que toi, et que
> le mystère de ta présence est insondable pour tout autre esprit que le tien. Personne, à l'exception de
> toi, ne peut pénétrer le secret de ta nature et rien d'autre que ton essence transcendante ne saurait
> comprendre la réalité de ton être inconnaissable.
> 
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> (26.9)
> Nombreux sont ces êtres de gloire qui ont erré à ta poursuite tous les jours de leur vie dans le désert
> de ton absence et qui ne t'ont finalement jamais trouvé ! Grande est la multitude d'âmes saintes et
> célèbres qui se perdirent à tenter de contempler ta face, dans le désert de la recherche ! Par
> myriades, tes ardents adorateurs ont sombré et péri, consumés du feu de ton absence, et
> innombrables sont les âmes fidèles qui ont volontairement offert leur vie pour voir la lumière de ton
> visage. Les plaintes de ces coeurs qui soupirent ardemment après toi ne peuvent atteindre ta cour
> sacrée, pas plus que ne parviennent à ton siège de gloire les lamentations des voyageurs qui ont soif
> de contempler ta face.
> 
> 27. A un inconnu
> 
> (27.1)
> Louange à l'unité de Dieu et honneur à l'incomparable et très glorieux Souverain de l'univers qui, du
> pur néant, tire la réalité de toutes choses, qui de l'inexistence appelle à l'être les éléments les plus
> raffinés et les plus subtils de sa création et qui, relevant ses créatures de l'abaissement où les tenait
> l'éloignement de sa présence et les sauvant de l'extinction finale, les reçoit dans son royaume
> d'incorruptible gloire ! Rien de moins que sa grâce universelle et son omniprésente miséricorde ne
> peut accomplir ce prodige. Comment, sans elles, le néant aurait-il le mérite et la capacité de passer
> de l'état de non-existence au royaume de l'être ?
> 
> (27.2)
> Ayant créé le monde et tout ce qui y vit et s'y meut, Dieu choisit, par l'opération directe de sa
> volonté libre et souveraine, de conférer à l'homme la dignité et la capacité uniques de le connaître et
> de l'aimer, capacité qui doit être regardée comme la force créatrice et la raison d'être de toute la
> création. [...] Sur l'essentielle réalité de toutes choses créées, il a répandu la lumière d'un de ses
> noms, et de chacune d'elles il a fait le siège de la gloire d'un de ses attributs. Mais sur la réalité de
> l'homme, il a concentré l'éclat de tous ses noms et attributs et en a fait le miroir de son Être propre.
> Seul entre toutes choses créées, l'homme a été choisi comme l'objet d'une faveur aussi grande et
> aussi permanente.
> 
> (27.3)
> Mais ces énergies dont le soleil de la générosité divine, source de la direction divine, a doté
> l'essentielle réalité de l'homme ne sont en lui que latentes, comme est latente la flamme dans la
> bougie et comme les rayons de la lumière sont en puissance dans la lampe. L'éclat de ces énergies
> peut être obscurci par les désirs terrestres comme la lumière du soleil peut être cachée sous la
> poussière et les impuretés qui recouvrent le miroir. Ni la lampe ni la bougie ne peuvent s'allumer
> d'elles-mêmes, et le miroir ne pourrait davantage, par ses propres moyens, se débarrasser de ses
> souillures. Il est évident que, si on ne l'allume pas, la lampe n'éclairera pas et que, jusqu'à ce que
> soit enlevée la poussière qui le recouvre, le miroir ne pourra montrer l'image du soleil, ni refléter sa
> lumière et sa gloire.
> 
> (27.4)
> Et comme il ne put y avoir de lien direct entre le seul vrai Dieu et sa création, et que rien de
> commun ne peut exister entre le transitoire et l'éternel, le contingent et l'absolu, Dieu a ordonné
> qu'en tout âge et en chaque ère, une âme pure et sans tache soit manifestée dans les royaumes du
> ciel et de la terre. À cet être subtil, éthéré, mystérieux, il a attribué une double nature: l'une,
> physique, appartenant au monde de la matière, l'autre, spirituelle, qui est née de la substance de
> Dieu lui-même. Il lui a de plus conféré un double rang.
> 
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> (27.5)
> Le premier, qui se relie à sa réalité la plus profonde, le représente comme celui dont la voix est la
> voix de Dieu lui-même. C'est ce que la tradition atteste par ces paroles: "Multiple et mystérieuse est
> ma relation avec Dieu. Je suis lui, lui-même, et il est moi, moi-même ; sauf que je suis ce que je suis
> et qu'il est ce qu'il est." Et de même: "Lève-toi, ô Muhammad, car voici que l'Amant et le Bien-
> Aimé sont en toi réunis et confondus." Il a dit pareillement: "Il n'y a aucune espèce de distinction
> entre toi et eux, sauf qu'ils sont tes serviteurs."
> 
> (27.6)
> Le second rang, qu'illustrent les versets qui suivent, est humain: "Je ne suis qu'un homme comme
> vous. ""Dis: Louange à mon Seigneur ! Suis-je plus qu'un homme, plus qu'un apôtre ?" Ces
> Essences de détachement, ces Réalités resplendissantes sont les canaux de la grâce universelle de
> Dieu. Guidées par la lumière de l'infaillible direction et investies d'une souveraineté suprême, elles
> ont pour mission, par l'inspiration de leurs paroles, les effusions de leur grâce infaillible et la brise
> sanctifiante de leur révélation, de débarrasser tout coeur assoiffé et tout esprit réceptif des impuretés
> et des poussières dues aux soucis et aux limitations de la terre. Alors, et alors seulement, le dépôt
> divin, latent dans la réalité de l'homme, émergera aussi resplendissant que le soleil levant de la
> révélation divine, hors des voiles qui le cachaient, et plantera à la cime du coeur des hommes,
> l'étendard de sa gloire dévoilée.
> 
> (27.7)
> Des citations et références qui précèdent, il ressort clairement et indubitablement que, dans les
> royaumes du ciel et de la terre, il faut de toute nécessité que soit manifesté un Être, une Essence qui
> agira comme manifestation et véhicule de la grâce de Dieu lui-même, le souverain Seigneur de
> toutes choses. Par les enseignements de ce Soleil de vérité, tout homme progressera et se
> développera jusqu'à ce qu'il parvienne à ce stade où il pourra manifester tout le potentiel des forces
> dont son être intime et essentiel est doté. C'est dans ce but précis qu'en tout âge et en chaque ère, les
> prophètes de Dieu et ses élus ont paru parmi les hommes et montré un pouvoir tel qu'il ne peut venir
> que de Dieu et une puissance telle que, seul, l'Éternel peut la révéler.
> 
> (27.8)
> Celui qui juge sainement peut-il vraiment imaginer que, faute d'avoir compris la signification de
> certaines paroles, les portes de la direction divine soient à jamais fermées à la face des hommes ?
> Peut-il concevoir, pour ces divins Flambeaux, ces resplendissantes Lumières, soit un
> commencement, soit une fin ? Quels torrents pourraient être comparés au cours impétueux de sa
> grâce universelle, et quelle bénédiction pourrait surpasser les manifestations d'une si grande et si
> pénétrante miséricorde ? Il n'est pas douteux que si le flot de cette miséricorde et de cette grâce se
> retirait du monde, ne fût-ce qu'un instant, celui-ci périrait aussitôt.
> 
> (27.9)
> C'est pourquoi, depuis le commencement qui n'a pas de commencement, les portes de la
> miséricorde divine ont été largement ouvertes à la face de tous les êtres créés, et que, jusqu'à la fin
> qui n'a point de fin, les nuages de la vérité continueront à déverser sur le sol de la capacité, de la
> réalité et de la personnalité humaines, les pluies de leurs faveurs et de leurs bienfaits. Telle est la
> méthode suivie par Dieu depuis toujours et à jamais.
> 
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> 28. Aux amis bahá’ís
> 
> (28.1)
> Heureux l'homme qui se lève pour servir ma cause et glorifier mon nom merveilleux ! Par la
> puissance de mon pouvoir, saisis mon livre et attache-toi fermement à tous les commandements
> qu'y prescrit ton Seigneur, l'Ordonnateur, le Très-Sage. Ô Muhammad, vois comme les dires et les
> actes des disciples de l'islam chiite ont assombri la joie et la ferveur de ses premiers jours, et terni
> l'éclat immaculé de sa lumière. Au début, alors qu'ils adhéraient encore aux préceptes qui se
> confondent avec le nom de leur prophète, le Seigneur de l'humanité, leur carrière fut marquée par
> une suite ininterrompue de victoires et de triomphes.
> 
> (28.2)
> Mais à mesure qu'ils s'écartaient du sentier de leur Maître idéal et se détournaient de la lumière de
> Dieu, à mesure qu'ils corrompaient le principe de l'unité divine et qu'ils concentraient davantage
> leur attention sur ceux qui n'étaient que les révélateurs de la puissance de sa parole, leur force peu à
> peu se changea en faiblesse, leur gloire en honte, leur courage en peur. Tu es témoin de ce à quoi ils
> en sont venus. Vois comment ils ont donné des associés à celui qui est le Point où se concentre
> l'unité divine. Vois comment leurs agissements coupables les ont empêchés de reconnaître, au jour
> de la résurrection, la parole de vérité, exaltée soit la gloire de Dieu. Nous chérissons l'espoir que
> ceux qui nous écoutent se garderont des vaines illusions et des imaginations stériles, et qu'ils
> parviendront à une véritable compréhension du sens de l'unité divine.
> 
> (28.3)
> La Manifestation a toujours été le représentant et le porte-parole de Dieu. Elle est, en vérité, la
> source des plus excellents titres de Dieu, et l'aurore de ses glorieux attributs. Si d'aucuns
> prétendaient être ses égaux, s'ils étaient considérés comme identiques à sa personne, comment
> serait-il possible de soutenir que l'Être divin est un et incomparable, que son essence est indivisible
> et sans égale ? Médite sur ce que nous t'avons révélé par le pouvoir de la vérité, et sois de ceux qui
> en comprennent la signification.
> 
> 29. A un inconnu
> 
> (29.1)
> Le dessein de Dieu en créant l'homme a été et sera toujours de le rendre capable de connaître son
> Créateur et d'accéder à sa présence. Tous les Livres sacrés, les Écritures divinement révélées et de
> grande valeur attestent ce but excellent, cet objectif suprême. Celui qui a reconnu la source de la
> direction divine et est entré dans sa cour sainte, s'est approché de Dieu. Il a obtenu l'accès en sa
> présence, paradis véritable dont les plus hautes demeures du ciel ne sont que le symbole. Un tel
> homme est parvenu à la connaissance du rang de celui qui est "à deux portées de flèche", qui se
> tient par-delà le Sadratu'l-Muntaha. Mais celui qui n'a pas reconnu cette source s'est lui-même
> condamné à la misère de l'éloignement de Dieu, éloignement qui n'est que pur néant, l'essence
> même du feu de l'enfer. Tel est le sort de l'incroyant, encore qu'il semble occuper les plus hautes
> situations de la terre et être établi sur le trône le plus glorieux.
> 
> (29.2)
> Nul doute que celui qui est la Source de vérité ne soit pleinement capable de sauver d'un tel
> éloignement les âmes égarées, de les rapprocher de sa cour et de leur donner accès à sa présence.
> "S'il eût plu à Dieu, il eût sûrement fait des hommes un seul peuple." Mais son dessein est de mettre
> ceux qui ont le coeur pur et l'esprit détaché à même d'aborder, par la vertu même de leurs pouvoirs
> 
> Florilège d'écrits de Bahá’u’lláh - www.religare.org                                 Page 29 / 157
> innés, les rivages du très grand Océan, afin qu'ayant ainsi sincèrement et diligemment cherché la
> beauté du Très-Glorieux, ils soient distingués et séparés des indociles et des pervers. Ainsi en a-t-il
> été ordonné par la Plume toute-glorieuse et resplendissante. [...]
> 
> (29.3)
> Que, lors de leur apparition parmi les hommes, les Manifestations de la justice divine, sources de la
> grâce céleste, aient été dépourvues de tout pouvoir terrestre et privées de toute autorité en ce monde,
> doit être attribué à ce même principe de distinction et de séparation qui anime le plan divin. Si
> l'éternelle Essence manifestait tout ce qui est latent en elle, si elle resplendissait dans la plénitude de
> sa gloire, nul ne songerait à mettre en doute sa puissance ni à répudier sa vérité. D'ailleurs, toutes
> les choses créées seraient à ce point éblouies et écrasées par l'évidence de sa lumière qu'elles en
> retourneraient au néant. Comment, en de telles circonstances, l'indocile pourrait-il être distingué du
> croyant ?
> 
> (29.4)
> Ce principe a joué dans chacune des révélations précédentes, et il en a été donné d'abondantes
> preuves. [...] C'est ainsi qu'en tout âge, lorsqu'une nouvelle Manifestation se produit et qu'une
> révélation nouvelle du pouvoir transcendant de Dieu est accordée au monde, ceux qui ne croient pas
> en lui, abusés par l'apparence mortelle que revêt l'éternelle Beauté, refusent de la reconnaître. Ils
> s'écartent de son chemin et fuient la présence du symbole même de la proximité de Dieu. Ils vont
> jusqu'à décimer ses fidèles, à exterminer ceux qui croient en lui.
> 
> (29.5)
> Vois comment, en cet âge, vauriens et insensés voulurent croire que par les massacres, le pillage et
> le bannissement, ils pourraient éteindre la lampe allumée par la main du pouvoir divin ou éclipser le
> soleil de splendeur éternelle. Ils semblent ignorer complètement que cette adversité même est l'huile
> qui nourrit la flamme de cette lampe. Tel est le pouvoir divin de transmutation. Il change tout ce
> qu'il lui plaît de changer. Il a en vérité pouvoir sur toutes choses. [...]
> 
> (29.6)
> Considère en tout temps la souveraineté qu'exerce le Roi idéal et contemple les preuves de sa toute-
> puissance. Purifie tes oreilles des vains bavardages de ceux qui sont le symbole de l'incroyance et
> les représentants de la violence et de la colère. L'heure approche où tu verras triompher sur toutes
> choses créées le pouvoir du seul vrai Dieu, et les signes de sa souveraineté englober toute sa
> création. En ce jour, tu découvriras que tout ce qui n'est pas lui est rentré dans l'oubli et considéré
> comme pur néant.
> 
> (29.7)
> Il ne faut cependant pas perdre de vue que Dieu et ses Manifestations ne sauraient être, en aucun
> cas, dissociés de la grandeur et de la sublimité qui leur sont inhérentes. Bien mieux, cette grandeur
> et cette sublimité sont elles-mêmes créées par sa parole, si tu veux voir par mes yeux et non par les
> tiens.
> 
> 30. À 'Aliy-i-Nur-i-Isfahani
> Ali-é-Nur-é
> (30.1)
> Dieu atteste qu'il n'est pas d'autre Dieu que lui, le Bienveillant, le Bien-Aimé. Toute grâce et tous
> bienfaits viennent de lui. Il donne à qui il veut ce qu'il lui plaît de donner. Il est, en vérité, le Tout-
> Puissant, le Secours, l'Absolu. Nous croyons en celui qui, en la personne du Báb, a été envoyé, par
> la volonté du seul vrai Dieu, le Roi des rois, le Très-Loué. Nous jurons, de plus, fidélité à celui qui
> 
> Florilège d'écrits de Bahá’u’lláh - www.religare.org                                    Page 30 / 157
> est appelé à se manifester au temps de Mustaghath, aussi bien qu'à ceux qui viendront après lui,
> jusqu'à la fin qui n'a point de fin.
> 
> (30.2)
> Nous reconnaissons en chacun d'eux, aussi bien dans l'apparence que dans la réalité, la
> manifestation de Dieu lui-même, si vous êtes de ceux qui comprennent. Chacun d'eux est un miroir
> de Dieu, ne reflétant rien d'autre que son Soi, sa beauté, sa puissance, et sa gloire, si vous pouvez
> comprendre. Tous les autres doivent être considérés comme des miroirs capables de refléter la
> gloire de ces Manifestations qui sont, elles, les premiers Miroirs de l'Être divin, si vous n'êtes pas
> dépourvus d'entendement. Nul n'a jamais pu leur échapper et nul ne pourra les empêcher d'atteindre
> leur but.
> 
> (30.3)
> Ces Miroirs continueront indéfiniment à se succéder et à refléter la lumière de l'Ancien des jours. Et
> ceux qui reflètent leur gloire continueront de même à exister à jamais, car la grâce de Dieu ne peut
> cesser d'affluer. C'est là une vérité contre laquelle nul ne saurait s'élever.
> 
> 31. Suratu'l-'Ibad (Acre), à Siyyid Mihdi Dahajji
> 
> (31.1)
> Contemple de ton oeil interne la chaîne des révélations successives qui relie la manifestation
> d'Adam à celle du Báb. J'atteste devant Dieu que chacune fut envoyée par l'opération de la volonté
> et du dessein divins, que chacune apporta un message spécifique et qu'à chacune fut confié un Livre
> divinement révélé, avec mission de dévoiler les mystères d'une puissante tablette. La mesure de la
> révélation à laquelle chacune d'elles s'est identifiée avait été pré-ordonnée. Et cela est un gage de
> notre faveur envers elles, si vous êtes de ceux qui peuvent comprendre cette vérité. [...]
> 
> (31.2)
> Et quand ce processus de révélation progressive atteignit son point culminant, le stade où devait être
> dévoilée aux yeux des hommes sa Face très sacrée, sublime et sans égale, il décida de cacher sa
> véritable réalité sous mille voiles, de peur que des yeux profanes ne découvrent sa gloire. Ainsi fit-
> il, alors que pleuvaient sur lui, en nombre tel que seul peut les compter le Seigneur, votre Dieu,
> Seigneur de tous les mondes, les signes et les gages d'une révélation divine.
> 
> (31.3)
> Et quand le temps fixé pour le secret fut révolu, nous fîmes apparaître, encore qu'enveloppée d'une
> myriade de voiles, une infinitésimale lueur de la gloire resplendissante qui rayonnait de la face de
> cet Adolescent, et voici: tous les habitants des royaumes célestes ressentirent une violente
> commotion, et tous les favoris de Dieu tombèrent en adoration devant lui. Assurément, il a
> manifesté une gloire dont la création n'avait jamais encore été témoin, car il s'est levé en personne
> pour proclamer sa cause devant tous ceux qui sont dans le ciel et sur la terre.
> 
> 32. Lawh-i-Rida
> Réza
> (32.1)
> Tout ce que tu as appris concernant Abraham, l'Ami du Très-Miséricordieux, est vrai sans l'ombre
> d'un doute. La voix de Dieu lui ordonna d'offrir Ismaël en sacrifice, afin que la fermeté de sa foi et
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> son détachement de tout sauf de lui soient démontrés aux hommes. Car Dieu voulait ce sacrifice en
> rançon des péchés et des iniquités des peuples de la terre. L'honneur d'une telle rançon, Jésus, fils de
> Marie, le sollicita pour lui du seul vrai Dieu, exaltée soit son nom et sa gloire ! Et Husayn le connut
> à son tour quand il fut offert en sacrifice par Muhammad, l'Apôtre de Dieu.
> 
> (32.2)
> Nul ne peut prétendre avoir compris la nature de la grâce multiple et cachée de Dieu ; nul ne peut
> pénétrer son infinie miséricorde. Telles ont été les transgressions des hommes et leur perversité, et
> si cruelles les épreuves dont ils ont affligé les prophètes de Dieu et leurs élus, que l'humanité tout
> entière mériterait de souffrir et de périr. Mais dans le secret de sa tendre providence, et par des
> moyens tant visibles qu'invisibles, Dieu lui a épargné et continuera de lui épargner le châtiment dû à
> sa perversité. Médite cela en ton coeur, afin que la vérité puisse t'être révélée et que tu restes ferme
> dans son chemin.
> 
> 33. À Muhammad Ibrahim-i-Khalil
> 
> (33.1)
> Nous avons décrété que le Verbe de Dieu, avec toutes les potentialités qu'il renferme, sera manifesté
> aux hommes dans une stricte conformité avec les conditions préétablies par celui qui est
> l'Omniscient, le Très-Sage. Nous avons, de plus, ordonné qu'il ne soit caché que sous le voile de son
> Être même. Tel est, en vérité, le pouvoir que nous avons d'en venir à nos fins. Si le Verbe libérait
> d'un seul coup les énergies qui sont en lui latentes, il n'est point d'homme qui pourrait soutenir le
> poids d'une si puissante révélation. Bien plus, tout ce qui est dans le ciel et sur la terre fuirait devant
> lui, dans la plus profonde consternation.
> 
> (33.2)
> Considère ce qui fut envoyé à Muhammad, l'Apôtre de Dieu. La mesure précise de la révélation
> qu'il apportait avait été clairement préétablie par celui qui est le Tout-Puissant. Ceux qui
> l'entendaient ne pouvaient le comprendre que dans la mesure de leur capacité et de leur
> développement spirituels. Et lui-même, dosant en conséquence sa révélation, ne découvrait le
> visage de la sagesse qu'à proportion de la capacité qu'avaient ses auditeurs de soutenir le poids de
> son message. Mais l'humanité n'eut pas plutôt atteint le stade de maturité, que le Verbe révéla les
> énergies dont il avait été doté, et c'est dans la plénitude de leur gloire qu'il les manifesta quand, en
> l'an 60, apparut la Beauté antique en la personne de 'Ali-Muhammad, le Báb.
> 
> 34. A un inconnu
> 
> (34.1)
> Louange et gloire à Dieu qui, par le pouvoir de sa puissance, revêt du manteau de la vie la nudité de
> la non-existence de sa création ! Entre toutes choses créées, il a élu pour objet de sa faveur spéciale
> le joyau de l'essentielle réalité de l'homme, en l'investissant de la capacité exclusive de le connaître
> et de refléter la grandeur de sa gloire. Cette double distinction décape le coeur de l'homme de la
> rouille des vains désirs, et elle le rend digne de la livrée dont son Créateur a daigné le revêtir. Elle
> sauve son âme des ténèbres de l'ignorance.
> 
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> (34.2)
> Cet habit dont le corps et l'âme de l'homme sont ornés est le fondement même de son bien-être et de
> son développement. Béni le jour où, avec l'aide de la grâce et de la puissance du seul vrai Dieu, il se
> sera libéré de l'esclavage et de la corruption du monde, et aura atteint le vrai et durable repos à
> l'ombre de l'arbre de la connaissance !
> 
> (34.3)
> Les chants qu'en son grand amour pour ses amis, l'oiseau de ton coeur modulait ont atteint leurs
> oreilles, et ils me poussent à répondre à tes questions en te révélant les secrets qu'il m'est permis de
> dévoiler. Tu demandes, en ta noble lettre, lesquels des prophètes de Dieu doivent être tenus pour
> supérieurs aux autres. Sache, à n'en point douter, que ces prophètes, en leur essence, ne font qu'une
> seule et même personne. Leur unité est absolue. Dieu, le Créateur, dit: Il n'y a aucune sorte de
> distinction entre les porteurs de mon message. Ils n'ont tous qu'un seul et même objet, et le secret de
> l'un est le secret de l'autre. Honorer l'un de préférence aux autres, en exalter certains au-dessus des
> autres n'est permis en aucune façon. Tout vrai prophète a tenu son message pour foncièrement le
> même que les messages des prophètes qui l'avaient précédé. Si, faute de comprendre cette vérité,
> quelqu'un se laissait aller à de vaines et inconvenantes paroles, il n'est personne d'esprit subtil et
> d'intelligence éclairée qui permettrait à de si futiles propos de l'ébranler dans sa croyance.
> 
> (34.4)
> Seule doit différer la mesure de la révélation apportée au monde par les prophètes de Dieu. Chacun
> d'eux reçoit un message distinct, avec mission de se révéler d'une certaine manière. C'est ainsi que
> semble varier leur grandeur. Leur révélation peut être comparée à la lumière que la lune répand sur
> la terre. Bien que, chaque fois qu'elle paraît, elle donne de son éclat une mesure nouvelle, sa
> splendeur inhérente reste cependant la même et sa clarté ne peut s'éteindre.
> 
> (34.5)
> Il en ressort avec évidence que toute apparente variation dans l'intensité de la lumière apportée par
> les divers prophètes n'est pas inhérente à cette lumière même, mais qu'elle doit être imputée à la
> réceptivité variable d'un monde en perpétuel devenir. Chaque prophète que le tout-puissant Créateur
> décide d'envoyer aux peuples de la terre reçoit avec son message la mission d'agir de la façon qui
> convient le mieux au temps dans lequel il apparaît. Dieu, en lui confiant cette mission, a un double
> objectif: Il se propose d'abord de libérer les enfants des hommes des ténèbres de l'ignorance, de les
> guider vers la lumière de la vraie compréhension, et ensuite d'assurer la paix et la tranquillité de
> l'humanité, en lui fournissant tous les moyens par lesquels elles peuvent être établies.
> 
> (34.6)
> Les prophètes de Dieu doivent être considérés comme des médecins dont la tâche est d'accroître le
> bien-être du monde et de ses peuples, afin de guérir, par l'esprit d'unité, la maladie d'une humanité
> divisée.
> 
> (34.7)
> Personne n'a le droit de mettre en doute leurs paroles ni de dénigrer leur conduite, car ils sont les
> seuls qui puissent prétendre avoir compris le patient et diagnostiqué exactement sa maladie. Il n'est
> point d'homme, si intelligent soit-il, à qui il soit permis d'atteindre les sommets où s'est élevée la
> sagesse du Médecin divin. Rien d'étonnant, en conséquence, si ce Médecin prescrit aujourd'hui un
> remède différent de celui qu'il a ordonné autrefois. Comment en pourrait-il être autrement, alors que
> la maladie exige pour chacune de ses phases un traitement particulier ?
> 
> (34.8)
> De même, toutes les fois que les prophètes de Dieu illuminent le monde de l'éclat resplendissant du
> soleil de la science divine, c'est invariablement par les moyens les plus convenables à l'âge où ils
> apparaissent qu'ils appellent ses peuples à embrasser la lumière de Dieu. Ils peuvent de la sorte
> dissiper les ténèbres de l'ignorance et répandre sur le monde la gloire de leur science. Et comme,
> 
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> d'autre part, leur seul et unique objet a toujours été, dans toutes les révélations, de guider les égarés
> et d'apporter la paix aux affligés, c'est vers leur essence intime que tout homme doué de
> discernement doit d'abord tourner ses regards.
> 
> (34.9)
> L'état présent du monde n'est pas celui du triomphe et de la prospérité. L'humanité tout entière est
> en proie à de multiples maladies. Qu'on s'efforce donc de lui sauver la vie au moyen du remède
> bienfaisant préparé par la main toute-puissante de l'infaillible Médecin.
> 
> (34.10)
> Passons maintenant à ta question concernant la nature de la religion. Sache, pour commencer, que
> ceux qui sont vraiment sages ont comparé le monde au temple humain. Et de même que le corps de
> l'homme a besoin d'un habit pour le vêtir, de même le corps de l'humanité doit être paré du manteau
> de la justice et de la sagesse. Son vêtement est la révélation qui lui est envoyée de Dieu. Dès que ce
> vêtement a rempli son objet, le Tout-Puissant le remplace. Car une mesure nouvelle de la lumière de
> Dieu est nécessaire à chaque âge. Et chaque révélation divine a été dispensée et dosée dans les
> conditions qui convenaient le mieux à l'âge où elle apparaissait.
> 
> (34.11)
> Pour ce qui est de ta question relative à ce qu'ont pu dire les dirigeants des anciennes religions, tout
> homme sage écartera sans aucun doute un sujet aussi vain. Le Créateur incomparable tire tous les
> hommes d'une même substance et exalte leur réalité essentielle au-dessus de tout le reste de ses
> créatures. Succès ou échec, gain ou perte dépendent en conséquence de leurs propres efforts. Plus
> grands seront ces efforts, et plus ils progresseront. Nous voulons espérer que les ondées printanières
> de la générosité divine feront jaillir de leurs coeurs les fleurs de la véritable compréhension et les
> purifieront de toutes souillures terrestres.
> 
> 35. A un inconnu
> 
> (35.1)
> Réfléchis un instant. À chaque révélation, qu'est-ce qui pousse les peuples de la terre à rejeter la
> Manifestation du Très-Miséricordieux ? Qu'est-ce qui les incite à se détourner de lui et à récuser son
> autorité ? Si les hommes voulaient méditer sur les paroles qui ont coulé de la plume du divin
> Ordonnateur des choses, ils se hâteraient tous, sans exception, d'embrasser la vérité de ce don de
> Dieu qu'est la révélation éternelle, et ils rendraient témoignage à ce qu'il a lui-même solennellement
> affirmé.
> 
> (35.2)
> Mais aux jours des Manifestations de l'unité de Dieu et des Sources de sa gloire éternelle, le voile
> des vaines imaginations s'interpose entre elles et le reste de l'humanité, et il en sera toujours ainsi.
> Car en ces jours-là, celui qui est l'éternelle Vérité se manifeste conformément à ce qu'il a lui-même
> décidé, et non selon les désirs et les attentes des hommes. Ainsi qu'il est révélé: "Parce que les
> apôtres viennent à vous, apportant ce qui va à l'encontre de vos désirs, continuerez-vous à vous
> enfler d'orgueil, traitant les uns d'imposteurs et massacrant les autres ?"
> 
> (35.3)
> Il n'est pas douteux que si, dans les âges et cycles passés, ces apôtres eussent répondu aux vaines
> idées que les hommes se faisaient d'eux, nul n'aurait répudié la vérité apportée par ces êtres
> sanctifiés. Bien qu'invoquant jour et nuit le seul vrai Dieu et profondément engagés dans la
> dévotion, de tels hommes ne surent finalement pas reconnaître la grâce de ces Aurores des signes de
> 
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> Dieu, ces Manifestations de ses preuves irréfutables. De cela, tu le sais parfaitement, les Écritures
> portent témoignage.
> 
> (35.4)
> Considère la révélation de Jésus-Christ. Vois comment les savants de cette génération, bien qu'ils
> eussent ardemment souhaité la venue du Promis de Dieu, le renièrent. Anne, le plus savant des
> religieux de son temps, comme Caïphe le grand-prêtre, le dénoncèrent et prononcèrent contre lui la
> sentence de mort.
> 
> (35.5)
> De même, quand apparut Muhammad, le Prophète de Dieu - puissent tous les hommes s'offrir à lui
> en sacrifice, - les savants de La Mecque et de Médine, dès les premiers jours de sa révélation, se
> rebellèrent et rejetèrent son message, tandis que les humbles et les ignorants reconnaissaient et
> embrassaient sa foi. Réfléchis un moment. Considère comment Balal, l'Éthiopien, tout illettré qu'il
> fut, s'éleva jusqu'au ciel de la foi et de la certitude, cependant que 'Abdu’lláh-Ubayy, un des
> premiers parmi les savants, s'opposait malignement à lui.
> 
> (35.6)
> Admire comment un simple berger, en entendant la parole divine, fut ravi d'une telle extase qu'il en
> obtint l'accès à la demeure du Bien-Aimé et se trouva uni à celui qui est le Seigneur de l'humanité,
> alors que ceux qui s'enorgueillissaient de leur science et de leur sagesse s'écartaient de son chemin
> et restaient privés de sa grâce. C'est pourquoi il est écrit: "Quiconque s'élève sera abaissé, et
> quiconque s'abaisse sera élevé." On trouve des références à ce thème dans la plupart des Livres
> saints, aussi bien que dans la tradition orale des prophètes et messagers de Dieu.
> 
> (35.7)
> Je vous le dis, en vérité, telle est la grandeur de cette cause que le père fuit son fils, et le fils fuit son
> père. Rappelez-vous l'histoire de Noé et de Canaan. Dieu veuille qu'en ces jours de célestes délices,
> vous ne vous priviez pas des douces saveurs du Très-Glorieux, et qu'en ce printemps spirituel, vous
> ayez votre part des torrents de sa grâce. Levez-vous au nom de celui qui est l'objet de toute
> connaissance et, dans un absolu détachement du savoir humain, élevez la voix pour proclamer sa
> cause. Je le jure par le soleil de la révélation divine ! À l'instant même, vous verrez jaillir de vos
> coeurs un flot de science divine et vous contemplerez les merveilles de sa céleste sagesse qui, dans
> toute leur gloire, se dérouleront à vos yeux. Si vous goûtiez à la douceur des paroles du Très-
> Miséricordieux, vous n'hésiteriez pas à renoncer à vous-mêmes et à offrir vos vies pour l'amour du
> Bien-Aimé.
> 
> (35.8)
> Qui pourra jamais croire que ce serviteur de Dieu ait à aucun moment nourri dans son coeur le désir
> de quelque honneur ou bénéfice terrestre ? La cause à laquelle son nom est associé se trouve
> tellement au-dessus des choses transitoires de ce monde ! Voyez-le dans cette Très-Grande-Prison,
> exilé, victime de la tyrannie, assailli de toutes parts par ses ennemis qui le persécuteront jusqu'à la
> fin de sa vie. Ainsi, ce qu'il vous dit est dit uniquement pour l'amour de Dieu afin que les peuples de
> la terre purifient leurs coeurs de la souillure des désirs mauvais, en déchirent le voile et parviennent
> ainsi à la connaissance du seul vrai Dieu, qui constitue le rang le plus sublime auquel un homme
> puisse aspirer. Qu'ils croient ou non en ma cause, cela ne saurait me profiter ou me nuire. C'est
> uniquement pour l'amour de Dieu que nous les adjurons. Et Dieu, lui, n'a besoin d'aucune de ses
> créatures.
> 
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> 36. À Fath-i-À'zam
> 
> (36.1)
> Sache que lorsque le Fils de l'homme rendit son âme à Dieu, toute la création fut secouée d'un long
> sanglot. Pourtant il avait, en se sacrifiant, insufflé dans toutes choses créées une capacité nouvelle.
> Les preuves qu'ont eues de lui tous les peuples de la terre sont aujourd'hui manifestes devant toi. La
> plus profonde sagesse exprimée par les plus sages des hommes, les plus hautes connaissances
> acquises par les plus savants d'entre eux, les arts produits par les mains les plus habiles, l'influence
> exercée par les plus puissants des monarques ne sont que des manifestations du pouvoir vivifiant
> libéré par son esprit transcendant, omnipénétrant et resplendissant.
> 
> (36.2)
> Nous attestons que lorsqu'il apparut au monde, il répandit sur toutes choses créées la splendeur de
> sa gloire. Par lui, le lépreux guérit de la lèpre de l'ignorance et de la perversité. Par lui, le débauché
> et le pervers furent purifiés. Par le pouvoir qu'il tenait du Dieu Tout-Puissant, les yeux des aveugles
> s'ouvrirent et l'âme des pécheurs fut sanctifiée.
> 
> (36.3)
> Peut être qualifié de lèpre tout voile qui s'interpose entre l'homme et la reconnaissance du Seigneur,
> son Dieu. Et quiconque s'exclut délibérément de Dieu est un lépreux dont le souvenir ne sera point
> rappelé dans le royaume du Tout-Puissant, le Magnifié. Nous attestons que, par le pouvoir du Verbe
> de Dieu, tout lépreux cessa d'être impur, toute maladie fut guérie et toute infirmité humaine abolie.
> Il est celui qui purifia le monde. Béni est l'homme qui se tourne vers lui avec un visage rayonnant
> de lumière !
> 
> 37. Kitab-i-Aqdas
> r
> (37.1)
> Heureux est l'homme qui professe la croyance en Dieu et en ses signes et qui reconnaît "qu'il ne lui
> sera pas demandé compte de ses actes". Dieu a fait de cette reconnaissance l'ornement et le
> fondement même de toute croyance. C'est d'elle que dépend l'acceptation de toute bonne action. Ne
> perdez point cela de vue, afin que les murmures du rebelle ne vous fassent pas trébucher.
> 
> (37.2)
> S'il décrète licite ce qui fut interdit de temps immémorial et interdit ce qui fut depuis toujours
> considéré comme permis, nul n'ale droit de contester son autorité. Quiconque hésite, ne serait-ce
> qu'un instant, doit être considéré comme transgresseur.
> 
> (37.3)
> Quiconque ne reconnaît pas cette vérité sublime et fondamentale et ne peut atteindre ce rang exalté
> sera agité par les vents du doute, et les propos des infidèles troubleront son âme. Celui qui reconnaît
> ce principe sera doté de la plus parfaite constance. Honneur à ce rang très glorieux dont le souvenir
> orne chaque Tablette exaltée. Tel est l'enseignement que Dieu vous donne, qui vous délivrera de
> toute espèce de doute et de perplexité, et qui vous permettra d'obtenir le salut en ce monde et dans
> l'autre. Il est, en vérité, le Magnanime, le Très-Généreux. C’est lui qui envoie les Messagers et fait
> descendre les Livres pour proclamer : « Il n’est d’autre Dieu que moi, le Tout-Puissant, le Très-
> Sage ».
> 
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> 38. À Muhammad Ibrahim-i-Khalil
> R
> (38.1)
> Sache, à n'en point douter, qu'à chaque dispensation, la lumière de la révélation divine est dosée aux
> hommes en raison directe de leur capacité spirituelle. Considère le soleil. Combien faibles sont ses
> rayons quand il paraît à l'Orient, et comme sa chaleur et sa puissance vont croissant à mesure qu'il
> approche de son zénith, ménageant ainsi à toutes choses créées la possibilité de s'adapter à
> l'intensité croissante de sa lumière. Et comme il décline graduellement jusqu'à ce qu'il atteigne le
> point où il se couche. S'il manifestait tout d'un coup les énergies qui sont en lui latentes, nul doute
> qu'il en résulterait un dommage pour toutes choses créées. [...] De même, si dès les premiers stades
> de sa manifestation, le Soleil de vérité révélait soudain la pleine mesure des forces dont l'a doté la
> providence du Tout-puissant, la terre de l'intelligence humaine dépérirait et serait consumée, car
> jamais le coeur des hommes ne pourrait soutenir l'intensité d'une telle révélation ni, par conséquent,
> refléter l'éclat de sa lumière. Consternés et accablés, ils cesseraient d'exister.
> 
> 39. Suratu'd-Damm, à Muhammad-i-Zarandi (Nabil-i-
> À'zam)
> 
> (39.1)
> Loué sois-tu, ô Seigneur, mon Dieu, pour les merveilleuses révélations de ton décret impénétrable
> et pour la multitude des maux et des épreuves que tu m'as réservés. Tu m'as une fois livré aux mains
> de Nemrod, et tu as, une autre fois, permis à Pharaon de me persécuter. Tu es seul à pouvoir
> estimer, par ta science qui embrasse toutes choses et par l'opération de ta volonté, les afflictions
> incalculables dont j'ai souffert en leurs mains.
> 
> (39.2)
> Tu m'as ensuite jeté dans la geôle réservée aux impies, pour la seule raison que j'avais fait à l'oreille
> des habitants les plus dignes de ton royaume une timide allusion à la vision que tu m'avais envoyée,
> en m'en révélant par le pouvoir de ta puissance le sens intime et caché. Puis tu as décrété que
> j'aurais la tête tranchée par l'épée des infidèles. Et j'ai été de surcroît crucifié pour avoir dévoilé aux
> hommes les perles cachées de ta glorieuse unité, et révélé à leurs yeux les signes merveilleux de ton
> pouvoir souverain et éternel.
> 
> (39.3)
> Qu'amères furent plus tard les humiliations accumulées sur ma tête dans la plaine de Karbila ! Quel
> fut, là, mon isolement au milieu de ton peuple ! À quel état d'abandon y fus-je réduit ! Mais non
> contents de ces indignités, mes persécuteurs me décapitèrent et, portant haut ma tête de pays en
> pays, ils en firent parade devant la multitude des infidèles et la déposèrent en trophée aux pieds des
> pervers et des mécréants. Ma poitrine fut, par la suite, offerte en cible aux traits cruels de mes
> ennemis, mes membres criblés de balles, et tout mon corps déchiré. Et vois comment, en ce jour,
> mes perfides ennemis se sont finalement ligués contre moi et ne cessent de comploter en vue
> d'instiller dans l'âme de tes serviteurs le venin de la malignité et de la haine. Ils font tout ce qui est
> en leur pouvoir pour atteindre leur but. [...]
> 
> (39.4)
> Mais pour cruel que soit mon sort, je te rends grâces, ô mon Dieu, et mon coeur est rempli de
> gratitude pour tout ce qui m'est advenu dans le chemin de ton bon plaisir. Je suis heureux de tout ce
> 
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> que tu as ordonné pour moi, et bienvenues me seront, si affligeantes qu'elles puissent être, toutes les
> peines dont tu voudras encore m'accabler.
> 
> 40. A un inconnu
> 
> (40.1)
> Ô mon Bien-Aimé ! tu as insufflé en moi ton souffle, et tu m'as ainsi séparé de moi-même. Puis, tu
> as décrété qu'au milieu des pervers et des envieux, il ne serait laissé en moi qu'un faible reflet, un
> simple emblème de ta réalité. Vois comment, trompés par cet emblème, ils se sont levés contre moi
> et ont amoncelé sur ma tête leurs négations ! Découvre-toi donc, ô mon Bien-Aimé, et délivre-moi
> de mon malheureux sort.
> 
> (40.2)
> Alors une voix répondit: "J'aime, je chéris tendrement cet emblème. Comment pourrais-je souffrir
> que mes yeux soient seuls à le voir, qu'aucun autre coeur que le mien ne le reconnaisse ? Par ma
> beauté qui est la même que ta beauté, je voudrais plutôt te cacher à mes propres yeux, et combien
> plus aux yeux des hommes !"
> 
> (40.3)
> Je me préparais à répondre, quand soudain la tablette se trouva terminée, laissant mon thème
> inachevé, et hors du collier la perle qui allait s'y ajouter.
> 
> 41. À Abu'l-Hasan Fi'sh-Shin
> Fésh
> (41.1)
> Dieu m'est témoin, ô peuple ! J'étais endormi sur ma couche lorsque la brise divine, passant sur moi,
> me tira de mon sommeil. Je me sentis ranimé par son esprit vivifiant qui délia ma langue pour
> lancer son appel. Ne m'accusez pas d'avoir transgressé l'ordre de Dieu. Ne me voyez pas par vos
> yeux, mais par les miens. Ainsi vous adjure celui qui est le Très-Gracieux, l'Omniscient. Ô peuple,
> croyez-vous que je revendique le pouvoir de contrôler la volonté et le dessein de Dieu ? Loin, bien
> loin de moi pareille prétention ! Je l'atteste devant Dieu, le Tout-Puissant, le Sublime, l'Omniscient,
> le Très-Sage: Le sort définitif de la foi divine eût-il dépendu de moi seul, que je n'aurais jamais, de
> ma propre initiative, consenti à me manifester devant vous ni permis qu'un seul mot tombât de mes
> lèvres. De cela, Dieu lui-même m'est témoin.
> 
> 42. Paroles cachées
> 
> (42.1)
> Ô fils de justice ! À la nuit, la beauté de l'être immortel se rendit des hauteurs émeraude de la
> fidélité au Sadratu'l-Muntaha et versa tant de larmes que l'assemblée suprême et les habitants des
> royaumes célestes gémirent de ses lamentations. Et comme on lui demandait: pourquoi ces pleurs et
> ces lamentations ? il répondit: selon l'ordre reçu, j'attendais sur la colline de la loyauté, mais je n'ai
> pas senti le parfum de la fidélité chez les habitants de la terre. Alors, invité à repartir je regardais, et
> 
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> voilà que des colombes de sainteté étaient meurtries entre les griffes des chiens de la terre. Sur ce, la
> Vierge céleste, sans voile et resplendissante, se précipita hors de son palais mystique, demanda
> leurs noms et tous furent donnés sauf un. Sur son insistance, la première lettre en fut prononcée.
> Aussitôt, les habitants des retraites célestes s'élancèrent hors de leurs demeures de gloire. Et tandis
> que la seconde lettre était énoncée, tous, sans exception, se prosternèrent dans la poussière. Alors,
> sortant du saint des saints, une voix se fit entendre: "jusque-là et pas plus loin !" En vérité, nous
> sommes témoins de ce qu'ils ont fait et de ce qu'ils font encore.
> 
> 43. Lawh-i-Dunya (Acre), à Mulla 'Ali Akbar-i-Ayadi et
> Abu'l-Hasan Amin
> 
> (43.1)
> Ô Afnan, ô toi qui es issu de mon ancienne racine, sur toi demeurent à jamais ma gloire et ma
> tendre bonté. Que vaste est le tabernacle de la cause de Dieu ! Il couvre de son ombre les peuples et
> les phratries de la terre, et le temps n'est pas éloigné où il rassemblera sous sa protection l'humanité
> tout entière. L'heure est maintenant venue pour toi de servir. D'innombrables tablettes attestent les
> bienfaits dont tu fus gratifié. Lève-toi pour le triomphe de ma cause et, par le pouvoir de ta parole,
> subjugue le coeur des hommes. Offre-leur ce qui doit assurer la paix et le bien-être du pauvre et de
> l'opprimé, ceins tes reins en vue de libérer le captif de ses chaînes et de le rendre capable d'atteindre
> à la vraie liberté.
> 
> (43.2)
> En ce jour, la justice se lamente sur son triste sort et l'équité gémit sous le joug de l'oppression. Les
> épais nuages de la tyrannie assombrissent la face de la terre et enveloppent tous ses peuples. Par le
> mouvement de notre plume de gloire, nous avons, sur l'ordre du tout-puissant Ordonnateur des
> choses, insufflé dans chaque être humain un renouveau de vie et instillé dans chaque mot une
> puissance nouvelle. Toutes choses créées proclament les signes de cette régénération mondiale.
> Telle est la grande, la joyeuse nouvelle qu'apporte à l'humanité la plume de cette innocente victime.
> Pourquoi avez-vous peur, ô mes bien-aimés ? Qui pourrait vous effrayer ? La moindre humidité
> suffit à dissoudre la glaise durcie dans laquelle est modelée cette génération perverse. Le seul fait de
> vous rassembler suffit à briser les forces de ces êtres méprisables et vains. [...]
> 
> (43.3)
> Tout homme éclairé reconnaîtra volontiers en ce jour que les conseils révélés par la plume de cet
> Opprimé constituent la puissance animatrice suprême pour l'évolution du monde et l'exaltation de
> ses peuples. Ô peuples, levez-vous et, par le pouvoir de la puissance de Dieu, prenez la résolution
> de vaincre votre ego, dans l'espoir qu'un jour la terre entière soit sanctifiée et libérée de la servitude
> où la tiennent les dieux de ses vaines chimères - dieux qui ont infligé de si grandes pertes à leurs
> malheureux adorateurs et qui sont responsables de leur misère. Ces idoles constituent l'obstacle qui
> freine l'homme dans ses efforts pour avancer dans la voie de la perfection.
> 
> (43.4)
> Nous caressons l'espoir que la Main de la puissance divine vienne en aide à l'humanité et la délivre
> de son état de profonde humiliation. Dans une des tablettes, ces mots furent révélés: Ô peuple de
> Dieu ! oubliez vos propres soucis ; que vos pensées soient fixées sur ce qui réhabilitera le destin de
> l'humanité et sanctifiera le coeur et l'âme des hommes. La meilleure façon d'y parvenir est de poser
> des actes purs et saints, de mener une vie vertueuse et d'avoir un comportement noble. Des actes
> valeureux assureront le triomphe de cette cause, et un saint caractère renforcera sa puissance.
> 
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> Attachez-vous à la droiture, ô peuple de Bahá ! Tel est, pour chacun d'entre vous, le commandement
> que cet Opprimé vous donne et le choix premier de sa volonté incoercible.
> 
> (43.5)
> Ô mes amis ! il vous appartient de rafraîchir et de raviver vos âmes par les gracieuses faveurs qui
> pleuvent sur vous en cet émouvant printemps divin. Le soleil de sa grande gloire a posé ses rayons
> sur vous et les nuages de sa grâce sans limite vous couvrent de leur ombre. Quelle est prodigue la
> récompense de celui qui ne se prive pas d'une si grande munificence, et qui ne manque pas de
> reconnaître, en sa nouvelle parure, la beauté de son Bien-Aimé ! Veillez, car le Malin est là, qui
> attend, prêt à vous prendre au piège. Protégez-vous de ses artifices perfides et, guidés par la lumière
> du nom de Dieu, le Clairvoyant, sortez des ténèbres qui vous environnent. Que votre vision soit
> universelle plutôt que confinée à vous-mêmes. Le Malin est celui qui entrave l'essor et le progrès
> spirituel des enfants des hommes.
> 
> (43.6)
> En ce jour, il incombe à tout homme de s'attacher à ce qui est propre à servir les intérêts et à exalter
> la condition de toutes les nations et de tout gouvernement juste. Chacun des versets révélés par la
> Plume du Très-Haut a grand ouvert les portes de l'amour et de l'unité à la face des hommes.
> 
> (43.7)
> Nous avons déjà déclaré - et notre parole est la vérité: « Fréquentez les fidèles de toutes les religions
> dans un esprit d'amitié et de camaraderie. » Tout ce qui était une cause d'éloignement, de trouble et
> de discorde entre les enfants des hommes est annulé et aboli par la révélation de ces paroles. Le plus
> puissant instrument d'éducation de l'espèce humaine a été envoyé du ciel de la volonté divine pour
> ennoblir le monde de l'existence et élever l'âme et l'esprit des hommes. Et de ce ciel de la volonté du
> Dieu éternel et tout-puissant, sont descendues, par cette puissante révélation, la plus pure essence et
> l'expression la plus parfaite de tout ce qui a été dit ou écrit dans le passé.
> 
> (43.8)
> Il a été jadis révélé: "L'amour de la patrie est un élément de la foi en Dieu." Mais au jour de sa
> manifestation, la Langue de grandeur proclame: "La gloire n'est pas pour celui qui aime son pays
> mais pour celui qui aime le monde entier." Par la puissance que dégagent ces paroles sublimes, il a
> donné et imprimé aux mouvements ailés du coeur de l'homme une impulsion et une orientation
> nouvelles, et du même coup effacé du saint Livre de Dieu toute trace de restriction et de limitation.
> 
> (43.9)
> Ô peuple de justice ! brillez comme la lumière et resplendissez comme le feu qui brûlait dans le
> Buisson ardent. L'éclat du feu de votre amour ne peut que réunir et unifier les peuples et les familles
> de la terre qui s'affrontent, alors que la fureur de la flamme de l'inimitié et de la haine ne peut
> qu'entraîner conflit et ruine. Nous prions Dieu qu'il garde ses créatures des mauvais desseins de ses
> ennemis. Il a, en vérité, pouvoir sur toutes choses.
> 
> (43.10)
> Toute louange au seul vrai Dieu - exaltée soit sa gloire ! - pour avoir, par la Plume du Très-Haut,
> ouvert la porte du coeur des hommes. Chacun des versets révélés par cette Plume est un brillant
> portail qui montre les gloires d'une vie sainte et pieuse, et d'actes purs et sans tache. Nos appels et
> notre message n'ont jamais été destinés au bénéfice exclusif de tel pays ou de tel peuple.
> 
> (43.11)
> C'est toute l'humanité qui doit adhérer fermement à ce qui lui a été révélé et octroyé. Alors, et alors
> seulement, elle atteindra à la vraie liberté. Toute la terre est illuminée de la gloire resplendissante de
> la révélation divine. Celui qui, en l'an soixante, fut le héraut de la lumière de la direction divine -
> puisse toute la création lui être offerte en sacrifice ! -, se leva pour annoncer une révélation nouvelle
> de l'Esprit divin ; vingt ans plus tard, il fut suivi par l'arrivée de celui dont la venue faisait du monde
> 
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> le bénéficiaire de cette gloire promise, de cette merveilleuse faveur. Admirez comment toute
> l'humanité a été dotée de la capacité d'entendre la parole sublime de Dieu, de laquelle dépendent le
> rassemblement et la résurrection spirituelle de tous les hommes. [...]
> 
> (43.12)
> Ouvrez vos coeurs, ô peuple de Dieu, aux conseils de votre véritable, votre incomparable Ami. La
> parole de Dieu peut être comparée à un jeune arbre dont les racines plongent dans le coeur des
> hommes. Il vous appartient de favoriser sa croissance par les eaux vivifiantes de la sagesse, par des
> paroles saintes et sanctifiées, afin que ses racines puissent s'ancrer fermement et ses branches se
> déployer aussi haut que le ciel, et au-delà.
> 
> (43.13)
> Ô vous qui vivez sur la terre ! le trait marquant du caractère prééminent de cette révélation suprême
> est que nous avons, d'une part, effacé des pages du Livre saint de Dieu tout ce qui était la cause de
> conflits, de malveillances et de troubles parmi les enfants des hommes et que, d'autre part, nous
> avons posé les principes essentiels de la concorde, de la compréhension, de l'unité complète et
> durable. Heureux ceux qui observent mes ordonnances.
> 
> (43.14)
> À maintes reprises, nous avons adjuré nos aimés d'éviter, mieux, de fuir tout ce qui peut avoir des
> relents de discorde. Le monde est en désarroi et la dernière confusion règne dans l'esprit de ses
> habitants. Nous implorons le Tout-Puissant pour qu'il les illumine, par sa grâce, de la gloire de sa
> justice et leur permette de découvrir ce qui leur sera profitable en tout temps et en toutes
> circonstances. Il est en vérité l'Omnipossédant, le Très-Haut.
> 
> 44. À Isma'il (de Zarqan)
> Ésmail
> (44.1)
> Ne rejetez pas la crainte de Dieu, ô doctes du monde, et jugez avec équité la cause de cet illettré
> dont tous les Livres de Dieu, le Protecteur, l'Absolu, se sont portés garants. [...] La peur de déplaire
> à celui qui n'a ni pair ni égal ne vous éveillera-t-elle point ? Jamais celui à qui l'on a fait tort ne s'est
> mêlé à vous. Il n'a jamais étudié vos écrits, ni participé à vos disputes. Le vêtement même qu'il
> porte, ses boucles flottantes, sa coiffure attestent la vérité de ses paroles. Jusqu'à quand persisterez-
> vous dans votre injustice ? Voyez la demeure imposée à celui qui est l'incarnation de la justice.
> Ouvrez les yeux, considérez quel est son sort et méditez avec application sur ce que vos mains ont
> accompli, afin de n'être pas privés de la lumière de son verbe divin, ni frustrés de votre part de
> l'océan de sa science.
> 
> (44.2)
> Certains parmi les grands de ce monde et parmi le bas peuple ont objecté que cet Opprimé
> n'appartient pas à l'ordre ecclésiastique ni ne descend du prophète. Dis: Ô vous qui vous dites justes
> ! réfléchissez un instant et vous reconnaîtrez que son état est infiniment exalté au-dessus de celui
> que vous prétendez qu'il devrait posséder. La volonté du Tout-Puissant a décrété que ce serait d'une
> maison entièrement dépourvue de tout ce que possèdent les religieux, docteurs, sages et savants que
> sa cause procéderait et se manifesterait.
> 
> (44.3)
> Le souffle de l'Esprit divin l'ayant réveillé, lui ordonna de se lever pour proclamer sa révélation. Et
> voici qu'à peine tiré de son sommeil, il éleva la voix et appela à Dieu, le Seigneur des mondes,
> l'humanité tout entière. Nous avons été incité à révéler ces paroles en considération de la faiblesse et
> 
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> de la fragilité des hommes ; autrement, la cause que nous proclamons est telle qu'aucune plume ne
> pourrait la décrire ni aucun esprit en concevoir la grandeur. De cela porte témoignage celui qui
> possède le Livre Mère.
> 
> 45. À Muhammad Qabl-i-Rida
> Cable-é-Reza
> (45.1)
> Celui qui est la Beauté ancienne s'est laissé charger de chaînes pour que l'humanité soit libérée de
> son esclavage, et il a accepté d'être emprisonné dans cette puissante forteresse pour que le monde
> entier parvienne à la vraie liberté. Il a bu jusqu'à la lie le calice du chagrin afin que tous les peuples
> de la terre atteignent à la joie éternelle et soient remplis d'allégresse ; ceci est dû à la miséricorde de
> votre Seigneur, le Compatissant, le Très-Miséricordieux. Nous avons, ô croyants en l'unité de Dieu,
> accepté d'être abaissé pour que vous soyez exaltés, et nous avons souffert une multitude d'afflictions
> pour que vous deveniez florissants et prospères. Or, voyez comment ceux qui donnent des associés
> à Dieu ont forcé d'habiter la plus désolée des cités celui-là même qui est venu reconstruire le
> monde.
> 
> 46. À Mirza 'Ali-Naqi
> Nari
> (46.1)
> Je ne me plains pas du fardeau de mon emprisonnement, ni ne m'afflige de mon abaissement ou de
> la souffrance que j'endure aux mains de mes ennemis. Par ma vie, c'est là ma gloire, une gloire dont
> le Seigneur a orné son propre Soi, si vous le saviez !
> 
> (46.2)
> L'affront qu'on m'a fait subir a révélé la gloire dont la création est investie. Et par les cruautés que
> j'ai subies, le soleil de la justice se manifeste et répand sa splendeur sur les hommes.
> 
> (46.3)
> J'ai de la peine pour ceux qui, s'abandonnant à leurs passions corrompues, prétendent pourtant
> s'associer à la foi de Dieu, le Clément, le Loué.
> 
> (46.4)
> Il convient au peuple de Bahá de mourir au monde et à tout ce qu'il contient, d'être si détaché des
> choses terrestres que les habitants du paradis respirent sur leurs vêtements le délicieux parfum de la
> sainteté, et que tous les peuples reconnaissent sur leurs visages l'éclat du Très-Miséricordieux ;
> ainsi, ils pourront répandre au loin les signes de Dieu, le Tout-Puissant, le Très-Sage. Ils sont
> manifestement dans l'erreur ceux qui, cédant aux inclinations de la chair, ont terni le beau nom de la
> cause de Dieu.
> 
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> 47. A un inconnu
> 
> (47.1)
> Ô juifs ! si vous voulez crucifier une seconde fois Jésus, l'Esprit de Dieu, mettez-moi à mort, car il
> s'est, en ma personne, manifesté à vous une fois de plus. Traitez-moi comme il vous plaira, car j'ai
> fait voeu de sacrifier ma vie dans le chemin de Dieu. Je ne crains personne, même si toutes les
> puissances de la terre se liguent contre moi.
> 
> (47.2)
> Et vous, disciples de l'Évangile, s'il vous plaît de tuer Muhammad, l'Apôtre de Dieu, saisissez-vous
> de moi et mettez-moi à mort, car je suis lui et ma personne est identique à sa personne. Traitez-moi
> selon votre bon plaisir, car la plus profonde aspiration de mon coeur est d'accéder à la présence de
> mon Bien-Aimé, dans son royaume de gloire. Tel est le divin décret, si vous voulez le savoir.
> 
> (47.3)
> Et vous, disciples de Muhammad, si vous vous sentez le désir de cribler de traits la poitrine de celui
> qui vous a révélé son livre, le Bayan, portez les mains sur moi et persécutez-moi car je suis son
> Bien-Aimé, la manifestation de sa propre personne, quoique mon nom ne soit pas son nom. Je suis
> venu enveloppé des nuées de la gloire et Dieu m'a investi d'une souveraineté invincible. En vérité, il
> est le Vrai, le Connaisseur des choses cachées.
> 
> (47.4)
> J'attends de vous le traitement que vous avez accordé à celui qui est venu avant moi. De cela toutes
> choses portent témoignage, si vous êtes de ceux qui écoutent. Et vous, enfin, disciples du Bayan, si
> vous avez résolu de verser le sang de celui dont le Báb a proclamé la venue, de qui Muhammad a
> prophétisé l'avènement après que Jésus-Christ lui-même en eut annoncé la révélation, me voici
> devant vous, tout prêt et sans défense. Agissez envers moi selon votre bon plaisir.
> 
> 48. À Jinab-i-Mirza Dhabih
> Zabih
> (48.1)
> Dieu m'en est témoin ! Si je n'allais pas ainsi à l'encontre de ce qu'ont décrété les tablettes divines,
> je baiserais volontiers les mains de quiconque voudrait répandre mon sang dans le chemin du Bien-
> Aimé. De surcroît, je lui ferais don d'une part des biens terrestres que Dieu m'a permis de posséder,
> bien que celui qui accomplirait un tel acte provoquerait la colère divine, encourrait sa malédiction et
> mériterait d'être tourmenté durant l'éternité de Dieu, l'Omnipossédant, l'Équitable, le Très-Sage.
> 
> 49. A un inconnu
> 
> (49.1)
> Sachez, en vérité, que toutes les fois que cet Adolescent tourne les yeux vers lui-même, il se juge
> l'être le plus insignifiant de toute la création. Mais lorsqu'il contemple le resplendissant éclat qu'il a
> reçu le pouvoir de manifester, son être se transfigure à ses yeux en une souveraine puissance
> imprégnant l'essence de toutes choses, tant visibles qu'invisibles. Gloire à celui qui, par le pouvoir
> 
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> de la vérité, a envoyé la manifestation de son propre Soi, et l'a chargée de porter son message à
> toute l'humanité.
> 
> 50. À 'Ali-Muhammad-i-Siraj
> Séraj
> (50.1)
> Ô nonchalants, sortez du sommeil de la négligence, pour contempler l'éclat que sa gloire a répandu
> à travers le monde. Insensés, ceux qui jugent prématurée la venue de sa lumière ! Ô aveugles,
> tardives ou précoces, les preuves de sa gloire resplendissante sont maintenant manifestes. Il vous
> incombe seulement de vérifier si cette lumière est, ou non, apparue. Il n'est ni en votre pouvoir ni au
> mien de fixer l'heure de sa manifestation. La sagesse impénétrable de Dieu en a, d'avance,
> déterminé le temps. Ô peuple, contentez-vous de ce que Dieu a voulu pour vous et à quoi il vous a
> prédestinés. [...]
> 
> (50.2)
> Ô vous qui me voulez du mal ! le soleil de la Voie éternelle m'est témoin que s'il n'eût dépendu que
> de moi, je n'aurais jamais consenti à me distinguer parmi les hommes, car le nom que je porte
> dédaigne totalement de se mêler à cette génération de langues souillées et de coeurs perfides. Mais
> chaque fois que je voulus garder le silence et me tenir en paix, voilà que j'entendis, à ma droite,
> l'appel de l'Esprit Saint et que l'Être suprême parut devant moi ; Gabriel me couvrit de son ombre et
> l'Esprit de gloire, s'agitant dans ma poitrine, m'ordonna de me lever et de rompre le silence.
> 
> (50.3)
> Si votre ouïe était purifiée et vos oreilles attentives, vous sentiriez que tous les membres de mon
> corps, que dis-je ! tous les atomes de mon être portent témoignage de la vérité de cette
> proclamation: "Hormis Dieu, il n'est point d'autre Dieu, et celui dont la beauté est aujourd'hui
> manifeste est le reflet de sa gloire aux yeux de tous ceux qui sont au ciel et sur la terre."
> 
> 51. À Aqa Siyyid Muhammad-i-Ard-i-Ya
> Arz-é-ya
> (51.1)
> Ô peuple, je le jure par le seul vrai Dieu ! Voici l'Océan d'où procèdent toutes mers et auquel toutes
> mers seront finalement réunies. De lui, tous les soleils furent engendrés, et à lui tous retourneront.
> Par sa puissance, les arbres de la révélation divine ont donné leurs fruits, dont chacun fut envoyé en
> la personne d'un prophète, porteur d'un message aux créatures de Dieu dans chacun des
> innombrables mondes qu'en son universelle science, Dieu seul est capable de compter. Et tout cela,
> il l'a accompli par le moyen d'une seule lettre de son Verbe, lettre révélée par sa plume que dirigeait
> son doigt soutenu par le pouvoir de la divine vérité.
> 
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> 52. Lawh-i-Ashraf (Acre)
> 
> (52.1)
> Dis: Ô peuple ! ne vous refusez pas la grâce de Dieu et sa miséricorde. Quiconque les rejette en
> éprouve la perte cruelle. Quoi ! vous adorez la poussière et vous vous détournez de votre Seigneur,
> le Clément, le Très-Généreux ! Craignez Dieu et ne soyez pas de ceux qui périssent. Dis: Le livre de
> Dieu est envoyé en la personne de cet Adolescent. Sanctifié soit Dieu, le plus excellent des
> Créateurs ! Gardez-vous, ô peuples du monde, de vous détourner de sa face. Au contraire, hâtez-
> vous d'accéder à sa présence et d'être de ceux qui lui sont revenus. Implorez le pardon pour avoir
> failli à votre devoir envers Dieu, pour avoir péché contre sa cause, et ne soyez pas du nombre des
> insensés.
> 
> (52.2)
> C'est lui qui vous a créés, lui qui a nourri vos âmes par sa Cause et qui vous a rendus capables de
> reconnaître celui qui est le Tout-Puissant, l'Exalté, l'Informé. C'est lui encore qui a dévoilé à vos
> yeux les trésors de sa science et vous a fait monter au ciel de la certitude de sa foi irrésistible,
> irréfutable et sublime. Veillez à ne pas vous priver de la grâce de Dieu, à ne pas réduire vos oeuvres
> à néant, à ne pas répudier cette révélation évidente, noble, brillante et glorieuse. Jugez avec équité la
> cause de Dieu, votre Créateur, voyez ce qui est envoyé du trône céleste, et méditez d'un coeur
> sanctifié et innocent. Alors, la vérité de cette cause vous apparaîtra aussi manifeste que la gloire du
> soleil en plein midi. Alors, vous serez du nombre de ceux qui ont cru en lui.
> 
> (52.3)
> Dis: La toute première preuve de sa vérité est sa propre personne. Vient ensuite sa révélation. Et
> pour ceux qui ne reconnaissent ni l'une ni l'autre, il a choisi les paroles qu'il a révélées en
> témoignage même de sa réalité et de sa vérité. Voilà une manifestation de sa tendre miséricorde
> envers les hommes. Il a doté toute âme de la capacité de reconnaître les signes de Dieu. Autrement,
> comment eût-il tenu la promesse qu'il avait faite aux hommes ? Il n'est injuste envers personne et ne
> charge aucune âme au-delà de ce qu'elle peut supporter. Il est, en vérité, le Compatissant, le Très-
> Miséricordieux.
> 
> (52.4)
> Dis: Si grande est la gloire de la cause de Dieu que même les aveugles peuvent la percevoir, et à
> plus forte raison ceux-là dont la vue est aiguë et la vision pure. Pour incapables qu'ils soient de
> percevoir la lumière du soleil, les aveugles n'en sentent pas moins la chaleur qu'il dispense. Mais
> ceux qui, parmi les partisans du Bayan, sont aveugles de coeur se trouvent incapables, aussi
> longtemps que le soleil brille sur eux, de percevoir l'éclat de sa gloire et de sentir la chaleur de ses
> rayons, et de cela Dieu m'est témoin.
> 
> (52.5)
> Dis: Ô peuple du Bayan ! vous avez été choisis dans le monde pour connaître et reconnaître notre
> Personne. Nous vous avons amenés du côté droit du paradis, tout près du lieu sacré d'où, en de
> multiples accents, le feu immortel s'écrie: "Il n'est pas d'autre Dieu que moi, le Tout-Puissant, le
> Très-Haut." Prenez garde de ne pas vous fermer, comme par un voile, aux rayons de ce Soleil qui
> brille au-dessus de l'Orient de la volonté de votre Seigneur, le Très-Miséricordieux, et dont la
> lumière a tout ensemble embrassé les petits et les grands de la terre. Clarifiez votre vue de telle
> sorte que vous puissiez percevoir sa gloire de vos propres yeux, sans dépendre à cet égard d'aucun
> autre que de vous-même, car Dieu n'a jamais chargé aucune âme au-delà de ce qu'elle pouvait
> supporter. Voilà ce qui fut transmis aux prophètes et aux messagers de l'ancien temps et ce qui se
> trouve rapporté dans les Écritures.
> 
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> (52.6)
> Efforcez-vous d'obtenir l'accès à cette immensité que Dieu a voulue sans commencement ni fin, où
> sa voix s'élève et sur laquelle soufflent les brises délicieuses de sainteté et de gloire. Ne vous
> dépouillez point du vêtement de grandeur, ne souffrez pas que vos coeurs soient frustrés de ne pas
> se souvenir de votre Seigneur ni que vos oreilles soient privées d'entendre les douces mélodies de sa
> voix claire et persuasive.
> 
> 53. Lawh-i-Nasir (Acre)
> Nassir
> (53.1)
> Ô Nasir, ô mon serviteur ! Dieu, l'éternelle Vérité, m'en est témoin. En ce jour, le céleste
> Adolescent élève, au-dessus de la tête des hommes, le calice de l'immortalité. Il se tient sur son
> siège dans l'attente, se demandant quel oeil reconnaîtra sa gloire et quel bras résolu se tendra pour
> saisir, de sa main blanche comme la neige, la coupe de vie pour y boire longuement. Un petit
> nombre seulement se sont jusqu'ici désaltérés à cette douce et incomparable grâce de l'ancien Roi.
> Ceux-là occupent les plus hautes demeures du paradis et sont fermement installés sur les sièges
> d'autorité. Par la justice de Dieu ! ni les miroirs de sa gloire, ni les révélateurs de ses noms, ni
> aucune chose créée, qui a été ou qui sera, ne pourront jamais les dépasser. Puissiez-vous le
> comprendre !
> 
> (53.2)
> Ô Nasir, l'excellence de ce jour dépasse immensément la compréhension des hommes, si étendues
> que soient leurs connaissances et profond leur entendement ; et comme elle dépasse encore plus les
> vaines imaginations de ceux qui se sont égarés loin de sa lumière et ont été tenus éloignés de sa
> gloire ! Si tu déchirais le voile qui t'aveugle grièvement, tu contemplerais une générosité que rien
> n'a égalé ni n'égalera jamais et à quoi rien n'a ressemblé ni jamais ne ressemblera, depuis le
> commencement qui n'a pas de commencement jusqu'à la fin qui n'a pas de fin. Quel langage devrait
> parler l'interprète de Dieu pour que ceux qu'un voile sépare de lui reconnaissent sa gloire ? Les
> justes qui habitent le royaume céleste boiront en abondance le vin de sainteté en mon nom, le Très-
> Glorieux. Et nul autre qu'eux n'aura part à ce bienfait.
> 
> 54. À Q-Jinab-i-Muhammad
> non
> (54.1)
> Par la droiture de Dieu, mon Bien-Aimé ! je n'ai jamais aspiré à aucun pouvoir temporel. Mon seul
> objet est de donner aux hommes ce que je suis chargé de leur remettre par Dieu, le Généreux,
> l'Incomparable, afin que cela les détache de tout ce qui appartient à ce monde et les élève à des
> hauteurs que l'impie ne peut concevoir ni l'obstiné imaginer.
> 
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> 55. Lawh-i-Ard-i-Ta (aux amis bahá’ís)
> Arz
> (55.1)
> Souviens-toi, ô Terre de Ta [nota : Téhéran], des jours anciens où ton Seigneur avait fait de toi le
> siège de son trône et t'avait enveloppée de l'éclat de sa gloire. Combien furent nombreux ces êtres
> sanctifiés, ces symboles de certitude qui, dans leur grand amour, te sacrifièrent leur vie et tout ce
> qu'ils possédaient. Joie pour toi, et bonheur pour ceux qui t'habitent ! Car de toi, je l'atteste, - et tout
> coeur éclairé le sait bien - procède le souffle de vie de celui qui est le Désir du monde. En toi,
> l'Invisible est révélé, et de toi est tiré au jour ce qui était caché aux yeux des hommes. Parmi la
> multitude de tes bien-aimés qui versèrent leur sang au-dedans de ton enceinte et dont la poussière
> repose en ton sol, quel est celui dont nous rappellerons en ce jour le souvenir ? Les doux parfums de
> Dieu n'ont cessé et ne cesseront jamais d'être répandus sur toi. Notre plume se sent poussée à
> commémorer ton souvenir et à exalter les victimes de la tyrannie, ces hommes et ces femmes qui
> dorment sous ton sol.
> 
> (55.2)
> Parmi eux est notre propre soeur, dont nous rappelons aujourd'hui le souvenir en signe de notre
> fidélité à sa mémoire, et en gage de la tendresse que nous lui gardons. Que lamentable fut son sort !
> Et avec quelle résignation elle retourna à son Dieu ! Nous seul pouvons le savoir, de qui la
> connaissance embrasse toutes choses.
> 
> (55.3)
> Ô Terre de Ta, par la grâce de Dieu tu es encore un centre autour duquel s'assemblent ses bien-
> aimés. Heureux sont-ils, heureux tous ceux qui, lors des souffrances qu'ils endurent dans la voie de
> Dieu, le Seigneur de ce jour merveilleux, cherchent en toi leur refuge ! Bénis ceux qui n'oublient
> pas le seul vrai Dieu, qui magnifient son nom et s'efforcent de servir sa cause. C'est à de tels
> hommes que se réfèrent les anciens Livres sacrés. C'est à eux que le Commandeur des fidèles a
> prodigué sa louange en disant: "La bénédiction qui les attend dépasse la bénédiction dont nous
> jouissons aujourd'hui.". Il a dit ainsi la vérité, et nous en portons témoignage. Toutefois, la gloire de
> leur condition n'est pas encore dévoilée. Mais la main du pouvoir divin lèvera certainement le voile
> et exposera à la vue des hommes ce qui est propre à réjouir et à éclairer l'oeil du monde tout entier.
> 
> (55.4)
> Rendez grâces à Dieu, l'éternelle Vérité - exaltée soit sa gloire ! - pour avoir obtenu de lui une
> faveur si merveilleuse et vous trouver ainsi ornés de la parure de sa louange. Appréciez tout le prix
> de ces jours, et attachez-vous à tout ce qui convient à cette révélation. Il est, en vérité, le Conseiller,
> le Compatissant, l'Omniscient.
> 
> 56. Kitab-i-Aqdas
> 
> (56.1)
> Que rien ne t'attriste, ô terre de Ta [nota : Téhéran], car Dieu t'a choisie pour être la source de joie de
> toute l'humanité. Si telle est sa volonté, il bénira ton trône en la personne de celui qui gouvernera
> avec justice et rassemblera le troupeau de Dieu dispersé par les loups. Un tel souverain se tournera
> dans la joie et l'allégresse vers le peuple de Bahá, et il étendra sur lui ses faveurs. En vérité, il est,
> aux yeux de Dieu, comme un joyau parmi les hommes. Sur lui reposent à jamais la gloire de Dieu et
> la gloire de tous ceux qui demeurent dans le royaume de sa révélation.
> 
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> (56.2)
> Que la joie t'inonde car Dieu, en faisant naître en tes murs la manifestation de sa gloire, a fait de toi
> "l'aube de sa lumière". Sois heureuse de ce nom qui t'est conféré, un nom, par lequel le Soleil de
> grâce répand sa splendeur, par lequel la terre et le ciel sont illuminés.
> 
> (56.3)
> Avant longtemps, l'état de tes affaires changera et les rênes du pouvoir passeront aux mains du
> peuple. En vérité, ton Seigneur est l'Omniscient. Son autorité embrasse toutes choses. Sois assurée
> de la bienveillante faveur de ton Seigneur. L'oeil de sa tendre bonté est, pour l'éternité, fixé sur toi.
> Le jour approche où ton agitation se transformera en paix et en tranquillité. Ainsi en est-il décrété
> dans le Livre merveilleux.
> 
> 57. Lawh-i-Hajj (Andrinople), à Muhammad-i-Zarandi
> (Nabil-i-A'zam)
> Lo-é-Hajj
> (57.1)
> Après avoir quitté la cour de ma présence, dirige, ô Muhammad, tes pas vers ma maison, [nota :la
> maison de Bagdad] et visite-la de la part de ton Seigneur. Quand tu en atteins le seuil, arrête-toi et dis:
> Ô toi, très grande maison de Dieu ! qu'est devenue la Beauté antique, par qui tu devins, selon la
> volonté de Dieu, le point central d'adoration du monde et qui t'a choisie comme le signe de son
> souvenir pour tous ceux qui sont sur la terre et dans les cieux ? Oh ! ces jours d'autrefois où toi,
> maison de Dieu, tu devins son marchepied, ces jours où tu résonnais des accents ininterrompus de la
> mélodie du Très-Miséricordieux ! Qu'est-il advenu de ton joyau dont la gloire irradiait toute la
> création ? Où sont les jours où lui, l'ancien Roi, avait fait de toi le trône de sa gloire, les jours où il
> t'avait choisie entre toutes pour être la lampe rédemptrice entre le ciel et la terre, et pour répandre, à
> l'aube et le soir, le suave parfum du Très-Glorieux ?
> 
> (57.2)
> Ô maison de Dieu, où est le Soleil de puissance et de majesté qui t'avait enveloppée de l'éclat de sa
> présence ? Où est l'aube des tendres miséricordes de ton Seigneur, l'Indépendant, qui avait établi
> son siège en ton enceinte ? Ô trône de Dieu, qu'est-ce qui a pu ainsi altérer ton aspect et faire
> trembler tes piliers ? Qu'est-ce qui a fermé ta porte à la face de ceux qui te cherchaient avidement ?
> Qu'est-ce qui t'a réduite à une telle désolation ? T'aurait-on dit que le Bien-Aimé est en fuite devant
> les épées de ses ennemis ? Que le Seigneur te bénisse et qu'il bénisse la fidélité que tu lui as gardée
> en demeurant sa compagne à travers ses malheurs et ses souffrances.
> 
> (57.3)
> J'atteste que tu es le théâtre de sa gloire transcendante et sa plus sainte habitation. De toi est parti ce
> souffle du Très-Glorieux qui a passé sur toute la création et rempli de joie le coeur des croyants
> habitant les demeures du paradis. L'Assemblée suprême et ceux qui occupent les cités des noms de
> Dieu pleurent sur toi et se lamentent sur les malheurs qui te sont advenus.
> 
> (57.4)
> Tu es toujours le symbole des noms et attributs du Tout-Puissant, le point où se dirigent les regards
> du Seigneur de la terre et des cieux. Il t'est arrivé ce qui arriva à l'arche d'alliance où le gage de
> sécurité donné par Dieu se trouvait enfermé. Heureux qui saisit le sens de ces paroles et reconnaît le
> dessein de celui qui est le Seigneur de toute la création.
> 
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> (57.5)
> Heureux ceux qui respirent les doux parfums du Miséricordieux se dégageant de toi ! Heureux ceux
> qui reconnaissent ton éminence, sauvegardent ta sainteté et révèrent en tout temps ta condition.
> Nous supplions le Tout-Puissant de permettre à ceux qui se sont détournés de toi et ont ainsi été
> incapables d'apprécier ta valeur, de finalement te reconnaître, ainsi que celui qui, par le pouvoir de
> la vérité, t'a élevé à de si hauts sommets. En vérité, ils ne te voient pas et te méconnaissent
> totalement en ce jour. Ton Seigneur est véritablement le Bienveillant, le Clément.
> 
> (57.6)
> J'atteste que, par toi, Dieu éprouve le coeur de ses serviteurs. Béni l'homme qui dirige vers toi ses
> pas et te visite ! Et malheur à qui nie ton droit, se détourne de toi, déshonore ton nom et profane ta
> sainteté.
> 
> (57.7)
> Ne t'afflige pas, ô maison de Dieu, si le voile de ta sainteté est déchiré par la main des infidèles.
> Dans le monde de la création, Dieu t'a ornée du joyau de son souvenir. Et c'est là une parure
> qu'aucun homme ne pourra jamais profaner. Vers toi, en toutes circonstances, les yeux de ton
> Seigneur resteront dirigés. En vérité, il tendra l'oreille à la prière de tous ceux qui te visiteront, qui
> graviteront autour de toi et l'appelleront en ton nom. Il est, en vérité, le Clément, le Miséricordieux.
> 
> (57.8)
> Ô mon Dieu, par cette maison qui a subi de si grands changements depuis ton départ, se plaint d'être
> loin de ta présence et se lamente sur tes tribulations, je te supplie de nous pardonner, à moi, à mes
> parents et à mes proches, ainsi qu'à tous ceux de mes frères qui ont cru en toi. Ô toi qui es le Roi des
> noms, daigne, par ta générosité, pourvoir à tous mes besoins. Tu es le plus Généreux d'entre les
> généreux, le Seigneur de tous les mondes.
> 
> 58. À Zaynu'l-Muqarrabin
> Murarrabin
> (58.1)
> Rappelle-toi ce qui fut révélé à Mihdi, notre serviteur, la première année de notre exil en la Terre du
> mystère [nota : Andrinople]. Nous lui prédîmes alors ce qui devait arriver, dans les jours à venir, à
> notre maison de Bagdad, afin qu'il ne se chagrinât point des actes de violence et de pillage dont elle
> avait déjà été l'objet. En vérité, le Seigneur, ton Dieu, sait tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui
> est sur la terre.
> 
> (58.2)
> Nous lui écrivîmes: "Ce n'est pas là la première humiliation infligée à ma maison. Les indignités
> furent autrefois accumulées sur elle par la main de l'oppresseur. Et elle sera, en vérité, dans le temps
> qui vient, si profanée que les larmes en couleront de tous les yeux doués de discernement." Ainsi, te
> découvrons-nous des choses cachées sous le voile et que peut seul connaître Dieu, le Tout-Puissant,
> le Loué. Mais une fois les temps accomplis, Dieu, par le pouvoir de la vérité, exaltera cette maison
> aux yeux des hommes. Il en fera l'étendard de son royaume, le sanctuaire autour duquel se pressera
> la foule des fidèles. Ainsi parle le Seigneur, ton Dieu, avant que n'arrive le jour des lamentations.
> Nous te donnons cette révélation dans notre sainte tablette, afin que tu ne t'affliges pas de ce que les
> assauts des ennemis ont fait subir à notre maison. Toute louange à Dieu, l'Omniscient, le Très-Sage!
> 
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> 59. A un inconnu
> 
> (59.1)
> Tout esprit exempt de préjugé admettra sans peine que depuis l'aube de sa révélation, cet Opprimé
> invite toute l'humanité à se tourner vers l'Aurore de gloire et proscrit la corruption, la haine,
> l'oppression et la cruauté. Et voyez cependant ce qu'ont accompli les mains de l'oppresseur. Aucune
> plume n'oserait décrire sa tyrannie. Bien que celui qui est l'éternelle Vérité ait voulu conférer à tous
> les hommes la vie éternelle et assurer la sécurité et la paix, voyez comme ils se sont levés pour
> répandre le sang de ceux qu'il aime et prononcer contre lui la sentence de mort.
> 
> (59.2)
> Les instigateurs de cette oppression sont ceux-là mêmes qui, bien qu'insensés, sont réputés sages
> entre les sages. Tel est leur aveuglement qu'avec une grande dureté ils le jetèrent dans cette
> désolante prison-forteresse, alors que le monde est créé pour ceux qui servent à son seuil. Mais
> malgré ces derniers, et malgré ceux qui ont répudié la vérité de cette "grande proclamation", le
> Tout-Puissant a transformé pour nous cette prison en un sublime paradis, en vérité, le Paradis des
> paradis.
> 
> (59.3)
> Nous n'avons pas refusé les assistances d'ordre matériel qui pouvaient soulager nos afflictions. Mais
> chacun de nos compagnons nous rendra ce témoignage que notre cour sainte reste bien au-dessus de
> ces bienfaits matériels. Nous n'en avons pas moins, en cette prison, accepté de nos amis ce dont les
> infidèles s'efforçaient de nous priver. Et s'il se trouve un homme qui souhaite élever, en notre nom,
> un temple d'or et d'argent pur, ou quelque maison sertie de pierres d'inestimable valeur, nul doute
> que son désir ne s'accomplisse. En vérité, il fait ce qu'il veut et ordonne ce qui lui plait. Libre, de
> plus, à qui le voudra, de construire à travers ce pays de nobles et imposants édifices et de dédier au
> culte du seul vrai Dieu - exaltée soit sa gloire ! - les territoires qui bordent et avoisinent le Jourdain,
> en sorte que s'accomplissent les prophéties enregistrées dans les saintes Écritures par la Plume du
> Très-Haut, et que le dessein de Dieu dans cette sublime, puissante et merveilleuse révélation, soit
> rendu manifeste.
> 
> (59.4)
> Nous avons jadis prononcé ces paroles: "Étends ton manteau, ô Jérusalem !". Méditez-les, ô peuple
> de Bahá, et rendez grâce à votre Seigneur, l'Exégète, l'Evidence même.
> 
> (59.5)
> Si les mystères qui ne sont encore connus que de Dieu étaient dévoilés, toute l'humanité
> contemplerait les preuves de la plus parfaite justice. Guidés par une absolue certitude, tous les
> hommes s'attacheraient aux commandements divins et les observeraient strictement. Nous avons,
> dans notre livre, décrété qu'une magnifique récompense serait le prix de quiconque se détournerait
> du mal pour mener une vie sainte et chaste. Il est, en vérité, le Donateur suprême, le Très-Généreux.
> 
> 60. Lawh-i-Sahab (Acre)
> 
> (60.1)
> Ma captivité n'a pour moi rien d'infamant. Par ma vie, elle me confère la gloire . Ce qui peut me
> faire honte, c'est la conduite de ceux de mes disciples qui professent qu'ils m'aiment, alors qu'en fait
> ils suivent le Malin. Ceux-là vraiment sont du nombre des égarés.
> 
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> (60.2)
> Quand vint le temps fixé pour cette révélation et que celui qui est le Soleil du monde apparut en
> Irak, il ordonna à ses fidèles d'observer ce qui était propre à les purifier de toutes souillures
> terrestres. Mais tandis que les uns, ainsi guidés dans la bonne direction, marchaient dans la voie de
> la justice, d'autres préférèrent suivre leurs inclinations corrompues.
> 
> (60.3)
> Dis: Il n'est pas du peuple de Bahá celui qui cède aux désirs d'ordre terrestre ou qui fixe son coeur
> sur les choses de ce monde. Il est mon vrai disciple celui qui, passant par une vallée d'or pur, la
> traverse comme ferait un nuage, sans s'arrêter ni revenir en arrière. Un tel homme est mien. Sur son
> vêtement, l'Assemblée céleste peut respirer le parfum de la sainteté.. [...] Et s'il vient à rencontrer la
> plus belle, la plus avenante et la plus séduisante des femmes, il ne ressentira pas en son coeur
> l'ombre même d'un désir pour sa beauté. Celui-là est, en vérité, l'incarnation de la plus pure
> chasteté. Ainsi vous instruit la plume de l'Ancien des jours, sur l'ordre de votre Seigneur, le Tout-
> Puissant, le Très-Généreux.
> 
> 61. À Muhammad Ibrahim-i-Khalil
> 
> (61.1)
> Le monde est en travail, son agitation croît de jour en jour. Il est tourné vers l'incroyance et la
> perversité. Tel sera son sort, que nous ne jugeons ni à propos, ni convenable de le dévoiler
> maintenant. Il s'obstinera longtemps encore dans sa perversité, et quand l'heure fixée sera venue,
> soudainement, apparaîtra ce qui fera trembler les membres de l'humanité. Alors, et alors seulement,
> sera déployé l'étendard divin ; alors, et alors seulement, le Rossignol du paradis fera entendre sa
> pure mélodie.
> 
> 62. A un inconnu
> 
> (62.1)
> Rappelle-toi mes chagrins, mes soucis et mes anxiétés, mes malheurs et mes épreuves, ma captivité
> et l'amertume de mon angoisse, et vois comment je suis aujourd'hui prisonnier sur cette terre
> lointaine. Ô Mustafa, Dieu m'en est témoin, si le récit t'était fait de ce qu'a subi la Beauté antique, tu
> fuirais dans le désert et tu éclaterais en longs sanglots. Dans ton désespoir, tu te frapperais la tête et
> tu pousserais des cris pareils aux hurlements de douleur qu'arrache la morsure de la vipère à celui
> qui a été mordu. Rends donc grâces à Dieu de ce que nous ayons refusé de te divulguer les décrets
> insondables qui nous furent envoyés du ciel de la volonté de ton Seigneur, le Tout-Puissant.
> 
> (62.2)
> Par la justice de Dieu ! tous les matins en me levant, je découvrais, massées en troupe derrière ma
> porte, des afflictions sans nombre, et chaque soir en me couchant, mon coeur était déchiré par les
> souffrances endurées tout le jour du fait de la cruauté infernale de mes ennemis. Chaque morceau de
> pain que rompt la Beauté antique s'accompagne de l'assaut d'une affliction nouvelle, et à chaque
> goutte qu'elle boit se mêle l'amertume de la plus cruelle des épreuves. Elle ne peut faire un pas que
> ne précède une armée de calamités imprévues, et des légions d'horribles souffrances forment son
> arrière-garde.
> 
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> (62.3)
> Tel est mon sort, si tu veux y réfléchir. Pourtant, que ton âme ne s'attriste pas de ce que Dieu a fait
> pleuvoir sur nous. Abandonne plutôt ta volonté à son bon plaisir, car nous n'avons jamais désiré
> autre chose que l'accomplissement de sa volonté, et chacun de ses décrets irrévocables a été pour
> nous le bienvenu. Arme ton coeur de patience et ne te laisse pas effrayer. Ne suis pas la voie de
> ceux qui sont gravement perturbés.
> 
> 63. Aux amis
> 
> (63.1)
> Ô toi, dont la face est tournée vers moi ! d'aussi loin que tu apercevras ma cité natale [nota : Téhéran] ,
> arrête toi et dis: Je suis venu à toi depuis la prison, ô Terre de Ta, porteur de nouvelles de Dieu, le
> Protecteur dans le danger, l'Absolu. Ô mère du monde et fontaine de lumière pour tous ses peuples,
> voici les tendres miséricordes de ton Seigneur ; je te salue au nom de celui qui est la Vérité
> éternelle, l'Omniscient. J'atteste que, dans tes murs, celui qui est le Nom caché fut révélé et que fut
> découvert le trésor invisible. Par toi est révélé le secret de toutes choses, tant passées qu'à venir.
> 
> (63.2)
> O Terre de Ta ! celui qui est le Seigneur des noms, se souvient de toi, en son rang glorieux. Tu as
> été l'aube de la cause de Dieu, la fontaine de sa révélation, la manifestation de son plus grand Nom
> qui fait trembler le coeur et l'âme des hommes. Nombreux furent ces hommes et ces femmes
> victimes de la tyrannie, qui, dans tes murs, donnèrent leur vie dans le chemin de Dieu et furent
> ensevelis dans ton sol avec une cruauté qui fait se lamenter sur leur sort tout digne serviteur de
> Dieu!
> 
> 64. Aux amis
> 
> (64.1)
> Nous voulons nous souvenir de cette demeure de bonheur suprême [nota : Téhéran] , la cité radieuse et
> sainte sur laquelle fut répandu le parfum du Bien-Aimé, où ses signes furent propagés, les preuves
> de sa gloire révélées, ses étendards déployés, où enfin son tabernacle fut établi, et proclamé chacun
> de ses décrets éclairés.
> 
> (64.2)
> C'est de cette ville que se répandent les doux parfums de la réunion, c'est la cité sainte qui rapproche
> de Dieu ses amis sincères et leur donne accès à la demeure de beauté et de sainteté. Heureux le
> voyageur qui dirige ses pas vers cette cité et qui, s'y étant fait admettre, boit le vin de la réunion par
> la grâce de son Seigneur, le Bienveillant, le Loué.
> 
> (64.3)
> Ô terre après laquelle soupirent tous les coeurs, je viens à toi, porteur des nouvelles de Dieu, je
> t'annonce sa gracieuse faveur et sa miséricorde, et en son nom je te salue et te magnifie. Il est, en
> vérité, d'une bonté et d'une générosité sans bornes. Heureux l'homme qui se tourne vers toi, qui
> respire auprès de toi le parfum de la présence de Dieu, le Seigneur de tous les mondes. Sa gloire est
> sur toi et l'éclat de sa lumière t'enveloppe, car il a fait de toi un paradis pour ses serviteurs, et
> proclamé que tu es la terre bénie et sacrée dont il a lui-même parlé dans ses livres et que ses
> prophètes et messagers ont fait connaître.
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> (64.4)
> Ô terre de gloire resplendissante, par toi est déployée la bannière portant ces mots: "Il n'est pas
> d'autre Dieu que lui". Et par toi, l'étendard est hissé, qui proclame: "Je suis la Vérité, celui qui
> connaît les choses invisibles." Il convient que chacun de ceux qui te visitent soit fier de toi et de tes
> habitants qui sont sortis de mon arbre et en sont les feuilles, qui sont les signes de ma gloire, mes
> disciples et mes bien-aimés et qui, avec une ferme résolution, ont porté leur regard vers ma
> condition glorieuse.
> 
> 65. Suratu'l-Muluk (Andrinople)
> 
> (65.1)
> Rappelle-toi ton arrivée dans la ville [nota : Constantinople] , et comment les ministres du sultan, te
> jugeant étranger à tout ce qui constituait leurs lois et règlements, te jugèrent ignorant. Dis: En
> vérité, par mon Seigneur, je suis ignorant de toutes choses, à l'exception de celles qu'il a plu à Dieu,
> dans sa bonté, de m'enseigner. Cela, je l'atteste et le confesse sans aucune hésitation.
> 
> (65.2)
> Dis: Si les lois et les règlements auxquels vous vous attachez sont votre oeuvre, nous ne nous y
> conformerons en aucune manière. Telles sont les instructions que nous avons reçues de celui qui est
> le Très-Sage, l'Omniscient. Telle fut dans le passé notre attitude et telle elle restera dans l'avenir, par
> le pouvoir de Dieu et sa puissance. C'est là le vrai et droit chemin. Mais si ces lois viennent de Dieu,
> alors fournissez-en la preuve, si vous êtes de ceux qui disent la vérité. Dis: Nous avons consigné
> dans un livre où sont enregistrées les actions de tout homme, aussi insignifiantes soient-elles, tout
> ce qu'ils t'ont imputé et tout ce qu'ils t'ont fait.
> 
> (65.3)
> Dis: Il vous sied, ô ministres d'État, de respecter les préceptes de Dieu, de renoncer à vos propres
> lois et règlements, et d'être de ceux qui sont bien guidés. Cela vaudrait mieux pour vous que tout ce
> que vous possédez, puissiez-vous le savoir. Si vous transgressez le commandement de Dieu, pas un
> iota de vos oeuvres ne trouvera grâce devant lui. Avant peu, vous découvrirez les conséquences de
> ce que vous avez fait dans cette vaine existence, et vous en recevrez le juste salaire. Telle est la
> vérité, l'indubitable vérité.
> 
> (65.4)
> Bien des hommes ont commis dans le passé ce que vous avez commis et bien que d'un rang
> supérieur au vôtre, sont finalement retournés à la poussière, livrés à leur sort. Si seulement vous
> pouviez méditer sur la cause de Dieu ! Pourtant vous marcherez sur leurs traces, et vous entrerez
> dans une demeure où vous ne trouverez ni amitié ni aide d'aucune sorte. Il vous sera demandé
> compte de vos actes, de tous vos manquements envers la cause de Dieu et du dédain avec lequel
> vous avez rejeté ses amis qui venaient à vous en toute sincérité.
> 
> (65.5)
> C'est vous qui, après avoir délibéré entre vous sur leur cas, avez préféré suivre l'impulsion de vos
> mauvais désirs et négligé le commandement de Dieu, le Secours, le Tout-Puissant.
> 
> (65.6)
> Dis ! Rejetterez-vous les préceptes de Dieu pour vous attacher à vos propres élucubrations ? C'est à
> vous-mêmes, autant qu'aux autres, que vous faites ainsi tort, puissiez-vous le comprendre ! Dis: Si
> vos règles et principes se fondent sur la justice, comment se fait-il que vous suiviez ceux qui
> 
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> s'accordent avec vos inclinations corrompues et rejetiez ceux qui les contrarient ? De quel droit
> prétendez-vous juger équitablement entre les hommes ? Est-ce au nom de ces principes et de ces
> règles que vous avez repoussé celui qui, sur votre ordre, s'était présenté devant vous ? Est-ce pour
> vous y conformer que vous le persécutez, que vous lui infligez tous les jours de si indignes
> traitements ? Vous a-t-il jamais désobéi , ne fût-ce qu'un instant ? Tous les habitants d'Irak et, avec
> eux, tous les observateurs pourvus de discernement témoigneront de la vérité de mes paroles.
> 
> (65.7)
> Soyez équitables en votre jugement, ô ministres d'État ! Qu'avons-nous commis qui justifie notre
> exil ? Quelle offense motive notre bannissement ? C'est nous qui avons cherché à vous rencontrer.
> Et voyez, cependant, comment vous avez refusé de nous recevoir ! Par Dieu ! c'est là une grave
> injustice que vous avez commise, une injustice que n'égale aucune autre injustice commise sur la
> terre. De cela est témoin le Tout-Puissant lui-même.. [...]
> 
> (65.8)
> Sachez que le monde et ses vanités passeront. Rien ne durera sauf le royaume de Dieu qui
> n'appartient qu'à lui, le souverain Seigneur de toutes choses, le Secours, le Très-Glorieux, le Tout-
> Puissant. Les jours de votre vie s'écouleront, toutes les choses périront qui maintenant vous
> occupent et flattent votre vanité ; par une milice de ses anges, vous serez sommés à comparaître en
> ce lieu où la création sera saisie de crainte et de tremblement, et où la chair de tout oppresseur
> frémira. Il vous sera demandé compte de tout ce que vos mains auront forgé en votre vaine
> existence, et vous en recevrez le juste salaire. Voici le jour qui, inéluctablement, s'abattra sur vous,
> voici l'heure que nul ne pourra différer. De cela porte témoignage la langue de celui qui dit la vérité
> et qui est l'Omniscient.
> 
> 66. Suratu'l-Muluk (Andrinople)
> 
> (66.1)
> Craignez Dieu, habitants de la cité [nota :Constantinople] , et ne semez point les germes de la discorde
> parmi les hommes. Ne suivez pas les sentiers du Malin. Marchez plutôt, durant les quelques jours
> qui vous restent à vivre, dans les voies du seul vrai Dieu. Vos jours passeront comme ont passé les
> jours de ceux qui vous ont précédés, et vous retournerez à la poussière comme vos pères y sont
> retournés.
> 
> (66.2)
> Sachez que je n'ai peur de personne d'autre que de Dieu, qu'en nul autre que lui je n'ai placé ma
> confiance, que je ne suis attaché qu'à lui seul et que je ne désire rien d'autre que ce qu'il a désiré
> pour moi. Tel est, en vérité, le voeu de mon coeur, puissiez-vous le savoir. J'ai offert mon âme et
> mon corps en sacrifice à Dieu, le Seigneur de tous les mondes. Quiconque a connu Dieu ne
> connaîtra jamais que lui, et quiconque a craint Dieu, n'aura point d'autre crainte, alors même que
> toutes les puissances de la terre se dresseraient contre lui. Je ne parle que sur son ordre et, par le
> pouvoir de Dieu et par sa puissance, je ne me conforme qu'à sa vérité. En vérité, je vous le dis, il
> récompensera les coeurs sincères.
> 
> (66.3)
> Conte, ô serviteur, ce dont tu fus témoin lors de ton arrivée dans la ville, afin que ton témoignage
> demeure parmi les hommes et serve d'avertissement à ceux qui croient. À notre arrivée dans la cité,
> nous avons trouvé les dirigeants et les anciens tels des enfants s'amusant ensemble dans le sable.
> Nous n'en avons trouvé aucun ayant une maturité d'esprit suffisante pour recevoir de nous les
> vérités que nous tenons de Dieu, ni qui soit prêt à entendre nos merveilleuses paroles de sagesse.
> 
> Florilège d'écrits de Bahá’u’lláh - www.religare.org                                 Page 54 / 157
> Notre coeur a pleuré sur eux et sur leurs transgressions, ainsi que sur leur ignorance des raisons de
> leur création. Voilà ce que nous avons observé dans cette cité et ce que nous avons voulu noter dans
> notre Livre en guise d'avertissement pour eux et pour le reste de l'humanité.
> 
> (66.4)
> Dis: Si vous aspirez aux vanités de ce monde, pourquoi ne les avoir point cherchées alors que vous
> étiez dans le sein de votre mère, car alors vous ne cessiez de vous en approcher, puissiez-vous le
> comprendre. Mais depuis que vous êtes nés et avez atteint l'âge adulte, vous n'avez fait que vous
> distancer du monde et vous rapprocher de la poussière. Pourquoi donc cette avidité à amasser les
> trésors de la terre, alors que vos jours sont comptés et que vos chances sont presque nulles ? Ne
> vous déciderez-vous pas, ô négligents, à sortir de votre sommeil ?
> 
> (66.5)
> Prêtez l'oreille aux conseils que, pour l'amour de Dieu, ce serviteur vous donne. Il n'attend de vous,
> en vérité, aucune récompense et, entièrement soumis à la volonté de Dieu, il est résigné à ce que
> cette volonté lui réserve.
> 
> (66.6)
> Les jours de votre vie sont déjà largement dépensés, ô peuple, et votre fin approche à grands pas.
> Renoncez donc à ces vaines entreprises qui vous retiennent encore et attachez-vous aux préceptes
> de Dieu, afin d'obtenir ce qu'il vous a destiné et d'être de ceux qui suivent le droit chemin. Ne vous
> délectez point des choses de ce monde et de ses vains ornements, et ne placez point en eux vos
> espérances. Que votre confiance repose tout entière dans le souvenir de Dieu, le Suprême et le Très-
> Grand. Avant peu, il réduira à néant tout ce que vous possédez. Craignez-le donc, n'oubliez pas
> l'alliance qu'il a faite avec vous, et ne soyez point de ceux qu'un voile sépare de lui.
> 
> (66.7)
> Gardez-vous de vous gonfler d'orgueil devant Dieu et de repousser ceux qu'il aime. Suivez plutôt en
> toute humilité ceux qui sont fidèles, qui ont cru en lui et en ses signes, dont les coeurs témoignent
> de son unité, dont les bouches proclament son unicité, et qui ne parlent qu'avec sa permission. Nous
> vous exhortons ainsi au nom de la justice, et nous vous avertissons, au nom de la vérité, pour vous
> tirer, si possible, de votre sommeil.
> 
> (66.8)
> Ne faites peser sur aucune âme un poids dont vous ne voudriez point que la vôtre fût chargée, et ne
> souhaitez à personne ce que vous ne souhaitez pas pour vous-mêmes. Tel est le meilleur conseil que
> je puisse vous donner, puissiez-vous le suivre.
> 
> (66.9)
> Respectez parmi vous les religieux et les savants, ceux dont la conduite s'accorde avec ce qu'ils
> professent, qui ne transgressent point les limites fixées par Dieu, et dont les jugements sont
> conformes aux commandements révélés dans son Livre. Sachez qu'ils sont des lampes destinées à
> guider les habitants des cieux et de la terre. Ceux qui dédaignent et négligent les religieux et les
> savants qui vivent parmi eux ont en fait altéré la grâce que Dieu leur avait accordée.
> 
> (66.10)
> Dis: Attendez-vous que Dieu vous retire sa faveur. Rien ne lui échappe. Il connaît les secrets des
> cieux et de la terre. Sa science embrasse toutes choses. Ne vous réjouissez pas de ce que vous avez
> fait ni de ce que vous ferez, et ne vous félicitez point de la souffrance que vous nous avez infligée,
> car ce n'est pas ainsi que vous exalterez votre condition, si vous pouviez juger vos actions avec
> discernement. De même, serez-vous incapables de porter atteinte à la noblesse de notre condition.
> Non, Dieu accroîtra la récompense qu'il nous destine pour avoir enduré patiemment les tribulations
> que nous avons subies. En vérité, il récompense toujours davantage ceux qui endurent avec
> constance.
> 
> Florilège d'écrits de Bahá’u’lláh - www.religare.org                                Page 55 / 157
> (66.11)
> Sachez que, de temps immémorial, épreuves et tribulations sont le lot des élus de Dieu et de ses
> bien-aimés, de ses serviteurs détachés de tout sauf de lui, de ceux qu'aucun commerce ni négoce ne
> détournent du souvenir du Tout-Puissant, qui ne parlent que lorsqu'il a parlé et observent ses
> commandements. Telle fut dans le passé la méthode de Dieu, telle elle restera dans l'avenir. Bénis
> ceux qui souffrent avec longanimité, restent patients dans les peines et dans les privations, ne se
> lamentent point de ce qui leur advient et marchent dans le sentier de la résignation. [...]
> 
> (66.12)
> Le jour approche où Dieu suscitera un peuple qui se souviendra de nos jours, fera le récit de nos
> épreuves et exigera, de ceux qui sans la moindre preuve nous ont traité avec une indéniable
> injustice, la restitution de nos droits. Dieu assurément a tout pouvoir sur la vie de ceux qui nous ont
> fait du tort, et il connaît toutes leurs actions. Nul doute qu'en raison de leurs péchés, son bras se
> saisira d'eux. Il est, en vérité, le plus terrible des vengeurs.
> 
> (66.13)
> Nous vous avons ainsi entretenus des affaires du seul vrai Dieu, vous faisant connaître les choses
> qu'il a pré-ordonnées, afin que vous sollicitiez son pardon, lui reveniez animés d'un repentir sincère,
> preniez conscience de vos fautes et secouiez votre torpeur, que vous quittiez votre insouciance,
> expiiez tous vos méfaits et vous résolviez à faire le bien. Que celui qui le veut, reconnaisse la vérité
> de mes paroles. Quant à celui qui s'y refuse, qu'il s'en détourne. Mon unique tâche est de vous
> rappeler que vous avez failli à votre devoir envers la cause de Dieu, si vous prenez garde à mes
> avertissements. Écoutez-les donc, repentez-vous et retournez à Dieu afin que, par sa grâce, il ait
> pitié de vous, vous lave de vos péchés et vous pardonne vos offenses. La grandeur de sa miséricorde
> dépasse la violence de sa colère, et sa grâce embrasse ceux qui, de tous temps, sont appelés à
> l'existence et sont parés du vêtement de la vie.
> 
> 67. Lawh-i-Amr, à Mulla-'Aliy-i-Basami
> é
> (67.1)
> En cette révélation est apparu ce qui n'était encore jamais apparu.. [...] Quant aux infidèles qui
> furent témoins de ce qui est manifesté, ils murmurent et disent: "En vérité, celui-là est un sorcier qui
> a forgé un mensonge contre Dieu." Ils sont vraiment au nombre des réprouvés.
> 
> (67.2)
> Ô plume de l'Ancien des jours, conte aux nations ce qui advint en Irak. Parle-leur de ce messager
> qui nous fut délégué par la congrégation des religieux de ce pays et qui, mis en notre présence, nous
> posa des questions sur certaines sciences auxquelles nous répondîmes en vertu de la science infuse
> que nous possédons. Ton Seigneur est, en vérité, celui qui connaît les choses cachées. Il dit: "Nous
> attestons que ta science est telle que nul ne saurait rivaliser avec toi. Elle ne suffit pourtant pas à
> justifier le rang élevé que le peuple t'attribue. Accomplis, si tu dis la vérité, ce que ne sauraient
> produire les forces combinées des peuples de la terre." Ainsi en avait-il été décrété à la cour de la
> présence de ton Seigneur, le Très-Glorieux, l'Ami.
> 
> (67.3)
> "Sois témoin ! Que vois-tu ?" Il resta interdit. Et quand il eut recouvré ses esprits, il dit: "Je crois en
> Dieu, le Très-Glorieux, le Loué." "Va les trouver et dis-leur: "Demandez ce que vous voulez. Il peut
> tout ce qu'il veut. Rien, ni du passé ni de l'avenir, ne saurait frustrer sa volonté." Dis: Ô assemblée
> de religieux, choisissez le sujet qu'il vous plaira et demandez à votre Seigneur, le Dieu de
> 
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> miséricorde, de vous l'expliquer. S'il exauce votre désir par la vertu de sa souveraineté, croyez en lui
> et ne soyez pas de ceux qui rejettent sa vérité." Il dit alors: "L'aurore de l'intelligence s'est
> maintenant levée et la promesse qu'avait faite le Très-Miséricordieux est accomplie." Sur quoi,
> s'étant levé, il retourna vers ceux qui l'avaient envoyé, par ordre de Dieu, le Très-Glorieux, le Bien-
> Aimé.
> 
> (67.4)
> Les jours passèrent et il ne revint point. Finalement vint un autre messager qui nous informa qu'on
> avait renoncé à ce qu'on avait d'abord décidé. De telles gens sont, en vérité, méprisables. Voilà ce
> qui arriva en Irak, et de ce que je révèle je fus moi-même témoin. Le bruit s'en répandit au loin,
> mais personne n'en comprit la signification. Ainsi en avions-nous ordonné, puissiez-vous le savoir !
> 
> (67.5)
> Par moi-même ! quiconque, dans les siècles passés, nous a demandé de produire les signes de Dieu,
> nous ne les lui avions pas plutôt révélés qu'il rejetait la vérité divine, cependant que la masse, dans
> sa majorité, restait insouciante. Mais ceux qu'illumine la lumière de l'entendement goûteront la
> douceur du Miséricordieux et embrasseront sa vérité. Ceux-là sont vraiment sincères.
> 
> 68. A un inconnu
> 
> (68.1)
> Ô toi qui es le fruit de mon arbre et qui en es la feuille, sur toi sont ma gloire et ma miséricorde !
> Que ton coeur ne s'afflige pas de ce qui t'est advenu. Scrute plutôt les pages du livre de vie, tu y
> trouveras certainement de quoi dissiper ton chagrin et faire fondre ton angoisse.
> 
> (68.2)
> Sache, ô fruit de mon arbre, que les décrets du souverain Ordonnateur touchant le destin et la
> prédestination sont de deux sortes. Il faut les accepter et leur obéir. Les décrets de la première sorte
> sont irrévocables tandis que les autres se trouvent, comme disent les hommes, en suspens. Aux
> premiers qui sont définitifs, tous doivent se soumettre, sans réserve. Non que Dieu n'ait pas le
> pouvoir de les changer ou repousser. Mais le mal qui résulterait de ce changement serait pire que
> l'accomplissement du décret primitif, c'est pourquoi chacun doit acquiescer de tout coeur à la
> volonté divine et s'y tenir en toute confiance.
> 
> (68.3)
> Quant au décret en suspens, il est, celui-là, d'une nature telle que les prières et les supplications
> peuvent le détourner.
> Dieu veuille que toi, qui es le fruit de mon arbre, et ceux qui se joignent à toi puissiez être préservés
> de ses mauvaises conséquences !
> 
> (68.4)
> Dis: Ô Dieu, mon Dieu, tu m'as confié ce gage et selon ta volonté, tu as voulu le rappeler à toi. Il ne
> m'appartient pas, à moi qui ne suis que ta servante, de me dire: "D'où vient ceci ou pourquoi cela ?",
> car tu es glorifié en tous tes actes, et selon ton décret tu dois être obéi. Ô mon Seigneur, ta servante
> place ses espoirs en ta grâce et ta munificence. Accorde-lui ce qui la rapprochera de toi et lui sera
> profitable dans chacun de tes mondes. Tu es le Clément, le Très-Généreux. Il n'est d'autre Dieu que
> toi, l'Ordonnateur, l'Ancien des jours.
> 
> (68.5)
> Accorde, ô Seigneur, mon Dieu, tes bénédictions à ceux qui ont, à la face des hommes, bu à longs
> traits le vin de ton amour et qui, en dépit de tes ennemis, ont reconnu et attesté ton unité, ont
> 
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> confessé leur croyance en ce qui a fait trembler les membres des oppresseurs parmi tes créatures, et
> frissonner sur la terre la chair des orgueilleux. J'atteste que ta souveraineté ne peut périr ni ta
> volonté souffrir de changement. Ordonne pour ceux qui ont tourné vers toi leurs visages, ainsi que
> pour tes servantes qui fermement ont tenu ta corde, ce qui convient à l'océan de ta générosité et au
> ciel de ta grâce.
> 
> (68.6)
> Ô mon Dieu, tu es celui qui s'est lui-même proclamé le Seigneur de la richesse et qui a donné pour
> signes caractéristiques à ceux qui le servent la pauvreté et le dénuement. Ainsi que tu l'as écrit: "Ô
> vous qui croyez ! vous n'êtes que des pauvres êtres privés de Dieu, mais Dieu est l'Omnipossédant,
> le Loué." Ayant ainsi avoué ma pauvreté et reconnu ta richesse, ne souffre pas que je sois privé de
> la gloire de tes biens. Tu es en vérité le Protecteur suprême, l'Omniscient, le Très-Sage.
> 
> 69. A un inconnu
> 
> (69.1)
> Souviens-toi de l'attitude de la mère d'Ashraf, quand ce dernier eut offert sa vie en sacrifice sur la
> Terre de Za (Zanjan). Il est maintenant, sans aucun doute, au séjour de la vérité, jouissant de la
> présence du Tout-Puissant, le Très-Haut.
> 
> (69.2)
> Les infidèles ayant, contre toute justice, décidé de le mettre à mort, ils mandèrent sa mère, dans
> l'espoir qu'elle l'adjurerait de renier sa foi et de marcher sur les traces de ceux qui ont répudié la
> vérité de Dieu, le Seigneur de tous les mondes.
> 
> (69.3)
> Mais elle ne fut pas plutôt en présence de son fils qu'elle lui adressa des paroles à faire pleurer
> d'attendrissement tous les amis de Dieu et, au-delà d'eux, les membres de l'Assemblée céleste. En
> vérité, ton Seigneur sait ce que je dis et porte lui-même témoignage de la vérité de mes paroles.
> S'adressant donc à son fils, elle dit: " Mon fils, mon enfant, ne manque pas l'occasion d'offrir ta vie
> dans le chemin de ton Seigneur. Garde-toi de trahir ta foi en celui devant qui se prosternent en
> adoration tous ceux qui sont dans les cieux et tous ceux qui sont sur la terre. Va de l'avant, ô mon
> fils, persévère dans le chemin du Seigneur, ton Dieu. Hâte-toi d'accéder à la présence de celui qui
> est le Bien-Aimé de tous les mondes."
> 
> (69.4)
> Sur cette femme sont mes bénédictions et ma miséricorde, ma louange et ma gloire ! J'expierai moi-
> même pour la perte de ce fils qui habite maintenant le tabernacle de ma majesté et de ma gloire, et
> dont la face rayonne d'une lumière qui enveloppe de son éclat les vierges du ciel dans leurs célestes
> demeures et, au-delà d'elles, les habitants de mon paradis et les hôtes de la cité sainte. Qui pourrait
> le voir s'écrierait: "N'est-ce pas là un ange du ciel !"
> 
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> 70. Kitab-i-Aqdas
> 
> (70.1)
> L'équilibre du monde est bouleversé par l'influence vibrante de ce très grand, de ce nouvel ordre
> mondial. La vie ordonnée de l'humanité est révolutionnée par l'action de cet unique et merveilleux
> système, dont les yeux des mortels n'ont jamais vu l'équivalent.
> 
> (70.2)
> Immergez-vous dans l’océan de mes paroles afin d’en pénétrer les secrets et de découvrir toutes les
> perles de sagesse que recèlent ses profondeurs. Prenez garde à ne pas vaciller dans votre
> détermination à embrasser la vérité de cette cause, une cause qui permet aux potentialités de la
> puissance de Dieu de se révéler et à sa souveraineté de s’établir. Le visage rayonnant de joie, hâtez-
> vous vers Lui. C’est la foi immuable de Dieu, éternelle dans le passé, éternelle dans le futur. Que
> celui qui cherche la trouve ; quant à celui qui se refuse à la chercher, en vérité, Dieu, au-dessus de
> ses créatures, se suffit à lui-même et n’a nul besoin d’elles.
> 
> (70.3)
> Dis : Voici la balance infaillible que tient la main de Dieu dans laquelle sont pesés tous ceux qui
> sont au ciel et sur la terre, et leur sort déterminé, si vous êtes de ceux qui croient et qui
> reconnaissent cette vérité. Dis : Voici le Témoignage suprême qui établit la validité de chaque
> preuve à travers les âges, puissiez-vous en être assurés. Dis : Par lui, le pauvre est enrichi, le savant
> éclairé, et les chercheurs ont la possibilité de s’élever jusqu’à la présence de Dieu. Gardez-vous
> d’en faire une cause de dissensions parmi vous. Soyez fermes et immuables comme une montagne
> dans la cause de votre Seigneur, le Puissant, le Dieu d’amour.
> 
> 71. Kitab-i-Aqdas
> 
> (71.1)
> Ô peuples du monde ! ne soyez pas désemparés quand se couchera l'Astre de ma beauté et que le
> ciel de mon tabernacle se dérobera à vos yeux. Levez-vous pour faire avancer ma cause et pour
> exalter ma parole parmi les hommes. Nous sommes en tout temps avec vous et nous vous
> fortifierons par le pouvoir de la vérité. Nous sommes, en vérité, tout puissant. Quiconque m'a
> reconnu se lèvera et me servira avec une telle résolution que les forces de la terre et du ciel seront
> incapables de faire échouer son dessein.
> 
> (71.2)
> Les peuples du monde sont profondément endormis. S'ils sortaient de leur léthargie, ils
> s'empresseraient avec ardeur vers Dieu, l'Omniscient, le Très-Sage. Ils rejetteraient tout ce qu'ils
> possèdent, fut-ce même tous les trésors de la terre, afin que leur Seigneur se souvienne d'eux au
> point de leur adresser ne serait-ce qu'un mot. Tel est le conseil que vous donne celui qui possède la
> connaissance des choses cachées, dans une tablette que l'oeil de la création n'a point vue et qui n'est
> révélée à personne d'autre qu'à son propre Soi, l'omnipotent Protecteur de tous les mondes. Ils sont
> si désorientés par l'ivresse de leurs désirs mauvais qu'ils sont impuissants à reconnaître le Seigneur
> de tout être, dont la voix clame de toutes parts: "Il n'est pas d'autre Dieu que moi, le Puissant, le
> Très-Sage".
> 
> (71.3)
> Dis: Ne vous réjouissez pas des choses que vous possédez. Ce soir, elles sont à vous ; demain,
> d'autres les posséderont. Ainsi vous en avertit l'Omniscient, celui qui est informé de tout. Dis:
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> Pouvez-vous affirmer que vos possessions sont durables ou en sécurité ? Non ! Par moi-même, le
> Très-Miséricordieux, vous ne le pouvez, si vous êtes de ceux qui jugent équitablement. Les jours de
> votre vie s'enfuient comme un souffle de vent, et toute votre pompe et votre gloire seront réduites à
> néant comme l'ont été la pompe et la gloire de ceux qui vous ont précédés. Réfléchissez, ô peuple !
> Qu'est-il advenu de vos jours passés et de vos siècles perdus ?
> 
> (71.4)
> Heureux les jours consacrés au souvenir de Dieu, et bénies les heures passées à louer celui qui est le
> Très-Sage. Par ma vie ! ni la pompe du puissant ni la fortune du riche ni même l'ascendant pris par
> l'impie ne dureront. Sur un mot de lui, tous périront. Il est, en vérité, l'Omnipotent, l'Irrésistible, le
> Tout-Puissant. Quel avantage retirent les hommes des choses terrestres qu'ils possèdent ? Ce qui
> leur profitera, ils l'ont complètement négligé. D'ici peu, ils sortiront de leur sommeil et se
> découvriront incapables d'obtenir ce qui leur a échappé aux jours de leur Seigneur, l'Omnipotent, le
> Magnifié. Si seulement ils le savaient, ils renonceraient à tout leur avoir pour que leurs noms soient
> mentionnés devant son trône. En vérité, ils sont comptés parmi les morts.
> 
> 72. Kitab-i-Aqdas
> 
> (72.1)
> Quand vous sera retirée la gloire de ma présence, quand cessera de s’agiter l’océan de ma parole,
> que votre coeur ne se trouble point. En ma présence parmi vous il est une sagesse et il en est une
> autre en mon absence, impénétrables à tout autre qu’à Dieu, l’Incomparable, l’Omniscient. En
> vérité, nous vous voyons depuis notre royaume de gloire et celui qui se lèvera pour faire triompher
> notre cause nous l’assisterons des armées de l’Assemblée céleste et d’une milice choisie de nos
> anges.
> 
> (72.2)
> Ô peuples de la terre ! Dieu, l'éternelle Vérité, m'est témoin qu'une eau fraîche jaillit du rocher et
> s'épanche à travers la tendresse des paroles de votre Seigneur, l'Indépendant, et cependant vous
> restez endormis ! Jetez ce que vous possédez, et sur les ailes du détachement, élancez-vous au-delà
> de toutes choses créées. Ainsi vous l'ordonne le Seigneur de la création qui, par le mouvement de sa
> plume, révolutionne l'âme des hommes.
> 
> (72.3)
> Soupçonnez-vous les hauteurs d’où votre Seigneur, le Très-Glorieux, vous appelle ? Pensez-vous
> avoir reconnu la plume avec laquelle votre Seigneur, le Seigneur de tous les noms, vous donne ses
> ordres ? Non, par ma vie ! si vous le saviez, vous renonceriez au monde et vous vous hâteriez de
> tout votre coeur d’accéder à la présence du Bien-Aimé. Votre esprit serait saisi d’un tel transport
> par sa parole que le monde d’en haut en serait ébranlé et combien plus votre misérable petit monde !
> Ainsi, du ciel de ma tendre bonté, les pluies de mes bienfaits se déversent en gage de ma générosité,
> afin que vous soyez de ceux qui rendent grâce [...]
> 
> (72.4)
> Prenez garde que les désirs charnels et les inclinations corrompues ne créent la discorde entre vous.
> Soyez comme les doigts d'une main, comme les membres d'un même corps. Ainsi vous conseille la
> Plume de la révélation, si vous êtes de ceux qui croient.
> 
> (72.5)
> Considérez la miséricorde de Dieu et ses dons. Il ne vous prescrit que ce qui vous est profitable, car
> lui, il peut bien se passer de toutes ses créatures. Vos mauvaises actions ne peuvent pas plus nous
> 
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> nuire que ne peuvent nous profiter vos bonnes oeuvres. Et c'est uniquement pour l'amour de Dieu
> que nous vous adjurons de la sorte. De cela tout homme éclairé portera témoignage.
> 
> 73. Lawh-i-Hadi
> 
> (73.1)
> Lorsque auront été déchirés tous les voiles qui cachent les réalités des manifestations des noms et
> attributs de Dieu, et plus encore de toutes choses créées, visibles ou invisibles, il est évident que
> rien d'autre ne restera que ce signe de Dieu, qu'il a mis lui-même au-dedans de toutes ces réalités.
> Ce signe existera aussi longtemps qu'il plaira au Seigneur ton Dieu, Maître des cieux et de la terre.
> Si telles sont les bénédictions répandues sur toutes choses créées, combien plus enviable doit être la
> destinée du vrai croyant dont l'existence et la vie doivent être considérées comme la raison première
> de toute la création.
> 
> (73.2)
> De même que la foi, dans son principe, a existé depuis le commencement qui n'a pas de
> commencement et durera jusqu'à la fin qui n'a point de fin, de même le vrai croyant existera et
> durera éternellement. Son esprit ne cessera d'accomplir sa révolution dans l'orbite de la volonté de
> Dieu. Il durera autant que durera Dieu lui-même. Il est manifesté à travers la révélation de Dieu, et à
> son commandement il est caché. Les plus hautes demeures du royaume de l'immortalité sont de
> toute évidence destinées à ceux qui ont cru en Dieu et en ses signes. La mort ne pourra jamais
> envahir ces lieux saints. Ainsi t'avons-nous confié les signes de ton Seigneur, pour que tu puisses
> persévérer dans son amour et être de ceux qui comprennent cette vérité.
> 
> 74. A un inconnu
> 
> (74.1)
> Toute parole proférée par Dieu est douée d'une telle puissance qu'elle peut insuffler dans tout être
> humain une vie nouvelle, si vous êtes de ceux qui comprennent cette vérité. Les merveilleux
> ouvrages que vous contemplez en ce monde sont dus à sa souveraine et sublime volonté et à
> l'exécution de son inflexible et prodigieux dessein.
> 
> (74.2)
> De la seule révélation du nom "Modeleur", proclamant devant l'humanité son pouvoir de façonner,
> se dégage une puissance telle qu'elle est capable d'engendrer, dans le cours des âges, tous les arts
> que la main de l'homme peut produire. Voilà une vérité certaine. Ce Nom resplendissant n'est pas
> plutôt prononcé que les énergies qui l'animent, entrant en action au sein de toutes choses créées,
> fournissent les moyens et les instruments par lesquels ces arts peuvent être mis au jour et portés à
> leur perfection. Toutes les merveilleuses acquisitions humaines dont vous êtes témoins sont la
> conséquence directe de la révélation de ce Nom. Dans les jours à venir, vous verrez des choses dont
> vous n'aurez jamais jusque-là entendu parler. Ainsi en est-il décrété dans les tablettes de Dieu, et
> nul ne peut le comprendre sauf ceux dont la vue est pénétrante.
> 
> (74.3)
> De même, à l'instant où sortira de ma bouche le nom exprimant mon attribut "l'Omniscient" toutes
> choses créées se trouveront, selon leurs limites et capacités, investies du pouvoir de développer la
> 
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> connaissance des sciences les plus merveilleuses et de les manifester dans le cours du temps, selon
> l'ordre de celui qui est le Tout-Puissant, l'Omniscient. Sache à n'en point douter que la révélation de
> tout autre nom s'accompagne d'une semblable manifestation du pouvoir divin. Toute lettre qui sort
> de la bouche de Dieu est, en vérité, une lettre-mère, comme chaque parole prononcée par celui qui
> est la source de la révélation divine est une parole-mère et comme sa tablette est une tablette-mère.
> Heureux qui saisit cette vérité.
> 
> 75. Lawh-i-Nasir
> Nacer
> (75.1)
> Déchirez en mon nom les voiles qui, si fâcheusement, obscurcissent votre vision, et par le pouvoir
> qu'engendre votre croyance en l'unité de Dieu, brisez les idoles des vaines imitations. Entrez alors
> dans le saint paradis du bon plaisir du Très-Miséricordieux. Purifiez vos âmes de tout ce qui n'est
> pas Dieu et goûtez la douceur du repos au sein de son immense et puissante révélation, à l'ombre de
> sa suprême et infaillible autorité. Ne souffrez pas de rester enveloppés des voiles épais de vos désirs
> égoïstes.
> 
> (75.2)
> J'ai parfait en chacun de vous ma création, pour que l'excellence de mon ouvrage soit pleinement
> révélée aux yeux des hommes. Ainsi l'homme a toujours été et sera à jamais capable de sentir par
> lui-même la beauté de Dieu, le Glorifié. S'il n'avait pas cette faculté, comment pourrait-il être rendu
> responsable de ne l'avoir pas fait ? Si, au jour où tous les peuples de la terre seront rassemblés
> devant Dieu, il était demandé à un homme: "Pourquoi n'as-tu pas cru en ma beauté et t'es-tu
> détourné de moi ?" et que cet homme répondît: "Je n'ai fait ainsi que suivre l'exemple des autres
> dont pas un seul ne s'est trouvé pour tourner sa face vers la vérité et reconnaître la Beauté de
> l'Éternel", cette sorte de justification serait assurément rejetée. Car la foi de tout homme ne dépend
> de personne autre que lui-même.
> 
> (75.3)
> C'est là une des vérités enchâssées dans ma précieuse révélation, une vérité que j'ai révélée dans
> tous les Livres célestes, que j'ai fait proclamer par la Langue de grandeur et inscrire par la Plume du
> pouvoir. Méditez-la pour que, de votre vision interne et externe, vous puissiez percevoir les
> subtilités de la sagesse divine, découvrir les perles de la science céleste qu'en un clair et puissant
> langage, j'ai révélées dans cette sublime et incorruptible tablette, et éviter ainsi d'errer loin du trône
> sublime, de l'arbre au-delà duquel il n'est point de passage, de l'habitation de gloire et de puissance
> éternelles.
> 
> (75.4)
> Les signes de Dieu brillent, aussi manifestes et resplendissants que le soleil, parmi les oeuvres de
> ses créatures. Tout ce qui procède de lui est d'un ordre différent et se distinguera toujours des
> inventions des hommes. De la source de sa science se sont levées des étoiles innombrables de savoir
> et de sagesse et, du paradis de sa plume, le souffle du Tout-Puissant n'a cessé d'animer les coeurs et
> les âmes des hommes. Heureux ceux qui ont reconnu cette vérité.
> 
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> 76. À Ahmad-Quli-Khan
> 
> (76.1)
> Prête l'oreille, ô mon serviteur, à ce qui t'a été envoyé du trône de ton Seigneur, l'Inaccessible, le
> Très-Grand. Il n'y a d'autre Dieu que Lui. Il a appelé à la vie ses créatures, afin qu'elles puissent
> connaître celui qui est le Compatissant, le Très-Miséricordieux. Dans les cités de toutes les nations,
> il a envoyé ses messagers, avec mission d'annoncer aux hommes la nouvelle du paradis de son bon
> plaisir et de les conduire au port d'immuable sécurité, à la demeure d'éternelle sainteté et de gloire
> transcendante.
> 
> (76.2)
> Quelques-uns, guidés par la lumière de Dieu, ont été admis à la cour de sa présence et ont bu à
> longs traits les eaux de vie éternelle que leur tendait la main de la renonciation. Ils ont ainsi été
> comptés parmi ceux qui l'ont reconnu et qui ont cru en lui. Mais d'autres se sont rebellés contre lui
> et ont rejeté les signes de Dieu, le Tout-Puissant, l'Omnipotent, le Très-Sage.
> 
> (76.3)
> Des ères se sont écoulées avant qu'elles n'atteignent leur couronnement en la manifestation du
> Seigneur de l'âge, cet âge où le Soleil du Bayan a paru à l'horizon de la miséricorde, où la beauté du
> Très-Glorieux a resplendi en la personne de 'Ali-Muhammad, le Báb. Mais il ne s'était pas plutôt
> révélé que tous déjà se soulevaient contre lui. Certains l'accusaient d'avoir tenu des propos
> calomniateurs contre Dieu, le Tout-Puissant, l'Ancien des jours. D'autres le tenaient pour un homme
> frappé de folie, opinion que j'ai moi-même recueillie de la bouche d'un religieux. D'autres
> contestaient sa prétention d'être le porte-parole de Dieu, l'accusant même d'usurper à son profit la
> parole divine, d'en pervertir le sens, de vouloir créer une équivoque en la mêlant à ses propres
> paroles. Et tandis qu'ils se complaisaient sur leurs chaires, l'Oeil de grandeur pleurait au ciel sur les
> choses que leurs bouches avaient proférées.
> 
> (76.4)
> Il disait: "Dieu m'est témoin, ô peuple ! Je suis venu à vous, porteur d'une révélation du Seigneur
> votre Dieu, le Seigneur de vos pères. N'attachez pas vos regards sur les choses que vous possédez,
> mais plutôt sur celles que Dieu vous a envoyées. Cela - puissiez-vous le sentir - sera meilleur pour
> vous que la création toute entière. Regardez avec plus d'attention encore, ô peuple ! Considérez le
> témoignage et les preuves de Dieu qui sont en votre possession et rapprochez-les de la révélation
> qui vous est envoyée en ce jour, afin que la vérité, l'infaillible vérité, vous soit indubitablement
> manifestée. Ne vous engagez point, ô peuple, dans les voies du Malin, mais suivez la foi du
> miséricordieux, et soyez de ceux qui sont de vrais croyants. De quoi bénéficierait un homme s'il
> échouait à reconnaître la révélation de Dieu ? Absolument de rien. De cela, moi-même,
> l'Omnipotent, l'Omniscient, le Très-Sage, je porte témoignage."
> 
> (76.5)
> Mais plus il les exhortait, plus vive se faisait leur opposition, à tel point que finalement ils le mirent
> à mort avec une honteuse cruauté. La malédiction de Dieu soit sur les oppresseurs !
> 
> (76.6)
> Un petit nombre ont cru en lui ; très peu, parmi nos serviteurs l'ont reconnu. Ceux-là, il les adjurait
> dans ses tablettes - et même dans chaque passage de ses merveilleux écrits - de ne point se
> consacrer, en ce jour de la révélation promise, à quoi que ce soit, tant au ciel que sur la terre ; "Ô
> peuple !" disait-il, "je me suis révélé en vue de sa manifestation [nota: Celui que Dieu rendra manifeste] ,
> et je ne vous ai envoyé mon livre, le Bayan, qu'à seule fin d'établir la vérité de sa cause. Craignez
> Dieu et gardez-vous de le combattre comme m'ont combattu le peuple du Coran. Bien au contraire,
> aussitôt qu'on vous parlera de lui, hâtez-vous de vous tourner vers lui et attachez-vous à tout ce qu'il
> 
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> vous révélera. Rien d'autre que lui ne peut vous être profitable, alors même que vous aligneriez, du
> premier au dernier, les témoignages de tous ceux qui vous ont précédés."
> 
> (76.7)
> Et quand, au bout de quelques années, s'est ouvert le ciel du divin décret, et que dans les nuages des
> noms de Dieu est apparue - sous un vêtement nouveau - la beauté du Báb, ces mêmes individus se
> sont levés avec malveillance contre lui, lui dont la lumière embrasse toutes choses. Ils ont rompu
> son alliance et rejeté sa vérité, disputant avec lui, contestant ses signes, taxant de faux son
> témoignage et se joignant aux infidèles. Finalement, ils projetèrent de lui ôter la vie. Voilà où en
> viennent ceux qui sont profondément enfoncés dans l'erreur.
> 
> (76.8)
> Et lorsqu'ils se sont vus impuissants à atteindre leur but, ils ont ourdi des complots contre lui. Voyez
> comment ils imaginent à chaque instant quelque nouveau stratagème, afin de lui nuire et de
> déshonorer la cause de Dieu. Dis: Malheur à vous ! Par Dieu ! vos machinations vous couvrent de
> honte. Votre Seigneur, le Dieu de miséricorde, peut fort bien se passer de toutes ses créatures. Rien
> ne saurait accroître ni diminuer ce qu'il possède. Si vous croyez, vous y trouverez votre propre
> avantage, et si vous ne croyez pas, vous seuls en pâtirez. Jamais la main de l'infidèle ne pourra
> profaner le bord de son vêtement.
> 
> (76.9)
> Ô toi, mon serviteur qui crois en Dieu ! par la justice du Tout-Puissant, si je te contais les choses
> qui me sont advenues, ni le coeur ni l'intelligence des hommes ne pourraient en supporter le poids.
> Dieu lui-même m'en est témoin. Veille sur toi et ne marche pas sur les traces de ces gens. Médite
> diligemment sur la cause de ton Seigneur. Efforce-toi de le connaître par lui-même et non par les
> autres. Car nul autre que lui ne peut t'être profitable. De cela, puisses-tu le comprendre, toutes
> choses créées portent témoignage.
> 
> (76.10)
> Sors de derrière le voile, avec l'assentiment de ton Seigneur, le Très-Glorieux, l'Omnipotent, et sous
> les yeux de tous ceux qui sont dans le ciel et de tous ceux qui sont sur la terre, saisis le calice de
> l'immortalité, au nom de ton Seigneur, l'Inaccessible, le Très-Haut. Étanche ta soif et ne sois pas de
> ceux qui tardent. Je le jure par Dieu ! Au moment où tes lèvres toucheront la coupe, l'Assemblée
> céleste t'acclamera, disant: "Bois avec une saine délectation, ô toi qui crois véritablement en Dieu
> !", et les habitants des cités immortelles s'écrieront: "Que la joie soit ton partage, ô toi qui as épuisé
> la coupe de son amour !", et la Langue de grandeur te saluera: "Grandes sont les bénédictions qui
> t'attendent, ô mon serviteur, car tu as atteint ce que personne n'a atteint sinon ceux qui se sont
> détachés de tout ce qui est dans les cieux et de tout ce qui est sur la terre, et qui sont les emblèmes
> du vrai renoncement!"
> 
> 77. À Khalil
> 
> (77.1)
> Et maintenant, à propos de ta question touchant la création de l'homme, sache que tous les hommes
> sont créés selon la volonté par Dieu, le Gardien, l'Absolu. Il a attribué à chacun sa part, fixée
> d'avance selon le décret consigné sur ses tablettes souveraines et préservées. Cependant, la
> manifestation du potentiel dont vous êtes dotés dépend uniquement de l'exercice de votre propre
> volonté. Vos actes mêmes témoignent de cette vérité. Considérez par exemple ce qui est défendu
> aux hommes dans le Bayan. Dans ce livre, et par son commandement, Dieu déclare permis ce qu'il
> lui plaît de décréter et, par le pouvoir de sa puissance souveraine, il interdit tout ce qu'il choisit
> 
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> d'interdire. Le texte de ce livre en témoigne. N'en témoignerez-vous pas vous-mêmes ? Mais les
> hommes ont sciemment violé sa loi. Faut-il imputer cette conduite à Dieu ou à eux-mêmes ? Soyez
> équitables en votre jugement. Le bien vient de Dieu, et le mal vient de vous. Ne voulez-vous pas
> comprendre ?
> 
> (77.2)
> Cette même vérité est révélée dans toutes les Écritures, si vous êtes de ceux qui comprennent. Tout
> acte que vous méditez est aussi clair pour lui que s'il était déjà accompli. Il n'est d'autre Dieu que
> lui. La création entière est sienne et sous sa domination. Tout est déjà révélé à ses yeux, tout est
> enregistré dans ses tablettes saintes et cachées. Mais cette prescience divine ne doit pas être
> envisagée comme déterminant les actions humaines, pas plus que votre prémonition d'un événement
> ou votre désir qu'il se produise ne peut en être la cause.
> 
> 78. Lawh-i-'Abdu'r-Razzaq
> Razzar
> (78.1)
> Pour ce qui est de ta question concernant l'origine de la création, tiens pour certain que la création
> de Dieu a existé de toute éternité et qu'elle ne cessera jamais. Son commencement n'a pas eu de
> commencement, et sa fin n'aura point de fin. Le nom de Dieu, le Créateur, suppose une création, de
> même que son titre, le Seigneur des hommes, implique l'existence d'un serviteur.
> 
> (78.2)
> Quant aux paroles attribuées aux prophètes de l'ancien temps: "Au commencement était Dieu ; il n'y
> avait point de créature pour le connaître", et "le Seigneur était seul, sans personne pour l'adorer", le
> sens en est clair et évident, et semblables propositions ne devraient jamais donner lieu à
> malentendu. De cette vérité portent témoignage ces paroles qu'il a révélées: "Dieu était seul, il n'y
> avait personne autre que lui. À jamais il demeurera ce qu'il a toujours été."
> 
> (78.3)
> Tout oeil doué de discernement percevra aisément que le Seigneur est maintenant manifeste, encore
> qu'il n'y ait personne pour reconnaître sa gloire. Par quoi il faut entendre que l'Être divin est établi
> dans une demeure qui se trouve hors de la portée et de la connaissance de quiconque n'est pas lui.
> Tout ce qui, dans le monde des contingences, peut être exprimé ou conçu reste enfermé dans les
> limites inhérentes à la nature de ce monde. Dieu seul transcende ces limites. Il est, en vérité, de
> toute éternité. Il n'a ni pair, ni associé ; personne ne peut lui être associé. Aucun nom ne peut être
> comparé à son nom. Aucune plume ne peut dépeindre sa nature ni aucune langue décrire sa gloire.
> Il sera à jamais immensément exalté au-dessus de tout ce qui n'est pas lui.
> 
> (78.4)
> Considère le moment où la Manifestation suprême de Dieu se révèle aux hommes. Avant que cette
> heure n'arrive, l'Être éternel, qui est toujours inconnu des hommes et n'a pas encore proféré la parole
> de Dieu, est l'Omniscient dans un monde où pas un homme ne l'a connu. Il est, en vérité, le Créateur
> sans création. Car à l'instant même qui précède sa révélation, toute créature doit rendre son âme à
> Dieu. C'est là le jour dont il est écrit: "À qui appartient le royaume en ce jour ?" Et nul ne se trouve
> prêt à répondre.
> 
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> 79. Suriy-i-Vafa (Acre), à Muhammad Husayn Fish-Shin
> 
> (79.1)
> Quant à ta question concernant les mondes de Dieu, sache en vérité que leur nombre est
> incalculable et leur étendue infinie. Personne ne peut les compter ni les concevoir, si ce n'est Dieu,
> l'Omniscient, le très Sage. Considère ton état quand tu es endormi. En vérité ce phénomène est le
> plus mystérieux des signes de Dieu parmi les hommes, s'ils voulaient y réfléchir. Admire comment
> après un laps de temps considérable, se réalise pleinement ce que tu as vu en rêve. Si le monde où tu
> t'es trouvé dans ton rêve était identique à celui dans lequel tu vis à l'état de veille, l'événement que
> tu as vu en songe se serait produit dans ce dernier monde au moment même où tu l'as rêvé. Et toi-
> même, une fois réveillé, tu en aurais été témoin. Comme tel n'est pas le cas, il faut nécessairement
> que le monde où tu vis soit différent du monde dont tu as fait l'expérience dans ton rêve. Ce dernier
> monde n'a ni commencement ni fin.
> 
> (79.2)
> Tu serais dans la vérité d'affirmer qu'un tel monde se trouve, par le décret de Dieu, au-dedans de toi
> et enveloppé dans ta personne. Et l'on serait également fondé à soutenir que ton esprit ayant franchi
> les limites du sommeil, rompu les amarres qui l'attachaient à la terre, a traversé, par décret divin, un
> royaume qui se trouve caché dans l'essentielle réalité de ce monde. En vérité, je te le dis, la création
> de Dieu embrasse des mondes indépendants de ce monde, et des créatures différentes de ces
> créatures. Dans chacun de ces mondes, il prescrit des choses que personne ne peut pénétrer, sauf lui,
> le Pénétrant, le Très-Sage.
> 
> (79.3)
> Médite les paroles que nous te révélons afin de découvrir le dessein profond de Dieu, ton Seigneur,
> et le Seigneur de tous les mondes. Car dans ces paroles sont précieusement gardés les mystères de la
> sagesse divine. Nous nous sommes retenu d'insister sur ce sujet, à cause de l'affliction que nous
> éprouvons de la conduite de ceux qui sont une création de nos paroles, si vous êtes de ceux qui
> écoutent notre voix.
> 
> 80. Lawh-i-'Abdu'r-Razzaq
> 
> (80.1)
> Tu m'as demandé si, mis à part les prophètes de Dieu et ses élus, l'homme, après sa mort physique,
> conserve les mêmes caractéristiques d'individualité, de personnalité, de conscience et d'intelligence
> qu'il possédait de son vivant. S'il en est ainsi, comment, observes-tu, la mort qui implique la
> décomposition de son corps et la dissolution de ses éléments, est-elle impuissante à détruire en
> l'homme cette intelligence et cette conscience dont suffit à le priver une grave maladie, ou
> seulement quelque léger dommage infligé à ses facultés mentales tel qu'un simple évanouissement ?
> Comment concevoir cette survie de la conscience et de la personnalité alors qu'auront été
> entièrement désintégrés les instruments qui sont la condition même de leur existence et de leur
> fonctionnement ?
> 
> (80.2)
> Sache que l'âme humaine est exaltée au-dessus des infirmités du corps et de l'intelligence, au point
> de s'en trouver complètement indépendante. Le fait qu'une personne malade donne des signes de
> faiblesse est dû aux obstacles que la maladie interpose entre son âme et son corps, car les
> indispositions du corps ne sauraient affecter l'âme elle-même. Considère la lumière de la lampe.
> 
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> Encore que quelque objet puisse gêner son rayonnement, cette lumière continue à briller sans rien
> perdre de sa puissance. De même, toute maladie qui afflige le corps humain est un obstacle qui
> empêche l'âme de manifester le pouvoir qui lui est inhérent. Elle n'en montrera pas moins, à sa
> sortie du corps, une puissance et une influence qu'aucune force terrestre ne peut égaler. Toute âme
> pure, évoluée et sanctifiée sera alors douée d'une puissance irrésistible et connaîtra une joie sans
> pareille.
> 
> (80.3)
> Considère la lampe cachée sous le boisseau. Encore qu'elle y brille, son éclat est dérobé aux yeux
> des hommes. Considère de même le soleil qu'obscurcissent les nuages. Vois comme sa splendeur
> paraît avoir diminué, alors qu'en réalité, la source de cette splendeur n'a rien perdu de sa force.
> L'âme de l'homme peut être comparée au soleil et toutes choses sur la terre considérées comme son
> corps. Tant que ne s'interpose entre eux aucun obstacle extérieur, le corps reflète dans son
> intégralité la lumière de l'âme dont la puissance le maintient en vie. Mais aussitôt qu'un voile les
> sépare, l'éclat de la lumière semble s'atténuer.
> 
> (80.4)
> Considère de nouveau le soleil quand les nuages le cachent entièrement. Bien que la terre reste
> éclairée de sa lumière, la quantité qu'elle en reçoit est considérablement réduite. Et jusqu'à ce que
> ces nuages aient disparu, le soleil ne pourra pas briller dans la plénitude de sa gloire. Mais la
> présence des nuages ou leur absence ne peuvent, en aucune façon, affecter la splendeur inhérente au
> soleil. L'âme de l'homme est le soleil, son corps en est illuminé et il en tire sa subsistance. C'est
> ainsi qu'il faut la regarder.
> 
> (80.5)
> Considère, en outre, comment le fruit, avant d'être formé, réside en puissance dans l'arbre. Mettrais-
> tu celui-ci en morceaux que tu n'y pourrais découvrir la moindre trace de fruit. Et cependant vois
> avec quelle merveilleuse beauté, quelle perfection de formes ce fruit se manifeste à son apparition.
> Certains même, comme tu sais, n'atteignent leur complet développement qu'après avoir été séparés
> de l'arbre.
> 
> 81. Lawh-i-'Abdu'l-Vahhab (Acre)
> 
> (81.1)
> Revenons maintenant à ta question relative à l'âme humaine et à sa survie après la mort. Sache en
> vérité que l'âme, après sa séparation du corps, continue de progresser jusqu'à accéder à la présence
> de Dieu, dans un état et dans des conditions que ne sauraient changer ni les révolutions des âges et
> des siècles, ni les hasards et vicissitudes de ce monde. Elle durera autant que dureront le royaume
> de Dieu, sa souveraineté, son empire et sa puissance. Elle manifestera les signes et attributs de Dieu
> et révélera sa tendre bonté et sa générosité. Ma plume s'arrête quand elle tente de décrire de manière
> appropriée l'élévation et la gloire d'un si sublime état.
> 
> (81.2)
> L'honneur que la Main de miséricorde conférera à l'âme humaine est tel qu'aucune parole ne peut
> adéquatement le révéler ni aucun autre moyen terrestre le décrire. Bénie l'âme qui, à l'heure où elle
> est séparée du corps, est purifiée des vaines imaginations des peuples de ce monde ! Une telle âme
> vit et se meut selon la volonté de son Créateur et parvient au paradis suprême. Les célestes houris,
> habitantes des plus hautes demeures, s'assemblent autour d'elle, et les prophètes et élus de Dieu
> recherchent sa compagnie. Elle entretient librement ces êtres célestes de tout ce qu'elle a souffert
> dans le chemin vers Dieu, le Seigneur de tous les mondes. Si l'homme savait ce qui est réservé à son
> 
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> âme dans les mondes de Dieu, le Seigneur des cieux et de la terre, il se consumerait du désir
> d'atteindre un si sublime, un si resplendissant état. [...]
> 
> (81.3)
> La nature de l'âme après la mort ne peut jamais se décrire et il n'est ni opportun, ni permis de révéler
> son véritable caractère aux yeux des hommes. L'unique mission des prophètes et des messagers de
> Dieu est de guider l'humanité dans le droit chemin de la vérité. L'objet de leur révélation est
> d'instruire tous les hommes de telle sorte qu'à l'heure de leur mort, ils puissent, dans un état de
> pureté, de sainteté et de parfait détachement, s'élever jusqu'au trône du Très-Haut. De la lumière qui
> rayonne de ces âmes dépendent le progrès du monde et l'avancement de ses peuples. Elles sont le
> levain qui fait lever le monde de l'être et elles constituent les forces animatrices grâce auxquelles se
> manifestent les arts et toutes les merveilles de ce monde. C'est par elles que les nuages déversent
> leur eau bienfaisante et que la terre donne ses fruits.
> 
> (81.4)
> Tout phénomène nécessite une cause, une force motrice ou un principe animateur. Ce sont donc ces
> âmes, ces symboles d'abnégation qui ont toujours donné et qui continueront de donner l'impulsion
> suprême au monde de l'être. Le monde de l'au-delà est aussi différent du monde terrestre que celui-
> ci diffère du monde que connaît l'enfant dans le sein de sa mère.
> 
> (81.5)
> Quand l'âme sera en la Présence divine, elle prendra la forme la plus convenable à son immortalité,
> la plus digne de son habitation céleste. Son existence, toutefois, est contingente et non pas absolue,
> en tant que le contingent dépend d'une cause, tandis que l'absolu en est affranchi. L'existence
> absolue est le privilège exclusif de Dieu, exaltée soit sa gloire. Heureux celui qui saisit cette vérité.
> Si tu méditais en ton coeur sur la conduite des prophètes de Dieu, tu reconnaîtrais et attesterais qu'il
> doit y avoir d'autres mondes que celui-ci. Les sages et les savants ont, en majorité, témoigné de la
> vérité des révélations des saintes Ecritures, ainsi qu'il est rapporté par la Plume de gloire dans la
> Tablette de sagesse. Les matérialistes, eux-mêmes ont, en leurs écrits, attesté la sagesse des
> messagers divins et reconnu que leurs dires touchant l'enfer et le paradis, la récompense et le
> châtiment futurs, était inspirés du désir d'éduquer et d'élever l'âme des hommes.
> 
> (81.6)
> Vois donc comment la plupart des hommes, quelles que soient leurs croyances ou leurs théories, ont
> reconnu l'excellence et admis la supériorité de ces prophètes de Dieu. Certains ont salué en ces
> perles de détachement des incarnations de la sagesse tandis que d'autres les tenaient pour les porte-
> parole de Dieu lui-même. Et comment de telles âmes eussent-elles consenti à s'abandonner aux
> mains de leurs ennemis si elles avaient cru que tous les mondes de Dieu se réduisent à cette vie
> terrestre ? Auraient-elles, dans ces conditions, souffert de leur plein gré des afflictions et des
> tourments que jamais aucun homme n'a subis, ni vus.
> 
> 82. À Muhammad-'Ali
> 
> (82.1)
> Tu m'as interrogé sur la nature de l'âme. Sache, en vérité, que l'âme est un signe de Dieu, une
> gemme céleste dont la réalité a échappé aux plus savants des hommes et dont aucun esprit, si
> pénétrant qu'il soit, ne peut espérer sonder le mystère. Elle est, de toutes choses créées, la première
> à proclamer l'excellence de son Créateur, à reconnaître sa gloire, à s'attacher à sa vérité et à se
> prosterner en adoration devant lui. Si elle reste fidèle à Dieu, elle reflétera sa lumière et, finalement,
> 
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> retournera à lui. Mais si elle manque à l'allégeance qu'elle lui doit, elle succombera à l'égoïsme et
> aux passions et finira par sombrer dans leurs abîmes.
> 
> (82.2)
> Quiconque s'est, en ce jour, refusé à se laisser détourner de celui qui est la Vérité éternelle, par les
> doutes et les vaines imaginations des hommes, et n'a point permis au tumulte provoqué par les
> autorités ecclésiastiques et séculières de l'empêcher de reconnaître son message, Dieu, le Seigneur
> de tous les hommes, le tiendra pour un de ses puissants signes, et il le comptera au nombre de ceux
> dont le nom est inscrit dans son livre par la Plume du Très-Haut. Béni celui qui s'est rendu compte
> de la réelle grandeur d'une telle âme, qui a reconnu son rang et découvert ses vertus.
> 
> (82.3)
> Il a beaucoup été écrit dans les livres anciens sur les divers stades du développement de l'âme telles
> que: concupiscence, irascibilité, inspiration, bienveillance, contentement, bon plaisir divin, etc. La
> Plume du Très-Haut répugne cependant à insister sur ce sujet. Toute âme qui, en ce jour, chemine
> humblement avec son Dieu et s'attache à lui se trouvera honorée et glorifiée par toutes les
> qualifications et par tous les rangs excellents.
> 
> (82.4)
> Quand l'homme est endormi, son âme ne peut être en elle-même affectée par un objet extérieur.
> L'état et le caractère d'origine de celle-ci ne sont susceptibles d'aucun changement. Dans ses
> fonctions, toute variation doit être imputée à des causes extérieures. C'est à ces influences
> extérieures que doivent être attribuées toutes variations dans son environnement, sa compréhension
> et sa perception.
> 
> (82.5)
> Considère l'oeil humain. Encore qu'il ait la faculté de percevoir toutes choses créées, il suffit du plus
> léger obstacle pour obstruer sa vision au point de l'empêcher de distinguer quelque objet que ce soit.
> Magnifié soit le nom de celui qui a créé ces causes, et qui en est la cause, qui a ordonné que
> dépendent d'elles tout changement, toute variation dans le monde de l'être. Toute chose créée n'est
> dans l'univers qu'une porte ouverte sur la connaissance de Dieu, un signe de sa souveraineté, une
> révélation de ses noms, un symbole de sa majesté, un gage de sa puissance, un moyen pour être
> accepté dans son chemin droit. [...]
> 
> (82.6)
> En vérité, je te le dis, l'âme humaine est, dans son essence, un des signes de Dieu, un mystère parmi
> ses mystères. Elle est un des puissants signes du Tout-Puissant, le héraut qui proclame la réalité de
> tous les mondes de Dieu. En elle se cache ce que le monde est encore complètement incapable de
> comprendre. Réfléchis profondément à la révélation de l'Âme de Dieu qui imprègne toutes ses lois,
> et vois le contraste entre elle et cette nature basse et avide qui s'est rebellée contre lui, qui empêche
> les hommes de se tourner vers le Seigneur des noms et les pousse à satisfaire leur convoitise et leur
> perversité. L'âme humaine qui s'abandonne à cette nature s'est égarée fort avant dans le sentier de
> l'erreur. [...]
> 
> (82.7)
> Tu m'as encore demandé ce que devient l'âme une fois qu'elle est séparée du corps. Sache en vérité
> que si elle a suivi les voies de Dieu, elle retournera à Dieu, et sera recueillie pour la gloire du Bien-
> Aimé. Par la justice de Dieu ! elle sera élevée à un état que ne saurait peindre aucune plume, ni
> aucune langue décrire. L'âme qui est restée fidèle à la cause de Dieu, qui s'est tenue fermement dans
> son chemin sans en dévier jamais possédera, après son ascension, un tel pouvoir que tous les
> mondes créés par le Tout-Puissant en bénéficieront. Une telle âme fournit, par ordre du Roi de
> perfection, du divin Éducateur, le pur levain qui fait lever le monde de l'être, et crée la puissance par
> laquelle se produisent tous les arts et toutes les merveilles du monde. Considère combien, pour
> 
> Florilège d'écrits de Bahá’u’lláh - www.religare.org                                  Page 69 / 157
> lever, la farine a besoin de levain. Ces âmes, véritables symboles de renoncement, sont le levain du
> monde. Médite ce sujet et sois de ceux qui rendent grâces.
> 
> (82.8)
> Dans plusieurs de nos tablettes, nous avons abordé ce sujet et montré les divers stades de
> développement de l'âme. En vérité, je te le dis, l'âme humaine est au-dessus des lois qui régissent le
> mouvement. Elle reste immobile cependant qu'elle vole ; et elle se meut tout en restant immobile.
> Elle atteste, par elle-même, aussi bien l'existence d'un monde qui est contingent que la réalité d'un
> monde qui n'a ni commencement ni fin. Admire comment tes rêves se réalisent sous tes yeux, après
> de longues années. Considère l'étrangeté du mystère de ce monde qui t'est apparu dans tes rêves.
> Médite sur l'insondable sagesse de Dieu et la multitude de ses révélations. [...]
> 
> Contemple les preuves évidentes de l'oeuvre divine et réfléchis à son caractère et à sa portée. Celui
> qui est le Sceau des prophètes a dit: "Ô Dieu, accrois mon émerveillement et mon ravissement
> devant toi !"
> 
> (82.9)
> Pour ce qui est de ta question de savoir si le monde physique est assujetti à certaines limites, sache
> que l'intelligence d'un pareil sujet dépend surtout de l'observateur lui-même. Dans un sens, ce
> monde physique est limité, et dans un autre, il est affranchi de toute borne. Le seul vrai Dieu a
> toujours existé et ne cessera jamais d'être. De même la création n'a pas eu de commencement et
> n'aura jamais de fin. Néanmoins, tout ce qui est créé se trouve précédé d'une cause. Et voilà qui
> établit, sans l'ombre d'un doute, l'unité du Créateur.
> 
> (82.10)
> Tu m'as, en outre, interrogé sur la nature des sphères célestes. Il faudrait, pour comprendre leur
> nature, rechercher le sens des allusions qui ont été faites dans les Livres anciens aux sphères
> célestes et aux cieux et découvrir leurs rapports avec ce monde physique, et l'influence qu'elles
> exercent sur lui. Il n'est point de coeur qui ne s'émerveille devant un si troublant sujet, ni d'esprit
> que son mystère ne plonge dans la perplexité. Dieu seul peut en pénétrer le sens. Les savants, qui
> ont fixé à plusieurs milliers d'années l'âge de la terre, n'ont pris en considération, lors de leur longue
> période d'observation, ni l'âge ni le nombre des autres planètes. Il faut aussi considérer les multiples
> divergences des théories édifiées par ces savants. Sache du moins que toute étoile fixe a ses propres
> planètes, et que chaque planète a ses propres créatures qu'aucun homme ne peut compter.
> 
> (82.11)
> Ô toi qui as fixé les yeux sur mon visage, l'Aurore de gloire a en ce jour manifesté son éclat, et la
> voix du Très-Haut appelle l'humanité. Nous avons autrefois prononcé ces paroles: " Pour aucun
> homme ce n'est le jour d'interroger son Seigneur.
> 
> (82.12)
> Que quiconque a entendu l'appel de Dieu, exprimé par celui qui est l'Aube de gloire, se lève et
> s'écrie: "Me voici, Seigneur de tous les noms, me voici ; je suis là, ô Créateur des cieux, je suis là !
> J'atteste que, par ta révélation, les choses cachées dans les livres de Dieu ont été révélées, et que
> tout ce qu'ont rapporté tes messagers, dans les saintes Ecritures, est accompli.""
> 
> Florilège d'écrits de Bahá’u’lláh - www.religare.org                                   Page 70 / 157
> 83. Lawh-i-Hadi
> 
> (83.1)
> Considère la raison dont Dieu a doué l'âme de l'homme. Examine ta propre personne, et vois
> comment te mouvoir et rester immobile, vouloir et décider, voir et entendre, sentir et parler, enfin
> tout ce qui a trait à tes sens physiques et à tes perceptions spirituelles ou les dépasse, procèdent de
> cette raison et lui doivent son existence. Toutes ces fonctions dépendent si étroitement de cette
> faculté que la moindre atteinte qui lui serait portée dans ses relations avec le corps humain
> entraînerait un arrêt immédiat du fonctionnement de tous les sens et les priverait de pouvoir
> manifester les signes de leur activité. Il est évident que le fonctionnement de tous ces moyens que
> nous venons de mentionner dépend de la faculté de raisonner qui doit être considérée comme un
> signe de la révélation de celui qui est le souverain Seigneur de tous. C'est par sa manifestation
> qu'ont été révélés tous ces noms et attributs et la suspension de son activité équivaudrait à leur
> complète destruction.
> 
> (83.2)
> Il serait tout à fait inexact de prétendre que la raison se confond, par exemple, avec le sens de la
> vue, car ce sens procède de la raison et fonctionne sous son contrôle. Il serait également puéril de
> soutenir qu'elle s'identifie avec l'ouïe, puisque ce sens en reçoit l'énergie nécessaire pour accomplir
> ses fonctions.
> 
> (83.3)
> La même relation unit cette faculté à tout ce qui, dans le temple humain, est le dépositaire de ces
> noms et attributs. Ceux-ci ont été engendrés par l'intermédiaire de ce signe de Dieu. Ce signe est, en
> son essence, immensément exalté au-delà de ces noms et attributs. Que dire ! tout en dehors de lui
> s'évanouit en pur néant et devient chose oubliée, comparé à sa gloire.
> 
> (83.4)
> Méditerais-tu, depuis cet instant jusqu'à la fin qui n'a point de fin, et avec toute l'intelligence qu'ont
> pu atteindre dans le passé ou qu'atteindront dans l'avenir les plus grands esprits, sur cette subtile
> Réalité d'origine divine, ce signe de la révélation de l'Éternel, le Très-Glorieux, que tu n'arriverais
> pas à en comprendre le mystère ni évaluer ses mérites. Ayant donc reconnu ton impuissance à
> atteindre une compréhension satisfaisante de cette Réalité qui force le respect en toi, tu admettras
> aisément la futilité de toute tentative de ta part, ou de la part de n'importe quel être créé, pour sonder
> le mystère du Dieu vivant, le Soleil de gloire immortelle, l'Ancien des jours éternels. Cet aveu
> d'impuissance qu'impose à tout esprit une mûre réflexion, représente l'apogée de l'intelligence
> humaine et marque le point culminant du développement de l'homme.
> 
> 84. A un inconnu
> 
> (84.1)
> Considère le seul vrai Dieu comme distinct de toutes choses créées et immensément exalté au-
> dessus d'elles. Tout l'univers reflète sa gloire, tandis que lui-même reste toujours indépendant de ses
> créatures et les transcende. Telle est la vraie signification de l'unité divine. Celui qui est la Vérité
> éternelle exerce sur le monde de l'existence une souveraineté indiscutable, et son image se reflète
> dans le miroir de la création. Toute existence dépend de lui, et c'est de lui que toutes choses créées
> tirent leur subsistance. Voilà le sens de l'unité divine, tel en est le principe fondamental.
> 
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> (84.2)
> D'aucuns, abusés par leurs vaines imaginations, ont perçu toutes choses créées en associés et
> partenaires de Dieu, et ils se sont flattés d'être eux-mêmes les tenants de son unité. Par celui qui est
> le seul vrai Dieu, ils sont et seront toujours les victimes d'une imitation aveugle et il faut les
> compter parmi ceux qui restreignent la notion de Dieu.
> 
> (84.3)
> Il est un vrai croyant en l'unité de Dieu celui qui, loin de confondre unité et dualité, ne permet à
> aucune notion de multiplicité d'obscurcir sa conception de l'unité divine, et qui regarde l'Être divin
> comme affranchi, par sa nature même, de toute limitation de nombres.
> 
> (84.4)
> La croyance en l'unité de Dieu consiste essentiellement à considérer que celui qui est la
> Manifestation de Dieu et celui qui est l'invisible, inaccessible et inconnaissable Essence, ne sont
> qu'un. Il faut entendre par là que tout ce qui appartient au premier, ses faits et gestes et quoi qu'il
> ordonne ou défende, en tous aspects, en toutes circonstances et sans aucune exception, doit être tenu
> pour conforme à la volonté de Dieu lui-même. Tel est l'état le plus haut auquel un vrai croyant en
> l'unité de Dieu puisse espérer s'élever. Béni l'homme qui, parvenu à cette condition, reste ferme
> dans sa croyance.
> 
> 85. A un inconnu
> 
> (85.1)
> Ô mes serviteurs, il convient de rafraîchir et de revivifier vos âmes par les faveurs et les grâces dont
> vous êtes inondés en ce printemps divin qui enthousiasme les coeurs. Le Soleil de sa grande gloire
> répand sur vous sa splendeur rayonnante, et les nuages de sa grâce illimitée vous enveloppent de
> leur ombre. Quelle récompense sublime pour celui qui ne se prive pas d'un si grand bienfait et ne
> manque pas d'y reconnaître la beauté de son Bien-Aimé en son nouveau vêtement.
> 
> (85.2)
> Dis: Ô peuple ! la lampe de Dieu est allumée. Prenez garde que les vents impétueux de votre
> désobéissance n'en soufflent la lumière. Le temps est venu de vous lever pour magnifier le
> Seigneur, votre Dieu. Ne recherchez point les conforts matériels, et gardez vos coeurs purs et sans
> tache. Le Malin se tient en embuscade, prêt à vous prendre au piège. Armez-vous contre ses
> perfides stratagèmes et, guidés par la lumière du nom du seul vrai Dieu, dégagez-vous des ténèbres
> qui vous enveloppent. Concentrez vos pensées sur le Bien-Aimé plutôt que sur vous-mêmes.
> 
> (85.3)
> Dis: Ô vous qui vous êtes égarés, le messager divin, qui ne dit que la vérité, vous a annoncé la
> venue du Bien-Aimé. Voyez, il est maintenant parmi vous. Aussi, pourquoi êtes-vous tristes et
> abattus ? Pourquoi ce découragement, alors que le Pur, le Caché est apparu sans voile au milieu de
> vous ? Celui qui est le Commencement et la Fin, le Mouvement et l'Immobilité est maintenant
> manifeste à vos yeux. Voyez comment, en ce jour, le commencement se reflète dans la fin et
> comment, de l'immobilité, s'engendre le mouvement. Ce mouvement est suscité par les énergies
> puissantes qui se dégagent, à travers la création, des paroles du Tout-Puissant. Celui qui sent leur
> influence vivifiante sera porté par elles jusqu'à la cour du Bien-Aimé ; et celui qui s'y soustrait
> sombrera dans un désespoir irrémédiable.
> 
> Florilège d'écrits de Bahá’u’lláh - www.religare.org                                 Page 72 / 157
> (85.4)
> Vraiment sage est celui que le monde et tout ce qu'il contient ne peuvent empêcher de reconnaître la
> lumière de ce jour, et que le vain bavardage des hommes ne détourne pas du droit chemin. Il est
> comme mort celui que l'aube merveilleuse de cette révélation n'a pu stimuler de sa brise stimulante.
> En vérité, c'est un captif qui ne reconnaît point le Rédempteur suprême, et souffre que son âme reste
> enchaînée dans les fers de ses désirs, en proie à l'impuissance et au désespoir.
> 
> (85.5)
> Ô mes serviteurs ! quiconque goûte aux eaux de cette fontaine parvient à la vie éternelle, et
> quiconque refuse de s'y abreuver se rend semblable aux morts. Dis: Ô artisans d'iniquité, la
> convoitise vous a jusqu'ici empêchés de prêter l'oreille à la douce voix de celui qui suffit à tout.
> Chassez-la de votre coeur, afin que son divin secret vous soit révélé. Voyez-le, aussi manifeste et
> resplendissant que le soleil dans toute sa gloire.
> 
> (85.6)
> Dis: Ô vous qui avez perdu la raison, une terrible épreuve vous menace, qui soudain viendra vous
> frapper. Faites diligence pour qu'elle passe sans vous atteindre. Reconnaissez le caractère sublime
> du nom du Seigneur, votre Dieu, venu à vous dans la grandeur de sa gloire. Il est, en vérité,
> l'Omniscient, l'Omnipossédant, le Protecteur suprême.
> 
> 86. À Zaynu'l-Muqarrabin
> 
> (86.1)
> Et maintenant, en ce qui concerne ta question de savoir si les âmes humaines, après avoir été
> séparées du corps, restent conscientes les unes des autres, sache que les âmes du peuple de Bahá qui
> sont entrées et se sont établies dans l'Arche vermeille communieront entre elles si intimement, qu'en
> toutes leurs aspirations, tous leurs buts et tous leurs efforts, elles seront comme une seule et même
> âme. Et voilà, en vérité, des âmes bien informées, clairvoyantes et douées d'entendement. Ainsi en a
> décrété celui qui est l'Omniscient, le Très-Sage.
> 
> (86.2)
> Le peuple de Bahá, habitants de l'arche de Dieu, connaissent tous parfaitement leurs états et
> conditions réciproques et ils sont unis entre eux par les liens d'une intime communion. Une telle
> union, cependant, dépend de leur foi et de leur conduite. Ceux qui sont de même niveau et de même
> condition connaissent parfaitement leurs capacités, caractères, talents et mérites respectifs, alors que
> ceux qui sont d'un niveau inférieur sont incapables de bien comprendre la condition de ceux qui
> sont d'un rang supérieur ou d'apprécier leurs mérites. Chacun recevra sa part de son Seigneur. Béni
> l'homme qui s'est tourné vers Dieu et a marché fermement dans son amour, jusqu'à ce que son âme
> ait pris son essor vers Dieu, le souverain Seigneur de tous, l'Omnipotent, le Clément, le
> Miséricordieux.
> 
> (86.3)
> En revanche, les âmes des infidèles - et cela je l'atteste - au moment de rendre à Dieu leur dernier
> souffle, prendront conscience de toutes les bonnes choses qu'elles auront négligé d'acquérir. Elles se
> lamenteront sur leur sort et s'humilieront devant Dieu, et elles continueront de le faire après avoir
> quitté leur corps.
> 
> (86.4)
> Il est clair et évident qu'après leur mort physique, tous les hommes prendront conscience de la
> valeur de leurs actes et comprendront pleinement ce que leurs mains ont forgé. Je le jure par le
> 
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> Soleil qui brille à l'horizon de la puissance divine ! Au moment où ils quitteront cette vie, les fidèles
> du seul vrai Dieu éprouveront une joie et une allégresse impossibles à décrire, tandis que ceux qui
> auront vécu dans l'erreur seront saisis de crainte et de tremblements et remplis d'une consternation
> sans égale. Heureux celui qui aura bu le vin pur et limpide de la foi, par la grâce et la multitude des
> bienfaits de celui qui est le Seigneur de toutes les croyances. [...]
> 
> (86.5)
> Le jour est venu où les aimés de Dieu doivent tenir leurs yeux fixés sur sa Manifestation, et
> s'attacher à tout ce qu'il lui plaît de révéler. Certaines traditions des âges anciens ne reposent sur
> aucun fondement, et les notions entretenues par les générations passées et qui sont rapportées dans
> leurs livres, ont pour la plupart été influencées par les désirs d'une inclination corrompue. Tu sais,
> toi-même, combien sont erronés la plupart des commentaires et interprétations des paroles de Dieu
> ayant maintenant cours parmi les hommes ; leur inexactitude a été parfois pleinement démasquée
> lorsque les voiles ont été déchirés. Elles-mêmes ont reconnu leur incapacité à saisir la signification
> d'une seule parole de Dieu.
> 
> (86.6)
> Notre propos est de montrer que si les aimés de Dieu purifiaient leur coeur et leurs oreilles des vains
> propos émis autrefois, et tournaient leur âme vers celui qui est l'Aurore de sa révélation et vers tout
> ce qu'il a manifesté, leur attitude serait jugée par Dieu hautement méritoire. [...]
> 
> (86.7)
> Magnifie son nom et sois de ceux qui rendent grâces. Transmets mon salut à mes bien-aimés que
> Dieu a distingués pour son amour et auxquels il a permis de réaliser leurs aspirations. Et gloire à
> Dieu, le Seigneur de tous les mondes !
> 
> 87. Lawh-i-'Abdu'r-Razzaq
> 
> (87.1)
> Passons à ta question: "Comment ne reste-t-il aucune trace des prophètes qui précédèrent Adam, le
> Père de l'humanité, ou des rois qui vivaient au temps de ces prophètes ?" Sache que l'absence de
> toute mention les concernant n'est pas une preuve que ces rois et ces prophètes n'aient point existé.
> Le fait qu'aucun souvenir n'ait été gardé d'eux tient à leur extrême éloignement dans le temps, aussi
> bien qu'aux grands changements survenus dans le monde depuis leur époque.
> 
> (87.2)
> De plus, les modes d'écriture qui ont cours aujourd'hui étaient inconnus des générations pré-
> adamiques. Il fut même un temps où les hommes ignoraient complètement l'art d'écrire et avaient
> adopté un système tout à fait différent de celui utilisé de nos jours. De longues explications seraient
> nécessaires pour un exposé convenable de la question.
> 
> (87.3)
> Considère les changements qui se sont produits depuis les jours d'Adam. Les diverses langues, si
> largement répandues, que parlent aujourd'hui les peuples de la terre, étaient inconnues à l'origine,
> comme l'étaient d'ailleurs les lois et coutumes actuellement en vigueur. Les peuples de ces époques
> parlaient une langue différente de celles connues actuellement. La diversification du langage se
> produisit plus tard dans un pays appelé Babel, lequel fut ainsi désigné parce que le terme "Babel"
> signifie "lieu où se produisit la confusion des langues".
> 
> Florilège d'écrits de Bahá’u’lláh - www.religare.org                                  Page 74 / 157
> (87.4)
> C'est ultérieurement que prévalut le syriaque, langue dans laquelle furent révélées les Ecritures
> sacrées de l'ancien temps. Plus tard apparut Abraham, l'Ami de Dieu, qui répandit sur le monde la
> lumière de la révélation divine. Le langage qu'il employait lors de sa traversée du Jourdain prit le
> nom d'hébreu ('Ibrani) qui signifie "langue de la traversée". Les livres de Dieu et les Ecritures
> sacrées furent dès lors rédigés dans cette langue, et l'arabe ne devint la langue de la révélation
> qu'après un laps de temps considérable. [...]
> 
> (87.5)
> Vois donc le nombre et l'importance des changements survenus dans le langage écrit et parlé depuis
> les jours d'Adam. Combien plus grands encore ont-ils dû être avant lui !
> 
> (87.6)
> Notre intention, en révélant ces paroles, est de montrer que le seul vrai Dieu, en sa condition
> transcendante, se trouve et restera pour l'éternité, infiniment exalté au-dessus de la louange et des
> conceptions de tout ce qui n'est pas lui. Sa création a toujours existé et, de temps immémorial, des
> Manifestations de sa gloire divine et des Aurores d'éternelle sainteté ont été envoyées avec mission
> d'appeler l'humanité à reconnaître le seul vrai Dieu. Le fait que le nom de quelques-unes d'entre
> elles soit oublié, et que toute trace de leur passage soit perdue, doit être imputé aux troubles et aux
> changements qui ont frappé le monde.
> 
> (87.7)
> Certains livres font mention d'un déluge où fut détruit tout ce qui existait, souvenirs historiques
> aussi bien que le reste. D'autres cataclysmes effacèrent aussi toute trace de nombreux événements.
> De plus, les récits d'ordre historique qui subsistent aujourd'hui présentent entre eux des divergences
> de sorte que chaque peuple a sa version de l'âge de la terre et de son histoire. Les uns font remonter
> leur origine à huit mille ans, d'autres à douze mille. Pour qui a lu le livre de Juk, il est clair que les
> récits des divers livres diffèrent largement.
> 
> (87.8)
> Dieu veuille que, tournant les yeux vers la sublime Révélation, tu ne tiennes absolument aucun
> compte de ces traditions et récits qui se contredisent les uns les autres.
> 
> 88. Ridvanu'Adl, à Siyyid Muhammad Rida Shahmirzadi
> Adle
> (88.1)
> Sachez que l'essence de justice et sa source sont incarnées dans les préceptes prescrits par celui qui
> est la manifestation du Soi de Dieu parmi les hommes, si vous êtes de ceux qui reconnaissent cette
> vérité. Il incarne véritablement la norme infaillible et la plus élevée de la justice pour toute la
> création. Même si sa loi devait semer l'épouvante dans le coeur de tous ceux qui sont dans le ciel et
> sur la terre, cette loi ne serait encore que justice manifeste. Les troubles et les peurs que la
> révélation de cette loi peut jeter dans les coeurs sont comparables aux cris d'effroi du bébé privé du
> sein de sa mère, si vous êtes de ceux qui comprennent. Si les hommes pouvaient pénétrer l'intention
> profonde de la révélation divine, ils rejetteraient toute crainte, et leur coeur se remplirait d'allégresse
> et de gratitude.
> 
> Florilège d'écrits de Bahá’u’lláh - www.religare.org                                    Page 75 / 157
> 89. Tafsir-i-Suriy-i-Va'sh-Shams (Acre), à Shaykh Mahmud
> Mufti
> 
> (89.1)
> La parole de Dieu - exaltée soit sa gloire - dure éternellement, tu le crois avec fermeté. De même,
> sache qu'il te faut croire d'une foi aussi ferme que jamais la signification de cette parole ne saurait
> être épuisée. Seuls ceux qui en sont les interprètes officiels, ceux dont le coeur est dépositaire de ses
> secrets ont le pouvoir d'en comprendre toute la sagesse. Quiconque lit les Ecritures sacrées et
> éprouve la tentation de choisir ce qui peut lui servir à récuser l'autorité du Représentant de Dieu
> parmi les hommes, est en vérité semblable à un mort, bien que, selon les apparences extérieures, il
> semble marcher, converser avec ses voisins, partager leur nourriture et leur boisson.
> 
> (89.2)
> Puisse le monde me croire ! Si tout ce qui se trouve enfermé dans le coeur de Bahá et tout ce que lui
> a enseigné le Seigneur, son Dieu, le Seigneur de tous les noms, était dévoilé à l'humanité, il ne se
> trouverait pas un seul homme qui n'en fût confondu.
> 
> (89.3)
> Combien grande est la multitude des vérités que le vêtement des mots ne saurait contenir ! Combien
> nombreuses sont ces vérités qu'aucune expression ne peut rendre de façon adéquate, dont le sens ne
> pourra jamais être dévoilé, et auxquelles il est impossible de faire l'allusion même la plus lointaine !
> Combien de ces vérités doivent rester inexprimées jusqu'à ce que soit venu le temps fixé pour leur
> révélation ! Ainsi qu'il a été dit: "Tout ce qu'un homme sait ne peut pas toujours être communiqué ;
> quant à tout ce qui peut être communiqué, il n'est pas toujours opportun de le faire et tout ce qui
> pourrait être opportunément communiqué ne correspond pas toujours à la réceptivité de ceux qui
> l'écoutent."
> 
> (89.4)
> Parmi ces vérités, il en est qui ne peuvent être révélées que dans la mesure où sont capables de les
> recevoir les dépositaires de la lumière de notre science et ceux qui reçoivent notre grâce cachée.
> Nous prions Dieu de te fortifier de sa puissance et de te rendre capable de reconnaître celui qui est
> la source de toute science, afin que tu puisses te détacher de tout savoir humain. "Que servirait en
> effet à un homme de courir après ce savoir, quand il a déjà trouvé et reconnu celui qui est l'objet de
> toute connaissance ?" Attache-toi à la Racine du savoir et à celui qui en est la source, afin de te
> rendre indépendant de tous ceux qui se prétendent versés dans la science humaine, et dont ni
> revendication ni preuve manifeste, pas plus que le témoignage d'un quelconque livre éclairé, ne
> peuvent soutenir la prétention.
> 
> 90. Kitab-i-Iqan
> Iran
> (90.1)
> D’autant que, dans les cieux et sur la terre, chaque chose est la preuve directe de la révélation en
> elle-même des attributs et des noms de Dieu puisqu’en tout atome sont enchâssés les signes qui
> portent un éloquent témoignage de la révélation de cette très grande Lumière. Il me paraît même
> qu’aucun être ne pourrait exister sans la puissance de cette révélation. Combien resplendissantes
> sont les étoiles de connaissance qui brillent dans un atome et que vastes sont les océans de sagesse
> qui s’enflent dans une goutte d’eau ! C’est vrai, à un degré suprême, de l’homme qui, entre toutes
> choses créées, est drapé du vêtement de tels dons et choisi pour la gloire d’une telle distinction. Car
> 
> Florilège d'écrits de Bahá’u’lláh - www.religare.org                                  Page 76 / 157
> en lui sont virtuellement révélés, à un degré qu’aucune autre chose créée ne saurait atteindre ou
> dépasser, tous les noms et attributs de Dieu. Tous ces noms et attributs lui sont applicables.
> 
> (90.2)
> Ainsi a-t-il été dit : « L’homme est mon mystère et je suis son mystère. » Multiples sont les versets
> révélés à maintes reprises dans les Livres célestes et les saintes Ecritures, exposant ce thème subtil
> et sublime. Ainsi a-t-il été révélé : « Nous leur montrerons bientôt nos Signes, dans l’univers et en
> eux-mêmes. » Et de nouveau: « Et en vous-mêmes, des Signes pour ceux qui croient fermement. Ne
> les voyez-vous pas ? » Et encore : « Ne ressemblez pas à ceux qui oublient Dieu ; Dieu fait qu’ils
> s’oublient eux-mêmes. » À ce propos, a déclaré celui qui est le Roi éternel – puissent les âmes de
> tous ceux qui habitent la tente mystique lui être offertes en sacrifice : « Il a connu Dieu, celui-là qui
> s’est connu lui-même. » [...]
> 
> (90.3)
> De ce qui vient d’être dit, il est évident que toutes choses, en leur réalité essentielle, témoignent de
> la révélation en elles des noms et attributs de Dieu. Chacune, selon sa capacité, montre et exprime la
> connaissance de Dieu. Cette révélation est si puissante et universelle qu’elle embrasse toutes
> choses, tant visibles qu’invisibles. Ainsi a-t-il révélé : « Existe-t-il en dehors de toi un pouvoir de
> révélation que tu ne possèdes pas, qui aurait pu te manifester ? Aveugle est l’oeil qui ne te perçoit
> point. » De même le Roi éternel a dit : « Il n’y a aucune chose que je perçoive sans y percevoir
> Dieu, Dieu dedans, Dieu devant ou Dieu derrière. » Dans la tradition de Kumayl, il est aussi écrit :
> « Vois : une lumière a brillé du matin de l’éternité, et voilà que ses ondes ont pénétré la réalité
> essentielle de tous les hommes. »
> 
> (90.4)
> L’homme, la plus noble et la plus parfaite de toutes les choses créées, les surpasse toutes par la
> force de cette révélation, et en exprime une gloire plus complète. Et de tous les hommes, les plus
> accomplis, les plus éminents et les plus excellents sont les Manifestations du Soleil de vérité.
> Mieux, hormis ces Manifestations, tous vivent par l’opération de leur volonté, en tirent existence et
> se meuvent par l’effusion de leur grâce.
> 
> 91. Kitab-i-Iqan
> 
> (91.1)
> Entre autres preuves de la vérité de cette révélation se trouve celle-ci : en toute époque et dans
> chaque dispensation, toutes les fois que l’invisible Essence s’est révélée dans la personne de sa
> Manifestation, des âmes humbles et dégagées de toutes entraves terrestres ont recherché la lumière
> du Soleil de la prophétie et de la Lune de la direction divine, et trouvé accès à la divine Présence.
> D’où le mépris et les sarcasmes dont les ont accablés les religieux et les riches de leur temps.
> 
> (91.2)
> Ainsi qu’il l’a révélé au sujet de ceux qui errent : « Les chefs de son peuple, qui n’étaient pas
> croyants, dirent : Nous ne voyons en toi qu’un mortel semblable à nous. Nous ne te voyons, à
> première vue, suivi que par les plus méprisables d’entre nous. Nous ne voyons en vous aucune
> supériorité sur nous. Nous vous prenons, au contraire, pour des menteurs ». Ils critiquèrent ces
> saintes Manifestations et protestèrent : « Nul ne vous a suivis que les plus abjects d’entre nous, des
> gens qui ne méritent aucune considération. » Ils voulaient ainsi montrer que personne parmi les
> savants, les riches et les gens éminents n’avait cru en elles. C’est comme cela et avec des preuves
> similaires qu’ils cherchèrent à établir l’imposture de celui qui, pourtant, ne disait que la vérité.
> 
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> (91.3)
> Mais lors de cette resplendissante dispensation, de cette souveraineté sublime, nombre de religieux
> éclairés, d’hommes d’une science consommée, de docteurs d’une profonde sagesse ont accédé à sa
> Cour, bu à la coupe de sa Présence divine et reçu l’honneur de sa faveur la plus précieuse. Ils ont,
> pour l’amour du Bien-Aimé, renoncé au monde et à tout ce qu’il contient. [...]
> 
> (91.4)
> Tous ceux-là, guidés par la lumière de ce Soleil de la révélation divine, confessèrent et reconnurent
> sa vérité. Leur foi était telle que la plupart d’entre eux abandonnèrent leurs biens et leurs proches
> pour s’attacher au bon plaisir du Très-Glorieux. Ils offrirent leur vie pour leur Bien-Aimé et
> sacrifièrent tout sur son chemin. Leurs poitrines servirent de cibles aux traits de l’ennemi et leurs
> têtes ornèrent les piques des infidèles. Il n’est point de terre qui n’ait bu le sang de ces Incarnations
> du détachement, point d’épée qui n’ait meurtri leur cou. Leurs actes, à eux seuls, témoignent de la
> vérité de leurs paroles.
> 
> (91.5)
> Ce témoignage rendu par ces âmes saintes qui se sont glorieusement levées pour offrir leur vie à
> leur Bien-aimé et dont le sacrifice a forcé l’admiration du monde, ne suffit-il pas à convaincre les
> gens d’aujourd’hui ? N’est-ce pas un témoignage suffisant contre la déloyauté de ceux qui ont, pour
> un denier, trahi leur foi, troqué l’immortalité contre ce qui périt, renoncé pour des sources saumâtres
> au Kaw thar de la Présence divine, et qui n’ont qu’un but dans la vie, usurper le bien d’autrui ? Tu
> vois toi-même comment, tout occupés qu’ils sont des vanités de ce monde, ils errent loin de celui
> qui est le Seigneur, le Très-Haut.
> 
> (91.6)
> Soyez justes : n’est-il pas acceptable et digne d’attention le témoignage de ceux dont les actes
> confirment les paroles et qui accordent leur conduite avec leur vie intérieure ? L’esprit est dérouté
> par leurs actes et l’âme s’émerveille de leur force d’âme et de leur endurance physique. Ou est-il
> recevable le témoignage de ces êtres sans foi qui ne respirent que le désir égoïste et gisent
> prisonniers dans la cage de leurs vaines imaginations ? Pareils aux chauves-souris des ténèbres, ils
> ne lèvent la tête de leur couche que pour poursuivre le transitoire de ce monde et, la nuit, n’ont de
> repos qu’ils n’aient réussi à faire avancer leurs affaires sordides. Plongés dans leurs machinations
> égoïstes, ils oublient totalement le décret divin. Le jour, ils s’acharnent à poursuivre de toute leur
> âme des bénéfices matériels et la nuit, ne s’emploient qu’à satisfaire leurs désirs charnels. En vertu
> de quelle loi et de quel critère peut-on donner raison à ces âmes mesquines qui adhèrent au refus de
> croire et ignorent la foi de ceux qui, pour l’amour du bon plaisir de Dieu, ont renoncé à leur vie et
> leurs biens, à leur célébrité et leur renommée, à leur réputation et leur honneur ? [...]
> 
> (91.7)
> Avec quel amour, quelle dévotion, quelle exultation, quelle sainte extase ils ont sacrifié leur vie
> dans le sentier du Très-Glorieux ! De cette vérité tous témoignent. Comment ces gens peuvent-ils
> néanmoins rabaisser cette révélation ? Un autre âge a-t-il été témoin d’événements aussi
> considérables ? Si ces compagnons ne sont point les véritables champions en quête de Dieu, à qui
> d’autre pourra-t-on donner ce nom ? Ces compagnons cherchaient-ils la gloire ou le pouvoir ?
> Aspiraient-ils aux richesses ? Nourrissaient-ils d’autre désir que celui de satisfaire le bon plaisir de
> Dieu ? Et si ces compagnons, avec leurs merveilleux témoignages et leurs oeuvres admirables, sont
> dans l’erreur, qui alors peut se réclamer de la vérité ? Je jure par Dieu ! Leurs actes eux-mêmes sont
> un témoignage suffisant, une preuve irréfutable pour tous les peuples de la terre, si les hommes
> pesaient en leur coeur les mystères de la révélation divine. « Les injustes connaîtront bientôt le
> destin vers lequel ils se tournent ! »
> 
> (91.8)
> Considère ces martyrs d’une indubitable sincérité, dont le texte explicite du Livre fait foi de la
> véracité et qui, ainsi que tu en as toi-même été témoin, ont tous sacrifié leur vie, leurs biens, leurs
> 
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> femmes, leurs enfants et tout ce qu’ils avaient pour s’élever jusqu’aux plus hautes demeures du
> paradis. Est-il juste de rejeter le témoignage que ces êtres détachés et sublimes ont rendu à la vérité
> de cette prééminente et glorieuse révélation, et de tenir pour recevables les accusations portées
> contre cette Lumière resplendissante par ces mécréants qui pour de l’or ont renié leur foi et pour le
> pouvoir ont rejeté celui qui est le Guide souverain de l’humanité ? Et ceci alors que leur caractère
> est maintenant révélé à quiconque les reconnaît comme ceux qui sous aucun prétexte
> n’abandonneront le moindre iota de leur autorité terrestre pour l’amour de la sainte foi de Dieu et
> encore moins leur vie, leurs biens et tout le reste !
> 
> 92. A un inconnu
> 
> (92.1)
> Le livre de Dieu est grand ouvert, et sa parole appelle à lui tous les hommes. Mais il ne s'en est
> trouvé qu'une poignée pour adhérer à sa cause, ou pour s'employer à la répandre. Ce petit nombre a
> reçu le divin élixir qui peut seul changer en or pur l'écume du monde, en même temps que le
> pouvoir d'administrer l'infaillible remède aux maux dont souffrent les enfants des hommes. Aucun
> homme ne peut parvenir à la vérité éternelle sans avoir embrassé la vérité de cette inestimable,
> merveilleuse et sublime révélation.
> 
> (92.2)
> Ô amis de Dieu, tendez l'oreille à la voix de celui que le monde a si injustement traité, et attachez-
> vous fermement à tout ce qui peut exalter sa cause. En vérité, il guide qui lui plaît en son droit
> chemin. C'est là une révélation qui communique de la force aux faibles et couvre de richesse les
> destitués.
> 
> (92.3)
> Consultez-vous les uns les autres dans un esprit d'extrême amitié et de parfaite fraternité et
> consacrez les jours précieux de votre vie à l'amélioration du sort du monde et à l'avènement de la
> cause de celui qui est l'ancien et souverain Seigneur de tous. Il ordonne aux hommes ce qui est
> juste, et il leur défend ce qui les dégrade.
> 
> 93. Lawh-i-Tafsir-i-Bayt-i-Sa'di, à Shaykh Salman
> 
> (93.1)
> Sache que toute chose créée est un signe de la révélation de Dieu. Chacune, selon sa capacité, est et
> restera un symbole du Tout-Puissant. Ayant décidé, lui, le souverain Seigneur de tous, de révéler sa
> souveraineté dans le domaine des noms et attributs, il a, par un acte de sa volonté, fait de chaque
> chose créée un signe de sa gloire. Si pénétrante et si répandue est cette révélation, qu'il n'y a rien
> dans l'univers qui n'en reflète la splendeur. Dans ces conditions, s'efface toute évocation
> d'éloignement ou de proximité. [...] Si la main du divin pouvoir retirait aux choses créées ce don
> inestimable, l'univers en deviendrait vide et désolé.
> 
> (93.2)
> Admire combien le Seigneur est infiniment exalté au-dessus de toutes choses créées. Contemple sa
> majesté souveraine, son autorité, son pouvoir suprême. Si ces choses qu'il a créées - exaltée soit sa
> gloire - et dont il a fait des manifestations de ses noms et attributs, se trouvent, par la vertu de la
> 
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> grâce dont il les a dotées, au-dessus de toutes conditions de proximité et d'éloignement, combien
> plus élevée doit se trouver l'Essence divine qui les a appelées à l'existence ! [...]
> 
> (93.3)
> Médite ce qu'a écrit le poète: "Ne t'étonne pas que mon Bien-Aimé soit plus près de moi que je ne le
> suis moi-même ; étonne-toi plutôt qu'en dépit de sa proximité, je reste, moi, si loin de lui". [...]
> Lorsque le poète se réfère à ce que Dieu a révélé: "Nous sommes plus près de l'homme que la veine
> de son coeur", il a voulu dire par ce verset que Dieu se trouve plus près de moi que la veine de mon
> coeur, tout pénétré que soit mon être de la révélation de mon Bien-Aimé, malgré ma certitude de la
> réalité de cette révélation et ma reconnaissance de ma condition. Il veut dire par là que son coeur où
> siège le Miséricordieux et où trône la splendeur de sa révélation est oublieux de son Créateur, s'est
> écarté de sa voie, privé de sa gloire et a subi la souillure des désirs terrestres.
> 
> (93.4)
> Il convient, à ce propos, de rappeler que le seul vrai Dieu est, en lui-même, exalté au-delà et au-
> dessus des états d'éloignement et de proximité. Sa réalité transcendante ne connaît pas de telles
> limitations. Sa relation avec ses créatures ne connaît point de degrés. Que certaines d'entre elles
> soient proches et que d'autres soient éloignées est dû aux Manifestations elles-mêmes.
> 
> (93.5)
> Le fait que le coeur humain soit le siège de la révélation de Dieu, le Très-Miséricordieux, est attesté
> par les saintes déclarations que nous avons autrefois révélées. Entre autres, se trouve celle-ci: "La
> terre et le ciel ne me peuvent contenir ; seul, peut me contenir le coeur de celui qui croit en moi et
> qui est fidèle à ma cause." Le coeur humain, dépositaire de la lumière divine et siège de la
> révélation du Miséricordieux, s'écarte si souvent de celui qui est la source de cette révélation et de
> cette lumière. C'est l'indocilité du coeur qui l'éloigne de Dieu et le condamne à être séparé de lui.
> Quant aux coeurs pleinement conscients de sa présence, ils sont proches de lui et l'on peut dire
> qu'ils se sont approchés de son trône.
> 
> (93.6)
> Considère, en outre, combien fréquemment l'homme est oublieux de lui-même, alors que Dieu, par
> sa connaissance qui englobe toute chose, reste conscient de sa créature et continue de répandre sur
> elle l'éclat manifeste de sa gloire. Il est donc évident que, dans ces conditions, Dieu se trouve plus
> près de sa créature que celle-ci ne l'est elle-même. Et il le demeurera à jamais, car tandis que le seul
> vrai Dieu connaît, perçoit et embrasse toutes choses, l'homme est enclin à l'erreur et ignorant des
> mystères qu'il porte au-dedans de lui-même.
> 
> (93.7)
> Qu'on n'aille pas imaginer qu'en disant que toutes choses créées sont les signes de la révélation de
> Dieu, nous entendions - Dieu nous en préserve - que tous les hommes, bons ou mauvais, croyants
> ou mécréants, sont égaux devant Dieu. Cela n'implique pas davantage que l'Être divin - magnifié
> soit son nom et exaltée sa gloire - soit en aucune façon comparable aux hommes, ni qu'il puisse, en
> quelque manière, être associé à ses créatures.
> 
> (93.8)
> Cette erreur est commise par quelques insensés qui, tentant de se hausser jusqu'aux cieux de leurs
> vaines imaginations, ont prétendu que l'unité divine signifiait que toutes choses créées sont des
> signes de Dieu, et qu'il s'ensuivait qu'aucune distinction ne saurait être établie entre eux. D'autres,
> les dépassant dans une telle erreur, vont jusqu'à prétendre que ces signes ne sont rien de moins que
> les pairs et associés de Dieu lui-même. Juste ciel ! il est, en vérité, un et indivisible, un dans son
> essence et un dans ses attributs ! Tout ce qui n'est pas lui n'est rien en face de la resplendissante
> révélation d'un seul de ses noms qui ne contient que la plus faible lueur de sa gloire, et combien
> moins en face de Dieu lui-même !
> 
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> (93.9)
> Par la justice de mon nom, le Miséricordieux ! à la révélation de ces paroles, la Plume du Très-Haut
> est agitée d'un tremblement douloureux. Combien chétive et insignifiante est l'évanescente goutte
> d'eau auprès des lames et des vagues houleuses de l'océan divin sans limite et sans fin, et combien
> méprisable, au regard de l'ineffable gloire incréée de l'Éternel, apparaît tout ce qui est contingent et
> périssable ! Pour ceux qui entretiennent de telles croyances et profèrent de tels propos, nous
> implorons le pardon du Dieu tout-puissant. Dis: Ô peuple, comment comparer l'Absolu à une
> pensée éphémère, et comment assimiler le Créateur à ses créatures qui ne sont que les signes tracés
> par sa plume ? Que dis-je ! ce qui sort de cette plume excelle toutes choses, est infiniment exalté au-
> dessus de toute créature.
> 
> (93.10)
> Considère encore dans leurs rapports mutuels les signes de la révélation de Dieu. Le soleil, par
> exemple, qui n'est qu'un de ces signes, peut-il être mis au même rang que les ténèbres ? Le seul vrai
> Dieu m'en rend témoignage ! Nul homme ne le croira possible, à moins que son coeur ne soit
> desséché et ses yeux entièrement abusés. Dites: Considérez votre propre personne. Vos ongles et
> vos yeux en font partie. Leur attribuerez-vous même rang et même valeur ? Si vous acquiescez,
> alors en vérité, vous accusez d'imposture le Seigneur, mon Dieu, le Très-Glorieux, car vous coupez
> les uns et vous prenez soin des autres comme de votre propre vie.
> 
> (93.11)
> Il n'est aucunement permis de transgresser les limites de son rang et de son état. Ceux-ci doivent
> être maintenus dans leur parfaite intégrité. Autrement dit, toute chose créée doit être considérée
> sous l'angle du rang qui lui a été assigné.
> 
> (93.12)
> Il ne faut pas perdre de vue que lorsque la lumière de mon nom, l'Omnipénétrant, répand son éclat
> sur le monde, toute chose créée est, selon un décret immuable, douée de la capacité d'exercer une
> influence particulière, et mise en possession d'une vertu distincte. Considère les effets du poison.
> Encore que mortel, il peut, dans certaines conditions, exercer une influence bienfaisante. Le pouvoir
> dont toute chose créée est imprégnée est la conséquence directe de la révélation de ce nom béni.
> Gloire à celui qui est le Créateur de tous les noms et attributs ! Jetez au feu l'arbre pourri et
> desséché, restez à l'ombre de l'arbre vert et florissant et prenez votre part de ses fruits.
> 
> La plupart de ceux qui vécurent aux jours des Manifestations de Dieu ont émis ce genre de propos
> inconvenants. Ceux-ci sont recueillis en détails dans les Livres révélés et les saintes Écritures.
> 
> (93.13)
> Est vraiment croyant en l'unité de Dieu quiconque reconnaît en toutes choses créées et en chacune
> d'elles, le signe de la révélation de celui qui est la Vérité éternelle, et non pas celui qui maintient
> que la créature ne se distingue pas du Créateur.
> 
> (93.14)
> Penche-toi, par exemple, sur la révélation de la lumière du nom de Dieu, l'Éducateur. Vois comment
> se manifestent en toutes choses les preuves de cette révélation, comment l'amélioration de tous les
> êtres en dépend. Cette éducation est de deux sortes. L'une est universelle. Son influence pénètre
> toutes choses et entretient leur existence. C'est pour cette raison que Dieu s'est donné le titre de
> "Seigneur de tous les mondes". L'autre est réservée à ceux qui se sont mis à l'ombre de ce nom et
> qui ont recherché l'abri de cette puissante révélation. Quant à ceux qui l'ont dédaignée, ils se sont
> eux-mêmes frustrés de ce privilège et ne peuvent bénéficier de la nourriture spirituelle envoyée par
> la grâce céleste de ce Plus-Grand-Nom. Quel abîme sépare les uns des autres ! Si le voile était levé
> et qu'apparût dans la plénitude de sa gloire la condition de ceux qui se sont résolument tournés vers
> Dieu et qui, pour l'amour de lui, ont renoncé au monde, la création tout entière en serait frappée de
> stupeur. Ainsi que cela a déjà été expliqué, le vrai croyant en l'unité de Dieu verra dans le croyant et
> 
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> dans l'incroyant les signes évidents de la révélation de ces deux noms. Si cette révélation était
> abolie, tous périraient.
> 
> (93.15)
> Penche-toi de même sur la révélation de la lumière du nom de Dieu, l'Incomparable. Vois comment
> cette lumière a enveloppé toute la création, comment toutes les choses créées manifestent les signes
> de son unité, attestent la réalité de celui qui est la Vérité éternelle et proclament sa souveraineté, son
> unité et sa puissance. Cette révélation est un gage de sa miséricorde qui a englobé toutes choses
> créées. Ceux, toutefois, qui ont prêtés à Dieu des associés restent ignorants d'une telle révélation. Ils
> sont privés de la foi par laquelle ils auraient pu s'approcher de lui et s'unir à lui. Vois comment les
> divers peuples et phratries de la terre témoignent de son unité. S'ils ne portaient pas en eux-mêmes
> le signe de cette unité, ils n'eussent jamais reconnu la vérité des paroles: "Il n'est d'autre Dieu que
> Dieu". Et pourtant, vois comme ils ont lamentablement erré, comme ils se sont écartés de sa voie.
> En refusant de reconnaître la révélation souveraine, ils ont cessé de compter parmi les vrais croyants
> en l'unité de Dieu.
> 
> (93.16)
> En un sens, ce signe de la révélation de l'Être divin que portent en eux-mêmes ceux qui ont donné à
> Dieu des associés, peut être considéré comme un reflet de la gloire dont sont illuminés les fidèles.
> Mais c'est là une vérité accessible à ceux-là seulement qui sont doués de compréhension. Ceux qui
> ont vraiment reconnu l'unité de Dieu doivent être regardés comme les premiers à manifester ce
> nom. Eux ont bu à longs traits dans la coupe que leur tendait la main de Dieu le vin de l'unité
> divine, et ont tourné leur face vers lui. Quelle distance sépare ces êtres sanctifiés de ces hommes qui
> errent si loin de Dieu ! [...]
> 
> (93.17)
> Veuille le Seigneur que, d'un regard pénétrant, tu perçoives en toutes choses le signe de la
> révélation de celui qui est l'ancien Roi et que tu reconnaisses combien cet Être saint et sacré est
> exalté par-dessus toute la création. Telles sont, en vérité, la racine et l'essence même de la croyance
> en l'unité divine. "Dieu était seul ; il n'y avait personne autre que Lui." Il est maintenant ce qu'il a
> toujours été. Il n'est d'autre Dieu que lui, l'Unique, l'Incomparable, le Tout-Puissant, le Sublime, le
> Très-Grand.
> 
> 94. À Jinab-i-Hashim
> 
> (94.1)
> Passons maintenant à ce que tu as dit concernant l'existence de deux dieux. Prends garde, prends
> bien garde d'être ainsi conduit à donner des associés au Seigneur, ton Dieu. Il est, et a toujours été
> seul et unique, sans pair ni égal, éternel dans le passé, éternel dans l'avenir, indépendant de toutes
> choses, sans limite, immuable et absolu. Il ne s'est adjoint aucun associé dans son royaume, aucun
> conseiller pour le guider, ni personne qui puisse lui être comparé et dont la gloire puisse rivaliser
> avec sa gloire. De cela portent témoignage tous les atomes de l'univers et, par-delà, les hôtes des
> royaumes célestes qui occupent les régions les plus élevées et dont les noms sont rappelés devant le
> Trône de gloire.
> 
> (94.2)
> Du fond du coeur, témoigne de cette déclaration faite par Dieu lui-même, et pour lui-même, qu'il n'y
> a d'autre Dieu que lui, que tout ce qui n'est pas lui n'existe que par son ordre, que tout a été façonné
> avec sa permission, est assujetti à sa loi, rentre dans l'oubli lorsqu'on le compare aux preuves
> glorieuses de son unité, et n'est que pur néant auprès des puissantes révélations de son unité. De
> 
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> toute éternité, Dieu fut un dans son essence, un dans ses attributs, un dans ses oeuvres. La
> comparaison n'est applicable qu'à ses créatures et l'idée d'association est une notion qui n'appartient
> qu'à ceux qui le servent. Son essence est incommensurablement exaltée au-dessus des descriptions
> que peuvent faire de lui ses créatures. Il est seul à occuper le trône de majesté transcendante, de
> suprême et inaccessible gloire.
> 
> (94.3)
> L'oiseau du coeur de l'homme, si haut qu'il plane, ne pourra atteindre les sommets de son essence
> inconnaissable. C'est lui qui a appelé à l'être toute la création, lui qui, par son ordre, a fait surgir du
> néant toute chose créée. Et vraiment, cette créature née par la puissance de la parole que sa plume a
> révélée et qu'a dirigée l'index de sa volonté, peut-elle lui être associée ou être tenue pour une
> incarnation de Dieu lui-même ? Incompatibles avec sa gloire est la plume ou la langue qui
> chercherait à faire allusion à son mystère ou le coeur humain qui tenterait de concevoir son essence.
> Tous ceux qui ne sont pas lui se tiennent à sa porte, pauvres et désolés, impuissants devant la
> grandeur de sa puissance, simples esclaves en son royaume. Il est, en vérité, assez riche pour se
> passer de toutes ses créatures.
> 
> (94.4)
> Quant au lien de servitude qui unit l'adorateur à l'Adoré, la créature à son Créateur, il n'est qu'un
> gage de pure faveur de la grâce divine, et en aucun cas l'indication de quelque mérite que les
> hommes pourraient posséder. De cela tout vrai croyant éclairé portera témoignage.
> 
> 95. À Ni'matu’lláh
> Né
> (95.1)
> Sache que, selon les décrets du livre de ton Seigneur, le Seigneur de tous les hommes, les faveurs
> qu'il dispense à l'humanité sont, et demeurent à jamais, sans limitation. Le don de l'intelligence
> vient en premier lieu parmi ces faveurs conférées aux hommes par le Tout-Puissant. En accordant
> un tel don à sa créature, son intention est avant tout de la rendre capable de connaître et d'accepter
> le seul vrai Dieu - exaltée soit sa gloire. Ce don confère à l'homme le pouvoir de discerner la vérité
> en toutes choses, le conduit à ce qui est juste et l'aide à découvrir les secrets de la création. Vient
> ensuite le sens de la vue, principal instrument qui permet à l'intelligence de fonctionner. L'ouïe, la
> sensibilité et les autres sens sont également au nombre des bienfaits dont le corps humain est
> gratifié. Immensément exalté est le Tout-Puissant qui a créé ces facultés et les révèle dans le corps
> de l'homme.
> 
> (95.2)
> Chacune d'elles est une preuve évidente de la majesté, de la puissance, de l'autorité et de
> l'universelle science du seul vrai Dieu - exaltée soit sa gloire. Considère le sens du toucher. Vois
> comme son pouvoir s'étend au corps humain tout entier. Alors que l'ouïe et la vue sont chacune
> localisées en un point particulier, le sens du toucher embrasse, lui, la totalité du corps. Glorifiée soit
> la puissance de Dieu, et magnifiée sa souveraineté !
> 
> (95.3)
> Ces dons sont inhérents à l'homme. Quant au don qui surpasse tous les autres, est inaltérable dans sa
> nature et se rattache à Dieu lui-même, c'est le don de la révélation divine. Tous les bienfaits
> accordés à l'homme par le Créateur, tant matériels que spirituels, dépendent de ce don-là. Il est, en
> son essence et pour toujours, le pain qui descend du ciel. Il est le suprême témoignage de Dieu, la
> plus évidente manifestation de sa vérité, le signe de sa générosité parfaite, le gage de sa miséricorde
> 
> Florilège d'écrits de Bahá’u’lláh - www.religare.org                                    Page 83 / 157
> universelle, la preuve de sa tendre providence, le symbole de sa grâce achevée. Et, en vérité, il a
> reçu sa part de ce don suprême de Dieu, celui qui reconnaît sa Manifestation en ce jour.
> 
> (95.4)
> Rends grâces à Dieu de t'avoir conféré un si grand bienfait. Élève la voix et dis: Sois loué ! ô toi,
> Désir de tout coeur éclairé.
> 
> 96. A un inconnu
> 
> (96.1)
> La Plume du Très-Haut ne cesse d'appeler, et cependant, bien peu prêtent l'oreille à sa voix ! Les
> habitants du royaume des noms s'attachent à l'aspect agréable du monde, oublieux de la fugacité de
> ses couleurs qui est évidente pour tout homme qui a des yeux pour voir et des oreilles pour
> entendre.
> 
> (96.2)
> Une vie nouvelle anime en cet âge tous les peuples de la terre, mais personne n'en a découvert la
> cause ni perçu la raison. Considère les peuples de l'Occident. Vois comment, tout à leur poursuite
> de réalisations médiocres et vaines, ils sacrifient encore et toujours d'innombrables existences pour
> en assurer l'établissement et le développement ! Quant aux peuples de la Perse, ils sont découragés
> et plongés dans une léthargie profonde, bien que dépositaires d'une révélation lumineuse dont la
> renommée s'est répandue sur la terre entière.
> 
> (96.3)
> Ô amis, ne négligez pas les vertus dont vous avez été doués, ne soyez pas indifférents à votre haute
> destinée. Ne souffrez point que vos oeuvres soient perdues, à cause des vaines imaginations conçues
> par quelques coeurs pervers. Vous êtes les étoiles du ciel de la compréhension, la brise qui souffle
> au point du jour, les eaux tranquilles dont dépend la vie même de tous les hommes, les lettres
> inscrites sur le rouleau sacré de Dieu.
> 
> (96.4)
> Profondément unis, et dans un esprit de fraternité parfaite, efforcez-vous d'être capables d'accomplir
> ce qui convient en ce jour de Dieu. En vérité, je vous le dis, discorde, dissensions et tout ce
> qu'abhorre l'esprit humain sont choses indignes de votre rang. Concentrez vos énergies sur la
> propagation de la foi de Dieu. Que celui qui est digne de répondre à un si noble appel se lève pour
> la répandre. Quant à celui qui ne peut le faire, qu'il délègue un autre pour proclamer en ses lieu et
> place cette révélation dont la puissance ébranle dans leurs fondements les plus solides édifices,
> réduit les montagnes en poussière et jette toutes les âmes dans la confusion. Si la grandeur de ce
> jour était révélée dans sa plénitude, chacun, pour avoir part à sa gloire, ne fût-ce qu'un instant,
> sacrifierait des myriades d'existences et jusqu'à ce monde et ses trésors périssables !
> 
> (96.5)
> Prenez la sagesse pour guide dans toutes vos actions et restez-lui assurément fidèles. Dieu veuille
> vous fortifier pour accomplir sa volonté et vous faire apprécier comme il convient le rang sublime
> auquel il a promu ses aimés qui se lèvent pour le servir et magnifier son nom. Que sur eux soient la
> gloire de Dieu, la gloire de tout ce qui existe sur la terre et dans le ciel, la gloire des hôtes du très
> exalté paradis, au plus haut des cieux.
> 
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> 97. À 'Ali Muhammad-i-Siraj
> 
> (97.1)
> Vois les doutes que ceux qui donnent des associés à Dieu ont semés dans le coeur des habitants de
> ce pays. Ils demandent: "Est-il possible de changer le cuivre en or ?" Dis: Certes, par mon Seigneur
> ! cela est possible. Mais ce secret gît au coeur de notre science. Nous le révélerons à qui nous
> voudrons. Que quiconque doute de notre pouvoir demande au Seigneur, son Dieu, de lui découvrir
> ce secret et de l'assurer de sa vérité. Que le cuivre puisse être changé en or prouve que l'or peut
> aussi être changé en cuivre, si vous êtes de ceux qui peuvent comprendre cette vérité. À tout
> minéral on peut faire acquérir la densité, la forme et la substance de chacun des autres minéraux.
> Cette science-là est nôtre dans le Livre caché.
> 
> 98. Kitab-i-Aqdas
> 
> (98.1)
> Dis: Ô chefs religieux, ne pesez pas le Livre de Dieu selon les normes et les connaissances qui ont
> cours parmi vous, car le Livre est lui-même la balance infaillible établie parmi les hommes. Cette
> balance parfaite doit peser ce que possèdent tous les peuples et les gens de la terre, tandis que son
> poids devrait être jaugé d'après son propre étalon, puissiez-vous le savoir.
> 
> (98.2)
> L’oeil de ma tendre bonté pleure douloureusement sur vous, car vous n’avez pas su reconnaître
> celui que vous appeliez jour et nuit, soir et matin. Ô peuple, avance, le visage blanc comme neige et
> le coeur radieux, vers le lieu vermeil et béni, où le Sadratu’l-Muntahá s’écrie : « En vérité, il n’est
> pas d’autre Dieu que moi, l’omnipotent Protecteur, l’Absolu ! »
> 
> (98.3)
> Ô chefs religieux, qui parmi vous peut rivaliser avec moi en perspicacité ou en clairvoyance ? Où
> est celui qui osera se prétendre mon égal en parole ou en sagesse ? Non, par mon Seigneur, le Très-
> Miséricordieux ! Tout sur terre passa, et voici le visage de votre Seigneur, le Tout-Puissant, le Bien-
> Aimé.
> 
> (98.4)
> Ô peuple, nous décrétons que la fin suprême et dernière de toute étude est la reconnaissance de celui
> qui est l'objet de tout savoir ; et pourtant, voyez comme vous avez laissé votre science vous
> dissimuler, comme par un voile, celui qui est l'Aurore de cette lumière, par qui chaque chose cachée
> fut révélée. Si seulement vous pouviez découvrir la source d'où se répand la splendeur de cette
> parole, vous rejetteriez les peuples du monde et tout ce qu'ils possèdent, pour vous approcher de ce
> Siège de gloire suprêmement béni.
> 
> (98.5)
> Dis: Voici en vérité le ciel où le Livre-mère est précieusement gardé, si seulement vous pouviez le
> comprendre. Il est celui qui a incité le Rocher à crier et le Buisson ardent à élever la voix sur le
> mont dominant la Terre sainte et à proclamer: "Le royaume est à Dieu, le souverain Seigneur de
> tous, le Tout-Puissant, l'Aimant !"
> 
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> (98.6)
> Nous n'avons fréquenté aucune école ni lu aucun de vos travaux. Prêtez l'oreille aux paroles de celui
> qui n'est pas érudit, paroles par lesquelles il vous appelle à Dieu, l'Éternel. Cela vaut mieux pour
> vous que de posséder tous les trésors de la terre, puissiez-vous le comprendre.
> 
> 99. À Mulla 'Ali-Akbar-i-Ayadi
> 
> (99.1)
> La croyance en Dieu se meurt dans tous les pays ; Son bienfaisant remède est seul à pouvoir la
> rétablir. Une impiété corrosive ronge les forces vitales de la société: quoi d'autre que l'élixir de cette
> puissante révélation pourrait la purifier et lui rendre la vie ? Ô Hakim, l'homme a-t-il le pouvoir
> d'apporter aux éléments constituant les particules infimes et indivisibles de la matière un
> changement tel que cette matière soit transmuée en or pur ? Quelque troublant et difficile que cela
> paraisse, le pouvoir nous a été donné d'accomplir la tâche bien plus ardue de convertir les forces
> sataniques en puissances célestes. La force capable d'une telle transformation l'emporte pour
> produire un changement si grand et d'une telle portée.
> 
> 100. Lawh-i-'Ali
> 
> (100.1)
> Du trône de Dieu, la voix du Héraut divin déclare: Ô vous, mes bien-aimés, ne souffrez point que la
> frange de mon vêtement sacré soit souillée de la boue des choses de ce monde et ne cédez point aux
> impulsions de vos désirs corrompus. M'en rend témoignage le Soleil de la révélation divine, qui
> brille dans la plénitude de sa gloire au ciel de cette prison. Ceux dont le coeur est tourné vers celui
> qui est l'objet de l'adoration de la création tout entière doivent, en ce jour, s'éloigner et se détacher
> de toutes choses créées, tant visibles qu'invisibles. Et s'ils se lèvent pour enseigner ma cause, il leur
> faut s'animer au souffle de celui qui est l'Indépendant et la répandre résolument au loin sur la terre,
> d'un esprit totalement centré sur lui, d'un coeur détaché de tout et d'une âme purifiée du monde et de
> ses vanités. Qu'ils choisissent la confiance en Dieu comme meilleur viatique pour les soutenir au
> cours de leur voyage et qu'ils se vêtent de l'amour de leur Seigneur, le Très-Glorieux. Ainsi, leurs
> paroles toucheront leurs auditeurs.
> 
> (100.1)
> Il est si large et si profond le fossé qui, en ce jour, nous sépare de ceux qui, tout occupés de leurs
> passions mauvaises, ont mis leurs espérances dans les choses de la terre et dans leur gloire fugitive !
> Souvent, en effet, la cour du Miséricordieux est apparue à ce point dépourvue des richesses de ce
> monde, que ceux qui vivaient en étroite union avec lui se trouvèrent dans un cruel dénuement. Mais,
> en dépit de leurs souffrances, la Plume du Très-Haut ne daigna jamais parler des choses de ce
> monde et de ses trésors, ni même y faire la plus légère allusion. Et si quelque présent lui fut parfois
> offert, il fut accepté en témoignage de sa grâce envers le donateur. Bien entendu, s'il nous avait plu
> de nous approprier pour notre usage personnel tous les trésors de la terre, nul n'eut été fondé à
> discuter notre autorité ni à contester notre droit. Mais peut-on imaginer acte plus méprisable que de
> solliciter, au nom du seul vrai Dieu, les richesses des hommes ?
> 
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> (100.2)
> Il t'incombe, comme il incombe à tout disciple de celui qui est la Vérité éternelle, d'inviter les
> hommes à se purifier de tout attachement aux choses de la terre et à se laver de toutes leurs
> souillures, afin que puisse, sur tous ceux qui l'aiment, se respirer le parfum suave du vêtement du
> Très-Glorieux.
> 
> (100.3)
> Quant à ceux qui possèdent la richesse, ils doivent aux pauvres les plus grands égards, car grand est
> l'honneur que Dieu réserve aux indigents dont la patience est inébranlable. Par ma vie ! aucun
> honneur ne saurait lui être comparé hormis celui qu'il plait à Dieu de conférer. Grande est la
> bénédiction réservée au pauvre qui tient son mal secret et l'endure avec patience, et heureux le riche
> qui prodigue ses biens aux nécessiteux qu'il préfère à lui-même.
> 
> (100.4)
> Quant à ces nécessiteux, Dieu veuille qu'ils s'efforcent de trouver des moyens d'existence. C'est là
> un devoir qui, en cette grande révélation, est prescrit à chacun, et dont Dieu tient l'accomplissement
> pour une bonne action. À qui s'en acquitte fidèlement, l'aide de l'invisible ne fera jamais défaut.
> Dieu peut, par sa grâce, enrichir qui lui plaît. Il a, en vérité, pouvoir sur toutes choses. [...]
> 
> (100.5)
> Ô 'Ali, explique aux aimés de Dieu que l'équité est la plus fondamentale des vertus humaines. Elle
> doit être, en effet, le critère de l'évaluation de toutes choses en ce monde. Médite un instant sur les
> malheurs et les afflictions que ce prisonnier a soufferts. Tous les jours de mon existence, je me suis
> trouvé à la merci de mes ennemis et tous les jours, j'ai enduré de nouvelles tribulations dans le
> chemin de l'amour de Dieu. J'ai tout accepté avec patience jusqu'à ce que la cause de Dieu soit
> largement répandue sur la terre. Et s'il se lève maintenant quelqu'un qui, mû par ses vaines
> imaginations, s'efforce, ouvertement ou en secret, de répandre les germes de la discorde parmi les
> hommes, pourra-t-on dire que la justice se trouve de son côté ? Non, certes, par celui dont la
> puissance s'étend sur toutes choses ! Par ma vie ! mon coeur gémit et mes yeux versent des larmes
> amères sur la cause de Dieu et sur ceux qui ne comprennent pas ce qu'ils disent et imaginent ce
> qu'ils ne peuvent pas comprendre.
> 
> (100.6)
> En ce jour, il convient à tout homme de s'attacher fermement au Nom suprême et d'oeuvrer pour
> l'unité de l'humanité. Nul endroit où fuir, nul abri à chercher en dehors de lui. Si un homme venait à
> prononcer des paroles propres à détourner ses semblables des rivages de l'océan sans limite de Dieu
> et à diriger leur coeur, non vers cet Être manifeste et glorieux, mais vers quoi que ce soit ayant
> revêtu une forme sujette aux limitations humaines - un tel homme, quelle que soit la hauteur de son
> rang, serait aussitôt dénoncé par la création tout entière pour s'être privé des douces saveurs du
> Très-Miséricordieux.
> 
> (100.7)
> Dis: Soyez équitables en votre jugement, hommes dont le coeur est éclairé ! En effet, qui ne l'est
> point est destitué de tout ce qui caractérise son rang d'homme. Celui qui est la Vérité éternelle sait
> fort bien ce que les hommes recèlent en leur coeur. Sa longue tolérance a enhardi ses créatures, car
> il ne déchirera pas le voile avant que l'heure soit venue. Sa miséricorde a contenu la fureur de sa
> colère et beaucoup ont pensé que le seul vrai Dieu ignorait ce qu'ils perpétraient en secret. Par celui
> qui est l'Omniscient, l'Informé ! le miroir de sa science ne cesse pas un instant de réfléchir toutes les
> actions des hommes, avec clarté, précision et fidélité. Dis: Loué sois-tu, ô toi qui caches les péchés
> des faibles et des abandonnés ! Magnifié soit ton nom, ô toi qui pardonnes leurs offenses aux
> irréfléchis !
> 
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> (100.8)
> Nous avons défendu aux hommes de suivre les imaginations de leur coeur perverti, afin qu'ils
> puissent reconnaître celui qui est à la fois l'objet et la source souveraine de toute science, et accepter
> tout ce qu'il lui plaît de leur révéler. Vois comme ils sont retenus dans les liens de leurs chimères et
> de leurs vaines imaginations. Par ma vie ! ils sont les propres victimes des inventions de leur coeur
> et ils ne le savent pas. Tout ce qui sort de leurs lèvres est vain et inutile, et ils ne le comprennent
> pas.
> 
> (100.9)
> Nous prions Dieu qu'il accorde sa grâce à tous les hommes et qu'il les rende capables de le connaître
> et de se connaître eux-mêmes. Par ma vie ! qui le connaît s'élancera dans l'immensité de son amour,
> détaché du monde et de tout ce qui lui appartient. Rien sur la terre ne saura l'arrêter dans son essor,
> et moins que tous ceux qui, mus par leurs vaines imaginations, disent ces choses que Dieu interdit.
> 
> (100.10)
> Dis: Le jour est venu où toute oreille se doit d'être attentive à sa voix. Ecoutez l'appel de cet
> Opprimé, magnifiez le nom du seul vrai Dieu, ornez-vous de la parure de son souvenir et illuminez
> votre coeur de la lumière de son amour. C'est la clé qui ouvre le coeur des hommes, le brillant qui
> polit l'âme de tous les êtres. Qui néglige ce qu'a prescrit l'index impérieux de Dieu vit
> manifestement dans l'erreur. La concorde et la droiture sont les marques de la véritable foi, plutôt
> que la dissension et l'inconduite Proclame devant les hommes ce que t'a ordonné d'observer celui
> qui dit la vérité et qui est porteur de la foi de Dieu. Ma gloire est sur toi, ô toi qui as invoqué mon
> nom, dont les regards sont dirigés vers ma cour et dont la langue célèbre la louange de ton Seigneur,
> le Bienfaisant.
> 
> 101. À Ustad Shir Muhammad
> Shir
> (101.1)
> Le but qui sous-tend la révélation de tout livre céleste, que dis-je ! de chaque verset de la révélation
> divine, est d'ouvrir le coeur des hommes au sentiment de la justice et d'éveiller en même temps leur
> intelligence, afin que la paix et la tranquillité s'établissent fermement entre eux. Tout ce qui instille
> la fermeté dans le coeur des hommes, tout ce qui exalte leur condition et accroît leur contentement
> est recevable aux yeux de Dieu. Élevée serait la condition de l'homme s'il se décidait à remplir sa
> haute destinée ; mais profond est l'avilissement où il sombre, dans des abysses que les créatures les
> plus viles n'ont jamais atteintes. Saisissez, ô amis, la chance que ce jour vous offre et ne vous privez
> point des généreuses effusions de la grâce divine. Je prie le Seigneur qu'il rende chacun de vous
> capable de s'orner, en ce jour béni, de la parure des oeuvres pures et saintes. Il fait, en vérité, ce qu'il
> veut.
> 
> 102. À Abu'l-Fadl Gulpayigani
> Gulpayirani
> (102.1)
> Prête une oreille attentive, ô peuple, à ce qu'en vérité, je te dis. Le seul vrai Dieu, exaltée soit sa
> gloire, a toujours considéré le coeur des hommes comme son bien propre, sa propriété exclusive.
> Tout le reste, terre et mer, gloire et richesse, il le donne en partage aux rois et princes de la terre.
> Depuis le commencement qui n'a pas de commencement, l'étendard qui proclame "Il fait ce qu'il
> 
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> veut" a toujours été déployé devant sa Manifestation. Obéir à ceux qui détiennent l'autorité et tenir
> fermement la corde de la sagesse, tel est en ce jour le devoir de l'humanité. Les instruments
> essentiels à la protection immédiate et à la sécurité du genre humain ont été remis aux mains des
> dirigeants de la société humaine. Telle est la volonté de Dieu, tel est son décret. [...] Nous caressons
> l'espoir qu'un des rois de la terre se lèvera pour l'amour de Dieu, et assurera le triomphe de ce
> peuple persécuté et opprimé. Ce roi sera à jamais exalté et glorifié. Dieu a prescrit à ce peuple
> d'aider qui l'aidera, de servir ses intérêts et de lui témoigner une fidélité constante. Ceux qui me
> suivent ont donc le devoir de servir, en toutes circonstances, quiconque se lèvera pour le triomphe
> de ma cause et de lui prouver en tout temps leur dévouement et leur fidélité. Heureux l'homme qui
> écoute mes avis et les met en pratique ! Et malheur à qui manque de remplir mes voeux !
> 
> 103. A un inconnu
> 
> (103.1)
> Dieu dont la langue n'exprime que la vérité apporte dans toutes ses tablettes le témoignage de ces
> paroles: "Je suis celui qui vit dans le glorieux royaume d'Abha".
> 
> (103.2)
> Par la justice de Dieu ! des hauteurs de cette condition sublime, sacrée, puissante et transcendante, il
> voit tout, il entend tout et, en cette heure, il proclame: Béni sois-tu, ô Javad, pour avoir atteint ce
> qu'aucun homme avant toi n'avait atteint ! Je le jure par celui qui est l'éternelle Vérité ! Par toi, les
> yeux des hôtes du paradis sublime se réjouissent. Le peuple, cependant, reste plongé dans
> l'indifférence. Si nous révélions ton glorieux état, le coeur des hommes en serait profondément
> troublé, ils perdraient pied ; ceux qui incarnent la vanité en seraient confondus, ils tomberaient à
> terre et, de peur d'entendre, ils se boucheraient les oreilles avec leurs doigts d'inconscience.
> 
> (103.3)
> Ne t'attriste pas sur le sort de ceux qu'absorbent les choses de ce monde et qui perdent le souvenir
> de Dieu, le Grandissime. Par celui qui est la Vérité éternelle ! le jour approche où s'abattra sur eux
> la colère du Tout-Puissant. Il est, en vérité, l'Omnipotent, l'universel Conquérant, le Fort. Il purgera
> la terre des souillures de leur corruption et il la donnera en héritage à ceux de ses serviteurs qui lui
> sont proches.
> 
> (103.4)
> Dis: Ô peuple ! la poussière emplit vos bouches et la cendre vous aveugle pour avoir vendu au plus
> vil des prix, le divin Joseph. Quelle misère est la vôtre, ô vous qui errez si loin de lui ! Vous êtes-
> vous imaginé que vous aviez le pouvoir de le dépasser, lui et sa cause ? Bien loin de là ! Et de cela,
> lui-même, le Tout-Puissant, le Très-Exalté, le Très-Grand, porte témoignage.
> 
> (103.5)
> Bientôt vous sentirez passer sur vous les rafales de son châtiment et la poussière de l'enfer vous
> recouvrira de son linceul. Ces hommes qui ont amassé les vanités et les hochets de la terre se sont
> détournés de Dieu avec dédain, ils ont à la fois perdu ce monde et le monde à venir. Avant peu,
> Dieu, de la main du pouvoir, les privera de leurs possessions et les dépouillera du vêtement de sa
> munificence. Cela, ils le verront bientôt, et toi aussi, tu en rendras témoignage.
> 
> (103.6)
> Dis: Ô peuple, le monde, et tout ce qu'il renferme, est sous la puissante étreinte de sa volonté: ne
> vous laissez pas décevoir par les illusions de cette vie. Il dispense à qui il veut ses bienfaits, et à qui
> il lui plaît, il les retire. Il agit, en vérité, selon son bon plaisir. Si le monde était à ses yeux de
> 
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> quelque valeur, même celle d'un grain de moutarde, il n'en eût pas abandonné la possession à ses
> ennemis. Mais il a permis que vous vous laissiez entraîner dans le tourbillon des affaires du monde,
> à cause de ce que vos mains ont forgé contre sa cause. C'est là, en vérité, un châtiment que vous
> vous êtes vous-mêmes délibérément infligé, puissiez-vous le comprendre ! Continuerez-vous à faire
> vos délices de choses que Dieu tient pour méprisables, et par lesquelles il a voulu mettre à l'épreuve
> le coeur des hésitants ?
> 
> 104. Paroles cachées.
> 
> (104.1)
> Ô vous, peuples du monde ! sachez en vérité qu'une calamité imprévue vous poursuit et qu'un
> châtiment douloureux vous attend. Ne croyez pas que vos actes soient effacés de ma vue. Par ma
> beauté ! ma plume les a tous gravés en caractères explicites sur des tablettes de chrysolite.
> 
> 105. Kitab-i-Aqdas
> 
> (105.1)
> Ô rois de la terre ! celui qui est le souverain Seigneur de tous est venu. Le royaume est à Dieu, le
> Protecteur omnipotent, l'Absolu. N'adorez que Dieu et, d'un coeur radieux, tournez votre visage vers
> votre Seigneur, le Seigneur de tous les noms. Rien de ce que vous possédez ne pourra jamais se
> comparer à cette révélation, puissiez-vous le savoir.
> 
> (105.2)
> Nous vous voyons vous réjouir de ce que vous avez amassé pour d'autres et vous exclure des
> mondes que seule ma Tablette préservée peut dénombrer. Les trésors que vous entassez vous
> entraînent fort loin de votre objectif ultime. Cela ne vous convient pas, puissiez-vous le
> comprendre. Purifiez vos coeurs de toute souillure terrestre et hâtez-vous d'entrer dans le royaume
> de votre Seigneur, le créateur de la terre et du ciel, qui fait trembler le monde et gémir tous ses
> peuples, à l'exception de ceux qui renoncent à toutes choses et s'attachent à ce qu'ordonne la
> Tablette cachée.
> 
> (105.3)
> Voici le jour où celui qui conversait avec Dieu parvient à la lumière de l’Ancien des jours, et boit à
> longs traits les eaux pures de la réunion dans cette Coupe qui fait s’enfler les mers. Dis : Par le seul
> vrai Dieu ! le Sinaï gravite autour de l’Aurore de la révélation, pendant que des hauteurs du
> royaume se fait entendre la voix de l’Esprit de Dieu qui proclame : « Levez-vous, ô superbes de la
> terre, et hâtez-vous vers lui ! » En ce jour, le Carmel dans l’ardeur de son adoration s’empresse de
> rejoindre sa cour, tandis que du coeur de Sion jaillit ce cri : « La promesse est accomplie ! Ce qui
> avait été annoncé dans les saintes Écritures de Dieu, le Suprême, le Tout-Puissant, le Bien-Aimé,
> est rendu manifeste. »
> 
> (105.4)
> Ô rois de la terre ! en cet endroit d’une transcendante splendeur, est révélée la Plus-Grande-Loi.
> Toute chose cachée est mise en lumière par la volonté de l’Ordonnateur suprême, celui qui annonce
> la dernière heure, par qui la lune est fendue et tout irrévocable décret exposé.
> 
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> (105.5)
> Vous n’êtes que des vassaux, ô rois de la terre ! Le Roi des rois est apparu revêtu de sa gloire la
> plus merveilleuse, il vous appelle à lui, le Secours, l’Absolu. Prenez garde que l’orgueil ne vous
> empêche de reconnaître la Source de la révélation et que les choses de ce monde ne vous voilent
> celui qui est le Créateur du ciel. Levez-vous et servez celui qui est le Désir de toutes les nations,
> celui qui vous a créés d’un mot et vous a désignés pour être en tout temps les emblèmes de sa
> souveraineté.
> 
> (105.6)
> Par la justice de Dieu ! nous n'avons pas l'intention de mettre la main sur vos royaumes. Nous avons
> pour mission de conquérir le coeur des hommes. Sur eux est fixé le regard de Bahá. De ceci, le
> royaume des noms porte témoignage, puissiez-vous le comprendre. Qui suit son Seigneur renoncera
> au monde et à tout ce qu'il contient ; et bien plus grand encore doit être le détachement de celui qui
> occupe un rang si majestueux ! Abandonnez vos palais et hâtez-vous d'obtenir l'accès à son
> royaume. Ceci, en vérité, vous sera profitable, à la fois dans ce monde et dans l'autre. Le Seigneur
> du royaume des cieux en témoigne, si seulement vous pouviez le savoir.
> 
> (105.7)
> Grande est la félicité réservée au roi qui se lèvera pour servir ma cause en mon royaume et se
> détachera de tout autre que moi ! Un tel roi sera compté parmi les compagnons de cette arche
> vermeille, l'arche que Dieu a préparée pour le peuple de Bahá. Tous doivent glorifier son nom,
> vénérer son rang et l'aider à ouvrir les portes des cités avec les clés de mon nom, l'omnipotent
> Protecteur de tous les habitants des royaumes visibles et invisibles. Un tel roi est comme la prunelle
> de l'humanité, la parure lumineuse ornant le front de la création, la source des bénédictions pour le
> monde entier. Ô peuple de Bahá, faites l'offrande de vos biens, que dis-je ! de vos vies mêmes, pour
> le soutenir.
> 
> 106. Lawh-i-Manikchi Sahib
> 
> (106.1)
> L'omniscient Médecin tient sous son doigt le pouls de l'humanité. Il diagnostique la maladie et, en
> son infaillible sagesse, il prescrit le remède. Tout âge a son problème propre, toute âme son
> aspiration particulière. Le remède qui convient aux afflictions du présent jour ne saurait être celui
> que réclameront les maux d'un âge ultérieur. Enquérez-vous soigneusement des besoins de l'âge où
> vous vivez et que toutes vos délibérations portent sur ce que cet âge requiert.
> 
> (106.2)
> Nous sentons bien les innombrables et terribles afflictions qui accablent l'humanité. Nous la voyons,
> sur son lit de douleur, languissante, cruellement éprouvée et profondément désillusionnée. Mais
> ceux que l'orgueil empoisonne se sont interposés entre la malade et l'infaillible Médecin divin.
> Voyez comment ils ont entraîné tous les hommes, eux-mêmes y compris, dans les filets de leurs
> ruses. Ils ne peuvent ni découvrir la cause de la maladie ni en trouver le remède. La droiture est
> pour eux duplicité et ils prennent leur ami pour un ennemi.
> 
> (106.3)
> Prêtez l'oreille à la douce mélodie de ce Prisonnier. Levez-vous ! Et haussez la voix pour réveiller
> ceux qui sont endormis ! Dis: Ô vous qui êtes semblables aux morts, la main de la générosité divine
> vous tend les eaux de vie. Hâtez-vous d'y apaiser votre soif. Qui renaîtra en ce jour, ne mourra
> jamais ; qui restera parmi les morts, plus jamais ne revivra.
> 
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> 107. Lawh-i-Napulyun III
> 
> (107.1)
> Celui qui est le Seigneur, le Très-Miséricordieux, chérit en son coeur le désir de voir l'espèce
> humaine unie en une seule âme et un seul corps. Hâtez-vous de prendre votre part des bienfaits de
> Dieu et rendez grâces en ce jour qui éclipse tous les autres jours. Grand est le bonheur de l'homme
> qui se détache de tout ce qu'il a pour souhaiter obtenir ce qui est à Dieu. Un tel homme, nous en
> témoignons, est compté parmi les élus de Dieu.
> 
> 108. À Aqa Siyyid Yusuf Isfahani
> 
> (108.1)
> Nous avons fixé pour vous un temps déterminé, ô peuples ! Si, quand cette heure sonnera, vous
> négligez de vous tourner vers Dieu, il vous saisira avec violence et suscitera de graves afflictions
> qui vous assailliront de toutes parts. Terrible, en vérité, est le châtiment que le Seigneur vous
> infligera.
> 
> 109. À Haji Mirza Kamali'd-Din
> 
> (109.1)
> Ô Kamal, les sommets que l'homme mortel peut atteindre en ce jour, par la grâce de Dieu, ne lui ont
> pas encore été révélés. Le monde de l'existence n'a jamais possédé, et il ne possède toujours pas, la
> capacité de recevoir une telle révélation. Le jour approche cependant où, par la vertu de son ordre,
> les hommes seront dotés d'une si grande faveur. Bien que toutes les nations se dressent contre lui, et
> que se liguent, pour miner sa cause, tous les rois de la terre, sa puissance restera inébranlée. En
> vérité, il dit ce qui est et il convie l'humanité à marcher dans la voie de celui qui est l'Incomparable,
> l'Informé.
> 
> (109.2)
> Tous les hommes ont été créés pour travailler au développement incessant de la civilisation. Le
> Tout-Puissant m'en rend témoignage: Agir ainsi que font les bêtes des champs est indigne de
> l'homme. Les vertus qui conviennent à sa dignité sont la tolérance, la compassion, la miséricorde, et
> une tendre bonté à l'égard de tous les peuples et phratries de la terre. Dis: Ô amis, buvez
> abondamment de ces eaux cristallines que fait couler la grâce de celui qui est le Seigneur des noms.
> Laissez aussi les autres prendre, en mon nom, leur part de ces eaux de vie, afin qu'en toute contrée
> ceux qui conduisent les hommes reconnaissent l'intention dans laquelle la Vérité éternelle a été
> révélée, et la raison pour laquelle ils ont eux-mêmes été créés.
> 
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> 110. Lawh-i-Maqsud (Acre)
> 
> (110.1)
> Le grand Être dit: Ô vous, enfants des hommes ! le dessein fondamental qui anime la foi de Dieu et
> sa religion, est de sauvegarder les intérêts du genre humain, de promouvoir son unité, de stimuler
> l'esprit d'amour et de fraternité parmi les hommes. N'acceptez pas que cela devienne une source de
> dissension et de discorde, de haine et d'inimitié. Voilà le droit chemin, la base fixe et inamovible.
> Les changements et les fortunes du monde ne pourront jamais altérer la résistance de ce qui est bâti
> sur cette fondation, pas plus que le passage de siècles innombrables ne pourra en miner la structure.
> 
> (110.2)
> Notre espoir est que les chefs religieux du monde et ses dirigeants se lèvent conjointement pour
> réformer cette époque et corriger son destin. Qu'ils méditent d'abord sur les besoins du moment,
> qu'ils tiennent conseil et, après avoir consciencieusement et longuement délibéré, qu'ils administrent
> à un monde malade et cruellement atteint, le remède qu'il requiert. [...] Il incombe à ceux qui
> détiennent l'autorité d'être modérés en toutes choses. Tout ce qui dépasse les limites de la
> modération cessera d'exercer une influence bénéfique. Considérez par exemple des choses telles que
> la liberté, la civilisation et autres. Quelle que soit l'attention favorable que leur portent des hommes
> intelligents, elles auront une influence pernicieuse sur l'humanité, si elles sont portées à l'excès. [...]
> Plaise à Dieu que les efforts importants fournis par les dirigeants, les sages et les savants parmi les
> hommes les amènent à savoir où se trouvent leurs véritables intérêts !
> 
> (110.3)
> Pendant combien de temps l'humanité persistera-t-elle dans son obstination ? Pendant combien de
> temps l'injustice se perpétuera-t-elle ? Pendant combien de temps la confusion et le chaos
> régneront-ils parmi les hommes ? Pendant combien de temps encore la discorde agitera-t-elle la
> société ? Les vents du désespoir, hélas, soufflent de tous côtés, et les différends qui divisent et
> affligent l'espèce humaine s'aggravent de jour en jour. On discerne à présent les signes des
> bouleversements et du chaos imminents, d'autant que l'ordre qui règne aujourd'hui s'avère
> lamentablement déficient. Je supplie Dieu - exaltée soit sa gloire - de bien vouloir réveiller les
> peuples du monde, leur accorder qu'à la fin leur attitude leur soit profitable et les aider à accomplir
> ce qui convient à leur rang.
> 
> 111. A Aqa Siyyid Asadu’lláh, Lawh-i-Ittihad (Acre)
> Lo-é-éttéhad
> (111.1)
> Ô peuples et phratries de la terre qui êtes ennemis ! tournez-vous vers l'unité, afin que brille sur
> vous l'éclat de sa lumière. Rassemblez-vous et, pour l'amour de Dieu, prenez la résolution de
> déraciner tout ce qui est cause de lutte entre vous. Alors la splendeur du Soleil enveloppera la terre
> entière et ses habitants deviendront les citoyens d'une même cité, ils siégeront sur un seul et même
> trône. Cet Opprimé, dès les premiers temps de sa vie, n'a nourri d'autre désir que celui-là, et jamais
> il n'en aura d'autre. Il n'est point douteux, en effet, que tous les peuples de la terre, à quelque race ou
> religion qu'ils appartiennent, tirent leur inspiration d'une seule source céleste et sont les sujets d'un
> seul Dieu.
> 
> (111.2)
> La différence entre les règles et ordonnances religieuses qui les régissent tient à la diversité même
> des besoins et exigences propres aux âges où elles leur furent révélées. À l'exception de quelques-
> 
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> unes inspirées par la perversité humaine, toutes viennent de Dieu, toutes sont un reflet de sa volonté
> et de son dessein. Armés du pouvoir de la foi, levez-vous pour briser les idoles de vos vaines
> imaginations qui sèment la discorde parmi vous. Attachez-vous à ce qui vous rassemble et vous
> unit. C'est là, en vérité, le sublime message qui vous a été transmis et révélé par le Livre-Mère. De
> ceci, la Langue de grandeur, de sa demeure de gloire, rend témoignage.
> 
> 112. Lawh-i-Maqsud
> 
> (112.1)
> Vois les désordres dont la terre a été affligée durant de nombreuses années et l'inquiétude qui s'est
> emparée de ses peuples. Elle a été soit ravagée par la guerre, soit éprouvée par des calamités
> soudaines et imprévisibles. Bien que le monde soit envahi par la misère et la détresse, personne n'a
> pris le temps de réfléchir à ce qui pourrait en être la cause. Chaque fois que le véritable conseiller
> prononçait un mot de remontrance, tous l'accusaient d'être un instigateur du mal et rejetaient sa
> revendication.
> 
> (112.2)
> Quelle attitude étonnante ! Il n'est pas deux hommes qui puissent se dire unis extérieurement et
> intérieurement. Les preuves de la discorde et de la malveillance apparaissent de tous côtés alors que
> nous étions tous faits pour l'harmonie et l'union. Le grand Être dit: Ô bien-aimés ! le tabernacle de
> l'unité est dressé ; ne vous considérez pas comme des étrangers. Vous êtes les fruits d'un seul arbre,
> les feuilles d'une seule branche. Nous caressons l'espoir que la lumière de la justice descende sur le
> monde et le purifie de la tyrannie. Si les dirigeants et les rois de la terre, symboles du pouvoir de
> Dieu - exaltée soit sa gloire - se lèvent et décident de se consacrer à tout ce qui favorisera les
> intérêts les plus importants de l'humanité, le règne de la justice sera assurément établi parmi les
> enfants des hommes et l'éclat de sa lumière inondera la terre entière.
> 
> (112.3)
> Le grand Être dit: L'édifice de la stabilité et de l'ordre mondial repose et continuera de reposer sur
> les piliers jumeaux que sont la récompense et la punition. [...] Et dans un autre passage, il écrit:
> Prenez garde, ô vous qui dirigez le monde, qu'il n'est sur la terre aucune force dont le pouvoir de
> conquête égale celui que possède la force de la justice et de la sagesse [...] Béni le roi qui s'avance,
> l'étendard de la sagesse déployé devant lui, et les bataillons de la justice formant son arrière-garde.
> Un tel roi est, en vérité, la parure qui orne le front de la paix et le visage de la sécurité. Nul doute
> que si le soleil de la justice, que voilent les nuages de la tyrannie, venait à répandre son éclat sur les
> hommes, la face de la terre en serait complètement changée.
> 
> 113. Suratu'l-Muluk (Andrinople)
> 
> (113.1)
> Ô Ministre du chah en la cité [nota : Constantinople] , imagines-tu que je tienne en ma main le sort
> définitif de la cause de Dieu ? Crois-tu que son cours puisse être détourné par mon
> emprisonnement, par la honte qui m'a été infligée ou même par ma mort et mon annihilation ?
> Misérable est ce qui naît dans ton coeur ! Tu es, en vérité, de ceux qui suivent les vaines
> imaginations de leur coeur. Il n'est d'autre Dieu que lui. Il a le pouvoir d'exalter son témoignage, de
> réaliser la moindre de ses volontés, de manifester sa Cause et d'élever celle-ci à une position si
> 
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> éminente que ni tes actions ni les actions de ceux qui se sont détournés de lui ne pourront la toucher
> ou lui nuire.
> 
> (113.2)
> Crois-tu pouvoir faire échec à sa volonté, l'empêcher d'exécuter son jugement ou d'exercer sa
> souveraineté ? Prétends-tu que quelque chose dans le ciel ou sur la terre puisse résister à sa Foi ?
> Par celui qui est la Vérité éternelle ! Rien dans toute la création ne peut contrecarrer son dessein.
> Renonce donc à ce qui n'est chez toi que pure suffisance, car jamais l'orgueil n'a pu tenir lieu de
> vérité. Sois de ceux qui se repentent sincèrement et retournent à Dieu, le Dieu qui t'a créé, qui t'a
> nourri et a fait de toi un ministre parmi ceux qui professent ta foi.
> 
> (113.3)
> Sache, de plus, que c'est lui qui, par son ordre, a créé tout ce qui est dans les cieux et sur la terre.
> Comment ce qui a été créé sur son ordre pourrait-il prévaloir sur lui ? Dieu est infiniment loué au-
> dessus de ce que vous imaginez de lui, ô peuple malveillant ! Si cette Cause est la cause de Dieu, il
> n'est point d'homme qui puisse prévaloir sur elle ; et si elle n'est pas de Dieu, vos prêtres parmi
> vous, ainsi que ceux qui suivent leurs désirs corrompus et ceux qui se sont révoltés contre lui
> n'auront aucune peine à la renverser.
> 
> (113.4)
> N'as-tu pas entendu conter ce qu'un croyant de la famille de Pharaon a dit, il y a longtemps, et que
> Dieu révéla à l'Apôtre qu'il avait choisi entre tous pour lui confier son message et faire de lui la
> source de sa miséricorde envers tous ceux qui habitent sur la terre ? Il a dit, et ce qu'il dit est vérité:
> "Tuerez-vous un homme parce qu'il a dit mon Seigneur est Dieu, alors qu'il vous a apporté des
> preuves évidentes de la part de votre Seigneur ? S'il est un menteur, son mensonge retombera sur
> lui, s'il dit la vérité, ce dont il vous menace vous atteindra". Voilà ce que Dieu a révélé à son bien-
> aimé, dans son Livre infaillible.
> 
> (113.5)
> Et pourtant, vous n'avez pas prêté l'oreille à son injonction, vous avez dédaigné sa loi, rejeté le
> conseil donné dans son Livre, et vous êtes comptés parmi ceux qui errent loin de lui. Combien
> d'hommes, chaque année, chaque mois même, ont été mis à mort à cause de vous ! Combien
> d'injustices avez-vous perpétrées, d'une iniquité telle que l'oeil de la création n'en avait jamais vu de
> semblables ni aucune chronique rapporté de pareilles ! Ô êtres injustes, combien de nourrissons et
> de petits enfants sont, par votre cruauté, devenus orphelins, combien de pères pleurent leurs fils,
> combien de soeurs languissent dans le deuil d'un frère, combien d'épouses se lamentent sur la mort
> d'un mari, leur unique soutien !
> 
> (113.6)
> Votre iniquité s'est accrue chaque jour jusqu'à ce que vous en arriviez à tuer celui qui n'avait jamais
> détaché son regard de la face de Dieu, le Suprême, le Très-Grand. Si seulement vous l'aviez mis à
> mort comme les hommes le font habituellement pour se détruire les uns les autres ! Mais vous l'avez
> tué dans des circonstances telles qu'on n'en a jamais vu de semblables. Les cieux ont versé sur lui
> des larmes amères, et les âmes de ceux qui sont près de Dieu ont pleuré sur ses malheurs. N'était-il
> pas un descendant de l'ancienne maison de votre prophète ? Le fait qu'il était un descendant direct
> de l'Apôtre n'était - il pas connu de vous ? Pourquoi donc lui avez-vous infligé ce que, de temps
> immémorial, nul homme n'avait jamais infligé à un autre homme ? Par Dieu ! La création n'a jamais
> vu votre pareil. Vous avez mis à mort un fils de la maison de votre prophète, et sur vos sièges
> d'honneur, vous continuez de vous réjouir et de vous divertir ! Vous prononcez des imprécations
> contre ceux qui, avant vous, perpétrèrent les crimes que vous avez perpétrés et demeurez toujours
> inconscients de vos atrocités !
> 
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> (113.7)
> Soyez équitables en votre jugement. Ceux que vous maudissez, sur qui vous appelez la vengeance
> du ciel, ont-ils agi différemment de vous ? N'ont-ils pas mis à mort le descendant de leur prophète,
> comme vous avez mis à mort le descendant du vôtre ? Votre conduite n'est-elle pas semblable à la
> leur ? Comment donc osez-vous prétendre vous différencier d'eux, ô semeurs de discorde parmi les
> hommes ?
> 
> (113.8)
> Et quand vous lui eûtes enlevé la vie, un de ses fidèles se leva pour venger sa mort. C'était un
> inconnu, et nul ne connaissait son dessein. Il accomplit finalement ce qui avait été pré-ordonné. Il
> vous appartient donc de n'accuser que vous-mêmes des crimes que vous avez perpétrés, si
> seulement vous jugez avec impartialité. Qui sur terre a commis ce que vous avez commis ?
> Personne, par celui qui est le Seigneur de tous les mondes !
> 
> (113.9)
> Tous les dirigeants et rois de la terre honorent et révèrent les descendants de leurs prophètes et de
> leurs saints, puissiez-vous le comprendre ! Vous êtes, au contraire, responsables d'actes qu'aucun
> homme avant vous n'avait jamais accomplis, et pour ces méfaits, les coeurs éclairés se sont
> consumés de chagrin. Cependant, vous demeurez dans l'indolence, insouciants de la cruauté de vos
> actes.
> 
> (113.10)
> Vous vous êtes obstinés jusqu'à vous lever contre nous, pourtant nous n'avions rien fait qui justifie
> votre inimitié. N'avez-vous donc aucune crainte du Dieu qui vous a créés et façonnés, à qui vous
> devez votre force et qui vous a comptés parmi ceux qui s'en sont remis à lui [nota : les musulmans] ?
> Jusqu'à quand vous obstinerez-vous ? Jusqu'à quand refuserez-vous de réfléchir ? Combien de
> temps vous faudra-t-il pour sortir de votre sommeil et de votre insouciance ? Jusqu'à quand
> méconnaîtrez-vous la vérité ?
> 
> (113.11)
> Médite en ton coeur. Ta conduite et ce que tes mains ont forgé t'ont-ils permis d'étouffer le feu de
> Dieu ou d'éteindre la lumière de sa révélation, celle qui a enveloppé de son éclat ceux qui sont
> plongés dans les océans tumultueux de l'immortalité et attiré les âmes qui croient en son unité et la
> soutiennent ? Ne sais-tu pas que la puissance de Dieu prévaut sur la tienne, que son décret l'emporte
> sur tous tes stratagèmes ? Ne sais-tu pas qu'il domine ses serviteurs, qu'il est à la hauteur de son
> dessein, qu'il fait ce qu'il veut, qu'il ne lui sera point demandé compte de ce qu'il lui aura plu de
> faire, qu'il ordonne selon son bon plaisir, qu'il est le Tout-Puissant, l'Omnipotent ? Et si tu crois que
> c'est là la vérité, que ne cesses-tu alors de te tourmenter et que ne fais-tu la paix avec toi-même ?
> 
> (113.12)
> Tu commets chaque jour une nouvelle injustice, et tu me traites comme tu m'as traité dans le passé,
> encore que je ne me sois jamais immiscé dans tes affaires. Jamais je ne suis entré en opposition
> avec toi, ni ne me suis rebellé contre tes lois. Et vois comment finalement tu as fait de moi un
> prisonnier en cette terre reculée ! Mais, quoi que vos mains ou les mains des infidèles aient forgé,
> sois assuré que la cause de Dieu n'en sera pas affectée, ni ses voies altérées, ainsi qu'il a en toujours
> été.
> 
> (113.13)
> Prêtez attention à mes avertissements, ô habitants de la Perse ! Si je péris entre vos mains, Dieu en
> suscitera un autre qui occupera le siège que ma mort aura rendu vacant, car telle fut la manière dont
> Dieu a procédé dans le passé, et tu ne constates aucun changement dans cette méthode.
> Chercheriez-vous à éteindre sa lumière qui brille sur sa terre ? Dieu lui-même s'y oppose. Il ne
> cessera de rendre plus parfaite sa lumière, même si, dans le secret de vos coeurs, vous la détestez.
> 
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> (113.14)
> Ô Ministre, réfléchis, ne fût-ce qu'un instant, et sois équitable en ton jugement. Qu'avons-nous
> commis qui justifie que tu nous aies dénigré devant les ministres du roi, suivant tes désirs,
> dénaturant la vérité et proférant des calomnies contre nous ? Nous ne nous sommes jamais
> rencontrés, sinon dans la maison de ton père, lors des commémorations du martyre de l'Imam
> Husayn. En ces rencontres, l'occasion ne s'est jamais offerte à aucun de nous de faire connaître aux
> autres ses vues et ses croyances, soit par des conversations, soit par des discours. Tu témoigneras
> toi-même de la vérité de mes paroles, si tu es sincère. Je n'ai fréquenté aucune autre assemblée où tu
> aurais pu, pas plus d'ailleurs que quiconque, connaître mes pensées. Comment donc, sans m'avoir
> entendu, peux-tu me condamner ? Ne sais-tu pas que Dieu, exaltée soit sa gloire, a dit: "Ne dites pas
> à celui qui vous offre la paix: "Tu n'es pas croyant"", "Ne repousse pas ceux qui prient matin et soir
> leur Seigneur et qui recherchent sa Face". Tu as, en vérité, négligé de suivre les prescriptions du
> Livre de Dieu, et cependant tu prétends être un croyant !
> 
> (113.15)
> En dépit de ce que tu as fait, et bien que toi et d'autres nous aient fait subir des offenses qu'aucun
> croyant en l'unité de Dieu ne saurait supporter, je ne nourris contre toi, ni contre qui que ce soit,
> aucune malveillance. Dieu m'en est témoin ! Ma cause est entre les mains de Dieu, et ma confiance
> n'est placée en personne d'autre qu'en lui. Avant peu, vos jours passeront comme passeront les jours
> de ceux qui, orgueilleusement, se croient aujourd'hui supérieurs à leur voisin. Bientôt, rassemblés
> en la présence de Dieu, il vous sera demandé compte de vos actions. Vous en recevrez le juste
> salaire, et misérable est la demeure des malfaiteurs.
> 
> (113.16)
> Par Dieu ! Si tu prenais conscience de ce que tu as fait, il est certain que tu pleurerais amèrement
> sur toi-même, chercherais en Dieu un refuge, languirais et te lamenterais tous les jours de ta vie,
> jusqu'à ce que tu aies obtenu de Dieu son pardon, car il est, en vérité, le Très-Généreux, le
> Munificent. Mais occupé que tu es de tout ton coeur, de toute ton âme et de ton être le plus intime,
> par les vanités de ce monde, tu persisteras dans l'insouciance jusqu'à l'heure de ta mort. Et ce n'est
> qu'après avoir quitté ce monde que tu découvriras la vérité de ce que nous t'avons révélé. Tu
> trouveras alors tes actions consignées dans le Livre où sont inscrites les oeuvres de ceux qui sont
> sur la terre, qu'elles soient d'un poids supérieur ou inférieur à celui d'un atome.
> 
> (113.17)
> Prête l'oreille à mes conseils et du fond de ton coeur écoute mes discours, ne néglige aucune de mes
> paroles, et ne sois pas de ceux qui rejettent ma vérité. Ne te fais point gloire des choses qui t'ont été
> données. Ne quitte pas des yeux ce qui a été révélé dans le livre du Seigneur, le Secours, le Très-
> Glorieux: "Lorsque ces gens eurent oublié ce qui leur avait été rappelé, nous leur avons ouvert les
> portes de toutes choses", comme nous vous avons ouvert, à toi et à tes homologues, les portes de
> cette terre et de tout ce qui l'orne. Attends-toi à ce qui a été promis dans la seconde partie de ce
> verset sacré [voir : Coran 6:44, la suite du verset est la suivante: "mais après qu'ils eurent joui des biens qui leur
> avaient été accordés, nous les avons emportés brusquement et ils se trouvèrent désespérés"] , car c'est la promesse
> du Tout-Puissant, du Très-Sage, et ce n'est pas une vaine promesse.
> 
> (113.18)
> Je ne sais quel chemin vous avez choisi de fouler, ô vous qui me voulez du mal ! Nous vous
> adjurons de vous tourner vers Dieu, nous vous rappelons son jour, nous vous annonçons la nouvelle
> de votre rencontre avec lui, nous vous permettons de vous approcher de sa cour, et nous faisons
> descendre sur vous les signes de sa merveilleuse sagesse. Et pourtant, voyez comment vous nous
> rejetez, comment vous nous condamnez par les mensonges que vous proférez comme si nous étions
> un infidèle, et comment vous ourdissez des complots contre nous ! Et quand nous manifestons à vos
> yeux ce qu'en sa bonté Dieu nous a accordé, vous dites: "Ce n'est là que pure magie !" Les mêmes
> objections furent soulevées par les générations qui vous ont précédés et qui étaient toutes
> semblables à la vôtre, puissiez-vous le comprendre ! Vous vous êtes ainsi privés des bienfaits de
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> Dieu et de sa grâce, et jamais vous ne les obtiendrez avant le jour où il jugera entre nous et vous. Il
> est, en vérité, le meilleur des juges.
> 
> (113.19)
> Certains parmi vous disent: "Voilà celui qui a voulu se faire passer pour Dieu !" Par Dieu lui-même
> ! C'est là une grossière calomnie: Je ne suis qu'un serviteur de Dieu, qui a cru en lui et en ses signes,
> en ses prophètes et en ses anges. Ma langue et mon coeur, tout mon être intime comme mon être
> extérieur, attestent qu'il n'est point d'autre Dieu que lui, que tous les autres êtres furent créés à son
> commandement et façonnés par l'opération de sa volonté. Il n'est d'autre Dieu que lui, le Créateur,
> celui qui peut ressusciter les morts, qui donne la vie à toutes choses, et qui la leur retire à son gré. Je
> suis celui qui répand au loin la nouvelle des bienfaits dont sa bonté m'a favorisé. Si c'est là une
> transgression contre Dieu, je suis, en vérité, le plus grand des transgresseurs. Nous sommes à votre
> merci, moi et les miens. Faites de nous ce qu'il vous plaira, et surtout n'hésitez point, que je puisse
> retourner vers Dieu, mon Seigneur, là où, enfin, je ne verrai plus vos visages. Tel est, en vérité, mon
> désir le plus cher, mon voeu le plus ardent. Dieu, qui me voit, en sait assez long sur mon état.
> 
> (113.20)
> Imagine-toi sous le regard de Dieu, ô Ministre du chah ! Car si tu ne le vois pas, lui te voit
> clairement. Examine et juge équitablement notre cause. Si tu es juste, qu'avons-nous commis qui
> puisse ainsi te soulever contre nous, et t'inciter à nous calomnier auprès du peuple ? Nous avons
> quitté Téhéran sur l'ordre du roi et, avec sa permission, nous avons transféré notre résidence en Irak.
> Comment le roi nous aurait-il rendu la liberté s'il avait eu quelque chose à nous reprocher ? Et si je
> suis innocent, pourquoi nous infliges-tu des tribulations comme n'en a jamais souffert aucun de
> ceux qui professent ta foi ? Un seul de mes actes, depuis mon arrivée en Irak, a-t-il contribué à la
> subversion de l'autorité qui y est établie ? Qui pourrait prétendre avoir surpris en notre conduite
> quoi que ce soit de répréhensible ? Fais toi-même une enquête auprès des habitants de ce pays, afin
> d'être de ceux qui discernent la vérité.
> 
> (113.21)
> Nous habitions ce pays depuis onze ans quand arriva, pour représenter ton gouvernement, ce
> ministre que notre plume se refuse à nommer, qui s'adonnait au vin et à la débauche, suivait ses
> passions, commettait des iniquités, et qui, corrompu, corrompit l'Irak. De cela porteront témoignage
> la plupart des habitants de Bagdad, si tu es de ceux qui cherchent à connaître la vérité et si tu t'en
> enquiers auprès d'eux. Au mépris de toute justice, il s'emparait du bien de son prochain, violait tous
> les commandements de Dieu et commettait ce que Dieu réprouve. Finalement, obéissant à ses
> penchants, il se leva contre nous et s'engagea dans les voies de l'iniquité. Dans une lettre qu'il
> t'adressa, il lança ses accusations et, bien qu'il n'apportât pas la moindre preuve contre nous, tu le
> crus sur parole et tu abondas dans son sens. Tu ne demandas aucune explication, tu ne procédas à
> aucune enquête, tu ne recherchas aucune preuve ni aucun témoignage dignes de foi qui eussent pu
> t'aider à distinguer l'erreur de la vérité et à juger avec discernement. Afin de découvrir quelle sorte
> d'homme il est, renseigne-toi personnellement, tant auprès des ministres qui se trouvaient alors en
> Irak que du gouverneur de la ville [nota : Bagdad] et de son haut conseiller, afin que la vérité te soit
> connue et que tu sois bien informé sur notre cas.
> 
> (113.22)
> Dieu nous en est témoin ! jamais, en aucune circonstance, nous ne lui avons fait la moindre
> opposition, pas plus d'ailleurs qu'à d'autres. Nous n'avons jamais fait que suivre, en toute
> circonstance, les préceptes de Dieu, nous gardant soigneusement de nous ranger parmi les fauteurs
> de désordre. Lui-même en témoigne. Son intention était de mettre la main sur nous et de nous
> renvoyer en Perse afin d'exalter par là sa renommée. Tu as, aux mêmes fins, commis le même
> crime. Vous vous valez donc tous deux aux yeux de Dieu, le souverain Seigneur de tous,
> l'Omniscient.
> 
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> (113.23)
> Nous ne cherchons point, en t'adressant ces paroles, à alléger le fardeau de notre malheur ni à
> t'amener à intercéder pour nous auprès de personne. Non certes, par celui qui est le Seigneur de tous
> les mondes ! Nous t'avons exposé toute l'affaire pour que, prenant peut-être ainsi conscience de ce
> que tu as fait, tu t'abstiennes désormais d'infliger à d'autres ce que tu nous as infligé et que,
> sincèrement repentant devant Dieu qui t'a créé et qui a créé toutes choses, tu agisses à l'avenir avec
> plus de discernement. Cela vaudra mieux pour toi que tout ce que tu possèdes et que ton ministère
> dont les jours sont comptés.
> 
> (113.24)
> Veille à ne point te faire le complice de l'injustice. Dirige résolument ton coeur vers l'équité, n'altère
> pas la cause de Dieu, et sois de ceux qui fixent leur regard sur les révélations de son Livre. Ne cède,
> en aucun cas, aux impulsions de tes mauvais désirs. Observe la loi de Dieu, ton Seigneur, le
> Bienfaisant, l'Ancien des jours. Tu retourneras certainement en poussière, et tu périras ainsi que
> toutes les choses dont tu t'es délecté. Voilà ce que te dit la Langue de vérité et de gloire.
> 
> (113.25)
> Souviens-toi des avertissements de Dieu dans le passé, pour que tu sois de ceux qui prêtent attention
> à son conseil ? Il a dit, et la vérité parle par sa bouche: "De la terre, nous vous avons créés ; en elle
> nous vous ramènerons et d'elle nous vous ferons sortir une fois encore".
> 
> (113.26)
> Voilà ce que Dieu a décrété pour tous ceux, petits et grands, qui sont sur la terre. Il ne convient
> donc pas à celui qui a été créé avec de la poussière, qui y retournera et qui en sera tiré à nouveau, de
> s'enfler d'orgueil devant Dieu et devant ceux qu'aime celui-ci, de les considérer avec mépris et d'être
> rempli d'une dédaigneuse arrogance. Ce qui vous convient plutôt, à toi et à tes semblables, c'est de
> vous soumettre à ceux qui sont les Manifestations de l'unité de Dieu, de vous incliner humblement
> devant les fidèles qui ont tout quitté pour l'amour de lui et se sont détachés de toutes les choses qui,
> absorbant l'attention des hommes, les détournent de la voie du Seigneur, le Très-Glorieux, le
> Magnifié. Ainsi vous faisons-nous connaître ce qui vous sera profitable, et ce qui profitera à ceux
> qui ont placé dans le Seigneur toute leur confiance et tout leur espoir.
> 
> 114. Suratu'l-Muluk
> 
> (114.1)
> Écoute, ô Roi [nota : le sultan 'Abdu'l-'Aziz], le discours de celui qui ne dit que la vérité, qui ne te
> demande pas en récompense les choses que Dieu t'a accordées et qui jamais ne s'écarte du droit
> chemin. C'est lui qui t'appelle à Dieu, ton Seigneur, qui te montre le droit chemin conduisant au vrai
> bonheur, afin que tu rejoignes ceux pour qui tout ira bien.
> 
> (114.2)
> Garde-toi, ô Roi, de t'entourer de ministres qui suivent leurs inclinations corrompues, négligent ce
> qui leur est confié et manifestement trahissent leur mission. Sois bienveillant envers les autres
> comme Dieu l'est envers toi, et ne laisse pas les intérêts de ton peuple à la merci de tels ministres.
> Ne méconnais pas la crainte de Dieu, et sois de ceux qui agissent avec droiture. Entoure-toi de
> ministres qui exhalent le parfum de la foi et de la justice, sollicite leur avis, retiens ce qui te
> semblera le mieux, et sois de ceux qui agissent avec générosité.
> 
> Florilège d'écrits de Bahá’u’lláh - www.religare.org                                   Page 99 / 157
> (114.3)
> Tiens pour certain que quiconque ne croit pas en Dieu n'est ni digne de confiance ni véridique. Telle
> est, en effet, la vérité, l'indubitable vérité. Celui qui trahit Dieu trahit aussi son roi. Rien ne peut le
> détourner du mal, rien ne peut l'empêcher de trahir son voisin, rien ne peut l'amener à agir avec
> droiture.
> 
> (114.4)
> Prends soin de ne pas remettre aux mains d'autrui les rênes des affaires de ton État, n'accorde pas ta
> confiance à des ministres qui ne la méritent point, ne sois pas de ceux qui vivent dans l'insouciance.
> Évite ceux dont le coeur se détourne de toi, ne leur accorde pas ta confiance, et ne les charge pas de
> tes affaires ni des affaires de ceux qui professent ta foi. Assure-toi de ne pas laisser le loup devenir
> le berger du troupeau de Dieu, et ne laisse pas à la merci des méchants le sort de ceux qu'il aime.
> N'attends pas de ceux qui violent les commandements de Dieu qu'ils soient dignes de quelque
> confiance, ou qu'ils puissent être sincères dans la foi qu'ils professent. Évite-les donc, et protège-toi
> soigneusement, de peur d'être victime de leurs ruses et de leurs méfaits. Détourne-toi d'eux, fixe ton
> regard sur Dieu, ton Seigneur, le Très-Glorieux, le Très-Bienfaisant. Dieu sera assurément avec
> celui qui se donne entièrement à lui ; il préservera de tout mal celui qui place toute sa confiance en
> lui et le protègera contre les complots des méchants.
> 
> (114.5)
> Si tu prêtes l'oreille à mes discours et suis mes conseils, Dieu t'élèvera à un rang si éminent
> qu'aucun dessein humain ne pourra t'atteindre ni te nuire. Ô Roi, observe de tout ton coeur et de
> toutes tes forces, les commandements de Dieu, et ne marche pas dans les sentiers de l'oppresseur.
> Saisis-toi des rênes du gouvernement de ton peuple et tiens-les fermement, examine
> personnellement tout ce qui s'y rapporte. Que rien ne t'échappe, car c'est là le bien le plus grand.
> 
> (114.6)
> Rends grâces à Dieu de t'avoir choisi entre tous comme chef suprême de ceux qui professent ta foi.
> Il te convient, en effet, d'apprécier les bienfaits dont Dieu t'a gratifié et de sans cesse magnifier son
> nom. La meilleure louange que tu puisses lui adresser est d'aimer ceux qu'il aime, de sauvegarder
> les intérêts de ses serviteurs, de les protéger contre les traîtres et de faire en sorte qu'ils ne soient
> plus opprimés. Tu dois, en outre, faire respecter parmi eux la loi de Dieu, afin d'être toi-même du
> nombre de ceux qui sont fermement établis dans cette loi.
> 
> (114.7)
> Si, par toi, les rivières de la justice venaient à répandre leurs eaux sur tes sujets, Dieu assurément
> t'assisterait des armées de l'invisible et du visible, et te fortifierait dans tes affaires. Il n'est d'autre
> Dieu que lui. La création est sienne, avec tout son empire. À lui retourneront les oeuvres des fidèles.
> 
> (114.8)
> Ne place pas ta confiance dans tes trésors. Place-la plutôt dans la grâce de Dieu, ton Seigneur.
> Compte sur lui en tout ce que tu fais, et sois de ceux qui se soumettent à sa volonté. Laisse-le t'aider
> et t'enrichir de ses trésors car c'est à lui qu'appartiennent tous les trésors de la terre et du ciel. Il les
> accorde à qui lui plaît, et les retire à qui il veut. Il n'est pas d'autre Dieu que lui, le Possesseur de
> toutes choses, le Très-Loué. Tous sont pauvres au seuil de sa miséricorde ; tous sont impuissants
> devant la révélation de sa souveraineté et implorent ses faveurs.
> 
> (114.9)
> Ne franchis jamais les bornes de la modération et traite équitablement ceux qui te servent. Donne-
> leur selon leurs besoins, mais pas dans une mesure qui leur permettrait d'entasser pour eux-mêmes
> des trésors, de parer leur personne, d'embellir leur foyer, d'acquérir ce qui ne leur serait d'aucun
> profit et les ferait compter au nombre des extravagants. Exerce envers eux une indéfectible justice,
> de sorte que nul d'entre eux ne soit dans le besoin ni ne regorge de richesses. Ce n'est là que justice
> manifeste.
> 
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> (114.10)
> Ne permets pas que l'abject domine ceux qui sont nobles et dignes d'honneur, et ne souffre pas que
> le juste soit à la merci du vil et du méprisable, car c'est ce que nous avons constaté lors de notre
> arrivée dans la cité [nota : Constantinople] , et nous en témoignons. Parmi ses habitants, nous en avons
> vu qui possédaient d'immenses fortunes et vivaient dans une richesse excessive, alors que d'autres
> vivaient dans une noire misère et une extrême pauvreté. Cela ne saurait convenir à ta souveraineté
> ni être digne de ton rang.
> 
> (114.11)
> Accueille donc mes avis et efforce-toi de gouverner avec équité, afin que Dieu exalte ton nom et
> répande dans le monde entier la renommée de ta justice. Veille à ne pas favoriser tes ministres aux
> dépens de tes sujets. Crains les soupirs du pauvre et du juste qui, à chaque aurore, se lamentent sur
> leur triste sort, et sois pour eux un souverain bienveillant. Ils sont, en vérité, tes trésors sur la terre.
> Il t'appartient donc de mettre tes trésors à l'abri des assauts de ceux qui voudraient te les dérober.
> Enquiers-toi de leurs affaires et inquiète-toi chaque année, chaque mois même, de leur condition.
> Ne sois pas de ceux qui négligent leur devoir.
> 
> (114.12)
> Garde les yeux rivés sur l'infaillible balance de Dieu et tel celui qui se tient en sa présence, pèse sur
> tes actions chaque jour, en chaque instant de ta vie. Fais ton examen de conscience chaque jour
> avant d'y être convié au jour du jugement, jour où personne n'aura la force de se tenir debout par
> crainte de Dieu, jour où le coeur des négligents se mettra à trembler.
> 
> (114.13)
> Il incombe à tout roi d'être aussi bienveillant que le soleil qui assure la croissance de tous les êtres et
> donne à chacun son dû, et dont les bienfaits ne proviennent pas de lui-même, mais de la volonté du
> Tout-Puissant, de l'Omnipotent. Un roi doit être aussi généreux, aussi libéral dans sa grâce que les
> nuages dont les ondées bienfaisantes arrosent tous les pays sur l'ordre de celui qui est l'Ordonnateur
> suprême, l'Omniscient.
> 
> (114.14)
> Prends soin de ne pas t'en remettre entièrement à d'autres pour les affaires de l'État. Nul mieux que
> toi-même ne pourrait remplir tes fonctions. Ainsi avec clarté, nous te donnons nos sages avis, nous
> t'envoyons ce qui te permettra de passer de la main gauche de l'oppression à la main droite de la
> justice et de t'approcher du resplendissant océan des faveurs de Dieu. Telle est la voie que suivirent,
> avant toi, les rois qui gouvernèrent avec équité et suivirent le droit chemin de la justice.
> 
> (114.15)
> Tu es l'ombre de Dieu sur la terre. Efforce-toi donc d'agir de la manière qui convient à un rang aussi
> éminent et aussi majestueux. Tu ne saurais, sans déroger à un honneur aussi grand et inestimable,
> t'abstenir de suivre les enseignements qui, par nous, te sont envoyés du ciel. Retourne donc à Dieu,
> attache-toi fermement à lui, purifie ton coeur du monde et de ses vanités, et ne souffre pas que
> l'amour d'un étranger y pénètre pour s'y établir. Et tant que tu n'auras pas purifié ton coeur des
> traces d'un tel amour, l'éclat de la lumière divine n'y pourra briller car Dieu n'a donné à chacun
> qu'un seul coeur. Tel est, en vérité, le décret divin enregistré dans son livre antique.
> 
> (114.16)
> Et puisque le coeur humain, tel que Dieu l'a façonné, est un et entier, il t'incombe de veiller à ce que
> ses affections soient elles aussi unes et entières. Attache-toi donc, avec toute la tendresse de ton
> coeur, à l'amour de Dieu et renonce à tout autre amour afin qu'il t'aide à te plonger ainsi dans l'océan
> de son unité et à devenir un vrai défenseur de son unicité. Dieu m'en est témoin: Je n'ai, en te
> révélant ces paroles, d'autre objet que de te détacher des choses éphémères de la terre, et de t'aider à
> 
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> entrer dans le royaume de la gloire éternelle, afin qu'avec la permission de Dieu, tu sois de ceux qui
> l'habitent et y règnent. [...]
> 
> (114.17)
> Par Dieu, je le jure, ô Roi: Je n'ai point dessein de me plaindre auprès de toi de ceux qui me
> persécutent. C'est à Dieu que j'expose mes griefs et mon chagrin, à Dieu qui m'a créé et qui les a
> créés, qui connaît bien notre situation, et qui veille sur toutes choses. Je veux seulement les mettre
> en garde contre les conséquences de leurs actions, dans l'espoir qu'ils s'abstiendront d'en traiter
> d'autres comme ils m'ont traité moi-même, et se rangeront finalement parmi ceux qui suivent mes
> avertissements.
> 
> (114.18)
> Les tribulations qui nous accablent, le dénuement dont nous souffrons, les tourments divers qui de
> toutes parts nous assaillent, tout cela passera comme passeront les plaisirs dont se délectent nos
> ennemis et l'abondance dont ils jouissent. Telle est la vérité qu'aucun homme ne peut rejeter.
> Bientôt prendront fin les jours où nous aurons été abaissé dans la poussière, comme se termineront
> avant peu leurs jours de gloire. Dieu, assurément, jugera entre nous et eux, et il est, en vérité, le
> meilleur des juges.
> 
> (114.19)
> Nous rendons grâces à Dieu pour tout ce qui nous est advenu, et nous endurons patiemment ce qu'il
> a ordonné dans le passé et ordonnera dans le futur. En lui je place ma confiance et entre ses mains,
> je remets ma cause. Il ne saurait manquer de récompenser qui souffre sans se plaindre et place en lui
> sa confiance. La création est sienne, avec tout son empire. Il exalte qui il veut, et abaisse qui bon lui
> semble. Il ne lui sera point demandé compte de ses actes. Il est, en vérité, le Très-Glorieux, le Tout-
> Puissant.
> 
> (114.20)
> Que ton oreille, ô Roi, soit attentive aux paroles que nous t'adressons. Contrains l'oppresseur à
> renoncer à sa tyrannie, et sépare les artisans d'iniquité de ceux qui professent ta foi. Par la justice de
> Dieu ! L'angoisse ne peut que submerger celui qui relate les tribulations que nous avons subies. En
> supporter le récit dépasse d'ailleurs les forces de tout croyant en l'unité de Dieu et de tout défenseur
> de celle-ci. Si grandes sont nos souffrances que même nos ennemis pleurent sur nous ainsi que tout
> être doué de discernement. Et toutes ces épreuves nous ont été infligées bien que nous allions vers
> toi, et que nous ayons invité le peuple à se placer sous ta protection afin que tu sois une forteresse
> pour ceux qui croient en l'unité de Dieu et la soutiennent.
> 
> (114.21)
> T'ai-je jamais désobéi, ô Roi ? Ai-je jamais transgressé une de tes lois ? Un de tes ambassadeurs en
> Irak peut-il établir contre moi la preuve du moindre manquement à ma loyauté envers toi ? Par celui
> qui est le Seigneur de tous les mondes ! Pas un moment nous ne nous sommes rebellé contre toi ni
> contre aucun de tes ministres. Et jamais, à Dieu ne plaise, nous ne le ferons à l'avenir, dussions-nous
> être soumis à des épreuves plus cruelles que celles qu'on nous a infligées dans le passé.
> 
> (114.22)
> Jour et nuit, soir et matin, nous avons prié Dieu pour toi, le suppliant de te rendre obéissant à sa loi,
> et de te garder des assauts des méchants. Agis selon ton bon plaisir, et traite-nous comme il
> convient à ton état et comme il sied à ta souveraineté. En tout ce que tu désires ou désireras
> accomplir, n'oublie jamais la loi de Dieu. Dis: Louange à Dieu, le Seigneur de tous les mondes !
> 
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> 115. Lawh-i-Dhabih
> 
> (115.1)
> Ô Dhabih, dans la plupart des tablettes divinement révélées la plume de la révélation a transcrit ces
> paroles: Nous avons recommandé aux aimés de Dieu de toujours veiller à ce que le bord de notre
> vêtement sacré ne soit point souillé de la boue des actions défendues ni taché de la poussière d'une
> conduite répréhensible. Nous les avons en outre exhortés à tenir leurs regards fixés sur ce qui a été
> révélé dans nos tablettes. Si leurs oreilles internes avaient été attentives aux divins conseils
> provenant de l'aurore de la plume du Très-Miséricordieux et s'ils avaient écouté sa voix, la plupart
> des peuples de la terre seraient maintenant ornés de la parure de sa direction. Ce qui avait été pré-
> ordonné s'est cependant accompli.
> 
> (115.2)
> Une fois encore, de cette prison, la plus grande des prisons, la Langue de grandeur de l'Ancien des
> jours révèle ces paroles, enregistrées dans ce rouleau sacré, d'une blancheur de neige: "Ô vous, les
> bien-aimés du seul vrai Dieu, sortez des étroites retraites où vous confinent vos désirs corrompus,
> avancez hardiment dans la vaste immensité du royaume de Dieu et dans les prairies du détachement
> et de la sainteté établissez-vous afin que, guidée par le parfum de vos oeuvres, l'humanité tout
> entière se dirige vers l'océan de l'éternelle gloire de Dieu. Défendez - vous de tout attachement aux
> affaires de ce monde et de toute ingérence dans les activités politiques de ceux qui le dirigent.
> 
> (115.3)
> Le seul vrai Dieu - exaltée soit sa gloire - a donné aux rois le gouvernement de la terre, et nul n'a le
> droit d'aller à l'encontre des vues réfléchies de ceux qui détiennent l'autorité. Dieu s'est réservé pour
> lui-même la cité du coeur des hommes dont les clefs, en ce jour, sont représentées sur la terre par
> les amis de celui qui est la Vérité souveraine. Que Dieu leur accorde, à tous et à chacun d'entre eux,
> de déverrouiller, par la puissance du Plus-Grand-Nom, les portes de ces cités. Voilà ce que veut dire
> "aider le seul vrai Dieu", - thème que celui qui fait poindre l'aurore traite dans tous ses livres et ses
> tablettes.
> 
> (115.4)
> Il convient, en outre, aux amis de Dieu d'être indulgents à l'égard de leur prochain, d'observer
> envers toutes choses le plus parfait détachement, et de montrer en toutes circonstances une sincérité
> et une droiture telles, que tous les peuples de la terre reconnaissent en eux les représentants de Dieu
> parmi les hommes. Considère à quelles hauteurs sublimes s'élèvent les injonctions du Tout-
> Puissant, et combien abjectes sont les demeures où habitent maintenant ces âmes faibles. Heureux
> ceux qui, sur les ailes de la certitude, s'envolent dans les cieux que leur ouvre la plume de ton
> Seigneur, le Très-Miséricordieux.
> 
> (115.5)
> Ô Dhabih, admire les oeuvres de Dieu, celui qui est la Vérité souveraine, et dis: Si grande, si
> grandiose est la force de sa puissance qui embrasse tous les mondes ! Exalté, immensément exalté
> est son détachement au-delà de la portée et de la connaissance de la création ! Glorifiée, glorifiée est
> sa douceur infinie qui a fait fondre le coeur de tous ceux qui ont été mis en présence de Dieu.
> 
> (115.6)
> En dépit des tribulations sans nombre que nous avons subies aux mains de nos ennemis, nous
> n'avons cessé de proclamer devant les chefs d'État ce que Dieu voulait voir proclamé, afin que
> toutes les nations sachent qu'aucune affliction ne peut empêcher la Plume de l'Ancien des jours
> d'accomplir son dessein. Sa plume se meut par la permission de celui qui modèle les os putréfiés et
> réduits en poussière.
> 
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> (115.7)
> En vue d'une si grande entreprise, il convient que tous ceux qui l'aiment ceignent leurs reins et, au
> lieu de commettre des actions viles et méprisables, qu'ils fixent toutes leurs pensées sur ce qui est
> propre à assurer le triomphe de la cause de Dieu. Si tu considérais, ne fût-ce qu'un instant, les
> ouvrages visibles et les actes de celui qui est la Vérité éternelle, tu te jetterais à terre et, le front dans
> la poussière, tu t'écrierais: Ô toi qui es le Seigneur des seigneurs, j'atteste que tu es le Seigneur de la
> création et l'Educateur souverain de tous les êtres, tant visibles qu'invisibles ! J'atteste que ton
> pouvoir embrasse l'univers tout entier et que les armées de la terre ne sauraient t'effrayer, pas plus
> que ne sauraient t'empêcher d'accomplir ton dessein toutes les puissances conjuguées des peuples et
> des nations du monde. Je confesse que tu n'as d'autre désir que la régénération du monde,
> l'établissement de l'unité de ses peuples et le salut de tous ses habitants.
> 
> (115.8)
> Réfléchis un instant et considère la conduite que doivent tenir les amis de Dieu, les hauteurs
> auxquelles ils doivent s'envoler. Prie à toute heure ton Seigneur, le Dieu de miséricorde, de les aider
> à faire sa volonté. Il est, en vérité, le Tout-Puissant, le Très-Glorieux, l'Informé.
> 
> (115.9)
> L'emprisonnement que subit cet Opprimé, ô Dhabih, ne l'a pas affecté et ne le pourra jamais, pas
> plus d'ailleurs que la perte de ses biens matériels ou son exil, ou même son martyre, et les
> humiliations qui lui sont infligées ne peuvent le blesser.
> 
> (115.10)
> Mais ce qui le chagrine, ce sont les mauvaises actions que commettent les aimés de Dieu, et qu'ils
> imputent à celui qui est la Vérité souveraine. Telle est, en vérité, la cause de mon affliction, et celui
> qui a pouvoir sur toutes choses m'en rend lui-même témoignage. Ce qui m'a cruellement peiné, ce
> sont les prétentions chaque jour renouvelées du peuple du Bayan. Quelques-uns ont proclamé leur
> allégeance à l'une de mes branches [nota : les fils de Bahá'u’lláh], tandis que d'autres, guidés par leurs
> propres ambitions, ont avancé des prétentions personnelles.
> 
> (115.11)
> Ô Dhabih, la Langue de grandeur dit: Par moi-même, qui dis la vérité ! toutes les dispensations du
> passé atteignent dans cette très puissante révélation leur consommation dernière. Quiconque, après
> lui, se prétend porteur d'une révélation n'est qu'un vil imposteur. Puisse Dieu l'aider à répudier
> pareille prétention. Nul doute, s'il se repent, que le Seigneur lui pardonne. Mais s'il s'obstine dans
> son erreur, Dieu assurément enverra quelqu'un qui le traitera sans miséricorde. Dieu est, en vérité, le
> Tout-Puissant, l'Omnipotent.
> 
> (115.12)
> Vois comment le peuple du Bayan a été incapable de reconnaître que tout ce qu'a révélé ma
> précédente manifestation, annonciatrice de ma beauté, n'avait d'autre objet que de préparer ma
> révélation présente et la proclamation de ma cause. Jamais, si ce n'est pour moi - et celui qui est la
> Vérité souveraine m'en rend témoignage - elle n'aurait déclaré ce qu'elle a déclaré. Vois comment
> ces insensés ont considéré comme un divertissement et un passe-temps la cause de celui qui est
> l'Omnipossédant, l'Inaccessible. Ils inventent chaque jour un nouveau stratagème qui les oblige à un
> nouveau repli. Mais si ce qu'ils disent était vrai, comment la stabilité de la cause de Dieu pourrait-
> elle être établie ? Médite cela en toi-même, et sois de ceux dont la vue est perçante, qui scrutent
> avec attention, qui restent fermes dans leur dessein et confiants en leur croyance.
> 
> (115.13)
> Ta foi doit être telle que si l'humanité tout entière venait à émettre des prétentions qu'aucun homme
> n'a jamais élevées et qu'aucun esprit ne conçut jamais, tu les ignorerais entièrement et les rejetterais
> résolument, pour te tourner vers celui qui est l'objet de l'adoration des mondes.
> 
> Florilège d'écrits de Bahá’u’lláh - www.religare.org                                      Page 104 / 157
> (115.14)
> Par la justice de ma propre personne ! grande, grandiose est cette cause ! Puissant,
> inconcevablement puissant est ce jour ! Béni l'homme qui, en un tel jour, oublie toutes choses et ne
> détache pas ses regards de celui dont la face rayonne sur tous ceux qui sont dans les cieux et sur
> tous ceux qui sont sur la terre.
> 
> (115.15)
> Il faut que ta vue soit perçante, ô Dhabih, que ton âme soit de diamant et tes pieds d'airain, si tu
> veux rester inébranlable sous les assauts des désirs égoïstes qui grondent sourdement dans le coeur
> des hommes. Telle est la ferme injonction que t'adresse, mue par la volonté de l'ancien Roi, la
> plume du Plus-Grand-Nom. Garde-la comme la prunelle de tes yeux et sois de ceux qui rendent
> grâces. Efforce-toi, nuit et jour, de servir la cause de celui qui est la Vérité éternelle, et détache-toi
> de tout ce qui n'est pas lui. Par moi-même ! Tout ce que tu vois en ce jour périra. Et c'est à un état
> suprêmement élevé que tu parviendras toi-même si tu restes ferme dans la cause de ton Seigneur.
> C'est à lui que doivent tendre tous les mouvements de ton activité et en lui que tu trouveras ta
> dernière demeure.
> 
> 116. Suratu'l-Muluk
> 
> (116.1)
> Ô rois de la chrétienté, n'avez-vous pas entendu la parole de Jésus, l'Esprit de Dieu: "Je m'en vais
> mais je vous reviendrai" ? Lorsqu'il vous est revenu dans les nuées, vous ne vous êtes pas approchés
> de lui pour contempler son visage, vous n'avez pas atteint sa présence. Pourquoi cette défaillance ?
> Dans un autre passage, il dit: "Lorsque celui qui est l'Esprit de vérité viendra, il vous conduira à
> toute la vérité." Et pourtant, voyez comment, lorsqu'il vous a apporté la vérité, vous avez refusé de
> tourner vos visages vers lui et continué de vous vautrer dans vos loisirs et vos caprices. Vous ne
> l'avez pas accueilli ni n'avez recherché sa présence pour entendre les versets de Dieu coulant de ses
> propres lèvres et goûter à la sagesse infinie du Tout-Puissant, le Très-Glorieux, le Très-Sage.
> 
> (116.2)
> En raison de votre échec, vous avez empêché le souffle de Dieu de passer sur vous et privé vos
> âmes de la douceur de son parfum. Vous continuez à errer avec délices dans la vallée de vos désirs
> corrompus. Par Dieu ! Vous êtes vous-mêmes, ainsi que tout ce que vous possédez, appelés à
> disparaître. Vous allez assurément retourner à Dieu, et vous aurez à répondre de vos actes en
> présence de celui qui rassemblera la création tout entière.
> 
> (116.3)
> Vingt années se sont écoulées durant lesquelles nous avons été soumis, chaque jour, à l'agonie d'une
> tribulation nouvelle. Aucun de ceux qui nous ont précédé n'a enduré ce que nous avons souffert.
> Puissiez-vous le comprendre ! Ceux qui se sont levés contre nous, nous ont mis à mort, ont répandu
> notre sang, pillé nos biens et violé notre honneur. Bien qu'informés de la plupart de nos maux, vous
> n'avez jamais arrêté la main de l'agresseur. N'est-ce pas cependant votre devoir le plus clair que de
> refréner la tyrannie de l'oppresseur et de traiter équitablement vos sujets, afin que soit pleinement
> démontré à toute l'humanité votre haut sens de la justice.
> 
> (116.4)
> Dieu a remis entre vos mains les rênes du gouvernement du peuple pour que vous le gouverniez
> avec équité, que vous sauvegardiez les droits des opprimés et punissiez les malfaiteurs. Si vous
> négligez les devoirs que Dieu vous a imposés dans son Livre, vos noms seront comptés parmi les
> noms de ceux qui sont injustes à ses yeux. Grave, en fait, serait votre erreur. Vous attachez-vous à
> 
> Florilège d'écrits de Bahá’u’lláh - www.religare.org                                  Page 105 / 157
> ce que votre imagination a conçu, et rejetez-vous les commandements de Dieu, le Très-Loué,
> l'Inaccessible, l'Irrésistible, le Tout-Puissant ? Rejetez ce que vous possédez et attachez-vous à ce
> que Dieu vous ordonne d'observer. Sollicitez sa grâce, car celui qui la sollicite marche dans son
> droit chemin.
> 
> (116.5)
> Considérez l'état auquel nous sommes réduit, voyez les maux et tribulations qui nous accablent. Ne
> vous désintéressez pas de notre cas, ne fût-ce qu'un instant, et jugez avec équité entre nous et nos
> ennemis. Cela sera pour vous un avantage manifeste. Nous vous faisons ce récit et nous vous
> rapportons ce qui nous est advenu, afin que vous puissiez nous délivrer de nos maux et alléger notre
> fardeau. Que celui qui le veut nous libère de nos épreuves ; quant à celui qui s'y refuse, mon
> Seigneur est assurément le meilleur des secours.
> 
> (116.6)
> Avertis le peuple, ô Serviteur, et informe-le de ce que nous t'avons envoyé ; ne te laisse effrayer par
> rien ni personne et ne sois pas de ceux qui hésitent. Le jour approche où Dieu exaltera sa cause et
> magnifiera sa preuve aux yeux de tous ceux qui sont sur la terre et dans les cieux. En toute
> circonstance, place en Dieu ton entière confiance, fixe sur lui ton regard et détourne-toi de ceux qui
> répudient sa vérité. Que Dieu, ton Seigneur, soit ta seule aide, ton unique secours. Nous nous
> sommes engagé à assurer ton triomphe sur la terre et à exalter notre cause au-dessus de tous les
> hommes, bien qu'il ne se soit trouvé aucun roi pour se tourner vers toi.
> 
> 117. Lawh-i-Maqsud (Acre)
> 
> (117.1)
> Le grand Être, désireux de révéler les conditions nécessaires à la paix et à la tranquillité du monde
> ainsi qu'au progrès de ses peuples, a écrit: Le temps viendra où sera universellement reconnue la
> nécessité impérieuse d'une vaste assemblée mondiale. Les rois et les dirigeants de la terre devront
> impérativement y assister, prendre part à ses délibérations, et considérer les moyens de poser les
> fondations de la grande paix parmi les hommes.
> 
> (117.2)
> Une telle paix nécessitera de la part des grandes puissances la volonté de se réconcilier
> complètement pour assurer la tranquillité des peuples de la terre. Et si un roi prenait les armes
> contre un autre, tous conjointement devraient se lever et l'en empêcher. Quand cela se fera, les
> nations du monde n'auront plus besoin d'autres armements que ceux qui sont nécessaires pour
> préserver la sécurité de leur pays et maintenir l'ordre intérieur. Ceci assurera la paix et la quiétude
> de tous les peuples, gouvernements et nations.
> 
> (117.3)
> Nous caressons l'espoir que les rois et les dirigeants de la terre, miroirs du nom de Dieu tout-
> puissant et magnanime, parviendront à ce rang et protègeront l'humanité des assauts de la tyrannie.
> [...] Le jour approche où tous les peuples du monde adopteront une langue universelle et une
> écriture commune. Quand ceci sera réalisé, tout voyageur, dans quelque ville qu'il visite, aura
> l'impression d'entrer chez lui. Ce sont là choses absolument essentielles et obligatoires.
> 
> (117.4)
> Il incombe à tout homme intelligent et perspicace de faire passer ce qui est écrit dans la réalité et
> dans les faits. [...] C'est être un homme aujourd'hui que de se consacrer au service du genre humain.
> Le grand Être dit: Béni celui qui se lève pour servir les plus hauts intérêts des peuples de la terre.
> 
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> (117.5)
> Dans un autre passage, il proclame: Ce n'est point aimer son propre pays dont il convient de se
> glorifier, c'est aimer le monde entier. La terre est un seul pays et tous les hommes en sont les
> citoyens.
> 
> 118. Suratu'l-Muluk
> 
> (118.1)
> Ne négligez pas la crainte de Dieu, ô rois de la terre, et prenez garde de ne pas transgresser les
> limites fixées par le Tout-Puissant. Obéissez aux injonctions de son livre, et gardez-vous d'en
> outrepasser les limites. Veillez à n'être injustes envers personne, ne fût-ce que dans la mesure d'un
> grain de moutarde. Suivez le sentier de la justice, car c'est là, en vérité, le droit sentier.
> 
> (118.2)
> Résolvez vos différends et réduisez vos armements, afin d'alléger le fardeau de vos dépenses, et que
> vos esprits et vos coeurs soient apaisés. Réglez les discordes qui vous divisent, et vous n'aurez point
> besoin d'armements excepté pour la protection de vos villes et territoires. Craignez Dieu, et gardez-
> vous d'outrepasser les bornes de la modération et d'être comptés parmi les extravagants.
> 
> (118.3)
> Nous avons appris que vous augmentez chaque année vos dépenses et que vous en faites peser le
> fardeau sur vos sujets. En vérité, c'est plus qu'ils ne peuvent supporter et cela constitue une grave
> injustice. Tranchez avec justice entre les hommes, ô rois, et soyez parmi eux l'emblème de la
> justice. C'est là, si vous jugez avec discernement, ce qui vous incombe et convient à votre rang.
> 
> (118.4)
> Gardez-vous de traiter injustement celui qui en appelle à vous et se place sous votre protection.
> Vivez dans la crainte de Dieu, et soyez de ceux qui mènent une vie pieuse. Ne vous reposez jamais
> sur votre pouvoir, vos armées et vos trésors. Placez votre foi et votre confiance en Dieu qui vous a
> créés, et dans toutes vos affaires sollicitez son aide. Le secours ne vient que de lui et il le donne à
> qui il veut, grâce aux armées du ciel et de la terre.
> 
> (118.5)
> Sachez que Dieu vous a confié les pauvres. Veillez à ne pas trahir sa confiance en les traitant
> injustement, et à ne pas suivre la voie des perfides. Vous serez certainement appelés à rendre
> compte de ce qui vous a été confié le jour où sera établie la balance de la justice, le jour où chacun
> recevra son dû, où les actes de tous, riches ou pauvres, seront rigoureusement pesés.
> 
> (118.6)
> Si vous ne prenez garde aux conseils qu'en un clair et incomparable langage nous vous révélons
> dans cette épître, le châtiment de Dieu fondra sur vous de toutes parts, et la sentence de sa justice
> sera prononcée contre vous. Vous n'aurez, ce jour-là, aucun pouvoir de lui résister, et vous
> reconnaîtrez votre propre impuissance. Ayez pitié de vous-mêmes et de vos sujets. Jugez entre eux
> selon les préceptes édictés par Dieu dans sa sainte et sublime épître, une épître dans laquelle il
> assigne à toutes choses les limites fixées pour chacune d'elles et dans laquelle il donne une claire
> explication de toutes choses, une épître qui constitue en elle-même une admonition pour tous ceux
> qui croient en lui.
> 
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> (118.7)
> Examinez notre cause, informez-vous de ce qui nous est advenu, tranchez avec justice entre nous et
> nos ennemis, et soyez de ceux qui agissent équitablement envers leur prochain. Si vous ne retenez
> pas la main de l'oppresseur, si vous ne protégez pas les droits de l'opprimé, de quoi pouvez-vous
> vous glorifier parmi les hommes ? De quoi au juste pouvez-vous être fiers ? Vous ferez-vous gloire
> de ce que vous mangez et buvez, des richesses que vous amassez, du prix et de la variété des
> ornements dont vous vous parez ?
> 
> (118.8)
> Si la vraie gloire consistait en la possession de ces choses périssables, la terre sur laquelle vous
> marchez devrait alors se vanter de vous être supérieure, car c'est elle qui, par décret du Tout-
> Puissant, vous fournit et vous accorde ces choses. Ses entrailles renferment, selon ce que Dieu a
> ordonné, tout ce que vous possédez. D'elle, en signe de sa miséricorde, vous tirez toutes vos
> richesses. Considérez donc votre condition, ce dont vous vous enorgueillissez ! Puissiez-vous en
> prendre conscience !
> 
> (118.9)
> Non, par celui qui tient en sa main le royaume tout entier de la création ! Votre gloire constante et
> véritable ne réside que dans votre ferme adhésion aux préceptes de Dieu, dans votre observation
> sincère de ses lois, dans votre résolution de veiller à leur application et de suivre fermement le droit
> chemin.
> 
> 119. Lawh-i-Malikih (Reine Victoria)
> Maléké
> (119.1)
> Ô dirigeants de la terre, pourquoi obscurcir l'éclat du soleil et l'empêcher de briller ? Écoutez le
> conseil que vous donne la Plume du Très-Haut afin d'atteindre, vous et le pauvre, la paix et la
> tranquillité. Nous supplions Dieu d'aider les rois à établir la paix sur la terre. En vérité, il fait ce
> qu'il veut.
> 
> (119.2)
> Ô rois de la terre, nous vous voyons augmenter chaque jour vos dépenses et en faire peser le fardeau
> sur vos sujets. Quelle honte et quelle injustice ! Craignez les soupirs et les larmes de cet Opprimé, et
> n'imposez pas de charges trop lourdes sur vos peuples. Ne les dépouillez pas pour vous construire
> des palais ; au contraire, choisissez pour eux ce que vous choisissez pour vous-mêmes. Ainsi
> ouvrons-nous vos yeux sur ce qui vous profite, si vous pouvez le voir. Vos peuples sont votre
> trésor. Prenez garde de ne pas violer par vos décrets les commandements de Dieu et de ne pas livrer
> vos états aux mains des voleurs. C'est par eux que vous régnez, par eux que vous vous maintenez et
> avec leur aide que vous conquérez. Et pourtant quel dédain dans le regard que vous leur jetez.
> Étrange, vraiment étrange !
> 
> (119.3)
> Maintenant que vous refusez la très grande paix, attachez vous au moins à promouvoir une moindre
> paix, afin d'améliorer votre condition et celle de vos sujets.
> 
> (119.4)
> Ô dirigeants de la terre, réconciliez-vous de manière à vous passer d'armements sauf pour maintenir
> la sécurité de vos territoires et possessions. Faites attention de ne pas méconnaître le conseil de
> l'Omniscient, du Fidèle.
> 
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> (119.5)
> Soyez unis, ô rois de la terre, pour apaiser la tempête de la discorde entre vous et apporter la
> tranquillité à vos peuples, si vous pouvez le comprendre. Si l'un de vous prend les armes contre un
> autre, levez-vous pour vous opposer à lui, car ce n'est que justice évidente.
> 
> 120. Lawh-i-Malikih (Reine Victoria)
> 
> (120.1)
> Ô vous qui, en chaque pays, représentez les peuples ! Réunissez-vous pour vous consulter et
> souciez-vous seulement de ce qui profite à l'humanité et en améliore les conditions, si vous êtes de
> ceux qui sont scrupuleux. Considérez le monde comme s'il était un corps humain qui, bien que créé
> complet et parfait, souffre de désordres et de maladies graves pour beaucoup de raisons. Il n'est pas
> un jour où il s'améliore ; au contraire, sa maladie croît en sévérité car il est traité par des médecins
> ignorants qui donnent libre cours à leurs désirs et errent cruellement. Et même si de temps à autre,
> un organe de ce corps est guéri, les autres n'en restent pas moins affligés.
> 
> Nous le trouvons aujourd'hui à la merci de dirigeants si imbus d'orgueil qu'ils ne discernent même
> pas leurs propres avantages, encore moins une révélation aussi déroutante et aussi provocatrice que
> celle-ci. Et si l'un d'entre eux s'efforce d'améliorer sa condition, c'est par appât du gain, qu'il l'avoue
> ou non ; et l'indignité de ses motifs limite sa capacité à guérir ou soigner.
> 
> (120.2)
> Le remède souverain et l'instrument tout puissant de la guérison du monde entier est l'union de ses
> peuples en une Cause universelle, une seule et même Foi: voilà ce qu'ordonne le Seigneur. Rien ne
> peut réaliser cela, sauf le pouvoir d'un médecin habile, tout puissant et inspiré. Voilà la seule vérité,
> tout le reste n'est qu'erreur.
> 
> 121. Javad
> Djavad
> (121.1)
> Dis: Ô vous qui m'enviez et qui cherchez à me faire du mal ! que la fureur de votre rage contre moi
> vous confonde ! Voici que se lève le Soleil de gloire à l'horizon de ma révélation, enveloppant de
> son éclat toute l'humanité. Et voyez pourtant comme vous vous dérobez à sa splendeur et êtes
> plongés dans une complète indifférence ! Ayez pitié de vous-mêmes, ne rejetez pas l'appel de celui
> en qui vous avez déjà reconnu la vérité. Ne soyez pas parmi les transgresseurs.
> 
> (121.2)
> Par la justice du seul vrai Dieu, si vous rejetez cette révélation, vous deviendrez un objet de mépris
> et de dérision pour toutes les nations de la terre, car c'est vous qui, pour défendre la vérité de votre
> cause, avez proclamé à la face du monde les témoignages de Dieu, le Protecteur souverain, le Tout-
> Puissant, le Très-Glorieux, l'Omniscient. Et maintenant qu'il vous envoie sa révélation nouvelle,
> parée de la gloire d'une irrésistible souveraineté, voilà que vous lui tournez le dos, ô étourdis que
> vous êtes !
> 
> (121.3)
> Pensez-vous vraiment, au fond de votre coeur, avoir le pouvoir d'éteindre l'éclat du Soleil ou
> d'éclipser sa splendeur ? Par ma vie ! jamais, vous n'atteindrez votre but, dussiez-vous appeler à
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> votre aide tout ce qui vit sur la terre et dans les cieux. Vivez dans la crainte de Dieu, et ne rendez
> pas vos oeuvres futiles. Tendez l'oreille à ses paroles, et ne soyez pas de ceux qui sont séparés de lui
> comme par un voile. Dis: Dieu m'en est témoin ! Je n'ai jamais rien souhaité pour moi-même. Mon
> unique désir est la victoire de Dieu et le triomphe de sa cause. Lui-même suffit à nous départager.
> 
> (121.4)
> Si vous purifiez vos yeux, vous verriez aisément que mes actes témoignent de la vérité de mes
> paroles, et que mes paroles guident toutes mes actions.
> 
> (121.5)
> Aveugles sont vos yeux ! Ne percevez-vous pas la grandeur de la puissance et de la souveraineté de
> Dieu ! Ne voyez-vous pas sa gloire et sa majesté ? Malheur à vous, ramassis d'envieux et de
> méchants. Écoutez mes paroles et ne tardez pas, fût-ce un instant. Voilà ce que vous enjoint celui
> qui est la beauté du Très-Miséricordieux, afin que vous vous détachiez de ce que vous possédez et
> que vous montiez jusqu'aux sommets d'où vous découvrirez, reposant à l'ombre de sa révélation, la
> création tout entière.
> 
> (121.6)
> Dis: Il n'est pour vous, en ce jour, ni abri ni refuge, ni personne qui puisse vous protéger ou vous
> défendre de la fureur de sa colère ou de la force de son pouvoir sauf si vous recherchez l'ombre de
> sa révélation. Et c'est cette révélation, en vérité, qui s'est manifestée à vous en la personne de cet
> Adolescent. Que Dieu soit donc glorifié pour une vision si resplendissante, si précieuse, si
> merveilleuse !
> 
> (121.7)
> Détachez-vous de ce qui n'est pas moi, et tournez vos visages vers ma face, car cela sera meilleur
> pour vous que tout ce que vous possédez. Par ma parole même, qui exprime la vérité et embrasse
> toutes choses, la Langue de grandeur porte témoignage de la vérité de mes paroles.
> 
> (121.8)
> Dis: Pensez-vous que votre allégeance à sa Cause puisse jamais lui profiter, ou qu'en répudiant la
> vérité de celle-ci vous puissiez lui causer quelque dommage ? Certes non, par moi-même, le
> Victorieux, l'Inaccessible, le Très-Haut ! Déchirez les voiles des noms et détruisez leur royaume.
> Par ma Beauté, il est maintenant venu celui qui est le Monarque de tous les noms, celui sur l'ordre
> de qui, depuis le commencement qui n'a pas de commencement, chacun de ces noms fut créé, lui
> qui continuera d'en créer autant que bon lui semblera. Il est, en vérité, le Tout-Puissant, le Très-
> Sage.
> 
> (121.9)
> Gardez-vous de vous dépouiller du vêtement de la Providence divine. Étanchez votre soif à la coupe
> que les Adolescents du ciel élèvent au-dessus de votre tête. Ainsi vous l'ordonne celui qui vous
> témoigne plus de pitié que vous n'en avez vous-mêmes, celui qui n'attend de vous ni récompense, ni
> gratitude. Sa récompense lui vient de celui qui, par le pouvoir de la vérité, l'a envoyé vers vous, qui
> l'a distingué et l'a désigné comme son propre témoignage devant la création tout entière. C'est lui
> qui l'a investi du pouvoir de manifester tous ses signes. Écoutez mieux afin de percevoir les choses
> auxquelles vous appelle la Voix de l'Ancien des jours et d'être de ceux qui saisissent la vérité.
> 
> (121.10)
> Avez-vous jamais entendu dire par vos ancêtres ou par les générations qui les ont précédés en
> remontant même jusqu'au premier Adam, que quelqu'un pourrait vous apporter un message qui ne
> soit pas de Dieu alors même qu'il est entouré du nimbe de la révélation, est investi d'une
> souveraineté manifeste et transcendante, a le royaume de Dieu à sa droite et toute la puissance et la
> gloire de son empire éternel à sa gauche, est précédé par les armées de Dieu, le Tout-Puissant,
> l'Irrésistible, l'Omnipotent, et révèle sans cesse des versets dont les esprits humains les plus savants
> 
> Florilège d'écrits de Bahá’u’lláh - www.religare.org                                 Page 110 / 157
> et les plus sages sont incapables de saisir la signification ? Soyez perspicace et dites la vérité, toute
> la vérité, si vous avez la prétention d'être honnêtes et d'esprit noble.
> 
> (121.11)
> Dis: Les versets que nous avons révélés sont aussi nombreux que ceux qui furent envoyés au Báb
> dans la précédente révélation. Que celui qui doute des paroles prononcées par l'Esprit de Dieu
> cherche la cour de notre présence, qu'il entende nos versets divinement inspirés et qu'il constate de
> ses yeux les preuves évidentes de notre revendication.
> 
> (121.12)
> Dis: Par la justice du Tout-Puissant, la mesure des bienfaits de Dieu est comble, sa parole est
> accomplie, la lumière de son visage est révélée. Sa souveraineté embrasse la création tout entière, la
> gloire de sa révélation est manifeste et ses largesses se répandent sur toute l'humanité.
> 
> 122. Lawh-i-Maqsud
> 
> (122.1)
> L'homme est le talisman suprême. Une éducation adéquate lui a cependant manqué pour bénéficier
> de ce qu'il possède par nature.
> 
> (122.2)
> D'un mot sorti de la bouche de Dieu, il fut appelé à l'existence ; d'un mot de plus, il fut amené à
> reconnaître la Source de son éducation ; d'un autre mot encore, son rang et sa destinée ont été
> assurés. Le grand Être dit: Considérez l'homme comme une mine riche en pierres précieuses d'une
> valeur inestimable. Seule l'éducation peut l'amener à en livrer les trésors et permettre à l'humanité
> d'en profiter. Quiconque médite sur ce que révèlent les Écritures envoyées du ciel de la volonté
> sacrée de Dieu reconnaîtra facilement que leur but est de voir tous les hommes considérés comme
> une seule âme, pour que le sceau gravé des mots "Le royaume sera à Dieu" soit imprimé sur chaque
> coeur et que la lumière de la générosité, de la grâce et de la miséricorde divines enveloppe
> l'humanité entière.
> 
> (122.3)
> Le seul vrai Dieu - exaltée soit sa gloire - n'a rien désiré pour lui-même. L'allégeance des hommes
> ne lui est d'aucun profit, et leur perversité ne lui fait aucun tort. L'Oiseau du royaume de la parole
> lance continuellement cet appel: "Toutes choses, je les ai voulues pour toi, et toi, aussi, pour ton
> bien". Si les savants et les sages d'aujourd'hui permettaient aux hommes de respirer le doux parfum
> de l'amitié et de l'amour, tout coeur pénétrant percevrait la signification de la vraie liberté et
> découvrirait le secret d'une paix permanente et d'un calme total. Si la terre atteignait ce niveau et
> était illuminée de sa lumière, on pourrait vraiment dire d'elle: "Tu n'y verras ni ondulation ni
> dépression."
> 
> 123. A un inconnu
> 
> (123.1)
> Où ont-elles fui les générations qui vous ont précédés ? Et ceux qu'entourait, pendant leur vie, ce
> que le monde contenait de plus beau et de plus aimable, où sont-ils maintenant ? Profitez du moins
> de la leçon, ô peuples, et ne soyez pas de ceux qui dévient du droit chemin.
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> (123.2)
> D'autres, avant peu, saisiront ce que vous possédez et occuperont vos demeures. Prêtez l'oreille à
> mes paroles et ne soyez pas du nombre des insensés.
> 
> (123.3)
> Pour chacun de vous, le devoir suprême est de choisir pour lui-même ce sur quoi nul autre ne
> saurait empiéter et que personne ne pourrait usurper. Et cela, le Tout-Puissant en porte témoignage,
> c'est l'amour de Dieu, puissiez-vous le comprendre !
> 
> (123.4)
> Bâtissez-vous des maisons que ni la pluie ni les inondations ne peuvent détruire, et où vous serez à
> l'abri des changements et des hasards de cette vie. Telles sont les instructions que vous donne celui
> que le monde a lésé et rejeté.
> 
> 124. Lawh-i-Hadi
> 
> (124.1)
> Combien merveilleuse est l'unité du Dieu vivant et éternel - une unité qui s'élève au-dessus de
> toutes les limitations et dépasse la compréhension de toutes choses créées. Il a, de toute éternité,
> résidé dans son inaccessible séjour de gloire et de sainteté et, pour l'éternité, il continuera de siéger
> sur les sommets de sa grandeur et de sa souveraineté particulières. Combien sublime est son
> Essence incorruptible, entièrement indépendante de la connaissance qu'en peuvent avoir toutes
> choses créées, et incommensurablement exaltée au-dessus de la louange de tous les habitants des
> cieux et de la terre !
> 
> (124.2)
> En vertu de sa faveur et de sa générosité, il a confié à toute chose créée un signe de son savoir,
> puisé à la source sublime, afin qu'aucune d'elles ne soit privée de sa part lorsqu'elles exprimeront ce
> savoir, chacune selon sa capacité et son rang. Ce signe est le miroir de sa beauté dans le monde de
> la création. Plus grand sera l'effort pour le purifier, plus ce noble et sublime miroir recevra la
> capacité de réfléchir fidèlement la gloire des noms et attributs de Dieu, et de révéler les merveilles
> de ses signes et de sa science. À chacune des choses créées, il sera donné - tant est grand ce pouvoir
> de réflexion - de révéler le potentiel de son état pré-ordonné, elles reconnaîtront leurs propres
> capacités et limites, et témoigneront de cette vérité: "En vérité, il est Dieu ; il n'est pas d'autre Dieu
> que lui." [...]
> 
> (124.3)
> Il n'est pas douteux qu'en conséquence des efforts consentis par chaque homme, et en raison de
> l'exercice de ses facultés spirituelles, ce miroir soit purifié de toutes souillures terrestres et de toute
> insinuation satanique, au point de pouvoir s'approcher des prairies de la sainteté et d'atteindre les
> cours de la fraternité éternelle. Cependant, en vertu du principe qu'il est un temps pour chaque
> chose et une saison pour chaque fruit, les énergies latentes d'une telle générosité ne seront
> complètement libérées, et la gloire vernale d'un tel don manifestée, qu'aux jours de Dieu. Bien que
> chaque jour ait sa part pré-établie de la merveilleuse grâce divine, les jours associés à la présence de
> la Manifestation de Dieu ont un caractère unique et un rang qui dépasse la compréhension de l'esprit
> humain.
> 
> Florilège d'écrits de Bahá’u’lláh - www.religare.org                                   Page 112 / 157
> (124.4)
> La vertu qui leur est insufflée est telle que, si les coeurs de tous ceux qui sont dans les cieux et sur
> la terre étaient, en ces jours d'éternels délices, mis en présence de ce Soleil de gloire inaltérable et
> accordés à sa volonté, chacun d'eux se trouverait exalté au-dessus de toutes choses terrestres,
> rayonnant de sa lumière et sanctifié par sa grâce. Louange à cette grâce qu'aucune bénédiction, si
> grande soit-elle, ne saurait surpasser, et honneur à cette tendre bonté que l'oeil de la création n'a
> jamais vue ! Incommensurablement exalté est-il au-dessus de tout ce qu'on rapporte de lui ou de
> tout ce qu'on lui attribue.
> 
> (124.5)
> C'est pourquoi, en ces jours, aucun homme n'aura besoin de son voisin. Il s'est déjà amplement
> avéré qu'en ces temps fixés par Dieu, la majorité de ceux qui ont cherché et atteint sa cour sacrée
> manifestent une science et une sagesse telles qu'en dehors de ces saintes âmes, nulle autre n'en a
> jamais compris et n'en comprendra jamais la moindre parcelle, malgré le temps passé à enseigner ou
> à étudier. C'est en vertu de ce pouvoir qu'aux jours de la manifestation du Soleil de la vérité, les
> bien-aimés de Dieu sont exaltés au-dessus de tout savoir humain et s'en détachent. Bien mieux, de
> leurs coeurs et des sources de leurs pouvoirs innés jaillit, sans discontinuer, la plus pure essence du
> savoir et de la sagesse humaine.
> 
> 125. Kitab-i-Iqan
> 
> (125.1)
> Ô mon frère ! quand un vrai chercheur décide de s’engager dans la voie de la recherche qui mène à
> la connaissance de l’Ancien des jours, il doit avant toute chose laver et purifier son coeur, siège de
> la révélation des mystères profonds de Dieu, du voile de la poussière de toute connaissance acquise
> et des insinuations émises par les incarnations des chimères sataniques. Il doit épurer son sein,
> sanctuaire de l’amour éternel du Bien-Aimé, de toute souillure et purifier son âme de tout ce qui a
> trait à l’eau et la boue, aux choses éphémères et chimériques. Il lui faut si bien laver son coeur qu’il
> n’y reste aucune trace d’amour ou de haine, de crainte que l’amour ne l’aveugle et ne l’incline à
> l’erreur, ou que la haine ne le détourne de la vérité. En ce jour, ainsi que tu en es témoin, la plupart
> des gens se privent par amour ou par haine de contempler la Face immortelle, se détournent de ceux
> qui incarnent les mystères divins et s’égarent sans berger dans le désert de l’erreur et de l’oubli.
> 
> (125.2)
> Ce chercheur doit, à tout instant, mettre sa confiance en Dieu, se tenir à l’écart des gens et se
> détacher du monde de poussière pour s’attacher à celui qui est le Seigneur des seigneurs. Il ne doit
> jamais chercher à se placer au-dessus des autres, il doit effacer de la tablette de son coeur toute trace
> d’orgueil et de vanité, s’armer de patience et de résignation, observer le silence et s’abstenir de tout
> vain bavardage. Car la langue est un feu qui couve, et l’abus des paroles est un poison mortel. Si le
> feu matériel consume le corps, le feu de la langue dévore à la fois l’âme et le coeur. La force du
> premier ne dure qu’un moment mais les effets du second persistent durant un siècle .
> 
> (125.3)
> Ce chercheur devrait aussi regarder la médisance comme une faute grave et se garder de son
> emprise car la médisance éteint le feu du coeur et étouffe la vie de l’âme. Il devrait se contenter de
> peu et s’affranchir de tout désir excessif. Il devrait chérir la compagnie de ceux qui ont renoncé au
> monde et considérer comme un précieux avantage de se soustraire aux vaniteux et aux mondains. Il
> devrait, à l’aube de chaque jour, communier avec Dieu et persévérer de toute son âme dans la quête
> de son Bien-Aimé. Il devrait consumer toute pensée perverse à la flamme de son évocation aimante
> de Dieu et, vif comme l’éclair, s’écarter de tout ce qui n’est pas lui. Il devrait secourir les déshérités
> 
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> et ne jamais refuser sa faveur aux indigents. Il devrait se montrer bon envers les animaux, et plus
> encore à l’égard de son prochain qui, lui, est doué du pouvoir de la parole. Il ne devrait pas hésiter à
> offrir sa vie pour son Bien-Aimé, ni permettre au blâme des gens de le détourner de la vérité.
> 
> (125.4)
> Ce qu’il ne désire pas pour lui-même, il ne devrait pas le souhaiter aux autres ni ne jamais promettre
> au-delà de ce qu’il peut tenir.
> 
> (125.5)
> De tout son coeur, le chercheur devrait éviter la fréquentation des malfaisants et prier pour la
> rémission de leurs péchés. Il devrait pardonner au pécheur et ne jamais mépriser sa condition
> misérable, car nul ne sait comment sera sa propre fin. Il arrive bien souvent qu’un pécheur atteigne,
> à l’heure de sa mort, l’essence même de la foi, boive à la coupe de l’immortalité et prenne son envol
> vers l’Assemblée céleste. Et que de fois à l’heure fixée pour l’ascension de son âme, un croyant
> fervent subit un changement tel qu’il en tombe dans le feu des profondeurs.
> 
> (125.6)
> Nous révélons ces paroles graves et convaincantes dans l’intention de persuader le chercheur qu’il
> devrait tenir pour transitoire tout ce qui n’est pas Dieu et pour pur néant tout ce qui n’est pas lui,
> l’objet de toute adoration.
> 
> (125.7)
> Voilà quelques-uns des attributs des âmes élevées, ils constituent la marque distinctive de ceux dont
> l’esprit est porté aux choses spirituelles. Il en a déjà été fait mention à propos des qualités requises
> pour les voyageurs engagés dans la voie de la connaissance positive. Lorsque le voyageur détaché,
> le chercheur sincère, remplit ces conditions essentielles, alors et alors seulement, on peut dire qu’il
> est un véritable chercheur. Quand il remplit les conditions comprises dans le verset : « Quiconque
> fait des efforts à notre intention… », il jouit des faveurs conférées par ces paroles : « Dans nos
> chemins, nous le guiderons en vérité. »
> 
> (125.8)
> Les ténèbres de l’erreur ne seront chassées de l’esprit du chercheur, les brumes du doute et de la
> crainte n’en seront dissipées, et les lumières de la connaissance et de la certitude n’envelopperont
> tout son être, que lorsqu’en son coeur s’allumera la lampe de la recherche, de l’effort soutenu, du
> désir ardent, de la dévotion passionnée, de l’amour fervent, du ravissement et de l’extase et qu’en
> son âme soufflera la brise de sa tendre bonté. Alors le Héraut mystique, apportant la joyeuse
> nouvelle de l’Esprit, rayonnera de la cité de Dieu resplendissant comme l’aurore et, faisant retentir
> la trompette du savoir, tirera du sommeil de l’insouciance le coeur, l’âme et l’esprit. Alors la
> multitude des bienfaits et les torrents de grâce de l’Esprit saint et éternel conféreront au chercheur
> une vie si nouvelle qu’il se découvrira une vue nouvelle, une ouïe nouvelle, un coeur nouveau et un
> esprit nouveau. Il contemplera les signes manifestes de l’univers, et il pénétrera les mystères cachés
> de l’âme. Regardant avec l’oeil de Dieu, il percevra dans chaque atome une porte qui ouvre vers les
> domaines de certitude absolue. En toutes choses, il découvrira les mystères de la révélation divine et
> les preuves d’une manifestation éternelle.
> 
> (125.9)
> Je jure par Dieu ! Si celui qui est guidé par cette voie et s’efforce de gravir les sommets de la
> droiture atteignait ce sublime et glorieux état, il percevrait, à mille lieues de distance, le parfum de
> Dieu et verrait se lever, au-dessus de l’aube de toutes choses, le matin resplendissant d’une
> direction divine. Chacune de ces choses, si petite soit-elle, sera pour lui une révélation et le
> conduira à son Bien-Aimé, l’objet de sa quête. Si grand sera le discernement de ce chercheur qu’il
> distinguera le vrai du faux comme il distingue le soleil de l’ombre. Si des coins les plus reculés de
> l’Orient, se répandaient les parfums suaves de Dieu, il en reconnaîtrait et en humerait la fragrance,
> même s’il séjournait dans les régions les plus lointaines de l’Occident. De même pour tous les
> 
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> signes de Dieu – ses paroles merveilleuses, ses oeuvres grandioses et ses actions puissantes –, il les
> distinguerait clairement des actes, des paroles et des manières des hommes, tel l’orfèvre qui
> reconnaît une pierre précieuse d’un caillou ou l’homme qui distingue le printemps de l’automne, la
> chaleur du froid.
> 
> (125.10)
> Quand le canal de l’âme humaine sera libéré des entraves et des attaches terrestres, elle percevra
> infailliblement le souffle du Bien-Aimé à des distances incommensurables et, guidée par son
> parfum, elle atteindra la cité de certitude et y pénètrera.
> 
> (125.11)
> Là, le chercheur découvrira les merveilles de l’antique sagesse du Bien-Aimé et percevra tous les
> enseignements cachés dans le bruissement des feuilles de l’arbre qui s’épanouit dans cette cité. Il
> entendra de son oreille spirituelle et de son oreille matérielle les hymnes de gloire et de louange qui,
> de la poussière de cette cité, montent vers le Seigneur des seigneurs, et de son oeil spirituel il
> découvrira les mystères du « retour » et de la « résurrection ».
> 
> (125.12)
> Quelle gloire ineffable dans les signes, les indices, les révélations et les splendeurs réserve à cette
> cité celui qui est le Roi des noms et des attributs ! Qui atteint cette cité, sans eau étanche sa soif et
> sans feu s’embrase de l’amour de Dieu. Dans chaque brin d’herbe sont enfermés les mystères d’une
> impénétrable sagesse, et des myriades de rossignols en extase radieuse inondent de leur mélodie
> tous les buissons de roses. Ses tulipes merveilleuses dévoilent le mystère du feu inextinguible du
> Buisson ardent et ses doux aromes de sainteté font ressentir le parfum de l’Esprit messianique. Sans
> l’or, la richesse y est dispensée, et sans la mort, l’immortalité conférée. Dans chaque feuille se
> gardent précieusement des délices ineffables et dans chaque salle se cachent d’innombrables
> mystères.
> 
> (125.13)
> Quand ils auront renoncé à tout sauf à Dieu, ceux qui vaillamment se consacrent à la quête de sa
> volonté seront si attachés et unis à cette cité que l’idée d’en être séparés, fût-ce un instant, leur sera
> inconcevable. De la jacinthe de cette assemblée ils entendront des preuves infaillibles, de la beauté
> de sa Rose et de la mélodie de son Rossignol ils recevront les témoignages les plus sûrs. Dans mille
> ans environ, cette cité sera renouvelée et de nouveau ornée. [...]
> 
> (125.14)
> Cette cité n’est autre que le verbe de Dieu, révélé en chaque âge et en chaque dispensation. Au
> temps de Moïse ce fut le Pentateuque, au temps de Jésus l’Évangile, au temps de Muhammad, le
> Messager de Dieu, le Coran. En ce jour, c’est le Bayán et dans la révélation de Celui-que-Dieu-
> rendra-manifeste ce sera son propre Livre auquel les Livres de toutes les révélations précédentes se
> réfèreront nécessairement, Livre sublime et transcendant entre tous.
> 
> 126. Mirza Haydar-'Ali
> 
> (126.1)
> Quels que soient le lieu où l'on nous bannisse et la rigueur des tribulations qu'on nous inflige, ceux
> qui forment le peuple de Dieu doivent, avec une ferme résolution et la plus entière confiance, tenir
> les yeux fixés sur l'Orient de gloire, et se consacrer à ce qui peut conduire à l'amélioration du monde
> et à l'éducation de ses peuples. Tout ce qui nous est advenu dans le passé a servi les intérêts de notre
> révélation et accru sa renommée: il en sera de même de tout ce qui pourra nous advenir dans
> 
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> l'avenir. Attachez-vous du fond du coeur à la cause de Dieu, une cause envoyée par celui qui est
> l'Ordonnateur, le Très-Sage. Avec la plus parfaite bonté et la plus grande miséricorde, nous avons
> convié et conduit les peuples et les nations à ce qui leur sera vraiment profitable.
> 
> (126.2)
> Le Soleil de vérité qui brille dans toute sa gloire nous en rend témoignage ! Ceux qui forment le
> peuple de Dieu n'ont d'autre ambition que de revivifier le monde, d'ennoblir sa vie et de régénérer
> ses peuples. Droiture et bon vouloir ont été de tout temps la marque de leurs relations avec tous les
> hommes. Leur conduite reflète leur vie intérieure, et celle-ci est un miroir de leur conduite. Aucun
> voile ne cache ni n'obscurcit les vérités qui fondent leur foi. Ces vérités ont été dévoilées aux yeux
> des hommes et seront immanquablement reconnues. Leurs actes mêmes attestent la vérité de ces
> paroles.
> 
> (126.3)
> Tout oeil capable de discernement peut, en ce jour, percevoir l'aube de la révélation divine et toute
> oreille attentive reconnaîtra la voix qui sortit du Buisson ardent. Telle est l'impétuosité du torrent de
> la miséricorde divine, que celui qui est l'Aurore des signes de Dieu et le Révélateur des témoignages
> de sa gloire se tient au milieu des peuples de la terre et converse familièrement avec eux sans
> qu'aucun voile ne le cache à leurs yeux. Combien vinrent à nous d'un coeur enclin à la malice et
> cependant nous quittèrent en amis loyaux et dévoués ! Les portes de la grâce sont ouvertes toutes
> grandes à la face des hommes. En apparence dans nos rapports avec eux, nous avons les mêmes
> égards pour le juste et pour le pécheur, afin que celui qui a fait le mal ait une chance d'atteindre
> l'océan sans limites du pardon divin. Notre nom, Celui qui ne dévoile pas, répand une telle lumière
> sur les hommes que le pervers s'imagine qu'il pourra se ranger parmi les vertueux. Aucun de ceux
> qui nous cherchent ne sera déçu, et l'accès de notre cour ne sera point refusé à celui qui tourne sa
> face vers nous. [...]
> 
> (126.4)
> Ô amis, par vos bonnes actions, par une conduite et un caractère qui trouvent grâce à ses yeux,
> soutenez la cause du seul vrai Dieu, exaltée soit sa gloire ! Que celui qui, en ce jour, s'efforce
> d'aider Dieu, ferme les yeux à tout ce qu'il possède pour les ouvrir aux choses de Dieu. Qu'il cesse
> de s'occuper de ses intérêts et n'ait souci que de ce qui peut servir à exalter le nom irrésistible du
> Tout-Puissant. Qu'il débarrasse son coeur de toute passion mauvaise et de toute inclination
> corrompue, car la crainte de Dieu est l'épée qui lui donnera la victoire, l'instrument primordial par
> lequel il réalisera son dessein. La crainte de Dieu est le bouclier qui défend sa cause et rend son
> peuple victorieux. Elle est l'étendard qu'aucun homme ne peut abattre, elle représente une force
> avec laquelle aucun pouvoir terrestre ne saurait rivaliser. Par son aide et avec la permission du
> Seigneur des armées, ceux qui se sont approchés de Dieu ont pu soumettre et conquérir la citadelle
> du coeur des hommes.
> 
> 127. À Muhammad                                        Ibrahim-i-Khalil-i-Qazvini                 (dit
> Muhalim, enseignant)                                                             Razvini
> 
> (127.1)
> Ô peuple, si vous désirez connaître Dieu et découvrir la grandeur de sa puissance, regardez-moi
> avec mes propres yeux et non avec les yeux d'un autre. Autrement vous n'arriverez jamais à me
> reconnaître, alors même que vous méditeriez sur ma cause aussi longtemps que durera mon
> royaume, et que vous réfléchiriez sur toutes choses créées pendant l'éternité de Dieu, le souverain
> Seigneur de tous, l'Omnipotent, l'Éternel, le Très-Sage. Ainsi avons-nous manifesté la vérité de
> 
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> notre révélation, afin que les négligents sortent de leur torpeur et se rangent au nombre de ceux qui
> comprennent.
> 
> (127.2)
> Voyez la bassesse de ces hommes qui savent fort bien que je me suis offert avec les miens dans le
> chemin de Dieu pour qu'ils gardent leur foi envers lui, de ces hommes qui savent bien que mes
> ennemis m'ont assailli de toutes parts aux jours où tous les coeurs étaient saisis de crainte et
> tremblaient, aux jours où eux-mêmes se dérobaient aux yeux des amis de Dieu et de ses ennemis,
> pour ne s'assurer que de leur propre sûreté et tranquillité.
> 
> (127.3)
> Nous avons finalement réussi à manifester la cause de Dieu et nous avons même porté si haut sa
> grandeur que tous ont reconnu la souveraineté de Dieu et la puissance de son empire, excepté ceux
> qui, dans leur coeur, voulaient du mal à cet Adolescent et ceux qui donnent des associés au Tout-
> Puissant. Et pourtant voyez comment les fidèles du Bayan refusent de croire en moi et ne cessent de
> me combattre, en dépit de cette révélation dont l'influence pénètre toutes choses créées et malgré
> l'éclat de cette lumière sans précédent. Quelques-uns se sont détournés du chemin de Dieu, ont
> rejeté l'autorité de celui en qui ils avaient d'abord cru et pris une attitude insolente envers Dieu, le
> Tout-Puissant, le Protecteur suprême, le Sublime, le Très-Grand.
> 
> (127.4)
> D'autres ont hésité et se sont arrêtés en son chemin, considérant que la cause du Créateur ne serait
> valable, en sa vérité la plus profonde, qu'à condition de recevoir l'approbation de celui qui fut créé
> par ma volonté. Ainsi leurs oeuvres ont été réduites à néant, et ils ne l'ont pas compris. Parmi eux se
> trouve celui qui, jaugeant Dieu à sa propre mesure, a méconnu les noms de Dieu au point de se
> lever contre moi, de me condamner comme digne du dernier supplice, et de m'imputer les offenses
> dont il s'est lui-même rendu coupable.
> 
> (127.5)
> C'est pourquoi j'expose ma peine et ma souffrance à celui qui m'a créé et m'a chargé de son
> message. À lui je rends grâces et louanges pour ce qu'il a voulu, pour la solitude et l'angoisse dont
> j'ai souffert aux mains de ces hommes qui errent si loin de lui. J'ai enduré patiemment et continuerai
> d'endurer les tribulations qui m'assaillent et persisterai à mettre en Dieu mon entière confiance. Je
> lui adresserai cette supplication: Ô mon Dieu, guide tes serviteurs jusqu'à la cour de ta faveur et de
> ta générosité, et ne souffre point qu'ils soient privés des merveilles de ta grâce et de la multitude de
> tes bénédictions. Car ils ne savent pas ce que leur réserve ta miséricorde qui embrasse toute la
> création. Ô Seigneur, ils paraissent faibles et impuissants, en fait ce ne sont que des orphelins. Tu es
> le Généreux, le Munificent, le Sublime, le Très-Grand. Ô mon Dieu, ne déchaîne pas contre eux la
> fureur de ton courroux ; fais-les attendre jusqu'à ce que soient manifestées les merveilles de ta
> miséricorde afin qu'ils te reviennent et demandent pardon des fautes qu'ils ont commises contre toi.
> Car tu es, en vérité, le Clément, le Très-Miséricordieux.
> 
> 128. Suratu'l-Bayan (Acre) Khalil
> 
> (128.1)
> Dis: Convient-il à un homme de se dire le disciple de son Seigneur, le Tout-Puissant et d'accomplir
> en même temps en son coeur les oeuvres du Malin ? Non, cela ne convient pas ; celui qui est la
> Beauté du Très-Glorieux m'en rend témoignage. Puissiez-vous le comprendre !
> 
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> (128.2)
> Purgez vos coeurs de l'amour des choses de ce monde, vos langues de tout souvenir qui n'est point
> son souvenir, votre être tout entier de ce qui vous empêche de contempler sa face ou vous incite à
> céder aux impulsions de vos désirs corrompus. Que Dieu soit votre crainte, ô peuple, et rangez-vous
> parmi ceux qui suivent le sentier de la justice.
> 
> (128.3)
> Dis: Si votre conduite, ô peuple, est en opposition avec ce que vous professez, comment pourrez-
> vous vous distinguer de ceux qui, tout en confessant leur foi dans le Seigneur, leur Dieu, refusèrent
> de le reconnaître et répudièrent sa vérité, lorsqu'il vint à eux, enveloppé des nuées de la sainteté ?
> Dépouillez-vous de tout attachement au monde et à ses vanités. Prenez garde de les approcher dans
> la mesure où ils vous incitent à la cupidité et vous empêchent de vous engager dans le sentier droit
> et glorieux.
> 
> (128.4)
> Sachez que, par "le monde", il faut entendre votre ignorance de celui qui est votre Créateur et votre
> absorbation par tout ce qui n'est pas lui. La "vie à venir" signifie, au contraire, ce qui vous
> rapproche sûrement de Dieu, le Très-Glorieux, l'Incomparable. Ce qui, en ce jour, vous détourne de
> l'amour de Dieu n'est rien d'autre que le monde. Fuyez-le donc afin d'être parmi ceux qui sont bénis.
> Si, toutefois, un homme épris de la beauté des choses terrestres désire s'en parer et prendre sa part
> des bienfaits que le monde procure, il peut le faire sans dommage, à condition de ne permettre à
> quoi que ce soit de s'interposer entre Dieu et lui, car Dieu a, en effet, créé pour ceux de ses
> serviteurs qui croient en lui, toutes les bonnes choses de la terre et des cieux. Goûtez, ô peuple, à
> ces bonnes choses que Dieu vous a accordées, et ne vous privez d'aucun de ses merveilleux
> bienfaits. Sachez lui rendre grâces et louanges, et lui en être sincèrement reconnaissants.
> 
> (128.5)
> Ô toi qui as fui ta demeure et as cherché Dieu, proclame devant les hommes le message de ton
> Seigneur, afin qu'il les empêche de céder aux impulsions de leurs désirs corrompus et les
> rapprochent du souvenir de leur Seigneur, le Sublime, le Très-Grand. Dis: Craignez Dieu, ô peuple
> et défendez-vous de jamais répandre le sang d'aucun de vos semblables. Ne vous disputez pas avec
> votre voisin, et soyez de ceux qui font le bien. Gardez-vous de troubler l'ordre sur la terre lorsque
> règne celui-ci, et ne suivez pas les traces de ceux qui s'égarent.
> 
> (128.6)
> Quiconque parmi vous se lève pour enseigner la cause de son Seigneur doit d'abord s'instruire lui-
> même afin que ses discours attirent le coeur de ceux qui l'écoutent. S'il ne s'instruit pas lui-même,
> les paroles qui sortiront de sa bouche ne pourront influencer le coeur du chercheur. Prenez garde, ô
> peuple, d'être du nombre de ceux qui donnent aux autres de bons conseils qu'eux-mêmes oublient de
> suivre. Leurs paroles, et par-delà ces paroles la réalité de toutes choses, et par-delà cette réalité, les
> anges qui approchent Dieu, les accuseraient de mensonge.
> 
> (128.7)
> Si toutefois, un de ces hommes réussissait jamais à influencer quelqu'un, ce succès ne devrait pas
> lui être attribué, mais attribué plutôt à l'influence des paroles de Dieu, ainsi qu'il a été décrété par
> celui qui est le Tout-Puissant, le Très-Sage. Aux yeux de Dieu, il est considéré comme une lampe
> qui répand sa lumière et qui, cependant, ne cesse de se consumer au-dedans d'elle-même.
> 
> (128.8)
> Dis: Ô peuple, ne commettez pas ce qui attirerait sur vous la honte ou ce qui déshonorerait la cause
> de Dieu devant les hommes, et ne soyez pas du nombre des artisans d'iniquité. Évitez ce que votre
> esprit condamne. Fuyez le mal sous toutes ses formes, selon le commandement qui vous en est fait
> dans le Livre que nul n'a touché sauf celui que Dieu a lavé de toute trace de culpabilité et qu'il
> considère comme pur.
> 
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> (128.9)
> Soyez équitables envers vous-mêmes et envers autrui, afin que vos actes manifestent les signes de la
> justice parmi nos serviteurs fidèles. Gardez-vous de jamais empiéter sur le bien de votre prochain.
> Montrez-vous dignes de sa confiance, et ne refusez pas aux pauvres les bienfaits que la grâce de
> Dieu vous a accordés. En vérité, il récompensera l'homme charitable et lui rendra le double de ce
> qu'il aura donné. Il n'est pas d'autre Dieu que lui. La création toute entière lui appartient. Il accorde
> ses bienfaits à qui il veut, et à qui il lui plaît, il les refuse. Il est, en vérité, le grand Dispensateur, le
> Très-Généreux, le Bienveillant.
> 
> (128.10)
> Dis: Enseignez la cause de Dieu, ô peuple de Bahá, car Dieu a prescrit à chacun la tâche de
> proclamer son message, et il tient cette proclamation pour l'acte le plus méritoire de tous. Un tel
> acte n'est acceptable que lorsque celui qui enseigne la cause croit lui-même fermement en Dieu, le
> Protecteur suprême, l'Indulgent, le Tout-Puissant. Il a, de plus, ordonné que sa cause soit enseignée
> par la puissance de la parole humaine et sans recours à la violence. Tel est le commandement
> envoyé du royaume de celui qui est le Sublime, le Très-Sage.
> 
> (128.11)
> Gardez-vous d'entrer en contestation avec qui que ce soit ; au contraire, efforcez-vous, par vos
> manières affables et vos exhortations les plus convaincantes, de faire pénétrer la vérité dans l'esprit
> de votre auditeur. Si celui-ci se laisse persuader, ce sera pour son plus grand bien ; s'il n'en est rien,
> détournez-vous de lui et tournez votre visage vers la cour sacrée de Dieu, la demeure de
> resplendissante sainteté.
> 
> (128.12)
> N'entrez en conflit avec personne concernant les biens et affaires de ce monde, car Dieu les a
> abandonnés aux mains de ceux qui y cherchent leur bonheur. Parmi tout ce qui existe dans le
> monde, il a choisi pour lui-même le coeur de l'homme, ce coeur qui peut être conquis par les armées
> de la révélation et de la parole. Ainsi que l'a prescrit le doigt de Bahá, dans la tablette de
> l'irrévocable décret de Dieu, selon le commandement de l'Ordonnateur suprême, l'Omniscient.
> 
> 129. Suratu'l-Bayan (Acre) Khalil
> 
> (129.1)
> Ô voyageur dans le chemin de Dieu, prends ta part de l'océan de sa grâce, ne te prive pas des choses
> qui gisent cachées dans ses profondeurs. Sois de ceux qui ont reçu leur part de ses trésors. Une seule
> goutte de cet océan, si elle était versée sur tous ceux qui sont sur la terre et dans les cieux, suffirait à
> les enrichir des bienfaits de Dieu, le Tout-Puissant, l'Omniscient, le Très-Sage. Avec les mains du
> renoncement, puise dans ses eaux vivifiantes et répands-les sur toutes choses créées, afin qu'ainsi
> purifiées et affranchies de toutes les limitations humaines, elles accèdent à ce lieu saint et
> resplendissant du trône puissant de Dieu.
> 
> (129.2)
> Ne t'afflige point si tu te trouves seul à le faire. Que Dieu te suffise. Communie intimement avec
> son esprit et sois de ceux qui rendent grâces. Proclame la cause de ton Seigneur à tous ceux qui sont
> au ciel et sur la terre. Si quelqu'un répond à ton appel, dévoile devant lui les perles de la sagesse du
> Seigneur, ton Dieu, que son Esprit t'a envoyées, et sois de ceux qui croient sincèrement. Et si
> quelqu'un d'autre rejette ton offre, détourne-toi de lui et mets ta confiance dans le Seigneur, ton
> Dieu, le Seigneur de tous les mondes.
> 
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> (129.3)
> Par la justice de Dieu ! quiconque, en ce jour, ouvre les lèvres pour prononcer le nom de son
> Seigneur verra les armées de l'inspiration divine descendre sur lui du ciel de mon nom,
> l'Omniscient, le Très-Sage. Sur lui descendra aussi toute l'Assemblée céleste, chacun portant haut
> un calice de pure lumière. Ainsi en est-il pré-ordonné dans le royaume de la révélation de Dieu, au
> commandement de celui qui est le Très-Glorieux, le Tout-Puissant.
> 
> (129.4)
> Là se tient cachée sous le saint voile, prête à servir Dieu, une milice de ses élus qui sera manifestée
> aux hommes, servira sa cause et n'aura peur de personne, alors même que se lèverait pour lui faire
> la guerre l'espèce humaine tout entière.
> 
> (129.5)
> Ce sont eux qui, aux regards des habitants de la terre et des citoyens du ciel, se lèveront un jour
> pour acclamer à grands cris le nom du Tout-Puissant et appeler les enfants des hommes dans le
> chemin de Dieu, le Très-Glorieux, le Loué. Suis-les et n'aie peur de personne. Sois de ceux qui, si
> troublés soient-ils dans le sentier du Créateur par le tumulte du monde, ne peuvent jamais s'attrister
> et dont la résolution reste inébranlable sous le blâme de la critique.
> 
> (129.6)
> Va de l'avant, armé de la tablette de Dieu et de ses signes, rejoins ceux qui ont cru en moi et
> annonce-leur la nouvelle de notre très saint paradis. Avertis ensuite ceux qui se prétendent ses pairs.
> Dis: Je viens à vous du trône de gloire, ô peuple, porteur d'une déclaration de Dieu, le Tout-
> Puissant, le Sublime, le Très-Grand. Dans ma main, je tiens le témoignage de Dieu, votre Seigneur
> et le Seigneur de vos ancêtres. Pesez-le dans la balance juste que vous possédez, la balance du
> témoignage des prophètes et messagers de Dieu. Si vous le trouvez fondé et croyez qu'il vient de
> Dieu, prenez garde d'ergoter à son sujet, de rendre ainsi vos oeuvres vaines et d'être comptés parmi
> les infidèles. Ce témoignage est vraiment le signe de Dieu, envoyé par le pouvoir de la vérité. C'est
> par lui que la validité de la cause de Dieu est démontrée aux hommes, et par lui que l'emblème de la
> pureté est hissé entre la terre et le ciel.
> 
> (129.7)
> Dis: C'est le rouleau mystique et scellé, dépositaire de l'irrévocable décret de Dieu, portant les mots
> tracés par le Doigt de sainteté, enveloppé du voile de l'impénétrable mystère et envoyé en gage de la
> grâce de celui qui est le Tout-Puissant, l'Ancien des jours. Nous y avons décrété le destin de tous les
> habitants de la terre et de tous les citoyens du ciel, et consigné la science de toutes choses, de la
> première à la dernière. Rien de tout ce qui a été créé dans le passé ou qui sera créé à l'avenir ne peut
> lui échapper ni le mettre en échec, puissiez-vous le comprendre !
> 
> (129.8)
> Dis: La révélation envoyée par Dieu s'est très certainement répétée, et la main de notre puissance
> étendue sur la création a couvert de son ombre tous ceux qui sont dans les cieux et tous ceux qui
> sont sur la terre. Par le pouvoir de la vérité elle-même, nous avons fait apparaître une lueur
> infinitésimale de notre impénétrable mystère, et voici qu'expirent ceux qui avaient reconnu l'éclat de
> la splendeur du Sinaï à l'instant où ils entrevoient cette lumière vermeille enveloppant le Sinaï de
> notre révélation. Ainsi est descendu, enveloppé des nuées de son témoignage, celui qui est la Beauté
> du Très-Miséricordieux, et le décret se trouve accompli par la vertu de la volonté de Dieu, le Très-
> Glorieux, le Très-Sage.
> 
> (129.9)
> Dis: Sors de ta chambre sacrée, ô vierge céleste du paradis sublime ! Drape-toi, comme il te
> convient, du vêtement de soie de l'immortalité, et revêts la tunique de lumière, au nom du Très-
> Glorieux. Écoute ensuite les accents doux et merveilleux de la voix qui vient du trône de ton
> 
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> Seigneur, l'Inaccessible, le Très-Haut. Dévoile ta face, révèle la beauté de la demoiselle aux yeux
> noirs, et ne souffre pas que les serviteurs de Dieu soient privés de la lumière de ton visage
> resplendissant. Ne t'afflige pas des soupirs des habitants de la terre ni des lamentations des citoyens
> du ciel. Laisse-les périr dans la poussière de l'extinction. Qu'ils rentrent dans le néant puisque dans
> leur poitrine brûle la flamme de la haine ! Entonne ensuite de ta voix la plus mélodieuse, à la face
> des peuples de la terre et du ciel, l'hymne de louange en souvenir de celui qui est le Roi des noms et
> attributs de Dieu. Telle est la destinée que nous t'avons fixée. Rien ne peut nous empêcher
> d'accomplir notre dessein.
> 
> (129.10)
> Ô toi, Essence de pureté, garde-toi de te dépouiller de ton manteau de gloire resplendissante. Mieux,
> enrichis-toi sans cesse dans le royaume de la création, en te parant des vêtements incorruptibles de
> ton Dieu, afin que par toi soit reflétée dans toutes choses créées l'image sublime du Tout-Puissant et
> que la grâce de ton Seigneur, dans la plénitude de sa puissance, soit insufflée dans toute la création.
> 
> (129.11)
> Si sur quelqu'un, tu respires le parfum de l'amour de ton Seigneur, sacrifie-toi pour lui, car nous
> t'avons créé à cette fin, et de temps immémorial, en présence de l'assemblée de nos élus, nous avons
> fait alliance avec toi dans ce but précis. Ne perds pas patience lorsque ceux dont le coeur est
> aveuglé t'accablent des traits de leurs vaines imaginations. Abandonnes-les à eux-mêmes, car ils
> obéissent aux suggestions des malveillants.
> 
> (129.12)
> Sous l'oeil attentif des habitants du ciel, écrie-toi: Je suis la Beauté céleste, rejeton engendré de
> l'esprit de Bahá. Mon habitation est la demeure de son nom, le Très-Glorieux. Devant l'Assemblée
> céleste, je suis parée de l'ornement de ses noms. Enveloppée du voile de l'inviolable sécurité, j'étais
> cachée aux yeux des hommes. Il me sembla entendre une voix, d'une douceur divine incomparable,
> venant de la droite du Dieu de miséricorde, et voici que le paradis tout entier se mit à trembler
> devant moi, en son désir d'entendre ses accents et de contempler la beauté de celui qui les émettait.
> Ainsi avons-nous révélé, dans le plus doux des langages, en cette lumineuse tablette, les versets que
> proféra, dans le Quayyumu'l-Asma, la Langue d'éternité.
> 
> (129.13)
> Dis: Il ordonne ce que bon lui semble par la vertu de sa souveraineté, et d'un seul commandement, il
> fait tout ce qu'il veut. Et il ne lui sera pas demandé compte de ce qu'il lui aura plu d'ordonner. Il est,
> en vérité, l'Irréductible, le Tout-Puissant, le Très-Sage.
> 
> (129.14)
> Ceux qui ont refusé de croire en Dieu et se sont rebellés contre sa souveraineté sont les victimes
> impuissantes de leurs inclinations et de leurs désirs corrompus. Ils retourneront à leur demeure, dans
> le feu de l'enfer ; pitoyable est la demeure des négateurs de la foi !
> 
> 130. Abu-talib et les amis (tablette du juste)
> taléb
> (130.1)
> Sois généreux dans la prospérité, et dans l'adversité ne cesse de rendre grâces. Mérite la confiance
> de ton voisin, et ne lui montre jamais qu'un visage amical et souriant. Sois le trésor du pauvre,
> admoneste le riche, réponds à la plainte du nécessiteux et garde la sainteté de tes promesses. Sois
> équitable en ton jugement et réservé dans tes paroles. Ne sois injuste envers personne, et montre à
> tous une douceur parfaite. Sois une lampe pour ceux qui marchent dans les ténèbres, une
> 
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> consolation pour les affligés, une mer pour ceux qui ont soif, un refuge pour ceux qui sont dans la
> détresse, un soutien et un défenseur des victimes de l'oppression. Que la droiture et l'intégrité
> marquent tous tes actes. Sois un foyer pour l'étranger, un baume pour ceux qui souffrent, une
> forteresse pour le fugitif, des yeux pour les aveugles, un phare pour les égarés. Sois une parure pour
> le visage de la vérité, une couronne sur le front de la fidélité, un pilier du temple de la rectitude, un
> souffle de vie pour le corps de l'humanité, un drapeau des armées de la justice, un flambeau qui
> brille à l'horizon de la vertu, une rosée pour le sol desséché du coeur humain, une arche sur l'océan
> de la connaissance, un soleil dans le ciel de la générosité, une gemme au diadème de la sagesse, une
> lumière qui brille au firmament de ta génération, un fruit de l'arbre d'humilité.
> 
> 131. A un inconnu
> 
> (131.1)
> La plume de l'ancien Roi n'a jamais cessé de rappeler le souvenir des aimés de Dieu. Tantôt, des
> rivières de miséricorde coulent de sa plume, tantôt, par son mouvement, le livre manifeste de Dieu
> est révélé. Il est celui qui ne souffre aucune comparaison, dont la parole ne peut être égalée par
> aucun mortel. Il est, de toute éternité, établi sur le trône de majesté et de puissance, ses lèvres
> dispensent les avis qui comblent les besoins de toute l'humanité et les exhortations qui lui sont
> profitables.
> 
> (131.2)
> Le seul vrai Dieu m'en est témoin, et ses créatures attesteront que pas un seul instant je ne me suis
> pas dérobé aux yeux des hommes ni n'ai consenti à protéger ma personne de leurs coups. Je me suis
> levé aux yeux de tous les hommes et je les ai priés d'accomplir mon bon plaisir. Je n'ai d'autre objet
> que d'améliorer le monde et d'assurer la tranquillité de ses peuples. Le bien-être de l'humanité, sa
> paix et sa sécurité ne pourront être obtenus que si son unité est fermement établie. Et cette unité ne
> pourra être réalisée tant que seront négligés les conseils révélés par la Plume du Très-Haut.
> 
> (131.3)
> La puissance de ses paroles peut illuminer l'ensemble de l'humanité de la lumière d'unité, et le
> souvenir de son nom a le pouvoir d'embraser le coeur des hommes et de brûler tous les voiles qui
> leur cachent sa gloire. Une seule action juste est douée d'une force capable de faire voler la
> poussière si haut qu'elle dépasse les cieux. Elle peut rompre tous les liens et faire renaître la force
> qui s'est consumée jusqu'à disparaître. [...]
> 
> (131.4)
> Sois pur, ô peuple de Dieu, sois pur ; sois juste, sois juste. [...] Dis: O peuple de Dieu ! tout ce qui
> peut assurer la victoire de celui qui est la Vérité éternelle, de ses armées et ses auxiliaires sur la
> terre, est consigné, aussi clair et manifeste que le soleil, dans les Livres sacrés et les Écritures. Ces
> armées ne sont autres que les actions justes, la conduite et le caractère qui trouvent grâce devant lui.
> Quiconque, en ce jour, se lève pour servir notre cause et appelle à son aide les armées du caractère
> louable et de la bonne conduite, accomplit un acte dont l'influence se fera très certainement sentir à
> travers le monde entier.
> 
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> 132. Lawh-i-Shaykh, Shaykh Muhammad-Taqiy-i-
> Mujtahid-i-Isfahani
> 
> (132.1)
> En se révélant aux hommes, l'intention du seul vrai Dieu, exaltée sois sa gloire, est de faire
> apparaître les perles enfouies dans les profondeurs de leur être intime. Qu'il ne soit jamais permis
> aux diverses confessions de la terre ni aux multiples systèmes de croyances religieuses de susciter
> des sentiments d'animosité parmi les hommes, telle est en ce jour l'essence de la foi de Dieu et de sa
> religion. Ces principes et ces lois, ces systèmes fermement établis procèdent d'une même source et
> sont les rayons d'une seule lumière. Il faut attribuer le fait qu'ils diffèrent les uns des autres à la
> diversité des besoins que présentaient les âges où ils furent promulgués.
> 
> (132.2)
> Ô peuple de Bahá, ceins tes reins et prépare-toi à l'effort, afin que s'apaise le tumulte des luttes et
> des dissensions religieuses qui agitent les nations de la terre et qu'il n'en reste aucune trace. Pour
> l'amour de Dieu et de ceux qui le servent, lève-toi pour soutenir cette révélation capitale et sublime.
> La haine et le fanatisme religieux sont un feu dévorant dont nul ne saurait étouffer la violence.
> Seule, la main du pouvoir divin peut délivrer l'humanité de ce terrible malheur. [...]
> 
> (132.3)
> La parole de Dieu est une lampe dont la lumière tient dans ces mots: Vous êtes les fruits d'un même
> arbre, les feuilles d'une même branche. Que vos relations avec vos semblables soient toujours
> empreintes d'amour et d'harmonie, d'amitié et de camaraderie. Celui qui est le Soleil de vérité m'en
> est témoin ! Si puissante est la lumière de l'unité qu'elle peut illuminer toute la terre. Le seul vrai
> Dieu, celui qui connaît toutes choses, témoigne de la vérité de ces paroles.
> 
> (132.4)
> Efforcez-vous d'atteindre cet état transcendant et sublime qui assurera la protection et la sécurité de
> l'humanité tout entière. Cet objectif dépasse tous les autres, cette aspiration est la plus noble des
> aspirations. Mais, tant que ne seront pas dissipés les épais nuages de l'oppression qui obscurcissent
> le soleil de la justice, il sera difficile de dévoiler aux yeux des hommes la gloire de cet état. [...]
> 
> (132.5)
> Fréquentez tous les hommes, ô peuple de Bahá, dans un esprit amical et fraternel. Si vous êtes
> conscients d'une certaine vérité, si vous possédez un joyau dont les autres sont privés, partagez-le
> avec bonté et bonne grâce. S'il est accepté et s'il accomplit son dessein, votre but est atteint. Si
> quelqu'un le refuse, abandonnez-le à lui-même, et priez Dieu de le guider. Gardez-vous de toute
> rudesse à son égard. Un langage bienveillant est l'aimant qui attire le coeur des hommes. C'est le
> pain de l'esprit, il revêt les mots de signification, il est la source de la lumière de sagesse et de
> compréhension. [...]
> 
> 133. Shaykh Salman Hindijani
> 
> (133.1)
> Les commandements de Dieu sont envoyés du ciel de sa très auguste révélation. Chacun doit les
> observer diligemment. L'excellence de l'homme, son réel avancement et sa victoire finale en
> dépendent et en dépendront toujours. Qui observe les commandements de Dieu obtiendra la félicité
> éternelle.
> 
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> (133.2)
> Une double obligation s'impose à qui a reconnu l'Aurore de l'unité de Dieu et professé la vérité de
> celui qui est la manifestation de son unité. La première est la fermeté dans son amour, une fermeté
> telle que ni les clameurs de l'ennemi ni les prétentions vaines de l'ambitieux ne le détournent de son
> attachement à celui qui est la Vérité éternelle, une fermeté qui ne leur accorde aucune attention. La
> seconde est la stricte observance des lois qu'il a prescrites, lois qu'il a toujours ordonnées et
> continuera d'ordonner aux hommes, lois qui distinguent la vérité de l'erreur.
> 
> 134. A un inconnu
> 
> (134.1)
> Le premier et principal devoir de l'homme, immédiatement après avoir reconnu celui qui est la
> Vérité éternelle, est d'être ferme dans sa cause. Attachez-vous à ce devoir, et soyez de ceux dont
> l'esprit est solidement ancré en Dieu. Il n'est pas d'acte, si méritoire soit-il, qui lui soit comparable.
> Il est le roi des actes, ainsi qu'en témoigne ton Seigneur, le Très-Haut, l'Omnipotent. [...]
> 
> (134.3)
> Les vertus et attributs procédant de Dieu sont tous évidents et manifestes ; ils se trouvent
> mentionnés et décrits dans tous les Livres célestes. Parmi eux sont la droiture, la rectitude, la pureté
> du coeur dans la communion avec Dieu, la longanimité, la résignation à tout ce que décrète le Tout-
> Puissant, l'acceptation de ce que sa volonté accorde, la patience et même la gratitude dans les
> tribulations et l'abandon complet à Dieu. Ils se rangent aux yeux de Dieu parmi les actes les plus
> élevés et les plus louables. Tous les autres leur sont et leur seront toujours subordonnés. [...]
> 
> (134.4)
> L'esprit qui anime le coeur humain est la connaissance de Dieu, et son plus bel ornement est la
> connaissance de cette vérité qu'"il fait ce qu'il veut et qu'il ordonne ce que bon lui semble". Son
> vêtement est la crainte de Dieu et sa perfection réside dans la fermeté en sa foi. C'est ainsi que Dieu
> instruit celui qui le cherche. Il aime, en vérité, celui qui se tourne vers lui. Il n'est d'autre Dieu que
> lui, le Clément, le Généreux. Toute louange à Dieu, le Seigneur de tous les mondes !
> 
> 135. Muhammad-Baqir (Lettre-du-Vivant)
> 
> (135.1)
> Ô Lettre-du-Vivant, l'oreille de Dieu a entendu ton appel, et ses yeux ont lu ta supplique. Il s'adresse
> à toi de son séjour de gloire, et te révèle les versets envoyés par l'Absolu, le Secours.
> 
> (135.2)
> Tu es bénie pour avoir entièrement aboli l'idole de l'ego et des vaines imaginations, et pour avoir
> déchiré le voile des chimères par le pouvoir de la puissance de ton Seigneur, le Protecteur suprême,
> le Tout-Puissant, l'unique Bien-Aimé. Tu es, en vérité, de ces Lettres qui surpassent chacune des
> autres. C'est pourquoi Dieu t'a élue, par la bouche de ton Seigneur, le Báb, dont le visage enveloppe
> et enveloppera à jamais de son éclat la création tout entière. Rends grâces au Tout-Puissant et
> magnifie son nom, pour t'avoir aidée à reconnaître une cause qui fait trembler le coeur des habitants
> des cieux et de la terre, qui provoque les cris de tous les hôtes des royaumes de la création et de la
> révélation, et par laquelle les secrets intimes des hommes sont débusqués et mis à l'épreuve.
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> (135.3)
> De son royaume de gloire, ton Seigneur, le Très-Élevé (le Báb) t'adresse ces paroles: Grande est la
> bénédiction qui t'attend, ô Lettre du Vivant, pour avoir cru en moi et refusé de m'humilier devant
> l'Assemblée céleste, pour avoir tenu ton engagement, déchiré le voile des imaginations futiles et
> fixé tes regards sur le Seigneur, ton Dieu, le Seigneur de l'invisible et du visible, le Seigneur du
> sanctuaire assidûment fréquenté. Je suis content de toi, car au jour où tous les visages devinrent
> mornes et sombres, j'ai trouvé le tien rayonnant de lumière.
> 
> (135.4)
> Dis: Ô peuple du Bayan, dans toutes nos Tablettes et dans nos Écritures cachées, ne vous avions-
> nous pas adjuré de ne point céder à vos passions mauvaises et à vos inclinations corrompues, mais
> de tenir vos yeux fixés sur la scène de gloire transcendante, au jour où serait dressée la Balance
> toute-puissante, et où les douces mélodies de l'Esprit de Dieu couleraient à flots de la droite du
> trône de votre Seigneur, le Protecteur omnipotent, le Tout-Puissant, le Saint des saints ? Ne vous
> avions-nous pas défendu tout attachement aux choses propres à vous séparer de la manifestation de
> notre Beauté dans sa révélation ultérieure, ces choses fussent-elles l'incarnation des noms de Dieu et
> leur gloire tout entière ou celles qui révèlent ses attributs et leur pouvoir ? Voyez comment, à peine
> m'étais-je révélé, vous avez rejeté ma vérité et vous vous êtes détournés de moi, pour vous joindre à
> ceux qui considèrent les signes de Dieu comme un jeu et un passe-temps.
> 
> (135.5)
> Par ma Beauté ! rien de vous, en ce jour, ne sera agréé, dussiez-vous continuer à vous prosterner en
> adoration devant Dieu pendant l'éternité de son empire. Car toute chose dépend de sa volonté, et la
> valeur de chaque acte est conditionnée par son consentement et son bon plaisir. L'univers entier
> n'est qu'une poignée d'argile en sa main. En ce jour, Dieu n'entendra pas le cri de celui qui ne l'aura
> pas reconnu et aimé. Telle est l'essence de sa foi, si vous pouviez le savoir.
> 
> (135.6)
> Vous contenterez-vous de ce qui n'est que brume dans la plaine, et renoncerez-vous à l'Océan dont
> les eaux, par la vertu de la volonté de Dieu, rafraîchissent les âmes des hommes ? Malheur à vous
> pour avoir répondu de façon si futile et si méprisable à la générosité de votre Dieu ! Vous êtes, en
> vérité, de ceux qui m'ont rejeté dans ma révélation précédente. Puissent vos coeurs le comprendre !
> 
> (135.7)
> Levez-vous et, devant Dieu, faites pénitence pour vos manquements à votre devoir envers lui. Telle
> est mon injonction, si vous pouvez l'entendre. Par mon propre moi ! ni le peuple du Coran, ni celui
> de la Torah ou de l'Evangile, ni ceux d'aucun autre Livre n'ont jamais commis ce que vos mains ont
> perpétré ! J'ai, moi-même, consacré ma vie à la défense de la vérité de cette foi. J'ai, moi-même,
> annoncé dans toutes mes tablettes l'avènement de sa révélation. Et pourtant, il ne s'était pas plutôt
> manifesté dans sa révélation ultérieure, revêtu de la gloire de Bahá et paré du vêtement de sa
> grandeur, que vous vous rebelliez contre lui qui est le Protecteur suprême, l'Absolu. Prenez garde, ô
> peuple ! Ayez honte de ce qui m'est advenu par vos mains dans le chemin de Dieu. Veillez à ne pas
> être de ceux qui rejettent ce qui leur est envoyé du ciel de la gloire transcendante de Dieu !
> 
> (135.8)
> Telles sont, ô Lettre-du-Vivant, les paroles que ton Seigneur prononce et qu'il t'adresse des
> royaumes célestes. Proclame les paroles de ton Seigneur devant ses serviteurs, afin qu'ils sortent de
> leur sommeil et demandent pardon à Dieu qui les a façonnés et transmet-leur cette très
> resplendissante, très sainte et manifeste révélation de sa beauté.
> 
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> 136. Ismu’lláhi'l-Akhir
> Arér
> (136.1)
> Dis: Ô peuple, libérez vos âmes des entraves de l'ego et purifiez-les de tout attachement à ce qui
> n'est pas moi. Mon souvenir purifie toutes choses de la corruption, puissiez-vous le comprendre.
> Dis: Si toutes les choses créées dépouillaient le voile des vanités et désirs terrestres, la main de
> Dieu, en ce jour, les revêtirait, toutes et chacune, de ce vêtement: "il fait ce qu'il lui plaît dans le
> royaume de la création", afin que toutes, par là, manifestent sa souveraineté. Exalté soit le souverain
> Seigneur de toutes choses, le Tout-Puissant, le Protecteur suprême, le Très-Glorieux, l'Omnipotent.
> 
> (136.2)
> Ô mon serviteur, entonne les versets que Dieu t'a envoyés, comme le font ceux qu'il a attirés auprès
> de lui, et que la douceur de ta mélodie embrase ton âme et gagne le coeur de tous ! Les anges
> annonciateurs du Tout-Puissant diffuseront le parfum des paroles que prononcent les lèvres de celui
> qui récite dans l'intimité les versets révélés par Dieu, et qui feront frémir le coeur de tout homme
> juste. La vertu de la grâce qui lui est conférée exercera tôt ou tard une influence sur son âme, même
> s'il est tout d'abord inconscient de son effet. Tels sont les mystères de la révélation de Dieu, décrétés
> par la volonté de celui qui est la Source du pouvoir et de la sagesse.
> 
> (136.3)
> Ô Khalil, Dieu m'est témoin ! Bien que ma plume coure encore sur le papier, elle pleure et s'afflige
> cruellement, au plus profond d'elle-même. La lampe, qui brûle devant son trône, gémit et se lamente
> sur les souffrances infligées à la Beauté antique par ceux qui n'existent que par sa volonté. Dieu
> connaît la vérité de mes paroles et en témoigne. L'homme, sourd aux clameurs bruyantes des
> infidèles et dont l'oreille se tend vers la voix de toutes choses créées, ne peut qu'entendre les
> lamentations et les sanglots que leur arrachent les tribulations que nous avons endurées de la part de
> ceux de nos serviteurs qui n'ont pas cru en nous et se sont rebellés contre nous. Ainsi te faisons-
> nous entrevoir une parcelle de ce qui nous advint pour que tu sois conscient de nos souffrances et
> que tu endures tes afflictions avec patience.
> 
> (136.4)
> Lève-toi pour aider ton Seigneur en tous temps et toutes circonstances et sois de ceux qui le
> soutiennent. Invite alors le peuple à prêter une oreille attentive aux paroles consignées dans cette
> radieuse et resplendissante tablette par l'esprit de Dieu. Dis: Ô peuple, ne semez pas les germes de
> la discorde parmi les hommes, ne vous querellez pas avec votre voisin. Soyez patients en toutes
> circonstances et mettez votre entière confiance en Dieu. Servez votre Seigneur par l'épée de la
> sagesse et de la parole. C'est là ce qui sied à la condition de l'homme. Se départir d'une telle attitude
> est indigne de Dieu, le souverain Seigneur de tous, le Glorifié. Cependant, le peuple conduit à
> l'égarement est plongé dans l'insouciance.
> 
> (136.5)
> Ô peuple, ouvrez la porte du coeur des hommes, avec les clefs de la mémoire de celui qui est le
> Souvenir de Dieu et la Source de la sagesse parmi vous. Dans toute la création, il a choisi le coeur
> de ses serviteurs pour en faire le siège de la révélation de sa gloire. Purifiez donc ces coeurs de toute
> souillure, afin qu'y puisse être gravé ce pour quoi ils furent créés. C'est là, en vérité, un gage de la
> bienfaisante faveur de Dieu.
> 
> (136.6)
> Ô peuple, parez vos langues de sincérité et ornez vos âmes de la parure de l'honnêteté. Ô peuple,
> gardez-vous d'agir traîtreusement envers qui que ce soit. Soyez les représentants de Dieu parmi ses
> créatures, et les emblèmes de sa générosité au milieu de son peuple. Ceux qui cèdent à leur
> convoitise et à leurs inclinations corrompues errent gravement et dispersent leurs efforts. Ils sont, en
> 
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> vérité, du nombre des égarés. Ô peuple, efforcez-vous de diriger vos regards vers la miséricorde de
> Dieu, afin que vos coeurs soient sensibles à son merveilleux souvenir, que vos âmes s'appuient avec
> confiance sur sa grâce et sa générosité et que vos pieds foulent le sentier de son bon plaisir. Tels
> sont les conseils que je vous lègue. Puissiez-vous suivre mes conseils !
> 
> 137. A un inconnu
> 
> (137.1)
> Il en est qui tiennent pour permis d'empiéter sur le bien de leur prochain et font peu de cas de
> l'injonction de Dieu, prescrite dans son Livre. Malheur à eux ! qu'ils soient frappés du châtiment de
> Dieu, le Tout-puissant, l'Omnipotent ! Par celui qui brille au-dessus de l'aurore de la sainteté, aucun
> de ceux qui se sont élevés véritablement jusqu'au ciel de la foi n'aurait un regard pour la terre, fût-
> elle convertie en or et en argent, et moins encore daignerait-il en saisir et retenir la moindre
> parcelle. Nous avons déjà traité ce thème dans des passages révélés en arabe, dans une langue d'une
> beauté exquise. Dieu nous en est témoin ! Celui qui goûte à la douceur de ces paroles ne consent
> jamais à dépasser les bornes fixées par Dieu ni à tourner ses regards vers un autre que son Bien-
> Aimé. De son regard spirituel, il reconnaît aisément la vanité et l'impermanence des choses de ce
> monde et il place ses affections dans les choses d'en haut.
> 
> (137.2)
> Dis: Honte à vous qui osez vous prétendre les amants de l'ancienne Beauté ! Que les tribulations
> qu'elle a subies et le fardeau d'angoisse qu'elle a porté pour l'amour de Dieu vous soient une leçon.
> Laissez s'ouvrir vos yeux ! À quoi serviront ses oeuvres si les épreuves innombrables qu'elle a
> endurées n'aboutissent qu'à une profession de foi si méprisable et à une conduite si pitoyable ? Aux
> jours qui ont précédé ma révélation, le voleur, l'artisan d'iniquité a prononcé ces mêmes paroles et
> accompli ces mêmes actes.
> 
> (137.3)
> En vérité, je vous le dis: Tendez l'oreille aux doux accents de ma voix, et purifiez-vous de la
> souillure de vos passions mauvaises et de vos désirs corrompus. Ceux qui demeurent sous la tente
> de Dieu, qui sont installés sur le siège de gloire éternelle refuseront, mourraient-ils de faim, de
> mettre la main sur les biens de leur voisin, aussi vil et méprisable qu'il soit, et de se les approprier
> illégalement.
> 
> (137.4)
> En se manifestant, l'intention du seul vrai Dieu est d'appeler les hommes à la droiture et à la
> sincérité, à la piété et à la loyauté, à la résignation et à la soumission à la volonté divine, à la
> patience et à la bonté, à la justice et à la sagesse. Son dessein est de revêtir tout homme du manteau
> d'une nature sainte et de le parer de l'ornement d'actes purs et irréprochables.
> 
> (137.5)
> Dis: Ayez pitié de vous-mêmes et de vos semblables, et ne souffrez pas que la cause de Dieu - une
> cause qui dépasse infiniment l'essence même de la sainteté - soit souillée de la tache de vos vaines
> fantaisies et de vos imaginations inconvenantes et corrompues.
> 
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> 138. Lawh-i-Siyam (jeûne) (Andrinople)
> Siam
> (138.1)
> Ô toi, Dieu de miséricorde, toi dont la puissance pénètre toutes choses créées, tu vois tes serviteurs,
> tes adorateurs, observer durant le jour et selon ton bon plaisir, le jeûne que tu as prescrit. Tu les vois
> se lever dès l'aurore pour prononcer ton nom et célébrer ta louange dans l'espoir d'obtenir leur part
> des choses admirables précieusement conservées dans les coffres de ta grâce et de ta générosité. Ô
> toi qui tiens dans tes mains les rênes de toute la création et sous ta poigne le royaume tout entier de
> tes noms et de tes attributs, je te supplie de ne pas les priver en ce jour des averses qui pleuvent des
> nuages de ta miséricorde ni de leur interdire de prendre leur part de l'océan de ton bon plaisir.
> 
> (138.2)
> Ô mon Seigneur, tous les atomes de la terre témoignent de la grandeur de ta puissance et de ta
> souveraineté, et tous les signes de l'univers attestent la gloire de ta majesté et de ton pouvoir. Ô toi
> qui es le souverain Seigneur de tous, le Roi des jours qui n'ont point de fin, le Maître de toutes les
> nations, sois miséricordieux pour tes serviteurs qui tiennent fermement la corde de tes
> commandements et qui s'inclinent devant la révélation de tes lois, envoyées du ciel de ta volonté.
> 
> (138.3)
> Tu vois, ô mon Seigneur, comme leurs yeux sont levés vers le ciel de ta tendre bonté, comme leur
> coeur est tourné vers l'océan de tes bienfaits, comme leurs voix s'effacent aux doux accents de ta
> voix qui les appelle des hauteurs de ta condition sublime, en ton nom, le Très-Glorieux. Ô mon
> Seigneur, assiste tes bien-aimés qui ont tout abandonné afin d'obtenir les choses que tu possèdes et
> qui sont accablés d'épreuves et de tribulations pour avoir renoncé au monde et placé leurs affections
> dans ton royaume de gloire. Protège-les, je t'en supplie, ô mon Seigneur, des assauts de leurs
> passions mauvaises et de leurs désirs corrompus, et aide-les à obtenir ce qui leur sera profitable en
> ce monde et dans l'autre.
> 
> (138.4)
> Ô mon Seigneur, par ton nom, nom caché et précieux qui appelle à grands cris dans le royaume de
> la création, qui convoque tous les peuples au séjour de gloire transcendante sous l'arbre au-delà
> duquel il n'est point de passage, je te prie de faire pleuvoir sur nous et sur tes serviteurs les torrents
> de ta miséricorde, afin qu'elle nous purifie du souvenir de tout ce qui n'est pas toi et nous permette
> d'aborder les rivages de l'océan de ta grâce. Ô Seigneur, de ta plume sublime, ordonne ce qui
> immortalisera nos âmes dans le séjour de gloire, perpétuera nos noms dans ton royaume, abritera
> nos vies dans l'écrin de ta protection et nos corps dans la forteresse de ta retraite inviolable. Ton
> pouvoir s'étend sur toutes choses passées ou futures. Il n'est d'autre Dieu que toi, le Protecteur
> omnipotent, l'Absolu.
> 
> (138.5)
> Ô Seigneur, tu vois nos mains suppliantes tendues vers le ciel de ta faveur et de ta générosité.
> Permets qu'elles soient remplies des trésors de ta munificence et de ta faveur généreuse. Pardonne-
> nous, pardonne à nos pères et à nos mères, et accorde-nous ce que nous désirons de l'océan de ta
> grâce et de ta divine générosité. Ô Bien-Aimé de nos coeurs, accepte ce que nous accomplissons
> dans ton chemin. Tu es, en vérité, le Très-Puissant, le Sublime, l'Incomparable, l'Unique, le
> Clément, le Bienveillant.
> 
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> 139. Nabil-A'zam (Muhammad-i-Zarandi)
> 
> (139.1)
> Ô Nabil-i-A'zam, que ton oreille soit attentive à la voix de l'Ancien des jours qui t'appelle à grands
> cris du royaume de son nom, le Très-Glorieux. Il est celui qui maintenant proclame, depuis les
> royaumes célestes jusqu'à l'essence intime de toutes choses créées: "Je suis Dieu, en vérité, et il
> n'est pas d'autre Dieu que moi. Je suis celui qui depuis toujours fut la source de toute souveraineté,
> de tout pouvoir, et qui, pour l'éternité, continuera d'exercer son pouvoir et d'étendre sa protection
> sur toutes choses créées. La grandeur de mon pouvoir et de ma souveraineté qui embrassent toute la
> création témoigne pour moi." [...]
> 
> (139.2)
> Béni sois-tu, ô mon nom, d'être entré dans mon arche et, par le pouvoir de ma souveraine et très
> sublime puissance, de te hâter sur l'océan de la grandeur et d'être compté parmi mes favoris dont les
> noms sont inscrits par la main de Dieu. Tu as vidé à longs traits la coupe de vie offerte par cet
> Adolescent autour de qui gravitent les manifestations du Très-Glorieux et dont les Aurores de
> miséricorde exaltent, jour et nuit, la présence radieuse.
> 
> (139.3)
> Que sa gloire soit sur toi, car venu de Dieu, tu es retourné à Dieu, tu as franchi l'enceinte de la cour
> de gloire impérissable, le lieu qu'un mortel ne peut jamais décrire. Là, soulevée par la brise de
> sainteté imprégnée de l'amour de ton Seigneur, ton âme s'est émue et les eaux de l'entendement ont
> effacé en toi toutes traces d'éloignement et d'impiété. En reconnaissant, parmi les hommes celui qui
> est l'incarnation du Souvenir de Dieu, tu as obtenu l'accès à son paradis.
> 
> (139.4)
> Rends donc grâce à Dieu qui t'a fortifié dans la défense de sa cause, et a fait éclore les fleurs de la
> connaissance et de l'entendement dans le jardin de ton coeur. Ainsi, sa grâce t'a enveloppé et a
> enveloppé la création tout entière. Prends garde d'être affligé par quoi que ce soit. Libère-toi de tout
> attachement aux vaines insinuations des hommes et tourne le dos aux controverses stériles et
> captieuses de ceux qu'un voile sépare de Dieu. Proclame ensuite ce que l'esprit t'inspirera dans le
> service de la cause de ton Seigneur, afin de remuer profondément l'âme des hommes et d'incliner
> leur coeur vers cette cour bénie et toute glorieuse. [...]
> 
> (139.5)
> Sache que nous avons aboli la loi de l'épée comme moyen d'aider notre cause et que nous lui avons
> substitué le pouvoir né de la parole des hommes. Ainsi en avons-nous décrété irrévocablement en
> vertu de notre grâce. Dis: Ô peuple, ne semez point les germes de la discorde parmi les hommes et
> abstenez-vous de toute querelle avec votre voisin, car le Seigneur a remis le monde et ses cités aux
> soins des rois de la terre et il a fait d'eux des emblèmes de sa propre puissance, en vertu de la
> souveraineté qu'il lui a plu de leur conférer. Il a refusé de garder pour lui-même aucune part de cette
> domination du monde. Celui qui est la Vérité éternelle en témoigne. Ce qu'il s'est réservé, c'est la
> cité du coeur des hommes, afin de les purifier de toutes souillures terrestres et de les rendre capables
> d'approcher le sanctuaire sacré que les mains des infidèles ne peuvent jamais profaner. Ô peuple,
> ouvrez la cité du coeur humain avec les clefs de la parole. Ainsi vous avons-nous prescrit votre
> devoir, selon un décret pré-établi.
> 
> (139.6)
> Par la justice de Dieu ! le monde et ses vanités, et sa gloire, et tous les plaisirs qu'il peut offrir sont
> aux yeux de Dieu d'aussi peu de valeur, que dis-je ! sont aussi méprisables que la poussière et que
> les cendres. Puisse le coeur des hommes le comprendre ! Ô peuple de Bahá, purifiez-vous
> entièrement des souillures du monde et de tout ce qui lui appartient. Dieu lui-même m'en rend
> 
> Florilège d'écrits de Bahá’u’lláh - www.religare.org                                   Page 129 / 157
> témoignage. Les choses de la terre ne sont pas dignes de vous, abandonnez-les à ceux qui les
> désirent, et fixez vos yeux sur cette sainte et étincelante vision.
> 
> (139.7)
> Ce qui vous convient, c'est l'amour de Dieu et de celui qui est la manifestation de son Essence, ainsi
> que l'observance de tout ce qu'il lui a plu de vous prescrire, puissiez-vous le savoir.
> 
> (139.8)
> Dis: Que la droiture et la courtoisie soient votre parure. Ne vous dépouillez jamais du vêtement de
> la justice et de la tolérance, afin que, de vos coeurs, les doux parfums de la sainteté se répandent sur
> toutes choses créées. Dis: Gardez-vous, ô peuple de Bahá, de marcher dans les voies de ceux dont
> les actes démentent les paroles. Évertuez-vous à manifester les signes de Dieu devant les peuples de
> la terre et à être les miroirs de ses commandements. Que vos actes soient un guide pour toute
> l'humanité, car la conduite de la plupart des hommes, qu'ils soient de haute ou basse condition,
> diffère de ce qu'ils professent. C'est par vos actes que vous vous distinguerez des autres et c'est
> grâce à eux que l'éclat de votre lumière se répandra sur la terre. Heureux l'homme qui suit mes
> conseils et les préceptes donnés par l'Omniscient, le Très-Sage !
> 
> 140. Muhammad-'Ali
> 
> (140.1)
> Ô Muhammad-'Ali, grande est la bénédiction qui t'attend pour avoir orné ton coeur de la parure de
> l'amour de ton Seigneur, le Très-Glorieux, le Loué. Celui qui, en ce jour, a atteint ce glorieux état,
> possède le bien souverain.
> 
> (140.2)
> N'attache aucune importance à l'humiliation à laquelle les bien-aimés de Dieu ont été soumis en ce
> jour. De cette humiliation découlent la fierté et la gloire de tous les honneurs temporels et élévations
> terrestres. Comment imaginer plus grand honneur que celui conféré par la langue de l'Ancien des
> jours quand il évoque le souvenir de ses bien-aimés dans sa Prison suprême ? Le jour approche où
> les nuages seront complètement dissipés et où la lumière de ces paroles "Tout honneur appartient à
> Dieu et à ceux qui l'aiment" apparaîtra à l'horizon de la volonté du Tout-Puissant, aussi manifeste
> que la lumière du soleil.
> 
> (140.3)
> Tous les hommes, les puissants et les humbles, ont cherché et cherchent à atteindre un honneur si
> grand. Et pourtant, aussitôt que le Soleil de vérité eut répandu son rayonnement sur le monde, tous
> furent privés de ses bienfaits et séparés, comme par un voile, de sa gloire resplendissante, à
> l'exception de ceux qui tinrent fermement la corde de l'indéfectible providence du seul vrai Dieu et
> qui, détachés de tout ce qui n'est pas lui, se tournèrent vers sa sainte cour.
> 
> (140.4)
> Rends grâces à celui qui est le Désir de tous les hommes pour t'avoir accordé ce grand honneur.
> Avant peu, le monde et tout ce qu'il contient seront choses oubliées, et tout honneur appartiendra à
> ceux qu'aime ton Seigneur, le Très-Glorieux, le Très-Généreux.
> 
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> 141. A un inconnu
> 
> (141.1)
> En vérité, un Livre révélé aux hommes perspicaces ! Il prescrit d'observer la justice et d'accomplir
> des oeuvres vertueuses et il défend de céder aux inclinations corrompues et aux désirs charnels.
> Puissent les enfants des hommes être tirés de leur sommeil !
> 
> (141.2)
> Dis: Ô peuple, observez ce qui vous est prescrit dans nos épîtres et ne suivez pas les machinations
> ourdies par ceux qui sèment la discorde, commettent le mal et l'imputent à Dieu, le Très-Saint, le
> Très-Glorieux, le Sublime. Dis: Nous avons accepté de subir toutes sortes de maux et de tourments
> pour que vous vous purifiiez de toutes souillures terrestres. Pourquoi, alors, refusez-vous de peser
> notre dessein en votre coeur ? Par la justice de Dieu ! celui qui médite sur les tribulations que nous
> avons endurées, son âme assurément en fondra de douleur. Ton Seigneur témoigne lui-même de la
> vérité de mes paroles. Nous avons supporté le poids de toutes les calamités pour vous purifier de
> toute corruption terrestre, et pourtant vous restez indifférents.
> 
> (141.3)
> Dis: il convient à celui qui tient fermement le pan de notre manteau de ne pas être sali par tout ce
> qui répugne à l'Assemblée céleste. Ainsi en a décrété ton Seigneur, le Très-Glorieux, dans son
> épître manifeste. Dis: Rejetterez-vous mon amour et commettrez-vous ce qui attriste mon coeur ?
> Qu'est-ce qui vous empêche de comprendre ce qui vous est révélé par celui qui est l'Omniscient, le
> Très-Sage ?
> 
> (141.4)
> Nous voyons parfaitement vos actions. Si nous y percevons le doux parfum de la pureté et de la
> sainteté, nous ne manquerons pas de vous bénir. Alors, les habitants du paradis chanteront votre
> louange et magnifieront votre nom avec le nom de ceux qui sont près de Dieu.
> 
> (141.5)
> Accroche-toi au pan du vêtement de Dieu et tiens-toi fermement à sa corde, une corde que personne
> ne peut rompre. Prends garde que les vaines clameurs de ceux qui ont répudié cette proclamation
> sublime t'empêchent d'accomplir ton dessein. Annonce ce qui t'est prescrit dans cette épître, même
> si tous les peuples se lèvent pour t'en empêcher. Ton Seigneur est, en vérité, l'Irrésistible,
> l'indéfectible Protecteur.
> 
> (141.6)
> Ma gloire soit sur toi et sur ceux de mes aimés qui se sont joints à toi. Ils sont, en vérité, de ceux
> pour qui tout ira bien.
> 
> 142. Muhammad-'Ali
> 
> (142.1)
> Je jure par la beauté du Bien-Aimé ! Voici la miséricorde qui embrasse toute la création, voici le
> jour où la grâce de Dieu imprègne et pénètre toutes choses. Les eaux vives de ma clémence, ô 'Ali,
> se déversent en pluie torrentielle, et mon propre coeur s'émeut sous la chaleur de ma tendresse et de
> mon amour. Jamais je n'ai pu me résigner aux malheurs advenus à mes aimés ni aux peines qui
> pouvaient assombrir la joie de leur coeur.
> 
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> (142.2)
> Chaque fois que mon nom le "Très-Miséricordieux" apprenait que l'un de mes aimés avait prononcé
> une parole contraire à mon désir, il regagnait sa demeure, frappé de douleur et de désolation. Et
> chaque fois que mon nom "Celui qui ne dévoile point" découvrait qu'un de mes fidèles avait infligé
> à son prochain honte ou humiliation, il s'en retournait de même vers sa retraite de gloire, triste et
> chagriné, pour y pleurer et s'y affliger amèrement. Et quand il arrivait que mon nom "le
> Magnanime" s'apercevait que l'un de mes amis avait désobéi, il jetait des cris de détresse et, terrassé
> par l'angoisse, s'abattait dans la poussière d'où une milice d'anges invisibles venait le relever pour le
> transporter dans son habitation des royaumes célestes.
> 
> (142.3)
> Ô 'Ali ! par moi-même, le Véritable, le feu qui embrase le coeur de Bahá est plus ardent que le feu
> qui brûle dans ton coeur, et sa plainte couvre le bruit de ta lamentation. Toutes les fois qu'un péché
> commis par l'un d'entre eux était murmuré à la cour de sa présence, la Beauté ancienne en était
> honteuse au point de vouloir cacher aux yeux de tous les hommes la gloire de son visage, car elle
> n'avait, à tout moment, qu'observé leur fidélité et ce qu'elle implique d'essentiel.
> 
> (142.4)
> Les paroles que tu as écrites n'ont pas plutôt été lues en ma présence, que l'océan de ma fidélité
> s'enfla en moi, la brise de mon pardon souffla sur ton âme, l'arbre de ma tendre bonté te couvrit de
> son ombre et les nuages de ma générosité fit pleuvoir sur toi leurs bienfaits. Je le jure par le Soleil
> qui brille à l'horizon de l'éternité, je compatis à tes chagrins et pleure avec toi sur tes tribulations.
> [...] Je porte témoignage des services que tu m'as rendus et des tourments que tu as subis pour
> l'amour de moi. Tous les atomes de la terre proclament l'amour que je te porte.
> 
> (142.5)
> Ô 'Ali, l'appel que tu as lancé est hautement recevable à mes yeux. Proclame ma cause à la fois par
> ta langue et par ta plume. Appelle à grands cris les hommes auprès de celui qui est le souverain
> Seigneur de tous les mondes, avec tant de zèle et de ferveur que tous en soient enflammés.
> 
> (142.6)
> Dis: Ô mon Seigneur, mon Bien-Aimé, moteur souverain de tous mes actes, étoile, guide de mon
> âme, voix qui crie au plus profond de mon être, objet de l'adoration de mon coeur ! sois loué pour
> m'avoir permis de me tourner vers toi, pour avoir enflammé mon âme à ton souvenir, pour m'avoir
> aidé à proclamer ton nom et à chanter tes louanges.
> 
> (142.7)
> Mon Dieu, mon Dieu ! si personne ne se trouvait qui s'écartât de ton sentier, comment pourrait être
> hissé l'emblème de ta clémence et se déployer la bannière de ta faveur généreuse ? Et si l'iniquité
> n'était point commise, comment pourrais-tu être proclamé Celui qui cache les péchés des hommes,
> le Clément, l'Omniscient, le Très-Sage ? Que ma vie soit offerte en sacrifice pour les offenses de
> ceux qui pèchent contre toi, car sur ces offenses se répandent les doux effluves de la tendre
> miséricorde de ton nom, le Compatissant, le Très-Miséricordieux. Que ma vie soit sacrifiée pour les
> fautes de ceux qui te désobéissent, car par elles le souffle de ta grâce et le parfum de ta tendre bonté
> se répandent parmi les hommes. Que mon être intime soit offert pour les manquements de ceux qui
> ont péché contre toi, car ils font briller à l'horizon de ta générosité le soleil de tes faveurs sans
> nombre, et pleuvoir sur toutes choses créées les dons des nuages de ton infaillible providence.
> 
> (142.8)
> Ô mon Seigneur, je suis celui qui t'a confessé la multitude de ses méfaits, qui reconnaît ce qu'aucun
> homme n'a jamais reconnu. Je me hâte vers l'océan de ton pardon et cherche un refuge à l'ombre de
> ta gracieuse faveur. Ô toi qui es le Roi éternel et le Protecteur souverain de tous les hommes,
> permets-moi, je t'en supplie, de manifester ce qui soulèvera les âmes et les coeurs jusqu'à
> l'immensité sans limite de ton amour, et les fera communier avec ton Esprit. Fortifie-moi par le
> 
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> pouvoir de ta souveraineté, afin que je puisse aider toutes choses créées à se tourner vers l'Aurore
> de ta manifestation et la Source de ta révélation. Ô mon Seigneur, aide-moi à m'abandonner
> entièrement à ta volonté et à me lever pour te servir, car j'affectionne cette vie terrestre dans la seule
> intention d'atteindre le tabernacle de ta révélation et le séjour de ta gloire. Ô mon Dieu, tu me vois
> détaché de tout ce qui n'est pas toi et humblement soumis à ta volonté. Traite-moi selon ce qui te
> convient et comme il sied à ta grandeur et à ta gloire.
> 
> (142.9)
> Ô 'Ali, les bienfaits de celui qui est le Seigneur de tous les mondes te sont accordés depuis toujours.
> Arme-toi de sa force et de sa puissance et lève-toi pour servir sa cause et magnifier son saint nom.
> Que ton ignorance du savoir humain, ton incapacité de lire et d'écrire ne chagrinent point ton coeur.
> Le seul vrai Dieu tient en ses mains puissantes les clefs des portes de sa grâce infinie, il les ouvre
> depuis toujours devant tous ceux qui le servent. Je souhaite qu'en tout temps cette brise de la
> douceur divine continue à souffler de la prairie de ton coeur sur le monde entier, de telle sorte que
> ses effets se manifestent en tous pays. Il est celui qui a pouvoir sur toutes choses. Il est, en vérité, le
> Tout-Puissant, le Très-Glorieux, l'Omnipotent.
> 
> 143. Jinab-i-Haji Faraj
> Djénab
> (143.1)
> Ô mon serviteur, sois béni pour avoir reconnu la vérité et rompu avec celui qui répudia le Très-
> Miséricordieux et fut jugé mauvais dans la Tablette-Mère. Marche fermement dans l'amour de Dieu,
> reste inébranlable en sa foi et soutiens sa cause par le pouvoir de ta parole. Ainsi te commande le
> Très-Miséricordieux, prisonnier aux mains de ses oppresseurs.
> 
> (143.2)
> Si jamais des afflictions t'atteignent à cause de moi, rappelle-toi mes malheurs et mes tourments,
> souviens-toi de mon emprisonnement et de mon exil. C'est pour cela que nous te transmettons ce
> qui nous est advenu par la volonté du Très-Glorieux, le Très-Sage. Par mon Être même ! le jour
> approche où nous aurons enroulé le monde et tout ce qu'il contient, et déployé à sa place un ordre
> nouveau. Il a, en vérité, pouvoir sur toutes choses.
> 
> (143.3)
> Purifie ton coeur afin de garder mon souvenir et ton oreille pour entendre mes paroles. Tourne
> ensuite ton visage vers le sanctuaire où est édifié le trône de ton Seigneur, le Dieu de miséricorde, et
> dis: Sois loué, ô mon Seigneur, pour m'avoir permis de reconnaître la Manifestation de ton Être
> même et de tourner mon coeur vers la cour de ta présence, objet de l'adoration de mon âme. Par ton
> nom qui déchire les cieux et fend la terre, je te supplie d'ordonner pour moi ce que tu ordonnes pour
> ceux qui se détournent de tout sauf de toi et dont les coeurs te sont fermement attachés. Permets-
> moi de m'établir en ta présence sur le siège de vérité et dans la tente de gloire. Tu as le pouvoir de
> faire ce que tu veux. Il n'est pas d'autre Dieu que toi, le Très-Glorieux, le Très-Sage.
> 
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> 144. A un inconnu
> 
> (144.1)
> La Plume du Très-Haut a décrété pour chacun l'obligation d'enseigner cette cause. [...] Dieu, sans
> aucun doute, inspirera quiconque se détache de tout ce qui n'est pas lui, et de son coeur, il fera jaillir
> à profusion les eaux pures de la sagesse et de la parole. En vérité, ton Seigneur, le Très-
> Miséricordieux, a le pouvoir de faire ce qu'il lui plaît et d'ordonner ce que bon lui semble.
> 
> (144.2)
> Si, considérant le monde, tu arrives à prendre conscience du caractère éphémère des choses qui lui
> appartiennent, tu ne choisiras pas d'autre voie que de servir la cause de ton Seigneur. Rien ne pourra
> te détourner de célébrer sa louange, dussent tous les hommes se lever pour t'en empêcher.
> 
> (144.3)
> Avance et persévère dans son service. Dis: Ô peuple, le jour est venu, qui vous est promis dans
> toutes les Écritures. Craignez Dieu et ne vous refusez pas à reconnaître celui pour qui vous fûtes
> créés. Hâtez-vous de le rejoindre. Cela est mieux pour vous que le monde et tout ce qu'il contient.
> Puissiez-vous le comprendre !
> 
> 145. Suratu'l-Bayan (Khalil)
> 
> (145.1)
> Si tu rencontres le destitué ou l'opprimé, ne te détourne pas de lui avec dédain, car le Roi de gloire
> veille sans cesse sur lui et l'entoure d'une tendresse dont, seuls, peuvent se faire une idée ceux qui
> ont conformé leurs aspirations et leurs désirs à la volonté de leur Seigneur, le Clément, le Très-
> Sage. Ô vous, les riches de la terre, ne fuyez pas le pauvre qui gît dans la poussière ; au contraire,
> traitez-le en ami et souffrez qu'il vous fasse le récit des malheurs dont l'impénétrable décret de Dieu
> l'a affligé. Par la justice du Tout-Puissant ! tandis que vous l'accueillez avec bonté, l'Assemblée
> céleste vous regarde, elle exalte votre nom et glorifie votre action. Bénis les savants qui ne
> s'enorgueillissent pas de leur réussite ; heureux les justes qui ne bafouent pas les pécheurs et
> cachent leurs mauvaises actions, afin que leurs propres défauts ne soient point dévoilés aux yeux
> des hommes.
> 
> 146. Muhammad Mustafa Baghdadi
> 
> (146.1)
> C'est notre souhait que chacun de vous devienne, pour les hommes, une source de bonté et un
> exemple de droiture. Prenez garde à ne pas vous préférer à votre prochain. Tenez vos regards fixés
> sur celui qui est le Temple de Dieu parmi les hommes. Il a véritablement offert sa vie en rançon
> pour le salut du monde. Il est, en vérité, le Très-Généreux, le Clément, le Très-Haut. Si quelque
> différend s'élève entre vous, voyez, je me tiens devant vous, et par égard pour mon nom, en
> témoignage de votre amour pour ma cause manifeste et resplendissante, fermez les yeux sur vos
> fautes réciproques. Nous aimons vous voir vivre en tous temps dans l'amitié et la concorde, au
> paradis de notre bon plaisir, et sentir se dégager de tous vos actes un parfum de bienveillance et
> d'unité, de tendre bonté et de parfaite fraternité. Ainsi vous conseille l'Omniscient, le Fidèle. Nous
> 
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> sommes toujours avec vous, et si nous respirons au milieu de vous ce parfum d'amitié, notre coeur
> se réjouit, car rien d'autre ne peut nous satisfaire. Tout homme perspicace en témoigne.
> 
> 147. A un inconnu
> 
> (147.1)
> Quelle tristesse si les coeurs, en ce jour, devaient pencher vers les choses transitoires de ce monde !
> Levez-vous et attachez-vous fermement à la cause de Dieu. Aimez-vous énormément les uns les
> autres. Tout à l'amour du Bien-Aimé, brûlez le voile de l'ego à la flamme du feu inextinguible et
> fréquentez votre prochain, le visage rayonnant de lumière et de joie. Vous avez pu observer tous les
> aspects de la conduite de celui qui est la Parole de vérité au milieu de vous. Vous savez
> parfaitement comme il est dur pour cet Adolescent de laisser, ne fût-ce qu'une nuit, le coeur d'un
> aimé de Dieu s'attrister à cause de lui.
> 
> (147.2)
> Le Verbe divin enflamme le coeur du monde ; quel regret si vous n'étiez pas embrasés par sa
> flamme ! Plaise à Dieu ! regardez cette nuit bénie comme la nuit de l'unité, unissez étroitement vos
> âmes, et prenez la détermination de vous parer des attributs d'une nature bonne et méritoire. Que
> votre principal souci soit de sauver l'être déchu du marécage de l'extinction imminente et de
> l'amener à embrasser l'ancienne foi de Dieu. Votre conduite envers votre prochain doit être telle
> qu'elle manifeste clairement les signes du seul vrai Dieu. Car, parmi les hommes, vous êtes les
> premiers à être recréés par son Esprit, les premiers à l'adorer, à plier le genou devant lui et à graviter
> autour de son trône de gloire. Je le jure par celui qui m'a amené à révéler ce qui lui semble bon !
> 
> (147.3)
> Les habitants du royaume céleste vous connaissent mieux que vous ne vous connaissez vous-
> mêmes. Pensez-vous que ce soient là paroles vides et vaines ? Si seulement vous aviez la capacité
> de percevoir les choses que voit votre Seigneur, le Très-Miséricordieux - choses qui attestent
> l'excellence de votre rang, qui témoignent de la grandeur de votre mérite, et proclament la sublimité
> de votre condition ! Dieu veuille que vos désirs et vos passions indomptées ne vous privent pas de
> ce qui vous est destiné !
> 
> 148. Lawh-i-Salman (Acre) (Shaykh Salman Hindijani)
> 
> (148.1)
> Ô Salman, tout ce qu'ont pu dire ou écrire les sages et les mystiques n'a jamais dépassé et n'a aucun
> espoir de jamais dépasser les limites strictement assignées à l'esprit fini de l'homme. À quelque
> hauteur que s'élève l'esprit des hommes les plus sublimes, et si grandes que soient les profondeurs
> où peuvent pénétrer les coeurs détachés et perspicaces, ils ne pourront jamais aller au-delà des
> conceptions qu'ils créent et des pensées qu'ils produisent. Les méditations des penseurs les plus
> grands, les dévotions du plus saint d'entre les saints, les plus hautes expressions de louange que la
> plume ou la parole peuvent énoncer ne sont jamais qu'un reflet de ce qui est créé en eux par la
> révélation du Seigneur, leur Dieu. Qui médite cette vérité admettra sans peine qu'il est certaines
> limites que ne pourra jamais franchir l'être humain.
> 
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> (148.2)
> Depuis le commencement qui n'a pas de commencement, toute tentative d' imaginer et de connaître
> Dieu s'est heurtée aux limites dues aux exigences de sa création, création qu'il a appelée à l'être par
> une opération de sa volonté et qui n'a d'autre fin que son propre Soi. Il est incommensurablement
> exalté au-dessus de tous les efforts de l'esprit humain pour comprendre son essence, ou de toute
> langue pour décrire son mystère. Aucune relation directe ne peut jamais le lier aux choses qu'il a
> créées, pas plus que ses créatures ne peuvent, par les allusions les plus abstruses et les plus infimes,
> rendre justice à sa personne. Par sa volonté omni-pénétrante, il a appelé à l'existence toutes les
> choses créées.
> 
> (148.3)
> Il est depuis toujours voilé dans l'éternité de son Essence sublime et indivisible, et il restera caché à
> jamais dans sa gloire et sa majesté inaccessibles. Tout ce qui est dans le ciel et tout ce qui est sur la
> terre n'existe que par son ordre et n'est passé du pur néant au royaume de l'être que par sa seule
> volonté. Comment donc la créature ainsi formée par le Verbe de Dieu pourrait-elle comprendre la
> nature de celui qui est l'Ancien des jours ?
> 
> 149. A un inconnu
> 
> (149.1)
> Quiconque se lève en ce jour, entièrement détaché de tout ce qui est dans les cieux et sur la terre, et
> met ses affections en celui qui est l'Aurore de la sainte révélation de Dieu, aura le pouvoir de
> soumettre toutes choses créées par la vertu d'un des noms du Seigneur son Dieu, l'Omniscient, le
> Très-Sage. Sache, à n'en point douter, que le Soleil de vérité répand, en ce jour, sur le monde un
> éclat dont les âges passés n'ont jamais contemplé la splendeur. Ô peuple, laissez briller sur vous la
> lumière de sa gloire, et ne soyez pas du nombre des négligents.
> 
> 150. Isma'il-i-Sabbagh
> Ismail-é-Sabbarh
> (150.1)
> Quand vient la victoire, tout homme s'affirme croyant et se hâte vers le refuge de la foi de Dieu.
> Heureux ceux qui restent fermes dans la cause et refusent de dévier tant soit peu de sa vérité dans
> les jours d'épreuves mondiales.
> 
> 151. A un inconnu
> 
> (151.1)
> Ô rossignols de Dieu, dégagez-vous des épines et des ronces de la misère et du malheur, prenez
> votre essor vers le jardin de roses d'inaltérable splendeur. Ô mes amis qui habitez la poussière,
> hâtez-vous vers votre habitation céleste. Annoncez-vous la joyeuse nouvelle: "Il est venu celui qui
> est le Bien-Aimé ! Il s'est couronné de la gloire de la révélation de Dieu et il a ouvert devant les
> hommes les portes de son antique Paradis." Que les yeux se réjouissent et l'oreille jubile car le
> temps est venu de contempler sa beauté et d'écouter sa voix. Proclamez à tous les amants
> 
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> impatients: "Voyez, votre Bien-Aimé est venu parmi les hommes !", et aux messagers du Monarque
> d'amour, apprenez la nouvelle: "Voici que l'Adoré est apparu dans la plénitude de sa gloire !" Ô
> amants de sa beauté, que l'angoisse de la séparation fasse place à la joie de l'éternelle réunion, et
> que la douceur de sa présence dissipe l'amertume de l'éloignement de sa cour !
> 
> (151.2)
> Voyez, des nuages de la gloire divine se déversent aujourd'hui sur le monde entier les multiples
> grâces de Dieu. Tandis qu'aux jours passés, l'amant implorait et cherchait son Bien-Aimé, en ce
> jour, c'est le Bien-Aimé lui-même qui appelle ses amants et les invite en sa présence. Veillez à ne
> point perdre une faveur si précieuse, gardez-vous de sous-estimer pareil gage de sa grâce.
> N'abandonnez pas les biens incorruptibles pour vous satisfaire de ce qui périt. Levez le voile qui
> obscurcit votre vision, dissipez l'obscurité qui l'enveloppe afin de contempler la beauté dénudée du
> visage du Bien-Aimé, de voir ce qu'aucun oeil n'a vu et d'entendre ce qu'aucune oreille n'a entendu.
> 
> (151.3)
> Oiseaux mortels, entendez-moi ! Dans la roseraie de splendeur inaltérable, une Fleur est sur le point
> d'éclore auprès de laquelle toute autre fleur n'est qu'une épine et dont l'éclat glorieux fait pâlir et se
> flétrir l'essence même de la beauté. Levez-vous et, de tout l'enthousiasme de votre coeur, de toute
> l'ardeur de votre âme, de toute la ferveur de votre volonté et des efforts intenses de tout votre être,
> efforcez-vous d'atteindre le paradis de sa présence, de respirer le parfum de la Fleur incorruptible et
> les douces saveurs de sainteté, et d'obtenir une part de cette fragrance de gloire céleste. Celui qui
> suit ce conseil brisera ses chaînes, goûtera aux abandons de l'amour passionné, comblera le désir de
> son coeur et remettra son âme entre les mains de son Aimé. Jaillissant de sa cage, tel l'oiseau de
> l'esprit, il prendra son essor vers son nid éternel et sacré.
> 
> (151.4)
> La nuit succède au jour et le jour à la nuit, les heures et les moments de votre vie sont venus et sont
> passés, et pourtant aucun de vous n'a jamais encore consenti, ne fût-ce qu'un instant, à se détacher
> de ce qui périt. Faites diligence afin que les courts instants qui vous appartiennent encore ne soient
> pas dissipés et perdus. Tel l'éclair, vos jours passeront et vos corps reposeront sous une couche de
> poussière. Que pourrez-vous accomplir alors ? Comment pourrez-vous expier vos fautes passées ?
> 
> (151.5)
> Le Flambeau inextinguible brille dans la nudité de sa gloire. Voyez, il consume tous les voiles
> mortels. Ô vous, papillons amoureux de sa lumière, bravez tout danger et livrez vos âmes à sa
> flamme dévorante. Ô vous qui avez soif de lui, libérez-vous de toute affection terrestre et hâtez-
> vous d'enlacer votre Bien-Aimé. D'une ardeur sans égale, empressez-vous de le rejoindre. La Fleur
> jusqu'ici cachée à la vue des hommes est dévoilée devant vos yeux. Elle se tient devant vous dans le
> plein éclat de sa gloire. Sa voix convoque pour s'unir à lui tous les êtres saints. Heureux qui répond
> à cet appel. Heureux qui parvient jusqu'à lui et contemple la lumière d'un visage si merveilleux.
> 
> 152. Lawh-i-Ahmad, en persan (Ahmad Kashani)
> 
> (152.1)
> Ton oeil est un dépôt qui m'appartient ; ne souffre pas que la poussière des vains désirs en ternisse
> l'éclat. Ton oreille est un signe de ma munificence ; ne permets pas que le tumulte des impulsions
> inconvenantes l'empêche d'entendre ma parole qui pénètre toute la création. Ton coeur est mon
> trésor, ne laisse pas la main traîtresse de l'ego dérober les perles que j'y ai amassées. Ta main est le
> symbole de ma tendre bonté, ne l'empêche pas de tenir fermement mes tablettes saintes et celées.
> [...] Sans que tu m'en aies prié, j'ai répandu sur toi ma grâce. Sans que tu aies rien demandé, j'ai
> 
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> réalisé ton désir. Encore que tu en sois indigne, j'ai choisi de t'offrir un nombre infini de mes
> faveurs les plus précieuses. [...]
> 
> (152.2)
> Ô mes serviteurs, soyez aussi résignés et soumis que la terre, afin que du sol de votre être fleurissent
> les jacinthes de ma connaissance, diaprées, saintes et parfumées. Embrasez-vous tel le feu afin de
> consumer les voiles de l'insouciance et d'enflammer par l'énergie vivifiante de l'amour de Dieu les
> coeurs glacés et obstinés. Soyez libérés et légers telle la brise afin d'accéder aux abords de ma cour
> et de mon inviolable sanctuaire.
> 
> 153. Lawh-i-Ahmad, en persan (Ahmad Kashani)
> 
> (153.1)
> Ô fidèle ami victime de l'exil ! étanche la soif de l'insouciance par les saintes eaux de ma grâce et
> dissipe les ténèbres de mon éloignement par la lumière matinale de ma présence divine. Ne souffre
> pas que le lieu où demeure l'éternel amour que je te porte soit détruit par la tyrannie des désirs
> cupides, et ne voile pas la beauté de l'Adolescent céleste par la poussière des passions et de l'ego.
> Revêts-toi de l'essence de la droiture et que ton coeur ne craigne que Dieu seul. Ne dissimule pas la
> source lumineuse de ton âme sous les épines et les ronces des imaginations vaines et immodérées, et
> ne perturbe pas le cours de l'eau vive de la fontaine de ton coeur. Mets en Dieu toutes tes espérances
> et attache-toi fermement à son infaillible miséricorde. Qui d'autre peut enrichir le destitué et relever
> le déchu de son abaissement ?
> 
> (153.2)
> Ô mes serviteurs, si vous pouviez découvrir les océans cachés, les océans sans rivage de mon
> incorruptible richesse, vous tiendriez certainement pour rien le monde et la création tout entière.
> Puisse la flamme de la recherche brûler en vos coeurs d'une ardeur telle qu'elle vous permette
> d'atteindre votre but suprême et glorieux, cet état glorieux où vous approcherez votre Bien-Aimé et
> lui serez unis. [...]
> 
> (153.3)
> Ô mes serviteurs, ne laissez pas vos espoirs vains et vos imaginations futiles saper les fondements
> de votre croyance en Dieu, le Très-Glorieux, car de telles chimères ne sont d'aucun profit pour les
> hommes et les empêchent de diriger leurs pas sur le droit chemin. Ô mes serviteurs, pensez-vous
> que la main de ma souveraineté universelle, tutélaire et transcendante soit enchaînée ? que le flot de
> mon antique miséricorde, éternelle et pénétrante soit tari ? que les nuages de mes bienfaits sublimes
> et incomparables cessent de déverser leurs présents sur les hommes ? Pouvez-vous imaginer que les
> oeuvres merveilleuses qui proclament mon pouvoir divin et irrésistible soient abolies ou que la
> puissance de ma volonté soit dissuadée de présider aux destins de l'humanité ? S'il n'en est pas ainsi,
> pourquoi vous efforcez-vous d'empêcher l'immortelle beauté de mon saint visage d'être dévoilée
> aux yeux des hommes ? Pourquoi luttez-vous pour empêcher la Manifestation de cet Être tout-
> puissant et glorieux de répandre sur la terre l'éclat de sa révélation ?
> 
> (153.4)
> Si vous étiez équitables en votre jugement, vous reconnaîtriez sans peine la joie qui enivre la réalité
> essentielle de toutes choses créées devant cette révélation nouvelle et merveilleuse, et la lumière
> que reçoivent de l'éclat de sa gloire tous les atomes de la terre. Vaines et misérables sont vos
> imaginations !
> 
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> (153.5)
> Ô mes serviteurs, revenez sur vos pas et que vos coeurs s'inclinent devant la Source de votre
> création. Libérez-vous de vos affections mauvaises et corrompues, hâtez-vous d'étreindre la lumière
> du feu immortel qui brille au Sinaï de cette révélation mystérieuse et transcendante. N'altérez pas le
> Verbe premier de Dieu, Verbe saint et universel, et ne cherchez pas à le profaner ni à en rabaisser le
> caractère sublime. Étourdis ! les merveilles de ma clémence embrassent toutes choses créées, tant
> visibles qu'invisibles, et les révélations de ma grâce pénètrent chaque atome de l'univers, pourtant,
> redoutable est la verge avec laquelle je châtie les méchants et terrible le déchaînement de ma colère.
> D'une oreille purifiée de toute gloriole et de tous désirs terrestres, écoutez les avis que je vous
> donne dans ma bonté miséricordieuse et, de votre oeil spirituel et de votre oeil physique,
> contemplez les preuves de ma révélation merveilleuse. [...]
> 
> (153.6)
> Ô mes serviteurs, ne vous privez pas de l'éternelle et resplendissante lumière qui brille dans la
> lampe de la gloire divine. Que la flamme éclatante de l'amour divin éclaire votre coeur radieux.
> Nourrissez-la de l'huile de la providence divine et que votre fidélité la protège. Sous le globe de la
> confiance et du détachement, gardez-la de tout ce qui n'est pas Dieu, de peur que les murmures
> néfastes de l'impie n'en éteignent la lumière. Ô mes serviteurs ! ma sainte révélation, ma révélation
> d'ordre divin peut être comparée à un océan dont les profondeurs recèlent d'innombrables perles
> d'un grand prix et d'un incomparable Orient.
> 
> (153.7)
> C'est le devoir de tout chercheur de s'empresser d'atteindre les rivages de cet océan, afin qu'à
> proportion de l'ardeur de sa recherche et des efforts qu'il déploie il participe aux bienfaits pré-
> ordonnés dans les tablettes de Dieu, celées et irrévocables. S'il ne s'en trouve aucun qui veuille
> diriger ses pas vers ces rivages, si personne ne fait l'effort de se lever pour le trouver, peut-on dire
> que ces manquements privent l'océan de sa puissance ou diminuent tant soit peu les trésors qu'il
> recèle ? Vaines et méprisables sont les imaginations que votre coeur a forgées et forgent encore ! Ô
> mes serviteurs, le seul vrai Dieu m'en est témoin ! cet immense, cet insondable océan est là qui
> déferle tout près, étonnamment près de vous. Voyez, il est plus près de vous que la veine de votre
> coeur ! En un clin d'oeil, si vous le voulez, vous pouvez l'atteindre et prendre votre part de cette
> impérissable faveur, de cette grâce donnée par Dieu, de ce don incorruptible, de ce puissant bienfait
> d'une gloire ineffable.
> 
> (153.8)
> Ô mes serviteurs ! si vous pouviez concevoir les merveilles de munificence et de générosité dont j'ai
> voulu faire de vos âmes les dépositaires, en vérité, vous rompriez tout attachement aux choses
> créées et vous parviendriez ainsi à une connaissance de vous-même qui équivaut à la
> compréhension de mon propre Être. Vous vous trouveriez indépendants de tout ce qui n'est pas moi
> ; de votre oeil spirituel et de votre oeil physique, vous verriez s'agiter au-dedans de vous les océans
> de ma tendre bonté et de ma générosité, aussi manifestes que la révélation de mon nom
> resplendissant. Ne souffrez pas que vos vains caprices, vos passions mauvaises, votre hypocrisie et
> l'aveuglement de votre coeur ternissent l'éclat ou souillent la sainteté d'un si sublime état.
> 
> (153.9)
> Vous êtes dans la situation de l'oiseau qui, de ses ailes puissantes, plane dans l'immensité des cieux,
> avec joie et entière confiance, jusqu'au moment où, sollicité par la faim, il fonce avidement sur l'eau
> et la boue de la terre, et là, pris dans les rets de ses désirs, se trouve incapable de reprendre son vol
> vers les royaumes d'où il vient. Impuissant à secouer le fardeau qui pèse sur ses ailes souillées, cet
> oiseau, jusque-là hôte du paradis, doit maintenant chercher une demeure dans la poussière. Ô mes
> serviteurs, ne polluez donc pas vos ailes de la boue de l'entêtement et des vains désirs, et ne souffrez
> pas que la poussière de l'envie et de la haine en ternisse le lustre, afin de pouvoir vous envoler dans
> les cieux de mon divin savoir.
> 
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> (153.10)
> Ô mes serviteurs, par le pouvoir de Dieu, j'ai retiré du trésor de sa sagesse et de sa science, pour
> vous les révéler, les perles que recelaient les profondeurs de son éternel océan. J'ai appelé les
> célestes houris à sortir de derrière le voile qui les cachait et je les ai vêtues de ces paroles qui sont
> les miennes, paroles de pouvoir et de sagesse suprêmes. J'ai également, de la main du divin pouvoir,
> descellé le vin choisi de ma révélation et j'en ai répandu sur toutes choses créées le parfum sacré,
> caché et musqué. Qui d'autre que vous sera à blâmer si vous vous privez délibérément de telles
> effusions de la grâce universelle et transcendante de Dieu et de la révélation si éclatante de sa
> miséricorde resplendissante. [...]
> 
> (153.11)
> Ô mes serviteurs ! rien d'autre ne brille en mon coeur que l'immortelle lumière de l'aurore de la
> Providence divine, et de ma bouche ne sort que l'essence de la vérité révélée par le Seigneur, votre
> Dieu. Ne suivez donc pas vos désirs terrestres, ne violez pas l'alliance de Dieu, ne rompez pas votre
> engagement envers lui. Résolument, de tout votre coeur et de toute la force de vos paroles, tournez-
> vous vers lui et ne marchez pas dans les voies de l'insensé. Le monde n'est qu'une parade, futile et
> vide, un pur néant, une semblance de réalité. Ne mettez pas en lui vos affections. Ne brisez pas le
> lien qui vous unit à votre Créateur, ne soyez pas de ceux qui se sont écartés de ses sentiers pour
> errer loin de lui. En vérité, je vous le dis, le monde est semblable à ces mirages du désert que le
> voyageur altéré prend pour de l'eau et qu'il s'efforce d'atteindre jusqu'à s'apercevoir que c'est une
> pure illusion au moment où il y parvient. Le monde peut être encore comparé au portrait de la bien-
> aimée que l'amant trouve enfin après une longue quête et qui se révèle, à sa grande déception,
> incapable de "satisfaire ou d'apaiser sa faim".
> 
> (153.12)
> Ô mes serviteurs, ne vous attristez pas si, en ces jours et sur ce plan terrestre, Dieu ordonne et
> manifeste des choses qui sont contraires à vos désirs, car des jours de joie bénie et de délices
> célestes vous sont assurément réservés. Des mondes sacrés, resplendissants de spiritualité, vous
> seront dévoilés. Dieu vous appelle à participer, maintenant et plus tard, à leurs bienfaits, à en
> partager les joies, à avoir votre part de leur grâce vivifiante. Vous atteindrez chacun d'eux sans
> aucun doute.
> 
> 154. Lawh-i-Salman (Acre) Shaykh Salman Hindijani
> 
> (154.1)
> Ô Salman, avertis les bien-aimés du seul vrai Dieu de ne pas voir d'un oeil trop critique les dires et
> les écrits des hommes. Qu'ils les abordent plutôt dans un esprit d'ouverture et de cordiale sympathie.
> Toutefois, ceux qui ont été amenés à attaquer les enseignements de la cause de Dieu dans leurs
> écrits incendiaires doivent être traités différemment. Il incombe à chacun de réfuter, selon sa
> capacité, les arguments de ceux qui attaquent la foi de Dieu. Ainsi en décrète celui qui est le Tout-
> Puissant, l'Omnipotent.
> 
> (154.2)
> Qui désire servir la cause du seul vrai Dieu doit la soutenir de sa plume et de sa parole, sans recourir
> à l'épée ni à aucune autre forme de violence. Nous avons déjà révélé cette injonction et nous la
> confirmons aujourd'hui, si vous êtes de ceux qui comprennent. Par la justice de celui qui crie en ce
> jour au coeur de toutes choses créées: « Dieu, il n'est pas d'autre Dieu que moi ! » tout homme qui
> se lève pour défendre par ses écrits la cause de Dieu contre ses assaillants, recevra dans le monde à
> venir un si grand honneur que sa gloire sera enviée par l'Assemblée céleste, si petite soit sa
> participation. Il n'est pas de plume pour dépeindre l'élévation de son rang, pas de langue pour
> 
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> décrire sa splendeur. Car qui reste inébranlable dans cette sainte et sublime révélation recevra un tel
> pouvoir qu'il pourra résister à toutes les forces du ciel et de la terre. Dieu lui-même en témoigne.
> 
> (154.3)
> Ô bien-aimés de Dieu ! ne demeurez pas sur votre couche ; au contraire, dès que vous reconnaissez
> votre Seigneur, le Créateur, et que vous entendez parler de ce qui lui est advenu, levez-vous et
> empressez-vous de lui venir en aide. Déliez vos langues pour proclamer sans cesse sa cause. Cela
> vaudra mieux pour vous que tous les trésors tant passés que futurs, si vous êtes de ceux qui
> comprennent cette vérité.
> 
> 155. Kitab-i-Aqdas
> 
> (155.1)
> Le premier devoir que Dieu prescrit à ses serviteurs est de reconnaître celui qui est l'Aurore de sa
> révélation, la Fontaine de ses lois, et qui représente la Divinité à la fois dans le royaume de sa cause
> et dans le monde de la création. Quiconque accomplit ce devoir atteint au bien souverain et
> quiconque s'en prive s'égare, même s'il accomplit toutes les bonnes actions possibles. Il convient à
> tous ceux qui atteignent ce rang sublime, cette cime de gloire transcendante, d'observer chaque
> ordonnance de celui qui est le Désir du monde. Ces devoirs jumeaux sont inséparables. L'un est
> inacceptable sans l'autre. Ainsi en décide celui qui est la Source de l'inspiration divine.
> 
> (155.2)
> Ceux que Dieu a dotés de discernement reconnaîtront volontiers que les préceptes qu'il a établis
> constituent les moyens suprêmes pour maintenir l'ordre dans le monde et assurer la sécurité des
> peuples. Celui qui s'en détourne est compté parmi les êtres misérables, les insensés. En vérité, nous
> vous commandons de ne pas céder aux impulsions de vos passions mauvaises, de vos désirs
> corrompus, et de ne pas dépasser les limites fixées par la Plume du Très-Haut, car elles sont le
> souffle de vie pour toutes choses créées. Les océans de la sagesse et de la parole divines s'agitent
> sous le souffle de la brise du Très-Miséricordieux. Hâtez-vous d'étancher votre soif, ô hommes
> d'entendement. Ceux qui rompent l'alliance de Dieu en violant ses commandements et qui tournent
> les talons, se trompent gravement aux yeux de Dieu, le Possesseur de toutes choses, le Sublime.
> 
> (155.3)
> Ô peuple du monde, sachez avec certitude que mes commandements sont les lampes de ma
> sollicitude parmi mes serviteurs, les clés de ma miséricorde pour mes créatures. Ainsi vous sont-ils
> envoyé du ciel de la volonté de votre Seigneur, le Seigneur de la révélation. Si un homme goûtait à
> la douceur des paroles que les lèvres du Très-Miséricordieux décident de prononcer, il renoncerait à
> tous les trésors de la terre, s'il les possédait, pour pouvoir défendre la vérité d'un seul de ses
> commandements qui brillent à l'orient de sa généreuse sollicitude et de sa tendre bonté.
> 
> (155.4)
> Dis : De mes lois, s’élève le doux parfum de mon vêtement et, grâce à elles, les étendards de la
> victoire seront plantés sur les cimes les plus élevées. Du ciel de ma gloire omnipotente, la Langue
> de mon pouvoir adresse ces paroles à ma création : « Observez mes commandements pour l’amour
> de ma beauté ». Heureux l’amant qui respire le divin parfum de son Bien-Aimé dans ces paroles
> imprégnées de l’arôme d’une grâce qu’aucune langue ne peut décrire. Par ma vie ! celui qui boit le
> vin choisi de l’équité, offert des mains de ma généreuse faveur, gravitera autour de mes
> commandements brillant à l’aurore de ma création.
> 
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> (155.5)
> Ne croyez pas que nous vous révélons un simple code de lois. Nous décachetons plutôt, avec les
> doigts du pouvoir, le vin de choix. De ceci porte témoignage ce que dévoile la plume de la
> révélation. Méditez cela, ô hommes perspicaces.[...]
> 
> (155.6)
> Toutes les fois que mes lois apparaissent au ciel de ma parole, tel le soleil, elles doivent être
> fidèlement obéies de tous, même si mon décret devait fendre le ciel de toutes les religions. Il fait ce
> qu’il lui plaît. Il choisit, et nul ne peut discuter son choix. En vérité est aimé tout ce que lui, le Bien-
> Aimé, ordonne. Le Seigneur de toute la création en témoigne. Quiconque respire le parfum suave du
> Très-Miséricordieux et reconnaît la source de cette parole, verra arriver avec joie les flèches de
> l’ennemi afin d’établir la vérité des lois de Dieu parmi les hommes. Heureux qui se tourne vers elles
> et comprend le sens de son décret péremptoire
> 
> 156. A un inconnu
> 
> (156.1)
> De l'Orient de gloire, celui qui est la Vérité éternelle dirige son regard vers le peuple de Bahá et lui
> adresse ces paroles: "Appliquez-vous à développer parmi les enfants des hommes le bien-être et la
> tranquillité. Que votre esprit et votre volonté se consacrent à l'éducation des peuples et phratries de
> la terre, afin que, par le pouvoir du Plus-Grand-Nom, disparaissent de sa surface toutes les
> dissensions qui la divisent, et que les hommes soient les défenseurs d'un même ordre et les habitants
> d'une même cité. Illuminez et sanctifiez votre coeur. Ne permettez pas qu'il soit souillé par les
> épines de la haine et les ronces de la méchanceté. Vous êtes les habitants d'un seul monde et vous
> avez été créés par une seule volonté. Béni celui qui fréquente tous les hommes dans un esprit de
> bonté et d'amour parfaits.
> 
> 157. A un inconnu
> 
> (157.1)
> L'esprit de fidélité fortifiera de son pouvoir ceux qui, pour enseigner notre cause, abandonnent leur
> pays. Selon l'ordre donné par le Tout-Puissant, le Très-Sage, une milice de nos anges élus les
> escortera. Grande est la bénédiction réservée à celui qui a l'honneur de servir le Tout-Puissant ! Par
> ma vie, à l'exception des actions ordonnées par Dieu, le Tout-Puissant, il n'est pas d'oeuvre, si
> grande soit-elle, qui lui soit comparable. Un tel service est le prince de tous les actes vertueux et la
> parure de toute bonne action. Ainsi l'ordonne le Révélateur souverain, l'Ancien des jours.
> 
> (157.2)
> Quiconque se lève pour enseigner notre cause doit se détacher des choses terrestres et faire du
> triomphe de notre foi son objectif premier. Ainsi en est-il décrété dans la Tablette préservée. Et
> lorsque, pour l'amour de la cause de son Seigneur, il se résout à quitter sa maison, qu'il mette toute
> sa confiance en Dieu, meilleur viatique pour son voyage, et qu'il revête le manteau de la vertu.
> Ainsi Dieu, le Tout-Puissant, le Loué, en a-t-il décrété.
> 
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> (157.3)
> S'il est embrasé de son amour et s'il renonce à toutes choses créées, les paroles qu'il prononcera
> enflammeront son auditoire. En vérité, ton Seigneur est l' 0mni-scient, l'Informé. Heureux l'homme
> qui entend notre voix et répond à notre appel. Il est, en vérité, de ceux qui nous sont proches.
> 
> 158. Lawh-i-Malik-i-Paris (2ème tablette à Napoléon III).
> 
> (158.1)
> Dieu prescrit à chacun d'enseigner sa cause. Qui se lève pour accomplir ce devoir doit, avant de
> proclamer son message, s'orner d'un caractère empreint de droiture et digne de louange pour que ses
> paroles captivent le coeur de ceux qui entendent son appel. Sans cela, il n'a aucune chance de
> toucher ses auditeurs.
> 
> 159. Kitab-i-Aqdas
> 
> (159.1)
> Considérez l'étroitesse d'esprit des hommes. Ils demandent ce qui leur est nuisible et rejettent ce qui
> leur est profitable. Ils sont vraiment de ceux qui s'égarent. Nous en trouvons quelques-uns qui
> désirent la liberté et s'en font gloire. De tels hommes sont plongés dans les abîmes de l'ignorance.
> 
> (159.2)
> La liberté conduit inéluctablement à la sédition dont nul ne peut étouffer les flammes. Ainsi vous
> prévient le Juge, l'Omniscient. Sachez que l'animal est l'incarnation et le symbole de la liberté. Ce
> qui convient à l'homme, c'est de se soumettre à ces contraintes qui le protégeront de sa propre
> ignorance et le garderont du mal causé par les semeurs de discorde. La liberté pousse l'homme à
> dépasser les limites de la bienséance et à porter atteinte à la dignité de sa condition. Elle l'abaisse au
> dernier degré de la dépravation et de la méchanceté.
> 
> (159.3)
> Considérez les hommes comme un troupeau de brebis qui a besoin d'un berger pour le protéger.
> Voilà la vérité, l'indubitable vérité. Nous approuvons la liberté dans certaines circonstances ; dans
> d'autres, nous refusons de l'approuver. Nous sommes, en vérité, l'Omniscient.
> 
> (159.4)
> Dis: La vraie liberté pour l'homme consiste à se soumettre à mes commandements, pour peu que
> vous le sachiez. Si les hommes observaient ce que nous leur avons envoyé du ciel de la révélation,
> ils atteindraient certainement à la liberté parfaite. Heureux l'homme qui a compris le dessein de
> Dieu dans tout ce qu'il a révélé du ciel de sa volonté, laquelle imprègne toutes choses créées. Dis:
> La liberté qui vous est profitable ne se trouve nulle part, si ce n'est dans la sujétion complète envers
> Dieu, l'éternelle Vérité. Quiconque a goûté à sa douceur refusera de l'échanger pour tout l'empire de
> la terre et du ciel.
> 
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> 160. Lawh-i-Shaykh-i-Fani (Acre)
> 
> (160.1)
> En ce jour, le vrai croyant en l'unité de Dieu le regarde comme immensément exalté au-dessus de
> toutes les comparaisons et les images qu'en ont pu faire les hommes. Il erre gravement celui qui
> confond ces images, ces comparaisons, avec Dieu lui-même. Considérez la relation qui existe entre
> l'artisan et son ouvrage, entre le peintre et sa peinture. Pourrait-on soutenir que l'oeuvre de leurs
> mains se confond avec eux-mêmes ? Par celui qui est le Seigneur du trône exalté et de la terre ! on
> ne saurait voir dans cette oeuvre qu'une illustration de l'excellence et de la perfection de son auteur.
> 
> (160.2)
> Ô Shaykh, toi qui as fait à Dieu l'abandon de ta volonté ! il faut entendre par abandon et union
> perpétuelle à Dieu, que les hommes doivent fondre complètement leur volonté dans la volonté de
> Dieu et considérer leurs propres désirs comme pur néant devant son dessein. Quoi que commande le
> Créateur à ses créatures, elles doivent se lever pour l'accomplir diligemment, avec la plus vive
> ardeur et la plus parfaite allégresse. Elles ne doivent en aucune façon permettre à leur imagination
> d'obscurcir leur jugement ni prendre leurs propres chimères pour la voix de l'Éternel.
> 
> (160.3)
> Dans la prière du jeûne, nous avons révélé: "Si, par un décret de ta volonté, tes lèvres leur
> adressaient ces paroles: « Observez le jeûne par amour pour ma beauté, ô peuple, et ne fixez aucune
> limite à sa durée », je jure par la majesté de ta gloire que chacun d'eux l'observerait fidèlement, qu'il
> s'abstiendrait de tout ce qui viole ta loi et continuerait à le faire jusqu'à ce qu'il te rende son âme."
> Voilà en quoi consiste le total abandon de sa volonté à la volonté de Dieu. Médite ceci, afin de boire
> les eaux de vie éternelle qui s'écoulent des paroles du Seigneur de toute l'humanité, et d'attester que
> le seul vrai Dieu a toujours été immensément exalté au-dessus de ses créatures. Il est en vérité,
> l'Incomparable, l'Éternel, l'Omniscient, le Très-Sage. L'état d'absolue soumission transcende pour
> toujours tout autre rang.
> 
> (160.4)
> Il est de ton devoir de consacrer ta vie à obéir à la volonté divine. Absolument tout ce qui est révélé
> dans sa tablette est le reflet de sa volonté. Ton dévouement doit être si complet que toute trace de
> désir terrestre en est bannie de ton coeur. Voilà ce que la véritable unité signifie.
> 
> (160.5)
> Implore l'aide de Dieu afin de rester inébranlable en ce chemin et de guider les peuples du monde
> vers le Maître souverain et manifeste qui s'est révélé dans un habit différent et proclame un message
> divin particulier. C'est là l'essence de la foi et de la certitude. Ceux qui adorent l'idole sculptée par
> leurs imaginations et l'appellent réalité intérieure, méritent d'être comptés parmi les idolâtres. De
> cela le Très-Miséricordieux témoigne en ses tablettes. Il est en vérité l'Omniscient, le Très-Sage.
> 
> 161. Lawh-i-Tafsir-i-Bayt-i-Sa'di (Shaykh Salman)
> 
> (161.1)
> Ceins tes reins et prépare-toi à l'effort afin d'amener ton prochain à la loi de Dieu, le Très-
> Miséricordieux. En vérité, un tel acte surpasse tous les autres aux yeux de Dieu, l'Omnipossédant, le
> Très-Haut. Ta fermeté dans sa cause doit être telle qu'aucune chose terrestre ne puisse te détourner
> de ton devoir. Tu dois rester inébranlable, alors même que tous les pouvoirs de la terre se
> ligueraient contre toi et que tous les hommes te combattraient.
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> (161.2)
> Sois aussi libre que le vent lorsque tu transmets le message de celui qui fait se lever le jour de la
> Providence divine. Vois comme le vent, fidèle aux ordres qu'il reçoit de Dieu, souffle sur toutes les
> régions de la terre, même inhabitées ou dévastées. Ni la vue de la désolation, ni les marques de la
> prospérité ne sauraient le peiner ou le réjouir. Il souffle dans toutes les directions, selon l'ordre de
> son Créateur. Ainsi doit se comporter quiconque prétend aimer le seul vrai Dieu. Il lui faut fixer son
> regard sur les fondements de sa foi et travailler assidûment à sa propagation. Que tout à l'amour de
> Dieu, il proclame son message et accepte dans le même esprit l'écho qu'ont ses paroles auprès de
> son interlocuteur. Qui accepte et croit reçoit sa récompense ; et qui se détourne ne reçoit rien d'autre
> que son propre châtiment.
> 
> (161.3)
> À la veille de notre départ d'Irak, nous avons averti nos fidèles qu'ils devaient s'attendre à voir
> apparaître les oiseaux de ténèbres. Nul doute, en effet, que ne s'élève dans certains pays le
> croassement du corbeau comme on l'a entendu ces temps derniers. Quoi qu'il arrive, cherchez
> refuge dans le seul vrai Dieu, afin qu'il vous protège des ruses de l'imposteur.
> 
> (161.4)
> En vérité, je vous le dis, toutes les révélations du passé ont atteint leur ultime et suprême
> consommation dans cette très puissante révélation. Ainsi vous en avise votre Seigneur,
> l'Omniscient, le Très-Sage. Louange à Dieu, le Seigneur de tous les mondes.
> 
> 162. Zaynu'l-Muqarrabin
> 
> (162.1)
> Le Très-Miséricordieux a conféré à l'homme la faculté de voir et l'a doué du pouvoir d'entendre.
> D'aucuns l'ont appelé le "microcosme", alors qu'il doit être considéré comme le "macrocosme". Les
> potentialités inhérentes à la condition de l'homme, la pleine mesure de sa destinée sur la terre,
> l'excellence innée de sa réalité essentielle doivent toutes être manifestées en ce jour promis de Dieu.
> 
> (162.2)
> De tous temps et en toutes circonstances, la Plume du Très-Haut s'est souvenu avec joie et tendresse
> de ses bien-aimés et les a engagés à marcher dans sa voie. Heureux celui que les vicissitudes de ce
> monde n'ont pu détourner de reconnaître l'Orient de l'unité de Dieu, et qui résolument, au nom de
> l'Absolu, a bu le vin cacheté de sa révélation. Dans le livre de Dieu, Seigneur de tous les mondes,
> un tel homme sera compté parmi les hôtes du paradis.
> 
> 163. A un inconnu
> 
> (163.1)
> Loué soit Dieu qui a orné le monde d'une parure et l'a revêtu d'un habit d'apparat dont aucune
> puissance terrestre ne pourrait le dépouiller si forts que soient ses bataillons, si grande sa richesse et
> si profonde son influence. Dis: L'essence de tout pouvoir appartient à Dieu, but suprême de toute la
> création. La source de toute majesté appartient à Dieu, objet de l'adoration de tout ce qui est sur la
> terre et dans les cieux. Les forces qui ont leur origine dans ce monde de poussière sont, en raison
> même de leur nature, indignes de toute considération.
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> (163.2)
> Dis: Les fontaines qui soutiennent la vie de ces oiseaux ne sont pas de ce monde. Leur source est
> hors de portée de la compréhension humaine. Se trouve-il quelqu'un qui puisse éteindre la lumière
> allumée par la main nivéenne de Dieu ? Où est celui qui étouffera le feu allumé par la puissance de
> ton Seigneur, le Tout-Puissant, l'Irrésistible, l'Omnipotent ? C'est la main du pouvoir divin qui a
> éteint les flammes de la dissension. Il a le pouvoir de faire ce qu'il veut. Il dit: Que cela soit, et cela
> est. Dis: Les tempêtes furieuses, les tourbillons du monde et ses habitants ne pourront jamais faire
> chanceler les fondations sur lesquelles repose l'inébranlable stabilité de mes élus. Miséricorde ! par
> quoi ces gens furent-ils incités à réduire en esclavage et à emprisonner les bien-aimés de celui qui
> est la Vérité éternelle ? [...] Le jour approche cependant où les fidèles verront la pleine splendeur du
> Soleil de justice briller à l'Orient de gloire. Ainsi t'instruit, en sa prison cruelle, le Seigneur de tous
> les êtres.
> 
> 164. A un inconnu
> 
> (164.1)
> Membres du genre humain ! tenez-vous fermement à la corde que nul ne saurait rompre. Tous les
> jours de votre vie, vous en tirerez profit car sa force vient de Dieu, le Seigneur de tous les mondes.
> Attachez-vous à la justice et à l'équité, et détournez-vous des murmures des insensés, ceux qui sont
> loin de Dieu, qui se parent des ornements du savoir et condamnent à mort celui qui est la Fontaine
> de sagesse. Mon nom les a placés à des niveaux élevés, et pourtant je ne m'étais pas plutôt
> manifesté à leurs yeux, qu'au mépris de toute justice, ils prononçaient contre moi la sentence de
> mort. Ainsi notre plume révèle la vérité, et cependant les gens restent plongés dans l'insouciance.
> 
> (164.2)
> Quiconque s'attache à la justice ne peut, en aucun cas, dépasser les bornes de la modération. Guidé
> par le Clairvoyant, il discerne la vérité en toutes choses. La civilisation, si souvent célébrée par les
> représentants érudits des arts et des sciences, causera de grands maux à l'humanité, si on lui laisse
> franchir les limites de la modération. Ainsi vous prévient celui qui est l'Omniscient. La civilisation,
> portée à l'excès, se révèle une source aussi prolifique de mal qu'elle l'est de bien lorsqu'elle reste
> modérée. Méditez ceci, ô peuples, et ne soyez pas du nombre de ceux qui errent dans le désert de
> l'erreur. Le jour approche où elle dévorera de ses flammes toutes les cités du monde, alors que la
> Langue de grandeur proclamera: "Le royaume est à Dieu, le Tout-Puissant, le Loué !"
> 
> (164.3)
> Toute chose est soumise à ce même principe de modération. Remercie ton Seigneur qui se souvient
> de toi dans cette tablette merveilleuse. Loué soit Dieu, le Seigneur du trône glorieux !
> 
> (164.4)
> Tout homme qui examine en son coeur ce que révèle la Plume du Très-Haut et qui en ressent la
> douceur, se trouvera assurément vidé, délivré de ses propres désirs, et entièrement asservi à la
> volonté du Tout-Puissant. Heureux l'homme qui parvient à cette condition élevée et ne se prive pas
> d'une faveur si précieuse !
> 
> (164.5)
> En ce jour, nous ne pouvons ni approuver la conduite du timoré qui cherche à dissimuler sa foi, ni
> sanctionner celle du croyant déclaré qui proclame bruyamment son allégeance à cette cause. Tous
> deux devraient obéir à la voix de la sagesse et s'évertuer diligemment à servir aux mieux les intérêts
> de la Foi.
> 
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> (164.6)
> Que chaque homme observe la conduite de cet Opprimé et médite. Depuis l'aube de cette révélation
> jusqu'à maintenant, nous avons refusé de nous cacher de nos ennemis ou de nous retirer de la
> société de nos amis. Bien qu'accablé d'une myriade d'afflictions et de chagrins, nous avons appelé
> en toute confiance les peuples de la terre à se tourner vers l'Orient de gloire. À ce sujet, la Plume du
> Très-Haut répugne à faire le récit des malheurs qu'elle a endurés. Les révéler plongerait
> certainement dans la douleur les meilleurs de nos fidèles, ceux qui sont les soutiens véritables de
> l'unité de Dieu et sont entièrement dévoués à sa cause. Certes, il dit la vérité, il est celui qui entend
> tout, l'Omniscient. Nous avons passé la plus grande partie de notre existence au milieu de nos
> ennemis, et voyez comment nous vivons aujourd'hui dans un nid de serpents.
> 
> (164.7)
> Cette Terre sainte est mentionnée et louée dans toutes les saintes Écritures. C'est en son sein que
> sont apparus les prophètes de Dieu et ses élus. Elle est le désert dans lequel ont erré tous les
> messagers de Dieu et d'où s'est élevé leur cri "Me voici, ô mon Dieu, me voici !" Elle est la Terre
> promise sur laquelle celui qui est la révélation de Dieu était destiné à se manifester. Elle est la
> vallée de l'insondable décret de Dieu, le lieu nivéen, la terre d'inaltérable splendeur. Tout ce qui
> arrive en ce jour est prédit par les Écritures du passé, ces mêmes Écritures qui, pourtant, ont
> unanimement condamné les habitants de cette terre. À une époque, ils furent stigmatisés du nom de
> "génération de vipères". Et voyez comment aujourd'hui, bien qu'entouré d'une "génération de
> vipères", cet Opprimé appelle à grands cris tous les hommes vers celui qui est le Désir ultime du
> monde, le Sommet et l'Orient de gloire. Heureux l'homme qui a écouté la voix du Seigneur du
> royaume de la parole, et malheur aux négligents qui se sont écartés loin de sa vérité.
> 
> 165. La soeur de la femme du Báb
> 
> (165.1)
> Sache que toute oreille capable d'entendre, lorsqu'elle reste pure et sans tache, doit écouter, en tous
> temps et d'où qu'elle vienne, la voix qui prononce ces paroles sacrées: "En vérité nous appartenons à
> Dieu, et à lui nous retournerons." Les mystères de la mort physique de l'homme et de son retour
> n'ont pas été divulgués et restent encore cachés. Par la justice de Dieu ! s'ils étaient révélés, ils
> provoqueraient un tel effroi et un tel chagrin que certains périraient, tandis que d'autres seraient
> saisis d'une telle joie qu'ils souhaiteraient mourir et que, d'une ardeur incessante, ils supplieraient le
> seul vrai Dieu, exaltée soit sa gloire, de hâter leur fin.
> 
> (165.2)
> La mort tend à tout croyant sincère une coupe qui est la vraie vie. Elle dispense la joie et apporte le
> bonheur. Elle confère le don de la vie éternelle.
> 
> (165.3)
> Quant à ceux qui ont goûté au fruit de l'existence terrestre, qui est la reconnaissance du seul vrai
> Dieu, exaltée soit sa gloire, leur existence dans l'au-delà sera telle que nous ne pouvons la décrire.
> Dieu seul, le Seigneur de tous les mondes, en a connaissance.
> 
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> 166. Kitab-i-Aqdas
> 
> (166.1)
> Quiconque prétend à une révélation directe de Dieu avant l'expiration de mille ans révolus est,
> assurément, un imposteur et un menteur. Nous prions Dieu de l'aider par sa grâce à se rétracter et à
> désavouer pareille prétention. S'il se repent, Dieu lui pardonnera sans nul doute. Si toutefois il
> s'obstine dans son erreur, Dieu enverra certainement celui qui le traitera sans miséricorde. Certes,
> Dieu est terrible dans son châtiment. Quiconque donne à ce verset une signification autre que celle
> qu'il offre de toute évidence est privé de l'Esprit de Dieu, et de sa miséricorde qui embrasse toutes
> choses créées. Craignez Dieu et ne suivez pas vos vaines imaginations. Suivez plutôt le
> commandement de votre Seigneur, le Tout-Puissant, le Très-Sage.
> 
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> Glossaire
> 
> ‘Abdu’l-’Azíz : Le sultan qui décréta chacun des trois bannissements de Bahá’u’lláh.
> 
> ‘Abdu’l-Bahá : Fils aîné de Bahá’u’lláh et le Centre de son alliance.
> 
> ‘Abdu’lláh-i-Ubayy : Un opposant de Muhammad.
> 
> Abhá : Bahá signifie « gloire », Abhá est son superlatif. Tous deux sont des titres de Bahá’u’lláh et de son royaume.
> Beauté d’Abhá : Bahá’u’lláh ; Royaume d’Abhá : Royaume céleste.
> 
> Abú ‘Amir : Un opposant de Muhammad.
> 
> Acre : La ville prison de Palestine où Bahá’u’lláh fuit finalement exilé. Il y arriva le 31 août 1868.
> 
> Afnán : Littéralement « rameaux ». Désigne les oncles et beaux-frères du Báb, ainsi que leurs descendants.
> 
> ‘Alí : Le premier Imám ; cousin et premier disciple de Muhammad. Il a épousé sa fille, Fáṭimih.
> 
> ‘Alí Muhammad : Siyyid ‘Alí Muhammad, né à Chiraz en Perse, le 20 octobre 1819, dit le « Point du Bayán » et le
> « Báb », il fut le précurseur de Bahá’u’lláh.
> 
> Ancien des jours : Un des titres de Dieu ; en particulier dans la Bible, au Livre de Daniel.
> 
> Anne (Hanne) : Grand prêtre des juifs et beau-père de Caïphe (Jean XVIII, 13).
> 
> Aqdas : Kitáb-i-Aqdas, la plus importante des oeuvres de Bahá’u’lláh contenant ses lois et ordonnances. (1873)
> 
> A shraf : Siyyid A shraf, né dans le fort de Zanján pendant le siège et martyrisé en 1870.
> 
> Báb : Le précurseur de Bahá’u’lláh et prophète indépendant (voir ‘Alí Muhammad).
> 
> Bahá : Titre de Bahá’u’lláh (voir Abhá).
> 
> Bahá’u’lláh : Le fondateur de la foi bahá’íe (1817-1892).
> 
> Balál : Un esclave éthiopien, illettré et méprisé, mais transformé par son allégeance à Muhammad.
> 
> Bayán : Littéralement « exposition », la plus importante oeuvre doctrinale du Báb.
> 
> Buissont ardent : (Exode III, 2). Symbolique de la présence de Dieu dans le coeur de Moïse.
> 
> Caïphe : Grand prêtre et président du Sanhédrin qui condamna Jésus.
> 
> Carmel, mont : Un des lieux sacrés bahá’ís où se trouvent le tombeau du Báb et de ‘Abdu’l-bahá, ainsi que les
> tombeaux de la mère, de la soeur, du frère et de l’épouse de ‘Abdu’l-bahá.
> 
> Chiite : Nom de la branche de l’islam qui reconnaît comme Imám ‘Alí et ses onze descendants.
> 
> Dh abíh : Littéralement « sacrifice », titre donné par Bahá’u’lláh à Ismá’il, frère de Mírzá Jání de Ká shán.
> 
> Husayn : Fils de ‘Alí et troisième Imám, martyrisé à Karbilá.
> 
> Islám : Littéralement « soumission à Dieu », nom donné à la religion de Muhammad.
> 
> Javád : Hájí Siyyid Javáq, un des premiers bábís, exalté par le Báb et plus tard par Bahá’u’lláh qu’il rencontra à
> Bagdad.
> 
> Kaaba : Monument qui contient la pierre noire, but du pèlerinage à La Mecque.
> 
> Ka’b-Ibn-i-A shaf : Un ennemi implacable de MuhÌammad.
> 
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> Kamál : Hájí Mírzá Kamál, un bábí renommé de haute éducation qui reconnut le rang de Bahá’u’lláh à Bagdad avant la
> déclaration de celui-ci.
> 
> Karbilá : Ville d’Irak où fut martyrisé l’Imám Husayn et où celui-ci fut enterré.
> 
> Kaw thar : Une rivière, au paradis, et la source de toutes les autres rivières.
> 
> Manifestation : Celui qui manifeste les noms et attributs de Dieu dans les royaumes de la Cause et de la création.
> 
> La Mecque : Ville où naquit Muhammad et où il reçut sa révélation.
> 
> Médine : Ville qui donna asile à Muhammad et où il est enterré.
> 
> Mihdí : Titre de la Manifestation attendue par l’islam.
> 
> Plus-Grand-Nom : Titre donné à Bahá’u’lláh.
> 
> Muhammad : Fondateur de l’islam, né à La Mecque vers 570.
> 
> Musta gháth : « Celui qui est invoqué ». Une évocation du Promis qui apparaîtrait au temps indiqué par le Báb en tant
> que Celui-que-Dieu-doit-rendre-manifeste.
> 
> Nabíl-i-A’zam : Titre de Muhammad-i-Zarandí, un disciple dévoué du Báb et de Bahá’u’lláh, auteur de l’ouvrage
> historique connu sous ne nom de La chronique de Nabíl.
> 
> Nadr-Ibn-i-Hárith : Un opposant à Muhammad.
> 
> Nemrod : Le persécuteur d’Abraham.
> 
> Párán : Chaîne de montagne au Nord du Sinaï, symbole de la révélation.
> 
> Pentateuque : Nom donné aux cinq premiers livres de la Bible grecque.
> 
> Qá’im : Celui qui se lève, le promis de l’islam chiite, attendu comme retour du douzième Imám caché.
> 
> Qayyúmu’l-Asmá’ : Une des oeuvres importantes du Báb, dont le début fut révélé lors de sa déclaration à son premier
> disciple.
> 
> Ridván : Paradis. Nom donné au jardin à Bagdad où Bahá’u’lláh déclara sa mission à quelques compagnons.
> 
> Sadratu’l-Muntahá : Nom donné à un arbre planté au bout d’une piste, symbole de la Manifestation.
> 
> Salmán : Shay kh Salmán, né en Perse du Sud, illettré, devint l’un des disciples des plus aimés et des plus dévoué de
> Bahá’u’lláh qui lui confia plusieurs missions importantes et dangereuses.
> 
> Salsabíl : Une fontaine du paradis.
> 
> Sceau des prophètes : Titre que se donne Muhammad (Coran XXXIII, 40). Annonce la fin des cycles prophétiques.
> 
> Shoghi Effendi : Petit-fils de ‘Abdu’l-Bahá et Gardien de la foi bahá’íe.
> 
> Sinaï : La montagne où Dieu donna les tables de la loi à Moïse.
> 
> Sion : Colline de Jérusalem, site de la résidence royale de David.
> 
> Sunnite : Autre branche de l’islam qui refusa de reconnaître la succession de Muhammad par la descendance de celui-
> ci et reconnut l’autorité des califes.
> 
> Súriy-i-Ra’ís : Tablette de Bahá’u’lláh, révélée à Andrinople.
> 
> Tablette au Ra’ís : Lawh-i-Ra’ís ; Épître où Bahá’u’lláh interpelle ‘Alí Pá shá, le Premier Ministre.
> 
> Florilège d'écrits de Bahá’u’lláh - www.religare.org                                               Page 150 / 157
> Torah : Cinq premiers livres de la Bible hébraïque (équivalent du Pentateuque).
> 
> Zanján : Ville au Nord-Ouest de l’Iran et lieu de martyre de quelque mille huit cents bábís.
> 
> Florilège d'écrits de Bahá’u’lláh - www.religare.org                                           Page 151 / 157
> Table des matières
> 
> Préface .................................................................................................................................................. 1
> 1. À Aqa Muhammad Hasan ................................................................................................................ 2
> 2. Aux amis bahá’ís .............................................................................................................................. 3
> 3. À Ustad Muhammad 'Aliy-i-Salmani .............................................................................................. 3
> 4. À Ghulam-Husayn ........................................................................................................................... 3
> 5. À Jamal ............................................................................................................................................ 4
> 6. A un inconnu .................................................................................................................................... 5
> 7. À Jinab-i-Mirza Sadiq-i-Mushrif-i-Fawj ......................................................................................... 5
> 8. Suratu'l-Qamis, à Rada'r-Ruh et aux amis bahá’ís ........................................................................... 6
> 9. À Husayn.......................................................................................................................................... 6
> 10. Aux bahá’ís du Khurasan ............................................................................................................... 6
> 11. Tablette du Carmel ......................................................................................................................... 7
> 12. Ridvanu'l-'Adl, à Siyyid Muhammad Rida Shahmirzadi ............................................................... 8
> 13. Kitab-i-Iqan .................................................................................................................................... 8
> 14. Tablette du Ridvan ....................................................................................................................... 12
> 15. À Jinab-i-Mirza Dhabih ............................................................................................................... 15
> 16. À Aqa Mirza Asadu’lláh .............................................................................................................. 16
> 17. A un inconnu ................................................................................................................................ 17
> 18. A un inconnu ................................................................................................................................ 18
> 19. Kitab-i-Iqan, à Siyyid Muhammad-i-Khal-i-Akbar ..................................................................... 19
> 20. À Muhammad Ibrahim-i-Khalil-i-Qazvini (dit Muhalim, enseignant) ........................................ 20
> 21. Lawh-i-Salman, à Shaykh Salman Hindijani ............................................................................... 21
> 22. Kitab-i-Iqan à Siyyid Muhammad-i-Khal-i-Akbar ...................................................................... 21
> 23. À 'Abbas Farrukh ......................................................................................................................... 23
> 24. Madinatu't-Tawhid (Bagdad), à Shaykh Salman ......................................................................... 25
> 25. A un inconnu ................................................................................................................................ 25
> 26. Lawh-i-Tawhid (Acre) ................................................................................................................. 25
> 27. A un inconnu ................................................................................................................................ 27
> 28. Aux amis bahá’ís .......................................................................................................................... 29
> 29. A un inconnu ................................................................................................................................ 29
> 30. À 'Aliy-i-Nur-i-Isfahani ............................................................................................................... 30
> 31. Suratu'l-'Ibad (Acre), à Siyyid Mihdi Dahajji .............................................................................. 31
> 32. Lawh-i-Rida ................................................................................................................................. 31
> 33. À Muhammad Ibrahim-i-Khalil ................................................................................................... 32
> 34. A un inconnu ................................................................................................................................ 32
> 
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> 35. A un inconnu ................................................................................................................................ 34
> 36. À Fath-i-À'zam............................................................................................................................. 36
> 37. Kitab-i-Aqdas ............................................................................................................................... 36
> 38. À Muhammad Ibrahim-i-Khalil ................................................................................................... 37
> 39. Suratu'd-Damm, à Muhammad-i-Zarandi (Nabil-i-À'zam) ......................................................... 37
> 40. A un inconnu ................................................................................................................................ 38
> 41. À Abu'l-Hasan Fi'sh-Shin ............................................................................................................ 38
> 42. Paroles cachées ............................................................................................................................ 38
> 43. Lawh-i-Dunya (Acre), à Mulla 'Ali Akbar-i-Ayadi et Abu'l-Hasan Amin .................................. 39
> 44. À Isma'il (de Zarqan) ................................................................................................................... 41
> 45. À Muhammad Qabl-i-Rida .......................................................................................................... 42
> 46. À Mirza 'Ali-Naqi ........................................................................................................................ 42
> 47. A un inconnu ................................................................................................................................ 43
> 48. À Jinab-i-Mirza Dhabih ............................................................................................................... 43
> 49. A un inconnu ................................................................................................................................ 43
> 50. À 'Ali-Muhammad-i-Siraj ............................................................................................................ 44
> 51. À Aqa Siyyid Muhammad-i-Ard-i-Ya ......................................................................................... 44
> 52. Lawh-i-Ashraf (Acre) .................................................................................................................. 45
> 53. Lawh-i-Nasir (Acre) ..................................................................................................................... 46
> 54. À Q-Jinab-i-Muhammad .............................................................................................................. 46
> 55. Lawh-i-Ard-i-Ta (aux amis bahá’ís) ............................................................................................ 47
> 56. Kitab-i-Aqdas ............................................................................................................................... 47
> 57. Lawh-i-Hajj (Andrinople), à Muhammad-i-Zarandi (Nabil-i-A'zam) ......................................... 48
> 58. À Zaynu'l-Muqarrabin ................................................................................................................. 49
> 59. A un inconnu ................................................................................................................................ 50
> 60. Lawh-i-Sahab (Acre).................................................................................................................... 50
> 61. À Muhammad Ibrahim-i-Khalil ................................................................................................... 51
> 62. A un inconnu ................................................................................................................................ 51
> 63. Aux amis ...................................................................................................................................... 52
> 64. Aux amis ...................................................................................................................................... 52
> 65. Suratu'l-Muluk (Andrinople) ....................................................................................................... 53
> 66. Suratu'l-Muluk (Andrinople) ....................................................................................................... 54
> 67. Lawh-i-Amr, à Mulla-'Aliy-i-Basami .......................................................................................... 56
> 68. A un inconnu ................................................................................................................................ 57
> 69. A un inconnu ................................................................................................................................ 58
> 70. Kitab-i-Aqdas ............................................................................................................................... 59
> 71. Kitab-i-Aqdas ............................................................................................................................... 59
> 72. Kitab-i-Aqdas ............................................................................................................................... 60
> 73. Lawh-i-Hadi ................................................................................................................................. 61
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> 74. A un inconnu ................................................................................................................................ 61
> 75. Lawh-i-Nasir ................................................................................................................................ 62
> 76. À Ahmad-Quli-Khan.................................................................................................................... 63
> 77. À Khalil ........................................................................................................................................ 64
> 78. Lawh-i-'Abdu'r-Razzaq ................................................................................................................ 65
> 79. Suriy-i-Vafa (Acre), à Muhammad Husayn Fish-Shin ................................................................ 66
> 80. Lawh-i-'Abdu'r-Razzaq ................................................................................................................ 66
> 81. Lawh-i-'Abdu'l-Vahhab (Acre) .................................................................................................... 67
> 82. À Muhammad-'Ali ....................................................................................................................... 68
> 83. Lawh-i-Hadi ................................................................................................................................. 71
> 84. A un inconnu ................................................................................................................................ 71
> 85. A un inconnu ................................................................................................................................ 72
> 86. À Zaynu'l-Muqarrabin ................................................................................................................. 73
> 87. Lawh-i-'Abdu'r-Razzaq ................................................................................................................ 74
> 88. Ridvanu'Adl, à Siyyid Muhammad Rida Shahmirzadi ................................................................ 75
> 89. Tafsir-i-Suriy-i-Va'sh-Shams (Acre), à Shaykh Mahmud Mufti ................................................. 76
> 90. Kitab-i-Iqan .................................................................................................................................. 76
> 91. Kitab-i-Iqan .................................................................................................................................. 77
> 92. A un inconnu ................................................................................................................................ 79
> 93. Lawh-i-Tafsir-i-Bayt-i-Sa'di, à Shaykh Salman .......................................................................... 79
> 94. À Jinab-i-Hashim ......................................................................................................................... 82
> 95. À Ni'matu’lláh .............................................................................................................................. 83
> 96. A un inconnu ................................................................................................................................ 84
> 97. À 'Ali Muhammad-i-Siraj ............................................................................................................ 85
> 98. Kitab-i-Aqdas ............................................................................................................................... 85
> 99. À Mulla 'Ali-Akbar-i-Ayadi ........................................................................................................ 86
> 100. Lawh-i-'Ali ................................................................................................................................. 86
> 101. À Ustad Shir Muhammad .......................................................................................................... 88
> 102. À Abu'l-Fadl Gulpayigani .......................................................................................................... 88
> 103. A un inconnu .............................................................................................................................. 89
> 104. Paroles cachées. ......................................................................................................................... 90
> 105. Kitab-i-Aqdas ............................................................................................................................. 90
> 106. Lawh-i-Manikchi Sahib ............................................................................................................. 91
> 107. Lawh-i-Napulyun III .................................................................................................................. 92
> 108. À Aqa Siyyid Yusuf Isfahani ..................................................................................................... 92
> 109. À Haji Mirza Kamali'd-Din ....................................................................................................... 92
> 110. Lawh-i-Maqsud (Acre) .............................................................................................................. 93
> 111. A Aqa Siyyid Asadu’lláh, Lawh-i-Ittihad (Acre) ...................................................................... 93
> 112. Lawh-i-Maqsud .......................................................................................................................... 94
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> 113. Suratu'l-Muluk (Andrinople) ..................................................................................................... 94
> 114. Suratu'l-Muluk ........................................................................................................................... 99
> 115. Lawh-i-Dhabih ......................................................................................................................... 103
> 116. Suratu'l-Muluk ......................................................................................................................... 105
> 117. Lawh-i-Maqsud (Acre) ............................................................................................................ 106
> 118. Suratu'l-Muluk ......................................................................................................................... 107
> 119. Lawh-i-Malikih (Reine Victoria) ............................................................................................. 108
> 120. Lawh-i-Malikih (Reine Victoria) ............................................................................................. 109
> 121. Javad......................................................................................................................................... 109
> 122. Lawh-i-Maqsud ........................................................................................................................ 111
> 123. A un inconnu ............................................................................................................................ 111
> 124. Lawh-i-Hadi ............................................................................................................................. 112
> 125. Kitab-i-Iqan .............................................................................................................................. 113
> 126. Mirza Haydar-'Ali .................................................................................................................... 115
> 127. À Muhammad Ibrahim-i-Khalil-i-Qazvini (dit Muhalim, enseignant) .................................... 116
> 128. Suratu'l-Bayan (Acre) Khalil ................................................................................................... 117
> 129. Suratu'l-Bayan (Acre) Khalil ................................................................................................... 119
> 130. Abu-talib et les amis (tablette du juste) ................................................................................... 121
> 131. A un inconnu ............................................................................................................................ 122
> 132. Lawh-i-Shaykh, Shaykh Muhammad-Taqiy-i-Mujtahid-i-Isfahani ......................................... 123
> 133. Shaykh Salman Hindijani......................................................................................................... 123
> 134. A un inconnu ............................................................................................................................ 124
> 135. Muhammad-Baqir (Lettre-du-Vivant) ..................................................................................... 124
> 136. Ismu’lláhi'l-Akhir ..................................................................................................................... 126
> 137. A un inconnu ............................................................................................................................ 127
> 138. Lawh-i-Siyam (jeûne) (Andrinople) ........................................................................................ 128
> 139. Nabil-A'zam (Muhammad-i-Zarandi) ...................................................................................... 129
> 140. Muhammad-'Ali ....................................................................................................................... 130
> 141. A un inconnu ............................................................................................................................ 131
> 142. Muhammad-'Ali ....................................................................................................................... 131
> 143. Jinab-i-Haji Faraj ..................................................................................................................... 133
> 144. A un inconnu ............................................................................................................................ 134
> 145. Suratu'l-Bayan (Khalil) ............................................................................................................ 134
> 146. Muhammad Mustafa Baghdadi ................................................................................................ 134
> 147. A un inconnu ............................................................................................................................ 135
> 148. Lawh-i-Salman (Acre) (Shaykh Salman Hindijani)................................................................. 135
> 149. A un inconnu ............................................................................................................................ 136
> 150. Isma'il-i-Sabbagh ..................................................................................................................... 136
> 151. A un inconnu ............................................................................................................................ 136
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> 152. Lawh-i-Ahmad, en persan (Ahmad Kashani) .......................................................................... 137
> 153. Lawh-i-Ahmad, en persan (Ahmad Kashani) .......................................................................... 138
> 154. Lawh-i-Salman (Acre) Shaykh Salman Hindijani ................................................................... 140
> 155. Kitab-i-Aqdas ........................................................................................................................... 141
> 156. A un inconnu ............................................................................................................................ 142
> 157. A un inconnu ............................................................................................................................ 142
> 158. Lawh-i-Malik-i-Paris (2ème tablette à Napoléon III). ............................................................. 143
> 159. Kitab-i-Aqdas ........................................................................................................................... 143
> 160. Lawh-i-Shaykh-i-Fani (Acre) .................................................................................................. 144
> 161. Lawh-i-Tafsir-i-Bayt-i-Sa'di (Shaykh Salman) ........................................................................ 144
> 162. Zaynu'l-Muqarrabin ................................................................................................................. 145
> 163. A un inconnu ............................................................................................................................ 145
> 164. A un inconnu ............................................................................................................................ 146
> 165. La soeur de la femme du Báb................................................................................................... 147
> 166. Kitab-i-Aqdas ........................................................................................................................... 148
> Glossaire........................................................................................................................................... 149
> 
> © Maison d’éditions bahá’íes, 52 rue Henri Evenpoel, 1030 Bruxelles, Belgique
> 
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