# Tablette de la Médecine (Lawh-i-Tibb)

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> Source: Bahá'í Library Online (bahai-library.com), curated by Jonah Winters. Used by permission of the curator. Original citation: Bahá'u'lláh, Tablette de la Médecine (Lawh-i-Tibb), bahai-library.com.
> ──────────────────────────────────────────────────────────────────────
> 
> Tablette de la Médecine
> Bahá'u'lláh
> originellement revélée comme "Lawh-i-Tibb".
> 
> Introduction
> Tablette de la Médecine
> par/de la part de la Maison Universelle de Justice
> 08-06-1989
> 
> https://bahai-library.com/uhj_tablet_physician_1989
> 
> Cette lettre est apparue originellement dans le
> Australian Baha'i Bulletin (September
> 1989), p. 4.
> 
> (traduction provisoire)
> Pierre Daoust
> 
> La Maison Universelle de Justice, Département du secrétariat (lettre datée du 8 juin 1989) a
> répondu à votre lettre demandant des détails supplémentaires concernant la Tablette de la
> Médecine :
> 
> "En réponse à votre lettre du 9 mai 1989 dans laquelle vous faites part de la requête de l'un des
> croyants demandant une information concernant la Tablette de la Médecine révélée par Bahá'u'lláh,
> voici un extrait d'une lettre écrite de la part du bien-aimé Gardien sur ce sujet. :
> 
> La Tablette de la Médecine fut adressée à un homme qui était étudiant de l'ancien type de guérison
> prévalant en orient et familier avec la terminologie utilisée à cette période, et Il s'adresse à lui avec
> les termes utilisés par les personnes du milieu médical de ces temps-là. Ces termes sont assez
> différents de ceux utilisés dans la médecine moderne et pour comprendre les questions clarifiées
> par Bahá'u'lláh, il faut avoir une profonde connaissance de cette ancienne école de médecine.
> 
> Dès lors, le traducteur de cette Tablette, s'il ne veut pas commettre de sérieuses erreurs, devrait avoir
> « une profonde connaissance de cette ancienne école de médecine ». Ces parties de la Tablette qui
> contiennent des conseils généraux pour être en bonne santé ont déjà été traduits en anglais et ont été
> publiées dans "Star of the West", vol. XIII, no. 9 (December 1922) p.252, dont une copie a été
> annexée à votre lettre. Une autre et légèrement différente traduction en anglais a été publiée dans
> "Herald of the South", vol. 2, no. 4 (October-November 1927), p.1. Bien qu'une copie de la Tablette
> originale soit déposée au Centre mondial, une traduction approuvée n'est pas encore disponible."
> 
> (Voir Khazeh Fananapazir et Stephen Lambden, "Baha'u'llah's Tablet of Medicine: Introduction,
> Provisional Translation and Notes," in Baha'i Studies Bulletin 6:4-7:2 (October 1992), pp. 18-
> 65. )
> 
> *****************
> Lawh-i-Tibb (Tablette de la Médecine)
> par Stephen Lambden
> http://irfancolloquia.org/22/lambden_tibb
> 
> Présentée la première fois au Irfan Colloquia
> London, England
> August 27–29, 1999
> 
> (Traduction provisoire)
> Pierre Daoust
> 
> Le texte arabe/persan de la Tablette de la Médecine peut être datée du début de la période d'‘Akká
> (début 1870?). Elle était adressée à un bahá'í nommé Mírzá Muhammad Ridá'-yi Tabib-i Yazdí, un
> médecin de l'école traditionnelle. Le texte fut d'abord publié au Caire au début 1920 et comporte
> deux parties : 1. une partie arabe qui tourne largement autour du sujet des traitements médicaux et
> 2. une section en persan qui fournit des avertissements aux bahá'ís, dans le dessein d'accroître leur
> degré de sagesse, de dévotion et de service. Seules quelques parties de la Tablette ont été traduites
> en anglais, plus particulièrement dans Star of the West 13/9 (December 1922; le traducteur de
> passages arabes sélectionnés est inconnu). Et dans l'introduction classique de l'ouvrage de John
> Esslemont's, L'Ère Nouvelle de Bahá'u'lláh (voir chapitre VII, 'Santé et Guérison'), premièrement
> publié en 1923. Il n'y a, à cette date, aucune traduction autorisée de l'ensemble de la Tablette bien
> qu'un certain nombre de traductions provisoires en diverses langues aient été tentées.
> Certaines directives au début de la section arabe de la Tablette concordent avec les directives de
> santé modernes. D'autres cependant, sont en accord avec les anciennes directives, consacrées, de la
> pratique médicinale traditionnelle ou gréco-arabe : par exemple, l'importance donnée à des
> pratiques diététiques en accord avec l'équilibration des quatre humeurs de la constitution humaine
> (sang, atrabile, lymphe, bile jaune). Les avertissements de la Tablette font écho aux maximes et
> parties de conseils utiles (fawa'id) trouvées dans une variété de littératures grecques et islamiques.
> Bien que le Qur’án contienne peu ou pas de notions médicales explicites -ni les mots médecin ou
> médecine n'y sont mentionnés- ceci est plus que compensé par la littérature des hadiths sunnites et
> chiites. C'est à partir de ce contexte gréco-islamique que l'on peut mieux comprendre une grande
> partie de la Tablette, car son destinataire était un médecin du 19ème siècle de Yazd familier avec la
> terminologie et les méthodes de la médecine antique.
> Alors que dans Son Kitáb-i-Aqdas et ailleurs, Bahá'u'lláh conseille aux malades de consulter des
> médecins compétents, dans la Tablette de la Médecine Il leur conseille d'utiliser des « moyens
> reconnus » (bi'l-asbab). L'importance de la dimension spirituelle en pratique médicale est également
> mise en valeur de diverses façons. C'est dans la partie du début, en arabe, que la prière de guérison
> bien connue est trouvée, commençant par « Ton Nom est ma guérison, ô mon Dieu... ». La section
> d'ouverture de la Tablette confirme aussi que la vraie médecine est « la plus noble des sciences ».
> La section persane de la Tablette commence par une salutation aux amis bahá'ís et met en évidence
> l'importance de « deux décrets » : 1. l'utilisation de la 'sagesse' et de la 'parole' et 2. la fermeté dans
> la Cause. La personne qui atteint ces deux qualités est compté et exalté comme parmi les « habitants
> de la Cité d'Immortalité » (madínah-yi baqá). À la fin de la section persane, Bahá'u'lláh déclare que
> c'est l'orientation des âmes vers « l'immortelle Foi de Dieu » qui est l'acte de la plus haute
> importance à la vue de Dieu.
> 
> **************************
> Tablette de la Médecine
> Bahá'u'lláh
> La Lawh-i-Tibb fut révélée par Bahá’u’lláh à Ákká entre 1870 et 1872, en l'honneur de Áqá Mírzá Muhammad-Ridáyi-Tabib-i-Yazdí, un médecin de l'ancienne école de médicine. Le texte arabe/persan est publié dans Majmu‘ih-yi Alváhi-Mubarakih, pp. 222-226 [MAM., rep. Wilmette, Illinois, 1978]. La Tablette est discutée dans Taherzadeh, The
> Revelation of Bahá’u’lláh, Vol. 3 pp. 358-360.
> 
> (La versification dans cette traduction provisoire suit essentiellement la structure phraséologique indiquée dans
> l'impression arabe mentionnée ci-dessus)
> 
> https://hurqalya.ucmerced.edu/node/311/
> 
> I
> 
> Révélée pour l'un des Médecins (al-atiba'), sur lui soit la Splendeur de Dieu
> (baha'-Allah)!
> 
> Il est Dieu,
> Celui qui est le Suprême Omniscient (al-a`lam).
> La langue de l'Ancien des Jours (lisan al-qidam) profère ce qui sera un trésor indispensable pour
> ceux qui sont prudents (ghunyat al-alibba') en l'absence de médecins (ghaybat al-atiba').
> 
> II
> 
> [1]
> Dis : ô peuple !
> Ne mange que si tu as faim (al-ju`)! [2] Et ne bois que si ta faim est apaisée (al-huju`). [3] Combien
> bénéfique est l'exercice lorsque [l'estomac] de quelqu'un est vide car grâce à lui les membres se
> renforcent ; et combien sombre est la calamité lorsque l'exercice est effectué [l'estomac] rempli ! [4]
> N'évite pas un traitement médical (al-`ilaj) quand tu en as besoin mais abandonne-le lorsque ton
> organisme a été restauré (istiqamat).
> [5] Ne prends pas de repas avant l'entière digestion [du repas précédent] et n'avale pas tant que la
> mastication n'est pas complète. [6] Traite une maladie d'abord avec des nutriments [ou nourriture,
> aliments] (aghdhiya) et ne recoure pas [immédiatement] à des médications (adwiyat). [7] Si ce que
> tu désires se trouve dans un nutriment simple (al-mufradat), abstiens-toi de traitements associés (almurakkabat). [8] Abandonne la médication (al-dawwa') quand tu as retrouvé la santé mais empare-ten lorsque tu en as besoin. [9] Si des nourritures de nature opposée (diddan) se trouvent à table, ne
> les mélange pas ; en de telles circonstances, contente-toi d'une seule de celles-ci. [10] Commence
> d'abord par la nourriture légère (al-raqiq) avant de passer à la nourriture plus lourde
> (al-ghaliz) et le liquide avant le solide. [11]
> Ingérer une nourriture qui se superpose à une autre (ikhal al-ta`am `ala
> ta`am) est dangereux ; sois averti de cette question.
> 
> III
> 
> Traduction révisée de Stephen Lambden, UC Merced. Une version antérieure de cette traduction
> avec Khazeh Fananapazir a été publiée dans un numéro du Baha'i Studies Bulletin.
> En cours de correction, révision et re-traduction -en progrès. Dernière mise à jour 9 mai 2015.
> [1] En commençant à manger, débutez par la mention de Mon Plus Glorieux Nom (al-abha) et
> terminez avec le Nom de votre Seigneur, le Possesseur du Trône d'en-haut et de la terre en-dessous.
> [2] Et après avoir terminé de manger, marchez un peu pour laisser descendre le repas.[3] Les
> [denrées alimentaires] qui sont difficiles à mastiquer ; de même sont-elles interdites pour ceux qui
> sont dotés d'intelligence. Ainsi te le commande la Plume Suprême. [4] Mange un peu le matin car
> c'est une lampe pour le corps. [5] Renonce aux habitudes nuisibles [c'est à dire entraînant une
> dépendance al-i`_da al-muirra] car ,vraiment, elles sont une calamité pour les choses créées.
> Préviens la maladie en utilisant des moyens éprouvés (bi'l-asbab). [6] Cette parole est le
> commandement décisif dans ce discours.
> 
> IV
> 
> [1] Ce qui est le plus nécessaire à ton bien-être est le contentement (al-qan_`at) en toutes
> circonstances car par lui l'âme sera sauvée de la paresse et du mal-être. [2] Évite l'anxiété
> (alhamma) et la dépression (al-ghamm) car par leur conjonction une sombre affliction se produira .
> (bal_' adh_m).
> 
> V
> 
> [1] Dis : l'envie (al-asad) consume le corps et la rage [ou colère, furie] (al-ghay)
> brûle le foie : évite-les toutes deux comme le ferait un féroce lion (al-asad). [2] La purification des
> intestins (tanqiyat al-fu_l) constitue un pilier [de la santé] (al-`umdat) lorsque accomplie pendant les
> saisons tempérées (al-fu_l al-mu'tadila). [3] Celui qui mange de façon excessive, sa maladie sera
> aggravée. [4] Nous, assurément, avons décrété une cause (sabab ) pour toutes choses et attribué à
> chaque chose un effet (al-athar). Tout cela en vertu de la splendeur de Mon Nom, l'Efficace, [Celui
> qui produit des effets] (al-mu'aththir) sur toutes choses existantes. En vérité, ton Seigneur est Celui
> qui déploie son commandement sur tout ce qu'Il veut.
> 
> VI
> 
> [1] Dis : avec tout ce que Nous avons exposé [l'équilibre] des quatre humeurs (al-akhl_) ne
> dépassera pas la balance équilibrée (al-i`tid_l), et leurs mesures ne dévieront pas de leurs conditions
> moyennes. [2] La fondation [constitutionnelle humaine] (al-asl) gardera sa pureté et la 'sixième
> part ' et le 'sixième de la sixième part' (wa'l-suds wa suds
> al-suds) conserveront leur état stable. [3] Les deux forces jumelles (f_`il_n) et les deux réalités
> jumelles passives (munf_`il_n) seront rendues homogènes. Et en Dieu est toute notre confiance. Il
> n'y a pas d'autre Dieu que Lui, le vrai Guérisseur, l'Omniscient, Celui dont le secours est recherché
> par tous. [4] Ma Plume Suprême ne s'est mue sur des mots tels que ci-dessus que par Mon amour
> pour toi, que tu puisses savoir que les chagrins n'ont pas submergé la Beauté Ancienne et qu'Il n'est
> pas attristé par les chagrins qui L'ont abattu de la part des nations. [5] La tristesse appartient à celui
> qui a perdu quelque chose, et dans Ma poigne tout ce qui est dans les cieux et sur terre n'est pas
> perdu.
> 
> VII
> 
> [1]
> Ô Médecin !
> Premièrement, soigne les malades par le Souvenir de ton Seigneur (bi-dhikr rabbika), le Seigneur du
> Jour de l'Invocation (yawm al-tanad) et ensuite avec ce que Nous avons ordonné pour la santé de la
> constitution des serviteurs. [2] Par ma vie ! Atteindre simplement la présence du médecin qui a bu
> du Vin de Mon amour confère la guérison et son simple souffle apporte miséricorde et espoir. [3]
> Dis : Applique-le pour restaurer le bien-être du corps. [4] En vérité un tel médecin est assisté par
> Dieu pour le traitement des maladies. [5] Dis : La science de guérir est la plus noble de toutes les
> sciences. [6] En vérité, c'est le plus grand instrument donné par Dieu, Celui qui fait revivre les os
> décomposés, pour la préservation du corps des gens. Dieu lui a donné la préséance sur toutes les
> sciences et branches de la sagesse.
> [7] Mais ce Jour est le Jour lors duquel tu devrais te lever pour instaurer Ma victoire, détaché de
> tous les mondes.
> 
> VIII
> 
> [1] « Dis : Ton Nom est Ma guérison, ô mon Dieu, et me souvenir de Toi est mon remède. Être
> proche de Toi est mon espoir et mon amour pour Toi mon compagnon. Ta miséricorde envers moi
> est ma guérison (ab_b) et mon secours à la fois dans ce monde et le monde à venir. Tu es, en vérité,
> le Très-Généreux, l'Omniscient, le Très-Sage. »
> 
> IX
> [section persane]
> 
> [1] Adresse les salutations de Dieu à tous les amis. [2] Dis : En ce Jour, deux décrets (du
> amr) sont bien aimés et doivent être désirés. Le premier est la sagesse et la parole. [3] Le second est
> la fermeté dans la Cause de ton Seigneur, le Plus Compatissant. [4] Chacun qui atteint ces
> commandements jumeaux est compté et mentionné, à la vue de Dieu, comme faisant partie des
> habitants de la Cité d'Immortalité (madinah-i baqa'). [5] Car c'est par l'instrumentalité de ces décrets
> jumeaux que la Cause de Dieu a été et continuera à être établie parmi les serviteurs de Dieu. [6]
> Ceci en raison du fait que, s'il n'y avait pas la sagesse et la parole, tout deviendrait amèrement mis à
> l'épreuve. Si tel était le cas il n'y aurait plus personne pour guider les gens vers la Religion du seul
> Vrai Dieu. [7] De plus, s'il n'y avait la fermeté, les mots de l'enseignant (dhakir) n'auraient aucune
> efficacité.
> 
> X
> 
> [1]
> Dis : ô amis !
> L'appréhension et l'agitation appartiennent aux femmes. [2] Et si le bien-aimé de Dieu réfléchissait
> brièvement au monde et à ses manifestes vicissitudes, la domination de ceux qui ont été des tyrans
> ne leur ferait pas peur. [3] Alors prendront-ils leur envol sur les ailes de l'ardent désir vers Celui qui
> est au centre de l'Horizon lumineux [du prochain Monde?] (nayyir al-ufuq) [4] Ce serviteur a voulu
> pour Lui-même ce qu'il a voulu pour tous les serviteurs de Dieu. [5] La raison pour laquelle la
> sagesse (hikmat) et la protection des amis ont été et seront toujours ordonnées est que ceux qui se
> souviennent de Moi devraient rester dans le monde et se consacrer à la mention du Seigneur de tous
> les mondes. [6] Il est dès lors impérieux et nécessaire que tous puissent se protéger, eux-mêmes et
> leurs frères, pour l'amour de la Cause de Dieu. [7] Si les bien-aimés de Dieu avaient accompli ce
> qui leur a été commandé, la majorité des peuples du monde aurait, en ce moment, été ornée du
> vêtement de la foi. [8] Grande est la bénédiction de celui qui conduit une autre âme vers
> l'Immortelle Foi de Dieu et la guide vers la vie éternelle. [9] Ceci est un acte d'une suprême
> importance en présence de ton Seigneur, le Puissant, le Plus Exalté. Puisse l'Esprit être sur toi ! Et
> puisse la Gloire être également sur toi !
> 
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> — *Tablette de la Médecine (Lawh-i-Tibb) (Used by permission of the curator)*

