Le Beyan Persan =============== Exported from Holy-Writings.com on 2026-06-20 1 clipping 1. Source: Bahá'í Library Online (bahai-library.com), curated by Jonah Winters. Used by permission of the curator. Original citation: The Báb, Le Beyan Persan, bahai-library.com. ────────────────────────────────────────────────────────────────────── SEYYÉD ALI MOllAMMKD DIT LE BAH LE BÉYAN PERSAN TRADUIT DU PERSAN PAR A.-1L..-]VI. NICOLAS Consul de France à Tauris TOME PREMIER V: ^ PARIS LIBRAIRIE PAUL GEUTHNER 68, RLE MAZARINE, 68 1911 . INTRODUCTION Après avoir lu et relu, soit seul, soit avec des membres des diverses confessions de Tlslam et du Bàbisme, le texte Persan de cet ouvrage, j'en donne aujourd'hui au public une traduction que je crois bonne ' Parmi tous ceux avec qui je lai lu, parmi tous ceux que j'ai priés de m'en commenter certains pas- sages, — et dont quelques-uns méprisaient profondé- ment notre auteur, alors que d'autres cherchaient des significations invraisenil)lables et extravagantes, — un seul ma paru garder la note juste, et rester dans les limites de la raison. C'était un Béyàni, ayant en horreur toutes les conséquences qui ont été ofiicielle- ment tirées du texte sacré, et toutes les sectes reli- gieuses qui s'y veulent rattacher. Cet homme m'a d'autant plus étonné et charmé que, seul, ou discutant avec les très r.if'cs Béhahis 1. J'ai commencé mes études Bàl)ics en 1889, et suis rc.-lc en contact avec Soubh-i-EzcI durant deux années, à Chypre, eu 1894 ;t 1895. Ma première traduction du Béyàn remonte à 188'.i. INTRODUCTION instruits, qu'il ma été donné de rencontrer durant ma longue carrière en Perse, j'étais arrivé, malgré mes contradicteurs, aux mêmes conclusions que lui. C'est un vieillard qui a été élevé par les Croyants de la première heure, et qui, certes, transmettait, dans ce qu'il disait, la véritable doctrine' des Pères de la nouvelle Eglise. Il faut le dire, le Bàb ne semble pas être né sous une heureuse étoile Soufî, pour certains Européens, ! matérialiste pour d'autres, Ghoulat pour quelques- uns, toujours incompris, il est, pour la majorité des Persans, un abominable hérétique, et finit par deve- nir, pour les Béhahis dernier modèle, une sorte de saint Jean-Baptiste — peut-être cependant d'un degré un peu supérieur à celui de son illustre prédé- cesseur- — spécialement envoj'é en ce monde pour annoncer l'arrivée de Mirza Iloucéïn Ali Nouri Bélia OuUa, et peut-être même celle d'Abd-Oul-Béha ! Et ce serait pour ce pitoyable résultat que cet homme aurait subi le martyr? C'est pour cela qu'il aurait aflîrmé devant les balles du peloton d'exécu- tion la vérité de sa doctrine, et qu'il aurait répandu 1. Ce n"est qu'à Tauris que j'ai rencontré ce précieux vieillard et ceci, tout dernièremenl. Les personnes qui ont bien voulu lire mon Séyyêd Ali Moham- med trouveront entre opinions actuelles et mes opinions mes d'autrefois une grande dilTérencc. Je reconnais m'être laissé autrefois entraîner par le Béhahisme, dont je ne me déliais pas assez. 2. Essai sur le Béhahisme, page 31. IMRODLCTIO.N UI son sang-, comme aussi celui de ses compaj^nons les plus chers? Il m'est inutile d alïirnier que cette thèse est essen- tiellement fausse, caria lecture de ce livre convaincra ceux qui auront la patience de le lire. Ils y verront que si Jésus est plus haut que Moïse, si Mohammed est plus sublime que Jésus, le dernier venu, le Hâb, surpasse le Prophète Arabe d'une incommensurable hauteur. C'est là un article de foi du Bàbisme, et Djellal-ed-Dine Roumi semble avoir eu une notion de ce genre quand il disait : Tchoun Khoda her-^uèz né-iayed der ayàii, Naïeb haqq end, ine péirembéran. Né, Ghèlèt goftem, ki naïéb va niénoub Guer do pendari, ghèlèt bached, ne klioiih ' ! ^ Tout le monde s'accorde à reconnaître qu'il lui était de toute impossibilité de proclamer hautement sa doctrine et de la répandre parmi les hommes. 11 devait agir comme le médecin des enfants, qui enrobe une drogue amère sous une couche de sucre pour 1. Comme Dieu ne se fait pas voir sous des formes matérielles. Ce sont des lieutenants de Dieu que ces Prophètes 1 Non! Je me trompe, car le lieutenant et celui qu'il remplace. Si tu les crois deux, tu erres et lu nés plus dans la vérité! Il est à remarquer que le Béhahisme actuel semble considérer la manifestation d'Abd oui Béha comme la dernière en ce mi.nde, ce qui serait en contradiction absolue avec le Bàbisme. Je parle, bien entendu ici, au point de vue du Béhahisme Persan et non à celui de la fantaisie Américaine qui porte le même nom. IV INTRODUCTION amadouer ses jeunes malades. Et le peuple au milieu duquel il a surgi était et est encore hélas plus fana- ! tique que ne Tétaient les Juifs à l'époque de Jésus, et la majesté de la paix Romaine n'était plus là pour arrêter les excès furieux de la folie religieuse d'un peuple surexcité. Donc, si le Christ, malgré la douceur toute relative d'ailleurs, du milieu dans lequel il prêcha, crut devoir employer la parabole, Séyyèd Ali Mohammed, a for- tiori, dût déguiser sa pensée sous de nombreux détours et ne verser que goutte à goutte le philtre de ses vérités divines. Il élève son enfant, l'Humanité; il le guide, en cherchant à ne pas l'effrayer ; il conduit ses premiers pas sur une route qui le mènera lente- ment mais sûrement, et dès qu'il pourra avancer seul, au but qui lui est fixé de toute éternité. Si je veux être compris d'un petit enfant, je dois évidemment me mettre à sa portée, parler sa langue, employer ses raisons. Si j'en agis ainsi, la graine que je sèmerai en lui germera par la suite en une superbe floraison. Sinon, si je veux l'élever jusqu'à moi et non descendre jusqu'à lui, je ne serai pas compris et mon enseignement restera lettre morte. Or, le Bàb suit le bon chemin. Ne nous prévient-il pas, lui-même, dans le Traité des Sept Preuves de sa mission* « L'altesse attendue : I. Le Truilé des Sept Preuves est édité chez Maisoiincuvc 1902. INTRODUCTION a condescendu' à se présenter sous raspctl du la Porte qui conduit à la connaissance du descendant caché de Mohammed. Dans son premier livre*, il a parlé au nom des Lois du Qoran, alin que les hommes ne fussent pas troublés par le nouveau texte et la Loi nouvelle; afin qu ils pussent se convaincre <[ue ce texte et cette Loi sont en relation avec leur propre Livre ^, afin qu'ils ne restassent pas dans Tobscu- rité » Il en a toujours été ainsi, et c'est de cette ia<;on qu'ont agi les divers Prophètes, qui se sont succédés en ce monde et qui ont plus ou moins appuyé en ce sens, suivant les nécessités du moment. Si les hommes ne les ont pas compris, à qui la faute ? Malheureusement si les hommes appelés sont d . Mehdi (car le Bàb n'expliquera son véritable ran(; que Ici, le plus tard) non plus la Porte qui conduit au descendant caciié et de Mohammed. Et encore, sous la plume du Bàb. le Mehdi ne sijjnilie-t-il plus ce que pensent les Chiites auxquels il s'adresse. En eflel, Jcsus a promis de revenir, et il est revenu sous les traits de Mohammed Mohammed a aflirmé qu'il était le dernier des ; Prophètes, et cependant il a annoncé l'arrivée du Mehdi. C'est que le cycle du Prophétisme est fermé en sa personne et que com- mence celui de « Ceux que Dieu doit manifester. Et, jusqu'à •> aujourd'hui, le Bûb est le premier et le seul de ceux-là. Nous le verrons au cours de cet ouvra^'e, aimoncer, comme l'ont fait les autres Prophètes, mais plus nettement, l'arrivée du second. Il ii'est plus l'envoyé de Dieu, qui parle en son nom, il n'est plus le lieu- tenant, il est le miroir qui le reflète, le Dieu visible, promis par le Qoran. 2. Le Riçalé Feqqiyé. 3. Le Qoran. VI INTRODUCTION nombreux, en petit nombre sont les élus! L'enseigne- ment du Christ se perd, en effet, il se dénature il se ; transforme et les apôtres modifient la doctrine qu'ils ont reçue : celle-ci, alors se divise en une infinité de branches; les hommes..., les Imams, dénaturent la pensée de Mohammed, tout entière contenue dans le Qoran, et donnent à leur tour naissance à une foule bigarrée de sectes dilTérentes. En vérité, le Prophète seul a le droit de parler ; seul il a le droit de commander; seul il représente la Divinité, et seul, il devrait être écouté. Dans la Porte première de l'Unité le Bàb nous dit II, « ... Le : Dieu a fait descendre le Qoi-an secret de ceci est que de l'Arbre de Sa A'olonté, et cette Volonté est la Vérité Alohammédique! » De même Dieu a-t-il fait descendre le Béyàn de FArbre de Sa Volonté, et cette Volonté est la ^'érité Mohammédique qui n'est autre que la Vérité du Bàb. Seul, le Prophète est le spec- tacle de Dieu; seul, il est le Soleil de la Vérité; seul il resplendit et rayonne. Disparaît-il, meurt-il? Seules ses œuvres et personne autre, pourront instruire et guider ses sectateurs. Source Unique de la \"érité, sa parole guide, et au moment où il la prononce et au moment où il l'écrit, et quand elle est écrite. LX'nité III, porte 16, dit : « Les actes ne sont per- mis que conformément aux Livres du Point, car, dans cette manifestation-ci, les livres des Lettres du Vivant ne se manifestent que du Soleil de la INTRODUCTION yil Vérité. Tout émane du Bàb, retourne au Bàh cl n,m à d'autres '. » L'Unité III, porte 12, ilit : • Car le Point cm comme le Soleil, et les autres Lettres sont coninie des Miroirs en face du Soleil. Tout ce qui est dans le Bismilla est dans le Point- et celui qui dit : .< Dieu est mon Seigneur, et je ne lui donne aucun associé, a mentionné, en vérité Dieu, de la fa(,'on cjue Dieu a fixée pour le Points » 1. La suite de celte Porte est caractcrisquc. S'y reportera ce passage : « Depuis le moment du Couclier jusqu'à celui... s'il n'outrepasse pas les limites du BJ-yùn, il ressuscitera à «on ombie; sinon il n'est pas di^'ue de mention auprès de Dieu, non plus qu'auprès des gens de science. » Le Bâb semble avoir un iircssentimciit de ce qui se passera après lui. C'était facile dailleiu's à prévoir, cl le clirislianismc et le chiisme lui donnaient une terrible leçon de choses. Pour éviter que sa religion subisse des modilicalions qui la rendent impos- sible, il a soin de nous prévenir qu'il est interdit, d'une part, de commenter son livre et, de l'autre que, après sa mort, c'est Son livre qui doit guider l'Humanité. 2. Et le Point est l'Etre même de la Volonté Primitive, du Verbe. Il faut lire celte Porte tout entière et y réfléchir pour se rendre compte de la pensée profonde du B;ib. 3. « Il n'y avait pas, il n'y a pas de doute que la vue de l'es- sence Eternelle de Dieu était et est imi)0ssible. Ce qui est possible, dans les contingences, est la vue de Celui qui est manifeste dans la Manifestation. » (Sahifé Adliyé, o* Porte . « Qu'il ne reste pas caché que la manifestatiun du Promis attendu est exactement la manifestation du Propliète de Dieu. » {Ibidem). En vérité! Dieu n'a fixé en ce jour d'autre témoin ou tl'aulre aide que le Point du Béyàn. Agis donc cl adore Dieu comme hi Dieu n'avait pas créé d'autre ami que toi. Viens en aide à la parole de ton Dieu.... » Lettre à El Iladj Séyyèd Ali Akber Kcr- mani. Manuscrit A. K. de ma bibliollicque. Mil INTRODUCTION C'est afin d'éviter ce qui s'est passé pour les autres pour ne pas donner relig-ions, qu'il parle ainsi; c'est naissance aux discussions entre saint Pierre et saint Paul; entre Abou Bècre et Ali, entre Mirza Houcéïn Ali Nouri Bélia Oulla et Mirza Yaya Soubh-i Ezel. Car saint Pierre et saint Paul, Abou Bècre, et Ali, Mirza Yaza Soubh-i Ezel et Mirza Houcéïn Ali ne sont que des lettres de la A'ie...^ et pas autre chose. Ces lettres de la Vie au temps de Mohammed ce sont les Imams, dont les premiers ont pu^ certes, recevoir en leur cœur, le reflet du Soleil de la Vérité, mais dont les derniers viennent 100, 150, 200 ans après le Prophète, et ne peuvent plus être que les miroirs de miroirs. De plus, ces Imams, emportés peut-être par la flat- terie publique, affolés par l'adoration qui les enve- loppait, saisis, qui sait, peut-être d'un désir immodéré de gloriole et de puissance, se laissèrent aller à pro- Le ranj;- auquel je prétends, est, dans un degré, le spectacle même de la Divinité de Dieu; dans lautre, celui du plus vil des êtres. (Sourate Tauhid. — Réponses aux questions de celui qui avait fait hégire vers Dieu, S.-E. Molla Ahmed, 7» question). « Ce Point de Vérité est avant tout avant, et il est après tout après. Du début de cette Création-ci, compte le jour du début de la Création. En vérité! jusqu'à aujourd'hui, le Soleil s'est levé, dans chaque lever, sous le nom dun Prophète, et ce, jusqu'à ce que le lever du Soleil se terminât à ce siècle, où le Soleil de vérité est témoin que Celui-ci (Moi) est encore un Soleil de A'érité. » (Sourate révélée à Makou et adressée à un nommé Ali, qui vint voir le Bâb dans sa prison accompagné d'un certain nombre d'individusj. Je n'en finirais pas si je voulais citer toutes les paroles du Bâb à ce sujet. INTRODUCTION IX nonccr des paroles que l'on recueillit sous le nom de Hadis, et qui étaient, et qui sont encore d'autant plus admirées qu'on les comprend moins. Peut-être est-ce de bonne foi et à force de se l'en- tendre répéter qu'ils ont fini par croire qu'ils étaient les élus de Dieu. Peut-être est-ce poussés par ces rai- sons diverses qu'ils ont prophétisé les insanités qui entourent, entr'autres, la manifestation du Sahab-Ouz- Zéman de contradictions et de folies. Ils ont brodé sur ce que dit le Qoran, ils ont enjolivé, ils ont inventé et peut-être leur prête-t-on plus encore qu'ils n'ont dit? Dailleurs, qui sont les Imams? Les sept des Ismaïlis? Les douze des Esna Achéris? Ceux des Va- qéfiyés? desZéïdiyés? des Qiçaniyés? Qui pourra débrouiller ce mystère? Quelles bonnes raisons devrait-on invoquer pour assurer sa détermi- nation ? Dira-ton que les Imams doivent être sept, parce qu'il existe sept planètes? Dira-t-on qu'ils sont douze en l'honneur des douze signes du Zodiaque? Faudra-t-il en croire le témoig'nage de la Pierre Noire de la Meqqe? On sait' qu'Ali Zéïne-el-Abédine est né le jeudi 15 Djémadi es Sani 38 de l'Hégire. Parmi les choses étranges de sa vie est la suivante : il se ren- contra avec Mohammed Hanéfiyé, à la Meqqe, et ils eurent ensemble de longues discussions au sujet de l'Imamat. Mohammed Hanéfiyé réclamait le titre 1. Rouzel-Ous-Séfa. INTRODUCTION d'Imam et disait « Je suis le troisième lils de Tlmani, : et mes deux frèies sont Imams; je dois donc être Imam. » Et Zéïne-oul-Abédine lui répondait « Tu : n'es pas Imam mon oncle crains Dieu » Et, 1 ! ! comme Mohammed Hanéfiyé persistait dans ses pré- tentions, Zéïne-oul-Abédine lui dit « Oh! mon oncle! : Prenons la Pierre Noire pour témoin. Celui qu elle désig-nera sera le Khalife et l'Imam du temps! » Ha- néfiyé ayant accepté, on se dirigea vers la Pierre Noire, et, sur l'invitation de Zéïne-oul-Abédine, Hanéfiyé commença. Il se mit dans la posture de la prière et interrogea la pierre. Celle-ci resta immobile. Zéïne- oul-Abédine à son tour prit la même attitude, et après quelques oraisons s'écria : « Oh! Pierre Noire! je t'en conjure par le Dieu qui a caché en tes flancs les ser- ments et les traités de tous les Prophètes! par le Dieu qui t'a ennoblie de ses dons, dis, en langue arabe éloquente, quel est le nom de l'Imam de Dieu après l'Imam Houcéïn, fils d'Ali. » « Il eut à peine terminé que la Pierre Noire se mit à s'agiter de telle sorte qu'elle faillit sortir de la place où elle était. Dieu très haut lui donna la parole et elle dit « Dieu est Un Je dis en vérité que l'Imam après : ! Houcéïn fils d'Ali est Ali ibn el Houcéïn, Séyyèd Sedjàd! L'Imam, c'est Lui » ! « Mohammed Hanéfiyé, quand il vit et entendit ce prodige, se soumit désormais et accepta l'Imamat du fils de Houcéïn. » INTRODUCTION XI Quelles puérilités et qiuls enfantillages ! Ne peut-on aussi se demander quel est l'Iniani Mahdi? Est-ce celui des Guèbrcs! Le Messie? Jésus à son retour? Le quatrième fils d'Ismàil ibn Djaafer? Mouça ibn Dja'afer? Zéïd ibn Ali? ou bien ce même Mohammed Hanéfîyé dont nous parlions tout à l'heure? Est-ce rimam caché des Chiites? Comment sortir de ces dilHcultés? Oh d'une façon ! bien simple. En dégageant l'Islam de tout ce fatras de superstitions qui l'entravent. Erreur de croire à la suprématie d'Ali 1 Erreur de croire à l'infaillibilité, Imams! à la divinité des Erreur de croire aux lettres de la Vie, ou du moins erreur de croire à tout cela comme y croient les musul- mans, qui s'indignent de ce que, d'après eux, le Bàb affirme que la personnalité matérielle d'Ali est ressus- citée! Non! Non! Il n'en est pas comme un vain peuple pense. Le Point de la Manifestation est Jésus, au temps de Jésus Il est Mohammed au temps de ! Mohammed; puis le Bàb, en l'an i2(i0 de l'Hégire. Et, à chacune de ces manifestations, le Maitre se mani- feste dans un rang plus haut et plus noble', comme il se manifestera dans la suite des temps, chaque fois que le besoin s'en fera sentir 'Unité III, porte 12). Tous ces apôtres, tous ces Imams, toutes ces Lettres de la Vie, quelque nom qu'on leur donne, ne sont 1. « Et la manifestation précédente a un ranff inférieur à celui (.lu jour de ce jugement.... » Sahifé Adliyé. XII INTRODUCTION pas autre chose ([ue les premiers miroirs mis en face du Soleil de laA'érité. Uno avulso, non déliait aller Aureus '. Et si, (Unité I, porte 1), un miroir dit : « En moi est le Soleil ! le soleil sait bien qu'il ne s'ajî^it là que de de son reflet. » Donc, né en Perse, au milieu des Chiites, le Bâb parle — afin d'être compris par ceux à qui il s'adresse le — langage des Chiites et ce n'est qu'au fur et à mesure ; que s'ouvre l'esprit de ses auditeurs qu'il dévoile sa pensée. Sunnite, il eût parlé en Sunnite. Peut-être, en se plaçant au point de vue qui nous [occupe, pour- rions-nous dire que si Dieu l'a suscité dans la Perse, en plein centre Chiite, c'est que la religion de ces der- niers s'éloigne le plus des données précises duQoran. En efi'et, Dieu ne leur suffit pas. Au Dieu unique du Qoran, ils ont ajouté des dieux C'est bien à tort qu'ils ! accusent, sans les comprendre, les Chrétiens de croire à trois Divinités. De la soie tu ne feras jamais trois substances distinctes, Parce que lu l'appelleras Pernian, Hérir, Pérend-. Pour ce qui les concerne eux-mêmes, leurs dieux 1. Voir Béyàn Persan, Unité III, porte 4. 2. Terdji' ïiend do Ilatéf Isfahani. Voir la Divinité et le vin chez les poètes Persans. — Maisonncmc. INTRODUCTION Xlll sont bien plus nombreux, et chaque jour ils se taillent dans les Imams une idole nouvelle. Ce sont di's l'o- 1 ythéistes ! C'est donc à eux que la Bàb doit d'abord ouvrir les yeux, et c'est pourquoi il leur parle lexir langage, tout en leur reprochant « de rester dans l'ignorance de Celui qui est le spectacle qui prouve le Prophétismc, le Vélayet, la Religion, par les versets qui descendent sur lui. S'il en eût été autrement, ils ne l'eussent pas emprisonné sur le Mont de Makou'. » Le Bàb a donc des Imams, une opinion toute diffé- rente de celle qu'alFectent les Chiites, Il les considère comme de très hauts personnages, sans doute; mais n'ayant en rien accès derrière les rideaux des secrets divins-. Ce sont des hommes parfaitement dénués du don des miracles, et qu'il appelle des Commenta- <> teurs du Qoran. » Et encore ces commentateurs se peuvent-ils tromper. — « Dans chaque manifestation ils ont été appelés d'un nom quelconque par les créa- tures Ce sont les lumières qui, éternellement dans le passé, se sont prosternées et qui se prosterneront éternellement dans l'avenir » Cette idée, qui paraît si hostile aux Imams, aux 1. Béyàn Persan Unité I^^ porte 12. : Je témoigne que si quelqu'un croit en eu.\, en dehors de 2. " son adoration pure et spéciale à Dieu, ou si quelqu'un pense que leurs rangs sont comme celui du Prophète, cclui-lû a erré et il est au nombre des tyrans. » (Sourate Tauliidi. 3. Apôtres, Imams, Lettres de la Vie. XIV INTRODUCTION yeux des Chiites, devail-il la crier sur la place publique ? C'eût été se condamner, de propos délibéré, à une exécution immédiate, qui ne laissait même pas le temps de développer sa doctrine et d'instruire ses disciples, de leur dévoiler sa pensée. C'eût été s'an- nihiler soi-même, car le Bàb oui Bàb lui-même se fût détourné de lui avec horreur s'il avait commencé ses prédications par de pareils blasphèmes'. Yoyons-le agir : son premier livre, le Piiyalé Féqqiyé, est un ouvrage essentiellement Musulman, nous avons vu pourquoi. Il devait mettre son auteur, du moins durant quelque temps, h l'abri du zèle fanatique de quelque dévot. Ne se plaint-il pas de l'indiscrétion de ceux qui ont, avant qu'il l'eût permis-, annoncé au monde sa mission? Ne dit-il pas que si ces gens n'a- vaient pas dévoilé, avant le temps, le mystère de sa doctrine, les persécutions qui s'abattirent par la suite sur la secte ne se fussent pas produites? Ensuite, il se présente comme la Porte conduisant à la connaissance du descendant caché de Moham- med^, c'est lui-même qui nous le dit; puis comme ce descendant lui-même ; puis comme le spectacle de la 1. Le don que le Bâb fait de titres comme celui de Bàb, de Qàem, etc., indique purement et simplement que ces titres n'ont plus limportance que leur accordent les Chiites. 2. Voir Séyyèd Ali Mohammed dit le Bâb, page G7. 3. Comme l'un des Nawabs ou Portes, qui furent au nombre de quatre : Osman ibn Saïd cl llaçadi; Abou Dja'afcr, son lils; Mirza Âboul Casscm Houcéïn ibn Rouh ; Ali Sénicri. INTRODUCTION XV Divinité, l'Etre même de la Volonté Primitive, du ^"erbe, la représentation du Soleil de la Vérité, la (1 rnière des créatures en tant qu'homme, mais le l 'ieu visible en tant que Prophète, Celui dont Moham- med disait Peut-être (inirez-vous par croire qu'un : u jour vous serez en présence de votre seigneur! » Il se cache donc autant que sa mission le lui per- met ou l'exige. Comme tout bon Persan, il enveloppe sa pensée dans les replis de sa rhétorique, et voilà qu'on l'emprisonne : voilà qu'on le traîne à travers toute la Perse de géole en géole ! On le jette à Makou, et, devant l'attitude trop bienveillante de son gar- dien, à Tchéériq Et voilà qu'on le fusille! Les nom- ! breuses que nous avons données de ses citations ouvrages, et que nous pourrions multiplier à linhni, sont là pour nous donner raison. Et c'est ainsi, d'ailleurs, je veux dire en envelop- pant sa pensée, mais en la laissant pénétrer par ceux qui ne sont pas aveugles, qu'il parle de la résurrec- tion, qu'il explique le Syrat, le Compte, la Balance, le Jugement, le Tombeau, qu'il nie l'impureté Légale, sans attendre le Basrh-é-Rezvan de Ba^ifhdad ! Sans toutes ces explications préliminaires, le Bàb reste incompréhensible. Je veux bien qu'elles s'éloi- gnent foncièrement du Béhahisme, mais je ne sache pas que les Béhahis aient jamais passé pour les com- mentateurs attitrés du Bâb. Ils le méconnaissent jusqu'à réduire son rang à la plus simple expression; XYI INTRODUCTION ils iiçnorent d'ailleurs aussi bien les dogmes du Ba- Maqalé bisnie que son histoire, et le livre intitulé « Chakhs-i-Séyya, œuvre d'Abd-oul-Béha', est un » mauvais roman, composéuniquement pour prouver que leBàb est simplement le précurseur, l'annonciateur de Béha OuUa. Extrêmement tendancieux il méconnaît à tout instant la vérité historique, et l'auteur n'a même pas cherché, comme je l'ai fait, dans l'œuvre immense du Bàb, les notes autobiographiques qui y abondent. 11 se contente de réunir les légendes qui cadrent le mieux avec le but qu'il poursuit'. Il est regrettable qu'un homme comme Abbas Effendi se montre si igno- rant de la vie de Séyyèd Ali Mohammed, dit le Bâb. Que si l'on désire une preuve immédiate de mes affirmations, il ne m'est que trop facile de la donner-. Abbas Eiîendi, dans son histoire, raconte « qu'un jour, à Ghiraz, on fît venir le Bàb à la Mosquée, afin qu'il nie sa mission. On devait l'y contraindre, au bes oin Mais, du haut du Mimber, il parla de telle sorte . que les assistants furent stupéfiés et gardèrent le si- lence. Ses sectateurs, par ses paroles, se sentirent raf- fermis dans leur foi'. » Traduit par le Professeur Br<)-\vn. 1. Au point de vue de l'histoire, ce livre est le pendant exact du 1. <•Tarikh-el-Bâbiyé » de Mirza Mohammed Mehdi Khan Za'ini cd Dowlé.Lc premier infiniment partial, le second infiniment haineux. 2. J'espère donner bientôt, dans le dossier Anglo-Russe du Bàb, d'autres preuves de ce que j'avance. 3. Il est presque inutile de dire qu'.Vbbas Effendi continue en disant : <• On croyait jusque-là qu'il prétendait être l'intermédiaire INTRODUCTION XYII Or, j'ai le regret de dire que ce jour-là le liàbrenia sa doctrine, non seulement en paroles, mais encore par écrit! Je n'ai, il est vrai, pour étayer mon dire qu'un seul témoin, mais je pense que l'on acceptera son témoig-nage, car, ce témoin, c'est le Bâh. 11 dit, en effet, dans les Sahifés Dja'aférivé' : « Je Te glorifie, oh mon Dieu! de ce que Tu m'as créé ainsi ! Tantôt II m'attire aux horizons du monde de l'Invisible, tantôt II me brûle au feu de l'inintel- ligence ! Et je ne sais ce qu'il veut de moi! » « Oh mon Dieu! Est-ce que tu veux mon sang? ou bien T'éloignes-tu quand je me rapproche? Si je cherche à fuir Ta puissance, Tu me veux punir! Je ne sais dans quelle route Tu te liens, pour (pic je t'y cherche! Je ne sais dans quelle langue me plaindre à Toi ! » « Non ! Non ! Il n'en est pas ainsi, j'en jure par Ta puissance! Je ne fuis pas Ton approche, quoique Tu me rejettes bien loin ! Non Par Ton seuil béni, je ne ! crains pas Ta colère ! même si Tu me brûles! Non! Il n'en est pas ainsi, j'en jure par Ta puissance! Je n'ai aucun espoir en un autre que Toi! Si Tu m'abon- donnais! Je glorifie Dieu dans son ordre. Je n'ai vu des bienfaits du Sahab-ouz-Zéman. Mais alors il devint évident aux i-eg-ards de tous que son but était d'être la Porte d nue autre ville, et qu'il était lintermédiaire de quelqu'un autre dont il avait inscrit dans ses livres et ses écrits, les qualités et les attributs. » 1. Ce Passage se trouve dans mon manuscrit intitule " Rivale : Zahabiyé. El Bàb el ewcl, fi kiiotbet el Envar. XVllI IISTRODUCÏION personne de plus patient que moi dans son être. Je n ai pas vu de plus haut Sultan que lui, dont le Sul- tanat domine en mon cœur au point que quelque chose que je veuille aimer, il la chasse de mon cœur 1 » « Donc, si, comme les enfants, je le veux fuir, il ne me laisse pas Il apporte du sucre et me le met ! entre les lèvres; puis il m'empêche de pleurer; puis il me met le sein à la bouche, afin de me faire dormir. » « Non! Il n'en est pas ainsi' oh Dieu, j'en jure par Ta grandeur! Je ne suis pas ignorant de Ton acte*! Je ne puis me distraire à ces choses Est-ce que vraiment ! Tu veux reprendre mon esprit? Alors, après ma mort. Tu veux me donner l'allégresse dans l'autre monde? » « Moi, j étais seul dans ma pauvre maison, et per- sonne ne connaissait ni mon rang ni ma situation. Oii mon Dieu Tu as fait sortir de leurs demeures quelques- ! uns de Tes esclaves, et Tu les as faits descendre dans ma maison. Après cela Tu m'as donné Ton témoignage! » « Puis, quand j'eus fait parvenir Ton ordre, j'ai pris des hommes le serment (de se résigner à Toi) de façon après cela que ceux qui étaient descendus chez moi ne puissent plus renier. » « Ensuite Tulesa faits rentrer dans leurs demeures, etTu m'as donné l'ordre de sortir de chez moi et de m'honorer du séjour dans Ta maison^. Et Tu as fait 1. Je ne cherche pas à fuir. 2. Je sais fort bien que lu ne me laisserais pas partir. 3. Allusion au pèlerinage. liNTRODLCTlO.N XIX parvenir mon ordre par les mains de Ton anj^a^ dans toutes les parties de la terre, et celui-ci se répandit à l'Est et à l'Ouest et à ce qui est entre. » « Quand les esclaves eurent leurs cœurs prtHs, quand un chacun connût l'ordre divin, Tu m'as fait retourner de Ta maison. » « A mon retour Tu voulus que toutes les villes fussent pleines de troubles, dont j'eus ma part et Tes esclaves furent tourmentés par ceux qui se dé- tournent. » «Et Tu m'as fait entrer dans le plus grand état d'abaissement, dans la réunion des méchants! Et Tu nias inspiré la parole de ncgation après la parole d'affirmation, afin que mon être fût à l'abri d'un dan- g-er de mort ! » « Tout cela n'est-il pas ton œuvre? Oh Maître de grandeur et de générosité En vérité, oh Dieu, c'est ! Toi qui, au début, m'a donné un rang élevé. Pourquoi donc avoir ainsi arrangé les choses'? Après que Tu eusses fait sortir de moi la parole de négation, tu l'as fait pénétrer dans les cœurs des démons; ils prirent et écrivirent tout ce que j'avais dit. » ((Et moi, je n'avais pas d'autre but dans ce que j'écrivis que le Bâbiyet particularisé'. » i. Que j'en sois arrivé au point de nier. 2. Le Bàb nia ce dont on l'accusait. Il ditJe ne suis pas la : Porte qui conduit au descendant caché de Mohammed, ce qui, puis- en fait, est vrai, puisqu'il est ce descendant lui-même, visible. Il se borna qu'il est le Prophète, puisqu'il est le Dieu XX INTRODUCTION « Et, en vérité, ce Bàbiyet évident est une parole absolue qui s'est manifestée dans des personnalités spéciales'. » « J'en jure, par Ta grandeur, oh Dieu ! Ils n'ont pu trouver dans rftes paroles d'expédients pour détruire Ton ordre ! moi, j'ai été plus habile qu'eux. » « Et si, oh mon Dieu! Tu les avais fait rentrer dans l'assentiment, ils n'eussent pas fait inimitié contre moi. » Les tourments qui m'ont accablé, je les vois « comme venant de Toi, car tu as Toi la puissance de transformer cette réunion en ce qu'il peut y avoir de meilleur. En vérité, moi, j'ai patienté dans l'opprobe, mais Toi, Tu es plus que moi patient, car Tu es savant et puissant sur chaque chose. » « Tu sais, oh mon Dieu! qu'en vérité je n'aime pas à être le sujet des discussions. En vérité je connais Ta patience au sujet de ceux qui sont proches de Toi. En vérité! je n'ai pas la force de leur faire parvenir Ta loi. Et moi je n'ai aucune honte à Te dire que Tu peux manifester Ta puissance sans contradiction. Donc commence cette manifestation avec puissance ou sinon abandonne-la. » à cela, il l'écrivit, et les Chiites enchantés, ne comprenant pas la réticence, s'en vont publier partout la renonciation du Bàb, lorsque celui-ci vient de monter d'un deg'ré dans la hié- rarchie divine. 1. Je ll'ai déjà dit : les quatre portes sont les quatre Nawabs et le Bûb nie purement et simplement qu'il soit l'un de ccu.\-là. INTRODUCTION XXI « Quoique celt«i parole de ma part ressemble aux paroles de Tes esclaves audacieux, Tu connais mon intime; Tu sais l'enivrement que me causent Tes bien- faits ; Tu connais reiîet troublant du vin de Tes faveurs : ce ne sont donc ici que des oraisons jacula- toires » Dans le sahifè dja'aferiije, encore, à la dixième porte intitulée Des Causes premières et des causes : « finales, >- Le secret de l'ordre est qu'en vérité, il dit ; « après la terminaison des lettres du La élahé ellallah, dans l'année parfaite, qui est J2Gi, et conforme à l'année du martyr de Houcéïn', il faut que le retour aie lieu.Et forcément, dans cette vie, il doit être martyrisé par la tyrannie des méchants Donc, — quand tu as vu la vérité de la chose, témoigne que moi maintenant, je suis seul dans ma maison et je m'y entretiens de Vintime de r intime de la même façon que le Seigneur des Confesseurs- dans un pareil jour s'entretenait de l'infime de l'apparent. De mes paroles on ne peut déduire aucune imagination. Donc, quand l'ordre est évident, par sa propre vérité, dans le monde des corps, tu vois de tes yeux toutes ces questions tant dans l'intime que dans l'apparent. » « Qu'il ne reste pas caché qu'en vérité, pour cet 1. La formule musulmane représente, si Ion compte la valeur de ses lettres suivant rAbdjed, 1200; le martyr de Houcéïn eut lieu en 61. Le tout égale 1261. 2. Ho'jcéïn. XXII INTRODUCTION ordre, dans la Terre Pure, des foules de gens se sont réunis; et si moi je l'eusse voulu' j'eusse vaincu toutes ces Mais j'aime à ce que les destins foules. fixés par Dieu coulent en contradiction avec les désirs de mon cœur-, afin que mon cœur soit brisé, que mon intime soit tourmenté et mon âme contristée, pour que, dans l'intime, je sois comme Iloucéïn était dans l'ordre apparent. » « Et c'est là une des promesses que Dion a prises de moi, afin que je sois assimilé à Houcéïn. Mais, si j'avais connu au])aravant ces tourments, je ne me fusse pas approché de ce lieu Mais, comme ils ! sont tombés sur moi soudain, j'ai patienté dans la route de Dieu et j'ai été heureux de ses décisions, et je dis « Ne m'an-ive que ce que Dieu a écrit pour : moi ! . . . » « Les plus grands des tourments qui m'ont atteint sont les œuvres des veaux ^ dont les violences ont été exercées contre moi. Et pendant que j'écrivais une lettre pour nier, il me semblait entendre dans l'in- time de mon cœur, une voix qui disait « Sacrifle la : plus précieuse des choses dans la roule de Dieu, comme Houcéïn l'a fait sur ma route! » Et si je ne m'en étais pas tenu à ce que disait celte voix intime. 1. S"agil-il de Kcrbcla, comme le veulent plusieurs, je ne le crois pas. Je m'ima.u'ine que la terre pure est Cliiraz. 2. Pour ressembler davantage au martyr de Kerbéla. '^. Le qualilicalif de Veaux est autant que je puis lire » A'éliani. » INTRODUCliON XXHI j'en jure par Dieu, nicnic si Imis les rois de /.i f'-rrc s'étaient réunis ils n'eussent pu m' arracher un s-nil mot! Que pouvaient donc faire ces esclaves indiynes et repoussés par leurs pareils. Ils sont impuissants au point de ne pouvoir un hadis semblable à mes versets. » « C'était là Tordre, et c'est celui auquel j'ai fait allusion au sujet de la vérité de mon intime tant ; qu'enRn, tous connaissent ce degré de ma patience, la route de mon contentement, de mon sacrilice sur véridiques que de Dieu. Et cela malgré les versets Dieu avait fixés dans ma main, versets qui me donnent puissance d'être victorieux sur tous les gens de la la terre. C'est pourquoi j'ai sacrifié mon être dans la route de Dieu, et rien en ce monde n'égale ce sacrifice. » « Donc, gloires à Dieu! de ce que j'ai patienté en j'ai sacrifié dans sa route la plus moi-même et que Bientôt grande des choses que Dieu m'avait données. ceux qui m'ont violenté sauront où ils pourront fuir. >> « Après ce sacrifice, Dieu n'a pas fixé pour moi d'autre sacrifice. Celui qui a pris de moi cette feuille il n'y a plus, pour lui, de jouissance en ce de papier', monde. Dis Dans ton impiété, jouis quelque temps! : « pas En vérité tu es des compagnons du feu! Et ne va 1 II est donc bien évident que non seulement le Bàb renia ses chaire de Chiraz. de quelque façon que doctrines du haut de la qu'il écrivit quelque chose en l'on veuille l'entendre, mais encore discussions q"' o/i^ suivi ce sens. C'est très probablement aux la colère du Bab. • £.n celte rétractation ofiicieUc qu'est due avec la permission du vérité à partir du midi de ce jour, ^^^^ INTRODUCTION croire que Dieu soil ij,nu)rant de ce que font les méchants! » « Et si Dieu n-avait pas voulu que ces tourments qui étaient dans l'intime de n,on intime se manifestassent SI ouvertement, personne n'eût eu la puissance d'oser contre moi quoi que ce soit! Mais il plût à Dieu do me faire martyriser par les méchants alors que des milliers de créatures étaient prêtes à me venir en aide. LtDieu a voulu me montrer seul dans mon sacrifice la plus pure de toutes mes œuvres ! >, « Et je crie, de la plus haute ... quelqu'un qui vienne en aide voix • « Y a-t-il à l'intime de l'intime descendu dans des versets évidents, soit par sa langue soit par son corps, soit par ses biens, soit par son influence, soit par ses écrits? Y a-t il quelqu'un qui puisse eloig-ner de moi tous ces contradicteurs'^ et les erreurs de ceux qui errent? la tyrannie des méchants- n4-il quelqu'un qui soit pitoyable et pleure sur moi /et éloigne les violences des infidèles? Y a-t-iI un maître de vie qui entende mes pleurs? qui se dénégations/.. Két^^ Sn;';,^^^'' '' '^^ "^ ^^'^'"^ '^ ^"^^ Il est certain que celte interdiction a été levée nar 1-, ...if. mëeT " P"^ '^°"^'^' t"-'^ ^--^ ce quej'ai u de' œu T t' INTRODUCTIOiN tienne prêt à me venir eu aide? et veuille manifeslti les signes de son amour pour moi? Y a-l-iluu m;iilrc de la grandeur qui veuille me donner de la grandeur? conformément à l'ordre de Dieu qui dit " En vérité, : la Grandeur appartient à l'ieu! à Son Prophète! i» Ses croyants! » Y a-t-il un maître de chàtimenls > C'estévidemment à la suite de cet événement (iu- le Bàb interdit à l'humanité la lecture de ses versets durant une période de cinq années, probablement à cause des discussions soulevées par sa négation. C est peut-être aussi à ce moment que l'un de ceux (jui lui avaient donné sa foi se détourne de lui. J'ai parlé tout à l'heure d'une nouvelle explication des termes employés dans les grandes religions; ce n'est pas tout à fait exact. EnelTet, ces interprétations peuvent sembler nouvelles aux yeux des Chiites, habitués à Qoran comme ils l'ont appris de lire le leurs ancêtres, qui eux-mêmes ont été instruits par les « Commentateurs » de ce livre, les Imams. Mais si nous nous reportons aux versets sacrés et que nous les lisions dans leur véritable sens, nous verrons l'inter- apparaître l'interprétation du Bàb. qui eût été prétation usuelle si nos divins personnages n'avaient XX Y F INTRODUCTION pas fait à l'égard du <( Livre <> acte de possession. C'est ainsi, par exemple, le jugement et la que mort ont été expliqués par Mohammed comme ils le sont par Séyvèd Ali Mohammed mais les hommes : n'ont pas compris. En ce qui concerne son oncle Hamzé, le Prophète n'a-t-il pas dit « Celui qui était mort et à qui nous : avons donné la lumière pour marcher au milieu des hommes » Qoran VI- 122. Or, mort, ici veut dire mort à la Foi, et non mort à la vie. Le Bàb ne nous dit-il pas que le mot mort a bien des acceptions : n'est-ce pas lune de ces acceptions qu'il faut entendre par le mot du Prophète? Car celui-ci n'a jamais pré- tendu que Hamzé fût mort et qu'il lait res.suscité. La Sourate, XVI, 20-21-22 dit Et ceux qui : <> appellent d'autres que Dieu, ces dieux ne peuvent créer quelque chose, et ce sont des créatures. Ces gens sont des morts, ils ne sont pas vivants et ne savent pas qu'ils ressusciteront. » La Sourate, XXV, 21 : « Oh Mohammed, l'aveugle et le voyant ne sont pas égaux, ni l'ombre et le soleil, ni le vivant et le mort. En vérité Dieu se fait entendre de qui 11 veut, et en A^érité tu ne peux te faire entendre, toi, de ceux qui sont dans les tombeaux'. Tu n'es autre chose que celui qui veut prêcher. » 1. Outre que Mohammed repousse la prétention au miracle, sa phrase veut dire :Le croyant et linfidèle ne sont pas égaux. << Le premier est vivant, le second est mort. Invile-lcs tous les deux IMUÛDUCTION XX VII Dans la Sourate, XXX, o(î. Mais ceux à qui 1;« science et la Foi furent données leur diront : .( N'ous êtes restés dans le Livre de Dieu jusqu'au jour de la résurrection, mais vous ne le savez pas. » 11 ressort de ces diverses citations que Mohammed entend, en g-énéral, parler des morts à sa foi; quil ne peut s'adresser aux morts à cette vie, parce ([ue sa voix ne peut leur parvenir. 11 doit donc s'adresser aux morts il la vie spirituelle, qu'il doit ressusciter à la Foi, et leur faire savoir que sa manifestation est un jug-ement de leurs œuvres et de leurs croyances. Il ne s'en suit pas le moins du monde que l'autre vie n'existe pas. L'on s'est, je crois, trompé quand on a cru devoir faire remarquer que l'eschatolog-ie tenait une très petite place dans les préoccupations du Bàb. Cela est peut-être vrai pour le Béyàn, et Séyvèd Ali Mohammed s'occupait beaucoup plus de notre con- duite en ce monde que de l'avenir qui nous est réservé dans l'autre. Or, comme le Réformateur interdit nettement, même aux lettres de la Vie, de commenter ou d inter- préter ses livres, nous serions à ce sujet dans une g-rande obscurité nous n'avions le restant des si œuvres du Bàb, et si nous ne pouvions raisonner sur les idées qu'il exprime. à la Foi en Dieu clans ta manifcstatinn. Je pai-lc, bien eiiteuJu, du mort à la Foi, qui le peut entendre, c:ii-, pour celui qui est mort à la vie matérielle, tu ne peux rien sur lui. » XXVIIl INTRODUCTION Si, dans son premier livre, il ordonne l'aumône, le jeûne, les rites de l'Islam, plus tard il donne des explications sur ces œuvres, il commente sa pensée : i*Car personne ne pouvait emijrasser la science de ce qui est descendu dans le Béyân; personne n'ayant le droit de commenter le Livre. » C'est ainsi qu'il en arrive à donner une explication des termes, cependant les plus consacrés par l'usage. Ainsi, dans sa douzième réponse contenue dans mon exemplaire de la Sourate Tauhid, il dit « Oh! : mon Dieu de ce que Tu as fait descendre auparavant dans le Qoran, ce qui est permis, est permis jusqu'au jour du jugement, et ce qui est défendu est défendu jusqu'à la même époque; mais le sens du mot : Juge- ment, est : l'Apparition de Ton témoignage. » Dans la dix-septième «Ce qui a été mentionné dans : le Bévàn des rangs du jugement est des choses que les hommes peuvent voir dans leur vie en ce bas monde. » Or, ne dit-il pas dans l'Unité II, Porte 16, que tout ce qui, dans les livres sacrés^ se rapporte à la mention du Paradis, est dans ce monde, qui est la source de tous les mondes et la fin de tous les mondes. » Dans la quatrième Porte des Sahifés Adliyé « En : vérité, lesgens intelligents savent que ce qu'il y a dans le monde d'après la mort, ne peut être connu que par l'entremise de ce qui est en ce monde. >> Dans l'Unité II, Porte IG « Quant à : ce qui se passe après la mort, personne autre ([xie Dieu ne sait INTRODUCTION XXIX ce que c'est. Dieu a créé dans son Paradis de tout ce que les hommes désirent de son bienfait et l'on v trouve des choses qu'un œil n'a jamais vues, qu'une oreille n'a jamais entendues, et qui n'ont été relo\ées dans le cœur de personne I Si les mers du ciel étaient de l'encre, si toutes les choses étaient des plumes, et si chaque être était un écrivain, on ne pourrait arriver ù comprendre aucune des choses du Paradis, après la mort. Et le centre de ce Paradis est le même que celui du Paradis que nous avons expliqué pour la vie de l'esclave. Si, dans cette vie, il est entré dans le Paradis de la Manifestation de Dieu, il entrera aussi dans le Paradis de l'autre vie après la mort. » Et il ajoute « Je ne vois dans ce Paradis que Dieu : seul, que Dieu seul! Je ne vois que Dieu avant ce Paradis, que Dieu après ce Paradis, Je ne vois encore que Dieu en haut de ce Paradis, que Dieu en bas! » Ceci me semble suffisant. Il que les est inutile Béyânis nous affirment que si une plus longue vie eût été concédée au Bàb,il n'eût pas manqué de nous don- ner des renseignements plus détaillés. C'est possible, mais j'en doute, et au surplus la chose eût été inutile. Le Paradis de ce monde, c'est-k-dire la Foi dans le Maître de la manifestation, est la clef du Paradis de l'autre vie, et si l'on est agréé ici-bas, on le sera dans le ciel. C'est là le sens des explications que le Bàb nous donne des paroles Elliyines et de celles qui ne le sont pas. Les Non Elliyines sont à l'ombre de la parole de XXX INTRODUCTION négation « Il n'y a pas de Dieu,.. » c'est-à-dire en enfer; les Elliyines jouissent à l'aliri de la parole d'affirmation « si ce nest Dieul, » c'est-à-dire dans le paradis. Et les Elliyines sont promises à la récom- pense de l'autre vie, tandis que les autres sont réser- vées au châtiment. Si nettes que nous paraissent ces déclarations, elles n'ont pourtant pas suffi. Il s'est rencontré des per- sonnes qui ont eu besoin d'affirmations répétées et parmi elles se trouve celle qui a interrogé le Bâb précisément sur ces questions. Lisons sa réponse : «... Tu as demandé ce qu'il y a après la mort du Croyant Sache que chaque élément de ce Croyant re- tourne à sa source. Et ce qui cause le maintien de toutes les parties de son corps aux yeux de Dieu (son esprit) jouit dans le Paradis de la bienveillance divine. Tu vois donc que son corps retourne aux Imams, son souffle essentiel au prophète et son cœur essentiel au spectacle de la glorification, qui est le Soleil de la Vérité. Vois qu'il en est de même pour la religion dont le commencement est du Prophète de Dieu et le retour au même Prophète Et le Prophète retourne ! vers Dieu, car il venait de Dieu! Tout l'Islam retourne au Vélayet des gens de la maison, ceux-ci retournent au témoignage des versets! Le commen- cement des manifestations a été de cette façon et 1. Comme on le voit, c'est du Chéïkhismc. INTRODUCTION XXXI leur retour a lieu de la même façon!... Heg-orde! Sans fin, les miroirs se mettent en face du soleil dans : tous on verra le soleil; mais au moment du coucher de l'astre, on ne voit plus le soleil. Regarde les miroirs du Qoran, y vois-tu le soleil de Jésus ? Demain, quand le soleil se lèvera, dans tous les miroirs on le reverra. Et le nom du premier soleil est Jésus le nom du ; second, le Point du Qoran ; le nom du troisième, le Point du Béyan; le nom du quatrième, Celui que Dieu doit manifester. Et il en a été ainsi sans fin avant Jésus^ et il en sera ainsi sans fin après Celui que Dieu doit manifester. » « Sache que les miroiis en eux-mêmes n'ont pas d'existence. Reg-arde riiomme qui n'est pas convaincu de l'unité Qoranique avant la manifestation du Béyàn. Pourquoi ne dis-tu pas qu'il a la Foi. Sa forme est cependant identique à la tienne. La seule différence est celle-ci que, dans le Croyant, il y a des signes d'unité qui n'existent pas chez l'incroyant. » « Du fait qu'il est sans Unité, il retourne vers la Non Unité ce qui est le propre des minéraux. En : effet, si il ne peut subir aucun sans fin il subsiste, changement. Donc, ce non croyant, s^il est régi par les lois des minéraux, n'est pas dans le rang de l'homme. Rien n'outrepasse ses limites et chaque chose reste dans l'état où elle est! Dans l'homme, après la mort, il y a de la subsistance car Dieu a lixé que s'il est croyant il jouira dans son lieu. » XXXII INTRODUCTION « Sache que toute chose a clé créée par Dieu sous kl forme de l'IJuité, et vois tous les hommes sous le La Elahc Ellallah. Celui qui croit à Celui que Dieu doit manifester est à l'ombre de lalTirmation et celui qui \\ croit pas, à l'ombre de la négation. L'assenti- ment serait-il unique, et la négation considérable. Ne te laisse pas égarer par la multiplicité, car la vérité ne peut être multiple car c'est Elle le signe de l'Unité de l'Essence très sainte de Dieu. En elle on ne peut voir que Dieu, Si sans fin ce Soleil se levait, ce serait toujours le premier soleil, et de même si sans fin il se couche, ce sera toujours le premier soleil! Dans chaque manifestation, les miroirs progressent et brillent de du soleil qu'ils racontent. Par l'éclat exemple, les gens du Qoran, par les ra^'onnements do leur soleil, sont bien au-dessus des miroirs éclairés par les rayons de l'Evangile, de sorte que ce dernier est néant auprès du premier, dans la science et dans la connaissance et non dans l'apparence des corps. Car sinon, regarde aujourd'hui les Chrétiens. Com- bien leur royaume est vaste, et tous jouissent de ce qui se trouve autour deux. Mais dans aucun la men- tion de limite ne se peut faire, car ce qui est la vérité de la joie est la connaissance de Dieu. Et comme ils sont dans l'obscurité de la connaissance du Prophète de Dieu, ils sont restés dans l'ignorance de la vérité de la joie. C'est ainsi que l'ordre d'autre que le Para- dis les atteint. » SEYYED ALI MOIIAMMKD DIT LE BAB BÉYAN PERSAN AU NOM Dr: DIEL' L INACCIiSSlBLE , LE TRES-SAINT 'o^- à rimmensité- sainte et Gloires etiouanfres sublime du Souverain, seul dig^ne de ce nom; qui dans les éternités passées et dans \e^ éternités futures était et sera existant dans l'èti'e même de Son essence, et qui, dans Tinfini des temps, dans la sublimité de son éternité, était et reste inaccessible à la compréhension de toutes choses^. 1. Celte formule remplace la musulmane elle aussi contient dix- : neuf lettres Bism lUah et Amna el Aqdcs. : 2. Bcçath : immensité. Il faut prendre ici ce terme dans sa plus vaste acceptation. Immense veut dire infini dans sa puissance, intini dans sa science, enveloppant, recouvrant le monde comme un lapis enveloppe un meuble ou recouvre un parquet. D'ailleurs le mot « tesbih » qui commence la phrase est lui aussi significatif, car il veut dire l'acte de considérer Dieu comme « inaccessible » à l'intelligence humaine. 3. Retenons pour le moment que KouU ché'i, c'est-à-dire toutes choses, suivant les calculs de l'abdjed, représente 361. Dieu est au- dessus de noti'c intelligence, car en ell'et, si subtile ou si haute que SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB Il n'a créé le sij^ne de Sa connaissance clans aucnne chose que par l'impuiss-ance de toutes choses à le con- naître*. Il n'a rayonné sur aucune chose si ce n'est dans l'être même de cette chose ^, car de toute éternité il était bien au-dessus de la conjonction avec une chose'. Il a créé toutes choses de telle sorte que toutes, de par la A'érité même de leur nature, alllrment auprès de lui*, au jour du jugement^, que rien ne Lui est semblable, que rien ne Lui est égal, que rien ne Lui ressemble et qu'il n'a ni compagnon ni pareil, qu'au contraire il était et est unique dans l'empire de Sa divinité, qu'il était, qu'il est seul dans la souveraineté de sa maîtrise. Rien ne La connu comme il doit être connu*"' et il est impossible qu'une chose ' Le connaisse comme il le doit soit lidccque nous nous formions de Dieu, cette idée venant de nous est au rang des créatures c'est dire qu'elle est limitée et : impuissante en face de Dieu qui est le Créateur et la Puissance. 1. Le meilleur de ses signes est l'impuissance de tous à le con- cevoir. 2. Il a rayonné sur chaque chose suivant la mesure de cette chose. Dieu, pour ainsi parler, est tasse dans une tasse, homme dans un homme. Non pas qu'il s'agisse ici de panthéisme nous : verrons plus tard ce que cela signifie. 3. Il est trop élevé pour se conjuguer avec une chose; mais sa manifestation dans une chose est liée au rang qu'occupe cette chose. 4. Auprès de lui, signifie auprès de Celui que Dieu manifeste dans une manifestation, car Son essence est trop haute pour se manifester jamais. ;i. Le jour du Jugement est celui où se manifeste un Prophète envoyé par Dieu, ^'oir plus loin. 6. ^lohammed a dit :« Je ne t'ai pas connu. Seigneur, comme tu dois l'être. » Or, d'autre part, Ali a dit v Si le rideau était : enlevé, ma conviction ne serait augmentée en rien. » Ce qui veut dire je t'ai connu comme tu dois l'être. Mais Mohammed parlait de l'essence inaccessible de Dieu tandis qu'Ali ne faisait allusion qu'à ses attributs. 7. Ou être. Le mot chose signifie runi\ersalité des cires cl des choses. PRÉFACE être. En effet, tout ce à quoi supplique le mot a chose » il l'a créé par le Roi de sa volonté et il a rayonné en elle et par elle-même* dans la sublimité de son séjour. Il a créé le signe- de sa connaissance dans l'otre de toutes choses afin qu'elles soient convaincues que c'est Lui le Premier et le Dernier, Lui, r.A.pparent et llntime, Lui, le Créateur et le Nourricier, Lui, le Puissant et le Savant, Lui Celui qui entend et Celui qui voit, Lui, le Victorieux et Celui qui subsiste par Lui-même, Lui, celui qui fait vivre et qui fait mourir, Lui, le Puissant et Tinaccessible, Lui, le Très-haut, le Sublime, Lui, dont aucune chose ne peut démontrer l'élévation de la louange, la hauteur de la glo- rification, la sublimité de l'L'nité, l'inaccessibilité de la grandeur. Il n'y a pas eu pour Lui de commencement si ce n'est qu'il est lui-même le commencement, el il n'y a pas pour Lui de fin, si ce n'est qu'il est lui-même la fii). Toute chose avec ce qui y a été fixé ou y sera, a été ou sera chose par l'être même du Seigneur du monde c'est parle : moi de cette essence qu'elle est douée d'existence. C'est par Elle^ que Dieu a commencé la création de toutes choses, et c'est vers Elle qu'il ordonne le retour de toutes choses. C'est Elle pour qui étaient et sont tous les noms excel- lents alors que l'être même de Son essence est pur de tous noms et de tous attributs. Sa pure essence est au-dessus de toute lumière et de toute hauteur, et l'essence de sa nudité * 1. Le soleil qui se reflète dans un miroir roug^e donne des reflels rouges. 2. Dans chaque chose, par Dieu, existe un signe qui démontre que ce Dieu est unique (Iladis). 3. Par son moi, c'est-à-dire la Volonté Primitive. 4. La nudité de Dieu. Ce mot exprime fortement ce que le Bixh veut dire :Dieu est nu de tout ce que nous lui attribuons, de tous les noms que nous lui donnons, de tous les qualificatifs dont noi's le qualifions. SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB est au-dessus de toute sublimité' et île toute inaccessibi- lité. C'est Elle, cette essence, le Premier, et ou ne le peut connaître parce mot^; c'est elle, le Dernier, et parce mot dernier elle ne peut être décrite c'est elle l'Apparent ; et parce mot elle ne peut être qualifiée; c'est elle le Caché, et par ce mot elle ne peut être atteinte. C'est Elle, la volonté primitive, le premier croyant à i. 11 est certain que celte préface est obscure. J'en{;a{rc le lec- teur à la relire lorsqu'il aura parcouru le Bcyân. Il verra alors que si le tlcbut concerne évidemment < la Divinité, » la suite, du moins A partir de « toute chose avec ce (jui y a été fixé... » et peul-ctre même un peu plus haut, a rapport à la Volonté l'rimilive, c'est-à- dire au point de vérité. C'est pour ce point qu'étaient et sont les noms excellents alors que l'essence même de Dieu est pure de tous noms et de tous attributs. C'est, je n'en doute pas, ainsi qu'il faut comprendre tout ce passage. 2. Dans l'exemplaire du Riçaléh Zahabiych que je possède, il y a ù la suite de cet opuscule, trois ou quatre réponses du Bâb à diverses personnes. J'extrais de la première de ces réponses, les lignes suivantes qui donneront quelques éclaircissements sur cette idée de Dieu : « Dieu est pur, et sou rang- est sublime, ce Dieu qui a établi entre Lui et ses Prophètes cette difTérence que ses paroles à lui sont la source alors que celles de ses Prophètes sont les ondes de cette source.... En vérité, ce Dieu est pur de toute faute, de toute défectuosité. Eternellement il vit, éternellement il est Puissant! Il fait descendre ses versets sur quiconque il veut, de la façon qu'il veut. Il est pur et au-dessus des attributs que veulent lui infliger les hommes.... Je témoigne qu'il n'y a pas de dieu si ce n'est lui. Toujours il était sans qu'on pût le mention- ner, ou qu'on pût mentionner quoi que ce soit. Il est actuellement tel qu'il était. Rien n'est avec lui, son rang est élevé de la subli- mité de son essence. Il est pur et son être même est cause que le reste est néant. Oui, son être, son moi, détruit la réalité du monde. Si quelqu'un dit de Lui (juil est Lui, il ne la i)as connu, car rien autre que lui-même ne le peut trouver. Aucun attribut n'existe pour Lui. Il est essence. Aucun nom n'existe pour lui. Il est splendeur. Quiconque l'unifie, le nie, car aucune chose ne le peut comprendre, aucun esclave ne le peut connaître. , PRÉFACE celui que Dieu doit m;iiiifestei', c'est elle, ie premier Croyant à celui que Dieu niauifesle '. C'est Elle, la chose unique pour la création de laquelle est créée la création de toutes choses, par la nourriture de laquelle est donnée la nourriture de toutes chose-!, par In mort de laquelle survient la mort de toutes choses, par l;i vie de laquelle se manifeste la vie de toutes choses, par la résurrection de laquelle ressuscitent toutes choses. L'œil de Vêtre na rien vu comme elle, ni aiiparav.inl ni après. C^esl le nom de la Divinité ; cesl le visage de Vabsolu Pouvoir fixé dans U ombre de la Divinité : c'est le i\om qui guide tous les hommes vers le Royaume de la Toute-Puissance de r Unité de Dieu. Si je savais que toutes choses goûtent son amour, alors Je n eusse pas mentionné la mention de feu : car ce feu, comme il ne s'est pas prosterné devant le point de la vérité, a été, en vérité, créé avec cette qualité de feu qui existe en lui. Si toutes choses eussent goûté son amour, toutes, à cause de son amour, eussent été la lumière, cette lumière créée de la lumière, cette lumière qui réside dans la lumière et quiahoutit à la lumière ; cette sorte de lumière par la- quelle Dieu guide qui il veut. En vérité ce Dieu est la cause première et la cause finale. C'est elle pour qui Dieu, l'Unique, le seul Unique, a créé de par la mani lesta lion de son être même (à elle) dix-huit personnes qui ont été créées avant toutes choses 1. faudrait donnei' ici de nombreuses explications, mais je les Il estime inutiles puisque la suite de cet ouvrage en expliquera le commencement. C'est la volonté Primitive, créée par Dieu, créa- trice à son tour de toutes choses, qui croit la première à son l'cflet qui est celui que Dieu doit manifester et c'est bien évident : puisque celui-ci n'est qu'un miroir posé devant elle et dans laquelle elle se reflète. Voir le livre des Sept Preuves de la Mission du Bàb, page 3, note 2. SEYYÈD ALT MOHAMMED DIT LE UAB de son être même (à elle). Il a mis le signe de leur con- naissance dans Têlre de toutes choses afin que toutes choses par l'être même de leur essence témoignent que c'est Lui* la première Unité et le Vivant Eternel. Et il n'a ordonné à aucune des contingences autre chose que la , connaissance de son être même et la connaissance de r Unité de sa vérité, car (ont ce qui est autre, est créature créée sur son ordre. Car c'est à lui- la création et l'ordre dans Véternité des éternités, et c'est lui le maître des mondes'^. Et ensuite : Qu'il ne reste pas caché à celui qui regarde ces paroles que Dieu a fait revenir* la création du Qoran^ au jour du 1. Lui : le premier de ces dix-neuf personnes dont les dix-liuil autres sont créées en tant que Prophète par la Volonté Primitive. 2. Le point du Béyân. 3. Il y a trois mots dans la philosophie persane pour indiquer la création; taqvin, veut dire création des hommes, tadvin, création du livre céleste, tachrin, création de la religion. 4. Faire revenir, ressusciter. Il s'agit ici de la résui-rcclion pro- mise au jour du jugement. — Nous verrons plus loin l'explication de ce qu'est le jour du jugement. On compare cette résurrection au phénomène que présente une plante vivace. Née de la graine, elle grandit, fleui'it, puis se dessèche. L'hiver venu, la plante dis- paraît pour renaître au printemps. 5. Création du Qoran. Ces mots otTrent un sens immédiat qui est celui-ci. On sait que les versets du Qoran sont de véritables créations de Dieu. Or, de même que Dieu a créé de nouveau les créatiu'cs pour le Béyan, de même il a créé à nouveau, le Qoran, dans le Béyàn. 11 refait la création des verset.'*. D'après les docteurs babis actuels ce sens n'est pas le vrai, et voici ce qu'ils expliquent. Comme nous allons le voir, chaque manifestation de Dieu, c'est-à-dire chaque apparition de Prophète, est en même temps cause d'une création nouvelle du monde, et d'un jugement dernier des ci-éalures qui ont vécu dans le monde pendant l'espace de temps qui s'est écoulé entre l'apparition du prophète précédent et celle du suivant. Or, de même que nous disons le siècle de Louis XIV, de même de\rions-nous dire « la PRÉFACE jugement' par sa propre niaiiireslaliou en lui (en ce jour i, puis il a créé la création de toutes choses- à nouveau, création de Jésus, » " la création de Mohammed, » < la création du lîàb, » pour exprimer l'idée que toutes choses ont clé créées à nouveau à l'apparition d'un de ces Prophètes et dépendent cnliè- remenL de lui. Ce phénomène s'est produit pour les chrétiens cl le but do l'enseifirncmcnt du Christ était la préparation à l'enseigne- ment de Mohammed le but de ce dernier était la préi)aralion à : l'enseifruenicnl du Bàb, qui à son toui- prépare les voies à celui que Dieu doit manifester. Il on a toujours été ainsi depuis l'éter- nité passée et (7 eu sera ainsi dans l'ëlernité future. Or, prononcer ces deux mots il'éternité, c'est allirmcr que la création est éternelle : où donc est le jugement dernier? Sur ce point comme sur bien d'autres, les confessions des divers Prophètes n'ont pas compris les révélations de leurs maîtres. Elles ont pris les signes indiqués comme précurseurs do jugement dernier au pied de la lettre. Ainsi les juifs ne reconnaissent pas en Jésus le Messie, ainsi les chré- tiens ne veulent pas retrouver en Mohammed, l'Ahmed promis ou le retour de Jésus, ainsi les musulmans refusent de reconnaître en Seyyèd Ali Mohammed le Mehdi que tous attendent. Eh bien quand Mohammed parut, ce fut le jugement dernier des sectateurs du Christ ceux qui crurent au Prophète arabe démontrèrent par : ce fait même qu'ils étaient de vrais chrétiens ils recueillirent le ; fruit de l'Evangile, qui est le Qoran ils entrèrent dans le Paradis, : c'est-à-dire dans la connaissance de Dieu. Us furent donc jugés par le Christ apparaissant sous les traits de Mohammed. 1. C'est-à-dire au jour do la manifestation de Dieu en ma per- sonne. Ce jour est le dernier de Mohammed, le premier du Bâb. Nous veri'ons que le premier qui croit au Bâb est le retour de Mohammed à la vie de ce monde. 2. Cette expression rend la lecture du Béj-ân difficile. En elïct si le sens immédiat « l'universalité des êtres et des choses » est facile à comprendre, les trois autres le sont moins. Ils ressortent tous trois du calcul « abjed » des lettres composant le mot KouU Ché'i (toutes choses) qui forment 3G1 {en tenant compte tlu Hamza;. Ce dernier chilî're est. pour les Bàbis, le chiffre suprême de la création. Or il est produit par la multiplication de 1!) sur 19 (de l'unité ouahed = 19 sur elle-même = 19). Il est donc l'épa- nouissement de l'Unité, et le Béyân est la représentation de celte Unité épanouie puisqu'il comprend dix-neuf unités se reflétant en di.x fois dix-neuf portes, soit 361. SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB comme si toulc^choses avaient été créées dans cet instant. cardiaque chose a été créée en vue du jour de la manifes- Donc l'expression « Toutes choses » vomli'a parfois dire le Bcyân (tant comme épanouissement de l'Unité que comme conlc- nanl 361 préceptes, comme par exemple à la porte 1 de l'unité i. Ov, cl nous le verrons par la suite, cliacunc des portes du Béyân doit être, dans le progrès de l'humanité, représentée par un per- sonnage, un saint. Ola ne veut pas dire que ce personnage en soit l'incarnation, mais il en est, comme disent les philosophes persans, le lieu de spectacle, c'est-à-dire le lieu où elle peut être vue. Je m'explicjuc : les noms de Dieu sont infinis, en nombre el en signification, et chacun de nous est sous l'intluence prédomi- nante d'un de ces noms par exemple, un saint homme dont lu : vie se passe en l'observance des règles de Dieu, s'il se distingue surtout par sa bonté, sera pour ses semblables le théâtre sur lequel on peut voir, viv-ant et agissant, le nom du « Miséricor- dieux. » Ce nom est évidemment celui dont l'influence domine eu lui: il se réflécliit en lui et notre homme est le « miroir de ce nom. » Dans ces conditions, un pieux bàbi, un homme véritablement imbu de l'esprit du Béyân pourra se trouver plus particulièrement dominé par l'influence de telle ou telle porte du Livre au point de devenir le miroir dans lequel se réfléchit l'esprit de cette porte. Etant données 361 personnes, chacune miroir d'une des portes du Béyân, nous avons un Béyân marchant et vivant. Donc " toutes choses » signifiera en certains cas 361 Ipersonnes. (S'il se trouve 361 croyants au Qoran, le Quaém de la famille de Mohammed se manifestera. Hadis.) Cette explication bâbie de la vie, du mouvement du Béyân, est destinée à démontrer aux chiites l'erreur dans laquelle ils sont tombés en comprenant mal le hadis l'après lequel, au jour dti jugement, les croyants verront le Qoran sous la forme d'un beau jeune homme, qui en sera l'incarnation. Cette incarnation, — j'em- ploie ce mot pour abréger — a bien eu lieu, mais dans le sens que nous avons indiqué. Elle a eu lieu en la personne du premier musulman qui a cru au Bâb. En vérité le Qoran n'eût pas dû être représenté par une seule personne, mais par un nombre de per- sonnes égal au nombre de ses sourates. S'il n'en a pas été ainsi, ce n'est pas par ignorance de Dieu, mais par une autre cause. (A'oir l'explication du Béda Unité, IV, porte 3.) Or les musulmans ont erré ils n'ont été musulmans que de : PRÉFACG tation de Dieu*. Car c'est celle manifestalion de Dieu en qui toutes choses finissent, elle en qui toutes nboulissent. Après qu'il s'est manifesté dans la manirestation des signes de sa puissance, il n"v a pas de doulc que toutes choses soient, avec la perfection pour elles possii)le, arri- vées à la vue de Dieu. De nouveau Dieu très-haut a créé la Primitive Volonté et,par elle, a créé toutes choses. Or, comme la création nom, et ce qui le démontre c'est qu'élevés et préparés de lonjjue main à reconnaître le Mehdi quand il se présenterait, ils l'ont méconnu quand il est apparu n'est-ce pas là un jugement — cl : définitif? Enlin le 4' sens de l'expression •< toutes choses » indique l'année composée de 361 jours, plus 4 ou jours ^complément aires suivant ii que les années sont ou non bissextiles; le jour de la rupture du jeune devant toujours tomber le 21 mars, qui est le premier jour de l'an. En réalité cette expression complexe indique que le Béyân règne sans conteste sur toutes choses, qu'il est le maître de la création créée par lui, qu'il se confond avec cette création qui, à son tour, se confond avec lui. Nous sommes donc, nous autres, Européens, également création du Béyàn, mais nous verrons, quand nous étudierons les lettres elliyines et les non elliyines, sous quelle influence nous nous trouvons. Je dois avant de ter- miner faire remarquer que de cette confusion apparente dans les diverses signitîcations du mot « KouU ché'i » résulte, au con- traire, l'harmonie sublime de la création venant de Dieu, pour adorer Dieu, par l'intermédiaire des élus de Dieu, vivantes images de Dieu, éclairées par le livre de Dieu, et retournant à Dieu par un progrès lent mais continu. 1. Toutes choses sont créées en vue du jour de la manifesta- tion de Dieu, puisque toutes sont promises au jour du jugement dernier. Or chaque manifestation j^rophétique est une maniles- tation de Dieu : il s'en suit que toutes choses aboutissent à cette manifestation prophétique. A l'instant même où elle se produit, la création cesse d'exister puisqu'elle a atteint son but mais le : fait même que le prophète déclare sa mission produit une créa- tion universelle nouvelle qui a pour but la manifestation suivante et comme moven d'v arriver la manifestation actuelle. 10 SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAli actuelle de toutes choses est une création nouvelle, il en ressort qu'il en était ainsi de sa création éternelle- ment dans le passé car il n'y a jamais eu de temps où ^ Dieu fiil et où il n'y eùl pas d'esclaves pour Vadorer. Il était, de toute éternité, dans toute l'élévation de sa gloire alors que ce qui est autre que Dieu était, éter- nellement aussi, dans la hassesse de son rang vil'-. 1. A cliaque période la création a élé renouvelée en ce sens que la manifestation de Dieu était nouvelle. 2. Les Ihéologriens musulmans disent que Dieu est < qadèm » éternel dans le passé, alors que le monde est adès » nouveau. <> Autrement dit Dieu était de toute éternité passée, et le monde fut créé. Où donc alors, disent les Bâbis, à lépoque où rien n'était encore créé, s'exerçaient les fonctions de Créateur? » << Peut-on concevoir un créateur ne créant pas? Non, le monde est éternel dans le passé comme il lest dans l'avenir. Cela ne veut pas dire qu'il ait toujours été ce qu'il est, ni qu'il doive subsister tel qu'il est :le soleil peut s'éteindre, la terre se pulvériser, cela n'empêchera pas l'ensemble delà création d'exister jusqu'à la fin des siècles. Nous ne pouvons concevoir par quelle forme elle passera, mais savons-nous donc par quelles formes elle a passé? Tout ce que nous voyons ne signifie rien; et de ce que nous ne pouvons imaginer de vie en dehors des conditions d'existence de cette terre, cela prouve-t-il qu'il n'en existe pas ? Peu importent les modes de la vie, ce qui nous suffit, c'est de savoir que la vie existera éternellement parce que Dieu est éternel et qu'éternelle- ment il sera celui qui fait vivre. Il est aussi celui qui veut être connu, celui en qui aboutit la création. Mais pensez-vous donc connaître Dieu? vi-aimcnt vous croyez Jésus le dernier des Prophètes, vous, chrétiens. N'avez- vous donc plus rien à apprendre sur le mystère de la Trinité? Votre ignorance vous semble science, et les ténèbres au milieu des- quelles vous vous agitez, vous paraissent le resplendissement de la Lumière de Dieu! Vraiment si ce que vous savez vous suffit, pourquoi raillez-vous les Juifs? Parce qu'ils n'ont pas voulu reconnaître en Jésus le Messie promis? Mais avez-vous donc reconnu en Mohammed le Christ qui vous avait annoncé son retour. Et vous, musulmans, qui vous moquez de l'aveuglement des juifs par rapport à Jésus, de l'obstination des chrétiens par PRÉFACE 1 \.c commencement de la création de toutes choses a été rapport à Mohammed, contemplez-vous donc vous-mêmes et voyez si vous n'agissez pas exactement comme eux vis-à-vis du Mehdi? Voyez la difllcullé que Dieu a à se faire comprendre de vous, et ne vous en prenez qu'à vous-mêmes si son enseif,'-nemenl est si lent. Sachez donc que la création existait avant Adam, et si l'on vous dit qu'elle n'existait pas, ne voyez pas dans celle parole une contradiction avec ce que je vous dis aujourd'hui. Etendez un beau lapis dans votre chambre; faites-y régner l'obscurité la plus complète, allez-vous me dire que les dessins, que les couleurs de votre tapis existent? me direz-vous qu'ils n'existent pas? La créature privée de la lumière de la connaissance de Dieu n'existait pas à notre point de vue à nous, hommes de ce siècle. Est-ce à dire que Dieu ail jeté l'homme sur la terre, et n'ait songé à l'instruire que plus tard? Non pas ! de toute éternité il a mis en lui les signes de sa connaissance. Et si aujourd'hui parmi vous, malgré tous les enscignemenls des prophètes que vous avez reçus, il y en a peu qui savent dégager la vérité, que penserez- vous de nos a'ieux qui n'avaient pour tout guide que ces signes déposés en eux? Ne vous y trompez pas cependant leurs progrès furent réels, : et les conceptions fétichistes, idolâtres, brahmaniques et boud- dhistes sont en elles mêmes des religions du Vcni Dieu. Ce n'est que quand, après un eflort immense, l'humanité arriva à ce degré, que parut Adam, le premier homme, parce qu'il est le premier qui mérite ce nom, l'homme étant celui qui est arrivé à la con- naissance divine. Car vous pouvez être souverain d'un empire immense, si vous ne connaissez pas Dieu dans la mesure de vos forces, vous n'êtes pas un homme vous pouvez être la plus vile ; et la plus misérable des créatures de ce monde, vous êtes le plus grand parmi les plus grands si vous avez le soleil de la vérité dans le cœur. Il suffit de croire pour être le Roi des Rois, et dans le Paradis les derniers seront les premiers et les premiers seront anéantis. Mais voj-ez donc ce qui se passe autour de vous; les collèges ne sont-ils donc pas divisés en classes diverses par lesquelles l'éco- lier doit passer pour arriver à parfaire son éducation? Et qu'étes- vous donc autre chose que les plus humbles écoliers devant le resplendissant enseignement du Seigneur? ^'ous avez passé par les divers degrés de cet enseignement primaire et voilà que vous méprisez les études secondaires que je viens vous ofl'rir parce que, 12 SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB à cet instant, qui est Vendredi, parce que Dieu vient de dire '. Dieu- a créé cette création nouvelle de son ordre et l'a dans votre orfi:ueil démesuré, vous croyez savoir et vous croyez comprendre. Vous raillez les juifs et les chrétiens et vous ne songez pas à pleurer sur vous-mêmes! Vous tous, tant que vous éles, vous reconnaissez un Dieu créateur, et voilà que vous laissez sans emploi cet attribut divin vous croyez tourner la difficulté, ! vous autres chrétiens, en disant qu'il est conservateur. Vraiment, à vos yeux ce titre détourné vous parait-il définir celui qui a créé dans l'Eternité passée, celui qui crée dans le moment pré- sent, celui qui créera dans rEternité future? Et vous, musulmans, qui ne savez qu'inventer en cette matière, que pensez-vous de vos soufis qui ont cru expliquer le mystère en disant qu'à chaque seconde Dieu anéantit le monde et le crée à nouveau au même instant! La rapidité foudroyante de ces diverses morts et de ces diverses naissances nous emi)éche de nous en apercevoir, comme la rapidité du tournoiement d'une étincelle de feu nous fait croire à la continuité d'une circonférence lumineuse. "S'^raiment vous mesurez Dieu à votre taille ! et vous le sur- chargez de toutes les imaginations que créent vos sciences, basées sur les erreurs de vos sens. Si encore vous lisiez les textes divins peut-être rougiriez-vous de honte et d'horreur. Dieu ne vous dit-il pas lui-même dans le Qoran, lâchant de se mettre à votre portée, qu'un jour auprès de lui est comme mille années de votre comput. Un jour! pas même un instant, une seconde, un moment! eh bien, c'est cette seconde qui est apparue, c'est cet instant qui est venu, et mille années après la disparition du dernier Révélateur de la manifestation de Mohammed, voilà que Dieu proclame le jugement dernier, et crée de nouveau la créa- ture dans le Béyîin, par le Béyùn, avec le Béyân et pour le Béyân. L'univers entier a été jugé en cet instant, et ceux qui étaient vrai- ment pénétrés de l'esprit du Qoran, ceux-là ont cru au Point, ceux-là sont entrés dans le Paradis de la Foi. Ceux qui n'ont pas cru au Béyân ont démontré par là qu'ils n'avaient pas cru au Qoran c'est là le jugement dernier, la création nouvelle. : d. C'est Dieu qui parle dans le Béyân. Or par le fait même qu'il dit cinq lignes plus haut « De nouveau Dieu très haut a créé la primitive Volonté, » par ce fait même la création a lieu. 2. Dieu reçoit ici le titre de Rébb-oul-Izzét, ce qui veut dire que du rang de créateur il passe à celui d'ordonnateur. PRÉFACE 1 placée sous l'onibre de sou ordre jusqu'à ce quil la fasse retourner à lui-même (en la personne de celui que Dieu doit manifester). Car il n'y a pas de doute que Dieu a créé la ci'éature et Ta fait revenir à lui (par l'intermédiaire de celui qu'il manifeste) car il est puissant sur toutes choses. Puis il donna l'ordonnance de la création de toutes choses dans le nombre de toutes choses suivant les ' ordres qu'il a fait descendre lui-même^ et il les a fait rayonner du soleil de sa miséricorde' afin que toutes choses* par la mention de toutes choses ^ dans toutes choses^ arrivent à leur perfection pour la manifestation d'un autre jugement, et afin qu'il donne le salaire de toutes choses à chaque chose''. Si elle était de « négation^ » elle recevra le châtiment juste, si elle était « d'assentiment » le salaire de la bonté de Dieu. Car sa science sur toutes choses avant toutes choses est égale à sa science sur toutes choses après toutes choses; sa Puissance, avant la création de toutes choses, est égale à sa Puissance sur toutes choses après la création de toutes choses^. 1. Le premier toutes choses indique les 19 personnages de l'Unité, le second des 19 miroirs de chacun de ces 19 premiers per- sonnag-es, puis les 19 témoins de chacun des miroirs, c'est-à-dire l'humanité. 2. Dans le Béyân. 3. Par le don du Béyàn. 4. Le g-roupe de 19 indéfiniment multiplié, l'humanité, o. Du Béyân. V). Dans tous les rangs possibles. 7. Une chose qui est arrivée à sa perfection est devenue toutes choses. 8. Les musulmans font un vif reproche ici au Bâb, à tort, d'avoir écrit mine nafian au lieu de mine nafîyine, il faut lire « mon. » : 9. Ce qui veut dire qu'il sait tout d'avance et qu'il peut tout. 14 SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB De loute éternité Dieu était savant sur toutes choses et puissant sur toutes choses! Pour lui sont les noms excel- lents dans l'éternité passée, pour lui ils seront clans l'éter- nité future. Tout ce qui est dans le ciel, tout ce qui est sur la terre, tout ce qui est entre le ciel et la terre chante ses louanges. Il n'y a pas de dieu di^ne d'adoration si ce n'est lui. le Vainqueur, le Bien-Aimé. Et vois avec l'œil de la certitude que les Portes de la religion du Béyân sont disposées suivant le nombre de toutes choses*. Et à l'ombre de chacune de ces portes les anges- des cieux, de la terre et de ce qui est entre, se tiennent, et, avec la permission de Dieu, se prosternent, adorent, sanctifient, glorifient, agissent et travaillent. Et tous (ces anges) au jour de la manifestation de Dieu, qui est la manifestation du point de Béyân, à la fin de cette manifestation, retourneront à lui (en la personne de celui que Dieu doit manifester). Et si trois cent soixante et un personnages bénis du Béyân croient, au jour du jugement, à celui que Dieu doit Dix-neuf unités multipliées par dix-neuf portes. 1. Les Bàbis n'admettent pas les anges tels que nous les com- 2. prenons, créatures ailées, douées de vie. Chaque chose qui est bonne est un ange, chaque mot dont le sens indique le bien est un ange, chaque vertu est un ange. Ils expliquent également que les sept cieux dont il est question dans les textes sacrés ne sont pas le moins du monde ce que les musulmans ont compris, imaginant sept sphères célestes se super- posant. Les sept cieux veulent indiquer purement et simplement les sept religions données par les sept prophètes qui se sont suc- cédés. Donc, quand Mohammed dit « les cieux seront repliés, » cela ne veut pas dire que les corps célestes seront confondus, mais simplement que les religions précédentes seront abrogées. Il en est de même pour l'expression « terres » qui, en réalité, veut dire « les diverses capacités de chacun à la science de Dieu. » PUÉFACE 15 manifester, alors ceux-là auront recueilli le IVuiL du Béyân'. Alors heureux celui qui est ressuscité en présence de Dieu au jour du jugement, et se trouve accepté par Dieu, par l'une des portes de toutes choses. Car c'est Lui le maître de celui qui fait retourner vers lui tous ceux qui ont cru à la religion du Béijân, chacun à cause de l'acte qu'il a accompli dans une des portes de toutes choses. Donc, hàtez-vous, certes, certes, vers cette manifesta- tion. Et puis certes, certes, hâtez-vous ! Hâtez-vous! hâ- tez-vous certes! certes! Hâtez-vous ! Hâtez-vous! Hâtez- vous! certes! certes! car Dieu est le plus prompt des compteurs- ! Il peut arriver que ne soient pas prêtes auprès de lui toutes les portes de toutes choses, et que cependant il ordonne le retour de la création du Béyân et des cieux qui ont été élevés dans le Béyân. 11 se peut quil les masse dans sa main, comme il Ta fait dans le Qoran sans qu'on les puisse compter. Car les portes multipliées étaient mul- tiples auprès des croyants et au moment* même où Dieu ordonna le retour des créatures du Qoran, il n'y eut plus auprès de lui qu'un individu. C'est ainsi que Dieu fait ce qu'il lui plaît et ordonne ce qu'il veut. Il ne peut être interrogé sur ce qu'il fait, et toutes les créatures seront interrogées sur ce qu'elles font. 1. Le texte dit : le fruit de toutes choses se manifestera auprès de lui; ici notre traduction est un commentaire. 2. Et vous risquez de tomber dans le feu. 3. Le Béyân paraissant, les cieux du Qoran, ou tout simplement le Qoran, furent repliés. Et dans ce Qoran il y avait des portes sans nombre, et, auprès du croyant, ces portes multii)lcs s'étaient multipliées à l'infini. Et Dieu replia le Qoran aussi bien que toutes les sciences nées à son ombre, et à ce moment il n'y eut auprès de lui qu'un individu seul, qui était une porte des portes de l'ordre. 16 SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB l'I le uiiMiicnl où eut lieu le retour de toute la création (lu (joran, fut le commencement de la création de (ailles chuscs dans le Béyân. A ce moment, le siè};c du Point qui est le spectacle de la Divinité se trouvait sur la terre du nom Bacèl (qui étend les cieux nouveaux après avoir replié ceux du Qoran). Et les cieux qui avaient été élevés J dans le Qoran, ont tous été repliés et retournèrent à leur Point primitif. Et ne lémoigucnt de cela que Dieu seul et ceux qui sont auprès de Lui. Et cependant Dieu n'a pas fait descendre dans le Qoran il'ordre plus important que l'ordre du jugement et la façon de s y montrer. Dieu compte le nombre do tous ceux' qui crurent au Qoran. Or, au moment du retour du Qoran, de tous ces individus un seul personnage se tenait auprès de Dieu pendant que le jugement avait lieu; alors s'éleva, dans un autre monde, et sur l'ordre de Dieu, la création de toutes choses. Donc ù vous, ô vous ç/ens du Béijùn, attendez-vous h ne pas rester dans l'ignorance de Dieu, votre Seigneur, alors que nuit et jour vous désirez devenir des saints. i. 11 est si c jasidôpablo (jue Dieu seul le peut compter. , UNITE I PORTE l'KKMIEIU: Au nombre de trois cent soixanle-el-un commànJe- menls^ {que Dieu a fait descendre dans le Béyùn), celui que Dieu a rendu obligatoire est {de dire) « // ny a pas d'autre dieu que Dieu, en vérité, en vérité. » En efFel, le l^éyàii tout entier retourne à cette formule, et c'est par elle qu'aura lieu la résurrection des créatures de l'autre manifestation-. La pleine connaissance de cette parole est liée à la connaissance du Point du Béyan, à celui en qui Dieu a fixé l'essence des sept lettres^. Celui qui est convaincu qu'il'* est le Point du Quran, mais, dans le jugement dernier du Qoran^^ et le Point du Béyân (au commencement de la manifestation du Béyân) qu'il est la Primitive Volonté, cette Primitive Volonté qui subsiste par elle-même et sur l'ordre de laquelle toute 1. Le texte dit « au nombre de toutes choses, » mais le mot I Koull Chéi veut dire ici le Béyân et les 361 commandements qui y sont théoriquement inscrits. 2. La manifestation de celui que Dieu doit manifester. 3. Ali Mohammed. 4. point du Béyàn. Il, le D. Le jugement dernier du Qoran et la manifestation du Béyân se confondent : nous verrons cela par la suite, et Seyyèd Ali Mohammed est, comme l'avait été Mohammed, le premier miroir mis à cette époque en face de la Volonté Primilive. 18 SEYVÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB chose clé crcêe, cl n'c.rislc que pur clic, celui-là rail <'i son cire même Icmoirjner de l'inilé de Dieu. Celui qui (an conlmire) ne donne pas sa foi (à ces choses), est compté nu nombre des Icltrcs de néijHlidn cl renlre d.ins le feu. Kl quel feu est plus ardent que celui-lù même qui n\i p.is donné sa fn'. Celui qui donne sa foi entre dans rassentimenl. Quel Paradis est plus élevé que celui qui a donné sa foi? Celle parole^ loue, glorifie, magnipc, sanctifie, bénit son Seigneur soir et matin. Ne regarde celle parole que comme lu regardes le soleil du ciel, et ne regarde ceux-là qui ont cru en elle, que comme lu l'egardes des miroirs-; car, quiconque croit k l'essence du maître des sept lettres, son être même reçoit l'aide de l'un des noms de Dieu Très-Haut. Extérieure- ment, il est une feuille des feuilles de Varhre de Vassen- timent. 'J'outcs choses reviennent à celle chose unique el toutes sont créées par celle chose unique et cette chose unique" ; n'est autre dans le jugement d'après, que l'être même de celui que Dieu doit manifester et qui dit dans ses rangs: « C'est moi, moi qui suis Dieu : il ny a pas d'autre Dieu que moi, le Seigneur de toutes choses. Ce qui est autre que moi est ma créature. En vérité, ô mes créatures, adorez-moi moi seul. » , Sache que c'est Lui^ le miroir de Dieu et que c'est de Lui que resplendit le miroir du monde visible qui est (composé) des lettres de la vie. On ne peut ^oir en Lui rien autre que Dieu. Il n'y a pas d'autre dieu que Dieu. 1. 2. Considère cette parole comme le soleil et ceu.v qui croieut eu elle comme des miroirs. '^. Cette clioso luiique est la Primilixc ^^)lonlé le point. : i. Le point de la \'olonté. UNITÉ I, PORTE 1 19 Quiconque, dans le Eéyân dit In parole « 11 n'y a pas d'autre dieu que Dieu, par elle qu'il se tourne vers » c'est Dieu*. De même encore, c'est par Lui qu'a lieu la création de sa créature, par Lui qu'a lieu la résurrection. Le Truit de celle science est ceci qu'au momenl de l'ap- : parition de Celui que Dieu doit munifcster vous nulliez pas (lire : « Mais nous disons : il n'ij a pas d'autre dieu que Dieu, et c'est là le principe même de la relief ion. » Ce que vous en dites n'est, en elîet, qu'un reflet de son Soleil qui s'est levé dans la manifestalion antérieure^. l"]t certes, il est, Lui, plus digne de cette formule que quiconque, dans son être même, car si un miroir dit « En moi est le soleil, » : le soleil sait bien qu'il ne s'agit là que de son reflet. En vérité, ô gens du Béyàn, nous vous avons lait con- n;iitre l'élévation de votre existence dans la parole de votre Seigneur. En vérité, ne restez pas ignorants de Celui que Dieu manifestera au jour du jugement. Et ce que vous en dites, vous le dites suivant ce que Dieu manifeste dans vos cœurs et ce que dit Celui que Dieu doit manifester, et suivant ce que Dieu témoigne pour lui-même « 11 n'y a : pas de Dieu, si ce n'est Dieu, Unique et Puissant. » Aujourd'hui, toute personne qui, dans le Qoran. pro- nonce celte parole, qui est la substance même de toute religion, il n'est pas douteux qu'elle la prononce suivant le dire de Mohammed, le prophète de Dieu d'auparavant. Le Soleil de cette parole brillait en elîet dans son cœur^ à 1. Quiconque croit au Béyàn et prononce cette parole. Ccpcn- danl elle ne suffît pas, si obli^'atuire soit-clle il faut : en nuire croire à la nouvelle manifestalion et s'attendre à la suivante. 2. Ici, en Tespèce, la manifestalion bàbic relalivement à celle de Celui que Dieu doit manifester. 3. Quiconque croit au Qoran, prononce celle parole en envisa- geant Mohammed. Celui-ci était le soleil de cette parole, les musul- mans en sont le miroir la profession de foi qu'ils prononcent : aujourd'hui n'est que le reflet des paroles de Muliammed. 20 SEVYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB lui, cl aujourd'hui dans ce sont SCS rellels qui brillcnl les cœurs (des inusulnians). pourquoi celle pa- C'est role retourne à Lui' pendant sa dernière manifesta- tion, qui est celle du Point du lîéyàn, et non pendant sa pieniière. |]m cllet. durant sa première manifestation, l'arbre de l'Unité n'avait pas encore grandi dans les êtres des ciéatures; or, maintenant que IQ70 ans ont passé, cet arbre est arrivé au nionienl de la production de ses fruits. Quiconque est en lui, est un reflet du soleil du Point du Qoran, qui est le poinl même du Péyân, et il se mani- festei'a certainement en lui'-'. J'ai donné en exemple la plus haute parole en vertu de laquelle subsistent toutes les religions. C'est par la pro- nonciation même de cette parole que s'afTirme le début de toute religion, tous la prononcent au moment de la mort et retournent à elle. Car les reflets fies miroirs ne retour- nent qu'à leur lieu (Voriçiine. Quand est enlevé du miroir ce qui est en lui en tant que reflet du soleil, ce miroir re- tourne à son état primitif. Son refour à son état primitif n'est dû qu'à sa qualité de miroir. Du moment que la plus haute parole du Qoran d'aupa- ravant, et la plus haute parole du Béyân d'ensuite subis- sent ce sort vis-à-vis du soleil de la vérité, qu'en peut-il être pour les choses qui dérivent de cette parole. Telles, la connaissance des noms de Dieu, la connaissance des i. Celte parole retourne à M(jli.inimed en la personne de Scyyècl Ali Mohammed. Quand Moliammed l'a instituée il avait en but lo Bûb, et celui-ci, quand il la formule, vi.^e Celui que Dieu doit manifester. 2. Mes trois manuscrits sont fautifs. Je traduis comme si le Icvle portait « Guècht » ou « Guerdid. » Cela veut dire quiconque croit sincùi'ement à lui croira certainement en nu>i. - UNITÉ I, PORTR 1 21 Prophètes, celle des imàms guides, des portes directrices, des questions de rite qui sont sans nombre. ' Chaque personne qui s'est laissée arrêter par une de ces questions reste ignorante de la vérité, de qui dépend son commencement, son existence et sa résurrection. Je dis cela en supposant que cette pei'sonne soit de l'arbre de l'assentiment et que son signe d'Unité démontre le Soleil et si, j'en demande pardon à Dieu, il ne le démontrait pas, alors elle n'est même pas digne quon la mentionne. Et ceux qui se considèrent attachés au Qoran, combien d'ordres ont-ils donnés contraires à ce que Dieu avait fait descendre. Et ceci est dit au sujet de leur vérité à eux, non (lesœuvres de leur vérité, car les œuvres qui sont pour autre que pour Dieu, relournenl à cet autre que Dieu^ et comme leur vérité ne démontre pas Dieu, elle ne peut être mentionnée auprès de Dieu, tandis que les œuvres qui dépendent des vérités vraies retournent à ces vérités. Si elles sont des signes définitivement fixés dans les miroirs de leurs cœurs et non des imitations, elles retournent dans leur commencement et dans leur retour à ces vérités vraies (à leurs sièges^ J. Ces deux paroles, dans le Qoran et dans le Béyân, sont comme des reflets du soleil dans les miroirs. Tant que le soleil de la vérité rayonne en elles, elles tiennent un rôle glorieux. Quand ce soleil est retiré de devant ces miroirs, ils redeviennent immé- diatement de simples miroirs. Du moment qu'il en est ainsi de la parole de Dieu, qu'en peut-il être pour ces derniers? Les musulmans, avant la manifestation du Bâb. Ils sont, en '2. ellet, le peuple élu de Dieu, et leur cœur démontrait Dieu jusqu'au moment de la manifestation de Seyyèd Ali Mohammed. 3. Les musulmans, dans leur foi, sont contraires à l'esprit de Dieu, puisqu'ils ne reconnaissent pas le Bàb. Nous parlons des musulmans eux-mêmes non de leurs œuvres qu'ils accomplissent dans les voies de Dieu, suivant eux, mais qui retournent en réalité au démon, puisque l'être même des musulmans est devenu œuvre du démon. 22 SKYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB \'.[ coiniiie c'icrncllcincnt le soleil est levé, ces miroirs démoiilreiil éternclleinenl le soleil. (];ii- il n'a jamais été possible cl il ne Tcsl pas que le bienfait de Dieu subisse un retard ou soit terminé. /:"/ celui qui dit Dieu est mon Seic/neur : je ne donne ,iucun .issociéà mon Scic/neur ; en vérité, l'essence des sept lettres est In porte de Dieu et je ne lui donne pas d'autre Porte pour compagnon, si celui qui dit celn croit en outre à Celui que Dieu doit manifester, alors il retirera tout le profit attaché à cette porte première de l'Unité première. Heureux ceux qui jouissent de ce rançf dans la bonté de ce qrand jour, ce jour où tous les ht mentionnée que dans la quinzième porle. X'oici le secret de ceci. Le u Point » di\n> le rang- de « nudité » monde spirituel) qui est la manil'eslalion absolue de Dieu, se manifeste sous le nom de Divinité; c'est pour- quoi il est mentionné au premier rang. Dans le rang- d'exis- tence, qui est celui de la Primitive ^\1lon^é^ il a été men- tionné en second. Enfin, dans le ranj,"- de Qaèm sur toutes choses (celui qui tient la main à l'exécution des ordres de Dieu sur toutes choses )qui est spécial à la manifestation du quatorzième (iniâm) il a été mentionné à la quinzième porte. Le Point était éternellement dans le passé et est éternel- lement dans l'avenir dans son rang- premier (de divinité) et il est plus digne de la mention de tous les noms que les objets eux-mêmes déterminés par ces noms -. L'exemple de ceci est que quand le nom de la Divinité : nom du Seig-neur, et sont tous les noms, est. est aussi le avec ceci que se manifester sous le nom de Divinité est, de toute éternité, le propre du Point. Et ainsi (dans ce degré) tous les noms sont manifestés dans leur ampleur possible, car c'est lui le Premier au moment même où il est le Der- nier, c'est lui le Caché au moment même où il est mani- nommé du nom de tous les noms feste, et c'est lui qui est au moment même où aucun nom ne le peut désigner. 11 n'y a pas d'autre Dieu que Lui, le Stable, Celui qui reste éternellemeuf. f Porte 16 Dans ceci que la première porte est revenue en ce 1. De Mohammed. 2. Car ces noms ne sont que des noms et lui, en est la signili- cation. 30 SEYYÈD ALI .MOMAMMl^D DIT LE BAlî iiioiideavec quiconque croyoil en elle ou en sa véiilé ou en aulre quelle. Porte i 7 Dans ceci que la deuxième porte est i^evenue à la vie de ce monde avec quiconque croyait en elle ou en sa vérité ou à autre qu'à elle. Porte 18 Dans ceci que la troisième porte est revenue à la vie de ce monde avec quiconque croyait en elle ou en sa vérité ou en autre qu'elle. Porte 19 Dans ceci que la quatrième porte est revenue à la vie de ce monde avec quiconque croyait en elle ou en sa vérité, ou en un autre qu'elle*. 1. Donc pour être Bâbi, il faut croire à Dieu, à ses Prophètes cl à leur résurrection (Cette dernière dans le sens Bàbi, bien en- tendu). UNITE II rouTi: l'KKMiEiu; Explicalion de la coniuiissance du (éinoignagc el de (a preuve Le résumé de cette porte est ceci que : Dieu, que son rang- soit exalté, fait, clans chaque période (prophétique) descendre son lémoigage orné du sum- mum de ce qui fait la g-loire des hommes de cette époque. Par exemple, à l'époque de la descente du Qorau. la f^loire de tous résidait dans l'éloquence de la parole; c'est pourquoi Dieu a fait descendre le Qoran empreint de la plus sublime éloquence, et il en a fait (ainsi) le miracle de Mohammed. Dans ce livre, Dieu ne confirme la vérité (de la mission) de son Prophète et de la religion Islamique par rien autre chose que les versets, et ceux-ci sont les plus hauts des témoignages. La preuve de la sublimité des versets est ceci tous (les : hommes) parlent le langage articulé; cependant, Dieu a fait descendre les paroles du Qoran dans un rang tel que si tout ce qui est sur terre s'unissait pour apporter un seul verset à mettre en parallèle avec les versets du Qoran. il ne le pourrait faire et tous (les hommes) y sont impuis- sants. Le secret de ceci est que Dieu a fait descendre le Qoran de l'arbre de sa Volonté, qui est la ^'critéMohammédique, 32 SEYYÈD ALI MOIIAMMKD DIT Li: MAI! par la langue de Mohaïuniecl. Or, cet arbre inaccessible ne fait descendre ancun mot sansenreprendre aussitôt l'esprit. Par exemple, sil fait descendre ces mots Nous, nous : .irons commencé de nouceau celle création par Vinslru- menl de noire ordre: en vérilé, nous embrassons loules choses. Aussitôt le mot commencer» entre en relations *< avec ce à quoi peut s'appliquer le mot « chose » car per- sonne autre que Dieu n'embrasse toutes choses pour que sa parole puisse embrasser toutes choses et qu'à cette parole, la création de toutes choses puisse commencer. 11 en est de même si Dieu fait descendre (cette parole) : « Nous, nous faisons retourner celle créature en vertu de ta promesse que nous lui avons faite. En vérité, nous sommes puissants sur toutes choses! Au moment même >> de la descente de ce verset a lieu la reprise des esprits du retour de toutes choses dans Celui qui est le spectacle de ce verset (en l'occurrence, le Bàb) afin qu'elles soient prêtes entre les mains de Dieu au jour du jugement dès : lors, le retour de toutes choses est vrai. Personne autre que Dieu n'a cette puissance, car tout ce que Dieu dit par l'intermédiaire^ de l'arbre de Vérité, la vérité de cette chose est aussitôt créée. Si cette chose est autre qu" « elliyine » elle sera des paroles de «. négation, » si elle est « elliyine » elle sera des paroles d'affirmation. » Car la parole de Dieu est vraie. Dans chaque chose qui descend, la qualité de chose est aussitôt créée, de sorte qu'elle devienne une mention de vérité et démontre qu'elle est vraie. C'est de cette façon que sont descendues auparavant les paroles : « Le Feu est vrai, Le Paradis est vraiK » Quant à l'explication de la création de l'esprit de la parole vraie, nous l'avons donnée autre part. 1. Kiitr'aulrcs dans la prière cliiitc pour les morls. UNITÉ II, POUTi: 1 33 Quiconque y réfléchira verra avec \œi de la certitude que les esprits vrais —par la manifestation du Point Primitif avec les versets de Dieu — deviennent l'essence des âmes et des choses extérieures. C'est ainsi que IMeu a dit aupai-avant* : Bientôt nous ferons éclater nos signes sur les diffé- « ))rentes contrées de la terre et en eux-niénies Jusqu'à ce » qu'il leur soit démontré que Dieu est vrai'^. » Tant que quelqu'un ne regarde pas la vérité de toute chose — qui est l'esprit même de cette chose il n'acquer-— rera pas la certitude que la i)arole de Dieu est la Vérité. En elTet, c'est par le seul fait de la parole de Dieu que la Vérité est créée dans l'être de la chose. Et ceci est spécial à Dieu, car il n'y a pas d'autre Créa- teur que Lui, ni d'autre Nourricier, ni d'autre faisant vivre, ni d'autre faisant moui'ir'*. Chaque parole qui, dans son royaume, nie, est de négation, chaque parole qui affirme est d'assentiment : elles ressusciteront à l'ombre de ce que Dieu a fait descendre de versets. Ces paroles ne sont autres en elles-mêmes que ce qui se manifeste du spectacle (en l'espèce, le Bâb) des versets de Dieu et des paroles de Dieu. Et cela parce qu'au moment même où Dieu mentionne (le mot) croyant, la création du croyant a lieu (par le fait de l'énoncé de cette parole), et, au moment où il fait descendre (une parole) non elliyine, la création de l'esprit de cette chose non ellivine, a lieu sur cette parole. Voilà le secret à cause duquel les versets sont des témoins pour toutes les créa- tures. Et ce sont les olus grandes preuves et les plus hautes 1. Qoran XLI. 53. '2.La traduction Kazimirski porte que le Qoran est vrai. : 3. Et ces œuvres ne sont pas comme vous l'avez cru, dévolues à quatre anges. 31 SKYYÈD ALI MOHAMMED DIT LL BAB manifeslalioiis pour riillinn;itioii de sa puissance et de sa science. Or, il n'y a pas de (l(jule que pendant la période du Point du Béyàn* la gloire de tous les savants résidait dans la science de l'Unité, dans les subtilités de sa connaissance et dans les questions transcendantes des g-ens du Vélajet-. C'est pourquoi Dieu lui a donné comme témoij,^nage le témoi- unaire r* o même ciu'il avait donné à Mohammed, c'est-à-dire les versets. Et il a fait couler de sa langue des paroles telles sur les plus hauts points de l'Unité, et la plus sublime hauteur de l'Abstraction que chaque individu doué du soulUe de l'Unité s'est incliné devant lui, excepté ceux qui n'ont pas compris ce dont il a causé avec son ami. De plus Dieu a manifesté de lui des questions de philosophie et de science en telle quantité que Dieu seul en sait le nombre'. Quoique la manifestation du Soleil de la Vérité dirige par elle-même toutes les contingences dans la voie droite de la sublimité de la connaissance, cependant, par ce que Dieu a mis en lui de ses versets et de ses paroles, il attire à lui toutes les créatures vers sa propre lumière. Esl-il possible que Dieu ait un égal par qui on le connaisse? ou un sem- blable par lequel on le puisse décrire? ou un ressemblant auquel on le puisse comparer? ou un proche pour que par Venlremise de ce proche on puisse arriver près de lui? ou un pareil pour qu'on en lire des analogies? Dieu est au- C'cst-à-dirc le Bàb. i. Lieiitenancc, suprématie sur toutes choses. L'essence de Dieu 2. est le Véli Moutiaq (Absolu). El encore, dans un autre monde, VcVi Moutiaq, le Prophète, par exemple le Bfib, Mohammed, Jésus, tous les spectacles de la Divi- nité. Est Véli Monqayyèd, celui en qui cette qualité s'est créée I)ar la parole daulrui : par exemple Ali, Véli de Uicu sur la décla- ration qu'en a faite Mohammed. 3. Et la valeur. UNITÉ II, PORTE 1 35 dessus de tout cela dune élévitlion infinie par ce que dans son essence on ne peut rien voir autre que lui, et nous tous nouf< sommes ses adorateurs. Dans cette période-ci le Dieu du monde a donné au Point du Béyàn ses versets et ses témoig-nages il en a fait son ; témoin inaccessible sur toutes choses. Si tous ceux qui sont sur la terre s'unissaient, ils ne pourraient apporter un seul verset semblable aux versets que Dieu a fait couler de sa langue. Chaque homme doué de pensée qui y réfléchira \crra avec certitude que ces versets ne sont pas du rang d'un homme, mais au contraire spéciaux à Dieu, le seul unique. Et Dieu les fait couler de la langue de qui il veut, et jamais il ne les a fait couler, jamais il ne les fera couler que du Point de la ^'olonté, car c'est ce Point l'envoyeur de tout Prophète, celui qui fait descendre tous les livres (révélés). Et au cas où une pareille œuvre eût pu être pro- duite par la puissance humaine, du moment de la descente du Qoran jusqu'au moment de celle du Béyân, 1270 ans ont passés; comment quelqu'un n'a-t-il pas produit de versets? et cependant, de toutes leurs forces, tous ont voulu étouffer la parole de Dieu, mais tous ont été impuis- sants et aucun n'a pu le faire. Si quelqu'un réfléchit à ce qui s'est passé du début de la descente du Bévân jusqu'à aujourd'hui, il verra d'une façon certaine que ceux-là qui ont affirmé la valeur du témoi- gnage des versets et les ont répandu parmi les hommes, sont des témoins de Dieu si leur qualité de témoins ne ; ressortait pas d'une façon évidente, du moins l'élévation de leur science ne restera-t-elle cachée à personne. Car le moindre des élèves du feu Seyyèd a foulé aux pieds les * plus hauts et les plus sublimes des docteurs qui soient sur la surface de la terre. Quant à ceux qui ont affirmé la valeur 1. Seyyèd Kàzèm Rèchti. 3G SI^YYÈD ALI MOHAMMIiD DIT LE RAI? (lu Uiuoi^Miii^'c (les versets, leur piélc n'a l'ait et ne fait de doute pour persunue, soit dans cette secte même, soit dans toute autre. Tout ceci n'est dit qn'lx cause de la faiblesse humaine, car, en vérité, toutce dontDieu témoigne prévaut sur tous les témoij,Miaf;cs de toutes les contingences. Or il n'y a pas de doute que le témoignage de Dieu ne se peut manifester que par le témoignage de Celui dont il a fait son témoin. Et ce témoignage sufTit à démontrer l'im- puissance de tout ce qui est sur la terre, car c'est un témoi- gnage (jui subsiste auprès de Dieu jusqu'au jour du juge- ment. Celui qui voudra rédéchir à la manifestation de cet arbre, sans aucun doute, reconnaîtra la puissance de Tordre de Dieu. En eU'et, d'une personne dont la vie dépasse à peine vingt-quatre années, ignorante des sciences que tous ac- quièrent et qui, cependant, récite des versets de ce genre, sans l'éilexion et sans hésitation, qui, dans l'espace de cinq heures, écrit sans arrêt de la plume mille vers d'oraisons jaculatoires, Dieu commentaires et des a manifesté des dans les hautes sphères de la connais- traités scientifiques sance et de l'Unité; et tous les oulémas, tous les docteurs confessent leur impuissance à les comprendre. Il n'y a pas de doute que tout ceci ne vienne de Dieu. Les oulémas qui, du début à la fin de leur vie, ont tant peiné, combien il leur faut d'attention quand ils veulent écrire une ligne d'arabeet. enfin de compte, ils (écrivent'» ! des mots qui ne méritent aucune attention. Tout ceci n'est qu'un argument à portée de la créature, car, eu vérité, l'ordre de Dieu est élevé d'une effrayante hauteur au-dessus de tout cela, pour qu'on le puisse con- naître par un autre que Lui c'est au contraire autre que : Lui cpii peut être connu par Lui. LMTÉ II, POUTt: 1 37 J'en jure par Tessence du Dieu Inique qui dail et est unique! que lesefTels de Dieu sont plus resplendissants que le resplendissement du soleil en plein midi; les eilets de ceux qui ont été guidés, sous la haute conduite de Dieu, vers la voie droite, même s'ils arrivent au plus haut dej^'ré de la science et de la connaissance, leurs eiïels, dis-jc, sont semblables à la lumière des astres de la nuit'. Je demande pardon à Dieu [de ce que je vais dire) com- ment comprendre du créé la mer de réiernilé? comment comprendre le premier zihr- par la mention du fini. Certes Dieu est au-dessus (des paroles) de ceux qui cherchent à le définir dans les inrisibilités des deux et de la terre. Tout ceci n'est dit que pour rester à portée des limites de la créature. Car ce qui sera donné comme preuve au jour du jugement (prochain), c'est ce qui a été donné comme preuve dans ce jugement-ci, quand Dieu a demandé par la langue de sa langue « Le Qoran, le livre de qui : est-ce? Tous ceux qui croyaient(au Qoran) répondirent )) : « C'est le livre de Dieu. Alors il fut demandé « Est-ce > : qu'on peut percevoir une dilTérence quelconque entre le Béyàn et le Fourqan? » Tous les gens de cœur répondirent : « Non, par Dieu! tous deux viennent deNotre-Seigncur et ne le peuvent comprendre que les gens perspicaces. » .-Mors Dieu lit descendre « Cela {le Qoran) était ma : parole sur la lanyue de Mohammed, mon Prophète, et ceci {le Béyân) est ma parole sur la langue du Maître des sept lettres{Ali Mohammed), la Porte de Dieu. Pour quiconque a cru au Qoran, il n'y a pas d'autre échappatoire, s'il veut être confirmé dans sa foi, que de croire à ces versels-ci. Sinon, il est menteur, et son être même ainsi que ses i. Les imams sont donc fort inférieurs. a. Voir Traité des Sept preuves de la mission du Bàb (Maison- neuve). 38 SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB œuvres rtuleriennenl roinme aux jours d'ignort^nce qui précèdent Vislnniisme. » Puis. I>icu lit descendre «: mes créatures, toutes, du dchui à In fin de votre vie, vous vous efforcez avec mille jieines d'acjir en vue de mon contentement. Si vous vous pliez aux règles établies par l'un de mes ordres au sujet des conséquences des principes, c'est parce que c'est moi qui l'ai fait descendre dans mes livres : si vous croyez aux imams intercesseurs ou si vous vous rendez en pèle- rinaqe à leurs tombeaux, cherchant a vous rapprocher ainsi de moi, c'est parce que, dans le Qoran, leurs noms sont desrendus chiffrés^. Si vous affirmez la mission de Mohammed le Prophète de Dieu, c'est parce qu'il était mon Prophète, si vous tournez autour de la Qaaha, c'est parce que je l'ai appelée ma maison: si vous respectez le Qoran, c'est parce qu'il est ma parole. Tout homme, fùt-il même de la confession d'Adam, fait ce qu'il fait à cause du lien qui le rattache à moi, ainsi qu'il l'a compris en lui-même, tandis que {p< Ne voyez-vous donc pas mes versets? Ce que vous avez dit auparavant de mon livre* n'avez-vous pas de honte de le répéter aujourd'hui? Et cependant vous avez vu que mon livre a été confirmé et aujourd'hui, par lui, tous croient à moi. Bientôt vous verrez que votre gloire réside dans votre foi en ces versets. Mais aujourd'hui que votre foi vous serviraità quelque chose, vous êtes restés dans l'igno- rance à cause de ce qui vous est inutile et peut-être même nuisible. Aucun dommage n'en est résulté et n'en peut résulter pour le spectacle de ma personne, et tout le dom- mage qui en est résulté et en résultera retombera sur vous-même. » Ayez pitié de vous-mêmes! Pendant que vous vous ima- ginez être dans mon contentement, élevez-vous ! et là où mon contentement même est certifié par la preuve sur laquelle se base la religion de ceux qui croient au Qoran, voilà, ô musulmans, que vous restez dans l'ignorance J'en jure par mon essence sainte! aucun Paradis n'est plus élevé pour cette créature que ma manifestation et mes versets, et aucun feu n'est plus, violent que de rester dans l'ignorance de moi et de mes versets. u Que si vous dites k notre impuissance [à apporter des versets semblables) n'est pas prouvée pour nous, » allez, voyagez à l'Orient et à l'Occident. Et ce que j'en dis ici est vide de sens, car aujourd'hui la vérité de tout ce qui est sur la terre découle de l'islam : et du moment que les 1. Du Qoran, quand Mohammed le révélait. UNITÉ II, pomi: 1 41 éloquents d'entre les niiisiihn.ins sont inipnissHnts celn démontre que tous les hommes le sont. Que s'ils (les plus éloquents) disent : « Nous ne sommes pas impuissants, » pourquoi n'en produisent-ils pas un seul semblable aux nôtres, de leur nature innée et non en les préparant {de longue main) ou en les pillant l^de droite ou de gauche]. Et cela, malgré quen face de chaque vérité, il faut forcément un mensonge qui montre ce quil en est, comme les magiciens du temps de MoïseK Or, gloire à Dieu! depuis le début de la manifeslalion jusqu'à aujourd'hui, les docteurs de la fraction (adverse) isla- mique n'ont même pas pu faire ce qu'ont fait les magi- ciens (contre Moïse). Ils voyagent, suivant eux, aux plus hauts sommets du contentement de Dieu, et les voilà qui restent dans l'igno- rance de celui qui crée la Vérité par les versets de Sa puissance. Vraiment ceci suffit à démontrer l'état d'abjec- tion des docteurs de l'islam. Relativement à l'islam, ils prétendent faire montre de science, alors qu'ils restent ignorants de celui sur la parole de qui s'appuyait et s'ap- puie l'islam. Et encore, s'ils se contentaient de leur ignorance et ne molestaient personne/ S'ils ne rendaient pas des juge- ments contraires à ce qui est dans le Qoran I ils se seraient tout simplement eux-mêmes jetés dans le feu; mais les voilà qui deviennent causes que leur propre châtiment devient le partage de ceux qui les ont considérés comme 1. Eu face de toute vci-ilé doit se dresser le mensong'e, en face de tout Prophète doit se lever l'ennemi. Moïse a vu les majj^iciens lui disputer les cœurs des hommes en étalant devant eux des pro- diges semblables aux siens, mais Mohammed qui a été nié, bafFoué, raillé, insulté, n'a jamais trouvé devant lui des gens qui présentassent des versets cherchant à démontrer ainsi que les siens n'avaient pas plus de valeur que les leurs. 42 SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LK lîAB les docteurs de Vhlam, de ceux même, peut-on dire, qui sont restés et resteront i(jnor;ints de la manifeslation de Dieu'. S'ils eussent- réfléchi sur les signes de Dieu, ils eussent constaté leur impuissance, et alors, ni le Sultan de l'islam^,, ni ceux qui sont à son ombre, n'eussent été satisfaits de' rester dans l'ignorance de Dieu. Car l'honneur de tous réside dans l'obéissance à Dieu. Si on ne les avait pas trompés il ne se serait pas passé ce qui ce passe mais, '' , : en fin de compte, il n"y a pas de doute que Dieu fasse éclater la vérité par son témoignage^. Donc, aujourd'hui, un musulman quelconque fonc- — tionnaire civil ou personnage religieux — qui veut obte- nir la conllrmation de la qualité de témoin des versets, le peut, en moins de temps qu'il n'en faut pour un clin d'oeil. Par exemple, s'il en a la puissance ", qu'il rassemble tous les docteurs du clergé et leur dise « C'est en vertu : de vos mandements que je n'ai pas reconnu Celui qui, actuellement, est le Maître des Versets. Cependant, aujourd'hui, il n'y a pas à sortir de ce dilemne ou appor- : tez vous-mêmes des versets, et ses livres et ses versets sont là'. » Sinon ce verset ci-dessous suffit : 1. Je pense que le sens est le suivant et voilà que eux-mêmes, : et les gens qui les croyaient les oulémas de l'islam (et confor- maient par conséquent leurs actes aux leurs) peut-être même quiconque restera ou est resté ignorant de la manifestation de Dieu, leur châtiment (à ces gens-là) retombera sur eux (les oulé- mas) ou provient d'eux. 3. Evidemment Nassr-ed-dinc-Chah. :*. Ces oulémas, 4. Si les prêtres de l'islam n'avaient pas donné de faux rapports, b. Par mon entremise à moi Bàb. 6. Allusion au de^ oir qui incombe en réalité à S. M. I. le Chah. 7. Comme preuve qu'il en fait descendre et comme point de comparaison. UMTÉ II, PORTE 1 43 Je le gluri/ie 6 Dion Seir/neur ! en vérité, lu es le roi des rois, tu accordes à qui tu ceux l'empire, à qui lu veux, lu le relires, lu élèves qui il te plaît d'élever, tu abaisses celui que tu veux abaisser; lu aides qui lu veux, et qui lu veux lu le fais tomber; lu enrichis, lu appauvris qui lu -veux, el manifestes ce qui plail sur qui tu veux ; les véri- tés de toutes choses sont entre tes mains ; par ton ordre, ce que lu veux, lu le crées, et, en vérité, lu es le plus .<,ir,inl, le plus puissant. ^ Parlez*, donc comme il parle, car chez lui cela coule de source écrivez ce qu'il écrit sans arrêt, sans hésitation ; de la plume. Si vous ne le faites pas, cela démontrera que ce que vous avez fait, vous l'avez fait contrairement à la vérité, et le mailre (Fauteur) de ces versets est la vérité, venant de Dieu. Il n'y a plus de doute que Dieu fasse descendre sur lui ses versets, comme il les a fait descendre sur Mahommed ! » Voyez, environ cent mille lignes senblables à ces ver- sets se sont répandues parmi les hommes, sans compter les oraisons jaculatoires et les questions de science et de philosophie. Dans l'espace de cinq heures, deux mille béils se mani- festent de lui, ou bien avec la rapidité juste suffisante pour que le scribe puisse les écrire. On peut, par là, juger, si on l'avait laissé faire, combien, depuis le début de sa manifestation jusqu'à aujourd'hui, combien de ces œuvres se fussent répandues parmi les hommes. Que si vous dites : « Ces versets, en eux-mêmes, ne sont pas un témoignage » voyez le Qoran. Chaque fois que Dieu y veut attester la mission de Mohammed, en donne- t-il d'autres preuves que les versets Réfléchissez-y 1 ! Et voilà que Dieu a fait descendre dansleQoran : 1. Suite du discours du Roi aux membres du clergé. 1 1 SKYVIvD ALI MOHAMMED DIT LE BAIi // ni/ .* j>;is ,/iic les in/idi'lcs f/ui soulèvent des disputes sur 1rs rcrscts de Dieu, nini's i/iic leur prospérité dans ce p.Tifs ne t'èhinuisse pas '. .\v:tnt eux, le peuple de Noc l'a traité crimposleur; après ceux-là. tant d'autres peuples en ont fait autant. ilhariuc peuple tramait des machinations contre ses pro- jihètes et voulait s'en saisir par force : on combattait avec le mais je les ai nienson(/e jxnir en ctou/fer la vérité; saisis tous et voijez quel a été mon châtiment. C'est ainsi que s'est accomplie cette sentence de ton Seigneur contre les incrédules ; ils seront livrés au feu ! Au sujet de ce que le témoignage du Livre suffît Dieu a dit : Ne leur suffit-il pas que nous t'ayons envoyé le livre dont tu leur récites des versets ; certes, il y a en ceci une preuve de la miséricorde de Dieu et un avertissement pour tous les hommes qui croient'-. l)u moment que Dieu témoigne que le livre suffît, ainsi que la récitation des versets, comment quelqu'un peut- il venir dire que le témoignage du livre ne suffît pas par hii-inéme? Que si l'on répète au sujet de ces versets ce qui a été «lit par les prédécesseurs^ on ne peut sortir de cedilemne. i" Ou bien le but (de ceux qui parlent ainsi) est de ne : pas reconnaître Dieu, et dès lors aucune preuve ne peut |»lus servir de rien ainsi que Dieu Ta dit : Quand même ils verraient tous les signes, ne croiraient pas ^. ils Dans un autre cndi'oit Dieu a dit encore Ceux contre : lesquels la parole de Dieu a été prononcée ne croiront i. Q»rai XL. 4. ."i, C. i. yoran XXIX. ;i(). 3. Ce sont vieilleries des anciens, fables d'aulrefois. Q. passini. 4. yoran VII. i.i. UiMTÉ II, PORTE 1 45 pas, quand mcine tous les sic/nes auraient lieu, ils ne croiront pas jusqu'à ce (fu'ils éprouvent un châtin}ent terrible '. 2° Si c'est, au contraire, leur circonspection dans leur religion qui les pousse (à agir ainsi) il est facile de com- prendre ceci : En quel autre livre croironl-ils après^? Ou bien alors ' qu'il se présente et qu'il demande tout ce que bon lui semblera en l'ait de versets, de façon à ce qu'il se rende compte par lui-même que la source n'a ni hésita- tion* ni préparation, ni réllection dans l'agencement des mots. Ou bien encore qu'il ^ envoie quelqu'un qui, auprès de hui^, s'asseoie pendant une heure et qu'il écrive tout ce que Celui-ci'' récitera des versets de Dieu. Dès lors qu'il y réfléchisse et il se convaincra que cela ne provient ni de la réflexion ni de la préparation des mots. Et, en effet, s'il en pouvait être ainsi, depuis le début de l'Islam jusqu'à aujourd'hui cela se fût produit dans la loi Qoranique, et il se serait rencontré quelqu'un qui, depuis le début de la manifestation jusqu'à cet instant, se fût mis en opposition avec moi sur cette roule. Que si l'on élève un reproche contre la grammaire ou la syntaxe (de ces versets) ce reproche est vain, car les règles (de grammaire) doivent être tirées des versets et non les Il n'y a d'ailleurs aucun versets construits d'après elles. doute que le Maître des versets ait nié ces règles, ait nié 1. Qoran X. 96. 2. Qoran LXXVH. oO, voir aussi VII-i84 et XLV. 5. 3. Que cet homme dont nous parlions tout à l'heure se pré- sente... (le Roi). 4. Que je nhésite pas (à en produire sur le sujet demandé). o. Toujours l'homme doué de puissance, c'est-à-dire le Roi. 6. Le Bâb. 7. Le Bàb. 46 SKYYÈD AI,I MOHAMMED DIT LE BAB qu'il Cil ronnaissancc, et cela lui-même*. eût Peul- êtrc même aucune prouve n'est plus forte aux yeux des gens d'intelligence que ce manque de science des règles accompagné de la production de versets de cette sorte et de paroles aussi élevées. D'ailleurs le fruit de ces sciences^ est la compréhension du Livre de Dieu, et l'arbre de qui descend le livre de Dieu n'avait el n'a aucun besoin de la connaissance de ces sciences. De plus, enfin, ces règ^les et cette syntaxe ne se basent que sur ce que Dieu fait descendre. Combien existe-t-il de personnes qui possèdent toutes les sciences, mais dont la foi n'est démontrée que par leur croyance aux versets. Et, en elfet, le fruit de ces sciences est la science de l'ordre de Dieu et non autre chose, et, par suite, l'obéissance au contentement de Dieu. En effet, si ces sciences avaient par elles-mêmes une ulililé (juelconque, vois parmi les Arabes il y a bien plus : d'hommes cjui possèdent ces sciences que parmi les Persans, et cependant quelle gloire en tirent-ils^? La gloire réside dans le contentement de Dieu, la science de son Unité, et le séjour à l'ombre de son obéissance et de son contente- ment. On ne peut douter que ce que font en vérité la plupart •les hommes ne soit dans le but de contenter Dieu. Or, voilà que bien peu de personnes connaissent son contentement, si ce n'est celles qui connaissent le contentement de son Témoignage*. 1. CVsl-à-dirc bien avant qu'on le lui reprochât. 2. De CCS .sciences en général et plus particulièrement des règle." de la grammaire et de la synta.xc. 3. Au lieu que cela leur serve, cela les accable encore plus, car iU hont rc.slés sunnis tandis que les Persans ont connu la vérilé dans le cliiismc. i. Le Hàb. UNITÉ II, PORTI': 1 47 Aujourd'hui le contentement de Dieu réside dan^ le con- tentement de son Témoic^nage et dans celui de ceux qui résident à son ombre'. Tous pensent être dans la voie droite, mais seul subsiste ce dont Dieu témoi^^ne. Toutes les œuvres de ceux qui n'obéissent pas à Dieu, sont œuvres vaines et stériles. Et s'il est fait aujourd'hui mention- de ceux qui ont traité le Qoran de mensong-e au début de l'Islam, soit prêtres chrétiens, soit éloquents Arabes, alors il restera une mention de ceux qui aujourd'hui restent dans l'ignorance. Aujourd'hui, pour l'esclave, aucune œuvre n'est plus profitable que de regarder avec loyauté les versets du Béyàn. Alors il verra, avec l'œil de la certitude, la ^'érité de Dieu, et ne restera plus ignorant de la vue du spectacle^ dont la vue est la vue de Dieu, le contentement celui de Dieu. Car tous ont été créés dans ce but, ainsi que Dieu le dit dans le Qoran : Cest Dieu qui a créé les deux sans colonnes visibles, et s'est établi sur le trône. Il a soumis le soleil et la lune et chacun de ses astres poursuit sacourse jusqu'à un point déterminé; il manie les affaires de l' Univers et fait voir distinctement ses merveilles. Peut-être finircz-vous par iroire avec certitude qu'un jour vous serez en présence de ')otre Seigneur^. Il n'y a pas de doute que chaque miroir placé en face du ioleil reflétera de lui-même ce soleil, car, quant au soleil, I. Les 18 lettres du vivant. '2. Cela veut dire :De même qu'il n'est pas fait aujourd'hui nention.... Le speclaclc de Dieu c'est-à-dire le personnage dans lequel 3. •n peut voir Dieu, qui. dans le monde des contingences, est non •as l'essence de Dieu, mais la Volonté Primitive. Or celle-ci se efléte en son envoyé comme en un miroir et cet envoyé est le laitie de la manifestation, en l'espèce, le Bûb. 4. Qoran XIII 2. 48 SEYYl^D ALI MOHAMMED DIT LE BAIi il SL- It'vc cl se couche'. La ;;lf»ire de tous réside à arriver au fruit lie leurs existences, c'est-à-dire à la vue de Dieu' et en la foi en ses versets. Sans cela (l'homme) devient une chose vaine par elle-même. Kh bien, c'est cel arbre unique qui a planté dans les c(curs humains l'arbre du Qoran en vue d'aujourd'hui. Or, aujourd'hui, tous se considèrent comme chéris et gloiicux à cause du rapport qui les lie à lui, et ils font ce qu'ils font C'est là le sens, dans la loi de l'Islam, de cette pa- ! role // ny a de force et de puissance quen Dieu! : Car enfin, s'ils se dépouillent de ce rapport^ qui n'a plus de vérité, ils n'ont même plus la force d'un mous- tique, et celle faiblesse sulllt aux ignorants pour faire ce qu'ils font vis-à-vis de Lui Au lieu de (recueillir) le fruit ! de leur existence qui consistait à venir aujourd'hui à son aide, ils ne l'ont pas fait. Bien plus, ils ne se contentent pas de ne pas lui venir en aide, car s'ils se fussent contentés de cela, cet arbre n'aurait pas été aujourd'hui prisonnier sur celte monlaj,nie. Dieu suffit à tous ses esclaves et il ordonnera avec équité (à leur sujet). Et son ordre est cet ordre même qui se manifeste à l'instant dans ses paroles. Jusqu'au jour du jugement il y aura une dill'érence ^ entre ceux qui croient en lui et les autres, et ce qui est fixé par Dieu sera exécuté. Car c'est lui le meilleur des aides, le meilleur des gar- diens, le meilleur des comptables et des ordonnateurs. Sans se préoccuper d'éclairer ou non les miroirs. I. Kl ils en sont dépouillés par le fait même que la nouvelle i. manifestation abrof^e lancienne et que par suite la puissance et la force de Dieu se retirent de l'enseiKHcment précédent. 3. El cette diUérencc est le Bévàu. LMTÉ II, POltTK 2 49 PoHTt: ù, Sur ceci que personne ne peut embrasser ht science de tout cequi est descendu dans le Béyàn, si ce n'est Celui que Dieu voudra. Le résumé de cette porte est ceci que : Personne ne peut embrasser tout ce que Dieu f.iil .1 descendre dans le Béyân. si ce n'est Celui que Dieu doit manifester, ou celui que Celui-ci aura instruit de sa science, et aussi 1 arbre * même d'où s'est levéleBéyan. Si toutes les mers des cieux et de la terre étaient de l'encre, si toutes choses étaient des plumes et si tous les hommes énuméraient (le compte de ses écrits) ils ne pour- raient commenter une parole des paroles du Bévàn dans le sens qu'elle a car Dieu n'a donné a ces mois ni commence- ment ni fin. n'est permis à personne de commenter ce que Dieu a Il fait descendre dans le Béyân. On ne peut qu'appliquai- toutes les lettres elliyines à Celui que Dieu doit iiianifcs- ter et aux lettres du Vivant de son temps, et toutes les lettres non elliyines aux portes de feu (enfer). En elTet, toutes les lettres elliyines ressusciteront à son ombre, toutes les lettres non elliyines à l'ombre de la négation. Et avant, il en était comme il en est après, car il n'v a pas de changement dans l'ordre de Dieu. Et il en a été ainsi avant avant, comme il en sera ainsi après après. Tout le Qoran se compose de cent quatorze sourates et chaque groupe de six sourates est descendu pour la glori- i. Donc il n'y a plus d'oulema, le Xouqto seul et celui que Dieu doit manifester et celui que celui-ci instruira peuvent commenter le Béyân. SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAIÎ lici.lion de chacune tics lellrcs du Bism Illah er Rahnwn sont pour le point er Ita/u'm. Les six premières sourates du HtS les six dernières pour le Mime. Toutes les lettres et toutes les elliyinês retournent à ces dix-neuf spectacles autres aux dix-neuf portes de feu. Toutes les portes de feu retournent à la première porte de feu' de même que toutes les portes du Paradis re- tournent à la première porte du Paradis toutes les lettres : se trouvant réunies en la formule // n y a pas de dieu : si ce n'est Dieu. Les lettres nonclliyines sont enfermées dans la négation .< n'y pas de Dieu » et toutes les elliyinês dans l'affirma- il tion « si ce n'est Dieu. » Toutes les lettres non elliyinês du Qoran sont anéanties à la première porte de feu, toutes les elliyinês du même livre subsistaient à l'ombre de l'affirmation. Cesl ainsi que Dieu anéantit qui il veut et fait subsis- ter qui il veut. En vérité, il est le stable! il est fort! il est puissant! Aucun commentaire du Béyân n'est pei-mis si ce n'e^t celui qui vient de son arbre^. Tous les noms bons sont dignes des lumières des cœuis de .:eux-là qui croient en lui, tandis que tous les noms non elliyinês coulent dans l'être même de ceux qui ne croient pas en lui. De toute éternité, le Béyân était comme l'êti-e humain car il est vivant, et toutes les lettres de lumière et de feu sont évidentes dans les horizons et dans les êtres mômes. Ainsi, si quelqu'un veut aujourd'hui les dilîérencier, il le peut, car c'est aujourd'hui le jour de la manifestation de Dieu. 1. D'ijù elles sortent. 2. Seul, le Hàb a le droit de commenter, . U.MTK II, POIITE -2 Mais après que Tarbre delà vérité aura été relire» on ne pourra connaître la vérité de la sifiialii,n ydes indiri- dus] si ce nesl en se basant sur les apparences. Quiconque ne transgresse par les ordres de Dieu est des lettres elliyines, quiconque les transqresse est des non elliyines, à moins que Dieu donne ralléc/resse aux hommes par sa manifestation au jour du juqement. Ce jour-là, Vordre est V ordre du Point, à son retour, qui décidera de la fin des situations antérieures. Qui- conque a cru en lui est des lettres elliyines, et quiconque na pas cru en lui est des non elliyines^. C'est Dieu qui différencie entre elles et en vérité il est le meilleur des différencia leurs VA cela arrivera au point qu'il ne sera plus fait mention des lettres non elliyines, si ce n'est dans les livres. Et ce même arbre de négation se croit des lettres elliyines, et sans le savoir il se maudit lui-même de sa propre langue, et ce, jusqu'au lever du Soleil de la Vérité qui fait apparaître son manque de foi, ainsi qu'un chacun Ta pu voir avec l'œil de la certitude dans ce jour (actuel) du jugement. C'est ainsi que tous disent aujourd'hui u Nous croyons : en Dieu et en ses versets « et voilà que l'arbre de la vérité de qui est descendu le Qoran, est confiné sur une mon- tagne avec un seul compagnon! Ce sont des vérités de ce genre qui éclatent à la mani- festation du Soleil de la Vérité; ce sont de tels voiles qui sont déchirés. Ceux qui ne pensaient à rien qu'à contenter Dieu, 1. Après ma mort, l'explication donnée ici facilitera singulière- ment la compréhension de certains passages. 2. Ce n'est qu'au jour de la manifestation qu'on peut distinguer les sincères des menteurs : les sincères croient, les menteurs ne croient pas. 52 SEVYHD AU MOHAMMED DIT LE BAB oiddiiiRMit des choses telles contre la source même du contentement de Dieu, que la plume rougit de les l'appor-/ ter. Kl cela contre celui seul par qui se manifeste ce con- lenlement divin. Profitez de l'exemple, ô hommes perspicaces, et compre- nez (léaormais l'ordre de Dieu! PORTK 3 A'i/i.'? l'explication de ceci que ce qui est dans le Béyân contient l'ordre de toute chose. Le résumé de cette porte est ceci que : De la part de Dieu, pour tous les hommes, il y a deux témoins l'un, les versets, l'autre, la personne sur qui : descendent les versets. Le premier est un témoin qui subsiste évident jusqu'au jour du jugement; le second est un témoignage évident tant que dure la manifestation; quand il est caché', il constitue toujours un témoignage pour toutes choses, maiis personne ne le comprend -. Pour lui, au moment de son coucher^ sont des témoins qui sont les preuves de son témoignage subsistant qui est le Béyân. Et ceux-là sont témoins sur la parole qu'il fait descendre à l'instant même jusqu'au* jour du jugement. ALiiheur sur eux si, au jour de la manifestation, ils restent I. Après .sa mort. 2 est donc seul. II 3. Par comparaison avec le soleil, c'est-à-dire au moment de sa mort. 4. Ccsl-à-diiv que celle parole même, qui descend à cet instant,, les crée lémoins, mais ce sont des témoins accidentels. UNITÉ II, PORTE 3 53 dans rignoiaïK-e de celui qui en a fait ses témoins'. Il en serait pour eux comme il en est pour les oulémas qui, se basent sur cette parole d'un des imâms, sur eu soit le salut, Tournez-vous vers celui qui rapporte nos paroles. Ils se considèrent comme dépositaires du pouvoir des imâms, et s'attribuent des noms qui ne leur conviennent pas-. S'ils étaient sincères dans leurs dii'es, ils n'eussent pas renié la parole de Celui par la parole de qui existent le Prophétisme et l'Imamat. Mais c'est peut-être qu'ils ont vu que la maniiestation de Dieu était dommageable pour leurs situations (sociales) et alors ils ont invoqué l'origine à laquelle ils se font remonter, et ils ont ordonné et pro- noncé des jugements contre Dieu et cependant Dieu a fait ! descendre dans le Qoran : Quel être est plus coupable que celui qui se détourne quand on lui récite nos versets^. 11 n'y a pas de doute que les versets de Dieu soient les vei'sets qui se lèvent de cet arbre, car l'Essence Eter- nelle était de toute éternité dans son Unité alors que les versets sont une création de la Primitive Volonté dans laquelle on ne peut voir rien autre chose que Dieu. Quoiqu'aujourd'hui les hommes se préoccupent peu des versets de Dieu, bientôt ils leur donneront la mention la plus élevée ils feront orner des Béyâns qui vaudront mille ; miscals d'or, s'en feront gloire, et, par là, se considéreront comme appartenant à Dieu. Il en fut de même pour ce Qoran. Il ne se rencontra, durant vingt-trois années, personne qui en écrivit l'original jusqu'au jour où l'Emir des Croyants pensa à l'écrire sur 1. Les Béhahis veulent voir ici une allusion à Soubh Ezel. 2. Cheikh-oul-Islam, Imam Djoumé, etc. 3. Qoran XVIII -io. 54 SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAR des omoplates de moutons ou autres matières possibles, ainsi qu'il est écrit dans le Iladis Réda. Or, aujourd'hui l'on voit des Qorans innombrables dont le prix est de mille ou dix mille Krans, jusqu'à l'imprimé qui vaut un Kran, de telle sorte que la plupart des hommes se rattachent au bras. C'est là le rang- de la créature de Dieu ! )n ne peut douter que Dieu n'ait expliqué toutes choses ( par la plus haute des explications dans l'argument qui subsiste (le livre). Si quelqu'un dit qu'il existe une chose dont l'arrêt n'a pas été prononcé dans le Béyàn, celui-là ne croit pas au Béyàn, c'est certain. En effet, toutes choses ne peuvent être en dehors de deux portes. Ou elle est mentionnée à la porte de négation, ou elle est mentionnée à celle d'affirmation. Si c'est une chose qui ne plaise pas à Dieu, elle retourne à la porte de feu; si c'est au contraire une chose que Dieu aime, elle dépend de la porte d'affir- mation. Tous les noms contraires à la vérité sont men- tionnés dans la première leu) et tous les noms vrais, dans ( la seconde. C'est là le circuit de la connaissance de toutes" choses dans le Béyân. Quiconque voil cela est témoin que dans le Béyân il n'y ,i rien qui naii été mentionné, et Dieu embrasse toutes cJwses. Il n'y a aucun moment où Dieu n'ait décrété pour un livre muet, un livre doué de parole. Ce livre muet ri est donc en ce monde que par V intermédiaire du livre doué de parole, et le livre doué de parole, par l'intermédiaire du livre muet. Quiconque ne transgresse pas les ordres du livre muet est lui-même un livre parlant, et le livre parlant est Celui que Dieu doit manifester. Donc, en vérité, toutes choses retournent à Celui que Dieu doit manifester. Si quelqu'un ne transgresse pas les limites du liéyùn, en vérité celui-là estun esclave qui a iiJtri que Dieu doit manifester. Il a obéi à Celui à Celui auprès de (/ni est la science du Béyàn et il est savant, il LMTÉ II. PORTE 4 55 est témoin dans les limites du Béijùn iivnnl hi in;tnifcsla- lion de Celui que Dieu doit manifester^. IJl, au moment de la manifestation de cette Altesse, la foi se sépare de tous les Croyants, sauf de ceux qui croient en elle. Dès lors, du moment que la foi s'est séparée de lui, comment pourrait subsister son témoignage qui n'est que la conséquence de la foi. Craignez donc Dieu, ô vous qui êtes témoins, afin de ne pas ordonner contre le Seigneur, comme l'ont fait contre moi les témoins du Qoran. Quiconque ordonne contre moi, ordonne contre Dieu, son Seigneur. Il ne reste d'eux aucune bonne mention auprès du Seigneur ce sont eux ' les transgresseurs. Porte 4 Dans l'explication des lettres elliyines et de celles qui ne le sont pas. Le résumé de cette porte est ceci que : Dieu n'a fait descendre aucun mot sans que pour ce mot il n'y ait eu, il n'y ait un esprit. Et cet esprit est à lui. C'est pourquoi un croyant au Paradis et au contentement de Dieu se réjouit d'entendre prononcer ces mots et s'at- triste à l'énoncé du mot feu ou enfer, au point qu'on peut dire qu'il jouit du premier et souffre du second. Or, tous les mots que Dieu a fait descendre dans le Béyân sont de deux sortes ou ce sont des mots elliyines : 1. Celui qui croit sincèrement et en toute vérité au Béyàn croit à Celui que Dieu doit manifester avant sa manifcslaliou. et il y croira au moment où elle aura lieu. Si;VVÈD ALI MOHAMMED DIT Lli HAlî cl leur esprit est dans le Païadis, ou ce sont des mots autres que les elUyincs, et leur esprit est dans le feu. Toutes les paroles non elliyines appartiennent au La clalié, toutes les elliyines dépendent du Ella hou. La créa- lion de toutes les non elliyines dépend de la première de ces paroles* et la création des ellii/inea de la seconde^. De toute éternité les lettres elliyines sont élevées au plus haut degré du Paradis, et les autres sont enfouies sous la poussière. Ainsi, si aujourdjuii quciqu"un rcf^ai-de dans le début de l'arbre qoi'anique, il verra avec certitude combien les cinq lettres de né<;ation sont abaissées, et ces cinq sont la première, la deuxième, la troisième, la quatrième et la cinquième^, et les cinq lettres qui prouvaient TalTirma- lion, combien elles sont élevées au plus sublime degré, et c'étaient : Mohamnied, Ali, Fatemèh, IIass;in, Iloussein^. Les cinq lettres de feu, si on en compte les lettres, deviennent dix-neuf, ainsi que Dieu a fait descendre dans le Qoran^. « Au-dessus se fiennenl dix-neuf. » Et de même les lettres de ces cinq noms (qui affirment) si on les compte, on obtient l'Unité. Or, ainsi que les lettres non elliyines retournent à cette parole (La élahé) ainsi toutes les lettres elliyines retournent à la parole d'assentiment. Dieu a créé la négation et a ordonné pour elle le feu; I. Do la première personne qui nie la nouvelle manifestation et qui cnti-aine à sa suilc la né{4;alion d'autres personnes. f. C'est-à-dire du Premier croyant qui enlrainc la foi des autres. 3. Le texte dit Evvel, Sani, Sales, Rabé, Khamés ce qui repré- sente 19 lettres, les noms ne sont pas cités parce que ces {j^ens ne sont pas dignes qu'on mentionne leurs noms. 4. Ce qui éj^ale encore 19 lettres. Ij. LX.XIV, :iO UNITÉ 11, PORTE 4 57 ila également créé lassentiment et a donné, pour lui. Tordre du Paradis, car la négation ne le démontre jia«^, tandis que l'airirmation le prouve. r/est là l'explication c/c la création^ delà négalif)n et de l'allirmalion, et le ladvine e^i similaire du taqvinc. Tout ce qui est multiplié de la parole de négation, retourne, au jour du jugement, à la parole de négation, et toutes les lettres non elliyines, avec les esprits qui y sont attachés, ressuscitent à l'ombre de la parole de négation. De même tout ce qui s'est multiplié- de la parole d'aiïir- niation, au jour du jugement, retourne vers la parole d'affirmation, et toutes les lettres elliyines et leurs esprits ressuscitent à l'ombre de celte affirmation. Quiconque est entré dans la négation est, par ce fait même, dans le feu de Dieu jusqu'au jour de Celui que Dieu doit manifester; qui- conque est à l'ombre de l'assentiment est dans le Paradis de Dieu jusqu'au jour de Celui que Dieu doit manifester. L'élévation de l'esclave consiste en ceci qu'il examine les ramifications de ces deux paroles^. Il verra comment sans fin la première est dans le néant, et comment sans fin s'élèvent les secondes. Le témoignage de Dieu est cepen- dant égal pour tous les deux, car les versets de Dieu ont été manifestés pour toutes deux. Seulement les spectacles de la négation ne les ont pas acceptés et sont devenus u néant, » tandis que les spectacles de l'assentiment les ont acceptés et se reposent à l'ombre de l'affirmation. Aucun feu n'est plus violent que le spectacle de la parole de négation, aucun Paradis plus élevé que celui de 1. Tavqine, création est le mut spécial, chez les Uiéologicns persans, pour indiquer la création de riiomme, tadvine, celle du Livre, tachriyé celle de la Relij^ion. 2. Unité par unité, c'est-à-dire par groupes de dix-neuf. Voir plus loin. 3. Négation, assentiment. 58 SICYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB la parole crassentiment. Autour des premières tournent les lettres autres qu'eliiyines; autour des secondes les lettres cllivines, et ce jusqu'au jour où toutes retournent eiilln Celui (jue Dieu doit manifester, au jour de sa à juanifestalion. (Ce jour-là) si on l'accepte on devient des elliyines, sinon, des autres. Heureux celui qui saisit for- tement ta corde de Dieu et s'appuie sur son Seigneur afin d'éviter le feu et d'entrer dans le Paradis avec la permis- sion de son Seigneur. En vérité, celte entrée dans le Pa- radis est un immense bienfait. (Test pourquoi l'esclave, quand il lit les paroles elliyi- nes, devient rassuré; car alors les esprits de ces lettres elliyines s'attachent à lui, et c'est là le plus haut Paradis pour ceux qui adorent, pour ceux qui sanctifient, pour ceux qui prononcent la formule d'Unité, pour ceux qui se prosternent. Toutes les fois qu'il i^lesclavej prononce les paroles non elliyines, il serait heureux de voir la jus- tice de Dieu s'appesantir sur elles, car les esprits de ces mots s'attachent à lui. A ce moment-là l'esclave doit demander refuge à Dieu très haut afin que celui-ci le garde contre ces esprits. Celui à qui Dieu, dans le Qoran, a promis le Paradis. Dieu l'a fait revenir, au jour du jugement, à l'arbre de son amour. C'est là la plus sublime des sublimités du Paradis bénéllcier du contentement de Dieu et jouir par : l'anirmation de son Unité. Ceux, à qui Dieu a promis le feu, retournent à la parole de négation. Kl ceux-là sont châtiés dans cette négation même, car aucun châtiment n'est plus terrible que de rester dans l'ignorance de Dieu el de sa Foi, tandis qu'au- cun Paradis n'est plus sublime que la foi en Dieu et en ses signes. .^i un homme doué de perspicacité regarde, il verra niininiMit l<'s gens du Paradis se sont hâtés d'y entrer LMTÉ 11, poinr-: 4 ôy quoique leur nourriture ne consistât qu'en leuillcs d'ar- bre*; et coninienl les gens du feu entrèrent d;ui> ce l'eu volontairement parce qu'ils avaient tiré tous les prolils possibles de la parole de négation, s'en faisaient gloire. C'e&t pourquoi ils sont punis par le feu, sans le com- prendre, ainsi que Dieu l'a dit. Ils seront rongés par le feu clans leurs enfraillcs-. C'est ainsi que les lettres non elliyines retournent vers leurs esprits, et les elliyines vers les leurs. Personne n'existe en ce bas monde, mentionnant les lettres elliyines, sans que les esprits des anges appartenant à ces mots ne se tournent vers lui et ne lui envoient des bénédictions de la part de Dieu. S'il prononce les lettres non elliyines et qu'il ait de l'amour pour elles, aussitôt les esprits des démons du feu le regardent. S'il ne demande pas refuge à Dieu ^ ils font parvenir jusqu'à lui, de leurs rangs, ne fût-ce qu'un certain trouble dans le cicur. S'il demande refuge à Dieu et réclame sur elles la punition de Dieu il n'y a plus de routes d'elles vers lui, et elles ne peuvent plus lui faire parvenir le moindre dommage religieux. Il semble, cependant, que je vois les lettres de négation, à la manifestation de celui que Dieu doit manifester, demander refuge à Dieu contre cette négation dont elles sont elles-mêmes l'origine. Seul, alors, Celui que Dieu doit manifester peut leur donner refuge contre leur propre feu. En efTet, l'esclave, au moment même où il prononce ces mots Je demande refuge à Dieu, » s'il n'est pas rentré : « dans la du Béyân, ne trouvera pas ce refuge. religion Peut-être ne prononce-t-il cette parole que parce qu'il est 1. Quoiqu'ils fussent en ce bas monde pauvres et niiscrablcs. •2. Qoran XLVII, 13. 3. Au moment où il les prononce. 60 SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB iLMilrc clans la religion, car ceux qui ne sont pas entrés ilaiis la foi du Qoran ne la prononcent pas. El en effet, se iL'fugier en Dieu, c'est se réfugier en son témoin. Quiconque a cru à Mohammed, auparavant, a trouvé refuge contre le feu de Dieu. Et cependant, les lettres de feu, elles-mêmes, prononcent cette même parole. Mais cela ne leur sert de rien car elles ne se réfugient pas dans le témoin de Dieu. En elîet, Dieu a fait descendre ces mots dans le Qoran. « Celai qui croit en Dieu » et il les a fait accompagner ' des mots qui les suivent-. Et voilà que maintenant l'indi- vidu (de négation) répète cette parole sans la comprendre. Ainsi dans lislam, TinlcrpréLalion de cette parole est dans le seconde II récitait cependant tout le Qoran, mais à ce moment-là le spectacle de la Divinité était l'Emir des croyants ^ S'il eût cherché refuge en Ali il eût trouvé le salut de la parole d'ensuite^ C'est pourquoi jusqu'au jour de Celui que Dieu doit manifester, tous demanderont refuge à Dieu et au point du Béyàn, mais ce jour-là ceci ne leur servira de rien, car alors se réfugier en Lui* et se réfugier dans le Point du Béyàn, c'est se réfugier en Lui''. 1. Qoran VII, 58. -. Et à son envoyé. ii. Omar. i. Ali. S. Il y a ici deu.x sens. Le premier est le suivant d'après les : chiites Omar ne croyait pas en Mohammed, il était idolâtre, et. par conséquent, lellre du feu. Après la mort du Prophète, Ali étant le témoin de Dieu, s'il eut cru à ce dernier, il fut devenu des elliyines. Mais, conmie il n'y crut pas. et s'assit même à sa place sur le Trône du Khalifat, il redevint encore lettre du feu. (A la parole d'ensuite il eût ressuscité croyant.) G. En celui que Dieu doit manifester. T. Celui qui est manifeste dans la manifestation. UNITÉ II, PORTE 4 01 Ainsi, au début de la manifestation de cet arbre tous disaient : « Je me réfugie en Dieu )i et cependant ils habitent dans le feu, excepté ceux que Dieu veut et qui ont connu le spectacle du nom. Donc, ceux qui ont cher- ché refuge en lui sont à l'abri du feu. En vérité, chaque jour, sans fin, chacun la prononce cette parole, et cepen- dant, pour personne il n'y a de salut, car Dieu a joint les mots : (( Celui qui se réfugie en Dieu » avec ceux-ci <<. et en son envoyé. » Se l'éfugier dans le prophète, c'est se réfugier dans ses lieutenants, et se réfugier en ses lieutenants, c'est se réfu- gier dans les portes de ses lieutenants. Le premier ne peut sem'ir à quelque chose qu'avec le dernier, ni l'apparent qu'avec le caché. Se réfugier dans le prophète, c'est se réfugier en Dieu; se réfugier dans les imams, c'est se réfugier dans le prophète; se réfugier dans les portes, c'est exactement se réfugier dans les imams. Quiconque aujourd'hui entre dans le Béyân trouve refuge contre le feu. Ainsi les lettres de l'élif n'ont pas trouvé de refuge contre le feu, si ce n'est lorsqu'elles sont rentrées dans les lettres du Qoran. En ce qui concerne les lettres du Béyân. jusqu'au jour de Celui que Dieu doit manifester, les ellivines d'entre elles sont dans le Paradis, les autres dans leur propre séjour. Et ce jour-là, quiconque entrera dans son livre-, trouvera le salut contre le feu, car son séjour dans le Béyân ne lui sera d'aucune utilité, pas plus que le séjour des gens de l'élif dans l'élif après la descente du Qoran, pas plus encore que le séjour des lettres du Qoran dans le Qoran après la descente du Béyân. Les lettres elliyines, dans leur degré sublime, pro- qressent jusqu'au rang qui plait à Dieu, tandis que les 1. Evangile. 2. C'est-à-dire le Livre de Celui que Dieu doit manifester. 62 SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB Icllre.s non cllii/incs restent nérfalion cLins leur néant et leur non être. Heureux celui (jui donne en nourriture à son cœur les lettres elliyines etne prononce jamais les lettres non clliyines sans se réfugier en Dieu ! En vérité Dieu le gar- dera. Il n'arrivera aucun dommage aux elliyines de men- tionner les non elliijines. Il en sera pour elles, comme il en est pour ceux qui ont cru au Qoran, quand ils men- tionnent les croyants au livre d'auparavant : cela n'offre aucun dommage pour eux. C'est ainsi que Dieu rend ses .'iignes évidents, il se peut que mus soyez convaincus. rORTE o Dans ceci que, chaque nom bon que Dieu a fait des- cendre dans le Béyân a pour but, dans sa vérité pre- mière, Celui que Dieu doit manifester. Chaque nom mauvais que Dieu a fait descendre dans le Béyân a pour but, dans sa vérité première, la parole de néga- tion à l'époque de Celui que Dieu doit manifester. Le résumé de celte porte est ceci : Chaque nom bon, qui est descendu dans le Béyân a pour but, dans sa vérité première, Celui que Dieu doit manifester. Puis, dans sa vérité seconde, le premier qui donne sa foi, et ainsi de suite jusqu'à la fin des existences. Par exemple, là où est mentionné le mot « terre, » le but de ce mot est Celui que Dieu doit manifester, lui-même; puis peu à peu, de descente en descente, il en arrive à desi;,rncr cette parcelle de terre matérielle qui lui est atta- chée e( sur laquelle il réside, et qui est lendroit le plus élevé du ciel dans le livre de Dieu. UMTÉ 11, PORTK »'.3 De même, tout nom autre que bon, qui est descendu dans le Béyàn, son but, dans sa vérité première, est cet arbre qui, en opposition avec lui, est né|^^^tion. Et si le mot « terre » a été employé parmi les mots non elliyines, son but est d'abord cet individu même, puis, de descente en descente, il en arrive à signifier cette parcelle de terre sur laquelle il réside et qui est l'endroit le plus vil de l'en- fer, dans la terre de feu, même si son siège est le trône de la grandeur. Donc, chaque nom bon que Dieu lit descendre dans le Qoran a pour but, dans sa vérité première, le Prophète de Dieu; chaque nom autre que bon a pour but le premier qui sest mis en opposition avec le premier assentiment. Si le mot « terre » y est prononcé parmi les mots elliyines, son sens est d'abord le Prophète de Dieu, puis peu à peu cette parcelle de terre qui était le siège de son corps. Tout cela retourne au Qaém de la famille de Mohammed* que désigne tout ce qui est nom bon dans le Qoran, dans sa vérité première. C'est ainsi que dans le Béyân nous les avons appliqués^ à Celui que Dieu doit manifester. Chaque nom autre que bon, descendu dans le Qoran, même s'il s'agit du mot « terre, » a pour signification le premier qui n'a pas cru''. Or, ainsi que cela est certain en ce qui concerne le Qoran, de même cela est-il conlirmé auprès de Dieu dans le Béyàn. Tout nom bon, dans la science de Dieu, désigne, dans sa vérité première, le point de la volonté, et tout ce qui est autre que bon, désigne celui qui n'a pas cru à ce point. Donc, chaque fois que le mot « terre » est prononcé dans 1. Le Sahab ouz-zéman, c'cst-à-dirc le Bâb. 2. Ces noms bons. 3. Tout le bien découle du premier qui a affirmé, tout le mal est imputable au premier qui a nié. 64 SKYYÈD ALI MOHAMMED DIT LK BAB l'existence, il retourne au point du Béyàn, aujourcriiui; et ce, depuis les terres des cœurs jusqu'à celles des esprits, el des terres de l'âme jusques à celles des corps, et des terres des corps jusqu'à toute choses (fui sont plus proches d'elle ef ainsi, decrescendo, jusqu'à celle lerre qui est .'H/ sommet de la montagne et qui n'a que trois coudées sur quatre^. Cette terre est l'essence et la vérité de toutes les terres du globe, à cette époque-ci si cette place est : changée, la gloire changera de place jusqu'à ce qu'il se trouve enfin dans l'endroit d'où on ne le changera plus 2. 11 en est de même à l'ombre des elliqines, mot par mot, point par point. Les terres où se trouvent les elliyines sont les plus hautes terres du Paradis, les autres sont les plus viles de l'enfer. Je demande refuge' à Dieu contre ce quil n'aime pas et je lui demande de tout ce qu'il aime. En vérité, ce Dieu est le bienfaiteur, le Clément. Decrescendo, les noms bons du Qoran désignent le pro- phète et degré par degré, ses lieutenants. Il en est de même dans les lettres non elliyines, jusqu'à ce qu'enfin ces lettres arrivent à désigner, d'un côté la plus sublime terre du Paradis, qui est le lieu du martyr du Seigneur des confesseurs*, le salut soit sur lui, et de l'autre la plus vile place de l'enfer qui est le trône de celui qui était en oppo- sition avec lui'^. C'est là, l'ordre venant de Dieu, et qui coule dans les manifestations de chacun des témoins de Dieu. 1. Il s'agit du mont de Makou. 2. Jusqu'à son tombeau. 3. Comme il vient de prononcer un mot non elliyine le Bâb ici prêche d'exemple et ilemandc aussitôt pardon à Dieu. 4. Kerhêla. "). Yézid. UNITÉ 11, PORTE 6 65 Aujourd'hui, tous les noms bons, dans leur vérité pre- mière, désignent le Point du Bèyân, et ce, jusqu'à la « terre » que nous avons donnée en exemple. Dans leur vérilé seconde, ils désij^nentla lellre .sf/je' et ainsi de suite pour finir à la fin des existences. Donc ô huniines, vous Ions, craignez Dieu. PoHTE 6" Dans ceci que le Béyûn es( ht balance de Dieu jus(/u\iu jour de Celui que Dieu doit manifester. Quiconque lui obéit est lumière, quiconque s'en détourne est feu. Le résumé de cette porte est que: Le Béyân est la balance de Dieu jusqu'au jour du juge- ment dernier qui est le jour de Celui que Dieu doit mani- fester. Quiconque agit conformément à ce qui y est descendu est dans le Paradis et ressuscitera auprès de Dieu, à l'ombre de Tassentiment et des lettres elliyines. Qui- 1. La lettre sine désigne la seconde lettre de la formule Bism lUah er Ualunan er Rahim qui est composée de l'J lettres et qui par cela même représente la première Unité (Oualied = l'J). Or le Point du Béyàn est le point du B de la formule, c'est-à-dire le Bâb lui-même. A qui donc revient le rang du sine. Il y avait à ce sujet discussion entre les Oulémas de la secte. Je pense que le pas- sage suivant extrait de la Sourate révélée à Makou, pour un nommé Ali dont tout le préambule est en Arabe et le reste en Per- san (Manuscrit A. A. de ma bibliothèque) mettra tout le monde d'accord. < Le Bouchrouyéhi, qui n'avait même pas de chemise, vint dans le monde premier des atomes, et, sur la place de la il emporte vérité, se revêtit de la chemise de la première créature : cette gloire avec lui jusqu'au jour du jugement. » 2. Ici commence l'explication des termes employés dans l'islam. 66 SEYYÈD AU 3I0IIAMMED DIT LR BAH conque dévie, ne fùl-ce que de l'épaisseur crun grain d'orge, etil dans le feu et ressuscitera à i'onibi'e de la négation. Ce sens est iiianiresle dans le Qoran, et Dieu y a fait des- cendre, en de nombreux passages, que f/uiconque ordonne conlrairenienl k l'ordre de Dieu est un impie. Ce qui dépend de cette parole' fait partie des rangs de cette parole. Et c'est là l'ordre^ de celui qui transgresse l'ordre de Dieu. Qu'en peut-il donc être (pour lui"! quand il tyrannise la personne même de la manifestation de Dieu, après que Dieu a fait descendre dans le Qoran. « Je n'ai créé l'homme et les génies que pour l'adora- tion. )) 11 n'y a pas de doute que l'obéissance n'est acceptée que quand elle est l'obéissance au témoin de Dieu. En effet* les pès la mort. i. (A'iiii (jui n'a jias cru en Moliammcd. UMTÉ 11^ PORTE 8 77 si, aujourd'hui, quelqu'un dit du premier arbre qu'il e>t le contraire de la vérité, il cherche du moins à se déj^af^er de tout ce qu'on en a pu dire et demande à Dieu le châtiment pour ce premier arbre. En cette année 1270, de même que l'arbre de la vérité a progressé, de même ceux-ci, à leur tour, sont-ils descen- dus plus bas. Mais, comme les spectacles sont devenus divers, le Témoin seul peut les dillerencier qui se manifeste de Dieu, car lui connaît toute chose en sa vraie phvce. Et s'il veut différencier l'atome de feu de l'atome de lumière, il le peut. Si quelqu'un laisse pénétrer en son cœur quoi que ce soit qui soit indigne du point du Béyân, au moment même oii cette idée pénètre en lui, l'ordre de mort n'est pas donné. Et ceci est aussi subtil que cela, peut-être plus subtil encore. Ne peuvent le comprendre que les ç/ens perspicaces. Depuis l'essence même de la sublimité de l'Unité jus- qu'au plus bas rang du monde de la limite, l'acception du mot « mort » est vraie. Par exemple, si quelqu'un trouve dans un texte une lettre B écrite k la place d'un A, s'il efface ce D et met k la place un A, cette œuvre est de celles qui sont attribuées k l'ange de la mort. Il est, en effet, manifeste que dans cette œuvre, il a fixé cette lettre à son rang. S'il ne le fait pas, alors ce B prie toujours Dieu en ces termes : « Dieu ! prends mon esprit et fais-moi vivre. » Si Dieu veut accep- ter sa prière, il enverra une inspiration k l'un de ces amis : « Prends l'esprit de sa qualité de B et donne-lui celui de A. » Dès lors, on pourra lire clairement le mot, car aupa- ravant son sens était modifié. Après le mot Allah, pour écrire le mot A'zem, il faut nécessairement écrire un A. Si Von écrit un B, le sens que l'on avait voulu ne se mani- festera pas. Il en est ainsi dans les questions d'ordre général comme 78 SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB ,-iiissi (l.ins les plus pclils dclnils. Les hommes perspicaces et miniilieux le iom/)reiinenl. Si In trouves en lunil de ce j);ipier quelc/ue chose qui lernisse sn blancheur et si lu Ve/faces, alors cest une « mori » dans laquelle se trouve la « vie » de ce papier. En vérité, il en est pour r homme comme pour celte feuille de papier, quand on lui enlève de l'âme ce qui est nuisible h sa foi. Si, auprès de quelqu'un qui ne croit pas, se trouve un papier, celui qui dit « /e suis mort » ne doit pas lui prêter la moindre attention. Il ne doit même pas le reqarder parce que ce papier est des ranr/s du feu, feu lui-même. Si, au contraire, ce papier se trouve entre les mains de celui qui croit à Dieu, il faut alors en prendre soin comme on prend soin de soi-même, car ce papier est des ranc/s de la lumière. Et {celle mort) est un ordre qui, au moment même où elle est plus évidente que toute évidence, est cachée plus que tout ce qui est caché. Quiconque connaît la mort, sera toujours mort auprès de Dieu : il ne voudra que ce que Dieu voudra. Cette mort, c'est mourir au Point du Béyàn, car ce que Dieu veut ne se manifeste que par la volonté du Point du Béyân. Cest là la vérité de la mort pour qui veut mourir auprès de Dieu. Dieu, en ce monde, na créé rien de plus précieu.v que la mort auprès de lui. 7of/s les hommes désirent que leur volonté soit celle de Celui que Dieu doit manifester, mais ils ne feront pas honneur à leur parole et à leur amour quand il se manifestera. Tous ceux qui croyaient au Qoran s'étaient Jurés à eux-mêmes que si Mohammed revenait à la vie de ce monde, ils n objecteraient à ses pandcs ni de jjourquoi? ni de comment? Or, en vérité. L'MTÉ H, PORTE 8 79 Mohammed esl i-cvenu k la vie de ce monde suhlime encore f/ue celui dans lequel il avait été manifesté au début de sa manifestation, car cette mani- festation-ci est celle où l'on recueille le fruit de la pre- mière. Et voilà que tous ceux qui disent : « Mohammed est leProphète de Dieu! » sont restés dans l'ignorance et n'ont pas cru à sa manifestation ultérieure ! Ils n'ont pas été contents pour lui de ce dont ils sont contents pour eux-mêmes au sujet du lien^ qui les lie à Fislam. S'ils en eussent été contents, ils n'eussent pas fait à son égard ce qu'ils ont fait; car ces choses sont des choses qu'un musulman ne peut admettre à l'égard d'un musulman. Voilà quel est le rang de la créature auprès de Dieu! Ce par quoi est prouvé le Prophétisme du Prop/iète d'auparavant, prouve encore V « ordre » aujourd'hui, mais tous restent dans l'obscurité. L'on ne peut compter le nombre de personnes qui se prétendent musulmanes et qui, cependant, n'ont pas cru en Mohammed à son retour; si ce n'est ceux que Dieu a voulu. Et cela, jusqu'au point que .s'est manifesté ce qui s'est manifesté. Quel feu peut être plus violent, pour ceux qui ne l'ont pas connu, que leur méconnaissance de celui qui leur a donné l'islam comme religion et le Qoi'an comme livre. Il n'y a de grandeur pour personne dans sa vie à venir si ce n'est qu'il bénéficie de la vue de son Seigneur et fasse parvenir aux hommes les ordres de son Seigneur. Il faut qu'il se sépare entièrement de tout pour se tourner vers Dieu, ainsi qu'il y a été destiné. Voilà la grandeur dont chacun se glorifie. Si quelqu'un vient dire « Nous ne l'avons pas connu ;i : au début de sa manifestation, » il lui sera répondu que c'est Lui, le premier, qui, dans le monde des atomes, 1. Ils le déclarent mécrcaïU. 80 SKYYÈb ALI MOHAMMED DIT LK BAB rê/xnidil quand Dieu inlcrrogeu : « Ne suis-je pas ton Seùjnenr? » C'est lui qui le premier répondit : « Oui, iv l'es. Et tu es le très Stiint. Il n'ij pas d'autre dieu qi.e ;i lui. En vérité tu es le Seigneur de tous les mondes. » S'ils disent k Nous n'avons pas su que c'était la niani- : foslalion tle Dieu; » le Qoran, qui est le Livre de Dieu, n'esl-il donc pas auprès d'eux? Alors, quand ils virent ou entendirent que les versets de Dieu se manifestaient de quelqu'un, il ne pouvait plus y avoir ni doute, ni hésitation [)0ur les {^ens intelli},'enls que ce quelqu'un était l'être même de Dieu manifesté et que les versets d'auparavant venaient de lui, ainsi que viennent de lui, les versets d'après? Celui qui, le premier, répond à Dieu, devient la pre- mière créature'. C'est ainsi qu'auparavant on disait que le premier qui répondit était Mohammed. Il était donc la première créature, ainsi que tous les hommes le croient aujourd'hui. S'ils disent « cette réponse a été donnée dans le monde premier des atomes, » c'est aujourd'hui même le monde premier des atomes. En effet, le plus haut degré de Tarch certes, à un ordre qui retourne à l'arbre de la vérité, quoi que cela se soit passé dans une manifestation de ses manifestations passées. Car aucune chose n'existe, qu'on 1. Pour l'oiMier. 86 SKVVÈD ALI MOHAMJIED DIT LE BAH puisse nppclcr chose, snns que sa qualité de chose ne soit authonliliée par sa Volonlé. Kt cette volonté subsiste par elle-même à l'ombre de Dieu. C'est elle le Qàf qui tourne éternellement sur lui-même», cest elle qui n"a jamais prouvé et ne prouve (jne Dieu môme, le Très-Haut, ce Dieu pour qui sont les noms bons dans les invisibilités des cieuj-, de la terre et de ce qui est entre. Il n'y a pas d'autre Dieu que lui, le Vainqueur, l'aimé. Pour chaque nom, il y a un nommé. Si par exemple, on dit Dieu azzo Djell, ily a certainement, dans sa Volonté Primitive, deux spectacles qui doivent être mentionnés, et de toute éternité passée et future ils sont fixés comme'ne démontrant que Dieu. Heureux celui qui ne coit rien sans vorr la y manifesta- tion de son Dieu, qui ne se repose sur rien si ce nest par l'intermédiaire de Dieu, et 7ie croit pas en Dieu ce qu'V croit en ses créatures. Car Dieu est très pur et n'est dans aucune chose. Il ne peut être trouvé d'aucune chose, il ne se fixe sur aucune chose et ne se peut terminer à aucune. Il ne peut être mentionné par l'intermédiaire d'aucune chose et chaque chose autre que Dieu est sa créature qui' ne peut jamais le connaître tel qu'il est. Personne,\i ce nest lui-même, ne peut unifier son essence. Ce que l'on connaît de la Volonté n'est autre que l'être de la Volonté, et quiconque connaît les contingences sait qu'elles sont le rayonnement de la Primitive Volonté'- et par conséquent quelles ne peuvent faire connaître Dieu. Toutes choses par l'intermédiaire desquelles les créatures veulent coii- na'fre Dien ne sont que des choses par lesquelles celles-ci ne peuvent connaître que ce en quoi a rayonné la Volonté, i. Le Qûf de qoun. ''"'' '*'' qualités par rinlermédiaire ''''''' .,fM^*^'^"x'?"^ des- quelles la \olonle veut faire connaître Dieu, retournent à lï-tre même de la Volonté. IMTÉ II, l'OUTF 8 «' En vérité, Dieu très haut ne peut jamais être connu en Son essence, ne peut jamais être compris, ne peut être sanctifié. a de roule vers lui pour personne. Tous Il n'i/ son/ impuissants à le connaître, et personne ne peut se son absolu. fixer à Vomhre de son unité et de Son loutes les choses ont toujours été authentifiées par essence, par Son existence, par Son abstraction, par Sa primitiviié, par Sa fin, par Sa manifestation, par Son action d'être caché, par Sa pureté, par Sa Vérilé^. En vérité. Dieu est dans le plus haut deçfré de la stabi- de Sa lité de Son empire, dans la plus haute puissance louange, de sainteté. Il est pur de toute mention, de toute toutes qualités et de toutes grandeurs. Toujours Dieu était éternel dans te unique, unicissime^ vivant, stable cl qui l'on peut se passé, éternel dans F avenir, celui en fier. . , , n a Il n\i jamais pris de compagnon pour tui-meme : il sa créa- jamais eu d'enfant. Tout ce qui n'est pas Lui est dans Son exis- ture, créée sur son ordre. Toujours 11 est d'existence, et Son e.'^sence, de par Son tence sans besoin pas sans essence besoin de rien. Comment ne serail-il n'a besoin d-autre que lui, du moment que Son essence est pure dans Son essence, et na besoin de personne. Il est sa sainteté pur, libre, sublime au point qu'il est digne de très haut, très élevé. et de sa grandeur. Toujours il était 1. Ce qui veut dire chaque chose existe par Son existence, com- mence par Son commencement, etc. 2. Je ne vois que ce barbarisme pour traduire la pensée de mon auteur. 88 SICYYÈD ALI MOHAMMIJD DIT LE BAR PoUTK i) '; /};ins l\-.rplic;ili(in de In Vcrilédii ToinJjean. Le résumé de cette porte est ceci que : Pour chaque esprit est un tombeau qui lui est prédes- tiné dans la limite de son rauf^'. Tous les esprits abou- tissent au jour de Celui que Dieu doit manifester, à Celui dont la résurreclion est la résiirreclion de fous, le surgis- scnienl, le surgissemeni de tous, la création, la création de tous, et dnnt la sartie du tombeau est la sortie du loin- beau de tous. C'est ainsi qu'il en est dans le Point du Bevân. Au moment même où le spectacle de la Divinité ordonna la résurrection du Pi'ophète de Dieu, de lui-même, c'est à ce moment qu'a eu lieu la résurrection de tout ce qui res- suscite à son ombre, auprès de sa résurrection à lui. C'est ainsi que du haut des terres, tout ce qui est ordonné au- jourd'hui l'est dans la religion islamique, et, de même qu'est venu l'ordre de la résurrection du Prophète de Dieu, cet ordre viendra aussi pour ceux (jui ont cru à sa relig;ion, dans une route plus élevée'-. 1. Il que ce tombeau est le corps. est à peine besoin de dire 2. On m'a donné l'explication suivante de ce passage « Le : s|)ectacle de la Divinité, c'esl-à-dirc le 13àb, donne l'ordre de la résurreclion de Mohammed qui, nécessairement, croit à lui. De même les croyants en Mohammed ressuscitent et s'inclinent plus bas encore que leur maître c'est en ce sens qu'il faut prendre ici : le mot « élevée. » Je ne puis admettre cette explication. Je crois que cela veut dire de même que l'ordre de la résurreclion de Mohannnetl est venu, — et nous avons vu plus haut que tous les musulmans ont ressuscites à son ombre, — de même viendra, au moment de la UNITÉ II, PORTE 9 89 Tous les esprits vrais qui seronl guidés par le Béyàn retournent à la première personne qui, au jour du juge- ment, dans le monde des premiers atomes, a répondu à la question de Dieu et a, le premier, airn-mé son unité'. Tous les esprits non vrais retournent à l'arbre de néga- tion à l'époque de sa manifestation. C'est ainsi que les esprits non vrais du Qoran, par le l'ait que (cet arbre de négation) a ressuscité, tous sont ressuscites à son ombre; tandis que les esprits vrais, comme l'arbre de l'assentiment s'est élevé, tous se sont élevés à son ombre. Cela ne veut pas dire que l'esprit de toute personne douée d'esprit aille se conjoindre avec un autre esprit, non. Tous sont, au contraire, dans les places qu'ils peuvent occuper-. Par exemple, les Lettres du Vivant, dans la pos- sibilité de leurs cœurs, sont ressuscitées à la première résur- rection, sans que cependant leur esprit dépasse les bornes possibles à eux assignées ^ Il en est absolument de même pour les croyants qui sont à l'ombre de ces lettres. Et le tombeau dans lequel tous seront interrogés est dans ce monde de contingences. Et ils seront interrogés qu'ils tout d'abord sur la première parole* jusqu'à ce passent par toutes les questions. De même, celui qui est de la manifestation de Celui que Dieu doit manifester, l'ordre cl ont résurrection de ceux qui ont vraiment adopté sa religion moi. Or, démontré la véracité de leur croyance, en croyant en comme ma manifestation est supérieure à celle de Mohammed, c'est pourquoi ils sont musulmans, mais dans une route plus élevée. ainsi la 1 premier qui répond aujourdhui est le Bâb, qui est Le première création : c'est à sa demande à lui que repondent les autres. 2.Suivant leurs forces. du Paradis. 3 Les lettres du Vivant sont dans le premier ranj,- dans un Tous les esprits qui arrivent au Paradis, n'y sont pas même rang chacun y est suivant sa mesure. : 4. Alesto Ilcbbikoum? 90 SKYVKD ALI MOHAMMED DIT LIC BAK autre que le bon qu'embrasse la science de Dieu sera inler- rogé sur l'arbre de nég-alion. Et c'est là le sens de ce hadis évident que, au jour du ju;;enient, VEmi'r des croijaiUs, sur lui soit le salut, affir- mera sur le Syral. entre les mains de Dieu : « Tout ce qui est bien est de moi. » et les lettres de né^^Tlion affirmeront : « Tout ce qui est mal est de nous. » Les rangs bons sont multipliés sans lin dans ce monde visible et il en est de même pour les mauvais. Par exemple, SI dans un individu en contriste un autre, mil/t' .innées, c'est à cause de la façondont la seconde parole de néga- ' tion a contriste quelqu'un dans la première manifestation. Tous les rangs multipliés de la négation retournent à elle, et tous les rangs de l'affirmation dérivent et retournent au premier croyant, et celui-ci retourne à Dieu. De telle sorte que si Dieu ne le fait pas ressusciter de lui-même, il ne ressuscitera pas de lui-même. L'arbre de négation, lui aussi, dans sa limite, retourne à Dieu, car si Dieu ne le faisait pas ressusciter (en disant) « c'est là le premier arbre (de négation), lui-même n'en saurait rien, non >. plus les autres. Voilà ce qu'est le Tombeau Universel de toutes les multiplications. Aujourd'bui, quiconque on interrogera sur sa foi en Dieu et en ses versets du Béyan et qui répondra, son tom- beau se remplira de lumière, elles anges delà miséricorde descendront vers lui. S'il ne répond pas, son tombeau s emplira de feu et les .spectacles du châtiment descen- dront sur Ini, c'esl-à-dire sur son être particulier, car il n est qu un état des états de l'arbre universel de négation. De même, celui qui répond à Dieu est un état de la lumière universelle, et par lui sont mentionnés Bachir et Moubacher; pour l'autre, le contraire. C'est ainsi qu'à i. UiiKir. LMIi: H, PORTR 9 91 chacun, raffîrmalion que le tombeau est vrai, donne son fruit. Si quelqu'un est des letti-cs « elliyincs, » il retour- nera à ces lettres (mais il se peut) qu'ensuite, dans une autre création*, il s'en sépare. Ce n'est donc pas que son être devienne l'être < des elliyincs. » Donc, quiconque a cru au Livre de l'Elif-, est retourné à la foi du QàP c'est de là qu'il s'est répandu dans celle : création du Qoran et qu'il s'est assimilé la relij^ion isla- mique. Peu à peu, son temps aboutit au temps de la des- cente du Béyàn il retourne à lui, et par lui, : se répand dans cette dernière création .nilant que Dieu vuiidra. Alors il retourne à son livre et après lui, se répand dans cette dernière création aulanl que Dieu voudra, car il n'y a pas de limites au bienfait de Dieu. Il en est de même à l'ombre (de la négation). Si quelqu'une des lettres de l'élif n'a pas cru. elle retourne au premier qui n'a pas cru au prophète de Dieu. 11 s'en est donc séparé (des lettres « elliyines ») dans les non elliyincs du Béyàn. 11 était dans le plus vif des degrés. Puis il est retourné à la première parole de négation du Béyàn puis il s'en sépare et voyage ; dans son anéantissement jusi[u'à ce qu'il retourne au pre- mier quille croit pas à Celui que Dieu doit wanifcxfcr. Puis il s'en sépare encore. Dans ces divers mondes, ses vêlements sont du leu, même s'ils sont en soie, et le lieu de son séjour est le feu, même s'il est sur le trône le plus élevé de la terre, et sa nourriture est de même i^du feu). Les vêtements des autres (les croyants) sont faits de ce qui est créé dans le Paradis, leur siège est le plus haut siège du Paradis, el leur nour- 1. Il s'en sépare en ne croyant pas à la nouvelle manifestation Il n'est donc alors que l'essence des lettres » elliyines » y croit. pas « elliyine pour l'éternité. <> 2. Evang:ile. 3. Qoran. 0-J SIJYYÈU ALI MOHAMMED DIT LE BAR riluic les fruils les plus succulents du Paradis, même s'ils ne sont révolus que de colon, s'ils ne s'asseoient que sur le sol nu, s ils ne se nourrissent que de feuilles de laitue. Aucun croyant ne voit prendre son esprit' sans que son tombeau ne devienne un jardin du Paradis. Tout ce qui aime se trouve auprès de lui, dans son tombeau, car Dieu l'y crée. Il en est ainsi pour le contraire -. Il n'existe personne qui ne croie pas au Béyàn, sans que ce qui lui advient du châtiment de Dieu soit tel que la plume n'a pas la force d'en supporter i^la narration). Si quelqu'un veut voir dans ce monde tout le bienfait descendu au sujet de l'arbre d'assentiment, il verra que les rangs multipliés de cet arbre jouissent, chacun sui- vant sa mesure, de ce que Dieu leur a octroyé de même, : s'd veut voir le châtiment de Dieu, qu'il re-arde ce que Dieu a fait descendre au sujet de l'arbre de négation; et (il verra) que les rangs multipliés de cet arbre seront, comme lui, châtiés; de même que tous les rangs multipliés des elliyines » seront, comme l'arbre d'assentiment, (( dans la jouissance. C'est là l'explication delà vérité de ce tombeau, et l'on ne peut voir personne qui ait cru à cette vérité réelle ^ et qui ait compris (ce qu'il disait) en aflirmant « le tombeau est vrai. » Quiconque compris l'explication de Dieu dans sa a vérité, afllrmera « que le tombeau est vrai. » Aucun esprit ne dépasse ses limites par exemple, l'es- : prit qui sallache à une créature est toujours créature: I esprit qui s'attache à la vérité est toujours vrai, et l'es- ]MMl qui démontre Dieu l'a démontré et le dénwnlrera de Par lany:c à ce prédcstinô. 1. C'est-à-dire que le contraire, c'est-à-dire le non i». croyant, voit des ellcls contraires. 3. Telle que je l'explique aujourd'hui. UMTÉ II, PORTE 9 93 toute éternité, et, pour ce dernier, il n'y a ni place fixe, ni limite. Personne n'existe sans que, le moment de sa mort ve- nue, Dieu, dont l'empire est sublime, envoie les anges qui le sanctifient, qui le },-lorinent, qui l'unifient, et cpii sont proches de Lui, pour l'élever jusqu'à ce qu'ils lui aient donné place au plus haut des cieux. 11 ne sera en aucune façon contristé après sa mort, s'il était croyant à ce que Dieu a fait descendre dans le Béyân, et ce, jusqu'au jour de sa manifestation'. .Au début de sa manifestation sa foi (au Béyân) ne sera plus admise, exactement comme pour ceux qui sont morts depuis le début de cette mani- festation (ci) (ayant foi dans le Qoran), mais ne la donnant pas au Béyân. Aucun parfum du Paradis ne souflle pour ceux-là. Il en est de même si, après la manifestation de que Dieu doit manifester, quelqu'un, soit parce qu'il Celui par accepte immédiatement en disant oui, ou qu'il accepte le seul fait de faire signe qu'il est la vérité, pendant l'es- pace de temps qu'il mettra à dire ce oui ou à faire ce signe, le Béyân ne lui sert plus de rien. (.Actuellement) personne de" ceux qui ne croient pas au Béyân ne peut mourir sans, qu'après sa mort, il ne puisse jouir d'aucune des choses bonnes, et la plume a honte de mentionner ce qui est préparé pour lui. Heureux celui qui meurt croyant à celui que Dieu doit qui manifester et à ses paroles, car c'est celui-là celui croit au Béyân et à ce qui y est descendu. Et pour le Dieu. Les croyant il n^ a ni fin ni limite au bienfait de éternellement au Paradis, excepté gens du Paradis sont de même que les gens du Qoran ceux que Dieu veut, manifestés dans étaient toujours dans le Qoran et se sont Dieu a voulu, au moment de la manifesta- le nombre que 1. Celle de Celui que Dieu doit manifester. 94 SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BA15 tioiidu Béyan. Car c'est par la Volonlé du Point du Bévàu que se iiianiresle la Volonté de Dieu. Les ^'ens de feu persislent éternellement dans le feu, si ce ii'esl ceux que Dieu veut, l^l cette volonté se confirmera au jour de Celui que Dieu doit manifester pour les -cns de science. Par exemple, les Lettres de l'Evanyile étaient dans le Paradis jusqu'avant le moment où fût suscité le Prophète de L^ieu, s'ils avaient agi conformément à ce que Dieu avait fait descendre (dans leur livre). Au moment même où fut suscité (Mohammed, ils tombèrent sous) l'ordre du feu. Et si pendant le temps (que dura ce jug^ement dernier), luiid'entre eux s'est trouvé guidé (a embrassé l'islam), alors pour lui devient véridique la parole « celui que Dieu veut ... car il se sauve du feu et entre dans le Pa- radis. Les croyants au Qoran et à ce qui y est descendu se trouvaient dans le Paradis, si ce n'est ceux que Dieu vou- lait. Au cas où pas un seul d'entre eux ne croirait au Béyàn, tous sont sortis du Paradis et entrés dans le feu. ^ De toute éternité, le spectacle universel de la Volonté s'est manifesté et s'est élevé dans chaque manifestation. -Au commencement delà Nuit», qui doit être appelée le Purgatoire, la volonté cachée de Dieu fait entrer qui elle veut dans le Paradis et empêche qui elle veut d'y entrer Personne ne la connaît, cette Volonté, si ce n'est celui qui ne dépasse pas les limites du Béyîm car alors celui-là devient digne que sa volonté soit le reflet de la \'olonté L.i n.iil veut dire ici la 1 dispai-ition, la mort, le coi.cher du bol.d de la ente. Il ressort de cette phrase que le Pur^aloire a est autre que la période de temps qui s'écoule eutre deux maiii- lesialions. I.inM''r?''''''^''v'^'*'"' Uicu '!"' ''''^ ''-''"" "^ conditions, est celui que doit manifester. ' LMTÉ 11, PORTli 9 95 d'avant lui'. Car, sans cela, chac[ue jour la \'ol()iil(' de Dieu est dans une condition nouvelle-. Il arrive souvent c[ue le spectacle de la ^'olonté Univer- selle, dans le Purgatoire, ouvre à ses propres témoins, une des portes de la connaissance. ^lais ses témoins n'ont pas la force de le supporter^. Il en a été ainsi depuis le début de la manifestation du Prophète de r)ieu jusqu'à sa résur- rection d'aujourd'hui. Avant cette manifestation, du moment de l'ascension de Jésus, ceci était caché*; c'est ainsi que du moment de la mort (matérielle) du Prophète de Dieu jusqu'au début de la descente du Béyân, la Volonté cachée se trouvait parmi les créatures. Personne ne la connaissait, car de toute éternité dans la passé, de toute éternité dans l'avenii-, elle résidait dans le Point Primitif, pendant que les lettres du N'ivant étaient à leurs places, et les lettres « elliyines » et les autres étaient également à la leur. Toutes les créatures sont aidées par elle et elle connaît toutes choses pendant que rien ne la connaît. Mais qui- conque se dépouille complètement de tout vers elle, elle l'aide certainement et d'une route que celui-là même ne connaît pas. Cnr Dieu est le maître, le Tout-Puissant, le savant. 1. Celle du Bàb, en respècc. Ce terme indique bien que la pen- sée du Bàb accepte notre interpi-ctation de la note 2. 2. Paraphrase de la sourate LV verset 29 du Qoran. 3. On peut voir ici une allusion à bien des invocations, dans la religion musulmane. En tout cas peut-on prétendre que c'est en vertu de l'ouverture d'une de ces portes que Cheikh Ahmed Açahi et Seyyèd Kazeni Rechti ont pu être les précurseurs du Bab. 4. Vraiment, chacune des li;?nes de ce texte mériterait d'être commentée, mais j'imagine que l'Europe s'intéressera assez peu à ce travail, pour que je n'aie pas besoin d'en augmenter l'ampleur dans des proportions considérables. . 90 si:vvi;i> ali moiiammhd dit lt: bar P..itTi: 10 Dans Vcxplicitiiiu de l iulerrofjaloîre des anjes tiu li>tnl)e;in Le résumé de celte porte est ceci que : Au jour du jugement les croyants à Celui que Dieu doit manifester interrogeront les hommes (leur demandant : « Sur quoi se base votre religion? » et les (hommes répon- dront) : « Sur le témoignage du liéyân. » Et si ce jour ils sont croyants aux versets de Dieu, ils répondront aux anges' par le témoignage que Dieu a l'ait descendre auparavant et dans lequel ils ont été instruits, sinon, le témoignage de Dieu est complet sur eux. Comme ils n'y ont pas ajouté foi, la parole de châtiment est confir- mée sur eux. Puis, les anges, retournant vers Dieu, lui rapporteront l'explication des états des hommes). Alors si Dieu répond que l'un d'entre eux est croyant, les versets de la miséri- corde descendront sur celui-là, sinon ce sera la parole du châtiment. Tout ce que Dieu fera descendre sur lui en ce jour (récompense ou châtiment) sera exécuté. Il en est exactement de même pour le Point du Béyân ce qu'il a : lait descendre au sujet d'un chacun est confirmé jusqu'au jour du jugement; les spectacles delà négation dans le feu, les spectacles de la lumière dans l'assentiment. Les premiers sont châtiés, dans ce qui est autre qu' « ellii/ine » et les seconds jouissent delà miséricorde que Dieu fait descendre sur les lettres « elliyines. » El c'est là le bienfait qui n'a pas son pareil, juscju'au jour du jugement, L Hcmarqucz qu'ici c'est le mot « anges » qui intervient, alors qu'au début, il s'agit de croyants au Béyân. LMTÉ II, PORTK 1 1 97 Tout ce qui est ordonné à son sujet clans ce tombeau retourne à lui dans le tombeau matériel*. S'il est croyant, son tombeau est un jardin des jardins du Paradis; s'il est autre que croyant, son sici^e est un sièpe de feu, de niènie qu'il était mort durant sa vie, aux yeux des gens de science. Si le croyant est assis dans la poussière, cette poussière est une partie des parties du Paradis, au jour du jugement, si Dieu Très-Haut le permet; sinon, cela devient une terre de feu, sur l'ordre de Dieu Très-IIaut. Aujourd'hui le retour des anges vei's Dieu et leur expli- cation à Dieu est le retour des témoins de Celui que Dieu doit manifester à lui, car personne n'a eu et n'a de chemin pour parvenir auprès de l'Essence éternelle, ni au début, ni dans le retour. Dieu est pur de ce k quoi peut s'appliquer le mot « chose » dès le passé comme dans l'arenir. Pour Dieu est la création et l'ordre dans les visibilités des deux, de la terre et de ce qui est entre. Il ny a pas de Dieu si ce n'est Dieu Très- Haut et Très-ijrand. PORTF. 1 Dans rexplicatiou de ceci que la résurrection est vraie. Le résumé de cette porte est que : Dieu a créé tout, suivant ce qu'il a fait descendre dans son livre des esprits « élliyines » qui appartiennent aux : lettres « » et des esprits « non élliyines » (jui élliyines appartiennent à leurs lettres respectives. Tout ce à quoi s'applique le mot chose ressuscite au jour du jugement. Celte résurrection de chaque chose est 1. Dans la tombe telle que nous la comprenons. 98 SEYYÈD AU MOHAMMED DIT LE BAI! puspeiuluc à la iiiention ((|u'cn fail) Celui que Dieu doit manifc^ler dans ce jour, car sa création du début est due à la mention (qu'il en a laite) tout d'abord, quoique cela se soit passé dans une de ses manifestations antérieures. Par exemple, cette tasse et celte soucoupe de cristal qui actuellement sont en présence de Dieu, ressusciteront au jour du jugement dans leur être, leur essence, leur indivi- dualité, leur moi, au uioment où l'arbre de vérité parlera en disant : Cette tasse et celte soucoupe-ci sont iden- >< tiquement l'autre tasse et l'autre soucoupe » et, sur quel- ; que soucoupe qu'il prononce ces paroles, ce seront cette tasse et cette soucoupe. Avant lui, leur existence ne tenait qu'à la parole du Point du Béyân. » Nous avons donné un exemple dans le rèf^ne minéral afin que tous comprennent, dans tous les mondes. Par exemple, dans cette péi'iode, il a créé par sa parole les Lettres du Vivant :dans l'autre ju|:!;-ement il les fera ressusciter de quiconqueil voudra, par sa parole, car autre que lui ne peut rien créer. Et comme sa parole est la parole de Dieu, au moment même où il parle, l'être d'une chose est créé. Si cette chose est des « élliyines, » elle est créée par la mention de Dieu à son sujet, si est elle autre qu' « clliyine, » par le contraire. En effet, tout ce que le Prophète de Dieu a lixé dans le Qoran subsiste de parles versets aujourd'hui, qui est le jour de la résurrection du ; Qoran, tous ressuscitent et s'appuient sur l'ordre de Dieu. Tout ce qui est sur la terre est entre les mains de Dieii^ et la résurrection de tous est la résurrection de l'essence. C'est ainsi que la création de tous est d'une personne unique. Au moment même où cette personnalité unique ressuscite, toute chose, une à une, ressuscite à sa place;, quoique cette résurrection n'ait lieu que sur l'ordre de- Dieu et se base sur ce que Dieu fasse descendre cette parole « Résurrection d'une chose, » même si autre que UNITÉ II, PORTC 11 99 Dieu rijjnore. Ensuite tous témoignent suivant le Icnioi- gnage de Dieu. Par exemple « Celte place est exactement : celle sur laquelle a siégé la ^'olonlé Primitive. » Elle n'a pas de commencement, mais la mention de chaque mani- festation peut être dite pour elle', donc c'est exactement la place où siérait le Prophète de Dieu. C'est ceci le secret de tout ce qui est rapporté dans les hadis, que tout ce qui était auprès des Prophètes se trouve auprès du Qaem de la famille de Mohammed dans la place qu'il ordonnera. l']n effet, ceque tous possèdent est de lui. et tout ce qu'il ordonnera au sujet d'une chose, cette chose était ce qu'il dit. Donc Mohammed ihn Abdoullah, au début de l'islam, a été manifesté dans le rang et dans la qualité (que l'on sait! et aujourd'hui il est manifesté dans cette qualité-ci et dans ce rang-ci. Tant que quelqu'un ne regarde pas le point de vérité il ne peut comprendre la résurrection de toutes choses dans un être unique. Cependant, chaque personne douée d'es- prit, si elle réfléchit, peut comprendre ce qu'elle doit comprendre de la résurrection jusqu'au jour de celui que Dieu doit manifester. Ce jour-là, quiconque retourne à lui, sa résurrection a lieu dans les élliyines » et il va à i< l'ombre de l'arbre de l'assentiment, sinon sa résurrection est dans les « non élliyines » et il entre dans l'arbre de négation. 11 peut être une chose dont le nom ne soit pas prononcé avec la mention de sa résurrection, mais du moment qu'il dit: « Nous avons ressuscité toutes choses, » toutes ressuscitent à leur place à l'ombre du Point Unique. Si elle est des « élliyines » elle ressuscite à l'ombre de l'arbre d'assentiment, sinon, à l'ombre de l'arbre de négation. Rien ne diminue de la science de Dieu, ni dans les cieux i. On peut dire Jésus, Mohammed, etc. 100 SEYYÊD AU MOHAMMED DIT LR BAlî /(/ sur la terre ni vu ce y;;/ csl entre. Ch;i(/ue chose ressus- cite sur l'ordre de Dieu, et Dieu est i)iiissanl sur foules choses. La résurrcclioii dun mort, c'esl-à-dire sa sortie du tom- beau matériel, ne peut avoir lieu'. Peut-être l'aut-il dire que la résurrection de tous vient des vivants à cette époque : s'il est des « élliyines » il ressuscite parmi les croyants, et s"ilest d'autres, parmi les autres. Et il n'y a pas d'échappa- toire pour la résurrection de chaque chose au jour du juge- ment auprès de Dieu Irès-haul, car Dieu crée cette cré.iture revenir : il décrète la création de chaque chose et il la fait et la fait ressusciter, car il est puissant sur toutes choses. PORTK 12 Dans l'explicalion de ceci que le Syral est rrai. résumé de celte porte est que I^e : Le sens du mot Syrat est, à chaque époque, la manifes- tation de Dieu et son ordre. Quiconque s'y est fixé, s'est fixé sur la vraie route, sinon, sur la route fausse. Par exemple, le Syrat, à l'époque de la manifestation du point du Béyàu, était, pour ceux qui ont cru en lui, plus vaste que l'étendue des deux et de la terre et plus resplendissant que les cieux de l'acceptation et les terres des choses qui sont acceptées. Ceux qui s'arrêtent sur ce Syrat, qui sont les versets du Béyàn, sont divers. Les uns, par le fait même qu'ils enten- dent (des versets) ont dit « Oui ! et notre Dieu est celui : qui vient de la pari de Dieu. Il n\i/ a point de doute k Sun su/et, car ces versets viennent de Dieu « Ceux-là ont . I. Ceci c»l (lu ("iK'ïldiisnic. UMTÉ II, PORTE 12 101 passé le Syrat plus rapidement que la proximité de ranivée à l'arrivée même. D'autres, sans avoir entendu ces paroles, jetant un coup d'œil sur lui, lui ont donné leur foi, et ceux-là ont [)assc le Syrat plus rapidement que le Ki'if de h'onn n'est proche de noùn. D'autres ont entendu les versets de Dieu et ont hésité un instant aussi bref que ce soit, mais que l'on peut appe- ler un instant. Ceux-là sont restés égarés surleSyratdurant deux cent deux mille années. Ce chiffre n'est donné qu'en raison de la limite qui est opposée au lever du soleil de la Divinité, car, sans cela, les jours, les mois, les années se séparent de celui qui y séjourne, car il n'y a pas de com- mencement pour la manifestation de Dieu pour qu'elle puisse être limitée par une limite. Tous les spectacles de la manifestation relourncnl aujour- d'hui au point du Béyàn c'est pourquoi celui qui attend, : le fait dans le monde sans limites. VA le voyajj^e dans ce monde sans limites est plus rapide qu'un clin d'œil. Puis de deg-ré en degré, quiconque a attendu davantage sur le Syrat, y demeure de plus en plus. Combien de personnes sont restées sur le Syrat jusqu'au jugement suivant par exemple, les lettres du livre de l'I-'lif ' ! sont restées sur le Syrat du livre Qàf^ jusqu'à aujour- d'hui; et voilà que maintenant son jugement a lieu. Si quelqu'un examine ce qui est renfermé dans les hadis au sujet du Syrat, il verra nettement la vérité. Pour les non croyants, ce Syrat est plus lin qu'un cheveu, plus tranchant que le tranchant d'un sabre, car ils ne peu- vent se dégager du témoignage des versets précédents, et ils ne peuvent en produire de semblables. Ils ne peuvent 1. Evangile. 2. Qoraii. 102 SEYYitD AU MOIIAMMLD DIT Li; RAH doiu- i)lii--*, tcllcmcnl ils soiil éloignés de iJicii, affirmer Dieu. \'oil;i poui'fjuoi, pour eux, il est plus tranchant qu'uu sabre el plus lin qu'un cheveu, tandis que, pour les croyants, il est plus y.iMe que le Paradis. Car ils disent : Noire religion se h.ise sur le « Qoran qui est le Livre de Dieu. Tous sont impuissants » à produire un verset comme ses versets. Aujourd'hui, ce même arbre qui pailail par la voix du Qoran, parle par le Béyân le tout vient de : Dieu, il n'y a pas de doute en cela, et cela, vient du Sei- {;ueur du monde. L'impuissance de tous, qui existait dans le Qoran', est évidente aussi dans le Béyàn. Pour nous, croyants, il ne peut y avoir aucune hésitation, pas même aussi courte que la distance qui sépare le Kâf du Noùn, pour notre foi en Dieu et ses versets, et dans notre affir- mation (le la vérité de son Bàb et de ses paroles. » Coujbien d'hommes ont passé le Syrat et sont entrés dans le Paradis Combien, au moment de le passer, tombent dans le l'eu! Combien hésitent et ne peuvent passerl Ceux qui l'ont passé trouvent le salut, et ceux qui vont de tra- vers ou qui hésitent, sont mentionnés dans le feu, à r ombre de r arbre de négation. Combien d'individus qui, du début à la fin de leur vie, adorent Dieu et quand ils entendent les versets de Dieu, ils n'y croient pas! Si l'on hésite sur le Syrat. on y séjourne, et l'on ressuscite à l'ombre du feu! Si l'on y persiste on entre dans le feu. Aujourd'hui, il faudrait un calculateur qui calculât quels sont ceux qui ont passé le Syrat sans faute, si ce n'est ceux que Dieu veut. Tous les hommes sont ressuscites à cause de leur hésitation ou de leur non foi dans les ombres du feu, et ils ne le savent pas Dieu a fait ! descendre sur eux la sentence de feu, el jusqu'au jour du jug'ement, ce que Dieu a fixé, reste établi. VA ces gens, I . . [)iVKliiire dos versets seinhlahlcs. UMTli II, PORTE 13 103 dans leur ci'ainte de Dieu et la liauteur de leur piété ne savent pas qu'ils sont sous Tordre du feu, que Dieu a fait descendre pour eux! ils ne savent pas qu'ils seront châtiés par ce même ordre jusqu'au jour du jugement! Cependant, lorsque Dieu établit son Syrat' tous le com- prennent, mais ils restent dans l'obscurité à caiise d une chose qui n'était pas et n'est pas chose aux yeux de Dieu. Aujourd'hui, le Syral de Dieu, ce sont ses versets. Tous en peuvent comprendre la qualité de témoignage, mais ils restent dans l'obscurité à cause d'une chose qui ne leur peut plus servir de rien. mon Dieu très pur et très libre/ prends la ni;tin de ceux qui ont cru Béyân au jour du jugement, et fais-leur passer le Sijrat plus rapidement que tout. Kn vérité! tu es mon gardien/ Porte 13 Dans la vérité de la Balance et dans ceci que la Balance est vraie. Le résumé de cette porte est que : Du point delà ^'olonté Primitive^ jusque sans fin, dans chaque manifestation, la balance est ce Point même de Vérité elles ordres qui se lèvent du soleil de son bienfait et les plus hauts degrés de la balance dans l'Unité sont la parole : < Il n'y a pas de dieu si ce n'est lui. » Quiconque est entré dans la balance de négation^ est 1. C'est-à-dire lorsqu'il se manifeste. •2. C'est-à-dire du début de toutes choses. 3. La parole " Il n'y a pas de dieu : sinon Dieu, » est en elTcl une balance, puisqu'elle est composée de deux membres de phrase chiites appellent les sunnis les « Mouçavéhè », Moiikhattéé veut dire ceux qui considèrent que leurs ouK-mas se peuvent tromper, « Mouçavébé » ceux qui considèrent iiuo leurs oulémas arrivent à la vérité vraie. Ceux-ci, en elTet, ont des opinions diverses au sujet des ordres du Qoran. En ce qui concerne le vin par exemple, tous sont bien d'accord sur ce point qu'il s'en faut abstenir, mais les uns le con- sidèrent comme impur, les autres non et tous cherchent évidem- ; ment dans leurs sentences à se rapprocher de Dieu. Or, les sunnis disent que la Vérité de l'ordre qui est auprès de Dieu nest pas unique, mais multiple, suivant la mulliplicilé des fetvas. Donc tous les ordres de tous les oulémas sunnites, si con- tradictoires soient-ils sont conformes à la vérité et ces deux con- ; traires peuvent être agréés de Dieu. Dieu n'a pas dit le vin est impur ou il ne l'est pas c'est à celui qui étudie i arriver à une : conclusion qui, quelle qu'elle soit, est conforme à l'ordre de Dievi. Les sunnis par l'exemple croient au Mchdi, tandis que les Chiites précisent et disent le Mehdi est Mohammed ibn Hassan. : Les Chiites disent l'ordre de Dieu est un en vérité, les multi- ; plicités des fetvas des oulémas ne peuvent multiplier cet ordre. Il n'est donc pas obligratoire que tous les oulémas arrivent dans leur décision à la vérité précise, ils se peuvent tromper. Quoi qu'ils se trompent, cependant ils arrivent à la récompense de Dieu car c'est dans la route de Dieu, dans la pensée de Dieu qu'ils ont erré. Donc un moujtéhèd qui rend une sentence reçoit deux elle salaires si cette sentence est identique à l'ordre de Dieu. Si n'est pas conforme à cet ordre, il reçoit encore un salaire dû à la peine qu'il a prise. 1 1 4 SKYYÉD ALI MOIIAMMIiD DIT LE IîAH ([irilV a contradiction) la multiplicité des possibilités, du temps, des rapprochements, des preuves. Si tout cela est en désaccord, l'ordre alors semble lui-même en désaccord (mais en réalité il n'en est rien). Dieu est éternellement dans une condition nouvelle, une création neuve et un ordre nouveau, cpioique tout ce qui s'est manifesté du Point de la ^'érilé jusqu'à aujourd'hui venait et vient de Dieu. Cependant, dans chaque loi reli^^ieuse, des diverg;ences sans fin apparaissent parmi les sectateurs. Il est bien cer- tain que tout ce qui vient de Dieu n'a pas de contradiction. Si riiomme ouvre un rej^'^ard (qui embrasse toutes les cir- constances qui environnent et accompagnent les ordres qui paraissent contradictoires) alors le secret de ce point est manifesté, car il en est pour les ordres comme pour la création des existences. Eternellement elle est dans la nouveauté et le renouvellement. En moins d'un clin d'œil, dans le monde de l'ordre, se manifeste la création nouvelle et le ran^ nouveau, tandis qu'aux yeux de la créature cela se passe d'une manifesta- tion à une autre'. Car pendant (que l'arbre de la vérité est) caché, il retourne à ce qui est manifesté pendant la manifestation. En effet, pendant que la vérité est cachée, elle vient en aide à toutes choses au moment même oîi elle est cachée, mais avec ce par quoi elle a aidé les créatures pendant qu'elle était manifeste. Par autre que par cela la conviction ne saurait s'obtenir, si ce n'est par ce que Dieu veut, car, il est le savant, le puissant. i. veut dire que quoique aux yeux de la créature, le Pro- f'.ola l)hètc chaque nouvelle manifestation, et et la relipion chauffent à ([ue cliaque manifeslalion soit séparée de la précédente cl de la suivante par des centaines dannées, en réalité le temps n'existe pas pour Dieu, et des changements se précipitent en l'espace de moins d'un clin d leil. UNlTi: II. PORTE 16 115 PoHTi: ir» Dans rexj)licnlioii de ceci (/ue le Parudis est vrai. Le résumé de cette porte est que : Jusqu'à aujourd'hui, personne autre que le spectacle que Dieu a fixé i)our lui-même n'a compris ni le Paradis, ni le feu. Tout ce qui se rapporte à la mention de Paradis est dans ce monde qui est la source de tous les mondes et la fin de tous les mondes. Et tous ces mondes aboutissent k l'arch de la vérité qui n'est autre que le premier resplendissement de son rayonnement ainsi que cela est mentionné dans la prière Arafa' « : mon Dieu! Dans fa miséricorde tu t'es fixé sur rarch et Varch s'est cachée dans ton essence, pendant que tous les mondes sont cachés dans ton arch'-. » Dans le Qoi'an, pour les gens du Béyân, le spectacle il()iUô Priniilivc. UMÏÉ 11, PORTE 16 121 A l'ombre de chaque porte des portes du Paradis, il s avait, il y a des portes sans fin. Ainsi chaque personne qui est venu dans l'aniilié d'une des portes du Paradis est en elle-même, un Paradis, pour elle-même et dans son rang. Et sans fin ce secret était manifeste et coule (de tous côtés). Aujourd'hui, tout ce qu'on peut imaginer de jouis- sances est dans ce (mon) Paradis, et toutes les jouissances ont été coupées du Paradis d'auparavant. Ainsi, au mo- ment même de la manifestation du Prophète de Dieu toutes les allégresses furent coupées du Paradis de l'Evan- gile, car tous les Paradis sont dans l'Unité de Dieu, dans sa connaissance, contentement et l'obéissance au son spectacle de son ordre. Quand un individu a été séparé de cela', quelParadis peut-il y avoir pour lui, même si durant sa vie il jouit du summum des jouissances possibles, car, à la fin, il retourne au feu du néant. Si dans l'être même des gens de l'Evangile il y a un signe de Dieu, qui est le summum de l'allégresse, cela était au moment de la mani- festation de Jésus mais aujourd'hui ce signe a été enlevé : et eux s'imaginent qu'il subsiste, c'est pourquoi ils ont patienté jusqu'à aujoui'dhui. C'est ainsi que toutes les lettres de l'Evangile, si elles étaient convaincues que la manifestation du Prophète de Dieu était cette même mani- festation de Jésus, mais dans un rang plus noble, pas une seule d'entre elles ne fut restée dans l'Evangile. Il en est de même après le Qoran. Si aujourd'hui ils pensent être dans l'allégresse, cela n'a aucune vérité, car, si, en toute vérité, quelqu'un agit pour Dieu et pense être dans l'allé- gresse auprès de Dieu (par ce fait), en réalité il a agi pour autre que pour Dieu. Ils sont donc restés dans la même imagination que les gens de l'Evangile. Car le miroir de •1. Unité de Dieu, connaissance, etc. 122 SKYVÈD ALI MOHAMMIiD DIT LE BAB Dieu s'esl levé dans un autre Paradis, c'est pourquoi toutes les alléf,n'esses se sont détachées (de ce Paradis-là), si ce n'est pour celui qui connaît Dieu unique, et croil en lui. qui connaît son ténioi<;na<;e et croit en lui, qui connaît ce qu'il a lait descendre en son livre et croit en lui. C'est ainsi que les gens du Paradis sont dans l'allégresse dans ce Paradis, et jusqu'au début de la manifestation de Celui ([ue Dieu doit manifester. J'en jure par l'éternelle essence de Dieu! pour eux, au moment de sa manifestation, aucun paradis n'est plus élevé que la foi en lui et l'obéissance à lui. Va toutes les allégresses se sépareront des gens du Béyân. Heureux celui qui entre dans Vombre de Celui (/ue Dieu doit manifester, et jouit de sa mention, car il sub- siste en Dieu jusqu'à la nouvelle manifestation. Et Sf, dans celle nouvelle manifestation, il donne sa foi au spec- tacle de cette manifestation, il aura compris, une seconde fois, après la première. Il n'y aura pas de fin pour sa subsistance {en Dieu) qui ne se terminera pas. S'il reste dans une de ces manifestations sans donner sa foi, la joie et l'alléqresse se séparent de lui au moment de ce spectacle de la manifestation. Je lègue aux gens du Béyân. si au moment de la manifestation de Celui que Dieu doit mani- fester, tous se tournent vers ce Paradis élevé et cette con- templation sublime, ces paroles « Heureux soi/ez-i'ous I : Heureux soyez-vous ! » Sinon, si vous entendez dire qu'une manifestation s'est produite avec des versets (semblables à ceux) d'aupara- vant, et cela au nombre de Dieu (c'est-à-dire en 1511)' en- trez-y tous. S'il ne s'est pas manifesté à cette époque, cela aura lieu après ?()()/. Si alors vous entendez dire que le point s'est manifesté, et si t^us vous n'êtes pas convain- I. .le ne sais comiiiciit les Bélialiis cxi>lu[nciU ce passage ni sils l'r\|)li([iicnl. UNiTK II, poRTi: 16 123 eus, ayez pilié de vous-mêmes! Tous, tous, courez vous réfugier à loiubre de ce Point dans lequel vous êtes entrés (déjà). Si vous entendez dire qu'un personnage s'est mani- festé avec des versets et que les savants de cette époque l'ont reconnu, et je ne parle pas des savants célèbres, mais bien des minutieux et subtils, non pas comme ceux de ce temps qui sont restés dans l'obscurité, je parle, dis-je, des minutieux, de ceux qui ont l'œil perspicace, même s'ils sont revêtus des vêtements de la pauvreté et de humilité.1 Ce sont ceux-là qui, en vérité, ont pénétré les premiers dans le Paradis et y ont revêtu les vêtements de soie. Quant aux autres ils sont restés dans l'ordre d'auparavant. — N'hésitez pas alors! entrez à son ombre, car c'est Lui. le Premier et le Dernier, c'est Lui, l'Apparent et le Caché. Et si vous n'avez pas entendu qu'une manilestation de ce genre se soit manifestée alors gémissez et priez, afin que le ). bienfait de Dieu ne se sépare pasdevous jusqu'à 2.001 ans. Si vous entendez dii'e d'ici à 2.001 ans que s'est mani- festé Celui qui esl mon ami el le vôtre, Celui qui est mon Seigneur et le voire, alors n hésitez pas, ne fût-ce que Vespace d'un souffle: entrez tous dans l'ordre de Dieu el ne dites pas « pourquoi? » ni comment? » Ceci est le >( plus haut des ordres que je vous donne. Par ce que je vous permets, je vous délivre du feu de l'éloignement de Dieu. gens du Béyân, soyez tous parmi ceux qui remercient! Que si quelqu'un (d'entre vous) hésite l'espace d'un souille après 2.001 années, sans aucun doute, il n'est pas dans la religion du Béyân et est entré dans le feu, à moins que dans cet espace de temps, la manifestation de Dieu ne soit pas manifestée : alors tous ont le devoir de pleurer et de frémir*. 1. Comme le font aiijoiirdliiii nicoro les musulmans qui réclament la manifestation de l'imam Meluli. 124 SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB Ce n'est pas que vous soyez comme les juifs qui atlendent la venue de Jésus, ni comme les chrétiens av. attendent celle de Mohammed, ni comme les musulmans qui attendent /e Q^tém. Mon cœur ne sera pas satisfait si un seul individu reste dans le liéyân quand on aura annoncé que le Point du Bévân est revenu à la vie de ce monde. J'en jure par Celui que Dieu doit manifester —et il n'y avait pas, il n'y a pas dans la science de Dieu de plus grand serment que celui-là — s'ilqu'un se manifeste et seul individu reste dans le Béyân, tout le châtiment du Béyàn est pour lui en double. Car aujourd'hui, les châli- ments qoraniques sont doublés pour ceux qui ne sont pas entrés dans le Béyàn; et il en est de même pour les châti- ments de l'Evangile, pour ceux qui ne sont pas rentrés dans le Qoran. Ils ont aussi, ceux-là, à subir le double des châtiments du Qoran. S'il se rencontre un pareil personuaye ' jamais, au grand jamais, il n'est entré dans le Béyân, ni à l'ombre de l'arbre du maître des sept lettres. Si, par exemple, une lettre du Qoran reste (dans le Qoranj sans entrer dans le Béyân, en réalité elle n'était pas entrée dans le Qoran, et ne s'est pas reposée à l'ombre de arbre mohammédique, car sans cela il n'eut pas gau- chi de sa manifestation plus noble, à sa fin. On en peut dire autant pour l'Evangile si un individu eut réellement : cru a Jésus il eût certainement cru à Mohammed. Le fait même qu'il n'a pas cru en lui démontre péremptoirement qu il ne croyait ni à Jésus, ni à l'Evangile. Ainsi si aujourd'hui quelqu'un examine les hadis rela- tils à Fitné » et « Emtéhan^ » il .< pourra voir y combien J. Qui ne croie pas à Celui que Dieu doit manifester -'. Fitné, les discordes, les f^uerres civiles qui se doivent allumer lors de 1 apparition de limam Mehdi; Emtéhan lépreuvc du jour ul ce Dieu ne le sait. Dieu a on i/ trouve que les hommes désirent de son bienfait, el l vues, qu aucune oreille des choses quun œil n'a Jamais recelées dansL n'ajamais entendues el qui n'ont été ciel étaient de eue e. cœur de personne. Si les mers du des plumes, et s. chaque e re étaient toutes les choses si arriver a |;-M>-;; - étaitun écrivain, on ne pourrait après la mort, ht le enin aucune des choses du Paradis . que celui de ce aradis que de cfparadis est le même S. dans cette la vie de l'esclave. nous avons expliqué pour de D.eu Paradis de la mau.festat.ou v-e 1 est entré^dals le Paradis de l'autre vie âpre. ... entrera aussi dans le le feu .mmed.aten>enl. mort; sinon il entrera dans contre ce feu. Je me réfuqie en Dieu ,/,,.. Paradis que Dieu, que Dieu seu^.Je < /e nevoh dans ce Allusion aux maîtres du Chciklùsme. 1. 126 SEYYÈD ALI MOIIAMMKD DIT LK ItAIi plus vils des de^a-és de l'eafer. Réfugiez-vous doue en Dieu, et saisissez fortement la corde du Point du Béyân h son début et h sa lin, car c'est lui qui est le riche qui n'a pas besoin que quelqu'un croie en lui ou entre dans son Paradis. Si tous n'y vont pas, ils vont dans le feu, sinon ce sont eux-mêmes qui jouissent du bénéfice du Paradis C'est pourquoi si quelqu'un -uide quelqu'un, cela vaut mieux pour lui que d'être possesseur de tout ce qu'il y a sur la terre car si il a guidé cette personne : jusqu'à "ce qu'elle se repose a 1 ombre de l'arbre de l'Unité, la miséricorde de Dieu descend sur tous les deux et la possession de lout ce qui est sur la terre nous quitte moment de la mort au La route de cette action de guider est toute de bonté et d amour et non de violence et de force. Celait là la route de Dieu d auparavant, c'est celle d'après. Il fait entrer qui il veut dans sa miséricorde. C'est lui Vaimé le bien- faisant. Aucun Paradis n est plus grand pour personne que ceci que, au moment de la manifestation de Dieu, il le com- prenne, qu'il écoute ses versets et qu'il donne sa foi et bénéficie de sa contemplation qui est la contemplation de Uieu, qu il voyage dans son consentement qui est une mer qui enveloppe sou Paradis, et devienneainsi un de ceux qui sont dans 1allégresse au haut du Paradis de son Unité. Gloire a Dieu! de ce qu'aujourd'hui tous sont dans l'igno- rance de ce Paradis de ce I qu'ils jouissent de ce qui^ au moment de leur mort se sépare d^eux et les précipite dans e feu parce qu ils restent dans l'ignorance de ce pourquoi Ils ont ete crées! Plût au ciel qu'ils fussent dans l'igno- rance et «entrassent pas dans l'opposition ! Plût au ciel cju ,1s fussent dans l'opposition mais ne fissent pas à ren- contre de 1 arbre delà vérité ce qui est indigne de Im ' Tous cm.ent à Lui, et ils l'ont emprisonné sur une mon- tagne! fous sont par Lui dans l'allégresse, et ils l'ont aban- LNITÉ II, PORTE 16 12" donné lout seul Aucun feu n'esl plus Jinlenl |)Our ccuv c|ui ont agi ainsi que leurs œuvres mêmes de même, pour len; croyants, aucun Paradis n'est plus haut que leur loi même. // n'ij pas de dieu, .s/ ce n'est ce Dieu i/ui esf le I)icu ihi Paradis, le Seigneur du Paradis, le Maître du l'urndts, le Roi du Paradis, le Sultan! Ce qui est dans le Paradis n'y subsiste que sur l'ordre de Dieu, et ce Dieu n'a pa» besoin de ce qui est dans le Paradis, ni sur le Paradis. Ceux qui jouissent de la rue de Dieu, au nmnient de la n^anifestation de Dieu, qui en jouissent encore quand tl est caché, par cette route qu'ils ne connaissent pas, tous ceux-là sont dans le Paradis, et en tout état exaltent Dieu, avant tout état, et après tout état. Ils y (fl<,ri/ienl rUnité de Dieu qui est leur Seirjneur, par la mention qu'ils en font dans chaque rancj, avant chaque ranij et après chaque rang. Jamais personne n'entrera dans ce Paradis sans dire, de la part de son Dieu : Kn véril<- moi je suis Dieu! il n'y a pas d'autre dieu que moi. le l'aimé! En vérité il n'i/ a pas d'autre dieu que nwi chéri, qui embrasse toutes choses et subsiste par moi-même. En vérité, je suis Dieu, il n'y a pas d'autre dieu que moi qui suis ie' Seigneur et le possesseur. En vérité! je suis Dieu et il n'y a pas d'autre dieu que moi qui suis la vénlé et jouis d'un ranq suprême. En vérité! Je suis Dieu! et il n'y a pas d'autre dieu que moi le Seigneur de toutes choses, le maître du siège élevé! >> Toute chose retourne forme humaine, ([ue ce sml à la femme. Si homme est dans le Paradis, tout homme ou cet est dans le Paradis, même si c est une ce qui lui appartient mention. Car tout ce sur chose qui ne soit pas digne de la Volonté a la forme même de cette ..lonle quoi rayonne Volonlé, rcnéchil la forme 1. Tout ce sur quoi rayonne la même de cette Volonté. 128 SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB suivant sa mesure si cette furme en est enlevée avec le : rayonnement, alors ne i^este plus dans son cœur que la forme humaine. Et c'est pourquoi toutes choses demandent à Dieu d'appartenir à un croyant et non pas à un non croyant, car le Paradis d'une chose consiste en ceci qu'elle soit en relation avec Dieu ce qui est en relation avec un : croyant est en relation avec Dieu. Si cette chose retourne à un non croyant, elle est tout entière dans le feu et dans les rangs du feu, même si c'est une chose bonne au dernier degré. Ainsi cette pièce (dans laquelle je me trouve), qui n'a ni portes ni limites précises, est aujourd'hui la plus haute des pièces du Par.ulis, car l'arbre de vérité y habite. On dii-ait que tous les atomes de cette chambre chantent tous par la voix qui dit: « En vérilé! je suis Dieu! il n'y a pas (l autre dieu que moi, le Seigneur de toutes choses. » Et ils le chantent par-dessus de toutes les pièces de la terre, même par-dessus celles qui sont ornées de glaces ou d'ornements d'or'. Si cependant l'arbre de vérité réside dans une de ces pièces ornées, alors les atomes de ces miroirs chantent 'cette phrase), ainsi que le faisaient et le font les atomes des miroirs du Palais Sadri, car à l'époque des jours de sad- Il y demeurait. El pour aucune chose il n'y a d'ordre qui ne retourne à ce personnage. C'est pourquoi, chaque endroit que les gens du Paradis choisissent pour y habiter devient digne de toutes les louanges possibles dans les possibilités. Ceux qui re- gardent du côté de la vérité voient cela. Par exemple aucun endroit n'était plus vil à cette époque que l'endroit où eut 1. La poussière qui compose Lt chambre où je me trouve, si misérable soit cette tlcruièrc, est supérieure à la poussière qui compose le palais des Princes. 2. A l'époque où le Bàb était à Isfahan, UNITÉ II, PORTf-: 16 129 lieu lemarlyrde la cinquième parole; mais, cdimiR' il «-lait du Paradis, il s'est manifesté à son ombre an plus haut dei,n-é des possibilités. Si un homme au re^Mrd pénétrant y eût regardé ce jour-là, il eût vu qu'il était dipne que les murs de cet endroit fussent faits en rubis et non pas en or. Et si cela ne s'est pas fait, c'est à cause de l'impuissance où se sont trouvés les hommes (à le faire), et non à cau.se de l'indignité de cette terre, car celte terre était digne. Il en est également ainsi pour la terre sur laquelle se trouvait ce jour-là l'arbre (Yézid) opposé à cet arbre. Il n'y en avait pas de plus haute à cette époque', et cepen- dant les gens d'intelligence y voyaient dès ce jour-là le néant; il semble que dès ce jour ils la considérassent comme rien. Et il se trouve aujourd'hui cju'il ne reste ni signe, ni marque, de celui qui s'est assis en cet endroit, non plus que de cet endroit lui-même. C'est ainsi que Dieu anéanlil la nè(jation el élève l'af- firmation sur son ordre, car il est puissant sur foutes choses. Si le contraire (de ce que nous voyons actuellement i se manifestait, si le siège de l'arbre de vérité était la plus haute des terres'*, il n'y a pas de doute qu'éternellement il s'élèverait dans l'élévation. Et si l'arbre de négation était le plus vil des points de la terre, il s'enfoncerait dans une descente continue. Cardiaque chose retourne à l'homme et l'homme retourne à Dieu, dans le Paradis, s'il croit à Celui que Dieu doit manifester; el à autre que Dieu, dans le feu, s'il ny croit pas. Quiconque obéit à mon ordre en ce qui concerne les 2.00 1 années entrera dans le Paradis. Il n'y a pas d'échappatoire aux regards de Dieu! En vérité, Dieu est puissant sur toutes choses. 1. Aux yeux des hommes. 2. Aux yeux des hommes. 130 SEYVÈD ALI MOHAMMED DIT Li: HAÏ! Porte 17 Dans l'explication de ceci que le feu est vrai. Le résumé de celte porte est que : Il y avait et il y a pour le feu des rangs à l'infini. L'es- sence de ces essences' est Tabsence de la connaissance de Dieu, Dans chaque manifestation, il se manifeste par le manque de cette connaissance (de Dieu) dans l'être qui est manifesté dans cette manifestation^. Il appelle les hommes dans chaque langue dans laquelle il a été suscité (en disant) « // n'y a pas de dieu, si ce n'est Dieu, en : vérité, en vérité I II ny a pas de dieu, si ce n'est Dieu, en vérité, en vérité, en vérité! Il ny a pas de dieu, si ce n'est Dieu, en vérité, en vérité, en vérité, en vérité! Il n'y a pas de dieu, si ce nest Dieu, en vérité, en vérité, en vérité, en vérité, en vérité! » Car l'essence de toute chose que Dieu n'aime pas retourne à la négation, et tout ce que Dieu aime retourne à l'assentiment. Et cela ne se manifeste que par ce que n'aime pas le Point de Vérité, dans toutes les manifesta- tions, ou par ce qu'il aime. Cette essence est, dans le Qoran, le premier cœur, et le premier cœur également dans le Béyàn, qui, au moment oîi il entendit dire que l'Arbre de la Vérité s'était mani- festé, vit son cœur s'anéantir dans le feu de l'hésitation ou du reniement; même si ce cœur était auparavant dans le Paradis, car alors il disait « // n'y a pas de dieu, si ce : 1. La vérité des diverses vérités du feu. 2. Première parole de négation. UNITÉ II, PORTF 17 131 nest Dieu, Mohammed est son Prophète, Ali est i.tmi de Dieu, les imams sont les témoins de Dieu, et les purtvs, des guides, en même temps que des témoins de Dieu. » Il croyait vrai ce que Dieu a fail descendre dans le Qoran, mais au moment même où il a manileslé son i{,'no- rance, ou son incurie, ou son recul, ou sa né|,'alion, ou son reniement, il est devenu xain, ainsi que tout ce qui était en lui de versets vrais, de connaissance de Dieu, de con- naissance du Prophète_, des imams el des portes, ainsi ([ue son affirmation que tout ce qui était vrai dans l'islam pro- vient de Dieu, Car tout cela s'est levé de l'Arbre de la \'érité, et cet arbre s'est manifesté par lui-mênje et ses fruits sont des fruits d'auparavant. Et du moment même qu'il s'est manifesté et que personne ne la acccj)té. il sem- blerait qu'on ne lait pas accepté dans la première de ses manifestations; car celle manifestation-ci est la manifesta- tion de l'autre vie par lui' et est plus grande que la pré- cédente. C'est pourquoi tous ceux qui résident dans le Paradis d'auparavant deviennent les habitants des endroits les plus vils du feu; car celui qui est lorifjine du feu, dans sa déviation a été séparé de Dieu; et peut-élrt' n'a-l-oii pas entendu parler jusqu'à aujourd'hui d'une L-i>u]>ure comme celle-là. S'imafjinant qu'aux yeux de quelqu'un, il peut être la vérité, il lui recommande toutes les alFaircH, et cependant ce second est le premier de la manifestation précédente; mais comme, en réalité, il est descendu dans la terre de son éloignement, cela ne lui donne aucun fruit. Car s'il était sincère, il n'eût pas hésité au moment de la manifestation de Celui qui crée la vérité, et il ne fut pas resté dans l'ignorance de la vue de Dieu. Au début de la manifestation du Point du Béyân tout ce 1. Eu l'espèce pour Mohammed, mais il en csl ainsi pour Ions les Prophètes. 132 SEYVKD AU MOHAMMED DIT LE LAB qui était bien dans la science de Dieu a été créé avec le premier qui crut en lui tout ce qui était : autre que bien a ete créé par le premier qui a nié. Depuis le jour de la création de toutes choses, jusqu'au début de la manifes- tation (de Celui que Dieu doit manifester,) l'Essence des essences du Paradis est la première porte, et l'essence des essences de tout le feu est le premier qui a nié. Et Dieu a voulu faire de ce dernier un crovant et lui a témoi-né la perfection de sa bienveillance il lui a :envoyé de« lettres multipliées et des envoyés nombreux', mais il est resté Ignorant à cause de ce qui ne pouvait lui être d'aucune ulihte, et il a revêtu la première chemise de feu. Actuellement aucun Paradis n'est plus haut dans la science de Dieu que le Point du B dans le Béyân et aucun feu n'est plus ardent que le point de feu sous' les cieux. Ainsi tout ce qui retourne à lui, de chaque chose est des choses qui sont entrées dans le feu; et, tout ce qui retourne à l'autre, de chaque chose, est des choses qui sont entrées dans le Paradis. Ainsi, auparavant, tout ce qui retourne au Prophète de Dieu était entré dans le Paradis et tout ce qui retourne au premier qui ne crut pas en lui, retourne au feu. Les degrés de ce feu sont à l'infini, mais le nombre des portes s'arrête à 19. Sinon personne autre que Dieu ne con- naît le nombre des por/es. Cardiaque négation, prise de la porte du feu, est elle-même, suivant sa mesure, une porte de feu, et chaque porte, prise de la porte du Paradis est une porte du Paradis,suivant sa mesure quoique tout ; ce qui est dans le feu retourne à la première porte, et tout ce qui dans la lumière retourne à la première porte loutes deux adorent Dieu, toutes deux se prosternent 1 exaltent, le louangent et l'unifient; mais l'un l'unifié 1. Il doit s'agir, semble-l-il, de Iladji Mirza Aghaci. UNITÉ llj PORTE 17 133 dans la manifestalion de l'autre vie', et l'autre dans la manifestation de ce bas monde, qui est rantériorilé de cette manifestation-ci et l'autre vie de la nianifeslalion précédente-. C'est pourquoi l'un devient mensonger, l'autre confirmé, l'un devient feu, l'autre deviciil luinicrc, l'un néant, l'autre subsistant, l'un vil, l'autre chéri, l'un pauvre, l'autre riche, et le pauvre l'est au point que sa mention ne subsiï^te plus, même auprès de lui-même. Tous, aujourd'hui, lui disent « Il ny p.is de dieu, si ce : n'est Dieu; » mais ceux qui le disent dans le Béyân le disent dans un raïuj aimé de Dieu ; et ceux qui le disent dans le Qoran le disent dans un rang qui, désormais, dé- plaît à Dieu. Il en était de même auparavant. Quiconque était dans l'Evangile était forcément unitaire, mais au moment de la manifestation du Qoniff, '• P'u^ •'" Hieu du monde d'être par l'unification de Mohammed Pmpht-le de I)i-ti unifié et non plus par l'Unification de Jésus. Quiconque obéit h d'un ange vient habiter en lui, la religion de Dieu, l'esprit esprit en dépôt : si ce n'est celui en qui Dieu avait mis cet obéi, la lettre alors celui-ci sort. Quiconque n'y a pas chine'' se fixe à en lui. si ce n'est celui en qui demeure l'esprit du chine en dépôt, car alors il sort de lui'. était après que Car tous deux adorent Dieu. C'est pourquoi pas prosterné, il a agi avec toutes le premier chine ne s'est cesl-à-dirc dans celle mani- 1. De l'autre vie de Mohammed, lunilienl, mais les ^"""^^LerOoraïus, les Béyânis adorent Dieu et manifestation du Hcyân qn. est la mam- Béyànis lunineut daus la tandis que les '"»; festation de l'autre vie de Mohammed du B<:>an, en semence, la première vie^';'''J";^ fient dans le Qoran qui est la ainsi de suite. même temps que l'autre vie des Evangiles et 3. Et qui ne croit pas. 4. Abréviation de Chéïtan, le démon. 5. Et qui croit. 134 SEYYÈD ALI .MOHAMMED DIT LE HAB ses conditions', ainsi que sa parole- est renfermée dans les hadis. Et cette parole, à l'époque de Mohammed, était celle-ci :« Pardonnez-moi, ô Prophète de Dieu, de ce que je n'affirme pas le vélayel de l'Emir des croyants. » Et la réponse de Dieu, à cette époque, est la réponse du Pro- phète de Dieu qui est conforme à la parole de Dieu « Je : désire agir suivant ma volonté, non suivant la tienne. » Ce qui veut dire « J'aime à être obéi dans les ordres que je : veux, moi, et non dans ceux que tu veux, toi! » Or cette parole est manifeste dans le Béyân. Le premier qui y a cru est l'essence du Paradis, et le premier qui s'est détourné est l'essence du feu. Tous les rangs bons abou- tissent à lui et tous les rangs non bons à l'auti'e. Dans le Qoran, Dieu donne cette parole, comme un con- seil à tous: «Ne soyez pas les premiers qui seront infidèles au Qaèm de la famille de Mohammed. » Or moi, je con- seille à tous « Soyez les premiers qui croiront à Celui : que Dieu doit manifester, au jour du jugement, afin que vous soyez la source de tous les biens dans le livre de Dieu. En vérité, ceci est un immense bienfait pour le pre- mier croyant. Craignez d'être ignorant de Celui que Dieu doit manifester dans le premier degré^, de façon à devenir la source de tout ce qui nesl pas bon; car, en vérité, c'est là un châtiment terrible! » Si un homme perspicace regarde, il verra que tout le bien qui se manifeste dans le Béyàn retourne au premier qui a dit « Oui, » et qui a cru au Point de "N'érité. Il est : la première créature parmi les « élliyines. » Tous les rangs non bons retournent au premier qui a dit « non, » et c'est lui le Feu qui n'a pas de supérieur 1. D'esprit dcnioniaquc. 2. Voir VII, 11. 3. D'élre le premier ignorant. LMTÉ U, POBTI: r plu» olcvc dans le Béviiu. El cu-l lui .lauliv le Paradis le «le Celui que Dieu clans le Bcyân, jusqu'h la manifcslalion que les :,.•...,.. i.i.-iir. doit manilesler. Kl c'est ainsi apportent des ar^^umeuts. «•' Le feu n'est devenu feu que paire qu'il no terne devant Dieu, laimé, et celle senlence n'e>i sur lui que par son manque de f..i dans le Toint ilu 1. prétend certes pas ùtre feu. • m en lui- •< Et il ne (peul-ùlrc, dit-il.) que c'est pour iJicu ni devant les autres; "^""C'e't'ainsi, par exemple, que, par excès de prccaulion cause du .loute qm l a .a.«. » dans sa propre maison, à ablulions^ ou bien ne fait pas vœu de ne fait pas ses au sujc-t des .nosquro- de ieûne^ ou bien saisi d'un doute une prière dans une nw.squee . .a patrie, il n'a pas dit aux yeux de Dieu et n esl que de» rang. tout cela est vain sa pen^cqu TL.Carenfin.il naissait a.nsi dans signe qui est en lu. Eh Imn s^ pour Dieu et pour ce rayonné de la mani e in- ïZe est exactement celui qui acommencement qui e«l la son lion du Point du Bévàn à e avait su que ce ..g m n estation du Poi^.t duQoran. S'il laissé pénétrer en son .-ur "t:!rcemème si.ne^il n'eût pas son bassin. 1. Sur la pureté de leau de 2. Avec leau de ce bassin. .le jeûner 3. Pour les musulmans f-^^/H"-: '-, U j ^^^ l fa,.! iuc pendant le ramazan,'. P-^;, «^^.^ :' ^ : ,, ...ème r»,.,x>rU cl lui pensée se reporte constamment ' <^' ;-' , vont jusqu'à con- . \„j, agréée pai U eu, lune de ces prières soit prononcées dans des mosquées souillée.. ^ Bàb était Mohammed. ^ Ou que le 136 SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BA» une pensée contre lui. Il Ta su. cependant, car le Point s'est encore numifesté avec ce avec quoi il s'était d'abord ma- nifesté, et ce sont les versets de Dieu. Et il Ta vu, car du Point du Qoran, aujourd'hui, rien n'est manifeste que ses versets. Donc, du moment qu'il a entendu les versets de Dieu et ne s'est pas prosterné, du moment qu'il n'a pas aflîrmé la divinité de son Seigneur, ce qui avait été mis en sa nature s'est manifesté en ses œuvres, et il a revêtu la chemise de la première porte de feu. Je me réfugie en Dieu contre ce feu. Celui qui croit en Dieu ne laisse aucune route vers lui à la lettre de feu. En vérité, Dieu garde ceux qui croient en lui. Toute personne qui s'est mise en opposition avec une des portes du Paradis cjoranique devient la Porte univer- selle du feu, et les autres rangs ressusciteront à son ombre et tous retournei'ont au premier cœur qui est l'essence de la négation. Et tout le bien et tous ses rangs retourneront au point du Qoran dont le cœur est l'essence des essences de l'àfTirmation. Ce que le feu aime par-dessus tout, c'est cette chose même dont il est resté ignorant, et ce qu'il déteste le plus, c'est lui-même, car c'est par lui-même qu'il est resté dans l'ignorance. Par exemple, dans le Qoran, ce que l'assassin de la cinquième* lettre préférait était cette cinquième lettre clle-mênie- qui disait Allahou Ekber; et cependant il arriva ce qui arriva. Mais si cet assassin avait su que cette cinquième lettre était le spec- tacle de la glorification de Dieu, il se fût, ce jour-là, prosterné devant lui (au lieu de le tuer), et il n'eût pas permis à une pensée d'hostilité (contre lui) de se glisser dans son cœur. La plus détestable des choses^ était lui- 1. L'imâm Housseïn. ~. C'est-à-dire la ^'é^itc. 3. Pour cet assassin. LMTÉ II, Fouri: 17 137 son sujet que Oicu a fait dcccndrr même», car c'est à Je ne lui pardonnerai dans tous ses livres cette parole : • jamais. » r i première parole de feu dan» le , i i Il en est ainsi pour la Béyân. S'il a compris les paroles d'un savant qui «s con.l- dère comme en rapport ave.- les gens de la maison» el — sont exécuteurs testamentaire. maison les ces gens de la relations avec Dieu. - du Prophète, et le Prophète est en lui-même, et est chéri de tous; qu en il s'enorgueillit en il la parole de celui qm - serail-il donc (s'il comprenait) de la Divinité ab-.. spectacle le Prophélisme qui est le entrer en son cœur la pen- n'eut pas laissé lue? Certes, il sée d'une hostilité contre lui . pour lui; c est pourquoi .1 .... . ;i Nuit et jour, il se prosterne et ne connaît P--^^ '--•';;;;; est resté dlns l'ignorance chemise de rinimilie de toutes --J";^;^' M"' Il a revêtu la est entré en inimitié avec Moham- e - : résident, et sont mentionnées à lombre de la l*orl. verselle et à l'ombre de celui »|ui est à -ion ombre. / réfugie en Dieu contre les lellrex nnlres que le* d'assenliment, dans lout état, avant lotit étal, c»ndii état. Je me confie A Dien, dans chaque toute condition, après toute condition. du Paradis Par exemple, suppose que la Première Porte suppose que la première porte de feu sml soit un point : point. Vois alors, jusqu'à la mani- celui qui s'oppose à ce Celui que Dieu doit manifester. eau de la 1 fe'^tation de arbres de néKalion. négation anéantie dans les veines des et l'eau de "l'assentiment coulant, confirmée, dans les veines des arbres de rassenliment, jusrjuà ce que sanèanUstel» Bé,/àn il ne sml plus fait néqation im point que dans le lirres yd hnintre), cl mention d'elle si ce n'est dans les dételle snrie que insquàce que lassenlimenl se confirme relation qu. les un,ta lu.. tous s enorgueillissent de la Dieu changera en lumière par relui que Combien de feu par ce même per«o.. ....... Dieu doit manifester et cond)ien. il chan"era de lumière en ieu '. le chi.V.v 15U, et <,,.. ,....- S'I se manifeste dan, seul ne reslora da,.. le (dans sa religion), pas nn entrent m>i. et qu alors lou Ln s'i faut attendre jusqu'à tous dévoua,.. entrent, pas un seul ne restera dans le feu ; doit nn.n,- "'uS ZJZe:% bienfaU Celui que l.icu plus haut, et don plus subl.me I, le le teste car e bienfa.t le conune dans lo.autr.s c e t au ne reste pas de traînards i dc« les leltros de llivaugilo : leutZ Par exemple, sont onç-^^» ' au r s ivres descendent de Dieu, et ils î" venir et dont le nom est Ahm. d. ente deCelui qu. doU 140 SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB S'il ne se manifeste pas jusqu'à ces deux noms (1511 et 2001), forcément il se manifestera; il ne peut y échapper. Et vraiment je vois sa manifestation comme je vois ce soleil au milieu des cieux, et le coucher de tous (toutes les relii^ions'icomme les étoiles delà nuit quand vient le jour. Et je parle (de cette disparition) au point de vue de la foi et de la vérité, et non au point de vue matériel et contingent. On peut penser qu'il en sera comme aujourd'hui et dire : « Cesl Lui, votre Seigneur! (Tesl pour Lui la création et Vordre. Il n'y npasd'aulrc dieu que Lui, Vélevé, le grand! » Quoique les décisions de Dieu soient diverses dans chaque état, dans le Béyân, il n'y a aucune mention qui ne soit la mention (de Celui que Dieu doit manifester). Il se peut qu'au moment de sa manifestation il ne soit tour- menté par la vue d'aucun souci de la part des croyants, qui croyaient en lui à l'époque même où il était invisible, et qui l'attendent tous. Et certes je remets l'ordre de Celui que Dieu doit manifester aux mains de Dieu. Car en vérité. Dieu est le meilleur des amis, le meilleur des aides. C'est lui le meilleur mandataire et le meilleur de ceux qui raffermissent. C'est lui qui suffi à toutes choses, de toutes choses, et rien ne suffît contre lui, car rien, sans la foi en lui, ne sert de rien; et rien, avec la foi en lui, ne peut produire de tristesse. Car en vérité! Dieu vous suffît .fur chaque chose, et rien ne vous suffît contre Dieu, votre Seigneur. Et rien ne peut suffire sur quoi que ce soit dans les cieux, sur la terre, et ce qui est entre, si ce n'est à celui qui cherche sa suffisance en Dieu. En vérité Dieu est savant, suffisant, puissant. Tout ce qui vient d'être dit là, l'est en ce qui concerne le moment de la \ie de l'esclave. Car après la mort, aucun cœur n'a la puissance de laisser pénétrer en soi-même quoique ce soit. Je me réfugie en Dieu contre tout ce à quoi s'attache la mention du feu. Et celte chose sur XSHirt II, POBTE 17 Ut laquelle uieulion du feu i-r*t la circoof-Jrence qui est la tourne autour de son cenlre le feu dan» chaque mini- feslalion. Aujourd'hui, dans la manifestation du lU-vân. il e«l clairqu'au moment où l'csi lave entre sur une terre dont h- possesseur est la lumière, il entre dans le l'nradi». Si au contraire il entre sur une terre qui dépend du feu. si c'c*t entre «l.in» par amour du feu qu'il entre en celte terre, il le feu à l'instant même, à moins qu'il n'ait désiré le feu dans la pensée Dieu. Alors il faut qu'il (qu'il désirait, réclame de Dieu le châtiment de ce feu. possibdilé. Vraiment il semble que Ton puisse voir les lesquelles les croyants en Dieu n'entrent pn>. du feu dans dans lesquelles mêmes les principes du feu n'entrent p.i.. s'y réfu-ient croyant se réfugier en et, s'ils y entrent, ils Dieu). ., , . . do.l manifcnter Le point du Bévân et Celui que Dieu doivent permettre aux croyants en eux et aux témom!. de nécessité d'être utdc a un la vérité que. s'ils voient la porter secours < Sinon va ;• CoulT.- lui c'rovant (ils aillent . qui était Mxée pour le feu '. - et re<-ardes-y la place promesses de Dieu sont sincères et un Dieu Dis • « Les jusqu'à ce qu'il n'en reste plu- pareil 'anéantit la négation surface de la terre. Alors rcKard.- trace, même sur la .. et dis Les promesse, de heu l'endroit de la lumière^ : .. pareil infirme l assenUmnU p.r sont sincères. In Dieu En rrritê! Dieu est savant et pn.s.^ant. son ordre. Z.a.l «»"' '""* Lcndroil où se trouva.l ll,n 1. ;"--;;• •;,^'' ,ccour.. sina ce dernier sans que personne vint ù son i. Kcrbéla. 142 SEYYÈD ALI MOHAMMLD DIT LE BAB Porte 18 Dans VexpUcation de ceci que l'heure viendra, jI n'y a point de doute là-dessus^. Le résumé de cette porte est que : Dans chaque manifestation de la Volonté; l'heure, dans sa vérité première, est cette Volonté même. Cette accep- tion descend de degré en degré, jusqu'à ce point que, si cette volonté applique ce mot à la mention de chaque vérité qui est en rapport avec elle el qui vient d'elle, dans cette manifestation, cela est vrai. Sinon la chose n'est pas digne qu'on lui applique cette appellation. Gela va jus- qu'au point que, si dans sa manifestation, on mentionne auprès de quelqu'un une nouvelle comme venant de Lui, cette nouvelle est digne qu'on dise à son sujet l'heure viendra, il n'y a point de doute là-dessus car elle démontre sa sublimité. Aujourd'hui, l'heure est l'être même du Béyân, qui vient vers les hommes et leur ordonne jusqu'au jour du jugement. Et il n'y a pas d'échappatoire à ce Béyân. Si les mei'S des cieux devenaient de l'encre, pour expliquer l'heure elles n'en pourraient commenter le moindre atome. Dans chaque manifestation de la Volonté; tout ce sur quoi Volonté ordonne. « Ceci est l'heure, « cela est la vrai. Et certes, certes, attendez la manifestation de Dieu, et en vérité l'heure viendra sur vous soudainement et vous, vous serez présents devant votre Dieu. 1. Qoran xi,. Ci. L'MTK II. l'oiilt. !;> 143 Dans iexplication île veci (jue a' (/hi est tlans U liéyin est un cnJc.iu de Dieu pour lehii yne Dieu doit mani- fester. Je te (florifie, •'• mnu Dieu! >'> mon Dieu! comhien êsl plus basse que ce culeau la mention que je fais de loi et de ce qui est en relations avec moi au moment <«ù je veux le mettre S(tus ta dépendance! Dans ta suprême bonté, accepte ce liéyàn et mi}i-méme, et ce qui est en relations avec moi {si petit soit le cadeau) dans la honte. ' En vérité tu es le meilleur des différenri.,i.i>r< Le résumé de celle porte est que : Ce qui reste de la niiinifestatiou de la Vérité dans iliaque manifesUilion, est un cadeau de Dieu pour illf dans -a dernière. manifestation suivante qui «îst sa manifestation ce que Dieu a fait descendre sur Jésu» Par exemple tout était un cadeau de Dieu pour Mohammed, le Prophclc de livre sont lc« ^0»» qu« Dieu. En elTet, le hul de son croyaient en lui, et ce qui retourne à ces croi/ants, fût-ce même le moindre atome de poussière. Il en est de même pour ce que Dieu a fait descendre ^ur de Dieu. On peut voir aujourd'hui que dan« le le Prophète leurs cœurs éla.enl un croyants au Qoran, les miroirs de Qaem ^ de la famille de Mohammed. cadeau de Dieu pour le Il en est de même pour le Béyàn. Tout ce qui y exiMe du point du H.y;,n pour de bonnes choses est un cadeau qui osl !.. manife.l^liun dernière celui qui doit manifester, du point du Héyân. 1. Entre le bien et le mal. 2. Le Bàb. 144 SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB Et celte f^raiuleui" et cette ylnire sufïîsent à tous, que Celui que Dieu doit manifester accepte quelqu'un ou quelque chose en afTirmant qu'il ou elle dépend de Lui. Ainsi, aujourd'hui, le cadeau Evang^élique, le plus humble des spectacles du Of^i'^in le repousse qu'en sera- : t-il donc pour le spectacle de la X'érité? De même, le plus humble des humbles* n'explique pas le plus haut des rangs d'auparavant- à moins qu'il n'entre à l'ombre de la preuve dans laquelle il est entré lui-même'. C'est ainsi que Celui que Dieu doit manifester n'accep- tera rien du Béyàn sans que cette chose n'entre dans la dépendance de son livre. l'"t ainsi jusqu'à l'infini, la mani- festation de Dieu est manifeste. Dans chaque manifestation, tous les rangs qui retour- nent à la manifestation première sont un cadeau de Dieu pour le jour où il se manifestera dans sa manifestation dernière. Combien est loin celui qui rompt lui-même le lien qui l'attachait à Lui et sort ainsi de sa qualité de cadeau. Aussi aujourd'hui, si les croyants au Qôran veulent faire parvenir le cadeau du Prophète de Dieu* il faut que tous croient au Béyân, sinon ils se sont eux- mêmes déliés de ce lien de grandeur. Ce n'est pas que l'arbre doive dire « Pourquoi étes-voiis restés dans l'igno- : rance de la vue de votre hien-aimé qui était et qui est ce que 'nos cœurs désirent. « Car tout ce qui sort à la recherche de ce monde ne le fait pas, tant qu'il n'y trouve pas le contentement de Dieu^. Et aujourd'hui qu'est mani- festé l'arbre de vérité, qui est la source même du conten- i. Croyant au Qoran. 2. Evangéliqucs. 3. Islam. 4. A Son successeur. 5. II n'accomplit aucune des choses dans lesquelles il ne voit pas le contentement de Dieu. i Mil: 11, l'oun: 1'-» 14& fni.l de vo, IcMuenl vous tHcs restes dans lipioranoc du ce à qu... reU.urucnl v,.. exislei.ces. qui est cei)cn(lant enlre dans vos àmcs ce (fu. y entre. âmes. VA alors, /h-.s«/,. Je vous, ni de tout ce i,u, dépem Je /),eu n'a />.•.« donnez à vous-mêmes le htre vous; et vous, si vous vous ..•//< ,rclre dans h dependunce de Dieu, .dors, -^ .vi.m- c/e onjueilhssez^ hn réuhlé vous relation n.ême vLs s en , ."". vous le verre, .t n-anéanlissez que vous-mêmes : serez eonvaineus. iO TABLE DES MATIÈHES Pages Introduction i PnÉFACE 1 ^ Unité I. — Porte 1 17 — Porte 2 2-' — Porte 3 2(i — Porte 4 2«i — Porte 5 2r, — Porte 6 27 — Porte 7 27 — Porte 8 27 — Porte 1> 27 — Porte 10 27 — Porte 11 28 — Porte 12 28 — Porte 13 28 — Porte 14 28 — Porte 15 28 — Porte 16 2ÎI — Porte 17 :t<) — Porte 18 30 — Porte 19 30 Unité II. — Porte 1 Explication de la connaissance du : J témoignage et de la preuve 31 — Porte 2 Sur ceci que personne ne peut oin- : jjrasser la science de tout ce qui est des- cendu dans le Béyàn, si ce n'est Celui que '*•* I Dieu voudra I _ Porte 3 : Dans Texplicalion de ceci que ce qui est dans le Béyân contient l'oidrc do toute chose *' ^ Porte 4 Dans l'explication des lettres elliyi- : nos ot de celles qui ue le sont pas. . . . ;»•> 148 TABLE DL\S MATIÈRES l-MnKlI.- Porte 5 "^''^ Dans ceci que, cha<,ue nom : bon que Dieu a fait descendre dans le Béyàn a pour but, dans sa vérité première, Celui que Dieu doit manifester .... - Porte 6 Dans ceci que le : Béyàn est la ba- (jo ^nce de Dieu jusqu'au jour de Celui que Dieu doit manifester. Quiconque lui obéit est lumière, quiconque s'en détourne est feu - Porte 7 : Dans Pexplication du jour du juirel "^ent ^ Porte 8 . . : Dans l'explication de la vérité de mort et elle est vraie. ... la - Porte 9 Dans l'explication : de la Vérité du lombeau - Porte 10 Dans l'explication de "l'interro-al : toire des auprès au Tombeau. " i)Q - Porte 11 Dans l'explication de ceci : que la . résurrection est vraie. ,p - Porte 12 Dans 1 explication : de 'ceci' qte le . ' ' Syral est vrai Porte 13 ^ Dans la vérité de la" Balance : ei dans ceci que la Balance est vraie 103 Porte 14 Dans l'explication du compte : - Porte lo Dans l'explication du Livre : et ' . ^la"s ceci que le Livre ^ Porte 16 Dans l'explication est vrai. JOH : de ceci que le Paradis est vrai . . ..^ Porte 17 Dans l'explication de ceci'que : 1^ ' feu est vrai .„„ - Porte 18 : Dans l'explication* de "ceci' que 1 heure viendra, il n'y a point de doute là- «'essus Porte 19 Dans l'explication de ceci'que" : ^ ce qui est dans le Béyàn est un cadeau de Dieu pour celui que Dieu doit manifester. 143 '-' «o""=-«un .,... _ Mn.uiM.ni. cE^T«.v,.E vu ^ov.sr — Le Beyan Persan (Used by permission of the curator)