# La translitteration baha'ie: pourquoi, comment

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> Source: Bahá'í Library Online (bahai-library.com), curated by Jonah Winters. Used by permission of the curator. Original citation: Pierre Daoust, La translitteration baha'ie: pourquoi, comment, bahai-library.com.
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> 
> La translittération bahá’íe :
> pourquoi, comment.
> 
> Pierre Daoust
> 
> 2023 – 180 E.B.
> 
> Le pourquoi
> Il faut d'abord savoir que le persan est une langue indo-européenne et
> que l'arabe est une langue sémitique ; leur prononciation des mots
> arabes est donc différent et leur alphabet est légèrement différent aussi.
> 
> Leur translittération en caractères inspirés de l'alphabet latin peut donc
> varier, d'autant plus que le persan ou l'arabe sont prononcés
> différemment selon les régions.
> 
> L'objectif premier de la translittération est qu'un arabe qui la lit sache
> directement à quel mot cela se réfère dans l'écriture arabe. Le deuxième
> objectif est que ceux qui ne sont pas arabophones puissent prononcer les
> mots arabes en s'approchant aussi près que possible de la prononciation
> arabe, et puissent donc être compris par un arabophone.
> 
> Plusieurs systèmes de translittération ont donc été proposés, et Shoghi
> Effendi, d'origine persane, créa un système « bahá'í » basé sur le
> Dixième Congrès International des Orientalistes tenu à Genève en
> septembre 1894, en y apportant quelques modifications. Il instaura ce
> système pour les publications bahá'íes dans une lettre aux Bahá'ís
> d'Amérique datée du 12 mars 1923, dont les détails apparaissent dans le
> Bahá'í World vol. 2, pp. 213-14. (voir annexe).
> 
> À remarquer : l'arabe ne comporte ni majuscules ni ponctuation.
> 
> Cette translittération est également une sorte de règle imposée par
> Shoghi Effendi et il y consacrait beaucoup de temps et d'effort. Ce récit
> fait par Amatu’l-Bahá le démontre parfaitement :
> 
> “Quand les bahá'ís allaient en pèlerinage en Terre sainte, ils
> apportaient souvent des cadeaux pour la famille de ‘Abdu’l-Bahá.
> ‘Abdu’l-Bahá ne permettait pas que la famille garde la plupart de ces
> cadeaux – parfois des vêtements, des bijoux, des meubles. Un des
> cadeaux qu'il a acceptés fut apporté par William Rendall, - le présent
> d'une machine à écrire portable. Et avec cette machine, Shoghi Effendi a
> tapé ses traductions de la correspondance adressée par le Maître aux
> bahá'ís de l'ouest.
> C'est sur cette machine que Shoghi Effendi a tapé toutes ses lettres
> aux bahá'ís de l'ouest. Toutes les longues lettres de "Bahá'í
> Administration" et de "Citadel of Faith", tous les manuscrits de ses
> traductions des Écrits de Bahá’u’lláh – les Extraits des Écrits, le Livre
> de la Certitude, les Prières et Méditations, aussi bien que ses manuscrits
> "The Dawn-Breakers", et "Dieu Passe près de Nous", tous ont été tapés
> sur cette machine.
> « Il tapait tous ses manuscrits, sur une toute petite machine portable,
> en utilisant deux doigts,... » (The Priceless Pearl, p. 201)
> « Combien de centaines d'heures Shoghi Effendi a-t-il passées à lire
> ses sources, à compiler ses notes, combien de jours et de mois a-t-il
> passés à écrire, avec peine, manuellement, -- en réécrivant souvent --, la
> série majestueuse de ses chapitres, combien plus encore de jours
> épuisants, assis devant cette petite machine ; tapotant avec quelques
> doigts, parfois dix heures jusqu'à la fin, tapant ainsi la copie finale de
> son travail ! Et combien plus encore d'heures avons-nous passées tard le
> soir, lorsque la lumière du jour s'était estompée ; assis côte-à-côte à la
> grande table de sa salle à manger, chacun avec trois copies du manuscrit
> devant nous, relisant, faisant des corrections, ajoutant manuellement les
> milliers d'accents sur les mots translittérés que Shoghi Effendi lisait à
> voix haute, jusqu'à ce que ses yeux soient injectés de sang et brouillés,
> son dos et ses bras courbaturés de fatigue, pour que nous terminions un
> chapitre entier ou une partie d'un chapitre qu'il avait tapés le jour
> même ! Ça devait être fait. Il n'y avait pas de possibilité de travailler
> plus lentement, il courait contre le temps pour présenter aux bahá'ís de
> l'ouest ce présent inimitable à l'occasion du centième anniversaire du
> début de leur Foi. (The Priceless Pearl, p. 223)
> (Extrait de Thornton Chase, the First Western Baha'i, dans sa Study,
> "Reflection on the Bahá'í Faith").
> 
> Lorsque Shoghi Effendi envoya le manuscrit du Kitáb-i-Íqán à l'ASN
> des USA pour publication, cette note était attachée :
> « Impossible de trouver un bon dactylo. J'ai du faire le travail moi-
> même et je pense que les réviseurs poursuivront sans difficulté et ne
> tiendront pas compte des fautes de frappe que j'ai essayé de corriger.
> J'aimerais vivement vous recommander de vous en tenir à la
> translittération que j'ai adoptée. Le titre correct, c'est mon sentiment, est
> 'Le Kitab-i-'Iqan', 'Le Livre de la Certitude'. Que cela puisse aider les
> amis à faire un pas de plus et obtenir une idée plus claire des
> enseignements fondamentaux établis par Bahá’u’lláh. »
> (signé) Shoghi
> (USBN #46 - November 1930 - page 2)
> 
> remarque : dans beaucoup de cas, il notait les signes diacritiques à la
> main, car sa machine à écrire ne le permettait pas.
> (Et depuis lors, on écrit "Le Kitáb-i-Íqán")
> 
> Respecter la translittération c'est donc respecter Shoghi Effendi
> et son épouse !
> 
> Le comment
> Il faut d'abord avoir sous la main la table de translittération (en
> annexe), où se trouve également indiquée la prononciation des lettres en
> alphabet phonétique international.
> Pour commencer, nous prendrons l'exemple des mots les plus
> importants.
> 
> En arabe, la lettre Alif représente le son 'a', translittéré par un 'á' avec
> un accent inversé. Il s'agit d'un son long. Lorsque vous voyez un 'a' sans
> accent, il s'agit d'une aide à la prononciation qui ne correspond à aucune
> lettre. Certains le prononcent d'ailleurs 'è'. Par exemple, le mot 'kataba'
> (écrire) s'écrit seulement avec trois lettres : k, t, b. On peut remplacer les
> voyelles courtes par des voyelles longues et former d'autres mots : k,t,á,
> b, ce qui donne le mot kitáb (livre) ou k,á,t,b, qui donne le mot kátib
> (écrivain).
> 
> Le mot arabe (bahá) ‫ بهآء‬a été translittéré Bahá car il n'y a pas dans la
> translittération bahá'íe de différence entre un alif simple et un alif
> madda (l'espèce de tilde qui se trouve au-dessus du Alif) qui vaut deux
> alif simples au niveau de la prononciation. Pour nos amis musiciens, on
> peut comparer l'alif simple à une noire et l'alif madda à une blanche. En
> API (alphabet phonétique international), l'alif simple est noté [a:]
> (unicode U + 0061) et l'alif madda [æ:] (unicode U+ 00E6).
> 
> Il semblerait inconvenant d'écrire bháá (le premier a étant une voyelle
> brève, en arabe, il ne s'écrit pas et selon les régions se prononce même
> è, au contraire du alif qui est une voyelle longue et se translittère á (avec
> accent); de même, l'arabe ne contient pas de majuscule). La hamza (‫)ء‬
> ne se translittère que si elle est suivie d'un mot – substantif ou adjectif -
> (auquel cas elle porte la marque des différents cas de déclinaison arabe :
> nominatif, direct, indirect 'u, a, i', correspondant au nominatif, accusatif
> ou la triade génitif-datif-ablatif) car ce n'est pas à proprement parler une
> lettre mais plutôt un signe diacritique, un « coup de glotte ». Nous en
> verrons des exemples ci-dessous.
> 
> Le mot signifie « beauté, magnificence, splendeur, brillance, gloire ou
> lumière ». Shoghi Effendi a choisi “Gloire”.
> 
> Depuis le 8ème siècle dans le monde arabe, on a assigné une valeur
> numérique aux lettres, qui s'appelle la numération Abjad (voir annexe).
> Par exemple le mot Alláh vaut 66. Le mot Báb vaut 5. En bref, pour ce
> qui nous intéresse, retenons que la lettre Bá’ vaut 2, Há’ vaut 5 et Alif
> translittéré á vaut 1, et 2 dans le cas de l'alif madda. Tel qu'il s'écrit en
> arabe ( ‫ ) بهآء‬il vaut donc Bá’ + Há’ + Alif madda + hamza, soit
> 2+5+2+0 =9. (le a et la hamza dans Bahá n'ont pas de valeur ; le á se
> prononce de façon allongée comme un â, mais dans la translittération, il
> n'a pas été fait de distinction entre le alif simple et le alif madda, et tous
> les deux se translittèrent 'á', ce qui peut prêter à confusion, et si l'on se
> trompe on risque de calculer que Bahá vaut 8.
> La valeur 9 a une très grande importance symbolique dans la Foi. Elle
> représente non seulement le nombre minimum de membres d'une
> Maison de Justice, mais est aussi « le symbole qui présage le Nom
> préservé et manifeste, inviolable et inaccessiblement exalté » (Kitáb-i-
> Aqdas, par. 29). Dans le texte arabe, le verset se réfère à la lettre Ṭá’
> (notez le point au-dessous du Ṭ dont la valeur Abjad est neuf) et non au
> 'chiffre 9' qui en arabe se dit tis‘ah. Le verset dit :
> (li annahu budi’a bi ṭ-Ṭá’i). Il convient donc de traduire le 1er verset du
> paragraphe 29 par : “...puisque qu'il commence par le nombre 9...” (le
> chiffre 9 se dit tis‘a).
> Lorsque Bahá’u’lláh se réfère à la ville ou la province de Téhéran, Il
> écrit “Ô terre de Ṭá’”(avec point, valeur 9). Les Persans l'écrivent
> cependant avec un Tá’ sans point, qui est une autre lettre, dont la valeur
> Abjad est de 400. Il est donc important d'utiliser le ‫ ط‬et non le ‫ت‬. Mais
> il est vrai que le ‫ ط‬qui est une lettre emphatique est difficile à
> prononcer.
> Avant de passer à quelques exemples, il faut approfondir un peu les
> caractéristiques de la hamza. Dans la table de translittération bahá'íe, la
> hamza est représentée par une espèce d'apostrophe qui en fait ressemble
> à une virgule (Unicode U + 1FBD, ou Din 31635 ; il n'existe pas de
> code ASCII). Mais pour simplifier, on utilise parfois l'apostrophe
> habituelle. Suivi d'une voyelle courte (marque de déclinaison), il se
> translittère obligatoirement. Dans ce cas, l'alif madda redevient un alif
> simple ! Comme par exemple : Bahá’í ( í long : bahá'iy, pl. bahá’íyyún)
> que l'on n'écrit pas Baháí. La prononciation est Bahâ-î et non bahaye.
> 
> J'ouvre une parenthèse sur le nom Alláh. Il résulte de l'apocope de al
> (article défini neutre) et iláh (divinité), le i disparaissant, ce qui donne
> (al ’láh). Le premier Alif est un Alif wasla ! Quand le mot est lié à ce
> qui le précède, il est élidé et cette liaison est marquée par une hamza,
> soit un ’ et donc on écrit Bahá’u’lláh (le u est la marque du nominatif) et
> non Bahá’u-lláh. On omet également la marque du génitif qui serait
> Bahá’u’lláhi (i court).
> 
> Certains mots sont considérés comme noms composés et comportent
> donc un tiret : Yá Bahá’u’l-Abhá, Alláhu-Abhá (écrit Alláh-u-Abhá,
> probablement pour que l'on comprenne que c'est Alláh [Dieu] que l'on
> invoque ; sinon c'est comme si on écrivait ‘Abd-u’l-Bahá, Ḥuqúq-
> u’lláh,...). Parfois c'est un mélange de graphie persane et arabe qui est
> utilisé : Kitáb-i-Aqdas, au lieu de al Kitábu’l-Aqdas.
> 
> En ce qui concerne Yá Bahá’u’l-Abhá, Bahá est au nominatif (u) car
> dans ce cas Abhá est considéré comme un substantif. S'il était considéré
> comme adjectif au mode élatif, on écrirait Bahá’a. Raison pour laquelle
> Shoghi Effendi a traduit par “Ô Toi Gloire des Gloires !” et non 'Ô Toi
> la Gloire la Plus Glorieuse'. Le pluriel 'Gloires' est un pluriel de
> révérence et de majesté, comme lorsque Bahá’u’lláh écrit “Ne pensez
> pas que Nous vous avons révélé...”. Le nom composé ‘Abdu’l-Bahá
> débute par un ‘ayn' (‫ )ع‬mais dont la prononciation est assez difficile et
> qu'en général on laisse tomber. Le dh et th se prononcent comme le "th"
> anglais, dur ou léger. À noter : lorsque l'on voit deux lettres soulignées,
> elles représentent en fait une seule lettre arabe.
> 
> Vous constaterez donc qu'en arabe, certaines lettres se prononcent
> différemment, le s et le ṣ (avec point), le d et le ḍ (avec point), le t et le
> ṭ, le h et le ḥ. Les lettres accompagnées d'un point sont dites
> emphatiques et sont très difficiles à prononcer pour un non-arabophone.
> Laissez tomber. Seul le h doux et le ḥ fortement expiré (comme pour
> éteindre une bougie) sont à notre portée.
> Vous pourrez maintenant comprendre plus facilement comment
> translittérer et prononcer un mot bien connu : Ḥuqúqu’lláh. H fortement
> expiré, son “ou” court, le q est difficile, un deuxième “ou” plus long, de
> nouveau q, un “ou” court (marque du nominatif), la hamza qui marque
> un léger arrêt (comme quand on prononce : je vais à ’ Amsterdam), un
> double l (les deux doivent s'entendre), un a long et un h que l'on
> n'entend quasiment pas.
> 
> Il faut faire très attention au “ayn” qui est la première lettre de beaucoup
> de mots importants : justice (ayn, dá, lam - ‘adl), connaissance (ayn,
> lam, mim - ‘ilm), serviteur (ayn, bá, dá -‘abd), reconnaissance (ayn, rá,
> fá, alif, nún - ‘irfán), etc... La voyelle qui suit l'espèce d'apostrophe n'est
> là que pour la prononciation ! Par contre, ne pas translittérer le ayn c'est
> amputer le mot arabe : les mots bd, dl, lm, rfán, n'existent pas en arabe.
> C'est comme si l'initiale de votre nom ou prénom n'existait pas...
> 
> Avec l'habitude, vous saurez ainsi décoder et prononcer l'arabe lorsqu'il
> est écrit en alphabet latin.
> 
> Bahá’u’lláh
> 
> ‘Abdu’l-Bahá ‘Abbás
> (les deux lettres qui indiquent son nom étant un 'ayn', ceci explique
> pourquoi à la fin d'une prière de ‘Abdu’l-Bahá, les amis persanophones
> prononcent 'ayn ... ayn')
> 
> À titre d'exercice, voici le premier verset du Kitáb-i-Aqdas :
> 
> inná awwala má kataba ’l-lláh(u) ‘alá ’l-‘ibád(i) ‘irfánu mashriqi waḥíhi
> wa maṭla‘i amrihi al-ladhí kána maqáma nafsihi fí ‘álami ’l-amr wa ’l-
> khalq(i) man fáza bihi qad fáza bi kulli ’l-khayir(i) wa ’l-ladhí muni‘a
> innahu min ahli ’ḍ-ḍaláli wa law iáti bi kulli ’l-á‘mál(i) ֎
> 
> **********************
> Translittération
> 
> Lettres          Translittérat
> Nom                  Valeur phonétique (API)
> arabes               ion
> divers, y compris [aː] et
> ‫ا‬      alif       á, a
> [æː]
> ‫ب‬        bá         b                   [b]
> ‫ت‬        tá         t                   [t]
> ‫ﺙ‬       thá         th          [θ] (ar) ; [s] (fa)
> ‫ﺝ‬       jím         j                  [ddʒ]
> ‫ﺡ‬        ḥá         ḥ           [ħ] (ar) ; [h] (fa)
> ‫ﺥ‬       khá        kh           [χ] (ar) ; [x] (fa)
> ‫ﺩ‬       dál         d                   [d]
> ‫ﺫ‬       dhál       dh           [ð] (ar) ; [z] (fa)
> ‫ﺭ‬       rá         r                   [r]
> ‫ﺯ‬      záy         z                   [z]
> ‫ﺱ‬       sín         s                   [s]
> ‫ﺵ‬       shín        sh                   [ʃ]
> ‫ﺹ‬       ṣád         ṣ           [sˁ] (ar) ; [s] (fa)
> ‫ﺽ‬       ḍád         ḍ           [dˁ] (ar) ; [z] (fa)
> ‫ﻁ‬        ṭá         ṭ           [tˁ] (ar) ; [t] (fa)
> ‫ﻅ‬        ẓá         ẓ           [ðˁ] (ar) ; [z] (fa)
> ‫ﻉ‬       ‘ayn        ‘            [ʕ] (ar) ; [ʔ] (fa)
> ‫ﻍ‬       ghay       gh           [ʁ] (ar) ; [ɣ] (fa)
> ‫ﻑ‬        fá         f                    [f]
> ‫ﻕ‬           qáf              q               [q] (ar) ; [ɢ], [ɣ] (fa)
> ‫ﻙ‬           káf              k                         [k]
> ‫ﻝ‬           lám              l                            [l]
> ‫ﻡ‬           mím              m                         [m]
> ‫ﻥ‬           nún              n                         [n]
> ‫ﻩ‬           há               h                         [h]
> ‫ﻭ‬           wáw         ú, v, w              [uː], [w] (ar) ; [v] (fa)
> ‫ﻱ‬           yá           í, y                        [iː], [j]
> ‫ﭺ‬           cha              ch                        [tdʃ]
> ‫گ‬           ga               g                         [ɡ]
> ‫پ‬           pa               p                         [p]
> ‫ژ‬           zha              zh                        [ʒ]
> 
> Lettres                        Translittératio             Valeur
> Nom
> arabes                               n                   phonétique
> ‫ء‬              hamza                  ’                    [ʔ] (ar)
> ‫آ‬          alif madda                 á                   [ʔaː] (ar)
> ‫ة‬           tá marbúṭa                t, h             [a], [at] (ar)
> alif
> ‫ى‬                                      á                   [aː] (ar)
> maqṣúra
> 
> Numération Abjad
> 
> 1   2     3     4         5    6        7     8         9
> ‫ا‬   ‫ب‬     ‫ﺝ‬      ‫ﺩ‬        ‫ﻩ‬    ‫ﻭ‬        ‫ﺯ‬     ‫ﺡ‬         ‫ﻁ‬
> ʾalif bāʾ ǧīm dāl hāʾ wāw zayn ḥāʾ ṭāʾ
> Dizaines
> 
> Valeur   10 20 30           40    50 60      70   80 90
> Lettre    ‫ﻱ‬    ‫ﻙ‬     ‫ﻝ‬      ‫ﻡ‬      ‫ﺱ ﻥ‬       ‫ﻉ‬    ‫ﺹ ﻑ‬
> Transcription yāʾ kāf lām mīm nūn sīn ʿayn fāʾ ṣād
> 
> Centaines
> 
> Valeur    100 200 300 400 500 600 700 800 900
> Lettre    ‫ﻕ‬     ‫ﺭ‬     ‫ﺵ‬      ‫ت‬     ‫ﺙ‬      ‫ﺥ‬   ‫ﺫ‬    ‫ﺽ‬   ‫ﻅ‬
> Transcription qāf rāʾ šīn tāʾ           ṯāʾ ḫāʾ ḏāl ḍād ẓāʾ
> 
> Milliers
> 
> Valeur        1 000
> Lettre         ‫ﻍ‬
> Transcription ġayn
> Et pour terminer en beauté :
> L'artiste de génie qu'était Mishkín-Qalam a réalisé une
> calligraphie de Yá Bahá’u’l-Abhá qui en arabe s'écrit :
> ‫يا بهاء ال ابهی‬
> (le ‫ ی‬équivaut à un ١)
> 
> Il a pris   ‫ يا‬pour en faire
> 
> Ensuite     ‫ بهاء‬pour en faire
> 
> Puis   ‫ ال‬pour en faire
> Et finalement     ‫ ابهی‬pour en faire
> 
> Si l'on superpose tout, on obtient :
> 
> Le symbole du PLUS GRAND NOM.
> ***************
>
> — *La translitteration baha'ie: pourquoi, comment (Used by permission of the curator)*

