# Le Beyan Persan

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> ──────────────────────────────────────────────────────────────────────
> 
> SEYYÉD ALI MOllAMMKD
> DIT LE BAH
> 
> LE
> 
> BÉYAN PERSAN
> TRADUIT DU PERSAN
> PAR
> 
> A.-1L..-]VI.        NICOLAS
> Consul de France à Tauris
> 
> TOME PREMIER
> 
> V:
> ^
> 
> PARIS
> LIBRAIRIE PAUL GEUTHNER
> 68, RLE MAZARINE,    68
> 
> 1911
> .
> 
> INTRODUCTION
> 
> Après avoir lu et                 relu,   soit   seul,   soit      avec    des
> membres des diverses confessions de Tlslam et du
> Bàbisme, le texte Persan de cet ouvrage, j'en donne
> aujourd'hui au public une traduction que je                                  crois
> bonne    '
> 
> Parmi tous ceux avec qui je lai lu, parmi tous
> ceux que j'ai priés de m'en commenter certains pas-
> sages,   —       et   dont quelques-uns méprisaient profondé-
> ment notre auteur, alors que d'autres cherchaient des
> significations invraisenil)lables et extravagantes,                      — un
> seul   ma paru garder la note juste, et rester dans les
> limites de            la   raison.   C'était   un Béyàni, ayant en
> horreur toutes les conséquences qui ont été ofiicielle-
> ment tirées du texte sacré, et toutes les sectes reli-
> gieuses qui s'y veulent rattacher.
> Cet homme m'a d'autant plus étonné                             et    charmé
> que, seul, ou discutant avec les très                       r.if'cs    Béhahis
> 
> 1. J'ai commencé mes études Bàl)ics en  1889, et suis rc.-lc en
> contact avec Soubh-i-EzcI durant deux années, à Chypre, eu 1894
> ;t 1895. Ma première traduction du Béyàn remonte à
> 188'.i.
> INTRODUCTION
> 
> instruits, qu'il       ma été donné de rencontrer durant
> ma longue carrière en Perse, j'étais                          arrivé,   malgré
> mes contradicteurs, aux mêmes conclusions que lui.
> C'est un vieillard qui a été élevé par les Croyants
> de     la   première heure,           et   qui,     certes,    transmettait,
> dans ce        qu'il disait,        la véritable     doctrine' des Pères
> de la nouvelle Eglise.
> Il faut   le   dire, le       Bàb ne semble pas être né sous
> une heureuse étoile Soufî, pour certains Européens,
> !
> 
> matérialiste pour d'autres, Ghoulat pour quelques-
> uns, toujours incompris, il                 est,    pour la majorité des
> Persans, un abominable hérétique,                       et finit   par deve-
> nir, pour les Béhahis dernier modèle, une sorte de
> saint Jean-Baptiste                 —
> peut-être cependant d'un
> degré un peu supérieur à celui de son illustre prédé-
> cesseur-       —
> spécialement envoj'é en ce monde pour
> annoncer l'arrivée de Mirza Iloucéïn Ali Nouri Bélia
> OuUa, et peut-être même celle d'Abd-Oul-Béha                             !
> 
> Et ce serait pour ce pitoyable résultat que cet
> homme aurait subi le martyr? C'est pour cela qu'il
> aurait aflîrmé devant les balles du peloton d'exécu-
> tion la vérité de sa doctrine, et qu'il aurait répandu
> 
> 1.   Ce   n"est qu'à Tauris      que j'ai rencontré ce précieux vieillard
> et ceci, tout dernièremenl.
> Les personnes qui ont bien voulu           lire   mon Séyyêd Ali Moham-
> med trouveront        entre  opinions actuelles et mes opinions
> mes
> d'autrefois une grande dilTérencc. Je reconnais m'être laissé
> autrefois entraîner par le Béhahisme, dont je ne me déliais pas
> assez.
> 2.   Essai sur le Béhahisme, page 31.
> IMRODLCTIO.N                                UI
> 
> son sang-,      comme aussi celui de ses compaj^nons les
> plus chers?
> Il m'est inutile d alïirnier que cette thèse est essen-
> 
> tiellement fausse, caria lecture de ce livre convaincra
> ceux qui auront la patience de le lire. Ils y verront
> que si Jésus est plus haut que Moïse, si Mohammed
> est plus sublime que Jésus, le dernier venu, le Hâb,
> surpasse le Prophète Arabe d'une incommensurable
> hauteur. C'est là un article de          foi   du Bàbisme,           et
> Djellal-ed-Dine Roumi semble avoir eu une notion de
> ce genre quand il disait      :
> 
> Tchoun Khoda her-^uèz né-iayed der ayàii,
> Naïeb haqq end, ine péirembéran.
> Né, Ghèlèt goftem, ki naïéb va niénoub
> Guer do pendari, ghèlèt bached, ne klioiih      '   !   ^
> 
> Tout     le   monde   s'accorde à reconnaître qu'il               lui
> 
> était   de toute impossibilité de proclamer hautement
> sa doctrine et de la répandre parmi les            hommes. 11
> devait agir comme le médecin des enfants, qui enrobe
> une drogue amère sous une couche de sucre pour
> 
> 1.  Comme Dieu ne se fait pas voir sous des formes matérielles.
> Ce sont des lieutenants de Dieu que ces Prophètes 1
> 
> Non! Je me trompe, car le lieutenant et celui qu'il remplace.
> Si tu les crois deux, tu erres et lu nés plus dans la vérité! Il
> est à remarquer que le Béhahisme actuel semble considérer la
> manifestation d'Abd oui Béha comme la dernière en ce mi.nde,
> ce qui serait en contradiction absolue avec le Bàbisme. Je parle,
> bien entendu ici, au point de vue du Béhahisme Persan et non à
> celui de la fantaisie Américaine qui porte le même nom.
> IV                            INTRODUCTION
> 
> amadouer ses jeunes malades. Et le peuple au milieu
> duquel il a surgi était et est encore hélas plus fana-        !
> 
> tique que ne Tétaient les Juifs à l'époque de Jésus, et
> la majesté de la paix Romaine n'était plus là pour
> arrêter les excès furieux de la folie religieuse                             d'un
> peuple surexcité.
> Donc, si le Christ, malgré la douceur toute relative
> d'ailleurs, du milieu dans lequel il prêcha, crut devoir
> employer la parabole, Séyyèd Ali Mohammed, a for-
> tiori,       dût déguiser     sa    pensée       sous    de           nombreux
> détours        et   ne verser que goutte à goutte le philtre de
> ses vérités divines.          Il   élève son enfant, l'Humanité;
> il   le guide,      en cherchant à ne pas l'effrayer              ;   il   conduit
> ses premiers pas sur une route qui le mènera lente-
> ment mais sûrement,                et dès    qu'il      pourra avancer
> seul, au but qui lui est fixé de toute éternité.
> Si je veux être compris d'un petit enfant, je dois
> évidemment me mettre à sa portée, parler sa langue,
> employer ses raisons. Si j'en agis ainsi, la graine que
> je sèmerai en lui germera par la suite en une superbe
> floraison. Sinon, si je veux l'élever jusqu'à moi et
> non descendre jusqu'à lui, je ne serai pas compris et
> mon enseignement restera lettre morte. Or, le Bàb
> suit le bon chemin.
> Ne nous prévient-il pas, lui-même, dans le Traité
> des Sept Preuves de sa mission* « L'altesse attendue
> :
> 
> I.   Le Truilé des Sept Preuves est édité chez Maisoiincuvc 1902.
> INTRODUCTION
> 
> a     condescendu' à               se    présenter sous raspctl du                 la
> 
> Porte qui conduit à                     la   connaissance du descendant
> caché de             Mohammed. Dans son premier livre*,                       il    a
> parlé au nom des Lois du Qoran, alin que les hommes
> ne fussent pas troublés par le nouveau texte et la Loi
> nouvelle; afin qu ils pussent se convaincre <[ue                                   ce
> texte et cette Loi sont en relation avec leur propre
> Livre ^, afin qu'ils ne                      restassent pas   dans Tobscu-
> rité           »
> 
> Il     en a toujours été ainsi, et               c'est de cette ia<;on
> qu'ont agi les divers Prophètes, qui se sont succédés
> en ce monde et qui ont plus ou moins appuyé en ce
> sens,         suivant        les    nécessités       du moment.          Si        les
> 
> hommes ne les ont pas compris, à qui la faute ?
> Malheureusement si les hommes appelés sont
> 
> d .  Mehdi (car le Bàb n'expliquera son véritable ran(; que
> Ici, le
> plus tard)  non plus la Porte qui conduit au descendant caciié
> et
> de Mohammed. Et encore, sous la plume du Bàb. le Mehdi ne
> sijjnilie-t-il       plus ce que pensent les Chiites auxquels     il   s'adresse.
> En eflel, Jcsus a promis de revenir, et il est revenu sous les traits
> de Mohammed        Mohammed a aflirmé qu'il était le dernier des
> ;
> 
> Prophètes, et cependant il a annoncé l'arrivée du Mehdi. C'est que
> le cycle du Prophétisme est fermé en sa personne et que com-
> mence celui de « Ceux que Dieu doit manifester.              Et, jusqu'à
> •>
> 
> aujourd'hui, le Bûb est le premier et le seul de ceux-là. Nous le
> verrons au cours de cet ouvra^'e, aimoncer, comme l'ont fait les
> autres Prophètes, mais plus nettement, l'arrivée du second. Il ii'est
> plus l'envoyé de Dieu, qui parle en son nom, il n'est plus le lieu-
> tenant, il est le miroir qui le reflète, le Dieu visible, promis par le
> Qoran.
> 2.    Le Riçalé Feqqiyé.
> 3.    Le Qoran.
> VI                               INTRODUCTION
> 
> nombreux, en petit nombre sont les élus! L'enseigne-
> ment du Christ se perd, en effet, il se dénature il se                       ;
> 
> transforme et les apôtres modifient la doctrine qu'ils
> ont reçue    :   celle-ci, alors        se divise en        une infinité de
> branches;        les   hommes...,           les       Imams, dénaturent la
> pensée de Mohammed, tout entière contenue dans le
> Qoran, et donnent à leur tour naissance à une foule
> bigarrée de sectes dilTérentes.
> En vérité, le Prophète seul a le droit de parler                             ;
> 
> seul il a le droit de commander; seul il représente la
> Divinité, et seul,          il   devrait être écouté. Dans la Porte
> première de l'Unité    le Bàb nous dit
> II,     « ... Le                  :
> 
> Dieu a fait descendre le Qoi-an
> secret de ceci est que
> de l'Arbre de Sa A'olonté, et cette Volonté est la
> Vérité Alohammédique! » De même Dieu a-t-il fait
> descendre le Béyàn de FArbre de Sa Volonté, et cette
> Volonté est la ^'érité Mohammédique qui n'est autre
> que    la Vérité du Bàb. Seul,                   le   Prophète est      le   spec-
> tacle de Dieu; seul, il est le Soleil de la Vérité; seul
> il   resplendit et rayonne. Disparaît-il, meurt-il? Seules
> ses    œuvres et personne autre, pourront                          instruire et
> guider ses sectateurs. Source Unique de la \"érité, sa
> parole guide,          et    au moment où                il   la   prononce      et
> 
> au moment où il l'écrit,                    et        quand   elle est écrite.
> 
> LX'nité III, porte 16, dit              :    «    Les actes ne sont per-
> mis que conformément aux Livres du Point, car,
> dans cette manifestation-ci, les livres des Lettres
> du Vivant ne se manifestent que du Soleil de la
> INTRODUCTION                                       yil
> 
> Vérité. Tout      émane du Bàb, retourne au Bàh cl n,m
> à d'autres '. »
> L'Unité     III,   porte 12,    ilit   :   •    Car       le    Point      cm
> comme le Soleil,          et   les autres Lettres sont coninie
> des Miroirs en face du Soleil. Tout ce qui est dans le
> Bismilla est dans le Point- et celui qui dit                        :   .<   Dieu
> est mon Seigneur, et je ne lui donne aucun associé, a
> mentionné, en vérité Dieu, de                 la       fa(,'on   cjue   Dieu a
> fixée pour le Points »
> 
> 1. La suite de celte Porte est caractcrisquc. S'y reportera ce
> 
> passage  :    « Depuis le moment    du Couclier jusqu'à celui... s'il
> n'outrepasse pas les limites du BJ-yùn, il ressuscitera à «on
> ombie; sinon il n'est pas di^'ue de mention auprès de Dieu, non
> plus qu'auprès des gens de science. »
> Le Bâb semble avoir un iircssentimciit de ce qui se passera
> après lui. C'était facile dailleiu's à prévoir, cl le clirislianismc et
> le chiisme lui donnaient une terrible leçon de choses. Pour éviter
> que sa religion subisse des modilicalions qui la rendent impos-
> sible, il a soin de nous prévenir qu'il est interdit, d'une part, de
> commenter son livre et, de l'autre que, après sa mort, c'est Son
> livre qui doit guider l'Humanité.
> 2. Et le Point est l'Etre même de la Volonté          Primitive, du
> Verbe. Il faut lire celte Porte tout entière et y réfléchir pour se
> rendre compte de la pensée profonde du B;ib.
> 3. « Il n'y avait pas, il n'y a pas de doute que la vue de l'es-
> sence Eternelle de Dieu était et est imi)0ssible. Ce qui est possible,
> dans les contingences, est la vue de Celui qui est manifeste dans
> la Manifestation. » (Sahifé Adliyé, o* Porte       .
> 
> « Qu'il  ne reste pas caché que la manifestatiun du Promis
> attendu est exactement la manifestation du Propliète de Dieu. »
> {Ibidem).
> En vérité! Dieu n'a fixé en ce jour d'autre témoin ou tl'aulre
> aide que le Point du Béyàn. Agis donc cl adore Dieu comme hi
> Dieu n'avait pas créé d'autre ami que toi. Viens en aide à la
> parole de ton Dieu.... » Lettre à El Iladj Séyyèd Ali Akber Kcr-
> mani. Manuscrit A. K. de ma bibliollicque.
> Mil                           INTRODUCTION
> 
> C'est afin d'éviter ce qui s'est passé pour les autres
> pour ne pas donner
> relig-ions, qu'il parle ainsi; c'est
> 
> naissance aux discussions entre saint Pierre et saint
> Paul; entre         Abou Bècre et Ali,         entre Mirza Houcéïn
> Ali Nouri Bélia Oulla et Mirza                 Yaya Soubh-i Ezel.
> Car saint Pierre et saint Paul, Abou Bècre, et Ali,
> Mirza Yaza Soubh-i Ezel et Mirza Houcéïn Ali ne
> sont que des lettres de la A'ie...^ et pas autre chose.
> Ces lettres de la Vie au temps de Mohammed ce
> sont les Imams, dont les premiers ont pu^ certes,
> recevoir en leur cœur, le reflet du Soleil de la Vérité,
> mais dont les derniers viennent 100, 150, 200 ans
> après le Prophète, et ne peuvent plus être que les
> miroirs de miroirs.
> De plus, ces Imams, emportés peut-être par la flat-
> terie   publique,         affolés    par l'adoration qui les enve-
> loppait, saisis, qui sait, peut-être d'un désir immodéré
> de gloriole et de puissance, se laissèrent aller à pro-
> 
> Le    ranj;-   auquel je prétends, est, dans un degré, le spectacle
> même de la Divinité de Dieu; dans lautre, celui du plus vil des
> êtres. (Sourate     Tauhid.   — Réponses aux questions de celui qui
> avait fait hégire vers Dieu, S.-E. Molla Ahmed, 7» question).
> « Ce Point de Vérité est avant tout avant, et il est après tout
> après. Du début de cette Création-ci, compte le jour du début de
> la Création. En vérité! jusqu'à aujourd'hui, le Soleil s'est levé,
> dans chaque lever, sous le nom dun Prophète, et ce, jusqu'à ce
> que le lever du Soleil se terminât à ce siècle, où le Soleil de
> vérité est témoin que Celui-ci (Moi) est encore un Soleil de
> A'érité. » (Sourate révélée à       Makou et adressée à un nommé Ali,
> qui vint   voir    le   Bâb dans
> sa prison accompagné d'un certain
> nombre d'individusj. Je n'en finirais pas si je voulais citer toutes
> les paroles du Bâb à ce sujet.
> INTRODUCTION                                IX
> 
> nonccr des paroles que l'on recueillit sous le nom de
> Hadis, et qui étaient, et qui sont encore d'autant plus
> admirées qu'on les comprend moins.
> Peut-être est-ce de bonne foi et à force de se l'en-
> tendre répéter qu'ils ont fini par croire qu'ils étaient
> les élus de Dieu. Peut-être est-ce poussés par ces rai-
> 
> sons diverses qu'ils ont prophétisé les insanités qui
> entourent, entr'autres, la manifestation du Sahab-Ouz-
> Zéman de contradictions et de            folies.   Ils   ont brodé
> sur ce que dit       le   Qoran,   ils   ont enjolivé,        ils    ont
> inventé et peut-être leur prête-t-on plus encore qu'ils
> n'ont dit? Dailleurs, qui sont les Imams? Les sept des
> Ismaïlis? Les douze des Esna Achéris? Ceux des Va-
> qéfiyés? desZéïdiyés? des Qiçaniyés?
> Qui pourra débrouiller ce mystère? Quelles bonnes
> raisons devrait-on invoquer pour assurer sa détermi-
> nation ? Dira-ton         que les Imams doivent être sept,
> parce qu'il existe sept planètes? Dira-t-on qu'ils sont
> douze en l'honneur des douze signes du Zodiaque?
> Faudra-t-il en croire le témoig'nage de la Pierre Noire
> de     la   Meqqe? On sait'    qu'Ali Zéïne-el-Abédine est
> né le jeudi 15 Djémadi es Sani 38 de l'Hégire. Parmi
> les choses étranges de sa vie est la suivante            :   il se   ren-
> contra avec Mohammed Hanéfiyé, à la Meqqe, et ils
> eurent ensemble de longues discussions au sujet de
> l'Imamat.       Mohammed       Hanéfiyé réclamait             le     titre
> 
> 1.   Rouzel-Ous-Séfa.
> INTRODUCTION
> 
> d'Imam et disait « Je suis le troisième lils de Tlmani,
> :
> 
> et mes deux frèies sont Imams; je dois donc être
> Imam. » Et Zéïne-oul-Abédine lui répondait « Tu                                 :
> 
> n'es pas   Imam mon oncle crains Dieu » Et,
> 1                            !               !
> 
> comme Mohammed Hanéfiyé persistait dans ses pré-
> tentions, Zéïne-oul-Abédine lui dit « Oh! mon oncle!             :
> 
> Prenons         la   Pierre Noire pour témoin. Celui qu elle
> désig-nera sera le Khalife et l'Imam                                 du temps! » Ha-
> néfiyé ayant accepté, on se dirigea vers la Pierre Noire,
> et,        sur l'invitation de Zéïne-oul-Abédine, Hanéfiyé
> commença.            Il   se           mit dans la posture de            la prière et
> 
> interrogea la pierre.                      Celle-ci resta immobile.                 Zéïne-
> oul-Abédine à son tour prit la même attitude, et après
> quelques oraisons s'écria                      :       «   Oh! Pierre Noire! je t'en
> conjure par le Dieu qui a caché en tes flancs les ser-
> ments et les traités de tous les Prophètes! par le
> Dieu qui t'a ennoblie de ses dons, dis, en langue
> arabe éloquente, quel est le nom de l'Imam de Dieu
> après l'Imam Houcéïn, fils d'Ali. »
> « Il   eut à peine terminé que la Pierre Noire se mit à
> s'agiter de telle sorte qu'elle faillit sortir de la place
> où elle était. Dieu très haut lui donna la parole et elle
> dit  « Dieu est Un Je dis en vérité que l'Imam après
> :                               !
> 
> Houcéïn fils d'Ali est Ali ibn el Houcéïn, Séyyèd
> Sedjàd! L'Imam, c'est Lui »                        !
> 
> « Mohammed Hanéfiyé, quand il vit et entendit ce
> 
> prodige, se soumit désormais et accepta l'Imamat du
> fils   de Houcéïn. »
> INTRODUCTION                            XI
> 
> Quelles puérilités et qiuls enfantillages                  !
> 
> Ne peut-on             aussi     se   demander quel est            l'Iniani
> Mahdi? Est-ce celui des Guèbrcs! Le Messie? Jésus à
> son retour? Le quatrième fils d'Ismàil ibn Djaafer?
> Mouça ibn Dja'afer? Zéïd ibn Ali? ou bien ce même
> Mohammed Hanéfîyé dont nous parlions tout à l'heure?
> Est-ce rimam caché des Chiites?
> Comment sortir de ces dilHcultés? Oh d'une façon       !
> 
> bien simple.    En dégageant l'Islam de tout ce fatras
> de superstitions qui l'entravent.
> Erreur de croire à la suprématie d'Ali                              1   Erreur
> de croire à l'infaillibilité,               Imams!
> à la divinité des
> Erreur de croire aux lettres de la Vie, ou du moins
> erreur de croire à tout cela comme y croient les musul-
> mans, qui s'indignent de ce que, d'après eux, le Bàb
> affirme que la personnalité matérielle d'Ali est ressus-
> citée! Non! Non! Il n'en est pas comme un vain
> peuple pense. Le Point de la Manifestation est Jésus,
> au temps de Jésus Il est Mohammed au temps de
> !
> 
> Mohammed; puis le Bàb, en l'an i2(i0 de l'Hégire.
> Et, à chacune de ces manifestations, le Maitre se mani-
> feste dans un rang plus haut et plus noble', comme
> il     se manifestera dans la suite des temps, chaque fois
> que le besoin s'en fera sentir 'Unité III, porte 12).
> Tous ces apôtres, tous ces Imams, toutes ces Lettres
> de la Vie, quelque nom qu'on leur donne, ne sont
> 
> 1.    «   Et   la   manifestation précédente a un ranff inférieur à celui
> (.lu      jour de ce jugement.... » Sahifé Adliyé.
> XII                                    INTRODUCTION
> 
> pas autre chose ([ue les premiers miroirs mis en face
> du Soleil de laA'érité.
> 
> Uno avulso, non déliait aller
> Aureus '.
> 
> Et si, (Unité I, porte              1),   un miroir dit   :   «   En moi
> est le Soleil      !   le soleil sait bien qu'il ne s'ajî^it là que de
> 
> de son       reflet.     »
> 
> Donc, né en Perse, au milieu des Chiites, le Bâb parle
> —  afin d'être compris par ceux à qui il s'adresse    le                  —
> langage des Chiites et ce n'est qu'au fur et à mesure
> ;
> 
> que s'ouvre l'esprit de ses auditeurs qu'il dévoile sa
> pensée. Sunnite, il eût parlé en Sunnite. Peut-être, en
> se plaçant       au point de vue qui nous [occupe, pour-
> rions-nous dire que si Dieu l'a suscité dans la Perse,
> en plein centre Chiite, c'est que la religion de ces der-
> niers s'éloigne le plus des données précises duQoran.
> En efi'et, Dieu ne leur suffit pas. Au Dieu unique du
> Qoran, ils ont ajouté des dieux C'est bien à tort qu'ils
> !
> 
> accusent, sans les comprendre, les Chrétiens de croire
> à trois Divinités.
> 
> De la soie tu ne feras jamais trois substances distinctes,
> Parce que lu l'appelleras Pernian, Hérir, Pérend-.
> 
> Pour ce qui            les   concerne eux-mêmes, leurs dieux
> 
> 1.   Voir Béyàn Persan, Unité III, porte 4.
> 2.    Terdji' ïiend do Ilatéf Isfahani. Voir la Divinité et le vin chez
> les    poètes Persans.       —
> Maisonncmc.
> INTRODUCTION                            Xlll
> 
> sont bien plus nombreux, et chaque jour ils se taillent
> dans les Imams une idole nouvelle. Ce sont di's l'o-
> 1   ythéistes   !
> 
> C'est donc à eux que la Bàb doit d'abord ouvrir les
> yeux, et c'est pourquoi il leur parle lexir langage, tout
> en leur reprochant           «   de rester dans l'ignorance de
> Celui qui est le spectacle qui prouve le Prophétismc,
> le Vélayet, la Religion,          par les versets qui descendent
> sur lui. S'il en eût été autrement,             ils ne      l'eussent pas
> emprisonné sur le Mont de Makou'. »
> Le Bàb a donc des Imams, une opinion toute diffé-
> rente de celle qu'alFectent les Chiites, Il les considère
> comme de très hauts personnages, sans doute; mais
> n'ayant en rien accès derrière les rideaux des secrets
> divins-. Ce sont des         hommes parfaitement dénués du
> don des miracles, et qu'il appelle  des Commenta-   <>
> 
> teurs du Qoran. » Et encore ces commentateurs se
> peuvent-ils tromper.          —
> « Dans chaque manifestation
> 
> ils       ont été appelés d'un nom quelconque par les créa-
> tures           Ce sont les lumières qui, éternellement dans
> le    passé, se sont prosternées et qui se prosterneront
> éternellement dans l'avenir                 »
> 
> Cette     idée, qui paraît     si   hostile        aux Imams, aux
> 
> 1.   Béyàn Persan
> Unité I^^ porte 12.
> :
> 
> Je témoigne que si quelqu'un croit en eu.\, en dehors de
> 2. "
> son adoration pure et spéciale à Dieu, ou si quelqu'un pense que
> leurs rangs sont comme celui du Prophète, cclui-lû a erré et il est
> au nombre des tyrans. » (Sourate Tauliidi.
> 3. Apôtres, Imams, Lettres de la Vie.
> XIV                               INTRODUCTION
> 
> yeux des Chiites, devail-il la crier sur la place publique ?
> C'eût été se condamner, de propos délibéré, à une
> exécution immédiate,                   qui ne laissait          même pas le
> temps de développer sa doctrine                          et d'instruire ses
> disciples, de leur dévoiler sa pensée.                         C'eût été s'an-
> nihiler soi-même, car le Bàb oui Bàb lui-même se fût
> détourné de lui avec horreur s'il avait commencé ses
> prédications par de pareils blasphèmes'.                           Yoyons-le
> agir    :       son premier livre,       le   Piiyalé    Féqqiyé, est un
> ouvrage essentiellement Musulman, nous avons vu
> pourquoi.           Il   devait   mettre son           auteur,     du moins
> durant quelque temps, h                  l'abri     du   zèle fanatique de
> quelque dévot.             Ne     se plaint-il pas de l'indiscrétion
> de ceux qui ont, avant qu'il l'eût permis-, annoncé au
> monde sa mission? Ne dit-il pas que si ces gens n'a-
> vaient pas dévoilé, avant le temps, le mystère de sa
> doctrine, les persécutions qui s'abattirent par la suite
> sur la secte ne se fussent pas produites?
> Ensuite, il se présente comme la Porte conduisant
> à la connaissance du descendant caché                            de   Moham-
> med^, c'est lui-même qui nous le dit; puis comme ce
> descendant lui-même                ;
> puis comme le spectacle de la
> 
> 1. Le don que le Bâb fait de   titres comme celui de Bàb, de
> Qàem, etc., indique purement et simplement que ces titres n'ont
> plus limportance que leur accordent les Chiites.
> 2.   Voir Séyyèd Ali Mohammed dit le Bâb, page G7.
> 3.   Comme l'un des Nawabs ou Portes, qui furent au nombre de
> quatre      :   Osman ibn Saïd cl llaçadi; Abou Dja'afcr, son lils; Mirza
> Âboul Casscm Houcéïn ibn Rouh             ;   Ali   Sénicri.
> INTRODUCTION                          XV
> 
> Divinité,          l'Etre        même de la Volonté Primitive, du
> ^"erbe,       la   représentation               du Soleil de la Vérité, la
> (1    rnière des           créatures en tant           qu'homme, mais le
> l    'ieu visible en tant que Prophète, Celui dont Moham-
> 
> med disait     Peut-être (inirez-vous par croire qu'un
> :   u
> 
> jour vous serez en présence de votre seigneur! »
> Il   se cache        donc autant que sa mission              le lui   per-
> met ou l'exige. Comme tout bon Persan, il enveloppe
> sa pensée dans les                     replis   de sa rhétorique, et voilà
> qu'on l'emprisonne                 :    voilà    qu'on le traîne à travers
> toute la Perse de géole en géole                    !   On le jette à Makou,
> et, devant l'attitude trop bienveillante de son gar-
> dien, à Tchéériq Et voilà qu'on le fusille! Les nom-
> !
> 
> breuses            que nous avons données de ses
> citations
> ouvrages, et que nous pourrions multiplier à linhni,
> sont là pour nous donner raison.
> Et c'est ainsi, d'ailleurs, je veux dire en envelop-
> pant sa pensée, mais en la laissant pénétrer par ceux
> qui ne sont pas aveugles, qu'il parle de la résurrec-
> tion, qu'il        explique le Syrat, le Compte, la Balance,
> le Jugement, le Tombeau, qu'il nie                        l'impureté Légale,
> sans attendre le Basrh-é-Rezvan de Ba^ifhdad                         !
> 
> Sans toutes ces explications préliminaires, le Bàb
> reste incompréhensible. Je veux bien qu'elles s'éloi-
> gnent foncièrement du Béhahisme, mais je ne sache
> pas que les Béhahis aient jamais passé pour les com-
> mentateurs             attitrés         du Bâb.     Ils   le   méconnaissent
> jusqu'à réduire son rang à la plus simple expression;
> XYI                                     INTRODUCTION
> 
> ils       iiçnorent d'ailleurs aussi                 bien les dogmes du Ba-
> Maqalé
> bisnie que son histoire, et le livre intitulé «
> Chakhs-i-Séyya,   œuvre d'Abd-oul-Béha', est un
> »
> 
> mauvais roman, composéuniquement pour prouver que
> leBàb est simplement le précurseur, l'annonciateur de
> Béha OuUa. Extrêmement tendancieux il méconnaît à
> tout instant la vérité historique, et l'auteur n'a même
> pas cherché, comme je l'ai fait, dans l'œuvre immense
> du Bàb, les notes autobiographiques qui y abondent.
> 11    se contente de réunir                    les   légendes qui cadrent le
> mieux avec le but                       qu'il poursuit'.    Il   est regrettable
> 
> qu'un homme comme Abbas Effendi se montre si igno-
> rant de la vie de Séyyèd Ali Mohammed, dit le Bâb.
> Que si l'on                désire une preuve         immédiate de mes
> affirmations, il ne m'est que trop facile de la donner-.
> Abbas Eiîendi, dans son histoire, raconte « qu'un
> jour, à Ghiraz, on fît venir le Bàb à la Mosquée, afin
> qu'il nie                 sa mission.      On devait l'y contraindre, au
> bes oin Mais, du haut du Mimber, il parla de telle sorte
> .
> 
> que les assistants furent stupéfiés et gardèrent le si-
> lence. Ses sectateurs, par ses paroles, se sentirent raf-
> fermis dans leur foi'. »
> 
> Traduit par le Professeur Br<)-\vn.
> 1.
> 
> Au point de vue de l'histoire, ce livre est le pendant exact du
> 1.
> <•Tarikh-el-Bâbiyé » de Mirza Mohammed Mehdi Khan Za'ini cd
> Dowlé.Lc premier infiniment partial, le second infiniment haineux.
> 2. J'espère donner bientôt, dans le dossier Anglo-Russe du Bàb,
> d'autres preuves de ce que j'avance.
> 3. Il est presque inutile de dire qu'.Vbbas Effendi continue en
> disant      :       <•   On croyait jusque-là qu'il prétendait être l'intermédiaire
> INTRODUCTION                        XYII
> 
> Or, j'ai le regret de dire que ce jour-là le liàbrenia
> sa doctrine, non seulement en paroles, mais encore
> par écrit! Je n'ai, il est vrai, pour étayer mon dire
> qu'un seul témoin, mais je pense que l'on acceptera
> son témoig-nage, car, ce témoin, c'est le Bâh. 11 dit,
> en effet, dans les Sahifés Dja'aférivé'                             :
> 
> «   Je Te glorifie, oh mon Dieu! de ce que                Tu m'as
> créé ainsi                 !   Tantôt II m'attire aux horizons du monde
> de l'Invisible, tantôt               II me brûle au feu de l'inintel-
> 
> ligence            !   Et je ne sais ce qu'il veut de moi! »
> «   Oh           mon Dieu! Est-ce que tu veux mon sang?
> ou bien T'éloignes-tu quand je                                 me rapproche? Si je
> cherche à fuir Ta puissance,                                 Tu me veux punir!       Je
> ne sais dans                      quelle route Tu             te liens,   pour   (pic je
> 
> t'y       cherche! Je ne sais dans quelle langue me plaindre
> à Toi      !   »
> 
> «     Non          !       Non   !   Il n'en     est pas ainsi, j'en jure par Ta
> puissance! Je ne fuis pas Ton approche, quoique Tu
> me rejettes bien loin                           !   Non Par Ton seuil béni, je ne
> !
> 
> crains pas Ta colère                        !       même si Tu me brûles! Non! Il
> n'en est pas ainsi, j'en jure par Ta puissance! Je n'ai
> aucun espoir en un autre que Toi! Si Tu m'abon-
> donnais! Je glorifie Dieu dans son ordre. Je n'ai vu
> 
> des bienfaits du Sahab-ouz-Zéman. Mais alors il devint évident aux
> i-eg-ards de tous que son but était d'être la Porte d nue autre ville,
> et qu'il était lintermédiaire de quelqu'un autre dont il avait inscrit
> dans ses livres et ses écrits, les qualités et les attributs. »
> 1. Ce Passage se trouve dans mon manuscrit intitule           " Rivale     :
> 
> Zahabiyé. El Bàb el ewcl, fi kiiotbet el Envar.
> XVllI                           IISTRODUCÏION
> 
> personne de plus patient que moi dans son être. Je
> n ai pas vu de plus haut Sultan que lui, dont le Sul-
> tanat domine en mon cœur au point que quelque
> chose que je veuille aimer, il la chasse de mon cœur              1   »
> 
> «    Donc, si, comme les enfants, je le veux fuir, il
> ne        me laisse pas Il apporte du sucre et me le met
> !
> 
> entre les lèvres; puis il m'empêche de pleurer; puis il
> me met le sein à la bouche, afin de me faire dormir. »
> « Non! Il n'en est pas ainsi' oh Dieu, j'en jure par
> 
> Ta grandeur! Je ne suis pas ignorant de Ton acte*! Je
> ne puis me distraire à ces choses Est-ce que vraiment
> !
> 
> Tu veux reprendre mon esprit? Alors, après ma mort.
> Tu veux me donner l'allégresse dans l'autre monde? »
> « Moi, j étais seul dans ma pauvre maison, et per-
> 
> sonne ne connaissait ni mon rang ni ma situation. Oii
> mon Dieu Tu as fait sortir de leurs demeures quelques-
> !
> 
> uns de Tes esclaves, et Tu les as faits descendre dans ma
> maison. Après cela Tu m'as donné Ton témoignage! »
> «    Puis,       quand j'eus   fait   parvenir Ton ordre,   j'ai
> 
> pris       des    hommes le serment (de se résigner à Toi)
> de façon après cela que ceux qui étaient descendus
> chez moi ne puissent plus renier. »
> «    Ensuite Tulesa faits rentrer dans leurs demeures,
> etTu m'as donné l'ordre de sortir de chez moi et de
> m'honorer du séjour dans Ta maison^. Et Tu as fait
> 
> 1. Je ne cherche pas à fuir.
> 2. Je sais fort bien que lu ne me laisserais pas partir.
> 3. Allusion au pèlerinage.
> liNTRODLCTlO.N                       XIX
> 
> parvenir mon ordre par les mains de Ton anj^a^ dans
> toutes les parties de la terre, et celui-ci se répandit à
> l'Est et à l'Ouest et à ce qui est entre. »
> «     Quand      les          esclaves eurent leurs cœurs        prtHs,
> quand un chacun connût l'ordre divin, Tu m'as fait
> retourner de Ta maison. »
> «     A mon retour Tu voulus que toutes les villes
> fussent pleines de troubles, dont j'eus                  ma part et Tes
> esclaves      furent            tourmentés     par ceux    qui     se   dé-
> tournent.      »
> 
> «Et Tu m'as fait entrer dans le plus grand état
> d'abaissement, dans la réunion des méchants! Et Tu
> nias inspiré               la   parole de ncgation après      la   parole
> d'affirmation, afin que mon être fût à l'abri d'un dan-
> g-er de mort       !   »
> 
> « Tout cela n'est-il pas ton œuvre? Oh Maître de
> grandeur et de générosité En vérité, oh Dieu, c'est
> !
> 
> Toi qui, au début, m'a donné un rang élevé. Pourquoi
> donc avoir ainsi arrangé les choses'? Après que Tu
> eusses fait sortir de moi la parole de négation, tu l'as
> fait pénétrer dans les cœurs des démons; ils prirent
> 
> et écrivirent tout ce que j'avais dit. »
> ((Et moi, je n'avais pas d'autre but dans ce que
> j'écrivis que le Bâbiyet particularisé'. »
> 
> i.    Que j'en sois arrivé au point de nier.
> 2.    Le Bàb nia ce dont on l'accusait. Il ditJe ne suis pas la
> :
> 
> Porte qui conduit au descendant caché de Mohammed, ce
> qui,
> puis-
> en fait, est vrai, puisqu'il est ce descendant lui-même,
> visible. Il se borna
> qu'il est le Prophète, puisqu'il est le Dieu
> XX                                 INTRODUCTION
> 
> «   Et, en vérité, ce Bàbiyet évident est une parole
> absolue qui s'est manifestée dans des personnalités
> spéciales'. »
> « J'en jure,       par Ta            grandeur, oh       Dieu     !   Ils    n'ont
> pu trouver            dans        rftes    paroles     d'expédients              pour
> détruire Ton ordre            !   moi, j'ai été plus habile qu'eux. »
> «   Et si, oh mon Dieu! Tu les avais fait rentrer dans
> l'assentiment,          ils   n'eussent pas           fait   inimitié contre
> moi.      »
> 
> Les tourments qui m'ont accablé, je les vois
> «
> 
> comme venant de Toi, car tu as Toi la puissance de
> transformer cette réunion en ce qu'il peut y avoir de
> meilleur. En vérité, moi, j'ai patienté dans l'opprobe,
> mais Toi, Tu es plus que moi patient, car Tu es savant
> et puissant sur chaque chose. »
> « Tu sais, oh mon Dieu! qu'en vérité je n'aime pas
> 
> à être le sujet des discussions. En vérité je connais Ta
> patience au sujet de ceux qui sont                           proches de Toi.
> En vérité! je n'ai pas la force de leur                           faire parvenir
> 
> Ta loi. Et moi je n'ai aucune honte à Te dire que Tu
> peux manifester Ta puissance sans contradiction. Donc
> commence cette manifestation avec puissance ou
> sinon abandonne-la. »
> 
> à cela, il l'écrivit, et les Chiites enchantés, ne comprenant
> pas la réticence, s'en vont publier partout la renonciation
> du Bàb, lorsque celui-ci vient de monter d'un deg'ré dans la hié-
> rarchie divine.
> 1. Je ll'ai déjà dit    :   les   quatre portes sont       les   quatre       Nawabs
> et le    Bûb   nie   purement et simplement          qu'il soit    l'un de ccu.\-là.
> INTRODUCTION                       XXI
> 
> «    Quoique            celt«i   parole de ma part ressemble aux
> paroles de Tes esclaves audacieux, Tu connais mon
> intime; Tu sais l'enivrement que me causent Tes bien-
> faits   ;   Tu connais              reiîet   troublant    du vin de Tes
> faveurs       :   ce ne sont         donc ici que des oraisons jacula-
> toires            »
> 
> Dans           le   sahifè dja'aferiije, encore, à la dixième
> porte intitulée   Des Causes premières et des causes
> :   «
> 
> finales,     >-  Le secret de l'ordre est qu'en vérité,
> il dit   ;    «
> 
> après la terminaison des lettres du La élahé ellallah,
> dans l'année parfaite, qui est                     J2Gi, et    conforme à
> l'année du martyr de Houcéïn',                      il   faut que le retour
> aie lieu.Et forcément, dans cette vie, il doit être
> martyrisé par la tyrannie des méchants        Donc,             —
> quand tu as vu la vérité de la chose, témoigne que moi
> maintenant, je suis seul dans ma maison et je m'y
> entretiens de Vintime de r intime de la même façon
> que le Seigneur des Confesseurs- dans un pareil
> jour s'entretenait de l'infime de                    l'apparent.    De mes
> paroles on ne peut déduire aucune imagination. Donc,
> quand l'ordre est évident, par sa propre vérité, dans
> le monde des corps, tu vois de tes yeux toutes ces
> 
> questions tant dans l'intime que dans l'apparent. »
> « Qu'il            ne reste pas caché qu'en vérité, pour cet
> 
> 1.  La formule musulmane représente, si Ion compte la valeur
> de ses lettres suivant rAbdjed, 1200; le martyr de Houcéïn eut
> lieu en 61. Le tout égale 1261.
> 2.   Ho'jcéïn.
> XXII                                    INTRODUCTION
> 
> ordre, dans la Terre Pure, des foules de gens se sont
> réunis; et                   si   moi je
> l'eusse voulu' j'eusse vaincu
> toutes ces          Mais j'aime à ce que les destins
> foules.
> fixés par Dieu coulent en contradiction avec les désirs
> de mon cœur-, afin que mon cœur soit brisé, que
> mon intime soit tourmenté et mon âme contristée,
> pour que, dans l'intime, je sois comme Iloucéïn était
> dans l'ordre apparent. »
> «   Et c'est là une des promesses que Dion a prises de
> moi, afin que je sois assimilé à Houcéïn. Mais,                                 si
> 
> j'avais                  connu au])aravant ces tourments, je ne              me
> fusse  pas approché de ce lieu      Mais, comme ils      !
> 
> sont  tombés sur moi soudain, j'ai patienté dans la
> route de Dieu et j'ai été heureux de ses décisions, et
> je dis   « Ne m'an-ive que ce que Dieu a écrit pour
> :
> 
> moi      !   .   .   .   »
> 
> «   Les plus grands des tourments qui m'ont atteint
> sont les  œuvres des veaux ^ dont les violences ont
> été exercées contre moi. Et pendant que j'écrivais une
> lettre pour nier, il me semblait entendre dans l'in-
> time de mon cœur, une voix qui disait « Sacrifle la                :
> 
> plus             précieuse des             choses dans       la   roule de Dieu,
> comme Houcéïn l'a fait sur ma route! » Et si je ne
> m'en étais pas tenu à ce que disait celte voix intime.
> 
> 1.     S"agil-il           de Kcrbcla,    comme le veulent plusieurs, je ne   le
> crois pas. Je m'ima.u'ine que la terre pure est Cliiraz.
> 2.     Pour ressembler davantage au martyr de Kerbéla.
> '^.    Le qualilicalif de Veaux est autant que je puis lire » A'éliani. »
> INTRODUCliON                             XXHI
> 
> j'en jure par             Dieu,         nicnic si Imis les rois de /.i       f'-rrc
> 
> s'étaient réunis ils n'eussent pu m' arracher un                              s-nil
> 
> mot! Que           pouvaient donc faire ces esclaves indiynes
> et repoussés              par leurs pareils. Ils sont impuissants au
> point de ne pouvoir un hadis semblable à mes versets.
> »
> 
> « C'était là Tordre, et c'est celui auquel
> j'ai  fait
> 
> allusion au sujet de la vérité  de mon intime     tant                   ;
> 
> qu'enRn, tous connaissent ce   degré de  ma  patience,
> la route
> de mon contentement, de mon sacrilice sur
> véridiques  que
> de Dieu. Et cela malgré les versets
> Dieu avait fixés dans ma main, versets qui me
> donnent
> puissance d'être victorieux sur tous les gens de
> la
> la
> terre. C'est pourquoi j'ai sacrifié                  mon être dans la route
> de Dieu, et rien en ce monde n'égale ce sacrifice.
> »
> 
> «   Donc, gloires à Dieu! de ce que                   j'ai     patienté en
> 
> j'ai sacrifié dans sa route la
> plus
> moi-même et que
> Bientôt
> grande des choses que Dieu m'avait données.
> ceux qui m'ont violenté sauront où ils pourront
> fuir.                              >>
> 
> « Après ce sacrifice, Dieu      n'a  pas fixé pour  moi
> 
> d'autre sacrifice. Celui qui a pris de  moi  cette feuille
> 
> il n'y a plus, pour lui, de
> jouissance en ce
> de papier',
> monde. Dis     Dans ton impiété, jouis quelque temps!
> :   «
> pas
> En vérité tu es des compagnons du feu! Et ne va
> 
> 1   II   est donc bien évident          que non seulement le Bàb renia ses
> chaire de Chiraz. de quelque façon
> que
> doctrines du haut de              la
> qu'il écrivit quelque chose en
> l'on veuille l'entendre, mais encore
> discussions q"' o/i^ suivi
> ce sens. C'est très probablement aux
> la colère du Bab. •
> £.n
> celte rétractation  ofiicieUc qu'est due
> avec   la   permission     du
> vérité       à   partir      du   midi de ce jour,
> ^^^^
> INTRODUCTION
> 
> croire que Dieu         soil   ij,nu)rant   de       ce que font          les
> méchants! »
> « Et si Dieu n-avait pas     voulu que ces tourments
> qui
> étaient dans l'intime de n,on
> intime se manifestassent
> SI ouvertement,
> personne n'eût eu la puissance
> d'oser
> contre moi quoi que ce soit!
> Mais il plût à Dieu do
> me faire martyriser par les méchants
> alors que des
> milliers de créatures
> étaient prêtes à me venir en
> aide.
> LtDieu a voulu me montrer
> seul              dans mon sacrifice
> la plus pure de toutes
> mes œuvres       !   >,
> 
> « Et je crie, de la plus haute
> ...
> 
> quelqu'un qui vienne en aide
> voix                    •
> «   Y a-t-il
> à l'intime de            l'intime
> descendu dans des versets
> évidents, soit par sa langue
> soit par son corps, soit par ses
> biens, soit par son
> influence, soit par ses
> écrits? Y a-t il quelqu'un
> qui
> puisse eloig-ner de moi tous
> ces contradicteurs'^ et les
> erreurs de ceux qui errent?
> la tyrannie des
> méchants-
> n4-il quelqu'un qui
> soit pitoyable et pleure
> sur
> moi /et éloigne les violences
> des infidèles? Y a-t-iI
> un maître de vie qui entende
> mes pleurs? qui                          se
> 
> dénégations/.. Két^^       Sn;';,^^^'' '' '^^ "^ ^^'^'"^ '^ ^"^^
> 
> Il   est certain    que celte interdiction a été
> levée nar 1-,        ...if.
> 
> mëeT              " P"^ '^°"^'^' t"-'^ ^--^ ce quej'ai u de' œu T t'
> INTRODUCTIOiN
> 
> tienne prêt à me venir eu aide? et veuille manifeslti
> les signes   de son amour pour moi? Y a-l-iluu m;iilrc
> de la grandeur qui veuille me donner de la grandeur?
> conformément à l'ordre de Dieu qui dit " En vérité,
> :
> 
> la Grandeur appartient à l'ieu! à Son Prophète!        i»
> 
> Ses croyants! » Y a-t-il un maître de chàtimenls <jui
> châtie mes ennemis? a(in que mes yeux deviennent
> brillants? Y' a-t-il un maître de grandeur qui croit à
> moi? ... Et personne ne me répond! »
> ... « Est-ce que j'ai prétendu à la Divinité dans un
> 
> autre vêtement que celui de l'esclavage?...    >>
> 
> C'estévidemment à la suite de cet événement (iu-
> le   Bàb interdit à l'humanité la lecture de ses versets
> durant une période de cinq années, probablement à
> cause des discussions soulevées par sa négation. C est
> peut-être aussi à ce moment que l'un de ceux (jui lui
> avaient donné sa foi se détourne de lui.
> J'ai parlé tout à l'heure d'une nouvelle explication
> 
> des termes employés dans les grandes religions; ce
> n'est pas tout à fait exact. EnelTet, ces interprétations
> peuvent sembler nouvelles aux yeux des Chiites,
> habitués à         Qoran comme ils l'ont appris de
> lire le
> 
> leurs ancêtres, qui eux-mêmes ont été instruits par
> les « Commentateurs » de ce livre,     les Imams.
> 
> Mais si nous nous reportons aux versets sacrés et que
> nous les lisions dans leur véritable sens, nous verrons
> l'inter-
> apparaître l'interprétation du Bàb. qui eût été
> prétation usuelle   si   nos divins personnages n'avaient
> XX Y   F                        INTRODUCTION
> 
> pas fait à l'égard du            <(   Livre     <>   acte de possession.
> C'est ainsi, par exemple,    le jugement et la
> que
> mort ont été expliqués par Mohammed comme ils le
> sont par Séyvèd Ali Mohammed     mais les hommes     :
> 
> n'ont pas compris.
> En ce qui concerne son oncle Hamzé, le Prophète
> n'a-t-il pas dit « Celui qui était mort et à qui nous
> :
> 
> avons donné la lumière pour marcher au milieu des
> hommes       » Qoran VI- 122. Or, mort, ici veut dire
> 
> mort à la Foi, et non mort à la vie. Le Bàb ne nous
> dit-il pas que le mot mort a bien des acceptions                                :
> 
> n'est-ce pas lune de ces acceptions qu'il faut entendre
> par le mot du Prophète? Car celui-ci n'a jamais pré-
> tendu que Hamzé fût mort et qu'il lait res.suscité.
> La Sourate, XVI, 20-21-22 dit           Et ceux qui   :   <>
> 
> appellent d'autres que Dieu, ces dieux ne peuvent
> créer quelque chose, et ce sont des créatures. Ces
> gens sont des morts, ils ne sont pas vivants et ne
> savent pas qu'ils ressusciteront. »
> La Sourate, XXV, 21                :   «   Oh Mohammed, l'aveugle
> et le voyant ne sont pas égaux, ni l'ombre et le soleil,
> ni le vivant et le mort. En vérité Dieu se fait entendre
> de qui 11 veut, et en A^érité tu ne peux te faire entendre,
> toi,   de ceux qui sont dans les tombeaux'.                           Tu n'es
> autre chose que celui qui veut prêcher.                           »
> 
> 1. Outre que Mohammed repousse la prétention au miracle,
> sa phrase veut dire    :Le croyant et linfidèle ne sont pas égaux.
> <<
> 
> Le premier est vivant, le second est mort. Invile-lcs tous les deux
> IMUÛDUCTION                         XX VII
> 
> Dans la Sourate, XXX,              o(î.   Mais ceux   à        qui   1;«
> 
> science et la Foi furent données leur diront             :   .(    N'ous
> êtes restés dans le Livre de           Dieu jusqu'au jour de la
> résurrection, mais vous ne le savez pas. »
> 11   ressort de ces diverses citations que         Mohammed
> entend, en g-énéral, parler des morts à sa foi; quil ne
> peut s'adresser aux morts à cette vie, parce ([ue sa
> voix ne peut leur parvenir. 11 doit donc s'adresser aux
> morts il    la vie spirituelle, qu'il doit ressusciter              à la
> Foi, et leur faire savoir que sa manifestation est                      un
> jug-ement de leurs œuvres et de leurs croyances.
> Il    ne s'en suit pas le moins du monde que l'autre
> vie n'existe pas. L'on s'est, je crois, trompé quand on
> a cru devoir faire remarquer que l'eschatolog-ie tenait
> une très petite place dans les préoccupations du Bàb.
> Cela est peut-être vrai pour le Béyàn, et Séyvèd Ali
> Mohammed s'occupait beaucoup plus de notre con-
> duite en ce monde que de l'avenir qui nous est
> réservé dans l'autre.
> Or, comme le Réformateur interdit nettement,
> même aux lettres de la Vie, de commenter ou d inter-
> préter ses livres, nous serions à ce sujet dans une
> g-rande    obscurité nous n'avions le restant des
> si
> 
> œuvres du Bàb, et si nous ne pouvions raisonner sur
> les idées qu'il    exprime.
> 
> à la Foi en Dieu clans ta manifcstatinn. Je pai-lc, bien eiiteuJu, du
> mort à la Foi, qui le peut entendre, c:ii-, pour celui qui est mort à
> la vie matérielle, tu   ne peux rien sur lui. »
> XXVIIl                       INTRODUCTION
> 
> Si, dans son     premier livre, il ordonne l'aumône,               le
> 
> jeûne,    les     rites   de l'Islam, plus tard   il   donne des
> explications sur ces œuvres,         il   commente sa pensée             :
> 
> i*Car personne ne pouvait emijrasser la science de ce
> qui est descendu dans le Béyân; personne n'ayant le
> droit de      commenter le Livre. »
> C'est ainsi qu'il en arrive à donner une explication
> des termes, cependant les plus consacrés par l'usage.
> Ainsi,   dans sa douzième réponse contenue dans
> mon exemplaire de la Sourate Tauhid, il dit « Oh!           :
> 
> mon Dieu de ce que Tu as fait descendre auparavant
> dans le Qoran, ce qui est permis, est permis jusqu'au
> jour du jugement, et ce qui est défendu est défendu
> jusqu'à la même époque; mais le sens du mot                 :        Juge-
> ment, est     :   l'Apparition de Ton témoignage.       »
> 
> Dans la dix-septième «Ce qui a été mentionné dans
> :
> 
> le Bévàn des rangs du jugement est des choses que les
> hommes peuvent voir dans leur vie en ce bas monde. »
> Or, ne dit-il pas dans l'Unité II, Porte 16, que tout
> ce qui, dans les livres sacrés^ se rapporte à la mention
> du Paradis, est dans ce monde, qui             est la source de
> tous les mondes et la fin de tous les mondes. »
> Dans la quatrième Porte des Sahifés Adliyé « En               :
> 
> vérité, lesgens intelligents savent que ce qu'il y a
> dans le monde d'après la mort, ne peut être connu
> que par l'entremise de ce qui est en ce monde.                  >>
> 
> Dans l'Unité II, Porte IG      « Quant à
> :     ce qui se
> passe après la mort, personne autre ([xie Dieu ne sait
> INTRODUCTION                      XXIX
> 
> ce que     c'est.   Dieu a créé dans son Paradis de tout
> ce que les     hommes désirent de son bienfait et l'on v
> trouve des choses qu'un œil n'a jamais vues, qu'une
> oreille n'a jamais entendues, et qui n'ont été relo\ées
> dans le cœur de personne        I   Si les   mers du ciel étaient
> de l'encre,   si toutes les   choses étaient des plumes, et
> si chaque    être était un écrivain, on ne pourrait arriver
> ù   comprendre aucune des choses du Paradis, après la
> mort. Et le centre de ce Paradis est          le même que
> 
> celui du Paradis       que nous avons expliqué pour la vie
> de l'esclave.       Si, dans cette vie, il est entré dans le
> 
> Paradis de la Manifestation de Dieu, il entrera aussi
> dans le Paradis de l'autre vie après la mort. »
> Et il ajoute « Je ne vois dans ce Paradis que Dieu
> :
> 
> seul, que Dieu seul! Je ne vois que Dieu avant ce
> Paradis, que Dieu après ce Paradis, Je ne vois encore
> que Dieu en haut de ce Paradis, que Dieu en bas! »
> Ceci   me semble suffisant.        Il    que les
> est inutile
> Béyânis nous affirment que si une plus longue vie eût
> été concédée au Bàb,il n'eût pas manqué de             nous don-
> ner des renseignements plus détaillés. C'est possible,
> mais j'en doute, et au surplus la chose eût été inutile.
> Le Paradis de ce monde, c'est-k-dire la Foi dans le
> Maître de la manifestation, est la clef du Paradis de
> l'autre vie, et si l'on est agréé ici-bas, on le sera dans
> le ciel. C'est là le sens des explications que le Bàb nous
> 
> donne des paroles Elliyines et de celles qui ne le sont
> pas. Les    Non Elliyines sont à l'ombre de la parole de
> XXX                                INTRODUCTION
> 
> négation           « Il   n'y a pas de Dieu,..        »   c'est-à-dire       en
> enfer; les Elliyines jouissent à                   l'aliri   de   la   parole
> d'affirmation «            si ce    nest Dieul, » c'est-à-dire dans
> le paradis. Et les Elliyines sont             promises à la récom-
> pense de l'autre vie, tandis que les autres sont réser-
> vées au châtiment.
> Si nettes       que nous paraissent ces déclarations, elles
> n'ont pourtant pas suffi.               Il s'est   rencontré des per-
> sonnes qui ont eu besoin d'affirmations répétées et
> parmi elles se trouve celle qui a interrogé le Bâb
> précisément sur ces questions. Lisons sa réponse                              :
> 
> «...       Tu as demandé ce qu'il y                a après la mort           du
> Croyant    Sache que chaque élément de ce Croyant re-
> 
> tourne à sa source. Et ce qui cause le maintien de toutes
> les parties de son corps aux yeux de Dieu (son esprit)
> 
> jouit dans le             Paradis de la bienveillance divine. Tu
> vois donc que son corps                 retourne aux         Imams, son
> souffle essentiel           au prophète et son cœur essentiel au
> spectacle de              la glorification, qui est le Soleil           de la
> Vérité. Vois qu'il en est de même pour la religion dont
> le        commencement est du Prophète de Dieu                          et   le
> 
> retour au même Prophète    Et le Prophète retourne
> !
> 
> vers Dieu, car il venait de Dieu!      Tout l'Islam
> retourne au Vélayet des gens de la maison, ceux-ci
> retournent au témoignage des versets! Le commen-
> cement des manifestations a été de cette façon et
> 
> 1.   Comme on le voit, c'est du Chéïkhismc.
> INTRODUCTION                    XXXI
> 
> leur    retour a lieu de la     même   façon!... Heg-orde!
> Sans fin, les miroirs se mettent en face du soleil dans
> :
> 
> tous on verra le soleil; mais au moment du coucher de
> l'astre, on ne voit plus le soleil. Regarde les miroirs du
> 
> Qoran, y vois-tu le soleil de Jésus ? Demain, quand
> le soleil se lèvera, dans tous les miroirs on le reverra.
> 
> Et le nom du premier soleil est Jésus le nom du
> ;
> 
> second, le Point du Qoran       ;
> le nom du troisième, le
> 
> Point du Béyan; le nom du quatrième, Celui que
> Dieu doit manifester. Et il en a été ainsi sans fin avant
> Jésus^ et il en sera ainsi sans fin après Celui que Dieu
> doit manifester. »
> «    Sache que les miroiis en eux-mêmes n'ont pas
> d'existence. Reg-arde riiomme qui n'est pas convaincu
> de l'unité Qoranique avant la manifestation du Béyàn.
> Pourquoi ne dis-tu pas qu'il a la Foi. Sa forme est
> cependant identique à la tienne. La seule différence est
> celle-ci que, dans le Croyant, il y a des signes d'unité
> qui n'existent pas chez l'incroyant. »
> « Du fait qu'il est sans Unité, il retourne vers la
> 
> Non Unité ce qui est le propre des minéraux. En
> :
> 
> effet, si                       il ne peut subir aucun
> sans fin il subsiste,
> changement. Donc, ce non croyant, s^il est régi par
> les lois des minéraux, n'est pas dans le rang de
> l'homme. Rien n'outrepasse ses limites et chaque
> chose reste dans l'état où elle est! Dans l'homme,
> après la mort, il y a de la subsistance car Dieu a lixé
> que s'il est croyant il jouira dans son lieu. »
> XXXII                        INTRODUCTION
> 
> «    Sache que toute chose a clé créée par Dieu sous
> kl   forme de l'IJuité, et vois tous les hommes sous le
> La Elahc Ellallah. Celui qui croit à Celui que Dieu
> doit manifester est à l'ombre de lalTirmation et celui
> qui \\ croit pas, à l'ombre de la négation. L'assenti-
> ment serait-il unique, et la négation considérable. Ne
> te laisse pas égarer par la multiplicité,           car la vérité
> ne peut être multiple car c'est Elle le signe de l'Unité
> de l'Essence très sainte de Dieu.            En elle on ne peut
> voir que Dieu, Si sans fin ce Soleil se levait, ce serait
> toujours le premier soleil, et de           même si sans fin il
> se couche, ce sera           toujours le premier soleil!    Dans
> chaque manifestation,             les   miroirs   progressent   et
> brillent      de   du soleil qu'ils racontent. Par
> l'éclat
> 
> exemple, les gens du Qoran, par les ra^'onnements
> do leur soleil, sont bien au-dessus des miroirs éclairés
> par les rayons de l'Evangile, de sorte que ce dernier
> est néant auprès        du premier, dans la science et dans
> la       connaissance et non dans l'apparence des corps.
> Car sinon, regarde aujourd'hui les Chrétiens. Com-
> bien leur royaume est vaste, et tous jouissent de ce
> qui se trouve autour deux. Mais dans aucun la men-
> tion de limite ne se peut faire, car ce qui est la vérité
> de la joie est la connaissance de Dieu. Et comme ils
> sont dans l'obscurité de la connaissance du Prophète
> de Dieu, ils sont restés dans l'ignorance de la vérité
> de la joie. C'est ainsi que l'ordre d'autre que le Para-
> dis les atteint. »
> SEYYED ALI MOIIAMMKD
> DIT LE BAB
> 
> BÉYAN PERSAN
> AU NOM        Dr:   DIEL'   L INACCIiSSlBLE   ,       LE TRES-SAINT
> 
> 'o^- à rimmensité- sainte et
> Gloires etiouanfres                           sublime du
> Souverain, seul dig^ne de ce nom; qui dans les éternités
> passées et dans \e^ éternités futures était et sera existant
> dans l'èti'e même de Son essence, et qui, dans Tinfini des
> temps, dans la sublimité de son éternité, était et reste
> inaccessible à la compréhension de toutes choses^.
> 
> 1. Celte formule remplace la musulmane         elle aussi contient dix-
> :
> 
> neuf lettres Bism lUah et Amna el Aqdcs.
> :
> 
> 2. Bcçath  :  immensité. Il faut prendre ici ce terme dans sa plus
> vaste acceptation. Immense veut dire infini dans sa puissance,
> intini dans sa science, enveloppant, recouvrant le monde comme
> un lapis enveloppe un meuble ou recouvre un parquet. D'ailleurs
> le mot « tesbih » qui commence la phrase est lui aussi significatif,
> 
> car il veut dire l'acte de considérer Dieu comme « inaccessible »
> à l'intelligence humaine.
> 3. Retenons pour le moment que KouU ché'i, c'est-à-dire toutes
> choses, suivant les calculs de l'abdjed, représente 361. Dieu est au-
> dessus de noti'c intelligence, car en ell'et, si subtile ou si haute que
> SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB
> 
> Il n'a créé le sij^ne de Sa connaissance clans aucnne
> 
> chose que par l'impuiss-ance de toutes choses à le con-
> naître*. Il n'a rayonné sur aucune chose si ce n'est dans
> l'être même de cette chose ^, car de toute éternité il était
> bien au-dessus de la conjonction avec une chose'.
> Il a créé toutes choses de telle sorte que toutes, de par
> 
> la A'érité même de leur nature, alllrment auprès de lui*,
> au jour du jugement^, que rien ne Lui est semblable, que
> rien ne Lui est égal, que rien ne Lui ressemble et qu'il n'a
> ni compagnon ni pareil, qu'au contraire il était et est
> unique dans l'empire de Sa divinité, qu'il était, qu'il est
> seul dans la souveraineté de sa maîtrise.
> Rien ne La connu comme il doit être connu*"' et il est
> impossible qu'une chose ' Le connaisse comme il le doit
> 
> soit lidccque nous nous formions de Dieu, cette idée venant de
> nous est au rang des créatures c'est dire qu'elle est limitée et
> :
> 
> impuissante en face de Dieu qui est le Créateur et la Puissance.
> 1. Le meilleur de ses signes est l'impuissance de tous à le con-
> 
> cevoir.
> 2. Il a rayonné sur chaque chose suivant la mesure de cette
> chose. Dieu, pour ainsi parler, est tasse dans une tasse, homme
> dans un homme. Non pas qu'il s'agisse ici de panthéisme nous  :
> 
> verrons plus tard ce que cela signifie.
> 3. Il est trop élevé pour se conjuguer avec une chose; mais sa
> manifestation dans une chose est liée au rang qu'occupe cette chose.
> 4. Auprès de lui, signifie auprès de Celui que Dieu manifeste
> dans une manifestation, car Son essence est trop haute pour se
> manifester jamais.
> ;i. Le jour du Jugement est celui où se manifeste un Prophète
> envoyé par Dieu, ^'oir plus loin.
> 6. ^lohammed a dit    :« Je ne t'ai  pas connu. Seigneur, comme
> tu dois l'être. » Or, d'autre part, Ali a dit  v Si le rideau était
> :
> 
> enlevé, ma conviction ne serait augmentée en rien. » Ce qui veut
> dire je t'ai connu comme tu dois l'être. Mais Mohammed parlait
> de l'essence inaccessible de Dieu tandis qu'Ali ne faisait allusion
> qu'à ses attributs.
> 7.   Ou être. Le mot chose signifie runi\ersalité des cires cl des
> choses.
> PRÉFACE
> 
> être. En effet, tout ce à quoi supplique le mot a chose » il
> l'a créé par le Roi de sa volonté et il a rayonné en elle
> et
> par elle-même* dans la sublimité de son séjour.
> Il a créé le signe-  de sa connaissance dans l'otre de
> toutes choses afin qu'elles soient convaincues que c'est Lui
> le Premier et le Dernier, Lui, r.A.pparent et llntime, Lui,
> le Créateur et le Nourricier, Lui, le Puissant et le Savant,
> Lui Celui qui entend et Celui qui voit, Lui, le Victorieux et
> Celui qui subsiste par Lui-même, Lui, celui qui fait vivre
> et qui fait mourir, Lui, le Puissant et Tinaccessible, Lui,
> le Très-haut, le Sublime, Lui, dont aucune chose ne peut
> 
> démontrer l'élévation de la louange, la hauteur de la glo-
> rification, la sublimité de l'L'nité, l'inaccessibilité de la
> grandeur.
> Il n'y a pas eu pour Lui de commencement si ce n'est
> 
> qu'il est lui-même le commencement, el       il n'y a pas pour
> Lui de fin, si ce n'est qu'il est lui-même la fii).
> Toute chose avec ce qui y a été fixé ou y sera, a été ou sera
> chose par l'être même du Seigneur du monde c'est parle   :
> 
> moi de cette essence qu'elle est douée d'existence. C'est par
> Elle^ que Dieu a commencé la création de toutes choses,
> et c'est vers Elle qu'il ordonne le retour de toutes choses.
> C'est Elle pour qui étaient et sont tous les noms excel-
> lents alors      que l'être même de Son essence est pur de tous
> noms et de tous attributs. Sa pure essence est au-dessus de
> toute lumière et de toute hauteur, et l'essence de sa nudité *
> 
> 1.   Le soleil qui se reflète dans un miroir roug^e donne des reflels
> rouges.
> 2. Dans chaque chose, par Dieu, existe un signe qui démontre
> que ce Dieu est unique (Iladis).
> 3. Par son moi, c'est-à-dire la Volonté Primitive.
> 
> 4. La nudité de Dieu. Ce mot exprime fortement ce que le Bixh
> veut dire   :Dieu est nu de tout ce que nous lui attribuons, de tous
> les noms que nous lui donnons, de tous les qualificatifs dont noi's
> le qualifions.
> SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB
> 
> est au-dessus de toute sublimité' et île toute inaccessibi-
> lité.
> 
> C'est Elle, cette essence, le Premier, et ou ne le peut
> connaître parce mot^; c'est elle, le Dernier, et parce
> mot dernier elle ne peut être décrite c'est elle l'Apparent
> ;
> 
> et parce mot elle ne peut être qualifiée; c'est elle le Caché,
> et par ce mot elle ne peut être atteinte.
> C'est Elle,       la   volonté primitive,   le   premier croyant   à
> 
> i. 11 est certain que celte préface est obscure. J'en{;a{rc le lec-
> 
> teur à la relire lorsqu'il aura parcouru le Bcyân. Il verra alors que
> si le tlcbut concerne évidemment < la Divinité, » la suite, du moins
> A partir de « toute chose avec ce (jui y a été fixé... » et peul-ctre
> même un peu plus haut, a rapport à la Volonté l'rimilive, c'est-à-
> dire au point de vérité. C'est pour ce point qu'étaient et sont les
> noms excellents alors que l'essence même de Dieu est pure de
> tous noms et de tous attributs. C'est, je n'en doute pas, ainsi
> qu'il faut comprendre tout ce passage.
> 2. Dans l'exemplaire du Riçaléh Zahabiych que je possède, il y a
> ù la suite de cet opuscule, trois ou quatre réponses du Bâb à
> diverses personnes. J'extrais de la première de ces réponses, les
> lignes suivantes qui donneront quelques éclaircissements sur cette
> idée de Dieu    : « Dieu est pur, et sou rang- est sublime, ce Dieu
> 
> qui a établi entre Lui et ses Prophètes cette difTérence que ses
> paroles à lui sont la source alors que celles de ses Prophètes sont
> les ondes de cette source.... En vérité, ce Dieu est pur de toute
> faute, de toute défectuosité. Eternellement il vit, éternellement il
> est Puissant! Il fait descendre ses versets sur quiconque il veut,
> de la façon qu'il veut. Il est pur et au-dessus des attributs que
> veulent lui infliger les hommes.... Je témoigne qu'il n'y a pas de
> dieu si ce n'est lui. Toujours il était sans qu'on pût le mention-
> ner, ou qu'on pût mentionner quoi que ce soit. Il est actuellement
> tel qu'il était. Rien n'est avec lui, son rang est élevé de la subli-
> mité de son essence. Il est pur et son être même est cause que le
> reste est néant. Oui, son être, son moi, détruit la réalité du
> monde. Si quelqu'un dit de Lui (juil est Lui, il ne la i)as connu,
> car rien autre que lui-même ne le peut trouver. Aucun attribut
> n'existe pour Lui. Il est essence. Aucun nom n'existe pour lui. Il
> est splendeur. Quiconque l'unifie, le nie, car aucune chose ne le
> peut comprendre, aucun esclave ne le peut connaître.
> ,
> 
> PRÉFACE
> 
> celui que Dieu doit m;iiiifestei', c'est elle, ie premier
> Croyant à celui que Dieu niauifesle '.
> C'est Elle, la chose unique pour la création de laquelle
> est créée la création de toutes choses, par la nourriture de
> laquelle est donnée la nourriture de toutes chose-!, par In
> mort de laquelle survient la mort de toutes choses, par l;i
> vie de laquelle se manifeste la vie de toutes choses, par           la
> résurrection de laquelle ressuscitent toutes choses.
> L'œil de Vêtre na rien vu comme elle, ni aiiparav.inl
> ni après. C^esl le nom de la Divinité ; cesl le visage de
> Vabsolu Pouvoir fixé dans U ombre de la Divinité : c'est
> le i\om qui guide tous les hommes vers le Royaume de la
> Toute-Puissance de r Unité de Dieu. Si je savais que
> toutes choses goûtent son amour, alors Je n eusse pas
> mentionné la mention de feu : car ce feu, comme il ne s'est
> pas prosterné devant le point de la vérité, a été, en vérité,
> créé avec cette qualité de feu qui existe en lui.
> Si toutes choses eussent goûté son amour, toutes, à cause
> de son amour, eussent été la lumière, cette lumière créée
> de la lumière, cette lumière qui réside dans la lumière
> et quiahoutit à la lumière ; cette sorte de lumière par la-
> quelle Dieu guide qui il veut. En vérité ce Dieu est la
> cause première et la cause finale.
> C'est elle pour qui Dieu, l'Unique, le seul Unique, a
> créé de par la mani lesta lion de son être même (à elle)
> dix-huit personnes qui ont été créées avant toutes choses
> 
> 1. faudrait donnei' ici de nombreuses explications, mais je les
> Il
> 
> estime inutiles puisque   la suite de cet ouvrage en expliquera le
> commencement. C'est la volonté Primitive, créée par Dieu, créa-
> trice à son tour de toutes choses, qui croit la première à son l'cflet
> qui est celui que Dieu doit manifester        et c'est bien évident
> :
> 
> puisque celui-ci n'est qu'un miroir posé devant elle et dans laquelle
> elle se reflète. Voir   le   livre   des Sept Preuves de la Mission du
> Bàb, page 3, note 2.
> SEYYÈD ALT MOHAMMED DIT LE UAB
> 
> de son être même (à elle). Il a mis le signe de leur con-
> naissance dans Têlre de toutes choses afin que toutes
> choses par l'être même de leur essence témoignent que
> c'est Lui* la première Unité et le Vivant Eternel. Et il n'a
> ordonné à aucune des contingences autre chose que la                      ,
> 
> connaissance de son être même et la connaissance de
> r Unité de sa vérité, car (ont ce qui est autre, est créature
> créée sur son ordre. Car c'est à lui- la création et l'ordre
> dans Véternité des éternités, et c'est lui le maître des
> mondes'^.
> Et ensuite    :
> 
> Qu'il ne reste pas caché à celui qui regarde ces paroles
> que Dieu a fait revenir* la création du Qoran^ au jour du
> 
> 1. Lui : le premier de ces dix-neuf personnes dont les dix-liuil
> autres sont créées en tant que Prophète par la Volonté Primitive.
> 2. Le point du Béyân.
> 3. Il y a trois mots dans la philosophie persane pour indiquer la
> création; taqvin, veut dire création des hommes, tadvin, création
> du livre céleste, tachrin, création de la religion.
> 4. Faire revenir, ressusciter. Il s'agit ici de la résui-rcclion pro-
> mise au jour du jugement.    —    Nous verrons plus loin l'explication
> de ce qu'est le jour du jugement. On compare cette résurrection
> au phénomène que présente une plante vivace. Née de la graine,
> elle grandit, fleui'it, puis se dessèche. L'hiver venu, la plante dis-
> paraît pour renaître au printemps.
> 5. Création du Qoran. Ces mots otTrent un sens immédiat qui
> est celui-ci. On sait que les versets du Qoran sont de véritables
> créations de Dieu. Or, de même que Dieu a créé de nouveau les
> créatiu'cs pour le Béyan, de même il a créé à nouveau, le Qoran,
> dans le Béyàn. 11 refait la création des verset.'*.
> D'après les docteurs babis actuels ce sens n'est pas le vrai, et
> voici ce qu'ils expliquent. Comme nous allons le voir, chaque
> manifestation de Dieu, c'est-à-dire chaque apparition de Prophète,
> est en même temps cause d'une création nouvelle du monde, et
> d'un jugement dernier des ci-éalures qui ont vécu dans le monde
> pendant l'espace de temps qui s'est écoulé entre l'apparition du
> prophète précédent et celle du suivant. Or, de même que nous
> disons le siècle de Louis XIV, de même de\rions-nous dire « la
> PRÉFACE
> 
> jugement' par sa propre niaiiireslaliou en lui (en ce jour                         i,
> 
> puis il a créé la création de toutes choses- à nouveau,
> 
> création de Jésus,      »       "   la   création de   Mohammed, » < la création
> du lîàb, » pour exprimer l'idée que toutes choses ont clé créées à
> nouveau à l'apparition d'un de ces Prophètes et dépendent cnliè-
> remenL de lui. Ce phénomène s'est produit pour les chrétiens cl le
> but do l'enseifirncmcnt du Christ était la préparation à l'enseigne-
> ment de Mohammed le but de ce dernier était la préi)aralion à
> :
> 
> l'enseifruenicnl du Bàb, qui à son toui- prépare les voies à celui
> que Dieu doit manifester. Il on a toujours été ainsi depuis l'éter-
> nité passée et (7 eu sera ainsi dans l'ëlernité future. Or, prononcer
> ces deux mots il'éternité, c'est allirmcr que la création est éternelle             :
> 
> où donc est le jugement dernier? Sur ce point comme sur bien
> d'autres, les confessions des divers Prophètes n'ont pas compris
> les révélations    de leurs maîtres. Elles ont pris les signes indiqués
> comme précurseurs do jugement dernier au pied de la lettre. Ainsi
> les juifs   ne reconnaissent pas en Jésus                le   Messie, ainsi les chré-
> tiens ne veulent pas retrouver en Mohammed, l'Ahmed promis ou
> le  retour de Jésus, ainsi les musulmans refusent de reconnaître
> en Seyyèd Ali Mohammed le Mehdi que tous attendent. Eh bien
> quand Mohammed parut, ce fut le jugement dernier des sectateurs
> du Christ ceux qui crurent au Prophète arabe démontrèrent par
> :
> 
> ce fait même qu'ils étaient de vrais chrétiens ils recueillirent le
> ;
> 
> fruit de l'Evangile, qui est le Qoran ils entrèrent dans le Paradis,
> :
> 
> c'est-à-dire dans la connaissance de Dieu. Us furent donc jugés
> par le Christ apparaissant sous les traits de Mohammed.
> 1. C'est-à-dire au jour do la manifestation de Dieu en ma per-
> 
> sonne. Ce jour est le dernier de Mohammed, le premier du Bâb.
> Nous veri'ons que le premier qui croit au Bâb est le retour de
> Mohammed à la vie de ce monde.
> 2. Cette expression rend la lecture du Béj-ân difficile. En elïct
> si le sens immédiat « l'universalité des êtres et des choses » est
> facile à comprendre, les trois autres le sont moins. Ils ressortent
> tous trois du calcul « abjed » des lettres composant le mot KouU
> Ché'i (toutes choses) qui forment 3G1 {en tenant compte tlu
> Hamza;. Ce dernier chilî're est. pour les Bàbis, le chiffre suprême
> de la création. Or il est produit par la multiplication de 1!) sur 19
> (de l'unité ouahed     = 19 sur elle-même               =
> 19). Il est donc l'épa-
> nouissement de l'Unité, et le Béyân est la représentation de celte
> Unité épanouie puisqu'il comprend dix-neuf unités se reflétant en
> di.x fois   dix-neuf portes, soit 361.
> SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB
> 
> comme si toulc^choses avaient été créées dans cet instant.                      
> cardiaque chose a été créée en vue du jour de la manifes-
> 
> Donc   l'expression   «   Toutes choses   »   vomli'a   parfois   dire   le
> Bcyân (tant comme épanouissement de l'Unité que comme conlc-
> nanl 361 préceptes, comme par exemple à la porte 1 de l'unité i.
> Ov, cl nous le verrons par la suite, cliacunc des portes du Béyân
> doit être, dans le progrès de l'humanité, représentée par un per-
> sonnage, un saint. Ola ne veut pas dire que ce personnage en
> soit l'incarnation, mais il en est, comme disent les philosophes
> persans, le lieu de spectacle, c'est-à-dire le lieu où elle peut être
> vue. Je m'explicjuc :  les noms de Dieu sont infinis, en nombre el
> en signification, et chacun de nous est sous l'intluence prédomi-
> nante d'un de ces noms       par exemple, un saint homme dont lu
> :
> 
> vie se passe en l'observance des règles de Dieu, s'il se distingue
> surtout par sa bonté, sera pour ses semblables le théâtre sur
> lequel on peut voir, viv-ant et agissant, le nom du « Miséricor-
> dieux. » Ce nom est évidemment celui dont l'influence domine eu
> lui: il se réflécliit en lui et notre homme est le « miroir de ce
> nom. »
> Dans ces conditions, un pieux bàbi, un homme véritablement
> imbu de l'esprit du Béyân pourra se trouver plus particulièrement
> dominé par l'influence de telle ou telle porte du Livre au point
> de devenir le miroir dans lequel se réfléchit l'esprit de cette porte.
> Etant données 361 personnes, chacune miroir d'une des portes du
> Béyân, nous avons un Béyân marchant et vivant. Donc " toutes
> choses » signifiera en certains cas 361 Ipersonnes. (S'il se trouve
> 361 croyants au Qoran, le Quaém de la famille de Mohammed se
> manifestera. Hadis.)
> Cette explication bâbie de la vie, du mouvement du Béyân, est
> destinée à démontrer aux chiites l'erreur dans laquelle ils sont
> tombés en comprenant mal le hadis l'après lequel, au jour dti
> jugement, les croyants verront le Qoran sous la forme d'un beau
> jeune homme, qui en sera l'incarnation. Cette incarnation,          —
> j'em-
> ploie ce mot pour abréger        —
> a bien eu lieu, mais dans le sens que
> nous avons indiqué. Elle a eu lieu en la personne du premier
> musulman qui a cru au Bâb. En vérité le Qoran n'eût pas dû être
> représenté par une seule personne, mais par un nombre de per-
> sonnes égal au nombre de ses sourates. S'il n'en a pas été ainsi,
> ce n'est pas par ignorance de Dieu, mais par une autre cause. (A'oir
> l'explication du Béda Unité, IV, porte 3.)
> Or les musulmans ont erré ils n'ont été musulmans que de
> :
> PRÉFACG
> 
> tation de Dieu*. Car c'est celle manifestalion de Dieu en
> qui toutes choses finissent, elle en qui toutes nboulissent.
> Après qu'il s'est manifesté dans             la   manirestation    des
> signes de sa puissance,     il   n"v a pas de doulc que toutes
> choses soient, avec la perfection pour elles possii)le, arri-
> vées à la vue de Dieu.
> De nouveau Dieu très-haut a créé la Primitive Volonté
> et,par elle, a créé toutes choses. Or, comme la création
> 
> nom, et ce qui le démontre c'est qu'élevés et préparés de lonjjue
> main à reconnaître le Mehdi quand il se présenterait, ils l'ont
> méconnu quand il est apparu n'est-ce pas là un jugement — cl
> :
> 
> définitif?
> Enlin le 4' sens de l'expression   •<   toutes choses » indique l'année
> composée de 361 jours, plus 4 ou jours ^complément aires suivant
> ii
> 
> que les années sont ou non bissextiles; le jour de la rupture du
> jeune devant toujours tomber le 21 mars, qui est le premier jour
> de l'an.
> En réalité cette expression complexe indique que le Béyân
> règne sans conteste sur toutes choses, qu'il est le maître de la
> création créée par lui, qu'il se confond avec cette création qui, à
> son tour, se confond avec lui. Nous sommes donc, nous autres,
> Européens, également création du Béyàn, mais nous verrons,
> quand nous étudierons les lettres elliyines et les non elliyines,
> sous quelle influence nous nous trouvons. Je dois avant de ter-
> miner faire remarquer que de cette confusion apparente dans les
> diverses signitîcations du mot « KouU ché'i » résulte, au con-
> traire, l'harmonie sublime de la création venant de Dieu, pour
> adorer Dieu, par l'intermédiaire des élus de Dieu, vivantes images
> de Dieu, éclairées par le livre de Dieu, et retournant à Dieu par
> un progrès lent mais continu.
> 1. Toutes choses sont créées en    vue du jour de la manifesta-
> tion de Dieu, puisque toutes sont promises au jour du jugement
> dernier. Or chaque manifestation j^rophétique est une maniles-
> tation de Dieu  :  il s'en suit que toutes choses aboutissent à cette
> 
> manifestation prophétique. A l'instant même où elle se produit,
> la création cesse d'exister puisqu'elle a atteint son but     mais le
> :
> 
> fait même que le prophète déclare sa mission produit une créa-
> tion universelle nouvelle qui a pour but la manifestation suivante
> et comme moven d'v arriver la manifestation actuelle.
> 10                SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE            BAli
> 
> actuelle de toutes choses est une création nouvelle, il
> en ressort qu'il en était ainsi de sa création éternelle-
> ment dans le passé car il n'y a jamais eu de temps où
> ^
> 
> Dieu fiil et où il n'y eùl pas d'esclaves pour Vadorer.
> Il était, de toute éternité, dans toute l'élévation de sa
> gloire alors que ce qui est autre que Dieu était, éter-
> nellement aussi, dans la hassesse de son rang vil'-.
> 
> 1.   A cliaque période la création a élé renouvelée en ce sens que
> la manifestation  de Dieu était nouvelle.
> 2. Les Ihéologriens musulmans disent que Dieu est < qadèm »
> éternel dans le passé, alors que le monde est    adès » nouveau.
> <>
> 
> Autrement dit Dieu était de toute éternité passée, et le monde
> fut créé. Où donc alors, disent les Bâbis, à lépoque où rien
> n'était encore créé, s'exerçaient les fonctions de   Créateur? »
> <<
> 
> Peut-on concevoir un créateur ne créant pas? Non, le monde est
> éternel dans le passé comme il lest dans l'avenir. Cela ne veut
> pas dire qu'il ait toujours été ce qu'il est, ni qu'il doive subsister
> tel qu'il est :le soleil peut s'éteindre, la terre se pulvériser, cela
> n'empêchera pas l'ensemble delà création d'exister jusqu'à la fin
> des siècles. Nous ne pouvons concevoir par quelle forme elle
> passera, mais savons-nous donc par quelles formes elle a passé?
> Tout ce que nous voyons ne signifie rien; et de ce que nous ne
> pouvons imaginer de vie en dehors des conditions d'existence de
> cette terre, cela prouve-t-il qu'il n'en existe pas ? Peu importent
> les modes de la vie, ce qui nous suffit, c'est de savoir que la vie
> existera éternellement parce que Dieu est éternel et qu'éternelle-
> ment il sera celui qui fait vivre.
> Il est aussi celui qui veut être connu, celui en qui aboutit la
> 
> création. Mais pensez-vous donc connaître Dieu? vi-aimcnt vous
> croyez Jésus le dernier des Prophètes, vous, chrétiens. N'avez- vous
> donc plus rien à apprendre sur le mystère de la Trinité? Votre
> ignorance vous semble science, et les ténèbres au milieu des-
> quelles vous vous agitez, vous paraissent le resplendissement de
> la Lumière de Dieu! Vraiment si ce que vous savez vous suffit,
> pourquoi raillez-vous les Juifs? Parce qu'ils n'ont pas voulu
> reconnaître en Jésus le Messie promis? Mais avez-vous donc
> reconnu en Mohammed le Christ qui vous avait annoncé son
> retour. Et vous, musulmans, qui vous moquez de l'aveuglement
> des juifs par rapport à Jésus, de l'obstination des chrétiens par
> 
> PRÉFACE                              1
> 
> \.c   commencement de la création de toutes choses a été
> 
> rapport à Mohammed, contemplez-vous donc vous-mêmes et voyez
> si vous n'agissez pas exactement comme eux vis-à-vis du Mehdi?
> Voyez la difllcullé que Dieu a à se faire comprendre de vous,
> et ne vous en prenez qu'à vous-mêmes si son enseif,'-nemenl est si
> lent. Sachez donc que la création existait avant Adam, et si l'on
> vous dit qu'elle n'existait pas, ne voyez pas dans celle parole une
> contradiction avec ce que je vous dis aujourd'hui. Etendez un
> beau lapis dans votre chambre; faites-y régner l'obscurité la plus
> complète, allez-vous me dire que les dessins, que les couleurs
> de votre tapis existent? me direz-vous qu'ils n'existent pas?
> La créature privée de la lumière de la connaissance de Dieu
> n'existait pas à notre point de vue à nous, hommes de ce siècle.
> Est-ce à dire que Dieu ail jeté l'homme sur la terre, et n'ait
> songé à l'instruire que plus tard? Non pas   !  de toute éternité il a
> mis en lui les signes de sa connaissance. Et si aujourd'hui parmi
> vous, malgré tous les enscignemenls des prophètes que vous avez
> reçus, il y en a peu qui savent dégager la vérité, que penserez-
> vous de nos a'ieux qui n'avaient pour tout guide que ces signes
> déposés en eux?
> Ne vous y trompez pas cependant leurs progrès furent réels,
> :
> 
> et les   conceptions fétichistes, idolâtres, brahmaniques et boud-
> dhistes sont en elles mêmes des religions du Vcni Dieu. Ce n'est
> que quand, après un eflort immense, l'humanité arriva à ce degré,
> que parut Adam, le premier homme, parce qu'il est le premier
> qui mérite ce nom, l'homme étant celui qui est arrivé à la con-
> naissance divine. Car vous pouvez être souverain d'un empire
> immense, si vous ne connaissez pas Dieu dans la mesure de vos
> forces, vous n'êtes pas un homme vous pouvez être la plus vile
> ;
> 
> et la plus misérable des créatures de ce monde, vous êtes le plus
> grand parmi les plus grands si vous avez le soleil de la vérité
> dans le cœur. Il suffit de croire pour être le Roi des Rois, et dans
> le Paradis les derniers seront les premiers et les premiers seront
> anéantis.
> Mais voj-ez donc ce qui se passe autour de vous; les collèges ne
> sont-ils donc pas divisés en classes diverses par lesquelles l'éco-
> lier doit passer pour arriver à parfaire son éducation? Et qu'étes-
> vous donc autre chose que les plus humbles écoliers devant le
> resplendissant enseignement du Seigneur? ^'ous avez passé par
> les divers degrés de cet enseignement primaire et voilà que vous
> méprisez les études secondaires que je viens vous ofl'rir parce que,
> 12            SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB
> 
> à cet instant,   qui est Vendredi, parce que Dieu vient de
> dire '.
> Dieu- a créé cette création nouvelle de son ordre et l'a
> 
> dans votre orfi:ueil démesuré, vous croyez savoir et vous croyez
> comprendre. Vous raillez les juifs et les chrétiens et vous ne
> songez pas à pleurer sur vous-mêmes! Vous tous, tant que vous
> éles, vous reconnaissez un Dieu créateur, et voilà que vous laissez
> sans emploi cet attribut divin vous croyez tourner la difficulté,
> !
> 
> vous autres chrétiens, en disant qu'il est conservateur. Vraiment,
> à vos yeux ce titre détourné vous parait-il définir celui qui a
> créé dans l'Eternité passée, celui qui crée dans le moment pré-
> sent, celui qui créera dans rEternité future? Et vous, musulmans,
> qui ne savez qu'inventer en cette matière, que pensez-vous de vos
> soufis qui ont cru expliquer le mystère en disant qu'à chaque
> seconde Dieu anéantit le monde et le crée à nouveau au même
> instant! La rapidité foudroyante de ces diverses morts et de ces
> diverses naissances nous emi)éche de nous en apercevoir, comme
> la rapidité du tournoiement d'une étincelle de feu nous fait croire
> à la continuité d'une circonférence lumineuse.
> "S'^raiment vous mesurez Dieu à votre taille    !  et vous le sur-
> chargez de toutes les imaginations que créent vos sciences, basées
> sur les erreurs de vos sens. Si encore vous lisiez les textes
> divins peut-être rougiriez-vous de honte et d'horreur. Dieu ne
> vous dit-il pas lui-même dans le Qoran, lâchant de se mettre à
> votre portée, qu'un jour auprès de lui est comme mille années
> de votre comput. Un jour! pas même un instant, une seconde,
> un moment! eh bien, c'est cette seconde qui est apparue, c'est
> cet instant qui est venu, et mille années après la disparition du
> dernier Révélateur de la manifestation de Mohammed, voilà que
> Dieu proclame le jugement dernier, et crée de nouveau la créa-
> ture dans le Béyîin, par le Béyùn, avec le Béyân et pour le Béyân.
> L'univers entier a été jugé en cet instant, et ceux qui étaient vrai-
> ment pénétrés de l'esprit du Qoran, ceux-là ont cru au Point,
> ceux-là sont entrés dans le Paradis de la Foi. Ceux qui n'ont pas
> cru au Béyân ont démontré par là qu'ils n'avaient pas cru au
> Qoran c'est là le jugement dernier, la création nouvelle.
> :
> 
> d. C'est Dieu qui    parle dans le Béyân. Or par le fait même
> qu'il dit cinq lignes plus haut « De nouveau Dieu très haut a créé
> la primitive Volonté, » par ce fait même la création a lieu.
> 2. Dieu reçoit ici le titre de Rébb-oul-Izzét, ce qui veut dire que
> du rang de créateur il passe à celui d'ordonnateur.
> 
> PRÉFACE                                    1
> 
> placée sous l'onibre de sou ordre jusqu'à ce quil                     la   fasse
> retourner à lui-même (en la personne de celui que Dieu
> doit manifester). Car il n'y a pas de doute que Dieu a
> créé la ci'éature et Ta fait revenir à lui (par l'intermédiaire
> de celui qu'il manifeste) car il est puissant sur toutes
> choses.
> Puis il donna l'ordonnance de la création de toutes
> choses dans le nombre de toutes choses          suivant les '
> 
> ordres qu'il a fait descendre lui-même^ et il les a fait
> rayonner du soleil de sa miséricorde' afin que toutes
> choses* par la mention de toutes choses ^ dans toutes
> choses^ arrivent à leur perfection pour la manifestation
> d'un autre jugement, et afin qu'il donne le salaire de toutes
> choses à chaque chose''.
> Si elle était de « négation^ » elle recevra le châtiment
> juste, si elle était « d'assentiment » le salaire de la bonté
> de Dieu.
> Car sa science sur toutes choses avant toutes choses est
> égale à sa science sur toutes choses après toutes choses; sa
> Puissance, avant la création de toutes choses, est égale à
> sa Puissance sur toutes choses après la création de toutes
> choses^.
> 
> 1.    Le   premier   toutes   choses indique    les   19   personnages de
> l'Unité, le second des 19 miroirs de chacun de ces 19 premiers per-
> sonnag-es, puis les 19 témoins de chacun         des    miroirs, c'est-à-dire
> l'humanité.
> 2. Dans le Béyân.
> 3. Par le don du Béyàn.
> 4. Le g-roupe de 19 indéfiniment multiplié, l'humanité,
> o. Du Béyân.
> V).   Dans tous les rangs possibles.
> 7.     Une chose qui est arrivée à sa perfection        est devenue toutes
> choses.
> 8. Les musulmans font un vif reproche ici au Bâb, à tort, d'avoir
> écrit mine nafian au lieu   de mine nafîyine, il faut lire « mon. »
> :
> 
> 9. Ce qui veut dire qu'il sait tout d'avance et qu'il peut tout.
> 14            SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB
> 
> De loute éternité Dieu était savant sur toutes choses et
> puissant sur toutes choses! Pour lui sont les noms excel-
> lents dans l'éternité passée, pour lui ils seront clans l'éter-
> nité future.
> Tout ce qui est dans le ciel, tout ce qui est sur la terre,
> tout ce qui est entre le ciel et la terre chante ses louanges.
> Il n'y a pas de dieu di^ne d'adoration si ce n'est lui. le
> 
> Vainqueur, le Bien-Aimé.
> Et vois avec l'œil de la certitude que      les   Portes de   la
> 
> religion du Béyân sont disposées suivant le nombre de
> toutes choses*. Et à l'ombre de chacune de ces portes les
> anges- des cieux, de la terre et de ce qui est entre, se
> tiennent, et, avec la permission de Dieu, se prosternent,
> adorent, sanctifient, glorifient, agissent et travaillent. Et
> tous (ces anges) au jour de la manifestation de Dieu, qui
> est la manifestation du point de Béyân, à la fin de cette
> manifestation, retourneront à lui (en la personne de celui
> que Dieu doit manifester).
> Et si trois cent soixante et un personnages bénis du
> Béyân croient, au jour du jugement, à celui que Dieu doit
> 
> Dix-neuf unités multipliées par dix-neuf portes.
> 1.
> 
> Les Bàbis n'admettent pas les anges tels que nous les com-
> 2.
> prenons, créatures ailées, douées de vie. Chaque chose qui est
> bonne est un ange, chaque mot dont le sens indique le bien est
> un ange, chaque vertu est un ange.
> Ils expliquent également que les sept cieux dont il est question
> dans les textes sacrés ne sont pas le moins du monde ce que les
> musulmans ont compris, imaginant sept sphères célestes se super-
> posant. Les sept cieux veulent indiquer purement et simplement
> les sept religions données par les sept prophètes qui se sont suc-
> cédés. Donc, quand Mohammed dit « les cieux seront repliés, »
> cela ne veut pas dire que les corps célestes seront confondus,
> mais simplement que les religions précédentes seront abrogées.
> Il en est de même pour l'expression « terres » qui, en réalité,
> veut dire « les diverses capacités de chacun à la science de
> Dieu.    »
> PUÉFACE                             15
> 
> manifester,   alors ceux-là auront recueilli le IVuiL du
> Béyân'.
> Alors heureux celui qui est ressuscité en présence de
> Dieu au jour du jugement, et se trouve accepté par Dieu,
> par l'une des portes de toutes choses. Car c'est Lui le
> maître de celui qui fait retourner vers lui tous ceux qui
> ont cru à la religion du Béijân, chacun à cause de l'acte
> qu'il a accompli dans une des portes de toutes choses.
> Donc, hàtez-vous, certes, certes, vers cette manifesta-
> tion. Et puis certes, certes, hâtez-vous ! Hâtez-vous! hâ-
> tez-vous certes! certes! Hâtez-vous ! Hâtez-vous! Hâtez-
> vous! certes! certes! car Dieu est le plus prompt des
> compteurs-    !
> 
> Il peut arriver que ne soient pas prêtes auprès de lui
> 
> toutes les portes de toutes choses, et que cependant il
> ordonne le retour de la création du Béyân et des cieux
> qui ont été élevés dans le Béyân. 11 se peut quil les masse
> dans sa main, comme il Ta fait dans le Qoran sans qu'on
> les puisse compter. Car les portes multipliées étaient mul-
> tiples auprès des croyants et au moment* même où Dieu
> ordonna le retour des créatures du Qoran, il n'y eut plus
> auprès de lui qu'un individu. C'est ainsi que Dieu fait ce
> qu'il lui plaît et ordonne ce qu'il veut. Il ne peut être
> interrogé sur ce qu'il fait, et toutes les créatures seront
> interrogées sur ce qu'elles font.
> 
> 1. Le texte dit :  le fruit de toutes choses se manifestera auprès
> de lui; ici notre traduction est un commentaire.
> 2. Et vous risquez de tomber dans le feu.
> 3. Le Béyân paraissant, les cieux du Qoran, ou tout simplement
> 
> le Qoran, furent repliés. Et dans ce Qoran il y avait des portes
> sans nombre, et, auprès du croyant, ces portes multii)lcs s'étaient
> multipliées à l'infini. Et Dieu replia le Qoran aussi bien que toutes
> les sciences nées à son ombre, et à ce moment il n'y eut auprès
> de lui qu'un individu seul, qui était une porte des portes de
> l'ordre.
> 16                      SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB
> 
> l'I le      uiiMiicnl   où eut lieu le retour de toute la création
> (lu    (joran, fut le          commencement de la           création de (ailles
> chuscs dans le Béyân. A ce moment, le siè};c du Point qui
> est le spectacle de la Divinité se trouvait sur la terre du
> nom Bacèl (qui étend les cieux nouveaux après avoir
> replié ceux du Qoran). Et les cieux qui avaient été élevés J
> dans le Qoran, ont tous été repliés et retournèrent à leur
> Point primitif.
> Et ne lémoigucnt de cela que Dieu                         seul et ceux qui
> sont auprès de Lui.
> Et cependant Dieu n'a pas fait descendre dans le Qoran
> il'ordre plus important que l'ordre du jugement et la façon
> de s y montrer.
> Dieu compte le nombre do tous ceux' qui crurent au
> Qoran. Or, au moment du retour du Qoran, de tous ces
> individus un seul personnage se tenait auprès de Dieu
> pendant que le jugement avait lieu; alors s'éleva, dans un
> autre monde, et sur l'ordre de Dieu, la création de toutes
> choses.
> Donc ù vous, ô vous ç/ens du Béijùn, attendez-vous h ne
> pas rester dans l'ignorance de Dieu, votre Seigneur, alors
> que nuit et jour vous désirez devenir des saints.
> 
> i.    11   est    si   c jasidôpablo (jue   Dieu seul le peut compter.
> ,
> 
> UNITE      I
> 
> PORTE   l'KKMIEIU:
> 
> Au nombre de trois cent soixanle-el-un commànJe-
> menls^ {que Dieu a fait descendre dans le Béyùn), celui
> que Dieu a rendu obligatoire est {de dire) « // ny a pas
> d'autre dieu que Dieu, en vérité, en vérité. »
> En efFel, le l^éyàii tout entier retourne à cette formule,
> et c'est par elle qu'aura lieu la résurrection des créatures
> de l'autre manifestation-.
> La pleine connaissance de cette parole est liée à la
> connaissance du Point du Béyan, à celui en qui Dieu a
> fixé l'essence des sept lettres^.
> Celui qui est convaincu qu'il'* est le Point du Quran,
> mais, dans le jugement dernier du Qoran^^ et le Point du
> Béyân (au commencement de la manifestation du Béyân)
> qu'il est la Primitive Volonté, cette Primitive Volonté
> qui subsiste par elle-même et sur l'ordre de laquelle toute
> 
> 1. Le texte dit « au nombre de toutes choses, » mais le mot
> I
> Koull Chéi veut dire ici le Béyân et les 361 commandements qui y
> sont théoriquement inscrits.
> 2. La manifestation de celui que Dieu doit manifester.
> 3.   Ali Mohammed.
> 4.       point du Béyàn.
> Il, le
> 
> D. Le jugement dernier du Qoran et la manifestation du Béyân
> se confondent  : nous verrons cela par la suite, et Seyyèd Ali
> Mohammed est, comme l'avait été Mohammed, le premier miroir
> mis à cette époque en face de la Volonté Primilive.
> 18              SEYVÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB
> 
> chose    clé crcêe, cl n'c.rislc que pur clic, celui-là rail
> <'i
> 
> son cire même Icmoirjner de l'inilé de Dieu. Celui qui
> (an conlmire) ne donne pas sa foi (à ces choses), est
> compté nu nombre des Icltrcs de néijHlidn cl renlre d.ins
> le feu. Kl quel feu est plus ardent que celui-lù même qui
> n\i p.is donné sa fn'.
> Celui qui donne sa foi entre dans rassentimenl. Quel
> Paradis est plus élevé que celui qui a donné sa foi?
> Celle parole^ loue, glorifie, magnipc, sanctifie, bénit
> son Seigneur soir et matin.
> Ne regarde celle parole que comme lu regardes le soleil
> du ciel, et ne regarde ceux-là qui ont cru en elle, que
> comme lu l'egardes des miroirs-; car, quiconque croit k
> l'essence du maître des sept lettres, son être même reçoit
> l'aide de l'un des noms de Dieu Très-Haut. Extérieure-
> ment, il est une feuille des feuilles de Varhre de Vassen-
> timent.
> 'J'outcs choses reviennent à celle        chose unique el toutes
> sont créées par celle chose unique et cette chose unique"
> ;
> 
> n'est autre dans le jugement d'après, que l'être même de
> celui que Dieu doit manifester et qui dit dans ses rangs:
> « C'est moi, moi qui suis Dieu : il ny a pas d'autre
> Dieu que moi, le Seigneur de toutes choses. Ce qui est
> autre que moi est ma créature. En vérité, ô mes créatures,
> adorez-moi moi seul. »
> ,
> 
> Sache que c'est Lui^ le miroir de Dieu et que c'est de
> Lui que resplendit le miroir du monde visible qui est
> (composé) des       lettres de la   vie.   On ne    peut ^oir en Lui
> rien autre que Dieu.
> 
> Il n'y a pas d'autre dieu que Dieu.
> 1.
> 
> 2.  Considère cette parole comme le soleil et ceu.v qui croieut
> eu elle comme des miroirs.
> '^. Cette clioso luiique est la Primilixc ^^)lonlé le point.
> :
> 
> i. Le point de la \'olonté.
> UNITÉ     I,   PORTE       1              19
> 
> Quiconque, dans le Eéyân dit In parole «         11 n'y a pas
> d'autre dieu que Dieu,            par elle qu'il se tourne vers
> » c'est
> 
> Dieu*. De même encore, c'est par Lui qu'a lieu la création
> de sa créature, par Lui qu'a lieu la résurrection.
> Le Truit de celle science est ceci qu'au momenl de l'ap-
> :
> 
> parition de Celui que Dieu doit munifcster vous nulliez
> pas (lire : « Mais nous disons : il n'ij a pas d'autre dieu
> que Dieu, et c'est là le principe même de la relief ion. » Ce
> que vous en dites n'est, en elîet, qu'un reflet de son Soleil
> qui s'est levé dans la manifestalion antérieure^. l"]t certes,
> il est, Lui, plus digne de cette formule que quiconque, dans
> 
> son être même, car si un miroir dit « En moi est le soleil, »
> :
> 
> le soleil sait bien qu'il ne s'agit là que de son reflet.
> 
> En vérité, ô gens du Béyàn, nous vous avons lait con-
> n;iitre l'élévation de votre existence dans la parole de
> votre Seigneur. En vérité, ne restez pas ignorants de Celui
> que Dieu manifestera au jour du jugement. Et ce que vous
> en dites, vous le dites suivant ce que Dieu manifeste dans
> vos cœurs et ce que dit Celui que Dieu doit manifester, et
> suivant ce que Dieu témoigne pour lui-même « 11 n'y a    :
> 
> pas de Dieu, si ce n'est Dieu, Unique et Puissant. »
> Aujourd'hui, toute personne qui, dans le Qoran. pro-
> nonce celte parole, qui est la substance même de toute
> religion, il n'est pas douteux qu'elle la prononce suivant
> le dire de Mohammed, le prophète de Dieu d'auparavant.
> Le Soleil de cette parole brillait en elîet dans son cœur^ à
> 
> 1. Quiconque croit au Béyàn et prononce cette parole. Ccpcn-
> 
> danl elle ne suffît pas, si obli^'atuire soit-clle il faut
> :      en nuire
> croire à la nouvelle manifestalion et s'attendre à la suivante.
> 2. Ici, en Tespèce, la manifestalion bàbic relalivement à celle de
> 
> Celui que Dieu doit manifester.
> 3. Quiconque croit au Qoran, prononce celle parole en envisa-
> geant Mohammed. Celui-ci était le soleil de cette parole, les musul-
> mans en sont le miroir la profession de foi qu'ils prononcent
> :
> 
> aujourd'hui n'est que le reflet des paroles de Muliammed.
> 20                 SEVYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB
> 
> lui,    cl                              aujourd'hui dans
> ce sont SCS rellels qui brillcnl
> les    cœurs (des inusulnians).      pourquoi celle pa-
> C'est
> role retourne à Lui' pendant sa dernière manifesta-
> tion, qui est celle du Point du lîéyàn, et non pendant sa
> pieniière.
> |]m cllet. durant sa première manifestation, l'arbre
> 
> de l'Unité n'avait pas encore grandi dans les êtres des
> ciéatures; or, maintenant que IQ70 ans ont passé, cet
> arbre est arrivé au nionienl de la production de ses
> fruits.
> Quiconque est en lui, est un reflet du soleil du Point
> du Qoran, qui est le poinl même du Péyân, et il se mani-
> festei'a      certainement en lui'-'.
> J'ai    donné en exemple la plus haute parole en vertu de
> laquelle subsistent toutes les religions. C'est par la pro-
> nonciation même de cette parole que s'afTirme le début de
> toute religion, tous la prononcent au moment de la mort
> et retournent à elle. Car les reflets fies miroirs ne retour-
> nent qu'à leur lieu (Voriçiine. Quand est enlevé du miroir
> ce qui est en lui en tant que reflet du soleil, ce miroir re-
> tourne à son état primitif. Son refour à son état primitif
> n'est dû qu'à sa qualité de miroir.
> Du moment que la plus haute parole du Qoran d'aupa-
> ravant, et la plus haute parole du Béyân d'ensuite subis-
> sent ce sort vis-à-vis du soleil de la vérité, qu'en peut-il
> être pour les choses qui dérivent de cette parole. Telles,
> la connaissance des noms de Dieu, la connaissance des
> 
> i.    Celte parole retourne à M(jli.inimed en la personne de Scyyècl
> Ali    Mohammed. Quand Moliammed l'a instituée il avait en but lo
> Bûb, et       celui-ci,   quand   il   la   formule,   vi.^e   Celui que Dieu doit
> manifester.
> 2. Mes trois manuscrits sont fautifs. Je traduis comme si le
> Icvle portait « Guècht » ou « Guerdid. » Cela veut dire quiconque
> croit sincùi'ement à lui croira certainement en nu>i.
> -
> 
> UNITÉ     I,   PORTR   1                        21
> 
> Prophètes, celle des imàms guides, des portes directrices,
> des questions de rite qui sont sans nombre.
> '
> 
> Chaque personne qui s'est laissée arrêter par une de ces
> questions reste ignorante de la vérité, de qui dépend son
> commencement, son existence et sa résurrection.
> Je dis cela en supposant que cette pei'sonne soit de l'arbre
> de l'assentiment et que son signe d'Unité démontre le Soleil
> et si, j'en demande pardon à Dieu, il ne le démontrait pas,
> alors elle n'est même pas digne quon la mentionne.
> Et ceux qui se considèrent attachés au Qoran, combien
> d'ordres ont-ils donnés contraires à ce que Dieu avait fait
> descendre. Et ceci est dit au sujet de leur vérité à eux, non
> (lesœuvres de leur vérité, car les œuvres qui sont pour
> autre que pour Dieu, relournenl à cet autre que Dieu^ et
> comme leur vérité ne démontre pas Dieu, elle ne peut être
> mentionnée auprès de Dieu, tandis que les œuvres qui
> dépendent des vérités vraies retournent à ces vérités. Si
> elles sont des signes définitivement fixés dans les miroirs
> de leurs cœurs et non des imitations, elles retournent dans
> leur commencement et dans leur retour à ces vérités vraies
> (à leurs      sièges^
> 
> J.    Ces deux paroles, dans   le   Qoran   et   dans   le Béyân,   sont
> comme des reflets du soleil dans les miroirs. Tant que le soleil de
> la vérité rayonne en elles, elles tiennent un rôle glorieux.         Quand
> ce soleil est retiré de devant ces miroirs, ils redeviennent         immé-
> diatement de simples miroirs. Du moment qu'il en est ainsi de la
> parole de Dieu, qu'en peut-il être pour ces derniers?
> Les musulmans, avant la manifestation du Bâb. Ils sont, en
> '2.
> 
> ellet, le peuple élu de Dieu, et leur cœur
> démontrait Dieu jusqu'au
> moment de la manifestation de Seyyèd Ali Mohammed.
> 3. Les musulmans, dans leur foi, sont contraires à l'esprit de
> Dieu, puisqu'ils ne reconnaissent pas le Bàb. Nous parlons des
> musulmans eux-mêmes non de leurs œuvres qu'ils accomplissent
> dans les voies de Dieu, suivant eux, mais qui retournent en réalité
> au démon, puisque l'être même des musulmans est devenu œuvre
> du démon.
> 22               SKYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB
> 
> \'.[   coiniiie c'icrncllcincnt le soleil est levé, ces miroirs
> démoiilreiil éternclleinenl        le soleil.   (];ii-   il   n'a jamais été
> possible cl il ne Tcsl pas que le bienfait de Dieu subisse un
> retard ou soit terminé.
> /:"/   celui qui dit Dieu est   mon Seic/neur             :   je ne donne
> ,iucun .issociéà mon Scic/neur ; en vérité, l'essence des sept
> lettres est In porte de Dieu et je ne lui donne pas d'autre
> Porte pour compagnon, si celui qui dit celn croit en outre
> à Celui que Dieu doit manifester, alors                  il   retirera tout le
> profit attaché à cette porte première de l'Unité première.
> Heureux ceux qui jouissent de ce rançf dans la bonté
> de ce qrand jour, ce jour où tous les h<immes se mani-
> festent au seuil de Dieu.
> 
> Porte 2
> 
> Le résumé de celte Porte est que le retour* de Moham-
> med et de ceux qui étaient ses miroirs a eu lieu en ce
> monde. Ces miroirs sont les premiers esclaves qui furent
> prêts entre les mains de Dieu, au jour du jugement. Ils
> ont allirmé son unité, et ont fait parvenir aux hommes les
> versets de son Bâb. Aussi, Dieu en a-t-il fait des inicâms.
> conformément à la promesse qu'il avait faite dans le
> Qoran        :
> 
> " Nous avons voulu combler de nos faveurs les liabi-
> 
> 1. Sourate lauliid. Réponse aux questions de Celui qui avait fait
> 
> hogirc vers Dieu, S. A. MoUa Ahmed. « Si la résurrection était
> pour ces corps matériels morts, forcément, au jour de la manitVs-
> lalion de Mohammed, tous les morts eussent dû ressusciter. Kl
> Ion ami n'a pas fait ressusciter les Prophètes, les saints, si ce n'est
> suivant cette roule qu'il les a rendus vivants dans les fornic.-
> actuellcs de ccu. qui donnèrent leur foi à son successeur. Ce sonl
> ceux-là qui sonl la résurrection des saints d'auparavant à son
> ombre.
> UMTÉ    I,   PORTK 2                           23
> 
> tanls    opprimés du pays; nous avons voulu                   les   choisir
> comme imàms el les établir héritiers du pavs »           '.
> 
> El cette même preuve cpii établit la qualité de Prophète
> de Mohammed d'auparavant, établit aussi son retour en
> ce monde devant Dieu et devant les maîtres de science. VA
> celte pi-euve ce sont les ccrsc/s de Dieu, car Ions ceux (jui
> sonl sur lu terre soûl impuissants            à   en produire de sem-
> blables.
> Il n'y a aucun doute que la i^loire de l'esclave résida'
> 
> dans l'Unité de Dieu, dans sa connaissance, dans l'allirma-
> tion de sa justice, dans son obéissance et dans le contente-
> ment de Dieu. Et il n'y a pas de doute que ces êtres très
> saints avant qui que ce soil, ont reçu le bienfait de ce qui
> est l'essence de toute grandeur et de toute élévation, car
> tout être doué de vie et qui pense ne voit tle j;randeur que
> dans le contentement de Dieu.
> On ne peut donc douter que ces miroirs ne soient les
> premières lumières qui se soient prosternées entre les
> mains de Dieu, ont accepté les versets qu'il a fait descend; e
> sur son Bàb, et les ont fait parvenir aux hommes.
> Aucune g^randeur, dans ce monde de continf,'ences, n'est
> plus élevée que ceci    que le cceur de l'esclave démontre
> :
> 
> Dieu et qu il ne reste en inen, si peu que ce soit, ignorant
> de son bicn-aimé. Car qui que ce soit, ce qu'il fait dans sa
> vie, il ne le fait que dans ce but    « Le contentement de
> :
> 
> Dieu. » C'est, en elfet, là le summum du désir de tous les
> hommes.
> Il n'y a pas de doute que le contentement de Dieu ne se
> 
> manifeste que par le contentement de celui à qui Dieu a
> octroyé son témoig'nage et il n'y a encore aucun doute
> ;
> 
> que ces lumières saintes arrivèrent au contentement de
> Dieu avant toutes choses. Or, c'est là le sommet le plus
> 
> i.   Koran XXVIII \.
> 24                SRYYÈD          AU MOHAMMED DIT LE RAII
> 
> liaiil    (k-   toute       l);iiitciii'.   et     l.i   subliinilô ccrlaiue de toute
> },M';in(lcur.
> 
> Or, on ne peut douter que leur retour dans la manifes-
> tation    dernière (celle du lîàh) soit plus élevé aux yeux
> de Dieu que (leur apparition) dans la manifestation pré-
> cédente (celle de Mohammed). En ellet, ce par quoi se
> prouvait auparavant le Proi)hétisme prouve aujourd'hui le
> W'iayet ', quoique la manifestation du point du Béyân soit
> identiquement celle de Mohammed dans son retour. Mais,
> comme il se manifeste de la manifestation de Dieu, tous les
> noms, à son ondjre, démontrent Dieu, car c'est lui le
> premier et le dernier, l'apparent et le caché, celui pour
> qui sont tous les noms excellents.
> Dieu a spécialisé leurs noms d'une façon particulière
> dans ce siècle, dans les J^cttres du Vivant"-. En elfct, ils
> étaient quatorze personnages très saints, et les noms con-
> servés^ dans le trésor de Dieu sont ceux des personnalités
> qu'on nomme les quatre portes ou les lumières de l'arch,
> ou les porteurs de    i'^ la création, 2" la nourriture, 3" la
> :
> 
> mort, 4° la vie.
> Tous ceux-là forment le nom du Vivant^, car ce sont les
> noms les plus proches de Dieu          ceux qui sont autres     :
> 
> qu'eux sont guidés parleur action indicatrice, car Dieu a
> conmiencé par eux la création du Béyân, et cest vers eux
> 
> 1. Bien rctcnii" ce point. Le Vélaycl est mis ici au-dessus du
> 
> Noubouvvcl. Il l'aul considérer Ircjis degrés de Vélis :\c vélayèt de
> Dieu lui-niénie, c'est celui dont il sagit ici: celui de la personne
> qui vient de la part de Dieu     Mohanmied; et enlin celui de l'indi-
> :
> 
> vidu qui a cru à celui qui vient de la part de Dieu. Le premier de
> de ces trois est A'/i.iss absolu, le second est ainm vis-à-vis de Dieu
> et Khass par rapport aux honimcs; le troisième est ainiii.
> 2.   Hèy = ^ ivant représenle 18.
> 3.     C'esl-à-dire       (ju'ils    n'uni       pas    été       nianifeslés   au   temps   île
> 
> Mohammed.
> 4.     14-f 4   =   18.
> LMTÉ   1,   PORTE 2
> 
> qu'il fera revenir celle création du Béyàn. Ce sont des
> lumières qui éleruellement dans le passé se sont [)roslcr-
> nées et qui se prosterneront éternellement dans l'avenir
> devant l'arch céleste.
> Dans chaque manifestation ils étaient appelés d"un nom
> (quelconque) par les créatures, et dans chaque manifesta-
> lion ils changèrent leurs noms matériels   mais le nom de
> :
> 
> leurs vérités qui démontrent Dieu était manifeste dans
> leur cœur '.
> S'il n'en eiit pas été ainsi, ils neusseut pu, parla proxi-
> 
> mité de leurs vérités, être prèls entre les mains de Dieu
> comme ils l'ont été éternellement dans le passé et le
> seront éternellement dans l'avenir.
> 
> I. Il en ressort donc que cha<iiie nianifest.Ttion subséquente est
> 
> infiniment supérieure à la manifestation antérieure. Et cela au
> point que dans la manifestation de Mohammed, Jésus n'est pas le
> Prophète, quoiqu'en réalité Mohammed émane de la même source
> que lui et soit Jésus, mais à un dej;ré beaucoup plus élevé. Jésus
> dès lors n'est plus  —      pas en personne bien entendu  —    que le
> premier croyant de Mohammed, cesl-à-dire qu'il s'est appelé à ce
> moment Ali. A la manifestation du B'ib, Mohammed n'est ])Ius
> que le premier croyant, c'est-à-dire qu'il s'est appelé Mollah IIous-
> se'i'n Bouchrouyèhi, pour la majorité des lîâbis.
> 
> 11 est fait ici allusion aux quatre an^^es qui portent le trùne de
> 
> Dieu, ou aux quatre anj;es charj.!és de la vie, de la mort, de la
> création ou de la subsistance, ou aux quatre nincabs qui repré-
> sentèrent tour à tour liman caché. Par celte association d'idées
> entre ces divers personnages, le Bûb tend à indiquer que ce sont
> là personnages imaginaires. Le nombre doit être de 18, les 14
> purs et quatre autres, connus ou inconnus, et que le vulgaire ap-
> pelle du nom que nous venons d'indiquer.
> En tous cas ces 18 personnages manifestés ou non forment les
> Lettres du Vivant. Les Lettres de l'Unité qui doivent être au
> nombre de di.x-neuf (Ouahed      =    19), sont représentées par ces
> dix-huit personnages, plus le plus haut de tous, leur chef, ou plus
> exactement leur soleil, car ils n'existeraient pas sans lui et qui
> s'est nommé autrefois Jésus, puis Mohammed et enfin Seyyèd Ali
> Mohammed.
> •J(.            SKYVKI) ALI MOIIAIMMED DIT LK    lî.MÎ
> 
> Pour Dieu sont des noms sans nombre et sans mesure               *
> 
> mais tous, c'est par ces noms qu'ils sont éclairés, de même
> que leur marche dans la voie du salut provient de l'action             
> indicatrice de ces noms.
> Dans les cœurs de ces noms on ne peut voir rien autre'^
> que Dieu, et peut-être ne peut-on voir dans le cœur de'
> chaque croyant ou croyante que le nom et le cœur de ce
> croyant réclame par l'entremise de ce nom l'aide de Dieu,
> pendant qu'on ne peut voir en lui que Dieu l'Unique.
> // est VLnique, et cesl à Lui [qu'apparticnnenl) lu
> création et l'ordre (ravitnt et cl' après. Il n'y a pas d'autre
> dieu que Lui, le \'ivant, celui qui existe par lui-même.
> Quiconque croyait à Mohammed ou à autre que lui est
> ressuscité à sa suite. En vérité chacun sera récompensé
> suivant ses actes, et Dieu est témoin de toutes choses.
> 
> Porte 3
> 
> Dans ceci que Ali est revenu en ce monde avec ceux qui
> croyaient en lui ou à autre que lui et lui est
> ,             le   second
> croyant au Point après la lettre Sine-.
> 
> PoRTi; i
> 
> Dans ceci que Fatemèh, le salut soit sur elle, est revenue
> à la vie de ce     monde, avec ceux qui croyaient en elle ou
> en nuire qu'elle.
> 
> Porte 5
> 
> Dans ceci que Hassan, sur lui soit le salut, est revenu à
> 
> i.   Tous les êtres sont les noms do Dieu.
> 2.   La lettre Sine de Bismillah.
> UNITÉ    I,   PORTR 10
> 
> la vie   de ce monde avec quiconque croyait eu lui ou eu
> autre que lui.
> 
> POUTE G
> 
> Dans ceci que Housseiu, sur lui soit le salut, est revenu
> monde avec quiconque croyait en lui ou en
> à la vie de ce
> autre que lui.
> 
> Porte   7
> 
> Dans ceci que Ali, ibnel Housseïn, sur lui soit le salut,
> est revenu à la vie de ce monde avec quiconque croyait eh
> lui ou en    autre que lui.
> 
> Porte 8
> 
> Dans ceci que ^lohammed ibn Ali, sur lui soit le salut,
> est revenu à la vie de ce monde avec quiconque croyait eu
> lui   ou en autre que lui.
> 
> Porte U
> 
> Dans ceci que Djaafer ibn Mohammed, sur lui soit le
> salut, est    revenu à   la   vie de ce    monde avec quiconque
> croyait en lui ou en autre que lui.
> 
> Porte 10
> 
> Dans ceci que Mouça ibn Djaafer, sur lui soit le salut,
> est revenu à la vie de ce monde        avec quiconque croyait en
> lui    ou en autre que lui.
> 
> 28               si:yyèd ali   moha:mmed dit le «ab
> 
> Porte    1
> 
> Dans ceci que Ali ibn Moiiça, sur lui soit le salut, est
> revenu à la vie de ce nionde avec quiconque croyait en lu'
> ou en autre que lui.
> 
> POKTK 12
> 
> Dans ceci que Mohammed ibn Ali, sur lui soit le salut,
> est revenu à la vie de ce        monde avec quiconque crovait
> en lui ou en autre que lui.
> 
> PoRTi;   1
> 
> Dans ceci que Ali ibn Mohammed, stn- lui soit le salut,
> est revenu à la vie de ce monde avec quiconque croyait eu
> lui   ou en autre que lui.
> 
> PouTi; 14
> 
> Dans ceci que Hassan ibn Ali, sur lui soit le salut, est
> revenu à la vie de ce monde avec quiconque croyait en lui
> ou en autre que lui.
> 
> Porte 15
> 
> Dans ceci que son Altesse le Témoin de Dieu, sur lui
> soit le salut! s'est manifesté à la vie de ce monde avec les
> (versets) et les arguments sous la manifestation du
> sii,Mies
> 
> point du Béyàn, qui est identiquement celle du point du
> Qoran,
> Ui",    le   point   du Béyàn est mentionné en premier,   le
> iMiT:   1.       PORTE    IC)                     29
> 
> point du Qoran en second el                    la   nianifestati(in de l'Altesse
> n'e>t    mentionnée que dans la quinzième porle.
> X'oici le secret de ceci. Le u Point » di\n> le rang- de
> « nudité » monde spirituel) qui est la manil'eslalion absolue
> 
> de Dieu, se manifeste sous le nom de Divinité; c'est pour-
> quoi il est mentionné au premier rang. Dans le rang- d'exis-
> tence, qui est celui de la Primitive ^\1lon^é^ il a été men-
> tionné en second. Enfin, dans le ranj,"- de Qaèm sur toutes
> choses (celui qui tient la main à l'exécution des ordres de
> Dieu sur toutes choses )qui est spécial à la manifestation du
> quatorzième (iniâm) il a été mentionné à la quinzième porte.
> Le Point était éternellement dans le passé et est éternel-
> lement dans l'avenir dans son rang- premier (de divinité)
> et il est plus digne de la mention de tous les noms que les
> objets eux-mêmes déterminés par ces noms -.
> L'exemple de ceci est que quand le nom de la Divinité
> :
> 
> nom du Seig-neur, et sont tous les noms,
> est. est aussi le
> avec ceci que se manifester sous le nom de Divinité est, de
> toute éternité, le propre du Point. Et ainsi (dans ce degré)
> tous les noms sont manifestés dans leur ampleur possible,
> car c'est lui     le   Premier au moment même où il est le Der-
> nier, c'est lui le Caché au      moment même où il est mani-
> nommé du nom de tous les noms
> feste, et c'est lui qui est
> au moment même où aucun nom ne le peut désigner. 11
> n'y a pas d'autre Dieu que Lui, le Stable, Celui qui reste
> éternellemeuf.
> 
> f                                  Porte 16
> 
> Dans      ceci     que   la   première porte              est   revenue en ce
> 
> 1.   De Mohammed.
> 2.   Car ces noms ne sont que des noms et lui, en est la               signili-
> cation.
> 30             SEYYÈD ALI .MOMAMMl^D DIT LE        BAlî
> 
> iiioiideavec quiconque croyoil en elle ou en sa véiilé ou en
> aulre quelle.
> 
> Porte   i 7
> 
> Dans ceci que la deuxième porte est i^evenue à la vie de
> ce monde avec quiconque croyait en elle ou en sa vérité
> ou à autre qu'à elle.
> 
> Porte 18
> 
> Dans ceci que la troisième porte est revenue à la vie de
> ce monde avec quiconque croyait en elle ou en sa vérité ou
> en autre qu'elle.
> 
> Porte 19
> 
> Dans ceci que la quatrième porte est revenue à la vie de
> ce monde avec quiconque croyait en elle ou en sa vérité,
> ou en un autre qu'elle*.
> 
> 1.   Donc pour être Bâbi, il faut croire à Dieu, à ses Prophètes
> cl à leur   résurrection (Cette dernière dans le sens Bàbi, bien en-
> tendu).
> UNITE II
> 
> rouTi: l'KKMiEiu;
> 
> Explicalion de la coniuiissance du (éinoignagc          el   de   (a
> preuve
> 
> Le résumé de cette porte est ceci que  :
> 
> Dieu, que son rang- soit exalté, fait, clans chaque période
> (prophétique) descendre son lémoigage orné du sum-
> mum de ce qui fait la g-loire des hommes de cette époque.
> Par exemple, à l'époque de la descente du Qorau.
> la f^loire de tous résidait dans l'éloquence de la parole;
> c'est pourquoi Dieu a fait descendre le Qoran empreint de
> la plus sublime éloquence, et il en a fait (ainsi) le miracle
> de Mohammed.
> Dans ce livre, Dieu ne confirme la vérité (de la mission)
> de son Prophète et de la religion Islamique par rien autre
> chose que les versets, et ceux-ci sont les plus hauts des
> témoignages.
> La preuve de la sublimité des versets est ceci tous (les
> :
> 
> hommes) parlent le langage articulé; cependant, Dieu a
> fait descendre les paroles du Qoran dans un rang tel que
> si tout ce qui est sur terre s'unissait pour apporter un seul
> 
> verset à mettre en parallèle avec les versets du Qoran. il
> ne le pourrait faire et tous (les hommes) y sont impuis-
> sants.
> Le secret de ceci est que Dieu a fait descendre le Qoran
> de l'arbre de sa Volonté, qui est la ^'critéMohammédique,
> 32                    SEYYÈD ALI MOIIAMMKD DIT          Li:   MAI!
> 
> par la langue de Mohaïuniecl. Or, cet arbre inaccessible ne
> fait descendre ancun mot sansenreprendre aussitôt l'esprit.
> Par exemple, sil fait descendre ces mots     Nous, nous        :
> 
> .irons commencé de nouceau celle création par Vinslru-
> menl de noire ordre: en vérilé, nous embrassons loules
> choses. Aussitôt le mot    commencer» entre en relations
> *<
> 
> avec ce à quoi peut s'appliquer le mot « chose » car per-
> sonne autre que Dieu n'embrasse toutes choses pour que
> sa parole puisse embrasser toutes choses et qu'à cette
> parole, la création de toutes choses puisse commencer.
> 11 en est de même si Dieu fait descendre (cette parole)                        :
> 
> « Nous, nous faisons retourner celle créature en vertu
> 
> de ta promesse que nous lui avons faite. En vérité, nous
> sommes puissants sur toutes choses! Au moment même >>
> 
> de la descente de ce verset a lieu la reprise des esprits
> du retour de toutes choses dans Celui qui est le spectacle
> de ce verset (en l'occurrence, le Bàb) afin qu'elles soient
> prêtes entre les mains de Dieu au jour du jugement      dès                 :
> 
> lors, le retour de toutes choses est vrai.
> Personne autre que Dieu n'a cette puissance, car tout ce
> que Dieu dit par l'intermédiaire^ de l'arbre de Vérité, la
> vérité de cette chose est aussitôt créée.
> Si cette chose est autre qu"          «   elliyine       »   elle   sera des
> paroles de «. négation, » si elle est « elliyine » elle sera des
> paroles d'affirmation. » Car la parole de Dieu est vraie.
> Dans chaque chose qui descend, la qualité de chose                              est
> aussitôt créée, de sorte qu'elle devienne une                         mention de
> vérité et démontre qu'elle est vraie.
> C'est de cette façon que sont descendues auparavant les
> paroles       :   «    Le Feu est vrai, Le Paradis est vraiK »
> Quant            à l'explication de la création de l'esprit de la
> parole vraie, nous l'avons donnée autre part.
> 
> 1.   Kiitr'aulrcs dans la prière cliiitc pour les morls.
> UNITÉ       II,   POUTi:     1                   33
> 
> Quiconque y réfléchira verra avec \œi de la certitude
> que les esprits vrais     —par la manifestation du Point
> Primitif avec les versets de Dieu                —
> deviennent l'essence
> des âmes et des choses extérieures. C'est ainsi que IMeu a
> dit aupai-avant*    :
> 
> Bientôt nous ferons éclater nos signes sur les diffé-
> «
> ))rentes contrées de la terre et en eux-niénies Jusqu'à ce
> » qu'il leur soit démontré que Dieu est vrai'^. »
> 
> Tant que quelqu'un ne regarde pas la vérité de toute
> chose      —
> qui est l'esprit même de cette chose    il n'acquer-—
> rera pas la certitude que la i)arole de Dieu est la Vérité.
> En elTet, c'est par le seul fait de la parole de Dieu que la
> Vérité est créée dans l'être de la chose.
> Et ceci est spécial à Dieu, car il n'y a pas d'autre Créa-
> teur que Lui, ni d'autre Nourricier, ni d'autre faisant
> vivre, ni d'autre faisant moui'ir'*. Chaque parole qui, dans
> son royaume, nie, est de négation, chaque parole qui
> affirme est d'assentiment       :   elles ressusciteront à l'ombre de
> 
> ce que Dieu a fait descendre de versets.
> Ces paroles ne sont autres en elles-mêmes que ce qui se
> manifeste du spectacle (en l'espèce, le Bâb) des versets
> de Dieu et des paroles de Dieu. Et cela parce qu'au
> moment même où Dieu mentionne (le mot) croyant, la
> création du croyant a lieu (par le fait de l'énoncé de cette
> parole), et, au moment où il fait descendre (une parole)
> non elliyine, la création de l'esprit de cette chose non
> ellivine, a lieu sur cette parole.               Voilà   le   secret à cause
> duquel les versets sont des témoins pour toutes les créa-
> tures. Et ce sont les olus grandes preuves et les plus hautes
> 
> 1. Qoran XLI. 53.
> '2.La traduction Kazimirski porte que le Qoran est vrai.
> :
> 
> 3. Et ces œuvres ne sont pas comme vous l'avez cru, dévolues
> 
> à quatre anges.
> 31            SKYYÈD ALI MOHAMMED DIT LL BAB
> 
> manifeslalioiis pour riillinn;itioii de sa puissance et de sa
> science.
> Or, il n'y a pas de (l(jule que pendant la période du Point
> du Béyàn* la gloire de tous les savants résidait dans la science
> de l'Unité, dans les subtilités de sa connaissance et dans
> les questions transcendantes des g-ens du Vélajet-. C'est
> pourquoi Dieu lui a donné comme témoij,^nage le témoi-
> unaire
> r*  o   même ciu'il avait donné à Mohammed, c'est-à-dire
> 
> les versets. Et il a fait couler de sa langue des paroles telles
> sur les plus hauts points de l'Unité, et la plus sublime
> hauteur de l'Abstraction que chaque individu doué du
> soulUe de l'Unité s'est incliné devant lui, excepté ceux qui
> n'ont pas compris ce dont il a causé avec son ami. De plus
> Dieu a manifesté de lui des questions de philosophie et de
> science en telle quantité que Dieu seul en sait le nombre'.
> Quoique la manifestation du Soleil de la Vérité dirige par
> elle-même toutes les contingences dans la voie droite de la
> sublimité de la connaissance, cependant, par ce que Dieu
> a mis en lui de ses versets et de ses paroles, il attire à lui
> toutes les créatures vers sa propre lumière. Esl-il possible
> que Dieu ait un égal par qui on le connaisse? ou un sem-
> blable par lequel on le puisse décrire? ou un ressemblant
> auquel on le puisse comparer? ou un proche pour que par
> Venlremise de ce proche on puisse arriver près de lui? ou
> un pareil pour qu'on en lire des analogies? Dieu est au-
> 
> C'cst-à-dirc le Bàb.
> i.
> 
> Lieiitenancc, suprématie sur toutes choses. L'essence de Dieu
> 2.
> est le Véli Moutiaq (Absolu).
> El encore, dans un autre monde, VcVi Moutiaq, le Prophète, par
> exemple le Bfib, Mohammed, Jésus, tous les spectacles de la Divi-
> nité. Est Véli Monqayyèd, celui en qui cette qualité s'est créée
> I)ar la parole daulrui  :  par exemple Ali, Véli de Uicu sur la décla-
> ration qu'en a faite   Mohammed.
> 3. Et la valeur.
> UNITÉ   II,   PORTE   1                35
> 
> dessus de tout cela dune élévitlion infinie par ce que dans
> son essence on ne peut rien voir autre que lui, et nous tous
> nouf< sommes ses adorateurs.
> Dans cette période-ci le Dieu du monde a donné au Point
> du Béyàn ses versets et ses témoig-nages il en a fait son
> ;
> 
> témoin inaccessible sur toutes choses. Si tous ceux qui
> sont sur la terre s'unissaient, ils ne pourraient apporter un
> seul verset semblable aux versets que Dieu a fait couler de
> sa langue. Chaque homme doué de pensée qui y réfléchira
> \crra avec certitude que ces versets ne sont pas du rang
> d'un homme, mais au contraire spéciaux à Dieu, le seul
> unique. Et Dieu les fait couler de la langue de qui il veut,
> et jamais il ne les a fait couler, jamais il ne les fera couler
> que du Point de la ^'olonté, car c'est ce Point l'envoyeur
> de tout Prophète, celui qui fait descendre tous les livres
> (révélés). Et au cas où une pareille œuvre eût pu être pro-
> duite par la puissance humaine, du moment de la descente
> du Qoran jusqu'au moment de celle du Béyân, 1270 ans
> ont passés; comment quelqu'un n'a-t-il pas produit de
> versets? et cependant, de toutes leurs forces, tous ont
> voulu étouffer la parole de Dieu, mais tous ont été impuis-
> sants et aucun n'a pu le faire.
> Si   quelqu'un réfléchit à ce qui s'est passé du début de la
> descente du Bévân jusqu'à aujourd'hui, il verra d'une façon
> certaine que ceux-là qui ont affirmé la valeur du témoi-
> gnage des versets et les ont répandu parmi les hommes,
> sont des témoins de Dieu si leur qualité de témoins ne
> ;
> 
> ressortait pas d'une façon évidente,         du moins l'élévation
> de leur science ne restera-t-elle cachée à personne. Car le
> moindre des élèves du feu Seyyèd a foulé aux pieds les
> *
> 
> plus hauts et les plus sublimes des docteurs qui soient sur
> la surface de la terre. Quant à ceux qui ont affirmé la valeur
> 
> 1.   Seyyèd Kàzèm Rèchti.
> 3G             SI^YYÈD ALI   MOHAMMIiD    DIT   LE     RAI?
> 
> (lu    Uiuoi^Miii^'c (les versets, leur piélc n'a    l'ait   et   ne fait de
> doute pour persunue, soit dans cette secte même, soit dans
> toute autre.
> Tout ceci n'est dit qn'lx cause de la faiblesse humaine,
> car, en vérité, toutce dontDieu témoigne prévaut sur tous
> les témoij,Miaf;cs de toutes les contingences.
> Or il n'y a pas de doute que le témoignage de Dieu ne se
> peut manifester que par le témoignage de Celui dont il a
> fait son témoin. Et ce témoignage sufTit à démontrer l'im-
> puissance de tout ce qui est sur la terre, car c'est un témoi-
> gnage (jui subsiste auprès de Dieu jusqu'au jour du juge-
> ment.
> Celui qui voudra rédéchir à la manifestation de cet arbre,
> sans aucun doute, reconnaîtra la puissance de Tordre de
> Dieu.
> En eU'et, d'une personne dont la vie dépasse à peine
> vingt-quatre années, ignorante des sciences que tous ac-
> quièrent et qui, cependant, récite des versets de ce genre,
> sans l'éilexion et sans hésitation, qui, dans l'espace de cinq
> heures, écrit sans arrêt de la plume mille vers d'oraisons
> jaculatoires,     Dieu                commentaires et des
> a manifesté des
> dans les hautes sphères de la connais-
> traités scientifiques
> sance et de l'Unité; et tous les oulémas, tous les docteurs
> confessent leur impuissance à les comprendre. Il n'y a pas
> de doute que tout ceci ne vienne de Dieu.
> Les oulémas qui, du début à la fin de leur vie, ont tant
> peiné,    combien il leur faut d'attention quand ils veulent
> écrire une ligne d'arabeet. enfin de compte, ils (écrivent'»
> !
> 
> des mots qui ne méritent aucune attention.
> Tout ceci n'est qu'un argument à portée de la créature,
> car, eu vérité, l'ordre de Dieu est élevé d'une effrayante
> hauteur au-dessus de tout cela, pour qu'on le puisse con-
> naître par un autre que Lui   c'est au contraire autre que
> :
> 
> Lui cpii peut être connu par Lui.
> LMTÉ II,        POUTt:   1              37
> 
> J'en jure par Tessence du Dieu Inique qui dail et est
> 
> unique! que lesefTels de Dieu sont plus resplendissants que
> le resplendissement du soleil en plein midi; les eilets de
> ceux qui ont été guidés, sous la haute conduite de Dieu,
> vers la voie droite, même s'ils arrivent au plus haut dej^'ré
> de la science et de la connaissance, leurs eiïels, dis-jc, sont
> semblables à la lumière des astres de la nuit'.
> Je demande pardon à Dieu [de ce que je vais dire) com-
> ment comprendre du créé la mer de réiernilé? comment
> comprendre le premier zihr- par la mention du fini. Certes
> Dieu est au-dessus (des paroles) de ceux qui cherchent à le
> définir dans les inrisibilités des deux et de la terre.
> Tout ceci n'est dit que pour rester à portée des limites
> de la créature. Car ce qui sera donné comme preuve au
> jour du jugement (prochain), c'est ce qui a été donné
> comme preuve dans ce jugement-ci, quand Dieu a demandé
> par la langue de sa langue     « Le Qoran, le livre de qui
> :
> 
> est-ce?    Tous ceux qui croyaient(au Qoran) répondirent
> ))                                                          :
> 
> « C'est le livre de Dieu.  Alors il fut demandé « Est-ce
> >                          :
> 
> qu'on peut percevoir une dilTérence quelconque entre le
> Béyàn et le Fourqan? » Tous les gens de cœur répondirent               :
> 
> « Non, par Dieu! tous deux viennent deNotre-Seigncur et
> 
> ne le peuvent comprendre que les gens perspicaces. »
> .-Mors Dieu lit descendre  « Cela {le Qoran) était ma
> :
> 
> parole sur la lanyue de Mohammed, mon Prophète, et ceci
> {le Béyân) est ma parole sur la langue du Maître des sept
> lettres{Ali Mohammed), la Porte de Dieu. Pour quiconque
> a cru au Qoran, il n'y a pas d'autre échappatoire, s'il veut
> être confirmé dans sa foi, que de croire à ces versels-ci.
> Sinon,     il   est   menteur,   et   son être     même ainsi que ses
> 
> i.   Les imams sont donc fort inférieurs.
> a.   Voir Traité des Sept preuves de la mission du Bàb (Maison-
> neuve).
> 38            SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB
> 
> œuvres rtuleriennenl roinme aux jours d'ignort^nce qui
> précèdent Vislnniisme. »
> Puis. I>icu lit descendre  «:  mes créatures, toutes, du
> dchui à In fin de votre vie, vous vous efforcez avec mille
> jieines d'acjir en vue de mon contentement. Si vous vous
> pliez aux règles établies par l'un de mes ordres au sujet
> des conséquences des principes, c'est parce que c'est moi
> qui l'ai fait descendre dans mes livres : si vous croyez
> aux imams intercesseurs ou si vous vous rendez en pèle-
> rinaqe à leurs tombeaux, cherchant a vous rapprocher
> ainsi de moi, c'est parce que, dans le Qoran, leurs noms
> sont desrendus chiffrés^. Si vous affirmez la mission de
> Mohammed le Prophète de Dieu, c'est parce qu'il était
> mon Prophète, si vous tournez autour de la Qaaha, c'est
> parce que je l'ai appelée ma maison: si vous respectez le
> Qoran, c'est parce qu'il est ma parole. Tout homme, fùt-il
> même de la confession d'Adam, fait ce qu'il fait à cause
> du lien qui le rattache à moi, ainsi qu'il l'a compris en
> lui-même, tandis que {p<ir la suite) il est resté dans l'igno-
> rance et s'est imaginé le contraire de la Vérité pendant
> qu'il méconnaissait mes manifestations ultérieures.
> « Aucune chose n'existe dont l'ordre ne retourne à la
> 
> forme humaine'^ qui a été créée sur mon ordre. Cette forme
> de degré en degré retourne jusqu'à ce qu'elle parvienne à
> mon envoyé^ et cet envoyé ne voit sa mission confirmée
> que par le livre qui descend en lui et le témoignage qui
> lui est accordé.
> «    Aujniinlhui est le jour où je me manifeste moi-même,
> 
> 1.   Par exemple dans la sourate XIX les lettres isolées veulent
> dire   Kaf, Kerbcla, ha, la mort de limam, Ilousséïn; yc Yézid
> :
> ;
> 
> aïne, la soif de Housséïn Sâd, la patience dont il fit preuve.
> ;
> 
> 2. Autrement dit tout a été créé pour l'homme.
> 3. Chaque homme est plus ou moins parfait, mais le plus haut
> dcjjré de rinimanité est atteint par le Prophète.
> UMT1-:    11,   PORTE   1                 39
> 
> et ici le mot moi-même doit être pris clans le même sens
> que le mol Kaaha dont j'ai dit qu'elle était ma maison :
> car. pour mon essence, il n'y a ni commencement ni fin,
> ni d'action d'être apparente ou d'être cachée. Aujourd'hui
> tout ce qui retourne à Celui qui dit des versets venant de
> moi, retourne à moi, et ce qui ne retourne pas à lui, ne
> retourne pas à moi. C'est cela que je veux dire « Je me
> manifeste moi-même et je me cache en essence. » Car
> nuire que cela n'est pas possible dans les contingences.
> u Et l'on ne peut penser, dans le Béyân, à quelque
> 
> chose de plus haut que cela. »
> « Combien vous êtes ignorantes, ô mes créatures, qui
> 
> toutes, dans le lieu où vous êtes, et par rapport à moi,
> vous imaginez être dans mon contentement : et ces versets
> qui me prouvent, ces versets de ma puissance dont le tré-
> sor est sa nature même et qu'il récite avec ma permission,
> vous l'avez, Lui, contrairement à tout droit, relégué sur
> une montagne, dans un endroit dont aucun des habitants
> n'est diqne d'être mentionné. Auprès de lui, ce qui est
> Auprès de moi, il n'y a personne d'autre qu'une personne
> <jui est des Lettres de la Vie de mon livre ; entre ses mains,
> ce qui est entre mes mains, pendant la nuit, il n'y a même
> pas une lampe! et cependant dans ces sièges^, qui degré
> par degré, reviennent à lui. il y a un nombre infini de
> lampes d'où se répand la lumière. Tout ce qui est sur la
> terre est créé pour lui, et c'est de lui que tous tirent leur
> nlléqresse : eh bien tous sont restés ignorants de lui jus-
> qu'à lui refuser une lampe!
> Cest pourquoi je témoigne aujourd'hui contre ma créa-
> ture, et un autre témoignage que le mien était et est néant
> à mes yeux. Aucun Paradis, pour ma créature, n'est plus
> 
> I.   Sièges   ici   est pris dans   un sens général et veut surtout dire
> mosquées.
> f
> 
> 40              SKYVKO ALI MOHAMMED DIT LE BAR
> 
> vli'vé (juc la prvsciicc entre les mains du spectacle de ma
> personne (le Bâ h) et la foi en mes versets. Aucun feu n était
> et n'est plus violent (/ne l'ignorance de cette créature en-
> vers le spectacle de ma jicrsonne et son acte de ne pas
> donner sa. foi à mes versets.
> Que s'ils disoiil    :(.^nmment parle-t-il de ma part? »
> ><
> 
> Ne voyez-vous donc pas mes versets? Ce que vous avez dit
> auparavant de mon livre* n'avez-vous pas de honte de le
> répéter aujourd'hui? Et cependant vous avez vu que mon
> livre a été confirmé et aujourd'hui, par lui, tous croient à
> moi. Bientôt vous verrez que votre gloire réside dans
> votre foi en ces versets. Mais aujourd'hui que votre foi
> vous serviraità quelque chose, vous êtes restés dans l'igno-
> rance à cause de ce qui vous est inutile et peut-être même
> nuisible. Aucun dommage n'en est résulté et n'en peut
> résulter pour le spectacle de ma personne, et tout le dom-
> mage qui en est résulté et en résultera retombera sur
> vous-même. »
> Ayez pitié de vous-mêmes! Pendant que vous vous ima-
> ginez être dans mon contentement, élevez-vous ! et là où
> mon contentement même est certifié par la preuve sur
> laquelle se base la religion de ceux qui croient au Qoran,
> voilà, ô musulmans, que vous restez dans l'ignorance
> J'en jure par mon essence sainte! aucun Paradis n'est
> plus élevé pour cette créature que ma manifestation et mes
> versets, et aucun feu n'est plus, violent que de rester dans
> l'ignorance de moi et de mes versets.
> u Que si vous dites k notre impuissance [à apporter des
> 
> versets semblables) n'est pas prouvée pour nous, » allez,
> voyagez à l'Orient et à l'Occident. Et ce que j'en dis ici
> est vide de sens, car aujourd'hui la vérité de tout ce qui
> est sur la terre découle de l'islam : et du moment que les
> 
> 1.   Du Qoran, quand Mohammed le révélait.
> UNITÉ    II,   pomi:   1                       41
> 
> éloquents d'entre      les   niiisiihn.ins   sont inipnissHnts celn
> démontre que tous les hommes le sont.
> Que s'ils (les plus éloquents) disent            :   «   Nous ne sommes
> pas impuissants, » pourquoi n'en produisent-ils pas un
> seul semblable aux nôtres, de leur nature innée et non en
> les préparant {de longue main) ou en les pillant l^de droite
> ou de gauche]. Et cela, malgré quen face de chaque
> vérité, il faut forcément un mensonge qui montre ce quil
> en est, comme les magiciens du temps de MoïseK Or,
> gloire à Dieu! depuis le début de la manifeslalion jusqu'à
> aujourd'hui,    les   docteurs de      la   fraction (adverse)       isla-
> mique n'ont même pas pu faire ce qu'ont fait les magi-
> ciens (contre Moïse).
> Ils voyagent, suivant eux, aux plus hauts sommets du
> contentement de Dieu, et les voilà qui restent dans l'igno-
> rance de celui qui crée la Vérité par les versets de Sa
> puissance. Vraiment ceci suffit à démontrer l'état d'abjec-
> tion des docteurs de l'islam. Relativement à l'islam, ils
> prétendent faire montre de science, alors qu'ils restent
> ignorants de celui sur la parole de qui s'appuyait et s'ap-
> puie l'islam.
> Et encore, s'ils se contentaient de leur ignorance et ne
> molestaient personne/ S'ils ne rendaient pas des juge-
> ments contraires à ce qui est dans le Qoran I ils se seraient
> tout simplement eux-mêmes jetés dans le feu; mais les
> voilà qui deviennent causes que leur propre châtiment
> devient le partage de ceux qui les ont considérés comme
> 
> 1. Eu face de toute vci-ilé doit se dresser le mensong'e, en face
> de tout Prophète doit se lever l'ennemi. Moïse a vu les majj^iciens
> lui disputer les cœurs des hommes en étalant devant eux des pro-
> diges semblables aux siens, mais Mohammed qui a été nié,
> bafFoué, raillé, insulté, n'a jamais trouvé devant lui des gens qui
> présentassent des versets cherchant à démontrer ainsi que les
> siens n'avaient pas plus de valeur que les leurs.
> 42                   SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LK              lîAB
> 
> les docteurs de Vhlam, de ceux même, peut-on dire, qui
> sont restés et resteront i(jnor;ints de la manifeslation de
> Dieu'.
> S'ils eussent- réfléchi         sur les signes de Dieu, ils eussent
> constaté leur impuissance, et alors, ni le Sultan de l'islam^,,
> ni ceux qui sont à son ombre, n'eussent été satisfaits de'
> rester dans l'ignorance de     Dieu. Car l'honneur de tous
> réside   dans l'obéissance à Dieu. Si on ne les avait pas
> trompés il ne se serait pas passé ce qui ce passe mais,
> ''
> ,                                                      :
> 
> en fin de compte, il n"y a pas de doute que Dieu fasse
> éclater la vérité par son témoignage^.
> Donc, aujourd'hui, un musulman quelconque             fonc-          —
> tionnaire civil ou personnage religieux              —
> qui veut obte-
> nir la conllrmation de la qualité de témoin des versets,
> le peut, en moins de temps qu'il n'en faut pour un clin
> d'oeil. Par exemple, s'il en a la puissance ", qu'il rassemble
> tous les docteurs du clergé et leur dise      « C'est en vertu
> :
> 
> de vos mandements que je n'ai pas reconnu Celui qui,
> actuellement, est le Maître des Versets. Cependant,
> aujourd'hui, il n'y a pas à sortir de ce dilemne ou appor-          :
> 
> tez    vous-mêmes des versets,           et   ses livres et ses         versets
> sont là'.        »   Sinon ce verset ci-dessous suffit   :
> 
> 1.  Je pense que le sens est le suivant   et voilà que eux-mêmes,
> :
> 
> et les  gens qui les croyaient les oulémas de l'islam (et confor-
> maient par conséquent leurs actes aux leurs) peut-être même
> quiconque restera ou est resté ignorant de la manifestation de
> Dieu, leur châtiment (à ces gens-là) retombera sur eux (les oulé-
> mas) ou provient d'eux.
> 3. Evidemment Nassr-ed-dinc-Chah.
> :*. Ces oulémas,
> 
> 4. Si les prêtres de l'islam n'avaient pas donné de faux rapports,
> 
> b. Par mon entremise à moi Bàb.
> 6. Allusion au de^ oir qui incombe en réalité à S. M. I. le Chah.
> 7. Comme preuve qu'il en fait descendre et comme point de
> comparaison.
> UMTÉ II, PORTE         1                            43
> 
> Je le gluri/ie 6 Dion Seir/neur ! en                    vérité, lu es         le roi
> 
> des rois, tu accordes à qui tu ceux l'empire, à qui lu veux,
> lu le relires, lu élèves qui il te plaît d'élever, tu abaisses
> celui que tu veux abaisser; lu aides qui lu veux, et qui
> lu    veux lu le fais tomber; lu enrichis, lu appauvris qui lu
> -veux, el manifestes ce qui plail sur qui tu veux ; les véri-
> tés de toutes choses sont entre tes mains ; par ton ordre,
> ce que lu veux, lu                le   crées, et,   en vérité, lu        es le plus
> .<,ir,inl,      le plus puissant.
> ^ Parlez*, donc comme il parle, car chez lui cela coule
> 
> de source écrivez ce qu'il écrit sans arrêt, sans hésitation
> ;
> 
> de la plume. Si vous ne le faites pas, cela démontrera que
> ce que vous avez fait, vous l'avez fait contrairement à la
> vérité, et le mailre (Fauteur) de ces versets est la vérité,
> venant de Dieu. Il n'y a plus de doute que Dieu fasse
> descendre sur lui ses versets, comme il les a fait descendre
> sur Mahommed              !   »
> Voyez, environ cent mille lignes senblables à ces ver-
> sets se sont répandues parmi les hommes, sans compter les
> oraisons jaculatoires et les questions de science et de
> philosophie.
> Dans l'espace de cinq heures, deux mille béils se mani-
> festent de lui, ou bien avec la rapidité juste suffisante pour
> que le scribe puisse les écrire. On peut, par là, juger,
> si        on   l'avait   laissé faire,       combien, depuis        le   début de
> sa manifestation jusqu'à aujourd'hui, combien                              de ces
> œuvres se fussent répandues parmi les hommes.
> Que si vous dites            :    «   Ces versets, en eux-mêmes, ne
> sont pas un témoignage » voyez le Qoran. Chaque fois que
> Dieu y veut attester la mission de Mohammed, en donne-
> t-il d'autres preuves que les versets Réfléchissez-y 1                         !
> 
> Et voilà que Dieu a fait descendre dansleQoran                        :
> 
> 1.   Suite du discours du Roi aux          membres du clergé.
> 1    1                SKYVIvD ALI         MOHAMMED DIT LE BAIi
> 
> //   ni/ .* j>;is ,/iic les in/idi'lcs f/ui soulèvent des disputes
> sur           1rs rcrscts de Dieu, nini's i/iic leur prospérité dans
> ce p.Tifs ne t'èhinuisse pas '.
> .\v:tnt eux, le peuple de Noc l'a traité crimposleur;
> après ceux-là. tant d'autres peuples en ont fait autant.
> ilhariuc peuple tramait des machinations contre ses pro-
> jihètes et voulait s'en saisir par force : on combattait avec
> le                                          mais je les ai
> nienson(/e jxnir en ctou/fer la vérité;
> saisis tous et voijez quel a été mon châtiment.
> C'est ainsi que s'est accomplie cette sentence de ton
> Seigneur contre les incrédules ; ils seront livrés au feu !
> Au sujet de ce que le témoignage du Livre suffît Dieu a
> dit       :
> 
> Ne leur suffit-il pas que nous t'ayons envoyé le livre
> dont tu leur récites des versets ; certes, il y a en ceci une
> preuve de la miséricorde de Dieu et un avertissement
> pour tous les hommes qui croient'-.
> l)u moment que Dieu témoigne que le livre suffît, ainsi
> que la récitation des versets, comment quelqu'un peut-
> il venir dire que le témoignage du livre ne suffît pas par
> hii-inéme?
> Que si l'on répète au sujet de ces versets ce qui a été
> «lit      par les prédécesseurs^ on ne peut sortir de cedilemne.
> i"  Ou bien le but (de ceux qui parlent ainsi) est de ne
> :
> 
> pas reconnaître Dieu, et dès lors aucune preuve ne peut
> |»lus servir de          rien ainsi que        Dieu Ta dit       :   Quand même
> ils       verraient tous les signes,
> ne croiraient pas ^.
> ils
> Dans un autre cndi'oit Dieu a dit encore    Ceux contre            :
> 
> lesquels la parole de Dieu a été prononcée ne croiront
> 
> i.       Q»rai XL. 4.   ."i,   C.
> 
> i. yoran XXIX. ;i().
> 3. Ce sont vieilleries des anciens,             fables d'aulrefois. Q. passini.
> 4. yoran VII. i.i.
> UiMTÉ   II,   PORTE   1               45
> 
> pas,    quand mcine tous les sic/nes auraient lieu,          ils ne
> croiront pas jusqu'à ce           (fu'ils   éprouvent un châtin}ent
> terrible '.
> 2° Si c'est, au contraire, leur circonspection dans leur
> religion qui les pousse (à agir ainsi) il est facile de com-
> prendre ceci :       En
> quel autre livre croironl-ils après^?
> Ou bien alors ' qu'il se présente et qu'il demande tout ce
> que bon lui semblera en l'ait de versets, de façon à ce qu'il
> se rende compte par lui-même    que la source n'a ni hésita-
> tion* ni préparation, ni réllection dans l'agencement des
> mots.
> Ou bien encore qu'il ^ envoie quelqu'un qui, auprès de
> hui^, s'asseoie pendant une heure et qu'il écrive tout ce que
> Celui-ci'' récitera des versets de Dieu.
> Dès lors qu'il y réfléchisse et il se convaincra que cela ne
> provient ni de la réflexion ni de la préparation des mots.
> Et, en effet, s'il en pouvait être ainsi, depuis le début de
> l'Islam jusqu'à aujourd'hui cela se fût produit dans la loi
> Qoranique, et il se serait rencontré quelqu'un qui, depuis
> le début de la manifestation jusqu'à cet instant, se fût mis
> en opposition avec moi sur cette roule.
> Que si l'on élève un reproche contre la grammaire ou la
> syntaxe (de ces versets) ce reproche est vain, car les règles
> (de grammaire) doivent être tirées des versets et non les
> Il n'y a d'ailleurs aucun
> versets construits d'après elles.
> doute que le Maître des versets ait nié ces règles, ait nié
> 
> 1. Qoran X. 96.
> 2. Qoran LXXVH. oO, voir aussi VII-i84 et XLV. 5.
> 3. Que cet homme dont nous   parlions tout à l'heure se pré-
> sente...   (le   Roi).
> 4. Que je nhésite pas (à en produire sur le sujet demandé).
> o. Toujours l'homme doué de puissance, c'est-à-dire le Roi.
> 
> 6.   Le Bâb.
> 7.   Le Bàb.
> 46            SKYYÈD   AI,I   MOHAMMED DIT LE BAB
> 
> qu'il   Cil    ronnaissancc, et cela lui-même*.
> eût                                    Peul-
> êtrc même  aucune   prouve n'est plus forte aux yeux des
> gens d'intelligence que ce manque de science des règles
> accompagné de la production de versets de cette sorte et de
> paroles aussi élevées.
> D'ailleurs le fruit de ces sciences^ est la compréhension
> du Livre de Dieu, et l'arbre de qui descend le livre de Dieu
> n'avait el n'a aucun besoin de la connaissance de ces
> sciences.     De plus, enfin, ces règ^les et cette syntaxe ne se
> basent que sur ce que Dieu fait descendre.
> Combien existe-t-il de personnes qui possèdent toutes les
> sciences, mais dont la foi n'est démontrée que par leur
> croyance aux versets. Et, en elfet, le fruit de ces sciences
> est la science de l'ordre de Dieu et non autre chose, et, par
> suite, l'obéissance au contentement de Dieu.
> En effet, si ces sciences avaient par elles-mêmes une
> ulililé (juelconque, vois   parmi les Arabes il y a bien plus
> :
> 
> d'hommes cjui possèdent ces sciences que parmi les Persans,
> et cependant quelle gloire en tirent-ils^? La gloire réside
> dans le contentement de Dieu, la science de son Unité, et
> le séjour à l'ombre de son obéissance et de son contente-
> 
> ment.
> On ne peut douter que ce que font en vérité la plupart
> •les hommes ne soit dans le but de contenter Dieu. Or, voilà
> 
> que bien peu de personnes connaissent son contentement,
> si ce n'est celles qui connaissent le contentement de son
> 
> Témoignage*.
> 
> 1.  CVsl-à-dirc bien avant qu'on le lui reprochât.
> 2.   De CCS .sciences en général et plus particulièrement des
> règle." de la grammaire et de la synta.xc.
> 3. Au lieu que cela leur serve, cela les accable encore plus, car
> iU hont rc.slés sunnis tandis que les Persans ont connu la vérilé
> dans le cliiismc.
> i. Le Hàb.
> UNITÉ   II,   PORTI':   1                        47
> 
> Aujourd'hui le contentement de Dieu réside dan^ le con-
> tentement de son Témoic^nage et dans celui de ceux qui
> résident à son ombre'. Tous pensent être dans la voie
> droite, mais seul subsiste ce dont Dieu témoi^^ne. Toutes les
> œuvres de ceux qui n'obéissent pas à Dieu, sont œuvres
> vaines et stériles. Et s'il est fait aujourd'hui mention- de
> ceux qui ont traité le Qoran de mensong-e au début de
> l'Islam, soit prêtres chrétiens, soit éloquents Arabes, alors
> il    restera une mention de ceux qui aujourd'hui restent dans
> l'ignorance.
> Aujourd'hui, pour l'esclave, aucune œuvre n'est plus
> profitable que    de regarder avec loyauté les versets du
> Béyàn. Alors il verra, avec l'œil de la certitude, la ^'érité de
> Dieu, et ne restera plus ignorant de la vue du spectacle^
> dont la vue est la vue de Dieu, le contentement celui de
> Dieu. Car tous ont été créés dans ce but, ainsi que Dieu le
> dit dans le Qoran        :
> 
> Cest Dieu qui a créé les deux sans colonnes visibles,
> et s'est établi sur le trône. Il a soumis le soleil et la lune
> 
> et chacun de ses astres poursuit sacourse jusqu'à un point
> 
> déterminé; il manie les affaires de l' Univers et fait voir
> distinctement ses merveilles. Peut-être finircz-vous par
> iroire avec certitude qu'un jour vous serez en présence de
> ')otre Seigneur^.
> 
> Il n'y a pas de doute que chaque miroir placé en face du
> 
> ioleil reflétera de lui-même ce soleil, car, quant au soleil,
> 
> I.    Les 18 lettres du vivant.
> '2.   Cela veut dire    :De même          qu'il n'est   pas   fait   aujourd'hui
> nention....
> Le speclaclc de Dieu c'est-à-dire le personnage dans lequel
> 3.
> •n  peut voir Dieu, qui. dans le monde des contingences, est non
> •as l'essence de Dieu, mais la Volonté Primitive. Or celle-ci se
> efléte en son envoyé comme en un miroir et cet envoyé est le
> laitie de la manifestation, en l'espèce, le Bûb.
> 4. Qoran XIII 2.
> 48               SEYYl^D ALI     MOHAMMED DIT LE BAIi
> 
> il SL- It'vc cl se couche'. La ;;lf»ire de tous réside à arriver
> 
> au fruit lie leurs existences, c'est-à-dire à la vue de Dieu'
> et en la foi en ses versets. Sans cela (l'homme) devient
> une chose vaine par elle-même.
> Kh bien, c'est cel arbre unique qui a planté dans les
> c(curs humains l'arbre du Qoran en vue d'aujourd'hui. Or,
> aujourd'hui, tous se considèrent comme chéris et gloiicux
> à cause du rapport qui les lie à lui, et ils font ce qu'ils
> font   C'est là le sens, dans la loi de l'Islam, de cette pa-
> !
> 
> role   // ny a de force et de puissance quen Dieu!
> :
> 
> Car enfin, s'ils se dépouillent de ce rapport^ qui n'a
> plus de vérité, ils n'ont même plus la force d'un mous-
> tique, et celle faiblesse sulllt aux ignorants pour faire ce
> qu'ils font vis-à-vis de Lui     Au lieu de (recueillir) le fruit
> !
> 
> de leur existence qui consistait à venir aujourd'hui à son
> aide, ils ne l'ont pas fait. Bien plus, ils ne se contentent pas
> de ne pas lui venir en aide, car s'ils se fussent contentés de
> cela, cet arbre n'aurait pas été aujourd'hui prisonnier sur
> celte monlaj,nie.
> Dieu     suffit   à tous   ses esclaves et   il   ordonnera avec
> équité (à leur sujet). Et son ordre est cet ordre même qui
> se manifeste à l'instant dans ses paroles. Jusqu'au jour du
> jugement il y aura une dill'érence ^ entre ceux qui croient
> en lui et les autres, et ce qui est fixé par Dieu sera exécuté.
> Car c'est lui le meilleur des aides, le meilleur des gar-
> diens, le meilleur des comptables et des ordonnateurs.
> 
> Sans se préoccuper d'éclairer ou non les miroirs.
> I.
> 
> Kl ils en sont dépouillés par le fait même que la nouvelle
> i.
> 
> manifestation abrof^e lancienne et que par suite la puissance et la
> force de Dieu se retirent de l'enseiKHcment précédent.
> 3. El cette diUérencc est le Bévàu.
> LMTÉ    II,   POltTK 2                      49
> 
> PoHTt:   ù,
> 
> Sur ceci que personne ne peut embrasser ht science
> de
> tout cequi est descendu dans le Béyàn, si
> ce n'est Celui
> que Dieu voudra.
> 
> Le résumé de cette porte est ceci que         :
> 
> Personne ne peut embrasser tout ce que Dieu        f.iil    .1
> 
> descendre dans le Béyân. si ce n'est Celui que Dieu doit
> manifester, ou celui que Celui-ci aura instruit de sa
> science, et aussi 1 arbre * même d'où s'est levéleBéyan.
> Si toutes les mers des cieux et de la terre étaient
> de
> l'encre,  si toutes choses étaient des plumes et si
> tous les
> hommes énuméraient (le compte de ses écrits) ils ne pour-
> raient commenter une parole des paroles du Bévàn dans le
> sens qu'elle a car Dieu n'a donné a ces mois ni commence-
> ment ni fin.
> n'est permis à personne de commenter ce que Dieu a
> Il
> 
> fait descendre dans le Béyân. On ne peut qu'appliquai-
> toutes les lettres elliyines à Celui que Dieu doit iiianifcs-
> ter et aux lettres du Vivant de son temps, et toutes les
> lettres non elliyines aux portes de feu (enfer). En elTet,
> toutes les lettres elliyines ressusciteront à son ombre,
> toutes les lettres non elliyines à l'ombre de la négation.
> Et avant, il en était comme il en est après, car il n'v a pas
> de changement dans l'ordre de Dieu. Et il en a été ainsi
> avant avant, comme il en sera ainsi après après.
> Tout le Qoran se compose de cent quatorze sourates et
> chaque groupe de six sourates est descendu pour la glori-
> 
> i. Donc il n'y a plus d'oulema, le Xouqto seul et celui que Dieu
> doit manifester et celui que celui-ci instruira peuvent commenter
> le   Béyân.
> 
> SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE              BAIÎ
> 
> lici.lion        de chacune tics lellrcs du Bism Illah er Rahnwn
> sont pour le point
> er Ita/u'm. Les six premières sourates
> du HtS           les six dernières pour le Mime. Toutes les lettres
> et toutes les
> elliyinês retournent à ces dix-neuf spectacles
> autres aux dix-neuf portes de feu.
> Toutes les portes de feu retournent à la première porte
> de feu' de même que toutes les portes du
> Paradis re-
> tournent à la première porte du Paradis toutes les lettres :
> 
> se trouvant réunies en la formule    // n y a pas de dieu
> :
> 
> si ce n'est Dieu.
> Les lettres nonclliyines sont enfermées dans la négation
> .<  n'y pas de Dieu » et toutes les elliyinês dans l'affirma-
> il
> 
> tion « si ce n'est Dieu. »
> Toutes les lettres non elliyinês du Qoran sont anéanties
> à la première porte de feu, toutes les elliyinês du
> même
> livre subsistaient à l'ombre de l'affirmation.
> Cesl ainsi que Dieu anéantit qui il veut et fait subsis-
> ter qui il veut.             En vérité, il est le stable! il est fort! il est
> puissant!
> Aucun commentaire du Béyân n'est pei-mis si ce n'e^t
> celui qui vient de son arbre^.
> Tous les noms bons sont dignes des lumières des cœuis
> de .:eux-là qui croient en lui, tandis que tous les noms non
> elliyinês coulent dans l'être même de ceux qui ne croient
> pas en lui.
> De toute éternité, le            Béyân était comme l'êti-e humain
> car il est vivant, et toutes les lettres de lumière et de feu
> sont évidentes dans les horizons et dans les êtres mômes.
> Ainsi, si quelqu'un veut aujourd'hui les dilîérencier, il
> le peut, car c'est aujourd'hui le jour de la manifestation
> de Dieu.
> 
> 1.   D'ijù elles sortent.
> 2.   Seul,   le   Hàb a le droit de commenter,
> .
> 
> U.MTK   II,   POIITE    -2
> 
> Mais après que Tarbre delà vérité aura été relire» on
> ne pourra connaître la vérité de la sifiialii,n ydes indiri-
> dus] si ce nesl en se basant sur les apparences.
> Quiconque ne transgresse par les ordres de Dieu est
> des lettres elliyines, quiconque les transqresse est des
> non elliyines, à moins que Dieu donne                        ralléc/resse   aux
> hommes par sa manifestation au jour du juqement.
> Ce jour-là, Vordre est V ordre du Point, à son retour,
> qui décidera de la fin des situations antérieures. Qui-
> conque a cru en lui est des lettres elliyines, et quiconque
> na pas cru en lui est des non elliyines^. C'est Dieu qui
> différencie entre elles et en vérité            il    est le    meilleur des
> différencia leurs
> VA cela arrivera au point qu'il ne sera plus fait mention
> des lettres non elliyines, si ce n'est dans les livres.
> Et ce même arbre de négation se croit des lettres
> elliyines, et sans le savoir il se maudit lui-même de sa
> propre langue, et ce, jusqu'au lever du Soleil de la Vérité
> qui fait apparaître son manque de foi, ainsi qu'un chacun
> Ta pu voir avec l'œil de la certitude dans ce jour (actuel)
> du jugement.
> C'est ainsi que tous disent aujourd'hui   u Nous croyons
> :
> 
> en Dieu et en ses versets « et voilà que l'arbre de la vérité
> de qui est descendu le Qoran, est confiné sur une mon-
> tagne avec un seul compagnon!
> Ce sont des vérités de ce genre qui éclatent      à la mani-
> festation    du Soleil de la Vérité; ce sont de tels voiles qui
> sont déchirés.
> Ceux qui ne pensaient à rien qu'à contenter Dieu,
> 
> 1.   Après ma mort, l'explication donnée       ici facilitera     singulière-
> ment la compréhension de certains passages.
> 2.   Ce n'est qu'au jour de la manifestation qu'on peut distinguer
> les sincères des   menteurs  : les sincères croient, les menteurs ne
> croient pas.
> 52                 SEVYHD   AU MOHAMMED DIT LE BAB
> 
> oiddiiiRMit        des choses   telles   contre   la       source   même du
> contentement de Dieu, que la plume rougit de les l'appor-/
> ter. Kl cela contre celui seul par qui se manifeste ce con-
> lenlement divin.
> Profitez de l'exemple, ô hommes perspicaces, et compre-
> nez (léaormais l'ordre de Dieu!
> 
> PORTK 3
> 
> A'i/i.'?    l'explication de ceci que ce     qui est dans le Béyân
> contient l'ordre de toute chose.
> 
> Le résumé de cette porte est ceci que            :
> 
> De la part de Dieu, pour tous les hommes, il y a deux
> témoins     l'un, les versets, l'autre, la personne sur qui
> :
> 
> descendent les versets.
> Le premier est un témoin qui subsiste évident jusqu'au
> jour du jugement; le second est un témoignage évident
> tant que dure la manifestation; quand il est caché', il
> constitue toujours un témoignage pour toutes choses, maiis
> personne ne le comprend -.
> Pour lui, au moment de son coucher^ sont des témoins
> qui sont les preuves de son témoignage subsistant qui est
> le Béyân. Et ceux-là sont témoins sur la parole qu'il fait
> descendre à l'instant même jusqu'au* jour du jugement.
> ALiiheur sur eux si, au jour de la manifestation, ils restent
> 
> I. Après .sa mort.
> 2    est donc seul.
> II
> 
> 3. Par comparaison avec le soleil, c'est-à-dire au moment de sa
> mort.
> 4. Ccsl-à-diiv que celle parole même, qui descend à cet instant,,
> les crée lémoins, mais ce sont des témoins accidentels.
> UNITÉ       II,   PORTE   3            53
> 
> dans rignoiaïK-e de celui qui en a fait ses témoins'. Il en
> serait pour eux comme il en est pour les oulémas qui, se
> basent sur cette parole d'un des imâms, sur eu soit le
> salut,
> Tournez-vous vers celui qui rapporte nos paroles.
> Ils se  considèrent comme dépositaires du pouvoir des
> imâms, et s'attribuent des noms qui ne leur conviennent
> pas-. S'ils étaient sincères dans leurs dii'es, ils n'eussent
> pas renié la parole de Celui par la parole de qui existent
> le Prophétisme et l'Imamat. Mais c'est peut-être qu'ils ont
> vu que la maniiestation de Dieu était dommageable pour
> leurs situations (sociales) et alors ils ont invoqué l'origine
> à laquelle ils se font remonter, et ils ont ordonné et pro-
> noncé des jugements contre Dieu et cependant Dieu a fait
> !
> 
> descendre dans le Qoran            :
> 
> Quel être est plus coupable que celui qui se détourne
> quand on lui récite nos versets^.
> 11   n'y a pas de doute              que les versets de Dieu soient
> les vei'sets       qui se lèvent de cet arbre, car l'Essence Eter-
> nelle était de toute éternité dans son Unité alors que les
> versets sont une création de la Primitive Volonté dans
> laquelle on ne peut voir rien autre chose que Dieu.
> Quoiqu'aujourd'hui les hommes se préoccupent peu des
> versets de Dieu, bientôt ils leur donneront la mention la
> plus élevée ils feront orner des Béyâns qui vaudront mille
> ;
> 
> miscals d'or, s'en feront gloire, et, par là, se considéreront
> comme appartenant à Dieu.
> Il en fut de même pour ce Qoran. Il ne se rencontra,
> 
> durant vingt-trois années, personne qui en écrivit l'original
> jusqu'au jour où l'Emir des Croyants pensa à l'écrire sur
> 
> 1.   Les Béhahis veulent voir ici une allusion à Soubh Ezel.
> 2.   Cheikh-oul-Islam, Imam Djoumé, etc.
> 3.   Qoran XVIII -io.
> 54             SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAR
> 
> des omoplates de moutons ou autres matières possibles,
> ainsi qu'il est écrit dans le Iladis Réda. Or, aujourd'hui
> l'on voit des Qorans innombrables dont le prix est de
> mille ou dix mille Krans, jusqu'à l'imprimé qui vaut un
> Kran, de telle sorte que la plupart des hommes se
> rattachent au bras. C'est là le rang- de la créature de Dieu !
> 
> )n ne peut douter que Dieu n'ait expliqué toutes choses
> (
> 
> par la plus haute des explications dans l'argument qui
> subsiste  (le livre). Si quelqu'un dit qu'il existe une chose
> 
> dont l'arrêt n'a pas été prononcé dans le Béyàn, celui-là
> ne croit pas au Béyàn, c'est certain. En effet, toutes choses
> ne peuvent être en dehors de deux portes. Ou elle est
> mentionnée à la porte de négation, ou elle est mentionnée
> à celle d'affirmation. Si c'est une chose qui ne plaise pas à
> Dieu, elle retourne à la porte de feu; si c'est au contraire
> une chose que Dieu aime, elle dépend de la porte d'affir-
> mation. Tous les noms contraires à la vérité sont men-
> tionnés dans la première leu) et tous les noms vrais, dans
> (
> 
> la seconde. C'est là le circuit de la connaissance de toutes"
> choses dans le Béyân. Quiconque voil cela est témoin que
> dans le Béyân il n'y ,i rien qui naii été mentionné, et
> Dieu embrasse toutes cJwses.
> Il n'y a aucun moment où Dieu n'ait décrété pour un
> 
> livre muet, un livre doué de parole. Ce livre muet ri est donc
> en ce monde que par V intermédiaire du livre doué de
> parole, et le livre doué de parole, par l'intermédiaire du
> livre muet. Quiconque ne transgresse pas les ordres du
> livre muet est lui-même un livre parlant, et le livre
> parlant est Celui que Dieu doit manifester.
> Donc, en vérité, toutes choses retournent à Celui que
> Dieu doit manifester. Si quelqu'un ne transgresse pas les
> limites du liéyùn, en vérité celui-là estun esclave qui a
> iiJtri       que Dieu doit manifester. Il a obéi à Celui
> à Celui
> auprès de (/ni est la science du Béyàn et il est savant, il
> LMTÉ II. PORTE 4                        55
> 
> est   témoin dans les limites du Béijùn iivnnl     hi in;tnifcsla-
> lion de Celui que Dieu doit manifester^. IJl, au         moment
> de la manifestation de cette Altesse, la foi se sépare de
> tous les Croyants, sauf de ceux qui croient en elle.
> Dès lors, du moment que la foi s'est séparée de lui,
> comment pourrait subsister son témoignage qui n'est que
> la conséquence de la foi.
> Craignez donc Dieu, ô vous qui êtes témoins, afin de ne
> pas ordonner contre le Seigneur, comme l'ont fait contre
> moi les témoins du Qoran. Quiconque ordonne contre
> moi, ordonne contre Dieu, son Seigneur. Il ne reste d'eux
> aucune bonne mention auprès du Seigneur ce sont eux
> '
> 
> les transgresseurs.
> 
> Porte 4
> 
> Dans l'explication     des lettres elliyines et de celles qui
> ne le sont pas.
> 
> Le résumé de cette porte est ceci que      :
> 
> Dieu n'a fait descendre aucun mot sans que pour ce
> mot il n'y ait eu, il n'y ait un esprit. Et cet esprit est à lui.
> C'est pourquoi un croyant au Paradis et au contentement
> de Dieu se réjouit d'entendre prononcer ces mots et s'at-
> triste à l'énoncé du mot feu ou enfer, au point qu'on peut
> dire qu'il jouit du premier et souffre du second.
> Or, tous les mots que Dieu a fait descendre dans le
> Béyân sont de deux sortes ou ce sont des mots elliyines
> :
> 
> 1. Celui qui croit sincèrement et en toute vérité au Béyàn croit
> 
> à Celui que Dieu doit manifester avant sa manifcslaliou. et il y
> croira au moment où elle aura lieu.
> Si;VVÈD ALI   MOHAMMED DIT Lli HAlî
> 
> cl     leur esprit est dans le       Païadis,   ou ce sont des mots
> autres que les elUyincs, et leur esprit est dans le feu.
> Toutes les paroles non elliyines appartiennent au La
> clalié, toutes les elliyines dépendent du Ella hou. La créa-
> lion de toutes les non elliyines dépend de la première de
> ces paroles* et la création des ellii/inea de la seconde^.
> De toute éternité les lettres elliyines sont élevées au
> plus haut degré du Paradis, et les autres sont enfouies
> sous la poussière.
> Ainsi, si aujourdjuii quciqu"un rcf^ai-de dans le début
> de l'arbre qoi'anique, il verra avec certitude combien les
> cinq lettres de né<;ation sont abaissées, et ces cinq sont la
> première, la deuxième, la troisième, la quatrième et la
> cinquième^, et les cinq lettres qui prouvaient TalTirma-
> lion, combien elles sont élevées au plus sublime degré, et
> c'étaient        :   Mohamnied, Ali, Fatemèh, IIass;in, Iloussein^.
> Les cinq lettres de feu, si on en compte les lettres,
> deviennent dix-neuf, ainsi que Dieu a fait descendre dans
> le Qoran^.
> « Au-dessus se fiennenl dix-neuf. »
> Et de même les lettres de ces cinq noms (qui affirment)
> si on les compte, on obtient l'Unité.
> 
> Or, ainsi que les lettres non elliyines retournent à cette
> parole (La élahé) ainsi toutes les lettres elliyines retournent
> à la parole d'assentiment.
> Dieu a créé la négation et a ordonné pour elle le feu;
> 
> I. Do la première personne qui nie la nouvelle manifestation et
> qui cnti-aine à sa suilc la né{4;alion d'autres personnes.
> f. C'est-à-dire du Premier croyant qui enlrainc la foi des autres.
> 
> 3. Le texte dit Evvel, Sani, Sales, Rabé, Khamés ce qui repré-
> sente 19 lettres, les noms ne sont pas cités parce que ces {j^ens ne
> sont pas dignes qu'on mentionne leurs noms.
> 4. Ce qui éj^ale encore 19 lettres.
> Ij.   LX.XIV, :iO
> UNITÉ    11,   PORTE   4               57
> 
> ila également créé lassentiment et a donné, pour lui.
> Tordre du Paradis, car la négation ne le démontre jia«^,
> tandis que l'airirmation le prouve.
> r/est là l'explication c/c la création^ delà négalif)n et
> de l'allirmalion, et le ladvine e^i similaire du taqvinc.
> Tout ce qui est multiplié de la parole de négation,
> retourne, au jour du jugement, à la parole de négation, et
> toutes les lettres non elliyines, avec les esprits qui y sont
> attachés, ressuscitent à l'ombre de la parole de négation.
> De même tout ce qui s'est multiplié- de la parole d'aiïir-
> niation, au jour du jugement, retourne vers la parole
> d'affirmation, et toutes les lettres elliyines et leurs esprits
> ressuscitent à l'ombre de celte affirmation. Quiconque est
> entré dans la négation est, par ce fait même, dans le feu de
> Dieu jusqu'au jour de Celui que Dieu doit manifester; qui-
> conque est à l'ombre de l'assentiment est dans le Paradis
> de Dieu jusqu'au jour de Celui que Dieu doit manifester.
> L'élévation de l'esclave consiste en ceci qu'il examine
> les ramifications de ces deux paroles^. Il verra comment
> sans fin la première est dans le néant, et comment sans fin
> s'élèvent les secondes. Le témoignage de Dieu est cepen-
> dant égal pour tous les deux, car les versets de Dieu ont
> été manifestés pour toutes deux.            Seulement les spectacles
> de la négation ne les ont pas acceptés et sont devenus
> u néant, » tandis que les spectacles de l'assentiment les
> 
> ont acceptés et se reposent à l'ombre de l'affirmation.
> Aucun feu n'est plus violent que le spectacle de la
> parole de négation, aucun Paradis plus élevé que celui de
> 
> 1. Tavqine,  création est le mut spécial, chez les Uiéologicns
> persans, pour indiquer la création de riiomme, tadvine, celle du
> Livre, tachriyé celle de la Relij^ion.
> 2. Unité par unité, c'est-à-dire par groupes de dix-neuf. Voir
> plus loin.
> 3.   Négation, assentiment.
> 58                    SICYYÈD ALI    MOHAMMED DIT LE BAB
> 
> la   parole crassentiment. Autour des premières tournent
> les lettres  autres qu'eliiyines; autour des secondes les
> lettres cllivines, et ce jusqu'au jour où toutes                   retournent
> eiilln   Celui (jue Dieu doit manifester, au jour de sa
> à
> juanifestalion. (Ce jour-là) si on l'accepte on devient des
> elliyines, sinon, des autres. Heureux celui qui saisit for-
> tement ta corde de Dieu et s'appuie sur son Seigneur afin
> d'éviter le feu et d'entrer dans le Paradis avec la permis-
> sion de son Seigneur.               En vérité, celte entrée dans            le   Pa-
> radis est un immense bienfait.
> (Test pourquoi l'esclave,           quand   il lit   les   paroles elliyi-
> nes, devient rassuré;  car alors les esprits de ces lettres
> elliyines s'attachent à lui, et c'est là le plus haut Paradis
> pour ceux qui adorent, pour ceux qui sanctifient, pour
> ceux qui prononcent la formule d'Unité, pour ceux qui
> se prosternent. Toutes les fois qu'il i^lesclavej prononce
> les paroles non elliyines, il serait heureux de voir la jus-
> tice de Dieu s'appesantir sur elles, car les esprits de ces
> mots s'attachent à lui. A ce moment-là l'esclave doit
> demander refuge à Dieu très haut afin que celui-ci le garde
> contre ces esprits.
> Celui à qui Dieu, dans   le Qoran, a promis le Paradis.
> Dieu l'a fait revenir, au jour du jugement, à l'arbre de
> son amour. C'est là la plus sublime des sublimités du
> Paradis bénéllcier du contentement de Dieu et jouir par
> :
> 
> l'anirmation de son Unité.
> Ceux, à qui Dieu a promis le feu, retournent à la parole
> de négation. Kl ceux-là sont châtiés dans cette négation
> même, car aucun châtiment n'est plus terrible que de
> rester dans l'ignorance de Dieu el de sa Foi, tandis qu'au-
> cun Paradis n'est plus sublime que la foi en Dieu et en
> ses signes.
> .^i   un       homme doué de perspicacité regarde,                il    verra
> niininiMit           l<'s   gens du Paradis se sont hâtés d'y entrer
> LMTÉ 11,   poinr-:   4             ôy
> 
> quoique leur nourriture ne consistât qu'en leuillcs d'ar-
> bre*; et coninienl les gens du feu entrèrent d;ui> ce l'eu
> volontairement parce qu'ils avaient tiré tous les prolils
> possibles de          la     parole de négation, s'en faisaient gloire.
> C'e&t pourquoi             ils  sont punis par le feu, sans le com-
> prendre, ainsi que Dieu l'a dit.
> Ils seront rongés par le feu clans leurs enfraillcs-.
> C'est ainsi que les lettres non elliyines retournent vers
> leurs esprits, et les elliyines vers les leurs.
> Personne n'existe en ce bas monde, mentionnant                     les
> lettres elliyines, sans que les esprits des anges appartenant
> à ces mots ne se tournent vers lui et ne lui envoient des
> bénédictions de la part de Dieu.
> S'il prononce les lettres non elliyines et qu'il ait de
> 
> l'amour pour elles, aussitôt les esprits des démons du feu
> le regardent. S'il ne demande pas refuge à Dieu ^ ils font
> parvenir jusqu'à lui, de leurs rangs, ne fût-ce qu'un
> certain trouble dans le cicur. S'il demande refuge à Dieu
> et réclame sur elles la punition de Dieu il n'y a plus de
> routes d'elles vers lui, et elles ne peuvent plus lui faire
> parvenir le moindre dommage religieux.
> Il semble, cependant, que je vois les lettres de négation,
> 
> à la manifestation de celui que Dieu doit manifester,
> demander refuge à Dieu contre cette négation dont elles
> sont elles-mêmes l'origine. Seul, alors, Celui que Dieu doit
> manifester peut leur donner refuge contre leur propre feu.
> En efTet, l'esclave, au moment même où il prononce ces
> mots     Je demande refuge à Dieu, » s'il n'est pas rentré
> :    «
> 
> dans         la  du Béyân, ne trouvera pas ce refuge.
> religion
> Peut-être ne prononce-t-il cette parole que parce qu'il est
> 
> 1.    Quoiqu'ils fussent en ce bas monde pauvres et niiscrablcs.
> •2.   Qoran XLVII,          13.
> 3.    Au moment où il les prononce.
> 60              SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB
> 
> iLMilrc clans     la   religion, car       ceux qui ne sont pas entrés
> ilaiis la foi    du Qoran ne la prononcent pas. El en effet, se
> iL'fugier en Dieu, c'est se réfugier en son témoin.
> Quiconque a cru à Mohammed, auparavant, a trouvé
> refuge contre le feu de Dieu. Et cependant, les lettres de
> feu, elles-mêmes, prononcent cette                 même parole. Mais cela
> ne leur sert de rien car elles ne se réfugient pas dans le
> témoin de Dieu. En elîet, Dieu a fait descendre ces mots
> dans le Qoran.
> « Celai qui croit en Dieu   » et il les a fait accompagner
> '
> 
> des mots qui les suivent-. Et voilà que maintenant l'indi-
> vidu (de négation) répète cette parole sans la comprendre.
> Ainsi dans lislam, TinlcrpréLalion de cette parole est dans
> le seconde II récitait cependant tout le Qoran, mais à ce
> 
> moment-là le spectacle de la Divinité était l'Emir des
> croyants ^ S'il eût cherché refuge en Ali il eût trouvé le
> salut de la parole d'ensuite^
> C'est pourquoi jusqu'au jour de Celui que Dieu doit
> manifester, tous demanderont refuge à Dieu et au point
> du Béyàn, mais ce jour-là ceci ne leur servira de rien, car
> alors se réfugier en Lui* et se réfugier dans le Point du
> Béyàn, c'est se réfugier en Lui''.
> 
> 1.    Qoran VII, 58.
> -.    Et à son envoyé.
> ii.   Omar.
> i. Ali.
> S. Il y a ici deu.x sens. Le premier est le suivant
> d'après les
> :
> 
> chiites Omar ne croyait pas en Mohammed, il était idolâtre,
> et.
> par conséquent, lellre du feu. Après la mort du Prophète, Ali
> étant le témoin de Dieu, s'il eut cru à ce dernier, il fut devenu
> des elliyines. Mais, conmie il n'y crut pas. et s'assit même
> à sa
> place sur le Trône du Khalifat, il redevint encore lettre du
> feu.
> (A la parole d'ensuite     il   eût   ressuscité   croyant.)
> G.    En celui que Dieu doit manifester.
> T.     Celui qui est manifeste dans la manifestation.
> UNITÉ    II,   PORTE     4                               01
> 
> Ainsi, au début de la manifestation de cet arbre tous
> disaient         :    «   Je   me   réfugie        en Dieu       )i   et   cependant         ils
> 
> habitent dans le feu, excepté ceux que Dieu veut et qui
> ont connu le spectacle du nom. Donc, ceux qui ont cher-
> ché refuge en lui sont à l'abri du feu. En vérité, chaque
> jour, sans fin, chacun la prononce cette parole, et cepen-
> dant, pour personne il n'y a de salut, car Dieu a joint les
> mots    :   ((       Celui qui se réfugie en Dieu » avec ceux-ci                       <<.   et
> en son envoyé. »
> Se l'éfugier dans                 le   prophète, c'est se réfugier dans ses
> lieutenants, et se réfugier en ses lieutenants, c'est se réfu-
> gier dans les portes de ses lieutenants.
> Le premier ne peut sem'ir à quelque chose qu'avec le
> dernier, ni l'apparent qu'avec le caché. Se réfugier dans le
> prophète, c'est se réfugier en Dieu; se réfugier dans les
> imams, c'est se réfugier dans le prophète; se réfugier dans
> les portes, c'est exactement se réfugier dans les imams.
> Quiconque aujourd'hui entre dans le Béyân trouve
> refuge contre le feu. Ainsi les lettres de l'élif n'ont pas
> trouvé de refuge contre le feu, si ce n'est lorsqu'elles sont
> rentrées dans les lettres du Qoran. En ce qui concerne les
> lettres du Béyân. jusqu'au jour de Celui que Dieu doit
> manifester, les ellivines d'entre elles sont dans le Paradis,
> les autres dans leur propre séjour. Et ce jour-là, quiconque
> entrera dans son livre-, trouvera le salut contre le feu, car
> son séjour dans le Béyân ne lui sera d'aucune utilité, pas
> plus que le séjour des gens de l'élif dans l'élif après la
> descente du Qoran, pas plus encore que le séjour des lettres
> du Qoran dans le Qoran après la descente du Béyân.
> Les lettres elliyines, dans leur degré sublime, pro-
> qressent jusqu'au rang qui plait à Dieu, tandis que les
> 
> 1.   Evangile.
> 2.    C'est-à-dire le Livre de Celui que              Dieu doit manifester.
> 62             SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB
> 
> Icllre.s   non cllii/incs restent nérfalion cLins leur néant et
> leur non être.
> Heureux celui (jui donne en nourriture à son cœur les
> lettres elliyines etne prononce jamais les lettres non
> clliyines sans se réfugier en Dieu ! En vérité Dieu le gar-
> dera. Il n'arrivera aucun dommage aux elliyines de men-
> tionner les non elliijines. Il en sera pour elles, comme il
> en est pour ceux qui ont cru au Qoran, quand ils men-
> tionnent les croyants au livre d'auparavant : cela n'offre
> aucun dommage pour eux. C'est ainsi que Dieu rend ses
> .'iignes évidents, il se peut que mus soyez convaincus.
> 
> rORTE o
> 
> Dans       ceci que,   chaque nom bon que Dieu a        fait   des-
> cendre dans le Béyân a pour but, dans sa vérité pre-
> mière, Celui que Dieu doit manifester. Chaque nom
> mauvais que Dieu a fait descendre dans le Béyân a
> pour but, dans sa vérité première, la parole de néga-
> tion à l'époque de Celui que Dieu doit manifester.
> 
> Le résumé de celte porte est ceci      :
> 
> Chaque nom bon, qui est descendu dans le Béyân a
> pour but, dans sa vérité première, Celui que Dieu doit
> manifester. Puis, dans sa vérité seconde,        le   premier qui
> donne sa foi, et ainsi de suite jusqu'à la fin des existences.
> Par exemple, là où est mentionné le mot « terre, » le but
> de ce mot est Celui que Dieu doit manifester, lui-même;
> puis peu à peu, de descente en descente,         il en arrive à
> desi;,rncr cette parcelle   de terre matérielle qui lui est atta-
> chée  e( sur laquelle il réside, et qui est lendroit
> le plus
> élevé du ciel dans le livre de Dieu.
> UMTÉ 11, PORTK                         »'.3
> 
> De même, tout nom autre que bon, qui est descendu
> dans le Béyàn, son but, dans sa vérité première, est cet
> arbre qui, en opposition avec lui, est né|^^^tion. Et si le
> mot « terre » a été employé parmi les mots non elliyines,
> son but est d'abord cet individu même, puis, de descente
> en descente, il en arrive à signifier cette parcelle de terre
> sur laquelle il réside et qui est l'endroit le plus vil de l'en-
> fer, dans la terre de feu, même si son siège est le trône de
> la grandeur.
> Donc, chaque nom bon que Dieu lit descendre dans le
> Qoran a pour but, dans sa vérité première, le Prophète de
> Dieu; chaque nom autre que bon a pour but le premier
> qui sest mis en opposition avec le premier assentiment.
> Si le mot « terre » y est prononcé parmi les mots elliyines,
> son sens est d'abord le Prophète de Dieu, puis peu à peu
> cette parcelle de terre qui était le siège de son corps. Tout
> cela retourne au Qaém de la famille de Mohammed* que
> désigne tout ce qui est nom bon dans le Qoran, dans sa
> vérité première. C'est ainsi que dans le Béyân nous les
> avons appliqués^ à Celui que Dieu doit manifester.
> Chaque nom autre que bon, descendu dans le Qoran,
> même s'il s'agit du mot « terre, » a pour signification le
> premier qui n'a pas cru''.
> Or, ainsi que cela est certain en ce qui concerne le
> Qoran, de même cela est-il conlirmé auprès de Dieu dans
> le Béyàn.
> 
> Tout nom bon, dans la science de Dieu, désigne, dans sa
> vérité première, le point de la volonté, et tout ce qui est
> autre que bon, désigne celui qui n'a pas cru à ce point.
> Donc, chaque fois que le mot « terre » est prononcé dans
> 
> 1. Le Sahab ouz-zéman, c'cst-à-dirc le Bâb.
> 2. Ces noms bons.
> 3. Tout le bien découle du premier qui a affirmé, tout le mal
> est imputable au premier qui a nié.
> 64              SKYYÈD ALI MOHAMMED DIT LK BAB
> 
> l'existence, il retourne au point du Béyàn, aujourcriiui; et
> ce, depuis les terres des cœurs jusqu'à celles des esprits, el
> des terres de l'âme jusques à celles des corps, et des
> terres des corps jusqu'à toute choses (fui sont plus proches
> d'elle    ef   ainsi, decrescendo, jusqu'à celle lerre   qui est
> .'H/   sommet de la montagne et qui n'a que trois coudées sur
> quatre^. Cette terre est l'essence et la vérité de toutes
> les terres du globe, à cette époque-ci  si cette place est
> :
> 
> changée, la gloire changera de place jusqu'à ce qu'il se
> trouve enfin dans l'endroit d'où on ne le changera plus 2.
> 11 en est de même à l'ombre des elliqines, mot par mot,
> 
> point par point.
> Les terres où se trouvent les elliyines sont les plus
> hautes terres du Paradis, les autres sont les plus viles de
> l'enfer.
> Je demande refuge' à Dieu contre ce quil n'aime pas
> et   je lui demande de tout ce qu'il aime. En vérité, ce
> Dieu est le bienfaiteur, le Clément.
> Decrescendo, les noms bons du Qoran désignent le pro-
> phète et degré par degré, ses lieutenants. Il en est de
> même dans les lettres non elliyines, jusqu'à ce qu'enfin
> ces lettres arrivent à désigner, d'un côté la plus sublime
> terre du Paradis, qui est le lieu du martyr du Seigneur des
> confesseurs*, le salut soit sur lui, et de l'autre la plus vile
> place de l'enfer qui est le trône de celui qui était en oppo-
> sition avec lui'^.
> C'est là, l'ordre venant de Dieu, et qui coule dans les
> manifestations de chacun des témoins de Dieu.
> 
> 1.   Il s'agit du mont de Makou.
> 
> 2.  Jusqu'à son tombeau.
> 3. Comme il vient de prononcer un mot non elliyine
> le Bâb ici
> prêche d'exemple et ilemandc aussitôt pardon à Dieu.
> 4. Kerhêla.
> ").  Yézid.
> UNITÉ    11,   PORTE   6                   65
> 
> Aujourd'hui, tous les noms bons, dans leur vérité pre-
> mière,   désignent le Point du Bèyân, et ce, jusqu'à la
> « terre » que nous avons donnée en exemple. Dans leur
> vérilé seconde, ils désij^nentla lellre .sf/je' et ainsi de suite
> pour finir à la fin des existences. Donc ô huniines, vous
> Ions, craignez Dieu.
> 
> PoHTE 6"
> 
> Dans ceci que le Béyûn es( ht balance de Dieu jus(/u\iu
> jour de Celui que Dieu doit manifester. Quiconque lui
> obéit est lumière, quiconque s'en détourne est feu.
> 
> Le résumé de cette porte est que:
> Le Béyân est la balance de Dieu jusqu'au jour du juge-
> ment dernier qui est le jour de Celui que Dieu doit mani-
> fester.
> Quiconque agit conformément à ce qui y est descendu
> est dans le Paradis et ressuscitera auprès de Dieu, à
> l'ombre de Tassentiment et des lettres elliyines. Qui-
> 
> 1. La lettre sine désigne la seconde lettre de la formule Bism
> 
> lUah er Ualunan er Rahim qui est composée de l'J lettres et qui
> par cela même représente la première Unité (Oualied     = l'J). Or le
> 
> Point du Béyàn est le point du B de la formule, c'est-à-dire le
> Bâb lui-même. A qui donc revient le rang du sine. Il y avait à ce
> sujet discussion entre les Oulémas de la secte. Je pense que le pas-
> sage suivant extrait de la Sourate révélée à Makou, pour un
> nommé Ali dont tout le préambule est en Arabe et le reste en Per-
> san (Manuscrit A. A. de ma bibliothèque) mettra tout le monde
> d'accord. < Le Bouchrouyéhi, qui n'avait même pas de chemise,
> vint dans le monde premier des atomes, et, sur la place de la
> il emporte
> vérité, se revêtit de la chemise de la première créature :
> 
> cette gloire avec lui jusqu'au jour du jugement. »
> 2. Ici commence l'explication des termes employés dans l'islam.
> 66                 SEYYÈD AU 3I0IIAMMED DIT LR BAH
> 
> conque dévie, ne fùl-ce que de l'épaisseur crun grain d'orge,
> etil    dans le feu et ressuscitera à i'onibi'e de la négation.
> Ce sens est iiianiresle dans le Qoran, et Dieu y a fait des-
> cendre, en de nombreux passages, que f/uiconque ordonne
> conlrairenienl k l'ordre de Dieu est un impie. Ce qui
> dépend de cette parole' fait partie des rangs de cette parole.
> Et c'est là l'ordre^ de celui qui transgresse l'ordre de Dieu.
> Qu'en peut-il donc être (pour lui"! quand il tyrannise la
> personne même de la manifestation de Dieu, après que
> Dieu a fait descendre dans le Qoran.
> « Je n'ai créé l'homme et les génies que pour l'adora-
> tion.     ))
> 
> 11    n'y a pas de doute que l'obéissance n'est acceptée que
> quand elle est l'obéissance au témoin de Dieu. En effet*
> les <euvres  de ceux qui ont été les ennemis^ des gens de la
> maison eussent été mentionnées auprès de Dieu, cepen-
> dant qu'aujourd'hui tous décident que pour ceux-là il n'y
> avait pas d'adoration, et que leurs œuvres ne portent
> aucun fruit. Par exemple, aujourd'hui, d'autres que les
> chiites agissent suivant l'ordre du Qoran, mais dès l'instant
> où ils ont dévié de l'imamat, ils sont devenus des men-
> teurs aux yeux de Dieu.
> Aujourd'hui bien peu d'hommes agissent suivant la
> bah'aice du Qoran    peut-être même n'en voit-on pas, si ce
> :
> 
> n'est ceux que Dieu veut.
> S'il se rencontre quelqu'un qui n'entre      pas dans la
> balance du Béyân, sa piété ne lui sert de rien. C'est ainsi
> que la piété des prêtres de l'Elif ne leur sert de rien, parce
> qu'ils sont restés dans la balance de l'Elif au moment de la
> 
> 1.    De négation.
> 2.    La sentence.
> 3. Si elle élait   acceptée sans cela.
> 5.   Siinnis.
> LMTÉ II, PORTE 6              67
> 
> manifestation du Prophète (Mohaniinetl). S'ils eussent ayi'
> suivant la balance du Qoran, ils n'eussent pas rendu contre
> l'arbre de vérité les décisions du fleure (de celles qu'ils ont
> rendues) et telles que les deux étaient sur le point de se
> dissoudre, la terre d'éclater en morceaux, les montac/nes
> de tomber en poussière. Leurs cœurs sont plus durs que
> ces montagnes, qui ne se sont pas laissés influencer!
> Aucun Paradis, aux yeux de Dieu, n'est plus élevé
> que d'être dans son contentement. Gloire à Dieu de ce
> qu'aujourd'hui ce bienfait est le partage des jjens du
> Béyân. Par la suite, tous ceux qui n'en transgresseront pas
> les limites- subsisteront dans ce bienfait jusqu'au jour de
> Celui que Dieu doit manifester. El si, j'en demande par-
> don à Dieu, il les a transgressées, il n'a exercé de violence
> que sur lui-même.
> Dieu n'a pas besoin des gens de ce monde.
> Dès le début de sa manifestation^, le Béyân entier lui
> obéit, et non à d'autre que lui. De même la religion
> entière de l'Elif, au moment même du Prophète (Moham-
> med) son devoir était d'être de ses esclaves   ils ne devaient
> :
> 
> pas rester dans leur balance, car dès lors était intervenue
> la décision ordonnant l'injustice du séjour dans cette
> balance*.
> Quiconque est dirigé, Vutilité de celte direction retourne
> H lui-même celui qui reste ignorant et ne subit pas de
> '
> 
> direction, le        dommage en est pour lui-même. Dieu n'a
> besoin de personne.
> 
> 1.   Sous entendu     :   les chiites.
> 2. Du Béyàn.
> 3. De Celui que Dieu doit manifester.
> 4.   Ils   devaient se faire mulsumans.
> 68                SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB
> 
> Pciin E 7
> 
> D.ins rcxplic;i(i(in du jour du jugement.
> 
> Le résumé de celle porle est que            :
> 
> Le (mot) jour du jugement veut dire \c jour de la m,-i-
> iiifeslalion de Varhre de la vén'lé. Ou peut voir qu'aucun
> cliiite n'a compris (la signification flu) jour du jugement.
> Tous, suivant leur imagination, se sont imaginés des
> choses, qui, auprès de Dieu, n'ont aucune vérité.
> Ce que veut dire « jour du jugement » dans les termes
> techniques des gens de vérité, et aux yeux de Dieu, est
> ceci    du moment où se manifeste, à quelque époque et
> :
> 
> sous quelque nom que ce soit, Tarbre de la vérité, jusqu'au
> moment où cet arbre se couche (meurt), c'est le jour du
> jugement. Par exemple, du jour où fut suscité Jésus
> jusqu'au jour de son ascension, ce fut le jugement dernier
> de Moïse. En elîet, la manifestation de Dieu, à celte épo-
> que, se manifesta dans la manifestation de cette vérité
> (Jésus). Il récompensa quiconque croyait en Moïse, par sa
> parole, et, par sa parole,  il châtia quiconque n'y croyait
> 
> pas'. Et, en effet, ce que Dieu témoignait à cette époque,
> était ce qu'il       témoignait dans ses Evangiles.
> Ensuite,      du moment oùfut suscité le Prophète de
> Dieu jusqu'au jour de son ascension, ce fut le jour du
> jugement dernier de Jésus. Et, en effet, l'arbre de vérité
> s'était manifesté dans la forme de Mohammed. Il récom-
> pensa alors, par sa parole, quiconque croyait à Jésus, et
> il châtia par sa parole, quiconque n'y croyait
> pas.
> 
> 1.   Ceux qui étaient sincères dans Icui- fui en Moïse recueillirent
> le    fruit    de cette foi, c'est-à-dire crurent à Jésus, et trouvèrent
> ainsi leur      récompense.
> UMTÉ 11,      PORTl^   7                 69
> 
> Du inonienl même où s'est manifesté l'arbre du Béyàn
> jusqu'au jour où il se couchera, c'est le jugement dernier
> du Prophète de Dieu.
> C'est cela ce   que Dieu a promis dans le Qoran' et         le
> 
> commencement (de ce jugement dernier^ est à deux heures
> onze minutes de la nuit du 5 Djemadi el ewel - de
> l'année 12G0 qui est l'année 1:270 à dater du jour où fut
> suscitéMohammed. C'est à cet instant même que commence
> Qoran qui aura lieu jusqu'au cou-
> le jugement dernier du
> 
> cher de l'arbre de la Vérité.
> En elfet, une chose, tant quelle n'arrive pas à son
> point de perfection, ne peut être soumise au jugement
> dernier. Or, la religion islamique était arrivée à son
> degré de perfection dès l'instant où eut lieu la manifes-
> tation.
> Du début de cette     manifestation jusqu'à son coucher,
> les fruits de l'arbre islamicjue se  seront manifestés tous tant
> qu'ils sont.
> Le jugement dernier du Béyân aura lieu dans la mani-
> festation de Celui que Dieu doit manifester^. Aujourd'hui,
> en           Béyân est dans le rang de semence, et, au
> effet, le
> début de     manifestation de Celui que Dieu doit mani-
> la
> fester, il sera à son extrême      perfection.   C'est alors
> qu'il faudra cueillir les fruits de l'arbre qui a été planté
> (aujourd'hui).
> Ainsi donc, la manifestation du Qaèm de la famille de
> 
> i. Qoran XVIII. 110. Quiconque      veut voir Uieu, le temps de
> Dieu approche. Et encore Q. XXIX. 4.     — XXXVIII. 21.  —  LV. fi.
> _   V. :yj. — VI. 159. _ II. 206.—  XVII. 80.
> '1. Suivant notre comput, la nuit du 4 au o. c'est-à-dire la nuit
> du 4. Deux heures de nuit veulent dire deux heures après le cou-
> cher du soleil (12 mai 1844).
> 3. Elle a eu lieu suivant les Béhahis qui considèrent Béha Oul-
> lah comme étant Celui que Dieu doit manifester, les Ezclis sont
> d'un a\is contraire.
> Si:VYÈD       AU MOHAMMED DIT LE llAB
> 
> Molianiiiicd est cxaclemeiil                     la   niauifeslalioii            du Prophète
> (le       Dieu.ne se peut maiiireslei' que pour i-ecueillir les
> Il
> 
> fruits (le l'islam, c'est-à-dire des versets du Qoran qui ont
> été plantés dans les cœurs des hommes         or, recueillir les      :
> 
> fruits de l'islam n'est pas autre chose que recueillir la
> foi et l'aflirmation en Lui.
> Maintenant, cela a donné un fruit contraire. Il s'est
> cependant manifesté au milieu même de l'islam mais
> tous, contre lui, réclament précisément ce litre de musul-
> mans ', et sans aucun droit l'ont relé^^ué Lui, au mont de
> ^Lakou.
> Et cependant Dieu, dans le Qoran, a donné ;i tous la
> promesse du jour du jugement, car c'est le jour où tous
> viennent en présence de Dieu, ce qui est venir en pré-
> sence de l'arbre de la vérité. Tous bénéficient de la vue
> de Dieu, ce qui est le voir Lui. En effet, se trouver en
> présence de l'I'^ssence très sainte est impossible, et l'on
> ne peut même imaginer delà voir. Tout ce qui est pos-
> sible comme présence et comme vue retourne au premier
> arbre.
> Dieu a dit de la poussière                 :    « C'est   ma maison » afin que
> celui qui, au jour du jugement, est en présence de l'arbre
> de la vérité et le voit, ne pense pas être loin de la pré-
> sence et de la vue de Dieu^,
> Une infime partie d'une seconde du jour du jugement
> est meilleure que toutes les années qui passent entre deux
> jug-ements, car le fruit de toutes ces années se manifeste
> au jour du jugement. Ainsi le fruit de i270 années
> 
> 1.   C'cst-ù-dire    (ju'il.s   lui   rofiisenl le litre de          "   miusiihiian   »   cjuils
> se donncnl à eux-inénies.
> 2. Dieu nous a prévenus en nous disant        ce tfis de ])()ussièrc
> :
> 
> qu'on nomme la Kaaba est ma maison de lavou à ce qu'on ne soit
> pas surpris au jour du jufjemenl dV-trc en sa présence quand on est
> en présence de celui que Dieu doit nianifcster.
> LiMTÉ   II,   PORTE   7                71
> 
> d'islam se manifestera du délnit de colle nianifeslalion
> jusqu'à sa fin, fin qui est le comuiencenieut même du cou-
> cher du soleil de la vérité.
> Du début de cette nianifeslalion jusqu'à celle de Celui
> que Dieu doit manifester, le fruil en retournera à l'autre
> jugement' qui est sa manifestation même.
> f;ens du Béyàn ayez pilié de vous-mêmes     ne rendez
> :
> 
> pas vaine au jour du jugement la longueur de vos nuits-
> comme l'ont fait les Qoranis qui sont restés dans l'obscu-
> rité. Ils se sont enorguellis durant l .270 aimés de leur
> islam, et au jour où ils doivent recueillir le fruit, qui est
> le jour du jugement, un ox'dre vient qui démontre qu'ils sont
> autres que musulmans     et ils résident sous le coup de cet
> ;
> 
> ordre jusqu'au jour du jugement suivant.
> Combien d'individus qui, du début de leur vie, ont subi
> des macérations, ont lutté avec eux-mêmes pour (arriver)
> au contentement de Dieu s'ils voyaient eu rêve le Qaém
> !
> 
> de la famille de Mohammed, ils se vantaient de leur songe.
> Or, maintenant qu'il s'est manifestés de la manifeslalion
> de Dieu, qui est plus manifeste que toute nanifeslation,
> avec les versets mêmes et les arguments sur lesquels
> s'appuie la religion islamique, non seulement ils ne
> viennent pas en présence de Dieu, non seulement ils ne
> manifestent pas le fruit de leur foi, non seulement ils ne
> font pas ce pourquoi ils sont créés, mais les voilà qui
> lancent des condamnations contre Celui par l'intermédiaire
> de qui ils se tournaient nuit et jour vers Dieu et disaient         :
> 
> c'est toi que nous adorons         1
> 
> )   .   De Celui que Dieu doit manifester.
> 2. Que vous passez à l'état de veille en priant Dieu de hâter la
> manifestation de Celui quil doit manifester, quel qu'il soit d'ail-
> leurs. Les Juifs qui prient pour le Messie, les clirétiens qui prient
> pour le retour de Jésus, les musulmans qui prient pour l'arrivée de
> l'imam Mehdi, que tous ceux-là nous servent d'exemples.
> SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAR
> 
> Si   encore      ils   se conlenl.iicnt de cela!
> mais non, ils ne
> s'en conlenlent pas et veulent  encore plonger les amis de
> Dieu dans la tristesse. O gens du Béyân, ne faites pas ce
> qu'ont fait les gens du Qoran ne rendez pas vain le
> I
> 
> fruit de vos veilles. Si vous tous qui croyez au Béyân,
> vous dites au moment même de la manifestation des
> versets          :
> 
> «    Dieu
> est notreSeiyncur : nous ne lui dtmnons aucun
> comp.KjnQTi, ce qui eut manifeste aujourd'hui, est ce que
> Dieu nous avait promis, cesl-à-dire le spectacle de son
> être même, et nous n'associons rien à lui. » Et si dans
> chaque état où vous vous trouvez vous lui obéissez, alors
> vous aurez manifesté le fruit du Béyàn. Sinon, vous n'êtes
> pas dignes d'être mentionnés près de Dieu.
> .Ayez pitié de vous-mêmes si vous ne venez pas au
> !
> 
> secours du spectacle de la Divinité, du moins ne le tyran-
> nisez pas! car il se manifestera comme j'ai moi-même été
> manifesté et il fera revenir la création du Béyàn. Et dire
> que dans votre cœur vous n'avez même pas laissé pénétrer
> l'idée de votre non foi! Hâtez-vous de répondre à Dieu,
> hâlez-vous d'aifirmer la vérité de ses versets! Et c'est
> répondre à Celui que Dieu doit manifester, affirmer ses
> paroles   Ne vous laissez égarer par quoi que ce soit de
> !
> 
> 1amour de votre Aimé, car si de sa parole, un ordre est
> donné, cet ordre suh^ïsleva Jusqu'au jour du juqement.
> C\'st sur cet ordre que les gens du Paradis jouiront du
> Paradis, que les yens du feu seront châtiés par le feu.
> Aujourd'hui, qui est le jour du jugement, le lieu de
> différenciation  se trouve sur cette montagne. Tous ne
> '
> 
> font ce qu'ils              font qu'en s'imaginant le contenter, alors
> qu'ils sont contents pour lui            de ce qui ne les satisferait pas
> eux-mêmes,
> 
> 1.   Entre le vrai et le faux.
> UNITÉ   II,   PORTE 8
> 
> Si VOUS passez devant Dieu un traité d'après lequel vous
> vous engagiez à n'être contents pour personne de ce dont
> vous ne seriez pas contents pour vous-même, il se pourrait
> que si. au jour du jugement futur, vous ne bénéficiez pas
> de la vue de Dieu, du moins ne contristeriez-vous pas
> Celui qui est son signe. Il passera par-dessus l'utilité de
> tous ceux qui croient au Qoran, si vous, vous passez par-
> dessus son dommage. Et je sais parfaitement que vous
> ne le ferez pas.
> .\insi   moi-même, dans ce jugement, ai-je passé par-des-
> sus l'utilité des gens du Qoran. mais vous, musulmans,
> vous n'avez pas passé par-dessus l'idée de m'occasionner
> du tourment.
> Aucun feu n'est plus ardent, pour vous, aux yeux de
> Dieu que de vous tourner nuit et jour, par mon intermé-
> diaire, vers Dieu, et d'ordonner contre moi ce dont vous
> ne voudriez pas pour vous-même.
> Bientôt Dieu ordonnera entre vous et moi, et il est
> le    meilleur des ordonnateurs.
> 
> Porte 8
> 
> Dans l'explication de la vérité de la mort et elle est vraie.
> 
> Le résumé de cette porte est que         :
> 
> Il va pour le mot « mort w des infinités et des infinités
> 
> d'acceptions auprès de Dieu, et lui seul les peut compter.
> L'une de ces acceptions est la mort évidente, naturelle,
> que chacun peut comprendre. C'est celle qui a lieu au
> moment même où l'on recueille le soudle de l'homme.
> Or, dans chaque acception que Dieu donne au mot
> « mort » celle-ci est vraie.
> SICYYÊD ALI MOIIAMMFD DIT LK RAR
> 
> Celle au sujet de laquelle tous les hommes ont le devoir
> de déclarer quelle est vraie, ce n'est pas celte mort si con-
> nue des créatures, c'est la mort, près de                   la   manifestation
> <le   l'arbre de la vérité, à toutce qui n"est pas lui'.
> Cette manifestation (de l'arbre) ne peut être conlirmce
> que dans cinq ranj^s par la parole « Un y a pas de Dieu
> :
> 
> si ce ncsl lui. Il nij   pas de Dieu si ce n'est Moi. » « Il
> ;i
> 
> n'i/ a pas de Dieu si ce n'est Dieu. » a // ny
> a pas de
> Dieu si ce n'est lui. » // n'y a pas de Dieu si ce n'est Celui
> que tous connaissent avec certitude. »
> La vérité de la mort réside en ceci: au moment delà
> manifestation de l'arbre de l'Unité, dont les cinq degrés
> sont ceux que nous venons de citer, tous doivent mourir,
> soit     en   /)////)/   la   ncr/ation,   soit   en affirmant l'assenli-
> nient.
> Ce secret subtil, si toutes les mers des deux, de la terre
> de ce qui est entre eux étaient de l'encre, elles ne
> et
> pourraient l'éclaicir.
> L'essence de la question est ceci celui dont la volonté:
> 
> n'est autre que la volonté de Celui que Dieu doit
> manifes-
> ter, dont le désir n'est autre que Son désir, dont
> la déci-
> sion n'est autre que Sa décision, dont la sentence
> n'est
> autre que Sa sentence, dont la permission n'est autre que
> la Sienne,         dont le terme n'est autre que le Sien, dont le
> Livre, n'est autre que          son Livre, celui-là a compris la
> mort. En effet, alors ^sa volonté n'est autre que l'essence
> de la volonté de Dieu, son désir l'essence de Son désir,
> sa décision, l'essence de Sa décision, sa sentence,
> l'essence
> de Sa sentence, sa permission, l'essence de Sa permission,
> 
> 1.    C'est en ce sens qu'Ali aurait dit dans le         Naadj oui Balcphé   :
> 
> «    O hommes, mourrez avant que de mourir; faites votre compté
> avant qu'on vous le fasse, respirez avant d'être
> étrangli^s, obéissez
> avant qu un ne vous mette sur les épaules un faipesant et qu'on
> ne vous tire par force ».
> UNITÉ H, PORTL S
> 
> SOU terme, Vessencc de Son lerine, son livre, ressence
> du livre de Dieu.
> Donc quiconque est mort dans le Poinl du liéviiu a
> affirmé que la mort est vraie; sinon, tout ce qu'il a lu du
> Qoran et dit des prières ne lui a donné aucun fruit.
> Combien d'individus qui disaient    :   « la   mort est vraie »
> et dont la volonté      autre que sa' volonté. Ils sont
> était
> devenus des menteurs, et le mensonge de leurs paroles
> est devenu évident aux yeux de Dieu. Et ainsi de suite,
> jusqu'à arriver au l^ivre.
> Et cependant Son Livre-, qui est le livre même de Dieu,
> est descendu sur ceux qui se considéraient comme les plus
> savants de ce monde, et la plume a honle de raconter ce
> qu'ils ont fait.   Pourtant nuit et jour (ces savants) disaient
> «    mort est vraie » et ils agissaient suivant son livre
> la
> d'auparavant^ Ils faisaient montre delà religion islamique
> et se vantaient de leur science. Or, sur cette relation (désoi--
> mais) détruite* et qu'ils croyaient toujours posséder, ils
> acceptaient tout ce que Dieu a décidé pour lui'' dans le
> Qoran. Et cependant, leur respiration même ne leur était
> pas licite, car ils ne respiraient pas dans la foi de Dieu.
> C'est là le fruit de la science sans œuvres dans le livre de
> Dieu«. S'ils eussent compris la mort, ils n'eussent pas
> résisté à leurs affirmations. Cependant ils affirment qu'elle
> est vraie, mais restent ignorants de Celui qui est créateur
> de cette vérité.
> 
> d.La volonté du Bàb.
> 2.Le livre du Bàtj.
> 3. Le Qoran.
> 4. Qui existait entre le Qoran et Dieu et par
> suite entre les
> musulmans et la Divinité.
> 5. Le Bàb.
> 6. Dans mi hadis il est dit  : la science sans les œuvres est
> 
> comme un arbre sans fruit, comme une flèche sans arc.
> 76                    SETYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB
> 
> l'^l         mort qui, au jour du jug-ement, est utile
> c'est là celte
> à tous, et utile  encore dans le Purj^atoire jusqu'à ce que
> Dieu fasse lever le soleil de la vérité. VA j'entends par
> Purjj;atoire le temps qui s'écoule entre deux manifestations
> et non ce qui est connu des hommes après la disparition de
> leurs corps, lin vérité ceci   est en dehors de ce que Dieu
> '
> 
> leur a donné comme devoir car, après leur mort, personne
> autre que Dieu ne sait ce qui leur adviendra. Or, ce qui est
> leur devoir, il faut que les hommes le connaissent.
> Quiconque voyage dans l'océan de la mort verra des
> choses étranges en nombre infini. Par exemple, quelqu'un
> qui serait mort au temps du prophète de Dieu, eut vu tous
> les états de tous ceux qui n'avaient pas cru à Mohammed.
> Et il les eut vus tous depuis le monde de l'abstraction
> jusqu'au monde de la limite ; négation absolue, feu complet.
> 11 eut vu tous les rangs attribués à ceux qui ont cru eu
> 
> Mohammed depuis le monde de l'abstraction jusqu'au
> monde de la limite, et ces rangs sont ceux attribués à
> l'arbie d'aflirmation, au Paradis du Prophétisme. Le pre-
> mier- n'était pas mort, le second l'était. Le premier, parce
> qu'il n'était pas mort, était anéanti dans la « négation » et le
> second, parce qu'il était mort, était vivant dans son alïîr-
> mation         I
> 
> Aujourd'hui est manifesté le fruit de la mort des croyants;
> combien leur mention est aimée de Dieu et des créatures
> croyantes. C'est de leur multiplication que proviennent
> tous les croyants d'aujourd'hui. Le fruit delà non mort des
> non croyants est d'abord qu'il ne reste pas de mention
> d'eux, puisque si leur existence s'est multipliée, leur des-
> cendance n'est pas satisfaite de la relation qui les unit à eux.
> pLut-élre, cherchent-ils à se dégager de cette relation car
> 
> 1.    Le l'iirgatoiro a|>pès la mort.
> i.     (A'iiii (jui   n'a jias cru   en Moliammcd.
> UMTÉ 11^ PORTE 8                     77
> 
> si,   aujourd'hui, quelqu'un dit du premier arbre qu'il e>t le
> contraire de la vérité, il cherche du moins à se déj^af^er de
> tout ce qu'on en a pu dire et demande à Dieu le châtiment
> pour ce premier arbre.
> En cette année 1270, de même que l'arbre de la vérité a
> progressé, de même ceux-ci, à leur tour, sont-ils descen-
> dus plus bas. Mais, comme les spectacles sont devenus
> divers, le Témoin seul peut les dillerencier qui se manifeste
> de Dieu, car lui connaît toute chose en sa vraie phvce. Et s'il
> veut différencier l'atome de feu de l'atome de lumière, il le
> peut.
> Si quelqu'un laisse pénétrer en son cœur quoi  que ce soit
> qui soit indigne du point du     Béyân, au moment même oii
> cette idée pénètre en lui, l'ordre de mort n'est pas donné.
> Et ceci est aussi subtil que cela, peut-être plus subtil encore.
> Ne peuvent le comprendre que les ç/ens perspicaces.
> Depuis l'essence même de la sublimité de l'Unité jus-
> qu'au plus bas rang du monde de la limite, l'acception du
> mot « mort » est vraie.
> Par exemple, si quelqu'un         trouve dans un texte une
> lettre B écrite k la place d'un A, s'il efface ce D et met k
> la
> 
> place un A, cette œuvre est de celles qui sont attribuées k
> l'ange de la mort. Il est, en effet, manifeste que dans cette
> œuvre, il a fixé cette lettre à son rang. S'il ne le fait pas,
> alors ce B prie toujours Dieu en ces termes : «          Dieu !
> prends mon esprit et fais-moi vivre. » Si Dieu veut accep-
> ter sa prière, il enverra une inspiration k l'un de ces
> amis :
> « Prends l'esprit de sa qualité de B et donne-lui celui
> de
> A. » Dès lors, on pourra lire clairement le mot, car aupa-
> ravant son sens était modifié. Après le mot Allah, pour
> écrire le mot A'zem, il faut nécessairement écrire un A.
> Si Von écrit un B, le sens que l'on avait voulu ne se mani-
> festera pas.
> Il en est ainsi dans les questions d'ordre général comme
> 78               SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB
> 
> ,-iiissi   (l.ins les plus pclils dclnils.   Les hommes perspicaces
> et   miniilieux le iom/)reiinenl.
> Si In trouves en lunil de ce j);ipier quelc/ue chose
> qui
> lernisse sn blancheur et si lu Ve/faces, alors cest une
> « mori » dans laquelle se trouve la « vie » de ce papier.
> 
> En vérité, il en est pour r homme comme pour celte feuille
> de papier, quand on lui enlève de l'âme ce qui est nuisible
> h sa foi.
> Si, auprès de quelqu'un qui ne croit pas, se trouve un
> papier, celui qui dit « /e suis mort » ne doit pas lui prêter
> la moindre attention. Il ne doit même pas le reqarder
> parce que ce papier est des ranr/s du feu, feu lui-même.
> Si, au contraire, ce papier se trouve entre les mains de
> celui qui croit à Dieu, il faut alors en prendre soin
> comme on prend soin de soi-même, car ce papier est des
> ranc/s de la lumière.
> Et {celle mort) est un ordre qui, au moment même où
> elle est plus évidente que toute évidence, est cachée plus
> que tout ce qui est caché.
> Quiconque connaît la mort, sera toujours mort auprès
> de Dieu : il ne voudra que ce que Dieu voudra. Cette
> mort, c'est mourir au Point du Béyàn, car ce que Dieu
> veut ne se manifeste que par la volonté du Point du
> Béyân.
> Cest   là la vérité de la mort pour qui veut mourir
> auprès de Dieu.
> Dieu, en ce monde, na créé rien de plus précieu.v que
> la mort auprès de lui. 7of/s les hommes désirent que
> leur
> volonté soit celle de Celui que Dieu doit manifester, mais
> ils ne feront pas honneur à leur parole et
> à leur amour
> quand il se manifestera. Tous ceux qui croyaient au
> Qoran s'étaient Jurés à eux-mêmes que si Mohammed
> revenait à la vie de ce monde, ils n objecteraient à ses
> pandcs ni de jjourquoi? ni de comment? Or, en vérité.
> L'MTÉ H, PORTE 8                         79
> 
> Mohammed esl i-cvenu k la vie de ce monde <lans un runq
> pla!> suhlime encore f/ue celui dans lequel il avait été
> manifesté au début de sa manifestation, car cette mani-
> festation-ci est celle où l'on recueille le fruit de la pre-
> mière. Et voilà que tous ceux qui disent : « Mohammed
> est leProphète de Dieu! » sont restés dans l'ignorance et
> n'ont pas cru à sa manifestation ultérieure ! Ils n'ont pas
> été contents pour lui de ce dont ils sont contents pour
> eux-mêmes au sujet du lien^ qui les lie à Fislam. S'ils en
> eussent été contents, ils n'eussent pas fait à son égard ce
> qu'ils     ont fait; car      ces   choses sont   des choses qu'un
> musulman ne peut admettre à l'égard d'un musulman.
> Voilà quel est le rang de la créature auprès de Dieu!
> Ce par quoi est prouvé le Prophétisme du Prop/iète
> d'auparavant, prouve encore V              «   ordre   »   aujourd'hui,
> mais tous restent dans l'obscurité. L'on ne peut compter
> le nombre de personnes qui se prétendent musulmanes et
> qui, cependant, n'ont pas cru en Mohammed à son retour;
> si ce n'est ceux que Dieu a voulu. Et cela, jusqu'au point
> que .s'est manifesté ce qui s'est manifesté.
> Quel feu peut être plus violent, pour ceux qui ne l'ont
> pas connu, que leur méconnaissance de celui qui leur a
> donné l'islam comme religion et le Qoi'an comme livre.
> Il n'y a de grandeur pour personne dans sa vie à venir si
> ce n'est qu'il bénéficie de la vue de son Seigneur et fasse
> parvenir aux hommes les ordres de son Seigneur. Il faut
> qu'il se sépare entièrement de tout pour se tourner vers
> Dieu, ainsi qu'il y a été destiné. Voilà la grandeur dont
> chacun se glorifie.
> Si quelqu'un vient    dire  « Nous ne l'avons pas connu
> ;i       :
> 
> au début de sa manifestation, » il lui sera répondu que
> c'est Lui, le premier, qui, dans le monde des atomes,
> 
> 1.   Ils le   déclarent mécrcaïU.
> 80             SKYYÈb ALI MOHAMMED DIT LK BAB
> 
> rê/xnidil quand Dieu inlcrrogeu : « Ne suis-je pas ton
> Seùjnenr? » C'est lui qui le premier répondit : « Oui, iv
> l'es. Et tu es le très Stiint. Il n'ij pas d'autre dieu qi.e
> ;i
> 
> lui. En vérité tu es le Seigneur de tous les mondes. »
> 
> S'ils disent  k Nous n'avons pas su que c'était la niani-
> :
> 
> foslalion tle Dieu; » le Qoran, qui est le Livre de Dieu,
> n'esl-il donc pas auprès d'eux? Alors, quand ils virent ou
> entendirent que les versets de Dieu se manifestaient de
> quelqu'un, il ne pouvait plus y avoir ni doute, ni hésitation
> [)0ur les {^ens intelli},'enls que ce quelqu'un était l'être même
> de Dieu manifesté et que les versets d'auparavant venaient
> de lui, ainsi que viennent de lui, les versets d'après?
> Celui qui, le premier, répond à Dieu, devient la pre-
> mière créature'. C'est ainsi qu'auparavant on disait que
> le premier qui répondit était Mohammed. Il était donc la
> première créature, ainsi que tous les hommes le croient
> aujourd'hui.
> S'ils disent « cette réponse a été donnée dans le monde
> premier des atomes, » c'est aujourd'hui même le monde
> premier des atomes. En effet, le plus haut degré de Tarch
> <lcs cieux^ est cette terre même sur laquelle siège sa mani-
> festation. En clfct, Dieu, dans l'éternité passée comme dans
> l'éternité à venir, était également loin ou proche de toutes
> choses. Rien, relativement à lui, n'est plus proche que
> rien; rien n'est plus éloigné que rien, soit que l'arch soit
> au sommet des cieux ainsi que quelques-uns l'imaginent,
> soit que celle arch ne soit que le siège de l'arbre qui parle
> de la part de Dieu. Or, celte croyance n'est due rpi'à
> l'imagination et à une (erreur) de pensée. Dans les termes
> techniques des gens de vérité, la signification (du mol arch)
> est l'endroit de la manifestation divine.
> 
> 1.   La volonté Primilivo.
> 2.    Sur lequel, suivant les musulmans, Dieu est étendu.
> r.MTl':   II,   PORTE 8           81
> 
> Ainsi tous, quand ils vont en pèlerinajje visiter (la
> tombe) du Seigneur des confesseurs disent ce qui est écrit
> dans le hadis     :
> 
> « Celui qui va visiter [la tombe) de Housseïn et connaît
> la vérité de son Ténioic/nagc est comme celui qui a été
> voir Dieu en haut de son arch. »
> Il est dès lors évident aux yeux des gens de cœur que
> 
> ce lieu même* est l'arch de Dieu, et c'est aussi Tarch de
> Mohammed. Vraiment, il semblerait que personne n'a pu
> projjresser du monde de contingences.
> Tout ce que l'on entend dire de tous les autres mondes
> estauthentilié dans celui-ci. Par exemple, dans ce monde-ci.
> Ali, r Emir des Croyants, est le premier croyant à Moham-
> med ceci est une preuve que dans tous les mondes il était
> :
> 
> croyant. Tous les mondes sont donc authentifiés à l'ombre
> de ce monde-ci, et c'est dans ce monde-ci qu'ils se mani-
> festent pour les g-ens intelligents.
> Heureux donc celui qui voit chaque chose dans sa vérité
> et ne va pas se créer des imaginations qui n'ont aucune
> vérité aux yeux de Dieu non plus qu'à ceux des maîtres
> d'intelligence.
> De toute éternité la manifestation de l'Essence divine
> était dans l'acte même d'être cachée, et son acte d'être
> cachée était dans sa manifestation même. Tout ce qu'on
> dit au sujet de la manifestation de Dieu n'a pour but que
> l'arbre de la Vérité qui ne démontre rien autre que Dieu.
> Et cet arbre était et est l'envoyeur de tous les envoyés,
> celui qui fait descendre tous les livres (révélés). De toute
> éternité, l'arch de sa manifestation, son action d'être
> caché était au milieu des créatures, et il l'a manifesté à
> chaque époque par ce qu'il a voulu. C'est ainsi qu'au
> moment de la descente du Qoran, c'est en manifestant
> 
> 1.   La tombe de Housseïn.
> 82                    SEYYÈD ALI MOIIAMMliD DIT LE BAH
> 
> M()li,iminL(l cjuil            ;i   iiiiiiiifcslé   sa puissance; et, au   moment
> (le        la   closccnlc du Hévân, c'est eu manifestant le Point di-
> lié^àu (|u"il a manifesté sa puissance. Lors de la manifesta-
> tion de Celui (/n il   dml in;inifcslt'r, c'est par Lui ([u il
> confirmera sa relif;ion. de Ih f;içon (jiiil le voudra, dana
> retendue qu'il le voudra. C'est Lui qui est avec toute chose,
> alors que rien n'est avec Lui, c'est Lui qui n'est pas dans
> une chose, qui n'est pas sur le dessus d'une chose, qui
> n'est pas avec une chose. Quand on parle de son extension
> sur l'arch, c'est de l'extension de sa manifestation (que
> l'on \out parler) sur la Puissance, et non cette arch maté-
> rielle qui voudrait dire le canapé ou le siè^'^e (placé) au
> plus haut des terres, ou dans le neuvième ciel ou dans le
> huitième ciel des cieux*.
> De toute éternité passée, dans toute éternité future,
> Dieu était et est, et personne ne l'a connu ou ne le con-
> naît, car ce qui est autre que lui est sa créature créée
> ou qui sera créée sur son ordre. Et lui est plus élevé que
> toute mention ou toute louante, il est plus saint que tout
> aUrihul ou semblable. Bien ne le peut comprendre et lui
> comprend toutes choses : quand nous disons que rien ne
> le comprend nous le disons relativement à son spectacl
> en ce monde, qui est celui que Dieu doit manifester. Il
> est trop haut et trop élevé pour que les gens qui font
> signe puissent faire une allusion directe à Lui, et Celui
> que Dieu doit manifester est sa première créature. La
> mention de son nom retourne au cœur de Celui que Dieu
> doit manifester, et lui-même et son cœur sont des créa
> tures de Dieu.
> De toute éternité Dieu était le Sci(/neur et il n'y avait
> uersannc sur qui l'autorité fut exercée; de toute éternité
> 
> I.    Alliisiiiiis   aux croyances chiites cl aux discussions entre les
> «lucleiu's.
> U.MIÉ   II,   rOKlE   8             ï<:i
> 
> Dieu clail rAimé, cl il n'y uruil pus d'anutnls ; de toute
> éternité Dieu était puissant et il nif avait personne sur
> qui pût s'exercer la puissance de toute éternité Dieu
> ;
> 
> était le savarit, et il ny avait rien de connu: de toute
> éternité Dieu était lunilé, et il ny avait pas de nombre.
> Quand nous disons que de touLe éternité Dieu était
> l'unité, et qu'il n'y avait pas de nombre, c'est paive qu'au
> moment de la manifestation de Celui que Dieu doit mani-
> fester le nombre de l'unité doit croire à lui, leur cœur ne
> démontrera que son unité, et il n'y a pas d'autres nombres
> qu'eux. Il en est de même pour tous les noms et attri-
> buts.
> Ne t'arrête pas aux nombres, car, de toute éternité, Dieu
> était l'Unité.
> Si, dans cette manifestation Lu n'es pas convaincu, du
> moins, l'es-tu de la première^. Or, tu vois tous les noms
> et tous les attributs pour le Prophète de Dieu. Si tu veux
> dire qu'il est le « Sultan » tu verras dans sa confession,
> que chacun se vante d'être son esclave; et vraiment Sa
> Souveraineté- est trop haute pour qu'on la compare ù celle
> d'un Sultan. Si tu veux dire qu'il est le puissant, tu verras
> des o^ens doués de puissance qui lui obéissent dans son
> ombre et qui s'enorgueillissent en disant « nous sommes
> <le sa nation. » Et la Puissance de Son essence est trop
> haute pour qu'on la puisse comparer à cette puissance              :
> 
> si tu veux dire « Lui est savant » tu verras des gens doués
> 
> de science qui se glorifient de la relation qui les relie à lui.
> Et la Science impartie à Son essence est trop haute pour
> •que tu ailles la comparer à la science des Oulémas. Si tu
> veux dire « 11 est celui qui ordonne » tu verras de nom-
> :
> 
> breuses personnes douées du pouvoir d'ordonner qui se
> 
> 1.   Celle de Moliamnied.
> 2.    La Souveraineté de Dieu.
> 84                SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAU
> 
> {jlorilieiil d'èlre sous ses    ordres, et cependant Sa Souverai-
> neté est trop liante ])our qu'on puisse la      comparer à celle
> des spectacles de ses ordres.
> \'ois par toi-même qu'il en est de même pour tous les
> noms et tous les attributs. Tu verras alors que l'esclave,
> :
> 
> au moment même où il est savant, il n'y a pas d'autre
> savant que Dieu; au moment où il a la puissance de
> décréter un ordre, il n'y a pas de puissant si ce n'est Dieu.
> Dans chaque manifestation, tous ceux qui y croient sont
> des traces de ses elTets.
> C'est ainsi que si tu examines depuis la première mani-
> festation qui est celle du premier Adam, jusqu'à la fin qui
> n"a pas de lin, tu ne verras fiucune chose que par Dieu, et
> tu ne peux arriver à la connaissance du spectacle de sa
> Divinité si ce n'est par l'arbre de sa manifestation qui est
> la   Volonté Primitive. Autre que cela n'est pas possible
> dans ce monde de contin<,'-ences. C'est là le sens de la
> parole du Seigneur des témoins', sur lui soit le salut      :
> 
> K     mon Dieu, j'ai compris par les diversités des
> influences et par les différences des états du monde que
> ton but envers moi était que, dans chaque chose, tu te fisses
> voir à moi, afin que je ne t'ignore dans     aucune chose. »
> Car c'est là le fruit de l'existence de toute chose, qu'on
> sache que toute chose est stable de par la volonté primi-
> tive, et que, cjans aucune chose, on ne voie l'ien que
> la manifestation de Dieu, suivant la qualité de chose de
> cette chose, c'est-à-dire, suivant la mesure qu'elle peut
> contenir, le rayonnement de la manifestation. Car sinon, la
> manifestation est égale pour toutes choses.
> En elfet, l'un des modes de la manifestation c'est les
> versets de Dieu : or, de cette même source d'où coulent
> les       versets relatifs au   Prophétisme d'un Prophète, ces
> 
> 1.   Ilousscïn.
> UNITÉ   II,   POIITE 8          85
> 
> versets descendent aussi, suivant ce qui est digne (du feu).
> La relation de celte manifestation des versets est donc
> égale sur ces deux choses : la première est le plus haut
> degré de TafTirmation, la seconde le plus bas des degrés de
> la   négation.
> Si tu vois       vraiment ce sens dans la manifestalion des
> versets, tu le verras aussi dans la manifestation de l'être.
> Cela ne veut pas dire que tu puisses en toutes choses
> contempler l'Essence de Dieu, car cela est impossible          :
> 
> vi-aiment il est trop élevé pour être soit dans, soit avec,
> soit avant, soit après, soit au-dessus, soit au-dessous d'une
> chose.
> Tout ce dont la qualité de chose est authentifiée par Lui,
> c'est par Tintermédiaire de sa Volonté qu'elle l'est, et cette
> volonté subsiste par elle-même. De toute éternité tous les
> noms                  ombre, et elle existe à l'ombre de
> étaient à son
> Dieu. La condition    de la Volonté est celle du Point du
> 
> Béyân, car, dans aucune chose, rien n'est manifesté qu'un
> rang des rangs de sa manifestation. Ce n'est pas que le but
> de celui qui prononce ces pai'oles soit que Ton puisse voir
> dans chaque chose l'essence de la Volonté, qui est l'es-
> sence du Prophète de Dieu peut-être ne peut-on voir en
> :
> 
> chaque chose que sa qualité de chose authentifiée par
> Lui.
> Par exemple, si quelqu'un dépense mille miscals d'or
> dans la route de la maison de Dieu', dans cette œuvre on
> ne peut rien voir d'autre que Tordre que le Prophète de
> Dieu a ordonné de la part de Dieu. Il en est de même si tu
> dis « d'où vient la vérité de l'être de l'or? Elle retourne,
> ->
> 
> certes, à un ordre qui retourne à l'arbre de la vérité, quoi
> que   cela se soit passé dans une manifestation de ses
> manifestations passées. Car aucune chose n'existe, qu'on
> 
> 1.   Pour   l'oiMier.
> 86            SKVVÈD ALI MOHAMJIED DIT LE BAH
> 
> puisse nppclcr chose, snns que sa qualité de
> chose ne soit
> authonliliée par sa Volonlé. Kt cette volonté
> subsiste    par
> elle-même à l'ombre de Dieu. C'est elle le Qàf qui
> tourne
> éternellement sur lui-même», cest elle qui n"a
> jamais
> prouvé et ne prouve (jne Dieu môme, le
> Très-Haut, ce
> Dieu pour qui sont les noms bons dans les
> invisibilités
> des cieuj-, de la terre et de ce qui est entre.
> Il n'y a pas
> d'autre Dieu que lui, le Vainqueur, l'aimé.
> Pour chaque nom, il y a un nommé. Si par
> exemple,
> on dit Dieu azzo Djell, ily a certainement, dans
> sa Volonté
> Primitive, deux spectacles qui doivent être
> mentionnés, et
> de toute éternité passée et future ils sont fixés
> comme'ne
> démontrant que Dieu.
> Heureux celui qui ne coit rien sans vorr la
> y         manifesta-
> tion de son Dieu, qui ne se repose sur rien
> si ce nest par
> l'intermédiaire de Dieu, et 7ie croit pas en
> Dieu ce qu'V
> croit en ses créatures. Car Dieu est
> très pur et n'est dans
> aucune chose. Il ne peut être trouvé d'aucune
> chose, il ne
> se fixe sur aucune chose et ne se peut
> terminer à aucune.
> Il ne peut être mentionné par
> l'intermédiaire d'aucune
> chose et chaque chose autre que Dieu
> est sa créature qui'
> ne peut jamais le connaître tel qu'il est.
> Personne,\i ce
> nest lui-même, ne peut unifier son essence.
> Ce que l'on
> connaît de la Volonté n'est autre que l'être
> de la Volonté,
> et quiconque connaît les
> contingences sait qu'elles sont le
> rayonnement de la Primitive Volonté'- et par
> conséquent
> quelles ne peuvent faire connaître Dieu.
> Toutes choses
> par l'intermédiaire desquelles           les créatures veulent coii-
> na'fre Dien ne sont que des choses
> par lesquelles celles-ci
> ne peuvent connaître que ce en quoi
> a   rayonné la Volonté,
> i.   Le Qûf de qoun.
> ''"'' '*'' qualités par rinlermédiaire
> '''''''
> .,fM^*^'^"x'?"^                                                    des-
> quelles la \olonle     veut faire connaître Dieu, retournent
> à lï-tre
> même de la Volonté.
> IMTÉ II,     l'OUTF 8                            «'
> 
> En vérité, Dieu très haut ne peut jamais être connu en
> Son essence,  ne peut jamais être compris, ne peut être
> sanctifié.        a de roule vers lui pour personne. Tous
> Il n'i/
> son/ impuissants à le connaître, et personne ne
> peut se
> son absolu.
> fixer à Vomhre de son unité et de
> Son
> loutes les choses ont toujours été authentifiées par
> essence,  par Son existence, par Son abstraction, par Sa
> primitiviié, par Sa fin, par Sa manifestation,
> par Son
> action d'être caché, par Sa pureté, par Sa Vérilé^.
> 
> En vérité. Dieu est dans le plus haut deçfré de la stabi-
> de Sa
> lité    de Son empire, dans la plus haute puissance
> louange, de
> sainteté. Il est pur de toute mention, de toute
> toutes qualités et de toutes grandeurs.
> Toujours Dieu était
> éternel dans te
> unique, unicissime^ vivant, stable cl
> qui   l'on   peut se
> passé, éternel dans F avenir, celui en
> fier.                                               .   ,                ,
> 
> n a
> Il n\i jamais pris de    compagnon pour tui-meme            :   il
> 
> sa créa-
> jamais eu d'enfant. Tout ce qui n'est pas Lui est
> dans  Son  exis-
> ture, créée sur son ordre. Toujours 11   est
> 
> d'existence, et Son e.'^sence, de par Son
> tence sans besoin
> pas sans
> essence      besoin de rien. Comment ne serail-il
> n'a
> besoin d-autre que lui, du           moment que Son essence est
> pure dans Son essence,        et   na besoin de personne. Il est
> sa sainteté
> pur, libre, sublime au point qu'il est digne de
> très haut, très élevé.
> et de sa grandeur. Toujours il était
> 
> 1.   Ce qui veut dire chaque chose existe par Son existence, com-
> mence par Son commencement, etc.
> 2.   Je ne vois que ce barbarisme pour traduire la pensée de mon
> auteur.
> 88                   SICYYÈD ALI MOHAMMIJD DIT LE BAR
> 
> PoUTK i)                             ';
> 
> /};ins l\-.rplic;ili(in     de In Vcrilédii ToinJjean.
> 
> Le résumé de cette porte est ceci que                 :
> 
> Pour chaque esprit est un tombeau qui lui est prédes-
> tiné dans la limite de son rauf^'. Tous les esprits abou-
> tissent au jour de Celui que Dieu doit manifester, à Celui
> dont la résurreclion est la résiirreclion de fous, le surgis-
> scnienl, le surgissemeni de                    tous, la création, la création
> de tous, et dnnt la sartie du tombeau est la sortie du loin-
> beau de tous.
> C'est ainsi qu'il en est dans le Point du Bevân.
> Au moment même où le spectacle de la Divinité ordonna
> la résurrection du Pi'ophète de Dieu, de lui-même, c'est à
> 
> ce moment qu'a eu lieu la résurrection de tout ce qui res-
> suscite à son ombre, auprès de sa résurrection à lui. C'est
> ainsi que du haut des terres, tout ce qui est ordonné au-
> jourd'hui l'est dans la religion islamique, et, de même
> qu'est venu l'ordre de la résurrection du Prophète de
> Dieu, cet ordre viendra aussi pour ceux (jui ont cru à sa
> relig;ion, dans une route plus élevée'-.
> 
> 1.   Il                        que ce tombeau est le corps.
> est à peine besoin de dire
> 2.   On m'a donné l'explication suivante de ce passage     « Le    :
> 
> s|)ectacle de la Divinité, c'esl-à-dirc le 13àb, donne l'ordre de la
> résurreclion de Mohammed qui, nécessairement, croit à lui. De
> même les croyants en Mohammed ressuscitent et s'inclinent plus
> bas encore que leur maître c'est en ce sens qu'il faut prendre ici
> :
> 
> le   mot « élevée. »
> Je ne puis admettre cette explication. Je crois que cela veut
> dire de  même que l'ordre de la résurreclion de Mohannnetl est
> venu,          —
> et nous avons vu plus haut que tous les musulmans ont
> ressuscites à son ombre,           —
> de même viendra, au moment de la
> UNITÉ     II,   PORTE 9                  89
> 
> Tous les esprits vrais qui seronl guidés par le Béyàn
> retournent à la première personne qui, au jour du juge-
> ment, dans le monde des premiers atomes, a répondu à la
> question de Dieu et a, le premier, airn-mé son unité'.
> Tous les esprits non vrais retournent à l'arbre de néga-
> tion à l'époque de sa manifestation. C'est ainsi que les
> esprits non vrais du Qoran, par le l'ait que (cet arbre de
> négation) a ressuscité, tous sont ressuscites à son ombre;
> tandis que les esprits vrais, comme l'arbre de l'assentiment
> s'est élevé, tous se sont élevés à son ombre.
> Cela ne veut pas dire que l'esprit de toute             personne
> douée d'esprit aille se conjoindre avec un autre esprit,
> non. Tous sont, au contraire, dans les places qu'ils peuvent
> occuper-. Par exemple, les Lettres du Vivant, dans la pos-
> sibilité de leurs cœurs, sont ressuscitées à la première
> résur-
> 
> rection, sans que cependant leur esprit dépasse les bornes
> possibles à eux assignées ^ Il en est absolument de même
> pour les croyants qui sont à l'ombre de ces lettres.
> Et le tombeau dans lequel tous seront interrogés est
> dans ce monde de contingences. Et ils seront interrogés
> qu'ils
> tout d'abord sur la première parole* jusqu'à ce
> passent par toutes les questions. De même, celui qui
> est
> 
> de la
> manifestation de Celui que Dieu doit manifester, l'ordre
> cl ont
> résurrection de ceux qui ont vraiment adopté sa religion
> moi. Or,
> démontré la véracité de leur croyance, en croyant en
> comme ma manifestation est supérieure à celle de Mohammed,
> c'est pourquoi ils sont musulmans, mais
> dans une route plus élevée.
> ainsi la
> 1     premier qui répond aujourdhui est le Bâb, qui est
> Le
> première création   :   c'est à   sa demande à lui   que repondent   les
> 
> autres.
> 2.Suivant leurs forces.
> du Paradis.
> 3 Les lettres du Vivant sont dans le premier ranj,-
> dans un
> Tous les esprits qui arrivent au Paradis, n'y sont pas
> même rang chacun y est suivant sa mesure.
> :
> 
> 4.   Alesto Ilcbbikoum?
> 90                 SKYVKD ALI MOHAMMED DIT   LIC       BAK
> 
> autre que le bon qu'embrasse la science de Dieu sera inler-
> rogé sur l'arbre de nég-alion.
> Et c'est là le sens de ce hadis évident que, au jour du
> ju;;enient,   VEmi'r des croijaiUs, sur lui soit le salut, affir-
> mera sur le Syral. entre les mains de Dieu         :   «   Tout ce qui
> est bien est de moi. » et les lettres de né^^Tlion
> affirmeront :
> «    Tout ce qui est mal est de nous.   »
> Les rangs bons sont multipliés sans lin dans ce monde
> visible et il en est de même pour les mauvais.
> Par exemple,
> SI    dans             un individu en contriste un autre,
> mil/t' .innées,
> c'est à cause de la façondont la seconde parole de néga-
> '
> 
> tion a contriste quelqu'un dans la première
> manifestation.
> Tous les rangs multipliés de la négation retournent à elle,
> et tous les rangs de l'affirmation dérivent
> et retournent au
> premier croyant, et celui-ci retourne à Dieu. De telle sorte
> que si Dieu ne le fait pas ressusciter de lui-même, il
> ne
> ressuscitera pas de lui-même. L'arbre de
> négation, lui
> aussi, dans sa limite, retourne
> à Dieu, car si Dieu ne le
> faisait pas ressusciter (en disant) «
> c'est là le premier
> arbre    (de négation), lui-même n'en saurait rien, non
> >.
> 
> plus les autres. Voilà ce qu'est le
> Tombeau Universel de
> toutes les multiplications.
> Aujourd'bui, quiconque on interrogera sur sa foi en
> Dieu et en ses versets du Béyan et qui répondra,
> son tom-
> beau se remplira de lumière, elles anges delà
> miséricorde
> descendront vers lui. S'il ne répond pas, son tombeau
> s emplira de feu et les
> .spectacles du châtiment descen-
> dront sur Ini, c'esl-à-dire sur son être
> particulier, car il
> n est qu un état des états de l'arbre
> universel de négation.
> De même, celui qui répond à Dieu est un état
> de la
> lumière universelle, et par lui sont
> mentionnés Bachir et
> Moubacher; pour l'autre, le contraire. C'est ainsi
> qu'à
> 
> i.    UiiKir.
> LMIi: H, PORTR 9                           91
> 
> chacun, raffîrmalion que le tombeau est vrai, donne son
> fruit. Si quelqu'un est des letti-cs « elliyincs, » il retour-
> nera à ces lettres (mais il se peut) qu'ensuite, dans une
> autre création*, il s'en sépare. Ce n'est donc pas que son
> être devienne l'être       <   des elliyincs.       »
> 
> Donc, quiconque a cru au Livre de l'Elif-, est retourné
> à la foi du QàP c'est de là qu'il s'est répandu dans celle
> :
> 
> création du Qoran et qu'il s'est assimilé la relij^ion isla-
> mique. Peu à peu, son temps aboutit au temps de la des-
> cente du Béyàn     il retourne à lui, et par lui,
> :
> se répand
> 
> dans cette dernière création .nilant que Dieu vuiidra.
> Alors il retourne à son livre et après lui, se répand dans
> cette dernière création aulanl que Dieu voudra, car il n'y
> a pas de limites au bienfait de Dieu. Il en est de même à
> l'ombre (de la négation). Si quelqu'une des lettres de l'élif
> n'a pas cru. elle retourne au premier qui n'a pas cru au
> prophète de Dieu. 11 s'en est donc séparé (des lettres
> « elliyines ») dans les non elliyincs du Béyàn. 11 était
> dans
> le plus vif des  degrés. Puis  il est retourné à la première
> parole de négation du Béyàn puis il s'en sépare et voyage
> ;
> 
> dans son anéantissement jusi[u'à ce qu'il retourne au pre-
> mier quille croit pas à Celui que Dieu doit wanifcxfcr.
> Puis il s'en sépare encore.
> Dans     ces divers         mondes,       ses   vêlements sont du leu,
> même s'ils sont en soie, et le lieu de son séjour est le feu,
> même s'il est sur le trône le plus élevé de la terre, et sa
> nourriture est de même i^du feu). Les vêtements des autres
> (les croyants) sont faits de ce qui est créé dans le
> Paradis,
> 
> leur siège est le plus haut siège du Paradis, el leur nour-
> 
> 1. Il s'en sépare en ne croyant pas à
> la nouvelle manifestation
> Il n'est donc
> alors que l'essence des lettres » elliyines » y croit.
> pas « elliyine pour l'éternité.
> <>
> 
> 2. Evang:ile.
> 3.   Qoran.
> 0-J              SIJYYÈU ALI      MOHAMMED DIT LE BAR
> 
> riluic les fruils les plus succulents du Paradis, même
> s'ils
> ne sont révolus           que de colon, s'ils ne s'asseoient que sur
> le sol      nu,   s ils   ne se nourrissent que de feuilles de laitue.
> Aucun croyant ne voit prendre son esprit' sans que
> son tombeau ne devienne un jardin du Paradis. Tout
> ce
> qui aime se trouve auprès de lui, dans son tombeau,
> car
> Dieu l'y crée. Il en est ainsi pour le contraire -. Il n'existe
> personne qui ne croie pas au Béyàn, sans que ce qui lui
> advient du châtiment de Dieu soit tel que la plume
> n'a
> pas la force d'en supporter i^la narration).
> Si quelqu'un veut voir dans ce monde
> tout le bienfait
> descendu au sujet de l'arbre d'assentiment, il verra
> que
> les rangs multipliés de cet arbre jouissent, chacun sui-
> vant sa mesure, de ce que Dieu leur a octroyé de
> même,     :
> 
> s'd veut voir le châtiment de Dieu,
> qu'il re-arde  ce que
> Dieu a fait descendre au sujet de l'arbre de négation;
> et
> (il verra) que les rangs
> multipliés de cet arbre seront,
> comme lui, châtiés; de même que tous les rangs multipliés
> des elliyines » seront, comme l'arbre d'assentiment,
> ((
> dans
> la jouissance.
> 
> C'est là l'explication delà vérité de ce tombeau,
> et l'on
> ne peut voir personne qui ait cru à cette vérité
> réelle ^            et
> qui ait compris (ce qu'il disait) en aflirmant «
> le tombeau
> est vrai.        »
> 
> Quiconque compris l'explication de Dieu dans sa
> a
> vérité, afllrmera «
> que le tombeau est vrai. »
> Aucun esprit ne dépasse ses limites par exemple, l'es-
> :
> 
> prit qui sallache à une créature
> est toujours créature:
> I   esprit qui s'attache à           la   vérité est toujours vrai, et l'es-
> ]MMl qui        démontre Dieu l'a démontré et le dénwnlrera de
> Par lany:c à ce prédcstinô.
> 1.
> 
> C'est-à-dire que le contraire, c'est-à-dire le non
> i».
> croyant, voit
> des ellcls contraires.
> 3. Telle  que je l'explique aujourd'hui.
> UMTÉ II, PORTE 9                 93
> 
> toute éternité, et, pour ce dernier, il n'y a ni place fixe, ni
> limite.
> Personne n'existe sans que, le moment de sa mort ve-
> nue, Dieu, dont l'empire est sublime, envoie les anges
> qui le sanctifient, qui le },-lorinent, qui l'unifient, et cpii
> sont proches de Lui, pour l'élever jusqu'à ce qu'ils lui
> aient donné place au plus haut des cieux. 11 ne sera en
> aucune façon contristé après sa mort, s'il était croyant à
> ce que Dieu a fait descendre dans le Béyân, et ce, jusqu'au
> jour de sa manifestation'. .Au début de sa manifestation
> sa foi (au Béyân) ne sera plus admise, exactement
> comme
> pour ceux qui sont morts    depuis le début de cette mani-
> festation (ci) (ayant foi dans le Qoran), mais ne la donnant
> pas au Béyân. Aucun parfum du Paradis ne souflle pour
> ceux-là. Il en est de même si, après la manifestation
> de
> que  Dieu doit manifester,  quelqu'un,  soit parce qu'il
> Celui
> par
> accepte immédiatement en disant oui, ou qu'il accepte
> le seul fait de faire signe qu'il est la vérité, pendant   l'es-
> 
> pace de   temps qu'il mettra à dire ce oui ou à faire ce
> signe, le Béyân ne lui sert plus de rien.
> (.Actuellement)
> 
> personne de" ceux qui ne croient pas au Béyân ne peut
> mourir sans, qu'après sa mort, il ne puisse jouir d'aucune
> des choses bonnes, et la plume a honte de
> mentionner ce
> qui est préparé pour lui.
> Heureux celui qui meurt croyant à celui que Dieu doit
> qui
> manifester et à ses paroles, car c'est celui-là celui
> croit au  Béyân et à ce qui y est descendu. Et pour le
> Dieu. Les
> croyant il n^ a ni fin ni limite au bienfait de
> éternellement au   Paradis,  excepté
> gens du Paradis sont
> de  même  que  les   gens du  Qoran
> ceux que    Dieu veut,
> manifestés  dans
> étaient toujours dans le Qoran et se sont
> Dieu a voulu,   au moment    de la manifesta-
> le   nombre que
> 
> 1.   Celle de Celui que Dieu doit manifester.
> 94             SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE                      BA15
> 
> tioiidu Béyan. Car c'est par la Volonlé du Point du Bévàu
> que se iiianiresle la Volonté de Dieu.
> Les ^'ens de feu persislent éternellement dans le feu, si
> ce ii'esl ceux que Dieu veut, l^l cette volonté se confirmera
> au jour de Celui que Dieu doit manifester pour les -cns
> de science.
> Par exemple, les Lettres de l'Evanyile étaient dans le
> Paradis jusqu'avant le moment où fût suscité le Prophète
> de L^ieu, s'ils avaient agi conformément à ce que Dieu
> avait fait descendre (dans leur livre). Au moment
> même
> où fut suscité (Mohammed, ils tombèrent sous) l'ordre du
> feu. Et si pendant le temps (que dura ce
> jug^ement dernier),
> luiid'entre eux s'est trouvé guidé (a embrassé l'islam),
> alors pour lui devient véridique la parole « celui que
> Dieu veut ... car il se sauve du feu et entre dans le
> Pa-
> radis.
> Les croyants au Qoran et à ce qui
> y est descendu se
> trouvaient dans le Paradis, si ce n'est ceux que Dieu
> vou-
> lait. Au cas où pas un seul d'entre eux
> ne croirait au Béyàn,
> tous sont sortis du Paradis et entrés dans le feu.
> 
> ^
> De toute éternité, le spectacle universel de la Volonté
> s'est manifesté et s'est élevé dans chaque
> manifestation.
> -Au      commencement delà Nuit», qui doit être appelée le
> Purgatoire,         la volonté cachée de Dieu fait entrer qui elle
> veut dans      le    Paradis et empêche qui elle veut d'y entrer
> Personne ne la connaît, cette Volonté, si ce n'est
> celui qui
> ne dépasse pas les limites du Béyîm car
> alors celui-là
> devient digne que sa volonté soit le reflet
> de la \'olonté
> 
> L.i n.iil veut dire ici la
> 1                          dispai-ition, la mort, le coi.cher du
> bol.d de la  ente. Il ressort de cette
> phrase que le Pur^aloire
> a est autre que la période de temps qui
> s'écoule eutre deux maiii-
> lesialions.
> 
> I.inM''r?''''''^''v'^'*'"'
> Uicu
> '!"'   ''''^ ''-''""   "^ conditions, est celui que
> doit manifester.                                                       '
> LMTÉ 11,   PORTli 9                     95
> 
> d'avant lui'. Car, sans cela, chac[ue jour la \'ol()iil(' de Dieu
> est dans une condition nouvelle-.
> Il   arrive souvent c[ue le spectacle de la ^'olonté Univer-
> selle,   dans le Purgatoire, ouvre à ses propres témoins, une
> des portes de la connaissance. ^lais ses témoins n'ont pas
> la force de le supporter^. Il en a été ainsi depuis le début
> de la manifestation du Prophète de r)ieu jusqu'à sa résur-
> rection d'aujourd'hui.
> Avant cette manifestation, du moment de l'ascension de
> Jésus, ceci était caché*; c'est ainsi que du moment de la
> mort (matérielle) du Prophète de Dieu jusqu'au début de
> la descente du Béyân, la Volonté cachée se trouvait parmi
> les créatures. Personne ne la connaissait, car de toute
> éternité dans la passé, de toute éternité dans l'avenii-, elle
> résidait dans le Point Primitif,    pendant que les lettres du
> N'ivant étaient à leurs places, et les lettres « elliyines » et
> les autres étaient également à la leur.
> Toutes les créatures sont aidées par elle et elle connaît
> toutes choses pendant que rien ne la connaît. Mais qui-
> conque se dépouille complètement de tout vers elle, elle
> l'aide    certainement et d'une route que celui-là même ne
> connaît pas. Cnr Dieu est le maître, le Tout-Puissant,          le
> 
> savant.
> 
> 1. Celle du Bàb, en respècc. Ce terme indique bien que la pen-
> 
> sée du Bàb accepte notre interpi-ctation de la note 2.
> 2. Paraphrase de la sourate LV verset 29 du Qoran.
> 3. On peut voir ici une allusion à bien des invocations, dans
> la
> 
> religion musulmane. En tout cas peut-on prétendre que c'est en
> vertu de l'ouverture d'une de ces portes que Cheikh Ahmed
> Açahi et Seyyèd Kazeni Rechti ont pu être les précurseurs du Bab.
> 4. Vraiment, chacune des li;?nes de ce texte mériterait
> d'être
> commentée, mais j'imagine que l'Europe s'intéressera assez peu à
> ce travail, pour que je n'aie pas besoin d'en augmenter l'ampleur
> dans des proportions considérables.
> .
> 
> 90                si:vvi;i>   ali   moiiammhd dit       lt:   bar
> 
> P..itTi:   10
> 
> Dans Vcxplicitiiiu de l iulerrofjaloîre des anjes tiu
> li>tnl)e;in
> 
> Le résumé de celte porte est ceci que                :
> 
> Au jour du jugement les croyants à Celui que Dieu doit
> manifester interrogeront les hommes (leur demandant                     :
> 
> « Sur quoi se base votre religion? » et les (hommes répon-
> 
> dront)   :   «   Sur le témoignage du liéyân. »
> Et si ce jour ils sont croyants aux versets de Dieu, ils
> répondront aux anges' par le témoignage que Dieu a l'ait
> descendre auparavant et dans lequel ils ont été instruits,
> sinon, le témoignage de Dieu est complet sur eux. Comme
> ils n'y ont pas ajouté foi, la parole de châtiment est confir-
> 
> mée sur eux.
> Puis, les anges, retournant vers Dieu, lui rapporteront
> l'explication des états des hommes). Alors si Dieu répond
> que l'un d'entre eux est croyant, les versets de la miséri-
> corde descendront sur celui-là, sinon ce sera la parole du
> châtiment. Tout ce que Dieu fera descendre sur lui en ce
> jour (récompense ou châtiment) sera exécuté. Il en est
> exactement de même pour le Point du Béyân ce qu'il a                :
> 
> lait descendre au sujet d'un chacun est confirmé jusqu'au
> 
> jour du jugement; les spectacles delà négation dans le feu,
> les spectacles de la lumière dans l'assentiment. Les premiers
> sont châtiés, dans ce qui est autre qu' « ellii/ine » et les
> seconds jouissent delà miséricorde que Dieu fait descendre
> sur les lettres « elliyines. » El c'est là le bienfait qui n'a
> pas son pareil, juscju'au jour du jugement,
> 
> L Hcmarqucz qu'ici c'est le mot « anges » qui intervient, alors
> qu'au début, il s'agit de croyants au Béyân.
> LMTÉ II, PORTK         1 1            97
> 
> Tout ce qui est ordonné à son sujet clans ce tombeau
> retourne à lui dans le tombeau matériel*. S'il est croyant,
> son tombeau est un jardin des jardins du Paradis; s'il est
> autre que croyant, son sici^e est un sièpe de feu, de niènie
> qu'il était mort durant sa vie, aux yeux des gens de science.
> Si le croyant est assis dans la poussière, cette poussière
> est une partie des parties du Paradis, au jour du jugement,
> si Dieu Très-Haut le permet; sinon, cela devient une terre
> 
> de feu, sur l'ordre de Dieu Très-IIaut.
> Aujourd'hui le retour des anges vei's Dieu et leur expli-
> cation à Dieu est le retour des témoins de Celui que Dieu
> doit manifester à lui, car personne n'a eu et n'a de chemin
> pour parvenir auprès de l'Essence éternelle, ni au début, ni
> dans le retour.
> Dieu est pur de ce k quoi peut s'appliquer le mot « chose »
> dès le passé comme dans l'arenir. Pour Dieu est la création
> et l'ordre dans les visibilités des deux, de la terre et de
> ce qui est entre. Il ny a pas de Dieu si ce n'est Dieu Très-
> Haut et Très-ijrand.
> 
> PORTF.    1
> 
> Dans rexplicatiou de ceci que         la résurrection est vraie.
> 
> Le résumé de cette porte est que         :
> 
> Dieu a créé tout, suivant ce qu'il a fait descendre dans
> son livre des esprits « élliyines » qui appartiennent aux
> :
> 
> lettres «          » et des esprits « non élliyines » (jui
> élliyines
> appartiennent à leurs lettres respectives.
> Tout ce à quoi s'applique le mot chose ressuscite au
> jour du jugement. Celte résurrection de chaque chose est
> 
> 1.   Dans la tombe telle que nous la comprenons.
> 98              SEYYÈD AU MOHAMMED DIT LE         BAI!
> 
> puspeiuluc à la iiiention ((|u'cn fail) Celui que Dieu doit
> manifc^ler dans ce jour, car sa création du début est due à
> la mention (qu'il en a laite) tout d'abord, quoique cela se
> 
> soit passé dans une de ses manifestations antérieures.
> Par exemple, cette tasse et celte soucoupe de cristal qui
> actuellement sont en présence de Dieu, ressusciteront au
> jour du jugement dans leur être, leur essence, leur indivi-
> dualité, leur moi, au uioment où l'arbre de vérité parlera
> en disant   :   Cette tasse et celte soucoupe-ci sont iden-
> ><
> 
> tiquement l'autre tasse et l'autre soucoupe » et, sur quel-
> ;
> 
> que soucoupe qu'il prononce ces paroles, ce seront cette
> tasse et cette soucoupe. Avant lui, leur existence ne tenait
> qu'à la parole du Point du Béyân. »
> Nous avons donné un exemple dans le rèf^ne minéral
> afin que tous comprennent, dans tous les mondes.
> Par exemple, dans cette péi'iode, il a créé par sa parole
> les Lettres du Vivant    :dans l'autre ju|:!;-ement il les fera
> ressusciter de quiconqueil voudra, par sa parole, car autre
> que lui ne peut rien créer. Et comme sa parole est la
> parole de Dieu, au moment même où il parle, l'être d'une
> chose est créé. Si cette chose est des « élliyines, » elle est
> créée par la mention de Dieu à son sujet, si est elle autre
> qu' « clliyine, » par le contraire. En effet, tout ce que le
> Prophète de Dieu a lixé dans le Qoran subsiste de parles
> versets aujourd'hui, qui est le jour de la résurrection du
> ;
> 
> Qoran, tous ressuscitent et s'appuient sur l'ordre de Dieu.
> Tout ce qui est sur la terre est entre les mains de Dieii^
> et la résurrection de tous est la résurrection de l'essence.
> C'est ainsi que la création de tous est d'une personne
> unique. Au moment même où cette personnalité unique
> ressuscite, toute chose, une à une, ressuscite à sa place;,
> quoique cette résurrection n'ait lieu que sur l'ordre de-
> Dieu et se base sur ce que Dieu fasse descendre cette
> parole « Résurrection d'une chose, » même si autre que
> UNITÉ   II,       PORTC    11                    99
> 
> Dieu rijjnore. Ensuite tous témoignent suivant le Icnioi-
> gnage de Dieu. Par exemple « Celte place est exactement
> :
> 
> celle sur laquelle a siégé la ^'olonlé           Primitive.   »   Elle n'a
> pas de     commencement, mais la mention de chaque mani-
> festation   peut être dite pour elle', donc c'est exactement
> la place   où siérait le Prophète de Dieu.
> C'est ceci le secret de tout ce qui est             rapporté dans les
> hadis, que tout ce qui était auprès des Prophètes se trouve
> auprès du Qaem de la famille de Mohammed dans la place
> qu'il ordonnera. l']n effet, ceque tous possèdent est de lui.
> et tout ce qu'il ordonnera au sujet d'une chose, cette chose
> était ce qu'il dit. Donc Mohammed ihn Abdoullah, au
> début de l'islam, a été manifesté dans le rang et dans la
> qualité (que l'on sait! et aujourd'hui il est manifesté dans
> cette qualité-ci et dans ce rang-ci.
> Tant que quelqu'un ne regarde pas le point de vérité il
> ne peut comprendre la résurrection de toutes choses dans
> un être unique. Cependant, chaque personne douée d'es-
> prit, si elle réfléchit, peut comprendre ce qu'elle doit
> comprendre de la résurrection jusqu'au jour de celui que
> Dieu doit manifester. Ce jour-là, quiconque retourne à
> lui, sa résurrection a lieu dans les   élliyines » et il va à
> i<
> 
> l'ombre de l'arbre de l'assentiment, sinon sa résurrection
> est dans les « non élliyines » et il entre dans l'arbre de
> négation.
> 11  peut être une chose dont le nom ne soit pas prononcé
> avec   la mention de sa résurrection, mais du moment
> qu'il dit: « Nous avons ressuscité toutes choses, » toutes
> ressuscitent à leur place à l'ombre du Point Unique. Si
> elle est des « élliyines » elle ressuscite à l'ombre de l'arbre
> d'assentiment, sinon, à l'ombre de l'arbre de négation.
> Rien ne diminue de la science de Dieu, ni dans les cieux
> 
> i.   On peut dire Jésus, Mohammed, etc.
> 100                   SEYYÊD    AU MOHAMMED DIT LR BAlî
> 
> /(/    sur la terre ni vu ce y;;/ csl entre. Ch;i(/ue chose ressus-
> cite     sur l'ordre de Dieu, et Dieu est i)iiissanl sur foules
> choses.
> La résurrcclioii dun mort, c'esl-à-dire sa sortie du tom-
> beau matériel, ne peut avoir lieu'. Peut-être l'aut-il dire
> que la résurrection de tous vient des vivants à cette époque                 :
> 
> s'il       est des « élliyines »       il    ressuscite parmi les croyants, et
> s"ilest d'autres,           parmi les autres. Et il n'y a pas d'échappa-
> toire pour la résurrection de chaque chose au jour du juge-
> ment auprès de Dieu Irès-haul, car Dieu crée cette cré.iture
> revenir : il décrète la création de chaque chose
> et il la fait
> et la fait ressusciter,            car il est puissant sur toutes choses.
> 
> PORTK 12
> 
> Dans l'explicalion de ceci que le Syral est rrai.
> 
> résumé de celte porte est que
> I^e                                              :
> 
> Le sens du mot Syrat est, à chaque époque, la manifes-
> tation de Dieu et son ordre. Quiconque s'y est fixé, s'est
> fixé sur la vraie route, sinon, sur la route fausse. Par
> exemple, le Syrat, à l'époque de la manifestation du point
> du Béyàu, était, pour ceux qui ont cru en lui, plus vaste
> que l'étendue des deux et de la terre et plus resplendissant
> que les cieux de l'acceptation et les terres des choses qui
> sont acceptées.
> Ceux qui s'arrêtent sur ce Syrat, qui sont les versets du
> Béyàn, sont divers. Les uns, par le fait même qu'ils enten-
> dent (des versets) ont dit « Oui ! et notre Dieu est celui
> :
> 
> qui vient de la pari de Dieu. Il n\i/ a point de doute k
> Sun su/et, car ces versets viennent de Dieu « Ceux-là ont      .
> 
> I.   Ceci c»l    (lu ("iK'ïldiisnic.
> UMTÉ II, PORTE   12               101
> 
> passé le Syrat plus rapidement que la proximité de ranivée
> à l'arrivée       même.
> D'autres, sans avoir entendu ces paroles, jetant un coup
> d'œil sur lui, lui ont donné leur foi, et ceux-là ont [)assc le
> Syrat plus rapidement que le Ki'if de h'onn n'est proche de
> noùn.
> D'autres ont entendu les versets de Dieu et ont hésité
> un instant aussi bref que ce soit, mais que l'on peut appe-
> ler un instant. Ceux-là sont restés égarés surleSyratdurant
> deux cent deux mille années. Ce chiffre n'est donné qu'en
> raison de la limite qui est opposée au lever du soleil de la
> Divinité, car, sans cela, les jours, les mois, les années se
> séparent de celui qui y séjourne, car il n'y a pas de com-
> mencement pour la manifestation de Dieu pour qu'elle
> puisse être limitée par une limite.
> Tous les spectacles de la manifestation relourncnl aujour-
> d'hui au point du Béyàn       c'est pourquoi celui qui attend,
> :
> 
> le fait dans le monde sans limites. VA le voyajj^e dans ce
> monde sans limites est plus rapide qu'un clin d'œil.
> Puis de deg-ré en degré, quiconque a attendu davantage
> sur le Syrat, y demeure de plus en plus.
> Combien de personnes sont restées sur le Syrat jusqu'au
> jugement suivant par exemple, les lettres du livre de l'I-'lif
> '
> 
> !
> 
> sont restées sur le Syrat du livre Qàf^ jusqu'à aujour-
> d'hui; et voilà que maintenant son jugement a lieu.
> Si quelqu'un examine ce qui est renfermé dans les hadis
> au sujet du Syrat, il verra nettement la vérité. Pour les
> non croyants, ce Syrat est plus lin qu'un cheveu, plus
> tranchant que le tranchant d'un sabre, car ils ne peu-
> vent se dégager du témoignage des versets précédents, et
> ils   ne peuvent en produire de semblables.         Ils   ne peuvent
> 
> 1.   Evangile.
> 2.    Qoraii.
> 102                        SEYYitD   AU MOIIAMMLD DIT Li; RAH
> 
> doiu-          i)lii--*,   tcllcmcnl    ils   soiil   éloignés de   iJicii,   affirmer
> Dieu. \'oil;i poui'fjuoi, pour eux, il est plus tranchant qu'uu
> sabre el plus lin qu'un cheveu, tandis que, pour les
> croyants, il est plus y.iMe que le Paradis. Car ils disent                           :
> 
> Noire religion se h.ise sur le « Qoran qui est le Livre de
> Dieu. Tous sont impuissants » à produire un verset comme
> ses versets.  Aujourd'hui, ce même arbre qui pailail par
> la voix du Qoran, parle par le Béyân         le tout vient de  :
> 
> Dieu, il n'y a pas de doute en cela, et cela, vient du Sei-
> {;ueur du monde. L'impuissance de tous, qui existait dans
> le Qoran', est évidente aussi dans le Béyàn. Pour nous,
> 
> croyants, il ne peut y avoir aucune hésitation, pas même
> aussi courte que la distance qui sépare le Kâf du Noùn,
> pour notre foi en Dieu et ses versets, et dans notre affir-
> mation (le la vérité de son Bàb et de ses paroles. »
> Coujbien d'hommes ont passé le Syrat et sont entrés
> dans le Paradis Combien, au moment de le passer, tombent
> 
> dans le l'eu! Combien hésitent et ne peuvent passerl Ceux
> qui l'ont passé trouvent le salut, et ceux qui vont de tra-
> vers ou qui hésitent, sont mentionnés dans le feu,
> à r ombre de r arbre de négation.
> Combien d'individus qui, du début à la fin de leur vie,
> adorent Dieu et quand ils entendent les versets de Dieu, ils
> n'y croient pas! Si l'on hésite sur le Syrat. on y séjourne,
> et l'on ressuscite à l'ombre du feu! Si l'on
> y persiste on
> entre dans le feu. Aujourd'hui, il faudrait un calculateur
> qui calculât quels sont ceux qui ont passé le Syrat sans
> faute, si ce n'est ceux que Dieu veut. Tous les hommes
> 
> sont ressuscites à cause de leur hésitation ou de leur non
> foi dans les ombres du feu, et ils ne le savent pas
> Dieu a fait             !
> 
> descendre sur eux la sentence de feu, el jusqu'au jour du
> jug'ement, ce que Dieu a fixé, reste établi. VA ces gens,
> 
> I   .   . [)iVKliiire   dos versets seinhlahlcs.
> UMTli    II,   PORTE 13               103
> 
> dans leur ci'ainte de Dieu et la liauteur de leur piété ne
> savent pas qu'ils sont sous Tordre du feu, que Dieu a fait
> descendre pour eux! ils ne savent pas qu'ils seront châtiés
> par ce même ordre jusqu'au jour du jugement!
> Cependant, lorsque Dieu établit son Syrat' tous le com-
> prennent, mais ils restent dans l'obscurité à caiise d une
> chose qui n'était pas et n'est pas chose aux yeux de Dieu.
> Aujourd'hui, le Syral de Dieu, ce sont ses versets. Tous
> en peuvent comprendre la qualité de témoignage, mais
> ils restent dans l'obscurité à cause d'une chose qui ne leur
> 
> peut plus servir de rien.
> mon Dieu très pur et très libre/ prends la ni;tin de
> ceux qui ont cru Béyân au jour du jugement, et fais-leur
> passer le Sijrat plus rapidement que tout. Kn vérité! tu es
> mon gardien/
> 
> Porte 13
> 
> Dans la vérité de la Balance et dans ceci que la Balance
> est vraie.
> 
> Le résumé de cette porte est que                :
> 
> Du point delà ^'olonté Primitive^ jusque sans fin, dans
> chaque manifestation, la balance est ce Point même de
> Vérité elles ordres qui se lèvent du soleil de son bienfait et
> les plus hauts degrés de la balance dans l'Unité sont la
> parole   :   <   Il   n'y a pas de dieu si ce n'est lui.   »
> 
> Quiconque           est   entré dans la balance de négation^ est
> 
> 1.  C'est-à-dire lorsqu'il se manifeste.
> •2. C'est-à-dire du début de toutes choses.
> 3. La parole     " Il n'y a pas de dieu
> :                     sinon Dieu, » est en elTcl
> une balance, puisqu'elle est composée de deux membres de phrase
> <lunt l'un, le premier, nie l'existence de Dieu, et le second l'aflirme.
> 104         SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE            BAI!
> 
> cnlrô clans celle du feu, et quiconque est entré dans celle
> de rasscnliniciit est entré dans celle du Paradis. Entrer
> dans le feu, cela est vérilié par l'amour des portes du
> l'eu, entrer dans le Paradis est vérilié par l'amour des
> 
> portes du Paradis   :ainsi toute la négation aboutit à un
> arbre, tout l'assentiment à un autre.
> Celui qui veut contempler     la    balance d'auparavant, n'a
> qu'à rej^arder la balance de la manifestation du Prophète
> de Dieu, du moment où il a été suscité jusqu'à aujourd'hui.
> Sans lin, dans le plateau de la balance de sa justice, ils
> sont tombés dans le feu, et sans fin, dans le plateau de la
> balance de sa bienveillance, ils sont entrés dans le Paradis.
> Or, aujourd'hui, la Balance est le Béyân. Quiconque n'y
> dévie pas, est dans le Paradis, ce qui est la Balance du
> bienfait; sinon, il est dans le plateau de la justice, et dans
> le feu.
> 
> Car l'origine de la création du Feu et du Paradis, est
> dans  le Point de vérité; quand il rend sa sentence sur
> 
> celui qui l'accepte, il crée de la lumière, quand il la lance
> contre celui qui ne croit pas, il crée du feu. Et Dieu est le
> créateur du feu et de la lumière par sa Volonté, qui est ce
> Point même   :  Il est le maître de la justice et du bienfait,
> 
> par la justice et le bienfait qui se manifestent de cet arbre.
> Car si l'arbre du Point du Qoran n'avait pas donné l'ordre
> du \'élayet de l'iilmir des croyants, la création du Paradis
> n'eut pas été certiûée.   Ce qui est des rangs bons, suivant
> sa parole, retourne à l'arbre d'assentiment, et ce qui n'est
> pas bon retourne à l'arbre de négation.
> La vérité de la balance, dans sa première vérité, est le
> premier arbre, puis, jusque sans lin ce mot a des accep-
> tions diverses, à son ombre, dans la science de Dieu.
> 
> Donc, ici entrer dans la balance de    négation, c'est s'arrêter an
> premier membre de phrase.
> UNITÉ   II,   PORTE 14                  105
> 
> Par exemple       si    aujourd'hui       quelqu'un agit    suivant
> l'ordre   du Pi'ophète d'auparavant, son rang        un des
> est
> rangs de la balance, et celui qui dit le contraire est dans
> le plateau de la justice. Depuis le début du Béyân toutes
> choses sont ressuscitées à l'ombre du Premier Point. Qui-
> conque a été accepté, est dans le plateau du bienfait et son
> assentiment est prouvé; et quiconque en a dévié, ne fût-ce
> que de l'épaisseur de la paille qui se trouve à la tête d'un
> grain d'orge, s'anéanlit dans le plateau de la justice jus-
> qu'au jour de Celui que Dieu doit manifester. Car alors
> c'est Lui, la balance, son ordre est la balance, ses paroles
> sont la balance, ses actes sont la balance, ses preuves sont
> la balance. Et tout ce qui a rapport à la balance est
> balance quand, en vérilé, il est bien prouvé (pic ce sont
> bien ses ordres à Lui ou ses paroles. El, en effet, chaque
> chose qui voit sa relation rompue avec la balance, voit se
> rompre son ordre, et cela, jusqu'au moment où il n'y a
> plus aucune espèce de relation entre eux. La négation
> subsiste dans le feu et nous tous, nous nous réfugions en
> Dieu Unique et plein de lumière, contre la mention de
> chaque feu. Et Vordre vient de Dieu. VI nique, le créa-
> teur de toutes choses.
> 
> POHTE 14
> 
> Dans V explication du compte.
> 
> Le résumé de cette porte est que            :
> 
> Le compte de tous est dans la main de Dieu, et personne
> autre que Dieu n'a la puissance de faire le compte de tous.
> Le Dieu du monde compte toutes les choses suivant le
> compte qu'en fait l'arbre de vérité à chaque époque dans
> sa manifestation.
> 106               SI^YYJtD   AM MOHAMMED DIT LK IIAI!
> 
> Pciuliiiit qu'il est oachc' il les compte
> '        tous, mais son
> ordre ne se manifeste qu'au moment de la manilestation
> Il fait le compte de tous, au jour du juj,^emcnt, par une
> 
> seule parole; ainsi que dans ce jugemenL-ci c'est par une
> parole qu'il a fait le compte de tous; et cette parole est
> celle-ci  « En vérité je suis Dieu! Il n'y a pus d'autre
> :
> 
> dieu que Moi, le seigneur de toutes choses! »
> Quiconque hésite (à lui répondre) est compté, avec jus-
> tice,   dans le feu de la négation, et quiconque a affirmé est
> compté, par le bienfait, dans la lumière de l'assentiment.
> Car tout ce qui est sur la terre, ceux-là qui d'entre eux
> étaient dans le Paradis, se réduisent à ceux qui sont croyants
> au Qoran les autres, aujourde la manifestation du Pi'o-
> ;
> 
> phète de Dieu ont été comptés et sont anéantis; il s'agit, bien
> entendu, de l'anéantissement de leur foi, et non de l'anéan-
> tissement de leurs corps, car ceux-ci remplissent la terre.
> Pour ceux qui croient au Qoran. aucun témoignage n'a
> plus de valeur comme preuve de leur religion que le livre
> de Dieu. Eh bien, c'est avec ce témoignage même que
> Dieu a manifesté (en ma personne) l'arbre de la vérité il         :
> 
> l'a manifesté, orné de témoignage sur lequel s'affirme la
> 
> religion des croyants.
> Or, cette parole, par laquelle le compte de tous est fait
> et sera fait jusqu'au jugement suivant, est descendue pi'é-
> cisément dans la langue des versets qoraniques, qui est la
> langue arabe, la plus éloquente de toutes les langues.
> La plupart ont été comptés parla justice ils sont deve-
> :
> 
> nus néant, dans le feu de la négation. Ceux qui ont affir-
> mé l'Unité de Dieu ont été, dans cette parole, comptés
> dans le bienfait, et ont reçu la meilleure des récompenses,
> avec des versets qui subsisteront jusqu'au jour du juge-
> ment dernier.
> 
> I.   Dans l'espace de temps qui s'écoule entre deux manifestations.
> UMTÉ II, PORTi:    14                  107
> 
> Tout le bien est tlesceiulu dans ces versets, et leur par-
> viendra jusqu'au jour du jugement. Car Dieu n'a l'ait
> descendre aucun verset sans que les esprits qui y sont
> attachés, ne soient à son ombre et ne retournent aux per-
> sonnnes sur qui, en récompense, Dieu a fait descendre ces
> versets, pendant la longueur de la nuit des nuits qui est
> entre deux manifestations.
> Si quelqu'un dit  :« Je ne suis pas convaincu que cette
> 
> parole soit la parole de Dieu, » on peut répondreque cette
> <imême parole est identiquement descendue dans le Qo-
> ran, et auparavant, de l'arbre du Sinaï        : elle est donc
> comme ce que Dieu a fait descendre dans le Qoran et qui
> y est mentionné. Comme c'est sur la parole du Prophète
> de Dieu, qui a prononcé cette parole, que vous êtes con-
> vaincus qu'elle vient de Dieu, c'est par cette même preuve
> que votre conviction aujourd'hui se doit faire! Car entin,
> vous disiez alors que tout ce qui est sur la terre est
> impuissant à en apporter de pareille, eh bien, ici même, les
> maîtres de science peuvent voir et voient la même chose.
> Sur quel témoif;nage vous basez-vous donc pour dire que
> ceci n'est pas la parole de Dieu? Si c'est parce que quel-
> qu'un a produit des paroles semblables,      —  où sont-elles?
> Et si un scribe pouvait le faire il en écrirait :2.000(béits) en
> un jour, venant de l'arbre de la vérité; s'il ne le peut, il
> écrira autant qu'il le pourra de ces versets, de sorte que
> pour les gens intelligent, il n'y a pas de doute qu'ils
> viennent de Dieu. Car, pour eux-mêmes, ils témoignent
> qu'ils sont la parole de Dieu, et l'homme ne peut parler
> comme Dieu. »
> Et cette parole est l'être même de la \'olonté Primitive,
> qui est la Parole de Dieu. Car l'Essence Eternelle, de toute
> éternité, était et sera; et la parole n'est autre qu'une créa-
> tion. Or, comme dans la Volonté, on ne peut rien voir que
> Dieu, c'est pour cette raison que cette parole devient la
> 108                 SEYYÈD ALI MOHAiMMED DIT LE lUn
> 
> parole de Dieu, el;iulre ciiie Dieu n"a pas la puissance d'en
> l)roduire de pareilles.
> Quiconque esl nu sera' avec cet arbre, reconnaîtra cpie
> ces paroles viennent de sa propre nature, et qu'il est plus
> facile pour lui- et plus aisé pour lui de parler^ que de
> composer des oraisons jaculatoires, des Khotbés, des
> questions de scienceet des paroles en persan. Car ces (ver-
> sets) sont la façon de s'exprimer de      son être même qui ne
> démontre rien autre que Dieu seul. C'est pourquoi on les
> nomme versets de Dieu et paroles de Dieu. Car l'Essence
> Eternelle était et est dans une condition unique, tandis
> que parler, avant de parler, après avoir parlé, ce sont là
> altrdnits delà \'oIonté Primitive. Et Dieu est trop Haut et
> trop Pur pour être atteint par de pareils qualificatifs et
> décrit par eux. Donc, de même que tous appuient leurs
> assertions par des preuves tirées du Qoran, de même le
> doivent-ils faire pour leBéyân.
> C'est ainsi que les hommes n"ont eu aucune peur du
> compte de Dieu, et la plume du néant rayera leurs vies,
> du début à la lin. Combien d'hommes ont peur des
> comptes qu'ils peuvent avoir en ce monde, et dont le rany
> n'est autre que celui de ce bas monde, et non pas le
> ranj;
> de lareli{,non. Mais là où il s'agit de religion, alors que
> leurs croyances en TUnité et leurs œuvres ne seront pas
> admises et retourneront au néant éternel, ils ne com-
> prennent plus! Et cependant les gens doués d'intelligence,
> donneront tout ce qui se trouve sur la terre afin qu'au
> jour du jugement l'arbre de la vérité prononce à leur
> sujet la parole   oui, » et non par la parole « non. »
> .<
> 
> Car le compte sera fait par ces deux paroles, et vrai-
> 
> J.      Croira à.
> i.      Pour cet arbre.
> '•'t.   De s'exprimer eu versets.
> UNITÉ   II,   PORTK 15                 loy
> 
> ment, gloire à Dieu de ce (lu'au)ourd'luii personne n'est
> assez perspicace pour comprendre la sublimité du jour du
> compte. Combien d'ignorants ont peur des comptes de ce
> bas-monde, parce qu'ils se reportent à (cette parole que)
> Dieu n'aime pas que quelqu'un ail, dans son passif, le
> droit de quelqu'un sur lui. Ils ont tellenienl peur qu'ils
> s'elîorcent, en vérité, de n'entrer en obligation vis-à-vis
> de personne; mais ils sont ignorants d'eux-mêmes et de
> ce pourquoi ils ont créés. En effet, durant 1270 ans ils ont
> agi dans le Qoran, et, au jour du compte, la plume du
> néant les ravera complètement. C'est la raison pour la-
> quelle les hommes n'ont pas l'intelligence de la foi. Car
> s'ils l'avaient, ils donneraient tout ce qui est sur la sur-
> 
> face de la terre pour que leur compte fut fait par le bien-
> fait et non par la justice; car, par la justice, ils seront
> châties dans le feu jusqu'au jour du jugement, tandis que,
> parle bienfait, ils seront jusqu'au jour du jugenieul dans
> le   Paradis.
> La septième année de la manifestation de Celui que-
> Dieu doit manifester est l'année des comptes. Il peut,
> cependant, les lixer au septième mois, ou même encore
> la septième semaine, ou le septième jour. // fera ce cfuil
> voudra et ordonnera comme il voudra. Il ne sera pas
> inlerrogé sur ses œuvres alors que lous les hommes seront
> interrogés sur les leurs.
> 
> Porte 15
> 
> Dans l'crplicalion du Livre, et dans ceci que le Livre est
> 
> Le résumé de cette parole est que  :
> 
> Le mot « livre » veut dire « ce qui     est   manifesté du
> 110           SliYYÈl) AI,I   MOHAMMED DIT LE BAIJ
> 
> Poiril   de véiilé. » Car, en ce qui concerne l'Essence Eter-
> nelle,   de toute éternité elle n'éprouve aucun changemen*.
> ni aucune    modiilcatiim.
> Peut-être le livre du Point du Béjàn démontre-t-il Dieu,
> car autre que Dieu n'a pas la puissance (de produire un
> livre pareil) (Le mot « Livre » veut dire u
> ce qui est ma-
> nifesté du Point de vérité) » depuis une seule parole,
> jusque sans fin. En l'ésumé, tout ce qui est produit par le
> Point de A'érité est nommé « Livre. »
> Tout ce que Celui que Dieu doit manifester écrira de sa
> propre écriture est un livre écrit de la main de Dieu, car
> il était et est relatif à Dieu, et son livre est la Vérité.
> Cela
> veut dire que les esprits attachés à la parole de véritésont
> dans les paroles qu'il fait descendre, de quelque rang
> qu'elles soient; que ce soit des versets, qui sont une eau
> du Paradis qui ne se corrompra pas; que ce soit des orai-
> sons, qui sont un lait imputrescible; que ce soit des com-
> mentaires des versets qui sont un vin rouge; que ce soit
> des réponses et des commentaires ou des oraisons qui sont
> un miel toujours pur. Les paroles en persan ont exacte-
> ment le rang des paroles des versets, car tout cela découle
> de la mer de la vérité. Et si quelqu'un contemple, avec
> l'œil de son cœur, les paroles en persan, il
> y verra, sans
> aucun doute, l'éloquence des versets, et il se convaincra
> qu'aucun autre que Dieu n'avait ni n'a la puissance de
> (produire) des paroles de ce genre.
> Combien de personnes ont allirmé que le Livre est vrai
> et sont restées dans l'ignorance de celui qui crée la vérité!
> Combien il arrive souvent que le Point de Vérité, dont
> le livi-e est le livre de Dieu, dont le livre dépasse toutes
> choses, dont une seule parole est supérieure à toutes choses,
> a peur de Torgueil des hommes et ne fait pas descendre
> son livre sur eux, pour les sauver du feu et les faire entrer
> dans le Paradis   !
> LMTÉ II, PORTE      15                    111
> 
> Combien il arrive qu'à cause de la sublimité de sa
> bienveillance il le fait descendre (ce livre), mais ceux sur
> qui il le fait descendre ne le comprennent pas Et la plume   !
> 
> a honte de le raconter! Et cependant, nuit et jour, ils
> disaient'   « U mon Dieu
> :             donne-moi mon Livre dans lu
> .'
> 
> main droite! » Et maintenant que Dieu le leur donne, ils
> ne le prennent pas! Et celui qui le leur tend et qui est un
> envoyé des envoyés de Dieu, s'ils le peuvent, ils accom-
> plissent à son égard ce que la plume a honte de rapporter.
> Et ce[)endant, ce livre est le livre de Dieu, cet envoyé, un
> envoyé de Dieu Dans la sublimité de sa bonté il a fait
> !
> 
> descendre sur lui ce livre dans un tel degré qu'on se puisse
> convaincre que c'est le Livre de Dieu, et qu'autre que Dieu
> n'a pas la puissance d'en pi'oduire un pareil.
> Ainsi, aujourd'hui, la religion de tous se base sur les
> versets du Qoran, et l'arbre de vérité a fait (aujourd'hui)
> descendre des versets du même genre sur tous, et pei'sonne
> ne      l'a   compris.       Et   cependant     tous   ont   affirmé,   tous
> affirment que le Livre est vrai           !   Dans chaque manifestation
> des manifestations de l'arbre de la vérité, les croyants à
> cet arbre et à son livre d'auparavant sont éprouvés par sa
> manifestation et son livre subséquents, de sorte qu'il ne
> reste plus rien que le croyant pur. Or, celui-là est plus rare
> que le soufre rouge.
> Ainsi, ceux qui ont cru en Jésus, fils de Marie et en son
> livre, s'ils avaient su que la manifestation de Mohammed
> était la manifestation même de Jésus, dans un rang plus
> élevé et dans sa dernière manifestation, et que son livre était
> l'Evangile même, sous une forme plus élevée, aucun chré-
> tien n'eût eu à sortir de sa religion, et ils eussent immédia-
> tement donné leur foi au Prophète de Dieu et à son livre.
> 
> 1 .   Ceux-là sur qui le livre es t descendu et qui ne le comprennent pas.
> La phrase suivante est extraite d'une prière chiite.
> 112            SEVYI'D ALI   MOHAMMED DIT LE BAB
> 
> De lUL'ine, si les croyants au Prophète de Dieu et à son
> convaincus que la manifestation du Qaeni et
> livre étaient
> du Béyân           la manifestation même du Prophète de
> était
> Dieu, sous une forme plus élevée, et chins sa dernière ma-
> nifestation, et que ce livre est exactement le Qoran qui se
> iiiaiiifoslc à nouveau sous une forme plus noble, aucun
> des
> sectateurs du Qoran ne fut sorti de sa religion, et plus
> rapidement qu'en un clin d'oeil tous eussent donné leur foi
> et eussent affirmé le Béyàn.
> Et voilà que leur manque de foi est le néant même aux
> yeux de Dieu Tout ce qu'il faut pour asseoir une convic-
> 
> tion (s'est manifesté) pour eux, car s'ils réfléchissent sur
> le témoig^nage qui confirme        la  religion islamique, ils
> reverront ce même témoignage sous un rang plus noble.
> Du moment qu'ils ne peuvent ni alTirmer ni se convaincre,
> c'est une marque que leur être même est arbre de négation
> et retournera à cet arbre. Leurs croyances et leurs œuvres
> dans la religion islamique n'étaient qu'un dépôt qui ne
> leur sert pas même de l'épaisseur d'un grain de moutarde.
> Si les œuvres des gens de « l'élif » sont, pour eux, aujourd'-
> hui d'une utilité quelconque', leurs (cuvres, à eux aussi,
> leur sont utiles, même s'ils agissent exactement, suivant ce
> que Dieu a fait descendre, sans en changer un seul mot.
> Ceci, la plupart des Moujtéhèds et des Mouftis l'ont
> détourné vers eux, à leur profit. En effet, ils ne considèrent
> pas comme licite d'agir suivant les règles établies
> par
> quelqu'un, après sa mort^, quoique la vérité réelle (d'une
> telle       assertion) soit manifeste auprès de Dieu et retourne
> il    l'arbre    du Béyân. Or, cet ordre qui s'est manifesté du
> 
> Ce qui n'est pas.
> J.
> 
> En ellct, un nioujléhèd, dont la jiarolo fait foi, dont les livres
> 2.
> sont très estimés, voit tout cela entrer dans le néant, dés
> qu'il est
> mort, à nKjius qu'un autre moujtéhèd ne relève ses
> assertions en
> les approuvant.
> UNITÉ   II,       POUTIO   15                113
> 
> lever (de cet astre) coule à travers les recherches des Mouj-
> téhèds et des mouftis^ Quiconque, au moment où il donne
> un ordre, n'a en vue autre chose que Hieu. était et est
> arrivé au salaire, même si (leurs ordres) sont contradic-
> toires, car, comme ils retournent à Dieu, ils sont agréés.
> En vérité il n'y a pas, il n'y avait pas de contradiction dans
> ce qui est descendu dans le Béyân d'auprès de Dieu. Kn
> effet,   chaque ordre (du Béyân) est vrai à sa place même,
> et la contradiction   ne peut survenir que dans un cas spé-
> cial.    Cependant encore faut-il examiner avant de dire
> 
> 3.                                        Mouklialtéo
> Les suniiis appellent les chiites des           «  et les   <>
> 
> chiites appellent les sunnis les          «   Mouçavéhè
> », Moiikhattéé veut
> 
> dire ceux qui considèrent que leurs ouK-mas se peuvent tromper,
> «  Mouçavébé » ceux qui considèrent iiuo leurs oulémas arrivent
> à la vérité vraie.
> Ceux-ci, en elTet, ont des opinions diverses au sujet des ordres
> du Qoran. En ce qui concerne le vin par exemple, tous sont bien
> d'accord sur ce point qu'il s'en faut abstenir, mais les uns le con-
> sidèrent comme impur, les autres non et tous cherchent évidem-
> ;
> 
> ment dans leurs sentences à se rapprocher de Dieu.
> Or, les sunnis disent que la Vérité de l'ordre qui est auprès de
> Dieu nest pas unique, mais multiple, suivant la mulliplicilé des
> fetvas. Donc tous les ordres de tous les oulémas sunnites, si con-
> tradictoires soient-ils sont conformes à la vérité et ces deux con-
> ;
> 
> traires peuvent être agréés de Dieu. Dieu n'a pas dit le vin est
> impur ou il ne l'est pas c'est à celui qui étudie i arriver à une
> :
> 
> conclusion qui, quelle qu'elle soit, est conforme à l'ordre de Dievi.
> Les sunnis par l'exemple croient au Mchdi, tandis que les Chiites
> précisent et disent le Mehdi est Mohammed ibn Hassan.
> :
> 
> Les Chiites disent l'ordre de Dieu est un en vérité, les multi-
> ;
> 
> plicités des fetvas des oulémas ne peuvent multiplier cet ordre.
> Il n'est donc pas obligratoire que tous les oulémas arrivent dans
> leur décision à la vérité précise, ils se peuvent tromper. Quoi
> qu'ils se trompent, cependant ils arrivent à la récompense de Dieu
> car c'est dans la route de Dieu, dans la pensée de Dieu qu'ils ont
> erré. Donc un moujtéhèd qui rend une sentence reçoit deux
> elle
> salaires   si   cette sentence est identique à l'ordre de Dieu. Si
> n'est pas   conforme à cet ordre, il reçoit encore un salaire dû         à la
> peine qu'il a prise.
> 1   1   4            SKYYÉD ALI MOIIAMMIiD DIT LE   IîAH
> 
> ([irilV a contradiction) la multiplicité des possibilités, du
> temps, des rapprochements, des preuves. Si tout cela est
> en désaccord, l'ordre alors semble lui-même en désaccord
> (mais en réalité il n'en est rien). Dieu est éternellement
> dans une condition nouvelle, une création neuve et un
> ordre nouveau, cpioique tout ce qui s'est manifesté du
> Point de la ^'érilé jusqu'à aujourd'hui venait et vient de
> Dieu.
> Cependant, dans chaque loi reli^^ieuse, des diverg;ences
> sans fin apparaissent parmi les sectateurs. Il est bien cer-
> tain que tout ce qui vient de Dieu n'a pas de contradiction.
> Si riiomme ouvre un rej^'^ard (qui embrasse toutes les cir-
> constances qui environnent et accompagnent les ordres
> qui paraissent contradictoires) alors le secret de ce point
> est manifesté, car il en est pour les ordres comme pour la
> création des existences. Eternellement elle est dans la
> nouveauté et le renouvellement.
> En moins d'un clin d'œil, dans le monde de l'ordre, se
> manifeste la création nouvelle et le ran^ nouveau, tandis
> qu'aux yeux de la créature cela se passe d'une manifesta-
> tion à une autre'. Car pendant (que l'arbre de la vérité
> est) caché, il retourne à ce qui est manifesté pendant la
> manifestation. En effet, pendant que la vérité est cachée,
> elle vient en aide à toutes choses au moment même oîi elle
> est cachée, mais avec ce par quoi elle a aidé les créatures
> pendant qu'elle était manifeste. Par autre que par cela
> la conviction ne saurait s'obtenir, si ce n'est par ce que
> Dieu veut, car, il est le savant, le puissant.
> 
> i.    veut dire que quoique aux yeux de la créature, le Pro-
> f'.ola
> 
> l)hètc                           chaque nouvelle manifestation, et
> et la relipion chauffent à
> ([ue cliaque manifeslalion soit séparée de la précédente cl de
> la suivante par des centaines dannées, en réalité le temps n'existe
> pas pour Dieu, et des changements se précipitent en l'espace de
> moins d'un clin d leil.
> UNlTi:    II.   PORTE 16                115
> 
> PoHTi:   ir»
> 
> Dans rexj)licnlioii de ceci (/ue le Parudis est vrai.
> 
> Le résumé de cette porte est que             :
> 
> Jusqu'à aujourd'hui, personne autre que le spectacle
> que Dieu a fixé i)our lui-même n'a compris ni le Paradis,
> ni le feu.
> Tout ce qui se rapporte à la mention de Paradis est dans
> ce monde qui est la source de tous les mondes et la fin de
> tous les mondes. Et tous ces mondes aboutissent k l'arch
> de la vérité qui n'est autre que le premier resplendissement
> de son rayonnement ainsi que cela est mentionné dans la
> prière Arafa'     «
> :   mon Dieu! Dans fa miséricorde tu t'es
> fixé sur rarch et Varch s'est cachée dans ton essence,
> pendant que tous les mondes sont cachés dans ton arch'-. »
> Dans le Qoi'an, pour les gens du Béyân, le spectacle
> <le la miséricorde, dans sa vérité première, est l'Emir des
> Croyants (Ali), sur lui soit le salut; car ce qui est dans
> tous les mondes, sa source est en lui (Ali) et retourne vers
> lui.
> Par exemple, du jour d'Adam jusqu'à aujourd'hui, dans
> chaque manifestation de la vérité, c'est par la permission
> du Premier croyant à cette vérité que s'ouvrent les portes
> de la vérité; il en est de même pour le contraire, jusqu'à
> ce que l'essence de tout le vrai aboutisse à cette manifesta-
> tion, et que par elle le contraire soit authentifiée Ainsi, si
> 
> 1.  Qui doit éti"e dile le 9 Zil Hcdjè.
> 2.  Arch voulant dire l'endroit même         —
> le corps où se trouve
> Celui que Dieu manifeste, et qui par le fait, même qu'il est mani-
> festé de Dieu, devient l'arch de tous les mondes possibles.
> 3. Le premier croyant, ouvre sa porte d'assentiment, le premier
> jiéjiateur, la porte tie négation.
> 116           SF.YVftD ALI   MOIIAMMI^U DIT LE HAD
> 
> ([iiclqirmi  voul rej;ar(ler (l'im rej^ard loyal, il verra que
> tous   les inondes ont leur lieu d'orig-ine daiîs 1' « iradé »
> (Ali) qui, elle, est créée par la \'olonté (Mohammed); cl
> celle-ci subsiste par elle-même. Kl c'est elle (iradé-Ali")
> qui embrasse tous les mondes avec l'embrassement de son
> degré d'être, car chaque être doue d'un ranj^- dans le Béyân
> est maître de ce rang et il afTirme en lui-même la hauteur
> de r « iradé. » Car le monde des âmes correspond à celui
> d'ici-bas. Par exemple, quand dans le monde d'ici-bas se
> manifesta la manifestation de Mohammed, qui était la
> première créature, dans l'àme de tous les croyants à lui
> est née la conviction qu'il était et est la première créature.
> Du moment que ceci est certain, il ne doit plus rester
> aucun doute pour personne que, dans la science de Dieu,
> aucun Paradis n'était ni n'est plus haut que la manifesta-
> tion de Dieu dans le Point du Béyàn. Ainsi, dans chaque
> manifestation, jusqu'à la suivante, c'est le Paradis de cette
> manifestation dans cette manifestation; jusqu'à ce que
> toutes les manifestations aboutissent au point du Qoran
> au moment même où il fut suscité. Aucun Paradis, dans
> la science de Dieu n'était plus grand (à ce moment-là) que
> cette personnalité inaccessible dans cette manifestation.
> Et dans les âmes il en est ainsi. Aujourd'hui après Dieu,
> et entre Dieu et le croyant ne se peut concevoir quelqu'un
> de plus grand que le Prophète de Dieu. L'avcration de ce
> signe ne s'est manifestée dans les âmes que par la manifes-
> tation de cette personnalité pi-iinilive (Mohammed), lùisuite
> aucun Paradis n'est plus haut, dans la science de Dieu,
> que ri']mir des croyants (Ali), sur lui soit le salut! De
> telle sorte qu'après le Prophète de Dieu tous ne regardent
> plus que lui (Ali). Et il en est ainsi de degré en degré pour
> les rangs divers des diverses Portes du Paradis, jusqu'à ce
> que cela se termine aux lettres de l'Unité. Par exemple,
> au moment de la manifestation tlu cinquième Paradis
> UiMTÉ H, PORTE 16                       117
> 
> (Housseïn), aucun Paradis, après les Paradis antérieurs à
> plus grand que lui à la fin même de sa vie. Car
> lui, n'était
> alors il était seul à Keibéia, et les hal^itants de ce Paradis,
> à ce moment-là, étaient Ali fils d' Housseïn, sur lui soit le
> salut       1   et les prisonniers de guerre.   Et vois   qu'il   en est
> ainsi de tous les Paradis jusqu'à ce qu'ils aboutissent à la
> lettre          mime^, puis retournent au Point.
> Du moment même de sa manifestation      le Point du
> 
> Béyân) était, d'une façon imperceptible, si peu qu'on y
> puisse songer, la première manifestation du Paradis du
> Point du Qoran dans sa fin, qui est le Paradis du Béyân
> à son début. A ce moment même, dans la science de Dieu,
> il n'y avait pas de Paradis plus grand jusqu'au jour de la
> 
> manifestation de Celui que Dieu doit manifester. VA, au
> moment de sa manifestation"-, le début de son Pai-adis^ se
> changera en sa fin.
> Après ce Paradis^ viennent les Paradis des Lettres du
> vivant, qui sont ceux qui ont donné leur foi avant tout le
> monde. Ce sont les plus hauts des Paradis, et la fin de la
> manifestation aboutit à la lettre sine-'.
> Cela ne veut pas dire qu'au moment de chacune de ces
> manifestations, le Paradis d'auparavant ne reste pas à sa
> j)lace. Au début même de la manifestation du sine le Para-
> dis du hé est à son arch". Il en est de même en ce qui
> concerne toutes les lettres.
> Dieu a fixé pour chaque Paradis, qui est la manifestation
> de la \'olonté par elle-même, dix-neuf portes; ainsi que
> 
> 1.    Mohammed ibn cl Hassan.
> 1*.   De celui que Dieu doit manifester.
> 3. Du Béyân.
> 4. Du Point du Béyân.
> 0.  Mollah Housseïn qui, par le fait, même qu'il a l'iionneur d être
> le    premier croyant doit être aussi le dernier,
> (i. Allusion à la formule Bism illah...
> 118            si::yvkd   ALI   mohammld dit le bab
> 
> ceci a été clairenicnl exposé clans cette manifeslation-ci.
> Gela e?t une preuve qu'il en a été ainsi dans chaque mani-
> festation de la volonté. Ainsi, dans le Qoran, tous retour-
> nent aux portes, celles-ci aux pens de la maison*, les gens
> de la maison au Prophète, et le Prophète à Dieu très haut.
> C'est pourquoi le quatrième nom- reçoit l'aide de Dieu
> par l'intermédiaire du nom troisième ^ Ce troisième nom^
> à son tour, reçoit laide de Dieu par l'intermédiaire du
> second nom et ce second le reçoit du premier nom^ qui
> est l'être même du Nom.
> Le premier qui est entré dans ce Paradis                    est l'esprit
> saint, qui a ainsi, avant tous les esprits, bénéficié               de   la
> 
> vue de Dieu et a affirmé son Unité.
> Ainsi, aucune essence d'allé<;resse ne se peut imaginer
> en ce monde de contini^ences, qui soit plus précieuse et
> plus subtile que l'Unité de Dieu, et l'acte de le glorifier et
> de le sanctifier. Ainsi celui qui, dans ce monde, arrivera
> au but définitif de son désir dans la route de Dieu, le
> suprême de son allégresse consiste à remercier Dieu pour
> le bienfait qu'il lui a octroyé. Par exemple, un esclave
> 
> auquel Dieu accorde le degré de Bâb, ou d'Imam, ou de
> Prophète, n'a pas de plus suprême allégresse que de
> remercier Dieu, et il dit « Gloire à Dieu » qui m'a fait
> :
> 
> bénéficier d'un pareil bienfait. » Il en est de même dans
> les rangs apparents (de ce bas monde). Chaque esclave
> (|ue Dieu fait asseoir sur le trône de l'Empire, le suprême
> de son allégresse existe au moment où se tournant vers
> Dieu il s'écrie « Gloire à Celui (/ui m'a honoré d'un tel
> :
> 
> don. »
> 
> 1.   La famille du Prophète,       Ali, Faténièli et   leurs descendants.
> 2.   Les portes.
> 3.   Les imams.
> 4.   Le l'roplièlo.
> 0.   Dieu.
> LMTÉ 11, PORTE        16                     119
> 
> C'est ainsi que toutes les allégresses retournent à lu
> deuxième colonne* qui est le lieu de i^lorilication.
> De même que         les vérités   des choses retournent à cet
> endroit béni, les mots, eux aussi, y retournent. C'est pour-
> quoi, aux yeux des gens intelligents,    le dernier Iruit se
> 
> manifeste dès le début, car cette glorification qui se mani-
> feste après l'octroi du bienfait divin, la permission en est
> donnée par Dieu à celui qui l'elFectue. C'est pourquoi le
> premier esprit, au moment même de son entrée dans lo
> Paradis premier, a recueilli le fruit de chaque bienfait,
> avec tout ce qui est possible dans ce monde de contin-
> gences. Et c'est ainsi que comme (Dieuj l'a expliqué, le fruit
> de tous retourne à la parole de glorification, c'est-à-dire
> au personnage qui supporte cet esprit. Tout ce qui se mul-
> tiplie de (ce personnage) est manifestation paradisiaque,
> depuis l'essence de la connaissance, jusqu'à tout corps
> matériel qui peut arriver jusqu'à être revêtu de vête-
> ments de soie. Toute l'allégresse qui est dans ce Paradis,
> il en jouit par ce Paradis même      ce Paradis ne jouit de
> :
> 
> l'allégresse que par ce qui est cause de son resplendisse-
> ment et qui n'est autre que le Point. Ce point est le quaf
> rond qui de toute éternité dans le passé, de toute éternité
> dans l'avenir, tourne autour de lui-même et qui n'a ni
> commencement ni fin, ni aboutissement ni conclusion.
> Ainsi, quiconque est entré dans le Paradis du Qoran,
> tout ce qu'il y voit de bienfaits il les voit provenir du
> bienfait du Prophète de Dieu. A ce point même que si un
> héritier hérite d'un rubis cela n'a lieu que par le don de la
> \'érité primitive qui en a ainsi ordonné. Si elle en avait
> ordonné autrement et que ce soit un autre qui ait droit
> 
> 1. La première colonne est Dieu et son essence clernellc,            la
> 
> seconde, la Volonté Primitive et le siègre des Prophètes, l'endroit
> de bénédiction et de g^lorilication, la première culonne restant inac-
> cessible; la troisième est l'imamat, la quatrième, la qualité des portes.
> 120               SEVVÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAH
> 
> au rubis) au lieu de i-clui (jui en hc3i-ite aujourd'hui, coni-
> incnl pourrait-on dire pourquoi? et comment
> '?
> 
> C'est  pourquoi   toutes   les  existences,   depuis  le point
> 
> même de leur existence jusqu'au moment de leur lin, tout
> ce qu'elles possèdent vient du don que la X'olonté Primitive
> en a fait. Aucune chose n'a la qualité de chose si ce n'est
> par son bienfait et par sa bienveillance. Par exemple, si
> quelqu'un revêt des vêtements de soie, ce n'est qu'à cause
> (le son bienfait. Ainsi, auparavant il était assez riche pour
> 
> s'en revêtir, mais il ne s'en revêtissait pas (iiarce que l'islam
> le lui     défendait).
> C'est pourquoi si quelqu'un ouvre les yeux de son cceur
> il   ne verra      le   monde entier des contingences que comme
> une poignée de son bienfait.
> Tous ceux qui sont entrés dans le Paradis du Qoran, y
> sont tous entrés à l'ombre de la première porte, qui n'est
> autre que le Prophète de Dieu. Et les autres portes du Pa-
> radis sont dans la main de cette porte. C'est lui qui les a
> ouvertes par sa bienveillance. Par exemple, quiconque
> progresse dans la dernière lettre du plus haut progrès, et
> que se manifeste pour son corps tout ce qu'on peut imagi-
> ner de plus haut, n'est dans ce monde que par Sa permis-
> sion, car II a dit   « Celui-ci est une des portes de mon
> :
> 
> Paradis, un de mes guides. »
> Ainsi, tout ce qui s'est manifesté du Paradis de l'union
> huitième dansce inonde, ne s'est manifesté que parce que
> le Prophète de Dieu a dit de lui    « Celui-là est mon hui-
> :
> 
> tième.       »
> 
> Actuellement (depuis ma manifestation) il n'y a plus de
> ce genre de manifestations auprès de son tombeau, mais
> celles qui ont eu lieu n'ont existé que dans sa main, dans
> la    paume de sa puissance.
> 
> 1.   A celle \'>il()iUô Priniilivc.
> UMÏÉ 11, PORTE    16                  121
> 
> A l'ombre de chaque porte des portes du Paradis, il s
> avait, il y a des portes sans fin. Ainsi chaque personne
> 
> qui est venu dans l'aniilié d'une des portes du Paradis est
> en elle-même, un Paradis,             pour elle-même     et   dans son
> rang. Et sans fin ce secret était manifeste et coule (de tous
> côtés).
> Aujourd'hui, tout ce qu'on peut imaginer de jouis-
> sances est dans ce (mon) Paradis, et toutes les jouissances
> ont été coupées du Paradis d'auparavant. Ainsi, au mo-
> ment même de           la    manifestation   du    Prophète   de Dieu
> toutes les allégresses furent coupées du Paradis de l'Evan-
> gile, car tous les Paradis sont dans l'Unité de    Dieu, dans
> sa     connaissance,      contentement et l'obéissance au
> son
> spectacle de son ordre. Quand un individu a été séparé de
> cela', quelParadis peut-il y avoir pour lui, même si durant
> sa vie il jouit du summum des jouissances possibles, car,
> à la fin, il retourne au feu du néant. Si dans l'être même
> des gens de l'Evangile il y a un signe de Dieu, qui est le
> summum de l'allégresse, cela était au moment de la mani-
> festation de Jésus    mais aujourd'hui ce signe a été enlevé
> :
> 
> et eux s'imaginent qu'il subsiste, c'est pourquoi ils ont
> patienté jusqu'à aujoui'dhui. C'est ainsi que toutes les
> lettres de l'Evangile, si elles étaient convaincues que la
> manifestation du Prophète de Dieu était cette même mani-
> festation de Jésus, mais dans un rang plus noble, pas une
> seule d'entre elles ne fut restée dans l'Evangile. Il en est
> de même après le Qoran. Si aujourd'hui ils pensent être
> dans l'allégresse, cela n'a aucune vérité, car, si, en toute
> vérité, quelqu'un agit pour Dieu et pense être dans l'allé-
> gresse auprès de Dieu (par ce fait), en réalité il a agi pour
> autre que pour Dieu. Ils sont donc restés dans la même
> imagination que les gens de l'Evangile. Car le miroir de
> 
> •1.   Unité de Dieu, connaissance, etc.
> 122                SKYVÈD ALI MOHAMMIiD DIT LE BAB
> 
> Dieu     s'esl     levé dans     un autre Paradis,         c'est   pourquoi
> toutes les alléf,n'esses se sont détachées (de ce Paradis-là),
> si ce n'est pour celui qui connaît Dieu unique,      et croil en
> lui. qui connaît son ténioi<;na<;e et croit en lui, qui connaît
> 
> ce qu'il a lait descendre en son livre et croit en lui.                C'est
> ainsi que les gens du Paradis sont dans l'allégresse dans ce
> Paradis,  et jusqu'au début de la manifestation de Celui
> ([ue Dieu doit manifester. J'en jure par l'éternelle essence
> de Dieu! pour eux, au moment de sa manifestation, aucun
> paradis n'est plus élevé que la foi en lui et l'obéissance à lui.
> Va toutes les allégresses se sépareront des gens du Béyân.
> Heureux celui qui entre dans Vombre de Celui (/ue
> Dieu doit manifester, et jouit de sa mention, car il sub-
> siste en Dieu jusqu'à la nouvelle manifestation. Et Sf,
> dans celle nouvelle manifestation, il donne sa foi au spec-
> tacle de cette manifestation, il aura compris, une seconde
> fois, après la première. Il n'y aura pas de fin pour sa
> subsistance {en Dieu) qui ne se terminera pas. S'il reste
> dans une de ces manifestations sans donner sa foi, la joie
> et l'alléqresse se séparent de lui au moment de ce spectacle
> de la manifestation. Je lègue aux gens du Béyân. si au
> moment de la manifestation de Celui que Dieu doit mani-
> fester, tous se tournent vers ce Paradis élevé et cette con-
> templation sublime, ces paroles « Heureux soi/ez-i'ous I
> :
> 
> Heureux soyez-vous ! »
> Sinon, si vous entendez dire qu'une manifestation s'est
> produite avec des versets (semblables à ceux) d'aupara-
> vant, et cela au nombre de Dieu (c'est-à-dire en 1511)' en-
> trez-y tous. S'il ne s'est pas manifesté à cette époque, cela
> aura lieu après ?()()/. Si alors vous entendez dire que le
> point s'est manifesté, et si t^us vous n'êtes pas convain-
> 
> I.   .le   ne sais comiiiciit les   Bélialiis cxi>lu[nciU ce passage ni sils
> l'r\|)li([iicnl.
> UNiTK        II,   poRTi:   16               123
> 
> eus, ayez pilié de vous-mêmes! Tous, tous, courez vous
> réfugier à loiubre de ce Point dans lequel vous êtes entrés
> (déjà). Si vous entendez dire qu'un personnage s'est   mani-
> festé avec des versets et   que les savants de cette époque
> l'ont reconnu, et je ne parle pas des savants célèbres, mais
> bien des minutieux et subtils, non pas comme ceux de ce
> temps qui sont restés dans l'obscurité, je parle, dis-je, des
> minutieux, de ceux qui ont l'œil perspicace, même s'ils
> sont revêtus des vêtements de la pauvreté et de humilité.1
> 
> Ce sont ceux-là qui, en vérité, ont pénétré les premiers
> dans le Paradis et y ont revêtu les vêtements de soie.
> Quant aux autres ils sont restés dans l'ordre d'auparavant.
> —   N'hésitez pas alors! entrez à son ombre, car c'est Lui.
> le Premier et le Dernier, c'est Lui, l'Apparent et le Caché.
> Et si vous n'avez pas entendu qu'une manilestation de ce
> genre se soit manifestée alors gémissez et priez, afin que le
> ).
> 
> bienfait de Dieu ne se sépare pasdevous jusqu'à 2.001 ans.
> Si vous entendez dii'e d'ici à 2.001 ans que s'est mani-
> festé Celui qui esl mon ami el le vôtre, Celui qui est mon
> Seigneur et le voire, alors n hésitez pas, ne fût-ce que
> Vespace d'un souffle: entrez tous dans l'ordre de Dieu el
> ne dites pas « pourquoi? » ni        comment? » Ceci est le
> >(
> 
> plus haut des ordres que je vous donne. Par ce que je vous
> permets, je vous délivre du feu de l'éloignement de Dieu.
> gens du Béyân, soyez tous parmi ceux qui remercient!
> Que si quelqu'un (d'entre vous) hésite l'espace d'un
> souille après 2.001 années, sans aucun doute, il n'est pas
> dans la religion du Béyân et est entré dans le feu, à moins
> que dans cet espace de temps, la manifestation de Dieu
> ne soit pas manifestée   :    alors tous ont le devoir de pleurer
> et de frémir*.
> 
> 1. Comme    le font aiijoiirdliiii nicoro les       musulmans   qui
> réclament la manifestation de l'imam Meluli.
> 124                    SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB
> 
> Ce n'est pas que vous soyez comme les juifs qui
> atlendent la venue de Jésus, ni comme les chrétiens
> av.
> attendent celle de Mohammed, ni comme les musulmans
> qui attendent /e Q^tém. Mon cœur ne sera pas satisfait
> si un
> seul individu reste dans le liéyân quand on aura
> annoncé
> que le Point du Bévân est revenu à la vie de ce monde.
> J'en jure par Celui que Dieu doit manifester
> —et il n'y
> avait pas,            il   n'y a pas dans la science
> de Dieu de plus
> grand serment que                  celui-là    —   s'ilqu'un  se manifeste et
> seul individu reste dans le Béyân, tout le
> châtiment du
> Béyàn est pour lui en double. Car aujourd'hui, les
> châli-
> ments qoraniques sont doublés pour ceux qui ne
> sont pas
> entrés dans le Béyàn; et il en est de même
> pour les châti-
> ments de l'Evangile, pour ceux qui ne sont pas
> rentrés
> dans le Qoran. Ils ont aussi, ceux-là, à subir le
> double des
> châtiments du Qoran.
> S'il se rencontre un pareil
> personuaye                        '
> jamais, au grand
> jamais, il n'est entré dans le Béyân, ni à
> l'ombre de l'arbre
> du maître des sept lettres.
> Si, par exemple, une lettre du
> Qoran reste (dans                                    le
> Qoranj sans entrer dans le Béyân, en réalité
> elle   n'était
> pas entrée dans le Qoran, et ne s'est pas
> reposée à l'ombre
> de arbre mohammédique, car sans cela
> il n'eut pas gau-
> chi de sa manifestation plus noble,
> à sa fin. On en peut
> dire autant pour l'Evangile si un
> individu eut réellement
> :
> 
> cru a Jésus il eût certainement cru à
> Mohammed. Le fait
> même qu'il n'a pas cru en lui démontre péremptoirement
> qu il ne croyait ni à Jésus, ni à l'Evangile.
> Ainsi si aujourd'hui quelqu'un examine
> les hadis rela-
> tils à     Fitné » et « Emtéhan^ » il
> .<
> pourra voir        y                  combien
> J.       Qui ne croie pas à Celui que Dieu doit
> manifester
> -'.          Fitné, les discordes, les f^uerres civiles
> qui se doivent allumer
> lors    de 1 apparition de limam Mehdi; Emtéhan
> lépreuvc du jour
> <lu    jupement.                                                                   "'
> UNITÉ     11,   PORTE 16                      12Î
> 
> h. c-rcalure eu ce jour .1.-
> de saints de Dieu, pour sauver
> manifestation,    ont fait  d'elTorls.  Ainsi ceux qui ont U-
> subtil, ont  écrit dans   leurs propres livres que h.
> reo-ard
> la Vérité deiuaudec.
> manifestation de l'Altesse est celle de
> question  dans  le  hadis  de  Qonu-ïl. M.ns l),eu
> dont  il est
> désire d.nis /,- IKu:;-
> guide qui il veut el fuit entrer qui il
> 
> dans le monde de la        vie.
> 'c'est là la vérité du Paradis
> personne .lulre que
> Quand (à cette vérité) après la mort,
> créé dans son Paradis de l.>ul ce
> Dieu ne le sait. Dieu  a
> on i/ trouve
> que les  hommes désirent de son bienfait, el l
> vues, qu aucune oreille
> des choses quun œil n'a Jamais
> recelées   dansL
> n'ajamais entendues el qui n'ont été
> ciel étaient de  eue e.
> cœur de personne. Si les mers du
> 
> des plumes,  et s. chaque e re
> étaient
> toutes les choses
> si
> arriver a |;-M>-;;                        -
> étaitun écrivain, on ne pourrait
> après la mort, ht le enin
> aucune des choses du Paradis
> .
> 
> que celui de ce aradis que
> de cfparadis est le même                         S. dans cette
> la vie de l'esclave.
> nous avons expliqué pour                             de D.eu
> Paradis de la mau.festat.ou
> v-e 1 est entré^dals le
> Paradis  de  l'autre  vie âpre. ...
> entrera aussi dans le
> le feu .mmed.aten>enl.
> mort; sinon il entrera dans
> contre ce feu.
> Je me réfuqie en Dieu                               ,/,,..
> Paradis  que Dieu, que Dieu seu^.Je                    <
> 
> /e nevoh dans ce
> 
> Allusion aux maîtres
> du Chciklùsme.
> 1.
> 126           SEYYÈD ALI MOIIAMMKD DIT LK          ItAIi
> 
> plus  vils des de^a-és de l'eafer.
> Réfugiez-vous doue en
> Dieu, et saisissez fortement la corde
> du Point du Béyân h
> son début et h sa lin, car c'est lui
> qui est le riche qui n'a
> pas besoin que quelqu'un croie en
> lui ou entre dans son
> Paradis. Si tous n'y vont pas, ils vont
> dans le feu, sinon ce
> sont eux-mêmes qui jouissent du bénéfice
> du Paradis C'est
> pourquoi si quelqu'un -uide quelqu'un,
> cela vaut mieux
> pour lui que d'être possesseur de tout
> ce qu'il y a sur la
> terre    car si il a guidé cette personne
> :
> jusqu'à "ce qu'elle
> se repose a 1 ombre de l'arbre de
> l'Unité, la miséricorde de
> Dieu descend sur tous les deux et la
> possession de lout ce
> qui est sur la terre nous quitte
> moment de la mort
> au
> La route de cette action de guider est
> toute de bonté et
> d amour et non de violence et
> de force. Celait là la route
> de Dieu d auparavant, c'est celle
> d'après. Il fait entrer
> qui il veut dans sa miséricorde.
> C'est lui Vaimé             le bien-
> faisant.
> Aucun Paradis n est plus grand pour
> personne que ceci
> que, au moment de la manifestation
> de Dieu, il le com-
> prenne, qu'il écoute ses versets
> et qu'il donne sa foi et
> bénéficie de sa contemplation qui
> est la contemplation de
> Uieu, qu il voyage dans son
> consentement qui est une mer
> qui enveloppe sou Paradis, et
> devienneainsi un de ceux qui
> sont dans   1allégresse au haut du Paradis
> de son Unité.
> Gloire a Dieu! de ce qu'aujourd'hui
> tous sont dans l'igno-
> rance de ce Paradis de ce
> I
> qu'ils jouissent de ce qui^
> au
> moment de leur mort se sépare d^eux et
> les précipite dans
> e feu parce qu ils restent
> dans l'ignorance de ce pourquoi
> Ils ont ete crées! Plût
> au ciel qu'ils fussent dans
> l'igno-
> rance et «entrassent pas dans
> l'opposition   ! Plût au ciel
> cju ,1s fussent dans
> l'opposition mais ne fissent pas
> à ren-
> contre de 1 arbre delà vérité
> ce qui est indigne de Im           '
> 
> Tous cm.ent à Lui, et ils l'ont
> emprisonné sur une mon-
> tagne! fous sont par Lui
> dans l'allégresse, et ils l'ont aban-
> LNITÉ      II,   PORTE 16                           12"
> 
> donné lout seul Aucun feu n'esl plus Jinlenl |)Our ccuv c|ui
> 
> ont agi ainsi que leurs œuvres mêmes de même, pour len;
> 
> croyants, aucun Paradis n'est plus haut que leur loi même.
> // n'ij pas de dieu,   .s/   ce n'est ce Dieu i/ui esf le I)icu ihi
> Paradis, le Seigneur du Paradis, le Maître du l'urndts,
> le Roi du Paradis, le Sultan! Ce qui est dans le Paradis
> n'y subsiste que sur l'ordre de Dieu, et ce Dieu n'a pa»
> besoin de ce qui est dans le Paradis, ni sur le Paradis.
> Ceux qui jouissent de la rue de Dieu, au nmnient de la
> n^anifestation de Dieu, qui en jouissent encore quand tl
> est caché, par cette route qu'ils ne connaissent pas, tous
> ceux-là sont dans le Paradis, et en tout état exaltent
> Dieu, avant tout état, et après tout état. Ils y (fl<,ri/ienl
> rUnité de Dieu qui est leur Seirjneur, par la mention
> qu'ils en font dans         chaque        rancj, avant       chaque ranij      et
> 
> après chaque rang. Jamais personne n'entrera dans
> ce
> 
> Paradis sans dire, de la part de son Dieu :      Kn véril<-
> moi je suis Dieu! il n'y a pas d'autre dieu que moi. le
> l'aimé! En vérité il n'i/ a pas d'autre dieu que
> nwi
> chéri,
> qui embrasse toutes choses et subsiste par
> moi-même. En
> vérité, je suis Dieu, il n'y a pas
> d'autre dieu que moi qui
> 
> suis ie' Seigneur et le possesseur. En vérité! je suis Dieu
> et   il   n'y a pas d'autre dieu que             moi qui suis la vénlé et
> jouis d'un ranq         suprême. En vérité! Je suis Dieu! et il
> n'y a pas d'autre dieu         que moi le Seigneur de toutes
> choses, le maître du siège élevé!
> >>
> 
> Toute chose retourne        forme humaine, ([ue ce sml
> à la
> femme.  Si     homme   est dans le Paradis, tout
> homme ou             cet
> est dans le Paradis, même si c est une
> ce qui lui appartient
> mention. Car tout ce sur
> chose qui ne soit pas digne de
> la Volonté a la forme même
> de cette  ..lonle
> quoi rayonne
> 
> Volonlé,   rcnéchil   la   forme
> 1.   Tout ce sur quoi rayonne          la
> 
> même de cette Volonté.
> 128             SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB
> 
> suivant sa mesure     si cette furme en est enlevée avec le
> :
> 
> rayonnement, alors ne i^este plus dans son cœur que la
> forme humaine. Et c'est pourquoi toutes choses demandent
> à Dieu d'appartenir à un croyant et non pas à un non
> croyant, car le Paradis d'une chose consiste en ceci qu'elle
> soit en relation avec Dieu     ce qui est en relation avec un
> :
> 
> croyant est en relation avec Dieu.
> Si cette chose retourne à un non croyant, elle est tout
> entière dans le feu et dans les rangs du feu, même si c'est
> une chose bonne au dernier degré.
> Ainsi cette pièce (dans laquelle je me trouve), qui n'a ni
> portes ni limites précises, est aujourd'hui la plus haute des
> pièces du Par.ulis, car l'arbre de vérité y habite.    On dii-ait
> que tous les atomes de cette chambre chantent tous par la
> voix qui dit: « En vérilé! je suis Dieu! il n'y a pas
> (l autre dieu que moi, le Seigneur de toutes choses. »
> Et ils   le   chantent par-dessus de toutes   les pièces   de la
> terre,   même par-dessus celles qui sont ornées de glaces ou
> d'ornements d'or'.
> Si cependant l'arbre de vérité réside dans une de ces
> pièces ornées, alors les atomes de ces miroirs chantent
> 'cette phrase), ainsi que le faisaient et le font les atomes
> des miroirs du Palais Sadri, car à l'époque des jours de
> sad- Il y demeurait. El pour aucune chose il n'y a d'ordre
> qui ne retourne à ce personnage.
> C'est pourquoi, chaque endroit que les gens du Paradis
> choisissent pour y habiter devient digne de toutes les
> louanges possibles dans les possibilités. Ceux qui re-
> gardent du côté de la vérité voient cela. Par exemple aucun
> endroit n'était plus vil à cette époque que l'endroit où eut
> 
> 1. La poussière qui compose Lt chambre où je     me trouve, si
> misérable soit cette tlcruièrc, est supérieure à la poussière qui
> compose le palais des Princes.
> 2. A l'époque où le Bàb était à Isfahan,
> UNITÉ   II,   PORTf-:   16                      129
> 
> lieu lemarlyrde la cinquième parole; mais, cdimiR' il «-lait
> du Paradis, il s'est manifesté à son ombre an plus haut
> dei,n-é des possibilités. Si un homme au re^Mrd pénétrant
> 
> y eût regardé ce jour-là, il eût vu qu'il était dipne que les
> murs de cet endroit fussent faits en rubis et non pas en or.
> Et si cela ne s'est pas       fait, c'est   à cause de l'impuissance
> où se sont trouvés les hommes (à              le faire), et   non à cau.se
> de l'indignité de cette terre, car celte terre était digne.
> Il   en est également ainsi pour        la    terre sur laquelle      se
> trouvait ce jour-là l'arbre (Yézid) opposé à cet arbre. Il
> n'y en avait pas de plus haute à cette époque', et cepen-
> dant les gens d'intelligence y voyaient dès ce jour-là le
> néant; il semble que dès ce jour ils la considérassent
> comme rien. Et il se trouve aujourd'hui cju'il ne reste ni
> signe, ni marque, de celui qui s'est assis en cet endroit,
> non plus que de cet endroit lui-même.
> C'est ainsi que Dieu anéanlil la nè(jation el élève l'af-
> firmation sur son ordre, car il est puissant sur foutes
> choses.
> Si le contraire (de ce     que nous voyons actuellement            i
> se
> manifestait, si      le   siège de l'arbre de vérité était         la   plus
> haute des terres'*, il n'y a pas de doute qu'éternellement il
> s'élèverait dans l'élévation. Et si l'arbre de négation était
> le plus vil des points de la terre, il s'enfoncerait dans une
> descente continue. Cardiaque chose retourne à l'homme
> et l'homme retourne à Dieu, dans le Paradis, s'il croit à
> Celui que Dieu doit manifester; el à autre que Dieu, dans
> le feu, s'il ny croit pas. Quiconque obéit à mon ordre en
> ce qui concerne les 2.00 1 années entrera dans le Paradis.
> Il    n'y a pas d'échappatoire aux regards de Dieu!                         En
> vérité, Dieu est puissant sur toutes choses.
> 
> 1.    Aux yeux des hommes.
> 2.    Aux yeux des hommes.
> 130           SEYVÈD ALI MOHAMMED DIT           Li:   HAÏ!
> 
> Porte 17
> 
> Dans l'explication de ceci que le feu est vrai.
> 
> Le résumé de celte porte est que        :
> 
> Il y avait et il y a pour le feu des rangs à l'infini. L'es-
> 
> sence de ces essences' est Tabsence de la connaissance de
> Dieu,
> Dans chaque manifestation, il se manifeste par le
> manque de cette connaissance (de Dieu) dans l'être qui
> est    manifesté dans cette manifestation^.           Il     appelle   les
> 
> hommes dans chaque langue dans laquelle il a été suscité
> (en disant)   « // n'y a pas de dieu, si ce n'est Dieu, en
> :
> 
> vérité, en vérité I II ny a pas de dieu, si ce n'est Dieu, en
> vérité, en vérité, en vérité! Il ny a pas de dieu, si ce n'est
> Dieu, en vérité, en vérité, en vérité, en vérité! Il n'y a pas
> de dieu, si ce nest Dieu, en vérité, en vérité, en vérité, en
> vérité, en vérité! »
> Car l'essence de toute chose que Dieu                      n'aime pas
> retourne à la négation, et tout ce que Dieu aime retourne
> à l'assentiment. Et cela ne se manifeste que par ce que
> n'aime pas le Point de Vérité, dans toutes les manifesta-
> tions, ou par ce qu'il aime.
> Cette essence est, dans le Qoran, le premier cœur, et le
> premier cœur également dans le Béyàn, qui, au moment
> oîi il entendit dire que l'Arbre de la Vérité s'était mani-
> festé, vit son cœur s'anéantir dans le feu de l'hésitation ou
> du reniement; même si ce cœur était auparavant dans le
> Paradis, car alors il disait  « // n'y a pas de dieu, si ce
> :
> 
> 1.   La vérité des diverses vérités du feu.
> 2.   Première parole de négation.
> UNITÉ   II,   PORTF 17               131
> 
> nest Dieu, Mohammed est son Prophète, Ali est i.tmi de
> Dieu, les imams sont les témoins de Dieu, et les purtvs,
> des guides, en même temps que des témoins de Dieu. »
> Il croyait vrai ce que Dieu a fail descendre dans        le
> Qoran, mais au moment même où il a manileslé son i{,'no-
> rance, ou son incurie, ou son recul, ou sa né|,'alion, ou son
> reniement, il est devenu xain, ainsi que tout ce qui était
> en lui de versets vrais, de connaissance de Dieu, de con-
> naissance du Prophète_, des imams el des portes, ainsi ([ue
> son affirmation que tout ce qui était vrai dans l'islam pro-
> vient de Dieu, Car tout cela s'est levé de l'Arbre de la
> \'érité, et cet arbre s'est manifesté par lui-mênje et ses
> fruits sont des fruits d'auparavant. Et du moment même
> qu'il s'est manifesté et que personne ne la acccj)té. il sem-
> blerait qu'on ne lait pas accepté dans la première de ses
> manifestations; car celle manifestation-ci est la manifesta-
> tion de l'autre vie par lui' et est plus grande que la pré-
> cédente. C'est pourquoi tous ceux qui résident dans le
> Paradis d'auparavant deviennent les habitants des endroits
> les plus vils du feu; car celui qui est lorifjine du feu, dans
> sa déviation a été séparé de Dieu; et peut-élrt' n'a-l-oii
> pas entendu parler jusqu'à aujourd'hui d'une L-i>u]>ure
> comme celle-là. S'imafjinant qu'aux yeux de quelqu'un,        il
> 
> peut être la vérité, il lui recommande toutes les alFaircH,
> et cependant ce second est le premier de la manifestation
> précédente; mais comme, en réalité, il est descendu dans
> la terre de son éloignement, cela ne lui donne aucun fruit.
> Car s'il était sincère, il n'eût pas hésité au moment de la
> manifestation de Celui qui crée la vérité, et il ne fut pas
> resté dans l'ignorance de la vue de Dieu.
> Au début de la manifestation du Point du Béyân tout ce
> 
> 1.   Eu l'espèce pour Mohammed, mais il en csl ainsi pour Ions
> les Prophètes.
> 132                 SEYVKD   AU MOHAMMED DIT LE LAB
> 
> qui était bien dans la science de Dieu a
> été créé avec le
> premier qui crut en lui tout ce qui était
> :
> autre que bien
> a ete créé par le premier qui a nié.
> Depuis le jour de la
> création de toutes choses, jusqu'au début
> de la manifes-
> tation (de Celui que Dieu doit manifester,)
> l'Essence des
> essences du Paradis est la première porte,
> et l'essence des
> essences de tout le feu est le premier qui
> a nié. Et Dieu a
> voulu faire de ce dernier un crovant et
> lui a témoi-né la
> perfection de sa bienveillance il lui a     :envoyé de« lettres
> multipliées et des envoyés nombreux',
> mais il est resté
> Ignorant à cause de ce qui ne pouvait
> lui être d'aucune
> ulihte, et il a revêtu la première
> chemise de feu.
> Actuellement aucun Paradis n'est plus
> haut dans la
> science de Dieu que le Point du B
> dans le Béyân et
> aucun feu n'est plus ardent que le point de
> feu sous' les
> cieux. Ainsi tout ce qui retourne à lui,
> de chaque chose
> est des choses qui sont entrées dans
> le feu; et, tout ce qui
> retourne à l'autre, de chaque chose,
> est des choses qui
> sont entrées dans le Paradis. Ainsi,
> auparavant, tout ce
> qui retourne au Prophète de Dieu
> était entré dans le
> Paradis et tout ce qui retourne au
> premier qui ne crut
> pas en lui, retourne au feu.
> Les degrés de ce feu sont à l'infini,
> mais le nombre des
> portes s'arrête à 19. Sinon personne
> autre que Dieu ne con-
> naît le nombre des por/es.   Cardiaque négation, prise de
> la porte du feu, est elle-même, suivant
> sa mesure, une
> porte de feu, et chaque porte, prise de
> la porte du Paradis
> est une porte du Paradis,suivant
> sa mesure quoique tout  ;
> ce qui est dans le feu retourne à la
> première porte, et tout
> ce qui dans la lumière retourne
> à la première porte
> loutes deux adorent Dieu, toutes
> deux se prosternent
> 1   exaltent,       le    louangent et l'unifient;     mais l'un   l'unifié
> 
> 1.   Il   doit s'agir, semble-l-il, de Iladji
> Mirza Aghaci.
> UNITÉ   llj   PORTE 17                       133
> 
> dans la manifestalion de l'autre vie', et l'autre dans la
> manifestation de ce bas monde, qui est rantériorilé de
> cette manifestation-ci et l'autre vie de la nianifeslalion
> précédente-. C'est pourquoi l'un devient mensonger,
> l'autre confirmé, l'un devient feu, l'autre deviciil luinicrc,
> l'un néant, l'autre subsistant, l'un             vil,   l'autre chéri, l'un
> pauvre, l'autre riche, et le pauvre l'est au point que sa
> mention ne subsiï^te plus, même auprès de lui-même.
> Tous, aujourd'hui, lui disent « Il ny p.is de dieu, si ce
> :
> 
> n'est Dieu; » mais ceux qui le disent dans le Béyân le
> disent dans un raïuj aimé de Dieu ; et ceux qui le disent
> dans le Qoran le disent dans un rang qui, désormais, dé-
> plaît à Dieu.
> Il   en était de   même auparavant. Quiconque était dans
> l'Evangile était forcément unitaire, mais au moment de
> la
> 
> manifestation du Qoniff, '• P'u^ •'" Hieu du monde d'être
> 
> par l'unification de Mohammed Pmpht-le de
> I)i-ti
> unifié
> et non plus par l'Unification de Jésus.
> Quiconque obéit h
> d'un ange vient habiter en lui,
> la religion de Dieu, l'esprit
> esprit en dépôt :
> si   ce n'est celui en qui Dieu avait mis cet
> obéi, la lettre
> alors    celui-ci sort. Quiconque n'y a pas
> chine'' se fixe à             en lui. si ce n'est celui en qui
> demeure
> l'esprit du chine       en dépôt, car alors il sort de lui'.
> était
> après que
> Car tous deux adorent Dieu. C'est pourquoi
> pas prosterné, il a agi avec toutes
> le premier chine ne s'est
> 
> cesl-à-dirc dans celle mani-
> 1.   De l'autre vie de Mohammed,
> lunilienl, mais les
> ^"""^^LerOoraïus, les Béyânis adorent Dieu et
> manifestation  du Hcyân  qn. est la mam-
> Béyànis lunineut daus    la
> tandis que les            '"»;
> festation de l'autre vie de Mohammed
> du B<:>an, en
> semence, la première vie^';'''J";^
> fient dans le Qoran qui est la
> ainsi de suite.
> même   temps que l'autre vie des Evangiles et
> 3.   Et qui ne croit pas.
> 4.   Abréviation de Chéïtan, le démon.
> 5.   Et qui croit.
> 134              SEYYÈD ALI .MOHAMMED DIT LE HAB
> 
> ses conditions', ainsi  que sa parole- est renfermée dans
> les hadis. Et cette parole, à l'époque de Mohammed, était
> celle-ci :« Pardonnez-moi, ô Prophète de Dieu, de ce que
> 
> je n'affirme pas le vélayel de l'Emir des croyants. » Et la
> réponse de Dieu, à cette époque, est la réponse du Pro-
> phète de Dieu qui est conforme à la parole de Dieu « Je :
> 
> désire agir suivant ma volonté,    non suivant la tienne. » Ce
> qui veut dire « J'aime à être obéi dans les ordres que je
> :
> 
> veux, moi, et non dans ceux que tu veux, toi! »
> Or cette parole est manifeste dans le Béyân. Le premier
> qui y a cru est l'essence du Paradis, et le premier qui s'est
> détourné est l'essence du feu. Tous les rangs bons abou-
> tissent à lui et tous les rangs non bons à l'auti'e.
> Dans le Qoran, Dieu donne cette parole, comme un con-
> seil à tous: «Ne soyez pas les premiers qui seront infidèles
> au Qaèm de la famille de Mohammed. » Or moi, je con-
> seille à tous   « Soyez les premiers qui croiront à Celui
> :
> 
> que Dieu doit manifester, au jour du jugement, afin que
> vous soyez la source de tous les biens dans le livre de
> Dieu. En vérité, ceci est un immense bienfait pour le pre-
> mier croyant. Craignez d'être ignorant de Celui que
> Dieu doit manifester dans le premier degré^, de façon à
> devenir la source de tout ce qui nesl pas bon; car, en
> vérité, c'est là un châtiment terrible! »
> Si un homme perspicace regarde, il verra que tout le
> bien qui se manifeste dans le Béyàn retourne au premier
> qui a dit   « Oui, » et qui a cru au Point de "N'érité. Il est
> :
> 
> la première créature parmi les « élliyines. »
> Tous les rangs non bons retournent au premier qui a
> dit « non, » et c'est lui le Feu qui n'a pas de supérieur
> 
> 1. D'esprit dcnioniaquc.
> 2. Voir VII, 11.
> 3. D'élre le premier ignorant.
> LMTÉ U, POBTI: r
> 
> plu» olcvc
> dans le Béviiu. El cu-l lui .lauliv le Paradis
> le
> 
> «le Celui que Dieu
> clans le Bcyân, jusqu'h la manifcslalion
> que            les       :,.•...,..        i.i.-iir.
> doit manilesler.   Kl   c'est   ainsi
> 
> apportent des ar^^umeuts.
> «•'
> Le feu n'est devenu feu que paire qu'il no
> terne devant Dieu, laimé, et celle
> senlence n'e>i
> sur lui que par son manque   de f..i dans le Toint ilu 1.
> prétend  certes pas ùtre     feu. • m en lui-
> •<
> Et il ne
> (peul-ùlrc,  dit-il.) que c'est pour iJicu
> ni devant les autres;
> 
> "^""C'e't'ainsi, par exemple,
> que, par excès de prccaulion
> cause  du .loute qm l a .a.«.                                       »
> 
> dans sa propre maison, à
> ablulions^  ou  bien    ne fait pas vœu de
> ne fait pas ses
> au  sujc-t des .nosquro- de
> ieûne^ ou bien saisi d'un doute
> une    prière   dans  une nw.squee                                    .
> 
> .a patrie, il n'a pas dit
> aux yeux  de  Dieu   et n esl que de» rang.
> tout cela est vain
> sa pen^cqu
> TL.Carenfin.il naissait a.nsi dans
> signe   qui  est  en  lu. Eh Imn s^
> pour Dieu et pour ce
> rayonné de la mani e in-
> ïZe est exactement celui qui acommencement           qui e«l la
> son
> lion du Point du Bévàn
> à
> e
> avait su que ce ..g
> m n estation du Poi^.t duQoran. S'il
> 
> laissé pénétrer en
> son .-ur
> "t:!rcemème si.ne^il n'eût pas
> son bassin.
> 1. Sur la pureté de leau de
> 2. Avec leau de ce bassin.                                                       .le   jeûner
> 3. Pour les
> musulmans f-^^/H"-:                       '-,                                      U
> j             ^^^          l   fa,.!   iuc
> pendant le ramazan,'. P-^;, «^^.^ :'       ^ : ,, ...ème       r»,.,x>rU   cl lui
> pensée se reporte constamment '
> <^'
> ;-'       ,
> vont jusqu'à con-
> .
> \„j,
> 
> agréée pai        U eu,
> lune de ces prières soit
> prononcées dans des
> mosquées souillée..
> ^               Bàb  était Mohammed.
> ^ Ou que   le
> 136                SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BA»
> 
> une pensée contre lui. Il Ta su. cependant, car le Point s'est
> encore numifesté avec ce avec quoi il s'était d'abord ma-
> nifesté, et ce sont les versets de Dieu. Et il Ta vu, car du
> Point du Qoran, aujourd'hui, rien n'est manifeste que ses
> versets. Donc, du moment qu'il a entendu les versets de
> Dieu     et   ne   s'est pas prosterné,   du moment qu'il n'a pas
> aflîrmé la divinité de son Seigneur, ce qui avait été mis
> en sa nature s'est manifesté en ses œuvres, et il a revêtu
> la chemise de la première porte de feu.
> 
> Je me réfugie en Dieu contre ce feu. Celui qui croit en
> Dieu ne laisse aucune route vers lui à la lettre de feu. En
> vérité, Dieu garde ceux qui croient en lui.
> Toute personne qui s'est mise en opposition avec une
> des portes du Paradis cjoranique devient la Porte univer-
> selle du feu, et les autres rangs ressusciteront à son ombre
> et tous retournei'ont au premier cœur qui est l'essence de
> la négation. Et tout le bien et tous ses rangs retourneront
> au point du Qoran dont le cœur est l'essence des essences
> de l'àfTirmation.
> Ce que le feu aime par-dessus tout, c'est cette chose
> même dont il est resté ignorant, et ce qu'il déteste le
> plus, c'est lui-même, car c'est par lui-même qu'il est
> resté dans l'ignorance. Par exemple, dans le Qoran, ce
> que l'assassin de la cinquième* lettre préférait était
> cette cinquième lettre clle-mênie- qui disait Allahou
> Ekber; et cependant il arriva ce qui arriva. Mais si cet
> assassin avait su que cette cinquième lettre était le spec-
> tacle de la glorification de Dieu, il se fût, ce jour-là,
> prosterné devant lui (au lieu de le tuer), et il n'eût pas
> permis à une pensée d'hostilité (contre lui) de se glisser
> dans son cœur. La plus détestable des choses^ était lui-
> 
> 1.   L'imâm Housseïn.
> ~.    C'est-à-dire la ^'é^itc.
> 3.    Pour cet assassin.
> LMTÉ II,      Fouri:           17                              137
> 
> son sujet que Oicu a                       fait dcccndrr
> même», car c'est                   à
> Je ne          lui    pardonnerai
> dans tous ses livres cette parole                       :   •
> 
> jamais.          »
> r            i
> première parole de feu dan» le
> ,     i         i
> 
> Il   en est ainsi pour              la
> 
> Béyân.   S'il a compris  les  paroles    d'un savant qui «s con.l-
> dère comme en rapport ave.-         les  gens de la maison»        el                            —
> sont         exécuteurs     testamentaire.
> maison           les
> ces gens de la
> relations avec Dieu.
> -
> du Prophète, et le Prophète est en
> lui-même,     et     est chéri de tous; qu en
> il s'enorgueillit en
> il
> 
> la parole de celui
> qm -
> serail-il donc (s'il comprenait)
> de  la  Divinité ab-..
> spectacle
> le Prophélisme qui est
> le
> entrer    en son  cœur  la pen-
> n'eut pas   laissé
> lue? Certes, il
> sée d'une hostilité                    contre lui   .
> 
> pour lui; c est pourquoi .1
> ....                       .
> ;i
> 
> Nuit et jour, il se prosterne
> et ne connaît P--^^ '--•';;;;;
> est resté dlns l'ignorance
> chemise   de   rinimilie de toutes --J";^;^' M"'
> Il a revêtu la
> est  entré en inimitié avec
> Moham-
> e<i celle du premier
> qui
> celui-li             qui n a pan cru a
> med            Peut-être peul-on dire c,ue                                                    cru
> .qui n a pa.
> M^a^ed; a pL                          cette chemise de celui-c.
> postérieure est             la   la.son
> moi) car chaque manifestation
> -,
> un
> de Dieu, mais dans
> drcèue manifestation d'auprès
> 
> -^^;r;fc:éationdeJesusaétéraU^^^^^
> la création du
> Qorau pour ce le                '»',';^;:       ;' '
> ^'^J ^i,^ d,.,
> 
> les tcmo.fe                                            b
> avec les verseU et
> sa manifestation
> 
> l'assassinait   lui-memc
> savoir,        il
> 
> 2.   La famille de Mohammed.
> 3.   Antérieure.
> SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAIî
> 
> Dieu, cependant, si cela a lieu, c'est la chemise de ce
> personnage-là que celui-ci a revêtue; c'est à cause de
> l'ignorance de celui-là que celui-ci est resté dans l'igno-
> rance; c'est à cause de l'éloignement de celui-là que celui-
> ci est resté            dans l'éloignement;     et c'est du feu de celui-là
> que celui-ci est devenu feu. Quiconque en ce jour se réfu-
> gie dans Celui que Dieu doit manifester, les états de celui-
> là parviennent à celui-ci. Le sens de la parole     « Je me       :
> 
> réfugie en Dieu » est, ce jour-là, la foi eu Lui et non le
> simple fait d'énoncer ces paroles. Car la premièi'e porte de
> feu la répète sans cesse et sans fin, alors qu'elle se réfugie
> en Dieu contre elle-même, car elle est elle-même la lettre
> chmeK Mais cela ne lui a servi de rien, car s'il avait été
> sincère, il lui fallait se réfugier dans le Point du Béyàn en
> croyant à lui, au lieu de se réfugier contre soi-même en ne
> croyant pas en lui. Car enfin, à quoi lui sert de se proster-
> ner trente-quatre fois par jour pour Dieu, suivant l'ordre
> d'obligation  du Qoran et non son ordre facultatif, alors
> que, ce que sa vérité exige, et la plume a honte de le
> raconter, il le fait contre ce point du Qoran?
> Et cependant il se prosterne devant ce point du Qoran,
> il    prétend se rapprocher de Dieu par son intermédiaire, et,
> à ses yeux,              il   est la plus éloignée des créatures et la pre-
> mière lettre du feu               !
> 
> Dans la manifestation du Béyân il en est de même, et le
> Paradis y tourne autour du nombre de l'Unité dix-neuf)
> ;
> 
> et   en est de même pour le feu 'qui tourne également au-
> il
> 
> tour de dix-neuf j. S'ils se multiplient jusqu'à l'infini, ce
> sont des multiplications de cette Unité Primitive. Dans ces
> deux paroles (feu et lumière) quiconque croit au Béyân et
> à ce qui y est descendu était et est à l'ombre du Paradis,
> et quiconque a dévié est à l'ombre du feu.
> 
> 1.    Ci ICI tan.
> UNITÉ   II,   PORTK 17
> 
> Ce n'est pas que les portes clnnl nous parlons kucuI
> exemple, comme les perles d'une ville, mai* comme l.                                      1
> 
> du Paradis dans la terre du Bà les lumières qui >
> -
> :
> 
> résident, et sont mentionnées à lombre de la l*orl.
> verselle et à l'ombre de celui »|ui est à -ion ombre. /
> réfugie en Dieu contre les lellrex nnlres
> que le*
> d'assenliment, dans   lout  état,  avant  lotit  étal,
> c»ndii
> état. Je me confie A Dien, dans chaque
> toute condition, après toute   condition.
> du Paradis
> Par exemple, suppose que la Première Porte
> suppose que la     première    porte  de feu sml
> soit un point           :
> 
> point.   Vois  alors,   jusqu'à la mani-
> celui qui s'oppose à ce
> Celui que   Dieu   doit manifester.      eau de la                1
> fe'^tation de
> arbres de néKalion.
> négation anéantie dans les veines des
> et l'eau de "l'assentiment coulant, confirmée, dans les veines
> 
> des arbres de rassenliment,
> jusrjuà ce que sanèanUstel»
> Bé,/àn il ne sml plus fait
> néqation im point que dans le
> lirres yd hnintre), cl
> mention d'elle si ce n'est dans les
> dételle snrie que
> insquàce que lassenlimenl se confirme
> relation qu.  les un,ta lu..
> tous s enorgueillissent de
> la
> 
> Dieu changera  en lumière   par relui que
> Combien de    feu
> par ce même per«o..
> .......
> 
> Dieu doit manifester et cond)ien.
> il chan"era de lumière
> en ieu                '.
> 
> le chi.V.v 15U,
> et <,,.. ,....-
> S'I se  manifeste   dan,
> seul ne reslora da,.. le
> (dans sa religion), pas nn
> entrent
> m>i.    et       qu alors lou
> Ln         s'i       faut   attendre jusqu'à
> tous dévoua,..
> entrent, pas un seul            ne restera dans le feu                ;
> 
> doit nn.n,-
> "'uS ZJZe:% bienfaU   Celui que l.icu
> plus haut, et   don    plus subl.me
> I,
> 
> le            le
> teste      car e bienfa.t le
> conune dans lo.autr.s
> c e   t   au  ne reste pas de traînards
> i
> dc«
> les leltros de
> llivaugilo                                     :
> 
> leutZ      Par exemple,
> sont onç-^^» '
> au r s  ivres descendent de Dieu, et ils
> î"                       venir et dont le nom est
> Ahm. d.
> ente deCelui qu. doU
> 140              SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB
> 
> S'il   ne se manifeste pas jusqu'à ces deux noms (1511 et
> 2001), forcément il se manifestera; il ne peut y échapper.
> Et vraiment je vois sa manifestation comme je vois ce
> soleil      au milieu des cieux, et le coucher de tous (toutes les
> relii^ions'icomme les étoiles delà nuit quand vient le jour.
> Et je parle (de cette disparition) au point de vue de la foi
> et de la vérité, et non au point de vue matériel et contingent.
> On peut penser qu'il en sera comme aujourd'hui et dire        :
> 
> « Cesl Lui, votre Seigneur! (Tesl pour Lui la création et
> 
> Vordre. Il n'y npasd'aulrc dieu que Lui, Vélevé, le grand! »
> Quoique les décisions de Dieu soient diverses dans
> chaque état, dans le Béyân, il n'y a aucune mention qui
> ne soit la mention (de Celui que Dieu doit manifester). Il
> se peut qu'au moment de sa manifestation il ne soit tour-
> menté par la vue d'aucun souci de la part des croyants,
> qui croyaient en lui à l'époque même où il était invisible,
> et qui l'attendent tous. Et certes je remets l'ordre de
> Celui que Dieu doit manifester aux mains de Dieu. Car en
> vérité. Dieu est le meilleur des amis, le meilleur des aides.
> C'est lui le meilleur mandataire et le meilleur de ceux
> qui raffermissent. C'est lui qui suffi à toutes choses, de
> toutes choses, et rien ne suffît contre lui, car rien, sans la
> foi en lui, ne sert de rien; et rien, avec la foi en lui, ne
> peut produire de tristesse. Car en vérité! Dieu vous suffît
> .fur chaque chose, et rien ne vous suffît contre Dieu, votre
> Seigneur. Et rien ne peut suffire sur quoi que ce soit dans
> les cieux, sur la terre, et ce qui est entre, si ce n'est à celui
> qui cherche sa suffisance en Dieu. En vérité Dieu est
> savant, suffisant, puissant.
> Tout ce qui vient d'être dit là, l'est en ce qui concerne
> le moment de la \ie de l'esclave. Car après la mort, aucun
> cœur n'a la puissance de laisser pénétrer en soi-même
> quoique ce soit. Je me réfugie en Dieu contre tout ce à
> quoi s'attache la mention du feu. Et celte chose sur
> XSHirt   II,   POBTE 17                                Ut
> 
> laquelle       uieulion du feu i-r*t la circoof-Jrence qui
> est   la
> 
> tourne autour de son cenlre le feu dan» chaque mini-
> feslalion.
> Aujourd'hui, dans            la   manifestation           du lU-vân.       il   e«l
> 
> clairqu'au moment où l'csi lave entre sur une terre dont h-
> possesseur est la lumière, il entre dans le l'nradi». Si au
> contraire il entre sur une terre qui dépend du feu. si
> c'c*t
> entre «l.in»
> par amour du feu qu'il entre en celte terre, il
> le   feu à l'instant         même, à moins qu'il n'ait désiré le feu
> dans la pensée                   Dieu. Alors il faut qu'il
> (qu'il désirait,
> 
> réclame de Dieu le châtiment de ce feu.
> possibdilé.
> Vraiment il semble que Ton puisse voir les
> lesquelles les croyants en Dieu n'entrent pn>.
> du feu dans
> dans lesquelles mêmes les principes
> du feu n'entrent p.i..
> s'y réfu-ient croyant se réfugier en
> et, s'ils y entrent, ils
> 
> Dieu).                                                 .,         ,   .
> .
> do.l manifcnter
> Le point du Bévân et Celui que Dieu
> doivent permettre aux croyants en
> eux et aux témom!. de
> nécessité d'être utdc a un
> la vérité que. s'ils voient la
> porter secours   < Sinon va ;• CoulT.-
> lui
> c'rovant (ils aillent
> .
> 
> qui était Mxée pour le feu '.
> -
> et re<-ardes-y la place
> promesses de Dieu sont sincères et
> un Dieu
> Dis   •
> «   Les
> jusqu'à ce qu'il n'en reste plu-
> pareil 'anéantit la négation
> surface de la terre.    Alors rcKard.-
> trace,     même sur la                                          ..
> 
> et dis       Les promesse, de heu
> l'endroit de la lumière^
> :   ..
> 
> pareil                  infirme l assenUmnU p.r
> sont sincères. In Dieu
> En rrritê! Dieu est savant et pn.s.^ant.
> son ordre.
> 
> Z.a.l                                    «»"'     '""*
> Lcndroil où se trouva.l ll,n
> 1.
> ;"--;;• •;,^''
> ,ccour..
> sina ce dernier sans
> que personne vint ù son
> i.   Kcrbéla.
> 142            SEYYÈD ALI MOHAMMLD DIT LE BAB
> 
> Porte 18
> 
> Dans VexpUcation de           ceci que l'heure viendra,   jI   n'y
> a point de doute là-dessus^.
> 
> Le résumé de cette porte est que           :
> 
> Dans chaque manifestation de la Volonté; l'heure, dans
> sa vérité première, est cette Volonté même. Cette accep-
> tion descend de degré en degré, jusqu'à ce point que, si
> cette volonté applique ce mot à la mention de chaque
> vérité qui est en rapport avec elle el qui vient d'elle, dans
> cette manifestation, cela est vrai. Sinon la chose n'est pas
> digne qu'on lui applique cette appellation. Gela va jus-
> qu'au point que, si dans sa manifestation, on mentionne
> auprès de quelqu'un une nouvelle comme venant de Lui,
> cette nouvelle est digne qu'on dise à son sujet l'heure
> viendra, il n'y a point de doute là-dessus car elle démontre
> sa sublimité.
> Aujourd'hui, l'heure est          l'être   même du Béyân, qui
> vient vers les hommes et leur ordonne jusqu'au jour du
> jugement. Et il n'y a pas d'échappatoire à ce Béyân. Si les
> mei'S    des    cieux devenaient de l'encre, pour expliquer
> l'heure      elles  n'en pourraient commenter le moindre
> atome.
> Dans chaque manifestation de la Volonté;            tout ce sur
> quoi     Volonté ordonne. « Ceci est l'heure, « cela est
> la
> vrai. Et certes, certes, attendez la manifestation de Dieu,
> et en vérité l'heure viendra sur vous soudainement et
> vous, vous serez présents devant votre Dieu.
> 
> 1.   Qoran xi,.    Ci.
> L'MTK   II.   l'oiilt.   !;>             143
> 
> Dans iexplication île veci (jue a' (/hi est tlans U liéyin
> est un cnJc.iu de Dieu pour lehii yne Dieu doit mani-
> fester.
> Je    te (florifie,   •'•
> mnu Dieu!       >'>
> mon Dieu! comhien êsl
> plus basse que ce culeau la mention que je fais de loi
> et de ce qui est en relations avec moi au
> moment <«ù je
> veux le mettre S(tus ta dépendance! Dans ta suprême
> bonté, accepte ce liéyàn et mi}i-méme, et ce qui est en
> relations avec moi {si petit soit le cadeau) dans la honte.
> '
> 
> En vérité tu es le meilleur des différenri.,i.i>r<
> 
> Le résumé de celle porte est que                    :
> 
> Ce qui reste de la niiinifestatiou de la Vérité dans iliaque
> manifesUilion, est un cadeau de Dieu
> pour illf dans -a
> dernière.
> manifestation suivante qui «îst sa manifestation
> ce que Dieu  a fait descendre  sur Jésu»
> Par exemple  tout
> était un cadeau  de Dieu pour Mohammed, le Prophclc de
> livre sont lc« ^0»» qu«
> Dieu. En elTet, le hul de son
> croyaient en lui, et ce qui retourne à ces croi/ants, fût-ce
> 
> même le moindre atome de poussière.
> Il en est de même pour
> ce que Dieu a fait descendre ^ur
> de Dieu. On peut voir aujourd'hui que dan« le
> le Prophète
> leurs cœurs éla.enl un
> croyants au Qoran, les miroirs de
> Qaem  ^ de la famille de Mohammed.
> cadeau de Dieu pour le
> Il en est de même
> pour le Béyàn. Tout ce qui y exiMe
> du point du H.y;,n pour
> de bonnes choses est un cadeau
> qui  osl !.. manife.l^liun
> dernière
> celui qui doit manifester,
> du point du Héyân.
> 
> 1.   Entre le bien et le mal.
> 2.   Le Bàb.
> 144           SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB
> 
> Et celte f^raiuleui" et cette ylnire sufïîsent à tous, que
> Celui que     Dieu doit manifester accepte quelqu'un ou
> quelque chose en afTirmant qu'il ou elle dépend de Lui.
> Ainsi, aujourd'hui, le cadeau Evang^élique, le plus
> humble des spectacles du Of^i'^in le repousse qu'en sera-
> :
> 
> t-il donc pour le spectacle de la X'érité? De même, le plus
> 
> humble des humbles* n'explique pas le plus haut des
> rangs d'auparavant- à moins qu'il n'entre à l'ombre de la
> preuve dans laquelle il est entré lui-même'.
> C'est ainsi que Celui que Dieu doit manifester n'accep-
> tera rien du Béyàn sans que cette chose n'entre dans la
> dépendance de son livre. l'"t ainsi jusqu'à l'infini, la mani-
> festation de Dieu est manifeste.
> Dans chaque manifestation, tous les rangs qui retour-
> nent à la manifestation première sont un cadeau de Dieu
> pour le jour où il se manifestera dans sa manifestation
> dernière. Combien est loin celui qui rompt lui-même le
> lien  qui l'attachait à Lui et sort ainsi de sa qualité de
> cadeau. Aussi aujourd'hui, si les croyants au Qôran
> veulent faire parvenir le cadeau du Prophète de Dieu* il
> faut que tous croient au Béyân, sinon ils se sont eux-
> mêmes déliés de ce lien de grandeur. Ce n'est pas que
> l'arbre doive dire « Pourquoi étes-voiis restés dans l'igno-
> :
> 
> rance de la vue de votre hien-aimé qui était et qui est ce
> que 'nos cœurs désirent. « Car tout ce qui sort à la
> recherche de ce monde ne le fait pas, tant qu'il n'y trouve
> pas le contentement de Dieu^. Et aujourd'hui qu'est mani-
> festé l'arbre de vérité, qui est la source même du conten-
> 
> i.   Croyant au Qoran.
> 2.   Evangéliqucs.
> 3. Islam.
> 4.   A Son successeur.
> 5. II n'accomplit aucune des choses dans lesquelles il ne voit
> 
> pas le contentement de Dieu.
> i   Mil:   11,   l'oun:   1'-»                      14&
> 
> fni.l de    vo,
> IcMuenl   vous tHcs restes dans lipioranoc du
> ce à qu... reU.urucnl v,..
> exislei.ces. qui est cei)cn(lant
> enlre   dans  vos àmcs  ce (fu. y entre.
> âmes. VA alors,
> /h-.s«/,. Je vous, ni de
> tout ce i,u, dépem Je
> /),eu n'a />.•.«
> donnez à vous-mêmes           le   htre
> vous; et vous, si vous vous                               ..•//<
> ,rclre dans h dependunce
> de Dieu, .dors, -^ .vi.m- c/e
> onjueilhssez^  hn   réuhlé    vous
> relation n.ême vLs      s en
> ,
> 
> ."".
> vous     le   verre,   .t
> n-anéanlissez que vous-mêmes             :
> 
> serez eonvaineus.
> 
> iO
> TABLE DES MATIÈHES
> 
> Pages
> Introduction                                                           i
> 
> PnÉFACE                                                               1
> 
> ^   Unité I.    — Porte   1                                             17
> —          Porte 2                                               2-'
> 
> —          Porte 3                                               2(i
> —          Porte 4                                               2«i
> —          Porte 5                                               2r,
> 
> —          Porte 6                                               27
> —          Porte 7                                               27
> —          Porte 8                                               27
> —          Porte 1>                                              27
> —          Porte 10                                              27
> —          Porte 11                                              28
> —          Porte 12                                              28
> —          Porte 13                                              28
> —          Porte 14                                              28
> —          Porte 15                                              28
> —          Porte 16                                              2ÎI
> 
> —          Porte 17                                              :t<)
> 
> —          Porte 18                                              30
> —          Porte 19                                              30
> Unité II.   — Porte  1   Explication de la connaissance du
> :
> 
> J                   témoignage et de la preuve                          31
> —          Porte 2 Sur ceci que personne ne peut oin-
> :
> 
> jjrasser la science de tout ce qui est des-
> cendu dans le Béyàn, si ce n'est Celui que
> '*•*
> I
> Dieu voudra
> I      _          Porte 3 :  Dans Texplicalion de ceci que ce
> qui est dans le Béyân contient l'oidrc do
> toute chose                                         *'
> ^
> Porte 4 Dans l'explication des lettres elliyi-
> :
> 
> nos ot de celles qui ue le sont pas.  .   .   .
> ;»•>
> 148                                   TABLE        DL\S       MATIÈRES
> 
> l-MnKlI.- Porte 5                                                                                     "^''^
> Dans ceci que, cha<,ue nom
> :
> bon
> que Dieu a fait descendre dans
> le Béyàn a
> pour but, dans sa vérité
> première, Celui
> que Dieu doit manifester ....
> -             Porte 6 Dans ceci que le
> :
> Béyàn est la                                         ba-
> (jo
> 
> ^nce de Dieu jusqu'au jour de Celui
> que
> Dieu doit manifester. Quiconque
> lui   obéit
> est lumière,                   quiconque s'en détourne est
> feu
> -            Porte 7        :           Dans Pexplication du jour du
> juirel
> "^ent                                                                          ^
> Porte 8
> .    .
> :       Dans l'explication de la vérité
> de
> mort et elle est vraie. ...
> la
> -             Porte 9 Dans l'explication
> :
> de la Vérité                                        du
> 
> lombeau
> -             Porte 10      Dans l'explication de "l'interro-al
> :
> 
> toire des auprès au Tombeau.             "
> i)Q
> -             Porte 11    Dans l'explication de ceci
> :
> que la
> .
> 
> résurrection est vraie.
> ,p
> -             Porte 12 Dans 1 explication
> :
> de 'ceci' qte le
> .
> 
> '
> '
> 
> Syral est vrai
> Porte 13
> ^
> Dans la vérité de la" Balance
> :
> ei
> dans ceci que la Balance est
> vraie                                                103
> Porte 14     Dans l'explication du compte
> :
> 
> -            Porte lo      Dans l'explication du Livre
> :
> et                         '
> .
> ^la"s ceci que le Livre
> ^            Porte 16 Dans l'explication
> est vrai.
> JOH
> :
> de ceci que le
> Paradis est vrai                    .    .                                           ..^
> Porte 17    Dans l'explication de ceci'que
> :
> 1^                    '
> feu est vrai                                                                          .„„
> -            Porte 18                 :
> Dans l'explication* de "ceci'
> que
> 1   heure viendra, il n'y a point
> de doute là-
> «'essus
> Porte 19  Dans l'explication de ceci'que"
> :                                                                             ^
> ce
> qui est dans le Béyàn
> est un cadeau de
> Dieu pour celui que Dieu
> doit manifester.                                             143
> 
> '-'   «o""=-«un .,...                 _ Mn.uiM.ni. cE^T«.v,.E vu ^ov.sr
>
> — *Le Beyan Persan (Used by permission of the curator)*

