# Mashriqu'l-Adhkar, The Institution of the

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> Source: Bahá'í Library Online (bahai-library.com), curated by Jonah Winters. Used by permission of the curator. Original citation: Bahá'í World Centre, Mashriqu'l-Adhkar, The Institution of the, bahai-library.com.
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> 
> L’institution du mashriqu’l-adhkár
> (se prononce machréRol-azkâr)
> 
> Déclaration et compilation par le département
> de la recherche de la Maison universelle de justice
> Septembre 2017
> 
> Version française par la Commission de traduction. Avril
> 2021
> 
> L’institution du mashriqu’l-adhkár
> Une déclaration préparée par le département de la recherche
> de la Maison universelle de justice
> Septembre 2017
> 
> Le mashriqu’l-adhkár, « lieu d’où s’élève la louange de
> Dieu », est décrit par la Maison universelle de justice, dans sa
> lettre datée du 18 décembre 2014 aux bahá’ís en Iran, comme
> « un concept unique dans les annales de la religion » qui
> « symbolise les enseignements du nouveau jour de Dieu ». La
> Maison de justice déclare en outre que la maison d’adoration
> est un « centre pour tous destiné à promouvoir l’affection
> chaleureuse » et qu’elle «constitue un lieu de culte universel
> ouvert à tous les habitants d’une localité, quels que soient leur
> affiliation religieuse, leur milieu d’origine, leur appartenance
> ethnique et leur genre, et un havre où se plonger dans la
> contemplation de la réalité spirituelle et des questions
> fondamentales de la vie, dont la responsabilité individuelle et
> collective de l’amélioration de la société. Il embrasse en son
> sein hommes et femmes, enfants et jeunes sur un pied
> d’égalité. »
> L’importance extraordinaire pour l’unité et le bien-être de
> l’humanité de cette institution incomparable est soulignée
> partout dans les écrits de la Foi. Bahá’u’lláh, par exemple,
> proclame « Bénis ceux qui s’adonnent, dans la maison
> d’adoration, au souvenir de celui qui est le Seigneur des
> justes ». ‘Abdu’l-Bahá affirme que, bien que la maison
> d’adoration soit construite « sur terre, c’est en réalité une
> institution de l’Assemblée céleste et l’on peut donc dire
> qu’elle atteint le plus haut des cieux ». Dans une autre
> tablette, il l’appelle « l’aube des lumières et le lieu de
> rassemblement des justes », dans laquelle « des âmes
> nobles… offrent des supplications, entonnent des versets
> divins, et chantent des prières avec de merveilleuses
> mélodies » telles que « les habitants de l’Assemblée céleste
> écoutent et s’écrient « Heureux que nous sommes ! que tout le
> monde se réjouisse ! ». Le Maître déclare, « C’est la première
> institution du Seigneur clairement visible », construction si
> capitale que même l’acte de « En ces jours, ne poser qu’une
> seule brique [pour elle ou pour] l’une de ses dépendances
> c’est comme construire un édifice majestueux. » Comme le dit
> Shoghi Effendi, le mashriqu’l-adhkár est le « symbole
> annonciateur de l’ordre mondial de Bahá’u’lláh ». Selon les
> termes de la Maison de justice, c’est un phare de lumière
> « pour dissiper l’obscurité de la haine et de l’injustice. » Huit
> temples continentaux illuminent à présent le monde, tandis
> que des temples locaux et nationaux commencent à apparaître.
> Chacun appelle « toute personne à adorer celui qui est son
> Créateur, son Seigneur souverain, Celui qui donne la lumière
> au monde », et incite « une population entière à aspirer à un
> sentiment plus profond de partager un objectif commun. »
> Chacun nous rappelle l’assurance de ‘Abdu’l-Bahá qu’« à
> l’avenir, une centaine de milliers de mashriqu’l-adhkár seront
> élevés glorieux, dignes et infiniment majestueux ».
> Pour aider à mieux comprendre la nature de cette institution
> divine et ses implications profondes pour la régénération
> spirituelle de l’humanité, on trouvera en annexe une
> compilation d’extraits d’Écrits de Bahá’u’lláh et de ‘Abdu’l-
> Bahá, ainsi que des lettres écrites par Shoghi Effendi et par la
> Maison universelle de justice, ou en leur nom. Certains des
> concepts glanés dans divers passages de la compilation sont
> discutés ci-dessous.
> 
> • L’influence du mashriqu’l-adhkár
> Dans le Kitáb-i-Aqdas, Bahá’u’lláh appelle les peuples du
> monde à construire :
> « des maisons d’adoration dans tous les pays au nom de celui
> qui est le Seigneur de toutes les religions. Faites-les aussi
> parfaites qu’il est possible ici-bas et ornez-les de ce qui leur
> convient, sans image ni effigie. Puis d’une joie radieuse,
> célébrez-y les louanges de votre Seigneur, le Très-
> Compatissant. En vérité, son souvenir réjouit les yeux et
> illumine les cœurs. »
> ‘Abdu’l-Bahá explique l’importance de cette institution, en
> faisant référence au mashriqu’l-adhkár comme « l’aimant des
> confirmations divines » et « la puissante fondation du
> Seigneur, le pilier solide de la foi de Dieu ». Dans la même
> tablette, il déclare que l’établissement de la maison
> d’adoration « est un moyen d’exalter le Verbe de Dieu » et
> que « la louange et la glorification qui en émanent réjouissent
> le cœur de toute âme juste ». Il exhorte ainsi les amis à y être
> « occupés à prier et à adorer Dieu, à réciter des versets et des
> paroles de Dieu et à chanter des odes célestes à la gloire du
> Très-Miséricordieux. »
> Ailleurs, ‘Abdu’l-Bahá décrit la maison d’adoration comme
> « un foyer où les esprits sont réjouis et les cœurs attirés vers le
> royaume d’Abhá» et affirme qu’elle exerce « une forte
> influence sur toutes les phases de la vie », stimulant les amis
> et promouvant « l’unité de l’humanité ». En se rassemblant
> dans cet édifice pour mentionner le Seigneur, « des liens
> d’unité » se forgent alors que l’affection grandit et s’épanouit
> « dans le cœur humain ». En fait, grâce au mashriqu’l-adhkár,
> qui « illumine les cœurs, spiritualise les âmes et exhale les
> parfums du royaume de gloire », le monde de l’humanité est
> « transformé en un autre monde, et les sensibilités du cœur
> sont intensifiées au point d’englober toute la création. » Selon
> Shoghi Effendi, l’influence du mashriqu’l-adhkár est
> « incalculable et mystérieuse », renforçant directement la foi
> de l’individu, tout en étant, selon ‘Abdu’l-Bahá, «le plus sûr
> moyen de diffuser les doux arômes » du Seigneur. Dans une
> lettre écrite en son nom, la Maison de justice observe
> « Symbole puissant et partie intégrante de la civilisation
> divine vers laquelle la révélation de Bahá’u’lláh conduit tous
> les peuples, la maison d’adoration devient le lieu de
> convergence de la communauté qui l’a construite. » « Les
> gens vont se hâter pour adorer Dieu dans ce temple céleste, le
> parfum de Dieu y sera diffusé, les enseignements divins
> prendront racine dans les cœurs, comme l’esprit s’établit dans
> l’âme des hommes et les gens resteront fermes dans la cause
> de votre Seigneur, le Très-Miséricordieux », déclare le Maître.
> 
> • Un lieu de prière
> 
> ‘Abdu’l-Bahá explique que « des cœurs purs et rayonnants
> sont les points du jour de la mention de Dieu d’où les
> mélodies de supplication et de prière s’élèvent
> continuellement jusqu’à l’Assemblée céleste », et il déclare
> que si, par la bonté de Dieu, le cœur des amis devenait un
> temple divin « ils exerceraient assurément le maximum
> d’efforts et seraient pleinement déterminés à construire le
> mashriqu’l-adhkár, pour que la structure extérieure révèle la
> réalité intérieure et que la forme extérieure annonce la
> signification intérieure. » Plusieurs thèmes se retrouvent dans
> les Écrits associés à ce lieu de culte et à la réalité intérieure
> qu’il manifeste, y compris le pouvoir de la prière, les effets de
> prier avec d’autres et la nature des dévotions dans l’édifice
> central lui-même.
> Dans le Kitáb-i-Aqdas, Bahá’u’lláh attire l’attention sur la
> puissance de la récitation des versets de Dieu dans les maisons
> d’adoration :
> « Enseignez à vos enfants les versets révélés du ciel de
> majesté et de pouvoir, afin qu’ils récitent les Tablettes du
> Très-Miséricordieux, avec les intonations les plus
> mélodieuses, dans les salles des mashriqu’l-adhkár.
> Quiconque est transporté par le ravissement né de l’adoration
> de son nom, le Très-Compatissant, récitera les versets de Dieu
> de telle sorte qu’il captivera le cœur de ceux qui sont encore
> plongés dans le sommeil. Heureux celui qui boit à longs traits
> le vin mystique de la vie éternelle dans les paroles de son
> Seigneur miséricordieux en mon nom – un nom qui réduisit en
> poussière les montagnes hautes et majestueuses. »
> La Maison de justice clarifie le thème de la puissance de la
> prière en expliquant que les deux Astres jumeaux nous ont
> enseigné que la prière est « la conversation spirituelle
> essentielle directe et sans intermédiaire de l’âme avec son
> Créateur », « Comme la rosée du matin, elle rafraîchit le cœur,
> l’assainit », c’est « un feu qui consume les voiles et une
> lumière qui mène à l’océan de la réunion avec le Tout-
> Puissant ». La qualité de la prière est primordiale. D’elle
> « dépendent le développement des capacités illimitées de
> l’âme et le pouvoir d’attirer les faveurs de Dieu ». Ses
> pouvoirs se manifestent quand elle est « motivée par l’amour
> de Dieu ». La Maison de justice poursuit :
> « Elle doit être exprimée avec un cœur pur et sincère qui
> prédispose à la contemplation et à la méditation, afin que ses
> effets puissent éclairer la raison. Une telle prière transcendera
> les limites des mots et ira bien au-delà des simples sons. La
> douceur de ses mélodies doit élever et réjouir le cœur, et
> affermir le pouvoir pénétrant de la Parole, transformant les
> inclinations terrestres en qualités célestes et inspirant le désir
> de servir l’humanité de façon désintéressée. »
> Un deuxième thème est celui de la prière en commun que les
> bahá’ís et leurs amis dans le monde entier considèrent comme
> fondamentale dans ce modèle de l’effort collectif visant à
> l’amélioration spirituelle et matérielle de la société. La
> Maison de justice soutient que « La réunion de prière, un
> aspect collectif d’une vie pieuse et une dimension du concept
> du mashriqu’l-adhkár, est indispensable à ce modèle ».
> « Quand elle s’intègre au cœur de la vie communautaire »
> cette réunion devient un événement auquel « toute âme peut
> prendre part, peut respirer les parfums célestes, goûter à la
> douceur de la prière, méditer sur le Verbe créateur, se laisser
> transporter sur les ailes de l’esprit et communier avec le Bien-
> Aimé.» La tenue de ces réunions dans n’importe quelle
> localité constitue « un pas supplémentaire dans l’application »
> de la loi du mashriqu’l-adhkár, et évoque l’esprit de la maison
> d’adoration.
> Un troisième thème est le déroulement des prières dans le
> mashriqu’l-adhkár. ‘Abdu’l-Bahá affirme que les maisons
> d’adoration « confèrent fermeté et constance aux amis » et
> « sont des lieux de supplication et d’invocation au seuil de la
> grandeur divine ». La suppression des rituels et des rites est
> essentiel à un tel déroulement et à la création de ce que
> Shoghi Effendi décrit comme « une atmosphère spirituelle
> sereine ». Comme le remarque la Maison de justice, Shoghi
> Effendi critique la pompe des cérémonies élaborées et
> ostentatoires et met en garde contre toute idée que « l’intérieur
> de l’édifice central lui-même soit converti en un agglomérat
> de services religieux » offrant « un spectacle d’observances et
> de rites sectaires incohérents et confus ».
> Les programmes religieux ne doivent pas être affectés par
> l’uniformité ou par des formes rituelles de quelque sorte que
> ce soit et Shoghi Effendi le conseille dans une lettre écrite en
> son nom, ils seront « simples, dignes, et conçus pour élever
> l’âme et l’éduquer en entendant la parole créatrice ». Dans
> une autre lettre écrite en son nom, il déclare « Dans le temple
> bahá’í, plus le culte a un caractère universel et informel,
> mieux c’est ».
> Ce genre de programme peut aussi inclure des chants a
> cappella. Dans les lettres écrites en son nom, la Maison de
> justice précise que les paroles chantées dans la maison
> d’adoration doivent être « basées sur des écrits sacrés bahá’ís
> ou autres », y compris les écrits et les discours de ‘Abdu’l-
> Bahá, et qu’elles devraient contenir « des thèmes bahá’ís ».
> Cela peut impliquer de « répéter des versets de prières ou des
> extraits d’écrits » et on peut se permettre de « légères
> modifications du texte […] afin de se conformer aux
> exigences musicales ». « Le style musical du morceaux peut
> être déterminé par le compositeur, à condition qu’il tienne
> compte de l’obligation spirituelle de traiter les textes sacrés
> avec le respect, la dignité et la révérence qui leur sont dus. »
> Par un concept aussi simple que rassembleur, le mashriqu’l-
> adhkár incarne un trait distinctif de la révélation de
> Bahá’u’lláh le principe de l’unité dans la diversité. Selon
> Shoghi Effendi, la maison d’adoration matérialise
> durablement sur terre, « de la manière la plus visible et
> tangible, une superbe image et une expression durable de
> l’esprit vital et illimité de la cause de celui qui est le Seigneur
> de tous les mondes ». ‘Abdu’l-Bahá lui-même affirme :
> «En ce bas monde, le mashriqu’l-adhkár est un édifice céleste
> et un moyen d’atteindre l’unité de l’humanité, dans la mesure
> où tous les peuples du monde se rassemblent dans l’amitié et
> l’harmonie au sein de cet édifice, et tout en chantant les
> hymnes de l’unité divine, s’engagent dans la louange et la
> glorification du Seigneur des armées. »
> 
> • Adoration et service
> 
> Aussi puissantes et ambitieuses que soient les forces
> spirituelles libérées par les prières individuelles et collectives
> offertes au sein du mashriqu’l-adhkár et aussi essentielle que
> soit une vie de prière dynamique pour le développement
> spirituel personnel, l’adoration de Dieu doit aussi aboutir,
> comme le fait remarquer la Maison de justice, à « des actes,
> reflets extérieurs de cette transformation intérieure. » Shoghi
> Effendi souligne que le projet de la communauté –
> une communauté « divinement ordonnée, organiquement unie,
> à la vision claire et vibrante de vie » – est « régulé par les
> principes directeurs indissociables, l’adoration de Dieu et le
> service à autrui. » En effet, le lien indispensable entre ces
> principes directeurs fait partie intégrante de l’unité de
> l’humanité, qui, comme le note la Maison de justice, « est à la
> fois son principe de fonctionnement et le but » de la
> Révélation de Bahá’u’lláh.
> Le caractère indissociable de l’adoration et du service, qui
> trouve sa pleine expression dans le mashriqu’l-adhkár, se
> manifeste progressivement au fur et à mesure que la
> communauté met en œuvre avec de plus en plus d’efficacité
> les dispositions de son cadre d’action. La Maison de justice
> observe que les amis « perçoivent l’interaction dynamique qui
> existe entre prière et actions entreprises en vue d’améliorer les
> conditions spirituelles, sociales et matérielles de la société ».
> Dans son message de Riḍván 2012 aux bahá’ís du monde, la
> Maison de justice déclare :
> « Le mashriqu’l-adhkár, décrit par ‘Abdu’l-Bahá comme
> « l’une des institutions les plus vitales du monde », allie deux
> aspects essentiels, inséparables de la vie bahá’íe : adorer et
> servir. L’union de ces deux éléments se reflète aussi dans la
> cohérence qui existe parmi les aspects de développement
> communautaire du Plan, notamment l’essor d’un esprit de
> dévotion qui trouve son expression dans des rencontres de
> prière et d’un processus éducatif qui développe la capacité de
> servir l’humanité. La corrélation entre adoration et service est
> particulièrement marquée dans les groupements de par le
> monde où les communautés bahá’íes ont grandi de façon
> significative en taille et en vitalité, et où l’engagement dans
> l’action sociale est évident. »
> 
> • Les dépendances du mashriqu’l-adhkár
> 
> Shoghi Effendi affirme que dans la plénitude des temps
> l’édifice central du mashriqu’l-adhkár sera entouré
> d’« institutions de service social qui offriront soulagement à
> ceux qui souffrent, subsistance aux pauvres, abri aux
> voyageurs, réconfort aux personnes en deuil et éducation aux
> ignorants ». La Maison de justice écrit que « l’institution par
> Bahá’u’lláh du mashriqu’l-adhkár, centre spirituel de chaque
> communauté bahá’íe autour duquel doivent prospérer des
> dépendances consacrées au progrès social, humanitaire,
> éducatif et scientifique de l’humanité », illustre sans contexte
> l’absolue nécessité d’une « cohérence dynamique entre les
> exigences spirituelles et les exigences pratiques de la vie sur
> terre ». ‘Abdu’l-Bahá explique à ce propos que la maison
> d’adoration est reliée « à un hôpital, à une pharmacie, à une
> maison d’accueil pour les voyageurs, à une école pour les
> orphelins et à un établissement d’études universitaires. » En
> tant que tel, « le temple n’est pas seulement un lieu
> d’adoration il est plutôt, à tous égards, un ensemble complet. »
> Shoghi Effendi met en évidence l’interaction vitale entre
> adoration et service et propose la vision suivante qui illustre la
> relation étroite entre l’édifice central et ses dépendances :
> « Séparé des activités sociales, humanitaires, éducatives et
> scientifiques centrées sur les dépendances du mashriqu’l-
> adhkár, le culte bahá’í, aussi exalté soit-il dans sa conception,
> aussi passionné soit-il dans sa ferveur, ne pourra jamais
> espérer dépasser les maigres résultats, souvent transitoires,
> produits par la contemplation de l’ascète ou la communion du
> fidèle passif. Elle ne peut apporter une satisfaction et un
> bénéfice durables au fidèle lui-même, et encore moins à
> l’humanité en général, tant qu’elle n’est pas traduite et
> transposée dans ce service dynamique et désintéressé à la
> cause de l’humanité que les dépendances du mashriqu’l-
> adhkár ont le privilège suprême de faciliter et de promouvoir.
> De même, les efforts, aussi désintéressés et acharnés soient-
> ils, de ceux qui, dans le périmètre du mashriqu’l-adhkár
> seront engagés dans l’administration des affaires du futur
> Commonwealth bahá’í, ne pourront fructifier et prospérer à
> moins qu’ils ne soient menés en communion étroite et
> quotidienne avec les forces spirituelles que concentre le
> sanctuaire central du mashriqu’l-adhkár et d’où elles
> rayonnent. Rien de moins qu’une interaction directe et
> constante entre les forces spirituelles émanant de cette maison
> d’adoration située au cœur du mashriqu’l-adhkár et les
> énergies consciemment déployées par ceux qui administrent
> ses affaires au service de l’humanité peuvent éventuellement
> fournir les fondamentaux capables d’éliminer les maux qui
> ont si longtemps et si gravement affligé l’humanité. Car c’est
> assurément de la conscience de l’efficacité de la Révélation de
> Bahá’u’lláh, renforcée d’un côté par la communion spirituelle
> avec son Esprit, et de l’autre par l’application intelligente et
> l’exécution fidèle des lois et des principes qu’il a révélés, que
> doit dépendre en définitive le salut d’un monde pris dans les
> douleurs de l’enfantement. Et de toutes les institutions qui
> sont associées à son saint Nom, aucune ne peut fournir de
> manière adéquate les éléments vitaux du culte et du service
> bahá’ís, si essentiels tous les deux à la régénération du monde,
> si ce n’est l’institution du mashriqu’l-adhkár. Là réside le
> secret de la grandeur, de la puissance, de la position unique du
> mashriqu’l-adhkár l’une des institutions exceptionnelles
> conçues par Bahá’u’lláh. »
> On peut retrouver les prémices de la relation entre aspects
> spirituels et pratiques matérialisés dans une maison
> d’adoration, dans les efforts pionniers des croyants
> d’Achgabat. Dans sa lettre du 1er août 2014 aux bahá’ís du
> monde, la Maison de justice rapporte ce qui suit :
> « Sur une parcelle de terrain appropriée située au centre de la
> ville et acquise quelques années auparavant avec
> l’assentiment de la Beauté-Bénie elle-même, des équipements
> ont été construits pour le bien-être collectif, dont : une salle de
> réunion, des écoles pour les enfants, une auberge pour les
> visiteurs et un dispensaire. Un indice des réussites
> remarquables des bahá’ís d’Achgabat, qui au cours de ces
> années productives se sont distingués par leur prospérité, leur
> magnanimité et leurs réalisations intellectuelles et culturelles,
> est l’attention à s’assurer que tous les enfants et jeunes bahá’ís
> savaient lire et écrire dans une société où régnait
> l’analphabétisme, surtout chez les filles. […] Pendant plus de
> vingt ans, les amis ont goûté la joie céleste d’avoir réalisé leur
> noble objectif : l’établissement d’un centre d’adoration, cœur
> névralgique de la vie communautaire, espace où les âmes se
> réunissaient au lever du jour avec humilité, en prière et en
> communion, avant d’en ressortir pour vaquer à leurs activités
> quotidiennes. »
> Ainsi que le dit la Maison de justice dans une lettre ultérieure,
> le mashriqu’l-adhkár est en même temps un «lieu d’où vont
> rayonner des forces spirituelles », « le centre à partir duquel
> des dépendances pour le bien-être de l’humanité doivent être
> érigées » et « l’expression d’une volonté commune et d’un
> désir ardent de servir. » La même lettre poursuit : « Ces
> dépendances – centres d’éducation et d’enseignement des
> sciences ainsi que d’initiatives culturelles et humanitaires –
> incarnent les idéaux du progrès social et spirituel qui doit
> s’accomplir grâce à l’application du savoir et montrent
> comment, quand elles sont en harmonie, religion et science
> élèvent le rang de l’être humain et mènent à l’épanouissement
> de la civilisation. »
> 
> • Établir un mashriqu’l-adhkár
> 
> Depuis la révélation de la loi du mashriqu’l-adhkár par la
> plume de Bahá’u’lláh, sa mise en œuvre a suivi un processus
> de développement graduel et organique à la mesure de la
> capacité de la communauté. ‘Abdu’l-Bahá déclare que ces
> « aurores du souvenir de Dieu […] seront appelées à s’établir
> dans chaque hameau et dans chaque cité. » Le Maître indique
> que leurs débuts pourraient même prendre la plus humble des
> formes :
> « Quant au mashriqu’l-adhkár, il est de la plus haute
> importance. Le but est le suivant : il faut repérer un site,
> même si c’est un petit endroit sous des couches de terre et de
> pierre, qui, par prudence, devrait rester caché et secret de peur
> qu’il n’éveille l’hostilité des méchants. Au moins une fois par
> semaine, ce lieu devrait servir au rassemblement d’amis
> choisis, ceux qui ont découvert les secrets des mystères divins
> et en sont devenus familiers. L’endroit peut prendre n’importe
> quelle forme, car même s’il s’agissait d’une cavité elle
> deviendrait un abri paradisiaque, une demeure exaltée et un
> jardin de délices. »
> C’est à Achgabat et à Wilmette, pendant le ministère de
> ‘Abdu’l-Bahá que les premières occasions se sont présentées
> pour la création d’un mashriqu’l-adhkár. Par la suite, sept
> maisons d’adoration continentales ont été établies à travers le
> monde, la dernière étant le temple de Santiago du Chili
> inauguré en octobre 2016. Cependant, alors même que l’étape
> continentale touchait à sa fin, un nouvel horizon s’ouvrait au
> monde bahá’í en raison des avancées dans la construction de
> communautés humaines basée sur les prières en commun et la
> capacité accrue pour servir qui étaient stimulées par la série de
> plans mondiaux débutant en 1996. Dans son message de
> Riḍván aux bahá’ís du monde de cette année-là, la Maison de
> justice soulignait que « l’épanouissement de la communauté,
> surtout au niveau local, exige une amélioration significative
> des modèles de comportement » impliquant « la pratique
> collective de la prière ». Il devenait donc « essentiel pour la
> vie spirituelle de la communauté que les amis organisent des
> réunions de prières régulières, dans les centres bahá’ís locaux
> lorsqu’ils existent, ou ailleurs, notamment chez les croyants. »
> Dans son message de Riḍván cinq ans plus tard, la Maison de
> justice prévoyait la construction de mashriqu’l-adhkár
> nationaux au cours de la cinquième époque de l’Âge formatif,
> développement qui « se déroulera par étapes successives,
> d’après le plan divin de ‘Abdu’l-Bahá. » Elle remarquait à ce
> propos :
> « Un trait distinctif de la cinquième époque sera
> l’enrichissement de la vie de piété de la communauté grâce à
> l’édification de maisons d’adoration nationales, selon la
> situation des communautés nationales. La Maison universelle
> de justice déterminera le calendrier de ces projets, à mesure de
> l’avancée du processus d’entrée en troupes dans les pays. »
> Dès 2012, les critères requis ont été « manifestement
> remplis » en République démocratique du Congo et en
> Papouasie-Nouvelle-Guinée. Ce fut un développement très
> important. « Avec le dernier des temples continentaux en
> cours de construction à Santiago », déclarait la Maison de
> Justice dans son message de Riḍván, « le lancement de projets
> pour construire des maisons d’adoration nationales offre
> encore une autre preuve gratifiante de la pénétration de la foi
> de Dieu dans le terreau de la société. » La Maison de justice a
> également affirmé dans une lettre ultérieure écrite en son nom
> que la maison d’adoration fait « partie intégrante du processus
> de construction communautaire et son édification représente
> un jalon important dans le développement d’une
> communauté. »
> Fait tout aussi encourageant, il était devenu clair au Riḍván
> 2012 que la construction d’une maison d’adoration locale
> pouvait être envisagée dans les groupements servant de
> centres d’information sur le « Programme d’autonomisation
> spirituelle des juniors » et où « l’ensemble du schéma
> d’expansion et de consolidation » était en train d’être
> renforcé, c’est-à-dire, précisément à cette époque, à
> Battambang au Cambodge, à Bihar Sharif en Inde, à Matunda
> Soy au Kenya, à Norte del Cauca en Colombie et à Tanna au
> Vanuatu. S’appuyant sur cette vision, le passage suivant du
> message du Riḍván 2014 a directement lié l’évolution du
> programme de croissance dans un groupement à la mise en
> place d’un mashriqu’l-adhkár local :
> « Dans un nombre grandissant de groupements, le programme
> de croissance gagne en envergure et en complexité,
> proportionnellement à l’augmentation de la capacité des trois
> protagonistes (l’individu, la communauté et les institutions de
> la Foi) à créer un environnement de soutien mutuel. Et nous
> sommes ravis qu’il y ait, comme prévu, un nombre croissant
> de groupements où une centaine de personnes facilitent
> maintenant l’implication d’un millier d’autres, voir plus, dans
> l’élaboration d’un modèle de vie spirituel, dynamique et
> transformateur. Depuis le tout début, ce qui sous-tend ce
> processus est évidemment un mouvement collectif vers la
> vision de la prospérité matérielle et spirituelle qu’a exposée
> Celui qui donne la vie au monde. Mais quand de si grands
> nombres sont concernés, ce mouvement d’une population
> entière devient perceptible.
> Ce mouvement se remarque particulièrement dans les
> groupements où un mashriqu’l-adhkár local doit être établi. »
> Dans le message du Riḍván 2012, la Maison de justice
> souligne l’ampleur de ce progrès dans la vie communautaire
> et fournit la vision suivante concernant la construction
> imminente des deux maisons d’adoration nationales et des
> cinq locales
> « Bien-aimés collègues : le premier coup de pioche donné par
> la main de ‘Abdu’l-Bahá il y a cent ans va être donné à
> nouveau dans sept autres pays, ceci n’étant que le prélude du
> jour où au sein de chaque ville et village, en obéissance à
> l’injonction de Bahá’u’lláh, un édifice sera érigé pour
> l’adoration du Seigneur. À partir de ces orients de la
> souvenance de Dieu rayonnera sa lumière et retentiront les
> hymnes à sa louange. »
> La Maison de justice attire l’attention sur cette même vision
> dans son message du 1er septembre 2017 aux personnes
> rassemblées pour l’inauguration de la maison d’adoration de
> Battambang, au Cambodge. Elle annonce qu’« une aube
> nouvelle se lève dans le développement de l’institution du
> mashriqu’l-adhkár » et affirme que cette occasion historique
> préfigure :
> « l’apparition d’encore plus de mashriqu’l-adhkár locaux et
> nationaux, pour obéir au commandement de Bahá’u’lláh
> révélé dans son Très-Saint Livre : « Édifiez dans tous les pays
> des maisons d’adoration au nom de celui qui est le Seigneur
> de toutes les religions. »
> « L’ouverture de cette nouvelle étape de construction de
> temples nationaux et locaux a également permis d’en savoir
> plus sur ce qui est nécessaire à la construction d’une maison
> d’adoration, notamment les considérations pratiques telles que
> le choix d’un lieu adéquat et la décision quant à la taille de
> l’édifice, tout autant que ce qui va encourager la population
> locale à s’approprier le projet. Le choix des architectes s’est
> révélé être une préoccupation particulière, car, selon la
> Maison de justice, « Le défi particulier qui se présente aux
> architectes est de concevoir des temples « aussi parfait(s) qu’il
> est possible ici-bas », qui s’harmonisent d’une manière
> naturelle avec la culture locale et la vie quotidienne de ceux
> qui s’y rassembleront pour prier et méditer. Cette tâche exige
> créativité et talent afin de combiner beauté, grâce et dignité
> avec simplicité, fonctionnalité et économie. »
> Tout au long de ce processus d’évolution, la communauté a eu
> de plus en plus l’occasion de découvrir combien l’esprit
> d’unité dans lequel ces efforts sont entrepris est indispensable.
> À cet égard, ‘Abdu’l-Bahá déclare ce qui suit à propos de
> l’élaboration de plans pour le mashriqu’l-adhkár d’Achgabat :
> « Il faut faire de tout sujet une occasion d’unité et de
> concorde, afin que la camaraderie et l’harmonie entre les bien-
> aimés de Dieu croissent de jour en jour.
> Ainsi, il faut traiter cette question du mashriqu’l-adhkár de
> manière à favoriser l’unité et la concorde entre les amis.
> C’est-à-dire que vous devriez d’abord vous concerter et
> ensuite élaborer un plan. Si vous suivez ces étapes, des
> confirmations divines vous seront continuellement
> accordées. »
> Le Maître donne également le conseil suivant :
> « La coopération et l’entraide sont le fondement de la vie et de
> l’existence, alors que la cause de l’anéantissement et de la
> dégradation est la cessation de l’aide et de l’assistance. Plus le
> niveau d’existence est élevé, plus cette question de
> coopération et d’assistance devient importante et vitale. Au
> niveau de l’humanité, la coopération et l’entraide sont par
> conséquent plus complètes et plus perfectionnées qu’aux
> autres niveaux d’existence, si bien que la vie de l’humanité
> dépend entièrement de ce principe. Parmi les amis de Dieu, en
> particulier, cette fondation solide doit être fortifiée de telle
> sorte que chaque âme puisse en aider une autre dans tous les
> domaines, qu’il s’agisse des réalités et des vérités spirituelles
> ou des aspects matériels et physiques de la vie. C’est surtout
> le cas lors de la création d’institutions publiques qui profitent
> à tous, et en particulier du mashriqu’l-adhkár, qui constitue la
> plus grande des fondations divines. »
> Étendant le concept de collaboration, Shoghi Effendi, dans
> une lettre écrite en son nom, souligne que la construction de la
> maison d’adoration « exige une coopération incessante et un
> soutien mutuel, ce qui requiert des sacrifices. » Dans une autre
> lettre écrite en son nom, il met en garde « C’est le
> dévouement, la sincérité et l’enthousiasme véritable qui, à
> long terme, peuvent assurer l’achèvement de notre temple
> bien-aimé. » Et il ajoute « En tout état de cause, les
> considérations matérielles, bien qu’essentielles, ne sont pas
> les plus vitales. » De même, la Maison de justice, exprimant
> combien elle fut émue par la réponse mondiale à son appel
> pour sept nouvelles maisons d’adoration, fait la remarque
> suivante :
> « Nous avons été témoins, en particulier dans les pays et
> localités récemment désignés pour la construction d’une
> maison d’adoration, des manifestations de joie spontanées des
> amis, de leur détermination immédiate et sincère à offrir leur
> part dans la réalisation de ce travail crucial en cours, et à
> accroître le dynamisme des activités qui font partie intégrante
> de la présence d’un mashriqu’l-adhkár au sein d’une
> population, nous avons aussi été témoins des contributions
> empreintes de sacrifice qu’ils ont apportées en temps, en
> énergie et en ressources matérielles sous diverses formes ainsi
> que de leurs efforts constants pour éveiller une multitude
> croissante à la vision de ces édifices entièrement consacrés à
> la souvenance de Dieu qui seront érigés au milieu d’eux. De
> fait, la réponse prompte de la communauté du Plus-Grand-
> Nom augure bien de sa capacité à faire progresser ces
> entreprises collectives. »
> Gardant en mémoire ces conseils et afin d’apprécier l’esprit de
> service véritable requis pour l’établissement de cette haute
> institution, il est utile de se pencher sur le désir de ‘Abdu’l-
> Bahá de participer à la construction du mashriqu’l-adhkár
> d’Achgabat et sur son appel fervent aux amis pour qu’ils
> l’exécutent à sa place :
> « Au nom de ‘Abdu’l-Bahá, creuse la terre, transporte le
> mortier, porte les pierres qui serviront à construire le
> mashriqu’l-adhkár, afin que l’allégresse procurée par ce
> service apporte plaisir et joie au Centre de servitude. Ce
> mashriqu’l-adhkár est la première institution du Seigneur
> clairement visible. C’est donc l’espoir de ce serviteur que
> toute âme juste et vertueuse sacrifie tout, manifeste une
> grande joie et une grande exultation et se réjouisse de porter
> de la terre et du mortier, afin que cet édifice soit érigé, que la
> cause de Dieu se répande et qu’aux quatre coins du monde les
> amis se lèvent, fermement résolus à accomplir cette grande
> tâche. Si ‘Abdu’l-Bahá n’était pas emprisonné et s’il n’y avait
> pas d’obstacle sur son chemin, sans doute se hâterait-il en
> personne vers Achgabat afin de transporter la terre nécessaire
> à la construction du mashriqu’l-adhkár avec le plus grand
> plaisir et la plus grande joie. Maintenant, il revient aux amis
> de se lever avec cette intention présente à l’esprit et de servir à
> ma place afin que cet édifice soit en peu de temps visible par
> tous, que les aimés de Dieu aient la possibilité d’y mentionner
> la Beauté d’Abhá, qu’à l’aurore les mélodies du mashriqu’l-
> adhkár s’élèvent vers l’assemblée céleste et que le chant des
> rossignols de Dieu apporte joie et extase aux habitants du
> Très-Glorieux Royaume. Ainsi les cœurs se réjouiront, les
> âmes seront heureuses de ces joyeuses nouvelles et les esprits
> illuminés. C’est le plus grand espoir des sincères ; c’est le
> souhait le plus cher de ceux qui sont près de Dieu. »
> 
> L’institution du mashriqu’l-adhkár
> 
> Compilation d’extraits d’Écrits de Bahá’u’lláh et de ‘Abdu’l-
> Bahá,
> d’écrits de Shoghi Effendi et de lettres de la Maison
> universelle de justice
> Préparée par le Département de la recherche de la
> Maison universelle de justice
> Septembre 2017
> 
> Extraits des Écrits de Bahá’u’lláh
> 
> Ô peuples du monde ! édifiez dans tous les pays des maisons
> d’adoration au nom de celui qui est le Seigneur de toutes les
> religions. Faites-les aussi parfaites qu’il est possible ici-bas et
> ornez-les de ce qui leur convient, sans image ni effigie. Puis,
> d’une joie radieuse, célébrez-y les louanges de votre Seigneur,
> le Très-Compatissant.
> En vérité, son souvenir réjouit les yeux et illumine les cœurs.
> (Le Très-Saint-Livre – Kitáb-i-Aqdas. Bruxelles, Maison
> d’éditions bahá’íes, 2011, 2e éd. § 31). [1]
> 
> Béni celui qui, à l’aube, dirigeant ses pensées vers Dieu,
> occupé par son souvenir et suppliant son indulgence, tourne
> ses pas vers le mashriqu’l-adhkár, y entre et s’assied en
> silence pour écouter les versets de Dieu, le Souverain, le
> Puissant, le Très-Loué. Dis : tout bâtiment érigé dans une ville
> ou un village pour célébrer ma louange est un mashriqu’l-
> adhkár. Tel est le nom qui le désigne devant le trône de gloire,
> si vous êtes de ceux qui comprennent.
> (Le Très-Saint-Livre - Kitáb-i-Aqdas, § 115). [2]
> 
> Enseignez à vos enfants les versets révélés du ciel de majesté
> et de pouvoir, afin qu’ils récitent les Tablettes du Très-
> Miséricordieux, avec les intonations les plus mélodieuses,
> dans les salles des mashriqu’l-adhkár. Quiconque est
> transporté par le ravissement né de l’adoration de son nom, le
> Très-Compatissant, récitera les versets de Dieu de telle sorte
> qu’il captivera le cœur de ceux qui sont encore plongés dans
> le sommeil. Heureux celui qui boit à longs traits le vin
> mystique de la vie éternelle dans les paroles de son Seigneur
> miséricordieux en mon nom – un nom qui réduisit en
> poussière les montagnes hautes et majestueuses.
> (Le Très-Saint-Livre - Kitáb-i-Aqdas, § 150). [3]
> 
> Vous aviez écrit concernant l’établissement d’un mashriqu’l-
> adhkár au pays de Ṭá et le fait que, d’autres ont été et sont
> installés, par la grâce de Dieu, en d’autres lieux, et ceci a été
> mentionné en sa sainte et sublime Présence. Sur quoi la
> langue de l’Ancien des jours a répondu : « Béni est le lieu, la
> maison et l’endroit, la ville et le cœur, la montagne et le
> refuge, la caverne et la vallée, le pays et la mer, l’île et la
> prairie, où la mention de Dieu a été faite et où sa louange a été
> glorifiée. »
> (D’une tablette, traduite de l’arabe et du persan). [4]
> 
> Voici ce qu’a prononcé la langue de l’Indépendant concernant
> le mashriqu’l-adhkár. Il dit, glorifiée soit sa puissance et
> exalté son empire :
> « Loué soit Celui qui est le Désir du monde pour t’avoir
> confirmé au service de sa cause. Les peuples du monde sont
> agités, le mal et la sédition abondent et tous se sont levés pour
> éteindre sa lumière. Et pourtant, malgré cela, toi et ses élus,
> vous avez été activement engagés dans la mention et le
> souvenir de Dieu.
> On se souviendra éternellement de cet édifice, car il a été
> élevé, pendant les jours de Dieu, au nom du seul vrai Dieu et
> il a été paré de l’ornement de son commandement. Implore
> celui qui est la Vérité éternelle pour qu’il confirme chaque
> âme au service de sa cause, afin que chacune demeure ferme
> et fidèle à ce que Dieu a fait descendre dans son Livre.
> Combien vaines et éphémères sont les choses de ce monde.
> Sous peu, tout retournera au néant, et seul subsistera ce que la
> Plume la plus exaltée a ordonné selon l’ordre de Dieu, l’Aide
> dans le péril, Celui qui subsiste par lui-même ».
> (D’une tablette, traduite de l’arabe et du persan). [5]
> 
> Bénis ceux qui s’adonnent, dans la maison d’adoration, au
> souvenir de celui qui est le Seigneur des justes ! Bénis ceux
> qui se lèvent au service de cette maison ! Bénis ceux qui ont
> érigé cette maison ! Ils y entrent dans un état de paix et
> d’ardeur et la quittent avec réticence et regret. Nous supplions
> Dieu, immensément exalté soit-il, notre Seigneur et votre
> Seigneur, de vous assister par des moyens visibles et
> invisibles, et d’ordonner pour vous ce qui durera aussi
> longtemps que son nom perdurera – nom qui éclipse tous les
> autres noms. Il n’est point d’autre Dieu que lui, Celui qui
> toujours pardonne, le Très-Miséricordieux.
> (D’une tablette, traduite de l’arabe et du persan). [6]
> 
> Par ma vie et par ma cause ! Quelle que soit la demeure où
> entrent les amis de Dieu et d’où s’élèvent leurs voix alors
> qu’ils glorifient le Seigneur, les âmes des vrais croyants et de
> tous les anges choisis circuleront autour d’elle. Et si pour
> certains la porte de l’œil véritable s’ouvrait, ils verraient le
> Concours suprême tourner autour et s’écrier : « Bénie sois-tu,
> ô maison, car Dieu a fait de toi un lieu de repos pour ceux qui
> ont sa faveur, une demeure pour ceux qu’il chérit et une
> habitation pour ceux en qui il a placé sa confiance. Sur toi soit
> sa louange, sa gloire et sa grâce sans fin. »
> (D’une tablette, traduite de l’arabe et du persan). [7]
> 
> Extraits des écrits de ‘Abdu’l-Bahá
> 
> Il est bon que les amis organisent des réunions et des
> rassemblements au cours desquels ils glorifieront Dieu,
> fixeront leur cœur sur lui et réciteront les versets sacrés
> révélés par la Beauté Bénie – que mon âme soit donnée en
> rançon pour ses serviteurs aimants ! L’éclat des rayons de
> l’horizon suprême et du Royaume très glorieux sera répandu
> sur ces lumineuses assemblées. Car elles ne sont rien d’autre
> que les mashriqu’l-adhkár (maisons d’adoration), les aurores
> du souvenir de Dieu qui, sous la direction de la Plume très
> exaltée, seront appelées à s’établir dans chaque hameau et
> dans chaque cité. […] Ces réunions spirituelles doivent avoir
> un caractère de pureté et de consécration extrêmes en sorte
> que, du site même où elles se déroulent, de leur emplacement
> et de l’atmosphère qui les entoure le souffle parfumé de
> l’Esprit saint se respire.
> (‘Abdu’l-Bahá, Sélection d’écrits, 2e éd., 2014, n° 55.1). [8]
> 
> Ô vous amis véritables de ‘Abdu’l-Bahá ! En ce moment, mes
> pensées sont tournées vers vous. Le coucher du soleil
> approche et une multitude d’épreuves m’ont privé de
> réconfort, mais me souvenir de vous m’apporte la plus grande
> joie et le plus grand plaisir. C’est ainsi que je me tourne vers
> le Seigneur qui toujours pardonne, le suppliant de vous
> renforcer d’une part abondante de sa puissante grâce.
> Le mashriqu’l-adhkár est l’orient des lumières et le lieu de
> rassemblement des justes. Chaque fois qu’une compagnie
> d’âmes nobles s’y rassemble en une réunion céleste, offre des
> supplications, entonne des versets divins et récite des prières
> sur de merveilleuses mélodies, les habitants de l’Assemblée
> céleste entendent et s’écrient : « Heureux que nous sommes !
> Que tout le monde se réjouisse ! » car, louange à Dieu, des
> âmes d’entre les anges du Royaume de gloire sont apparues
> ici-bas, dans une sainte réunion, pour communier avec leur
> Seigneur en entonnant les versets d’unité divine. Y a-t-il plus
> grande bénédiction ?
> (D’une tablette, traduite du persan). [9]
> 
> Ô amis de ‘Abdu’l-Bahá et ses partenaires dans la servitude
> auprès du Seigneur des armées ! En vérité, la plus grande
> affaire et la question la plus importante aujourd’hui sont
> d’établir un mashriqu’l-adhkár, de fonder un temple, d’où les
> voix de louange s’élèveront jusqu’au royaume du Seigneur
> majestueux. Que Dieu vous bénisse d’y avoir pensé et d’avoir
> eu l’intention d’ériger un tel édifice, les surpassant tous, en
> consacrant votre richesse à ce projet grandiose et à cette
> magnifique entreprise. Vous verrez bientôt les anges de la
> confirmation se succéder pour vous soutenir et les armées
> célestes venues se précipiter en renfort.
> Quand le mashriqu’l-adhkár sera achevé, quand les lumières
> en jailliront et que les justes s’y assembleront, quand des
> prières seront offertes au royaume des mystères divins et que
> le chant des louanges s’élèvera jusqu’au Seigneur suprême,
> alors les croyants se réjouiront, le cœur dilaté débordant
> d’amour pour le Dieu éternel qui subsiste par lui-même.
> Les gens vont se hâter pour adorer Dieu dans ce temple
> céleste, le parfum de Dieu y sera diffusé, les enseignements
> divins prendront racine dans les cœurs, comme l’esprit
> s’établit dans l’âme des hommes et les gens resteront fermes
> dans la cause de votre Seigneur, le Très-Miséricordieux
> (D’une tablette, traduite de l’arabe). [10]
> 
> De tous ceux qui se lèvent au service de cet édifice, aucun ne
> sera privé par Dieu d’une force émanant de son puissant
> royaume, et sur lui pleuvront de telles bénédictions
> spirituelles et célestes qu’elles rempliront son cœur d’une
> lumière merveilleuse, et illumineront sa vision pour
> contempler la gloire de l’Ancien des Jours.
> (D’une tablette, traduite de l’arabe). [11]
> 
> Ô toi qui es ferme dans l’Alliance ! Ta lettre a été reçue et sa
> teneur est apparue claire et évidente. Tu parles de la forte
> implication, des efforts et de la détermination dont ont fait
> preuve les aimés de Dieu, de leur enthousiasme irrépressible
> pour construire le mashriqu’l-adhkár et du zèle que ces
> personnes bénies mettent à en transporter les pierres. En
> vérité, cette nouvelle a apporté une telle joie aux cœurs qu’il
> est impossible de la décrire ou de la rapporter, car elle
> évoquait l’image de cette noble assemblée portant des pierres
> dans la plus grande humilité et modestie tout en se
> considérant, malgré tout, bien au-dessus des rois du monde.
> (D’une tablette, traduite du persan). [12]
> 
> Tu m’as interrogé au sujet des lieux d’adoration et de leur
> raison d’être. La sagesse qui préside à la construction de tels
> édifices est la suivante : à une heure convenue, les gens
> sauraient qu’il est temps de se réunir, ils se rassembleraient et,
> formant une union harmonieuse entre eux, se consacreraient à
> la prière. L’unité et l’affection en résulteront; elles se
> développeront et s’épanouiront dans le cœur humain.
> ‘Abdu’l-bahá, Sélections des écrits d’Abdu’l-Bahá, nº 58.1
> [13]
> 
> Nous apprenons que tu as l’intention d’honorer ta demeure en
> réunissant, de temps à autre, des amis bahá’ís dont quelques-
> uns vont glorifier le Seigneur Très-Glorieux. […] Si tu arrives
> à réaliser ton projet, sache que cette maison terrestre
> deviendra une demeure céleste, cet édifice de pierre un
> ouvrage de l’esprit.
> (‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’Abdu’l-Bahá, n° 57.1).
> [14].
> 
> À l’avenir, si Dieu le veut, seront érigés dans toutes les
> régions […] des temples d’une beauté et d’une dignité
> exceptionnelles, où grâce et élégance s’allieront à un
> raffinement des proportions qui ravissent les yeux.
> (D’une tablette, traduite du persan). [15]
> 
> Bien que le mashriqu’l-adhkár soit, d'après son apparence
> extérieure, une structure matérielle, il exerce cependant un
> effet d'ordre spirituel. Il forge entre les coeurs des liens
> d'unité ; c'est un centre communautaire destiné aux âmes
> humaines.
> Chaque ville dans laquelle, au temps de la Manifestation, fut
> édifié un temple, a fait naître la sécurité, la constance et la
> paix, car de tels édifices ont été voués à la perpétuelle
> glorification de Dieu, et le coeur humain ne saurait trouver de
> repos en dehors de la souvenance de Dieu.
> Par le Dieu de miséricorde ! L'édifice de la maison
> d’adoration exerce une puissante influence sur toutes les
> phases de la vie. En Orient, l'expérience a clairement montré
> qu'il s'agissait là d'un fait bien établi.
> Même si, dans quelque petit village, une maison était désignée
> pour faire fonction de mashriqu’l-adhkár son existence avait
> une portée significative. Quel pourrait être alors l'impact
> produit par un temple spécialement édifié dans ce but !
> (‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’Abdu’l-Bahá, n° 60).
> [16]
> 
> Jináb-i-Karbilá’í Muḥammad-Hádí, le gardien du mashriqu’l-
> adhkár, est mon maître. Autrement dit, je suis son serviteur,
> car il est un serviteur de la Beauté bénie. Il balaie le sol du
> mashriqu’l-adhkár. Il ne s’agit pas de servitude, mais de
> souveraineté. Le service qu’il rend n’est pas chose ordinaire ;
> non, c’est une bénédiction de Dieu, pure et vraie.
> (D’une tablette, traduite du persan). [17]
> 
> Le mashriqu’l-adhkár est une des institutions les plus
> importantes du monde, et il possède de nombreuses branches
> annexes. Tout en étant une maison d’adoration, il est
> également relié à un hôpital, à une pharmacie, à une maison
> d’accueil pour les voyageurs, à une école pour les orphelins et
> à un établissement d’études universitaires. Chaque
> mashriqu’l-adhkár est relié à ces cinq structures. Mon espoir
> est que le mashriqu’l-adhkár soit maintenant fondé en
> Amérique et que, peu à peu, l’hôpital, l’école, l’université, le
> dispensaire et la maison d’accueil soient créés ensuite, toutes
> ces institutions fonctionnant dans les meilleures conditions
> d’organisation et d’efficacité. Portez ces questions à la
> connaissance des bien-aimés du Seigneur, afin qu’ils
> comprennent l’importance de ce « Point d’aurore de la
> souvenance de Dieu ». Le temple n’est pas seulement un lieu
> d’adoration : il est plutôt, à tous égards, un ensemble complet.
> (‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’Abdu’l-Bahá, n° 64.1).
> [18]
> 
> Toutes les fois qu’un groupe de personnes s’assembleront
> dans un lieu de réunion, qu’elles glorifieront Dieu et qu’elles
> s’entretiendront des mystères divins, alors, sans aucun doute,
> les souffles de l’Esprit saint leur parviendront doucement , et
> chacune d’entre elles recevra une part de ses bienfaits.
> (‘Abdu’l-Bahá, Sélections des écrits d’Abdu’l-Bahá, n° 56.1).
> [19]
> 
> Ta lettre et les deux plans pour le mashriqu’l-adhkár sont
> arrivés. Ces deux plans ont été examinés, ils ont réjoui les
> cœurs. Les bien-aimés et les servantes de Dieu se sont tous
> mis à chanter tes louanges. Tu devrais cependant consulter les
> membres de l’assemblée spirituelle concernant la forme et le
> plan du mashriqu’l-adhkár, afin que vous preniez une
> décision ensemble. Il faut faire de tout sujet une occasion
> d’unité et de concorde, afin que la camaraderie et l’harmonie
> entre les bien-aimés de Dieu croissent de jour en jour.
> Ainsi, il faut traiter cette question du mashriqu’l-adhkár de
> manière à favoriser l’unité et la concorde entre les amis.
> C’est-à-dire que vous devriez d’abord vous concerter et
> ensuite élaborer un plan. Si vous suivez ces étapes, des
> confirmations divines vous seront continuellement accordées.
> Les amis d’Achgabat ont fait de l’édification du mashriqu’l-
> adhkár le moyen de créer une parfaite camaraderie. Avec le
> plus grand amour et la plus grande sincérité, ils ont élu un
> comité et celui-ci s’est attelé à établir, organiser, arranger et
> concevoir le mashriqu’l-adhkár. Des confirmations divines
> leur furent accordées jour après jour, et – Dieu soit loué ! – il
> a été construit très solide et majestueux.
> (D’une tablette, traduite du persan). [20]
> 
> Vraiment, des cœurs purs et rayonnants sont des orients de la
> mention de Dieu d’où les mélodies de supplication et de prière
> atteignent continuellement l’Assemblée céleste. Je supplie
> Dieu de faire de chacun de vos cœurs un temple divin où la
> lampe de la Très-Grande Direction puisse être allumée. Si les
> cœurs recevaient une telle grâce, ils exerceraient assurément
> le maximum d’efforts et seraient pleinement déterminés à
> construire le mashriqu’l-adhkár, pour que la structure
> extérieure révèle la réalité intérieure et que la forme extérieure
> annonce la signification intérieure.
> (D’une tablette, traduite du persan). [21]
> 
> O amis d’Orient et d’Occident ! Parmi les fondements de la
> religion de Dieu, les significations profondes du Verbe divin et
> les devoirs des amis de Dieu, les plus grands sont la
> coopération et l’entraide, car le règne humain en dépend –
> voire tous les êtres innombrables qu’on trouve dans le monde
> de l’existence. Si la coopération et l’entraide cessaient
> d’exister entre les choses créées, le monde contingent se
> désintégrerait complètement…
> La coopération et l’entraide sont le fondement de la vie et de
> l’existence, alors que la cause de l’anéantissement et de la
> dégradation est la cessation de l’aide et de l’assistance. Plus le
> niveau d’existence est élevé, plus cette question de
> coopération et d’assistance devient importante et vitale. Au
> niveau de l’humanité, la coopération et l’entraide sont par
> conséquent plus complètes et plus perfectionnées qu’aux
> autres niveaux d’existence, si bien que la vie de l’humanité
> dépend entièrement de ce principe. Parmi les amis de Dieu, en
> particulier, cette fondation solide doit être fortifiée de telle
> sorte que chaque âme puisse en aider une autre dans tous les
> domaines, qu’il s’agisse des réalités et des vérités spirituelles
> ou des aspects matériels et physiques de la vie. C’est surtout
> le cas lors de la création d’institutions publiques qui profitent
> à tous, et en particulier du mashriqu’l-adhkár, qui constitue la
> plus grande des fondations divines.
> (D’une tablette, traduite du persan). [22].
> 
> Tu as écrit que les amis voulaient contribuer au coût de
> construction du mashriqu’l-adhkár. Cette nouvelle a procuré
> une joie infinie, dans la mesure où les effusions abondantes du
> Royaume, le flot céleste de la grâce de Dieu et ses
> confirmations infaillibles sont orientés vers l’établissement
> des liens d’unité, d’harmonie et de communion dans le monde
> humain. Cet acte digne, de la part des amis en Orient,
> consistant à recueillir et envoyer des contributions à
> l’Occident est par conséquent louable, méritoire et parmi les
> caractéristiques distinctives de cette Dispensation. Par le
> passé, on n’avait jamais entendu dire que l’Orient ait apporté
> son soutien matériel à l’Occident mais ici, les amis de Perse
> aident à la construction du mashriqu’l-adhkár en Amérique.
> C’est la première fois qu’il en est ainsi ; par conséquent, ses
> effets sont assurément louables et cela produira des résultats
> admirables.
> 
> Louange à la Beauté antique pour avoir conféré de tels liens
> d’amitié et d’harmonie à l’espèce humaine, pour avoir établi
> une si puissante fondation et pour avoir promu une aspiration
> aussi sublime. Que le Très-Grand Nom soit remercié pour
> avoir élevé une telle arche au cœur même du monde, grâce à
> laquelle les diverses nations de la terre s’uniront et
> s’associeront en amitié ; les nations disparates du monde
> deviendront un seul pays et ses nombreux territoires une seule
> patrie ; les divers gouvernements s’associeront tous dans
> l’union et l’harmonie ; les racines de l’injustice seront
> éradiquées ; les fondements de la guerre, du conflit, du
> pillage, de la rapine, de la haine et de l’hostilité seront
> détruits. Cette coopération et cette collaboration entre l’Orient
> et l’Occident fournissent la preuve suffisante et irréfutable que
> ce but béni sera atteint.
> (D’une tablette, traduite du persan). [23]
> 
> Ô toi qui es ferme dans l’alliance ! Les bonnes nouvelles de
> l’achèvement imminent du mashriqu’l-adhkár, l’ordonnance
> de ses jardins et, bientôt, le ruissellement de ses fontaines, ont
> procuré une joie infinie. Le mashriqu’l-adhkár deviendra
> vraiment un lieu de grand bonheur et de joie. La force et
> l’élégance de sa structure, la disposition ordonnée de ses
> allées, la conception de ses parterres, le jaillissement de ses
> fontaines, la floraison de ses arbres, la fraîcheur de son air, le
> charme et la beauté de son apparence se combinent pour créer
> un paradis du plus grand enchantement. Cela sera vraiment
> sans égal, sans ressemblance.
> (D’une tablette, traduite du persan). [24]
> 
> En ce bas monde, le mashriqu’l-adhkár est un édifice céleste
> et un moyen d’atteindre l’unité de l’humanité, dans la mesure
> où tous les peuples du monde se rassemblent dans l’amitié et
> l’harmonie au sein de cet édifice, et tout en chantant les
> hymnes de l’unité divine, s’engagent dans la louange et la
> glorification du Seigneur des armées. Assurément ta joie ne
> repose que dans la diffusion de la lumière de la direction
> divine.
> (D’une tablette, traduite du persan). [25]
> 
> Le premier mashriqu’l-adhkár d’Amérique a été institué à
> Chicago et cet honneur et cette distinction sont d’une valeur
> infinie. De ce mashriqu’l-adhkár, indubitablement, des
> milliers de mashriqu’l-adhkár naîtront.
> (Les tablettes du plan divin, Thornhill, Publications Bahá’í
> Canada 2e éd., 2012, n° 11.82.) [26]
> 
> Ta lettre datée du 23 novembre 1918 est bien arrivée. Dieu
> soit loué, son contenu indique que tu t’es mis au service du
> projet du mashriqu’l-adhkár afin d’ériger cet édifice à
> vocation universelle. Tu as vraiment fait de grands efforts à
> cet égard et je chéris l’espoir que cette entreprise grandisse de
> jour en jour. Les actes sont comme des arbres ; planter un
> arbre est facile, alors que s’en occuper jusqu’à ce qu’il
> produise ses fruits est difficile. On a déployé des efforts
> jusqu’ici pour poser les fondations du temple, mais son
> achèvement est difficile. Mon espoir est que les amis de Dieu
> soient aidés dans cette tâche.
> (D’une tablette, traduite du persan). [27]
> 
> Ô vous qui êtes fermes dans l’Alliance et le Testament de
> Dieu ! Le carnet a été reçu et lu qui contient vos plans pour
> l’établissement du mashriqu’l-adhkár et de ses dépendances –
> comprenant un hôpital, des écoles, une auberge, des foyers
> pour les infirmes et les pauvres – et aussi les noms de ceux qui
> ont contribué financièrement à cette entreprise. Louange à
> Dieu ! Il a aidé des âmes bénies à se lever pour accomplir une
> tâche si importante et à jeter les bases d’un édifice qui durera
> pour l’éternité et dont le sommet s’élèvera jusqu’au plus haut
> des cieux.
> Bien que ce mashriqu’l-adhkár soit construit sur terre, c’est
> en réalité une institution de l’Assemblée céleste et l’on peut
> donc dire qu’il atteint le plus haut des cieux. Rendez grâce à
> Dieu de vous être levés pour offrir un service d’une telle
> conséquence, dans la mesure où, en cet âge et en ce siècle,
> établir des mashriqu’l-adhkár est de la plus haute importance.
> Ces édifices apporteront fermeté et constance aux amis. Ce
> sont des lieux de supplication et d’invocation au seuil de la
> grandeur du Seigneur et le plus sûr moyen de diffuser ses
> doux arômes. En ces jours, ne poser qu’une seule brique pour
> le mashriqu’l-adhkár ou l’une de ses dépendances c’est
> comme construire un édifice majestueux. Je suis donc très
> satisfait des bien-aimés du Seigneur qui ont réussi à rendre un
> service aussi vital et important. J’espère que cette structure
> sera construite avec le maximum de beauté et de robustesse et
> que ses dépendances seront progressivement achevées.
> (D’une tablette, traduite du persan). [28]
> 
> … considérez la manière avec laquelle Ḥájí Mírzá
> Muḥammad-Taqí Afnán, cet esprit sanctifié, cette âme
> confirmée, s’est levé pour servir cette grande cause.
> Abandonnant une vie d’aisance et de confort à Yazd, il s’est
> empressé de rejoindre Achgabat pour œuvrer pour la cause de
> Dieu. Que de sacrifices il a consenti pour ériger le mashriqu’l-
> adhkár ! Il a entièrement consacré sa vie à cette tâche, jusqu’à
> parvenir à établir le premier mashriqu’l-adhkár dans ce pays.
> Ses services furent en effet extraordinaires, car il s’agissait là
> du premier mashriqu’l-adhkár élevé dans le monde au nom de
> Dieu. Sa signification est donc très grande. Et pourtant, à
> l’avenir, une centaine de milliers de mashriqu’l-adhkár seront
> élevés glorieux, dignes et infiniment majestueux. Le
> mashriqu’l-adhkár d’Achgabat a le rang de mère, et les autres
> mashriqu’l-adhkár seront comme des enfants spirituels qui
> naîtront d’elle.
> (D’une tablette, traduite du persan). [29]
> 
> Ô vous les bien-aimés de Dieu ! La nouvelle est arrivée qu’un
> mashriqu’l-adhkár a été établi, que dans ce pays, la louange et
> la glorification de Dieu ont atteint le royaume de gloire et que
> les mélodies d’adoration et de louange de ce glorieux Bien-
> aimé sont montées jusqu’à l’Assemblée céleste. Quelle
> délectation et quelle joie infinies ces bonnes nouvelles ont
> suscité, puisque le mashriqu’l-adhkár amène les amis à
> s’éveiller, à se souvenir de Dieu et à se trouver dans un état
> d’humble prière. Le mashriqu’l-adhkár a pour effet
> d’illuminer les cœurs, de rendre les âmes spirituelles et
> d’exhaler les parfums du Royaume de gloire. Le monde de
> l’humanité est ainsi transformé en un autre monde, et les
> sensibilités du cœur sont intensifiées au point d’englober toute
> la création. Mon espoir est qu’un mashriqu’l-adhkár soit
> établi dans chaque quartier et dans chaque coin du pays,
> même si cela se fait avec la plus grande discrétion et
> circonspection, et que, par prudence, cela se limite à des amis
> choisis et de confiance parmi les aimés de Dieu, jusqu’au
> moment où la propagation de sa renommée ne suscite plus le
> désarroi et l’agitation chez les négligents.
> Ô vous les bien-aimés de Dieu ! Voyez quelle fraîcheur, quelle
> tendresse, quelle spiritualité et quel rayonnement sont atteints
> quand vous vous réunissez en ce lieu de rassemblement des
> esprits, quand vous vous occupez du souvenir de Dieu à
> l’aube et, qu’après avoir récité des prières, vous évoquez le
> Seigneur Très-Généreux en de douces mélodies. Ces mélodies
> atteindront le Royaume de gloire, et ces chants enchanteront
> et réjouiront l’Assemblée céleste.
> (D’une tablette, traduite du persan). [30]
> 
> Le mashriqu’l-adhkár est un aimant pour les confirmations
> divines. Le mashriqu’l-adhkár est la puissante fondation du
> Seigneur, le pilier solide de la foi de Dieu. L’établissement du
> mashriqu’l-adhkár est un moyen d’exalter le Verbe de Dieu.
> La louange et la glorification qui en émanent réjouissent le
> cœur de toute âme juste. Les parfums sacrés du mashriqu’l-
> adhkár ravivent les âmes des justes et ses brises vivifiantes
> confèrent la vie au cœur pur. Les lampes du mashriqu’l-
> adhkár, comme les rayons resplendissants de l’aube,
> illuminent les horizons. La mélodie du mashriqu’l-adhkár
> réjouit les âmes de l’Assemblée céleste et réciter en son sein
> des versets de son unité divine apporte jubilation et joie aux
> habitants du royaume de gloire.
> En ce jour, établir le mashriqu’l-adhkár est la question la plus
> importante et le service par excellence à offrir au Seuil sacré
> de Dieu […] Le but en est que les aimés de Dieu, tout en
> exerçant la plus grande sagesse, y soient occupés à prier et à
> adorer Dieu, à réciter des versets et des paroles de Dieu et à
> chanter des odes célestes à la gloire du Très-Miséricordieux.
> (D’une tablette, traduite du persan). [31]
> 
> O serviteur de Bahá ! La musique est considérée comme une
> science digne d’éloges au seuil du Tout-Puissant. Lors de
> grands rassemblements, de congrégations, elle te permet de
> chanter des versets en une mélodie des plus merveilleuse et
> d’élever des hymnes de louanges dans le mashriqu’l-adhkár
> tels qu’ils ravissent l’Assemblée céleste. Considère alors
> combien l’art de la musique est admiré et loué. Si tu le peux,
> essaie d’utiliser des mélodies, des chants et des airs inspirés,
> et d’harmoniser la musique terrestre avec la mélodie céleste.
> Tu remarqueras alors la grande influence de la musique, la
> joie et la vie céleste qu’elle confère. Entonne un air si
> mélodieux qu’il remplisse de joie et d’extase les rossignols
> des mystères divins.
> (D’une tablette, traduite du persan). [32]
> 
> En vérité, d’un cœur sincère, j’ai rendu grâce à Dieu d’avoir
> aidé les amis, malgré leur pauvreté et leur humilité, à
> contribuer au mashriqu’l-adhkár, dont les piliers seront
> bientôt dressés au cœur de l’Amérique.
> (D’une tablette, traduite de l’arabe). [33]
> 
> O toi, ami sincère de ‘Abdu’l-Bahá ! Ton vœu le plus ardent
> était que le mashriqu’l-adhkár soit édifié et établi. Pour
> chaque chose il y a une saison prescrite et, louange à Dieu, le
> temps de construire le mashriqu’l-adhkár est maintenant
> venu ! Il faut donc exercer les plus grands efforts pour que cet
> édifice puissant soit érigé solidement et fermement, avec
> raffinement et grâce. C’est un grand service à rendre au Seuil
> sacré, dont la renommée réjouira, pour l’éternité, les cœurs de
> l’Assemblée céleste dans le royaume de sainteté.
> (D’une tablette, traduite du persan). [34]
> 
> Quant au mashriqu’l-adhkár, il est de la plus haute
> importance. Le but est le suivant : il faut repérer un site,
> même si c’est un petit endroit sous des couches de terre et de
> pierre, qui, par prudence, devrait rester caché et secret de peur
> qu’il n’éveille l’hostilité des méchants. Au moins une fois par
> semaine, ce lieu devrait servir au rassemblement d’amis
> choisis, ceux qui ont découvert les secrets des mystères divins
> et en sont devenus familiers. L’endroit peut prendre n’importe
> quelle forme, car même s’il s’agissait d’une cavité elle
> deviendrait un abri paradisiaque, une demeure exaltée et un
> jardin de délices.
> Cet endroit deviendrait un foyer où les esprits sont réjouis et
> les cœurs attirés vers le royaume d’Abhá.
> (D’une tablette, traduite du persan). [35]
> Quant au plan du mashriqu’l-adhkár, il devrait ressembler à
> celui du mashriqu’l-adhkár d’Achgabat. C’est-à-dire que ce
> sera un édifice à neuf côtés, érigé de manière à dégager la plus
> haute impression de spiritualité, d’élégance, d’éminence, de
> raffinement et de grâce, devenant ainsi un lieu plein de
> charme. Dans la mesure du possible, il faudra s’efforcer de lui
> garder son caractère plaisant, sa fraîcheur et sa beauté.
> (D’une tablette, traduite du persan). [36]
> 
> Extraits des écrits de Shoghi Effendi
> 
> Avec le passage du temps, l’éminent édifice du mashriqu’l-
> adhkár sera élevé dans les proches environs des lieux saints
> historiques bahá’ís, rehaussant le lustre, la spiritualité, la
> splendeur, la grâce et la majesté des institutions bahá’íes et
> établissant sur terre, de la manière la plus visible et tangible,
> une superbe image et une expression durable de l’esprit vital
> et illimité de la cause de celui qui est le Seigneur de tous les
> mondes.
> (Extrait d’une lettre datée d’août 1927 à plusieurs assemblées
> spirituelles nationales, traduit du persan). [37]
> 
> Il convient de garder à l’esprit que l’édifice central du
> mashriqu’l-adhkár autour duquel, dans la plénitude des
> temps, se regrouperont les institutions de service social qui
> offriront soulagement à ceux qui souffrent, subsistance aux
> pauvres, abri aux voyageurs, réconfort aux personnes en deuil
> et éducation aux ignorants, devrait être considéré, ces
> dépendances exceptées, comme un bâtiment conçu
> uniquement et consacré entièrement au culte de Dieu selon les
> quelques principes, rares mais bien établis, que Bahá’u’lláh a
> prescrits dans le Kitábu’l-Aqdas. Il ne faudrait toutefois pas
> déduire de cette déclaration générale que l’intérieur de
> l’édifice central lui-même serait converti en un agglomérat de
> services religieux selon les méthodes traditionnelles des
> églises, mosquées, synagogues et autres lieu de culte. Ses
> diverses voies d’approche, toutes convergeant vers la salle
> centrale sous dôme, ne serviront pas à admettre les adeptes
> sectaires de formules rigides et de credo conçus par l’homme,
> attachés, chacun à sa manière, à observer ses rites, à réciter
> ses prières, à procéder à ses ablutions et à déployer les
> symboles propres à sa religion dans des parties distinctes de la
> maison universelle d’adoration de Bahá’u’lláh. Il n’est pas
> question que le mashriqu’l-adhkár offre un tel spectacle
> d’observances et de rites sectaires incohérents et confus. Cette
> situation est tout à fait incompatible avec les dispositions de
> l’Aqdas et irréconciliable avec l’esprit qu’il inculque. Dans
> une atmosphère spirituelle sereine, seuls ceux qui sont
> disposés à adorer le vrai Dieu tel que manifesté en cet âge en
> la personne de Bahá’u’lláh, se rassembleront entre les murs
> dépouillés de la maison d’adoration bahá’íe élevée au centre
> du mashriqu’l-adhkár Ils auront rejeté à jamais le décorum
> des cérémonies élaborées et ostentatoires. Pour eux, le
> mashriqu’l-adhkár symbolisera la vérité fondamentale à la
> base de la foi bahá’íe, à savoir que la vérité religieuse n’est
> pas absolue mais relative, que la révélation divine n’est pas
> définitive mais progressive. Ils seront convaincus qu’un Père
> aimant et toujours vigilant qui, dans le passé et à divers stades
> de l’évolution du genre humain, a envoyé ses prophètes,
> porteurs de son message et manifestations de sa lumière à
> l’humanité, ne peut, en cette période critique de leur
> civilisation, priver ses enfants des directives dont ils ont si
> cruellement besoin, alors qu’ils sont plongés dans des
> ténèbres que ni la lumière de la science ni celle de
> l’intelligence et de la sagesse humaines ne peuvent dissiper.
> Ayant ainsi reconnu en Bahá’u’lláh la Source d’où provient
> cette lumière céleste, ils se sentiront irrésistiblement poussés à
> trouver refuge dans sa maison. Ils s’y rassembleront sans
> s’encombrer de cérémonies, libérés de tout credo, afin de
> rendre hommage au vrai Dieu, l’essence et l’astre de la Vérité
> éternelle ainsi que pour exalter et magnifier le nom de ses
> messagers et prophètes qui ont reflété dans un monde sombre
> et capricieux la lumière de la direction divine depuis des
> temps immémoriaux jusqu’à nos jours, en diverses
> circonstances et avec une mesure variable.
> Aussi exaltante que soit la conception du culte que les bahá’ís
> rendent à Dieu, telle qu’on pourra le voir dans l’édifice central
> de ce temple sublime, il ne peut être considéré comme le seul
> facteur, ni même la part essentielle, du rôle que le mashriqu’l-
> adhkár tel que conçu par Bahá’u’lláh, est destiné à jouer dans
> la vie organique de la communauté bahá’íe. Séparé des
> activités sociales, humanitaires, éducatives et scientifiques
> centrées sur les dépendances du mashriqu’l-adhkár, le culte
> bahá’í, aussi exalté soit-il dans sa conception, aussi passionné
> soit-il dans sa ferveur, ne pourra jamais espérer dépasser les
> maigres résultats, souvent transitoires, produits par la
> contemplation de l’ascète ou la communion du fidèle passif.
> Elle ne peut apporter une satisfaction et un bénéfice durables
> au fidèle lui-même, et encore moins à l’humanité en général,
> tant qu’elle n’est pas traduite et transposée dans ce service
> dynamique et désintéressé à la cause de l’humanité que les
> dépendances du mashriqu’l-adhkár ont le privilège suprême
> de faciliter et de promouvoir. De même, les efforts, aussi
> désintéressés et acharnés soient-ils, de ceux qui, dans le
> périmètre du mashriqu’l-adhkár seront engagés dans
> l’administration des affaires du futur Commonwealth bahá’í,
> ne pourront fructifier et prospérer à moins qu’ils ne soient
> menés en communion étroite et quotidienne avec les forces
> spirituelles que concentre le sanctuaire central du mashriqu’l-
> adhkár et d’où elles rayonnent. Rien de moins qu’une
> interaction directe et constante entre les forces spirituelles
> émanant de cette maison d’adoration située au cœur du
> mashriqu’l-adhkár et les énergies consciemment déployées
> par ceux qui administrent ses affaires au service de l’humanité
> peuvent éventuellement fournir les fondamentaux capables
> d’éliminer les maux qui ont si longtemps et si gravement
> affligé l’humanité. Car c’est assurément de la conscience de
> l’efficacité de la Révélation de Bahá’u’lláh, renforcée d’un
> côté par la communion spirituelle avec son Esprit, et de
> l’autre par l’application intelligente et l’exécution fidèle des
> lois et des principes qu’il a révélés, que doit dépendre en
> définitive le salut d’un monde pris dans les douleurs de
> l’enfantement. Et de toutes les institutions qui sont associées à
> son saint Nom, aucune ne peut fournir de manière adéquate
> les éléments vitaux du culte et du service bahá’ís, si essentiels
> tous les deux à la régénération du monde, si ce n’est
> l’institution du mashriqu’l-adhkár. Là réside le secret de la
> grandeur, de la puissance, de la position unique du
> mashriqu’l-adhkár l’une des institutions exceptionnelles
> conçues par Bahá’u’lláh.
> (D’une lettre du 25 octobre 1929 aux bien-aimés du Seigneur
> et aux servantes du Miséricordieux à travers les États-Unis et
> le Canada, publiée dans Bahá’í Administration – Selected
> Messages 1929-1932 (Wilmette, Bahá’í Publishing Trust,
> 1974, p. 184-186). [38]
> 
> Des prières en toutes langues peuvent être offertes dans le
> temple. Les prières ne sont pas non plus l’apanage des
> enfants. De légères modifications dans le texte des prières sont
> permises et je vous conseille de donner une forme musicale à
> la parole révélée elle-même, ce qui, je le pense, sera
> extrêmement efficace. Je prierai afin que le Bien-Aimé vous
> inspire à accomplir ce grand service pour sa Cause.
> (Ajout manuscrit de Shoghi Effendi à une lettre du 8 avril
> 1931 écrite en son nom à un croyant). [39]
> 
> J’apprécie grandement les efforts continus et pleins
> d’abnégation des croyants américains face à la grave
> dépression économique et financière dans laquelle leur pays et
> le monde entier sont maintenant plongés. Que l’édification du
> temple se produise dans de telles circonstances, que son
> exquise et complexe ornementation soit réalisée grâce aux
> efforts d’une poignée de fidèles bahá’ís en dépit de la
> morosité, de l’incertitude et des dangers qui les entourent,
> n’est qu’une autre preuve du pouvoir mystérieux et irrésistible
> de Bahá’u’lláh dont les bénédictions seront abondamment
> accordées à tous ceux qui se lèvent pour accomplir son
> dessein. La Cause entre dans une période de réalisations sans
> précédent. La pleine mesure de sa gloire et de son pouvoir se
> manifestera graduellement si, de notre côté, nous suivons
> intégralement les instructions et exécutons les ordres que nous
> a légués notre Maître bien-aimé.
> (Ajout manuscrit de Shoghi Effendi à une lettre du
> 20 décembre 1931 écrite en son nom à l’Assemblée spirituelle
> nationale des États-Unis et du Canada). [40]
> 
> Aux lointaines communautés bahá’íes d’Orient et d’Occident,
> dont la plupart sont de plus en plus dénigrées et malmenées, et
> dont aucune ne peut prétendre avoir eu part à la double
> bénédiction que confèrent invariablement une Maison
> d’adoration spécialement conçue et construite ainsi qu’un
> ordre administratif fonctionnant pleinement et efficacement, la
> concentration dans une seule localité de ce qui va être
> considéré comme la source de la vie spirituelle de la
> communauté et qui est déjà reconnu comme le ressort
> principal de ses activités administratives marque, en ces temps
> de déclin, le lancement d’une phase supplémentaire dans
> l’émergence lente et imperceptible de la communauté bahá’íe
> modèle – une communauté divinement décrétée, unie de façon
> organique, à la vision claire, vibrante de vie et dont le but
> même est régulé par les principes directeurs indissociables,
> l’adoration de Dieu et le service à autrui.
> (Ajout manuscrit de Shoghi Effendi à une lettre du 4 juillet
> 1939 écrite en son nom à l’Assemblée spirituelle nationale des
> États Unis et du Canada). [41]
> 
> Rassemblés chaque jour, à l’aube, dans le mashriqu’l-adhkár
> que Bahá’u’lláh, dans le Kitáb-i-Aqdas, affecta à l’adoration
> de Dieu, les représentants des communautés bahá’íes locales
> et nationales ainsi que les membres de leurs comités respectifs
> puiseront l’inspiration nécessaire qui, au cours de leur labeur
> quotidien dans le ḥaẓíratu’l-quds – théâtre de leurs activités
> administratives – leur permettra d’accomplir leurs devoirs et
> de faire face à leurs responsabilités, ainsi qu’il appartient aux
> serviteurs choisis de la foi.
> (Dieu passe près de nous, Bruxelles, Maison d’éditions
> bahá’íes, 1976, p. 328). [42]
> 
> Au milieu de la confusion, des angoisses, des rivalités et des
> crises récurrentes marquant le déclin d’une civilisation
> moribonde, la construction de ce symbole annonciateur de
> l’ordre mondial de Bahá’u’lláh, encore au stade embryonnaire
> de son développement, donnera sans aucun doute un
> formidable élan à la marche de la Foi sur tous les continents
> et, plus que tout autre acte isolé, dirigera vers ses institutions
> naissantes l’attention des masses spirituellement appauvries,
> économiquement affligées, socialement perturbées et
> moralement désorientées d’un continent éprouvé.
> (Ajout manuscrit de Shoghi Effendi à une lettre du 25 juin
> 1954 écrite en son nom à l’Assemblée spirituelle nationale
> d’Allemagne et d’Autriche, dans The Light of Divine
> Guidance : The Messages from the Guardian of the Bahá’í
> Faith to the Bahá’ís of Germany and Austria, vol. 1
> (Hofheim-Langenhain : Bahá’í-Verlag, 1982), p. 219) [43]
> 
> Extraits de lettres écrites au nom de Shoghi Effendi
> 
> Le rassemblement à l’aube dans le mashriqu’l-adhkár pour
> offrir des supplications et des prières dans ce temple
> majestueux et lumineux est un des signes d’enthousiasme, de
> bénédiction, d’élévation, de joie et de spiritualité. C’est un
> sujet important qui donnera d’excellents résultats. Le simple
> rassemblement d’amis à l’aube dans le mashriqu’l-adhkár
> démontrera la puissance de la Cause, manifestera le pouvoir et
> l’influence de la parole de Dieu, témoignera de l’attachement
> des cœurs aux commandements divins et manifestera
> clairement l’orientation des âmes vers le rivage de son unicité.
> La négligence et l’indifférence à l’égard de cet acte pieux ne
> sont en aucun cas permises.
> (D’une lettre du 13 décembre 1928 aux bahá’ís d’Achgabat,
> traduite du persan). [44]
> 
> Quant au caractère des réunions dans l’auditorium du temple,
> il estime qu’elles devraient être purement de dévotion, les
> discours bahá’ís et les conférences devraient en être
> strictement exclus. Pour le moment, il estime qu’il n’y aurait
> pas d’objection à tenir les réunions bahá’íes, y compris les
> discours et les séances de travail de la convention, dans la
> salle de fondation. Shoghi Effendi recommande que le chant
> choral des hommes, des femmes et des enfants soit encouragé
> dans l’auditorium et que toute rigidité dans la cérémonie
> bahá’íe soit soigneusement évitée. Dans le temple, plus le
> culte bahá’í a un caractère universel et informel, mieux c’est.
> Toute image, toute représentation, à l’exception du Plus-
> Grand Nom, doivent être strictement exclues. Des prières
> révélées par Bahá’u’lláh et le Maître ainsi que les écrits sacrés
> des prophètes seront lus ou chantés, de même que des hymnes
> basés sur les écrits sacrés, bahá’ís ou non.
> (D’une lettre du 11 avril 1931 à l’assemblée spirituelle
> nationale des États-Unis et du Canada). [45]
> 
> Il espère sincèrement que la vue du temple et les principes
> qu’il incarne, imprégneront le cœur des habitants du lieu et
> serviront à les attirer à la Foi. Il ne suffit pas de construire un
> bel édifice, il nous faut le remplir d’âmes sincères et dévouées
> qui recherchent son atmosphère spirituelle.
> (D’une lettre du 6 mai 1931 à l’Assemblée spirituelle
> nationale des États-Unis et du Canada). [46]
> 
> Vous demandez quels plans pourraient servir à collecter des
> fonds pour le temple. Shoghi Effendi croit que la meilleure
> méthode, la plus noble aussi, est de recevoir des dons libres,
> spontanés, motivés par le sens du sacrifice pour le progrès de
> la Cause. C’est avec sacrifice que ce temple doit être construit.
> Voilà la méthode vraiment digne d’attention. Ce principe
> exclut donc tout ce qui impliquerait l’aide de non bahá’ís. Un
> temple bahá’í devrait être construit par les seuls bahá’ís ; il ne
> s’agit pas d’une activité humanitaire ordinaire pour laquelle
> l’aide de n’importe qui pourrait être sollicitée.
> (D’une lettre du 14 avril 1932 aux bahá’ís de Kenosha,
> Wisconsin). [47]
> 
> Vos dons pour le temple, ainsi que la manière remarquable
> avec laquelle vous aidez les croyants dans leurs efforts
> d’élargir la portée de leur travail de promotion, sont des
> contributions réelles et durables que vous avez faites à la Foi.
> Et bien qu’à l’heure actuelle vous n’ayez plus la possibilité de
> contribuer financièrement autant que vous l’avez fait les
> années précédentes, vous ne devriez pas vous sentir
> découragés et encore moins déçus. Car la meilleure manière
> pour vous de soutenir efficacement la cause du temple, ce
> n’est pas par des moyens matériels mais par le soutien moral
> qu’il est de votre obligation première d’apporter à ceux
> chargés de la construction de cet édifice sacré, unique. C’est le
> dévouement, la sincérité et l’enthousiasme véritables qui, à
> long terme, peuvent assurer l’achèvement de notre temple
> bien-aimé. En tout état de cause, les considérations
> matérielles, bien qu’essentielles, ne sont pas les plus vitales.
> S’il en avait été autrement, le temple n’aurait jamais atteint
> l’état d’avancement actuel. Car les ressources de la
> communauté sont limitées et ont été gravement affectées au
> cours des deux dernières années par suite d’une crise
> économique mondiale sans précédent. Mais malgré tous ces
> obstacles matériels, le temple a progressé de façon constante
> et ce seul fait suffit à convaincre chaque observateur impartial
> de la puissance divine qui anime la Foi – puissance devant
> laquelle toutes les difficultés matérielles doivent
> inévitablement s’effacer.
> (D’une lettre du 30 décembre 1933 à des croyants). [48]
> 
> Pour ce qui est de chanter des Tablettes dans le temple,
> Shoghi Effendi souhaite à ce propos encourager vivement les
> amis à éviter toute forme de rigidité et d’uniformité en matière
> de pratique religieuse. Il n’y a pas d’objection à réciter ou à
> psalmodier des prières en langue orientale, mais il n’est pas
> non plus requis d’adopter cette forme de prière dans
> l’auditorium du temple, lors des célébrations d’une cérémonie
> religieuse, quelle qu’elle soit. Cela ne devrait être ni requis ni
> interdit. La chose importante à toujours garder à l’esprit est,
> qu’à l’exception de certaines prières obligatoires spécifiques,
> Bahá’u’lláh ne nous a donné aucune règle stricte ou spéciale
> pour rendre un culte à Dieu, que ce soit dans le temple ou
> ailleurs. La prière est essentiellement une communion entre
> l’homme et Dieu et, en tant que telle, elle transcende toutes
> les formes et formules rituelles.
> (D’une lettre du 15 juin 1935 à l’Assemblée spirituelle
> nationale des États-Unis et du Canada). [49]
> Les efforts déployés pour acquérir un terrain pour le
> ḥaẓíratu’l-quds, ainsi que les contributions recueillies pour
> cette entreprise méritoire et très attendue l’ont rendu
> particulièrement heureux […] Il espère sincèrement que dans
> l’année en cours, les amis arriveront à poser à la fois la
> fondation de cet édifice et à acquérir un terrain convenable
> dans la capitale du pays. Il déclare de plus que mener à bien
> cette entreprise exige une coopération incessante et un soutien
> mutuel, ce qui requiert des sacrifices. Ce projet capital sera le
> prélude à l’établissement du mashriqu’l-adhkár dans la
> région, augmentant ainsi le nombre des agences de la cause,
> renforçant ses institutions divines, accroissant l’influence et le
> pouvoir de la communauté et répandant sur elles son éclat et
> sa gloire.
> (D’une lettre du 14 mai 1936 à l’Assemblée spirituelle
> nationale d’Égypte, traduit de l’arabe). [50]
> 
> L’enseignement bahá’í concernant la fraternité et la bonté
> implique que nous soyons toujours prêts à apporter toute
> l’aide et l’assistance possibles à ceux qui sont dans la détresse
> et la souffrance. La charité bahá’íe est l’essence même des
> enseignements, elle devrait donc être développée dans chaque
> communauté bahá’íe. Les institutions charitables, telles que
> les orphelinats, les écoles gratuites et les hôpitaux pour les
> pauvres, constituent une partie indispensable du mashriqu’l-
> adhkár La responsabilité de chaque communauté bahá’íe
> locale est d’assurer le bien-être de ses membres pauvres et
> nécessiteux par tous les moyens possibles.
> (D’une lettre du 26 juin 1936 à un croyant). [51]
> 
> À propos de la copie d’une Tablette de ‘Abdu’l-Bahá, incluse
> dans votre lettre du 20 octobre, dans laquelle le Maître définit
> l’ordre dans lequel il faut construire les bâtiments annexes du
> temple, Shoghi Effendi pense que cette tablette ne devrait pas
> être interprétée de façon trop rigide, donnant rigoureusement
> l’ordre exact de construction de ces édifices. Ce ne doit pas
> non plus être considéré comme une liste exhaustive des
> bâtiments qui seront érigés à l’avenir autour de l’édifice
> central du mashriqu’l-adhkár. Sans aucun doute la Maison
> internationale de justice devra fixer de façon précise le
> nombre et l’ordre de ces futures dépendances du temple et
> définir leurs relations, entre elles et avec le temple lui-même.
> Le Gardien aimerait recevoir le texte original de cette Tablette
> s’il est disponible.
> Quant à la question de la relation d’un bâtiment administratif
> avec le temple, il faudra aussi la définir à l’avenir, mais quelle
> que soit la forme qu’une telle relation revêtirait et quels qu’en
> soient les détails, elle devra se fonder sur le principe général
> que ces deux institutions bahá’íes incarnent deux aspects de la
> vie bahá’íe, essentiels et distincts mais inséparables : adorer et
> servir. L’édifice central du mashriqu’l-adhkár qui est
> exclusivement consacré à des fins d’adoration, représente
> l’élément spirituel et remplit donc une fonction première dans
> chaque communauté bahá’íe, alors que toutes les autres
> dépendances du temple – qu’elles soient de caractère
> strictement administratif, culturel ou humanitaire – sont
> secondaires et, en importance, viennent après la maison
> d’adoration elle-même.
> (D’une lettre du 28 janvier 1939 à l’Assemblée spirituelle
> nationale des États Unis et du Canada). [52]
> 
> Au sujet du temple et des cérémonies qui s’y déroulent :
> Maintenant que ce temple d’Occident, premier et capital, est
> construit et que, dans quelques années, il sera utilisé par les
> bahá’ís pour le culte et pour des cérémonies régulières, il tient
> à souligner qu’il est très soucieux qu’on n’introduise aucun
> formalisme, aucun rituel, aucune pratique figée en plus du
> strict minimum décrit dans les enseignements. Ce sont des
> rassemblements pour prier, pour méditer et pour lire des
> extraits des Écrits saints de notre religion et des autres ; il peut
> y avoir un ou plusieurs lecteurs ; n’importe quel bahá’í, ou
> même un non-bahá’í, peut être choisi pour lire. Ces
> rassemblements devraient être simples, dignes et conçus pour
> élever l’âme et l’éduquer en entendant la parole créatrice. On
> n’y fera aucun discours, aucun sujet inapproprié n’y sera
> introduit.
> L’utilisation des chaires est interdite par Bahá’u’lláh ; il n’y a
> pas d’objection à ce que le lecteur se trouve sur une estrade
> basse si c’est pour être entendu plus clairement mais cela ne
> doit pas être une caractéristique architecturale du bâtiment.
> […]
> Le lecteur devrait se tenir debout là où il sera le mieux vu et
> entendu par tous. Tous les détails mineurs concernant cette
> question sont laissés à la discrétion de votre assemblée qui
> décidera après avoir reçu l’avis d’experts. Comme il vous en a
> déjà informés, il suggère d’utiliser des sièges fixes plutôt
> qu’amovibles.
> Seule la musique vocale a cappella sera pratiquée. La position
> des chanteurs, ou du chanteur, est aussi une question que votre
> assemblée décidera ; mais encore une fois, il ne devrait pas y
> avoir d’emplacement fixe, pas de détails architecturaux
> marquant un endroit spécial. L’acoustique devrait
> certainement être la considération principale pour placer les
> chanteurs.
> …Nul besoin de vous dire à quel point les décisions que vous
> allez avoir à prendremaintenant pour l’achèvement du temple
> sont importantes… Il vous encourage vivement à toujours
> écouter les meilleurs conseils techniques et à garder à l’esprit
> qu’il est essentiel que les réunions dans le temple se
> tiennent dans un cadre magnifique et paisible, confortable,
> digne et simple, sans oublier que le public doit pouvoir
> entendre parfaitement et que l’acoustique doit être agréable à
> l’oreille.
> (D’une lettre du 20 juillet 1946 à l’Assemblée spirituelle
> nationale des États Unis et du Canada) [53]
> 
> L’essentiel dans la conception du projet, comme stipulé par
> ‘Abdu’l-Bahá, est que le bâtiment ait neuf côtés et soit de
> forme circulaire. En dehors de cela, l’architecte n’est
> aucunement limité dans le choix de son style.
> (D’une lettre du 25 juin 1954 à l’Assemblée spirituelle
> nationale d’Allemagne et d’Autriche, publiée dans The Light
> of Divine Guidance : The Messages from the Guardian of the
> Bahá’í Faith to the Bahá’ís of Germany and Austria, vol. 1,
> p. 216). [54]
> 
> Il reste un point à relever à ce propos : le temple de Wilmette
> ne constitue pas un modèle pour les autres temples et ne
> représente pas un nouveau type d’architecture bahá’íe. Par
> conséquent, il n’est pas nécessaire que vos architectes
> s’efforcent de suivre ce modèle. Il convient plutôt de suivre
> les instructions du Maître à propos du temple et d’ensuite
> créer ce qui sera souhaitable et approprié pour votre région.
> (D’une lettre du 10 février 1955 à l’Assemblée spirituelle
> nationale d’Allemagne et d’Autriche, publiée dans The Light
> of Divine Guidance : The Messages from the Guardian of the
> Bahá’í Faith to the Bahá’ís of Germany and Austria, vol. 1,
> p. 227). [55]
> 
> En construisant le temple, il faut veiller à ne pas se laisser
> emporter par les idéaux et les émotions propres à la situation
> mais à garder les pieds sur terre, en n’oubliant pas qu’il s’agit
> de bâtiments de pierre et d’acier. L’objectif est de
> concevoir une maison d’adoration agréable et attrayante,
> mais pas de simplement produire une réplique du sanctuaire
> du Báb ou du temple de Wilmette. Nous ne recherchons pas
> des exemples exceptionnels d’architecture, mais plutôt
> l’impulsion qui découlera de la construction du premier
> édifice spirituel en Europe.
> (D’une lettre du 9 novembre 1956 à l’Assemblée spirituelle
> nationale d’Allemagne et d’Autriche). [56]
> 
> L’influence que ce temple mère pour toute la région du
> Pacifique exercera lorsqu’il sera construit, est incalculable et
> mystérieuse. Le Maître bien-aimé a dit aux amis américains
> que leur temple serait leur plus grand enseignant silencieux. Il
> ne fait aucun doute que ce bâtiment a exercé, à lui seul, une
> profonde influence sur la propagation de la Foi, non seulement
> aux États-Unis et en Occident, mais aussi dans le monde.
> Nous pouvons donc nous attendre à ce que la construction de
> « temples mères », l’un au cœur de l’Océanie, l’un au centre
> de l’Afrique et l’autre au cœur de l’Europe, exerce une
> énorme influence, tant au niveau local qu’international.
> (D’une lettre du 19 juillet 1957 à l’Assemblée spirituelle
> nationale d’Australie, publiée dans Messages to the
> Antipodes : Communications from Shoghi Effendi to the
> Bahá’í Communities of Australasia (Mona Vale : Bahá’í
> Publications Australia, 1997), p. 439). [57]
> 
> Extraits de lettres écrites par la Maison universelle de
> justice
> 
> Nous avons soigneusement examiné les questions que vous
> avez soulevées dans votre lettre du 23 janvier 1964 à propos
> de l’utilisation du mashriqu’l-adhkár.
> Le choix des extraits des Écrits reconnus des religions plus
> anciennes reste à la discrétion de votre assemblée.
> À propos de votre question sur l’utilisation de plusieurs
> personnes qui lisent à l’unisson, la chose est permise à
> condition qu’aux yeux de votre assemblée cela n’apparaisse
> pas théâtral ou ne le devienne. En ce qui concerne l’endroit où
> s’installe le lecteur, le bien-aimé Gardien a déjà indiqué : « Le
> lecteur devrait se tenir debout là où il (ou elle) sera le mieux
> vu et entendu par tous ».
> Dans la maison d’adoration la musique doit être uniquement
> vocale, qu’il s’agisse d’un ou de plusieurs chanteurs. Quels
> que soient les chanteurs : un invité, un chœur a capella ou un
> soliste, ils ne doivent pas être le prétexte pour faire la
> publicité du programme musical des services religieux et les
> dispositions que vous mentionnez doivent être prises. Il ne fait
> aucun doute que les excellents enregistrements disponibles
> aujourd’hui assureraient la meilleure qualité de performance à
> faible coût, mais toutes les références à la musique vocale
> dans l’édifice central impliquent la présence physique des
> chanteurs.
> Dans une lettre adressée par son secrétaire à un croyant de
> Chicago en 1931 (« Bahá’í News », nº 55, page 4), Shoghi
> Effendi a exprimé l’espoir que « Désormais, le Temple étant
> achevé, il sera rempli d’âmes pures en recherche. Il arrive
> que les gens soient attirés en nombre dans les autres lieux de
> culte par la qualité de la musique qu’on y entend. Ce devrait
> être différent dans le temple bahá’í. Ici, l’esprit devrait être si
> puissant qu’il éveillera le cœur de tous ceux qui y entrent à la
> gloire de Bahá’u’lláh. »
> En conclusion, les derniers paragraphes du message éclairant
> du 25 octobre 1929 que le bien-aimé Gardien adressait à la
> communauté bahá’íe américaine précise la vraie nature du
> mashriqu’l-adhkár. Dans ces paragraphes, il critique le
> décorum des cérémonies élaborées et ostentatoires et met en
> garde contre toute éventualité que « l’intérieur de l’édifice
> central lui-même soit converti en un agglomérat de services
> religieux » offrant « un spectacle d’observances et de rites
> sectaires incohérents et confus ». Dans ses paroles de
> conclusion, Shoghi Effendi relie l’adoration et le service
> bahá’ís émanant de l’institution du mashriqu’l-adhkár,
> essentiels à la régénération du monde, avec le mystère de la
> position unique occupée par cette institution éminente,
> puissante et remarquable.
> (D’une lettre du 13 mars 1964 à l’Assemblée spirituelle
> nationale des États Unis). [58]
> 
> En ce qui concerne les cérémonies de mariage bahá’í, nous ne
> voyons aucune objection à ce que la cérémonie soit célébrée
> sur les marches qui se trouvent en dehors de la salle centrale,
> mais nous suggérons que le petit bâtiment sur le terrain du
> temple serait plus adapté. Par ailleurs, réciter ou chanter des
> prières et des méditations dans le temple, avant ou après la
> cérémonie, serait tout à fait approprié.
> (D’une lettre du 29 juillet 1973 à l’Assemblée spirituelle
> nationale du Panama). [59]
> 
> Dès le début de sa prodigieuse mission, Bahá’u’lláh a attiré
> l’attention des nations sur la nécessité d’ordonner les affaires
> humaines de manière à créer un monde unifié dans tous les
> aspects essentiels de la vie. Dans des versets et des tablettes
> innombrables, il a déclaré à plusieurs reprises et de diverses
> manières que le « progrès du monde » et le « développement
> des nations » figuraient parmi les ordonnances de Dieu pour
> ce jour. L’unicité de l’humanité, qui est à la fois son principe
> de fonctionnement et le but de sa révélation, implique
> d’arriver à une cohérence dynamique entre les exigences
> spirituelles et les exigences pratiques de la vie sur terre. La
> nécessité de cette cohérence est illustrée sans conteste par son
> ordonnance du mashriqu’l-adhkár centre spirituel de chaque
> communauté bahá’íe autour duquel doivent prospérer des
> dépendances consacrées au progrès social, humanitaire,
> éducatif et scientifique de l’humanité.
> (D’une lettre du 20 octobre 1983 aux bahá’ís du monde) [60]
> 
> Comme nous le disions dans un précédent message,
> l’épanouissement de la communauté, surtout au niveau local,
> exige une amélioration considérable des modèles de
> comportement : ces modèles - par lesquels se
> manifestent l’expression collective des vertus des individus et
> le fonctionnement des assemblées spirituelles - se révèlent
> autant dans l’unité et l’amitié de la communauté que dans le
> dynamisme de ses activités et de sa croissance. Pour cela, il
> faut que tous les composants de la communauté : adultes,
> jeunes et enfants, s’intègrent dans les activités, qu’elles soient
> spirituelles, sociales, éducatives ou administratives, et
> s’impliquent dans les plans locaux d’enseignement et de
> développement. Il faut aussi une volonté collective et des
> buts communs pour perpétuer l’assemblée spirituelle en
> participant aux élections annuelles ce qui implique une
> pratique commune de la prière. Il est donc essentiel pour la
> vie spirituelle de la communauté que les amis organisent des
> réunions de prières régulières, dans les centres bahá’ís locaux
> lorsqu’ils existent, ou ailleurs, y compris chez les croyants.
> (Message de Riḍván 1996 aux bahá’ís du monde) [61]
> 
> Dans tous les pays, on constate une plus grande soif de vie
> spirituelle et de clarté morale. Les plans et les programmes
> qui visent à améliorer la condition humaine sans
> être enracinés dans des vies de conscience spirituelle et de
> vertus éthiques sont reconnus comme inefficaces.
> Qui serait mieux équipé pour satisfaire cette soif que ceux qui
> sont déjà inspirés par les enseignements de Bahá’u’lláh et
> aidés par son pouvoir ?
> […]
> La croissance spirituelle générée par les prières individuelles
> est renforcée par les rapports affectueux que les amis de
> chaque localité entretiennent entre eux, par les prières
> communautaires et par le service rendus à la Foi et à ses
> semblables. Ces aspects communautaires de la vie pieuse se
> rapportent à la loi concernant le mashriqu’l-adhkár contenue
> dans le Kitáb-i-Aqdas. Bien que le moment ne soit pas venu
> de construire des mashriqu’l-adhkár locaux, la tenue régulière
> de réunions de prières ouvertes à tous et l’engagement des
> communautés bahá’íes dans des projets humanitaires sont des
> expressions de cet élément de la vie bahá’íe et un pas
> supplémentaire dans l’application de la loi de Dieu.
> Bahá’u’lláh a écrit : « Nous avons paré le ciel de la parole des
> étoiles et de la sagesse divine et de saintes ordonnances en
> signe de bienveillance de notre part. En vérité, nous sommes
> Celui qui toujours pardonne, le Munificent. Ô amis de Dieu
> dans toutes les contrées ! Reconnaissez la valeur de ces jours
> et attachez-vous à tout ce qui a été envoyé par Dieu, le Plus
> Grand, le Plus Exalté. En vérité, il ne vous oublie pas dans la
> Très-Grande-Prison et vous enseigne ce qui vous rapprochera
> d’un état qui réjouira les yeux de ceux qui ont le cœur pur.
> Que la gloire repose sur vous et sur ceux qui atteignent la
> fontaine de vie qui s’écoule de ma plume merveilleuse. »
> Nous prions au Seuil sacré pour que la plus grande attention
> au cœur spirituel des enseignements que ces lois expriment,
> avive la dévotion des amis pour la Source de toutes bontés et
> attire à la Cause les âmes réceptives parmi ses enfants
> spirituellement affamés.
> (D’une lettre du 28 décembre 1999 aux bahá’ís du monde).
> [62]
> 
> Un trait distinctif de la cinquième époque sera
> l’enrichissement de la vie de piété de la communauté grâce à
> l’édification de maisons d’adoration nationales, selon la
> situation des communautés nationales. La Maison universelle
> de justice déterminera le calendrier de ces projets, à mesure de
> l’avancée du processus d’entrée en troupes dans les pays. Ce
> développement se déroulera par étapes successives, d’après le
> plan divin de ‘Abdu’l-Bahá. Une fois la construction du
> temple mère de l’Occident achevée, le
> Gardien lança un programme de construction des temples
> continentaux. Les premiers d’entre eux furent les mashriqu’l-
> adhkár de Kampala, de Sydney et de Francfort, érigés pour
> remplir les objectifs du plan de dix ans. La Maison universelle
> de justice poursuivit sur cette lancée avec la construction des
> temples de Panama, d’Apia et de la Nouvelle Delhi. Mais il
> reste encore à terminer cette étape continentale avec la
> construction d’un autre édifice. C’est avec une joie et une
> gratitude profondes que nous annonçons, en ce moment
> propice, la décision de poursuivre ce dernier projet. Au cours
> du plan de cinq ans commencera la construction du temple
> mère de l’Amérique du Sud à Santiago, au Chili, remplissant
> ainsi un souhait clairement exprimé par Shoghi Effendi.
> (Message de Riḍván 2001 aux bahá’ís du monde).         [63]
> 
> Il y a cent ans, en milieu d’après-midi du onzième jour de la
> fête de Riḍván, ‘Abdu’l-Bahá, devant une assistance de
> plusieurs centaines de personnes, leva une pioche et l’enfonça
> dans la pelouse recouvrant le terrain du temple à Grosse
> Pointe, au nord de Chicago. Les personnes invitées à donner
> le premier coup de pioche avec lui en ce jour de printemps
> étaient d’origines diverses : norvégienne, indienne, française,
> japonaise, persane et amérindienne, pour n’en nommer que
> quelques-unes. C’était comme si la maison d’adoration, bien
> que n’étant pas encore bâtie, exauçait déjà le souhait exprimé
> par le Maître la veille de la cérémonie, que dans chaque
> édifice semblable : « l’humanité puisse y trouver un lieu de
> réunion » et que « de ses cours de sainteté grandes ouvertes
> puisse se propager la proclamation de l’unicité de
> l’humanité ».
> En cette occasion, son auditoire, comme tous ceux qui l’ont
> entendu au cours de ses voyages en Égypte et en Occident, n’a
> dû que vaguement comprendre les implications de grande
> portée de ses paroles pour la société, ses valeurs et ses
> préoccupations. Même aujourd’hui, qui pourrait affirmer avoir
> saisi plus qu’un aperçu vague et lointain, de la société future
> que la révélation de Bahá’u’lláh est destinée à engendrer ?
> Que personne ne présume que la civilisation vers laquelle les
> enseignements divins forcent l’espèce humaine sera
> simplement la conséquence de quelques ajustements à l’ordre
> présent. Loin de là. Lors d’une causerie donnée quelques jours
> après avoir posé la première pierre du temple mère de
> l’Occident, ‘Abdu’l-Bahá déclara que « l’un des effets de la
> manifestation des forces spirituelles sera l’adaptation du
> monde de l’humanité à une nouvelle forme sociale », que « la
> justice de Dieu deviendra évidente dans toutes les affaires de
> l’humanité. » Ces paroles, et d’innombrables autres
> déclarations du Maître sur lesquelles la communauté bahá’íe
> se penche maintes et maintes fois en cette période de
> centenaire, font prendre conscience de la distance qui sépare
> la société telle qu’elle est organisée aujourd’hui de la
> prodigieuse vision que son père a offerte au monde.
> Dans notre message de Riḍván 2001, nous indiquions que
> dans les pays où le processus d’entrée en troupes serait
> suffisamment avancé et où les conditions des communautés
> nationales seraient favorables, nous approuverions
> l’établissement au niveau national de maisons d’adoration,
> dont l’émergence deviendrait un trait distinctif de la
> cinquième époque de l’Âge de formation de la Foi. Avec une
> joie extrême, nous annonçons maintenant que des mashriqu’l-
> adhkár nationaux vont être érigés dans deux pays : la
> République démocratique du Congo et la Papouasie-Nouvelle-
> Guinée. Dans ces pays, les critères que nous avons établis sont
> manifestement remplis, et la réponse de leurs peuples aux
> possibilités créées par la série actuelle de Plans est
> absolument remarquable. Avec le dernier des temples
> continentaux en cours de construction à Santiago, le
> lancement de projets pour construire des maisons d’adoration
> nationales offre encore une autre preuve gratifiante de la
> pénétration de la religion de Dieu dans le terreau de la société.
> Un pas supplémentaire est possible. Le mashriqu’l-adhkár,
> décrit par ‘Abdu’l-Bahá comme « l’une des institutions les
> plus vitales du monde », allie deux aspects essentiels,
> inséparables de la vie bahá’íe : adorer et servir. L’union de ces
> deux éléments se reflète aussi dans la cohérence qui existe
> parmi les aspects de développement communautaire du Plan,
> notamment l’essor d’un esprit de dévotion qui trouve son
> expression dans des rencontres de prière et d’un processus
> éducatif qui développe la capacité de servir l’humanité. La
> corrélation entre adoration et service est particulièrement
> marquée dans les groupements de par le monde où les
> communautés bahá’íes ont grandi de façon significative en
> taille et en vitalité, et où l’engagement dans l’action sociale
> est évident. Certains d’entre eux ont été désignés comme sites
> pour la diffusion de l’apprentissage afin de soutenir les
> capacités des amis à faire avancer le programme de juniors
> dans les régions qui leur sont associées. La capacité à soutenir
> ce programme, comme nous l’avons récemment indiqué,
> alimente aussi le développement de cercles d’études et de
> classes d’enfants. Ainsi, au-delà de son objectif principal, le
> site d’apprentissage renforce l’ensemble du schéma
> d’expansion et de consolidation. C’est dans ces groupements
> que, dans les années à venir, l’émergence de mashriqu’l-
> adhkár locaux pourra être envisagée. Le cœur débordant de
> gratitude envers la Beauté ancienne, nous nous réjouissons de
> vous informer que nous commençons des consultations avec
> les Assemblées spirituelles nationales suivantes concernant
> l’édification de la première maison d’adoration locale dans
> chacun des groupements suivants : Battambang (Cambodge),
> Bihar Sharif (Inde), Matunda Soy (Kenya), Norte del Cauca
> (Colombie) et Tanna (Vanuatu).
> Afin de soutenir la construction des deux mashriqu’l-adhkár
> nationaux et des cinq locaux, nous avons décidé d’établir au
> Centre mondial bahá’í un fonds pour les temples au profit de
> tous les projets de ce genre. Les amis partout dans le monde
> sont invités à y contribuer dans un esprit de sacrifice, selon
> leurs moyens.
> Bien-aimés collègues : le premier coup de pioche donné par la
> main de ‘Abdu’l-Bahá il y a cent ans va être donné à nouveau
> dans sept autres pays, ceci n’étant que le prélude du jour où au
> sein de chaque ville et village, en obéissance à l’injonction de
> Bahá’u’lláh, un édifice sera érigé pour l’adoration du
> Seigneur. À partir de ces orients de la souvenance de Dieu
> rayonnera sa lumière et retentiront les hymnes à sa louange.
> (Message de Riḍván 2012 aux bahá’ís du monde). [64]
> 
> Ce mouvement se remarque particulièrement dans les
> groupements où un mashriqu’l-adhkár local doit être établi.
> Un tel groupement, par exemple, se trouve au Vanuatu. […]
> Et c’est dans le contexte de l’expansion et de la consolidation
> en cours – le trentième cycle du programme intensif de
> croissance s’est récemment achevé – que les amis explorent
> activement, avec tous les autres habitants de l’île, ce que
> signifie le fait qu’un mashriqu’l-adhkár « un centre ouvert à
> tous », soit édifié chez eux. Avec le concours actif de chefs
> traditionnels, les habitants de l’île de Tanna ont présenté non
> moins de cent suggestions pour la conception du temple ; cela
> montre à quel point la maison d’adoration captive
> l’imagination, et ouvre ainsi des perspectives passionnantes
> pour l’influence qu’elle se prépare à exercer sur les vies
> vécues à son ombre.
> (Message de Riḍván 2014 aux bahá’ís du monde).         [65]
> 
> Plus de deux années se sont écoulées depuis notre annonce, au
> Riḍván 2012, des projets de construction de deux maisons
> d’adoration nationales et de cinq locales, projets à mener
> conjointement avec la construction, à Santiago du Chili, du
> dernier des mashriqu’l-adhkár continentaux.
> Ces entreprises, indissolublement liées au développement
> d’une vie communautaire qui progresse aujourd’hui grâce à
> des actes de dévotion et de service, constituent des étapes
> supplémentaires dans la tâche sublime confiée par Bahá’u’lláh
> à l’humanité, celle de bâtir des maisons d’adoration «dans
> tous les pays au nom de celui qui est le Seigneur de toutes les
> religions », des centres où les âmes pourront se rassembler
> «formant une union harmonieuse entre [elles] » pour écouter
> les versets divins et adresser des supplications, et « d’où
> s’élèveront les chants de louanges vers le Royaume » et se
> répandront les « parfums divins ».
> Nous sommes profondément émus par la réponse que reçoit
> notre appel dans toutes les régions du monde. Nous avons été
> témoins, surtout dans les pays et localités récemment désignés
> pour la construction d’une maison d’adoration, des
> manifestations de joie spontanées des amis, de leur
> détermination immédiate et sincère à offrir leur part dans la
> réalisation de ce travail crucial en cours, et à accroître le
> dynamisme des activités qui font partie intégrante de la
> présence d’un mashriqu’l-adhkár au sein d’une population,
> nous avons aussi été témoins des contributions empreintes de
> sacrifice qu’ils ont apportées en temps, en énergie et en
> ressources matérielles sous diverses formes ainsi que de leurs
> efforts constants pour éveiller une multitude croissante à la
> vision de ces édifices entièrement consacrés à la souvenance
> de Dieu qui seront érigés au milieu d’eux. De fait, la réponse
> prompte de la communauté du Plus-Grand-Nom augure bien
> de sa capacité à faire progresser ces entreprises collectives.
> Dans quatre pays, les projets ont atteint le stade de la
> préparation des plans pour l’édifice du temple, qui commence
> par la sélection d’architectes potentiels et l’élaboration du
> projet architectural définissant les exigences pour la structure
> et qui mène à la signature d’un contrat pour les plans
> définitifs. Le défi particulier qui se présente aux architectes est
> de concevoir des temples « aussi parfait(s) qu’il est possible
> ici-bas », qui s’harmonisent d’une manière naturelle avec la
> culture locale et la vie quotidienne de ceux qui s’y
> rassembleront pour prier et méditer. Cette tâche exige
> créativité et talent afin de combiner beauté, grâce et dignité
> avec simplicité, fonctionnalité et économie. De partout de
> nombreux architectes ont volontiers offert leurs services et,
> quoique ces contributions soient évidemment appréciées, les
> assemblées nationales tiennent dûment compte du mérite
> d’engager des architectes qui connaissent bien la région où
> l’édifice sera construit.
> Alors que, partout dans le monde, les amis se réjouissent de
> ces progrès encourageants, ils continuent de concentrer leur
> énergie sur les processus qui se renforcent dans un
> groupement après l’autre. Dans ce contexte, ils perçoivent
> l’interaction dynamique qui existe entre prière et actions
> entreprises en vue d’améliorer les conditions spirituelles,
> sociales et matérielles de la société. Que tous ceux qui
> travaillent ainsi dans les villes et les cités, les quartiers et les
> villages, tirent les enseignements des efforts exercés pour
> ériger, au tournant du vingtième siècle, les deux premières
> maisons d’adoration en Orient puis en Occident.
> Quelques croyants dévoués venus de Perse se sont installés au
> Turkestan dans la ville d’Achgabat. Ils y ont trouvé paix et
> tranquillité pendant un certain temps, et ils ont employé leur
> énergie à la création d’un modèle de vie reflétant les nobles
> principes spirituels et sociaux contenus dans la révélation de
> Bahá’u’lláh. Composé à l’origine d’une poignée de familles le
> groupe a été rejoint par d’autres croyants en quelques
> décennies jusqu’à compter quelques milliers de membres.
> Cette communauté, fortifiée par des liens d’amitié et animée
> par un objectif commun et un esprit de fidélité, a atteint un
> haut degré de cohésion et de développement qui lui a valu une
> renommée dans tout le monde bahá’í. Guidés par leur
> compréhension des enseignements divins, et dans les limites
> de la liberté religieuse qui leur était accordée, ces amis ont
> travaillé sans relâche à créer les conditions qui devaient mener
> à la fondation d’un mashriqu’l-adhkár cette « institution
> suprême dans chaque communauté bahá’íe ». Sur une parcelle
> de terrain appropriée située au centre de la ville et acquise
> quelques années auparavant avec l’assentiment de la Beauté-
> Bénie elle-même, des équipements ont été construits pour le
> bien-être collectif, dont : une salle de réunion, des écoles pour
> les enfants, une auberge pour les visiteurs et un dispensaire.
> Un indice des réussites remarquables des bahá’ís d’Achgabat,
> qui au cours de ces années productives se sont distingués par
> leur prospérité, leur magnanimité et leurs réalisations
> intellectuelles et culturelles, est l’attention à s’assurer que tous
> les enfants et jeunes bahá’ís savaient lire et écrire dans une
> société où régnait l’analphabétisme, surtout chez les filles.
> Dans un tel environnement d’efforts combinés, de progrès, et
> avec le soutien de ‘Abdu’l-Bahá à chaque étape de son
> développement, une magnifique maison d’adoration –
> l’édifice le plus imposant de la région – a vu le jour. Pendant
> plus de vingt ans, les amis ont goûté la joie céleste d’avoir
> réalisé leur noble objectif : l’établissement d’un centre
> d’adoration, cœur névralgique de la vie communautaire,
> espace où les âmes se réunissaient au lever du jour avec
> humilité, en prière et en communion, avant d’en ressortir pour
> vaquer à leurs activités quotidiennes. Bien que les forces de
> l’irréligion aient fini par balayer la région et contrecarrer leurs
> espoirs, la brève présence d’un mashriqu’l-adhkár à Achgabat
> constitue un témoignage impérissable de la volonté et des
> efforts d’un groupe de croyants qui ont instauré un riche
> modèle de vie tirant son énergie du pouvoir de la Parole
> créatrice.
> En Occident, peu après le début de la construction de la
> maison d’adoration à Achgabat, les membres de la
> communauté naissante d’Amérique du Nord, galvanisés, ont
> voulu démontrer leur foi et leur dévouement en construisant
> leur propre temple. En 1903, ils ont écrit pour solliciter
> l’assentiment du Maître. Dès lors, le mashriqu’l-adhkár a été
> inséparablement lié au destin de ce groupe de serviteurs
> dévoués de Bahá’u’lláh. Malgré les conséquences de deux
> guerres mondiales et d’une dépression économique
> généralisée qui ont, pendant des décennies, entravé le progrès
> de ce projet complexe, chaque étape de sa réalisation était
> intimement associée à l’expansion de la communauté et au
> développement de son administration. Le jour même où les
> restes sacrés du Báb étaient enterrés sur le mont Carmel, en
> mars 1909, des délégués se rassemblaient pour mettre sur pied
> l’association Bahá’í Temple Unity, une organisation nationale
> dont le conseil d’administration élu est devenu le cœur des
> communautés locales dispersées sur le continent. Ce
> développement a bientôt favorisé la formation de l’Assemblée
> spirituelle nationale des États-Unis et du Canada. Lors de ses
> voyages en Amérique du Nord, ‘Abdu’l-Bahá a lui-même
> déposé la première pierre du temple mère de l’Occident, lui
> conférant ainsi un énorme potentiel spirituel. Les
> contributions versées à cette entreprise historique ont afflué
> des centres bahá’ís d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie,
> d’Europe, et du Pacifique, démontrant la solidarité et le sens
> du sacrifice des bahá’ís de l’Orient et de l’Occident.
> Alors que dans tous les pays les adeptes de Bahá’u’lláh
> dirigent leurs pensées vers Dieu et se consacrent chaque jour à
> son souvenir, déployant sans cesse de grands efforts en son
> Nom, qu’ils puisent leur inspiration dans ces paroles
> émouvantes que ‘Abdu’l-Bahá a adressées à un croyant qui se
> consacrait à la construction de la première maison d’adoration
> érigée sous la direction attentive et bienveillante du Maître :
> « Maintenant, hâte-toi d’aller à Achgabat complètement
> détaché et enflammé du feu de l’attirance, et transmets aux
> amis de Dieu les salutations très chaleureuses de ‘Abdu’l-
> Bahá. Embrasse chacun et exprime-leur la profonde et sincère
> affection de ce serviteur. Au nom de ‘Abdu’l-Bahá, creuse la
> terre, transporte le mortier, porte les pierres qui serviront à
> construire le mashriqu’l-adhkár, afin que l’allégresse procurée
> par ce service apporte plaisir et joie au Centre de servitude. Ce
> mashriqu’l-adhkár est la première institution du Seigneur
> clairement visible. C’est donc l’espoir de ce serviteur que
> toute âme juste et vertueuse sacrifie tout, manifeste une
> grande joie et une grande exultation et se réjouisse de porter
> de la terre et du mortier, afin que cet édifice soit érigé, que la
> cause de Dieu se répande et qu’aux quatre coins du monde les
> amis se lèvent, fermement résolus à accomplir cette grande
> tâche. Si ‘Abdu’l-Bahá n’était pas emprisonné et s’il n’y avait
> pas d’obstacle sur son chemin, sans doute se hâterait-il en
> personne vers Achgabat afin de transporter la terre nécessaire
> à la construction du mashriqu’l-adhkár avec le plus grand
> plaisir et la plus grande joie. Maintenant, il revient aux amis
> de se lever avec cette intention présente à l’esprit et de servir à
> ma place afin que cet édifice soit en peu de temps visible par
> tous, que les aimés de Dieu aient la possibilité d’y mentionner
> la Beauté d’Abhá, qu’à l’aurore les mélodies du mashriqu’l-
> adhkár s’élèvent vers l’assemblée céleste et que le chant des
> rossignols de Dieu apporte joie et extase aux habitants du
> Très-Glorieux Royaume. Ainsi les cœurs se réjouiront, les
> âmes seront heureuses de ces joyeuses nouvelles et les esprits
> illuminés. C’est le plus grand espoir des sincères ; c’est le
> souhait le plus cher de ceux qui sont près de Dieu. »
> (D’une lettre du 1er août 2014 aux bahá’ís du monde).
> [66]
> 
> Le mashriqu’l-adhkár, est un concept unique dans les annales
> de la religion et il symbolise les enseignements du nouveau
> jour de Dieu. Centre pour tous, destiné à promouvoir
> l’affection chaleureuse, le mashriqu’l-adhkár constitue un lieu
> de culte universel ouvert à tous les habitants d’une localité,
> quels que soient leur affiliation religieuse, leur milieu
> d’origine, leur appartenance ethnique et leur genre, et un
> havre où se plonger dans la contemplation de la réalité
> spirituelle et des questions fondamentales de la vie, dont la
> responsabilité individuelle et collective de l’amélioration de la
> société. Il embrasse en son sein hommes et femmes, enfants et
> jeunes sur un pied d’égalité. Cette universalité unique et
> absolue s’exprime dans la structure même du mashriqu’l-
> adhkár, la conception de cet édifice à neuf côtés traduisant le
> sentiment de complétude et de perfection que symbolise le
> chiffre neuf.
> En tant que lieu d’où vont rayonner des forces spirituelles, le
> mashriqu’l-adhkár est le centre à partir duquel des
> dépendances pour le bien-être de l’humanité doivent être
> érigées et il est l’expression d’une volonté commune et d’un
> désir ardent de servir. Ces dépendances – centres d’éducation
> et d’enseignement des sciences ainsi que d’initiatives
> culturelles et humanitaires – incarnent les idéaux du progrès
> social et spirituel qui doit s’accomplir grâce à l’application du
> savoir et montrent comment, quand elles sont en harmonie,
> religion et science élèvent le rang de l’être humain et mènent
> à l’épanouissement de la civilisation.
> Comme vos vies l’illustrent amplement, l’adoration,
> quoiqu’essentielle à la vie intérieure de l’être humain et
> indispensable à la croissance spirituelle, doit aussi se traduire
> par des actes, reflets extérieurs de cette transformation
> intérieure. C’est ce concept d’adoration – inséparable du
> service – que promeut le mashriqu’l-adhkár. Shoghi Effendi
> affirme à ce propos :
> « Séparé des activités sociales, humanitaires, éducatives et
> scientifiques centrées sur les dépendances du mashriqu’l-
> adhkár, le culte bahá’í, aussi exalté soit-il dans sa conception,
> aussi passionné soit-il dans sa ferveur, ne pourra jamais
> espérer dépasser les maigres résultats, souvent transitoires,
> produits par la contemplation de l’ascète ou la communion du
> fidèle passif. Elle ne peut apporter une satisfaction et un
> bénéfice durables au fidèle lui-même, et encore moins à
> l’humanité en général, tant qu’elle n’est pas traduite et
> transposée dans ce service dynamique et désintéressé à la
> cause de l’humanité que les dépendances du mashriqu’l-
> adhkár ont le privilège suprême de faciliter et de promouvoir.
> Les Astres jumeaux de cette époque radieuse nous ont
> enseigné ceci : l’adoration est la conversation spirituelle
> essentielle, directe et sans intermédiaire de l’âme avec son
> Créateur. C’est la nourriture spirituelle qui maintient la vie de
> l’esprit. Comme la rosée du matin, elle rafraîchit le cœur,
> l’assainit et le purifie des attachements du moi insistant. C’est
> un feu qui consume les voiles et une lumière qui mène à
> l’océan de la réunion avec le Tout-Puissant. Sur ses ailes,
> l’âme s’envole vers les paradis de Dieu et se rapproche de la
> réalité divine. Le développement des capacités infinies de
> l’âme et du pouvoir d’attirer sur soi les faveurs de Dieu
> dépend de la qualité de la prière, mais sa prolongation n’est
> pas souhaitable. Le pouvoir latent de la prière se manifeste
> quand elle est motivée par l’amour de Dieu, indépendamment
> de toute crainte ou faveur, et sans ostentation ni superstition.
> Elle doit être exprimée avec un cœur pur et sincère qui
> prédispose à la contemplation et à la méditation, afin que ses
> effets puissent éclairer la raison. Une telle prière transcendera
> les limites des mots et ira bien au-delà des simples sons. La
> douceur de ses mélodies doit élever et réjouir le cœur, et
> affermir le pouvoir pénétrant de la Parole, transformant les
> inclinations terrestres en qualités célestes et inspirant le désir
> de servir l’humanité de façon désintéressée. »
> Nous avons demandé aux bahá’ís de voir dans leurs efforts de
> construction communautaire la création d’un nouveau modèle
> de ce que peut être la société. Pris dans son ensemble, ce
> modèle favorise la capacité à servir : éduquer les jeunes
> générations, renforcer l’autonomie des jeunes, éduquer
> spirituellement les enfants, accroître la capacité à faire appel à
> l’influence de la parole de Dieu en accompagnant les autres
> dans le champ du service, et contribuer au progrès social et
> économique d’un peuple sur la base des enseignements divins
> pour l’époque. La réunion de prière, un aspect collectif d’une
> vie pieuse et une dimension du concept du mashriqu’l-adhkár,
> est indispensable à ce modèle, et elle constitue pour votre
> communauté une occasion merveilleuse non seulement
> d’adorer le Tout-Puissant et de solliciter ses bénédictions dans
> votre vie, mais aussi d’offrir à vos concitoyens l’énergie
> spirituelle de la prière, de rétablir pour eux l’adoration dans sa
> pureté, de faire naître dans leurs cœurs la foi dans les
> confirmations de Dieu et d’aviver en eux, autant qu’en vous-
> mêmes, le désir de servir le pays et l’humanité et de faire
> preuve de résilience constructive sur la voie de la justice.
> Chers amis, les réunions consacrées à la prière partout dans
> votre pays béni, dans chaque quartier, chaque ville, village ou
> hameau, et l’accès grandissant qu’ont vos compatriotes aux
> prières bahá’íes permettent à votre communauté de faire
> briller la lumière de l’unité sur l’ensemble de l’humanité,
> contribuant ainsi aux efforts de vos coreligionnaires dans le
> monde entier. Pour le bien de tous, semez donc les graines des
> futurs mashriqu’l-adhkár, et allumez d’innombrables feux
> pour dissiper l’obscurité de la haine et de l’injustice
> (D’une lettre du 18 décembre 2014 aux bahá’ís en Iran).
> [67]
> 
> La poursuite systématique du Plan dans toutes ses dimensions
> donne naissance à un modèle dans lequel l’effort collectif se
> distingue non seulement par une volonté de servir, mais aussi
> par un attrait pour la prière. Partout dans le monde,
> l’intensification des activités qui sera exigée au cours des cinq
> prochaines années enrichira encore davantage la vie de piété
> que partagent ceux qui servent côte à côte dans les
> groupements. Ce processus d’enrichissement est déjà bien
> avancé ; en témoigne, par exemple, la façon dont des
> rencontres de prière s’intègrent au sein de la vie
> communautaire. Les réunions de prières sont des événements
> auxquels toute âme peut prendre part, peut respirer les
> parfums célestes, goûter à la douceur de la prière, méditer sur
> le Verbe créateur, se laisser transporter sur les ailes de l’esprit
> et communier avec le Bien-Aimé. Des sentiments d’amitié et
> de partage d’une cause commune naissent, en particulier dans
> les conversations spirituellement élevées qui ont lieu
> spontanément en de tels moments et grâce auxquelles « la cité
> du cœur des hommes » peut s’ouvrir. Dans toute localité où
> est organisée une réunion de prière qui accueille des adultes et
> des enfants et où tous sont les bienvenus l’esprit du
> mashriqu’l-adhkár est évoqué. Le renforcement de la piété
> d’une communauté a également un effet sur la Fête des dix-
> neuf jours et peut être ressenti même à d’autres moments,
> quand les amis se réunissent.
> (D’une lettre du 29 décembre 2015 à la conférence des corps
> continentaux des conseillers) [68]
> 
> Le mashriqu’l-adhkár est « l’une des institutions les plus
> vitales du monde ». Un temple et les dépendances qui y sont
> liées incarnent deux aspects essentiels et indissociables de la
> vie bahá’íe : l’adoration et le service. Symbole puissant et
> partie intégrante de la civilisation divine vers laquelle la
> révélation de Bahá’u’lláh conduit tous les peuples, la maison
> d’adoration devient le lieu de convergence de la communauté
> qui l’a construite. « Les saints parfums du mashriqu’l-adhkár,
> explique ‘Abdu’l-Bahá, raniment l’âme des justes, et ses
> brises vivifiantes confèrent la vie à ceux qui ont le cœur pur. »
> En fait, son influence est telle qu’elle peut inciter une
> population entière à aspirer à un sentiment plus profond de
> partager un objectif commun. Aujourd’hui, le monde bahá’í
> dirige son regard vers son temple récemment inauguré, et
> nous sommes certains que cette victoire tant attendue
> comblera d’allégresse tous les amis, où qu’ils soient. Mais ils
> ne se contenteront sûrement pas de se réjouir entre eux.
> Inspirés par tout ce que représente cet édifice sublime, qu’ils
> invitent d’autres personnes à découvrir la joie éternelle que
> procurent la louange adressée à Dieu et le service à
> l’humanité.
> Nous inclinant devant le seuil de la Beauté-Ancienne, nous
> rendons grâce à Bahá’u’lláh d’avoir permis à ses serviteurs
> adeptes dévoués d’ériger un temple si magnifique, fait de
> verre, de pierre et de lumière, qui nourrit l’attrait pour le
> sacré. La gratitude que nous éprouvons accroît notre
> aspiration à ce jour glorieux où chaque ville et chaque village
> se verra accorder la bénédiction que constitue un mashriqu’l-
> adhkár, et c’est avec enthousiasme que nous pensons d’abord
> aux pays où des maisons d’adoration nationales et locales
> commencent à apparaître. Puisse le spectacle grandiose de ce
> que la communauté du Plus-Grand-Nom a maintenant
> accompli à Santiago inciter les fidèles du monde entier à
> intensifier leur service, aussi humble soit-il, un service voué à
> bâtir un monde meilleur, et offert à la Gloire de Dieu.
> (D’une lettre du 14 octobre 2016 aux amis réunis à Santiago,
> Chili pour l’inauguration du temple mère d’Amérique du
> Sud). [69]
> 
> Moins d’un an après la célébration par le monde bahá’í de
> l’achèvement de la construction de la dernière des maisons
> d’adoration continentales, le développement de l’institution
> du mashriqu’l-adhkár connaît une aube nouvelle . Vous êtes
> réunis au lieu même d’où s’élèvera la louange de Dieu : le site
> de la première maison d’adoration locale à être construite à
> l’aube de cette nouvelle étape.
> L’inauguration La consécration de cet édifice unique est une
> occasion historique, préfigurant l’apparition d’encore plus de
> mashriqu’l-adhká locaux et nationaux pour obéir au
> commandement de Bahá’u’lláh révélé dans son Très-Saint
> Livre : « Édifiez dans tous les pays des maisons d’adoration
> au nom de celui qui est le Seigneur de toutes les religions. ».
> […]
> La construction d’une maison d’adoration à Battambang […]
> montre combien la lumière de la foi brille avec éclat dans le
> cœur des amis qui y vivent. Son plan, œuvre d’un architecte
> cambodgien accompli, reflète la grâce et la beauté de la
> culture de cette nation ; il utilise des techniques innovantes
> tout en les associant à des formes traditionnelles à la région ;
> il appartient incontestablement à la terre qui le voit s’élever.
> Avant même son inauguration, le temple a réussi à faire
> prendre conscience à ceux qui résident sous son ombre d’un
> thème qui fait partie intégrante du mashriqu’l-adhkár :
> l’inséparabilité de l’adoration et du service dans la vie d’une
> communauté. Il a fait mieux apprécier l’importance de l’unité
> qui se trouve maintenant renforcée par le culte collectif qui se
> déroulera dans ses murs. Son émergence est un stimulant pour
> les efforts déployés pour nourrir des communautés
> spirituellement distinguées. C’est un édifice au but noble,
> érigé par un peuple à l’esprit noble.
> (D’une lettre du 1er septembre 2017 aux amis réunis à
> Battambang, Cambodge pour l’inauguration de la maison
> d’adoration). [70]
> 
> Extraits de lettres écrites au nom de la Maison universelle
> de justice
> 
> Au sujet des dépendances du mashriqu’l-adhkár, on trouve
> dans les tablettes et les causeries de ‘Abdu’l-Bahá plusieurs
> références à ces « annexes importantes ». Il parle par exemple
> d’une école pour orphelins, d’un hôpital et d’un dispensaire
> pour les pauvres, d’un foyer pour les personnes nécessiteuses,
> d’un collège d’enseignement supérieur scientifique et d’un
> hospice. Dans un autre endroit, après avoir énuméré les
> institutions précitées, il déclare que l’on construira d’autres
> bâtiments philanthropiques […] La Maison universelle de
> justice a également déclaré n’avoir vu aucun texte exigeant
> que le nombre de ces dépendances soit de neuf.
> (D’une lettre du 18 mars 1974 à un croyant).     [71]
> 
> On peut voir un symbole de ce processus (l’engagement
> bahá’í dans les projets de développement) dans la maison
> d’adoration et ses dépendances. La première chose à
> construire est l’édifice central qui est le cœur spirituel de la
> communauté. Puis, progressivement, en tant qu’expression
> extérieure de ce cœur spirituel, les diverses dépendances, ces
> « institutions de service social destinées à soulager les
> souffrances, à la subsistance des pauvres, à l’abri des
> voyageurs, au réconfort des personnes endeuillées, et à
> l’éducation des ignorants » seront érigées et fonctionneront.
> Ce processus commence de manière embryonnaire bien avant
> qu’une communauté bahá’íe n’atteigne le stade de la
> construction de son mashriqu’l-adhkár, car même le premier
> centre local érigé par une communauté bahá’íe peut
> commencer à servir, non seulement comme centre spirituel,
> administratif et lieu de rassemblement de la communauté,
> mais aussi comme école et être au cœur d’autres aspects de la
> vie communautaire. Le principe reste cependant que le
> spirituel précède le matériel. D’abord vient l’illumination des
> cœurs et des esprits par la révélation de Bahá’u’lláh, et ensuite
> les premières initiatives des croyants qui souhaitent appliquer
> ces enseignements à la vie quotidienne de leur communauté.
> (D’une lettre du 8 mai 1984 à l’Assemblée spirituelle
> nationale du Brésil). [72]
> 
> Le terme mashriqu’l-adhkár a été utilisé dans les Écrits pour
> qualifier diverses choses : le rassemblement des amis pour la
> prière à l’aube, un bâtiment où cette activité a lieu,
> l’institution complète du mashriqu’l-adhkár, avec ses
> dépendances, l’édifice central de cette institution, souvent
> décrit comme une « maison d’adoration » ou un « temple ».
> Ces variantes peuvent toutes être considérées comme des
> étapes ou des aspects de l’introduction progressive du concept
> de Bahá’u’lláh tel que promulgué dans le Kitáb-i-Aqdas. Pour
> le développement du mashriqu’l-adhkár, plusieurs lignes
> d’action ont été entreprises et c’est à elles que les croyants
> doivent consacrer leurs efforts et leur attention.
> (D’une lettre du 20 avril 1997 à un croyant).   [73]
> 
> Le terme mashriqu’l-adhkár, lorsqu’il se réfère à une maison
> d’adoration, désigne un bâtiment, centre dans lequel se
> réunissent les gens pour entendre la parole de Dieu et l’adorer.
> Autour de cette maison centrale d’adoration, se trouvent les
> dépendances du mashriqu’l-adhkár qui expriment l’adoration
> sous forme de service à l’humanité.
> (D’une lettre du 20 avril 1997 à un croyant).   [74]
> 
> En passant ceci en revue, il convient de noter qu’il est permis
> d’utiliser des passages des Écrits saints pour les mettre en
> musique, et de répéter des versets ou des mots. Un
> compositeur est libre de déterminer le style musical, en
> gardant à l’esprit l’obligation spirituelle de traiter les textes
> sacrés avec bienséance, dignité et révérence.[…]
> En outre et afin de se conformer à des exigences musicales, il
> n’y a aucune objection à répéter dans les chants des versets de
> prières ou de sélections d’Écrits.
> Comme indiqué ci-dessus, de légères modifications du texte
> sont permises, tout comme la répétition de passages en guise
> de refrain ou de courtes phrases telles que « Ô Dieu, mon
> Dieu », afin de se conformer aux exigences musicales. Le
> style musical du morceau peut être déterminé par le
> compositeur, à condition qu’il tienne compte de l’obligation
> spirituelle de traiter les textes sacrés avec la bienséance, la
> dignité et la révérence qui leur sont dus.
> (D’une lettre du 14 février 2001 à l’Assemblée spirituelle
> nationale d’Australie).    [75]
> 
> La Maison de justice a été particulièrement ravie d’apprendre
> l’augmentation significative du niveau d’activité au temple, y
> compris le nombre croissant d’activités de base impliquant
> des participants de la communauté élargie […] À ce propos,
> une question d’importance capitale que votre assemblée
> nationale devra aborder avec sérieux, est la nécessité de
> promouvoir parmi les croyants une unité de pensée et de but
> quant aux moyens à mettre en œuvre pour parvenir à un degré
> de cohérence encore plus grand entre les efforts entrepris à la
> maison d’adoration et le travail d’expansion et de
> consolidation dans le groupement d’Upolu.
> Les activités d’enseignement et les processus de construction
> communautaire qui se déroulent au temple seront au cœur de
> ces efforts. Il faudra en particulier systématiser et soutenir
> avec les ressources humaines et financières nécessaires les
> efforts pour partager les enseignements fondamentaux de la
> Foi avec les visiteurs et les habitants des environs, en les
> invitant à participer à des cercles d’étude, des réunions de
> prières, des classes d’enfants et des groupes de juniors qui se
> tiennent au temple et en d’autres endroits du groupement. On
> peut aussi envisager de développer un programme spécial qui
> aurait pour but de partager une vision de la maison
> d’adoration comme centre spirituel de la communauté et son
> influence sur la vie de la population environnante : la vision
> d’un temple pour le peuple de Samoa.
> Dans les efforts des agences et des croyants du groupement
> d’Upolu pour faire avancer le processus de croissance, la
> Maison de justice espère ardemment qu’ils sauront profiter
> pleinement de la présence de la maison d’adoration au milieu
> d’eux et que les moyens d’attirer des visiteurs et d’améliorer
> leur expérience seront affinés au cours du temps. Comme pour
> d’autres aspects de la vie communautaire bahá’íe, le succès de
> cette entreprise reposera en grande partie sur le fait que les
> amis fonctionnent dans une culture d’apprentissage et
> s’assurent que les méthodes et les activités sont
> continuellement analysées et améliorées.
> (D’une lettre du 27 déc. 2011 à l’Assemblée spirituelle
> nationale de Samoa).     [76]
> 
> La Maison de justice a été ravie d’apprendre que les
> discussions entre les croyants sur la signification du
> mashriqu’l-adhkár créent des liens forts avec ce projet et
> suscitent une plus large participation des bahá’ís et de leurs
> amis dans cet effort collectif. Une plus grande conscience
> parmi les croyants de Colombie de l’importance de la maison
> d’adoration a également engendré des contributions
> matérielles de leur part ; c’est encore un autre signe de leur
> engagement spirituel. Nous espérons que cette réponse initiale
> sera maintenue tout au long de la vie de ce projet et favorisera
> une habitude de dons réguliers aux fonds de la Foi.
> (D’une lettre du 27 déc. 2011 à l’Assemblée spirituelle
> nationale de Colombie). [77]
> 
> Une maison d’adoration fait, bien sûr, partie intégrante du
> processus de construction communautaire et son édification
> représente un jalon important dans le développement d’une
> communauté. La Maison de justice espère que, grâce au zèle
> et à la détermination avec lesquels ils poursuivent les activités
> essentielles du plan de cinq ans, les amis de […] vont hâter le
> jour où il sera opportun de bâtir un mashriqu’l-adhkár dans
> votre pays.
> (D’une lettre du 12 décembre 2013 à un croyant). [78]
> 
> De plus, puisqu’il est envisagé que la conception du temple
> « s’harmonise naturellement avec la culture locale et la vie
> quotidienne de ceux qui se rassembleront pour prier et
> méditer », les amis pourraient être encouragés à soumettre des
> idées préliminaires sur son aspect. Il est à espérer qu’au final,
> la conception de la maison d’adoration s’appuie sur des
> éléments et des symboles avec lesquels le peuple du Kenya
> s’identifie naturellement. Ces idées, transmises au bureau
> d’études qui sera bientôt établi, pourraient être intégrées dans
> le dossier d’architecture définissant les exigences du projet.
> (D’une lettre du 24 sept. 2014 à l’Assemblée spirituelle
> nationale du Kenya). [79]
> 
> En ce qui concerne vos questions sur la différence entre les
> maisons d’adoration continentales, nationales et locales,
> l’établissement du mashriqu’l-adhkár a commencé par la
> construction d’un temple dans diverses régions du monde. Au
> temps de leur construction, le rôle de ces maisons d’adoration
> qui marquaient la présence et la promesse de la Foi, fut
> souvent souligné en langage figuré. Le Gardien écrivait qu’un
> mashriqu’l-adhkár est « un symbole et un annonciateur de
> l’ordre mondial de Bahá’u’lláh » et il donnait fréquemment le
> nom de « temple mère » au premier de chaque continent ou
> région. En se référant au lancement de projets de construction
> de maisons d’adoration nationales – à partir de la cinquième
> époque et après le début de la construction au Chili du dernier
> des temples continentaux – la Maison de justice écrit que ce
> lancement « offre une preuve gratifiante de plus montrant
> l’implantation de la religion de Dieu dans le terreau de la
> société. »
> Au-delà de cette signification symbolique, le mashriqu’l-
> adhkár est une institution aux formidables potentialités
> pratiques. Il est envisagé qu’à terme, partout où une
> assemblée est établie, qu’elle soit locale ou nationale, les
> institutions du mashriqu’l-adhkár et du ḥaẓíratu’l-quds seront
> élevées. Shoghi Effendi écrit : « C’est du mashriqu’l-adhkár,
> ordonné comme une maison d’adoration par Bahá’u’lláh dans
> le Kitáb-i-Aqdas, que les représentants des communautés
> bahá’íes, à la fois locales et nationales, ainsi que les membres
> de leurs comités respectifs, tireront lors de leurs réunions
> quotidiennes entre ses murs à l’aube, l’inspiration nécessaire
> qui leur permettra de s’acquitter de leurs devoirs et d’assumer
> leurs responsabilités comme il convient aux intendants choisis
> de sa religion, dans le cadre de leurs activités quotidiennes au
> sein du ḥaẓíratu’l-quds, scène de leurs activités
> administratives. » En outre, une maison d’adoration doit être
> le centre spirituel d’une communauté et, avec les dépendances
> à créer, elle contribuera à un modèle florissant de vie
> collective. Actuellement, les premières maisons d’adoration
> de chaque continent servent de temples nationaux aux pays
> dans lesquels elles sont situées, tout en servant aussi les
> communautés du voisinage, jouant ainsi un rôle significatif
> dans les activités locales. Au fur et à mesure de l’avancement
> du processus de croissance, de plus en plus de temples seront
> érigés aux niveaux national et local et nous en apprendrons
> davantage sur leur nature et sur leur manière de contribuer au
> processus de construction communautaire.
> Les nombreux aspects du fonctionnement de cette institution
> se manifesteront ensuite progressivement. Comme l’écrivait
> Shoghi Effendi : « Seule l’institution du mashriqu’l-adhkár
> peut incarner adéquatement l’essence de l’adoration et du
> service bahá’ís, tous deux si vitaux pour la régénération du
> monde ».
> (D’une lettre du 26 janvier 2015 à un croyant) [80]
> 
> Les paroles utilisées dans les chants interprétés dans le
> mashriqu’l-adhkár n’ont pas besoin d’être limitées aux
> Écrits ; il est plutôt exigé qu’elles soient basées sur des Écrits
> sacrés bahá’ís ou autres et contiennent des thèmes bahá’ís. Il
> convient de noter que la norme pour les paroles utilisées dans
> les chants est quelque peu différente de la norme pour les
> écrits et les prières qu’on lira ou chantera dans les
> programmes spirituels des maisons d’adoration. Il n’y a donc
> aucune objection à utiliser des chants basés sur les écrits et les
> causeries de ‘Abdu’l-Bahá.
> (D’une lettre du 2 nov. 2015 à l’Assemblée spirituelle
> nationale d’Australie) [81]
> 
> Sélection de prières pour le mashriqu’l-adhkár extraites
> des écrits de ‘Abdu’l-Bahá
> 
> Ô Seigneur, mon Dieu ! Confirme-les en ton service !
> Affermis leurs reins pendant qu’ils transportent les pierres
> pour bâtir le mashriqu’l-adhkár ! Ô Seigneur, mon Dieu !
> Éclaire les visages de ces justes de la lumière rayonnant de
> l’orient de tes mystères. En vérité, tu es le Puissant et
> l’Indépendant et, en vérité, tu es le Miséricordieux et le
> Compatissant.
> (Extrait d’une tablette, traduite de l’arabe) [82]
> 
> Ô Dieu, mon Dieu ! Humble, modeste et éploré, je tourne mon
> visage vers le royaume de ta miséricorde et le domaine de ton
> unicité. Je t’implore avec ferveur au seuil de ton unité pour
> que tu aides tes vrais amants à offrir leur contribution à
> l’édification du mashriqu’l-adhkár de ce pays de sorte qu’à
> partir de cet édifice, les splendeurs de la lumière divine se
> répandent dans toutes les directions et que les cris joyeux qui
> exaltent et magnifient ton nom résonnent matin et soir,
> s’élevant vers ton Assemblée céleste et ton horizon très
> glorieux.
> Ô Seigneur, mon Dieu ! Fais que j’entende les accents de
> leurs voix et les lamentations de leurs cœurs, malgré la grande
> distance qui sépare ce versant tout proche de celui qui est « le
> plus éloigné », pour que mon esprit se réjouisse, que mon
> cœur déborde de bonheur, que mes yeux se consolent, que
> tout mon être tremble de joie, et que mon essence intime se
> remplisse de félicité lors d’une telle effusion de grâce, d’une
> telle splendeur manifeste.
> Ô Seigneur, mon Dieu ! Ouvre grand les portes de tes
> bénédictions à chaque âme qui se lève pour contribuer à la
> construction de cet édifice exalté, cette merveilleuse maison
> de prière, cette source de lumière.
> Tu es vraiment l’Omnipotent, le Fort, le Puissant, le Tendre,
> le Clément.
> (Extrait d’une tablette, traduite de l’arabe). [83]
> 
> O Dieu, mon Dieu ! Le cœur palpitant et les yeux pleins de
> larmes, je t’implore d’aider quiconque dépense son énergie
> pour l’édification de cette maison, la construction de cet
> édifice où ton nom est mentionné chaque matin et chaque soir.
> Ô Dieu ! Accorde ta générosité divine à celui qui s’efforce à
> servir ce projet et s’emploie à élever cet édifice parmi les
> peuples et les religions du monde. Confirme-le dans chaque
> bonne action visant à promouvoir le bien-être de l’humanité.
> Ouvre-lui les portes de la richesse et de l’abondance et fais de
> lui un héritier des trésors impérissables du Royaume. Fais de
> lui un signe de tes dons parmi les peuples et renforce-le par la
> mer de ta générosité et de ta munificence, que les vagues de ta
> grâce et de ta faveur enflent. En vérité, tu es le Généreux, le
> Miséricordieux et le Munificent.
> (Extrait d’une tablette, traduite de l’arabe). [84]
> 
> Ô Dieu, mon Dieu ! Illumine le front de tes amoureux fidèles
> et assure-leur, grâce aux armées angéliques, un triomphe
> certain. Affermis leurs pas sur ton droit chemin et, par ton
> antique munificence, ouvre-leur les portails de tes
> bénédictions. Ils dépensent en effet sur ton chemin ce que tu
> leur as accordé, ils protègent ta Foi, placent leur confiance en
> ton souvenir, offrent leur cœur par amour pour toi et donnent
> tout ce qu’ils possèdent en adoration de ta beauté et en quête
> des moyens de te plaire. Ô mon Seigneur ! Ordonne pour eux
> une part abondante, une consolation et une récompense
> assurées.
> Tu es, en vérité, Celui qui soutient, qui assiste, le Généreux, le
> Munificent, l’éternel Dispensateur.
> (Sélection d’écrits de ‘Abdu’l-Bahá, n° 235. Nouvelle
> traduction) [85]
> 
> La photo que tu as envoyée du mashriqu’l-adhkár a été reçue.
> Ce fut une source de joie immense car, Dieu soit loué, les
> bien-aimés de Dieu se sont rassemblés dans le mashriqu’l-
> adhkár leurs visages brillant comme des cierges, illuminant
> cette assemblée de la lumière de sentiments spirituels.
> Mon Dieu, mon Bien-Aimé, Désir de mon cœur ! Ce sont des
> serviteurs du seuil de ta sainteté qui se sont prosternés devant
> la porte de ton unicité. Ils ont pénétré dans le lieu où est
> mentionnée ta louange, où ta lumière se concentre, suppliant,
> implorant humblement le royaume de ton unicité et te priant
> avec ferveur, leur cœur fermement fixé sur toi.
> Ô mon Seigneur ! Accepte leurs actes, accompagne-les dans
> leurs prières et inspire-leur les merveilles de tes mystères, afin
> qu’ils deviennent les manifestations de ta bonté parmi tes
> créatures et les compagnons de tes élus parmi ton peuple. En
> vérité, Tu es le Doux, le Très-Généreux, le Clément, le
> Miséricordieux, le Très-Aimant.
> (Extrait d’une tablette, traduite de l’arabe et du persan) [86]
>
> — *Mashriqu'l-Adhkar, The Institution of the (Used by permission of the curator)*

